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Zone de libre-échange continentale : Une opportunité pour booster le commerce, selon Alioune Sarr

25 Juil 2018
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Le ministre du Commerce, Alioune Sarr a présidé, hier, la réunion du comité national de négociations commerciales internationales sur la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Il a magnifié les avancées notées et a appelé les experts à poursuivre les travaux pour harmoniser les positions de notre pays.

La zone de libre échange continentale (Zleca) constitue une opportunité pour fouetter le commerce intra-africain. Alioune Sarr, ministre du Commerce appelle les acteurs économiques à la percevoir comme une opportunité et non une contrainte. Il a partagé, hier, cette conviction à l’ouverture de la réunion du comité national de négociations commerciales internationales sur la mise en place de la Zleca. Après plus d’une décennie de concertations, les négociations ont abouti, en mars 2018, à Kigali, à la signature de l’Accord-cadre et des protocoles sur les marchandises, le commerce des services et les règles de procédures relatives au règlement des différends. Cette réunion s’inscrit dans la poursuite des travaux et l’harmonisation des positions du Sénégal sur les différentes questions. Elle doit, selon Alioune Sarr, permettre de consolider les bases d’un large consensus autour des négociations, avant de magnifier les « avancées considérables » notées à l’issue des négociations.

« Couvrant un marché de plus de 1,2 milliard de personnes et un Pib combiné de plus 2.500 milliards de dollars, la Zleca est, aujourd’hui, la plus grande zone de libre échange au monde depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) », a dit le ministre. Elle offre, à ses yeux, à l’Afrique, une occasion unique d’accroître son poids commercial et d’accélérer le commerce intra-africain. « La Zleca a le potentiel de stimuler le commerce intra-africain de 52,3 % en éliminant les droits d’importation et de doubler ce commerce si les barrières non tarifaires sont également réduites », a-t-il ajouté. Outre la meilleure harmonisation et la coordination de la libéralisation des échanges, le ministre du Commerce affirme qu’elle constitue également une opportunité « pour renforcer la compétitivité des entreprises sénégalaises, densifier le tissu industriel, accroître la part de notre continent dans le commerce mondial estimé actuellement à moins de 3 % et contribuer à la transformation structurelle des économies africaines et in fine au développement de nos pays ». Au Sénégal, près de 50 % des exportations sont destinées au marché africain. La Zleca, estime Alioune Sarr, est un atout qui permet de se « connecter aux chaînes de valeurs régionale et continentale».

La directrice du Commerce extérieur Assome Aminata Diatta, par ailleurs secrétaire exécutive du comité national des négociations commerciales internationales, souligne que dans un continent où l’ambition « est de développer l’industrie, de créer des emplois pour les jeunes et d’améliorer le bien-être des populations, la Zleca est un atout pour un pays comme le Sénégal ». Elle soutient que le processus est irréversible. Pour atteindre les objectifs, le ministre invite les experts à travailler sur le plan d’action, sur la réduction du coût des affaires et des transactions commerciales mais également sur l’amélioration de la compétitivité des entreprises nationales.

Souleymane Diam SY

DES RENCONTRES AVEC LE PRIVÉ NATIONAL PRÉVUES
44 sur 55 Etats membres ont signé la Zleca avant d’être rejoints par 5 autres au dernier sommet de l’Union africaine tenu en Mauritanie le 2 juillet 2018. A ce jour, seuls huit pays ont ratifié cet accord. Le ministre du Commerce, Alioune Sarr, annonce que notre pays travaille pour sa ratification dans les meilleurs délais. Seulement, dit-il, il va falloir mener un travail de sensibilisation. A cet effet, le ministre prévoit d’aller rencontrer le secteur privé pour échanger avec lui sur l’opportunité et les défis de la Zleca. L’objectif visé, souligne-t-il, c’est de lui permettre de s’approprier cet accord dont l’entrée en vigueur requiert la ratification de 22 Etats membres. « Nous espérons que 22 Etats membres vont le ratifier d’ici à janvier 2019 », a dit la directrice du Commerce extérieur Assome Aminata Diatta.

S. Diam SY

LES RÈGLES D’ORIGINE PASSÉES À LA LOUPE
Des ministres en charge du Commerce, après la tenue de la 6ème réunion à Dakar, les 3 et 4 juin derniers, a suivi celle des ministres de la Justice, le 8 juin, des pays de l’Union africaine (Ua) pour finaliser les annexes du protocole sur la Zone de libre échange continentale.

A la suite des ministres, les experts nationaux  planchent, depuis le 17 juillet et pour quatre jours, à Dakar, sur les aspects techniques de la libéralisation des  produits particulièrement les règles d’origine et  le commerce des services, dans    la  Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca).

Si à l’entame des négociations sur l’accord de la Zone de libre échange continentale africaine  (Zleca), le secteur privé sénégalais était frileux et ne se disait pas encore prêt à franchir le Rubicon, il semble, au fil du temps, plus ouvert sur la question.  Pendant  4 jours, les principaux acteurs nationaux du commerce regroupés autour des entreprises et opérateurs économiques locaux, des principales organisations patronales et de l’administration douanière  débattent des aspects techniques L’objectif de ces assises est d’impliquer  l’ensemble des acteurs du commerce  afin de mieux  défendre les intérêts du Sénégal  et pour être mieux outillés dans ce processus de libéralisation lors des futures négociations sur les règles d’origine et  le commerce des services.

Selon le  secrétaire général du ministère du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, Makhtar  Lakh, cinq secteurs prioritaires seront libéralisés. Il s’agit des services financiers,  des transports,  des services fournis aux entreprises, des voyages et la communication. Il est d’avis que « la libération de ces secteurs à forte valeur ajoutée, témoigne de l’importance qu’accorde le Sénégal à ce  marché commun, qui comptera  2,5 milliards de consommateurs  à l’horizon 2050 ». Le directeur adjoint du commerce extérieur du Sénégal,  Fallou Mbow Fall, estime que  « les règles d’origine sont des instruments utilisés pour harmoniser  la  tarification  des différents produits échangés dans cette zone. Elles déterminent la nationalité économique des marchandises». Autrement dit, elles établissent les conditions auxquelles une marchandise peut être importée.  « Elles sont des indicateurs excellents qui peuvent renseigner,  si la région a tendance à développer le commerce intra-africain et  la valeur ajoutée industrielle », a-t-il poursuivi. M. Fall considère que « l’appendice sur les règles d’origine est une liste  d’établissements de règles qui précisent la nature ou le niveau de livraison  ou de la transformation suffisante  que la matière non originaire doit  atteindre pour que le produit obtenu soit considéré comme originel », il a listé les deux critères fondamentaux qui le composent à savoir « les critères de produits entièrement obtenus et les critères de changement tarifaires », avec des caractères générales spécifiques « qui sont  à la fois  préférentiels, non préférentiels,  hybrides et  alternatifs ». Ce qui, dit-il, «permet  aux pays membres, s’ils veulent  fabriquer un produit, d’accorder la priorité aux matières premières  disponibles  à l’échelle régionale avant d’importer ». En marge du sommet de l’Union africaine tenue à Nouakchott, en début juin,  les chefs d’Etat  africains avaient adopté  les annexes au Protocole sur le commerce des marchandises, le règlement des différends et la liste des secteurs prioritaires sur le commerce des services.

Désormais, il appartient à chaque Etat membre de choisir sa liste de produits  à libéraliser à 90 %, conformément  à son  appartenance  à un espace économique.

Mamadou Lamine DIEYE

AVEC LA ZLECA, LE COMMERCE INTRA-AFRICAIN POURRAIT S’ACCROÎTRE DE 52,3%
Dans le principe du traité signé à Kigali en mars dernier, les pays membres vont s’ouvrir à hauteur de 90 %  sur certains produits (sur une période de 5 ans pour les pays en développement  et de 10 ans pour les Pma). Et  les 10 %  restants  seront exclus de la libéralisation. Les règles d’origine jouent un rôle crucial dans l’élaboration du commerce international dans la mesure où  elles permettent d’établir les taxes douanières et  d’instaurer  des politiques commerciales qui s’appliquent aux marchandises échangées. Elles sont préférentielles lorsque le bien est  échangé entre deux États ayant conclu un accord bilatéral ou régional, ou non préférentielles  lorsque le bien est échangé entre deux États n’ayant pas conclu un tel accord. Chaque accord régional établit ses propres règles d’origine. Actuellement, on note des centaines d’ensembles de règles d’origine différentes appliquées dans le monde. Ainsi, les  règles d’origines étant un véritable instrument pour stimuler le développement  industriel et agricole des Etats membres, avec la Zleca, le commerce intra africain pourrait s’accroître de 52,3 % en éliminant les droits de douane à l’importation.

M. L. DIEYE

Last modified on mercredi, 25 juillet 2018 09:43
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