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Pour les trois derniers exercices, le total des prêts octroyés par la Boad s’élève à 1.223 milliards de FCfa, soit un taux de réalisation de 103,6% par rapport aux objectifs fixés. La part des engagements en faveur des projets régionaux s’élève à 30% des engagements nets cumulés. Quant au taux de décaissement, il se situe à 64%, un niveau jugé appréciable par le président de la Boad.

Sur le terrain de la mobilisation des ressources, la Boad a également été très active, selon Christian Adovelande. Les ressources d’emprunt à moyen ou long terme mobilisées sur la période 2015-2017 s’établissent à 1.190,3 milliards de FCfa. « Ces ressources ont pu être levées, principalement sur le marché financier international par l’émission de deux eurobonds grâce notamment au rating Investment grade obtenu en 2015 et confirmé en 2016 et 2017 », a-t-il précisé.

lhadji I. THIAM

Dans le communiqué sanctionnant sa 107ème session, le Conseil d’administration de la Boad annonce avoir approuvé de nouvelles opérations dont quatre prêts à moyen et long termes pour un montant total de 40,6 milliards de FCfa, un prêt à court terme de 10 milliards de FCfa et une garantie d’emprunt s’élevant à 7,5 milliards de FCfa, soit une enveloppe globale de 58,1 milliards de FCfa. Ces opérations portent à 4.921,4 milliards de FCfa, le total des engagements (toutes opérations confondues) de la Boad.

Ces engagements approuvés portent sur le financement partiel d’un certain nombre de projets dont l’un concerne la Senelec. En effet, la Boad va assurer la garantie partielle d’un montant de 7,5 milliards de FCfa de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne intitulé « Senelec 6,5% 2017-2024 ». Cet emprunt obligataire va contribuer au financement du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2016-2019 de la Senelec, d’un coût global de 285 milliards de FCfa.

Autre projet concerné, c’est celui relatif à l’alimentation en eau potable de la ville de Bamako pour un montant de 5 milliards de FCfa. Il y a également le projet de réhabilitation des infrastructures et modernisation des équipements du Port de Bissau (Guinée-Bissau) pour un montant de 15 milliards de FCfa ; le projet de réhabilitation et de renforcement des aires de mouvements de l’aéroport de San Pedro en République de Côte d’Ivoire pour un coût de 14,578 milliards de FCfa. La Boad prévoit aussi une ligne de refinancement de 6 milliards de FCfa en faveur de la Banque commerciale du Sahel (Bcs S.a) au Mali et visant à soutenir les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Uemoa en améliorant leur accès aux moyens de financement par le canal du secteur bancaire commercial. Elle va aussi débloquer une enveloppe de 10 milliards de FCfa en faveur de Coris bank international (CBI) pour le refinancement partiel de concours octroyés au titre de la campagne cotonnière 2017-2018 au Burkina Faso.

Par ailleurs, précise le communiqué, le Conseil d’administration a approuvé la proposition de réaménagement des conditions du prêt de la Banque pour le financement partiel du projet de création d’un réseau de télécommunications par la société Alpha Télécommunication Mali (Atel Mali) S.a. Le projet a pour objet l’implantation et l’exploitation d’un réseau de services de télécommunications (téléphonie et Internet) au Mali. Il vise à détenir 3% de parts de marché en année 1 (soit 937.000 abonnés) et 10 % de part de marché, en année 4 (soit 3.992.000 abonnés). Montant de l’opération : 11 milliards de FCfa.

Elhadji I. THIAM

Le commerce international des armes classiques est en plein essor. Le conseiller principal du programme « Défis de sécurité émergents » au Centre de politique de sécurité de Genève (Gcsp), Marc Finaud, a indiqué que les dépenses d’armements ont atteint 1.686 milliards de dollars en 2016. Il intervenait sur le commerce des armes : tendances et perspectives globales régionales, dans le cadre du Cours international portant sur « Développement des capacités pour une mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes (Tca) ».

En 2016, les dépenses militaires ont atteint 1.686 milliards de dollars, soit 2,2% du Pib mondial et l’équivalent de celui du Canada. Marc Finaud, conseiller principal du programme « Défis de sécurité émergents » au Centre de politique de sécurité de Genève (Gcsp), soutient que cette tendance est en augmentation depuis quelques années. Elle se situe à 3% par an. Il intervenait, avant-hier, au Cours international sur « Développement des capacités pour une mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes (Tca) ». Des militaires, paramilitaires, membres de la société civile de la région et d’ailleurs prennent part à cette rencontre de cinq jours.

Les Etats-Unis arrivent au peloton de tête avec plus de 36% du total des dépenses militaires. En volume, les pays développés ont les plus gros budgets militaires. L’Afrique dépense un milliard de dollars. Pour la production d’armes, M. Finaud relève que la tendance est assez forte et tourne autour de 400 milliards de dollars par an avec une domination américano-européenne. Pendant ce temps, ajoute-t-il, on constate un déclin dans les pays en voie de développement ou à revenu intermédiaire comme l’Egypte, l’Indonésie et la Chine.

Dans le lot des 20 pays principaux importateurs figurent en bonne place les Etats-Unis et la Chine, l’Algérie et l’Egypte ainsi que d’autres pays asiatiques. Au chapitre des armes légères et de petit calibre (Alpc), il précise que le commerce (licite) est estimé à 8,5 milliards de dollars en 2016, un chiffre en nette augmentation. Marc Finaud souligne que ce marché hétéroclite fluctue en fonction de la demande civile et de l’émergence des conflits. Les stocks d’Alpc sont estimés à 875 millions de dollars et les Etats-Unis arrivent en tête avec 34%. Les 650 millions sont entre les mains des civiles, note M. Finaud.

L’industrie de la défense produit 14 milliards de pièces de munitions par an. Les exportateurs restent les pays occidentaux : Etats-Unis, Allemagne, Belgique, Australie, etc. Les principaux clients (pays importateurs) se trouvent en Asie, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

En Afrique, poursuit-il, le taux des importations a atteint 6,6% par an entre 2012-2016 par rapport à 2007 et 2011. L’Algérie, l’Egypte et le Maroc restent, selon lui, les principaux importateurs. Ce qui lui fait dire que le marché des armes en Afrique est à deux vitesses avec d’une part l’Afrique du Nord ; et d’autre part, l’Afrique subsaharienne.

Cet essor s’explique par des menaces sécuritaires et une croissance de certains pays ainsi qu’une pleine transformation liée à la chasse illégale, à l’avènement des groupes armés, etc. Selon le conférencier, les défis majeurs restent le contrôle des flux de ces armes.

Souleymane Diam SY

PLUS DE 60% DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS LIÉES AUX ARMES À FEU
Le chargé du Plaidoyer à Amnesty international France, Aymeric Elluin, est revenu sur le Traité sur le commerce des armes. Selon lui, c’est au bout d’un long processus de négociation que ce texte qui est une initiative de la société civile, a été adopté en avril 2013, après 20 ans de mobilisation. Il est entré en vigueur en décembre 2014. Sur l’impact des armes, il a indiqué que 60% des violations des droits humains sont liées aux armes à feu (torture, disparitions forcées, exécutions extra-judiciaires, violences sexuelles, refugiés). 500.000 morts par armes à feu sont enregistrés par an, à côté des dizaines de milliers d’enfants recrutés comme soldats, dit-il.

S. D. SY

Le groupe Attijariwafa bank et Afreximbank (Banque africaine d’import – export) ont signé un mémorandum d’entente par lequel les deux parties s’engagent à développer un cadre de coopération élargie à l’échelle africaine.

En vue de développer les flux commerciaux et les investissements en Afrique, Attijariwafa bank et Afreximbank ont signé, à Sharm El Sheikh, en Egypte, un mémorandum d’entente lors du Forum Africa 2017 qui a pris fin le 9 décembre dernier, indique un communiqué. Le mémorandum a été signé par Mohamed El Kettani, président directeur général du groupe Attijariwafa bank et Dr. Benedict Oramah, président d’Afreximbank. A travers cette signature, les deux parties s’engagent à collaborer dans les domaines comme les fonds propres et la trésorerie. Sur ce point, précise le document, il y aura une participation d’Attijariwafa bank au renforcement des fonds propres d’Afreximbank. Il est prévu également le placement de fonds et dépôts par Attijariwafa bank auprès d’Afreximbank à travers ses formules de dépôts visant à mobiliser des fonds auprès des institutions financières et des banques centrales africaines en vue de financer le commerce intra-africain.

Autres domaines de collaboration, il y a l’identification et le cofinancement de projets, le cofinancement du commerce -la confirmation de lettre de crédit-, le renforcement de capacités, la consultation et l’échange d’information. Selon le communiqué, Attijariwafa bank pourra agir comme agent administratif local pour le compte d’Afreximbank en capitalisant sur son vaste réseau dans 15 pays en Afrique.

Le Pdg du groupe Attijariwafa bank, Mohamed El Kettani, a déclaré que la signature de ce mémorandum avec Afreximbank représente un autre jalon important des relations anciennes et durables entre les deux institutions. Il ajoute que ce mémorandum vient élargir la couverture géographique de notre continent et renforcer la coopération intra-africaine à travers deux leviers majeurs que sont le commerce et l’investissement. De son côté, Dr. Benedict Oramah, président d’Afreximbank, affirme que ce mémorandum permet aux deux parties de conjuguer leurs efforts en vue de contribuer à libérer les potentialités de développement dont le continent a tant besoin.

Aliou KANDE

Pour une meilleure et large appropriation du nouveau Code des marchés publics par tous les intervenants dans le processus de passation des marchés, notamment les artisans et les dirigeants de Pme et Tpe, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a élaboré et lancé, mardi dernier, un guide illustré en bande dessinée.

Au Sénégal, bon nombre de dirigeants et gérants de Pme méconnaissent les procédures des marchés publics. Conscient de ce fait, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a élaboré à l’intention des intervenants dans ce processus, notamment les artisans et les dirigeants des Pme et des Tpe, un guide illustré en bande dessinée sur le Code des marchés publics.
« Il s’agit, à travers cette publication, de favoriser l’appropriation du nouveau Code des marchés publics par ces opérateurs économiques », a expliqué, mardi, Saër Niang, directeur général de l’Armp, lors de la cérémonie de lancement de ce document.

Posté sur le site de l’Armp, ce support est édité sous la forme d’un cahier avec un album d’illustrations en bande dessinée sur les marchés, notamment les services, les fournitures et les travaux. Il met l’accent sur les grandes lignes de la réforme du système de passation des marchés publics et délégations de service public.

La présentation de ce guide illustré en Bd intervient dans un contexte particulier dans l’évolution de l’environnement économique et juridique des marchés publics, marqué par l’avènement du Code des marchés publics porté par le décret du 22 septembre 2014 et ses arrêtés d’application, a rappelé le directeur général de l’Armp. « D’une part, ce code consacre la réduction des délais, l’allégement des procédures et la responsabilisation des autorités contractantes à travers notamment le relèvement des seuils d’application des procédures de revue et de contrôle a priori. D’autre part, la réforme renforce la participation du secteur privé national aux appels d’offres, notamment les petites et moyennes entreprises.

Elle offre plus de facilités aux candidats aux marchés et rend flexibles les critères relatifs à la transmission des pièces administratives, ce qui permet aux Pme et aux artisans de mieux présenter leurs offres et de mieux participer aux marchés », a-t-il détaillé.

La dépense publique tourne autour de 1.000 milliards de FCfa par an et les Pme qui représentent 99% des entreprises peinent à accéder à la commande publique même si l’Etat accorde 15% de la commande publique à cette partie du secteur privé. On mesure donc toute la pertinence de cette initiative de l’Armp.

D’ailleurs, Saër Niang ne s’y est pas trompé lorsqu’il dit : « Il apparaît nécessaire de réaliser ce guide illustré en vue d’apporter à ce segment d’entreprises des réponses adaptées au besoin de compréhension et de soumission aux opportunités de la commande publique ».

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Conseil d’administration de la Banque ouest africaine de développement (Boad) a tenu, hier, à Dakar, sa dernière session de l’année 2017. Une année marquée par les bonnes performances économiques de ses Etats membres que la Banque tient à consolider à travers un certain nombre d’actions.

L’année 2017 se termine sur une bonne note pour les pays membres de la Banque ouest africaine de développement (Boad). Leur taux de croissance devrait avoisiner 7 % grâce à leurs bonnes performances économiques favorisées par une reprise de l’activité au plan mondial. C’est ce qu’a conclu le Conseil d’administration de la banque qui tenait, hier, à Dakar, sa 107ème session, la dernière de l’année 2017. Pour consolider ces acquis, la Boad a décidé de renforcer son action afin de « mieux répondre aux attentes de ses Etats membres en quête d’émergence économique, mais aussi du secteur privé à la recherche de financements ». C’est la raison pour laquelle la Boad a actualisé son document de Perspectives financières 2017-2021 et élaboré son Budget-Programme 2018-2020 soumis à l’approbation de son Conseil d’administration. Ces deux documents, selon le président de la Boad, Christian Adovelande, « tiennent compte du bilan des réalisations au cours de la période 2015-2017, des orientations fixées dans le Plan stratégique 2015-2019 et des Directives générales adoptées en septembre dernier, à Abidjan, par le Conseil d’administration ».

Ainsi, au regard des besoins d’investissement dans la zone Uemoa, la Boad compte réaliser, en 2018, un niveau d’activité global de 432,3 milliards de FCfa, en veillant, toutefois, à la préservation de la qualité de son crédit, a précisé son président. Les efforts de la Boad viseront notamment à financer davantage des projets intégrateurs, particulièrement dans les domaines des infrastructures, à développer l’ingénierie du financement et des services afin de mieux accompagner les entreprises et les Etats et à soutenir la croissance inclusive, la sécurité alimentaire et le développement durable. Sur ce dernier point, Christian Adovelande a informé le Conseil d’administration que des résultats tangibles ont été obtenus avec l’approbation définitive de deux projets par les Conseils d’administration du Fond pour l’environnement mondial (Fem) et du Fonds pour l’adaptation. Dans cette dynamique, la Boad, fait savoir son président, ambitionne de renforcer sa mobilisation de ressources climat auprès des mécanismes financiers de la Convention Cadre des Nations unies pour les changements climatiques auprès desquelles elle est agréée, mais aussi en explorant les opportunités offertes par les obligations vertes.
Elhadji Ibrahima THIAM

1 223 MILLIARDS DE FCFA DE PRÊTS OCTROYÉS CES TROIS DERNIÈRES ANNÉES
Christian Adovelande BoadPour les trois derniers exercices, le total des prêts octroyés par la Boad s’élève à 1.223 milliards de FCfa, soit un taux de réalisation de 103,6% par rapport aux objectifs fixés. La part des engagements en faveur des projets régionaux s’élève à 30% des engagements nets cumulés. Quant au taux de décaissement, il se situe à 64%, un niveau jugé appréciable par le président de la Boad. Sur le terrain de la mobilisation des ressources, la Boad a également été très active, selon Christian Adovelande. Les ressources d’emprunt à moyen ou long terme mobilisées sur la période 2015-2017 s’établissent à 1.190,3 milliards de FCfa. « Ces ressources ont pu être levées, principalement sur le marché financier international par l’émission de deux eurobonds grâce notamment au rating Investment grade obtenu en 2015 et confirmé en 2016 et 2017 », a-t-il précisé.

Elhadji I. THIAM

DE NOUVEAUX ENGAGEMENTS DE 58,1 MILLIARDS FCFA APPROUVÉS
Dans le communiqué sanctionnant sa 107ème session, le Conseil d’administration de la Boad annonce avoir approuvé de nouvelles opérations dont quatre prêts à moyen et long termes pour un montant total de 40,6 milliards de FCfa, un prêt à court terme de 10 milliards de FCfa et une garantie d’emprunt s’élevant à 7,5 milliards de FCfa, soit une enveloppe globale de 58,1 milliards de FCfa. Ces opérations portent à 4.921,4 milliards de FCfa, le total des engagements (toutes opérations confondues) de la Boad.

Ces engagements approuvés portent sur le financement partiel d’un certain nombre de projets dont l’un concerne la Senelec. En effet, la Boad va assurer la garantie partielle d’un montant de 7,5 milliards de FCfa de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne intitulé « Senelec 6,5% 2017-2024 ». Cet emprunt obligataire va contribuer au financement du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2016-2019 de la Senelec, d’un coût global de 285 milliards de FCfa.

Autre projet concerné, c’est celui relatif à l’alimentation en eau potable de la ville de Bamako pour un montant de 5 milliards de FCfa. Il y a également le projet de réhabilitation des infrastructures et modernisation des équipements du Port de Bissau (Guinée-Bissau) pour un montant de 15 milliards de FCfa ; le projet de réhabilitation et de renforcement des aires de mouvements de l’aéroport de San Pedro en République de Côte d’Ivoire pour un coût de 14,578 milliards de FCfa. La Boad prévoit aussi une ligne de refinancement de 6 milliards de FCfa en faveur de la Banque commerciale du Sahel (Bcs S.a) au Mali et visant à soutenir les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Uemoa en améliorant leur accès aux moyens de financement par le canal du secteur bancaire commercial. Elle va aussi débloquer une enveloppe de 10 milliards de FCfa en faveur de Coris bank international (CBI) pour le refinancement partiel de concours octroyés au titre de la campagne cotonnière 2017-2018 au Burkina Faso.

Par ailleurs, précise le communiqué, le Conseil d’administration a approuvé la proposition de réaménagement des conditions du prêt de la Banque pour le financement partiel du projet de création d’un réseau de télécommunications par la société Alpha Télécommunication Mali (Atel Mali) S.a. Le projet a pour objet l’implantation et l’exploitation d’un réseau de services de télécommunications (téléphonie et Internet) au Mali. Il vise à détenir 3% de parts de marché en année 1 (soit 937.000 abonnés) et 10 % de part de marché, en année 4 (soit 3.992.000 abonnés). Montant de l’opération : 11 milliards de FCfa.

Elhadji I. THIAM

Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal, Mountaga Sy, directeur général de l’Apix, Gérard Senac, directeur de Eiffage Sénégal, et une équipe composée d’experts et d’ingénieurs ont effectué, hier, une visite sur les chantiers du Train express régional (Ter). La délégation s’est réjouie de l’avancement des travaux, laissant présager que la date de livraison prévue le 14 janvier 2019 sera respectée.

La poussière soulevée par le vent enveloppe un immense terrain situé à Colobane entre la passerelle piétonne et la gare ferroviaire. L’endroit, autrefois fréquenté par des ferrailleurs, est vide. Des travaux d’excavation et de terrassement ont commencé ; les ouvriers sont à pied d’œuvre. Ils travaillent avec enthousiasme et détermination sous la supervision des ingénieurs. Leurs mouvements se combinent à ceux des machines Caterpillar, pelles, camions à décharges et autres.

Les travaux de terrassement précèdent le démarrage des fondations des bâtiments qui seront sous peu érigés sur les lieux. La quasi-totalité de la voie est dégagée. Les lieux vont bientôt accueillir les traverses du Train express régional (Ter) en construction. Hier, Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal, Mountaga Sy, directeur général de l’Apix, Gérard Senac, directeur général de Eiffage Sénégal, et une équipe composée d’experts et d’ingénieurs ont visité le chantier vers 9 heures. Etienne Thibaud, ingénieur et directeur des travaux, explique que l’endroit va abriter le site de maintenance du matériel roulant.

Tout au long du trajet, les travaux ont démarré et à certains endroits, ils sont plus avancés. A Keur Massar, dans la lointaine banlieue de Dakar, le décor est à peu près similaire. Les travailleurs s’affairent aux réglages sur une vaste étendue de latérite avec un ballet incessant de camions. Pour l’heure, il est question de mettre des gravas renforcés. L’ambassadeur salue un « projet spectaculaire qui va changer le visage du transport à Dakar et au-delà ». Il soutient que le Train express régional permettra aux Dakarois de regagner leur lieu de travail en un temps record. « Nous veillons particulièrement sur l’avancement des travaux, la sécurité des passagers et de l’infrastructure », déclare le diplomate. Gérard Senac, le directeur général de Eiffage, une des entreprise adjudicataire des travaux, apprécie la visite de l’ambassadeur de France qui, note-t-il, lui permet de s’enquérir de l’avancement des travaux. « Le chantier n’est pas facile ; il requiert de la part de chacun (administration et entreprises) une communication et un échange permanent. Avec un rythme de rendement de 20 à 25.000 mètres cubes par jour, le rythme est dans sa croisière », déclare M. Senac.

Après quelques mètres de prospection, la file des voitures s’ébranle. Le convoi fait cap sur Bargny, point de chute de la visite de terrain. Un décor identique s’offre aux visiteurs. Les travaux avancent. Les travailleurs étaient en train de poser des traverses. L’ingénieur Etienne Thibaud note que cette tâche requiert de la technicité et des moyens conséquents. De l’autre côté, se trouve la base-vie qui est un lieu où se réunissent les équipes pendant toute la durée d’un chantier, l’atelier mécanique et les lieux de stockage avec des magasins qui s’étalent sur des milliers de mètres carrés.

Future colonne vertébrale du réseau de transport dakarois
Mountaga Sy, le directeur général de l’Apix, affirme que le projet est entré dans sa phase active. « Nous avons parcouru près de 7,5 kilomètres de Diamniadio. Un front partirait d’ici vers Dakar sur un linéaire de 15,5 kilomètres. Il y aura 15 ouvrages de franchissement. L’ensemble des passages à niveau sera supprimé », indique M. Sy.

Le Train express régional va changer la configuration du transport urbain dans la région de Dakar, en y intégrant une composante mobilité multi-modalité. C’est un train électrique à écartement standard -premier du genre dans la sous région- pouvant fonctionner avec de l’énergie thermique ou du diesel. « C’est un train qui fonctionne à une vitesse de pointe de 160 Km/h. La commande est de 15 trains et chaque train tirera 4 wagons. L’envergure du projet, ce sont deux voies standard. Le projet offrira une plateforme de maintenance. Il est prévu la réalisation d’ouvrages d’art, hydrauliques avec un paquet de travaux de génie-civil », explique le directeur de l’Apix. Le projet est donc bien parti pour devenir la future colonne vertébrale du réseau de transport dakarois avec double voies à écartement standard pour voyageurs et une voie métrique pour fret ainsi qu’une ligne électrifiée (25 Kv). Une emprise totalement sécurisée est prévue. Le tracé physique est effectif. Les emprises sont libérées : 7,5 km dans le département de Dakar et 15 km dans le département de Rufisque, soit près de 22,5 km de linéaire sur 36 kilomètres prévus. Les chantiers ont démarré avec les tracés d’excavation à un rythme qui laisse entrevoir que tout sera prêt le 14 janvier 2019.

Oumar BA

La onzième conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), ouverte le 10 décembre, se déroule dans un contexte international défavorable au multilatéralisme.

Conscient de ce fait, Alioune Sarr a rappelé l’importance d’un commerce transparent qui permet de réduire les inégalités internationales.

« Le commerce multilatéral doit plus que jamais jouer un rôle primordial dans la réduction des inégalités entre les membres et contribuer à une croissance soutenue et à l’atteinte des objectifs de développement durable tels que stipulés dans l’Agenda 2030 de l’Organisation des Nations unies », a déclaré le ministre sénégalais du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, à la plénière ministérielle de la onzième conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce.

La réussite de cette conférence ministérielle dépend fortement de notre capacité à réformer et à corriger les déséquilibres hérités du cycle d’Uruguay round dans le domaine de l’agriculture où les subventions agricoles continuent de créer des distorsions sur les marchés internationaux, en particulier le marché du coton et d’intensifier la pauvreté dans les villes et campagnes des pays en développement et des pays moins avancés, a insisté Alioune Sarr. Il a rappelé que le Sénégal est d’avis que les modalités révisées de 2008 sur l’agriculture constituent une base pour mener « une réforme ambitieuse du système tout en préservant les flexibilités nécessaires aux pays en développement, aux pays moins avancés et aux pays importateurs nets de produits alimentaires ». M. Sarr reste convaincu qu’une solution définitive sur la détention de stocks publics à des fins de sécurité alimentaire est nécessaire à Buenos Aires.

En ce qui concerne l’accès aux marchés, en particulier pour les Pays moins avancés, le Sénégal appelle les membres à honorer leurs engagements en faveur de l’accès au marché en franchise de droits et sans contingents, à la mise en œuvre effective de la décision ministérielle sur les règles d’origine préférentielles, la dérogation sur les services et les subventions à l’exportation. « Le système commercial multilatéral doit continuer à placer le développement en son centre et permettre aux pays en développement et aux pays moins avancés de renforcer leur intégration dans les chaines de valeurs mondiales », a affirmé le ministre sénégalais. L’industrialisation, la diversification et la transformation structurelle des économies des pays en développement constituent, à cet égard, un chemin incontournable vers cet objectif. « Je demande aux membres de l’Omc d’accorder toute la considération et l’engagement politique nécessaire aux propositions du G 90 sur le traitement spécial et différencié », a insisté Alioune Sarr.

En ce qui concerne les subventions à la pêche, le Sénégal continue de soutenir un résultat multilatéral ambitieux en la matière afin de contribuer à l’exploitation durable des ressources marines et à leur préservation pour les générations futures. Au regard des difficultés notées dans ces négociations pour une solution définitive, notre pays est d’avis qu’un résultat partiel sur les subventions à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée constitue une première étape, avec les flexibilités nécessaires en faveur des pays faisant face à des contraintes dans leur système de gestion de la pêche.

S’agissant de la réglementation dans le domaine des services, le Sénégal soutient la poursuite des discussions post Buenos Aires. « Tout résultat futur dans ces négociations devrait prendre en compte la réduction des obstacles concernant les qualifications des fournisseurs de services de nos pays et ne pas affecter le droit des membres de réguler leurs secteurs de services afin d’atteindre les objectifs de développement économiques, ainsi que l’espace politique des membres en développement, en particulier des pays moins avancés », a indiqué Alioune Sarr.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, envoyé spécial à Buenos-Aires

Un constat : 174,5 millions de citoyens de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont 77% d’entre eux vivent dans les zones rurales, n’ont pas accès à l’électricité en 2016. Pour changer cette donne, le Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Cereec), conscient de l’importance stratégique de l’énergie dans la réalisation du développement durable et de la réduction de la pauvreté dans l’espace Cedeao et au Sahel, a initié, en collaboration avec la Banque mondiale, le Projet régional d’électrification hors réseau (Prehr) dont l’objectif est d’accroître l’accès, pour les ménages, entreprises commerciales et établissements publics de santé et d’éducation, aux services d’électricité durables (Epases), en contribuant directement aux objectifs de la Politique régionale sur les énergies renouvelables (Prer) de la Cedeao dans le but d’assurer l’accès universel à l’électricité à la région d’ici 2030.

En dehors des 15 pays de la Cedeao, le Prehr couvre la Mauritanie, le Tchad, le Cameroun et la République Centrafricaine. Dakar a été choisie pour abriter l’atelier car le Sénégal est l’un des pays ayant très tôt (en 1998) introduit d’importants changements dans le secteur de l’électricité. Ces réformes ont abouti à la création d’un nouveau cadre institutionnel et réglementaire acté par la loi 98-29 du 14 avril 1998 visant principalement à garantir l’approvisionnement en énergie électrique du pays à moindre coût et à élargir l’accès des populations à l’électricité, notamment en milieu rural. Pour atteindre son objectif de porter le taux d’électrification rurale à au moins 62% en 2022, le gouvernement sénégalais a mis en place une stratégie s’appuyant sur le partenariat public-privé (Ppp) et la neutralité technologique. Ce projet comporte deux phases : préparation (juillet 2017-juillet 2018) et mise en œuvre (à partir d’août 2018 pour une durée de 4 ans).

L’atelier de jeudi, co-organisé par le Centre régional pour les énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la Cedeao et le ministère de l’Energie et du Pétrole du Sénégal, s’inscrit dans la phase de préparation afin de rencontrer les parties prenantes. Il vise essentiellement, après le lancement régional à Dakar le 12 octobre 2017, à présenter le Projet régional d’électrification hors réseau (Prehr) aux acteurs concernés du Sénégal et, surtout, à les mobiliser pour une collaboration active dans les deux phases (préparation et mise en œuvre). Des points liés à l’accès durable aux services d’électricité entre autres, seront débattus à cet atelier de Dakar.

Cheikh Aliou AMATH

Interpellé sur la commercialisation de l’arachide, le président du Comité national de suivi de la campagne agricole, Aliou Dia, a rappelé que celle-ci a démarré officiellement le 1er décembre 2017 avec des points de collecte bien définis. Il a indiqué que des files de camions sont notées au niveau des usines à cause « des déchargements lents et un problème de protocole à signer entre ces huiliers et l’Etat ». Il a rappelé qu’une première réunion a été organisée jeudi dernier et la prochaine réunion devrait permettre de décanter la situation.

Par rapport au prix de 210 FCfa, M. Dia estime qu’il est respecté mais quelques cas de bradages sont notés chez les producteurs qui ne se rendent pas aux points de collecte. Ceux-là, dit-il, sont en train de vendre en deçà du prix arrêté. Mais M. Dia prévient : « A chaque fois que l’autorité est informée de cette situation, elle prend des dispositions pour corriger ». Il soutient que nul n’a le droit d’acheter en deçà du prix de 210 FCfa. Aliou Dia rappelle que les plus hautes autorités ont donné des instructions fermes à l’administration territoriale, aux forces de sécurité « pour que toute personne qui achèterait l’arachide en deçà des 210 FCfa soit traduite devant la justice ».

O. KANDE

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