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Le projet valorisation du secteur informel artisanal pour la formation et l’insertion des jeunes au Sénégal, piloté par l’Ong la Kora, appuyé par Frères des hommes France, compte former 1.000 jeunes pour les quatre prochaines années.

Une cinquantaine d’artisans venus des sites pluriacteurs de Guédiawaye, Grand Yoff, Touba, Mbacké et Thiès ont séjourné, durant trois jours, dans la ville de Thiès. Ils ont bouclé, depuis hier, leur rencontre de partage des acquis expérimentés depuis deux ans et ont dégagé des pistes pour réajuster le tir. L’Ong la Kora a remis aux 50 maîtres artisans renforcés sur le plan pédagogique et organisationnel des machines et matériels usuels modernes de travail. Un soutien apprécié par Ndioba Sow, coordonnateur du regroupement des cordonniers de Thiès. « Grâce à l’Ong la Kora, nous avons subi des formations en management et en pédagogie pour mieux former nos apprentis. Nous félicitons le président de la Chambre des métiers de Thiès, Amadou Moctar Sèye, pour son ouverture et son pragmatisme dans l’accompagnement des artisans », a-t-il confié.

Selon Ahmadou Fall, chef du projet, plus de 200 maîtres artisans ont reçu un renforcement de capacités qui leur a permis d’encadrer de jeunes apprentis ; des cadres pluri-acteurs ont aussi été mis en place dans les quatre régions du pays où des échanges fructueuses ont débouché sur des initiatives de mise en réseau. « Des marchés importants sont captés, partagés au bénéfice de tous », a-t-il indiqué. La synergie d’actions entre centres de formation professionnelle ou entre ateliers et centres de formation professionnelle est en train de prendre forme ; « des prémisses intéressantes sont déjà notées et nos rencontres, tous les quatre mois, visent à consolider cette nouvelle approche dans le secteur artisanal », a ajouté Ahmadou Fall. Dans ce cadre pluri-acteurs, tous les démembrements de l’État du Sénégal qui travaillent sur la problématique de l’emploi des jeunes tout comme ceux de la société civile œuvrant dans le même secteur sont encouragés à intégrer ces espaces d’échanges pour la modernisation de l’apprentissage afin de valoriser davantage le secteur artisanal.

Pour propulser ce secteur grand pourvoyeur d’emplois et de valeur ajoutée pour l’économie du Sénégal, « plus de 100 millions de FCfa ont été dépensés pour équiper 200 maîtres artisans dans différents corps de métiers en matériels de travail mais aussi en bancs, tableaux, pour mieux conduire les apprentissages des jeunes », a rappelé M. Fall.

Chaque maître artisan aura, en charge, au moins 5 apprentis, soit 1.000 jeunes résidents dans les quatre sites pluri-acteurs où le projet a travaillé ces deux dernières années. Outre la cordonnerie, la menuiserie bois et métallique, la transformation des produits locaux ont bénéficié des équipements offerts par l’Ong La Kora.

Mbaye BA

Le fonio pourrait jouer un rôle déterminant dans la sécurité alimentaire du Sénégal. Avec le concours du Programme d’appui au développement de l’agriculture et à l’entrepreneuriat rural (Padaer), le réseau des acteurs de la filière fonio veut multiplier, par quatre, la production de fonio.

Toutes les contraintes qui confinaient la production du fonio à la place de culture culturelles sont en train d’être levées par la recherche par l’amélioration des techniques de culture et de transformation grâce à l’utilisation de machines de dernière génération, a déclaré Cheikh Guèye, ingénieur agronome spécialisé en systèmes agraires et protection de l’environnement sahélien. Cet expert fonio, coordonnateur technique du Réseau des acteurs de la filière, explique que ce réseau a été porté sur les fonds baptismaux, le 4 novembre 2016, avec le concours du Padaer dont les responsables croient qu’en ce qui concerne la sécurité alimentaire, l’amélioration des revenus des paysans ruraux, le fonio pourrait jouer un rôle déterminant.

La production au Sénégal est en dent de scie. Elle est chiffrée à 1500 tonnes. Cette spéculation est cultivée dans le bassin oriental du pays, dans les régions de Tambacounda, Sédhiou, Kolda et Kédougou. Pour faire de cette spéculation un produit rentable, la première exigence, selon l’expert, est de booster la production nationale. Et les membres du Réseau des acteurs de la filière fonio peuvent compter sur le soutien des partenaires comme Sos Sahel, Padaer qui ont manifesté leur disponibilité à les accompagner pour faire du fonio une culture prioritaire au même titre que les autres céréales comme le mil, le maïs et le riz.

Le réseau revendique 64 organisations et groupements d’intérêt économique en plus des producteurs-transformateurs qui, de plus en plus, améliorent la qualité du produit. Cheikh Guèye pense qu’il suffit d’améliorer le dispositif pour augmenter la production ; les terres sont disponibles et le prix est rémunérateur. De plus, le potentiel est encore sous exploité à cause de la pénibilité des travaux. Par exemple, dans la seule région de Kédougou, près de 830 tonnes sont produites et cette région constitue la plus grande zone de production du pays.

Malgré les contraintes, l’expert en fonio espère que la production nationale atteindra, sous peu, 10.000 tonnes et tendra vers les 21 000 tonnes du Mali. Il souligne que le fonio gagne de plus en plus de parts de marché sur le plan national. Le kilogramme est vendu à 1500 FCfa à Dakar, 1200 FCfa à Tambacounda et 1000 FCfa a Kédougou.

Alkaly Sao de Maka Coulibantang, vice-président du Réseau des acteurs de la filière fonio affirme que cette culture traditionnelle peut générer des revenus substantiels aux paysans. Il fonde beaucoup d’espoirs sur le plan d’actions de trois ans pour atteindre les 10.000 tonnes. Il a salué l’accompagnement du Padaer qui a permis de mettre en place le réseau. Ndèye Marie Seydi, la Secrétaire générale du réseau entrepreneur en agro-alimentaire de Kolda assure que sa région dispose d’atouts pour augmenter sa production qui tourne autour de 200 tonnes.

Pape Demba SIDIBE

Le vol de bétail fait perdre, chaque année, au sous secteur de l’élevage, plus de 2 milliards de Fcfa.

Le vol de bétail fait perdre deux milliards de FCfa par an au sous secteur de l’élevage. Ce chiffre est en deçà de la réalité puisqu’il date de plus de 2 ans, a déclaré, jeudi, à Kolda, Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Élevage et des Productions animales, lors d’un Conseil régional de développement spécial consacré à la préparation de la 4e édition de la journée nationale de l’Élevage qui se tiendra en novembre dans la ville de Kolda. Cet évènement sera présidé par le chef de l’État Macky Sall et verra la participation de tous les acteurs du sous secteur de l’élevage des 13 autres régions du Sénégal. Les ministres de l’Élevage et les représentants des organisations des éleveurs des pays limitrophes seront également conviés à cette manifestation. Le thème de cette année est : « Quelles stratégies pour l’éradication du vol de bétail pour une stabilité sociale et économique renforcée ». Le choix de ce thème démontre la ferme volonté du président Macky Sall de combattre ce phénomène qui menace de décimer le cheptel national, a dit le ministre. « Le vol de bétail s’attaque non seulement aux biens des couches les plus vulnérables de notre société, mettant en péril la cohésion sociale et le développement économique du pays mais il annihile toutes les actions de développement de l’élevage menées dans les politiques publiques. Il constitue un frein à l’investissement. Les pertes annuelles engendrées par le vol de bétail sont estimées à plus de 2 milliards de Fcfa », a indiqué Aminata Mbengue Ndiaye. Elle s’est longuement appesantie sur les mesures prises par le gouvernement pour venir à bout de ce phénomène notamment la révision du Code pénal et du Code de procédures pénales pour corser les peines contre les voleurs de bétail. Aminata Mbengue Ndiaye préconise le renforcement de ces mesures par le recensement et l’identification du cheptel national, le contrôle des mouvements du bétail, le suivi de la traçabilité des animaux et des produits d’élevage, la lutte contre les abattages clandestins. De nombreux éleveurs ont été contraints, selon Aminata Mbengue Ndiaye, d’abandonner l’élevage à cause du vol de bétail qui a décimé une bonne partie de leur cheptel. Elle se félicite des efforts consentis par les différents gouvernements ces dernières années par la mise en place des comités transfrontaliers de lutte contre le vol de bétail.

Mamadou Aliou DIALLO

La deuxième assemblée générale annuelle de African Freight Bridge Networks (Afbn), réseau d’agents s’activant dans le domaine du transport international qui se tient à Dakar, a regroupé plus de 100 participants composés de professionnels du secteur du transport et de la logistique venant de 40 pays. Ces derniers travaillent pour le développement de ce secteur qui a un énorme potentiel mais sous exploité en Afrique. Les grandes orientation de cette deuxième assemblée générale annuelle sont de renforcer la présence des entreprises africaines dans le réseau. «Nous avons eu beaucoup de propositions pour faire des conférences à Dubaï, en Europe, mais nous avons refusé car nous voulons rester sur le continent africain. Nous voulons plus de membres africains. Dans tout le réseau, il n’y a que 35 % d’Africains et nous aimerions avoir 70 % d’Africains et seulement 30 % d’occidentaux pour fédérer les acteurs du continent et développer le transport et la logistique», soutient le président du réseau Afbn, Hakim Bel.

A ses yeux, cela est important parce que le marché de la logistique africaine est lucratif et créé beaucoup d’emplois sur toute la chaine de valeur. «L’Afrique est aujourd’hui une excellente opportunité pour les compagnies africaines. Cela permet de créer de la richesse, de l’emploi et peut aider beaucoup les jeunes entrepreneurs. Au Maroc, au Sénégal, en Ethiopie, au Ghana, le domaine de la logistique fait partie des secteurs les plus rentables», affirme Hakim Bel. Il indique que ce marché est estimé à des milliards de dollars en Afrique. Le président de Afbn constate que le Sénégal est devenu une plateforme dans le domaine de la logistique et est en train de se positionner en hub maritime et aérien (avec Aibd) pour la distribution.

Hakim Bel demande aussi aux jeunes africains d’entreprendre dans ce domaine car «c’est très facile d’avoir une entreprise de logistique qui ne fait qu’offrir des services et fait rentrer beaucoup de devises ». M. Bel soutient que le réseau Afbn a été lancé l’année dernière pour la promotion du secteur en Afrique. Aujourd’hui, il est riche de 150 membres. «Le réseau a été créé pour encourager nos membres africains à faire du business avec des compagnies internationales», explique le Marocain, Hakim Bel. Le réseau Afbn offre une plateforme pour faire des rencontres Business to Business (B to B) pour garantir la sécurité des transactions. «S’il y a transaction entre les membres, les paiements sont garantis par la structure ; s’il y a défaut ou retard de paiement, nous intervenons pour le régler».

Au Sénégal, Intégral Logistix de Mountaga Diaw est l’une des sociétés les plus actives de ce réseau. Il a été même à l’origine de cette 2ème assemblée générale annuelle à Dakar après Marrakech l’année dernière. Abdou Lahad Niang, Directeur général de la société Equi-transport SA présente dans la logistique, apprécie l’idée de la plateforme Afbn, qui amène des acteurs du secteur du transport et de la logistique à collaborer et à développer cette activité en Afrique et dans le monde à travers un réseau de correspondance.

Oumar KANDE

La deuxième session du « AmCham Coffee Panel », organisée par la Chambre américaine de commerce au Sénégal, a porté sur les Zones économiques spéciales, plus précisément, sur les opportunités que ces plateformes offrent aux entreprises qui souhaitent s’y installer.

«Les opportunités d’implantation dans la Zone économique spéciale pour les entreprises.» C’est le thème de la deuxième session du « AmCham Coffee Panel », un espace de rencontres et d’échanges, organisé par la Chambre de commerce américaine au Sénégal (Amcham), hier, à Dakar, en présence du ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’État, Khoudia Mbaye. Depuis l’année dernière, de nouveaux textes réglementaires régissant les Zones économiques spéciales ont été adoptés à travers deux lois. Ainsi, un cadre de gouvernance et des avantages aussi bien fiscaux que douaniers sont offerts à tout investisseur qui veut s’installer sur ces plateformes qui sont, à l’heure actuelle, au nombre de trois au Sénégal : le Parc industriel de Diamniadio, la Zone économique intégrée spéciale de Diass et la Zone économique spéciale de Sandiara en cours d’érection.

Selon Elhadji Ndiogou Diouf, président du Comité paritaire public-privé, le Sénégal a des avantages comparatifs pour attirer des investisseurs. Il a cité sa position géographique, l’ouverture de son peuple, la paix et la sécurité qui y règnent, la forte croissance économique qu’il enregistre depuis quelques années, l’augmentation des investissements directs étrangers, ses progrès dans les classements comme Doing Business, l’Indice Mo Ibrahim, etc. Autre avantage et non des moindres, c’est le fait que le Sénégal propose des Zes diversifiées qui concernent aussi bien les domaines de l’agro-business, des Tics, du tourisme, des services médicaux que des industries.

Pour les critères d’éligibilité, les entreprises désirant s’installer dans les Zes doivent, au moins, réaliser 60 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation, créer au moins 150 emplois directes pendant la 1ère année d’exercice, réaliser un investissement de 100 millions de FCfa au moins.

Avantages comparatifs
Makha Racine Sy, président d’Amcham s’est félicité des efforts consentis par le gouvernement depuis quelques années pour faciliter les investissements privés au Sénégal. Dans un contexte de concurrence exacerbée entre pays émergents et de recherche effrénée d’avantages comparatifs, M. Sy estime que la création de pôles de croissance attractifs comme les Zes pour les investisseurs est un levier important de développement. « La réussite de cette politique et son effet d’entraînement sur notre économie seront amplifiés si le secteur privé national prend bien la mesure des enjeux et les opportunités qui s’ouvrent devant lui. Une communication régulière avec le gouvernement permettra de réunir les conditions d’une meilleure croissance pour tous, de façon inclusive et durable », pense-t-il.

Serigne Guèye Diop, conseiller du président de la République sur les questions industrielles et agricoles, par ailleurs, maire de Sandiara, a déclaré que le Sénégal travaille à avoir dix à vingt Zes au regard du rôle que ces plateformes peuvent jouer dans la matérialisation de la politique industrielle déclinée dans le Pse. « Il ne faut pas se contenter de trois Zes ; à termes, il faut faire de tout le Sénégal une Zes », a-t-il dit. Le maire de Sandiara, avec le soutien des autorités, est en train de développer, dans sa commune, une Zes. Cette plateforme qui s’étend sur plus de 100 hectares a commencé à accueillir quelques entreprises. « Trois sociétés sont déjà installées et ont commencé leurs activités avec 300 à 500 emplois déjà créés. Nous attendons 32 entreprises, 100 milliards d’investissements. Aujourd’hui, nous avons 32 milliards effectivement signés. Dans les cinq prochaines années, nous attendons 15.000 emplois et dans les dix prochaines années, 20.000 emplois », a déclaré Serigne Guèye Diop.

Les Zes constituent l’une des dix-sept réformes phares du Plan Sénégal émergent a, pour sa part, rappelé Khoudia Mbaye. Le ministre de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’État a insisté sur le rôle important que le secteur privé doit jouer dans la concrétisation du Pse, soulignant que l’État est en train de tout faire pour faciliter cela et attirer des investisseurs à travers des mesures incitatives. « La grosse partie du Pse, soit 60 %, doit être financée par le secteur privé. Pour ce faire, nous avons amélioré le climat des affaires», a-t-elle dit. Khoudia Mbaye a annoncé des projets de création de plusieurs Zes dans des secteurs porteurs de croissance. C’est par ce biais, pense-t-elle, que passera l’industrialisation du Sénégal. « L’industrialisation est nécessaire au développement surtout la petite et moyenne industrie. Il nous faut le maillage national du territoire pour essayer de construire les convergences nécessaires pour enfin atteindre les objectifs recherchés », a-t-elle déclaré.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), Maguèye Marame Ndao, assure la présidence du groupe régional Afrique-Océan indien (Afi) de planification et de mise en œuvre (Apirg), indique un communiqué de l’Anacim. Il a été porté, par ses pairs, à la présidence de cet organe qui s’occupe de la planification et de la mise en œuvre du plan mondial de navigation aérienne de l’Oaci dans la région Afrique et Océan Indien, lors de sa 21e réunion qui s’est tenue, à Nairobi (Kenya) du 9 au 11 octobre 2017.

D’après le communiqué, le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires s’est réjoui du choix de Maguèye Marame Ndao. « Au-delà de la personne du directeur général de l’Anacim, c’est le Sénégal qui est honoré », a déclaré Maïmouna Ndoye Seck.

A. Ngamby NDIAYE

Après avoir appuyé la participation des riziers aux foires de promotion (FIDAK et FIARA 2017), le projet Usaid/Naatal Mbay a organisé, hier, avec ses partenaires, un atelier bilan de ce partenariat avec les transformateurs du paddy. Selon Ass Sow, responsable de la communication du Projet Usaid/Naatal Mbay, sur ces deux salons de promotion, ce projet a sponsorisé 31 entreprises et GIE de la Vallée du Fleuve Sénégal et de la Casamance en vue de leur permettre d’exposer au village « Riz du Sénégal ». Le bilan commercial tiré de ces participations, a-t-il poursuivi, révèle que 717 tonnes de riz blanc ont été vendues sur le site pour une valeur totale de 195 000 000 de FCfa. Le volume des commandes a atteint 6045 tonnes de riz local pour une valeur estimée à 1,5 milliard de FCfa. Une série d’activités centrées sur la promotion du riz local a rythmé la participation des riziers à travers une vaste couverture media (débats télévisés, émissions radiodiffusées, reportages), des forums d’échanges, des visites guidées au profit des officiels et parlementaires. M. Sow a déclaré que les objectifs étaient de permettre au grand public de découvrir les avancées qualitatives du riz origine Sénégal et aux riziers de conquérir le marché domestique et d’explorer de nouvelles possibilités de partenariats commerciaux. Il s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui s’est déroulé en présence des riziers, organisations de producteurs, structures d’encadrement et services déconcentrés de l’État et qui a permis de discuter des stratégies de pérennisation de la participation des riziers aux prochaines foires. En outre, les participants ont également échangé sur les nouvelles orientations à définir pour améliorer l’efficacité de la commercialisation du riz local, avec, en vue, la mise en place des plateformes régionales de commercialisation du riz local. Ce projet cible les centres urbains de Thiès, Mbour, Kaolack, Mbacké, Touba, Ourossogui et Matam. M. Sow a rappelé que dans l’appui à la promotion du riz local, le projet USAID/Naatal Mbay avait jugé nécessaire d’appuyer, au cours de cette année 2017, la participation de ses réseaux partenaires aux foires de promotion (FIDAK et FIARA 2017).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Afin d’aider à dynamiser le commerce intra-africain qui demeure faible, Ecobank a mis en place un certain nombre de mécanismes qui vont agir sur les contraintes.

C’est un secret de Polichinelle. Le volume des échanges commerciaux entre les pays africains est faible comparé à d’autres régions du monde. Il est de l’ordre de 15 % à l’échelle du continent contre 60 % en Europe, 56 % en Amérique. Ce faible niveau des échanges s’explique par des contraintes structurelles : faiblesse des capacités de production et de transformation, faible diversification des produits exportés, absence ou insuffisance des infrastructures de transport (aérien, terrestre, ferroviaire, fluviomaritime), difficultés d’accès au financement pour les unités de production notamment les petites et moyennes entreprises qui sont censées porter la croissance de manière durable et générer suffisamment d’emplois. Au même moment, l’Afrique importe l’essentiel de ses produits de consommation accentuant du coup le déficit de la balance commerciale des États.

Ce constat démontre la pertinence de la réflexion engagée par la banque panafricaine Ecobank qui a abouti à la mise en place de mécanismes pour fouetter le commerce intra-africain. Selon Serge Ackré, directeur général de Ecobank Sénégal, le potentiel existe et il faut le libérer. Le contexte s’y prête. Les pays africains, dans leur majorité, se sont engagés, ces dernières années, dans une dynamique d’émergence et le commerce intra-africain peut être un moyen « plus rapide » pour atteindre l’émergence et le développement. La première étape de l’industrialisation, c’est le commerce par l’accumulation du capital.

Cependant, pour arriver à l’émergence et au développement, les contraintes à la fois institutionnelles et économiques doivent être levées. Et Ecobank veut agir sur les contraintes économiques. Elle a revu son modèle institutionnel, en offrant aux opérateurs économiques du continent particulièrement ceux de la sous région ouest-africaine, une assistance technique et réglementaire pour surmonter les difficultés et mieux faire face à la concurrence. La banque a également réfléchi sur des produits dédiés et adaptés prenant en compte tout le cycle –de la production à la commercialisation-. Mais le secteur privé africain étant dominé par le secteur informel, ce segment a été pris en compte. Ecobank a mis en place, avec ses partenaires, un fonds de garantie pour mieux accompagner ces opérateurs qui jouent un rôle prépondérant dans le développement du commerce intra-africain. Grâce à sa plateforme, l’opérateur économique peut, où qu’il se trouve, effectuer ses paiements. Le ministre du commerce Alioune Sarr qui a ouvert les travaux du forum s’est réjoui de l’initiative de cette banque.

Conquis par le témoignage de Mme Fatou Thiam sur son compagnonnage avec Ecobank qui lui a permis de développer son affaire en passant du statut de Groupement d’intérêt économique à celui de Société anonyme, le ministre du Commerce a invité cette banque à identifier, par secteur, les « entreprises sérieuses » et de les accompagner. Il a rassuré le directeur général de Ecobank du soutien de l’État. Donnant l’exemple de la filière anacarde, il a déclaré que celle-ci génère, chaque année, 30 milliards de FCfa captés par les Indiens qui dominent la filière.

Mamadou GUEYE

Notre pays a fait de la lutte contre la pêche illégale non-déclarée et non-réglementaire (Inn) une priorité. Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a déclaré que le Sénégal est champion en lutte contre la pêche illégale non-déclarée et non-réglementaire (Inn). Oumar Guèye s’exprimait, hier, au petit-déjeuner de presse sur les réalisations du programme « Go-Wamer » au Sénégal et dans les autres pays de l’écorégion Wamer. Selon le ministre, cette performance a été attestée plusieurs fois dans les rencontres internationales où le Sénégal a été donné comme exemple dans ce domaine. M. Guèye précise que les amendes infligées aux bateaux pirates ont été revues à la hausse avec un minimum de 500 millions de FCfa par bateau et un maximum d’un milliard de FCfa et une confiscation du bateau en cas de récidive. « Nous avons fait beaucoup d’avancées reconnues à l’international. Nous continuons à travailler dans ce sens en aidant les plus faibles dans la pêche (pêche artisanale) avec l’acquisition des moteurs neufs subventionnés », a-t-il soutenu. Oumar Guèye souligne que la taille minimale de capture de la sardinelle est passé de 12 à 18 centimètres et de 20 à 40 centimètres pour le mérou « pour permettre aux espèces de se reproduire avant la capture». Le ministre a salué l’intérêt des partenaires pour le développement durable du secteur de la pêche ainsi que leur adhésion aux stratégies définies par le Sénégal. La présentation des réalisations du programme « Go Wamer » traduit, selon lui, l’importance de la pêche artisanale en termes de flotte et de captures.

Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

Après 5 années d’activités, le projet a enregistré de bons résultats et a permis de nombreuses avancées en matière de gouvernance et des ressources marines avec notamment la surveillance sous régionale contre la pêche Inn avec cinq opérations à l’échelle Wamer, la mise en place d’un Indice de gouvernance des ressources marines et côtières. Au Sénégal, « Go-Wamer » a mis en œuvre plusieurs activités notamment la mise à disposition des caisses isothermes pour les régions de Kaffrine, Linguère et Tambacounda pour la conservation des produits halieutiques, la vulgarisation de la lettre de politique sectorielle du ministère, entre autres.

L’ambassadeur de l’Ue au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay, a déclaré que le programme « Go-Wamer » est un « exemple concret du rôle que peut jouer l’Ue pour faciliter la coopération entre les États côtiers, les organisations régionales, les acteurs du développement et les agences techniques afin de lutter contre la pêche Inn et permettre une gestion durable des ressources halieutiques au bénéfice des populations et des États côtiers ». Le programme, a-t-il rappelé, a mis des actions qui visent « à renforcer la gouvernance des ressources marines notamment le renforcement de la coopération et de l’intégration régionale et sous régionale, l’appui à la gestion des aires marines protégées, etc. « L’adoption des bonnes pratiques en matière d’utilisation durable des ressources marines et côtières est un devoir moral envers nos enfants », a estimé Joaquin Gonzalez-Ducay.

Pour cela, une collaboration étroite et une harmonisation des législations des pays de la région est indispensable. Heureusement, la Commission sous régionale de pêche y travaille. Il faut également encourager la cogestion, la gestion participative qui permettrait une prise de conscience des populations que la ressource n’est pas inépuisable.

L’écorégion Wamer regroupe la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Cap-Vert et la République de Guinée. Le programme qui a démarré en 2012 est financé par l’Ue pour plus de 6 milliards de FCfa, et le Pnud, à hauteur de 350 millions de FCfa, soit un budget total de près de 7 milliards de FCfa (10,5 millions d’euros).

Mamadou GUEYE et Souleymane Diam SY

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