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A la rupture de stock en oignon local, s’ajoutent les difficultés qu’ont les commerçants à protéger leurs marchandises de l’humidité et de la chaleur.Autant de facteurs qui participent à faire monter les prix de certains produits.

Au parc à oignon du marché Thiaroye, les dépôts sont quasi vides, accordant ainsi aux quelques dockers de longs moments de répit à l’ombre de parasols. Le marchandage est moins fréquent et moins intense que d’habitude. A ce jour, le kilogramme est à 475 FCfa. Pourtant, il y a moins d’un mois, la même quantité valait moins de 250 FCfa. Le marché de Thiaroye est presque totalement dédié au commerce d’épices et de légumes. Les prix sont souvent moins chers qu’ailleurs. Mais cette période de l’année coïncide avec la flambée des prix de certaines denrées.

Pour expliquer cet état de fait, l’adjoint au délégué du marché, Sidy Gueye, évoque l’arrêt des importations décidé par les autorités, pour écouler la production locale. Or, cette dernière est en phase de rupture. A ce stade, les produits concernés deviennent plus chers du fait de la rareté.Une situation pour le moins inquiétante en cette veille de Tabaski. En effet, l’indisponibilité de l’oignon sur le marché touche aussi bien les ménagères que les commerçants. Leurs activités tournent, en ce moment, au ralenti. Pour juguler le problème, les acteurs attendent de l’État la levée de l’interdiction de l’importation de l’oignon. Sur ce point, l’adjoint au délégué rassure. « J’ai assisté, hier, à la réunion de l’Agence de régulation des marchés (Arm), et il est convenu de la réouverture des importations d’oignons à partir du 15 de ce mois. Toute l’étendue du territoire sera suffisamment approvisionnée bien avant la fête. Les prix vont considérablement chuter », affirme-t-il, d’un ton certain et satisfait.  Seulement, la difficulté quotidienne de la ménagère sénégalaise ne se limite pas aux oignons. Le cabus et la carotte sont tout aussi chers. Le premier produit cité est à 500 FCfa le kilogramme, et le second – importé de la Hollande- à 600 FCfa le kilogramme. Dans les venelles boueuses du marché, le flux est tendu et dominé par les femmes. Elles se faufilent entre les étals respirant et toussant au contact des effluves de piment et de poivre. Cabas à la main, Aïssata Wellé est venue au marché de Thiaroye pour s’approvisionner. Elle revend légumes et condiments en détail. Son petit commerce tient sur une table à Diamaguène. Elle espérait faire ses emplettes à moindre coût en venant ici, sauf que, ces jours-ci, la conjoncture complique les échanges.

Les légumes inaccessibles
Legumes Marche« Je fais moins de bénéfices durant les hivernages. Les légumes deviennent subitement inaccessibles. Je suis obligée de continuer pour subvenir à mes besoins et participer à des tontines. Mais le plus difficile, c’est que les clients ne comprennent pas toujours que la hausse des prix ne dépend pas de nous », se plaint-elle.

En fait, la saison des pluies engendre d’énormes pertes pour les grossistes. Au parc à cabus, les précipitations conjuguées à la canicule et à l’humidité du sol, causent un pourrissement rapide et massif des produits. Des sacs de choux flétris de 60 kilogrammes jonchent le sol, en proie aux rayons du soleil. Ils sont, aujourd’hui, bons pour le bétail. Pourtant, hier seulement, ils étaient propres à la consommation. Un manque à gagner conséquent pour Pape Bèye. « Au lieu de 16.000 FCfa, nous les bazardons à 9.000 FCfa. Aussi, y a-t-il beaucoup d’engrais dans ces produit, c’est pour cela que leur conservation pose problème», se désole-t-il.  Il estime que pour combler ces pertes, ils sont contraints de renchérir sur les prix des choux encore comestibles. La situation relève ainsi  d’une difficulté à stocker convenablement ces légumes.

Toutefois, quelques légumes sont vendus à des prix relativement bas. Leur abondance sur le marché oblige les commerçants à reconsidérer leur valeur. C’est le cas du poivron vert et de l’aubergine amer monnayés respectivement à 300 et 250 FCfa le kilogramme. En d’autres temps, ils peuvent couter jusqu’à 800 FCfa, renseigne la vieille Maty Ndiaye, vendeuse de légumes.

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la  démographie (Ansd), en une année, les prix des produits locaux ont grimpé de 3,3 % et ceux importés de 2,2%.

Assane FALL (stagiaire)

Le kilogramme de la viande bœuf est à 2.800 FCfa à la boucherie du foirail de Sicap Mbao. L’abondance de pâturage en cette période d’hivernage n’y fait rien. Pour cause, les prix des bêtes qui ont considérablement augmenté. Le prix de bœuf est aux alentours de 300.00 FCfa. A cela s’ajoute la rareté du bétail qui, habituellement, venait de la Casamance. Selon Ndéllé Mbaye, boucher, la nouvelle tendance d’exporter les bêtes vers la Gambie et la Côte d’Ivoire impacte négativement sur le marché local. Il estime que les prix ne peuvent pas diminuer d’ici à la tabaski. Il en est de même pour le prix de la viande de mouton qui est à 3.300 FCfa au lieu de 3.000 FCfa.

A. FALL (stagiaire)

Un Comité régional de développement (Crd) vient d’être consacré aux préparatifs de la Tabaski pour éviter la situation de pénurie de moutons observée, il y a deux ans. Pour l’édition de cette année, les besoins en moutons sont estimés à 6.365 têtes à Sédhiou.

Ce problème, selon les participants à ce Crd, n’était pas spécifique à la région de Sédhiou puisque les autres régions telles que Kolda et Ziguinchor l’avaient également connue par le passé.
Bien que cette pénurie de moutons a pu être évitée, l’année dernière, grâce aux efforts déployés par les autorités sénégalaises, les participants à ce Crd n’ont pas manqué de relever la cherté du mouton.

L’occasion a été saisie par l’adjoint au gouverneur de Sédhiou en charge de l’administration, Alioune Badara Mbengue, de préciser que le rôle de l’État est plutôt de favoriser la fourniture normale du pays en moutons pour permettre à chaque Sénégalais d’avoir son mouton de Tabaski. L’État, selon lui, ne peut pas fixer les prix puisqu’il ne sait pas les conditions dans lesquelles l’opérateur a pu avoir ses moutons. Les membres du Comité régional de développement ont profité de l’occasion pour évoquer les difficultés rencontrées dans l’acheminement des moutons dans la capitale du Pakao.

Pour la plupart des intervenants à cette rencontre régionale, c’est surtout  en Gambie que les opérateurs rencontrent le plus de difficultés. L’adjoint au gouverneur de Sédhiou, en charge de l’administration, Alioune Badara Mbengue, a rassuré les participants à ce Comité régional de développement que les deux États (sénégalais et  gambien) prendront toutes les dispositions pour  qu’une telle situation ne se reproduise plus.  Il a ajouté qu’en ce qui concerne la sécurité, la commune, en partenariat avec les services concernés, saura, comme d’habitude, faire face à cette exigence en prenant des dispositions appropriées pour sécuriser les deux seuls « darals » ou points de vente de moutons de Sédhiou.

La question de la propreté des lieux de vente a été également au centre des débats. A ce sujet, il a été exigé que pendant toute la période de vente des moutons et bien après celle-ci, des mesures soient prises pour que les vendeurs ne repartent plus sans nettoyer l’endroit où les moutons étaient parqués. Pour le moment, on attend encore l’arrivée des premiers troupeaux de moutons dont le retard semble être lié aux dépenses relatives à leur garde jusqu’au jour de la Tabaski. Plus la période de vente est longue, plus les dépenses d’entretien et de garde sont élevées pour les promoteurs.

Malamine  KAMARA

Le trésor public de Côte d’Ivoire procédera, le 7 septembre 2017, au paiement des profits semestriels de son emprunt islamique dénommé Sukuk État de Côte d’Ivoire 5,75%, 2016-2023 pour un montant global net d’impôt de 4,702 milliards de FCfa (environ 7,523 millions de dollars), a appris, samedi, Apa, auprès de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).  L’État ivoirien avait levé, entre le premier et le 31 août 2016, sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), un montant de 150 milliards de FCfa (environ 255 millions de dollars) adossés à des actifs compatibles avec les principes de la finance islamique et évalués à 165 milliards de FCfa.

Le prix d’une obligation islamique était de 10.000 FCfa avec une marge de profit de 5,75%. La durée de l’emprunt islamique était fixée à sept ans couvrant la période 2016-2022.
Le montant levé était destiné au financement de projets de développement économique et social de la Côte d’Ivoire.

APA

La Corée du Sud, à travers  l’Agence sud coréenne pour la coopération internationale (Koica), en étroite collaboration avec les autorités administratives, la Saed et le service départemental du développement rural, a démarré, depuis l’année dernière, un projet de développement inclusif et durable de la chaîne de valeur riz dans le département de Podor.

Le directeur général du Projet, Rak Myeong Jung, a, au cours d’une réunion des bénéficiaires tenue avant-hier lundi à Nianga, sous la présidence de l’adjoint au préfet de Podor, Adama Camara, rappelé que ce programme de développement agricole, financé par le gouvernement sud coréen pour un coût global de 8,5 millions de dollars américains, soit 4,250 milliards de FCfa, est prévu pour une durée de 7 ans. Il a précisé que ce programme est mis en œuvre conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait sollicité, du gouvernement sud coréen, un appui pour « booster » le développement agricole dans notre pays.

Selon lui, ce projet de l’Agence sud coréenne pour la coopération internationale (Koica) intervient dans certaines localités du département de Podor, notamment dans les communes de Fanaye, Ndiayène Pendao et Guédé village. Il contribue également à l’augmentation de la sécurité alimentaire et à l’établissement d’un modèle de projet d’union rurale en renforçant la chaîne de valeur riz au Sénégal.

M. Jung a aussi exhorté les maires et les conseillers municipaux des différentes communes ciblées par ce projet, à accélérer le processus de délibération pour l’attribution des parcelles à usage agricole dont ils ont besoin dans la mise en œuvre de ce projet. Il a demandé aux autorités administratives d’intercéder en leur faveur auprès des services de la Senelec, en vue de leur permettre de disposer, au moment opportun, de l’électricité dont ils ont besoin pour faire fonctionner les Groupes motopompes (Gmp), le centre polyvalent de formation des producteurs et autres infrastructures qui seront mis en place.

Pour sa part, l’ingénieur délégué de la Saed à Podor, Amadou Tidiane Mbaye, a laissé entendre que ce projet sud coréen mettra en valeur 602 hectares de terres cultivables dans ces trois communes. Il a, par ailleurs, noté que les responsables de ce projet sont en train de recenser et d’identifier les ménages bénéficiaires, de mettre en place les Gie chargés d’exploiter les trois grands périmètres de la zone d’intervention. Il a enfin annoncé que les paysans seront en mesure d’exploiter ces périmètres agricoles au plus-tard en février 2019 et que les premières récoltes de riz seront attendues en juin 2019.

Auparavant, le préfet Adama Camara et les représentants des populations bénéficiaires ont rendu un vibrant hommage au gouvernement sud coréen et à toute l’équipe de Rak Myeong Jung pour leur contribution à l’atteinte des objectifs du programme national d’autosuffisance en riz initié par le président Macky Sall. Déjà, indique-t-on, les bonnes expériences tirées des fermes démonstratives de la Koika et les perspectives d’aménagements de terres en vue, suscitent l’engouement des populations bénéficiaires. En plus de la mise en place de systèmes d’irrigation très performants, de centres d’unions, de salles polyvalentes, de magasins de stockage de riz, la Koica va également remettre des machines agricoles aux producteurs de riz.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le prix du meilleur établissement du secteur financier de Côte-d’Ivoire a été remporté par la Société ivoirienne de banque, filiale du groupe Attijariwafa bank. Décerné pour la première fois, le prix du meilleur établissement du secteur financier de Côte-d’Ivoire, récompense ainsi la remarquable croissance de la banque (moyenne annuelle : +23% depuis 2010), la qualité de sa gouvernance et de sa gestion de même que sa contribution notable au développement de l’économie via l’octroi de crédits (environ 580 milliards de FCfa en 2016), la création d’emplois (+ de 100% de création nette depuis 2009) et ses opérations en tant que spécialiste en Valeurs du Trésor (plus de 100 milliards en 2016). Selon le document, il distingue, par la même occasion, depuis l’acquisition de la Sib en 2009, par le groupe bancaire panafricain Attijariwafa bank, un parcours particulièrement riche, ponctué par l’admission à la cote de la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’Uemoa en 2016. Attendue par l’ensemble de la communauté financière et des investisseurs, cette cotation qui a été un véritable succès avec un nombre important de souscripteurs (…) confirme la confiance placée en la solidité de la banque et en son modèle de développement au cœur duquel l’innovation occupe une place prépondérante. Preuves de cette dynamique de leadership dans laquelle la banque s’est engagée depuis 2009 et qui vient d’être primée, le Crédit express (positionné en quelques heures) et le confirming (mode innovant de financement des Pme tout en permettant aux entreprises de dématérialiser les modes traditionnels de règlement de leurs fournisseurs). Le prix récompense aussi l’infatigable engagement de la Sib en matière de Rse: au service des Pme via l’accompagnement de la Fédération ivoirienne des Pme ou encore en faveur de la promotion de la culture, l’éducation et la santé. La banque avait déjà été honorée en 2014, en recevant le 2ème prix d’excellence de l’emploi dans la catégorie « Entreprises ».

Aliou KANDE

Le coordonnateur scientifique du projet Isra/Crodt, Moustapha Dème, a insisté sur « la place importante » de l’aquaculture dans la politique de développement économique et social du Sénégal, soulignant que le Plan Sénégal émergent (Pse) la positionne parmi les six secteurs prioritaires à haut potentiel de création d’emplois et de richesses.

Le coordonnateur scientifique du projet Isra/Crodt, Moustapha Dème qui s’exprimait lors de la clôture de l’atelier de renforcement technique des producteurs piscicoles, organisé à Saint-Louis du 07 au 11 août à l’initiative du projet d’adaptation, de diffusion et d’adoption de technologies de Production d’alevins mâles de Tilapia dans la vallée du fleuve Sénégal, a insisté sur « la place importante » de l’aquaculture dans la politique de développement économique et social du Sénégal.

Ce projet est coordonné par l’Isra/Crodt (institut sénégalais de recherches agricoles/centre de recherche océanographiques Dakar-Thiaroye) et exécuté sur le terrain avec la collaboration de l’Anida (agence nationale d’insertion et de développement agricole), de l’Ana (agence nationale d’aquaculture) et de l’Iupa/Ucad (institut universitaire de pêche et d’aquaculture). Selon lui, ce projet a des objectifs de production de 30.000 tonnes de produits aquacoles en 2018 et de 50 000 tonnes avant 2023.

M. Dème, coordonnateur scientifique du projet Isra/Crodt, a noté que « l’insuffisance de l’offre en alevins de poisson de qualité constitue, avec l’aliment et l’encadrement rapproché des acteurs, des contraintes majeures pour l’émergence d’entreprises aquacoles viables au Sénégal, particulièrement dans la région de Saint-Louis qui dispose d’immenses potentialités aquacoles ».

Aussi, il est revenu sur l’importance du cours de renforcement de capacités des pisciculteurs de la vallée, organisé à Diama Maraye, dans la commune de Diama, pour l’initiation des producteurs piscicoles aux techniques de préparation, de conditionnement et d’identification des géniteurs mâles et femelles et de leur mise en production.

De son côté, Abdoulaye Ngom, coordonnateur de l’Anida dans la zone nord, a souligné que les expériences tirées du projet piscicole de Diama Maraye seront élargies à d’autres régions du Sénégal afin de permettre aux producteurs d’en tirer le maximum de profit grâce à une production performante en quantité et en qualité. Les 30 producteurs privés et publics encadrés par l’Anida ont, durant leur initiation à la ferme piscicole de Diama Maraye, mené des travaux d’expérimentation sur les techniques de production d’alevins mâle de Tilapia, le transfert d’alevins, l’alimentation ainsi que la reproduction en bassin et en happa. Keudam Fall, président du Gie de producteurs piscicoles de Mbawor, situé dans la commune de Diama, a, pour sa part, soutenu qu’ « aujourd’hui, la pisciculture est bien rentable et que la production est devenue assez conséquente pour permettre aux acteurs de s’en tirer ».

Il a cependant évoqué quelques difficultés liées à la capacité de financement des activités mais aussi au coût de l’aliment pour les alevins mâles de Tilapia. « Pour nous permettre de bien contribuer aux objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse), sur le volet de la pisciculture, l’état doit renforcer nos financements afin de nous permettre d’avoir une bonne production, compte tenu du potentiel énorme dans la zone du fleuve Sénégal », a-t-il plaidé.

APS

La première pluie utile tombée dans la deuxième quinzaine du mois de juin a consacré le démarrage de la campagne agricole à Sédhiou avec les premiers semis portés à terre. Depuis, on n’a pas connu une pause pluviométrique excédant dix jours et les précipitations sont bien réparties dans le temps et dans l’espace. Dans cette région, certaines stations ont même dépassé les 500 mm et, à ce jour, aucun poste n’est déficitaire.

L’accompagnement des producteurs se fait normalement : ‘’ nous donnons des conseils utiles aux paysans qui les suivent à la lettre ‘’, déclare Omar Mbengue de la Direction régionale du développement rurale (Drdr). Selon le chef du service régional, non seulement les intrants sont reçus à temps, mais également leur mise à disposition a été faite à temps au grand bonheur des producteurs. Dans l’autosuffisance en riz, une politique chère au chef de l’État, Macky Sall, une grande quantité de semence a été distribuée aux producteurs de riz et plus de 90 % des semis ont été effectués dans les délais. Les ventes de l’engrais se déroulent de façon satisfaisante dans les départements de Sédhiou et de Bounkiling. A noter que seul le département de Goudomp connaît quelques difficultés de vente d’engrais. Les 800 tonnes du triple 15, à côté de l’urée, et du 15 – 10 – 10 permettent de nourrir l’espoir de s’attendre à une production record. Le département de Goudomp, un grand producteur de riz de la zone, a reçu 600 tonnes de semences. Il faut reconnaître que certains opérateurs n’ont pas joué le jeu, puisqu’ils n’ont pas mis les moyens pour la mise en place des intrants. C’est pourquoi ils ont aussitôt été remplacés, selon le directeur régional du développement rural. S’agissant de l’équipement du monde rural en matériel agricole, la région de Sédhiou avait reçu 23 tracteurs qui ont été tous écoulés. Une demande de 15 autres tracteurs a été adressée au ministère de l’agriculture.

Malamine Kamara

La 6e édition du Africa Ceo Forum, le rendez-vous international de référence des décideurs et financiers du secteur privé africain, se tiendra les 26 et 27 mars 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. De nombreux décideurs économiques marocains sont attendus.

L’Africa Ceo Forum est de retour en Afrique en 2018. Plus important rendez-vous annuel du secteur privé africain, cette rencontre, qui se tient en alternance entre l’Afrique et son siège international basé à Genève, se tiendra du 26 au 27 mars prochains à Abidjan, selon un communiqué. L’Africa Ceo Forum mobilise, chaque année, près de 1.200 chefs d’entreprises, investisseurs, décideurs politiques et journalistes venus de plus de 70 pays, dont une quarantaine d’africains, pour mettre en lumière le capitalisme africain et faire avancer les questions essentielles pour l’avenir du continent et de ses entreprises.

Symbole de cette dynamique, l’édition 2017, d’après la même source, « a particulièrement contribué à mettre en évidence la nécessité pour l’Afrique de repenser son modèle économique pour renforcer et pérenniser sa croissance, notamment en libérant l’innovation et les énergies entrepreneuriales des jeunes et des femmes, en accroissant l’attractivité du continent pour les investisseurs internationaux ou encore en encourageant la création d’activités plus fortement exportatrices ».

Le choix de la capitale ivoirienne s’explique par son secteur privé local de plus en plus performant, a souligné Amir Ben Yahmed, fondateur et président du Africa Ceo Forum. « Pour ce nouveau rendez-vous, nous avons choisi un pays africain qui reste une destination privilégiée par les investisseurs du monde entier. Comme en témoigne la récente levée de près de 2 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux », a-t-il affirmé.

Plusieurs dirigeants d’entreprises et personnalités marocaines de premier plan sont attendus à ce nouveau rendez-vous, dont le programme de conférences et de rencontres thématiques s’accorde avec leurs priorités stratégiques.

Elhadji Ibrahima THIAM

Beaucoup de pays, à travers le monde, sont à l’heure des énergies renouvelables. Ceux de l’Afrique, qui disposent pourtant d’un potentiel énorme, sont encore à la traîne dans l’utilisation de ces ressources énergétiques. Pour inverser la tendance, des entrepreneurs de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), réunis à Dakar, souhaitent une meilleure implication des décideurs et investisseurs pour les aider à tirer profit des nombreuses potentialités en énergies renouvelables et efficacité énergétique.

Des barrières techniques, financières, économiques, institutionnelles et juridiques empêchent 60% de la population ouest-africaine vivant en zone rurale d’accéder à l’électricité. D’ailleurs, dans cet espace communautaire, l’accès à ce service est d’environ 20%, dont les 40% pour les milieux urbains et 6 à 8% pour la zone rurale. C’est pour lever les barrières techniques, financières, économiques, institutionnelles et juridiques que la Cedeao, à travers son agence spécialisée (le Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Cereec), a organisé, du 07 au 11 août 2017, une session de formation destinée à 30 entrepreneurs confrontés à l’épineux problème de financement de leurs projets conçus pour aider à la construction de la sécurité énergétique et à la préservation du climat de notre espace communautaire.

Le Cereec a pour vocation « la promotion du mix énergétique qui passe par une diversification des sources de production en Afrique de l’Ouest ». Et à la cérémonie de clôture de la session de formation, le coordonnateur de la cellule de facilité et d’appui à l’entreprenariat dans les énergies renouvelables de la Cedeao, Yuri Lima Handem, est revenu sur « cette politique de multiplication des réseaux thermiques (le solaire, l’énergie éolienne, la petite hydroélectricité et la bioélectricité) initiée dans notre espace communautaire et nécessitant « une réelle volonté politique de nos décideurs et un accompagnement soutenu des investisseurs pour l’atteinte de l’énergie durable pour tous ». Dans ce dessein, le Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Cereec) a initié cette formation, avec l’appui de partenaires techniques comme Irena (International renawable energy agency) et Power Africa transactions and reforms (Patrp), pour aider à enlever les obstacles existants au déploiement de ces technologies visant à réduire notre dépendance des importations de fuel. Ainsi, les entrepreneurs ouest-africains du secteur, pour la plupart des développeurs de technologies, ont-ils été renforcés dans le savoir et le savoir-faire, mais aussi obtenu les connexions dont ils ont besoin pour aller chercher des financements. Pour Yuri Lima Handem, les nouvelles connaissances acquises par les entrepreneurs pourraient aider à augmenter la part des énergies renouvelables et assurer aux populations un meilleur accès aux services énergétiques à l’horizon 2030.

Au nom des entrepreneurs ouest-africains, Nana Bébé Magloire (Burkina Faso), s’est réjoui de « cette formation utile dans la formulation et la mise en application de politiques, des lois, des normes et des mécanismes d’incitation pour créer un cadre favorable aux investissements ». Selon lui, les développeurs de technologies ouest-africains avaient souvent de bonnes idées, mais ils les présentaient mal. « En renforçant nos capacités dans la soumission des projets, les plans d’actions, le modèle de gestion d’une entreprise, les combinaisons rentables, etc., nous sommes aujourd’hui capables de présenter, aux investisseurs, des projets bancables », s’est félicité Nana Bébé Magloire dont la conviction est que « l’accès des populations ouest-africaines aux services énergétiques est lié au développement des réseaux thermiques (solaire, énergie éolienne, petite hydroélectricité et bio-électricité) ».

Cheikh Aliou AMATH

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