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Economie (2577)

Après 2015, l’Omvs a été sacrée, une deuxième fois, comme le meilleur organisme de gestion intégrée de ressources en eaux à l’échelle du monde, a annoncé, hier, Hamed Diané Séméga. « La notoriété internationale de l’Omvs s’en trouvera davantage confortée », a-t-il commenté, soulignant que la qualité de ses projets, l’originalité et l’exceptionnelle qualité de la coopération entre ses Etats membres ont été les principaux facteurs qui ont valu à l’Omvs cette distinction.

Cette distinction décernée par un Think Tank international dont les avis font autorité, le Strategic Foresight Group, consacre un modèle réussi d’intégration sous-régionale et de gestion concertée de ressources en eau partagées. L’étude scientifique qui a abouti à ce classement a comparé 84 organismes de gestion des eaux transfrontalières dans 148 pays. Les critères scientifiques pour mesurer la coopération comprennent les paramètres techniques, économiques et politiques, qui vont de l’existence d’une commission à la fréquence des concertations interministérielles, en passant par la conception et la gestion de projets techniques communs, le suivi et le contrôle commun de la ressource, ou encore la forte volonté politique et l’intégration, etc.

Les actions sociales saluées
Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République de Guinée, par ailleurs président en exercice du Conseil des ministres de l’Omvs, a félicité le Haut-Commissariat pour les actions sociales menées dans le cadre de la sécurité alimentaire et le développement local du bassin, à travers la seconde phase du Programme de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages à buts multiples (Pgire 2). « En matière de santé, les opérations de distribution de millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda), dans le cadre de la lutte contre le paludisme et de comprimés de traitement des maladies tropicales négligées, traduisent un engagement résolu de l’organisation pour la santé communautaire. C’est une option à renforcer pour rapprocher davantage l’Omvs des populations, pour le bien-être desquelles elle a été créée », s’est-il réjoui. Il a noté que les différentes sociétés de gestion des ouvrages du système (Sogem, Soged, Sogenav, Sogeoh) travaillent sans relâche dans l’optique de relever ces défis, dans un contexte de raréfaction des ressources financières et de compétition pour l’accès à ces ressources.

Mamadou GUEYE

Pour optimiser l’atteinte des objectifs de développement intégré du bassin du fleuve Sénégal, un toilettage des textes est indispensable, selon Hamed Diané Séméga.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal veut écrire une nouvelle page plus glorieuse de son histoire. Celle-ci passe par son adaptation « à son contexte et ses évolutions, mais aussi pour faire face aux défis qui se profilent » pour optimiser l’atteinte des objectifs de développement intégré du bassin du fleuve Sénégal, a déclaré, hier, le Haut Commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga. Il s’exprimait à l’ouverture de la 70e session ordinaire du conseil des ministres de l’organisation. « L’ouverture concomitante de nombreux chantiers et la nécessité de consolider les acquis et le capital d’expérience dans le domaine des aménagements fluviaux à objectifs multiples placent encore davantage notre organisation devant un impératif de modernisation et de restructuration fonctionnelle », a-t-il estimé. Ainsi, le bassin du fleuve Sénégal pourra mieux assurer sa fonction d’instrument de développement et d’intégration. Une modernisation voulue par les chefs d’Etat, a renchéri Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie et de l’Hydraulique de la République de Guinée par ailleurs président en exercice du Conseil des ministres de l’Omvs. Il note que celle-ci passe, entre autres, par le toilettage des textes qui régissent l’organisation en vue d’en assurer une meilleure gouvernance. « La gestion partagée suppose l’utilisation d’outils scientifiques et techniques, d’un cadre juridique de qualité et d’une transparence qui garantit l’équité. C’est dire l’importance d’actualiser la clé de répartition des coûts et charges. De 1984 à nos jours, nous fonctionnons avec une clé faite pour trois Etats alors que nous sommes dorénavant quatre », a-t-il observé. Cheick Taliby Sylla estime qu’il est urgent de diligenter ce dossier. « Un modèle actuel, bâti sur des bases scientifiques et conforme à la réalité, est nécessaire pour rassurer nos partenaires techniques et financiers. C’est un gage de crédibilité pour l’Omvs », a-t-il affirmé, soulignant que deux nouvelles sociétés ont été créées en 2011 (Sogenav) et 2016 (Sogeoh) après la réforme institutionnelle de 2010.

Le président en exercice du Conseil des ministres de l’Omvs a salué les efforts du Haut-commissariat pour l’actualisation de différents documents stratégiques dont l’analyse diagnostique transfrontalière, le Plan d’action stratégique, le Plan d’action pour l’amélioration des cultures irriguées et, bientôt, le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux.

Hamed Diané Séméga a précisé que deux études conduites dans ce cadre par le Haut-commissariat sont en voie de finalisation. L’une porte sur la relecture des textes organisant son fonctionnement et l’autre est relative à la revue institutionnelle du Système Omvs à laquelle a été combinée l’étude sur le financement dudit système.

« Il est attendu de l’étude sur la relecture de doter le Haut-commissariat de nouveaux textes à même de lui permettre de pouvoir fonctionner normalement et de n’être pas dépassé par les réalités du moment. De même, la double étude sur la revue institutionnelle et le financement s’inscrit dans une logique d’harmonisation et de cohérence pour une meilleure gouvernance du Système Omvs. D’autre part, elle vise à garantir la durabilité du financement du fonctionnement du Système Omvs tout en réduisant le poids des contributions des Etats membres aux budgets de fonctionnement et d’investissement des structures du Système », a-t-il expliqué.

« En un mot, il s’agit de revoir et de repenser nos modes de gouvernance et de gestion afin de faire de l’Omvs une organisation modernisée, renforcée et mieux harmonisée », a ajouté M. Séméga. Selon lui, une telle ambition exige « davantage d’effort et de persévérance ainsi que le nécessaire changement de certaines habitudes car l’impératif de réussite nous impose un changement de mentalité afin d’être à la hauteur de cette mission si noble ».

Changement climatique : adopter le mode de gestion des eaux « le plus précautionneux »
Hamed Diané Séméga estime également que l’Omvs doit s’adapter au changement climatique. « Si nous partons du postulat que le bassin du fleuve est soumis à des modifications importantes de son environnement, nous devons, par conséquent, tenir compte de la perspective plus globale qui prend en compte le facteur du changement climatique », affirme-t-il. Le Haut Commissaire de l’Omvs soutient que la baisse substantielle du débit du fleuve impose d’adopter « le mode de gestion des eaux le plus précautionneux et le plus équilibré possible pour la satisfaction des différents besoins et usages ». « Il nous importe alors de veiller, plus que jamais, à améliorer notre gouvernance de l’eau et notre gestion des ressources en eau en tirant le meilleur profit des outils de suivi et de planification à notre disposition », dit-il, soulignant que les conditions climatiques qui connaissent, ces dernières années, une péjoration qui se ressent dans le bassin du fleuve, particulièrement en l’état actuel de sécheresse sévère consécutive à une saison pluviométrique des plus faibles », a encore dit M. Séméga.

Des résultats appréciables en 45 ans d’existence
Le 11 mars 2017, l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (Omvs) a bouclé ses 45 ans au cours desquels les chefs d’Etat successifs des quatre pays - trois au départ - ont fait montre d’une volonté politique de cheminer ensemble dans un esprit de solidarité et de consensus. Aujourd’hui, les résultats sont appréciables : de bons textes, des réalisations tangibles, une organisation réputée et respectée dans le monde. « Bien du chemin aura été parcouru depuis la date de création de notre organisation, le 11 mars 1972, à Nouakchott. Bien des acquis auront aussi été concrétisés à la faveur de l’ambition sans cesse renouvelée de ses dirigeants successifs », a dit Hamed Diané Séméga. « Sans nous reposer sur nos lauriers, nous sommes en droit de dire que l’effort de maîtrise de l’eau du bassin du fleuve Sénégal comme principale stratégie aura donné des résultats probants. En l’occurrence, la construction des barrages de Diama, de Manantali et de Félou et des autres ouvrages structurants garantissent aujourd’hui la disponibilité de l’eau et le développement des usages de l’eau pour l’agriculture irriguée, la production d’énergie hydroélectrique, l’accès à l’eau potable et à la santé, la préservation des écosystèmes et la navigation pérenne sur le fleuve », s’est-il félicité.

Il a annoncé que d’autres acquis s’ajouteront, très bientôt, aux importantes réalisations déjà enregistrées. Par exemple, pour le volet navigation, un programme phare qui donne à l’Omvs sa vocation de vecteur d’intégration, il a indiqué qu’un bateau est arrivé à Ambidédi, à 6 kilomètres du quai. « Ce test de navigabilité, conduit avec panache par la Sogenav, a rallumé l’espoir des populations riveraines de voir se concrétiser très prochainement la navigation de Saint-Louis à Ambidédi », a-t-il déclaré. Le Haut Commissaire de l’Omvs estime que l’autre défi de taille à relever concerne la réalisation du barrage de Koukoutamba. Selon lui, ce projet scellera l’ancrage de la République de Guinée dans le tissu infrastructurel de l’organisation.

« Ce projet structurant majeur sera mis sur les rails avec l’achèvement du processus de sélection du constructeur et la mobilisation du financement dans les meilleurs délais », a assuré M. Séméga. Idem pour le barrage de Gourbassi qui, souligne le Haut Commissaire, est le maillon central manquant de la chaine infrastructurelle de l’organisation. « Notre ambition est de réaliser cet ouvrage régulateur majeur au cours de ce mandat. Nul doute que la concrétisation de cet important projet et des autres chantiers de notre organisation impactera positivement les conditions de vie de nos populations et le développement de l’activité économique dans nos pays », a-t-il estimé.

Par Mamadou GUEYE

La filière banane au Sénégal vient de franchir un pas de plus vers la création d’une interprofessionnelle avec la mise sur pied, le 14 décembre dernier, à Tambacounda, du collège national des producteurs de banane. Objectif : assurer l’autosuffisance sur le marché local et rendre plus compétitif le label sénégalais de la banane.

Jeudi 14 décembre 2017. Cette date restera gravée dans la mémoire collective des producteurs de banane du Sénégal. En effet, venus des trois principales zones de production de banane au Sénégal (l’Est, le Nord et le Sud du pays), les producteurs de banane ont décidé de donner corps au projet porté par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp) conformément aux recommandations de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, à savoir mettre en place des interprofessions dans les filières agricoles du pays. Pour les producteurs de banane, un pas décisif vient d’être franchi dans cette optique grâce à une combinaison d’efforts entreprise par le Fndasp et certaines structures de l’Etat telles que l’Agence de régulation des marchés (Arm), la Direction de l’horticulture et l’appui d’organismes non gouvernementaux comme Rikolto (ex-Veco) et l’une des organisations faîtières des producteurs de banane, l’Union nationale des acteurs de la filière banane du Sénégal (Unafibs). A Tambacounda où ils se sont donné rendez-vous sous la présence des autorités administratives et les représentants de la tutelle, les producteurs de banane sont parvenus à mettre en place une faîtière dénommée Collège nationale des producteurs de banane. Un pas important vers la création de l’interprofession, selon le directeur exécutif du Fndasp, Jean Charles Faye. En gestation depuis belle lurette dans les zones de production de banane, le collège des producteurs vise, entre autres objectifs, le but de permettre à l’Etat d’avoir un seul interlocuteur dans la filière, de la restructurer et d’accompagner les producteurs à rendre plus compétitive la banane sénégalaise afin de réduire au maximum les importations et de créer, à terme, un véritable label sénégalais de la banane, a rappelé M. Faye. Satisfaire la consommation nationale et faire en sorte que notre banane puisse rivaliser la banane ivoirienne sont aussi une des ambitions de la nouvelle structure, selon le directeur de cabinet du ministère délégué à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes, Tidiane Sidibé. Ce dernier, venu coprésider l’événement, a profité de l’occasion pour saluer l’engagement du Fndasp durant tout le processus de mise en œuvre du projet et réitéré la volonté de l’Etat de révolutionner l’organisation des acteurs face aux défis qui les interpellent en ce moment.

Accroître les parts de marché
Il cite, entre autres, la concurrence soutenue sur le marché mondial et l’autosuffisance en banane voulue par le Sénégal. « Ces défis sont largement à portée et à court terme. Il s’agit d’améliorer la compétitivité de la banane locale pour permettre aux acteurs de contribuer efficacement à la croissance économique », a indiqué M. Sidibé. Le Sénégal peut y parvenir, à ajouté l’adjointe au gouverneur de Tambacounda, Awa Ndiaye Diop. Porté à la tête du collège, le plus grand producteur de banane au Sénégal, Mamadou Oumar Sall, par ailleurs président de la fédération des producteurs de Tambacounda, a saisi l’occasion pour se féliciter de l’engagement de ses collègues producteurs à fédérer leurs actions et à mettre en place une véritable interprofession pour doper la filière. M. Sall estime que le collège national des producteurs de banane qui vient ainsi de voir le jour va aider à la mise place d’un système de contractualisation entre producteurs et commerçants. Revenant sur les enjeux de la filière banane au Sénégal, le directeur exécutif du Fndasp, a insisté sur le besoin de qualité et de compétitivité sur le marché ainsi que sur le combat de l’augmentation des parts de marché de la banane locale par rapport aux importations provenant essentiellement de la Côte d’Ivoire. « Le fonds, depuis sa phase opérationnelle en 2013, s’est investi dans le cadre de l’appui institutionnel à la mise en place d’interprofessions des producteurs et acteurs d’une dizaine de filières, entre autres recommandations conformément aux orientations de l’Etat du Sénégal », a déclaré Jean-Charles Faye.

Il n’a pas manqué de réitéré la volonté du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural et du ministère délégué chargé de la Mutualisation des organisations paysannes à accompagner les acteurs du monde rural sénégalais dans la voie de l’autonomisation et de l’autosuffisance. Pour soutenir cette dynamique, le vice-président du collège national des producteurs de banane, Youssou Camara, à invité à plus de solidarité entre producteurs et à une gestion participative et inclusive. Les acteurs de la filière n’ont pas manqué de magnifier le caractère inclusif de la démarche du Fndasp durant tout le processus de création du collège. Un acte qui, selon le président de la structure, va contribuer à assurer la pérennité. Selon directeur exécutif du fonds, c’est cette démarche qui sera adoptée pour la création du collège des commerçants. Un chantier déjà entrepris avec la collaboration de l’Agence de régulation des marchés (Arm). « Le recensement des commerçants a été déjà effectué et le processus pourrait aboutir dans les semaines à venir », a assuré Amadou A. Sy, directeur général de l’Arm, au terme de l’assemblée générale constitutive du collège des producteurs de banane.

Produire 60 000 tonnes de banane
L’autosuffisance en banane au Sénégal est à portée de main, selon les acteurs de la filière. Ils ont profité de la création de leur collège nationale pour réitérer leur engagement à réaliser cet objectif. « Avec les mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, à savoir l’aménagement de 500 hectares de terre dans le zone de Tambacounda et l’octroi d’un fonds d’appui de 2,5 milliards de FCfa, nous pouvons bien atteindre l’autosuffisance en banane d’ici à 2019 », a soutenu Mamadou Oumar Sall, président du collège national des producteurs de banane. Il s’agit de porter le niveau actuel de production estimé à environ 30 000 tonnes à 60 000 tonnes, a-t-il affirmé. M. Sall partage cette ambition avec le directeur de cabinet du ministère délégué chargé de l’Organisation des faîtières, Tidiane Sidibé, pour qui « l’ambition est de mettre sur le marché 60 000 tonnes de banane fraîches dont 25 % et 15 %, destinés respectivement au segment haut de gamme et à l’exportation ».

Seydou Prosper SADIO et Pape Demba SIDIBE

Sur initiative du Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Ecreee), un atelier axé sur le thème « promouvoir les investissements privés dans les systèmes solaires autonomes en Afrique de l’Ouest et au Sahel » s’est ouvert à Dakar avant-hier. Cet atelier entre dans le cadre du projet Régional d’Electrification Hors Réseau (Rogep) financé par la Banque Mondiale dont le but est d’assurer l’accès universel à l’électricité dans l’espace Cedeao d’ici 2030.

Le ministère du Pétrole et de l’Energie veut assurer l’accès universel à l’électricité en 2025 à travers un programme d’investissement. Il a, à cet effet, identifié l’électrification de 1 215 villages par mini réseaux et 464 localités avec des systèmes solaires individuels, notamment dans la partie orientale du pays, pour un montant de 33,44 milliards de FCfa dont 6,53 milliards pour les systèmes individuels, informe le Secrétaire général Pape Bitèye. Une étude menée récemment au Sénégal estime le potentiel du marché des systèmes solaires individuels à plus de 900.000 ménages dont près de 90 000 dans des zones urbaines ou semi-urbaines, ajoute-t-il. Selon le Secrétaire général du Ministère du Pétrole et des Energies, les solutions hors réseau à base d’énergie solaire font partie intégrante de la stratégie nationale d’électrification du Sénégal. A titre d’illustration, le taux d’électrification rurale en 2016 qui est de 33 % intègre 7 % de ménages électrifiés par des systèmes solaires décentralisés, souligne-t-il. Dans la mise en œuvre des projets d’électrification rurale en cours d’exécution, il est prévu l’électrification, d’ici 2018, de près de 300 localités avec technologie solaire dont 188 villages dans le cadre des projets de l’Aser et 110 villages par le Pudc. De même, l’Aner, à travers le programme « amélioration de la performance du secteur de la santé en milieu rural dans le Bassin arachidier au Sénégal » ou « programme Orio » cofinancé par le gouvernement du Sénégal et du Pays-Bas, va électrifier, avec des systèmes solaires photovoltaïques, 120 structures sanitaires, annonce-t-il. Une étude de la Banque africaine de développement indique que seuls 30 % des Africains supplémentaires auront accès à l’électricité d’ici 2040 et seront recordés aux réseaux nationaux. Autrement dit, les 70 % ne pourront accéder à l’électricité que grâce aux solutions décentralisées que sont les mini-réseaux et les solutions d’électrification individuelle ou système autonome.

Partant de ce constat, le projet Régional d’électrification hors réseau (Rogep) financé par la Banque mondiale veut soutenir les acteurs publics et privés pour l’amélioration d’un environnement favorable à l’investissement privé au plan national et régional. L’objectif est de faciliter l’accès des financements aux fournisseurs de services pour l’électrification des ménages et des entreprises commerciales. C’est également une manière de promouvoir l’investissement privé pour l’électrification des infrastructures publiques en zones rurales. Ciré Abdoul Diallo, coordonnateur d’Ecreee, a noté d’importantes inégalités d’accès à l’énergie entre les zones urbaines et rurales. Le taux d’électrification urbaine dans la région avoisine 67 % et dans d’autres pays il est de l’ordre de 15 %.

Oumar BA

Le Ministère de la Promotion des investissements tient, depuis hier, à Saly, sa 4ème édition du séminaire stratégique. Le ministre Khoudia Mbaye a salué les résultats positifs enregistrés et fixé les défis à relever pour contribuer à la réalisation des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) et positionner le Sénégal comme hub attractif en Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre d’évaluation constitue, selon le ministre, une nécessité surtout dans un contexte marqué par l’adoption de la Gestion axée sur les résultats (Gar) et en prélude à la mise en œuvre effective du budget programme dans l’administration sénégalaise. « Elle nous permet de dégager de nouvelles stratégies et de renforcer l’efficacité dans le travail », a déclaré Khoudia Mbaye. Les défis sont nombreux. Il s’agit d’abord de la poursuite de l’amélioration de l’environnement des affaires par une meilleure prise en charge des facteurs de production et de connectivité, de la dématérialisation des démarches administratives liées à l’investissement et au commerce et le renforcement de l’environnement juridique et fiscal. Des efforts sont aussi à faire dans la réalisation de projets en mode Partenariat public-privé, tout comme la réalisation d’un saut qualitatif en matière de législation du secteur numérique. Selon le ministre, c’est à ce prix que pourrait se réussir le positionnement du Sénégal comme hub attractif en Afrique de l’Ouest. Le ministre a magnifié les résultats encourageants obtenus au courant de l’année 2017 et salué la conduite et le suivi des réformes du climat des affaires dans le cadre du Programme triennal de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac) qui a permis d’améliorer sensiblement le score du Sénégal dans les exercices de notation internationale comme le Doing Business de la Banque mondiale, Mo Ibrahim, le Forum économique de Davos et Transparency. « Dans le courant de l’année 2017, l’approfondissement du Preac a permis la réduction des facteurs de production, notamment la baisse de l’électricité de 10 % et le transfert de propriété (22 à 8 % de la valeur des biens), de même que le renforcement de cadre juridique de l’investissement avec la création de tribunaux de commerce », s’est réjoui la ministre. « Le département a réussi à finaliser le nouveau dispositif légal et réglementaire de zones économiques spéciales au Sénégal en janvier 2017 et le suivi de la mise en œuvre par l’Apix des grands travaux de l’État tels que le Train express régional (Ter) se fait normalement », a indiqué Khoudia Mbaye. Les avancées accomplies sur le projet de mise en place de l’Observatoire national de la compétitivité durable (Oncd) sont également à saluer, de l’avis de la ministre.

S. O. FALL

Le représentant de l’Asecna au Sénégal, Abdoulaye Diouf, reconnaît que les revendications des contrôleurs de la circulation aérienne sont légitimes mais que les autorités de l’Asecna et de l’Etat du Sénégal sont en train de tout faire pour leur apporter des solutions. « C’est un nouvel aéroport, c’est compréhensible qu’on n’ait pas toutes les commodités pour le moment. Mais, au fur et à mesure, ces commodités (restauration, logements d’astreinte, etc.) sont mises en place. Pour les logements d’astreinte, l’Etat a construit 8 immeubles de 6 appartements chacun. Trois immeubles sont déjà prêts. Il reste juste quelques finitions, le raccordement en eau et en électricité pour que les contrôleurs puissent disposer de ces logements. C’est un effort immense de la part de l’Etat du Sénégal. C’est la première fois qu’un Etat membre de l’Asecna, d’un seul coup, fait un tel investissement. Donc, il faut de la patience », a-t-il expliqué à nos confrères de Seneweb.

En ce qui concerne le système de transport, M. Diouf a déclaré que l’Asecna a mis à la disposition de ses travailleurs des véhicules qui vont les chercher chez eux en attendant qu’une solution globale soit trouvée pour le transport du personnel. Mais ces derniers ne semblent pas l’entendre de cette oreille. Il n’empêche, l’Asecna, selon son représentant au Sénégal, est à la disposition des autorités sénégalaises qui sont en discussion avec les dirigeants des contrôleurs pour trouver une solution apaisée. « Dans ce genre de situation, la seule solution possible c’est la solution d’apaisement. Le contrôle aérien est un métier difficile, contraignant; un métier à risque. On ne peut pas se permettre d’être dans une situation de conflit permanent pour des gens qui sont chargés d’assurer la sécurité des centaines de personnes à bord. Les autorités le comprennent et sont en train de discuter avec ces contrôleurs pour trouver une issue heureuse », a-t-il fait savoir.
Cette grève a eu des conséquences aussi bien économiques que sociales car, a-t-il rappelé, l’Aibd enregistre, chaque jour, au moins, une centaine de mouvements d’avions (décollages, atterrissages). Ce que l’Asecna regrette beaucoup étant donné qu’elle pourvoyeuse de service public confié par les États membres. « Quand il y a ce genre de situation, ça nous gêne beaucoup. Mais ce sont des situations qui arrivent, même ailleurs dans le monde », a souligné Abdoulaye Diouf.

Elh. I. THIAM

Au micro de la radio Bbc, le Directeur général de LAS, la société qui gère l’Aibd, a fait part de son amertume face à cette situation qui, a-t-il dit, est préjudiciable aussi bien pour le pays que pour le nouvel aéroport. « C’est extrêmement dommageable pour l’image du pays, dommageable pour un aéroport qui est tout neuf. Pour les compagnies aériennes aussi c’est très embarrassant car elles vont avoir des frais supplémentaires et verront leurs performances économiques diminuées. Pour les passagers qui vivent cette situation, cela laissera un mauvais souvenir. La société gestionnaire de l’aéroport est également victime de cette situation que nous déplorons vivement », a-t-il déclaré la mort dans l’âme.

Après près de 24 heures de grève entraînant une paralysie des activités à l’Aéroport international Blaise Diagne, les aiguilleurs du ciel de l’Agence de la sécurité de la navigation aérienne (Asecna) qui réclament de meilleures conditions de travail, ont suspendu leur grève afin de donner la possibilité à l’Etat de pouvoir prendre langue avec l’Asecna pour trouver des solutions à leurs revendications. 

Après l’intervention du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, les aiguilleurs ont suspendu leur grève, a annoncé Mame Alioune Sène, président des contrôleurs aériens. « La grève devait durer 24 heures renouvelables mais, sur demande du Premier ministre, on a décidé de suspendre le mot d’ordre de grève afin de donner la possibilité à l’Etat de pouvoir prendre langue avec l’Asecna dans le seul but de mettre les contrôleurs aériens dans de meilleures conditions de travail et leur permettre de continuer à assurer la sécurité de la navigation aérienne », a-t-il expliqué sur les ondes de la Radio futur média. « Aibd est une nouvelle plateforme, nous devons tous mutualiser nos efforts pour réussir à en faire un hub. Les activités ont repris. Plus de blocage. Le Premier ministre nous a dit qu’il a bien reçu notre message et il en est sensible et il a compris que nous n’étions pas dans une dynamique de sabotage. Un contrôleur aérien doit être dans un environnement propice, c’est son métier qui l’exige », a-t-il ajouté.

Dans la nuit du jeudi et toute la journée du vendredi, le trafic aérien au nouvel aéroport de Diass a été perturbé par la grève des aiguilleurs du ciel de l’Asecna qui réclament de meilleures conditions de travail. Les avions étaient cloués au sol, d’autres qui devaient atterrir ont été détournés vers d’autres pays et des passagers déboussolés. Mis en service la semaine dernière, l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a connu, dans la nuit du jeudi et toute la journée du vendredi, sa première perturbation. Ni atterrissage, ni décollage. Seuls les vols humanitaires, les vols militaires de sécurité, les vols d’évacuation sanitaire, les vols de chefs d’Etat ont été autorisés. Bref, le service minimum comme l’exige le règlement de l’Asecna. Ces travailleurs ont mis en exécution leur menace après que leur employeur n’a pas satisfait leurs doléances. En effet, dans un préavis de grève datant du 22 novembre dernier, donc près de 15 jours avant l’ouverture du nouvel aéroport, ces contrôleurs de la circulation aérienne, à travers le Syndicat des aiguilleurs du ciel du Sénégal (Sacs), avaient tiré la sonnette d’alarme. « Vu les objectifs que l’Etat du Sénégal a fixé pour faire de ce nouvel aéroport un hub performant dans la sous-région en terme de régularité et de prestations de service au profit des usagers et des compagnies aériennes, vu la volonté des contrôleurs de la circulation aérienne d’accompagner l’Etat pour l’atteinte de ses objectifs, vu les tâches et exigences auxquelles les contrôleurs de la circulation aérienne sont soumis, vu l’éloignement du nouvel aéroport, vu le mode de transport inadapté proposé par l’Asecna, vu les conditions de travail, les contrôleurs aériens en assemblée générale extraordinaire, ce 22 novembre, ont décidé de l’arrêt de la fourniture des services de la circulation aérienne le 15 décembre pour une période de 24 heures renouvelable », lit-on dans ce document adressé à la direction de l’Asecna.

Toutefois, toujours dans cette lettre, les aiguilleurs du ciel avaient laissé la porte entrouverte au dialogue et à toutes négociations visant à trouver des solutions à leurs préoccupations. Hélas ! Pourtant, le jour de l’inauguration de cette infrastructure flambant neuf, le président Macky Sall, mis au courant des velléités de grève de ces travailleurs de l’Asecna, avait exhorté le ministre des Transports aériens et la Direction de l’Asecna à discuter avec eux. Aujourd’hui, tout porte à croire que ces négociations, si tant est qu’elles ont eu lieu, n’ont pas abouti. Les contrôleurs de la circulation aérienne sont un maillon indispensable de la sécurité et de la fluidité aérienne. Comme dans le ciel, ils permettent également d’organiser la circulation des aéronefs au sol sur les aéroports. Mais leur premier rôle est de séparer les avions et autres appareils volants. Des normes d’espacement sont établies et le contrôleur doit fournir des instructions aux pilotes afin que ces normes soient respectées à chaque instant. Les exigences et la complexité de leur métier commandent à mettre les aiguilleurs du ciel dans des conditions optimales de travail.

Elhadj Ibrahima THIAM

Dakar abrite une rencontre de deux jours axée sur les Btp et les infrastructures organisée par le Cabinet Kaizene qui réunit des acteurs de ces secteurs, de la finance, des opérateurs économiques. Le but est double : nouer des partenariats et favoriser les synergies sur la mobilisation des ressources financières destinées à favoriser le développement des secteurs des transports, de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie et des Tic sur le contient.

En mars 2014, Arnaud Dornel, spécialiste principal du secteur financier de la Banque mondiale dans une présentation portant sur le « Financement de projets d’infrastructures en Afrique », estimait les besoins annuels d’infrastructures en Afrique à 93 milliards de dollars par an, soit 15 % du Produit intérieur brut du continent. En 2016, ce montant est loin d’être atteint, selon le rapport du Consortium pour les infrastructures en Afrique. Ce document indique que le montant total du financement du développement des infrastructures déclaré en Afrique s’élève à 62,5 milliards de dollars. Le gap est encore important ; il est estimé entre 30 et 40 milliards de dollars par an. Pourtant, le déficit en infrastructures est un obstacle à l’intégration régionale et impacte la compétitivité de l’Afrique.

Prenant la mesure des enjeux, le cabinet Kaizene a décidé de jouer sa participation en organisant, à Dakar, la quatrième conférence des Btp et des infrastructures. Cette rencontre réunit des acteurs de ces secteurs, de la finance, des opérateurs économiques, etc., pour favoriser les partenariats et les synergies sur la mobilisation des ressources financières destinées à favoriser le développement des secteurs des transports, de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie et des Tic sur le contient. Lynda Aphing-Kouassi, directrice générale du cabinet Kaizene, estime que les investissements nationaux et institutionnels couplés à des financements collaboratifs peuvent apporter les capitaux nécessaires pour financer la construction des infrastructures en Afrique. « Le secteur des Btp et des infrastructures jouera un rôle stratégique dans la satisfaction des besoins liés à la croissance et à l’urbanisation rapide des villes africaines que s’il intègre un partenariat dynamique avec toutes les parties prenantes par cette équation aux enjeux sociaux pour le bien-être des populations », dit-elle. « Si l’on parvient à avoir des infrastructures de qualité, nous pouvons espérer une croissance sur la durée et le développement du continent. C’est important pour tous de pouvoir jouer un rôle et de ne pas attendre que les institutions étatiques fassent tout le travail », insiste Lynda Aphing-Kouassi, directrice générale du cabinet Kaizene. Ouvrant les travaux, Khoudia Mbaye, le ministre sénégalais de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat, souligne que le contexte est favorable avec le développement du « volontarisme en Afrique ». « Nous notons un foisonnement de plans nationaux qui ambitionnent de placer les pays africains sur le chemin de l’émergence et du développement », a déclaré Mme Mbaye. Elle souligne que cette dynamique est couplée avec une dynamique sous-régionale et régionale, donnant l’exemple du Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida), conçu pour prendre le relai du Nepad en vue d’assurer le développement des infrastructures à l’échelle régionale et continentale dans les domaines de l’énergie, du transport, de l’eau et des télécommunications.

Khoudia Mbaye s’est réjouie de l’initiative et du choix de Dakar d’abriter cette conférence. Elle avait à ses côté son collègue Abdou Ndéné Sall, ministre délégué auprès du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, chargé du développement du réseau ferroviaire. « L’un des objectifs du développement durable est de dessiner des villes assurant l’égalité des chances pour tous, donnant l’accès aux services de base, à l’énergie, aux logements et aux transports », a-t-il dit.

Mamadou GUEYE

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a inauguré, hier, à Sandiara, l’usine Omega Pelagic spécialisée dans la congélation de poisson. Oumar Guèye a également procédé à la pose de la première pierre d’une usine de conserve de poissons et de thon et une autre destinée à la production d’huile de poisson qui vont, à terme, générer plus de 1.000 emplois.

La zone économique spéciale de Sandiara abrite une nouvelle unité industrielle de transformation et d’exploitation de produits de la pêche agréée à l’exportation. L’unité a été inaugurée hier en présence du ministre de la Pêche et de plusieurs autres personnalités. Pour Oumar Guèye, la création de la zone économique spéciale de Sandiara pour abriter un tissu industriel à haute capacité de création d’emplois procède de l’engagement du président Macky Sall à doper les territoires. L’installation d’entreprises spécialisées en agrobusiness comme la pêche et l’aquaculture, a dit Oumar Guèye, crée des opportunités d’emplois pour les populations, notamment les femmes et les jeunes qui constituent les cibles prioritaires du chef de l’Etat. « Elle reste en parfaite adéquation avec les orientations du Pse relative à la création de trois pôles industriels », a indiqué le ministre de la Pêche. Cette cérémonie s’intègre, selon lui, dans la valorisation des produits de la pêche qui contribue pour 3,2 % du Pib. Le ministre a remercié le directeur d’Omega Pelagic pour avoir investi à Sandiara. « Si nous totalisons l’ensemble de vos investissements actuels et à venir, nous ne sommes pas loin de 3,2 milliards de FCfa », a indiqué le ministre. « C’est de cette manière que nous devons contribuer à l’émergence de notre pays et l’émergence commence au niveau local. Il y aura beaucoup d’emplois. C’est cela la priorité du président Macky Sall qui a mis 30 milliards de FCfa sur le budget 2018 pour l’emploi des jeunes et des femmes. Ce fonds d’entrepreneuriat rapide va faire en sorte que les jeunes et les femmes puissent disposer de financements et monter des projets. Donc, tous ceux qui travaillent pour augmenter le nombre d’emplois dans ce pays, le président Macky Sall les remercie », a déclaré Oumar Guèye.

1.000 emplois prévus
Il a également remercié le maire Serigne Guèye Diop pour son engagement dans la réalisation des ouvrages, pour que Sandiara devienne une commune modèle. « Vous avez réalisé beaucoup de choses en très peu de temps dans votre commune. Vous avez appliqué à la lettre la vision du président Macky Sall et, aujourd’hui, Sandiara est devenu un laboratoire dans la traduction de cette vision inspirée par le chef de l’État », s’est réjoui le ministre.

Pour le maire de Sandiara, l’usine de conserve de poissons et de thon et l’usine de valorisation des déchets pour la production d’huile de poisson dont la pose de la première pierre a été effectuée par le ministre Oumar Guèye vont créer 750 nouveaux emplois pour la commune de Sandiara, soit un total de 1.000 emplois pour les jeunes et femmes de l’ensemble du département de Mbour. « Ces trois usines vont constituer un centre d’accueil pour la formation continue, la formation professionnelle du lycée technique et professionnel de Sandiara basée sur la formation duale », a indiqué le Dr Serigne Guèye Diop. « Ces trois usines viennent compléter le lot des deux usines déjà existantes qui vont permettre à terme de constituer une pléthore de cinquante usines dans la zone économique spéciale de Sandiara », a fait savoir Serigne Guèye Diop. À terme, a-t-il affirmé, Sandiara va créer 50 usines, 20.000 emplois pour un investissement de 200 milliards de FCfa. « En 2025, ces 50 usines produiront 700 milliards de chiffre d’affaires, soit 15 % de notre Pib », a assuré le maire qui a remercié le président Macky Sall pour leur avoir fait l’honneur de signer ce décret qui, a-t-il souligné, « ouvre une nouvelle page de l’histoire industrielle de la commune de Sandiara ».

S. O. FALL

L’Indice harmonisé des prix à la consommation du mois de novembre 2017 s’est replié de 1,1 %, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Cette évolution est liée à la diminution des prix des services de communication et des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, explique l’agence. La même source ajoute qu’en variation annuelle, les prix à la consommation ont progressé de 0,2 % alors que le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à 1,6 %.

APS

La onzième conférence des 164 ministres des Etats membres de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) n’a pas donné satisfaction. Autant la présidente de la Conférence, Mme Susana Malorrca, que le Directeur général de l’Omc, Roberto Azevedo, l’ont reconnu. Les intérêts nationaux ont encore primé sur la nécessité de fonder un commerce multilatéral inclusif transparent et au service du développement de l’humain.

Pas de déclaration de Buenos Aires à l’issue de ce round ministériel. La 11eme ministérielle de l’Omc a pris fin mercredi 13 décembre 2017 sans une grande avancée sur les questions liées notamment à l’agriculture. Un dossier que les États-Unis ne cessent de torpiller et l’arrivée de Donald Trump avec son « Amérique d’abord » n’a pas facilité la tâche aux négociateurs.

Cependant, deux avancées sont notées. Une sur la levée des subventions liées à la pêche. Selon la Fao, 12,3 millions de personnes travaillent directement dans la pêche ou la transformation, avec une grande majorité d’entre elles employées dans la pêche artisanale. Les exportations des produits de la pêche des pays en développement sont estimées à 80 milliards de dollars américains en 2014. Pour certains pays moins avancés, les exportations de poisson représentent une part importante des exportations totales. « Entre 2000 et 2013, le poisson a, par exemple, représenté 25 pour cent des exportations totales du Sénégal, près de 30 pour cent de celles de la Mauritanie, 42 pour cent de celles du Cap-Vert et plus de 50 pour cent de celles de Vanuatu », précisait Passerelles. Deuxièmement, un programme de travail à poursuivre sur le commerce électronique et sur les questions agricoles a été annoncé. Le Soudan du Sud est accepté comme nouvel Etat membre. « Nous n’avons pas été à la hauteur de l’appel lancé par le président d’Argentine de nous unir et de trouver des solutions concrètes », reconnaît la présidente de la Conférence Mme Mallorca.

Le défi aujourd’hui est de maintenir un commerce mondial transparent inclusif et à visage humain : donc de préserver un commerce ouvert, équitable et incarné par une Omc « réformée et plus efficace ».

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, envoyé spécial à Buenos Aires

« Au regard des actions inscrites dans le plan d’investissement du programme national de développement de l’élevage 2017-2021, les besoins de financement du secteur ont été estimés à 247,167 milliards de FCfa dont 129,534 milliards de FCfa qui sont déjà disponibles », a révélé le porte-parole du gouvernement. Il a précisé que lors de cette rencontre, les échanges ont porté sur quatre grandes préoccupations. Il s’agit de la création d’un environnement favorable au développement durable des productions animales, notamment autour des problématiques liées au financement, au foncier et à la fiscalité. Il y a également les infrastructures d’appui à la production et les équipements pastoraux, la valorisation des produits d’élevage, la santé animale et la structuration des filières et la professionnalisation des acteurs.

Aliou KANDE

Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, un conseil interministériel consacré au financement du sous-secteur de l’élevage. Au terme des échanges, le Premier ministre recommande la mise en œuvre urgente de mesures efficaces pour lever les contraintes liées au financement.

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a demandé, hier, la mise en œuvre urgente de « mesures efficaces » pour lever les contraintes liées au financement du sous-secteur de l’élevage. Il présidait un conseil interministériel sur le financement de ce sous-secteur. Faisant la restitution des travaux à la presse, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a déclaré que le Premier ministre a axé son propos introductif sur la place primordiale qu’occupe le secteur de l’élevage dans le Plan Sénégal émergent qui lui fixe comme objectif stratégique l’amélioration de la productivité et de la compétitivité. Selon lui, l’élevage qui est pratiqué par 47 % des ménages ruraux et 29,5 % du total des ménages sénégalais, offre de grandes opportunités en termes de revenus, d’emplois et de renforcement de la résilience face aux différents chocs et crises. Au cours de la rencontre, confie M. Guèye, le Premier ministre a mis en exergue la progression régulière des ressources allouées au sous-secteur de l’élevage en prenant notamment comme exemple les dotations budgétaires qui, en 2012, étaient de 9,5 milliards contre 22 milliards pour 2018. Une progression de plus du double en ressources compte non tenu des opportunités de financement à travers le Fongip, le Fonsis, la Bnde, le Fonstab.

Tous ces efforts consentis, explique-t-il, ont permis d’améliorer considérablement les performances dans la production de viande, lait, œufs, exportation peaux et cuir. « Pour renforcer cette tendance, le Premier ministre a indiqué l’urgence de mettre en place des mesures efficaces pour lever les contraintes liées au financement du secteur et consolider les acquis à travers les projets et programmes existants », a fait savoir Seydou Guèye. Ce dernier a rappelé que ces projets et programmes portent sur le renforcement des infrastructures et équipements pastoraux, la promotion de la valorisation des produits d’élevage, l’amélioration de la santé animale et la création d’un environnement favorable au développement durable et la professionnalisation du secteur.

Il a confié qu’à la suite d’échanges fructueux, le chef du gouvernement a arrêté un certain nombre de recommandations qui seront soumises à la décision du président de la République lors du prochain conseil des ministres. Parmi ces recommandations, il y a celle qui porte sur l’opérationnalisation effective et l’optimisation du fonds national de développement agro-sylvo-pastoral initié par la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, en vue de doter le secteur d’un mécanisme de financement adapté. L’autre orientation, c’est le renforcement des dotations annuelles, en plus de l’accès aux financements de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes. Comme autre recommandation du chef du gouvernement, il y a la contribution des interprofessions sous forme de prélèvement sur les filières de production et celle du secteur privé, des collectivités locales et des partenaires techniques et financiers. Il suggère aussi d’adapter le crédit au cycle de production, le renforcement des infrastructures d’appui à la production et la structuration des filières et la mise à niveau du secteur.

Aliou KANDE

Pour les trois derniers exercices, le total des prêts octroyés par la Boad s’élève à 1.223 milliards de FCfa, soit un taux de réalisation de 103,6% par rapport aux objectifs fixés. La part des engagements en faveur des projets régionaux s’élève à 30% des engagements nets cumulés. Quant au taux de décaissement, il se situe à 64%, un niveau jugé appréciable par le président de la Boad.

Sur le terrain de la mobilisation des ressources, la Boad a également été très active, selon Christian Adovelande. Les ressources d’emprunt à moyen ou long terme mobilisées sur la période 2015-2017 s’établissent à 1.190,3 milliards de FCfa. « Ces ressources ont pu être levées, principalement sur le marché financier international par l’émission de deux eurobonds grâce notamment au rating Investment grade obtenu en 2015 et confirmé en 2016 et 2017 », a-t-il précisé.

lhadji I. THIAM

Dans le communiqué sanctionnant sa 107ème session, le Conseil d’administration de la Boad annonce avoir approuvé de nouvelles opérations dont quatre prêts à moyen et long termes pour un montant total de 40,6 milliards de FCfa, un prêt à court terme de 10 milliards de FCfa et une garantie d’emprunt s’élevant à 7,5 milliards de FCfa, soit une enveloppe globale de 58,1 milliards de FCfa. Ces opérations portent à 4.921,4 milliards de FCfa, le total des engagements (toutes opérations confondues) de la Boad.

Ces engagements approuvés portent sur le financement partiel d’un certain nombre de projets dont l’un concerne la Senelec. En effet, la Boad va assurer la garantie partielle d’un montant de 7,5 milliards de FCfa de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne intitulé « Senelec 6,5% 2017-2024 ». Cet emprunt obligataire va contribuer au financement du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2016-2019 de la Senelec, d’un coût global de 285 milliards de FCfa.

Autre projet concerné, c’est celui relatif à l’alimentation en eau potable de la ville de Bamako pour un montant de 5 milliards de FCfa. Il y a également le projet de réhabilitation des infrastructures et modernisation des équipements du Port de Bissau (Guinée-Bissau) pour un montant de 15 milliards de FCfa ; le projet de réhabilitation et de renforcement des aires de mouvements de l’aéroport de San Pedro en République de Côte d’Ivoire pour un coût de 14,578 milliards de FCfa. La Boad prévoit aussi une ligne de refinancement de 6 milliards de FCfa en faveur de la Banque commerciale du Sahel (Bcs S.a) au Mali et visant à soutenir les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Uemoa en améliorant leur accès aux moyens de financement par le canal du secteur bancaire commercial. Elle va aussi débloquer une enveloppe de 10 milliards de FCfa en faveur de Coris bank international (CBI) pour le refinancement partiel de concours octroyés au titre de la campagne cotonnière 2017-2018 au Burkina Faso.

Par ailleurs, précise le communiqué, le Conseil d’administration a approuvé la proposition de réaménagement des conditions du prêt de la Banque pour le financement partiel du projet de création d’un réseau de télécommunications par la société Alpha Télécommunication Mali (Atel Mali) S.a. Le projet a pour objet l’implantation et l’exploitation d’un réseau de services de télécommunications (téléphonie et Internet) au Mali. Il vise à détenir 3% de parts de marché en année 1 (soit 937.000 abonnés) et 10 % de part de marché, en année 4 (soit 3.992.000 abonnés). Montant de l’opération : 11 milliards de FCfa.

Elhadji I. THIAM

Le commerce international des armes classiques est en plein essor. Le conseiller principal du programme « Défis de sécurité émergents » au Centre de politique de sécurité de Genève (Gcsp), Marc Finaud, a indiqué que les dépenses d’armements ont atteint 1.686 milliards de dollars en 2016. Il intervenait sur le commerce des armes : tendances et perspectives globales régionales, dans le cadre du Cours international portant sur « Développement des capacités pour une mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes (Tca) ».

En 2016, les dépenses militaires ont atteint 1.686 milliards de dollars, soit 2,2% du Pib mondial et l’équivalent de celui du Canada. Marc Finaud, conseiller principal du programme « Défis de sécurité émergents » au Centre de politique de sécurité de Genève (Gcsp), soutient que cette tendance est en augmentation depuis quelques années. Elle se situe à 3% par an. Il intervenait, avant-hier, au Cours international sur « Développement des capacités pour une mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes (Tca) ». Des militaires, paramilitaires, membres de la société civile de la région et d’ailleurs prennent part à cette rencontre de cinq jours.

Les Etats-Unis arrivent au peloton de tête avec plus de 36% du total des dépenses militaires. En volume, les pays développés ont les plus gros budgets militaires. L’Afrique dépense un milliard de dollars. Pour la production d’armes, M. Finaud relève que la tendance est assez forte et tourne autour de 400 milliards de dollars par an avec une domination américano-européenne. Pendant ce temps, ajoute-t-il, on constate un déclin dans les pays en voie de développement ou à revenu intermédiaire comme l’Egypte, l’Indonésie et la Chine.

Dans le lot des 20 pays principaux importateurs figurent en bonne place les Etats-Unis et la Chine, l’Algérie et l’Egypte ainsi que d’autres pays asiatiques. Au chapitre des armes légères et de petit calibre (Alpc), il précise que le commerce (licite) est estimé à 8,5 milliards de dollars en 2016, un chiffre en nette augmentation. Marc Finaud souligne que ce marché hétéroclite fluctue en fonction de la demande civile et de l’émergence des conflits. Les stocks d’Alpc sont estimés à 875 millions de dollars et les Etats-Unis arrivent en tête avec 34%. Les 650 millions sont entre les mains des civiles, note M. Finaud.

L’industrie de la défense produit 14 milliards de pièces de munitions par an. Les exportateurs restent les pays occidentaux : Etats-Unis, Allemagne, Belgique, Australie, etc. Les principaux clients (pays importateurs) se trouvent en Asie, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

En Afrique, poursuit-il, le taux des importations a atteint 6,6% par an entre 2012-2016 par rapport à 2007 et 2011. L’Algérie, l’Egypte et le Maroc restent, selon lui, les principaux importateurs. Ce qui lui fait dire que le marché des armes en Afrique est à deux vitesses avec d’une part l’Afrique du Nord ; et d’autre part, l’Afrique subsaharienne.

Cet essor s’explique par des menaces sécuritaires et une croissance de certains pays ainsi qu’une pleine transformation liée à la chasse illégale, à l’avènement des groupes armés, etc. Selon le conférencier, les défis majeurs restent le contrôle des flux de ces armes.

Souleymane Diam SY

PLUS DE 60% DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS LIÉES AUX ARMES À FEU
Le chargé du Plaidoyer à Amnesty international France, Aymeric Elluin, est revenu sur le Traité sur le commerce des armes. Selon lui, c’est au bout d’un long processus de négociation que ce texte qui est une initiative de la société civile, a été adopté en avril 2013, après 20 ans de mobilisation. Il est entré en vigueur en décembre 2014. Sur l’impact des armes, il a indiqué que 60% des violations des droits humains sont liées aux armes à feu (torture, disparitions forcées, exécutions extra-judiciaires, violences sexuelles, refugiés). 500.000 morts par armes à feu sont enregistrés par an, à côté des dizaines de milliers d’enfants recrutés comme soldats, dit-il.

S. D. SY

Le groupe Attijariwafa bank et Afreximbank (Banque africaine d’import – export) ont signé un mémorandum d’entente par lequel les deux parties s’engagent à développer un cadre de coopération élargie à l’échelle africaine.

En vue de développer les flux commerciaux et les investissements en Afrique, Attijariwafa bank et Afreximbank ont signé, à Sharm El Sheikh, en Egypte, un mémorandum d’entente lors du Forum Africa 2017 qui a pris fin le 9 décembre dernier, indique un communiqué. Le mémorandum a été signé par Mohamed El Kettani, président directeur général du groupe Attijariwafa bank et Dr. Benedict Oramah, président d’Afreximbank. A travers cette signature, les deux parties s’engagent à collaborer dans les domaines comme les fonds propres et la trésorerie. Sur ce point, précise le document, il y aura une participation d’Attijariwafa bank au renforcement des fonds propres d’Afreximbank. Il est prévu également le placement de fonds et dépôts par Attijariwafa bank auprès d’Afreximbank à travers ses formules de dépôts visant à mobiliser des fonds auprès des institutions financières et des banques centrales africaines en vue de financer le commerce intra-africain.

Autres domaines de collaboration, il y a l’identification et le cofinancement de projets, le cofinancement du commerce -la confirmation de lettre de crédit-, le renforcement de capacités, la consultation et l’échange d’information. Selon le communiqué, Attijariwafa bank pourra agir comme agent administratif local pour le compte d’Afreximbank en capitalisant sur son vaste réseau dans 15 pays en Afrique.

Le Pdg du groupe Attijariwafa bank, Mohamed El Kettani, a déclaré que la signature de ce mémorandum avec Afreximbank représente un autre jalon important des relations anciennes et durables entre les deux institutions. Il ajoute que ce mémorandum vient élargir la couverture géographique de notre continent et renforcer la coopération intra-africaine à travers deux leviers majeurs que sont le commerce et l’investissement. De son côté, Dr. Benedict Oramah, président d’Afreximbank, affirme que ce mémorandum permet aux deux parties de conjuguer leurs efforts en vue de contribuer à libérer les potentialités de développement dont le continent a tant besoin.

Aliou KANDE

Pour une meilleure et large appropriation du nouveau Code des marchés publics par tous les intervenants dans le processus de passation des marchés, notamment les artisans et les dirigeants de Pme et Tpe, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a élaboré et lancé, mardi dernier, un guide illustré en bande dessinée.

Au Sénégal, bon nombre de dirigeants et gérants de Pme méconnaissent les procédures des marchés publics. Conscient de ce fait, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a élaboré à l’intention des intervenants dans ce processus, notamment les artisans et les dirigeants des Pme et des Tpe, un guide illustré en bande dessinée sur le Code des marchés publics.
« Il s’agit, à travers cette publication, de favoriser l’appropriation du nouveau Code des marchés publics par ces opérateurs économiques », a expliqué, mardi, Saër Niang, directeur général de l’Armp, lors de la cérémonie de lancement de ce document.

Posté sur le site de l’Armp, ce support est édité sous la forme d’un cahier avec un album d’illustrations en bande dessinée sur les marchés, notamment les services, les fournitures et les travaux. Il met l’accent sur les grandes lignes de la réforme du système de passation des marchés publics et délégations de service public.

La présentation de ce guide illustré en Bd intervient dans un contexte particulier dans l’évolution de l’environnement économique et juridique des marchés publics, marqué par l’avènement du Code des marchés publics porté par le décret du 22 septembre 2014 et ses arrêtés d’application, a rappelé le directeur général de l’Armp. « D’une part, ce code consacre la réduction des délais, l’allégement des procédures et la responsabilisation des autorités contractantes à travers notamment le relèvement des seuils d’application des procédures de revue et de contrôle a priori. D’autre part, la réforme renforce la participation du secteur privé national aux appels d’offres, notamment les petites et moyennes entreprises.

Elle offre plus de facilités aux candidats aux marchés et rend flexibles les critères relatifs à la transmission des pièces administratives, ce qui permet aux Pme et aux artisans de mieux présenter leurs offres et de mieux participer aux marchés », a-t-il détaillé.

La dépense publique tourne autour de 1.000 milliards de FCfa par an et les Pme qui représentent 99% des entreprises peinent à accéder à la commande publique même si l’Etat accorde 15% de la commande publique à cette partie du secteur privé. On mesure donc toute la pertinence de cette initiative de l’Armp.

D’ailleurs, Saër Niang ne s’y est pas trompé lorsqu’il dit : « Il apparaît nécessaire de réaliser ce guide illustré en vue d’apporter à ce segment d’entreprises des réponses adaptées au besoin de compréhension et de soumission aux opportunités de la commande publique ».

Elhadji Ibrahima THIAM

Le Conseil d’administration de la Banque ouest africaine de développement (Boad) a tenu, hier, à Dakar, sa dernière session de l’année 2017. Une année marquée par les bonnes performances économiques de ses Etats membres que la Banque tient à consolider à travers un certain nombre d’actions.

L’année 2017 se termine sur une bonne note pour les pays membres de la Banque ouest africaine de développement (Boad). Leur taux de croissance devrait avoisiner 7 % grâce à leurs bonnes performances économiques favorisées par une reprise de l’activité au plan mondial. C’est ce qu’a conclu le Conseil d’administration de la banque qui tenait, hier, à Dakar, sa 107ème session, la dernière de l’année 2017. Pour consolider ces acquis, la Boad a décidé de renforcer son action afin de « mieux répondre aux attentes de ses Etats membres en quête d’émergence économique, mais aussi du secteur privé à la recherche de financements ». C’est la raison pour laquelle la Boad a actualisé son document de Perspectives financières 2017-2021 et élaboré son Budget-Programme 2018-2020 soumis à l’approbation de son Conseil d’administration. Ces deux documents, selon le président de la Boad, Christian Adovelande, « tiennent compte du bilan des réalisations au cours de la période 2015-2017, des orientations fixées dans le Plan stratégique 2015-2019 et des Directives générales adoptées en septembre dernier, à Abidjan, par le Conseil d’administration ».

Ainsi, au regard des besoins d’investissement dans la zone Uemoa, la Boad compte réaliser, en 2018, un niveau d’activité global de 432,3 milliards de FCfa, en veillant, toutefois, à la préservation de la qualité de son crédit, a précisé son président. Les efforts de la Boad viseront notamment à financer davantage des projets intégrateurs, particulièrement dans les domaines des infrastructures, à développer l’ingénierie du financement et des services afin de mieux accompagner les entreprises et les Etats et à soutenir la croissance inclusive, la sécurité alimentaire et le développement durable. Sur ce dernier point, Christian Adovelande a informé le Conseil d’administration que des résultats tangibles ont été obtenus avec l’approbation définitive de deux projets par les Conseils d’administration du Fond pour l’environnement mondial (Fem) et du Fonds pour l’adaptation. Dans cette dynamique, la Boad, fait savoir son président, ambitionne de renforcer sa mobilisation de ressources climat auprès des mécanismes financiers de la Convention Cadre des Nations unies pour les changements climatiques auprès desquelles elle est agréée, mais aussi en explorant les opportunités offertes par les obligations vertes.
Elhadji Ibrahima THIAM

1 223 MILLIARDS DE FCFA DE PRÊTS OCTROYÉS CES TROIS DERNIÈRES ANNÉES
Christian Adovelande BoadPour les trois derniers exercices, le total des prêts octroyés par la Boad s’élève à 1.223 milliards de FCfa, soit un taux de réalisation de 103,6% par rapport aux objectifs fixés. La part des engagements en faveur des projets régionaux s’élève à 30% des engagements nets cumulés. Quant au taux de décaissement, il se situe à 64%, un niveau jugé appréciable par le président de la Boad. Sur le terrain de la mobilisation des ressources, la Boad a également été très active, selon Christian Adovelande. Les ressources d’emprunt à moyen ou long terme mobilisées sur la période 2015-2017 s’établissent à 1.190,3 milliards de FCfa. « Ces ressources ont pu être levées, principalement sur le marché financier international par l’émission de deux eurobonds grâce notamment au rating Investment grade obtenu en 2015 et confirmé en 2016 et 2017 », a-t-il précisé.

Elhadji I. THIAM

DE NOUVEAUX ENGAGEMENTS DE 58,1 MILLIARDS FCFA APPROUVÉS
Dans le communiqué sanctionnant sa 107ème session, le Conseil d’administration de la Boad annonce avoir approuvé de nouvelles opérations dont quatre prêts à moyen et long termes pour un montant total de 40,6 milliards de FCfa, un prêt à court terme de 10 milliards de FCfa et une garantie d’emprunt s’élevant à 7,5 milliards de FCfa, soit une enveloppe globale de 58,1 milliards de FCfa. Ces opérations portent à 4.921,4 milliards de FCfa, le total des engagements (toutes opérations confondues) de la Boad.

Ces engagements approuvés portent sur le financement partiel d’un certain nombre de projets dont l’un concerne la Senelec. En effet, la Boad va assurer la garantie partielle d’un montant de 7,5 milliards de FCfa de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne intitulé « Senelec 6,5% 2017-2024 ». Cet emprunt obligataire va contribuer au financement du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2016-2019 de la Senelec, d’un coût global de 285 milliards de FCfa.

Autre projet concerné, c’est celui relatif à l’alimentation en eau potable de la ville de Bamako pour un montant de 5 milliards de FCfa. Il y a également le projet de réhabilitation des infrastructures et modernisation des équipements du Port de Bissau (Guinée-Bissau) pour un montant de 15 milliards de FCfa ; le projet de réhabilitation et de renforcement des aires de mouvements de l’aéroport de San Pedro en République de Côte d’Ivoire pour un coût de 14,578 milliards de FCfa. La Boad prévoit aussi une ligne de refinancement de 6 milliards de FCfa en faveur de la Banque commerciale du Sahel (Bcs S.a) au Mali et visant à soutenir les Petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Uemoa en améliorant leur accès aux moyens de financement par le canal du secteur bancaire commercial. Elle va aussi débloquer une enveloppe de 10 milliards de FCfa en faveur de Coris bank international (CBI) pour le refinancement partiel de concours octroyés au titre de la campagne cotonnière 2017-2018 au Burkina Faso.

Par ailleurs, précise le communiqué, le Conseil d’administration a approuvé la proposition de réaménagement des conditions du prêt de la Banque pour le financement partiel du projet de création d’un réseau de télécommunications par la société Alpha Télécommunication Mali (Atel Mali) S.a. Le projet a pour objet l’implantation et l’exploitation d’un réseau de services de télécommunications (téléphonie et Internet) au Mali. Il vise à détenir 3% de parts de marché en année 1 (soit 937.000 abonnés) et 10 % de part de marché, en année 4 (soit 3.992.000 abonnés). Montant de l’opération : 11 milliards de FCfa.

Elhadji I. THIAM

Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal, Mountaga Sy, directeur général de l’Apix, Gérard Senac, directeur de Eiffage Sénégal, et une équipe composée d’experts et d’ingénieurs ont effectué, hier, une visite sur les chantiers du Train express régional (Ter). La délégation s’est réjouie de l’avancement des travaux, laissant présager que la date de livraison prévue le 14 janvier 2019 sera respectée.

La poussière soulevée par le vent enveloppe un immense terrain situé à Colobane entre la passerelle piétonne et la gare ferroviaire. L’endroit, autrefois fréquenté par des ferrailleurs, est vide. Des travaux d’excavation et de terrassement ont commencé ; les ouvriers sont à pied d’œuvre. Ils travaillent avec enthousiasme et détermination sous la supervision des ingénieurs. Leurs mouvements se combinent à ceux des machines Caterpillar, pelles, camions à décharges et autres.

Les travaux de terrassement précèdent le démarrage des fondations des bâtiments qui seront sous peu érigés sur les lieux. La quasi-totalité de la voie est dégagée. Les lieux vont bientôt accueillir les traverses du Train express régional (Ter) en construction. Hier, Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal, Mountaga Sy, directeur général de l’Apix, Gérard Senac, directeur général de Eiffage Sénégal, et une équipe composée d’experts et d’ingénieurs ont visité le chantier vers 9 heures. Etienne Thibaud, ingénieur et directeur des travaux, explique que l’endroit va abriter le site de maintenance du matériel roulant.

Tout au long du trajet, les travaux ont démarré et à certains endroits, ils sont plus avancés. A Keur Massar, dans la lointaine banlieue de Dakar, le décor est à peu près similaire. Les travailleurs s’affairent aux réglages sur une vaste étendue de latérite avec un ballet incessant de camions. Pour l’heure, il est question de mettre des gravas renforcés. L’ambassadeur salue un « projet spectaculaire qui va changer le visage du transport à Dakar et au-delà ». Il soutient que le Train express régional permettra aux Dakarois de regagner leur lieu de travail en un temps record. « Nous veillons particulièrement sur l’avancement des travaux, la sécurité des passagers et de l’infrastructure », déclare le diplomate. Gérard Senac, le directeur général de Eiffage, une des entreprise adjudicataire des travaux, apprécie la visite de l’ambassadeur de France qui, note-t-il, lui permet de s’enquérir de l’avancement des travaux. « Le chantier n’est pas facile ; il requiert de la part de chacun (administration et entreprises) une communication et un échange permanent. Avec un rythme de rendement de 20 à 25.000 mètres cubes par jour, le rythme est dans sa croisière », déclare M. Senac.

Après quelques mètres de prospection, la file des voitures s’ébranle. Le convoi fait cap sur Bargny, point de chute de la visite de terrain. Un décor identique s’offre aux visiteurs. Les travaux avancent. Les travailleurs étaient en train de poser des traverses. L’ingénieur Etienne Thibaud note que cette tâche requiert de la technicité et des moyens conséquents. De l’autre côté, se trouve la base-vie qui est un lieu où se réunissent les équipes pendant toute la durée d’un chantier, l’atelier mécanique et les lieux de stockage avec des magasins qui s’étalent sur des milliers de mètres carrés.

Future colonne vertébrale du réseau de transport dakarois
Mountaga Sy, le directeur général de l’Apix, affirme que le projet est entré dans sa phase active. « Nous avons parcouru près de 7,5 kilomètres de Diamniadio. Un front partirait d’ici vers Dakar sur un linéaire de 15,5 kilomètres. Il y aura 15 ouvrages de franchissement. L’ensemble des passages à niveau sera supprimé », indique M. Sy.

Le Train express régional va changer la configuration du transport urbain dans la région de Dakar, en y intégrant une composante mobilité multi-modalité. C’est un train électrique à écartement standard -premier du genre dans la sous région- pouvant fonctionner avec de l’énergie thermique ou du diesel. « C’est un train qui fonctionne à une vitesse de pointe de 160 Km/h. La commande est de 15 trains et chaque train tirera 4 wagons. L’envergure du projet, ce sont deux voies standard. Le projet offrira une plateforme de maintenance. Il est prévu la réalisation d’ouvrages d’art, hydrauliques avec un paquet de travaux de génie-civil », explique le directeur de l’Apix. Le projet est donc bien parti pour devenir la future colonne vertébrale du réseau de transport dakarois avec double voies à écartement standard pour voyageurs et une voie métrique pour fret ainsi qu’une ligne électrifiée (25 Kv). Une emprise totalement sécurisée est prévue. Le tracé physique est effectif. Les emprises sont libérées : 7,5 km dans le département de Dakar et 15 km dans le département de Rufisque, soit près de 22,5 km de linéaire sur 36 kilomètres prévus. Les chantiers ont démarré avec les tracés d’excavation à un rythme qui laisse entrevoir que tout sera prêt le 14 janvier 2019.

Oumar BA

La onzième conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), ouverte le 10 décembre, se déroule dans un contexte international défavorable au multilatéralisme.

Conscient de ce fait, Alioune Sarr a rappelé l’importance d’un commerce transparent qui permet de réduire les inégalités internationales.

« Le commerce multilatéral doit plus que jamais jouer un rôle primordial dans la réduction des inégalités entre les membres et contribuer à une croissance soutenue et à l’atteinte des objectifs de développement durable tels que stipulés dans l’Agenda 2030 de l’Organisation des Nations unies », a déclaré le ministre sénégalais du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme, à la plénière ministérielle de la onzième conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce.

La réussite de cette conférence ministérielle dépend fortement de notre capacité à réformer et à corriger les déséquilibres hérités du cycle d’Uruguay round dans le domaine de l’agriculture où les subventions agricoles continuent de créer des distorsions sur les marchés internationaux, en particulier le marché du coton et d’intensifier la pauvreté dans les villes et campagnes des pays en développement et des pays moins avancés, a insisté Alioune Sarr. Il a rappelé que le Sénégal est d’avis que les modalités révisées de 2008 sur l’agriculture constituent une base pour mener « une réforme ambitieuse du système tout en préservant les flexibilités nécessaires aux pays en développement, aux pays moins avancés et aux pays importateurs nets de produits alimentaires ». M. Sarr reste convaincu qu’une solution définitive sur la détention de stocks publics à des fins de sécurité alimentaire est nécessaire à Buenos Aires.

En ce qui concerne l’accès aux marchés, en particulier pour les Pays moins avancés, le Sénégal appelle les membres à honorer leurs engagements en faveur de l’accès au marché en franchise de droits et sans contingents, à la mise en œuvre effective de la décision ministérielle sur les règles d’origine préférentielles, la dérogation sur les services et les subventions à l’exportation. « Le système commercial multilatéral doit continuer à placer le développement en son centre et permettre aux pays en développement et aux pays moins avancés de renforcer leur intégration dans les chaines de valeurs mondiales », a affirmé le ministre sénégalais. L’industrialisation, la diversification et la transformation structurelle des économies des pays en développement constituent, à cet égard, un chemin incontournable vers cet objectif. « Je demande aux membres de l’Omc d’accorder toute la considération et l’engagement politique nécessaire aux propositions du G 90 sur le traitement spécial et différencié », a insisté Alioune Sarr.

En ce qui concerne les subventions à la pêche, le Sénégal continue de soutenir un résultat multilatéral ambitieux en la matière afin de contribuer à l’exploitation durable des ressources marines et à leur préservation pour les générations futures. Au regard des difficultés notées dans ces négociations pour une solution définitive, notre pays est d’avis qu’un résultat partiel sur les subventions à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée constitue une première étape, avec les flexibilités nécessaires en faveur des pays faisant face à des contraintes dans leur système de gestion de la pêche.

S’agissant de la réglementation dans le domaine des services, le Sénégal soutient la poursuite des discussions post Buenos Aires. « Tout résultat futur dans ces négociations devrait prendre en compte la réduction des obstacles concernant les qualifications des fournisseurs de services de nos pays et ne pas affecter le droit des membres de réguler leurs secteurs de services afin d’atteindre les objectifs de développement économiques, ainsi que l’espace politique des membres en développement, en particulier des pays moins avancés », a indiqué Alioune Sarr.

El Hadji Gorgui Wade NDOYE, envoyé spécial à Buenos-Aires

Un constat : 174,5 millions de citoyens de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont 77% d’entre eux vivent dans les zones rurales, n’ont pas accès à l’électricité en 2016. Pour changer cette donne, le Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Cereec), conscient de l’importance stratégique de l’énergie dans la réalisation du développement durable et de la réduction de la pauvreté dans l’espace Cedeao et au Sahel, a initié, en collaboration avec la Banque mondiale, le Projet régional d’électrification hors réseau (Prehr) dont l’objectif est d’accroître l’accès, pour les ménages, entreprises commerciales et établissements publics de santé et d’éducation, aux services d’électricité durables (Epases), en contribuant directement aux objectifs de la Politique régionale sur les énergies renouvelables (Prer) de la Cedeao dans le but d’assurer l’accès universel à l’électricité à la région d’ici 2030.

En dehors des 15 pays de la Cedeao, le Prehr couvre la Mauritanie, le Tchad, le Cameroun et la République Centrafricaine. Dakar a été choisie pour abriter l’atelier car le Sénégal est l’un des pays ayant très tôt (en 1998) introduit d’importants changements dans le secteur de l’électricité. Ces réformes ont abouti à la création d’un nouveau cadre institutionnel et réglementaire acté par la loi 98-29 du 14 avril 1998 visant principalement à garantir l’approvisionnement en énergie électrique du pays à moindre coût et à élargir l’accès des populations à l’électricité, notamment en milieu rural. Pour atteindre son objectif de porter le taux d’électrification rurale à au moins 62% en 2022, le gouvernement sénégalais a mis en place une stratégie s’appuyant sur le partenariat public-privé (Ppp) et la neutralité technologique. Ce projet comporte deux phases : préparation (juillet 2017-juillet 2018) et mise en œuvre (à partir d’août 2018 pour une durée de 4 ans).

L’atelier de jeudi, co-organisé par le Centre régional pour les énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la Cedeao et le ministère de l’Energie et du Pétrole du Sénégal, s’inscrit dans la phase de préparation afin de rencontrer les parties prenantes. Il vise essentiellement, après le lancement régional à Dakar le 12 octobre 2017, à présenter le Projet régional d’électrification hors réseau (Prehr) aux acteurs concernés du Sénégal et, surtout, à les mobiliser pour une collaboration active dans les deux phases (préparation et mise en œuvre). Des points liés à l’accès durable aux services d’électricité entre autres, seront débattus à cet atelier de Dakar.

Cheikh Aliou AMATH

Interpellé sur la commercialisation de l’arachide, le président du Comité national de suivi de la campagne agricole, Aliou Dia, a rappelé que celle-ci a démarré officiellement le 1er décembre 2017 avec des points de collecte bien définis. Il a indiqué que des files de camions sont notées au niveau des usines à cause « des déchargements lents et un problème de protocole à signer entre ces huiliers et l’Etat ». Il a rappelé qu’une première réunion a été organisée jeudi dernier et la prochaine réunion devrait permettre de décanter la situation.

Par rapport au prix de 210 FCfa, M. Dia estime qu’il est respecté mais quelques cas de bradages sont notés chez les producteurs qui ne se rendent pas aux points de collecte. Ceux-là, dit-il, sont en train de vendre en deçà du prix arrêté. Mais M. Dia prévient : « A chaque fois que l’autorité est informée de cette situation, elle prend des dispositions pour corriger ». Il soutient que nul n’a le droit d’acheter en deçà du prix de 210 FCfa. Aliou Dia rappelle que les plus hautes autorités ont donné des instructions fermes à l’administration territoriale, aux forces de sécurité « pour que toute personne qui achèterait l’arachide en deçà des 210 FCfa soit traduite devant la justice ».

O. KANDE

La directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Louise Cord, est revenue sur l’importance de l’arachide pour le développement du Sénégal. « Si le Sénégal s’est inscrit dans la voie de la croissance cette dernière décennie, c’est qu’au cours de ces trois dernières années, le pays a enregistré une croissance économique la plus élevée atteignant plus de 6 % depuis 2015, avec une accélération de la réduction de la pauvreté de 4 à 7 points entre 2011 et 2016 », confie Louise Cord. Elle soutient que cette dynamique a été largement soutenue par les solides performances du secteur agricole. Elle note également que ce secteur a « la plus forte élasticité de l’incidence de la pauvreté par rapport à la croissance ».

D’après Mme Cord, il est également important de reconnaître que ces « performances significatives » résultent de la mise en œuvre de projets ambitieux du gouvernement dans la cadre du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Elle a salué « les performances de la filière arachide qui a souffert de plus de deux décennies de réformes inachevées » ; soulignant que la reconstitution du capital semencier a permis de stabiliser la production arachidière autour d’un million de tonnes. Elle a demandé de porter ces performances à des niveaux plus élevés en les inscrivant dans la durée pour relever le défi de la pauvreté et de la transformation des productions arachidières. Louise Cord a demandé également de relever certains défis dont celui de la restructuration et de la cession de la Sonacos pour « créer les conditions d’une compétition saine entre acteurs de la filière et attirer des investissements privés pour impulser l’innovation industrielle et commerciale ».

O. KANDE

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