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Economie (2091)

A la rupture de stock en oignon local, s’ajoutent les difficultés qu’ont les commerçants à protéger leurs marchandises de l’humidité et de la chaleur.Autant de facteurs qui participent à faire monter les prix de certains produits.

Au parc à oignon du marché Thiaroye, les dépôts sont quasi vides, accordant ainsi aux quelques dockers de longs moments de répit à l’ombre de parasols. Le marchandage est moins fréquent et moins intense que d’habitude. A ce jour, le kilogramme est à 475 FCfa. Pourtant, il y a moins d’un mois, la même quantité valait moins de 250 FCfa. Le marché de Thiaroye est presque totalement dédié au commerce d’épices et de légumes. Les prix sont souvent moins chers qu’ailleurs. Mais cette période de l’année coïncide avec la flambée des prix de certaines denrées.

Pour expliquer cet état de fait, l’adjoint au délégué du marché, Sidy Gueye, évoque l’arrêt des importations décidé par les autorités, pour écouler la production locale. Or, cette dernière est en phase de rupture. A ce stade, les produits concernés deviennent plus chers du fait de la rareté.Une situation pour le moins inquiétante en cette veille de Tabaski. En effet, l’indisponibilité de l’oignon sur le marché touche aussi bien les ménagères que les commerçants. Leurs activités tournent, en ce moment, au ralenti. Pour juguler le problème, les acteurs attendent de l’État la levée de l’interdiction de l’importation de l’oignon. Sur ce point, l’adjoint au délégué rassure. « J’ai assisté, hier, à la réunion de l’Agence de régulation des marchés (Arm), et il est convenu de la réouverture des importations d’oignons à partir du 15 de ce mois. Toute l’étendue du territoire sera suffisamment approvisionnée bien avant la fête. Les prix vont considérablement chuter », affirme-t-il, d’un ton certain et satisfait.  Seulement, la difficulté quotidienne de la ménagère sénégalaise ne se limite pas aux oignons. Le cabus et la carotte sont tout aussi chers. Le premier produit cité est à 500 FCfa le kilogramme, et le second – importé de la Hollande- à 600 FCfa le kilogramme. Dans les venelles boueuses du marché, le flux est tendu et dominé par les femmes. Elles se faufilent entre les étals respirant et toussant au contact des effluves de piment et de poivre. Cabas à la main, Aïssata Wellé est venue au marché de Thiaroye pour s’approvisionner. Elle revend légumes et condiments en détail. Son petit commerce tient sur une table à Diamaguène. Elle espérait faire ses emplettes à moindre coût en venant ici, sauf que, ces jours-ci, la conjoncture complique les échanges.

Les légumes inaccessibles
Legumes Marche« Je fais moins de bénéfices durant les hivernages. Les légumes deviennent subitement inaccessibles. Je suis obligée de continuer pour subvenir à mes besoins et participer à des tontines. Mais le plus difficile, c’est que les clients ne comprennent pas toujours que la hausse des prix ne dépend pas de nous », se plaint-elle.

En fait, la saison des pluies engendre d’énormes pertes pour les grossistes. Au parc à cabus, les précipitations conjuguées à la canicule et à l’humidité du sol, causent un pourrissement rapide et massif des produits. Des sacs de choux flétris de 60 kilogrammes jonchent le sol, en proie aux rayons du soleil. Ils sont, aujourd’hui, bons pour le bétail. Pourtant, hier seulement, ils étaient propres à la consommation. Un manque à gagner conséquent pour Pape Bèye. « Au lieu de 16.000 FCfa, nous les bazardons à 9.000 FCfa. Aussi, y a-t-il beaucoup d’engrais dans ces produit, c’est pour cela que leur conservation pose problème», se désole-t-il.  Il estime que pour combler ces pertes, ils sont contraints de renchérir sur les prix des choux encore comestibles. La situation relève ainsi  d’une difficulté à stocker convenablement ces légumes.

Toutefois, quelques légumes sont vendus à des prix relativement bas. Leur abondance sur le marché oblige les commerçants à reconsidérer leur valeur. C’est le cas du poivron vert et de l’aubergine amer monnayés respectivement à 300 et 250 FCfa le kilogramme. En d’autres temps, ils peuvent couter jusqu’à 800 FCfa, renseigne la vieille Maty Ndiaye, vendeuse de légumes.

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la  démographie (Ansd), en une année, les prix des produits locaux ont grimpé de 3,3 % et ceux importés de 2,2%.

Assane FALL (stagiaire)

Le kilogramme de la viande bœuf est à 2.800 FCfa à la boucherie du foirail de Sicap Mbao. L’abondance de pâturage en cette période d’hivernage n’y fait rien. Pour cause, les prix des bêtes qui ont considérablement augmenté. Le prix de bœuf est aux alentours de 300.00 FCfa. A cela s’ajoute la rareté du bétail qui, habituellement, venait de la Casamance. Selon Ndéllé Mbaye, boucher, la nouvelle tendance d’exporter les bêtes vers la Gambie et la Côte d’Ivoire impacte négativement sur le marché local. Il estime que les prix ne peuvent pas diminuer d’ici à la tabaski. Il en est de même pour le prix de la viande de mouton qui est à 3.300 FCfa au lieu de 3.000 FCfa.

A. FALL (stagiaire)

Un Comité régional de développement (Crd) vient d’être consacré aux préparatifs de la Tabaski pour éviter la situation de pénurie de moutons observée, il y a deux ans. Pour l’édition de cette année, les besoins en moutons sont estimés à 6.365 têtes à Sédhiou.

Ce problème, selon les participants à ce Crd, n’était pas spécifique à la région de Sédhiou puisque les autres régions telles que Kolda et Ziguinchor l’avaient également connue par le passé.
Bien que cette pénurie de moutons a pu être évitée, l’année dernière, grâce aux efforts déployés par les autorités sénégalaises, les participants à ce Crd n’ont pas manqué de relever la cherté du mouton.

L’occasion a été saisie par l’adjoint au gouverneur de Sédhiou en charge de l’administration, Alioune Badara Mbengue, de préciser que le rôle de l’État est plutôt de favoriser la fourniture normale du pays en moutons pour permettre à chaque Sénégalais d’avoir son mouton de Tabaski. L’État, selon lui, ne peut pas fixer les prix puisqu’il ne sait pas les conditions dans lesquelles l’opérateur a pu avoir ses moutons. Les membres du Comité régional de développement ont profité de l’occasion pour évoquer les difficultés rencontrées dans l’acheminement des moutons dans la capitale du Pakao.

Pour la plupart des intervenants à cette rencontre régionale, c’est surtout  en Gambie que les opérateurs rencontrent le plus de difficultés. L’adjoint au gouverneur de Sédhiou, en charge de l’administration, Alioune Badara Mbengue, a rassuré les participants à ce Comité régional de développement que les deux États (sénégalais et  gambien) prendront toutes les dispositions pour  qu’une telle situation ne se reproduise plus.  Il a ajouté qu’en ce qui concerne la sécurité, la commune, en partenariat avec les services concernés, saura, comme d’habitude, faire face à cette exigence en prenant des dispositions appropriées pour sécuriser les deux seuls « darals » ou points de vente de moutons de Sédhiou.

La question de la propreté des lieux de vente a été également au centre des débats. A ce sujet, il a été exigé que pendant toute la période de vente des moutons et bien après celle-ci, des mesures soient prises pour que les vendeurs ne repartent plus sans nettoyer l’endroit où les moutons étaient parqués. Pour le moment, on attend encore l’arrivée des premiers troupeaux de moutons dont le retard semble être lié aux dépenses relatives à leur garde jusqu’au jour de la Tabaski. Plus la période de vente est longue, plus les dépenses d’entretien et de garde sont élevées pour les promoteurs.

Malamine  KAMARA

Le trésor public de Côte d’Ivoire procédera, le 7 septembre 2017, au paiement des profits semestriels de son emprunt islamique dénommé Sukuk État de Côte d’Ivoire 5,75%, 2016-2023 pour un montant global net d’impôt de 4,702 milliards de FCfa (environ 7,523 millions de dollars), a appris, samedi, Apa, auprès de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm).  L’État ivoirien avait levé, entre le premier et le 31 août 2016, sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), un montant de 150 milliards de FCfa (environ 255 millions de dollars) adossés à des actifs compatibles avec les principes de la finance islamique et évalués à 165 milliards de FCfa.

Le prix d’une obligation islamique était de 10.000 FCfa avec une marge de profit de 5,75%. La durée de l’emprunt islamique était fixée à sept ans couvrant la période 2016-2022.
Le montant levé était destiné au financement de projets de développement économique et social de la Côte d’Ivoire.

APA

La Corée du Sud, à travers  l’Agence sud coréenne pour la coopération internationale (Koica), en étroite collaboration avec les autorités administratives, la Saed et le service départemental du développement rural, a démarré, depuis l’année dernière, un projet de développement inclusif et durable de la chaîne de valeur riz dans le département de Podor.

Le directeur général du Projet, Rak Myeong Jung, a, au cours d’une réunion des bénéficiaires tenue avant-hier lundi à Nianga, sous la présidence de l’adjoint au préfet de Podor, Adama Camara, rappelé que ce programme de développement agricole, financé par le gouvernement sud coréen pour un coût global de 8,5 millions de dollars américains, soit 4,250 milliards de FCfa, est prévu pour une durée de 7 ans. Il a précisé que ce programme est mis en œuvre conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait sollicité, du gouvernement sud coréen, un appui pour « booster » le développement agricole dans notre pays.

Selon lui, ce projet de l’Agence sud coréenne pour la coopération internationale (Koica) intervient dans certaines localités du département de Podor, notamment dans les communes de Fanaye, Ndiayène Pendao et Guédé village. Il contribue également à l’augmentation de la sécurité alimentaire et à l’établissement d’un modèle de projet d’union rurale en renforçant la chaîne de valeur riz au Sénégal.

M. Jung a aussi exhorté les maires et les conseillers municipaux des différentes communes ciblées par ce projet, à accélérer le processus de délibération pour l’attribution des parcelles à usage agricole dont ils ont besoin dans la mise en œuvre de ce projet. Il a demandé aux autorités administratives d’intercéder en leur faveur auprès des services de la Senelec, en vue de leur permettre de disposer, au moment opportun, de l’électricité dont ils ont besoin pour faire fonctionner les Groupes motopompes (Gmp), le centre polyvalent de formation des producteurs et autres infrastructures qui seront mis en place.

Pour sa part, l’ingénieur délégué de la Saed à Podor, Amadou Tidiane Mbaye, a laissé entendre que ce projet sud coréen mettra en valeur 602 hectares de terres cultivables dans ces trois communes. Il a, par ailleurs, noté que les responsables de ce projet sont en train de recenser et d’identifier les ménages bénéficiaires, de mettre en place les Gie chargés d’exploiter les trois grands périmètres de la zone d’intervention. Il a enfin annoncé que les paysans seront en mesure d’exploiter ces périmètres agricoles au plus-tard en février 2019 et que les premières récoltes de riz seront attendues en juin 2019.

Auparavant, le préfet Adama Camara et les représentants des populations bénéficiaires ont rendu un vibrant hommage au gouvernement sud coréen et à toute l’équipe de Rak Myeong Jung pour leur contribution à l’atteinte des objectifs du programme national d’autosuffisance en riz initié par le président Macky Sall. Déjà, indique-t-on, les bonnes expériences tirées des fermes démonstratives de la Koika et les perspectives d’aménagements de terres en vue, suscitent l’engouement des populations bénéficiaires. En plus de la mise en place de systèmes d’irrigation très performants, de centres d’unions, de salles polyvalentes, de magasins de stockage de riz, la Koica va également remettre des machines agricoles aux producteurs de riz.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le prix du meilleur établissement du secteur financier de Côte-d’Ivoire a été remporté par la Société ivoirienne de banque, filiale du groupe Attijariwafa bank. Décerné pour la première fois, le prix du meilleur établissement du secteur financier de Côte-d’Ivoire, récompense ainsi la remarquable croissance de la banque (moyenne annuelle : +23% depuis 2010), la qualité de sa gouvernance et de sa gestion de même que sa contribution notable au développement de l’économie via l’octroi de crédits (environ 580 milliards de FCfa en 2016), la création d’emplois (+ de 100% de création nette depuis 2009) et ses opérations en tant que spécialiste en Valeurs du Trésor (plus de 100 milliards en 2016). Selon le document, il distingue, par la même occasion, depuis l’acquisition de la Sib en 2009, par le groupe bancaire panafricain Attijariwafa bank, un parcours particulièrement riche, ponctué par l’admission à la cote de la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’Uemoa en 2016. Attendue par l’ensemble de la communauté financière et des investisseurs, cette cotation qui a été un véritable succès avec un nombre important de souscripteurs (…) confirme la confiance placée en la solidité de la banque et en son modèle de développement au cœur duquel l’innovation occupe une place prépondérante. Preuves de cette dynamique de leadership dans laquelle la banque s’est engagée depuis 2009 et qui vient d’être primée, le Crédit express (positionné en quelques heures) et le confirming (mode innovant de financement des Pme tout en permettant aux entreprises de dématérialiser les modes traditionnels de règlement de leurs fournisseurs). Le prix récompense aussi l’infatigable engagement de la Sib en matière de Rse: au service des Pme via l’accompagnement de la Fédération ivoirienne des Pme ou encore en faveur de la promotion de la culture, l’éducation et la santé. La banque avait déjà été honorée en 2014, en recevant le 2ème prix d’excellence de l’emploi dans la catégorie « Entreprises ».

Aliou KANDE

Le coordonnateur scientifique du projet Isra/Crodt, Moustapha Dème, a insisté sur « la place importante » de l’aquaculture dans la politique de développement économique et social du Sénégal, soulignant que le Plan Sénégal émergent (Pse) la positionne parmi les six secteurs prioritaires à haut potentiel de création d’emplois et de richesses.

Le coordonnateur scientifique du projet Isra/Crodt, Moustapha Dème qui s’exprimait lors de la clôture de l’atelier de renforcement technique des producteurs piscicoles, organisé à Saint-Louis du 07 au 11 août à l’initiative du projet d’adaptation, de diffusion et d’adoption de technologies de Production d’alevins mâles de Tilapia dans la vallée du fleuve Sénégal, a insisté sur « la place importante » de l’aquaculture dans la politique de développement économique et social du Sénégal.

Ce projet est coordonné par l’Isra/Crodt (institut sénégalais de recherches agricoles/centre de recherche océanographiques Dakar-Thiaroye) et exécuté sur le terrain avec la collaboration de l’Anida (agence nationale d’insertion et de développement agricole), de l’Ana (agence nationale d’aquaculture) et de l’Iupa/Ucad (institut universitaire de pêche et d’aquaculture). Selon lui, ce projet a des objectifs de production de 30.000 tonnes de produits aquacoles en 2018 et de 50 000 tonnes avant 2023.

M. Dème, coordonnateur scientifique du projet Isra/Crodt, a noté que « l’insuffisance de l’offre en alevins de poisson de qualité constitue, avec l’aliment et l’encadrement rapproché des acteurs, des contraintes majeures pour l’émergence d’entreprises aquacoles viables au Sénégal, particulièrement dans la région de Saint-Louis qui dispose d’immenses potentialités aquacoles ».

Aussi, il est revenu sur l’importance du cours de renforcement de capacités des pisciculteurs de la vallée, organisé à Diama Maraye, dans la commune de Diama, pour l’initiation des producteurs piscicoles aux techniques de préparation, de conditionnement et d’identification des géniteurs mâles et femelles et de leur mise en production.

De son côté, Abdoulaye Ngom, coordonnateur de l’Anida dans la zone nord, a souligné que les expériences tirées du projet piscicole de Diama Maraye seront élargies à d’autres régions du Sénégal afin de permettre aux producteurs d’en tirer le maximum de profit grâce à une production performante en quantité et en qualité. Les 30 producteurs privés et publics encadrés par l’Anida ont, durant leur initiation à la ferme piscicole de Diama Maraye, mené des travaux d’expérimentation sur les techniques de production d’alevins mâle de Tilapia, le transfert d’alevins, l’alimentation ainsi que la reproduction en bassin et en happa. Keudam Fall, président du Gie de producteurs piscicoles de Mbawor, situé dans la commune de Diama, a, pour sa part, soutenu qu’ « aujourd’hui, la pisciculture est bien rentable et que la production est devenue assez conséquente pour permettre aux acteurs de s’en tirer ».

Il a cependant évoqué quelques difficultés liées à la capacité de financement des activités mais aussi au coût de l’aliment pour les alevins mâles de Tilapia. « Pour nous permettre de bien contribuer aux objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse), sur le volet de la pisciculture, l’état doit renforcer nos financements afin de nous permettre d’avoir une bonne production, compte tenu du potentiel énorme dans la zone du fleuve Sénégal », a-t-il plaidé.

APS

La première pluie utile tombée dans la deuxième quinzaine du mois de juin a consacré le démarrage de la campagne agricole à Sédhiou avec les premiers semis portés à terre. Depuis, on n’a pas connu une pause pluviométrique excédant dix jours et les précipitations sont bien réparties dans le temps et dans l’espace. Dans cette région, certaines stations ont même dépassé les 500 mm et, à ce jour, aucun poste n’est déficitaire.

L’accompagnement des producteurs se fait normalement : ‘’ nous donnons des conseils utiles aux paysans qui les suivent à la lettre ‘’, déclare Omar Mbengue de la Direction régionale du développement rurale (Drdr). Selon le chef du service régional, non seulement les intrants sont reçus à temps, mais également leur mise à disposition a été faite à temps au grand bonheur des producteurs. Dans l’autosuffisance en riz, une politique chère au chef de l’État, Macky Sall, une grande quantité de semence a été distribuée aux producteurs de riz et plus de 90 % des semis ont été effectués dans les délais. Les ventes de l’engrais se déroulent de façon satisfaisante dans les départements de Sédhiou et de Bounkiling. A noter que seul le département de Goudomp connaît quelques difficultés de vente d’engrais. Les 800 tonnes du triple 15, à côté de l’urée, et du 15 – 10 – 10 permettent de nourrir l’espoir de s’attendre à une production record. Le département de Goudomp, un grand producteur de riz de la zone, a reçu 600 tonnes de semences. Il faut reconnaître que certains opérateurs n’ont pas joué le jeu, puisqu’ils n’ont pas mis les moyens pour la mise en place des intrants. C’est pourquoi ils ont aussitôt été remplacés, selon le directeur régional du développement rural. S’agissant de l’équipement du monde rural en matériel agricole, la région de Sédhiou avait reçu 23 tracteurs qui ont été tous écoulés. Une demande de 15 autres tracteurs a été adressée au ministère de l’agriculture.

Malamine Kamara

La 6e édition du Africa Ceo Forum, le rendez-vous international de référence des décideurs et financiers du secteur privé africain, se tiendra les 26 et 27 mars 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. De nombreux décideurs économiques marocains sont attendus.

L’Africa Ceo Forum est de retour en Afrique en 2018. Plus important rendez-vous annuel du secteur privé africain, cette rencontre, qui se tient en alternance entre l’Afrique et son siège international basé à Genève, se tiendra du 26 au 27 mars prochains à Abidjan, selon un communiqué. L’Africa Ceo Forum mobilise, chaque année, près de 1.200 chefs d’entreprises, investisseurs, décideurs politiques et journalistes venus de plus de 70 pays, dont une quarantaine d’africains, pour mettre en lumière le capitalisme africain et faire avancer les questions essentielles pour l’avenir du continent et de ses entreprises.

Symbole de cette dynamique, l’édition 2017, d’après la même source, « a particulièrement contribué à mettre en évidence la nécessité pour l’Afrique de repenser son modèle économique pour renforcer et pérenniser sa croissance, notamment en libérant l’innovation et les énergies entrepreneuriales des jeunes et des femmes, en accroissant l’attractivité du continent pour les investisseurs internationaux ou encore en encourageant la création d’activités plus fortement exportatrices ».

Le choix de la capitale ivoirienne s’explique par son secteur privé local de plus en plus performant, a souligné Amir Ben Yahmed, fondateur et président du Africa Ceo Forum. « Pour ce nouveau rendez-vous, nous avons choisi un pays africain qui reste une destination privilégiée par les investisseurs du monde entier. Comme en témoigne la récente levée de près de 2 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux », a-t-il affirmé.

Plusieurs dirigeants d’entreprises et personnalités marocaines de premier plan sont attendus à ce nouveau rendez-vous, dont le programme de conférences et de rencontres thématiques s’accorde avec leurs priorités stratégiques.

Elhadji Ibrahima THIAM

Beaucoup de pays, à travers le monde, sont à l’heure des énergies renouvelables. Ceux de l’Afrique, qui disposent pourtant d’un potentiel énorme, sont encore à la traîne dans l’utilisation de ces ressources énergétiques. Pour inverser la tendance, des entrepreneurs de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), réunis à Dakar, souhaitent une meilleure implication des décideurs et investisseurs pour les aider à tirer profit des nombreuses potentialités en énergies renouvelables et efficacité énergétique.

Des barrières techniques, financières, économiques, institutionnelles et juridiques empêchent 60% de la population ouest-africaine vivant en zone rurale d’accéder à l’électricité. D’ailleurs, dans cet espace communautaire, l’accès à ce service est d’environ 20%, dont les 40% pour les milieux urbains et 6 à 8% pour la zone rurale. C’est pour lever les barrières techniques, financières, économiques, institutionnelles et juridiques que la Cedeao, à travers son agence spécialisée (le Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Cereec), a organisé, du 07 au 11 août 2017, une session de formation destinée à 30 entrepreneurs confrontés à l’épineux problème de financement de leurs projets conçus pour aider à la construction de la sécurité énergétique et à la préservation du climat de notre espace communautaire.

Le Cereec a pour vocation « la promotion du mix énergétique qui passe par une diversification des sources de production en Afrique de l’Ouest ». Et à la cérémonie de clôture de la session de formation, le coordonnateur de la cellule de facilité et d’appui à l’entreprenariat dans les énergies renouvelables de la Cedeao, Yuri Lima Handem, est revenu sur « cette politique de multiplication des réseaux thermiques (le solaire, l’énergie éolienne, la petite hydroélectricité et la bioélectricité) initiée dans notre espace communautaire et nécessitant « une réelle volonté politique de nos décideurs et un accompagnement soutenu des investisseurs pour l’atteinte de l’énergie durable pour tous ». Dans ce dessein, le Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Cedeao (Cereec) a initié cette formation, avec l’appui de partenaires techniques comme Irena (International renawable energy agency) et Power Africa transactions and reforms (Patrp), pour aider à enlever les obstacles existants au déploiement de ces technologies visant à réduire notre dépendance des importations de fuel. Ainsi, les entrepreneurs ouest-africains du secteur, pour la plupart des développeurs de technologies, ont-ils été renforcés dans le savoir et le savoir-faire, mais aussi obtenu les connexions dont ils ont besoin pour aller chercher des financements. Pour Yuri Lima Handem, les nouvelles connaissances acquises par les entrepreneurs pourraient aider à augmenter la part des énergies renouvelables et assurer aux populations un meilleur accès aux services énergétiques à l’horizon 2030.

Au nom des entrepreneurs ouest-africains, Nana Bébé Magloire (Burkina Faso), s’est réjoui de « cette formation utile dans la formulation et la mise en application de politiques, des lois, des normes et des mécanismes d’incitation pour créer un cadre favorable aux investissements ». Selon lui, les développeurs de technologies ouest-africains avaient souvent de bonnes idées, mais ils les présentaient mal. « En renforçant nos capacités dans la soumission des projets, les plans d’actions, le modèle de gestion d’une entreprise, les combinaisons rentables, etc., nous sommes aujourd’hui capables de présenter, aux investisseurs, des projets bancables », s’est félicité Nana Bébé Magloire dont la conviction est que « l’accès des populations ouest-africaines aux services énergétiques est lié au développement des réseaux thermiques (solaire, énergie éolienne, petite hydroélectricité et bio-électricité) ».

Cheikh Aliou AMATH

La situation phytosanitaire reste calme, dans la région de Kaffrine, hormis l’apparition sporadique de sauteriaux qui ont été maîtrisés grâce à l’intervention des unités mobiles de la direction de protection des végétaux (Dpv), a souligné, vendredi, le directeur régional du développement rural (Drdr) de Kaffrine, Samba Ndao Tall.
Au total, 6.560 hectares ont été prospectés et 2.230 infestés de sauteriaux et chenilles arpenteuses ont été traités, dans la région de Kaffrine, depuis le début de l’hivernage, a indiqué le Drdr dans un entretien avec l’Aps.

’’Le rôle d’alerte et de veille des Comité de lutte villageois (Clv) a été d’un grand apport pour une intervention efficace de la Direction de protection des végétaux (Dpv), Base de Nganda)’’, s’est- il félicité. Selon le Drdr de Kaffrine, la mise en place de l’engrais, dans la région de Kaffrine, a démarré dans la deuxième décade du mois de juin. Mais a-t-il déploré, le rythme d’avancement ’’a été très lent’’. A la date du 09 août 2017, a indiqué M. Tall, le niveau de mise en place de l’engrais est à 45% pour l’urée, 57% pour le 15-10-10, 64% pour le 6-20-10 et 85% pour le 15-15-15t. Selon lui, la situation pluviométrique reste favorable au bon développement végétatif des cultures.

‘’A la date du 09 août 2017, le cumul moyen régional est de 245,7mm / 14,4jours de pluies’’, a fait savoir M. Tall.

APS

Le Projet d’appui au pastoralisme et à la stabilité dans le Sahel et la corne de l’Afrique (Passha) a développé une boîte à outils permettant d’assurer qu’une intervention en zone pastorale prenne en compte la sensibilité aux conflits, a indiqué, hier, un expert et analyste des conflits du Passha, Koffi Alinon.

«Le Passha est entré dans sa phase active et a atteint son premier objectif de court terme qui est de développer une boite à outils permettant d’assurer qu’une intervention en zone pastorale prenne en compte la sensibilité aux conflits et renforce la stabilité», a-t-il expliqué. Des équipes du Passha ont entamé, depuis lundi, à Dakar, une deuxième session de formation sur les outils de sensibilité et de prévention des conflits. L’objectif de la formation est de poursuivre le renforcement de capacités des agents de six projets régionaux d’appui au pastoralisme au Sahel ainsi que des experts et des spécialistes en suivi-évaluation des projets exécutés. La boite à outils a été développée de manière simple et progressive en concertation avec des équipes du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel qui ont été formées de novembre 2016 à janvier 2017 sur son utilisation, selon Koffi Alinon. Il a souligné que la boite à outils est testée au cours de plusieurs activités du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel. «La boîte contient la matrice d’analyse du contexte et des acteurs, le module sur la communication participative ainsi que les référentiels techniques», a ajouté M. Alinon.

Le Projet d’appui au pastoralisme et à la stabilité dans le Sahel et la corne de l’Afrique soutient, depuis 2016, les deux projets régionaux d’appui au pastoralisme du continent africain en tenant compte des aspects de stabilisation et de prévention de conflits.

«Ces deux projets régionaux qui ont également pour but de sensibiliser sur les approches de résilience en milieu pastoral et sur les situations de conflits ne sont cependant pas initialement élaborés pour faire face à des situations de conflits et d’instabilité», a dit l’expert de Passha.

APS

« Les entreprises et les entrepreneurs sénégalais font preuve de génie. Il faut qu’ils puissent être accompagnés à faire valoir ce talent, ce génie sur le sol national et à l’extérieur, mais aussi tout ce qui est l’information dans des secteurs particuliers pour que de nouveaux entrepreneurs puissent se créer et développer leurs activités », a indiqué Idrissa Diabira. Au début du mois d’octobre, il est prévu un forum de la Pme qui sera présidé par le chef de l’État, Macky Sall. L’objectif, selon le Directeur général de l’Adpme, c’est d’avoir un rendez-vous annuel, qui permettra à l’ensemble des acteurs concernés de se rencontrer, de discuter, de s’écouter, mais aussi de proposer aux autorités des mesures concrètes permettant à la Pme sénégalaise de mieux se comporter, se développer. Ce forum sera donc l’occasion pour lancer officiellement le réseau « Sénégal Pme » du programme d’urgence Sénégal Pme 2018-2022. « Ce forum va acter le cadre logique, opérationnel du fonctionnement de ce réseau, valider une sorte de programme d’urgence pour les Pme à l’instar de ce qui a été fait pour le développement rural tel que le Pudc », a indiqué Idrissa Diabira. « Les réflexions conduisent à trouver, à la Pme sénégalaise, aux acteurs sénégalais, un programme important permettant à la Pme de jouer son rôle dans l’émergence du Sénégal ». Ainsi, cette rencontre devrait faciliter aux acteurs de se réunir, de se concerter, d’articuler leurs actions, suivre et évaluer surtout la politique en faveur des Pme pour qu’elle soit exécutée de la meilleure des manières.

S. O. FALL

Shigeru Omori, ambassadeur du Japon au Sénégal, et Cheikh Ndiaye, secrétaire général de l’Association «Fedde bamtoore aynaabe Jolof», procèderont, le 17 août prochain, à l’inauguration du Centre de formation en élevage à Linguère, financé par le Japon dans le programme d’assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, l’association «Fedde bamtoore aynaabe Jolof» a reçu un don de 65.709 euros, soit environ 43 millions de FCfa, et cette aide non remboursable lui a permis non seulement la construction d’un centre de formation, mais aussi l’acquisition d’un camion frigorifique, de 2 réfrigérateurs et d’un groupe électrogène. Ce centre, précise-t-on, encadre, chaque année, près de 1.000 éleveurs en les formant sur différents sujets tels que les actes vétérinaires et le changement climatique. En plus, le centre et les matériaux jouent un rôle important pour la collecte, la conservation et la transformation de 48.000 litres de lait par an. Ce projet contribue, de manière significative, à réduire les pertes de lait et à améliorer la couverture des besoins nutritionnels des populations. «Le Japon est très sensible à la situation des agriculteurs et des éleveurs qui assurent la couverture des besoins alimentaires de base des populations. C’est la raison pour laquelle il a accepté de soutenir ce projet afin d’apporter sa contribution à la promotion du secteur primaire au Sénégal », lit-on dans le document.

Aliou KANDE

Le Comité régional de développement (Crd) tenu, hier, à Louga, a entériné de fortes mesures allant dans le sens de mobiliser une offre suffisante de moutons à des prix accessibles.

Choix des points de vente, leur aménagement avec accès en eau et en électricité, aliments de bétail subventionnés, aspects sécuritaires, santé aussi bien animale qu’humaine…Tout cela a fait l’objet de riches échanges, hier, à la gouvernance de Louga. C’était à l’occasion du Crd spécial consacré à la tabaski 2017, sous la présidence du gouverneur, Alioune Badara Mbengue. Bien évidement, tous les acteurs concernés étaient présents : éleveurs, forces de sécurité et de défense, institutions financières, services techniques et autorités administratives. Les promoteurs l’ont dit et répété pour s’en réjouir : peu de problèmes ont été notés l’an dernier. Le processus s’était globalement bien déroulé. Les besoins de la région estimés à 283.000 moutons ont été largement atteints.

Des invendus ont même été notés dans les trois départements. Dans sa présentation, l’inspectrice régionale des services vétérinaires, Dr Mame Fatou Thioune Ly, a souligné que l’installation anarchique des points de vente et le vol de bétail ont été les seules difficultés majeures enregistrées lors de la campagne de 2016. Elle a suggéré une plus grande organisation des points de vente, une sensibilisation des forces de l’ordre sur les laissez-passer et un renforcement du dispositif sécuritaire pour lutter contre les vols notés. « Ce sont de très bonnes suggestions », a commenté le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui, séance tenante, a demandé aux préfets des trois départements de convoquer, dans les plus brefs délais, des Cdd en relation avec les maires. Autre forte recommandation du Crd : la poursuite des financements pour les « opérations tabaski ». C’est que beaucoup de promoteurs ont profité de la rencontre pour dénoncer le comportement des institutions financières. Certains promoteurs disent vivre « un véritable calvaire » pour obtenir un prêt. Là où d’autres se voient opposer un « refus catégorique ».

Les représentants de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas) et du Crédit mutuel du Sénégal (Cms) présents à ce Crd ont apporté des précisions : « ce sont les mauvais payeurs qui pénalisent les bons clients », ont-ils dit. Néanmoins, sur la demande du gouverneur, ils ont promis de « faire des efforts supplémentaires » en finançant d’autres dossiers. L’objectif réaffirmé est de favoriser une offre suffisante de moutons à des prix accessibles.

Abdoulaye DIALLO

Le Directeur des pêches maritimes du Sénégal, Mamadou Goudiaby, qui nous a accordé une séance de question-réponses en marge de la cérémonie de remise de caisses isothermes aux bénéficiaires des localités de Kaffrine, Linguère et Tambacounda, est revenu sur l’importance de la pêche dans l’activité économique du Sénégal. Il soutient que la pêche génère un chiffre d’affaires de prés de 400 milliards de FCfa par an. Par ailleurs, M. Goudiaby a abordé plusieurs projets en cours, notamment pour le stockage, mais aussi pour un accès plus juste à la ressource pour les régions non côtières du Sénégal.

Qu’est-ce qui ressort de l’étude faite sur l’offre et la demande en produits halieutiques, qui a notamment recommandé la prise en charge des régions déficitaires en ce qui concerne la consommation de poisson?
Cette étude a été réalisée en 2013 pour démarrer le projet Go-Wamer au Sénégal. Elle a révélé, en fait, que dans les régions continentales du Sénégal, la consommation de produits de la pêche était faible ; et cette faiblesse était liée, d’une part, au fait que les produits qui arrivaient dans ces régions étaient de mauvaise qualité, d’autre part, ces produits n’étaient pas en quantité suffisante pour permettre aux consommateurs d’avoir suffisamment de poissons, par exemple. C’est la raison pour laquelle, un des besoins qu’a révélé cette étude, c’est d’améliorer les conditions de manutention et de conservation durant toute la chaîne de valeurs, notamment à l’étape commercialisation. C’est pourquoi on a jugé que pour renverser ce déficit constaté en consommation de produits de la pêche dans certaines régions, il faudrait aller vers l’aménagement des infrastructures de froid et la fourniture des équipements comme les caisses isothermes pour conserver la qualité des produits et mieux transporter le poisson dans les zones n’ayant pas de façade maritime.

Au Sénégal, pendant la basse saison de pêche, le poisson devient une denrée rare. Avez-vous réfléchi à un mécanisme pour le stockage du produit?
La mauvaise saison, on l’appelle généralement la saison basse de pêche qui correspond à la période hivernale qui va de juin-juillet à novembre et la haute saison qui est la bonne saison de pêche commence de décembre jusqu’au mois de mai. C’est vrai qu’aujourd’hui, avec une situation de perte post-capture qu’on a constatée pendant la haute campagne, il est bon de réduire ces pertes post-capture en aménageant des entrepôts frigorifiques qui puissent stocker les produits de manière à les redistribuer pendant la période de basse capture. C’est la raison pour laquelle un programme froid a été initié au ministère de la Pêche et de l’Économie maritime qui s’engage à aller dans cette direction en développant justement un programme froid qui comportera des fabriques de glace, des chambres de stockage, mais également des équipements adéquats qui permettent de mieux distribuer le produit de la pêche de la côte vers l’intérieur du pays.

Quelle est la place du secteur de la pêche dans l’économie sénégalaise?
Aujourd’hui, le poids de la pêche, dans l’économie sénégalaise, est incontestable. La contribution de la pêche dans le Produit intérieur brut (Pib) est, aujourd’hui, estimée à 3,8% pour ne pas dire 4%. Au-delà de cette contribution dans le Pib, tout au long de la chaîne de valeurs, les activités de la pêche améliorent le revenu des acteurs, de la capture jusqu’à la commercialisation. On estime, avec toutes les activités qui tournent autour de la pêche, à 600.000 emplois directs et indirects. Cela concerne les acteurs qui interviennent dans le secteur ou à l’extérieur du secteur. Il y a ceux qui sont dans la pêche, dans le mareyage, dans la transformation, les acteurs indirects qui fournissent le combustible, les équipements de pêche, les caisses isothermes et tout ce qui est infrastructure et qui accompagne la réalisation de cette politique.

D’autres ministères comme celui du Commerce diront que ce sont des acteurs qui ne sont pas liés à la pêche, mais tout ça est dans la chaîne de valeurs de la pêche.
Dans la pêche, aujourd’hui, nous sommes à 200 milliards de FCfa de revenus par an pour ce qui concerne seulement les débarquements. Vous verrez aussi que dans les exportations des produits halieutiques, on avoisine les 200 milliards de FCfa car on se situe à 194 milliards de francs Cfa générés chaque année. Vous voyez donc que ce que la pêche génère en termes de devises pour le Sénégal est vraiment énorme. Quand on globalise, dans les captures et les exportations, la pêche génère près de 400 milliards de FCfa par an pour le Sénégal.

Avec le Plan Sénégal émergent (Pse), on a décliné l’objectif de la pêche à travers la lettre de politique sectorielle et à ce niveau, ce sont des objectifs de gestion durable qui sont mis en avant. Dans la lettre de politique sectorielle, nous avons un axe qui porte sur la gestion durable des ressources de la pêche pour faire en sorte que ces ressources ne s’épuisent pas et ne soient pas spoliées. Pour cela, nous avons une cogestion des ressources, des espèces, nous avons également les plans d’aménagement des ressources et beaucoup de programmes qui travaillent à cela.

Propos recueillis par Oumar KANDE

La société de gestion et d’intermédiation Abco Bourse et M&A Ventures ont signé, hier, un protocole d’accord pour accompagner les petites et moyennes entreprises (Pme). Ces deux sociétés veulent, à travers cette convention, permettre aux Pme qui ont souvent des difficultés à accéder au financement de bénéficier d’un accompagnement stratégique pouvant leur permettre d’atteindre un certain niveau de développement. Le but visé, est d’avoir, d’ici à quelques années, « des multinationales africaines » qui pourront s’installer partout à travers le continent, a informé la présidente de M&A Capital, Aissatou Le Blond. Ainsi, les petites et moyennes entreprises désireuses d’étendre leur activité dans toute la sous région peuvent bénéficier d’un apport de capital de M&A Ventures. Toutes les Pme qui seront dans le portefeuille de M&A Ventures vont bénéficier d’un accompagnement de Abco Bourse pour  leur cotation sur le compartiment Pme de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). «En Afrique, l’économie est tirée par les Pme. Ces Pme ont plus besoin de financements. Avec ce partenariat, nous allons leur permettre d’avoir accès à ce financement et d’avoir un fort potentiel de croissance », a promis le directeur général de Abco Bourse, Clément Ndiaye.

Par ailleurs, au-delà de l’apport en capital, M&A Ventures veut instaurer la gouvernance dans toutes les Pme avec lesquelles elle va collaborer. La remarque faite par Aissatou Le Blond est que beaucoup de Pme ou même de grandes entreprises sont des « géants au pied d’agile » parce qu’elles sont mal structurées ». Pour cela, la société qu’elle dirige veut établir des normes de gouvernance et structurer l’ensemble des sociétés dans lesquelles elle va intervenir pour les ramener à des niveaux standard. «  Pour nous, ce qui est important est d’avoir des entreprises assez structurées à l’interne pour embrasser une phase de développement en termes de diversification et d’expansion dans la sous-région. Cela veut dire que nous allons rester très longtemps dans le capital. On n’a pas vocation à sortir dans 3  ou 4 ans. L’idée est d’être avec ces Pme dans le très, très long terme pour qu’au-delà du financement qu’on apporte au début, qu’elles puissent, à un moment, se financer dans les autres marchés », a précisé Mme Le Blond.

Pour elle, la condition pour être accompagné par M&A Ventures est la transparence. Pour cela, ajoute-t-elle, le chef d’entreprise qui veut bénéficier d’un soutien doit être prêt à ouvrir sa société pour recevoir un investissement en capital. « A partir du moment où le chef d’entreprise est prêt à jouer franc-jeu avec nous et en interne qu’il a la compétence, on apporte un investissement. C’est un partenariat, il faut qu’il soit gagnant-gagnant », a-t-elle dit.

Aliou Ngamby NDIAYE

Dans le cadre de l’amélioration de l’accès aux poissons, le programme Go-Wamer a remis à la Direction des pêches maritimes un lot de 30 caisses isothermes d’un montant de 9 millions de FCfa. Ce don est destiné aux localités de Kaffrine, Linguère et Tambacounda.

Le programme Go-Wamer a remis, hier, à la Direction des pêches maritimes, 30 caisses isothermes d’un montant de 9 millions de FCfa au profit des localités de Kaffrine, Linguère et Tambacounda où la consommation de poisson est en deçà de la moyenne nationale. Cela est le fruit d’une recommandation de l’étude faite sur l’offre et la demande et qui a révélé sur 14 régions du pays, seules 5 ont une consommation supérieure à la moyenne nationale qui est de 29 kilogrammes de poissons par habitant et par année. C’est ainsi que le programme Go-Wamer, financé par l’Union européenne (Ue) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à hauteur de 10,5 millions d’euros, soit 6,8 milliards de FCfa, qui a pour objectif général de contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire des communautés côtières de l’écorégion Wamer (Western African marine éco-region), a remis ce don à la Direction des pêches maritimes.

Arnaud Comolet, coordonnateur régional du programme Go-Wamer au Sénégal, en Guinée-Bissau, en Guinée Conakry, au Cap Vert, en Mauritanie et en Gambie, indique que cela va permettre aux localités continentales d’avoir accès aux ressources de la mer. Pour lui, l’étude sur l’offre et la demande de produits halieutiques au Sénégal réalisée en 2013 dans le programme Go-Wamer avait mis en évidence les disparités dans l’accès au poisson entre les régions du Sénégal et permis d’identifier des zones déficitaires parmi lesquelles celles de Linguère, Tambacounda et Kaffrine, destinataires de ces caisses.

De même, il avait été constaté que les conteneurs dont disposent les mareyeurs dans ces zones sont, le plus souvent, dans un état de délabrement avancé. Le coordonnateur régional de Go-Wamer ajoute que, «selon les témoignages recueillis sur place, les produits halieutiques sont déposés dans des boîtes fabriquées artisanalement qui ne répondent pas aux normes d’hygiène et de salubrité, exposant ainsi les populations à un réel problème de santé publique». M. Comolet laisse entendre que pour permettre de contourner les contraintes liées à la conservation des produits de la pêche qui limitent leur périmètre de commercialisation et affectent très significativement la qualité du poisson parvenant aux consommateurs, le Programme Go-Wamer s’est engagé à doter les mareyeurs de ces trois zones déficitaires jugées prioritaires de caisses isothermes résistantes présentant une bonne qualité de conservation.

Formation des mareyeurs
En outre, constatant le manque de formation des mareyeurs en gestion de la qualité, le coordonnateur de Go-Wamer, annonce qu’il sera procédé à une série de formations sur l’entretien et la maintenance de ce matériel au moment de la livraison du matériel, puis, ultérieurement, sur le renforcement des capacités en bonnes pratiques de conservation des denrées alimentaires. Il sera également procédé à une formation en gestion financière simplifiée de sorte à mettre en place, en collaboration avec les Gie bénéficiaires, un système de gestion de ces caisses qui permettra de financer l’acquisition de nouvelles unités. Soutenant la même thèse, le directeur des pêches maritimes du Sénégal, Mamadou Goudiaby, s’est réjoui de ce don car à son avis, «un des maillons faibles notés dans le secteur de la pêche se situe à la distribution des produits halieutiques». «Cette situation appelle à la mise en œuvre de mesures en vue de corriger ces disparités, notamment par le développement des produits halieutiques, la mise en place d’infrastructures de conservation et de transformation. La dotation de 30 caisses isothermes au profit des localités déficitaires en consommation de poisson représente le témoignage éloquent des gestes importants que le projet est en train de faire pour une politique de gestion plus transparente et plus démocratique des ressources halieutiques. Celui-ci peut constituer un levier important pour lutter contre les mauvaises pratiques d’hygiène, le non respect des mesures réglementaires», affirme M. Goudiaby.

Les bénéficiaires du don ont remercié les autorités pour ce geste qui va aider beaucoup de mareyeurs des zones déficitaires. Mbaye Diop, responsable du collectif des mareyeurs de Tambacounda a confié que ces caisses permettront de transporter le poisson des zones côtières à l’intérieur du pays dans les conditions sanitaires optimales, au grand bénéfice des populations qui auront accès à la ressource.

Oumar KANDE

Les clés de 38 minibus ont été remises, hier, aux acteurs des transports routiers de la Petite Côte en vue de renforcer l’offre de transport urbain de passagers dans la capitale de la zone.

Le préfet du département de Mbour, Saër Ndao, a procédé, hier, à la remise officielle des clés de 38 minibus d’un coût de 722 millions de FCfa pour renforcer l’offre de transport urbain de passagers dans la capitale de la Petite Côte. Cette initiative qui entre dans la modernisation des transports routiers, vise à améliorer la mobilité des populations.  Suffisant pour que les populations et autres acteurs du transport routier œuvrent à la sécurisation de cet investissement qui va créer170 emplois directs avec 30.000 voyageurs à transporter quotidiennement par ces minibus.

La cérémonie a eu lieu en présence du secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Jules Aubin Sagna, du directeur général du Conseil exécutif des transports urbains à Dakar (Cetud), Thierno Birahim Aw, du directeur des transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, des représentants du secteur des transports, du maire de Mbour, Fallou Sylla, entre autres personnalités politiques, administratives et coutumières.

Pour le directeur général du Cetud, ce programme qui a démarré à Dakar, a été étendu aux autres capitales régionales et villes de l’intérieur du pays sous l’impulsion du chef de l’État, Macky Sall. ‘’Les 38 minibus que nous avons confiés aux opérateurs de Mbour vont complètement révolutionner les conditions de mobilité urbaine avec un objectif majeur de l’État qui est la réduction de l’insécurité routière’’, a indiqué Thierno Birahim Aw.

Ces bus répartis sur quatre lignes, vont, à en croire le maire de Mbour, desservir l’ensemble des quartiers de sa commune et d’autres communes du département, notamment Saly-Portudal, Ngaparou, Somone, Sessène, Sandiara, Gandigal, Malicounda, Sindia, Diass, Warang, Nianing, etc. Il est prévu la réalisation de 16 km de routes dans la commune de Mbour. Les travaux vont démarrer à partir du mois d’octobre prochain. Dans le Programme de renouvellement, un investissement de 49 milliards de FCfa a été réalisé pour transporter un million de voyageurs, avec la création de près de dix mille emplois, a révélé, hier, M. Aw, selon qui l’objectif de l’État du Sénégal est de réduire ‘’fortement’’ l’insécurité routière.

Un franc succès
Depuis le démarrage de ce programme de modernisation des transports urbains qui a connu un « franc succès », 2.157 minibus ont été renouvelés dont 550 dans dix villes en dehors de la région de Dakar. Ce projet vise, entre autres, le renforcement de la dotation des territoires en infrastructures routières de qualité pour un service de transport de qualité avec des prix ‘’très attractifs’’ fixé à 100 FCfa à l’intérieur de la ville et 150 FCfa pour les tarifs de deuxième section, c’est-à-dire en dehors du périmètre communal, a-t-il souligné.

Ceci pour répondre « complètement » aux objectifs du président de la République dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation mais aussi conforme avec sa vision du Plan Sénégal émergent (Pse), notamment améliorer ‘’sensiblement’’ les conditions de déplacement des populations.

Rapportant des chiffres de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, le Dg du Cetud a révélé que durant l’année 2016, 450 interventions ont été effectuées au cours desquelles 590 victimes ont été assistées dont Vingt personnes décédées. Pour le cas spécifique de Mbour, depuis le mois de janvier 2017, il a déjà été dénombré 504 victimes d’accidents de la circulation dont dix personnes décédées.
Il estime qu’à terme, Mbour pourra atteindre 100 véhicules minibus si l’on en juge le niveau de demande avec une offre assez insuffisante dans une ville qui, pourtant, compte environ 6.000 taxis clandestins communément appelés ‘’clandos’’.

Amath Sigui Ndiaye

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, effectue, à partir d’aujourd’hui, des visites au Mali et en Mauritanie dans le cadre de la préparation de la Tabaski, informe un communiqué.

La Tabaski 2017 approche à grands pas et l’Etat compte prendre toutes les dispositions nécessaires afin que la demande en moutons, évaluée cette année à 750.000 têtes dont 260.000 pour Dakar, soit satisfaite. A cet effet, Mme le Ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, effectue, dès aujourd’hui et ce jusqu’au 16 août, des visites au Mali et en Mauritanie, souligne un communiqué. Cette mission va permettre au ministre, dit-on, de rencontrer ses homologues maliens et mauritaniens de l’Elevage, des Transports et du Commerce. Mme Ndiaye visitera également différents marchés à bétail dans ces deux pays.

Par ailleurs, elle présentera aux opérateurs les différentes mesures prises afin de faciliter l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons en provenance de ces pays frontaliers, en leur fournissant toutes les coordonnées utiles des services de l’Elevage pour qu’ils puissent les contacter en cas de besoin.

D. MANE

Jules Aubin Sagna, secrétaire général du ministère en charge des Transports terrestres a reçu, hier, une délégation de l’Union des routiers du Sénégal (Urs) conduite par  son secrétaire général, Gora Khouma. La rencontre s’est tenue en présence de  Cheikh Oumar Gaye, directeur des transports routiers, de  Mactar Diagne et Aly Bâ de l’Ageroute. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, elle fait suite à l’annonce d’une grève de 48 heures, à compter du 10 août (aujourd’hui), des chauffeurs de l’Urs, pour dénoncer l’état de dégradation des routes sur le corridor Dakar-Bamako. Ouvrant les discussions, précise-t-on, M. Sagna a clairement signifié aux chauffeurs la nature illégale de la grève qu’ils veulent mener, du fait qu’ils n’ont pas  déposé un préavis de grève de 30 jours auparavant comme en dispose la législation. M. Cheikh Oumar Gaye a appuyé M. Sagna tout en dénonçant les actes qu’ils ont posés d’autant plus que sa direction ne cesse de dialoguer avec ce syndicat.

Prenant la parole, les responsables de l’Ageroute ont expliqué l’importance que l’Etat du Sénégal accorde à la qualité du réseau routier sur ce corridor, avant de faire le point sur les travaux qui y sont engagés. «A la fin des échanges, les syndicalistes ont reconnu leur erreur pour avoir annoncé une grève sans avoir déposé le préavis de 30 jours, au ministère de tutelle et de celui chargé du travail. A la fin, ils ont exprimé leur satisfaction face aux réponses apportées par les techniciens de l’Ageroute relatives aux solutions mises en œuvre pour relever le niveau de service des routes sur le corridor Dakar-Bamako », lit-on dans le document.

Aliou KANDE

Le directeur général de la Senelec s’est rendu, hier, au Cap des Biches pour constater, de visu, les dégâts occasionnés par l’incendie qui a eu lieu à la centrale C4, une des plus importantes au Cap des Biches. Selon le directeur de la production et de la distribution, Oumar Kane, l’incendie a été vite maîtrisé. Selon lui, cette centrale C4 fait « 90 MW, soit le tiers de la production du site. Toutefois, ce ne sont pas les 90 MW qui sont impactés, mais bien 35 MW ». Autrement dit, la production n’est pas affectée. A en croire le Dg, Makhtar Cissé, la Senelec a une bonne disponibilité dans son parc de production, réaffirmant que Senelec est dans une bonne dynamique de redressement qui lui permet, malgré un incident de cette ampleur, de fournir de l’électricité à l’ensemble des Sénégalais sans connaître de désagréments majeurs. Il a rappelé que le site du Cap des Biches renferme un peu plus de la moitié du parc de production de la Senelec. C’est donc le plus important de l’entreprise. La C4 est une production thermique qui fonctionne en diésel.

D. MANE (avec la Rts)

Le Collectif des producteurs et exportateurs de graines d’arachide (Copega) qui tenait, hier, à Kaolack, la deuxième édition de son forum annuel, a plaidé pour une réduction de la taxe de 40 FCfa/kg  à l’exportation. Ces opérateurs économiques dressent un bilan peu reluisant de leur dernière campagne de commercialisation plombée par cette mesure. Une centaine de participants dont des huiliers et des partenaires techniques et financiers prennent part à ses assises.

La taxe de 40 FCfa/kg des graines d’arachide vendues à l’étranger  fixée par l’Etat du Sénégal au mois de décembre dernier a constitué un frein au développement de l’exportation de la filière oléagineuse. Le constat est établi par le Collectif des producteurs et exportateurs de graines d’arachide (Copega). Les membres de cette organisation réunis dans un forum à Kaolack, le cœur du bassin arachidier, ont ainsi suggéré un assouplissement de cette taxe qui rend l’arachide produite au Sénégal moins compétitive sur le marché international. « Nous avions réussi la prouesse d’être un des six pays, par le monde, agréés par la République populaire de Chine pour vendre notre arachide chez elle.

A titre d’exemple, pour  la campagne de commercialisation, les exportations se sont  chiffrées à 345.000 tonnes, équivalant à  103 milliards de FCfa dont 80 % sont allés aux producteurs directement  », a rappelé le patron du Copega  dans son adresse inaugurale lors de l’ouverture du forum annuel. Habib Thiam a dressé un tableau de bord de la campagne 2017 moins rentable que la précédente. « Pour la présente campagne de commercialisation, l’imposition d’une taxe de 40 FCfa/kg sur les exportations a constitué un sérieux frein à nos activités notamment sur le marché chinois, notre principal client. Car en plus de renchérir le prix de vente de nos graines, il y a eu un problème dans son application avec  la question de la consignation qui n’a pas été réglée par l’arrêté instituant ladite taxe. En définitive, les membres de notre organisation ne regrettent que l’impact négatif de cette taxe ait porté un rude coup à la filière dont ce volet incarnait, avec sa croissance régulière, le plus sûr espoir de son renforcement. C’est pourquoi, nous sollicitons non pas son annulation mais sa réduction pour nous permettre d’être compétitifs sur les marchés pourvoyeurs  », a plaidé le chef de file des exportateurs de produits oléagineux. Une position partagée par le représentant de la principale chambre consulaire de Kaolack, Djibril  Diop. «  Nous encourageons les membres de Copega  à s’engager sur la voie de la concertation avec les pouvoirs publics pour aboutir à un assouplissement de la taxe sur les exportations qui rend nos graines d’arachides moins compétitives sur le marché international », a recommandé le vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack. Un plaidoyer de plus qui vient dans un contexte d’informations sur la ratification d’un accord de libre échange sur les produits agricoles entre la République populaire de Chine et celle de Gambie. Le géant asiatique aurait ouvert une représentation diplomatique à Banjul pour mieux suivre ce marché émergent. «Notre inquiétude est de voir certains producteurs aller vendre leurs graines en Gambie alors qu’ils ont bénéficié de subventions pour les semences et les intrants du gouvernement sénégalais, l’intensification de la spéculation avec le phénomène des «Mbapatt » n’est pas à exclure », a prévenu le patron de Copega.

Elimane FALL   

Un Crd de mise à niveau des partenaires locaux s’est tenu, hier, à Louga. Au menu : le rapport régional du Recensement général des entreprises (Rge) élaboré par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).

Exactement 13.494 unités économiques sont recensées dans la région de Louga.  C’est l’Agence nationale de la statistique et de démographie au Sénégal (Ansd) qui donne ce chiffre. Un chiffre qui cache néanmoins quelques disparités avec le département de Louga qui concentre le plus d’unités économiques (46,9%). Suivent les départements de Kébémer (31% et Linguère avec 21,1%. Autre renseignement du rapport de l’Ansd : la région de Louga ne compte aucune grande entreprise. Normal quand le tissu économique régional est constitué de 98,8% d’unités informelles.

Les sources de financement sont également révélatrices : autofinancement, tontines, micro crédit et familles. « Il est impossible de créer de grandes entreprises avec ces modes de financement », a commenté le directeur général de l’Ands, Aboubacar Sédikh Bèye.  Il s’est réjoui de la forte présence des partenaires locaux à ce Crd. « L’information éclaire la décision. Le rapport est donc un outil d’aide à la décision », a-t-il dit, saluant la qualité des interventions. Des  avis mais aussi des attentes et des suggestions ont été partagés avec un but réaffirmé : rendre dynamique l’économie de la région. Les échanges l’ont montré.  Et le rapport de l’Ands l’a bien mentionné. Les unités économiques de la région de Louga connaissent toutes sortes de difficultés. Difficultés qui ont pour noms : taxes et impôts trop élevés, insuffisance de la demande, manque de local adapté, formalités administratives contraignantes, coût élevé du transport, accès limité aux structures d’appui, cherté des plateaux techniques ou commerciaux, insuffisances de personnel qualifié, corruption. A cela, s’ajoutent des difficultés d’approvisionnement en matières premières, en énergie, d’accès au crédit, à la commande publique. « Le mérite de l’Ansd, c’est de nous faire une bonne cartographie des unités économiques. Mais aussi et surtout d’avoir pointé du doigt les goulots d’étranglement », s’est félicité le directeur de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (Saed), Samba Kanté qui a salué l’équipe de l’Ansd pour le « remarquable travail » effectué. Il dit attendre, avec impatience, les résultats de l’enquête sur le Recensement général des entreprises/volet agricole.

Enquête qui va démarrer dans la deuxième quinzaine du mois d’août. L’Ands a profité de ce Crd pour partager le dispositif organisationnel et les objectifs de cette prochaine enquête. Un appel a été lancé aux collectivités locales pour qu’elles puissent accompagner le projet. « Nous allons vous accompagner en nous impliquant activement », a promis le maire de Keur Momar Sarr, Dioumorou Ka, rappelant le rôle essentiel de l’élevage et du secteur agricole dans la sécurité alimentaire et le développement économique du pays.

Abdoulaye DIALLO

Du fait des nombreuses contraintes liées à la préparation de la Tabaski 2017 dans le domaine de l’élevage, le chef du service régional de l’élevage, Dr Seynabou Diack Sy, a souhaité, hier, une gestion collégiale de l’évènement. C’était lors de la dernière réunion du Comité régional de développement (Crd) présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall.

Mme Sy a insisté sur la nécessité de collaborer étroitement avec les collectivités locales pour l’aménagement des points de vente et la remise en état après l’évènement, avant de rappeler que la région de Saint-Louis a besoin de 155.000 moutons par rapport au besoin national estimé à 750.000 moutons dont 260.000 pour Dakar. En présence des autorités administratives, elle a invité les forces de sécurité à prendre, au moment opportun, toutes les dispositions sécuritaires nécessaires à l’acheminement des petits ruminants vers les différents foirails.

L’allègement du contrôle pour faciliter le transport, l’électrification des sites officiels, l’approvisionnement en eau, etc., figurent en bonne place dans ses recommandations. Parlant de l’approvisionnement en mouton, elle a indiqué que les « téfankés » et autres revendeurs de moutons sont en train de débarquer des troupeaux d’ovins et de caprins à un rythme satisfaisant.

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, a donné des instructions aux membres du Crd pour que toutes les dispositions soient prises en vue de permettre aux pères de famille sénégalais de disposer, dans de bonnes conditions et à des prix acceptables, leur bélier. Parmi les mesures prises par le gouvernement, Sahite Fall a notamment cité l’exonération des taxes au profit des éleveurs et vendeurs de moutons, ainsi que l’assouplissement des contrôles de la période du 18 juillet au 16 septembre 2017, conformément à la circulaire du premier ministre. Il a surtout exhorté les éleveurs « à faire preuve de patriotisme pour revoir à la baisse les prix exorbitants des moutons ». M. Fall a invité ces derniers à tenir compte des efforts constants déployés par l’Etat en direction des éleveurs pour les aider à faire face aux nombreuses charges liées aux préparatifs de cet évènement. En effet, a-t-il précisé, le gouvernement a appuyé les éleveurs dans les domaines de l’alimentation du bétail, du transport des petits ruminants, du financement des opérations de Tabaski avec l’appui de la Cncas, etc.

Dans ce même ordre d’idées, Sahite Fall a longuement insisté sur la nécessité pour les éleveurs, les opérateurs, de rembourser les crédits/Cncas qui leur avaient permis, l’année dernière, de réaliser de bons chiffres d’affaires à l’issue de l’opération Tabaski 2016.

A. M. NDAW

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