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Economie (1654)

Pour mieux répondre aux attentes du monde des affaires, les administrations des douanes doivent disposer d’outils informatiques performants et interconnectés. Ces instruments devraient leur permettre de relever certains défis comme l’augmentation de leur contribution au budget national.

La 22ème Conférence des directeurs généraux des douanes d’Afrique de l’Ouest et du Centre s’est ouverte, hier, à Dakar. Au cours de cette rencontre de trois jours, ces responsables des douanes de la région aborderont plusieurs points. Il s’agit notamment de la modernisation des administrations douanières, la criminalité transfrontalière, le plan stratégique régional.
Présidant l’ouverture des travaux, le directeur général des douanes sénégalaises, Papa Ousmane Guèye, a déclaré que la région est interpellée sur différentes problématiques touchant notamment au développement du commerce, à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la lutte contre la criminalité transfrontalière organisée. Selon M. Guèye, cette rencontre de trois jours devra être mise à profit pour faire de la région Afrique de l’Ouest et du Centre, une véritable force de proposition et d’action au regard des enjeux actuels qui tournent autour de la modernisation des administrations douanières, d’une meilleure mobilisation des ressources au profit des budgets nationaux et d’une recherche plus efficiente de la sécurisation de la chaine logistique internationale.

S’agissant de la modernisation douanière, il a rappelé et insisté sur la nécessité de faire doter les administrations d’outils informatiques performants et interconnectés en vue de donner corps et un contenu réel à l’émergence d’une économie numérique résiliente portée par des procédures et formalités simples, souples, prévisibles et surtout adaptées aux préoccupations et attentes du monde des affaires. Il a soutenu que l’autonomisation et la dématérialisation des procédures douanières comme leviers indispensables de la modernisation douanière, doivent, à terme, aider à asseoir une efficace analyse des données au service d’une gestion efficace des frontières. « D’autres sujets d’actualité brûlante vont interpeller notre conférence. Il s’agira, pour nous, de tracer les contours du plan stratégique qui devra constituer notre bréviaire pour les prochaines années», a indiqué le directeur général des douanes. Ce plan, a-t-il expliqué, en s’arrimant à celui plus globalisant de l’Organisation mondiale des douanes, a l’obligation de prendre en charge nos préoccupations endogènes dans un contexte de menaces sécuritaires multiformes de tous ordres, de mise en œuvre d’une zone de libre-échange continental et d’entrée en vigueur de l’accord de facilitation des échanges. Vice-président de l’Organisation mondiale des douanes pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre, Amadou Coulibaly, le directeur général par intérim des douanes ivoiriennes a souligné que cette 22ème conférence se tient dans un contexte caractérisé par le ralentissement économique mondial et la radicalisation des actes de terrorisme. « Face à cette situation qui menace gravement le développement de nos États, les administrations douanières, en raison de leur position stratégique aux frontières, se trouvent fortement interpellées dans la mise en place de solutions pérennes », a affirmé M. Coulibaly.

Aliou KANDE

Le thème « Ordonnateur et comptable : séparation de fonctions-séparation de responsabilités » a été introduit par l’Inspecteur du Trésor Modou Bèye qui a souligné le risque de rupture profonde entre les ordonnateurs et comptables d’une part et entre ces derniers et le juge d’autre part. Le fondé de pouvoir du Trésor de Ziguinchor a estimé qu’il n’est pas sans intérêt de prendre toute la mesure d’une réalité aussi délicate en mobilisant tous ceux qui peuvent analyser et saisir l’évolution des fonctions et des responsabilités des différents acteurs de l’exécution du budget. Pour M. Bèye, les comptables exercent une fonction tandis que les ordonnateurs exercent des attributions financières en raison d’une position statutaire qu’ils occupent (ministre, maire). Ce qui lui fait dire que la fonction d’ordonnateur n’est qu’accessoire. « L’organisation financière et budgétaire repose entre ces deux acteurs mais entre ces derniers, il y a un budget, un système de contrôle qui fait appel à leur responsabilité respective et un principe qui est celui de la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable », a-t-il noté.

« Cette séparation est justifiée par des considérations qui relèvent d’une bonne organisation du travail », a-t-il expliqué. Mais si l’ordonnateur est chargé de la phase administrative des recettes et des dépenses, le comptable, lui, s’occupe de la phase comptable qui ne se résume pas en de simples opérations matérielles d’encaissements et de décaissements. « Le comptable exerce un double rôle de payeur et de caissier », a-t-il noté. Il a, toutefois, précisé que ce principe connait des exceptions à travers notamment les régies, les caisses d’avance, les avances à régulariser, les dépenses payables sans ordonnancement préalable, la procédure de la réquisition comptable.

En outre, a fait savoir l’Inspecteur du Trésor, Modou Bèye, le comptable public est responsable des opérations des agents du poste qui lui sont subordonnés. De même, dans la limite des contrôles qu’il est tenu d’exercer, le comptable est aussi responsable des opérations des comptables et des correspondants qui sont centralisés dans sa comptabilité. « Derniers maillons de la chaine d’exécution de la finance publique et garant de l’orthodoxie budgétaire et financière, les comptables publics sont chargés du contrôle de la régularité formelle de la dépense. Ils exercent un contrôle strict sur ceux qui engagent la dépense publique. Ils protègent les ordonnateurs contre les risques d’irrégularité puisqu’ils bloquent une dépense qui est irrégulière empêchant ainsi l’ordonnateur d’être en première ligne », a avancé M. Bèye.

Eviter le discrédit
Selon lui, la séparation stricte des responsabilités a pour conséquence logique la séparation de fautes et des sanctions. Et il s’est félicité que le juge soit dans cette dynamique. Par ailleurs, l’Inspecteur a estimé qu’une pénalisation à outrance de la vie publique et administrative risque de jeter le discrédit sur les institutions de la République. « Il faut éviter que la sanction pénale donne un contenu à la responsabilité des gestionnaires publics », a-t-il suggéré. « Le droit pénal n’a pas grand-chose à faire avec l’efficacité de la gestion publique. Il ne s’agit pas de prôner la culture de l’impunité », a ajouté M. Bèye.

Pour Mamadou Djité, Inspecteur général des finances, le sujet est plus qu’actuel. La séparation des fonctions a été instituée depuis plus de 300 ans pour préserver les deniers publics. « Si ce principe de séparation fonctionne toujours, c’est parce qu’il est assis sur des principes très clairs », a-t-il dit. L’Inspecteur général des finances précise qu’en Droit administratif, l’acte administratif, même illégal, produit ses effets tant qu’il n’est pas retiré ou annulé. « Le comptable, même en présence d’un acte illégal, ne peut pas arrêter son application financière », dit-il. Il s’y ajoute que le principe de non-contrôle de la réalité des certifications en raison de la présomption dont ces certifications bénéficient, le principe de non-contrôle de l’utilité publique des dépenses, n’est pas du ressort du comptable public qui n’est pas un fonctionnaire d’opportunité, mais de régularité. « La réglementation financière, en posant ce principe de séparation de fonction, a bien délimité le champ du contrôle de régularité comptable », a-t-il indiqué.

Samba Oumar FALL

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme, Alioune Sarr, a annoncé que plus de 18 millions d’euros, soit 11, 7 milliards de FCfa seront injectés pour la densification du tissu industriel et la mise à niveau des entreprises dans les zones de forte migration à savoir la vallée du fleuve Sénégal, la Casamance et le Sénégal oriental. « Dans les prochaines semaines, 1,2 milliard de FCfa sera remis à 150 entrepreneurs pour appuyer la création d’entreprises innovantes ». Le dernier recensement des entreprises du Sénégal par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a montré que les 99, 8 % des entreprises sénégalaises sont des Pme et que 97 % sont informelles. Selon le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, le portefeuille des Pme au Sénégal est composé de 81, 8 % d’entreprenants et de 16, 4 % de très petites entreprises, en citant le même rapport de l’Ansd.

S. Diam SY

L’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) a lancé, hier, en partenariat avec la Sonatel, la plateforme It « Cloudnine » dédiée aux Petites et moyennes entreprises (Pme). Ce portail vise à permettre aux Pme de profiter des opportunités qu’offre le Cloud pour développer leurs affaires.

Les technologies de l’information et de la communication offrent de nombreuses opportunités surtout dans le secteur du commerce. Visibilité, gain de temps et économique, informations sur les marchés. Afin de faire bénéficier aux Petites et moyennes entreprises sénégalaises, l’Adepme a lancé, hier, en collaboration avec la Sonatel, la plateforme Cloudnine. La cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme. Selon Alioune Sarr, « Cloudnine ouvre des perspectives commerciales nouvelles pour les Pme. Quelle que soit leur taille, elles peuvent disposer d’une vitrine commerciale sur la plus grande avenue du monde, à savoir le world wide, web, en mettant en œuvre des stratégies ciblées ». Cet outil est d’une « importance capitale », a-t-il dit. Il permet d’accélérer la modernisation des Pme. « Dans un contexte où 99,8% des entreprises recensées sont des Pme dont 97 % sont informelles, il s’avère nécessaire de doter des Pme d’outils de gestion ; dans le même temps les Pme ont besoin d’outils innovants pour parfaire leur organisation interne et réaliser des gains de compétitivité », a-t-il dit. Le ministre a instruit l’Adepme à leur faciliter l’accès aux solutions du Cloudnine. Sa conviction est que Cloudnine a un « bel avenir » pour appuyer la formalisation et la mise à niveau des Pme.

Alioune Sarr a annoncé qu’une loi relative au développement des Pme et à la modernisation de l’économie est en gestation. « L’objectif, a-t-il précisé, c’est d’améliorer l’environnement des affaires des Pme et les rendre plus compétitives et novatrices ». Avec toutes ces initiatives, a poursuivi M. Sarr, le Sénégal confirme son leadership en promotion des Pme après avoir inspiré la charte communautaire des Pme et la création d’agences dédiées aux Pme dans l’espace Uemoa . Pour le ministre, même les Pme structurées ont besoin d’outils innovants pour parfaire leur organisation interne et réaliser des gains de compétitivité d’autant que les clients sont devenus de plus en plus exigeants.

A travers Cloudnine, a relevé le directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira, les Pme peuvent se développer en baissant leurs coûts grâce aux Tics. Elles peuvent se concentrer sur leur métier qui est la production de biens et de services de qualité. « Nous avons voulu mettre à la disposition des entrepreneurs et des Pme, un outil d’utilisation et structurant pour leur entreprise », a confié M. Diabira, en notant qu’il leur reste « un long chemin à parcourir, notamment dans la mise en place d’outils stratégiques pour la modernisation des Pme ». « Grace à un abonnement mensuel, les Pme du Sénégal auront l’opportunité de travailler dans des standards internationaux et accroître ainsi leurs performances », a indiqué la directrice d’Orange Buisness, Mme Dieng. Elle est d’avis que « Cloudnine » permet aux Pme, sans supporter des investissements importants, de disposer des mêmes infrastructures de gestion, à l’image des grandes entreprises.

Souleymane Diam SY

Le Secrétaire général national des travailleurs des industries de corps gras du Sénégal, Samuel Ndour, a préconisé, mercredi à Diourbel, un plan de relance de la Sonacos-Sa en vue de remettre la société sur les rails.

« Nous ne voulons pas entendre parler de reprivatisation pour le moment. La société est dans un très mauvais état et il faut la remettre sur les rails avant de la privatiser », a dit Samuel Sarr, venu à Diourbel pour s’enquérir de la situation de l’usine et des travailleurs. « La relance ne serait pas possible avec un déficit de la société estimée à 39 milliards de FCfa, en 2016 et des installations vétustes », a-t-il indiqué. Le syndicaliste a déploré les lenteurs dans les procédures pour relancer la société. « Quand les moyens seront en place, non seulement il faudra investir mais aussi embaucher tous ces journaliers qui sont là depuis des années », a-t-il encore indiqué.

Le Secrétaire général de la section de Diourbel du syndicat, Tiémbaye Ndiaye, dit fonder beaucoup d’espoir en l’avenir de la société. Il s’est réjoui de la réception des 16.000 tonnes de graines d’arachides à l’usine de Diourbel dont l’objectif initial était fixé à 25.000 tonnes. A ce propos, il a dit que 100 jeunes venant pour la plupart de Diourbel ont été recrutés cette année. Il a ajouté que le fonds de restructuration devrait permettre d’améliorer la situation de la société. Dans une volonté de recapitalisation, la direction générale de la Sonacos-SA avait décidé de vendre une partie des terres (4,6 ha) pour un coût global estimé à 26 milliards de FCfa. Toutes les procédures ont été épuisées et l’adjudication provisoire a été faite. Aux dernières nouvelles, une banque de la place aurait proposé des fonds à hauteur de 100 millions d’euros pour relancer cette usine et renoncer à la vente des terres. « Cette option semble, pour nous, plus intéressante. Nous demandons à l’État qui doit se porter garant de faire vite pour la libération des fonds qui devront permettre à la Sonacos-Sa de prendre son envol », a expliqué M .Ndiaye.

Aps

L’indice du chiffre d’affaires des services au Sénégal a connu une hausse de 8,6% au terme des deux premier mois de 2017, comparé à la même période de 2016, selon une note de la direction de la prévision et des études économiques (Dpee). L’indice d’ensemble s’est établi à 140,3 points contre 129,1 points durant les deux premiers mois de l’année 2016, soit une augmentation de 11,2 points. Cette hausse est occasionnée par les branches autres services et banques et assurances qui progressent respectivement de 35,2% à 147,1 points et 31% à 168,1 points. Les branches services sanitaires (plus 9,3%) et poste et télécommunications (plus 7,5) et services immobiliers (plus 3,4%) ont également contribué à l’évolution de l’indice d’ensemble. Ce dernier a été impacté négativement par la branche transport qui se replie de 9,3% à 139,6 points contre 153,8 points à fin février 2016.

Apa

Dans cet entretien, le Directeur général de la Sonatel répond à toutes les questions. Sans tabou ni langue de bois. Il évoque les performances de l’entreprise, les grands projets, le Projet Sénégal numérique et bien sûr le climat social.

La Sonatel a tenu son Assemblée générale des actionnaires. Qu’est-ce qui est sorti de celle-ci ?
Il s’agissait d’une assemblée générale ordinaire, l’ordre du jour a porté sur l’examen et l’approbation des états financiers de l’exercice clos, le 31 décembre 2016, puis de l’affectation du résultat de l’exercice 2016. Cela a été un moment privilégié pour Sonatel et pour ses actionnaires et a permis d’échanger sur les réalisations de l’année 2016 et les perspectives de l’année 2017. Tous les 10 projets de résolution ont été adoptés à plus de 99 % des voix présentes ou représentées, ce qui témoigne, au-delà d’une vision partagée, du bon climat entre les deux plus gros actionnaires que sont l’État et Orange ; d’un quasi consensus de tous les actionnaires.

Depuis 2012, vous êtes à la tête de la Sonatel. Comment se porte la société ?
Le groupe Sonatel a franchi des paliers importants dans tous les domaines, dans la continuité des très bonnes performances antérieures, confirmant ainsi la bonne santé d’une entreprise qui a habitué ses parties prenantes à la performance continue. Parmi ces paliers, on peut citer notamment :

• Le renforcement de la place de partenaire privilégié des États dans le développement socioéconomique des pays de présence (contribution significative au Pib des économies de tous les pays, d’importantes actions Rse dans les domaines de l’Éducation et de la Santé, etc.).

• Le leadership dans tous les pays de présence (préservé au Sénégal et au Mali ; conquis en Guinée et en Guinée Bissau) avec plus de 50% de parts de marché en volume et en valeur, malgré une intensification de la concurrence directe avec des opérateurs de rang africain (Mtn, Maroc Telecom) et mondial (Millicom).

• Une reconnaissance par les marchés boursiers des solides performances opérationnelles et financières du groupe avec un titre fractionné en 2012 à 14 000 FCFA qui s’échange aujourd’hui à 25 000 FCFA.

• Des pas importants vers le développement de l’inclusion financière et de la Finance mobile : Orange Money (plus de 3 millions de clients utilisent le service tous les mois au Sénégal, au Mali et en Guinée) et la 1ère expérience de jonction entre les univers des télécommunications et de la banque avec l’avènement des Établissements de monnaie électronique Eme (évolution suivie avec grand intérêt par les autorités monétaires).

• Deux opérations majeures pour le groupe en 2016 : le renouvellement de la concession et l’acquisition de fréquences 4G au Sénégal (après Bissau en 2015) et l’acquisition d’Airtel Sierra Leone.

• Un renforcement des investissements du groupe (de 125 milliards en 2012 à 154 milliards en 2016) qui a permis de réaliser des innovations majeures sur les services offerts à nos clients, de plus en plus nombreux à nous faire confiance.

Ces belles performances ont été réalisées grâce à la mobilisation du personnel autour d’un Projet d’entreprise dénommé « Unis Vers 2016 ». Ce projet, co-construit avec toutes les parties prenantes internes de l’entreprise, a notamment permis de faire croître notre chiffre d’affaires de plus de 240 milliards entre 2012 et 2016 ; soit +36%. Nous avons pu ainsi réaliser les 10 objectifs stratégiques fixés par ce Projet d’entreprise. Un nouveau projet est en cours de mise en place pour accompagner la réalisation des objectifs de notre plan stratégique « Horizons 2020 ».

Sonatel est un leader dans le secteur des télécommunications au Sénégal et dans certains pays de la sous-région depuis de nombreuses années. Comment expliquez-vous cette réussite qui s’inscrit dans la durée pour un secteur concurrentiel ?
DG SonatelPlusieurs facteurs combinés peuvent expliquer le leadership de Sonatel dans le secteur des télécommunications de la sous-région depuis plusieurs années.
En premier, la vision stratégique des deux plus gros actionnaires que sont l’État et Orange ainsi que celle des managers qui se sont succédé a permis d’anticiper toutes les ruptures majeures du marché des télécommunications notamment :

• l’anticipation de la transformation vers le mobile : d’un opérateur historique sur le fixe en situation de monopole, Sonatel a su anticiper dès 1996 sa transformation en opérateur mobile dans un contexte de concurrence ;

• la croissance externe : l’acquisition de nouveaux marchés extérieurs au Sénégal est une stratégie de relais de croissance inscrite dans les orientations de Sonatel, il y a une vingtaine d’années, en même temps que l’ouverture du capital. Ce modèle est le fruit de la vision des dirigeants de l’entreprise, du soutien constant des autorités et celui du partenaire stratégique Orange, dont le savoir-faire et la force de la marque, apportés à des Sonatéliens compétents et engagés, a facilité notre expansion sous régionale par le lancement d’opérations au Mali dès 2002, en Guinée-Bissau en 2007 et en République de Guinée en 2008. Dans tous ces pays, Sonatel, à travers sa marque Orange, occupe la position de leader qu’il a pris à l’opérateur historique du pays. Ces opérations de croissance externe nous ont permis de consolider des parts de marché fortes et dynamiques, et de poursuivre des réalisations sur le plan technique notamment l’accès au haut débit avec des équipements de dernière génération. Cette stratégie se poursuit avec l’acquisition récente d’une licence en Sierra Leone.

En deuxième, la compétence et l’engagement des salariés au service des clients
En troisième, une stratégie de first-mover a permis de lancer des services innovants, offrant ainsi à nos clients les meilleures expériences sur les nouvelles technologies parmi lesquelles :
• le lancement du réseau Adsl dès 2003, qui a permis à notre pays d’avoir l’un des meilleurs taux de pénétration d’Internet fixe en Afrique ;
• le lancement de l’offre Orange money en mai 2010 qui permet à nos clients d’effectuer leurs transactions financières (achat, transfert, etc.) à partir de leurs téléphones mobiles ;
• le lancement de l’Internet très haut débit avec le déploiement de la fibre et de la 4G au Sénégal et en Guinée-Bissau.

Au-delà de cette culture d’anticipation, on peut également citer parmi les facteurs de réussite de Sonatel :
• Le lancement de projets structurants, comme les projets de transformation du service Client. En effet, nous avons démarré, en 2013, un programme ambitieux de transformation du service client de Sonatel avec un certain nombre de chantiers (dont le chantier phare est la certification à la norme Copc, qui est une norme de haute performance orientée service client). Pour cela, un certain nombre de dispositifs allant dans le sens d’améliorer la qualité de prise en charge de nos clients a été mis en place.
• Notre rigueur organisationnelle a permis un pilotage continu des indicateurs de performance.
• Nos investissements importants dans l’infrastructure pour garantir à nos clients une qualité de service au niveau des standards internationaux, et un réseau moderne de dernière génération.
• Une contribution importante à la création de richesses dans nos pays de présence. En 2013, une étude du cabinet international McKinsey « Lions go digital : the internet’s transformative potential in Africa » évaluait la contribution de l’Internet dans l’économie sénégalaise à 3,3%. Ce qui classe le Sénégal au premier rang africain et à la 9ième place mondiale en contribution de l’Internet dans l’économie.

Après le Mali, la République de Guinée et la Guinée-Bissau, votre groupe a fait son entrée en Sierra Leone. Comment se passe votre installation dans ce pays ?
Le démarrage des activités de la société Airtel Sierra Leone se passe dans de bonnes conditions. Nous préparons le rebranding de la marque dans les prochains mois. Airtel est le deuxième opérateur mobile en Sierra Leone avec plus de 1,3 million de clients sur une population de 6,3 millions d’habitants.

Avec un taux de pénétration mobile de 50 % de la population, la Sierra Leone dispose d’un potentiel important de croissance à un moment où de forts investissements sont en cours pour étendre le réseau 3G. Ce réseau qui offre déjà une bonne couverture à Freetown et dans les principales villes de Sierra Leone, offrira, à terme, un accès à Internet aux clients habitant au-delà des grandes villes.

Les investissements prévus dans les prochaines années permettront aux clients Sierra-léonais de profiter de l’expertise et du dynamisme de Sonatel et du groupe Orange, en termes d’innovations et de développement de l’écosystème numérique.

Où en êtes-vous avec le projet d’externalisation qui a occasionné des grincements de dents chez les travailleurs ?
Directeur général SonatelLa seule phase entamée, à ce jour, est la mutualisation de la supervision des réseaux de 09 pays, à partir d’Abidjan et Dakar qui abrite le siège.
L’un des objectifs majeurs du groupe Sonatel est de faire du Sénégal un leader sous-régional d’un point de vue technologique, mais aussi dans la création d’emplois (60 emplois nouveaux d’ingénieurs et de techniciens créés depuis la mise en service).

Naturellement, le volet Ressources humaines est un aspect important et je dois préciser que nos 14 salariés transférés avec leur consentement, manifestent, à ce jour, toute leur satisfaction. Un de ces salariés a été reconnu à l’échelle continentale pour ses compétences et ses performances.

Pour les prochaines étapes du projet de transformation, nous avons mis en place des chantiers au sein desquels les partenaires sociaux participent de manière active.
Nous avons opté pour un dialogue inclusif impliquant l’ensemble des acteurs afin de définir les conditions de réussite de la suite de ces projets de transformation. Ces projets de transformation dans tous les domaines d’activités sont une nécessité pour garder notre leadership et rester compétitifs.

Selon les travailleurs de tels projets, dans leur constitution, sont de nature à changer structurellement les réseaux des télécommunications des pays, avec un impact négatif significatif sur l’économie et leur souveraineté. Ces craintes sont-elles fondées ?
Le projet n’a aucun impact sur la structure du réseau puisqu’aucune infrastructure n’est cédée et que Sonatel continue à réaliser les investissements de construction de réseaux. Ces projets incontournables dans l’évolution actuelle des opérateurs de télécommunications sont dans beaucoup de pays l’équivalent de suppression d’emplois au profit des pays comme l’Inde, la Chine et la Roumanie où sont positionnés les centres d’exploitation réseau (Network Operating Center) des plus grands Managed Service Providers comme Huawei et Ericsson.
Sonatel, opérateur historique, consciente de son rôle de partenaire au développement aux côtés de l’État du Sénégal, a pris l’option d’aborder ce tournant incontournable en veillant à la préservation des emplois dans le domaine réseaux télécoms, à la création de nouveaux emplois et au maintien du leadership du Sénégal dans le domaine des Tic.

Dans le projet Gnoc pour la supervision mutualisée des réseaux de 9 pays de la zone Moyen orient Afrique du groupe Orange, Sonatel a obtenu que Dakar abrite l’un des deux sites Gnoc ainsi que le siège social du Gnoc (l’autre site étant à Abidjan).

Pour gérer ce Gnoc, en plus des ressources transférées de Sonatel, il a été nécessaire de recruter une soixantaine de ressources supplémentaires à ce jour, compte non tenu des emplois indirects créés par l’installation du centre à Dakar (Sécurité, Nettoyage, Restauration, etc.). A cela s’ajoute les retombées fiscales que cela va générer pour le Sénégal.

Des responsables syndicaux soutiennent que des Directeurs de filiales sont nommés directement par Orange. C’est le cas avec Orange Guinée. Ils évoquent aussi le cas du Directeur général adjoint qui pilote toutes les directions stratégiques. Qu’en est-il exactement ?
Oui, certains syndicalistes ont cru bon d’utiliser ces arguments pour mobiliser l’opinion publique, dans leur lutte contre les projets de transformation et ils sont dans leur rôle ; mais je puis vous assurer qu’ils sont les premiers à savoir que ces allégations n’ont aucun fondement, parce qu’ils vivent dans l’entreprise.

Les directeurs de filiales du groupe Sonatel sont nommés par leurs différents Conseils d’administration. D’ailleurs, pour parler du cas d’Orange Guinée que vous évoquez, son Conseil d’administration vient de nommer un parmi nos brillants cadres de Sonatel comme Directeur général à l’occasion de sa réunion du 07 avril dernier. Nous sommes et resterons ouverts à la diversité et notamment aux échanges de compétences parce que nous sommes membre d’un grand Groupe mondial Orange qui a contribué à ce qu’une trentaine de cadres dirigeants sénégalais, maliens, guinéens et bissau-guinéens occupent des fonctions importantes, en France ou dans un autre pays que le leur au sein du groupe.

Le Directeur général adjoint de Sonatel, M. Thierry Marigny, agit sous mon autorité et j’en profite pour saluer son professionnalisme, son engagement et sa loyauté ; il est membre d’un Comité de direction entièrement composé de Sénégalais qui sont à la tête de toutes les directions de la société. Le témoignage que je puis faire après 30 ans d’observation, est que le niveau de compétence, d’intégrité et d’engagement au service de Sonatel de ces cadres dirigeants de haut niveau ne laisse aucune possibilité qu’ils n’assument pas pleinement et entièrement leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités. Sans prétention, mon sentiment est que ces cadres dirigeants sénégalais, maliens, guinéens ou bissau-guinéens n’ont de leçon de patriotisme à recevoir de personne, leur engagement et les valeurs de Sonatel qu’ils incarnent au Sénégal et dans la sous-région mériteraient d’être plus connus parce qu’ils constituent une des clés de la réussite de Sonatel.

Ces derniers temps, la qualité du réseau est décriée. Comment expliquez-vous ces désagréments et à quand la fin de ces perturbations ?
Sonatel a mis en place, ces dernières années, un ambitieux programme d’investissement pour la modernisation et la sécurisation de son réseau mobile afin de délivrer à ses clients une qualité de service incomparable et leur offrir des services innovants. Nous venons de finaliser le renouvellement de tous les sites de notre réseau mobile suite à un programme tri-annuel réalisé entre 2014 et 2016. Ce renouvellement a facilité l’introduction de la 4G. Nous allons mettre en service, très prochainement, notre nouveau Datacenter conçu pour délivrer des services de l’écosystème cloud avec un niveau très élevé de disponibilité, et qui pourra héberger les infrastructures et services de nos clients soucieux d’avoir une haute disponibilité de service.

Malheureusement, nous avons eu, ces temps derniers, des incidents répétitifs sur notre réseau de transmission. Ces incidents sont dus à des coupures de fibre optique dans certains endroits suite à des travaux effectués par des tiers (travaux routiers ou travaux effectués par d’autres concessionnaires) sans coordination avec Sonatel. Nous saisissons l’opportunité que vous nous offrez pour sensibiliser les concessionnaires sur la nécessité de coordonner avec nos services pour tous les travaux susceptibles d’impacter nos infrastructures techniques.

Malgré la baisse des tarifs sur les télécommunications, des spécialistes de ce secteur, estiment que les prix peuvent être baissés davantage. Peut-on s’attendre, dans un bref délai, à une nouvelle baisse ?
Tous les investissements de Sonatel ont pour objectif d’offrir une meilleure qualité de service et des offres adaptées en termes d’usages et de tarifs. C’est une vision que nous déclinons en continu. En plus des baisses de tarifs faites régulièrement, nous proposons des offres qui prennent en compte les différents besoins de nos clients, adéquation dont nous nous assurons à travers une écoute permanente de nos clients. A travers les promotions proposées au quotidien, mais également la gamme illimix et le programme de fidélité Sargal pour ne citer que ces exemples, nous mettons en œuvre une politique d’abondance et de générosité toujours plus importante sur le marché.

Sur Internet, nous allons contribuer à l’atteinte de l’objectif fixé par l’État du Sénégal de diviser par 2 les tarifs Internet d’ici à 2025 dans la stratégie Sénégal numérique 2025. En février 2017, nous avons déjà posé notre Acte 1 avec des baisses de plus de 15 % en moyenne sur le fixe et de plus de 20% sur le mobile.

Où est-ce que vous en êtes avec l’Internet haut débit et la commercialisation de la 4 G ?
Permettez-moi de rappeler que la 3G d’Orange est disponible pour plus de 75 % de la population au Sénégal. Nous proposons à nos clients, depuis le mois de juillet 2016, le haut débit mobile grâce à la 4G. Nous comptons de plus en plus de clients adeptes de l’Internet haut débit.

Nous avons déployé plus de 300 antennes 4G à Dakar, à Touba et à Saly. En 2017, de nombreuses villes des régions de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor seront couvertes. Nous allons amener la 4G aux Sénégalais et veiller à ce que les tarifs Internet soient tout à fait accessibles.

En plus de la technologie pour accéder à Internet, nous proposons à nos clients des téléphones mobiles 3G à moins de 10.000 FCfa et des téléphones mobiles 4G à moins de 50.000 FCfa. Nos clients peuvent actuellement échanger leurs terminaux basiques fonctionnant sur les réseaux de première génération (Gprs/2G/Edge) contre des terminaux 3G dans nos agences et boutiques pour 9.900 FCfa, ce qui est une proposition inédite sur le marché sénégalais.

Sur le fixe, à côté de l’Adsl que vous connaissez déjà, nous proposons, depuis février Keurguibox, qui permet de disposer, partout où le réseau mobile 3G/4G d’Orange est présent, d’un Internet haut débit sans engagement ni facture.

Les technologies très haut débit que nous testons actuellement sur le fixe permettront aussi prochainement de faire profiter à nos clients d’une nouvelle évolution sur leur expérience Internet.

Quelle lecture faites-vous du projet Sénégal numérique ? quels en sont les enjeux pour notre pays ?
Sonatel s’est engagée à contribuer fortement à l’atteinte des objectifs du projet « Sénégal numérique 2025 ». En effet, ce projet revêt un enjeu majeur pour le développement de l’économie numérique de notre pays notamment par sa capacité à améliorer de façon significative :

• l’accès aux services numériques de toute la population,
• la connectivité de notre administration,
• la promotion d’une industrie numérique innovante et créatrice de valeur,
• la diffusion du numérique dans les secteurs prioritaires.

Ainsi, pour chaque volet de ces axes prioritaires, Sonatel compte renforcer, de façon significative, ses actions, mais aussi lancer des projets qui vont accompagner la transformation digitale du Sénégal.

Quel rôle la Sonatel compte-t-elle jouer dans ce projet et le développement des startups au Sénégal ?
Dans le domaine de l’accès, il est important de noter que notre pays, à travers Sonatel, dispose d’une infrastructure de qualité qui permet de réaliser les ambitions du projet Sénégal numérique 2025. Toutefois, nous comptons poursuivre et améliorer notre infrastructure pour la couverture très haut débit sur l’ensemble des zones urbaines et rurales du Sénégal à l’horizon de ce projet. Aussi, afin de faciliter l’accès aux services très haut débit aux populations, Sonatel compte poursuivre ses efforts de politique tarifaire abordable. Le frein majeur à cela reste le coût des fréquences qui est beaucoup plus élevé au Sénégal que partout ailleurs en Afrique. Nous nous réjouissons de l’annonce faite par les autorités, depuis deux ans, de revoir ces coûts à la baisse. Cette dernière nous permettrait de poser un acte 2 significatif vers la stratégie de démocratisation des services de l’internet haut débit après l’acte 1 posé au mois de février.

Pour la connectivité des administrations, il faut rappeler que Sonatel a entrepris un vaste programme de fibre optique à travers tout le pays ainsi que la construction d’un Datacenter à Rufisque, qui peut héberger les données et applications administratives dans tous les domaines (éducation, état civil, santé, etc.)

En collaboration avec les collectivités locales, des projets comme « une collectivité locale, un site Web » sont prévus.
Pour la promotion d’une industrie du numérique innovante et créatrice de valeur, Sonatel est en partenariat avec plusieurs acteurs de l’écosystème numérique.

Dans notre politique de Responsabilité sociétale d’entreprise, nous soutenons le premier incubateur de l’Afrique de l’Ouest, le Ctic Dakar, dont Sonatel est membre fondateur. Depuis 2011, date de création de l’incubateur, les résultats sont plutôt encourageants avec 91 entreprises accompagnées dans différents programmes, 2.220 porteurs de projet formés et coachés, 100 % de viabilité financière, plus de 300 emplois créés et 4 milliards de FCfa de chiffre d’affaires cumulés des entreprises.

Sonatel appuie également plusieurs startups dont 2 belles initiatives :
MLouma : lauréate du Poesa (le Prix Orange de l’entrepreneur social en Afrique) édition 2015, qui déploie une offre Mobile Agri : une application mobile accessible via le portail Ussd dédié aux offres Rse (le #112# ) permettant non seulement de disposer des prix des denrées et des produits sur les différents marchés hebdomadaires (loumas) du Sénégal, mais aussi de mettre en relation, facilement et de manière sécurisée, producteurs et acheteurs.

Le service Karangué qui est un système d’alerte automatique via le mobile des rendez-vous de vaccination et des rappels des visites pré et post-natales. Ces rappels se font par Sms et par appel vocal aussi bien en français que dans les différentes langues locales (Wolof, Toucouleur, Sérère, etc.).

Dans la diffusion du numérique dans les secteurs économiques prioritaires, Sonatel, avec son service Orange Money, joue un rôle important et grandissant dans l’inclusion financière des populations au Sénégal et dans la sous–région.

Par ailleurs, Sonatel a signé une convention avec le ministère de l’Éducation pour fournir l’Internet gratuitement dans tous les établissements d’enseignements publics au Sénégal (primaire, moyen et secondaire).

Enfin, pour faciliter l’accès des startups au financement, Sonatel a participé à la mise en place du fonds d’investissement Teranga capital, qui a financé, il y a quelques semaines, l’entreprise Sugu porteuse de l’activité de logistique OuiCarry pour un montant de 200 millions de FCfa.

Cette stratégie est déployée dans l’ensemble de nos pays de présence. Au Mali par exemple, notre filiale a accompagné la création du 1er incubateur du genre dans ce pays, Createm (Centre révélateur et accélérateur de talents d’entreprises au Mali). L’ambition de cet incubateur est d’offrir aux entrepreneurs maliens un environnement unique pour développer, accélérer la croissance et pérenniser leurs entreprises.

De même, en Guinée, nous avons aussi contribué, de manière significative, à la création de plus de 15.000 emplois dont 374 emplois permanents directs, salariés d’Orange Guinée.

Propos recueillis par Cheikh THIAM, Mamadou GUEYE (texte)
et Sarakh DIOP (photos)

Des professionnels du tourisme et des transports aériens ont appelé à l’amélioration des conditions du transport aérien pour davantage attirer les touristes. Une baisse des taxes aéroportuaires pourrait donner un coup de fouet à ces deux secteurs.

L’agence de promotion touristique Jumia Travel a organisé, hier, une conférence sur le thème : «Transports aériens et développement du tourisme en Afrique». La rencontre a servi de tribune d’échanges aux professionnels du voyage notamment aérien de revenir sur les opportunités de ce secteur, le développement du tourisme en Afrique. Les participants se sont également prononcés sur les difficultés des transports aériens en Afrique. Guillaume Pepin, directeur Afrique de l’Ouest de Jumia Travel est revenu sur les opportunités à exploiter dans la mise en œuvre des politiques de transport en conformité avec celles du tourisme. « Les touristes se déplacent vers une destination, la visitent et en reviennent en utilisant les moyens de transport à leur disposition. Les modalités de ces déplacements peuvent varier quasiment à l’infini, mais le transport est toujours une partie intégrale et un élément clé de l’expérience touristique », a-t-il dit. Selon Guillaume Pepin, le secteur du transport aérien représente souvent la principale dépense des touristes et est au cœur de l’expérience touristique. Partant de cette donne, les touristes s’attendent à un « transport sécuritaire, abordable, fiable et efficace ».

Dès lors, le développement du tourisme est tributaire des moyens de transport. Et l’avion s’est imposé comme le moyen de transport le plus adapté pour les voyages entre pays, vu le gain de temps considérable. Dans ce contexte, le transport aérien s’est imposé sur le plan mondial comme un dispositif important pour le déplacement des touristes. L’évolution du transport aérien a complètement changé la nature même des déplacements et, en conséquence, des voyages touristiques. « On peut relier les grandes villes grâce à l’évolution de la technologie des transports de manière générale et aérienne en particulier, plus rapides et efficaces pour les grandes distances », a rappelé le directeur de Jumia Travel.

La conférence a également enregistré la participation de Pablo Landrau Villalobos, directeur du développement international de la compagnie aérienne Binter. Dans son intervention, M. Villalobos s’est appesanti sur le rôle joué par le transport aérien dans l’interaction et le développement du tourisme. Il a notamment souligné que le contexte souscrit au développement de ce secteur dans de nombreux pays du continent. « En qualité d’acteur du tourisme africain, il est naturel que nous nous intéressions particulièrement aux relations entre le tourisme et le transport aérien, a-t-il dit. Il a plaidé la baisse des taxes aéroportuaires, estimant qu’une telle réduction rendrait plus attractive la destination Sénégal.

L’Afrique tire 3 % de son Pib du transport aérien
Selon des données mises à la disposition de la presse par Jumia Travel, en Afrique, l’industrie du transport aérien a créé près de 688 000 emplois et a contribué pour plus de 21 milliards de dollars au Pib du continent. Près de 6 millions d’emplois ont été renforcés grâce à l’effet catalyseur des voyages et du tourisme. L’Afrique représente environ 12 % du nombre total d’emplois et 3 % du Pib liés à l’industrie du transport aérien dans le monde. Les transporteurs d’Afrique ont connu leurs meilleurs résultats en 2012, avec une croissance de 7,4 %. Ce développement est alimentée par la forte demande sur les routes en provenance et à destination de l’Asie et du Moyen-Orient. La capacité a augmenté au même rythme de sorte que le taux d’occupation des sièges est demeuré inchangé. Il est présentement estimé à 67,7 %, précise le texte. L’Afrique compte 117 aéroports internationaux régulièrement exploités et 500 aéroports domestiques, rapporte la même source.

Oumar BA

Les découvertes du pétrole et du gaz au Sénégal ont suscité bien des enjeux. Oxfam, dans son programme gouvernance contre la pauvreté et les inégalités renforce, depuis hier, à Saly, les capacités des acteurs pour leur permettre d’avoir une meilleure maîtrise des textes régissant l’exploitation du pétrole et du gaz.

Doter les acteurs de connaissances leur permettant de participer, de manière effective, aux réformes du cadre juridique et institutionnel de la gouvernance du secteur du pétrole et du gaz. C’est, entre autres, l’un des objectifs du séminaire de cinq jours organisé par Oxfam à l’intention des parties prenantes notamment l’Itie, la plateforme « Publiez ce que vous payez (Pcqvp) », le réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm), la société civile et le réseau des journalistes.

Avec les importantes découvertes de pétrole et de gaz au large des côtes Sénégalaises, la maîtrise du cadre juridique et institutionnel qui régit l’exploitation du pétrole et du gaz était devenue une nécessité. Et Oxfam avait commencé à renforcer les capacités des acteurs et mis un cadre de dialogue multi-acteurs en vue de permettre des actions de plaidoyer efficaces pour favoriser un cadre qui tienne compte des préoccupations des populations dans le secteur du pétrole et du gaz.

Selon le responsable du programme gouvernance d’Oxfam au Sénégal, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières pose beaucoup de problèmes à travers le monde. « Le Nigeria, a dit Elimane Kane, est l’exemple le plus patent, avec l’ampleur des impacts sur les moyens d’existence des populations qui vivaient dans ses localités où les ressources pétrolières étaient trouvées ». « Souvent, les pays riches en pétrole n’en bénéficient pas beaucoup. Il n’y a pas une corrélation directe entre l’exploitation du pétrole et du gaz et le développement économique de ces pays.

Inclusion sociale
Beaucoup d’études de la Banque mondiale et du Fmi l’ont montré », a indiqué M. Kane. D’où la nécessité, selon lui, pour les acteurs au Sénégal, d’anticiper sur la maîtrise du secteur. Pour cela, a-t-il souligné, des connaissances sont requises pour s’engager. Elimane Kane a estimé que force est de reconnaître que le gouvernement du Sénégal, les acteurs de la société civile, les parlementaires et tous ceux qui représentent le peuple ne sont pas aussi bien préparés que les entreprises multinationales exploitant ces ressources à travers le monde. « Il y a un défi de renforcement de capacités que nous voulons combler et c’est pour cette raison que nous avons commencé par la formation pour permettre aux acteurs de participer, de façon efficace, aux réformes nécessaires que le gouvernement envisage dans le secteur comme le Code pétrolier qui est en train d’être revu », a déclaré M. Kane. Cette révision, a-t-il relevé, sera ouverte à la société civile et d’autres acteurs afin qu’ils puissent jouer leur partition et veiller à ce que les populations ressentent pleinement les retombées de ces ressources. Le contraire, a-t-il assuré, pourrait créer d’autres types d’externalités qui ne feront qu’engendrer des problèmes. Pour le président du comité sénégalais de Droits de l’Homme, le Sénégal doit tirer les enseignements des situations vécues dans d’autres pays où le pétrole et le gaz, au lieu d’être bénéfiques aux populations et à l’État, ont produit l’effet contraire avec la naissance de conflits sociaux aux conséquences incalculables. « Pour ce qui concerne le Code de l’énergie et le nouveau Code minier qui a été adopté, promulgué et qui est entré en vigueur, il faudrait que l’ensemble de ces instruments juridiques puisse être adopté dans une approche inclusive », a indiqué Me Pape Sène. Selon lui, la chose pétrolière, gazière ne doit pas être une affaire de l’État ou d’un groupe de personnes. « Ça doit intéresser l’ensemble des citoyens sénégalais parce que c’est un don de Dieu qui est là, mais il ne faudrait pas qu’un groupe de personnes s’en accapare et en fasse ce qu’il veut. Cela est une préoccupation forte du président de la République, qui a mis en place Cos Pétrogaz et fait adhérer le Sénégal à l’Itie pour beaucoup plus de transparence dans la gestion des ressources minérales », a fait savoir Me Sène. Selon lui, seule la transparence peut, aujourd’hui, permettre de gagner la confiance des Sénégalais et de faire en sorte que cette découverte de gaz et de pétrole puisse être profitable à notre économie et aux Sénégalais.

S. O. F.

Bonne nouvelle pour le Sénégal. Les premières productions de gaz seront livrées à partir de 2021, a annoncé, hier, Emma Delaney, présidente régionale Bp Mauritanie et Sénégal. Une date déjà avancée par des voix autorisées.

Les premières productions de gaz au Sénégal sont attendues en 2021, a indiqué, hier, Emma Delaney, présidente régionale Bp Mauritanie et Sénégal. « Nous travaillons pour arriver à produire rapidement. Les premières livraisons seront disponibles en 2021 », a déclaré Mme Delaney. Elle s’exprimait lors de la présentation de l’édition 2017 du Bp Energy outlook. Au cours de la rencontre, elle a souligné l’importance des découvertes de gaz dans notre pays, soutenant que c’est un potentiel de classe mondiale. « Les ressources découvertes au Sénégal sont importantes. Elles seront bénéfiques non seulement aux populations mais également aux générations futures », a affirmé Mme Delaney. Elle a ajouté que ces découvertes permettront au Sénégal de se positionner dans le marché mondial notamment européen. Elle a rappelé l’importance pour son groupe d’avoir un partenariat solide avec l’ensemble des acteurs avec lesquels il partage les mêmes objectifs stratégiques. «Bp entrevoit un avenir prometteur pour l’industrie du pétrole et du gaz du Sénégal et s’est engagé à aider le pays à développer ses ressources d’une façon durable.

Avenir prometteur pour le gaz
Le moment est venu de commencer un nouveau chapitre pour l’industrie, et cet accord nous permet de faire cela, avec un partenariat qui partage les mêmes objectifs stratégiques pour le Sénégal », a-t-elle dit. Emma Delaney a indiqué que ce partenariat, simple et aligné, permettra à Bp de faire des progrès en phase avec Petrosen et Kosmos, pour arriver à la livraison du premier gaz de Tortue pour le Sénégal en 2021. Ce qui, à son avis, fera du Sénégal, un pays producteur de gaz de calibre mondial. «Nous sommes ravis et honorés de pouvoir jouer un rôle dans ce futur-là », s’est félicitée Mme Delaney.

Pour Guillaume Defaux, président de Kosmos Bp Sénégal, la taille des découvertes de gaz au Sénégal et les perspectives vont modeler durablement une partie des écosystèmes d’Afrique de l’Ouest. « La quantité d’hydrocarbure découverte au Sénégal et en Mauritanie amèneront les investisseurs à les intégrer dans leurs plans de développement. Ce sont des découvertes importantes », a confié M. Defaux.

Changements politiques, technologiques `et économiques
Bp Energy outlook est publié chaque année et établit un scénario de référence décrivant l’évolution la « plus probable » des marchés énergétiques mondiaux jusqu’en 2035, en fonction des probables futurs changements politiques, technologiques et économiques.

William Zimmern, directeur de la macroéconomie de Bp a précisé que ce document est axé sur le long terme. La demande mondiale d’énergie continuera à augmenter à un taux d’environ 30 % entre 2015 et 2035, soit une croissance moyenne de 1,3 % par an poussée par les pays en développement. Toutefois, a-t-il soutenu, cette croissance dans la demande d’énergie est nettement inférieure au taux de 3,4 % par an attendu pour le Pib mondial. Selon lui, cela reflète une amélioration de l’efficacité énergétique grâce à l’amélioration technologique et aux préoccupations environnementales. Cette évolution de la situation énergétique du monde s’accompagne d’une transition vers un futur à plus faibles émissions de carbone. « Tandis que cette transition se déroule, beaucoup de choses sont en train de changer. Par exemple, il est prévu que la demande de gaz, en tant qu’un alternatif à plus faible émission de carbone, par rapport au pétrole et au charbon, augmentera plus rapidement que la demande du pétrole ou du charbon au cours des 20 prochaines années par un taux moyen de 1,6 % par an et il est prévu que cette demande dépassera la demande du charbon, pour être la deuxième plus importante source de combustible d’ici à 2035 », a noté William Zimmern.

Mamadou GUEYE et Aliou KANDE

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signé, hier, à Bercy, avec son homologue français et avec le directeur général de l’Agence française de développement (Afd), deux conventions de financement d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa. Le montant est destiné à acquérir du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique, dans le cadre du projet de Train express régional (Ter).

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a signé, hier, à Bercy à Paris, deux accords de financement. Le premier a été signé avec son homologue français, Michel Sapin, et porte sur un montant de 63 milliards 175 millions de FCfa (95 millions d’euros) et concerne un protocole financier conclu entre l’Etat du Sénégal et la République française à travers le Trésor français. Le second accord finalisant la convention avec l’Agence française de développement (Afd) a été signé avec le directeur général, Rémy Rioux, pour un montant de 66,5 milliards de FCfa (100 millions d’euros).

Selon un communiqué du ministère de l’Economie, ces deux accords d’un montant global de 129,6 milliards de FCfa sont destinés à l’acquisition du matériel roulant ferroviaire et le ripage/renouvellement de la voie métrique dans le cadre du projet de Train express régional (Ter) entre Dakar et Diamniadio.

Le document précise que le ministre sénégalais de l’Economie, Amadou Bâ s’est réjoui du « processus transparent » mis en œuvre dans ce projet de Ter, et a rappelé la nécessité d’exécuter, avec célérité, ce projet conformément aux instructions du président Macky Sall.

Le document souligne qu’il a aussi rappelé l’importance du partenariat entre le Sénégal et l’Afd avec laquelle, 21 conventions ont été signées pour la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) depuis la tenue du Groupe consultatif à Paris en février 2014, pour un montant total de 366 milliards de FCfa (558 millions d’euros), soit un taux de concrétisation des engagements de la coopération française de 130%.

L’exploitation et la maintenance du Ter confié au groupement Sncf/Ratp
Pour sa part, le ministre français de l’Economie et des Finances, Michel Sapin, qui a visité récemment la Maison du Ter à Dakar, note le communiqué, a salué le « mécanisme de concurrence clair mis en œuvre dans l’attribution des marchés du Ter », au terme duquel des entreprises françaises ont été retenues. Il s’est dit heureux d’être le signataire de cet accord sur « ce projet d’envergure » et s’est félicité de l’exemplarité de la coopération entre les deux pays ainsi que de la volonté d’accélérer la réalisation du Ter.

Au cours de cette cérémonie de signature, poursuit le document, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, a aussi signé un avenant au protocole d’accord avec le groupement Société nationale des chemins de Fer Français (Sncf)/Ratp (Régie Autonome des Transports Parisiens) portant préparation de l’exploitation et de la maintenance du projet Ter et création d'un centre de formation dédié à la mobilité urbaine. En d’autres termes, lit-on dans le communiqué, « l’Etat du Sénégal confiera l’exploitation et la maintenance du Ter au groupement Sncf/Ratp, constitué sous la forme d'une société de droit sénégalais, à travers un Contrat d'exploitation et de maintenance d'une durée minimale de 5 ans.

Le ministre Mansour Elimane Kane a rappelé la complexité de ce projet structurant dont la gestion rentable doit contribuer au remboursement de l’emprunt. Il a aussi insisté sur l’importance de la maintenance et de la formation dans la gestion du Ter. Le Secrétaire général de la Sncf, Stephan Volant, a fait remarquer que ce sera le premier Ter réalisé en Afrique, avant de rappeler qu’une école de formation ferroviaire sera créée au Sénégal, au terme du processus. Le Projet du Ter est exécuté par l’Apix.

Souleymane Diam SY

Les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine sont appelés à appliquer le règlement relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans l’espace communautaire, au Ghana et en République de Guinée.

Le 23 septembre 2016, à Cotonou (Bénin), les ministres en charge des infrastructures et du transport routier de l’Uemoa, du Ghana et de la République de Guinée adoptaient une déclaration visant l’application du règlement 14 du 16 décembre 2005 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans ces États. Au cours de cette réunion, ils avaient encouragé des États comme le Sénégal à poursuivre les efforts engagés. 

Un calendrier avait été adopté pour l’application de ce texte. Ainsi, à compter du 1er février 2017, ce texte devait connaître une application intégrale et concomitante par tous les ports des États membres de l’Uemoa, du Ghana et de la République de Guinée. Et à partir du 1er avril 2017, les dispositions du règlement 14 devaient être appliquées par toutes les plateformes générant plus de 200 000 tonnes de fret par an et sur tous les principaux corridors routiers par l’achèvement de l’équipement en pèse-essieux fixes et mobiles opérationnels. Ainsi, les camions doivent être délestés du surpoids et les amendes appliquées.

Concernant la mise en œuvre de ce règlement, les ministres disent avoir noté des résultats satisfaisants dans la sensibilisation et l’acquisition des équipements de pesage. Ils ont félicité les gouvernements du Bénin, du Ghana, du Niger et du Togo qui ont pris des mesures significatives en vue de la mise en application du règlement 14. Toutefois, les ministres en charge des transports affirment avoir relevé que la surcharge ne s’est pas réduite considérablement en particulier l’extrême surcharge qui, à elle seule, contribue à la dégradation accélérée des réseaux routiers. Ils ont encouragé ces quatre États qui sont en avance à poursuivre leurs efforts pour la mise en œuvre intégrale du règlement. Ils ont invité le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, la République de Guinée, le Mali et le Sénégal à poursuivre leurs efforts engagés en vue de la mise en application concomitante du règlement 14 au plus tard le 1er février 2017 dans les ports et au 1er avril 2017 sur les corridors et les plateformes générant plus de 200 000 tonnes de fret par an. Les ministres ont demandé à la Commission de l’Uemoa à poursuivre la mise en œuvre des réformes dans l’espace communautaire.

Aliou KANDE

L’Amicale des inspecteurs des impôts et des domaines du Sénégal (Aiids) a organisé, vendredi, un diner-débat dont le thème était : « Transactions financières illicites : défis normatifs et gestion des risques. » Au cours des échanges, il est ressorti que pour lutter contre les transactions financières illicites, la transparence et l’éthique demeurent les seuls gages de succès.

« Transactions financières illicites : défis normatifs et gestion des risques ». Ce thème a été au centre des échanges lors du diner-débat de l’Amicale des inspecteurs des Impôts et des Domaines du Sénégal (Aiids), organisé vendredi. D’éminents spécialistes ont fait des communications pointues sur cette problématique « complexe ». Dans son exposé aux allures d’un cours magistral, le Pr Abdallah Cissé, enseignant en droit des Affaires a mis l’accent sur le mécanisme opératoire des transactions financières illicites, le cadre juridique de la régulation et la gestion des risques liés à ces flux financiers. Pour le premier point, il a indiqué que les transactions financières illicites se situent à la frontière entre le licite et l’illicite. Selon lui, « il faut traiter la question avec beaucoup de rigueur, de minutie, de délicatesse et sous l’angle de la conformité pour éviter l’amalgame». En d’autres termes, il faut regarder d’un côté le licite et le transparent et de l’autre l’illicite et l’opacité pour retrouver des transactions financières illicites.

Dans la lutte contre ces flux financiers, le Pr Cissé a suggèré d’intégrer les « approches financière, économico-juridiques, de conformité, de politique criminelle et gestion de risque et de renforcer des systèmes de gouvernance et de management public ». « Il est nécessaire qu’il y ait un véritable leadership qui promeut l’éthique dans les transactions financières illicites car ; aujourd’hui, on dirige par l’exemple », a affirmé M. Cissé. Il estime que le Sénégal doit accorder une place de choix à la transparence, légiférer pour l’accès à l’information publique, élaborer une charte éthique dans les administrations et combiner le droit civil et commercial dans la lutte contre la corruption.

Systématisation et Rationalisation des stratégies de négociation
S’agissant de la gestion des risques, le Pr Cissé a indiqué qu’il faut l’identifier, l’apprécier et l’analyser. L’identification requiert, a-t-il rappelé, de la vigilance, en insistant sur la nécessité de disposer d’une bonne réglementation et d’un observatoire. Le conférencier a également plaidé pour une systématisation et une rationalisation des stratégies de négociation du Sénégal sur le plan international. Pour l’Agent judiciaire de l’État, Antoine Félix Diome, il a souligné que les acteurs empruntent toujours « l’apparence de la légalité et de la conformité ». « Ce sont des gens très ingénieux et organisés qui ont des relais là où il faut. Pour atteindre des résultats, il va falloir une synergie », a-t-il soutenu.

De son côté, le directeur de la Législation, des études et du contentieux, Amadou Abdoulaye Badiane, a insisté sur le contexte, les enjeux, les techniques et pratiques d’érosion de la base d’imposition utilisées dans les transactions financières illicites. Il a regretté le fait que les pays en développement subissent souvent de fortes pressions pour attirer les investisseurs par le jeu des incitations fiscales, avant de plaider le renforcement des capacités de l’administration fiscale.

Auparavant, la présidente de l’Amicale des inspecteurs des Impôts et des Domaines du Sénégal, Ndèye Aïssatou Ndao, a indiqué que les pays africains en développement auraient perdu plus de 1.000 milliards de dollars américains à cause des flux financiers illicites, ces 50 dernières années. Selon elle, le montant est l’équivalent de l’aide publique au développement reçue sur la même période. Pour limiter les pertes de recettes fiscales, elle a souhaité l’adoption de lois, de règlements et de politiques qui encouragent les transactions financières transparentes. Il importe, à son avis, de renforcer les capacités techniques des acteurs chargés d’appliquer ces lois et règlements.

Sur le plan international, a-t-elle relevé, il est nécessaire d’intensifier la coopération entre les États pour une plus grande transparence aussi bien dans les pays d’origine que ceux de destination des flux financiers.

Souleymane Diam SY

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) réfléchit sur la mise en place d’une fenêtre pour intégrer un mode de financement islamique. Pour son directeur général, Thierno Seydou Nourou Sy, ce « mode de financement est innovant, tolérant et évolutif ».

Le directeur général de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), Thierno Seydou Nourou Sy, a annoncé que sa structure compte mettre sur pied un modèle de financement islamique. Il s’exprimait lors d’un panel sur la finance islamique, organisée, la semaine dernière, par l’Association des professionnels des banques et établissements financiers (Apbef), dans la 2e édition « Jours de banque ». «Nous avons engagée une réflexion forte au sein de la Bnde. Nous comptons mettre en place un type de financement islamique », a-t-il déclaré. Selon lui, la finance islamique est un « mode innovant, tolérant, évolutif qui tient compte des contraintes des usagers ». C’est pourquoi, a-t-il estimé, « les banques commerciales doivent se rattraper parce que jusqu’à présent, ce sont les États qui l’utilisent ».

Pour M. Sy, il est temps que ces banques saisissent les opportunités qu’offre ce type de financement, invitant à analyser la pertinence du format à mettre en place. Celui-ci peut être une « fenêtre islamique » ou bien une « filiale ». A son avis, la solution la plus facile reste la « fenêtre islamique » qui ne nécessite pas d’agrément bancaire. «Il suffit d’informer la banque centrale et non de demander un agrément bancaire. C’est une solution rapide qui peut nous permettre d’y aller », a-t-il affirmé.

Le directeur général de la Banque nationale pour le développement économique a magnifié l’engagement des autorités qui ont élaboré une réglementation conforme aux dispositifs actuels et qui ne perturbera pas la réglementation en cours notamment Bâle II et III. « C’est une opportunité pour les banques commerciales de lever des ressources pour les réaffecter à des activités précises », estimé M. Sy. Il a rappelé que les ressources disponibles à travers le monde sont importantes et que l’engagement des bailleurs de fonds pour aider les institutions bancaires ne fait guère défaut. Pour ce faire, a-t-il dit, « il va falloir chercher l’expertise externe et mettre en place des structures internes pour capter ces ressources afin de financer l’économie réelle ». Il s’est félicité du fait que les crises causées par la spéculation n’ont pas touché la finance islamique parce que celle-ci intervient dans des « actifs identifiés, tangibles et dans l’investissement ».

S. D. SY

En prélude à la mise en place de l’Observatoire de suivi du budget social (Osbs), la Direction générale de la planification, des politiques économiques (Dgppe) renforce, depuis hier, la capacité des services régionaux de la planification, de la statistique et des Agences régionales de développement (Ard). L’objectif est de familiariser ces agents aux notions de finances publiques et aux différentes étapes d’élaboration et de mise en œuvre du budget social au Sénégal.

Avec le Plan Sénégal émergent (Pse), notre pays est entré dans l’ère de suivi du financement public de tous les secteurs. Un accent est mis également sur la performance des investissements. Mayacine Camara, coordonnateur de la Dgppe au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a rappelé l’utilité, dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Pse, de veiller à la bonne exécution des dépenses publiques. « L’émergence économique et sociale du Sénégal est imaginable sans un bon suivi du financement public des secteurs et de la performance de ses investissements », a déclaré M. Camara. Selon lui, la solution est trouvée à travers le renforcement des capacités en gestion des finances publiques et sur l’analyse des politiques sociales des agents en charge de cette question. « Toutes ces actions que nous sommes en train de mener devraient donner un visage humain au Pse qui est, aujourd’hui, en train d’être déroulé. Quelque part, on a l’impression que ce sont des infrastructures routières, autoroutières, du train express régional (Ter) qu’il faut réaliser. Au-delà, il y a la question sociale, le visage humain qui est là et nous sommes là pour garantir à notre action ce caractère social », a fait savoir M. Camara.

Le coordonnateur de la Dgppe a soutenu que la mise en place de l’Observatoire de suivi du budget social (Osbs), dans l’optique de mieux suivre l’évolution des dépenses et investissements dans les secteurs sociaux est devenue une urgence surtout avec l’importance accordée au développement du capital humain, à la protection sociale et au développement durable dans le Pse. « Cette initiative, a-t-il dit, vient en complément de l’initiative du budget ouvert aux citoyens, avec un accent particulier sur le budget social et sur l’analyse et l’évolution de sa performance. Cette Observatoire en question permettra aux décideurs et au public d’avoir une meilleure lecture des dépenses dans les secteurs sociaux au Sénégal. »

S. O. F.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a signé, vendredi, avec le Fonds saoudien de développement (Fsd), une convention de prêt de 34,496 milliards de FCfa (environ 57,5 millions de dollars US), a annoncé un communiqué du service de presse dudit ministère. La cérémonie de signature de cette convention s’est déroulée à Washington, en marge des réunions du Fonds monétaire international (Fmi) et du Groupe de la Banque mondiale, en présence du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et de l’ambassadeur du Sénégal à Washington Babacar Diagne, précise la même source.

Ce prêt est destiné à financer le projet de réhabilitation de la route Tambacounda-Goudiry sur un linéaire de 80 km avec des aménagements connexes comprenant la construction de 25 km de pistes de désenclavement, la clôture d’écoles primaires sur un linéaire de 2.200 mètres, l’aménagement de trois forages, la construction de deux cases de santé, etc. « Ces aménagements connexes vont servir à mettre en œuvre la politique de sécurité routière à travers les clôtures d’écoles, à prendre en charge les blessés en cas d’accident sur la route avant de les acheminer vers les centres de référence », explique-t-on dans le document. La même source précise que « ce financement contribuera à soutenir le développement économique et social de la région orientale du Sénégal en améliorant sa connexion avec la capitale, Dakar, et en facilitant la circulation des gros porteurs maliens par la réduction du coût et du temps de transport des marchandises ».

L’État contribuera à hauteur de 16,5 milliards de FCfa (environ 27,50 millions dollars US), soit 47,83 %. Le gouvernement a aussi signé une convention de financement avec le Fonds koweïtien pour le développement économique Arabe (Fkdea) pour la réhabilitation du tronçon Goudiry-Kidira-Bakel long de 170 km. Le montant de ce financement n’a pas été précisé. La route Tambacounda-Kidira-Bakel, d’une longueur de 250 km environ constitue, par sa localisation stratégique, un axe vital pour favoriser les échanges avec les pays limitrophes comme le Mali.

Souleymane Diam SY

Le ministère des Finances s’engage à accompagner les réformes d’intérêt stratégique. C’est ce qu’a affirmé, ce week end, le ministre chargé du Budget, Birima Mangara, venu présider l’assemblée générale de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal (Aits).

L’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal (Aits) a tenu, ce week-end, son assemblée générale ordinaire placée sous le thème « Ordonnateur et comptable : séparation de fonctions-séparation de responsabilités ». Le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara, a saisi cette occasion pour leur assurer de l’engagement du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan à accompagner toutes les réformes d’intérêt stratégique pour l’Administration du Trésor. Birima Mangara a salué la pertinence du thème qui, a-t-il souligné, fédère les attentions et préoccupations de toute une corporation. Selon lui, l’État, en confiant la tenue de ses comptes au Trésor, ne pourrait se dérober devant l’obligation morale de garantir les conditions de sécurité et de décence nécessaires à une bonne prise en charge de cette mission. « La réforme du cadre de gestion de nos finances publiques est un moment opportun de s’interroger sur ce régime de responsabilité du comptable public qui, par rapport aux autres gestionnaires publics, reste encore unique en son genre », a-t-il indiqué. À son avis, l’exercice du métier de comptable public qui constitue le dernier rempart dans la sauvegarde des deniers publics, requiert des conditions de sérénité lui permettant d’accompagner l’État intéressé au premier chef par une célérité dans l’exécution de la comptabilité publique. C’est pour cette raison, a-t-il assuré, que le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan entend accompagner toutes les réformes d’intérêt stratégique pour l’Administration du Trésor. « Dans le cadre du Plan de développement stratégique du Trésor et du Contrat de performance dans lequel le ministère et la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (Dgcpt) se sont résolument engagés, nous allons renforcer les acquis dans l’amélioration des conditions des tenues de vos missions », a promis M. Mangara qui a salué les efforts consentis dans la modernisation de nos instruments de paiement à travers l’adhésion du Trésor public aux instruments de paiement de l’Uemoa. « Malgré les difficultés, les premières phases de démarrage constituent un réel succès », s’est-il félicité. Il a encouragé le Trésor à capitaliser les acquis et à parachever le processus.

Le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Daouda Sembène, a, pour sa part, invité toutes les forces vives du Trésor à travailler, main dans la main, pour réussir la mission de développement et de modernisation du Trésor public. Au cours de cette assemblée générale ordinaire, le comptable-payeur du département de Rufisque, Mamadou Diop, a été élu président de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal (Aits), pour un mandat de deux ans renouvelable, en remplacement de Mame Alassane Diagne.

S. O. F.

Les pouvoirs publics réfléchissent à la possibilité de construire un deuxième pont à Ziguinchor (sud), pour connecter cette ville du Sud du Sénégal au corridor Dakar-Lagos, a annoncé, vendredi, le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, Aubin Sagna. « Nous réfléchissons sur la création de ce deuxième pont à Ziguinchor. Nous en sommes à la phase d’étude et bientôt nous lancerons la phase de recherches de financement pour construire ce pont qui va compléter le dispositif sur le corridor Dakar-Lagos », a-t-il révélé. Ce corridor représente une ouverture vers la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire, pays avec lesquels le Sénégal et le Nigéria notamment forment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). « Nous espérons la réalisation de ce second pont à Ziguinchor en vue de compléter ce dispositif (…). Cela participe à renforcer le corridor Dakar-Lagos, en passant par Bissau (Guinée-Bissau), Freetown (Sierra Léone), Abidjan (Côte d’Ivoire) et le Libéria », a poursuivi Aubin Sagna. Il co-présidait, avec le gouverneur Guédj Diouf, une remise symbolique des clefs de huit minibus destinés aux localités périphériques de la ville de Ziguinchor : Niaguis, Brin, Boutoute et Mpack. Cette cérémonie a lieu en présence des responsables du Gie Sotrazig, du Conseil exécutif des transports urbain de Dakar (Cetud) et d’autres acteurs du transport routier. M. Sagna s’est félicité de la conduite des travaux du pont de Faréfégny sur la transgambienne, selon lui, bien lancés. « Les travaux du pont de la transgambienne sont en cours. Ce pont fait aussi partie du dispositif pour compléter ce corridor. Il y a certes un pont à Ziguinchor, mais nous réfléchissons à la mise en place d’un deuxième pour renforcer le dispositif », a-t-il dit.

Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a salué la mise en place de plusieurs infrastructures et initiatives qui ont contribué fortement au désenclavement de la zone du sud depuis 2012. Il a cité, entre autres réalisations, la réhabilitation du pont Émile Badiane, la construction du pont de Kataklous, la construction de la boucle du Blouf, la réalisation des axes Kaffountine-Diouloulou et Oussouye-Cap-Skirring, la réalisation de la nationale 6 de Vélingara (Kolda) à Ziguinchor, sans compter le désenclavement maritime avec les rotations des bateaux et les dessertes régulières avec les vols quotidiens.

APS

Un rapport de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) fait du secteur bancaire ivoirien, le ‘’leader’’ de la zone de l’Union monétaire ouest-africain (Uemao) a appris Apa, dimanche, de source officielle. Avec un taux de bancarisation de 16% et 70% des comptes actifs de la région, ‘’le secteur bancaire ivoirien est le leader de la zone Uemao’’, révèle un document de l’Association professionnelle des banques et établissement financiers de Côte d’Ivoire (Apbef-Ci) citant la Bceao. Ces taux, précise le document, ne tiennent pas compte des titulaires des comptes de Mobile money. Fort de ses 606 agences dont 25 ouvertes l’année dernière, ce dénombrement du secteur n’intègre pas Stanbic qui n’est pas encore membre de l’Apbef-Ci ainsi que ‘’la Banque d’Abidjan qui a reçu un avis conforme de la commission bancaire de l’Uemao’’, indique le document.

APA

Grâce à l’appui du Projet de l’Usaid « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », plus de 12.000 producteurs de riz du département de Dagana, issus de 52 villages répartis entre 14 communes et membres de 485 organisations de base ont, pour la campagne agricole de cette année, produit 125.000 tonnes de paddy avec un rendement moyen de 4,9 tonnes à l’hectare.

Plus de 12.000 producteurs de riz du département de Dagana, issus de 52 villages répartis entre 14 communes et membres de 485 organisations de base, ont, grâce à l’appui du Projet de l’Usaid « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », produit, pour cette campagne agricole, 125.000 tonnes de paddy avec un rendement moyen de 4,9 tonnes à l’hectare. Cette production a été réalisée sur des parcelles dont le rendement est de 6,5 tonnes à l’hectare en contre-saison chaude et de 3,3 tonnes à l’hectare en hivernage. Ces réalisations, jugées en phase avec le Pse et le Pracas, ont été mises en exergue et saluées par les deux responsables du Projet de l’Usaid « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », notamment le coordonnateur, Jean Michel Voisard et le responsable de la zone de Dagana, Amadou Souaré, au cours d’un atelier d’évaluation des actions entreprises par ce projet dans l’amélioration de la chaîne de valeur riz irrigué dans la zone de Dagana. Le responsable du projet « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », dans la zone de Dagana, Amadou Souaré, a souligné qu’avec l’appui de ce projet, 21.257 hectares ont été emblavés en riz dans cette zone de Dagana, dont 18.123 hectares en contre-saison chaude et 3.134 hectares en hivernage.

Pour sa part, le coordonnateur du projet « Feed the Future Senegal Naatal Mbay », Jean Michel Voisard, a rappelé que, dans la zone de Dagana, les petites exploitations familiales rurales, particulièrement les exploitations rizicoles, reposent essentiellement sur un système combinant une production destinée à la consommation des ménages, au remboursement en nature du crédit et à la commercialisation du surplus sur le marché local. La production des exploitations privées est, quant à elle, plutôt orientée vers la commercialisation pour l’essentiel. En tout état de cause, a-t-il déclaré, la croissance observée de la demande en riz local, sous l’effet induit de la croissance démographique et de l’urbanisation, incite à un renforcement soutenu de la production destinée aux marchés locaux. Ainsi, a-t-il poursuivi, pour profiter de cette opportunité, les acteurs de la chaîne de valeur travaillent à mettre sur le marché une offre en riz blanc de qualité et en quantité suffisante.

L’importance et la qualité des superficies aménagées, l’augmentation du taux d’utilisation des semences certifiées, ainsi que la dynamique associative, constituent un atout de taille, tout comme l’augmentation du parc d’équipements agricoles et des unités de transformation, notée ces dernières années, a noté M. Voisard. Il a également souligné que le projet « Feed the Future Senegal Naatal Mbay » s’est donné comme objectif, d’accompagner les acteurs de la chaîne de valeur riz irrigué à saisir les opportunités qu’offre le marché en mettant l’accent sur l’amélioration de la productivité et de la qualité des produits.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, a dénoncé les pratiques de certains douaniers de son pays qui s’illustrent dans la contrebande de produits frauduleux. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le président centrafricain et certains membres de son gouvernement se sont rendus dans un quartier de Bangui où il a été signalé un container de cigarettes en provenance de Cameroun, en train d’être déchargé tardivement, en présence de trois douaniers, et qui n’a pas suivi le circuit normal de dédouanement. Ce déchargement a attiré l’attention des habitants du quartier qui ont alerté la direction générale des douanes qui a fait une descente sur les lieux et arrêter les auteurs de ce déchargement frauduleux. Selon des sources douanières, le container a été déclaré à la frontière comme contenant des rames de papiers et stylos. Mais, il en est rien car il contenait plutôt des cigarettes, avec la complicité de certains douaniers qui voulaient le soustraire au paiement normal des droits douaniers. Faustin Archange Touadéra a exigé une sanction administrative de rigueur contre les auteurs de cet acte qui ternit l’image du pays et a instruit le Premier ministre pour que de tel acte ne se reproduise plus. La République Centrafricaine tire l’essentiel de ces ressources financières des taxes des douanes et impôts. Pour cette année, devant la baisse du niveau des recettes fiscales et douanières, le gouvernement centrafricain a échangé, au cours de ce mois d’avril, avec les opérateurs économiques sur la possibilité de leur faciliter les opérations de dédouanement.

APA

Des paysans de la région de Matam étaient réunis en session de formation d’une durée de deux jours (21 et 22 avril) sur la méthode de lutte contre les oiseaux granivores à l’initiative de la Direction régionale du développement rural (Drdr) en collaboration avec la direction de la protection des végétaux (Dpv). Pour réussir l’objectif de vaincre ces oiseaux granivores qui, à chaque campagne, dévastent les champs, une commission devrait être mise en place pour diriger les opérations de prospection et de lutte, a suggéré le formateur, par ailleurs, chef de la base surveillance d’alerte phytosanitaire de Ogo, Babacar Diouf. Il a proposé la création de comités villageois de lutte composés de volontaires qui seront encadrés par une grande commission. « La mise en place de cette structure permettra ainsi à toute personne ayant identifié un dortoir d’oiseaux granivores de saisir la commission qui, à son tour, va vérifier l’information. Avec cette méthode, on pourra éviter les fausses alertes », a-t-il expliqué. Selon lui, avec ces informations, les techniciens pourront se dépêcher sur les lieux pour mener des actions de lutte contre ces oiseaux dévastateurs. « A la fin de cet atelier de deux jours, a expliqué Babacar Diouf, chaque participant sera doté de suffisamment de connaissances lui permettant d’identifier lui-même les lieux où dorment ces dévastateurs ».

APS

Dans le cadre de la mise en œuvre de la 2è phase du Plan Sénégal émergent (Pse), le Sénégal vient de bénéficier d’un appui de taille de deux institutions que le Millénium challenge corporation (Mcc) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde). Avec ces 2 partenaires, le Sénégal a organisé, le vendredi 21 avril dernier, au siège du Mcc, à Washington DC, une importante rencontre sur les opportunités et les contraintes à l’investissement au Sénégal, à laquelle ont participé environ 150 investisseurs. Nous publions le communiqué du Ministère in extenso.

Le Gouvernement du Sénégal en partenariat avec le Millénium Challenge Corporation (MCC) et l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) ont organisé une importante rencontre sur les opportunités et les contraintes à l’investissement au Sénégal. La cérémonie qui a rassemblé un public d’environ 150 investisseurs s’est tenue le vendredi 21 avril 2017, au siège du Mcc à Washington DC, en marge des Réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.

Le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou BA, le Secrétaire général de l’OCDE, Angel GURRIA et le Directeur général par intérim du MCC, Jonathan NASH ont échangé avec les participants sur les résultats des études diagnostics de contraintes à l’investissement réalisées par les deux institutions sur notre pays, en présence du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement monsieur Mansour Elimane KANE, du ministre en Charge du suivi du PSE, Monsieur Abdoul Aziz TALL et de Son Excellence Babacar DIAGNE, Ambassadeur du Sénégal à Washington.

Le Sénégal doit bénéficier d’un second Compact du MCC qui va se traduire par d’importants investissements dans des secteurs d’activités structurants pour le développement. Le choix de ces secteurs est précédé d’une étude diagnostic intitulée : « Analyse de contraintes suivant un modèle développé par la prestigieuse université de Harvard ». Le dossier du Sénégal doit être examiné par le Conseil du MCC le 28 juin prochain.

Dans son allocution, Monsieur Jonathan Nash, Président par intérim du MCC a rappelé l’importance de l’analyse des contraintes préalable à l’exécution des projets. Cette démarche est également utilisée par les entreprises privées pour apprécier les opportunités d’investissement. Les contraintes majeures à l’investissement identifiées pour le Sénégal concernent prioritairement les secteurs de l’énergie et de l’Agriculture. Il a dit la fierté du MCC pour les résultats enregistrés à l’issue du 1er Compact achevé en 2015, dont les réalisations ont porté sur des infrastructures.

La combinaison des résultats de cette analyse des contraintes avec l’examen multidimentionnel de l’OCDE promet de bonnes perspectives pour le Sénégal. En effet, l’OCDE a également procédé à une revue dénommée examen multidimensionnel dont le 1er volume portant sur une analyse diagnostic a été présenté. Dans son allocution, le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria a félicité notre pays pour les efforts qui lui ont valu le relèvement de sa note souveraine par l’agence Moody’s, ce qui prouve que l’OCDE et le MCC ne sont pas les seules institutions pour qui compte le Sénégal. Monsieur Angel Gurria a rappelé que le Sénégal prépare la 2ème phase du PSE 2019-2023 et que l’enjeu à cette étape est de soutenir les réformes à entreprendre. Il a indiqué que réaliser l’émergence est un objectif ambitieux, mais accessible lorsque les contraintes sont levées. L’OCDE a déjà réalisé cet exercice d’examen multidimentionnel pour la Côte d’Ivoire, les Philippines, le Paragay, le Panama et le Kakhakstan.

Dans son allocution, le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou BA, a reconnu que des distorsions entravent la transformation de notre économie et que les réformes peuvent être douloureuses, mais bénéfiques pour l’avenir. Le Sénégal est disposé à relever les défis en toute transparence. C’est d’ailleurs à ce prix que les performances économiques ont été enregistrées ces dernières années avec un cadre macroéconomique viable. Il a transmis les remerciements du Président Macky SALL pour l’accompagnement du MCC et de l’OCDE sur lequel notre pays compte pour la gestion des ressources énergétiques nouvellement découvertes. Les autorités sénégalaises sont déterminées à améliorer les politiques règlementaires peu favorables à l’environnement des affaires, transformer l’économie tout en développant le capital humain.

Ministère de l’Économie,
des Finances et du Plan
Cellule de Communication

Les rideaux sont tombés sur la 12ème université du notariat d’Afrique (18 au 21 avril). Présidant la cérémonie de clôture, hier, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a invité les notaires à persévérer dans la formation continue.

Dakar a abrité, du 18 au 21 avril, la 12ème Université du notariat d’Afrique. La rencontre a été organisée par la Chambre des notaires du Sénégal, en collaboration avec la Commission des affaires africaines de l’Union internationale du notariat. Au cours de cette rencontre, trois thèmes ont été abordés. Il s’agit de la « gestion d’une étude de notaire » ; « les techniques d’acquisition immobilière » et « le notaire dans la vie de l’entreprise ». Présidant, hier, la cérémonie d’ouverture, le garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, a invité les notaires à persévérer dans la formation continue.

Selon Me Kaba, les thèmes discutés au cours de cette rencontre, cadrent parfaitement avec les orientations définies par le président de la République. Il a saisi cette occasion pour se féliciter de la bonne collaboration entre le gouvernement et la Chambre des notaires du Sénégal dans la réforme de l’environnement des affaires, point important, à son avis, pour l’accélération de l’émergence. Ce qui a permis au Sénégal de gagner des points dans le classement Doing business. Revenant sur cette douzième édition de l’Université du notariat d’Afrique, le ministre de la Justice dit rester convaincu que les notaires sont maintenant mieux outillés. « Je vous encourage à persévérer dans l’effort d’organiser la formation continue. C’est le bon choix. C’est le choix de la performance, de l’efficacité et de l’utilité », a déclaré Sidiki Kaba.

« Nous pouvons affirmer que la participation des notaires a été de qualité. Les débats ont été denses et féconds. Ils ont compris l’importance d’assurer une formation à leurs membres et personnels. Il faut promouvoir cette formation continue, gage de notre performance », a souligné Me Mahmoudou Aly Touré, président de la Chambre des notaires du Sénégal. « Nous sommes satisfaits de la participation massive des notaires à cette université, ce qui témoigne qu’ils ont compris que leur formation ne devait pas s’arrêter au jour de leur prestation de serment et ils ont fait leur la maxime qui veut que l’acquisition de connaissances se fasse du « berceau au tombeau », a-t-il dit.

Selon Me Touré, il a été décidé, au cours de cette université, que chaque notariat membre assure la formation continue. Le président de la Commission des affaires africaines de l’Union internationale du notariat s’est félicité, à son tour, du succès de cette douzième édition. Selon Me Abdelhamid Achite-Henni, cette édition a été un succès, dès le départ, pour plusieurs raisons. Il s’agit, selon lui, du nombre important de participants (300), la bonne organisation, l’assiduité, la qualité des débats et le niveau scientifique des présentations. Il a surtout relevé l’engouement des jeunes notaires pour l’approfondissement de leurs connaissances.

Aliou KANDE

«Management en contexte africain, l’ethno-logique en question ». C’est le titre de l’ouvrage écrit par l’ancien ministre, sous Abdou Diouf, Tijane Sylla.

Tijane Sylla, ancien ministre sous Abdou Diouf, a écrit un ouvrage intitulé « Management en contexte africain, l’ethno-logique en question ». Il est publié aux éditions l’Harmattan Sénégal. Selon la note de présentation, ce livre est une critique de l’approche culturaliste de l’entreprise africaine et plus généralement de la tendance à réduire le management à la culture. Selon le document, cet ouvrage montre que repenser la recherche managériale en contexte africain exigera, d’abord, de déconstruire l’image de l’Afrique que véhiculent les catégorisations et les fausses croyances, symboles des obstacles épistémologiques dont parlait Bachelard.

Dans l’ouvrage, M. Sylla explique que la problématique centrale est celle de comprendre pourquoi, dans le cas spécifique de l’entreprise africaine, l’analyse culturaliste ne produit pas des savoirs actionnables, des savoirs valables pouvant, selon la définition de Chris Argyris, être mis en action dans la pratique quotidienne. L’ouvrage comprend quatre parties de dix chapitres. La première constitue un retour sur la formation de la pratique managériale de l’auteur dans différents lieux de socialisation parmi lesquels le Bureau organisation et méthode (Bom) occupe une importante place. La seconde qui procède à l’analyse critique de l’approche culturaliste de l’entreprise africaine, cherche à comprendre pourquoi cette approche ne produit pas de savoirs actionnables. La troisième partie du livre propose un paradigme scientifique alternatif pour l’étude de l’entreprise africaine, ainsi qu’une stratégie pour la recherche managériale en contexte africain. Dans la quatrième partie, enfin, l’auteur présente, en guise de conclusion, sa conception du management, de la culture et de l’enseignement de la gestion en contexte africain.

Titulaire d’une maîtrise de psychopathologie de l’université René Descartes-Paris V-Sorbonne et d’un Mba d’Hec-Montréal, Tijane Sylla a débuté sa carrière comme conseiller en organisation au Bureau organisation et méthode. Il a ensuie était ministre du Tourisme et le Transport aérien. Enseignant associé au Cesag et à l’Iam, il est, par ailleurs, administrateur de West Africa rating agency (Wara) et président du conseil d’administration de la Société nouvelle des salins du Sine Saloum (Snss).

A. KANDE

 

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