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Economie (1898)

Le chef de l’État inaugure, le 29 juin prochain, la centrale solaire photovoltaïque Senergy. Située dans la commune de Méouane (département de Tivaouane), cette centrale de 30 MW est le fruit d’un partenariat entre le Fonsis et ses partenaires.

Le président de la République, Macky Sall, procèdera, jeudi prochain, à l’inauguration de la centrale solaire photovoltaïque de 30 MW, la plus grande d’Afrique de l’Ouest, indique un communiqué. La cérémonie aura lieu à Sinthiou Mékhé, dans la commune de Méouane (département de Tivaouane). La pose de la première pierre de cette centrale a été faite en mars 2016.

D’un coût de 27 milliards de FCfa, l’infrastructure contribuera à l’atteinte de plusieurs objectifs du volet énergie du Plan Sénégal émergent. Elle est  financée grâce à un partenariat public-privé entre le Fonsis, Meridiam, Senenergie Sa et Proparco (une filiale de l’Agence française de développement). Elle sera raccordée au réseau de la Société national d’ éléctricité du Sénégal (Senelec) dans le cadre d’un contrat de rachat d’électricité d’une durée de 25 ans.

La construction de cette centrale résulte de la politique énergétique du Sénégal qui prévoit de porter à 20 % la part des énergies renouvelables. Ce qui permet à notre pays, d’entrer dans l’ère de l’économie verte, respectant ainsi ses engagements pris lors de la Cop21, à Paris, en 2015.

Avant Sinthiou Mékhé, des centrales solaires photovoltaïques ont été réalisées à Bokhol et Malicounbda respectivement dans les départements de Dagana et de Mbour. La centrale de Bokhol d’une capacité de 20 MW est la première infrastructure solaire de taille industrielle en Afrique de l’Ouest. Elle a été inaugurée en octobre 2016. D’un coût de 17 milliards, elle est le fruit d’un partenariat public-privé entre Greenwish Partners, la Caisse des dépôts et consignations, Green Africa Power, la Senelec et la commune de Bokhol. La centrale est constituée de 77.000 panneaux solaires, représentant une longueur cumulée  de 20 Km.  

Celle de Malicounda d’une puissance de 11 MW pour sa première phase, a été inaugurée en novembre 2016. Un contrat de concession de  25 ans a été  conclu entre la Senelec et Solaria, une société italienne. D’un coût  de 22 milliards de FCfa, la nouvelle centrale solaire constituée de 86.000 panneaux solaires a été construite sur une superficie de 100 hectares.

Depuis son arrivée au pouvoir, le président Macky Sall a fait du mix énergétique, une de ses priorités. L’objectif visé à travers cette politique, est de diversifier les sources d’énergie, de réduire à terme le coût du kilowattheure et de sécuriser l’offre de fourniture d’énergie électrique en quantité et en qualité. Après Bokhol, Malicounda et Sinthiou Mékhé, il est prévu la mise en service à l’horizon 2019 des centrales de Kahone, Mérina Dakhar et de 8 autres qui seront implantées à Diass, Sakal, Médina Gounass, Goudiri, Kidira, Djirnda et Bétenti dans les îles du Saloum.

Aliou KANDE

Le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme a décidé, hier, que l’exportation de l’anacarde se fera à partir du port de Ziguinchor dès la prochaine campagne pour créer des emplois et de la valeur ajoutée dans la région. Il s’exprimait lors d’un Comité régional de développement spécial qu’il présidait et qui était destinée à l’amélioration de la compétitivité de la filière anacarde à Ziguinchor. Alioune Sarr a mis en place un comité de commercialisation du cajou afin de promouvoir sa mise en vente. Selon le ministre, ce comité définira les points d’exportation de l’anacarde dans la région, de même que le stock de sécurité pour la transformation et la taxe spéciale sur les exportations de l’anacarde qu’il  proposera à son collègue de l’Économie et des Finances, « avec l’accord du Premier ministre ». Il précise que cette taxe spéciale servira à financer beaucoup d’activités. Le comité de commercialisation sera composé de tous les ministères concernés et de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur anacarde : producteurs, transformateurs, collecteurs, intermédiaires, commerçants, exportateurs, entre autres. Il fixera les conditions de commercialisation de l’anacarde et les mécanismes de régulation des exportations. Ce comité produira un protocole d’accord qui sera signé tous les ans.

En outre, le ministre a préconisé la mise en place, avant la fin de l’année 2017, d’une interprofession anacarde qui sera l’interlocutrice de l’État et des partenaires de la filière cajou, dans cette partie de la région méridionale du Sénégal. Alioune Sarr a indiqué que la compétitivité de la filière anacarde ne se fera pas sans l’amélioration de la qualité des produits. Quant aux acteurs, ils ont fait des propositions en faveur de la levée des contraintes de toutes sortes sur la chaîne de valeur anacarde notamment, celles liées à l’accroissement de la production et de la productivité des plantations, à l’amélioration de la qualité des noix, à l’appui au développement des infrastructures de marché, à l’organisation et au contrôle du commerce des produits ainsi qu’à l’amélioration des capacités de transformation dans notre pays.

El Hadj Moussa SADIO

Le jeune Ahmed, à peine 10 ans et un de ses camarades conduisent, avec agilité, un bœuf de trois ans pour l’embarquer dans une camionnette. Au foirail de Diamaguène-Sicap-Mbao, la scène est courante en cette veille de la fête de Korité. Les adolescents dont la moyenne d’âge varie entre 10 et 15 ans, constituent le dernier maillon de cette longue chaîne du commerce de grands ruminants. Ce sont eux, aidés par quelques personnes âgées, qui se chargent de l’embarquement des bœufs dans des camionnettes, moyennant 5.000 FCfa, l’unité. Si les uns viennent à peine d’arriver; les autres, quant à eux, prennent le chemin inverse. Ils sont acheminés vers les abattoirs de Dakar (Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas, ex-Seras) et Rufisque.

Dans ce marché des grands ruminants, les va-et-vient sont incessants. Les rabatteurs guettent l’arrivée des potentiels acheteurs. Le foirail de Diamaguène Sicap-Mbao, situé à 16 km du centre ville de Dakar, reste le lieu privilégié du commerce de bétail dans la capitale sénégalaise, avec de nombreuses activités intermédiaires. La vie ne semble jamais s’arrêter dans ce foirail. L’activité bat son plein sous une forte chaleur qui n’entame pourtant en rien l’ardeur des occupants. Ça marchande partout. Sur place, on constate facilement que le foirail est suffisamment approvisionné. Ici et là, sont enfermés, dans des enclos, des bœufs en provenance des différentes contrées du Mali, de la Mauritanie (avec des races améliorées) et celles de l’intérieur du pays.   

Toutefois, les prix restent relativement chers. Ils varient, selon le rabatteur Seydou Bâ, originaire de Labgal, village situé dans le département de Linguère, entre 200, 300, 400, 500.000 FCfa voire plus. Pour les besoins de la fête de korité, fait-il remarquer, les clients arrivent à compte goutte. A l’en croire, beaucoup préfèrent venir la veille ou le jour même de la fête pour acheter pour des raisons de sécurité et de conservation de la viande.

De courte taille, Aliou Bâ, la barbe poivre-sel, travaille dans ce foirail depuis longtemps en qualité de rabatteur. Il vient de vendre un bœuf à 240.000 FCfa à Abouyel qui habite Tivaouane Peul pour le compte d’un regroupement de son quartier (« tonq-tonq »). Cette tradition consistant à immoler un mouton, un bœuf, un chameau pour se partager la viande.

A défaut de pouvoir payer des poulets à 3.000 FCfa, l’unité, des familles démunies et même élargies préfèrent se regrouper autour d’un « tonq-tonq » pour payer un bœuf ou des bœufs et se partager la viande, explique Seydou Bâ. Chaque participant donne entre 10 et 15.000  FCfa. Se faisant, ils peuvent se retrouver entre 20 ou 30 membres pour un « tonq-tong ». Chacun peut avoir entre 4 et 5 kg de viande à l’issue du partage.

Sur le marché, le kilogramme de viande coûte 3.000 FCfa alors que quelqu’un qui a donné 10.000 FCfa peut se retrouver avec 5 kg. Il gagne ainsi en argent et en viande. « Cette pratique est plus bénéfique surtout pour les familles démunies », confie Seydou Thiam, habitant de Thiaroye, rencontré au foirail. Il est lui-aussi venu acheter un bœuf pour le compte de quelques habitants de son quartier, regroupés autour d’un « tonq-tonq ».  A l’en croire, cela fait des années qu’ils s’adonnent à cette pratique pour aider les familles démunies à bien passer la fête de korité et même durant la Tamkharite.

Souleymane Diam SY

Au premier trimestre 2017, les industriels sénégalais ont déploré la concurrence déloyale et les difficultés de recouvrement des créances, selon la dernière note du 1er trimestre de la Dpee.

La concurrence supposée « déloyale » et les difficultés de recouvrement des créances sont, entre autres, les facteurs qui entravent les activités des industriels sénégalais au premier trimestre 2017, indique la dernière note du premier trimestre 2017 de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). «Dans l’industrie, les industriels interrogés sur les facteurs qui entravent leurs activités ont majoritairement déploré la concurrence supposée déloyale (29 %), les difficultés de recouvrement des créances (19 %) ainsi que la corruption et la fraude (10%) ». Toutefois, précise la Dpee, la production s’est renforcée (+19 points), en rythme trimestriel, selon les industriels, consécutivement à la progression des carnets de commandes (+22 points).

Les quantités de produits finis stockés sont, pour leur part, ressorties à un point au-dessus de leur moyenne de long terme. Dans le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les difficultés de recouvrement des créances (30 %), la concurrence jugée déloyale (21 %) et l’accès difficile aux crédits (12 %) sont considérées, par les entrepreneurs, comme les principales contraintes à l’activité durant le premier trimestre 2017.

Néanmoins, l’opinion des chefs d’entreprise a révélé un bond de l’activité générale (+16 points), en rythme trimestriel, en phase avec l’accroissement des commandes publiques (+26 points) et privées (+18 points). Pour les services, la Dpee indique que les difficultés de recouvrement des créances (33 %), la concurrence jugée déloyale (21 %), la fiscalité (18 %) et la baisse de la demande (12 %) sont citées comme les principaux facteurs qui ont entravé l’activité entre le quatrième trimestre 2016 et le premier de 2017.

Par ailleurs, note-t-on, le chiffre d’affaires s’est replié de 24 points, selon les prestataires de services, en liaison avec la baisse de 15 points des carnets de commandes, les tarifs pratiqués sur la période ayant augmenté de 2 points. Concernant l’activité commerciale, la Dpee souligne que les difficultés de recouvrement des créances (25 %) et la concurrence supposée déloyale (13 %) ont été les principales contraintes au courant du premier trimestre 2017. Néanmoins, selon les enquêtés, le chiffre d’affaires a augmenté de 23 points, en rythme trimestriel, sous l’effet de la bonne orientation des commandes (+6 points). Les stocks de produits finis sont ressortis en dessous de leur niveau moyen.

A la fin du premier trimestre 2017, le climat des affaires s’est amélioré par rapport au trimestre précédent. En effet, l’indicateur qui synthétise les opinions des chefs d’entreprise est ressorti en hausse d’un point, en variation trimestrielle. De manière désagrégée, il a gagné vingt trois points dans l’industrie, douze points dans les Btp et dix huit points dans le commerce.

Mamadou SY

S’agissant de la farine de blé, le prix du kilogramme sur le marché sénégalais a légèrement augmenté de 0,3 % au mois de mai dernier en variation mensuelle pour s’échanger à 402 FCfa. Sur le marché sénégalais, le prix du kilogramme de farine de blé Sénégal avait augmenté de 3,2 %, en avril 2017, par rapport au mois précédent, pour s’échanger à 401 FCfa. Cette hausse de 0,3 % du prix de la farine de blé est en partie imputable à la hausse du blé tendre français qui s’est renchéri de 3,5 % en mai 2017, du fait, en grande partie, de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro. En avril dernier, le prix du blé tendre français, sur le plan mondial, avait connu une baisse de 4,8 %. En glissement annuel, le cours du blé tendre français a progressé de 9,1 % sur les cinq premiers mois de 2017.

Le Département américain de l’agriculture tablait sur une offre mondiale de blé estimée à 996 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit une progression de 0,3 % comparativement aux prévisions du mois passé. S’agissant des prévisions de juin 2017 de la demande mondiale de blé, elles se sont établies à 734,8 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, en baisses respectives de 0,02 % et 0,7 %, par rapport à celles de mai 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017.

M. SY

Sur le marché local, le prix moyen du kilogramme de riz brisé ordinaire a baissé de 2,1 % en mai 2017 pour s’échanger à 296 FCfa, indique la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Au mois d’avril, il s’échangeait sur le marché local à 305 FCfa le kilogramme. Dans le même temps, le prix moyen du kilogramme de riz parfumé a progressé de 0,9 %, en variation mensuelle pour s’établir à 396 FCfa. Sur le marché local, en avril 2017, le prix moyen du kilogramme de riz parfumé avait reculé de 2 % par rapport au mois précédent pour s’établir à 392 FCfa. Sur le plan mondial, note la Dpee, les cours des qualités indienne et thaïlandaise (25% brisure) ont poursuivi, en mai 2017, leur progression pour le deuxième mois consécutif. Sur un mois, ils ont enregistré des hausses respectives de 2,9 % et 6,8 %.

Sur une période d’un an, le cours du riz indien a progressé de 6,4 %, alors que celui du riz thaïlandais a reculé de 2 % sur les cinq premiers mois de 2017. Les prévisions du Département américain de l’agriculture, en juin 2017, tablent sur une offre mondiale de riz de 600,3 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, en hausses respectives de 0,1 % et 0,2 % par rapport à celles de mai 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017. La Dpee précise que les prévisions de juin 2017 de la demande mondiale de riz estimées à 479,7 millions de tonnes, ont baissé de 0,1% par rapport à celles de mai 2017.

M. SY

Sur le marché local, le prix du kilogramme de maïs séché a augmenté de 2,8 %, en variation mensuelle, pour s’échanger à 269 FCfa en mai 2017, selon la Dpee. En avril dernier, il avait baissé sur le marché sénégalais de 2,7 % par rapport au mois précédent, pour s’échanger à 261 FCfa en avril 2017. Le Département américain de l’agriculture table, au mois de juin, sur une production mondiale de maïs de 1031,9 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit des baisses respectives de 0,2 % et 3,3 % par rapport aux prévisions de mai 2017 et aux estimations de la campagne 2016-2017. S’agissant de la consommation mondiale de maïs, l’Usda table sur une demande de 1062,1 millions de tonnes pour la campagne 2017-2018, soit un léger recul de 0,02 % en variation mensuelle. En ce qui concerne le cours du maïs argentin, la Dpee indique qu’il a crû pour le deuxième mois de suite. Sur les cinq premiers mois de 2017, il s’est aussi raffermi de 1,2 % comparativement à la même période de 2016.

M. SY

Le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan informe que le paiement des pensions de retraite a démarré hier. Cette mesure, note-t-on, vise à permettre aux vaillants ex-travailleurs, de pouvoir passer une bonne fête de l’Aid-El-Fitr communément appelée « Korité » chez nous. A cet effet, Le Trésor précise que ses guichets seront « exceptionnellement ouverts samedi 24 juin pour les retraités qui perçoivent à la caisse du centre cerf volant de Dakar ». 

L’autre bonne nouvelle est que les salaires des fonctionnaires seront virés à compter d’aujourd’hui. Ce qui devra soulager ces derniers et leurs familles après un mois de Ramadan qui exige des surplus de dépense.

D. MANE

Le chiffre d’affaires de Total Sénégal, filiale de la multinationale du même nom, spécialisée dans la distribution d’hydrocarbures, a enregistré un léger repli de 3 % au premier trimestre 2017 comparé à la même période de 2016. Ce chiffre d’affaires s’est établi à 75,838 milliards de FCfa contre 78,221 milliards de FCfa au 31 mars 2016, soit une réduction de 2,383 milliards de FCfa en valeur absolue.

Selon les dirigeants de cette société pétrolière « l’évolution du chiffre d’affaires global résulte d’une évolution contrastée selon les canaux de vente ». Une baisse de 51 % des ventes aux compagnies aériennes a été relevée à cause du non renouvellement de contrats dans des conditions économiquement acceptables. De même, une baisse de 25 % est notée sur les produits noirs destinés à la clientèle professionnelle.

Quant au résultat des activités ordinaires avant impôts, il connait une hausse, passant de moins 499 millions de FCfa au premier trimestre 2016 à 980 millions de FCfa un trimestre plus tard. En perspectives, les dirigeants de Total Sénégal avancent que pour conforter le leadership de leur entreprise sur le marché sénégalais et améliorer sa rentabilité, un vaste plan d’excellence opérationnelle a été lancé au début de l’année 2017 qui porte déjà ses premiers fruits. « Ce plan consiste à remettre le client au centre des préoccupations de la société, à digitaliser ses processus internes et à développer les activités commerciales à forte contribution au résultat », précisent-ils.

APA

Se prononçant sur le coût du projet que certains jugent excessif comparé au Tgv du Nigéria, Mountaga Sy balaie d’un revers de la main. Arguments à l’appui, il affirme qu’oser cette comparaison, « c’est comparer des choux et des carottes ». Il s’explique : « Un Tgv a pour ambition de relier des zones régionales, il est fait pour raccorder deux villes. Le Ter, est un train express qui traverse une zone urbaine. Du point de vue des infrastructures, un tracé de Tgv n’aura pas autant d’infrastructures qu’un tracé Ter. Le Ter est plus qu’un projet ferroviaire. Presque 25 % seulement du coût du projet sont réservés au ferroviaire, le reste, c’est des infrastructures ». Selon lui, les 14 ouvrages de franchissement mis bout à bout, font 19 km et le caractère bi-mode constitue un coût additionnel. « Nous sommes aussi dans un schéma où l’on a fait une commande de 15 trains de quatre rames chacun. Au Nigéria, le Tgv, c’est un seul train alors qu’ici, c’est un train toutes les quinze minutes. Notre projet est structurant et apporte de la modernité », conclut le Directeur général de l’Apix.

Elhadji I. THIAM

Plus de 12.000 personnes, physiques et morales sont affectées par le projet du Ter. Pour leur prise en charge correcte, des Maisons du Ter (espaces d’informations et de conciliation) ont été mises en place dans chacun des trois départements concernés (Dakar, Pikine et Rufisque). A ce jour, selon l’Apix, plus de 65 % des personnes impactées ont constitué leur dossier. Elles ont adhéré au schéma d’indemnisation proposé par l’État du Sénégal. Le département de Pikine concentre plus des 2/3 des personnes concernées par ce processus. Elles sont 7307 personnes dont 50 % se situent au marché de Thiaroye qui sera transféré dans le camp du même nom dans un cadre plus approprié. On enregistre, dans le département de Pikine, un taux de conciliation de 25 % alors que le département de Dakar, avec 2668 personnes impactées, affiche un taux de conciliation de 65 % et le département de Rufisque, un taux de conciliation de 78 % pour 1207 personnes affectées.

Elhadji I. THIAM

Cse, Getran, Cde, Eiffage Sénégal ; ces quatre entreprises sénégalaises figurent parmi les adjudicataires des marchés du projet Train express régional divisé en cinq lots. Le lot 1 concerne la Conception et la réalisation des infrastructures des voies (pose des rails, ponts, ouvrages hydrauliques et ouvrages d’art) et est attribué au groupement d’entreprises Eiffage/Yapi Merkezi/Cse. Le Lot 4 concernant le marché de construction des gares a été octroyé à Getran et Eiffage Sénégal. L’appel d’offres international avait enregistré la participation de 65 entreprises de 19 nationalités dont 20 sénégalaises. « Cette forte participation nous a permis d’avoir un schéma de partenariat avec des entreprises de référence et qui sont parmi les meilleurs dans leur domaine », indique le Directeur général de l’Apix. « L’expertise sénégalaise a été embarquée dans ce projet dont la pertinence et l’attractivité justifient le nombre important de candidats. Les entreprises sénégalaises participent à ce projet en tant que membre de groupement international ou en tant que sous-traitant», a précisé M. Sy.

Elh. I. THIAM

Le tracé du Train express régional n’impactera pas la forêt classée de Mbao, a assuré le directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix), Mountaga Sy. « On reste sur l’emprise ferroviaire initiale, la forêt de Mbao ne sera pas impactée par le Ter d’une part et d’autre part, on a fait le choix d’un train électrique », a-t-il insisté. Il a précisé que le Train express régional traversera la forêt de Mbao et l’emprise ferroviaire, c’est-à-dire sur 45 mètres qui appartiennent au foncier du ferroviaire, soulignant que le Petit train de banlieue traverse la forêt de Mbao. M. Sy a indiqué que le projet du Ter ne nécessitera pas des ouvrages de franchissement. « On a anticipé la problématique de l’environnement. Le Ter est un projet vert », a rassuré Mountaga Sy. « Le président Macky Sall a voulu maintenir le tracé actuel de la voie ferrée », a-t-il expliqué.

E. I. THIAM

Dans la concertation permanente entre l’État et ses partenaires sociaux, le Premier ministre a rencontré, avant-hier, une délégation de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois), indique un communiqué. La rencontre s’est déroulée en présence des membres du gouvernement. Les principaux responsables de l’Unacois ont pris part à la réunion. Le chef du gouvernement s’est félicité de l’engagement de cette organisation aux côtés de l’État qui a permis, selon lui, la baisse des prix de certaines denrées. Dans son propos introductif, indique le communiqué, le Premier ministre a mis en exergue le dynamisme du partenariat entre l’État du Sénégal et l’Unacois ; la nécessité d’assurer un suivi constant et une évaluation permanente à travers les concertations régulières avec le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, le ministère de l’Industrie et celui du Commerce. Il a également salué le leadership et l’engagement de l’Unacois qui ont permis, sur la période 2012-2017, d’aboutir à des résultats tangibles portant sur la baisse des prix des denrées (riz, sucre, huile) ; la maîtrise de l’inflation et l’absence de pénurie à travers l’approvisionnement correct des marchés en produits de grande consommation ; sans oublier le gel des importations d’oignon, de pommes de terre et de carotte, pour appuyer fortement la production locale. Le Premier ministre s’est également réjoui de l’ambition de l’Unacois de s’impliquer dans la mise en œuvre des projets et programmes du Pse à travers notamment la contractualisation dans certaines filières prioritaires ; la modernisation des marchés ; l’organisation de la commercialisation de la production agricole ; le financement des projets des femmes ; le développement de l’entrepreneuriat local à travers les Incubateurs de projets. Selon le document, le Premier ministre a rappelé que 2,5 milliards de FCfa ont été dégagés pour financer le Programme d’appui au secteur informel afin d’accompagner la mise à niveau des entreprises, en plus des fonds logés à la Banque nationale de développement économique (Bnde) et de la garantie Fongip, pour l’octroi de financement au secteur informel. Au cours de la rencontre, les questions relatives à l’accès à la Couverture maladie universelle, à la retraite et à la contribution globale unique ont été abordées, en droite ligne des conclusions de la 2ème Conférence sociale portant sur la modernisation des systèmes de retraite.

Aliou KANDE

Le président directeur général de la compagnie Air Sénégal SA, Mamadou Lamine Sow et le président de l’avionneur franco-italien ATR, Christian Scherer, ont signé, mardi, à Paris (France), un contrat portant sur une commande ferme de deux avions ATR à turbopropulseur 72-600, d’un coût global de 50 millions d’euros (32,797 milliards de FCfa), a appris l’APS. La cérémonie s’est déroulée en marge du Salon international de l’aéronautique du Bourget, en présence du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck et de son homologue française, Elisabeth Borne, rapporte un communiqué.

Ces avions de 68 à 78 places, dont la livraison est prévue en novembre prochain, sont acquis au prix catalogue sur financement d’un crédit-export auprès de la Cofage et de la SAGE, son homologue italienne, lit-on dans le texte. L’acquisition de ces deux avions ATR marque les débuts de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, qui démarrera ses opérations par étape, d’abord sur le réseau domestique et régional, puis vers l’Afrique de l’Ouest et la France, souligne la source. Le premier avion qui décollera le 7 décembre prochain des pistes du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Dakar sera un ATR 72-600 aux couleurs du nouveau pavillon national sénégalais. Maïmouna Ndoye Seck et son homologue française, Elisabeth Borne, ont, avant la signature du contrat, eu droit à une visite du cockpit et de la cabine, découvert le système de divertissement et d’information sur tablettes qui sera proposé aux passagers. L’appareil, qui offre également le wifi, a une navigation embarquée qui s’inspire de celle de l’A380.

Selon le communiqué, l’avantage pour la compagnie est que l’avion peut se poser partout, sur pistes courtes, non asphaltées, par météo défavorable, avec un faible coût d’opération. « Ce turbo-propulseur offre 40 % de consommation de moins qu’un jet de la même taille, il peut faire demi-tour sur lui-même, il n’a pas besoin d’équipements, de camionnettes pour le déchargement des bagages, il est parfaitement autonome », vante Christian Scherer, directeur général d’ATR. Il voit dans le marché africain un très gros potentiel pour 300 de ses avions d’ici à 20 ans, 10 % du marché mondial.

La nouvelle compagnie Air Sénégal SA a été créée en avril 2016, avec un capital de 40 milliards de FCfa entièrement détenu, à ce jour, par l’État du Sénégal, à travers la Caisse de dépôt et consignation (Cdc). Elle a le statut privilégié de transporteur national.

APS

La Banque africaine de développement (Bad) a décidé, mercredi à Abidjan (Côte d’Ivoire), de financer à hauteur de 192,8 millions de dollars EU, soit 120 milliards de FCfa, le projet de Train express régional (Ter) de Dakar, annonce un communiqué. Longue de 36 km, cette nouvelle ligne ferroviaire connectera, dans un premier temps, le cœur de la capitale à la ville nouvelle de Diamniadio, en pleine expansion. Quelque 115.000 passagers devraient l’emprunter chaque jour, dès 2019.

Le nouveau Ter reprendra le tracé du «Petit train de banlieue», une ligne vieillissante qui n’est plus capable de répondre à une demande croissante, renseigne le communiqué. Outre la pose de nouvelles voies électrifiées, souligne la Bad, le projet englobe l’acquisition d’une quinzaine de rames modernes, la reconstruction de 11 gares et la rénovation des gares de Dakar et Rufisque, classées monuments historiques. Une fois le projet achevé, le trajet entre ces deux gares ne devrait prendre que 45 minutes contre près de deux heures aujourd’hui.

Le Ter desservira également le parc de technologies numériques de Diamniadio, en cours de construction, un projet au financement duquel la Banque avait contribué en 2015. À terme, la ligne devrait être prolongée jusqu’au nouvel Aéroport international Blaise Diagne – que la Bad a financé en 2010 –, via lequel plusieurs millions de passagers devraient transiter chaque année. « Avec ce projet, la Banque contribue à changer le visage de l’agglomération dakaroise, en incitant à adopter des modes de transports efficaces, non-polluants et accessibles au plus grand nombre », a déclaré Amadou Oumarou, directeur du Département infrastructure, villes et développement durable au sein de la Bad. M. Oumarou ajoute que «le projet aidera à améliorer les conditions de vie des populations, mais aussi l’industrialisation, deux piliers de la stratégie de la Banque». Mohamed Ali Ismaël, économiste des transports au sein de la Bad, assure que «le projet devrait libérer le potentiel de croissance de Dakar et sa région, d’autant plus qu’il doit s’articuler avec les autres modes de transports existants ou à venir, comme le projet de lignes de Bus rapide transit (Brt), permettant de desservir efficacement la grande banlieue».

Le Ter de Dakar bénéficie d’une enveloppe de 914 millions de dollars, qui englobe les contributions respectives de la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, l’Agence française de développement, du Trésor français et du gouvernement sénégalais. Outre le volet transport, une partie de ce montant servira à renforcer les infrastructures sociales des communes que traversera la ligne. La construction de 7 marchés est également inscrite au budget dont un grand marché moderne au Camp Thiaroye.

APS

Le Train express régional (Ter) qui sera inauguré le 14 janvier 2019 relève d’une « vision d’avenir », a déclaré le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il s’exprimait, hier, au cours du lancement officiel des initiatives « Quartier zéro déchet », « Settal 2.0 » par la cellule de veille et de sensibilisation de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg). « Le Ter qui va transporter, par jour, 115. 000 passagers, est une vision futuriste ; c’est pour les générations futures qui vont quitter la banlieue pour arriver à temps à Dakar », a affirmé M. Dionne qui s’exprimait en wolof. Pour le Premier ministre, ce projet témoigne de la vision du chef de l’État qui entend « placer le Sénégal dans la modernité ». « C’est une question de vision et d’ambition », a-t-il insisté. A son avis, l’émergence économique du Sénégal passe par la réalisation d’infrastructures de cette dimension. Le président Macky Sall avait lancé les travaux du Ter, le 14 décembre 2016. La mise en service de ce train combinant l’électricité et le diesel, d’un coût de 225 millions d’euros, est prévue pour le 14 janvier 2019. La réalisation du projet a été confiée à des sociétés françaises.

S. Diam SY

Les économies africaines dépendent «de manière beaucoup trop importante» de leurs matières premières, et doivent «s’adapter» pour en tirer une source de croissance et sortir de leur «malédiction», préconise l’organisme spécialisé Cyclope, dans son rapport annuel dédié à l’Afrique.

Les matières premières se «sont plutôt bien comportées en 2016», certaines d’entre elles affichant même, à l’image de nombreux minerais et métaux, un «important rebond» sur les marchés, souligne Philippe Chalmin, coordonnateur du rapport annuel Cyclope sur les matières premières mondiales, ainsi que de sa déclinaison africaine Arcadia, rédigée par une trentaine d’experts internationaux sous l’égide du entre d’études marocain Ocp Policy Center.

M. Chalmin, également professeur à l’université Dauphine à Paris, a regretté, mardi, que l’Afrique ne sache «pas toujours très bien gérer la rente de ses matières premières».
«En Afrique, la malédiction des matières premières se poursuit» a-t-il dit lors d’une présentation de l’ouvrage qui détaille, minerai par minerai ou production agricole par production agricole, l’année 2016, en lien avec le contexte macro-économique et géopolitique du continent. Pour Karim El Aynaoui, directeur général de Ocp Policy Center, l’Afrique «a besoin de pouvoir titriser ses ressources». «Les Africains sont riches de leur sous-sol, mais ne peuvent emprunter sur cette base, et se retrouvent à exporter des matières premières brutes sans valeur ajoutée».

Remous sociaux au Tchad
«L’enjeu fondamental pour la plupart des économies africaines est de faire des matières premières une source de croissance, ce qui est un vrai défi», a-t-il ajouté.
S’il ne profite pas assez des bienfaits de ses matières premières, le continent subit, en revanche, inévitablement et immédiatement les conséquences négatives d’une baisse de prix ou de production.

Ainsi en 2016, avec la chute des prix du pétrole, le Tchad «a été obligé d’initier une politique d’austérité qui n’a pas tardé à entraîner des remous sociaux dus, en grande partie, au non-paiement des salaires des fonctionnaires de certains secteurs et à la réduction des primes dans d’autres secteurs», note Arcadia.

En Côte d’Ivoire et au Ghana, la paix sociale est menacée par la chute des prix du cacao, dont les deux pays sont les principaux producteurs mondiaux.
«Sur l’année 2016, le cacao a perdu 22% de sa valeur sur le marché de Londres et 34% sur le marché de New York», ajoute Arcadia. En matière agricole, Jean-Christophe Debar, directeur de la Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm), auteur du chapitre consacré à l’alimentation et aux politiques agricoles, souligne les «progrès» paradoxaux réalisés par l’agriculture sur le continent.

«Les gouvernements africains se sont engagés à dépenser au moins 10% de leurs budgets sur l’agriculture, ce qui est une bonne chose, mais seulement 5 pays sur 54 membres de l’Union africaine, y sont parvenus (hors Maroc)» a-t-il déploré.

L’agriculture peine à décoller
«Force est de constater que l’agriculture africaine n’a pas décollé autant que l’accroissement de la population», a-t-il ajouté, en préconisant une «relance» de la production, de la productivité, ainsi que de la recherche et du développement.

Il a néanmoins mis en garde contre les gros investissements privés internationaux qui se multiplient dans une douzaine de pays d’Afrique sub-saharienne, dont certains ont récemment été dénoncés par des Ong, car ils chassent les paysans de leurs terres sans leur donner de perspectives.

«La politique contractuelle que ces investisseurs apportent avec eux est une bonne chose, mais le secteur agricole africain est trop atomisé, et il n’est pas assez organisé, pour négocier, de façon symétrique, avec des multinationales», a-t-il dit.

«Les gouvernements africains, qui privilégient les grands projets financés par des Chinois ou des Émirats du Golfe, veulent donner l’impression qu’ils vont rattraper le retard, mais ils créent un sous-prolétariat agricole» et oublient de mettre en place «de vraies politiques agricoles» destinées à nourrir le continent, a ajouté M. Chalmin.

Selon Arcadia, en avril 2016, les achats de terres agricoles en Afrique par des investisseurs étrangers (entreprises, fonds de pension, pays..) portaient sur une «superficie cumulée de 10 millions d’hectares, équivalente à 4% de la surface cultivée».

AFP

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois)/Jappo et Ensup Afrique ont signé, hier, une convention de partenariat pour la mise en place d’un Centre d’incubation de jeunes entrepreneurs (Cije). « L’objectif et le contenu de la convention est d’aboutir à la mise en place d’un Centre d’incubation au profit des étudiants en fin de formation afin de participer à la création d’entreprises et d’emplois, donc à la réduction du chômage dans notre pays », a déclaré Alla Dieng qui annonce la tenue d’une soirée de gala dénommée « La nuit de l’entreprise » qui sera célébrée le 18 août prochain dans le hall du Grand théâtre de Dakar. D’après Alla Dieng, cette soirée sous l’appellation de « Baobab d’or » sera un moment de distinguer des membres, pionniers de l’union qui ont marqué l’économie sénégalaise. « Nous voulons stimuler nos membres à plus de formalisation de leurs activités, dans une optique qui consiste à participer davantage au développement du pays ainsi que la création de richesses et d’emplois », a souligné M. Dieng.

Le directeur général d’En Sup Dakar, Ibrahima Mbengue, a indiqué que les étudiants pourront aussi contribuer par leur formation et leur génie à l’expansion et à la modernisation du tissu économique. « Ce partenariat permet de réconcilier la formation avec le monde économique », a-t-il dit.

Toujours, dans la célébration des 30 ans de l’Unacois-Jappo, les 29 et 30 novembre ainsi que le 1er décembre 2019 ont été choisis pour marquer l’évènement. Ces dates seront marquées par un symposium, des panels, la sortie d’un livre retraçant la trajectoire et l’historique de l’organisation ; une foire de déstockage ou foire des soldes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le domaine de la gouvernance, l’Usaid s’est félicité des « nets progrès » grâce à la mise en œuvre du fichier unifié des données du personnel de l’État et du code de déontologie générale des agents publics ; des avancées sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, le transfert de l’ordonnancement du budget aux ministères concernés etc. Par ailleurs, l’Usaid s’est dit « heureux » de poursuivre son engagement pour la résolution du conflit en Casamance car les programmes qu’il a développés dans cette région pour atténuer et gérer le conflit ont donné de bons résultats (par exemple la réinsertion de 646 personnes dans leur village d’origine avec des moyens de subsistance et de production mis à leur disposition). Elh. I. 

1 231 milliards de FCfa de 1961 à 2016
Présidant cette cérémonie, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a salué le dynamisme de la coopération entre le Sénégal et les États-Unis. Une coopération qui a commencé en 1961 et qui ne cesse de s’intensifier au fil des ans jusqu’à atteindre un montant cumulé d’environ 1.231 milliards de FCfa en 2016. Cette enveloppe a été fortement gonflée par les engagements des États-Unis de 2010-2016. En effet, durant cette période de six ans, le montant des engagements des États-Unis au Sénégal est estimé à plus de 400 milliards de FCfa. Pour le ministre, ces chiffres démontrent que le programme bilatéral entre les États-Unis et le Sénégal « figure parmi les plus importants en coopération entre notre pays et ses partenaires ». Par ailleurs, il s’est félicité que les programmes de l’Usaid s’articulent « harmonieusement » aux axes stratégiques du Pse et traduisent une « volonté forte du gouvernement américain de s’aligner aux priorités définies par l’État du Sénégal ».

Elh. I. THIAM

S’il y a lieu de se satisfaire du dynamisme de la coopération entre les États-Unis et le Sénégal, il demeure, toutefois, aux yeux de Marina Boustani, qu’il faut davantage d’impulsion pour répondre aux demandes des citoyens en matière d’inclusion, d’opportunités et de services de base. Elle invite à renforcer les efforts sur le volume et la rapidité du transfert des ressources et à avoir un code fiscal qui crée des possibilités de recettes pour les collectivités territoriales.« Il faut renforcer les capacités administratives locales. Dans le même temps, nous soutenons une formule transparente, basée sur les résultats, pour le partage des recettes. Cela permettrait d’avoir une utilisation équitable et efficace des ressources publiques et un contrôle différencié dépendant des capacités de gestion », a-t-elle dit.

De son côté, le ministre Amadou Bâ reconnaît que l’exécution du programme, « Promotion de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la paix » est confrontée à deux principaux défis : la mobilisation accrue des ressources financières au profit des collectivités territoriales et la lutte contre la traite des enfants et autres abus. Pour ce qui concerne les collectivités locales, il a annoncé l’adoption, pour bientôt, par le gouvernement, d’un projet de loi portant modification du Code général des Impôts sur le point précis de la fiscalité applicable aux collectivités locales. Le but visé est, selon lui, de rendre la fiscalité des collectivités locales plus simple et plus incitative.

Elh. I. THIAM

Le gouvernement du Sénégal et l’Usaid ont fait le point, hier, sur l’exécution des projets financés par l’agence américaine. En 2016, ce sont 71 milliards de FCfa qui ont été investis par le gouvernement américain dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la croissance économique et de la bonne gouvernance démocratique.

Le programme de coopération entre le Sénégal et les États-Unis, en cours d’exécution, pour la période 2015-2020, a été passé en revue, hier. En 2016, le gouvernement américain a consenti un investissement de l’ordre de 71 milliards de FCfa dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la croissance économique et de la bonne gouvernance démocratique. Cet appui s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre des quatre accords d’assistance d’un montant de 232 milliards de FCfa que le gouvernement du Sénégal et l’Usaid ont signé, en 2015, pour une période de cinq ans. Dans chacun des quatre domaines concernés par ce programme de coopération, le concours financiers de l’Usaid a permis au gouvernement du Sénégal d’enregistrer des résultats significatifs. Fort de cela, Mme Martina Boustani, chargée d’Affaires de l’ambassade des États-Unis a déclaré que « le gouvernement a fait preuve d’un leadership et d’une vision remarquable».

Dans le secteur de la santé qui absorbe près de la moitié du budget alloué par l’Usaid au Sénégal, en 2016, (soit 34 milliards de Fcfa), des progrès sont notés dans l’accès à la planification familiale moderne avec la construction et la réhabilitation de 136 points de prestation de services, une réduction du paludisme avec notamment la distribution de 1,9 million de moustiquaires imprégnées, une diminution du risque des maladies infectieuses et la baisse de la mortalité infantile qui est passée de 392 pour 100.000 naissances vivantes à 315 pour 100.000 naissances vivantes. A ces résultats, s’ajoute l’acquisition de matériels roulants et médicaux pour la région médicale de Kaffrine.

En dépit de ces importantes avancées, Mme Boustani souligne l’urgence, pour le gouvernement, de s’engager financièrement sur les produits de planification familiale afin d’atteindre l’objectif du taux de prévalence contraceptive de 45 % d’ici à 2020. Elle a également préconisé la poursuite des efforts de recrutement, de formation et de déploiement de professionnels de santé qualifiés dans les zones rurales et de favoriser l’affectation de personnel dans les zones mal desservies et mettre en place une stratégie de recrutement local.

14,5 milliards de FCfa aux producteurs de riz irrigués
Au titre du programme « Croissance économique », il a été noté des progrès concernant la lutte contre la pêche illicite. L’arraisonnement, il y a quelques jours, de 7 navires étrangers pour pêche illicite au large de la Casamance par la marine sénégalaise l’illustre parfaitement, selon Mme Boustani. Elle estime que c’est le fruit de la redynamisation de la Commission sous-régionale de pêche par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime et de l’accord passé avec six pays en vue de l’harmonisation des politiques visant à réduire la surpêche et à mener à bien des opérations de surveillance conjointes.

Dans le secteur de l’agriculture, 4.500 producteurs ont bénéficié, en 2016, de l’assurance agricole basée sur les indices climatiques et environ 14,5 milliards de FCfa ont été prêtés aux producteurs de riz irrigué via des banques privées qui acceptent désormais le riz comme caution. 10.062 emplois ont été créés dans la chaîne de valeurs. Il y a eu aussi l’expansion de l’électrification rurale, l’accroissement des échanges régionaux, la promotion des services de distribution d’eau et d’assainissement. Ces actions, d’après Mme Boustani, ont permis, dans les zones d’intervention de l’Usaid, de réduire le taux de pauvreté de 3 % et la malnutrition chronique de 7 % pour la seule année 2016. Si les progrès réalisés ont été impressionnants, la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis souligne néanmoins des lenteurs de la mise en œuvre des grandes réformes (foncier, libéralisation des marchés financiers, manque de transparence des investissements publics). Ce qui, selon elle, « limite la capacité du gouvernement à atteindre ses objectifs ».

En ce qui concerne le secteur de l’éducation, l’Usaid a annoncé que sa contribution au « Programme national de lecture » sera d’environ 42 milliards de FCfa sur les cinq prochaines années. « Cette approche novatrice vise à améliorer les compétences en lecture qui sont essentielles aussi bien pour le succès individuel que pour une croissance économique durable et inclusive », a déclaré Mme Boustani.

Elhadji Ibrahima THIAM

C’est en connaisseur que le nouveau haut commissaire de l’Omvs prend les rênes de cette organisation. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal l’une des priorités.

Porté à la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal, le 17 mai 2017, à Conakry, lors de la 17e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement, le nouveau haut commissaire, Hamed Diané Séméga a pris fonction, hier, au cours d’une cérémonie présidée par le président du conseil des ministres, Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique de la République de Guinée.

De nationalité malienne, M. Séméga remplace, à ce poste, l’ancien Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, nommé en mars 2013. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal, l’une de ses priorités. « Il faut tout mettre en œuvre pour la réussir », a-t-il lancé. La restauration des massifs du Fouta Djallon ; la mobilisation des financements ; rehausser l’image de l’Omvs figurent également parmi les défis à relever pour Hamed Diané Séméga. Le nouveau Haut commissaire a loué les qualités de son prédécesseur soutenant qu’il est « un commis de l’État et un grand africain ».

Pour répondre aux attentes des chefs d’État et des populations des pays membres de l’organisation, Kabiné Komara a invité la nouvelle équipe à explorer les opportunités de financement aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral. Il a indiqué que les besoins globaux de financement pour la réalisation des différents projets de l’Omvs se chiffrent à près de 4 milliards de dollars américains. « Mobiliser une telle enveloppe, demande un immense effort de connectivité, de suivi et de réactivité.

Organisation crédible
Fort heureusement, la crédibilité de l’organisation aidant, des solutions sont en train de se mettre progressivement en place afin qu’à terme, notre bassin exploite d’une manière exhaustive, son potentiel agricole, ses infrastructures de communication, fluviales et routières et son immense potentiel hydro-énergétique, couplé avec un réseau d’interconnexion qui sera au cœur des échanges énergétiques en Afrique de l’Ouest », a dit M. Komara. Il a ajouté que le deuxième défi du nouveau Haut commissaire sera la modernisation de l’Omvs par la mise en chantier de deux études majeures déjà lancées portant sur le financement autonome et la revue du mode de fonctionnement et de coordination de l’organisation.

Il a invité M. Séméga à porter une attention toute particulière à la mise en place rapide de l’Observatoire régional de l’eau et de l’environnement des massifs du Fouta Djallon. « C’est de ces massifs que partent une bonne partie des 1.200 cours d’eau qui arrosent la Guinée. Ces massifs sont, aujourd’hui, menacés par toutes sortes de dégradations qui, si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement, risquent de mettre en danger, tous les acquis actuels de l’Omvs par le manque d’eau, mais aussi, la vie de plus de 100 millions d’habitants de l’Afrique de l’Ouest », a encore dit M. Komara. Il a appelé également à veiller sur la sécurisation des ouvrages. «L’environnement sécuritaire de la sous-région oblige à anticiper une réflexion urgente, sur la prise en compte systématique de la protection et de la préservation de nos acquis stratégiques que sont nos barrages et nos lignes de transport », a déclaré Kabiné Komara.

Hamed Diané Séméga est diplômé de l’École nationale d’administration de Bamako (Ena). Il a occupé plusieurs postes ministériels dans son pays. C’est en connaisseur qu’il prend les rênes de l’organisation. Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau du Mali, il a, en tant que ministre de tutelle, pendant plusieurs années, administré l’Omvs. Il a été installé en même temps que le Haut commissaire adjoint, le Mauritanien Abdel Vettah et le Secrétaire général, le Guinéen Mamadou Diaby.

Mamadou GUEYE

La découverte du pétrole et du gaz continue d’alimenter les débats. Lors d’un forum organisé vendredi dernier, le directeur du Centre de recherche ouest-africain (Warc), Ousmane Sène, pense qu’il faut aborder le débat sur le pétrole « avec plus de sagesse » compte tenu de la complexité de la question.

Question avant-gardiste. « Le Sénégal peut-il échapper à la malédiction du pétrole ?». Tel est le sujet débattu, vendredi dernier, au Warc, par le forum de la jeunesse sur le pétrole. «Nous devons faire attention à ce sujet en essayant d’être plus sage et plus intègre », a déclaré le directeur du Warc, Ousmane Sène. Il a invité « à plus de sagesse » du fait de la complexité du problème.

Le responsable du programme gouvernance à Oxfam, Elimane Kane, est revenu sur les enjeux. Il a souligné que la mobilisation des ressources minérales doit profiter à tout le monde et réduire l’aide publique au développement. «Dans le monde, on veut accélérer la croissance ; les enjeux du pétrole dépassent la contingence des personnes. Les jeunes doivent être dans les instances de prise de décision », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que le code pétrolier de 1998 a été adopté dans un contexte d’incitation aux investisseurs. « Il faut revoir le code pétrolier pour optimiser les ressources de l’État », a-t-il lancé. M. Kane invite à rendre accessible les aspects complexes. « On nous fait comprendre que cette affaire est complexe ; mais la simplicité nous permet de comprendre la complexité. Le Sénégal a une opportunité pour éviter la malédiction du pétrole. Ce secteur ne peut pas être géré différemment », a-t-il déclaré, en insistant sur le fait que les Sénégalais doivent être maîtres de leurs ressources minières.

Amadou Ndour, spécialiste des relations internationales a noté que l’or noir est le premier produit commercialisé dans le monde. « L’Afrique est un champ de pétrole modeste mais stratégique. La France importe 36,3 % de son pétrole de l’Afrique, les États-Unis 20,4 % et la Chine 30 % », a-t-il relevé. Il a exhorté à un partage de la rente pétrolière.

Marie Mbathio Ndiaye, membre du Forum social sénégalais (Fss), estime que les jeunes doivent s’intéresser au débat sur le pétrole au regard des relations faites par la presse. « Ce pétrole devrait être une bénédiction et non une malédiction », a-t-elle affirmé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un partenariat vient d’être noué entre les acteurs de la plateforme d’innovation des chaînes de valeurs de l’huile « Ségal » et la société « Wayabi » de produits agroalimentaires locaux au cours d’un atelier d’information sur la gouvernance de la plateforme d’innovation huile d’arachide traitée, organisé à Thiès. Aujourd’hui, comme l’a souligné Mme Dièye Aminata Mbengue, la directrice de l’Ancar zone des Niayes, « il convient d’imposer ce produit sur le marché local à travers la promotion de la chaîne de valeur et la commercialisation ». L’arachide est une spéculation connue de longue date au Sénégal et où, en dehors de son utilisation industrielle, sa transformation artisanale occupe une bonne partie des activités de nos braves femmes. C’est un produit végétal extrêmement riche en protéines, matière grasse et minéraux comme il est indiqué dans le guide de bonnes pratiques pour la transformation artisanale de l’arachide.

L’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), par le biais du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Waap/Ppaao), soutient les producteurs et les transformatrices afin de développer cette filière locale. Toutefois, le manque d’un environnement d’affaire favorable constitue l’une des principales causes de l’absence du produit sur le marché à l’exception de l’huile Niani souvent en rupture de stock, favorisant, du coup, la présence d’huiles raffinées d’origine diverse. Ainsi, pour faciliter la diffusion, à grande échelle, de cette huile d’arachide « Segal », il a été recommandé la mise en place d’une plateforme d’innovation axée sur le développement des chaînes de valeur. Cette rencontre a été une occasion, pour les participants dont la plupart est constituée de femmes, de sensibiliser sur les grandes lignes de gouvernance de la plateforme multi-acteurs de l’huile d’arachide traitée « Segal ».

Lucia C. Albis Mendy, gérante de la centrale d’achat « Andandoo » pour les emballages agroalimentaires, a indiqué que cette gouvernance repose sur quatre principes fondamentaux : la responsabilité, la transparence, l’État de droit, la participation. La société Wayabi a été sélectionnée dans la plateforme d’innovation pour assurer la promotion, la valorisation et la diffusion de l’huile d’arachide. «Nous allons prendre en compte la présentation de l’huile pour répondre à la demande et nous avons des arguments à faire valoir pour convaincre les consommateurs. L’Institut de technologie alimentaire forme les femmes à des techniques pour améliorer la qualité. Elles sont également sensibilisées sur l’importance du tri des graines d’arachide et aux mesures d’hygiènes à prendre pour éliminer l’aflatoxine», a déclaré Yama Ndiaye.

Le coordonnateur du projet, Amadou Moustapha Mbaye de l’Ancar a salué le degré d’engagement et de motivation des producteurs, transformatrices et leurs partenaires à s’approprier le projet qui est dans sa phase de pérennisation.

Mohamadou SAGNE

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