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Société & Faits divers (1668)

El Hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou, deuxième Khalife de Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké et sixième Khalife général des Mourides, a été célébré, hier, à Touba. Disparu le 30 juin 2010 à Touba Alieu, il partage désormais, avec Serigne Fallou, le même mausolée et le Kazu Rajab.

Obéissant au «ndiguel» (recommandation) du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, toute la famille de Serigne Bara réunie autour de son fils aîné Serigne Moustapha Mbacké, en compagnie des milliers de talibés venus divers horizons, ont célébré hier, comme chaque année, la journée commémorant la disparition de Serigne Bara Ibn Fallilou Mbacké, incluse dans les festivités du Kazu Rajab. Cela, à travers la lecture du Coran et des «khassaides». Tout le monde s’est retrouvé à Touba où le saint homme s’était retiré avant sa disparition.
Mouhamadou Lamine Bara Mbacké était le sixième Khalife général de la communauté mouride. Il a été un symbole de l’ouverture et de la mobilité avec des visites dans plusieurs foyers religieux du pays. Continuateur de l’œuvre de l’inoubliable Serigne Saliou Mbacké, il a apporté sa touche dans les chantiers de la grande mosquée et autres secteurs pour le développement de la ville sainte. Pendant 33 mois, il aura rempli, avec brio, sa mission de transition entre les pères (fils de Khadim Rassoul) et les fils (petit-fils de Khadim Rassoul), ceci conformément aux enseignements de Khadim Rassoul et pour la stabilité de la voie. Affectueusement appelé El Hadji Bara, le sixième Khalife de Serigne Touba, homonyme de Serigne Mouhamadou Lamine Bara, père de l’actuel Khalife général, était né en 1925.

On raconte que sa venue au monde a coïncidé avec une visite que son homonyme faisait auprès de Serigne Fallou Mbacké. Il fut aussi très tôt confié à son homonyme qui lui a inculqué des connaissances religieuses, après lui avoir fait maîtriser le Coran et la calligraphie. Les sciences religieuses sont venues couronner cette éducation qui lui a permis d’avoir un esprit ouvert sur toutes les activités de la vie.

De retour auprès de Serigne Fallou, il poursuit sa formation. Affable, d’un commerce facile, Serigne Bara est aussi connu pour sa courtoisie. Il a accédé au khalifat de Serigne Fallou en 2000 suite à la disparition de son frère aîné Serigne Mohamed Moustapha Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Modou Bousso Dieng, une figure non moins emblématique de la voie mouride.

En 2007, avec la disparition de Serigne Saliou Mbacké, le dernier fils de Cheikhoul Khadim sur terre, El hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou, le plus âgé des petits-fils de Serigne Touba, a pris le relais. Il assura les deux khalifats jusqu’à sa disparition après deux ans et six mois d’un magistère aussi riche. Le sixième Khalife de Khadim Rassoul a tiré sa révérence à la veille du «Kazu Rajab» en 2010 laissant derrière lui quelques réalisations. El Hadji Bara a tenu haut la barre de la transition et réussi à sauvegarder le legs de ses prédécesseurs.

M. DIEYE

Un bon musulman, c’est celui qui est propre aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est pourquoi, en animant une conférence religieuse samedi au Cices, Imam El hadji Mouhammedou Abdoulaye Cissé a invité les musulmans à lutter contre l’insalubrité sous tous ses aspects.

« Hygiène et santé en Islam : entre la spiritualité et la citoyenneté ». C’est le thème autour duquel l’Imam El hadji Mouhammedou Abdoulaye Cissé a entretenu, samedi, un public que la salle de l’Unité africaine du Centre international de commerce extérieur du Sénégal (Cices) avait du mal à contenir. Pendant près de deux heures, le fils de feu Imam Madior Cissé de Saint-Louis a tenu en haleine son auditoire en lui décortiquant, avec versets de Coran et/ou hadiths à l’appui, les recommandations de l’Islam pour une société saine et sauve. « Au-delà du message qu’il adresse à l’humanité, le Coran est aussi une source de miséricorde et de santé à la fois physique, morale et spirituelle », a d’emblée souligné le conférencier devant le gouverneur de la région de Dakar, Mouhamet Fall et le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Mokhtar Diop, entre autres personnalités présentes dans la salle.

Pour le guide, au-delà des questions rituelles, l’Islam véhicule une véritable civilisation. Il s’est, tout au long de sa communication en deux parties, mis a démontré cette hypothèse en s’appuyant sur une méthodologie inattaquable. Sur la dimension spirituelle de la santé et de l’hygiène en Islam, il a soutenu, reprenant les propos du prophète de l’Islam « qu’Allah est propre et aime la propreté. Ne gardez pas les ordures dans vos maisons ». En l’en croire, c’est ce qui justifie que la purification soit considérée comme une obligation prescrite par le Coran et la Sunna (tradition mohammadienne). « Il est établi que la prière constitue le deuxième pilier de l’Islam. Mais sans la purification, elle ne tient pas ni ne vaut rien, comme l’a révélé le Prophète Mouhammed (Psl) », mentionne Imam Cissé.

Concernant le volet citoyen du discours de l’Islam sur la santé et l’hygiène, selon Imam Abdoulaye Cissé, il est en phase avec les préoccupations de tous les Etats qui aspirent à la santé et au bien-être de ses populations. « En Islam, beaucoup de hadiths mettent en exergue l’importance de la prévention. Le Prophète (Psl) aimait à enseigner que «mieux vaut dépenser un Dirham pour la prévention que de dépenser beaucoup d’argent pour se soigner». C’est pour ce souci de former des musulmans responsables que le Prophète exhortent ceux qui se réclament de lui à éviter l’alcool et toute forme de drogue qui contiennent des substances toxiques qui peuvent à la foi nuire à l’individu et altérer sa santé physique et mentale », a relèvé l’Imam. Sous un autre plan, il a mentionné que l’Islam a très tôt consacré l’isolement pour des raisons sanitaires en ordonnant la mise en quarantaine des patients en cas de maladies contagieuses.

Ndiol Maka SECK

Le mouvement de la Jeunesse Khadrya dirigé par Cherif Cheikh Hadramane Bakhayda Aïdara va tenir sa première manifestation dans le cadre de la commémoration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou. Les jeunesses de la khadrya auront droit à une série de conférences animées par d’éminents spécialistes.

Sous l’égide du Khalife général des Khadres, Cheikh Aya Ould Cheikh Talibouya, Cherif Bakhayda Aïdara va organiser samedi prochaine, 29 avril 2017, à Pikine Icotaf, une grande conférence religieuse. Cette rencontre va permettre aux jeunes khadres de revisiter la vie et les enseignements de leur guide religieux pour en tirer des réponses aux questions contemporaines qui les interpellent au quotidien. Le mouvement de la Jeunesse Khadrya compte démontrer ainsi l’actualité du message du saint homme. Le responsable morale du mouvement a souligné que l’ordre leur a été donné de commémoration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou convenablement à la dimension de l’homme. Cherif Bakhayda Aïdara a rappelé que 2017 a été déclarée année Cheikhna Cheikh Saad Bou Aïdara qui est disparu le 12 juillet 1917, correspondant au 22ème jour du mois béni de Ramadan de la même année. Le guide religieux a indiqué qu’en marge de cette conférence, des prières seront formulées pour le pays et son président de la République Macky Sall.

Cherif Bakhayda Aïdara est revenu sur « l’importance que son grand-père accordait au Sénégal pour qui il a formulé une prière restée mémorable tant dans sa profondeur que dans sa générosité. En effet, le guide religieux a, dans un de ses écrits, sollicité du Bon Dieu pour qu’il couvre le Sénégal de prospérité ainsi que la paix pour son peuple ». Venu de la Mauritanie, Cheikhna Cheikh Saad Bou a parcouru une bonne partie du Sénégal, de Saint-Louis à Dakar, en passant par Tivaouane et Diourbel. Au cours de son séjour dakarois, il a été accueilli par la collectivité Lébou sur invitation du dignitaire Cheikh Youssouf Bamar Guèye. « Ce dernier a été émerveillé par la dimension spirituelle du saint homme lors d’une rencontre à Saint-Louis. C’est ainsi que Cheikhna Cheikh Saad Bou avait formulé des prières pour les lébous avant de prédire la prospérité de cette bourgade qu’était Dakar et prier pour son agrandissement », a rapporté Cherif Bakhayda Aïdara.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Seydina Limamou Thiaw Laye n’a fait que perpétuer les enseignements de l’islam. Le porte-parole Mouhamadou Lamine appelle à un ancrage dans les valeurs islamiques.

Le comité de réflexion et d’orientation de la communauté layène a organisé avant-hier une journée sur l’actualité du message de Seydina Limamou Laye face aux grands défis de l’heure qui interpellent notre pays. Pour les organisateurs, il s’agit de réfléchir sur la bonne gouvernance et la sécurité. Le porte-parole du Khalife général des Layènes, Mouhamadou Lamine Laye, est revenu sur le sens et la portée de l’appel initié par Mame Limamou. D’après lui, c’est à un moment sombre de notre existence qu’il a lancé à l’endroit des hommes et des djinns son fameux « Répondez à l’appel de Dieu ».

A l’en croire, ceux qui critiquent ce message doivent se taire. « Nous devons craindre Dieu ; Satan a refusé l’émissaire Adam et Dieu l’a automatiquement rétrogradé. La lumière de Dieu ne sera jamais éteinte, même si les mécréants veulent qu’elle s’éteigne », a dit Mouhamadou Lamine Thiaw.

Le guide religieux a aussi axé son discours sur les recommandations du Coran qui nous demande d’être unis. « Serigne Touba nous interdit de considérer comme ennemi une personne qui, une fois, a prononcé les paroles attestant l’unicité de Dieu et la véracité du Prophète Mouhamed-Psl », a-t-il déclaré, invoquant un poème de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Citant l’écrivain Français André Gide, le marabout layène déclare : « le hasard, c’est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer ».

De son côté, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a salué le rôle des guides car, pour lui, « ce qui tient le Sénégal ce sont les foyers religieux ». Le président du comité d’initiative Alioune Badara Bèye a souligné que l’appel est un moment de sublimation de la foi. « Dans tous les secteurs vitaux, la communauté layène regorge de compétences avérées. Elle n’est pas à part », a-t-il reconnu.

La 137ème édition de l’anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou sera commémorée les jeudi 27 et vendredi 28 avril prochains.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est finalement à 0h 30 mn, dans la nuit du samedi à dimanche, que des militants de « And Dolel Khalifa » ont été libérés après six heures de garde à vue dans les locaux du commissariat central de Saint-Louis. Les huit partisans du maire de Dakar ont été accueillis chaleureusement par leurs camarades, parents et amis et les responsables de la coalition Manko Wattu Nndar. Ils avaient été arrêtés à la suite d’une interdiction de la marche qu’ils avaient programmée samedi dernier dans la capitale du Nord. Dr Abdoulaye Ndoye de Rewmi, Ibrahima Dièye et plusieurs autres responsables de cette coalition de l’opposition ont déploré cette « attitude » adoptée par les autorités administratives pour les empêcher de s’exprimer. Ils envisagent de déposer une autre demande d’autorisation de marche pour « faire comprendre aux pouvoirs publics que le Sénégal est un Etat de droit ».

Mb. Kharachi Diagne

Toujours collé à l’actualité, l’Imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé de Saint-Louis anime ce matin, à Dakar, une conférence religieuse sur « Hygiène et santé dans l’islam : entre spiritualité et citoyenneté ». Cette rencontre réunira des disciples venus de tous les coins du pays.

Imam ratib de la grande mosquée « Ihsaane » de Sindoné à Saint-Louis, Serigne El Hadj Mouhammedou Abdoulaye Cissé tient ce matin une conférence religieuse au Cices sur : « Hygiène et santé dans l’islam : entre spiritualité et citoyenneté ».

A l’initiative de la Dahira « Moutahabbina Fillahi » de la région de Dakar et banlieue affiliée à la « Hadara » de Serigne El Hadj Madior Cissé de Saint-Louis, cette conférence est organisée depuis 2005 sur l’autorisation et la bénédiction du saint homme. Président de la fondation « Ihsaane », Imam Abdallah Cissé, comme le surnomment affectueusement ses disciples, a un parcours atypique du fait de son passage aux « daaras » traditionnels à l’instar des grands érudits du pays et de sa stature d’intellectuel et d’universitaire.

Conférencier de renommée internationale, il sillonne le Sénégal et le monde pour propager un message d’union des esprits et des cœurs, un message de paix et de miséricorde en abordant des thèmes qui interpellent l’islam et le soufisme. À l’image de son vénéré guide et père Serigne El Hadj Madior Cissé, Serigne Mouhammedou Cissé s’inscrit dans la continuité de la mission, c’est-à-dire la formation de musulmans pieux, de citoyens exemplaires qui incarnent les valeurs islamiques universelles en s’inspirant de la charia, de la tarikha, des enseignements et modèles d’éducation des Cheikh de la tarikha tidjane.

À travers le legs de la mission à Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé, Seydi El Hadji Madior Cissé et ses prédécesseurs Cheikh de la confrérie tidjane rendent hommage et lancent un appel à la jeunesse, car de la sagesse de la jeunesse se lit la durabilité et la perpétuation de l’appel islamique.

Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé place les jeunes au cœur de la mission et au cœur des défis islamiques en tant que porteurs de savoir et de sagesse, modèles inspirés de musulmans et défenseurs absous de fanatisme.

Ndiol Maka SECK

La plupart des Ong et des organisations de la société civile ignorent le cadre juridique et règlementaire.

Les Ong et les organisations de la société civile sont souvent confrontées à des difficultés dans l’exécution de leurs programmes. Des réformes ont été initiées depuis deux ans pour rendre leurs activités plus visibles et apporter des correctifs sur leur statut juridique. Mais, la plupart d’entre elles ne connaissent pas le cadre juridique et règlementaire. C’est du moins ce qui ressort de l’atelier interrégional regroupant des Ong et des organisations de la société civile des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor qui vient de se tenir dans la capitale du Fouladou.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’amélioration du cadre d’intervention des Ong et des organisations de la société civile dont l’objectif est de les appuyer à avoir plus de visibilité sur le terrain. Les acteurs de la société civile de la région de Kolda comptent ainsi jouer leur partition. Ils ont déjà entamé des discussions dans ce sens, en concertation avec l’administration. Ils comptent également faire des propositions pour améliorer le cadre règlementaire, selon Seydou Wane, président de la Cellule régionale du Congad. « Les Ong en arrivent souvent à intervenir sur des thématiques qui n’étaient pas les leurs au départ et également dans leurs zones d’intervention qu’elles ne choisissent pas forcément. Mais, ici, au Sénégal, l’élément important qu’il faut souligner, c’est le fait que nous sommes dans un nouveau cadre juridique et règlementaire. Un nouveau décret est venu codifier de manière plus complexe les modalités d’intervention des Ong », déclare Kader Ndiaye, coordonnateur technique du Projet d’amélioration du cadre d’intervention des Ong et des organisations de la société civile. Certains participants ont quand même émis quelques réserves sur ce nouveau décret. C’est le cas notamment de Seynabou Male Cissé, coordonnatrice d’Usoforal, une organisation de femmes basée à Ziguinchor. « Une des premières difficultés, c’est l’obtention de l’agrément de l’Etat. C’est une très grande difficulté parce qu’il y a toute une procédure. L’Etat nous demande de cofinancer des évaluations que lui-même doit faire pour apprécier. Cela constitue, à notre avis, un réel problème pour les organisations de la société civile », déclare-t-elle.

Mamadou Aliou DIALLO

Avec l’inauguration, hier, de sa nouvelle mairie, la municipalité de Tivaouane a rejoint ses nouveaux locaux. Cela, 6 ans après que l’ancien siège a subi un violent incendie dans des circonstances regrettables.

« La commune avait besoin d’être dotée d’un hôtel de ville digne de son rang, avec le rayonnement mondial que connaît actuellement la ville sainte, capitale de la Tidjanya », a dit le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Il a rappelé la ferme volonté du chef de l’État, Macky Sall, de mettre les élus et les agents des collectivités territoriales dans les meilleures conditions de travail. D’où la mobilisation d’environ 300 millions de FCfa pour la construction et l’équipement de cet immeuble flambant neuf que Serigne Moustapha Sy Al Amine, venu représenter, à la tête d’une forte délégation, son père, Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, « de véritable chef d’œuvre à l’actif encore du président Macky Sall à côté de la longue série d’infrastructures d’accueil réalisées à Tivaouane depuis son avènement au pouvoir».

Un symposium sur l’avenir de la ville en octobre
« C’est un magnifique joyau qui nous est offert et qui vient renforcer les infrastructures déjà existantes démontrant, une fois encore, la volonté du président Macky Sall de faire de Tivaouane un véritable pôle de développement », a indiqué le maire Mamadou Diagne Sy Mbengue. Selon lui, avec ce nouveau bâtiment, une nouvelle page est tournée. Il a promis que l’équipe municipale ne ménagera aucun effort pour garantir l’entretien des nouveaux locaux, a assuré le maire.

En marge de la cérémonie d’inauguration de l’hôtel de ville, le maire Mamadou Diagne Sy Mbengue, a annoncé l’organisation, en octobre, d’un symposium sur le développement de la cité religieuse. Il a annoncé l’organisation d’un salon du Maouloud pour rendre davantage attractive la cité religieuse. Il a ainsi sollicité l’accompagnement de la tutelle à cet effet. La nouvelle mairie est située dans le quartier de Fogny, à l’emplacement de l’ancien site du théâtre de verdure qui servait de salle de spectacle pour les jeunes et de lieu de réunions politiques.

Mouhamadou SAGNE

La cérémonie officielle de la conférence sociale aura lieu le lundi 24 avril 2017 sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall, au Grand Théâtre. En prélude à la rencontre considérée comme une réponse aux cahiers de doléances des travailleurs, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, s’est prononcé sur les nécessaires réformes à faire pour aller vers la pension minimale qui permettra de tirer les petites allocations vers le haut.

La conférence sociale, qui va se tenir lundi prochain, se penchera, entre autres, sur la revalorisation des pensions de retraite, une préoccupation du chef de l’Etat, Macky Sall. Selon le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, la première mesure prise par le président de la République dès son accession à la magistrature suprême a concerné les retraités. «Les retraités avaient fait de l’augmentation de leur pension un cheval de bataille. C’est ainsi que les pensions bimestrielles de 50.000 FCfa sont passées à 72.000 FCfa et celles de 100.000 FCfa à 146.000 FCfa. Depuis 2012 à janvier 2017 on est à 40 % d’augmentation », a-t-il expliqué le ministre.

Aussi, a indiqué M. Sy, l’exonération de l’Ipres à hauteur de 8 milliards de FCfa va permettre à cette institution de mieux respirer. Toutefois, il a précisé que « malgré cette exonération, le chef de l’Etat, Macky Sall, a estimé qu’il faut aller vers une concertation inclusive avec tous les partenaires sociaux pour qu’on puisse réformer le système de retraite. C’est tout l’intérêt de la conférence sociale tant attendue par les retraités. A en croire le ministre Mansour Sy, cette conférence sociale portera sur la retraite et la réforme des systèmes de retraite. S’agissant des réformes déjà envisagées, il a fait savoir que plusieurs propositions ont été faites. Mais aujourd’hui, les travailleurs ont accepté qu’il faille cotiser plus pour avoir une bonne pension.

Revalorisation des pensions
«Je pense que toutes les hypothèses de propositions actuelles vont dans le sens de la révision de ces paramètres techniques qui devraient permettre de voir comment on va revisiter l’assiette et les contributions de chacune des parties prenantes pour que les partenaires sociaux puissent cotiser plus afin d’avoir une meilleure retraite », a expliqué Mansour Sy, qui a rappelé que d’autres propositions allant dans le sens d’avoir une retraite volontaire ou une sorte d’épargne retraite existent. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, le chef de l’Etat a demandé à ce que le département réfléchisse sur comment faire pour que les Sénégalais retraités aient de bonnes pensions. «Dans tous les pays du monde, les retraités disposent, en dehors de leur retraite de base, d’une retraite complémentaire et d’une autre supplémentaire et volontaire », a-t-il affirmé.

Citant l’Ipres, Mansour Sy a fait savoir que dans cette institution, il existe de grosses pensions. «Les gens pensent qu’à l’Ipres, il n’y a pas de grosses pensions. Même avec la mensualisation, la plus grosse pension de l’Ipres est de 600.000 FCfa. Malheureusement on trouve, à côté, des pensions de 12.000 FCfa, voire de 6.000 FCfa par mois. D’où l’intérêt des réformes pour aller vers la pension minimale qui permettra de tirer les plus petites pensions vers le haut. Mais cela nécessite des réformes », a souligné le ministre.

Tata SANE

La journée nationale du talibé a été célébrée hier au Warc grâce à l’initiative de l’Ong Gsi et le soutien du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Pour des participants, il faut alterner les approches de lutte contre la mendicité. Le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille.

Pourquoi, malgré les bonnes initiatives de l’Etat et efforts consentis, on reste à parler de la problématique de la mendicité ? Cette question provocatrice d’Abdou Aziz Mbacké, directeur général de l’Ong Global solidarity initiative (Gsi), a soulevé plusieurs interventions lors du forum sur les stratégies alternatives de lutte contre la mendicité des enfants talibés au Sénégal.
Présentant les efforts de l’Etat, le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille. Ce travail a nécessité 66 opérations en six mois de travail de terrain. « Le plan de retrait n’est pas encore terminé », a-t-il précisé.

Toutefois, de nombreux intervenants, rappelant que la traite d’enfants dévoie l’enseignement coranique, ont estimé que si la mendicité persiste, c’est parce que les acteurs des «daara» sont laissés à eux-mêmes. D’où l’importance d’avoir une approche projet ou communautaire. «Lorsqu’on a des enfants mal vêtus, pieds nus, soumis aux maladies, aux accidents de la route, à la délinquance sexuelle, comme s’ils n’ont pas de parents, on doit unir nos forces pour solutionner cette problématique. Avant d’interpeller les «daara» sur leurs devoirs, il faut les aider à satisfaire leurs droits », a dit Abdou Aziz Mbacké « Majalis », qui révèle avoir vu un «daara» arrêter la mendicité grâce à une prise en charge.

Pour Mamadou Wane « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh), la mendicité rapporte de l’argent. « Les jours de vendredi, des enfants versent 1.000 FCfa », a-t-il dit, proposant une approche projet afin de permettre aux maîtres coraniques de se prendre en charge. M Wane a rappelé que le phénomène urbain de la mendicité a démarré dans les années 70, suite au premier cycle de trois années consécutives de sécheresse connu par le Sénégal. Il a affirmé que depuis 1977, le pays cherche les voies et moyens de juguler le fléau sans y parvenir.

Quant à El hadji Cheikh Ndiaye « Ndindy », maître coranique à Touba, il a insisté sur l’importance d’apprendre le Coran comme le dit un hadith du Prophète Mouhamed (Psl). « Si tout le monde refuse de le faire, on fera tous un péché », a-t-il avancé. Le maître coranique a rappelé que l’apprenant, jadis, était bien formé pour faire face aux difficultés de la vie. Il a invité l’Etat à prendre en charge la santé et l’éducation de tous les enfants, sans discrimination, non sans marteler que c’est aux parents de prendre en charge leur nourriture. Il a dénoncé le « manque de volonté de l’Etat qui devrait sortir ses propres moyens pour l’éradiquer ». « Un Etat ne doit pas faire marche arrière », a-t-il ajouté. A cet effet, il a proposé un plan d’actions de lutte contre la mendicité étalé (par exemple) sur 15 ans avec une évaluation tous les deux ans. Quant au Haut-conseiller sur les «daara», Mouhamadou Barro, il a plaidé pour l’implication des communautés et des familles religieuses dans le programme de lutte contre la mendicité.

Serigne Mansour Sy CISSE

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