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Société & Faits divers (2347)

Le volet sécuritaire de l’organisation de l’édition 2017 du Gamou annuel de Médina Baye va faire l’objet d’une prise en charge exceptionnelle. Pas moins de 300 éléments de la Groupement mobile d’intervention (Gmi) sont attendus à Kaolack pour renforcer les forces de police sur place. Une annonce faite ce lundi par le gouverneur au cours d’un Comité régional de développement (Crd) préparatoire à cet événement religieux.

Le Gamou de Médina Baye commémorant la naissance du Prophète Mohamed (Psl) sera célébré cette année courant décembre dans la cité fondée par El Hadj Ibrahima Niasse « Baye » avec un dispositif sécuritaire sans précédent. Une révélation faite par le chef de l’exécutif local, le gouverneur Al Hassan Sall, au cours d’un Comité régional de développement (Crd) tenu sur place ce lundi.

« La sécurité sera assurée par la police nationale. D’ailleurs, nous envisageons faire venir 300 éléments du Gmi. Nous pensons également avant même l’événement à travers la présence d’un détachement précurseur, prendre toutes les dispositions pour mettre les différents sites en état d’accueillir en toute sécurité les dizaines de milliers de fidèles qui feront le déplacement », a tenu à assurer le gouverneur de Kaolack au cours de cette réunion préparatoire. Rencontre à laquelle ont pris part l’ensemble des chefs de services régionaux en plus des membres du Comité d’organisation des manifestations et activités de la Fayda (Comaf). Des mesures sécuritaires justifiées par un contexte sous-régional tendu dans certains pays pourvoyeurs de pèlerins. Le Gamou de Médina Baye enregistre en effet des dizaines de milliers de fidèles venant notamment du Nigéria, de Ghana, du Soudan, entre autres.

Les autres secteurs ne seront pas en reste, s’est engagé M. Sall, qui a annoncé la mobilisation de plusieurs citernes d’eau par le Service régional de l’hydraulique. Le district sanitaire de Kaolack a déjà évalué les besoins. Une descente spéciale des lignes de Senelec pour l’électricité, idem pour la communication avec les opérateurs de la place. Des toilettes mobiles seront aménagées pour le volet assainissement. « Le président de la République nous a instruit de prendre toutes les dispositions utiles pour la réussite de cet événement religieux dont la dimension dépasse de loin les frontières de notre pays », a justifié le patron du Crd. Un engagement des autorités administratives dont se sont réjouis les membres du Comaf par la voix de son président, Baye Ibrahima Mamoune Niasse. Ce dernier a toutefois sollicité une meilleure coordination de la part des différents chefs de services impliqués dans l’organisation de cette manifestation religieuse à l’image du rayonnement international du fondateur de la «Fayda» Cheikh al islam Baye Niasse.

Elimane FALL

Le docteur Rosnert Ludovic Alissoutin a déclaré que 63% des chômeurs du Sénégal sont des jeunes âgés entre 15 et 34 ans. Le Dr en droit présentait une communication portant sur l’évaluation et la capitalisation des actions et perspectives de promotion de l’emploi au Sénégal.

Le Sénégal enregistre depuis quelques années un taux de croissance significatif. Cependant, cette richesse n’est pas accompagnée de générations manifestes d’emplois. La présentation du Dr Rosnert Ludovic Alissoutin fait ressortir les grands défis en termes d’insertion des jeunes. C’était lors d’un atelier de réflexion sur l’évaluation et la capitalisation des actions et perspectives de promotion de l’emploi au Sénégal. A titre illustratif, Ludovic Alissoutin a relevé qu’une proportion importante de cette couche est en marge du tissu socio-économique. En 2011, la moyenne nationale du taux de chômage était de 10%. Pour les jeunes actifs âgés entre 15 à 35 ans, il était de 12,2% et de 7,8% pour les 35 à 65 ans. S’agissant du chômage des diplômés du niveau supérieur, le taux passe de 16% en 2005 à 31% en 2011. Selon le Dr Rosnert, le chômage élevé des jeunes diplômés s’explique par le déficit global d’emplois et l’inadéquation des filières de formation proposées au regard des besoins réels des entreprises en termes de qualification des jeunes diplômés. Aussi, a-t-il relevé les contraintes liées à l’emploi des jeunes. Le manque de coordination et la floraison des initiatives de promotion de l’emploi des jeunes, la faible mutualisation des ressources destinées à la promotion de l’emploi des jeunes, le manque d’implication des collectivités dans la promotion de l’emploi, la dominance du secteur informel non maîtrisé, un déficit de travail décent (dominance du secteur informel et des emplois ruraux et 33% des emplois du secteur formel sans contrat), l’inadéquation entre les compétences des jeunes et le marché du travail, entre autres, constituent des contraintes à l’emploi des jeunes. Toutefois, M. Rosnert a salué les initiatives de l’Etat qui promeut l’emploi des jeunes à travers l’entreprenariat, l’auto-emploi, l’employabilité, l’accès aux financements. Il a aussi magnifié l’accès à l’information sur le marché du travail et la création de structures publiques d’encadrement et de promotion de l’emploi tels qu’Anpej, Agetip, Apix, etc.

Pour toutes ces raisons, le Dr en droit recommande l’Etat à renégocier la Convention nationale Etat-employeurs privés en vue de promouvoir l’emploi des jeunes. Il a également préconisé l’adoption et la mise en œuvre d’un dispositif national de valorisation et de certification des acquis de l’expérience (Vae), l’utilisation du volontariat comme un levier à l’emploi en y intégrant un volet formation professionnelle. L’expert trouve que les conditions sont plus favorables à l’emploi avec le cadre juridique avec l’application effective des textes interdisant aux agents du secteur public de prêter service (loi 61- 33) pour favoriser l’insertion des jeunes, la réglementation de l’accès aux professions libérales, entre autres.

Tata SANE

Les cheminots annoncent une série d’actions de protestation allant du sit-in à la grève totale en passant par des marches. Ils ont rencontré le secrétaire général de la Cnts-Fc, Cheikh Diop. Un plan d’action est aussi annoncé et sera discuté et élaboré, aujourd’hui.

Après 18 mois d’attente, les cheminots s’estiment floués et trahis sur les choix qui se dessinent dans le secteur ferroviaire dans le pays. « Aujourd’hui, les salaires ne sont pas payés, les 71 retraités de 2016 courent encore derrière leurs indemnités de départ et leurs pensions de retraite, les travailleurs et leurs familles n’ont plus de couverture sociale ; il n’y a presque plus de locomotives. Voilà la situation dans laquelle se trouve Dbf », a expliqué Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs du rail (Sutrail).

Selon lui, les cheminots qui sont aujourd’hui acculés jusqu’à leur dernier retranchement vont évidemment déterrer la hache de guerre. Revenant sur la question de 7 milliards agités dans le débat sur Dbf, le syndicaliste précise que le rythme et les date des décaissements à compte-goutte à des moments de fortes pressions de trésorerie renseignent sur la mauvaise volonté des autorités de mettre à disposition de Dbf de l’argent frais suffisant pour permettre à l’entreprise de redémarrer. « Ceci, nous l’avons tous constaté et noté », a-t-il ajouté.

Forts de tous ces griefs, les cheminots annoncent une série d’actions de protestation allant du sit-in à la grève totale en passant par des marches. « Le plan d’actions est discuté et élaboré, ce mercredi 18 octobre au niveau du secrétariat de l’intersyndical », a-t-il déclaré. Au nom de la coalition des centrales syndicales du Sénégal, Cheikh Diop, secrétaire général de la Cnts Fc, a asséné que « force est de constater que la transition à Dbf a échoué parce que le schéma institutionnel qui devait mettre en place une société de patrimoine et une autre d’exploitation n’est pas arrivé à terme. Sur ce point, nous interpellons directement le chef de l’Etat pour que son gouvernement nous dise où en sommes-nous après 18 mois », a-t-il lancé. Car, pour Cheikh Diop, le combat pour restaurer les chemins de fer du Sénégal doit mobiliser toutes les forces sociales du pays.

Mbaye BA

Les garde-côtes mauritaniens ont encore ouvert le feu sur une centaine de pêcheurs de la Langue de Barbarie qui opéraient hier à une heure très avancée de la nuit dans la zone maritime mauritanienne.

Selon certains rescapés, l’un des pêcheurs nommé Babacar Ndiaye aurait reçu une balle à la fesse gauche avant d’être évacué vers les services d’urgence du centre hospitalier régional de Saint-Louis. Sur les 70 autres pêcheurs qui ont été arrêtés par ces garde-côtes mauritaniens, 60 ont été libérés hier vers 14 heures. Dans la nuit du lundi au mardi, la tension était vive à l’hôpital régional. Massés aux alentours de cette structure sanitaire, les pêcheurs de Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie et Santhiaba étaient hargneux au moment où ils s’adressaient à la presse.

Après avoir condamné avec la dernière énergie ce qu’ils qualifient de « comportement barbare » de ces garde-côtes mauritaniens qui ont, par la même occasion, saisi une pirogue et deux moteurs hors-bord sénégalais, ils ont encore invité le gouvernement sénégalais à autoriser la marine sénégalaise à se positionner au large de Saint-Louis en vue d’une meilleure protection des pêcheurs de la Langue de Barbarie contre les agissements de ces garde-côtes. Le chef du service régional des pêches de Saint-Louis, Famara Niassy, a encore exhorté les pêcheurs de la Langue de Barbarie à arrêter d’opérer dans la zone maritime mauritanienne: «nous n’avons jamais cessé de leur demander de pêcher désormais dans les eaux sénégalaises et d’exploiter rationnellement nos ressources halieutiques car il ne doit plus être question de se retrouver avec des quantités importantes de poisson qu’on ne peut pas conserver». Pour M. Niassy, ces pêcheurs sénégalais doivent absolument respecter la souveraineté mauritanienne en évitant à tout prix de se rendre dans la zone maritime mauritanienne.

Mbagnick kharachi Diagne

Décès du Général Boubacar Wane : Ancien chef d’état-major particulier du président Abdou Diouf, le général Bouabacar Wane s’est éteint à Dakar hier. Il sera inhumé aujourd’hui après la prière mortuaire au mausolée Thierno Seydou Norou Tall.

Né en 1938 Kanel, dans la région de Matam, le général Boubacar Wane fut un officier général d’élite pour avoir accompli différentes missions pour l’Etat du Sénégal. Alors commandant, il prit part à la libération du président Dawda Kairaba Jawara, président de la République de Gambie attaqué par des rebelles avec à leur tête feu Koukoï Samba Sanyang. Nous étions en juillet 1981, quelques mois après l’arrivée du président Abdou Diouf à la tête de l’Etat du Sénégal. C’est à partir de cet événement qu’il se fera remarqué par ses supérieurs dont le président Diouf, alors chef suprême des armés. Quelques semaines après la présidentielle de 1983, il sera appelé aux côtés du chef de l’Etat comme Aide de camp pendant plus d’une décennie.

Promu général de division, Bouabacar Wane deviendra par la suite chef d’état-major particulier du président de la République en remplacement de Doudou Diouf nommé Grand Chancelier, jusqu’à son versement dans le cadre des généraux de réserve. Admis à la retraite, de 1996 à 2000, cet ancien officier groupement des commandos a exercé successivement les fonctions de responsable du Centre national de sécurité à la présidence de la République et directeur du Centre national de coordination et des activités du renseignement à la Primature jusqu’en 2000, année de la première alternance. Depuis, il se consacra à sa famille et plus particulièrement à l’association du « Thierno Wane Wanebé », sorte de collectivité regroupant les Wane descendants de Mboumba et Kanel. Il aura marqué sa carrière par une rigueur militaire mais surtout une forte personnalité dans l’exercice de son métier de militaire.

A sa famille et aux forces armées, la rédaction du Soleil présente ses vives condoléances.

El. Abdoulaye THIAM

La création d’un Observatoire national de l’emploi. C’est ce qui est ressorti de l’atelier de réflexion et d’échanges autour des grandes stratégies et des mesures d’urgence en faveur de l’Emploi organisé hier par le ministère de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre.

Le Sénégal se lance dans un processus inclusif d’élaboration d’une nouvelle politique de l’Emploi. Un atelier d’échanges et de partage organisé hier autour des grandes stratégies et des mesures d’urgence en faveur de l’emploi, s’inscrit dans cette perspective. Selon le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre, Abdoulaye Diop, ce nouveau document est en articulation avec le Plan Sénégal émergent (Pse).

Le ministre estime que celui-ci, adossé sur une stratégie décennale, détermine les orientations tout comme les objectifs à atteindre pour inscrire le Sénégal sur la trajectoire de l’émergence. « Nonobstant le taux de croissance réel de 6% en 2016 qui démontre les capacités de notre économie, force est de reconnaître que la création massive d’emplois demeure l’une des priorités les plus importantes du gouvernement. C’est tout l’intérêt de cet atelier qui réunit les différents partenaires en vue de faire une évaluation de la politique de l’emploi au Sénégal », a indiqué M. Diop. Il s’agit de faire l’état des lieux des recrutements dans la Fonction publique depuis 2012, de faire le bilan exhaustif des moyens alloués, des projets financés ainsi que des emplois directs et indirects créés ou générés, notamment par les dispositifs publics d’encadrement et de promotion de l’emploi tels que l’Anpej, l’Asp et le Prodac, etc. « Il nous faut évaluer tous les fonds consacrés aux financements des projets en faveur des jeunes et des femmes et leurs impacts sur la création d’emplois et de revenus », a recommandé l’ancien ministre du Travail.


Ainsi, dans la perspective de l’adoption finale et de la mise en œuvre de cette nouvelle politique de l’emploi, l’ancien ministre du Travail, par ailleurs conseiller du président, Assane Diop, a magnifié l’esprit d’innovation du président de la République. A l’en croire, Macky Sall a développé l’éducation, la formation professionnelle et l’apprentissage pour asseoir la qualité de l’offre de travail et l’insertion socioprofessionnelle rapide des femmes et des jeunes.

Tata SANE

La Senelec est déjà à pied d’œuvre pour les préparatifs du prochain grand Magal. Moustapha Dièye, délégué régional de la zone centre-ouest (Thiès-Diourbel) de la Senelec, était à Touba dans le cadre des préparatifs du grand Magal prévu dans la première quinzaine du mois de novembre.

L’objet de notre visite d’aujourd’hui, a fait savoir Moustapha Dièye, est uniquement de nous concerter avec le comité d’organisation du grand Magal à travers Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général des Mourides, ensuite de faire une ziarra auprès du Khalife général des Mourides. Cela dit, les deux hommes ont échangé pour savoir les besoins exprimés et devront s’atteler à les satisfaire. « Comme à l’accoutumée, durant les préparatifs du Magal, révèle M. Dièye, nous procédons à une coupure générale du poste de Touba qui alimente la cité religieuse et ses environs. Celle-ci va concerner toute la vile de Touba. C’est pour cette raison que nous consultons les religieux d’abord, les populations ensuite ».

Ainsi, à en croire le délégué régional de zone centre-ouest, cette coupure d’électricité se fera ce dimanche de 07h 30 mn et reviendra avant 17 heures (ndlr : hier). Elle va permettre à ses services de faire la maintenance du grand poste de Touba, de réduire les risques de pannes pour passer un Magal paisible. « Nous avons fait savoir au porte-parole que depuis un mois, nous sommes à pied d’œuvre à Touba et cette maintenance concerne les lignes aériennes, les postes de distribution, les lignes de distribution basse tension, la maintenance du réseau moyenne et basse tensions est en cours depuis le 4 septembre dernier», a-t-il relevé. Le délégué régional de la zone centre-ouest précise qu’il y a un projet qui vise l’amélioration de la qualité des services à Touba. « Nous avions remarqué qu’il y avait beaucoup de clients qui se plaignaient de la qualité de services, en dépit de toutes les actions qu’on a posées. C’est pourquoi, on a scellé ce projet avec des partenaires indiens « Kapataru » pour l’installation de 34 postes de distribution dans Touba », déclare-t-il, ajoutant que c’est sans précédent. Ceci étant, ces postes seront accompagnés d’un réseau pour améliorer la tension sur une distance de 100 km qui va cerner la ville de Touba.

« Maintenant que la donne, est de faire des réseaux enterrés, nous allons mettre sous terre quelques 6 kilomètres et continuer le travail après le Magal pour mieux sécuriser la ville », avance le délégué régional. Concernant les poteaux électriques, il y a déjà 3.000 en place pour parer à toute éventualité et remplacer les 147 cassés. 237 poteaux sont à remplacer en ce moment. En outre, la Senelec appuie aussi la mairie de la ville de Touba. « On vient renforcer la collaboration avec la mairie de Touba, s’investir pour que l’éclairage public soit repris et remis en service avant le Magal », fait savoir le délégué.

Mamadou DIEYE

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, le président du comité d’organisation du grand Magal de Touba et porte-parole du Khalife, a transmis, hier, à la résidence Khadim Rassoul, la satisfaction du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké, quant au respect du « ndigel » sur le désencombrement des voies.

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, après avoir prié pour le Khalife général et remercié tous les habitants et autres autorités, s’est félicité du respect de la recommandation du Khalife de Touba. « Il m’a chargé de transmettre ses remerciements à la mairie conduite par Abdoulahad Kâ et ses collaborateurs pour l’exécution de la recommandation qu’il leur avait donnée concernant le désencombrement des rues », a-t-il dit. Le Khalife général a aussi salué le comportement des populations de Touba. Selon lui, « ce désencombrement ne vise qu’à leur permettre d’être mieux à l’aise et constitue un avantage pour un meilleur exercice de leurs activités ». D’après le porte-parole, le Khalife général n’est animé que par la quête d’un bien-être des populations. A cet effet, il a revisité l’histoire de l’urbanisation de la ville depuis Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké qui avait chargé Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké Gaindé Fatma d’urbaniser la ville. « Il avait démarré dans la propre maison de Serigne Mouhamadou Moustapha qu’il scinda en deux pour donner l’exemple », a-t-il rappelé. De cela est née l’urbanisation de la ville de Touba, ses grandes artères. Et n’eût été la cohésion de la descendance de Khadim Rassoul et toutes les familles des cheikhs, peut-être que Touba n’aurait pas eu son visage d’aujourd’hui.

Concernant l’opération Augias qui va démarrer ce dimanche (ndlr : hier), le Khalife sollicite aussi de la communauté une telle attitude. Il a recommandé des récitations du Coran et des prières. Cette année la journée du 18 Safar va démarrer par ce récitation du Coran à la devanture de la grande mosquée. Il a insisté pour que ces récitations ne soient empreintes d’aucune mondanité. Le Khalife a remercié les disciples qui continuent de mettre leur domicile à la disposition des fidèles durant le Magal, rappelant que malgré l’investissement de 500 millions de FCfa pour l’érection des bâtiments de la résidence « Darou Minam avec la daara Matlaboul Fawzeyni », de deux grands bâtiments sur le site, de même que la résidence de l’héliport, le Magal gagne en ampleur. « De 100, les invités de la résidence sont aujourd’hui de 3.000. La résidence Khadim Rassoul est en chantier », a dit Serigne Bassirou Mbacké Abdoul Khadre.

M. DIEYE

Pour avoir traité ses douze confrères intervenant pour le compte de l’Etat du Sénégal, sur le dossier Karim Wade, dans le cadre du procès de la traque de biens mal acquis « d’escrocs », Me Abdoulaye Wade, sera traduit devant le Conseil de discipline de l’ordre des avocats, à la rentrée du bureau en novembre, a annoncé hier sur la Rfm dans son émission « Grand Jury », Me Mbaye Guèye, le bâtonnier de l’ordre des avocats.

Les propos de l’ancien président de la République, par ailleurs avocat inscrit au barreau, Me Abdoulaye Wade, qui s’est fendu d’une déclaration rendue publique dans laquelle il a accusé ses confrères intervenant pour le compte de l’Etat du Sénégal sur le dossier Karim Wade, dans le cadre du procès de la traque de bien mal acquis, « d’escrocs », a soulevé l’ire de ces derniers. Se sentant offensés et atteints dans leur chair, les mis en cause ont saisi le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mbaye Guèye, pour laver leur honneur et dignité. Sur ce, Me Wade sera traduit devant le Conseil de discipline de l’ordre des avocats à la rentrée du bureau en novembre, a-t-il annoncé hier sur la Rfm au cours de l’émission « Grand Jury ». Cette décision du barreau fait suite à la saisine de ses confrères avocats qui se sont sentis offensés et qui ont saisi le bâtonnier pour faire traduire l’ancien président devant le conseil de discipline. Me Guèye a jugé la démarche de l’ancien président de la République inappropriée en traitant ainsi ses confrères qui n’ont fait que réclamer un dû auquel ils ont droit. « Je ne suis vraiment pas d’accord avec sa sortie qui m’a d’ailleurs surpris, surtout venant d’un bâtonnier d’honneur. Il ne doit pas tenir de tels propos », a dit Me Guèye. Ainsi, Me Abdoulaye Wade étant « un avocat encore inscrit au tableau de l'ordre des avocats dans la rubrique avocats honoraires », Me Guèye dit prendre sa déclaration « comme un ressentiment qui a été exprimé d'une manière qui viole nos règles professionnelles. Je suis au regret de le dire ». Mieux, « aucun avocat n’a le droit de s’attaquer de la sorte à un autre avocat et il ne peut pas traiter publiquement d'escroc un confrère avocat qui ne fait que réclamer des honoraires », a-t-il martelé. Dans cette affaire, « on a payé deux fois ou trois plus les avocats français», a-t-il fait savoir. Me Guèye a également donné totalement raison à ses collègues avocats.

M. L. DIEYE

Au nom de la Conférence épiscopale Sénégal, Mauritanie, Guinée-Bissau, Îles du Cap-Vert, Mgr Paul Abel Mamba a organisé une conférence de presse à Ziguinchor pour clarifier l’implantation de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) à Coubalan, dans le département de Bignona.

L’évêque Paul Abel Mamba, par ailleurs vice-chancelier de l’Ucao a expliqué la motivation de l’Eglise à réaliser cette université à Coubalan par le fait que la région de Ziguinchor, « 3ème productrice de bacheliers dans notre pays », est confrontée au problème persistant de l’absorption desdits bacheliers. Il a ajouté que l’Eglise, par ses structures, ne peut pas être insensible à l’angoisse persistante des familles et à la détresse des bacheliers qui ne trouvent pas de possibilités de poursuite des études. Pour la construction de l’Ucao de Coubalan, Mgr Mamba a révélé qu’un site de 80 ha a été affecté légalement à l’église par les autorités compétentes locales de l’époque, en accord avec les anciens propriétaires terriens. Cela a favorisé la réalisation du mur de clôture de l’établissement en 2009, le démarrage des constructions du bloc pédagogique de 17 salles dont un amphithéâtre, et du bloc administratif de 30 bureaux depuis 2015. La voirie a été également faite, ainsi que les réseaux divers, les espaces verts et un début de mise en place des équipements. L’établissement pourra accueillir 850 étudiants dès sa première année, toutes filières confondues. En fin de programme, 3.000 étudiants y seront enrôlés. L’évêque de Ziguinchor a assuré que la direction s’attachera à développer une écoute des différents acteurs pour la réalisation des objectifs du programme.

Rumeurs infondées
Par ailleurs, le chef de l’église locale a annoncé le désenclavement des Kalounayes « avec le bitumage de la route grâce à l’aide de l’Etat », la mise en valeur du domaine agricole et un certain nombre de services à la communauté. Mais, Mgr Paul Abel Mamba a renseigné avec regret que le 3 janvier 2013, l’on pressait l’Ucao d’exploiter ou de rendre les terres, à un autre, le 11 septembre 2017, de ne plus exploiter et rendre les terres après un investissement de l’Ucao de près de 1,5 milliard de FCfa.

L’évêque a loué la marche de soutien des imams et oulémas, des chefs de villages et des élus locaux du 7 octobre 2017, tant dans sa forme que dans son contenu. Il a affirmé que « les messages des imams, des représentants des villages et de la majorité des populations locales sont plus conformes à la réalité et à la sincérité. D’après Mgr Mamba, une certaine presse a tenté de faire croire que le processus d’affectation des terres dédiées à l’Ucao de Coubalan comporterait des erreurs voire des irrégularités qui rendraient ladite affectation illégale et priverait les habitants de terrains de culture.

Il n’en a été rien de tout cela, selon l’évêque. Mgr Mamba a assuré que la main-d’œuvre est locale dans le chantier de l’Ucao, seuls les spécilaités ont été confiées à des experts (électricité, câblage informatique, sécurité incendie). « Ceux que l’on appelle des étrangers viennent de Ziguinchor pour la toiture, ou de Dakar pour des travaux qui demandent des qualifications plus pointues », a informé le chef de l’Eglise de Ziguinchor. De plus, Mgr Paul Abel Mamba a déclaré qu’il n’a jamais été question pour l’Eglise de verser de l’argent à une quelconque autorité en contre partie des terres pour la réalisation de l’Unité universitaire de Coubalan.

El Hadj Moussa SADIO

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