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Société & Faits divers (1556)

La société civile ouest-africaine a entamé la réflexion pour la création d’un parlement de la société civile regroupant les 16 pays. La question a été évoquée hier par le guinéen, Dr Sékou Koureysi Condé, directeur exécutif de l’African crisis Group. Sur l’affaire Khalifa Sall, il a demandé aux acteurs politiques sénégalais de privilégier la médiation.

Des organisations de la société civile de la sous-région ont entamé les réflexions pour la  mise en place d’un parlement de la société civile ouest-africaine. En conférence de presse hier à Dakar, Dr Sékou Koureysi Condé, directeur exécutif de l’African crisis Group et président de la Convention des acteurs non étatiques de la Guinée, a insisté sur la nécessité de rassembler la société civile africaine pour être plus opérationnel sur le champ des conflits, mais surtout dans le domaine de l’évaluation des risques et de la prévention des conflits. « A côté des organes que nous connaissons, il faut une démonstration de la volonté de la société civile africaine à s’impliquer dans la gestion des crises en Afrique. Nous n’avons pas moins de 9 millions de victimes des conflits en Afrique. Il appartient aux différentes plateformes des sociétés civiles des 15 Etats de la Cedeao plus la Mauritanie de voir ce qu’elles peuvent apporter dans la résolution et la prévention des conflits », a soutenu l’enseignant à l’université de Columbia au Etats-Unis. Selon l’universitaire, les mécanismes africains de régulation des conflits et les mécanismes traditionnels de règlement ont démontré que « nos sociétés sont tellement solides qu’elles peuvent se substituer à toutes autres formes de gestion de crise si et seulement si nous acceptons de puiser dans nos ressources naturelles, traditionnelles et dans nos forces sociales pour gérer les différends personnels, interpersonnels, intergroupes et même inter-Etats ».  

Privilégier la médiation dans l’affaire Khalifa Sall
Dr Condé a aussi dit être au Sénégal pour jouer les bons offices afin que la crise juridico-politique dans laquelle le pays est plongé depuis quelque temps soit dépassée. « La solution africaine est transfrontalière et universelle parce qu’elle est humaine. Elle ne s’impose pas de frontière juridique ou politique. Cela commence au sein de l’unité familiale, du voisinage, de la communauté etc.; ce qu’on appelle en sociologie politique, le contrôle social. Nous considérons que dans la sous-région, le Sénégal est un grand pays de solidarité, de croyance, de partage et d’accueil ; un carrefour de la société civile », a-t-il loué. « C’est pourquoi, a-t-il mentionné, en tant qu’africain, nous n’accepterons pas que cette image soit écornée. Lorsque nous avons appris l’arrestation du maire de Dakar que je ne connais pas personnellement, je me suis dit qu’il faut voir le rôle social de justice. Nous n’avons toutefois aucune intention de nous substituer à elle».
Pour le président de la Convention des acteurs non étatiques de la Guinée, aucun Etat n’est aujourd’hui épargné par la menace, « il est donc important que ce pays que nous considérons comme à l’abri de ces choses-là, comme étant un modèle de démocratie, sache que nous partageons ces valeurs de solidarité ».
Il a rappelé au personnel politique le rôle important de la médiation, de la conciliation et la réconciliation. « Autrefois, la vraie solution aux crises était la réconciliation. C’est le mécanisme africain traditionnel qui nous a permis de résister à toutes formes d’invasion et toutes formes de domination. Nous croyons que l’Afrique est capable de s’organiser et de s’entendre. Le droit est une chose, mais la médiation aussi en est une autre », a estimé Dr Condé.

Ndiol Maka SECK

La protection des journalistes garantit l’exercice de ce métier. Elle permet aux professionnels des médias d’assumer leur responsabilité dans le jeu démocratique, selon des experts de la question lors d’un séminaire de formation de trois jours à Dakar.

La liberté de la presse et la protection des journalistes ont été à l’ordre du jour d’un séminaire de formation de trois jours organisé par le Bureau régional multi-sectoriel de l’Unesco pour l’Afrique de l’ouest à Dakar (Sahel), le Centre d’information des Nations Unies (Cinu),  Article 19, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Hcdh) et l’Organisation internationale de la francophonie (Oif). Il est ressorti de cette formation l’intérêt de sensibiliser les forces de sécurité à plus de respect pour la presse, mais surtout à établir des rapports professionnels avec les médias. Citant le plan d’action des Nations Unies relatif à la sécurité des journalistes et à la question d’impunité qui a été approuvé en 2012, par le Conseil des chefs de secrétariat des organismes onusiens, le représentant régional du Hcdh, Andréa Ori, a estimé que cette formation va contribuer au respect des droits de l’homme en général, à la liberté d’expression et à la sécurité des journalistes en particulier. «La sécurité des journalistes facilite la diffusion de l’information au sein de la société ». La démocratie et la stabilité politique sont des facteurs de l’exercice du métier de journalisme.

Cette formation a été aussi l’occasion pour M. Ori de rappeler les principes de base du journalisme, à savoir informer juste et vrai. Pour sa part, le directeur régional de l’Unesco, M. Gwang-Chol Chang, a fait savoir que ce programme de formation s’inscrit dans la continuité des activités déroulées par leur institution. Ces genres de mise à niveau ont été organisés en partenariat avec le Hcdh en Côte d’Ivoire, en Somalie, au Rwanda, au Mali et au Soudan du Sud, a-t-il rappelé. «Si les forces de sécurité souhaitent établir des rapports de confiance avec les citoyens, elles doivent connaître leurs accomplissements et leur travail au service de la population sénégalaise », a laissé entendre M. Chang.    

Ladite formation animée par le commandant Ian Lafrenière, expert canadien à l’Unesco, a porté sur le cadre législatif de la liberté d’expression et l’accès à l’information, les théories et notions de communication, les avantages du partenariat médiatique, les enjeux et stratégies de communication, entre autres. Le formateur a insisté sur la responsabilité des acteurs.

Tata SANE

L’archidiocèse de Pikine a été le lieu de présentation des Journées mondiales de la jeunesse que le département de Pikine abrite cette année qui est la 32ème édition. Cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour l’église de lever le voile sur les motivations profondes de ces Jmj. 15 000 jeunes venus de 52 paroisses du pays sont attendus lors de ces rencontres.

C’est le Pape Jean-Paul II qui est à l’origine de ces Journées mondiales de la jeunesse (Jmj) conçues pour d’abord pour donner la parole aux jeunes. Ceci, dans le but de leur permettre de pouvoir recentrer leur foi et leur vie sur la personne du Christ, pour qu’il devienne le point de référence constant, qu’il éclaire de sa lumière véritable les initiatives et les projets éducatifs destinés aux jeunes générations. C’est une occasion de responsabiliser les jeunes en créant un cadre à travers lequel ils pourront faire part de leurs préoccupations et formuler des propositions. Autrement dit, il sera question de chercher avec les jeunes des solutions à leurs problèmes.

Ces problèmes peuvent se poser en termes de besoins lés à l’éducation, au  chômage ou simplement de remèdes contre la délinquance. Les Jmj sont l’occasion de dire merci à Dieu, pour toutes les merveilles qu’Il a faites dans la vie de Marie et de partager cette joie et cette reconnaissance avec tous les croyants. Abbé Pascal a estimé que le thème « le Puissant fit pour moi des merveilles » est conçu comme un moyen de dialogue entre les jeunes et l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye. La veille aura lieu à l’église Notre-Dame du Cap-Vert de Pikine. C’est un moment privilégié pour les jeunes du doyenné (Niayes) de se rassembler autour de leur père-évêque pour la traditionnelle série de questions-réponses.

Abbé Pascal a rappelé qu’au fil des ans, les Jmj ont donné la preuve qu’elles ne sont des rites conventionnels mais des événements providentiels représentant pour les jeunes des occasions de professer et de proclamer leur foi au Christ, dans une joie grandissante. Ces rencontres leur donnent la possibilité de s’interroger mutuellement sur leurs aspirations les plus intimes, de faire l’expérience de la communion ecclésiale et de s’engager dans les tâches urgentes de la nouvelle évangélisation. Abbé Pascal considère que les Jmj constituent un lieu de rencontre avec d’autres jeunes avec lesquels « il est possible de partager la foi, l’espérance et la charité d’être un peuple racheté par le Père en son Fils et dans l’Esprit.

Président de l’association des imams de Pikine, El Hadj Malick Niang a appelé à faire en sorte qu’au-delà des slogans, qu’on aille plus loin dans le dialogue inter-confrérique. Il faut préciser que toutes les dispositions seront prises pour que la sécurité soit pleinement assurée lors des journées.

Abdou DIOP

En ce quatrième vendredi du temps de carême, notre chronique la Marche vers Pâque vous propose une réflexion sur la mi-carême. La mi-carême est une vieille tradition, issue du Moyen âge, qui permettait aux chrétiens de marquer une pause dans les privations et le jeûne qui accompagnent généralement la période du Carême. Elle avait lieu le troisième jeudi de Carême, vingtième jour, à compter du premier jour de Carême, le Mercredi des Cendres, en évitant de prendre en compte les dimanches et en rajoutant les trois premiers jours de la semaine. C’est année, c’est donc le 23 mars 2017. Il s’agit d’une « mi-temps » qui aboutit au « Dimanche Laetare », quatrième Dimanche de Carême. Une occasion de faire le point sur le chemin parcouru et les résolutions prises au début.

A la mi-carême, les chrétiens pouvaient manger à nouveau, après les festivités du mardi-gras, les œufs qui ne se conservent guère plus de 20 jours. Une belle occasion, à une époque où les réfrigérateurs n’avaient pas encore fait leur apparition, pour vider les réserves en « mangeant gras ». On imagine facilement la joie qui se lisait sur certains visages marqués par vingt jours de privation.

Au quatrième dimanche de la montée vers Pâques, célébré trois jours après, soit le 26 mars prochain, la liturgie est également marquée par une pause. Les vêtements aux autres ornements liturgiques sont au rose (là où il en existe encore). Le violet, couleur de pénitence, est rangé et mis de côté pour faire place à la couleur rose (mélange de violet et de blanc), couleur de l’aurore, plus apte à faire entrevoir la joie qui se prépare. Dans certains lieux de culte, on peut se remettre à jouer avec les instruments de musique dont l’usage est suspendu pendant le Carême.

L’Eglise « donne droit » alors à ses fidèles à une pause bien joyeuse pour leur permettre de se « rafraîchir » et de « souffler » avant d’entamer une seconde période des divers et rigoureux pénitences et sacrifices plus intense. C’est le « Dimanche Laetere ». En effet, le quatrième dimanche de Carême est ainsi traditionnellement désigné. Une dénomination qui évoque les premiers mots de l’antienne d’ouverte de la messe de ce jour : « Réjouissez-vous ». Eh oui, une pause festive et joyeuse en plein Carême.

Seulement, il ne s’agit pas d’une joie mondaine. Le motif de cette joie se trouve, certes, dans la célébration des fêtes pascales qui approchent. Pâques, la rencontre avec le Ressuscité n’est plus loin, c’est dans une vingtaine de jours. Mais la raison fondamentale de cette joie est surtout exprimée dans les textes de la liturgie du jour. A travers l’évangile de la guérison de l’aveugle de naissance (Jean 9, 1-41), Jésus se présente comme celui qui guérit l’homme de toutes ses cécités, pour lui offrir une nouvelle vision de la vie, de la famille, de sa relation avec les autres, de sa capacité à pardonner, de sa fragilité, de la maladie et la mort. Il l’invite à voir tout cela avec les yeux de Dieu! C’est la joie de la lumineuse rencontre avec le Jésus qui apporte sérénité, paix et salut.

Cette joie est donc celle de ceux qui cherchent Dieu de toutes leurs forces et veulent « imiter la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde ». Elle est engageante et lourde d’implications. Voilà ce qui fait dire à Saint Paul : « Jadis vous étiez ténèbres mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur; conduisons-vous en enfants de lumière; car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité » (Éphésiens 5, 8-9). Cela me fait penser à la jeune fille aveugle dans le drame de Paul Claudel, « Le Père humilié », qui disait à un chrétien : «Vous qui voyez, qu’avez-vous fait de la lumière ?».

Enfin, cette joie est toute pure, toute belle et toute sainte, parce que purifiée par un véritable esprit de conversion et de pénitence. Dans l’oraison finale de la messe du quatrième Dimanche de Carême, le prêtre proclame : «Dieu qui éclaire tout homme venant dans ce monde, illumine nos cœurs par la clarté de ta grâce : afin que toutes nos pensées soient dignes de toi, et notre amour, de plus en plus sincère ».

Comment donc ne pas mettre à profit cette pause de la mi-carême pour faire un point rapide des résolutions de Carême. Où en sommes-nous dans notre marche vers Pâques ? Où en sommes-nous dans cette ouverture au don de la Parole et à l’autre comme don ?
Saint temps de Carème
à tous !

Par abbé Roger GOMIS

Dans un contexte de trouble et de violence religieuse, le message de Cheikhna Cheikhna Cheikh Saad délivré il y a plus de 100 ans, reste d’une remarquable actualité. Il ressort d’un colloque international ouvert hier et consacré à son discours que le saint homme a, de son vivant, préféré la paix à la « Jihad » (guerre sainte).

Dans un contexte de trouble et de violence religieuse, le message de Cheikhna Cheikhna Cheikh Saad délivré il y a plus de 100 ans, reste d’une remarquable actualité. Il ressort d’un colloque international ouvert hier et consacré à son discours que le saint homme a, de son vivant, préféré la paix à la « Jihad » (guerre sainte).

« Celui qui prend les armes s’éloigne de la vertu ». Ainsi, parlait Cheikhna Cheikh Saad Bou, la figure la plus illustre de la Khadriya dans la Sénégambie et en Mauritanie.

A l’initiative de l’association « Sadikhina Wa Sadikhate » et le département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), un colloque international se tient depuis, hier, à Dakar dans le cadre de la célébration du centenaire de la disparition du saint homme sur : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad Bou (1848-1917) ».

Cette commémoration, selon le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Ucad, offre aux spécialistes des sciences sociales, aux historiens en particulier, l’opportunité de revisiter cette période de rupture majeure dans l’histoire de la Sénégambie qu’est la fin du 19e et le début du 20e siècle marquée par l’accélération et l’achèvement de la conquête coloniale de l’Afrique. « Cheikhna Cheikh Saad Bou a apporté une des réponses les plus inédites à l’époque et qui reste aujourd’hui encore d’une remarquable actualité », a-t-il souligné. En effet, il a développé une opposition radicale au « jihad », non dans le principe mais au regard de la conjoncture, du contexte et des rapports de force. « Mais, le saint homme n’en a pas moins négocié le respect de l’autonomie religieuse des sociétés musulmanes face aux velléités d’immixtion intempestive de la colonie », a précisé le Pr Ibrahima Thioub.

Réflexion critique
A l’en croire la fameuse lettre du Cheikh à son frère Ma El Ainin, initiateur d’un «jihad» parti du Maroc, est un chef-d’œuvre de fidélité à la doctrine de la « Fadiliya » en matière de guerre sainte. Il y a construit un solide argumentaire adossé sur des références historiques précises dans l’expérience de l’Islam.

Pour sa part, le Pr Babacar Guèye, directeur de l’Enseignement supérieur, a souligné que ce colloque s’inscrit dans la logique d’un Islam tolérant, comme le prônent les confréries. « Nous sommes dans une période extrêmement trouble où plusieurs discours déviants sont faits au nom de l’Islam. Et cela s’accompagne avec de la violence. C’est donc une très bonne chose que les porteurs de la tradition rencontrent les universitaires. Ce dialogue ne peut être que fécond au profit de la paix et de l’amour entre les peuples », a-t-il estimé avant d’ajouter que « ce colloque participe aussi à l’animation scientifique, culturelle et religieuse des 100 ans du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bou et permet de porter le regard des sciences sociales sur la trajectoire d’un homme d’une si grande envergure ».

Selon lui, la première de ses vertus est la culture et l’amour de la paix au nom de l’humanité. « Il n’a eu de cesse, fidèle aux enseignements des maîtres, d’enseigner à ses contemporains que celui qui prend les armes, s’éloigne de la vertu », a appuyé le Pr Guèye. A son avis, aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri des formes multiples de violence, nourries par l’usage de plus en plus de technologies sophistiquées adossées à des idéologies d’exclusion et de stigmatisation. Et au cœur des conflits et des controverses, le religieux est instrumentalisé par des forces obscures qui mettent en danger le don de Dieu qu’est la vie.

L’utilité des confréries
« A cette tentation permanente de triomphe de la barbarie sur la civilisation, l’arme la plus efficace reste assurément l’éducation. En cela, les confréries religieuses restent un modèle à offrir à l’humanité. Le message des pères fondateurs, dont celui de Cheikhna Cheikh Saad Bou, n’a eu d’autre visée que de donner des repères sûrs à la jeunesse. Ce patrimoine moral est contenu dans des œuvres de haute qualité léguées par les lettrés musulmans et transmis de génération en génération », s’est félicité le Pr Babacar Guèye.

Chérif Mouhamdoul Mamoune Aïdara, petit-fils de Cheikhna Cheikh Saad Bou, a exprimé toute sa joie de se retrouver dans le cercle universitaire où le message de son grand-père est questionné sans aucune complaisance. « En 2007, quand mes disciples sont venus me dire qu’ils souhaitaient faire chaque année une ziarra au village, je leur ai dit que la première chose qu’on doit faire, c’est de profiter du centenaire du Cheikh pour organiser un colloque scientifique afin de mener une réflexion critique sur son message », a-t-il laissé entendre. Selon lui, Cheikhna Cheikh Saad Bou a toujours prôné l’Islam soufi, un Islam de paix et de tolérance. Il a même eu à libérer un prêtre français alors qu’il était sur le point d’être tué.

Ndiol Maka SECK

La 29e édition du pèlerinage interdiocésain de Témento, qui a toujours lieu pendant la troisième semaine du carême, a été célébrée en présence de plusieurs milliers de fidèles venus des régions du Sénégal, mais également des pays limitrophes que sont la Gambie et la Guinée-Bissau.

La 29e édition du pèlerinage interdiocésain de Témento ( région de Sédhiou) a été célébrée en présence de plusieurs milliers de fidèles. L’un des temps forts de ce rendez-vous religieux a été « la venue par le fleuve Casamance de la Vierge » accueillie par les évêques des régions de Ziguinchor et de Kolda, ainsi que le nonce apostolique avant d’être placée sur la stèle érigée à cet effet. « Comme Marie, faisons de nos familles un sanctuaire de prière et de communion » a été le thème développé par le nonce apostolique, Mgr Michael W. Banach, qui a rappelé que Marie est appelée, par l’église, « la reine de la famille ». Selon lui, il faut faire de chaque famille une église domestique et se comporter comme Marie qui a œuvré pour l’unité dans la famille mais surtout pour la paix.

La paix, un mot revenu dans toutes les allocutions. C’est parce que la paix est importante que le lieu saint a été baptisé « Sanctuaire marial Notre-Dame de la paix de Témento ». Selon l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène, la paix doit être vécue dans les familles et les communautés, mais également dans les relations interpersonnelles et interconfessionnelles. La Casamance a besoin de cette paix qui est en train de revenir au grand bonheur des populations. Mais une fois qu’elle sera définitive, Mgr Bassène se demande s’il faut continuer à dire « le sanctuaire de la paix ou alors celui de la grâce ? De son point de vue, il faut maintenir la même appellation « car la paix n’est pas un mot, mais tout un comportement ».

Le gouverneur Habib Léon Ndiaye a, à l’occasion, délivré le message du chef de l’Etat, Macky Sall, qui a toujours la même considération pour toutes les communautés religieuses. Il a sollicité les prières de l’église pour une paix définitive en Casamance. L’ampleur de ce pèlerinage interdiocésain a fait dire à certains que « Témento doit être compris dans le projet de modernisation des cités religieuses » initié par le président Macky Sall. Selon le gouverneur, les pouvoirs publics y réfléchissent.

Malamine KAMARA

Au terme des auditions et confrontations en instruction, les avocats du maire de Dakar, Khalifa Sall, vont déposer une demande de liberté provisoire.

Hier, entre 9 et 13 heures, au Palais de justice, le maire de Dakar était auditionné dans le bureau du juge d’instruction pour les besoins de confrontation. En acte 1, Ibrahima Touré (receveur-percepteur) a été confronté au directeur administratif et financier (Daf) de la mairie, Mbaye Touré et Mamadou Oumar Bocoum, ancien receveur-percepteur placé sous contrôle judiciaire. La deuxième confrontation a opposé Yaya Bodian (agent comptable) et Mbaye Touré avant que ce dernier ne soit confronté au maire Khalifa Ababacar Sall.

Me Elhadji Diouf, un des avocats, explique : « Nous venons d’assister à un film divisé en deux parties. La première partie, c’est Bamba Fall et la deuxième partie, c’est Khalifa Ababacar Sall, tous du Parti socialiste (Ps). Comme je l’ai dit dans ma plaidoirie devant la Chambre d’accusation, c’est la main de Dieu qui est intervenue comme celle de Maradona lors d’une phase finale de coupe du monde ». Selon l’avocat, l’appel contre une décision de refus de mise en liberté provisoire doit être jugé dans le mois de l’appel. « L’appel a été interjeté le 21 février, donc décision devait être rendue avant le 21 mars. Et ils ont statué le 23 mars, après l’expiration des délais fixés par le Code de procédure pénale en son article 187 », a dit Me Elhadj Diouf.

C’est pourquoi, a-t-il souligné, nous avons demandé qu’on libère immédiatement Bamba Fall et Cie car la Chambre n’a pas statué dans le mois. « Les considérations de fonds importent peu dès lors que la loi est violée. Le juge a fixé la date du délibéré au 28 mars prochain alors que l’on n’aurait jamais dû dépasser la date du 21 mars », a dit Me Diouf qui, s’agissant de l’affaire Khalifa Sall, a aussi souligné que « la main de Dieu est intervenue parce que Mbaye Touré et Yaya Bodian ont dit que Khalifa Sall n’a jamais vu de documents et n’a jamais signé ». Selon lui, la confrontation a été bénéfique à Khalifa Sall.

Serigne Mansour Sy CISSE

Réunis en assemblée générale, les cheminots affiliés au Syndicat unique des travailleurs du rail (Sutrail) dirigé par Mambaye Tounkara se sont démarqués de la position des deux autres organisations syndicales de Dakar-Bamako-Ferroviaire (Dbf) que sont le Syndicat autonome des travailleurs du rail et la Fédération des travailleurs du rail qui veulent engager un bras de fer avec les États sénégalais et malien accusés de laisser pourrir la situation de l’entreprise et de ses agents.

« Pour tenter de semer le flou dans la tête des cheminots, le Syndicat autonome des travailleurs du rail et la Fédération des travailleurs du rail ont déclaré que le Sutrail est représenté dans ce gotha de syndicalistes douteux. Il n’en est rien », a d’emblée noté Mambaye Tounkara. Selon le responsable de Sutrail, même si la transition de la résiliation de la concession de Transrail vers la mise en place du schéma institutionnel a connu un retard dans la mise à disposition par les deux États du Sénégal et du Mali des fonds chiffrés à 7,5 milliards de FCfa, il n’en demeure pas moins vrai que les salaires sont bien assurés par les gouvernements.

« Aussi, des efforts sont consentis dans la prise en charge sanitaire et les cotisations sociales », a-t-il ajouté. Malgré toutes ces satisfactions, Mambaye Tounkara reconnaît que « dans le décaissement des fonds d’appui, il y a des lenteurs, surtout du côté du Sénégal ». Selon lui, cette situation déteint sur la remise en état rapide de leur outil de travail au plan technique. « Il urge d’agir pour réparer des locomotives afin de disposer d’au moins 15 machines en bon état, de récupérer des wagons et de restaurer les parties critiques de la voie ferrée entre Tambacounda et Kidira », a-t-il dit avant de demander « une dotation des ateliers en outillages et pièces de rechange indispensables à l’entretien du matériel roulant ».

En syndicaliste averti, Mambaye Tounkara a demandé aux cheminots de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. « Au moment où certains maîtres chanteurs ruent dans les brancards, les gouvernements du Sénégal du Mali sont encore dans les délais de leur engagement », a-t-il précisé. Il a ensuite assuré que « le jour où Sutrail constatera que les États ne sont plus dans la dynamique de leur engagement, il sera le premier syndicat à dire aux travailleurs la vérité et à engager la lutte syndicale ». Mambaye Tounkara a invité les deux gouvernements malien et sénégalais à accélérer la mise à disposition des fonds pour aider à redonner à l’outil de travail un meilleur aspect.

Ayant hérité d’un lourd passif social légué par Transrail, la question sensible du paiement des indemnités de départ à la retraite de dizaines d’agents reste tout de même une situation pénible. « Nous attirons aussi l’attention des autorités sur cette lancinante question », a-t-il lancé.

Mbaye BA

Les actes d’incivisme notés dans le milieu scolaire, les partis politiques et la société civile ont été déplorés par le colonel Antoine Wardini. En visite à Kolda, le directeur du Service civique national est préoccupé par la dégradation des valeurs et le non-respect des symboles de la République.

Le colonel Antoine Wardini a déploré les actes d’incivisme notés dans le milieu scolaire, les partis politiques et la société civile. Selon le directeur du Service civique national, ces comportements traduisent une forte dégradation des valeurs qui fondent notre société. C’est pour inverser cette tendance négative qu’il est passé à Kolda dans le cadre de la mise en œuvre du processus de décentralisation de l’éducation civique. Il est revenu sur la mission dévolue au Service civique national : « éduquer, former et préparer des citoyens responsables, imbus de civisme, respectueux des symboles de la République et actifs dans les tâches de construction nationale ».

Selon le colonel Antoine Wardini, le ministre de tutelle a instruit le Service civique national de faire la promotion de ces valeurs de patriotisme dans tout le pays pour que les citoyens sénégalais s’en imprègnent. « Le président de la République, Macky Sall, soucieux de la paix, de la stabilité et de l’avenir radieux de ce pays, nous exhorte à former les Sénégalais pour les amener à mieux connaître leur pays, à l’aimer et à vénérer les symboles de la République », a souligné le colonel Wardini, qui n’a pas manqué de faire savoir que « l’éducation civique est aussi l’affaire de l’école, de la famille, des autorités religieuses, des journalistes, des autorités administratives, etc. ». Le directeur du Service civique national s’est également adressé aux jeunes tentés par l’émigration clandestine en leur demandant de « rester au Sénégal et de participer aux tâches construction nationale ». Ce point de vue est également partagé par la représentante des gouvernements scolaires de la région de Kolda, Fanta Baldé, qui a déploré, à son tour, le manque de civisme et de conscience citoyenne chez les jeunes. Elle a, salué la multiplicité des pistes dans la recherche des solutions face à ces problèmes.

Mamadou Aliou DIALLO

Les victimes de la coopérative d’habitat « Agir Immo » viennent de lancer un projet à caractère social pour les populations dénommé « Émergence sociale ». L’initiative a déjà enregistré plus de deux mille adhérents dont 500 inscrits pour la diaspora.

Les victimes de la coopérative d’habitat « Agir Immo » ont décidé de relever le défi pour faire face à la spéculation foncière entretenue par des promoteurs privés. Dans cette perspective, elles viennent de mettre esur pied le projet «Emergence sociale». Le but est d’offrir une solution alternative afin que chaque citoyen dispose d’une maison. La coopérative a tenu son assemblée générale en janvier dernier pour impulser un nouveau type projet d’habitat social.

Selon le président du Conseil d’administration de ladite structure, Alioune Badara Guèye, il va falloir revenir sur ce que faisaient la Sicap et la Sn hlm, à savoir les villas à moindre coût. Malgré la baisse des prix des loyer, certains propriétaires de maison en location ont opté pour le contournement de la loi. « L’habitat social doit être géré par les populations elles-mêmes », dit-il. Car, à l’en croire, malgré l’évolution de la vie, il est possible d’offrir aux populations des toits à des coûts peu élevés. « Nous avons l’appui de nombreuses personnes ressources, dont des partenaires techniques et financiers qui nous ont contactés de partout et qui ont promis de nous accompagner dans ce projet social », renseigne-t-il. Les victimes de l’ancienne coopérative « Agir Immo » optent pour un projet d’habitat différent de celui des promoteurs. « Ce projet est ouvert à toutes les bourses sociales et n’entend pas faire du bénéfice, encore moins du business », confie A.B. Guèye, soulignant qu’une mobilisation des populations est entreprise pour une souscription à ce projet. Le président d’« Émergence sociale » soutient que ce sont des logements de moindre coût mis à la disposition des populations surtout démunies, qui vont payer en fonction de leurs ressources. « Nous sommes prêts à mettre la main à la poche afin d’accompagner ce projet de cités « Émergence sociale » pour les populations», assure-t-il.

Cheikh M. COLY

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