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Société & Faits divers (1938)

6.1-Le Prophète et le Coran  sur les traces d’Abraham
Principale source du message islamique, le Coran est la parole de Dieu révélée à Muhammad et transmise de façon absolument sûre. C’est la source dont tous les arguments religieux tirent leur validité. Son premier verset, qui dit : «Lis au nom de ton seigneur qui a crée… », fut descendu au mois de Ramadan de l’an 41 de la naissance de l’Envoyé de Dieu. Son dernier verset est l’objet de deux avis; pour les uns, il s’agit de (5:3) et pour les autres de (2:281)

Le Coran fut révélé progressivement à La Mecque et à Médine pour raffermir le Prophète en le maintenant en contact permanent avec son Seigneur, en lui renouvelant la révélation à chaque occasion. Cette révélation progressive répondait à la nécessaire évolution de la législation et visait à permettre aux compagnons du Prophète de mémoriser le texte sacré. La révélation dura 12 ans et 5 mois et 13 jours à La Mecque, c'est-à-dire de l’an 41 de la naissance du prophète à l’an 53 ; et 9 ans et 9 mois et 9 jours à Médine, c’est-à-dire de l’an 53, à l’année de sa mort. La première partie constitue 19/30 du Coran, et la seconde partie 11/30.
Les différents types de prescription du Coran se présentent comme suit:
1.Dispositions dogmatiques relatives à la foi et à ses composantes.

2.Dispositions morales relatives à ce que l’homme responsable doit acquérir en matière de bonnes mœurs et ce qu’il doit éviter.
3.Dispositions pratiques relatives aux ordres et aux interdits. Ce sont les dispositions législatives et cultuelles qui englobent :
a)Le statut personnel : le mariage, le divorce, la filiation, l’allaitement, la garde des enfants, le testament et la succession. Le nombre des verses de ce chapitre est de 70.
b)Le statut des transactions, contrats d’achat, de vente, de location et  opérations financières, qui comprend également 70 versets.
c) Le code pénal qui traite des crimes et des peines occupe 30 versets.

d) La compétence des juges, la façon dont la justice doit être sollicitée et rendue, des témoignages, des aveux, etc. Le nombre des versets de ce chapitre est de 12.
e) Dispositions constitutionnelles comprenant 10 versets qui traitent du mode de gouvernement et définissent les rapports entre les citoyens et les gouvernants en précisant les obligations et les droits de chaque partie.
f) Dispositions régissant les relations de l’Etat islamique et les autres, les conflits armés, les prisonniers de guerre, les biens saisis à l’ennemi,  les pactes, conventions et trêves, etc. Ce chapitre comprend 25 versets.
g) Dispositions relatives aux affaires économiques et financières qui traitent notamment des recettes et dépenses de l’Etat et des rapports entre gouvernants et gouvernés dans le domaine des finances. Ce chapitre comprend 10 versets.

D’autre part, les statuts du Coran sont de deux catégories : la première consiste en des principes généraux qui requièrent une explication pour pouvoir être appliqués ; la seconde est suffisamment claire et explicite. Celle-là est hiératique quant à ses objectifs et évolutive quand à ses moyens ; celle-ci est statique aussi bien dans ses objectifs que dans ses moyens. Les statuts détaillés portent sur les choses fixes et définitives telles que les dogmes, le culte et le statut de la famille. La seconde catégorie se limite aux principes généraux parce qu’elle porte sur un domaine en constante évolution. Il revient exclusivement aux ulémas de les interpréter à la lumière des exigences de chaque époque. C’est le cas précisément des transactions économiques et financières.
Ce n’est certainement pas sans raison que la plupart des dispositions du Coran sont conçues en des termes généraux. Car la législation requiert la souplesse qui lui permet de s’adapter à la vie en obligeant les ulémas à réfléchir en vue d'apporter des solutions pratiques propices aux problèmes nouveaux. Voilà la raison pour laquelle les dispositions coraniques relatives aux choses évolutives se limitent à des principes généraux qui définissent les objectifs mais n’abordent pas les modalités d'application de façon exhaustive.
Pour mieux nous le faire comprendre, nous allons donner des exemples relatifs aux domaines des transactions, du code pénal et des dispositions constitutionnelles.

Les dispositions concernant les contrats sont conçues dans Coran en des termes généraux de manière à laisser aux ulémas spécialistes de chaque époque le soin de réfléchir à partir des trois principes donnés par le texte coranique, à savoir :
a) La liberté d’établir des contrats, qu’il s’agisse des contrats connus des jurisconsultes anciens ou de contrats nouveaux, si les conditions de validité sont réunies.
b)  Le caractère fortement contraignant des contrats : si le contrat n’implique pas la violation d’une  interdiction, le respect de ses termes devient une obligation.
c) Le statut de l’objet du contrat.. S’il s’agit, par exemple, d’un contrat de vente, son objet doit être susceptible d'être vendu du point de vue du droit musulman. Le vin, la viande porcine ainsi que tout ce qu’on ne possède pas effectivement ne peuvent faire l’objet d’un contrat de vente.

S’agissant  des dispositions législatives, le Coran les divise en deux catégories:
a) Des dispositions claires et définitives : la loi du talion et les peines prévues pour des crimes portant sur des intérêts privés ou publics.La première condition de l’application d’une peine est l’absence de doute, l’accusé étant censé innocent tant qu’il n’est pas jugé et condamné.
b) Des dispositions relatives à des peines dont la détermination est laissée à l’appréciation du cadi, elles concernent tout crime nouveau par rapport aux cinq crimes cités dans Coran et les hadiths, à savoir l’homicide, le vol, l’adultère, la diffamation, la consommation de l’alcool. Les juristes doivent trouver pour les crimes non mentionnés des peines appropriées.

En somme, le Coran  représente la quintessence des messages véhiculés par les religions révélées et reçus du patriarche Abraham que notre livre sacré ne cesse de citer tout au long de ses 604 pages pour évoquer ses éminentes qualités et le donner en exemple pour les bons croyants.

6.1-Le Prophète sur les traces
d’Abraham

Muhammad se considérait comme l’héritier par excellence de la tradition abrahamique, Abraham, étant présenté par le Coran comme le père du monothéisme donné comme modèle dans son attachement ferme à la foi, et dans son courage, son intelligence et sa  détermination.
Toujours-est-il que le peuple du Messager de Dieu avait fortement altéré la foi de son illustre ancêtre et y avaient substitué un polythéisme idolâtrique.La Mecque , berceau du Prophète de l’islam se trouvait être la capitale culturelle des Arabes, donc celle du culte polythéiste. L’opposition entre celui-ci et le nouveau message était si forte que durant les premières treize années de la prophétie de Muhammad, ses adversaires ont tout tenté pour le ramener au consensus tribal.

Le nouveau prophète , issu de la noblesse locale, et  qui avait jouis jusqu’alors d’une belle réputation, commençait à gêner les plus honnêtes des siens. D’une part, parce que tout le monde reconnaissait son honnêteté, son intégrité et sa droiture. D’autre part, parce que reconnaitre son nouveau statut allait entrainer un choc spirituel doublé d’un bouleversement de l’ordre social, voire de la hiérarchie clanique et du système économique.
 Les Pressions psychologique, sociale et  économique s’abattirent sur le noyau de la communauté musulmane naissante en vain. Car le sens de l’honneur, cher à certains proches, ne leur permettait pas , malgré leur rejet de son projet , d’admettre son exclusion totale…

La foi enseignée par Muhammad se voulait simple et claire parce que fondée sur la croyance en un dieu unique et transcendant, Allah. Il fallait croire en Lui et reconnaitre Son unicité dans Son essence, Ses noms et attributs et Lui réserver toutes formes d’adoration prescrites dans le cadre du culte musulman. Il fallait aussi croire en Ses anges , aux livres révélés par Lui, à Ses messagers, au jour dernier et au Destin, bon ou mauvais.
L’adhésion à cette foi devait se traduire par des pratiques sensées établir des liens verticaux et horizontaux.

La prière si chère au Prophète qu’il en fait le fondement de l’engagement qui le lie au croyant, permet d’établir et d’entretenir un contact quotidien entre le croyant et son Maître, donc de servir de monteur spirituel, pourvu qu’elle soit observée avec méditation et concentration. Sa pratique à la mosquée et avec les autres fidèle est un moyen de renforcer la cohésion de la communauté à l’échelle locale.

La zakat, prélèvement obligatoire, sur le surplus des biens du fidèle, est un moyen d’expression de la solidarité communautaire. Elle doit permettre aux membres aisés de venir en aide à leurs coreligionnaires démunis, à la réunion de conditions bien déterminées. Sa bonne application vise en réalité non pas à entretenir les pauvres mais à éradiquer la pauvreté en donnant à ses victimes les moyens de se prendre en charge.

Le jeûne bien observé approfondit l’impact de la prière et sert de moyen de purification morale. Car  il ne se limite pas à son aspect physique qui consiste à se priver de la nourriture et du plaisir sexuel mais s’étend à l’entraînent visant à se maîtriser de sorte à abandonner le mensonge , la médisance , le colportage, la jalousie, la haine pour leur substituer l’honnêteté, l’altruisme, la compassion, la solidarité et le partage.

Le pèlerinage a pour vocation de rassembler le plus grand nombre des musulmans qui en ont les moyens pour deux objectifs essentiels, d’une part se ressourcer au contact des symboles de la foi que sont la Maison de Dieu et la mosquée du Prophète qui abrite son mausolée, et, d’autre part faire la connaissance d’autres coreligionnaires venus des différents coins du globe terrestre. Cette rencontre doit être l’occasion pour les dirigeants, comme pour les dirigés, d’établir différents contacts , en vue de fonder des relations devant rapprocher les peuples de la Umma et permettre aux uns de tirer profit des autres.

 

Les lauréats de la 25ème édition du concours sous-régional de récitation du Coran ont été honorés à Thiès le week-end dernier. La cérémonie a été marquée par la présence, au stadium Lat-Dior de Thiès qui l’a abrité, des vaillants représentants du Sénégal au récent concours international de récitation du Coran en Malaisie : Mouhamed Moujtaba Diallo et Mame Diarra Ngom revenus au bercail auréolés de gloire.

La cérémonie de remise des prix du concours sous-régional de récitation du Coran a été une occasion pour l’organisateur, Serigne Ahmet Saloum Dieng, de plaider la cause de l’organisation, par le Sénégal, d’un concours international à l’image des autres pays de la Oumma islamique. Le président de l’Union de la jeunesse musulmane sénégalaise a invité les autorités étatiques à étudier cette éventualité. Il a défendu qu’un « concours international organisé au Sénégal contribuerait non seulement à rehausser le niveau de rayonnement de l’éducation religieuse mais surtout sera une belle occasion de faire découvrir aux jeunes sénégalais les facettes de la pratique et l’assimilation du Coran à travers différentes nationalités de la Oumma islamique ». Pour Ahmet Saloum Dieng, « il convient aujourd’hui de travailler à une meilleure vulgarisation du contenu du saint Coran, notamment chez ces jeunes en organisant de manière régulière ces genres de concours de récitation du Coran pour mieux forger les musulmans imbus des valeurs de paix et de solidarité islamique ». Le président de l’Union pour la jeunesse musulmane sénégalaise n’a pas manqué de magnifier les efforts entrepris par le Président Macky Sall à travers son programme de modernisation des cités religieuses pour ainsi encourager la maîtrise du Coran et la pratique de l’islam.

L’édition 2017 du concours sous-régional de Thiès a fait découvrir de nouveaux talents sur les pas de Mouhamed Moujtaba Diallo et Mame Diarra Ngom. Il s’agit de Sokhna Aïssatou Assane Guèye de Thiénaba qui s’est distinguée en remportant le 1er prix dédié à la mémorisation complète du Coran. Elle est suivie du jeune Mohamed Ndiaye qui a remporté le concours de la deuxième section qui a consisté à mémoriser le Coran de moitié et Mame Fama Guèye venue d’un « daara » de Louga qui a mémorisé le quart du Coran. Enfin, pour la quatrième section, dite de culture générale, le 1er prix est allé à Abdourahmane Seck de la Fédération des associations islamiques du Sénégal. Tous ont été primés à la hauteur de leurs prestations et ont reçu de nombreux lots en même temps que les autres candidats bien classés dans toutes les sections. Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum, défunt Khalife général des Tidiane, a été choisi comme parrain de cette 25ème édition du concours sous-régional de récitation du Coran avec comme invité d’honneur le journaliste El Malick Seck. Plusieurs personnalités, dont le gouverneur de région, Amadou Sy qui a salué la constance des initiateurs ayant permis la pérennisation du concours, l’Ambassadeur de la Palestine et des guides religieux ont assisté à la cérémonie qui a connu un succès grâce à la contribution et l’appui financier et matériel d’organisations religieuses et associations islamiques ainsi que des acteurs politiques.

Mohamadou SAGNE

La journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogue est célébrée hier au centre Jacques Chirac sous l’égide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) et du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild). Cette année, le thème choisi porte sur « l’écoute comme stratégie de prévention ».

La journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues met l’accent cette année sur la nécessité pour les parents, les enseignants les professionnels en prévention, les décideurs politiques et les jeunes eux-mêmes à développer leurs capacités d’écoute face au fléau de l’usage des drogues. C’est la raison pour laquelle, élèves, parents, étudiants, mouvements associatifs, élus locaux et tous les autres acteurs concernés par le thème se sont mobilisés pour relever ensemble ce défi. Représentante régionale adjointe de l’Onudc à Dakar, Chantal Lacroix, considère que la célébration de cette journée internationale est cruciale en ce sens qu’elle célèbre, d’une part, la lutte contre l’usage de drogues et, d’autre part, contre le trafic de drogues à travers le monde. Elle a magnifié le travail abattu par le Sénégal dans le domaine de la lutte contre la drogue. «Le Sénégal a montré qu’il était pionnier dans la lutte contre l’abus et le trafic de drogues et, aujourd’hui, l’Onudc souhaite saluer les efforts du gouvernement sénégalais pour toutes les actions qu’il a posées à ce jour», a-t-elle soutenu. Elle est d’avis que l’ouverture du Centre de prise en charge intégrée des addictions (Cepiad) en 2015 comme premier centre de ce genre en Afrique de l’ouest a été une décision marquante prise au Sénégal. «Depuis, le Sénégal a poursuivi ses efforts, appuyé par une volonté politique essentielle énoncée en la personne du président de la République lors du conseil des ministres du 13 juillet 2016. Nous nous retrouvons aujourd’hui pour célébrer toutes ces avancées», ajoute-t-elle en félicitant le Cild pour l’annonce du plan stratégique national de lutte contre la drogue pour le mois de juillet. Représentant du Cild, le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, Matar Diop, a affirmé que dans le cadre de la lutte contre la drogue, il y a une combinaison entre la prévention et la répression; histoire de rendre plus efficace le combat contre ce fléau. La célébration de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues a été mise à profit pour lancer le 20ème rapport mondial sur les drogues. Le rapport est conçu pour améliorer la compréhension du problème mondial de la drogue et à favoriser une plus grande coopération internationale pour contrer son impact sur la santé et la sécurité.

Abdou DIOP

5.10-Le Prophète avec ses hôtes
Les grands hommes se distinguent par la générosité dans l’hospitalité. Les Arabes se targuaient de surpasser toutes les nations de la terre dans qualité de l’accueil qu’ils réservaient à leurs hôtes. Muhammad enseignait que les valeurs positives de l’époque antérieure à l’islam les demeurent et que ceux qui en étaient les porteurs deviennent , une fois convertis à l’islam, parmi ses meilleurs adeptes. Nous l’avons entendu dire à propos de sa participation à une coalition juste créée avant sa réception du message divin que si c’était à refaire, il l’aurait fait encore.

Chaque fois qu'un hôte arrivait chez lui, il lui réservait la meilleure hospitalité. Les mots de bienvenue qu’il adressait à ses hôtes étaient accompagnés d’un inimitable sourire, de gestes expressifs et de questions amicales portant sur la situation personnelle, celle de la famille et du pays de provenance.

Dans le traitement qu'il réservait à ses hôtes, le Prophète veillait soigneusement à ménager leurs sentiments, même quand leurs comportements sortaient de l’ordinaire. Lors de son mariage avec Zaynab, il donna à son domestique , Anas ibn Malick, l'ordre d'inviter des hommes qu'il cita nommément en plus de tout autre personne qu'il rencontrerait . Anas s'exécuta et la maison fut vite pleine de monde. Les convives mangèrent bien des repas préparés dans le cadre de la cérémonie. Après quoi certains quittèrent les lieux tandis que d'autres s'installèrent pour se livrer à d’interminables conversations. Anas était gêné en raison du retard de leur départ. Quant au Prophète, il prit congé de ses commensaux. Plus tard, Anas alla lui annoncer le départ de ses derniers invités.

C'est à cette occasion que fut révélé ce verset du Coran: «Ô vous qui croyez! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité..» (Coran,33:53).Ce verset riche en enseignements règlemente la conduite que tout invité ou visiteur doit tenir, à savoir venir à l’heure mais pas avant l’heure et partir au moment opportun et éviter tout acte ou propos de nature à gêner l’hôte ou ses autres invités.

La générosité du Prophète, sa noblesse de caractère le poussaient à privilégier les hôtes pauvres mais pieux à l'instar des pensionnaires de l'Auvent qu'il avait l’habitude d’inviter chez lui.
Quand le Prophète recevait un hôte, il lui offrait de l'hospitalité en fonction de ce qu'il possédait. Quand il n'avait rien, il exhortait ses compagnons à prendre en charge son hôte. Mieux, il faisait de ce type de solidarité une manifestation de l’assimilation de la foi : «Que celui qui croit en Allah et au jour dernier donne à l'hôte son dû.» L’hospitalité fondée sur la tradition prophétique a une durée minimum d’un jour, et une autre maximum de trois jours….

94,5 mm de pluies sont tombés sur la ville de Tambacounda et l’apport en amont de 150 mm à Boynguél Bamba, dans le département de Goudiry sur la Route nationale N°6, ont fait déborder la rivière Mamacounda qui divise la ville en deux. Tel est le spectacle qui s’offre aux populations. Suffisant pour mettre tous les riverains de cette vallée morte dans le désarroi avec plus de 14 petits ruminants emportés, des maisons inondées et ainsi que des pans de murs effondrés dans les quartiers de Dépôt Gounass, Camp Navétane, Kalboura. Même le nouveau pont de Gouye en construction a été emporté par les eaux. Au quartier Pont, un enfant de 10 ans est tombé dans une fosse et a perdu la vie.

C’est vers 2 heures que les premières gouttes ont commencé à tomber sur la ville pour s’arrêter vers 3 heures. Ensuite c’est à 5 heures que la grosse pluie est venue drue sans arrêt jusqu’au petit matin, prenant en otage toutes les maisons le long du Mamacounda. Avec l’apport des eaux venues en amont, ce sont des trombes d’eaux qui dévalaient cette rivière qui divisent la ville en cinq. Les huit ponts installés sur la rivière avait même vu leurs margelles englouties. Le décor était imaginable. La ville était coupée en deux avant que les hauteurs d’eau ne chutent. Le pont en finition au quartier Gouye a simplement était emporté par la furie des eaux. Il y a plus de 14 petits ruminants qui n’ont pas put être sauvés. Des pans de mur se sont affaissés, des maisons envahies par les eaux, laissant de nombreuses familles dans la rue. Au final, c’est la quasi-totalité des maisons riveraines de la vallée morte du Mamacounda qui sont envahies par les eaux.

Vers 13 heures, au moment où les sinistrés et autres boutiquiers ou magasiniers installés le long de l’avenue Léopold Sedar Senghor avaient fini de sortir leurs bagages pour les sécher, une autre pluie s’annonce et pousse ce beau monde à remballer. C’est aussi à ce moment qu’au quartier Pont 3, un jeune élève de dix ans, sorti pour se laver sous la pluie, se retrouva dans une fosse. Lorsque son oncle tenta de l’extirper, il était trop tard. Il a perdu la vie dans les eaux.

Pape Demba SIDIBE

L’opérateur de téléphonie mobile Tigo a offert un important don composé de vivres, de couches, de produits laitiers infantiles et autres matériels de première nécessité à la pouponnière « Vivre Ensemble » de Mbour. Ce don a été remis, selon un communiqué de presse, à l’occasion de la visite d’une délégation de Tigo, avec une forte représentation de femmes, aux enfants de la pouponnière « pour leur apporter un sourire et de l’espoir ». Selon Mme Joyce Sagoe Gotta, directrice Marketing de Tigo citée par le document reçu à notre rédaction, « par ce geste, Tigo souhaite soutenir et encourager la fondatrice de la pouponnière, Mme Buron-Millet et son équipe dans cette noble mission et ce travail rigoureux qu’ils accomplissent au quotidien. C’est aussi notre manière d’aider les communautés défavorisées ». Tigo s’est « engagé à continuer la sensibilisation auprès de ses employés pour des parrainages volontaires d’enfants de la pouponnière ». L’équipe de la pouponnière a « exprimé sa gratitude à Tigo et a promis de faire bons usage des dons faits au profit des enfants ». La pouponnière « Vivre Ensemble » de Mbour est un lieu d’accueil provisoire du tout-petit enfant privé de sa maman.

Mb. S. Diakhaté

5.9-Le Prophète avec les malades
Le Prophète tenait à ce que les malades ne se sentissent pas seuls et exhortait les bien portants à leur rendre visite et à se mettre à leur service. Il avait l’habitude de demander les nouvelles des absents et , chaque fois qu’on lui apprenait que l’un d’entre eux était tombé malade, il se rendait à son chevet dès que possible et exhortait les autres à en faire de même, cela étant un droit que tout musulman doit à son coreligionnaire.

Ses visites avaient un apport psychologique inestimable, vu le sentiment de réconfort et d’assurance que sa présence inspirait. Il donnait des conseils, formulait des prières et contribuait aux soins. On a rapporté de nombreux cas dans lesquels une amélioration soudaine de l’état de santé du malade résultait de sa présence.
Il y a une multitude de traitements qu’il administrait. Les uns relevaient de l’expérience traditionnelle, d’autres lui étaient inspirés par Allah. Le tout a été recueillis et conservé, d’où ce qu’on appelle la médecine prophétique ou médecine musulmane.

Il utilisait souvent le miel dont le Coran évoque la triple  vertu préventive , curative et nutritive. Il est certain toutefois que le livre saint a voulu inciter les scientifiques à étudier ce produit afin de découvrir ses spécificités et les meilleurs moyens  d’en faire un usage  utile.

Quand l’un de ses compagnons apprit au Messager d’Allah que son frère était malade, il lui donna l’ordre de lui faire boire du miel. Interrogé plus tard sur l’état de santé du malade, son frère dit que son état ne faisait que s’empirer! Sûre de la vertu attribuée par Allah au remède en question, le Prophète réitéra son premier ordre et le malade finit par guérir.
La tradition islamique nous rapporte que l’Envoyé d’Allah intervenait personnellement dans certains cas. Il demandait que certains malades fussent transportés vers sa mosquée et suivait attentivement leur cas. Quand il trouvait un cas désespéré et quand Allah lui avait appris que le malade ne guérirait pas, il donnait à l’intéressé le conseil le plus approprié.

C’est ainsi qu’il donna à Saad ibn Abi Waqqas un conseil à propos du testament qu’il devait faire. Le malade était riche et n’avait pour hériter que deux filles et pensait pouvoir consacrer l’essentiel de sa fortune à des oeuvres de charité. Ici, le Prophète lui apprend que « charité bien ordonnée commence par soi-même » et que le meilleur acte de bienfaisance est celui qui profite aux plus proches. Laisser des hérités riches au lieu de leur faire courir le risque d’avoir à solliciter d’autres l’empote sur le testament qui ne saurait bénéficier qu’à des non héritiers. Encore que, en aucun cas, le testament ne doit pas dépasser le tiers de la succession après le paiement de des dettes.

Voici quelques exemples qui illustrent le comportement du Prophète envers les malades. Puisqu’il considérait la maladie comme une épreuve pouvant purifier celui qui l’endure dignement, il disait :«L'épreuve ne quitte le fidèle  avant de le laisser marcher sur terre sans péché.» Quand il se rendit au chevet d'Oum Chaib  et l'entendit insulter la fièvre, il lui dit: «N'insulte pas la fièvre car elle efface les faux pas des humains de la même manière que le feu affine le fer.» A peine termina –t-il ses propos que la patiente retrouva la quiétude et la sérénité.

Au cours de son pèlerinage d’adieu, Il rassure  Saad ibn Abi Waqqas, mourant,  que sa mort à La Mecque, ville qu’il avait quittée pour émigrer vers Médine, n’invalide pas sa première intention de ne plus s’y installer. Quand il se rendit au chevet de Zayd ibn al-Arquam soufrant d'une affection aux yeux, la visite apporta  joie et  soulagement  au malade.
Quant à  Saad ibn Mouadh , blessé lors de l’invasion des Coalisés, il le soigna personnellement après l’avoir installé dans sa mosquée pour pouvoir le surveiller en permanence. Aux soins matériels, il ajoutait une prière ainsi formulée: «Efface le mal, ô Maitre des humains! Guéris car tu es Le Guérisseur. Point de guérison en dehors de la tienne qui ne laisse aucune maladie derrière elle.» .

Les visites qu'il rendait aux malades n'étaient pas réservées  à ses compagnons car il les étendait aux non croyants,  conscient comme il l’était que la compassion envers un souffrant était un moyen de le soulager. Inversement, l’abandon du malade de la part de ceux qui devraient être les premiers à s’occuper de lui peut aggraver son malheur….

Après la première Chaîne YouTube d’éducation à la paix en Afrique (Educating for Peace), Timbuktu Institute, avec le soutien du bureau régional de l’Unesco, a lancé « Sahel Education 2030 », une plateforme régionale d’éducation aux droits humains et à la non-violence destinée aux jeunes élèves du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal dans le cadre de sa stratégie préventive.

La cérémonie de lancement a eu lieu hier au Cem Joseph-Félix Corréa de Guédiawaye, avec la participation des autorités nationales, des représentants des pays concernés, du bureau régional de l’Unesco et de la communauté éducative en partenariat avec la coordination des gouvernements scolaires regroupant les élèves des départements de Pikine et de Guédiawaye. La cérémonie était rehaussée par la présence du corps diplomatique accrédité à Dakar, notamment l’ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella, le représentant de l’ambassade du Japon, une forte délégation de l’ambassade de France venue représenter Jean-Christophe Bigot, Mme Alice Comte du projet européen de prévention de l’extrémisme violent, le premier conseiller de l’ambassade du Niger, Abdou Salifou.

L’ambassade des Etats-Unis qui accompagne Timbuktu Institute dans le cadre du projet Educating for Peace ainsi que la représentation diplomatique du Maroc ont été également représentées à cette cérémonie. En présence de Dr Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, coordonnateur de l’observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique, Steve Cockburn, directeur adjoint d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a fait une allocution sur « le rôle de l’éducation aux droits humains et à la citoyenneté pour la paix au Sahel ». Il a ainsi sensibilisé les élèves sur la nécessité d’être vigilants face à la montée de l’extrémisme chez les jeunes. Bakary Sambe a beaucoup insisté sur la nécessité d’appuyer le travail de prévention mené par l’Etat du Sénégal et les gouvernements de la sous-région.

Abdou DIOP

Trente-deux (32) des 38 manifestants arrêtés lors des échauffourées du marché Ocass de Touba ont été déferrés, dans la soirée d’hier, à Diourbel, après une garde à vue de 48 heures dans les locaux de la police de Touba. Poursuivis pour trouble à l’ordre public, vandalisme et destruction de biens publics, ils ont passé, avant-hier, une autre nuit à la police centrale de Diourbel. Hier, les 32 manifestants arrêtés ont obtenu une liberté provisoire un peu avant 14 heures, après s’être présentés à la barre du tribunal de Diourbel. Les 22 majeurs seront jugés le 29 juin prochain et les 10 mineurs le 17 juin pour les faits qui leur sont reprochés. Pour rappel, les hommes du commissaire Modou Mbacké Diagne ont effectué une intervention suite à un appel au secours des éléments de « Safinatoul Aman ». Ces derniers ont été  agressés par des badauds et commerçants ambulants du marché Ocass, suite à l’intervention musclée d’une personne qui se réclamait de leur service. Il y a eu des échauffourées au cours desquelles une arme à feu a occasionné des blessés. Les éléments de la police ont ainsi procédé à l’arrestation de 38 individus qu’ils ont gardé à vue pendant 48 heures. L’enquête a permis de libérer 6 personnes à Touba, avant le déferrement des 32 autres au commissariat de police de Diourbel. Les 4 blessés ont été évacués à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni.

Mamadou DIEYE

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la veuve et de l’orphelin, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne préside une cérémonie commémorative au Grand Théâtre. Cette rencontre est à l’initiative de la Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe) qui a choisi le thème : « Solidarité et assistance sociale en faveur de la veuve dans le Pse ». Cette journée décrétée par l’Assemblée générale des Nations Unies sera une occasion pour la Rampe « d’amener les décideurs politiques et économiques à davantage prendre en considération ces catégories vulnérables qui méritent une réinsertion sociale par des appuis constants », note un communiqué. La Rampe considère que « marginalisés dans les programmes d’aide, parfois invisibles dans les statistiques des gouvernements, non pris en compte par les associations de la société civile et les Ong, les veuves et les orphelins subissent des conditions de vie drastiques, subissent des maltraitances et sont objet de violations des droits de l’homme qui ankylosent leur participation au développement de leur pays et de l’humanité en général ».

Mbaye Sarr Diakhaté

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