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Société & Faits divers (1785)

Le centre de recherches Timbuktu, en partenariat avec Movida et la Fondation Konrad Adenauer (Fka), a organisé, jeudi dernier dans les locaux de la Fka, un colloque international sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires.

S’articulant autour du thème « Religions et migrations. Construire ensemble par les mobilités religieuse », ce colloque international tenu au sein des locaux de la Fondation Konrad Adenauer a été une occasion pour des enseignants-chercheurs comme Bakary Sambe et Marie Brossier de réfléchir sur les questions migratoires sous le prisme de la religion. Un débat scientifique sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires analysées sous l’angle des nouvelles configurations géopolitiques et de la mondialisation. « Ceux qui élaborent les politiques publiques doivent travailler avec le monde de la réflexion et de la conception pour que les décisions prises dans les grandes instances internationales reflètent nos réalités qui, parfois, sont construites à travers les médis et les imaginations », a défendu M. Sambe. Selon lui, la migration ne doit pas être criminalisée mais inscrite au centre des convergences et de dialogue des civilisations.

De l’avis de l’auteur de « Diasporas de la Tjanyya : modes de socialisation et stratégies de recomposition en Europe et aux Etats-Unis », les stratégies de recomposition des communautés étrangères en Europe relève d’une volonté de socialisation dans un cadre d’immigration où ils ont en face la politique d’assimilation et d’intégration basée sur la question laïque mais aussi face à un autre islam qu’ils n’ont pas l’habitude de pratiquer. En effet, il a soutenu que la présence des communautés confrériques restructure le rapport que les autorités européennes ont vis-à-vis de l’islam et le sophisme un peu caricatural.

Le sahel, une zone de formation historique
En effet, dans cette réflexion globale et interdisciplinaire autour de la migration interprétée en dehors du prisme des défis sécuritaires avec comme images des migrants porteurs de radicalisme et de réseaux criminels, Marie Brossier, enseignante-chercheuse canadienne, s’est intéressée aux trajectoires d’éducation et d’engagements politiques des Arabisants au Sénégal. D’après ses recherches, elle déduit que ces anciens étudiants, migrants académiques, revendiquent une trajectoire spécifique. « Cette trajectoire accompagnée d’une identité transnationale à travers le Sahel relève d’une triple identité, à la fois linguistiques, biographique et une plus épistémique », spécifie-t-elle. Selon elle, ceci révèle la profondeur historique de ces migrations qui sont les fruits de coopération entre l’Etat sénégalais et les pays arabes comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte…, des formats institutionnels non étatiques pour le recrutement d’étudiants vers les pays arabes.

Leurs parcours obstrués contenus dans certains secteurs s’accompagnent, selon elle, d’un lobbying éducationnel qui a consisté à militer publiquement pour développer certaines réformes systématiques. « Dans les années 2000, le président Wade a accédé à leur demandes sur l’enseignement religieux en créant des écoles franco-arabes. Des acquis confirmés par son successeur et qui leur ont valu des positions symboliques », affirme-t-elle.

Marame Coumba Seck

Un pas vient d’être franchi dans la prise en charge des femmes et des enfants vivant dans la souffrance. En effet, l’Association «Unies Vers’elle Sénégal », en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé une soirée de gala au profit de la « Maison rose » samedi dernier.

La prise en charge intégrale des enfants et des femmes en souffrance préoccupe le Fonds monétaire international (Fmi). L’institution, en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé, samedi dernier, la deuxième édition de sa soirée de gala au profit de la « Maison rose » à travers l’Association « Unies vers’elle Sénégal ».

Implantée au quartier de Médina Gounass dans la ville de Guèdiawaye, la « Maison rose » accueille des femmes violées, celles qui vivent l’inceste, celles qui sont battues, celles qui endurent toutes les souffrances physiques et psychologiques, des jeunes filles qui portent des grossesses non désirées, maltraitées, celles qui fuguent, etc. « Depuis maintenant 09 ans, nous avons posé nos pierres les unes après les autres, construisant aujourd’hui un bel édifice consacré à la souffrance des femmes, des jeunes filles, des enfants et des bébés », déclare la fondatrice de l’Association « Vers’elle Sénégal ». Pour Mona Chasserio, l’objectif de son association dont dépend la « Maison rose » est d’aider ces couches vulnérables à retrouver goût à la vie et d’éveiller leur capacité d’exister, de comprendre, d’analyser et de développer leur intelligence. « C’est le lieu de magnifier l’appui du Fmi qui, depuis ces dernières années, met son énergie à la cause des femmes et des enfants qui vivent dans la désespérance face à un monde économique qui a du mal à les intégrer dans leurs programmes », soutient-t-elle.

Avec sa philosophie d’accompagnement dénommée « De la rue à l’envole », 786 enfants de moins de 18 ans dont 274 filles et 472 garçons sont accueillis à la « Maison rose » et à l’espace « Yaakaru Guneyi ». Ces deux locaux de l’association ont aussi accueillis 64 femmes de plus de 18 ans, enregistrés 26 naissances et 79.946 prises en charge nutritionnelles ont été effectuées, entre autres actions.

Selon Mona Chasserion, la mise en place du Centre « Yaakaru Guneyi » vient en appoint à la prise en charge des enfants de la rue et des talibés. Le représentant résidant du Fmi au Sénégal, Boileau Loko, s’est réjoui de la réussite de cette soirée. « Le but n’est pas seulement de mobiliser des ressources, mais plutôt de renforcer la sensibilisation des populations. La femme constitue le pilier de toutes les sociétés du monde. C’est pour ces raisons que nous magnifions notre partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal », souligne-t-il. Aussi, a-t-il lancé un appel pour la pérennisation de cette soirée au profit de la « Maison rose ». Présidant la soirée au nom du ministre Amadou Bâ, le secrétaire général Cheikh Tidiane a salué l’élan de solidarité qui caractérise cet événement, non sans réaffirmer l’accompagnement du ministère.

Tata SANE

« En ratifiant la Convention n°189 de l’Oit, l’Etat du Sénégal pourrait régler décisivement le problème du traitement dégradant des travailleurs domestiques et gens de maison. C’est la conviction forte exprimée, samedi dernier, par Aliou Thiandoum, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs domestiques et gens de maison (affilié à la Cnts), au cours d’une conférence publique.

Réuni autour du thème: « quelles sont les problèmes et les stratégies à mener pour la ratification de la Convention n°189 de l’Oit relative au travail domestique », le public, à majorité féminine, de gens de maison et de domestiques membres de deux Syndicats affiliés à la Cnts et à l’Unsas, a été tenu en haleine par Aliou Thiandoum. Le patron du Syndicat national des travailleurs domestiques et gens de maison a fait un plaidoyer sur l’amélioration des conditions de travail et d’existence de cette catégorie de travailleurs braves mais peu considérés par leurs employeurs. Selon M. Thiandoum, « en ratifiant la Convention n°189 de l’Oit, l’Etat du Sénégal pourrait, par voie législative, suppléer à l’absence de Convention collective régissant les travailleurs domestiques et gens de maison en alignant leurs conditions de travail (horaires de 40 heures hebdomadaires, congés de maternité, conditions de rupture des relations de travail, santé et sécurité) aux dispositions minimales du Code du travail ».

Aliou Thiandoum a défendu « qu’on rendrait justice à cette catégorie de travailleurs », avant de d’élever ce débat en thème de campagne pour les prochaines élections législatives. « Notre syndicat se propose de soutenir des candidats au prochain scrutin qui seraient prêts à porter cette convention comme proposition de loi pour la prochaine législature », a-t-il affirmé.

A sa suite, la présidente du Réseau africain des travailleurs domestiques, Mme Asmaou Bah Doukouré, venue expressément de Conakry, a invité le gouvernement du Sénégal à « améliorer la législation » à travers le respect d’un salaire minimum, des heures de travail, la protection sociale, l’application des lois et règlements, l’amélioration des visites de contrôle des Inspections du travail et la fourniture de programmes et de développement pour les travailleurs domestiques.

De son côté, le conférencier M. Fall a rappelé que seuls trois Etats africains (Zambie, Tanzanie et Guinée) ont ratifié cet instrument juridique entré en vigueur depuis 2013 et partie interne de leur législation sociale pour le travail décent des domestiques et gens de maison. Ainsi, après avoir passé en revue les droits fondamentaux de cette catégorie de travailleurs dans son exposé, il a proposé le renforcement du dialogue social institué au Sénégal pour promouvoir et protéger leurs intérêts, la solidarité intersyndicale dans le but d’appeler les autorités à la révision de l’Arrêté ministériel de 1968 réglementant le travail domestique dans le cadre de la responsabilité partagée entre l’Etat, les employeurs et les travailleurs domestiques et gens de maison.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La compagnie de gendarmerie de Fatick a annoncé, mercredi, l’arrestation de quatre personnes respectivement à Mbar (Gossas) et à Mbeubeus (Dakar) pour trafic de chanvre indien.

Tout est parti d’une information que la compagnie a reçue le dimanche 14 mai, a rappelé le capitaine Bassirou Seck, le commandant de ladite compagnie. Selon lui, cette information faisait état de la présence d’un camion sénégalais en provenance du Mali qui transportait du chanvre indien. Suite à ce renseignement, dit-il, un dispositif de contrôle a été mis en place à Mbar, dans la circonscription du poste de gendarmerie de Colobane (Gossas). « Nous avons effectivement contrôlé ledit camion qui transportait à son bord 146 kg de chanvre indien », a indiqué le capitaine Seck à la presse.

« Au total, il y a quatre personnes qui sont arrêtées, dont le chauffeur, son apprenti, le propriétaire et son acolyte », a-t-il signalé. Il a précisé que les mis en cause « sont tous de jeunes sénégalais ». Âgés entre 25 et 30 ans, ils sont placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Colobane (Gossas). Revenant sur les faits, le commandant de la compagnie de Fatick a expliqué que le chanvre indien saisi « était dissimulé dans deux sacs et dans une des roues de secours ». Après l’arrestation du chauffeur et au cours de l’interrogatoire, « il nous révèle que le propriétaire du chanvre l’attendait à Dakar », a poursuivi le capitaine Bassirou Seck.

Le Procureur près du tribunal de grande instance de Fatick et le commandant de la compagnie de gendarmerie de Rufisque ont aussitôt été informés de la situation. « C’est à Mbeubeus que nous avons arrêté le propriétaire et un de ses acolytes qui l’attendaient avec un scooter et un véhicule Renault R19 », a souligné le capitaine Bassirou Seck.

Aps

C’est sous une forte chaleur moite annonciatrice de l’hivernage que le paisible quartier de Souïma de Podor a accueilli de nombreux fidèles venus des quatre coins du Sénégal et même de l’étranger pour assister au Gamou annuel de Souima organisé par Mamadou Racine Sy, administrateur de sociétés.

Au cours de la cérémonie officielle, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Seydina Oumar Sy, a rendu hommage à celui qu’on appelle affectueusement « Baba Racine » pour ce jour consacré au Prophète Mohamed (Psl), en recommandant de taire les divergences et de prier pour un Sénégal paisible, respecté, sûr et prospère. Pour sa part, le ministre d’État Mbaye Ndiaye, conduisant la délégation gouvernementale composée, entre autres, de ses collègues Mor Ngom, Mme Innocence Ntap Ndiaye, a reconnu en Mamadou Racine Sy « l’incarnation d’un Sénégal pluriel, multiracial et multi-ethnique par ses qualités de rassembleur ». Après les allocutions du préfet de Podor, d’Élimane Bâ, représentant le maire Aïssata Tall Sall et du président du Conseil départemental, Mamadou Dia, qui ont souhaité la bienvenue aux fidèles, Mamadou Racine Sy a rappelé les raisons de cette journée dédiée à Allah le Tout-Puissant, le Clément et le Miséricordieux et à son Illustre Prophète Mohamed (Psl) sur ces terres par lesquelles l’Islam a pénétré au Sénégal au 11e siècle. A signaler que Bass Khadim Awa Bâ et Sidy Ahmet Abdoul Aziz qui ont représenté respectivement le Khalife général des Mourides Serigne Sidy Mokhtar Mbacké et le Khalife général des Tidianes Abdoul Aziz Sy Al Amine, ont magnifié les qualités de Mamadou Racine Sy, qui a le réflexe d’aider son prochain sans ostentation, qui est toujours disposé à mettre ses biens et son savoir au service de la religion et de sa patrie.

Des consultations médicales gratuites
L’Ipres a organisé, à l’occasion de ce Gamou de Souima, des journées de consultations médicales gratuites conduites par le Dr Souleymane Diallo. Ces journées ont permis à 2.000 patients de Podor et des localités environnantes de se faire consulter en urologie, cardiologie et en gynécologie. Plus de 2.300 ordonnances ont été prescrites et des médicaments ont été mis gracieusement à la disposition des patients. Plus de 100 consultations à domicile ont été également effectuées. Le médecin-chef Souleymane Diallo s’est réjoui de cette opération de grande envergure qui a permis de soulager la souffrance des populations en difficulté.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Sénégal a été à, en France, l’honneur à travers le Directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp). Me Papa Khaly Niang a, en effet, reçu hier, la Médaille Grand Or avec Palme décernée par la Ligue Universelle du Bien Public, informe un communiqué parvenu à notre rédaction.

La cérémonie de distinction, selon le document, a eu lieu dans le salon d’honneur de l’état-major de la Garde républicaine française en présence de l’ambassadeur du Sénégal en France, Bassirou Sène, du consul général à Paris, Amadou Diallo, de la Princesse du Cameroun, Ngo Nyoebe, de la Princesse du Laos, entres autres personnalités du monde entier. Cette distinction, lit-on dans le communiqué, constitue particulièrement une « reconnaissance des actions inspirées par le président de la République, Macky Sall, à l’endroit des jeunes pour leur implication dans la mise en œuvre des stratégies de développement, notamment l’emploi - sécurité - de proximité, fondée sur l’engagement civique ». La ligue universelle du Bien public, organisation non gouvernementale la plus vieille du monde, reconnue par l’Unesco, lutte contre la pauvreté et la marginalisation des couches sociales déshéritées ou défavorisées.

Qualifiant cette distinction de « très honorifique », le Dg de l’Asp a soutenu la recevoir « avec beaucoup de fierté, d’humilité et d’humanité », après celle reçue en 2008 à travers la médaille d’Or de la Ligue Universelle du Bien public. A l’en croire, elle est « une marque d’appréciation » de ses efforts à la fois dans le cadre de ses fonctions publiques que de ses activités privées.

Il a indiqué que l’Asp emploie 10.000 jeunes filles et garçons, dans le respect strict du genre et de l’égalité des chances, sur toute l’étendue du territoire national. « Une expérience inédite dans l’histoire de la sécurité : sécurité par tous, pour tous et partout », a-t-il dit. C’est pourquoi pour M. Niang, « c’est le Sénégal qui est honoré à travers cette distinction », réitérant son engagement à servir son pays. Il a ajouté que cette décoration est aussi « une invite à la persévérance », affirmant partager la médaille avec la diaspora sénégalaise, sa famille, ses amis, les Fatickois et les Asp. L’institution membre du comité des Ong de l’Onu depuis 1949 a eu à décorer des personnalités telles que l’Abbé Pierre, fondateur de l’Association envers les pauvres, l’ancien Premier ministre britannique Churchill, les anciens présidents américains Roosevelt, John Fitzerald Kennedy, Aldrin, l’astronaute Neil Amstrong, Emmaüs, l’océanographe et officier de la Marine, Commandant Cousteau, la Croix-Rouge Française, Lions club international (Usa).

D. MANE

Cette année, le thème central de la 97e édition du gamou d’Andoulaye est : « Paix et sécurité ». Le Khalife général d’Andoulaye a, à cet effet, rappelé au peuple sénégalais la nécessité d’éviter tout ce qui peut susciter le trouble, la désunion, conformément à la recommandation du Coran qui demande de chercher la paix.

La paix, aujourd’hui, se présente « comme relevant d’une impérieuse nécessité, surtout pour nous musulmans, ne serait-ce que pour présenter à la face du monde le vrai visage de l’islam dans toute son authenticité ». Cela nous permettra de balayer d’un revers de main les accusations de « terrorisme portées contre l’islam aujourd’hui », a relevé Serigne Mame Abdou Dramé. Pour ce dernier, la paix est l’un des thèmes d’actualité qui mérite le plus d’attention, parce que « chacun est conscient des menaces qui pèsent sur l’équilibre et la tranquillité du monde, des dangers et des risques qui peuvent du jour au lendemain conduire l’humanité dans un chaos total ».

Magnifiant le choix du thème, le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a, pour sa part, indiqué que ces concepts ne doivent pas être appréhendés comme de vains mots. « C’est un problème de comportement », dit-il. Selon lui, chaque citoyen doit à son niveau cultiver la paix et la tolérance. S’agissant de la sécurité, le gouverneur a invité les populations à aider les forces de l’ordre dans leurs missions régaliennes en signalant tout comportement suspect à l’autorité administrative (du chef de village au gouverneur). Chacun doit être son propre policier, gendarme et sapeur-pompier, souligne-t-il. C’est seulement de cette manière qu’on pourra, de l’avis de M. Mbengue, perpétuer « l’exception sénégalaise ». Le gouverneur a réitéré l’appel des autorités aux pêcheurs à porter des gilets de sauvetage pour leur sécurité en mer car Louga dispose de 54 km de frange maritime.

S. Diam SY

Aujourd’hui est célébré, à Diourbel, le magal de Keur Yelly Manel Fall. Ce grand rendez-vous religieux commémore la disparition de Serigne Modou Rokhaya Mbacké, fils de Serigne Modou Mamoune de Mame Cheikh Anta Mbacké Borom Gawane. Au cours du Crd préparatoire, Serigne Lampe Mbacké a dévoilé son projet de complexe islamique d’une valeur de 419 millions de FCfa.

Événement majeur dans le calendrier des manifestations religieuse de la famille de Darou Salam, le magal est organisé par Serigne Lampe Mbacké ibn Serigne Modou Rokhaya Mbacké, qui vit à Diourbel où il représente l’autorité de Darou Salam. Pour cette 20ème édition, un Comité régional de développement (Crd) a été tenu à la gouvernance de Diourbel. Occasion pour Serigne Lampe Mbacké de remercier vivement le président Macky Sall pour lui avoir cédé le terrain sur lequel il compte ériger un grand complexe islamique d’une valeur de 419 millions de FCfa. Le chef religieux a présenté son projet de centre constituant un tournant dans l’exécution de son projet éducationnel. Ce centre, selon lui, va abriter un «daara» exclusivement coranique et un «daara» franco-arabe moderne de grande capacité. L’objectif de cet établissement est, selon le chef religieux, de vulgariser davantage les enseignements, l’éducation prônée par le Prophète Mohamed et de son serviteur Khadim Rassoul. C’est aussi une façon de « nous acquitter de la mission qui est la nôtre vis-à-vis des musulmans et des disciples, c’est-à-dire offrir aux générations à venir la possibilité d’être des hommes équilibrés, accomplis et aptes à servir leur nation », a laissé entendre le chef religieux.

Serigne Lampe Mbacké, qui a salué les engagements des chefs de services lors du Crd préparatoire tenu à la gouvernance, n’a ménagé aucun effort pour mettre à l’aise ses disciples. La cérémonie officielle prévue dans la soirée verra la présence des autorités administratives et de tous les foyers religieux du pays, mais aussi des jeunes venus de toutes les régions du Sénégal.

Mamadou DIEYE

Le Magal de Darou Moukhty a vécu la semaine dernière dans la ferveur des talibés venus de partout. Une occasion pour Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni de passer en revue la situation actuelle du pays.

Un moment fort pour Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni de marquer tous les esprits et les cœurs lors de cette 73ème édition. Un communiqué parvenu à la rédaction renseigne, qu’entre un discours axé sur le spirituel déroulé dans la matinée et un sur le temporel exposé dans l’après-midi, le général de Bamba est revenu sur les qualités exceptionnelles de Mame Thierno Birahim Mbacké, mais surtout ses rapports avec son maître, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Magnifiant la présence à chaque Magal du Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Moctar Mbacké et du Khalife de Darou Moukhty, Serigne Modou Kara a adressé ses vœux à tous les guides religieux. Non sans lancer un appel à la jeunesse pour demander d’éviter les affrontements et les marches qui se terminent dans la violence. « Un homme véridique engagé dans un combat ne doit jamais fuir. Mais faudrait-il que cet engagement soit basé sur la vérité. 

Si le président de la République joue son rôle et qu’en sa qualité de général de Bamba, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni joue le sien, il n’y aura plus de manifestations violentes dans ce pays », lit-on dans le communiqué. Il a relevé dans son discours une « instabilité » sur le plan social et a déclaré que le chef de l’Etat est « pris en otage » par son entourage. Il lui faut réviser son compagnonnage d’hier et d’aujourd’hui pour mieux choisir son compagnon de demain », a estimé le guide religieux. En outre, il s’est prononcé sur les élections qui se profilent à l’horizon. « Le chef de l’Etat va assurer le pouvoir temporel et le général le pouvoir spirituel, pour permettre au parti au pouvoir d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale et gouverner à l’aise en évitant ainsi une cohabitation. Cette proposition est un souhait », a souligné Serigne Modou Kara qui précise que la balle est dans le camp du président Sall. « Notre intention de l’accompagner est toujours intact », souligne le communiqué.

T. SANE

La 43ème édition de la Ziarra annuelle Dahiratoul Ikhwan Wal Ahbab est célébrée aujourd’hui avec toute la communauté musulmane à Keur Yakham (Khombole). Thierno Daouda Sy (1897-1974), propagateur de la parole de Dieu et de l’œuvre de son messager, bienfaiteur au service de l’humain, en est l’initiateur. Ses successeurs El Hadj Malick Sy et l’actuel Khalife Cheikh Tidiane Sy, âmes dignes d’éloges, éclairent les fidèles avec le flambeau de l’Islam.

Cette 43ème édition est plus qu’une commémoration routinière. Elle célèbre des vertus cardinales, des valeurs d’humanité, une œuvre aiguillée par une seule lumière, la parole de Dieu. Elle rappelle aussi un homme, Thierno Daouda Sy, né en 1897 à Mbolo Birane, dans le département de Podor. Assoiffé de savoir, de science religieuse notamment, il s’initie à la Charia à Gawol. Au cours de ses pérégrinations à travers le pays, il élargit sa palette au contact de grands hommes réputés pour leur sagesse et leurs connaissances. Cette figure de l’Islam, porteuse de valeurs fondamentales transcendant les petites appartenances, grâce à son sens de la dignité, quitte son Fouta natal pour se fabriquer un destin professionnel à Khombole, terre connue pour la traite arachidière. Il ne faisait là que perpétuer une vieille tradition familiale ; ses valeureux ascendants quittaient, en effet, le Fouta avec leurs « talibé » pour participer à la campagne arachidière. Son père s’y repose.

Tout au début des années 1920, il débarque à Dakar dans le but de partager généreusement ses connaissances acquises après plusieurs années de quête acharnée. Il s’installe d’abord à Niayes Thioker chez Aladji Cissé et se plait, avec d’autres, à confectionner des tricots pour gagner dignement sa vie. Son « tuteur », convaincu de sa science et de sa sagesse, lui propose alors de dispenser des cours à ses enfants. Sa réputation grandissante et légitime fait de lui l’imam de la mosquée d’El Hadj Oumar Kane sur l’avenue Malick Sy. Quand les habitants de Rebeuss, où il avait créé une école coranique de renommée répandue, ont construit l’actuelle mosquée à quelques encablures de l’actuelle demeure familiale, ils font appel à lui. Il la dirigea de 1937 à sa disparition en 1974.

C’est son ami Saidou Nourou Tall qui l’entourait de beaucoup d’égards, qui a dirigé la prière funèbre. Leur relation était empreinte de convivialité, marque des hommes de Dieu éloignés des mondanités, et d’ésotérisme. « El Hadj Saidou Nourou Tall avait une confiance inébranlable en sa science et en ses qualités humaines. Quand je suis allé l’informer du décès de mon père, il a répété à trois reprises : mon ami, mon ami, mon ami. Il s’est empressé, le lendemain, très tôt, de venir à l’hôpital principal où Thierno Daouda a rendu l’âme », se souvient Cheikh Tidiane Sy.

Avant de quitter ce monde, le pédagogue doublé d’un visionnaire a laissé à la postérité une importante œuvre dont la centralité est l’exaltation des valeurs prônées par l’Islam. Il y rend hommage également à ceux qui les perpétuent comme l’ancien président du Conseil du gouvernement du Sénégal, Mamadou Dia, pour son œuvre utile. Celui qui a expérimenté le « daara moderne » avant l’heure a également eu la chance d’accomplir le pèlerinage à la Mecque à deux reprises, en 1963 et en 1966. La vie de Thierno Daouda Sy est une leçon de vie destinée à l’humain.

Alassane Aliou Fèré MBAYE

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