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Société & Faits divers (3247)

Plus de 5 tonnes de chanvre indien et 22 kg d’amphétamines et autres produits prohibés d’une valeur marchande de plus de 4 milliards de FCfa ont été incinérés à Kolda le jeudi dernier, en présence du directeur général de la Douane.

Le directeur général de la Douane, inspecteur général d’Etat, s’est rendu jeudi, à Kolda, dans le cadre d’une tournée qu’il effectue dans la zone sud de la Douane qui regroupe Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Oumar Diallo veut s’enquérir des conditions de vie et de travail de ses agents en service dans le Sud du pays et de la lutte contre la fraude et les produits illicites comme la drogue, les stupéfiants et les faux médicaments. Il a profité de cette tournée pour assister à une cérémonie d’incinération de chanvre indien, de produits pharmaceutiques falsifiés saisis par les services de sécurité comme la douane, la gendarmerie et la police. « Nous avons procédé, tout à l’heure, à l’incinération d’une importante quantité de produits prohibés parmi lesquels la drogue et le chanvre indien. Nous avons également détruits 22 kg d’amphétamines d’une valeur marchande de près de 2, 6 milliards de FCfa, mais aussi des médicaments vétérinaires et autres produits impropres à la consommation pour un total de plus de 4 milliards de FCfa », a-t-il déclaré. Il s’est félicité de ces saisies record qui traduisent l’engagement des forces de défense et de sécurité à combattre ce fléau qui gangrène la société. Il a reconnu que la situation géographique de la région de Kolda qui est frontalière avec trois pays de la sous-région rend difficile la lutte contre le crime organisé transfrontalier et estimé que la lutte contre cette criminalité organisée est un combat de longue haleine.

Le vice-président du tribunal de grande instance de Kolda, Ousseynou Diop, est, quant à lui, revenu sur les peines encourues par les personnes qui se livrent à ces activités criminelles. « Pour ceux qui consomment la drogue, la peine est de deux mois à deux ans ferme. Pour ceux qui cèdent la drogue, la peine va de 5 à 10 ans, alors que pour ceux qui font le trafic intérieur ou international de drogue, les peines varient entre 10 et 20 ans de travaux forcés », a-t-il dit.

Le directeur général de la Douane a ensuite pris part à une réunion de sécurité présidée par le gouverneur de la région, Ousmane Kane, en présence des hauts responsables de l’armée, de la Gendarmerie, de la Police, de la Douane, des Sapeurs-pompiers et de la brigade d’hygiène.

Mamadou Aliou DIALLO

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/Jappo) déroule son programme de lutte contre l’implantation de Auchan à travers le pays. L’organisation commerçante était à Mbour ce dimanche, après Thiès, Diourbel et Kaolack (samedi), dans une tournée nationale de mobilisation contre l’enseigne qui, à ses yeux, menace la survie du secteur au Sénégal.

La caravane « Auchan dégage » organisée par les responsables de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) a fait halte, samedi, dans la ville de Kaolack, au centre du pays. Une tribune saisie par le président de l’organisation professionnelle et ses camarades pour alerter l’opinion sur les dangers que fait courir à la corporation l’implantation de ce géant du commerce. L’impressionnant cortège conduit par le président Idy Thiam a fait le tour de la ville à grands renforts de banderoles et de slogans hostiles à cette marque de grande surface. Dans la foule, des dizaines de jeunes commerçants arborent des tee-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire : « Auchan Dégage ». Accueillis à la chambre de commerce locale par le président régional, El Hadj Tambédou, et son vice-président, El Hadj Fallou Bâ, les animateurs de la caravane se sont expliqués sur leurs motivations. «Nous avons initié une tournée nationale qui nous a menée de Dakar, à Kaolack, en passant par Thiès et Diourbel pour mettre en garde tous les commerçants mais aussi alerter les populations et les décideurs sur les dangers qui guettent tous les acteurs économiques avec l’avènement des grandes surfaces à l’instar de la franchise Auchan qui va « tuer massivement » le petit commerce qui fait vivre des millions de personnes à travers tout le Sénégal. C’est ce message que nous avons voulu lancer et nous avons bon espoir, avec l’accueil enthousiaste des Kaolackois, qu’il a été compris », a déclaré Idy Thiam. Ces responsables de l’Unacois se disent déterminés à s’opposer frontalement à l’implantation de la multinationale française par tous les moyens légaux. « Nous ne menons pas un combat personnel pour préserver des intérêts corporatistes, mais nous voulons sauver le Sénégal et les populations contre un modèle économique qui a montré ses limites en Europe et qui se déploie largement dans notre pays en condamnant des centaines de milliers de petits commerçants à fermer boutique du jour au lendemain. Nous en appelons à la vigilance du gouvernement, du président Macky Sall qui a reçu le soutien de l’Unacois quand il a fallu, à l’entame de son mandat, diminuer les prix des produits de première nécessité », a ajouté Ndongo Dia, le premier vice-président. Les commerçants et industriels nationaux ont reçu le soutien d’organisations de la société civile nationale, à l’instar de Guy Marius Sagna du mouvement « Frappe France Dégage ». Il préconise des assises du commerce au Sénégal et est partisan d’un moratoire pour l’implantation des multinationales des grandes surfaces au Sénégal. Hier (dimanche), la caravane était dans la ville de Mbour pour boucler la première partie de cette tournée nationale contre la chaine « Auchan ».

Elimane FALL

...AU MARCHÉ DE THIAROYE

La coalition « Auchan dégage », en partenariat avec la section locale de l’Unacois Jappo, a tenu un rassemblement de protestation au marché de Thiaroye. Les commerçants ont pointé un doigt accusateur sur l’enseigne française à laquelle ils reprochent d’être responsable de tous leurs maux.

Les commerçants sont d’avis que depuis son installation au Sénégal, Auchan est en train de leur causer beaucoup de problèmes du fait d’une « concurrence déloyale ». Ousmane Fall, président de la section Unacois de Thiaroye, estime que si l’on n’y prend garde, le secteur informel voire notre économie risquent d’en pâtir. A l’en croire, l’histoire a donné raison à un expert en économie qui avait averti que même les vendeuses d’arachides grillées risquent de se retrouver dans une situation d’oisiveté si jamais Auchan entre au Sénégal. «Aujourd’hui, l’installation d’’Auchan chez nous est en train de nuire à notre commerce et un tel état de fait risque de plonger, dans le chômage plusieurs pères de famille, sans oublier la perspective d’une baisse du produit intérieur.

Idy thiam Unacois

C’est comme si les commerçants sont des étrangers chez eux», a-t-il soutenu. Face à cette situation, les commerçants refusent « de se comporter en spectateurs ». D’où leur mobilisation pour réclamer le départ d’Auchan. «Notre préoccupation est de préserver notre secteur d’activités et de contribuer au développement économique de notre pays», a martelé Pape Kâ, porte-parole des commerçants. Il a indiqué que les commerçants se gardent d’étaler leur stratégie sur la place publique même si, pour l’instant, ils vont se contenter de mener des activités de sensibilisation auprès des leaders d’opinion, imams, organisations religieuses, présidents d’associations et de groupements de femmes. Pape Kâ a invité les autorités du pays à donner un sens à la préférence nationale. Commerçante au marché de Thiaroye, Mame Diarra Mbaye, quant à elle, a mis en exergue les tracasseries auxquelles les commerçants dudit marché font face de manière cyclique du fait de l’état de dégradation de la route nationale causé par la pluie tombée récemment à Dakar. «Pour une seule pluie tombée, toutes les artères du marché sont devenues impraticables. Cela a causé le ralentissement voire l’arrêt des activités commerciales  et la situation est d’autant plus invivable qu’à plusieurs reprises, le maire de la commune et les autorités administratives ont été avisés à travers des correspondances», se plaint la dame.

Abdou DIOP

IDY THIAM LANCE LA RÉSISTANCE À PARTIR DE THIÈS
L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal /Jappo, dirigée par le président Idy Thiam, a démarré une tournée nationale de mobilisation des troupes par Thiès pour faire face à ce qu’il appelle « le retour à l’esclavage par l’économie » le samedi dernier.

Dans ce combat qui, a-t-il dit, sera long, âpre et multiple, contre  Auchan et toutes les personnes physiques ou morales liées de près ou de loin à son implantation au Sénégal au détriment de l’économie nationale, les commerçants et industriels sénégalais sont déterminés.

« Aujourd’hui, la mobilisation à l’étape de Thiès, ville qui symbolise  courage et refus de l’asservissement sous toutes les formes, il suffit juste d’évoquer la boutade de Lat Dior Ngoné Latyr Diop à savoir qu’un étranger ne construit pas sur les terres d’autrui », a-t-il lancé devant une foule vêtue de tee-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire « Auchan dégage ».

Selon Idy Thiam, ce combat pour la survie de leurs activités commerçantes ou industrielles dans des secteurs comme par exemple l’aviculture, la transformation des produits halieutiques, le maraîchage et autres, où un nombre considérable de Sénégalais gagnent leur pain au quotidien, « il n’est pas question de la livrer au capital étranger au détriment des intérêts nationaux du Sénégal ».

Très en verve, le président de l’Unacois /Jappo a ajouté qu’il n’est plus question pour eux de se « laisser piétiner » dans leur propre pays. Au sein de beaucoup de commerçants venus prendre part à ce rassemblement, au plan sociologique, ils se considèrent des régulateurs sociaux, une soupape de sécurité alimentaire dans la vie de tous les jours pour bon nombre de leurs pauvres compatriotes qui vivent au jour le jour.

Ce qui a fait dire à El hadji Moustapha Lô, un des vice-présidents de l’unacois/Jappo, que leur contribution à la gestion de la paix sociale dans les ménages et par ricochet dans l’espace public est d’une importance capitale dans le vivre ensemble au Sénégal. Après Thiès, la délégation de l’Unacois/Jappo a mis le cap sur Diourbel, Kaolack et Mbour et ensuite une première évaluation est prévue avant de poursuivre leur tournée nationale.

Mbaye BA

Pour une éradication des Violences basées sur le genre (Vbg), il faut une approche multisectorielle. C’est le sens et la pertinence de l’atelier dédié aux prédicateurs religieux.Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre les discriminations envers les femmes et la Violence basée sur le genre (Vbg), le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (Pasneeg) a organisé, hier, un atelier d’orientation des prédicateurs et prédicatrices des médias. Cette rencontre a pour objectif général de contribuer au renforcement et à l’implication des acteurs de médias religieux dans les thématiques suivantes : violences basées sur le genre et discriminations faites aux femmes et aux filles.

En effet, une enquête du Groupe d’étude et de recherche en genre et société (Gestes) de l’Ugb de Saint-Louis qui date de 2014 révèle que la situation des Vbg se présente comme suit : Diourbel (72%),  Fatick (67,55%), Matam (66,3%), Ziguinchor (66%), Tambacounda (60.8%), Sédhiou (60%), Kédougou (55%), Kolda et Kaolack (54%), Thiès (53,8%), Kaffrine (53%), Dakar (52,5%), Louga (48%) et Saint-Louis (41,1%).

D’après les statistiques tirées de l’étude menée par Onu Femmes en 2012, le nombre de cas de violence enregistré a doublé en l’espace de 5 ans et le viol vient en première ligne avec 50% des cas. D’ailleurs, les faits relayés par la presse au quotidien confortent également cette réalité. Selon Awa Nguèr Fall, coordonnatrice du Pasneeg, dans les boutiques de droit installées à Pikine, Cedaf de Thiès, Kaolack, Kolda et Sédhiou, près de 2000 cas de violence ont été enregistrés dont les 85% sont des femmes en 2017. « Tout cela montre que le phénomène est vraiment prégnant et il faut renforcer la lutte contre ces violences. Notre pays ne peut pas aller de l’avant si les femmes sont victimes de violences. Nous voulons que l’engagement des acteurs soit renouvelé », a-t-elle dit.

Oustaz Pape Hann est revenu sur le rôle majeur que les femmes telles que Khadija, Oumou Salamata, Aïcha ont joué depuis la République de Médine.

Cet atelier devra favoriser un changement et développer des comportements adéquats à l’équité et l’égalité de genre. 

Serigne Mansour Sy CISSE

Un drame est encore survenu sur les routes avec la mort de quatre personnes dont un bébé de deux mois. Trois blessés dans un état critique ont été également dénombrés. L’accident s’est produit le vendredi dernier vers 12 heures sur l'axe Saraya-Kédougou : une collision entre un véhicule « 7 places » qui aurait évité un nid de poule et un camion malien qui roulait à vive allure.

L’accident s’est produit sur l'axe Kharakhéna-Saraya dans la région de Kédougou sur le corridor. C'est ce vendredi 13 juillet vers 12 heures que les faits se sont produits lorsque le véhicule « 7 places » en provenance du site d'orpaillage de Kharakhéna et en partance pour Kédougou est entré en collision avec un camion malien en partance pour Bamako, juste à la sortie de Saraya.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le véhicule « 7 places » aurait évité un nid de poule avant de faire face au camion qui roulait en sens inverse et à vive allure. Le choc était tellement violent que le véhicule « 7 places » s'est retrouvé sous le camion. Le chauffeur du véhicule « 7 places » Fallou Mbengue, un enfant de deux mois qui était entre les mains de sa maman et deux personnes de nationalité burkinabé non encore identifiées pour défaut de port de pièces d'identification ont succombé au cours de leur évacuation au district sanitaire de Kédougou. Trois blessés dont la maman du bébé domiciliée à Kédougou qui s'en est sortie avec des fractures, ont été dénombrés. Alertés, les hommes du colonel Adama Guèye, commandant la légion Est de la gendarmerie territoriale, se sont rendus sur les lieux pour procéder au constat. Il a fallu aux soldats du feu de gros moyens pour extraire le véhicule « 7 places » sous le camion. Les corps sans vie ont été acheminés à la morgue du district sanitaire de Kédougou tout comme les blessés. Le chauffeur du camion a été mis aux arrêts pour homicide involontaire puis placé en garde à vue à la gendarmerie. Cet accident a été précédé d'un autre. Une camionnette avait dérapé à la suite d'un défaut de maîtrise et à cause d’une imprudence lors d'un dépassement. Le bilan faisait état de 17 blessés dont trois graves, tous acheminés au district sanitaire de Kédougou.

Pape Demba SIDIBE

L’église Luthérienne a lancé, hier, à Foundiougne, la seconde phase de son programme de sécurité alimentaire dans ce département. Une enveloppe de près d’un milliard de FCfa sera consacré à cette seconde phase à travers ses différents axes d’intervention que sont  la santé, l’environnement, l’agriculture et l’hydraulique en plus d’autres actions qui seront menées en direction des couches défavorisées, a indiqué la coordinatrice du programme, Madeleine Penda Ndiaye Diouf.

Ainsi, après le bouclage de la première phase du programme pour la sécurité alimentaire dans le département de Foundiougne (Prosaf), qui a eu des effets positifs dans le vécu quotidien des populations bénéficiaires des trois communes de Soum, Mbam et Djilor qui étaient ciblées, la seconde phase vient donc d’être lancée. « Mais cette fois-ci, le programme qui va durer quatre ans, a été étendu à quatre communes dont celle de Foundiougne qui vient s’ajouter à la demande insistante des populations aux communes de Soum, Mbam et Djilor », a indiqué Madeleine Penda Ndiaye Diouf. Plusieurs actions seront exécutées et plus particulièrement dans la gestion des déchets surtout à Foundiougne, mais aussi pour permettre un accès à l’eau potable aux populations à travers le forage de puits et la mise en place d’unités de potabilisation. Le jardinage aussi sera mis en exergue surtout au niveau des couches défavorisées dans le cadre d’activités génératrices de revenus. Le préfet du département, Gorgui Mbaye, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de cette belle initiative de  l’Eglise Luthérienne du Sénégal qui mène depuis plusieurs années des actions à caractère social à l’endroit des populations. Ce programme est donc une belle manière pour les responsables de l’association évangélique à but non lucratif et apolitique de contribuer au développement moral, culturel et social du Sénégal. Le Prosaf est aussi en phase avec les politiques de développement communautaire de l’Etat du Sénégal.

Mohamadou Sagne

Le juge d’appel doit se conformer à la décision rendue par la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en prononçant la nullité de toute la procédure avec comme conséquence : la libération de Khalifa Sall et de tous les prévenus. C’est la position de quatre organisations de la société civile : Amnesty Sénégal, la Raddho, la Lsdh et le Forum du justiciable.

Des organisations de la société civile (Amnesty Sénégal, la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (Lsdh), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), le Forum du justiciable) ont donné leur avis sur l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao concernant l’affaire Khalifa Ababacar Sall et de ses co-prévenus. En conférence de presse, au siège de la section sénégalaise d’Amnesty international hier, ces organisations de défense des droits humains ont invité l’Etat à respecter les traités qu’il a ratifiés. Selon Assane Dioma Ndiaye, président de la Lsdh, le juge de la Cour d’appel doit se conformer à la décision de la Cour de justice de la Cedeao qui reconnaît que les droits à un conseil et à un procès équitable du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, ont été violés.

En statuant sur ces violations, a expliqué Assane Dioma Ndiaye, le juge de la Cour d’appel ne peut pas entrer en contradiction avec le juge communautaire. « Il ne peut que se conformer à la décision communautaire. Se conformer à la décision du juge de la Cedeao, c’est reconnaître qu’il y a eu une violation du droit à l’assistance d’un conseil. La conséquence est la nullité de toute la procédure et la libération de Khalifa Ababacar Sall et de tous les prévenus», a argumenté le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme. D’après Assane Dioma Ndiaye, la nullité de l’enquête préliminaire signifie que « toute la procédure subséquente est nulle ». Il a rappelé qu’après l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, le juge Demba Kandji n’a que deux solutions soit « se rebeller et dire qu’il ne va pas respecter la décision du juge communautaire, soit respecter la décision de la Cedeao en annulant toute la procédure ».

Le président de la Lsdh de préciser que l’Etat du Sénégal est aujourd’hui dans « une position inconfortable », car c’est lui-même qui sanctionne la violation du droit à l’assistance d’un avocat à travers l’article 55 du Code de procédure pénale. Du moment où le procès est en appel et que l’affaire n’est pas définitivement jugée, l’Etat ne peut pas, a-t-il dit, évoquer « l’autorité de la chose jugée ». Il ne peut qu’appliquer cette décision émanant de la Cour de la Cedeao. « La Cour de justice de la Cedeao a des principes qui ne s’appliquent pas à un Etat, mais à tous les Etats de la communauté », a encore rappelé Assane Dioma Ndiaye.

Respect de la hiérarchie des normes
Seydi Gassama, le président d’Amnesty Sénégal, a informé que le procureur général Lansana Diaby a déjà indiqué à l’Etat la voie à suivre. « J’espère que les juges d’appel auront le courage de sortir le Sénégal de cette honte, car les déclarations que nous entendons laissent croire qu’il y aura des pressions de l’exécutif. Le procureur a montré le chemin et les juges doivent aller dans ce sens pour éviter que notre pays ne soit la risée du monde. Affaiblir la Cour de justice de la Cedeao revient à se mettre soit même en danger », a indiqué le président de la section sénégalaise d’Amnesty international. Le Sénégal, qui se dit Etat de droit, doit « respecter la hiérarchie des normes », a exhorté Babacar Bâ, du Forum du justiciable. Ce dernier a indiqué que toutes les décisions rendues par la Cour de justice de la Cedeao ont une « force obligatoire ». « Le débat sur l’exécution de cette décision est aujourd’hui dépassé. Certainement c’est ce qu’a compris le procureur général, Lansana Diaby. Nous sommes tous d’avis qu’il y a eu des manquements dans cette affaire et notre rôle est de faire respecter l’Etat de droit », a analysé M. Bâ. Pour lui, le droit est d’abord la forme. Si cette dernière est entachée d’irrégularités, cela va forcément impacter sur la décision finale qui sera rendue. « Toute décision rendue dans le cadre d’une violation des droits de l’Homme doit respecter quatre obligations : « l’obligation de la vérité, l’obligation de cessation de la violation, l’obligation de réparation de cette violation et l’obligation de non-répétition », a énuméré le secrétaire général de la Raddho, Sadikh Niasse».

Aliou Ngamby NDIAYE

Cinquante-deux (52) élèves officiers, tous titulaires d’une licence dans des universités ou établissements d’enseignement supérieur du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’ivoire, du Gabon, de la Guinée, du Niger, du Togo et du Sénégal, ont étrenné leurs épaulettes de sous-lieutenant hier. A ceux-là s’ajoutent dix-sept élèves stagiaires professionnels titulaires du diplôme d’aptitude au grade d’officier.

Un moment  solennel durant lequel le colonel Boubacar Koïta a invité les élèves de la promotion lieutenant Philippe Marius Camara, tombé au champ d’honneur au cours d’une opération de sécurisation dans la région de Ziguinchor le 26 février 2011, à s’inspirer de sa ligne de conduite. « Issue de la 26ème promotion de l’Ecole nationale des officiers d’active, il a été affecté au bataillon des Blindés où son professionnalisme, son sens élevé de  la mission, son courage et son don de soi pour le succès des armées lui ont vite valu admiration et respect », a-t-il rappelé.

Après avoir reçu l’expertise technique militaire, les attributs d’un chef à la hauteur de la tâche par sa discipline, son sens de l’humain et son aptitude au commandement d’une section, « vous serez d’emblée au contact des réalités de la vie quotidienne du corps de troupe devant prouver votre efficacité face aux nouveaux types de menaces dans un monde en mutation ; mais vous êtes des hommes formés au métier d’officier du 21ème siècle », a dit le commandant de l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) à ses hommes. En outre, il a insisté sur les notions de sens du devoir bien accompli portées par des hommes d’action et d’honneur quelles que soient l’ampleur des difficultés. « Je suis persuadé qu’une équipe médiocre peut s’assumer et se surpasser au souffle d’un chef de valeur », a-t-il affirmé.

Abondant dans le même sens, le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine, a indiqué qu’au-delà d’une tradition bien établie, sa présence est un témoignage éloquent de l’engagement des autorités politiques, le chef de l’Etat Macky Sall en premier, à la modernisation de l’outil de défense du pays en l’alignant sur les standards internationaux. A ce titre, « je ne saurai poursuivre mon propos sans magnifier l’engagement de tous ceux qui, de par leur clairvoyance et leur esprit prospectif, ont contribué à bâtir la réputation de l’Enoa, véritable creuset d’excellence  au-delà même de nos frontières », a-t-il ajouté.

Au vu de la diversité des nationalités rassemblées dans cette 36ème promotion, le ministre des Forces armées a salué les bases jetées de la mutualisation des efforts consentis entre des pays africains en matière de défense. Cette nouvelle orientation « milite en faveur de l’intégration de nos outils de défense et de sécurité dans un environnement géopolitique marquée par l’émergence de nouveaux périls tels que le terrorisme, le trafic de drogue, la prolifération des armes, la piraterie maritime, la criminalité transnationale, etc. », a-t-il souligné.

C’est pourquoi, le Dr Augustin Tine a tenu à remercier les Etats-Unis d’Amérique pour la coopération militaire avec l’école « Us Army cadet command », la République d’Allemagne à travers « The German Army Officer School » tout comme le Brésil, la Chine et la Turquie pour leur soutien.

Mbaye BA

Miser sur des approches ludiques pour stimuler le sens de la créativité des enfants. C’est tout le sens de la campagne « jouer est essentiel » lancée avant-hier par l’association sénégalaise ImagiNation Afrika qui a installé des antennes dans les régions de Tambacounda et de Kolda.

L’association sénégalaise ImagiNation Afrika, qui œuvre pour le développement des enfants à travers le jeu, invite les acteurs du système éducatif sénégalais, les parents et les institutions locales à davantage valoriser le jeu pour contribuer au rayonnement des enfants et développer leurs compétences dans la lecture, les mathématiques et les sciences. Une approche qui aidera également à former des leaders du 21ème siècle. Pour Karima Grant, la présidente de la structure qui a été créée en 2011, il est prévu, à travers cette campagne de deux mois, de dérouler des activités stimulantes et créatives dans l’optique d’encourager les différents acteurs à s’adapter à cette nouvelle tendance.

Cette sénégalaise d’origine a d’ailleurs profité de la cérémonie de lancement, à leur siège à Keur ImagiNation, un centre d’apprentissage et d’innovation présenté comme le premier espace de ce type dédié à l’apprentissage par le jeu en Afrique de l’Ouest, pour faire des démonstrations et convaincre de la pertinence d’une telle démarche. Le jeu, à travers ses nombreuses caractéristiques valorisées dans le système traditionnel africain, permet, selon ses explications, de préparer les enfants à acquérir les compétences du 21ème siècle telles que la résolution des problèmes, la réflexion critique, la créativité et la sociabilité.

Elle cite, à cet effet, « Wouré », « Langa buri », « kotti kotioi », qui rappellent la longue tradition de jeu au Sénégal et qui permettent également aux enfants d’entretenir leurs corps, d’acquérir la maîtrise de soi et des compétences nécessaires pour l’émergence de l’Afrique ».

L’association ImagiNation Africa entend ainsi œuvrer dans la promotion d’espaces de jeux publics pour tous les enfants et la mise en place d’un écosystème qui fait plus de place au jeu dans le développement de l’apprenant.

Dans le cadre de cette campagne, il est également prévu de mener une campagne de bus, de créer des espaces de jeu et d’organiser des sessions de formation pour les parents ainsi que de nombreuses autres activités. Les facilitateurs d’ImagiNation Afrika donnent des solutions pratiques au moment où ce sont les théories qui dominent dans la plupart des écoles.

Pour la présidente d’ImagiNation Afrika, en dehors du fait que le jeu est une source de motivation pour les enfants, des études menées au niveau mondial ont montré que grâce à des jeux imaginatifs, les enfants deviennent plus créatifs, réussissent mieux à l'école et développent une approche d'apprentissage par la résolution de problèmes.

Mieux, ajoute-t-elle, « les chercheurs ont démontré que 88% des enfants d'âge préscolaire jouant avec des blocs ont assimilé des compétences en mathématiques telles que la comparaison des tailles et le comptage ».

Matel BOCOUM

Les acteurs et les partenaires concernés par le programme Accès équitable à la formation professionnelle (Acefop) se sont réunis, pendant deux jours, à Kolda, pour réfléchir sur la  problématique de l’emploi des jeunes dans les régions sud et sud-est du pays.

La commune de Kolda a abrité les travaux du 3ème comité de suivi des accords de partenariat opérationnels dans le cadre de la mise en œuvre du projet Accès équitable à la formation professionnelle (Acefop), un des volets du programme « développer l’emploi au Sénégal ». Durant deux jours, les participants se sont penchés sur le bilan des activités annuelles dudit programme en faisant l’état des lieux, en appréciant les réussites et contraintes en matière de synergie entre les partenaires de ces Accords de partenariat opérationnels (Apo) et les autres acteurs du « programme développer l’emploi au Sénégal » intitulé « Tekki fii » et en dressant la cartographie des acteurs en matière d’insertion professionnelle. « Le programme Acefop est une composante du programme "développer l’emploi au Sénégal". Il est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne de lutte contre les causes de la migration irrégulière et les déplacements des populations en Afrique. La mise en œuvre de ce programme est confiée à deux agences d’exécution bien connues que sont « Lux Dev et l’Afd », a renseigné Amadou Ndiaye. Celui-ci est le point focal du programme Acefop au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Le représentant résidant de Lux Dev (Agence luxembourgeoise pour la coopération et le développement), a mis en œuvre le programme « Tekki fii », dont l’une des composantes est l’Acefop. Il est revenu sur le sens de cette rencontre au cours de laquelle les partenaires du programme ont fait le point sur les avancées du programme. « Plusieurs sujets ont été abordés, dont la formation professionnelle et technique et l’insertion professionnelle », a-t-il déclaré. Ce programme vise à former 12 000 jeunes dans les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou pour leur permettre de  s’insérer dans le marché du travail.

Il prévoit également la construction et l’équipement de trois (3) centres de formation professionnelle et technique à Bounkiling, Sédhiou et Goudiry pour, respectivement, initier les jeunes dans les métiers de la foresterie, de l’industrie et de l’agriculture-élevage. Les centres vont aussi bénéficier d’un dynamique accompagnement. En plus, six (6) unités mobiles de formation vont sillonner les régions de Kolda, de Sédhiou, de Ziguinchor, de Tambacounda et de Kédougou pour aider les jeunes à bénéficier d’un renforcement de capacités dans leurs métiers respectifs.

Mamadou Aliou DIALLO

La commune vient d’être dotée d’un nouveau poste d’incendie et de secours qui a été inauguré, avant-hier, par le gouverneur de la région Souleymane Cissé en présence du général Victor Tine, commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp).

A travers ce nouveau poste d’incendie et de secours, c’est un nouveau pas qui vient d’être franchi dans la dynamique enclenchée par les soldats du feu résolument engagés dans les différents maillons de la chaîne de développement du Sénégal. Le commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a rappelé « les efforts consentis et les perspectives clairement dessinées pour une couverture du territoire afin de mieux se rapprocher des populations ».

L’ouverture du centre d’incendie et de secours de Fimela est l’une de ces actions qui devraient permettre aux sapeurs-pompiers de faire progressivement face à la complexité et à l’accroissement des risques d’accidents ou de catastrophes. Surtout dans cette zone du département de Fatick dont la vocation touristique fait qu’elle est très fréquentée par des touristes en séjour ou de passage pour des balades dans les îles du Saloum.

Le gouverneur de Fatick a noté avec satisfaction cette initiative de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers d’ouvrir un poste à Fimela et qui va couvrir tout l’arrondissement de Loul Séssène à Palmarin et Djiffer en passant par Djilass, Dioffior, Fimela, Djilor, Ndangane et Samba Dia, entre autres localités.

Mohamadou SAGNE


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