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Société & Faits divers (3252)

Après Thiès et Ziguinchor, les entrepreneurs de Saint-Louis ont accueilli les responsables du Centre de gestion agréé (Cga), structure issue de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar.

Cette session, tenue avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et étalée sur trois jours, a permis de former une quarantaine de chefs de Pme dans les domaines de la fiscalité, du droit du travail, de la comptabilité, entre autres.

La maîtrise de la comptabilité, du droit du travail et de diverses autres législations en vigueur est capitale pour les entrepreneurs. C’est donc là tout le sens de ce séminaire de formation tenue grâce au soutien de l’Oif. Ainsi, M. Abdou Aziz Dieng, directeur général du Centre de gestion agréé, est revenu sur cette structure qui aide et encadre le secteur informel dans son projet de formalisation. De plus, M. Dieng a rappelé que « le Cga a déjà outillé plus d’une centaine d’entrepreneurs, entre Thiès, Ziguinchor et aujourd’hui Saint-Louis ». Il a, en outre, rappelé les modules de formation qui ont tourné autour du renforcement de capacité en comptabilité, fiscalité et droit du travail, avec un focus sur la pratique du contrat de travail.

Parmi la quarantaine d’entrepreneurs, on retrouve des pharmaciens, des femmes transformatrices, des couturiers, des artisans et ceux qui s’activent dans le domaine de la pêche, entre autres. A priori, a fait savoir M. Dieng, ces personnes ne sont pas bien outillées dans certains domaines. Egalement, au-delà de la formation, l’opérationnalité des Cga des régions sera un plus pour les entrepreneurs formés, a souligné M. Dieng. Pour assurer le suivi, les inspecteurs locaux du travail, du trésor, de l’Ipres ont été mis à profit pour animer les différents ateliers. En effet, « ces différents professionnels qui sont dans la région vont aider ces entrepreneurs pour la mise en pratique des nouvelles compétences acquises », a avoué le Dg de la Cga.

C’est dans ce même ordre d’idées que Boubacar Mbodji, inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale de Saint-Louis, est revenu sur le bien-fondé de la relation entre employeurs et travailleurs tributaire de la création d’emplois. L’importance de cette rencontre réside dans le fait, selon l’inspecteur Mbodji, qu’elle va permettre plus de compétitivité, surtout avec les compétences glanées par les entrepreneurs. C’est pourquoi, le Dr Abdou Ndiaye, pharmacien et bénéficiaire, tout en remerciant la Chambre de commerce par le biais de la Cga et Oif, a salué les modules importants animés par des spécialistes.

Amadou Maquette NDAW

Faire converger tous les ruisseaux de solidarité vers un grand fleuve de soutien au profit des personnes vulnérables et particulièrement des enfants, telle est la raison d’exister du Mouvement Thiès avance (Mta) que dirige Masseck Birane Seck. Ledit mouvement a offert un important lot de produits divers à la pouponnière « Sourire bébé » se trouvant au quartier Fahu au Sud de la ville de Thiès.

« En venant appuyer la dame Binta Fatim Dieng, responsable de la pouponnière « Sourire bébé » qui accueille des enfants de mères déficientes mentales ou des bébés abandonnés, nous voulons inciter toutes les bonnes volontés demeurant à Thiès à regarder du côté de cette noble initiative, d’une dame de cœur sans grands moyens et qui se bat pour l’avenir de sa communauté », a souligné Masseck Birane Seck, président du Mouvement Thiès avance (Mta). Selon lui, il s’agit de réveiller cette fibre de la solidarité sénégalaise envers son prochain qui sommeille en tous.

« Il ne s’agit pas de voir trop grand. Il suffit juste que chacun, en fonction de ses moyens, sache qu’il a le devoir de participer au sourire de ces bébés vulnérables pris en charge dans  ce centre d’action et d’intégration des déficients intellectuels », a-t-il affirmé. Alors, pour faciliter ce soutien, le Mta se propose d’être aussi  un point de centralisation des appuis et une courroie de transmission de toutes les bonnes volontés soucieuses du devenir de ces chérubins vulnérables. « Car, nous savons tous que ce travail demande beaucoup de temps et de moyens », a-t-il ajouté.

Après avoir chaleureusement remercié les membres du Mouvement Thiès avance pour leur altruisme, Binta Fatim Dieng, responsable de la pouponnière « Sourie bébé », a indiqué que depuis 2011, son association s’attèle à aider les déficients mentaux, tout comme leurs enfants qui sont en situation de vulnérabilité. « C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités locales pour qu’elles pensent à ces enfants qui sont là et dont la prise en charge pèse encore sur les frêles épaules d’une association sans grands moyens. Or, tout le monde sait que gérer des bébés n’est pas une chose simple, surtout quand les charges locatives et le personnel s’y greffent », a-t-elle soutenu.

Pour elle, le leitmotiv demeure tout juste : « procurer de la fierté à ces enfants pour qu’à l’avenir, ils puissent devenir des personnes  aptes à participer au développement de leur communauté ».

Mbaye BA

Bonne nouvelle pour les femmes productrices du Fouladou. Elles seront, désormais, récompensées pour les performances obtenues dans leurs domaines d’activités respectifs.

Le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, par ailleurs initiateur du programme 2ip (Initiative pour l’insertion des femmes et des jeunes du département de Kolda), veut encourager l’émulation et l’esprit d’initiative des femmes du Fouladou. C’est ainsi qu’il a procédé, ce week-end, au lancement officiel du prix « Kalama » 2018 pour récompenser les performances enregistrées par ces braves dames dans leurs domaines d’activités respectifs. Contrairement à la première édition qui avait récompensé les femmes bénéficiaires de financement, celle de 2018 est ouverte à toutes les Koldoises, quel que soit leur domaine d’activité. Les intéressées peuvent déposer leurs dossiers de candidature au bureau de 2ip à Kolda.

Sur les 40 femmes qui seront choisies à l’issue d’une première sélection, 10 d’entre elles seront retenues pour la seconde phase, avant d’être départagées par un jury qui en choisira trois lauréates qui monteront sur le podium. « Le prix "Kalama" est institué pour célébrer la performance productive de la femme au Fouladou. La cérémonie de remise des cadeaux est prévue au mois de novembre 2018 à Kolda. L’objectif est de montrer à la face du monde le travail abattu par les femmes au Fouladou, les performances qu’elles arrivent à réaliser dans leurs activités professionnelles, la diversité de ces dernières», a fait savoir Sanoussi Diakité. 

Cette initiative, vivement saluée par les principales concernées, vise à créer une émulation entre les femmes du Fouladou. Elle permettra également d’attirer une plus grande attention sur les lauréates aux plans national et international. L’association « Kalama effort », qui est essentiellement constituée de dames, va entreprendre une vaste campagne de sensibilisation et d’information sur toute l’étendue du territoire régional pour expliquer le bien-fondé de cette démarche aux femmes qui sont en activité pour les inciter à déposer leurs dossiers de candidature afin de participer et d’espérer remporter le prix « Kalama ».

Mamadou Aliou DIALLO

Soixante-dix (70) jeunes filles et garçons, venus des trois départements de la région de Thiès,  ont fini d’être renforcés aux techniques de l’entrepreneuriat, au sortir d’un atelier animé par  l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), avec le soutien  financier  de l’Agence allemande de  coopération internationale (Giz). 

Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), Mamadou Lamine Dieng, a rappelé, lors de son intervention,  la politique initiée par le gouvernement du Sénégal pour l’emploi des jeunes. C’est ainsi qu’il a évoqué le programme « Took Teeki Sama Gox » qui vise à mieux outiller les jeunes et à les accompagner dans l’identification des créneaux porteurs à Thiès et le suivi dans le déroulement des activités au niveau opérationnel. Au Sénégal, selon lui, le nombre de jeunes âgés de 15 à 30 ans est estimé à 62,5% de la population, avec un taux de chômage de 15% dans cette catégorie. Et chaque année, plus de 200 000 demandeurs d’emploi arrivent sur le marché.

Au regard de ces statistiques, il y a une forte attente d’insertion professionnelle dans notre pays. Ce qu’a reconnu Mamadou Lamine Dieng : «  Seule la promotion de l’auto-emploi, qui sous-entend la création d’emplois autour de l’entreprenariat, peut aider le pays ». Alors a-t-il exhorté les jeunes à s’engager pleinement dans le programme « Took Tekki Sama Gox », un des leviers importants de lutte contre l’émigration clandestine par la promotion de l’auto-emploi local. Selon M. Dieng, après Thiès, le programme « Took Tekki Sama Gox » sera lancé à Saint-Louis et à Tambacounda dans les deux prochains mois.

Après avoir mis l’accent sur les risques et les drames familiaux, comme le nombre élevé de morts dans la Méditerranée à cause de l’émigration clandestine, Ndianko Cissé, a, au nom de l’Agence allemande de  coopération internationale (Giz), dit « sa ferme conviction de travailler à trouver et à promouvoir une dynamique locale à forte création d’emplois à même de fixer les jeunes dans des activités économiques durables ». Pour gagner ce pari à l’échelle  de la région, l’adjoint du gouverneur  de Thiès chargé du développement, Ngoné Cissé, a réitéré toute la disponibilité des autorités administratives dans l’accompagnement des initiatives de lutte contre le chômage des jeunes.

Mbaye BA

La 30ième édition de la semaine nationale de l'enfant est célébrée, hier, à Guédiawaye, où un plaidoyer fort a été mené pour une meilleure prise en charge de la question liée à la protection des enfants. Le représentant du ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfant a révélé que le Sénégal est en train d’élaborer le plan national pour la lutte contre le mariage des enfants.

Sur une photo, un enfant porte un sac à riz rempli d'ordures au beau milieu d'un dépotoir sauvage d'ordures. Sur une autre, un gamin roupille à même le sol, après avoir flâné dans les rues à la recherche d’aumônes à remettre à son maître coranique. Le prétexte de cette exposition est la célébration de la 30ième édition de la semaine de l'enfant organisée à Guédiawaye. "Les voix du regard: quand les enfants participent à travers la photo" est le titre de l'exposition à laquelle ont pris part des autorités politiques ou administratives du département.

En effet, à travers différentes photos exposées sur des tableaux mobiles, les enfants ont listé les différentes formes d'exploitation qu’ils subissent, en grande partie. Mais aussi, des cas de violence et de maltraitance photographiés et exposés à l'attention de la délégation venue du ministère de la bonne gouvernance et de la protection de l'enfant conduite par Abdoulaye Dieng, conseiller technique du ministre. Ce dernier a ainsi fait le point de la lutte que le Sénégal est en train de mener pour la protection de l'enfant. Il a surtout insisté sur les avancées accomplies par le Sénégal pour mieux protéger les enfants.

M. Dieng considère qu’à travers cette exposition, les enfants interpellent tout le monde (autorités publiques, société civile, communauté etc.) sur les maltraitances qui leur sont faites en demandant une prise en charge totale. Sur les avancées réalisées par notre pays, il a rappelé que le Sénégal est l’un des rares Etats africains à avoir exprimé clairement leur volonté en mettant en place une politique spécifique de protection de l’enfant. «Récemment, a été lancée l’initiative nationale de retrait des enfants de la rue.

Il y a également des avancées dans la prise en charge des pires formes de travail des enfants avec une réforme du cadre légal qui encadre cette en charge. Il a révélé que la campagne nationale de lutte contre le travail des enfants a été lancée». Il a révélé que notre pays est en train d’élaborer le plan national pour la lutte contre le mariage des enfants. Autant d’avancées qui, trouve-t-il, montrent que le Sénégal est déterminé à prendre en charge ces questions de protection de l’enfant.

Représentant des enfants, Mamadou Diouf a formulé un certain nombre d’interrogations liées aux imperfections notées dans la protection de l’enfant. Il a interpelé les autorités qu’il a invitées à poursuivre et à booster les efforts consentis dans la protection de l’enfant. Il a également appelé au relèvement de l’âge de la gratuité de la prise en charge au titre de la couverture maladie universelle (Cmu). Mais aussi, à appliquer la loi contre la traite des enfants et à les retirer définitivement de la rue. Il a plaidé pour une meilleure contribution à la promotion des droits de l’enfant à travers des campagnes médiatisées.

Abdou DIOP

Plus de 5 tonnes de chanvre indien et 22 kg d’amphétamines et autres produits prohibés d’une valeur marchande de plus de 4 milliards de FCfa ont été incinérés à Kolda le jeudi dernier, en présence du directeur général de la Douane.

Le directeur général de la Douane, inspecteur général d’Etat, s’est rendu jeudi, à Kolda, dans le cadre d’une tournée qu’il effectue dans la zone sud de la Douane qui regroupe Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Oumar Diallo veut s’enquérir des conditions de vie et de travail de ses agents en service dans le Sud du pays et de la lutte contre la fraude et les produits illicites comme la drogue, les stupéfiants et les faux médicaments. Il a profité de cette tournée pour assister à une cérémonie d’incinération de chanvre indien, de produits pharmaceutiques falsifiés saisis par les services de sécurité comme la douane, la gendarmerie et la police. « Nous avons procédé, tout à l’heure, à l’incinération d’une importante quantité de produits prohibés parmi lesquels la drogue et le chanvre indien. Nous avons également détruits 22 kg d’amphétamines d’une valeur marchande de près de 2, 6 milliards de FCfa, mais aussi des médicaments vétérinaires et autres produits impropres à la consommation pour un total de plus de 4 milliards de FCfa », a-t-il déclaré. Il s’est félicité de ces saisies record qui traduisent l’engagement des forces de défense et de sécurité à combattre ce fléau qui gangrène la société. Il a reconnu que la situation géographique de la région de Kolda qui est frontalière avec trois pays de la sous-région rend difficile la lutte contre le crime organisé transfrontalier et estimé que la lutte contre cette criminalité organisée est un combat de longue haleine.

Le vice-président du tribunal de grande instance de Kolda, Ousseynou Diop, est, quant à lui, revenu sur les peines encourues par les personnes qui se livrent à ces activités criminelles. « Pour ceux qui consomment la drogue, la peine est de deux mois à deux ans ferme. Pour ceux qui cèdent la drogue, la peine va de 5 à 10 ans, alors que pour ceux qui font le trafic intérieur ou international de drogue, les peines varient entre 10 et 20 ans de travaux forcés », a-t-il dit.

Le directeur général de la Douane a ensuite pris part à une réunion de sécurité présidée par le gouverneur de la région, Ousmane Kane, en présence des hauts responsables de l’armée, de la Gendarmerie, de la Police, de la Douane, des Sapeurs-pompiers et de la brigade d’hygiène.

Mamadou Aliou DIALLO

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois/Jappo) déroule son programme de lutte contre l’implantation de Auchan à travers le pays. L’organisation commerçante était à Mbour ce dimanche, après Thiès, Diourbel et Kaolack (samedi), dans une tournée nationale de mobilisation contre l’enseigne qui, à ses yeux, menace la survie du secteur au Sénégal.

La caravane « Auchan dégage » organisée par les responsables de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) a fait halte, samedi, dans la ville de Kaolack, au centre du pays. Une tribune saisie par le président de l’organisation professionnelle et ses camarades pour alerter l’opinion sur les dangers que fait courir à la corporation l’implantation de ce géant du commerce. L’impressionnant cortège conduit par le président Idy Thiam a fait le tour de la ville à grands renforts de banderoles et de slogans hostiles à cette marque de grande surface. Dans la foule, des dizaines de jeunes commerçants arborent des tee-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire : « Auchan Dégage ». Accueillis à la chambre de commerce locale par le président régional, El Hadj Tambédou, et son vice-président, El Hadj Fallou Bâ, les animateurs de la caravane se sont expliqués sur leurs motivations. «Nous avons initié une tournée nationale qui nous a menée de Dakar, à Kaolack, en passant par Thiès et Diourbel pour mettre en garde tous les commerçants mais aussi alerter les populations et les décideurs sur les dangers qui guettent tous les acteurs économiques avec l’avènement des grandes surfaces à l’instar de la franchise Auchan qui va « tuer massivement » le petit commerce qui fait vivre des millions de personnes à travers tout le Sénégal. C’est ce message que nous avons voulu lancer et nous avons bon espoir, avec l’accueil enthousiaste des Kaolackois, qu’il a été compris », a déclaré Idy Thiam. Ces responsables de l’Unacois se disent déterminés à s’opposer frontalement à l’implantation de la multinationale française par tous les moyens légaux. « Nous ne menons pas un combat personnel pour préserver des intérêts corporatistes, mais nous voulons sauver le Sénégal et les populations contre un modèle économique qui a montré ses limites en Europe et qui se déploie largement dans notre pays en condamnant des centaines de milliers de petits commerçants à fermer boutique du jour au lendemain. Nous en appelons à la vigilance du gouvernement, du président Macky Sall qui a reçu le soutien de l’Unacois quand il a fallu, à l’entame de son mandat, diminuer les prix des produits de première nécessité », a ajouté Ndongo Dia, le premier vice-président. Les commerçants et industriels nationaux ont reçu le soutien d’organisations de la société civile nationale, à l’instar de Guy Marius Sagna du mouvement « Frappe France Dégage ». Il préconise des assises du commerce au Sénégal et est partisan d’un moratoire pour l’implantation des multinationales des grandes surfaces au Sénégal. Hier (dimanche), la caravane était dans la ville de Mbour pour boucler la première partie de cette tournée nationale contre la chaine « Auchan ».

Elimane FALL

...AU MARCHÉ DE THIAROYE

La coalition « Auchan dégage », en partenariat avec la section locale de l’Unacois Jappo, a tenu un rassemblement de protestation au marché de Thiaroye. Les commerçants ont pointé un doigt accusateur sur l’enseigne française à laquelle ils reprochent d’être responsable de tous leurs maux.

Les commerçants sont d’avis que depuis son installation au Sénégal, Auchan est en train de leur causer beaucoup de problèmes du fait d’une « concurrence déloyale ». Ousmane Fall, président de la section Unacois de Thiaroye, estime que si l’on n’y prend garde, le secteur informel voire notre économie risquent d’en pâtir. A l’en croire, l’histoire a donné raison à un expert en économie qui avait averti que même les vendeuses d’arachides grillées risquent de se retrouver dans une situation d’oisiveté si jamais Auchan entre au Sénégal. «Aujourd’hui, l’installation d’’Auchan chez nous est en train de nuire à notre commerce et un tel état de fait risque de plonger, dans le chômage plusieurs pères de famille, sans oublier la perspective d’une baisse du produit intérieur.

Idy thiam Unacois

C’est comme si les commerçants sont des étrangers chez eux», a-t-il soutenu. Face à cette situation, les commerçants refusent « de se comporter en spectateurs ». D’où leur mobilisation pour réclamer le départ d’Auchan. «Notre préoccupation est de préserver notre secteur d’activités et de contribuer au développement économique de notre pays», a martelé Pape Kâ, porte-parole des commerçants. Il a indiqué que les commerçants se gardent d’étaler leur stratégie sur la place publique même si, pour l’instant, ils vont se contenter de mener des activités de sensibilisation auprès des leaders d’opinion, imams, organisations religieuses, présidents d’associations et de groupements de femmes. Pape Kâ a invité les autorités du pays à donner un sens à la préférence nationale. Commerçante au marché de Thiaroye, Mame Diarra Mbaye, quant à elle, a mis en exergue les tracasseries auxquelles les commerçants dudit marché font face de manière cyclique du fait de l’état de dégradation de la route nationale causé par la pluie tombée récemment à Dakar. «Pour une seule pluie tombée, toutes les artères du marché sont devenues impraticables. Cela a causé le ralentissement voire l’arrêt des activités commerciales  et la situation est d’autant plus invivable qu’à plusieurs reprises, le maire de la commune et les autorités administratives ont été avisés à travers des correspondances», se plaint la dame.

Abdou DIOP

IDY THIAM LANCE LA RÉSISTANCE À PARTIR DE THIÈS
L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal /Jappo, dirigée par le président Idy Thiam, a démarré une tournée nationale de mobilisation des troupes par Thiès pour faire face à ce qu’il appelle « le retour à l’esclavage par l’économie » le samedi dernier.

Dans ce combat qui, a-t-il dit, sera long, âpre et multiple, contre  Auchan et toutes les personnes physiques ou morales liées de près ou de loin à son implantation au Sénégal au détriment de l’économie nationale, les commerçants et industriels sénégalais sont déterminés.

« Aujourd’hui, la mobilisation à l’étape de Thiès, ville qui symbolise  courage et refus de l’asservissement sous toutes les formes, il suffit juste d’évoquer la boutade de Lat Dior Ngoné Latyr Diop à savoir qu’un étranger ne construit pas sur les terres d’autrui », a-t-il lancé devant une foule vêtue de tee-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire « Auchan dégage ».

Selon Idy Thiam, ce combat pour la survie de leurs activités commerçantes ou industrielles dans des secteurs comme par exemple l’aviculture, la transformation des produits halieutiques, le maraîchage et autres, où un nombre considérable de Sénégalais gagnent leur pain au quotidien, « il n’est pas question de la livrer au capital étranger au détriment des intérêts nationaux du Sénégal ».

Très en verve, le président de l’Unacois /Jappo a ajouté qu’il n’est plus question pour eux de se « laisser piétiner » dans leur propre pays. Au sein de beaucoup de commerçants venus prendre part à ce rassemblement, au plan sociologique, ils se considèrent des régulateurs sociaux, une soupape de sécurité alimentaire dans la vie de tous les jours pour bon nombre de leurs pauvres compatriotes qui vivent au jour le jour.

Ce qui a fait dire à El hadji Moustapha Lô, un des vice-présidents de l’unacois/Jappo, que leur contribution à la gestion de la paix sociale dans les ménages et par ricochet dans l’espace public est d’une importance capitale dans le vivre ensemble au Sénégal. Après Thiès, la délégation de l’Unacois/Jappo a mis le cap sur Diourbel, Kaolack et Mbour et ensuite une première évaluation est prévue avant de poursuivre leur tournée nationale.

Mbaye BA

Pour une éradication des Violences basées sur le genre (Vbg), il faut une approche multisectorielle. C’est le sens et la pertinence de l’atelier dédié aux prédicateurs religieux.Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre les discriminations envers les femmes et la Violence basée sur le genre (Vbg), le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (Pasneeg) a organisé, hier, un atelier d’orientation des prédicateurs et prédicatrices des médias. Cette rencontre a pour objectif général de contribuer au renforcement et à l’implication des acteurs de médias religieux dans les thématiques suivantes : violences basées sur le genre et discriminations faites aux femmes et aux filles.

En effet, une enquête du Groupe d’étude et de recherche en genre et société (Gestes) de l’Ugb de Saint-Louis qui date de 2014 révèle que la situation des Vbg se présente comme suit : Diourbel (72%),  Fatick (67,55%), Matam (66,3%), Ziguinchor (66%), Tambacounda (60.8%), Sédhiou (60%), Kédougou (55%), Kolda et Kaolack (54%), Thiès (53,8%), Kaffrine (53%), Dakar (52,5%), Louga (48%) et Saint-Louis (41,1%).

D’après les statistiques tirées de l’étude menée par Onu Femmes en 2012, le nombre de cas de violence enregistré a doublé en l’espace de 5 ans et le viol vient en première ligne avec 50% des cas. D’ailleurs, les faits relayés par la presse au quotidien confortent également cette réalité. Selon Awa Nguèr Fall, coordonnatrice du Pasneeg, dans les boutiques de droit installées à Pikine, Cedaf de Thiès, Kaolack, Kolda et Sédhiou, près de 2000 cas de violence ont été enregistrés dont les 85% sont des femmes en 2017. « Tout cela montre que le phénomène est vraiment prégnant et il faut renforcer la lutte contre ces violences. Notre pays ne peut pas aller de l’avant si les femmes sont victimes de violences. Nous voulons que l’engagement des acteurs soit renouvelé », a-t-elle dit.

Oustaz Pape Hann est revenu sur le rôle majeur que les femmes telles que Khadija, Oumou Salamata, Aïcha ont joué depuis la République de Médine.

Cet atelier devra favoriser un changement et développer des comportements adéquats à l’équité et l’égalité de genre. 

Serigne Mansour Sy CISSE

Un drame est encore survenu sur les routes avec la mort de quatre personnes dont un bébé de deux mois. Trois blessés dans un état critique ont été également dénombrés. L’accident s’est produit le vendredi dernier vers 12 heures sur l'axe Saraya-Kédougou : une collision entre un véhicule « 7 places » qui aurait évité un nid de poule et un camion malien qui roulait à vive allure.

L’accident s’est produit sur l'axe Kharakhéna-Saraya dans la région de Kédougou sur le corridor. C'est ce vendredi 13 juillet vers 12 heures que les faits se sont produits lorsque le véhicule « 7 places » en provenance du site d'orpaillage de Kharakhéna et en partance pour Kédougou est entré en collision avec un camion malien en partance pour Bamako, juste à la sortie de Saraya.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le véhicule « 7 places » aurait évité un nid de poule avant de faire face au camion qui roulait en sens inverse et à vive allure. Le choc était tellement violent que le véhicule « 7 places » s'est retrouvé sous le camion. Le chauffeur du véhicule « 7 places » Fallou Mbengue, un enfant de deux mois qui était entre les mains de sa maman et deux personnes de nationalité burkinabé non encore identifiées pour défaut de port de pièces d'identification ont succombé au cours de leur évacuation au district sanitaire de Kédougou. Trois blessés dont la maman du bébé domiciliée à Kédougou qui s'en est sortie avec des fractures, ont été dénombrés. Alertés, les hommes du colonel Adama Guèye, commandant la légion Est de la gendarmerie territoriale, se sont rendus sur les lieux pour procéder au constat. Il a fallu aux soldats du feu de gros moyens pour extraire le véhicule « 7 places » sous le camion. Les corps sans vie ont été acheminés à la morgue du district sanitaire de Kédougou tout comme les blessés. Le chauffeur du camion a été mis aux arrêts pour homicide involontaire puis placé en garde à vue à la gendarmerie. Cet accident a été précédé d'un autre. Une camionnette avait dérapé à la suite d'un défaut de maîtrise et à cause d’une imprudence lors d'un dépassement. Le bilan faisait état de 17 blessés dont trois graves, tous acheminés au district sanitaire de Kédougou.

Pape Demba SIDIBE

L’église Luthérienne a lancé, hier, à Foundiougne, la seconde phase de son programme de sécurité alimentaire dans ce département. Une enveloppe de près d’un milliard de FCfa sera consacré à cette seconde phase à travers ses différents axes d’intervention que sont  la santé, l’environnement, l’agriculture et l’hydraulique en plus d’autres actions qui seront menées en direction des couches défavorisées, a indiqué la coordinatrice du programme, Madeleine Penda Ndiaye Diouf.

Ainsi, après le bouclage de la première phase du programme pour la sécurité alimentaire dans le département de Foundiougne (Prosaf), qui a eu des effets positifs dans le vécu quotidien des populations bénéficiaires des trois communes de Soum, Mbam et Djilor qui étaient ciblées, la seconde phase vient donc d’être lancée. « Mais cette fois-ci, le programme qui va durer quatre ans, a été étendu à quatre communes dont celle de Foundiougne qui vient s’ajouter à la demande insistante des populations aux communes de Soum, Mbam et Djilor », a indiqué Madeleine Penda Ndiaye Diouf. Plusieurs actions seront exécutées et plus particulièrement dans la gestion des déchets surtout à Foundiougne, mais aussi pour permettre un accès à l’eau potable aux populations à travers le forage de puits et la mise en place d’unités de potabilisation. Le jardinage aussi sera mis en exergue surtout au niveau des couches défavorisées dans le cadre d’activités génératrices de revenus. Le préfet du département, Gorgui Mbaye, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de cette belle initiative de  l’Eglise Luthérienne du Sénégal qui mène depuis plusieurs années des actions à caractère social à l’endroit des populations. Ce programme est donc une belle manière pour les responsables de l’association évangélique à but non lucratif et apolitique de contribuer au développement moral, culturel et social du Sénégal. Le Prosaf est aussi en phase avec les politiques de développement communautaire de l’Etat du Sénégal.

Mohamadou Sagne

Le juge d’appel doit se conformer à la décision rendue par la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en prononçant la nullité de toute la procédure avec comme conséquence : la libération de Khalifa Sall et de tous les prévenus. C’est la position de quatre organisations de la société civile : Amnesty Sénégal, la Raddho, la Lsdh et le Forum du justiciable.

Des organisations de la société civile (Amnesty Sénégal, la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (Lsdh), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), le Forum du justiciable) ont donné leur avis sur l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao concernant l’affaire Khalifa Ababacar Sall et de ses co-prévenus. En conférence de presse, au siège de la section sénégalaise d’Amnesty international hier, ces organisations de défense des droits humains ont invité l’Etat à respecter les traités qu’il a ratifiés. Selon Assane Dioma Ndiaye, président de la Lsdh, le juge de la Cour d’appel doit se conformer à la décision de la Cour de justice de la Cedeao qui reconnaît que les droits à un conseil et à un procès équitable du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, ont été violés.

En statuant sur ces violations, a expliqué Assane Dioma Ndiaye, le juge de la Cour d’appel ne peut pas entrer en contradiction avec le juge communautaire. « Il ne peut que se conformer à la décision communautaire. Se conformer à la décision du juge de la Cedeao, c’est reconnaître qu’il y a eu une violation du droit à l’assistance d’un conseil. La conséquence est la nullité de toute la procédure et la libération de Khalifa Ababacar Sall et de tous les prévenus», a argumenté le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme. D’après Assane Dioma Ndiaye, la nullité de l’enquête préliminaire signifie que « toute la procédure subséquente est nulle ». Il a rappelé qu’après l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, le juge Demba Kandji n’a que deux solutions soit « se rebeller et dire qu’il ne va pas respecter la décision du juge communautaire, soit respecter la décision de la Cedeao en annulant toute la procédure ».

Le président de la Lsdh de préciser que l’Etat du Sénégal est aujourd’hui dans « une position inconfortable », car c’est lui-même qui sanctionne la violation du droit à l’assistance d’un avocat à travers l’article 55 du Code de procédure pénale. Du moment où le procès est en appel et que l’affaire n’est pas définitivement jugée, l’Etat ne peut pas, a-t-il dit, évoquer « l’autorité de la chose jugée ». Il ne peut qu’appliquer cette décision émanant de la Cour de la Cedeao. « La Cour de justice de la Cedeao a des principes qui ne s’appliquent pas à un Etat, mais à tous les Etats de la communauté », a encore rappelé Assane Dioma Ndiaye.

Respect de la hiérarchie des normes
Seydi Gassama, le président d’Amnesty Sénégal, a informé que le procureur général Lansana Diaby a déjà indiqué à l’Etat la voie à suivre. « J’espère que les juges d’appel auront le courage de sortir le Sénégal de cette honte, car les déclarations que nous entendons laissent croire qu’il y aura des pressions de l’exécutif. Le procureur a montré le chemin et les juges doivent aller dans ce sens pour éviter que notre pays ne soit la risée du monde. Affaiblir la Cour de justice de la Cedeao revient à se mettre soit même en danger », a indiqué le président de la section sénégalaise d’Amnesty international. Le Sénégal, qui se dit Etat de droit, doit « respecter la hiérarchie des normes », a exhorté Babacar Bâ, du Forum du justiciable. Ce dernier a indiqué que toutes les décisions rendues par la Cour de justice de la Cedeao ont une « force obligatoire ». « Le débat sur l’exécution de cette décision est aujourd’hui dépassé. Certainement c’est ce qu’a compris le procureur général, Lansana Diaby. Nous sommes tous d’avis qu’il y a eu des manquements dans cette affaire et notre rôle est de faire respecter l’Etat de droit », a analysé M. Bâ. Pour lui, le droit est d’abord la forme. Si cette dernière est entachée d’irrégularités, cela va forcément impacter sur la décision finale qui sera rendue. « Toute décision rendue dans le cadre d’une violation des droits de l’Homme doit respecter quatre obligations : « l’obligation de la vérité, l’obligation de cessation de la violation, l’obligation de réparation de cette violation et l’obligation de non-répétition », a énuméré le secrétaire général de la Raddho, Sadikh Niasse».

Aliou Ngamby NDIAYE

Cinquante-deux (52) élèves officiers, tous titulaires d’une licence dans des universités ou établissements d’enseignement supérieur du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, de la Côte d’ivoire, du Gabon, de la Guinée, du Niger, du Togo et du Sénégal, ont étrenné leurs épaulettes de sous-lieutenant hier. A ceux-là s’ajoutent dix-sept élèves stagiaires professionnels titulaires du diplôme d’aptitude au grade d’officier.

Un moment  solennel durant lequel le colonel Boubacar Koïta a invité les élèves de la promotion lieutenant Philippe Marius Camara, tombé au champ d’honneur au cours d’une opération de sécurisation dans la région de Ziguinchor le 26 février 2011, à s’inspirer de sa ligne de conduite. « Issue de la 26ème promotion de l’Ecole nationale des officiers d’active, il a été affecté au bataillon des Blindés où son professionnalisme, son sens élevé de  la mission, son courage et son don de soi pour le succès des armées lui ont vite valu admiration et respect », a-t-il rappelé.

Après avoir reçu l’expertise technique militaire, les attributs d’un chef à la hauteur de la tâche par sa discipline, son sens de l’humain et son aptitude au commandement d’une section, « vous serez d’emblée au contact des réalités de la vie quotidienne du corps de troupe devant prouver votre efficacité face aux nouveaux types de menaces dans un monde en mutation ; mais vous êtes des hommes formés au métier d’officier du 21ème siècle », a dit le commandant de l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa) à ses hommes. En outre, il a insisté sur les notions de sens du devoir bien accompli portées par des hommes d’action et d’honneur quelles que soient l’ampleur des difficultés. « Je suis persuadé qu’une équipe médiocre peut s’assumer et se surpasser au souffle d’un chef de valeur », a-t-il affirmé.

Abondant dans le même sens, le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine, a indiqué qu’au-delà d’une tradition bien établie, sa présence est un témoignage éloquent de l’engagement des autorités politiques, le chef de l’Etat Macky Sall en premier, à la modernisation de l’outil de défense du pays en l’alignant sur les standards internationaux. A ce titre, « je ne saurai poursuivre mon propos sans magnifier l’engagement de tous ceux qui, de par leur clairvoyance et leur esprit prospectif, ont contribué à bâtir la réputation de l’Enoa, véritable creuset d’excellence  au-delà même de nos frontières », a-t-il ajouté.

Au vu de la diversité des nationalités rassemblées dans cette 36ème promotion, le ministre des Forces armées a salué les bases jetées de la mutualisation des efforts consentis entre des pays africains en matière de défense. Cette nouvelle orientation « milite en faveur de l’intégration de nos outils de défense et de sécurité dans un environnement géopolitique marquée par l’émergence de nouveaux périls tels que le terrorisme, le trafic de drogue, la prolifération des armes, la piraterie maritime, la criminalité transnationale, etc. », a-t-il souligné.

C’est pourquoi, le Dr Augustin Tine a tenu à remercier les Etats-Unis d’Amérique pour la coopération militaire avec l’école « Us Army cadet command », la République d’Allemagne à travers « The German Army Officer School » tout comme le Brésil, la Chine et la Turquie pour leur soutien.

Mbaye BA

Miser sur des approches ludiques pour stimuler le sens de la créativité des enfants. C’est tout le sens de la campagne « jouer est essentiel » lancée avant-hier par l’association sénégalaise ImagiNation Afrika qui a installé des antennes dans les régions de Tambacounda et de Kolda.

L’association sénégalaise ImagiNation Afrika, qui œuvre pour le développement des enfants à travers le jeu, invite les acteurs du système éducatif sénégalais, les parents et les institutions locales à davantage valoriser le jeu pour contribuer au rayonnement des enfants et développer leurs compétences dans la lecture, les mathématiques et les sciences. Une approche qui aidera également à former des leaders du 21ème siècle. Pour Karima Grant, la présidente de la structure qui a été créée en 2011, il est prévu, à travers cette campagne de deux mois, de dérouler des activités stimulantes et créatives dans l’optique d’encourager les différents acteurs à s’adapter à cette nouvelle tendance.

Cette sénégalaise d’origine a d’ailleurs profité de la cérémonie de lancement, à leur siège à Keur ImagiNation, un centre d’apprentissage et d’innovation présenté comme le premier espace de ce type dédié à l’apprentissage par le jeu en Afrique de l’Ouest, pour faire des démonstrations et convaincre de la pertinence d’une telle démarche. Le jeu, à travers ses nombreuses caractéristiques valorisées dans le système traditionnel africain, permet, selon ses explications, de préparer les enfants à acquérir les compétences du 21ème siècle telles que la résolution des problèmes, la réflexion critique, la créativité et la sociabilité.

Elle cite, à cet effet, « Wouré », « Langa buri », « kotti kotioi », qui rappellent la longue tradition de jeu au Sénégal et qui permettent également aux enfants d’entretenir leurs corps, d’acquérir la maîtrise de soi et des compétences nécessaires pour l’émergence de l’Afrique ».

L’association ImagiNation Africa entend ainsi œuvrer dans la promotion d’espaces de jeux publics pour tous les enfants et la mise en place d’un écosystème qui fait plus de place au jeu dans le développement de l’apprenant.

Dans le cadre de cette campagne, il est également prévu de mener une campagne de bus, de créer des espaces de jeu et d’organiser des sessions de formation pour les parents ainsi que de nombreuses autres activités. Les facilitateurs d’ImagiNation Afrika donnent des solutions pratiques au moment où ce sont les théories qui dominent dans la plupart des écoles.

Pour la présidente d’ImagiNation Afrika, en dehors du fait que le jeu est une source de motivation pour les enfants, des études menées au niveau mondial ont montré que grâce à des jeux imaginatifs, les enfants deviennent plus créatifs, réussissent mieux à l'école et développent une approche d'apprentissage par la résolution de problèmes.

Mieux, ajoute-t-elle, « les chercheurs ont démontré que 88% des enfants d'âge préscolaire jouant avec des blocs ont assimilé des compétences en mathématiques telles que la comparaison des tailles et le comptage ».

Matel BOCOUM

Les acteurs et les partenaires concernés par le programme Accès équitable à la formation professionnelle (Acefop) se sont réunis, pendant deux jours, à Kolda, pour réfléchir sur la  problématique de l’emploi des jeunes dans les régions sud et sud-est du pays.

La commune de Kolda a abrité les travaux du 3ème comité de suivi des accords de partenariat opérationnels dans le cadre de la mise en œuvre du projet Accès équitable à la formation professionnelle (Acefop), un des volets du programme « développer l’emploi au Sénégal ». Durant deux jours, les participants se sont penchés sur le bilan des activités annuelles dudit programme en faisant l’état des lieux, en appréciant les réussites et contraintes en matière de synergie entre les partenaires de ces Accords de partenariat opérationnels (Apo) et les autres acteurs du « programme développer l’emploi au Sénégal » intitulé « Tekki fii » et en dressant la cartographie des acteurs en matière d’insertion professionnelle. « Le programme Acefop est une composante du programme "développer l’emploi au Sénégal". Il est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne de lutte contre les causes de la migration irrégulière et les déplacements des populations en Afrique. La mise en œuvre de ce programme est confiée à deux agences d’exécution bien connues que sont « Lux Dev et l’Afd », a renseigné Amadou Ndiaye. Celui-ci est le point focal du programme Acefop au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Le représentant résidant de Lux Dev (Agence luxembourgeoise pour la coopération et le développement), a mis en œuvre le programme « Tekki fii », dont l’une des composantes est l’Acefop. Il est revenu sur le sens de cette rencontre au cours de laquelle les partenaires du programme ont fait le point sur les avancées du programme. « Plusieurs sujets ont été abordés, dont la formation professionnelle et technique et l’insertion professionnelle », a-t-il déclaré. Ce programme vise à former 12 000 jeunes dans les régions de Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou pour leur permettre de  s’insérer dans le marché du travail.

Il prévoit également la construction et l’équipement de trois (3) centres de formation professionnelle et technique à Bounkiling, Sédhiou et Goudiry pour, respectivement, initier les jeunes dans les métiers de la foresterie, de l’industrie et de l’agriculture-élevage. Les centres vont aussi bénéficier d’un dynamique accompagnement. En plus, six (6) unités mobiles de formation vont sillonner les régions de Kolda, de Sédhiou, de Ziguinchor, de Tambacounda et de Kédougou pour aider les jeunes à bénéficier d’un renforcement de capacités dans leurs métiers respectifs.

Mamadou Aliou DIALLO

La commune vient d’être dotée d’un nouveau poste d’incendie et de secours qui a été inauguré, avant-hier, par le gouverneur de la région Souleymane Cissé en présence du général Victor Tine, commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp).

A travers ce nouveau poste d’incendie et de secours, c’est un nouveau pas qui vient d’être franchi dans la dynamique enclenchée par les soldats du feu résolument engagés dans les différents maillons de la chaîne de développement du Sénégal. Le commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a rappelé « les efforts consentis et les perspectives clairement dessinées pour une couverture du territoire afin de mieux se rapprocher des populations ».

L’ouverture du centre d’incendie et de secours de Fimela est l’une de ces actions qui devraient permettre aux sapeurs-pompiers de faire progressivement face à la complexité et à l’accroissement des risques d’accidents ou de catastrophes. Surtout dans cette zone du département de Fatick dont la vocation touristique fait qu’elle est très fréquentée par des touristes en séjour ou de passage pour des balades dans les îles du Saloum.

Le gouverneur de Fatick a noté avec satisfaction cette initiative de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers d’ouvrir un poste à Fimela et qui va couvrir tout l’arrondissement de Loul Séssène à Palmarin et Djiffer en passant par Djilass, Dioffior, Fimela, Djilor, Ndangane et Samba Dia, entre autres localités.

Mohamadou SAGNE

Les cambrioleurs du domicile de l’actuel président du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, le juge Malick Lamotte, en poste à Mbour au moment des faits, ont été condamnés, ce mercredi 11 juillet, à la prison à vie par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès.

Mangoné Kassé, Bakary Cissé et Mansour Dione sont condamnés à la prison à vie par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès. Le dernier nommé, s’étant évadé de la prison, est condamné par contumace. Le juge a émis un mandat d’arrêt contre lui. Khadim Mbengue et Birane Sarr, poursuivis eux pour recel, ont écopé de 5 ans de travaux forcés. Plus chanceux qu’eux, Saliou Fall, lui, est acquitté. Concernant Malick Ndiaye et El hadji Mbacké Diop, l’action judiciaire s’est éteinte parce que tous les deux sont décédés en prison.

Repérage des maisons
Ces huit jeunes étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec effraction, escalade et usage d’armes, faux et usage de faux dans un document administratif, évasion par violences et bris de prison, viol collectif, détention d’armes sans autorisation administrative préalable et détention de chanvre indien en vue de son usage. Les faits remontent entre 2005 et 2007, à Mbour. Armés d’un pistolet et d’une machette, les mis en cause ont braqué les domiciles du magistrat Malick Lamotte, Josette Lukianoff, Marthe Haubert, Codou Sy, Moussa Dieng et Philippe Montanari, entre autres.

Les investigations faites par les enquêteurs vont mener à l’interpellation de Mansour Dione dit Joe et de Malick Ndiaye dit Matékhé. Mansour Dione a vite reconnu qu’en complicité avec Mangoné Kassé et Malick Ndiaye, il a cambriolé les domiciles du président Malick Lamotte et de Josette Lukianoff. Il a révélé que c’est Mangoné Kassé qui repérait les maisons avant de les contacter. Poursuivant, il a expliqué que, quand ils se sont introduits dans la chambre du juge Malick Lamotte, c’est Mangoné Kassé qui a volé l’argent gardé dans l’armoire et les bijoux de sa femme qu’il a vendus au marché Sandaga. Pour les ordinateurs pris au domicile de Josette, ils ont été vendus à Colobane.

Lors de son audition, le juge Malick Lamotte a raconté que dans la nuit du 1er au 2 mars 2007, aux environs de 4h du matin, trois individus armés s’étaient introduits dans son domicile au quartier Grand Mbour. Ils ont défoncé la porte de son salon avant de s’introduire dans sa chambre à coucher. C’est au moment où il a remarqué leur présence que l’un d’eux a pointé son pistolet sur lui. Ensuite, ils lui ont pris 2 millions de FCfa, les bijoux de son épouse et des téléphones portables. Il a confié avoir reconnu Malick Ndiaye qui portait la machette, Mansour Dione qui fouillait les poches de ses habits et Mangoné Kassé qui était en possession de l’arme à feu.

Josette Lukianoff, victime elle aussi de cette bande, a été cambriolée dans la nuit du 22 au 23 février 2006, à son domicile, dans le même quartier que Lamotte. Selon elle, les agresseurs lui ont pris 550.000 FCfa, deux ordinateurs portables d’une valeur d’un million de FCfa, un appareil photo coûtant 400.000 FCfa, un bracelet en argent d’une valeur de 20.000 FCfa et une bague en argent achetée à 10.000 FCfa. Elle a signalé avoir été brutalisée par un des assaillants. Codou Sy, attaquée dans la nuit du 20 au 21 février, à Saly station, a informé que les braqueurs, au nombre de trois, étaient armés. Les malfrats avaient emporté 15.000 FCfa, sa boîte à bijoux, un portable appartenant à son frère. Elle a évalué le préjudice à 900.000 FCfa. Moussa Dieng, domicilié au quartier Mbour I, Philippe Montarini, habitant à Saly Niakh Niakhal, etc., ont été, eux aussi, victimes de cette bande de malfaiteurs.

Saliou Fall acquitté
Leurs agissements ont été mis fin, le 13 février 2007, par les éléments de la brigade de recherches de la gendarmerie de Rufisque. Lors d’une opération de sécurisation sur la plage de Bargny, ces hommes en bleu ont interpellé Mangoné Kassé à l’intérieur d’une hutte appartenant à Saliou Fall. Ils y ont découvert deux couteaux, une lampe torche, un tube contenant du tabac mélangé à du chanvre indien. Le mis en cause a fait des aveux circonstanciés révélant s’être rendu à Mbour où il avait cambriolé les domiciles des ressortissants américains en complicité avec Bakary Cissé qui avait d’ailleurs violé l’une de leurs victimes. Poursuivant ses révélations, il a dit aux gendarmes qu’avec Mansour Dione et Malick Ndiaye, ils avaient cambriolé la maison du président Malick Lamotte.

Quant à Saliou Fall, il a soutenu qu’il a juste hébergé son ami Mangoné Kassé dans sa hutte à Bargny. Pour ce qui est de Bakary Cissé, il a reconnu avoir planifié leur évasion de prison le 9 septembre 2006, mais a nié être l’auteur du viol. Ils ont reconnu avoir cambriolé la maison du juge Lamotte. Dans son réquisitoire, l’avocat général avait demandé la perpétuité.

Ndiol Maka SECK

Dans sa politique de maillage du territoire national, la gendarmerie nationale vient d’ouvrir un nouveau poste dans la commune de Sébikotane, répondant ainsi à une vieille doléance de la population.

La gendarmerie nationale a ouvert un nouveau poste dans la commune de Sébikotane. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du patron de ladite institution militaire, le général de corps d’armée Meissa Niang, du maire Abdoulaye Lô et de plusieurs officiers. Pour le général Niang, ce nouveau poste de la gendarmerie va réduire les délais d’intervention des hommes en bleu et renforcer la sécurité dans le département de Rufisque. « Nous sommes résolument engagés dans une posture de sécurité  pour répondre aux attentes des populations », a-t-il assuré. Pour remplir ses missions régaliennes, la gendarmerie doit travailler au plus près des populations. Et la mise en place de ce poste de gendarmerie participe pleinement à cette démarche.

« Durant les trois prochaines semaines, nous serons à l’intérieur du pays pour une série d’inaugurations », a informé le général Niang. Selon le haut commandant de la gendarmerie, cette nouvelle infrastructure se justifie à l’échelle de l’importance démographique de la commune de Sébikotane  et à sa position géographique très centrale. Pour lui, cette présence de la gendarmerie est donc « rassurante et dissuasive » et va contribuer à rapprocher la gendarmerie des populations. « Le poste contribuera à la protection des personnes et des biens qui demeure une préoccupation des autorités. La promotion d’une gendarmerie humaine se fera à travers l’amélioration  de la qualité des rapports avec les autorités et le publique », a ajouté le général Niang.

Pour le maire de Sébikotane, Abdoulaye Lô, l’érection de ce poste de gendarmerie est « une vielle doléance » des populations. D’autant plus qu’avec l’accroissement de la commune, plusieurs cas de grand banditisme avaient été signalés en plus de l’insécurité née de la proximité avec la route nationale. « Avec la présence des gendarmes, les habitants de Sébikotane vont se sentir plus en sécurité. Nous sommes entre 27.000 à 32.000 habitants maintenant. Ce poste de gendarmerie va certainement  étouffer le banditisme naissant», a dit le maire dont l’institution a contribué à hauteur de 90% pour l’érection de ce poste. Aussi a-t-il annoncé que le conseil municipal, dans le souci de résoudre le problème sécuritaire de Sébikotane, a déjà octroyé un espace à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers.

Maguette NDONG

Le Pr Mouhammad Ahmad Lô a, du 10 au 11 juillet 2018, pris part à la conférence de La Mecque sur le conflit en Afghanistan. Il faisait partie des 105 plus grands savants du monde musulman appelés en renfort par l’Organisation de la coopération islamique (Oci) pour aider à mettre  fin au conflit armé afghan.

Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, le Pr Mouhammad Ahmad Lô a été appelé en renfort par l’Organisation de la coopération islamique (Oci) pour prendre  part à la conférence de La Mecque tenue les 10 et 11 juillet 2018. L’objectif de cette rencontre, qui a réuni les 105 plus grands savants du monde musulman, est d’aider à « mettre  fin au conflit armé qui secoue depuis plus de 15 ans l’Afghanistan ». Cette rencontre, d’après le secrétaire général de l’Organisation de la coopération Islamique, le Dr Youssef ben Ahmad Al Othaimi, découle « d’une volonté du sommet de l’Oci et de la conférence des ministres des Affaires étrangères des pays membres de contribuer de manière efficace au règlement du conflit ». Aussi, est-elle destinée, entre autres objectifs, à « déconstruire les interprétations maladroites des textes authentiques de l’islam et à enlever aux organisations terroristes toutes formes de légitimité qui leur permettent d’agir au nom d’une quelconque religion. La conférence a également travaillé à l’avènement d’un meilleur cadre d’échanges et de dialogue pour parvenir à une sortie de crise », a dit le secrétaire général de l’Oci dans le document. Rappelons que ce conflit armé qui secoue l’Afghanistan depuis l’intervention militaire de la communauté internationale, sous la conduite des Etats-Unis, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, a connu un lourd bilan en pertes humaines et matérielles.

Et ces chiffres en attestent : « 3.500 morts du côté de la coalition, plus de 20.000 morts chez les talibans, 12.700 tonnes de bombes larguées sur l’Afghanistan, un nombre incalculable de blessés et de déplacés, pour un coût estimé à 840 milliards de dollars, soit plus de 466.000 milliards de FCfa ». A travers cette rencontre de deux jours, l’Oci travaille à trouver une solution définitive à ce conflit.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le juge n’a pas été clément avec le proviseur du lycée de Kahone, Mamadou Djibril Dia, reconnu coupable des délits d’association de malfaiteurs et de fraude aux examens et concours.

Le verdict est tombé hier. Le proviseur du lycée de Kahone (Kaolack), Mamadou Djibril Dia, a été condamné à 5 ans de prison ferme, 500 000 FCfa d’amende et la confiscation de tous ses biens.

En rendant le verdict, le juge Maguette Diop a déclaré le proviseur du lycée de Kahone coupable des délits d’association de malfaiteurs et de fraude aux examens et concours. Le parquet avait, dans son réquisitoire, demandé une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de cinq millions de FCfa. Le substitut du procureur, Papa Ismaïla Diallo, avait aussi requis l’interdiction, pour Mamadou Djibril Dia, d’exercer le métier d’enseignant pendant une durée de dix-ans.

Lors de son audition devant la barre du tribunal, Mamadou Djibril Dia avait reconnu avoir vendu des épreuves de français, d’anglais et d’histoire-géographie à des élèves lors des sessions du baccalauréat de 2016 et de 2017. En 2016, le proviseur du lycée de Kahone avait vendu à 300 000 FCfa les épreuves d’histoire et de géographie aux élèves Ndew Badiane et Fatou Bakhoum.

Celles-ci, grâce au concours de proviseur du lycée de Kahone, ont pu obtenir frauduleusement leur baccalauréat en 2016. En 2017, Mamadou Djibril Dia a vendu à 100 000 FCfa les épreuves de français, d’anglais et d’histoire-géographie à la même Fatou Bakhoum. Celle-ci avait acheté les épreuves pour sa cousine candidate au baccalauréat.

L’accusé avait révélé, devant la barre, qu’il recevait les épreuves du nommé Mamadou Thiam qui officiait à l’Office du baccalauréat de l’Université Cheikh-Anta Diop de Dakar. Cependant, il ressort des vérifications faites par une délégation judiciaire qu’il n’existait aucun échange de mails (courriers électroniques) entre Mamadou Djibril Dia, proviseur du lycée de Kahone, et Mamadou Thiam de l’Office du baccalauréat. Dans son verdict, le juge a aussi condamné Fatou Bakhoum et Ndew Badiane à une peine de deux ans de prison, dont un an ferme pour chacune. Le tribunal correctionnel de Dakar a aussi prononcé une peine de deux ans ferme plus une amende de 18 millions de FCfa et la confiscation de tous ses biens contre Abdoulaye Ndour. Ce professeur de français au groupe scolaire Yalla Suren, arrêté en même temps que le proviseur du lycée de Kahone, avait reconnu qu’il vendait les épreuves aux candidats du baccalauréat. Les enquêtes ont même permis à la justice de découvrir dans son compte la somme de sept (7) millions de FCfa obtenue grâce à la vente des épreuves. Deux autres professeurs, Saliou Sarr et Pape Oumar Mboup, respectivement professeurs de français et d’anglais, ont écopé chacun une peine de deux ans, dont un an ferme. Les autres prévenus, pour la plupart des élèves et des étudiants, ont été condamnés à des peines allant d’un an ferme à six mois avec sursis.

Aliou Ngamby NDIAYE

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal a présidé l’inauguration d’un dortoir construit au siège de l’Ong franco-sénégalaise Village Pilote, sise à Deni Biram Ndao Nord. Cette réalisation entre dans le cadre des efforts du gouvernement américain à lutter contre la traite des personnes.

La cérémonie d’inauguration du dortoir a certes été sobre, mais elle a suscité un grand intérêt auprès de la population. En présence de Massaer Seck, représentant du chef de village et de Loïc Tréguy, directeur exécutif de Village Pilote, les pensionnaires de ce centre, très souriants, ont manifesté leur joie de disposer d’un tel joyau. En effet, c’est grâce à une subvention du gouvernement américain, d’un montant de 84 millions de FCfa, que la construction de ce dortoir au siège de village pilote a été possible. Pourtant, il a déjà bénéficié d’une première enveloppe qui avait servi à la construction d’un centre de formation professionnelle en menuiserie dont le coût s’élève à 33 millions de FCfa.

Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Dr Tulinabo Mushingi est heureux de constater que le village pilote travaille à l’amélioration de la vie des enfants. Un objectif que partage son pays au point de s’impliquer auprès du gouvernement du Sénégal et de ses partenaires pour lutter contre la mendicité des enfants. Il a exprimé sa fierté d’inaugurer ce dortoir qui, selon lui, fournit des services de base aux garçons qui y vivront. Il en a profité pour rappeler que cela fait une année qu’il séjourne au Sénégal. Mais, les visites qu’il a effectué, depuis sa prise de fonction, lui ont permis de mieux comprendre les enjeux qui affectent la vie des sénégalais. « Au cours de mes discussions, j’ai été amené à constater qu’il est impératif de combattre et d’éradiquer la mendicité forcée des enfants, de prendre soin des victimes, de prévenir d’autres cas et de traduire en justice ceux qui exploitent les enfants et violent la loi », a soutenu Dr Tulinabo Mushingi.

Quant à Loïc Tréguy, directeur exécutif du village pilote, il a souligné que le moment est venu de mettre fin aux théories sur la nécessité de protéger les enfants et de passer à l’action en mettant en place des structures qui peuvent les accueillir. « Au moment où je vous parle, il y a encore des enfants qui sont dans la rue et qui continuent à être violés par des adultes », a-t-il soutenu. Une manière pour lui d’appeler à une meilleure prise en charge des enfants vulnérables. Fondé en 1994, le Village Pilote héberge d'anciens enfants mendiants, des enfants de rues et d'autres jeunes vulnérables. Situé près du Lac Rose, il nourrit, héberge, éduque, soigne et forme environ 85 à 90 garçons. Aussi, aide-t-il les garçons à retourner dans leurs familles respectives, à trouver un métier et un emploi aux plus âgés d’entre eux.

Abdou DIOP

Fidèle à sa mission d’assurer la protection et la promotion des droits des enfants, le Centre d’accueil, d’information et d’orientation pour enfant en situation difficile « Ginddi» a organisé, hier, une journée « portes ouvertes » pour sensibiliser les populations, en particulier les autorités, sur les difficultés liées à la prise en charge des enfants.

Dans une salle comble, les problèmes de l’enfant en situation difficile ont été au centre des débats. C’était lors de la journée « portes ouvertes » organisée, hier, dans le cadre de la Journée de l’enfant africain (Jea), par le Centre d’accueil, d’information et d’orientation pour enfant en situation difficile « Ginddi» afin de sensibiliser sur les problématiques relatives au bien-être de l’enfant.

Selon le secrétaire général du Ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfant, Oumar El Foutiyou Bâ, cette journée consacre une activité phare du centre  « Ginddi » actif dans la campagne de retrait des enfants de la rue.

Selon Oumar El Foutiyou Ba, « Ginddi » est le seul centre de référence qui opérationnalise la politique de l’Etat du Sénégal en faveur de la sécurisation des enfants et des femmes en situation de détresse. C’est pourquoi, il a estimé que le centre  doit sortir de sa réserve pour effectivement valoriser ses multiples activités, mais surtout sensibiliser sur l’intérêt de ses actions. Evoquant la question du retrait des enfants, il a fait savoir que parmi les 400 enfants retirés de la rue lors de la deuxième phase, les 200 proviennent des pays limitrophes. D’où l’intérêt de poursuivre le retrait et la réinsertion des enfants en situation de maltraitance.

Harmonisation des actions
Aussi, a-t-il préconisé une synergie des différentes approches menées sur le terrain par l’ensemble des structures en charge de la protection des droits des enfants.

Le directeur de la promotion des droits des enfants, Niokhobaye Diouf, a plaidé pour la mise en place des structures d’opérationnalisation de la politique du gouvernement en matière de protection des droits des enfants. «Notre politique sociale devrait permettre la mise en place de structures de prise en charge des préoccupations des enfants à travers le territoire national », a souligné M. Diouf, qui a magnifié les efforts fournis par le centre « Ginddi ». Nonobstant ses moyens limités, la structure offre, à travers son numéro vert, une assistance aux victimes.

Des cas de maltraitance, d’abus et d’exploitation sont référés par la communauté. C’est dire qu’il y a tout un travail de socialisation de l’enfant qui est fait sur la base d’une enquête.

Conscient de la transversalité de la question de l’enfant, Niokhobaye Diouf a préconisé une rationalisation des services en charge de la protection des enfants. « L’idéal est d’harmoniser les missions. Rien n’explique que deux directions exercent la même mission. Il faut définir les rôles et les missions pour chaque structure. La mutualisation des efforts et la rationalisation des interventions ont présidé l’élaboration d’une stratégie nationale de protection de l’enfant qui vise un système intégré où chaque acteur joue son rôle en relation avec les autres », a expliqué M. Diouf. Cette manifestation s’est déroulée en présence des élus locaux de la commune de Grand-Yoff et des partenaires au développement.

Tata SANE

Les membres du Collectif pour la défense des droits des personnes en situation de handicap ont organisé, ce mercredi, une marche pour lutter contre «l’injustice» et la «discrimination» dont ils sont victimes.

S’appuyant sur leurs béquilles, leurs bâtons ou installés sur des chaises roulantes, plusieurs membres du Collectif pour la défense des droits des personnes en situation de handicap ont marché hier, du rond-point de la Rts à la place de la nation (ex-obélisque).Vêtus, pour l’essentiel, de tee-shirts blancs sur lesquels on pouvait lire, «Oui à nos droits, non à l’injustice sociale envers les handicapés», les camarades de Yoro Niang ont tenu à exprimer leur colère suite aux récentes attaques contre les membres de leur communauté. Après la marche, Yoro Niang, membre du collectif pour la défense des personnes en situation de handicap et porte-parole du jour, a confié qu’ils ont organisé cette manifestation pour protester et se prononcer car, depuis un certain temps, ils ont constaté que les personnes en situation de handicap subissent des violences chez elles ou dans la rue. «Nous sommes des Sénégalais à part entière. C’est pourquoi, nous avons décidé de marcher jusqu’à la place de la nation pour crier notre mal être. Avant, on subissait des violences verbales, on nous traitait de tous les noms d’oiseaux dans les familles, dans la société. Maintenant, on a constaté que les gens exercent sur nous une violence physique», affirme le porte-parole du jour dudit collectif. Pour ce dernier, cette marche a été organisée pour sensibiliser les populations, les autorités sur l’intérêt de préserver les droits des personnes en situation de handicap.

Yoro Niang, s’appuyant sur ces béquilles pour faire sa déclaration, a rappelé que les autorités étatiques et les chefs coutumiers ont été saisis. Pour trouver une solution définitive à leur problème, le collectif demande l’application totale de la loi d’orientation sociale qui permettra, à leur avis, de mettre fin à la mendicité. «Si cette loi est appliquée aucun handicapé ne passera plus de temps dans la rue à mendier. Cette loi a été proposée par la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées pour qu’on puisse participer au développement de nos pays et à notre prise en charge», laisse entendre Yoro Niang entouré de ses camarades. Il aprécisé que leur mouvement est apolitique et ne s’attaque pas au régime mais veut juste le respect de ses droits.

Le collectif pour la défense des droits des personnes en situation de handicap dénonce aussi la non-signature des décrets d'application de la loi d'orientation sociale relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées du 06 juillet 2010.

«Nous demandons au gouvernement de respecter ses engagements lors du conseil interministériel du 13 février 2018 où le Premier ministre avait donné des instructions au gouvernement de signer tous les décrets d'application de cette loi avant le 30 juin 2018», soutiennent les membres du collectif. Ces derniers rappellent que sur les 10 décrets d'application et 4 arrêtés seuls 2 décrets sont signés.

Ibrahima Faye du même collectif veut aussi la mise en place d’une haute autorité et d’un fonds d'appui pour éradiquer la mendicité des personnes handicapées, le respect du quota de 15% des emplois réservés aux personnes en situation de handicap, la généralisation de la carte d’égalité des chances pour toutes les personnes handicapées conformément à l'article 3 de cette loi.

Oumar KANDE

Les démêlées avec la justice reprennent pour Aziz Ndiaye. L’ancien promoteur de lutte a été arrêté et placé en garde à vue par les éléments de la section de recherches de la gendarmerie. Même si la division des relations publiques de la gendarmerie nationale refuse de donner plus de détails en prétextant que l’enquête suit son cours, un regard dans le rétroviseur rappelle que l’opérateur économique n’est pas à ses premières bisbilles avec le parquet. En effet, il avait été placé sous contrôle judiciaire avec son père pour le délit de complicité de recel. Ils auraient détourné une importante quantité de riz d’une valeur de près de 100 millions de FCfa. La marchandise avait été découverte dans les locaux de son entreprise évoluant dans le domaine de l’agroalimentaire.

Même si l’on ignore encore les raisons de son arrestation d’hier, l’on peut tout de même rappeler que cette affaire de recel de riz impliquant Aziz Ndiaye, son père et son frère, avait été appelée à la barre le jeudi 28 juin 2018 avant d’être renvoyée à aujourd’hui (jeudi 12 juillet).

O. FEDIOR

Un incendie d’une rare violence s’est produit au marché Ocass de Touba hier. Le bilan provisoire fait état de plusieurs millions de FCfa réduits en cendre. Alertés à temps, les sapeurs-pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux et ont maîtrisé le feu, l’empêchant de se propager dans les magasins jouxtant ceux déjà consumés par les flammes. L’épaisse fumée noire s’échappant des magasins de vente de matelas a semé la panique et engendré le sauve-qui-peut. Le marché Ocass est, à l’instar de plusieurs autres marchés du pays, confronté à l’indisponibilité de bouches d’incendie. Le lieutenant Ousmane Lô reconnaît cette difficulté à disposer suffisamment d’eau. La bouche d’incendie la plus proche se trouvait à 500 mètres. Les autorités municipales sont interpellées. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de l'incendie.

Mamadou DIEYE

C’est mercredi prochain que le premier président de la Cour d’appel, Demba Kandji, va délibérer sur la demande de libération immédiate déposée par les avocats de Khalifa Ababacar Sall.

Le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, devra encore patienter jusqu’à mercredi pour savoir si le juge de la Cour d’appel va lui accorder une libération immédiate. En tout cas, c’est à la reprise du procès (suspendu en huitaine) que le premier président de la Cour d’appel va délibérer sur la demande de libération immédiate déposée par ses conseils. Depuis avant-hier, les deux parties se mènent une bataille sur le bien-fondé ou non de cette requête. Le procureur général Lansany Diaby indique qu’il n’y a pas, pour le moment, une base de discussion en l’absence de l’arrêt. Toutefois, il reconnaît que cette décision communautaire s’impose à l’Etat qui est condamné à payer au requérant la somme de 35 millions de FCfa.

« Chaque fois que l’Etat est condamné, le parquet doit exécuter immédiatement cette décision », précise le procureur. Celui-ci souligne que la conséquence directe de la décision est que « nous devons nous référer à la jurisprudence de la Cour ». Néanmoins, le procureur rappelle que la Cour de justice de la Cedeao peut bel et bien ordonner la libération immédiate d’un détenu lorsque la demande lui est soumise. Sur ce, il donne l’exemple de la jurisprudence de l’ancien président du Niger, Mamadou Tandia. Dans cette affaire, l’ancien président nigérien, qui avait été condamné par son pays, avait pu bénéficier d’une liberté provisoire. La Cour de justice de la Cedeao, qui avait été saisie d’une requête par la défense du président Tandia, avait jugé arbitraire sa détention.

Finalement, la Cour d’appel du Niger avait accordé une liberté provisoire à Mamadou Tandia. Mais, pour l’affaire Khalifa Ababacar Sall, la Cour de justice de la Cedeao, au lieu d’ordonner la libération immédiate du requérant, a demandé la réparation du préjudice subi. « Quelle conséquence il faut tirer de cet arrêt ? C’est toute la problématique qui se pose aujourd’hui », dit-il. Par ailleurs, Me Alain Jakubowicz, avocat de Khalifa Ababacar Sall, a salué « l’honnêteté » du procureur général Lansana Diaby. Me Khassimou Touré, avocat de Mbaye Touré, a félicité Lansana Diaby pour son « intégrité ». Cependant, il appelle celui-ci à aller plus loin dans sa logique en demandant à la Cour d’appel de « mettre fin à ce procès nauséabond ». « M. le président, nous souhaitons avoir une réponse juridique à nos préoccupations juridiques », demande-t-il. Pour Me François Sarr, « on doit mettre fin à cette détention arbitraire » du maire de Dakar, car les décisions de la Cedeao sont « obligatoires aux Etats, aux institutions et aux personnes morales ». Selon l’avocat, la demande de libération immédiate du député Khalifa Ababacar Sall est fondée du moment que la Cour de justice de la Cedeao a indiqué que le procès est inéquitable. « A partir de ce moment, la question est de savoir si quelque chose d’équitable peut sortir d’un procès inéquitable ? », se demande le conseil de la défense. Même si la Cour de justice de la Cedeao n’a pas ordonné la libération immédiate du requérant, Me François Sarr renseigne que la Cour d’appel peut toujours ordonner une telle décision. Les avocats de la partie civile (Etat du Sénégal) ont marqué leur opposition face à cette demande de la défense. Pour Me Ousmane Sèye, avocat de l’Etat du Sénégal, aucune juridiction n’a le pouvoir d’ordonner la libération immédiate d’un député. Selon l’avocat, seule l’Assemblée nationale a ce pouvoir, mais à la seule condition qu’elle soit à la base de la poursuite contre ce député. Or, dans le cas de Khalifa Ababacar Sall, dit-il, l’Assemblée nationale n’est pas à la base de la poursuite contre le député.

Son confrère de la partie civile, Me Ousmane Diagne précise que dans l’arrêt brandi par la défense, la Cour de justice de la Cedeao n’a pas ordonné la libération immédiate de Khalifa Ababacar Sall encore moins d’ordonner la cessation des poursuites contre lui. A son avis, si la Cour voulait la libération immédiate du maire de Dakar, elle allait l’ordonner. Car le même jour qu’elle a publié cette décision (29 juin 2018), elle a rendu une décision similaire pour deux détenus nigériens. Pour ces derniers, explique l’avocat, la Cour de justice de la Cedeao a ordonné la libération immédiate. « Cette requête relative à la décision de la Cour de justice de la Cedeao est une demande vaine. Cet arrêt (de la Cour de la Cedeao), qu’il soit disponible ou pas, ne sera d’aucune utilité pour la défense », présage Me Ousmane Diagne.

Aliou Ngamby NDIAYE

OBTENTION DE L’ARRÊT DE LA COUR DE LA CEDEAO : LA COUR DONNE UNE CHANCE AUX DEUX PARTIES
Les avocats de la défense de Khalifa Ababacar Sall ont une chance d’entrer en possession de l’arrêt de la Cour de la Cedeao avant la reprise du procès. Hier, le premier président de la Cour a donné aux parties un délai de huit jours pour exploiter ce document.

La Cour d’appel a suspendu son audience jusqu’à mercredi prochain. Le premier président de la Cour d’appel, Demba Kandji, informe que ce délai de huit jours a été observé pour permettre aux parties dans ce procès de pouvoir exploiter la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao. Cette pause observée par la Cour d’appel constitue une aubaine pour les avocats de la défense du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall et de ses co-accusés pour qui l’arrêt de la Cour de la Cedeao est indispensable pour préparer la défense de leurs clients.

Cependant, Me Ciré Clédor Ly a informé que le document qui devait être envoyé par Dhl et qui devait arriver aujourd’hui à Dakar a accusé un retard. D’après l’avocat, un des juges de la Cour de justice de la Cedeao n’a toujours pas signé l’arrêt. Toutefois, le conseil de la défense qui dit être en contact permanent avec les autorités de la Cour de la Cedeao assure que le document tant convoité sera signé et envoyé le 18 juillet prochain, jour de reprise de l’audience. Au lieu d’un envoi par Dhl, le document signé sera scanné et envoyé par voie électronique.

A. Ng. NDIAYE


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