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Société & Faits divers (2102)

Le marigot de Thièl, situé à une soixantaine de kilomètres de Linguère, a enregistré encore un mort par noyade hier. La victime, âgée seulement de trois ans et résidant à Patacour, un village situé à une trentaine de kilomètres de Linguère, était avec sa  mère au marigot pour faire la lessive comme à l’accoutumée. A. B. (la victime) jouait tranquillement dans les eaux du marigot, quand elle fut prise par les eaux, à l’insu de sa maman qui était absente des lieux. A son retour, elle constata l’absence de sa fille. Ainsi elle suit ses traces jusqu’au marigot, avant de solliciter de l’aide. Malgré la promptitude des populations à intervenir, la jeune fille finira par rendre l’âme au moment de l’évacuation au centre de santé de Thièl. Une enquête est ouverte par la gendarmerie pour élucider les causes réelles de cette noyade.

Masse NDIAYE

Après Kinshasa en 2012, Dakar abrite la deuxième rencontre des évêques africains sur le service de la charité du 18 au 20 septembre 2017. Le chef de l’Etat est invité par les autorités de l’Eglise catholique du Sénégal à présider la cérémonie d’ouverture de cette rencontre organisée par Caritas Africa.  

Pour réussir l’organisation de la deuxième rencontre des évêques africains sur le service de la charité, les autorités de l’Eglise catholique sénégalaise sollicitent le soutien financier du chef de l’Etat. Le président Macky Sall est d’ailleurs invité à présider la cérémonie d’ouverture de cette réunion qui verra la participation de 200 personnes parmi lesquelles d’éminentes personnalités de l’Eglise catholique, 46 délégations de Caritas africaines et des partenaires. Selon abbé Alphonse Seck, secrétaire général de Caritas Sénégal et coordonnateur de 15 Caritas de la zone africaine de l’ouest, le budget de cette deuxième réunion est évalué à plus de 300 millions de FCfa. Il n’est pas bouclé. Les organisateurs attendent le soutien de bonnes volontés. Le président de Caritas Sénégal, Mgr Jean Pierre Bassène, par ailleurs évêque du diocèse de Kolda, et abbé Alphonse Seck ont fait face à la presse hier pour évoquer les grandes lignes de cette deuxième rencontre des évêques africains sur le service de la charité. Cette rencontre, organisée en souvenir de celle de Kinshasa il y a cinq ans, permettra aux responsables de Caritas de faire le point sur l’application de la « déclaration de  Kinshasa », mais surtout tenir compte du nouveau contexte.

Le secrétaire général de Caritas Sénégal a expliqué que ce sera aussi un moment important de renforcer la synergie et la collaboration entre les structures et les personnes impliquées dans la diaconie de l’Eglise en Afrique. Après la cérémonie d’ouverture, un ensemble de sessions est prévu dont une présentation sur la dimension sociale de l’évangélisation.
Le thème de cette rencontre: « Organiser le service de la charité en Afrique : le rôle des évêques. Bilan et perspectives, cinq ans après la rencontre de Kinshasa », sera largement évoqué. Il permettra de réfléchir sur la manière de conduire l’action de la Caritas sur le continent africain. Pour Mgr Jean-Pierre Bassène, évêque du diocèse de Kolda, la Caritas n’a pas inventé la charité en Afrique. « Les Africains sont de nature solidaires » a indiqué le guide religieux. Les participants feront aussi un clin d’œil à la  synergie lancée par le Pape François, qui est de regrouper les quatre services de l’Eglise, à savoir la Caritas, la santé, les migrations, la justice et la paix. « Ces actions font partie de ce qui a motivé cette rencontre de Dakar », a indiqué abbé Alphonse Seck. Il a souligné que ce sera une manière pour les dirigeants de Caritas africaines de s’approprier une nouvelle organisation des services sociaux de l’Eglise et de parler de l’organisation de la Caritas. La deuxième rencontre des évêques africains est organisée par Caritas Africa, avec l’appui de Caritas Internationalis. Elle sera clôturée le 20 septembre par une messe à la cathédrale de Dakar.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

Un comité local de développement (Cld) s’est tenu hier à la maison communautaire de Touba en présence des autorités administratives avec à leur tête le sous-préfet Modou Mbacké Fall et le coordonnateur du Magal, Serigne Ousmane Mbacké, en compagnie de ses frères du comité d’organisation du grand Magal. De riches échanges ont eu lieu entre les deux parties pour une bonne préparation de l’événement prévu en principe le 9 novembre 2017 prochain.

La réunion a permis d’élaborer le plan de travail de base qui doit servir de référence aux différentes réunions en vue de l’organisation du grand Magal de Touba. Tous les aspects sécuritaire, sanitaire, préventif  et autres ont été évoqués avec les différents acteurs pour une bonne préparation du grand Magal de Touba. Un événement particulier qui, de l’avis du sous-préfet de Ndame, rassemble chaque année des milliers de personnes dans la ville sainte et mérite de ce fait des dispositions spéciales. Évoquant l’aspect sécuritaire, les différents corps de sécurité vont déployer près de 2;000 éléments et tous les grands axes seront jalonnés et bien sécurisés par les éléments de la police et de la gendarmerie. Il est aussi annoncé que les dispositions de l’année dernière seront reconduites et renforcées. Les sapeurs-pompiers ont, eux aussi, promis une assistance à la hauteur de l’événement.  Le ravitaillement en eau est un problème endémique qui pose chaque année des difficultés. Pour une ville qui fait plus de deux millions d’habitants en plus des disciples qui affluent, a reconnu le sous-préfet, les besoins en eau sont énormes et il n’est pas facile de ravitailler toute cette population pendant 72 heures d’affilée. Pour satisfaire la demande, le service d’hydraulique a mis en service tous ses camions, en loue d’autres et sollicite aussi tous les services ayant des camions citernes.  Concernant la santé, les autorités sanitaires de la ville ont évoqué et regretté, entre autres, l’absence de scanner dans la ville, compte tenu des multiples sollicitations et de l’importance démographique de la ville. De son côté, le service d’hygiène, avec plus de 100 éléments, sera en œuvre à temps sur le terrain. D’autres aspects comme l’éclairage public, les nouvelles extensions à faire pour l’éclairage des quartiers de même que le travail effectué avec l’Onas pour les désinfection et désinsectisation ont été évoqués.

Toutefois des réunions sectorielles se feront pour prendre les devants, a assuré le sous-préfet. Évoquant la voirie, le sous-préfet a signalé ce qu’il y a lieu de faire avec l’Ageroute, notamment les axes qui sont sollicités depuis cinq ans et qui ne sont toujours pas réalisés et qui peuvent aider à la bonne circulation durant le Magal. L’administrateur révèle qu’il s’agit des axes Mbacké-Darou Rahmane, Darou Salam-Touba qui longe les rails, et d’autres axes qui peuvent aider à la bonne circulation pendant le Magal. On signale que les véhicules pourront rouler sur une bonne partie de l’autoroute « Illa Touba » durant ce Magal à venir au mois de novembre.

Mamadou DIEYE

 

 

La pluie est parfois synonyme d’obstacle. Celle de vendredi a posé beaucoup de problèmes aux usagers de la route, surtout aux automobilistes. Après la forte pluie qui s’est abattue sur la capitale, la circulation routière en a pâti à plusieurs endroits.

Les eaux freinent les automobilistes qui sont souvent obligés de lever le pied pour se mettre au rythme des longues files de voitures. Les artères telles que la route de Hann-Bel-Air gagnées par les eaux stagnantes sont difficilement praticables. A hauteur du croisement de la route du Service géographique, une Renault 19 tombe en panne en pleine chaussée. La circulation reste bloquée dans le sens de la sortie vers l’autoroute à péage. La chaussée est complètement inondée. L’eau déborde même jusque sur les trottoirs. Au volant des voitures restées bloquées, les visages des automobilistes sont fermés. Boubacar Wade, un chauffeur de taxi garé sur le bas-côté, vient en aide à un autre conducteur dont la voiture est tombée en panne. « Il a dû changer de vitesse au beau milieu des eaux et la voiture a pris l’eau. Heureusement qu’on a pu la redémarrer », explique-t-il. Le trafic respire à nouveau, mais toujours au ralenti, jusqu’au rond-point situé à hauteur de l’autoroute.

A cet endroit de la route de Hann-Bel-Air, plus exactement sous le pont entre les deux ronds-points, la circulation devient chaotique. Certaines automobilistes en provenance de Castor se permettent de rouler à gauche sur la voie réservée à ceux venant dans l’autre sens, pour se passer de faire le tour du rond-point, paralysant ainsi tout le trafic. « C’est toujours comme ça quand il n’y a pas d’agent de la police pour réguler la circulation à ce niveau. Les gens bafouent le code et ne respectent pas la priorité », s’indigne François Diagne, au volant de sa voiture bloquée dans cet embouteillage.

Au-delà de la Cité des Eaux, juste à l’arrêt de bus qui fait face au Centre académique d’orientation scolaire et professionnelle, un chauffeur de taxi peine aussi à démarrer sa voiture. « Je crains que le moteur n’ait absorbé de l’eau », s’alarme Pape Thiandoum. « J’essaie depuis près d’un quart d’heure, mais rien n’y fait. J’ai appelé un mécanicien qui va arriver d’un moment à l’autre », ajoute-t-il. A quelques mètres de là, les usagers qui attendent leur bus surveillent d’un œil vigilant l’eau stagnante que les chauffeurs «imprudents» font jaillir sur le trottoir et qui pourrait salir le beau boubou du vendredi. Les piétons aussi marchent d’un pas alerte, en retroussant légèrement leur boubou et en le tenant à la hauteur des genoux.

Quelques minutes plus tard, le mécanicien arrive à bord d’un scooter. Mansour Ndiaye échange quelques salamalecs avec le chauffeur du taxi qu’il connaît apparemment et se penche à son tour sur le véhicule, pendant que son propriétaire reste au volant. Après quelques minutes, il détecte la panne. « Le moteur est noyé. Il a dû absorber de l’eau. Il faut qu’on l’amène au garage. Je vais appeler un collaborateur pour qu’on le remorque », dit-il après avoir fait part de son diagnostic au chauffeur du taxi. La pluie semble faire l’affaire des mécaniciens qui doivent bien se frotter les mains en cette journée pluvieuse du vendredi.
Moussa Sonko (stagiaire)

Une opération de sécurisation combinée Police-Gendarmerie a été menée dans la commune de Kaolack du 08 au 14 août. A l’heure du bilan, les forces de police et de gendarmerie ont opéré à l’interpellation de 120 personnes pour des délits divers ainsi que la mise en fourrière de plus d’une centaine de véhicules pour des contraventions au code de la route.

Les forces de sécurité basées dans la région de Kaolack n’ont guère chômé cette dernière semaine. L’opération de sécurisation combinée entre les deux corps, démarrée le 08 et clôturée le dimanche 15 août, a donné des résultats probants. Les hommes du commissaire Bop et son homologue de la brigade territoriale ont intensifié les contrôles d’identité et des usagers de la routes avec en prime des opérations « coup de poing » la nuit pour traquer délinquants et criminels dans l’espace communal.

Résultats des courses : 120 personnes interpellées dont 84 pour vérification d’identité, une vingtaine pour ivresse manifeste et six arrestations pour détention et usage de chanvre indien. Parmi ces derniers, il a été retrouvé 12 cornets de ce type de drogue ainsi que des armes blanches. Ils seront présentés au juge des flagrants délits. Du côté de la route, gendarmes et policiers auxquels se sont adjoints les auxiliaires municipaux et Agents de sécurité de proximité (Asp) passent au peigne fin les automobilistes et conducteurs de deux roues. Dans le détail, 134 motos Jakarta, moyen de locomotion très en vogue dans la capitale du Saloum, ont été mis en fourrière ainsi que 23 automobiles. Il est reproché à leurs conducteurs différentes infractions au code de la route.

Une opération de sécurisation bien accueillie par les populations en cette période de préparation de la fête de la Tabaski où la capitale régionale grouille de monde, à l’instar du marché central et des foirails de Dialègne et de Kahone pris d’assaut quotidiennement.

Elimane FALL

Plus de 20 jeunes Sénégalais s’apprêtent à partir au Japon dans le cadre du programme Africa Business Education (Abe initiative). L’annonce a été faite par le premier adjoint au représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). C’était hier lors de la cérémonie de prise de service de 20 volontaires japonais. Ces derniers seront affectés dans six régions du pays au profit de beaucoup de départements ministériels.

Vingt volontaires japonais dont 17 femmes et 3 hommes ont pris officiellement service. Cela fait suite à une formation de trois semaines dans les domaines techniques, de l’agriculture, de l’éducation, de l’élevage, de la santé et de l’artisanat au centre Adeshina, à Thiès. Ces volontaires travailleront durant deux ans aux côtés des populations sénégalaises. Ils seront affectés dans six régions du pays que sont Louga, Fatick, Thiès, Kaolack, Diourbel et Dakar, au profit de plusieurs départements ministériels : Gouvernance locale, Développement et aménagement du territoire, Formation professionnelle, Apprentissage et artisanat, Santé et action sociale, Elevage et Education nationale. Pour le directeur de la Coopération technique, Papa Birama Thiam qui présidait cette cérémonie, ce partenariat basé sur une amitié sincère entre les deux peuples se matérialise dans de nombreux domaines d’intervention « essentiels » pour l’émergence du Sénégal. Il s’agit de « l’amélioration de notre système sanitaire, de notre système éducatif et de la formation professionnelle, le développement de nos capacités de production agricole, dans le secteur de la pêche ou encore dans l’accès à l’eau potable ». Il s’est ensuite réjoui du soutien « constant » du Japon au Sénégal et pour la qualité d’une relation bilatérale en tous points « exemplaire ». S’adressant aux volontaires, M. Thiam leur a souhaités ses vœux de succès tout en les exhortant à mettre en œuvre les nouvelles connaissances acquises dans leurs futures missions respectives. 

« Au moment où ces 20 volontaires japonais vont prendre service, plus de 20 jeunes autres Sénégalais s’apprêtent à partir au Japon dans le cadre du programme Africa Business Education (Abe initaitive) », a laissé entendre  Kosuke Odawra, premier adjoint au représentant résident de la Jica. Admettant que les volontaires n’ont pas une expérience qui fait d’eux des experts, M. Odawra a promis qu’ils vont suivre les traces de leurs prédécesseurs en s’engageant totalement à leurs côtés. « Bien entendu, les volontaires mettront à disposition leurs connaissances et leurs compétences pour un changement des comportements mais ils s’appuieront surtout sur vous pour découvrir et servir le Sénégal ». Quant aux volontaires, il les a encouragés à consacrer, sans réserve, leur énergie et leur temps pour répondre aux aspirations des populations d’accueil durant les deux prochaines années.

Une présentation des volontaires, tous rebaptisés de prénoms et noms originaires du Sénégal par leurs familles d’accueil à Thiès, a permis à trois d’entre eux de s’exprimer respectivement en français, en wolof et en sérère, au nom de la promotion. En effet, pour Mme Nobuko Sato alias Aïssata Bâ, la promotion a promis de donner le meilleur d’eux-mêmes pour aider les Sénégalais à améliorer leurs conditions de vie. « Mes camarades et moi avons beaucoup de motivation à travailler avec les Sénégalais et à participer à cette chaîne de solidarité mondiale. Je pense qu’on va rencontrer beaucoup de difficultés, mais nous ferons des efforts pour les vaincre et remplir notre mission parce que la récompense est toujours au bout de l’effort », a-t-elle souligné.

Depuis la première affectation de volontaires japonais en 1980, le Japon a envoyé plus de 1.000 volontaires au Sénégal. L’année 2017 marque les 52 ans d’existence du programme des volontaires japonais dans le monde. Il faut noter que le Sénégal est l’un des plus grands pays bénéficiaires du programme d’envoi de volontaire japonais dans le monde.

Khadim NIASSE (stagiaire)

Ce sont quelque 344 pèlerins qui ont pris place à bord du premier vol qui a quitté Dakar hier aux environs de 21 heures. Ils ont été invités à être de dignes ambassadeurs du Sénégal aux lieux saints de l’Islam. La cérémonie marquant ce départ été présidée par le ministre du Travail, Mansour Sy.

Le premier vol pour l’édition 2017 du pèlerinage à la Mecque a décollé hier vers les coups de 21 heures avec, à bord, 344 pèlerins sénégalais. La cérémonie marquant ce départ a été présidée par le ministre du Travail Mansour Sy, avec à ses côtés Abdoulaye Ndiaye, conseiller technique au ministère du Tourisme, Abdou Aziz Kébé, délégué général au pèlerinage à la Mecque, le chargé d’affaires de l’ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal, etc. Les pèlerins ont été exhortés à être de dignes ambassadeurs du Sénégal aux lieux saints de l’Islam.  « Le pèlerinage est une chose sérieuse puisque c’est le cinquième pilier de l’Islam. Il a une importance capitale du point de vue historique, social, et culturel. C’est un moment de rencontre mais aussi d’élévation spirituelle dans un même élan unitaire.

L’histoire de notre pays est marquée par le pèlerinage, d’Oumar Foutiyou Tall à Serigne Fallou Mbacké en passant par Elhadji Malick Sy et Serigne Diamal. Vous êtes les héritiers de ces illustres hommes religieux. Soyez donc de dignes représentants du Sénégal », a adressé le délégué général aux pèlerins. Il a aussi attiré leur attention sur le fait qu’il ne s’agit pas de voyager, mais d’aller en pèlerinage avec tout ce que cela englobe. « Vous représentez tout le peuple sénégalais à la Mecque. Soyez nos dignes ambassadeurs », a insité Abdoulaye Ndiaye, représentant du ministre du Tourisme. Pour sa part, le ministre du Travail Mansour Sy a sollicité les prières des pèlerins pour un bon hivernage mais aussi pour la paix et la stabilité du pays. Selon Mansour Sy, toutes les dispositions ont été prises par le gouvernement depuis le Conseil interministériel tenu sur la question au mois de mars dernier pour un bon pèlerinage. « Nous espérons nous retrouver dans ce même endroit dans quelques semaines pour vous accueillir », a espéré le représentant du gouvernement. Le porte-parole des pèlerins note, lui, que depuis le début, aucun problème n’a été signalé. « Tout s’est déroulé dans de bonnes conditions », a-t-il dit. Le deuxième vol est prévu ce matin vers 08 heures.

Ndiol Maka SECK

Serigne Assane Mbacké et Mor Lô sont provisoirement libres. A l’issue d’un procès long et palpitant qui a vu les accuses nier en bloc les faits qui leur sont imputés, le procureur a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. En attendant le verdict prévu le 24 août prochain.  

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Diourbel poursuivait les deux présumés coupables de saccage des bureaux du centre de vote de l’université Serigne Abdoul Ahad Mbacké de Touba. A la barre, Serigne Assane Mbacké et Mor Lô ont nié les faits. Les avocats du chef religieux ainsi que ceux de son adversaire politique et co-prévenu ont plaidé aussi la relaxe pure et simple de leurs clients respectifs. A l’issue de son réquisitoire, le procureur, n’ayant pas trouvé de preuves contre les accusés, a demandé à la cour de les relaxer au bénéfice du doute. Le président du tribunal de grande instance de Diourbel a, à son tour, mis l’affaire en délibéré pour jeudi prochain et leur a ensuite accorde la liberté provisoire demandée par leurs avocats respectifs.

Par ailleurs, si Me Abdoulaye Babou, Me Bassirou Ngom et Me Mamadou Seck n’ont pas caché leur satisfaction en constatant la liberté provisoire de leur client Mor Lô, responsable politique de l’Apr à Touba, les avocats de Serigne Assane Mbacké, Me Madické Niang et Me Elhadji Amadou Sall, n’ont pas manqué de se défouler et d’égratigner le système. Car, pour Me Sall, cette arrestation est un recul démocratique qui rappelle les arrestations d’Abdoulaye Wade et de Bathily dans les années 1988. Me El hadji Diouf et ses confrères ont vu cette arrestation de Serigne Assane comme une violation flagrante des articles 105 du Code pénal et L111 du Code électoral. Serigne Assane Mbacke et Mor Lô sont, depuis hier, parmi les leurs. A signaler qu’en dépit de la longueur du procès, ceux qui ont pris d’assaut le tribunal dès les premiers heures y sont restés jusqu’à la fin du procès.

Mamadou DIEYE

La communauté catholique de Sédhiou a, elle aussi, célébré l’Assomption à l’église Saint Jean l’Evangéliste en présence de nombreux fidèles, de frères musulmans et d’autorités administratives et municipales. C’est l’abbé Patrice Biaye qui a célébré la messe.

Dans son homélie, l’abbé Patrice Biaye est revenu sur la signification historique de l’évènement en citant des exemples donnés dans les livres saints. L’élévation de Marie corps et âme vers le ciel est un évènement religieux plein de signification pour tous les fidèles catholiques. C’est pourquoi ils ont très tôt pris d’assaut l’église de Sédhiou. L’abbé Patrice Biaye a fait savoir que Marie reste toujours auprès des fidèles qu’elle protège des maux que connaît la société; elle marche avec eux, leur donne espoir.

C’est la solennité de Dieu qui a également été célébrée par des fidèles recueillis en pleine communion avec leur foi. L’autre évènement important de la célébration de l’Assomption par la communauté catholique, c’est le baptême d’enfants. Ils portaient des habits blancs, couleur de la pureté, et étaient d’abord reçus à l’entrée de l’église. Ils étaient dans les bras soit de la mère, soit de la marraine ou du parrain. Après le baptême, le prêtre demandera aux parents d’accompagner les nouveaux baptisés. Pour eux, commence une nouvelle vie, celle d’enfants baptisés qui sont donc admis dans la communauté. Ils devront alors grandir dans la foi de Dieu, s’éloigner du pêcher de Satan, vivre dans la solidarité et l’entraide. Chacun a reçu la lumière du Christ, une recommandation de taille, ne jamais apostasier. A la fin de la messe, musulmans et chrétiens se sont donnés de nombreuses accolades pour magnifier le dialogue islamo-chrétien que bien des pays nous envient.

Malamine KAMARA

Depuis 2002, le Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, envoie, chaque année, des pèlerins à La Mecque. Cette année, ils sont au nombre de 51 personnes à bénéficier des titres de voyage offerts gracieusement par le guide religieux.

« Comme d’habitude, le Khalife envoie, cette année, 51 fidèles. Depuis 2002, il perpétue cette action de solidarité et d’entraide. Parmi ces pèlerins, il y a des membres de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba, des talibés, d’autres qui sont d’autres confréries», a dit Serigne Cheikh Thioro Mbacké, secrétaire permanent du Khalife général des Mourides que nous avons joint au téléphone. Neveu et porte-parole permanent du Khalife, Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou a suivi de près le début de cette grande action sociale qui, selon lui, remonte au début des années 2000. « Je me rappelle d’une Oumra que nous avons faite ensemble en 2002. Il m’avait dit qu’à son retour, il va tout faire pour envoyer, chaque année, des pèlerins à La Mecque. Il disait que son père Serigne Mouhamadou Lamine Bara voulait aller à La Mecque et qu’il n’a pas pu le faire. Même son premier khalife Serigne Modou Bara voulait aussi accomplir le grand pèlerinage. C’est pourquoi, Serigne Sidy Mokhtar veut perpétuer ce souhait à travers le convoyage de pèlerins. Il le fait pour la famille de Serigne Bara, de Cheikh Ahmadou Bamba, de tous les Mourides, de tous les musulmans », a ajouté celui qui a prié pour les pèlerins en compagnie de Serigne Moustapha Mbacké, fils aîné de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké.  

cinquième pilier de l’Islam, ce grand attachement de Serigne Sidy Moctar aux Lieux Saints de l’islam se manifeste tous les jours, selon Serigne Cheikh Thioro, qui parle d’une « admiration sans limite » du Khalife pour La Mecque et Médine. « Serigne Sidy Moctar a fait le grand pèlerinage et deux fois la Oumra. J’ai vu en lui un grand amour pour La Mecque. Je sais que s’il le pouvait aujourd’hui, il ferait encore le pèlerinage», dit-il. De 2002 à ce jour, 438 musulmans ont été convoyés aux Lieux Saints de l’Islam par le Khalife général des Mourides.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Association urgence et développement (Aud) s’engage sur la dynamique des œuvres de bienfaisance. Elle a organisé, samedi dernier, à travers sa section jeunesse, une activité humanitaire au profit des détenus de la Maison d’arrêt et de correction de Hann (ex-Fort B). Un acte qui s’inscrit dans les principes de base de l’organisation qui fait du social son crédo.

L’Association urgence et développement (Aud) s’active dans le social. Elle a remis, samedi dernier, à travers sa section jeunesse, un important lot de matériels à la Maison d’arrêt et de correction pour mineurs de Hann (Mac) de l’ex-Fort. Ledit lot est composé de produits d’hygiène (dentifrice, brosses à dents, savon, eau de javel), de téléviseurs, de ventilateurs, de chaussures, de vêtements, entre autres. Faisant du social son crédo, l’amicale compte organiser d’autres actions au profit des couches démunies.
Selon la présidente de cette section Siraba Seck, cette action est la matérialisation des principes de l’organisation. « Ainsi, cette contribution nous offre l’opportunité d’apporter une aide psychologiquement à ces jeunes qui, aujourd’hui, sont privés de liberté. Ces dons sont faits sans jugement. Nous estimons qu’il est important pour ces jeunes de voir et de savoir qu’à l’extérieur, il y a des gens qui pensent à eux », a indiqué la présidente. Aussi a-t-elle estimé que cette action peut être considérée comme « un début de réinsertion pour ces détenus ». Membre fondateur de l’Aud, médecin Ndèye Ndoumbé Guèye s’est réjouie de l’engagement de la section jeunesse dans le social.

« Il est important pour les jeunes de s’impliquer dans l’humanitaire et dans le don de soi. C’est à bas âge qu’on peut développer certaines qualités pour faire des choses de manière désintéressée », a-t-elle expliqué. Non sans dire toute sa satisfaction de l’administration pénitentiaire pour l’encadrement des détenus. «Bien qu’on sache que la privation de liberté est dure et éprouvante, nous sommes rassurés de constater que ces détenus sont bien encadrés par des personnes de grand cœur », a-t-elle fait remarquer.
Ce beau témoignage n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Pour la directrice de la Mac pour mineurs de Hann, Sokhna Fatou Mbaye, ce don vient à point nommé. «Ces jeunes détenus qui, pour la plupart sont là par manque d’encadrement, ont besoin de réconfort. C’est toute l’importance de ces dons qui contribuent à leur prise en charge », a fait savoir la directrice. Les cas d’agressions, de vols,  d’associations de malfaiteurs, d’usage de chanvre indien, entre autres, constituent les différents délits commis par ces 84 détenus dont un Malien.

Pour rappel, l’Association urgence et développement a déjà à son actif plusieurs actions humanitaires en direction des populations rurales de la région naturelle de la Casamance. Elle a fait des dons d’habits, de tôles en zinc pour la reconstruction de maisons, des moteurs pour les pirogues… au profit des personnes démunies.

Tata SANE

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr, a représenté, hier, le chef de l’Etat à la 38ème édition de la rencontre annuelle des sortants du «daara» de Coki. Sur place, elle a réaffirmé l’engagement de l’Etat du Sénégal à soutenir davantage les efforts de modernisation de ce «daara» devenu une fierté nationale.

Le «daara» de Coki fondé par Cheikh Ahmadou Sakhir Lô (1903-1988) en 1939 est unique en son genre. Ses pensionnaires, actuellement au nombre de 3.960, y sortent après avoir mémorisé le Coran sans jamais mendier. Ils sont nourris, logés et soignés gratuitement. Des conditions relativement bonnes qui ont un coût que l’institut supporte aujourd’hui difficilement. Bonne nouvelle : L’Etat va faire encore et plus pour l’institut.

L’engagement a été pris par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. « Le président de la République Macky Sall tient beaucoup à ce «daara» et  il m’a demandé de vous dire que l’Etat va davantage soutenir l’institut islamique », s’est exprimée Mariama Sarr, s’adressant aux maîtres coraniques, aux chefs religieux et aux représentants d’associations islamiques venus nombreux prendre part à la 38ème édition de la rencontre annuelle des sortants de ce «daara» devenu une fierté nationale. « Coki est un exemple à suivre. Et croyez-moi, l’Etat sera à vos côtés pour accroître les performances de l’institut », a insisté Mariama.

Le porte-parole du directeur de l’institut islamique de Coki, Serigne Makhtar Nar Lô, a profité de cette occasion pour magnifier les efforts entrepris par l’Etat pour améliorer les conditions d’apprentissages dans les «daaras». « Le ministre de l’Education est venu récemment ici à Coki pour les besoins de l’inauguration d’un bâtiment entièrement financé par l’Etat du Sénégal à hauteur de 130 millions de FCfa », a rappelé Serigne Fallou Lô, qui a avivement salué les actes posés par le Macky Sall en faveur des «daaras» et de l’enseignement arabo-islamique. « Nous sommes très satisfaits du chef de l’Etat », a indiqué Serigne Fallou Lô qui dit prendre acte de la volonté de l’Etat de soutenir davantage le «daara» dans ses projets de développement.

Tradition respectée. La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a remis aux responsables du «daara» de Coki une importante quantité de vivres, de moustiquaires, de matelas, de produits d’hygiène, de chaises, de chaussures et de machines à coudre. Le geste, a dit Mariama Sarr, entre dans le cadre de l’appui de l’Etat aux «daaras». « C’est un don conséquent qui vient à son heure », a magnifié Djim Ousmane Dramé, membre du comité d’organisation. Le secrétaire général de l’Association des sortants de l’institut islamique Ahmed Sakhir Lô de Coki abonde dans le même sens en saluant « les actes forts » entrepris par le gouvernement sous l’impulsion du président Macky Sall.

Abdoulaye DIALLO

En visite au Sénégal, le ministre gambien de l’Intérieur a visité hier l’Ecole nationale de police. A travers cet acte, les deux pays cherchent à renforcer leur coopération dans le domaine de la sécurité. Au terme de la visite, Mai Ahmed Fatty a dit être séduit par le professionnalisme des policiers sénégalais.

 A l’intérieur de la salle de tir de l’Ecole nationale de police, un homme enturbanné, armé jusqu’aux dents, tient un otage. Quelques instants plus tard, des éléments de la police, encagoulés jusqu’à la tête, font irruption sur les lieux. Il s’est en suivi des tirs et l’abatage du preneur d’otage. Plus de peur que de mal. Il s’agissait simplement d’un exercice ou plutôt d’une opération de charme. L’objectif de cette simulation, parmi tant d’autres, était de démontrer au ministre gambien de l’Intérieur, Mai Ahmed Fatty, tout le savoir-faire sénégalais en matière de libération d’otages et de maintien de l’ordre.

La délégation gambienne est d’ailleurs séduite par le professionnalisme des forces de sécurité sénégalaises. « Le Sénégal a un niveau standard dans le domaine de la formation de policiers. Nous avons vu tout ce dont un pays a besoin pour assurer une bonne sécurité. Nous avons assisté à des simulations très intéressantes. Cela va nous servir de leçon pour renforcer nos capacités dans le domaine de la sécurité. Cette visite nous a aussi permis d’avoir des idées nouvelles en matière de sécurité publique », a laissé entendre M. Fatty, à la fin de la visite. Pour sa part, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a dit avoir revisité avec son homologue de la Gambie les fondamentaux de la pratique policière qui va de la formation académique à la formation professionnelle. « Nous avons eu à revisiter l’ensemble des activités de la police en termes de sécurité de façon générale. Que ce soit la lutte contre le terrorisme, le maintien de l’ordre ou de la formation académique, nous nous sommes rendus compte que beaucoup d’efforts sont en train d’être déployés par la Police nationale dans le respect de la vision du chef de l’Etat qui a mis énormément de moyens pour que l’on soit à niveau », a soutenu le ministre de l’Intérieur.

Partager l’information pour lutter contre le terrorisme
Selon Abdoulaye Daouda Diallo, les deux pays vont travailler pour que cette coopération soit beaucoup plus inclusive. C’était l’occasion de leur montrer ce que nous sommes en train de faire, ce qui pourra les inspirer. « C’est aussi une façon de les inviter à venir partager avec nous les quelques expériences que nous avons. Et ensemble, nos forces de sécurité se comporteront davantage mieux pour assurer la sécurité de nos deux Etats », a-t-il déclaré. Se prononçant sur le terrorisme qui a sévi ces derniers jours au Burkina Faso, il a estimé que la solution est de partager l’information, de faire dans la prospective pour que cela n’arrive pas. Pour le ministre de l’Intérieur, un comité interministériel de coordination des opérations a été mis sur pied. Il existe aussi une structure qui s’occupe de l’information terroriste de façon générale. « Notre objectif aujourd’hui est de faire en sorte qu’on puisse, avec nos frères gambiens d’abord et de la sous-région ensuite, partager toutes les informations pour ne pas être surpris par ce que ces gens font. C’est vrai que cela ne suffira jamais, mais nous allons faire en sorte que nous n’ayons pas de surprise. Et nous pensons qu’ensemble, nous allons réussir », a espéré le ministre de l’Intérieur.

Ndiol Maka SECK

Genève (Suisse). Le footballeur brésilien Neymar Jr est, depuis avant-hier 15 août le nouvel ambassadeur international de l’Ong Handicap International. A travers ce partenariat, Neymar Jr met son immense popularité au service d’une cause: celui des plus vulnérables dans le monde.

 Mardi 15 août à 15h00, place des Nations à Genève, le footballeur est monté en haut du monument Broken Chair (Chaise cassée) érigée il y a 20 ans par Handicap International devant le siège des Nations Unies à Genève pour appeler à l’interdiction des mines antipersonnels dont le fléau existe aussi en Casamance. Concernant une probable visite en Afrique, notamment au Sénégal, au vu de la présence des mines anti-personnels en Casamance, Neymar a répondu au « Soleil » de Dakar: « pourquoi pas », tout en révélant qu’il a été déjà en Afrique avec sa famille et qu’il a joué en Afrique dans différents lieux. Il fera cette ode à l’humanisme africain : «  J’y ai senti le bonheur de vivre. Les gens nous ont accueillis avec le sourire. Les gens sont heureux malgré toutes les difficultés qui existent aussi comme la pauvreté, mais ils essaient de s’entraider pas nécessairement avec de l’argent ou en donnant une maison, mais simplement en tenant quelqu’un dans les bras pour lui donner de l’affection. Embrasser quelqu’un c’est plus que de lui donner des millions ».

Le phénomène du racisme n’est pas nouveau dans le sport. Neymar dit que le « racisme existe dans le sport cependant, admet-il, les choses changent petit à petit car les manifestations de racistes diminuent. Après ces remarques, le joueur du PSG d’affirmer avec force : « Nous sommes tous pareils qu’importe la couleur des uns et des autres. Pour Dieu, nous sommes tous ses enfants quelle que soit notre couleur». Le Brésilien donne l’exemple de sa famille : « J’ai des amis blancs, noirs, mon papa est noir, ma maman est blanche et je les aime tous de la même manière. Mon fils est blanc et je l’aime aussi ». La star internationale appuie son idée: « J’ai des amis partout et de toutes les couleurs. Le monde change si on fait passer de bons messages et que les parents assument leur responsabilité, il y aura moins de racisme », suggère-t-il, avant de renforcer sa thèse : «  Dieu nous a faits de toutes les couleurs pour que nous soyons divers ». Neymar qui n’avait aucun papier posa sa voix de manière doctorale : « Mais l’amour, il n y en a qu’un » au-delà de la diversité des êtres. Michael Moller, directeur général de l’Onu convaincu de l’importance d’avoir des ambassadeurs pour les organisations internationales du fait de l’impact positif de leur discours sur les populations, apprécie les propos de Neymar à propos des enfants : « Soyez heureux, a-t-il martelé, profitez de la vie, aimez vos parents, vos amis et vos enfants quand vous en aurez et profitez de la vie d’autant qu’on a qu’une vie à vivre sur terre ». Reprenant l’exemple sur sa vie, l’ancien sociétaire de Barcelone confia : « J’ai eu une très belle jeunesse pourtant nous n’avions pas beaucoup d’argent, parfois nous ne mangions pas à notre faim mais j’ai été heureux car mes parents étaient là. Cherchez à être heureux dans le sport, dans les études, souriez et profitez encore de la vie, on en a qu’une».

El Hadji Gorgui Wade Ndoye

Comment combiner les forces pour vaincre ce nouveau type de criminalité. C’est l’un des défis que compte relever la conférence internationale sur la cybercriminalité qui réunit à Dakar, et pour quatre jours, trente pays d’Afrique dont le Sénégal.

Les défis sécuritaires étaient au cœur des échanges à l’Académie du Fbi qui ont démarré avant-hier à Dakar. Les enjeux résident dans l’anticipation sur les nouvelles problématiques sécuritaires à l’échelle mondiale. Cette rencontre initiée par l’Association Nba/Na symbolise l’urgence de la coopération qui regroupe à Dakar des professionnels de la sécurité de trente pays d’Afrique pour quatre jours. Ainsi, le terrorisme, le blanchiment d’argent, la cybercriminalité, les crimes organisés, entre autres, constituent les différentes thématiques qui feront l’objet de quinze présentations sous forme de conférence. Selon le président de la commission d’organisation, le commandant Issa Diack, la méconnaissance tout comme la négligence poussent certaines personnes à adopter des comportements irresponsables. Cependant, il a précisé que la constante est que « nul n’est censé ignorer la loi ». Aussi, a-t-il rappelé la loi qui régie les infractions liées à la cybercriminalité. C’est pourquoi le commandant Diack a estimé que les réseaux sociaux doivent être utilisés de façon responsable. « Que ce soit la Police ou la Gendarmerie, d’énormes efforts ont été consentis pour équiper des unités spécialisées afin de faire face à ce nouveau type de criminalité », a laissé entendre le commandant. Non sans appeler les populations à faire un bon usage des réseaux sociaux qui constituent une richesse extraordinaire. Présidant la rencontre, le ministre des Forces armées du Sénégal a magnifié la rencontre. Pour Augustin Tine, ces quatre jours d’échanges vont permettre aux pays membres de combiner leurs efforts en vue d’une meilleure lutte contre le terrorisme. « Le défi  aujourd’hui, c’est la  collaboration entre tous ces pays qui sont menacés. C’est tout l’intérêt de cette rencontre qui réunie des hauts cadres de la sécurité à Dakar », a fait remarquer le ministre.

Tata SANE

Les dames Amy Collé Dieng et Penda Ba qui ont défrayé la chronique ces derniers temps avec des vidéos postées sur le net, viennent de bénéficier d’une liberté provisoire. Après leur audition dans le fond et sur demande de leurs conseils, le doyen des juges d’instruction du premier cabinet, Samba Sall, a consenti à leur accorder une liberté provisoire. Ce que le procureur de la République a lui aussi accepté. Mais cette liberté provisoire ne signifie point que la procédure est éteinte. Car le gouvernement, à travers son porte-parole a précisé que « dans ces différentes affaires, le procureur de la République n’a pas jugé nécessaire de s’opposer à la décision du juge, mais l’action publique n’en est pas pour autant éteinte ». Le communiqué du gouvernement rappelle qu’en dépit des nombreux appels à la clémence qui ont été entendus et de la repentance des personnes incriminées, le gouvernement tient à rappeler que l’injure et les faits outrageants restent constitutifs de délits punis par la loi ».  En conséquence, « le gouvernement en appelle au sens de la responsabilité, au civisme et au respect dû à nos institutions, au regard des dérives notées à travers les réseaux sociaux qui portent atteinte à la paix et aux valeurs qui fondent la République ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

A l’instar des autres communautés, les fidèles chrétiens de la paroisse Saint Paul de Grand-Yoff ont rendu hier un hommage à la mère de Jésus-Christ dont les vertus sont encore une fois données en exemple. Les messes de la fête de l’Assomption ont été présidées par abbé Joseph Baye Jacques Bakhoum.

« Aujourd’hui, Marie est rentrée dans la gloire de Dieu ». C’est par ces belles paroles que l’abbé Joseph Baye Jacques Bakhoum s’est adressé aux nombreux fidèles de la paroisse Saint Grand Yoff, composés en majorité de femmes. Ils sont venus rendre hommage à la Vierge Marie. La mère de Jésus est fêtée le 15 août, jour de l’Assomption, à travers le monde, par des milliers de chrétiens, en particulier catholiques.

La messe de cette fête mariale a démarré comme d’habitude par des salutations du prêtre célébrant des chants, les deux lectures du jour tirées dans les récits des Saints Jean et Paul. L’Evangile est de Saint Luc. Cette première étape a cédé la place à l’homélie prononcée par Marcel Mané. Diacre depuis le 25 mai dernier, il sera ordonné prêtre le 25 novembre 2017.

Dans son prêche, le futur prêtre est largement revenu sur l’histoire de l’Assomption. Il a tracé la différence entre l’Assomption de Marie et l’Ascension de Jésus. Ascension signifie la montée au ciel de Jésus. L’assomption est une action d’élévation de Marie auprès de Dieu. « Marie est la première créature humaine qui est rentrée dans la maison de Dieu avec son corps et son âme », a indiqué le diacre. Il a souligné, dans le même ordre d’idées, que l’assomption de la Vierge Marie est la participation des hommes au royaume de Dieu. « Grâce à Marie, la porte du ciel est ouverte à l’Homme. Il suffit seulement de coopérer et d’accepter d’appliquer les commandements de Dieu, comme l’avait fait la Vierge Marie, pour y entrer », a commenté le pensionnaire du grand séminaire de Sébikhotane. Selon lui, Marie a tout donné à Dieu en acceptant de porter son projet, celui de mettre au monde un enfant qui sauvera l’humanité de son péché quelques années plus tard. Marie est peinte par le jeune diacre comme une femme obéissante, docile et simple. Elle a servi Dieu dans la discrétion et la simplicité. Tout cela est qualifié par Marcel Mané comme des vertus. La joie de vivre de Marie et son amour pour ses semblables font partie de ces vertus qui, pendant toute la messe, sont données en exemple aux fidèles chrétiens de Grand-Yoff. Il a même tiré une conclusion en déclarant « par amour, Marie a accepté de servir Dieu en s’oubliant elle-même ». Marie s’est appuyée sur l’amour et la docilité pour combattre le mal. Avec toutes ces qualités, Marie mérite d’être vénérée, car étant la seule femme choisie par Dieu pour donner naissance au sauveur du monde.

Marcel Mané a rappelé que Marie a accepté librement de porter le projet de Dieu. « Elle n’a pas été forcée par Dieu », a-t-il précisé. Il a ajouté que les chrétiens doivent être heureux de fêter l’Assomption, car Marie, entrant dans la gloire de Dieu, ouvre la porte du paradis à tous les humains.

Eugène KALY

Le Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs) a célébré la journée internationale de la jeunesse sous le thème « les jeunes construisent la paix ». C’était le samedi dernier à leur siège sis à Mermoz extension en présence des 14 présidents des conseils régionaux de la jeunesse du Sénégal.

« Les jeunes construisent la paix » a été le thème choisi par le Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs) à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la jeunesse. Contribuer à l’instauration d’une paix durable dans l’esprit des hommes et des femmes en générale et des jeunes en particulier, tel est l’objectif du Cnjs. En effet, un premier panel axé sur le thème, puis un deuxième, consacré aux partenariats entre les institutions et les démembrements, ainsi que des discussions et échanges ont servi de pistes de solution aux acteurs. Dans la perspective de faire la promotion de la résolution 22/50 tout en impliquant les démembrements à la gestion des conflits, Khadim Diop, président du Cnjs, affirme qu’il est impossible de parler d’émergence sans les jeunes qui représentent 75% de la population sénégalaise.

« On ne peut pas parler d’émergence sans les jeunes, mais aussi on ne peut pas parler d’émergence si on ne cultive pas la paix entre les peuples. Là où la diplomatie classique a échoué, la diplomatie de la jeunesse pourra faire des résultats », a-t-il dit. Il s’est également appesanti sur les manquements liés aux financements des projets : « Le Cnjs est impliqué dans tous les programmes que l’Etat est en train de dérouler, mais il y a des manquements dans les financements. Cela fait plus d’un an que les jeunes attendent les financements de l’Etat dans certaines régions.

Je lance un appel à l’Etat pour les aider dans le financement de leurs projets », a-t-il déclaré. Venu présider cette journée, Maïssa Diao, directeur de la jeunesse et des activités socio-éducatives, représentant le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, a d’abord arrondi les angles sur la coopération qui, selon lui, devrait exister entre les inspections régionales de la jeunesse et les conseils régionaux de la jeunesse. Ensuite, il a promis de faire parvenir les plaidoiries des jeunes à l’échelon supérieur pour la réalisation des projets mais également pour une bonne préparation des vacances citoyennes prévues pour bientôt.
La journée internationale de la jeunesse 2017 célèbre le rôle que jouent les jeunes dans la prévention des conflits en tant qu’ « agents de changement », ainsi que leur contribution à la promotion de sociétés inclusives, à la justice sociale et au développement durable.

« Le 17 Décembre 1999 dans sa résolution 54/120, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé la recommandation de la conférence mondiale des ministères de la jeunesse (Lisbonne 8-12 août 1998) visant à faire du 12 août la journée internationale de la jeunesse ».
Depuis l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 22/50 en (2015), l’apport des jeunes en tant qu’ « agents de changement » est de plus en plus reconnu, de même que la nécessité de les inclure dans les questions liées à la paix et à la sécurité internationale, ou plus largement au sein de la société.

Khadim NIASSE (stagiaire)

Les rideaux sont tombés sur le Magal annuel de Darou Salam commémorant le retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba et l’accueil mémorable de son jeune frère Cheikh Anta Mbacké. Serigne Cheikh Anta Mbacké, le porte-parole de la famille, a rappelé que leur vœu le plus cher est le bitumage des axes routiers Bambey-Gawane, longue de 18 km, et la bretelle Mbacké-Darou Salam-Touba qui longe les rails, afin de fluidifier l’accès à Darou Salam.

Venu représenter le gouvernement, le ministre Aly Ngouille a pris bonne note des doléances de la famille de Mame Cheikh Anta. Il a, au nom du président Macky Sall, présenté les condoléances du président de la République à la famille de Darou Salam et à l’ensemble de la communauté mouride, suite au décès de Serigne Abdou Fattah Mbacké. Le ministre a rappelé les « relations privilégiées » qu’il entretient avec la famille de Borom Gawane, mais aussi sollicité des prières pour la paix, la stabilité du pays et un bon hivernage. Auparavant, le ministre est longuement revenu sur les faits saillants de la vie et de l’œuvre de Mame Cheikh Anta Mbacké, « Borom Deureum ak Ngeureum », qu’il présente comme référence, car la perte des valeurs dans le pays inquiète plus d’un. « Les valeurs qu’il a incarnées font défaut aujourd’hui. Ce sont des maîtres comme lui qui doivent être suivis », a-t-il dit.

Le porte-parole de la famille Serigne Cheikh Anta Mbacké a, au nom de Serigne Mor Faty, de Serigne Djily Mbacké et de tous les petits-fils, appelé les disciples au travail, non sans remercier le remercié le gouvernement. Il a magnifié la bonne organisation de l’événement par le comité d’organisation. Il a remercié Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké et toute la famille de Khadim Rassoul pour le soutien « affectif et effectif », se félicitant de l’unité des petits-fils de Cheikh Anta. Outre le bitumage des axes routiers suscités, il a souhaité que Darou Salam puisse bénéficier du programme de modernisation des cités religieuses. Quant à Cheikh Bara Lahad, au nom du khalife général, il a invité les disciples à la droiture.  

Durant cette commémoration, la cité religieuse a connu l’ambiance des grands jours. Toutes les rues étaient animées. Les disciples sont venus de partout, par voiture, charrette pour accomplir leur ziarra et participer à la commémoration. Des marchands se sont installés le long des murs de la résidence et du mausolée du Mame Cheikh Anta Mbacké. Ledit mausolée était plein à craquer. Heureusement qu’un bon service d’ordre y était.

Mamadou DIEYE

Les catholiques célèbrent la fête de l’Assomption ou l’élévation de la Vierge Marie au ciel. A cette occasion, des messes seront dites à l’honneur de Marie après une vie terrestre bien remplie.

Les catholiques célèbrent la fête de l’Assomption ce 15 août. Elle signifie l’élévation de la Vierge Marie au ciel, au terme de sa vie terrestre. Marie, la mère de Jésus-Christ, s’est totalement donnée à Dieu à travers la prière et les bonnes actions. Ce qui fait d’elle un modèle parfait pour toutes les générations. Mais la fête du 15 août qui lui est dédiée a été érigée en dogme en 1950 par le pape Pie XII. Elle marque l’année de consécration de la montée au ciel de la mère du sauveur.

Dans les récits bibliques, les évangélistes racontent que Marie, fille de Joachim et d’Anne, était envoyée très jeune au temple où elle s’imprégna de la Bible et apprit des prophéties qui annonçaient qu’un sauveur allait naître d’une vierge pour sauver l’homme du péché. Elle ignorait que cette vierge n’était autre qu’elle et faisait vœu de chasteté en offrant totalement sa vie à Dieu. Pour les fidèles chrétiens, en particulier catholiques, Marie était et demeure une servante parfaite du Seigneur. La fête de l’Assomption offre alors aux disciples de Jésus, l’occasion de manifester une dévotion à sa mère. L’assomption inspire chez les catholiques à ce qu’ils appellent « la reprise du magnificat ». Ce magnifique, comme l’explique l’évangéliste Saint Luc, témoigne un amour infini de Marie à Dieu. Dispensatrice de la paix, Marie est encore, comme hier, magnifiée pour sa bonté et son amour. Cette disponibilité de la Vierge Marie fait que son culte demeure toujours une tradition populaire, avant d’être fixé par l’Eglise. Même si beaucoup d’historiens chrétiens estiment que les origines de l’Assomption ne reposent sur aucun texte reconnu des premiers temps de l’Eglise puisque cette fête n’a été proclamée par l’Eglise que depuis seulement 67 ans. Il faut noter que plusieurs étapes ont cependant jalonné  l’intégration de l’Assomption au dogme catholique.

Depuis lors, elle est célébrée, le 15 août de chaque année. Elle donne l’occasion aux prêtres de rappeler aux fidèles les gestes de solidarité que prônait Marie   envers les pauvres. La mère du Christ qui sera fêtée demain à travers le monde a toujours œuvré pour une société juste et équitable. Comme chaque Assomption, cette année encore, les chrétiens du Sénégal prieront certainement pour un bon hivernage.

Eugène KALY

Mbacké Barry Djolof se trouvant dans la commune de Thiamène-Pass, dans le département de Linguère, a été fondé en 1700 par Mame Marame Mbacké, arrière-grand-père du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba. Il a vécu 30 ans dans ce village avant de rejoindre Mbacké Djolof puis il créa Mbacké Baol. Lorsque Mame Marame quitta Mbacké Barry, il y laissa ses deux fils que sont Ahmadou Sokhna Bousso et Saxir Sokhna Bousso qui sont d’ailleurs inhumés à l’Est de Mbacké Barry, dans le quartier de « Ndiaweene ». A la suite de la disparition de ses deux fils, Mbacké Barry restera environ 100 ans sans habitants. Il a été effacé complètement de la carte du royaume du Djolof et du Sénégal. Animé par le souhait d’accomplir sa mission spirituellement et de mieux éduquer ses disciples car la ville de Touba devenait de plus en plus peuplée, Cheikh Ahmadou Bamba  y passa quelques mois et prépara avec sérénité son départ en exil. Quand le Cheikh est parti au Gabon pour ce grandiose travail que tout le monde connaît, le village tombe de nouveau dans l’oubli, environ  69 ans sans habitants. Ce n’est qu’en  1964 que Serigne Falilou Mbacké, alors khalife général des mourides, se rendit à Mbacké Barry en pèlerinage afin de réhabiliter les lieux laissés en friche pendant tout ce temps. Ainsi, il a localisé les principaux sites qu’étaient la case dans laquelle le saint homme avait passé la nuit du 9 au 10 août 1895 ainsi que la mosquée que Serigne Touba y avait érigé et où il a effectué sa dernière prière dans le Djolof.
Peuplé de plus de mille habitants avec une nette domination des Wolofs et des Peuls, ce village qui polarise actuellement plus de trente villages, a besoin d’être modernisé.

Le deuxième khalife de Mbacké Barry, Serigne Cheikh Djorel Mbacké, a réhabilité la mosquée, installé une école franco-arabe, un forage et électrifié le village. Cependant, il a émis le souhait de voir l’implantation d’un poste de santé, d’un Collège d’enseignement moyen (Cem) et des pistes de production pour faciliter la circulation. Il se désole du fait que le village de Mbacké Barry, chargé d’histoires, soit méconnu du grand public.

Masse NDIAYE

C’est aujourd’hui qu’est célébré, à « Darou Salam », le magal commémorant le retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké Khadim Rassoul, suite à sa déportation au Gabon. Triomphalement accueilli par des milliers de fidèles, Mame Cheikh Anta Mbacké Borom Gawane réserva une hospitalité historique, pendant 10 jours, à son guide et maître spirituel.   

De son retour d’exil, Serigne Touba a eu droit à une réception historique, selon plusieurs sources concordantes. D’abord, nombre de talibés étaient ceux qui voulaient réserver un accueil à Borom Touba. Mais Serigne Abdou Lahad Mbacké, petit-fils de Mame Cheikh Anta Mbacké Borom Gawane, précise que Khadimou Rassoul a choisi « Darou Salam » suite à une indication d’un verset du Coran. Une hospitalité légendaire lui a été offerte par son frère et disciple en 1902 après près de huit années passées en exil au Gabon. Borom Gawan a immolé 10 taureaux chaque jour pendant 10 jours et les disciples de partout ont convergé vers leur maître. « Mon grand-père a tout fait ; il a même failli immoler un fidèle ; c’est Mame Mor Diarra qui l’en a dissuadé. J’ai vu son petit-fils », explique-t-il. Serigne Abdou Lahad Mbacké note que la leçon qu’il faut tirer de ce magal est la suivante : « nos érudits et grands saints ont tout donné à Dieu. C’est pourquoi, leur legs est perpétué. Nous devons suivre leurs traces ».

A cinq jours du Magal, des séances de récitation du Coran, de lecture de «xassaïdes» (poèmes panégyriques) et des «zikr» ont été organisés. Responsable moral du « dahiratou Salam » depuis 1987, le guide religieux organise chaque année, à Yarakh, des activités. Cheikh Anta Mbacké Borom Gawan a été rappelé à Dieu en mai 1941 à Darou Salam, où se trouve son mausolée.

Serigne Mansour Sy CISSE

Oulèye Mané bénéficie depuis hier d’une liberté provisoire. L’information a été confirmée avec une photo de sa sortie de la Maison d’arrêt pour femme (Maf) de Liberté VI à l’appui. Sa remise en liberté a fait effet de surprise d’autant plus que lundi dernier, la Chambre d’accusation avait rejeté sa demande de liberté provisoire. Son avocat Me Serigne Diongue dit en être informé en même temps que tout le monde. Oulèye Mané a été arrêtée au mois de mai dernier pour avoir partagé dans un groupe WhatsApp dont elle est l’administratrice des photomontages indécents sur le président de la République. Elle a été inculpée pour le délit d’outrage au chef de l’Etat répréhensible selon le droit pénal sénégalais.

Assane FALL (stagiaire)

Le Roi Salman d’Arabie Saoudite a invité, cette année, un millier de Palestiniens pour effectuer le Hajj, informe un communiqué qui nous est parvenu. C’est la neuvième fois successivement que le Roi invite autant de Palestiniens.

Comme d’habitude, ce sont des milliers de musulmans que le Serviteur des deux Saintes Mosquées, Roi d’Arabie Saoudite, Salman Ben Abdel Aziz Al Saoud, invite à La Mecque pour effectuer le pèlerinage ou Hajj. Parmi ceux-ci, figure « un millier de Palestiniens des familles des martyrs », indique un communiqué. Selon le document, « c’est la neuvième fois successivement que le Roi ordonne une telle décision ».  A cet effet, le ministre des Affaires islamiques, de l’Appel et de l’Orientation, par ailleurs Superviseur général du programme des Invités du Roi pour le Hajj, la Oumra et la visite, Cheikh Saleh Al Sheikh, a vivement remercié le Roi pour « sa volonté permanente de raffermir les liens de fraternité avec ses fils et frères palestiniens en les aidant à effectuer le cinquième pilier de l’Islam », lit-on dans le communiqué. Le ministre a aussi formulé des prières pour qu’Allah rétribue et bénisse les dirigeants de cette terre bénite pour tout ce qu’ils ont fait et continuent de faire en termes d’actes de bienfaisance pour l’Islam, les musulmans et particulièrement le peuple palestinien.

« Ce geste que le Serviteur des deux Saintes mosquées vient d’accomplir, illustre, une fois de plus, le sentiment qu’il éprouve, inspiré de la fraternité musulmane et arabe, envers la Palestine et son peuple », a soutenu le ministre. « Cet acte représente une partie de l’appui constant et généreux saoudien au peuple palestinien dans tous les domaines », ajoute-t-il. Il estime que le geste du Roi a un « grand impact dans l’esprit du peuple palestinien et allègera en partie leur souffrance », non sans lancer un appel pour que le peuple palestinien soit considéré. « Le peuple palestinien mérite tout l’égard et le respect pour ses immenses sacrifices pour la sauvegarde de Jérusalem et la terre palestinienne qui est une terre arabe et musulmane », affirme le ministre Cheikh Saleh Al Sheikh.

D. MANE

Serigne Abdou Fattah Mbacké « Gaindé Fatma » entretenait de fortes relations avec beaucoup d’autorités, aussi bien celles temporelles que spirituelles. Le président Macky Sall a l’honneur de faire partie de ceux-là avec qui il entretenait des relations plus qu’amicales. Absent du pays, il a chargé le Premier ministre de le représenter aux obsèques et de présenter en son nom ses condoléances et celles de toute la nation sénégalaise à la communauté islamique en général et celle mouride en particulier.

Au nom du chef de l’Etat, le président Macky Sall, le Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dionne a présenté les condoléances de la nation au Khalife de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké. Le chef du gouvernement a laissé entendre qu’on peut dire, « sans risque d’erreur, que Serigne Abdou Fattah était un père, un marabout et un ami du chef de l’Etat. Ils avaient des relations particulières, des relations empreintes de cordialité mais aussi d’affection et c’est tout cela qui nous a obligés d’être présents aux côtés de la famille au nom du président de la République actuellement en pèlerinage à la Mecque ».

Le Premier ministre a révélé que c’est « très tôt ce matin (Ndlr hier matin) qu’il m’a appelé pour me demander de venir avec cette délégation auprès de la famille présenter les condoléances ainsi que celles de la nation au nouveau khalife Serigne Abdourahmane et à toute la famille, Serigne Youssou, Serigne Abdou Baly ainsi qu’à tous ses frères ».  Après avoir accompagné le saint homme jusqu’à sa dernière demeure, il a eu une rencontre avec la famille de Serigne Abdou Fattah Mbacké. Le Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dionne avait a ses côtés des membres du gouvernement, les ministres Mbagnick Ndiaye, Oumar Guèye, Mansour Sy et le député Moustapha Diakhaté, et plusieurs membres du cabinet du président de la République et de son propre cabinet.

Depuis l’annonce de la disparition de Serigne Abdou Fattah, des prières pour le repos de l’âme du disparu ont été dites. Avant et après la prière hebdomadaire du vendredi effectuée à la grande mosquée de Taïf, des récitals de coran, déclamations de «khassaides» et des «zikrs» organisés par des dahiras venus en masse de Touba ont marqué la journée. Après la prière de « Takoussan », la prière mortuaire effectuée par Serigne Mountakha Mbacké Bassirou, en présence d’importantes autorités religieuses politiques coutumières, a été suivi par l’inhumation au mausolée de Serigne Mohamed Mbacké qui fait face à la résidence de Taïf. Il y a eu ensuite la cérémonie de présentation des condoléances à la famille. Une cérémonie religieuse est prévue ce dimanche à Darou Khoudoss, Touba.

Il repose à Taïf, sa dernière demeure
Agé de 78 ans, il s’est éteint hier à Dakar des suites d’une longue maladie. Après 12 ans de magistère, Serigne Abdou Fattah Mbacké lègue à son successeur une cité religieuse en pleine expansion. Inhumé hier à Taïf auprès de son frère aîné, il a été accompagné à sa dernière demeure par une grande foule de disciples, en présence d’autorités religieuse, politique et coutumière, après la prière de 17 heures.

A la tête de la famille de Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké Gaindé Fatma depuis la disparition de son aîné Serigne Mbacké Sokhna Lô, Serigne Abdou Fattah Mbacké a assuré l’héritage familial pendant 12 ans avec discrétion et  humilité. Son érudition en avait fait une « homme effacé, attaché à l’orthodoxie », conformément aux enseignements de son grand-père. « Généreux », Serigne Abdou Fattah Mbacké était prompt à venir en aide à son prochain, même s’il ne le laissait pas transparaître. Il a fréquenté l’école française et obtenu son baccalauréat au lycée Faidherbe de Saint-Louis, avant de poursuivre des études supérieures en finance et en économie en France.  Le jeune frère de Serigne Mohamed Mbacké, plus connu sous le nom de Sokhna Lô, ouvrit un cabinet de consultance à Dakar où il a travaillé avec de grandes entreprises et plusieurs chefs d’entreprises du pays.

Reconnaissant et très en phase avec tous les membres de sa famille, il vouait un respect et une affection paternelle à son aîné, mais aussi à Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké, l’actuel khalife de la famille de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, sis à Darou Khoudoss.

En 2005, Il a remplacé au califat son grand-frère et premier khalife de son père, Serigne Cheikh Mohamed Mbacké qui venait de s’éteindre. Il élit ainsi domicile à Taïf, finit les projets ébauchés par son grand frère. Ces projets sont, entre autres, l’achèvement des travaux démarrés en 1996 et l’inauguration en 2009 de la grande mosquée de Taïf, qui est un chef d’œuvre architecturale d’une valeur de près de 3 milliards de FCfa. Depuis lors, Serigne Abdou Fattah Mbacké gérait la famille et le legs de son grand-père.

Pour rappel, Taïf, localité situé à 29 km de Touba, est une ville satellite de Touba fondée par Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, le premier Khalife général de la communauté mouride. Cet homme, très à cheval sur le respect et l’exécution du « ndiguël », était d’un charisme teinté de discrétion. Ses rares sorties obéissaient à des visites de courtoisie ou à des cas de force majeur.

Serigne Abdou Rahman Mbacké, nouveau Khalife
Serigne Abdou Rahman Mbacké « Gaïndé Fatma » est depuis hier le nouveau khalife de Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké « Gaindé Fatma ».
Décrit comme un érudit détaché des mondanités et futilités de ce bas monde, Serigne Abdou Rahmane est une forte personnalité très respectée, qui s’est illustrée au sein de la famille comme l’ami de tous. Très disponible, il est aussi considéré comme un grand rassembleur. Un homme rangé à l’écoute des aînés, il est aussi un grand éducateur et un agriculteur respecté. Inconnu du grand public, le voilà au devant de la scène pour conduire les destinées de la famille de Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké « Gaindé Fatma », figure emblématique de la voie mouride, dont une partie de la descendance est établie à Taïf.

Mamadou DIEYE

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