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Société & Faits divers (1692)

Ils sont au total 280 officiers et sous-officiers de la gendarmerie à être déployés au Darfour et en Centrafrique pour le compte de la Munisca et de la Minuad. Le drapeau a été remis hier aux commandants des contingents par le général de brigade Jean-Baptiste Tine, commandant de la gendarmerie mobile.

Le général de brigade Jean-Baptiste Tine, commandant de la gendarmerie mobile a remis, hier, le drapeau national au huitième contingent d’Unité de la gendarmerie mis à la disposition de l’Opération hybride Union africaine-Nation Unies au Darfour et au troisième contingent d’Unité de soutien à la protection de la Minusca en Centrafrique. Chaque contingent compte 140 officiers et sous-officiers. Ils ont subi 8 semaines de formation et d’entraînement particulièrement intensif qui leur ont permis de se familiariser avec les aspects essentiels comme la réglementation, l’organisation et le fonctionnement des opérations de maintien de la paix. Cette formation leur a également permis de remettre à niveau leurs aptitudes tactiques et techniques nécessaires à la conduite des opérations de police et de consolider leurs aptitudes militaires spécifiques. Elle a été sanctionnée au final par la visite de deux équipes d’experts des Nations Unies qui ont évalué leur niveau d’aptitude et recommandé leur déploiement.

Dans son allocution, le général Tine a insisté sur le professionnalisme, l’éthique, la déontologie et la discipline. Il a aussi mis en garde les éléments qui seront déployés contre d’éventuels dérapages. « Pour les abus sexuels, vous le savez, c’est la tolérance zéro qui est de rigueur. Dès que vous êtes impliqués dans ce genre d’affaire, vous êtes immédiatement rapatriés. Par la suite, si l’enquête confirme l’infraction, vous serez lourdement sanctionnés et bannis des missions internationales », a averti le commandant de la gendarmerie mobile. Selon lui, ce point entre dans le module général de conduite et discipline. « La discipline, force principale des armées, exige que vous vous conformiez à nos règlements nationaux et à ceux de la mission. Elle exige de vous un comportement irréprochable d’abord entre vous et vos autres camardes des autres nationalités de la mission, ensuite et surtout avec les autorités et populations hôtes », a conseillé le général de brigade.

Le chef d’escadron, Babacar Faye, commandant du contingent de Darfour, a dit être conscient de l’ampleur de la mission qu’ils comptent accomplir avec responsabilité.

Ndiol Maka SECK

Sokhna Ndèye Seyni Samb, reporter photographe au quotidien national «Le Soleil», a été reçue hier par Serigne Mountakha Bassirou Mbacké. Elle a remis un important don pour les pensionnaires des «daaras» Mame Diarra Bousso de Porokhane. Satisfait de l’acte qu’il a agréé et après avoir magnifié la volonté de la dame, le chef religieux a prié pour Mme Samb et ses compagnons.

Il y a un an jour pour jour, Adjaratou Ndèye Seyni Samb remettait à Serigne Mountakha Bassirou Mbacké son premier lot de matériels pour les « daaras » de Porokhane. La satisfaction du chef religieux était telle qu’il a prié pour le succès et la pérennité de cette œuvre : « Si tous les disciples œuvraient de la sorte envers les «daaras», il n’aurait plus de talibés dans les rues ». Hier, Sokhna Ndèye Seyni Samb a récidivé avec un lot de matériels beaucoup plus important. Elle a été reçue avec sa délégation après la prière du vendredi. Des portraits de Serigne Mountakha, entre autres matériels de «daaras», figurent parmi les ballots et caisses, de même que du savon, du parfum, des nattes, des chaussures, des serviettes hygiéniques, etc. Visiblement satisfait, Serigne Mountakha a examiné les différentes pièces, le sourire aux lèvres. Il a bien apprécié l’acte, implorant la baraka de Sokhna Mame Diarra Bousso. Il a prié pour le succès des activités professionnelles de Mme Samb. Face à la presse, Sokhna Ndèye Seyni Samb n’a pas manqué de dire toute sa satisfaction et remercier tous ceux et celles qui ont contribué au succès de cette mission comme le «daara» Touba Bergamo (Italie). Pour rappel, Sokhna Ndèye Seyni Samb s’est vue chargée de poursuivre la mission qu’effectuait feue Aïda Ndiaye Bada Lô auprès des «daaras» de Porokhane.

Mamadou DIEYE

Les élections de représentativité syndicale dans le secteur de l’éducation et de la formation se sont bien déroulées à Kolda. Il faut tout de même rappeler que dans certains bureaux de vote, le scrutin avait démarré avec un léger retard qui est lié à un manque d’enveloppes. Au final, le Sels, le Saems et le Siems sont le trio gagnant de ces élections de représentativité syndicale à Kolda. Pour le Collège du préscolaire et de l’élémentaire, le syndicat de Souleymane Diallo remporte largement le scrutin, selon les résultats provisoires de la commission électorale départementale de Kolda. Il a obtenu 205 voix sur les 1.644 inscrits dont 1.009 votant avec 30 bulletins nuls. Il est suivi par le Sels authentique d’Abdou Faty qui a obtenu 137 voix. L’Odes et le Sudes arrivent en 3ème et 4ème positions avec respectivement 119 et 117 voix. L’Uden occupe la 5ème place avec 93 voix, le Sep 42 voix, le Snels 38 voix et l’Adep 36 voix. Au total, 27 syndicats étaient en lice pour le collège du préscolaire et de l’élémentaire.

Pour le collège du moyen secondaire, le Saems arrive largement en tête avec 508 voix. Il est suivi par le Cusems avec 93 voix. L’Ues occupe la 3ème place avec 74 voix. Il est suivi par l’Uden qui se retrouve en 4ème position avec 19 voix, alors que le Sudes et le Sypros occupent la 5ème place avec 17 voix chacun. A noter que sur les 1.125 inscrits, 807 seulement ont voté. Au total, 24 syndicats d’enseignants du moyen secondaire étaient en lice pour ce scrutin.

Pour ce qui concerne le Collège des corps de contrôle, sur les 11 inscrits, 8 ont voté. Et c’est le Cusems qui se taille la part du lion avec 7 voix tandis que le Sels obtient une voix. Pour rappel, 10 syndicats étaient en lice pour le collège des corps de contrôle.

Mamadou A. Diallo

Une collision entre 2 véhicules s’est produite sur l’axe Colobane-Mbacké. Le choc d’une violence inouïe a eu lieu vers 13 heures, à 4 km de Colobane (Département de Gossas) au niveau du village de Mbadianene. Le conducteur d’un véhicule particulier roulant en direction de Touba a raté le virage, au même moment, un gros porteur malien de marque « Mann », qui se rendait à Touba, a surgi pour entrer en collision avec la Fiat. La violence du choc a causé la mort, sur le coup, du conducteur resté coincé à l’intérieur du véhicule. Deux blessés graves, transportés par l’ambulance de Colobane, ont malheureusement perdu la vie au cours de leur évacuation. Les sapeurs pompiers de Touba ont déposé, à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, les corps sans vie. Le conducteur malien est retenu, pour les besoins de l’enquête, à la gendarmerie de Colobane qui a effectué le constat d’usage.

M. DIEYE

Le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, a affirmé, au cours de cet entretien, qu’avec les efforts faits par l’Etat, on s’achemine vers une fête du 1er mai apaisée. Par ailleurs, les conditions sont réunies pour une organisation transparente des élections de représentativité syndicale, soulignant que 996.796 votants figurent sur le ficher après amendement. Mais il a surtout insisté sur la reconfiguration du paysage social qui comptera moins d’organisations syndicales. L’Etat aura désormais des organisations syndicales qui auront la légitimité de déposer des préavis de grève et de parler au nom de leur secteur.

Monsieur le ministre, la fête du travail sera célébrée ce 1er mai. Où en êtes-vous sur la satisfaction des revendications des organisations syndicales ?
Avant 2012, les mêmes cahiers de doléances étaient toujours déposés. C’est avec le président Macky Sall que les choses ont commencé à changer. Il nous a demandé de vider les cahiers de doléances. A cet effet, des négociations ont été initiées. En 2013, des accords importants ont été enregistrés. Ces accords tournaient autour de la prime de transport, les entreprises liquidées et d’autres secteurs d’activités. Aujourd’hui, nous avons vidé les cahiers de 2013 et signé un protocole avec les travailleurs. Il en est de même pour les cahiers de doléances de 2014-2015. Toutes les revendications arrivées à maturité ont été prises en compte. Il y a également eu des échanges sur d’autres doléances à l’échelle des entreprises, sans énumérer la poursuite des négociations entre les partenaires sociaux et certains ministères. Celles qui devaient être discutées dans les entreprises y ont été. Il n’y a donc pas d’arriérés des cahiers de doléances 2014/2015. Par contre, nous avons sur la table les cahiers de 2016. Nous nous acheminons vers une rencontre de synthèse parce qu’en amont du processus, les ministères ont déjà travaillé avec les partenaires sociaux. Dans un avenir proche, nous allons vider cette question. Nous allons vers un 1er mai apaisé. Le président de la République a donné des instructions pour que tout ce qui est mis en œuvre en direction des travailleurs puisse être renforcé.

L’Institution de coordination de l’assurance maladie obligatoire (Icamao) pour les Ipm a été mise en place grâce à la vision du président Macky Sall. La création de cette institution faitière est une grande réforme après la modification du texte qui organise les Ipm. Elle permet une protection sociale pour tous les travailleurs. La politique nationale sur la sécurité santé au travail a été également validée. Aujourd’hui, le Sénégal est l’un des premiers pays à disposer d’une politique nationale de sécurité et santé au travail. Près de 2 milliards 600 millions de FCfa sont dépensés chaque année en moyenne à travers l’Ipres pour prendre en charge des accidentés de travail et des personnes atteintes de maladies professionnelles.

C’est tout le sens de la culture de prévention développée par l’Ipres depuis quelques années. En prenant la décision historique de mettre en place une politique nationale de sécurité et santé au travail, le président de la République a encore montré son sens élevé de la responsabilité. La performance et la compétitivité des entreprises sont liées à une bonne santé de leurs travailleurs, à moins d’accidents de travail. Chaque accident de travail fragilise l’entreprise. C’est une bonne initiative que le chef de l’Etat a prise en direction des travailleurs. Il a toujours accompagné les travailleurs depuis son accession à la magistrature suprême. C’est cela le Sénégal émergent.

Votre département est chargé d’organiser les élections de représentativité. Toutes les conditions sont-elles réunies pour une bonne organisation ?
Nous organisons deux types d’élections. Il s’agit des élections générales de représentativité pour les centrales syndicales et celles du secteur de l’éducation et de la formation pour les syndicats d’enseignants. Ces deux élections sont préparées sur la base d’un arrêté qui a été validé de manière inclusive.

Pour ce qui est des élections des centrales, le projet d’arrêté modifiant l’arrêté existant depuis 2011 a été partagé avec les centrales qui ont procédé à leur amendement. Celui-ci a été soumis au Conseil consultatif du travail où siègent, en plus des centrales syndicales, la Cour Suprême, l’Assemblée nationale et toutes les différentes institutions étatiques ainsi que les ministères concernés. Deux modifications importantes ont été faites pour les centrales syndicales. Il s’agit de la représentativité qui est mesurée sur la base d’un seuil égal à 10% des suffrages valablement exprimés et l’organisation d’élections de représentativité tous les cinq ans. C’est sur cette base et de manière consensuelle que la liste des centrales intéressées a été enregistrée. Depuis lors, nous travaillons dans le cadre d’une commission électorale nationale.

Au niveau départemental, par le biais de commissions électorales départementales, nous en sommes à la phase contentieuse. La liste provisoire vient d’être publiée. Après cette phase, nous intégrerons toutes les omissions. Et nous irons aux élections qui sont prévues le 11 mai 2017. C’est la même procédure qui régit l’organisation des élections des syndicats des enseignants. C’est la première fois que nous organisons ces élections. Nous avons dû modifier le code du travail pour bien les organiser. Cette modification nous a permis d’abord de voir la possibilité d’organiser des élections sectorielles comme ce fut avec les enseignants. En tout état cause, les élections sont préparées de manière inclusive avec les partenaires sociaux.

Il y a combien de votants ?
Après l’amendement, 996.796 votants figurent sur le ficher. Pour les enseignants, le collège de l’élémentaire est de près de 60.968, le collège du moyen secondaire 35.917 et pour celui des corps de contrôle, 611. S’agissant des centrales syndicales, nous sommes à 207.000 pour le moment. Nous sommes en phase contentieuse. Il peut y avoir des omissions, des erreurs de correction. De ce fait, le nombre exact sera connu d’ici les élections. Toutes les organisations censées participer à ces élections ont déjà déposé leurs dossiers de candidature car ils avaient un mois pour le faire. Nous estimons que chacune des parties prenantes a réfléchi et que les candidats qui sont déjà en campagne sur le terrain pourront arriver à nous permettre de pouvoir organiser les élections dans les meilleures conditions possibles.

Quels sont les enjeux d’une telle élection ?
Déjà en 2011, pour les centrales syndicales, l’Etat a organisé des élections pour arriver à rationaliser le secteur, mais surtout connaître ses représentants. Il n’est pas facile de travailler avec plus 25 centrales syndicales ou 50 syndicats d’enseignants. Le Sénégal est un pays où la liberté syndicale existe et où les travailleurs qui remplissent les conditions ont la possibilité de se constituer en syndicat. Ce qui est à l’origine de l’émiettement syndical. C’est ainsi que le Bureau international du travail (Bit) avait demandé aux pays d’organiser des élections de représentativité pour déterminer les partenaires sociaux qui doivent accompagner le gouvernement et qui doivent représenter les travailleurs. D’où la tenue des élections des centrales syndicales de 2011.

L’enjeu est qu’on veut arriver à faire en sorte que l’Etat puisse discuter avec des syndicats représentatifs. Ce n’est pas facile de négocier avec une pléthore de syndicats. L’intérêt est d’arriver à déterminer les syndicats les plus représentatifs à l’issue de ces élections. Ces derniers vont désormais représenter les agents dans les négociations au ministère, dans les commissions d’affectation et siéger dans les différentes structures. Ce sont également eux qui vont pouvoir déposer des préavis de grève et parler au nom du secteur. C’est une démarche qui a été validée avec le Bit.

En 2011, on n’avait pas déterminé un seuil. Ce qui fait qu’après ces élections, des concertations ont eu lieu pour essayer de déterminer les centrales syndicales les plus représentatives. C’est à l’issue de plusieurs concertations que les cinq premiers centrales syndicales les plus représentatives siègent aujourd’hui dans les Conseils d’administration de l’Ipres, de la Caisse de sécurité sociale, représentent les travailleurs au Conseil économique, social et environnemental, accompagnent l’Etat lors des missions au niveau national, sous-régional et international.

L’enjeu est à deux niveaux. D’abord pour le ministère, l’intérêt est que ces élections se tiennent dans de bonnes conditions et enfin le Sénégal va avoir désormais des syndicats représentatifs et forts, conformément au souhait du chef de l’Etat qui leur a accordés une subvention de 600 millions de FCfa par année et de prendre des mesures importantes en direction de ce secteur.

Après les élections, quelles dispositions seront prises pour prévenir la floraison des organisations syndicales ?
La première disposition à prendre dans ce sens est de faire des centrales syndicales les plus représentatives les partenaires de l’Etat. Désormais, pour le secteur de l’éducation, les discussions se feront avec les syndicats d’enseignants les plus représentatifs. Ainsi, ils seront associés à la réflexion dans les différentes structures. Ce sont eux qui pourront prendre en charge les préoccupations et autres revendications des travailleurs à ce niveau. Somme toute, ils seront les interlocuteurs privilégiés de l’Etat. Toutefois, il est bon de préciser que les autres syndicats qui ne sont pas représentatifs seront dissouts. Nous n’avons pas la possibilité de le faire simplement parce que le Sénégal est signataire de plusieurs conventions, respecte la liberté syndicale qui est un droit garantie dans la Constitution. Cependant, ces syndicats, nonobstant qu’ils continueront d’exister, ne pourront plus participer aux négociations avec le ministère, ne pourront pas non plus parler au nom des travailleurs encore moins se constituer pour déposer un préavis de grève. Le secteur de l’éducation sera assaini. Et j’ose croire que tous les autres syndicats qui ne seront pas élus vont renforcer les syndicats élus en vue de lutter contre l’émiettement syndical et d’avoir des partenaires forts qui vont faire des propositions dans ce sens.

Propos recueillis par Tata SANE

Le 137ème Appel de Seydina Limamou Lahi a vécu. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de l’Intérieur à la tête d’une délégation gouvernementale. Abdoulaye Daouda Diallo, au nom du président Macky Sall, a surtout encouragé la communauté layène à poursuivre la transmission des enseignements du Mahdi.

Abdoulaye Daouda Diallo s’est félicité du choix du thème sur la « Bonne gouvernance, garant de la stabilité sociale » pour cette célébration du 137ème Appel de Seydina Limamou Laye. La délégation du ministre de l’Intérieur comprenait Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire,Maïmouna Ndoye Seck du Tourisme, mais aussi du Secrétaire général de la Présidence, ainsi que des représentants des autres institutions nationales. Le ministre de l’Intérieur a rappelé que « le président de la République a fait de la réédition des comptes une affaire de bonne gouvernance ». C’est pourquoi il dit encourager les « initiatives prises pour faire passer les messages du Mahdi afin de faire rayonner la culture de la bonne gouvernance dans la communauté layène ».

Devant le Khalife de la communauté layène, Abdoulaye Thiaw Laye, il a réitéré le soutien du gouvernement sans faille aux événements religieux comme celui de l’Appel de Seydina Limamou Laye. Il a ainsi évoqué les efforts consentis par le gouvernement du président Sall pour moderniser les cités religieuses.

Par ailleurs, Abdoulaye Daouda Diallo a insisté sur l’importance de l’éducation religieuse. Selon lui, les rapports entre les familles religieuses et leurs fidèles doivent se baser sur les enseignements de la religion. A en croire le ministre de l’Intérieur, « en revisitant les enseignements du Mahdi, vous permettez à la communauté de comprendre son message pour la construction d’une bonne société ». A son avis, « ce rassemblement tant voulu par le Seydina Limamou Laye permettra de transmettre ses enseignements aux fidèles musulmans ».
Le Khalife général de la communauté layène, Abdoulaye Thiaw Laye, est revenu, quant à lui, sur l’histoire du message du Mahdi. En abordant le thème choisi cette année, le guide de la communauté layène a indiqué que la reddition des comptes est une obligation. «Même au cimetière, il faut rendre compte à Dieu sur sa vie », a dit Abdoulaye Thiaw Laye qui a fait noter que la « bonne gouvernance est aussi valable en politique ». Le chef spirituel des Layènes a adressé ses remerciements à toutes les confréries présentes à la cérémonie, rappelant que « le Mahdi a toujours prôné l’unité notamment des musulmans ».

Comme son père, le coordonnateur général de l’Appel, Seydina Issa Laye a insisté sur l’unité des musulmans. Selon lui, « les enseignements du Mahdi sont clairs sur la question, puisqu’il a, durant toute sa vie, chercher à rassembler les fidèles ». Ce qui vaut d’ailleurs cet appel tant célébré depuis plus d’un siècle. Le coordinateur général de l’Appel a rappelé les fondements de la démocratie au Sénégal. Il a indiqué que le pays doit être construit dans la diversité, invitant les pouvoirs publics à créer les conditions permettant à la population de trouver une activité, gage de paix. Il exhorte, par la même occasion, l’Etat à combattre la pauvreté qui est encore persistante dans nos sociétés.

Cheikh Malick COLY

Nous avons reçu ce communique du ministère des Affaires étrangères sur le verdict du procès de notre compatriote Mbayang Diop condamnée à mort en Arabie Saoudite.

Le jugement de notre compatriote Mme Mbayang Diop a eu lieu le 25 avril 2017 en présence des représentants de notre ambassade à Ryad et de notre consulat général à Djeddah. Elle a été finalement condamnée à mort. Cependant, la décision n’est pas exécutoire dans l’immédiat car les avis des enfants, encore mineurs, seront recueillis à leur majorité conformément à la loi saoudienne.

Sur instruction du chef de l’Etat, Macky Sall, un avocat a été engagé par le gouvernement du Sénégal pour un coût global de 40 millions de FCfa. Le gouvernement poursuivra, en contact avec les autorités saoudiennes et la famille de la victime, par le biais de l’avocat, toutes les consultations nécessaires pour sauver la vie de notre compatriote. Le ministère rappelle que depuis le début de cette affaire, plusieurs missions consulaires se sont rendues auprès de Mme Mbayang Diop pour lui apporter aide et assistance.

Le diocèse de Ziguinchor célèbre, à partir d’aujourd’hui, les journées diocésaines de l’évêque Mgr Paul Abel Mamba marquant le cinquième anniversaire de son sacre. Cette édition, dont la clôture est prévue ce dimanche, est placée sous le haut patronage du président de la République, Macky Sall, et sous le parrainage du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Un des membres du comité d’initiative Dominique Mendy, a indiqué ces journées visent à collecter des fonds pour aider à la réalisation des projets du diocèse, à l’amélioration des conditions de travail des personnes impliquées dans les activités du diocèse et des populations démunies en finançant des activités génératrices de revenus. M. Mendy qui s’exprimait lors d’un point de presse, a rappelé que le diocèse intervient dans des secteurs nécessitant des moyens conséquents : social, éducation, santé et activités génératrices de revenus.

« Malheureusement, notre diocèse est confronté à d’énormes difficultés. C’est pourquoi, nous avons initié ces journées pour également permettre à notre père évêque d’avoir des ressources pour sa mission sociale », a-t-il révélé. Dominique Mendy a fait savoir que « l’église diocésaine de Ziguinchor ne saurait être indifférente à la souffrance des populations de Casamance, après le conflit armé qui a sévi dans leur région ». Il a soutenu que son église est appelée à jouer un rôle de premier plan dans le processus de réconciliation et de paix. « Pour ce faire, elle a besoin de moyens afin d’aider et de soutenir les populations les plus affectées », a-t-il ajouté.

A l’en croire, avec la raréfaction des financements, tous les projets du diocèse de Ziguinchor rencontrent des difficultés. « Le conflit armé de ces dernières années en Casamance a aggravé la situation du diocèse, qui en a subi de plein fouet les répercussions négatives. Cela a affecté tous ses secteurs d’activités », a souligné Dominique Mendy, qui a fait remarquer que « faute de moyens financiers, le diocèse de Ziguinchor ne peut pas continuer à aider les pauvres et à redonner aux humains leur dignité ».

Il a expliqué que l’anniversaire du sacre de Mgr Paul Abel Mamba est utilisé comme un prétexte pour rechercher des fonds afin de donner à l’évêque des ressources pour sa mission sociale et pour résoudre les problèmes du diocèse. Ces journées vont constituer un moment fort de communion et de partage pour les fidèles catholiques autour de leur évêque. Plusieurs activités sont au programme.

El Hadj Moussa SADIO

Le Réseau international des femmes actives tidianes (Rifat) veut jouer sa partition dans l’œuvre de promotion économique de ses membres. Il a ainsi mis sur pied un Groupement d’intérêt économique (Gie) pour assister les femmes, par le biais d’activités génératrices de revenus, dans leur marche vers l’autonomisation.

Le Réseau international des femmes actives tidianes (Rifat) est parti du constat que beaucoup de dames sont confrontées à des difficultés d’ordre économique. Après plus de 20 ans de cohabitation avec les femmes de la banlieue, sa présidente Sokhna Assiétou Sy a eu l’idée de mettre sur pied une structure qui va contribuer à rendre la gent féminine économiquement autonome. Notamment en captant des fonds devant servir à monter des programmes au profit des membres du Rifat et à toutes les autres femmes intéressées par des activités génératrices de revenus.

La cérémonie de lancement des actions du Rifat, abritée par le terrain vague sis à Hamo 6, a été mise à profit pour collecter des fonds et démarrer effectivement les activités. Porte-parole du réseau, Khalifa Ababacar Sy a expliqué que « les fonds collectés serviront à la formation des femmes ». « Nous avons mis sur pied un groupement d’intérêt économique (Gie) qui est le prolongement du Rifat et qui va dérouler des programmes structurants qui seront rentables », a-t-il soutenu. La cérémonie a été mise à profit pour animer une conférence sur le rôle de la femme dans la société.

A ce propos, Khalifa Ababacar Sy a estimé que l’Islam n’interdit pas à la femme musulmane de mener des activités économiques. Il a illustré cette allégation par des exemples d’illustres femmes musulmanes qui, de leur vivant, étaient devenues riches grâce aux activités économiques qu’elles menaient. Il a donné l’exemple de Sokhna Khadidja qui fut la première épouse du prophète Mohamed (Psl).

Abdou DIOP

La septième édition du gamou annuel du «dahira Ahloul Naby» sera célébrée cette année le vendredi 05 mai 2017 à Keur Mbaye Fall. Ce sera un grand moment de ferveur religieuse dédié au prophète Seydina Mouhamed (Psl).

Le «dahira Ahloul Naby» du Gandoul (îles du Saloum), sous la conduite de l’imam Serigne Adama Faye, célébrera son traditionnel gamou annuel dédié au Sceau des prophètes Seydina Mouhamed (Psl). Ce sera le 5 mai 2017 à Keur Mbaye Fall, Cité Bougouma Seck, face à l’autoroute à péage, sous le parrainage du Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et la présidence d’honneur de Serigne Mbaye Sy Mansour et de Serigne Maodo Sy Ibn Dabbakh. Il s’agira, pour les organisateurs, de perpétuer l’œuvre de leurs illustres parents.

Pour ce faire, Serigne Adama Faye lance un appel à tous les musulmans pour qu’ils viennent nombreux commémorer avec la famille ces journées de haute portée religieuse dédiées à l’envoyé céleste (Psl). Le guide de Keur Mbaye Fall insiste beaucoup sur leur présence « d’autant que l’autre objectif de ces prières est de rechercher la paix et la concorde au Sénégal, mais aussi prier pour un bon hivernage et surtout des élections législatives apaisées ». Toutes les familles religieuses sont invitées à prendre part à cette cérémonie, principalement celles de Boubacar Mané, l’imam ratib Babacar Diop, Serigne Ansou Niang de Sirman et El Hadji Babacar Sarr.

Serigne Adama Faye remercie particulièrement Sidy Mouhamed Baby qui a beaucoup œuvré pour la réussite du gamou. Ces moments de communion seront ponctués par le « khadratoul diouma » et une lecture du Saint Coran. La causerie religieuse sera animée par Pape Hanne tandis que le gamou sera présidé par Serigne Sidy Ahmed Sy Dabakh. La soirée religieuse sera animée par Abdoul Aziz Mbaye et son groupe.

Infos : Babacar NDOYE

Des fidèles musulmans ont commencé les recueillements marquant le 137ème Appel de Seydina Limamou Laye depuis hier. C’est Cambérène qui a ouvert le rite avec la convergence d’adeptes qui ont envahi les espaces, notamment l’esplanade du mausolée du Mahdi.

Sur le sable fin de Cambérène, les pèlerins ont pris d’assaut les lieux pour célébrer l’anniversaire commémorant l’Appel de Seydina Limamou Laye. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les discours du coordonnateur général de l’Appel et du porte-parole du Khalife. Ces derniers ont, dans leurs messages, insisté sur les enseignements du Mahdi et sur les manifestations qui vont durer au moins deux jours. Seydina Issa Thiaw Laye a surtout insisté sur l’unité de tous les musulmans dans la communion voulue par le guide des Layènes. Il a invité les fidèles à « pratiquer l’islam conformément aux enseignements du Mahdi ».

Et pour la présente édition, les prêches porteront sur le thème de « la bonne gouvernance, garante de la stabilité sociale, selon les enseignements de Seydina Limamou Al Mahdi (Psl) ». C’était donc une cérémonie empreinte de ferveur à travers les chants religieux. Déjà le mausolée de Cambérène était pris d’assaut par les fidèles musulmans pour s’y recueillir.

Sur les lieux, il y a une grande affluence des pèlerins depuis la veille, occasionnant des mouvements sans cesse dans le périmètre restreint de Cambérène. Sur l’esplanade du mausolée, les tentes, comme à l’accoutumée, sont érigées pour les fidèles musulmans. L’Appel du Mahdi concerne toutes les localités conquises à sa cause. Ce qui explique la présence des fidèles à Yoff, Cambérène, Yeumbeul, Malika, Ngor. Ainsi, les milliers de fidèles suivent les traces de leur guide dans le recueillement. Après Cambérène, ils s’étaient rendus à Ngor afin de faire leur prière dans la grotte mythique qui révèle plein de renseignements sur l’existence du Mahdi. Là aussi, l’affluence était au rendez-vous.

Des hommes, femmes et enfants épris des enseignements de Seydina Limamou Laye rivalisaient d’ardeur pour s’incliner devant le lieu. Une grotte qui, selon les responsables du dahira layène de Ngor, a servi de refuge au Mahdi pour ses prières. Souvent, en ces moments de recueillement sur le site, les fidèles n’hésitent pas à vous raconter qu’ils sont en contact avec l’érudit. Comme Ngor Thiaw rencontré sur les lieux en train d’égrener son chapelet. « Nous avons rendez-vous avec la foi du Mahdi qui apparaît sous forme de silhouette. D’ailleurs, chaque année, son ombre est perceptible par les nombreux fidèles qui viennent se recueillir sur le lieu où il avait passé quelque temps dans sa quête de la foi », raconte-t-il. 

Sur le site de la grotte, face à la mer, les pèlerins assis par terre demeurent concentrés dans la prière. Au moment où, sous les tentes bien installées, ont lieu des discussions sur l’œuvre du Mahdi. « Seydina Issa Laye est mon guide. Nous l’aimons beaucoup et aimons ses enseignements. Ce moment est unique pour tous les musulmans. Et le Mahdi ne fait pas de distinction puisqu’il s’adresse à tous les croyants », confiait Astou Laye Diop, chapelet à la main. Durant toute la nuit, il y a de l’animation avec les chants religieux des différentes associations venues de part et d’autre.

La journée d’hier était dédiée à Cambérène et Ngor avant que Yoff ne prenne le relais ce matin avec toujours le même rituel de recueillement. Dans l’après-midi, la cérémonie officielle sera marquée par la présence des autorités gouvernementales, locales et coutumières. Les manifestations se déroulent sous haute sécurité des forces de l’ordre qui veillent scrupuleusement sur les gens.

Cheikh Malick COLY

Faire de l’Appel un moment capable de fédérer tous les musulmans du Sénégal. Tel est le vœu du coordonnateur national Seydina Issa Thiaw Laye. Dans cet entretien exclusif, le fils aîné du Kkhalife général des Layènes exhorte les fidèles à suivre les enseignements de Baye Laye. Il parle aussi de ses relations avec le chef de l’Etat qu’il soutient ouvertement.

Quel est l’état des préparatifs en direction du 137ème Appel ?
Je voudrais d’abord rendre grâce à Dieu. Cette année, l’Etat a posé des actes importants. Nous avons organisé plusieurs rencontres : deux Cdd (Comité départemental de développement) avec le préfet, un Crd (Comité régional de développement) avec le gouverneur de la région de Dakar, ensuite un Crd national avec le ministre de l’Intérieur. Ces trois étapes montrent que les autorités donnent un cachet important à cet appel. Comme j’ai l’habitude de le dire, respecter les engagements à 100% cela n’est pas du ressort de l’homme qui ne connaît pas les 100 noms de Dieu. Ce que je peux dire, c’est que l’Etat a consenti de gros efforts. Je pense qu’au jour de la cérémonie officielle, on fera l’évaluation. Pour le moment, je m’abstiendrai de le faire.

Le thème de cet Appel est : « La bonne gouvernance, garant de la stabilité sociale selon les enseignements de Seydina Limamou ». Pourquoi un tel choix ?
Le thème central montre que la religion islamique a un projet de société. Les dernières années, nous avions abordé la paix qui est le pilier de notre démarche et cette année la bonne gouvernance. Ce ne sont pas seulement les piliers canoniques (témoignage, prière, zakat, ramadan et le pèlerinage aux Lieux Saints de l’islam) qui constituent l’islam. Les questions de droits de l’homme ont été réglées bien avant 1948. Un verset du Coran l’atteste à suffisance. C’est l’islam qui a libéré la femme autrefois considérée comme une marchandise. L’islam, c’est aussi des textes, mais son adaptation au contexte reste importante. En matière de bonne gouvernance, notre pays a fait des avancées. Nous avons réussi, à deux reprises, l’alternance politique. Actuellement, nous avons des institutions fiables qui fonctionnent et respectent le calendrier républicain. Ce thème est, entre autres, notre contribution à la cohésion sociale du pays.

Comment articuler bonne gouvernance et lutte contre la pauvreté comme le recommande l’islam à travers la solidarité ?
Des efforts sont faits dans ce domaine. La pauvreté est anormale, mais elle est naturelle. Je suis d’accord que Dieu a indiqué des mécanismes pour qu’on la combatte. La pauvreté ne doit pas être atténuée, mais combattue. Jusqu’à présent, nous n’avons pas réussi à faire de la zakât ce que Dieu nous demande d’en faire. Elle doit être un système qui doit concurrencer les actuels systèmes de solidarité. La zakât ne doit pas gérer la pauvreté : elle doit la juguler et créer la richesse. Les petits dons ne peuvent pas arriver à bout de la pauvreté. Si les musulmans avaient investi pour lutter contre ce fléau, on n’en serait pas là. Le Prophète Mouhamed (Psl) avait l’habitude de demander à Allah, dans ses prières surérogatoires de l’aube, de le préserver de la pauvreté. Cela est attesté par des hadiths. Vous imaginez un homme de cette dimension se préoccuper de la pauvreté. Il faut que l’humanité vive décemment. Nous encourageons la politique des Bourses de sécurité familiale qu’il ne faut point sous-estimer. De la même manière, nous saluons les notations que le Sénégal a obtenues récemment (Ndlr : L’Agence Moody’s de notation qui a rehaussé la note de B1+ à Ba3).

Les découvertes du pétrole et du gaz ont suscité un débat parfois houleux. On doit faire attention. Ces ressources minérales ne sont pas un syndrome. Le Coran nous recommande de rendre grâce à Dieu après ses bienfaits. Prions pour que le pétrole et le gaz soient un moyen de développement. L’autosuffisance en riz doit aussi mobiliser toutes les populations. Le local peut même concurrencer certaines variétés que nous importons. J’exhorte les Sénégalais au travail. L’actuel niveau de développement de la Corée du Sud et du Japon est le fruit d’un dur labeur. Je pense que notre pays regorge de ressources humaines. On peut citer Amadou Makhtar Mbow, Jacques Diouf. Il n’y a qu’au Sénégal où les gens discutent de la sécurité nationale sur la place publique. Nous ne voudrions pas censurer les citoyens, mais certaines questions ne sont pas à évoquer publiquement. Je voudrais insister sur la stabilité politique nationale. Les confréries musulmanes y ont joué un rôle important. Cela fait partie de l’appel de Seydina Limamou. Le centre du développement, c’est l’humain. L’islam a très tôt trouver des solutions à la question de la lutte contre la corruption, de la transparence, de la justice sociale. L’Ong Transparency international est récent. En tant que musulmans, nous devons être plus exigeants sur ces questions. C’est un devoir d’éduquer nos familles. Le jour du jugement dernier, comme le disait Seydina Limamou, nous serons interpellés sur nos responsabilités.

Pour mieux encourager le consommer local, ne doit-on pas s’appuyer sur les leaders d’opinion comme vous ?
Effectivement, comme d’autres le font dans les téléthons. Ce que vous dites est la stricte vérité. Le consommer local doit être même abordé dans nos prêches du vendredi. Par exemple, pour l’histoire des « daara », je fais partie des tout premiers leaders à l’avoir évoqué. Nous devons promouvoir nos produits. En outre, le discours doit être rassurant.

Quel regard portez-vous sur l’islam dans un contexte mondial actuel ?
L’Islam est une religion d’ouverture. Nous ne devons pas être sclérosés entre les rituels de la mosquée, de la morgue, etc. L’islam est venu pour libérer les âmes. Mais, si nous faisons un focus sur les avoirs, c’est la catastrophe. L’islam doit participer au développement. Que les gens travaillent. Mon père El Hadji Abdoulaye Thiaw m’a d’abord inscrit au « daara » avant que j’aille faire des études supérieures au Maroc. Dieu nous dit dans le verset 10 de la sourate du Vendredi, après la Salat, dispersez-vous sur la terre et recherchez (quelque effet) de la grâce d’Allah. L’islam et la tarikha ne sont pas un facteur de désunion. Nos vaillants érudits ont purifié l’âme de la créature. Mais, de nos jours, ces tarikhas sont utilisées comme une arme et l’on pense atteindre le frère en islam par des paroles malveillantes. Quel est notre mérite ? Ce que El hadji Abdoulaye Thiaw a fait ne relève pas de mon mérite. Si je le pense une seule fois, je serai ridicule. Je suis à ma 20ème année de coordonnateur de l’appel. Certains racontent des choses qu’ils ne maîtrisent pas. Quand j’occupais ce titre, mon père n’était pas encore Khalife général des Layènes. C’était depuis le 119ème Appel alors que le khalife était Baye Rane (Alassane Thiaw Laye). Ce jour-là, j’avais fait le discours introductif pour mon père. Mais, j’y ai toujours impliqué toutes les familles religieuses ? Je n’accepterai pas qu’on assimile mon fauteuil à celui de mon grand-père. Non ! Il est celui de l’islam tout court. Si je ne peux pas représenter tous les foyers religieux, les Sénégalais et toute l’humanité, cela n’en vaut pas la peine. Dieu est intéressé par la créature humaine, sa valeur ajoutée.

Dans un pays à dominante musulmane, la majorité ne doit pas combattre la minorité et vice versa. Le Prophète Mouhamed (Psl) a toujours cohabité avec les minorités juives. Pour que les musulmans assurent leur sécurité, ils versaient de l’impôt. Mais il respectait leurs droits. Il se rendait à leur cimetière. Son compagnon Seydina Oumar Ibn Khattab prenait du fonds social musulman et le leur donnait. Nous avons ici, à Cambérène, toutes les sensibilités. La vraie référence pour nous, c’est Dieu. Si nous ne le faisons pas, comme le voulait Seydina Limamou, nous avons trahi. Cambérène est un village de tolérance religieuse par excellence.

Quel est l’objectif de l’appel des Layènes ?
Je l’ai toujours dit. Nous voulons que l’Appel soit un moment d’unité, capable de fédérer tous les musulmans du Sénégal. Nous le faisons pour Dieu. Il faut que nous respections toutes les sensibilités. Nous ne pouvons pas inviter des gens et leur tenir un discours irrespectueux. Nous ne le ferons jamais. Serigne Abdoulaye Thiaw est un trait d’union de tous les foyers religieux.

Quel a été l’apport du régime actuel depuis 2012 ?
Dieu a fait que nos relations avec l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, datent de très longtemps. C’est le premier président sénégalais, depuis qu’il a accédé au pouvoir, en plein Conseil des ministres, à avoir évoqué l’Appel de Seydina Limamou Laye. Comment peut-on ignorer un évènement majeur de ce genre ? Les pouvoirs précédents ne l’ont jamais fait. Je ne nie pas leurs réalisations. En moins de cinq ans, je le dis en toute honnêteté, il a fait des réalisations jamais égalées. Le président de la République soutien le comité d’organisation. C’est bon à savoir. Il l’a vraiment rehaussé. Son mérite, c’est d’avoir essayé de créer des équilibres religieux au Sénégal à travers les foyers. Cette démarche fait partie de ce qui favorise la cohésion sociale.

Quelles sont les innovations apportées à cet Appel ?
Il n’y a pas de rupture dans les actes mais plutôt dans la démarche. J’ai un style ouvert à toutes les couches de la population. Je n’éteinds pas mon téléphone portable. Mes responsabilités ne me permettent pas d’être introverti. Mais je ne lis pas les messages téléphoniques. On m’appelle à toutes les heures de la journée. C’est dans les débats contradictoires qu’on peut construire quelque chose de durable. Il y a des personnes plus pieuses que moi et qui n’ont pas cette responsabilité. Je dois donc rester humble. Je rends grâce à Dieu. Mon père m’a indiqué la voie à suivre et j’y suis.

Lors des Appels de 2011 et 2016 des baleines ont échoué sur la plage et des images de guides religieux sont apparues à Yoff, suscitant beaucoup de commentaires controversés. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Quand j’arrive sur le lieu de l’Appel, je ne vois (ressens) qu’Allah (Qu’Il soit Loué/il se répète). Car, Seydina Limamou a dépassé ces choses inventées sur lui et vous savez pourquoi ? Un infidèle peut créer cela avec les nouvelles technologies. Le musulman ne doit pas avoir une croyance suspendue à des objets. C’est ce que je crois. Baye Laye a lancé l’Appel pour renforcer le Tawhid (Unicité de Dieu). Quel que soit l’objet choisi (arbre, pierre, poisson), je ne me réfère pas à cela. Mon père qui est à Yoff ne s’est jamais adonné à ces choses-là. Ce n’est pas à travers de telles pratiques qu’on reconnaît un layène. C’est mon sentiment, mais chacun est libre.

Pensez-vous qu’il y a un changement de comportement depuis qu’on célèbre l’Appel, il y a 137 ans ?
Il y a des repères que nous devons avoir. Je ne peux pas dire que les choses ont changé à cent pour cent. Certains écarts sont combattus, d’autres comportements qui ne relèvent pas de l’orthodoxie islamique nous influencent. Cela est dû à une négligence. Nos érudits et aïeuls adoraient Dieu plus que nous. Ils n’acceptaient pas ces transgressions.

De gros chantiers sont entrepris et des routes bordent le littoral pour « ceinturer » le village de Cambérène. Comment voyez-vous tout cela ?
Comme vous le voyez, de Yoff à Cambérène il y a des changements. Je crois que le Sénégalais doit être fier de cela car les retombées sont pour nous tous. Quand on parle de l’autoroute « Ila Touba », la modernisation des cités religieuses, chacun de nous doit s’en féliciter. Ce n’est pas pour une seule communauté. Par ces réalisations, l’Etat accompagne nos communes qui n’ont pas les moyens de faire certains travaux.

Propos recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

Les journées de la sécurité numérique « Security Days » ont démarré, hier, et devront durer deux jours à Dakar avec de nombreux experts venus de nombreux pays, notamment d’Afrique, pour y réfléchir sur la cybersécurité. La cérémonie a été présidée par le directeur des Technologies de l’information et de la communication, le Dr Chérif Diallo. Ce forum vise à renforcer davantage la lutte et la prévision contre la menace qui pèse sur le réseau informatique.

Les experts ont entamé leurs discussions sur les « Stratégies nationales de cybersécurité : comment les adapter aux réalités de chaque pays ». Voilà la thématique retenue par la présente édition des Security Days, forum international sur la cybersécurité ouvert hier et qui se poursuit aujourd’hui. En Afrique comme en Europe, de nombreux Etats ont pris la pleine mesure des enjeux liés à la cybersécurité. Ainsi, pour y faire face, ils ont pris une série de mesures à travers la définition de stratégies nationales de sécurité du numérique, la création de cadres de coopération régionaux, le soutien à l’émergence d’écosystèmes numériques de confiance et propices à la prospérité économique et sociétale. C’est pourquoi, le directeur des Tic au ministère des Télécommunications et de l’Economie numérique a estimé que les risques sont multiples dans le cyberespace et que les investissements ont besoin d’être protégés. Selon Chérif Diallo, il faut mettre en place des structures de lutte contre la cybercriminalité. « Il y a donc une nécessité pour nos Etats de mettre en place une stratégie nationale de cybersécurité », a-t-il souligné. Cela requiert une véritable politique de cybersécurité au niveau national.

Pour Cheikh Bakhoum, directeur de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), il s’agit d’une nouvelle thématique pour les pays africains. Il a évoqué les dispositions réglementaires prises par le Sénégal pour lutter contre la cybercriminalité. Une dynamique impulsée, selon lui, par le président Sall en vue de sécuriser tous les systèmes. « Les Security Days ont été le cadre de signatures d’accords entre l’Adie et certaines structures », a rappelé M. Bakhoum. Mais, à l’en croire, sa structure compte ainsi lancer l’infrastructure nationale de gestion des clés (Igc) courant 2017 de façon à ce que son importance et ses enjeux soient connus de tous les acteurs concernés. Et parmi ces réalisations, la mise en œuvre et l’intégration de la signature électronique dans le service des téléprocédures de dématérialisation du permis de construire sont des plus attendues. Le directeur adjoint de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information en France (Anssi) a estimé qu’il s’agit d’une menace contre le développement humain. Selon Emmanuel Germain, ces menaces peuvent atteindre le potentiel humain et de développement économique. Il a exhorté ainsi les Etats à sensibiliser et à former des gens pour relever le défi face à ces différentes menaces. Sidy Mactar Aïdara, l’initiateur de ce forum depuis 2011 et fondateur du cabinet Kubuk, a, lui, souhaité que la lutte contre la cybercriminalité ne baisse pas d’intensité.

Cheikh Malick COLY

Une trentaine de membres des forces de défense et de sécurité basées dans la zone centre du pays comprenant les régions administratives de Fatick, Kaffrine et Kaolack ont pris part à une formation sur la prévention et la lutte contre les abus sexuels dans la dernière localité précitée. Une démarche initiée par le Centre panafricain pour le genre, la paix et le développement, en partenariat avec l’organisation Femme Africa Solidarité.

Troisième contributeur africain et septième au plan mondial de troupes engagées dans le maintien de la paix sur les différents zones de conflit, le Sénégal ne pouvait échapper à l’interpellation sur les cas d’exploitation et d’abus sexuels enregistrés à ce niveau. Suite à cinq résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies décrétant une tolérance zéro contre les coupables de tels abus et la nécessité de sensibiliser les troupes déployées sur le terrain, des initiatives ont vu le jour dans notre pays pour se conformer aux injonctions de l’organisation transnationale. A l’instar du programme de formation développé par le Centre panafricain pour le genre, la paix et le développement, en partenariat avec l’organisme Femme Africa Solidarité, qui en est à la troisième formation au profit du personnel de défense et de sécurité du Sénégal. Le module centré sur le concept de genre et les notions d’exploitation et d’abus sexuels a pour finalité, selon les formateurs, de mettre les acteurs des zones de conflit, notamment les troupes de maintien de la paix, face à leurs responsabilités vis-à-vis des personnes vulnérables. « Les cas d’abus sexuels notés avec la Monuc et la Minurca nous interpellent en tant que troisième contributeur africain et septième au plan mondial, même si notre pays est plutôt cité comme référence pour l’exemplarité de ses troupes dans les divers théâtres d’opération.

« Des mesures à la fois répressives et de sensibilisation ont été prises pour décourager et prévenir de telles pratiques peu reluisantes pour l’image que doit renvoyer des soldats engagés dans des missions de maintien de la paix », a analysé le colonel Antoine Koré, commandant de la zone militaire centre, à l’issue de l’atelier. Le patron de la place d’arme de Kaolack a exhorté les récipiendaires à s’approprier les connaissances acquises au cours de la formation et d’en faire une diffusion dans le cadre de séances de restitution au sein de leurs unités de base. Des recommandations partagées par les initiateurs qui se sont félicité de l’ouverture des responsables des forces de défense et de sécurité à ce programme de formation déroulé par deux fois dans la région de Thiès et pour la première au sein de la zone centre. « Le Sénégal enregistre peu de cas d’abus sexuels parmi ses troupes engagées dans des opérations de maintien de la paix, mais la complexité des conflits, les transformations notées à ce niveau et la précarité qui caractérise les populations civiles dans les zones de crises poussent à maintenir et à consolider les acquis en renforçant la formation et la sensibilisation sur cette problématique », a indiqué Mme Coumba Fall Venn, coordonnatrice de Femme Africa Solidarité (Fas). A signaler qu’au total 27 membres des forces de défense et de sécurité de la zone militaire centre dont des soldats, des gendarmes, ont pris part à cette formation de trois jours avec un taux de réussite de cent pour cent.

Elimane FALL

Des organisations syndicales fortes pour mieux porter les revendications des enseignants. Tel est le but recherché par l’élection de représentativité du secteur de l’éducation qui s’est tenue, hier, dans trois collèges électoraux à Dakar. Dans l’ensemble, le scrutin s’est bien déroulé.

Les préoccupations des enseignants seront désormais portées par des organisations suffisamment fortes. En effet, malgré quelques difficultés inhérentes au scrutin, l’élection s’est bien déroulée. Selon l’inspecteur du travail à la Direction générale du Travail, Omar Diouf, le vote s’est bien déroulé. Au total, 32 syndicats étaient en lice pour près de 97.000 électeurs dans trois collèges électoraux. Il s’agit du préscolaire élémentaire avec 27 syndicats en compétition, du collège du moyen secondaire avec 24 syndicats et de celui des Corps de contrôle avec 10 syndicats représentés.

« C’est la première fois qu’un tel scrutin se déroule au Sénégal », a précisé M. Diouf. Non sans indiquer que le but recherché est de rationaliser la représentation des travailleurs au sein des instances de dialogue social. « Il est important pour l’Etat et les partenaires sociaux d’avoir en face des organisations syndicales suffisamment représentatives et indépendantes pour s’ériger en véritables forces constructives afin d’améliorer la qualité du système éducatif sénégalais », a soutenu l’inspecteur du travail. Au centre de vote John Fitzgerald Kennedy de Dakar, le corps des inspecteurs a exprimé son choix. Au bureau de vote n°8, le nombre d’inscrits est de 82. Le Siens est sorti vainqueur avec 39 voix. Il est suivi de l’Uden (6) et du Sels (3). Au bureau de vote n°1, sur 57 inscrits 31 ont voté. Le Siens est sorti vainqueur avec 26 voix et l’Uden 3. Au bureau n°1 où l’on enregistre 76 votants, le Cusems d’Abdoulaye Ndoye obtient 36 voix, celui de Dame Mbodji 13 voix, viennent le Sudes et le Sypros. Au bureau n°2, 56 votants ont rempli leur devoir dont 24 favorables au Cusems, le Sudes 8 et le Cusems de Dame Mbodji 4.

Bon déroulement du vote
Au lycée Blaise Diagne, les enseignants du moyen secondaire ont exprimé leur droit. Il y a eu 1.351 inscrits au bureau n°1 dont 87 votants. Le Cusems d’Abdoulaye Ndoye a obtenu 49 voix et l’Uden/R d’Ardo Fall, 15. Au bureau n°2, sur les 1.351 inscrits seuls 36 ont voté. Le Cusems d’Abdoulaye Ndoye a obtenu 17 voix, le Saemss de Saourou Sène 7 voix. Au bureau de vote n°3, seuls 9 votants ont exprimé leur choix. Le Cusems Abdoulaye Ndoye a eu 5 voix.

Pour la secrétaire générale de l’Uden, Awa Wade, l’organisation du scrutin est « chaotique » à Dakar. « Nous avons commencé tardivement, un bureau de vote a démarré à 11 heures. Beaucoup d’enseignants sont repartis sans voter », a-t-elle constaté. A l’en croire, le manque d’information et la mauvaise préparation ont conduit à cette situation. « Des enseignants omis des listes devraient rectifier lors de la période contentieuse et ils ne le savaient pas. D’autres le savaient, mais pour des effets de polarisation et de division, ils ont été laissés en rade. Jusqu’à hier (mardi) tard dans la nuit, on n’avait pas les listes. Je crois que le gouvernement prendra les bonnes dispositions la prochaine fois», a expliqué Mme Awa Wade.

T. SANE et S. M. S. CISSE

La problématique de la gestion du foncier a réuni, hier, à Warkhokh, une commune située à une quinzaine de kilomètres de Linguère, des acteurs du foncier avec notamment le Congad, les chefs de village, les organisations communautaires de base, les responsables de cadres locaux de concertation et les autorités administratives. Il a été présidé par le sous-préfet de Dodji, Ndiogou Ndongue, en présence du maire Yoro Sow. Une occasion mise à profit par le responsable des programmes de Congad, Mbaye Niang.

Le Congad a mis en place la première charte de gouvernance foncière en 2013, à Fass Ngom, dans la région de Saint-Louis. Les résultats escomptés ont poussé le Congad et l’Etat à vouloir étendre le processus d’élaboration de la charte locale foncière dans six autres communes dont Warkhokh. C’est dans ce cadre qu’un atelier de lancement du processus de mise en place de la charte locale de gouvernance foncière s’est tenu dans la commune de Warkhokh. Pour le responsable des programmes du Congad, Mbaye Niang, « la quête d’une meilleure gouvernance foncière est un défi qui nous interpelle tous : administration, élus locaux, usagers ». Selon lui, il s’agit de mettre en place cet important projet du Congad soutenu par l’Union européenne en termes de réponses à apporter aux préoccupations légitimes des acteurs du foncier. « Le Congad compte appuyer à la mise en place d’une charte locale de gouvernance foncière dans les communes de Warkhokh et de Fissel. Cette activité vient renforcer les acquis en matière de gouvernance participative du foncier enregistrés dans ces deux communes, notamment avec le déploiement de la commission domaniale élargie soutenu par le Congad, avec l’appui de l’Ue », a fait savoir le responsable du Congad.

M. Niang a informé que la deuxième étape consistera à organiser des ateliers de concertation dans les différentes zones pour recueillir les avis des populations sur le contenu et les orientations de la charte.

Le maire de Warkhokh, Yoro Sow, s’est réjouit du choix porté sur sa commune, la seule dans la région de Louga. « C’est une bouffée d’oxygène pour la commune de Warkhokh de décrocher ce partenariat avec le Congad. Cette structure nous accompagne dans plusieurs domaines, surtout dans le domaine foncier. La commune de Warkhokh a eu la chance parce que l’intervention du Congad dans le pays se limite aujourd’hui à cinq communes.

Masse NDIAYE

Après avoir été condamné à la prison à perpétuité en première instance, Hussein Habré verra-t-il sa peine réduite ? On en saura quelque chose ce matin car la Chambre d’appel doit rendre son verdict à partir de 10 heures.

Les Chambres africaines extraordinaires (Cae) rendent demain, à partir de 10 heures, à la salle 04 du Palais de justice de Dakar, le verdict du procès en appel de Hissein Habré. Comme lors du premier jugement, les avocats de la défense de l’ancien président tchadien avait plaidé l’acquittement. Ils ont bâti leurs moyens d’appel sur « l’irrégularité de la composition de la Chambre d’assise » qui, disent-ils, comprend en son sein un magistrat qui n’a pas dix ans d’expérience dans les fonctions de juge requis pour siéger dans ladite Chambre. Ils font allusion au magistrat Amady Diouf. « Les statuts des Chambres africaines extraordinaires (Cae) stipulent que pour faire partie des membres de la Chambre, il faut avoir au minimum dix ans d’expérience en tant que juge. Ce qui n’est pas le cas pour le magistrat Amady Diouf. Cette vice de composition induit à l’anéantissement total d’une décision de justice », avait soutenu Me Abdoul Gningue.

Les avocats commis d’office pour la défense de l’ancien président tchadien avaient aussi invoqué « la nullité de l’ordonnance de renvoi ». Selon eux, de tous ses co-inculpés, Hissein Habré est le seul à être renvoyé au terme de l’instruction contrairement aux dispositions de l’article 375 du Code de procédure pénale du Sénégal. « Malgré les mandats d’arrêt lancés contre eux, tous les autres qui ont été cités n’ont pas été renvoyés. Les motifs juridiques de l’ordonnance de renvoi sont erronés », avait soutenu Me Gningue. La défense avait également relevé beaucoup « d’incohérences » dans les témoignages à charge. Pour la partie civile, ses moyens d’appel avaient essentiellement porté sur les intérêts civils. « Nous avons eu droit à un jugement complètement ambigu », avait regretté Me Jacqueline Moudeina, une d’entre eux. Selon elle, la Chambre d’assises a rejeté « injustement » la constitution de parties civiles de milliers de victimes. « On s’est aperçu que les juges n’avaient pas de critères biens définis pour qualifier les victimes de parties civiles. Ils étaient également en porte-à-faux avec les statuts des Chambres africaines extraordinaires (Cae) qui, en son article 28, parlent de victimes qui ont participé ou non à la procédure », avait-t-elle déploré avant de demander aux juges de revoir les critères de dédommagement.

Dans ses réquisitions, le parquet a rejeté tous les moyens soulevés par la défense. Mais, pour le verdict, il s’en était remis cette fois-ci à la sagesse de la Chambre.

Ndiol Maka SECK

Suite au renoncement du Parquet à son pourvoi en cassation, le maire de la Médina, Bamba Fall, et ses codétenus ont bénéficié d’une liberté provisoire hier. La nouvelle a fait le bonheur de ses partisans qui ont jubilé dans les rues de la Médina. Ses avocats avaient annoncé, à travers les radios depuis avant-hier, que Bamba Fall et ses codétenus allaient sous peu bénéficier d’une liberté provisoire. Le dernier obstacle à cette élargissement tant attendu a été levé avec le retrait du pouvoir en cassation du Procureur qui s’était opposé à la sortie de prison de Bamba Fall, alors que la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar avait ordonné sa libération. Mais, quelques jours après, le même Procureur a décidé de renoncer à ce pourvoi, ouvrant ainsi les portes de Rebeuss au maire de Médina et de ses codétenus. Les avocats de la défense vont, dans les prochains jours, engager la bataille pour l’obtention d’un non-lieu total. Bamba Fall a été placé sous mandat de dépôt depuis plusieurs mois dans l’affaire du saccage de la Maison du Parti socialiste en 2016. Il a été arrêté en compagnie d’une dizaine d’autres responsables du Ps.

Mb. S. D.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, s’est rendu à Bettenty hier pour présenter aux différentes familles endeuillées les condoléances les plus attristées du chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement. Le ministre, accompagné par le gouverneur de région, Souleymane Ciss et les autorités locales, a aussi remis aux familles des victimes une enveloppe de 10 millions de FCfa et 10 tonnes de riz.

Avant-hier, le village de Bettenty a été endeuillé avec la mort de 21 femmes à la suite du chavirement de leur pirogue ayant à son bord 72 personnes. Il faut rappeler que ces femmes étaient partie à la recherche d’arches comme elles ont l’habitude de la faire. Mais le problème est qu’elles se sont rendues en mer sans porter de gilets de sauvetage. A la suite des 19 morts annoncés, le bilan s’est alourdi. Au total, il y a eu 21 femmes qui ont perdu la vie et 51 rescapées. Très sensible à cette catastrophe, le chef de l’Etat a dépêché le ministre de la Pêche et de l’Economie, Oumar Guèye, à Bettenty hier pour présenter ses condoléances et celles de tout le gouvernement. Il était accompagné par de nombreuses autorités administratives et locales de la région. A Bettenty, le ministre de la Pêche et de l’Economie a demandé une fois de plus aux populations insulaires de respecter les règles de sécurité. Aussi a-t-il beaucoup insisté sur l’importance du port de sauvetage. Aussi, Oumar Guèye a remis aux familles endeuillées une enveloppe de 10 millions de FCfa et 10 tonnes de riz au nom du chef de l’Etat et du gouvernement.

Le maire de la commune de Toubacouta, Pape Seydou Dianko, très frappé par la mort de ses administrés, a déclaré que c’est la première fois qu’une telle catastrophe est vécue dans sa commune. Il a également soutenu qu’il est temps que Bettenty, peuplé de plus de 10.000 âmes, soit érigé en commune. De plus, Pape Dianko a plaidé pour que cette zone soit dotée d’une brigade de gendarmerie.

Oumar Ngatty BA

La prévention et la sensibilisation étaient au cœur de la conférence publique organisée par Timbuktu Institute, en partenariat avec l’Entente féminine pour le développement du Sénégal (Efds). Ces deux structures s’engagent à lutter contre la montée de l’extrémisme violent qui gangrène le monde.

La lutte contre l’extrémisme et le terrorisme n’est pas seulement que militaire. Elle n’est non plus l’apanage de l’Etat. La conférence publique organisée par Timbuktu Institute, en partenariat avec le Collectif Entente féminine pour le développement du Sénégal, s’inscrit dans cette perspective.

« Cette conférence entre dans le cadre du programme d’actions pour l’éducation à la paix et le renforcement de la cohésion sociale, en appui aux efforts de l’Etat «Educating for Peace» », a indiqué la chargée du dialogue politique et résolution des conflits à Timbuktu, Yague Hanne. Aussi, elle a relevé l’engagement et la détermination des femmes leaders dans ce combat qui interpelle tout un chacun. D’où le choix du thème : « Contre l’extrémisme violent et pour la paix : Quels rôles pour les femmes leaders du Sénégal ». Pour répondre à cette question, la présidente du collectif, Ndèye Sagar Tall, a souligné la responsabilité des femmes en tant que mères et éducatrices, ayant un devoir d’alerter, mais surtout de protéger la cohésion sociale dans une approche inclusive. « Aujourd’hui, même si la participation des femmes à des actions terroristes n’est pas nouvelle, leur utilisation comme bombe humaine est devenue de plus en plus récurrente. C’est pourquoi nous devons promouvoir la sensibilisation auprès des populations pour leur faire comprendre l’ampleur de ce phénomène », a laissé entendre la présidente du collectif. En initiant le programme « Mother for Peace », en partenariat avec l’Ambassade des Etats-Unis au Sénégal, Timbuktu institute a compris que les populations à la base constituent un maillon important dans la chaîne de prévention et d’éducation face aux risques et phénomènes des temps nouveaux.

Mouhamadou Lamine Diop (Stagiaire)

La localité de Karantaba dans le département de Goudomp prépare activement son traditionnel Gamou annuel qui va se tenir le 11 mai prochain. Sur le plan administratif, un comité régional de développement et un comité départemental de développement ont été tenus respectivement les 6 et 7 avril derniers pour faire un diagnostic des facteurs de réussite de l’évènement.

A en croire Ibrahima Diouf, sous-préfet de Karantaba, les deux grandes rencontres préparatoires ont permis de toucher du doigt les différents problèmes. Lors du Crd présidé par le gouverneur Léopold Ndiaye, il a été demandé aux autorités régionales de refaire l’axe Diopcounda-Karantaba couramment utilisé par les pèlerins et qui est fortement dégradé par les eaux de pluies. Le problème de la sécurité des populations et des pèlerins a été analysé. La gendarmerie et les forces militaires vont veiller sur la sécurité des personnes et de leurs biens. Il a été demandé au comité d’organisation d’aider, à travers une étroite collaboration, les agents de sécurité à faire leur travail. Il a été aussi question de garantir un fonctionnement continu du Bac de Sédhiou durant la période du Gamou et de soutenir en nourriture le comité d’organisation du Gamou. La couverture sanitaire, l’éclairage public des routes, la distribution de l’eau potable, entre autres préoccupations des populations, n’ont pas été occultés lors de ces rencontres au sommet de l’administration régionale.

Le thème de la présente édition du Gamou de Karantaba porte sur « l’éducation et le commun désir de vivre ensemble ». Pour l’heure, la lecture du Coran a déjà commencé, nous renseigne El Hadj Ibrahima Solly, chef religieux et porte-parole de la famille. Pour ce dernier, des prières vont être dites pour l’unité des fils du pays et pour un bon déroulement des prochaines élections. Il a également souligné que des prières seront dites pour la réussite du chef de l’Etat dans sa mission. Pour ce dernier, les populations souhaitent voir la fin des travaux de réhabilitation de la mosquée de Karantaba le plus tôt possible. Elles réitèrent encore une fois une demande d’inscription au programme de modernisation des cités religieuses si cher au chef de l’Etat Macky Sall.

B. B. SANE

La cérémonie officielle du magal de Serigne Bara Mbacké Fallilou s’est tenu, hier, en présence du ministre du Budget, Birima Mangara, à la tête de la délégation. Des prières ont été sollicitées devant le porte-parole du Khalife général des mourides.

Conduisant la délégation officielle, le ministre du Budget, Birima Mangara, a transmis le message du président Macky Sall qui a chargé de réaffirmer son ancrage et ses relations avec Touba. Il a sollicité auprès du Khalife général des prières pour la paix et une meilleure compréhension de la religion. Par ailleurs, le ministre a loué les qualités de Serigne Bara qui était travailleur et un homme de valeur. Pour sa part, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général, a souligné la grande proximité et la complicité entre El Hadji Bara et Cheikh Sidy Mokhtar. Il a raconté plusieurs anecdotes le liant à Serigne Bara, ses rapports avec sa famille, les correspondances avec l’ancien régime. Il a remercié le ministre Birima Mangara et le président Macky Sall avant de magnifier les rapports qu’il entretenait avec Serigne Bara. Serigne Bassirou Mbacké a en fin prié pour la paix sociale et la stabilité du pays, mais aussi pour un bon hivernage. Il n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à Serigne Moustapha Mbacké et ses frères dont Serigne Cheikhouna Bara Fallilou. Serigne Bassirou Mbacké a mis en garde contre les dérives verbales dont les auteurs, dira-t-il, vont à l’encontre de la démarche de Khadim Rassoul.

Mamadou DIEYE

Les frais médicaux des cas sociaux internés à l’hôpital régional Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès ont été entièrement pris en charge par la Première dame du Sénégal, Marième Sall, a appris l’Aps du directeur de la structure sanitaire, Dr Babacar Mané.

Dr Mané qui s’est dit « très touché » par la visite surprise effectuée ce lundi par Marième Sall dans son centre hospitalier a estimé que « d’ici un mois les patients n’auront rien à payer en terme d’ordonnances et de prise en charge à cause de son geste de haute portée sociale ». Le directeur de l’hôpital a également magnifié la promesse de Mme Sall d’aider au relèvement du plateau technique de la structure sanitaire avec l’appui de la Fondation « Servir le Sénégal » et ses partenaires au bénéfice des populations de Thiès. L’épouse du chef de l’Etat, Macky Sall, a rendu visite aux malades alités aux services d’orthopédie, de la pédiatrie, de la maternité où elle a payé sur place les frais d’ordonnances que plusieurs malades lui ont présentés.

A la surprise des visiteurs, des accompagnants de malades et même du personnel médical de l’hôpital régional, Mme Sall, accompagnée par le directeur, a fait le tour de plusieurs salles d’hospitalisation où elle a multiplié des gestes de soutien à l’endroit des patients. Même les conducteurs de « moto Jakarta », les chauffeurs de taxi stationnés au parking de l’hôpital et les vendeurs massés devant le portail ont bénéficié des largesses de la présidente de la Fondation « Servir le Sénégal ».

APS

Dans l’agenda des célébrations de la communauté mouride, le Kazou Rajab, anniversaire de la naissance de Serigne Fallou Mbacké, deuxième Khalife de Cheikh Ahmadou Bamba, demeure le plus grand rassemblement des fidèles après le grand Magal. Comme par le passé, le cachet populaire a encore gagné cette année en ampleur. En effet, plusieurs milliers de disciples ont rallié Touba pour se souvenir de cet homme de Dieu, qui a marqué de son empreinte la Mouridiya.

Pour la célébration du Kazou Rajab, la cité religieuse de Touba a accueilli la foule des grands jours, hier. Les résidences des hôtes ont toutes été occupées. D’ailleurs, c’est depuis vendredi dernier que les fidèles ont commencé à rallier la cité de Khadimou Rassoul. La grande mosquée, dans ses nouveaux habits de lumière, attire les regards. Ce joyau de la communauté mouride que Serigne Fallou Mbacké a inauguré en juin 1963 vit une énième jeunesse. Ce lieu de culte est une attraction pour des milliers de disciples qui, leurs bagages posés dans les lieux d’hébergement, prennent d’assaut ce bel édifice abritant le mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba et que Serigne Fallou Mbacké a aidé à faire sortir de terre et, surtout, à embellir.

En ce jour de Kazou Rajab, le quartier religieux de Touba connaît des embouteillages à saturation maximale. Véhicules, voitures hippomobiles et piétons se disputent les artères principales de cette partie de Touba où vécurent les principaux Khalifes de Cheikh Ahmadou Bamba dont Serigne Fallou Mbacké. La concession de cet illustre disparu est pleine à craquer. Ici, des salles sont aménagées pour les récitals du Coran. Et le Khalife de la famille, Serigne Abo Mbacké, était occupé à recevoir les notabilités religieuses, les autorités politiques et coutumières, les responsables de « dahiras » et les disciples anonymes. Tous veulent approcher et recueillir les bénédictions de Serigne Abo car le Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké, aurait dit que « les péchés de tout talibé qui effectuera son ziarra auprès de Serigne Abo seront absous ».

Angoisses existentialistes
En ce jour de Kazou Rajab, le mausolée de Serigne Fallou, à l’intérieur de la grande mosquée, est le point focal des fidèles. Hommes, femmes et enfants s’y rendent à tout moment de la journée. Pour bon nombre de talibés, c’est ici le mouroir de leurs angoisses existentialistes. Arame Diop, une demoiselle en provenance de Mbour, dit ceci : « J’ai 25 ans. Je viens soumettre ma principale doléance à Serigne Fallou : avoir un bon époux. Toutes mes amies m’ont conseillé de venir confier cela à Serigne Fallou pour être satisfaite ». Quant à Safietou, une dame d’âge mûr, elle explique : « Je veux un enfant qui portera le nom de Serigne Fallou. Et je suis sûre que ma prière sera exaucée ». Fallou, lui, est de Touba. Il distribue gratuitement du café et des sachets d’eau en répétant « barké Serigne Fallou ; barké Serigne Fallou ». Il souligne : « Je veux, par la baraka de Serigne Fallou, une visibilité dans mes affaires ».

Beaucoup de raisons font courir, en dépit de la forte chaleur, les fidèles vers le mausolée de Serigne Fallou Mbacké, mais aussi vers son actuel Khalife Serigne Abo Mbacké et ses frères Serigne Abdou Fattah Mbacké, Serigne Mourtalla Fallilou à 28, Serigne Cheikh Oumy à Ndamatou et Serigne Abdou Karim à Ndindy. Partout, le saint Coran est lu et les panégyriques de Cheikh Ahmadou Bamba déclamés. « Le Kazou Rajab, c’est comme le grand Magal pour nous commerçants », déclare Aliou Ndour. Selon lui, les clients sont là et les marchandises s’écoulent bien. « Il suffit de mettre l’effigie du marabout et les talibés achètent le produit sans marchander ». L’allée qui va de la grande mosquée au marché Ocass est jalonnée d’étals où sont posés des bibelots, des tee-shirts, etc.

De Serigne Fallou Mbacké, l’histoire retient qu’il fut l’un des continuateurs les plus fidèles et les plus zélés de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba. Son khalifat, de 1945 à 1968, est resté célébre pour bon nombre d’acteurs politiques sénégalais qui ont eu à bénéficier de ses conseils avisés. Aujourd’hui, le président Macky Sall, représenté par une délégation gouvernementale, va transmettre son message de sympathie et d’estime à la famille de deuxième khalife de Serigne Touba. Ce sera au cours d’une cérémonie officielle à 12 heures au pavillon dressé à l’entrée de la grande concession de Serigne Fallou en face de la grande mosquée.

Cheikh A. AMATH, Mamadou DIEYE (textes) et Mbacké BA (photos)

El Hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou, deuxième Khalife de Serigne Mouhamadou Fallilou Mbacké et sixième Khalife général des Mourides, a été célébré, hier, à Touba. Disparu le 30 juin 2010 à Touba Alieu, il partage désormais, avec Serigne Fallou, le même mausolée et le Kazu Rajab.

Obéissant au «ndiguel» (recommandation) du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, toute la famille de Serigne Bara réunie autour de son fils aîné Serigne Moustapha Mbacké, en compagnie des milliers de talibés venus divers horizons, ont célébré hier, comme chaque année, la journée commémorant la disparition de Serigne Bara Ibn Fallilou Mbacké, incluse dans les festivités du Kazu Rajab. Cela, à travers la lecture du Coran et des «khassaides». Tout le monde s’est retrouvé à Touba où le saint homme s’était retiré avant sa disparition.
Mouhamadou Lamine Bara Mbacké était le sixième Khalife général de la communauté mouride. Il a été un symbole de l’ouverture et de la mobilité avec des visites dans plusieurs foyers religieux du pays. Continuateur de l’œuvre de l’inoubliable Serigne Saliou Mbacké, il a apporté sa touche dans les chantiers de la grande mosquée et autres secteurs pour le développement de la ville sainte. Pendant 33 mois, il aura rempli, avec brio, sa mission de transition entre les pères (fils de Khadim Rassoul) et les fils (petit-fils de Khadim Rassoul), ceci conformément aux enseignements de Khadim Rassoul et pour la stabilité de la voie. Affectueusement appelé El Hadji Bara, le sixième Khalife de Serigne Touba, homonyme de Serigne Mouhamadou Lamine Bara, père de l’actuel Khalife général, était né en 1925.

On raconte que sa venue au monde a coïncidé avec une visite que son homonyme faisait auprès de Serigne Fallou Mbacké. Il fut aussi très tôt confié à son homonyme qui lui a inculqué des connaissances religieuses, après lui avoir fait maîtriser le Coran et la calligraphie. Les sciences religieuses sont venues couronner cette éducation qui lui a permis d’avoir un esprit ouvert sur toutes les activités de la vie.

De retour auprès de Serigne Fallou, il poursuit sa formation. Affable, d’un commerce facile, Serigne Bara est aussi connu pour sa courtoisie. Il a accédé au khalifat de Serigne Fallou en 2000 suite à la disparition de son frère aîné Serigne Mohamed Moustapha Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Modou Bousso Dieng, une figure non moins emblématique de la voie mouride.

En 2007, avec la disparition de Serigne Saliou Mbacké, le dernier fils de Cheikhoul Khadim sur terre, El hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou, le plus âgé des petits-fils de Serigne Touba, a pris le relais. Il assura les deux khalifats jusqu’à sa disparition après deux ans et six mois d’un magistère aussi riche. Le sixième Khalife de Khadim Rassoul a tiré sa révérence à la veille du «Kazu Rajab» en 2010 laissant derrière lui quelques réalisations. El Hadji Bara a tenu haut la barre de la transition et réussi à sauvegarder le legs de ses prédécesseurs.

M. DIEYE

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