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Société & Faits divers (1562)

La communauté tidiane s’est souvenue, samedi dernier, de Serigne Babacar Sy, le premier successeur du Mawdo Malick Sy, rappelé à Dieu le 25 mars 1957. Né à Saint-Louis du Sénégal en 1885, il a très tôt émerveillé ses contemporains de par sa forte personnalité et sa piété.

Serigne Babacar Sy a cherché à répandre une moralité et une philosophie sénégalaise de l’Islam, consistant à cultiver la mystique de l’adoration de Dieu et celle du travail. Dans sa jeunesse, il savait déjà qu’il allait être dépositaire du legs mystique et imposant de la Tidianiya. C’est pourquoi, il incarnait une moralité irréprochable. Il a écrit beaucoup de poèmes sur le prophète Mouhamad (Psl), sur Cheikh Ahmet Tidiane Chérif et sur son père Mawdo Malick Sy. Il succéda à son père en 1922 à l’âge de 37 ans. Il est le premier, au Sénégal, à porter le titre de Khalife général de la confrérie tidiane. Il a été Khalife général et est père de trois khalifes généraux : Serigne Mansour Sy « Borom Daaradji », Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Maktoum et Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amin. Il a été le premier à créer les « dahiras », ces cadres socio-religieux où se forment les adeptes de la religion en 1932. Il tira sa révérence le lundi 25 mars 1957 à Tivaouane, à l’âge de 72 ans.

Serigne Mansour Sy CISSE

Si la réforme entamée par le gouvernement aboutit, le calvaire des retraités sera bientôt fini. En effet, les autorités étatiques veulent que les pensions de retraite atteignent les 98% du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). L’annonce a été faite, hier, par le porte-parole du gouvernement lors d’une réunion préparatoire de la deuxième conférence sociale sur le thème: « La réforme des retraites : vers des régimes viables et inclusives ».

Le gouvernement du Sénégal reste sensible à la situation des retraités. Après avoir diagnostiqué la situation en profondeur, il a défini trois axes essentiels pour apporter des éléments de discussion qui feront le menu de la conférence sociale prévue les 20 et 21 avril prochains. Le premier point a porté sur l’Ipres. L’objectif du gouvernement est d’arriver à une reforme qui permettrait d’avoir une pension minimale égale à 98% du Smic. L’annonce a été faite hier par le ministre porte-parole du Gouvernement, Seydou Guèye, à l’issue d’une réunion interministérielle consacrée à la préparation de la deuxième conférence sociale. « Nous avons des retraités qui perçoivent une pension bimestrielle de 12.000 FCfa, donc des retraites assez dérisoires. Pour corriger cela, il va falloir agir sur les différents paramètres qui portent sur la chaîne de cotisation, la durée du stage, etc., pour qu’il y ait suffisamment de contributions », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Le deuxième point abordé au cours de cette rencontre a porté sur le Fonds national de retraite. Là encore, selon le ministre, les réformes vont porter sur les changements de paramètres pour valoriser les pensions des fonctionnaires et les amener au même niveau que les retraites servies par l’Ipres. A ce titre, a-t-il ajouté, deux initiatives ont été apportées dans les propositions de réforme : une première qui porte sur la systématisation d’un régime de retraite complémentaire et d’un système de régime sur-complémentaire. Et, parmi ces paramètres, certaines indemnités pourraient entrer dans la base de calcul pour définir le système de cotisation et de retraite. Le troisième secteur sur lequel devrait porter les réformes, selon Seydou Guèye, est celui de l’économie informel. « Il va falloir bâtir un système de contribution générale unique qui pourrait permettre au travailleur du secteur informel de pouvoir bénéficier d’une couverture maladie et d’un droit à la retraite », a soutenu le porte-parole du gouvernement.

Un quatrième point qui est la matrice, a ajouté M. Guèye, est la réforme de la gouvernance du système. Pour illustrer l’urgence, il a relevé que, déjà en 2005, le rapport à l’Ipres en matière cotisation était de 11 cotisants pour un bénéficiaire et 10 ans après, en 2015, le rapport s’est rétréci puisque maintenant nous avons un ratio de 5 cotisants pour un retraité. « Ce projet est l’une des réformes majeures en 2017 que le président de la République souhaiterait voir aboutir au même titre que la réforme du foncier avec la généralisation des titres fonciers », a fait savoir le ministre.

Consensus sur la méthode et la méthodologie de la conférence sociale
Le ministre porte-parole du Gouvernement, Seydou Guèye, a rappelé que la première conférence sociale avait abouti à la signature d’un Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique (Pnsse) qui a permis une bonne évolution dans les relations sociales. « La problématique de la retraite qui va être le thème de la deuxième conférence sociale est une question prioritaire pour le président de la République et l’ensemble des partenaires sociaux. C’est une question qui, au départ, peut se présenter sous des aspects sociaux mais c’est une question éminemment économique puisque étant en relation avec l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui porte sur une croissance inclusive et une société solidaire », a soutenu M. Guèye.

Lors du Conseil des ministres du 15 mars, le président de la République a donné des instructions fermes pour la mise en œuvre de cette conférence dans la perspective de créer les conditions d’une réflexion féconde sur la problématique des retraites en essayant d’aboutir à des consensus autour des réformes qui doivent porter sur les paramètres pour calculer et évaluer la retraite, des réformes pour une meilleure gouvernance de l’institution et des réformes du système du point de vue juridique. « La phase préparatoire a été très inclusive et très participative à travers des réunions sectorielles et des réunions tripartites qui ont permis d’avoir des consensus sur la méthode et la méthodologie qui devrait nous conduire à cette conférence sociale, mais également sur le diagnostic et le périmètre des réformes », a indiqué Seydou Guèye.

Pour le diagnostic, a-t-il souligné, trois questions centrales sont unanimement partagées par les participants : la vulnérabilité et la précarité des retraites malgré la valorisation, depuis 4 à 5 ans, des retraites tous les ans à 10%; la faiblesse structurelle des pensions et les dysfonctionnements institutionnelles.

Ndiol Maka SECK

La ziarra générale de Tivaouane, le deuxième grand rassemblement des Tidianes après le gamou célébrant la naissance du prophète Mouhamad (Psl), s’est tenue dimanche dernier. Elle est instituée en 1930 par le premier successeur du Mawdo Malick Sy, le vénéré Serigne Babacar dont le 60ème anniversaire de son rappel à Dieu a été marqué, samedi dernier, par le recueillement et la prière. A la tête d’une délégation officielle, le ministre du Travail, Mansour Sy, a représenté le président Macky Sall dans la capitale de la Tidianiya au Sénégal.

L’édition 2017 de la ziarra générale de Tivaouane a vécu sous le signe des retrouvailles de toute la famille du Mawdo Malick Sy dont l’actuel guide Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine a salué l’unité autour de sa personne et invité les fidèles à œuvrer dans cette dynamique pour réaliser la volonté de Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum, récemment rappelé à Dieu. La belle image a été la présence aux côtés de Serigne Abdoul Aziz Al Amine, de Serigne Mbaye Sy Mansour, le nouveau porte-parole de la famille Sy, de Serigne Pape Malick Sy et de Serigne Moustapha Sy Ibn Serigne Cheikh, responsable moral des « Moustarchines Wal Moustarchidaty ».

Le nouveau Khalife général Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a magnifié ces retrouvailles souhaitées par Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy jusqu’à son dernier souffle. Aussi, a-t-il invité les fidèles « à l’unité que le Mawdo Malick Sy, son premier successeur Serigne Ababacar Sy et le défunt khalife Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum ne cessaient de prôner ». Pour Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, le moment est venu de s’organiser et d’unir les efforts pour mieux préserver le legs du Mawdo Malick Sy. Il a exhorté les uns et les autres à s’éloigner des démons de la division.
Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine s’est aussi prononcé sur l’usure en demandant aux créanciers de « revoir les taux d’intérêts élevés qui portent un lourd préjudice aux clients ». Le Khalife général des Tidianes a appelé les fidèles musulmans au culte du travail. Selon lui, aucune communauté ne peut se développer dans l’oisiveté. C’est pourquoi, il a demandé à tous de s’inspirer de Serigne Babacar, l’initiateur de la ziarra annuelle, qui s’activait dans l’agriculture et le commerce pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

Le ministre du Travail, Mansour Sy, venu transmettre le message d’estime et de sympathie du chef de l’Etat, Macky Sall, et de l’ensemble du gouvernement, a rendu un hommage particulier au défunt Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Maktoum, avant de souligner que « le président de la République a promis de s’ouvrir davantage à tous les acteurs pour une meilleure stabilité du pays ». Il a enfin sollicité des prières pour l’unité nationale et la paix sociale.

Mohamadou SAGNE

Me Sidiki Kaba, en partance pour Tambacounda, a eu un accident de la circulation à Missirah, entre Kaffrine et  Koungueul, dans la région de Kafrine. Son véhicule est entré en collision avec un camion. Le ministre de la Justice est sorti avec une fêlure au pied gauche et son chauffeur s’en est sorti avec deux fractures à la main et à la jambe gauche. Ils ont été évacués à Dakar par avion, après des soins au centre hospitalier régional de Tambacounda.

En partance pour Tambacounda afin de prier pour sa sœur Saran Kaba rappelé a Dieu au moment où il était en voyage officiel avec le président de la République en Suisse, le ministre de la Justice a eu un accident de la circulation à Missirah, entre Kaffrine et Koungueul, vers 14 heures. Arrivé à l’hôpital, nombreux sont les amis parents et militants ayant appris la nouvelle qui sont venus s’enquérir de l’état de leur frère, ami et leader. Le chauffeur a eu deux fractures à la main et à la jambe gauche. Quant au ministre, il s’en est sorti une simple fêlure au pied gauche, nous informe-t-on au service des soins intensifs de l’hôpital régional. « Cette blessure n’empêche pas le ministre de marcher », nous confie le responsable des soins. « Leur vie n’est point en danger. Ils sont tous conscients et parlent avec tous. Ce n’est pas méchant pour le ministre, c’est qu’une simple fêlure », a aussi affirmé le praticien. Ils ont été évacués à Dakar par avion après des soins au centre hospitalier régional de Tambacounda vers 17 heures. A signaler que ceux sont les habitants de Koumpentoum qui ont alerté le personnel de l’hôpital régional de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

La conférence annuelle sur le dialogue islamo-chrétien s’est tenue, avant-hier, à l’institution islamique sociale de Dakar. Pour des religieux du Liban, le modèle sénégalais doit inspirer plus d’un.

Cette rencontre célèbre la fête de l’annonciation de la Vierge Marie coïncidant avec le 25 mars qui est une journée chômée et payée au Liban depuis presque cinq ans. Cheikh Abdel Mounem El Zein, président du haut Conseil supérieur chiite du Liban, est revenu sur ce que doit être les relations entre musulmans et chrétiens. Se basant sur un « hadith » (récit rapporté) du Prophète Mouhamed (Psl), il a affirmé que toutes les créatures sont de la famille de Dieu ; d’où l’intérêt d’accorder le respect des droits humains à tout le monde. A en croire le guide religieux, il ne doit pas y avoir de querelles ou de mésentente entre musulmans et chrétiens, car c’est à un seul Dieu que nous croyons tous. Il a fait savoir que des abbés savaient que Mouhamed est le dernier des Prophètes et qu’aucun autre ne viendrait après lui. A travers cette révélation, le Cheikh explique qu’il n’y a jamais eu d’animosité entre ces deux communautés. « Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants : tous ont cru en Allah, en ses anges, à ses livres et en ses messagers. Nous ne faisons aucune distinction entre ses messagers. Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons ton pardon. C’est à Toi que sera le retour », a expliqué le président du haut Conseil supérieur chiite du Liban citant le verset 285 de la sourate La vache.

Cheikh Mounem a rappelé que Maria al-Qibtiyya était une esclave copte chrétienne égyptienne envoyée à Mouhamed (Psl), en cadeau, de la part de Muqawqis, un officier byzantin. Mais, elle sera convertie à l’islam.  Et aura comme fils, Ibrahim, qui mourut en bas-âge entre 16 et 18 mois. « Nous croyons en Marie qui a vécu la paix et nous la transmise. Cette rencontre n’est pas une rencontre doctrinale. C’est pour célébrer la pureté de Marie », explique le Père Tony Fakhrir, chef supérieur de la paroisse Notre-Dame du Liban. Il a indiqué que la cohabitation religieuse au Sénégal est le modèle du monde entier. « Dans la même maison, vous pouvez trouver des chrétiens et des musulmans et cela est une richesse ; tout le monde entier doit s’inspirer de ce grand pays », a-t-il épilogué.

Serigne Mansour Sy CISSE

Il s’est tenu, samedi dernier, au village de Ouakam, la ziarra annuelle du mouvement islamique Naby Allah en présence du guide Mouhamed Naby Guèye, d’une forte délégation gouvernementale et de plusieurs autres autorités. Le responsable moral a assimilé les difficultés que traverse l’humanité à une crise spirituelle.

Mouhamed Naby Guèye, fils de « Sangue bi », actuel guide de la communauté Naby Allah, a exhorté, dans un message plein d’ésotérisme et de sagesse, l’humanité à se poser les vraies questions pour cerner les causes de la crise mondiale. « Elle est spirituelle. L’insécurité inquiète les gens. Ils ont faim et sont perdus. Il faut un retour au Coran et à la Sunna », pense-t-il, non sans puiser dans des références historiques et dans le Livre Saint musulman. Il s’est également appesanti sur la perte des valeurs qui en est une des causes majeures. Il a invité à changer les comportements et à lire, comprendre et suivre les directives du Coran sans lequel la perte des repères et la dégradation s’accentueront devant un monde désarmé. Il y va du devenir collectif.

Mais, il y a un préalable, à ses yeux, « la médiation entre Dieu et son représentant sur terre. Cette crise invite à un retour à Dieu. « Notre époque nous oblige à suivre le chemin qui nous mènera vers le bien. Si votre marabout vous en détourne, ne le suivez pas », indique-t-il, non sans insister devant une assemblée composée d’autorités politiques et de chefs coutumiers à craindre Dieu, à cultiver la paix et à inscrire les bonnes paroles et actions dans notre quotidien. Le Khalife, à son avis, peut aider l’humanité à découvrir la vérité parce qu’il en est le sauveur.

L’appel de son illustre père est, 40 ans après, plus qu’actuel. La preuve en est l’engouement et la ferveur des fidèles qui s’investissent pour la réussite de l’événement chaque année et leur nombre croissant. Il les a exhortés à combattre la violence sous toutes ses formes et à être des musulmans qui s’assument et suivent les préceptes. Le chef de la délégation gouvernementale, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a particulièrement insisté sur l’estime que le président de la République, Macky Sall, porte à Serigne Mohamed Naby Guèye et à toute la communauté fervente. Il a sollicité les prières du marabout pour la réalisation de ses nombreux projets pour le Sénégal dont celui de la Mosquée de la divinité qui est inscrit en bonne place. Le maire de Yoff a formulé la même demande au guide pour que le Sénégal soit à l’abri des tourments qui frappent une bonne partie du monde. Le Grand Serigne de Dakar, El hadji Ibrahima Diagne, a abondé dans le même sens et invité les Sénégalais à cultiver la paix et à accompagner le président Sall dans sa lourde et exaltante mission.

Alassane Aliou MBAYE

La société civile ouest-africaine a entamé la réflexion pour la création d’un parlement de la société civile regroupant les 16 pays. La question a été évoquée hier par le guinéen, Dr Sékou Koureysi Condé, directeur exécutif de l’African crisis Group. Sur l’affaire Khalifa Sall, il a demandé aux acteurs politiques sénégalais de privilégier la médiation.

Des organisations de la société civile de la sous-région ont entamé les réflexions pour la  mise en place d’un parlement de la société civile ouest-africaine. En conférence de presse hier à Dakar, Dr Sékou Koureysi Condé, directeur exécutif de l’African crisis Group et président de la Convention des acteurs non étatiques de la Guinée, a insisté sur la nécessité de rassembler la société civile africaine pour être plus opérationnel sur le champ des conflits, mais surtout dans le domaine de l’évaluation des risques et de la prévention des conflits. « A côté des organes que nous connaissons, il faut une démonstration de la volonté de la société civile africaine à s’impliquer dans la gestion des crises en Afrique. Nous n’avons pas moins de 9 millions de victimes des conflits en Afrique. Il appartient aux différentes plateformes des sociétés civiles des 15 Etats de la Cedeao plus la Mauritanie de voir ce qu’elles peuvent apporter dans la résolution et la prévention des conflits », a soutenu l’enseignant à l’université de Columbia au Etats-Unis. Selon l’universitaire, les mécanismes africains de régulation des conflits et les mécanismes traditionnels de règlement ont démontré que « nos sociétés sont tellement solides qu’elles peuvent se substituer à toutes autres formes de gestion de crise si et seulement si nous acceptons de puiser dans nos ressources naturelles, traditionnelles et dans nos forces sociales pour gérer les différends personnels, interpersonnels, intergroupes et même inter-Etats ».  

Privilégier la médiation dans l’affaire Khalifa Sall
Dr Condé a aussi dit être au Sénégal pour jouer les bons offices afin que la crise juridico-politique dans laquelle le pays est plongé depuis quelque temps soit dépassée. « La solution africaine est transfrontalière et universelle parce qu’elle est humaine. Elle ne s’impose pas de frontière juridique ou politique. Cela commence au sein de l’unité familiale, du voisinage, de la communauté etc.; ce qu’on appelle en sociologie politique, le contrôle social. Nous considérons que dans la sous-région, le Sénégal est un grand pays de solidarité, de croyance, de partage et d’accueil ; un carrefour de la société civile », a-t-il loué. « C’est pourquoi, a-t-il mentionné, en tant qu’africain, nous n’accepterons pas que cette image soit écornée. Lorsque nous avons appris l’arrestation du maire de Dakar que je ne connais pas personnellement, je me suis dit qu’il faut voir le rôle social de justice. Nous n’avons toutefois aucune intention de nous substituer à elle».
Pour le président de la Convention des acteurs non étatiques de la Guinée, aucun Etat n’est aujourd’hui épargné par la menace, « il est donc important que ce pays que nous considérons comme à l’abri de ces choses-là, comme étant un modèle de démocratie, sache que nous partageons ces valeurs de solidarité ».
Il a rappelé au personnel politique le rôle important de la médiation, de la conciliation et la réconciliation. « Autrefois, la vraie solution aux crises était la réconciliation. C’est le mécanisme africain traditionnel qui nous a permis de résister à toutes formes d’invasion et toutes formes de domination. Nous croyons que l’Afrique est capable de s’organiser et de s’entendre. Le droit est une chose, mais la médiation aussi en est une autre », a estimé Dr Condé.

Ndiol Maka SECK

La protection des journalistes garantit l’exercice de ce métier. Elle permet aux professionnels des médias d’assumer leur responsabilité dans le jeu démocratique, selon des experts de la question lors d’un séminaire de formation de trois jours à Dakar.

La liberté de la presse et la protection des journalistes ont été à l’ordre du jour d’un séminaire de formation de trois jours organisé par le Bureau régional multi-sectoriel de l’Unesco pour l’Afrique de l’ouest à Dakar (Sahel), le Centre d’information des Nations Unies (Cinu),  Article 19, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Hcdh) et l’Organisation internationale de la francophonie (Oif). Il est ressorti de cette formation l’intérêt de sensibiliser les forces de sécurité à plus de respect pour la presse, mais surtout à établir des rapports professionnels avec les médias. Citant le plan d’action des Nations Unies relatif à la sécurité des journalistes et à la question d’impunité qui a été approuvé en 2012, par le Conseil des chefs de secrétariat des organismes onusiens, le représentant régional du Hcdh, Andréa Ori, a estimé que cette formation va contribuer au respect des droits de l’homme en général, à la liberté d’expression et à la sécurité des journalistes en particulier. «La sécurité des journalistes facilite la diffusion de l’information au sein de la société ». La démocratie et la stabilité politique sont des facteurs de l’exercice du métier de journalisme.

Cette formation a été aussi l’occasion pour M. Ori de rappeler les principes de base du journalisme, à savoir informer juste et vrai. Pour sa part, le directeur régional de l’Unesco, M. Gwang-Chol Chang, a fait savoir que ce programme de formation s’inscrit dans la continuité des activités déroulées par leur institution. Ces genres de mise à niveau ont été organisés en partenariat avec le Hcdh en Côte d’Ivoire, en Somalie, au Rwanda, au Mali et au Soudan du Sud, a-t-il rappelé. «Si les forces de sécurité souhaitent établir des rapports de confiance avec les citoyens, elles doivent connaître leurs accomplissements et leur travail au service de la population sénégalaise », a laissé entendre M. Chang.    

Ladite formation animée par le commandant Ian Lafrenière, expert canadien à l’Unesco, a porté sur le cadre législatif de la liberté d’expression et l’accès à l’information, les théories et notions de communication, les avantages du partenariat médiatique, les enjeux et stratégies de communication, entre autres. Le formateur a insisté sur la responsabilité des acteurs.

Tata SANE

L’archidiocèse de Pikine a été le lieu de présentation des Journées mondiales de la jeunesse que le département de Pikine abrite cette année qui est la 32ème édition. Cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour l’église de lever le voile sur les motivations profondes de ces Jmj. 15 000 jeunes venus de 52 paroisses du pays sont attendus lors de ces rencontres.

C’est le Pape Jean-Paul II qui est à l’origine de ces Journées mondiales de la jeunesse (Jmj) conçues pour d’abord pour donner la parole aux jeunes. Ceci, dans le but de leur permettre de pouvoir recentrer leur foi et leur vie sur la personne du Christ, pour qu’il devienne le point de référence constant, qu’il éclaire de sa lumière véritable les initiatives et les projets éducatifs destinés aux jeunes générations. C’est une occasion de responsabiliser les jeunes en créant un cadre à travers lequel ils pourront faire part de leurs préoccupations et formuler des propositions. Autrement dit, il sera question de chercher avec les jeunes des solutions à leurs problèmes.

Ces problèmes peuvent se poser en termes de besoins lés à l’éducation, au  chômage ou simplement de remèdes contre la délinquance. Les Jmj sont l’occasion de dire merci à Dieu, pour toutes les merveilles qu’Il a faites dans la vie de Marie et de partager cette joie et cette reconnaissance avec tous les croyants. Abbé Pascal a estimé que le thème « le Puissant fit pour moi des merveilles » est conçu comme un moyen de dialogue entre les jeunes et l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye. La veille aura lieu à l’église Notre-Dame du Cap-Vert de Pikine. C’est un moment privilégié pour les jeunes du doyenné (Niayes) de se rassembler autour de leur père-évêque pour la traditionnelle série de questions-réponses.

Abbé Pascal a rappelé qu’au fil des ans, les Jmj ont donné la preuve qu’elles ne sont des rites conventionnels mais des événements providentiels représentant pour les jeunes des occasions de professer et de proclamer leur foi au Christ, dans une joie grandissante. Ces rencontres leur donnent la possibilité de s’interroger mutuellement sur leurs aspirations les plus intimes, de faire l’expérience de la communion ecclésiale et de s’engager dans les tâches urgentes de la nouvelle évangélisation. Abbé Pascal considère que les Jmj constituent un lieu de rencontre avec d’autres jeunes avec lesquels « il est possible de partager la foi, l’espérance et la charité d’être un peuple racheté par le Père en son Fils et dans l’Esprit.

Président de l’association des imams de Pikine, El Hadj Malick Niang a appelé à faire en sorte qu’au-delà des slogans, qu’on aille plus loin dans le dialogue inter-confrérique. Il faut préciser que toutes les dispositions seront prises pour que la sécurité soit pleinement assurée lors des journées.

Abdou DIOP

En ce quatrième vendredi du temps de carême, notre chronique la Marche vers Pâque vous propose une réflexion sur la mi-carême. La mi-carême est une vieille tradition, issue du Moyen âge, qui permettait aux chrétiens de marquer une pause dans les privations et le jeûne qui accompagnent généralement la période du Carême. Elle avait lieu le troisième jeudi de Carême, vingtième jour, à compter du premier jour de Carême, le Mercredi des Cendres, en évitant de prendre en compte les dimanches et en rajoutant les trois premiers jours de la semaine. C’est année, c’est donc le 23 mars 2017. Il s’agit d’une « mi-temps » qui aboutit au « Dimanche Laetare », quatrième Dimanche de Carême. Une occasion de faire le point sur le chemin parcouru et les résolutions prises au début.

A la mi-carême, les chrétiens pouvaient manger à nouveau, après les festivités du mardi-gras, les œufs qui ne se conservent guère plus de 20 jours. Une belle occasion, à une époque où les réfrigérateurs n’avaient pas encore fait leur apparition, pour vider les réserves en « mangeant gras ». On imagine facilement la joie qui se lisait sur certains visages marqués par vingt jours de privation.

Au quatrième dimanche de la montée vers Pâques, célébré trois jours après, soit le 26 mars prochain, la liturgie est également marquée par une pause. Les vêtements aux autres ornements liturgiques sont au rose (là où il en existe encore). Le violet, couleur de pénitence, est rangé et mis de côté pour faire place à la couleur rose (mélange de violet et de blanc), couleur de l’aurore, plus apte à faire entrevoir la joie qui se prépare. Dans certains lieux de culte, on peut se remettre à jouer avec les instruments de musique dont l’usage est suspendu pendant le Carême.

L’Eglise « donne droit » alors à ses fidèles à une pause bien joyeuse pour leur permettre de se « rafraîchir » et de « souffler » avant d’entamer une seconde période des divers et rigoureux pénitences et sacrifices plus intense. C’est le « Dimanche Laetere ». En effet, le quatrième dimanche de Carême est ainsi traditionnellement désigné. Une dénomination qui évoque les premiers mots de l’antienne d’ouverte de la messe de ce jour : « Réjouissez-vous ». Eh oui, une pause festive et joyeuse en plein Carême.

Seulement, il ne s’agit pas d’une joie mondaine. Le motif de cette joie se trouve, certes, dans la célébration des fêtes pascales qui approchent. Pâques, la rencontre avec le Ressuscité n’est plus loin, c’est dans une vingtaine de jours. Mais la raison fondamentale de cette joie est surtout exprimée dans les textes de la liturgie du jour. A travers l’évangile de la guérison de l’aveugle de naissance (Jean 9, 1-41), Jésus se présente comme celui qui guérit l’homme de toutes ses cécités, pour lui offrir une nouvelle vision de la vie, de la famille, de sa relation avec les autres, de sa capacité à pardonner, de sa fragilité, de la maladie et la mort. Il l’invite à voir tout cela avec les yeux de Dieu! C’est la joie de la lumineuse rencontre avec le Jésus qui apporte sérénité, paix et salut.

Cette joie est donc celle de ceux qui cherchent Dieu de toutes leurs forces et veulent « imiter la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde ». Elle est engageante et lourde d’implications. Voilà ce qui fait dire à Saint Paul : « Jadis vous étiez ténèbres mais à présent vous êtes lumière dans le Seigneur; conduisons-vous en enfants de lumière; car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité » (Éphésiens 5, 8-9). Cela me fait penser à la jeune fille aveugle dans le drame de Paul Claudel, « Le Père humilié », qui disait à un chrétien : «Vous qui voyez, qu’avez-vous fait de la lumière ?».

Enfin, cette joie est toute pure, toute belle et toute sainte, parce que purifiée par un véritable esprit de conversion et de pénitence. Dans l’oraison finale de la messe du quatrième Dimanche de Carême, le prêtre proclame : «Dieu qui éclaire tout homme venant dans ce monde, illumine nos cœurs par la clarté de ta grâce : afin que toutes nos pensées soient dignes de toi, et notre amour, de plus en plus sincère ».

Comment donc ne pas mettre à profit cette pause de la mi-carême pour faire un point rapide des résolutions de Carême. Où en sommes-nous dans notre marche vers Pâques ? Où en sommes-nous dans cette ouverture au don de la Parole et à l’autre comme don ?
Saint temps de Carème
à tous !

Par abbé Roger GOMIS

Dans un contexte de trouble et de violence religieuse, le message de Cheikhna Cheikhna Cheikh Saad délivré il y a plus de 100 ans, reste d’une remarquable actualité. Il ressort d’un colloque international ouvert hier et consacré à son discours que le saint homme a, de son vivant, préféré la paix à la « Jihad » (guerre sainte).

Dans un contexte de trouble et de violence religieuse, le message de Cheikhna Cheikhna Cheikh Saad délivré il y a plus de 100 ans, reste d’une remarquable actualité. Il ressort d’un colloque international ouvert hier et consacré à son discours que le saint homme a, de son vivant, préféré la paix à la « Jihad » (guerre sainte).

« Celui qui prend les armes s’éloigne de la vertu ». Ainsi, parlait Cheikhna Cheikh Saad Bou, la figure la plus illustre de la Khadriya dans la Sénégambie et en Mauritanie.

A l’initiative de l’association « Sadikhina Wa Sadikhate » et le département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), un colloque international se tient depuis, hier, à Dakar dans le cadre de la célébration du centenaire de la disparition du saint homme sur : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad Bou (1848-1917) ».

Cette commémoration, selon le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Ucad, offre aux spécialistes des sciences sociales, aux historiens en particulier, l’opportunité de revisiter cette période de rupture majeure dans l’histoire de la Sénégambie qu’est la fin du 19e et le début du 20e siècle marquée par l’accélération et l’achèvement de la conquête coloniale de l’Afrique. « Cheikhna Cheikh Saad Bou a apporté une des réponses les plus inédites à l’époque et qui reste aujourd’hui encore d’une remarquable actualité », a-t-il souligné. En effet, il a développé une opposition radicale au « jihad », non dans le principe mais au regard de la conjoncture, du contexte et des rapports de force. « Mais, le saint homme n’en a pas moins négocié le respect de l’autonomie religieuse des sociétés musulmanes face aux velléités d’immixtion intempestive de la colonie », a précisé le Pr Ibrahima Thioub.

Réflexion critique
A l’en croire la fameuse lettre du Cheikh à son frère Ma El Ainin, initiateur d’un «jihad» parti du Maroc, est un chef-d’œuvre de fidélité à la doctrine de la « Fadiliya » en matière de guerre sainte. Il y a construit un solide argumentaire adossé sur des références historiques précises dans l’expérience de l’Islam.

Pour sa part, le Pr Babacar Guèye, directeur de l’Enseignement supérieur, a souligné que ce colloque s’inscrit dans la logique d’un Islam tolérant, comme le prônent les confréries. « Nous sommes dans une période extrêmement trouble où plusieurs discours déviants sont faits au nom de l’Islam. Et cela s’accompagne avec de la violence. C’est donc une très bonne chose que les porteurs de la tradition rencontrent les universitaires. Ce dialogue ne peut être que fécond au profit de la paix et de l’amour entre les peuples », a-t-il estimé avant d’ajouter que « ce colloque participe aussi à l’animation scientifique, culturelle et religieuse des 100 ans du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bou et permet de porter le regard des sciences sociales sur la trajectoire d’un homme d’une si grande envergure ».

Selon lui, la première de ses vertus est la culture et l’amour de la paix au nom de l’humanité. « Il n’a eu de cesse, fidèle aux enseignements des maîtres, d’enseigner à ses contemporains que celui qui prend les armes, s’éloigne de la vertu », a appuyé le Pr Guèye. A son avis, aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri des formes multiples de violence, nourries par l’usage de plus en plus de technologies sophistiquées adossées à des idéologies d’exclusion et de stigmatisation. Et au cœur des conflits et des controverses, le religieux est instrumentalisé par des forces obscures qui mettent en danger le don de Dieu qu’est la vie.

L’utilité des confréries
« A cette tentation permanente de triomphe de la barbarie sur la civilisation, l’arme la plus efficace reste assurément l’éducation. En cela, les confréries religieuses restent un modèle à offrir à l’humanité. Le message des pères fondateurs, dont celui de Cheikhna Cheikh Saad Bou, n’a eu d’autre visée que de donner des repères sûrs à la jeunesse. Ce patrimoine moral est contenu dans des œuvres de haute qualité léguées par les lettrés musulmans et transmis de génération en génération », s’est félicité le Pr Babacar Guèye.

Chérif Mouhamdoul Mamoune Aïdara, petit-fils de Cheikhna Cheikh Saad Bou, a exprimé toute sa joie de se retrouver dans le cercle universitaire où le message de son grand-père est questionné sans aucune complaisance. « En 2007, quand mes disciples sont venus me dire qu’ils souhaitaient faire chaque année une ziarra au village, je leur ai dit que la première chose qu’on doit faire, c’est de profiter du centenaire du Cheikh pour organiser un colloque scientifique afin de mener une réflexion critique sur son message », a-t-il laissé entendre. Selon lui, Cheikhna Cheikh Saad Bou a toujours prôné l’Islam soufi, un Islam de paix et de tolérance. Il a même eu à libérer un prêtre français alors qu’il était sur le point d’être tué.

Ndiol Maka SECK

La 29e édition du pèlerinage interdiocésain de Témento, qui a toujours lieu pendant la troisième semaine du carême, a été célébrée en présence de plusieurs milliers de fidèles venus des régions du Sénégal, mais également des pays limitrophes que sont la Gambie et la Guinée-Bissau.

La 29e édition du pèlerinage interdiocésain de Témento ( région de Sédhiou) a été célébrée en présence de plusieurs milliers de fidèles. L’un des temps forts de ce rendez-vous religieux a été « la venue par le fleuve Casamance de la Vierge » accueillie par les évêques des régions de Ziguinchor et de Kolda, ainsi que le nonce apostolique avant d’être placée sur la stèle érigée à cet effet. « Comme Marie, faisons de nos familles un sanctuaire de prière et de communion » a été le thème développé par le nonce apostolique, Mgr Michael W. Banach, qui a rappelé que Marie est appelée, par l’église, « la reine de la famille ». Selon lui, il faut faire de chaque famille une église domestique et se comporter comme Marie qui a œuvré pour l’unité dans la famille mais surtout pour la paix.

La paix, un mot revenu dans toutes les allocutions. C’est parce que la paix est importante que le lieu saint a été baptisé « Sanctuaire marial Notre-Dame de la paix de Témento ». Selon l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène, la paix doit être vécue dans les familles et les communautés, mais également dans les relations interpersonnelles et interconfessionnelles. La Casamance a besoin de cette paix qui est en train de revenir au grand bonheur des populations. Mais une fois qu’elle sera définitive, Mgr Bassène se demande s’il faut continuer à dire « le sanctuaire de la paix ou alors celui de la grâce ? De son point de vue, il faut maintenir la même appellation « car la paix n’est pas un mot, mais tout un comportement ».

Le gouverneur Habib Léon Ndiaye a, à l’occasion, délivré le message du chef de l’Etat, Macky Sall, qui a toujours la même considération pour toutes les communautés religieuses. Il a sollicité les prières de l’église pour une paix définitive en Casamance. L’ampleur de ce pèlerinage interdiocésain a fait dire à certains que « Témento doit être compris dans le projet de modernisation des cités religieuses » initié par le président Macky Sall. Selon le gouverneur, les pouvoirs publics y réfléchissent.

Malamine KAMARA

Au terme des auditions et confrontations en instruction, les avocats du maire de Dakar, Khalifa Sall, vont déposer une demande de liberté provisoire.

Hier, entre 9 et 13 heures, au Palais de justice, le maire de Dakar était auditionné dans le bureau du juge d’instruction pour les besoins de confrontation. En acte 1, Ibrahima Touré (receveur-percepteur) a été confronté au directeur administratif et financier (Daf) de la mairie, Mbaye Touré et Mamadou Oumar Bocoum, ancien receveur-percepteur placé sous contrôle judiciaire. La deuxième confrontation a opposé Yaya Bodian (agent comptable) et Mbaye Touré avant que ce dernier ne soit confronté au maire Khalifa Ababacar Sall.

Me Elhadji Diouf, un des avocats, explique : « Nous venons d’assister à un film divisé en deux parties. La première partie, c’est Bamba Fall et la deuxième partie, c’est Khalifa Ababacar Sall, tous du Parti socialiste (Ps). Comme je l’ai dit dans ma plaidoirie devant la Chambre d’accusation, c’est la main de Dieu qui est intervenue comme celle de Maradona lors d’une phase finale de coupe du monde ». Selon l’avocat, l’appel contre une décision de refus de mise en liberté provisoire doit être jugé dans le mois de l’appel. « L’appel a été interjeté le 21 février, donc décision devait être rendue avant le 21 mars. Et ils ont statué le 23 mars, après l’expiration des délais fixés par le Code de procédure pénale en son article 187 », a dit Me Elhadj Diouf.

C’est pourquoi, a-t-il souligné, nous avons demandé qu’on libère immédiatement Bamba Fall et Cie car la Chambre n’a pas statué dans le mois. « Les considérations de fonds importent peu dès lors que la loi est violée. Le juge a fixé la date du délibéré au 28 mars prochain alors que l’on n’aurait jamais dû dépasser la date du 21 mars », a dit Me Diouf qui, s’agissant de l’affaire Khalifa Sall, a aussi souligné que « la main de Dieu est intervenue parce que Mbaye Touré et Yaya Bodian ont dit que Khalifa Sall n’a jamais vu de documents et n’a jamais signé ». Selon lui, la confrontation a été bénéfique à Khalifa Sall.

Serigne Mansour Sy CISSE

Réunis en assemblée générale, les cheminots affiliés au Syndicat unique des travailleurs du rail (Sutrail) dirigé par Mambaye Tounkara se sont démarqués de la position des deux autres organisations syndicales de Dakar-Bamako-Ferroviaire (Dbf) que sont le Syndicat autonome des travailleurs du rail et la Fédération des travailleurs du rail qui veulent engager un bras de fer avec les États sénégalais et malien accusés de laisser pourrir la situation de l’entreprise et de ses agents.

« Pour tenter de semer le flou dans la tête des cheminots, le Syndicat autonome des travailleurs du rail et la Fédération des travailleurs du rail ont déclaré que le Sutrail est représenté dans ce gotha de syndicalistes douteux. Il n’en est rien », a d’emblée noté Mambaye Tounkara. Selon le responsable de Sutrail, même si la transition de la résiliation de la concession de Transrail vers la mise en place du schéma institutionnel a connu un retard dans la mise à disposition par les deux États du Sénégal et du Mali des fonds chiffrés à 7,5 milliards de FCfa, il n’en demeure pas moins vrai que les salaires sont bien assurés par les gouvernements.

« Aussi, des efforts sont consentis dans la prise en charge sanitaire et les cotisations sociales », a-t-il ajouté. Malgré toutes ces satisfactions, Mambaye Tounkara reconnaît que « dans le décaissement des fonds d’appui, il y a des lenteurs, surtout du côté du Sénégal ». Selon lui, cette situation déteint sur la remise en état rapide de leur outil de travail au plan technique. « Il urge d’agir pour réparer des locomotives afin de disposer d’au moins 15 machines en bon état, de récupérer des wagons et de restaurer les parties critiques de la voie ferrée entre Tambacounda et Kidira », a-t-il dit avant de demander « une dotation des ateliers en outillages et pièces de rechange indispensables à l’entretien du matériel roulant ».

En syndicaliste averti, Mambaye Tounkara a demandé aux cheminots de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. « Au moment où certains maîtres chanteurs ruent dans les brancards, les gouvernements du Sénégal du Mali sont encore dans les délais de leur engagement », a-t-il précisé. Il a ensuite assuré que « le jour où Sutrail constatera que les États ne sont plus dans la dynamique de leur engagement, il sera le premier syndicat à dire aux travailleurs la vérité et à engager la lutte syndicale ». Mambaye Tounkara a invité les deux gouvernements malien et sénégalais à accélérer la mise à disposition des fonds pour aider à redonner à l’outil de travail un meilleur aspect.

Ayant hérité d’un lourd passif social légué par Transrail, la question sensible du paiement des indemnités de départ à la retraite de dizaines d’agents reste tout de même une situation pénible. « Nous attirons aussi l’attention des autorités sur cette lancinante question », a-t-il lancé.

Mbaye BA

Les actes d’incivisme notés dans le milieu scolaire, les partis politiques et la société civile ont été déplorés par le colonel Antoine Wardini. En visite à Kolda, le directeur du Service civique national est préoccupé par la dégradation des valeurs et le non-respect des symboles de la République.

Le colonel Antoine Wardini a déploré les actes d’incivisme notés dans le milieu scolaire, les partis politiques et la société civile. Selon le directeur du Service civique national, ces comportements traduisent une forte dégradation des valeurs qui fondent notre société. C’est pour inverser cette tendance négative qu’il est passé à Kolda dans le cadre de la mise en œuvre du processus de décentralisation de l’éducation civique. Il est revenu sur la mission dévolue au Service civique national : « éduquer, former et préparer des citoyens responsables, imbus de civisme, respectueux des symboles de la République et actifs dans les tâches de construction nationale ».

Selon le colonel Antoine Wardini, le ministre de tutelle a instruit le Service civique national de faire la promotion de ces valeurs de patriotisme dans tout le pays pour que les citoyens sénégalais s’en imprègnent. « Le président de la République, Macky Sall, soucieux de la paix, de la stabilité et de l’avenir radieux de ce pays, nous exhorte à former les Sénégalais pour les amener à mieux connaître leur pays, à l’aimer et à vénérer les symboles de la République », a souligné le colonel Wardini, qui n’a pas manqué de faire savoir que « l’éducation civique est aussi l’affaire de l’école, de la famille, des autorités religieuses, des journalistes, des autorités administratives, etc. ». Le directeur du Service civique national s’est également adressé aux jeunes tentés par l’émigration clandestine en leur demandant de « rester au Sénégal et de participer aux tâches construction nationale ». Ce point de vue est également partagé par la représentante des gouvernements scolaires de la région de Kolda, Fanta Baldé, qui a déploré, à son tour, le manque de civisme et de conscience citoyenne chez les jeunes. Elle a, salué la multiplicité des pistes dans la recherche des solutions face à ces problèmes.

Mamadou Aliou DIALLO

Les victimes de la coopérative d’habitat « Agir Immo » viennent de lancer un projet à caractère social pour les populations dénommé « Émergence sociale ». L’initiative a déjà enregistré plus de deux mille adhérents dont 500 inscrits pour la diaspora.

Les victimes de la coopérative d’habitat « Agir Immo » ont décidé de relever le défi pour faire face à la spéculation foncière entretenue par des promoteurs privés. Dans cette perspective, elles viennent de mettre esur pied le projet «Emergence sociale». Le but est d’offrir une solution alternative afin que chaque citoyen dispose d’une maison. La coopérative a tenu son assemblée générale en janvier dernier pour impulser un nouveau type projet d’habitat social.

Selon le président du Conseil d’administration de ladite structure, Alioune Badara Guèye, il va falloir revenir sur ce que faisaient la Sicap et la Sn hlm, à savoir les villas à moindre coût. Malgré la baisse des prix des loyer, certains propriétaires de maison en location ont opté pour le contournement de la loi. « L’habitat social doit être géré par les populations elles-mêmes », dit-il. Car, à l’en croire, malgré l’évolution de la vie, il est possible d’offrir aux populations des toits à des coûts peu élevés. « Nous avons l’appui de nombreuses personnes ressources, dont des partenaires techniques et financiers qui nous ont contactés de partout et qui ont promis de nous accompagner dans ce projet social », renseigne-t-il. Les victimes de l’ancienne coopérative « Agir Immo » optent pour un projet d’habitat différent de celui des promoteurs. « Ce projet est ouvert à toutes les bourses sociales et n’entend pas faire du bénéfice, encore moins du business », confie A.B. Guèye, soulignant qu’une mobilisation des populations est entreprise pour une souscription à ce projet. Le président d’« Émergence sociale » soutient que ce sont des logements de moindre coût mis à la disposition des populations surtout démunies, qui vont payer en fonction de leurs ressources. « Nous sommes prêts à mettre la main à la poche afin d’accompagner ce projet de cités « Émergence sociale » pour les populations», assure-t-il.

Cheikh M. COLY

L’Ong Enda Diapol a organisé, récemment, à Ziguinchor, un forum pour faire l’état des lieux de la situation des femmes dans les conflits et la construction de la paix en Sénégambie méridionale. C’était en collaboration avec ses partenaires, Afex et Tango, et avec le soutien financier de la coopération autrichienne de développement.

La rencontre a regroupé une cinquantaine de participants : les plateformes de femmes de la Guinée-Bissau, de la Gambie et de la Casamance (Sénégal), les autorités administratives, les maires et autres organisations locales des zones transfrontalières de l’espace sénégambien méridional. La réunion a ainsi permis, entre autres, d’identifier les difficultés vécues par les femmes lors des conflits dans des zones transfrontalières de la Sénégambie méridionale. Elle a été une occasion pour recenser et partager les expériences et initiatives (actions) des femmes dans la prévention des conflits et la construction de la paix dans les espaces transfrontaliers de la Sénégambie méridionale, au niveau micro et macro. Ce fut aussi une opportunité pour les participants de relever les contraintes à la participation des femmes aux processus nationaux et sous-régionaux de prévention des conflits et de construction de la paix.

L’organisation de ce forum s’inscrit dans le cadre des activités du projet d’appui à la promotion d’une approche transfrontalière et multi-acteurs de prévention des conflits et construction durable de la paix en Sénégambie méridionale. Ledit projet vise à renforcer les capacités de participation des acteurs non étatiques et la qualité de leur partenariat avec les autorités locales, dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des actions transfrontalières de paix et de sécurité en Sénégambie.

El Hadj Moussa SADIO

La canicule, le carême pour les chrétiens et le poids de l’âge n’ont pas empêché les ex-cheminots de réclamer leurs indemnités de départ à la retraite à Thiès.

« Nous ne sommes pas des mendiants, mais d’honnêtes citoyens qui ont servi leur pays à travers son chemin de fer pendant de longues années. Aujourd’hui, ayant atteint l’âge de la retraite, on nous a abandonnés sans ressource », a affirmé Cheikh Ahmed Tidiane Sow, le premier secrétaire général ayant dirigé le syndicat unique des travailleurs du rail. Selon lui, une soixantaine de retraités, sur une période allant de 5 à 14 mois, attend le paiement de leurs indemnités de départ à la retraite.

« Une pécule calculée en fonction du grade et de l’ancienneté de l’agent lui permet d’organiser sa vie de retraité en attendant de pouvoir toucher son allocation de retraite qui tourne au quart du salaire initial. Sachant que le retraité peut rester six mois avant de commencer à percevoir sa pension, la situation intenable que nous vivons coule de source », a-t-il expliqué. Rappelant que la dialectique de toute oppression est la résistance, Cheikh Ahmed Tidiane Sow a dit que « les cheminots retraités ne vont pas rester les bras croisés face à ceux qui veulent les enfoncer dans la paupérisation, la misère et la mort ».

« Il n’est pas question de laisser pourrir la situation jusqu’à tomber dans les travers constatés dans d’autres sociétés où les travailleurs trinquent depuis de nombreuses années sans voir la couleur de l’argent qui leur est dû », a-t-il conclu. Pour éviter l’escalade sur une question de justice sociale, Moïse Diouf, ex-responsable syndical à la retraite, a chargé Mambaye Tounkara, actuel secrétaire général de Sutrail, de demander une audience à Joseph Gabriel Sambou, gérant la période de transition à Dbf au Sénégal, pour échanger avec tous les anciens secrétaires généraux de syndicats cheminots sur la question afin de trouver une solution à ce problème social.

Mb. BA

La localité de Nguet, située dans la Commune de Dahra en plein cœur du Djolof, s’apprête à célébrer son gamou annuel. Placé sous le seau de la magnificence de la naissance du prophète Mouhamad (Psl), l’événement aura lieu le 18 mars 2017.

Le gamou de Nguet qui en est à sa 115ème édition, est un legs de Mame Gor Sané Niang, sur « recommandation de son cousin Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane », précise, dans un communiqué, Serigne El Hadji Ousmane Niang, porte-parole de la famille et chargé de l’organisation. Il explique que c’est « pour consolider les liens sacrés de parenté et de fraternité musulmane » que Nguet organise le gamou de Mame Gor Sané Niang, sous l’égide du khalife général des Tidianes, Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, du khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mocktar, ainsi que tous les khalifes généraux du Sénégal.

Aujourd’hui, c’est Serigne Chaikh Faty Niang, actuel khalife, qui perpétue l’héritage de la famille de Mame Gor Sané Niang qui a initié ce gamou depuis 1902. En marge des activités religieuses, des journées de consultations médicales gratuites seront organisées. La mission médicale sera encadrée par le Pr Gallo Diop, assisté d’autres médecins. Des médicaments seront également distribués gratuitement aux patients de Nguet et localités environnantes. La 115ème édition du Gamou de Nguet sera l’occasion pour El Hadji Ousmane Niang, Ibn El Hadji Ousmane Niang, troisième Khalife de Gor Sané Niang, de procéder à la pause de la première pierre du poste de santé de Taïba El Hadji Ousmane Niang, à 9 kilomètres de Nguet.

Cette importante initiative du chef religieux est soutenue par de nombreux partenaires. « C’est dire que la prise en charge médicale et le développement social des populations restent une préoccupation de Serigne El Hadji Ousmane Niang », a souligné le communiqué. Bientôt, Taïba Niang aura donc son poste de santé.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a annoncé, dans un communiqué en date du 15 mars 2017, qu’il est résolu à appliquer de manière rigoureuse l’ensemble des dix mesures issues du Conseil interministériel du 09 février 2017 pour lutter contre l’insécurité routière et réduire significativement le nombre des accidents de la route.

Dans le cadre de la mise en œuvre immédiate des mesures issues du Conseil interministériel du 09 février 2017, le gouvernement a annoncé sa résolution ferme de les faire appliquer sans délai les dix décisions. Selon le communiqué de presse, il sera procédé, par les services compétents de l’État, à « l’immobilisation et à la mise en fourrière de tout véhicule en circulation dont le propriétaire n’a pas présenté son véhicule à la visite, sans motif valable, à l’expiration du délai de visite technique ». La mise en fourrière concernera aussi les véhicules dont « l’état de vétusté est tel que la circulation compromettrait gravement la sécurité des personnes ou des biens. A ce sujet, le gouvernement a décidé de « faire constater par un expert chargé des visites les réparations à effectuer » sur le véhicule mis en cause. En ce qui concerne les opérations de mutation de Dakar vers les régions pour les véhicules de transport public interurbain de voyageurs et de marchandises, elles sont suspendues à titre provisoire sur tout le territoire national.

Par ailleurs, « il est formellement interdit toute transformation de véhicule destiné au transport de marchandises (fourgons, fourgonnettes, camions, etc.) en véhicule de transports de passagers ». Le gouvernement bannit aussi « les transformations des véhicules d’origine destinées à augmenter les places assises pour les passagers ou à créer des porte-bagages supplémentaires ». Les surcharges de personnes et de bagages sont rangées dans la catégorie de mesures à « tolérance zéro » pour l’ensemble des véhicules.

30 ans minimum pour le transport en commun
L’âge des conducteurs n’a pas été oublié. Pour les véhicules de transport urbain de passagers taxis urbain, le conducteur doit être âgé au minimum de 25 ans. L’âge minimum requis pour l’obtention du permis de conduire pour les conducteurs de véhicules de transport public interurbain de passagers et de marchandises est fixé à 30 ans.

Autres mesures, tous les véhicules motorisés à deux roues doivent se faire immatriculer gratuitement. Le port du casque devient obligatoire. ». Les infractions relatives « l’usage du téléphone au volant, au port de la ceinture de sécurité, à l’excès de vitesse, au respect de la signalisation horizontale et verticale » se verront « appliquées rigoureusement dispositions du Code de la route ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le khalife général des tidjanes rappelé à Dieu hier fut un homme multidimensionnel. Mystique, intellectuel, politique et homme d’affaires avisé, il aura été un grand médiateur. Celui dont la dernière mission a été de réconcilier la famille d’El Hadj Malick Sy à son accession au khalifat.

C’est une triste nouvelle qui s’est abattue sur la communauté des musulmans avec le rappel à Dieu du khalife général des Tidianes, Cheikh Ahmed Tidjane Sy « Al Makhtoum ». Un puits de science s’en est allé rejoindre ses illustres prédécesseurs qui ont dirigé avec brio la tarikha tidjane. Homme au savoir encyclopédique, éducateur hors pair, prédicateur atypique, Cheikh Ahmed Tidjane Sy « Al Makhtoum » a marqué des générations de croyants par ses brillantes conférences tenues aux quatre coins du Sénégal, sa grande capacité à appréhender des concepts philosophiques, économiques, ou sociales et à les passer au filtre des enseignements islamiques.

Grand mystique, au point d’être surnommé « Al Makhtoum » qui signifie « le mystique », Cheikh Tidjane Sy était un don de Dieu pour la confrérie tidjane fondée par son homonyme Ahmad At-Tidjani.

Né à Saint-Louis, il a ébloui très tôt ses maîtres coraniques, Serigne Saybatou Fall et Serigne Alioune Guèye, par son érudition et sa dimension intellectuelle. Plus tard, il sera confié à son oncle paternel, El Hadji Abdoul Aziz Sy «Dabakh» qui va parfaire son enseignement en lui donnant, notamment, des leçons de diction. A 14 ans, Serigne Cheikh avait bouclé les cycles primaire et moyen des études islamiques et publie, à 16 ans, son premier livre : « Les vices des marabouts ». Un de ses nombreux livres. Il publiera plus tard « L’inconnu de la nation sénégalaise : El Hadji Malick Sy ».

Marabout intellectuel
Le fils de Serigne Babacar Sy et de Sokhna Astou Kane justifie ainsi son surnom de « marabout intellectuel ». Sa précocité intellectuelle lui permet de jouer un rôle important auprès de son père qui lui avait confié son secrétariat. Cette complicité avec Serigne Babacar Sy avait poussé ce dernier, pendant les dernières années de son khalifat, à lui confier l’animation du « Gamou ». D’ailleurs, dans sa formation spirituelle, Serigne Cheikh revendique une fidélité sans faille aux enseignements de son père qu’il prend pour « seul et unique maître spirituel ».

Mystique, intellectuel et politique, Cheikh Tidiane Sy était aussi un homme d’affaires avisé. Producteur d’arachides dans le Saloum, il s’est ensuite intéressé à l’industrie (huilerie et tomate) avant de devenir actionnaire majoritaire dans l’unique cimenterie du pays à l’époque, la Sococim.

Serigne Cheikh qui a soufflé ses 91 bougies le jeudi 29 décembre 2016, aimait les retraites spirituelles. Depuis son accession au Khalifa en 2012, il n’est pas apparu au grand public, préférant transmettre ses directives à Serigne Abdou Aziz Sy « Al Amin » qui administrait la tarikha au quotidien. La famille d’El Hadj Malick Sy a retrouvé son unité sous son magistère et le « gamou » était désormais célébré à l’unisson sous la conduite de son jeune frère « Al Amin ». Il faut croire que c’était sa dernière mission. Ceux qui le connaissent soutiennent avec force conviction que « Serigne Cheikh a hérité du secret de la Tarikha dès sa naissance, mais il ne pouvait aller à contre-courant de la tradition qui veut que le plus âgé soit nommé Khalife »

Sidy DIOP

Un fin connaisseur du Livre Saint
Le khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy « Al Makhtoum » n’est plus. Il a été rappelé à Dieu et enterré, hier, à Tivaouane, plongeant la communauté musulmane en général et celle tidiane en particulier dans l’émoi. Sonmagistère aura duré près de 5 ans. Le désormais guide suprême des Tidianes n’a cessé d’inviter les musulmans à l’orthodoxie dans leur pratique quotidienne de la religion. Serigne Cheikh Tidiane Sy, connu sous le diminutif de Serigne Cheikh entrait dans sa 92è année. Il est né en 1925. Il avait une très grande maîtrise du Coran.

Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy avait une très grande connaissance de l’Islam et du monde musulman. Il a, en effet, beaucoup voyagé et a même été ambassadeur. Par ses connaissances immenses, il est « une source d’enseignements où l’on puise en vertus qui sont le fruit d’une vie de dévotions », écrivait mon doyen Aliou Amath.

Adepte de l’ascétisme, il s’est éloigné, depuis quelques années de tous ou presque. C’est pourquoi ses prêches remplis de métaphores et d’anectodes tant courus ont terriblement manqué aux fidèles. Lors des gamous, c’est la bousculade pour se faire une place aux champs de courses afin de l’écouter. Partisan du dialogue et de la « diplomatie des petits pas et des petites phrases », « Al Makhtoum » est un intellectuel averti qui maîtrise plusieurs langues. Généreux, il l’était puisqu’il avait le plaisir de partager son savoir. Ce qui est la marque des grands hommes. Patriote, il a laissé un enseignement aux Sénégalais : « Au-delà des conditions sociales, des confessions et des convictions qu’il convient d’assumer intelligemment, le Sénégal est un tout, indivisible et sera ce que nous en ferons tous ».

Lors de la dernière commémoration de la nuit du Prophète Mouhammed (Psl) à Tivaouane, l’ex-Khalife, à travers son porte-parole, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, a invité les fidèles à rester dans l’orthodoxie de la pratique religieuse islamique conformément aux enseignements de Seydi El Hadji Malick Sy. Pour lui, c’est la « voie du salut dans ce bas monde ». Le Soleil présente ses vives condoléances à la Ummah et à toute la famille. Que la Terre lui soit légère. Amen !

D. MANE

Une session de formation sur la lutte contre la cybercriminalité à travers des « preuves numériques » s’est ouverte hier à Dakar. Elle est organisée à l’intention des juges et procureurs des pays francophones et lusophones de la région ouest-africaine.

Une session de formation sur la lutte contre la cybercriminalité à travers des « preuves numériques » s’est ouverte hier à Dakar. Elle est organisée à l’intention des juges et procureurs des pays francophones et lusophones de la région ouest-africaine par Glacy (Action globale sur la cybercriminalité) dont l’objectif est de renforcer les capacités des États afin qu’ils se conformer à la législation sur la cybercriminalité et la preuve électronique. Cela leur permettra d’améliorer leurs capacités en vue d’une coopération internationale plus efficace dans ce domaine.

Au cours de cette session de formation, trois objectifs sont spécifiquement visés. Il s’agit de promouvoir des politiques et stratégies cohérentes relatives à la cybercriminalité et à la cybersécurité, de veiller au renforcement de la capacité des autorités de police appelées à enquêter sur les affaires de cybercriminalité et de participer à une coopération efficace entre les forces de police ainsi qu’avec les unités de lutte contre la cybercriminalité en Europe et d’autres régions du monde. Aussi les organisateurs veulent-ils permettre aux autorités judiciaires d’appliquer la législation dans les affaires de cybercriminalité en se fondant sur des preuves électroniques.

«C’est dans le cadre du dernier objectif cité que cette activité régionale est organisée », a dit Manuel de Almeida Pereira, Manager de Glacy. Ce cours prendra la forme d’une formation des formateurs à la base et sera dispensé par des fonctionnaires sénégalais déjà formés par le Conseil de l’Europe. Les formateurs nationaux vont à leur tour diffuser leurs connaissances dans d’autres pays de la région ouest-africaine.

Selon le secrétaire général du ministère de la Justice, Alioune Ndiaye, le Sénégal est toujours à l’avant-garde de la lutte contre la cybercriminalité et que sa récente adhésion à la Convention de Budapest est un signe clair de cet engagement.

Une menace pour la paix et la sécurité
« Le Sénégal prend à bras le corps ce nouveau phénomène ayant trait à la cybercriminalité. A cet égard, des références normatives ont été mises en place pour faire face à ce phénomène qui peut s’avérer très destructeur », a-t-il dit. Aioune Ndiaye a aussi informé que « l’engagement du Sénégal à combattre ce nouveau phénomène a abouti à la mise en place de plusieurs entités dédiées à la lutte contre la cybercriminalité ».

Après avoir souligné que « la cybercriminalité est une menace grandissante pour la paix et la sécurité du monde », la représentante de l’Onudc, Chantal Lacroix, a constaté, pour le déplorer, « le développement grandissant de ce phénomène » et en a appelé à « une approche beaucoup plus souple ». Aussi a-t-elle réitéré la disponibilité de sa structure à accompagner «les États africains dans la mise en œuvre de mécanismes allant dans le sens de lutter farouchement contre la cybercriminalité ».

Quant au représentant de la Cedeao, Raphael Koffi, il a plaidé pour « une Afrique de l’Ouest sans frontières qui favorise un développement sans entrave ». Selon lui, les technologies de l’information et de la communication (Tic) constituent un enjeu déterminant dans la réunification des différentes entités ouest-africaines. Son souhait d’une « collaboration internationale dans un espace plus sécurisé » passe par « l’harmonisation des connaissances et des législations ». Ce qu’a partagé Clemas Schrotter, chef du secteur gouvernance économique. Il a invité les organisations internationales à une harmonisation et une synergie des efforts dans la lutte contre la cybercriminalité ».

Oumar BA

Suite au saccage du commissariat de Kolda et du domicile du commissaire, le Bureau des relations publiques de la police nationale a apporté des précisions à travers un communique de presse. Selon le document, les incidents sont consécutifs à une opération de sécurisation au cours de laquelle un conducteur de moto « Jakarta » a forcé le barrage avant de tomber dans le ravin d’un pont.

Hier matin, vers les coups de 10 heures, à Kolda, « un groupe de conducteurs de moto Jakarta a attaqué et vandalisé le commissariat de Kolda avant de se rendre au domicile du commissaire qu’ils ont détruit entièrement. Ils n’ont rien laissé sur leur passage. Même les locaux du Trésor public ont été saccagés », annonce un communiqué de la police. Revenant sur ces incidents, le Bureau des relations publiques de la police nationale a rappelé que « le lundi 13 mars 2017, lors d’une opération de sécurisation, un accident corporel impliquant un conducteur de moto Jakarta avec à son bord une cliente s’est produit au pont de Sinthiang Idrissa. Un des agents de police en service a sommé le conducteur de moto Jakarta de s’arrêter aux fins de vérification. Ce dernier a tout simplement refusé d’obtempérer et forcé le barrage de contrôle. Mieux, il a appuyé sur l’accélérateur et a voulu percuter volontairement l’agent de police. Ce dernier a préféré lui céder le passage ». Toujours, selon le communiqué, « roulant à vive allure, le conducteur a perdu le contrôle de sa moto et a pris le trottoir avant qu’il ne tombe dans le ravin dudit pont. Secourus par les sapeurs-pompiers, le conducteur et son client sont évacués à l’hôpital de Kolda. Ils souffriraient de fractures du fémur ». Les deux occupants de la moto ont été identifiés comme étant le conducteur Boubacar Balde, âgé de 18 ans, mécanicien domicilié à Saré Kémo et sa passagère Ousseynatou Diallo, née en 1989 à Dianamalary et domiciliée à Sinthiang Tountouroung.

Selon la police, au « moment de procéder au constat, les éléments ont été pris d’assaut avec des jets de pierre par des conducteurs de motos Jakarta. Ainsi, ils ont manifesté en brûlant des pneus en bloquant la circulation routière. Appuyés par le détachement du Gmi de Kolda, les différentes foules ont été dispersées et l’ordre rétabli. Le Gmi de Kolda et l’armée sont parvenus à rétablir le calme dans la ville. La police nationale tient à rassurer les populations qu’elle veille nuit et jour sur leur sécurité et leurs biens, mission dont elle s’acquitte avec abnégation et total engagement ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le «Ndéyi Diambour» Alia Dior Badou Guèye a été installé samedi dernier au Pinthie de Santhiaba sis à la Médina. Au cours de la cérémonie, le Grand Serigne de Dakar, El hadji Abdoulaye Makhtar Diop, a souligné que la tradition lébou n’est pas à dissocier de l’islam. « Nous devons préserver ce legs de nos aïeuls ; c’est l’État français qui a dit que la communauté lébou est une République avant de copier sur nous », a déclaré le chef supérieur de la communauté lébou. S’adressant au «Ndèyi Diambour» Badou Guèye qui se félicite de la marque de confiance, Serigne Ndakaru lui a réaffirmé son droit de regard sur tout ce qui se passe dans la communauté lébou. L’imam de la grande mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samb, a précisé que cette cérémonie s’inscrit dans la préservation de la culture lébou. A l’en croire, il faut comprendre son passé avant de vivre le présent. Il a aussi loué l’humilité du nouveau «Ndéyi Diambour» dont la mission est de discuter des questions sociales. La communauté lébou compte un total de 12 Pinthie et 36 «Ndèyi Diambour» dont l’équivalent est le président de l’Assemblée nationale.

Serigne Mansour Sy CISSE

La communauté chiite célèbre la journée de la femme musulmane le 19 mars prochain. Une journée placée sous le signe de l’engagement et du rôle joué par Fatima Zahra pour un «islam qui promeut les droits de la femme ». L’Institut Mozdahir International est de plain pied dans les préparatifs de la journée de la femme musulmane. Selon le responsable des affaires religieuses de l’Institut, Alioune Badiane, cette journée « éminemment religieuse sera l’occasion de célébrer la venue au monde de Fatima Zahra, fille du Prophète Mouhamed (Psl) ». A travers cette célébration, la communauté chiite du Sénégal entend magnifier la femme.

A cet effet, le rôle et l’engagement de Fatima Zahra dans l’islam, sa personnalité, mais surtout les leçons qu’on peut tirer de ses actions pour travailler dans le sens de l’épanouissement de l’homme, seront cités en exemple. «Il ne peut pas y avoir de développement matériel et spirituel sans la femme », a souligné M. Badiane. Aussi a-t-il précisé que Fatima est le « complément de son père, le Prophète Mohamed (Psl) ». Pour ces raisons, a-t-il dit, les chiites veulent faire revivre les enseignements et la vie de cette «femme unique » pour voir comment on peut s’inspirer d’elle pour régler les problèmes que l’on rencontre tous les jours dans le monde et la culture musulmans où les droits des femmes sont bafoués partout au nom de l’islam.

Par conséquent, M. Badiane estime qu’elles doivent retourner aux enseignements originels de l’islam pour y tirer les sources de la force nécessaire afin de mener ce combat. Pour ce faire, elles doivent étudier et s’approprier les enseignements de l’islam pour revendiquer leurs droits au nom de l’islam afin d’éviter de tomber dans le piège. «L’islam ne fait pas de discrimination entre l’homme et la femme dans leur cheminement vers Allah », a laissé entendre Alioune Badiane. En prélude à cet événement, l’installation du gouvernement scolaire aura lieu la veille au complexe islamique « Al Hassanayni de Daroukhane » de Guèdiawaye, en face du poste de police de Wakhinane Nimzatt.

Tata SANE

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