banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (2031)

Après la première Chaîne YouTube d’éducation à la paix en Afrique (Educating for Peace), Timbuktu Institute, avec le soutien du bureau régional de l’Unesco, a lancé « Sahel Education 2030 », une plateforme régionale d’éducation aux droits humains et à la non-violence destinée aux jeunes élèves du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal dans le cadre de sa stratégie préventive.

La cérémonie de lancement a eu lieu hier au Cem Joseph-Félix Corréa de Guédiawaye, avec la participation des autorités nationales, des représentants des pays concernés, du bureau régional de l’Unesco et de la communauté éducative en partenariat avec la coordination des gouvernements scolaires regroupant les élèves des départements de Pikine et de Guédiawaye. La cérémonie était rehaussée par la présence du corps diplomatique accrédité à Dakar, notamment l’ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella, le représentant de l’ambassade du Japon, une forte délégation de l’ambassade de France venue représenter Jean-Christophe Bigot, Mme Alice Comte du projet européen de prévention de l’extrémisme violent, le premier conseiller de l’ambassade du Niger, Abdou Salifou.

L’ambassade des Etats-Unis qui accompagne Timbuktu Institute dans le cadre du projet Educating for Peace ainsi que la représentation diplomatique du Maroc ont été également représentées à cette cérémonie. En présence de Dr Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, coordonnateur de l’observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique, Steve Cockburn, directeur adjoint d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a fait une allocution sur « le rôle de l’éducation aux droits humains et à la citoyenneté pour la paix au Sahel ». Il a ainsi sensibilisé les élèves sur la nécessité d’être vigilants face à la montée de l’extrémisme chez les jeunes. Bakary Sambe a beaucoup insisté sur la nécessité d’appuyer le travail de prévention mené par l’Etat du Sénégal et les gouvernements de la sous-région.

Abdou DIOP

Trente-deux (32) des 38 manifestants arrêtés lors des échauffourées du marché Ocass de Touba ont été déferrés, dans la soirée d’hier, à Diourbel, après une garde à vue de 48 heures dans les locaux de la police de Touba. Poursuivis pour trouble à l’ordre public, vandalisme et destruction de biens publics, ils ont passé, avant-hier, une autre nuit à la police centrale de Diourbel. Hier, les 32 manifestants arrêtés ont obtenu une liberté provisoire un peu avant 14 heures, après s’être présentés à la barre du tribunal de Diourbel. Les 22 majeurs seront jugés le 29 juin prochain et les 10 mineurs le 17 juin pour les faits qui leur sont reprochés. Pour rappel, les hommes du commissaire Modou Mbacké Diagne ont effectué une intervention suite à un appel au secours des éléments de « Safinatoul Aman ». Ces derniers ont été  agressés par des badauds et commerçants ambulants du marché Ocass, suite à l’intervention musclée d’une personne qui se réclamait de leur service. Il y a eu des échauffourées au cours desquelles une arme à feu a occasionné des blessés. Les éléments de la police ont ainsi procédé à l’arrestation de 38 individus qu’ils ont gardé à vue pendant 48 heures. L’enquête a permis de libérer 6 personnes à Touba, avant le déferrement des 32 autres au commissariat de police de Diourbel. Les 4 blessés ont été évacués à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni.

Mamadou DIEYE

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la veuve et de l’orphelin, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne préside une cérémonie commémorative au Grand Théâtre. Cette rencontre est à l’initiative de la Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe) qui a choisi le thème : « Solidarité et assistance sociale en faveur de la veuve dans le Pse ». Cette journée décrétée par l’Assemblée générale des Nations Unies sera une occasion pour la Rampe « d’amener les décideurs politiques et économiques à davantage prendre en considération ces catégories vulnérables qui méritent une réinsertion sociale par des appuis constants », note un communiqué. La Rampe considère que « marginalisés dans les programmes d’aide, parfois invisibles dans les statistiques des gouvernements, non pris en compte par les associations de la société civile et les Ong, les veuves et les orphelins subissent des conditions de vie drastiques, subissent des maltraitances et sont objet de violations des droits de l’homme qui ankylosent leur participation au développement de leur pays et de l’humanité en général ».

Mbaye Sarr Diakhaté

La grève de la faim observée par les ex-travailleurs de la Société industrielle d’assainissement du Sénégal (Sias) va connaître une nouvelle tournure avec l’entrée en mouvement des femmes aujourd’hui. L’annonce a été faite hier par le secrétaire général du Syndicat national des agents de la propreté (Snap).

Assises sur un banc transversal déposé contre le mur faisant face à la chambre où les grévistes de la faim se sont retranchés, des femmes affichent une mine patibulaire. Aujourd’hui, quelques-unes d’entre elles ont rejoint la chambre de la faim en signe de solidarité avec leurs maris.

L’entrée des femmes dans le mouvement de radicalisation intervient une semaine après le début de la privation volontaire de nourriture des hommes en signe de protestation contre le silence observé par les autorités autour du paiement de primes qu’ils réclament.

Secrétaire général du Snap, Cheikh Tidiane Yade a même révélé que cette fois-ci, il n’y aura pas rupture dans le mouvement de grève comme cela a été le cas lors des années précédentes. «Nous comptons rester tous dans cette maison jusqu’à ce que nos doléances soient satisfaites, y compris le jour de la Korité «, a-t-il révélé. «Quarante femmes se sont mobilisées pour observer la grève de la faim», a ajouté Cheikh Tidiane Yade. A en croire le secrétaire général du Snap, six grévistes de la faim ont été déjà évacués à l’hôpital de Pikine. Deux d’entre eux ont finalement été acheminés chez eux sur ordre médical.        

Abdou DIOP

5.8-Le Prophète avec les femmes
Muhammad était parfaitement conscient du rôle central de la femme dans la société. Il s’intéressait à elles en tant que filles, en tant qu’épouses et en tant que mères. A son avènement, des traditions particulièrement défavorables à la femme prévalaient au sein d’une segment de la société arabe.Il en est cette pratique inhumaine qui constituait la pire forme d’infanticide qui consistait à enterrer vivants les nouveaux-nés de sexe féminin sous prétexte qu’elles pourraient, une fois adultes, souillure l’honneur de leurs familles et seraient peu efficace dans les guerres qui ne cessaient d’opposer les différentes tribus. Une autre tradition non moins affreuse consistait à priver les femmes de l’héritage , voire à les intégrer dans les biens à hériter!
L’islam ne se contenta pas de mettre fin immédiatement à ces pratiques barbares mais, il valorisa l’éducation de la fille en en faisant un moyen de jouir du bonheur suprême dans l’au-delà.

Quant au choix du mari, il doit se faire avec le parfait consentement de la faille. Cependant ses parents doivent l’aider à faire le meilleur choix fondé sur les critères que sont la moralité, la piété et la capacité à bien assumer son rôle de chef de famille. Les époux se doivent respect , loyauté, amour et compassion et s’entraider pour le bonheur de la famille.

Muhammad insistait certes pour que l’épouse fasse preuve d’un dévouement exemplaire envers son époux mais il n’en engageait pas moins ce dernier à se concerter en permanence avec sa conjointe dans toutes les affaires importantes qui concernaient la famille. L’envoyé de Dieu veillait à ce que la mère assure un allaitement complet à son enfant et concentre ses efforts sur sa croissance, notamment au cours des toutes premières années de son existence.

Il est vrai que notre Prophète attachait des prix aux obligations des hommes envers leurs femmes et aux droits de celles-ci sur leurs maris. Mais il ne manquait pas de souligner la complémentarité entre les hommes et les femmes en général qui doit se traduire par une coopération fructueuse aussi bien au sein de la famille que dans la société. Le mari doit assurer les dépenses de la famille mais la femme peut ou doit l’y aider, si elle en a les moyens.

La loi apportée par Muhammad n’interdit nullement aux femmes de travailler. Néanmoins , elle limite leur champs d’intervention conformément à son éthique dont elle juge le respect apte à garantir les intérêts majeurs de la femme. Elle reconnait à celle-ci beaucoup de droits, notamment le droit de propriété qui comprend la libre gestion de ses biens.

Notre prophète recevait les femmes chez lui et rendait visite à certaines pour répondre à leurs questions, les instruire, leurs prodiguer des conseils et leur apporter une assistance matérielle et morale. Il lui arrivait souvent d’intervenir dans les conflits qui éclataient au sein des ménages. Son arbitrage était souvent en faveur de la femme.

Dans son ultime sermon adressés à des milliers de musulmans, il mit un accent particulier sur la nécessité de respecter les droits des femmes. Ailleurs, il ne cessait de dire à ses compagnons: «le meilleur d'entre vous est celui qui l'est pour sa famille.» En partageant les corvées domestiques avec ses épouses, il entendait donner l’exemple aux hommes et leur apprendre un excellent moyens de renforcer l’entente au sein du couple.

Il s’opposait vigoureusement aux violences conjugales et quand il a apprit que certains hommes y avaient recours contre leurs femmes, il dit : «Ceux-là ne font partie des meilleurs d'entre vous.»

En somme, il restait très sensible aux sollicitations des femmes, leur donner des cadeaux et en recevait de leurs part et n’en sous estimait aucune. Il répondait à leurs invitations. Quand Moulaykah, la grand-mère d’Anas ibn Malick, l'invita à un repas , il se rendit auprès d'elle. Il en fit de même avec une autre dame, Oum Chaib, alors malade, histoire d’alléger sa souffrance et de prier pour elle….

Le village de Djilékhar, dans la commune de Ndiendieng, a abrité ce samedi les activités commémorant la naissance de Cheikh Mouhamadou Mamoune Niasse ibn El hadj Ibrahima « Baye Niasse » en présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre Diène Farba Sarr. Président du comité d’organisation de cette manifestation religieuse, Cheikh Mansour Niasse est revenu sur les relations fortes qui lient le défunt au village natal de sa mère.

La localité de Djilékhar dans la commune de Ndiendieng a accueilli, samedi dernier, des milliers de fidèles venus commémorer l’anniversaire de la naissance de Cheikh Mouhamadou Mamoune Niasse, fils de Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima « Baye » sur les terres de son ascendant maternel. Une cérémonie placée sous le parrainage du président Macky Sall, lié par des relations fortes au défunt. L’ambassadeur itinérant Cheikh Mouhamadou Mansour Niasse, président du comité d’organisation de cette manifestation religieuse, a tenu à le rappeler « qu’il ne s’agit pas d’une première, car depuis que la famille de Cheikh Mouhamadou Mamoune Niasse s’est investie à commémorer l’anniversaire de sa naissance, c’est le président Macky Sall qui parraine la manifestation ». Cette année encore, « rien n’a été ménagé par le gouvernement sur instruction du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, à travers le gouverneur Al Hassan Sall pour apporter tout le soutien nécessaire pour la réussite de cette cérémonie religieuse », a justifié l’ambassadeur itinérant lors de la cérémonie officielle. Conduisant une importante délégation conduite par le ministre Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr est revenu sur le passage du président Macky Sall dans la capitale du Saloum, sa proximité avec la famille de Cheikh Al Islam Baye Niasse. Des relations fortifiées au fil du temps et notamment avec ses responsabilités au plus haut sommet de l’Etat. « Le président Macky Sall en personne s’était engagé à satisfaire la demande d’électrification du village. Depuis les services techniques sont sur le terrain pour procéder aux études techniques préliminaires. De même les doléances pour le développement de l’agrobusiness dans la zone ont trouvé une oreille attentive chez lui avec l’envoi d’une mission de haut niveau et de matériels agricoles dont des tracteurs. Ce qui dénote d’un intérêt tout particulier qu’il porte à la famille de Cheikh Al Islam en général à celle de Serigne Mamoune, a souligné Cheikh Mansour Niasse.

Elimane FALL

Les villes de Touba et de Mbacké ont abrité des cérémonies pour rendre hommage et renforcer les imams, maîtres coraniques et apprenants des «daaras». Serigne Mboup a contribué à hauteur de 20 millions de FCfa pour un fonds de solidarité qu’il a initié. De son côté, Abdou Mbacké Ndao, le maire de Mbacké, a alloué une importante subvention aux «daaras» de sa commune.

Au cours d’une cérémonie d’installation d’un fonds de solidarité, Serigne Mboup, initiateur du projet, a souligné que « cela se fait partout dans le monde, en Mauritanie, en Turquie, en Indonésie, etc., et l’objectif est de venir en aide aux « daaras ». Le patron du groupe Ccbm a souligné que « Touba est une ville religieuse, où le livre saint est lu en permanence et c’est en cela qu’elle est le point de départ de ce don à cette structure qui va essaimer dans tout le pays ». Serigne Mboup a justifié son geste par le constat qu’il est « impossible au maître coranique d’enseigner et de chercher fortune. Il nous appartient à nous autres opérateurs économiques d’être leurs partenaires. Ensemble nous allons mettre en place un cadre similaire dans chaque région », a-t-il ajouté, avant de lancer un appel aux opérateurs économiques de Touba et à toutes les bonnes volontés.

Pour rappel, Serigne Mboup avait émis, sur sa propre initiative lors de leur congrès de 2016, l’idée d’une mise en place d’un cadre pour gérer une caisse de solidarité au bénéfice des «daaras». Cette idée a pris forme lors de cette rencontre avec les maîtres coraniques, les imams et les sortants des daaras, tenue chez Serigne Mboup après une conférence. Le bienfaiteur des «daaras» a ouvert le fonds de solidarité avec un premier dépôt de 20 millions de FCfa et une invitation à l’Etat et aux bonnes volontés pour appuyer ce cadre dont l’objectif est de donner toute sa dignité aux enseignants et apprenants du Coran dans les «daaras». Il s’agit, explique-t-il, de mettre en place un fonds de solidarité pour aider les «daaras» et les maîtres coraniques à être dans de bonnes conditions. Nous lançons un appel en direction des opérateurs économiques pour qu’ils viennent à la rescousse. Serigne Mboup qui a étudié à Coki, insistera aussi sur l’obligation d’ouverture des «daaras» vers les partenaires. L’État, fait-il savoir, est loin de croiser les bras, mais il nous faut aussi requérir l’appui des privés. Il y a une fédération départementale dans les 45 départements et nous avons foi en une bonne gestion de cette manne financière, a laissé entendre Serigne Khaly Diakhaté responsable de la « rabita » à Touba. A signaler la présence effective de Serigne Cheikh Aliou Mbacké, de Serigne Khadim Mbacké et de Serigne Bassirou Mbacké sans oublier Serigne Moustapha Diop de la Ligue des écoles coraniques.

La contribution du maire de Mbacké
De son côté, le maire de Mbacké, Abdou Mbacké Ndao, a également appuyé les écoles coraniques de son territoire communal. Pour cette année, des denrées et du matériel coranique sont distribués à quelque 150 établissements scolaires officiant dans l’éducation religieuse. A l’occasion de la cérémonie de remise des dons, le maire Abdou Mbacké Ndao a honoré à titre posthume Serigne Balla Diattara, Imam de la grande mosquée de Mbacké Khéwar rappelé à Dieu tout récemment. Ce geste est important et constitue un signal fort qui doit être imité par les bonnes volontés et démultiplié dans tout le pays, a laissé entendre l’honorable député Abdou Lahad Seck Sadaga. Invité d’honneur, Mame Diarra Ngom, lauréate du concours de récitation du Coran en Malaisie, a été citée en exemple, après une brillante prestation.

Mamadou DIEYE

Les chauffeurs camionneurs empruntant le corridor Dakar-Bamako sont en colère du fait des tracasseries qu’ils vivent sur cet axe. En conférence de presse aux Parcelles Assainies hier, ils sont tiré la sonnette d’alarme et invité les autorités du pays à réagir au plus vite afin de mettre fin à ce calvaire qu’ils vivent au quotidien.

Les chauffeurs camionneurs qui font la navette entre Dakar et Bamoko souffrent sur ce corridor du fait de tracasseries liées notamment à ce qu’ils considèrent comme un racket organisé autour du paiement de taxes excessives indûment versées aux postes de contrôle et de sécurité. « Sur l’axe Kidira chaque camionneurs est astreint au paiement d’une taxe d’un montant de soixante-dix mille (70 000) FCfa et une autre sur l’axe Moussala-Kédougou d’un montant de quarante mille francs (40.000) FCfa, a révélé Ousmane Ndongo, responsable administratif du Gie des chauffeurs camionneurs routiers du Sénégal. Ce qui porte le montant global à cent dix mille (110.000 FCfa) que tous les chauffeurs qui empruntent ce corridor versent de manière indue, dans l’indifférence générale. Autre complainte des camionneurs routiers, les sanctions abusives infligées à tout chauffeur sénégalais commettant un accident quelle que soit la nature des dommages causés à l’autre partie. « Qu’il soit fautif ou victime, tout chauffeur qui commet un accident sur le territoire malien va payer par une peine privative de liberté ou financière », a ajouté Ousmane Ndongo. Il se demande pourquoi les camionneurs sénégalais n’ont pas le même traitement au Mali que leurs collègues maliens au Sénégal ? Aujourd’hui, les chauffeurs sénégalais souffrent énormément au Mali sans que les autorités ne daignent réagir pour y mettre fin. C’est la raison pour laquelle nous demandons au Président Macky Sall de se saisir de cette question et de faire mener une enquête sur le terrain afin d’en avoir le cœur net sur les tracasseries que subissent les chauffeurs sur le corridor Dakar-Bamoko. Ousmane Ndongo a cité le cas d’un chauffeur sénégalais emprisonné au Mali après qu’il a commis un accident de la route. « Son employeur a versé six cent mille (600.000) FCfa, mais jusqu’ici il est encore dans les liens de la détention », ajoute Ousmane Ndongo. Il révèle que des chauffeurs se sont portés volontaires pour barrer la route sur cet axe au péril de leur vie aussi longtemps que cette situation va perdurer.

Abdou DIOP

Dans nos sociétés, le Ramadan couvre un lot d’habitudes qui n’ont pas forcement cours en temps normal. Parmi celles-ci, la distribution de cadeaux par des femmes mariées à leur belle famille. Un cadeau presque « exigé » et habituellement désigné sous le vocable de « Soukerou Koor » (le sucre du jeûne, en langue wolof). Mais le présent n’est pas forcément du sucre et n’est souvent pas à la portée de toutes les belles-filles. Et c’est une pratique qui n’est pas d’ordre religieux.

Il est douze heures. Le soleil est au zénith dans les allées du marché Thiaroye. Les aléas du Ramadan ne remettent point en cause l’activité commerciale. Les mouvements battent le plein. Ndèye Fatou, la quarantaine, est venue s’approvisionner en tissus. Cette cliente de choix capte l’attention des commerçants. A elle seule, elle vient de se procurer cinq tissus de choix, du basin riche. Le tout est estimé à 200.000 FCfa. Ce n’est pas la première fois que Ndèye Fatou vient s’offrir des tissus dans cette boutique, de surcroît en de pareilles périodes qui coïncident avec la quinzaine de jours du mois de Ramadan, informe Amadou Barro, commerçant de tissus. « A chaque Ramadan, elle vient se procurer des tissus », informe le commerçant. A quelques jours de la célébration de la Korité, les familles raffolent de tissus qui seront confectionnées en boubous pour servir d’habillement le jour de la fête. Mais, ceux que viennent de s’offrir Ndèye Fatou ne sont guère destinés à la célébration de la Korité, informe-t-elle. Si elle est venue s’approvisionner en tissus, c’est bien pour les offrir à sa belle-famille en guise de « Soukerou Koor », relève-t-elle.

La jeune femme mariée compte ainsi faire plaisir à sa belle-mère, son beau-père et quelques-unes des sœurs et tantes de son époux. En plus de tissus chèrement acquis, elle est dans les dispositions de leur offrir également de l’argent. « Selon mes estimations, en plus des tissus, il me faudra 150.000 FCfa pour faire plaisir à ma belle-famille, à travers l’offre du «Soukerou Koor» », relève-t-elle. Ndèye Fatou est cadre dans une entreprise de la place. Son revenu lui permet d’honorer un tel engagement, qui, souligne-t-elle, « aura cependant un véritable impact sur mes dépenses mensuelles », avant d’ajouter que « l’enjeu en vaut le coup ».

Autre lieu, autre réalité. La pratique du « Soukerou Koor » devenue courante dans la société sénégalaise n’est pas du goût de Fatoumata Diop. Cette mère de famille âgée de 50 ans n’est guère dans le besoin. Elle habite dans une luxueuse villa située à Scat Urbam. Médecin de son état, elle est propriétaire d’une clinique qui marche à plein régime. Elle gagne dignement et confortablement sa vie. Pour autant la dame refuse « d’entrer dans des futilités sans aucun fondement », relève-t-elle. Du moins, c’est ce que lui inspire les « gestes excessifs qui vont avec la dotation du Soukeurou Koor ».

…Une habitude devenue obligatoire…
Mme Diop capitalise vingt-cinq ans de mariage. « Je me suis toujours montrée respectueuse envers ma belle famille. Je m’acquitte, avec tous les honneurs, de ce qu’exige notre société dans des occasions particulières telles que le baptême, le mariage et autres », souligne-t-elle. Elle affirme également honorer le « Soukerou Koor »; mais « dans la limite du raisonnable », précise-t-elle. « Je donne à ma belle-mère 20.000 FCfa, 15.000 francs à la tante paternelle de mon époux, vue que son papa est décédé », informe-t-elle. Et dire qu’il m’arrive de leur offrir nettement plus en temps normal. Par contre, je me refuse de m’imposer le fardeau d’une distribution excessive, faite de voyeurisme à travers le prétexte de « Soukerou Koor », relève-t-elle.

Les femmes sont presque unanimes à vouloir, dans la mesure du possible, honorer la dotation du « Soukerou Koor ». Elles restent toutefois partagées sur des « agissements qu’elles jugent parfois excessifs ». Quand certaines convoquent le manque de moyens pouvant parfois empêcher d’offrir quoi que ce soit à la belle famille, d’autres dénoncent « une considération discriminatoire » développée par les belles familles, souvent sévères envers celles qui n’ont pas pu honorer ce rituel en phase de devenir une exigence.

Ndèye Anta Diaw, jeune femme de trente-deux ans, est mariée à un compatriote émigré en Europe depuis cinq années. Au début de leur union, il gagnait suffisamment sa vie et se permettait de financer convenablement le « Soukeurou Koor ». Mais, depuis deux ans, la donne a changé et le pouvoir d’achat de son époux a drastiquement baissé. Cette situation malencontreuse s’est naturellement répercutée sur elle et empêche désormais la jeune femme d’honorer le « Soukerou Koor ». Cette condition qui n’est pas d’ordre à plaire à sa belle-famille, lui a valu « plusieurs réprimandes à l’occasion de cérémonies familiales », relève-t-elle. En effet, selon elle, en de pareilles circonstances, « ma belle-famille n’hésite pas à faire l’éloge des épouses de mes beaux-frères qui ont suffisamment de moyens pour le «Soukerou Koor». Moi, je ne leur inspire que mépris », dit-elle.

…Pratique qui n’est pas d’ordre religieux…
Pourtant, cette pratique n’est pas d’ordre religieux, souligne Imam Ndiathie. C’est juste une démarche culturelle qui a pris une ampleur inquiétante en un temps record, allant jusqu’à s’ériger parfois en obligation, condamne t-il. Il dit avoir pourtant attiré l’attention des maris durant son prêche du vendredi. « Les maris ont un rôle déterminant dans cette situation, car ce sont eux qui, la plupart du temps, donnent de l’argent destiné au «Soukerou Koor» à leurs épouses », relève-t-il.

Selon Aïda Lam, soixante ans, la pratique du « Soukerou Koor » date de plusieurs années. Elle se rappelle qu’à son époque déjà, elle-même la donnait à sa belle-mère parce qu’ayant vu sa propre maman s’adonnait à la même pratique, affirme-t-elle. Toutefois, les dépenses étaient raisonnables, se souvient-elle. « On se contentait d’apporter du sucre à sa belle-mère. D’une dizaine de paquets de sucre à deux, selon les moyens dont dispose la personne », relève-t-elle. Elle se rappelle aussi que celles qui pouvaient se le permettre préparaient en plus du sucre « un met succulent à base de viande de poulet et autres ». Le tout dans l’unique objectif de faire plaisir à sa belle-famille. Elle dénonce par ailleurs cette « concurrence malsaine venue se greffer dans une pratique mue, au début, par la seule approche de faire plaisir à la belle-famille ».

…Quand les célibataires s’en mêlent
La pratique du « Soukerou Koor » était du ressort exclusif des femmes qui ont contracté un mariage. Elle n’est plus leur apanage. Désormais, les filles qui aspirent également à intégrer une famille par les liens du mariage se déclarent à travers une distribution accrue du « Soukerou Koor ». Elles n’hésitent pas à offrir des sommes astronomiques, souvent accompagnées de tissus les uns plus chèrement acquis que les autres. Cette jeune fille âgée de vingt-cinq ans qui souhaite garder l’anonymat est célibataire de son état. Son petit ami lui a promis un mariage sous peu.

En attendant, elle a déjà fait la connaissance de la plupart des membres de la famille de son promis. A l’occasion du Ramadan, elle n’a pas hésité à amener le « Soukerou Koor ». « J’ai acheté deux tissus bazin riche assortis de 50.000 FCfa que j’ai offerts à la mère de mon fiancé en guise de « Soukerou Koor », informe-t-elle. A travers ce geste, la jeune fille dit « vouloir gagner la confiance de sa belle-famille, tout en faisant plaisir à son fiancé ».

Cette pratique est devenue une véritable pression sociale sur la plupart des femmes mariées. D’ailleurs, certaines se voient reverser le « Soukerou Koor » apporté à leur mère par leurs belles-sœurs. A leur tour, elles acheminent les cadeaux chez leurs propres belles-mères. C’est le cas de Ndèye Fatou Ndao. Elle est mariée à un de ses cousins établis à Louga. Selon elle, chaque année, c’est sa mère qui lui cède une partie des « Soukerou Koor » récoltés auprès de ses belles-sœurs. A son tour, elle part le reverser à sa belle-mère. « Au-delà de la pratique, c’est une question d’honneur », relève-t-elle. Ndèye Fatou ne veut nullement être la risée de sa belle-famille. C’est pourquoi, dit-elle, elle est prête à tout faire pour honorer le « Soukerou Koor ». Une exigence qu’elle s’est imposée à l’image de plusieurs autres femmes sénégalaises.

Par Oumar BA

Assurer une meilleure prise en charge des réfugiés et demandeurs d’asile, c’est le souhait de l’International refugee rights initiative (Irri). Cet organisme a, dans une déclaration, recommandé vivement au gouvernement sénégalais de réexaminer sa législation nationale. Malgré cela, le Sénégal accueille 14 274 réfugiés et 2 914 demandeurs d’asile de diverses nationalités.

Le Sénégal doit remédier aux faiblesses de son système d’asile et accorder encore plus d’attention à la situation des réfugiés et demandeurs d’asile vivant sur son sol. D’après un communiqué reçu hier à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés célébrée le 20 juin, les défenseurs des réfugiés ont attiré l’attention du gouvernement sénégalais et de l’opinion publique nationale et internationale sur la problématique de l’asile au Sénégal. Selon la même source, l’Irri rappelle que le Sénégal a ratifié la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés ainsi que celle de l’Oua de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique.

Il accueille 14 274 réfugiés et 2 914 demandeurs d’asile de diverses nationalités, selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. « Beaucoup de réfugiés choisissent le Sénégal en raison de sa stabilité politique et de sa démocratie. Il est important de signaler que beaucoup de failles sont notées dans le système d’asile sénégalais », écrit le texte.

Le document mentionne également que de sérieuses lacunes administratives et procédurales empêchent ceux qui ont besoin de protection d’en bénéficier. « La Commission nationale d’éligibilité est extrêmement lente dans le traitement des dossiers, laissant certains demandeurs d’asile attendre près de trois ans avant de recevoir une décision », lit-on ; alors qu’au Togo, les demandes d’asile sont traitées en six mois.

« Une législation qui fixerait un délai pour le traitement des demandes d’asile serait une étape décisive pour lutter contre cette situation. Les demandeurs d’asile n’ont souvent pas accès à l’aide humanitaire jusqu’à ce qu’ils soient reconnus comme étant réfugiés », fait part la même source. En outre, le Sénégal n’a pas prévu de centre d’accueil pour les demandeurs les plus vulnérables tels que les femmes enceintes, les enfants non accompagnés et les personnes âgées.       

S. M. S. CISSE

Contrairement à la thèse qui s’est répandue ces dernières heures dans la presse, la Police réfute avoir ouvert le feu sur les deux dames qui prenaient part à une manifestation à Touba.

La Police nationale a battu en brèche la rumeur qui circule ces temps-ci selon laquelle elle aurait ouvert le feu sur des manifestants à Touba. Dans un communiqué reçu hier, le Bureau des relations publiques de cette institution explique que la balle extraite du corps de la dame A. Sall (l’une des victimes des tirs) est une munition de calibre 6,62 mm non utilisé par les policiers qui ne disposent que de munitions de calibre 9 mm. A en croire le communiqué, la police recherche activement un certain A. Dieng qui serait l’auteur des tirs. Néanmoins 38 individus ayant pris part aux manifestations ont été pour le moment interpellés. Revenant sur les faits, le texte explique que le 18 juin dernier, aux environs de 14 heures, des marchands ambulants du marché Ocass ont attaqué le poste de police, sis dans ledit marché, dans l’intention d’en découdre avec des éléments de «Safinatou Amane» qui s’y étaient réfugiés. Ils reprochaient à ces derniers d’avoir battu jusqu’à évanouissement un garçon du nom de B. Mbengue, âgé de 14 ans et qui venait d’être évacué à l’hôpital par les Sapeurs-pompiers. Malgré l’hostilité de la foule qui jetait des pierres sur le véhicule d’intervention, les éléments du commissariat spécial de Touba ont pu exfiltrer l’agent de police, les Asp et les éléments de «Safinatou Amane» séquestrés au poste. Selon toujours le document de la police, « dans leur élan destructeur, les badauds ont saccagé les deux postes de police du marché et vandalisé des magasins ». Et c’est dans la mêlée que les deux dames nommées A. Sall, âgée de 19 ans et A. Fall, âgée de 44 ans, ont été blessées par balle. La première a été atteinte à l’avant-bras droit et à la poitrine, tandis que la seconde a reçu le tir au cou. Elles ont été admises à l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba. Si l’on se fie au texte de la police, il a fallu l’intervention de renforts du Gmi et de l’Esi de la gendarmerie pour rétablir l’ordre.

Raddho, Lsdh et Amnesty pour l’ouverture d’une enquête
Suite aux incidents de Touba, Amnesty International Sénégal, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) ont, dans un communiqué conjoint, « condamné le recours à la violence par les manifestants, ainsi que l’usage excessif de la force dans les opérations de maintien de l’ordre ». Par ailleurs, ces organisation ont demandé « l’ouverture d’une enquête indépendante pour déterminer l’origine et les conditions d’usage des armes à feu ayant occasionné au moins deux blessés graves et sur les allégations de mauvais traitements contre un garçon dans un poste de police de la ville ».

Ndiol Maka SECK

5.7-Le Prophète avec les personnes âgées
Cette catégorie sociale occupe, il faut le rappeler, une place importante dans la société. La tradition islamique veut qu’elle soit correctement prise en charge et entourée de respect et de considération en même temps qu’elle invite la personne âgée à jouer un rôle positif aussi bien au sein de lafamille qu’au sein de la société. Elle doit contribuer à la conservation du patrimoine matériel et immatériel, privé et public et à l’éducation des enfants et à la promotion du bénévolat.

Le Prophète de l'islam appréciait hautement une vie longue et bien remplie et pensait que les meilleurs d’entre nous sont ceux qui passent une longue vie à réaliser de grandes œuvres qui immortalisent leur mémoire.

Muhammad s'intéressait particulièrement aux personnes âgées et considérait que la vénération d'un musulman aux cheveux blancs et son respect procèdent de la vénération de son Créateur. Il nous met en garde contre le mépris et le manque de respect envers les personnes du troisième âge. Une fois, un vieil homme arriva auprès de lui, et les gens tardèrent à lui dégager le chemin. Ce qui fit dire au Prophète: «N'est pas des nôtres celui qui ne compatit pas avec nos petits et ne respecte pas nos vieux.»

Dans le cadre de son suivi de la situation de la catégorie sociale sus visée, il a reçu une information portant sur une injustice commise à l’endroit d’un vieille femme d’Abyssine. Pour attirer l’attention de tout le monde sur l’impact de telles pratiques sur la société, il dit: «Comment voulez-vous que soit sainte une communauté au sein de laquelle les faibles sont laissés à la merci des forts?» En d’autres termes, pour qu’une société jouisse du respect et de la considération sur le plan international, elle doit s’efforcer à asseoir la justice sociale en son sein et bannir toute formes de discrimination.

Quand le père de son plus proche compagnon Abou Baker, un vieillard finissant , non encore converti alors à l'islam, se présenta au Prophète lors de la conquête de La Mecque, le Messager de Dieu fit ce reproche amical à son gendre : «Pourquoi n'as-tu pas laissé le vieux chez lui afin que j’aille le retrouver?»

L'Elu tenait compte de la faiblesse des personnes âgées et leur accordait des allègements par rapport aux lois religieuses. C'est ainsi qu'il permit à la personne âgée de se faire remplacer au pèlerinage et donnait aux imams l'ordre d'alléger leurs prières pour éviter que leur prolongation n'empêche les vieux de participer aux prières collectives des musulmans. Muhammad enseignait que le vieux mérite plus que tout autre qu'on lui facilite la pratique du culte, qu’on évite de lui donner un ordre qui le mette à l’épreuve et qu’on ne lui interdit pas ce dont il ne peut se passer

Quant il vit un vieillard soutenu par ses deux enfants se rendre à pied à la maison sacrée puisqu’il en avait formé le vœux, il lui donna l'ordre d'utiliser une monture. C’était de sa part une manière de corriger une mauvaise compréhension de la religion qui about à une pratique qui en viole l’esprit. Car le pèlerinage n’est exigé que celui qui en a réellement la capacité physique et financière.

 

Contrairement à la thèse qui s’est répandue ces dernières heures dans la presse, la Police réfute avoir ouvert le feu sur les deux dames qui prenaient part à une manifestation à Touba.

La Police nationale a battu en brèche la rumeur qui circule ces temps-ci selon laquelle elle aurait ouvert le feu sur des manifestants à Touba. Dans un communiqué reçu hier, le Bureau des relations publiques de cette institution explique que la balle extraite du corps de la dame A. Sall (l’une des victimes des tirs) est une munition de calibre 6,62 mm non utilisé par les policiers qui ne disposent que de munitions de calibre 9 mm. A en croire le communiqué, la police recherche activement un certain A. Dieng qui serait l’auteur des tirs. Néanmoins 38 individus ayant pris part aux manifestations ont été pour le moment interpellés. Revenant sur les faits, le texte explique que le 18 juin dernier, aux environs de 14 heures, des marchands ambulants du marché Ocass ont attaqué le poste de police, sis dans ledit marché, dans l’intention d’en découdre avec des éléments de «Safinatou Amane» qui s’y étaient réfugiés. Ils reprochaient à ces derniers d’avoir battu jusqu’à évanouissement un garçon du nom de B. Mbengue, âgé de 14 ans et qui venait d’être évacué à l’hôpital par les Sapeurs-pompiers. Malgré l’hostilité de la foule qui jetait des pierres sur le véhicule d’intervention, les éléments du commissariat spécial de Touba ont pu exfiltrer l’agent de police, les Asp et les éléments de «Safinatou Amane» séquestrés au poste. Selon toujours le document de la police, « dans leur élan destructeur, les badauds ont saccagé les deux postes de police du marché et vandalisé des magasins ». Et c’est dans la mêlée que les deux dames nommées A. Sall, âgée de 19 ans et A. Fall, âgée de 44 ans, ont été blessées par balle. La première a été atteinte à l’avant-bras droit et à la poitrine, tandis que la seconde a reçu le tir au cou. Elles ont été admises à l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba. Si l’on se fie au texte de la police, il a fallu l’intervention de renforts du Gmi et de l’Esi de la gendarmerie pour rétablir l’ordre.

Ndiol Maka SECK

 

Durant le Ramadan, l’homme d’affaires Gass Ezzedine, à travers sa Fondation éponyme et l’appui de trois autres associations, distribue des centaines de repas aux nécessiteux. Une action sociale qui se perpétue depuis près de 30 ans.

En ce vendredi, 21ème jour du Ramadan, comme à son habitude, le centre-ville de Dakar grouille de véhicules et de monde. Le soleil est au zénith, la chaleur étouffante. Sur la rue Victor Hugo, un petit terrain vague délimité par un enclos en zinc tranche avec le décor du milieu constitué de grandes bâtisses. A l’intérieur de ce parking « occasionnel », une quinzaine de femmes, à l’ombre d’un hangar, s’affairent autour de grandes bassines. Les unes contiennent des poulets, les autres des légumes, du riz et d’autres condiments. Dans un coin, quatre grosses marmites attendent d’être mises au feu. C’est la cuisine en plein air de la Fondation Gass Ezzedine du nom de l’homme d’affaires d’origine libanaise connu pour sa passion pour le sport.

Président de la Fédération sénégalaise de Pétanque, Gass Ezzedine est aussi un homme au grand cœur. Depuis près de 30 ans, durant le Ramadan, il met la main à la poche pour faire manger des nécessiteux et d’autres personnes qui se trouvent au centre-ville à l’heure de la rupture du jeûne. « Nous préparons tous les jours 180 kg de riz accompagné soit du poulet, soit du poisson ou de la viande », confie ce bon samaritain. Il a toujours payé la facture de cette action de bienfaisance. Mais ces dernières années, Gass Ezzedine est soutenu par trois associations caritatives libanaises « Al Hoda », Notre-Dame du Liban et « Al Noor ». Ensemble, ils permettent, grâce à une équipe d’une trentaine de personnes, à plus de 700 personnes de manger à leur faim tous les soirs.

Au début de l’aventure, tous les plats étaient acheminés en camion dans des endroits ciblés du centre-ville et distribués aux bénéficiaires. Mais, de plus en plus, les gens viennent eux-mêmes avec leur bol, souligne Gass Ezzedine. Ces actions de solidarité dépassent le périmètre de la capitale. Des localités comme Rufisque et Louga en bénéficient. La Fondation se signale aussi à l’occasion d’autres événements. « La Fondation fait beaucoup de social dans les villages et les mosquées. Une fois par mois, nous offrons des denrées alimentaires à certaines catégories sociales. Pendant la période de froid, nous offrons des couvertures. Lors de la rentrée des classes, nous offrons des fournitures scolaires. A Noël, nous offrons des jouets, des habits et des chaussures. La Fondation vit et fonctionne toute l’année », explique cet humanitaire dans l’âme, père de trois garçons. « J’ai toujours aimé aider mes prochains. L’humanitaire est une passion. Ce sentiment a grandi en moi et je tenais à le transformer en acte concret », ajoute-il. Très attaché au Sénégal où il est né et a grandi, Gass Ezzedine trouve dans ces actions un moyen d’être utile à la société.  

Pour permettre à certains indigents de passer une bonne fête de Korité, la Fondation Gass Ezzedine distribue des kits alimentaires composés de riz, d’huile, du sucre, de pots de tomate, du lait, des biscuits, etc., dans 80 endroits identifiés. Ce philanthrope ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il rêve de construire une grande cuisine où les nécessiteux pourront manger gratuitement tous les jours.

Par ailleurs, la Fondation a offert à l’Amicale des femmes du journal «Le Soleil» un important don de denrées alimentaires qui ont été redistribuées, dans le cadre des actions de solidarité des femmes du Soleil, aux populations de Yarakh.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le directeur de l’hôpital Maguette Lô de Linguère, Docteur Abdou Sarr, a offert, jeudi dernier, un «ndogou» (repas de rupture du jeûne) aux patients et à son personnel.

« Ce que nous avons fait aujourd’hui fait partie du programme social qui entre dans l’agenda annuel de l’établissement. Pour gérer des établissements publics de santé, il y a  un volet important qu’il faudrait apporter au dialogue pour aboutir à une vraie cohésion sociale, facteur garant de la performance. C’est pourquoi nous organisons une journée pendant laquelle nous servons au personnel et aux patients des repas de rupture du jeûne », a dit le directeur à ses hôtes. Il a ajouté que cette action hautement sociale sera pérennisée. « Cette activité est planifiée  dans les principales activités de l’établissement. Nous comptons voir quel axe à améliorer pour que cette activité puisse être de haute portée sociale et appréciée par tous », a-t-il indiqué.

« Rien ne peut se faire sans la cohésion, si tout le monde ne conjugue pas le même verbe, le verbe agir ensemble » a-t-il dit à son personnel. Il les appelle à l’unité, à un travail d’équipe, à une étroite collaboration, à des échanges sur toutes les questions.

Une patiente trouvée à la salle 4, Marième Sow se réjouit de cet acte noble.
« Ce plat copieux offert par l’hôpital va nous soulager des peines énormes auxquelles nous étions confrontées quotidiennement pour rompre le jeûne », dit-elle. L’autorité administrative, Mamadou Bachir Ndao, a félicité le directeur de l’hôpital Maguette Lô de Linguère pour avoir associé à cette communion les malades et les chefs de service de la commune.

Masse NDIAYE

En partenariat avec le projet « Son Choix » mis en œuvre par Enda Jeunesse Action, l’association « Enfants jeunes travailleurs » a mis à profit la commémoration de la journée de l’enfant africain pour une rencontre d’échanges. Il a été beaucoup question de faire face à la montée du terrorisme dont les acteurs utilisent souvent des enfants qui subissent toutes sortes de violences. Le « ndogou » offert aux «daaras» de Sérigne Thierno Aliou Barry de Daybatou et d’Imam Diacko au quartier Gouye a également été un prétexte pour sensibiliser les responsables de ces «daaras» dans la protection des enfants pour le respect de leurs droits fondamentaux, à savoir le droit à l’éducation, à une famille, à la santé et à une nationalité. Car l’un des problèmes de la protection des enfants demeure également la mendicité des tout-petits. Ce phénomène expose les enfants de la rue à la violence, aux abus et à la délinquance juvénile.
A cela s’ajoute la montée du terrorisme. D’où la pertinence du thème sur les « conflits et crises en Afrique : protégeons les droits de tous les enfants » qui a été retenu par l’Union africaine.

Pape Demba SIDIBE

Le secrétaire général des Nations Unies a rendu, hier, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, un vibrant hommage aux femmes cibles de ces crimes.

« Aujourd’hui, nous rendons hommage aux femmes, aux filles, aux hommes et aux garçons qui ont subi des violences sexuelles atroces lors de conflits et nous réaffirmons la volonté de la communauté internationale dans son ensemble de venir à bout de ce fléau ». Selon Antonio Guterres, le viol et la violence sexuelle en temps de conflit sont une tactique terroriste et une tactique de guerre employées à des fins stratégiques pour humilier, dégrader et détruire autrui, souvent dans le cadre d’une campagne de nettoyage ethnique. « On ne devrait jamais y voir une conséquence inévitable des guerres », déplore-t-il. Selon lui, la violence sexuelle remet en question le droit de tout un chacun à mener sa vie dans la dignité et elle représente une menace pour la paix et la sécurité collectives.

Antonio Guterres relève qu’il s’agisse d’avoir recours à la diplomatie préventive, de favoriser la consolidation de la paix et le développement, d’encourager l’adoption d’initiatives à l’échelle nationale ou de lutter contre la discrimination fondée sur le sexe, l’Organisation des Nations Unies n’épargne aucun effort pour s’attaquer aux racines de la violence sexuelle en temps de conflit. « Nous continuerons de suivre la situation, d’en rendre compte, d’aider les victimes et de tout faire pour obtenir que les coupables aient à répondre de leurs actes », a-t-il déclaré.

L’ancien Premier ministre portugais souligne que l’Organisation des Nations Unies fait de son mieux pour donner au personnel de maintien de la paix les moyens dont il a besoin pour pouvoir protéger les civils vulnérables et faire en sorte que justice soit faite dans tous les cas. « Il est de notre responsabilité à tous de faire en sorte que de tels crimes n’aient plus lieu.

Au nom de toutes les victimes, réaffirmons aujourd’hui notre volonté de mettre un terme à la violence sexuelle en temps de conflit et de faire régner la paix et la justice partout dans le monde », conclut-il.

Cheikh M. COLY

 World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.

Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».

Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision.  Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.  

Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.

Oumar BA

La cité religieuse de Darou Karim a refusé du monde à l’occasion de la célébration de la nuit bénie de Leylatoul Khadry. Face à la délégation officielle, la descendance de Serigne Massamba et de Serigne Modou Faty Khary a rappelé ses doléances. Le secrétaire d’Etat Abdou Ndéné Sall a promis d’être leur interprète auprès du président Macky Sall pour trouver une solution dans les meilleurs délais.

Le secrétaire d’Etat Abdou Ndéné Sall qui dirigeait la délégation officielle à Darou Karim, a, au nom du président Macky Sall, salué les chefs religieux, avec à leur tête Serigne Fallou Mbacké présent à la cérémonie, puis leur a demandé de le transmettre à Serigne Cheikh Modou Faty Khary et à toute la famille. « Nous avons entendu toutes vos doléances concernant les 2,5 km de route, le dispensaire et nous le transmettrons au président de la République et c’est aussi normal que Darou Karim en dispose ». « Nous ferons tout qui est en notre pouvoir de concert avec le maire pour doter la cité de Darou Karim des infrastructures sollicités », a-t-il ajouté.

Tout en plaidant le cas de la mairie, dont les moyens limités ne peuvent pas satisfaire lesbesoins de toutes les nouvelles localités, le secrétaire d’Etat a sollicité des prières pour la paix et une victoire du président Macky Sall lors des élections législatives qui se profilent à l’horizon. C’est seulement ainsi qu’il pourra mettre en exécution l’ensemble de ses ambitions pour le Sénégal ». Abdou Ndéné Sall a affirmé qu’avant l’année prochaine, le gouvernement va satisfaire leurs doléances et d’autres projets pour la cité de Darou Karim. 

Serigne Fallou Mbacké, président la cérémonie, a remercié les responsables et structures présents et prié pour les disciples. Auparavant, Serigne Cheikh Bara Lahad, au nom du Khalife général des mourides Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, a salué et remercié la famille de Serigne Modou Faty Khary pour l’organisation et chargé le chef de la délégation de transmettre au chef de l’Etat les salutations et prières du Khalife général des mourides. Il a insisté sur l’apport des disciples qui sont à la base de toute l’organisation de cet événement. Il a évoqué l’importance du mois de ramadan et la nuit même de Leylatoul Khadry. Il a magnifié la vision de Serigne Modou Faty Khary qui était basée sur la conformité aux «ndiguel» (recommandations) qui l’ont conduit en ce lieu. Le disciple de Serigne Touba, dit-il, doit avoir foi en son guide. Il a dénoncé les propos malencontreux entendus à travers les ondes; un comportement qu’il a décrié et invite les Sénégalais à abandonner les palabres pour l’action. Il faut avoir foi en Serigne Massamba et en Serigne Touba qui l’avait envoyé en ce lieu car toutes leurs prières se réaliseront. Serigne Bassirou Mbacké a fustigé les promesses annuelles non tenues de l’Etat concernant la réfection de la route car cela ne l’honore pas.

Mamadou DIEYE

Les femmes du Mouvement Bamtaare Sénégal ont organisé une conférence religieuse à l’occasion du mois béni de ramadan. Le thème de cette année porte sur le rôle et la responsabilité de la femme musulmane envers sa famille et ses enfants conformément aux recommandations divines.

Une centaine d’imams ratibs, d’islamologues et des guides religieux venus des différentes contrées des départements de Kolda, Vélingara, Médina Yoro Foulah et Goudomp, ont pris part à cette conférence annuelle. Les familles chérifiennes dela commune et du département de Kolda ont également envoyé des délégations à cette rencontre religieuse qui draine chaque année de nombreux fidèles durant le mois de ramadan. 

A cette occasion, des prières ont été formulées pour le président de la République Macky Sall et sa famille ainsi que pour des élections législatives paisibles au Sénégal. A noter que l’édition de cette année est parrainée par la Première dame du Sénégal, Madame Marième Faye Sall.

Les conférenciers ont, tour à tour, rappelé l’importance de la prière, du jeûne du mois de ramadan et de la zakât, avant d’insister sur le devoir de la femme musulmane dans l’éducation religieuse de sa famille et de ses enfants. Pour étayer leur argumentaire, ils citent des versets du saint Coran et des hadiths du Prophète Mouhamad (Psl) qui s’accordent tous sur le rôle et la responsabilité de la femme dans l’éducation de sa progéniture et des autres membres de sa famille. « La femme est la porte d’entrée du monde et de la société. Tout se construit à partir de la femme », déclare l’un d’eux. Et un autre islamologue de renchérir : « L’enfant est éduqué 10 ans avant le mariage de sa maman » selon les préceptes religieux.

Le président du Mouvement Bamtaare Sénégal, Chérif Leheib Aïdara, se réjouit de l’importance de ce thème et félicite les conférenciers pour la pertinence de leurs interventions. « Je pense que les thèmes sont d’actualité et sont extrêmement importants car c’est des thèmes de société. Et nous avons eu la chance d’avoir des très grands conférenciers qui nous ont aidés à comprendre notre religion. Ils nous ont également permis de comprendre notre devoir vis-à-vis de nos familles et de nos enfants ; je pense que c’est extrêmement important », déclare-t-il. Il remercie au passage la Première dame du Sénégal d’avoir accepté de parrainer cette conférence religieuse organisée par les femmes de Bamtaare Sénégal.

Mamadou Aliou DIALLO

5.6-Le Prophète et ses voisins
C'est une source de quiétude que d'avoir un voisin bienveillant. Le meilleur des voisins auprès d’Allah, enseigne l’envoyé d’Allah, est le plus disponible entre eux.

Le Prophète Muhammad attachait du prix à tout ce qui contribuait à la cohabitation pacifique. Il rappelait que lui-même était l’objet d’une incessante sollicitude de la part de Gabriel à propos de la conduite à tenir à l’égard du voisin: «Gabriel ne cessait de me recommander mon voisin au point que j'ai cru qu'il allait en faire mon héritier.»

On tire de son enseignement que la bienveillance envers ses voisins est une exigence de la foi: «Que celui qui croit en Allah et au jour dernier traite bien son voisin.» La bienveillance envers le voisin doit se traduire par la solidarité et le partage. N'est pas croyant, disait le Prophète, celui qui mange à satiété tout en restant indifférent à l’égard de son voisin qu’il sait souffrir de la faim.

On sait que le Messager d’Allah avait des voisins démunis et des pauvres se réfugiaient encore dans sa mosquée et comptaient sur son assistance.Une fois , il rentra chez lui, trouva un bol rempli de lait caillé et dit:
«D'où vient ce lait?»
- «Un Tel ou une Telle nous l'a offert.»
- Aba Hirr !
- «Me voici, ô Messager d'Allah.»
- «Va faire venir les gens de l’Auvent.»

Le Prophète répondait à aux invitations de ses voisins malgré ses multiples occupations . Il prenait parfois l’initiative de leur rendre visite et en profitait pour les instruire et prier pour eux.
Il prenait la tolérance à l’égard du voisin qui importune les autres à cause des travaux qu’il effectue chez lui, à condition qu’il en avertisse les autres et les fasse à des heures acceptables. Mieux, on doit veiller sur les intérêts matériels et moraux de ses voisins. Une règle du droit musulman donne au voisin la priorité quand son voisin veut vendre son appartement ou maison pour aller s’installer ailleurs.

Selon la loi islamique, les atteintes au voisin sont plus graves celles commises contre les autres. Ceci s’applique notamment aux vols et crimes touchant à l’honneur des familles, actes qui produisent souvent quand le voisinage entraîne une certaine promiscuité et la difficulté de contrôler les fréquentations. Les risques de dérapage qui peuvent en résulter transpiraient dans ce dialogue entre le Prophète et un groupe de ses disciples:
-«Que dites vous de l’adultère?»
- «Nous disons que c'est une chose interdite par Allah et par Son messager jusqu'au jour de la Résurrection.»
– «Avoir des relations adultérines avec dix femmes est moins grave d’en avoir une seule avec la femme de son voisin.»
- «Que dites vous du vol?»
- «Un acte interdit par Allah et par Son messager et qui le restera pour toujours.»
- «Voler dans dix maisons est moins grave que voler (une seule fois)chez le voisin.»

Si le Messager de Dieu insistait tant sur la nécessité d’entretenir de bonnes relatons avec ses voisins, c’est parce que c’est le meilleur moyen de jouir d’un voisinage sûr et tranquille.

 

Le chef d’état-major général des armées, le général Cheikh Guèye, vient d’effectuer une visite de 48 heures dans la zone militaire n°6 qui couvre les régions de Kolda et de Sédhiou pour s’enquérir des conditions de travail des militaires, selon la Dirpa.

A sa descente d’avion à l’aéroport de Kolda, il a été accueilli par le colonel Philipe Dia, commandant de la zone militaire numéro 6. Le général Guèye et sa suite se sont ensuite rendus à la gouvernance pour une visite de courtoisie au gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, avant de regagner les locaux de la zone militaire n°6. La délégation s’est ensuite rendue à Samine dans le département de Goudomp où elle a été accueillie par le lieutenant-colonel Mouhammed Moustapha Mbengue, chef de corps du sixième bataillon d’infanterie. « Je suis venu vous voir ici à Goudomp que je connais très bien parce que je suis dans le cadre de mes tournées dans la zone militaire n°6 où j’ai décidé de passer 48 heures avec vous, je vous en félicite », déclare le général Guèye. A son deuxième jour, le chef d’état-major général des armées et sa délégation se sont rendus au Secteur 61 de Médina Wandifa, dans le département de Bounkiling, où ils ont été accueillis par le chef de corps du 26ème bataillon de reconnaissance et d’appui, Clément Nazalan. Le cortège s’est ensuite ébranlé vers Diacounda, notamment à Saré Faramba. « Je voudrais d’emblée vous dire toute ma satisfaction pour le travail remarquable que vous faite ici à Medina Wandifa et alentours. Vous avez pu mesurer vous-mêmes l’importance de ce secteur du point de vue de l’assurance de la libre circulation des personnes et des biens. Il faudrait se rappeler que la mission principale ici est de permettre aux populations de vaquer paisiblement à leurs activités quotidiennes », affirme le chef d’état-major général des armées. Pour lui, les trafiquants de bois et les bandes armées doivent être traités de la même façon. Car, tous s’adonnent à des activités criminelles pour une économie criminelle, selon lui.

Mamadou Aliou DIALLO

Si l’objectif des pèlerins qui vont à Nimzatt a toujours été d’implorer le Seigneur et de recueillir les grâces de Cheikhna Cheikh Saad Bouh, cette année, le pèlerinage est exceptionnel à plus d’un titre parce que coïncidant avec le centenaire du saint homme et l’organisation de la deuxième édition de la conférence internationale de la Tariqa Khadriya.

Avec les derniers jours du mois de ramadan, les fidèles de la Tariqa Khadriya s’apprêtent à faire le pèlerinage de Nimzatt. Cette année, les talibés vont assister à une cérémonie « exceptionnelle », selon Chérif Cheikh Atkhana Aïdara, le responsable de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh que nous avons rencontré à son domicile sis aux Hlm Rufisque. Cette particularité du pèlerinage s’explique par deux raisons. « L’une parce que c’est l’année de la célébration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh disparu le 12 juillet 1917. C’est donc une date symbolique qui coïncide avec beaucoup de festivités dans le milieu khadre. L’autre raison est que ce pèlerinage est célébré quelques semaines avant l’organisation de la deuxième édition de la conférence internationale de la Tarikha Khadriya prévue le 8 juillet prochain », a indique Chérif Cheikh Atkhana Aïdara.

A ce titre, le guide religieux invite l’Etat du Sénégal et de la Mauritanie à accompagner les pèlerins avant, pendant et après cette cérémonie religieuse. Car, selon lui, Nimzatt se tient dans une période de chaleur et les visiteurs auront besoin de beaucoup d’eau et de faciliter pour la traversées des deux frontières. A ce titre, Chérif Atkhana souhaite qu’il n’y ait pas de favoritisme dans l’ordre de passage du bac. Revenant sur l’organisation de la deuxième édition de la conférence internationale, le marabout signale que le comité de pilotage est à pied d’œuvre. De même que le comité scientifique présidé par le Pr Abdoulaye Elimane Kane et Rawane Mbaye comme président d’honneur. Trois objectifs sont visés à travers cette conférence. Il s’agit dans un premier temps de donner les réponses de l’Islam face aux enjeux du monde, de célébrer le centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh et de concrétiser la modernisation de Ngoumba Guéoul, en tant que capitale de la Khadriya au Sénégal. L’ouverture de cette conférence se tiendra à Dakar les 8 et 9 juillet prochain et la clôture en Mauritanie les 12 et 13 juillet.

Maguette NDONG

Des échauffourées ont éclaté en milieu d’après midi, au marché Ocass de Touba. Il y a deux blessés évacués dans un état critique par les sapeurs pompiers à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, selon les témoins. Le khalife général a appelé au calme.

Tout est parti d’une banale dispute entre un jeune commerçant ambulant et un membre de la sécurité du marché. Cette sécurité est assurée par les membres de la « Safinatoul aman » et des agents de la sécurité de proximité communément appelés Asp. Ces derniers avaient cogné la tête d’un jeune commerçant contre un mur à plusieurs reprises. Il a fini par s’évanouir. Il a été évacué à 13h 24 à l’hôpital par les sapeurs pompiers dans un état critique. Les agents lui reprochaient de s’être battu avec un autre. Témoin des faits, Modou raconte : « J’ai été chez leur responsable Mbaye Sarr qui m’a fait savoir que ces gens sont sous l’autorité de Serigne Modou Lô « Ngabou. Ils exécutent le ndiguel. Alertés, les compagnons de la victime ont organisé une riposte en envahissant le poste de contrôle de la police du marché Ocass. Un affrontement entre les commerçants et les forces de l’ordre ont engendré plusieurs blessés évacués à l’hôpital Fawzeyni.

Le khalife appelle au calme
Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités. Plusieurs personnes ont été interpelées par la police. Les victimes évacuées dans un état critique étaient entre les mains des blouses blanches. Un appel au calme du khalife général relayé depuis la grande mosquée après la prière de l’après midi et l’intervention de l’escadron de la gendarmerie ont amené le calme précaire et les activités ont timidement repris au marché Ocass. De l’avis du chargé de la communication de « Safinatoul aman », le mis en cause, un certain Abdou Dieng, est un civil qui ne fait pas partie de leur organisation.

Mamadou DIEYE

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mme Mariama Sarr, a présidé, hier, dans la commune de Mpal, la cérémonie officielle de la célébration de la 27ème édition de la Journée de l’Enfant africain et de la 27ème édition de la semaine nationale de l’enfant. Le thème était axé cette année sur le thème « l’agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances ».

En choisissant ce thème, a rappelé la ministre de la Femme, le comité des experts africains sur les droits et le bien-être de l’enfant a voulu réaffirmer l’importance de l’Agenda 2030 par rapport aux droits des enfants, mais surtout la nécessité de placer les engagements des Etats au cœur de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (Odd). En effet, a-t-elle ajouté, sur les 17 Odd visés par la communauté internationale, 8 sont identifiés comme prioritaires dans le cadre de la préparation à plus de responsabilités à l’âge adulte. Il s’agit de l’éradication de la pauvreté, de la lutte contre la faim, de l’accès à la santé, à une éducation de qualité, de l’égalité des sexes, de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de la paix, de la justice, des institutions fortes, des partenariats et de la participation. Selon Mme Mariama Sarr, le président Macky Sall, depuis son accession à la magistrature suprême, a très tôt indiqué la direction à travers sa vision consistant à promouvoir une société plus juste, dont l’égalité et l’équité restent les fondamentaux pour assurer le bien-être social de tous les groupes vulnérables, particulièrement les enfants.

Les nombreux efforts déployés au cours de ces cinq dernières années, tant au niveau de la santé, de l’éducation, de la justice que de la protection sociale, prouvent à suffisance l’engagement du Gouvernement à travailler en vue d’assurer l’épanouissement de tous nos enfants. A titre d’exemples, elle a cité, au plan sanitaire, les projets comme la Carte d’égalité des chances, la Cmu et le Projet filet santé nutrition (Pfsn), la Cmu-élève, la scolarisation universelle, le programme d’apprentissage des langues et des métiers, le programme de lutte contre la vulnérabilité des enfants, le projet d’appui à la modernisation des enfants et autres projets et programmes qui permettent de prendre en charge les enfants exclus du système scolaire et d’améliorer les conditions d’hygiène et d’apprentissage des enfants dans les «daaras».

Au plan de la promotion de l’équité et de l’égalité des genres, la politique d’institutionnalisation du genre menée par le gouvernement a permis d’obtenir des avancées significatives. Pour preuve, sur les 29 départements ministériels, 21 disposent de cellules genre et travaillent à l’intégration du genre dans leurs budgétisations et actions. Dans le domaine de la lutte contre les pratiques néfastes faites aux femmes et aux filles, des mesures conséquentes ont été mises en œuvre.

Protéger les enfants
Amavi Akpamagbo, directeur national de Plan/Sénégal, s’est réjoui de partager ces moments solennels doublement symboliques, en ce qu’ils marquent la célébration de la 27e Journée de l’Enfant africain, mais également l’inauguration des nouvelles infrastructures construites par la commune de Mpal avec un appui financier de 43.379.295 FCfa de Plan International en partenariat avec l’organisation Sumitomo chemical co. Ltd. du Japon. Il a rappelé que la Journée de l’Enfant africain a été instituée par les chefs d’Etat africains en mémoire du massacre des enfants de Soweto en Afrique du Sud. De l’avis de M. Akpamagbo, cette journée commémore la lutte de tous ceux qui se sont battus et se battent aujourd’hui encore pour la protection et la promotion des droits des enfants, tous ceux qui luttent contre l’exploitation, la mendicité forcée et la traite des enfants, contre les différentes formes de violences faites aux filles et aux enfants, ceux qui luttent pour l’autonomisation et l’égalité des chances afin que toutes les filles et tous les garçons aient accès à une éducation de qualité qui les prépare à contribuer efficacement au développement de leur pays.

Le représentant adjoint de l’Unicef, Georges Gonzales, a longuement insisté sur la nécessité de placer l’enfant au cœur des politiques de développement. Pour lui, prioriser les investissements dans le développement et le bien-être de l’enfant, c’est assurer des retours économiques et sociaux non seulement pour l’enfant mais aussi pour le pays tout entier. Il est heureux de constater que le Sénégal est résolument inscrit dans cette perspective à travers le Pse, notamment dans son axe 2 concernant « le développement du capital humain, la protection sociale et le développement durable ».

Auparavant, le maire de Mpal, Me Issa Diaw, a rappelé que sa ville a mis en place un conseil municipal des enfants, qui compte 40 conseillers, tous désignés par les cellules installées dans les 10 quartiers. Le lancinant problème de la déclaration des enfants à la naissance fut pris à bras le corps par ce conseil des enfants.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.