banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (854)

Un violent accident s’est produit lundi matin sur l’Autoroute, à Dakar, vers l’échangeur de Hann, faisant 4 blessés graves évacués par les sapeurs-pompiers à l’hôpital général de Grand Yoff (Hoggy). Les gendarmes dépêchés sur les lieux en milieu de matinée s’évertuaient à rétablir la circulation fortement perturbée par cet accident, une collision spectaculaire entre un taxi « jaune et noir » et un véhicule particulier, a précisé ce témoin. 

Les véhicules impliqués roulaient pourtant tous deux sur la même voie à hauteur de l’Ecole Mariama Niass.

(APS)

« La place de l’habitat social coopératif dans les économies locales » est le thème de  la rencontre thématique organisée samedi, à Saint-Louis, par  les  responsables et membres de l’Union nationale des coopératives d’habitat (Unacoop), avec l’appui de la Caisse de dépôts et de consignation.

Au cours de cet atelier, l’accent a été mis sur les lenteurs administratives notées dans  l’attribution des parcelles des zones d’aménagement concerté (Zac).

Selon le président de l’Unacoop, Cheikh Mbacké, les lenteurs notées dans l’attribution des parcelles dans les zones d’aménagement communautaire sont déplorables. Il a invité les pouvoirs publics à tout mettre en œuvre pour décanter cette situation dans les plus brefs délais.

Depuis 2001, a-t-il rappelé, de nombreuses coopératives d’habitat et autres demandeurs de terrains à usage d’habitation ont investi des sommes d’argent importantes pour accéder à ces parcelles, mais en vain. Du fait des lenteurs administratives notées dans l’attribution des terrains, ils sont obligés de patienter. A en croire le président Cheikh Mbacké, des efforts ont été néanmoins faits dans les régions de Dakar et de Thiès, dans le cadre de l’attribution des parcelles de ces zones d’aménagement concerté, « mais depuis 10 ans, rien n’est encore fait dans ce sens dans les autres régions ».

M. Mbacké a émis le souhait de voir les familles sinistrées de Guet-Ndar, de Gokhou-Mbathie et autres localités de la Langue de Barbarie, dont les concessions ont été inondées par les eaux marines à la suite des raz-de-marée récurrents notés dans la ville tricentenaire depuis l’année dernière, bénéficier de l’attribution des parcelles de ces zones d’aménagement concerté.

Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée dans les locaux du Conseil départemental de Saint-Louis, un large débat enrichissant et fructueux a porté essentiellement sur « le mouvement coopératif, un espace d’inclusion et de valorisation des ressources humaines », « la prospective dans l’habitat social : intégration de la dimension environnement et durabilité », « l’interactivité entre les acteurs de l’habitat social coopératif », « l’habitat coopératif dans la région de Dakar ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Cinquante (50) militaires ont reçu, vendredi, leur attestation de fin de Formation qualifiante à un emploi (Fqe) organisée par l’Agence pour la réinsertion sociale des militaires. Cet apprentissage de métier vise à aider les militaires à trouver un emploi stable dans la vie civile.

Assis dans la salle de réunion de l’Agence pour la réinsertion sociale des militaires (Arsm), les 50 bénéficiaires de la deuxième session de formation de 2016 en agri-élevage attendent de recevoir leur attestation. Pendant quatre semaines, ces jeunes militaires ont suivi une formation alliant théorie et pratique sur l’horticulture, l’aviculture et la santé animalière, entre autres. La formation de qualification à un emploi (Fqe), financée par le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3fpt), est organisée par l’Agence pour la réinsertion sociale des militaires, en partenariat avec le Bureau de la formation professionnelle agricole. « C’est une de nos missions d’accompagner les jeunes dans l’acquisition de compétences », a déclaré Dame Diop, le directeur général du 3fpt. Il trouve que cette formation est opportunité pour ces « jeunes qui bouclent leur service militaire après deux ans ». Dans le groupe, une « jambar » se démarque. Chignon en arrière pour laisser de la place à son béret et aux petites boucles d’oreille, elle laisse transparaître une féminité que l’uniforme n’a pas cachée. Mame Diarra Ndoye est la seule future agricultrice à côté de ses 49 frères d’arme. La jeune thiessoise qui a rejoint l’armée par amour compte bien mettre à profit les connaissances acquises. « Les femmes ont bel et bien leur place dans la formation. Elles pourront participer, si elles le souhaitent », au développement de l’agriculture, indique l’intendant, le lieutenant-colonel Oumar Sarr, directeur de l’administration générale de l’Arsm. Cette formation permet aussi à ces jeunes militaires de trouver un travail dans un domaine autre que celui de la sécurité, poursuit-il, soulignant que c’est le secteur d’activité dans lequel sont insérés la plupart des anciens militaires. Le but est de les accompagner dans une meilleure réinsertion dans la « vie socioprofessionnelle en milieu civil ».

« On a mis le fusil entre vos mains. A vous de le porter à l’épaule ou à terre ». C’est la métaphore choisie par Abdourahmane Faye, chef du Bfpa, en s’adressant à ces jeunes militaires. Il les encourage à utiliser leurs connaissances pour entreprendre dans un « secteur à forte potentialité » comme l’agriculture. Toutefois, il leur a demandé d’« oser démarrer » un projet et de « suivre une démarche de rigueur » pour réussir.

La seconde phase annoncée est une continuité de la formation. Il s’agit de l’incubation sur demande du bénéficiaire. Elle a pour but d’accompagner « l’entrepreneur » dans la mise en œuvre de ses idées.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Depuis quelques mois, Sédhiou connaît de nombreuses coupures de courant et cette situation commence à créer un mécontentement, surtout en cette veille de la Tabaski où les tailleurs sont les principaux utilisateurs du courant. Le délégué régional de la Senelec pour les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda a la conscience qu’il faut trouver, dans les plus brefs délais, une solution à cette situation.

Mamadou Diémé, délégué régional, a effectué ce week-end une visite au chantier de Bakoum où il est prévu l’installation prochaine de deux groupes de 2,8 mégawatts pour alimenter Sédhiou et ses environs en courant continue. Pour ceux qui se demandaient si cette puissance allait suffire,  le délégué rassure : « Nous mettons cette puissance de 2,8 mégawatts qui couvre les besoins qui sont de 1,2 mégawatt ». Il reconnaît cependant que cette solution est transitoire, assurant que la solution définitive viendra de la haute tension qui partira de Dakar pour couvrir toutes les régions. M. Diémé a longuement expliqué les causes de ces nombreuses coupures de courant enregistrées dans la ville de Sédhiou et ses environs. Le câble fluvial qui alimente Sédhiou est endommagé à hauteur du village historique de Sandiniéry sur une longueur de 500 mètres. Il a indiqué que la réparation coûterait  1,200 milliard de FCfa. Les groupes sont déjà disponibles et on attend la fin des travaux sur le site pour les installer, une opération qui aurait dû intervenir depuis longtemps n’eût été la lenteur administrative enregistrée dans l’acquisition du terrain. Sédhiou n’ayant aucune possibilité d’extension, il fallait négocier avec le maire de Diendé pour avoir un lopin de terre.

Répondant à un confrère qui l’a interpellé sur le remboursement des appareils endommagés à cause des délestages, le délégué régional Mamadou Diémé a rappelé que l’abonné doit, au moment de l’abonnement, déclarer tous ses appareils. Ainsi, en cas de panne causée par le courant, il doit faire la déclaration de sinistre à la Senelec qui situera les responsabilités. Mais si l’appareil n’est pas déclaré, l’usager n’aura pas droit à un dédommagement. Il a demandé aux usagers de la Senelec de remplir les fiches de renseignement par précaution et pour se prémunir d’éventuels risques.  

  Malamine KAMARA      

Thiénaba : Une bande de voleurs s’est introduite, dans la nuit du vendredi au samedi dernier, à l’intérieur de la Mutuelle d’épargne et de crédit de Thiénaba.

Les malfaiteurs, au nombre sept (7), ont dérobé du coffre la rondelette somme de plus de 1.800.000 FCfa, selon nos sources. Une scène qui s’est passée aux environs de 3 heures du matin. Les voleurs ont même eu le temps, sous la menace de leurs fusils et autres armes blanches, de ligoter le vigile du nom de Yoro Diop de la radio communautaire qui jouxte la mutuelle. Après avoir accompli leur forfait, ils se sont ensuite introduits à l’intérieur de la radio communautaire « Ngindikou FM » émettant sur la 100.5, d’où ils ont emporté avec eux des consommables informatiques. La Mutuelle d’épargne et de crédit (MEC) a été ouverte par l’Association rurale de lutte contre la Sida. La gendarmerie de Khombole est descendue sur les lieux pour procéder aux constats d’usage et enclencher une enquête.

M. SAGNE

La brigade de gendarmerie de Hann vient de faire voler en éclats un réseau de trafiquants de sucre. Ils profitaient toujours de leurs chargements à convoyer pour détourner une grande partie, avant de l’écouler sur le marché noir. Ils sont tombés avec 700 kg de sucre.

 Au regard de leur stratégie dévoilée en plein jour après avoir été pris en flagrant délit de reconditionnement du sucre pourtant déjà emballés dans des sacs de 50 kg, difficile de ne pas croire que le trio arrêté est loin d’être à son coup d’essai. En effet, alors qu’ils étaient en patrouille dans leur secteur de compétence, les éléments de la brigade de gendarmerie tombent sur une scène suspecte. Un camion quasi surchargé de sucre est immobilisé quelque part à la cité Soleil. A l’intérieur, trois individus sont occupés à reconditionner le sucre pourtant bien emballé dans de jolis sacs dans d’autres sacs de fabrication artisanale. 

A la vue des hommes en bleu, les occupants du camion commencent à paniquer en affichant des regards hagards. En bons pandores, les gendarmes flairent le coup et les somment d’interrompre le travail avant de les embarquer ensuite dans leur véhicule. Les gendarmes ont fini de comprendre le stratagème des quidams au travers des différentes auditions. En effet, à chaque fois que le camion rempli de sucre s’est mis en route vers le destinataire du chargement, le conducteur immobilise le gros porteur à mi-chemin.

Mais, c’est juste le temps qu’une quantité importante du produit à convoyer soit reconditionnée dans d’autres sacs destinés à être revendus à des prix défiant toute concurrence sur le marché noir à l’insu de l’employeur. Les chauffeurs M.C. et L.N. ainsi que leur apprenti A.K. ont beau être pressés de questions, ils ont opté pour l’omerta sur les tenants et les aboutissants de cette affaire de trafic de sucre dans le cadre duquel 700 kg de sucre sont saisis par les hommes en bleu. Pour le moment, on n’a aucune idée sur le propriétaire légal de chargement, ni les raisons qui ont poussé les quidams à opérer en plein jour. C’est ainsi que la provenance du sucre est restée mystérieuse jusqu’à ce jour. Surtout que personne n’a encore réclamé le sucre confisqué. L’intervention du procureur de la République devra davantage apporter la lumière sur ce trafic de sucre. En attendant, le trio a été ainsi déféré au parquet pour vol au préjudice de son employeur.

Abdou DIOP

Les personnes vivant avec un handicap dans notre pays bénéficient d’une prise en charge sociale de la part de l’Etat dont la dernière trouvaille se trouve être la carte d’égalité des chances. Quelque 246 personnes sont déjà bénéficiaires de ce sésame à Sédhiou. Mais, selon le président de l’association des personnes vivant avec un handicap, Souleymane Massaly, « les personnes qui ne disposent pas de la carte sont plus nombreuses que celles qui en disposent déjà. C’est pourquoi nous demandons qu’on nous envoie le complément de cartes pour ne pas avoir, dans le même groupe, des personnes qui vivent mieux que d’autres en raison des avantages qu’on a avec ces cartes d’égalité des chances ».

Le jeune enseignant de souhaiter que la santé aussi puisse être prise en charge par le projet. Il énumère également les avantages qui s’offrent au possesseur de la carte, comme par exemple la bourse de sécurité familiale (ce qui lui permet de faire face à certaines dépenses), la formation, etc. Ces handicapés, qui refusent la mendicité, demandent le financement d’activités génératrices de revenus. Ils ont espoir puisque beaucoup de structures financent, dans la région, dans le cadre de la lutte contre le chômage des jeunes et des personnes handicapées, des projets bancables. Les handicapés ont également évoqué les difficultés rencontrées pour l’élaboration de projets bancables. Toutefois, des personnes de bonne volonté ont promis de leur apporter soutien.

Malamine KAMARA

L’Institut d’études de sécurité (Iss), une organisation africaine qui a pour objectif de renforcer la sécurité humaine sur le continent, travaille pour une Afrique « pacifique et prospère » et au profit de toutes les populations, a indiqué, jeudi, à Saly Portudal (Mbour), Barthélémy Blédé, chercheur principal à l’Iss Dakar.

Pour y arriver, l’Iss dont le siège est à Pretoria, en Afrique du Sud, met en œuvre sa vision à travers des « recherches indépendantes et reconnues », une expertise en conseil politique, des formations pratiques, de l’assistance technique et un renforcement des capacités, a soutenu M. Blédé. Le chercheur principal intervenait au séminaire international sur le thème : « Sûreté et sécurité maritime dans le golfe de Guinée », initié par sa structure pour permettre aux autorités maritimes sénégalaises, aux délégués venus de la France, du Togo, du Bénin et autres organisations internationales et partenaires internationaux, d’échanger sur des sujets d’intérêt commun. « Dans le cadre de ses activités maritimes, l’Iss vise, depuis quelques années, à mieux comprendre les défis du Golfe de Guinée et à formuler des recommandations », a dit M. Blédé.

Il a ajouté que son institution « conduit, à cet effet, des recherches dans les pays ciblés dont il partage les conclusions dans le cadre de discussions avec les principaux partenaires du secteur maritime dont il bénéficie également des expériences ». « Cette rencontre offre l’occasion aux structures maritimes sénégalaises de nous instruire sur la mise en œuvre de l’action de l’Etat en mer au Sénégal. C’est aussi le lieu pour les participants d’être sensibilisés sur les interconnexions de l’insécurité et du crime organisé dans le Golfe de Guinée, avec des informations récentes des activités illicites dans le delta du Niger », a expliqué le chercheur principal de l’Iss. Pour le Directeur de la protection et de la surveillance des pêches (Dpsp) du Sénégal, le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, « une bonne coordination entre les différentes structures de contrôle et de surveillance des pêches dans les autres pays est essentielle pour une bonne réussite de l’action de l’Etat dans ce domaine ».

Pour sa part, Serge Rinkel, expert de la commission européenne du crime organisé, a relevé que « la marine sénégalaise s’est beaucoup renforcée avec des efforts qui sont consentis dans une région ouest-africaine où il y a peu de surveillance ». « En ce qui concerne la coopération avec l’Union européenne, notamment dans le cadre du projet de renforcement des capacités pour la lutte contre l’insécurité maritime, on a créé à Abidjan un Centre régional d’expertise et de surveillance maritime (Cresmao) qui couvre jusqu’au Nigéria. Il y a aussi le Cresmac qui est à Pointe-Noire (Congo) qui couvre l’Afrique centrale jusqu’à la frontière entre le Nigéria et le Cameroun », a-t-il dit.

Dans la sous-région ouest-africaine, a poursuivi M. Rinkel, par ailleurs directeur pour l’Afrique de « Borderpol », il sera ouvert également un centre intermédiaire. La sous-région est en train de s’équiper pour la création de ce centre qui pourrait être installé dans les îles du Cap-Vert et qui sera le centre le plus important, d’une efficacité sans commune mesure avec une rapidité d’intervention très performante pour intercepter les pirates, a indiqué M. Rinkel. Cette initiative sera adossée sur un système de renseignement maritime cohérent.

(APS)

Au total, 36 Agents de sécurité de proximité (Asp) ont reçu, hier, à Fatick, leur parchemin après une session de formation les préparant à mieux aborder les examens et concours pour l’entrée dans la Police, la Gendarmerie et autres structures administratives.

« Aujourd’hui [c’est la clôture] de la session de formation destinée aux Asp qui désireraient s’engager dans les examens et concours relativement à la Police, à la Gendarmerie et autres concours administratifs », a déclaré Boubacar Traoré, secrétaire général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité. Selon lui, cette formation entre « dans l’agenda de l’Agence pour l’insertion des ASP qui sont, dans le cadre de leur engagement civique, en train d’abattre un travail extraordinaire ». « Et en retour, l’Etat leur doit des accompagnements qui leur permettraient de s’engager durablement après cet engagement civique », a dit M. Traoré.

Ils ont été formés à la rédaction administrative, informé sommairement sur les institutions de la République, le droit administratif afin de leur permettre d’aborder avec plus de chances ces examens et concours, a indiqué Boubacar Traoré. Il est bon, dans le cadre de leur engagement futur, de les familiariser avec la pratique administrative et de faire d’eux des apprenants qui auront la chance de pouvoir ensuite s’insérer durablement, a relevé le Sg de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité. Boubacar Traoré a en outre soutenu que « l’évaluation de certaines institutions nous fait dire que l’appréciation est globalement positive concernant leur apport non seulement au point de vue sécuritaire mais aussi au point de vue renforcement des capacités de certaines administrations ».

(APS)

Joli coup de filet de la gendarmerie de Matam qui vient de mettre la main sur un redoutable voleur de bétail. Après seulement 3 jours de service en qualité de berger, M.Y.B. a chipé 200 moutons pour une valeur de 16 millions de FCfa à son nouvel employeur. Il a été alpagué par les gendarmes de la brigade de gendarmerie de Ouorossogui et déféré au parquet.

Le fait est à la fois rare et cocasse. Un jeune berger nouvellement engagé par un éleveur pour assurer la surveillance de son troupeau de moutons a eu l’étonnante idée de disparaître avec le cheptel de son nouveau patron. Un trésor évalué à 16 millions de FCfa qui semble fondre subitement comme beurre au soleil pour l’éleveur M.B. Cette affaire de vol est survenue dans un contexte marqué par un combat tous azimuts contre le fléau du vol de bétail. Dans une telle situation, difficile de ne pas évoquer une telle mésaventure quand la victime a eu la chance de se retrouver nez à nez avec la ministre de tutelle, Aminata Mbengue Ndiaye, en charge de l’élevage. Dans le cadre d'une tournée nationale dans les parcs à petits ruminants comme elle en a l’habitude à l’approche de la fête de la tabaski, la ministre se rend au village de Mogo situé dans la communauté rurale de Nabadji Siwol du Fouta.

Profitant d'une rencontre du ministre  avec les éleveurs, A. B. a cristallisé toutes les attentions en s’arrachant de manière brusque de sa chaise et interpellant à haute voix Mme Aminata Mbengue Ndiaye. « Madame la ministre, je viens d’être victime d'un vol portant sur 200 moutons, je ne cracherai pas sur une intervention de votre part pour que mes moutons soient retrouvés », a-t-il indiqué. Sensible à la requête de l’éleveur désemparé, la ministre saisit les pandores de la gendarmerie de Ouorossogui qui se lancent aux trousses du voleur présumé. Les alertes et autres avis de recherche sont transmis aux autres brigades environnantes. Et, c’est la chasse au présumé voleur de bétail. Au même moment, les radars du préfet de ce terroir au courant de cet incroyable vol de bétail localisent un troupeau de moutons dans la brousse. L’autorité préfectorale câble ainsi la brigade de gendarmerie de Ourossogui qui ne perd la moindre minute pour aller à la cueillette du responsable de ce troupeau.

Cependant, à la vue des hommes en bleu, l’inimitable voleur présumé a automatiquement pris la tangente. Il est poursuivi par les gendarmes et rattrapé. A la brigade, M.Y.B. est vite passé aux aveux. Il n’arrive même pas, selon ses dires, à s’expliquer les motifs de son comportement délictuel. « Franchement, je ne comprends même pas pourquoi j’ai volé les moutons de mon nouveau patron. J’ai vraiment honte, je vous prie de me pardonner », réagit le mis en cause qui sera placé entre 4 murs, puis déféré au parquet pour abus de confiance.

Abdou DIOP

Une histoire de zoophilie défraie la chronique à Guinaw Rails. Un jeune homme est surpris en flagrant délit d’acte contre-nature sur une brebis. G.F. est présentement entre les mains de la police de cette localité.

Si certains ont ri à l’annonce de cette inénarrable nouvelle, d’autres en sont simplement écœurés au point de se résoudre à faire la fête au mis en cause. Heureusement pour lui, il a été épargné de justesse de la furie des jeunes de ce quartier qui, après l’avoir appréhendé, l’ont finalement conduit au poste de police de Guinaw Rails. Il est 21 heures lorsqu’un couple découvre la présence de ce jeune homme dans un bâtiment obscur. Leur regard est attiré par la posture de ce jeune homme qui, se croyant hors des regards indiscrets, s’était mis à se défoncer sur l’animal. Le couple bat en retraite et se rapproche d’un groupe de jeunes qui était dans les alentours. C’est après avoir entendu le bruit des jeunes qu’il a renoncé à l’action pour ensuite prendre la tangente. Il est poursuivi par les jeunes qui arrivent à le rattraper. Après lui avoir fait passer un sale quart d’heure, les jeunes l’ont conduit au poste de police de Guinaw Rails.

La brebis a été également retrouvée dans un état lamentable. Dans son quartier, G.F. est perçu comme un maniaque sexuel. Dans un passé récent, il a failli être arrêté après qu’il avait tenté de violer une femme mariée pour soulager ses désirs sexuels.

Abdou DIOP

La grève de trois jours des transporteurs annoncée par les syndicats du secteur ne sera pas suivie par l’Union des routiers du Sénégal, a dit, hier, à Tambacounda, Gora Khouma, secrétaire général dudit syndicat. Il a donc assuré qu’il n’y aura pas de perturbations dans le transport des personnes et du bétail à quelques jours de la Tabaski.

Après avoir présenté les excuses de son syndicat aux Sénégalais pour les désagréments lors de la dernière grève, M. Khouma qui participait à la rencontre de préparation de la Tabaski à Kidira, a reconnu que c’était « une erreur de s’être focalisé » sur le cas des bus retenus. Il a rappelé que la dernière grève des transporteurs a été « fortement suivie » avec à la clé de gros désagréments pour les Sénégalais. « Nous présentons nos excuses à nos compatriotes. Nous avons le droit d’aller en grève, mais nous avons fait l’erreur de nous focaliser sur le problème des bus qui nous a porté préjudice. Notre organisation présente donc ses excuses au peuple sénégalais et aux routiers ».

S’il admet le droit de grève, Gora Khouma pense toutefois que le point sur les bus ne devra pas figurer dans la prochaine plateforme revendicative. « J’ai dit à mes camarades qu’on peut s’engager sur une plateforme avec un préavis de 30 jours, mais ne comprenant pas la question des bus. Car, une telle plateforme ne saurait prospérer », a soutenu le secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal.

Par ailleurs, Gora Khouma a salué les efforts du président de la République pour que tous les Sénégalais puissent disposer de moutons, a appelé au respect des prix pour le transport des petits ruminants entre le Mali et le Sénégal. « Il faut remercier le gouvernement pour l’allégement du contrôle et la lettre circulaire du Premier ministre qui a été respectée à 80%. Il reste quelques détails. Le point d’achoppement reste les prix conseillés par le ministère du transport et les choix des éleveurs qui se rabattent sur les camions maliens qui convoient le bétail à un prix moins cher ». Il appelle au respect des prix conseillés par le ministre des transports sur la tarification.

Quant au ministre de l’Elevage, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, elle continue de sillonner le pays pour porter le plaidoyer du chef de l’Etat chez les producteurs et les éleveurs : faire en sorte que le Sénégal sorte de la dépendance des moutons importés.

Pape Demba SIDIBE

Après des années de procédure judicaire, le collectif des victimes d’Agir Immo a eu gain de cause devant les tribunaux.  En effet, une rude bataille avait, des années durant, amené une centaine de pères et mères de familles à mener plusieurs instructions afin d’entrer en possession de parcelles qu’ils auraient déjà payés. Ces chefs de famille se sont estimés lésés après s’être acquittés, pour l’essentiel,  des exigences financières devant leur permettre d’acquérir un toit digne de ce nom. Mais, à leur grande surprise, ils n’ont pas eu accès aux toits promis et peinent en plus à entrer normalement dans leurs fonds. C’est ainsi qu’ils s’en sont ouverts aux juridictions du pays pour arbitrage. Après des années de combat, c’est finalement avant-hier qu’ils ont  obtenu  gain de cause.

En effet, le tribunal a rendu son verdict en condamnant le patron d’Agir Immo  à une peine de trois ans ferme. Il devra ainsi rembourser la somme de 3 milliards aux victimes, précise un texte parvenu à notre rédaction. 

Dans le communiqué, le collectif des victimes d’Agir Immo s’est réjoui du verdict du tribunal qui a condamné Abdoulaye Youssou Diagne, le patron de ladite société, à 3 ans de prison ferme et à verser 3 milliards de FCfa aux victimes.

Le collectif a exprimé sa satisfaction suite à cette décision. Toutefois, selon son avocat Ousmane Thiam, cette décision n’est qu’une «victoire d’étape» parce qu’il faut envisager la possibilité pour Abdoulaye Youssou Diagne «de faire appel». Mais, précise le texte, dans le cadre d’une procédure de flagrant délit, «rien n’empêche l’exécution de la décision sur les intérêts qui ont été alloués aux victimes ». Pour rappel, le collectif des victimes d’Agir Immo a enclenché depuis 2011 une procédure judiciaire contre le promoteur immobilier de ladite société. Selon le collectif, Abdoulaye Youssou Diagne avait empoché plus de 2 milliards 500 millions de FCfa pour l’achat de terrains. Après des années de bataille,  le collectif a enfin obtenu gain de cause ce 19 août.

Oumar BA

A la cité Djily Mbaye, l’affaissement d’une partie de la corniche hante le sommeil des riverains qui attendent toujours avec impatience que les travaux de réparation démarrent.

Un large trou d’une vingtaine de mètres se dessine le long de la corniche à hauteur des cases dressées au bord de la mer. La crevasse s’étend jusqu’au milieu de la chaussée présentant ainsi un spectacle peu ordinaire. « Regarde ça », lance un conducteur de moto. Sur cette partie du bitume, seuls les motocycles peuvent circuler. L’espace épargné par la furie des eaux de pluie est si exigu qu’aucun véhicule n’ose traverser au risque de se retrouver au fond du gouffre. De quoi faire souffrir le martyre aux habitants de la cité Djily Mbaye, sise dans la commune de Yoff.

A la suite de la pluie tombée la semaine dernière, une bonne partie de la corniche s'est affaissée provoquant ainsi de gros dommages aux usagers de la route, ainsi qu’aux riverains. A notre passage sur les milieux, une scène désolante est visible. Une grande partie de la chaussée est abîmée. La circulation est systématiquement fermée aux automobilistes.

Les moyens de fortune utilisés pour prévenir d’éventuels accidents sont d'autant plus dérisoires que tout véhicule empruntant ce trajet court le risque de se retrouver au fond du trou. Personne ne passe sans laisser échapper un cri. C’est le cas du riverain Alioune Gaye qui semble impuissant. « Nous sommes en face d’une situation extrêmement dangereuse et malgré les alertes, personne n'est venu écarter le danger qui guette les habitants et passants», s’indigne-t-il, en mettant en cause la qualité des ouvrages. « Les autorités doivent veiller sur la qualité des ouvrages, c’est important », ajoute-t-il.

En effet, pendant que les habitants ruminent leur colère, la dernière pluie est venue rajouter la goutte d'eau de trop. Une riveraine, sous le couvert de l’anonymat, de déclarer : « Nous attendons toujours la réaction de la municipalité.

Ce trou béant doit être vite remblayé ». L'inquiétude de la femme est d'autant plus légitime que cette route qui borde la mer est fréquentée par des hordes de jeunes, surtout en ces temps de canicule pendant lesquels la plage grouille de monde. « Il ne faut pas attendre que le pire se passe pour réagir », souligne-t-elle.

Abdou DIOP

La brigade de gendarmerie de Koungheul est en état de délabrement très avancé, surtout sa toiture. Ce bâtiment qui date de l’époque coloniale, abrite une brigade stratégique si l’on tient compte de sa situation géographique et du nombre de village qu’elle polarise. Les populations, par le biais de plusieurs associations, ont sonné l’alerte au cours d’un point de presse.

En effet, la capitale du Bambouck, centre géographique du Sénégal est frontalière avec la Gambie, compte une partie sud et une autre nord avec au total plus de 400 villages. Ayant été tout le temps le grenier du bassin arachidier, Koungheul est un centre économique très dynamique. D’importantes quantités de plusieurs variétés de spéculations agricoles y sont écoulées quotidiennement. Ville carrefour, passage obligé des Maliens, Guinéens, Bissau-guinéens en partance pour Dakar, Koungheul est véritablement un  melting-pot où l’élevage y est tout aussi développé que l’agriculture.

Erigé en département compte tenu de son essor économique et socioculturel du temps où le Président Macky Sall était Premier ministre, Koungheul souffre d’un manque d’infrastructures administratives et juridiques. Pas de préfecture, pas de tribunal départemental encore moins d’un centre fiscal et d’un trésor, entre autres. De l’avis des initiateurs de la rencontre, si en plus les bâtiments qui abritent ceux chargés d’assurer la protection des personnes et de leurs biens sont dans un état de vétusté avancé, il y a lieu d’attirer l’attention des autorités au plus haut niveau pour que cette brigade qui tient encore par le bas soit réhabilité afin de mettre le commandant de brigade et ses hommes dans les conditions optimales pour renforcer le travail déjà excellent qu’ils sont en train de faire.

Selon M. Diop, membre du collectif, « les Koungheulois qui considèrent la capitale du Bambouck comme la seconde ville du Président Macky Sall après Fatick, reste optimistes quant à la satisfaction de leur requête, pour ne plus avoir besoin de parcourir 90 km pour se rendre à Kaffrine ou faire 150 km pour aller à Kaolack chercher des papiers administratifs liés à leurs activités, leur ménage ou leur progéniture ».

Amath Sigui NDIAYE

La dalle de la chambre occupée par une famille s’est subitement effondrée hier, à Touba Pikine, sur des garçons qui dormaient dans la même pièce. Deux d’entre eux ont perdu la vie sur le coup.

L’effondrement est survenu vers les coups de 6 heures au moment où les quatre frères dormaient dans la même chambre. La dalle s’est subitement affaissée sur eux dans un bruit assourdissant.

Les blocs de pierre ont tué deux d’entre eux sur le coup. Un individu qui revenait de la mosquée, alerté par le bruit détonant, a prévenu quelques voisins. Une fois arrivés devant la chambre, c’est l’horreur totale. Car, outre la scène macabre à laquelle ils viennent d’assister, ils ont eu toutes les peines du monde à déplacer les blocs de pierre tombés sur les garçons. Il leur a fallu une débauche d’énergie pour extirper les garçons des décombres. Malheureusement, les deux garçons les plus âgés (A. D. et son cadet de 14 ans B. D.) avaient cessé de vivre.

Néanmoins, ils ont réussi à retirer des décombres les deux garçons les moins âgés (B. D. et M. D.) âgés de 3 et 4 ans. Les deux gamins se sont retrouvés avec des blessures et ont été aussitôt évacués à l’hôpital.

Le père des victimes, âgé de 80 ans environs, était inconsolable à notre passage sur les lieux. Selon Débo Mbodj, la famille n’a pas les moyens d’aller loger ailleurs alors que la maison est complètement vidée de ses occupants et fermée. En effet, on peut constater la vétusté du bâtiment R+1. Les murs sont partout lézardés.

Le maire de commune, Amadou Diarra, qui s’est rendu sur les lieux a même révélé que le bâtiment a été déjà fiché par les services de la protection civile comme faisant partie des maisons à risque. Il a ainsi appelé l’État à poursuivre ces efforts de démolition des maisons à risque qui font légion dans la banlieue.

Abdou DIOP

En conférence de presse le week-end dernier, le gouverneur du district  403 A1 (qui couvre le Sénégal et 8 autres pays), Jean Baptiste So, a rappelé les missions de leur organisation qui œuvre pour la solidarité et l’entraide.

La visite du gouverneur Jean Baptiste So, dans le district  403 A1, du 20 au 26 août, entre dans ce cadre-là. Samedi dernier, face aux journalistes, le gouverneur So a réitéré leur volonté de soutenir les nécessiteux. Ce soutien va porter sur la jeunesse, l’environnement et la lutte contre la faim. Suivant ces axes prioritaires, les Lions clubs veulent atteindre 100 millions de personnes à travers le monde.

Selon lui, « la mission des Lions club est de donner, de manière bénévole, des moyens aux personnes vulnérables afin de leur permettre de satisfaire leurs besoins ». Jean Baptiste So a ajouté que les Lions clubs s’investissent activement dans le « bien-être civique, culturel, social et moral » de la communauté. « Chaque fois qu’un Lions club s’attèle à une tâche, les problèmes s’estompent et le quotidien des communautés s’améliore. Parce que nous apportons notre aide à tous ceux qui en ont besoin, dans nos propres communautés et à travers le monde, avec une intégrité et une énergie incomparables », a dit le gouverneur du district 403 A1.

M. So a aussi rappelé que le Lions club, qui favorise la formation de ses membres, est un club international porté par des bénévoles au service des couches vulnérables. « C'est la plus importante organisation de clubs philanthropiques du monde avec 1,4 million de membres répartis dans plus de 46.000 clubs », a-t-il indiqué. Le district 403 A1 rassemble des Lions de 9 pays de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de La Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Sénégal.

Serigne Mansour Sy CISSE

Comme le diraient certains, tous les moyens sont bons pour se tirer de la dèche. C’est certainement cette logique qui a animé cette bande de malfaiteurs interpelée par la police de Guinaw Rail après avoir été prise en flagrant délit d’usurpation de fonction. Ils tentaient d’extorquer des fonds à des automobilistes auprès desquels ils se faisaient passer pour des policiers en faction sur la route.

L’information avait fait tilt dans la tête des policiers du poste de police de Guinaw Rail, zone de prédilection de cette bande qui y en a fait voir de toutes les couleurs aux automobilistes empruntant quotidiennement cet axe. Les malfaiteurs prenaient d’abord le soin de s’assurer que sur la bretelle, un policier est en faction. Histoire de maximiser leurs chances d’extorquer de l’argent à des chauffeurs sans être démasqués. Une fois que cette assurance est faite, ils débarquent sur les lieux en tenue civile, se postent sur le trottoir en prenant les airs de véritables policiers. Dès qu’ils repèrent une proie, l’un d’eux se précipite vers le bas-côté et par des sifflets accompagnés d’un signe de la main, à la manière des préposés à la circulation, il intime au conducteur l’ordre de s’immobiliser. Pour ne pas éveiller les soupçons du chauffeur, le faux policier se met à hausser le ton en lui signifiant un certain nombre d’infractions qu’il a commises avant de lui réclamer de l’argent. Au besoin, le ripou en herbe brandit une menace afin de coller la trouille à la proie.

Suivant ce modus operandi, la bande de faux policiers a grugé de nombreux automobilistes sur l’axe routier Sips et Bountou Pikine voire sur la route nationale 1. Il a fallu que quelqu’un les dénonce à la police pour que des éléments venus du poste de police de Guinaw Rail mettent fin à leurs agissements.

En effet, informés, les policiers ont mis en place un dispositif de planque qui leur a permis de mettre la main sur 3 des 4 quidams qui forment la bande. Cuisinés, ils crient à la confusion et jurent de ne s’être jamais fait passer pour des policiers. Ils ont été déférés au parquet pour usurpation de fonction, tentative d’extorsion de fonds et association de malfaiteurs.

Le quatrième élément de la bande a réussi, quant à lui, à passer entre les mailles des filets de la police. Les recherches sont en cours pour le débusquer.

A. DIOP

L’éternelle chasse aux trafiquants de drogue et autres dealers se poursuit dans la banlieue où la police de Guinaw Rail a mis la main sur trois vendeurs du produit prohibé et saisi deux kilos. Le déclic est venu de l’interpellation d’un homme surpris en flagrant délit de détention de chanvre indien à Guinaw Rail, confie une source.

C’était dans le cadre d’une opération de sécurisation menée par les éléments du nouveau commissaire du poste de police de Guinaw Rail.

A. DIOP

Les horaires du rituel de la lapidation de Satan pendant le pèlerinage musulman annuel à La Mecque ont été modifiés pour tenter d'éviter les bousculades, comme celle ayant fait près de 2.300 morts en 2015, a rapporté, hier, la presse saoudienne.

La période pendant laquelle les fidèles peuvent effectuer ce rituel a été réduite de 12 heures, précisent les quotidiens Saudi Gazette et Arab News. Le rituel sera effectué, comme à l'accoutumée, pendant trois jours, à partir de 11 septembre, à Mina, à environ 5 km à l'est de la Grande mosquée de La Mecque, première ville sainte de l'Islam. Mais cette année, la lapidation de stèles représentant Satan ne sera pas autorisée de 06H00 à 10H30 le premier jour, de 14H00 à 18H00 le deuxième et de 10H30 à 14H00 le troisième, selon le ministère du Hajj. « Cette procédure permettra aux pèlerins de jeter des cailloux sur les stèles (représentant Satan) et d'éviter toute bousculade provoquée par le surnombre », a déclaré, à la Saudi Gazette, Hussein al-Charif, sous-secrétaire au ministère du Hajj. Il n'a pas été plus précis sur l'effet de cet aménagement horaire sur le mouvement des pèlerins.

Le site de lapidation avait été aménagé avec des ponts conduisant sur cinq étages à chacune des trois stèles représentant Satan. Le chantier, qui avait coûté plus d'un milliard de dollars, est supposé permettre à 300.000 pèlerins d'effectuer ce rituel chaque heure. Durant trois jours, les pèlerins jettent, pendant ce rituel essentiel du hajj, des dizaines de cailloux en direction des trois stèles. 

L'année dernière, des pèlerins avaient mis en cause la gestion, par la police, du flot des fidèles dans la bousculade mortelle qui s'était produite un 24 septembre, la pire de l'histoire du hajj. Au moins 2.297 personnes avaient péri dans cette gigantesque bousculade, selon un bilan établi à partir des annonces par pays, alors que les autorités saoudiennes n'avaient fait état que de 769 morts. Une enquête officielle avait été annoncée, mais ses résultats n'ont pas été publiés jusqu'ici. Cette année, le pèlerinage, l'un des cinq piliers de l'Islam, commence le 9 septembre, mais des centaines de milliers de fidèles des quatre coins du monde sont déjà arrivés en Arabie saoudite.

AFP 

Le centre d’instruction des armées sénégalaises de Bango, près de Saint-Louis, a abrité hier la cérémonie de remise de drapeau à un nouveau contingent de 1.020 soldats, à l’issue d’une formation de quatre mois, a constaté l’APS.

Ces nouveaux soldats des armées sénégalaises ont procédé à une séance de démonstration de maniement des armes et de techniques d’aptitude au combat devant le commandement des armées, de la police et de la gendarmerie.

 « L’encadrement s’est évertué jour et nuit à avoir le produit qu’on a aujourd’hui. Le contingent est fort de 1020 recrues dont 48 filles. Ils se sont tous bien comportés. Ils ont satisfait à la formation initiale du combattant », a déclaré à des journalistes, le colonel David Diawara, commandant du douzième bataillon d’instruction.  « La formation s’est très bien passée grâce à l’appui inconditionné du commandement qui a mis à notre disposition tous les moyens dont on avait besoin pour arriver à ce résultat », a-t-il souligné. Selon le colonel Diawara, ces nouveaux soldats seront déployés dans une semaine dans les différents corps des armées où ils vont poursuivre leur formation de spécialisation.

(APS) 

Comme il le fait chaque année, le Khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, séjourne à Dakar. Une occasion pour prier et assister les pèlerins qu’il envoie gracieusement à La Mecque. Une action de solidarité commencée depuis plus d’une dizaine d’années et qui démontre le grand attachement qu’il a pour les Lieux Saints de l’islam, selon son secrétaire permanent, Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou.

Le séjour du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, à Dakar donne, à chaque fois, un nouveau décor au quartier des Hlm. L’affluence y est quotidienne. Des centaines de fidèles y défilent par jour pour faire leur « ziarra ». Le khalife y est pour prier et assister les pèlerins qu’il convoie à La Mecque à chaque Hajj (grand pèlerinage). Cette année aussi, ils sont au nombre de 34 personnes à bénéficier des titres de voyage offerts gracieusement par Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. « Comme à l’accoutumée, le Khalife est à Dakar depuis jeudi. Il va y rester dix jours. Il en profite pour assister, prier et donner des conseils aux pèlerins qu’il envoie à La Mecque. Depuis 2002, il perpétue cette action de solidarité et d’entraide. Ce qui fait un total de 380 personnes envoyées à La Mecque depuis qu’il l’a commencé. Parmi ces pèlerins, il y a des membres de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba, des talibés, d’autres qui sont d’autres confréries. Par exemple pour le groupe de cette année, il y a l’imam ratib de Mbacké Bal, Yaya Han, qui est tidjane », affirme Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou. Neveu du Khalife et son secrétaire permanent, Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou a suivi de près le début de cette grande action sociale qui, selon lui, remonte au début des années 2000. « Je me rappelle d’une Oumra que nous avons faite ensemble en 2002. Il m’avait dit qu’à son retour, il va tout faire pour envoyer, chaque année, des pèlerins à La Mecque. Il disait que son père, Serigne Mouhamadou Lamine Bara, voulait aller à La Mecque et qu’il n’a pas pu le faire. Même son premier khalife, Serigne Modou Bara, voulait aussi accomplir le grand pèlerinage. C’est pourquoi Serigne Sidy Mokhtar veut perpétuer ce souhait à travers le convoyage de pèlerins. Il le fait pour la famille de Serigne Bara, de Cheikh Ahmadou Bamba, de tous les mourides, de tous les musulmans », poursuit-il.

Ce grand attachement de Serigne Sidy Moctar aux Lieux Saints de l’islam se manifeste tous les jours, selon Serigne Cheikh Thioro, qui parle d’une « admiration sans limite » du Khalife pour La Mecque et Médine. « Serigne Sidy Moctar a fait le grand pèlerinage et deux fois la Oumra. Il a un grand attachement pour les Lieux Saints de l’Islam. J’ai vu en lui un grand amour pour La Mecque. Je sais que s’il le pouvait aujourd’hui, il ferait encore le pèlerinage. Le Khalife veut, à l’avenir, amener plus de personnes des autres confréries. Cela démontre encore son ouverture et le dialogue entre les confréries qu’il a toujours prôné », dit-il.

Ainsi, chaque jour durant tout le séjour, des centaines de personnes se pressent devant le domicile dakarois du Khalife pour faire la « ziarra » et bénéficier de ses prières. Autorités, dahiras, simples talibés y viennent à chaque après-midi. « De 18 heures à 22 heures, ce sont des centaines de personnes qui viennent pour faire leur ziarra. Le Khalife ne rentre dans ses appartements privés que quand il n’y pas plus personne pour le voir », ajoute Serigne Cheikh Thioro.

O. NDIAYE

Les femmes transformatrices de produits halieutiques de Bargny, Sendou et Yène viennent de bénéficier d’une dizaine de fours dans le cadre de l’amélioration de leurs conditions de travail. Un don acquis grâce au projet pilote d’appui et d’autonomisation des femmes de l’Ong Action solidaire internationale (Asi) en partenariat avec la Cedeao et Onu Femmes.

L’initiative est de l’Ong Action solidaire internationale (Asi), en partenariat avec Onu Femmes et la Cedeao. Elle vise la modernisation des méthodes de travail des femmes transformatrices de produits halieutiques. C’est dans ce sens que ces dix fours ont été construits pour ces femmes transformatrices de Bargny. Selon le directeur exécutif d’Action solidaire internationale, Mamadou Barry, ce projet pilote qui a démarré par Bargny, a pour objectif d’alléger le travail des transformatrices. « Cet appui aux femmes transformatrices de produits halieutiques vise à atténuer les difficultés dans lesquelles elles travaillent. Elles fument le poisson à même le sol. Ce qui peut générer énormément de conséquences aux plans environnemental et sanitaire », souligne-t-il. 

A cela s’ajoute l’amélioration de la qualité des produits d’autant plus que des pays de la sous-région viennent s’approvisionner à Bargny. En effet, selon le directeur exécutif d’Asi, des gens viennent du Mali, du Burkina pour s’approvisionner à Bargny. Le produit doit donc être de qualité. « Or, la méthode de travail des femmes ne peut garantir une qualité des produits. D’où l’importance de ces fours de grande capacité qui vont impacter positivement sur la qualité des produits », a-t-il soutenu.

Les bénéficiaires ont salué le geste de l’Ong. Selon la présidente des femmes transformatrices de produits halieutiques, Fatou Samb, les anciennes méthodes de travail vont bientôt être de mauvais souvenirs. 

« On fumait puis on séchait les produits à même le sol. Ce qui, du point de vue hygiénique, n’était pas bon et économiquement cela plombait également nos revenus. Avec le four on peut fumer avec 2.000 FCfa seulement une quantité de produits qu’on traitait avec 6.000 FCfa ».  Mieux, avec ces fours, la production va continuer durant la saison des pluies. « Pendant l’hivernage, on arrêtait à partir du 15 juillet (début hivernage). Avec ces fours, les pluies ne peuvent plus nous empêcher de continuer notre travail et nos affaires ne s’en porteront que mieux. Plus de 1.000 femmes en bénéficient », a-t-elle fait savoir.

Toutefois, les transformatrices ont souhaité disposer d’un hangar de stockage, d’un abri pour les protéger du soleil, d’une piste d’accès, de blocs sanitaires, de l’eau, de l’électricité et un gardien chargé de la sécurité.   

M. NDONG

Des populations de Petit Mbao accusant les Industries chimiques du Sénégal (Ics) de polluer leur environnement immédiat et d’être la source de tous leurs maux ont, à travers un sit-in, manifesté hier leur courroux.

Le sit-in des populations de Petit Mbao, riverains de l’usine des Industries chimiques du Sénégal (Ics) spécialisée dans la production d’acide phosphorique et d’engrais, a été vite étouffé dans l’œuf par les forces de sécurité qui ont interpellé une dizaine d’entre eux qui ont été libérés par la suite. Elles sont sorties pour alerter l’opinion et les pouvoir publics sur leur calvaire.

L’usine nichée dans leur quartier serait, selon elles, la source de tous leurs maux, notamment aux plans environnemental et sanitaire. Dans cette optique, elles ont réclamé sa « délocalisation » pour enfin disposer d’un meilleur cadre de vie. 

Mamadou Lamine DIEYE

…L’entreprise s’explique
Suite à ce sit-in, la direction générale de l’entreprise est sortie de sa réserve. Son chargé de communication Mbagnick Diop a informé que des mesures ponctuelles sont prises par la société « pour venir  bout de l’incident » et a rassuré les populations de la « maîtrise totale de la situation ».  

Le courroux des populations n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd car l’entreprise indexée, par le biais de son chargé de communication, a réagi. Selon Mbagnick Diop, l’origine de la forte odeur que les habitants de Mbao continuent de décrier est la résultante d’«un dysfonctionnement dans le système de pompage d’ammoniac à partir du bateau qui le transporte. Toutefois, dès qu’il a été localisé, nos techniciens ont été sommés d’arrêter le pompage de l’ammoniac depuis le bateau en direction de nos sites», a-t-il soutenu. A l’en croire, « la situation a été maîtrisée avec cette mesure prise par les dirigeants de l’entreprise et depuis la nuit du vendredi au samedi, il n’y a pas eu une quelconque nuisance concernant l’ammoniac, laquelle survient en cette période avec les phénomènes météorologiques (changement de direction du vent) non maîtrisés ».

Qui plus est, « les techniciens travaillent d’arrache-pied avec leurs homologues du bateau pour apporter des solutions idoines et redémarrer, comme il se doit, le pompage de l’ammoniac et libérer le bateau», a-t-il poursuivi. Compte tenu de la « claire conscience de la société des désagréments que la fuite a causés », il a ainsi présenté, au nom de son directeur général, « les excuses des Ics aux populations», non sans les rassurer d’une meilleure prise en compte de leurs préoccupations à l’avenir.

M. L. DIEYE

En assemblée générale hier, les agents de Sénégal Airlines disent être restés 4 mois sans percevoir leur salaire. Ils annoncent une grève de la faim le 4 septembre si l’Etat ne règle pas la situation.

Attestations à la main, les agents de Sénégal Airlines n’affichent pourtant aucun enthousiasme. Ils viennent de recevoir leurs certificats de superviseur en sûreté d’aviation civile. « On devait nous les remettre depuis le mois de janvier. Mais bon, ça servira pour la recherche d’emploi », souligne, d’un air renfrogné, Aly Sylla, un agent de Sénégal Airlines. L’occasion était bien saisie pour remettre à tout le monde son attestation. Regroupés dans le hangar du siège social de la compagnie à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, les agents de la société en liquidation étaient en assemblée générale. Les 163 employés de la société seraient restés sans salaire et couverture médicale depuis 4 mois.

« Une situation qui tend vers le cauchemar », selon le coordonateur du collège de délégués de Sénégal Airlines, Moustapha Diakhaté. Las d’utiliser la voie diplomatique qui n’a abouti à rien, ils comptent mener prochainement un sit-in au ministère de tutelle et une grève de la faim le 4 septembre prochain pour alerter l’opinion sénégalaise de leur situation. « On a l’impression que les gens sont insensibles à notre situation », regrette Moustapha Diakhaté. L’Etat du Sénégal a révoqué l’autorisation d’opérer de la compagnie le 11 avril dernier. « On ne demande à l’Etat que de continuer le processus de liquidation qu’il a enclenché en indemnisant les agents », souligne Moustapha Diakhaté.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.