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Société & Faits divers (1454)

Absentes pour des raisons de santé, de la Tabaski, du Magal etc., les domestiques laissent derrière elles désordre et instabilité insoutenable pour les jeunes couples durant ce congé. Dans la capitale sénégalaise, où la tendance de vivre seuls en couple dans un appartement ou studio, ne va pas sans désagrément lorsque la stabilité du foyer dépend de la présence d’une domestique. En effet, ces jeunes filles qui étaient considérées comme de simples « domestiques » affectées aux tâches ménagères, semblent aujourd’hui détenir les reines de la stabilité et du bonheur des foyers. Dans la capitale sénégalaise, ces braves dames jouent un rôle indispensable dans la stabilité et le bon fonctionnement des ménages, surtout chez les jeunes couples vivant seuls dans un appartement. Indispensables, car leur absence handicape et chamboule tous les programmes et habitudes du quotidien de monsieur ou de madame. Et la garde des enfants, le ménage, la sécurité de maison deviennent un casse-tête.

Dans les rues de la cité des Libyennes à Cambérene, l’aube s’annonce dans les vagues de la plage qui caressent le Mausolée de Seydina Issa. Astou, la vingtaine, vêtue d’une « Taille-basse » bleu cyan, se couvrant avec un foulard rouge apparemment qui ne peut rien contre ce froid glacial, tremblote jusqu’aux os. Un petit sac à la main gauche, la jeune femme, d’un geste pressé, sonne à la porte de l’appartement où elle travaille. Interpellée sur l’heure qu’elle arrive au boulot, Astou, d’un ton désintéressé, martèle : « Ma patronne m’attend pour aller au travail, car elle ne peut laisser ses enfants seuls à la maison ». Avant de poursuivre : « Je m’occupe du plus petit que je dois amener au jardin d’enfants vers 9 heures, l’autre qui doit avoir environ 6 ans, je l’aide juste à se préparer pour qu’elle n’arrive pas en retard à son école qui se trouve dans le quartier, et, après cela, je m’attaque à mes tâches ménagères ».

Questionnée sur leurs absences réplétives, la jeune demoiselle déclare : « Les gens oublient souvent que nous sommes des humains. On tombe malade, on a nos parents à qui on doit rendre visite car eux aussi ont besoin de nous ».

Dans les allées de Golf Sud, le bruit des klaxons des bus « Tata » et « Super », mêlés à la chanson du nouveau tube de Viviane « no stress » qui sort d’une boutique de mercerie, font l’ambiance de ce lieu. Trouvée dans la boutique, Ndjabou Ly aide un client apparemment tailleur à trouver une fermeture- éclair ressemblant à la couleur de l’échantillon de tissu qu’il tient dans sa main. Sa réaction sur la question est spontanée. « Quand ma bonne s’absente, je perds le contrôle de tout, je suis totalement désorientée, j’ai vécu des expériences terribles quand j’ai renvoyé à deux reprises mes bonnes à cause de leurs absences répétées et abusives », soutient-elle avant de poursuivre. « Et le pire c’est qu’il est difficile d’en trouver une autre. Donc celle que j’ai en ce moment, je vais la chérir, voir même la couvrir de cadeaux pour qu’elle ne s’absente ni ne quitte la maison », confie-t-elle, dans un éclat de rire. Avant de continuer : « Ma petite, sœur à l’absence de sa bonne, est obligée d’amener son bébé de 9 mois avec elle à l’école, car si elle continue à l’attendre, elle va rater plusieurs cours », déplore-t-elle tout en caressant ses longues mèches.

Entre le commerce et les corvées à la maison
A quelques mètres de la boutique de Ndjabou Ly, une vendeuse de légumes range les différents condiments sur son étal. Mère Bambi, comme l’appelle familièrement ses clientes, nous raconte une anecdote relative à une longue absence de sa domestique qu’elle dit considérer comme sa propre fille et qui l’a finalement trahie. « Ma bonne que je prenais pour malade m’a fait faux bon durant presque 15 jours que j’ai d’ailleurs vécus difficilement. Car j’alliais mon commerce avec les corvées de la maison », tonne-t-elle. Et de poursuivre : « Comme je me suis mariée avec un vieux compliqué, un matin, au lieu de lui servir son petit déjeuner, j’ai commis l’erreur de m’occuper de mes clientes en premier. C’est alors qu’il est venu et a tout jeté par terre avant de démolir mon étal en milles morceaux », narre-t-elle avec amertume. Interrompue par les salutations d’une passante, mère Bambi continue dans ses explications tout en coupant les poissons fumés qu’elle vient de sortir d’un sachet. « Ce qui m’a fait le plus mal, c’est le mensonge de ma bonne, alors que je la croyais malade, elle s’était juste absentée pour chercher du travail dans une autre maison, son absence a chamboulé toutes mes habitudes. Après l’incident avec mon mari, j’ai arrêté mon commerce durant plusieurs mois, avant que de trouver une autre bonne », lance-t-elle avec regret.

Tout le temps en retard au bureau
Domestique 2Autre lieu, autre ambiance ! Dans la maison des Sow aux Parcelles Assainies Unité 3, le grincement des bols et ustensiles que nettoie Ndèye semble en aucun cas gêner la patronne des lieux assise sur une chaise à côté d’elle. Interrogée sur les conséquences des absences des bonnes, Mme Sow explique : « On ne peut pas vivre avec ses enfants et travailler en même à Dakar sans l’aide d’une domestique. En ce moment je suis en congé, mais j’ai vécu un calvaire quand ma domestique est partie fêter la Tabaski dans son village.

La pause de 13 heures pour récupérer mon fils à la crèche
Elle a fait 39 jours avant de revenir et c’était pénible », confesse-t-elle. « J’arrivais tout le temps en retard au bureau et pire encore je rentrais avant l’heure de la descente, cela me mettait dans une situation inconfortable, malgré la compréhension de mon patron. Suivant la discussion, Ndèye, une jeune fille au teint éclairci par la dépigmentation, laisse apparaître ses dents jaunâtres, en entendant les propos de sa patronne et s’exclame d’un ton taquin : « Pourtant Mme je pense que je suis revenue tôt, car j’ai laissé les autres filles au village. En plus il fallait que j’attende la récolte pour t’apporter de l’arachide et du maïs ».

A quelques mètres de la maison des Sow, un vieux et grand immeuble (R+4), sur la façade duquel plusieurs fils électriques sont entremêlés, attire l’attention des passants. Au rez-de-chaussée de ce bâtiment vit le couple Ndiaye. Aux heures de pause, Ibou, employé dans une petite société de la place, prend la relève de la garde de son fils de deux ans. « Je prends ma pause à 13 heures, j’en profite pour récupérer mon fils à la crèche, pour le changer et le nourrir, le dorloter puis le dépose chez la voisine d’à côté, jusqu’à la décente de sa mère qui est étudiante dans une école de formation », lance-t-il, en secouant l’enfant pour l’endormir. « Cette situation dure depuis que notre domestique est tombée malade, c’est en de pareilles circonstances qu’on se rend compte de leur inestimable valeur et courage et on regrette de ne pas pouvoir habiter avec la grande famille », avoue-t-il, avant de déplorer l’étroitesse de son appartement qu’il balaie d’un regard. « Avec mon petit salaire, je ne peux me payer le luxe de prendre un grand appartement ou une maison entière où je pourrais mettre ma mère et mes sœurs qui sont restées à Sanar ».

Croisée au Rond-point « Case-bi », la vieille Nabou, drapée d’un grand boubou jaune, tête recouverte d’une grande voile assortie avec ses sandales, peine à traverser dans le fol embouteillage, en cette heure de descente. Interpellée sur la situation, la vieille d’ une cinquantaine d’années déclare que les jeunes d’aujourd’hui n’aiment pas vivre avec leurs belles familles et préfèrent s’isoler dans de petits appartements « et pourtant si leurs femmes accouchent, ils courent nous appeler, ils n’ont qu’à se tourner vers leurs bonnes à qui ils confient leurs appartements et enfants », lance-t-elle avec quelques grimaces. « Par conséquent, je plains leurs enfants qui, à force d’être fermés entre quatre murs, finissent par être sots et égoïstes, car ils n’ont pas cet esprit de partage qu’on cultive dans les grandes familles », lance-t-elle avant de prendre place dans un « clando ».

Non loin d’une ruelle qui va vers le « rond-point Cambérène », un groupe de femmes qui discutent de la recrudescence des divorces des jeunes, attire notre attention. Mise au parfum du sujet, une dame du nom de Hawa déclare : « Certes, les bonnes sont importantes, néanmoins elles ne peuvent pas remplacer la chef de famille, ni la belle-mère ». « C’est une grosse erreur de leur donner tout ce pouvoir », rajoute-t-elle avant d’être interrompue par une autre dame qui s’est accoudée sur l’épaule de Hawa. « Tu crois que les belles mères peuvent s’acquitter de toutes les tâches ménagères qu’il y a dans les maisons  questionne-t-elle cette dernière, avant de laisser entendre : « Je vis dans une grande maison familiale avec toute ma belle famille, mais pour venir vendre au marché, je me suis trouvée une bonne qui s’occupe de mes enfants et des tâches ménagères, car je sais que mes belles-sœurs ne le feront pas à ma place ». En ricanant, une autre dame, la plus jeune du groupe, s’exclame : « Je préfère mille fois avoir deux domestiques que de vivre avec ma belle famille.

Les temps sont durs, donc une grande famille coûte cher. Contrairement à une petite famille plus la bonne, même si nous ne mangeons que de la bouillie, cela reste dans la famille », conclut-elle d’un air plus sérieux.

Cap sur les Maristes, le soleil, s’apprêtant à se coucher, se cache peu à peu dans de sombres nuages rouge-orangés. Dans l’appartement des Ba, les lampes sont déjà allumées. Devant la télé, le couple discutent de la situation en Gambie. A côté d’eux, un enfant de 6 ans fait semblant de faire ses devoir tout en suivi un film « Novélas » diffusé par une chaîne de télé privée.

C’est le désordre total !
Assise dans un canapé juste en face de la télé, une femme d’une trentaine d’années donne à manger à deux petits enfants du même âge. A la question posée sur une journée sans la bonne, les deux époux, très complices, se regardent avant d’éclater de rire. « Non, c’est le désordre total, lance le mari, ma femme devient insupportable, invivable à l’absence de celle-ci », en pointant du doigt la jeune femme qui, sans se soucier de la discussion, continue à gaver les enfants d’une pâte de céréale.

Tout en rigolant, M. Ba continue : « Elle crie sur tout le monde et devient nerveuse quand le petit pleure et qu’elle fait le ménage ou cuisine, pire encore elle ronfle comme une folle au lit.

En plus de cela, je n’ai même pas droit à un bisou ni câlin sous prétexte qu’elle est épuisée », conclut-il en chuchotant. La jeune dame qui, tout en souriant, écoutait son mari en le dévorant des yeux, le coupe : « Mais dites-moi comment peut-on être en forme en alliant le travail du bureau à celui de la maison s’interroge-t-elle. « Si la bonne n’est pas là, je suis obligée de me lever vers 5 heures du matin, laver les enfants, faire le ménage, préparer le petit déjeuner, les déposer à l’école avant d’aller au bureau », se défend-t-elle. Et de poursuivre : « C’est pire encore quand monsieur part en voyage, parce que c’est lui qui récupère les enfants à leur descente de l’école et fait parfois à manger car moi je descends tard », se justifie-t-elle. Mais je pense que j’ai trouvé la solution avec ma bonne, avec qui je vais bientôt faire un an, en l’ui permettant d’habiter chez nous avec son enfant qui a le même âge que mon dernier fils », se glorifie-t-elle.

Reportage de Ramata BA (stagiaire)

C’est sans précédent, le commissaire de police Papa Guèye a soutenu, ce week-end, avec succès, une thèse de doctorat en droit privé à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cette prouesse fait de lui le premier policier-docteur à l’Ucad.

Le commissaire de police Papa Gueye, en service à la Direction de la sécurité publique, est depuis samedi le premier policier docteur en droit privé. En effet, il a soutenu avec succès une thèse de doctorat sur « les politiques criminelles à l’épreuve de l’évolution de la criminalité transfrontalière organisée en Afrique de l’Ouest», sous la direction du Pr Amsatou Sow Sidibé. A l’issue des échanges avec le jury présidé par le Pr Abdallah Faye après la présentation du document, il lui a été décerné le titre de docteur en droit avec la mention « Très honorable ». Ce, en présence de l’Inspecteur général de police Oumar Mal, directeur général de la Police nationale, de l’ex-Dgpn Abdoulaye Niang, du contrôleur général de police Pape Mbacké Faye, des directeurs et chefs de service, de collaborateurs, étudiants, parents, amis et sympathisants.

Selon un communiqué de la police, le commissaire Guèye a convaincu le monde universitaire par la qualité du travail de recherche et le respect des règles académiques. « Aucune nation n’échappe aujourd’hui à cette forme de criminalité trop redoutable qui remet en cause les frontières étatiques au profit de réseaux criminels très structurés aux ramifications inquiétantes.

Cette situation constitue une grave atteinte à la sécurité humaine, une menace à la paix, à l’harmonie sociale, à la stabilité politique, à la bonne gouvernance, au développement et à l’intégration sous-régionale », a relevé l’homme de tenue. Il poursuit : « Ainsi un combat contre ce phénomène criminel appelle-t-il l’appropriation de politiques criminelles adaptées. Celles-ci doivent s’articuler autour d’une multiplicité de réponses et de stratégies d’ordre sécuritaire, juridique, politique, économique, sociale et culturelle. Une réponse efficace est, sans doute, celle qui épousera tous les contours de ce phénomène criminel. Autrement dit, une réponse internationale, coordonnée et le plus souvent dématérialisée à l’image du phénomène ». A en croire le commissaire Papa Guèye, « dans cette perspective, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de coopération, de partenariat avec toutes les couches et acteurs sociaux au niveau national et international ».

Pour sa part, la directrice de thèse, le Pr Amsatou Sow Sidibé, dans ses observations, a exprimé toute sa satisfaction, après sept ans d’encadrement. « C’est une belle thèse (…). C’est la première fois qu’un membre de la Police nationale soutient une thèse à l’Ucad. C’est l’une des soutenances les plus grandioses. J’invite les cadres de la police à suivre le chemin tracé par leur collègue», a conseillé l’ex-conseiller du président de la République.

Ndiol Maka SECK

Suite à une directive présidentielle demandant la mise en place d’une structure dédiée au financement des collectivités locales, l’Agence de développement local (Adl) a trouvée la parade à travers la création d’une mutuelle qui sera exclusivement dédiée aux collectivités locales.

En marge d’un atelier de partage de la plateforme Sig et géo portail de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local (Onddl), le directeur général de l’Adl est revenu sur les grands défis de l’année 2017. Il s’agit d’abord, selon Malal Camara, de la mise en place d’un instrument de financement exclusivement réservé aux collectivités locales. « On est à un moment important où on doit réfléchir sur les financements des collectivité locales. On a pensé à mettre en place une banque des collectivités locales, car aucune structure bancaire ne finance l’investissement des collectivités locales, mais cette option s’est avérée très complexe. Après deux années de réflexion, sans trop avancer, on a changé de fusil d’épaule », a indiqué le directeur général de l’Adl.

Des réflexions ont ainsi été menées avec les élus pour échanger sur la mise en place d’une mutuelle. « Si ça se passe bien, nous allons avoir un instrument de financement exclusivement réservé aux collectivités locales qui vont elles-mêmes assurer le contrôle, mais il y aura un dispositif technique, avec des banquiers qui se chargeront de la gestion », a fait savoir Malal Camara. Cette mutuelle, a-t-il soutenu, pourrait être un premier pas vers la mise en place de cette banque.

Intercommunalités
En outre, a relevé Malal Camara, l’Adl travaille à mettre des intercommunalités dans plusieurs localités du Sénégal. Dans la zone du Balantacounda, particulièrement dans les collectivités frontalières avec la Guinée-Bissau, l’Adl, selon son directeur général, est en train de travailler à la mise en place de projets prenant en charge des questions de paix et de sécurité mais aussi par le développement économique local. Le même procédé a été déroulé à Bakel sur des questions transfrontalières. « Aujourd’hui, il y a un regroupement des collectivités le long du bassin du fleuve Sénégal. On est en train de travailler pour la mise en place de cette importante organisation transfrontalière », a indiqué M. Camara.

L’Adl envisage d’accompagner les acteurs dans le centre du pays. « Nous avons un dispositif multi acteurs pour aider les jeunes et les femmes qui ne peuvent pas élaborer leurs projets. On va les accompagner en renforçant leurs capacités pour les aider à bien gérer leur projet », a noté M. Camara.

Samba Oumar FALL

Le budget de la commune de Sessène pour l’année 2017 s’élève à 182.358.144 FCfa. Il a été adopté à l’unanimité par l’ensemble des conseillers dimanche dernier. Pour l’équipe municipale, les principaux défis tournent autour des infrastructures, mais aussi de l’éducation et de l’électrification.

C’est un budget 182.358.144 FCfa que le conseil municipal de Sessène a adopté pour l’année 2017. Le gros du budget, soit 95.937.639 FCfa (52,63%), est consacré aux investissements contre 86.420.505 FCfa, soit 47,39%, réservés pour le fonctionnement. Pour le maire, le docteur Paul Sène, tout est prioritaire à Sessène. La santé, selon le premier magistrat de cette ville, fait partie d’une des grandes priorités de la localité. « Notre commune est  très pauvre en infrastructures communautaires. Nous avons un seul poste de santé qui était très excentré parce que situé à 12 km de la commune de Thiadiaye et à 17 km de Sessène. Nous sommes en train de construire un nouveau poste de santé dans le chef-lieu de la commune grâce au budget consolidé d’investissement », a laissé entendre le maire. Cette structure, selon M. Sène, sera renforcée par la construction d’une maternité pour permettre aux femmes de ne plus aller accoucher à Thiadaye. L’équipe municipale envisage également de concentrer ses efforts sur le secteur de l’éducation. Dans cette localité, les élèves et les maîtres travaillent dans des conditions extrêmement difficiles avec des écoles complètement vétustes, mais aussi un foisonnement d’abris provisoires. « Nous avons dénombré quelque 14 abris provisoires que nous comptons résorber assez rapidement, mais aussi augmenter l’équipement en tables-bancs. Nous avons beaucoup d’écoles qui n’ont pas de cycles complets et qui se trouvent dans des villages peuplés de plus de 2000 habitants. Nous comptons compléter ces cycles et faire en sorte qu’il y ait dans chaque village des écoles à six classes », a fait savoir Paul Sène, qui compte sur l’appui de partenaires pour réfectionner les salles de classe qui datent de longtemps et réhabiliter le maximum de tables-bancs.

Si l’accès à l’eau potable est une réalité à Sessène, certaines zones ne bénéficient pas du liquide précieux du fait de leur éloignement. « La commune de Sessène a la particularité d’avoir 19 villages et d’être couverte sur le plan hydraulique par le projet Notto-Diosmone-Palmarin. Dans chaque village, il y a des adductions d’eau, mais il y a des extensions à faire parce que nous comptons quelques hameaux isolés qui n’ont pas encore accès à l’eau », a relevé le maire. Pour ce faire, a indiqué le docteur Paul Sène, une enveloppe de 80 millions de FCfa sera injectée dans l’extension pour permettre à la commune d’être desservi à 100% par le projet Notto-Diosmone-Palmarin. Cependant, l’électrification constitue un réel handicap et Sessène attend beaucoup du gouvernement à travers son programme d’électrification rurale.

S. O. FALL

Favoriser le progrès inclusif et durable à la base, tel est le souhait de Mme Soukeyna Touré du Réseau Rapides qui apporte son concours aux populations rurales.

La présidente de Rapides (Réseau des acteurs porteurs d’initiatives de développement économique, social et solidaire) Mme Soukeyna Touré Dagnoko, a remis, samedi dernier, à Dakar, deux ambulances médicalisées, des climatiseurs, des matelas et des machines à moudre aux populations rurales de Kouthiaba et Kouthia Gaydi en présence de plusieurs maires et autorités religieuses. Selon elle, c’est après avoir effectué une tournée dans ces deux localités de Tambacounda qu’elle a jugé nécessaire de leur apporter cet appui. Ce don s’explique par le fait que la présidente a fait 30 km de pistes pendant deux tours d’horloge dans ces communes susnommées. Ce qu’elle trouve chaotique. Pire, les femmes enceintes rallient le poste de santé en empruntant des charrettes. « Cette situation est vraiment difficile ; la première difficulté et qui demeure un défi à relever pour les femmes reste la santé. Dans ces localités, on a l’impression qu’on n’est pas au Sénégal. Les politiques gagneraient beaucoup plus à aider ces populations qui sont très fatiguées », a souligné Soukeyna Touré. Elle annonce très prochainement la remise, dans chaque commune du Sénégal, 10 à 15 moulins d’une bonne génération.

La présidente de Rapides a aussi indiqué que ces machines sont un soutien qui doit générer des revenus pour les femmes. Ce qui va leur permettre d’avoir un fonds de roulement. A travers son initiative, Mme Dagnoko veut regrouper les femmes en entreprise. Elle a également révélé que 150 millions de FCfa ont été mobilisés.

Soukeyna Touré a informé que des machines à glace à base d’énergie solaire seront mises à leur disposition. La présidente annonce des financements de 30 millions de FCfa pour Dinguiraye, Samékouta, Pékesse, Tanaff… et 15 millions de FCfa pour Boghal, Kouthiaba, Kouthia Gaydi, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le maire de Patar Sine a annoncé que 2017 sera l’année où l’accent sera véritablement mis sur l’éradication de la pauvreté dans sa commune. Ce qui sera possible à tavers la mise en œuvre de projets de développement.

Alioune Diallo a fait cette déclaration lors de l’inauguration du poste de santé de Tellayargouye qui a coûté 62 millions de FCfa. Il a aussi plaidé pour la réalisation de pistes de production et l’électrification des villages de la localité. Sur le plan sanitaire, il s’est plu à dire qu’il y a beaucoup d’avancées. En plus des structures existantes, il y a, selon lui, le nouveau poste de santé de Tellayargouye d’un coût de 62 millions de FCfa construit avec le soutien du directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj. De plus, il a annoncé que le poste de santé de Ndiambour Sine sera bientôt inauguré sans compter celui en cours de construction.

Sur le plan de l’éducation, l’édile de Patar Sine a révélé que des efforts conséquents ont été faits, si bien qu’il y a actuellement  très peu d’abris provisoires dans la commune. Il a soutenu que ce qui reste à faire, c’est d’aider les populations pour l’éradication de la pauvreté. « Nous allons tout faire pour accompagner les populations, notamment les femmes et les jeunes, dans ce sens par la mise en œuvre de projets générateurs de revenus. Pour lui, c’est le volet le plus important pour 2017. Pour le volet hydraulique, il s’est plu à dire que le problème d’eau est réglé à  90% dans sa commune.

5 sur 30 villages et hameaux électrifiés
Concernant l’enclavement, Alioune Diallo a reconnu qu’il reste une préoccupation des populations. C’est pourquoi il a sollicité le soutien de l’Etat pour la réalisation de pistes de production, rappelant que le Pudc et l’Agéroute ont promis des réalisations, mais il n’y a pas encore de début d’exécution des travaux. Avec le poste de santé de Tellayargouye, a déclaré M. Diallo, il faut qu’il y ait une piste de production reliant Diakhao à Patar en passant par Tellayargouye, dans le cadre de l’intercommunalité afin de faciliter les évacuations des malades. « Nous espérons que, dans le cadre du Plan Sénégal émergent prôné par le chef de l’Etat, Patar aura sa part,  pour que tous les villages soient reliés par des pistes, de même que les communes », a-t-il dit, espérant un début d’exécution en 2017. Le maire a également plaidé pour l’électrification des villages de sa commune. Nonobstant la promesse d’électrifier certains villages comme Mbadate, Mboul et Lakhar. D’ailleurs, ce projet est très avancé, a-t-il affirmé. Alioune Diallo a également indiqué que certains villages ont été électrifiés par le biais du solaire.

Dans la commune, a-t-il rappelé, sur les 30 villages et hameaux, seuls 5 ont été électrifiés. Il a aussi fait noter qu’il y a des installations à Ndioubète, mais le village n’est pas encore branché.

S’agissant de l’état civil, le maire a souligné que des efforts ont été faits depuis des années, si bien qu’ils sont en train de résorber le déficit de manière considérable. « Nous avons une politique pour aider les parents à inscrire leurs enfants à l’école par les audiences foraines et la sensibilisation dans les postes de santé », a-t-il expliqué. Pour le recouvrement de la taxe rurale, M. Diallo a fait savoir que les populations comprennent de mieux en mieux qu’il faut s’acquitter de ce devoir citoyen.

Oumar Ngatty BA

Une session de formation de 5 jours sur l’apatridie s’est ouverte depuis hier à Dakar. Le but est d’éradiquer le déni de nationalité et d’éviter l’apparition de nouveaux cas qui fait souffrir plus de 10 millions d’individus à travers le monde. Emmanuelle Mitte, administratrice régionale principale en charge de l’apatridie au Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Unhcr), a dit, à l’entame, que les conséquences du refus de nationalité sont désastreuses pour la personne qui en souffre, alors que celle-ci a le droit d’avoir des droits. D’après elle, cette anomalie est née des lacunes administratives et législatives liées à la nationalité. Selon Emmanuelle Mitte, il est possible de combler ces lacunes grâce à la diligence des Etats. « Nous jouissons quotidiennement de nos droits pour exister juridiquement. Si on ne l’a pas, on est rejeté par la société.

Cela peut se traduire par la déstabilisation d’une communauté, d’un pays. C’est le cas en Côte d’Ivoire où près d’un million de personne ne disposaient d’aucune nationalité. C’est l’absence nationalité qui a entraîné la guerre, même si parfois l’un et l’autre peuvent s’expliquer», a souligné Mme Mitte, durant la formation tenue au campus numérique francophone de l’Agence universitaire de la francophonie (Auf).

Serigne Mansour Sy CISSE

Trente-trois pour cent (33%) des filles mariées avant l’âge de 18 ans, le Sénégal occupe la douzième place parmi les pays africains qui ont le taux le plus élevé de mariage d’enfants. Dans le souci de renforcer les actions de plaidoyer auprès des autorités, les organisations de la société civile, les mouvements de lutte pour la promotion des droits des filles, Jeunesse action a réuni les différents acteurs à la base à Tambacounda.

Cette rencontre dénommée journée d’interpellation des autorités sur les méfaits du mariage des enfants pour le projet « Son Choix, construire des communautés libres de tout mariage d’enfants ». Selon madame Diallo Adiaratou Bâ, coordonnatrice région d’Enda Jeunesse Action, la situation de référence montre qu’au Sénégal 33% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Faisant partie des pays Africains qui ont des taux élevés de mariage d’enfants, le Sénégal occupe la douzième place. C’est un phénomène très répandu dans ce pays avec des prévalences très remarquables dans certaines de ces régions comme Kolda (68%), Tambacounda (57%), Matam (56%) et Louga (47%). Face à ce phénomène, l’association Enfant jeune travailleurs (Eja), dans sa mission de protection des enfants, est en train de dérouler ledit programme afin de construire des communautés sans mariage d’enfants.

Ce programme de lutte contre les mariages d’enfants appuyé par le partenaire Kinderpostzegels a pour objectif de créer un environnement où les filles peuvent décider de leur mariage. A en croire la coordonnatrice Mme Diallo, la rencontre est organisée pour une interpellation des autorités sur les méfaits du mariage des enfants. Le thème choisi porte sur « l’intégration des alliances qui luttent contre les mariages d’enfants au projet Son Choix ». Madame Diallo a précisé que ce projet intervient dans trois communes du département de Tambacounda et touche cinq villages par commune. La situation de référence a été présentée aux participants pour une prise de conscience de la gravité du problème des mariages d’enfants. Une occasion saisie par Mor Talla Tine, préfet du département de Tambacounda présidant la cérémonie officielle des travaux, pour rappeler que « les enfants qui sont donnés en mariage vont vivre des situations qui peuvent engendrer des traumatismes qui les empêcheront d’évoluer ou de s’épanouir correctement comme tout autre enfant ». Malgré tous les efforts déployés dans le cadre de la sensibilisation, le département connaît toujours des difficultés. Le préfet soulignera qu’une des conséquences néfastes pour la santé des jeunes filles est la fistule obstétricale. C’est dire que le chiffre de 57% du taux national doit interpeller toutes les populations. Pour Mor Talla Tine, il s’agira de déterminer les véritables causes de ce phénomène. C’est donc une rencontre qui, selon le préfet, entre dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de protection de l’enfant qui se trouve être le référentiel en matière de protection des droits des enfants. Cette stratégie est mise en œuvre au niveau départemental par le Comité départemental de protection des enfants (Cdpe).

Pape Demba SIDIBE

Entre les communautés chrétiennes de Thiès au Sénégal et Bamberg en Allemagne, le partenariat fécond qui s’est noué depuis plus d’une décennie se traduit en actes concrets.

Plusieurs centaines de millions ont été investis par la coopération allemande dans les différents secteurs clés dont l’éducation, la santé et les conditions de vie des femmes qui ont été au cœur de ce processus. Mgr André Gueye du Diocèse de Thiès et Mgr Dr Ludwig Schick de l’Archidiocèse de Bamberg ont manifesté une grande satisfaction lors de la célébration du 10ème anniversaire de ce partenariat. Le panel qui a été organisé à cette occasion a permis de mesurer l’impact de ce partenariat. A l’origine, la volonté manifestée de part et d’autres de combattre l’analphabétisme, de transformer les conditions de vies des masses rurales, de leur donner l’occasion de prendre convenablement en charge leurs familles et de participer activement à la transformation et au développement du milieu de vie.
D’ailleurs, rien que pour l’éducation, la contribution allemande est estimée à plus de 900 millions dans des projets de constructions, les cantines scolaires et parrainages, aides et équipements, comme l’a indiqué l’Abbé Pierre Aye Ndione de la Didec du Diocèse de Thiès. En conséquence, a-t-il laissé entendre, « l’école, en tant que moteur de développement, a été un lieu stratégique de maturation et d’expression de ce partenariat. L’action de Bamberg a même précédé la signature officielle entre les deux églises sœurs il y a dix ans ». Les autres secteurs clés comme la santé, la condition de femmes et des jeunes qui ont été également au cœur de ce partenariat ont été évoqués et éclairés par leurs différents responsables d’entités. Ils ont tous témoigné et défini les objectifs souhaités devant la partie allemande qui, à son tour, a manifesté l’exemplarité de cette coopération.

Communion dans la foi
Josef Grimm, vice-président de KLB Bamberg et responsable du comité pour le Sénégal, Abbé Detlef, aumônier des jeunes et Michael Kleiner, responsable des affaires internationales de l’Archidiocèse ainsi que Katherin Heil, chef du service de Klb de Bamberg, ont tous apprécié à sa juste valeur l’impact de cette coopération. Avant que l’évêque de l’Archidiocèse, Mgr Dr Ludwig Schick, ne résume les différents aspects de ce partenariat traduit, selon lui, « par une volonté des uns et des autres d’agir ensemble pour les même causes et d’instaurer des échanges mutuels pour de plus amples connaissances entre les différentes parties ».
Pour l’évêque de Thiès, Mgr André Guèye, «le plus grand fruit de ce partenariat, c’est la joie de l’amitié dont la source est fondamentalement la communion dans la foi. Car, si nous sommes en partenariat, c’est grâce à la foi en Jésus qui nous unit spirituellement et qui se traduit en actes par des initiatives concrètes ». L’évêque de Thiès a insisté sur la communion dans la prière sans laquelle leur partenariat n’aura pas de base solide et risque d’être exposé aux aléas des relations humaines que la déception, les épreuves, les contradictions peuvent facilement détériorer.

Mohamadou SAGNE 

L'Agence nationale de la maison de l'outil (Anamo) envisage de former 10 000 jeunes à l'horizon 2020. L'annonce a été faite par Malick Mbaye, directeur de cette agence, au cours d'une cérémonie de remise d'attestations de fin de formation. En partenariat avec la mairie de Thiaroye Gare, l’Anamo a formé une quarantaine de jeunes en réparation de téléphones et en techniques de pressing.

L'Anamo est dans une logique d'accompagner les jeunes du pays vers leur autonomisation, notamment en matière de formation et d'insertion. En atteste la formation que 40 jeunes sélectionnés dans la commune de Thiaroye Gare qui ont reçue pendant plus de quinze jours en réparation de téléphones portables pour les jeunes hommes et en techniques de pressing pour les filles. Une initiative hautement appréciée par les récipiendaires au nom desquels Moustapha Ndiaye a adressé les éloges de ses camarades qui ont profité de cette formation pour apprendre un métier avec lequel ils croient pouvoir continuer à gagner dignement leur pain. Cependant, toujours au nom des récipiendaires, Moustapha Ndiaye a sollicité l'accompagnement de l'Anamo pour leur permettre d'aller vers une autonomisation effective.

Le directeur général de l'Anamo, Malick Mbaye, a rappelé que cette formation fait partie des objectifs et ambitions de la structure qu'il dirige. Il a également rappelé que cette formation est la deuxième du genre après celle qui a été organisée à Yoff et Guédiawaye ainsi que dans d'autres localités du pays telles que Thiès, Gossas et Kaffrine. « La formation est dans notre cœur de métier qui consiste à accompagner la jeunesse vers l'autonomisation », a affirmé le directeur général de l'Anamo. Il pense que ces métiers peuvent absorber une bonne partie de la population à la base en ce sens que leur apprentissage ne nécessite pas un niveau d'études élevé. Malick Mbaye de préciser que cette initiative a débuté en 2013, année au cours de laquelle une fondation de droit indien a permis à l’Anamo de former des formateurs en réparation de téléphones portables et en techniques de pressing en vue d’ouiller beaucoup de jeunes et leur donner la chance de gagner leur vie à la sueur de leur front. Parmi les bénéficiaires, figurent des handicapés moteurs. Leur représentant Ababacar Khalifa Ndiaye a plaidé pour un accompagnement des handicapés moteurs ayant participé à la formation. « Cela pourra aider certains d’entre nous à arrêter de mendier », a-t-il indiqué.

Abdou DIOP

L’Union régionale des chauffeurs et transporteurs de Thiès a été portée sur les fonts baptismaux le week-end dernier. El Hadji Mamadou Guèye a été élu président de cette instance.

M. Guèye, qui est par ailleurs président du syndicat des chauffeurs et transports du département de Thiès, a comme vice-présidents ses deux autres collègues présidents de syndicats des chauffeurs et transporteurs de Mbour et de Tivaouane. Ainsi que les autres membres du bureau de l’Union régionale constituée des différents syndicats et associations de chauffeurs et transporteurs. La prise en charge des préoccupations des acteurs du secteur du transport, notamment au plan social, constitue leur principal objectif. « Des questions auxquelles nous sommes régulièrement confrontés, à côté des problèmes de moyens surtout logistiques, méritent qu’une attention particulière de nos autorités  leur soit accordée », a indiqué le nouveau président de l’union régionale, El Hadji Mamadou Guèye.

Devant le conseiller technique du président Macky Sall et coordonnateur du label économique « Car Nataangué » de l’Apr, Abdou Mboup, venu les soutenir dans le processus d’installation, M. Guèye a souligné, tout comme ses autres collègues, « les efforts de l’Etat pour la modernisation du secteur à travers le renouvellement du parc de véhicules de transport urbain comme interurbain ». Ce qui s’inscrit dans la mise en œuvre des stratégies et politiques de développement économique et social, surtout avec l’avènement de  l’Acte 3  de la décentralisation dont la territorialisation des politiques publiques en est un des éléments.

« C’est dans ce sillage que cette initiative de mettre en place l’Union régionale des chauffeurs et transporteurs de Thiès trouve tout son sens et devrait servir de cadre aux différents acteurs de la région à une bonne prise en charge de leurs intérêts, en sommes toutes les questions liées aux conditions de vie des chauffeurs et transporteurs de la région de Thiès. Je souhaite que votre union soit une force de proposition, de contribution, un cadre de conception de programmes et projets mais surtout de mise en œuvre de ces programmes », a laissé entendre Abdou Mboup.
Il a saisi l’occasion pour informer l’assemblée de la mise en place du label économique «Car Nataangué » qui regroupe déjà, selon lui, « 125 mille membres, ce qui démontre à suffisance la volonté du chef de l’Etat Macky Sall d’accompagner le secteur du transport.

M. SAGNE

La salle du Grand théâtre de Dakar a abrité, la semaine dernière, l’assemblée générale de la Jama’atou Ibadou Rahmane (Jir). Occasion pour ses membres du Jir de plancher sur le thème : « Encore plus de spiritualité et d’actions pour la paix et le développement ».

Ce rendez-vous quinquennal avait pour but de revoir les textes et statuts de la Jama’a, le rapport d’activés et d’approuver le bilan financier, entre autres règlements qui régissent la vie de l’organisation. Ce que des oulémas ont fait en travaux de commission avant de venir devant le public pour la lecture de la résolution. D’où l’intérêt de consacrer trois jours de réflexion à ce 11ème congrès. Selon le Dr Abdoulaye Lam nouvellement élu, « c’est qu’ensemble » qu’il faudra se positionner en rôle de vigie pour lutter contre les mauvais comportements qui gangrènent notre société. L’émir a beaucoup insisté sur la paix qui est le fondement de l’islam. Le mouvement a aussi regretté les cas récurrents de meurtres et d’agressions qui ont fini d’installer la psychose chez les populations. « Nous renouvelons notre contrat social avec vous et demandons à l’Etat de renforcer les dispositions prises pour éradiquer ce fléau », a indiqué M. Lam qui invite l’ensemble des acteurs à œuvrer pour la préservation de la raison et de la dignité humaine.

Depuis 1988, l’homme n’a cessé de sacrifier son temps et son argent pour rehausser de son mieux le drapeau de l’islam. « J’ai travaillé dans plusieurs commissions avant d’occuper ce poste aujourd’hui », a-t-il déclaré. D’ailleurs, dans la résolution sanctionnant le 11ème congrès de Dakar, la « Jama’a » condamne fermement les discours créant la discorde entre les différentes communautés islamiques et recommande à la population sénégalaise de ne ménager aucun effort pour la sauvegarde de ce modèle de cohabitation sociale inédit. « Ce sacerdoce qui nous interpelle tous est une obligation divine », mentionne le document dénonçant la montée en puissance des jeux de hasard entretenus par des structures étatiques, les opérateurs de téléphonie, les médias avec son lot de conséquences telles que la perte de temps, l’illusion du gain, etc. ; des pratiques pernicieuses qu’il faut interdire dans toutes ces formes.

Toujours, pour les congressistes, le verset 11 de la sourate Ar-Rad, « En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui en est en eux-mêmes », démontre que le musulman doit s’engager pleinement pour le changement de son pays.

Serigne Mansour Sy CISSE

La ziarra annuelle de Sokone qui  célèbre le 59ème anniversaire du livre « Diyaou Nayrayni » écrit par l’érudit feu El Amadou Dème est prévue les 3, 4 et 5 février prochains. Cette édition est placée sous le haut parrainage du Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy. D’ores et déjà, les préparatifs vont bon train tant du côté du comité d’organisation que des autorités administratives.

Une réunion du Comité régional de développement (Crd) s’est tenue à Sokone sous la présidence du gouverneur de région Souleymane Cissé en présence du porte-parole du khalife de la famille, Serigne Bassirou Dème et des membres du comité d’organisation. Tous les problèmes liés à l’organisation ont été sériés afin que des solutions soient trouvées le plus rapidement pour une bonne organisation de cette grande manifestation religieuse.
Lors de la réunion du Crd, le gouverneur de région a transmis ses salutations et son sentiment de gratitude au khalife de la famille d’El Hadj Amadou, Serigne Oumar Dème. Aussi, Souleymane Cissé a rappelé toute l’importance que le président de la République accorde à cette manifestation religieuse. Il a rappelé que Sokone figure en bonne place dans le programme de modernisation des cités religieuses initié par le chef de l’Etat. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, du côté de l’administration, des rencontres sont tenues pour que toutes les dispositions soient prises pour une bonne organisation de la ziarra. Lors de cette rencontre, tous les problèmes touchant l’électricité, la santé, l’hydraulique, l’hygiène, les Eaux et Forêts, l’élevage les sapeurs-pompiers et aussi la sécurité ont été abordés. Les responsables des différents services techniques ont donné des assurances sur les solutions à trouver aux problèmes posés.
A la fin des discussions, le porte-parole du khalife, Serigne Bassirou Dème, a remercié les autorités et les chefs de services pour l’intérêt qu’ils accordent à cette manifestation. Aussi a-t-il formulé des prières pour un Sénégal paisible et prospère.
Ainsi Sokone sera les 3, 4, et 5 février prochains le point de convergence de milliers de fidèles du Sénégal et de la sous-région à l’occasion de la ziarra annuelle de Sokone qui célèbre le 59ème anniversaire du livre  « Diyaou Nayrayni » (l’éclat du soleil et de la lune) écrit par l’érudit feu El Hadj Amadou Dème. Ce livre est une exégèse du Saint Coran œuvre d’El Hadj Amadou Dème. Cette grande manifestation religieuse est placée sous le haut parrainage du Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy et de toutes les familles religieuses du Sénégal.

Oumar Ngatty BA

A peine le Magal 2016 passé (28 décembre), Serigne Bassirou Khoudia Bara Mbacké de Darou Salam Kajoor, dans la commune de Mérina Dakhar, pense déjà à la prochaine édition.

Le marabout souhaite la réalisation de la piste de 7 km qui relie le village à la route nationale qui mène à Pekesse pour rendre l’accès facile aux pèlerins mais aussi doter le village d’électricité. Serigne Bassirou Khoudia Mbacké, fils de Serigne Bara Mbacké Khadimou Rassoul, a manifesté toute sa satisfaction de la réussite du magal. L’événement religieux a encore drainé plusieurs fidèles et disciples mourides. Une grande conférence en relation avec le « dahira » des petits-fils, les « ziars », une séance de lecture du Coran, les « khassaides » ainsi que la cérémonie officielle ont marqué l’essentiel des activités du Magal de Darou Salam Kadior.
Serigne Bassirou Khoudia Mbacké souhaite ainsi la réalisation d’une piste latéritique qui mène au village de Darou Salam Kadior et distant de 7 km de la route nationale (axe Mérina Dakhar-Pekesse) avant le prochain magal. Ce qui, souligne-t-il, « va rendre facile l’accès du village et ses environs comme Keur Daour Guèye, Loukouk Mbaye, Loukouk Ciss et Loukouk Fall aux pèlerins qui peinent à chaque fois sur la piste sablonneuse. Aussi, nous souhaitons que notre village puisse bénéficier de l’électricité ». L’intervention du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) est tant attendue dans cette zone, comme nous l’a indiqué le maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue.

Mohamadou SAGNE

Mieux outiller les parlementaires et les organisations de la société civile de la région sur les questions relatives aux droits de l’homme et du genre et leur prise en compte dans l’élaboration des lois, de leur budget et leur application. Tel est l’objectif principal du Haut-commissariat des Nations Unies aux droit de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest qui tient depuis hier à Dakar un atelier de formation de deux jours sur les questions liées aux droits de l’homme et du genre. Une assemblée qui réunit parlementaires et organisations de la société civile pour les impliquer davantage sur la question.

Ils étaient plus de quarante parlementaires et acteurs de la société civile, issus de différents pays de l’espace francophone, à prendre part à l’ouverture, hier à Dakar, de l’atelier organisé par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest. Cet atelier qui prend fin ce vendredi a pour objectif, entre autres, le renforcement des capacités sur des questions liées à la défense des droits de l’homme, du genre et des couches vulnérables mais aussi un moment d’échange et de réalisation. En première partie, il était question du rafraichissement des idées sur les droits de l’homme, les traités internationaux ratifiés par chaque pays, la convention sur les discriminations faites aux femmes et la convention sur les droits de l’enfant. Venu présider la cérémonie, le représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest, Andréa Ori, s’est félicité de la présence massive de toutes les organisations civiles de la région, en particulier les parlementaires qui, selon lui, sont des acteurs essentiels dès lors qu’il s’agit de promouvoir ou de défendre les droits de l’homme. « L’activité parlementaire dans son ensemble, à savoir l’élaboration des lois, l’adoption des budgets et le contrôle de l’exécutif, couvre tous les spectres des droits civiles, sociales, économiques, politiques, culturels. Il joue un important rôle sur la jouissance des droits de l’homme, de l’enfant, de la femme et de la population », affirme-t-il.

Selon M. Ori, à ce titre, le travail du parlementaire doit consister à privilégier la promotion de la liberté, la jouissance et le respect des libertés individuelles. Ainsi toute l’analyse du budget, sous l’angle des droits de l’homme, devrait s’accompagner de l’examen attentif des incidences budgétaires alloués aux groupes vulnérables de la société tels que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapées », a-t-il poursuivi.

Le représentant du Hcdh-Brao invite également les parlementaires à prévoir des fonds suffisants, lors du vote du budget, pour la réalisation des droits de l’homme. Cela implique un besoin de renforcement de capacité des parlementaires en matière de droit de l’homme et surtout la prise en compte de l’aspect genre dans les budgets votés par les parlements. Message bien reçu par les concernés. En effet, pour Aimé Assine député, président de la commission santé, action sociale, population et solidarité nationale à l’Assemblée nationale du Sénégal, leur rôle en tant que parlementaire est de légiférer dans la mesure où ils prennent des options à caractère légale et juridique et aussi financier. « Nous avons également un rôle de suivi par rapport à notre troisième mission qui est le contrôle de l’exécutif », a fait savoir M. Assine.

Son homologue du Sénégal, Samba Demba Ndiaye, en sa qualité de président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, affirme que « cet atelier est très important pour un parlementaire. Nous attendons à ce qu’on soit formé dans la prise en charge de l’homme et du genre dans le budget d’Etat. Puisque notre rôle est de voter des lois mais aussi de ratifier des accords que nos gouvernements prennent avec les autres institutions internationales ».

Aliou FAYE (stagiaire)

L’Agence de la sécurité de proximité (Asp) a fêté hier la sortie de ses 23 stagiaires qui ont bénéficié d’une formation de six mois en matière de garde rapprochée. Une politique d’insertion qui est considérée comme un levier de premier ordre dans le cadre du renforcement sécuritaire du pays.

C’est dans une ambiance décontractée, colorée de belles prestations de self défense que la cérémonie de remise d’attestation aux Asp de la deuxième promotion des agents de sécurité rapprochée s’est ouverte hier. Bénéficiant de trois mois de formation en tir, secourisme, embarquement, etc., vingt-trois agents de sécurité de proximité ont obtenu leur diplôme d’étude de formation qui leur permettra d’être opérationnels et d’assurer en toute légitimé le métier de garde rapprochée aux près des autorités.

Ainsi, le directeur de l’Asp, Pape Khaly Niang, dans son allocution, a félicité et encouragé les futures gardes rapprochés tout en les exhortant à prendre pour exemple leur parrain, l’adjudant feu Boubou Sy, ancien garde rapproché du président de la République Macky Sall, décédé au cours d’une mission d’escorte présidentielle à Fatick. En effet, M. Niang a salué devant la famille du parrain le courage, la détermination et le professionnalisme de l’Adjudant Boubou Sy, qui, dit-il est « un valeureux gendarme, qui est un model pour tous ». Par ailleurs, le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Amadou Tidiane Talla qui a présidé cette cérémonie dédiée à la deuxième promotion des Asp, a félicité et réitéré son engagement pour la promotion de l’emploi des jeunes à travers la formation qui est dans une dynamique de développement de compétences diverses et plurielles.

Dans son exposé, M. Talla a déclaré que l’objectif du gouvernement à travers le Plan Sénégal Emergent est de former des jeunes et de les qualifier dans différents métiers qui leur permettront d’accéder dans la vie professionnelle d’une manière définitive. Dès lors, il s’est réjouit de son partenariat dans le projet « un Asp, un métier », avec l’Agence de sécurité de proximité qui est composée de 10 000 jeunes, 72 métiers et 17 filières, qui seront repartis dans 7 secteurs comme le bâtiment, l’hôtellerie, la sécurité aéroportuaire, etc. « Le Plan Sénégal Emergent, dans son axe de capital humain en terme d’offre de formation et de compétence, a mis en place une formation de spécialisation à une durée de six mois et accessible à tout le monde. Ce qui un métier pour la reconversion de ces jeunes qui bénéficieront d’une qualification diversifiée dans l’agroalimentaire, le bâtiment, etc. », a souligné le ministre.

Ramata BA (stagiaire)

L’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms) a organisé une conférence publique sur le thème : « La montée de la criminalité au Sénégal : quelle approche pour une solution globale ? ». Beaucoup de panélistes sont intervenus pour déplorer la recrudescence des cas de meurtres au Sénégal.

La rencontre, à l’initiative de l’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms), a permis au colonel de police à la retraite Alioune Ndiaye d’éclairer l’assistance sur ce phénomène mondial qu’est la montée de la criminalité et, surtout, d’insister sur le défi sécuritaire qu’il faut relever partout. Ce premier panéliste a déploré les cas de meurtres enregistrés, ces derniers temps, au Sénégal et a invité à ce que l’on réfléchisse sur l’éducation comme solution. A l’en croire, l’école sénégalaise prépare des gens qui ne sont pas prêts à s’insérer dans la société. Le colonel Alioune Ndiaye a aussi déclaré que « l’Etat n’a pas de politique sécuritaire claire ». Selon lui, l’on ouvre un commissariat dans une localité pour satisfaire des revendications d’un responsable politique. « Depuis trois ans, l’Etat recrute des policiers et des gendarmes. Mais, où sont-ils », s’est interrogé l’ancien colonel de police avant de poser l’équation de l’utilisation des ressources humaines et la surveillance du territoire.

Un autre panéliste, Me Amadou Aly Kane, a porté le plaidoyer de l’éducation, en faisant savoir que « jadis, les systèmes de censure donnaient à une personne l’autorité et l’autorisation de corriger un enfant, même en pleine rue. Alors que de nos jours, aucun individu n’ose faire cela, de peur d’être traduit en justice. Tout le monde était éducateur, donc investi de l’autorité de correction », a-t-il souligné. Selon lui, la montée de la criminalité est due à la faillite de la famille. « En effet, les parents sont à la merci de l’environnement », avec comme conséquence « un manque de temps qui ne favorise plus l’éducation des enfants ». Aussi Me Amadou Aly Kane s’est-t-il offusqué de notre système éducatif, avec des enseignants qui ne se comportent pas en modèle. A l’en croire, l’école doit jouer son véritable rôle, car seule « l’éducation peut venir à bout de la criminalité ». Dr Abdoul Karim Diaw, enseignant-chercheur en finance islamique, a insisté sur l’importance des valeurs sans l’assimilation desquelles il serait difficile d’arrêter la criminalité.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux initialement prévue hier a été finalement reportée au 26 janvier prochain, informe un communiqué de la Cour Suprême où comme il est de coutume, l’audience se tient. Elle est toujours présidée par le chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Cette année, note le document, Mme Fatou Faye Lecor, Substitut général près la Cour d’Appel de Dakar, est désignée pour prononcer le discours d’usage qui porte sur le thème : « Les nouveaux droits de la Constitution du Sénégal ».

Les étudiants de la Casamance œuvrent pour l’unification du Mfdc afin de préparer les négociations de paix avec le gouvernement.

L’association des étudiants pour le développement de la Casamance, plus connue sous le nom de « Kékendo », rencontre les chefs de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), le 22 janvier prochain, à Ziguinchor, pour tenter de les convaincre de la nécessité de s’unir afin d’entamer les négociations de paix avec le gouvernement. La révélation a été faite mercredi, à Kolda, par Baboucar Badji, étudiant en Master 2 (géographie) à l’Ucad et président de ladite association. Cette rencontre fait suite à l’appel lancé, il y a trois ans, aux étudiants originaires de la Casamance par le Mfdc leur demandant de participer à la commémoration de la disparition de leur chef historique, l’abbé Diamacoune Senghor. « Les étudiants membres de cette association ont un objectif qui est de participer à la concrétisation des vœux de l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, c’est-à-dire la réconciliation au sein du Mfdc afin d’arriver à la table des négociations entre l’Etat et les chefs du mouvement », a dit Baboucar Badji. Selon lui, cela fait maintenant trois années que « Kékendo » discute avec les différentes factions du Mfdc, à l’exception de Salif Sadio. « Et ils sont tous d’accord pour la réconciliation au sein du Mfdc », a déclaré Baboucar Badji, qui a décerné une mention spéciale à Cesare Atout Badiane qui a permis à « Kékendo » de rencontrer les chefs des autres factions de l’aile combattante du Mfdc et salué l’engagement du bureau de Mangocro qui invite aussi les responsables des différentes factions de l’aile politique civile à œuvrer pour la réconciliation au sein du Mfdc.

Selon Baboucar Badji, les étudiants se sont également rendus à Dianki, fief de Salif Sadio, pour rencontrer les responsables de son aile politique et leur expliquer l’aspiration de la jeunesse casamançaise à la paix et à la réconciliation. « Avec ce conflit, il n’y a point de développement. On assiste à un retrait des partenaires au développement, au délaissement des services sociaux de base et au déplacement massif des populations. « Kékendo a partagé avec eux, la vie actuelle en Casamance où la population a besoin de paix pour mettre fin à ses souffrances », a dit Baboucar Badji.

Mamadou Aliou DIALLO

Une réunion du comité départemental de développement (Cdd) de Kébémer s’est tenue récemment en prélude à l’édition 2017 du magal de Mbacké Cadior prévu du 25 au 26 février 2017. Pour cette année, la sécurité est au cœur des préoccupations du comité d’organisation de l’événement.

« Toutes les dispositions relatives à l’organisation du magal ont été prises. Les actions attendues de l’Etat sont bien enregistrées. Compte rendu sera fait aux autorités supérieures ». C’est qu’a fait savoir l’adjointe au préfet de Kébémer, Mme Ndèye Sophie Sène, qui a présidé la rencontre préparatoire du magal de Mbacké Cadior. Elle a promis un suivi régulier et des solutions idoines dans les meilleurs délais pour une organisation impeccable de l’événement.

Serigne Cheikh Thioro Mbacké, coordonnateur du magal, a exprimé toute sa satisfaction après avoir épluché, avec les membres du comité d’organisation, les dix points qu’il juge essentiels pour un bon déroulement de l’événement religieux. Les secteurs de la sécurité et de la santé ont été les plus sollicités. En effet, le comité d’organisation a demandé la hausse du nombre de gendarmes pour faire face à la recrudescence des vols notés lors des éditions précédentes. Le chef de la brigade de gendarmerie de Darou Mouhty a rassuré le comité que toute les dispositions seront prises, en collaboration avec sa hiérarchie.

Pour le volet sanitaire, des journées de consultations gratuites sont prévues avant le magal. La situation du centre de santé, une vielle doléance, est revenue lors des échanges. La Senelec a promis la mise hors délestage de Mbacké Cadior une semaine avant et après le magal. Concernant l’hydraulique, les organisateurs ont sollicité 20 camions citernes et 60 bâches souples. Il est demandé à l’Ageroute d’installer une voie de contournement pour les véhicules et de finir les travaux entamés dans le village.

Serigne Cheikh Thioro a, au nom du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, remercié le président Macky Sall qui avait donné des instructions au Premier ministre pour la  satisfaction de la demande exprimée par le comité d’organisation du magal de Mbacké Cadior.

Mamadou DIEYE

Un accident de la circulation, en Zone militaire N°5, impliquant des personnels du 1er Bataillon d’Infanterie s’est produit hier, vers 17 h, à hauteur de Niassya, sur l’axe Ziguinchor-Oussouye, informe un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques (Dirpa) de l’armée sénégalaise. Selon la Dirpa, l’accident a occasionné un mort et sept blessés avec trois dont l’état a nécessité une évacuation sur l’Hôpital Principal de Dakar après une prise en charge sur place.

Dans le cadre de leur lutte contre les drogues, la fraude et les médicaments contrefaits, une cérémonie d’incinération a été organisée par la subdivision des douanes de Saint-Louis, de concert avec les forces de sécurité. Ce produit destiné à l’incinération est d’une valeur de plus de 2,8 milliards de FCfa.

Cette action est la troisième cérémonie du genre, dans un délai d’un an, et est organisée par les soldats de l’économie. Pour l’adjoint au gouverneur, Babacar Bâ, venu présider la manifestation, cette opération a été rendue possible grâce à la collaboration de toutes les composantes des forces de sécurité. Aussi, a-t-il rappelé que le processus de veille sécuritaire est toujours en cours à Saint-Louis, qui demeure une zone frontalière. Dans la saisie, il est enregistré une grande quantité de médicaments contrefaits, du chanvre indien, des piles électriques, des cartouches de cigarettes, entre autres. Mais, le « gros lot » est la méthamphétamine, d’une valeur de 2,5 milliards de FCfa, saisie par l’unité des douanes de Diama. Pour le commandant Ousseynou Faye, chef de la subdivision de Saint-Louis, ce travail a été fait de manière collégiale. Aussi, a-t-il appelé à une plus grande mutualisation des efforts des forces de sécurité dans la lutte contre la contrebande.

A. M. NDAW

Malgré le regain de violence noté dans leur quartier, les habitants de Grand-Yoff refusent de désespérer et décident de faire face. Ils ont prévu une journée de réflexion sur la violence qui sera aussi une occasion de lancer un concours dans les écoles du quartier.

Grand-Yoff est dépeint comme l’un des quartiers les plus violents de Dakar. D’ailleurs, ces temps-ci, le sang a beaucoup coulé dans cette commune où dorment 553.000 personnes, selon Arfang Sy, conseiller municipal de cette ville. Toutefois, ses fils refusent le fatalisme et décident de prendre leur destin en main.

Ils prévoient une journée de réflexion sur la violence le 7 janvier prochain au Cices où des imams, prêtres, sociologues, éléments des forces de sécurité et éducateurs invités vont sensibiliser les jeunes sur les méfaits de la violence.

Mieux, un concours dénommé « Jonghanté-biir daara » qui se déroulera du 19 avril au 28 mai sera lancé. Ainsi, des jeunes des établissements élémentaires (section 1) et des élèves du moyen secondaire (section 2), qu’ils soient du public ou du privé, seront mis en compétition sur des thèmes liés à la violence. «  Grand-Yoff, c’est l’Afrique en miniature. Un quartier qui abrite près 600.000 personnes et porte 400 bars ainsi qu’une gare routière internationale, pose forcément problème », s’est désolé Arfang Sy.

Pour Amadou Gaye, habitant de Grand-Yoff, ce projet, initié par une agence d’événementiel de promotion artistique et culturelle, vient à son heure et représente un début de solution à cette équation que pose le système éducation et sécuritaire à Grand-Yoff.

Pour cet ancien journaliste du « Soleil », le concours sera un espace de dialogue, de réflexion et de partage dans le respect mutuel pour le développement du Sénégal, en général. Pour ce qui est de la journée de réflexion du 7 janvier, il a reconnu qu’elle ne peut pas apporter une réponse définitive au problème complexe de la violence, mais ils se sont résolus à jouer le rôle qui leur revient en tant que citoyens dans la prévention de la violence.

Ndiol Maka SECK

Lutte contre l’exode rural et le chômage des jeunes, telle est la volonté de l’Union des jeunes entrepreneurs du Sénégal (Ujes). Face à la presse, les membres de ladite association ont défendu leur bilan de l’année écoulée et décliné les perspectives de 2017.

Dans son intervention, le président de l’Ujes, Mathieu Kadiona, a souligné avoir formé 800 porteurs de projets dont 200 jeunes Sénégalais de l’extérieur. A l’en croire, la mission première est de promouvoir la culture entrepreneuriale jeune et de mettre en place un dispositif de proximité performant d’accompagnement à la création d’emplois en vue de favoriser l’émergence de pôles économiques par les jeunes. Au courant de l’année 2016, l’Ujes, comme à son habitude, a mobilisé des ressources humaines adaptées pour développer la culture entrepreneuriale jeune. Sur l’immigration clandestine, Mathieu Kadiona a dit sa désapprobation. Car, pour lui, les jeunes ont un rôle majeur à jouer dans le développement socio-économique de nos régions. « Nous boostons l’entreprenariat et le leadership féminin au Sénégal et encourageons l’initiative féminine », a-t-il avancé.

Le président de l’Ujes, conscient de la saturation du marché de l’emploi, se dit optimiste à préparer les jeunes filles à l’emploi.
Dans les contraintes rencontrées au courant de l’année 2016, l’Ujes dénonce un manque de dispositif d’accompagnement financier et technique. L’Ujes a été créée en 2013 et compte une base de données de 2.350 jeunes entrepreneurs.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, était à Louga, dans le cadre de sa tournée d’information et de mise à niveau à l’endroit des acteurs.

La capitale du Ndiambour a accueilli le directeur des Transporteurs routiers, Cheikh Oumar Gaye, dans le cadre de sa tournée d’information et de mise à niveau. La rencontre, présidée par le gouverneur Alioune Badara Mbengue, a vu la participation des acteurs venus de tous les coins de la région. L’ordre du jour portait essentiellement sur la sécurité routière. Les échanges ont été riches entre transporteurs, chauffeurs, rabatteurs, promoteurs des auto-écoles et techniciens de la Direction des transports routiers.

La rencontre a marqué la satisfaction générale de Cheikh Omar Gaye qui a dit avoir atteint l’objectif recherché : réunir les acteurs pour échanger, les écouter et leur dire que le projet de réforme du code de la route « ouvre de belles perspectives pour le secteur ». Il en a aussi profité pour aborder le sujet relatif au permis à points. Et c’est pour dire que tout est fin prêt pour matérialiser le projet. « La tutelle travaille depuis un an et demi sur le projet du permis à points. Aujourd’hui, je dois dire que tout est fin prêt pour sa mise en œuvre », a confié le directeur des Transports routiers. « On ne peut plus revenir en arrière. On a investi beaucoup d’argent. Le matériel sera bientôt en place pour démarrer l’opération », a soutenu Cheikh Oumar Gaye. Selon lui, l’Etat a fait des efforts importants dans le cadre de la réalisation de bonnes routes, la réhabilitation de plusieurs chaussées ainsi que le renouvellement du parc automobile des transports urbain et interurbain. « Beaucoup d’investissements restent encore à faire. Mais il est clair que le facteur humain est la principale cause des accidents de la route », a-t-il indiqué, précisant que les nouvelles réformes visent justement à réduire les accidents de la route.

Pape Madièye Fall, président régional des transporteurs de Louga, s’est félicité de la démarche de Cheikh Oumar Gaye. « On était sceptique. Beaucoup d’acteurs ne comprenaient pas les mécanismes et la procédure du permis à points. La réunion a eu le mérite d’éclairer les zones d’ombre et de rassurer tout le monde », a-t-il fait savoir, saluant les efforts de l’Etat visant à renforcer le secteur. Pour sa part, le gouverneur Alioune Badara Mbengue a salué « la place des acteurs du secteur des transports dans l’économie nationale » et magnifié « la nouvelle réforme qui vise à mieux sécuriser les usagers de la route ».

Abdoulaye DIALLO

…Les nouvelles réformes exposées à Saint-Louis
Le directeur des Transports routiers continue sa tournée nationale pour informer les acteurs concernés sur les différents projets que compte dérouler l’Etat dans le cadre de la sécurité routière. Cheikh Oumar Gaye a fait savoir, en présence du gouverneur de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, que la sécurisation des titres de transport est un moyen de lutte contre les accidents de la circulation.

La recrudescence des accidents, due essentiellement au comportement des automobilistes et aux moyens de transport défectueux, devient de plus en plus une question de politique publique à laquelle il faut trouver une réponse. Au-delà de la fraude sur les permis, la question de la visite technique, pour la conformité des moyens de locomotion, est une préoccupation centrale. C’est pourquoi l’Etat a entrepris de mettre sur pied une batterie de mesures afin d’amener les populations à conduire convenablement sur les routes et à avoir des voitures en bon état.

Ainsi, le directeur des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, a rappelé l’importance «  de sensibiliser les transporteurs qui, pour l’essentiel, sont ceux qui sont les plus concernés. Selon lui, depuis quelques temps, la question de la mise en place d’une administration des transports efficace est le cheval de bataille des autorités. Cela passe, si l’on en croit Cheikh Oumar Gaye, par la numérisation des titres de transport afin de lutter contre les nombreuses fraudes tant au permis qu’à la carte grise. En fait, il s’agira, avec l’utilisation des nouvelles technologies, de permettre à tous ceux qui veulent détenir des titres de transport d’emprunter une voie légale.

A travers ces projets, avec pour finalité des permis à puce, Cheikh Oumar Gaye a fait savoir qu’il sera dorénavant possible de mettre sur pied des mécanismes pour sanctionner sur le champ tout auteur d’une infraction. Tour à tour, les responsables de syndicats de transport ont salué cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la sécurité routière.

A. M. NDAW

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