banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (2228)

Nous avons reçu ce communiqué de presse du Service de communication de l’Administration pénitentiaire relatif au décés d’Amath Bâ ce 24 août 2017 alors qu’il était en détention au Camp pénal de Liberté 6.

« Le Service de communication de l’Administration pénitentiaire informe que le nommé Amath Bâ, condamné le 12 juillet 2017 par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Thiès à douze ans de travaux forcés et transféré le 25 juillet 2017 au Camp pénal de Liberté 6, conformément à la législation en vigueur, est décédé ce 24 août 2017, à 8 heures 20 minutes, dès suites de difficultés respiratoires. Aussitôt après, le corps a été acheminé à l’hôpital Le Dantec aux fins d’une autopsie. Requis le 25 août 2017, le Docteur Abdou Magib de l’hôpital Le Dantec a signalé, dans son rapport d’autopsie, « une Cardiomyopathie hypertrophique dilatée décompensée ». Le rapport précise, par ailleurs, « une absence de signes traumatiques externes et de trace de violence ».
Le procureur de la République à qui le dossier a été transmis, a immédiatement ouvert une enquête judiciaire confiée au commissariat de police de Grand Yoff ».

Avec l’affluence record des pèlerins à la Mecque et l’exiguïté des lieux en plein agrandissement et réhabilitation, plusieurs pèlerins n’ont pu accéder hier à l’intérieur de la mosquée voire dans la façade externe de l’infrastructure religieuse lors de la prière du vendredi.

La prière du vendredi a la particularité d’être un moment de vérité pour le fidèle croyant en Dieu. Lors du pèlerinage de cette année, aucun des pèlerins n’a voulu, pour rien au monde, rater ce rendez-vous avec son Créateur, surtout que cette rencontre se tient autour de la Kaaba, dans la première mosquée de l’islam qui abrite la maison du prophète Ibrahima (Abraham) dédiée à Allah.

Mais, comme nous sommes dans la période des rites du « Hadj », la tâche s’est avérée difficile voire impossible pour certains pèlerins qui ont dû rebrousser chemin faute d’accéder à la mosquée. La raison est bien simple. La maison de Dieu en cette période de pèlerinage ne peut contenir le lot de pèlerins présents hier à la Mecque. On évoque souvent le chiffre de 3 millions de pèlerins lors de la période du « Hadj ».

Il nous est arrivé de constater pour cette journée de vendredi, la fermeture, dès 10 heures, des voies d’accès à la mosquée. Avant 09 h 30, la mosquée était pleine à craquer.
Il est vrai avec cette ferveur religieuse affichée par les ressortissants des pays asiatiques, il fallait, pour nous autres ressortissants du Sénégal, se lever très tôt vers 08 heures pour se positionner et attendre 4 voire 5 heures le début de la prière.

Les pèlerins et les populations locales de la Mecque ont prié loin de la façade externe de la mosquée. Ils se sont installés jusque dans le pâté des maisons qui entourent la Sainte Mosquée, en dessous de l’échangeur à deux voies qui lie les canaux qui traversent les monts qui encerclent en forme de « U » la Sainte Mosquée.

L’impressionnant dispositif de sécurité a aidé à canaliser les plus irréductibles à franchir les barrières et à se fondre dans les places déjà occupées par ceux-là qui se sont levés assez tôt. Il est aussi vrai que l’espace qui jouxte la Sainte Mosquée mérite d’être aménagée même si l’on ne peut comprendre la présence sur les lieux d’un terminal à bus (environ un millier de bus qui assurent le transport intérieur dans la ville).

De notre envoyé spécial, Babacar Bachir SANE

Un atelier de deux jours de partage de la Charte des entreprises minières s’est ouvert hier à Dakar. Sous l’égide du Ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les instituions, ledit atelier vise à intensifier le plaidoyer pour lutter contre les pires formes de travail des enfants ans les sites aurifères de Kédougou.

L’atelier de partage du projet de Charte des entreprises minières ouvert hier à Dakar par le Ministère du Travail, entre dans cette perspective. Il vise la protection et la promotion des droits des enfants à risque ou astreints aux travaux dangereux dans des sites aurifères de la région Kédougou. « Le Sénégal a ratifié pratiquement toutes les conventions allant dans ce sens. C’est pourquoi il est nécessaire d’harmoniser le plaidoyer en faveur des enfants pour contenir ce fléau », a indiqué le coordonnateur de la Cellule de lutte contre le travail des enfants au Mtdori, Ibra Ndoye.

Toutefois, il a précisé que les pouvoirs publics se sont engagés à juguler les pires formes sous ses aspects les plus visibles, à savoir la mendicité forcée des enfants et leur utilisation croissante dans le secteur de l’orpaillage traditionnel dans les sites miniers de la région de Kédougou. « L’objectif, c’est d’aller vers un secteur d’orpaillage libre du travail des enfants », fait savoir M. Ndoye. Par conséquent, des mesures d’accompagnement s’imposent. C’est tout le sens du projet de texte d’élévation de l’âge d’accès à l’emploi à 16 ans qui est déjà est dans le circuit d’adoption au ministère de tutelle. Le président de la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfant (Conafe) s’est réjoui de la rencontre, rappelant que le combat n’est pas encore gagné.

Le directeur de cabinet du ministère, Amath Camara, a mis en valeur l’urgence de circonscrire le phénomène qui demeure un sujet de préoccupation mondiale. « Au-delà de l’utilisation illégale des enfants dans des travaux dangereux de l’orpaillage, il est impératif de trouver des réponses aux diverses questions à enjeu social et sociétal », a souligné M. Camara.
Il affirme que le chômage, la déperdition scolaire, la migration interne et sous-régionale entrent dans cette perspective. D’où le sens de mettre en place une plateforme nationale Rse (Responsabilité sociale des entreprises) en faveur des enfants. Pour Amath Camara, cette charte destinée aux entreprises minières permet de se donner un cadre éthique pour une Rse agissante centrée sur la protection des enfants à risque ou astreints aux pires formes de travail dans l’orpaillage à Kédougou.

Tata SANE

Ce sont quelque 267 familles démunies (167 à Tamba et 100 à Koussanar) qui viennent de recevoir leur mouton pour perpétuer le sacrifice d’Ibrahim à travers l’Ong Secours islamique France (Sif). C’est près de 18 millions de FCfa qui ont été mobilisés pour acquérir des bêtes venant des femmes de Maka Coulibantang.

F. Sankare veuve, mère d’une famille nombreuse, bénéficiaire du don, n’a pas  caché sa joie. Très émue, elle remercie le bon Dieu. Elle avait fini de garder l’espoir de trouver un bélier. C’est par ces bons samaritains que le bon Dieu est passé pour soulager sa famille et lui permettre de fêter avec dignité la Tabaski. « Si le Sif ne me le donnait pas où est-ce que j’allais trouver ce bélier ? Je n’ai pas de quoi me m’acheter un mouton pour la fête ». Le chef de service départemental de l’action sociale, représentant le préfet, a d’entrée souligné que l’Etat a mis en place des filets sociaux qui sont en train de faire des émules. Et c’est bien heureux que les organismes non gouvernementaux jouent aussi leur partition dans l’éradication de la pauvreté dans la région orientale. Mme Diop s’est félicitée de cet important programme de Sif qui vise à aider les familles démunies. Pour elle, permettre à ces familles de disposer de mouton pour la fête est une action salutaire.

Cette fois-ci, pour un coût total évalué à plus de 18 millions de FCfa, informe Benoit Schirmer, le coordinateur de la base de Sif, cette œuvre de bienfaisance va toucher 267 familles des localités de Koussanar et Tamba-commune dans le cadre de son programme de distribution de moutons de Tabaski. 500 ménages ont été enquêtés tout au début, informe-t-il, avant qu’il n’en soit retenu à l’issue, 267 familles. 300 familles à Tambacounda-commune et 200 à Koussanar ont été enquêtées par des agents recrutés par l’organisation pour déterminer les bénéficiaires, selon Benoit Schirmer.

Pape Demba SIDIBE

La Mecque reçoit, depuis lundi, son lot de pèlerins sénégalais. Les premiers pèlerins qui ont transité par la ville de Médine ont commencé à rallier La Mecque. Un déplacement synonyme de démarrage d’un des quatre piliers du hadj.

Ce sont 10.500 Sénégalais qui vont prendre part, cette année, à l’édition 2017 du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam en Arabie Saoudite. La majeure partie d’entre eux ont transité par Médine, la sainte ville où repose le Prophète Mohamed (Psl). Jusqu’à jeudi dernier nombre d’entre eux ont rejoint la Mecque via le passage obligé de Bir Ali, où les pèlerins font leurs intentions et se sacralisent. Cette étape fondamentale marque le début du « Hadj » proprement dit, compte tenu du choix du type de « Hadj » qui varie entre le « Tamattu », le « Qiran » et « l’Ifrad ». La ville de Médine est en train de se vider de ses hôtes. Un départ qui sonne le début des difficultés pour le pèlerin. D’abord le trajet Médine jusqu’à La Mecque a été très difficile pour certains. Treize heures de route pour une distance de près de 400 kilomètres sur une autoroute ultramoderne de deux fois quatre voies. Malgré ces quelques déboires dues aux conditions du voyage, les friandises offertes par de généreux saoudiens ont mis du bémol chez certains pèlerins qui commençaient à se plaindre des conditions du voyage.

D’ici dimanche au plus tard, La Mecque va accueillir son summum de pèlerins, plus de 3 millions y sont attendus. Pour le moment, les premiers arrivants font le « Tawaf » (le rite qui consiste à faire sept fois le tour de la « Kaaba ») et le trajet « Safa » et « Marwa » en commémoration à la seconde épouse d’Ibrahim, Hadjara et son fils Ismaël, l’ancêtre du prophète Mohamed (Psl). Hadjara a parcouru cette distance à la recherche de l’eau. Dieu a alors fait jaillir le liquide précieux (Zam Zam).

De notre envoyé spécial, El Hadj Babacar Bachir SANE

Ils sont nombreux à laisser des restes sur les plateaux dans les restaurants de l’Ucad. Toutefois, peu d’étudiants savent ce qu’ils deviennent. Ils nourrissent et créent des emplois. Reportage!

Sous une température caniculaire, les récupérateurs ne sont pas nombreux à se mettre à l’œuvre. N’empêche, un des leurs met les mains nues à la pâte. Une forte odeur s’en dégage. Piquante, elle titille les narines et fixe la mémoire. Ça sent le fermenté. Au dépotoir en face du terrain de tennis de l’université, le menu de la semaine s’y distingue. Sachets de lait en poudre, riz au poisson ou à la viande, macaroni, couscous local ou marocain … Un mélange choc. C’est l’atmosphère du lieu de travail de quelques individus.
Leur tâche consiste à vider les réfectoires de leurs déchets. Ces derniers sont constitués, pour l’essentiel, de restes d’aliments. C’est après cela qu’ils reçoivent, en guise de rétribution, l’ensemble des restes collectés à l’intérieur. Ils mettent les repas consistants comme le riz dans des sacs qu’ils acheminent jusqu’au dépotoir au moyen de pousse-pousse.
Sur les lieux, l’ambiance est calme. Un jeune homme visiblement déséquilibré mange ces restes sur le sol, pendant qu’une vielle dame accompagnée de son fils fouille dans un tas d’oignons pourris. On est dans l’après-midi, le travail bat son plein. Les sacs débarqués sont en provenance des restaurants Central et « Self ». Leurs contenus sont étalés sur des toiles en plastique. Le séchage se fait en plein air et à même un sol huilé et carbonisé par les rayons solaires. Des aigles et des corbeaux survolent le local. Eux aussi y trouvent leur pitance quotidienne. De même que les éleveurs du voisinage. Cette nourriture bon marché est une aubaine pour leur bétail. En effet, ils sont les seuls acheteurs de ces restes.
Les « travailleurs des ordures » sont différents des clochards. Chacun a son tenu de travail. Vêtu d’un tee-shirt vert assorti d’un jean bleu, Moussa Cissé vient de finir de pétrir sa part des restes de riz étalée sur le sol. Accoudé sur un vieux matelas sous un auvent dans l’enceinte du dépotoir, il manipule son smartphone. Cela fait dix ans que ce ressortissant malien vit de la vente d’aliments séchés. C’est sur place qu’il monnoie le sac de 50 kg à 3.000 FCfa à des éleveurs. Cet ancien maçon dit gagner bien sa vie. « Je suis parvenu à me marier dès ma première année de travail ici. J’étais rentré au pays avec 300.000 FCfa », raconte-t-il. A partir de ce qu’il trouve ici, il contribue modestement à l’achat de semences ou de vivres de soudure pour sa famille.

« Spécialiste » des restes de pain
Youssoupha Aïdara évolue également dans le même milieu. Il est « spécialiste » des restes de pain. Il les trie des poubelles et les vend à 1 000 FCfa le sac de 50 kg. Le vieux, avec sa chevelure blanche, confirme l’importance de leur travail dans leur vie. « L’année dernière j’étais malade et c’est ce boulot qui m’a permis d’acheter mon ordonnance de 23. 500 FCfa », se rappelle-t-il. Moussa et Youssoupha, dans leur  ancienne vie de maçon, ont été conviés à ce travail par des amis. Un cercle qui semble être restreint ou en tout cas méconnu. A l’instar de la plupart de leurs collègues, ils passent la nuit dans ce taudis, ou au mieux, au terrain de tennis. C’est cela que requiert leur travail. Pour bénéficier des largesses des services de restauration, il faut qu’ils viennent sortir les ordures trois fois par jour. A cette peine, s’ajoute le péril que constitue l’hivernage pour leurs affaires. Seuls les produits à sec sont achetés par les éleveurs pour éviter les indigestions chez le bétail.  
Leur saison prend fin à chaque fois que le campus ferme ses portes. Durant ces vacances ils vont voir ailleurs pour la plupart, à l’exception de Moussa. Il en profite pour se « reposer » en vacances auprès de sa famille au Mali. Toutefois, ils soutiennent que  le Coud (Centre des œuvres universitaires de Dakar) ne les a jamais inquiétés. Ils ne paient aucune taxe ou sorte d’impôt. Tout ce qu’ils y gagnent leur appartient entièrement. Seulement, ils aspirent à une vie meilleure pour la même raison : sécuriser l’avenir de leur famille.

Assane FALL (stagiaire)

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) a saisie, le mardi 22 dernier, aux environs de 04h 00, une importante quantité de chanvre. Le produit était dissimulé dans la cargaison d’un camion sur la route de Khombol vers Thiès. Selon le communiqué de presse de la police, c’est « après moult investigations et filatures » depuis Thiénaba, que les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants de Thiès ont interpelé deux individus de nationalité malienne à Thiès. Le document note qu’une fouille minutieuse dudit camion s’est soldée par la découverte de 11 sacs en sisal contenant au total 238 kg de chanvre indien.            

M. S. D.  

 

Les éléments du commissaire Dramé de la Sureté Urbaine de la police, en collaboration avec les agents de la direction des Eaux et Forêt et du projet Wara-Salf, ont mené une opération dans le cadre de la répression du crime faunique.

Au cours de d’une descente le 22 août 2017, au marché artisanal de Soumbédioune, la police et la direction des Eaux et Forêt ont procédé à deux arrestations simultanées de flagrant délit de détention, de commercialisation illégale de faune sauvage. L’opération a permis l’interpellation de deux présumés trafiquants et leurs complices pour trafic et commerce illégal international de contrebande d’ivoire d’éléphant, hippopotame, phacochère (403 pièces de phacochère) et dents de lion. Suite aux perquisitions des domiciles qui s’en sont suivies, les cinq interpellés ont été placés en garde à vue et les contrebandes saisies : 780 pièces d’ivoire d’éléphant, soit 20 kg dont de l’ivoire brut, des dents d’hippopotames, des dents de lions, des espèces toutes intégralement et farouchement protégées pour leur disparation alarmante en milieu naturel et définitive d’ici 20 ans si ce commerce illégal ne prend pas fin immédiatement. Le communiqué précise que les deux présumés trafiquants et leurs complices ont été placés en garde à vue dans les locaux du Commissariat central et sont actuellement entendus. Si les infractions sont confirmées, les condamnations pourraient être très sévères, jusqu’à 1 an de prison ferme.

Mbaye Sarr DIAKHATE

 

 

C’est aujourd’hui que les pèlerins chrétiens quittent Dakar pour leur pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté. Parmi les candidats, des membres de la Coordination nationale des unions diocésaines des femmes catholiques (Cnudfc) du Sénégal.

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a offert à ces femmes des billets pour leur permettre d’accomplir le pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté et pour lequel les inscriptions avaient démarré au mois de mars dernier. La présidente, Mme Monique Faye Thiandoum, a remercié «le Président Macky Sall pour ce geste noble de haute portée sociale, mais aussi et surtout doublé d’une marque d’attention à l’endroit de la communauté catholique du Sénégal, particulièrement des femmes ».

Mme Thiandoum de souhaiter, par la même occasion, un bon pèlerinage aux femmes de leur association qui ont été choisies mais aussi à tous les pèlerins sénégalais et du monde entier qu’ elle invite à formuler des prières pour une paix durable au Sénégal et dans le monde. Il faut noter que la Coordination des unions diocésaines des femmes catholiques regroupe les associations des sept diocèses que compte le Sénégal, notamment Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis, Tambacounda, Ziguinchor et Kolda. Et c’est la première fois qu’un tel geste est fait par un chef de l’Etat pour des femmes catholiques à travers leurs associations afin d’offrir à certaines d’entre elles l’occasion de visiter la Terre Sainte d’Israël, le sanctuaire international de Fatima, Saint Jacques de Compostelle en Espagne, Lourdes en France avant l’étape finale de Rome auprès du Saint père, le pape François, comme tracé par le comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (Cinpec) présidé par Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor, l’itinéraire de ce pèlerinage annuel 2017 de la communauté chrétienne.

Mohamadou SAGNE

 

« Je suis peiné d’apprendre la triste nouvelle du décès de Aliou Sow », a écrit le chef de l’État, dans un communiqué rendu public hier, à l’annonce du décès de l’homme d’affaires sénégalais, Aliou Sow. Selon le président de la République, Macky Sall, « avec le rappel à Dieu de Aliou Sow, le Sénégal perd une figure emblématique de son secteur privé national ». Le président Sall ajoute que « créateur d’entreprises et philanthrope engagé, le fondateur de la Cse est un modèle de ténacité et de constance dans la quête de l’excellence ». « Je salue sa mémoire et présente à sa famille mes condoléances émues. Paix à son âme », a conclu le président de la République.

El. H. A. T.

 

Le Sénégal vient de perdre un de ses illustres fils en la personne de l’homme d’affaires Aliou Sow. Cet ingénieur de formation était l’un des  plus grands entrepreneurs des Bâtiments et travaux publics (Btp) du pays voire de la sous-région. Il a eu à effectuer des travaux dans plusieurs pays africains (Sierra-Leone, Gambie, Mali, Guinée, etc.). Le chef de l’État absent du pays a salué, dans un communiqué (voir encadré),  la mémoire de l’entrepreneur sénégalais, « une figure emblématique du secteur privé national ».

C’est hier que Aliou Sow est décédé, à l’âge de 83 ans, à l’hôpital américain de Neuilly, dans le quartier chic de Paris.
Fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse),  spécialisé dans les Btp, il a eu à construire plusieurs édifices de la capitale sénégalaise et de l’intérieur du pays. Plusieurs stades, bâtiments administratifs et routes portent sa signature. Le nouveau Pont de l’émergence de la Patte d’Oie  fait partie de ses réalisations, de même que l’imprimerie Grafisol du Groupe Sspp Le Soleil. Ingénieur de formation, Aliou Sow s’est surtout illustré dans le génie-civil, les finances, les Btp. Cadre dans le groupe pétrolier Shell, en 1970, il crée la Compagnie sénégalaise d’entreprises (Cse) devenue, six ans après, la Compagnie sahélienne d’entreprises (Cse). Il était très connu pour ses œuvres sociales en prenant en charge plusieurs malades qu’il ne connaissait pas. Lors de ses chantiers à l’intérieur du pays, il construisait parallèlement des mosquées dans les villages traversés par la route nationale. Plusieurs de ses cadres ont accédé à la propriété gratuitement. Il est aussi l’initiateur de la Cité Golf sur l’ancien terrain transféré de Guédiawaye au Technopole. Il fut aussi actionnaire dans des établissements financiers tels que l’ex Banque sénégalo-tunisienne (Bst). Son chiffre d’affaires annuel s’élèverait à 100 milliards de FCfa. La dépouille mortelle de l’homme d’affaires est attendue demain vendredi à Dakar.
La rédaction du Soleil présente à sa famille ses condoléances.

El H. A. THIAM

 

La Tabaski sera célébrée le 2 septembre prochain par la grande partie des Sénégalais. En effet, la Commission nationale présidée par Mourchid Iyane Thiam a annoncé, hier, sur les ondes de la Rts, que l'Aïd el Kébir ou Tabaski sera célébrée le samedi 2 septembre prochain. Toutefois, il semble qu’une partie des musulmans fêtera la tabaski le 1er septembre prochain, en même temps que l'Arabie Saoudite.  

D. MANE

La recherche d’habits et de chaussures légers est, en ce moment, devenue l’une des préoccupations des citoyens. Ce changement s’explique par la canicule qui pousse les gens à vouloir se procurer des vêtements et chaussures plus adaptés à la chaleur.

C’est l’été ! Tee-shirt, débardeur, short ou encore mini-jupe sont, entre autres, les principaux habits prisés par la jeunesse en particulier. « Avec la chaleur, il est difficile de s’habiller comme on le sent », laisse entendre A. Fall, croisée à la porte du Centre commercial El Malick, sis au marché Sandaga. Teint noir, taille élancée, drapée dans une mini-jupe de couleur rouge, assortie d’un Lacoste blanc, elle pense que « c’est plus confortable de mettre une mini-jupe, une jupe «trois-quarts» ou une culotte pour ne pas être victime d’un coup de chaleur ». « Depuis le début de l’été, c’est comme ça que je m’habille, sauf les vendredis où je suis tenue de mettre des vêtements plus décents pour être en phase avec la sainteté du jour », explique notre interlocutrice. Parler d’habillement en cette période de canicule fait sans doute appel à la qualité, mais aussi aux couleurs des vêtements à mettre. A ce propos, M. Diop, gérant d’une boutique de prêt-à-porter, mentionne que le coton, le polyester et le dry-fit sont les plus adaptés à la chaleur.

S’agissant des couleurs estivales, il déclare que l’engouement est pour le blanc, l’orange et le gris. « Je porte souvent des tee-shirts légers en dry-fit ou en coton pour atténuer la chaleur, mais quand je suis de service, je suis obligé de mettre un uniforme comme vous l’avez si bien constaté », dit M. Diop, qui avait à ses côtés son assistante Adja Fall. Une femme qui opte pour les habits traditionnels, même en période de chaleur, à moins qu’elle soit de service. Depuis qu’elle s’est mariée, dit Adja Fall, elle favorise la décence dans sa manière de s’habiller, tout en faisant attention particulière au choix des tissus. « Avec le climat qu’il fait, des tissus en coton comme le «Khartoum», le «Meuylouss», le lin ou encore le «voile» sont mes préférés », souligne-t-elle. Quid des chaussures ? « Les claquettes, mocassins, nus pieds en synthétique, sandales et plastiques font le buzz en cette période », cite Sidy Hoballah, un commerçant libanais qui s’active dans la vente des chaussures. Selon lui, c’est plus aisé de s’habiller léger. « Vu la chaleur et ses méfaits, quand je viens à la boutique, je mets souvent un tee-shirt en col V ou en col rond, un «super 100» léger et des claquettes », confie-t-il.

Khadim NIASSE (stagiaire)

Un « bandit de grand chemin » a poignardé un agent de sécurité de proximité au marché hebdomadaire de Dahra-Djolof. Ce qui défraie la chronique dans tout le département de Linguère.

Les faits se sont déroulés le dimanche 13 août 2017 vers le coup de 11 heures. L’auteur de l’agression s’appelle Assane Kâ, originaire de Deck-Vote, un village situé à quelques encablures de Dahra. Selon des sources émanant de la gendarmerie, l’agent de sécurité de proximité qui sert à Dodji, Sandiéry Ndiaye, a surpris en flagrant délit l’escroc en train de soutirer de l’argent à une vendeuse. C’est ainsi qu’il a voulu interrompre son acte indigne ; ce que ne voulait pas entendre ce dernier. Humilié aux yeux de ses parents, le malfaiteur n’a trouvé meilleure solution que d’asséner un coup de couteau à la nuque à son accusateur. La victime a été évacuée d’urgence au centre de santé Elisabeth Diouf de Dahra pour des soins intensifs. L’accusé, un coutumier des faits qui a été récemment libéré de la prison, a été encore cueilli par la gendarmerie de Dahra.

Masse NDIAYE

Pour une stabilité sociale, travailleurs et employeurs doivent dialoguer, a réitéré hier la présidente du Haut conseil du dialogue social. Mme Innocence Ntap Ndiaye présidait l’ouverture officielle de leur assemblée plénière.  

La 9ème assemblée plénière du Haut conseil du dialogue social (Hcds) s’est ouverte hier à Dakar sur le thème: « le dialogue social, un mécanisme de contribution à la formulation des objectifs (…)». La présidente du Hcds, Mme Innocence Ntap Ndiaye, a dit que l’atteinte des objectifs de croissance durable, d’éradication de la pauvreté et de développement humain durable à l’horizon 2035 assignés au Plan Sénégal émergent (Pse) requiert l’instauration et la consolidation d’un climat social apaisé. D’après l’ancien ministre d’Etat, dans un environnement marqué par une conjugaison de facteurs multiples, complexes à mutation rapide, il est souhaitable de disposer d’outils de modélisation pour des décisions appropriées. « Il est judicieux de mettre en place un dispositif et des indicateurs  appropriés de suivi de la stabilité sociale arrimés au Cadre harmonisé de suivi-évaluation des politiques publiques », a indiqué Mme Ndiaye. La présidente du Hcds a abordé la découverte de gisement important de pétrole et de gaz. Sur ce cas précis, le Haut conseil compte réfléchir par anticipation pour un développement économique et un progrès social.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro, a fait savoir que la déclaration sur les entreprises multinationales par toutes les parties intéressées contribuera à l’instauration d’un climat propice au travail décent, à une croissance économique et la nécessité de l’application par toutes les parties. De son côté, Chouaïbou Sonko, conseiller technique au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a loué le rôle que joue le Hcds pour un climat social tranquillisé. Et de reconnaître que le dialogue est un levier puissant de construction. La session plénière prend fin ce jeudi 24 du mois.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le département de Goudiry est l’une des zones qui subissent des chocs créant des situations de précarité sociale. Et pour faire face, l’Etat déroule un programme spécial de soutien à 4.500 ménages à raison de 45. 000 FCfa par famille et durant toute la période de soudure de juillet à octobre. Cela est ressorti lors du conclave sur les interventions des acteurs non étatiques dans l’accompagnement des bénéficiaires du Programme national de bourse de sécurité familiale et de l’extension de la protection sociale.  

La cartographie de vulnérabilité au Sénégal a indiqué que le département de Goudiry est l’une des zones qui subissent des chocs créant des situations de précarité sociale liée à la prise en charge des besoins vitaux des communautés. La rencontre de capitalisation des actions a été  tenue par les acteurs en protection sociale avec l’antenne de Tambacounda de la Direction générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn). La Dgpn, en collaboration avec la Banque mondiale, a lancé un vaste projet pilote en réponse aux chocs qui créent une insécurité alimentaire sans précédente dans le département de Goudiry, région de Tambacounda.

Pour éviter le pire, 4.500 ménages sont accompagnés durant toute la période de soudure, à savoir entre les mois de juillet et octobre 2017. Selon Ibrahima Dièye, chef d’antenne régionale de la Dgpsn à Tambacounda, les bénéficiaires vont recevoir des transferts monétaires d’urgence à raison de 5000 FCfa par personnes, avec un maximum de 9 personne par ménage. Cet appui, soutient M. Dièye, leur permettra de supporter le choc. Ce geste de l’Etat montre à suffisance qu’il s’attaque à la vulnérabilité. Il précise que ce projet de soutien aux familles les plus vulnérables n’a rien à voir avec les 25.000 bénéficiaires qui sont régulièrement pris en charge dans le cadre du Programme national de bourse de sécurité familiale. M. Dièye ajoute que les listes des personnes ciblées ont été validées en collaboration avec les comités de village, à travers des assemblées communautaires pour une démarche transparente, équitable et juste. C’est, à ses yeux, un effort soutenu et de solidarité que les pouvoirs publics font pour faire sortir ces ménages de la vulnérabilité.

P. D. SIDIBE

Les discours haineux, la discrimination, les préjugés, l’intolérance, la violence, la pauvreté, l’accès inégal aux ressources, etc., peuvent transformer les jeunes en acteurs de violence. Les événements de Demba Diop et la récente campagne électorale législatives restent encore dans nos mémoires.

Échanger entre jeunes et les communautés sur les facteurs de consolidation de la paix et du développement de Tambacounda, telle a été la préoccupation d’Activista. Cette structure a regroupé les jeunes pour célébrer la journée internationale de la jeunesse sous le thème : « Les jeunes, acteurs de la paix ». Un engagement de ces jeunes à cultiver la paix partout dans la région a été obtenue. Durant un forum organisé avec les jeunes, Activista, une organisation internationale qui s’active dans le plaidoyer pour la prise en charge des préoccupations des communautés, a offert l’occasion de débattre de l’implication des jeunes dans le processus de développement de leurs collectivités.  

A travers cette activité, Ibrahima Traoré, coordonnateur d’Activista Tambacounda, affirme qu’il s’agit d’attirer l’attention de la communauté sur les problématiques liées à la jeunesse ainsi que les défis et les épreuves auxquelles ils font face. Le forum a permis, entre autres, de collecter des messages en direction des gouvernants. Car « le chômage des jeunes constitue une bombe », soutient-il. « Si l’on arrive un jour à un point où on ne pourra plus satisfaire ces jeunes, ces derniers pourraient se révolter », ajoute M. Traoré. Pour lui, il faut que les pouvoirs publics accélèrent la cadence pour trouver des solutions au chômage de ces jeunes.  La question des garanties exigées aux jeunes pour le financement de leur projet est, selon M. Traoré, un blocage qui ne facilite pas l’accès à ces-dits financements. Hamady Guangué, manager du bureau Action-Aid, précise que sa structure accompagne cette initiative dans le cadre de l’éveil des consciences, de la prise en charge des revendications des populations. Il soutient qu’il faut des projets porteurs d’emplois pour ces jeunes, histoire d’être à l’abri de tout soulèvement de cette franche vulnérable de la société.

P. D. SIDIBE

Dans le cadre du projet d’assistance et de réinsertion sociale en faveur de 350 migrants sénégalais retournés de la Libye, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Ficr) a organisé un atelier de renforcement pour 25 volontaires de ses comités départementaux de Tambacounda et de Goudiry.

L’atelier de Tambacounda fait partie d’une série de quatre sessions de formation que la Croix-Rouge sénégalaise compte organiser à Thiès et à Sangalkam à l’intention des volontaires, des présidents et secrétaires généraux des comités départementaux des quatre régions ciblées par le projet. Bénéficiant d’un appui financier à travers son fonds de réponse d’urgence aux catastrophes (Dref), cette rencontre met l’accent sur les mécanismes d’assistance et de réinsertion sociale des migrants rapatriés de la Libye s’est tenu dans la commune de Tambacounda pour une durée de trois jours. Ce projet vise à « contribuer à la mise en œuvre du plan national de réponse du gouvernement du Sénégal pour faire face à la migration irrégulière des Sénégalais ou Sénégalaises », a expliqué Sounkaly Djikiné, président du comité départemental de la Croix-Rouge de Tambacounda. « Cet atelier de renforcement des capacités est un plus pour les volontaires de la région de Tambacounda.

Nous les exhortons à s’approprier des mécanismes d’intervention, d’accueil, d’appui psychosocial des migrants retournés de la Libye en respectant des principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge », poursuit-il. Les participants seront outillés sur la connaissance du rétablissement des liens familiaux, ses outils de recherche, ses principes de base et sur les techniques de communication de crise, de soutien psychosocial et de gestion du stress. Pour Daïsher Kuété Ayamam, membre de l’équipe régionale de réponse aux catastrophes de la Ficr, « les volontaires sélectionnés doivent renforcer les acquis de la Société nationale qui dispose d’une expérience solide dans la gestion des personnes déplacées dans des situations d’urgence. C’est le cas de la crise post-électorale de la Gambie en janvier 2017 et du conflit sénégalo-mauritanien en 1989 ».

Au sortir de ces sessions de formation, la Société nationale développera des stratégies de réponse d’urgence par la mise en œuvre d’un plan d’action opérationnel au profit de 350 Sénégalais revenus de la Libye. Elle mènera des activités d’identification des risques de vulnérabilité des migrants afin d’apporter une réponse efficace à leurs besoins selon les limites de ses moyens, en collaboration avec les pouvoirs publics, l’Organisation internationale pour la migration et les Sociétés nationales partenaires.

Pape Demba SIDIBE

Lors de cette assemblée générale ordinaire, l’Ums a renouvelé ses instances. Et c’est le magistrat Souleymane Téliko, président de Chambre correctionnelle à la Cour d’appel de Thiès, qui a été élu pour un mandat de deux ans renouvelables une seule fois. Il remporte le scrutin devant le président sortant Magatte Diop et l’avocate générale près la Cour suprême Marième Diop Guèye. Le nouveau président de l’Ums s’est engagé à servir la justice et à relever les défis. Il s’agit, entre autres, du renforcement de l’indépendance de la justice, de l’instauration de la transparence dans la gestion des carrières des magistrats et de l’amélioration des conditions de travail des magistrats avec l’aide des acteurs, de la chancellerie, des chefs de cour pour, dit-il, obtenir des avancées significatives dans le cadre de cette nouvelle mission. Pour Souleymane Téliko, l’Ums est une tribune pour défendre les valeurs qui fondent la justice; et cette justice, a-t-il indiqué, devra se construire dans le dialogue et la concertation.
 
Samba Oumar FALL
Pour le président sortant de l’Ums, la famille judiciaire doit davantage aménager des espaces de discussion et de concertation pour une bonne cohabitation dans l’univers de la justice. « Nous devons engager un dialogue franc pour un réel sursaut de la justice. Chacun d’entre nous doit assumer sa part de responsabilité afin que cette œuvre commune puisse retrouver une image plus reluisante auprès des justiciables dont nous sommes les serviteurs », a dit Magatte Diop. Le l’Ums, à travers son Bureau exécutif, a ainsi réaffirmé sa ferme volonté de respecter et de faire respecter l’indépendance de la justice sans laquelle il ne saurait y avoir de justice et d’équité. « Le Bureau exécutif exhorte les magistrats à assumer leur fonction en toute indépendance et en toute impartialité en leur assurant son soutien total », a indiqué Magatte Diop. L’Ums, selon lui, s’érigera en bouclier contre toute immixtion de nature à porter atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire.

À son avis, « l’indépendance institutionnelle ou fonctionnelle n’a de sens et de signification que si elle se traduit dans les faits par une réelle indépendance personnelle qui est un comportement de tous les jours vis-à-vis des pouvoirs publics, mais aussi de toute pression ou de tentation de quelle que nature que ce soit ». Cette indépendance, a-t-il relevé, nécessite que les budgets des juridictions et du ministère soient revus à la hausse pour doter les différentes structures de moyens conséquents pour plus d’efficacité dans l’administration et la distribution de la justice.

Pour le garde des Sceaux, le principe de l’indépendance de la magistrature au Sénégal est posé par la constitution (art. 88 et 90). Selon Sidiki Kaba, l’indépendance conduit nécessairement le magistrat à appliquer le droit au vu des éléments de dossiers sans céder à la crainte de déplaire ni au désir de plaire à toute forme de pouvoir (exécutif, législatif, politique, hiérarchique ou économique). De l’avis du ministre de la Justice, « le magistrat doit, en toutes circonstances, rester indépendant, même à l’égard de ses collègues, de sa famille ». De même, a-t-il noté, « la soumission exclusive des juges à l’autorité de la loi postule que le juge prenne constamment de la hauteur afin que ses convictions religieuses, politiques ne puissent le troubler ou interférer dans son office ».

Pour Sidiki Kaba, l’indépendance de la justice n’est pas un privilège octroyé aux magistrats, car, a-t-il soutenu, le magistrat, dans l’exercice de ses fonctions, n’a pas de droit. Il n’a que des pouvoirs. Or, en démocratie, tout pouvoir a des limites. « C’est pourquoi il est universellement accepté que l’indépendance de la justice est consacrée au seul bénéfice du citoyen, du justiciable, dans une société démocratique pour sauvegarder la liberté et les droits de tous les citoyens dans le cadre de l’état de droit ». Ainsi, a dit le ministre de la Justice, « le magistrat doit rester intègre, car ce sont les hautes exigences d’intégrité que sont la probité et la dignité qui le rendent apte à exercer ces fonctions, légitimant ainsi son autorité et garantissant la confiance en la justice ». Pour le garde des Sceaux, seule cette compréhension des magistrats de leur métier qui fera faire chaque jour un bond qualitatif à la justice du pays.  

Samba Oumar FALL

Le ministre de l’Elevage et des Productions animales poursuit sa tournée. Aminata Mbengue Ndiaye a visité, hier, le marché à bétail communal de Louga avant de tenir un rassemblement à Kébémer.

Aminata Mbengue Ndiaye a eu partout le même  accueil : chaleureux et enthousiaste. Le ministre en a profité pour échanger avec les éleveurs et prendre en charge leurs préoccupations. Préoccupations qui tournent essentiellement autour des infrastructures, de l’eau, de l’électricité et de toilettes fonctionnelles. « Vous pouvez compter sur le président Macky Sall pour la prise en charge de vos problèmes », a dit Aminata Mbengue Ndiaye, s’adressant aux éleveurs de la région de Louga. Sur place, elle a constaté que l’approvisionnement du marché en moutons est assez correct. Même si ce n’est pas encore le grand rush. « Il n’y a pas de doute, les choses vont s’améliorer au fur et mesure que la fête approche », a souligné, avec certitude Aminata Mbengue Ndiaye.

Le ministre a félicité et encouragé les éleveurs du Sénégal pour le remarquable travail fait et qu’ils continuent de faire. « L’appel du président pour l’autosuffisance du Sénégal en moutons est en marche. La production nationale vient de connaître un grand bond en avant, en augmentant de 100.000 moutons », a révélé le ministre qui invite les producteurs à se mobiliser davantage pour satisfaire les besoins de notre pays. Aminata Mbengue Ndiaye veut des investissements massifs dans le secteur de l’élevage pour booster la production nationale et arriver à l’autosuffisance. « L’accompagnement de l’État est un acquis. Avec un peu de volonté et de créativité, notre pays arrivera à atteindre l’autosuffisance en moutons », a insisté le ministre qui a rappelé les efforts fournis pour soutenir les producteurs : subvention aliments de bétail, accès à l’eau, campagnes régulières de vaccination du cheptel et amélioration des conditions d’existence des éleveurs.

Aminata Mbengue Ndiaye a aussi rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité. Dans certaines zones, a-t-elle relevé, on ne connaît plus le phénomène de vol de bétail grâce aux opérations conjointes de la Police et de la Gendarmerie. « C’est une dynamique à saluer et à encourager », s’est exprimée le ministre qui a promis également de soutenir les éleveurs de Kébémer pour l’acquisition d’un marché à bétail digne de la ville. « Trouvez le site et venez me voir. On fera le nécessaire pour vous mettre dans de bonnes conditions de travail » dixit Aminata Mbengue Ndiaye.

Abdoulaye DIALLO

Nous avons reçu ce communiqué de l’Ansd  à propos du décès accidentel de deux de ses agents enquêteurs, leurs guides et leur chauffeur à Kédougou, précisément au village de Mako.

« L’Agence nationale de la statistique et de la démographie a le regret de vous annoncer qu’un grave accident de la circulation a provoqué dans la nuit d’hier, dans la région de Kédougou, le décès de deux de ses enquêteurs, de deux guides du village de Tenkonto et du chauffeur recruté par l’intermédiaire d’une agence de location de véhicules.

Cette équipe d’enquêteurs revenait du village de Tenkonto et retournait sur Kédougou. L’accident a eu lieu au village de Mako, à moins d’un km de la Nationale 7. L’enquête pour laquelle cette équipe de l’Ansd était déployée est menée en partenariat avec le Pepam (Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement). Il s’agit d’une enquête de dimension nationale auprès des ménages portant sur les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène et qui doit durer trois mois (du 29  juillet au 29 octobre 2017). A l’issue de la collecte ainsi entamée, le Sénégal pourra disposer de données nécessaires pour suivre les progrès qui seront accomplis dans la réalisation des Objectifs du développement durable (Odd), des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) et d’autres objectifs fixés au plan international. Seront également disponibles des données fiables pour évaluer en partie le secteur Eau et Assainissement. Le Ministre de l’Economie et des Finances, le directeur général de L’Ansd et l’ensemble du personnel s’inclinent devant la dépouille des disparus, présentent leurs condoléances aux familles attristées et prient Allah de les accueillir dans le meilleur des paradis. »

Venu présider samedi, à Saly, l’ouverture de l’Assemblée générale ordinaire de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), le garde des Sceaux, ministre de la Justice, a rappelé la ferme volonté du président de la République Macky Sall et son engagement irréversible à faire de la justice un outil performant de développement économique, de paix sociale et de sécurité au Sénégal. Cette volonté, selon Sidiki Kaba, se traduit par la modernisation de la justice avec une nouvelle carte judiciaire qui sera progressivement effective. Il a anonncé 200 logements pour les magistrats.

Cette Assemblée générale a permis de faire un diagnostic sans complaisance de l’état de la justice sénégalaise et des conditions de vie et de travail des magistrats. À cette occasion, le ministre de la Justice a transmis aux magistrats les encouragements du chef de l’État, par ailleurs président du Conseil supérieur de la magistrature (Csm). Il a renouvelé aux magistrats la confiance que le président Macky Sall place en la justice de notre pays. Cerise sur le gâteau, a-t-il dit, « le président de la République a mis 220 logements à disposition pour permettre aux jeunes magistrats d’avoir un toit ».
L’amélioration des conditions de travail des magistrats constitue une exigence absolue pour l’Ums qui a invité l’autorité à accélérer et à élargir le programme de réhabilitation et de construction d’édifices pour faire face à la vétusté de certains bâtiments qui abritent la justice. Sur ce point, le ministre de la Justice s’est voulu rassurant. Sidiki Kaba, qui a rappelé l’ambition de l’État à poursuivre la modernisation de la justice sur tous les plans, a indiqué que la nouvelle carte judiciaire va être progressivement effective.

« Après la construction des Cours d’appel de Thiès et de Ziguinchor, nous avons le chantier de la Cour d’appel de Saint-Louis qui sera livré en fin 2018. Concernant la Cour d’appel de Tambacounda et le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, leur construction est prise en compte dans le cadre du 11ème Fed et leur financement est déjà bouclé », a dit Sidiki Kaba. De même, a-t-il relevé, les Tribunaux d’instance de Saraya et de Salémata sont déjà prêts. Aussi, a indiqué le garde des Sceaux, les Tribunaux d’instance de Sédhiou et de Kédougou, de même que celui de Koungheul seront bientôt opérationnels. Quant à la construction des Tribunaux de grande instance de Fatick, de Mbacké, de Diourbel, de Mbour, de Rufisque, ainsi que ceux de Ranérou et de Kaffrine, elle sera financée sur le budget de l’État du Sénégal à travers le Programme triennal d’investissement (Pti) du ministère de la Justice.

S’agissant du volet pénitentiaire, le ministre de la Justice s’est réjoui des actions prises pour humaniser les conditions de détention. « Il y a déjà le bouclage d’une prison de 500 places à Sébikotane. Cette prison est déjà prête. Il y a aussi le financement de près de 3,5 milliards de FCfa disponibles pour la construction d’une prison de 1.500 places à Sébikotane », a indiqué M. Kaba. Ces nouvelles prisons, a-t-il relevé, permettront de faire face à la question lancinante de surpopulation carcérale et les conditions de détention difficile.

Concernant les retards notés dans les travaux de réhabilitation du Centre de formation judiciaire (Cfj), fleuron de la justice sénégalaise, le ministre a assuré que tout est rentré dans l’ordre et que ce bâtiment sera prêt pourra accueillir ses nouveaux pensionnaires dès le début de l’année prochaine. Me Kaba a également rappelé le ferme engagement du président Macky Sall de doter la magistrature d’une école digne de son rang sur le site de Diamniadio, dans la Cité du Savoir. « Un montant de deux milliards de FCfa a été dégagé pour la construction de cette école pour former un corps d’élite », a dit le ministre. Sidiki Kaba a également annoncé le renouvellement du parc automobile des magistrats qui se fera progressivement et la dotation de toutes les juridictions du Sénégal de matériel informatique.
Par ailleurs, a-t-il indiqué, l’amélioration des revenus des magistrats qui constitue une de leurs revendications a été satisfaite par le président de la République à travers la défiscalisation de l’indemnité de judicature et l’indemnité de logement.  
 
Réformes structurelles profondes
Malgré les maigres moyens alloués au département de la justice et ( 0,98 % du budget national), selon Sidiki Kaba, le gouvernement a entrepris des réformes structurelles profondes concernant l’organisation judiciaire dans sa globalité entre 2016 et 2017 pour renforcer la crédibilité du système judiciaire. Ainsi, sous le magistère du président Macky Sall, les lois organiques majeures espérées et longtemps attendues par les magistrats du Sénégal ont été adoptées. Il s’agit d’abord, selon le ministre de la Justice, des textes organiques portant sur la Cour suprême. Des innovations majeures portent sur le raccourcissement des délais dans les matières les plus urgentes, notamment en matière de détention provisoire (3 mois) ont été introduites. Il s’y ajoute la simplification de l’accès à la Cour Suprême, l’institution de procédures d’urgence telles que le référés en matière administrative, l’évacuation des procédures dilatoires ou frappées d’une fin de non-recevoir manifeste par ordonnance d’un juge unique au lieu de la lourde procédure de la formation collégiale statuant dans une composition de cinq magistrats, le respect des droits fondamentaux des justiciables avec le fonctionnement de la commission d’indemnisation (articles 107 et 110), le respect du principe constitutionnel d’égalité des citoyens devant la loi avec le fonctionnement du bureau d’aide juridictionnelle.

Pour ce qui est de la loi organique sur le Conseil supérieur de la magistrature (Csm), les innovations, selon le garde des Sceaux, concernent l’augmentation du nombre de magistrats élus qui passe de 3 à 4 magistrats pour un mandat de trois ans renouvelables une fois au lieu de quatre ans sans limitation, l’instauration d’un quorum et d’une majorité qualifiée 2/3 pour la validité des délibérations du Csm et de décision de révocation ou de mise à la retraite d’office prononcée par le Csm. Ces innovations majeures concernent aussi le statut des magistrats, avec l’augmentation des postes hors hiérarchie, l’instauration d’une garantie de procédure aux magistrats poursuivis pénalement. À cela vient s’ajouter, selon le ministre de la Justice, la création du Tribunal de commerce qui, à son avis, sera bientôt fonctionnel.

Samba Oumar FALL

 

La ville de Madina Munawara (Médine) est devenue l’attraction depuis une semaine de bon nombre de pèlerins durant ces derniers jours qui annoncent le démarrage du « Hadj » 2017. On ne peut quantifier le nombre de pèlerins présents en ce moment à Médine. Il suffit de constater l’affluence record des pèlerins venus des quatre coins du monde lors des cinq prières quotidiennes et le rush aux alentours des sites historiques de Médine pour se faire une idée des évènements à venir.

La visite de la mosquée où repose le Prophète et certains de ses compagnons et les nombreux sites qui ont marqué les premières années de l’islam constituent des endroits essentiels pour les pèlerins en route pour le « Hadj ». Il suffit de voir l’affluence des pèlerins lors de cette dernière semaine qui marque le début du « Hadj » pour s’en convaincre. Médine, pour avoir accueilli le Prophète de l’Islam lors de son exil forcé et avoir abrité son mausolée, est devenu une grande ville qui connaît une forte expansion due en partie par les retombées du tourisme religieux.

Plusieurs compatriotes ont rejoint la ville de Médine qui est un passage obligé pour les pèlerins sénégalais. Ils sont reconnaissables à travers leur port vestimentaire et ce goût prononcé pour les affaires. Hormis les Sénégalais, c’est toute l’Afrique qui est représentée du Sud comme du Nord, l’Afrique anglophone, française... La forte colonie asiatique faite des pays du Proche, Moyen et Extrême Orient ferme le décor des pèlerins rencontrés dans la ville de Médine, à la mosquée et aux alentours des sites religieux. Durant ce séjour de Médine, il s’agira, en fonction des agendas définis par les voyagistes privés et aux autres délégations conduites par certains Etats, d’encadrer les pèlerins qui doivent participer aux cinq prières quotidiennes durant la durée du séjour à Médine. Le pèlerin doit effectuer toutes les prières, car une prière dans la mosquée du Prophète Mohamed (Psl) équivaut à 1.000 prières dans une autre mosquée outre que celle de la Mecque. Dans la ville de Médine, la grande attraction demeure le mausolée du Prophète Seydina Mohamed (Psl), où se trouvent également ceux de Seydina Ababacar (Rta) et de Seydina Oumar (Rta).

Les autres attractions à visiter pour le pèlerin sont le cimetière ou « Bakhiya » situé juste à côté de la mosquée du Prophète où reposent Seydina Ousmane (Rta), Alimatou Sadiya, nourrice du prophète, Ibrahim, fils du prophète, Aïcha (Rta), épouse du prophète, Fatoumata Bintou Rassouloulah (fille du prophète) et épouse de Seydina Ali (Rta). Ce dernier étant enterré à Koufa en Irak, Hassan (Rta), petit-fils du Prophète et tant d’autres compagnons du prophète. Le cimetière d’Ouhoud, où 70 combattants de l’islam sont tombés, est aussi visité. Tout comme la mosquée de Khouba et celle de Khiblataïni, où les pèlerins effectueront dans chaque mosquée deux « rakkaas » et feront des invocations pour eux-mêmes et pour leurs proches.

Pour le moment, avant le départ des pèlerins pour la Mecque (mercredi prochain, un trajet de 7 heures de route à bord de bus climatisés), la ville de Médine est rythmée par des prières, visites de sites religieux et achats dans les boutiques qui font aujourd’hui de cette ville un grand centre commercial international.

De notre envoyé spécial El Hadj Babacar Bachir SANE

Le président sortant de l’Ums, Magatte Diop, s’est félicité de la présence du garde des Sceaux qui a toujours présidé l’ouverture de leur Ag. Il a également magnifié la volonté du président de la République de raffermir davantage les rapports entre l’exécutif et le judiciaire qui, à son avis, doivent être empreints de cordialité et de respect mutuel, tout en veillant à la sauvegarde de l’indépendance de la justice. L’Ums, a-t-il dit, « est toujours disposée à préserver ces liens séculaires qui unissent ces deux pouvoirs et qui sont basés sur le respect scrupuleux de parts et d’autres des domaines que notre charte fondamentale impose à chacun d’eux ». Aujourd’hui, a fait savoir le magistrat, la justice sénégalaise connaît des mutations profondes. « Tout en préservant les fondamentaux, nous devons nous préparer à cette nouvelle donne. Elle peut autant que peut se faire l’objet de critiques acerbes. Nous devons donc accepter celles qui sont positives, en tenir compte et opérer des changements utiles et nécessaires », a souligné le magistrat.

Le président sortant de l’Ums a beaucoup insisté sur l’obligation de réserve qui, selon lui, constitue un principe sacro-saint qui s’impose à tout magistrat ; qu’il soit en activité ou en position de détachement. Pour Magatte Diop, « la liberté d’expression ne saurait justifier certaines dérives notées depuis un certain temps ». Il précise aussi que l’Ums ne saurait cautionner les sorties hasardeuses de certains magistrats dans les médias. Selon lui, « l’Ums condamne également les prises de position politique de certains magistrats ». Il a ainsi exhorté tous les membres de l’Ums à rester fidèles à leur serment. Ainsi, les magistrats ont tous été invités « à rester debout, unis et solidaires pour défendre et illustrer l’indépendance du pouvoir judiciaire, gage d’une justice forte, crédible et à équidistance des antagonismes politiques, sociaux et économiques ».

S. O. F.

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.