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Société & Faits divers (1785)

La cérémonie officielle de la conférence sociale aura lieu le lundi 24 avril 2017 sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall, au Grand Théâtre. En prélude à la rencontre considérée comme une réponse aux cahiers de doléances des travailleurs, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, s’est prononcé sur les nécessaires réformes à faire pour aller vers la pension minimale qui permettra de tirer les petites allocations vers le haut.

La conférence sociale, qui va se tenir lundi prochain, se penchera, entre autres, sur la revalorisation des pensions de retraite, une préoccupation du chef de l’Etat, Macky Sall. Selon le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, la première mesure prise par le président de la République dès son accession à la magistrature suprême a concerné les retraités. «Les retraités avaient fait de l’augmentation de leur pension un cheval de bataille. C’est ainsi que les pensions bimestrielles de 50.000 FCfa sont passées à 72.000 FCfa et celles de 100.000 FCfa à 146.000 FCfa. Depuis 2012 à janvier 2017 on est à 40 % d’augmentation », a-t-il expliqué le ministre.

Aussi, a indiqué M. Sy, l’exonération de l’Ipres à hauteur de 8 milliards de FCfa va permettre à cette institution de mieux respirer. Toutefois, il a précisé que « malgré cette exonération, le chef de l’Etat, Macky Sall, a estimé qu’il faut aller vers une concertation inclusive avec tous les partenaires sociaux pour qu’on puisse réformer le système de retraite. C’est tout l’intérêt de la conférence sociale tant attendue par les retraités. A en croire le ministre Mansour Sy, cette conférence sociale portera sur la retraite et la réforme des systèmes de retraite. S’agissant des réformes déjà envisagées, il a fait savoir que plusieurs propositions ont été faites. Mais aujourd’hui, les travailleurs ont accepté qu’il faille cotiser plus pour avoir une bonne pension.

Revalorisation des pensions
«Je pense que toutes les hypothèses de propositions actuelles vont dans le sens de la révision de ces paramètres techniques qui devraient permettre de voir comment on va revisiter l’assiette et les contributions de chacune des parties prenantes pour que les partenaires sociaux puissent cotiser plus afin d’avoir une meilleure retraite », a expliqué Mansour Sy, qui a rappelé que d’autres propositions allant dans le sens d’avoir une retraite volontaire ou une sorte d’épargne retraite existent. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, le chef de l’Etat a demandé à ce que le département réfléchisse sur comment faire pour que les Sénégalais retraités aient de bonnes pensions. «Dans tous les pays du monde, les retraités disposent, en dehors de leur retraite de base, d’une retraite complémentaire et d’une autre supplémentaire et volontaire », a-t-il affirmé.

Citant l’Ipres, Mansour Sy a fait savoir que dans cette institution, il existe de grosses pensions. «Les gens pensent qu’à l’Ipres, il n’y a pas de grosses pensions. Même avec la mensualisation, la plus grosse pension de l’Ipres est de 600.000 FCfa. Malheureusement on trouve, à côté, des pensions de 12.000 FCfa, voire de 6.000 FCfa par mois. D’où l’intérêt des réformes pour aller vers la pension minimale qui permettra de tirer les plus petites pensions vers le haut. Mais cela nécessite des réformes », a souligné le ministre.

Tata SANE

La journée nationale du talibé a été célébrée hier au Warc grâce à l’initiative de l’Ong Gsi et le soutien du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Pour des participants, il faut alterner les approches de lutte contre la mendicité. Le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille.

Pourquoi, malgré les bonnes initiatives de l’Etat et efforts consentis, on reste à parler de la problématique de la mendicité ? Cette question provocatrice d’Abdou Aziz Mbacké, directeur général de l’Ong Global solidarity initiative (Gsi), a soulevé plusieurs interventions lors du forum sur les stratégies alternatives de lutte contre la mendicité des enfants talibés au Sénégal.
Présentant les efforts de l’Etat, le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille. Ce travail a nécessité 66 opérations en six mois de travail de terrain. « Le plan de retrait n’est pas encore terminé », a-t-il précisé.

Toutefois, de nombreux intervenants, rappelant que la traite d’enfants dévoie l’enseignement coranique, ont estimé que si la mendicité persiste, c’est parce que les acteurs des «daara» sont laissés à eux-mêmes. D’où l’importance d’avoir une approche projet ou communautaire. «Lorsqu’on a des enfants mal vêtus, pieds nus, soumis aux maladies, aux accidents de la route, à la délinquance sexuelle, comme s’ils n’ont pas de parents, on doit unir nos forces pour solutionner cette problématique. Avant d’interpeller les «daara» sur leurs devoirs, il faut les aider à satisfaire leurs droits », a dit Abdou Aziz Mbacké « Majalis », qui révèle avoir vu un «daara» arrêter la mendicité grâce à une prise en charge.

Pour Mamadou Wane « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh), la mendicité rapporte de l’argent. « Les jours de vendredi, des enfants versent 1.000 FCfa », a-t-il dit, proposant une approche projet afin de permettre aux maîtres coraniques de se prendre en charge. M Wane a rappelé que le phénomène urbain de la mendicité a démarré dans les années 70, suite au premier cycle de trois années consécutives de sécheresse connu par le Sénégal. Il a affirmé que depuis 1977, le pays cherche les voies et moyens de juguler le fléau sans y parvenir.

Quant à El hadji Cheikh Ndiaye « Ndindy », maître coranique à Touba, il a insisté sur l’importance d’apprendre le Coran comme le dit un hadith du Prophète Mouhamed (Psl). « Si tout le monde refuse de le faire, on fera tous un péché », a-t-il avancé. Le maître coranique a rappelé que l’apprenant, jadis, était bien formé pour faire face aux difficultés de la vie. Il a invité l’Etat à prendre en charge la santé et l’éducation de tous les enfants, sans discrimination, non sans marteler que c’est aux parents de prendre en charge leur nourriture. Il a dénoncé le « manque de volonté de l’Etat qui devrait sortir ses propres moyens pour l’éradiquer ». « Un Etat ne doit pas faire marche arrière », a-t-il ajouté. A cet effet, il a proposé un plan d’actions de lutte contre la mendicité étalé (par exemple) sur 15 ans avec une évaluation tous les deux ans. Quant au Haut-conseiller sur les «daara», Mouhamadou Barro, il a plaidé pour l’implication des communautés et des familles religieuses dans le programme de lutte contre la mendicité.

Serigne Mansour Sy CISSE

Serigne Mountakha Bassirou Mbacké et Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre ont procédé hier, à la résidence Khadim Rassoul sise à l’héliport, à la pose de première pierre de la phase de l’extension des bâtiments. Ces travaux visent à accroître la capacité d’accueil de la résidence entièrement construite par la communauté Baye Fall.

La cérémonie de pose de première pierre s’est déroulée en présence de Serigne Cheikh Djeumbe Fall, Khalife général des Baye Fall. Le coût global de cette extension est estimé à 5 milliards de FCfa. À cet effet, il est demandé aux hommes de verser 5.000 FCfa et aux femmes 2.500 FCfa. Un appel a aussi été lancé aux musulmans, toutes obédiences confondues, de participer à la réalisation de cette infrastructure destinée à recevoir les hôtes de marque de la cité de Khadim Rassoul. Les bâtiments, déjà en place dans cette résidence, ont coûté plusieurs milliards et nécessité des mois de labeur.

Au cours de cette cérémonie, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a félicité les disciples de la communauté Baye Fall et invité les fidèles à œuvrer davantage en restant dans le sillage clair tracé par les pionniers. Pour sa part, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a mis en garde et rappelé à l’ordre les pourfendeurs et les détracteurs de la voie mouride qui chercheraient à saper le moral des disciples. Le porte-parole du Khalife général a fait comprendre que « ces coups contre la communauté mouride et les enseignements du Cheikh ne passeront pas ».

Sur un ton très ferme, il a invité les auteurs de ces propos discourtois et sans aucun fondement à arrêter leurs dérives car ces déclarations relèvent de la méconnaissance de la voie et des enseignements du Cheikh. « Ces derniers jours, vous avez vu et entendu des gens dire des choses étonnantes sur la voie mouride. Ces personnes de mauvaise foi ont tenté de pervertir la mentalité des disciples. Ils seront les seuls responsables de ce qui pourrait leur arriver en cas de récidive », a-t-il averti.

De jeunes présumés mourides et salafistes seraient les auteurs de ces déclarations malheureuses qui, de l’avis du porte-parole du Khalife général, ont fait beaucoup de mal aux autorités de la communauté mouride et à l’ensemble des dignitaires de l’Islam au Sénégal.

Mamadou DIEYE

Les propos blasphématoires prononcés récemment contre l’Islam ont été condamnés hier, à Pikine, par l’association «Daratoul Istikhama» pour l’éducation et le développement. Cette association a également dénoncé les accusations portées sur des personnalités religieuses comme le Dr Ahmed Lô dont le seul tort est d’avoir adopté la doctrine du Coran et de la Sunnah.

Tout récemment, un individu a raconté des grossièretés sur les réseaux sociaux en affirmant que Dieu est l’œuvre du guide de la confrérie à laquelle il appartient. Une dérive verbale blasphématoire condamnée par le Khalife général des mourides par l’entremise de l’imam de la grande mosquée de Touba ainsi que d’autres associations affiliées à la confrérie mouride. Le Dr Ahmed Lô, président de l’association «Daratoul Istikhima», a aussi condamné cette sortie jugée blasphématoire. Ce qui lui a valu les foudres médiatiques de certains individus qui sont allés jusqu’à l’attaquer et le traiter de tous les noms.

En conférence de presse, le Dr Alioune Guèye, porte-parole de l’association «Daroul Istikhama», a estimé que qui connaît les personnalités accusées savent que « leur doctrine est celle des «Ahlous Sounnah» tout entier qui s’éclaircit des recommandations du Coran et de la Sunnah ». Il a cependant apprécié la réaction des autorités mourides condamnant la sortie de cet homme. De la même manière, il a salué la déclaration attribuée à des associations affiliées à la communauté mouride ayant toutes condamné ces déclarations blasphématoires. Dr Alioune Guèye a tendu la main aux autorités religieuses et étatiques, ainsi qu’à toute personne éprise de paix et de responsabilité à prendre toutes les dispositions idoines afin que cessent ces transgressions contre l’Islam et que l’on freine l’ardeur de ces gens qui menacent la stabilité du pays.

« Il y en a qui n’œuvrent que pour saper l’harmonie qui existe entre les différentes communautés religieuses. Heureusement, le gouvernement est conscient des menaces qui secouent notre pays et connaît les gens qui, de jour comme de nuit, tentent de semer la zizanie et d’entretenir le feu de la haine entre des groupes qui ont toujours cohabité dans la tolérance, la paix et la sécurité », a-t-il indiqué.

Abdou DIOP

Pour soutenir le gouvernement dans ses efforts de promouvoir l’emploi en milieu rural à travers l’agriculture, la Banque islamique de développement (Bid) a dégagé une enveloppe d’environ 47 milliards de FCfa dans le cadre d’un projet. Le lancement a eu lieu hier en présence des ministres de la Jeunesse, de l’Industrie et du Commerce.

Le projet de développement de l’entreprenariat agricole, mis en œuvre par le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), a été officiellement lancé hier par le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang. Financé par la Banque islamique de développement (Bid) à hauteur de 47 milliards de FCfa, ce projet vise à promouvoir l’emploi rural à travers le développement de moyens de production et le renforcement des compétences entrepreneuriales des jeunes des régions de Kaffrine (Boulel), Fatick (Niombato), Louga (Dodj) et Kolda (Fafacourou). Ces zones d’interventions couvrent une superficie de 38.789 kilomètres carrés.

Elles ont été choisies sur la base de plusieurs facteurs liés à la vulnérabilité au chômage et au sous-emploi, à la taille de la population, à l’existence de ressources naturelles pouvant permettre de développer la chaîne de valeur agricole. « Ce projet contribuera à consolider les efforts du gouvernement à l’insertion des jeunes par la création de plus de 300.000 emplois, la mise en place de 348.000 groupements d’entrepreneurs, la formation de plus de 30.000 entrepreneurs dans le domaine de la production et de l’entreprenariat, la réalisation d’un programme d’incubation au profit de plus de 90.000 jeunes ruraux, etc. », a soutenu Mame Mbaye Niang. Instrument majeur de la stratégie de l’Etat pour promouvoir l’emploi, selon le ministre de la Jeunesse, le Prodac constitue un véritable incubateur d’entrepreneurs agricoles. Ceci, à travers les Domaines agricoles communautaires (Dac) qui sont des pôles de compétitivité économique, lieux d’insertion de jeunes ruraux, de diplômés d’écoles de formation, mais également de promoteurs privés désireux d’investir le secteur aussi bien dans ses activités de production que dans celles de transformation et de services. Ce programme traduit l’orientation fortement agricole que le gouvernement du Sénégal a bien voulu imprimer à l’insertion économique des jeunes.

Insertion des jeunes
Cette orientation, faut-il le rappeler, est fondée sur la vision qu’aucun pays au Sud du Sahara ne saurait prétendre relever le pari du développement en faisant fi de l’agriculture, de l’engagement et de la disponibilité de la jeunesse. « C’est la raison pour laquelle un des objectifs majeurs assignés au Pse (Plan Sénégal émergent) est de favoriser une croissance inclusive et durable pour assurer l’émergence de notre pays et prendre en charge les aspirations des populations, notamment celles relatives à l’emploi des jeunes », a dit le ministre Mame Mbaye Niang. A l’en croire, la jeunesse constitue une donnée structurante majeure du point de vue de son poids démographique, de sa prégnance et de son dynamisme.

Pour sa part, le directeur du Département agriculture et développement rural à la Bid, Ahmadou Thierno Diallo, a relevé que ce projet, qui est l’un des trois en cours financés par son institution bancaire au Sénégal, est une contribution aux efforts du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des populations rurales à travers la création d’emplois dans l’agriculture, en offrant à celles-ci un cadre favorable au développement d’entreprises agricoles en mettant en place des infrastructures et des installations requises.

« Ce programme a des liens intrinsèques avec le Programme de développement du pastoralisme au Sénégal et le Programme de développement de la microfinance islamique. La stimulation d’un développement durable et structurelle passe par le renforcement et l’intégration de nos interventions », a-t-il estimé.

Ndiol Maka SECK

Réputée être un corps militaire fermé et peu prolixe, la gendarmerie nationale veut maintenant s’ouvrir au public, en communiquant plus et mieux. Le nouveau patron de la division communication (Divcom), le chef d’escadron Ibrahima Ndiaye, a dévoilé hier, lors d’un petit déjeuner de presse, les contours de ce nouveau partenariat avec les médias basé sur la confiance et le respect des règles en vigueur.

La gendarmerie nationale, à travers sa division communication (Divcom), cherche à huiler ses relations avec les médias. Les jalons de ce nouveau partenariat, basé sur la « confiance mutuelle », le « professionnalisme » et le « respect des principes déontologique », ont été posés hier lors d’un petit déjeuner de presse offert par le Haut-commandement de la gendarmerie à la caserne Samba Diéry Diallo. « La communication et l’information constituent deux préoccupations consubstantielles que partagent la gendarmerie et la presse. Les médias comme la gendarmerie sont investis d’un devoir de communication et d’information des autorités et des populations. En conséquence, il me semble indispensable d’établir un dialogue qui ne peut être que fructueux pour les deux parties», a mentionné le général Mamadou Diouf, commandant de la gendarmerie territoriale.

C’est à ce titre, a-t-il ajouté, que la gendarmerie invite la presse à nouer un partenariat franc avec la division de la communication qui exprime sa volonté et sa disponibilité à faciliter les échanges dans le respect des lois et règlements en vigueur pour une information juste au profit de nos compatriotes. A l’en croire, la presse que certains qualifient de quatrième pouvoir, joue un rôle fondamental dans une société comme la nôtre où le droit à l’information est devenu assimilable à une denrée de première nécessité. « Cela veut dire que vous avez entre vos mains une arme redoutable qui peut faire basculer, dans un sens où dans un autre, le destin d’individu, d’une famille, d’une communauté voire d’une nation. Il faut donc en faire un bon usage », a conseillé le général Mamadou Diouf.

L’occasion a été saisie par le nouveau patron de la Divcom de la gendarmerie, le chef d’escadron Ibrahima Ndiaye, pour dévoiler sa stratégie de communication. Il a d’emblée souligné qu’établir une bonne relation avec la presse est devenu une priorité pour la gendarmerie au plus haut niveau. Pour bien mener la mission qui lui est assignée, il compte s’appuyer sur une communication situationnelle basée sur une approche globale, une franche collaboration sans compromission avec tous les acteurs concernés, une démarche responsable pour une information juste. Dans sa stratégie, figure aussi en bonne place une communication dans le respect des lois et règlements. « Nous voulons une coopération gagnant-gagnant qui prend en compte les préoccupations des différents acteurs », a laissé entendre le chef d’escadron Ibrahima Ndiaye.

Ndiol Maka SECK

Le petit déjeuner presse offert par la gendarmerie aux médias a été une occasion pour les hommes en bleu de présenter les résultats obtenus sur le terrain en 2016. Selon les statistiques présentées, la délinquance a connu un net recul en 2016 avec 76 crimes et 6.007 délits, par rapport à 2015 où il a été enregistré 121 crimes et 7.643 délits, et 2014 où il y a eu 140 crimes et 9.623 délits. 

Selon le colonel Alioune Guèye, adjoint Emploi-opération du Haut-commandant de la gendarmerie qui a présenté le bilan, la légion Est, qui regroupe les régions de Kédougou et Tambacounda, a enregistré plus de crimes en 2016 avec 18 cas, suivie de la légion Centre-Ouest qui polarise Thiès et Diourbel avec 15 cas et la légion Centre constituée par Kaolack, Fatick et Kaffrine avec 13 cas.

La légion Ouest, c’est-à-dire la région de Dakar, qui semble être la plus dangereuse a pourtant enregistré le moins de crimes en 2016 avec seulement 08 cas. Pour ce qui est des délits, la légion Est arrive encore en tête avec 1.512 cas, suivi cette fois-ci par la légion Ouest avec 1028 cas et la Légion Centre-Ouest avec 1.012 cas.

Nd. M. SECK

Le décret portant application de la loi anti tabac a fait l’objet hier, à Thiès, d’une importante rencontre du comité technique régional. Un dispositif de veille et de mise en application de la loi anti tabac va sous-tendre la vaste campagne de sensibilisation qui sera lancée à travers les comités techniques départementaux déjà mis sur pied.

L’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives, Mbassa Sène, a présidé la réunion sur le décret d’application de la loi anti-tabac. « La région de Thiès est en phase avec le comité national sur les stratégies à mettre en œuvre pour gagner le pari de faire reculer le phénomène ». Le processus n’étant pas encore achevé pour une application immédiate, il reste à prendre, en rapport avec la commission nationale, d’autres mesures, notamment sur le répertoire des lieux recevant du public et les messages à délivrer lors des campagnes de sensibilisation.

Dans ce sens, l’adjoint au coordonnateur du comité national de lutte anti-tabac, Momar Ndao, a souligné que « des pourparlers sont en cours avec les industriels du tabac pour trouver la meilleure formule dans le conditionnement, l’étiquetage des produits et la réglementation de la vente du tabac ». Il convient de véhiculer que des messages sanitaires auprès des consommateurs afin qu’ils soient mieux informés des dangers du tabagisme. De ce point de vue, les paquets de cigarettes devraient changer de présentation et porter des informations sanitaires.

Il s’y ajoute également les fumoirs à mettre en place dans les lieux publics. Aussi, les consommateurs sont-ils invités à adopter de nouveaux comportements. Les participants se sont imprégnés du décret d’application de la loi N° 2014-14 du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac.

Mohamadou SAGNE

Dans son édition d’hier, «L’Observateur» a exploité un procès-verbal d’enquête qui remonte à 2008/2009 dans lequel Baye Modou Fall alias « Boy Djinné » a dit avoir remis de l’argent au commissaire central de Dakar pour pouvoir s’évader. Suite à ces « déclarations graves et mensongères », le Bureau des relations publiques de la police nationale a apporté des précisions à travers un communiqué. « En effet, les déclarations mensongères de Baye Modou Fall alias Boy Djinné qui remontent à plusieurs années entre 2008-2009 ont été examinées et classées sans suite par le juge d’alors qui n’avait trouvé aucun élément objectif pouvant prouver ces accusations », lit-on dans le texte signé par le commissaire Tabara Ndiaye, chef du Bureau des relations publiques de la police. Selon le document, la personnalité du déclarant prouve à suffisance le caractère non fondé de telles accusations. « Voilà la stricte vérité sur cette affaire montée de toutes pièces pour que nul n’en ignore et dont le mobile est de jeter encore le discrédit sur toute une corporation », déplore le commissaire Ndiaye dans le communiqué.

Nd. M. SECK

Une dizaine de volontaires canadiens ont encadré, pendant quinze jours, les apprenantes du centre de formation « Gîte-école » qui a ouvert ses portes à Mbour pour lutter contre le chômage des jeunes filles. Au cours de cette formation en cuisine-restauration et en coupe-couture, l’approche par les compétences (Apc) a été privilégiée pour donner plus de chance à ces apprenantes et leur permettre d’intégrer facilement la vie active.

Ce centre, mis en place par l’Association pour l’émergence de la femme (Aef), grâce à un partenariat avec la fondation canadienne Femmes d’engagement mondial (Fem), accueille une trentaine de pensionnaires qui suivent les filières cuisine-restauration et coupe-couture. Ces dernières ont récemment bénéficié de l’expertise de volontaires canadiens dont des enseignants de l’École des métiers de l’hôtellerie de Montréal.

Dans cette première phase de la formation qui a concerné aussi bien la théorie que la pratique, les apprenantes ont été formées aux métiers de la cuisine et des services de la restauration. La confection de sac et de nombreux autres accessoires leur a également été enseignée. Le chef-enseignant Cong-Bon Huynh de l’École des métiers de l’hôtellerie et du tourisme de Montréal a salué la soif de savoir des apprenantes en cuisine-restauration et leur détermination. « En quelques jours, elles ont appris et maîtrisé énormément de choses », a-t-il indiqué avant de dire toute sa satisfaction à l’issue de cette formation.

Selon M. Cong-Bon Huynh, ces apprenantes ont montré plusieurs dispositions et méritent d’être davantage accompagnées pour aller encore plus de l’avant et réaliser leurs rêves. A sa suite, Carole Lepage a salué le dynamisme de ces apprenantes mues par la volonté de réussir dans la vie. Pendant leur séjour, s’est-elle félicitée, ces apprenantes, encadrées par des professionnels, ont pu développer les bonnes compétences en couture et connaître de nouvelles techniques. Pour ce qui est de la restauration, a-t-elle laissé entendre, elles ont, grâce à l’expertise des formateurs, essayé de nouvelles tendances et se ont fait des performances dans de nombreux domaines. Après cette expérience, a-t-elle souligné, ces filles vont avoir les compétences pour intégrer le monde du travail. Carole Lepage a beaucoup insisté sur la pratique et invité les responsables du centre à privilégier l’approche par les compétences. Les élèves, par la voix de Rokhaya Diallo, ont remercié la fondation Femmes d’engagement mondial (Fem) pour le soutien et les efforts déployés par toute l’équipe afin de leur garantir une bonne formation. Ibrahima Ba, représentant les parents d’élèves, a apprécié à sa juste valeur cet accompagnement de Fem Canada. Après la formation, il reste, selon lui, à relever le défi de l’insertion.

Samba Oumar FALL

Au quinzième jour du mois lunaire de Shaabân, dans la deuxième quinzaine du mois de mai, sera célébrée la 70ème édition du magal de Darou Mouhty. Une réunion du Comité régional de développement (Crd) s’est tenue à cet effet. Une occasion pour le comité d’organisation d’exprimer les besoins à satisfaire pour une réussite de l’évènement.

Beaucoup d’engagements ont été pris lors de la réunion du Comité régional de développement (Crd) de Louga. Le gouverneur Alioune Badara Mbengue a promis de s’impliquer entièrement dans la bonne organisation de cet évènement phare de la région. Après avoir remercié le comité d’organisation, il a exhorté les chefs de services à respecter les engagements pris et à considérer qu’au sortir de la réunion, ils doivent impérativement veiller à leur réalisation ou à défaut, aviser à temps les autorités.

L’Ageroute a promis de réaliser un certain nombre de travaux sur les axes Darou Mouhty-Touba et Darou Mouhty-Kébémer et d’aménager deux voies de dégagement pour faciliter l’accès à la cité religieuse, en attendant les autres programmes dont les interventions sur la voirie intérieure. La sécurité à Darou Mouhty et environs est une préoccupation du comité d’organisation du magal. Des assurances ont été données par les autorités compétentes qui ont indiqué que «250 gendarmes seront déployés, 200 barrières mobilisées, un jalonnement effectué sur les principaux axes et l’armée mise à contribution».

Le trafic routier, constituant une grande préoccupation, nécessite un plan de circulation qui sera élaboré lors d’une prochaine réunion spéciale présidée par le préfet du département de Kébémer. Déjà, il y a une interdiction à la circulation des «Jakarta» à Darou Mouhty et la prohibition de la surcharge des véhicules. Pour le volet hydraulique, il est prévu une augmentation de la capacité des forages pour un ravitaillement correct en eau des pèlerins. S’agissant de l’éclairage, la Senelec s’est engagée à mettre Darou Mouhty hors délestage 15 jours avant et 15 jours après le magal.

Pour ce qui est de la santé, le président du comité d’organisation s’est dit satisfait du dispositif mis en place lors de l’édition précédente. Donc, le même dispositif sera reconduit cette année. Quant au service d’hygiène, il a promis de veiller, comme par le passé, à la bonne qualité des boissons et aliments proposés aux consommateurs. Toutes ces dispositions prises ont rassuré Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, porte-parole de Darou Mouhty. Au nom du khalife de la deuxième ville du mouridisme, il a vivement remercié le président de la République, Macky Sall, pour la motivation des services décentralisés, ces partenaires très utiles dans l’organisation et le succès de l’évènement.

Pour rappel, le magal de Darou Mouhty célèbre les retrouvailles entre Mame Thierno Birahim Mbacké et Cheikh Ahmadou Bamba à son retour d’exil en 1902.

Mamadou DIEYE

Le gamou annuel de Fass Diacksao est prévu le 29 avril prochain. La réunion du comité régional de développement (Crd) consacré à cette édition 2017, la 118e édition du genre, est convoquée aujourd’hui à la gouvernance de Thiès. Cette importante manifestation religieuse est placée sous l’égide du nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et de l’ensemble de la famille de Seydil Elhadj Malick Sy (Rta).

Initié par Serigne Youssoupha Diop, gendre d’El Hadj Malick Sy, le gamou de Fass Diacksao a été perpétué par le défunt Khalife général des Tidianes, Serigne Elhadj Abdoul Aziz Sy « Dabakh », pour ce que représentait cet espace qui était, d’une part, le lieu de retraite spirituelle de Seydil Elhadji Malick Sy de retour d’un pèlerinage à la Mecque en 1889 et, d’autre part, des périmètres agricoles qu’il exploitait pour nourrir sa famille et ses talibés.

Depuis 1889, le village de Fass Diacksao est un lieu de spiritualité, d’éducation, de formation religieuse et de travail. D’ailleurs beaucoup d’érudits, « Mouhadams » y ont fait leurs humanités avant d’être envoyés à travers le pays pour propager l’Islam et la Tidianiya. Après la disparition de Seydil Elhadji Malick Sy en juin 1922 et celle de son premier successeur Serigne Babacar Sy en mars 1957, c’est Serigne Elhadj Abdou Aziz Sy «Dabakh», alors Khalife général des Tidianes, qui fera de Diacksao un village réputé jusqu’à atteindre le rayonnement qui le caractérise actuellement et que son fondateur souhaitait vivement.

Le gamou de Diacksao a atteint aujourd’hui une dimension nationale, contribuant fortement à l’essor socio-économique des localités polarisées par la commune de Koul. Serigne Sidy Ahmed Sy « Dabakh », digne continuateur de l’ouvre de feu son père Serigne Elhadj Abdoul Aziz « Dabakh » en rapport avec la « dahiratoul Ikhlassi », invite donc toute communauté musulmane à ce grand rendez-vous.

Mohamadou SAGNE

Des études de novembre 2016 réalisées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands) et le Groupe d’études et de recherches genre et sociétés (Gestes) révèlent la recrudescence des violences basées sur le genre dans les 14 régions du Sénégal. Le taux de prévalence de ce phénomène dans les ménages sénégalais est de 55,3%. Quant aux violences physiques, sexuelles et verbales, elles sont respectivement de 92,20%, 73,40% et 54,70%. Face à cette situation, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, des partenaires techniques et financiers ont organisé un atelier de formation sur la prise en charge des violences basées sur le genre.  Cette rencontre, inscrite dans le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (Pasneeg), a été l’occasion pour Corinne Delphine Ndaw, directrice régionale adjointe d’Onu-Femmes, de souligner que « les statistiques montrent que la plupart des auteurs de Vbg sont souvent impunis à cause des perceptions et représentations sociales des violences, qui se présentent sous formes de comportements et de pratiques souvent non justifiés mais légitimés, voire acceptés et entretenus par la société qui l’assimile à un fait privé concernant uniquement la famille ou les conjoints ».

Selon elle, ce paradoxe constitue un véritable frein à la mise en avant du dispositif sécuritaire et juridique. Si l’on en croit Corinne Delphine Ndaw, la violence basée sur le genre demeure, dans tous les pays du monde, une violation des droits humains des femmes et des filles et constitue un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité des sexes. La directrice régionale adjointe a réitéré l’engagement d’Onu-Femmes à accompagner les acteurs à renforcer la coordination et les échanges de connaissances pour développer des stratégies innovantes pouvant accélérer l’élimination de ce problème.   

La conseillère technique chargée des affaires juridiques au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Marie Bernadette Amy Dione Diouf, a cité le viol, l’inceste, la pédophilie comme étant des comportements violents ou psychologiques basés sur le genre. « Ces violences constituent une grave atteinte aux droits, à la dignité, à la vie, à l’intégrité corporelle, à la santé, à l’éducation et sont d’autant plus intolérables dans un Etat de droit comme le Sénégal », a-t-elle déclaré.

S. M. S. CISSE

L’atelier technique de cadrage de l’étude et de la cartographie de la délinquance au Sénégal organisé par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), en collaboration avec l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) et l’Agence nationale de la statistique et à la démographie (Ansd), a permis aux responsables de l’Asp de dire toute leur ambition de disposer d’une vision claire pour combattre l’insécurité.

C’est le gouverneur de la région de Thiès qui a ouvert la rencontre qui s’est tenue à Saly, au nom du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, empêché. C’est de la quantification de la problématique de la délinquance qu’il s’agit, a dit d’emblée Amadou Sy dans son propos, ajoutant que l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp) est dans son rôle en initiant une telle rencontre. En raison de la mondialisation de l’économie, le crime s’est mondialisé, a relevé M. Sy qui soutient qu’il faut, dès lors, des mesures proactives et adaptées aux formes de violence. Au demeurant, a-t-il poursuivi, notre pays a souscrit à la déclaration du millénaire des Nations Unies qui souligne combien il est important pour les hommes et les femmes de pouvoir vivre et élever leurs progénitures sans peur et sans crainte de l’oppression. Une série de préoccupations a fait le jour suite aux politiques et pratiques de lutte contre la délinquance.

La pertinence des interventions assujetties toutefois à la difficulté d’évaluer leur efficacité incite à mettre en place des stratégies à mettre en œuvre pour faire face aux comportements anti-sociaux et prévenir la violence sous toutes ses formes, a encore indiqué le gouverneur qui, par ailleurs, a préconisé la contextualisation de la délinquance qui varie d’une contrée à l’autre, qui aboutira à la création de contrats locaux de sécurité.

Contextualisation de la délinquance
Le directeur général de l’Agence, Dr Papa Khaly Niang, a salué l’initiative qui est inédite dans l’histoire de la sécurité au Sénégal. Dans ce cas de figure, a-t-il indiqué, on rentre dans la conception de la sécurité qu’il qualifie en réalité à une science. Toujours considérée comme une pratique, ce phénomène criminel est attaqué tous azimuts par les criminologues, les sociologues, l’Ansd et l’Esea, parce que ruinant nos sociétés, avance Dr Niang. Parler de la réponse revient à dire, selon lui, que la stratégie est globale parce qu’impliquant forcément la participation des citoyens dans la gestion de leur sécurité. Le citoyen, dès lors, devient un acteur de la sécurité au lieu d’en être un consommateur, a soutenu Dr Niang, qui renseigne que c’est dans ce cadre que l’agence qu’il dirige a été portée sur les fonts baptismaux par le président de la République, Macky Sall. L’Asp justement tente de formaliser cette participation citoyenne, c’est-à-dire quantifier le phénomène criminel avant de le combattre, avoir des indicateurs pour avoir une nette et claire cartographie de la délinquance, selon la particularité dans les différentes localités pour mener des actions ciblées qui répondent à la réalité des terroirs.

Pour sa part, le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea), Koumakh Ndour, a déclaré que le nombre de délinquants interpellés entre 2015 et 2016 a crû de 27%, tandis que celui des déférés a crû de 19%. Il précise qu’il y a ce que les spécialistes appellent le chiffre noir, qui sont les faits de délinquance qui ne sont jamais ou presque pas ou peu reportés à la Police et à la Gendarmerie.

C’est précisément une partie de ce chiffre noir que nous voulons saisir à travers cette étude appelée «enquête de victimition», selon les Français, ou de «victimisation», selon les Canadiens. Il s’agira de mener une enquête nationale sur la délinquance subie mais aussi d’enregistrer le niveau d’insécurité ressentie par les citoyens, a poursuivi Koumakh Ndour. Selon lui, les résultats issus de cette enquête aideront grandement l’Etat à mieux cerner l’ampleur de la délinquance et à la prise de décisions pour juguler le mal, surtout dans la sécurité de proximité, le cœur de métier de l’Asp. Cette étude anticipe aussi sur une question préoccupante pour l’Etat, à savoir la gouvernance sécuritaire de proximité.

Il s’agira pour l’Asp d’aborder cette question à travers une démarche expérimentale de «Contrats locaux de sécurité» qui s’adossent sur un diagnostic sécuritaire local (Dsl). M. Ndour pense que ces résultats devront permettre à l’Etat via l’Ansd, de renseigner la communauté internationale sur le niveau d’atteinte de certains points des Objectifs de développement durable (Odd), qui ont une validité universelle. Ce qui implique que tous les pays devront contribuer à leur réalisation, en fonction de leurs capacités. «Les Odd, au-delà des dimensions économiques, sociales et environnementales, intègrent des aspects tels que la paix, comme l’indiquent les Odd 11 et 16, qui est de faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables, et de promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes, aux fins du développement durable», a souligné le directeur de l’Esea.

Amath Sigui NDIAYE

Plus de 90% de la subvention que l’Etat accorde à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) vont à la formation et à l’éducation des responsables et membres de la centrale syndicale. C’est ce qu’a affirmé son secrétaire général Mody Guiro lors d’un atelier de formation syndicale à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) l’a affirmé : « Plus de 90% de la subvention que l’Etat nous accorde vont à la formation et à l’éducation des responsables et membres de la centrale syndicale ». Mody Guiro s’exprimait à l’occasion d’un atelier de formation syndicale organisé par la Cnts dans la grande salle des actes du rectorat de Sanar au profit des travailleurs des Ggrands domaines du Sénégal (Gds) et des militants du Syndicat des travailleurs de l’université de Saint-Louis (Stesu).

Il s’agissait d’un séminaire de renforcement de capacités organisé par la Cnts à l’intention des travailleurs des Gds. Les thèmes portaient essentiellement sur le droit sénégalais du travail, les missions du délégué du personnel, la santé, la sécurité au travail et les techniques de négociation. Plus de 35 participants, dont 20 des Gds, trois de la Scl (société des cultures légumières), un de la Socas (société de transformation de tomate industrielle) et un de la compagnie agricole de Saint-Louis (Casl), ont bénéficié de cette formation de trois jours.  

Mody Guiro, a rappelé que « l’éducation et la formation font partie des priorités de notre centrale syndicale qui lutte efficacement contre l’ignorance. Nos militants doivent impérativement être bien formés sur tous les plans et à tous les niveaux afin de mieux formuler les doléances et de défendre les intérêts des travailleurs ».

Mody Guiro s’est réjoui de cette session de formation qui a permis aux participants des Gds et autres responsables syndicaux d’acquérir des connaissances relatives à la législation en matière de traitement salarial, à la santé, à la sécurité du travail, etc. Il a tenu à rappeler que tous les syndicats sénégalais sont d’égale dignité et que toutes les catégories socioprofessionnelles sont bien représentées au sein de la Cnts. Il a surtout invité les responsables syndicaux à avoir le réflexe d’éduquer et de former leurs militants.

De l’avis du secrétaire général de la Cnts, la philosophie du syndicat est de voir et de savoir comment résoudre les problèmes des travailleurs dans la paix, le dialogue et la concertation avec les employeurs. Il a exhorté les responsables syndicaux à trouver les solutions les plus adéquates aux problèmes des travailleurs, en initiant régulièrement, sur la base d’argumentaires convaincants, des débats sains avec les employeurs ». Selon lui, le premier combat syndical est de respecter les horaires de travail, d’être ponctuel et assidu, de sauvegarder le patrimoine de l’entreprise, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A une semaine de la tenue du conseil social, la section de Thiès de l’association nationale des retraités de la Fonction publique alerte le gouvernement. Selon ses membres, il y a une injustice dans leur traitement qu’il faut vite corriger.

« Nous informons le président de la République, Macky Sall, qu’il y a, aujourd’hui, deux catégories de fonctionnaires retraités au Sénégal : d’abord ceux qui ont cessé leurs activités avant 2011 avec un point indiciaire de 39.16 de la loi 81.52, ensuite les autres plus jeunes et partis sur la base de la loi 2008-08 avec un point indiciaire de 51.41 », a dénoncé Adama  Isaac Diop, président de la section de Thiès. Selon lui, la nouvelle loi confère à un fonctionnaire retraité après 2011 des avantages importants, contrairement à un aîné ayant effectué le même nombre d’années de services dans un même poste.  « Ceci est une injustice notoire qui doit être immédiatement corrigée car la nouvelle loi de 2011 abroge celle de 2008. Nous avons, à plusieurs reprises, adressé des correspondances aux offices concernés, avec ampliations à des services de la présidence de la République pour en informer le chef de l’Etat. Mais, jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune réponse », a-t-il dénoncé. L’association nationale des retraités du fonds national de retraite regroupe  des fonctionnaires civils et militaires du Sénégal. « Nous avons été de bons serviteurs de l’Etat. C’est pourquoi nous exigeons que cette entorse à la loi soit corrigée immédiatement », a-t-il ajouté.

En présence de nombreux membres, le président de la section de Thiès, Adama Isaac Diop, a relayé la décision prise par ses pairs. « Si au sortir du conseil social des 24 et 25 avril, notre problème n’est pas réglé, nous allons marcher avec nos familles jusqu’à la présidence pour protester. Et si l’on nous impose la force pour l’empêcher, il n’est pas exclu qu’une grève de la faim s’ensuive pour rentrer dans nos droits. Les temps sont durs pour toutes les catégories sociales. Nous avons besoin de cet argent qui nous revient de droit pour mieux vivre », a-t-il soutenu.

Mbaye BA

A l’initiative du Cercle soufi, la première édition du Forum social soufi a été ouverte samedi en présence de grands dignitaires de la tidjania et d’intellectuels venus de plusieurs pays. Elle a été une occasion pour Chérif Sidi Brahim Tidjani, président de l’association, de lancer un appel à la protection du patrimoine soufi qui est menacé par la montée de l’extrémisme religieux.

« Le patrimoine culturel soufi est de plus en plus menacé de destruction, non seulement par des causes naturelles mais aussi et surtout par le terrorisme extrémiste et la dégradation du climat social et économique qui favorisent des phénomènes d’altération ou de destruction encore plus redoutables ». Cette alerte a été lancée samedi par Chérif Sidi Brahim Tidjani, président du Cercle soufi lors de l’ouverture de la première édition du Forum social soufi. « Il me semble extrêmement urgent de protéger le patrimoine soufi qui est divisé en trois parties : le patrimoine écrit, oral et architectural », a ajouté le descendant de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, fondateur de la Tidjania.

Pour l’atteinte de cet objectif, il a sollicité une plus grande implication des gouvernements et des organisations, malgré les nombreuses expériences qu’ils ont réussies dans ce domaine. C’est le cas avec le programme de réhabilitation et de restauration de la grande « Zawiya » de la Tidjania et la demeure de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif à Fès. « L’éducation soufi embellit notre regard sur le monde et nous aide à construire et formaliser notre grand projet, celui d’un monde uni. Elle est aussi un formidable levier de lutte contre les inégalités, etc.», a soutenu le Chérif. A l’en croire, le Sénégal est l’un des rares pays au monde où 85% de sa population appartiennent à un islam sunnite, malikite, asharite et soufi.

Réactiver la notion de conscience universelle
Et cet héritage représente l’identité à laquelle on se réfère et qu’il faut absolument protéger par tous les moyens contre l’extrémisme et le fanatisme qui sont une menace sérieuse à l’existence d’un islam tolérant et authentique dans la laïcité.

Pour sa part, Pr Souleymane Bachir Diagne, membre du Cercle soufi, a souligné que notre époque a besoin de la réactivation de la notion de conscience universelle. Selon lui, nous vivons une époque de fragmentation totale de l’humanité, de retour des notions les plus tribales qui ne sont faites que pour diviser. « Le paradoxe est qu’étant au moment même où nous avons les moyens technologiques qui font que tout le monde est voisin de tout le monde, nous voyons apparaître un peu partout des programmes politiques dits populistes qui ne proposent autre chose que des séparatismes et des enfermements. Il est tout le temps établi aujourd’hui que le monde n’a pas connu une crise humanitaire d’aussi grande ampleur depuis la seconde guerre mondiale », a soutenu le philosophe. « Ou est passée notre humanité ? C’est à cette question que nous nous sommes confrontées, qui fait que la réflexion sur notre conscience universelle est une urgence qui s’impose à tous. Elle est au fondement de notre religion qui est l’islam et de notre tarikha, la tidjania », a laissé entendre le Pr Diagne. Pour l’enseignant à l’Université de Columbia aux Etats-Unis, le deuxième aspect de la situation que nous vivons et qui fait l’urgence d’en appeler à la conscience universelle, c’est la crise écologique. « Ceci est le danger que, pour la première fois, nous autres humains représentons pour notre propre monde. Il est urgent que l’humain se réconcilie avec son propre environnement. Sur ce plan, en appeler à la conscience universelle c’est en appeler à la responsabilité qui est la nôtre en tant que « khalifatoulah fil arde» (lieutenant de Dieu sur terre) », a mentionné l’universitaire.

Ndiol Maka SECK

Dans un communiqué de presse, Ousmane Tanor Dieng, président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et le bureau de l’institution ont présenté leurs sincères condoléances au peuple sénégalais, aux familles des victimes, à toute la communauté musulmane du pays, au Khalife général de Madina Gounass, le vénéré Thierno Amadou Tidiane Bâ et à Macky Sall, président de la République du Sénégal et au gouvernement.

Le communiqué note qu’après avoir formulé des prières en assemblée plénière le jeudi 13 avril 2017 à l’occasion de sa séance de clôture des travaux de sa première session ordinaire de l’année 2017 pour le repos de l’âme des défunts, la stabilité et la paix au Sénégal et dans le reste du monde, le Hcct invite tous les conseils municipaux et départementaux en session à bien vouloir formuler des prières en faveur des défunts, des blessés et des disparus et d’apporter leur solidarité aux collectivités territoriales concernées. Le Haut conseil des collectivités territoriales a décidé d’envoyer auprès du Khalife de Madina Gounasse et des exécutifs locaux des collectivités territoriales concernées une importante délégation pour présenter ses condoléances sur place. Le Haut conseil des collectivités territoriales salue la décision du président de la République, Macky Sall, de décréter un deuil national de trois jours, après avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour l’assistance des familles endeuillées à l’effet d’organiser des funérailles.

Mbaye S. DIAKHATE

Le bilan de l’incendie survenu mercredi au « Daaka » (retraite spirituelle) de Médina Gounass s’est alourdi à 29 décès et près de 70 brûlés, a annoncé, samedi, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck.

« Le bilan évolue. Il y a, d’après les dernières statistiques, 29 décès pas seulement dans des structures, mais des personnes trouvées sur place », a-t-elle dit aux journalistes au terme d’une visite à l’hôpital Principal où est admis un des brûlés de cet incendie meurtrier. La ministre de la Santé et de l’Action sociale a informé que les blessés ont été évacués grâce à un appui du Samu national. « Je suis là pour rendre visite aux brûlés à qui j’avais déjà rendu visite à Tambacounda et à Medina Gounass. Certains ont été évacués à Dakar et, parmi eux, deux sont décédés quelques heures après leur arrivée », a-t-elle renseigné. « C’est ainsi que deux sont restés à Kaolack, car leur situation sanitaire le permettait et leur prise en charge s’est faite correctement. Les plus graves sont arrivés à Dakar », a-t-elle ajouté. Selon le ministre, « une cinquantaine de fidèles ont été brûlés en dehors de ces personnes trouvées sur place et évacuées et qui sont au nombre de 20 ». Awa Marie Coll Seck a assuré que « deux blessés sont sortis de l’hôpital de Tambacounda ». « C’est une évolution à la minute près et nous allons faire le point dans les 48 heures pour avoir une idée précise du nombre afin de ne pas faire de doublon », a-t-elle promis, saluant le professionnalisme du personnel qui s’occupe des brûlés. La ministre de la Santé est aussi allée rendre visite au deuxième malade hospitalisé à l’hôpital Le Dantec.

APS

Le « Daaka » de Madina Gounass a connu son épilogue hier matin après neuf nuits et dix jours. Très endeuillé avec un incendie qui a fait trente morts et une centaine de blessés, la 76ème édition de la retraite spirituelle a néanmoins été la plus courue par les fidèles pour ses prières finales et pour venir compatir et constater la réalité du drame. L’incendie aurait, selon de nombreux pèlerins, revigoré mais aussi donné l’envie à d’autres de venir avant la fin. Comme si les « prières de cette année seront encore plus qu’exaucées ».

De nombreux fidèles avaient envahi la ville dès le vendredi dernier. La ville, sous haute sécurité du fait de l’arrivée du chef de l’Etat, s’était révélée très exiguë pour accueillir tout ce beau monde voulant sacrifier à la prière du vendredi. Les abords de la mosquée de la ville étaient interdits à la circulation. Vêtus de beaux atours, les pèlerins rejoignaient le site du « Daaka », à dix kilomètres, juste après la prière. Le discours du président était attendu et, de l’avis de nombre d’adeptes du « Daaka », a été à la hauteur du drame qui a frappé la retraite. Mais la vaste esplanade de la mosquée était devenue très petite pour accueillir tout ce beau monde. Il n’y avait qu’à voir toute cette poussière qui se soulevait sous le pas ferme des fidèles qui convergeaient vers le même épicentre, frappant d’un coup de rhume ceux-ci. Le rythme saccadé des éternuements était encore plus perceptible au moment de la prière quand le calme plat faisait libérer toute cette poussière absorbée durant la journée.

L’important flux de personnes ne pouvait laisser penser du récent incendie qui avait dévasté presque la moitié du site du « Daaka ». Le nombre de fidèles semblait avoir encore progressé le week-end tout comme les véhicules. Ils prenaient d’assaut, aux heures de prière, tout recoin pouvant les contenir le temps de célébrer l’office.

Lundi matin. A presque 4 heures, le site affichait plein. Un petit détour laissait voir des bagages montés dans les véhicules, des cars surchargés de bagages de toutes sortes… prêts pour le départ. Il faudra attendre la prière matinale célébrée quasiment à 6 heures. Le « Daaka » connaît aussi son rituel immuable. L’étape suivante était celle de la « wazifa » pour ces disciples de Cheikh Ahmed Tidiane. Juste auparavant, une prière mortuaire d’une nouvelle victime de l’incendie qui succombe à ses blessures, mais aussi une longue causerie du Khalife qui n’a eu de cesse d’inviter les fidèles à la crainte divine et à donner enfin la « adiya » pour les descendants du prophète (Psl) à laquelle il n’a eu de cesse d’exhorter les fidèles toute la semaine durant. Il reviendra sur l’incendie, appelant les fidèles à rendre « gloire à Allah ».

Viendra ensuite le temps pour ceux qui veulent embrasser la voie de la tidiania d’avoir la bénédiction du marabout. Le rituel du « Daaka » est aussi ces mariages scellés et ces baptêmes célébrés, comme à l’accoutumée, toute la semaine durant.

Moment fatidique que celui de ces prières. La conviction du marabout est qu’elles sont dites pour toute la communauté musulmane; aussi bien pour les présents que pour les absents, mais surtout avec cette pieuse pensée pour les victimes de l’incendie assimilés à des « bienheureux ». Quatre « perles » de l’Ouverture, du nom de la « fatiha » ou la première sourate du Coran et douze « salatoul fatiha », une prière sur le prophète de l’Islam (Psl) feront l’affaire. Thierno prendra le soin de demander à tous de formuler l’intention pour la « réalisation des souhaits ».

Ces prières viennent compléter et couronner toutes les autres dites durant les dix jours et mettre un terme à la retraite. La poussière se soulève à nouveau sous les pas encore plus qu’alertes de tous ces fidèles qui sont cette fois décidés à regagner leurs foyers après dix jours de renoncement, de privation et de dénuement. La débandade cette fois-ci n’est nullement synonyme de panique ou de peur, mais plutôt la joie de sentir la fin d’un devoir bien rempli. La précipitation est due aussi à une volonté d’échapper aux bouchons qui se sont formés jusqu’après Gouloumbou, célèbre le pont qui enjambe le fleuve Gambie.

Le passage dans la ville de Madina Gounass fait remonter la tristesse de quitter la sainte. L’émotion est encore plus grande avec la sortie des populations qui viennent souhaiter bon retour aux pèlerins. Leur offrant eau … et¸ mangues…

I. K. Ndiaye

Le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, a demandé au Khalife de Madina Gounass de prier pour « un hivernage pluvieux, mais aussi des élections législatives apaisées » à la cérémonie officielle du « Daaka » le dimanche dernier. Il a aussi mis l’accent sur la volonté de l’Etat d’apporter sa contribution pour une « meilleure sécurité » ainsi que l’accélération de la modernisation du « Daaka ».

« Je voudrais vous réaffirmer l’engagement du chef de l’Etat de faire du «Daaka» un site moderne et dans les meilleurs délais. Nous allons poursuivre les efforts entrepris et nous pouvons parler déjà de l’extension de la charpente de la mosquée, la modernisation du transport, la construction de la maison des hôtes. Tous ces éléments combinés à la sensibilisation des pèlerins sur les bonnes pratiques nous donnent l’espoir de ne plus vivre un incident comme celui que nous avons vécu cette année et pour lequel je présente les condoléances du gouvernement à Thierno Amadou Tidiane Bâ et aux familles des victimes tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés ». Le ton du discours du ministre de l’Intérieur y était, mais encore très marqué par l’incendie qui a endeuillé la retraite spirituelle.

Accompagné de ses collègues de la Formation professionnelle et de la Culture et de la Communication, le ministre de l’Intérieur a souligné l’urgence de mettre en place « tous les mécanismes appropriés pour une meilleure sécurité », en attendant les conclusions de l’enquête en cours sur l’origine de l’incendie. Il a rappelé le « grand émoi » dans lequel se trouve tout le pays car ce drame n’a laissé personne indifférent. « Cette attitude révélatrice est sédimentée, au-delà de toute appartenance politique ou de foyer religieux, par notre responsabilité », a indiqué M. Diallo.

S’adressant au khalife et aux fidèles, le ministre dit que le fait de mener le «Daaka » à son terme est un « bel exemple de foi ». En cela, ils sont les « continuateurs de l’œuvre d’El Hadji Mamadou Seydou Bâ », l’initiateur de la retraite spirituelle. « Le Daaka est une œuvre qui a su charrier la foi religieuse de toute la sous-région. Il se tient dans un milieu austère, sous une chaleur torride. Les fidèles viennent y exprimer leur foi et sortent purifiés de cette manifestation religieuse bien singulière », a souligné le ministre. Il a rappelé le « contexte international » fait d’une terreur dans le monde et d’individus qui « sèment terreur et désolation ». « Vous Thierno, vous avez toujours su rappeler les préceptes théologiques de l’Islam fondés sur la paix ».

Ibrahima Khaliloula Ndiaye, envoyé spécial

Dans son homélie de la veillée pascale et même du jour de Pâques à Yenne, l’archevêque de Dakar a fait observer aux fidèles un temps de silence en mémoire des personnes décédées suite à l’incendie du «Daakaa» de Médina Gounass. « Avec vous tous, fidèles du Christ et en communion avec nos frères musulmans, j’implore le Christ et le Seigneur Ressuscité d’entre les morts, pour qu’il apporte réconfort et consolation aux personnes et aux familles endeuillées par cette récente tragédie au Daakaa de Médina Gounass », a déclaré Mgr Benjamin Ndiaye. Et l’archevêque de Dakar de poursuivre: « Avec sympathie et respect, nous nous inclinons devant la mémoire des victimes qui, dans un élan de ferveur mystique, s’étaient donné un temps de retraite, loin des agitations du monde, pour mieux se mettre à l’écoute de Dieu, en compagnie d’autres fidèles croyants ». Après ces regrets, Mgr Ndiaye a présenté ses condoléances fraternelles à la communauté musulmane tidiane durement éprouvée par le sinistre incendie d’une rare violence, qui a semé la mort et fait de nombreux blessés. « Nous assurons tous nos frères croyants musulmans, ainsi que les familles des victimes, de nos prières ferventes, demandant au Seigneur Dieu, Maître de la vie, d’accueillir les fidèles défunts dans son Paradis, de consoler ceux qui pleurent, de guérir les blessés et de manifester à tous sa miséricorde », a prié l’archevêque de Dakar.

E. KALY

L’archevêque de Dakar a présidé ce week-end les messes de la résurrection du Christ à la cathédrale de Notre-Dame des Victoires de Dakar et dans la commune de Yenne. Au cours de ces messes, Mgr Benjamin Ndiaye est largement revenu sur la victoire de du Christ sur la mort. Une victoire qui sort le monde des ténèbres.

Après la passion, la résurrection. Jésus-Christ, humilié et mis à mort au soir du vendredi saint, est sorti vainqueur de cette épreuve trois jours après sa crucifixion. Par cette victoire, Jésus lave l’humanité du péché. Il sort le monde des ténèbres. Pour magnifier cette victoire, les fidèles et les prêtres de la cathédrale de Dakar ont sorti les moyens pour faire respecter les rites et rituels de la veillée pascale. Il est marqué comme d’habitude par le grand feu allumé à l’entrée de la cathédrale.

Ce feu porté par l’archevêque de Dakar dans le noir tout au long de l’allée centrale de la cathédrale est partagé par les fidèles. Il symbolise la lumière du ressuscité. Après cette étape marquée l’hymne de Pâques, l’équipe de la liturgie de la paroisse cathédrale a proposé des récits lus par séquences. Elle démarre ces récits par le livre de la Genèse, des prophètes Ezéchiel, Isaïe, de l’apôtre Paul et conclut par l’Evangile de la veillée pascale.

A la fin de ces différentes lectures, l’archevêque de Dakar a fait face aux nombreux fidèles qui ont pris d’assaut la cathédrale de Dakar dès la tombée de la nuit pour fêter la victoire de Jésus-Christ sur la mort. Dans des propos festifs, Mgr Benjamin Ndiaye a déclaré : « frères et sœurs bien-aimés, Alléluia à vous tous ! Le Christ est vraiment ressuscité, Alléluia ! Alléluia ! ».
L’annonce merveilleuse de la résurrection de Jésus est faite aux femmes par l’ange de Dieu en ces termes : « Vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit ». Ces femmes elles-mêmes ont reçu la mission d’annoncer cette nouvelle. « C’est comme cela que l’annonce pascale est parvenue jusqu’à nous », a indiqué Mgr Benjamin Ndiaye. L’archevêque de Dakar a présidé la veillée pascale à la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar devant le ministre de la Fonction Publique, Viviane Bampassy, représentant le gouvernement.

La lumière du ressuscité
Entouré du vicaire général, abbé Gérard Marie Diène et de plusieurs prêtres vicaires à la cathédrale, Mgr Ndiaye a axé ensuite son homélie de la nuit pascale sur la lumière du ressuscité. Une lumière qui s’illumine, et rien n’existe hormis Jésus ou tout culmine. Selon lui, cette nuit est grâce parce qu’elle enfante la lumière du jour. « Avec le Christ ressuscité, Soleil levant dans nos vies sont illuminées et transformées », a affirmé l’évêque de Dakar. Dans le récit imagé relatant la création du monde, au livre de la Genèse, la lumière advient en priorité, au premier jour, comme prémices de l’ordre créé. En effet, en tout premier lieu, « Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut », a commenté le père évêque, qui a ajouté que l’avènement premier de la lumière au début de la création est d’autant plus remarquable d’après le livre de l’Apocalypse. L’archevêque de Dakar a soutenu que l’ordre créé bénéficie de l’illumination parce que la vie est intimement liée à la lumière. C’est sous le sceau de l’illumination que Dieu projette sur la création que l’Homme apprend à connaître. « En écoutant le récit de la création, comment ne pas nous souvenir de l’appel du Pape François, à travers sa lettre encyclique Laudato Si, sur la sauvegarde de la maison commune ? » a rappelé Mgr Ndiaye, qui, en poursuivant son homélie, a fait savoir que l’Homme a reçu de Dieu la création. « Mais qu’en faisons-nous ? » s’est interrogé le prélat. Il souhaite cependant que l’on dépasse de simples slogans pour agir en faveur de la protection de l’environnement. « J’adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète. Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous parce que le défi environnemental que nous vivons et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous », a répété Mgr Ndiaye. Il est largement revenu sur l’histoire relative au sacrifice d’Abraham, mais aussi sur les récits du livre de l’exode qui relatent le passage de la mer rouge et la délivrance du peuple de Dieu. Au cours de cette nuit pascale, quatre jeunes catéchumènes ont été baptisés par l’archevêque de Dakar. Ils ont reçu pour la première fois la communion. Et les fidèles ont renouvelé leurs promesses baptismales comme signe de leur progression spirituelle et de leur engagement.

Eugene KALY

Les chrétiens célèbrent Pâques ce week-end après quarante 40 jours de jeûne, de pénitence et d’intenses prières dans les églises et en communauté. Et comme d’habitude, l’archevêque de Dakar préside la veillée pascale à la cathédrale de Dakar. Mgr Benjamin Ndiaye se rendra le dimanche au village de Yenne dans le département de Rufisque où il dira la messe de Pâques.

Démarré le 1er mars dernier, le carême chrétien prend fin ce samedi avec la traditionnelle vigile pascale. Dans la nuit du samedi au dimanche, les fidèles catholiques vont fêter dans la joie la résurrection du Christ. Cette nuit pascale est la « Mère de toutes les liturgies », le cœur et le sommet de l’année liturgique. Elle débute dans beaucoup de paroisses sénégalaises à 22 heures, par un grand feu, lumière du Ressuscité partagée entre les fidèles catholiques. Ce feu qui vient du cierge pascal allumé et béni par le prêtre. Il est porté et se dirige dans le noir le long de l’allée centrale de l’Eglise, proclamant la gloire du Christ-Lumière. Les fidèles allument leurs bougies à partir de ce feu qui est encensé avant le chant de la grande hymne de Pâques. Une série de lectures bibliques témoigne de l’irruption de Dieu dans l’histoire des hommes. Ces rites qui signifient la résurrection des hommes sont célébrés 40 jours après le carême où les chrétiens ont fait preuve d’un certain nombre de sacrifices. Lesquels ont pour noms : la pénitence, la prière, le jeûne, l’abstinence et la conversion. C’est cette longue marche aboutit à Pâques. La Résurrection ! Cette résurrection considérée par les chrétiens comme un signe de victoire de Jésus-Christ sur la mort au grand bonheur des disciples. Ils seront encore une fois envahis de la joie pascale cette nuit. L’année dernière, en présidant la veillée pascale à la cathédrale de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye avait laissé entendre que le peuple chrétien est heureux d’assister à la victoire du Christ sur la mort. Le Fils de Dieu a vaincu la mort. « Pâques, c’est la victoire divine sur la misère de notre péché et de ses conséquences. C’est l’évènement de la miséricorde dans ses effets les plus déterminants. Car la vie a vaincu la mort, la croix a vaincu l’enfer », a commenté Mgr Ndiaye dans son homélie pascale de 2016. Avec la résurrection, la vie de l’Homme trouve désormais son accomplissement dans le Christ vainqueur de la mort. « Avec cette victoire, nous atteignons le sommet de la foi chrétienne. C’est en elle que toute notre vie prend définitivement sens. Sans la résurrection du Christ, en effet, vaine est notre foi, vains aussi nos efforts de conversion et de renouveau », a dit l’archevêque de Dakar. En méditant ces paroles de l’Evangile, les chrétiens, dans l’habit du renouveau, chanteront dans la nuit, cette belle chanson: « Alléluia, Christ est vivant Alléluia ! ».

Eugène KALY

Serigne Mountakha Mbacké Ibn Serigne Bassirou Mbacké Khadim Rassoul a, depuis sa résidence de Darou Tanzil, transmis dans la soirée d’hier, un message de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, Khalife général des Mourides. Il s’agit d’une recommandation invitant tout le monde au démarrage, ce mardi 18 avril, des travaux préparatifs aux activités champêtres en vue de l’hivernage, mais aussi de revivifier les foyers abandonnés.

Serigne Mountakha Mbacké a transmis la dernière recommandation de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, Khalife général des Mourides, à la communauté et plus particulièrement aux paysans du monde rural. Il les a invités à « retourner dans les localités d’origine afin de démarrer les travaux champêtres à partir du mardi 18 avril 2017, 20ème jour du mois lunaire. Dans sa recommandation, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké a conseillé aux ressortissants de « localités abandonnés à retourner sur leurs sites d’origine pour les revivifier ».

Serigne Mountakha est revenu sur la mission du Khalife général et sa responsabilité vis-à-vis de la communauté. «Il nous revient à nous autres talibés de savoir que l’unique souci du Khalife général est d’œuvrer pour le Cheikh dans tous les domaines à fortiori parmi les disciples. C’est la raison pour laquelle, à chaque fois que de besoin, il appelle la communauté à se comporter de manière bénéfique à tous points de vue, surtout à adorer Dieu et à travailler.

En dehors du respect strict de l’adoration du Seigneur, qui relève de la responsabilité individuelle de chacun, poursuit le «Jawrigne» du Khalife général, le reste de son énergie, le khalife l’a consacré à œuvrer dans l’intérêt général de la communauté : « Que chacun le comprenne ainsi et s’applique à exécuter la recommandation pour donner l’exemple. Comprendre aussi qu’au-delà, l’objectif est de revivifier la recommandation du Cheikh : adorer le Tout-Puissant et travailler à gagner honnêtement notre vie. C’est en cela que se résume la recommandation ».

Mamadou DIEYE

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