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Société & Faits divers (2088)

Les grévistes de la faim des ex-travailleurs d’Ama Sénégal sont passés à une vitesse supérieure en barrant la route de Médina Gounass et en brûlant des pneus. Motif, les évacuations se multiplient alors que la moindre lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon.

Dix-sept jours après le début de la grève des ex-travailleurs de la Sias, la situation va de mal en pis. D’abord avec le nombre d’évacuations qui est passé à onze grévistes de la faim acheminés dans les structures de santé. Et jusqu’ici, aucune lueur d’espoir chez les grévistes qui estiment être simplement marginalisés par les autorités centrales. Hier, ils sont passés à une vitesse supérieure en barrant la route goudronnée de Médina Gounass et en brûlant des pneus. Porte-parole des manifestants, Doudou Sarr a affirmé ne pas comprendre qu’au moment où les ex-travailleurs d’Ama observent une grève de la faim, recroquevillés dans une chambre où règne une canicule infernale, « des millions sont en train distribués à des hommes ou clients politiques ». « Aujourd’hui, la situation est telle que les ex-travailleurs de la Sias et d’Ama Sénégal méritent plus que quiconque l’argent qui est en train d’être distribué à tour de bras », a affirmé Doudou Sarr, qui pense que les grévistes de la faim sont marginalisés au profit d’autres citoyens. Doudou Sarr pense qu’il est temps que le dossier de ces ex-travailleurs du secteur du nettoiement fasse l’objet d’une attention particulière auprès de la plus haute autorité du pays afin qu’une solution définitive soit trouvée. Il est d’avis qu’aujourd’hui, il y a une politisation de ce dossier faisant que d’autres individus sont sur le point de récolter les fruits du travail que les grévistes de la faim ont abattu il y a des années. Il a rappelé que le dossier en question a atterri sur la table des plus hautes institutions qui ne peuvent en aucun cas ignorer l’existence de ce dossier. Cependant, malgré la gravité de la situation, le porte-parole des grévistes de la faim a tenu à préciser qu’il est hors de question pour les ex-travailleurs du secteur du nettoiement de baisser les bras sans avoir été rétablis dans leurs droits. En outre, il a expliqué que contrairement à ce que certains insinuent, personne ne se cache derrière ce mouvement d’humeur. C’est pourquoi, il en a appelé à la mobilisation de tous pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Abdou DIOP

Les nouveaux volontaires devront s’inscrire sur les listes pour les recrutements du contingent 2017-2018 qui auront lieu du 21 octobre au 18 novembre prochain dans les capitales régionales. L’inscription qui est ouverte du 10 juillet au 31 août prochain reste obligatoire pour tout citoyen sénégalais dans toutes les garnisons. Plus de 3.000 volontaires pour le service militaire seront admis dont une centaine de filles. Dans cette optique de décentralisation, 16 commissions seront installées dans chaque capitale régionale, hormis Dakar qui en disposera trois pour un recrutement simultané. L’opération va durer désormais 30 jours avec une plus grande implication des commandants de zone. La campagne d’information est donc lancée par la Direction des relations publiques des armées (Dirpa) en collaboration avec les responsables militaires au sein du ministère des Forces armées. Selon ces officiers militaires, c’est suite aux difficultés liées à l’organisation du recrutement de l’année dernière avec les échauffourées au camp de Ouakam qu’une réflexion a été menée pour apporter des innovations.

« Pour amoindrir ces risques de désagrément, le ministère des Forces armées a décidé d’instaurer un mode de recrutement qui soit mieux adapté », a rappelé le colonel Abdoul Ndiaye, directeur des Relations publiques avec les armées, soulignant que cela relève de sa compétence. Selon Mamadou Gaye, présidant la commission chargée de la réflexion, cela est parti de ce constat pour en tirer un diagnostic sur le mode de recrutement appliqué les années précédentes. « Ce système jadis appliqué a atteint ses limites; ce qui explique cette réforme », a déclaré le colonel Gaye. A l’en croire, ce mode d’enrôlement reposait sur trois commissions itinérantes qui sillonnaient tout le territoire national en trois axes, notamment Nord, Est et Sud, avant de converger sur Dakar où il y avait un fort taux de concentration des volontaires.

En plus, il y avait des migrations vers tous les centres de recrutement sans compter la durée de campagne et la distance à parcourir parfois très longues. « Il y a eu de la mobilité, ce qui a pour conséquence majeure une tendance des volontaires à suivre ces commissions itinérantes. Ceci entraîne, dans certains centres des bousculades, à n’en pas finir pour chercher les meilleures places afin d’avoir la chance de se faire recruter », note-t-il, évoquant de risques élevés et des frustrations nées du taux de recrutement.
Pour cela, en raison des désagréments multiples, ces changements vont devoir intervenir cette année dans la perspective de la formation militaire de l’année prochaine. Cette nouvelle expérience est tirée du système de recrutement appliqué chez les filles et qui réussit son bon chemin. « Il y a donc une rupture totale, car les armées ont décidé de changer de méthodologie », a annoncé le colonel Gaye, qui parle d’expérience cumulée de la division de recrutement et de la mobilisation.

Cheikh Malick COLY

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba a présidé, hier, le lancement du manuel de déontologie à l’usage des magistrats. L’objectif de cette rencontre qui a réuni de hautes autorités de la justice sénégalaise et française, c’est d’améliorer le système judiciaire du Sénégal.

Le Sénégal est en plein dans l’amélioration de son appareil judiciaire. Le lancement, hier, du manuel de déontologie à l’usage des magistrats vise à hisser le système judiciaire à un autre niveau de performance. Qualifiant la justice de constellation de valeurs et de vertus, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, estime que les moyens mis à disposition pour son plein exercice ne sont qu’accessoires à la préservation de ces piliers qui la soutiennent. « Que des magistrats se réunissent avec tous les corps travaillant au sein de la justice ou dans son environnement, fassent une introspection pour dégager les règles éthiques et déontologiques qui doivent gouverner l’exercice de leur magistère, est plus que révélateur de la conscience qu’ils ont des attentes légitimes des justiciables envers le système judiciaire », a fait remarquer le ministre. Aussi, a-t-il précisé que cette conscience qui a produit cette œuvre pour les magistrats comporte en elle-même plusieurs vertus. La force, la pertinence et l’opportunité du nouvel instrument comme garantie d’une justice qui se veut toujours plus indépendante, plus forte et plus crédible, entre dans cette perspective.

  Sidiki Kaba est d’avis que tous les grands corps qui veulent aller de l’avant doivent continuellement essayer de visiter leur propre comportement, à travers la manière dont ils servent l’institution qu’ils ont en charge. « La justice doit être au-dessus de tout soupçon de corruption. Que valent les meilleurs textes de ce monde s’ils ne peuvent pas s’appliquer dans leur lettre et leur esprit en raison des insuffisances humaines? », s’interroge-t-il. Non sans relever l’intérêt d’avoir des magistrats éthiquement et moralement forts, capables de rendre la justice en respectant les principes et règles qui sont contenus dans leurs déontologies et dans leurs serments. Cette rencontre de partage a réuni de hautes autorités de la justice sénégalaise et française. A en croire le ministre, cette initiative témoigne du sens de la coopération séculaire qui unit les deux pays marquée par d’importants projets d’appui à la justice. Présent à cette rencontre, l’ambassadeur de la France, Christophe Bigot, a estimé que la déontologie est un principe indispensable pour le renforcement de l’Etat de droit. C’est pour ces raisons qu’il a exhorté les magistrats à s’approprier le manuel. Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Maguette Diop, a salué le socle de valeurs contenues dans ce manuel qui s’adresse aux magistrats sénégalais et à la justice d’une manière générale. Aujourd’hui, au regard du tournant décisif que traverse la justice, M. Diop pense qu’il est absolument nécessaire de prendre du recul pour revoir les principes fondamentaux qui régissent l’administration de la justice.

Selon lui, ce manuel va raffermir davantage la fonction de magistrat et permettre une réelle appropriation. Ainsi, chaque magistrat pourra s’inspirer de ces valeurs couchées dans ce document physique (le manuel) pour pouvoir s’acquitter convenablement de sa mission.

Tata SANE

La cinquième édition du Concours international Cheikh Ibrahima Niass pour la récitation du saint Coran a été organisée la veille de l’Aïd-el-fîtr dans la cité religieuse de Médina Baye. Les joutes de cette année ont mis aux prises plus de 200 candidats provenant du Sénégal, de la sous-région et même des Usa. A l’issue d’un concours très disputé, c’est le jeune Cheikh Mahi Touré qui a remporté le grand prix de « Taswide ».

Cheikh Mahi Touré de Kaolack, 9 ans et demi, a été le grand vainqueur du Prix «Al Hisfou Wa Taswide» de la cinquième édition du Concours international Cheikh Ibrahima Niass pour la récitation du saint Coran 2017.
Le lauréat qui a eu droit à une enveloppe financière de 1 million de FCfa et d’un billet pour le pèlerinage aux Lieux Saints de l’islam, est pensionnaire d’une école coranique de la cité religieuse de Médina Baye et vit auprès de son homonyme, le frère cadet de l’imam ratib, Cheikh Ahmet Tidiane Aly Cissé. Une consécration pour le jeune garçon dont la famille est originaire du département de Kaolack. Il a remporté le prix le plus prestigieux de ce concours auxquels ont pris part plus de 200 candidats du Sénégal, du Niger, du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie et des Etas-Unis d’Amérique (Usa). Ce concours qui combine mémorisation du saint Coran et maîtrise de la diction et l’art des psalmodies, a duré plusieurs semaines, sous la supervision d’un jury international composé de sommités en matière d’enseignement coranique. Selon ses proches, le lauréat a fait coup double avec ce prix remporté la même année qu’il a réussi à réciter intégralement le saint Coran. La cérémonie de remise des prix du concours, qui a acquis une renommée internationale à l’instar de son parrain, été présidée par Cheikh Mouhamadou Mahi Niass, frère cadet du Khalife général de Médina Baye absent du pays pour les besoins du petit pèlerinage, de l’imam ratib de la grande mosquée et de plusieurs fils du fondateur de la «Faydatou Tidjiana». Le gouvernement du Sénégal a été représenté par une forte délégation conduite par El Hadj Babacar Samb, directeur de l’enseignement coranique au ministère de l’Education nationale (Men).

Une tribune mise à profit par le coordonnateur du concours, Abdoul Malick Ibrahima Niass pour magnifier les efforts de l’Etat en matière d’enseignement coranique avec l’avènement des «daaras» modernes ainsi que les infrastructures au sein des cités religieuses. Il a néanmoins plaidé pour davantage d’appui à ces types de structures d’éducation qui ont produit des personnalités religieuses de la dimension de Cheikh al islam El Hadj Ibrahima Niass «Baye» et tant d’autres à travers le Sénégal.
Notons que la représentation diplomatique du Royaume d’Arabie Saoudite était présente à cette cérémonie de remise des prix de ce concours de récitation du saint Coran à Médina Baye.

Elimane FALL

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a évoqué, sur instruction du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, les recommandations à l’endroit des musulmans, en général, et des disciples mourides, en particulier. Il a dénoncé l’anarchie. Il avait, à ses côtés, Serigne cheikh Bara Lahad qui est le lien entre les commerçants du marché Ocass et le Khalife général, mais aussi Abdou Lahad Kâ, maire de la commune de Touba Mosquée ainsi que des responsable du marché Ocass avec à leur tête, Seyni Dieng, le responsable de la gestion du marché.

Le porte-parole du Khalife général a d’emblée indiqué que le message s’adresse à l’ensemble des musulmans qui, aux yeux de Khadim Rassoul, constituent une seule famille, mais surtout les habitants de la cité religieuse de Touba. Selon lui, être musulman, c’est d’abord respecter ses préceptes. Serigne Bassirou d’insister alors sur la nécessité, pour le croyant, de dire la vérité en tout lieu et en tout temps. « Il faut éviter de tergiverser dans sa foi, d’associer des choses à Dieu. Ibliss a été banni à cause d’une cogitation insensée », a-t-il dit appelant les fidèles à « respecter » le Ndiguel ou recommandation du Khalife. « Le Ndiguel est d’utilité général », a-t-il précisé.

A en croire le porte-parole, les habitants de la cité de Touba doivent se conformer aux enseignements de Khadim Rassoul, son fondateur, dont les prières ont été exaucées, entraînant un développement économique fulgurant. « Cependant, ces richesses ne doivent pas être source d’exagération. Cette ville est un titre foncier qui revient de droit au Cheikh. Il aurait pu exclure qui il veut sans conséquence, mais telle n’est pas sa philosophie. Il a été au bon soin de tout le monde et telle a été la démarche de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké à Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké », a souligné Serigne Bassirou.

Respect du statut de Touba
Il a invité les habitants à respecter le statut de ville religieuse de Touba à travers un « bon comportement ». « Évitez d’écorner l’image de la ville de Touba, ne privilégiez pas le mondain sur le spirituel. Quiconque le fait, le regrettera », a-t-il recommandé.

Il a évoqué les récents évènements survenus au marché Ocass dont la gestion relève de la commune avec l’autorisation du khalife général dans le but de bien faire. Pour la police et la gendarmerie, l’État ne les pas installé ex-nihilo. C’est de concert avec Serigne Abdoul Ahad et Serigne Salihou Mbacké qu’elles sont dans la cité religieuse. « Ces actes posés par ces visionnaires sont indispensables pour la bonne marche de la cité », a-t-il fait remarquer. Toutefois, Serigne Bassirou Mbacké fait savoir que les éléments de ces corps doivent « comprendre que c’est la descendance de Serigne Touba qui vit dans cette ville et qu’ils n’ont pas été mandatés pour réprimer les disciples ».

Aux acteurs du marché, il a dit qu’ils doivent s’adresser à Serigne Cheikh Bara Lahad qui est leur interface avec Serigne Cheikh Sidy Mokhtar, leur rappelant que « se faire justice par soi-même n’est pas une attitude des habitants de Touba ». Mieux, a-t-il martelé, « Touba ne peut pas verser dans l’anarchie, car on ne peut vouloir une chose et son contraire et cette situation met les autorités religieuses mal à l’aise face aux responsables des forces de l’ordre. L’anarchie ne règle rien et la vie suit une organisation bien établie par le Tout-Puissant », a-t-il ajouté.

Serigne Bass Abdoul Khadre a fustigé de nouveaux comportements qui prolifèrent dans les rues de la cité, notamment le football « alors que les enfants doivent être dans les daaras, Serigne Touba ayant recommandé que les enfants soient instruits, éduqués et formés » ; la publicité de produits prohibés par l’Islam ; le commerce aux environs de la Grande mosquée ; le tam-tam interdit depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké. « On ne peut y adopter certains comportements et prétendre à une longue vie », a-t-il asséné.

Auparavant, Serigne Bara Lahad Mbacké a rappelé que cette sortie est motivée par les échauffourées du marché Ocass, et que les disciples doivent respecter l’autorité spirituelle qu’est Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké qui n’œuvre que pour la paix et la stabilité du pays, mais aussi pour le bien-être des Sénégalais. Serigne Abdou Lahad Kâ, pour sa part, a salué les propos pacifiques du Khalife général des mourides.

Mamadou DIEYE

Les agents du Trésor menacent de déposer un préavis de grève si leurs conditions de travail ne sont pas améliorées. Ils étaient face aux journalistes hier pour dénoncer leur précarité.

Le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (Sutt) a tenu hier une conférence de presse pour partager avec l’opinion leurs difficiles conditions de travail. Selon Madiakhaté Niang, secrétaire général dudit syndicat, certains services disposent de locaux peu adaptés à leur fonctionnement, pendant que d’autres demeurent dans un état de délabrement fortement préoccupant. Sous ce rapport, le Sutt demande la réception des ouvrages devant abriter certains services du Trésor en chantier depuis plusieurs années. Parlant du défi sécuritaire, M. Niang a souligné que rares sont les postes qui présentent les garanties satisfaisantes de sécurité. « Des attaques se sont malheureusement soldées par la mort d’un agent à Linguère. Le percepteur aurait pu connaître le même sort si ce n’était pas le concours de situations heureuses », a regretté le syndicaliste du Trésor. Il a par ailleurs soutenu que malgré ces faits graves, aucune décision n’a été prise.

Le Sg du Sutt a laissé entendre que les agents se trouvent aujourd’hui dans une situation globale précaire. Après avoir dénoncé les sommes dérisoires des indemnités liées à la gestion d’une caisse, Madiakhaté Niang dévoile que nombre d’entre eux ne bénéficient pas de ces compensations malgré la délicatesse de cette tâche. « Cette situation ne peut perdurer », a souligné le syndicaliste. Le leader du Sutt a aussi abordé la fragilité des emplois contractuels et journaliers. « Le recrutement de cette catégorie d’agents demeure une question centrale et prioritaire. Rien ne justifie les affectations massives de nouveaux agents pendant que des journaliers et contractuels continuent de vivre une situation extrêmement précaire », a soulevé le secrétaire général.

Dès lors, le Sutt appelle au recrutement dans la Fonction publique de ces derniers. Madiakhaté Niang a désapprouvé les affectations intempestives et sur fond de népotisme au Trésor. « Cette situation qui prend de l’ampleur est intenable et dégrade les conditions de travail et les équilibres sociaux à la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (Dgcpt). Les affectations doivent se faire en fonction des besoins du Trésor, selon un niveau académique et des critères objectifs », a-t-il confié, avant d’inviter les autorités au respect des engagements pris entre le ministère de tutelle (Economie et Finances) dans le cadre du contrat de performance. Aussi a-t-il souhaité la fin du cumul des postes. Les syndicalistes menacent même d’aller en grève si rien n’est fait.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Direction des statistiques du travail et des études (Dste) du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a procédé, hier, à la restitution de son rapport de 2016. Il ressort de ce rapport que 2.607 établissements ont été contrôlés en 2016 contre 1.931 en 2015, soit une hausse de 35%.

Ledit rapport fait état de 1.751 déclarations d’établissements reçues par les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale en 2016 dont 1.472 ouverts, 263 établissements fermés et 16 ayant subi des modifications, 7.465 nouveaux emplois, 55.427 contrats visés par les inspecteurs du travail dont 41.845 pour les hommes et 13.582 pour les femmes. Au total, ce sont 2.607 établissements qui ont été contrôlés en 2016 contre 1.931 en 2015, soit une hausse de 35%.

Pour Mansour Sy, ces statistiques sont non seulement symptomatiques du dynamisme des inspections du travail et de la sécurité sociale, mais aussi des efforts qui ont été déployés par la Direction des statistiques du travail et des études (Dste), dans le cadre de la collecte, du traitement et de la diffusion des statistiques sur le marché du travail.

L’information statistique est devenue aujourd’hui l’instrument privilégié d’éclairage de la politique économique et sociale de l’Etat. L’atelier de partage du rapport annuel des statistiques du travail de 2016 entre dans ce cadre. Selon le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, le rapport constitue un « levier indispensable » pour la formulation de politiques d’emploi, de travail et de sécurité sociale adaptées aux besoins et priorités nationaux. Il s’appuie sur un « système performant » de collecte des informations qui met principalement à contribution les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale tout comme la Caisse de sécurité sociale.

Le ministre a estimé que ce projet, une fois réalisé, aura « le double avantage de renforcer le degré d’actualité, l’intégrité et la qualité de l’information statistique, conformément aux exigences de la Norme spéciale de diffusion des données statistiques à laquelle le Sénégal compte adhérer en 2017 ». Toutefois, la réussite de celle-ci est étroitement liée à une collaboration beaucoup plus poussée entre le ministère et l’ensemble des producteurs de statistiques en rapport avec le travail, la main-d’œuvre et la sécurité sociale.

D’où le sens du partenariat tripartite entre la Dste, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) et la Caisse de sécurité sociale. Le responsable de la Division des statistiques sociales et du suivi des conditions de vie et de la pauvreté à l’Ansd, Meissa Ndour, a magnifié l’intérêt qui a prévalu dans l’élaboration du présent rapport. « L’ambition du Sénégal est d’arriver à assurer une production trimestriel de ces statistiques en vue d’adhérer à la norme spéciale d’utilisation des données qui est l’un des critères phares du Fonds monétaire international », a-t-il dit. Loin de s’arrêter à la production des statistiques du travail, la Dste s’est tournée vers la consolidation de cette dynamique en matière de développement et de diffusion des données statistiques.

Tata SANE

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions Mansour Sy préside l’ouverture d’un atelier de partage du rapport annuel des statistiques du travail ce matin. L’objectif de la rencontre est de partager les informations contenues dans le rapport, de recueillir les suggestions et contributions des producteurs et utilisateurs des statistiques en vue de sa validation.

Cette rencontre verra la participation de représentants des différents services et directions du ministère, des représentants du patronat, de syndicats de travailleurs et du Bureau international du travail (Bit), entre autres. Ce rapport est précisément un bilan des missions quotidiennes des Inspections du travail et de la sécurité sociale (Itss). Le travail de collecte prend également en compte les données provenant de la Caisse de sécurité sociale (Css) et de la Direction générale du travail et de la sécurité sociale (Dgtss). Pour l’édition de 2016, le rapport a enregistré pour la première fois des données provenant du ministère de la Pêche et de l’économie maritime. La compilation et l’analyse de l’ensemble de ces données a abouti à la production du rapport annuel 2016 qui sera restitué en vue de son partage avec les producteurs des statistiques, les Inspecteurs du travail et de la sécurité social ainsi que d’autres participants.

Pour le gouvernement, « l’information statistique constitue aujourd’hui un moyen privilégié dans l’orientation stratégique de la politique économique et sociale du Sénégal. C’est pourquoi, le gouvernement, à travers son département du travail, s’est très tôt doté d’un Service des statistiques du travail en 1962 qui, en 2009, a été érigé en Direction des statistiques du travail et des études (Dste).

Tata SANE

La 27ème édition de la journée de l’Enfant africain et la 29ème semaine de l’enfant organisées récemment à Mbour ont été une occasion pour Ousseynou Ndour du comité départemental de protection de l’enfant de rappeler le massacre des enfants de Soweto en 1976 sous le régime de l’Apartheid pour le dénoncer avec la dernière énergie.

Au Sénégal, la stratégie nationale de protection de l’enfant adoptée depuis 2013 a permis d’instaurer un système de protection intégré, un environnement politique institutionnel et légal protecteur contre les formes de maltraitance. Ousseynou Ndour du comité départemental de protection des enfants a mis à profit la rencontre pour rappeler et insister sur les droits de l’enfant relatif à l’état civil, à la santé, à la protection contre la maltraitance et toutes les formes d’exploitation ou d’abus. Une manifestation qui a mobilisé les associations « Avenir de l’enfant » (Ade), l’organisation Child Fund et ses démembrements sous la supervision du sous-préfet de Fissel. Invités privilégiés, les enfants ont participé à leur manière à la manifestation en faisant le rappel des droits humains les concernant. Ils ont insisté sur l’accès à l’éducation, à l’état civil, à la santé et à la protection.

Au Sénégal, 40% des enfants ne sont pas scolarisés, a regretté Ousseynou Ndour, insistant sur la discrimination sexuelle chez les enfants dès le bas âge. Il a par ailleurs indiqué, pour étayer son propos, qu’une jeune fille sur cinq accède à l’enseignement supérieur et que nous retrouvons 6 femmes alphabétisées pour 10 femmes. De l’avis de M. Ndour, la santé des enfants reste une préoccupation majeure malgré les efforts consentis. La présence de la poliomyélite, le paludisme occasionnant 30% des décès des enfants au Sénégal, entre autres, constituent des maux à combattre pour la survie de l’enfant, a encore soutenu Ousseynou Ndour. Parlant du trafic d’enfants, il a renseigné que de nombreux enfants provenant de la Guinée-Bissau prennent la direction des champs ou le chemin de la mendicité. Même s’il est noté à bien des endroits quelques velléités de résistance, force est de reconnaître que des efforts consentis ont permis le recul de la pratique de l’excision avec tout ce qu’elle comporte comme nuisance entraînant des conséquences néfastes sur la santé des filles victimes des mutilations génitales.

Amath Sigui NDIAYE

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice du Sénégal, Me Sidiky Kaba, préside la cérémonie d’ouverture d’un séminaire de partage du « Manuel de déontologie du Magistrat » demain vendredi 30 juin 2017 à Dakar.

Selon le communiqué de presse reçu, ce séminaire qui se tient en présence de l’ambassadeur de France verra la participation de hautes autorités de la justice française et du Sénégal, notamment de l’Administration centrale, du Conseil constitutionnel, de la Cour suprême, de la Crei, de l’Agence judiciaire de l’Etat, de l’Ofnac, des Tribunaux de grande instance (Tgi) et des Tribunaux d’instance (Ti). A cette occasion, il sera procédé à la distribution du manuel de déontologie.

M. S. D.

La Mosquée de la cité Fayçal a abrité la prière de la Korité sous la direction de l’Imam Ismaïlia Dème. Le guide religieux a saisi l’occasion pour inviter les fidèles à un usage responsable des réseaux sociaux.

Dans son sermon, l’Imam Dème est revenu sur le phénomène des réseaux sociaux pour déplorer un certain usage qu’il juge « irresponsable et non conforme aux valeurs et coutumes de notre société ». Les réseaux sociaux, a-t-il souligné, bien que très précieux de nos jours, peuvent s’avérer très dangereux selon l’usage qu’en font certains et qui peut être à la base de problèmes sociaux parfois dramatiques. Il a souligné l’importance de l’éducation et de la formation pour préparer la jeunesse et l’outiller contre les déviances et autres travers qui menacent la paix sociale. Evoquant les changements climatiques et ses effets néfastes sur l’environnement, l’Imam Dème a soutenu que le prophète Mahomed (Psl) était aussi un défenseur de l’environnement comme en témoignent plusieurs passages du Coran invitant à la préservation de la nature. Il a exhorté les fidèles à se démarquer des attitudes proscrites par l’islam, en bannissant la médisance et la méchanceté pour cultiver la solidarité et la paix. Parlant de la jeunesse, il a invité les jeunes à refuser l’aventure de l’extrémisme et autres tentations contraires aux fondamentaux de la religion musulmane. L’islam, a-t-il indiqué, enseigne aux jeunes de respecter leurs parents et de prendre soin d’eux.

Babacar Dramé

L’imam Idrissa Gaye a fait la morale à la classe politique lors du l’Aïd-el-fitr lundi dernier. Selon lui, la pléthore de listes aux législatives n’est pas synonyme d’unité.

L’imam de la mosquée « Masjid Rassoul » sise à l’Unité 1 des Parcelles Assainies de Thiès pense que le 30 juillet prochain, exprimer son devoir citoyen va relever d’un parcours du combattant. « Choisir entre 47 listes pour les élections législatives, c’est énorme. Certains ne voteront pas. Il y a des citoyens qui ne peuvent même pas récolter des voix dans leur propre famille mais préfèrent faire du bruit», a dit Idrissa Gaye. Se rappelant d’une anecdote du défunt Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy, l’imam souligne : « lorsqu’on exprime son devoir citoyen, on n’a plus besoin de parler ». « Evitez des rivalités ; ne réveillez pas l’animosité entre vous. Cela pourrait toucher d’autres innocents », a-t-il dit, citant un verset célèbre du Coran.

L’imam des Parcelles Assainies de Thiès a laissé entendre que Dieu parle aux hommes doués de raison. « Même si cela ne figure pas dans la Constitution, il faut réfléchir sur une meilleure méthode d’élection pour faciliter le scrutin, parce que les salles seront remplies de représentants », a déclaré le guide religieux. Idrissa Gaye a indiqué qu’il est interdit de proférer des mots déplacés contre son prochain, selon l’islam. « Nous devons respecter nos érudits qui se sont battus pour une islamisation de 95% de musulmans. Il nous revient de compléter les 5% ; mais, nous en sommes toujours incapables », a-t-il ajouté. Idrissa Gaye a relevé qu’il ne vaut pas la peine de tuer son proche pour être élu. Il a, par ailleurs, déploré l’instabilité qui sévit dans le monde avant d’inviter la Oumah à l’unité.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre porte-parole du gouvernement a confirmé, dans un communiqué de presse, la mort de six personnes dans l’effondrement deux maisons à Oudalaye, localité située à 50 km à l’Est de Ranérou. Ce drame a eu lieu suite aux fortes pluies qui se sont abattues dans la nuit du lundi dans le Ferlo. Le communiqué a ajouté que « le président de la République Macky Sall « exprime sa plus vive compassion et présente » ses condoléances attristées aux familles éplorées. Le chef de l’Etat a aussi décidé d’envoyer à Oudalaye, dès ce mercredi 28 juin 2017 (aujourd’hui), une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et comprenant notamment le ministre délégué chargé de la lutte contre les inondations, le Délégué général à la solidarité nationale et à la Protection sociale, le gouverneur de la région de Matam, « pour exprimer aux populations de Ranérou, la solidarité agissante de la Nation ». Le communiqué précise aussi que « la délégation gouvernementale devra également faire l’évaluation exhaustive de la situation en vue de solutions durables ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

La Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe) appelle à l’implication des veuves et orphelins dans tous les programmes sociaux de développement. L’appel a été lancé à l’occasion de la journée internationale de la veuve et de l’orphelin célébrée le 23 juin de chaque année.

La prise en charge des veuves et orphelins préoccupe la Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe). Elle a célébré le 23 juin dernier la journée internationale de la veuve et de l’orphelin autour du thème : « Solidarité et assistance sociale en faveur de la veuve dans le Pse ». « A travers cette journée, la Rampe entend amener les décideurs politiques et économiques à davantage prendre en considération ces catégories vulnérables qui méritent une réinsertion sociale par des appuis constants », a indiqué le coordonnateur Hamady Dieng. Ainsi, les membres de la Rampe ont promis d’inscrire, conformément à l’appel des Nations Unies, le 23 juin comme étant la journée internationale de la veuve et de l’orphelin dans leur agenda. « Il s’agit pour nous de reconnaître et de dénoncer les dures conditions de vie que subissent les veuves et orphelins », a ajouté M. Dieng, qui est par ailleurs directeur des constructions au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Aussi a-t-il déploré que les veuves et orphelins soient marginalisés dans les programmes d’aide, subissent des conditions de vie drastiques, maltraités et font objet de violations des droits de l’homme qui paralysent leur participation au développement. La célébration de cette journée s’inscrit dans la perspective d’éveil des consciences, mais surtout de rappeler à la République le bien-fondé de cette journée. « Nous avons constaté que ces veuves et orphelins sont des femmes ou enfants de Sénégalais qui ont rendu de nombreux services à la Nation. C’est pourquoi, nous voulons attirer l’attention de la République sur la vulnérabilité de cette couche pour qu’on les associe à tous les programmes sociaux », a souligné le coordonnateur de la Rampe.

Cependant, la forte mobilisation n’a pas fait que des heureux. La présidente de l’Association nationale des veuves et orphelins du Sénégal, Mme Adama Sarr, a déploré la politisation de cette journée. « Depuis 2013, nous célébrons cette journée sans aucun appui étatique. C’est donc inacceptable de laisser des politiques se servir de notre association comme fonds de commerce », a-t-elle martelé. Non sans déplorer le manque de considération des autorités vis-à vis de leur association. « Le veuvage n’est pas une fatalité encore moins une malédiction. La seule chose qui nous importe, c’est notre dignité. Elle n’a pas de prix», a laissé entendre la présidente Adama Sarr qui appelle ses membres à l’unité.

T. SANE

Dans le cadre de la 29ème Semaine nationale de l’enfant (Sne), un panel sur la mobilité (cyclique, saisonnière, ponctuelle...) s’est tenu à Dakar. Les intervenants ont dénoncé cette précarité qui est une entrave au respect de leurs droits.

L’Ong « Save The Children » a organisé un panel sur la mobilité des enfants au Sénégal et dans la sous-région. L’objectif général est de promouvoir un plaidoyer fort pour une meilleure prise en compte de la question de la mobilité des enfants dans les interventions des acteurs du système national intégré de protection de l’enfant.

Le directeur des Droits, de la protection de l’Enfance et des groupes vulnérables Niokhobaye Diouf a déclaré que cette mobilité est une préoccupation majeure, parce que concernant tous les acteurs. Il a affirmé que ce trafic constitue une violation de leurs droits. « Il est fréquent de voir des enfants installés dans des maisons abandonnées », a-t-il déploré, précisant que la mobilité des mineurs est aussi enregistrée dans les champs d’opération de mouvements jihadistes. M. Diouf a relevé la faiblesse des opportunités d’emploi, la pauvreté qui favorisent cette mobilité. Le directeur des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables Niokhobaye Diouf a indiqué que dans les sites d’orpaillage, 30 à 40% des enfants constituent la force de travail. Il a également dénoncé leur exploitation sexuelle et commerciale. « En choisissant de poser cette problématique, nous cherchons quotidiennement des solutions », a soutenu M. Diouf, précisant que 90% des enfants retirés de la rue viennent des régions.

De son côté, Pape Samba Faye, policier à la retraite, a abordé le sous-thème de la mobilité des enfants et défi sécuritaire de la sous-région. Il a reconnu que la flambée du fondamentalisme est une menace pour ces enfants. L’ancien policier souhaite une gestion de nos frontières avec des agents bien formés. « Il faut améliorer les effectifs des agents pour la protection des enfants », a déclaré M. Faye. Cet ancien de la Brigade spéciale chargée de la protection des mineurs se dit favorable à une application stricte des lois. Le coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh) Mamadou Wane dit « Mao » a sonné l’alerte pour que les enfants ne tombent plus dans une mobilité non protectrice. « Ils peuvent être victimes d’une organisation mafieuse. Nous devons être dans la chaîne de prévention », a-t-il jugé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un panel portant sur la lutte contre le mariage des enfants a réuni, à Dakar, différents acteurs qui œuvrent pour le respect des droits des enfants. C’était lors de la clôture de la 29ème Semaine nationale de l’enfant.

La problématique liée à la protection des enfants fait l’objet d’une attention particulière. Le panel organisé par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, en partenariat avec l’Ong World Vision, s’inscrit dans cette perspective. Selon le directeur des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, l’argumentaire religieux a une influence sur le changement des comportements. C’est pourquoi, la direction mise sur l’engagement des religieux pour faire reculer ces pratiques néfastes au sein de la société. Rappelant le contexte dans lequel s’est tenue cette rencontre, M. Diouf soutient que celle-ci entre en ligne de compte des activités qui sont prévues dans la célébration la 29ème édition de la Semaine nationale. Aussi a-t-il relevé l’engagement de World Vision pour la fin des mariages d’enfants au Sénégal. D’où le choix du thème : « L’engagement des religieux pour la protection des enfants et la fin des mariages d’enfants au Sénégal ».

Niokhobaye Diouf est d’avis que le mariage d’enfants est un phénomène mondial. « Les statistiques montrent qu’une filles sur quatre est mariée avant l’âge de 18 ans et que l’Afrique est le continent le plus affecté avec 39% des filles qui sont mariées avant l’âge de 18 ans, 15 % avant l’âge de 13 ans », a-t-il informé. Non sans déplorer les conséquences néfastes que ces mariages ont sur l’avenir de ces enfants. La directrice régionale de World Vision pour l’Afrique de l’ouest, Mme Esther Lehman Sow, a abondé dans le même sens. Selon elle, les mariages d’enfants ralentissent le développement économique et peuvent détériorer le capital humain et social d’un pays. C’est pour ces raisons qu’elle invite les religieux à prendre conscience du rôle qu’ils peuvent jouer et des actions significatives qu’ils doivent poser pour mettre fin à ces pratiques néfastes qui gangrènent la société. Les conséquences sur la santé des filles-mères, la mortalité maternelle et infantile constituent les conséquences de ces pratiques.

Imam Chérif Diop a abordé le thème sous l’angle de l’attitude du religieux face aux mariages d’enfants. D’emblée, il refusé le concept de mariage précoce pour adopter le mariage d’enfant. Ainsi, il compare sa position  au « Fiqh musulman » qui considère l’aspect physique qui se base sur la tradition pour valider les mariages d’enfants. Se référant au verset, il a invoqué la notion de responsabilité pour adopter la bonne position non sans interpeler la responsabilité de l’Etat par rapport à la loi et à la manifestation de la vérité. Quant à Abbé Clair Emile Sarr, il a salué l’engagement des religieux dans cette lutte. « Il est temps pour nous de comprendre la gravité de ce phénomène qui freine le développement de l’enfant », a-t-il laissé entendre.

Tata SANE

Les femmes du Mouvement Bamtaare Sénégal ont organisé une conférence religieuse. Le thème de cette année porte sur le rôle et la responsabilité de la femme musulmane envers sa famille et ses enfants conformément aux recommandations divines.

Une centaine d’imams ratib, d’islamologues et des guides religieux venus des différentes contrées des départements de Kolda, Vélingara, Médina Yoro Foulah et Goudomp, ont pris part à cette conférence annuelle. Les familles chérifiennes de la commune et du département de Kolda ont également envoyé des délégations à cette rencontre religieuse qui draine, chaque année, de nombreux fidèles durant le mois de ramadan. A cette occasion, des prières ont été formulées pour le président de la République Macky Sall et sa famille ainsi que pour des élections législatives apaisées au Sénégal. A noter que l’édition de cette année est parrainée par la Première dame du Sénégal, Madame Marième Sall.

Les conférenciers ont, tour à tour, rappelé l’importance de la prière, du jeûne du mois de ramadan et de la zakât, avant d’insister sur le devoir de la femme musulmane dans l’éducation religieuse de sa famille et de ses enfants. Pour étayer leurs argumentaires, ils citent des versets du saint Coran et des hadiths du Prophète Mouhamad (Psl) qui s’accordent tous sur le rôle et la responsabilité de la femme dans l’éducation de sa progéniture et des autres membres de sa famille. « La femme est la porte d’entrée du monde et de la société. Tout se construit à partir de la femme », déclare l’un d’eux. Et un autre islamologue de renchérir : « L’enfant est éduqué 10 ans avant le mariage de sa maman », selon les préceptes religieux.  

Le président du Mouvement «Bamtaare Sénégal», Chérif Leheib Aïdara, s’est réjoui de l’importance de ce thème et a félicité les conférenciers pour la pertinence de leurs interventions. « Je pense que les thèmes sont d’actualité et sont extrêmement importants car ce sont des thèmes de société. Et nous avons eu la chance d’avoir des très grands conférenciers qui nous ont aidés à comprendre notre religion. Ils nous ont également permis de comprendre notre devoir vis-à-vis de nos familles et de nos enfants. Cela est extrêmement important », a-t-il déclaré. Il a remercié la Première dame du Sénégal d’avoir accepté de parrainer cette conférence religieusedes femmes de «Bamtaare Sénégal».

Mamadou Aliou DIALLO

Le guide religieux Chérif Mohammad Ali Aïdara a exhorté les hommes à faire le bon choix, qui est celui de suivre la famille du Prophète (Psl). Il intervenait lors de la clôture d’un concours de récitation du Coran.  

Le guide Chérif Mohammad Ali Aïdara est encore revenu sur l’islam dit originel, qui est la seule voie du salut. Lors du concours de récitation du Coran initié par l’Institut Mozdahir international (Imi), le leader religieux a déclaré que la qualité est l’attribut même du livre saint et que sa compréhension nécessite un investissement personnel. « Nous organisons ce concours pour juste encourager nos enfants à s’habituer au Coran, à le pratiquer et cela permettra à ces enfants de redoubler d’effort pour sa maîtrise », a dit le guide religieux. Selon ce descendant du Prophète Mouhamed (Psl), le Coran est énorme et codé. « Ne le faites pas interpréter par n’importe qui. Seules les âmes purifiées (membres de la famille d’Ahloul Bayt) peuvent l’interpréter ; car Dieu a révélé : «nous avons fait hériter le Coran aux purifiés». La meilleure façon d’adorer Dieu, c’est d’aimer la famille du Prophète (Psl) », a-t-il exposé.

Revenant sur la vie de l’Imam Ali, il a indiqué qu’on peut rester des jours à parler des vertus de lui sans qu’elles ne s’épuisent.  Pour être un grand érudit, il faut étudier toutes les écoles de jurisprudence et ensuite faire une comparaison pour trouver la part vérité », a affirmé Chérif Mohammad Ali Aïdara. De son côté, l’Imam Cheikh Taha Ahmadou Sougou a rappelé que le fidèle a, à un certain moment de la vie, besoin d’un guide. Ce qu’il trouve en Chérif Ali Aïdara. « Seul Dieu sait le secret infini qu’il a placé en ses créatures ; nous devons avoir confiance en Lui », a souligné l’imam, qui note que le fidèle doit avoir une confiance totale en son maître spirituel.

Le concours de l’Institut Mozdahir international a donné les résultats suivants : Mouhamadou Moustapha Ndiaye (1er) et a reçu une enveloppe de 300.000 FCfa ; il est suivi par Mactar Sylla de l’école Khalifa Ababacar Sy, sise à Keur Massar avec une récompense de 250.000 FCfa. Babacar Diop de Pikine Ben Barak a obtenu 200.000 FCfa. Le concours, au début, avait enregistré 36 personnes. Il a été placé en la mémoire d’Issa Abdallah Bahmane.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est Serigne Mansour Cissé qui est le nouveau Khalife. Celui-là même avec qui Serigne Moustapha s’est entretenu au téléphone une heure avant son rappel à Dieu aura la lourde tâche de poursuivre l’œuvre de ses illustres prédécesseurs. Mais Serigne Mansour Cissé ne sera pas en terrain inconnu puisqu’il a cheminé avec le défunt khalife dans le cadre de l’organisation du Gamou de Pire. Il était le président du comité d’organisation de ce grand évènement, donc ayant une parfaite maîtrise sans doute du processus. Le nouveau khalife a surtout su acquérir beaucoup d’expérience à côté de son prédécesseur. Ceux qui ont eu le privilège de côtoyer Serigne Moustapha retiendront de lui l’image d’un homme extrêmement cultivé et attaché aux valeurs et connaissances de l’éducation et de la pratique religieuse. En témoigne l’université islamique qu’il a fait construire à Pire et qui fait la fierté des initiateurs. M. SAGNE

Le président Macky Sall était, hier, dans l’après-midi, à Pire, pour présenter les condoléances de la nation à la famille de Tafsir Abdou Cissé et à la communauté musulmane, suite au rappel à Dieu, samedi dernier, de l’ambassadeur Serigne Moustapha Cissé, Khalife général et guide spirituel. Selon le chef de l’État, le défunt diplomate a joué un grand rôle dans les pays arabes.

Le chef de l’État est arrivé dans la cité religieuse aux environs de 16 heures 30 accompagné d’une forte délégation comprenant le Premier ministre, Mohamad Boune Abdallah Dionne, le président du Haut conseil pour les collectivités territoriale, Ousmane Tanor Dieng, Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique social et environnemental ainsi que le président du Conseil pour le dialogue des territoires, Djibo Layti Kâ. A l’accueil, le Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Azizi Sy Al Amine, entouré des membres des deux familles Sy de Tivaouane et Cissé de Pire unies par des liens séculaires et fraternels, ce qui a favorisé la proximité entre Tivaouane et Pire comme a tenu à le souligner, Serigne Abdou au chef de l’État.

Le président de la République a rendu un vibrant hommage au défunt Khalife à qui il vouait respect et considération. Macky Sall a souligné le rôle important que Serigne Moustapha Cissé, au-delà de sa dimension religieuse et spirituelle, a eu à jouer dans l’image de notre pays dans le monde surtout arabe. « Et c’est à travers cette dimension, que la diplomatie sénégalaise brille encore dans ces pays arabes », a indiqué le président Macky Sall. Il a renouvelé sa confiance au nouveau Khalife, Serigne Mansour Cissé, que le Khalife général des tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy a installé dans son nouveau sacerdoce en présence de Serigne Mbaye Sy Mansour, le porte-parole de la famille d’El Hadji Malick Sy.

M. SAGNE

En novembre dernier, le regretté Serigne Moustapha Cissé a mis à profit la 114ème édition du Gamou de Pire pour s’adresser de manière claire à toute la classe politique sur le rôle qui lui incombe dans la sauvegarde de la paix sociale au Sénégal.

« Au moment où le Sénégal a la chance de devenir un pays producteur de pétrole, cette aubaine offerte par Dieu devrait nous propulser à un niveau de vie d’un pays comme celui du Koweit. Donc, même s’il est nécessaire d’attirer l’attention des autorités du pays à veiller sur une exploitation judicieuse et bénéfique du gaz et du pétrole pour le pays, il est tout aussi important que les personnalités de l’opposition le fassent dans un esprit le plus constructif possible parce qu’il s’agit de notre pays et de l’avenir des générations futures », avait-t-il lancé.

En guide religieux averti doublé d’une expérience avérée d’ancien diplomate, Serigne Moustapha Cissé dit avoir constaté que la confrontation physique, les invectives, la culture de la violence et de l’intolérance ont pris le pas sur le choc des idées, la raison, le respect de soi et des autres. « Or, c’est dans le dialogue, les échanges constructifs et responsables d’où jaillira la clef des solutions de développement, de la stabilité sociale du pays et non dans les escalades verbales qui conduisent à la radicalisation du pouvoir tout comme de l’opposition ne pouvant déboucher que sur la mise en péril de la paix sociale, un bien qui les transcende tous car relevant du domaine de Dieu », avait-il averti.

Car « Dieu a instruit au prophète Mouhamad (Psl) le dialogue, la concertation et le respect dans ses rapports avec ceux qu’il a dirigés. Cela veut dire que dans un pays comme le Sénégal, à majorité musulmane, cette approche doit être la règle et non l’exception parce que dans une République, les lois donnent à chacun sa place et son rôle », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

La tristesse et la consternation étaient les choses les mieux partagées à Pire, suite au rappel à Dieu de son Khalife, l’ambassadeur Serigne Moustapha Cissé, survenu ce samedi 24 juin à Dakar. Cette disparition constitue une perte immense pour le Sénégal et la Oumma islamique.

Pire pleure toujours son khalife. Serigne Moustapha Cissé décédé samedi des suites d’une maladie a été inhumé le même jour, dans l’après-midi, aux côtés de feu son père Serigne Ahmadou Cissé, dont il était le fils aîné. C’est le Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine qui a dirigé la prière mortuaire.

C’était en présence de plusieurs personnalités dont le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine et les autorités régionales avec à leur tête le gouverneur Amadou Sy. Les représentants de familles religieuses ont également assisté aux obsèques de Serigne Moustapha Cissé qui était connu pour sa proximité avec ces guides religieux et spirituels qu’il a eu à côtoyer.

Le défunt khalife rappelé a Dieu quatre mois après le décès du Khalife général des Tidjanes, Serigne Cheikh Ahmeth Tidiane Sy Al Makhtoum, qui fut son ami, était âgé de 83 ans. De son vivant, Serigne Moustapha Cissé a marqué la diplomatie sénégalaise, notamment dans le monde arabe où il a été accrédité en tant qu’ambassadeur dans plusieurs pays, avec résidence à Djeddah en Arabie Saoudite du temps du premier président du Sénégal, feu Léopold Sédar Senghor, mais également de son successeur le président Abdou Diouf dont il était un des conseillers spéciaux. Serigne Moustapha Cissé bénéficie ainsi d’une carrière riche d’une vingtaine d’années dans la diplomatie.

C’est en 1990, après le rappel à Dieu de Feu Maguette Cissé, qu’il devient Khalife de la famille de Tafsir Abdou Cissé de Pire. Il a eu à jouer un rôle très important dans le rayonnement du gamou de Pire devenu aujourd’hui un évènement religieux international. Ce qui a fortement contribué à l’évolution de la ville qui a bénéficié du programme de modernisation des cités religieuses, notamment dans les secteurs des infrastructures routières avec sa voirie moderne et d’autres secteurs. Serigne Moustapha a aussi eu à occuper le poste de commissaire général au pèlerinage à la Mecque. Il était en même temps le responsable moral de la Fraternité Musulmane de Pire.

Il était connu comme un homme d’état, un diplomate chevronné et un guide religieux qui, en tout temps et en tout moment, était requis pour son expérience, mais également pour son entregent ». Depuis la disparition de Serigne Moustapha Cissé, une affluence monstre est notée à son domicile. C’est un ballet incessant de parents, amis, fidèles, autorités, entre autres, venus de tous les coins du Sénégal présenter leurs condoléances à la famille.

Mohamadou SAGNE

DISPARITION DE SERIGNE MOUSTAPHA CISSE DE PIRE - MACKY SALL PRESENTANT LES CONDOLEANCES DE LA NATION : « IL A JOUÉ UN GRAND RÔLE DANS LES PAYS ARABES »
PR Serigne Cisse pireLe président Macky Sall était, hier, dans l’après-midi, à Pire, pour présenter les condoléances de la nation à la famille de Tafsir Abdou Cissé et à la communauté musulmane, suite au rappel à Dieu, samedi dernier, de l’ambassadeur Serigne Moustapha Cissé, Khalife général et guide spirituel. Selon le chef de l’État, le défunt diplomate a joué un grand rôle dans les pays arabes.
Le chef de l’État est arrivé dans la cité religieuse aux environs de 16 heures 30 accompagné d’une forte délégation comprenant le Premier ministre, Mohamad Boune Abdallah Dionne, le président du Haut conseil pour les collectivités territoriale, Ousmane Tanor Dieng, Mme Aminata Tall, présidente du Conseil économique social et environnemental ainsi que le président du Conseil pour le dialogue des territoires, Djibo Layti Kâ. A l’accueil, le Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Azizi Sy Al Amine, entouré des membres des deux familles Sy de Tivaouane et Cissé de Pire unies par des liens séculaires et fraternels, ce qui a favorisé la proximité entre Tivaouane et Pire comme a tenu à le souligner, Serigne Abdou au chef de l’État.

Le président de la République a rendu un vibrant hommage au défunt Khalife à qui il vouait respect et considération. Macky Sall a souligné le rôle important que Serigne Moustapha Cissé, au-delà de sa dimension religieuse et spirituelle, a eu à jouer dans l’image de notre pays dans le monde surtout arabe. « Et c’est à travers cette dimension, que la diplomatie sénégalaise brille encore dans ces pays arabes », a indiqué le président Macky Sall. Il a renouvelé sa confiance au nouveau Khalife, Serigne Mansour Cissé, que le Khalife général des tidjanes Serigne Abdoul Aziz Sy a installé dans son nouveau sacerdoce en présence de Serigne Mbaye Sy Mansour, le porte-parole de la famille d’El Hadji Malick Sy.

M. SAGNE


DISPARITION DE SERIGNE MOUSTAPHA CISSE DE PIRE - LES DERNIERES RECOMMANDATIONS : « LA PRÉSERVATION DE LA PAIX SOCIALE DOIT TRANSCENDER TOUS LES INTÉRÊTS PARTISANS »
En novembre dernier, le regretté Serigne Moustapha Cissé a mis à profit la 114ème édition du Gamou de Pire pour s’adresser de manière claire à toute la classe politique sur le rôle qui lui incombe dans la sauvegarde de la paix sociale au Sénégal.

« Au moment où le Sénégal a la chance de devenir un pays producteur de pétrole, cette aubaine offerte par Dieu devrait nous propulser à un niveau de vie d’un pays comme celui du Koweit. Donc, même s’il est nécessaire d’attirer l’attention des autorités du pays à veiller sur une exploitation judicieuse et bénéfique du gaz et du pétrole pour le pays, il est tout aussi important que les personnalités de l’opposition le fassent dans un esprit le plus constructif possible parce qu’il s’agit de notre pays et de l’avenir des générations futures », avait-t-il lancé.

En guide religieux averti doublé d’une expérience avérée d’ancien diplomate, Serigne Moustapha Cissé dit avoir constaté que la confrontation physique, les invectives, la culture de la violence et de l’intolérance ont pris le pas sur le choc des idées, la raison, le respect de soi et des autres. « Or, c’est dans le dialogue, les échanges constructifs et responsables d’où jaillira la clef des solutions de développement, de la stabilité sociale du pays et non dans les escalades verbales qui conduisent à la radicalisation du pouvoir tout comme de l’opposition ne pouvant déboucher que sur la mise en péril de la paix sociale, un bien qui les transcende tous car relevant du domaine de Dieu », avait-il averti.

Car « Dieu a instruit au prophète Mouhamad (Psl) le dialogue, la concertation et le respect dans ses rapports avec ceux qu’il a dirigés. Cela veut dire que dans un pays comme le Sénégal, à majorité musulmane, cette approche doit être la règle et non l’exception parce que dans une République, les lois donnent à chacun sa place et son rôle », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

DISPARITION DE SERIGNE MOUSTAPHA CISSE DE PIRE - SERIGNE MANSOUR CISSÉ, NOUVEAU KHALIFE
PR Serigne M Cisse PireC’est Serigne Mansour Cissé qui est le nouveau Khalife. Celui-là même avec qui Serigne Moustapha s’est entretenu au téléphone une heure avant son rappel à Dieu aura la lourde tâche de poursuivre l’œuvre de ses illustres prédécesseurs. Mais Serigne Mansour Cissé ne sera pas en terrain inconnu puisqu’il a cheminé avec le défunt khalife dans le cadre de l’organisation du Gamou de Pire. Il était le président du comité d’organisation de ce grand évènement, donc ayant une parfaite maîtrise sans doute du processus. Le nouveau khalife a surtout su acquérir beaucoup d’expérience à côté de son prédécesseur. Ceux qui ont eu le privilège de côtoyer Serigne Moustapha retiendront de lui l’image d’un homme extrêmement cultivé et attaché aux valeurs et connaissances de l’éducation et de la pratique religieuse. En témoigne l’université islamique qu’il a fait construire à Pire et qui fait la fierté des initiateurs.

M. SAGNE

Podor a vibré, le week-end dernier, sous le rythme du social en cette période de Ramadan, mois béni d’abstinence, de communion et de dévotion. Le mouvement « And Liggey ak Racine » a tenu sa deuxième édition du Ndogou Solidarité/Partage, qui lui a encore permis de servir des repas somptueux et autres victuailles aux populations vulnérables. En effet, après avoir remis un don de denrées alimentaires à la Maison d’arrêt et de correction et préparé sur place un dîner copieux pour les détenus, des kits «ndogou» ont été distribués à l’ensemble des imams de Podor. Puis, après la rupture du jeûne avec les membres, amis et sympathisants du mouvement, des repas ont été distribués aux «daaras». Selon le coordinateur Mamadou Haby Ly, le mouvement a atteint son objectif en montrant sa vocation essentiellement sociale en touchant 73 détenus, 300 talibés et plusieurs démunis. Un programme similaire a été mis en œuvre à Fatick avec la cellule dirigée par Malick Ndiaye. Auparavant, des tonnes de riz ont été distribuées aux imams et aux nécessiteux dans le département de Podor. Le président Mamadou Racine Sy manifeste ainsi son soutien aux couches vulnérables en ce mois béni du Ramadan.

Mbagnick Kharachi Diagne

Après un mois de diète, le quatrième pilier canonique de l’Islam, les fidèles s’apprêtent à célébrer l’Aïd-el-fitr. Les marchés et autres lieux de commerce sont envahis par les nombreuses femmes pour s’approvisionner en condiments ou se faire coudre des habits neufs.

En cette veille de Korité, les clients envahissent les marchés. De Tilène au Plateau en passant par celui de Geule Tapée du Rond-point Case-Bi, le sentiment le mieux partagé reste l’affluence. Les sifflets des ambulants se confondent au brouhaha de l’atmosphère qui rappelle le retour des tisserins dans les palmiers. Chacun veut s’approvisionner avant le jour-j. Les femmes rêvent d’épices et de poulets grillés qu’elles prépareront le jour de l’Aïd-el-fitr. La volaille inonde bien le marché à côté d’étals remplis. Il y en a pour toutes les bourses : des poulets de 2.500 à 3.000 FCfa. Le client a le choix aussi de la plumer moyennant 500 FCfa. Les prix de légumes sont aussi bon marché. Tapha étale ses marchandises. Il propose le kilogramme d’oignon qui s’échange à 400 FCfa, celui de la pomme de terre à 500 FCfa. Pour l’oignon importé du Maroc, le kilo coûte 350 FCfa.

« Je vends des poulets à bon marché mais il y a des clients qui veulent en acquérir à crédit et cela porte un sacré coup à mon chiffre d’affaires », souligne Oumar Ndoye, un mannequin qui s’active dans l’élevage et domicilié aux Parcelles Assainies. « J’ai commencé à élever bien avant le ramadan pour pouvoir en vendre à mes clients », avance-t-il. « Nous constatons une vraie affluence des consommateurs ; cela est lié à la fête. Je pense que les prix sont abordables », explique Tapha, qui se frotte déjà les mains.

Mariée, Amy dit être venir faire ses emplettes. Le panier rempli de condiments (poivre, piment, moutarde, olives…), la dame constate une hausse relative des prix. « Je m’attendais à cette situation, mais comme nous voulons rendre heureux les membres de notre famille, ce n’est pas grave», indique-t-elle. Ce sentiment est partagé par Shella, une domestique habitant le quartier Nord Foire.

« Je ne constate pas de prix particuliers élevés car, à chaque veille de fête religieuse, les commerçants veulent faire plus d’affaires ; cela se comprend. Toutefois, la hausse doit être justifiée », confie-t-elle.  

Vente de tissus, la bonne réputation du marché Hlm
Au marché Hlm, le décor est le même sauf qu’ici, c’est la vente de tissus et autres accessoires de beauté qui domine. Les variétés de tissus attirent l’attention de tout passant. A la boutique baptisée Serigne Saliou, la commerçante Astou Fall énumère le « till », « brodé », « djipir », « centum » ; des choix qui font la tendance en ce moment de la Korité, sans compter les accessoires. « J’ai toutes les variétés, sauf le tissu brocart. Par exemple, le mètre de till coûte 3 à 10.000 FCfa », relève-t-elle. Dame Niang pense que la fête sera un moyen de faire des affaires. « Je vends mes boubous entre 2.500 et 3.000 FCfa », souligne-t-il. Amadou Tidiane Diallo dit n’avoir obtenu de nouvelles variétés en cette veille de fête.

Vendeur de chaussures, Modou Diop dit avoir écoulé cinq paires. « Les affaires marchaient mieux les années précédentes », évoque-t-il, debout à côté d’une cantine dont le propriétaire expose des boubous traditionnels. Du côté des tailleurs, la machine roule en plein régime en dépit des coupures d’électricité. « Ce matin (jeudi), il y avait une coupure pendant 1 heure d’horloge; ce qui constitue un handicap et les clients ne comprennent pas. Surtout les femmes qui peuvent nous traiter de tous les noms d’oiseaux », souffle Serigne Diop, maître tailleur au marché Hlm. Alioune Mbengue soutient que les commandes sont nombreuses et qu’il urge de les finir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Nimzatt en République islamique de Mauritanie, lieu de prières aux pieds de Cheikhna Cheikh Saad Bouh (1848-1917), est, présentement, le point de convergence de plusieurs milliers de Khadres du Sénégal et de la sous-région. Comme par le passé, les fidèles viennent consolider leur foi et leur appartenance à la Fadiliya. Dans une cité noire de monde, ils glorifient Dieu et rendent hommage au Meilleur de tous, le Prophète Mouhamad (Psl). Et à Salihina, le caveau des Saints, les pèlerins viennent, dans la prière et la méditation, confier leurs soucis existentialistes à Dieu, le Maître des mondes.
De notre envoyé spécial Cheikh Aliou AMATH

Le pèlerinage annuel de Nimzatt est donc ce grand événement religieux pour lequel des milliers de fidèles viennent, pendant plusieurs jours, exalter Dieu. Et durant ces moments, une localité si calme va s’animer mieux qu’une fourmilière éclatée. Une image portant tout son sens, tant le déferlement des fidèles est frappant. De partout, ils viennent se recueillir au mausolée de Cheikhna Cheikh Saadbouh qui, avant sa disparition, pria son Seigneur pour que son tombeau soit, à l’image de la Kaaba, un lieu de rémission des péchés et d’exaucement des vœux. Cette prière est, sans conteste, accordé car le temps du pèlerinage, Nimzatt charrie des grâces dont profitent les milliers de fidèles venus raviver leur foi, mais aussi les innombrables prestataires de services (transporteurs, restaurateurs et vendeurs), vrais acteurs d’une foire aux affaires.

C’est d’abord la densité de la circulation sur les principaux axes menant à Nimzatt que l’on remarque. En plus des véhicules particuliers, les transports en commun et même les poids lourds prennent la direction de cette cité sainte. Sous la force de la ruée du mardi 20 juin, mais surtout le vendredi 23 juin, la grande masse est déjà venue. Alors, plus une maison sans hôtes du pèlerinage. Les vérandas, les cours et même les rues sont squattées. Çà et là, des matelas mousse sont étalés à même le sol, à côté des nattes fabriquées à partir de matériaux locaux.

Un peu partout, de grandes marmites, juchées sur de gros cailloux, sont léchées par les flammes de feux alimentés par du bois de chauffe. Tout cela, pour faire manger les pèlerins. Partout la fumée s’élève, pique les yeux, vicie la respiration. Donc, c’est l’affluence des grands jours à Nimzatt où des milliers de fidèles, en provenance de toutes les parties du Sénégal, des pays voisins, de la France, de l’Espagne, d’Italie et des Etats-Unis, se retrouvent pour satisfaire à une volonté de Cheikhna Cheikh Saad Bouh qui, de son vivant, a toujours cherché à retremper ses disciples dans la foi.

Voilà l’objectif de cette rencontre qui mêle sur cette terre de foi qu’est Nimzatt des hommes et des femmes en quête de nourritures spirituelles. Et dans une cité de Cheikhna Cheikh Saad Bouh envahie par les croyants, l’actuel Khalife général des Khadres, Cheikhna Cheikh Aya, va délivrer le message de la foi. De cette foi qui est espoir pour les pèlerins venus confier leurs attentes et angoisses à ces proches de Dieu que sont Cheikhna Cheikh Saad Bouh et ses descendants. Le pèlerinage de cette année est exceptionnel puisqu’il marque le centenaire de la disparition (1917) de Cheikhna Cheikh Saad Bouh dont la commémoration va se décliner sous la forme d’un symposium international et d’un colloque organisés conjointement avec le département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).  

Cheikhna Cheikh Saad Bouh, né en 1848 dans le Hodh mauritanien, a été initié aux différentes branches des savoirs religieux par son père Mouhamad Fadel, fondateur éponyme de la branche Fadiliya de la confrérie soufie de la Khadriya. Très jeune, il fait montre d’une maîtrise des règles du droit islamique de la mystique soufie tout en restant « fidèle aux enseignements de son maître ». Il entame « une vaste pérégrination qui le mène d’abord à Saint-Louis, alors capitale de la colonie du Sénégal, puis en Mauritanie, précisément au Trarza, à Touizikht dans l’Inchiri plus tard, avant de s’installer à Nimzath ».  

Cette cité religieuse « devient la base à partir de laquelle il construisit un réseau confrérique qui rayonna de l’Adrar (Mauritanie) à la Moyenne Casamance, en passant par Saint-Louis, enveloppant toute la vallée du fleuve Sénégal, le bassin arachidier en pleine expansion. « Nimzath, le foyer religieux d’où il est rappelé à Dieu en 1917, est donc « un lieu de pèlerinage qui réunit chaque année ses disciples de la Mauritanie et du Sénégal qui perpétuent un des apports majeurs de la Fadiliya à l’expression des cultures populaires islamiques dans l’espace urbain colonial : le chant religieux au son des «tabalas» (tambours maures) ».

De notre envoyé spécial Cheikh Aliou AMATH

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