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Société & Faits divers (1663)

La communauté chiite célèbre la journée de la femme musulmane le 19 mars prochain. Une journée placée sous le signe de l’engagement et du rôle joué par Fatima Zahra pour un «islam qui promeut les droits de la femme ». L’Institut Mozdahir International est de plain pied dans les préparatifs de la journée de la femme musulmane. Selon le responsable des affaires religieuses de l’Institut, Alioune Badiane, cette journée « éminemment religieuse sera l’occasion de célébrer la venue au monde de Fatima Zahra, fille du Prophète Mouhamed (Psl) ». A travers cette célébration, la communauté chiite du Sénégal entend magnifier la femme.

A cet effet, le rôle et l’engagement de Fatima Zahra dans l’islam, sa personnalité, mais surtout les leçons qu’on peut tirer de ses actions pour travailler dans le sens de l’épanouissement de l’homme, seront cités en exemple. «Il ne peut pas y avoir de développement matériel et spirituel sans la femme », a souligné M. Badiane. Aussi a-t-il précisé que Fatima est le « complément de son père, le Prophète Mohamed (Psl) ». Pour ces raisons, a-t-il dit, les chiites veulent faire revivre les enseignements et la vie de cette «femme unique » pour voir comment on peut s’inspirer d’elle pour régler les problèmes que l’on rencontre tous les jours dans le monde et la culture musulmans où les droits des femmes sont bafoués partout au nom de l’islam.

Par conséquent, M. Badiane estime qu’elles doivent retourner aux enseignements originels de l’islam pour y tirer les sources de la force nécessaire afin de mener ce combat. Pour ce faire, elles doivent étudier et s’approprier les enseignements de l’islam pour revendiquer leurs droits au nom de l’islam afin d’éviter de tomber dans le piège. «L’islam ne fait pas de discrimination entre l’homme et la femme dans leur cheminement vers Allah », a laissé entendre Alioune Badiane. En prélude à cet événement, l’installation du gouvernement scolaire aura lieu la veille au complexe islamique « Al Hassanayni de Daroukhane » de Guèdiawaye, en face du poste de police de Wakhinane Nimzatt.

Tata SANE

Pour sa deuxième phase qui va démarrer au mois d’août prochain, le Programme d’urgence de développement communautaire va bénéficier d’une enveloppe de 300 milliards de FCfa avec une contribution de 60 milliards de FCfa de la Chine. Cette annonce a été faite, hier, par le Premier ministre, Mouhammad Boun Abdallah Dionne, lors de l’atelier régional sur la capitalisation du Pudc.

Après une première phase assez concluante, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) s’apprête à franchir un nouveau cap. Et l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens. En effet, pour la mise en œuvre de la deuxième phase qui va commencer au mois d’août prochain, le gouvernement va mettre sur la table une enveloppe de 300 milliards de FCfa dont 60 milliards d’apport de la Chine. Le Premier ministre, Mouhammad Boun Abdallah Dionne, qui présidait, hier, l’atelier régional de capitalisation sur le Pudc, l’a annoncé. « Ce programme est un modèle de coopération entre le Pnud et le Sénégal, mais aussi un exemple de mobilisation de ressources internes pour financer notre développement. L’Etat du Sénégal a, en effet, financé la première phase, sur fonds propres, pour un montant de près de 120 milliards de FCfa. Le gouvernement compte maintenir ses efforts dans la deuxième phase du Programme qui se verra allouer un budget de près de 300 milliards de FCfa », a-t-il déclaré devant un parterre de personnalités venues de 18 pays d’Afrique. Cette rencontre se veut un cadre d’échanges et de partage sur l’expérience sénégalaise du Pudc présentée aujourd’hui comme un modèle de réussite pour un développement inclusif ayant un effet immédiat sur la transformation des conditions de vie des populations.

Le Premier ministre a rappelé que le chef de l’Etat Macky Sall est le principal concepteur de ce programme de développement rural qu’il a qualifié de « novateur tant dans sa conception que dans sa mise en œuvre ». « Après avoir parcouru des milliers de kilomètres pour visiter les territoires les plus enclavés du Sénégal, le président de la République a mesuré, à sa juste valeur, l’impératif de la mise en œuvre d’une stratégie de développement, qui puisse apporter des changements substantiels, des bonds qualitatifs, dans les conditions de vie de mes compatriotes », a-t-il expliqué, rappelant ainsi le contexte de mise en œuvre du Pudc.  Selon lui, face à la profondeur des inégalités et des disparités de divers ordres entre le milieu urbain et le monde rural, Macky Sall a décidé, avec l’accompagnement du Pnud dont l’expertise et le dynamisme sont reconnus de tous, d’élaborer et de mettre en œuvre le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).  

Célérité et efficacité
Pudc atelierLe chef du gouvernement a mis l’accent sur la vocation fondamentale du Pudc qui est de répondre, dans la célérité et l’efficacité, aux besoins vitaux des territoires ruraux, dans un souci d’équité et de justice sociale. « Le Pudc vise à favoriser l’accès de ces populations aux services sociaux de base, à travers la mise en place d’infrastructures socioéconomiques. Il s’inscrit ainsi dans la dynamique d’améliorer significativement leurs conditions de vie et de promouvoir l’implication des acteurs locaux dans le développement économique et social de leurs terroirs qui, par ailleurs, regorgent d’énormes potentialités indispensables à l’émergence du Sénégal », a ajouté le Premier ministre.

Il a rappelé qu’à terme, le Pudc permettra de densifier considérablement le réseau de routes non revêtues, de construire et de réhabiliter plus de 3.000 km de pistes rurales, d’installer et de réhabiliter plus de 238 forages et 161 châteaux d’eau, d’électrifier plus de 420 villages et de mettre à la disposition des femmes rurales plus de 5.064 équipements ruraux, notamment des décortiqueuses et des batteuses. Le Premier ministre a indiqué, qu’en même temps, ce programme veillera au renforcement des capacités des groupements professionnels et autres acteurs locaux, en entreprenariat rural, à la relance de la productivité des populations rurales, à la valorisation de la production agricole, à la sensibilisation et à la protection de l’environnement. De même, le Programme se consacre également à la facilitation de l’accès aux services financiers et à la mise en place d’un système de suivi-évaluation géo-référencé à même de renseigner sur les performances qui seront enregistrées.

Evaluation des impacts
Le chef du gouvernement a magnifié « la clarté de la vision et la pertinence de la coordination qui ont permis d’obtenir des résultats probants qui nous confortent dans la conviction que nous détenons, avec le Pudc, un modèle performant de promotion du monde rural, indispensable à notre quête d’émergence ».

Il pense que cet atelier sur la capitalisation du Pudc permettra d’échanger sur la durabilité de ce programme et la nécessité de mobiliser des ressources additionnelles par le biais de nouveaux partenariats. M. Dionne a, par ailleurs, assuré que le gouvernement, sur instruction du chef de l’Etat, mènera une évaluation participative des impacts de la première phase de mise en œuvre du Pudc. Il estime qu’il est également crucial d’étudier les modalités d'allègement des volets d’intervention du Pnud et de redéfinir le périmètre des champs d’actions cibles ou la trousse d’actions communautaires s’agissant de la nouvelle étape du Pudc. Le Premier ministre a aussi soutenu que les questions de gouvernance du programme devront être approfondies, en vue d’explorer les possibilités de transférer progressivement la gestion du Pudc à l’Administration sénégalaise, dans des conditions de délivrance optimale de résultats.

Mouhammad Boun Abdallah Dionne : « La dialectique de l’inclusion traverse l’action politique du président Macky Sall »
PM Dionne« Toute l’action politique du président Macky Sall est traversée par la dialectique de l’inclusion ». C’est ainsi que le Premier ministre a qualifiée la politique que mène le chef de l’Etat. Cette inclusion est d’ordre social, économique et politique. Sur le plan social, cette dialectique transparaît dans des programmes comme la Couverture maladie universelle, les Bourses de sécurité familiale qui mobilisent, chaque année, 30 milliards de FCfa du budget national. Sur le plan économique, cette approche se manifeste à travers le Pse et ses déclinaisons notamment le Pracas. « Le président de la République ne veut pas d’un Sénégal riche uniquement par un nombre très peu de ses fils. C’est pourquoi, il a opté pour l’inclusion économique à travers l’agriculture. Avec le Pracas, on est en train de dérouler le programme de mécanisation en milieu rural, de renforcer les capacités productives en milieu rural », a déclaré Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Quant à l’inclusion politique, elle se révèle à travers l’Acte 3 de la décentralisation qui a consacré la communalisation intégrale. Tout cela fait dire au Premier ministre, que le président Macky Sall c’est « l’homme de la dialectique de l’inclusion ». « Pendant sa longue période de préparation, en deux ans, il a fait 80.000 km à l’intérieur du pays c’est-à-dire deux fois le tour du Sénégal. Cela lui a permis de mettre un visage sur la pauvreté. C’est ce qui a fait naître un programme comme le Pudc », a-t-il ajouté.

Etat-Pnud : Un partenariat inédit au service du développement d’urgence
Quand le Pudc fut officiellement lancé et son exécution confiée au Pnud, il n’a pas manqué de gens pour fustiger la mise à l’écart de l’administration sénégalaise. Dix-huit mois plus tard, les performances réalisées de ce programme semblent donner raison au gouvernement du président Macky Sall. Pour un partenariat inédit, ce fut un coup de maître. Dans un contexte d’urgence où il fallait agir vite pour répondre aux besoins concrets des populations, le recours au Pnud qui est un partenaire historique du Sénégal qu’il a accompagné dans la formulation de nombre de ses programmes de développement, s’imposait. C’est ce qu’a laissé entendre le Premier ministre. « Quand le chef de l’Etat a pensé et conçu le Pudc, il fallait trouver l’accélérateur pour développer tout cela. Il est allé chercher la meilleure agence du Système des Nations Unies en développement durable et inclusif : le Pnud », a-t-il déclaré.

Mouhammad Boun Abdallah Dionne reconnaît que toute externalisation du budget de l’Etat peut rencontrer de la résistance de l’administration, mais que face à l’urgence, il faut accepter ce principe. « Des ministères ont dû accepter qu’on coupe leurs budgets pour l’externaliser. Certes, ils ont des capacités pour faire des réalisations que le Pudc a faites, mais peut-être qu’ils n’ont pas toutes les capacités pour les réaliser dans un temps record. Il fallait donc prendre du budget un montant et le donner à une agence d’exécution. Mais ce qui est important, c’est qu’à côté de la Direction nationale du projet, le président a mis en place un Secrétariat d’Etat qui suit les indicateurs de performance dans le contrat signé avec le Pnud. N’ayez donc pas peur, vous pouvez externaliser et avoir des résultats concrets », a-t-il lancé devant la forte assistance présente à cet atelier régional de capitalisation sur le Pudc. Le Directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique, Abdoulaye Mar Dièye a exprimé la reconnaissance et la fierté de son institution d’avoir été choisie comme partenaire dans l’exécution du Pudc. Il a rappelé que l’accompagnement du Pnud a porté sur la mise en place d’un système de gestion basée sur les procédures d’urgence, tout en respectant religieusement l’impératif de transparence, d’efficience et d’efficacité. Par ailleurs, a-t-il ajouté, « le réseautage du Pnud à l’échelle mondiale a facilité les échanges d’expériences et le partage de connaissances ainsi que les achats avec de bons rapports qualité/prix à l’international ». Quant à Fatou Bintou Djibo, Représentante-résidente du Pnud et Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, elle a déclaré que le type de partenariat qui lie le Sénégal et le Pnud est « exemplaire » en ce sens qu’il permet d’accompagner les pays dans leur vision tout en privilégiant la cohérence dans l’action des partenaires ».

Abdoulaye Mar Dièye, directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique : « Les performances du Pudc forcent l’admiration »
Abdoulaye Mar Dièye PnudEn dix-huit mois, le Pudc a tracé des centaines de km de pistes, creusé des centaines de forages, éclairé des milliers de foyers et distribué des milliers d’équipements agricoles et post-récoltes. De telles performances faites dans des « temps records et sans hiatus », forcent l’admiration, selon Abdoulaye Mar Dièye. « Admiration parce que cette expérience est inédite, parce que les produits livrés sont de haute facture et les impacts socioéconomiques s’annoncent durables », a dit le Directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique. A l’en croire, l’expérience du Pudc est une illustration éloquente que le développement est « un marathon qu’il faut courir avec le mental d’un sprinter et un esprit d’innovation ».

Estimant que ce programme a fait ses preuves, M. Dièye a invité à le labéliser. Car, pense-t-il, dans un contexte d’un continent africain où tout est urgence (pauvreté endémique malgré les fortes croissances économiques, creusement des inégalités entre milieu urbain et milieu rural, déficit chronique d’infrastructures dans les zones rurales et dans les zones périphériques et frontalières…), « seules des actions d’urgence inscrites dans une perspective de développement à long terme peuvent nous permettre de vaincre la tyrannie de l’urgence ». Et la philosophie et l’ingéniosité du Pudc, souligne M. Dièye, sont à même de résoudre, d’une part, les problèmes quotidiens et pressants des populations, d’améliorer leurs conditions de vie et, d’autre part, de les positionner comme des acteurs actifs du développement de leur milieu et de contribuer à la transformation structurelle de l’économie. Ce qui le fonde à dire que « le Pudc est un vecteur parfait de promotion, d’accélération et de sécurisation du développement durable, inclusif, gage d’une paix sociale ».

Par ailleurs, le Directeur régional du Bureau Pnud pour l’Afrique affirme que le Pudc est une voie expresse pour la réalisation des Odd de l’Agenda 2030 qui, a-t-il rappelé, est en forte congruence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine ainsi qu’avec les cinq domaines prioritaires « Top 5 » de la Bad. C’est en cela que réside, a-t-il noté, « la puissance transformationnelle d’un tel programme ».

Fatou Bintou Djibo, Représentante-résidente du Pnud : « Le modèle du Pudc change le paradigme du développement à la base »
Au regard de la philosophie qui la sous-tend à savoir « rétablir la justice sociale à travers un développement territorial équilibré, inclusif et endogène », le Pudc, aux yeux de Mme Djibo, est « un modèle innovant qui change le paradigme du développement à la base ». Elle a émis le souhait que cette rencontre de Dakar soit le point de départ du processus qui va permettre à l’Afrique de revisiter son schéma de développement afin de prendre sa destinée en main dans sa marche vers l’émergence. En effet, selon Mme Djibo, l’Afrique ne peut se développer en laissant en rade plus de 50 % de sa population sans le minimum vital : accès à l’eau potable, à l’énergie, à la santé, à la sécurité alimentaire, à l’éducation. Or, a-t-elle signifié, le Pudc, en offrant un paquet de services intégrés, est une réponse à ces défis, un levier de promotion de l’économie locale et un facteur de création d’opportunités pour les femmes et les jeunes. Selon elle, en 18 mois de mise en œuvre, le Pudc suscite l’espoir des populations à travers tout le Sénégal. « Le Pudc est en marche au Sénégal et le Sénégal est en marche vers l’émergence », a-t-elle conclu.

Bilan du Pudc : Un taux d’exécution satisfaisant
Forage PudcLancé en juillet 2015, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) enregistre un taux d’exécution satisfaisant dans ses différentes composantes : pistes rurales, hydraulique rurale, électrification rurale et équipements de transformation agricole et post-récolte. Le rapport annuel janvier-décembre 2016 permet d’avoir un aperçu synoptique des réalisations.

Moins de deux ans après son lancement officiel par le chef de l’Etat, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dont l’exécution est confiée au Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), affiche un bilan satisfaisant. Dans ses différentes composantes, des réalisations concrètes ont été notées.
Ainsi, pour le volet Pistes rurales, le programme a planifié les activités en 3 séries de travaux. Concernant les séries 1 et 2, un linéaire de 675,33 Km de pistes est en chantier sur un objectif de 790,81 Km ; 420,09 Km est en cours avec des niveaux d’avancement respectifs de 60 % dans la zone sud (régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Thiès, Sédhiou, Kolda) et 90 % dans la zone nord (régions de Matam, Saint Louis, Louga et Diourbel). Un linéaire de 255,24 Km est achevé et ouvert à la circulation. Le linéaire de 115,5 Km restant est intégré dans la série 3 dont les travaux démarrent cette année.

Concernant le volet Hydraulique rurale, le Pudc a démarré les travaux portant sur 238 forages et 161 châteaux d’eau. Actuellement, 178 forages sont réceptionnés, 68 châteaux d’eau finalisés dont 75 systèmes d’alimentation en eau potable ont été mis en service dans les régions de Matam (08), Louga (11), Tambacounda (17), Kédougou (23), Diourbel (04), Fatick (03), Kaolack (07) et Kaffrine (02) et permettent l’alimentation en eau de 337 villages totalisant une population de plus de 163.283 personnes. En outre, 182 abreuvoirs sont fonctionnels sur un objectif de 346 correspondant à 53 % ; 1.065 bornes fontaines sont mises en service sur un total de 1.844 ; 1.737 Km de réseau mis en service sur une cible de 4.737 Km. Pour valoriser davantage les forages réalisés et développer l’économie rurale, le Pudc a mis en place une stratégie de promotion des chaînes de valeurs qui vise à réaliser des périmètres maraîchers autour des forages et à accompagner les filières porteuses. Ainsi, 150 périmètres maraîchers sont en cours d’aménagement.

628 emplois durables et 4.400 emplois temporaires
Pour le volet Electrification rurale, les objectifs totaux de réalisation sont de 420 villages (dont 310 par raccordement au réseau Mt/Bt et 110 par voie solaire), l’installation des branchements intérieurs au profit de 20.800 ménages et l’alimentation de plusieurs structures socioéconomiques (100 infrastructures de santé, 155 établissements scolaires, 400 micro et petites entreprises rurales : moulins, tailleurs, menuisiers, campements, cordonnerie, vulgarisateurs, atelier électricien). Les travaux ont démarré sur 62 villages avec l’implantation de 124 Km de ligne Bt et de 50 km de ligne Mt. L’appel d’offres pour les travaux des installations intérieures de 20.800 ménages dans les villages électrifiés est finalisé et sera publié cette année.

Pour le volet Equipements de transformation agricole et post-récolte, le nombre d’équipements produits et certifiés s’élève, à ce jour, à 3.093 sur 5.064 prévus, soit un taux de 61%. La mise en place est en cours avec 1.562 équipements post-récolte déjà déployés dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Thiès, Diourbel, Louga, Saint Louis, Matam. Le reliquat des équipements est en cours de production avec un état d’avancement de 80 %. Pour la gestion et la maintenance des équipements, 1.208 comités de gestion ont été mis en place. Dans les localités où le déploiement a été déjà effectué, les comités sont fonctionnels. Les membres desdits comités, les conducteurs et meuniers ont reçu des formations sur l’utilisation des équipements, la Gestion administrative et financière (Gaf) et sur les premières opérations de maintenance. Les différents travaux du Pudc ont permis la création de 4.400 emplois temporaires et 628 emplois durables pour les jeunes et les femmes.
El Hadj Ibrahima THIAM

La chaîne de valeurs pour développer l’entreprenariat rural
MoulinsPour le Pudc, la réalisation de forages, de châteaux d’eau, de pistes de production et l’électrification des principaux villages, n’est pas seulement une offre de services sociaux de base.

Les acteurs du programme ont compris que cela constitue surtout une opportunité pour booster l’économie locale et contribuer à une croissance inclusive. C’est pourquoi le programme a décidé de développer une approche intégrée de chaîne de valeurs. Le volet promotion de chaînes de valeurs s’inscrit dans l’objectif global du renforcement de la productivité agricole et de l’élevage et le développement de l’entreprenariat rural.

A cet effet, la stratégie est la mise en place de périmètres irrigués autour des forages qui prévoit l’affection de 25 % à 50 % de la superficie à la production fourragère afin de lever la contrainte d’alimentation animale en saison sèche. Le choix a été porté sur le Pennisetum purpureum (appelé aussi herbes à éléphants ou Neema, ou Maralfalfa) un pâturage amélioré dont le rendement atteint 400 tonnes par ha comparé au niébé fourrager (1 tonne de matière sèche par ha pour les nouvelles variétés précoces) et le maïs fourrager (12 à 16 tonnes de matière sèche par ha). L’assistance technique sera apportée aux éleveurs par l’Ancar et la Caritas pour améliorer la productivité de leurs vaches.

Le Ppp pour promouvoir l’entreprenariat local
Il est également retenu d’appuyer la promotion des chaînes de valeurs « lait » et « patate douce ». Ainsi, 150 périmètres maraîchers d’une superficie totale de 750 ha sont en cours d’aménagement dans 140 villages. Un linéaire de 196 Km de grillage a été commandé pour clôturer les périmètres maraîchers. Les diagnostics faits sur ces produits ont permis d’identifier les domaines prioritaires d’intervention dans les segments de production et de transformation. L’approche mise en œuvre repose sur le partenariat public-privé-producteurs et permet de promouvoir l’entreprenariat local

Par ailleurs, le Pudc a appuyé le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural dans l’acquisition de motopompes. Ainsi, 592 motopompes ont été livrées sur un total de 600, correspondant à un taux d’acquisition de 99 %. Le reliquat des 8 motopompes est en cours d’enlèvement au port. En outre, le Pudc a acquis et livré, pour le compte du ministère de l’Elevage et des Productions animales, 7.481.525 doses de vaccins. Une seconde commande de 16.880.000 doses est en cours.

El Hadj I.THIAM

Le respect de l’environnement au cœur des projets
La question environnementale occupe une place importante dans le Pudc. C’est pourquoi un volet lui a été consacré dans le programme. Ainsi, il a été commandité une évaluation environnementale stratégique assortie d’un Plan cadre de gestion environnementale et sociale (Pcges) en vue de se conformer à la réglementation nationale et aux normes environnementales et sociales du Pnud. La stratégie adoptée a consisté, dans un premier temps, à appliquer aux projets en cours, des outils d’évaluation rapide et des évaluations environnementales stratégiques à l’échelle des régions bénéficiaires. Cette démarche, tout en intégrant le souci de la rapidité, présente les mêmes objectifs que la procédure nationale d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux.

El H. I. T.

Des enquêtes de référence réalisées pour mesurer l’impact du Programme
Forage TéssékéréL’informatisation du système de suivi-évaluation est effective. Les enquêtes de référence sont déjà réalisées par l’Université Gaston Berger et permettront, à la fin du programme, d’évaluer l’impact du Pudc sur les conditions de vie des populations bénéficiaires et sur l’économie rurale. Une plateforme Sig couplée au système de suivi-évaluation du Pudc est en cours de finalisation en partenariat avec le Cse et l’Adie. Ce système de gestion de l’information permettra de visualiser les réalisations du Pudc et leur articulation avec les autres interventions. A terme, les autorités disposeront d’un outil de pilotage et d’aide à la prise de décision.

Pour le volet communication, la mise en œuvre du plan de communication a permis de faire la promotion de l’intervention du Pudc pour une visibilité des effets auprès des communautés bénéficiaires ainsi que la capitalisation des acquis. A cet effet, divers supports de communication digitale et de masse ont été produits (films documentaires, kits d’information, bulletins d’information) et une approche multimédia a été adoptée pour vulgariser les résultats atteints par le programme. El H. I. T.

Un budget de 123,9 milliards de FCfa pour la première phase
Le montant du financement de la première phase du Pudc révisé est estimé à 123,9 milliards de FCfa. Les fonds reçus par le Pnud du Gouvernement pour la mise en œuvre du Pudc s’élèvent, à ce jour, à 50,9 milliards de FCfa dont 36,3 milliards de FCfa en 2016 (sur 65 milliards de FCfa attendus) soit un taux de mobilisation de 41 %.  Les décaissements cumulés s’élèvent à 50,1 milliards de FCfa correspondant à un taux d’absorption de 98 % des fonds reçus du gouvernement et à un taux d’exécution financière de 41 % alors que le taux d’engagement est de 93 %.

El H. I. T.

Ranch de Dolly : Le forage Km 6 pour satisfaire la forte demande en eau
Ranch DollyL’eau a officiellement coulé, depuis des mois, au Km 6 qui abrite le quatrième forage du Ranch de Dolly. Il ne reste plus que la finalisation des travaux du château prévue dans deux mois. D’une capacité de 1.000 m3, ce forage construit par le Pudc devrait contribuer à satisfaire les besoins importants en eau des troupeaux et des éleveurs.

En cette période de la saison sèche, ce n’est pas encore le grand rush des bêtes au ranch de Dolly. Le président du comité de pilotage de cette vaste réserve de bois perdue dans la grande brousse du Djolof, Omar Kâ dénombre 1.300 bovins en plus des ovins, caprins, équidés qui viennent s’abreuver quotidiennement dans les abreuvoirs d’eaux des trois châteaux fonctionnels répartis dans le ranch. Dans un wolof que trahit son accent peul, il souligne qu’en juin et juillet, le site d’une superficie de 124 km2 peut accueillir entre 10.000 et 15.000 bovins, ces deux mois coïncidant avec la rareté des pâturages dans beaucoup de localités du pays.

Pour l’heure, beaucoup d’éleveurs sont encore restés chez eux, tandis que d’autres ont commencé leur lente migration saisonnière vers le Djolof et le ranch de Dolly, en quête de pâturages. Ce jeudi matin, des centaines de bœufs, accompagnés de leurs bergers, écharpes et bâtons en bandoulière, gravitent autour du château situé en plein cœur du ranch. Alors que certaines bêtes ont fini de s’abreuver, d’autres attendent avec impatience que les abreuvoirs soient approvisionnés du liquide précieux. D’autres soufflent, se reposent et ruminent à l’ombre des arbres, en attendant de repartir du bon pied, dans la brousse, en quête de feuilles d’arbres, d’herbe et de bois morts.

De temps en temps, un beuglement et un aboiement viennent rappeler que nous sommes en pleine brousse, au milieu des vaches et des chiens. Pendant ce temps, les éleveurs s’efforcent, courageusement, à remplir leurs volumineux fûts d’eau. Manifestement, ils n’ont cure de la chaleur qui, en ce mois de mars, est prégnante dans cette partie de la région de Louga. L’essentiel est que les bêtes soient rassasiées et tout « sera pour le mieux dans le meilleur des mondes», peu importe les sacrifices qui seront consentis.

L’intensité des activités sur place est illustrée par le vrombissement continu du moteur qui fait fonctionner le forage. C’est à croire que ce ronronnement aigu ne s’arrête presque jamais. Debout devant sa charrette que tirent ses deux ânes efflanqués, le vieux Abdoulaye Bâ manie avec aisance la potence. Malgré l’âge avancé, le vieil éleveur garde encore des forces pour faire boire son troupeau de bovins, à satiété, moyennant encore 150 FCfa par tête. Il indique que pour les ânes, chèvres et moutons, l’eau est, en revanche, gratuite.

4ème forage du Ranch de Dolly
Selon Omar Kâ, président du comité de pilotage du Ranch de Dolly, ce forage a été inauguré, pour la première fois, en 1967 par l’ancien président de la République, Léopold Sedar Senghor. Depuis, les besoins en approvisionnement en eau ont beaucoup flambé, le nombre de bêtes fréquentant cette réserve d’herbe et de bois n’ayant cessé d’augmenter au point d’atteindre le chiffre record de 10.000 voire plus aux périodes de grande affluence. Deux autres forages ont été construits dans le site pour répondre, de manière satisfaisante, aux besoins d’eau croissants du cheptel et des éleveurs. Mais cela ne suffisait toujours pas, si l’on en croit le berger Abdoulaye Bâ. C’est donc pour mieux faire face à la forte demande que le Pudc a décidé de doter le Ranch de Dolly d’un 4è forage. Situé au Km 6, à 6 kilomètres du centre du ranch, le forage a déjà été creusé, avec succès ; tandis que les travaux du château sont dans un état d’avancement très satisfaisant.

En cette matinée de jeudi, deux jeunes ouvriers s’activent pour terminer la dalle de couverture, sous les conseils avisés du chef du chantier, Alioune Mbodj. Ce dernier affirme que dans deux mois, les travaux devraient être achevés, au grand bonheur des éleveurs qui attendent avec impatience le fonctionnement de ce forage. D’une capacité de 1.000 m3, celui-ci devrait contribuer à satisfaire la forte demande en eau. En outre, ce puits devrait également donner un coup de fouet au maraîchage et à la riziculture dans le ranch. Alioune Mbodj explique que des projets de jardinage de laiterie sont aussi prévus sur place. Originaire de Barkedji, le vieux berger, Moussa Sow, a déposé ses baluchons au Ranch de Dolly depuis 1968 pour mieux faire nourrir son troupeau et sans doute sa famille. Il se réjouit de la construction par le Pudc de ce forage, espérant qu’il va contribuer à mieux prendre en charge la forte demande en eau, tout en stimulant les activités de maraîchage.

Moussa Sow appelle, néanmoins, les éleveurs à honorer leurs obligations concernant le paiement des factures d’eau. A ce jour, sa seule inquiétude concerne l’insécurité qui prévaut dans le Ranch. Il révèle que les voleurs de bêtes écument la zone. « Jadis, il y avait des barbelés autour du site et des gardiens étaient répartis dans les différentes portes d’entrée au nombre de 4 ; mais actuellement, il n’y a plus personne pour veiller à sa sécurité», déplore-t-il. Une lueur d’espoir tout de même pour lui : le mur censé remplacer les barbelés est en construction et son achèvement pourrait contribuer à rétablir la sécurité mais aussi protéger l’écosystème du ranch qui n’est pas épargné par les coupeurs de bois.

Diégane SARR

Cheikh Diop, Directeur Pudc : « Le rythme d’exécution du Programme est assez soutenu »
Cheikh Diop PudcVéritable maître d’œuvre du Pudc, le Directeur national du programme, Cheikh Diop descend très souvent sur le terrain, en compagnie des différents experts, pour s’assurer du bon déroulement des travaux. Dans cet entretien, il revient sur leur évolution et sur les perspectives de la deuxième phase.

M. Diop, en tant que Directeur national du Pudc, vous êtes très souvent sur le terrain pour suivre l’évolution des travaux. Quel est le taux d’exécution des chantiers de ce programme dans ses différentes composantes ?
Nos activités de terrain ont trait à la supervision régulière de l’exécution des différents projets. Elles nous permettent de nous assurer du bon déroulement des travaux, d’identifier les goulots d’étranglement et de trouver éventuellement des solutions aux difficultés qui pourraient se poser. L’avancement global est satisfaisant avec, pour ce qui concerne les pistes rurales, 255 km achevés et ouverts à la circulation sur un linéaire en chantier de 790 km, ayant permis de désenclaver près de 300 localités en milieu rural pour une population de plus de 100.000 personnes. Le restant du linéaire de pistes est à un niveau d’avancement de 75 %. S’agissant de l’électrification rurale, les travaux ont débuté sur 142 villages et déjà, certains villages ont déjà été mis en service au grand bonheur des populations. Pour l’hydraulique rurale, 187 forages ont été réceptionnés et 68 châteaux d’eau finalisés. Les mises en services suivent leurs cours et 75 systèmes d’alimentation en eau multi-villages sont fonctionnels. Concernant l’allègement des travaux de la femme rurale, l’objectif de 5.064 équipements à distribuer sera atteint cette année. Au total , 3.405 unités ont été fabriquées et sont en cours de distribution.

Notre attention s’est portée sur Saré Liou dans la région de Matam, visité par Monsieur le président de la République lors de sa tournée économique de ce mois, localité créée en 1789 et qui, à l’instar d’autres villages environnants a été électrifiée et bénéficie d’un forage multi village et d’une piste de désenclavement, en 2017. A la lecture de ces éléments qui renseignent du niveau d’exécution du programme, nous pouvons dire que le rythme d’exécution est assez soutenu ce qui témoigne d’un engagement sans faille des entreprises qui sont nos partenaires dans la mise en œuvre du programme au bénéfice des populations.

Le volet chaîne de valeurs a été ajouté au Pudc. Quel est son importance et que vise-t-il ?
En fait, il ne s’agit pas d’un ajout, dans la mesure où ce volet s’inscrit parfaitement dans la composante « amélioration de la productivité agricole », dont la mise en œuvre suit la finalisation d’infrastructures hydrauliques et celles de désenclavement et de l’équipement en matériel post-récolte au profit des populations. Ainsi, l’appui dédié à la rénovation des systèmes de productions permettra de développer une activité maraîchère autour des forages construit par le Pudc. Certaines zones d’intervention du Pudc, en l’occurrence le Ferlo, dans le département de Linguère et le Sénégal Oriental sont par excellence des zones à fortes potentialités laitières. De ce point de vue, nous travaillons en ce moment avec le ministère de l’Elevage et des Productions animales à appuyer la chaîne de valeurs lait, selon un modèle de Partenariat public privé producteur. Tout ceci concourt à l’essor d’une économie rurale porteuse de richesses au bénéfice des populations qui, bien sûr, doivent jouer leur rôle dans la mise en œuvre du Pse tel que porté par Son Excellence le président de la République.

Quel est le sens des Comités techniques régionaux (Ctr) que vous tenez dans les régions d’interventions du Pudc ?
Je dois préciser que les comités régionaux ont été mis en place par les gouverneurs de Régions. C’est une instance technique impliquant les acteurs dans les régions : services techniques, collectivités locales, Ong et autres acteurs de développement pour une large concertation sur la mise en œuvre et le partage des résultats du programme, à des moments choisis par le gouverneur. Cette instance permet au gouverneur de Région de s’enquérir de l’état d’avancement et d’informer les autorités sur l’exécution. Le Pudc y est convoqué et répond à toutes les questions liées à la mise en œuvre et à la programmation des activités.

Avec la deuxième phase du Pudc, peut-on s’attendre à ce que vos domaines d’intervention soient élargis ?
Certainement, suivant les nouvelles priorités dégagées par le chef de l’Etat, concepteur du modèle. Pour le moment, nous travaillons à la finalisation de la première phase et suite à l’autorisation de formuler une deuxième phase, nous nous attelons à l’identification des projets et des zones d’interventions suivant la même approche, avec l’implication effective des services techniques concernés. Nous avons, par exemple, entamé une réflexion avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour la construction de postes de santé.

El Hadj Ibrahima THIAM

L’Ong Tostan veut s’impliquer davantage dans la recherche du bien-être général des enfants. C’est dans cette optique que s’inscrit le projet de renforcement de la gouvernance locale, décentralisation, survie, éducation, protection et bien-être des enfants lancé à Kolda.

La cérémonie de lancement du projet «Protection et bien-être des enfants lancé à Kolda» s’est déroulée en présence des membres des Comités de gestion de l’école (Cge), des représentants des collectivités locales ciblées par le projet, des comités départementaux de protection de l’enfant (Cdpe) des départements de Kolda et de Médina Yoro Foulah, ainsi que des chefs religieux. Ce projet va, pendant 18 mois, intervenir dans 100 villages (40 dans la région de Kolda et 60 dans celle de Sédhiou). Au total, ce sont 40 communautés « pulaar » de Médina Yoro Foulah et de Kolda et 60 autres groupes « pulaar » et « mandingues » de Goudomp, Bounkiling et Sédhiou qui sont ciblés par ce projet.

Financé à hauteur de 88,52% par l’Unicef, le projet de renforcement de la gouvernance locale, décentralisation, survie, éducation, protection et bien-être des enfants dont la deuxième phase s’achève le 30 mai 2018, sera mis en œuvre par l’Ong Tostan en collaboration avec l’État du Sénégal. « Dans cette collaboration, l’Unicef et Tostan sont des partenaires clés dans le développement, l’extension, l’évaluation, la documentation et l’adoption internationale d’une approche de programmation qui a efficacement abouti à une baisse significative de la pratique de l’excision et des mariages d’enfants dans beaucoup de villages et conduit à une série de résultats dans différents domaines sectoriels », a déclaré Abdoulaye Diao, coordonnateur de la zone sud de Tostan qui regroupe les régions de la Casamance naturelle.

La responsable sénior du programme au bureau de l’Ong Tostan à Dakar, Mme Sène Penda Mbaye, est revenue sur le projet lancé en partenariat avec l’Unicef et le gouvernement du Sénégal et visant à renforcer la gouvernance locale. Selon elle, la volonté des différents partenaires est de contribuer plus efficacement au bien-être général des enfants au Sénégal.

Mamadou Aliou DIALLO

World Vision a élaboré une stratégie nationale (2016-2021) dont l’objectif est d’apporter le sourire à 69 000 enfants au Sénégal. Pour ce faire, ledit Ong a décidé de nouer un partenariat avec des hommes et femmes d’influence dont l’artiste Coumba Gawlo Seck.

World Vision se propose d’apporter le sourire à 69 000 enfants au Sénégal. Pour atteindre cet objectif, ledit Ong entend nouer un partenariat avec des personnes d’influence comme l’artiste Coumba Gawlo Seck à travers son association « Lumière pour l’enfance ». C’est pourquoi, durant deux jours, le directeur national, Andrew Catford, a invité Coumba Gawlo Seck à effectuer une visite de terrain pour constater de visu les réalisations de World vision dans les communes de Fimela, Loul Séssène et Djilasse.

A la fin de la visite, le directeur des opérations de World Vision, Diégane Ndiaye, a salué « la disponibilité et l’engagement de l’artiste Coumba Gawlo Seck qui partage avec l’Ong les mêmes valeurs et les mêmes objectifs pour l’enfance ». Selon lui, la diva, qui a longtemps cheminé avec World Vision, a encore constaté de visu ce que l’Ong est en train de faire dans les domaines de l’enfance, de l’éducation, de la santé et du développement économique. A cette occasion, Diégane Ndiaye a rappelé que World Vision a élaboré une stratégie nationale (2016-2021) dont l’objectif est d’atteindre 69 000 enfants au Sénégal. « Nous ne pouvons le faire qu’avec des personnes qui sont engagées dans la même cause comme Coumba Gawlo Seck », a déclaré Diégane Ndiaye, qui a considéré l’artiste comme « une dame de cœur qui a créé des outils pour faciliter cela à travers son association dénommée «Lumière pour l’enfance» et sur les ondes de sa radio ». Partenaire stratégique, l’artiste Coumba Gawlo a tenu à remercier World Vision pour le choix porté sur sa personne. Elle a salué les réalisations de cette Ong qui contribue de fort belle manière au développement de l’entrepreneuriat et du leadership féminins.

Oumar Ngatty BA

Le maire de Notto Diobass (région de Thiès), Alioune Sarr, annoncé une ligne de crédit de 300 millions de FCfa pour faciliter l’accès au crédit des organisations féminines.

La célébration de la Journée internationale des droits des femmes a été l’occasion pour le maire de Notto Diobass (région de Thiès) d’annoncer une ligne de crédit de 300 milions de FCfa pour des organisations féminines. « Depuis notre tendre enfance, nous avons constaté que les mamans ont, dans la foi et la dignité, bravé toutes sortes de difficultés pour accompagner leurs enfants dans leur éducation et leur épanouissement, mais aussi leur époux dans la quête et la gestion du budget familial. En ce jour solennel du 8 mars, nous leur devons hommage et déférence », a lancé le maire Alioune Sarr.

Très inspiré, l’édile de Notto, Alioune Sarr, a publiquement remercié sa dame assise à ses côtés. Une transition empruntée pour requinquer les femmes de Diobass engagées derrière Mme Rose Ciss dans la fédération « And Suxali Jobass » qui est présente dans l’ensemble de 67 villages de sa commune. « Depuis 1999, nous sommes ensemble sur le terrain politique et, à plusieurs occasion, vous avez eu à démontrer que malgré les mallettes d’argent, le trafic d’influence, vous êtes restée fidèle à votre choix de travailler à mes côtés. Ce sens de la dignité et de l’honneur, laissé à la postérité par les femmes de Nder qui ont préféré la mort à la captivité, nous rappelle les valeurs cardinales incarnées par le peuple sénégalais », a-t-il témoigné. Profitant de la mobilisation des femmes, Alioune Sarr a énuméré quelques-unes de ses réalisées sous son magistère : accès des populations à l’électricité et à l’éclairage public, accès à l’eau potable. « Pour moi, l’action politique revient à se donner les moyens d’agir sur les conditions de vie des populations et non de rester dans des conjectures », a-t-il souligné. Et le maire de Notto Diobass d’annoncer une ligne de crédit de 300 millions de FCfa déjà positionnée dans une structure de microfinance pour faciliter l’accès des organisations de femmes au crédit. « D’ailleurs, nous avons retenu le 27 mars prochain pour procéder au lancement », a déclaré Alioune Sarr.

Convaincu d’être élu par les femmes, il a invité les jeunes à faire siennes les valeurs cardinales sénégalaises dont les plus importantes pour sont la politesse et l’engagement total dans l’éducation et la formation professionnelle.

Mbaye BA

Dakar accueillera, du 28 mars au 1er avril, près d’un millier de rotariens venus de dix pays d’Afrique de l’Ouest. En prélude à cette importante rencontre qui entre dans le cadre de la quatrième Assemblée et conférence du district 9101 (Acd), des membres du Rotary club ont fait face à la presse pour décliner les grandes lignes.

Le Rotary club va définir une nouvelle feuille de route à l’issue de sa quatrième Assemblée et conférence (Acd) qui, prévue du 28 mars au 1er avril 2017, va enregistrer près d’un millier de rotariens issus de dix pays d’Afrique de l’Ouest. «Les rotariens de la sous-région vont bénéficier d’une plateforme de réunion, de formation, d’organisation et de coordination que constitue l’Acd en vue d’une meilleure préparation des équipes dirigeantes des clubs et districts pour l’année rotarienne à venir », a indiqué le gouverneur du district 9101, Aristide Tino Adediran, qui a présenté le Rotary comme étant l’une des plus importantes organisations de service humanitaire au monde.

La conférence de presse organisée par le district 9101 a été l’occasion pour ses membres de lister leurs réalisations au bénéfice des populations. «Avec nos ressources et nos partenaires, nous cherchons à avoir de l’impact sur le plan local au sein des communautés. Ainsi, des actions sont menées sur l’éducation, la promotion de la paix, la lutte contre les maladies, l’accès à l’eau potable, la santé de la mère et de l’enfant et le développement économique et local », a énuméré Aristide Tino Adediran. Après avoir rappelé les principes directeurs du Rotary et souligné que les relations humaines resteront toujours la force motrice du Rotary, il a précisé que les rotariens privilégient les connexions et les communautés.

La secrétaire du district 9101 du Rotary international, Anna Aïcha Bâ a, pour sa part, insisté sur la nécessité de communiquer sur la mission de son organisation qui consiste à apporter du réconfort aux couches vulnérables. «Le Rotary n’est pas dans la politique encore moins dans la religion. Sa principale mission est d’apporter une assistance aux personnes défavorisées. Nous sommes des gens qui travaillons et qui décidons de partager leurs avoirs avec les personnes démunies», a-t-elle souligné. Selon elle, Dakar accueillera plus de 400 rotariens. « Les retombées économiques seront importantes », a dit Mme Bâ qui a appelé les Sénégalais à accompagner cet élan de solidarité que développe le Rotary international.

Tata SANE

La journée mondiale de la femme continue d’être célébrée dans la commune des Parcelles Assainies par le mouvement «Renaissance pour l’action citoyenne» (Re’Action) et ses partenaires. Ce sont au total 1.000 familles qui ont bénéficié de 1.000 sacs de riz offerts gracieusement.

La cérémonie de distribution des sacs de riz s’est déroulée, le week-end, à l’Unité 11 de ladite commune. «Nous devons encourager l’esprit de solidarité. C’est pourquoi nous venons aujourd’hui confirmer les efforts que nous consentons pour les populations de Parcelles. C’est une joie immense pour nous également de contribuer à l’appui aux familles vulnérables des Parcelles Assainies», a déclaré le coordonnateur de Re’Action, Pape Kory Faye dit Go Faye par les intimes.

Ces sacs de riz sont offerts aux membres de l’association des femmes veuves des Parcelles Assainies, aux familles vulnérables, aux imams, à l’église et aux groupements de femmes de toutes les unités que compose la commune des Parcelles Assainies. Une façon pour le mouvement Re’Action de célébrer la femme. «C’est notre manière, à nous, de magnifier les femmes à l’occasion de la journée mondiale qui leur ai dédiée», a précisé Go Faye.

Re’Action promet de distribuer, l’année prochaine, 5000 sacs de riz, du sucre, de l’huile, du lait et d’autres denrées de première nécessité aux populations des Parcelles.

Les présidents des chambres de métiers des régions du Sénégal se sont retrouvés dans la capitale du Nord pour s’entretenir avec les artisans de la région de Saint-Louis sur les difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement dans le cadre de leur travail.

Cette rencontre a été organisée dans le cadre d’une tournée nationale initiée par le nouveau président de l’Union nationale des chambres de métiers, Magatte Mbow. Elle a permis d’instaurer un dialogue direct entre le responsable national et les artisans locaux, mais surtout de recenser les principales doléances pour les soumettre aux plus hautes autorités du pays. A l’issue de la rencontre de Saint-Louis, Magatte Mbow a laissé entendre que « les revendications sont unanimes et que les artisans ont émis le souhait de bénéficier davantage de sessions de formation et de renforcement de capacités ».

Pour le président de l’Union nationale des chambres de métiers, le renforcement des capacités des artisans permet l’acquisition de nouvelles connaissances pour mieux faire leur travail. Selon Magatte Mbow, les artisans locaux de Saint-Louis ont aussi remis sur le tapis l’épineux problème d’accès aux financements et aux ressources foncières dont ils ont besoin pour développer leurs activités, ainsi que les difficultés liées à la commercialisation de leurs produits. Il s’est réjoui de la démarche du président de la chambre des métiers de Saint-Louis, Abdoulaye Lèye qui a impliqué les artisans locaux à la gestion des problèmes du secteur.

Selon le président de l’Union nationale des chambres de métiers, Magatte Mbow, c’est cette forme de synergie qui permettra à l’ensemble des artisans de notre pays de tenir le même langage et d’obtenir ce qu’ils veulent auprès des pouvoirs publics.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les jeunes du Grand parti (Gp) ont manifesté, hier, à Guédiawaye, pour réclamer la libération de Mor Diaw, leur responsable départemental arrêté samedi pour détention de faux extraits de résidence. L’intervention de la police a débouché sur l’interpellation d’une dizaine d’autres jeunes qui figuraient parmi les manifestants.

Les jeunes du Grand parti (Gp) ont manifesté, hier, à Guédiawaye, pour réclamer la libération de Mor Diaw, leur responsable départemental arrêté samedi pour détention de faux extraits de résidence. L’intervention de la police a débouché sur l’interpellation d’une dizaine de jeunes manifestants. Il est reproché à M. Diaw d’avoir été en possession de faux extraits de résidence destinés à des militants du Gp pour leur permettre de pouvoir s’inscrire sur les listes électorales. La police a convoqué le mis en cause qui, après avoir été auditionné, a été placé en garde à vue. De quoi soulever la colère des jeunes du Gp qui se sont mobilisés pour apporter la réplique. Ils ont tous convergé vers le commissariat après avoir appris l’arrestation de leur responsable. Dispersés par la police, ils sont revenus le lendemain devant les locaux de la police en maintenant la même exigence. Dispersés une nouvelle fois, ils ont fini par investir la route en brûlant des pneus, obligeant les forces de l’ordre à intervenir. Les limiers ont mis la main sur une dizaine d’entre eux.

Abdou DIOP

La récurrence du phénomène de vol de bétail suscite la colère des éleveurs. L’arrestation d’un suspect et son procès prévu à Fatick ont fait réagir le député du département de Nioro, Moustapha Ndiaye, qui, lors d’un point de presse en présence des membres du comité national de lutte contre le vol de bétail, a demandé que des sanctions sévères soient infligées aux coupables.

Le sort réservé au sieur D.K., arrété et suspecté de vol de bétail dans la zone de Foundiougne, préoccupe les éleveurs de la région. Et pour cause : les activistes du comité national de lutte contre le vol de bétail, soutenus par certaines personnalités politiques, veulent faire de son arrestation un test grandeur nature dans leur combat pour davantage de sévérité dans la répression de ce type de crime. C’est ce qu’ils ont tenu à réaffirmer au cours d’un point de presse organisé dans la ville de Guinguinéo.

Ce face-à-face avec la presse régionale a été l’occasion pour les membres dudit comité, appuyés par le député Moustapha Ndiaye, d’alerter l’opinion sur ce qu’ils considèrent comme un certain laxisme qui profite aux seuls voleurs de bétail. « Il est inacceptable que ces prédateurs de l’élevage, qui font du vol de bétail une profession et causent la perte de nombreux propriétaires de têtes de bétail, s’en sortent toujours avec des peines de 4 à 6 mois au lieu des 5 à 10 ans prévus par la loi. Et nous interpellons le président Macky Sall sur la gravité de l’heure car les victimes sont à bout », a déclaré le député Moustapha Ndiaye dont les mandants sont très touchés par ce fléau.

Cet élu a indexé un groupe de voleurs dirigé par un certain D.K. arrêté avec ses acolytes la veille à Médina Mbamba. Pourtant, ils avaient été cueillis le 15 février 2016 pour le vol de 179 bœufs. En dépit de la gravité des charges, ils sont élargis 6 mois plus tard alors que la peine encourue, depuis la loi du 28 octobre 2014 renforçant les peines contre le vol de bétail, est de 5 à 10 ans. Aujourd’hui la clémence dont jouissent ces voleurs heurte les consciences », a martelé le député Moustapha Ndiaye. Son cri de cœur a été amplifié par Aboubacar Bitèye, président de l’association nationale de lutte contre le vol de bétail. « Aujourd’hui, ce sont les éleveurs qui s’organisent pour traquer les voleurs au péril de leur vie. Mais, une fois mis aux arrêts, les coupables sont, à la surprise générale, libérés au bout de quelques semaines de détention. Il faut éviter les travers d’une justice populaire incompatible avec les principes d’un État de droit », a-t-il dit sous forme de mise en garde.

Elimane FALL

Les présidents des Chambres de métiers des régions de notre pays se sont retrouvés samedi, dans la capitale du Nord, en vue de s’entretenir avec les artisans de la région de Saint-Louis sur les difficultés auxquelles ces derniers sont quotidiennement confrontés dans l’exercice de leurs métiers.

Cette rencontre a été organisée dans le cadre d’une tournée nationale initiée par le nouveau président de l’Union nationale des Chambres de métiers, Magatte Mbow. Selon M. Mbow, ce périple entamé à l’échelle nationale permettra de dialoguer avec les artisans et de recenser leurs doléances en vue de les soumettre aux plus hautes autorités du pays. A l’issue de la rencontre de Saint-Louis, M. Mbow a laissé entendre que les revendications sont unanimes et que les artisans ont émis le souhait de bénéficier davantage de sessions de formation, de renforcement de capacités, qui leur permettront d’acquérir les connaissances nécessaires à leur professionnalisation. Ils ont également remis sur le tapis l’épineux problème d’accès aux financements et aux ressources foncières dont ils ont besoin pour développer leurs activités. Ces derniers, à en croire Magatte Mbow, n’ont pas manqué d’évoquer d’autres problèmes relatifs à la commercialisation de leurs produits.

M. Mbow s’est enfin réjoui de la démarche de rupture, novatrice et participative initiée par le président de la Chambre des métiers de Saint-Louis, Abdoulaye Lèye, pour impliquer tous les artisans de la région nord à la gestion des problèmes de l’artisanat. De l’avis de Magatte Mbow, c’est cette forme de synergie qui permettra à l’ensemble des artisans de notre pays de parler le même langage et d’obtenir ce qu’ils veulent auprès des pouvoirs publics.

Mbagnick Kharachi Diagne

Lancé en 2015 par le chef de l’Etat, Macky Sall, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) vise à partager les fruits de la croissance à travers l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base afin de corriger les disparités. Sa mise en œuvre s’inscrit dans l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui s’intitule « Capital humain, protection sociale et développement durable ». Modèle innovant de développement inclusif ayant un effet immédiat sur la transformation des conditions de vie des populations, le Programme fait l’objet d’un atelier régional d’échanges et de capitalisation des acquis aujourd’hui et demain. En effet, cette expérience sénégalaise qui fait l’objet d’une demande de massification dans le pays et d’une réplique dans certains Etats africains, sera partagée par 20 pays africains afin de comprendre le processus de formulation et de mise en œuvre. Les reporters du Soleil ont visité plusieurs projets du Pudc dans le monde rural.

En dépit des nombreux efforts consentis par l’Etat et ses partenaires au développement dans la lutte contre la pauvreté à travers le pays, les populations vivant en milieu rural continuent de faire face à certaines contraintes. Parmi celles-ci, le faible accès aux services sociaux de base avec de grandes disparités régionales, les difficultés d’accès aux facteurs de production, l’accès insuffisant au financement, la faiblesse du capital humain, la faible participation du secteur privé aux investissements productifs ruraux. Pour mieux prendre en charge ces questions et satisfaire la demande sociale croissante, le Gouvernement du Sénégal, avec l’appui technique du Pnud, a élaboré puis mis en œuvre le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Le programme vise à l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base à travers la mise en place d’infrastructures socio-économiques.
Le Pudc est axé sur 4 principales composantes :

La première liée au Développement d’infrastructures et d’équipements socio-économiques de base. Elle entend contribuer à l’amélioration durable des conditions de vie des populations des zones rurales. Elle couvrira les besoins des populations en électrification rurale, en alimentation en eau potable, en pistes rurales ainsi que les besoins en équipements de transformation et de production agricoles. La deuxième composante concerne l’Amélioration de la productivité des populations rurales de la production agricole et animale. Elle vise à soutenir le développement de l’activité productive et de services, à renforcer la chaîne de valeurs dans les secteurs de production et à soutenir l’émergence d’une économie rurale à même de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations et à la réduction de l’exode rural. L’objectif sera également de promouvoir l’entrepreneuriat et d’encourager la création des petites et moyennes entreprises en milieu rural, en fournissant aux porteurs de projets en particulier aux jeunes de nouvelles opportunités.

Comités de suivi
Forage PudcLa troisième Composante porte sur le Renforcement des capacités institutionnelles aux niveaux central et local. Elle vise à développer les capacités technique, organisationnelle, institutionnelle et communautaire au niveau local pour une offre de services de qualité en milieu rural. Les capacités à identifier et à renforcer sont relatives d’une part à la maîtrise d’ouvrage/d’œuvre de travaux de réalisation d’infrastructures socio-économiques de base, et d’autre part, à la maitrise de techniques culturales, la gestion administrative et financière, la planification du développement, etc.

La dernière Composante, le Développement d’un système d’information géo référencée  vise la mise en place d’une base de données géo-référencées, d’un dispositif de suivi-évaluation axé sur les résultats avec un logiciel intégré, un tableau de bord des indicateurs clés de suivi de la performance des réalisations au niveau central et décentralisé.

Ce système sera intégré au Système national de Suivi-évaluation pour fournir aux décideurs des éléments d’appréciation de la politique de développement.

Pour atteindre ses objectifs, le Pudc a élaboré une stratégie reposant sur le partenariat et le développement de synergies avec les acteurs clés des sous- secteurs d’intervention du programme. Outre son cadre organisationnel composé d’un comité de pilotage et d’un comité technique, le Pudc a mis sur pied des sous-comités techniques qui sont l’émanation du comité technique et présidés par les points focaux désignés par leurs Ministères de tutelle. Les sous-comités ont pour rôle d’harmoniser les interventions du Pudc avec celles des autres projets et programmes, de valider les spécifications techniques, de valider les Dossiers d’appels d’offres (Dao), de participer aux missions de suivi et de supervision des travaux ainsi qu’aux réceptions provisoires.

Le Pudc a aussi mis en place, au niveau régional, des comités de suivi de la mise en œuvre. Ils ont pour rôle d’assurer le suivi des activités sur le terrain, la synergie et le partage d’informations avec tous les intervenants.

Qualité garantie
En vue de garantir la qualité de ses réalisations, le Pudc a mis l’accent sur la certification de la qualité de tous les ouvrages et équipements. Ce qui passe par l’audit technique de la conformité par rapport aux spécifications techniques définies dans les Dao.

S’agissant des localités bénéficiaires, le ciblage a été rendu possible grâce aux besoins exprimés par les populations. Les bases de données renseignaient sur les besoins identifiés en hydraulique rurale, pistes rurales, électrification rurale et équipements post récoltes. Aussi, les Directions nationales ont été mises à contribution pour la réalisation d’études complémentaires et la validation des bases de données finales. Concernant le volet Hydraulique, la reconnaissance des villages cibles a été faite avec l’appui des services régionaux, tandis que pour l’électrification rurale, les planifications des itinéraires des lignes MT sont faites en relation avec la Senelec et l’Aser dans le cadre du sous-comité technique Energie présidé par le Directeur de l’électricité.

Electrification rurale : Yeti Yoon et Médina Mountaga bientôt sortis de l’obscurité
Electrification ruraleSitués dans la commune de Ronkh (région de Saint-Louis), les villages de Yeti Yoon et de Médina Mountaga vont bientôt disposer d’électricité grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Les poteaux y ont été plantés et les câbles installés.

Début mars. Un vent chaud cingle les visages sur la route goudronnée sans accotement qui mène de Saint-Louis à Richard-Toll. A 21 km de la ville sucrière, à gauche, du côté du Walo, un petit village apparaît. A première vue, rien ne distingue Médina Mountaga de la multitude de villages qui bordent la bande noire. Des concessions en paille et quelques rares maisons en dur éparpillées. A regarder de plus près, une différence de taille attire l’attention. Des rangées de poteaux électriques s’y dressent. Ils sont reliés par des fils électriques qui, tels des toiles d’araignées, s’enchevêtrent au-dessus des têtes. Les 400 habitants de ce village situé dans la commune de Ronkh, vivent les premiers signes du processus qui vont les sortir des ténèbres. Grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), leur doléance qui date de mathusalem va bientôt être satisfaite : ils auront l’électricité.

Le courant n’éclairera pas que leur nuit, il va changer leur quotidien, estime Ahmet Djiby Bâ, le chef du village. « A force de promesses non tenues, nous avions désespéré d’avoir l’électricité un jour. Imaginez donc notre joie quand nous avons appris que le Pudc allait nous connecter sur le réseau. Avec l’électricité, notre mode de vie va changer », confie-t-il. Son fils Djiby Bâ se veut plus explicite. Pour ce jeune homme d’une trentaine d’années, il ne sera plus question d’aller jusqu’à Richard-Toll ou à Rosso pour acheter un sachet de glace, charger son téléphone portable, regarder la télé ou pour trouver un moulin à mil. « Pour ces petits gestes banals, il nous faut faire une vingtaine de kilomètres. Désormais, avec l’électricité, on se sentira moins oubliés par les autorités et nous nous sentirons plus en sécurité. Et puis, nous aurons enfin l’opportunité d’utiliser les réfrigérateurs que nous a offerts la Croix-Rouge il y a quelques années de cela», dit-il. Ici, on s’éclaire encore à l’aide de torches et de lampes tempêtes. Même le solaire n’est pas encore très bien entré dans les mœurs. Le niveau de pauvreté y est tel que c’est un luxe qu’on ne se permet pas.

Une belle surprise pour Yeti Yoon
Comme à Médina Mountaga, le village de Yeti Yoon sera bientôt électrifié. Situé à sept kilomètres de la route nationale 2, on y accède par le carrefour Colonat, haut lieu de la culture du riz, à travers une piste latéritique fortement délabrée par endroits. Ici, contrairement à Médina Mountaga, l’électrification n’a jamais été une doléance. Du coup, quand la bonne nouvelle est arrivée, elle a eu l’effet d’une très belle surprise, confie le chef du village Yamar Guèye. « On ne s’y attendait pas du tout. C’est par un coup de fil d’un adjoint du maire de Ronkh qu’on m’a annoncé que notre village était retenu pour bénéficier de ce projet », explique le vieil homme d’un air timide. Et la question de savoir pourquoi il n’y s’attendait pas, il répond : « Nous sommes un village très enclavé et nous faisons à peine 500 habitants ». A Yeti Yoon, on vit avec moins de difficultés l’absence d’électricité qu’à Médina Mountaga car, ici, certaines maisons disposent de systèmes solaires. Mais ils sont de faible puissance et ne peuvent alimenter certains appareils. « Par exemple, en ce qui me concerne, mon système solaire n’alimente que deux chambres plus ma boutique », explique-t-il.

Yamar Guèye tient une petite boutique où, en plus de produits de consommation courante, il propose de la glace alimentaire stockée dans une grande caisse isothermique. Ce produit lui vient, tous les jours, de Rosso, distante d’une vingtaine de kilomètres. « L’électricité est un facteur de développement économique. On peut faire plein de petites activités génératrices de revenus quand elle est disponible », argue-t-il.

A l’image de Medina Mountaga et de Yeti Yoon, ils sont nombreux, ces villages du département de Dagana qui vont bénéficier d’un raccordement au réseau moyenne tension. Depuis quelques jours, l’entreprise en charge des travaux s’active dans la zone de Ronkh et de Richard-Toll. Ainsi, en un mois, 6 villages ont été raccordés ou sont en passe de l’être, selon le chef d’équipe, Madiop Diakhaté, trouvé à Yeti Yoon où, avec ses hommes, il était en train de s’affairer au tirage des câbles. « A Thiangaye, Medina Mountaga, Richard-Toll 4 et Yeti Yoon, nous avons fini tous les travaux. Il reste à poser les boîtes et les lanternes. Ensuite, nous allons nous attaquer aux deux autres villages qui restent », explique-t-il.

Au total, il est prévu l’électrification de 420 villages dont 310 par raccordement au réseau moyenne tension/basse tension et 110 par voie solaire, l’installation des branchements intérieurs au profit de 20.800 ménages et l’alimentation de plusieurs structures socio-économiques. Les travaux ont démarré dans 62 villages.

El Hadj Ibrahima THIAM

Mme Bintou Djibo, Représentante-résidente du Pnud, Coordonnatrice du système des Nations Unies au Sénégal : « Ce modèle du Pudc permet d’accélérer le développement et de réduire les inégalités »
Bintou Djibo PnudAccélérer le développement et réduire les disparités entre les grandes villes et les localités à l’intérieur du pays. Tel est l’objectif du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) conçu par le gouvernement du Sénégal et piloté par le Pnud. Dans cet entretien, la Représentante-résidente au Sénégal de cet organisme des Nations-Unies revient sur la pertinence de ce programme qui, pense Fatou Bintou Djibo, est à partager et à vulgariser dans la sous-région.

Mme Djibo, du 13 au 14 mars se tient à Dakar un atelier sous-régional sur le Pudc, Qu’e,st-ce qui justifie la tenue d’une telle rencontre ?
Cet atelier est organisé conjointement par l’Etat du Sénégal et le Pnud pour permettre aux pays africains de s’inspirer du modèle du Programme d’Urgence de développement Communautaire. En effet, ce programme innovant a fait des résultats qui, aujourd’hui, répondent aux préoccupations des pays africains. C’est la raison pour laquelle nous avons tenu à organiser cet atelier pour partager ce modèle qui va permettre d’accélérer le développement et réduire les inégalités entre les régions, entre les zones urbaines et les zones rurales.

Si vous donnez le Pudc en exemple aux autres pays, cela va s’en dire qu’il y a eu des résultats concrets. Alors, après moins de deux ans de mise en œuvre, quel bilan en tirez-vous ?
Ce programme a permis de réaliser 700 km de pistes, 240 forages et des châteaux d’eau, de mettre à la disposition des femmes 3000 équipements de transformation post-récoltes. Au-delà de cela, il y a l’électrification en cours de 400 villages. Aujourd’hui, nous sommes à 200 à 300 villages électrifiés et nous allons très rapidement terminer l’électrification de l’ensemble de ces villages. Le modèle du Pudc fait du développement dans l’urgence tout en garantissant la qualité et la pérennisation. Ce qui semble être contradictoire parce que quand on parle d’urgence, c’est lorsque nous sommes en situation de crise alors qu’avec ce programme, on parle d’urgence pour accélérer le développement et réduire les disparités entre les grandes villes et les localités à l’intérieur du pays. L’objectif général du Pudc est de transformer les conditions de vie des populations et de lutter contre les inégalités sociales, grâce à la mise en place de mécanismes d’accès durables aux infrastructures et services socioéconomiques de base.

Etes-vous optimiste quant à l’atteinte de cet objectif ?
Je suis très optimiste. Quand vous donnez de l’eau, de l’électricité, des pistes de production et de désenclavement et que vous apportez un appui aux femmes pour réduire la pénibilité des travaux ménagers, vous ne pouvez que transformer le monde rural et transformer ces populations rurales qui, depuis des décennies, ne réclament que le minimum pour pouvoir vivre et avoir une vie décente. Cette combinaison des différentes composantes va permettre d’accélérer le développement et l’émergence de ces populations.

Il est prévu une deuxième phase du Pudc à partir d’août prochain. En plus des quatre composantes actuelles de ce programme, peut-on s’attendre à ce qu’il touche d’autres secteurs ?
La deuxième phase va beaucoup s’appesantir sur l’électrification rurale ainsi que les pistes de désenclavement. Ces deux facteurs sont importants pour soutenir le développement à la base. L’autre aspect qui sera beaucoup développé dans cette deuxième phase, c’est tout ce qui est agriculture, chaîne de valeurs, tout ce qui peut contribuer à augmenter la productivité et la production en milieu rural. Ce qui va permettre aux populations, d’abord, de pouvoir subvenir à leurs besoins et ensuite de pouvoir faire des revenus. Cette deuxième phase est fortement attendue par les populations sénégalaises, qui, un peu partout, réclament le Pudc.

Il est rare de voir l’exécution d’un programme élaboré par un gouvernement être confiée à un organisme des Nations-Unis. Que pensez-vous de cette expérience pour le moins inédite ?
Tout à fait, c’est une expérience inédite. Aujourd’hui, les gouvernements doivent prendre leur développement en main. Et pour ce faire, ils peuvent faire appel à d’autres acteurs comme les Nations Unies pour les appuyer dans la mise en œuvre. C’est ce que nous faisons avec le Sénégal et cela fait partie de nos accords de collaboration. C’est l’Etat du Sénégal qui met ses ressources propres dans le programme mais dans le passé c’était d’autres partenaires qui étaient sollicités pour financer ce genre de programme. Donc il n’y aucune différence en ce qui concerne l’appui que nous apportons. L’originalité de ce programme, c’est le fait que le gouvernement du Sénégal ait pris son destin en main et demandé l’appui des Nations Unies pour la mise en œuvre. Ce modèle est à saluer et le gouvernement du Sénégal est un pionnier en la matière. C’est pourquoi d’autres pays veulent venir apprendre de ce modèle sénégalais. Aujourd’hui, les financements ne sont plus comme avant, l’aide publique au développement a beaucoup baissé, mais le système des Nations Unies a des atouts, des capacités, des outils qu’il peut léguer aux Etats. Le Pudc est donc un programme test qui va nous permettre de transférer toutes les connaissances pour pouvoir conduire de manière efficace toutes ces politiques publiques et de développement. Le Pudc est un modèle à partager avec d’autres pays africains. Le Togo avec le plaidoyer du président Macky Sall a déjà entamé un Programme similaire. Ainsi nous attendons à cet atelier pas moins de 19 délégations de pays de la sous-région. C’est une fierté pour le Sénégal et également pour le Pnud parce que c’est ensemble que nous avons monté ce modèle qui permet d’aller vite vers le développement et renforcer la justice sociale et l’équité entre les populations.

Construction d’un château d’eau de 1.000 m3 : Téssékéré et ses environs accèdent enfin à l’eau potable
Forage TéssékéréLe problème d’accès à l’eau potable à Tessekere est en passe de devenir un mauvais souvenir. Grace au Pudc, cette commune du département de Linguère de plus de 4.000 âmes dispose, désormais, d’un château d’eau d’une capacité de 1.000 m3. Les populations ne veulent plus qu’une chose : l’installation de robinets dans tous les domiciles que polarise cette unité d’adduction d’eau.

Jour de louma à Tessekere, localité située dans le département de Linguère. Le marché hebdomadaire grouille de monde, les transactions sont intenses, les marchandages aussi. Les va-et-vient sont incessants. En ce début d’harmattan, la chaleur commence à monter d’un cran dans le Djolof, accompagné d’un vent léger qui rend la respiration un peu pénible. Les commerçants semblent bien s’accommoder de ce climat. Ils sont bien concentrés sur leurs activités, imperturbables.

En face du marché, le nouveau château d’eau construit il y a un an, grâce à l’appui décisif du Pudc, se dresse majestueusement, surplombant toute la ville. Un géant de 35 m de haut fonctionnel depuis un an. Tout autour, l’autre château qui sert de réservoir et les abreuvoirs ne désemplissent pas. Des troupeaux de bœufs conduits par leurs propriétaires, bergers peuls pour la plupart, attendent sagement le signal de départ pour se diriger vers les abreuvoirs, dans l’espoir de se désaltérer. Entre ces animaux domestiques et le Peul, il y a toujours cette complicité qui en dit long sur leurs solides relations séculaires. Pour les populations de Tessekere, l’implantation de ce forage, d’une capacité de 1.000 m3 dans leur localité est un geste de haute portée sociale qui traduit, à la fois, la vision et la générosité du Pudc.

Qualité de vie améliorée
Ici, le problème d’accès à l’eau potable n’est plus qu’un vieux souvenir. Pourtant, il n’y a guère longtemps, c’était la croix et la bannière pour trouver le liquide précieux. Le président du Comité de gestion du forage, Obeye Sow, souligne que grâce à cette unité adduction d’eau potable, la qualité de la vie s’est considérablement améliorée, à la grande satisfaction des populations. Toutefois, faute de robinets chez eux, certains éprouvent des difficultés pour se ravitailler normalement. Ils parcourent, chaque jour, des kilomètres pour s’approvisionner soit dans le forage soit dans les villages voisins qui disposent de robinets. C’est pourquoi le président du Comité de gestion, Obeye Sow, plaide pour que les robinets soient installés dans tous les domiciles censés être alimentés par le forage. Le nombre de villages polarisés par le nouveau forage est de 26 pour un linéaire de 100 km. Il devra également desservir 5 abreuvoirs et 55 bornes fontaines et une prise d’eau pour charrette ou camion-citerne. Le forage de Tessekere d’une profondeur de 270 m a été réceptionné avec un débit de 260 m3/h. Les ouvrages réalisés, sont estimés à environ 900 millions de FCfa. La commune de Tessekere compte 4.202 habitants avec un cheptel estimé à plus de 15.000 têtes.

Diégane SARR

Randonnées dans le Ferlo et le Ndoucoumane : Des pistes rurales pour booster les économies locales
Piste NdoucoumaneLongue de 37 km, la piste Guerlé-Gassane-Dolly est ouverte à la circulation. Quant à celle reliant Kaffrine à Nganda, les travaux devraient s’achever en juin prochain. Réalisés par le Pudc, ces deux ouvrages vont participer au désenclavement de dizaines de villages et booster les économies locales.

Guerlé, au cœur de la zone sylvopastorale après avoir dépassé Taïf et Sadio. Un soleil d’étuve darde ses rayons sur une végétation clairsemée et jaunie. Des arbres rabougris et revêches s’étendent à perte de vue. Quelques troupeaux paissent par-ci, par-là. Une piste, bordée par de rares hameaux, serpente au milieu de cet environnement hostile. Au loin, un véhicule de transport appelé « Oupou yaha » croulant sous le poids des humains et des bêtes entassés, déboule dans un grand grondement de moteur soulevant un nuage de poussière rouge. Gorgui Kâ, le chauffeur, allure jeune, n’y est pas allé de pied mou. Il accélère. Depuis que la nouvelle piste Guerlé-Gassane-Dolly a été réalisée, il peut se permettre de rouler à toute vitesse en direction de Touba. Ce qui, il y a juste quelques mois, était inimaginable. « La piste était impraticable. On était obligé de rouler sur le bas-côté avec des risques de s’embourber. Cela nous prenait un temps fou pour arriver à destination », confie le jeune chauffeur.

Longue de 37 km, cette piste a été réalisée en 9 mois pour un coût de 754 millions de FCfa par le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Sa particularité est qu’elle dessert des localités à cheval entre les régions de Diourbel et de Louga. Guerlé, d’où elle part, est situé dans la commune de Sadio, arrondissement de Taïf, département de Mbacké, région de Diourbel.

Alors que Gassane et Dolly font parties de la commune de Thiel, arrondissement de Barkédji, département de Linguère, région de Louga. Traversant cette zone d’élevage par excellence avec la présence du Ranch de Dolly, cette piste va désenclaver des dizaines de villages pour près de 30.000 habitants. Surtout qu’à partir de Dolly, elle se prolonge jusqu’à Linguère. Ce qui fait un total de 117 km de dorsale pour un coût global de 2,8 milliards de FCfa.

Kaffrine-Nganda, la bretelle de l’espoir
On quitte le Ferlo pour le Saloum, plus précisément pour le Ndoucoumane, à près de 300 km plus au sud. Ici, une piste de production est en cours de réalisation. Il s’agit du tronçon reliant Kaffrine à Nganda, localité située non loin de la frontière gambienne. Longue de 36 km, cette piste est, en réalité, en réhabilitation. Réalisée dans les années 1970, selon Diebel Cissé du village de Kélimane situé à 6 km de Nganda, cette piste s’est détériorée au fil des années obligeant les automobilistes à lever le pied sur l’accélérateur ou à faire des détours par des chemins sinueux et sablonneux.

Malgré les demandes répétées des populations de la réhabiliter, elle est restée dans un piteux état pendant longtemps. Et pourtant, ce tronçon est la principale artère desservant les villages situés au sud de la région de Kaffrine et permettant d’acheminer une grande partie de la production agricole régionale. Il a fallu que le Pudc intervienne pour que sa réhabilitation devienne réalité. Selon l’expert en piste du Pudc, les travaux vont s’achever d’ici juin. Le coût du projet est estimé à plus de 908 millions de FCfa. Cerise sur le gâteau, il est prévu le bitumage de la piste par l’Ageroute. Nul doute qu’une fois cette importante bretelle réalisée, c’est l’économie de la région de Kaffrine qui pourrait en être boostée. Lors de sa tournée économique dans la zone, l’année dernière, le chef de l’Etat, Macky Sall, n’avait pas manqué de souligner le déficit d’infrastructures routières et de pistes de production à Kaffrine. Alors que, avait-il rappelé, cette région joue un rôle prépondérant dans l’agriculture sénégalaise avec notamment une production de 142.539 tonnes d’arachide en 2014, de 40.000 tonnes de pastèque et 150.829 tonnes de céréales. Ainsi, le président de la République avait promis des investissements conséquents pour la réalisation de 135 kilomètres de piste et le bitumage du tronçon Nganda-Kaffrine. Ces promesses commencent à porter leurs fruits.

El Hadj Ibrahima THIAM

Equipements post-recolte dans les villages : A Kelimane, la décortiqueuse de riz allège les femmes rurales
Décortiqueuse KelimaneComme dans plusieurs dizaines de villages dotés d’équipements post-récolte, les femmes de la localité de Kelimane ont acquis, gratuitement, une décortiqueuse de riz auprès du Pudc. L’engin installé, jalousement, quelque part au milieu du village, suscite beaucoup d’espoirs. Les bénéficiaires prient pour que les prochaines récoltes de riz soient abondantes afin que la machine puisse tourner à plein régime.

Rallier Kelimane à partir de Kaffrine, la capitale régionale, relève d’un parcours de combattant. La principale piste Kaffrine-Nganda qui mène dans ce village niché en plein cœur du Saloum, à quelques kilomètres de la frontière gambienne, est en construction. Les automobilistes, du coup, sont contraints de rouler au ralenti, laissant derrière eux un voile gris de poussière. Ce vendredi après midi, notre équipe s’engouffre, enfin, dans cette bourgade paisible où vivent environ 3.500 âmes, après près d’une heure de route cahoteuse, encore qu’il nous a fallu compter avec l’habileté, et sans doute, l’expérience du chauffeur Alioune Diagne.

Ici, prévaut un calme plat que vient agréablement perturber le chant religieux distillé depuis les haut-parleurs de la Grande mosquée implantée au milieu du village. Le contraste est saisissant comparé aux grandes villes où la pollution sonore est le lot quotidien des citadins. Il fait manifestement bon vivre à Kelimane, à l’origine Keur Elimane, du nom premier Imam et fondateur de ce patelin de cultivateurs islamisés en bons Saloum-Saloum. Mais pour combien de temps, la localité gardera-t-elle encore son calme monotone, sa ruralité ? Elle est électrifiée, tandis que les bâtiments modernes clôturés par des murs cohabitent avec les constructions traditionnelles, les cases en banco aux toits de chaume entourées de palissades. Kelimane s’urbanise, certes, timidement.

En cette période avancée de la saison sèche, les activités des populations qui tournent essentiellement autour de l’agriculture, semblent au ralenti. La campagne saisonnière s’est achevée avec les récoltes en octobre et novembre derniers. Mais le vieux Diebel Cissé avoue que la moisson n’a pas été à la hauteur des attentes. « Cette année, les pluies se sont très tôt arrêtées et cela a eu des répercussions très négatives sur les cultures notamment de riz qui n’a pas eu le temps de bien murir », explique, en fin connaisseur, ce paysan. Conséquence des mauvaises récoltes, la décortiqueuse de riz acquise grâce à la générosité du Pudc tarde à fonctionner à plein régime. Comme c’est le cas aujourd’hui où l’engin, installé dans un bâtiment d’une pièce, à quelques encablures de la Grande mosquée, est resté muet toute la journée. Pourtant, au sol, gît un sac de riz d’une vingtaine de kg.

Un engin d’une grande utilité
Moulins PudcLes gérants de la machine, Diebel et Malick Cissé, préfèrent attendre encore, le temps d’avoir un stock plus important. Cela leur permettra de réaliser plus d’économies. « En termes de gains, ce n’est pas intéressant de décortiquer 30 kg. Le kg étant décortiqué à 35 FCfa, 30 kg nous reviendraient seulement à 1.050 FCfa. C’est pourquoi, nous attendons d’avoir au minimum 100 kg pour allumer la machine », explique, le meunier Malick Cissé. Aux yeux des populations de Kelimane qui tirent essentiellement leurs sources de revenus de l’agriculture, l’utilité de cette décortiqueuse de riz ne se discute point.

Avec les gains attendus de cet engin acquis en 2016, en termes de temps de décorticage et économiques, elles sont convaincues qu’il est un facteur de développement agricole et de développement tout court. La secrétaire générale du Comité de gestion de la machine, Seynabou Touré, pense d’ailleurs qu’une deuxième machine de ce genre ne serait pas de trop. Une idée appuyée par le technicien Diebel Cissé qui a, toute sa vie, gravité autour des décortiqueuses. «Vous savez, si la campagne de riz était fructueuse, cette machine allait beaucoup rapporter aux populations. Au-delà de Kelimane, on pourrait l’emmener, dans le cadre des campagnes de décorticage, dans les autres localités, y compris en Gambie qui se trouve à 7 km d’ici », souligne-t-il avec enthousiasme.

Selon Seynabou Touré, l’argent généré par la décortiqueuse de riz a nécessité l’ouverture d’un compte bancaire à Kaffrine. Elle ajoute qu’une partie de l’argent reste à domicile pour payer les deux employés qui assurent quotidiennement le fonctionnement de l’engin et pouvoir le dépanner en cas d’urgence, sans être obligé de se rendre à la capitale régionale distante de 36 km avec toutes les pertes de temps et d’énergie. La secrétaire générale du Comité de gestion de la décortiqueuse indique, par ailleurs, que les femmes du village ont cotisé, chacune, 500 FCfa pour construire le local où se trouve présentement la machine. Mme Touré pense que c’était la moindre chose qu’elles pouvaient faire après avoir acquis gracieusement cette décortiqueuse auprès du Pudc. A présent, tout Kelimane prie pour que la prochaine pluviométrie soit généreuse, les prochaines récoltes de riz soient abondantes afin que cette machine qui suscite tant d’espoirs puisse tourner à plein régime. Au grand bonheur des braves paysans de Kelimane.

Diégane SARR

L’avocat général Ameth Diouf a sorti un ouvrage pour expliquer comment étaient organisées les sociétés wolofs dans la vallée du fleuve Sénégal entre le 4e et le 5e siècle. Ce livre, intitulé « La gens de droit maternel ou la famille matriarcale », à cheval entre différentes disciplines scientifiques telles que l’histoire, la sociologie, la linguistique, etc., montre la place qu’occupait la femme dans ces sociétés à cette période historique.

« La gens de droit maternel ou la famille matriarcale », tel est l’intitulé du livre du magistrat Ameth Diouf présenté jeudi par les éditions L’harmattan Sénégal au Warc, en présence d’amis, de collègues et d’éminents universitaires. Dans cet ouvrage de 200 pages, l’avocat général près la Cour suprême a fait étalage de toute sa science dans des disciplines outre que le droit comme la sociologie, l’anthropologie, l’histoire, la linguistique, etc., pour décrire les formes d’organisation sociale qui existaient dans les sociétés wolofs dans la vallée du fleuve Sénégal entre le 4e et 5e siècle. Il montre comment ces sociétés sont passées de la famille consanguine à la gens de droit maternel, le premier groupe de parenté fondé sur la double interdiction de conjonction entre ascendants et descendants ainsi qu’entre descendants de sexes opposés. « Il s’agit d’un livre carrefour qui interpelle différents domaines scientifiques pour éclairer sur notre passé historique ou anthropologique. Les Sénégalais ont des problèmes de repère sur le plan historique et préhistorique, les gens ne savent pas qui ils sont et vivent cette forme d’amputation », explique l’auteur. Le groupe de parenté, décrit M. Diouf, se construit à partir de la femme ancêtre et se trouve placé sous l’autorité de la femme.

« Pendant toute cette période historique, c’est la femme qui était au centre de la société et tout tournait autour d’elle. C’est à partir du 10e siècle qu’ont commencé les bouleversements », soutient-il. L’ouvrage analyse, suivant la méthode structurale, comment prennent naissance la prohibition de l’inceste et le mariage exogamique des cousins croisés matrilatéraux : contrairement à l’idée reçue, c’est l’homme qui est échangé, qui fait l’objet de don, et non la femme. Le passage à la famille paternelle s’opère dans la violence, par la naissance du segment paternel en marge de la société. « Les mythes sont fondamentaux. J’ai essayé de les décrypter pour voir le message caché dans ces mythes. C’est ce travail de décodage qu’il fallait faire. Si nous prenons tous les mythes, nous avons toute une fresque qui donne les différentes formes d’organisation qui ont existé dans la vallée du fleuve Sénégal », estime l’auteur. Selon lui, cette méthodologie peut être reprise ailleurs. Et l’idée était d’étudier tous les peuples qui ont séjourné en un moment dans la vallée avant de descendre dans le sud du Sénégal: Diolas, Peuls, Sérères, Bédiks, etc. « C’était difficile à entreprendre parce les sociétés wolofs à elles seules étaient d’une extrême complexité », relève le magistrat. Il invite les gens à se réapproprier de leur histoire et leurs langues, « deux choses qui sont fondamentales dans cette vie ».

Pour le Pr Bouba Diop du département d’histoire de l’Ucad, le texte d’Ameth Diouf est « dense, audacieux et courageux ». Il permet de donner des dynamiques sociales dans leur évolution et aide à mieux négocier les transitions sociales vers le futur.

Ndiol Maka SECK

La Fondation Konrad Adenauer (Fka) a procédé, hier, au lancement des actes de son colloque sur « Religion et Environnement » tenu au mois de décembre 2016, en coopération avec l’Université Cheikh Anta Diop, l’ambassade d’Israël et l’Association sénégalaise pour la coopération décentralisée. L’objectif est de promouvoir le dialogue interreligieux comme cadre et moyen de valorisation d’une nouvelle culture environnementale.

Selon le représentant résident de Fka, Thomas Volk, le colloque a permis de diagnostiquer les actions qui contribuent à la destruction progressive de l’environnement et « de notre maison commune, la terre ». « Ces actions ont des conséquences néfastes, non seulement sur la nature bien visible mais, par ricochet, sur la vie socioéconomique et culturelle, et particulièrement dans les pays en voie de développement, en engendrant des conflits sociaux avec ses corolaires : l’émigration et l’extrémisme », a soutenu M. Volk. A l’en croire, lors du colloque, ils ont été à la découverte des discours religieux afin de décortiquer la manière dont est perçue la question environnementale dans les textes et dans les traditions sacrées de même que le rôle que les religions devraient et peuvent jouer dans la sauvegarde et la transformation positive de l’environnement.

Doudou Ndiaye du ministre de l’Environnement et du Développement durable a promis d’intégrer les actes du colloque dans leur planification. « Toutes les religions prévoient la préservation de l’environnement. Les recommandations sont bonnes et d’actualité », a-t-il dit.

N. M. SECK

Les associations Kër Thiossane et «Sos Cheval» ont organisé samedi, au jardin du Jet d’eau, à la Sicap-Liberté 2, une manifestation baptisée «Sargal Fass». Une manifestation en marge de laquelle la Ligue sénégalaise pour la Protection du Cheval et le Ministère de l’Élevage ont sensibilisé les charretiers sensibilisés sur le traitement des chevaux et la nouvelle règlementation du transport par des véhicules à traction animale.

Des dizaines de charretiers des quartiers de Sicap et de Grand Dakar ont pris d’assaut, dans l’après-midi de samedi, à l’occasion de la deuxième édition de la journée «Sargal Fass». Une manifestation organisée par les associations Kër Thiossane et «Sos Cheval» qui ont tenu à porter le plaidoyer en faveur du cheval, mais également sensibiliser les charretiers sur la gestion des équidés et la cohabitation avec les autres usagers de la route. Pour le président de la Ligue sénégalaise pour la protection du cheval qui œuvre à la protection des chevaux à travers diverses actions, il est impératif que les équidés soient bien traités.

Abdou Salam Guèye de plaider ainsi pour un bon traitement des chevaux, en particulier ceux qui gravitent autour de la zone où « quelque 450 ont été recensés en 2016 ». Pour lui, les gens pensaient que les chevaux étaient des ruraux. Mais maintenant, on se rend de plus en plus compte « que le cheval devient un animal urbain. Tous les produits de consommation sont distribués par les charrettes hippomobiles dont l’utilisation peut faire baisser les charges de 60 à 70% par rapport à leur distribution par des camionnettes ». Ce qui lui fait dire que son traitement doit être irréprochable et l’association en fait son sacerdoce. « Partout où nous allons, nous défendons le cheval et essayons de le protéger. Contre qui ? Contre ces principaux ennemis que sont d’abord la maladie et la malnutrition ; ensuite viennent le vol, l’abandon et la maltraitance », a notamment ajouté M. Guèye. Aussi dans un contexte marqué par la cohabitation entre le cheval et d’autres usagers de la route, il souligne qu’il est nécessaire pour les charretiers de se conformer à la réglementation. « La règlementation vient régir la circulation sur le territoire nationale des véhicules hippomobiles affectés au transport des personnes et des biens à des fins commerciales et ou domestiques. C’est ainsi que pour les calèches, la charge maximale est de 300 kg et pour les charrettes hippomobiles, elle est de 800 kg ; des normes qu’il faut respecter impérativement. Les organisateurs ont insisté sur d’autres aspects liés au traitement des chevaux comme la vaccination, l’alimentation ou encore la maltraitance. Des aspects dont il faut tenir en compte pour tirer profit des équidés.

Ousseynou POUYE

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, à la Primature, une réunion sur les sociétés liquidées qui, pour certaines, datent de 1989. C’était en présence d’une délégation des ex-travailleurs. A l’issue de la réunion, le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a indiqué que l’État compte vider le passif social.

Le gouvernement est décidé à ne pas faire marche arrière sur les engagements pris par les anciens régimes. Il a décidé, hier, à l’issue d’une rencontre avec une délégation des ex-travailleurs, de vider le passif social des entreprises liquidées au nombre de 18 pour 7.500 travailleurs. «Le Président, lors de trois Conseils des ministres, est revenu avec insistance sur cette situation parce que l’un des objectifs de son projet de société est la lutte contre les inégalités sociales », a dit le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye. Ces structures liquidées sont de deux ordres : public et privé. Il a été décidé de la mise en place d’un comité technique logé à la présidence pour faire l’inventaire et formuler des recommandations.

Dans la démarche, l’État a procédé au cas par cas. Par exemple, pour l’ex-Ama Sénégal, la Société industrielle d’assainissement du Sénégal (Sias), dont le passif date de 20 ans, la décision a été prise de les régler définitivement. Le règlement est étalé sur deux exercices budgétaires. Pour les autres entreprises comme Frigocap, la procédure a donné une décision en référé, mais qui ne consignait que des droits de conservation. « Il n’y a pas une totale évaluation des besoins », a révélé le ministre porte-parole.

« Concernant Air Afrique, il faut le tirer au clair, puisque pour la partie des travailleurs qui était sous le régime de la liquidation au Sénégal, tout a été payé. Il s’agit maintenant de la partie en relation avec la liquidation dans un autre pays qui reste. De ce point de vue, il y a nécessité de faire le point pour avancer dans les solutions », a affirmé Seydou Guèye.

Restaurer les droits sociaux
En ce qui concerne la situation de Transrail qui est « particulière », des mesures ont été indiquées par des saisines de l’Agent judiciaire de l’État, au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, au ministère des Infrastructures pour préserver le droit des travailleurs. Le schéma est presque pareil pour l’ex-Sotrac.

Seydou Guèye a fait savoir que ces travailleurs ont vu « leurs droits floués » et le chef de l’État est décidé à « les réparer ». « Il convient de restaurer les travailleurs dans leurs droits sociaux. Ce qui est une preuve de justice sociale. Cette rencontre constituait une avancée très importante dans la prise en charge des entreprises liquidés », a-t-il avancé. S’il y a un homme qui a reçu un hommage appuyé des autorités sur ce dossier, c’est bien Momar Samb du Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui, depuis longtemps, a fait des pieds et des mains pour un dénouement heureux. A l’issue de la rencontre, le président du collectif, Moustapha Guèye, se dit « satisfait » et prie pour que « les engagements soient respectés ».

Le collectif compte rencontrer sa base pour soumettre les propositions du Premier ministre afin qu’elles soient validées. Date a été prise pour le mardi 11 avril 2017 afin de procéder à la première évaluation des engagements pris et instructions données par le Premier ministre.

Serigne Mansour Sy CISSE

Cette importante opération a eu lieu dans la nuit du 08 mars au 09 mars 2017, entre 20 heures et 03 heures. Selon le communiqué, il s’agit de M. Ndiaye, alias Dane, âgé de 24 ans, né à Dakar, marchand domicilié Touba Alieu, de C. Sylla, âgé de 21 ans, né à Dakar, marchand domicilié à Touba Gouye Mbind, de P. Diop, âgé de 23 ans, né à Mbacké, électricien domicilié à Touba Poulailler et de B. Ndao, âgé de 22 ans, né à Touba, maçon domicilié à Touba Niary Pneu. Le communiqué précise que ce dernier considéré comme « le chef de bande » a été appréhendé à Mbour en compagnie de Cheikh Sylla.

Le document révèle, par ailleurs, que lors des fouilles effectuées dans les chambres du nommé B. Ndao successivement à Touba et à Mbour, les policiers ont saisi également « une grande cisaille, deux arrache-clous, une corde, une tirelire métallique fracturée et un téléviseur écran plat. Un autre téléviseur écran plat a été aussi saisi chez M. Ndiaye ». La bande qui a, à son actif, plusieurs cambriolages, était recherchée par la police. Elle a aussi annoncé que le principal receleur, M. Niang, avait été déjà déféré le 13 décembre 2016 pour recel et association de malfaiteurs. Il avait formellement cité B. Ndao comme étant celui qui lui a vendu les seize téléviseurs écrans plats saisis par devers lui lors de son interpellation. Le dossier est en instruction au Tribunal de grande instance de Diourbel. « L’enquête se poursuit », conclut le communiqué.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le Haut conseil du dialogue social (Hcds) a tenu, hier, à Saly, sa huitième assemblée plénière relative à sa revue annuelle 2016. Selon la présidente Innocence Ntap Ndiaye, la mesure de la représentativité constitue la première règle pour un dialogue social de qualité.

« Cette plénière, se tenant au lendemain du 8 mars, permettez-moi de saluer le sens de l’action et l’esprit de solidarité des femmes du monde, du Sénégal. Les femmes du Hcds n’ont pas été en reste. Elles ont su, à cette occasion, répondre de manière spontanée et admirable aux multiples sollicitations aux fins de représentation à des manifestations de commémoration de la Journée internationale des femmes ». C’est par ces propos que la présidente du Hcds, Innocence Ntap Ndiaye, a démarré son allocution. La promotion du dialogue social, a-t-elle dit, a valu à chacun d’être choisi par les centrales syndicales et les organisations patronales les plus représentatives et les ministères et institutions les plus impliqués dans la gestion des conflits sociaux.
La qualité du dialogue social est, à son avis, tributaire de l’identification des partenaires sociaux les plus représentatifs, seuls habilités à négocier. Innocence Ntap Ndiaye a salué l’option prise par les pouvoirs publics de mesurer à nouveau la représentativité des centrales syndicales de travailleurs et d’identifier les organisations syndicales d’enseignants les plus représentatifs. En procédant ainsi, a-t-elle soutenu, ils créent les conditions de l’instauration et de la consolidation de la stabilité sociale dans le secteur éducatif après les acquis importants notés dans ce domaine grâce au Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique et au Plan d’action qui lui est adossé.

« Nous prévoyons sous ce rapport de contribuer à la consolidation de la stabilité sociale notée dans le secteur éducatif depuis le début de l’année scolaire en tenant une réunion le 11 mars 2017 (demain) entre les représentants des organisations syndicales d’enseignants et des ministères impliqués dans la prise en charge des accords dans ce secteur », a encore indiqué la présidente du Hcds qui soutient que « la tenue des élections de représentativité est tout à fait normal car la mesure de la représentativité est la première règle permettant d’instaurer un dialogue social de qualité. Elle s’est félicitée du fait que les partenaires sociaux aient si bien compris et accepté d’aller aux élections au niveau sectoriel ». Aussi, la revue permettra, conformément aux dispositions de l’article 14 du Décret n° 2014-1299 du 13 octobre 2014 qui fixe les règles d’organisation et de fonctionnement du Haut conseil du dialogue social (Hcds), d’élaborer le Rapport 2016 sur l’état du dialogue social qui sera ensuite présenté au président de la République. Selon Innocence Ntap Ndiaye, il permettra d’identifier les axes de réforme pouvant contribuer à la rénovation sociale qui passe par la réactualisation du cadre juridique régissant les relations professionnelles et gage d’un dialogue social fécond.

Amath Sigui NDIAYE

Le colonel Jean Bertrand Bocandé a présidé, hier, à la caserne général Waly Faye de Fatick, la cérémonie de présentation du drapeau à la 49ème promotion d’élèves gendarmes. Une occasion, pour le commandant de l’école, d’exhorter les élèves gendarmes à méditer sur leur honneur de soldat : cette vertu qui doit les guider à chaque instant et qui se trouve dans la tenue, la discipline et la dignité.

Le colonel Jean Bertrand Bocandé a présidé, hier, à la caserne général Waly Faye de Fatick, la cérémonie de présentation du drapeau à la 49ème promotion d’élèves gendarmes. Il a, dans son rôle de représentant du haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire, écouté le commandant de l’école exhorter les élèves gendarmes à méditer sur leur honneur de soldat : cette vertu qui doit les guider à chaque instant et qui se trouve dans la tenue, la discipline et la dignité.

Cette 49ème promotion est riche de 990 gendarmes dont 58 filles. Représentant le haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire, le colonel Jean Bertrand Bocandé, chargé de l’expédition des affaires courantes du commandement des écoles, a écouté le commandant de l’école des sous-officiers de gendarmerie, le lieutenant-colonel Gorgui Bâ dont l’intervention a d’abord porté sur l’importance du drapeau qui est « un symbole de la nation sénégalaise auquel les élèves-gendarmes doivent rendre les honneurs. Aussi, doivent-ils le défendre en tous lieux et en toutes circonstances ». Devant de nombreux invités, le lieutenant-colonel Gorgui Bâ a souligné que « le drapeau doit toujours rappeler au gendarme son engagement à se mettre au service de la République et, partant, à contribuer aux efforts de développement de la paix ». Il a également mis l’accent sur la discipline qui, en tant que force principale des armées, doit être le viatique de l’élève gendarme voulant suivre pleinement toutes les activités pédagogiques. Selon le lieutenant-colonel Bâ, l’atteinte des objectifs d’une formation de qualité ne s’accommode pas avec des manquements graves comme le refus d’obéissance, le retard, la négligence dans le port de la tenue, l’inobservation des règles de respect de la hiérarchie. Après avoir rappelé que la dignité doit guider le comportement de tous les jours de l’élève gendarme, il a remercié tous ceux et celles qui contribuent à la formation et exhorté les éléments de la 49ème promotion à justifier leur mérite d’être à l’honneur par la discipline à tout instant et par le travail.

Oumar Ngatty BA

Depuis le 1er mars, Mercredi des Cendres, les catholiques ont entamé leur marche vers Pâques, en prenant la route du Carême, avec comme bagages, qui sont depuis toujours les éléments de base de tout renouvellement chrétien: la Parole de Dieu, le jeûne, la solidarité, la pénitence et la prière. Sur le plan liturgique, ils ont suspendu la lecture des évangiles du « Temps Ordinaire », qu’ils reprendront dans un peu moins de trois mois et demi, après la solennité de la Pentecôte.

Pendant les deux premiers dimanches du Carême, ils méditent, à la messe, sur les textes de saint Matthieu évoquant les tentations de Jésus au désert et la transfiguration. Suivront, après, trois textes de saint Jean d’une grande intensité spirituelle : la rencontre de Jésus avec la Samaritaine autour de l’eau vive, la guérison de l’aveugle-né et la résurrection de Lazare.

Pourquoi le choix de tels textes ? Quel est le sens d’une telle option ? Il faut savoir que pendant les premiers siècles du christianisme, ces textes bibliques accompagnaient la préparation et l’entrée dans l’Église des catéchumènes (des adultes qui désiraient recevoir le baptême), pour leur indiquer le sens de leur décision et ce à quoi ils s’engageaient. Ces textes étaient aussi utilisés pour aider les fidèles à renouveler leurs promesses baptismales et relancer leur ferveur chrétienne lors de la veillée pascale.

Le Carême se présente alors comme une montée vers Pâques et rappelle que toute la vie du chrétien est enracinée dans cet événement fondateur de sa foi et qui irradie toute sa vie d’une lumière qui jamais ne s’éteindra : la Résurrection. C’est cette orientation spirituelle qui a porté la vie et la foi des premières générations de chrétiens jusqu’à celles d’aujourd’hui et celles à venir.
La tradition chrétienne nous apprend, en effet, que les apôtres et les premières générations chrétiennes qui n’ont certainement jamais vécu le « carême » (comme il se présente aujourd’hui), se rassemblaient chaque premier jour de la semaine, c’est-à-dire le Dimanche, Jour du Seigneur, pour célébrer la Résurrection. Ils célébraient aussi la grande fête de Pâques, préparée par trois jours de jeûne et prolongée dans une cinquantaine de jours, jusqu’à la Pentecôte.
 Ce n’est pas pour rien que le « Temps Pascal » est, pour les catholiques, le sommet de l’Année Liturgique.

C’est seulement plus tard, en souvenir des douloureux évènements de la passion et de la croix, que le temps de pénitence a d’abord été étendue à toute la semaine, dite « Semaine Sainte », puis peu à peu aux semaines précédentes.
 Et comme il était depuis toujours strictement interdit de jeûner le dimanche, Jour du Seigneur, Jour de la Résurrection, jour de joie et d’allégresse, on remonta jusqu’au mercredi précédent afin d’obtenir une période de 40 jours. Le mot latin « quadragesima » en témoigne en donnant le mot français « Carême » dont l’entrée est symbolisée, chaque année, par le rite de l’imposition des cendres. Le carême n’est donc pas d’abord un temps d’ascèse, un ramadan chrétien, mais un chemin orienté vers son terme : Pâques. Ainsi, pour les catholiques, tous leurs efforts de pénitence souvent pénibles (abstinence, privation, souffrance...) traduisent d’abord leur désir de « conversion », de « changement » de direction et d’orientation pour mieux adhérer, suivre, imiter et communier au Christ mort et ressuscité. Saint temps de carême à tous !

Par Abbé Roger GOMIS

Les candidats au pèlerinage en Terre Sainte, Fatima, Lourdes et Rome, peuvent se rendre à la permanence du Comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (Cinpec) où les inscriptions ont démarré le 06 mars dernier.

Les inscriptions pour le pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté 2017 ont démarré depuis le lundi 6 mars à la permanence du Comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (Cinpec). Le Cinpec, présidé par Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor, a arrêté cette année un itinéraire passionnant. Il commencera en Terre Sainte (Israël) et se poursuivra à Fatima, en passant par St Jacques de Compostelle, en Espagne, à Lourdes en France avant de se terminer à Rome auprès du Saint père, le pape François. Dans le communiqué, il est mentionné que la préoccupation du président du Cinpec et des membres de cette instance de l’église était de répondre à une forte demande des chrétiens sénégalais souhaitant marquer le centenaire des apparitions en 1917 de la Vierge Marie à trois jeunes bergers à Fatima au Portugal. Le prolongement de l’itinéraire par l’étape de Fatima, sans pour autant abandonner l’étape de Lourdes, implique évidemment un coût plus élevé. C’est pour cette raison que le Cinpec s’est d’emblée évertué à réduire au maximum le coût du pèlerinage exceptionnel de cette année qui sera de 2.900.000 FCfa par personne, tout frais compris. Il y aura ainsi 300 000 FCfa de plus dans le coût du voyage. En plus du respect de la visite médicale d’aptitude au pèlerinage, il est surtout recommandé aux futurs pèlerins de prendre les dispositions pour s’inscrire assez tôt et ne pas attendre le moment de la clôture. Le pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté est prévu du 24 août au 14 septembre 2017.

Eugène KALY

La ziarra annuelle de Ngaparou, dans le département de Mbour, est retenue pour le 11 mars 2017. Cet évènement religieux, organisé en souvenir des érudits Elhadji Elimane Sakho et Elhadj Ibrahima Sakho, mobilise déjà les membres de cette auguste famille de la Tidianiya, ainsi que les disciples, tous engagés pour un bon déroulement et un grand succès de la manifestation.

Des milliers de musulmans vont prendre part à la ziarra de Ngaparou prévue le 11 mars 2017. Ils vont affluer des quatre coins de notre pays pour rallier cette localité du département de Mbour (région de Thiès) où repose un grand serviteur de l’Islam et de la Tidianiya : Elhadji Elimane Sakho, père d’Elhadj Ibrahima Sakho, un autre savant de la pensée islamique. Leurs descendants, les disciples, ainsi que des frères et sœurs en Dieu se réunissent, chaque année, sur ce lieu de pèlerinage pour se souvenir de ces deux érudits, mais aussi pour magnifier et perpétuer leur apport majeur à l’expression de l’Islam et de la Tidianiya au Sénégal.

Selon Elhadj Tafsir Sakho, fils cadet d’Elhadj Elimane et frère d’Elhadj Ibrahima, une série de mesures a été prise pour mettre les pèlerins dans de bonnes conditions de séjour à Ngaparou. « Ils pourront se consacrer à toutes leurs dévotions et se souvenir intensément d’Elhadj Elimane Sakho et de son fils Elhadj Ibrahima Sakho, deux éminentes personnalités religieuses à qui la ziarra est dédiée », précise cet éminent conférencier considéré comme la pièce maîtresse dans l’organisation de ce grand rassemblement. Sur la vie et l’œuvre de son ascendant, Elhadj Tafsir Sakho indique que « de sa naissance à Wanar, dans le Saloum, à son rappel à Dieu en 1948 à Ngaparou, c’est une vie de dévotions et d’enseignement des grandes valeurs morales et spirituelles de l’Islam ». Pour Elhadj Tafsir, Elhadj Elimane Sakho symbolisait la lumière dans la cour de Mawdo Malick Sy, le plus grand propagateur de la Tidianiya en Afrique subsaharienne. « Il avait donné satisfaction à Mawdo Malick et à tous ceux qui étaient à la recherche de la Vérité et désiraient illuminer leurs cœurs des lumières éternelles », dit notre interlocuteur. Son fils et premier successeur, Elhadj Ibrahima Sakho, dont l’actuel khalife est Serigne Mouhamadou Habib Sakho, s’est inscrit dans la même voie. Né en 1911 et rappelé à Dieu en 1994, Elhadj Ibou Sakho, comme on l’appelait familièrement, a mis tout le monde d’accord sur sa vaste érudition et ses capacités de persuasion sur la voie de Dieu. Ce conférencier hors norme a amené des milliers d’individus à être plus réceptifs à la Bonne Parole.

Voilà brièvement présentés deux hommes de Dieu dont le parcours, comme celui d’Elhadj Amadou Sakho (khalife de 1994 à 2009), sera revisité à l’occasion de cette ziarra du 11 mars 2017. « Ces serviteurs de Dieu seront offerts en exemples croyants qui rallieront Ngaparou, lieu de prières aux pieds d’Elhadj Elimane Sakho, vénérant Dieu, Un et Unique, sous la direction de l’actuel khalife, Elhadj Badara Sakho », a conclu Elhadj Tafsir Sakho.

Cheikh Aliou AMATH

Parrain de la Journée internationale de la femme à Mecké, le maire de la commune de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, a plaidé la cause de la femme du Cayor. Il s’est engagé à les appuyer pour le financement de leurs activités à travers une ligne de crédit de 100 millions de FCfa.

Parrain de la Journée internationale de la femme à Mecké, le maire de la commune de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, a plaidé la cause de la gent féminine du Cayor. Il s’est engagé à les appuyer pour le financement de leurs activités à travers une ligne de crédit de 100 millions de FCfa.

Ce fonds, a-t-il indiqué, devraient permettre aux femmes du Cayor d’accéder à des crédits qui constituent l’une de leurs principales préoccupations après un diagnostic sans complaisance des maux qui freinent leur plein épanouissement à travers les différentes taches ménagères, horticoles et de transformations des produits agricoles ». Mais avant cela, l’édile de Mérina Dakhar a fait remarquer qu’un fonds de garantie de 20 millions de FCfa sera déposé à la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec) de la Fédération des associations de développement communautaire (Fadec) pour faciliter la mobilisation de ces ressources avec lesquelles les femmes vont disposer de crédits revolving et permettre de toucher le plus grand nombre ». Dans la foulée, il a également annoncé l’implication des partenaires dans la recherche de ce financement tout en demandant au représentant de l’administrateur du fonds pour entrepreneuriat féminin présent à la cérémonie, d’être l’interprète des femmes de Mékhé auprès de l’administrateur du fonds mais aussi du ministre Moustapha Diop pour accéder aux financements.

D’autant que, selon Aymérou Gningue, les femmes du Cayor respectent toujours leurs engagements à honorer les remboursements de crédits qui leur sont alloués dans les mutuelles. Et, cela depuis 2009 où aucun retard de remboursement n’a été noté pour des crédits qui dépassent même les 5 millions de FCfa.

La fédération regroupe plus de 700 groupements de femmes qui, il faut le reconnaître, ont fini d’assurer leur propre sécurité alimentaire. L’objectif du maire de Mérina Dakhar est de voir la culture de la gratuité bannie au Sénégal. « Les femmes du Cayor ont montré la voie à suivre. Nous invitons les pouvoirs publics à les soutenir dans cette dynamique afin que leur exemple fasse tache d’huile », a soutenu Aymérou Gningue. A travers la Fadec dont le siège est basé à Mékhé, les femmes assurent la totalité des besoins familiaux et même la scolarité des enfants.

Mohamadou SAGNE

Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, a plaidé, hier, pour plus de responsabilité et de solidarité en direction des femmes du monde du travail qui, pour la plupart, font face à de nombreuses contingences. C’était à l’occasion de la journée internationale des femmes.

«Responsabilité et Solidarité des femmes dans le milieu du travail : cas du tourisme et des transports aériens ». C’est autour de ce thème que le Collectif des femmes du ministère du Tourisme et des Transports aériens a célébré la journée internationale des femmes. La commémoration de cette journée qui découle des luttes ouvrières pour l’équité et l’égalité des chances entre l’homme et la femme dans le milieu du travail est, selon Mme le ministre Maïmouna Ndoye Seck, une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes, mais surtout jauger leur place dans la société.

A ce titre, elle a relevé le pourcentage des femmes dans le secteur du tourisme et des transports aériens. « 30% des personnels sont représentés à un niveau décisionnel » dans la plupart de nos structures. Néanmoins, elle a estimé qu’il est possible de faire plus et mieux dans le monde du travail où elles font face à de nombreuses contingences. Citant la directrice d’Onu-femmes qui, dans son message adressé à la communauté internationale, disait que «la lutte contre les injustices requiert une flexibilité de la part des employeurs des secteurs à la fois public et privé ». C’est pourquoi elle a estimé que des mesures, comme des prestations de maternité plus généreuses, devront être mises en place pour retenir les employées dans le monde du travail ».

Au nom des femmes du Collectif, Awa Guèye Diagne a souligné l’importance du thème qui démontre l’engagement de toutes les femmes du secteur à remplir leurs missions en toute responsabilité et dans un esprit de solidarité. Maréma Touré Thiam a indiqué dans sa communication l’importance de la solidarité dans le travail. «Aujourd’hui, avec les crises multiformes que la société rencontre, la solidarité est en passe de reculer. D’où l’intérêt de la maintenir, de l’élargir mais surtout de l’interpréter dans les nouveaux espaces occupés par les femmes, notamment l’espace du travail ».

Tata SANE

L’Alliance pour l’autonomisation des femmes pour l’entrepreneuriat (Afena) a célébré, à sa manière, le 8 mars à Saly. Elle a organisé, en partenariat avec le Lamentin beach, un forum sur le thème «Entrepreneuriat féminin et développement du tourisme : obstacles et enjeux».

Cette occasion a été saisie par les femmes pour rappeler leur ambition de jouer leur partition dans la relance du secteur touristique qui bat de l’aile depuis quelques années. Pour Mme Sonia Sèye, présidente de l’Afena, les femmes qui occupent des emplois mal rémunérés, sont vulnérables dans le secteur et font l’objet de marginalisation et de stigmatisation, sans compter l’exploitation et le harcèlement sexuel dont elles sont victimes.

Mme Sonia Sèye a ensuite plaidé pour le vote d’une loi pour qu’une part considérable soit accordée aux femmes afin qu’elles puissent bénéficier, au même titre que les hommes, des marchés dans le secteur touristique. Cette rencontre à été rehaussée par la présence de nombreuses femmes leaders dont le ministre conseiller Mme Fatou Danielle Diagne, secrétaire exécutif de la Fondation Servir le Sénégal.

Elle a salué l’initiative de Mme Sonia Sèye et l’a félicitée pour son engagement et sa détermination dans son combat pour l’autonomisation des femmes. Selon Mme Fatou Danielle Diagne, la femme sénégalaise devrait être célébrée toute l’année. Car, a-t-elle soutenu, elles œuvrent sans relâche dans tous les secteurs d’activités pour contribuer à l’émergence du Sénégal.

Samba Oumar FALL

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