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Société & Faits divers (1328)

Outre les remerciements adressés au président Macky Sall, le khalife général de la communauté tidiane de Médina Baye s’est prononcé, lors de la célébration du Mawloud An Nabi 2016, sur bon nombre de faits de société qui font aujourd’hui l’actualité. Il s’agit, entre autres, des effets néfastes de la presse audio-visuelle sur les jeunes, la crise en Gambie, la situation politique au Sénégal et surtout l’extrémisme religieux qui constitue « une menace sérieuse » pour notre pays.

Le Gamou 2016 de Médina Baye a vécu. La traditionnelle cérémonie s’est déroulée sur la grande place qui jouxte la grande mosquée où le fondateur de la cité religieuse tenait en haleine 12 heures durant ses disciples sur la vie et l’œuvre du prophète Seydina Mouhamed (Psl). En cela, la tradition a été perpétuée. Serigne Aliou Niass, le porte-parole du jour, tout comme Cheikh Macky Ibrahim Niass qui a animé le Gamou, ont tous assuré. Et malgré l’absence de Cheikh Mouhamadou Lamine Ibrahim Niass, les nombreux disciples venus de divers endroits du pays et des pays de l’Afrique ont pu se remémorer de la vie et de l’œuvre du prophète de l’humanité dont il était question dans cette célébration.

Dans son message, le khalife général de la communauté religieuse de Médina Baye a fait un tour d’horizon sur les questions d’actualité. D’abord, sur l’initiative prise par le chef de l’Etat, Macky Sall, de procéder à la modernisation des cités religieuses. En cela, il a été remercié et des prières ont été dites pour le succès de ses projets à la tête de la magistrature suprême. Concernant l’actualité politique, il a demandé aux dirigeants politiques de « faire preuve de patience et de sagesse pour sauvegarder la paix au Sénégal ». Le message a été le même pour la Gambie. Des prières ont été dites pour un retour à la paix en Gambie qui vit une crise au sommet de son Etat.

Le khalife de Médina Baye s’est insurgé contre « l’influence négative » des médias sur les jeunes à travers la diffusion de messages et images contradictoires avec nos us et coutumes. Une situation qui est en train de détruire l’identité culturelle de nos jeunes. L’extrémisme religieux orchestré par des mouvements religieux radicaux jette, selon lui, l’opprobre sur nos fondamentaux religieux en semant la division dans la société. « Malgré les importants moyens financiers versés à une frange déboussolés de nos jeunes, ils n’atteindront jamais leur but », souligne-t-il, avant d’inciter les parents à jouer leur rôle et aux enseignants religieux de persévérer et de donner le message qui sied.

Rappelons que le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a, comme à l’accoutumée depuis un certain nombre d’années, représenté les autorités de l’Etat. Beaucoup de disciples de Cheikh Mawlana Ibrahima Abdoulaye Niass venus de tous les coins du monde pour célébrer la naissance et le baptême de celui qui a répandu la guidance dans ce monde. C’est en cela que le geste du président de la République a tout son sens. Car à Médina Baye, entre la célébration de la naissance et le baptême qui sera célébré dimanche prochain, ce sont des milliers de pèlerins étrangers qui séjourneront à Médina Baye pour assister à l’évènement.

Babacar Bachir SANE

Le Maoloud, jour anniversaire commémorant la naissance du Prophète Mohamed (Psl) à Léona Niassène, dans la commune de Kaolack, a été l’occasion pour le khalife de cette cité de magnifier la « contribution décisive » du président de la République à l’édification de la grande mosquée dudit lieu. Ce dernier lui avait rendu une visite de courtoisie la veille, en marge de l’inauguration de la maison des hôtes de Médina Baye.

La communauté religieuse de Léona Niassène, dans la capitale du Saloum, a célébré, avec faste, l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (Psl). Une occasion saisie par le khalife El Hadj Ibrahima Niass pour louer la contribution du président Macky Sall dans l’achèvement de la grande mosquée de la localité. Une réalisation soutenue par le gouvernement dans le cadre du Programme de modernisation des cités religieuses. La veille, le président de la République, à la tête d’une forte délégation, avait visité le chantier dont la réception officielle est attendue avant le mois d’avril prochain. Outre cet ouvrage principal, une esplanade et une tribune sont prévues autour de l’édifice religieux.

Lors de la soirée religieuse, le khalife El Hadj Ibrahima Niass est revenu sur le soutien du président Macky Sall à ce projet majeur de la communauté religieuse de Léona Niassène. « A son avènement à la tête du pays, au cours d’une visite ici, le président m’a fait part de sa volonté d’achever la construction de la grande mosquée en insistant sur le fait que nous avions, pour notre part, assez fait et qu’il revient à l’Etat de prendre le relais »,  a informé le chef de la communauté de Léona Niassène devant des milliers de fidèles venus prendre part à la cérémonie. Le khalife a révélé avoir fait le point avec lui sur l’avancement du chantier. « Les travaux de la grande mosquée avancent à pas de géant. Nous en sommes à la phase de finition au niveau de la peinture et de la décoration. Nous pensons l’inaugurer, avec le président de la République, au plus tard avant avril, en marge de la ziarra annuelle de Léona Niassène », a-t-il dit.

Outre la construction de l’édifice religieux, il est prévu la réalisation d’une tribune et d’une esplanade. Le coût de ses travaux additionnels est estimé à près de 100 millions de FCfa.

La soirée religieuse, animée par Ass Khalifa Niass, a permis à ce dernier de mettre l’accent sur la dimension particulière du Mawloud, battant en brèche certaines personnes « égarées » qui voudraient dénier tout caractère religieux au Gamou. «  L’Islam est, aujourd’hui, à un tournant et certains individus malintentionnés s’avisent à faire prospérer des théories aux antipodes de l’Islam tel qu’édicté par le Coran, la Sunna et les enseignements d’El Hadj Abdoulaye Niass, le fondateur de Léona Niassène », a souligné Ass Khalifa Niass.

Elimane FALL

Un incendie s’est déclaré dimanche dans un magasin sis au marché Zinc de Pikine, provoquant d’importants dommages matériels. C’est aux environs de midi que le magasin a commencé à prendre feu avant de se propager rapidement à l’intérieur, consumant, d’un coup, d’importantes marchandises rangées à l’intérieur. L’alerte lancée a permis la mobilisation de tout le voisinage qui a accouru vers le magasin avec des seaux d’eaux et autres moyens de fortune avec lesquels ils se sont mis à éteindre le feu qui n’a été finalement maîtrisé qu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers.

A leur arrivée, les soldats du feu ont déployé de gros moyens humains et matériels et avec l’appui du voisinage, ils ont réussi à éteindre le feu. Il s’agit d’un magasin de stockage de matelas, moquettes, nattes et autres. Le préjudice est évalué à 200 millions de FCfa. Cependant, l’origine du feu reste encore un mystère même si certains croient savoir qu’un court-circuit électrique en est la cause. Aucun blessé n’a été enregistré au court de cet incendie. Propriétaire de ce magasin, Alpha Diallo a affirmé que c’était à titre exceptionnel qu’il a ouvert ce jour de dimanche qui était le jour de repos pour tous les employés de ce magasin. « J’étais venu juste pour ouvrir et s’enquérir de la situation du magasin », a-t-il ajouté. La police de Pikine a ouvert une enquête pour élucider l’origine de l’incendie. 

Abdou DIOP

Dans son programme de visite, ce vendredi, à Tivaouane, le chef de l’Etat, le président Macky Sall, va procéder à la remise officielle de clés de 15 minibus neufs destinés au transport urbain de passagers dans la cité religieuse, note un communiqué parvenu à notre rédaction.

La cérémonie se déroulera, ajoute le communiqué, en présence du ministre Mansour Elimane Kane, en charge des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (Mittd), du directeur général du Cetud, Dr Thierno Birahim Aw et  des autorités administratives et religieuses. Les représentants des transporteurs ainsi que des partenaires techniques et financiers prendront également part à cet important rendez-vous qui va donner le départ d’une nouvelle ère dans le transport urbain à Tivaouane, jusqu’ici assuré par les taxis clandos, les calèches et plus récemment les motos Jakarta.

Ainsi, les nouveaux bus vont assurer les déplacements des populations dans le respect de l’environnement et dans des conditions de confort et de sécurité améliorées. Trois lignes de ce réseau de transport vont desservir les grandes mosquées, les quartiers de la ville (Fogny, Keur Matar, Ndout, Kawsara), les villages périphériques tout en reliant Tivaouane à Ndiassane et Keur Bakr.

Le communiqué ajoute d’ailleurs que l’innovation à Tivaouane restera l’attention particulière accordée au transport des élèves. La mise en circulation des 15 minibus s’inscrit dans le cadre du Programme de modernisation des transports urbains à Dakar et dans les capitales régionales, mis en œuvre par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) et initié par l’Etat du Sénégal depuis 2005.

M. SAGNE

La peur, l’extrémisme, les viols et autres formes de violence doivent être abrogés de notre planète. En célébrant, hier, la journée mondiale des droits de l’Homme, les Nations unies ont renouvelé l’urgence à préserver nos droits de vie, inaliénables.  

« Défendez les droits de quelqu’un aujourd’hui », c’est l’invite, à l’allure d’une campagne, lancée par la communauté internationale, qui a célébré, hier, la journée mondiale dédiée aux droits de l’Homme.

Dans la déclaration du secrétaire général des Nations  unies remise à la presse, Ban Ki-moon a rappelé les trois piliers de l’Onu à savoir la paix, le développement durable et les droits de l’Homme. « Ensemble, ils forment la base de sociétés résilientes et cohérentes enracinées dans l’inclusion, la justice et l’Etat de droit. Les droits de l’Homme sont au cœur du travail et de l’identité des Nations unies », a dit le Sg des Nations unies. « Dans un contexte de crises, de conflits multiples et de besoins humanitaires accrus, la Déclaration universelle des droits de l’Homme nous rappelle que la reconnaissance des droits égaux et inaliénables de tous les membres de la famille humaine est le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde », assure-t-il.

Ban Ki-moon regrette que tant de réfugiés et migrants subissent de la xénophobie. 

Pour le secrétaire général du ministère de la Justice, Cheikh Tidiane Diallo, chacun a le droit de bénéficier de la gamme complète de tous ses droits. « Chacun doit être le protecteur des droits de son semblable. L’Etat a mis en place un fonds d’assistance judiciaire pour permettre à chacun de se défendre », a-t-il avancé. Prenant la parole, Andrea Ori, représentant régional du Haut-commissariat aux droits de l’Homme (Hcdh), a dénoncé les actes de terrorisme. Il se dit convaincu qu’avec les efforts des défenseurs, on peut arriver à des résultats positifs. A l’en croire, il y a de cela une semaine, personne ne pouvait imaginer à un changement de régime en Gambie. Le club citoyenneté et droits de l’Homme du Cem Les Martyrs de Thiaroye a gratifié le public d’un spectacle qui vise à renforcer les droits humains.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le contexte de la mondialisation marqué par des progrès significatifs dans la circulation des idées mais qui a aussi généré des interrogations et des crises multiformes, la « Zawiya Tidianya », comme il est de coutume, compte mettre à profit la journée de demain, veille de la célébration de l’édition 2016 du Mawloud, pour poser une problématique brûlante : « l’éthique et la citoyenneté ». Avec comme objectif général de contribuer à l’instauration d’une responsabilité collective centrée sur une citoyenneté pleine et accomplie, servie par une éthique religieuse pour en faire le moteur d’une citoyenneté puisant. 

Face aux différentes crises endémiques qui assaillent les sociétés contemporaines, l’humanité assiste, impuissante, au développement de l’intolérance et à la violence terroriste. Qui plus est, « certaines perceptions extrémistes des religions révélées, loin d’apporter des solutions intellectuelles et pratiques, s’orientent de plus en plus vers des espaces d’affrontements porteurs de risques majeurs pour toute l’humanité ». Le repli sur soi, les crises identitaires et les réflexes créent ici et là des tentations favorables aux idées obscurantistes. Et le Sénégal n’est, malgré tout, pas épargné par ces dysfonctionnements de portée sociétale dans ses aspects moraux et sociaux, ses convictions religieuses et spirituelles qu’imposent les contraintes du sous-développement. Autant de problématiques et d’enjeux qui fondent la pertinence du thème du symposium du Gamou 2016 : « « Ethique et citoyenneté : exigences pour un développement global et durable » que la cellule « Zawiya Tidjaniya » propose à l’ensemble des musulmans et des citoyens, singulièrement les membres de la «Hadra Tidjaan ».

Ainsi, les panelistes, composés d’universitaires émérites, de sociologues, de psychologues, de journalistes, de religieux, entre autres, mettront à profit toute la journée du dimanche, veille de la célébration du Gamou, pour passer au peigne fin le comment vivre sa foi dans une citoyenneté assumée dans un monde globalisé. Autrement posé, peut on atteindre l’émergence et viser le développement tout en étant ancré dans des valeurs spirituelles et des pratiques religieuses de tolérance et de partage à hauteur humaine ? Entres autres sous thèmes qui seront épluchés par les participants, « Les valeurs islamiques, vecteurs d’éthique et de responsabilité », « Ethique et citoyenneté dans les enseignements et la pratique de Seydi El Hadj Malick Sy », « Ethique et citoyenneté dans l’œuvre des maitres soufis du Sénégal », « Citoyenneté active, responsabilité et bonne gouvernance », « Ethique en pratique et réflexivité », « Media, Ethique et Responsabilité ».

Pour mener à bien cette réflexion, les termes de référence
stipulent que les communications et discussions du symposium « s’inspireront des exemples puisés dans les sources universelles de l’éthique et de la citoyenneté, dégageront les éclairages et contributions des illustres penseurs Sénégalais à ce socle de valeurs morales et sociales pour vivre de manière équilibrée en collectivité ». En outre, les conférenciers et contributeurs sont invités à s’approprier et à intégrer les recommandations et pratiques en s’appuyant sur la qualité de l’héritage spirituel légué par le vénéré Seydi El Hadji Malick Sy (Rta). Une déclaration finale sanctionnera les travaux du symposium.

Mamadou Lamine DIEYE

Malgré les efforts consentis pour éradiquer les mariages des enfants, le phénomène persiste encore à Kolda.

La région de Kolda détient le plus fort taux de mariages précoces au Sénégal. Une situation dénoncée par Mademoiselle Seynabou Baldé qui faisait la lecture du mémorandum remis aux autorités, à Kolda, à l’occasion des 40 ans de Sos au Sénégal.

Les organisateurs ont mis à profit cette manifestation, pour attirer l’attention des autorités sur le sort des enfants à Kolda. « Monsieur le Préfet, nous, enfants de la région, sollicitons auprès de votre haute autorité, la mise en œuvre des mesures efficaces pour la dénonciation des mariages d’enfants et l’application effective de la loi contre ce phénomène. Nous savons que nous pouvons compter sur votre engagement sans faille pour la protection de l’enfant », déclare Seynabou Baldé. Elle estime que le mariage précoce prive les filles de leur droit à l’éducation et à la protection. Pour étayer ses arguments, elle cite la détresse de nombreuses jeunes filles mariées de force, à la fleur de l’âge et qui voient leur avenir briser par la faute de leurs parents. Ces filles qui deviennent mères à l’âge de 17 ans sont contraintes de vivre avec un homme qu’elles n’ont pas choisi.

Chaque accouchement d’un nouveau-né constitue pour elles, une nouvelle épreuve au cours de laquelle elles risquent de mourir en donnant la vie. Elles sont, pour la plupart, obligées de subir une césarienne pour pouvoir donner naissance à leurs enfants. 

Auparavant, Sos avait organisé une caravane de sensibilisation à travers quelques artères de la commune pour dénoncer les violences faites aux enfants. Des dizaines des jeunes filles portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Tous unis contre les violences faites aux enfants », « Non aux mariages précoces » ou encore « Luttons contre les mariages précoces » ont pris part à cette marche. Elles ont ensuite remis un mémorandum au directeur du Cdeps de Kolda et responsable du Centre Ado, Babacar Sy qui représentait le préfet du département à cette manifestation. Il s’est réjoui du travail accompli par Sos en faveur des enfants au cours de ses 40 ans passés au Sénégal. « Le préfet du département de Kolda empêché, nous a demandé de venir en son nom, de recueillir le mémorandum des 40 ans de Sos contre la vulnérabilité au niveau des familles », déclare-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

En 2017, plus de 30 millions de personnes feront face à l’insécurité alimentaire dont 12 millions auront urgemment besoin d’aide. L’alerte est du bureau de la coordination des affaires humanitaires.

Dans la zone Sahel, 30 millions de personnes ont besoin d’actions humanitaires. C’est ce qui justifie la table ronde, organisée hier, au Goethe institut, et dédiée aux perspectives de la réponse humanitaire 2017 pour le Sahel. D’après Toby Lanzer, sous-secrétaire général des Nations unies et coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel, la région fait face à des défis considérables. A l’en croire, la région sahélienne restera l’un des principaux théâtres des opérations dans le monde. « La vie où les moyens de subsistance de plus de 15 millions d’entre eux risquent d’être en danger, si les acteurs humanitaires, les gouvernements et les bailleurs de fonds ne renouvellent pas leurs engagements d’apporter une aide d’urgence et d’aider ces communautés », souligne Lanzer, informant que 4,9 millions de personnes ont dû fuir leurs foyers.

Lors de sa présentation, Anne Moltes, directrice régionale de l’Ong Interpeace, a reconnu que le défi principal des jeunes, c’est de trouver une place dans la société. Cela pousse certains à basculer dans la violence.

A travers le sous-thème « Extrémisme au Sahel, trajectoire des jeunes vers les nouvelles formes de violence », la panéliste s’est interrogée si l’aide humanitaire peut être un vecteur de prévention ou de résilience face à cette violence. Elle exhorte à un renforcement des capacités locales en sensibilisant sur la paix. Pour Anne Moltes, la crise d’autorité familiale, scolaire, qui fait que les jeunes essayent de se construire différemment.

S. M. Sy CISSE

En prélude à l’organisation de la 131ème édition du Gamou de Keur El Hadji Amadou Barro Ndiéguène à Thiès, le comité scientifique que préside Serigne Sidy Ndiéguène a pris l’initiative de tenir un forum sur le soufisme comme réponse à l’effritement des valeurs humaines.

Serigne Sidy Ndiéguène a noté que, le soufisme est une forme d’éducation où, au-delà des enseignements du Coran, met la personne en situation dans sa foi, sa vie d’homme de tous les jours et à tout instant. « Dans l’approche, le culte de la privation, l’endurance, la résistance face à la facilité, de l’humilité et du don de soi au profit du groupe sont des valeurs intrinsèques du soufisme », a-t-il lancé. C’est pourquoi dans un monde où la suffisance, l’arrogance et la tortuosité sont quasi érigées en code de conduite, il soutient qu’au Sénégal, des soufis ou grands penseurs ont fini de montrer la voie à suivre afin de rester au-dessus de la mêlée. « Dans ce Gotha, Mame El Hadji Amadou Barro Ndiéguène s’est beaucoup investi dans la capitale du rail. Donc, en prélude au Gamou, il est important que nous puissions, en tant que jeunes, revisiter son approche », a-t-il déclaré. En résumé, Serigne Sidy Ndiéguène indique que tout tourne autour de la forme d’éducation inculquée aux enfants. « En faisant de sorte qu’ils acceptent que l’Homme n’est jamais seul car Dieu est partout, hors du temps, la droiture sera son crédo », a-t-il affirmé. Pour le président du comité scientifique « Wadial Gamou » de Keur Mame El hadji, cet ancrage dans les valeurs cardinales du soufisme n’exclut pas de vivre avec son époque. « Mais, il s’agit simplement de marquer son territoire par un comportement digne d’un homme imbu des valeurs cardinales où le respect de tous les équilibres sont pris en compte », a-t-il martelé. C’est dire que le noyau familial et les guides religieux ont, aujourd’hui, du pain sur la planche au vu des dérapages constatés dans les comportements.

Mbaye BA

Les acteurs de la lutte contre les drogues étaient, hier, en atelier de partage pour sensibiliser sur l’accès aux soins et le respect des droits humains au profit des consommateurs. La région de Dakar enregistre 1.324 consommateurs, selon une enquête du Réseau national des intervenants de la société civile sur les drogues (Rnsd).

L’atelier a regroupé une trentaine de professionnels en provenance des différentes institutions de lutte contre les drogues. Il est organisé en vue de favoriser les échanges entre les forces de défense et de sécurité, les professionnels de la santé et les intervenants de la société civile pour une meilleure complémentarité de leurs missions. Cette réflexion entre dans le cadre de la prévention, de la répression et de la prise en charge communautaire et médicale des consommateurs de drogues. L’atelier vise aussi à définir une stratégie de plaidoyer pour la prévention afin de faciliter la coordination nationale du réseau national des intervenants de la société civile sur les drogues. Selon Bamar Guèye, vice-président du Rnsd, « la lutte contre la drogue ne se limite pas seulement aux consommateurs, mais sur les risques que celles-là peuvent entraîner sur leur santé. » Il a justifié qu’après les réunions des Nations unies et de l’Union africaine sur les drogues, il était important que les acteurs se retrouvent au niveau national. Pour le commissaire Mactar Diop, coordonnateur du Comité interministériel de lutte contre les drogues (Cild), l’Afrique de l’Ouest est une zone non seulement de transit, mais aussi de consommateurs. Il juge cependant préoccupant, les risques sur la consommation des drogues. « La drogue est quelque chose de nuisible à la santé, et la meilleure manière de lutter efficacement, c’est de mettre en place un cadre juridique », relève-t-il. Le Dr Idrissa Bâ, du Centre de prise en charge intégrée des addictions au Chu de Fann, a recommandé le renforcement du cadre juridique de la prise en charge médico-psycho-sociale des usagers des drogues.

Cheikh Malick COLY

En lançant, hier, une vaste campagne de sensibilisation en direction des usagers de la route à adopter la prudence pour éviter les cas d’accidents, la Direction des transports terrestres s’inscrit en droite ligne des préoccupations des autorités religieuses de Tivaouane.

Il y a une semaine, jour pour jour, le porte-parole du khalife et de la famille d’El Hadji Malick Sy, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, avait invité les chauffeurs et transporteurs, surtout de véhicules de transport en commun, à la prudence sur le chemin de la cité religieuse à l’occasion du Gamou, commémorant la naissance du prophète Mouhamed (Psl).

C’est dans ce cadre qu’une opération de sensibilisation s’est déroulée à la gare routière de Tivaouane, avec une forte mobilisation des syndicats de chauffeurs et transporteurs à côté des responsables de la Direction des transports terrestres représentée par Modou Kane Diaw et du chef de la Division régionale de Thiès, du Cetud, de l’Aftu, de Dakar Dem Dik (Ddd). Les nombreux orateurs à cette tribune ont tous plaidé la même cause à travers la Stratégie nationale de prévention routière validée en 2012 et qui tourne autour de neuf piliers avec un objectif de réduction à 35% le nombre de décès par accident d’ici à l’an 2020.

Le constat est que c’est pendant les périodes d’événements de grande envergure comme les Gamou ou Magal que l’on enregistre le plus de cas d’accidents liés à l’imprudence des chauffeurs, l’excès de vitesse, le non-respect du code de la route, entre autres causes. Les usagers de la route sont, en tout cas, avertis, et à travers cette campagne, ils sont invités encore à la prudence pour ne pas causer du tort aux pèlerins sur la route du Gamou. L’objectif zéro accident pendant le Gamou est visé par la Direction des transports terrestres dans le cadre de la Stratégie de prévention routière.

M. SAGNE

Cette année, l’une des innovations majeures de la Sonatel sera la restauration des journalistes accrédités pour le Gamou de Tivaouane. Une enveloppe a été dégagée dans ce sens et remise au comité d’organisation.

Un geste que le président du Coskas, Mame Ousmane Samb, a salué à sa juste valeur, hier, devant les responsables de Sonatel venus effectuer leur « ziar » et solliciter des prières auprès des guides religieux de Tivaouane à la veille de l’événement religieux commémorant la naissance du Prophète (Psl). Pour Mame Ousmane Samb, « cette prise en charge, par la Sonatel, de la restauration des journalistes, va, à coup sûr, soulager le comité d’organisation qui avait du mal à satisfaire d’une manière convenable cette demande en même temps que l’hébergement. Même si, petit à petit, des solutions étaient préconisées de manière progressive pour régler définitivement cette question ». Il a ainsi remercié la Sonatel au nom du comité d’organisation et de l’ensemble de la famille d’El Hadji Maick Sy pour ce beau geste qui vient s’ajouter à d’autres actions similaires allant dans le sens d’améliorer les conditions d’accueil des pèlerins en général. Il a cité l’espace-presse qui permet de faciliter le travail de couverture du Maouloud des journalistes et envoyés spéciaux avec son équipement en ordinateurs et connexion internet ainsi que des lignes téléphoniques fixes ainsi que le réseau Wifi. Il y a aussi le déploiement de plus de 300 stations pour augmenter la capacité de ses réseaux pour les adapter aux besoins des pèlerins et faire face aux pics de trafic qu’engendre un tel événement.

Mohamadou SAGNE

En lançant, hier, une vaste campagne de sensibilisation en direction des usagers de la route à adopter la prudence pour éviter les cas d’accidents, la Direction des transports terrestres s’inscrit en droite ligne des préoccupations des autorités religieuses de Tivaouane.

Il y a une semaine, jour pour jour, le porte-parole du khalife et de la famille d’El Hadji Malick Sy, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, avait invité les chauffeurs et transporteurs, surtout de véhicules de transport en commun, à la prudence sur le chemin de la cité religieuse à l’occasion du Gamou, commémorant la naissance du prophète Mouhamed (Psl).

C’est dans ce cadre qu’une opération de sensibilisation s’est déroulée à la gare routière de Tivaouane, avec une forte mobilisation des syndicats de chauffeurs et transporteurs à côté des responsables de la Direction des transports terrestres représentée par Modou Kane Diaw et du chef de la Division régionale de Thiès, du Cetud, de l’Aftu, de Dakar Dem Dik (Ddd). Les nombreux orateurs à cette tribune ont tous plaidé la même cause à travers la Stratégie nationale de prévention routière validée en 2012 et qui tourne autour de neuf piliers avec un objectif de réduction à 35% le nombre de décès par accident d’ici à l’an 2020.

Le constat est que c’est pendant les périodes d’événements de grande envergure comme les Gamou ou Magal que l’on enregistre le plus de cas d’accidents liés à l’imprudence des chauffeurs, l’excès de vitesse, le non-respect du code de la route, entre autres causes. Les usagers de la route sont, en tout cas, avertis, et à travers cette campagne, ils sont invités encore à la prudence pour ne pas causer du tort aux pèlerins sur la route du Gamou. L’objectif zéro accident pendant le Gamou est visé par la Direction des transports terrestres dans le cadre de la Stratégie de prévention routière.

M. SAGNE

Tivaouane : A quelques jours de la célébration du Maouloud (Gamou) commémorant la naissance du prophète Mohamed (Psl), tout est fin prêt, à Tivaouane, pour une bonne tenue de la manifestation religieuse.

C’est ce qui ressort de la dernière réunion d’évaluation du comité d’organisation présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, en présence du porte-parole du khalife général des Tidianes et de Serigne Mbaye Sy Mansour. Le ministre de l’Intérieur, tout comme les autorités religieuses, par la voix de Serigne Abdoul Aziz Al Amine, ont décerné une note de satisfaction pour le suivi correct des directives qui ont été données aux différents services impliqués dans l’organisation, sous la supervision des autorités administratives. D’ailleurs, c’est le gouverneur de Thiès, Amadou Sy, qui a fait le point de toutes les recommandations qui ont été données, et satisfaites pour une bonne partie ou en voie de l’être définitivement, comme il l’a si bien expliqué. Des propos corroborés par le président du comité d’organisation, Mame Ousmane Samb, qui souligne « que tous les engagements ont été respectés et les doléances qui s’articulaient autour du relèvement du plateau technique de l’hôpital Dabakh et la fonctionnalité de certains services sont en train d’être examinées. De même que pour la voirie et l’assainissement, où la requête a été satisfaite ». D’où, comme l’a dit le ministre de l’Intérieur, « nous nous acheminons vers l’événement avec un esprit tout à fait tranquille, rien à signaler, et nous pensons que tout se passera bien avec un rythme de traitement satisfaisant à 96h du Gamou ».

Abdoulaye Daouda Diallo a aussi attiré l’attention sur la nécessité, pour les forces de sécurité (police, gendarmerie et sapeurs-pompiers), d’être sur la brèche la journée du vendredi dont la particularité sera d’abriter la dernière séance du Bourde et la visite du chef de l’Etat dans la cité religieuse où il sacrifiera, en même temps, à la prière des deux rakaas. Al Amine a ensuite formulé des prières pour un bon déroulement du Gamou qui, selon lui, « a connu une telle envergure grâce à l’implication de l’Etat et toutes les bonnes volontés qui ont accepté de mettre du leur en travaillant régulièrement à sa réussite. Je remercie encore une fois le président Macky Sall pour son appui constant à l’organisation ».

Mohamadou SAGNE

Comme chaque année, l’édition 2016 du Gamou de Tivaouane se déroulera sous de bons auspices. Selon le préfet, Makane Mbengue, toutes les mesures pour que la célébration de cet évènement puisse être couronnée de succès ont été prises.

Pour le volet santé, il est prévu, en plus de six points fixes de prestation, 50 Postes médicaux avancés (Pma). À cela vient s’ajouter le prépositionnement d’un hélicoptère médicalisé pour les évacuations et un camion-hôpital au niveau de Pout. La dotation en médicaments de l’année dernière a été reconduite, selon le préfet. Il est aussi prévu une quarantaine d’ambulances dont 5 médicalisées et la mobilisation de 1.112 agents de santé (médecins généralistes, spécialistes, infirmiers, sages-femmes, secouristes, préventionnistes). En outre, fait savoir le préfet Makane Mbengue, la finalisation des travaux de l’hôpital a été sollicitée, de même que le relèvement de son plateau technique.

« C’est un hôpital qui fait des prestations qui dépassent le niveau 1. Cet établissement doit donc passer au niveau 2. Tivaouane est une ville carrefour qui ne cesse de grandir et des populations viennent d’autres localités pour pouvoir bénéficier des prestations de l’hôpital. Tout cela justifie cette forte demande de relèvement du niveau de l’hôpital », explique-t-il.

« Nous avons sollicité la création urgente d’une salle d’orthopédie-stomatologie au niveau de l’hôpital et l’extension de la zone de couverture médicale aux nouveaux quartiers. Pour cela, il a été demandé la création de trois postes », indique Makane Mbengue.

Des activités d’assainissement, des opérations de traitement, de surveillance, de contrôle des denrées sont aussi au programme, et un accent particulier sera réservé au lavage des mains. « On parle de moins en moins de la maladie Ebola, mais la vigilance sera de mise. Avec des pèlerins qui viennent de partout, la menace est toujours là, mais toutes les dispositions seront prises pour permettre aux populations de se prémunir contre cette maladie », note le préfet qui annonce une surveillance au niveau des grandes cuisines et un contrôle de la qualité des denrées, de l’eau.

S’agissant du volet assainissement, l’Onas, selon préfet, mettra à la disposition du Coskas 40 camions mobiles, dont 5 hydrocureurs. « C’est une forte demande qui revient chaque année. Il a été aussi demandé la mise à disposition de 90 toilettes mobiles qui seront positionnées par le comité d’organisation. Ces camions seront équipés de tuyaux de 25 m pour atteindre les fosses au niveau des domiciles », indique le préfet. La création de 50 vidoirs. Les camions feront dix rotations pour effectuer le plus grand nombre de voyages.

Pour la fourniture correcte en énergie, la Senelec a prévu de mettre la cité religieuse hors délestage un mois avant le Gamou et un mois après l’évènement. De même, informe le préfet, trois groupes électrogènes de 800 Kva et un groupe de secours seront mis en place, sans compter l’entretien du réseau de l’éclairage avec le remplacement des poteaux défectueux. Pour la fourniture d’eau, indique Makane Mbengue, 1.000 branchements sociaux seront réalisés en plus de l’ouverture de 350 points d’eau et le raccordement des lieux d’hébergement des pèlerins et des 700 sites d’hébergement traditionnels.

« Les services de l’hydraulique vont mettre à la disposition du comité d’organisation 70 camions. Le prépositionnement se fera au niveau des grandes cuisines », relève le préfet. Selon Makane Mbengue, la sécurité n’est pas en reste. « Elle sera renforcée, et la police, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers joueront leur partition », assure-t-il en précisant que les conditions d’une bonne organisation de l’édition 2016 du Gamou de Tivaouane sont réunies.

S. O. F.

La parfaite communion des cœurs et des esprits ainsi que les liens étroits de parenté qui lient les différentes communautés des religions ont été, une fois de plus, démontrés.

Al Amine n'a d'ailleurs pas manqué de révéler à l’évêque, qui était accompagné du Nonce Apostolique pour témoigner de la sympathie et du soutien de l’Eglise à la commémoration du Gamou de Tivaouane marquant l'anniversaire de la naissance du prophète Mouhamed (Psl), qu'il a des oncles maternels chrétiens. Ce qui prouve, selon le porte-parole du khalife général des Tidianes que « ce dialogue entre l'islam et le Christianisme ne date pas d'aujourd'hui dans notre pays et qu'il convient de le consolider davantage ». 

L'évêque de Thiès a saisi l’occasion pour offrir à Serigne Abdou un beau tissu que celui-ci a promis de faire coudre et de porter lors du Gamou. Par ailleurs, d'autres délégations ont été reçues par les autorités religieuses hier, dont celles de l'opérateur de téléphonie Tigo et de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).

Mohamadou SAGNE

Le ballet des autorités du gouvernement sur Tivaouane se poursuit.  Avant-hier, c’est Mme Anta Sarr Diacko, le délégué général à la Protection sociale, qui a apporté le soutien  du chef de l’Etat à Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine dans la restauration des hôtes tout au long des préparatifs du Gamou.

Mme Anta Sarr Diacko a remis une quantité importante de riz. « Le Maouloud étant un moment particulier de ferveur religieuse à Tivaouane, le président Macky Sall nous a instruit de venir perpétuer une belle tradition de solidarité », a-t-elle indiqué. Selon elle, pour cette année, 303 bourses familiales ont été données dans la commune de Tivaouane. Et toujours sur le champ du soutien aux personnes vulnérables, Mme Anta Sarr Diacko a annoncé qu’un quota de riz sera distribué durant la période du Gamou aux ayants droit par une commission dirigée par le préfet où seront présents des représentants du Commissariat à la sécurité alimentaire et du service de l’Action sociale, entre autres.

« Nous saluons, félicitons et remercions Al Amine pour la chaleur de l’accueil », a-t-elle souligné.
Après avoir rendu grâce à Dieu et prié sur son prophète Mouhamed (Psl), Al Amine a bien apprécié ce geste du président de la République, une fois de plus, au vu de tous les efforts consentis dans divers secteurs liés à une bonne organisation d’un évènement aussi grand que le Gamou de Tivaouane. « Nous saluons cette générosité de nos autorités gouvernementales tout en invitant les membres du comité d’organisation de veiller à ce que ce soutien en vivres puissent arriver là où on en a besoin, comme à l’accoutumée », a-t-il souhaité. Il a ensuite prié pour le président de la République et le Sénégal.

« C’est cela notre mission, car c’est Dieu qui donne le pouvoir à un homme et le lui retire quand il veut. C’est pourquoi nous respectons, en toute circonstance, ce Décret divin qui nous transcende tous », a-t-il rappelé. Au nom de toute la famille de Seydi El hadji Malick Sy, Al Amine dit remercier vivement le gouvernement du Sénégal.

Mbaye BA

Un Colloque de deux jours s’est ouvert, hier, à Dakar. L’objectif de cette rencontre qui a porté sur « Religion et environnement », c’est de favoriser des échanges entre les responsables des différentes religions révélées, en vue de rendre plus solide la cohabitation religieuse au Sénégal.

La religion est souvent utilisée pour légitimer certains actes contribuant ainsi à alimenter la haine entre les fidèles des différentes confessions religieuses. Le colloque organisé hier, par la Fondation Konrad Adenauer, cherche à lever ces équivoques. Cette rencontre qui a porté sur « Religion et environnement », s’inscrit dans la dynamique des colloques pour renforcer le plaidoyer du dialogue interreligieux.

Le conseiller technique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Doudou Ndiaye, a relevé le rapport de l’Homme à la nature sous l’angle de la dialectique entre la religion et l’environnement.  « Les religieux n’ont cessé de revenir dans leurs textes et leurs discours sur la responsabilité de l’Homme vis-vis de la nature », a-t-il  souligné avant de préciser que ceci a fait l’objet de prescriptions fortes qui, si elles étaient rigoureusement respectées, par les hommes, nous aurions un monde écologiquement plus rassurant. 

Aussi, a-t-il rappelé que toutes les religions révélées font de la protection et du respect de la nature des exigences majeures. Le conseiller technique en charge de la promotion de la culture scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Pr Maram Kairé, a,  pour sa part, fait le parallélisme entre la religion et la science de façon générale.

« Les religions, toutes confondues, ont rendu la vie sacrée. Aussi, a-t-il fait savoir que si l’environnement est détruit, c’est toutes les conditions nécessaires à la vie qui sont menacées et c’est la vie elle-même qui devient menacée. Le Nonce Apostolique au Sénégal, Mgr Michael W. Banach, a fait savoir que le  thème est d’une importance capitale pour l’Eglise catholique.

C’est pourquoi, il a invité les fidèles chrétiens à préserver la nature. Se fondant sur les écrits religieux, Mgr Banach a cité le message du Pape François, lors de son homélie à la messe solennelle inaugurant son pontificat (19 mars 2013) qui demandait aux fidèles de « prendre soin de la créature ».

Tata SANE

La cérémonie officielle marquant la célébration de la journée internationale des personnes handicapées a eu lieu au stade Amadou Barry de Guédiawaye.

Une opportunité saisie par le président de la Fédération nationale des personnes handicapées pour mettre en exergue les difficultés auxquelles ces dernières sont confrontées, particulièrement la non-effectivité des cartes d’égalité des chances.

La commémoration de la journée internationale des personnes handicapées a été mise à profit pour lancer les activités de la semaine nationale des personnes vivant avec un handicap.

Président de la Fédération nationale des personnes handicapées du Sénégal, Yatma Fall a rappelé que la célébration de cette journée a été instituée pour s’arrêter et faire le point sur la situation des personnes handicapées. Il a expliqué que les difficultés que rencontrent les handicaps du Sénégal sont de quatre ordres et appelé à plus de volonté dans la recherche de solutions.

Le premier est lié à la santé et à l’appareillage. Le second à l’éducation et à la formation. Le troisième est relatif à l’emploi et à l’insertion. Enfin, pour le quatrième, les difficultés sont liées à l’aménagement du cadre de vie général.

Il est prévu un atelier et une table ronde nationale pour discuter de long en large sur toutes ces préoccupations  des personnes vivant avec un handicap. Les personnes handicapées ont principalement dénoncé la non-effectivité des services qui doivent porter la carte d’égalité des chances. Une situation que Yatma Fall considère comme étant explicative de la non-effectivité de ces cartes. Yatma Fall a regretté l’absence des hautes autorités municipales à cette cérémonie officielle.

Les personnes handicapées espéraient pouvoir discuter avec elles sur comment prendre en compte leurs préoccupations dans les stratégies locales. Mais aussi, nouer un partenariat entre la Fédération nationale des personnes handicapées et l’Association des maires du Sénégal. Yatma Fall a cependant précisé que la structure qu’il dirige ne s’est pas découragée et qu’elle continue à tendre la main à ces autorités locales.                       

Abdou DIOP

Au quartier Diami Nar, dans la commune de Saint-Louis, les populations n’en reviennent toujours pas. La consternation règne après que le jeune Lamine Seck se soit donné la mort en se jetant sous les roues du Caterpillar qu’il venait de mettre en marche. Selon les témoins, le défunt venait d’avoir une vive altercation avec son père qui officie lui aussi dans ce chantier d’une grande entreprise de Btp. Le corps sans vie du jeune homme a été acheminé à la morgue, tandis que la police a ouvert une enquête. Les témoins sur place décrivent un homme calme et sans problèmes. Ce geste, ils ne se l’expliquent pas.                                                                                  

A. M. NDAW

L’âge de la retraite, à 68 ans, dans la magistrature n’est pas du goût de tous les députés ; même si l’exposé des motifs soutient le contraire.

Le projet de loi organique n°31/2016 portant statut des magistrats a été soumis hier aux députés. L’exposé des motifs fait état du nombre important de départs à la retraite de hauts magistrats. Cela, aux yeux de l’Exécutif, va accentuer le déficit de hauts magistrats expérimentés. Des pays comme la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin ont eu à relever l’âge de départ à la retraite de certains hauts magistrats à 67 ans, 68 ans et même plus, pour assurer le bon fonctionnement des hautes juridictions.

Toujours dans le rapport, le ministre Sidiki Kaba a dit, en commission, que pour renforcer les effectifs des magistrats, le président a autorisé le recrutement de 35 magistrats par an, afin d’atteindre un effectif de 800 magistrats en 2027. Mais ces arguments du garde des Sceaux n’ont pas émoussé l’ardeur du député Marie Hélène Tine. Pour elle, ce texte, introduit en procédure d’urgence, ne devrait pas être voté telle que souhaité par le gouvernement. Elle demande à ce qu’il soit renvoyé à un examen ultérieur.

Comme jurisprudence, le député cite le cas de la loi cadre sur les universités votée le 26 décembre 2014 devant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui, à la surprise générale, a été incinérée par le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) en février 2015.

En dépit de ces différentes propositions, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba prend le contre-pied de l’honorable député Marie Hélène Tine en ces termes : « La proposition ne me semble pas être pertinente. Je souhaite que nous continuions les débats. » Au finish, 59 voix ont approuvé le maintien de la procédure d’urgence, conformément au vœu du ministre, 7 voix contre et 1 abstention.

Toutefois, Me El hadji Diouf a introduit une motion préjudicielle conformément à l’article 75 du règlement intérieur, pour « approfondir la réflexion ». Dans la même veine, Me Aïssata Tall Sall ne comprend pas ce qui justifie cette procédure d’urgence ; avant d’insister sur le principe « erga omnes » de la loi (qui s’applique à l’égard de tous).

 

S. M. S. CISSE

Absa Wade Ngom, Directrice de l’équité et de l’égalité de genre (Deeg), exhorte les populations à une véritable introspection face à la recrudescence des violences surtout basées sur le genre.

La Convention sur l’élimination de toutes  les formes de discrimination à l’égard des femmes a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations unies. 37 ans après, le constat est alarmant ! C’est dans cette logique de combat, qu’il faut inscrire les jours d’activisme lancés la semaine dernière, au Monument de la Renaissance africaine.

Pour promouvoir le genre et les droits des femmes, la Direction de l’équité et de l’égalité de genre (Deeg) a organisé un atelier de vulgarisation des documents de la Convention pour l'élimination de toutes les discriminations á l'égard des femmes (Cedef) traduits en langues locales : malinké, wolof, sérère, diola et mandingue, mais aussi en langue officielle (le français). « Je crois que nous devons mettre l’accent sur la sensibilisation, l’information. Il nous faut une vraie introspection.

Les mois de décembre et de janvier sont des mois où nous enregistrons plusieurs cas de violence sur les femmes.

Cette situation m’inquiète malgré le cadre législatif. Ceux qui font ces actes répréhensibles savent que l’arsenal juridique est là », a déclaré Absa Wade Ngom. « Nous attendons que cette activité soit démultipliée par les femmes à la base au niveau de leurs réseaux pour le compte des populations », a-t-elle poursuivi.

A l’en croire, les femmes doivent mieux connaître leur droit. Sur les formes de violence domestique, elle dira qu’on ne peut pas tout prévenir.

S. M. S. CISSE

Soixante et un volontaires américains ont prêté serment à la résidence de l’Ambassade des Etats-Unis à Dakar. C’était en présence de l’ambassadeur James Zumwalt et de Pape Birama Thiam, directeur de la Coopération technique.

Les hymnes nationaux des Etats-Unis et du Sénégal ont retenti à la résidence de l’ambassadeur américain pour ouvrir la cérémonie de prestation de serment des nouveaux volontaires américains qui seront déployés à travers tout le pays. Au nombre de 61 stagiaires sortant du centre de formation du Corps de la paix américain de Thiès, ces Américains vont travailler au niveau des communautés de base. Ils ont passé 10 semaines de formation devant les conduire dans l’agriculture et l’agroforesterie. Le directeur technique de la Coopération à la Présidence de la République a salué le « courage et le dévouement » de ces Américains qui offrent un bel exemple de citoyenneté. Selon Pape Birama Thiam, le volontariat est « un vecteur de changement, une expression du développement durable de notre pays », a-t-il relevé, rappelant l’existence de ces missionnaires depuis 53 ans au Sénégal.

Pour James Zumwalt, l’implication des volontaires des Etats-Unis dans les communautés du Sénégal est un excellent exemple de l’esprit de coopération entre les peuples sénégalais et américain. « J’ai eu la chance de voir le travail réalisé par les volontaires américains à Kolda, Linguère, Kaolack, Matam et Richard-Toll et dans d’autres endroits », a-t-il souligné. Selon James Zumwalt, ces volontaires travaillent en étroite collaboration avec les paysans afin d’augmenter les rendements et rendre les récoltes plus nutritives. Ils interviennent également dans le domaine des soins de santé visant à diminuer le taux de prévalence du paludisme. D’autres sont dans l’entreprenariat tissant une collaboration directe favorisant la création d’entreprises.
Cheryl Gregory Faye, directrice du Centre du Corps de la paix, a noté que ces volontaires vivent déjà avec le peuple sénégalais depuis leur débarquement sur le territoire.

Cheikh Malick COLY

Le Comité régional de développement (Crd), tenu à Louga, a pris d’importantes mesures pour un bon déroulement de la 53e édition de la ziarra annuelle de Thierno Mountaga Daha Tall prévue les 6 et 7 janvier 2017 à Louga.

Les chefs de service régionaux réunis autour du gouverneur, Alioune Badara Mbengue, ont pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour la réussite de la 53e édition de la ziarra annuelle de Thierno Mountaga Daha Tall prévue, à Louga, les 6 et 7 janvier 2017. Les besoins exprimés par le comité d’organisation ont fait l’objet de larges échanges. Et conformément au souhait du gouverneur, les chefs de service ont tous réaffirmé leur volonté de faire « plus et mieux » que la précédente édition.

Cette année, pas de soucis concernant la sécurité : 350 à 400 éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) seront mobilisés. Et le Comité d’organisation et les forces de l’ordre s’engagent à parfaire leur collaboration. « Les agents préposés à la sécurité doivent impérativement collaborer avec le comité d’organisation pour assurer un bon déroulement de l’événement », a estimé Alioune Badara Mbengue qui compte sur « le professionnalisme des forces de sécurité » pour que tout se passe bien.

Des engagements ont été aussi pris par les chefs de service notamment en matière de fourniture d’électricité, d’eau, d’assainissement et de santé. La Senelec promet précisément de mettre hors délestage le domicile du Khalife et environs. La Sde s’engage à approvisionner correctement en eau.
La région médicale, le Service d’hygiène, la Croix rouge, l’Onas, la Gendarmerie, le Groupement des sapeurs-pompiers et le Commissariat à la sécurité alimentaire se sont tous engagés à jouer pleinement leur partition. « Nous n’avons aucun doute.

L’engagement et l’implication des chefs de service sont rassurants », s’est félicité le président du comité d’organisation, Ciré Kâ, soulignant que des rencontres périodiques seront tenues, avec les services concernés pour éviter « les quelques couacs » décelés l’année dernière. Comme par le passé, des prières ont été formulées pour le Sénégal mais aussi et surtout pour le chef de l’Etat, Macky Sall, qui a engagé un vaste programme de modernisation des foyers religieux du pays.

 

Abdoulaye DIALLO

Le maçon L.M. a été arrêté par les éléments du poste de police de Diamagune Sicap Mbao. Il a été pris en flagrant délit de détention de drogue qu'il avait cachée sous le siège de son scooter. Il a été déféré au parquet, puis placé sous mandat de dépôt.

Après avoir recueilli suffisamment de renseignements sur les activités délictuelles de L.M., la police de Diamaguène de Sicap s'est aussitôt mise à la traque de ce dealer présumé. L.M. utilise un scooter sous le siège duquel il dissimule la drogue avant de se lancer à la rencontre de ses clients. Lorsque les policiers ont débarqué sur les lieux censés être sa zone d’opération, ils se sont fondus dans la foule en surveillant les mouvements les plus suspects. Ils aperçoivent tout à coup un jeune homme à côté du mur de clôture des cimetières et le gardent en ligne de mire. L.M. jette un regard circulaire autour de lui dans l'espoir d'apercevoir d’éventuels clients. Il découvre par hasard le dispositif de planque de la police dont il en reconnaît quelques éléments. Subitement, il prend peur et esquisse quelques mouvements de panique. Il allume une cigarette et commence à tirer sur la mèche. Il fait semblant d'attendre quelqu'un en collant son téléphone à l'oreille. C'est au moment où il s'est mis à gesticuler que les policiers  sont apparus devant lui. Après avoir soulevé le siège de la moto, les limiers découvrent un sachet de couleur blanche où le dealer présumé a dissimulé deux blocs de chanvre indien pesant chacun 1 kg. Comme si de rien n'était, L.M. fait semblant de ne rien connaître sur la provenance de la drogue.

Il persiste et signe qu'il ne connaît pas le propriétaire de la came. Il est aussitôt embarqué dans la voiture de la police et conduit au poste. Entendu, L.M. continue à faire l'autruche en indiquant qu'il était sorti de chez lui pour griller une cigarette. « Quand je suis sorti, j’ai trouvé un scooter devant chez nous et je me suis adossé dessus, le temps de fumer une cigarette. C’est à ces instants que les policiers se sont présentés devant moi et m’ont embarqué », a déclaré L.M. qui ignorait certainement que les policiers avaient relevé suffisamment de renseignements sur ses activités délictuelles. Il a été placé en garde-à-vue, puis déféré au parquet pour détention et trafic de drogue.  

 

Abdou DIOP

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