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Société & Faits divers (1465)

Mieux outiller les parlementaires et les organisations de la société civile de la région sur les questions relatives aux droits de l’homme et du genre et leur prise en compte dans l’élaboration des lois, de leur budget et leur application. Tel est l’objectif principal du Haut-commissariat des Nations Unies aux droit de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest qui tient depuis hier à Dakar un atelier de formation de deux jours sur les questions liées aux droits de l’homme et du genre. Une assemblée qui réunit parlementaires et organisations de la société civile pour les impliquer davantage sur la question.

Ils étaient plus de quarante parlementaires et acteurs de la société civile, issus de différents pays de l’espace francophone, à prendre part à l’ouverture, hier à Dakar, de l’atelier organisé par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest. Cet atelier qui prend fin ce vendredi a pour objectif, entre autres, le renforcement des capacités sur des questions liées à la défense des droits de l’homme, du genre et des couches vulnérables mais aussi un moment d’échange et de réalisation. En première partie, il était question du rafraichissement des idées sur les droits de l’homme, les traités internationaux ratifiés par chaque pays, la convention sur les discriminations faites aux femmes et la convention sur les droits de l’enfant. Venu présider la cérémonie, le représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest, Andréa Ori, s’est félicité de la présence massive de toutes les organisations civiles de la région, en particulier les parlementaires qui, selon lui, sont des acteurs essentiels dès lors qu’il s’agit de promouvoir ou de défendre les droits de l’homme. « L’activité parlementaire dans son ensemble, à savoir l’élaboration des lois, l’adoption des budgets et le contrôle de l’exécutif, couvre tous les spectres des droits civiles, sociales, économiques, politiques, culturels. Il joue un important rôle sur la jouissance des droits de l’homme, de l’enfant, de la femme et de la population », affirme-t-il.

Selon M. Ori, à ce titre, le travail du parlementaire doit consister à privilégier la promotion de la liberté, la jouissance et le respect des libertés individuelles. Ainsi toute l’analyse du budget, sous l’angle des droits de l’homme, devrait s’accompagner de l’examen attentif des incidences budgétaires alloués aux groupes vulnérables de la société tels que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapées », a-t-il poursuivi.

Le représentant du Hcdh-Brao invite également les parlementaires à prévoir des fonds suffisants, lors du vote du budget, pour la réalisation des droits de l’homme. Cela implique un besoin de renforcement de capacité des parlementaires en matière de droit de l’homme et surtout la prise en compte de l’aspect genre dans les budgets votés par les parlements. Message bien reçu par les concernés. En effet, pour Aimé Assine député, président de la commission santé, action sociale, population et solidarité nationale à l’Assemblée nationale du Sénégal, leur rôle en tant que parlementaire est de légiférer dans la mesure où ils prennent des options à caractère légale et juridique et aussi financier. « Nous avons également un rôle de suivi par rapport à notre troisième mission qui est le contrôle de l’exécutif », a fait savoir M. Assine.

Son homologue du Sénégal, Samba Demba Ndiaye, en sa qualité de président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, affirme que « cet atelier est très important pour un parlementaire. Nous attendons à ce qu’on soit formé dans la prise en charge de l’homme et du genre dans le budget d’Etat. Puisque notre rôle est de voter des lois mais aussi de ratifier des accords que nos gouvernements prennent avec les autres institutions internationales ».

Aliou FAYE (stagiaire)

L’Agence de la sécurité de proximité (Asp) a fêté hier la sortie de ses 23 stagiaires qui ont bénéficié d’une formation de six mois en matière de garde rapprochée. Une politique d’insertion qui est considérée comme un levier de premier ordre dans le cadre du renforcement sécuritaire du pays.

C’est dans une ambiance décontractée, colorée de belles prestations de self défense que la cérémonie de remise d’attestation aux Asp de la deuxième promotion des agents de sécurité rapprochée s’est ouverte hier. Bénéficiant de trois mois de formation en tir, secourisme, embarquement, etc., vingt-trois agents de sécurité de proximité ont obtenu leur diplôme d’étude de formation qui leur permettra d’être opérationnels et d’assurer en toute légitimé le métier de garde rapprochée aux près des autorités.

Ainsi, le directeur de l’Asp, Pape Khaly Niang, dans son allocution, a félicité et encouragé les futures gardes rapprochés tout en les exhortant à prendre pour exemple leur parrain, l’adjudant feu Boubou Sy, ancien garde rapproché du président de la République Macky Sall, décédé au cours d’une mission d’escorte présidentielle à Fatick. En effet, M. Niang a salué devant la famille du parrain le courage, la détermination et le professionnalisme de l’Adjudant Boubou Sy, qui, dit-il est « un valeureux gendarme, qui est un model pour tous ». Par ailleurs, le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Amadou Tidiane Talla qui a présidé cette cérémonie dédiée à la deuxième promotion des Asp, a félicité et réitéré son engagement pour la promotion de l’emploi des jeunes à travers la formation qui est dans une dynamique de développement de compétences diverses et plurielles.

Dans son exposé, M. Talla a déclaré que l’objectif du gouvernement à travers le Plan Sénégal Emergent est de former des jeunes et de les qualifier dans différents métiers qui leur permettront d’accéder dans la vie professionnelle d’une manière définitive. Dès lors, il s’est réjouit de son partenariat dans le projet « un Asp, un métier », avec l’Agence de sécurité de proximité qui est composée de 10 000 jeunes, 72 métiers et 17 filières, qui seront repartis dans 7 secteurs comme le bâtiment, l’hôtellerie, la sécurité aéroportuaire, etc. « Le Plan Sénégal Emergent, dans son axe de capital humain en terme d’offre de formation et de compétence, a mis en place une formation de spécialisation à une durée de six mois et accessible à tout le monde. Ce qui un métier pour la reconversion de ces jeunes qui bénéficieront d’une qualification diversifiée dans l’agroalimentaire, le bâtiment, etc. », a souligné le ministre.

Ramata BA (stagiaire)

L’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms) a organisé une conférence publique sur le thème : « La montée de la criminalité au Sénégal : quelle approche pour une solution globale ? ». Beaucoup de panélistes sont intervenus pour déplorer la recrudescence des cas de meurtres au Sénégal.

La rencontre, à l’initiative de l’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms), a permis au colonel de police à la retraite Alioune Ndiaye d’éclairer l’assistance sur ce phénomène mondial qu’est la montée de la criminalité et, surtout, d’insister sur le défi sécuritaire qu’il faut relever partout. Ce premier panéliste a déploré les cas de meurtres enregistrés, ces derniers temps, au Sénégal et a invité à ce que l’on réfléchisse sur l’éducation comme solution. A l’en croire, l’école sénégalaise prépare des gens qui ne sont pas prêts à s’insérer dans la société. Le colonel Alioune Ndiaye a aussi déclaré que « l’Etat n’a pas de politique sécuritaire claire ». Selon lui, l’on ouvre un commissariat dans une localité pour satisfaire des revendications d’un responsable politique. « Depuis trois ans, l’Etat recrute des policiers et des gendarmes. Mais, où sont-ils », s’est interrogé l’ancien colonel de police avant de poser l’équation de l’utilisation des ressources humaines et la surveillance du territoire.

Un autre panéliste, Me Amadou Aly Kane, a porté le plaidoyer de l’éducation, en faisant savoir que « jadis, les systèmes de censure donnaient à une personne l’autorité et l’autorisation de corriger un enfant, même en pleine rue. Alors que de nos jours, aucun individu n’ose faire cela, de peur d’être traduit en justice. Tout le monde était éducateur, donc investi de l’autorité de correction », a-t-il souligné. Selon lui, la montée de la criminalité est due à la faillite de la famille. « En effet, les parents sont à la merci de l’environnement », avec comme conséquence « un manque de temps qui ne favorise plus l’éducation des enfants ». Aussi Me Amadou Aly Kane s’est-t-il offusqué de notre système éducatif, avec des enseignants qui ne se comportent pas en modèle. A l’en croire, l’école doit jouer son véritable rôle, car seule « l’éducation peut venir à bout de la criminalité ». Dr Abdoul Karim Diaw, enseignant-chercheur en finance islamique, a insisté sur l’importance des valeurs sans l’assimilation desquelles il serait difficile d’arrêter la criminalité.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux initialement prévue hier a été finalement reportée au 26 janvier prochain, informe un communiqué de la Cour Suprême où comme il est de coutume, l’audience se tient. Elle est toujours présidée par le chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Cette année, note le document, Mme Fatou Faye Lecor, Substitut général près la Cour d’Appel de Dakar, est désignée pour prononcer le discours d’usage qui porte sur le thème : « Les nouveaux droits de la Constitution du Sénégal ».

Les étudiants de la Casamance œuvrent pour l’unification du Mfdc afin de préparer les négociations de paix avec le gouvernement.

L’association des étudiants pour le développement de la Casamance, plus connue sous le nom de « Kékendo », rencontre les chefs de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc), le 22 janvier prochain, à Ziguinchor, pour tenter de les convaincre de la nécessité de s’unir afin d’entamer les négociations de paix avec le gouvernement. La révélation a été faite mercredi, à Kolda, par Baboucar Badji, étudiant en Master 2 (géographie) à l’Ucad et président de ladite association. Cette rencontre fait suite à l’appel lancé, il y a trois ans, aux étudiants originaires de la Casamance par le Mfdc leur demandant de participer à la commémoration de la disparition de leur chef historique, l’abbé Diamacoune Senghor. « Les étudiants membres de cette association ont un objectif qui est de participer à la concrétisation des vœux de l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, c’est-à-dire la réconciliation au sein du Mfdc afin d’arriver à la table des négociations entre l’Etat et les chefs du mouvement », a dit Baboucar Badji. Selon lui, cela fait maintenant trois années que « Kékendo » discute avec les différentes factions du Mfdc, à l’exception de Salif Sadio. « Et ils sont tous d’accord pour la réconciliation au sein du Mfdc », a déclaré Baboucar Badji, qui a décerné une mention spéciale à Cesare Atout Badiane qui a permis à « Kékendo » de rencontrer les chefs des autres factions de l’aile combattante du Mfdc et salué l’engagement du bureau de Mangocro qui invite aussi les responsables des différentes factions de l’aile politique civile à œuvrer pour la réconciliation au sein du Mfdc.

Selon Baboucar Badji, les étudiants se sont également rendus à Dianki, fief de Salif Sadio, pour rencontrer les responsables de son aile politique et leur expliquer l’aspiration de la jeunesse casamançaise à la paix et à la réconciliation. « Avec ce conflit, il n’y a point de développement. On assiste à un retrait des partenaires au développement, au délaissement des services sociaux de base et au déplacement massif des populations. « Kékendo a partagé avec eux, la vie actuelle en Casamance où la population a besoin de paix pour mettre fin à ses souffrances », a dit Baboucar Badji.

Mamadou Aliou DIALLO

Une réunion du comité départemental de développement (Cdd) de Kébémer s’est tenue récemment en prélude à l’édition 2017 du magal de Mbacké Cadior prévu du 25 au 26 février 2017. Pour cette année, la sécurité est au cœur des préoccupations du comité d’organisation de l’événement.

« Toutes les dispositions relatives à l’organisation du magal ont été prises. Les actions attendues de l’Etat sont bien enregistrées. Compte rendu sera fait aux autorités supérieures ». C’est qu’a fait savoir l’adjointe au préfet de Kébémer, Mme Ndèye Sophie Sène, qui a présidé la rencontre préparatoire du magal de Mbacké Cadior. Elle a promis un suivi régulier et des solutions idoines dans les meilleurs délais pour une organisation impeccable de l’événement.

Serigne Cheikh Thioro Mbacké, coordonnateur du magal, a exprimé toute sa satisfaction après avoir épluché, avec les membres du comité d’organisation, les dix points qu’il juge essentiels pour un bon déroulement de l’événement religieux. Les secteurs de la sécurité et de la santé ont été les plus sollicités. En effet, le comité d’organisation a demandé la hausse du nombre de gendarmes pour faire face à la recrudescence des vols notés lors des éditions précédentes. Le chef de la brigade de gendarmerie de Darou Mouhty a rassuré le comité que toute les dispositions seront prises, en collaboration avec sa hiérarchie.

Pour le volet sanitaire, des journées de consultations gratuites sont prévues avant le magal. La situation du centre de santé, une vielle doléance, est revenue lors des échanges. La Senelec a promis la mise hors délestage de Mbacké Cadior une semaine avant et après le magal. Concernant l’hydraulique, les organisateurs ont sollicité 20 camions citernes et 60 bâches souples. Il est demandé à l’Ageroute d’installer une voie de contournement pour les véhicules et de finir les travaux entamés dans le village.

Serigne Cheikh Thioro a, au nom du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, remercié le président Macky Sall qui avait donné des instructions au Premier ministre pour la  satisfaction de la demande exprimée par le comité d’organisation du magal de Mbacké Cadior.

Mamadou DIEYE

Un accident de la circulation, en Zone militaire N°5, impliquant des personnels du 1er Bataillon d’Infanterie s’est produit hier, vers 17 h, à hauteur de Niassya, sur l’axe Ziguinchor-Oussouye, informe un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques (Dirpa) de l’armée sénégalaise. Selon la Dirpa, l’accident a occasionné un mort et sept blessés avec trois dont l’état a nécessité une évacuation sur l’Hôpital Principal de Dakar après une prise en charge sur place.

Dans le cadre de leur lutte contre les drogues, la fraude et les médicaments contrefaits, une cérémonie d’incinération a été organisée par la subdivision des douanes de Saint-Louis, de concert avec les forces de sécurité. Ce produit destiné à l’incinération est d’une valeur de plus de 2,8 milliards de FCfa.

Cette action est la troisième cérémonie du genre, dans un délai d’un an, et est organisée par les soldats de l’économie. Pour l’adjoint au gouverneur, Babacar Bâ, venu présider la manifestation, cette opération a été rendue possible grâce à la collaboration de toutes les composantes des forces de sécurité. Aussi, a-t-il rappelé que le processus de veille sécuritaire est toujours en cours à Saint-Louis, qui demeure une zone frontalière. Dans la saisie, il est enregistré une grande quantité de médicaments contrefaits, du chanvre indien, des piles électriques, des cartouches de cigarettes, entre autres. Mais, le « gros lot » est la méthamphétamine, d’une valeur de 2,5 milliards de FCfa, saisie par l’unité des douanes de Diama. Pour le commandant Ousseynou Faye, chef de la subdivision de Saint-Louis, ce travail a été fait de manière collégiale. Aussi, a-t-il appelé à une plus grande mutualisation des efforts des forces de sécurité dans la lutte contre la contrebande.

A. M. NDAW

Malgré le regain de violence noté dans leur quartier, les habitants de Grand-Yoff refusent de désespérer et décident de faire face. Ils ont prévu une journée de réflexion sur la violence qui sera aussi une occasion de lancer un concours dans les écoles du quartier.

Grand-Yoff est dépeint comme l’un des quartiers les plus violents de Dakar. D’ailleurs, ces temps-ci, le sang a beaucoup coulé dans cette commune où dorment 553.000 personnes, selon Arfang Sy, conseiller municipal de cette ville. Toutefois, ses fils refusent le fatalisme et décident de prendre leur destin en main.

Ils prévoient une journée de réflexion sur la violence le 7 janvier prochain au Cices où des imams, prêtres, sociologues, éléments des forces de sécurité et éducateurs invités vont sensibiliser les jeunes sur les méfaits de la violence.

Mieux, un concours dénommé « Jonghanté-biir daara » qui se déroulera du 19 avril au 28 mai sera lancé. Ainsi, des jeunes des établissements élémentaires (section 1) et des élèves du moyen secondaire (section 2), qu’ils soient du public ou du privé, seront mis en compétition sur des thèmes liés à la violence. «  Grand-Yoff, c’est l’Afrique en miniature. Un quartier qui abrite près 600.000 personnes et porte 400 bars ainsi qu’une gare routière internationale, pose forcément problème », s’est désolé Arfang Sy.

Pour Amadou Gaye, habitant de Grand-Yoff, ce projet, initié par une agence d’événementiel de promotion artistique et culturelle, vient à son heure et représente un début de solution à cette équation que pose le système éducation et sécuritaire à Grand-Yoff.

Pour cet ancien journaliste du « Soleil », le concours sera un espace de dialogue, de réflexion et de partage dans le respect mutuel pour le développement du Sénégal, en général. Pour ce qui est de la journée de réflexion du 7 janvier, il a reconnu qu’elle ne peut pas apporter une réponse définitive au problème complexe de la violence, mais ils se sont résolus à jouer le rôle qui leur revient en tant que citoyens dans la prévention de la violence.

Ndiol Maka SECK

Lutte contre l’exode rural et le chômage des jeunes, telle est la volonté de l’Union des jeunes entrepreneurs du Sénégal (Ujes). Face à la presse, les membres de ladite association ont défendu leur bilan de l’année écoulée et décliné les perspectives de 2017.

Dans son intervention, le président de l’Ujes, Mathieu Kadiona, a souligné avoir formé 800 porteurs de projets dont 200 jeunes Sénégalais de l’extérieur. A l’en croire, la mission première est de promouvoir la culture entrepreneuriale jeune et de mettre en place un dispositif de proximité performant d’accompagnement à la création d’emplois en vue de favoriser l’émergence de pôles économiques par les jeunes. Au courant de l’année 2016, l’Ujes, comme à son habitude, a mobilisé des ressources humaines adaptées pour développer la culture entrepreneuriale jeune. Sur l’immigration clandestine, Mathieu Kadiona a dit sa désapprobation. Car, pour lui, les jeunes ont un rôle majeur à jouer dans le développement socio-économique de nos régions. « Nous boostons l’entreprenariat et le leadership féminin au Sénégal et encourageons l’initiative féminine », a-t-il avancé.

Le président de l’Ujes, conscient de la saturation du marché de l’emploi, se dit optimiste à préparer les jeunes filles à l’emploi.
Dans les contraintes rencontrées au courant de l’année 2016, l’Ujes dénonce un manque de dispositif d’accompagnement financier et technique. L’Ujes a été créée en 2013 et compte une base de données de 2.350 jeunes entrepreneurs.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, était à Louga, dans le cadre de sa tournée d’information et de mise à niveau à l’endroit des acteurs.

La capitale du Ndiambour a accueilli le directeur des Transporteurs routiers, Cheikh Oumar Gaye, dans le cadre de sa tournée d’information et de mise à niveau. La rencontre, présidée par le gouverneur Alioune Badara Mbengue, a vu la participation des acteurs venus de tous les coins de la région. L’ordre du jour portait essentiellement sur la sécurité routière. Les échanges ont été riches entre transporteurs, chauffeurs, rabatteurs, promoteurs des auto-écoles et techniciens de la Direction des transports routiers.

La rencontre a marqué la satisfaction générale de Cheikh Omar Gaye qui a dit avoir atteint l’objectif recherché : réunir les acteurs pour échanger, les écouter et leur dire que le projet de réforme du code de la route « ouvre de belles perspectives pour le secteur ». Il en a aussi profité pour aborder le sujet relatif au permis à points. Et c’est pour dire que tout est fin prêt pour matérialiser le projet. « La tutelle travaille depuis un an et demi sur le projet du permis à points. Aujourd’hui, je dois dire que tout est fin prêt pour sa mise en œuvre », a confié le directeur des Transports routiers. « On ne peut plus revenir en arrière. On a investi beaucoup d’argent. Le matériel sera bientôt en place pour démarrer l’opération », a soutenu Cheikh Oumar Gaye. Selon lui, l’Etat a fait des efforts importants dans le cadre de la réalisation de bonnes routes, la réhabilitation de plusieurs chaussées ainsi que le renouvellement du parc automobile des transports urbain et interurbain. « Beaucoup d’investissements restent encore à faire. Mais il est clair que le facteur humain est la principale cause des accidents de la route », a-t-il indiqué, précisant que les nouvelles réformes visent justement à réduire les accidents de la route.

Pape Madièye Fall, président régional des transporteurs de Louga, s’est félicité de la démarche de Cheikh Oumar Gaye. « On était sceptique. Beaucoup d’acteurs ne comprenaient pas les mécanismes et la procédure du permis à points. La réunion a eu le mérite d’éclairer les zones d’ombre et de rassurer tout le monde », a-t-il fait savoir, saluant les efforts de l’Etat visant à renforcer le secteur. Pour sa part, le gouverneur Alioune Badara Mbengue a salué « la place des acteurs du secteur des transports dans l’économie nationale » et magnifié « la nouvelle réforme qui vise à mieux sécuriser les usagers de la route ».

Abdoulaye DIALLO

…Les nouvelles réformes exposées à Saint-Louis
Le directeur des Transports routiers continue sa tournée nationale pour informer les acteurs concernés sur les différents projets que compte dérouler l’Etat dans le cadre de la sécurité routière. Cheikh Oumar Gaye a fait savoir, en présence du gouverneur de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, que la sécurisation des titres de transport est un moyen de lutte contre les accidents de la circulation.

La recrudescence des accidents, due essentiellement au comportement des automobilistes et aux moyens de transport défectueux, devient de plus en plus une question de politique publique à laquelle il faut trouver une réponse. Au-delà de la fraude sur les permis, la question de la visite technique, pour la conformité des moyens de locomotion, est une préoccupation centrale. C’est pourquoi l’Etat a entrepris de mettre sur pied une batterie de mesures afin d’amener les populations à conduire convenablement sur les routes et à avoir des voitures en bon état.

Ainsi, le directeur des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, a rappelé l’importance «  de sensibiliser les transporteurs qui, pour l’essentiel, sont ceux qui sont les plus concernés. Selon lui, depuis quelques temps, la question de la mise en place d’une administration des transports efficace est le cheval de bataille des autorités. Cela passe, si l’on en croit Cheikh Oumar Gaye, par la numérisation des titres de transport afin de lutter contre les nombreuses fraudes tant au permis qu’à la carte grise. En fait, il s’agira, avec l’utilisation des nouvelles technologies, de permettre à tous ceux qui veulent détenir des titres de transport d’emprunter une voie légale.

A travers ces projets, avec pour finalité des permis à puce, Cheikh Oumar Gaye a fait savoir qu’il sera dorénavant possible de mettre sur pied des mécanismes pour sanctionner sur le champ tout auteur d’une infraction. Tour à tour, les responsables de syndicats de transport ont salué cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la sécurité routière.

A. M. NDAW

Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (Mffe) a initié une caravane de sensibilisation pour lutter contre les discriminations et violences basées sur le genre. Une activité inaugurale d’un week-end d’actions du Projet d’appui à la stratégie pour l’equité et l’egalité du genre (Pasneeg), conclue dans la capitale régionale, Kaolack, par un grand concert de la cantatrice Coumba Gawlo Seck.

Une caravane de sensibilisation, avec en guest star la diva Coumba Gawlo Seck, a constitué le clou de ce programme. Partie du complexe « Cœur de ville », la longue procession, à grand renfort de banderoles et de pancartes avec des slogans promouvant des comportements aux antipodes des violences basées sur le genre, a fait le tour de Kaolack. Des haltes ciblées dans les principaux foyers religieux de la capitale régionale ont permis d’accrocher le public sur les enjeux majeurs du programme précité.

« Notre département, à travers le Pasneeg et sous l’égide du président de la République, Macky Sall, entend donner une nouvelle impulsion à la lutte contre les discriminations basées sur le genre en alliant le plaidoyer pour l’abrogation des dispositions législatives et des actions de sensibilisation auprès de toutes les composantes de la société  », a tenu à souligner Mme Mariama Sarr, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, avant le lancement de la caravane. A sa suite, des responsables du projet sont revenus sur les objectifs recherchés par le gouvernement du Sénégal.

« Le Pasneeg trouve sa justification dans les engagements souscrits par notre pays à travers la ratification de nombreuses conventions internationales pour la lutte contre les discriminations basées sur le genre. L’objectif spécifique de la caravane est de mobiliser les leaders d’opinions, les communautés, les particuliers, les filles, les maris, les jeunes et l’école autour de la lutte pour le relèvement de l’âge légal de la fille au mariage, l’accès des femmes à la terre et les violences basées sur le genre », a précisé Mme Coumba Guer Fall, coordinatrice nationale du projet.

Une mobilisation dont le clou a été le concert populaire de musique sur l’esplanade du « Cœur de ville » avec à l’animation la diva Coumba Gawlo Seck qui a tenu en haleine, pendant plus de quatre heures, un public acquis à la cause de la femme sénégalaise.

Elimane FALL

…Et les mariages d’enfants à Tambacounda : Des filles s’engagent dans la conscientisation des parents
Dans le cadre de leur programme intitulé « Son choix » et consacré à la lutte contre les mariages d’enfants, 45 filles, issues de 15 clubs et regroupées au centre d’écoute d’Enda, participent à une formation dont l’objectif est de faire appliquer les droits fondamentaux de leurs camarades. Elles ont le soutien de Enda Jeunesse Action/Tambacounda et de kinderpostzegels dans leur croisade contre les mariages d’enfants.

Les mariages d’enfants sont très répandus dans les pays en voie de développement. Et le Sénégal n’est pas en reste, surtout dans des régions comme Tambacounda où la pauvreté touche de nombreuses familles. Selon les statistiques, chaque année, environ 14 millions de filles, dont 40% en Afrique, sont mariées avant l’âge adulte dans le monde. Pour faire face à ce fléau, le projet « Son choix », piloté par Enda Jeunesse Action, en collaboration avec kinderpostzegels, encourage des organisations locales comme les comités de protection de l’enfant et les clubs de jeunes filles à échanger sur les bonnes pratiques en matière de lutte contre les mariages d’enfants.

Les mariages d’enfants, fortement enracinés dans les traditions culturelles et religieuses, mais aussi l’inégalité du genre et les cycles de la pauvreté, privent les filles de leurs droits fondamentaux et mettent en danger leur vie et leurs moyens d’existence. Se marier à un jeune âge est préjudiciable à la santé et au bien-être des filles, restreint leur accès à l’éducation, aux opportunités de gagner un revenu et conduit souvent à un isolement social. A en croire Cheikh Tidiane Bâ, chargé des projets à Enda Jeunesse Action de Tambacounda, le mariage des enfants est « une forme de violence sexuelle basée sur le genre et rarement reconnue publiquement ».

Cette rencontre, qui vise à renforcer les capacités sur la santé de la reproduction et le référencement, intéresse 45 filles issues de 15 clubs de Koussanar, Sinthiou Malème et Tambacounda. « Cette formation leur permettra d’accompagner leurs camarades, en les sensibilisant sur la santé de la reproduction », a précisé Cheikh Tidiane Bâ qui a ajouté que « c’est une activité qui entre en droite ligne avec l’objectif de « Son choix » qui est de lutter contre les mariages précoces dans des zones où de nombreux cas de grossesses précoces sont toujours enregistrés ».

Pape Demba SIDIBE

L’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, en compagnie d’une forte délégation du clergé était, jeudi dernier, à Keur Nganda où il a été reçu par le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. Les deux chefs religieux ont prêché pour le raffermissement du dialogue islamo-chrétien et pour la culture de la paix au Sénégal et dans le monde.

En recevant l’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, le Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké a, par la voix de son porte-parole permanent, Serigne Cheikh Thioro Mbacké, tenu à rappeler la visite que lui rendue Mgr André Guèye, évêque de Thiès. Ces marques d’estime et d’amitié sont appréciées par le Khalife général des mourides qui magnifie l’attitude de l’Eglise dont les dirigeants au Sénégal sont des artisans de la paix. Selon Cheikh Thioro Mbacké, le rôle du guide religieux est, comme le font les responsables de l’Eglise au Sénégal, d’amener les croyants à cultiver la paix.

« Nous appartenons à un même pays. Et si nous polissons nos rapports, c’est le Sénégal qui en gagnera », a dit avec force le porte-parole permanent du Khalife général des mourides.

Réitérant les remerciements de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké à Mgr Benjamin Ndiaye pour sa visite, Serigne Cheikh Thioro Mbacké a ensuite souligné qu’il plairait au guide de la communauté mouride d’être informé des activités de l’Archevêché de Dakar pour un raffermissement des relations ».

Mgr Benjamin Ndiaye a, à sa sortie d’audience, déclaré être venu à Keur Nganda pour demander à Serigne Sidy Mokhtar Mbacké de prier pour que la paix règne dans notre pays,  en Gambie et dans le monde.

Aussi, a-t-il remercié le Khalife général des mourides qui, venu à Dakar pour accompagner des fidèles devant se rendre en pèlerinage à la Mecque, lui a manifesté son estime et son amitié en lui préparant un grand repas qu’il lui a envoyé à l’Archevêché. « C’est un geste qui m’a beaucoup touché », a dit Mgr Ndiaye qui a aussi souligné que « le dialogue islamo-chrétien, nous le vivons tous les jours au Sénégal ».

M. DIEYE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a présidé, vendredi dernier, la cérémonie de remise d’équipements offerts par l’Organisation internationale de la protection civile (Oipc) à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp). Ce don, composé de 3 tonnes de matériels d’urgence et de secours, va renforcer le cadre stratégique et opérationnel du secteur de la défense civile.

« Au-delà de son caractère symbolique, ce don composé de 3 tonnes de matériels d’urgence et de secours (...) permet de saluer, à sa juste valeur, la coopération bilatérale avec l’Organisation internationale de la protection civile », a déclaré le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.

Le don, destiné à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp) et à la Direction de la protection civile, est composé de 3 compresseurs, de 2 motos pompes, d’équipements de protection individuelle et d’un matériel accessoire, entre autres.

« Ce partenariat, au demeurant déjà fécond, devrait se poursuivre, en se renforçant eu égard au leadership du Sénégal au sein de cette organisation mondiale », a laissé entendre Abdoulaye Daouda Diallo qui a rappelé que le Sénégal a adhéré à l’Oipc en 1975.

Selon lui, le Sénégal a toujours œuvré au renforcement du cadre stratégique et opérationnel du secteur de la défense civile. Un tel investissement est connu de l’Oipc, une organisation intergouvernementale qui a toujours répondu positivement aux sollicitations du Sénégal.

Pour sa part, le chef de la division études et opérations de la Direction de la protection civile, le capitaine Aly Cissé, a expliqué que le matériel reçu va réduire la durée d’intervention des sapeurs-pompiers et faciliter leur tâche notamment en cas d’accident, d’effondrement de bâtiments, etc. D’où l’intérêt d’en faire un bon usage.

Serigne Mansour Sy CISSE

Diourbel a accueilli Mamadou Racine Sy et Mamadou Sy Mbengue, respectivement président du Conseil d’administration et directeur général de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). La direction de ladite institution qui a rappelé que les pensions ont connu, de 2012 à nos jours, une augmentation de 40% dans le dessein de mieux servir les retraités, a convaincu les retraités du Baol qui ont exprimé toute leur satisfaction.

Mamadou Racine Sy et Mamadou Sy Mbengue, respectivement président du Conseil d’administration et directeur général de l’Ipres, ont rencontré, vendredi dernier, les retraités de la région de Diourbel pour échanger avec eux sur les efforts visant le relèvement des pensions aux allocataires. D’abord, Mamadou Racine Sy a révélé l’importance que le président Macky Sall accorde aux retraités qui ont œuvré pour léguer aux générations actuelles et à venir un pays qu’ils ont servi avec amour et loyauté.

C’est pour un mieux-être des anciens travailleurs, a-t-il expliqué, que le chef de l’Etat a pris la décision historique de ne plus prélever d’impôts sur les pensions de retraite, mais aussi sur toutes les opérations de l’Ipres. Mamadou Racine Sy est ensuite revenu sur les efforts fournis, entre 2012 et 2016, dans le cadre des augmentations des pensions dont le cumul a atteint 40%. « Cela fait quand même un bond significatif du point de vue des pensions », a-t-il souligné avant d’ajouter que « l’objectif recherché est de faire en sorte que les gens aient envie d’aller à la retraite avec une pension correcte ».

Auparavant, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, avait évoqué la prise en charge sanitaire et  les différentes mesures prises pour faire éviter aux retraités les contrecoups d’une application brutale de la mensualisation des pensions.

Selon lui, les retraités  recevront, à partir du 15 janvier 2017, la pension du mois de mois février, avec une augmention de 20% correspondant aux 10 % de janvier et aux 10% de février 2017. Si l’on en croit Mamadou Sy Mbengue, le retraité qui, en 2012, percevait 100.000 FCfa, se retrouve aujourd’hui avec un surplus de 46.410 FCfa, soit une pension de 146.410 FCfa.
Revenant sur l’opposition de certains retraités à l’application de la mensualisation, Mamadou Racine Sy reconnaît que « l’unanimité n’existe nulle part ». Selon lui, une idée nouvelle crée toujours des crispations, des interrogations et des appréhensions. Mais, force est de constater que, suite aux exposés de la direction de l’Ipres, les appréhensions ont fait place à la confiance quant à la quête d’un mieux-être pour les retraités. « C’est dans la voie indiquée que se trouve le salut des retraités du Sénégal », a assuré Mamadou Racine Sy.

Mamadou DIEYE

L’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) va ouvrir un bureau à Kaffrine, pour permettre à ses allocataires de percevoir leur pension sur place. L’annonce a été faite par son président du Conseil d’administration, Mamadou Racine Sy, lors d’une rencontre avec les retraités de Kaolack et Kaffrine, sur l’application de la mensualisation des allocations.

Les allocataires de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) résidant dans la région de Kaffrine, obligés, chaque mois, de faire une soixantaine de kilomètres pour se faire payer leur pension, pourront bientôt le faire sur place. La promesse a été faite par le président du Conseil d’administration de ladite institution, Mamadou Racine Sy, répondant ainsi à une vieille doléance des retraités du Ndoucoumane qui l’avaient réitérée par la voix de leur responsable Gadd Dieng.

« La commune de Kaffrine est dite disposée à mettre à notre disposition un local pour servir de bureau pour le paiement des pensions aux retraités. Nous allons y affecter un agent pour ainsi accéder à votre demande, cela en attendant d’avoir un nombre plus important d’allocataires pour envisager l’ouverture d’une agence régionale de l’Ipres et un centre médico-social », a indiqué Mamadou Racine Sy. Il en a profité pour confirmer la mesure inédite d’exonération fiscale pour les retraités bénéficiant de ce régime.

« Nous en avons fait la demande au président de la République qui a aussitôt donné des instructions dans ce sens au ministre de l’Economie et des Finances. Depuis fin décembre, la décision s’applique à nos allocataires. C’est une première au Sénégal  », a soutenu Mamadou Racine Sy. Sur la mensualisation des pensions, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, a évoqué « un souci de revalorisation des retraites et un devoir de solidarité vis-à-vis de travailleurs qui ont été à l’avant-garde de l’indépendance de notre pays ». Selon lui, la mission de l’Ipres est d’assurer une pension de retraite décente à chaque travailleur du secteur privé.

« De 2012 à 2017, les pensions ont été revalorisées à 40% pour que les allocataires puissent avoir des revenus en adéquation avec leurs besoins de chef de famille », a souligné Mamadou Sy Mbengue qui a révélé, par ailleurs, les efforts colossaux fournis par l’Ipres pour la prise en charge sanitaire de ses allocataires.

« En 2016, plus de 3 milliards de FCfa ont été dépensés pour la prise en charge dans nos centres médico-sociaux et autres structures hospitalières », a-t-il ajouté. L’Ipres, qui revendique 140.000 allocataires, a versé, en 2016, des pensions à hauteur de 81 milliards de FCfa. Après le défi de la mensualisation, ladite institution a l’ambition de fixer une pension minimum mensuelle de 50.000 FCfa.

Elimane FALL

Le président du Conseil d’administration (Pca) de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, a annoncé que l’Ipres va mettre à la disposition des retraités de la région de Fatick un médecin et des médicaments pour la prise en charge médicale. Il a fait cette déclaration lors de sa tournée nationale d’information et d’échanges sur la mise en œuvre de la mensualisation et la gestion de la retraite, ce jeudi à Fatick.

Fatick a été, jeudi dernier,  le point de convergence de tous les retraités de la région de Fatick à l’occasion de la tournée nationale de sensibilisation et d’échanges sur la mise en œuvre de la mensualisation et la gestion de la retraite. Le président du Conseil d’administration de l’Ipres (Pca) a expliqué qu’ils sont venus dans le Sine  pour expliquer aux retraités le sens et les objectifs « de cette réforme révolutionnaire qui a été  prise par le Conseil d’administration et qui est celle de la mensualisation des pensions. Mamadou Racine Sy a rappelé qu’en 2007, l’Ipres a eu à procéder à une réforme qui a consisté de passer du trimestre au bimestre. Selon lui, cela s’est passé sous les meilleurs auspices malgré les appréhensions des gens à cette réforme. « Aujourd’hui, nous avons décidé d’harmoniser notre système de retraite avec celui de tous les pays de la sous-région en allant à la mensualisation », a-t-il déclaré.

Mais, a-t-il révélé, l’Ipres a accompagné cette mensualisation par des mesures très importantes. Le Pca de l’Ipres a fait savoir que pour ces quatre dernières années, l’Ipres a augmenté les pensions de 40% et même des avances ont été faites sur les pensions. Aussi, Mamadou Racine Sy a indiqué que  le président de la république, Macky Sall, vient de décider de défiscaliser tout ce qui touche aux pensions au Sénégal.

Lors de cette rencontre, le Pca de l’Ipres a  donné des instructions fermes pour que Fatick soit doté d’un médecin et aussi de médicaments pour la prise en charge médicale des retraités. Le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, a expliqué le fonctionnement  de l’Ipres qui gère la retraite au Sénégal. Aussi, a-t-il expliqué que pour déterminer une pension, il y a des paramètres qu’il faut tenir en compte. M. Mbengue a rappelé que le nombre d’années et  le salaire déterminent ce que le retraité doit percevoir. Il est d’avis qu’au Sénégal, il y a un système de solidarité.

Selon lui, de 2012 jusqu’à maintenant, l’Ipres a fait une augmentation de 40% sur les pensions. En 2012, a-t-il indiqué, un retraité qui percevait 50.000 FCfa perçoit aujourd’hui 72.000 FCfa, tandis que celui qui touchait 100.000 FCfa, 146.000 FCfa. Le directeur général de l’Ipres a fait savoir que le Conseil d’administration a décidé, en 2007, le paiement des pensions par bimestre. Aujourd’hui, a-t-il dit, le président de la République, Macky Sall, a décidé qu’elles soient payées par mois et le Conseil d’administration de l’Ipres l’a suivi en décidant d’appliquer  cette mesure.

Oumar  Ngatty BA

Le Conseil d’administration de l’Institution de prévoyances retraites du Sénégal (Ipres) a rencontré les retraités des départements de Thiès et de Tivaouane. L’occasion a été saisie pour annoncer la défiscalisation des pensions de retraite et la tenue d’une conférence sociale en mars 2017 sur la viabilité des régimes de retraite.

Le président du Conseil d’administration (Pca) de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, est revenu, devant les retraités de Thiès et de Tivaouane, sur la défiscalisation des pensions de retraite. C’est un cadeau du président Macky Sall qui est conscient de la faiblesse des pensions de retraite au Sénégal. « A compter de ce mois, vous constaterez sur vos bulletins de paie l’entrée en vigueur de cette défiscalisation des pensions de retraite », a-t-il indiqué avant d’ajouter que « le souhait du chef de l’Etat est l’amélioration des conditions de vie des retraités ».

La rencontre avait été convoquée pour informer de la mesure de mensualisation de la pension à compter de cette année 2017. Mais là, certains retraités ont manifesté leurs inquiétudes. Surtout par rapport au taux qu’ils gagnent par bimestre et qui sera divisé par deux avec la mensualisation. Mamadou Racine Sy les a rassurés tout en les invitant à prendre conscience que l’Ipres fait beaucoup d’efforts pour l’amélioration des conditions de vie de ses allocataires. Aussi, a-t-il tenu à rappeler que de 2012 à nos jours, l’institution a procédé à des augmentations cumulées atteignant 40%.

Il s’y ajoute, selon le directeur général de l’Ipres, Mamadou Diagne Sy Mbengue, l’enveloppe de 3 milliards de FCfa dégagée pour la prise en charge médicale des 140.000 allocataires du Sénégal. « C’est parce que le Conseil d’administration de l’Ipres est conscient des difficultés que rencontrent les retraités que des initiatives sont prises allant dans le sens d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il soutenu. Toujours est-il qu’il faut encore réformer pour un meilleur système de retraite au Sénégal.
D’ailleurs, c’est cela qui commande la tenue, en mars 2017, d’une conférence sociale sur la viabilité des régimes de retraite au Sénégal. Selon Mamadou Sy Mbengue, le président Macky Sall a donné des instructions au ministre du Travail pour convoquer cette rencontre à laquelle les retraités seront conviés.
Mohamadou SAGNE

…Mbour marque sa totale adhésion…
Le Conseil d’administration de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a rencontré hier, à Mbour, les retraités du département. Une occasion pour les sensibiliser sur les réformes phares de l’institution, mais aussi sur les mesures d’accompagnement de la mensualisation des pensions. Les retraités ont marqué leur totale adhésion au système de paiement mensuel des allocations.

Après Thiès, l’étape de Mbour a permis à l’Ipres de sensibiliser les retraités sur les réformes phares de l’institution, des mesures d’accompagnement de la mensualisation des pensions. Le fonctionnement du régime de l’Ipres géré depuis 1958 leur a aussi été expliqué. Pour le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, la mensualisation des pensions rentre dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et d’existence des retraités. « C’est une vieille demande des retraités qui vient d’être acceptée par le Conseil d’administration qui a décidé de mensualiser les allocations à partir du 1er janvier 2017 », a-t-il indiqué. « En plus des 30 % d’augmentation qu’ont connu les pensions entre 2012 et 2017, vient s’ajouter une augmentation de 10 % soit 40 % entre 2012 et maintenant », a fait savoir M. Mbengue. Toutefois, a rappelé le directeur général de l’Ipres, l’institution s’est heurtée à un problème l’année dernière. « Les retraités avaient attendu deux mois pour percevoir un mois de pension. Pour éviter cela, le Conseil d’administration a consenti de leur accorder un prêt de 50 % de leur pension ; ce qui fait qu’au 19 décembre dernier, ils ont perçu un bimestre, et le mois de janvier par anticipation. Ce prêt, à hauteur de 7 milliards de FCfa, sera remboursé sur 30 mois », a noté M. Mbengue.

L’une des importantes mesures, c’était de s’accorder sur les banques pour le réajustement de l’amortissement des prêts sur le mois. « Celui qui remboursait 10.000 francs par bimestre va payer 5.000 francs par mois », a expliqué le directeur de l’Ipres. Selon M. Mbengue, des mesures d’urgence ont été également prises pour l’amélioration des pensions des futurs retraités. Il s’agit du relèvement du plafond soumis à cotisation à hauteur de 35 %, mais également le passage du délai de stage de 1 à 10 ans. « Le fonctionnaire qui n’a pas fait 15 ans de retraite sort du régime avec un versement unique, la même chose va être appliquée aux retraités de l’Ipres non pas sur 15 ans, mais sur 10 mois. Ceci va nous permettre d’avoir de meilleures pensions de retraite le moment venu », a-t-il indiqué. La bonne nouvelle, selon M. Mbengue, c’est l’exonération, par le président Macky Sall, des pensions de tout impôt et taxe. Il s’y ajoute aussi celle de l’Ipres qui va bénéficier d’un régime fiscal dérogatoire à partir de janvier 2017 comme c’est le cas dans les 15 autres pays de la conférence inter-africaine de prévoyance sociale.

L’institution payait 2 à 3 milliards de FCfa d’impôts selon M. Mbengue. Cette nouvelle donne, a-t-il soutenu, va permettre à l’Ipres d’avoir des moyens additionnels et d’améliorer les pensions dans les années à venir.

Le président Racine Sy a, pour sa part, déclaré que le Conseil d’administration est conscient de l’importance de la capitale de la Petite Côte sur le plan économique et culturel. C’est pourquoi, a-t-il dit, que sur cette question de la mensualisation, tous les membres du Conseil ont fait le déplacement pour que toutes les décisions qui sont prises soient irréversibles.

El Hadji Moussa Ndione, président de l’association des retraités de Mbour, a plaidé pour la pérennisation de l’outil pour le bien-être des retraités et de leurs familles. Il a salué la disponibilité du directeur général de l’Ipres et a réaffirmé la détermination des retraités à faire face aux détracteurs. Il a clamé haut et fort que la rencontre de Coco-beach marque à jamais leur adhésion pleine et entière au système de paiements mensuels des allocations. Son collègue, Louis Samba Diouf de Joal, a lui aussi souhaité que des guichets uniques soient ouverts chaque mois pour permettre aux retraités d’accéder à leur pension sans coup férir. Il a regretté que des personnes du 3e âge se réveillent à 5 heures du matin pour aller faire la queue devant les guichets des bureaux de poste.

Amath Sigui NDIAYE

L’insécurité gagne du terrain dans la région de Kolda. Après le braquage survenu la semaine dernière dans la commune de Kandia, département de Vélingara, c’est au tour de Mampatim, une commune située à environ 70 kilomètres à l’Est de Kolda, de recevoir la visite des malfaiteurs.

Des individus, armés de fusils et d’armes blanches et encagoulés, ont fait irruption à Mampatim dans la nuit du 9 au 10 janvier 2017 aux environs de deux heures du matin alors que les habitants dormaient. Ils ont dévalisé deux boutiques appartenant respectivement à Abdoul Gadiry Diallo et Mamadou Saidou Diallo, deux commerçants qui ont pignon sur rue à Mampatim. Les malfaiteurs ont emporté d’importantes quantités de marchandises, des tôles et de l’argent dont le montant n’a pas été précisé. Alertés, les gendarmes de la brigade de Dabo, localité située à une vingtaine de kilomètres de Mampatim, se sont rendus sur les lieux pour faire le constat.

Les populations de Mampatim, qui ne cachent pas leur inquiétude face à la montée de l’insécurité, réclament le retour de la brigade de gendarmerie qui avait été délocalisée à Dabo. Rappelons que les braquages des véhicules de transport en commun et les attaques contre des commerces avaient cessé depuis bientôt un an, après le démantèlement d’un réseau de malfaiteurs qui écumaient le département de Vélingara et des localités sur l’axe Kolda-Diaobé.

Mamadou Aliou DIALLO

Le procès Hissène Habré est arrivé à sa phase ultime. Les débats ont été clos, hier, après les demandes des différentes parties. La Chambre d’appel rendra son verdict le 27 avril prochain.

Les audiences du procès en appel de Hissène Habré ont été clôturées hier après quatre jours de débats. Le verdict sera connu le 27 avril prochain. En tout cas, les avocats des différentes parties ont crânement défendu leur cause. Les hostilités ont été ouvertes par les parties civiles en réponse aux moyens d’appel soulevés par la défense au premier jour du procès. « Dans son mémoire, la défense n’a soulevé aucune erreur de fait ou de droit », a remarqué Me Alain Werner, avant de commencer l’énumération des « arguments déficients » utilisés par la défense...
Selon Me Werner, parler de la réduction de la peine est « un grief d’appel ». L’avocat des parties civiles a, par ailleurs, pris le contre-pied du procureur général qui a dit dans ses réquisitions s’en remettre à la « sagesse de la Chambre » pour la peine. « Le rôle de la Chambre d’appel n’est pas d’être sage ou non, mais d’appliquer les standards internationaux d’appel. Je ne suis pas du tout convaincu que M. Habré ait regretté ses actes. S’il ne mérite pas une peine à perpétuité, je ne sais pas qui la mérite », a laissé  entendre l’avocat.

En outre, le spécialiste du droit international s’est dit choqué par les propos du ministre de la Justice parlant d’une possible grâce de Hissène Habré, un jour après le verdict en instance. « L’octroi d’une grâce violerait l’accord signé avec l’Union africaine. Les crimes retenus contre Hissène Habré sont d’une gravité ultime. Si une telle chose se passe, ce serait un cataclysme. Selon les statuts des Cae, les peines doivent être exécutées conformément aux standards internationaux », a soutenu Me Werner. Sur le cas du juge Amady Diouf soulevé par la défense, Me Assane Dioma Ndiaye a estimé que dans les juridictions internationales, ce qui importe c’est la haute connaissance du droit par la personne. « D’ailleurs cette exception a été soulevée après les débats et cela devait être fait in limine litis (avant tout débat). M. Amady Diouf totalise 25 ans d’expérience dans la magistrature », a précisé Me Ndiaye. Concernant l’argument ayant trait au renvoi de la seule personne de Hissène Habré devant la Chambre d’assises, l’avocat a souligné qu’il n’est pas dit qu’il faut avoir tous les accusés pour renvoyer…

Dans sa réplique, Me Abdoul Gningue de la défense a d’emblée mentionné que la Belgique a manipulé ses règles de compétence en offrant la nationalité belge à un Tchadien rien que pour s’attaquer à Hissène Habré. Il a encore déploré l’audition du juge d’instruction belge, Daniel Fransen. Selon lui, en décidant de ne pas livrer les co-inculpés de Habré, Ndjaména a violé les droits de Habré pour un procès équitable. « C’est pourquoi nous avons estimé que l’ordonnance de renvoi est nulle », a souligné Me Gningue.

Sur le cas Amady Diouf, la défense persiste et signe : « C’est une question d’aptitude et non d’ancienneté. La distinction entre juge du siège et du parquet a été faite par la loi organique ». Appuyant son confrère, Me Mbaye Sène a noté que Amady Diouf n’a pas rempli les conditions prévues par l’article 11 des statuts des Cae. « Vous reprochez à Hissène Habré d’avoir violé les lois de la guerre, et vous, vous violez aujourd’hui la loi pour pouvoir le juger », a-t-il déploré.

Ndiol Maka SECK

La brigade de gendarmerie de Louga vient de procéder à l’arrestation d’une bande organisée, spécialisée dans le vol de bétail.

La foule immense était massée, mercredi, devant la gendarmerie de Louga. Pas pour voir les délinquants. Mais pour saluer le remarquable travail abattu par le commandant Amar Diouf et ses hommes. Travail minutieusement mené et ayant abouti à l’arrestation de cette bande spécialisée dans le vol de bétail. Au total 12 individus ont été arrêtés, 30 moutons, 2 bœufs et 6 chèvres retrouvés ainsi que 2 véhicules saisis.

« C’est réconfortant de voir tout ce monde venu nous remercier et nous encourager », confie, visiblement très content, le commandant Amar Diouf. L’opération a débuté le 7 janvier quand les gendarmes sont informés de la présence suspecte d’un individu conduisant 4 moutons au quartier Médina Salam. Une enquête révèle qu’il s’agit bien de bêtes volées. L’individu a été appréhendé et conduit à la gendarmerie.

« La poursuite de l’enquête nous a permis de savoir que nous avions affaire à une bande organisée spécialisée dans le vol de bétail », a fait remarquer le commandant Diouf, précisant que les investigations menées à Louga et à Dakar ont permis de mettre la main sur les autres membres de la bande et le produit de leurs forfaits.

« Conformément aux instructions de la hiérarchie, nous allons mobiliser tous les moyens nécessaires pour lutter contre le vol de bétail », a soutenu le commandant Diouf qui appelle à davantage de collaboration avec les populations. C’est la meilleure façon, a-t-il dit, d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens.

Abdoulaye DIALLO

Curage des réseaux de l’Onas situés dans les zones concernées, branchement à l’égout du domicile du khalife, mise en place d’un dispositif de secours, extension du réseau électrique, dotation en nombre suffisant de médicaments ont été, entre autres, les besoins exprimés par le Comité d’organisation de la 37e édition de la Ziarra de la famille omarienne. La délégation a été reçue, hier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.

C’est en présence du khalife, Thierno Madani Mountaga Tall, que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a reçu, hier, la délégation des Ahbab (les amis de Cheikh Oumar Foutiyou Tall) en charge de l’organisation de la 37ème Ziarra de la famille omarienne. Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la région de Dakar, Mouhamed Fall, a passé en revue le mémorandum qui a été présenté par le Comité d’organisation sur l’ensemble des aspects qui participent à la réussite de la Ziarra. Ils sont liés à l’eau, l’assainissement, la santé, l’hygiène, l’environnement, entre autres. « Toutes les dispositions ont été prises pour une bonne réussite de l’événement. Le ministère de l’Intérieur a mis en place un comité dirigé par le gouverneur de Dakar. Globalement, tous les engagements pris lors du Crd ont été respectés », s’est réjoui le porte-parole des Ahbab, Mamadou Dia. Il a magnifié l’engagement de l’Etat. « Nous sommes à deux semaines de la célébration de la Ziarra. Et c’est heureux que le Comité d’organisation fasse savoir que tous les engagements pris ont été respectés », a souligné le ministre Abdoulaye Daouda Diallo. 

Grande conférence
Cette 37ème édition qui coïncidera avec le 10ème anniversaire du rappel à Dieu de Thierno Mountaga Ahmed Tall démarre le 26 janvier par une grande conférence au King Fahd. Elle sera présidée par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le thème de la conférence est : « Thierno Mountaga Tall ou l’incarnation de l’héritage omarien, une contribution inestimable au rayonnement de l’Islam ». Selon le président de la commission communication, Ahmed Tidiane Hann, le choix du thème n’est pas fortuit. Il s’agira, pour la communauté omarienne, de revisiter l’œuvre et la vie de Thierno Mountaga Tall, mais surtout de vulgariser sa contribution au développement socioculturel de l’Islam, à travers la Ummah. « Toute sa vie durant, Thierno Mountaga Tall s’est consacré entièrement à l’Islam pour asseoir la spécificité omarienne, mais aussi à répandre par-delà la compassion, la concorde entre les populations d’ici et d’ailleurs », a indiqué M. Hann. Il a rappelé l’implication du Saint-homme lors des catastrophes naturelles.

De l’enseignement à l’assistance sociale, Thierno Mountaga était un véritable soufi qui avait une connaissance approfondie de la culture et de la religion. « Chacun de ces propos avait valeur de sentence archéologique à travers laquelle il dispensait un enseignement coranique. L’homme a marqué son passage dans ce monde par l’édification de la mosquée Cheikh Omar Foutiyou Tall ainsi que la rédaction d’un ouvrage intitulé : « Les perles rares de Cheikh Oumar ».

Tata SANE

…Satisfaction à Louga également
La décision prise par le chef de l’Etat Macky Sall portant exonération des retenues à la source effectuées sur les pensions a été vivement saluée par les retraités de la région de Louga.

Le président du Conseil d’administration et le directeur général de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) étaient, mercredi, à Louga. La démarche de Mamadou Racine Sy et de Mamadou Sy Mbengue est simple : venir à la rencontre des retraités, les écouter et échanger avec eux sur les mesures d’accompagnement en cours ou envisagées dans le cadre de la mensualisation des pensions de retraite. L’ambiance était bonne. Favorisée par la récente mesure prise par le chef de l’Etat portant exonération des retenues à la source effectuées sur les pensions servies.

La décision présidentielle a été unanimement saluée. « Cela ne nous surprend pas venant du président Macky Sall. Il ne fait que poser des actes allant dans le sens d’améliorer les conditions de vie des retraités », a magnifié Pape Meissa Wade, président régional des retraités de Louga. « Dites au président Sall que nous sommes contents. Nous comptons sur lui pour enregistrer d’autres acquis au bénéfice des retraités du Sénégal », a ajouté Pape Meissa Wade, s’adressant aux patrons de l’Ipres. Pour Mamadou Racine Sy, le président Macky Sall a été « courageux » en prenant cette décision de défiscaliser l’Ipres  et les retenues sur les pensions. « Depuis que le Sénégal est indépendant, c’est la première fois qu’une telle mesure est prise. Voilà pourquoi tous les retraités doivent remercier le président Sall pour avoir pris cette décision historique », a souligné le président du Conseil d’administration de l’Ipres qui est aussi largement revenu sur les autres mesures prises pour améliorer les conditions de vie des retraités.

« Il faut que nous arrivions à un Sénégal où retraite ne rime plus avec précarité. Cela demande beaucoup de travail, de compréhension de la part des retraités et une bonne stratégie de mobilisation de ressources », a-t-il expliqué.

La rencontre était aussi une belle occasion pour les retraités de Louga de partager leurs préoccupations. Pape Meissa Wade a été clair : « Beaucoup reste à faire, notamment dans le domaine de la prise en charge médicale », un volet où « l’Ipres met déjà annuellement plus de 3 milliards de FCfa », a fait savoir le directeur général, Mamadou Sy Mbengue.

Abdoulaye DIALLO

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a rencontré, à Saly, les inspecteurs d’académie et ceux de l’éducation et de la formation dans le cadre d’un atelier de partage et de mise à niveau du processus électoral. Mansour Sy a invité les différents acteurs à travailler en synergie pour réussir le double défi de l’organisation et de la participation.

Le Sénégal compte un peu plus de 95.000 enseignants répartis dans un peu moins d’une cinquantaine d’organisations syndicales. Cette situation  entrave fortement la qualité du dialogue social. Ainsi, une nouvelle donne s’impose afin que les enseignants soient dignement représentés lors des négociations avec le gouvernement. Voilà pourquoi des élections sectorielles de représentativité syndicale seront, pour la première fois, organisées au Sénégal.

C’est pour réussir cela qu’un atelier de partage et de mise à niveau du processus électoral avec les inspecteurs d’académie (Ia) et les inspecteurs de l’éducation et de la formation (Ief) a été organisé par le ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions.

Mansour Sy est revenu sur la présentation du nouveau cadre législatif et réglementaire de l’élection, la définition et le partage des principales missions attendues des acteurs appartenant à l’administration, notamment des Ia et des Ief.  « Il est heureux que le projet d’arrêté ait été partagé à deux reprises avec les syndicats d’enseignants du secteur jusqu’à sa validation, sa soumission au conseil consultatif national du travail et de la sécurité sociale avant sa signature et sa publication le 22 novembre 2016 », s’est félicité le ministre. L’implication des Ia et Ief est très attendue dans l’organisation des élections de représentativité, selon le ministre, notamment dans l’élaboration des listes. Les élections auront lieu en 2017 et mettront en lice 32 syndicats repartis dans le collège du préscolaire et de l’élémentaire, du moyen secondaire et du corps de contrôle.

Ces élections vont ainsi permettre une rationalisation du dialogue social dans le secteur éducatif, en disposant d’interlocuteurs suffisamment représentatifs, forts et indépendants pour le plus grand bien de l’école et de ses acteurs.

Amath Sigui NDIAYE

Après la défense et les parties civiles, c’était, hier, le tour du parquet général de faire son réquisitoire. Mbacké Fall et ses substituts ont balayé d’un revers de main tous les moyens d’appel soulevés par les avocats commis d’office pour défendre les intérêts de Hissène Habré.

Le parquet général a fait, hier, son réquisitoire par rapport aux moyens d’appel soulevés par les avocats de la défense de Hissène Habré et ceux des parties civiles. Le procureur général et ses adjoints ont été interpellés par la défense sur ce qu’elle considère comme une incohérence. En effet, dans son verdict, la Chambre d’instance a reconnu un certain nombre de circonstances atténuantes à l’ancien président tchadien. Et pourtant, ce dernier a été condamné à la prison à perpétuité, ce qui, aux yeux des avocats de la défense, est incompréhensible.

Selon Mbacké Fall, il est vrai que des circonstances atténuantes ont été reconnues à Hissein Habré, mais les circonstances aggravantes l’emportent largement. « Hissène Habré approuve de manière implicite la décision de ses avocats de faire appel, sinon il aurait émis un communiqué pour dire que cela ne l’engage pas. Nous savons aussi que du fond de sa cellule, il regrette ses actes commis lors de son règne, entre 1982 et 1990. Nous demandons aux juges de tenir en compte tous ces éléments. Mais pour le verdict, le parquet s’en remet à la sagesse de la Chambre », a déclaré le procureur général. Il a requis le rejet de tous les moyens d’appel avancés par les avocats de Hissène Habré et de déclarer recevables toutes les constitutions de partie civile des victimes. S’agissant des réhabilitations, Mbacké Fall a estimé qu’il serait bon d’organiser des cérémonies commémoratives d’hommage et autres, selon le pays d’origine des victimes. Il a aussi demandé à l’Union africaine que le fonds d’indemnisation mis en place soit disponible. Avant lui, son substitut, Moustapha Diallo, s’était attelé à démonter l’argumentaire de la défense consistant à nier la responsabilité directe de Hissène Habré dans les massacres au Tchad, particulièrement ceux qui ont eu lieu au sud. « Ces évènements doivent être bien cernés.

La chambre d’instance les a examinés de fond en comble. Des attaques ont été commises contre des populations civiles. Ces faits sont bien établis. Et c’était une entreprise criminelle commune engageant la responsabilité de Hissène Habré.

La responsabilité d’Idriss Deby, qui était commandant en chef des Forces armées nationales tchadiennes (Fant) comme dit la défense, ne saurait écarter celle de Hissène Habré. Cet argument doit être rejeté comme non fondé », avait laissé entendre le parquetier.

Ndiol Maka SECK

Permettre aux jeunes de se familiariser avec les outils indispensables à l’entretien d’embauche, c’est l’objectif du Mdes qui a initié, à Dakar, un atelier training.

Le Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes) a choisi le Centre africain d'études supérieures en gestion (Cesag) pour la tenue de l’atelier training au profit des jeunes diplômés. Cette rencontre est une occasion pour donner un savoir-faire aux demandeurs d’emploi. Cela va de la rédaction du Curriculum vitae (Cv) à la maîtrise des outils indispensables à l’entretien d’embauche. « La recherche d’emploi exige un état d’esprit, une confiance et une maîtrise de soi dans les procédures d’entretien et d’embauche qui se préparent consciencieusement et psychologiquement », a déclaré le patron du Mdes.

Selon Mbagnick Diop, ce rendez-vous, dédié aux aspirants du marché de l’emploi, entre dans le cadre de la 16ème édition du Forum du premier emploi, prévu en février prochain. « Dans la vie des nations, ne pas disposer d’un emploi, c’est exister sans vivre », a dit M. Diop, non sans reconnaître que « le problème de l’emploi est universel ». S’adressant au ministre Mame Mbaye Niang présent, il a souligné que « celui en charge de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a compris mieux que quiconque que l’inactivité professionnelle annihile en la personne, surtout en la jeunesse, toute possibilité de construction d’un avenir intègre et intégral... ».

Mbagnick Diop est formel : « La jeunesse est un grenier de créativité et un silo de ressources humaines. L’emploi est, pour elle, à la fois une aspiration légitime et un droit fondamental ». Aussi, a-t-il constaté le nombre de demandes d’emploi qui ne cesse d’augmenter. « Mais, les efforts de l’Etat, pour endiguer ce mal social, sont louables et incommensurables », a-t-il applaudi. Le ministre Mame Mbaye Niang a cité le dernier rapport du Bureau international du travail (Bit), révélant une hausse du chômage des jeunes. « Le nombre de jeunes chômeurs parmi les 15 à 24 ans dans le monde passera à 71 millions cette année », a-t-il dit.

Dès lors, combattre et vaincre le chômage devient une nécessité, voire un impératif pour réduire la fracture sociale. Après avoir magnifié ce forum, qui est un pont entre l’école et le monde du travail, il a, dans une digression, fait savoir qu’il était pensionnaire d’un « daara » à l’âge de 3 ans. « Je n’ai jamais pensé un jour être ministre », a-t-il dit. En retraçant son parcours, il a voulu inviter les jeunes, à l’abnégation, à la détermination, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

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