sources vecto FR 5 page 001

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (1938)

La journée internationale des casques bleus a été célébrée à Dakar. A cette occasion, le Centre d’information des Nations Unies (Cinu) a organisé un panel portant sur le thème : « le défi de la protection des civiles dans les opérations de maintien de la paix » au cours duquel un vibrant hommage a été rendu aux militaires, policiers et civils qui ont perdu la vie dans les opérations de maintien de la paix.

Au total, ce sont 117 casques bleus dont sept Sénégalais à qui on a décerné la médaille Dag Hammarskjöld à titre posthume. Le soldat de première classe Kalilou Thioune Abu qui servait dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), le sergent-chef Taïrou Diedhiou qui a été déployé dans l’opération hybride de l’Union africaine et des Nations Unies au Darfour (Minuad), le caporal Baye Salif Faye, le soldat de première classe Assane Cissokho, le caporal-chef Sékou Diémé et le caporal Mouhamadou Sago Niento de l’opération des Nation Unies en Cote d’Ivoire (Onuci) et le brigadier-chef de police Racine Diène en mission en République Centrafrique (Minusca) composent la liste des sept casques bleus sénégalais ayant perdu la vie dans les opérations de maintien de la paix.

Pour marquer cette journée, l’Organisation des Nations Unies, à travers le Centre d’information des Nations Unies (Cinu), a organisé un panel portant sur le défi que constitue la protection des civils dans les opérations de maintien. Ainsi, les différentes interventions ont fait ressortir que la mission de protection des populations avait pris une dimension exceptionnelle. C’est une mission très complexe qui requiert de la part des Nations Unies, concepteurs des opérations de maintien de la paix, mais également des pays contributeurs et des troupes, un effort important.

Une meilleure protection des populations
C’est pour ces raisons que le modérateur du panel, le colonel Mamadou Samb, a estimé que la conception des missions doit prendre en compte cette dimension de la protection des populations. Aussi a-t-il relevé l’effort qui doit être fait par les pays contributeurs en termes de moyens à mettre à la disposition des troupes déployées, mais également en matière de formation. Le colonel Mamadou Adje a, pour sa part, évoqué la question de la protection des civils dans les théâtres d’opérations de maintien de la paix, celle des moyens, des capacités des forces à assurer cette mission de protection des populations, mais aussi la question relative à la formation à la fois des forces militaires et des unités de police. En outre, il a aussi éclairé sur l’évolution de la mission de protéger avec la perception qu’avaient eu les différents secrétaires généraux des Nations Unies.

Dans un message transmis à la presse, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a relevé la forte contribution des casques bleus à apporter la paix et la stabilité aux sociétés déchirées par la guerre dans le monde. « C’est l’occasion pour nous de rendre un hommage mérité à plus de 3.500 soldats de la paix qui ont donné leur vie au service de la paix depuis 1948 », lit-on dans le texte. Cette journée créée pour honorer la mémoire des casques bleus a été l’occasion pour la chargée des programmes et conseillère scientifique de la Fondation Konrad Adenauer de magnifier le courage du capitaine Mbaye Diagne. Selon Ute Bocandé, le capitaine Diagne « est un héros immortel ». C’est tout le sens de la bande dessinée éducative « Afrique Citoyenne » qui lui a été consacrée.

Tata SANE

Le Prophète atteint le plus haut degré de sincérité. Il donne le plus bel exemple aux membres de sa communauté pour qu'ils l'imitent de manière à réaliser leur bonheur ici bas et dans l'au-delà. Tout membre de sa communauté réputé pour sa sincérité lui doit cette qualité. C'est le cas de tous les califes bien guidés, les imams droits, les ulémas pratiquants, les combattants sincères, les auteurs originaux et les prédicateurs réussis. Tout bien réalisé, toute récompense méritée seront redevables au Prophète sans que cela n'entraîne la diminution de ce qui en reviendra à leur auteur.
Le Prophète ne se contenta pas d'apprendre la sincérité aux membres de sa communauté par les actes car il l'exprima clairement dans ses propos en disant:

«Ce que je crains le plus pour vous, c'est  le polythéisme subtile.»
- «ô Messager d'Allah, qu'est ce que le polythéisme subtile?»
- « c'est le désir de se faire voir à l’œuvre. »
- Certes, Allah le Béni et Très haut dira le jour où il procèdera à la rétribution des actes des fidèles: allez à ceux que vous souhaitiez qu'ils appréciassent vos œuvres au cours de votre vie sur terre et voyez s'ils possèdent de quoi vous récompensez!». Son Maître l'avait auparavant mis en garde contre  le m'as-tu vu en ces termes: «En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé : « Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants» (Coran,39:65). Aussi, le Prophète fut-il vraiment le guide des sincères, le plus illustre des pieux et le modèle à suivre des sincères.
    
2.4-La générosité du Prophète
Il prouva que cette qualité était une partie intégrante de sa nature. Il se révéla aux siens comme si la générosité était ancrée en lui et comme si la prodigalité lui servait de bouclier . Il apporta avec lui une générosité doublée du prestige, d'une noblesse d'âme originale, d'un langage de qualité sublime et d'un caractère d'une hauteur éblouissante. Il apporta une nouvelle dimension à leur générosité qui, auparavant, se limitait soit à des largesses, soit à un prestige doublé de l'orgueil. Les  généreux apparurent petits devant lui.
En effet, il honorait les chefs et accueillait  tout le monde avec un sourire. Son visiteur croyait que personne ne lui était plus cher que lui. Il rassurait par ses propos et faisait de son sourire un don quand il ne possédait rien d'autre à offrir…

«Rendez heureux par la parole quand la situation ne permet pas de faire mieux»
Allah lui-même a attesté sa noblesse d'âme en ces termes: «C'est par quelque miséricorde de la part d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux! Mais si tu étais rude, au coeur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance» (Coran,3:159). Il donnait tout ce qui lui était demandé:
«Qu'on lui dise: donne ceci et cela
Lui ne disait jamais non depuis sa prime jeunesse!»

Le Prophète prodiguait ses dons avant même d'être sollicité; il offrait de la nourriture aussi bien en période de disette qu'en période d'abondance. Il éprouvait de la compassion envers les solliciteurs et s'enquérait de la situation des nécessiteux. Dès qu'il se rendait compte de la présence d'un pauvre , il lui faisait bénéficier de ses largesses sans attendre qu'on le sollicite. Il offrait à celui qui le sollicitait plus que ce qu'il attendait de lui. Quand il vit Abou Hourayra et lit la faim dans son regard, il invita avec d’autres à partager un bol de lait caillé qui était le seul qu’il possédait.

Quand des biens lui étaient amenés abondamment, il les redistribuait séance tenante. Une fois, il se leva rapidement au sortir d'une prière, histoire de dépenser des biens qu'il avait oubliés chez lui et craignait qu'ils ne passassent la nuit sur place. Il dépensait les biens à l'instar d'une personne qui ne redoute pas la pauvreté.
«Quand on venait le solliciter, on le trouvait le vissage illuminé
Comme si on était venu lui apporter ce qu'on allait lui demander!»
Quand on lui offrit un manteau dont il avait grand besoin, à peine le porta-t-il qu'un homme vint le lui demander. Il lui offrit avec une immense joie.
Un homme se saisit un jour de son manteau et le retira de sorte à laisser des traces sur son noble cou pour lui lancer: donne moi des biens d'Allah que tu conserves! Il ne se contente pas d'offrir des biens au solliciteur, mais il le fit avec spontanéité, le visage illuminé par un sourire..


Quatorze centrales syndicales votent aujourd’hui dans près de 1000 bureaux de vote au niveau national, dont 250 dans le département de Dakar, dans le cadre des élections de représentativité à l’issue desquelles l’Etat connaîtra ses interlocuteurs.

Selon l’inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, Oumar Barry, « toutes les dispositions sont prises » pour un bon déroulement du scrutin. « Le matériel est déjà en place », a dit M. Barry. Il a ajouté que seuls les inspecteurs et contrôleurs du travail sont habilités à superviser le scrutin. « Toutefois, chaque centrale en lice a la possibilité de désigner un représentant dans chaque bureau de vote. A cela s’ajoutent un représentant et trois mandataires départementaux », a-t-il précisé. Selon M. Barry, « seuls les travailleurs régulièrement inscrits sur les listes électorales doivent voter. Pour voter, le travailleur doit se munir d’un bulletin de salaire délivré dans les six derniers mois ou, à défaut, il doit avoir une attestation de service délivrée par son chef de service ou une attestation de travail. Il doit également présenter soit la pièce d’identité soit le passeport ou la carte consulaire pour les étrangers ». Au total, près de 250.000 travailleurs accompliront leur devoir pour choisir les centrales qui vont les représenter dignement auprès de l’Etat. Déjà, les responsables des différentes centrales ont eu à parcourir le pays pour battre campagne.

Tata SANE

L’astronome Abdoulaye Gaye a appelé les musulmans à harmoniser leur position sur les heures de prière qui sont, selon lui, « réglées du point de vue astronomique ». Dans le Coran, « il y a cinq sourates qui parlent précisément des horaires pendant lesquels on doit prier et même les marges prévues, que l’on appelle «mukhtar» », a rappelé M. Gaye dans un entretien avec l’Aps. « Il s’agit des sourates Al Isra (17), Hoûd, (11), Ta Hâ (20), Nissaï (4) et Qaf (50) », a-t-il indiqué, ajoutant que « pour les horaires, tout dépend de la position géographique du pays ou de l’observateur, car le coucher du soleil diffère selon les localités ». Par exemple, a dit le spécialiste, « Dakar étant la pointe occidentale du continent, elle observe en dernier lieu le coucher du soleil ». Mais « il arrive des moments où Saint-Louis et Ziguinchor ont le même temps de coupure de jeûne », a-t-il fait observer. Cela s’explique, selon lui, « par l’inclinaison du soleil et la course de la Terre ».

En outre, Dr Abdoulaye Gaye a relevé que « par rapport à la justesse de l’heure de prière, beaucoup de gens oublient le verset 5 de la sourate 55 du Coran qui dit que le soleil et la lune évoluent selon un calcul minutieux ». « Déjà, en 1991, je m’étais engagé à aider mes frères musulmans à unifier leur position non pas en fonction de leur appartenance confrérique mais par rapport aux réalités de la lune, que j’ai commencé à suivre de très près étant membre de l’Icop (Islamic croissant observation project), un groupement qui s’occupe de l’observation du croissant lunaire islamique », a-t-il expliqué. Ce mouvement regroupe quelque 450 scientifiques et oulémas répartis dans 58 pays. Il s’agit de personnes connaissant aussi bien l’astronomie que la Charia et s’occupant de questions ayant trait à la lune.

APS

Les travailleurs de la Société industrielle de papeterie du Sénégal (Sips) sont dans le désarroi. En conférence de presse à Pikine, ils ont dénoncé la décision de la direction d’envoyer illégalement en chômage technique une partie du personnel, entre autres mesures qu’ils ont qualifiées de suicidaires.

Vingt-cinq travailleurs de la Sips sont aujourd’hui dans la tourmente du fait d’une décision prise par la direction de les envoyer en chômage technique. C’est ce qu’a annoncé le délégué du personnel de cette entreprise lors d’une conférence de presse tenue samedi dans les locaux de la mairie de Pikine-nord. « Outre la mise en chômage technique d’une partie du personnel dans des conditions irrégulières, nous déplorons le blocage du renouvellement du collège des délégués du personnel qui devait avoir lieu depuis août 2015, l’imposition au personnel d’une Ipm informelle, la mise à la retraite d’employés âgés de 55 ans », ont listé les travailleurs de la Sips, entre autres griefs retenus contre la direction de cette entreprise. Ils ont crié leur désarroi et invité les autorités du pays à réagir au plus vite pour apporter un remède au climat délétère qui prévaut dans cette société. Le délégué du personnel Alioune Ndione considère que c’est à cause de leur appartenance syndicale que la direction a décidé d’envoyer 25 travailleurs en chômage technique. Pour lui, les travailleurs sont d’autant plus scandalisés que la direction de la Sips refuse toutes les voies légales de séparation y compris des départs négociés visés, après protocole d’accord, par l’inspecteur du travail et de la sécurité sociale. « La direction propose entre un million et trois millions à des travailleurs ayant fait 25 à 30 ans de service, sans protocole d’accord, comme ce fut le cas pour une dizaine de camarades », s’est-il offusqué. En outre, Alioune Ndione a rappelé que c’est pour empêcher le syndicat majoritaire d’élire ses délégués que la direction a bloqué le renouvellement du collège des délégués du personnel, en foulant aux pieds les dispositions du code du travail en la matière. Alioune Ndione a aussi évoqué un autre grief lié à l’arrêt des subventions des coopératives de consommation et de la caisse de solidarité en violation des accords d’entreprise signés entre la direction générale et le personnel. Les travailleurs de la Sips ont mis à profit leur rassemblement pour alerter les autorités du pays afin qu’elles les aident à arriver à un règlement juste des problèmes qu’ils sont en train de vivre dans leur lieu de travail.

Abdou DIOP

En guise de solidarité à l’endroit de certains de nos compatriotes dans le besoin, Dr Anta Sarr Diako a remis, vendredi dernier, divers dons aux populations de la Sicap. La déléguée générale à la protection sociale et à solidarité nationale a ainsi remis des carnets de santé à 300 femmes pour bénéficier de soins de santé, un lot d’équipements pédagogiques à l’école de Liberté 6 et un billet de pèlerinage à Rome.

Le centre polyvalent des Martyrs de l’Ouganda a abrité, vendredi dernier, une cérémonie de remise de carnets de santé à 300 femmes vivant dans les Sicap et sélectionnées dans le Registre national unique (Rnu) pour bénéficier de soins de santé auxquels elles ont désormais droit par la seule la détention de ces cartes. Cette action, selon son initiatrice le Dr Anta Sarr Diako, « entre dans sa phase active dès réception du ticket d’entrée et vise à soulager les bénéficiaires en facilitant leur accès aux premiers soins de santé ». Mais, au-delà de « la valeur symbolique », cette action traduit son « engagement auprès du président de la République Macky Sall dont la politique sociale se veut inclusive, efficace et efficiente. C’est toute l’originalité de cette opération », a déclaré la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale. Elle n’a pas manqué de remercier les différents acteurs des Sicap qui se sont mobilisés pour la réussite de l’opération de recensement des bénéficiaires.

A ce premier geste de solidarité s’est ajoutée la remise gracieuse d’un billet pour le pèlerinage à Rome destiné aux compatriotes chrétiens qui s’organiseront pour le tirage au sort. Pour Mme Diako, ce geste « reflète la tolérance et la concorde qui règnent dans nos familles et dans nos croyances. C’est également un fait évocateur du dialogue islamo-chrétien prôné et encouragé par les plus hautes autorités du Sénégal en accord avec tous les foyers religieux qui y ont souscrit ».

L’école n’a pas été en reste. Dr Anta Sarr Diako a aussi remis au directeur de l’établissement de Liberté 6 un lot d’équipements pédagogiques comprenant un ordinateur, une imprimante et une photocopieuse destinés à améliorer le cadre de travail et, pourquoi pas, les performances des élèves et des enseignants. Elle a indiqué que son « souhait le plus ardent est la réussite des enfants à travers l’inscription et le maintien de l’enfant à l’école, une des conditionnalités à remplir pour satisfaire aux critères d’attribution de la Bourse de sécurité familiale.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa) appelle à la mobilisation des travailleurs lors des élections de représentativité syndicale qui auront lieu demain. Selon Elimane Diouf, leader de la Csa, il s’agira pour les travailleurs de donner un nouveau visage au monde syndical sénégalais.

« Le mouvement syndical sénégalais a besoin de nouveaux visages et de nouvelles démarches adossées aux valeurs que prône notre confédération », a déclaré Elimane Diouf, lors d’une conférence de presse tenue aux Parcelles Assainies, dans les nouveaux locaux de la Csa. Elimane Diouf a indiqué que les travailleurs doivent choisir des centrales syndicales qui doivent défendre leurs intérêts face au patronat et au gouvernement dans les négociations ». « Le monde syndical a besoin de nouvelles pratiques syndicales qui excluent toute forme d’affairisme. Nous avons plus que jamais besoin de dirigeants syndicaux qui puissent dire en toute transparence quelle est leur qualification professionnelle », a insisté Elimane Diouf qui avait à ses côtés Mamadou Diouf, président d’honneur de la Csa et d’autres leaders membres de la centrale syndicale.

Elimane Diouf a salué l’appel du syndicat unique et démocratique des travailleurs de l’énergie à voter pour la Csa. « C’est un appel sans condition aucune, fondé uniquement sur des principes et des valeurs partagées », a dit M. Diouf. Il s’est aussi réjoui de l’acquisition d’un nouveau siège grâce à la subvention dégagée par l’Etat du Sénégal au lendemain des élections de représentativité qui avaient placées la Csa à la troisième position.

B. DIONE

Les préparatifs des élections de représentativité battent leur plein dans la région de Ziguinchor et la Cnts tient à les gagner largement pour confirmer son leadership dans cette localité. Une mission de son bureau confédéral a engagé, hier, à Ziguinchor, les membres de ses différents syndicats, avant de les appeler à une forte mobilisation et à un vote massif.

La mission du bureau confédéral de la Cnts, qui était composée de Souleymane Diallo et de Jo Mané, a également insisté sur la présence effective de tous les représentants des syndicats en lice dans les bureaux de vote. Elle a invité les siens à être très vigilants et à bien surveiller le scrutin. Par ailleurs, MM. Diallo et Mané ont mis l’accent sur la disponibilité de l’ensemble du matériel électoral et de sa mise en place à temps dans les bureaux de vote. En outre, les représentants du secrétaire général national de la Cnts, Mody Guiro, ont souhaité que toutes les dispositions soient prises par les autorités administratives locales pour une parfaite organisation et un déroulement correct des élections. Leur souci est que le vote se déroule dans de bonnes conditions, aussi bien à Ziguinchor qu’à Oussouye et Bignona. Du côté de l’union régionale des syndicats Cnts, toutes les dispositions sont prises à cet effet. Son secrétaire général Amadou Camara a assuré que sa centrale a déployé tout un ensemble de dispositifs afin que le scrutin de demain et ses enjeux soient bien compris par les travailleurs et que ces derniers puissent faire un vote utile. « C’est-à-dire donner une victoire éclatante à la Cnts, comme en 2011 ».

El Hadj Moussa SADIO

La commune de Kolda vient d’abriter un atelier de partage sur le cadre pour un accès plus sûr dans les situations d’urgence. Une vingtaine de responsables des branches locales de la Croix-Rouge et du Comité national viennent de boucler un atelier de partage sur les opérations d’assistance et de protection humanitaire.

La rencontre qui s’est tenue à Kolda est organisée par la Croix-Rouge avec l’appui technique, financier et matériel du Comité international de la Croix-Rouge (Cicr). Elle vise à renforcer les capacités des présidents, secrétaires généraux, directeurs de la jeunesse, femmes volontaires, leaders des comités Croix-Rouge et des chefs de services du comité national sur les mécanismes de préparation et de réponse aux besoins humanitaires en toute sécurité dans des contextes sensibles et dangereux. Les participants venus des départements de Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah et du comité national ont été outillés durant ces deux jours pour leur permettre de faire face à des conflits armés, des troubles sociaux et autres situations de violence.

« Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge, si elles sont souvent les plus à même de venir en aide aux personnes auxquelles l’accès est limité, sont surtout exposées à des risques considérables. Le cadre pour un accès plus sûr fournit des orientations spécifiques pour assurer et maintenir un accès humanitaire sûr aux personnes et aux communautés qui, sans cela, resteraient inatteignables », a déclaré El Hadji Malick Diao, premier vice-président du comité régional de la Croix-Rouge de Kolda. Il estime que les participants peuvent désormais s’inspirer de cette formation pour relever les défis liés à la perception, à l’acceptation, à la sécurité et à l’accès partout où ils se présentent et à mieux gérer les risques sécuritaires dans les opérations d’assistance et de protection humanitaires. Le chef de la sous-délégation du Cicr à Ziguinchor, Yannick Buchli, abonde dans le même sens. « Il est essentiel que dans le cadre de leurs activités humanitaires, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge puissent apporter de l’assistance de manière efficace et soient perçues comme agissant conformément aux principes fondamentaux et qu’elles continuent de jouir de la confiance et de l’acceptation de toutes les acteurs », dit-il. Les branches locales de la Croix-Rouge ont procédé, à cette occasion, à l’élaboration d’un plan d’action régional sur la base du plan de contingence de la Société nationale face à d’éventuels troubles sociaux.

Mamadou Aliou DIALLO

La série noire des délits et crimes continue à Thiès après le détournement suivi du viol d’un bébé au quartier Randoulène et le récent meurtre de la bonne Youmou Fall à Mbour 3. C’est au tour du quartier périphérique de Keur Ndiago d’être touché par une histoire de crime avec le meurtre du nommé Bilali Niang.

Le jeune Bilali, camionneur de son état, aurait été battu à mort par ses beaux-parents selon le site d’information Thiesinfos. Cela s’est passé suite à une violente dispute entre le défunt et sa femme dans laquelle les frères sont intervenus . « Tout s’est passé très vite avant que le défunt ne sorte rapidement de la chambre, en sang, mortellement atteint », a déclaré la petite sœur de la victime, Sally Niang, citée par le site. En tout cas, il y a beaucoup de zones d’ombre sur les causes de ce conflit conjugal ayant abouti à l’irréparable selon elle. Elle souligne que la nuit du meurtre, elle était à une cérémonie religieuse (Khadara) et que c’est à son retour que sa belle famille l’a informée du décès de son frère qui a été aussitôt évacué en urgence à l’hôpital et serait mort accidentellement. Mais, la thèse de l’homicide est de plus en plus agitée. Une enquête a été ouverte. Bilali était, de l’avis de ses proches, un travailleur acharné qui se battait pour sortir de l’ornière et subvenir aux besoins de sa famille.

M. SAGNE (sources Thiesinfos)

Un atelier tripartite de trois jours regroupant une cinquantaine de participants venus du Cameroun, du Togo, du Cap-Vert et du Sénégal s’est ouvert à Dakar. La rencontre organisée par le Bureau international du travail (Bit), en partenariat avec le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, vise à promouvoir les socles de protection sociale en Afrique de l’Ouest.

Le Bureau international du travail (Bit) poursuit sa politique d’extension de la protection sociale. La mise en place des socles de protection sociale avec l’implication des mandants tripartites ainsi que d’autres acteurs pertinents renseigne à suffisance sur l’importance de la coopération sud-sud et triangulaire. L’atelier tripartite de partage des partenaires au développement en Afrique de l’Ouest et du Centre sur la mise en place des socles de protection sociale dans l’agenda 2030 s’inscrit dans cette perspective. Selon le directeur du Bit, François Murangira, le droit à la protection sociale fait partie des droits fondamentaux de la personne humaine. Il est prescrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et réaffirmé par l’Union africaine à travers l’agenda 2063. Celui-ci en a fait l’une de ses priorités. M. Murangira s’est félicité que ces résolutions internationales et régionales soient traduites en actes par les pays africains, à travers des stratégies nationales de protection sociale, avec un accent particulier mis sur la couverture sanitaire universelle. Il a listé les différentes expériences dans ce domaines.

Pour le Sénégal, c’est la Couverture maladie universelle (Cmu). Le Cap-Vert a mis en place un régime simplifié pour les petits contribuables, qui a mis l’accent sur les pensions de vieillesse qui couvrent déjà 58% des personnes âgées. Le Cameroun qui a opté pour des allocations pour enfants à hauteur de 42% afin de leur faciliter l’accès aux bancs de l’école et le Togo qui travaille sur l’extension de la couverture d’assurance maladie aux différentes catégories de travailleurs sont des exemples illustratifs. Toutefois, le directeur du Bit prévient les Africains sur les défis auxquels ils vont faire face dans la mise en œuvre des socles de protection sociale. Pour s’attaquer à ces défis, François Murangira estime qu’il faudrait une volonté politique, un engagement et une détermination à tous les niveaux décisionnels. « Il est indispensable d’asseoir le développement des régimes de protection sociale sur de réelles capacités institutionnelles et techniques », soutient-t-il. Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, s’est réjoui de l’initiative. « Pour poursuivre cette dynamique de mise en œuvre des socles de protection sociale, le Sénégal a aussi inscrit un projet phare visant l’extension de la protection sociale aux personnes et aux travailleurs de l’économie informelle avec la mise en place d’un régime simplifié », soutient le ministre. Selon lui, celui-ci s’inscrit dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu), en promouvant le développement des mutuelles sociales pour la couverture des travailleurs du secteur informel. L’objectif fixé est l’inclusion sociale des travailleurs de l’économie informelle et l’accompagnement de leur transition vers l’économie formelle.

Tata SANE

Hier, le quartier cité Senghor, dans la commune de Thiès-Est, a abrité une cérémonie de remise d’habits, de denrées alimentaires, de savon, entre autres, à une vingtaine de « daaras » ou écoles coraniques.

Enfants et formateurs étaient tout sourire. Un geste de haute portée humanitaire accompli par l’Association culturelle aide à l’enfance défavorisée (Acaed) que dirige Mme Mariama Diouf Sall, présentée comme une maman de cœur par Me Ndiogou Ndiaye, porte-parole de l’association. « Je vous assure que Mme Mariama Diouf Sall, épouse de Ibrahima Sall, président de Model, adore les enfants en général et ceux défavorisés en particulier. Une générosité qui la pousse à dépenser sans compter pour que les enfants des «daaras» puissent vivre décemment comme ceux qui sont entourés de leurs familles au premier degré », a-t-il confié.

Selon lui, cet engagement pour la cause les démunis lui a valu une belle distinction. En effet, récemment à Paris, Mme Mariama Diouf Sall a été faite ambassadrice de l’aide à l’enfance défavorisée. « Au-delà du Sénégal qu’elle sillonne de bout en bout, l’Acaed est en train de se positionner au niveau africain et international dans le champ de l’éducation et de la formation des enfants défavorisés », a-t-il ajouté.

Très heureux du soutien important pour leurs « daaras », les maîtres coraniques, par la voix de Serigne Ibrahima Guèye, ont vivement remercié Mme Mariama Diouf Sall pour ce geste de solidarité envers des démunis comme enseigné dans le Coran. « Nous la remercions du fond du cœur et prions le bon Dieu pour qu’il l’accompagne, l’assiste et fasse qu’elle puisse avoir davantage de moyens qui lui permettent de poursuivre sa mission de solidarité envers les enfants défavorisés », a-t-il prié.

Outre les enfants, une quarantaine de bouilloires ont été offertes à quatre mosquées. Imam Adama Sarr a salué et félicité Pape Mamadou Gning, un responsable du Model empêché, qui a accueilli dans son fief cette belle cérémonie à l’entame du mois béni de Ramadan, un mois de partage, de prières et de solidarité.

Mbaye BA

Après sa victoire aux élections de représentativité dans le secteur de l’éducation et de la formation avec près de 90%, le syndicat des inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale du Sénégal officialise son adhésion à la Cnts/Fc pour les élections générales de représentativité des centrales syndicales prévues le 30 mai prochain. Le « Siens » animait un point de presse ce vendredi.

Le bureau exécutif national du Syndicat des inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale du Sénégal (Siens) a exprimé son affiliation à la Centrale nationale des travailleurs du Sénégal/Forces du changement dirigé par Cheikh Diop. Lors d’un point de presse, le secrétaire général du « Siens » El Cantara Sarr a fait savoir que l’affiliation de leur syndicat à la Cnts/Fc s’explique par plusieurs raisons. D’abord, il s’agit pour l’inspecteur Sarr de partager une vision commune et d’adopter une stratégie nouvelle guidée par une option de réconciliation des entités du mouvement syndical. Ensuite, le secrétaire général du « Siens » justifie leur choix de cheminer avec la Cnts/Fc par les qualités et les atouts que présente cette centrale. A l’en croire, la Cnts/Fc se caractérise non seulement par un leadership fort à l’image de son secrétaire général, mais se distingue aussi dans le champ syndical par des positions et des propositions dont leur pertinence est unique.

En s’alliant avec la Cnts/Fc, le Syndicat des inspecteurs et inspectrices du Sénégal s’engage à réécrire une nouvelle page du syndicalisme et du travail. Par la même occasion, le « Siens » se dit plus que jamais déterminé à œuvrer avec toutes les forces sociales engagées dans une recomposition intelligente du paysage syndical, dans une perspective de construction de consensus forts au profil de tous les travailleurs.

Dans son intervention, le secrétaire général de la Cnts/Fc s’est félicité de l’engagement des inspecteurs de l’éducation nationale à intégrer la centrale qu’il dirige. Cheikh Diop affirme que les performances que le « Siens » a enregistré lors des élections de représentativité syndicale du 26 avril montre à suffisance le dynamisme que le corps de contrôle et d’encadrement a une bonne présence dans le champ syndical. Pour Cheikh Diop, la résorption du passif social et la normalisation du dialogue social et la restitution de la force syndicale semblent les défis majeurs à relever. A cela s’ajoute la question du régime indemnitaire qui reste une préoccupation permanente. Le secrétaire général de la Cnts/Fc a également condamné l’émiettement du mouvement syndical au Sénégal et la prolifération des centrales (une vingtaine).

Pape Coly NGOME

Des individus ont saccagé une Eglise à Sicap Mbao, département de Pikine. Ils s’insurgent ainsi contre l’érection de l’édifice religieux, prétextant que le site devait servir d’espace de loisir. Selon le site Pressafrik, sur le mur de clôture noirci par la fumée, des écrits hostiles à l’implantation de l’Eglise sont bien visibles. «Dégagez le mur de la honte», lit-on. Le chef de quartier parle d’une vieille histoire sur la Rfm. Il a appelé à préserver la paix entre les différentes confessions religieuses au Sénégal, non sans demander de prévoir, dans les plans d’urbanisme, des espaces de loisir pour les jeunes. Le phénomène est condamné par des populations. Le Procureur informé a ouvert une enquête, selon le site.

Fils de Tafsir Demba Bouna et de Sokhna Khoudia Camara, Tafsir Makhtar Penda Sy a marqué d’une empreinte indélébile son séjour terrestre par la pratique de l’islam. Il est connu et reconnu parmi les grands hommes qui ont fait qu’au Sénégal il constitue une référence pour ses pairs et pour les jeunes générations. En dépit des rapports consanguins qui les unissent, Tafsir Makhtar Penda Sy a entretenu de très bons rapports (exotérique et ésotérique) avec El Hadji Malick Sy qui est suivi par beaucoup de membres de sa famille, mais aussi avec Cheikh Ahmadou Bamba qui a suivi ses conseils. Il est un dénominateur commun entre les familles religieuses de Touba et de Tivaouane. La vie et de l’œuvre et de ce grand érudit de l’islam sont racontées par les arrières petits-fils Serigne Modou Mbacké Sy et Serigne Mouhamadou Fadel Sy,

Aujourd’hui, ce sont les arrières petits-fils de Serigne Makhtar Penda Sy, à savoir Serigne Modou Mbacké Sy, fils de Serigne Moustapha Sy, qui, lui aussi, est fils de Serigne Malick Bassine Sy et Serigne Mouhamadou Fadel Sy, fils de Serigne Mor Rokhy Sy, lui également fils de l’éminent Tafsir, qui nous ont entretenus avec fierté de l’histoire de leur grand-père. Pour Serigne Mouhamadou Fadel Sy, Tafsir Makhtar Penda Sy s’est évertué à s’approprier les recommandations de l’islam et a exhorté à la persévérance, au culte de la dignité, des valeurs et belles vertus des hommes de Dieu. « C’est cela que nous devons comprendre de son histoire. Ces qualités, valeurs et vertus magnifiées et mimées sont celles du Prophète : la dignité, la tolérance, le pardon, l’humilité, etc. », argue-t-il.

Formé à l’école de son père, Tafsir Makhtar Penda Sy a vécu à une époque charnière de l’implantation de l’islam au Sénégal. « Grand agriculteur, il vivait du fruit de ses travaux champêtres et, tout au long de son séjour terrestre, sa ligne de conduite s’appuyait sur deux piliers : la pratique de sa religion et la quête permanente du savoir. Personne ne lui connaît d’affiliation à une confession, mais vivait profondément sa foi en Allah à travers le saint Coran et mimait à l’occasion les belles vertus des hommes de Dieu », raconte Serigne Modou Mbacké Sy. Pour lui, son grand-père « faisait partie de ceux qui marchaient sur les traces de ces hommes considérés comme des références. Courageux et persévérant, il a légué à la postérité la vie exemplaire d’un homme multidimensionnel ». Serigne Makhtar Penda Sy « était très écouté par ses contemporains, qui ne rataient aucune occasion de parler de lui, de ses connaissances et de ses vertus. Il était un dévoué musulman qui adorait Allah (Swt) et lui vouait un amour sans borne », témoigne-t-il. Aujourd’hui, il reste une référence pour tous les musulmans, un grand homme de Dieu doté d’une grande ouverture d’esprit.

Selon Serigne Mouhamadou Fadel Sy, ils ont eu écho que Serigne Makhtar Penda Sy était un Cadi dans la cour de l’Almamy du Rip, qu’il quitta avec beaucoup de ses pairs après la disparition de ce dernier. Il se rendit dans le centre-Est du Sénégal où il créa le village de Coumboof où il y vécut jusqu’à sa disparition. L’homme de Dieu repose désormais dans son village de Coumboof où sa famille célèbre chaque année sa vie et son œuvre. « Il vécut 120 ans pour certains et 130 ans pour d’autres », indique Serigne Modou Mbacké Sy.

Père d’El Hadji Malick Sy
C’est la lignée paternelle qui unit Serigne Makhtar Penda Sy à El Hadji Malick Sy. En réalité, selon notre interlocuteur Serigne Mouhamadou Fadel Sy, Serigne Makhtar Penda Sy est le frère d’Ousmane Sy, père de Seydi El Hadji Malick Sy. Ils sont tous les deux fils de Tafsir Demba Bouna Sy qui habitait le village de Sine Demba, situé au Djoloff. Aussi révèle-t-il que Serigne Ousmane Sy, grand érudit et père d’El Hadji Malick Sy, a disparu précocement avant la venue au monde de Seydi El Malick qui porte le nom d’un de ses instructeurs : Elhadji Malick Sow de Gaya. Mame Makhtar Penda Sy entretenait aussi de très bons rapports avec son neveu Seydi El Hadji Malick Sy; d’ailleurs une importante frange de sa famille est « tidiane ».

Oncle de Cheikh Ahmadou Bamba
A Cheikh Ahmadou Bamba, son grand-père est lié par un ancêtre commun en la personne de Sokhna Famata Sow, conformément au récit de Serigne Moussa Ka. « Elle était la mère de Sokhna Mariéma Diop, qui, elle-même, avait deux filles : Mame Awa Dické Camara et Mame Safoura Camara. L’une est la grand-mère de Serigne Makhtar Penda Sy, l’autre est la grand-mère de Cheikh Ahmadou Bamba. D’un côté, Mame Mariéma Camara a eu Mame Darou Sankhé Niang, Mame Ndoumbé Darou Niang, Mame Asta Walo et Mame Diarra Bousso qui est la vénérable mère Khadim Rassoul. De l’autre côté, Mame Safoura Camara a mis au monde Sokhna Mime Safoura Sylla, Sokhna Yacine Mime Sylla et Sokhna Khoudia Camara, mère de Mame Makhtar Penda Sy », confie-t-il. Serigne Moussa Ka informe que Serigne Makhtar Penda Sy est le père de Serigne Malick Bassine Sy et de Serigne Mor Khary Sy, qui sont des disciples de Khadim Rassoul.

De son vivant, deux des fils de Serigne Makhtar Penda Sy, à savoir Serigne Malick Bassine Sy et Serigne Mor Rokhy Sy, ont eu ses bénédictions pour rejoindre Khadim Rassoul lors de son exil en Mauritanie et lui firent allégeance.

Par Mamadou DIEYE et Maguette Guèye DIEDHIOU

Le mois béni du Ramadan a débuté ce samedi 27 mai sur l’étendue du territoire national suite à l’apparition du croissant lunaire hier. En effet, les membres de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) ont annoncé l’apparition de la lune ce vendredi 26 mai.

La Commission comprend des représentants des khalifes généraux des confréries (tidiane, mouride, kadre…), les associations islamiques et des imams. A l’instar de plusieurs pays musulmans du monde entier comme la Côte d’Ivoire, la République de Guinée, l’Arabie Saoudite et la France, le Ramadan démarre ce samedi au Sénégal. Cette année, toutes les communautés religieuses sénégalaises vont jeûner ensemble conformément à la volonté des khalifes généraux des confréries du Sénégal.

Durant cette période qui dure 29 ou 30 jours, les croyants s’abstiennent de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations sexuelles, du lever au coucher du soleil. Le Ramadan est le quatrième pilier de l’Islam, après la profession de foi, l’obligation de la prière, la zakât et le pèlerinage à La Mecque. Cela est enseigné par les livres de jurisprudence islamique. Le mois sacré du Ramadan correspond pour les croyants à quatre semaines de jeûne quotidien, de privations et d’ascèse morale et il est célébré aux quatre coins de la planète par l’ensemble des croyants musulmans. Dans le monde, au total, c’est près d’un quart de la population qui est aujourd’hui concerné par le rite considéré comme le plus important de la religion du Coran. La fête qui suit le ramadan, l’Aïd El-Fitr ou fête de rupture du jeûne, permet aux fidèles et aux non-fidèles de vivre un moment de partage.

S. M. S. CISSE

Le délégué général Aziz Kébé a aussi révélé que, selon le calendrier établi, le premier vol est prévu 14 août et le retour le 13 septembre 2017. Aziz Kébé a ajouté avoir noté une « satisfaction » des populations, des autorités politiques et religieuses de l’évaluation de l’édition 2016. Il a ajouté que les recommandations du Conseil interministériel ont été transformées en directives présidentielles avec la réaffirmation de l’option irréversible de libéraliser l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Ainsi, précise-t-il, « les privés » vont continuer à prendre la quasi-totalité les pèlerins à convoyer. Cette année, sur le quota de 10.500 pèlerins attribué au Sénégal comme l’année dernière, les voyagistes privés vont prendre en charge les 9.500 alors la délégation générale voit sa part diminuer à 1.000 contre 1.500 l’année dernière.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a présidé, mercredi, la réunion consacrée aux préparatifs du pèlerinage marial de Popenguine. A l’issue de la rencontre, il a promis que les moyens seront déployés pour permettre aux pèlerins d’effectuer le pèlerinage dans de bonnes conditions.

La 129ème édition du pèlerinage Marial de Popenguine est prévue du 3 au 5 juin prochain. Une réunion consacrée à la préparation de cet événement majeur de l’Eglise sénégalaise a eu lieu mercredi 24 mai dans les locaux du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Présidée par le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, elle a permis de passer en revue tous les points permettant de réussir l’organisation de cette manifestation religieuse qui accueille chaque année des centaines de fidèles catholiques du Sénégal et des pays de la sous-région. Devant le ministre de l’Intérieur, les chefs de services des différents ministères concernés par l’organisation ont rassuré qu’ils mettront des moyens nécessaires pour permettre aux pèlerins d’effectuer un bon pèlerinage. Après ces engagements, Abdoulaye Daouda Diallo s’est dit déjà satisfait car estimant que tout est presque fin prêt même s’il y a encore quelques détails à régler. C’est ce qui fait dire au ministre que c’est une satisfaction à demi-mesure, soutenant que c’est à la fin du pèlerinage que le bilan sera tiré. Il a reconnu que l’organisation d’un pèlerinage n’est pas facile. « Elle nécessite des efforts sur le plan sécuritaire et sanitaire. Nous devons être regardants dans tous ce que nous faisons. Nous allons surveiller tout cela avant et pendant le pèlerinage en travaillant pour qu’il n’ait pas de manquements et de surprises. A mon avis, cela passe par le respect des engagements », a indiqué M. Diallo.

Renforcement de la sécurité
Le renforcement de la sécurité avant, pendant et après le pèlerinage fait aussi partie de ces engagements. Le gouvernement, pour assurer la sécurité à chaque pèlerin, a décidé d’augmenter le nombre de gendarmes pour cette 129ème édition. Pour le ministre en charge de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, l’augmentation des forces de sécurité s’explique du fait que l’environnement actuel n’est pas de tout facile, surtout pour ce qui concerne des événements religieux comme le pèlerinage de Popenguine qui regroupe énormément de personnes. « Pour tout cela, le gouvernement a le devoir de veiller à la sécurité de chaque pèlerin », a souligné le ministre. Avant de rassurer que le gouvernement va accompagner le comité d’organisation pour que ce pèlerinage connaisse un succès. Il s’est félicité du fait qu’il se déroule en plein mois de ramadan. Cela permettra, d’après le ministre de l’Intérieur, aux deux communautés de prier pour notre pays. Interrogé par les journalistes, le président du comité d’organisation du pèlerinage marial de Popenguine, abbé Pascal Diome, s’est félicité des engagements pris par des uns et des autres. Il a rappelé que le devoir du comité est de faire en sorte que les conditions d’organisation du pèlerinage s’améliorent à chaque édition. « Mais déjà nous sommes rassurés » se réjouit le prêtre diocésain.

E. KALY

La Chambre d’appel criminelle de Thiès a rejugé les agents de police du commissariat de Mbacké, Almamy Lawaly Touré, Thiandella Ndiaye, Mame Cor Ndong, Ousmane Ndao, poursuivis pour meurtre avec acte de barbarie sur la personne d’Ibrahima Samb, un jeune homme de 18 ans. Au sortir du délibéré, le président Pape Amadou Sow a déclaré que la Cour a requalifié les faits en violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Aussi les accusés ont-ils bénéficié de larges circonstances atténuantes. Les intérêts de la partie civile, notamment Abdou Samb, père de la victime, ont été sauvegardés en lui accordant la somme de 20 millions de FCfa à titre de réparation.

Les faits se sont déroulés en 2013. A Mbacké, dans le cadre d’une opération de sécurisation dans la nuit du 18 au 19 octobre, coïncidant avec la prestation de l’artiste Coumba Gawlo Seck, une unité de la section de recherche du commissariat, composée de Mame Cor Ndong, Thiandella Ndiaye, Almamy Lawaly Touré et Ousmane Ndao, procédait à des contrôles d’identité. Informés qu’il y avait des individus qui jouaient au poker dans une station, les policiers s’y étaient rendus pour tenter de cueillir ces contrevenants. Ainsi, ils ont appréhendé deux et, sur le chemin du retour vers le concert, leur point d’ancrage cette nuit-là où ils avaient garé la fourgonnette de la police, l’unité est tombée sur une bagarre en pleine rue. Et l’agent Almamy Lawaly Touré qui était au volant de son propre véhicule de marque Bmw, utilisé comme voiture banalisé dans l’opération, s’arrêta. Aussitôt, une course poursuite s’en est suivie. Ousmane Ndao a pu rattraper un individu, l’interpeller et le conduire jusqu’au véhicule. Ainsi, faute de places disponibles, ils ont mis le garçon dans la malle du véhicule. Malheureusement pour eux et pour la victime, identifiée plus tard comme étant Ibrahima Samb, un jeune homme âgé de 18 ans, ils l’ont oublié dans la malle jusqu’au lendemain de l’opération de sécurisation vers midi ; soit 14 heures d’horloge.

Après avoir été entendus sur les faits, les quatre agents ont été placés sous mandat de dépôt le 18 novembre 2013. Ils ont été jugés, reconnus coupables de meurtre sur la personne d’Ibrahima Samb et condamnés à 10 ans ferme. L’Etat du Sénégal qui est civilement responsable doit payer 20 millions de FCfa à titre de réparation à la partie civile. Ce fut le 26 juillet 2016 à la chambre criminelle de Diourbel. Non satisfait par ce jugement, les accusés ont interjeté appel devant la chambre d’appel criminelle de Thiès qui s’est prononcé. Les agents de police Almamy Lawaly Touré, Thiandella Ndiaye, Mame Cor Ndong, Ousmane Ndao disposent de six jours pour saisir la Cour suprême.

Mbaye BA

La Quinzaine nationale de la femme a été clôturée, mardi dernier, à Fatick, dans le département de Gossas. A l’occasion, 22 moulins à mil ont été remis aux femmes de la région.

Le gouvernement est dans une dynamique d’alléger les travaux de la femme rurale. C’est ce qui justifie la remise de 22 moulins à mil à celles qui vivent dans la région de Fatick. A l’entame de son propos, Mariama Sarr, présidant la journée régionale de Fatick qui clôture la 29ème édition, a noté que la quinzaine nationale de la femme revêt une «importance capitale». Car elle offre l’opportunité de procéder, entre autres, à un bilan des réalisations et progrès enregistrés dans le cadre de l’autonomisation socioéconomique des femmes et des jeunes filles, d’identifier les contraintes et de proposer de fortes recommandations pour les trois années d’exécution du Pse. « C’est pourquoi, le gouvernement, en rapport avec les partenaires techniques et financiers, a conçu et mis en œuvre un certain nombre de projets et programmes pour le renforcement des droits humains et la promotion économique des femmes et des jeunes filles », a indiqué Mariama Sarr.

D’après elle, la région de Fatick a bénéficié des programmes de son département ainsi que d’autres comme la construction de cases des tout-petits de Diakhao et de Diarère dans le cadre de la politique de développement intégré de la petite enfance; la construction du siège de la mutuelle d’épargne et de crédit « le Sine » pour un montant de 20 millions de FCfa par la Direction de la microfinance, la dotation en matériels d’allégement des travaux de la femme (34 équipements) en 2015; le refinancement de la mutuelle d’épargne et de crédit « le Sine » à hauteur de 100 millions de FCfa et à un taux préférentiel par le Fongip; 22.824 bénéficiaires de bourses de sécurité familiale; la distribution de 314 équipements post récoltes composés de couples «moulin+ décortiqueuse». Mais aussi de batteuses à mil, à riz, broyeuses d’arachide, presses à huile, moulins à mil, décortiqueuses à riz, décortiqueuses d’arachide, de séchoirs, d’unités de transformation de noix de cajou par le Pudc, la construction de six forages par le Pudc, les réalisations du Projet d’appui à la petite irrigation locale et du Programme multinational de renforcement de la résilience à la sécurité alimentaire et nutritionnel au Sahel (P2rs) en faveur des femmes.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Ambassade d’Espagne à Dakar annonce dans un communiqué de presse l’organisation d’un séminaire dans le domaine policier entre le 22 et le 26 mai dans les locaux du Bureau de la Coopération d’Espagne au Sénégal.

Le document précise que les matières enseignées concernent des domaines très variés touchant en particulier les techniques d’identification de faux documents de voyage, ainsi que la lutte contre le trafic d’êtres humains. Ce séminaire enregistre la participation de 11 membres de la Police nationale du Sénégal et 8 membres de la Gendarmerie nationale destinés principalement aux postes frontaliers (frontières, aéroports, unités d’investigation). La formation est assuré par deux enseignants provenant du Commissariat général des étrangers et des frontières de la Police nationale d’Espagne. Le communiqué souligne que « l’Espagne espère que ce séminaire contribuera à la consolidation d’une coopération renforcée entre les deux pays dans ces domaines, qui devrait servir à soutenir et renforcer les capacités du Sénégal dans la lutte contre tous types de criminalité ». Une cérémonie de clôture est prévue le vendredi 26 mai, à 11 heures, au siège du Bureau de la Coopération Espagnole et sera présidée par son Excellence l’Ambassadeur d’Espagne au Sénégal, qui sera accompagné par un haut représentant de la Police nationale du Sénégal.

Mb. S. DIAKHATE

Les fonctionnaires de la Police nationale ont interpellé en trois mois (janvier-mars 2017) 13.883 individus dont 116 étrangers pour diverses infractions.

Dans leur rapport du premier trimestre sur la délinquance, les services de la Sécurité publique soulignent avoir interpellé, de janvier à mars 2017, 13.883 personnes parmi lesquelles 116 étrangers arrêtés pour divers délits. La Police informe que 355 parmi ces interpellés sont fautifs d’atteintes aux personnes dont 159 pour coups et blessures volontaires, 36 pour homicides involontaires, 32 (dont 1 étranger) pour violence à ascendants, 17 pour viol, 13 pour détournement de mineur, viol suivi de grossesse, 79 pour diverses autres infractions, etc. Pour atteinte aux biens d’autrui, 1101 personnes ont été retenues par la Police pour vol avec violence (59), vol simple (751 dont 18 étrangers), pour recel (77 dont 1 étranger), pour abus de confiance et détournement (103 dont 1 étranger), pour escroquerie (77 dont 4 étrangers) et 34 dont 2 étrangers pour diverses autres infractions, rapporte-t-on.

Les services de la Police informent que 3.937 individus ont été interpellés pour atteinte à la paix publique dont notamment 1.697 pour ivresse publique et manifeste, 1.703 dont 4 étrangers pour diverses autres infraction, 315 pour prostitution, 88 pour délits routiers, 50 dont 1 étranger pour port d’armes prohibées, etc. En outre, 1.241 personnes ont été mises aux arrêts pour usage de chanvre indien (1.016 dont 41 étrangers) et 225 dont 18 étrangers pour trafic de « l’herbe qui tue », informe le bureau des relations publiques de la Police qui ajoute que 9.653 autres personnes dont 122 étrangers ont été interpellées pour vérification d’identité.

APS

Le  ministre de la Justice, Sidiki Kaba, en marge de cette rencontre internationale, a réaffirmé les valeurs et principes du Sénégal qui sont en adéquation avec ceux de la Cour pénale internationale. Celle-ci, malgré les récriminations, n’est pas dirigée, à l’en croire, contre l’Afrique même s’il faut en débattre. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre la Cpi et toutes les régions du monde, de renforcer la complémentarité, de développer la coopération entre les Etats et la Cpi et de travailler à l’universalité du Statut de Rome. Celui qui est par ailleurs le président de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cpi s’est réjoui que la Gambie ait réintégré la Cpi et espère que le dialogue avec le Burundi sera fructueux. Le retrait collectif, selon lui, n’est pas la solution car les Etats ont ratifié le Traité de Rome souverainement. « Il faut travailler à relever les budgets des ministères de la Justice des Etats africains afin que les systèmes soient performants et efficaces », préconise-t-il.                              

A. A. MBAYE

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, la rencontre internationale sur le renforcement des systèmes judiciaires nationaux africains par le biais de la complémentarité et de la coopération efficace et dynamique avec la Cour pénale internationale. Il a préconisé le relèvement des budgets des ministères africains de la justice, la domestication des normes internationales, la formation pointue et continue des acteurs judiciaires et la modernisation des systèmes judiciaires.

Cette action engagée en faveur de la justice pénale internationale par le renforcement des systèmes judiciaires nationaux à travers le principe de complémentarité est en parfaite cohérence avec la vision politique du président de la République Macky Sall fondée sur la promotion de l’Etat de droit, la lutte contre l’impunité et l’enracinement de la démocratie. Fort de cette conviction, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a estimé que l’avènement de juridictions pénales internationales, en particulier d’une Cour permanente, la Cour pénale internationale (Cpi), constitue une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité des crimes de masse qui heurtent la conscience universelle, notamment lorsque les systèmes judiciaires nationaux ne sont pas en mesure d’assurer efficacement leur mission.

« L’impunité est plus qu’un fait : c’est un système dans lequel les valeurs fondamentales qui régissent les sociétés se trouvent inversées et bafouées et où les auteurs de crimes de masse ne se sentent nullement inquiétés. Face à une telle situation de remise en question de l’existence même de l’humanité, l’efficacité du combat universel contre l’impunité reste inéluctablement la consolidation de l’Etat de droit », soutient-il, non sans réitérer le besoin impérieux de mettre en place des systèmes judiciaires capables de travailler dans un parfait esprit de complémentarité et de coopération avec les autres instances judiciaires nationales, régionales et internationales. Pour lutter contre les crimes de masse et répondre au besoin de justice des victimes, il lui paraît nécessaire de promouvoir, dans les Etats africains, une justice forte et efficace, pilier de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit. Ce qui implique le relèvement des budgets de leurs ministères de la justice, une domestication des normes internationales, une formation pointue et continue des acteurs judiciaires et enfin une modernisation des systèmes judiciaires.

Coopération multiforme
La complémentarité voire la subsidiarité doivent être, à ses yeux, l’épine dorsale de la lutte contre l’impunité. Car, selon ce principe consacré par le Statut de Rome, traité fondateur de la Cpi, la justice pénale internationale ne prime pas sur le droit national mais complète ses failles et ses faiblesses lorsque les systèmes judiciaires nationaux ne disposent pas des capacités nécessaires ou n’ont pas la volonté pour juger ces crimes de masse. Ainsi, les États conservent leur responsabilité première en matière de poursuite et de répression des crimes internationaux.

Il a également abordé la question de la coopération qui est une résultante du principe de complémentarité. Son développement est un défi majeur pour l’avenir de la Cour pénale internationale, les années à venir. « La coopération doit d’abord être horizontale entre les Etats parties et la Cour pénale internationale pour renforcer le dialogue constructif avec les autorités nationales afin de favoriser l’entraide pénale internationale. Elle doit ensuite être une coopération verticale entre les Etats parties pour garantir une application efficace du cadre juridique en matière pénale internationale », a-t-il déclaré. La coopération doit être aussi, de son point de vue, multiforme pour prendre en compte tous les acteurs non étatiques, notamment les organisations internationales de défense des droits de l’homme, les organisations humanitaires et les associations de victimes, entre autres.

L’accord signé en 2012 par le Sénégal avec l’Union africaine pour juger, au nom de l’Afrique, l’ancien président tchadien Hissène Habré et la mise en place des Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises créent une dynamique nouvelle. « Ce procès historique en terre africaine, qui vient de connaître son épilogue le 27 avril 2017, est la preuve que l’Afrique dispose des moyens de juger in situ les crimes de masse et que les Africains ne sont pas contre la justice pénale internationale », s’est félicité le Premier ministre.

Alassane Aliou MBAYE

La ministre de la Fonction Publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public a présidé hier la cérémonie de lancement de la mise en production du Fichier unifié des données du personnel de l’Etat. Madame Viviane Laure Elisabeth Bampassy a loué les avantages de ce nouveau système de gestion des ressources humaines de l’administration sénégalaise.

La ministre a dit toute sa satisfaction de constater « cette réelle et grande révolution, fruit d’un travail de longue haleine ayant nécessité une collaboration étroite entre différents services de l’Etat ». Pour cette raison, Mme Bampassy a félicité les équipes du ministère des Finances, du Contrôle financier, du Secrétariat général du gouvernement, du ministère de la Fonction publique ainsi que l’Adie. Elle a aussi rappelé qu’avec « l’audit physique et biométrique, l’Etat s’est résolument inscrit dans une dynamique de maîtrise et de rationalisation des effectifs de l’administration publique, mais aussi de meilleure gestion de la masse salariale ». Et les « résultats de cette opération ont permis d’amorcer la mise en œuvre d’une politique volontariste de promotion et de développement des ressources humaines ».

Le ministre a aussi cité les mécanismes et outils pertinents de gestion issus de cette nouvelle politique comme le bureau d’enrôlement permanent qui consiste en l’enregistrement systématique, dans la valise biométrique, de tout nouvel agent recruté dans la Fonction publique et qui permet d’actualiser en permanence le fichier des agents, de sécuriser et de valoriser les données les concernant. Dans ce même sillage, Mme Bampassy a ajouté le Système intégré de gestion des ressources humaines de l’administration (Sirha), dispositif biométrique de gestion du temps de présence au travail installé dans cinq ministères pilotes.

Identification des agents modèles
La ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public a souligné qu’à travers « les données fiables qu’il permet de collecter tous les jours ouvrables, le Sirha contribue, entre autres avantages, à l’alimentation du fichier unifié ainsi qu’à l’identification des agents modèles parce que respectueux de leurs engagements vis-à-vis de la Fonction publique ; mais aussi et surtout le système à vocation, à terme à favoriser une meilleure distribution des ressources consacrées au paiement des indemnités d’heures supplémentaires ».

Mme Bampassy a ajouté que « la mise en production effective du Fichier unifié des données du personnel de l’Etat constitue, à n’en point douter, un puissant vecteur d’innovation, qui instaure un réseau d’échange dynamique entre différents systèmes de gestion des ressources humaines de l’administration d’Etat ». Elle a espéré que « très bientôt, les lenteurs administratives, qui constituent une des revendications les plus prégnantes des syndicats d’agents publics, ne seront qu’un vieux souvenir.

Dans un proche avenir, grâce à la mise en œuvre de l’interconnexion entre la Fonction publique et la Solde, les agents de l’Etat pourront, où qu’ils se trouvent, suivre en temps réel la gestion et l’évolution de leur carrière, ainsi que les incidences financières des actes d’administration les concernant ».  Selon le ministre, l’administration trouve aussi son compte dans l’affaire car le fichier unifié permet de réaliser des économies réelles dans les budgets de fonctionnement des services impliqués et il induit des gains substantiels de productivité et de performance.

Son collègue du budget, Birima Mangara, est revenu sur l’importance du fichier unifié dans la gestion des ressources humaines, notamment la maîtrise de la masse salariale. De son côté, évoquant les aspects techniques du projet, le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat, Cheikh Bakhoum, a indiqué que c’est une plateforme entièrement développée par l’Adie, hébergée dans ses centres ressources et gérée par ses informaticiens et ceux du ministère chargé de la Fonction publique.

Mbaye Sarr DIAKHATE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.