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Société & Faits divers (2347)

Le ministre des Postes et des Télécommunications a, dans le cadre de « Security Day », présidé, hier, à Dakar, le symposium sur la cyber sécurité, en présence de plusieurs spécialistes provenant de certaines entreprises africaines. Yaya Abdoul Kane avait à ses côtés ses collègues Sidiki Kaba (Justice) et Mansour Sy (Travail, Organisations professionnelles et Relations avec les institutions).

Les actes malveillants internes aux entreprises et menaces persistantes avancées font que la plupart des équipes informatiques ne sont plus en mesure d’y faire face. Sans compter que le paysage des menaces évolue à un rythme très rapide. Les mesures de protection du réseau, les vulnérabilités des systèmes d’exploitation et les ports ouverts demeurent certes des questions de sécurité importantes, mais ne sont plus les principales préoccupations de la majorité des entreprises. A l’heure actuelle, les hackers informatiques, qu’il s’agisse d’organisations criminelles, d’Etats ou d’utilisateurs internes malveillants, prennent essentiellement pour cible les données sensibles dans des environnements critiques. C’est dans cette perspective que Fortinet et Promo Consulting ont tenu cette session pour tenter de répondre à la problématique. Il s’agit, en effet, de voir comment trouver le bon équilibre entre sécurité de l’entreprise, productivité et respect de la vie privée. En tout cas, le ministre des Postes et des Télécommunications attend beaucoup de ces échanges spécifiques sur ce symposium qui apportera sans nul doute des réponses appropriées à la cyber-sécurité. Selon Yaya Abdoul Kane, la tenue de ces échanges à Dakar est à saluer après d’autres réflexions organisées par le passé sur la question.

« Nous assistons à des actes cybercriminels et des menaces pour les Etats et les entreprises privées », a-t-il signifié, avant d’ajouter que « la sécurité du cyberespace doit être un défi pour les entreprises privées et les Etats ». Yaya Abdoul Kane a rassuré les experts et spécialistes présents sur l’engagement de l’Etat du Sénégal qui a ratifié toutes les conventions africaines et coopère avec les Etats ainsi qu’avec les partenaires privés pour y faire face. Il a rappelé que le Sénégal a mis en place un cercle de protection pour les économies, considérant la cyber-sécurité comme un pré-requis.

Pour le ministre de la Justice, Sidiki Kaba, l’organisation de ce symposium sur la cyber-sécurité vient à point nommé. Selon lui, l’Etat s’est engagé dans la lutte contre la cybercriminalité à travers des lois adoptées par l’Assemblée nationale. « Ce symposium sera une occasion de mieux réfléchir sur la question », a-t-il relevé, avant de souligner que « des dispositions législatives et de coopération sont soutenues par le président de la République et son gouvernement, à travers le département des Postes et des Télécommunications ».

Protéger les données personnelles
C’est pourquoi son collègue du Travail, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, a magnifié l’intérêt de cette rencontre. Selon lui, les acteurs professionnels doivent réfléchir sur les voies et moyens de faire face à ces menaces. Dans ce cadre, Mbagnick Diop du Meeds a soutenu que « l’une de nos recommandations est de renforcer notre dispositif de protection des données personnelles, par la dotation en moyens suffisants et adaptés à la Commission de protection des données personnelles déjà mises sur pied par l’Etat ». Depuis quelques années, a-t-il ajouté, nous assistons à la recrudescence de nouvelles pratiques destructrices qui se développent dans le cyberespace. Selon le patron de Promo Consulting, les cyber attaques qui sont pilotées par des groupes étatiques ou non étatiques se jouent à des distances et à des espaces frontaliers, la globalisation des échanges aidant. « Ces attaques sont anonymes et il reste extrêmement difficile de déceler les instigateurs. Car le déploiement d’une cyber attaque se déroule toujours sous couvert de relais involontaires (botnets) ou d’intermédiaires (proxies) », a-t-il dit. Mbagnick Diop a aussi reconnu que la cybercriminalité fait le lit de l’espionnage à visée politique ou économique, la prise illégale du contrôle des infrastructures critiques d’un Etat (énergie, transport, communication…) à des fins de sabotage.

Toutefois, la mise en place d’un système de renforcement des capacités de défense constitue l’un des points majeurs que privilégie la cyber-sécurité. Il a annoncé la création en perspective en Afrique d’un mouvement des entreprises numériques et de technologie avancée afin de relever le défi de la cyber-sécurité. Son homologue de Fortinet Afrique francophone a estimé, pour sa part, que « la responsabilité des entreprises est engagée dans ces menaces ». Selon Ahmet Boughazi, il est impératif pour les entreprises d’avoir une démarche de simplification et d’homogénéisation.

Cheikh Malick COLY

La Direction des droits humains a organisé, hier, en partenariat avec le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Brao), un atelier de validation du projet de plan d’actions national de mise en œuvre des recommandations issues du deuxième passage du Sénégal à l’Examen périodique universel (Epu).

Le Sénégal vient de poser un nouvel acte dans la promotion des droits de l’homme. L’atelier, ouvert hier et portant sur la validation du plan d’actions national de mise en œuvre des recommandations des organes de traités internationaux et de l’Examen périodique universel (Epu), entre dans ce cadre. Selon le directeur des droits humains Mouhamadou Moustapha Sèye, cet atelier constitue une étape importante dans la volonté permanente du Sénégal de respecter ses engagements internationaux.

D’où le sens du présent plan d’actions qui intervient dans le cadre du suivi des recommandations de l’Examen périodique universel. Aussi a-t-il précisé que ce plan d’actions prend en compte les recommandations qui proviennent des organes conventionnels depuis le 19 mars 2014. Il s’agit notamment des recommandations formulées par le comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes dont les observations finales ont été transmises au Sénégal le 28 juillet 2015.

Rappelant l’intérêt de ce plan d’actions qui couvre tous les aspects et obligations du Sénégal en matière de droits de l’homme, M. Sèye a fait savoir que « c’est un référentiel qui va permettre au gouvernement de disposer d’un cadre cohérent lui permettant d’inscrire et de coordonner l’ensemble des actions visant la diffusion, la promotion, la protection, la mise en œuvre et le renforcement du respect par les différents acteurs impliqués dans les questions de droits de l’homme au Sénégal, conformément aux objectifs qui lui sont assignés ».

Cet atelier, organisé sous la coordination du ministère de la Justice, à travers la Direction des droits humains, a réuni les membres du Conseil consultatif national des droits de l’homme et les partenaires techniques et financiers. A cet effet, Andréa Oris, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, est revenu sur l’importance de ce plan d’actions national. «C’est une nécessité de disposer d’un mécanisme national de suivi-évaluation de la mise en œuvre des engagements internationaux, efficaces et opérationnels qui intègrent les compétences sectorielles des ministères concernés », a-t-il souligné.

Mise en œuvre des recommandations
Faudrait-il rappeler que le Sénégal a accepté 152 recommandations parmi les 185 qui lui ont été faites par le Conseil des droits de l’homme de l’Onu. C’était lors de son dernier passage devant le groupe de travail au titre de l’Examen périodique universel (Epu). Dès lors, le pays s’est engagé à mettre en œuvre ces recommandations d’ici avril 2018. Ainsi, le projet de plan d’actions national entre dans cette perspective. Présidant la cérémonie d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de la Justice, Cheikh Tidiane Diallo, a soutenu que le respect des droits de l’homme est au cœur de l’exercice de la démocratie au Sénégal et de l’engagement du pays au sein des Nations Unies.

C’est pour ces raisons que le Sénégal s’est engagé sur plusieurs thématiques relatives aux droits de l’homme. Il s’agit de la lutte contre l’impunité, la torture et les détentions arbitraires, l’abolition de la peine de mort, la protection des enfants, la promotion et le respect des droits des femmes, entre autres.

Tata SANE

C’est certainement un des épisodes les plus marquants de sa vie de femme à Dakar où elle venait de débarquer à la recherche de travail. Son désarroi a été d’autant plus grand qu’elle ne connaissait personne pouvant l’aider à trouver où passer la nuit.

Dans son village de Bondié où la jeune F.Nd  mère d’une fillette vivait, elle était confrontée à des difficultés si accrues qu’elle avait finalement pris la décision de quitter ce patelin à destination de Dakar à la recherche de travail de domestique capable de lui rapporter un peu d’argent pour régler ses besoins élémentaires. La voilà qui débarque à la gare routière les Baux maraîchers à la tombée de la nuit. Elle devra dans un premier temps trouver un endroit où passer la nuit avec sa fillette pour ensuite s’atteler à trouver un gîte provisoire en attendant que sa situation se stabilise.

Elle tombe malheureusement sur la mauvaise personne, un jeune chauffeur (S.F) à qui elle se confie avant de lui tendre les oreilles en espérant qu’il va l’aider à trouver la solution à son problème. Après avoir bien écouté la jeune femme en détresse, S.F la met en confiance en lui promettant de la conduire en un lieu sûr où elle pourra passer tranquillement la nuit. La femme l’abreuve de remerciements et de prières tout en remerciant le ciel de lui avoir fait croiser le chemin d’un homme aussi bienveillant. S.F. conduit la jeune femme chez son ami I.D, un boulanger domicilié aux alentours du marché Chavanel de Pikine.

C’est dans la maison où habite I.D que S.F reçoit la jeune femme après lui avoir aménagé une couchette, un simple matelas étalé sur la terrasse. Il présente l’étrangère à son ami qui, après avoir souhaité la bienvenue à la villageoise, se retire pendant un moment dont S.F a bien profité pour imposer des relations sexuelles à la voyageuse attardée. Après quoi, il quitte la maison, non sans demander à son ami I.D qui s’apprête à le relayer sur la jeune femme, de payer des couches pour la fillette. Après le départ de S.F, son ami I.D se rapproche de la jeune femme et la contraint de satisfaire son appétit sexuel. 

Sexuellement torturée, elle se met à pleurer à chaudes larmes en laissant éclater sa colère contre I.D qu’elle a poursuivi jusque dans la rue.
Un habitant du quartier qui se rendait à la boutique l’ a aidé à déposer une plainte contre ses tortionnaires.

Les deux amis mis en cause ont été cueillis. Ils ont nié les faits qui leur sont reprochés. Néanmoins, ils ont été déférés au parquet pour viol collectif.

Abdou DIOP

Une banale histoire de Kankouran atterrit au tribunal. Les prévenus écopent de 3 mois de prison avec sursis.

Quatre villageois originaires de Djindé viennent d’écoper des trois mois de prison assortis du sursis dans une affaire liée au Kankouran. Ils ont été reconnus coupables d’agression sur un conducteur de moto Jakarta du nom de Chérifo Faty, par le Tribunal de grande instance de Kolda. Ibrahima Mandiang, Armando Thiana, Youssouf Mandiang, Papis Thiana poursuivis pour coups et blessures volontaires ayant occasionné une incapacité de travail temporaire de 30 jours sur la victime. Les quatre prévenus avaient organisé la sortie du Kankouran à l’occasion de l’initiation de leurs enfants. Après l’incident, Mamadou Dramé, âgé de 33 ans, considéré comme étant le Kankouran à l’origine de cette agression, a pris la fuite. Devant la barre, les prévenus ont tous nié les faits qui leur sont reprochés. Ils déclarent n’être ni de près ni de loin mêlés à la sortie de ce Kankouran qui a agressé le conducteur de la moto Jakarta. Ce dernier n’a pas non plus reconnu les prévenus comme étant les accompagnateurs de son agresseur.

Le procureur de la République réclame l’application de la loi alors que pour l’avocat de la défense, Me Prosper Djiba, demande la relaxe pure et simple de ses clients qui, d’après lui, n’ont aucun lien avec cette agression. Pour lui, c’est un Kankouran privé qui a voulu régler ses comptes personnels avec la victime avant de prendre la fuite.
L’incident s’est produit à Djindé où la victime s’était rendue pour déposer une dame. Sur le chemin de retour, il croisa un Kankouran qui le roua de plusieurs coups de machette. Il décida alors de porter plainte contre X à la brigade de gendarmerie de Sédhiou.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Cadre unitaire national des associations de retraités du Sénégal a organisé, mercredi, une conférence de presse à son siège sis à Sicap Mbao. Les membres de cette organisation souhaitent une augmentation de 50% des pensions, son alignement sur le Smig à 50.000 FCfa.

Les membres du Cadre unitaire national des associations des retraités du Sénégal jugent dérisoire la hausse de 10% annoncée sur le montant de leurs pensions. Selon eux, cette augmentation est « sans conséquence positive sur la mensualisation ». Ils réclament, dès lors, une augmentation à hauteur de 50%. Ce qui, selon eux, demeure tout à fait possible au  vue de leur nombre. Ils appellent également à la défiscalisation et à la subvention de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) par l’Etat du Sénégal. Pape Birahima Fall, le président du Cadre unitaire national des associations de retraités affiliés à l’Ipres qui a parlé en leur nom, affirme qu’«au Sénégal, les allocations sont très dérisoires pour permettre aux allocataires de vivre d’une manière décente ».

Il est d’avis que l’Ipres doit songer à élever les pensions. Comment relever les pensions ? « Les petites et moyennes allocations doivent être alignées sur le Smig du Sénégal qui est aux environs de 50.000FCfa», a préconisé  Pape Birahima Fall. Selon M. Fall, « l’Ipres effectue des placements dans des banques. Ces placements engendrent, dans le long terme, des profits à ces institutions financières. L’Etat fiscalise à hauteur de 7 milliards de FCfa ces placements. Cette somme, si elle est enlevée, pourrait constituer un gage solide de retombées pour l’ensemble des allocataires du Sénégal », a-t-il dit. Ces allocataires souhaitent également l’intégration de nouveaux membres au sein du conseil d’administration de l’Ipres. Si leur appel n’est pas suivi de mesures « idoines », les retraités se disent déterminés à organiser « une marche de protestation ». «Si d’ici à la conférence sur le Dialogue social, rien n’est fait, nous sortirons dans la rue pour tenir un sit-in », a dit Pape Birahima Fall, le président du Cadre unitaire national des associations de retraités affiliés à l’Ipres.

Dans ce même élan, il promet d’alerter ses camarades retraités des autres régions. «Nous allons également demander à nos camarades retraités des autres régions d’organiser des marches pour que les gens nous entendent», a-t-il dit. 

Oumar BA

La Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos) et l'Agence des travaux et gestion des routes (Ageroute) poursuivent leurs opérations de libération des emprises dans la capitale sénégalaise. Hier, c’est le site de Tircamb, sis à Tivaouane Peulh, un espace de 5 ha où pullulent des maisons illégalement construites, qui a été nettoyé.

Un vaste tas de gravats jonchent le sol par endroits. C'est ce qui reste de chacune des maisons que les gros engins viennent de démolir sur ce site de Tircamb, sis à Tivaouane Peulh, sur instruction de l’autorité compétente. Un engin s'attaque à une maison à deux étages sous les yeux de son propriétaire, une femme d'âge mûr, scotchée au siège arrière d'une belle voiture.

Quelques mètres plus loin, deux Catarpillar continuent de raser, l'une après l'autre, les nombreuses maisons dressées ça et là. Un important dispositif de sécurité composé d'éléments de la gendarmerie est déployé sur les lieux. Les curieux sont tenus à distance de la zone où les opérations se déroulent. Le spectacle est certes désolant, mais le chef d'escadron et directeur de la Dscos, Sambiri Ndiaye, a rappelé que « c'est sur la base d'une ordonnance de justice, avec l'assistance d'un huissier que les opérations de démolition sont en train de se dérouler ». Pour lui, ces constructions sont érigées « sans droit ni titre foncier ». «La zone n'est pas encore viabilisée car n'étant pas encore lotie. Il n'y a pas d'eau ni d'électricité. D'où une tendance à une bidonvilisation qu’il faut impérativement stopper », a-t-il soutenu. Il a évoqué la menace permanente d'effondrement de maisons sur ce site sous l'effet du vent par l'absence d'un bon aménagement de la zone, rappelant la politique de l’Etat d’offrir aux Sénégalais « un cadre de vie agréable ».

Sommation d’arrêt
A son avis, freiner ces constructions anarchiques permettra à l’Etat, à l'avenir, de ne plus dépenser des milliards pour restructurer. Et M. Ndiaye d’inviter ses compatriotes de la diaspora à faire preuve de prudence au moment d'acheter un terrain pour construire. «Il y a une procédure régulière et normale bien encadrée à emprunter », a-t-il insisté. Il a indiqué son service a entamé une politique de maillage du pays avec l’ouverture, la semaine dernière, d’un bureau à Saint-Louis. Dans un proche avenir, un autre bureau sera ouvert à Kaolack, puis à Thiès, etc. Sambiri Ndiaye a indiqué que les bâtiments qui ont été démolis ont fait l'objet de sommation d'arrêt depuis la phase de la fondation par la brigade de gendarmerie de Rufisque. « Les gens construisent la nuit en utilisant des projecteurs de véhicules », a-t-il fait savoir. A son avis, la seule façon de freiner les velléités d'occupation anarchique, c’est de frapper là où ça fait mal, c'est-à-dire en touchant les biens.

Administrateur général de la « Compagnie  Prestige immobilier » (Cpi) propriétaire du site, Aminata Sall Samb a indiqué que ce n'est que justice qui est rendue précisant que le combat a débuté, il y a trois ans, pour récupérer le site, après que la Cpi a suivi toutes les procédures régulières. « Ce site a été immatriculé au nom de la Cpi à la faveur d'un bail octroyé par l'Etat du Sénégal », a ajouté Aminata Sall Samb qui a révélé que 214 logements sont prévus sur le site qui sera viabilisé et doté d'un système d'assainissement et d'adduction d'eau avec une voirie conséquente. Président du collectif des propriétaires de maisons démolies, Mamadou Ndiaye a estimé, par contre, que c'est « la loi du plus fort » qui a prévalu dans cette affaire. Il a indiqué que le collectif poursuivra le combat pour que ses membres soient rétablis dans leurs droits.

Abdou DIOP

L’aspect genre est une dimension qu’il faut prendre en compte dans l’élaboration des politiques publiques d’après le gouvernement ; car il relève d’une question de justice sociale.

Dr Anta Sarr Diako a présidé, hier, à Dakar, l’atelier de renforcement de capacités des acteurs de la dimension « genre » dans les politiques, programmes et projets de protection social. Selon le délégué générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, c’est un concept qui veut que tous les être humains soient égaux en droits et libres de développer leurs aptitudes personnelles et de faire des choix indépendamment des contraintes imposées par des stéréotypes, des rôles de genre rigides ou des préjugés.

« L’égalité des genres ne signifie pas que les femmes et les hommes doivent devenir identiques, mais que leurs droits, leurs responsabilités, leurs préoccupations et leurs opportunités ne dépendent pas de leur condition d’homme ou de femme, mais de leurs aspirations et de leurs besoins réels sans distinction », a dit Mme Anta Sarr. « Il faut parvenir à développer des stratégies qui incorporent les préoccupations et les expériences, aussi bien des femmes que celles des hommes, dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des actions », a ajouté Mme le délégué général. « Les femmes sont les plus touchées par la pauvreté. Une discrimination positive à travers des programmes spécifiques  apparaît comme une voie pour les sortir de cette situation défavorisée », a-t-elle souligné.

A en croire Mme Anta Sarr, la protection sociale prône l’autonomisation des plus pauvres pour leur permettre, à travers des programmes et projets (filets sociaux), d’accéder aux ressources et d’aspirer au contrôle de ces ressources. « Son objectif est de promouvoir l’équité et la résilience, en créant des opportunités pour tous, afin de mieux anticiper et faire face aux risques. Et sa mise en œuvre ne devrait alors souffrir de discrimination d’aucune sorte pour préserver ses valeurs cardinales. Ce sont là les véritables défis à relever pour mener à bien nos missions », a déclaré Anta Sarr Diacko. Pour sa part, Mme Ngom Absa Wade, Directrice de l’équité et de l’égalité de genre (Deeg), a souligné que cet atelier de renforcement des capacités est d’une importance capitale, car il permet au gouvernement de prendre une orientation allant dans le sens de réduire les inégalités sociales dans une perspective d’un investissement social. Saluant cette initiative, elle a soutenu que la mise en compte du genre, dans l’élaboration des politiques publiques est favorable à l’amélioration des conditions de vie des populations. Quant à Mariana Stirbu, chef de programme de politiques sociales à l’Unicef, elle plaide pour un progrès de l’éducation des filles, mais aussi une éradication des mariages précoces.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un comité pour la sauvegarde des mosquées et cimetières a été porté sur les fonts baptismaux à Thiès. Il est dénommé « Kourelou Inali Lahi Wa Ina Ileyhi ». 

La structure qui n’est composée que de six membres compte s’appuyer sur les bonnes volontés préoccupées par ce sacerdoce qui est, selon le coordonnateur Serigne Mor Diop Mbaye, plus connu sous le nom de Talla Mbaye, « d’œuvrer uniquement pour le Seigneur à travers la sauvegarde des mosquées et cimetières non seulement de la ville de Thiès mais ceux aussi des autres villes ». Avec comme mission essentielle d’équiper les mosquées et morgues d’ouvrage utiles à la bonne pratique et usages de notre religion », ajoute-t-il.

Talla Mbaye a expliqué que l’idée de la mise en place de ce comité est née de certains sages de la ville qui se désolent de l’état dans lequel se trouvent certains édifices religieux qui manquent de commodités dont l’éclairage et autres murs de clôture. «Nous avions identifié une quinzaine d’édifices qui sont dans ce besoin sur la soixantaine que compte la ville (dont 30 mosquées et 10 cimetières) et avons pris des initiatives allant dans le sens de solliciter la bienveillance des bonnes volontés pour combler ce gap. Ce, en collaboration avec les responsables des différents édifices concernés », indique le coordonnateur Talla Mbaye.

Un appel qui a été entendu comme par exemple le président du Conseil départemental, Idrissa Seck, qui a doté le comité d’une dizaine de climatiseurs destinés aux morgues de certaines mosquées, mais aussi par d’autres bonnes volontés dont les contributions ont permis la construction de murs de clôture de certains cimetières qui manquent également d’éclairage. Le président du comité pour la sauvegarde des mosquées et cimetières « Kourelou Inali Lahi Wa Ina Ileyhi » attire l’attention sur le fait que les cimetières sont tous pleins et qu’il convient aujourd’hui de les désencombrer en créant d’autres et les sécuriser davantage. Toutefois, le coordonnateur du comité, Serigne Mor Diop Mbaye, précise qu’ils sont loin de se substituer aux autorités pour régler ces questions. Ils considèrent simplement qu’il est un devoir pour tout citoyen de s’investir dans cette œuvre utile.

Mohamadou SAGNE

Le Japon vient de mettre à la disposition du Sénégal 16 volontaires dont 2 seniors qui ont prêté serment hier. Ces Japonais vont intervenir dans des domaines divers, comme l’agriculture, la santé et l’éducation.

Ils sont au total 74 volontaires japonais répartis sur le territoire national. Ces nouveaux venus sont affectés dans les régions de Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Dioubel et Kaffrine. Ils vont appuyer les populations locales de ces régions dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle, du développement communautaire, de la santé et du tourisme. Ndèye Khady Ndiaye Niang, chef de division des assistants techniques et des volontaires, au nom du directeur de la Coopération technique, Papa Birama Thiam, a d’abord magnifié le sens des relations entre le Sénégal et le Japon. Selon Mme Niang, ces volontaires japonais sont de véritables soldats du développement. « C’est le moment de se mettre aux côtés des populations pour mener à bien le développement communautaire, comme l’a indiqué le chef de l’Etat dans le cadre de son programme Sénégal émergent », ajoute-t-elle. Mais, pour la représentante de la direction de la coopération technique à la présidence, ces coopérants vont trouver, partout dans les localités, toute la disponibilité des autorités qui les accueillent au niveau national.

Pour le représentant résident de la Jica, « la prise de service officielle de ces nouveaux volontaires symbolise, encore une fois, l’amitié entre les deux pays ». Selon Yuji Moriya, le Sénégal, avec cette nouvelle vague de volontaires, se classe au quatrième rang des pays africains accueillant le plus grand effectif des coopérants japonais. Il faut rappeler que depuis 1980, il a accueilli 1.083 volontaires et en plus des nouveaux venus. M. Moriya explique cette situation par la stabilité politique et sociale du Sénégal qui permet d’affecter continuellement des volontaires depuis 36 ans maintenant. Mais aussi la « teranga » sénégalaise attire beaucoup les volontaires qui se sentent chez eux. Selon lui, le Sénégal est un des partenaires de premier plan de la Jica. « Notre bureau joue un rôle d’incubateur pour les volontaires qui peuvent revenir au Sénégal quelques années après leur service pour travailler en tant que coordonnateurs, experts ou chargés de programme », relève-t-il.

Cheikh M. COLY

Les responsables d’une cinquantaine de groupements de promotion féminine (Gpf) du département de Podor ont reçu, hier, des mains de Mamadou Racine Sy, administrateur de sociétés et président du Conseil d’administration de l’Ipres, un financement global de 24 millions de FCfa (sans apport personnel) qui leur permettra de mener des activités génératrices de revenus et d’être plus autonomes. Auparavant, il avait distribué des lots de fournitures aux différents établissements scolaires de Podor.

Au cours de la cérémonie officielle de remise des chèques, qui s’est déroulée sur la place de l’Indépendance de Podor, les 12 Gpf de la commune de Podor ont reçu 12 millions de FCfa, une autre enveloppe de 12 millions de FCfa a été distribuée aux autres Gpf du département de Podor.

Mamadou Racine Sy, accompagné d’une forte délégation, a tenu personnellement à effectuer une grande tournée dans la commune de Podor, dans les villages de Ndiawar (localité de la commune de Gamadji-Saré, où il est en train de construire un poste de santé), Guédé-Chantier, Diagnoum, pour remettre ces chèques aux femmes bénéficiaires de ce financement de 24 millions de FCfa.Partout où il est passé, il a exhorté ces braves et paisibles femmes du Fouta, à tout mettre en œuvre pour rembourser correctement et dans de bonnes conditions ces financements qu’il a lui-même mis en place en étroite collaboration avec une institution financière de la place. Le président du Mouvement « And Liggey Podor Ak Racine » a laissé entendre que si ce remboursement s’effectue correctement, 270 autres groupements féminins du département de Podor, qui sont sur la liste d’attente, pourraient eux-aussi bénéficier de ce système de crédit revolving.

Racine Sy, à travers ce geste humanitaire de haute portée républicaine, citoyenne, morale, économique et sociale, a réitéré son engagement indéfectible à contribuer efficacement à traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière d’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, de développement économique et social, de lutte contre la pauvreté, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

« Non à la délocalisation de l’aérodrome de Podor »
Le président du Mouvement « And Ligguey Podor Ak Racine » a mis à profit cette tournée pour déplorer avec véhémence l’idée qui consisterait à délocaliser l’aérodrome de Podor. Au cours de la cérémonie de remise des chèques aux Gpf, il a attiré l’attention des pouvoirs publics sur le refus catégorique des populations de Podor d’adhérer à ce projet de délocalisation de leur aérodrome.

«Podor dit non ! Il ne faut pas croire que les Podorois sont faibles, loin de là. Podor existe bien avant d’autres régions du Sénégal. Si on ne peut pas laisser Podor avec ses infrastructures, qu’on ne le prive pas de son aérodrome. On ne va jamais se laisser faire. Notre ambition est de faire en sorte que le département de Podor soit érigé en région », a enfin martelé Mamadou Racine Sy.

Mb. K. DIAGNE

Dans le cadre de la mise en œuvre de la responsabilité sociétale de l’entreprise, l’opérateur Expresso Sénégal a ciblé cette année, l’association de lutte contre le cancer (Lisca) à qui il a octroyé 98 bons pour effectuer des mammographies à l’occasion de la tenue, hier, de la journée de solidarité avec les groupes vulnérables.

L’ingénieur Abdallah Saïd du groupe Expresso a indiqué que c’est conscient de sa responsabilité sociale envers les populations que son entreprise a décidé d’accompagner la Lisca pour donner aux femmes, surtout les plus démunies, la possibilité de se faire dépister gratuitement. Pour Abdallah Saïd, en finançant cette journée de solidarité, Expresso n’a fait que son devoir, celui de contribuer à l’œuvre de solidarité telle qu’elle est recommandée par toutes les religions révélées.

L’affluence massive des femmes témoigne, selon lui, de l’impact de ce type d’initiative et Expresso ne pouvait être en reste au moment ou toutes les grandes entreprises investissent dans ce type d’action.

En tout cas, l’activité a été bien menée à la grande satisfaction des femmes de l’entreprise qui, pour leur importante mobilisation, ont reçu une mention spéciale de Lisca. Pour cette édition, 878 femmes ont été dépistées et 98 bons octroyés pour effectuer des mammographies.

Ce qui a été bien apprécié par la représentante de la Lisca, Mme Fall, qui a souhaité que cette action soit pérennisée pour aider les groupes vulnérables à se prémunir contre ce cancer.

B. DRAME

Le nouveau Khalife général des Khadres, Cheikh Aya Aidara, est attendu à Dakar ce samedi 5 novembre. A l’occasion, un grand rassemblement sera organisé au Stadium Marius Ndiaye. Son déplacement dans la capitale sénégalaise intervient moins de quarante jours après le rappel à Dieu de son défunt frère aîné et khalife Cherif Bouneuneu.

Le stadium Marius Ndiaye sera, ce samedi, le point de ralliement de milliers de disciples khadres de la Mauritanie, du Sénégal et de la diaspora. Ils viennent répondre à l’appel de leur nouveau khalife et faire acte d’allégeance à Cheikh Aya Ould Cheikh Talibouya. Selon un communiqué de presse signé par Cheikh Amadou Gaye, responsable de la cellule de communication, cette rencontre sera aussi une occasion pour les disciples de Cheikhna Cheikh Saad Bouh d’écouter leur guide et de recueillir son message décliné comme une sorte de « feuille de route ».


L’arrivée du nouveau Khalife général des Khadres Cheikh Aya Aidara fait suite à l’onction reçue de ses pairs à Nimzat, lieu sacré où repose le vénéré Cheikhna Cheikh Saad Bouh. La communauté khadre va ainsi recevoir celui qui désormais porte le « Ammama » de son aïeul Cheikhna Cheikh Saad Bouh. Présenté comme « un symbole de sainteté mais aussi de légitimité », le « Ammama » est une « chéchia rouge qui se dresse majestueusement dans un cocon blanc avec en son sein un gris-gris lourd à porter et conférant à son détenteur la légitimité spirituelle de parler au nom de tous les Khadres d’ici et d’ailleurs ».

Le responsable de la cellule de communication précise aussi que « c’est une copropriété appartenant à six grandes familles lesquelles désignent en leur sein le plus âgé pour la revêtir ». Le communiqué précise que dans les annales de la collectivité khadriya, cet événement religieux est « inédit dans ce sens que c’est le Khalife général des Khadres en personne qui, en un seul jour, un seul lieu et ce, hors de Nimzat, va rencontrer tous les talibés et sympathisants khadres de la sous-région ». Le document note par ailleurs que « cette approche nouvelle découle d’un khalife choisi par consensus par ses pairs et qui a l’ambition de fédérer toutes les énergies. Ceci marquera, sans nul doute, une ère nouvelle et un tournant pour l’ensemble de la khadriya ».


A quelques encablures du centenaire du rappel à Dieu en juillet 1917 du vénéré Cheikhna Cheikh Saad Bouh, « les Khadres auront à cœur de démontrer à leur illustre hôte leur solidarité religieuse pour l’accompagner dans sa noble mission au service de Dieu ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

Selon le syndicat national des cadres et employés de l’administration publique (Synecap), le Fonds monétaire international (Fmi) exige du gouvernement sénégalais la suppression de certaines agences nationales. Il invite, dans un communiqué, l’Etat du Sénégal à des négociations.

Dans un communiqué reçu à notre rédaction, le Syndicat national des cadres et employés de l’administration publique (Synecap) informe que « le Fonds monétaire international (Fmi) exige du gouvernement du Sénégal la suppression de certaines agences nationales ». Selon le document, le Synecap condamne la déclaration du représentant résident du Fmi au Sénégal, Boileau Loko, qui pose les jalons de l’élaboration d’une stratégie nationale aux conséquences sociales désastreuses pour les pays.


Le Synecap invite les autorités du pays à faire en sorte que toute réduction du nombre d’agences, par fusion ou suppression en fonction des résultats de leur évaluation, fasse l’objet d’une négociation avec le syndicat pour la prise en charge des conséquences sociales qui en découleront. Il veut que les employés des agences dissoutes soient affectés à d’autres postes. Le Synecap demande, par ailleurs, la mise en place d’une commission bipartite entre le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et le syndicat, élargie aux corps de contrôle de l’Etat pour l’élaboration d’un guide harmonisé et adapté aux textes relatifs à la gestion axée sur les résultats des structures publiques.

Le Synecap invite l’Etat à faire en sorte que toute personne admise à la retraite ne soit plus éligible à la nomination aux responsabilités de directeur des établissements publics, de sociétés, d’agences ou de directions nationales et ne soit plus recyclable dans les entreprises parapubliques sous formes de contrats spéciaux ou de contrats de prestation de service. Aussi, sollicite-t-il la révision de la loi portant statut général des fonctionnaires pour l’adapter aux réalités du nouveau management public et souhaite que la promotion des cadres de l’administration publique aux responsabilités de directeurs nationaux soit basée sur les critères de l’expérience et du mérite.

Ndiol Maka SECK

La 28ème édition de la célébration de l’anniversaire de Cheikh Saadbou Chiby Aïdara se tient ce 5 novembre aux Hlm 1, sur la corniche. Il s’agira, selon l’initiateur, Chérif Cheikh Al Adramé Bakhaïda Aïdara, d’inviter la Ouma à cultiver la paix comme le prônait l’illustre disparu.

Cheikh Saadbou Chiby Aïdara ibn Cheikh Mouhamadou Al Hakhoub ibn Cheikh Hadramé ibn Cheikh Mouhamed Fadl est un saint. Il appartient à la lignée enviée du prophète Mouhamed (Psl). Eu égard à cette faveur divine doublée de son parcours exemplaire sur terre, le mouvement de jeunesse khadriya, avec à sa tête Chérif Cheikh Al Adramé Bakhaïda Aïdara, organise son traditionnel gamou pour célébrer l’anniversaire de la disparition, il a 28 ans, de Cheikh Saadbou Chiby Aïdara.

Pour cette année, la manifestation dédiée à ce guide spirituel hors norme sera exclusivement consacrée à des prières, à la lecture du Saint Coran, à des zikr et à des causeries sur la vie et l’œuvre du disparu, mais aussi à des conférences sur la Khadriya par Oustaz Cheikh Mouhamed Ndao et Cheikh Tidiane Sarr. « Nous allons prier pour la paix au Sénégal et dans le monde», explique le responsable moral du mouvement de la jeunesse khadre.

Selon Chérif Bakhaïda, le gamou sera mis à profit pour évoquer les chantiers ouverts par le président de la République Macky Sall et prier pour leur achèvement, au grand bonheur du peuple sénégalais. Bref, de ferventes prières seront dites pour le succès des politiques initiées par le chef de l’Etat Macky Sall au cours de la cérémonie officielle du gamou qui aura lieu dans l’après-midi du 5 novembre.

Serigne Mansour Sy CISSE

A un peu plus de deux semaines du Grand Magal de Touba qui sera célébré le 19 novembre prochain, la caravane « sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » continue de sillonner quelques grandes localités du pays pour transmettre le message d’unité, de paix et de solidarité du Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké. Les caravaniers qui ont quitté Touba le 24 octobre dernier, sont passés, sous la conduite de Serigne Modou Mbacké Sy, à Fatick, Thiaré et Diakhao, entre autres.

A Fatick, la caravane « sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba », conduite par Serigne Modou Mbacké Sy, a eu droit à grand un accueil de la part du maire Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, des disciples mourides et de leurs frères et sœurs des autres confréries musulmanes rassemblés à la résidence Khadim Rassoul au quartier Daral. Ici, comme à la place publique dénommée les « Berges du Sine », le conférencier, Serigne Fallou Gallas Sylla, a délivré le message de Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké qui, depuis l’entame de son magistère, développe des thèmes sur « l’unicité de Dieu », « l’unité fédératrice des musulmans », « la revivification des foyers religieux musulmans », « le raffermissement des liens historiques entre les familles religieuses ».

Serigne Fallou Gallas Sylla est aussi revenu sur la vie et l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba avant de rappeler l’importance du Grand Magal de Touba institué pour commémorer le départ pour l’exil au Gabon de Khadimou Rassoul, mais aussi pour glorifier le Seigneur et rendre hommage au prophète Mouhamad (Psl). Après les différents conférenciers qui ont conquis l’assistance en lui parlant de religion musulmane, d’unité et de solidarité, les organisateurs de l’accueil de la caravane « sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » ont remercié Serigne Mbaye Kâ, le ministre Mbagnick Ndiaye, le Dr Cheikh Kanté, les imams et autres notabilités de Fatick pour leur contribution au succès de la rencontre.

Le maire de Fatick, Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, s’est réjoui de l’organisation de la caravane « sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » à l’initiative du Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké avant d’appeler toute la classe politique sénégalaise à « s’inspirer du culte de l’unité prôné par le guide suprême des Mourides et à adopter une démarche similaire pour le développement et la stabilité du pays ». Il s’est beaucoup appesanti sur le discours de tous les jours de Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké axé sur l’unité des « tarikhas » (confréries), l’enracinement dans nos valeurs culturelles, l’effort et l’ardeur au travail pour le développement du Sénégal. Matar Bâ a demandé des prières pour la réussite des politiques initiées par le président Macky Sall.

Après le Sine où elle s’est rendue au mausolée de Maba Diakhou Bâ à Somb, à la Maison royale de Diakhao, ainsi que dans les localités de Ndock Sarre, Thiaré, Djilasseme, Ndoffane Mouride, Niakhar, Ngayokheme, Toucar, Diohine et Diarekh, la caravane « sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » est entrée dans le Saloum, précisément par la zone de Dya, dans la commune de Gandiaye.

Mamadou DIEYE

Une forte délégation de la Caritas/Autriche conduite par Mme Anna Maria Bokor a séjourné, ce week-end, dans la capitale du Nord en vue de visiter certains établissements scolaires de la commune, de s’entretenir avec les élèves issus de familles en difficulté, les responsables de Caritas/Saint-Louis et de Claire Enfance.

Cette mission, qui entre dans le cadre du renforcement de la coopération entre Caritas/Sénégal et Caritas/Autriche, a permis ainsi à Mme Anna Maria Bokor, au directeur de Caritas/Saint-Louis, Alex Tendeng et au coordonnateur de Claire Enfance, Babacar Diop, de plaider encore pour l’accès des élèves démunis à une éducation de qualité, au même titre que leurs camarades qui sont à l’abri des contraintes financières et sociales.

M. Tendeng s’est encore réjoui du projet d’appui à la scolarisation des enfants en situation de vulnérabilité, financé par Caritas/Autriche, dans le cadre de son partenariat avec Caritas/Sénégal, pour un coût global de 44 millions de FCfa et pour une durée de trois ans. L’éducation, a-t-il rappelé, est au cœur de toutes les analyses économiques et sociales, la vulnérabilité économique de certains ménages, la crise des valeurs familiales, suscitent sans nul doute des répercussions sur le développement des enfants, à savoir la non-déclaration de l’enfant à l’état civil, la non-scolarisation et/ou le faible niveau d’instruction et de formation, etc. Bouna Diallo de Claire Enfance s’est également appesanti sur les cas de certains enfants vivant en famille d’accueil, en institution ou dans la rue, victimes très souvent de toutes sortes de violences, d’abus, de maltraitance, de négligence, de surexploitation (traite faite aux enfants, pires formes de travail, exploitation sexuelle).

Par conséquent, renchérit Babacar Diop, pour réussir cette entreprise noble et exaltante consistant à aider ces enfants en difficulté à faire valoir leurs droits, sur tous les plans et à tous les niveaux, il est nécessaire de les accompagner dans des activités d’éducation et de formation de qualité afin qu’ils puissent s’épanouir et être des acteurs de leur propre développement. M. Diop a laissé entendre qu’il est essentiel de sensibiliser les communautés et les pouvoirs publics sur les droits de l’enfant et les responsabilités de tous les citoyens sur le rôle prépondérant qu’ils doivent jouer dans le cadre de cette vaste campagne de sensibilisation. Ceci, en vue de permettre aux enfants de jouir, dans de très bonnes conditions, de l’ensemble de leurs droits dans un village planétaire où le travail précoce et les déperditions scolaires engendrent des conséquences désastreuses.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les gardiens nouvellement affectés à la surveillance du cimetière de Pikine ont arrêté, dans la nuit du mercredi à jeudi, vers les coups de 22 heures, un homme soupçonné d'être un profanateur de tombe. C'est dans une ruelle jouxtant le cimetière que cet homme a été interpellé alors qu'il était en possession d'herbes sèches qu'il tenait fermement à la main tout en marchant d'un pas résolu le long de cette rue étroite. En effet, si les gardiens du cimetière en sont arrivés à prendre cet homme pour un profanateur de tombe, c'est parce qu'ils ont fait le constat que les herbes qu'il détenait ne se retrouvent que dans le cimetière. C'est la raison pour laquelle ils l'ont aussitôt conduit au commissariat de Pikine où M.B. a été mis à la disposition d'un enquêteur pour justifier sa présence sur cette ruelle sombre à cette heure de la nuit. En réaction, le mis en cause a rejeté d'un bloc l'accusation portée contre lui, arguant qu'il n'a jamais été question pour lui d'entrer dans le cimetière encore moins de profaner une quelconque tombe.

A l'analyse des faits, les policiers ont relevé des indices qui concordent vers la thèse de profanation de tombe avant de le placer en garde à vue. Il faut simplement souligner que si les faits reprochés à M.b. sont confirmés par le juge, il risque de faire les frais des multiples pratiques de sorcellerie et charlatanisme signalés ça et là ces derniers temps. La dernière en date remonte mardi. Une bagarre avait éclaté entre les profanateurs présumés et les vigiles.

Abdou DIOP

« La discipline est une vertu essentielle dans la voie du mouridisme », a rappelé, hier, à la mosquée « Massalikoul Djinan », Cheikh Bassirou Mbacké Abdou  Khadre, clôturant, du coup, le forum de Dakar ouvert en prélude au Grand Magal de Touba. Il a surtout affirmé que « personne ne pourra éteindre la lumière de l’Islam ». 

« Quiconque parle aux membres de la communauté doit avoir le sens de la mesure et la crainte révérencielle envers Dieu. Nous n’avons pas cette intention de ne pas vous dire la vérité. Nous devons faire de telle sorte que nos rencontres soient plus disciplinées. Sinon, nous allons perdre nos temps, ne faisons pas de l’amalgame», a dit, hier, le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Des propos repris presque par Amadou Mbackiyou Faye, représentant du khalife général des mourides à Dakar.

A en croire le chef religieux, la futilité écorne dangereusement l’Islam. « Nous devons savoir que sommes unis par la religion islamique, la croyance d’un musulman est globale », a fait remarquer le porte-parole qui a invité les fidèles à s’approprier des résolutions sorties des deux jours de travaux du forum. « Elles doivent nous servir avec un impact positif dans notre vie quotidienne sinon, cela ne valait pas la peine. Le guide a pour mission d’indiquer aux fidèles la bonne voie », a martelé l’émissaire de Touba. Face aux détracteurs de l’Islam, Cheikh Bass indique que jusqu’à la fin du monde, « personne ne pourra éteindre la lumière de l’Islam ». Le président de la commission culture et communication, Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé Fatma est revenu sur le choix du thème : « Notre identité islamique et les défis de la mondialisation ». Rappelant un viatique de Serigne Touba, il paraphrase : « celui qui vous interdit l’instruction, sachez que son interdiction est erronée».

Cheikh Abdoul Ahad a regretté la course effrénée à la richesse alors que les bienfaits que Dieu a accordés aux musulmans devraient être un poids important pour peser sur la balance du monde. Il a annoncé que les résolutions des travaux feront l’objet d’une large diffusion.

De son côté, le ministre de la Décentralisation, Abdoulaye Diouf Sarr, à la tête de la délégation gouvernementale, composée des ministres Mbagnick Ndiaye de la Culture et de la Communication, Birima Mangara du Budget, entre autres, a magnifié le choix du thème avant de solliciter auprès du chef religieux des prières afin que le chef de l’Etat puisse réussir sa mission.

Avant-hier, au King Fahd Palace, Serigne Sam Bousso, conférencier, avait expliqué que l’objectif du forum était de réunir d’éminents chercheurs et scientifiques pour ne pas perdre notre identité et bénéficier de la mondialisation. D’après Cheikh Abdoul Ahad Gaïndé Fatma, le musulman doit être préparé à affronter ce monde et ne plus subir la domination des autres.

Serigne Mansour Sy CISSE

Grand Magal : Un Fonds dédié aux accidentés sera mis en place
Cette année, l’une des innovations aura été la décision du comité d’organisation de mettre en place un fonds dédié aux victimes d’accidents de la route durant le Magal de Touba, a-t-on fait savoir lors de la cérémonie de clôture du forum. Si le montant n’a pas été dévoilé, Cheikh Abdou Mbacké ibn Serigne Dame Atta précise : « Une compagnie d’assurance a demandé une contribution de 490.824.231 de FCfa pour nous accompagner trois jours avant et trois jours après le Magal de Touba. Nous ne sommes pas encore sûrs de pouvoir mobiliser une telle somme. Mais, cette année, avec 3 millions de FCfa, nous mettrons en place ce fonds».   

 S. M. S. CISSE

La treizième édition des journées culturelles dédiées au deuxième khalife général des mourides, Serigne Mouhamadou Fadl Mbacké (1888-1968) s’est tenu, avant-hier, au Cices. Pour l’initiateur, Serigne Djily Fatah Falilou Mbacké, c’était l’occasion de revenir sur les enseignements éloquents du très célèbre guide de Touba.

Face à « la crise des valeurs dans le monde» qui est le thème de la rencontre d’avant-hier, Serigne Djily ne pouvait être insensible. En organisant cette journée, le marabout a jugé nécessaire d’exhorter la Ouma à un retour vers Dieu, par le biais des enseignements de son grand-père qui a succédé à Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké. En effet, Serigne Fallou, de par sa mère Sokhna Awa Bousso, appartient à une famille de grands érudits qui a donné plusieurs imams à Touba. Serigne Fallou est né le 27 juin 1888 à Darou Salam, jour anniversaire de l'ascension du Prophète Mouhamet – (Psl). Le Magal Kazu Rajab (27ème jour dudit mois) qui marque sa naissance est un événement bien connu et célébré par des centaines de milliers disciples.

Serigne Fallou a été un grand érudit ; il a écrit plusieurs exemplaires du Coran pour son père et il a aussi été un grand sage qui éduquait les fidèles sans les vexer, parce qu’il le faisait avec humour et dans un bon wolof. Plusieurs de ses paroles sont encore utilisées comme des adages. Il était très généreux, bien qu'il a été le khalife général des mourides avec plusieurs milliards qui passaient par ses mains et la construction de la grande mosquée de Touba qu’il a poursuivie et (ou presque) achevée. A son rappel à Dieu, il n'a laissé comme héritage à ses enfants que 800.000 FCfa, selon des sources. De lui, l’on retient le don de voir se réaliser toutes les prières qu'il formulait, comme s'il donnait des ordres aux éléments surnaturels. Il entretenait des relations très affectives avec les individus. Son mausolée est l'un des plus visités à la Grande mosquée de Touba. Sous l’ordre de son père et guide Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, il a fondé plusieurs villages : Ndindy (1913), Bogorel (1914), Mbepp (1930), Mérina Bobo (1932), Khayane (1938), Touba Mérina (1948), Nayroul Marame (1952), Alieu (lieu de retraite spirituelle - 1950), Touba Sourang (1961), Touba Bogo (1962). Il faut noter Sam Yabal, un village qui se situe après Touba Bélel, une localité fondée par son successeur Serigne Abdou Lahad Mbacké, troisième khalife général des mourides. Il a fondé le célèbre marché « Ocass », qui est un lieu attractif et joue un rôle économique de la ville sainte de Touba. La journée du 29 octobre a été marquée par la lecture du Saint Coran, des panégyriques du Prophète Mouhamed – (Psl), suivie de causerie sur la vie et l’œuvre de Serigne Fallou. Pour rappel, c’est dans la nuit du 6 août 1968 qu’El Hadj Mouhamadou Fallou Mbacké s'éteignit à Touba, plongeant ainsi le monde mouride et toute la Ouma dans une tristesse jamais égalée.

S. M. S. CISSE

En prélude au Grand Magal de Touba, la caravane qui suit en partie les traces de Cheikh Ahmadou Bamba était vendredi dernier à Bambilor. Pour le porte-parole du khalife général des mourides Cheikh Bassirou Abdou Khadre Mbacké, ce qui sert dans la voie du mouridisme, c’est la conformité au droit chemin.

«Pour avoir la paix, il faut se conformer à la droiture », a expliqué l’émissaire du khalife général des mourides. Serigne Bassirou Mbacké ibn Serigne Abdou Khadre a insisté sur l’impérieuse nécessité de vivifier l’œuvre du fondateur du mouridisme, soulignant « qu’il ne suffit pas seulement d’être Mbacké-Mbacké ou fils de marabout pour bénéficier des bienfaits légués par Cheikh Ahmadou Bamba.»

Le chef religieux s’adressant à l’ensemble des petits-fils a indiqué la voie à suivre en ces termes : « Incarnez l’héritage de Serigne Touba à travers vos comportements en tout lieu et en tout temps, en magnifiant les khassaïdes (poèmes panégyriques), legs de votre grand-père. Ce qu’on vous donne comme cadeau, c’est pour la face de Serigne Touba». « Au même titre que le plus petit talibé (disciple) de la communauté mouride, a soutenu le porte-parole de Serigne Sidy Makhtar Mbacké, chaque petit-fils de Khadimoul Rassoul a le devoir de suivre les recommandations de ce dernier qui recoupent parfaitement celles de l’islam. » Accompagné d’une très forte délégation, Serigne Bass Abdou Khadre a tenu en haleine l’énorme foule mobilisée par le rassemblement « Khitmatoul Khadim », regroupant les petits-fils Mbacké-Mbacké et Bousso-Bousso, initiateurs de cette cérémonie. Il a réitéré devant les disciples, l’appel historique du Khalife, Serigne Sidy Makhtar Mbacké, quant à la culture de la paix et de l’unité nationale en vue d’une vie harmonieuse de l’ensemble des musulmans du Sénégal. Il a tout de même, déploré certaines dérives notées dans la voie. « Les applaudissements ne font partie du mouridisme. L’islam n’est pas une pratique folklorique», a-t-il souligné. Il a invité les responsables de dahira à passer le témoin à leurs successeurs au moment venu. « Cette succession ne doit rien enlever à votre engagement », a-t-il cependant rappelé.

La délégation gouvernementale était conduite par le ministre du Travail, Mansour Sy qui a sollicité des prières pour le chef de l’Etat et pour le pays tout entier.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le préfet du département de Guinguinéo (Kaolack), Seynabou Guèye Sall, a appelé à ne « pas associer l’Islam au terrorisme », regrettant que « quand on parle d’acte terroriste, on l’associe le plus souvent à l’Islam ». C’est vraiment dommage pour tous les musulmans d’avoir cette perception qui ne reflète pas la réalité », a souligné Mme Sall qui recevaient les membres de la caravane « Sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba ». « La caravane peut aider à lutter contre le terrorisme », a soutenu Seynabou Guèye Sall. Selon le chef de l’exécutif départemental, « les caravaniers qui prennent le temps de s’asseoir et de discuter avec les populations visitées sur les valeurs essentielles de l’Islam et du mouridisme peuvent sensibiliser davantage les jeunes sur cette question ».

Appréciant positivement la caravane, Mme le préfet a appelé à pérenniser cette initiative du Khalife général des mourides et de l’étendre à d’autres localités du pays pour davantage partager les enseignements du Saint homme et les valeurs de la religion pour accompagner l’émergence du Sénégal. La caravane « Sur les traces de Cheikh Ahmadou Bamba » vise à créer les conditions de l’unité et de la paix sociale.

(APS)

Le sieur A.K. Diop a été arrêté le 21 octobre dernier en possession de dépouilles d’animaux intégralement protégés par la loi dont le lion. Il risque jusqu’à cinq ans ferme s’il est retenu contre lui le délit de complicité d’abattage de ces animaux.

La Direction des parcs nationaux (Dpn), en collaboration avec la police de Kaolack, a mis la main, le vendredi 21 octobre, dans un hôtel de la capitale du Saloum, sur un nommé A.K. Diop en possession de têtes de lions et de léopards, des espèces intégralement protégées par la loi. Une perquisition à son magasin au marché central a permis de saisir sept autres trophées de lions et de léopards, 106 peaux provenant de 22 espèces animales différentes. La saisie comprend également des dépouilles de 12 espèces animales intégralement protégées. Etant menacés d’extinction dans leur milieu naturel, ces animaux bénéficient d’une protection absolue sur toute l’étendue du territoire national. Il est interdit de les abattre, de les détenir et d’en faire commerce. Déféré au parquet du Tribunal de grande instance de Kaolack, le sieur Diop est placé sous mandat de dépôt le lundi 24 octobre. Les peaux et trophées saisis ont été mis sous scellés ; le tribunal statuera sur la confiscation. Il risque une peine d’emprisonnement allant jusqu’à cinq ans s’il est retenu contre lui le délit de complicité d’abattage. Lorsqu’il a été interrogé, le mis en cause a avoué que les peaux de lion et de léopard viennent de diverses régions d’Afrique dont le Mali et le Kenya, mais aussi du Parc national de Niokolo Koba et ses alentours. Des échantillons ont été prélevés sur les peaux de lions pour des analyses Adn qui permettent de pouvoir cartographier les animaux. Cette affaire n’est pas sans rappeler celle qui a eu lieu à Dakar en novembre 2014. Des Nigériens avaient été arrêtés par les agents des Eaux et Forêt et la Division des investigations criminelles (Dic) en possession de 2.634 peaux de félins et autres espèces. L’analyse Adn des peaux de lions faite par le muséum d’histoire naturelle de New-York avait révélé que les lions avaient été abattus au Cameroun. Les scientifiques estiment qu’il ne reste aujourd’hui que 250 lions vivants dans la sous-région. Pour le continent, la population se trouve à 4% de celle des années 1940. Des pays comme le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Congo, le Gabon n’ont plus de lions. Le Nigeria, le Kenya et l’Uganda prédisent des extinctions locales dans les prochains dix ans.

Ndiol Maka SECK

La police de Yeumbeul a mis la main sur un agent de sécurité d’un groupe de presse ainsi que son complice présumé dans le cadre d’une affaire de tentative d’escroquerie et d’association de malfaiteurs. Ils ont été déférés au parquet.

Il est reproché à B.Nd., agent de sécurité dans un grand groupe de presse, et Nd.D., commerçant, d’avoir comploté pour tenter de récupérer de l’argent ramassé par une dame qui voulait déposer le fric auprès de la direction de ce groupe de presse en attendant que le propriétaire de cet argent se signale. Les faits ont lieu de dix octobre dernier. La dame V.M. ramasse un sachet contenant de l’argent d’un montant de 148.500 FCfa. Décidée à faire en sorte que l’argent soit retourné à son propriétaire, elle téléphone en vain sur le numéro du serveur vocal de la direction de ce groupe de presse. C’est à partir de ce moment qu’elle s’est rendue dans les locaux du groupe de presse pour faire une déclaration. Le vigile B.Nd. qu’elle a trouvé sur place lui demande de dévoiler les raisons de sa présence et elle lui raconte tout.

Cependant, vu le comportement qu’elle trouvé suspect du vigile, elle renonce à déposer l’argent et retourne avec non sans laisser son numéro de téléphone dans l’hypothèse où le propriétaire de l’argent se signale. C’est ainsi qu’elle a préféré déposer l’argent auprès du commissaire de la police de Yeumbeul où elle est sûre que l’argent est gardé en un lieu sûr. Le vigile B.Nd. complote avec une de ses connaissances (Nd.D.) à qui il explique l’affaire avant de a demander à Nd.D. de passer pour le propriétaire de l’argent auprès de la dame avant de lui filer le numéro de téléphone.

Cependant, les coups de fils intempestifs de Nd.D. qui, paradoxalement, n’a même pas été en mesure de préciser le montant exact de l’argent dont il réclame la propriété ont fait croire à la dame qu’il n’a pas affaire au véritable propriétaire de l’argent qu’elle a ramassé. Elle soupçonne un coup fourré et met la puce à l’oreille du commissaire de Yeumbeul, Assane Fall. Grâce à son talent en techniques d’enquête, le commissaire parvient à découvrir le manège des deux bonhommes après avoir recouru aux services de la Sonatel qui a finalement établi le relevé des appels téléphones passés entre Nd.D. et la dame.

Abdou DIOP

Le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du Service public organise un atelier de planification stratégique pour l’élaboration d’une nouvelle Lettre de politique sectorielle (Lps). Madame Viviane Laure Élisabeth Bampassy a invité les acteurs à une synergie d’action pour aboutir à un outil méthodologique définissant le rôle du ministère dans la mise en œuvre et l’opérationnalisation du Pse.

Cet atelier de planification stratégique de trois jours rehaussé par la présence de la représentante résidente du Pnud, madame Binetou Djibo, a réuni les directeurs et chefs de service, les membres du comité de pilotage et du comité technique du ministère de la Fonction publique. L’objectif de cette rencontre est de passer au peigne fin les missions du ministère et des différentes réformes entreprises depuis les indépendances, mais aussi de formuler le cadre stratégique en parfaite cohérence avec les dynamiques en cours au sein des autres départements ministériels. Pour la ministre Viviane Laure Élisabeth Bampassy, l’élaboration de ce document stratégique nécessite une synergie d’action entre les différents acteurs pour disposer d’un outil méthodologique qui définit le rôle du ministère dans la mise en œuvre et l’opérationnalisation du Pse.

De l’avis de la ministre, l’administration doit évoluer et se donner les moyens de devenir une véritable administration de développement encadrant et impulsant une activité économique compétitive, un environnement attractif pour les affaires, gage d’une bonne mise en œuvre de notre dynamique d’émergence. « Face à la lourdeur de notre organisation administrative, la complexité des procédures, les dysfonctionnements du système de gestion des ressources humaines, entre autres, les défis nombreux et divers seront très ardus à relever », a-t-elle indiqué, en remerciant le Pnud pour son accompagnement et sa disponibilité. En outre, la ministre Viviane Laure Élisabeth Bampassy a indiqué que son département est dans la perspective de l’élaboration d’une stratégie de formation des agents de l’État. « Nous sommes convaincus que ce n’est qu’en renforçant de façon substantielle nos agents que nous allons permettre à notre administration de faire le saut qualitatif que nous comptons faire », a-t-elle fait savoir.

Samba Oumar FALL

La première édition de l’hommage dédié à El hadji Ibrahima Niasse se tient dimanche 30 octobre au Cices. Selon l’initiateur Baye Cissé, les enseignements de Cheikhal Islam sont un exemple pour une paix durable dans le monde. 

En prélude à la journée nationale dédiée à  l’islam prévue  ce dimanche 30 octobre au Cices et portant sur le thème « islam et paix  selon les enseignements de Cheikh al Islam », Serigne Baye Cissé, président du Mouvement Diamiyatu ahlil khitmatil Ibrahima Niasse (Mdakin), était hier face à la presse. Selon lui, un monde meilleur est possible avec la contribution de l’islam, qui est une religion de paix, de tolérance et de pardon. « Nous invitons tous les jeunes du Sénégal à ne pas tourner le dos à nos guides religieux. C’est Cheikh Ibrahima Niasse qui nous a indiqué le droit chemin. Aider la Oumah, c’était le sens de sa vie. La jeunesse a besoin d’un tel guide pour un retour aux valeurs », a dit le responsable du Mdakin. « Sa mission était de mettre l’humanité sur la voie de Dieu », a précisé Baye Cissé.

Pour Abdoulaye Thiam, membre du comité d’organisation, Baye Niasse est l’un des premiers guides religieux au Sénégal à être favorable à l’indépendance de notre pays. En 1960, il fut élu membre du Conseil supérieur de l'Organisation du bien-être islamique au Caire, puis membre de l'Académie de recherches de l'université d'Al-Azhar, de la communauté des érudits en islamologie et du Conseil islamique supérieur de l'Algérie. En 1962, il fut promu vice-président du Congrès mondial islamique à Karachi ; il est élu membre de la Conférence générale de l'Académie de recherches islamiques sise au Caire. En 1966, il participa à la conférence tenue à Accra sur le thème: « Le monde sans bombe atomique ». En 1969, il prit part à l'assemblée constituante de l'Association des universités islamiques à Fez et en devint membre du comité exécutif. En 1971, l'Université Al-Azhar lui attribue le titre de « Cheikh Al Islam » (Guide de l'islam). Il fut, par ailleurs, le premier noir africain à présider la prière dans la prestigieuse mosquée d'Al-Azhar.

Comme diplomate sénégalais, Baye Niass rencontra de grandes figures politiques tels que Gamal Abdel Nasser, défunt président de l’Égypte et le panafricaniste Kwamé Nkrumah avec qui il était très lié ou encore Mao Zedong. Baye Niass défendait la cause africaine sur les plus grandes tribunes du monde. S'étant fait une renommée résultant de vastes connaissances religieuses, historiques, culturelles, scientifiques, philosophiques, etc., Baye Niass s'est ainsi fait remarqué à l'occasion de tous ses voyages dans divers pays comme au Nigéria, en Arabie Saoudite, en Chine, au Ghana, au Maroc, etc. D’ailleurs, dans un de ses livres, il écrivait ceci : « Mon objectif, dans mes nombreuses pérégrinations, c’est de propager l’islam ». Cheikh Al islam, El- hadj Ibrahima Niass est rappelé à Dieu au St- Thomas Hospital de Londres le samedi 26 juillet 1975 à l'âge de 75 ans.

Serigne Mansour Sy CISSE

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.