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Société & Faits divers (2579)

L’édition 2016 du grand Magal de Touba avait une touche particulière pour le mouvement Hizbut Tarqqiyah né à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en 1976 et regroupant les étudiants mourides. Le Magal 2016 a marqué ses 40 ans d’existence. Youssou Diop, son secrétaire général, revient ici sur la vie de cette institution.

Le Magal 2016 a coïncidé avec les 40 ans de votre existence. Quelle est la symbolique ?
Nous avons été toujours fidèles à notre vocation première qui est de servir Cheikh Ahmadou Bamba. Et nous l’avons fait pendant ces 40 ans. Depuis le campus universitaire, une institution avait été créée et s’était engagée à œuvrer pour un Magal de toutes les bénédictions. C’est un système de valeurs qui traduit l’expérience d’un homme de Dieu qui a sacrifié toute sa vie au service de l’Islam. Serigne Touba avait recommandé que chacun vienne communier avec lui dans l’action de grâce. La communion se fait d’abord avec des actions dévotes, c’est-à-dire la lecture du Saint Coran, les panégyriques du Prophète (Psl), mais également dans la réjouissance avec les hôtes.
Ce quarantenaire confirme que le Hizbut Tarqqiyah a toujours été au service de Cheikh Ahmadou Bamba. Nous avons insisté sur un aspect assez important. Certes il y a les plats succulents et des réjouissances pour les hôtes, mais il y a une nourriture spirituelle que l’on sert aux fidèles. Tout cela, c’est pour marquer ce temps fort du Magal, le 18 Safar qui symbolise le départ de Cheikh Ahmadou Bamba en exil. Aussi, nous tentons de créer de l’émotion en revenant sur les différentes étapes de l’itinéraire de Cheikh Ahmadou Bamba.

Vous voulez dire que c’était l’innovation de ce Magal de cette année pour le mouvement Hizbut Tarqqiyah ?
C’est une grande innovation, mais ce n’est pas uniquement une innovation de Hizbut Tarqqiyah. Nous l’avons fait ici, parce que c’est une manière de rendre grâce et nous avons utilisé le prétexte des 40 ans de Hizbut Tarqqiyah pour développer cet aspect. Le deuxième khalife de Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Fallou, disait que les Mourides doivent célébrer le Magal comme les Occidentaux quand ils magnifient leurs victoires et autres grandes conquêtes. C’était donc une orientation stratégique pour nous montrer que nous ne devons pas rester chez nous pour manger et boire seulement.

Nous devons plutôt créer une communion et penser à des stratégies qui permettent à tous ceux qui viennent de ne pas rentrer bredouilles. L’émotion a envahi les fidèles du fait des enfants qui ont expliqué le séjour de Cheikh Ahmadou Bamba à Mbacké Bari, les causes contingentes qui ont été à la base de l’exil au Gabon. Aussi, ont-ils parlé des épreuves que Serigne Touba a endurées à Saint-Louis, à Dakar et au Gabon. Enfin, ont-ils mis en exergue sa patience, sa foi, sa piété et le service rendu à l’humanité.

En 40 ans d’existence, quelle a été la contribution de Hizbut Tarqqiya dans le développement du Mouridisme ?
Cette contribution ne saura jamais traduire ce que nous ressentons pour Serigne Touba. Nous le faisons avec humilité, mais cela reste un investissement sans réserve. Nous avons investi tout ce que nous possédons pour donner un éclat à cette organisation dans le cadre de la mobilisation des moyens et de la logistique. Même pour ce qui est du cadre audiovisuel, Al Mouridiyyah (la télévision créée par le mouvement) s’est dotée de moyens très importants. Par exemple, nous avons filmé avec des drones afin de montrer la mobilisation et la ferveur qu’il y a pendant le Magal.

Avant cela, nous avons mobilisé des ressources pour aller voir le khalife et lui remettre nos dons pieux en termes de bœufs, de moutons, de chèvres ainsi que des valises remplies de belles choses pour lui témoigner encore notre fidélité et notre engagement. Nous avons aussi accueilli des délégations de Burkinabés, d’Ivoiriens et de Gabonais partageant nos valeurs. Ils étaient avec nous pendant les grandes journées culturelles Cheikh Ahmadou Bamba. Cela prouve encore que Cheikh Ahmadou Bamba appartient à toute l’humanité.

Dans la vie d’un homme ou d’un mouvement, 40 ans c’est symbolique. Est-ce que Hizbut Tarqqiyah va changer d’orientation ?
Nous ne changerons jamais d’orientation. Nous allons plutôt consolider les acquis. 40 ans est un bel âge, celui de la maturité. 40 ans, c’est une forme de confirmation qui montre que Hizbut Tarqqiyah n’est plus une petite organisation. Au début, nous étions des étudiants. Nous ne pouvions même pas lire correctement en arabe les « Xassaides » de Cheikh Ahmadou Bamba. Nous les lisions à partir d’une transcription latine. Le secours providentiel de Dieu a fait de Cheikh Ahmadou Bamba notre référence.

A partir de 1981, quand l’institution Hizbut Tarqqiyah a été créée, nous avons eu notre premier siège à la Sicap Rue 10. Aujourd’hui, cette œuvre de civilisation est devenue non seulement une institution à Touba, mais des institutions disséminées un peu partout à travers le monde. Ces différentes entités ont comme référentiel le système de valeurs de Cheikh Ahmadou Bamba. Dans ces institutions, nous gèrons des espaces culturels avec plusieurs activités qui permettent  aux femmes, par exemple, de vivre les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

Les enfants sont également encadrés dans des espaces culturels dédiés, avec des programmes au plan éducatif et social. Hizbut Tarqqiyah est une institution avec des personnes qui sont dans tous les secteurs de l’économie du Sénégal : agro-business, agriculture, industrie, informel, etc. Bref, nous sommes des Sénégalais fidèles au système de valeurs de Cheikh Ahmadou Bamba.

Propos recueillis par Maguette NDONG et Mamadou DIEYE

La Gendarmerie nationale vient de se manifester encore une fois de fort belle manière. Elle vient de saisir 500 kg de chanvre indien.
La saisie s’est faite la semaine écoulée. C’était dans le cadre d’une opération coordonnée par la Section de recherches de Dakar, informe un communiqué de la direction de la communication de la Gendarmerie. Selon le document, « tout a commencé avec un signalement faisant état de la recrudescence de l’importation d’importantes quantités de « brown », qualité la plus prisée par les consommateurs de résine de cannabis, à partir du Mali, en utilisant les camions gros porteurs qui empruntent le corridor Dakar-Bamako ». C’est alors que les gendarmes ont mis en branle tous les moyens de renseignement et de surveillance nécessaires pour venir à bout de ce trafic. Très rapidement, la stratégie se révèle payante, dit-on du côté de la Maréchaussée.

En effet, « une première prise est effectuée par la brigade de Keur Massar, le 05 octobre 2016. Suite à l’exploitation des informations recueillies, d’autres cibles ont été identifiées. Parmi celles-ci on note un camion dont le chauffeur a camouflé une grande quantité de chanvre indien dans les roues de secours montés sur les quatrièmes essieux ». D’après le Commandant Issa Diack, coordonnateur de l’opération «la section de recherches a mis en place un dispositif de surveillance pour jalonner le véhicule de son entrée sur le territoire national jusqu’à son arrivée à Dakar. »

La mise en œuvre des moyens d’observation aérienne nouvellement acquis par le Haut Commandement de la Gendarmerie a été « décisive pour la surveillance et le suivi des mouvements des malfaiteurs ». Le camion est finalement intercepté à Pikine. Le conducteur et ses accompagnants sont aussitôt interpellés et conduits à la Gendarmerie. Le chef de la Section de recherches note que « plus que la quantité saisie, c’est l’ingéniosité du modus operandi utilisée par les malfaiteurs qui est frappant. En effet, le chanvre indien était dissimulé à l’intérieur de pneus de secours inséré dans leurs compartiments habituels. Chaque pneu pouvant prendre jusqu’à 40 kg de drogue. »  Cette saisie, selon la gendarmerie, constitue « un signal fort » que les forces de sécurité et de défense lance aux trafiquants pour leur faire comprendre qu’aucun moyen ne sera de trop pour leur barrer la route.

D. MANE

Plusieurs blessés et des millions de FCfa emportés par des coupeurs de route, tel est le triste bilan enregistré suite à une série de cambriolages à Payar, une localité située à 53 km de Koupentoum et à plus de 100 km de Ranérou. Les cambriolages ont repris de plus belle dans cette partie centre du pays. Pour ce dernier forfait, des adolescentes sont portées disparues, ce qui donne au feuilleton une nouvelle ampleur. D’ailleurs, le maire de Payar, Talla Sow, face à la presse, a sollicité l’ouverture d’une brigade de gendarmerie. Au mois de juillet dernier, des faits similaires se sont produits dans la même zone occasionnant les mêmes dégâts. Et ce sont les commerçants en provenance des marchés hebdomadaires qui payent le prix de ces braquages. P. D. SIDIBE

…Plusieurs commerçants dépouillés à Vélingara Ferlo
Des malfaiteurs armés jusqu’aux dents ont tabassé des clients qui revenaient du marché hebdomadaire de Koumpentoum. Ils ont intercepté  4 véhicules de transport en commun, avant de dicter leur loi aux clients qui étaient à bord.

Une importante somme d’argent et des marchandises ont  été  dérobées  par des malfaiteurs armés jusqu’aux dents. L’attaque a eu lieu à Ngonor, une localité située dans  la commune de Vélingara Ferlo. Pour réussir ce  forfait, les assaillants ont muri un plan qui consistait à crever les pneus des véhicules afin de les immobiliser. En file indienne, les voyageurs ont été battus à coups de coupe-coupe et dépouillés d’importantes sommes d’argent.

Les  plus  chanceux ont réussi à se fondre dans la nature. Après avoir arrêté une cinquième voiture, les malfaiteurs ont pris la clé des champs pour éviter les filets des gendarmes. Les blessés  ont été évacués d’urgence au poste de santé de Mbem-Mbem, pour recevoir les premiers soins. Mis au parfum, les gendarmes et le maire de la commune de Vélingara Ferlo, Cheikh Mamadou Sow, se sont rendus sur les lieux de l’attaque.

Masse NDIAYE

En présence des autorités administratives, coutumières et autres, le médiateur de la République a installé Omar Thioye, son correspondant régional à Saint-Louis. Une occasion pour Me Alioune Badara Cissé d’appeler l’Etat et les organisations syndicales à une trêve sociale.

Lors de cette cérémonie, Me Alioune Badara Cissé a rappelé que la manifestation s’inscrivait dans la politique de la Médiature d’installer les correspondants régionaux à Louga, Saint-Louis et Matam. Cela s’est fait, selon lui, en collaboration avec le programme révisé de la coopération entre le Luxembourg et le Sénégal appelé Pic III Sen 029 qui « vise à améliorer la qualité des services publics rendus aux citoyens ». Dans cette même logique, le médiateur de la République a rappelé l’importance du dialogue dans notre pays. C’est dans ce sens qu’il a préconisé « une trêve sociale qui ne doit pas être imposée. L’Etat ne doit pas rester sourd. Il faut un dialogue inclusif. Et je pense que les syndicalistes de tous bords vont, avec les autorités, trouver la meilleure formule pour le pays ». Me Alioune Badara Cissé a salué le travail abattu par le correspondant régional sortant, Maléotane Diouf, qui « fut excellent durant ses 12 années de service et doit passer le témoin sous le poids de l’âge », avant de dire son « espoir de voir Omar Thioye, directeur d’école à Guet Ndar, faire un bon travail ».

Pour Me Alioune Badara Cissé, il faudra profiter de sa compétence car les conflits doivent être d’abord posés ici à Saint-Louis. « C’est quand il n’y a pas de solution locale qu’on devra se référer au niveau supra », a dit Me Cissé qui a évoqué « les solutions trouvées localement lors de la crise à l’hôpital régional de Saint-Louis et à l’Ugb après 4 mois de grève ». Pour rappel, le travail du correspondant régional du médiateur consiste à recueillir toutes les doléances et réclamations, à les mettre en forme avant d’essayer d’y apporter une solution.

A. M. NDAW

C’est cette année que le vénéré Cheikhna Cheikh Saad Bouh, figure remarquable de la Quadriya, fera cent ans sous terre. Ce centenaire du rappel à Dieu du Cheikh fera l’objet d’une célébration scientifique. Un symposium sera tenu, du 23 au 24 mars, à l’Ucad 2, à l’initiative de l’Association Sadikhina Wa Sadikhate, en collaboration avec le département d’Histoire de l’Ucad. Le « Jihad » sera au cœur des réflexions.

Dans le cadre de la commémoration du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh, un symposium international sera tenu du 23 au 24 mars à l’Ucad 2 sur le thème : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad Bouh ». Selon le Pr Ibrahima Thioub, les communications se structureront autour de quatre thèmes : « La Quadriya en Afrique de l’Ouest : le processus d’implantion d’une confrérie soufie polycentrique », « Les foyers religieux, les réseaux propédeutiques et les parcours de formation des lettrés musulmans en Sénégambie, 1850-1920 », « Les confréries soufies et l’accommodation des sociétés sénégambiennes à l’ordre colonial : le jihad en débats  », « Les expressions des cultures populaires islamiques dans l’espace urbain colonial ». Toutefois, a insisté le Pr Thioub, le focus sera sur le Jihad qui défraie aujourd’hui la chronique même si les autres thèmes seront aussi abordés avec toute la rigueur scientifique connue des universitaires. « Le centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh offre aux spécialistes des sciences sociales, aux historiens en particulier, l’opportunité de réviser cette période de rupture majeure dans l’histoire de la Sénégambie qu’est la fin du XIXe et le début du XXe siècle, marqué par l’accélération et l’achèvement de la conquête coloniale de l’Afrique », a expliqué le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop. A l’en croire, les lettrés musulmans, confrontés à cette situation, ont eu à répondre à deux brulantes questions : quelles lectures faire et quelles attitudes adoptées face à l’extension de la mainmise des puissances impérialistes européennes sur les sociétés africaines en général et musulmanes en particulier.

Si l’on suit le Pr Thioub, Cheikhna Cheikh Saad Boud est entré dans la vie publique de cette époque, doté d’un immense capital symbolique et social légué par son père, Muhammad Fadil, le fondateur éponyme de la branche Fadiliya de la confrérie soufie de la Quadriya. Né en 1848 dans le Hodh mauritanien, il est initié par son père aux différentes branches des savoirs religieux. Très jeune, le Cheikh fait montre d’une maîtrise des règles du droit islamique et de la mystique soufie. Il entame une vaste pérégrination qui le fixe d’abord à Saint-Louis, alors capitale de la colonie du Sénégal. Puis au Trarza, à Touizikht dans l’Inchiri plus tard avant Nimzatt qui devient la base à partir de laquelle il construisit un réseau confrérique qui rayonna de l’Adrar à la moyenne Casamance en passant par Saint-Louis, enveloppant toute la vallée du fleuve Sénégal et le bassin arachidier en pleine expansion. Le Pr Ibrahima Thioub de relever qu’au moment où il se construit ce réseau, dans le dernier quart du XIXe siècle, plusieurs souverainetés se disputaient cet espace recouvrant les identités religieuses, ethniques et culturelles d’une grande diversité. Les Etats séculiers sous le contrôle d’aristocrates militaires y cohabitent avec des théocraties religieuses, des mouvements djihadistes et les puissances impériales européennes engagées dans les projets de conquêtes coloniales. « Comme tous les leaders religieux de l’époque, Cheikhna Cheikh Saad Bouh est interpellé quant à la lecture à faire, la plus conforme aux enseignements de l’Islam, de ces temps de trouble d’une complexité certaines. Cheikhna Cheikh Saad Bouh a apporté une des réponses les plus inédites à l’époque et qui reste aujourd’hui encore d’une remarquable actualité », a souligné le Pr Thioub. Tout ce legs de Cheikh Saad Abihi sera revisité durant le symposium.

Ndiol Maka SECK

Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne (Mjecc) a entamé un processus de réactualisation de son outil de gestion au cours d’un atelier ayant regroupé, à Niague, à Dakar, les responsables des services centraux et régionaux. La mise à jour du Système informatisé de gestion (Sig) qui permet un meilleur suivi-évaluation des politiques en matière d’emploi, s’inscrit dans cette démarche.

Créé en 2010 avec le concours de la Banque mondiale, le Sig permet, entre autres, le recensement et le suivi de la politique d’emploi. Il est géré par l’Unité de coordination et de suivi des projets et programmes (Ucsp) logée à l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej). Selon le secrétaire général du Mjecc, Gabriel Luciano Pereira, la plateforme informatisée « permet d’atteindre des résultats substantiels en termes de production d’informations et de pallier la grande disparité en ce qui a trait au suivi des objectifs ». Il a poursuivi que la mise à jour du Sig aboutira à l’informatisation et à une « meilleure lisibilité de la gestion de tous nos programmes », surtout dans un contexte de gestion axée sur les résultats. Ainsi, M. Pereira a exhorté les agents du département à s’approprier l’outil afin de le rendre opérationnel. Le directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, s’est, quant à lui, réjoui de cette initiative qui permet d’avoir des données unifiées. Il s’est engagé à poursuivre le processus d’implantation des antennes décentralisées de l’Anpej afin de contribuer au renforcement des équipements des Cdeps. Au préalable, les participants avaient fait l’exposé du bilan de la gestion 2016 suivi de la planification des activités de 2017.

Alassane Aliou MBAYE

Durant trois jours, le directeur général de la Police nationale, Oumar Maal, en compagnie d’une forte délégation, a fait le tour des régions de Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack. Selon le communiqué de la Police, au-delà de la remobilisation, l’inspecteur général de police a insisté sur la sécurité des populations et leurs biens, la participation à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

L’inspecteur général de police, Oumar Maal, a entamé une tournée de prise de contact avec les chefs de services régionaux de Police. La délégation était composée, entre autres, des directeurs de la surveillance du territoire et des personnels, des directeurs adjoints du budget et des matériels et de la sécurité publique, du chef du bureau des relations publiques. Cette visite, selon le directeur général de la Police nationale, s’inscrit en droite ligne de sa feuille de route déclinée lors de son installation à la tête de cette institution qui prévoyait d’aller sur le terrain échanger, dans la mesure du possible, avec tous ses collaborateurs afin de mieux s’imprégner de leurs conditions de vie et travail. Il a aussi saisi cette occasion pour « réarmer moralement ses troupes tout en leur rappelant leur devoir de sécurité vis-à-vis des populations et de leurs biens ». Le chef de la police a insisté sur « le respect du code de déontologie et des règles d’éthique professionnelle ».

La visite a débuté le 20 décembre au commissariat central de Thiès, puis au camp tropical, siège du Groupement mobile d’intervention (Gmi). Ensuite, c’était au tour de Tivaouane, Fatick et Mbour, « des localités hautement stratégiques à bien des égards », de recevoir la délégation. Dans la journée du 21 décembre, Bambey, Diourbel, Mbacké et Touba ont accueilli la délégation. Dans la capitale du Baol, M. Maal a sensibilisé le personnel tout en mettant l’accent sur la nécessité de mieux se comporter vis-à-vis du public pour lequel la police œuvre. « La police est au service des populations, elle se doit d’avoir un comportement irréprochable, d’éviter tout comportement agressif, que ce soit une violence verbale ou une violence physique », a-t-il soutenu. Il a aussi demandé aux policiers de changer de posture pour mieux appréhender le terrorisme qui est un « phénomène mondial auquel aucun pays n’échappe ».

Veille permanente
Par ailleurs, l’inspecteur général Maal a invité les forces de l’ordre à unir leurs forces. « On s’est rendu compte qu’assez souvent, il y a des heurts qui n’ont pas leur place entre policiers et gendarmes. La population qui est là, en tant que témoin, ne saurait nous pardonner ces écarts. Nous sommes tous  appelés à assurer leur sécurité et celle de leurs biens, et ce sacerdoce, nous ne pourrons le réussir dans la division, la mésentente. Nous devons travailler en parfaite synergie pour gagner cette lutte contre le terrorisme », a-t-il mis en garde. Insistant sur le terrorisme, l’inspecteur général de police a exhorté les agents « à rester vigilants et très alertes au cours des patrouilles pour ne pas avoir de mauvaises surprises ». Il a, enfin, invité les citoyens à s’impliquer, à tous les niveaux, à l’effort de leur sécurisation.

Le commissaire Maal de lâcher : « La loi de l’omerta doit être bannie de nos sociétés, on doit cultiver le réflexe de la dénonciation ». Le jeudi 22 décembre, au 3e jour de la tournée, le chef de la Police et sa délégation se sont rendus au poste frontalier de Keur Ayib puis à Nganda avant de terminer par le poste de Karang, tous trois localités frontalières avec la Gambie. Au cours des échanges avec ses hommes qu’il a encouragés pour « leur engagement et abnégation », il a été abordé les aspects sécuritaires liés à leurs missions spécifiques de contrôle des flux migratoires et de sécurisation des populations dans un contexte de lutte anti-terroriste et de lutte contre le crime transnational organisé. A ce propos, ces unités ont pris une part active dans le combat contre la coupe abusive de bois qui avait cours dans les forêts de ces localités. Oumar Maal a aussi abordé le rôle de « vitrine » que doit jouer la Police des frontières, premier contact avec les étrangers devant fouler notre sol.

Par la suite, la délégation s’est rendue au commissariat central de Kaolack. Le message a porté sur le renforcement des opérations de sécurisation, le maintien d’une veille permanente et la mutualisation des moyens pour une efficience des actions de lutte contre la criminalité sur ce territoire régional.

Ndiol Maka SECK et Mamadou DIEYE

Les Chrétiens célèbrent, cette nuit et demain, la fête de la nativité appelée Noël. Dans son traditionnel  message, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a dénoncé vigoureusement la violence notée ces temps-ci au Sénégal et qui se termine souvent par mort d’homme. Ce qu’il explique par un manque de repères éthiques et moraux. Il a formulé des prières pour la paix au Sénégal. Après ce message, Mgr Benjamin Ndiaye dira la messe de minuit cette nuit à la cathédrale de Dakar. Le prélat se rendra le lendemain à la paroisse Marie Immaculée des Parcelles assainies, dans la banlieue dakaroise, où il présidera la messe anniversaire de la naissance de Jésus-Christ.     

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a délivré, ce jeudi 22  décembre, son traditionnel message de Noël. Il a profité de cette occasion pour dénoncer les maux de la société sénégalaise. Le guide de l’Eglise catholique a déclaré, avec regret, que la fête de Noël arrive dans un Sénégal, confronté ces derniers temps, à de graves scènes de violences. Lesquelles finissent souvent par la mort d’ homme. Il a qualifié « ces violences d’inquiétantes ». Les accidents de la route font aussi partie des maux énumérés par le guide religieux. Selon lui, ces accidents ont endeuillé des familles et handicapé à vie beaucoup de personnes. Mgr Benjamin Ndiaye n’a pas oublié la violence faite à certaines catégories de population dont des femmes, des mineurs et enfants. Tout ceci fait dire à l’archevêque de Dakar que la société sénégalaise manque « de repères éthiques et moraux ». « Notre société est malade de sa précipitation et de son impatience. Elle est malade de son déficit de conscience citoyenne. Elle souffre aussi de son indiscipline caractérisée, de la part de gain et de ses tendances de plus en plus matérialistes… », a regretté Mgr Ndiaye.

Pourtant, cette société dont on constate que certains membres deviennent de plus en plus agressifs en commettant des meurtres, célèbre la mort avec respect et dignité. « Surtout quand elle survient au cœur de notre existence », a-t-il souligné. Aujourd’hui, beaucoup de Sénégalais sont malades parce que banalisant la vie au point de tuer les hommes, les femmes, les enfants sans vergogne oubliant les préceptes divins qui nous commandent instamment : « Tu ne commettras pas de meurtre ».

Contre la peine de mort
Face à la recrudescence de la violence dans notre société sénégalaise, des voix se sont élevées, d’après Mgr Benjamin Ndiaye, pour demander le rétablissement de la peine de mort à titre dissuasif pour certains et à titre de vengeance estiment simplement d’autres. « Mais, ce serait là un recul regrettable par rapport à la culture de la vie que chaque homme doit promouvoir car la peine de mort dont il s’agit ne peut pas, malheureusement, faire revenir à la vie une personne tuée ? », s’est interrogé le prélat. Par ailleurs, « son application effective, au-delà de la sanction pénale, diminue la chance de conversion pour le meurtrier lui-même qui doit assumer sa responsabilité », a expliqué l’archevêque de Dakar qui  suggère ceci : « Ne devenons-nous pas alors nous convaincre qu’une culture pour la vie est préférable à une culture de la mort ». Il a invité les Sénégalais à ne pas tomber dans la folie d’ôter la vie à leurs semblables.

Il a rappelé les règles en soulignant avec insistance que  la vie est un don de Dieu. « C’est Dieu qui est l’auteur et le maître de la vie. C’est Lui qui nous a appelés à la vie. C’est à Lui qu’il appartient de nous en rappeler le moment venu », a soutenu Mgr Ndiaye. Expliquant dans son message que la personne qui tue ne s’expose pas seulement au jugement des hommes, mais aussi et surtout à celui du Dieu de la vie. Noël, dit-il, c’est la célébration de la vie donnée par Dieu. « Le verbe de Dieu fait cher dans le sein de la Vierge Marie. Né à Bethléem dans la pauvreté, Jésus est entouré de l’amour soigné et chaleureux de Marie et de Joseph », s’est magnifié Mgr l’Archevêque de Dakar.

Il a indiqué que la naissance de Jésus-Christ, annoncée par le prophète d’autrefois, accomplit la promesse divine. Laquelle vient illuminer la vie des hommes et donne naissance à leur histoire pour qu’ils vivent dans la vérité et l’amour en promoteur et défenseur de la vie. Selon Mgr Benjamin Ndiaye, l’enfant de Bethléem porte le doux nom d’Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu est avec nous » et de  prince de la paix. Sa mission est de délivrer les hommes de la mort implacable qu’engendre le péché et de leur faire vivre  la présence gratifiante de Dieu. « C’est de Lui, en effet, que nous recevons grâce sur grâce », s’est félicité le prélat de l’Archidiocèse de Dakar qui a ajouté : « En Jésus enfant, Dieu se rend vulnérable pour nous délivrer de l’engrenage de la violence et nous donner la paix. Tel est le sens du chœur des anges dans la nuit de Bethléem, lorsqu’il proclame : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime », a chanté Mgr Ndiaye.

Poursuivant, l’ancien évêque de Kaolack révèle que la paix vient de Dieu. C’est Lui qui chasse la guerre et apporte le réconfort à tous les blessés de la vie. Parmi lesquels les malades, les personnes seules, les pauvres et les victimes de la violence ou des accidents. Il a formulé des prières pour que le Sénégal soit protégé de tous les dangers et que Dieu soutienne  des efforts de développement pour un Sénégal prospère.

Eugène KALY

Il y a un nombre important des métiers en milieu rural pouvant intéresser les jeunes. C’est pourquoi l’Etat du Sénégal compte répertorier des activités développées par certains d’entre eux qu’il faut offrir en exemple. El hadji Tanor Gning, conseiller technique à la Primature, en a fait l’annonce, lors de l’ouverture du Forum sur l’emploi décent (Fored) des jeunes en milieu rural.

Durant deux jours, étudiants, porteurs de projets, agriculteurs et éleveurs se sont réunis à Dakar pour les besoins du Forum sur l’emploi décent (Fored) des jeunes en milieu rural, organisé par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Le contexte justificatif de ce deuxième Fored est que les 60% de la population totale du pays sont âgés de moins de 24 ans et que la majorité des jeunes demandeurs d’emploi proviennent de ménages travaillant dans l’agriculture, un secteur offrant beaucoup d’opportunités.

En présidant l’ouverture de la rencontre, El hadji Tanor Gning, conseiller technique à la Primature, a évoqué l’utilité de répertorier l’ensemble des métiers existant en milieu rural pour une meilleure visibilité des interventions. Selon lui, il faut convaincre les jeunes sur les opportunités qu’offre le milieu rural et surtout les amener à s’investir dans l’agriculture, un secteur renfermant d’énormes potentialités. Pour El hadji Tanor Gning, l’emploi des jeunes, eu égard aux enjeux, mérite soutien et accompagnement de l’Etat et de ses partenaires.  

269.000 jeunes cherchent emploi
Quant au directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, il s’est félicité du thème « Travail décent et entreprenariat des jeunes en milieu rural : outils et connaissances pratiques » avant de souligner que « l’agriculture est le moteur du développement car représentant, à elle seule, 70% de la population active ». Aussi, a-t-il reconnu les conditions précaires de travail des cultivateurs. Pour sa part, Reda Lebtahi, représentant de la Fao, a souligné que « (son) organisme et l’Anpej se sont engagés en faveur de l’emploi décent des jeunes en milieu rural. Il s’agit, pour la Fao, de favoriser la création d’une plateforme d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques et d’identifier les contraintes liées à l’installation des jeunes en milieu rural.

« Nous devons considérer la jeunesse africaine comme une opportunité et non comme un frein au développement. Le potentiel de progrès économique et social que nous vivons permet d’espérer de résoudre les problèmes et les contraintes liés à l’emploi », a affirmé M. Lebtahi avant de révéler que « 269.000 jeunes, dont les 57% sont issus de la campagne, arrivent annuellement sur le marché du travail ». L’appel lancé par les différents intervenants à cette deuxième édition du Fored est de « cesser de penser que l’agriculture, qui n’a rien à envier aux autres professions, est un travail dégradant ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Suite à une fausse manœuvre de son chauffeur, un bus s’était retrouvé dans le fleuve avec ses passagers. C’était au mois de juillet dernier à Rosso. A bord du véhicule, renfloué hier, les sapeurs-pompiers ont découvert le corps sans vie d’un nourrisson. 

Le bus, qui s’était retrouvé, au mois de juillet dernier à Rosso, dans le fleuve avec ses passagers, a été renfloué, à l’aide d’une puissante grue mobilisée par Assane Seck, un opérateur économique qui a accepté de financer l’opération. Dans le véhicule remis sur la terre ferme, les sapeurs-pompiers de Rosso-Sénégal et de Rosso-Mauritanie ont sorti le corps sans vie d’un nourrisson. Il est donc la neuvième victime tuée dans cet accident.

L’opérateur économique Assane Seck s’est réjoui du succès de cette délicate opération avant de rappeler que « certains pèlerins, qui se trouvaient à bord du bus affrété par les populations de Diawara pour les besoins d’un déplacement vers Nimzatt pour la célébration de l’Aïd El Fitr (Korité), étaient toujours portés disparus ». Pour rallier Rosso-Mauritanie à partir de Rosso-Sénégal, le bus devait emprunter le bac.
Mais, le conducteur, ignorant que les freins de son véhicule ne répondaient plus, n’a pas pu maîtriser l’autocar qui a donc fini sa course dans le fleuve avec ses passagers. Si des voyageurs se sont sauvés par la nage ou sortis du fleuve par les secouristes, d’autres sont, malheureusement, portés disparus.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un Sénégalais de 27 ans a été condamné hier à Florence à 30 ans de réclusion pour le meurtre en janvier d'Ashley Olsen, une Américaine de 35 ans retrouvée étranglée dans son appartement du centre historique de la ville.

Arrêté le 14 janvier, cinq jours après la découverte du corps, Tidiane Cheik Diaw avait été reconnu coupable d'homicide volontaire. La cour d'assises de Florence n'a cependant pas retenu la circonstance aggravante de la cruauté avancée par l'accusation. L'enquête a permis de déterminer que le condamné avait rencontré la jeune femme dans une discothèque le soir du drame, avant de poursuivre la nuit chez elle. Il avait été identifié grâce aux caméras de surveillance qui l'ont filmé entrant au domicile de sa victime puis par les traces Adn sur un préservatif et sur un mégot de cigarette retrouvés dans l'appartement. Selon les conclusions de l'enquête, le Sénégalais et l'Américaine ont consommé alcool et drogue ce soir-là et se sont battus après un rapport sexuel consenti.
(AFP)

La deuxième session de l’année 2016 de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande instance de Kolda a démarré. Six affaires sont inscrites au rôle : un cas d’infanticide, un meurtre, deux cas de culture de chanvre indien, une séquestration avec menaces de mort et une affaire de trafic de chanvre indien et contrebande de marchandises prohibées.

La première personne qui s’est présentée devant la barre s’appelle Awa Badiane, née en 1985, célibataire et mère de trois enfants. Elle a été reconnue coupable d’infanticide et condamnée à 5 ans de travaux forcés par la Chambre criminelle. Le substitut du procureur de la République, Abdoulaye Diouf, avait requis 10 ans d’emprisonnement contre elle. Les faits remontent au 7 juin 2015 au quartier Plateau, dans la commune de Kolda.  Elle a mis au monde un bébé et a aussitôt mis fin à la vie du nouveau-né.

Elle a ensuite enveloppé le corps dans deux sachets en plastique pour empêcher les voisins de découvrir sa forfaiture. Awa Badiane, qui s’était enfermée dans sa chambre avec le corps de l’enfant, a amené ses voisins à toquer à la porte de sa chambre pour en savoir sur son isolement. Sa grande sœur, qui avait trouvé des traces de sang dans les toilettes, n’a pas été édifiée par sa cadette. Alertés, les gendarmes se rendirent sur place et constatèrent le corps du bébé en état de putréfaction. Awa Badiane a soutenu devant la barre que le bébé était mort-né. Mais, le médecin légiste, qui a examiné le corps de l’enfant,soutient le contraire, en attestant que l’enfant était bel et bien vivant au moment de l’accouchement.     
 

Mamadou Aliou DIALLO

Un violent incendie s'est déclaré hier  à Mbeubeuss provoquant deux morts et deux blessés graves. L'incendie s'est produit aux environs de onze à un moment où les employés de la décharge vaquaient tranquillement à leurs occupations prenant au dépourvu tout le voisinage qui est accouru pour aller circonscrire le feu avec des moyens de fortune. Il a fallu l'intervention de la brigade nationale des sapeurs pompiers pour que le feu soit maîtrisé. Pour l'instant, c'est le mystère total sur l'origine de l'incendie. La brigade de la gendarmerie de Keur Massar a ouvert une enquête pour élucider les circonstances de cet incendie.  

Abdou DIOP

Comment réduire substantiellement le nombre d’accidents de la route aux conséquences humaines dramatiques et aux dégâts matériels inestimables ? Une des solutions préconisées serait l’adoption du permis à points. Dans ce cadre, les responsables de la Direction nationale des transports terrestres ont initié une série de discussions avec les acteurs routiers. Hier, ils étaient à Kaolack.

Le processus d’adoption du permis est-il enfin lancé au Sénégal ? A cette question, les responsables de la Direction des transports terrestres semblent avancer à pas feutrés, histoire de ménager une réaction épidermique de certains chauffeurs de transport en commun braqués, depuis longtemps, contre la mesure. « Nous menons une série de discussions avec les principaux acteurs sur la question avec le directeur des Transports terrestres qui s’est personnellement déplacé pour rencontrer ses interlocuteurs.

C’est la région de Kaolack qui, la première, a accueilli la mission qui va, ensuite, se rendre à Kaffrine, Tamba, Kédougou, etc. », a informé Mme Maïmouna Sèye Diaw, chef du service régional des Transports terrestres de Kaolack.Au final, une rencontre nationale d’évaluation se tiendra à Dakar pour faire le point sur le projet de permis à points. « Comme vous pouvez vous en rendre compte, le mot d’ordre du ministère de tutelle reste la concertation à ce niveau  », a-t-elle dit.

Des propos tout en nuance de la responsable du service régional des Transports terrestres, traduisant le caractère plutôt délicat de cette question. D’autant, comme elle l’a souligné plus tard, que certains syndicats de chauffeurs ont déjà émis des réserves sur le projet, exigeant son adaptation préalable au contexte de notre pays. En tout cas, beaucoup se sont réjouis des discussions entre autorités du secteur et acteurs routiers. Toutefois, les points de vue divergent sur l’esprit du permis à points. « Un routier professionnel ne doit pas être mis sur le même pied d’égalité qu’un particulier conduisant son véhicule.

Il faut régler cette question pour ne pas fausser l’esprit du permis à point », a réagi Dame L., président du regroupement des chauffeurs de la principale gare routière de Kaolack. Pour sa part, le directeur des Transports terrestres, Cheikh Omar Gaye, a insisté sur « les accidents de la route qui, chaque année, causent la mort de 500 personnes, soit deux décès par accident/jour ». En terminant, il a fait un plaidoyer en faveur du permis à points.

Elimane FALL

...Et des sanctions pénales contre les fautifs

Au-delà de l’institution de permis à points, l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) propose des sanctions pénales contre les auteurs d’accidents fautifs. Leur chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière l’a préconisé hier, lors du lancement des journées régionales de la sécurité routière.

Aucune mesure n’est de trop pour prévenir les accidents de la route qui font partie des premières causes de mortalité au Sénégal. Certains comportements sur la route appellent même à des sanctions pénales. C’est la conviction de Pape Samba Ndiaye, chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière initiée par l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad). C’est en partenariat avec l’Etat du Sénégal et l’Union européenne à travers le Fonds européen de développement (Fed).

Ce projet entre dans le cadre de la convention de réhabilitation de la route Passy-Sokone dans son volet « Actions complémentaires au transport ». Selon M. Ndiaye, l’Emad est pour le principe du permis à point avec un encadrement rassurant. « Les accidents sont surtout liés à un problème de comportement. Dès lors qu’ils présentent des effets tragiques, il y a bien lieu d’appliquer la loi dans toute sa rigueur. Je pense que rien ne sera moindre pour astreindre les gens à se conformer au code de la route par l’institutionnalisation d’un permis à points ou autre », a-t-il soutenu.

A l’en croire, il existe essentiellement deux formes d’accidentalité: fautive et fortuite. « L’accidentalité fortuite est liée à la non maîtrise de l’auteur, mais dans l’accidentalité fautive, l’auteur y participe. Par exemple, conduire en état d’ébriété ou à une vitesse excessive est une forme d’accidentalité fautive. C’est comme un assassinat », a expliqué Pape Samba Ndiaye. L’Emad a lancé, hier, les journées régionales de la sécurité routière qui sont un volet de cette campagne. « C’est d’ailleurs l’activité phare. Dans toutes les régions d’intervention du projet, nous faisons six jours de compagne durant lesquels l’ensemble des parties prenantes du secteur se regroupent pour des échanges en vue d’une synergie d’actions pour plus d’efficacité dans leur lutte pour plus de sureté routière », a laissé entendre Pape Samba Ndiaye. Fautes de ressources suffisantes pour couvrir l’ensemble des 14 régions du pays, ils ont ciblé Dakar, Diourbel, Kaolack, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor, Saint-Louis.

« Ce choix s’explique par le taux élevé d’accidentalité dans ces régions dont le parc automobile est plus important. Parmi ces régions choisies, il y a certaines qui sont charnières comme Kaolack. D’autres sont aux abords du corridor, c’est le cas de  Tambacounda », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « rien que dans ces sept régions, environ 16.000 accidents, avec des échelles différentes, ont été enregistrés en 2016 ».

Ndiol Maka SECK

Au-delà de l’institution de permis à points, l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) propose des sanctions pénales contre les auteurs d’accidents fautifs. Leur chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière l’a préconisé hier, lors du lancement des journées régionales de la sécurité routière.

Aucune mesure n’est de trop pour prévenir les accidents de la route qui font partie des premières causes de mortalité au Sénégal. Certains comportements sur la route appellent même à des sanctions pénales. C’est la conviction de Pape Samba Ndiaye, chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière initiée par l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad). C’est en partenariat avec l’Etat du Sénégal et l’Union européenne à travers le Fonds européen de développement (Fed).

Ce projet entre dans le cadre de la convention de réhabilitation de la route Passy-Sokone dans son volet « Actions complémentaires au transport ». Selon M. Ndiaye, l’Emad est pour le principe du permis à point avec un encadrement rassurant. « Les accidents sont surtout liés à un problème de comportement. Dès lors qu’ils présentent des effets tragiques, il y a bien lieu d’appliquer la loi dans toute sa rigueur. Je pense que rien ne sera moindre pour astreindre les gens à se conformer au code de la route par l’institutionnalisation d’un permis à points ou autre », a-t-il soutenu.

A l’en croire, il existe essentiellement deux formes d’accidentalité: fautive et fortuite. « L’accidentalité fortuite est liée à la non maîtrise de l’auteur, mais dans l’accidentalité fautive, l’auteur y participe. Par exemple, conduire en état d’ébriété ou à une vitesse excessive est une forme d’accidentalité fautive. C’est comme un assassinat », a expliqué Pape Samba Ndiaye. L’Emad a lancé, hier, les journées régionales de la sécurité routière qui sont un volet de cette campagne. « C’est d’ailleurs l’activité phare. Dans toutes les régions d’intervention du projet, nous faisons six jours de compagne durant lesquels l’ensemble des parties prenantes du secteur se regroupent pour des échanges en vue d’une synergie d’actions pour plus d’efficacité dans leur lutte pour plus de sureté routière », a laissé entendre Pape Samba Ndiaye. Fautes de ressources suffisantes pour couvrir l’ensemble des 14 régions du pays, ils ont ciblé Dakar, Diourbel, Kaolack, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor, Saint-Louis.

« Ce choix s’explique par le taux élevé d’accidentalité dans ces régions dont le parc automobile est plus important. Parmi ces régions choisies, il y a certaines qui sont charnières comme Kaolack. D’autres sont aux abords du corridor, c’est le cas de  Tambacounda », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « rien que dans ces sept régions, environ 16.000 accidents, avec des échelles différentes, ont été enregistrés en 2016 ».

 

Ndiol Maka SECK

L'Union européenne (Ue) a adopté, hier, des mesures pour un montant global de 381 millions d'euros dans le cadre du Fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique dont l'objectif est de remédier aux causes profondes de l'instabilité et de la migration irrégulière ainsi que des déplacements forcés en Afrique. Pour le Sénégal, quatre actions ont été adoptées pour un montant total de près de 58 milliards de FCfa.

Deux axes prioritaires caractérisent ce paquet, selon le commissaire européen en charge de la coopération internationale et du développement, Neven Mimica. D'une part, l'accent est mis sur des mesures visant à offrir des perspectives durables aux migrants et à leurs familles dans leurs pays d'origine. D’autre part, l’effort est consenti en faveur du renforcement de cadres de migration régulière et sécurisée qui garantissent le respect des droits humains et de la dignité de la personne. Des dialogues approfondis, avec les acteurs locaux, nationaux et régionaux, ont eu lieu pour permettre l'adoption de ces nouvelles actions reposant sur une compréhension claire de la situation des pays et des contextes locaux.

Pour le Sénégal, quatre actions ont été adoptées pour un montant total de 88,2 millions d'Euros, soit près de 58 milliards de FCfa. La première, le programme de renforcement de la gestion et de la gouvernance des migrations et le retour et la réintégration durable au Sénégal, vise à soutenir le gouvernement dans la mise en place de la politique nationale pour la gestion des migrations, à renforcer la réintégration durable des migrants notamment à travers le soutien médical et au logement, l'accompagnement dans des activités d'insertion économique et sociale afin de promouvoir les investissements pour le développement socio-économique du pays. La deuxième cherche à apporter un appui pour le renforcement d’un système d’information de l’état civil universel et pour la création d’un fichier national d’identité biométrique.

La création et la consolidation d'environ 10.000 emplois agricoles permanents et de 5.000 emplois non agricoles est l’objectif du troisième projet. Par exemple, à travers des activités à haute intensité de main d'œuvre et d´aménagement agricole (casiers, diguettes, actions de conservation des eaux).

Le 4ème programme se donne comme mission, au Sénégal, de réduire la migration illégale grâce au soutien au secteur privé et à la création d'emplois. Une plate-forme fournissant une assistance financière et technique sera créée pour contribuer au développement des micros, petites et moyennes entreprises sénégalaises valorisant ainsi le potentiel économique local.

Alassane Aliou MBAYE

Tout en saluant les efforts faits dans le domaine des droits humains au Sénégal, Andrea Ori, représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme a estimé, hier, que Dakar doit relever les défis du retrait des enfants de la rue.

 « Il y a des défis à relever dans l’application de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, notamment au Sénégal où on voit la question des enfants qui sont dans la rue en train de mendier », a déploré le responsable onusien lors de la cérémonie de clôture de la semaine de la défense de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Il y a plus de 50.000 enfants qui se baladent chaque jour dans les rues de la capitale sénégalaise », s’est désolé M. Ori.
La manifestation a vu la présence des défenseurs des droits humains. Elle a été organisée par le Groupe Agora pour l’éducation aux droits de l’enfant et à la paix, en partenariat avec l’ambassade de France. Andrea Ori a aussi salué la loi sur la parité dans les institutions électives et sémi-électives adoptée au Sénégal. Toutefois, il a indiqué que le Sénégal doit aussi faire face à d’autres défis en matière d’égalité entre les hommes et les femmes.

Onokoko Onosal, président du Groupe Agora pour l’éducation aux droits de l’enfant et à la paix, a souligné que la cérémonie entre dans le cadre de la célébration du 68ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Nous n’avons pas voulu célébrer cet évènement en un seul jour. Avec l’appui de l’ambassade de France, nous l’avons célébré pendant une semaine. De Tambacounda à Kédougou en passant par les maisons de détention, les groupements de femmes et les migrants, nous avons sensibilisé sur le respect et l’application de la Dudh », a-t-il dit.

La sensibilisation a aussi porté sur la migration.  Le président du Groupe Agora a plaidé l’application des textes. « Le problème qui se pose en ce qui concerne la migration est un problème d’applicabilité des textes. La Cedeao et d’autres pays ont ratifié la convention sur les droits des migrants et de leurs familles. On devrait normalement respecter les droits des migrants », a souligné M. Onosal. « C’est pourquoi nous avons raison de célébrer la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce texte est presque retenu dans toutes les Constitutions du monde. Il donne aux personnes la liberté de circuler. Au sein de la Cedeao, le droit de circuler est consigné dans les textes des pays membres », a dit le président du groupe Agora.

Selon Onosal, les acteurs ne doivent pas se limiter à la théorie. « Ils doivent appliquer les textes. Peu de gens s’occupent du droit des autres. On a souvent l’impression que les droits de l’Homme sont pris en otage. Il n’y a pas de développement sans respect des droits de l’Homme. Le monde ne sera en paix que lorsque les droits de l’Homme seront appliqués par tous et pour tous », a-t-il ajouté.

 

Babacar DIONE

Le jeune homme, qui avait asséné plusieurs coups de couteau à son père, a été arrêté par la police de Golf sud avant-hier au domicile familial où il s'était rendu après une cavale qui a duré un mois. I. K. Sarr, qui s'est violemment opposé aux policiers venus l’interpeller, a été déféré au parquet.

Cette histoire avait fait le tour du pays en un laps de temps. Il y a un mois environ, les frasques du jeune I.K. Sarr avaient défrayé la chronique à Guédiawaye après qu'il a asséné plusieurs coups de couteau à son papa. C'était au cours d'une bagarre qui l'avait opposé à son propre père, un agent du Service d'hygiène encore en activité. Adepte de drogue, le jeune homme en était si accroc qu'à chaque fois qu'il en manquait, il n'hésitait pas à se défouler sur la maisonnée.

Le jour de la bagarre, le fils turbulent était à nouveau en manque de drogue et, comme à son habitude, il s'est mis à semer la pagaille dans la maison. Ce qui a obligé son père à intervenir pour lui faire entendre raison. Il y a eu un échange de propos houleux entre le père et son fils avant qu’ils n'en viennent aux mains. Furieux, I.K. Sarr ne s'est pas gêné de s'armer d'un couteau avec lequel il a asséné trois coups à son père avant de prendre la fuite. Le papa avait été ensuite transporté dans une structure de santé où il a reçu des soins.

Conscient de la gravité de son acte, le jeune homme s'est enfui pour aller se réfugier quelque part à la Cité des enseignants. Croyant que le différend est définitivement clos, il est retourné à la maison aux alentours desquels la police avait installé un dispositif de surveillance permanent pour retrouver les traces du jeune homme. Avant-hier, I.K. Sarr s'est rendu à la maison et sa présence est vite signalée aux policiers qui ont débarqué pour ensuite l'interpeller. Le jeune homme s'est rebellé en opposant une résistance aux policiers qui ont réussi à le maîtriser avant de l'embarquer. I.K. Sarr a été déféré au parquet.

 

Abdou DIOP

Bâtir un consensus entre partenaires sociaux autour des orientations du projet de révision de la Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni). Telle est la vision du Haut conseil du dialogue social (Hcds) qui a organisé, hier, en partenariat avec le Conseil  national  du patronat (Cnp), le  Bureau international du travail (Bit) et l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) sa septième assemblée plénière.

« Une Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni) réactualisée et réadaptée aux exigences de gestion des emplois dans les différentes branches d’activités serait un instrument de prévention des conflits de travail ». Cette déclaration de l’inspecteur à la retraite, Ibrahima Samb, cadre bien avec la vision du Haut conseil du dialogue social (Hcds) qui a organisé, hier, en partenariat avec le Conseil national du patronat (Cnp), le Bureau international du travail (Bit) et l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) sa septième assemblée plénière portant sur la révision de la Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni).
Selon la présidente du Hcds, Mme Innocence Ntap Ndiaye, les difficultés d’interprétation et d’application des dispositions qui régissent les relations de travail opposent souvent les partenaires sociaux. D’où l’intérêt de ce conclave qui va contribuer à la validation d’un cadre méthodologique d’élaboration des annexes des conventions collectives portant classification des emplois. Aussi, Mme Innocence Ntap Ndiaye de rappeler qu’en relançant le processus de réactualisation de la Ccni, le Hcds crée les conditions de soumissions pour conclusion, dans les meilleurs délais, d’un projet de sa révision au ministère en charge du Travail, conformément aux dispositions de l’article L. 85 du Code du travail.

Réactualiser le cadre conventionnel
Les participants ont eu droit à un exposé détaillé sur « les enjeux, les principes, les modalités et la portée juridique de la révision de la Ccni », de la part de l’inspecteur à la retraite, Ibrahima Samb qui, dans sa communication, a rappelé que la  « négociation collective est au cœur des avancées majeures en droit social et en relations professionnelles ». Selon lui, la rencontre à laquelle le Hcds a convié les parties prenantes est un exercice d’évaluation et de diagnostic sur l’examen des acquis de cette Ccni, mais aussi sur les insuffisances et les lacunes qu’il y a lieu de noter afin de donner une nouvelle cure de jouvence à ces textes-là qui régissent les relations professionnelles entre employeurs et travailleurs dans les entreprises.

Le représentant des travailleurs, Pape Ibrahima Diallo, a magnifié la rencontre en soulignant que la prise en charge de la problématique de la révision de la Ccni va dans le sens de la rénovation du dialogue social et la modernisation des relations professionnelles au Sénégal. Quant au vice-président du Cnp, Meissa Fall, il a indiqué que « les relations de travail n’ont pas connu les changements souhaités, malgré l’existence de cadres de négociation ». Selon lui, la qualité du dialogue ou de la négociation est largement tributaire des moyens offerts aux acteurs qui en assurent la conduite.

Tata SANE

Kaolack - Le Réseau national des organisations de lutte contre la soudure et l’endettement (Renolse) a célébré, hier, à Kaolack, la journée internationale de la solidarité humaine. Une occasion pour appeler à plus de synergie dans l’œuvre collective de restauration de la dignité humaine.

Instituée depuis 2005 par les l’Organisation des Nations unies (Onu) pour promouvoir davantage la solidarité et œuvrer en faveur de la dignité humaine, la Journée internationale de la solidarité a été célébrée à Kaolack. Un choix que le président du Réseau national des organisations de lutte contre la soudure et l’endettement (Renolse), Samba Mbaye, justifie par la centralité géographique de cette région et en signe de reconnaissance du travail mené par les organisations membres comme l’Association pour le développement équitable et solidaire (Asdes) implantée dans la zone .

Le Renolse, qui compte douze organisations membres, se signale par des initiatives hardies en matière de lutte contre la pauvreté. « Nous avons opté de nous focaliser sur l’aspect humain dans la lutte contre l’inégalité sociale, en privilégiant des stratégies de solidarité et de restauration de la dignité humaine, notamment avec les calebasses de solidarité, les champs collectifs, le commerce équitable et la convention locale de lutte contre le gaspillage », a souligné Samba Mbaye, lors de la cérémonie d’ouverture la manifestation. Laquelle était une opportunité pour les acteurs du Renolse de capitaliser leurs réalisations à travers une exposition et la tenue de panel sur la solidarité humaine.

« A travers un cadre pluriel comme celui offert par le Renolse, des organisations comme la nôtre ont, aujourd’hui, la possibilité de fédérer leurs actions. C’est aussi une plateforme de partage des initiatives locales  », a souligné Mamadou Lamine Ly, président de l’Asdes, hôte de la manifestation. Venu présider la manifestation, le gouverneur Abdou Aziz Diagne a loué l’action de la société civile nationale en général et du Renolse en particulier pour l’organisation d’une journée internationale de la solidarité humaine et sa vulgarisation.

A ce titre, il a engagé les organisations membres à intégrer la dimension sécuritaire dans leurs stratégies de lutte contre la pauvreté. « L’insécurité entrave toute production de nourriture ou de richesses, faisant ainsi le lit de l’instabilité et de la pauvreté », a-t-il analysé, en appelant au passage les populations à davantage de collaboration avec les forces de défense et de sécurité dans le pays.

Elimane FALL

Au terme des travaux du comité ad-hoc de réactualisation en procédure d’urgence de la lettre de politique sectorielle de développement de la gouvernance et de la sécurité intérieure, le ministre de l’Intérieur  et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a procédé, hier, à l’atelier de restitution et de validation du document.

La restitution de la lettre de politique sectorielle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique intervient dans un contexte marqué par le terrorisme international, la cybercriminalité, la criminalité transfrontalière, les changements climatiques, risques et catastrophes, les crises postélectorales et les conflits. Des phénomènes qui affectent la sécurité publique et civique impactant négativement sur la vie des populations, la stabilité des institutions et des Etats. En effet, la sécurité publique et civique a été au cœur des travaux, par conséquent de cet atelier.

« La réalisation de ce document intervient également au moment où au plan international, régional et national, de nouveaux agendas de développement, de sécurité et de résilience sont adoptés », a indiqué le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo qui a estimé que « comme toutes les autres nations, le Sénégal doit être préparé à la menace terroriste. Ce qui suppose l’adoption de moyens de prévention et de lutte pour intervenir rapidement et efficacement partout dans le pays ». Ainsi, des initiatives ont-elles été prises en ce sens.

Il s’agit, notamment, de l’agencement du cadre institutionnel et du renforcement des effectifs de la police et de la gendarmerie par des recrutements exceptionnels autorisés par le président de la République, Macky Sall. Dans le même sillage, le ministre s’est satisfait de l’équipement des unités et de la matérialisation de la sécurité de proximité par la formation de jeunes volontaires.

Budget d’investissement en hausse
Des réformes structurelles qui s’inscrivent dans la logique de celles entamées depuis 2012 dans le sous-secteur de la sécurité civile.

Il s’agit de l’érection de la brigade nationale des sapeurs-pompiers, de l’amélioration substantielle des moyens opérationnels, de la couverture territoriale en ressources humaines, de la construction d’un centre opérationnel de gestion des crises et catastrophes et de la création d’une école de formation des sapeurs-pompiers. Toutes choses qui, selon Abdoulaye Daouda Diallo,  ont permis la montée en puissance des différents démembrements du secteur. « Toutes ces attributions ont été accompagnées par le gouvernement, en particulier le président de la République, Macky Sall », s’est-il félicité.

Ces réformes structurelles expliquent la hausse constante du budget d’investissement. Passé de 12,8 milliards de FCfa en 2013 à 50,9 milliards de FCfa en 2017, l’ampleur de tous les besoins du secteur fait que le budget peine à financer l’ensemble des projets et programmes de ladite institution. « Nous devons faire donc l’effort de mobiliser davantage de ressources extérieures », a préconisé Abdoulaye Daouda Diallo. A côté du financement, l’autre défi à relever est celui de la coordination entre les différents services de l’Etat et les secteurs concernés.

Pour une gestion efficace et efficiente
S’inscrivant dans la continuité et la consolidation des acquis de la précédente, notamment des politiques sectorielles élaborées en 2010 qui avaient servi à la mise en œuvre de cadre de dépense sectorielle à moins terme, cette coordination va permettre au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique de se doter d’un document stratégique et d’un programme décennal embrassant tous ses domaines de compétences visant à atteindre globalement cinq objectifs spécifiques et six programmes  déclinés en actions stratégiques.

Face au déséquilibre entre le budget attribué au secteur et aux investissements, le directeur de la Planification et des Politiques économiques est revenu sur la nécessité d’encadrer les dépenses pour une gestion efficace et efficiente sous-tendue par une bonne planification. « Nous avons eu à faire des lettres de politique sectorielle dans le passé sans de réels apports après la mise en œuvre des politiques. Il y a eu, dans les années 2000, de bons décaissements et beaucoup de dépenses d’investissements, mais en terme de résultats, il n’y a pas eu de grands acquis », s’est-il désolé. Aussi, a-t-il appelé à la mise en place de politiques pertinentes avec une bonne planification des projets et programmes.

Marame Coumba SECK

Le mouvement « Y en a marre » soutient l’Etat du Sénégal dans son combat pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Gambie. Fadel Barro a salué, hier, lors d’une rencontre de mouvements citoyens d’Afrique à Gorée, « la fermeté » de la position du Sénégal dans ce dossier.

Le mouvement « Y en a marre » salue la fermeté de la position du Sénégal pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Gambie où le président sortant Yaya Jammeh refuse de céder le pouvoir au vainqueur déclaré par la commission électorale, Adama Borrow. « Nous saluons la fermeté du  Sénégal dans la crise gambienne. Notre pays a pris des initiatives fortes comme la saisine du Conseil de sécurité de l’Onu. Selon Fadel Barro, c’est une chance que le Sénégal soit membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu.

« Cela a fait que les membres de ce conseil se sont très vite saisis de l’affaire. L’Etat du Sénégal a su peser de tout son poids dans ce dossier. C’est quelque chose à féliciter et encourager », a insisté l’ancien journaliste, avant de relever que le Sénégalais doit être solidaire du Gambien. « C’est Yaya Jammeh qui a un problème avec le Sénégal, mais les Gambiens et les Sénégalais n’ont jamais eu de problème », a-t-il estimé.

Le mouvement « Y en a marre » a accueilli, du 19 au 20 décembre, la première réunion des mouvements sociaux africains. Cette rencontre a réuni les leaders et acteurs clés des mouvements citoyens de différents pays africains. « Nous avons  besoin de fédérer nos causes, non seulement sur le plan des textes, mais aussi dans la pratique. Nous devons  partager nos expériences et nos adresses et nous mettre en symbiose », a soutenu Smockey Bambara du Burkina Faso. Ces mouvements citoyens cherchent à créer un rassemblement fort autour de leurs frères gambiens et congolais pour faire partir leurs présidents.

« Nous allons mener des actions de communication sur les réseaux sociaux. Nous allons aussi utiliser les moyens audiovisuels avec des clips, des chansons, la diffusion de messages courts. Des sit-in et marches seront également au menu ainsi que des lettres ouvertes adressées aux grandes institutions comme la Cedeao et l’Union africaine. Toutes ces actions seront synchronisées », a expliqué le leader burkinabè. Dans la même dynamique, Fadel Barro soutient qu’ils vont user des nouveaux médias pour parler en toute courtoisie à ces présidents qui s’agrippent au pouvoir.

« Nous allons leur demander de céder pacifiquement le pouvoir parce que les Africains sont fatigués des conflits. Dans les prochains jours, nous allons aussi mener, partout en Afrique, des sit-in et des rassemblements pour montrer notre désaccord sur de telles pratiques.

Par ailleurs, le coordonnateur de « Y en a marre » a magnifié le leadership sénégalais dans le combat pour l’émergence de mouvements citoyens forts en Afrique. « Si on a pu faire tout cela, c’est parce que nous avons un peuple qui comprend ce qu’est la liberté et qui a le sens de l’initiative citoyenne. Voir de telles initiatives portées par la jeunesse sénégalaise témoigne du leadership rayonnant du Sénégal au plan africain »,  s’est félicité Fadel Barro.

Ndiol Maka SECK

Le cours inaugural de la deuxième session du Master 2 en défense, sécurité et paix, organisé par le Centre des hautes études en défense et sécurité (Cheds), a été dispensé, hier, à l’université Cheikh Anta Diop (Ucad), sous la présidence du ministre des Forces armées, le Dr Augustin Tine. C’était en présence du doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, Mamadou Badji, et plusieurs autres autorités académiques et militaires.

Le cours inaugural de la deuxième session du Master 2 en défense, sécurité et paix intéresse des nationaux et des ressortissants de pays de la sous-région. Ils bénéficient de l’encadrement pédagogique du corps enseignant de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, mais aussi de formateurs de haut niveau issus du monde universitaire français et africain, mais aussi de milieux professionnels travaillant sur les questions et problématiques de sécurité. Selon Augustin Tine le ministre des Forces armées, le thème « Sécurité et développement » résume à lui seul la pertinence de la formation pour la nouvelle promotion qui a débuté ses cours en novembre dernier. Il s’est réjoui de la formation qui revêt une grande importance dans la défense et la sécurité de nos pays, donc de nos populations.

Selon lui, la guerre inter-Etats a laissé la place à une nouvelle forme de guerre encore beaucoup plus complexe. Aussi, a-t-il félicité le Cheds qui participe à la formation des cadres devant faire face à la diversité et à la complexité de ces nouvelles menaces de sécurité. Le ministre des Forces armées a appelé à « appréhender les phénomènes pour la prise de décisions efficaces » avant de saluer « le partenariat entre le Cheds et l’Ucad » qu’il a exhortés à poursuivre la coopération pour le bénéfice de la cité.

Pour le directeur général du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye, la pertinence du sujet traité est à apprécier à l’aune de la situation sécuritaire actuelle du continent caractérisée par l’émergence de nouvelles formes de conflictualités violentes complexes. « Les menaces auxquelles nous faisons face aujourd’hui présentent des aspects qui dépassent le seul cadre strictement militaire », a-t-il souligné avant de préciser que « les réponses à apporter dans ce cadre doivent être multidimensionnelles et faire appel à des ressources humaines à la compétence plurielle et bien préparées à ce nouveau défi ».

Une vision intégrée de la sûreté
 A en croire le général de brigade Paul Ndiaye, la formation vise justement à mettre progressivement à la disposition de nos Etats des cadres civils et des Forces de défense et sécurité ayant les compétences adéquates pour concevoir et construire, au niveau stratégique, une vision intégrée de la sûreté. Une approche partagée par le Pr Demba Sy qui a exposé ce thème en guise de cours inaugural à ces nouveaux auditeurs.
Selon lui, l’insécurité est le principal obstacle au développement ». En étalant les deux concepts, il a fini par dire que « la sécurité et le développement ne sont pas des concepts unitaires, mais multidimensionnels ».
                    

Cheikh Malick COLY

Le commandant Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba, acteur majeur du coup d’Etat qui a porté Moussa Dadis Camara au pouvoir en Guinée, a été interpellé le 16 décembre 2016 à 21 heures par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie nationale. Après son audition par les enquêteurs, l’ex-officier guinéen, accusé des pires atrocités suite aux événements du 28 septembre 2009, a été présenté au juge d’instruction du 1er cabinet.

Selon un communiqué de la Division communication de la gendarmerie parvenu à notre rédaction, le commandant Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba, une des personnes les plus recherchées de Guinée, était caché au Sénégal depuis 5 ans. Ayant complètement changé de physionomie et se faisant appeler, dans le quartier, Aboubacar Barry, il a été interpellé le 16 décembre 2016 à 21 heures à Ouakam. Nombreux étaient ses compatriotes qui croyaient qu’il se trouverait en France. L’ex-officier guinéen, accusé des pires atrocités suite aux événements du 28 septembre 2009, faisait l’objet d’une commission rogatoire internationale délivrée par les autorités guinéennes.
Selon le commandant Issa Diack, chef de la Section de recherches de la gendarmerie de Dakar, Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba a été interpellé, conformément à une demande d’entraide judiciaire formulée par les autorités guinéennes.

« C’est en exécution d’une subdélégation de Commission rogatoire internationale adressée à la Section de recherches, que le Haut-Commandement de la gendarmerie a mis en place les moyens humains et techniques nécessaires pour retrouver le fugitif et l’interpeller », a-t-il fait savoir.

Si l’on en croit le commandant Issa Diack, la recherche et la surveillance ont duré un certain moment, parce qu’il fallait s’assurer qu’il s’agissait bien de Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba, compte tenu des changements physionomiques constatés et de l’utilisation d’une identité d’emprunt. Conformément aux termes de la mission assignée aux gendarmes sénégalais, il a donc été interpellé, entendu par les enquêteurs et présenté devant le juge d’instruction. « La suite, qui sera réservée au dossier, reste maintenant à la discrétion des autorités judiciaires sénégalaises, en liaison avec leurs homologues guinéennes », a-t-il conclu.  

 

C. A. AMATH

Saint-Louis - L’ère de la bi-mensualisation des pensions de retraite est révolue. L’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) démarre en cette fin d’année leur mensualisation.

La mensualisation des pensions de retraite est enfin devenue une réalité et procure une légitime fierté aux allocataires, selon Alioune Mbodji, président de l’Agarr de Richard-Toll. Les retraités de la zone nord du pays souhaitent qu’elle porte bonheur à tous les allocataires du Sénégal. Il s’agit maintenant de relever un autre défi, consistant à poursuivre la lutte pour la défiscalisation des pensions par les pouvoirs publics.

La revalorisation des pensions est vivement souhaitée. Il s’agit, dans le court terme, de changer l’actuel système de prélèvement qui date de 1958. Pour les retraités, l’urgence est de changer le mode de calcul, en passant du système par points à celui par pourcentage pour une hausse sensible des pensions de retraite. Une mention spéciale a été décernée au conseil d’administration de l’Ipres et à son président Mamadou Racine Sy qui a « osé et réussi à gagner le pari ». A en croire Alioune Mbodj, la délicate tâche de restructuration de l’institution est aussi en marche.

Les allocataires du Walo disent « merci pour l’entrée en vigueur de cette mensualisation ». Ils ont réaffirmé haut et fort leur soutien indéfectible, leur solidarité, et leur engagement sans faille aux côtés du conseil d’administration. L’idée est de parvenir à la sauvegarde du système éprouvé de retraite, considérée comme un impératif au regard du vaste programme d’amélioration du mieux-être des allocataires.

 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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