sources vecto FR 5 page 001

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (1938)

Pour aller vers une harmonisation dans la détermination du mois lunaire, imam Ahmadou Makhtar Kanté pense qu’il est stratégique de mettre en place un Observatoire de la Ummah pour la lune avec des démembrements dans tous les pays musulmans. 

Dépasser les divergences sur la détermination des mois lunaires dans la Ummah depuis 15 siècles, c’est le but du livre de l’imam Ahmadou  Makhtar Kanté, qui se propose de faire une analyse critique des interprétations et positions des jurisconsultes d’hier à nos jours. Cet ouvrage de 266 pages paru en juin dernier se divise en deux parties. La première partie comprend les signes cosmiques, les références scripturaires et la compréhension des oulémas qui traitent du Coran, des astres, de la science (chapitre 1), de la revue de la littérature sur 15 siècles (chapitre 2), de la récapitulation et de l’évolution (sur le statut légal de la constatation) en chapitre 3. La seconde partie est consacrée à l’analyse et aux préconisations.

Pour bien poser la problématique, imam Kanté fait appel à une thèse du guide religieux Cheikh  Youssef Al Qaradawi qui a écrit ceci : «L’erreur répandue chez un grand nombre de savants contemporains est de croire que le calcul astronomique est le calcul de ceux qui font les calendriers qui sont imprimés et distribués aux gens, contenant les horaires de prières ainsi que les débuts et les fins des mois lunaires. Tel calendrier est attribué à un tel, l’autre à un tel, se référant, pour la plupart, à des ouvrages anciens d’où ils tirent ces horaires ». 

Alors qu’Abdullah Ibn Umar, compagnon du  Prophète Mouhamed (Psl) de l’école hanbalite, ouvre la possibilité au calcul astronomique vu que c’est l’observabilité qui est tenue en compte et non la constatation visuelle du croissant de lune le 29ème jour, au soir. Ensuite, précise l’auteur à la page 23, « le Coran et les hadiths invitent à une détermination du mois lunaire qui vaille pour tous les musulmans ; ce qui écarte toute attitude sectaire, nationaliste ou autre qui occasionne des divergences sur ce sujet ».

Eclatement des signes
A ce propos, paraphrasant le penseur et philosophe musulman Saïd Hossein Nasr, M. Kanté se sert d’un verset coranique comme parapluie contre toutes les critiques : « Nous ferons éclater nos signes aux horizons et en eux-mêmes jusqu’à ce qu’il (cosmos) leur devienne évident que c’est la vérité ».

Histoire de dire que pour le livre sacré des musulmans, l’être humain vraiment digne de son statut est celui qui ne se limite pas à l’émerveillement. 

En ce sens, l’écrivain Kanté ajoute que les justificatifs du rejet du calcul astronomique (simplicité, égal accès, prévention de la discorde, confusion avec l’astrologie, non fiabilité des prédictions astronomiques) sont devenus impertinents, indéfendables et anachroniques en raison de l’évolution du contexte et des savoirs et auxquels la Oumma de notre temps ne peut être indifférente.   
L’auteur fait aussi un bref rappel historique sur le modèle d’observatoire pour le Sénégal. A l’en croire, du temps de l’Afrique occidentale française (Aof) avant les indépendances, « le gouvernement colonial, après consultation des chefs religieux, prenait la décision, de commun accord, afin de déterminer et de publier les jours fériés découlant des fêtes musulmanes et cela s’appliquait à tous les pays sous sa juridiction ».

Mais, après les indépendances, le même procédé a continué sauf que dans les années 1970, « le Sénégal a connu beaucoup de divergences sur la détermination des dates des fêtes musulmanes. Après quelques années de mésentente, des personnalités religieuses ont plusieurs fois essayé de remédier à cette situation, mais sans succès ».

Selon Imam Kanté, la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) dirigée jusqu’à présent par Mourchid Ahmed Iyane Thiam sera plus tard l’aboutissement d’une tentative de fédérer les musulmans autour d’un organe consensuel aux fins de pratiquer dans l’unité, ne serait-ce qu’à l’échelle du pays, le culte lié au cycle lunaire et de célébrer dans l’harmonie les fêtes musulmanes y afférentes. Toujours, Imam Kanté regrette les possibilités de manque d’unité enseignées par l’islam à cause de la divergence notée dans les heures de prières, surtout en période de fêtes religieuses. Face à cette situation, il constate que le Sénégal est à la croisée des chemins (p. 229) et se doit de relever rapidement le défi de l’unité par rapport au calendrier lunaire notamment en vue d’une solution conforme à la charia. C’est-à-dire, aller vers une harmonisation dans la détermination du mois lunaire, en mettant en place un Observatoire de la Oumma.

Serigne Mansour Sy CISSE 

L’Ecole de la République sénégalaise a-t-elle pour mission de former, de conformer ou de transformer la jeunesse ? Difficile de viser juste tant les enjeux sont complexes, tant le futur semble incertain. Les derniers résultats des épreuves du Bac 2016 traduisent on ne peut mieux les symptômes virulents et les sentiments d’inquiétude qui accablent les parents d’élèves, la société civile et les institutions de l’Etat.

Le paradigme change. Impétueux, l’imaginaire de la jeunesse sénégalaise baigne dans la ‘’ nouvelle culture ’’, cette pop culture de l’innovation dominant l’espace des idées et des comportements virtuels comme réels. Alors que les temps changent à une vitesse accélérée, que la narration du monde court après le flux et reflux de mégabytes d’informations, que les réseaux accroissent leurs portées, que les champs lexicaux se démultiplient pour décrire les transitions systémiques du moment; les processus identitaires, économiques, politiques, technologiques, culturels, se conjuguent et se déchirent. L’élève de la République sénégalaise, devant ce champs quantique de probabilités sociétales, interroge son avenir.

A la lumière des Dispositions générales énoncées d’entrée de jeu, les efforts orchestrés depuis la Loi d’orientation de l’Education nationale de 1991 sont louables :

Art. 1 al. 1 : ’’ L’ Education nationale (…) a pour but de former des hommes et des femmes capables de travailler efficacement à la construction du pays (…). ‘’

Introduction Art. 2: ‘’ L’Education nationale contribue à faire acquérir les capacités de transformer le milieu et la société et aide chacun à épanouir ses potentialités (…). ’’

Ces vingt-cinq dernières années auront montré une volonté soutenue de consolider l’éducation du pays. A plusieurs égards, la section dédiée à l’éducation, du Programme d’amélioration de la qualité, de l’equité et de la transparence (Paquet) dénote une série des mesures qui auront permis de rehausser concrètement les paliers de l’architecture scolaire, plus particulièrement depuis 2001.
Pourtant, en dépit des 40% du budget de fonctionnement de l’Etat, des statistiques favorables -les résultats des épreuves du Bac 2016, comme ceux des années précédentes- laissent les théoriciens, les praticiens, et les citoyens perplexes. Le faible taux de réussite serait-il représentatif d’un malaise, ou signe avant-coureur d’un changement ?

Enigme d’une jeunesse diplômée
Avant tout, il est question d’élaborer une dimension prospective qui permettra d’ancrer l’Ecole de la République sénégalaise dans une réalité nouvelle, de propulser ses branches supérieures vers une véritable économie du savoir, fidèle aux exigences du début du XXIe siècle. A juger le tableau des scores à la porte de sortie, l’énigme d’une jeunesse diplômée, chômeuse, issue d’universités bondées de monde, sous la perfusion des bourses et croulant sous les regrettables aléas de l’organisation académique sénégalaise, s’avère aussi complexe qu’urgente à élucider. Il y va de la paix sociale. Avec plusieurs dizaines de syndicats dont les nerfs sont à fleurs de peau, trois ministères jacobins en charge malgré les élans de déconcentration et de décentralisation, malgré les démarches intelligentes, la crise n’hésite pas à frapper le flanc nu à l’arme blanche. Il faudrait donc remonter l’échelle jusqu’au point de départ, partir de la Petite enfance pour examiner le projet de société animant la cité sénégalaise. Le consensus stipule que le parcours préconisé par le Développement intégré de la Petite enfance (Dipe), la structuration et le perfectionnement du Cycle fondamental (Cf), à savoir les cours élémentaires et moyens, en plus de la révision de l’enseignement secondaire général et spécialisé, poursuit l’objectif d’instruire et de préparer une génération, la tranche des 7 à 16 ans plus précisément, afin qu’elle prenne en main la destinée du pays. On cite parmi les outils à manoeuvrer : le renforcement des capacités du personnel enseignant et administratif, la mise à jour des manuels, la mise sur pied d’un arsenal de contrôle de la qualité, l’interaction de l’apprenant avec son environnement psychosocial, en plus d’autres mesures d’inclusion, d’intervention et de réorientation stratégique.

Pourtant, le plafond de verre, si transparent, si prometteur, demeure fixé à de solides amarres. Pour trouver la pièce maîtresse du puzzle, il va donc falloir être original. Un avenir sous de meilleures augures serait-il envisageable si l’Ecole de la République sénégalaise transgressait ses tabous et confiait le graal aux élèves? Et si, au lieu de conformer tant bien que mal l’élève à une programmation scolaire péniblement suffocante, on plaçait l’élève au centre du cercle, transformant de la sorte la programmation scolaire en fonction de ses besoins ? Et si, bien au-delà de la question de l’essor du secteur privé comme soin palliatif, ou encore de la question des langues nationales et des signifiants culturels, on repensait l’Ecole depuis ses bases didactiques; au lieu de ressasser les mêmes comptines ?

Une pédagogie flexible
L’exemple de la Finlande est intéressant. Les écoliers ont moins de devoirs, une pédagogie flexible, parfois deux à trois enseignants présents dans la salle de classe afin d’assurer une attention minutieuse. On encourage la coopération au lieu de la compétition, on privilégie la collaboration interpersonnelle au lieu de relations verticals. Les évaluations indiquent les progrès et les recommandations au lieu d’un protocole de note sanctionnant succès ou échec selon une ‘’ moyenne ’’. D’ailleurs, comment évaluer une ‘’moyenne’’ d’épanouissement ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la Finlande est l’un des systèmes scolaires publics les plus performants au monde. Sa politique d’éducation nationale la place en tête du classement Pisa des pays les plus industrialisés.

De toutes évidences, lorsqu’on pose la question de la rigueur et de la discipline de fer, avec l’oxygénation des idées neuves, le fer finit toujours par rouiller …

La crise de l’Ecole de la République sénégalaise met en exergue une crise des valeurs très profonde : la crise de l’autruche qui, la tête enfouie sous le sol, feint de ne pas saisir les conjectures sociétales que sa cécité occasionne. A ce jour, la catéchèse de l’Education nationale donne encore une place de choix aux sciences et techniques ; héritage (ô combien discutable) de la théorie de la modernisation, en vogue dans les années 50, qui faisait de l’industrialisation le fer de lance du développement d’un pays. Ceci étant, la perspective postmoderne nous montre autre chose. Sciences, oui ; mais conscience aussi ! Que l’intellect soit fécondé dans un incubateur scolaire scientifique, artistique, technique ou littéraire, la question principale est de savoir si un élève sera disposé à devenir demain un producteur de valeur ajoutée, capable de mouler son environnement de façon équilibrée, en fonction de ses aspirations les plus enthousiastes.

Depuis l’entrée dans le cursus scolaire, les aptitudes à la créativité, à l’imaginaire, à l’exploration psychomotrice, à l’expérimentation nouvelle, proposent un discours nouveau sur le plein épanouissement. Les avancées des neurosciences nous ont permis de comprendre que le cerveau humain était doté de caractéristiques plastiques. Comme organe dynamique, le cerveau s’adapte en augmentant ses connections internes et en modifiant ses circuits neuro-synaptiques afin de ’’s’habituer’’ aux expériences nouvelles. Autrement dit, en terme d’apprentissage, notre cerveau ne connaît que les limites qu’on lui impose. Cela veut dire qu’avec une série de méthodes appropriées, on peut stimuler la tendance naturelle d’un élève à déployer ses talents potentiels, et ce de façon continue depuis son plus jeune âge. En accordant une place de choix à l’imaginaire et la créativité on affine chez l’élève les facultés cognitives qui seront reflétées dans toutes les matières, le sens de l’initiative, de la résolution de problèmes, aussi complexes soient-ils, parmi d’autres facultés si nécessaires à l’Ecole, à la vie en société et à plus grande échelle, au développement du tissu économique et social du pays.

Si les bonnes vieilles méthodes remuent encore des souvenirs pour certains, aujourd’hui le besoin d’innover les contenus, la pédagogie, l’approche systémique, la vision de la société est outrageusement criard. Du fait de la démocratisation des Tic, l’élève sénégalais est désormais capable de chercher par lui-même le savoir. Avec une connection fiable, d’une salle de classe ou de chez lui, à Velingara ou à Fatick, il peut même communiquer en temps réel avec un autre élève vivant à Kuala Lumpur ou encore à Buenos Aires, à Oslo ou au Cap. L’accès à l’information en un temps record a détrôné l’enseignant de son mythique piédestal pour le confiner à une fonction d’accompagnateur de recherches. Le modèle historique du tout-puissant instituteur, ou de la sévère institutrice, passant en revue les rangs des élèves qui attendent patiemment d’être soumis à des contrôles et des devoirs, semble avoir atteint ses limites.

En revanche, les pédagogies alternatives font des prouesses remarquables. Par exemple, une approche axée sur des projets trans-disciplinaires permettrait aux élèves d’explorer leurs centres d’intérêt, à la mesure de leur développement personnel, et de participer à la planification des contenus didactiques et conceptuels. Ils pourraient ainsi approfondir leurs aptitudes à la recherche, voire consolider leur autonomie intellectuelle ; tout en apprenant à poser un regard global sur leurs objets d’étude, tout en apprenant à poser un regard global sur eux-mêmes. Qu’en serait-il de l’initiative d’association, même symbolique, des élèves à la prise de décisions concernant l’établissement ; non pas en tant que simple figurants assis ‘’ à la table des grands ‘’, mais comme collaborateurs, responsables à part entière de l’appareil académique, à la manière des lycées expérimentaux ? Je vous laisse imaginer quelles générations émergeraient de ce creuset ; nous verrions éclore de véritables citoyens libres et audacieux, prêts à façonner leurs propres cosmogonies contemporaines.

Principe d’innovation
Maintenant plus que jamais ledit principe d’innovation devrait guider les décisions de politique d’éducation. Les innovations sont aujourd’hui les véritables coefficients de transformation des structures socioéconomiques, culturelles et politiques africaines. Elles permettent de joindre la théorie à la pratique, dans des pays comme le Sénégal où le secteur informel est le poumon du marché de l’emploi. Reste à traduire ce principe en termes institutionnels et à laisser la créativité prendre les devants. Comme ailleurs sur le continent, la vigueur de l’intelligence sociale se mesure grâce à l’esprit de la débrouille, à l’adaptation à un environnement précaire, à l’instinct de survie, pour soi et pour les siens. Des milliers et des milliers de jeunes femmes et de jeunes hommes, venus en ville chercher de quoi vivre décemment, ou bêchant avec sueur et détermination les champs de l’arrière-pays, en font la preuve quotidiennement. Ils innovent tous sans grands moyens. Je vous laisse de nouveau imaginer le futur si cette force de travail vive, ingénieuse, avait accès à des formations sur mesure et un renforcement de leurs compétences…

L’Ecole de la République sénégalaise devrait pouvoir inscrire ces segments démographiques dans ses orientations prioritaires. Au sens plus large, elle devrait poser la question du progrès. Tant qu’à y être, elle devrait aussi poser la question des trésors dont regorgent les philosophies traditionnelles, trop souvent occultées à la fois par de fâcheuses tendances à l’obscurantisme superstitieux et par l’attitude hautaine du classicisme occidental, singée par certains chercheurs africains. N’est-il pas vrai que la construction de la Cité est une interrogation permanente, un ouvrage collectif auquel devrait prendre part les citoyens en devenir, producteurs de richesse, aventuriers du savoir, et créateurs d’idées ambitieuses ? A terme, idéalement (je le concède), l’Ecole de la République sénégalaise devrait pouvoir offrir les moyens aux ‘’ génies en herbe ‘’ de forger progressivement leur contribution à la société. Mais encore faudrait-il mettre à l’écart le conservatisme tacite des apparatchiks de l’érudition livresque, et sentir l’air de nouveauté qui embrase l’esprit des élèves sénégalais d’aujourd’hui…

* Les intertitres sont de la rédaction

Par Djiby Ndiaye Gaynde

Un citoyen qui s’interroge
Email :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La récente initiative du gouvernement visant à retirer de la rue les enfants, y compris ceux qui sont forcés de mendier par leurs maîtres coraniques, constitue une étape importante dans la réforme d'un système d'exploitation profondément enraciné dans les habitudes, ont déclaré aujourd'hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (Ppdh).

Une coalition de 40 organisations sénégalaises spécialisées dans la défense des droits de l’enfant a salué l’initiative prise par l’Etat sénégalais en faveur des enfants vulnérables. Ces organisations ont exhorté les autorités à maintenir l'élan de ce mouvement en ouvrant des enquêtes et en engageant des poursuites judiciaires à l'encontre des maîtres coraniques et autres personnes qui commettent ces types de violations graves des droits de l’enfant. Selon le communiqué qui nous est parvenu, elles soutiennent que lors des six premiers mois de l'année 2016, au moins cinq enfants qui vivaient dans des écoles coraniques résidentielles sont morts prétendument après avoir été battus par leurs maîtres, aussi connus sous le nom de marabouts, ou dans des accidents de la circulation alors qu'ils étaient contraints de mendier. « En 2015 et en 2016, des dizaines d’enfants, appelés talibés, ont également été sévèrement battus, enchaînés et victimes d'abus sexuels ou d'agressions violentes alors qu'ils mendiaient », affirment-elles.

Ces décès et autres abus commis mettent en lumière, selon ces organisations, combien il est urgent que le gouvernement sénégalais punisse les personnes responsables d’abus et réglemente les écoles coraniques traditionnelles appelées « daaras ».

« Les talibés ont souffert d'abus et ont été exposés à des dangers qu'aucun enfant ne devrait avoir à affronter », a déclaré Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch.

Réglementer les daaras
Le 30 juin 2016, le président de la République, Macky Sall, a ordonné que tous les enfants soient retirés de la rue, placés dans des centres d’accueil, puis rendus à leurs parents. « Bien que les récentes mesures prises par le gouvernement soient louables, retirer les talibés des rues ne conduira pas à des changements sur le long terme si les écoles coraniques ne sont pas réglementées et si les maîtres qui ont commis des abus ne sont pas amenés à rendre des comptes », a encore relevé Mme Dufka.

À la mi-juillet, les autorités avaient retiré plus de 300 enfants des rues de Dakar. Plusieurs régions ont également commencé à appliquer cette initiative que les autorités prévoient d'étendre à tout le pays. Toutefois, note le rapport, le Sénégal n'a porté devant les tribunaux qu'un petit nombre d'affaires pour la plupart relatives à des décès ou à des formes d'abus les plus extrêmes, bien que le nombre d’arrestations de maîtres abusifs ait légèrement augmenté au cours de l'année écoulée. On note aussi que la pratique de la mendicité forcée des enfants ne fait presque jamais l'objet de poursuites judiciaires. Human Rights Watch et la Ppdh ont également noté l'existence d'un besoin urgent de services juridiques d'accès facile pour aider les enfants devenus victimes à obtenir justice.

Cheikh M. COLY

Le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public poursuit ses efforts de modernisation de l’administration. Il a mis en place un système qui aboutira à la confection de cartes professionnelles pour tous les agents de l’Etat.

Le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public a mis en place un Système intégré de gestion des ressources humaines de l’Administration. Ce système entre dans la dynamique de modernisation de l’Administration publique qui est à sa phase pilote. Il aboutira à la confection de cartes professionnelles qui permettront d’identifier tous les agents de la Fonction publique. L’annonce a été faite hier par le secrétaire général dudit ministère, Mme Virginie Rachelle Fayçaline Coly. Elle présidait l’ouverture d’un séminaire de formation de deux jours en Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (Gpec) et en conduite du changement destiné aux responsables des ressources humaines de l’Etat. Cette rencontre est organisée en partenariat avec la coopération luxembourgeoise. « L’agent de l’Etat qui a cette carte à sa disposition peut avoir tous les avantages qu’offre son statut d’agent de l’Etat », a précisé Mme Coly.

Selon elle, le Sénégal s’est engagé dans une dynamique de réformes. Les premiers jalons ont été posés les 09 et 10 avril derniers lors du Forum national de l’Administration. « Dans sa vision, le président de la République veut une administration de développement, c’est-à-dire une administration aux services des usagers des services publics. Et l’Administration est faite d’hommes », a mentionné le secrétaire général, avant d’ajouter que la réforme budgétaire induite par l’entrée en vigueur de la loi d’orientation relative aux lois de finance, dans laquelle toutes les administrations vont basculer en janvier 2017, favorisera d’importants changements dans l’organisation et le fonctionnement de l’Administration. Il est donc nécessaire, à son avis, d’outiller les gestionnaires des ressources humaines des départements ministériels pour qu’ils puissent s’adapter davantage à ces nouveaux modes de gestion.

Revenant sur les réalisations de son ministère, Mme Virginie Rachelle Fayçaline Coly explique qu’en 2012, ils ont lancé l’audit physique et biométrique qui a permis une maîtrise des effectifs et, par ricochet, la masse salariale. Toujours, dans cette même dynamique, poursuit-elle, le département de la fonction publique a mis en place le fichier unifié des données du personnel de l’Etat qui est une interface entre toutes les plateformes de gestion des ressources humaines et la solde pour mieux maîtriser la masse salariale.

Ndiol Maka SECK

Le secrétaire général de l’Onu est sensible à la cause des migrants et des refugiés. A l’occasion de la célébration, avant-hier, de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, il a appelé les Etats à aller plus loin dans leur protection.

Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, le secrétaire général des Nations unies appelle les Etats à « aller plus loin dans la protection des migrants et des réfugiés, en particulier des jeunes, des femmes et des enfants, contre ceux qui voudraient exploiter leurs aspirations à un avenir meilleur, plus sûr et plus digne ». « Partout dans le monde, des dizaines de millions de personnes cherchent refuge désespérément, beaucoup sont loin de chez elles et surtout loin d’être en sécurité. Les migrants et les réfugiés se heurtent à des obstacles physiques et bureaucratiques colossaux.

Malheureusement, ils sont aussi exposés à des violations de leurs droits fondamentaux et menacés d’exploitation par les trafiquants », déplore Ban Ki-moon.

Selon lui, « nous devons encadrer les migrations en mettant l’accent sur les droits et la sécurité et créer des voies d’entrée suffisantes et accessibles pour les migrants et les réfugiés, avant de nous attaquer aux causes profondes des conflits, à savoir la pauvreté extrême, la dégradation de l’environnement et les autres crises qui forcent les populations à franchir des frontières, des mers et des déserts ».

A en croire le secrétaire général de l’Onu, ces questions seront au centre des discussions lors du Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants qui se tiendra à New York le 19 septembre prochain. Il visera notamment, souligne-t-il, à obtenir des États qu’ils s’engagent, de nouveau, à redoubler d’efforts pour lutter contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants et de réfugiés, garantir protection et assistance aux victimes de la traite et du trafic et à toutes les personnes victimes de violations de leurs droits fondamentaux et d’exactions à l’occasion de déplacements massifs et promouvoir le respect du droit, des normes et des dispositifs applicables à l’échelle internationale.

« J’appelle toutes les nations, qu’il s’agisse des pays d’origine, de transit ou de destination, à reconnaître que nous avons une responsabilité commune. Dans un premier temps, nous avons besoin d’un solide fondement juridique à notre action. J’encourage donc tous les États à adopter et à appliquer la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, son protocole relatif à la traite et tous les instruments internationaux essentiels relatifs aux droits de l’homme », mentionne le patron de l’Onu. Ban Ki-moon demande à chacun de renouveler son engagement à protéger, à respecter et à appliquer les droits fondamentaux de tous les migrants et de tous les réfugiés.

Ndiol Maka SECK

La Douane sénégalaise est en train d’enregistrer des résultats encourageants dans sa grande croisade contre la fraude et la contrebande. Hier, une cargaison de médicaments, de produits vétérinaires et autres comprimés et barbituriques, affichant à la pesée une tonne et vingt-cinq kilogrammes, a été saisie par les douaniers à hauteur de la ville sainte de Mpal.

Selon nos sources, ce travail remarquable a été effectué par les éléments du Groupement polyvalent de recherche et de répression contre la fraude de Thiès. La cargaison saisie à Mpal a une valeur marchande globale de 16 millions de FCfa. 

Ces soldats de l’économie ont utilisé des stratagèmes pour mener avec brio cette opération en vue de mettre la main sur ces marchandises frauduleuses. Ils ont ainsi exploité, au moment opportun, une dénonciation anonyme faisant état de l’arrivée imminente des fraudeurs en provenance de la Mauritanie, à bord d’un véhicule convoyant une forte cargaison de médicaments. Ce qui leur a permis de faire cette descente dans la zone de Mpal pour neutraliser ces fraudeurs. 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La direction générale du quotidien national “Le Soleil” place de plus en plus le volet social au centre de ses préoccupations. Cette année, elle a décidé d’envoyer 56 des enfants de ses agents en colonie de vacance pour 15 jours, moyennant une participation par enfant de 40.000 FCfa.

Après une année scolaire épuisante, 56 fils d’agents de la Société de presse et de publication, éditrice du quotidien national “Le Soleil”, ont eu droit à une colonie de vacances à Saly Portudal. Cette initiative entre dans le cadre de la politique sociale de l’entreprise impulsée depuis quelques temps par la direction générale. « Une des fonctions essentielles d’une entreprise est d’œuvrer dans le social. C’est prévu dans le budget et voté par les administrateurs. Donc si les conditions financières le permettent, nous pouvons valablement organiser une colonie de vacances », a expliqué le coordonnateur général de l’administration du journal “Le Soleil”, Amadou Gaye Ndiaye. Selon lui, au début, leur ambition était de faire participer plus 100 enfants à cette colonie, mais les parents n’ont pas totalement suivi. « Peut-être qu’ils n’y croyaient pas », a-t-il tenté d’expliquer. 

La direction générale n’a pas lésiné sur les moyens pour que cette colonie de vacances se passe dans d’excellentes conditions. « Nous avons voulu le faire l’année dernière mais ce n’était pas possible. Cette année, le directeur général et moi avons beaucoup échangé. Il m’a un peu fait l’historique de tout ce qui était fait jusque-là. Nous avons trouvé un encadrement professionnel, épaulé par deux agents du Soleil pour plus de sécurité. La direction du Soleil a fourni le matériel pédagogique et didactique et a assuré le paiement de la facture de l’encadrement », a souligné le coordonnateur général de l’administration du Soleil. A l’en croire, la direction générale a même revu à la baisse le montant de la participation des parents par enfant et l’a ramené à 40.000 FCfa pour que tout le monde puisse en profiter.

Créer une émulation chez les parents
« Nous comptons, dans les années à venir, dépasser en nombre et en destination ce que nous avons fait cette année. A travers cette colonie de vacances, nous voulons créer une forte émulation chez les parents. Il faut créer davantage de richesses pour que prochainement, nous ayons la possibilité d’amener nos enfants même à l’extérieur du pays », a fait savoir M. Ndiaye, avant d’ajouter : « D’autres structures le font, pourquoi pas nous ? En tout cas, nous avons une volonté de pérenniser et d’amélioration cette initiative ».

Les enfants qui prennent part à cette colonie sont âgés entre 6 et 12 ans. Ils vont passer 15 jours de vacances à la station balnéaire de Saly Portugal sous la protection d’une équipe expérimentée. Cette colonie sera l’occasion d’inculquer aux enfants, dans ce contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, les valeurs de l’émergence tout en leur apportant de l’information susceptible de forger leur avenir.

Le sous-thème choisi cette année à côté du thème central est : « Education à une citoyenneté agissante pour l’atteinte des objectifs de développement durable». « Nous avons jugé utile d’imprégner nos enfants de la dynamique politique du Sénégal axée sur l’émergence », a soutenu Amadou Gaye Ndiaye. Cette colonie de vacances permettra, en outre, aux enfants d’agents du quotidien national de s’adonner à des activités socioculturelles et éducatives pour mieux préparer l’année à venir.

Ndiol Maka SECK

L’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (l’Asp) organise depuis hier, à Saly, une rencontre pour préparer la mise en place d’un plan stratégique 2017-2021.

Il s’agit, selon le Dg de l’Asp, Pape Khaly Niang, de « traduire en actes la volonté du chef de l’Etat consistant à apporter une assistance aux forces de défense et de sécurité et à faire du citoyen un acteur principal dans le domaine de la prévention ». Après avoir stabilisé ses effectifs, le directeur général de l’Asp estime que le moment est venu d’aller vers la mise en place d’un plan stratégique. Il a indiqué que « jusqu’à un passé récent, la question sécuritaire a été perçue sous le prisme de l’ordre public avec l’utilisation de la force publique, armée, gendarmerie, police. Une approche qui tend à être dépassée dès lors qu’en 2013 l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité a été créée en recrutant 10.000 agents de sécurité de proximité ».

 Selon Pape Khaly Niang, le travail des assistants à la sécurité de proximité est allé au-delà de la sécurité avec le soutien apprécié au fonctionnement des services de l’administration publique. Il a soutenu que leur présence dans les collectivités locales, de l’administration territoriale, des cours et tribunaux, des hôpitaux et de la prévention routière, a été très appréciée. Après avoir stabilisé les effectifs et éprouvé ses méthodes de travail, M. Niang estime que le moment est venu d’aller vers la déclinaison opérationnelle de la stratégie de gouvernance sécuritaire de proximité.

 Il s’agira, a-t-il indiqué, de travailler dans le sens d’une meilleure connaissance du phénomène de la délinquance, de la réalisation d’audits sécuritaires locaux qui doivent, de son point de vue, précéder l’élaboration et la mise en œuvre des contrats locaux de sécurité. L’exercice auquel les participants vont se livrer pendant 48 heures va déboucher sur un plan stratégique sur l’horizon temporel 2017-2021, a soutenu Pape Khaly Niang.

 Amadou Sy, gouverneur de la région de Thiès qui s’est exprimé au nom du ministre de l’Intérieur, a estimé que la rencontre vient à son heure procédant de la volonté du Président Macky Sall d’exiger à chaque agence d’exécution de se doter d’un instrument de planification de programmation, gage de cohérence, d’efficacité et d’efficience.
 « La modification de la géopolitique mondiale et régionale post-guerre froide a fini par faire de la sécurité l’un des défis les plus importants », a indiqué que le chef de l’exécutif régional qui est d’avis que face à cette insécurité ambiante, un changement de paradigme et un réajustement stratégique doivent s’imposer pour s’adapter aux réalités nouvelles en plaçant le citoyen au cœur du processus.

Depuis sa création, a-t-il fait remarquer, l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité s’évertue à donner corps à la vision du président de la République et qu’aujourd’hui force est de constater que malgré les difficultés rencontrées, la sécurité de proximité a acquis ses lettres de noblesse.

Amath Sigui NDIAYE

Face « au mutisme » de leur ministère de tutelle, les travailleurs de la justice (Sytjust) ont décidé de dérouler un second plan d’action. Comme la semaine dernière, le Sytjust observe, à compter d’aujourd’hui, une grève de 72 heures sur l’ensemble du territoire nationale.

Après l’arrêt de travail de 72 heures observé la semaine dernière, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) a décidé de dérouler un deuxième plan d’action à partir d’aujourd’hui. Ainsi, il décrète sur l’ensemble du territoire national un mot d’ordre de grève de 72 heures. « C’est pour, dit-il, défendre le service public de la justice qui, en ce moment, a tant besoin d’un ministre de tutelle au chevet des acteurs du monde judiciaire ». « A force d’opposer aux préoccupations des travailleurs de la justice une négligence frisant le mépris, le garde des Sceaux, ministre de la Justice ne laisse aux travailleurs placés sous sa tutelle aucune alternative autre que la cessation collective du travail conformément à l’article 25 de la constitution pour protester sans réserve contre cette attitude inconcevable qui, de l’avis de beaucoup d’observateurs, ne cadre pas avec ses responsabilités », a déclaré le Sytjust.

Selon El hadji Ayé Boun Malick Diop et ses camarades, le ministre de la Justice n’a pas réagi depuis que le Sytjust a déposé le 27 juin 2016 au bureau du courrier du ministère une ampliation de son préavis de grève du 24 juin 2016. Alors qu’en tant que ministre de tutelle, poursuivent-ils, il lui incombait la responsabilité de poser les premiers jalons d’une discussion sereine dès la réception de l’acte et cela, dans un délai d’un mois.

Il s’y ajoute, relèvent les syndicalistes, le fait que la demande d’audience que le Sytjust a adressée le 9 juin 2016 au garde des Sceaux est restée sans suite, tout comme la lettre du 26 mai 2016 à travers laquelle le Sytjust sollicitait du ministre de la Justice une accélération du traitement des projets de décrets et d’arrêtés porteurs de réformes tant attendues par les travailleurs de la Justice. Présentement, souligne le Sytjust, les travailleurs de la justice sont confrontés à un extrême manque d’interface opérationnelle avec le gouvernement.

« Ni le ministre de la Justice, ni un quelconque autre membre du gouvernement n’a réagi à la grève de 72 heures observée par les travailleurs de la justice les 26, 27 et 28 juillet 2016 », a mentionné le syndicat, avant de préciser que cette posture du garde des Sceaux en particulier et celle du gouvernement en général ne laissent aux travailleurs de la justice un choix autre que la continuation du combat qu’ils ont légitimement enclenché.

Ndiol Maka SECK

Un jeune garçon qui conduisait sans permis a perdu le contrôle de son véhicule, après avoir percuté un bac à fleurs.

L’accident s’est produit vendredi dernier 29 juillet 2016 vers 14 heures. Le véhicule a terminé sa course dans un salon de coiffure dont l’un des occupants a été légèrement blessé. Les dégâts matériels sont importants, ajoute notre source. Le véhicule en question a été loué auprès d’une agence de location de voiture dont la responsabilité pourrait être engagée pour avoir, sans le savoir, permis à ce jeune enfant d’être en possession de la voiture.
Même s’il y a eu plus de peur que de mal, il faut reconnaître que ces faits sont devenus récurrents sur nos routes comme l’a fait remarquer le propriétaire du salon, selon qui « cette situation est souvent liée à l’indiscipline de certains chauffeurs et conducteurs de motos Jakarta. Les forces de sécurité sont invitées à plus de vigilance, mais surtout à mieux surveiller le comportement de certains adolescents qui profitent des vacances en louant des voitures afin de séduire.
Mohamadou SAGNE

Le président de l’Alliance pour la citoyenneté (Act), Abdoul Mbaye, a dénoncé, samedi dernier, son inculpation et son placement, la veille, sous contrôle judiciaire par le doyen des juges, Samba Sall, saisi par le procureur de la République. Il se dit victime d’un « complot d’Etat ».

L’ancien Premier ministre animait une conférence de presse au siège de son parti, à Yoff. Il a été inculpé pour complicité de faux commis sur des documents administratifs en 2013-2014, usage de faux et tentative d’escroquerie. C’est Adama Thiam, officier d’état civil aujourd’hui à la retraite, « qui est visé comme étant l’auteur principal du faux », a d’emblée précisé l’ancien chef du gouvernement, en costume-cravate, l’air décontracté et panoplie d’appareils électroniques (projecteurs et écrans) non loin de la table d’où il s’adressait à la presse. «Je fais observer que même si je m’étais rendu coupable de soustractions de biens aux dépens de mon épouse (ce qui ne correspond pas évidemment à la réalité) », a expliqué Abdoul Mbaye, l’article 365 du Code Pénal dispose que «ne pourront donner lieu qu’à des réparations civiles les soustractions commises par des maris au préjudice de leurs femmes, par des femmes au préjudice de leurs maris, par un veuf ou une veuve quant aux choses qui avaient appartenu à l’époux décédé».

Ce qui le conforte dans l’idée qu’une « tentative d’escroquerie au préjudice d’une épouse ne peut donner lieu à une procédure pénale sanctionnée par une inculpation et une mise sous contrôle judiciaire ». Or, a-t-il poursuivi, « c’est sur le fondement de la tentative d’escroquerie que le doyen des juges a pu être saisi, compte tenu du fait que le faux dans les documents administratifs (art. 137 du Code Pénal) est du ressort du tribunal départemental de Dakar ». Abdoul Mbaye a précisé aussi que l’article 137 a le « gros avantage de prévoir une peine complémentaire portant privation de droits civiques et civils (art.34), notamment de vote et d’éligibilité. Son argumentaire a tenu en onze points. L’ancien Premier ministre s’est marié avec la dame A.D. le 23 janvier 1982 sous un régime de communauté de biens, ce qu’il n’a jamais contesté. En 1994, « nous avons ensemble décidé de faire commuer ce régime de communauté en régime de séparation de biens, et avons adressé une requête conjointe (ce que ni moi, ni la dame A.D n’ont jamais contesté) au juge des mariages, soit donc au président du Tribunal départemental de Dakar », a-t-il révélé.  Ensuite, toujours selon lui, le président du Tribunal a rendu une ordonnance transformant le régime de communauté en régime de séparation de biens.

Rappel des faits
Abdoul Mbaye a indiqué que le greffier en chef du Tribunal départemental de Dakar a transmis cette ordonnance directement à l’état civil de l’Hôpital Principal de Dakar. Le président de l’Act a soutenu que cette décision de justice n’a jamais été contestée au cours des 20 ans qui ont suivi. En 2014 (soit donc 20 années plus tard), il a souhaité le divorce d’avec la dame A.D., et a produit le livret de famille en sa possession et dont la loi le fait gardien en sa qualité de chef de famille (art. 80 Code de la Famille). Mais, « le régime de séparation de biens a alors été contesté par les avocats de mon ex-épouse », Abdoul Mbaye Dixit. Poursuivant son propos, il a dénoncé le fait que la présidente du tribunal, « pour des motivations qu'elle seule connaît, au lieu de se limiter à instruire et juger la procédure de divorce dont elle était saisie, a adressé une lettre au procureur pour demander que je sois poursuivi, tout en continuant à rester juge du divorce devenant ainsi à la fois juge et partie ».

Se faisant précis dans ses accusations, il a expliqué qu’un officier d’état civil à la retraite, ancien chef du centre de l’Hôpital Principal lui a fait savoir au cours d’un entretien téléphonique que « la présidente du Tribunal lui a demandé de raturer, en totale violation de la loi (art. 90 et 91 du Code de la Famille), la mention qu’il avait à l’époque portée en marge du registre des mariages à réception de l’ordonnance n° 685, et dont il avait également fait mention dans le livret de famille à ma demande ».

Pire, « ils » (sic) ont, en outre, fait disparaître des archives de la justice ladite ordonnance et l’ensemble du dossier ». Mais, toujours selon Abdoul Mbaye, le greffier en chef de l’époque (Maître Hyacinthe Gomis) aurait reconnu son écriture sur le répertoire des ordonnances, affirmant que cette ordonnance a bel et bien existé. Abdoul Mbaye a ensuite déclaré qu’il ne parvient pas à identifier la tentative d’escroquerie dont il aurait pu se rendre coupable quand la personne qu’on l’accuse d’avoir voulu escroquer n’a pas porté plainte et a reconnu avoir été consentante pour un changement de leur régime matrimonial. C’est pour toutes ces raisons qu’il évoque « un complot d’Etat », laissant deviner au public, l’identité de ces « ils ». En conclusion, il a déclaré que « rien » ne le détournera de l’essentiel, à savoir « la sauvegarde des intérêts de mon pays, et en particulier, dans le contexte actuel, ceux relatifs à ses ressources pétrolières et gazières ».

Samboudian KAMARA

Le tribunal de grande instance de Diourbel statuant à Mbacké a, au cours de sa dernière séance, condamné à la perpétuité des personnes identifiées comme les braqueurs d’une bijouterie sise à Touba Darou Minam en 2014.  

Ils étaient un groupe, mais seuls les trois (Pape Moussa Ndiaye, Cheikh Ahmet Tidiane Diallo et Cheikhouna Ndiaye) étaient présents dans le box des accusés. Ils étaient inculpés d’association de malfaiteurs, de vol en réunion avec usage d’armes et de véhicule. Ils ont été arrêtés dans des conditions de la flagrance, en possession de onze boucles d’oreilles, trois chaînettes, onze colliers, cinq pendentifs, onze bagues en or et détenant un pistolet automatique à canon barré, un chargeur, une cartouche à blanc, une bombe anti-agression, une paire de menottes. Les faits se sont déroulés en 2014.

A la barre, Pape Moussa Ndiaye et Cheikh Ahmet Tidiane Diallo ont reconnu le braquage de la bijouterie, mais Cheikhouna Ndiaye à nié sa participation à cette opération. De même, ils ont nié le vol commis dans le Wari. Pour le procureur Amary Faye, ils ont commis un vol en réunion avec violence, usage d’armes ; faits punis par la loi. C’est une entente de personnes qui ont décidé d’agir en commun. Le délit d’association de malfaiteurs comme le vol en réunion avec violence et port d’armes est établi. Le procureur a donc demandé qu’ils soient condamnés aux travaux forcés à perpétuité.

Me Adama Fall qui défendait Cheikh Ahmet Tidiane Diallo a plaidé pour écarter le délit de vol commis la nuit, parce que tout s’est passé vers 16h. « Le droit pénal est un droit de certitude, or dans ce dossier tel n’est pas le cas. Il faut les juger avec mesure en tenant compte des circonstances atténuantes. Il est regrettable que dans ces chambres criminelles qu’on ne revienne pas sur les enquêtes de personnalité. Si cela était fait, on allait connaître que ces jeunes vivent dans la précarité, la pauvreté. Il faut des circonstances atténuantes pour ces jeunes qu’il faut récupérer », a-t-il demandé. Me Ndoffane Diouf, avocat de Cheikh Ahmet Tidiane Diallo, a aussi plaidé pour des circonstances atténuantes pour ces jeunes. Me Amadou Aly Kane, avocat de pape Moussa Ndiaye, de rappeler que le juge est à la fois un psychologue, un sociologue et un père de famille. Le tribunal, après en avoir délibéré, a reconnu les trois prévenus coupables d’association de malfaiteurs et les a condamnés aux travaux forcés à perpétuité.

Mamadou DIEYE

Un forum communautaire de sensibilisation et d’information a réuni les trois générations de bénéficiaires du département à Mbacké. L’objectif est de favoriser la maîtrise du contenu et les inconditionnalités du programme.

Le délégué général, Mme Anta Sarr Diacko, a, elle-même, supervisé ce quatrième forum. « C’est pour voir si tous les paramètres, tous les motifs de sensibilisation ont été mis à la portée des bénéficiaires des bourses de sécurité familiale. J’ai remarqué que l’exposé a été très bien compris par les bénéficiaires, les invités et l’administration territoriale. Après ces séances de sensibilisation, nous procéderons prochainement aux activités génératrices de revenus, puisque ce sont des bénéficiaires qu’il faut renforcer davantage pour qu’au sortir de ce programme, ils puissent se prendre en charge et consolider voire pérenniser les acquis comme le maintien des enfants à l’école, le suivi normal des vaccinations, de même que l’inscription de ces enfants  à l’état civil », a-t-elle souligné. Toutefois, Pape Malick Gningue, coordonnateur du Programme national de bourses de sécurité familiale, relève des problèmes de communication auxquels il faut remédier, surtout sur l’information des bénéficiaires pour les paiements et leur périodicité.

Dans le département de Mbacké, 3.874 bénéficiaires ont été recensés avec un objectif planifié qui tourne autour de 6.000 à 7.500 bénéficiaires d’ici à 2017. Mme Diacko a plaidé pour l’appropriation du programme par l’administration territoriale, les collectivités locales, les différents acteurs, pour qu’on puisse atteindre l’objectif recherché, c'est-à-dire la réduction de la pauvreté, de la mortalité maternelle et infantile et l’accroissement du nombre d’enfants à l’école. A signaler une forte affluence à la mairie où les autorités administratives, religieuses, politiques et communales, mais surtout les bénéficiaires, ont tous magnifié le programme et prié pour sa pérennisation. 

A Mbacké, précise Mme le délégué, la sensibilisation est confiée à l’opérateur social, la Fédération du Baol. Des sessions sont tenues sur l’éducation, la santé, l’inscription à l’état civil et les paramètres du Programme national de bourses de sécurité familiale et du Registre national unique (Rnu).

Mamadou DIEYE

 

 

Donner aux jeunes une formation spécialisée tout en les imprégnant des valeurs africaines, tel est le but de l’association « Faj Aajo » qui a été lancée samedi à la cité Som de Hann.

Les résidents du quartier Som de Hann ont répondu massivement à l’appel d’Amadou Diagne, ancien directeur marketing Afrique Bolloré, qui lançait, samedi, l’association « Faj Aajo» qui signifie en wolof « résoudre un problème ». « ‘’Faj Aaj’’  repose sur trois piliers que sont l’éducation, la formation aux métiers et l’entrepreneuriat », a-t-il expliqué. L’emploi est un réel problème, surtout pour la jeunesse. Les jeunes sont désorientés et la crise économique renforce les inquiétudes. Au-delà de considérer la situation comme une fatalité, M. Diagne essaie d’armer moralement et professionnellement les jeunes de son quartier. « Faj Aajo » veut inculquer aux jeunes des valeurs telles que la politesse, la générosité, la solidarité et surtout l’engagement. Pour ce faire, l’encadrement des adultes sera requis en ayant recours au conte qui vient en complément du volet pédagogique.

La cérémonie de lancement de cette association s’est déroulée au terrain de basket-ball de la cité Som, samedi dernier, sous la présidence du professeur Massamba Mbaye, conseiller spécial du président de la République et en présence d’éminents universitaires et du président de la chambre des métiers de Dakar, Maguatte Mbow. « Faj Aajo » cible des jeunes âgés entre 5 et 35 ans. L’entité compte les outiller dans divers domaines en vue de les préparer à faire face aux défis du 21e siècle, particulièrement l’insertion professionnelle, selon Amadou Diagne. Créée depuis 2007, la structure a financé une dizaine de projets. « Nous avons octroyé à une dizaine de jeunes des financements entre 500.000 et 1.000.000 de FCfa. Mais constatant que la dynamique restait à désirer, nous avons voulu créer un cadre pour plus d’encadrement », indique le quinquagénaire. Pour atteindre ses objectifs « Faj Aajo » compte jouer la carte de la proximité. « Dans le quartier, tout le monde se connaît. Les plus grands aideront les plus petits et les parents vont encadrer selon leurs possibilités », explique Amadou Diagne.


L’association est dans sa phase pilote d’une durée d’un an. Ses zones d’intervention sont la Casamance, Hann et Ouakam. Les bénéficiaires commenceront par se familiariser aux métiers de leur choix durant les vacances. Ils subiront des cours d’appui pendant l’année scolaire.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Le bus qui s’était retrouvé dans le fleuve avec ses passagers, à la suite d’une fausse manœuvre du chauffeur qui tentait de se ranger à bord du bac, a été finalement renfloué à l’aide d’une grue très puissante mobilisée par Assane Seck, un opérateur économique qui a accepté de financer cette opération. Par la même occasion, les sapeurs-pompiers de Rosso-Sénégal et de Rosso-Mauritanie ont repêché le corps sans vie d’un nourrisson (c’est le neuvième corps retrouvé) qui était coincé dans l’épave de ce véhicule de transport en commun. 

Assane Seck s’est réjoui de cette opération très délicate, avant de rappeler que certains pèlerins qui étaient à bord d’un bus affrété par les populations de Diawar pour les besoins d’un déplacement vers Nimzatt à l’occasion des préparatifs de la célébration de l’Aïd-el-fitr (Korité) étaient portés disparus.

Pour rallier Rosso-Mauritanie à partir de Rosso-Sénégal, ces pèlerins étaient obligés d’emprunter le bac. Le véhicule, dont le frein ne répondait plus, avait fini par glisser pour se retrouver dans le fleuve. De nombreux voyageurs ont pu se sauver par la nage et d’autres ont été repêchés. Malheureusement, certains passagers ont été portés disparus.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 « Les autorités sénégalaises doivent ouvrir une enquête impartiale afin de faire la lumière sur les actes de torture que deux hommes libérés vendredi 29 juillet ont subis pendant leur quatre années de détention », a déclaré, dans un communiqué, Seydi Gassama, directeur exécutif de la Section Sénégal d’Amnesty International. Il fait allusion à Cheikh Sidaty Mané dit « Gatuso » et Cheikh Diop alias « Christ », deux jeunes de Colobane, un quartier populaire de la capitale sénégalaise, Dakar, acquittés en fin de semaine au bénéfice du doute par la Chambre criminelle d’appel.
Ils ont été arrêtés à la suite de manifestations en 2012 et accusés d’avoir tué un policier. « Ce cas est emblématique de l'utilisation de la torture au Sénégal pour arracher rapidement des confessions. Les auteurs présumés de ces actes de torture doivent être identifiés et jugés devant les tribunaux. En tant que victimes de torture, ces deux hommes ont droit à des réparations », a ajouté Seydi Gassama.
En première instance, ces deux jeunes de Colobane ont été condamnés à 20 ans de prison pour meurtre, association de malfaiteurs, violence et voie de fait sur un agent de la Fonction publique dans l’exercice de ses fonctions. Amnesty International s’était entretenu longuement avec eux lors de leur arrestation en 2012. Ils avaient mentionné avoir subi des actes de torture à l’électricité pendant leur détention préventive. Ils ont réitéré ces propos devant la Chambre criminelle d’appel. L’organisation avait documenté ces actes de torture subis par ces jeunes dans un rapport alternatif présenté à la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Ndiol Maka SECK

Les députés sénégalais inscrits à la commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale ont suivi un atelier de renforcement de capacités pendant deux jours (28-29 décembre) au Centre des hautes études en défense et sécurité (Cheds).

Une occasion pour le directeur général du Cheds, le général Paul Ndiaye, d’informer que « le centre a été créé pour satisfaire les besoins de l’Etat en expertise sur des questions d’ordre stratégique liées à la protection des individus et des biens, à la politique étrangère, à la science, à la technologie et aux phénomènes économiques et sociaux ». Selon lui, l’ambition du Cheds est de générer, à partir du Sénégal, de l’Afrique, un vivier d’acteurs, hommes et femmes, aptes à apporter des solutions novatrices et pérennes aux menaces et défis sécuritaires nationaux, sous-régionaux et continentaux. « Aux côtés des forces de défense et de sécurité, ces acteurs sont les femmes, les médias, les jeunes et vous, honorables députés », a-t-il fait remarquer. Le programme des députés au cours de cet atelier s’articule autour de la défense, de la sécurité et de la paix. « Il a pour objectif d’améliorer la contribution de l’Assemblée nationale du Sénégal aux processus de sécurité et de défense afin d’obtenir l’instauration ou la restauration d’un environnement national et régional pacifié et favorable au développement et au bien-être des personnes et communautés », souligne-t-il.

Six communes de Guédiawaye et de Thiaroye très affectées
« C’est dans ce cadre, à dit le général directeur, que le président de la République vient de nous faire l’honneur de nous confier la responsabilité de créer et d’animer la commission scientifique du prochain Forum de Dakar sur la paix et la sécurité qui se tiendra les 5 et 6 décembre ». De 2015 à ce jour, le Cheds a exploré avec vous les concepts de défense et de sécurité, l’organisation au niveau national, régional et international, les menaces et risques ainsi que le rôle des différentes forces, la citoyenneté et l’esprit de défense, les textes régissant la défense.

Les parlementaires avaient exprimé le besoin d’avoir un programme structuré de renforcement de capacités et l’importance des présentations magistrales pour offrir des bases théoriques alliées à des visites de terrain pour l’aspect pratique. Ainsi, le Cheds dit répondre parfaitement à leurs attentes à travers cette présente session. C’est d’abord la douane qui a présenté son rôle sur la sécurité urbaine dans sa mission quotidienne de lutte contre la criminalité. Puis, les enjeux et défis de la sécurité urbaine ont longuement attiré l’attention des parlementaires lors de la première journée.

Ensuite, c’est au tour du Dr Djibril Diop, enseignant-chercheur et président du Conseil d’administration d’Anida, de présenter la situation sécuritaire dans la banlieue de Dakar avec en exhibition des études de cas. Pour cela, il a démontré diverses facettes relatives à l’insécurité qui gangrène notamment la banlieue de Dakar à travers six communes dont trois à Guédiawaye et autant à Thiaroye. Les principales causes favorisant l’insécurité sont le chômage, la drogue, l’alcool, le manque d’effectifs de la police. D’où, selon M. Diop, la peur collective qui hante les populations des zones urbaines. « Il faut procéder à un diagnostic des problèmes d’insécurité en associant tous les acteurs régaliens, associatifs, notamment les leaders d’opinion, les imams, curés, etc. Chacun a sa parcelle qui peut être utile dans la lutte contre le phénomène de manière globale », a-t-il confié.

Avoir un esprit de défense
Il a souligné que le taux de criminalité est désormais plus élevé chez les jeunes filles que chez les garçons. Et pour le général Mansour Seck, ancien Cemga et ambassadeur, Pca du Cheds, « au lieu d’avoir l’esprit de peur, il faut avoir l’esprit de défense ». L’ancien officier militaire admet que c’est le sentiment qu’il faut inculquer aux populations. « Il faut signaler tous les mouvements suspects dans notre environnement immédiat, car cette attitude ne devrait pas concerner uniquement les corps habillés de l’uniforme, mais tous les citoyens doivent s’y employer à cet exercice. Notre solidarité doit aider en cela », a-t-il clamé partageant les expériences des autres pays développés qui ont fait de la sécurité leur préoccupation quotidienne.
Le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, qui a abordé la « Prévention des conflits : une expérience de l’Onfp », a fait une présentation basée sur l’expérience, touchant notamment le secteur social et la formation des jeunes et leur employabilité. Sur ce, les parlementaires comme Cheikh Ndiaye ont apprécié la qualité des échanges.

Cheikh Malick COLY

Serigne Abdoul Ahad Mbacké, troisième Khalife général de la communauté mouride, a marqué de son empreinte la ville sainte de Touba. Ses nombreuses réalisations lui ont valu le surnom de « Bâtisseur ». Jeudi dernier, lors du Magal qui lui est dédié, le gouvernement a été représenté par une forte délégation conduite par le ministre Aly Ngouille Ndiaye.

La communauté mouride a célébré, avec toute la solennité requise, le troisième Khalife général des mourides. Pendant près de deux semaines, toutes les franges de la communauté étaient à pied d’œuvre pour donner un cachet particulier à l’événement. Des centaines de pèlerins venant de tous les coins du pays ont fait le déplacement.
Le ministre Aly Ngouille Ndiaye, évoquant les 21 ans de magistère de Serigne Abdou Lahad Mbacké, a magnifié ses réalisations qui ont contribué « au rayonnement et à la modernisation de la cité religieuse ».

Parlant des efforts de l’Etat dans ce contexte d’hivernage, il a soutenu que le monde rural a été bien pourvu en semences, engrais et tracteurs, pour permettre une bonne production agricole. Aussi a-t-il sollicité des prières pour un  hivernage pluvieux sans dégâts au bénéfice de toute la nation. Serigne Mohamadan Mbacké Abdoul Ahad a, au nom de Serigne Sidy Mbacké, remercié les foyers religieux du pays, les disciples et les autorités étatiques qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de l’événement.
Auparavant, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a, au nom du Khalife général des mouride, Serigne Cheikh Sidy Makhtar Mbacké, remercié le président Macky Sall pour son engagement à satisfaire les besoins pour une bonne organisation du Magal.

Mamadou DIEYE

Les agents des eaux et forêts, appuyés par les éléments du commissaire Dramé de la sureté urbaine et assistés par le projet Sénégal application loi faunique (Salf) de l’Ong Wara, ont arrêté trois personnes en détention de trophées d’espèces animales intégralement protégées. M. Bâ, M. Gaye et M. Diop ont été pris à « Keur Massar » en flagrant délit de commercialisation d’ivoire. Déferrés au parquet le 27 juillet dernier, ils ont été placés sous mandat de dépôt le même jour. Il leur est reproché le délit de détention, circulation et commercialisation de trophée d’ivoire d’éléphant. Ce délit est réprimé par le Code de la chasse et de protection de la faune. Ces trois personnes risquent un an de prison ferme et une amende de 1.200.000 FCfa.

Selon un avocat spécialiste de la criminalité faunique, le Code de la chasse et de la protection de la faune interdit de s’approprier de l’ivoire d’éléphant trouvé mort, ainsi que les dépouilles et trophées de tous les animaux trouvés morts. « Malheureusement des défenses d’ivoire d’éléphant circulent au Sénégal et sont transformées rapidement en bijoux pour faire plaisir aux femmes et être exportés rapidement et en grande quantité vers l’Asie », a-t-il dit.

Entre 2015 et 2016, douze personnes ont été interpellés au Sénégal en possession de produits d’espèces intégralement protégées.
Le crime faunique occupe le quatrième rang du commerce illicite dans le monde après la drogue, des armes et êtres humains. Il génère environ 19 milliards de dollars chaque année. Chaque 15 minutes, un éléphant est tué pour son ivoire, soit environ 100 par jour.

Ndiol Maka SECK

Le Groupement polyvalent de recherche et de répression de la fraude (Gpr) a saisi, avant-hier, 1 tonne 180 kg de cuisses de poulet impropres à la consommation à hauteur de Sendou près de Bargny et destinées au marché de Dakar. Le dispositif d'embuscade mis en place a permis d'immobiliser le véhicule recherché suite à un renseignement minutieusement exploité. Deux personnes ont été arrêtées, le camion et les cartons  retenus au siège du Gpr à Thiès.
Infos Ballé Preira

(Communication Douanes)

La Chambre criminelle d’appel de Dakar a rendu hier, un peu tard dans la soirée son verdict concernant les deux jeunes de Colobane. Ces derniers ont été finalement acquittés au bénéfice du doute, informe le service de communication du ministère de la Justice. Ces jeunes notamment Cheikh Diop alias Christ, Cheikh Sidaty Mané alias Gatuso avaient été déclarés coupables du meurtre du policier Fodé Ndiaye et condamnés à 20 ans de prion en février 2015 lors d’une manifestation contre la candidature de l’ancien chef d’Etat, Mme Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012. A rappeler que leur compagnon, Cheikh Cissé, avait été acquitté lors du premier procès.

…Abdoul Mbaye placé sous contrôle judiciaire

L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, qui a fait face hier au Doyen des juges, a été placé finalement sous contrôle judiciaire. Il doit se présenter devant le juge tous les 15 jours, son passeport lui a été retiré, donc il ne peut voyager sans autorisation, a annoncé la radio Rfm. D’ailleurs, l’ancien Premier ministre, leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) tient une conférence de presse aujourd’hui, au siège de son parti, annonce-t-on. Cette procédure serait consécutive à la plainte de son ex-épouse qui le poursuit pour faux et usage de faux en écritures publiques et bigamie.

Dans le cadre de la procédure de divorce du couple aujourd’hui divorcé, l’ex-Mme Mbaye avait remarqué que l’ancien banquier « a présenté un certificat de mariage falsifié ». Le journal rappelle que l’affaire a été tranchée le 3 décembre 2012 par la Chambre civile, qui a donné raison à Aminata Diack et prononcé le divorce aux torts exclusifs d’Abdoul Mbaye, selon le journal « Le quotidien ».

Dans la nuit du mercredi au jeudi 28 juillet, l’unité scanner mobile de Diamniadio a procédé à la saisie de 5 kg de chanvre sur un véhicule de transport commun, informe la division de la communication de la gendarmerie. C’est après le scan du véhicule « 7 places » que les images ont révélé l’existence d’objets suspects dissimulés dans un sac de voyage. « Dès lors, les gendarmes ont effectué une fouille des bagages et des passagers. Cette dernière a été fructueuse puisqu’elle a permis de découvrir 5 kg de drogue soigneusement emballée dans des papiers », lit-on dans le communiqué. Selon les pandores, l’individu désigné comme propriétaire des bagages par le conducteur et les passagers a tenté, dans un premier temps, de nier la paternité du sac. C’était sans compter sur la détermination du conducteur qui l’a formellement identifié comme étant celui qui a embarqué le sac.  L’homme d’une trentaine d’années a été aussitôt arrêté et mis à la disposition de la brigade mixte de Diamniadio pour les besoins de l’enquête.
Cette saisie vient s’ajouter aux précédentes prises faites par l’unité scanner mobile de Diamniadio et montre davantage la pertinence de l’installation de cette unité aux portes de la capitale.

Touba a fini de faire le plein à la veille du Magal de Serigne Abdoul Ahad Mbacké, troisième Khalife général des Mourides (1968-1989).

Les recommandations du comité d’organisation et les engagements des services concernés de l’Etat ont été quasiment respectés pour une réussite de l’événement. 

La conférence des petits-fils tenue avant-hier avec comme parrain Serigne Ibrahima Mbacké Ibn Khadim Rassoul a vu une belle participation de la communauté mouride. Serigne Cheikhouna Mbacké Abdou Woudod a introduit le thème : « L’usage de la force dans l’islam ». Maîtrisant parfaitement son sujet, le conférencier est revenu sur le sens du « jihad » (pacifique et violent). Il a soutenu que l’islam n’appelle pas à la violence et il est du devoir du musulman de discerner la direction et la voie vers laquelle l’islam appel ses adeptes. « L’usage de la violence pour la propagation de la religion n’est pas recommandé et il faut trouver une solution à cette pratique, en essayant de sonder les causes de ce comportement et les solutionner », a-t-il laissé entendre.

Hier, a été célébré le Magal de celui qui a laissé une empreinte indélébile dans la conscience collective de la communauté mouride en particulier et de l’islam en général. Troisième Khalife général de Khadim Rassoul, il s’est investi, tout au long de son magistère, à la propagation du message de Khadim Rassoul et a hissé Touba au rang des plus éminentes capitales religieuses du monde.

L’administration, sous la conduite du préfet Mamadou Lamine Mané, de concert avec le comité d’organisation, n’ont ménagé aucun effort afin que tous les disciples présents dans la cité religieuse soient dans les meilleurs conditions tout au long de l’événement.

La cérémonie a été rehaussée par la présence de la délégation officielle du gouvernement conduite par le ministre Aly Ngouille Ndiaye pour témoigner l’attachement du président Macky Sall aux idéaux et enseignements de Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

Mamadou DIEYE

 

Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a organisé, mercredi, à la place du Souvenir africain, une cérémonie de décoration et d’hommage aux agents et retraités de son département dans une ambiance festive.

La mélodie de la kora résonne dans les quatre coins de la salle de réception de la place du Souvenir. Malgré la forte chaleur qui sévit dans la pièce, une assistance dont la plupart est tirée à quatre épingles, en toute gaieté, bercée par les notes musicales, attend le début de la cérémonie. Moment de retrouvailles entre retraités et anciens collègues en activité. Ils sont tous venus, accompagnés de leurs familles. Le visage épanoui, ces anciens fonctionnaires ne cachent pas leur enthousiasme. Après une trêve de cinq ans, le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a décidé de distinguer ses valeureux agents. Mercredi, le ministre Mame Mbaye Niang a présidé la cérémonie de remise de décoration. D’anciens agents et ceux en activité ont été élevés au grade de chevalier de l’ordre national du Lion et chevalier de l’ordre national du Mérite. Certains se sont vus décerner des diplômes de reconnaissance. Au total, 149 agents dont 49 retraités ont été honorés. L’allure imposante malgré son âge, Saer Diop, tout de blanc vêtu, porte-parole des agents retraités, indique que cette cérémonie de décoration s’ajoute à la longue liste des actes à caractère social du ministère à l’égard de ses employés. « Je suis très ému par ces distinctions car étant le fruit d’un travail bien fait», a-t-il affirmé. Toutefois, le vieil homme demande l’implication des anciens dans le Plan Sénégal émergent « pour un partage d’expériences ».

Un appel entendu par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame mbaye Niang, qui a tenu à rassurer ces anciens. « Nous allons toujours nous appuyer sur vos expériences, à chaque fois que de besoin, pour améliorer nos interventions», a-t-il soutenu. « Soyez sûrs et certains que votre séjour au ministère n’a pas été vain. Vous vous êtes offerts en exemple pour permettre aux agents du département de s’abreuver à la sève nourricière que vous venez de leur servir », a ajouté le ministre.

Mame Mbaye Niang explique que cette cérémonie marque l’engagement de son département à remercier ses agents pour service rendu à la nation. Insistant sur la construction citoyenne, le ministre considère les retraités comme des exemples pour une jeunesse « en manque de repères ». Depuis 2011, cette cérémonie n’a pas été organisée. Un hiatus que le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne entend inscrire dans l’agenda annuel de son département.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Les chambres criminelles de la région de Diourbel statuant à Mbacké pour la deuxième session a reconnu Pape Djiby Yade coupable du meurtre de Moustapha Thiaw et l’a condamné à 20 ans de travaux forcés.

Pape Djiby Yade, aux arrêts depuis 2011, a reconnu devant le juge enquêteur avoir porté des coups de couteau à sa victime, non sans revenir sur les faits et leur déroulement. A la quête de pastèques pour alimenter son commerce, le mis en cause déclare avoir loué les services de Moustapha Thiaw, conducteur de Djakarta, pour le conduire à Touba-Toul. Selon Pape Djiby Yade, ce dernier a simulé une panne sèche de carburant. Et au moment où il s’affairait pour garer la moto, Moustapha Thiaw qui avait par devers lui une arme blanche l’a attaqué pour le dépouiller de son argent. En se défendant, il parvient à  récupérer le couteau des mains de son agresseur.

Il s’en est ensuivi une bataille au cours de laquelle Pape Djiby Yade a riposté avec le couteau qu’il plante à deux reprises dans le corps de son agresseur. Il a persisté à soutenir que c’est son antagoniste qui l’a attaqué en premier et que c’est dans une posture de défense qu’il a réagi et n’avait aucune intention de lui donner la mort, ni  de s’emparer de la moto de sa victime.

Pour l’enquêteur, il est tout a fait établi que les coups de couteau ont été porté au flanc gauche et au thorax, parties particulièrement sensibles et que l’excuse de provocation alléguée ne saurait prospérer étant entendu qu’il l’a poignardé à plusieurs reprises ; ce qui laisse subordonner une intention d’homicide caractérisée. Pour le ministère public, il existe suffisamment de charges contre le sieur Pape Djiby Yade. Les nommés El Hadji Mamadou Lamine Ngom et Serigne Sarr, tous oncles de Pape Djiby Yade, ont révélé avoir reçu la visite de celui-ci tardivement dans la nuit et qu’il leur avait déclaré s’être battu avec un conducteur de Djakarta sans préciser que celui-ci avait perdu la vie. C’est après l’annonce faite à la radio qu’un conducteur de Djakarta est décédé après avoir été poignardé qu’ils ont allés chercher leur neveu au village de Keur Aliou  Diouf et l’ont conduit à la brigade de gendarmerie de Bambey. Les témoins Modou Diouf et Ndiaw Fall qui se rendaient à Bambey ont vu des traces de sang et de lutte qu’ils ont instinctivement suivies et qui les ont menés à un arbre où ils ont découvert le corps sans vie d’un individu. Ils ajoutèrent avoir aperçu sur les lieux une moto Djakarta. A la barre, Pape Djiby Yade persistait à soutenir que c’est son antagoniste qui l’a attaqué en premier et que c’est dans une posture de défense qu’il a agi et n’avait aucune intention de s’emparer de la moto de sa victime. Pour le procureur Baye Thiam, il s’agit d’une tentative de vol avec violence ayant entraîné la mort, la volonté de donner la mort est manifeste avec les organes vitaux touchés.

Me Assane Dioma Ndiaye, le conseil du prévenu, évoque l’excuse de provocation et la conduite de son client qui pouvait fuir. Deux choses qui méritent plus d’attention pour que ce dernier ait droit à la clémence. La cour a suivi le procureur et a condamné à 20 ans de travaux forcés Pape Djiby Yade.

Mamadou DIEYE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.