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Société & Faits divers (1668)

Le prix de vente de l’assiette foncière de la prison  de Rebeuss est fixé à 7,6 milliards de FCfa. C’est le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, qui a fait la révélation hier à Saly lors de l’ouverture du panel « Médias et Justice ».

« Il n’est pas facile de vendre la prison de Rebeuss mais il nous faut trouver un acheteur pour pouvoir construire une autre prison », a laissé entendre le garde des Sceaux. Selon lui, la première prison du Sénégal, qui est celle de Saint-Louis, date de 1863. D’autres ont été construites par la suite. Il s’agit de celle de Bambey en 1916, de Sédhiou en 1920 et celle de Rebeuss, à Dakar, en 1929. Depuis lors, s’est-il désolé, aucune prison n’a été construite. Ce sont seulement des réhabilitations qui ont été faites.

C’est pourquoi, a-t-il reconnu, les difficultés dans les prisons sont réelles et la solution radicale est la construction de prisons.

Hier, après la prière du vendredi, deux personnes ont été mises aux arrêts par la Brigade territoriale gendarmerie de Hann.

C’est vers les coups de 14 heures que ladite brigade a reçu un coup de fil d’une personne qui a souhaité gardé l’anonymat. Ce dernier a indiqué avoir vu deux individus conduire un cheval dans le site du Technopole, dont le but serait destiné à l’abattage. Prenant cette information très au sérieux, le commandant de la Brigade territoriale de Hann, Augustin Coly, met ses éléments à la trousse de ces malfaiteurs. Ils seront surpris en train de dépecer la bête, avant qu’ils ne soient conduits dans les locaux de la Brigade pour les besoins de l’enquête.

S. M. S. CISSE

La Subdivision des Douanes de Yoff à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar a saisi, le vendredi 27 mai 2016, 33,58 kg d’amphétamines, une drogue de synthèse, informe un communiqué. La drogue a été découverte au passage du scanner. Elle était soigneusement cachée dans des sacs et cartons renfermant d’autres marchandises pour tromper la vigilance des agents. La saisie a été effectuée sur 3 passagers en provenance de la Chine. Ils ont été interpellés et placés en garde-à-vue.

Dans la nuit du jeudi au vendredi, les agents de la Brigade des Douanes de Fimela ont, pour leur part, saisi en mer à bord d’une pirogue à la Pointe Sarrène, 4 colis d’un poids total de 212 kg de chanvre indien. Quant au Bureau des Douanes de Kidira, il a opéré, le 21 mai 2016, une saisie de 804 bonbonnes de gaz de 5 kg l'unité. Ces bonbonnes de gaz vides à destination du Burkina Faso étaient dissimulées dans une cargaison contenant des produits alimentaires déclarés audit bureau des ​D​ouanes.

La valeur totale estimée est de 10.050.000 FCfa, lit-on dans le document qui précise que le renforcement de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, demeure, plus que jamais, une préoccupation de l’Administration des Douanes, dans le cadre de sa mission de sécurisation, de protection de l'Economie nationale et de la Santé publique.

Pour faire face au radicalisme religieux, un congrès Soufi s’est tenu du 18 au 20 mai dernier à Mostaganem, ville située sur la côte Nord-ouest de l’Algérie. A l’issue des travaux, une instance de coordination, présidée par l’Algérie, a été mise sur pied. Quatre compatriotes sénégalais y siègeront. Il s’agit d’El Hadj Cheikh Moubarack Mbacké, coordonnateur pour le Sénégal, d’El Hadj Moustapha Guèye, de Serigne Cheikhouna Lô et de Cheikhouna Mbacké Abdoul Woudoud.

Ces assises qui ont enregistré la participation de 120 Oulémas de plus de cinquante pays dont le Sénégal visaient à réfléchir sur les voies et moyens de faire face au radicalisme religieux. Ainsi, pendant trois jours, des théologiens musulmans soufis venus du monde entier ont planché sur la question sus-indiquée et essayé de dégager des pistes tendant à créer une instance mondiale du soufisme, dans le but de peser, de façon consistante, contre le salafisme.

Les participants qui ont tous salué l’opportunité de la démarche initiée par la Ligue des « zaouïas » d’Algérie et ont jugé nécessaire la première instance mondiale du Soufisme qui pourrait être le porte-parole des principes soufis dans les sphères spirituelle, sociale et économique.

Car, les organisateurs ont estimé qu’il urge de s’organiser pour combattre le radicalisme et ceux qui répondent à l’appel au Jihad. Donc, face à la violence, ils veulent prôner et sensibiliser sur une conception authentique et contemporaine de l’islam. Car, « il n’y a pas de coordination entre les soufis. Chacun se contente de ce qui se passe dans sa communauté. Alors que tous ceux qui prônent aujourd’hui l’islam pacifique donnent l’exemple du soufisme. Tous ceux qui prônent un islam violent sont des intégristes. Il est difficile pour un salafiste de cohabiter avec un autre », explique l’imam Mahamadou Moussa Diallo, porte-parole de la communauté soufi au Mali. Ce dernier de poursuivre : « Je pense qu’aujourd’hui, il est important de se donner la main parce que nous sommes dans un monde qui a besoin de paix ».

Redynamiser le Soufisme
Dans son discours d’ouverture, l’inspecteur général du ministère algérien des Affaires religieuses, Lakhmissi Bezzaz, a relevé que « le soufisme représente une image rayonnante d’une religion musulmane saine, basée sur la paix, la tolérance, la coexistence pacifique, l’ouverture d’esprit, le savoir, l’acceptation de l’autre, etc. ». Il a aussi rappelé combien les «Tarîqa » (confréries) « ont marqué l’histoire de l’Algérie avec de célèbres héros dont l’Émir Abdelkader ».

De son côté, le président de l’Union nationale des zaouïas, Chaalal Mahmoud Omar, a reconnu que « le rôle des zaouïas (centre spirituel et social soufi) est amoindri ». Sur le Soufisme, il relève qu’il «est un traitement efficace des maux actuels pour délivrer la nation musulmane de la mondialisation matérialiste et la réanimer ». En la matière, le président de l’Union nationale des zaouïas d’Algérie fait valoir que « les zaouïas ont besoin d’une relance et des efforts dans d’Ijtihad, c’est-à-dire l’interprétation des textes sacrés, adaptés aux exigences de l’heure ».

Quant à M. Laroussi El Mizouri, un éminent universitaire et ancien ministre tunisien des affaires religieuses, il a plaidé pour un « soutien des études soufies et leur diffusion à large échelle, notamment en milieu de jeunes pour les épargner du fanatisme, de la division et du terrorisme ».

Le Pr El Mizouri a également dit souhaiter « le lancement d’un site Internet arabo-musulman, supervisé par des spécialistes en civilisation islamique ». Il a été rappelé au cours de la réunion de Mostaganem, des propos du ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, qui, quelques jours auparavant, avait réitéré la volonté de son pays et de son président Abdelaziz Bouteflika de voir ce pays devenir la voix d’un islam tolérant et pacifique. M. Aïssa a aussi annoncé qu’une caravane culturelle devrait sillonner le pays durant les prochaines semaines pour manifester l’opposition catégorique à toute forme d’extrémisme religieux.

En tout état de cause, l’on a noté, au cours de ce congrès, une prise de conscience sur le fait que les soufis doivent s’organiser en Afrique, mais aussi en Europe et en France, etc., la situation étant pareille partout. C’est la raison pour laquelle il est heureux de constater que de plus en plus il y a des rassemblements de soufis et plusieurs initiatives inter-soufies, ou inter-confrériques. Car, tous ces milieux spirituels soufis, à une échelle très large, ont conscience qu’ils doivent sortir et « descendre dans l’arène » ; c’est du moins l’avis de nombreux observateurs.

Correspondance particulière de Al hadj Khaly Tall
(Avec El hadj Cheikh Moubarack Mbacké)

Trois casques bleus du 16ème contingent sénégalais déployé en République de Côte d’Ivoire, au sein de la mission de l’Organisation des Nations Unies (Onuci), sont décédés et six autres blessés dans la matinée du jeudi 26 mail 2016, suite à un accident de circulation en Cote d’Ivoire, annonce le communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa).

En mission dans le cadre des opérations de sécurisation, le véhicule qui les transportait s’est renversé du fait des fortes pluies et du terrain particulièrement difficile, à 78 km au Sud-Est de Bouaké. Des dispositions ont été aussitôt prises par le commandement du contingent et de la Force des Nations Unies pour la prise en charge et l’évacuation des blessés sur Bouaké et Abidjan, note le communiqué.

Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, préside aujourd’hui la cérémonie de clôture de la troisième réunion de haut niveau des experts sur la drogue et le terrorisme ouverte depuis le 25 mai 2016. Ce sera en présence de Jean Felix-Paganon, ambassadeur de France au Sénégal et de l’Inspecteur général Oumar Mal, directeur général de la Police nationale. Notre pays abrite la troisième réunion de haut niveau des experts et pour la deuxième fois consécutive.

Cette rencontre est placée sous la direction du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à travers la Direction générale de la Police nationale, en partenariat avec la coopération française à travers la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les conduites addictives (Mildeca). Cette rencontre intitulée : « drogue et terrorisme : l’inter-ministérialité comme moyen du renforcement de la coopération régionale », en plus des experts nationaux de la police, de la gendarmerie, des douanes et des magistrats, a aussi réuni les magistrats et chefs de bureau d’Interpol de plusieurs pays de la sous-région. Les pays comme l’Espagne, l’Italie et l’Union européenne sont également tous représentés au plus haut niveau.

M. S. D.

Le bureau du Conseil régional de la jeunesse de Sédhiou a été renouvelé ce week-end dans la capitale du Pakao dans le respect des règles démocratiques. Les quelques ambitions qui se sont signalées au départ ont vite été tempérées et deux des trois candidats au poste de président ont retiré leur candidature au profit de Daffé Bayo, élu par consensus. Le nouveau patron de la jeunesse régionale a aussitôt décliné sa feuille de route : « avoir une jeunesse dynamique qui participe à sa propre promotion à travers des activités génératrices de revenus qui son maintien au terroir sans qu’elle ne pense à l’immigration clandestine ».

Le nouveau président a mesuré l’ampleur de la tâche qui l’attend, c’est-à-dire diriger une jeunesse confrontée à de nombreux problèmes. Il a reconnu que ce ne sera pas facile. Mais avec le mode de gestion choisi en travaillant avec tous les membres du bureau, en confiant un secteur bien défini avec une feuille de route bien élaborée, il pourra  atteindre son objectif. Ce qui devient presqu’une certitude pour le président sortant Babacar Papis Diop qui a fait quelque dix-huit ans à la tête de la structure et qui promet d’accompagner le nouveau bureau. Le sortant a présenté son bilan comme positif dans la mesure où beaucoup d’activités ont été exécutées surtout dans le programme lutte contre le Sida et le programme palu. Pour ce dernier, le Conseil régional a formé 30 Ocb, avec la somme de 20 millions par trimestre.

Malamine KAMARA

Le sieur Mamadou Diallo, alias Hamidou, écope de 10 ans de travaux forcés pour son implication dans l’attaque d’une boutique. Dix ans de travaux forcés, c’est le verdict prononcé, mercredi, par la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Kolda contre Mamadou Diallo alias Hamidou.

Il doit également verser 500.000 FCfa de dommages à Mamadou Kandé, boutiquier à Saré Sadio, un village situé dans la commune de Wassadou, département de Vélingara. Ce dernier avait réclamé 5 millions de FCfa pour préjudice subi lors du vol commis dans la nuit du 15 novembre 2014 par l’accusé. Par contre, la Chambre criminelle a débouté Salif Fall, chef de la station d’essence de Diaobé qui avait subi un cambriolage attribué à la bande à Mamadou Diallo durant l’année 2013. Ce dernier est accusé d’association de malfaiteurs, de vols commis la nuit en réunion par effraction avec usage de véhicule et d’armes. Dans son réquisitoire, le procureur de la République, Yoro Moussa Diallo, a requis 20 ans de prison ferme contre celui-ci et l’accuse d’avoir cherché à dénaturer les faits devant la barre. Il estime que ce dernier avait pour rôle de divertir la victime pour permettre à ses complices de s’introduire dans sa boutique afin de commettre leur forfait. Pour lui, l’appartenance de Mamadou Diallo à cette bande de malfaiteurs ne peut-être niée et que par conséquence sa culpabilité n’est plus à démontrer.  Dans sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Me Thérance Senghor, demande l’acquittement de son client ou, à défaut, de lui accorder des circonstances atténuantes dès lors que les charges retenus contre ses six complices, tous des Bissau-guinéens en fuite, ont été abandonnées.

Mamadou Diallo déclare devant la barre avoir été pris en otage par un groupe de six individus armés de pistolets et de kalachnikovs et de trois motos alors qu’il se rendait à Diaobé. Ils le forcèrent à les suivre dans la forêt où ils passèrent la journée sous la menace de leurs armes. Ils ont attendu la tombée de la nuit pour se rendre au village de Saré Sadio afin de commettre leur forfait.

Mamadou Aliou DIALLO

Le syndicat national des travailleurs des transports routiers (Snttr) est monté, hier, au créneau pour exprimer son ras-le-bol face à la non application de la loi sur l'installation anarchique des garages de véhicules de transports. Après avoir annoncé le préjudice subi par les chauffeurs de la gare des baux maraîchers, le Snttrs a décidé du blocage du trafic interurbain, le matin du 6 juin prochain. Le Snttrs s’est également prononcé sur la levée du blocus au niveau de la frontière entre la Gambie et le Sénégal.

Au cours d’un face à face avec la presse, les responsables de ce syndicat ont dénoncé la multiplication des garages installés de manière clandestine hors du périmètre de la gare routière publique. Ils ont décidé d'observer un mouvement d'humeur pour que cette loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Secrétaire général du Snttrs, Alassane Ndoye a fait part de « l'énorme préjudice » que l'existence d'autres garages installés hors de la gare des baux maraîchers est en train de leur causer. Il a rappelé les assurances que les autorités avaient données quant à la résolution de ce problème par des ordres fermes à donner aux chauffeurs de véhicules des autres garages de regagner la gare. Précisant que jusqu'ici la situation reste en l'état. Par conséquent, il a appelé tous les chauffeurs du secteur du transport routier à se mobiliser le 6 juin prochain pour aller occuper tous les coins qui mènent vers l'interurbain. Ceci, dans le but de bloquer la circulation et pousser les autorités à faire appliquer la loi.

L'autre point est lié à la levée du blocus au niveau de la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Alassane Ndoye a indiqué que lorsqu'il a été question d'entamer les discussions par les deux parties, le Snttrs avait été contacté par les autorités pour connaître les réclamations des chauffeurs même si la rencontre entre les deux parties était à huis clos. Par contre, poursuit-il, au moment de lever le blocus, il a été simplement mis devant le fait accompli. « C'est un membre du syndicat que je dirige qui, en principe, devrait s'informer auprès de moi, qui m'a donné l'information faisant état de la levée du blocus », a fulminé Alassane Ndoye. Il a noté que c'est une autorité qui a donné l'ordre de lever le blocus en précisant que personne ne sait laquelle autorité. « Le plus étonnant est que nous ne savons pas sur quels points les deux parties sont tombées d'accord pour ordonner la levée du blocus », a ajouté Alassane Ndoye.

Selon lui, les cinq points qui constituaient un désaccord restent en l'état. Il a estimé que les acteurs du transport devraient être consultés par les autorités avant que l'ordre de lever le blocus ne soit donné. Autant de raisons qui ont fait dire à Alassane Ndoye que les négociations autour du blocus ont été un échec. Il a ainsi demandé aux chauffeurs affiliés au Snttrs de ne pas se rendre encore en Gambie, soulignant que la situation n'est pas encore favorable.

Abdou DIOP

Le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine, a lancé un appel solennel au maire libéral et guide religieux de Ndiayène Sirah, Serigne Fallou Fall, à venir travailler avec le chef de l’Etat, le président Macky Sall. Ce dernier a accepté le principe mais à condition, selon lui, « que le président Sall soutienne sa commune ».  

C’était à l’occasion de la cérémonie officielle de la 23e édition du gamou de Ndouf, un village fondé par feu Serigne Baba Fall, père de Serigne Fallou Fall et qui, de son vivant, a bien réussi la mission que le fondateur de la confrérie mouride, Cheikh Ahmadou Bamba, lui avait confié de bâtir une localité pour y transmettre la savoir coranique et l’éducation religieuse. Une mission que Serigne Fallou Fall, l’actuel maire et guide religieux de Ndiayène Sirah et ses frères continuent de  perpétuer depuis la disparition de leur père. Le Dr Augustin Tine s’est adressé au maire de Ndiayène Sirah en ces termes : « Serigne Fallou Fall, le président Macky Sall m’a demandé de vous dire qu’il vous tend la main afin, qu’ensemble, vous soyez au service du Sénégal et non pas à son service. Vous êtes un maire d’une commune, doublé du titre de guide religieux et nous savons que vous êtes dans un autre camp. Le monde est ainsi fait, mais ma présence à vos côtés pour marquer cet événement religieux et sociologique plein d’enseignements, montre combien le président Macky Sall, qui m’a demandé de le représenter ici, vous estime. C’est pourquoi je réitère cette invitation du chef de l’Etat à le rejoindre pour que vous entamiez ensemble de nouveaux chantiers ».

Serigne Fallou Fall a souligné que depuis son accession à la tête du Sénégal, le président Macky Sall ne l’a jamais gêné dans son travail. « Tout ce que nous avons réalisé, ces dernières années, l’a été sous son magistère. Mieux, le président Sall a donné des instructions pour un bon déroulement de la manifestation religieuse », a-t-il ajouté.

Le maire libéral de Ndiayène Sirah de rappeler que Me Abdoulaye Wade n’a rien fait pour leur localité. « Nous avons donc l’obligation de travailler avec le chef de l’Etat, le président Macky Sall à qui Dieu a confié les destinées de notre pays. C’est lui seul qui peut le démettre », affirme le maire. Serigne Fallou Fall d’exprimer alors sa volonté de soutenir le président Macky Sall. « Mais à condition qu’il accepte de nous soutenir », a-t-il tenu à préciser.

Mohamadou SAGNE

La paroisse Saint Joseph Calasanz de Diembéring a célébré son cinquantenaire, la semaine dernière (20, 21 et 22 mai 2016), dans l’allégresse et la foi religieuse.

A l’occasion, les ressortissants de Diembéring sont venus du Sénégal et d’ailleurs, donnant ainsi un cachet populaire à ce jubilé. L’organisation a été également parfaite. Le maire de la commune, Tombon Guèye, a expliqué cette réussite par l’attachement profond des Diembéringhois à l’église. « Parce que, révèle-t-il, l’église nous a beaucoup aidés et nous lui devons ce que nous sommes devenus aujourd’hui ». D’après Tombon Guèye, « l’église aura formaté l’intellectuel de Diembéring que tout le monde apprécie ».

A l’en croire, si aujourd’hui l’homme de  Diembéring (qu’il soit intellectuel ou pas) est apprécié, cela est dû, en grande partie, à l’église. « Tout-petits, même étant musulmans, nous avons fréquenté le préscolaire privé catholique local, et très petits également, nous avons été couvés par les bonnes sœurs », a-t-il dit.

Le curé de la paroisse, Abbé Valentin Coly, s’est réjoui de la maturité de foi des fidèles chrétiens de Diembéring durant les cinquante années qui viennent de s’écouler. Il a donné en exemple les 33 jeunes (garçons et filles) qui ont reçu la confirmation (sacrement chrétien qui renouvelle l’engagement religieux pris au baptême) lors de la messe de clôture du jubilé. Il n’a pas manqué de remercier le parrain du cinquantenaire, Ibrahima Eloï Sarr, pour son attention au village de Diembéring et son engament à prendre totalement en charge la restauration du clocher de l’église. Abbé Valentin a également adressé ses remerciements au maire de la commune pour son geste dans la restauration de l’église de Diembéring.

Quant à l’évêque de Ziguinchor, Mgr Paul Abel Mamba Diatta, il a indiqué que ce jubilé est une étape dans la vie de leur communauté pour pouvoir évaluer tout ce qu’ils ont reçu des pères fondateurs. L’évêque a rappelé qu’après ces derniers, il y a eu beaucoup d’agents pastoraux qui ont travaillé pour que cette communauté puisse connaître son essor actuel.

Reprendre la route pour d’autres jubilés encore
Mgr Paul Abel Mamba n’a pas oublié de rappeler à la communauté chrétienne de Diembéring que cette étape (cinquantenaire) ne doit pas être une fin en soi. «Le jubilé doit vous permettre, après avoir capitalisé toutes les grâces que nous avons reçues du Seigneur, de reprendre la route pour d’autres jubilés encore », lui a-t-il lancé. L’évêque a estimé que c’est l’occasion pour les anciens de remettre le témoin à ceux qui arrivent. Pour lui, ceux qui viennent de recevoir le sacrement de confirmation sont les générations qui doivent prendre le relais pour que ce qui a été commencé par les pionniers puisse se poursuivre.

A cet effet, Mgr Mamba a exhorté à mettre en commun leurs efforts, leurs prières et leur travail apostolique, afin de bien préparer d’autres jubilés.

Le parrain de la célébration jubilaire a réitéré son engagement à accompagner l’église de Diembéring dans sa mission, réaffirmant sa détermination à construire les escaliers du clocher. Ibrahima Eloï Sarr a, par ailleurs, décidé d’organiser, avec l’Ong qu’il dirige, une caravane médicale et vétérinaire pour le compte des localités de Taloum et de Diembérieng.

M. Sarr a également lancé un appel à tous les chrétiens pour qu’ils soient plus solidaires, afin de pouvoir appuyer plus efficacement l’église dans sa mission régalienne. Ibrahima Eloï Sarr a encouragé l’Etat dans son programme d’appui aux collectivités religieuses et lui a demandé de faire davantage d’efforts pour la communauté chrétienne. Il a estimé que cette dernière mérite d’être mieux soutenue au vu du rôle qu’elle joue dans notre pays.

Moussa SADIO

La dame Henriette Sané, domestique, a été condamnée, mardi, à 3 ans de prison ferme par la Chambre criminelle de Kolda.

Le sieur El Hadj Diao, domicilié à Vélingara, a eu plus de chance que sa complice Henriette Sané. Il a été acquitté par la Chambre criminelle du Tribunal des Grandes instances de Kolda, mardi dernier. Henriette Sané, domestique de son état et domiciliée également à Vélingara, été condamnée à 3 ans de prison ferme. Ils étaient accusés d’association de malfaiteurs, d’incendie volontaire de lieux habités et vol en réunion. Dans son réquisitoire, le procureur de la République, Abdoulaye Diouf, estime qu’elle est l’unique responsable du vol des 900.000 FCfa commis dans la maison de son employeur et de l’incendie qui y a été volontaire provoqué pour masquer la disparition de ladite somme. Il estime que malgré ses tentatives de dénégation, il y a suffisamment de preuves qui montrent qu’elle est  coupable des faits qui lui sont reprochés.

Les faits remontent au lundi 13 octobre 2014. El Hadj Diao avait profité de l’absence de Ndèye Awa et de son époux pour se rendre à leur domicile afin de leur soutirer ladite somme avec la complicité de la domestique Henriette Sané. Le lendemain mardi, il est revenu provoquer un incendie dans l’appartement du couple Ndiaye pour dissimuler la disparition de l’argent, selon la version de la domestique. Il a ensuite remis 80.000 FCfa à celle-ci pour acheter son silence. Henriette Sané profitera de cet argent volé pour inscrire une de ses filles dans une école privée de la place en versement d’un seul coup la somme de 45.000 FCfa. Elle déclare avoir été forcée de prendre les 80.000 FCfa par El Hadj Diao qui l’aurait menacée avec sa fille à l’aide d’un couteau.

Des allégations balayées d’un revers de la main par le mis en cause qui prétend n’avoir jamais connu Henriette Sané auparavant. Il admit par la suite qu’elle venait souvent à la maison voir sa femme.

Après l’incendie, Henriette Sané s’était rendue à l’hôpital pour se faire des pansements sur le visage parce qu’elle prétendait avoir eu des brûlures durant l’incendie. Mais, sa patronne qui semble ne pas être née de la dernière pluie, s’était rendu compte de ce subterfuge qu’elle avait inventé de toute pièce pour masquer sa forfaiture. Durant l’interrogatoire, la Chambre criminelle a estimé que les deux acolytes avaient longuement mûri leur plan avant de l’exécuter pour éviter tout soupçon.

Mamadou Aliou DIALLO

Les populations du département de Linguère sont dans la consternation.

Un homme, âgé d’une cinquantaine d’années, a chuté mortellement dans un puits à Lonkane, un village situé dans l’arrondissement de Sagatta-Djolof. Il s’agit de Assane Kandji, un monogame, père de 10 enfants. Les faits se sont déroulés le mercredi dernier, vers 9 heures, dans cette localité. Le corps a été repêché par les hommes du commandant des sapeurs-pompiers, l’adjudant-chef, Mamadou Diaw, et déposé au district sanitaire de Dahra pour l’autopsie. La gendarmerie de Dahra a ouvert une enquête pour élucider les causes réelles de cette mort.

Masse NDIAYE

« La contribution des attachés parlementaires dans la médiation sociale et administrative ». C’est le thème sur lequel les attachés parlementaires ont été entretenus hier dans le cadre de la promotion de la médiation comme alternative pour la résolution des conflits sociaux.

Face à l’insuffisance du contrôle juridictionnel et aux défaillances des mécanismes de régulation classique, les pouvoirs publics optent, depuis quelques temps, pour la médiation dans la résolution des conflits sociaux. C’est dans ce contexte qu’un séminaire a été organisé hier en direction des attachés parlementaires. Evoluant dans les ministères, ces derniers qui ont un rôle d’interface pour les affaires relatives à l’Assemblée nationale et au Conseil économique, social et environnemental (Cese) peuvent être un pilier important dans les dispositifs de la médiation sociale et administrative dans leurs différentes structures.

L’objectif général de ce séminaire est de leur permettre de s’approprier les différents rôles de médiation que jouent les structures dédiées telles que la Médiature de la République, le Cese, le ministère du Travail, etc., et les appliquer dans leurs départements respectifs. « Les conflits perlés qui traversent un certain nombre de secteurs d’activités aussi bien dans le public que dans le privé démontrent à quel point le dialogue social et la médiation administrative sont des mécanismes importants dans la vie de toute nation qui aspire à la stabilité sociale et au respect de l’application des droits de ses citoyens », a soutenu le directeur de cabinet du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relation avec les institutions, Amath Camara.

Selon M. Camara, le gouvernement s’est attelé à mettre en place des mécanismes de dialogue et de médiation avec le souci constant de les rendre toujours plus adaptés et efficients pour parvenir à un climat social apaisé. « Ce cadre nous offrira aussi l’opportunité de nous interroger sur les éventuels moyens supplémentaires à déployer ou les nouvelles attitudes à adopter pour retrouver et préserver la sérénité attendue par les populations dans tous les domaines où se joue le quotidien de nos concitoyens », a estimé Amath Camara.

Repenser les mécanismes
Car, pour lui, si les structures et les cadres de médiation existent à suffisance dans un pays qui a une solide tradition de dialogue comme le Sénégal et que les problèmes persistent et prennent une ampleur parfois inexplicable, il faut repenser et rénover les mécanismes et les textes. « Le gouvernement a le souci permanent de maintenir la paix sociale. Ce qui l’a amené à mettre en place un Haut conseil du dialogue social en remplacement de l’ancien Comité national de dialogue social et à créer les maisons de justice pour une médiation de proximité et le règlement à l’amiable des conflits », a-t-il expliqué.

De son côté, la présidente du Haut conseil du dialogue social, Innocence Ntap Ndiaye, a relevé la nécessité d’échanger sur les rôles, missions et responsabilités des acteurs dans le domaine de la prévention et du règlement des conflits sociaux ; ensuite, de définir ensemble une stratégie de coopération et de concertation pour mieux répondre aux préoccupations des partenaires sociaux ; enfin, de jeter les bases d’une collaboration en vue d’un renforcement mutuel.

Ndiol Maka SECK

La 72ème édition du Magal de Darou Mouhty a vécu. La cérémonie officielle a été, une occasion, hier, pour le ministre Aly Ngouille Ndiaye, conduisant la délégation gouvernementale, de solliciter des prières pour un bon hivernage et la réussite des projets du chef de l’Etat. Alors que le comité d’organisation n’a pas manqué de manifester sa satisfaction pour les efforts fournis par l’Etat pour la réussite de l’évènement.

Le ministre de l’Industrie et des Mines,  Aly Ngouille Ndiaye, chef de la délégation officielle, a sollicité, hier, des prières du Khalife général pour la réussite des projets du chef de l’Etat et pour un bon hivernage.  Quant au comité d’organisation de la 72ème édition du Magal de Darou Mouhty n’a pas caché, hier, sa grande satisfaction à l’endroit du  président de la République et de son gouvernement. Serigne Bass Abdou Khoudoss qui a parlé au nom du khalife de Darou Mouhty a fait part de la satisfaction de la famille et des populations, citant la réalisation du quatrième forage qui couvre les besoins en eau de toute la cité religieuse. Darou a ainsi passé son premier Magal sans pénurie d’eau. « Nous sommes conscients des efforts déployés pour avoir ce résultat », a-t-il dit. Cependant, Serigne Bassirou Abdou Khoudoss a précisé que la cité religieuse a besoin d’une voierie pour faciliter les déplacements des disciples. Il a aussi félicité l’ensemble des services impliqués dans l’organisation du Magal et sollicité de la Senelec l’achèvement des 50% de ses chantiers restants.

Retour à l’agriculture
Serigne Bassirou a, par ailleurs, informé de la démarche de Serigne Abass qui s’inscrit dans celle de ses prédécesseurs qui obéit aux enseignements de Khadim Rassoul que sont l’unité, la vertu, la patience, la solidarité, entre autres. En dehors du respect de la charia et de la haquiqa, de l’assurance d’une bonne éducation aux enfants, il a aussi appelé à un retour vers les champs. Il a, au nom de Serigne Abass, renouvelé l’allégeance de toute la famille de Borom Darou au Khalife général des Mourides. Serigne Abass a prié pour toute l’assistance et tous les disparus. Il a fini son discours en demandant au chef de la délégation officielle, le ministre Aly Ngouille Ndiaye, de transmettre au président Macky Sall les vifs remerciements et la satisfaction de toute la famille de Thierno Ibrahima Faty.

Mamadou DIEYE

Darou Mouhty a commencé, depuis hier, à vivre dans la fièvre de son Magal qui commémore les retrouvailles entre Mame Thierno Birahim Mbacké et Cheikh Ahmadou Bamba après son retour d’exil en 1902. La cité religieuse est devenue exiguë pour accueillir le nombre sans cesse croissant de personnalités et de disciples. En attendant la cérémonie officielle prévue aujourd’hui, les fidèles continuent d’affluer dans la cité.

Depuis hier, tous les chemins mènent à Darou Mouhty. En provenance de Touba, c’est une interminable file de voitures qui attire l’attention. Et en l’absence de jalonnement des forces de sécurité, les chauffeurs renouent avec les vieilles habitudes. A l’entrée de la ville, le pavillon des Hizbut Tarquyyah est dressé devant le domicile du Khalife général des Mourides.

La cité religieuse de Darou Mouhty est pleine comme un œuf et les cars débarquent les passagers à deux kilomètres de la ville. Un dispositif sécuritaire impressionnant quadrille la ville. « Darou doit, à présent, disposer d’une corniche pour permettre aux véhicules d’accéder à l’intérieur de la ville », déclare un passager.

A la grande mosquée, Fallou Ndiaye et Cheikh Bâ, sac à dos, suant à grosses gouttes, hèlent une vendeuse de sachet d’eau douce. Fatou Sène, de son côté, porte une valise qu’elle n’a plus la force de tirer. Exténuée, elle s’assoit sous un arbre. « Je me repose, le temps de m’orienter car je ne sais plus où se situe la maison de ma sœur », dit-elle. Partout il y a des récitals de Coran, des déclamations de « khassaides » et la distribution de « berndé » (victuailles) dans toutes les concessions et à la mosquée. Des disciples, habillés en « baye fall », chapelets et livret de panégyriques en main, se sont massés autour du mausolée de Borom Darou. D’autres, chapelet autour du cou, entonnent des « zikr » qui arrachent des larmes et des cris d’hystérie à certains disciples.

Serigne Abbas Mbacké qui célèbre pour la première fois le Magal en tant que khalife de Borom Darou, reçoit sans cesse des autorités religieuses et politiques depuis trois jours. De même, dans les concessions religieuses de défunt khalife, Cheikh Ibrahima Faty, les disciples effectuent leur ziarra auprès de leurs guides respectifs. Un grand moment de ferveur et dévotion. La joie de communier avec son guide se lit sur les visages en dépit de la fatigue et de la chaleur.

Les festivités de Magal sont souvent marquées par les mets de toutes sortes préparés à l'intention des pèlerins. Conformément à l'esprit du Magal de Touba, le rendez-vous de Darou Mouhty est aussi marqué par le « berndé ». La famille de Serigne Modou Kara Mbacké a encore ravit la palme cette année. En effet, ses disciples se sont encore illustrés à travers leurs accoutrements mais aussi dans l'organisation et la distribution des plats.

Sous les tentes dressées à la devanture des domiciles des chefs religieux et notables de la ville, règne une certaine ambiance. « On peut dire, sans risque de se tromper, que le Magal de cette année est une réussite et augure un califat prospère », déclare Assane Sall, un disciple de Serigne Modou Kara Mbacké.

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, après s’être entretenu avec le Khalife général des Mourides dans son domicile de Darou Mouhty, a rendu visite à plusieurs autorités. Le porte-parole du Khalife général s’est rendu respectivement auprès de Serigne Abbas, avec qui il a eu un long entretien, de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, le porte-parole de la famille qui pilote aussi le comité d’organisation du Magal.

Quant à Serigne Béthio Thioune, le guide des thiantacones venu célébrer le Magal de Darou, il s’est rendu auprès du Khalife général des mourides avec qui il a eu une audience, avant de se rendre au domicile de Serigne Modou Kara Mbacké Noreyni avec une forte délégation de disciples. Comme de coutume, la demeure de Serigne Modou Kara Mbacké a connu une forte affluence. A noter que la chaleur n’a aucun effet sur les fidèles qui font le tour des mausolées et des domiciles des chefs religieux.

Mamadou DIEYE

L’Agence d’assistance à la sécurité de proximité a formé 11 agents en garde rapprochée. La cérémonie de remise de parchemin s’est tenue la semaine dernière, au hangar des pèlerins, en présence du parrain, le ministre et secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly.

Le directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité, Pape Khaly Niang, ne veut pas que le programme « Un Asp, un métier » ne soit pas un vain mot. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la formation intense de trois mois qui a profité à 11 agents. Mieux, elle est incluse dans le programme de cadrage, de planification et d’accompagnement à l’insertion des Asp.

Cette initiative de former 11 agents, faut-il-le rappeler, est venue du ministre et secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly. Au terme d’une séance de démonstration rythmée par des coups de feu, il a qualifié même de « remarquable » la formation car étant de « qualité ». Il a indiqué que celle-ci s’inscrit dans la politique du chef de l’Etat, Macky Sall, qui veut donner plus d’emplois aux jeunes.

Le secrétaire général du gouvernement a noté que cette formation est une occasion pour permettre à ces jeunes de s’insérer très rapidement dans le monde du travail. A l’en croire, ces agents formés serviront  de levier pour former d’autres personnes. Aussi a-t-il déploré le fait que certains revendiquent la profession de garde rapprochée, alors qu’ils n’en ont aucune idée.   
Pour sa part, Pape Khaly Niang a souligné que cette formation s’étendra aux autres régions, après Dakar qui est une zone test. « Ensemble, nous pourrons réduire l’oisiveté, l’inoccupation et le chômage des jeunes », a-t-il affirmé. Au nom des bénéficiaires, Mouhamadou Lamine Soumaré a magnifié la formation qui leur sera profitable.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Association nationale des professionnels de la viande et du bétail du Sénégal (Anprovbs) est montée au créneau, hier, pour annoncer que ses membres ne sont mêlés ni de près ni de loin à l’abattage et à la commercialisation de la viande d’âne. Elle a ainsi appelé les autorités à combattre davantage l’anarchie et la clandestinité notées dans la vente de la viande.

Face au vacarme soulevé ces derniers temps par l’arrestation d’individus soupçonnés de vouloir commercialiser de la viande d’âne, les professionnels de ce secteur se veulent clairs. Ils ne sont nullement impliqués dans de tels actes. Pour eux, cette situation malheureuse est l’œuvre de personnes étrangères aux professionnels de la viande de la Sogas. Ils évoquent « la complicité supposée d’opérateurs chinois ayant récemment investi le marché sénégalais du business créé autour de l’âne », demandant un contrôle rigoureux de la viande importée avant qu’elle n’entre dans notre pays. L’Anprvbs a rappelé que l’abattage d’ânes est une activité encadrée par les services de l’Etat. La viande d’ânes tués à la Sogas ne peut nullement se retrouver dans la marmite des Sénégalaises. Cette viande est destinée aux parcs de Hann et de Bandia pour la consommation des animaux qui y sont parqués. En effet, les professionnels de la viande ont révélé que cette affaire est en train de leur causer un énorme préjudice pour la simple raison que les consommateurs se sont montrés méfiants depuis l’éclatement de cette affaire. « Notre chiffre d’affaires a baissé de manière drastique du fait que les clients se raréfient à cause de cette histoire », ajoute Mamadou Fall Doudou.

Par conséquent, il demande que la lutte contre l’abattage clandestin soit intensifiée. A ce titre, Mamadou Fall Doudou considère que les collectivités locales doivent jouer un rôle de premier plan dans ce travail. « Les maires de communes doivent faire en sorte qu’aucun site de vente de viande ne soit installé dans leurs périmètres», a-t-il soutenu. Il a néanmoins loué le travail que la police et la gendarmerie sont en train d’abattre dans ce domaine.

Abdou DIOP      

Les membres de la bande à trois qui empêchaient les commerçants de Diaobé de dormir la nuit ont été condamnés, lundi, à dix ans de prison par la Chambre criminelle de Kolda.

La première session de l’année 2016 de la Chambre criminelle de Kolda a été ouverte, lundi, par le président du Tribunal de grande instance de la capitale du Fouladou, Abdourahmane Ndiaye, en présence du procureur de la République, Yéro Moussa Diallo.

Dix affaires sont inscrites au rôle de cette présente session qui doit en principe s’achever le vendredi prochain. Il s’agit notamment d’un cas d’association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage d’armes de première catégorie et recel de malfaiteurs, d’un cas d’association de malfaiteurs, incendie volontaire de lieux habités, vol en réunion, de deux cas de meurtre, de trois cas de trafic intérieur de chanvre indien, de deux cas de meurtre, d’un cas d’association de malfaiteurs, vols commis la nuit en réunion par effraction avec usage de véhicule et d’armes et d’un cas d’association de malfaiteurs, assassinat avec actes de torture et de barbarie.

Pour la première journée, Boubacar Coulibaly alias Dix mille ou Kara, sa maman, Adama Oury Bella Diallo et Ibrahima Sané, tous domiciliés au marché hebdomadaire de Diaobé, ont comparu. Ils devaient répondre des faits qui leur sont reprochés, à savoir association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage d’armées de première catégorie, recel de malfaiteurs. Après lecture de l’acte d’accusation, les trois complices ont balayé d’un revers de la main les faits qui leur sont reprochés. Ils sont également revenus sur les déclarations qu’ils avaient faites durant l’enquête préliminaire dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Diaobé et devant le juge d’instruction.

Mais la Chambre criminelle ne s’est pas laissée impressionner par ces dénégations et a relevé de nombreuses incohérences et contradictions dans leurs déclarations. Ils ont finalement été condamnés à dix ans d’emprisonnement ferme par les juges du Tribunal de grande instance de Kolda. Ils ont commis de nombreux cas de vols avec effraction à Diaobé. Après leur forfait, Boubacar Coulibaly, considéré comme un des cerveaux de la bande, transportait le butin pour le cacher dans la maison de sa maman. Ils se retrouvaient ensuite au domicile d’Ibrahima Sané pour le partage. 

Mamadou Aliou DIALLO

Une bretelle de 2,7 km menant vers la localité de Sandane, à 3 km de Somb, où le chef religieux Maba Diakhou Ba a livré sa dernière bataille pour l’expansion de l’islam, a été réalisée par l’Ageroute. Un ouvrage qui permettra aux milliers de pèlerins effectuant, chaque année, le pèlerinage dans ce lieu historique, de s’affranchir de l’impraticabilité de l’ancienne piste. Selon Mamadou Ndiogou Bâ, leur porte-parole, « la réalisation de la bretelle va soulager des milliers de pèlerins venant de tout le Sénégal et qui étaient confrontés à d’énormes difficultés pour se rendre à Sandane. Nous remercions toute la famille royale de Diakhao pour avoir facilité la réalisation de ce piste, ainsi que les responsables de l’Ageroute ». Une bretelle qui, au-delà du pèlerinage annuel, présenterait, selon lui, un intérêt économique certain pour cette localité proche de l’ancienne capitale du royaume du Sine, Diakhao. « Une vielle doléance vient d’être satisfaite », a rappelé Mbaye Niasse, le représentant de l’Ageroute qui a indiqué que cette piste qui relie le tronçon Gossas-Diakhao au mausolée de Maba Diakhou Bâ est estimée à 70 millions de FCfa.

Pour sa part, le maire de Tiaré qui a salué les efforts fournis par l’Etat pour la réalisation de cette bretelle a révélé que le ministre de la Culture a prévu 60 millions de FCfa pour la réhabilitation de trois sites historiques dans la zone. Pour rappel, la ziarra annuelle de Somb commémore la dernière bataille livrée par l’Almamy Maba Diakhou Bâ.

Elimane FALL

La route fait encore fait parler d’elle. En effet, un accident grave est survenu sur la route de Linguère-Matam vers 19 heures le samedi, à hauteur du jardin des Eaux et Forêts situé à 1 km de Linguère.

Un véhicule type 4x4 de marque Wingler, immatriculé DK 4335-AY, en provenance de Linguère, a dérapé et s’est renversé sur le bas côté. Sous le choc de l’accident, une femme a perdu la vie sur le coup et 17 passagers ont été blessés dont 7 gravement. La victime, Fatou Ndiaye Bâ, âgée de 46 ans, est une femme mariée et mère de deux filles. Avisés, les sapeurs-pompiers, sous la houlette de leur commandant, l’adjudant-chef Mamadou Diaw, n’ont pas eu du mal à rallier les lieux. Les passagers se rendaient à un baptême, à Dokhoba, un village religieux centenaire fondé par feu Mame Socé Ndiaye et situé à une dizaine de kilomètres de Linguère. Après l’éclatement d’un pneu, le chauffeur, âgé de 36 ans, a perdu le contrôle du volant. Affolé, il a immédiatement freiné pour arrêter la voiture qui roulait à vive allure. Les blessés sont évacués à l’hôpital Maguette Lô de Linguère, puis acheminés à Touba et à Louga. Le corps sans vie a été déposé à la morgue de l’hôpital Maguette Lô de Louga puis remis à ses parents sur ordre du procureur de Louga. Elle a été inhumée dimanche au cimetière de Thiély. La gendarmerie de Linguère est en train de mener une enquête pour connaître les causes réelles de l’accident.

Masse NDIAYE

L’ancien ministre de l’Education, des Arts et de la Culture de l’Ile Maurice et ancien fonctionnaire de l’Unesco, Armoogum Parsuramen, par ailleurs président de l’Université du troisième âge (Unitra) de l’Ile de Maurice, a offert 100 cannes blanches à des handicapés visuels du Sénégal. La cérémonie de remise du don a eu lieu vendredi dernier, au jardin de la Fondation Sonatel. L’initiateur a inscrit ce geste dans l’idéal d’un esprit de solidarité et de bien-être des personnes en situation de handicap.

L’ancien ministre et fonctionnaire international, le Mauricien Armoogum Parsuramen, à la retraite depuis 2011, a désormais décidé d’être « au service de l’humanité pour le reste de sa vie », notamment du Sénégal qu’il aime tant. «C’est mon pays adoptif. J’ai développé un attachement particulier pour le Sénégal», a-t-il indiqué.

En déplacement à Dakar, le président de «Global Rainbow Foundation » qui a un partenariat avec le Fondation Sonatel, l’Ucad, le ministère de la Santé et de l’Action sociale, a axé ses actions sur les personnes en situation de handicap. «La mission de la fondation Global Rainbow Foundation  que j’ai créée est de servir les personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, je voulais faire un petit geste de solidarité. J’ai amené moi-même une centaine de cannes blanches qu’on a offertes aux personnes en situation de handicap. Ce n’est que le début», a-t-il insisté. Les bénéficiaires viennent de l’Inefja de Thiès, de l’Ucad, de l’Association des handicapés visuels…

Ces cannes blanches munies de lumineux rouges pour permettre leur détection dans la circulation la nuit tombée faciliteront ainsi la mobilité de ces handicapés visuels. Ces derniers ont remercié le président de l’Unitra maucienne.

M. Parsuramen a annoncé la fabrication de prothèses pour les personnes amputées. «Avec le Centre national d’appareillage orthopédique (Cnao) du ministère de la Santé et de l’Action sociale, nous allons développer un partenariat pour équiper et former les techniciens de centre d’appareillage. Ce qui permettra au Sénégal d’avoir une autonomie, une autosuffisance en prothèses », d’après M. Parsuramen. Mieux, à travers l’équipement et le partage de connaissances, le Cnaob peut non seulement servir le Sénégal mais aussi la sous-région.

L’autre ambition de « Global Rainbow Foundation », c’est de « doter l’Ucad d’un centre informatique pour tous les aveugles avec un logiciel qui les rendra autonomes », a-t-il renchéri. Le président de Global Rainbow Foundation reste déterminé à tout faire pour que chaque aveugle sénégalais puisse avoir une canne blanche. « C’est le minimum qu’on puisse leur offrir. Et là je fais appelle à mes amis sénégalais et d’ailleurs», a-t-il lancé. Toutefois, il ne perd pas de vue la situation des handicapés moteurs, des sourds-muets.

Quant à Sidy Hairou Camara, président de l’Université du troisième âge (Unitra) du Sénégal, il a indiqué que ce don s’inscrit dans le respect des valeurs africaines que sont la solidarité et le respect de l’autre. « Avec ces cannes, de loin, même de nuit, on identifie la personne handicapée. On lui permet de se mouvoir en évitant de se blesser, en évitant les obstacles. Donc c’est véritablement tout un symbole que d’essayer d’améliorer les conditions de mobilité de ces handicapés. Et nous irons plus loin parce qu’il n’y a pas que les handicapés visuels, il y a aussi les handicapés moteurs. C’est le début d’un partenariat qui ira crescendo pour l’intérêt des handicapés du Sénégal», a-t-il promis.

Amadou DIOP

Le jeune Mohamed Bâ du daara « Ahlou Ibrahima » de Yeumbeul, dirigé par Oustaz Serigne Sylla, a été désigné, le 10 mai dernier, candidat devant représenter le Sénégal au concours international de lecture du Saint Coran qui aura lieu en Turquie.

C’est le Conseil supérieur islamique du Sénégal (Csi) qui a organisé la sélection. A cet égard, un jury a été a été mis sur pied. Il était composé de Mourchid Ahmeth Iyane Thiam (président), de Bou Khalifa Kounta, du Pr Maodo Fall et d’Ahmédou Niasse.

C’est le directeur des Affaires religieuses de la Turquie, le Pr Mehmet Gormez qui, via le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a mandaté le Csi à cet effet. Après enregistrement des candidats potentiels, il n’a été finalement retenu que trois parmi plus d’une dizaine. Car, tous les autres ne remplissaient pas les critères définis en ce qui concerne l’âge (18 à 35 ans). Après l’audition des candidats, Mohamed Bâ a obtenu 53,5 points devant Idrissa Bâ  (37) et Souhabibou Bousso (17). Chérif Bou Khalifa Kounta a félicité tous les participants, avec une mention spéciale au premier. Mais il a rendu un hommage particulier aux maîtres coraniques qui ont su, malgré des moyens limités, formé ces jeunes. Il a demandé aux uns et aux autres de persévérer dans la dynamique actuelle.

Pour sa part, Mourchid Ahmeth Iyane Thiam a vivement félicité les membres du jury qui ont été à la hauteur de la tâche. Ce qui, à son avis, ne pouvait être autrement, sachant qu’ils proviennent tous des meilleures écoles et universités de notre pays. Il a remercié le gouvernement turc, principalement le directeur des Affaires religieuses, le Pr Mehamet Gormez pour la confiance faite au Conseil supérieur islamique du Sénégal.

Correspondance particulière
d’Al hadj Khaly TALL

Dans un communiqué de presse, le commandant de Brigade de la gendarmerie de Thiaroye annonce qu’il a été saisi par ses collègues de Birkilane et de Kaffrine sur la commercialisation de 80 tonnes de riz « The Queen la Reine » présentant les mêmes similitudes que le riz « Rambo » saisi à l'ancienne usine de fabrication d'allumettes « Cafal ».

Par la suite, les gendarmes ont effectué un déplacement au lieu indiqué et ont découvert à l'intérieur de l'entrepôt des stocks de riz « The Queen la Reine, Darou Salam et Dou Doy ». Le document précise qu’au vu des mauvaises conditions de stockage et de conservation du riz, les éléments de la gendarmerie ont décidé de saisir provisoirement les stocks de riz et de solliciter le concours de l'Institut de technologie alimentaire (Ita) pour procéder au contrôle de qualité et fournir un rapport d'analyse. Les rapports d'expertise et d'essai par laboratoire ont conclu à la présence de moisissures, d’agents pathogènes et d'insectes vivants rendant impropre la consommation le riz.

Alors, le stock de 1.030,15 tonnes de riz d'une valeur estimative de 226.633.000 FCfa francs Cfa dont les dates d'expiration sont très proches, est saisi et placé sous scellé. Le communiqué précise que les propriétaires sont connus et l'enquête ouverte suit son cours.

Mbaye S. DIAKHATE

…Et plus de 2 tonnes de cuisses de poulets à Diamniadio
La Brigade des Douanes de Diamniadio de la Subdivision de Dakar-Extérieur a saisi, semedi, 2.550 kg de cuisses de poulet, soit  170 cartons de 15 kg chacun.  La saisie a eu lieu vers 1 heure au niveau de la gare de péage de l'autoroute à bordd'un véhicule fourgon. Trois personnes ont été interpellées. Ces marchandises impropres à la consommation sont remises au service chargé des parcs nationaux pour servir de nourriture aux animaux. L'importation des cuisses de poulet est interdite au Sénégal depuis 2005 pour protéger la filière avicole et la santé publique.

Les services de sécurité et d’hygiène démentent Une folle rumeur a fait état de la localisation à Touba d’un des cerveaux du trafic de viande d’âne. Notre enquête auprès des autorités  de la gendarmerie, de la police et du service d’hygiène a permis de savoir que personne n’a pas été appréhendé sur le trafic de viande d’âne à Touba et qu’il n’y a pas de viande d’âne sur le marché régional.

Le commandant de la gendarmerie de Touba dit n’avoir pas eu écho d’une arrestation du genre dans sa zone, le commissaire de la Police, Bécaye Diarra, est du même avis sur la question.

Quant à M. Ndoye, chef du service régional de l’hygiène, il soutient également ne pas être au courant de l’arrestation d’un homme avec de la viande d’âne et que ses services veillent au grain sur toute l’étendue de la région.

Même son de cloche du côté des bouchers de Touba. Ndiamé Diop, boucher au quartier Djanatou Mahwa, révèle que certes, à Touba, il y a beaucoup d’ânes, mais il n’y a pas de la viande d’âne en vente.

M. DIEYE

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