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Société & Faits divers (1785)

Le Forum islamique pour le développement et l’éducation (Fide) et le Waqf turquia Diyanat, une organisation étatique turque, ont a organisé, dans le cadre de leurs journées de solidarité, une cérémonie de remise de kits « ndogou » à 1.000 ménages. Cette activité s’est déroulée à l’Institut islamique de Dakar.

Le secrétaire général du Fide, Mouhamed Saïd Bâ, a indiqué que cet acte de solidarité vise à perpétuer la tradition prophétique durant le mois de Ramadan. « C’est fortement recommandé aux musulmans de soulager les plus démunis. C’est dans ce cadre que nous avons initié ce projet, à l’occasion du mois béni du Ramadan et pendant la tabaski pour venir en aide aux nécessiteux. Le don concerne 1.000 ménages venant de Dakar et d’autres régions », a-t-il révélé, non sans dire que le montant des dépenses est évaluée à près de 6 millions de FCfa. D’après lui, ce don qui soulage ces chefs et mères de famille est composé de 25 kg de riz, 10 kg de sucre, 2 kg de lait et 5 litres d’huile. « Nous comptons le pérenniser dans le temps. Nous essaierons de diversifier en allant à Thiès et à Kaolack. C’est en fonction des dons que nous toucherons les populations les plus diverses », a-t-il reconnu.

M. Bâ a noté que ce don dont la distribution coïncide avec la bataille de Badr, prouve que nous devons triompher la pauvreté. « Si l’on se rappelle de ce qui s’est passé durant cette bataille, cela signifie que nous avons une mission, aujourd’hui, pour aider, guider, enseigner et conseiller.

Serigne Mansour Sy CISSE 

Le procès de l’agent de Police, Sidi Mouhamed Boughaleb, jugé pour meurtre de l’étudiant Bassirou Faye, s’est ouvert hier devant la Chambre criminelle de Dakar. Le policier a été condamné à 20 ans de travaux forcés et à payer à la famille de la victime 50 millions de FCfa. Quant à l’Etat, il a été déclaré civilement responsable. La défense a décidé d’interjeter appel.

Physiquement, la prison ne l’a pas atteint. Sidi Mouhamed Boughaleb respire même la forme. Ce colosse de 1,85 m est le prototype de policier requis pour une opération de rétablissement de l’ordre. Engouffré dans une tenue immaculée comme pour clamer son innocence, le policier au teint clair a la mine sereine. Devant la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Dakar, il a plaidé non coupable. Selon Boughaleb, au moment des faits, il n’était plus à l’université.

Il était déjà blessé et évacué à l’école de police pour des soins. C’est après qu’il a pris un taxi pour se rendre au camp Abdou Diassé afin de faire part de ses blessures à ses supérieurs hiérarchiques. Toutefois, son argumentaire teinté de contradictions et d’incohérences cache beaucoup de zones d’ombre et suscite beaucoup d’interrogations.

Boughaleb a dit être évacué entre 09h et 09h 30mn suite à une blessure quelques minutes après le déclenchement des hostilités entre forces de l’ordre et étudiants. Cette déclaration est contredite par celle de l’adjudant Pape Sarr Guèye de qui il a reçu l’ordre de former, avec 9 élèves policiers, un groupe pour se positionner près du restaurant Argentin de l’Ucad.

L’adjudant Guèye a déclaré être arrivé sur le lieu d’intervention après 10h, il n’y avait pas encore d’affrontements. L’infirmier en poste à l’école de police au moment des faits, Mamadou Ndiaye, par ailleurs camarade de promotion de l’accusé, a dit avoir accueilli Boughaleb à l’infirmerie aux environs de 13h. Il a soutenu lui avoir fait un simple pansement à la tête parce que la blessure n’était pas trop grave. Cependant, cette version est différente de celle donnée par Boughaleb qui a dit avoir eu des points de suture à l’infirmerie pour refermer ses plaies.

Des témoins constants dans leurs déclarations
Même son déplacement au camp Abdou Diassé soulève beaucoup de questions. « Avait-il besoin de faire ce déplacement d’autant plus qu’il n’avait que quelques égratignures à la tête déjà prises en charge par l’infirmerie de l’école de police ? Comment se fait-il que l’agent Abdoulaye Sow qui a quitté le théâtre d’opération bien après Boughaleb à 14h soit enregistré dans le registre de l’infirmerie du poste de santé du camp Abdou Diassé sous le n°40 et Boughaleb sous le n°42 ?

A la barre, l’accusé a aussi soutenu s’être blessé à la tête et à la main gauche alors que dans le registre de l’infirmerie du camp Abdou Diassé, il est mentionné que Boughaleb avait un traumatisme à la tête et une blessure à la main droite. Il est aussi relevé par le procureur que dans ce registre, deux stylos de couleurs différentes avaient été utilisés pour mentionner le passage de Boughaleb au camp Abdou Diassé. Tout cela laisse croire qu’il y avait des tentatives de brouiller les pistes qui pourrait mener à Sidi Mohamed Boughaleb.

Malgré les dénégations de l’accusé, Sette Diagne, l’un des témoins clés dans cette affaire, reste constant dans son témoignage. « Etes-vous en mesure d’identifier la personne qui a tiré sur Bassirou Faye dans cette salle », a demandé le procureur. « C’est ce gars-là », a répondu Sette Diagne, pointant du doigt Sidi Mouhamed Boughaleb, assis à sa droite, avant de préciser qu’il n’accuse personne, mais dit simplement la vérité.

Sette Diagne est ensuite revenu sur le déroulement des faits. Selon lui, les signes d’une confrontation s’annonçaient déjà la veille, dans la nuit du 13 août. « Le jour des faits, j’avais cours de 08h à 13h. C’est après que j’ai rejoint mes camarades au front. Les affrontements se sont intensifiés entre 15h et 15h15mn. Le policier qui tiré a d’abord émis trois appels. C’est après le dernier qu’il a fait usage de son arme. Il est de teint clair et de forte corpulence », a expliqué M. Diagne à la Chambre criminelle.

Appelé en qualité le témoin, Tombon Oualy, qui bénéficie aujourd’hui d’un non-lieu, a expliqué qu’il n’était pas armé le jour des faits. A l’en croire, il était simplement de passage à l’université pour récupérer ses affaires personnelles. Mais vu que les élèves policiers sur le théâtre d’opération étaient inexpérimentés, il a décidé de leur prêter main forte. Cependant, a-t-il souligné, son travail se limitait à enlever les barricades et à évacuer les blessés à l’école de police.

Condamnation
De leur coté, les avocats de la partie civile ont estimé qu’il y a une volonté manifeste d’étouffer l’affaire. Pour preuve, ont-ils soutenu, on n’a jamais mis à la disposition de l’expert balistique les armes confisquées. Mes Adama Fall et Assane Diomma Ndiaye ont demandé à ce que l’Etat soit déclaré civilement responsable. Ils ont demandé que Mouhamed Boughaleb paye 50 millions de FCfa à la famille de Bassirou Faye et 50 autres millions à la communauté universitaire afin de construire un mémorial.

Quant au Parquet, il a demandé à la Chambre criminelle de reconnaître Sidi Mouhamed Boughaleb coupable du meurtre de Bassirou Faye. Il a requis 5 ans de travaux forcés contre l’accusé.

Mais les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pure et simple.

Finalement, le policier a été condamné par la Chambre criminelle à 20 ans de travaux forcés, en plus d’une amende de 50 millions de FCfa à payer à la famille de la victime. Quant à l’Etat, il a été déclaré civilement responsable comme l’ont demandé les avocats de la partie civile.

La défense a décidé d’interjeter appel.

Ndiol Maka SECK

La communauté mouride est entrée, depuis avant-hier, dans la phase active des préparatifs de la célébration de la nuit bénite de « Leylatoul Khadry ». Prévue le 30 juin prochain, elle coïncide avec la nuit du 25 au 26 du Ramadan, conformément au calendrier de Khadim Rassoul.

Le comité d’organisation que préside Serigne Abdoul Ahad Mbacké « Gaindé Fatma » a, depuis l’an dernier, initié des soirées de conférences-débats animées par d’éminents personnalités religieuses et intellectuels sur des thèmes religieux et d’actualité en prélude au Magal proprement dit. La première conférence animée par Serigne Khalil Mbacké, fils de Serigne Moustapha Habsa et petit-fils de Serigne Saliou Mbacké, évoquait « le "ndiguel" (recommandation) du maître spirituel, une condition pour obtenir l’agrément divin ».

Il est longuement revenu sur la notion même du « ndiguel », sur l'identité de la personne habilitée à en donner avant d'en déterminer les aboutissants. Aussi, précisa-t-il que le « ndiguel » fait partie des moteurs de la voie mouride, qui érige en verticalité les rapports entre disciples et guides spirituels. Serigne Khalil Mbacké a invité à faire la différence entre le guide spirituel et le chef religieux à vocation enseignante loin d'être habilité à prodiguer des « ndiguels ». En clair, il a fait savoir que le « ndiguel » est spirituel, mais pas religieux, d’où l’importance pour les musulmans de faire la différence entre la religion et la spiritualité.

Auparavant, Serigne Mouhamadou Mahfouz Mbacké, khalife de la famille de Sokhna Maïmouna Mbacké, est longuement revenu sur l’importance de la nuit du « Leylatoul Khadry » et de ses bienfaits. Il a, en outre, évoqué  l'œuvre de Sokhna Maïmouna Mbacké qui ne lésinait pas sur les moyens pour la célébrer.

C’est, au total, une série de huit grandes conférences du « Leylatoul Khadry » qui vient de démarrer. Elles se dérouleront alternativement entre le domicile de Sokhna Maïmouna Mbacké, la résidence « Leylatoul Khadry » sise aux Hlm et la résidence Khadimou Rassoul de Touba Mosquée, conformément au programme établi. D’autres sujets d’importance seront abordés tout au long de la semaine : « L’importance du Wird dans le Soufisme et le Wird Maakhouz dans le Mouridisme », « Pour ou contre la Laïcité, les lignes de fracture d’un débat national », « Enjeux d’un meilleur ancrage socioculturel de nos politiques publiques, le modèle des grandes figures religieuses musulmanes », « Principes du Mouridisme : la Khidma », « La vie et l’œuvre de Sokhna Maïmouna », « L’impact de la pureté morale pour une bonne orientation de la société », « Le rôle de la femme mouride dans l’éducation », révèle le programme.

Mamadou DIEYE

Tafsir Abdou Rahamane Gaye est convaincu que le terrorisme peut être vaincu par les femmes grâce à leur capacité d’engagement. Il animait une conférence religieuse organisée, jeudi, par la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale sur le thème : « le rôle des femmes dans la lutte contre l’extrémisme ».

« Les femmes peuvent être une alternative dans la lutte contre le terrorisme ». C’est la conviction de Tafsir Abdou Rahmane Gaye qui trouve que la femme, étant une digne mère de famille, peut développer les qualités de pondération et s’impliquer davantage dans l’éducation des enfants. Car, selon lui, si la femme joue son vrai rôle en instaurant un climat de paix dans la maison, aucun membre de la famille n’aura besoin d’aller poser des bombes au péril de sa vie, trop sacrée. «Dieu a donné aux femmes des capacités qui font qu’elles peuvent venir à bout de tous les fléaux. Allah les a toujours défendues, car elles étaient tuées à la naissance ou abandonnées. C’est Dieu qui a mis fin à cette pratique», a expliqué Tafsir Gaye.

Le conférencier se désole de l’image écornée qu’on veut coller à l’Islam. « Ce jour (jeudi) coïncide avec la bataille de Badr qui marque le début où le drapeau de l’Islam s’est hissé au plus haut sommet pour ne plus tomber. Le Prophète Mouhamed (Psl), qui avait la force depuis cette date, est resté constant dans son appel au pardon, à la tolérance à la cohabitation pacifique », a indiqué Tafsir Gaye, qui demande aux femmes d’être « vigilantes face aux dérives qui guettent les jeunes ». Tafsir Gaye Abdou Rahmane de marteler : « Aucun musulman n’a le droit d’attenter à la vie d’un chrétien sans raison. Ceux qui croient, qu’en ôtant à la vie à un juif, blanc ou même musulman seront rétribués au paradis se trompent lourdement !» Il a attiré l’attention des jeunes qui confondent les cultures islamiques. A ce propos, M. Gaye a souligné que le port vestimentaire des Egyptiens est forcement différent de celui des Iraniens.

Chérif Mamina Aïdara a déclaré que les femmes peuvent changer très facilement le cours normal des choses pour un développement du monde. De son côté, Serigne Habib Sy Mansour a invité les femmes à être « plus engagées dans le respect des préceptes islamiques ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le « daara » ou école coranique Tafsir Ahmed Fall, à Ngaye Mékhé, dans le département de Tivaouane, a reçu de la Fondation Kéba Mbaye un don composé de colis alimentaires comprenant du riz, du sucre, du lait, de l’huile, des pâtes alimentaires, des condiments, des produits d’hygiène, entre autres. A cela s’ajoutent des kits « ndogou » ou mets destinés à la coupure du jeûne.

Le secrétaire exécutif, Sokhna Mously Mbodje, a expliqué que la Fondation Kéba Mbaye avait une tradition établie durant le mois de Ramadan d’appuyer des « daaras » et des orphelinats en besoins  nutritionnels. Sokhna Mously  Mbodje a noté que l’action est conforme à la philosophie du parrain de leur fondation, un produit de « daara » qui s’est adossé à des valeurs comme la rigueur, le sérieux, la droiture, le respect de soi et de l’autre, pour mener une vie professionnelle riche.

Le choix des « daara » est soumis à un tri axé sur la salubrité du lieu d’apprentissage, la qualité des enseignements  et le bannissement de la mendicité des enfants. « Alors, pour avoir rempli ces conditions depuis 40 ans d’existence, le centre islamique Tafsir Ahmed Fall que dirige Serigne Khalifa Diop a été retenu, d’où l’objet de notre visite », a-t-elle ajouté. En présence de ses facilitateurs et de ses 300 « talibés » ou apprenants dont 200 sont à l’internat, Serigne Khalifa Diop a exprimé toute sa gratitude à la Fondation Kéba Mbaye pour sa générosité en ce mois béni du Ramadan. « Que Dieu exauce toutes vos prières », a-t-il souhaité.

Selon lui, donner une éducation religieuse aux enfants musulmans est un sacerdoce et toute personne physique ou morale qui leur vient en appoint constitue d’abord un réconfort moral. « Ensuite, avec cet important don de denrées alimentaires fait par la fondation Kéba Mbaye au "daara", nous sommes plus rassurés dans la prise en charge correcte des enfants », a-t-il avancé.

Mbaye BA

Mme la Déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, Anta Sarr Diacko, en marge de la conférence religieuse, a procédé au lancement des activités de l’Association des femmes « Deuggu ak liguey » (Afdal).

La grande salle du Grand Théâtre de Dakar a été le cadre du lancement des activités de l’Association des femmes « Deuggu ak liguèy » (Afdal) créée en février 2013. Elle compte 21.908 adhérentes réparties dans les régions de Dakar, Saint-Louis, Sédhiou, Fatick, Matam, Thiès. Au titre des financements, 78 femmes de la commune de Sicap-Liberté bénéficient d’un fonds de crédit revolving de 12.500.000 FCfa ; 261 autres ont souscrit à une assurance maladie grâce à un partenariat avec l’Ong connexion sans frontière.

Afdal promeut l’éthique, la solidarité, le développement et l’épanouissement social collectif. Les femmes ont bénéficié, entre autres, de décortiqueuses à riz, d’unités d’étuvage et de transformation du riz, etc. Mme Anta Sarr souligne qu’Afdal sera étendue à l’ensemble du Sénégal, en mettant l’accent sur les potentialités des terroirs. « Nous invitons les femmes à nous rejoindre dans cette action exaltante », a-t-elle lancé. Pour sa part, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Tall, s’est félicitée de cette initiative qui a vu une très forte mobilisation. Au nom du chef de l’Etat, la marraine note que Mme Anta Sarr a été à la hauteur. « Vous êtes parfaitement en phase avec la politique du chef de l’Etat, Macky Sall, qui continuera à vous soutenir », a-t-elle assuré.

S. M. S. CISSE

Les contrôleurs de l'Aftu sont en colère. En sit-in à Pikine, ils ont appelé leurs employeurs à revoir à la hausse leurs salaires. Ils ont aussi exigé les avantages sociaux.

Ils étaient nombreux à se donner rendez-vous à Thiaroye-sur-mer où a eu lieu le sit-in qui vise à sensibiliser l’opinion sur leurs conditions de travail. Au cours de ce rassemblement, ils ont lancé un véritable cri du cœur.  Selon eux, ils travaillent, depuis plusieurs années, sans contrat d'embauche. Ils ont aussi dénoncé les salaires dérisoires. « Avec des salaires de 45.000 FCfa, comment peut-on satisfaire ses besoins ?”, s’intérrogent-ils. Ils ont déploré l'absence d’une pension de retraite, d'allocations familiales et d'Ipm ainsi que les multiples tracasseries dont ils font l’objet.

Leur porte-parole, Dibokor Mbaye a indiqué que cette manifestation vise à alerter les autorités et amener leurs employeurs à se conformer à la loi du travail en vigueur. Les contrôleurs n’excluent pas de passer à une vitesse supérieure au cas où leurs doléances ne sont pas satisfaites.

Abdou DIOP

Dans le cadre « du dialogue des juges », la Cour suprême partage ses méthodes de travail avec les juridictions de fond. Cette rencontre de deux jours permettra, à terme, une meilleure harmonisation des positions pour plus de sécurité juridique pour le justiciable.

Il arrive fréquemment que deux juridictions interprètent différemment la loi sur une même affaire. Pour harmoniser les positions sur les grandes questions de droit qui reviennent souvent au prétoire, la Cour suprême a ouvert hier deux jours de réflexion avec les juridictions de fond sur le thème : « Panorama de la jurisprudence ». Cette rencontre permettra aux juges de fond de se familiariser davantage avec les techniques de cassation, surtout avec la jurisprudence de la juridiction suprême, et les membres de la Cour suprême de mieux saisir les difficultés que rencontrent leurs collègues des juridictions inférieures. « Cette rencontre est une première. Il s’agit d’un véritable dialogue entre juges », s’est félicité Mamadou Badio Camara, premier président de la Cour suprême. Selon lui, les procédures judiciaires se déroulent le plus souvent en trois instances : d’abord dans les tribunaux, ensuite dans les Cours d’appel et enfin à la Cour suprême.

Cependant, a-t-il relevé, la remarque est que d’une instance à l’autre, les décisions peuvent être divergentes. « Cela me paraît normal puisse qu’il s’agit de décisions prises de façon collégiale et non par un individu. Pour les Cours d’appel, c’est un collège de trois juges qui les prennent et de cinq juges pour la Cour suprême », a-t-il mentionné.

Malgré cela, le juge Camara a estimé qu’il faut créer un cadre de communication avec comme objectif : faire en sorte que l’interprétation de la loi et son application aux situations de fait qui leur sont soumises pour les jugements soient uniformes. « C’est une question de sécurité juridique et judicaire pour le justiciable.

D’ailleurs, a-t-il poursuivi, ce dernier peut s’attendre à une plus grande cohérence de leurs décisions, à ce que les écarts dans la compréhension et l’interprétation de la loi ne soient pas importants à l’issue de cette rencontre.

De son côté, le directeur du Service de documentation et d’étude de la Cour suprême, Souleymane Kane, a relevé que sous le couvert d’une présentation des panoramas de la jurisprudence, ils veulent instaurer, durant ces deux jours, un véritable dialogue entre les juges de fond et les juges du droit.

Ndiol Maka SECK

Le dossier Aïda Mbodji, destituée de la présidence du Conseil départemental de Bambey, pendante devant la Cour suprême est dans la phase de mise en état. C’est ce qu’a fait savoir hier Mamadou Badio Camara. « Quand nous sommes saisis d’une affaire, nous ne pouvons rien faire les quatre mois qui suivent parce que la personne qui nous a saisis à un délai de deux mois pour déposer sa requête et elle doit être portée à la connaissance de la partie adverse qui a aussi un délai de deux mois pour répondre », a expliqué le premier président de la Cour suprême. A l’en croire, cette procédure n’a rien à voir avec l’action qu’on pourrait mener ailleurs qui est administrative ou politique.

Nd. M. SECK

En marge de la cérémonie officielle, le premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, a été interpellé sur des questions d’actualité comme l’affaire Karim Wade. « Dans cette affaire, la justice a déjà pleinement assumé toutes ses responsabilités », a répondu M. Camara, avant de souligner que sa position ne lui permet pas de se prononcer sur une éventuelle grâce en faveur l’ancien ministre d’Etat. « D’abord, c’est une affaire dans laquelle la justice a fini son travail. Ensuite, je n’ai absolument rien à dire sur une éventuelle grâce parce que cela ne relève pas de la justice, c’est une attribution que le président de la République tient de la constitution », a laissé entendre le magistrat.

Selon lui, la Cour suprême n’a aucun regret puisque ses décisions sont murement réfléchies, les questions minutieusement analysées. « Nous prenons le temps nécessaire à la réflexion pour que nos décisions soient conformes à la loi sénégalaise. Il ne peut pas y avoir de regret », a-t-il dit.

Nd. M.SECK

En présence des membres du gouvernement, des partenaires sociaux, des syndicats, tous secteurs confondus, le Haut conseil du dialogue social (Hcds) a présenté, avant-hier, son rapport relatif à l’état du dialogue social au Sénégal. Il vise à soumettre au gouvernement et aux organisations professionnelles des avis et des recommandations pouvant asseoir durablement un climat social apaisé.

Le rapport montre que le climat social a enregistré des perturbations plus marquées dans le secteur public, notamment dans l’éducation et la santé, avec des difficultés dans l’application consensuelle des accords signés, l’iniquité du système de rémunération et les limites de la qualité du service public. Autre secteur qui a enregistré des perturbations, l’enseignement supérieur, avec des revendications portant sur la réforme des titres universitaires, la revalorisation des pensions de retraite, de la prime académique et la prise en charge sanitaire. Aussi d’autres domaines n’ont-elles pas été épargnés. Il s’agit des secteurs des collectivités locales (difficulté liée à la mise en œuvre de la fonction publique locale et de l’Acte 3 de la décentralisation), des chemins de fer avec le non-respect des engagements du principal actionnaire de Transrail et de l’électricité.

Selon le rapport, les membres du Hcds se sont impliqués dans des démarches de facilitation ayant conduit à la signature de procès-verbaux entre le gouvernement et les trois cadres de syndicats d’enseignants. En ce qui concerne la médiation, le Hcds affirme avoir mené des actions qui ont débouché sur la tenue, du 09 au 10 juin, d’une session de revue et de consolidation des accords signés entre le gouvernement et les organisations syndicales et à la prise de mesures additionnelles de mise en œuvre des accords entre les deux parties (augmentation de mises en solde de 5.000 à 10.000 par le chef de l’Etat).

Ainsi, un processus de mise en place de comités de dialogue social spécifiques au secteur de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle est en cours. Ces mêmes démarches ont été entreprises dans le secteur de la santé où une rencontre d’échanges sur les modalités d’organisation des élections de représentativité des syndicats a été organisée par le Hcsd, en partenariat avec le ministère de la Santé.

Pour la prévention, les partenaires sociaux présents en cette rencontre de partage et de vulgarisation du rapport sur l’état du dialogue social ont appelé les différentes parties à un « dialogue sincère ». Ils ont invité le Hcds à « s’investir plus dans la prévention que dans la négociation ».

Marame Coumba SECK

Un gendarme et ses deux complices ont été écroués mercredi à la Maison d’arrêt et de correction de Kolda pour extorsion de fonds à des trafiquants de bois à destination de la Gambie.

Un gendarme du nom de Cheikh Fall, âgé environ de 25 ans et originaire de Kaolack, le sieur Ousmane Cissé, agent de sécurité de proximité (Asp) et Abary Baldé, planton de son état, tous, en service à Pata, une commune située dans le département de Médina Yoro Foulah, ont été présentés mercredi au parquet de Kolda et mis sous mandat de dépôt. Ils sont accusés d’extorsion de fonds portant sur une somme de 30.000 Dalasi (la monnaie gambienne) soit 450.000 FCfa dans une affaire de trafic de bois à destination de la Gambie. Cheikh Fall avait reçu, le 19 juin dernier, des informations faisant état du passage, près de Pata, dans les prochaines heures, d’un groupe de coupeurs de bois en direction de la Gambie. Il informa l’Asp et le planton en leur demandant de se préparer à une opération commune pour traquer les trafiquants sans se référer à son chef hiérarchique. 

Les trois complices se donnèrent alors rendez-vous vers 19 heures devant les locaux de la radio communautaire « Sofagnama » de Pata. Ils attendirent jusqu’aux environs de 21 heures pour se rendre sur les lieux à bord de leurs motos et tendirent une embuscade aux trafiquants. Après une heure d’attente, ces derniers arrivèrent à bord de cinq charrettes remplies de bions de bois en direction de la frontière avec la Gambie. Cheikh Fall et ses compagnons leur demandèrent alors de s’arrêter. Mais, trois d’entre eux réussirent à s’enfuir à la faveur de l’obscurité pour alerter les habitants de Pata.

Après moult négociations et conciliabules, les trafiquants proposèrent de payer les 30.000 Dalasi en échange de leur liberté. Ce que le gendarme et ses deux acolytes acceptèrent. C’est ainsi qu’un habitant de Pata qui avait suivi le déroulement des négociations informa le commandant de la brigade de gendarmerie de Kolda. Ce dernier appela aussitôt son subalterne en lui intimant l’ordre de restituer les sous aux trafiquants et de conduire les charrettes et le bois au poste de la gendarmerie de la localité. Mais, les trafiquants gambiens refusèrent catégoriquement cette option qu’ils jugèrent trop dangereuse pour eux. Interrogés, le gendarme et ses deux complices ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés avant de demander la clémence de la justice.

Mamadou Aliou DIALLO

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc) a présenté, hier, le rapport mondial sur les drogues. Selon son représentant régional, Pierre Lapaque, l’Afrique, notamment l’Afrique de l’Ouest, est la principale cible des trafiquants qui sont à la recherche d’un marché émergent.

« Les marchés nord américains de drogues sont saturés. En effet, les trafiquants sont à la recherche d’un marché émergent. Et le continent africain qui aura, dans cinq ans, une population de deux milliards d’habitants et une classe moyenne en constante augmentation, sera la principale destination d’acheminement de leur drogue », alerte le représentant régional de l’Onudc. En Afrique de l’Ouest, les saisies de drogue sont passées de 0,8 en 1998 à 5,5 tonnes en 2005, puis à 1,9 en 2014. Mais, cette baisse des chiffres, précise M. Lapaque, ne signifie pas qu’il y a moins de drogue, en particulier de la cocaïne, qui arrive dans la sous-région. « Si on va au-delà de l’année 2014, on s’aperçoit que 22 tonnes de cocaïne destinées aux pays de l’Afrique de l’Ouest ont été saisies au sein de cet espace ou en dehors », illustre-t-il.

Selon le rapport, les principaux pays de passage de la drogue dans cette partie de l’Afrique sont le Cap-Vert du fait de sa position géographique, suivi de la Gambie. Le paramètre encourageant la consommation de drogue en Afrique de l’Ouest, c’est la récompense des complices. En effet, là où la drogue passe, une partie y reste. « Les complices étaient payés en argent auparavant. Mais, dans une démarche commerciale, les criminels pour créer un marché émergent, leur en offre une partie », renseigne le représentant de l’Onudc. Par ailleurs, le rapport indique que 5 % environ de la population adulte, soit près de 250 millions de personnes entre 15 ans et 64 ans, ont consommé au moins une drogue au cours de l’année 2014. Le nombre de drogués en 2016 est ainsi estimé à 29 millions dans le monde.

Marame Coumba Seck

La Délégation générale au pèlerinage, à travers sa commission religieuse, organise tous les mercredis, au Cices, des séances d’information et de simulation sur les différentes étapes du Hajj au profit des futurs pèlerins. L’objectif visé est de les aider à mieux comprendre, de façon pratique, les rites du pèlerinage afin qu’ils puissent bien les effectuer. 

Le travail de la commission religieuse, selon son coordonnateur, imam Diabel Kouaté, consiste à former les futurs pèlerins aux différents rites (obligations  et piliers) du Hajj. Cela se fait à deux niveaux. D’abord, au plan théorique, la commission religieuse s’emploie à préparer psychologiquement les candidats au voyage de dévotion aux lieux saints de l’islam. A cet effet, elle insiste sur les comportements à adopter au cours du pèlerinage. Non sans leur faire comprendre que « le Hajj n’est pas une partie de tourisme, mais l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam ».

Pour cette phase de sa formation religieuse, la commission se déploie tous les jours devant les différents services du plateau technique de la Délégation générale au pèlerinage où les futurs pèlerins se succèdent pour remplir les formalités de leur inscription. Elle y fait son travail proprement, sans perturber aucunement le bon déroulement des opérations d’inscription. Pour ce faire, ses membres (au nombre de cinq personnes) se sont répartis les futurs pèlerins.

Maîtrise des rites du Hadjj
Les deux femmes qu’elle compte prennent en charge les Adjaratou, et leurs trois autres collègues hommes s’occupent des El Hadji. Quant aux futurs pèlerins, ils restent très attentifs au discours de leurs interlocuteurs, posant à ces derniers toutes les questions nécessaires pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants du pèlerinage, et bien le faire. Pour l’instant, tout se passe comme sur des roulettes au grand bonheur des futurs pèlerins. Beaucoup d’entre eux ne cessent de se rapprocher de la commission pour bénéficier des importantes formules de prières qui sont recommandées durant le pèlerinage. Pour cela, imam Diabel Kouaté renseigne qu’il y a des versets et des prières en arabe, français et langues nationales (Ouolof, Pular, Sérère, etc.) 

L’autre travail de la commission religieuse a trait à des cours de simulation qui consistent à faire les rites du Hajj, de façon pratique, en présence des futurs pèlerins. A cet effet, la commission dispose d’une maquette de la Kaaba, « avec ses différentes parties que sont Maqam Ibrahim, Safa et Marwa, les Jammra (là où on fait la lapidation à Satan) », a fait savoir imam Diabel Kouaté. Au cours de la simulation, les futurs pèlerins découvrent successivement la façon dont se fait le port du « Armal » (tenue de sacralisation que porte le El Hadj ou l’Adjaratou lors du Hajj), la Tawaf (circumambulation), la lapidation, la marche entre les deux monts de Safa et de Marwa.

A chacune de ces étapes, on leur explique également les prières à formuler. Après, la commission se prête à l’exercice des « questions et réponses ». Actuellement, les cours de simulation ont eu lieu tous les mercredis après la prière de 14 heures. A la fin du mois du jeûne, ils se feront trois fois par semaine, toujours au Cices, au niveau du plateau technique de la Délégation générale du pèlerinage aux lieux saints de l’islam.

El Hadj Moussa SADIO

Le forum du Réseau des acteurs de développement ouest-africains (Radoa/Daart) s’est ouvert hier à Dakar. Organisée par le West african research center (Warc), en partenariat avec le gouvernement américain, cette rencontre de deux jours autour du thème «jeunesse africaine citoyenne et responsable de développement » a pour objet de promouvoir la participation civique de jeunes leaders africains.

Quatre ans après le lancement du programme de formation et de coaching orienté sur l’entreprenariat, le civisme et le leadership, Daart (Dakar  american applied research traning),  les bénéficiaires dudit projet se sont retrouvés hier au siège du West african research center (Warc) pour la tenue d’un forum. D’après le directeur du Warc, le Dr Ousmane Sène, ce  forum du Réseau des acteurs de développement ouest-africains (Radoa/Daart) regroupe  des jeunes africains venus de sept pays de l’Afrique de l’Ouest qui, il y a quatre ans, étaient au Warc dans le cadre d’un projet financé par le gouvernement américain. «Le projet visait à promouvoir l’entreprenariat mais surtout l’engagement et la responsabilité civique chez les jeunes leaders africains », informe-t-il. A l’en croire, le forum est en quelque sorte une retrouvaille avec ces jeunes pour pouvoir discuter  et voir ce que le projet  a pu leur apporter dans leurs contrées respectives. «Ils ont été conviés à Dakar autour de ce forum pour faire la revue, voir un peu où ils en sont et leur donner un certain nombre de possibilités d’interaction avec des experts, des personnes ressources qui vont leur parler de l’entreprise, la façon dont elle est à gérer et leur parler surtout de la responsabilité civique », indique Pr Sène qui a animé par la même occasion une conférence sur le thème : «Jeunesse africaine citoyenne et responsable de développement ».

Le président  du Réseau des acteurs de développement ouest-africains (Radoa/Daart), Touwendinda Zongo, par ailleurs directeur  du journal Mutations du Burkina Faso, s’est  réjoui de leur présence à nouveau au Warc. «Après une sélection sur 200 dossiers de candidature, nous étions 11 jeunes leaders de 7 pays de l’Afrique de l’Ouest à bénéficier finalement de ce programme de formation et de coaching orienté sur l’entreprenariat, le civisme et une bourse pour le financement de nos projets », souligne-t-il. Non sans préciser que ces projets avaient été jugés tous innovants et suscitaient de l’espoir quant à leur impact réel sur le développement au profit des  communautés bénéficiaires.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Nimzatt, ce haut lieu de pèlerinage et de spiritualité, prépare sa ziarra annuelle. Raison pour laquelle Chérif Atkhana Aïdara a invité les talibés à faire preuve de discipline et d’une bonne conduite une fois sur les lieux. Il exhorte les autorités sénégalaises et mauritaniennes à prendre les mesures pour un bon déroulement du voyage.

A moins de deux semaines de la ziarra annuelle de Nimzatt, ville sainte en République islamique de Mauritanie où le saint homme, Cheikhna Cheikh Saad Bouh, est enterré, les préparatifs vont bon train. Les talibés khadres du Sénégal et ceux de la Mauritanie s’apprêtent à effectuer cette ziarra qui en est à sa 68ème édition. Parce que ce voyage, c’est aussi un pèlerinage dans le mausolée de Cheikhna Cheikh Saad Bouh. Chérif Cheikh Atkhana Aïdara, président fondateur de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh, invite les autorités des deux pays, le Sénégal et la Mauritanie, à prendre les mesures idoines pour faciliter le voyage aux talibés.

Habituellement les voyageurs éprouvent des difficultés sur les points de passage et les postes frontaliers, c’est pourquoi Chérif Atkhana a interpellé les gouverneurs de Saint-Louis et du Trarza (en Mauritanie) à mettre à contribution les différents services de sécurité (gendarmerie, douanes, conducteurs de bac), afin de faciliter la mobilité aux pèlerins. Ces derniers sont également invités à faire preuve de discipline à Nimzatt et surtout d’éviter de parler dans les cimetières et dans le mausolée du saint homme.

De son vivant, Cheikhna Cheikh Saad Bouh avait prié son Seigneur et obtenu de Lui qu’il fasse de son mausolée, Baytil al haram, le lieu où tous les vœux seront exhaussés. Surtout pour ceux qui s’y rendraient à la période du Ramadan. Cette sacralité des lieux explique cette ruée vers Nimzatt où la grande majorité des khadres célèbrent l’Aïd, afin de profiter des bienfaits qui peuvent découler d’un séjour à Nimzatt. A cet effet, Chérif Atkhana demande aussi à tous les cheikhs et cheikhas de venir tôt dans la ville sainte pour accueillir les pèlerins.

Dans le même temps, toutes les bonnes volontés sont sollicitées par Chérif Atkhana afin qu’elles puissent porter assistance aux vieilles personnes qui viendront à Nimzatt. Les transporteurs sont aussi priés de faire preuve d’ouverture pour que le voyage se fasse dans de bonnes conditions pour les pèlerins.

Enfin, Chérif Atkhana souhaite que cette ziarra 2016 de Nimzatt soit une réussite pour le Sénégal et pour la Mauritanie, afin que les bienfaits de ce pèlerinage puissent contribuer à consolider davantage les relations entre les deux peuples.


Maguette NDONG

Un don en nature composé d’une tonne de riz, de 70 paquets de sucre, de 10 cartons de cake et de 7 cartons de lait a été remis par le centre culturel de la République islamique d’Iran à l’institut islamique Cheikh Ahmadou Sakhir Lô communément appelé « daara » Coki de Louga. Selon le directeur du centre culturel, Dr Chérif Hassan Esmati, ce don fait suite à une visite effectuée dans le « daara » pour s’enquérir des conditions d’études et d’hébergement. « Nous profitons de ce mois béni du Ramadan pour faire cet acte de bienfaisance que nous comptons étendre. J’ai été très séduit par la méthode d’enseignement du daara », a indiqué le donateur Esmati. Il a ajouté que c’est une occasion de faire connaître son institut.

Au nom de l’institut islamique de Coki, Mouhamadou Anta Lô s’est félicité de cet élan de solidarité, car ces denrées alimentaires seront utilisées à l’heure du «iftar» (rupture du jeûne).

S. M. S. CISSE

Le pire a été évité de justesse vendredi dernier, à Saré Djindy, dans le département de Bounkiling. Les villageois ont failli s’entretuer à cause des prétendues révélations d’un faux marabout.

Les prétendus pouvoirs mystiques d’un faux marabout guinéen défraient la chronique en ce moment dans le département de Bounkiling. Mamoudou Diallo qui habitait le village de Sinthiang Bidji, une petite localité située dans la commune de Djindé, prétendait avoir des pouvoirs mystiques exceptionnels qui lui permettent de reconnaître les individus malintentionnés, notamment ceux qui jettent le mauvais sort et les anthropophages. Il extorquait d’importantes sommes d’argent à ses clients qui venaient de tous les villages environnants pour des consultations. Il remettait à certains d’entre eux un breuvage mystique au pouvoir hallucinant qui leur faisait perdre momentanément leur esprit.

Il profitait de cet état de transe de ses victimes pour enregistrer leurs propos sur une cassette, certainement pour les faire chanter. Un de ses enregistrements qu’il avait pris récemment sur une élève avait fait le tour des régions de Kolda et de Sédhiou où elle prétendait avoir jeté un mauvais sort à une de ses copines à la surprise générale. Ses révélations avaient suscité un véritable scandale dans le village obligeant ainsi la jeune fille à quitter la localité pour aller poursuivre ses études ailleurs afin d’éviter les mauvaises langues.

Le faux marabout profitait de ces aveux extorqués sous l’emprise de son breuvage pour réclamer des fortes sommes d’argent à ses victimes. Il a été interpellé vendredi dernier à Saré Djindy, dans le département de Bounkiling où il s’était rendu pour une cérémonie de consultations au cours de laquelle il accusa certains villageois dont des notables d’être de mangeurs d’hommes en citant leur nom. Ce qui provoqua un véritable sentiment de frustration et de colère dans le village. Armés de couteaux, de machettes et de gourdins, les victimes de ces prétendues sorcelleries décidèrent alors d’en découdre avec les mis en cause.

Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Sédhiou se rendirent sur les lieux pour éviter le bain de sang.

Mamadou Aliou DIALLO

La route a encore fait des victimes ce mardi. Un violent accident de la route a emporté un membre du Conseil économique social et environnemental (Cese), El Hadj Ousmane Seck dit « NDiappa », originaire de la commune de Ribo Escale, dans le département de Koungueul, région de Kaffrine. Le défunt, un ancien président de conseil rural, était aussi un membre actif de l’Alliance pour la République (Apr).

Le véhicule de l’ancien sénateur libéral qui avait trois autres passagers à bord a quitté la commune de Koungueul au petit matin en direction de Dakar. Arrivé à l’entrée de Birkilane à hauteur de la localité de Nawel, le véhicule à été brutalement projeté sur le bas côté à 5 Km à l’est de la commune de Birkilane suite à plusieurs tonneaux , il s’est immobilisé piégeant ses passagers. El Hadj Ousmane Seck et son chauffeur qui occupaient les sièges avant sont les plus gravement atteints, le second a rendu l’ame sur le coup alors que le membre du Conseil économique social et environnemental (Cese) décéda quelques minutes à l’hôpital régional de Kaffrine où il a été évacué en même temps que les deux autres passagers grièvement blessés.

Des morts de plus sur cet axe, théâtre d’accidents de la route tragiques, parmi lesquels celui de l’ancien député Abdou Latif Guèye, et tout récemment d’un chauffeur de camion citerne malien brûlé vif. Une nouvelle qui a jeté l’émoi à Koungueul où est originaire le défunt, un homme politique très engagé aux cotés du président de la République au lendemain de l’élection présidentielle de 2012. Président du conseil rural (Pcr) de Ribo Escale pendant longtemps, El Hadj Ousmane Seck est le frère d’El Hadj Massamba Seck qui fut le premier maire de Koungueul.

Elimane FALL

A l’initiative de la commune de Hann-Bel-air et de l’Institute for epistological studies Europe (Iese), une conférence islamique a réuni une forte délégation mauritanienne, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Maroc, des imams, des conseillers municipaux et des habitants de la commune autour de la thématique sur l’islam à l’aube du 21ème siècle.

Ce fut l’occasion pour le conférencier et ancien ministre des Affaires étrangères du Maroc,  Dr Elotmani Saad Dine, par ailleurs psychiatre et lauréat de Dar Alhadithal Hassania, de soutenir que cette thématique est une préoccupation du musulman d’aujourd’hui, c’est-à-dire, avoir une compréhension de l’islam adapté à l’époque moderne. «Il y a beaucoup de choses qui ont changé et qui nécessitent une actualisation de notre vision de l’islam. La compréhension même des textes islamiques, c'est-à-dire du Coran et de la Sunna, est imprégnée par les coutumes, par le savoir de l’homme dans un temps précis. Aujourd’hui, on a beaucoup de connaissances sur l’Humanité et ses modes de vie. Ce qui nécessite cette révision de notre vision de la religion en général », a précisé Dr Elotmani Saad Dine.

Pour lui, le renouveau est une nécessité d’après ce que dit le prophète Mohamed (Psl). «Il est nécessaire de faire ce renouveau du concept religieux et ce sont les savants, les Oulémas, les chercheurs qui doivent prendre l’initiative pour revoir beaucoup de concepts qu’on a actuellement : la chariya, la Oummah islamiya, l’Etat islamique sont des concepts qu’il faut actualiser et revoir », a-t-il renchéri.

Prévenir l’extrémisme                                                                                                                                                        Mais le lauréat de Dar Alhadithal Hassania d’avertir : « Bien sûr en se basant sur les valeurs générales de l’islam qui sont ces valeurs de principe qui guident notre vision. Des valeurs de justice, de tolérance, d’équité, d’humanisme, qui sont des valeurs générales que partagent les musulmans avec d’autres religions et qui sont nécessaires dans cet acte de renouveau». Car, convaincu qu’on ne peut pas traiter de la même façon l’identité musulmane de foi et l’identité nationale : la première étant d’ordre religieux et spirituel et la seconde traitant de la participation sociale et civique. Et il se veut clair : « Ces deux appartenances doivent être complémentaires et non contradictoires».

Ainsi, face à l’extrémisme religieux et au terrorisme, il a indiqué que, bien sûr, c’est ce renouveau qui peut prévenir toutes les déviances qui peuvent amener au terrorisme. «Le terrorisme a beaucoup de facteurs (économiques, politiques sociaux) mais il y a essentiellement un facteur de compréhension de l’islam et du devoir du musulman dans ce monde puisque le musulman est là pour la bienfaisance, la paix de l’humanité, les relations pacifiques entre les hommes. Donc préciser le rôle du musulman et donner aussi l’éclairage sur les valeurs essentielles de l’islam sont une chose qui peut ainsi prévenir de l’extrémisme et du terrorisme », a explicité Dr Elotmani Saad Dine.

Tout compte fait, les débats ont permis d’inviter à davantage mettre l’accent sur l’éducation religieuse de base (surtout chez la gente féminine), l’ouverture, le dialogue et à mieux expliquer et s’approprier les fondamentaux de l’islam.

Amadou DIOP

L’amicale des femmes de la Senelec a organisé une conférence religieuse animée par Ibrahima Badiane dit Iran Ndao. Le conférencier s’est insurgé contre les maux de la société qui continuent de gangréner nos rapports sociaux. Il a cité le cas du gaspillage de l’électricité et l’absentéisme au travail.

Vendredi dernier, lors de la conférence religieuse organisée par l’amicale des femmes de la Senelec, le prêcheur Ibrahima Badiane a demandé au directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé de se concentrer sur la feuille de route que lui a tracée le chef de l’Etat Macky Sall et ne pas écouter des « esprits malintentionnés ». Le conférencier se dit convaincu que dans les entreprises, nombre d’agents ne sont obnubilés que par leur propre ascension sociale. Il a en profiter pour dénoncer l’absentéisme au travail. « Nous devons éviter de grignoter sur nos temps de travail. Rares sont ceux qui travaillent à plein temps dans les bureaux. Ils simulent soit une maladie soit un décès pour aller vaquer tranquillement à d’autres occupations. Et dès que le salaire tarde à être payé, ils sont les premiers à porter des brassards rouges », a dit ce conférencier très informé des pratiques « malhonnêtes » de certains Sénégalais. « Au jour du jugement dernier, ils seront tous interpellés sur cela », a-t-il soutenu. Le maître coranique a aussi déploré le manque de sincérité et le gaspillage de l’électricité dans les maisons. Le directeur général Mouhamadou Makhar Cissé a exhorté ses agents au travail bien fait. Il a beaucoup insisté sur l’humilité. Car, pour lui, on peut mésestimer le port vestimentaire d’une personne alors que cette dernière émarge au registre des Elus de Dieu.

Serigne Mansour Sy CISSE 

…La mystique musulmane expliquée aux « Moustarchidines »...
Dans le cadre de la 21ème édition des universités du Ramadan, le « dahiratoul moustarchidina wal moustarchidati » a organisé, jeudi dernier, une conférence à Yoff sur le thème : « Mystique musulmane et psychanalyse », traité par El hadji Malick Mbaye.

D’après le conférencier El hadji Malick Mbaye, le don mystique dans le domaine de l’éducation est l’aptitude à soigner l’âme sans parfois que le guide et le fidèle n’établissent un contact direct. « C’est ce qui fait le charme de la mystique dont les différents courants sont les écoles d’application de la charia. La mystique prépare le croyant à atteindre la gnostique lui permettant de se départir de la haine, de la cupidité et de la jalousie. Tous les missionnaires de Dieu ont vécu cette étape-là »,  a expliqué le conférencier.

A  en croire Imam Mbaye, le « dahiratoul moustarchidina wal moustarchidati », qui est dans cette dynamique depuis sa fondation, n’a pas dérogé à cette ligne directrice. « Notre responsable moral Serigne Moustapha Sy a guidé de nombreuses personnes égarées », a-t-il répété, non sans préciser que des érudits en islam se sont toujours illustrés dans ce domaine.

…La vie et œuvre du Prophète revisitées par Serigne Hady Niasse
La salle de conférence du Grand Théâtre a accueilli l’association « And Defar Maristes » initiatrice de la conférence religieuse sur la vie et l’œuvre du prophète (Psl).  

Imam Hady Niasse a rappelé les comportements exemplaires de l’Envoyé de Dieu tels que la sincérité, l’intégrité, la générosité, la droiture, la magnanimité, etc. « Le paradis sera ouvert aux inconditionnels du Prophète. Allah lui a rendu hommage, car il ne disait jamais de futilités. Il était véridique et interdisait le mensonge ; en résumé, son comportement, c’était le Coran », a indiqué le prêcheur. Il a soutenu que le Dernier des Messagers de Dieu était une personnalité digne. Raison pour laquelle, lors du voyage nocturne, il a mesuré ses faits et gestes. Hady Niasse a avancé que les miracles du Prophète font qu’il avait prédit la mort d’Ousmane ibn Affan et Oumar ibn Khattab avant qu’ils ne soient assassinés. Cette conférence était pour Oustaz Hady Niasse une occasion d’insister sur les bienfaits du Ramadan. « C’est durant ce mois béni que le drapeau de l’islam s’est hissé et ne tombera jamais ! Celui qui respecte convenablement tel que recommandé par Dieu sera rétribué à la hauteur de ses efforts », a-t-il ajouté.  

S. M. S. CISSE
 

Dimanche, jour de marché, mais pas beaucoup de monde. Entre rareté et cherté des produits, les clients ont recours aux plats de moindre coût. En effet, le riz aux bons poissons et aux légumes frais devient de plus en plus rare du fait de ses dépenses très coûteuses.

Au marché de Sicap Mbao, dans la banlieue dakaroise, les couloirs sont si étroits que deux personnes venant de sens contraires ne peuvent pas y passer en même temps. Cela, à cause des magasins qui débordent sur les ruelles, rendant quasi impossible la libre circulation des personnes. Il faut faire des arrêts brusques et successifs au risque de vous faire cogner par les transporteurs de lourds sacs de riz, de pomme de terre, d’oignon ou seulement de paniers bien remplis. Quelques clientes prennent les parallèles. Se sont-elles égarées ? Non, elles sont étranglées par la cherté et la rareté des produits. Quel contraste entre l’intitulé du mois « Moubarak » et le vécu réel des ménages. C’est le mois, dit-on, où les récompenses divines se multiplient. Ce dont on est sûr, c’est celui où les prix de tout ce qui peut être consommé s’accroissent.

Baisse de l’offre et augmentation de la demande
« Marché bi dafa méti » (le marché est difficile à cause de la cherté des produits sous-entendu), scandent les rares femmes rencontrées en cette matinée du 19 juin du moi de Ramadan. S’arrêtant devant l’étal, la dame Khady Bâ secoue les concombres, puis les carottes et les tomates. « Pour les gros concombres, c’est 300 FCfa l’unité et 200 FCfa pour les moyens», dit la vendeuse. Ces prix, quoi que abordables, sont jugés onéreux par le client qui demande qu’ils soient revus à la baisse comme le témoigne la réaction de la cliente : « qu’ils sont chers vos légumes ».

Après quelques minutes de marchandage, elle décide d’en prendre. 1.550 FCfa pour deux carottes, trois tomates et deux concombres. Khady Bâ n’a pas fini, elle doit compléter les légumes manquants. Il lui reste de la salade et des poivrons. En entendant cette phrase, la réaction de la vendeuse ne s’est pas fait attendre : « Kay chérie, pour les légumes que tu viens de citer, viens je vous mets en rapport avec mon collègue homme », recommande-t-elle à la dame. N’est-ce pas la logique de la solidarité au marché des amitiés toutes faites ?

Une petite endurance vers un monsieur emmitouflé dans un grand tee-shirt. La vendeuse crie : Bailo ! Bailo ! Les mots qui s’en suivent sont en Puular. Alors on n’y comprend plus rien. En tout cas, la cliente s’en sort bien servie. « Je dois apporter du "ndogou" (repas de rupture du jeûne) chez mes beaux parents comme je le fais depuis cinq ans. Cette année, je l’ai fait un peu tard. Ce qui risque de me coûter plus cher, car à l’approche de la Korité, on note une légère flambée des produits », renseigne Khady Bâ qui était venue avec 10.000 FCfa au marché. Il ne lui restait que 2.050 FCfa. « Les trois poulets qui va les accompagner sont déjà exclus », avance-t-elle.

Une petite balade au premier étage du marché, temple des vendeurs de poisson, renforce ses propos. Ici, les étals ne sont pas bien fournis. Que des sardines ! Les poissons nobles sont rares. Il faut avoir le portefeuille bien garni pour espérer en bénéficier. « Ce n’est pas notre faute si les prix flambent. D’abord en période de Ramadan, l’offre baisse et la demande augmente. En effet, les mareyeurs augmentent le prix des caisses de poisson. Par exemple, la caisse de dorade blanche nous est cédée à 60.000 FCfa », explique Coumba, une vendeuse qui soutient que parfois, elle ne s’en sort pas.

Faire des économies en attendant la Korité
A l’étal d’à côté, la gérante est entre les bras de Morphée. Le visage couvert d’un foulard dont une partie est autour des reins, elle est plongée dans un sommeil profond. Les éclats de rires de ses voisines la font sursauter. En s’essuyant le visage, elle laisse entendre dans un ton ironique : « Ma hala, haliss amoul sinon lou doul ay wègne hana » (comment faire, il n’y a pas d’argent, on ne fait plus recette. Sinon que des mouches !). « En ce moment, les poissons les moins chers et accessibles à tout le monde sont les sardines. Et comme il n’est pas beau de les avoir seuls au milieu du bol, certaines femmes recourent à la pâte de poisson pour dissimiler la faiblesse de leur pouvoir d’achat. En plus, le sachet leur revient à 250 FCfa », explique cette dernière.

Même décor chez les bouchers. Après une dizaine de minutes dans un des endroits dédiés, pas un client pour acheter un seul kilogramme de viande qui s’échange, en cette période de jeûne, à 2.800 FCfa. La viande de mouton est encore plus chère car le kilogramme coûte 3.500 FCfa.

En effet, la goinfrerie des premiers jours de jeûne où l’œil « soif » et « faim » veut remplir ce qui était désempli, le ventre, est dépassé. Il faut faire des économies car la Korité approche.

Marame Coumba SECK

L’Institut international d’études et de recherches sur le mouridisme a tenu hier une conférence de presse à l’hôtel King Fahd Palace, en prélude aux journées culturelles dédiées au  fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké qu’il organise du 16 au 18 juillet prochain à Dakar.

Serigne Touba a proposé un mode de développement applicable à toutes les sociétés. C’est pourquoi la direction générale de « Hizbut-Tarqiyyah », mouvement créé en février 1976, a décidé de revisiter la vie du fondateur du mouridisme. Cette rencontre, selon le responsable moral dudit mouvement, Serigne Atou Diagne, vise à rendre hommage à Cheikh Ahmadou Bamba, un défenseur du Coran et lui témoigner une profonde gratitude, émanent de toute la oumah islamique, vu son œuvre incommensurable.

Le « Hizbut-Tarqiyyah », qui vient de boucler ses 40 années de dur labeur, voudrait, à travers ces grandes journées, rappeler que les enseignements de Cheikhoul Khadim n’ont pas de frontière. D’ailleurs, rappelle Serigne Atou Diagne, l’incubation de l’éducation se voit aussi à travers les écrits de Borom Touba dont son modèle de vie était l’islam. « Nous devons rester unis », a-t-il appelé comme priorité.

Pour le conseiller spécial du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, Assane Mbaye, le chef du gouvernement attache une attention particulière à ces deux journées de commémoration. Il dira qu’elles devraient permettre de rappeler l’ampleur du viatique que Borom Touba a laissé à la postérité. La cérémonie d’ouverture officielle de ces grandes journées, prévue le 16 juillet au King Fahd Palace, est placée sous l’égide du président de la République du Sénégal, Macky Sall. Figure aussi au programme une grande conférence sur la philosophie islamique de la paix réhabilitée par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké à l’Ucad. Des expositions sont prévues à côté d’une trentaine de panels. Un festival en sons et lumières est attendu au stade Demba Diop dans la soirée du 18 juillet.  

Serigne Mansour Sy CISSE

Pour la promotion du Droit international humanitaire, la Croix-Rouge sénégalaise cible les universités. Après Dakar, 94 étudiants de l’Ugb de Saint-Louis ont été formés à cette discipline, selon un communiqué de l’organisation.

Quatre-vingt-quatorze (94) étudiants en droit et autres disciplines de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ont été formés, pendant deux jours, au Droit international humanitaire (Dih) et aux premiers secours. Tenue à l’Ufr Sciences politiques et juridiques, cette session de diffusion du Dih a été organisée en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge. « Le droit n'a de chance d'être appliqué que s'il est connu de ceux qui ont le devoir de s'y conformer et de l'appliquer», explique Mme Astou Diouf, conseillère juridique de la Croix-Rouge sénégalaise. Cette exigence comporte, selon elle, un double objectif : d'une part, utilitaire, c'est-à-dire respecter, faire respecter le droit et en corollaire prévenir ses violations, et d'autre part, moral, c'est-à-dire contribuer à la propagation des idéaux humanitaires.

Les étudiants bénéficiaires ont été invités à jouer leur partition pour la promotion du droit international humanitaire. Pour le Pr Mbissane Ngom, directeur de l’Ufr Sciences politiques et juridiques de l’Université de Saint-Louis, « cette initiative renforce la plateforme de dialogue autour de cette disciple au sein de l’Ugb ». Il a invité les organisateurs à élargir l’activité, dans l’avenir, pour plus de bénéficiaires. Il a aussi exhorté les étudiants à s’intéresser davantage à ces sessions de diffusion pour diversifier leurs sources de connaissance étant donné que le droit international humanitaire est intégré dans les modules d’enseignement de l’Ufr Sciences juridiques depuis 2014.

Plusieurs thématiques sur les principes généraux du Dih, la conduite des hostilités, les formes de protection, etc., ont été présentés aux participants. Cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme diplomatie humanitaire. Elle vise l’élargissement du champ d’action de la Croix-Rouge sénégalaise au niveau universitaire. Après Dakar et Saint-Louis, s’ensuivront, au mois de juillet prochain, les universités de Thiès, de Bambey et de Ziguinchor.

Ndiol Maka SECK

Le Sénégal est l’un des pays les plus convoités par les demandeurs d’asile. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), en 2015, il a enregistré 14.274 refugiés. Toutefois, International refugee rights initiative (Irri) a relevé beaucoup de dysfonctionnements dans le système d’asile sénégalais auxquels il faut remédier. La journée mondiale des réfugiés a été célébrée hier.

Quatorze mille deux cent soixante-quatorze (14.274) réfugiés et 2.914 demandeurs d’asile de diverses nationalités ont été enregistrés au Sénégal en 2015, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les refugiés. Beaucoup d’entre eux choisissent le Sénégal en raison de son système politique, sa démocratie. Cependant, a relevé International refugee rights initiative (Irri), au Sénégal, les demandeurs d’asile et les réfugiés sont confrontés à d’énormes difficultés surtout dans la procédure de demande d’asile. « Est réfugié toute personne qui, craignant, avec raison, d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays », en vertu de la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés ainsi que son Protocole additionnel de 1967.

Le Sénégal est partie de ces conventions ainsi que celle de l’Oua de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique. Il a également adopté le Décret n°68-27 du 24 juillet 1968, modifié par la Loi n°75-109 du 20 décembre 1975, portant création de la Commission nationale d’éligibilité au statut des réfugiés, qui se trouve être l’organe gouvernemental qui octroie ou non le statut de réfugié. Selon Irri, il y a des problèmes majeurs dans le système d’asile sénégalais auxquels il faut trouver une solution, particulièrement concernant la procédure de détermination du statut de réfugié. « De sérieuses lacunes administratives et procédurales empêchent ceux qui ont besoin de protection d'en bénéficier », a souligné l’organisation, avant d’ajouter que « la Commission nationale d’éligibilité est extrêmement lente dans le traitement des dossiers, laissant certains demandeurs d’asile attendre près de trois ans avant de recevoir une décision ».

Pour cette organisation, une législation qui fixerait un délai pour le traitement des demandes d’asile serait une étape cruciale pour lutter contre cette situation. « Au Sénégal, le taux d’octroi du statut de réfugié est très bas. Les demandeurs d'asile n’ont souvent pas accès à l'aide humanitaire jusqu'à ce qu'ils soient reconnus comme étant réfugiés. De plus, le Sénégal n’a pas prévu de centre d’accueil pour les demandeurs les plus vulnérables tels que les femmes enceintes, les enfants non accompagnés et les personnes âgées », a déploré l’organisation. De surcroît, a-t-elle ajouté, le système d’asile sénégalais n’a pas prévu une instance de deuxième degré pour faire appel. Ce sont les membres de la commission qui étudient les demandes d’asile en première instance et les recours.

Ndiol Maka SECK

L’artiste Cheikh Lô appelle à plus de protection
cheikh loDans un communiqué, l’artiste Cheikh Ndigel Lô interpelle les gouvernants sur la nécessité de protéger les réfugiés et rappelle qu’ils ont des droits, mais aussi des devoirs envers leurs pays d’accueil. Engagé auprès du Hcr pour la lutte contre l’apatridie, le musicien s’est produit avec son groupe, le Ndiguel Band, à la maison de la culture Douta Seck (Dakar) ce lundi 20 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, en présence de Mme Kpam Ahua, directrice régionale du Hcr et de nombreuses personnalités.  


Ban Ki-moon appelle au respect de leurs droits
Ban ki moonLa Journée mondiale des refugiés a été commémorée hier par le monde entier. Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, appelle à faire bloc autour des refugiés pour faire respecter leurs droits.

Ban Ki-moon appelle à faire bloc avec les millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient leur foyer chaque année pour veiller à ce que leurs droits et leur dignité soient protégés, où qu’ils se trouvent, et placer la solidarité et la compassion au cœur de notre action collective. Il a fait l’invite à l’occasion la commémoration de la Journée mondiale des refugiés. « Le discours anti-réfugiés est si prédominant que les autres voix ont du mal à se faire entendre. Elles existent pourtant bel et bien. Depuis un an, il y a, dans de nombreux pays et régions, un extraordinaire élan de compassion et de solidarité. Des personnes et des populations tout entières ont ouvert leur maison et leur cœur aux réfugiés. Des États ayant déjà un grand nombre de réfugiés sur leur territoire ont réservé un bon accueil aux nouveaux arrivants », a dit le secrétaire général de l’Onu. Ban Ki-moon a poursuivi qu’il est urgent de suivre les bons exemples et de les reproduire à plus grande échelle. « Notre action à l’égard des réfugiés doit reposer sur nos valeurs communes de partage des responsabilités et de non-discrimination ainsi que sur les droits de l’homme et le droit international des réfugiés, notamment le principe de non-refoulement », lit-on dans le discours du patron de l’Onu.

Plus de 65 millions de personnes arrachées à leur foyer
Pour Ban Ki-moon, les déplacements forcés ont atteint une ampleur sans précédent. Plus de 65 millions de personnes ayant été arrachées à leur foyer dans le monde. Les conflits nouveaux et récurrents et les formes de violence et de persécution, chaque jour plus préoccupantes, poussent les populations à fuir. Certaines, a ajouté Ban Ki-moon, cherchent la sécurité dans leur propre pays, d’autres traversent les frontières et deviennent des réfugiés ou des demandeurs d’asile. « À la fin de 2015, on dénombrait 21,3 millions de réfugiés, 3,2 millions de demandeurs d’asile et 40,8 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays », a relevé le Sg de l’Onu.

Selon Ban Ki-moon, la Journée mondiale des réfugiés est l’occasion de prendre la mesure des effets dévastateurs de la guerre et des persécutions sur la vie de ceux qui sont contraints de fuir et de rendre hommage à leur courage et à leur force morale. C’est également l’occasion de saluer les populations et les États qui accueillent et hébergent ces personnes, souvent dans des zones frontalières éloignées frappées par la pauvreté, l’instabilité et le sous-développement, loin du regard de la communauté internationale.

N. Maka SECK

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