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Société & Faits divers (3252)

Malgré la lourdeur de la peine requise contre Matar Diokhané, l’avocat de celui-ci se dit serein. Ayant fait sa plaidoirie, hier, Me Alassane Cissé a informé qu’il n’a vu « aucun élément à charge démontré pour condamner Matar Diokhané à la perpétuité ». Le conseil de la défense n’a aucun doute sur l’acquittement très probable de son client.

Me Alassane Cissé, avocat de Matar Diokhané, ne peut pas concevoir que son client soit considéré comme le sergent recruteur des présumés terroristes qui ont effectué le voyage au Nigéria.

Devant la barre, il s’est attelé, pendant sa plaidoirie, à démonter le réquisitoire du représentant du ministère public. Celui-ci a requis les travaux forcés à perpétuité contre M. Diokhané pour les délits d’actes de terrorisme en relation avec une entreprise terroriste, de financement du terrorisme et d’apologie du terrorisme. Malgré la lourdeur de la peine demandée et les nombreuses infractions retenues par le procureur, Me Cissé se dit serein car il ne voit « aucun élément à charge démontré pour condamner Matar Diokhané à la perpétuité ».

« M. le président, je pense que votre juridiction n’aura aucune difficulté à l’acquitter », dit-il, avant de demander au juge de bien motiver la décision qu’il va prendre. Selon lui, l’infraction d’actes de terrorisme ne peut être retenue contre son client. A ses yeux, cela constitue « une défaillance du dossier » car Matar Diokhané, pendant tout son parcours, du Sénégal au Nigéria en passant par la Mauritanie où il a eu à séjourner, « n’est complice à un quelconque acte terroriste ». « Le terrorisme suppose un élément matériel dont l’existence doit être démontrée. Aucun acte n’a été imputé à Matar Diokhané. Son intention de commettre un acte est absent dans ce dossier », clame Me Cissé. Selon lui, un acte terroriste doit avoir un théâtre d’opération. Ce qui, à son avis, n’est pas le cas dans ce dossier.

Au-delà de son client Matar Diokhané, Me Alassane Cissé a demandé au juge d’acquitter tous les accusés de ce délit d’actes de terrorisme en relation avec une entreprise terroriste. « Rien n’a été établi. Si les actes ne peuvent être situés ni dans le temps ni dans l’espace, comment une juridiction peut-elle entrer en voie de condamnation ? », se demande Me Cissé. Celui-ci d’ajouter que depuis l’ouverture de ce procès, aucune victime des actes de terrorisme pour lesquels les accusés sont poursuivis n’a été trouvée.

« Précipitation »
Concernant le délit d’apologie du terrorisme, l’avocat de la défense a estimé qu’il n’a pas sa raison d’être parce qu’il «n’est pas constitué en ce qui concerne Matar Diokhané ». Le seul tort que son client aurait commis est d’avoir connu Abu Hamza Ndiaye qui avait menacé le président de la République, Macky Sall, à travers un message posté sur sa page Facebook. « Personne n’a jamais entendu Matar Diokhané faire l’apologie du terrorisme. Il n’a jamais tenu un discours intimidant à l’encontre de qui que ce soit », précise l’avocat qui indique ensuite que le délit d’apologie du terrorisme a été pris avec « précipitation » dans cette affaire pour être appliqué à tous les accusés.

Me Alassane Cissé fait remarquer que le délit de financement du terrorisme retenu contre son client par le procureur « n’est pas avéré ». Matar Diokhané, qui avait négocié le retour des « combattants » sénégalais avec le chef de Boko Haram, Aboubakr Shekau, avait reçu 6 millions de nairas de celui-ci pour les frais de transport des présumés djihadistes. Dans son réquisitoire, le procureur a soutenu que cet argent de Shekau était destiné à financer le projet d’installation d’un camp djihadiste au Sénégal. Un argument « trop léger », d’après Me Cissé, qui soutient que cette « somme dérisoire, qui ne permet même pas au groupe des Sénégalais de sortir du Nigéria », ne peut pas financer l’implantation d’une cellule djihadiste au Sénégal. « Si on finançait le terrorisme avec cette somme dérisoire, il ne réussirait pas au Sénégal », réplique l’avocat.

Aliou Ngamby NDIAYE

I - ABOU BAKR
9- Le maintien de l’intégrité de l’espace musulman
Dès sa prise de fonction, Abou Bakr adopta une démarche s’inscrivant dans le sens de la consolidation des acquis et de la poursuite des actions initiées par le Prophète, en veillant notamment au respect des engagements pris et à la réalisation de ses projets et promesses. A cet égard, le premier Calife recueillait surtout l’opinion avisée du Compagnon Omar ibn Al-Khattab et l’associait à la prise de ses décisions majeures. Il consultait aussi ses collaborateurs nommés à des postes de responsabilité.

Dans ce cadre, il procéda au renforcement de l’Armée. A cette époque, les soldats étaient des volontaires, mus par leur foi et prêts à mourir en martyr pour la cause d’Allah. Abou Bakr installa une base militaire à Dhal Qassa en banlieue médinoise et une garnison à Tayma. En effet, l’option militaire s’imposa rapidement au Calife, ses ennemis ayant pris l’initiative d’entamer les hostilités. Ils considéraient que les musulmans étaient trop faibles, sans leur Prophète, pour pouvoir rétablir l’ordre sur les territoires musulmans.

Dès lors, Abou Bakr mobilisa onze brigades, placées sous le commandement de ses hommes de confiance. Il rédigea deux documents, l'un portant définition du cadre de mission des chefs militaires et l'autre ayant valeur de déclaration/avertissement aux rebelles. La lettre de mission adressée aux chefs militaires contenait les principales directives ci-après :

- faire preuve d'une profonde crainte d'Allah, en se conformant à Ses ordres et en évitant Ses interdits,

- lancer un avertissement aux renégats, tout en les invitant à retourner à l'Islam, et leur expliquer leurs droits et devoirs,

- laisser en paix ceux qui acceptent de se repentir,

- veiller à assurer aux soldats, les meilleures conditions de manouvre, et ne pas leur imposer un rythme insupportable,

- empêcher les faux repentis de s'infiltrer au sein des musulmans et de servir d'espions à l'ennemi.

Dans sa déclaration aux rebelles, le Calife rappela les fondamentaux du message du Prophète et le sens du combat qu'il a eu à mener tout au long de sa vie. Il y intégra des versets du Coran qui mettent en évidence le caractère mortel du Messager d’Allah, pour souligner que la disparition de Muhammad (Paix et Salut sur lui) ne saurait justifier des changements dans l'attitude des musulmans envers ses enseignements. Aussi, fit-il part de sa décision d’envoyer des contingents pour restaurer l’ordre et la stabilité sur tout l’espace musulman. Dans ce cadre, il donna l’ordre à ses émissaires, de procéder à la lecture de la déclaration aux rebelles, d’appeler ensuite les gens à la prière et d’attendre leur réaction, en l’occurrence la manifestation de la volonté de la partie adverse à renouer avec l’Islam.

Nonobstant sa ferme détermination à recourir aux moyens militaires, le Calife savait montre d’une grande sagesse. Ainsi la grâce fut accordée à certains dignitaires, dans la perspective de leur contribution à l'apaisement des populations. A contrario, étaient l’objet d’un châtiment exemplaire, les chefs de tribus récalcitrantes qui, outre la commission de crime de haute trahison, avaient tué nombre de leurs anciens coreligionnaires. Par ailleurs, les troupes armées respectèrent les croyances des habitants des territoires conquis, épargnant les églises, les temples et les synagogues.

Le Calife parvient grâce à la vaillance de ses soldats, à réduire les rebelles au silence, à mettre un terme à l’occupation persane de territoires de la Péninsule arabique, notamment le Yémen, l’Oman, le Bahrain et une bonne partie de l’Irak et d’une manière générale, à ramener l’ordre et la stabilité, propices à la propagation de l’Islam à travers le monde.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

Faire baisser au moins de 35% le taux des accidents de la route sur toute l’étendue du territoire national. Tel est l’objectif que se fixent les autorités sénégalaises d’ici à 2020. Pour gagner ce pari, voire le dépasser, un programme de formation complémentaire de 1 à 2% des chauffeurs professionnels a été élaboré.

Après Dakar où 500 professionnels ont fini d’être formés, Thiès a pris le relais, hier, avec une centaine de chauffeurs répartis en deux groupes, pour se renforcer toute la semaine durant. Ensuite, ce sera au tour des pôles de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Saint-Louis, Louga, Matam, Tambacounda, Kédougou, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Venu représenter le directeur national des Transports routiers, Modou Kane Diaw a noté que le développement du pays souffre beaucoup de la recrudescence des accidents de la circulation. « Ils causent une perte sèche de plus de 168 milliards de FCfa, soit deux points du produit intérieur brut, sans compter les dégâts matériels », a-t-il indiqué. L’étude du secteur a aussi montré que 90% des accidents de la route sont dus aux conducteurs.

Ce qui explique le choix fait par les autorités de renforcer les compétences des chauffeurs professionnels à travers un tel programme de formation. « Au-delà du renouvellement du parc en général, des efforts à consentir davantage sur la matérialisation des routes, l’information et la sensibilisation sur les méfaits liés aux accidents de la route, ce programme de formation complémentaire de 1 à 2% des chauffeurs professionnels vise à faire reculer d’au moins 10% sur les 35% fixés », a-t-il précisé. Pour une route sûre, il faut que les chauffeurs veillent sur les signalisations routières, les limitations de vitesse, les capacités de chargement, le temps de conduite et de repos, le respect de l’hygiène de vie.

L’adjoint au gouverneur de Thiès en charge des affaires administratives, Amdy Mbengue, a souligné l’importance capitale du programme au vu des 750 victimes dénombrées, au moins, chaque année, sur les routes du pays. « Thiès, région carrefour avoisinant la capitale Dakar, abrite des événements religieux qui drainent du monde. D’où l’impérieuse nécessité d’inciter les chauffeurs professionnels à maîtriser davantage leur métier pour faire reculer sensiblement les accidents de la route », a-t-il déclaré.

Qu’il s’agisse des chauffeurs bénéficiaires de cette formation, des opérateurs économiques, des représentants des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture ou des métiers, le sentiment est partagé. Pour eux, ce programme, qui met l’accent sur les chauffeurs professionnels, va indubitablement les responsabiliser davantage en fouettant leur estime de soi. C’est, d’ailleurs, l’effet recherché pour faire baisser les accidents de la route au Sénégal.

Mbaye BA

Pour la 10ème année consécutive, l’association Wakeur Kadimou Rassoul a mené son activité de solidarité dans le cadre du mois béni du Ramadan. Elle a organisé une journée de partage marquée par une distribution de repas à plusieurs citoyens de Mbour à l’heure de la coupure du jeûne.

Comme à chaque mois de Ramadan, les camarades de Mamadou Penda Guèye, coordonnateur de l’association «Wakeur Khadimou Rassoul», se sont investis pour le bien de la communauté. « Nous organisons une distribution de « ndogou » aux malades de l’hôpital de Tefess et du centre de santé de Grand Mbour, aux détenus à la prison centrale, aux pensionnaires des « daaras » ciblés et aux familles démunies, pour suivre la volonté de Dieu, les recommandations du Prophète Mouhamad (Psl) et les enseignements de Serigne Touba, notre guide », a dit M. Guèye. Selon lui, le but principal est de se conformer à l’esprit de partage durant ce mois béni de Ramadan.

Cette année encore, les membres de ladite association disent avoir compté d’abord sur eux-mêmes avec des cotisations individuelles à hauteur de 50.000 FCfa. Faut-il ajouter à cela l’apport des bonnes volontés comme Elhadj Ndiouga Dieng, président de l’Association d’entraide pour la récitation du Coran et des sciences islamiques (Aersci). En plus des sacs de riz, du sucre, des dattes et du bœuf qu’il avait l’habitude de donner, le bienfaiteur a, cette année, remis une enveloppe de 500.000 FCfa.

« C’est ainsi qu’un budget de 1.200.000 FCfa a été bouclé pour organiser cette journée de partage qui a démarré par une séance de récital du Coran. Avant la distribution des repas, de ferventes prières ont été formulées pour le repos de l’âme de nos morts et pour une paix durable et une prospérité au Sénégal.

O. POUYE

Le Sénégal a réalisé des performances dans l’atteinte de l’Objectif de développement durable (Odd2) relative à l’éradication totale de la faim à l’horizon 2030, révèle une revue consacrée à la question présentée hier. Dans leurs recommandations, les auteurs ont préconisé l’élaboration d’une politique nationale de lutte contre la faim.

La Revue stratégique «Faim Zéro» présentée, hier, a noté des progrès significatifs réalisés par le Sénégal concernant l’Objectif pour le développement durable (Odd2) qui consiste à : «éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable». La prospective faite par le Millenium institute s’est focalisée sur les performances du Sénégal par rapport à l’Objectif 2 et ses cibles dans deux scenarii : le scénario «Faim Zéro» et le scénario tendanciel. Dans le scénario «zéro faim», les projections montrent des progrès très importants de l’Odd2 (72,3%) reflétant les résultats de la trajectoire de croissance (+ 7% en moyenne annuelle) et de la production agricole voulue à l’horizon 2035. Présentant la revue, le ministre conseiller, Ndioro Ndiaye de Lead convener Sénégal, explique que ces efforts sont dus aux effets positifs des politiques mises en œuvre dans le Pse en particulier, les interventions du Pracas, du Pudc, Puma, Anida…et l’ensemble des dispositifs de protection sociale mis en œuvre ces 5 dernières années.

Par contre, nuance Mme Ndiaye, dans le scénario tendanciel, les simulations indiquent un taux d’achèvement «très bas», de l’ordre 9,2% pour l’Odd2 à l’horizon 2030. Elle ajoute que cette situation peut être expliquée, entre autres, par une augmentation des inégalités combinée à une baisse de la production agricole due à une stagnation des rendements dans le secteur.

Elaborer une politique nationale intégrée
De son côté, Lena Savelli, directrice et représentante-résidente du Programme alimentaire mondial (Pam) au Sénégal, affirme que notre pays ´est dejà sur la bonne voie pour atteindre l'Odd 2». Avec l’ensemble des parties prenantes, le Pam compte traduire les recommandations de la revue en actions, à travers des programmes innovants dotés de budgets conséquents pour adresser les questions de résilience et de protection sociale en faveur des personnes vulnérables, en particulier les jeunes et les femmes. Mme Savelli se dit convaincue que l’insécurité alimentaire et la malnutrition peuvent être totalement éliminées au Sénégal au cours des prochaines années. «Le contexte actuel mondial, marqué par une raréfaction des ressources et une multiplicité de chocs, nous enjoint à changer d’approche dans notre intervention auprès des pays que nous appuyons», a indiqué la représentante-résidente du Pam au Sénégal. Elle ajoute que le Pam, à lui seul, ne saurait contribuer efficacement à l’atteinte de l’Odd2; d’ou à l’importance de travailler en synergie avec tous les partenaires dans une optique d’assister les communautés vulnérables à travers un paquet de services qui réponde à leurs multiples besoins. Dans leurs recommandations, les auteurs de la revue ont préconisé l’élaboration d’une politique nationale intégrée de lutte contre la faim qui assure un accès à une alimentation saine, nutritive et suffisante, toute l’année, en particulier aux pauvres et personnes en situation vulnérable. Ils ont également invité les autorités à réviser et à mettre en œuvre une politique nationale intégrée de protection sociale pour atteindre une plus grande couverture des cibles et une élimination de la faim et de la malnutrition auprès des ménages pauvres.

Abdou DIAW

ABDOULAYE SECK, MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’EQUIPEMENT RURAL : « LES RECOMMANDATIONS DE CETTE REVUE PEUVENT ÊTRE UN INPUT DANS L’ÉLABORATION DE LA PHASE 2 DU PSE »
Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck, qui a présidé la cérémonie de présentation de la revue s’est réjoui des résultats issus de cette étude. Selon lui, la plupart des recommandations formulées dans la revue sont en harmonie avec les orientations du Pse. Elles peuvent être, d’après lui, un input précieux dans l’élaboration de la phase 2 du Pse.

Analysant la place du secteur agricole dans la l’éradication de la faim, le ministre a souligné que grâce à une mutualisation des intelligences, il est possible de changer en profondeur et durablement, de façon positive, les agricultures en Afrique. Au Sénégal, dit-il, le pari est de construire une agriculture productive dans la durée pour avoir une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable. Cela suppose un certain nombre de préalables essentiels : disposer des infrastructures de base, assainir l’environnement de la production et de la commercialisation pour optimiser les revenus des acteurs intervenant dans le secteur, miser sur les coopérations d’innovation technologiques. «Il n’est pas possible de transformer structurellement les agricultures en Afrique sans une science domestiquée qui propose des thérapies opérationnelles nous permettant de produire plus et mieux», a soutenu Papa Abdoulaye Seck.

A. DIAW

MOUBARACK LO, DIRECTEUR DU BUREAU DE PROSPECTIVE ECONOMIQUE : « ELARGIR LA REVUE AUX 16 AUTRES ODD »
A en croire le directeur du Bureau de prospective économique, Moubarack Lô, le gouvernement va démultiplier la revue stratégique nationale aux 16 autres Odd. «D’autres stratégies seront mises en place et nous allons poursuivre l’exercice», a déclaré l’économiste. Il promet de veiller à ce que toutes les bonnes idées sorties de la revue soient incorporées dans la définition du Pap 2 du Pse. Il estime que la présentation de la revue est un exercice très important en ce qu’elle permet de faire un diagnostic approfondi de la situation de la faim et de l’insécurité alimentaire.

Elle permet également de voir les forces et faiblesses des stratégies d’intervention ainsi que les points sur lesquels le gouvernement doit travailler dans le futur pour atteindre les objectifs. Ce qui intéresse le gouvernement, dit-il, «c’est de disposer d’un document, réalisé en collaboration avec tous les acteurs, qui dessine une perspective». Autrement dit, il s’agit, pour le gouvernement, à partir de ce document, dans planification et de la programmation des politiques publiques, de s’inspirer des analyses et des recommandations de la revue.

A. DIAW

4 SUR 20 DÉPARTEMENTS EN SITUATION D’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE
La question de la disponibilité et de l’accès aux aliments se pose avec «acuité» au Sénégal, note la revue stratégique nationale pour l’éradication totale de la faim au Sénégal. Au terme de cette étude, il ressort une vingtaine de départements du pays qui présentaient des niveaux «chroniquement élevés» de vulnérabilité à l’insécurité alimentaire. Il s’agit des départements de Kédougou, Salémata, Saraya, Kolda, Médina Yoro Foulah, Vélingara, Matam, Kanel, Ranérou, Podor, Sédhiou, Bounkiling, Goudomp, Tambacounda, Koumpentoum, Goudiry, Bakel, Ziguinchor, Bignona et Oussouye. Mais d’après les conclusions des travaux, des 20 départements en situation d’insécurité alimentaire au début de la Revue, seuls 4 sont à risque à ce jour : Matam, Kanel, Ranérou, Podor. On constate, par ailleurs, que les régions du Centre, du Sud et du Sud-Est présentent des prévalences beaucoup plus élevées que celles du Nord et de l’Ouest notamment la région de Sédhiou qui enregistre une prévalence à 29,6 % et les régions de Kédougou, Kaffrine, et de Tambacounda avec des taux dépassant 25%.

A. DIAW

PRIYA GAJRAJ, REPRESENTANTE DU PNUD AU SENEGAL : « LA REVUE STRATÉGIQUE FAIT APPEL À UNE APPROCHE MULTISECTORIELLE »
Pour la représentante du Pndu au Sénégal, Priya Gajraj, la revue stratégique nationale pour l’éradication totale de la faim appelle à une approche multisectorielle de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Selon elle, l’éradication totale de la faim nécessite des politiques nationales et des plans d’investissement ambitieux qui ne se concentrent pas uniquement sur le développement du secteur agricole, mais sur la pauvreté, la faim et la résilience aux changements climatiques. «Nous avons aussi besoin d’approche communautaires qui renforcent la cohésion sociale et la capacité des institutions et des acteurs locaux à fourni des services équitables», a soutenu Mme Gajraj. Elle ajoute que la faim, l’insécurité alimentaire et la pauvreté restent plus que jamais étroitement liées.

A son avis, une croissance agricole durable et inclusive est essentielle pour atteindre l’Odd 1 sur la pauvreté mais qui aura un effet accélérateur sur d’autres objectifs notamment celui qui touche à la santé, à l’éducation, au genre et à l’environnement. Elle encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts d’intégration dans la formulation du deuxième Plan d’actions prioritaire (Pap) du Pse ; mais surtout dans l’actualisation et la formulation de politiques sectorielles qui suivront.

A. DIAW

I - ABOU BAKR
8- Le combat contre l’apostasie
Dès la diffusion de la nouvelle du décès du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur lui), de nombreuses tribus arabes musulmanes renoncèrent à leur nouvelle religion et d’autres rejetèrent l’autorité mise en place. En dehors des fidèles qui fréquentaient la Mosquée de Médine, seuls les Qourayches de La Mecque, les Thaquif de Taif et quelques autres clans restèrent au sein de l'Islam.

Le mouvement d'apostasie et de révolte toucha particulièrement des tribus du centre, du nord-est et du sud de l'Arabie, notamment les Ghatafan dirigés par Toulayhah ibn Khouwaylid Al-Assadi, les Banou Hanifah dirigés par Moussaylima Al-Khadhab, surnommé « le menteur », et des Yéménites ayant à leur tête Al-Aswad al-Ansi. Au coeur des zones agitées, une minorité de gens, restée fidèle à l’Islam, parvint à convaincre un grand nombre d’apostasiés à changer d'avis. L’attitude de cette minorité s’expliquait notamment par le poids des valeurs traditionnelles locales, à savoir notamment le sens de l'honneur et le respect de la parole donnée qui continuaient de peser sur les consciences.

Quant à Moussaylima Al-Khadhab, l'un des dirigeants rebelles de la contrée d’Al-Yamâma, il s'était rendu, un jour, auprès du Prophète, pour lui proposer sa conversion à l’Islam, sous réserve d’être effectivement associé à l'exercice du pouvoir. Le rejet sans appel de la proposition de cet imposteur qui prétendait être un prophète, n’est pas étranger au rôle qu’il joua ensuite au sein de la rébellion. La résurgence des rivalités tribales et le mouvement d'apostasie s’accentuèrent. Des personnages qui aspiraient au pouvoir et certaines gens qui devaient leur prédominance à leur conversion à l'Islam, virent leurs anciens adversaires profiter de la confusion qui régnait, pour régler leurs comptes.

Certains gouverneurs se convertirent pour conserver leurs postes. Des chefs, dont Moussaylima, Toulayhah et Sadjâh Bint Al-Hârîth At-Tamîmîyah, une voyante puis poétesse du clan des Banou Taghlib, proclamèrent même leur mission prophétique, dans l'espoir de parvenir au même succès que celui enregistré par le Messager de Dieu. D’autres retournèrent à l’adoration des idoles, considérant que « s’il était vraiment prophète, il ne serait pas mort ! ». En outre, certains musulmans, tout en confirmant leur appartenance à l’Islam, refusèrent de s’acquitter de la Zakât (Aumône canonique). Cette situation suscita une divergence d’opinions entre les deux premières personnalités de l'Etat, Abou Bakr et Omar ibn Al-Khattab. En effet, le Calife avait décidé de combattre les renégats sans distinction alors qu'Omar considérait que seuls ceux qui venaient de renoncer totalement à l'Islam, méritaient d'être combattus. Omar demanda ainsi au Calife comment pouvait-il se battre contre lesdites gens alors que le Prophète a déclaré : « J'ai reçu l'ordre de combattre gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu’il n'y a pas de divinité en dehors d’Allah, L’Unique et que Mouhammad est son Messager. Celui qui en atteste, il jouira de ma part, la protection de sa personne et de ses biens, à moins qu’il ne transgresse les prescriptions de l’Islam. Il appartient à Dieu de le juger. »

Dans sa réponse, Abou Bakr considéra qu'une remise en cause de l’un des principes fondamentaux de l'Islam est assimilable à son reniement, étant donné le lien indissociable qui existe entre ses cinq piliers, notamment entre la Zakât et la Prière (Salat) : « Au nom d'Allah, je combattrai quiconque fait la différence entre la Prière de la Zakat, celle-ci étant un droit prescrit sur leurs biens. Par Dieu, s'ils refusent de me remettre ne serait-ce qu'une jeune chamelle qu'ils avaient l'habitude de donner au Messager d'Allah, je leur livrerais un combat pour qu’il me la remette ».

Omar reconnut alors le bien-fondé de la décision d’Abou Bakr qui reflétait « la vérité même ». Devant la détermination du Calife, les musulmans se rallièrent à sa position.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

 

Me Khoureychi Bâ, conseil de l’accusé Moustapha Diatta, a dénoncé, hier, « un procès injustice dans son essence, dans son application ». Dans sa plaidoirie, il a décrit cette affaire comme celle de tous les paradoxes.

Le procureur, dans son réquisitoire, a requis 20 ans de travaux forcés contre l’accusé Moustapha Diatta pour les délits d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et détention de munitions. Un de ses avocats, Me Khoureychi Bâ, pense que « les monstrueuses accusations portées contre Moustapha Diatta constituent un condensé d’incohérences ». M. Diatta est accusé d’avoir aidé la femme d’Abdallah Bâ (un présumé terroriste) à rejoindre son mari en Libye. Cependant, Me Bâ, qui a plaidé en faveur de l’accusé, estime qu’au-delà de son client, « le procès est injuste dans son essence, dans son application » et est « l’échec d’une enquête longue et bâclée avant terme ».

Me Bâ décrit aussi le procès de l’imam Aliou Ndao et co-accusés comme « le procès des paradoxes ». La preuve, dit-il, c’est dans ce procès que les peines les plus lourdes ont été requises par le maître des poursuites dans la petite histoire de la justice sénégalaise. L’avocat, qui s’est attelé à faire un exerce d’addition de toutes les peines requises par le procureur, révèle qu’Aly Ciré Ndiaye a demandé 135 ans de prison et 11 perpétuités. Il constate, dans le même sillage, que le tribunal a eu droit à « un réquisitoire méchant » du représentant du ministère public et à un « dossier volumineux alors qu’il n’y a absolument rien » Me Babacar Ndiaye, ayant plaidé pour Moustapha Diatta, de faire remarquer qu’il est trop léger de condamner son client sur la base de simples suppositions. Selon le conseil de la défense, depuis le début du procès, il n’y a aucun acte qui démontre que Moustapha Diatta a aidé la femme d’Abdallah Bâ à rejoindre son époux en Libye. Son confrère, Me Ousseynou Ngom, se demande si « aider son prochain, de surcroît l’épouse de son ami, à rejoindre son mari est un délit ». D’après Me Ngom, il y a, dans ce dossier, « une volonté manifeste de mettre Moustapha Diatta dans les liens de la détention et de continuer à l’enfoncer ».

« Absence de documents »
En outre, Me Babacar Ndiaye indique que son client ne peut pas être poursuivi pour le délit d’association de malfaiteurs car « il n’a aucune relation avec les co-accusés ». « Moustapha Diatta a répondu ici qu’il n’a aucune relation avec Matar Diokhané et jusqu’à présent, cette entreprise terroriste n’a pas été démontrée par le parquet », précise Me Ndiaye. Celui-ci souligne qu’il est inconcevable qu’on taxe les accusés de terroristes qui sont revenus du Nigéria avec un projet d’installation d’un camp djihadiste. Or, cela n’apparaît dans aucun document. « Il n’y a pas de documents à l’appui dont Matar Diokhané et sa bande sont les auteurs », reproche l’avocat. Ce qui lui fait dire que « l’infraction d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste n’est pas fondée dans cette affaire ». Me Babacar Ndiaye ajoute que le parquet n’a trouvé « aucun élément factuel » pour démontrer son accusation.

En outre, pour le délit de détention de munitions, Me Ndiaye souligne que son client a reconnu devant la barre qu’il avait une arme mais ne la détenait plus pour l’avoir vendue. Toutefois, il fait savoir que Moustapha Diatta est un passionné de chasse et passe toutes ses heures perdues à faire une telle activité grâce à cette arme. Mais, au moment de son arrestation, il ne lui restait que les munitions. Pour l’avocat, on ne peut pas utiliser des munitions sans une arme adéquate.

Aliou Ngamby NDIAYE

ME DEMBA CIRE BATHILY, AVOCAT DE MAME BA : « NE PAS OUVRIR LA PORTE À L’ARBITRAIRE »
Me Demba Ciré Bathily invite le président de la chambre criminelle à faire preuve de sagesse à l’heure du verdict dans le cadre du procès des présumés terroristes. « Il ne faut pas que, par les décisions que vous rendez, vous ouvrez la porte à l’arbitraire, vous portez atteinte à la liberté d’expression », a mis en garde l’avocat qui défendait, hier, l’accusé El Hadj Mamadou Bâ dit Mame Bâ. D’après Me Bathily, en France, nombre de présumés terroristes sont revenus de la Syrie sans être arrêtés. Ces derniers font juste l’objet de « fiche S » qui est juste une fiche signalétique de la direction générale de la sécurité intérieure pour permettre de pouvoir suivre ces personnes supposées dangereuses.

A. Ng. NDIAYE

Pionnier dans l’adoption d’une loi sur la parité, le Sénégal est aujourd’hui cité en exemple. Huit ans après la mise en œuvre de cette disposition, la gent féminine de notre pays se réjouit des acquis considérables enregistrés.

Le 19 mai 2010, le Sénat adoptait la loi sur la parité absolue homme-femme dans toutes les institutions totalement ou partiellement électives. Huit ans après, les femmes tirent un bilan plus que satisfaisant. « C’était un moment fort pour les femmes. Depuis lors, il y a eu des acquis considérables. A l’Assemblée nationale et dans la gouvernance locale, nous sommes, respectivement, 42% et 47% de femmes. Ainsi, avons-nous eu beaucoup d’acquis, en termes de promotion de la femme », a déclaré Mme Ndèye Saly Dieng, ministre de la Femme et du Genre, à l’occasion de la célébration du 8e anniversaire de cette loi.

Cette cérémonie, organisée par l’Observatoire national de la parité (Onp), a été l’occasion pour la présidente de celui-ci, Mme Fatou Kiné Dop, de revenir sur les différents rapports que sa structure a produits. « Nous avons la prérogative de jouer un rôle de veille, d’alerte et d’anticipation, mais surtout d’identifier les obstacles à la mise en œuvre de la loi sur la parité dans tous les domaines. 2017 ayant été marquée par les élections législatives, nous avons jugé important de documenter ce que nous avons observé », a-t-elle dit. Aussi, l’on a partagé le rapport sur la mise en œuvre de la loi sur la parité sur la période 2012/2016. « Nous avons examiné la parité lors des premières élections législatives paritaires au Sénégal en 2012, en 2014 pour les locales et en 2016 pour le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Ce qui est important, c’est que des avancées significatives ont été notées. On a une loi extraordinaire qui est unique en son genre. Ailleurs, on a des lois sur la parité, mais ce n’est qu’au Sénégal qu’on impose l’alternance des sexes et la condition d’irrecevabilité. Parce qu’au niveau institutionnel, quand la loi a été adoptée, elle a été transcrite dans le code électoral.

A l’Assemblée nationale, le règlement intérieur a été modifié pour permettre au bureau d’être paritaire. Lors de la mise en place du Hcct, immédiatement, le principe de parité a été adopté. De l’observation que nous faisons, en Afrique, il n’y a pas un seul pays qui a ce niveau de représentation de 47,9%. C’est un acquis important», s’est-elle réjouie.

Mais, selon la ministre de la Femme et du Genre, la lutte n’est pas terminée. « Nous devons faire en sorte que les femmes contribuent davantage à l’essor du pays. Des efforts restent à faire, notamment dans l’autonomisation des femmes par rapport à leurs droits, dans la prise en charge effective et sur la discrimination basée sur le genre », a-t-elle dit. Et pour y arriver, Mme Ndiaye a estimé qu’il faut « une synergie des acteurs pour mener le combat ».

Oumar FEDIOR

Le gouvernement entend consolider la dynamique d’échanges et de collaboration avec la société civile suite à son passage devant le Comité contre la torture, les 25 et 26 avril derniers, à Genève. Il manifeste ainsi sa volonté d’être en phase avec les préoccupations des populations sénégalaises qui exigent des solutions appropriées face aux brutalités exercées sur des tierces personnes, mais aussi sur le respect des droits humains.

En effet, les deux parties ont abordé, lors d’une rencontre, le 22 mai dernier, au Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme - Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest (Hcdh-Brao), des points relatifs à la surpopulation carcérale, à l’indépendance de la justice, l’usage excessif de la force par les agents de l’Etat, la question de la traite et des abus à l’égard des enfants, celle des décès et disparitions dans le cadre du conflit en Casamance.  Des points qui figurent parmi les préoccupations majeures du Brao qui encourage la société civile à renforcer le plaidoyer pour une mise en œuvre de ses recommandations. D’ailleurs, le communiqué de presse renseigne que « le but de cette rencontre était pour le gouvernement du Sénégal de partager les recommandations faites par le Comité contre la torture et d’encourager la société civile à se les approprier ».  La réunion a également servi de tribune pour relancer le débat sur la parité au Sénégal 8 ans après la promulgation de la loi sur celle-ci en vue d’évaluer le niveau de réalisations.

En effet, la mission du Hcdh-Brao est d’appuyer les Etats dans leur obligation de promouvoir et protéger les droits de l’Homme et, en particulier, de mettre en œuvre les recommandations des mécanismes des Nations Unies, tel que le Comité contre la torture. Le Hcdh encourage la société civile et le public à s’approprier ces questions car chacun a un rôle à jouer pour que les pays tels que le Sénégal réalisent les recommandations qui leur sont faites au plan international.

Matel BOCOUM

 

Un apprenti chauffeur a été abattu, hier, à Diaobé lors d’une tentative de cambriolage d’une maison. Ces deux complices ont été interpelés par la brigade de gendarmerie.

La famille d’Ibrahima Diallo, un commerçant domicilié à Diaobé 1, un quartier de la commune du même nom, dans le département de Vélingara, n’oubliera pas de sitôt, la peur qu’elle a vécue dans la nuit du jeudi à vendredi dernière. Un groupe de trois individus armés de barres de fer a tenté de s’introduire dans la maison dans les environs de 4 heures alors que le père de famille se trouvait à Kolda. Ils sont passés par le mur de derrière pour tenter de s’introduire par la fenêtre dans une chambre occupée par un nouveau locataire du nom d’Ousmane Tanou Barry qui a aménagé dans  cette maison, il y a à peine, une semaine. Mais c’était sans compter avec le courage de ce dernier qui n’hésita pas à se servir de son arme contre ces visiteurs nocturnes indésirables. « Il a été grièvement blessé à la tête et aux mains par les assaillants qui l’ont attaqué à l’aide de barres de fer. Il a alors pris son arme pour tirer sur eux, atteignant l’un d’eux, en plein front. Ce dernier est tombé, avant de rendre l’âme quelques temps plus tard. Les autres ont immédiatement pris la fuite pour sauver leur peau », déclare Ibrahima Diallo. Alertée, la  brigade de gendarmerie de Diaobé-Kabendou s’est aussitôt, rendue sur les lieux pour faire le constat.

Ousmane Tanou Barry qui ne semble pas disposé d’une autorisation de détention d’arme, a été acheminé au Centre de santé de Diaobé pour bénéficier des soins médicaux avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie. Le corps de la victime a  été acheminé à la morgue de l’hôpital régional de Kolda pour les sapeurs-pompiers. Les deux fugitifs qui ont été interpelés vendredi, à Diaobé et remis à la brigade de gendarmerie seront présentés au parquet de Kolda lundi. Les trois assaillants qui sont des apprentis chauffeurs d’un camion de marchandises se trouvant en ce moment au marché hebdomadaire de Diaobé seraient originaires de Mbour. La victime, dont le nom n’a pas été révélé, est le frère de même mère du chauffeur du camion qui a facilité leur arrestation après avoir constaté l’absence de son jeune frère.

Le maire de Diaobé, Moussa Diao, se réjouit de l’arrestation de ces deux fugitifs et espère que cela permettra d’avoir plus d’information sur cette bande qui certainement n’est pas à son premier essai.

Mamadou Aliou DIALLO

 

La cité religieuse de Popenguine va bientôt entrer dans sa phase de modernisation. En session ordinaire de l’année pastorale 2017-2018, au Foyer du Cap des Biches, les évêques du Sénégal ont  annoncé que les travaux du nouveau sanctuaire démarreront en juillet prochain.

Les évêques du Sénégal ont tenu au lendemain du pèlerinage marial de Popenguine, du 22 au 25 mai, leur deuxième session ordinaire de l’année pastorale. Ils ont profité d’une rencontre avec la presse pour remercier le chef de l’Etat pour l’important soutien apporté à l’organisation du pèlerinage de Popenguine. Ils ont associé son épouse aux remerciements, mais aussi les chefs de services, les forces de défense et de sécurité ainsi que toutes les personnes  qui ont contribué à la réussite de cette  130ème édition du pèlerinage.  Mgr Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar et président de la Conférence épiscopale des évêques du Sénégal, de la Mauritanie, du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau, a indiqué que le président de la République a réaffirmé l’engagement de l’Etat à entamer les travaux de construction du nouveau sanctuaire marial de Popenguine dès le mois de juillet. Le projet concerne aussi la construction des sanctuaires des autres diocèses dédiés à la Vierge Marie.  Mgr Ndiaye a annoncé qu’en octobre 2018, se tiendra à Rome le Synode des évêques sur les jeunes et en janvier 2019 à Panama, seront célébrées les journées mondiales de la jeunesse autour du Pape François. « Dans ce contexte de la vie de l’Eglise universelle, les évêques exhortent les jeunes chrétiens à se mettre quotidiennement à l’écoute du Christ et à l’école de la Vierge Marie, l’humble servante du Seigneur qui, par son oui à Dieu, s’est rendue toute disponible à collaborer à l’œuvre de Dieu », a déclaré Mgr Benjamin Ndiaye. Il a rappelé que l’ouverture de la deuxième session des évêques du Sénégal s’est faite en présence de Mgr Michael Banach, nonce apostolique à Dakar. Les évêques ont remercié les femmes catholiques pour leur engagement au service de l’Eglise. « Ils leur ont assurées de leurs prières et leur soutien dans l’organisation de la prochaine Assemblée mondiale des femmes catholiques », a affirmé Mgr Benjamin Ndiaye. Cette assemblée générale aura lieu au Sénégal du 15 au 22 octobre 2018.   Les évêques ont rencontré également le président du conseil d’administration et le directeur général de la Coopérative autonome pour le renforcement des initiatives économiques par la microfinance (Caurie-Mf). Cette structure financière a été mise en place par les évêques pour permettre aux femmes d’avoir accès  au crédit.  

Crises scolaires, universitaires, sociales…
Les évêques invitent à privilégier la concertation

Les évêques du Sénégal se sont prononcés sur les différentes crises qui secouent le monde scolaire, universitaire et social. « L’actualité dans notre pays fait état d’événements regrettables et malheureux. Les évêques s’inclinent devant la mémoire de toutes les personnes décédées et ils adressent leurs sincères condoléances aux familles éplorées », s’est exprimé Mgr Benjamin Ndiaye, parlant au nom des évêques du Sénégal.  Ces guides religieux ont lancé encore une fois un appel pressant à tous les concitoyens, afin que toutes violences physiques ou verbales soient bannies, particulièrement envers les enfants et les plus faibles. « Face aux grèves récurrentes qui freinent le développement du pays, face à la crise scolaire et aux nombreuses perturbations qui ont entraîné un important retard dans les apprentissages, les évêques appellent tous les acteurs à la juste retenue, au sens accru de la responsabilité et du bien commun », a dit le porte-parole des évêques. Selon lui, les évêques tiennent à  préserver le droit des enfants et des jeunes à une éducation de qualité. Ceux-ci ont exhorté tous les responsables au courage et à l’honnêteté pour situer les responsabilités et prendre des mesures idoines pour mettre fin à toutes ces perturbations. Mgr Benjamin Ndiaye a demandé aux étudiants en grève de reprendre  les cours.  « Je ne pense pas qu’une grève illimitée soit la solution. Il faut privilégier la concertation pour arriver à la solution », a recommandé Mgr Ndiaye.      

Eugène KALY

 

La ville de Fatick va abriter deux unités de formation et de recherche (Ufr) de la nouvelle Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass (Ussein).

Le Pr Amadou Tidiane Guiro, recteur de l’Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass (Ussein), a procédé au lancement des travaux de réalisation des infrastructures devant abriter les deux Unités de formation et de recherche (Ufr) de Fatick. Ces dernières, selon M. Guiro, « vont concerner les deux secteurs du tourisme et de la restauration ainsi que la pêche et les ressources halieutiques ». A juste titre, puisque cette région centre à la particularité de disposer d’importantes zones à vocation touristique (Foundiougne, Toubacouta, les îles du Saloum, Palmarin et Ndangane Sambou). Elle abrite aussi un énorme potentiel en ressources halieutiques avec des zones de pêcheries et de cueillette de crustacés dont le village de Djiffer se positionne parmi les plus importants quais de débarquement de pêcheurs.

Le recteur de l’Ussein a tenu à énumérer tout ce potentiel qui, mis en corrélation avec l’adéquation formation-emploi, devrait ouvrir des portes aux futurs étudiants qui seront orientés dans ces deux Ufr. « Et cela devrait démarrer déjà pour

l’année universitaire à venir (2018-2019) avec une première cohorte de 2.000 étudiants qui seront répartis entre les campus de Fatick, Kaolack et Kaffrine, une directive du ministère de l’Enseignement supérieur. Pour l’entame, les cours vont se tenir à Fatick, dans des locaux qui seront mis à la disposition de l’université par les autorités locales », a indiqué Amadou Tidiane Guiro.
Le recteur et sa délégation ont visité le nouveau Centre régional de formation des personnels de l’éducation (Crfpe) de Fatick pour voir les possibilités d’utiliser les locaux. Cela, en attendant la livraison des nouveaux bâtiments de

l’université dont les autorités s’attèlent à faire démarrer les travaux des amphithéâtres et autres annexes qui vont abriter les autres services comme le bloc administratif et pédagogique, le service social ainsi que le campus. Le tout sera confiné sur un site de 400 ha attribué par les communes de Diouroup et Niakhar, et pour lequel les impactés seront indemnisés le plus rapidement possible, selon M. Guiro. « Nous allons aussi, en plus des indemnisations, leur attribuer des terres de cultures pour leur permettre de poursuivre leurs activités agricoles », a-t-il ajouté.

Le délai d’exécution par un consortium sénégalo-chinois, d’après le directeur des travaux pour le compte de l’entreprise sénégalaise, Ibrahima Diao, « est de 24 mois qui pourrait être ramené à 20 mois compte tenu des retards notés dans le processus d’attribution et de l’urgence qu’il convient maintenant d’accorder à ces travaux ».

Le coût total de cette université à vocation agricole, a rappelé Amadou Tidiane Guiro, «est évalué à 65 milliards de FCfa. Les 60 milliards sont destinés à la réalisation des travaux de construction, les 4 milliards de FCfa aux équipements et le milliard restant à la logistique. A terme, ce haut temple du savoir pourrait recevoir 30.000 étudiants».

Mohamadou SAGNE

« Remporter la lutte contre la corruption en Afrique ». C’est autour d’un tel thème que l’Institut africain de développement et de la planification (Idep), en partenariat avec le groupe des ambassadeurs accrédités au Sénégal, a axé la réflexion dans le dessein de disposer d’une feuille de route dont le déroulé permettra de vaincre ce fléau des temps modernes.

Malgré les avancées enregistrées en termes de bonne gouvernance dans bon nombres de pays africains, la lutte contre la corruption demeure un défi important à relever pour le continent. Le sondage afro baromètre, publié en juillet 2017 dans 36 pays d’Afrique, rapporte que 55% des Africains le confirment. C’est dans ce contexte que l’Institut africain de développement économique et de la planification (Idep) a organisé, hier, à Dakar, un séminaire de réflexion autour du thème : «Remporter la lutte contre la corruption en Afrique», en collaboration avec le groupe des ambassadeurs africains accrédités au Sénégal.

Selon la directrice de l’Idep, Mme Karima Bounemra Ben Soltane, cette rencontre vise à approfondir la réflexion sur les efforts de lutte anti-corruption en Afrique, les progrès réalisés et les meilleures pratiques en matière de politiques nationales de développement du continent. Aussi, a-t-elle rappelé la déclaration des dirigeants africains lors de la 30ème session ordinaire du Sommet des chefs d’Etats de l’Ua où l’on a soutenu que « la corruption est un phénomène qui freine les efforts de développement à l’échelle du continent et annihile fortement l’économie des Etats africains qui, malgré les mesures prises, n’arrivent pas à endiguer le fléau ». D’où le choix du thème de ce conclave qui offre à l’Afrique une bonne occasion de dresser le bilan de ses efforts, mais surtout une feuille de route en vue de gagner la lutte contre ce fléau des temps modernes.

Réunissant le groupe des ambassadeurs accrédités au Sénégal, les hauts fonctionnaires et les représentants d’organisations internationales travaillant sur des questions relatives au développement économique du continent, la session a été l’occasion pour le secrétaire général du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Oumar El Foutiyou Bâ, de se réjouir de cette initiative. Il a ensuite souligné que « la corruption est reconnue au plan mondial comme une menace pour la stabilité sociale, le fonctionnement des institutions et l'efficacité de la mise en œuvre des stratégies de développement ». D’après lui, à l'image de beaucoup de pays africains, le Sénégal n'échappe pas à ce phénomène qui s’incruste, se généralise dans les pratiques quotidiennes et se manifeste dans plusieurs secteurs de l'économie.

Mise en place d’instruments de contrôle
Oumar El Foutiyou Bâ a affirmé que la lutte contre la corruption constitue une dimension majeure de la politique pour le renforcement de la bonne gouvernance au Sénégal, en droite ligne des perspectives tracées par le chef de l’Etat. La mise en place d’un ensemble d'instruments de contrôle, de mécanismes et des stratégies de prévention au niveau de l'administration, de la société civile et du secteur privé, entre dans cette vision. Au plan institutionnel, la Cellule nationale d'enquête et de traitement de l'information financière (Centif), la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), l'Inspection générale d'Etat (Ige), mais surtout la création de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) par la loi 2012-30 du 28 décembre 2012 traduisent une évolution notable du dispositif juridique dédié à la lutte contre ce fléau.

Ainsi, les réformes initiées depuis 2012 dans ce domaine ont amplement contribué à repositionner le Sénégal en Afrique et dans le monde. «Entre 2012 et 2017, l'indice de perception de la corruption, publié depuis 1995 par l’Ong Transparency International, s'est amélioré de 9 points, passant de 36 à 45 sur 100. Au plan africain, le Sénégal est parmi les 10 premiers depuis 2014, alors qu'en 2012, deux années auparavant, il occupait la quinzième place », a laissé entendre Oumar El Foutiyou Bâ qui a réaffirmé l’engagement du gouvernement à maintenir cette dynamique.

Tata SANE

I - ABOU BAKR 

5- La vision du nouveau calife
Abou Bakr était reconnu pour sa compréhension de la religion qui était inégalable dans sa profondeur. Il avait mémorisé la totalité du Coran et était l’un des plus grands Savants de la Sunna du Prophète de l’Islam. Il se distinguait égale- ment par sa bonne maitrise du fonctionnement de l’Etat. En effet, il était étroitement associé aux décisions prises à l’issue des séances de concertation quotidiennement tenues sous la présidence du Messager d’Allah. Abou Bakr avait ainsi une claire vision du Califat. Elle se reflétait à travers ses discours et déclarations. A l’occasion de son investiture, il délivra le message ci-après, dans la Mosquée du Prophète à Médine : « O gens ! Je viens d'être désigné parmi vous pour diriger notre Communauté. Pourtant, je n’en suis certes pas le meilleur. Apportez-moi votre soutien aussi longtemps que je ferai preuve de droiture. Dans le cas contraire, corrigez-moi. La vérité est un dépôt qui m’a été confié pour un temps (Amânat) et j’y veillerai. Et le mensonge, c’est de la traitrise. Le plus faible d’entre vous sera fort auprès de moi, aussi longtemps que je n'aurai pas assuré le respect de son droit. Et le plus fort restera faible auprès de moi, aussi longtemps que je ne lui aurai pas retiré le droit qui revient aux autres, par la Volonté d'Allah. O Gens ! Qu'aucun d'entre vous ne délaisse le combat sur le Sentier de Dieu (Djihâd) car chaque fois qu'un peuple le néglige, Allah lui inflige l’humiliation. Et chaque fois que le vice sévit au sein d’un peuple, Dieu l’éprouve par des calamités ! Obéissez-moi, aussi longtemps que j'obéirai à Allah et à Son Messager. Si je leur désobéis, vous ne me devrez plus aucune obéissance. Levez-vous pour accomplir la prière. Puisse Allah vous accorder Sa Bénédiction. »

L’analyse de ce discours historique laisse apparaître les enseignements essentiels ci-après, qui découlent de la politique éclairée du nouveau calife : - Veiller à ce que celui qui exerce le pouvoir suprême ainsi que ses proches collaborateurs, soient d’une moralité au-dessus de tout soupçon. - Assurer l'égalité entre tous les citoyens, en particulier entre les gouvernants et les gouvernés.

Cette approche s’avère en rupture totale avec la tradition arabe qui voulait que les personnes appartenant aux « classes supérieures » soient au-dessus des lois appliquées aux personnes jugées de rang inférieur. En atteste l’intervention auprès du Prophète, afin d’éviter l’application d’une peine légale à une femme issue de la noblesse Qourayche. Cette intervention avait suscité le courroux de l’Envoyé de Dieu qui avait saisi l’occasion pour mettre en garde les gens, contre la tolérance de l’inégalité au sein d’une société, gage le plus sûr de sa désintégration. - Promouvoir et garantir la liberté d'expression que traduit la critique constructive qui aide les gouvernants à se corriger, de manière à instaurer durablement la bonne gouvernance. - Moraliser la vie publique, en promouvant notamment l'Ethique et la gouvernance vertueuse et transparente. - Assurer la défense de la Nation et créer les conditions d’une participation effective des citoyens aux efforts déployés à cet effet.

- Veiller au respect strict des dispositions de la Constitution, de nature à promouvoir la loyauté des gens vis-à-vis de l'Etat et de ses institutions.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

L’avocat de l’accusé Lamine Coulibaly a indiqué, hier, lors de sa plaidoirie qu’il n’existe aucun fait matériel pouvant asseoir l’existence d’un quelconque crime commis par son client. Il a déploré l’absence d’une « enquête sérieuse » permettant de trouver des victimes des « actes de terrorisme » qu’aurait commis son client et certains de ses co-accusés.

Me Amadou Aly Kane, avocat de Lamine Coulibaly, a dévoilé de nombreux obstacles empêchant le jugement de son client. Dans sa plaidoirie devant le juge, il a souligné que le premier obstacle dans cette affaire est « l’extinction de l’action judiciaire ». Me Kane a fondé son argumentaire sur l’abrogation de la loi de 2007 qui a été remplacée par celle de novembre 2016. Or, d’après le conseil de M. Coulibaly, les faits sont visés sous l’emprise de la loi de 2007. « En cas d’abrogation, l’action publique est éteinte. Elle est finie, elle n’existe plus », a-t-il dit.

Le deuxième obstacle, a poursuivi l’avocat, est lié à la nullité du procès-verbal et de l’ordonnance de renvoi. Ce qui lui a fait dire que son client et beaucoup d’autres accusés sont en « détention arbitraire car toute la procédure est nulle ». Il a rappelé au président de la chambre criminelle que les accusés sont jugés sur la base de simples informations de police. D’après Me Amadou Aly Kane, les procès-verbaux des enquêteurs ne peuvent être retenus en l’absence de commissions rogatoires. Lamine Coulibaly et tous les autres accusés qui ont fait le voyage au Nigéria sont poursuivis pour « actes de terrorisme en relation avec une entreprise terroriste ». Ces faits se sont déroulés dans le fief de Boko Haram.

Me Kane a regretté le fait qu’aucun enquêteur de la Division des investigations criminelles (Dic) n’ait pu faire le déplacement dans la forêt de Sambissa ou d’Abbadam où se sont déroulés les « crimes » pour mener une « enquête sérieuse ». Seule la mise en place d’une commission rogatoire, a-t-il souligné, aurait permis de trouver des victimes des actes terroristes pour lesquels son client et certains des accusés sont poursuivis. « Dans cette affaire, il n’y a pas de faits », a-t-il affirmé.

«Absence de faits matériels»
Il a, par ailleurs, indiqué que son client « ne s’est pas rendu chez Boko Haram, mais s’y est retrouvé» sur ordre de son maître coranique à Richard-Toll, Aboubacry Guèye. Celui-ci lui avait promis qu’il aurait la possibilité, une fois au Nigéria, de poursuivre ses études et d’obtenir une bourse pour aller à l’étranger. Sur place, il s’est rendu compte qu’il était dans le fief de Boko Haram, avait raconté l’accusé devant la barre. Son avocat, qui ayant rappelé ce passage au juge, a informé que tout le souhait de son client, une fois dans le siège de Boko Haram, était de rentrer dans son pays. En lieu et place de l’apprentissage du Coran, Lamine Coulibaly s’est exercé maniement des armes. Toutefois, Me Amadou Aly Kane a précisé que si son client a appris à manier les armes, « c’est parce qu’il n’a n’avait pas la liberté de choisir et de dire non ».

En effet, Lamine Coulibaly, ayant eu l’occasion de s’échapper de la zone de Boko Haram pour rentrer au Sénégal, a été arrêté, en cours de route, par les forces de sécurité nigérianes avant d’être renvoyé dans son pays. L’avocat de la défense a indiqué que le Nigéria a renvoyé son client à Dakar sans aucun dossier. La preuve est que les forces de sécurité nigérianes, après leur enquête, ont découvert que Lamine Coulibaly n’était pas coupable. « S’il avait combattu et tué des soldats nigérians, le Nigéria allait le juger », a déclaré l’avocat. Néanmoins, il s’est dit surpris de voir son client être arrêté après son retour du Nigéria alors qu’il n’a commis aucun crime.

« Après son retour, il n’est allé nulle part, il n’a parlé à personne. On lui avait même proposé un voyage en Libye, mais il a refusé et a dissuadé d’autres candidats au voyage », a raconté l’avocat de la défense. Celui-ci a renseigné « qu’il n’y a aucun fait matériel » pouvant permettre d’asseoir l’existence d’un quelconque crime commis par son client. Sur cette base, il a invité le juge à « acquitter Lamine Coulibaly ».

Aliou Ngamby NDIAYE

BABOUCAR KANE, AVOCAT D’ABOU DIALLO : « ON VEUT ASSOCIER LA RELIGION MUSULMANE AU TERRORISME »
L’avocat de l’accusé Abou Diallo alias Abu « Djendel », Me Baboucar Kane, a invité, hier, le juge Samba Kane à ne pas être « victime d’un contexte, d’un texte et d’une enquête » dans le cadre du procès de l’imam Aliou Ndao et co-accusé. L’avocat a regretté que dans le contexte actuel, « à chaque fois qu’un individu veut vivre sa religion avec rigueur, on l’assimile à un terroriste ». « On veut associer la religion musulmane au terrorisme. Les Occidentaux sont victimes d’une hystérie sécuritaire, une médiatisation à outrance de cette question. Je vous invite à ne pas être dans cette logique », a appelé l’avocat.

A. Ng. NDIAYE

ME ISSA DIOP DEMANDE L’ACQUITTEMENT POUR OUMAR YAFFA
Me Issa Diop, avocat d’Oumar Yaffa, a demandé au juge d’acquitter son client qui a effectué le voyage dans le fief de Boko Haram, mais sans commettre un seul acte terroriste.

Dans sa plaidoirie, Me Issa diop n'a pas contesté le fait qu’Oumar Yaffa était dans le fief de Boko Haram. Cependant, il a précisé que son client n'a commis aucun acte terroriste. Pour lui, ce procès n'a pas sa raison d’être car le maître des poursuites ne détient aucune preuve contre les accusés. S'adressant au juge, il a rappelé que son client Oumar Yaffa était entendu comme témoin, mais pas comme un présumé djihadiste. Il a déclaré que ce dernier n'a rien à se reprocher car « il a seulement effectué le voyage en direction du Nigéria avec certains de ses co-accusés pour trouver du travail, mais pas pour combattre ». Par ailleurs, Me Diop a demandé au juge d’écarter tous les chefs d’inculpation retenus contre son client et de l’acquitter car, a-t-il précisé, « on a rien contre lui ». Pour rappel, Oumar Yaffa est poursuivi pour les délits d'actes de terrorisme en relation avec une entreprise terroriste, apologie du terrorisme, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs et financement du terrorisme. Dans son réquisitoire, le procureur avait requis les travaux forcés à perpétuité contre l’accusé et tous ses compagnons du voyage pour le Nigéria.

Awa Kane FALL (stagiaire)

C’est une association qui compte redorer le blason des personnes du 3ème âge du Sénégal. « Motali Momélou Mackgny » ou « Les 3 M » veut donner plus d’égard aux séniors en les réconciliant aussi bien avec les institutions qu’avec les citoyens.

Ils militent pour un développement inclusif et rejettent ce qu’ils appellent une tentative de « fossilisation » des personnes du 3ème âge. Les membres de l’association « Motali Momelou Mackgny » (sauvegarder l’héritage des anciens) ou les « 3 M » souhaitent plutôt le renforcement de l’autonomisation des séniors. Face à la presse, hier, ils entendent, par le biais de leur association, contribuer aux politiques et programmes de prise en charge du vieillissement dans le pays, notamment en matière de santé et d’encadrement social des aînés. « Notre association ambitionne de contribuer à la restauration des valeurs de notre société et à la recherche d’équilibres sociaux, gages de stabilité pour arriver à un développement inclusif et harmonieux de notre pays », a déclaré Insa Laye Sèye, secrétaire général de ladite structure.

Représentant 31% de la société, les séniors signalent que personne ne peut, mieux qu’eux, prendre en charge certaines questions. C’est pour cela qu’ils entendent jouer pleinement leur fonction, en demeurant « utiles » à ce pays qui les a vus naître et qu’ils aiment tant. C’est pourquoi, ils ont réclamé leur intégration dans certaines institutions du pays comme le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et le Haut conseil pour les collectivités territoriales (Hcct). « Pourquoi toujours les jeunes et les femmes et jamais les personnes du 3ème âge ? Nous n’acceptons pas que les séniors soient laissés à la porte du cimetière », a martelé M. Sèye dont les membres de son association demandent plus de considération, notamment l’application de tarifs préférentiels dans les transports publics et des places dédiées.

Les « 3M » sont cette organisation apolitique qui compte se déployer partout au Sénégal. Même s’ils ont des représentants à Dakar, à Rufisque et à Thiès, ils ambitionnent de s’implanter dans les 45 départements du pays, selon Demba Sow, le président de l’association. Pour que la voix des personnes du 3ème âge soit davantage entendue, M. Sow signale qu’ils travaillent sur un plan d’action national et qu’à terme, ils envisagent de créer des « projets économiques » et d’organiser des activités socioculturelles en faveur des séniors.

Maguette NDONG

Médinatoul Mounawara, dans la commune de Nguékokh, a battu, pour cette 48ème édition de la « Salatoul Tasbih », tous les records d’affluence. Les fidèles étaient venus de toutes les régions du Sénégal pour effectuer cette prière dénommée « Assurance tout risque » puisqu’effaçant tous les péchés connus, méconnus, commis volontairement ou par inadvertance.

Le gouvernement était représenté à cette journée de prières par les ministres Abdou Ndéné Sall (Développement du réseau ferroviaire) et Ismaïla Madior Fall (Justice), accompagnés d’une forte délégation. Le Khalife Thierno Bachir Tall, parrain de cette 48ème édition, était présent, ainsi que les représentants de toutes les familles religieuses musulmanes sénégalaises. L’innovation, pour cette édition, est que l’on a enregistré plusieurs communications dont celle d’Elhadji Lamine Niang.

Cet ancien diplomate a révélé que l’initiative de cette journée, initiée par Elhadji Ibrahima Sakho, a vécu 1.000 mois, soit 83 ans, c’est-à-dire l’équivalant de la sourate « Inna Anzal Nahou fi Leylatoul khadri ».

Selon Elhadji Lamine, c’est là une preuve incontestable qu’Elhadji Ibrahima Sakho avait, en vrai homme de Dieu, une dimension spirituelle hors du commun. Mieux, a-t-il poursuivi, Elhadji Ibrahima Sakho n’était pas un marabout, mais un formateur, un conducteur d’hommes. « S’agissant du dialogue islamo-chrétien, qui fait l’actualité dans notre pays à chaque lundi de Pentecôte, Elhadji Ibou Sakho en est le précurseur », a soutenu son fils cadet Séga Sakho qui a révélé que « son père, Elhadji Ibrahima Sakho, s’était, en 1966, rendu à Rome pour rencontrer le Pape d’alors et avait échangé avec le chef de l’Eglise catholique sur ce sujet d’intérêt ». Au cours de la cérémonie officielle, Abdou Ndéné Sall, ministre délégué en charge du Développement du réseau ferroviaire, a sollicité, au nom du Président Macky Sall, une paix durable pour notre pays, un hivernage pluvieux et un bon déroulement de la prochaine présidentielle. Il a indiqué que le chef de l’Etat, qui connaît l’importance de cette journée, est de tout cœur avec la famille Sakho. En témoigne la forte délégation qu’il a envoyée à Médinatoul Mounawara.

Le khalife d’Elhadj Ibrahima Sakho, Serigne Habib Sakho, qui célèbre sa 24ème prière de la salatoul tasbih après les 24 conduites par son défunt ascendant, a d’abord tenu à rendre un vibrant hommage à Thierno Bachir Tall qui, malgré son grand âge, s’est déplacé jusqu’à Médinatoul Mounawara par amitié et fidélité à Elhadj Ibrahima Sakho. Il a ensuite prié pour un Sénégal émergent, lequel passe par la réussite des politiques de développement initiées par le Président Macky Sall.

Amath Sigui NDIAYE

Une attaque à main armée a été perpétrée à Samick, un village de la commune de Boutoupa-camaracounda (Ziguinchor), par des individus non identifiés, dans la nuit de mercredi à jeudi. Un garçon âgé de 6 ans a été tué et une dame a été blessée par balle à la jambe.

Selon les témoignages, l’attaque aurait lieu entre 23 heures et minuit. Les assaillants seraient venus du côté Est du village où se trouvent les magasins de stockage de noix de cajou appartenant à des maures. Ces derniers auraient été dépouillés de tout leur argent et autres biens. Les hommes armés auraient fait irruption dans la concession de la famille Mané dont ils auraient défoncé la fenêtre d’une chambre et tiré à l’intérieur, tuant un garçon âgé de 6 ans qui a été atteint à la tête, et blessant une dame à la jambe. Après, le groupe d’hommes lourdement armé se serait attaqué au reste des habitants du village, s’emparant de tous leurs biens (argent, bijoux, téléphones portables, radios). A la suite de leur forfait, les assaillants se seraient repliés vers la forêt située à quelques encablures de Samick.

Alertée, l’armée s’est déployée dans la zone pour sécuriser le village et ses environs et retrouver les auteurs de l’attaque. La dame blessée à la jambe par balle aurait été évacuée par l’armée, vers 4 heures, à Ziguinchor. Quant au corps sans vie du garçon âgé de 6 ans, il aurait été acheminé à Ziguinchor par les sapeurs-pompiers, après le constat de la gendarmerie. Il faut savoir que le village de Samick s’était vidé de ses habitants pendant plus de 30 ans, à cause de l’insécurité liée au conflit armé, qui sévissait en Casamance.

Les populations locales s’étaient alors réfugiées à Ziguinchor, en Guinée-Bissau, en Gambie et un peu partout ailleurs. Elles ont commencé à rentrer à la faveur de l’accalmie que l’on observe depuis 2012. Mais, cette agression a plongé plus d’un dans la consternation, à Ziguinchor. Toutefois, de nombreuses personnes ont estimé que cette attaque à main armée ne peut nuire en rien le processus de paix, qui se consolide en Casamance.

El Hadj Moussa SADIO

I - ABOU BAKR

3- Ses missions et responsabilités spécifiques
En l'an IX de l’Hégire, Abou Bakr reçut du Prophète, l'ordre de conduire la caravane officielle des premiers pèlerins à La Mecque afin, d’une part, de les initier aux modalités d’accomplissement du cinquième et dernier pilier de l’Islam et, d’autre part, de préparer le grand et ultime voyage du Chef suprême de la Communauté musulmane en ce lieu saint de l’Islam, l’année suivante. Un jour, le Messager de Dieu tomba malade. Il désigna alors Abou Bakr pour diriger la prière à la Mosquée, à sa place. D'aucuns perçurent cette désignation comme le signe précurseur du rôle qu'il allait jouer à la suite de la disparition de l'Envoyé d'Allah qui avait dit, par ailleurs : « Celui qui guide les autres dans la prière, doit être le plus savant d’entre eux ». S'y ajoutèrent deux autres signaux forts, verbal et factuel :

- Lorsque l’état de santé du Prophète commença à se dégrader, il dit : « Abou Bakr fait partie de ceux à qui je fais confiance, eu égard aussi bien à la manière dont il m'a accompagné qu’à la mise de son argent au service du Messager d’Allah. Si j'avais à trouver un ami intime autre que mon Maître, c'est Abou Bakr que j’aurais pris comme tel. Cependant, la fraternité et l'affection fondées sur l'Islam suffisent. Fermez-moi toutes les portes des demeures qui donnent à l’intérieur de la Mosquée, hormis celle d’Abou Bakr ».

- Une femme vint trouver le Prophète malade pour lui soumettre un problème personnel. Il l’invita à revenir une autre fois. En des termes allusifs, elle lui exprima sa crainte de ne plus le retrouver. Ayant bien saisi le sens de son propos, il lui demanda de s’adresser, le cas échéant, à Abou Bakr. Le Messager avait une profonde estime pour son fidèle et sincère compagnon. Il lui témoignait une grande confiance, en le consultant en toute chose.

4- Son accession au califat
Peu après le décès du Prophète, les deux groupes de fidèles que furent, d’une part, les Mouhâjirounes (les immigrés de la Mecque) et, d’autre part, les Ansârs (les autochtones, à savoir les Médinois), tinrent une assemblée générale au hangar des Banou Sâ’ida, en vue de l'élection d'un premier Calife de l’Islam. Les Ansârs considéraient que la direction de la Communauté ne pouvait pas être l'apanage des Qourayches et que le califat devait leur revenir en raison du soutien décisif qu'ils apportèrent au Messager, citant notamment le refuge qu'ils lui accordèrent et les moyens humains, matériels et financiers qu’ils mirent à sa disposition. Aussi Abou Bakr leur rappela-t-il la parole du Noble Prophète : « Les Imams sont issus des Qourayches ». En d’autres termes, le pouvoir suprême est réservé aux membres de la coalition tribale qui dirige La Mecque depuis des temps immémoriaux. Les participants à l'assemblée, comprenant les plus éminents Compagnons de l’Envoyé de Dieu, connus pour leur piété et leur loyauté à son égard, n'hésitèrent pas à adhérer à l’argument d'Abou Bakr, eu égard au respect et à la considération qu'ils vouaient à ce plus proche collaborateur du Prophète ainsi qu’à leur souci de maintenir l'unité et la cohésion de la Communauté. En conséquence, les musulmans s’empressèrent de lui faire allégeance.

A cet égard, il convient de souligner la déception qui régna au sein du clan des Banou Haschim qui nourrissait l'espoir de voir Ali ibn Abi Talib assurer le califat, du fait notamment de sa proche parenté avec le Prophète. Par ailleurs, Fatima, la fille du Messager, épouse d'Ali, eut un différend avec Abou Bakr, au sujet de l'héritage de son père. En effet, elle requit de lui, sa part de l’oasis de Fadak et le reliquat du cinquième du butin de l’expédition de Khaybar. Abou Bakr lui répondit, en citant ce dire de son illustre père : « Nous (les Prophètes), nous ne laissons aucun bien en héritage. Tout ce que nous laissons est aumône ». Il ajouta : « La famille de Mouhammad ne consomme que des biens qui lui reviennent (de droit). Au Nom d'Allah. Je ne délaisserai jamais une pratique admise par le Prophète. Je m’y conformerai par crainte de m’égarer si je m’en éloigne ! ».

Cette réponse fut mal accueillie par Fatima qui évita tout contact avec lui durant les six mois qui lui restèrent à vivre. A la suite de son décès, son mari l'enterra nuitamment sans aviser le Calife. Sa disparition créa un vide autour d'Ali qui éprouva le désir de retrouver Abou Bakr qui jouissait de la confiance de la quasi-totalité des Compagnons. Il l'invita alors chez lui, sous réserve qu'il s’y rendît seul. Abou Bakr accepta en dépit de l'opinion défavorable d'Omar ibn al-Khattab. Dès son arrivée, Ali lui tînt un discours certes court mais franc dans lequel : - il reconnaît le mérite de son interlocuteur, digne de la confiance de tous, - il lui reproche de ne pas l'avoir préalablement consulté, - il explique qu’il estimait à tort ou à raison que sa proche parenté avec le Messager lui conférait un droit de préséance. Abou Bakr pleura avant de lui dire : « Je donne la priorité aux proches parents du Messager d'Allah sur mes propres parents. Toutefois, s'agissant du malentendu qui m'a opposé à vous, à propos des biens laissés par le Prophète, je ne les gère que comme il le faisait ». Sur la base de ces considérations, Ali lui donna rendez-vous à la Mosquée, à l'occasion de la première prière de l'après-midi. Après avoir dirigé celle-ci, le Calife monta sur la chaire pour lui rendre hommage et faire part de ses explications concernant le délai enregistré dans son ralliement. Ali élucida ensuite les raisons de son attitude et prêta serment d'allégeance à Abou Bakr. Cet acte suscita une joie immense au sein des musulmans et accrut fortement la popularité d'Ali. A cet égard, il convient de noter qu’il ne s’est jamais ouvertement opposé au nouveau Calife et assistait régulièrement à la prière en commun sous sa direction.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

Les avocats des accusés Boubacar Decoll Ndiaye et Oumar Keïta ont invité, hier, le procureur à présenter ses excuses publiques à leurs clients qui ont séjourné plus de deux ans trois mois en prison sans qu’aucune culpabilité ne soit retenue contre eux.

Le maître des poursuites, dans son réquisitoire, avait requis l’acquittement pour les accusés Oumar Keita et Boubacar Decoll Ndiaye. Le premier était professeur de Sciences de la vie et de la terre (Svt) en Mauritanie avant son arrestation. Le second, après avoir décroché son Brevet de technicien supérieur (Bts) en bâtiment, est parti à Nouakchott pour enseigner les mathématiques. En début 2016, ils ont été arrêtés en territoire mauritanien pour « acte de terrorisme par menace, acte de terrorisme par association de malfaiteurs, financement du terrorisme et apologie au terrorisme ». Finalement, le parquet avait reconnu qu’il n’y avait aucune charge contre eux.

Les avocats de la défense qui ont plaidé, hier, demandent au procureur d’aller plus loin que l’acquittement. Selon Me Samba Ametti qui défend Boubacar Decoll Ndiaye, la place de son client n’est pas en prison mais plutôt en Mauritanie où il gagnait convenablement sa vie. « Techniquement, juridiquement, l’application de la loi ne devait pas permettre à ce que mon client soit là », dénonce le conseil lors de sa plaidoirie. Me Amadou Diallo, à la fois avocat de Boubacar Decoll Ndiaye et d’Oumar Keïta, estime, pour sa part, que ses clients sont des victimes dans ce dossier.

D’après lui, aucune infraction ne peut être retenue contre ces deux accusés qui «ont énormément souffert dans leur âme » à cause des « conditions carcérales extrêmement difficiles ». Au-delà de l’acquittement des prévenus, l’avocat invite le procureur à animer un point de presse pour présenter ses excuses publiques à Oumar Keïta et à Boubacar Decoll Ndiaye ». Me Diallo souligne que ses clients ont déjà perdu plus de deux ans en prison. La question qu’il faut désormais se poser, indique-t-il, est : « qu’est-ce que ces gens vont devenir ? » « Leur réputation a déjà pris un sacré coup. On ne doit pas jouer avec la liberté des gens. Dans cette affaire, le maître des poursuites a fait preuve d’une légèreté en ce qui concerne Boubacar Decoll Ndiaye et Oumar Keïta», déplore le conseil de la défense.

Violation des droits des accusés
Par ailleurs, Me Samba Ametti rappelle au juge que son client ne connaît toujours pas le motif de son arrestation. Son seul indice de culpabilité est d’avoir eu une discussion avec Matar Diokhané et l’imam Aliou Ndao. Hormis cela, informe-t-il, « aucun autre élément en charge » n’a été retenu contre Boubabar Decoll Ndiaye. L’avocat fait remarquer que Decoll Ndiaye n’est pas un terroriste et n’a jamais commis un acte ou attentat terroriste. Au contraire, renseigne-t-il, « un attentat a été commis contre les droits et libertés de l’accusé ». Me Assane Dioma Ndiaye, avocat d’Oumar Keïta, n’a pas trop insisté sur le sort de son client. Dans sa plaidoirie, il a plutôt mis l’accent sur les vices de procédure.

A son avis, son client Oumar Keïta a été déjà défendu par le maître des poursuites qui, dans son réquisitoire, a indiqué qu’aucune charge n’a été retenue contre lui. Toutefois, Me Ndiaye s’apitoie sur le sort des accusés. Selon lui, « quelle que soit la décision du juge, ces personnes ne pourront plus se réintégrer dans la société ». Me Hilal a soutenu que son client Oumar Keïta est innocent. Selon elle, ni le délit d’apologie du terrorisme encore moins celui de financement ne peuvent être retenus contre son client qui, dit-elle, n’a participé à aucune réunion, « n’a jamais reçu de l’argent de personne » et « n’a subi aucune formation ou entrainement militaire ». Elle demande au juge de confirmer la demande d’acquittement formulée par le procureur à l’encontre des accusés Oumar Keïta et Boubacar Decoll Ndiaye.

Aliou Ngamby NDIAYE

LA DÉFENSE NIE LA CULPABILITÉ DE MOUHAMED LAMINE MBALLO
Selon les avocats de Mouhamed Lamine Mballo, leur client a effectué un voyage au Nigéria mais aucune infraction ne peut être retenue contre lui. Dans leurs plaidoiries, hier, ils ont insisté sur la responsabilité de sa famille et de l’Etat du Sénégal qui ont laissé sortir ce garçon du pays alors qu’il était mineur.

Mouhamed Lamine Mballo, âgé de 23 ans et habitant à Fass Delorme, avait rejoint les rangs de Boko Haram au Nigéria. Son avocat Me Baba Diop n’a pas contesté ce voyage de son client dans le fief de Boko Haram. Cependant, il a plus insisté sur les raisons de ce déplacement. Selon lui, Mouhamed Lamine Mballo alias Abu « Zirkifli » a quitté Dakar alors qu’il n’avait que 16 ans pour rejoindre la Mauritanie. L’accusé, dit-il, a été convaincu par le nommé Moussa Mbaye à rejoindre Nouakchott pour apprendre le Coran. Après quelques années passées en terre mauritanienne, « Zirkifli » est parti, par la suite, au Nigéria.

Pour son avocat, Mouhamed Lamine Mballo a été amené au Nigéria. Même dans la zone de Boko Haram, ajoute le conseil de la défense, « Mouhamed Lamine Mballo n’a pas agi, il a subi ». « On lui a fait subir des entrainements. Il a tout subi dans cette affaire jusqu’à tomber malade. Finalement, il a imploré Moussa Mbaye de le faire revenir au Sénégal. C’est comme ça qu’on a organisé sa fuite de Sambissa », explique Me Diop. En outre, Me Baba Diop indique que séjourner dans un pays voisin ne veut pas dire que son client est coupable d’actes de terrorisme. D’après l’avocat, son client a même fui le Nigéria pour ne pas combattre auprès des djihadistes. « Il a juste voyagé. Jusque-là, il n’y a aucune infraction retenue contre lui », insiste-t-il. Me Abou Gningue vient d’appuyer la thèse de son confrère en demandant au tribunal de bien vouloir rectifier l’ordonnance de renvoi en décollant le pseudonyme de Abu Zirkifli » donné à son client. Pour l’avocat, « c’est une erreur sur la personne car ce garçon n’est pas le Abu Zirkifli dont on parle dans cette affaire ». D’ailleurs, ses co-accusés Oumar Yaffa et Cheikh Ibrahima Bâ ont souligné devant la barre que le Mohamed Mballo alias Abu « Zirkifli » qu’ils ont rencontré au Nigéria n’est pas celui qui est avec eux devant la barre. Me Gningue d’ajouter que son client ne peut être poursuivi pour aucune des infractions visées dans l’ordonnance de renvoi et dans le réquisitoire du procureur.

Au contraire, il considère que son client « est un garçon qu’on a torturé, transporté de la Mauritanie vers le Nigéria ». « Ce garçon est victime de ses parents, de son Etat dont il a franchi le territoire en étant mineur pour rejoindre un pays étranger », déplore Me Abou Gningue. Me Baba Diop ajoute, pour sa part, qu’il y a des indices pour son client, mais il n’y a aucune preuve qui peut étayer sa culpabilité. Ainsi, demande-t-il au président de la chambre criminelle « d’acquitter purement et simplement » Mouhamed Lamine Mballo.

Awa Kane FALL (stagiaire)

La Croix rouge sénégalaise et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (Unchr) ont lancé le projet de sensibilisation et d’assistance des personnes impliquées dans les flux migratoires mixtes au Sénégal. Le projet pilote concerne les régions de Dakar, Saint-Louis et Tambacounda, pour une période de six mois.

Selon les chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (Unchr), entre 2 et 3% de la population de l'Afrique de l'Ouest, soit 8,66 millions d'individus, sont concernés, chaque année, par la mobilité. Et le Sénégal n'y échappe pas. Pour y apporter des réponses adéquates, la Croix Rouge sénégalaise et l'Unchr ont lancé un projet pilote de sensibilisation et d'assistance des personnes impliquées dans les flux migratoires mixtes au Sénégal. D’après Ibrahima Dramé, coordonnateur national du projet, il s'agit de « soutenir le plaidoyer pour une meilleure prise en compte des besoins des migrants dans les politiques nationales et locales de développement ». Donc sensibiliser. Pour ce faire, toutes les composantes de la société ont le devoir d’apporter leur contribution.

Expliquant le projet, M. Dramé confie que « quand on parle de migrations mixtes, ce sont les personnes immigrées, les retournées, les migrants en transit, les potentiels migrants, les réfugiés, etc. ». La sensibilisation, par des activités d’information, d’éducation et de communication pour le changement de comportement, est portée par des volontaires à travers des visites à domicile et des émissions à la radio.

« Aussi, allons-nous organiser, à l’intention des autorités administratives et coutumières, des ateliers dans le dessein de porter le plaidoyer dans les communautés. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les ateliers régionaux de plaidoyer qui permettront de visiter les actions développées jusque-là par les partenaires, mais aussi les perspectives d’intervention au profit des migrants », fait-il savoir. Aujourd’hui, le Sénégal n’est pas épargné par ce fléau. En effet, ils sont encore des milliers à braver les frontières terrestres et la mer, au péril de leur vie. Pour Elhadji Abdou Karim Cissé, de la délégation des Sénégalais de l'extérieur, « rien qu’en 2017, près de 3.000 migrants sénégalais venant de Libye ont été accueillis ».

C’est pourquoi, dit-il, la prise en charge psychosociale est importante. Mais, il faut être conscient que le nœud du problème reste le manque d'emploi. Devons-nous essayer de mettre en place des projets qui les retiennent chez eux, avec des programmes comme le Prodac, l'Anida, etc. « Il faut leur faire comprendre que l’immigration n’est pas forcément la solution », soutient M. Cisssé. Ce que partage le coordonnateur du projet avant de mettre l’accent sur la prise en charge psychosociale. « Celui qui part nourrit des rêves. S’il ne les réalise pas, il est, psychologiquement, abattu. Et même celui qui est revenu avec de l’argent peut être en manque de repères sociaux. C’est pourquoi ce volet est assez important », estime-t-il.

Oumar FEDIOR

La salle de délibération de l’hôtel de ville de Sédhiou s’est avérée exigüe pour accueillir toutes les femmes venues participer à l’élection de la présidente de leur Réseau pour l’entrepreneuriat, le développement économique et social (Rfedes). C’est le député Nadianko Sané qui, par consensus, a été porté à la tête dudit réseau.

Choisie pour présider aux destinées du Réseau des femmes pour l’entrepreneuriat, le développement économique et social (Rfedes) de Sédhiou, Mme Nadianko Sané a exprimé toute sa satisfaction face à cette marque de confiance que lui ont manifestée ses sœurs. Dans la foulée, elle a présenté sa feuille de route riche de mesures concrètes qui vont toutes dans le sens de l’amélioration de la condition de vie des femmes frappées par une pauvreté.

Pour lutter contre celle-ci, elle a demandé aux femmes d’initier des projets bancables qui seront soumis aux sources de financement existant dans la région. Si certaines femmes ont des difficultés pour élaborer leur projet, le Rfedes commettra des experts pour les aider. A côté des possibilités de financement déjà existantes, une autre belle opportunité vient d’être récemment offerte aux populations de Sédhiou. Il s’agit des 500 millions de FCfa que la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) vient de mettre en place dans la capitale du Pakao. Ce financement est destiné aux femmes, sans aucune limite d’âge, alors que pour les hommes, il faut être âgé au plus de 40 ans. Déjà prévenues, les femmes de Sédhiou savent que si toute la somme allouée n’est pas utilisée, le reste sera affecté à une autre région. Mais, pour le maire de Sédhiou, Abdoulaye Diop, par ailleurs ministre de l’Emploi, on n’en arrivera pas à cette situation. « Au contraire, on va demander 500 autres millions de FCfa grâce au dynamisme dont les femmes de Séhiou vont faire montre, d’autant plus qu’elles ne sont pas frappées par la limite d’âge ». Cela prouve, selon Abdoulaye Diop, la haute considération que le Chef de l’Etat a pour les femmes.

Malamine KAMARA

La Direction régionale des douanes du Nord a procédé, hier au centre d’enfouissement technique de Gandon, à l’incinération d’une importante quantité de produits frauduleux ou périmés : drogue, cigarettes, médicaments, etc. La valeur de ces marchandises prohibées, saisies dans les subdivisions des douanes de Matam, Saint-Louis et Louga, est estimée à près de 2 milliards FCfa.

L’incinération s’est déroulée en présence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Hadim Hane, et de plusieurs autres autorités administratives et chefs de services de services régionaux. L’occasion a été saisie par le lieutenant-colonel, Abdoulaye Diallo, chef de la subdivision régionale des douanes de Saint-Louis, pour se réjouir de cette opération coup de poing dénommée « Aar Sunu kom-Kom ». Le lieutenant-colonel Diallo a rappelé que l’opération est menée pour protéger notre économie contre les fléaux qui touchent surtout le secteur industriel. C’est la raison pour laquelle, l’accent a été mis particulièrement sur des produits comme les cigarettes, le sucre, l’huile, la farine, les médicaments, etc. A ce titre, a poursuivi le lieutenant-colonel Diallo, il faut saluer le travail remarquable effectué par l’ensemble des unités de la subdivision des douanes de Louga qui ont saisi une quantité très importante de drogue, notamment du chanvre indien et de la métaphétamine. Les douaniers, seuls, ne pouvaient pas faire ce travail, vu les effectifs et moyens limités. « C’est ainsi que d’autres forces (police, gendarmerie, sapeurs-pompiers), ainsi que des agents municipaux et du service régional du commerce nous ont appuyés », a-t-il tenu à souligner.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Capitaine Mamadou Dièye du 25è Bataillon de Reconnaissance et d’Appui vient d’être radié des Armées, indique un communiqué de la direction de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa). En outre, il est susceptible d’être traduit, comme tout déserteur, devant les juridictions ordinaires à formation spéciale pour désertion.Traduit devant un Conseil d’enquête, hier,

pour motif «Fautes contre la discipline», le Capitaine Mamadou Dièye qui avait fait les choux gras de la presse, après sa sortie dans les médias, a été finalement «radié des cadres d’active des Armées à compter du 23 mai 2018 (Ndlr : hier)», informe la Dirpa. A compter de cette date, poursuit la Dirpa, « l’intéressé est versé dans les réserves comme soldat ». Toujours selon le service des relations publiques des Armées, M. Dièye, « ayant formulé une demande de disponibilité le 9 février 2017, s’est absenté de son unité sans attendre la réponse de l’autorité investie du pouvoir de décision, en l’occurrence le président de la République, Chef suprême des Armées». Signalé manquant aux appels le 10 avril 2017, il a été porté «déserteur le 17 avril, conformément à la réglementation en vigueur dans les Armées».

D’après la Dirpa, cette désertion constitue «une faute sévèrement réprimée par le règlement de discipline générale et code de justice militaire». A cet effet, le Capitaine Mamadou Dièye a été «puni de 60 jours d’arrêt de rigueur assortis de sa traduction devant un conseil d’enquête en vue de sa radiation des cadres d’active, suivant la décision n°0857/MFA/CAB MILI/CPO du 16 avril 2017. Suivant l’ordre d’envoi n°059/PR/EMP/CPO du 26 mars 2018, le conseil s’est réuni le 23 avril 2018 (hier) et a émis un avis favorable, à la majorité des voix, pour la radiation des cadres de l’intéressé qui sera versé dans les réserves comme soldat», explique la Dirpa.

Par ailleurs, cumulativement à sa radiation des cadres d’active des Armées et en application de la loi 94-44 du 27 mai 1994 portant code de justice militaire et des textes réglementaires subséquents, «le capitaine Dièye est susceptible d’être traduit, comme tout déserteur, devant les juridictions ordinaires à formation spéciale pour désertion à l’intérieur en temps de paix, selon l’article 17 de la loi suscitée», fait savoir la Dirpa.

Daouda MANE

I - ABOU BAKR

1. Ses origines et sa famille
Abou Bakr naquit vers 572 AC à la Mecque, soit deux années après la naissance de Mouhammad ibn Abd-Allah, le Sceau des Prophètes (Que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui). A l’époque préislamique, il était surnommé Abd Al-Ka’ba (Serviteur de la Ka’ba). C’est après l’avènement de l’Islam que le Prophète lui donna le nom de Abd Allah (Serviteur d’Allah) et le surnomma Al- Atîq (Epargné [du feu]) puis As-Siddiq (Véridique). Il est le fils d'Abou Qouhafah Outhmane, fils d'Amr, fils de Kaab, fils de Saad, fils de Taym, fils de Mourrah, fils de Kaab. Sa mère, Salma, surnommée Oum Al-Khayr (la mère du bien), est la fille de Sakhr, fils d'Amr, fils de Kaab, fils du Saad, précité. Ses parents sont des descendants Mourrah ibn Kaab, ancêtre du Messager d’Allah. Ils faisaient partie des Banou Taym, réputés pour leur bonne éducation, et appartenaient ainsi à la Tribu Qourayche. La Tradition rapporte qu’avant l’avènement de l’Islam, il ne partageait pas les croyances et le culte de sa tribu, et ne se prosterna guère devant une idole. As-Siddiq fit preuve de belles vertus dès sa prime jeunesse. Appartenant à une famille relativement aisée, il s’adonnait au commerce et faisait montre de bonté à l’égard des plus démunis. Il entretenait déjà de solides liens d'amitié avec le jeune Mouhammad Al-Amine (Digne de confiance), le futur Prophète de l’Islam. Il jouissait aussi du respect et de l’estime des gens. Au plan physique, il se distinguait par un nez fin et pointu, des yeux enfoncés, un front bombé et le dos légèrement courbé. Abou Bakr épousa respectivement Qatila bint Saad, Oumm Roumân, la mère de Aïcha, Habiba bint Kharidja et Asmâ bint Oumays. Ils eurent pour enfants : Abdoullah, blessé à Taïf et mort au début du califat de son père, Asmaa, l’épouse de Zoubayr ibn al-Awwam, Abdourrahman, Aïcha, l'épouse du Prophète, Mouhammad nommé Gouverneur d'Egypte sous le califat d'Ali ibn Abi Talib, et Oum Kalthoum, née après le décès de son père. Il habita à La Mecque et plus tard, à Sateh, un quartier situé en banlieue médinoise. Il déménagea, six mois après son accession au califat, pour s'installer au centre de la cité de Médine.

2. Son engagement dans l'Islam
Quand Mouhammad (Bénédiction et Salut de Dieu sur lui) fut investi de la mission prophétique, Abou Bakr fut le premier homme libre à répondre à son appel et à le rejoindre. L’Envoyé de Dieu dira : « Je n'ai jamais appelé quelqu'un à l'Islam sans rencontrer quelques hésitations de sa part, à l’exception d'Abou Bakr ». Il se mit immédiatement au service de sa nouvelle foi, la prêcha auprès de ses frères et amis et parvînt à convertir notamment Outhmane Ibn Affan, Zou- bayr Ibn al Awwam et Talhah Ibn Oubaydoullah. Lorsque la première vague de conversion atteignit la population servile qui s’exposa ainsi à une cruelle oppression, Abou Bakr procéda au rachat des esclaves convertis, parmi lesquels figuraient Bilal Ibn Rabah et Amr Ibn Fouhayrah. Sa défense de la cause des opprimés lui valut des difficultés qui s'aggravèrent au point qu'il envisageât d'émigrer en Abyssinie. Arrivé à Qârah avec d'autres coreligionnaires se trouvant dans la même situation, il fit la rencontre d’Ibn Doughounna, un puissant chef local, qui le persuada de retourner à la Mecque, sous sa protection. Quand plus tard ce dernier lui demanda, sous la pression de ses Qourayches, de ne plus prêcher en public, il décida de se passer de sa protection, se suffisant à la Protection divine qu’il jugea encore plus efficace. La consolidation de ses liens avec le Prophète fut tellement marquée à cette époque qu’il allât jusqu’à lui donner en mariage, sa propre fille, Aïcha, alors relativement jeune. Dénommée la mère des croyants, elle fut une inégalable enseignante qui transmit une bonne partie des Hadiths et partant, permit aux musulmans de mieux comprendre leur religion. Quand Allah Très-Haut autorisa son Messager à quitter La Mecque pour se rendre à Yathrib (Médine) en 622 AC, en liaison avec les persécutions violentes dont faisaient l’objet les premiers musulmans, Abou Bakr eut l'insigne honneur d’avoir été le seul à l'accompagner. Ce privilège exclusif est immortalisé dans le Coran, en ces termes : « Si vous ne lui portez pas assistance, Allah lui a déjà apporté la Sienne lorsque ceux qui avaient mécru, l’avaient chassé et qu’il se trouvait dans la grotte avec son seul compagnon, il disait à celui-ci : Ne t’afflige pas car Allah est avec nous » (At-Tawba, Le Repentir, 9:40). Répondant à son surnom, As-Siddiq, il s’avéra le plus fidèle des Compagnons du Messager. Il assista à toutes les opérations armées qu’il conduisit et fut même son porte-étendard lors de ses dernières campagnes militaires, notamment l’expédition de Tabouk contre les Romains.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan


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