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Société & Faits divers (2088)

6.1-Le Prophète et le Coran  sur les traces d’Abraham
Principale source du message islamique, le Coran est la parole de Dieu révélée à Muhammad et transmise de façon absolument sûre. C’est la source dont tous les arguments religieux tirent leur validité. Son premier verset, qui dit : «Lis au nom de ton seigneur qui a crée… », fut descendu au mois de Ramadan de l’an 41 de la naissance de l’Envoyé de Dieu. Son dernier verset est l’objet de deux avis; pour les uns, il s’agit de (5:3) et pour les autres de (2:281)

Le Coran fut révélé progressivement à La Mecque et à Médine pour raffermir le Prophète en le maintenant en contact permanent avec son Seigneur, en lui renouvelant la révélation à chaque occasion. Cette révélation progressive répondait à la nécessaire évolution de la législation et visait à permettre aux compagnons du Prophète de mémoriser le texte sacré. La révélation dura 12 ans et 5 mois et 13 jours à La Mecque, c'est-à-dire de l’an 41 de la naissance du prophète à l’an 53 ; et 9 ans et 9 mois et 9 jours à Médine, c’est-à-dire de l’an 53, à l’année de sa mort. La première partie constitue 19/30 du Coran, et la seconde partie 11/30.
Les différents types de prescription du Coran se présentent comme suit:
1.Dispositions dogmatiques relatives à la foi et à ses composantes.

2.Dispositions morales relatives à ce que l’homme responsable doit acquérir en matière de bonnes mœurs et ce qu’il doit éviter.
3.Dispositions pratiques relatives aux ordres et aux interdits. Ce sont les dispositions législatives et cultuelles qui englobent :
a)Le statut personnel : le mariage, le divorce, la filiation, l’allaitement, la garde des enfants, le testament et la succession. Le nombre des verses de ce chapitre est de 70.
b)Le statut des transactions, contrats d’achat, de vente, de location et  opérations financières, qui comprend également 70 versets.
c) Le code pénal qui traite des crimes et des peines occupe 30 versets.

d) La compétence des juges, la façon dont la justice doit être sollicitée et rendue, des témoignages, des aveux, etc. Le nombre des versets de ce chapitre est de 12.
e) Dispositions constitutionnelles comprenant 10 versets qui traitent du mode de gouvernement et définissent les rapports entre les citoyens et les gouvernants en précisant les obligations et les droits de chaque partie.
f) Dispositions régissant les relations de l’Etat islamique et les autres, les conflits armés, les prisonniers de guerre, les biens saisis à l’ennemi,  les pactes, conventions et trêves, etc. Ce chapitre comprend 25 versets.
g) Dispositions relatives aux affaires économiques et financières qui traitent notamment des recettes et dépenses de l’Etat et des rapports entre gouvernants et gouvernés dans le domaine des finances. Ce chapitre comprend 10 versets.

D’autre part, les statuts du Coran sont de deux catégories : la première consiste en des principes généraux qui requièrent une explication pour pouvoir être appliqués ; la seconde est suffisamment claire et explicite. Celle-là est hiératique quant à ses objectifs et évolutive quand à ses moyens ; celle-ci est statique aussi bien dans ses objectifs que dans ses moyens. Les statuts détaillés portent sur les choses fixes et définitives telles que les dogmes, le culte et le statut de la famille. La seconde catégorie se limite aux principes généraux parce qu’elle porte sur un domaine en constante évolution. Il revient exclusivement aux ulémas de les interpréter à la lumière des exigences de chaque époque. C’est le cas précisément des transactions économiques et financières.
Ce n’est certainement pas sans raison que la plupart des dispositions du Coran sont conçues en des termes généraux. Car la législation requiert la souplesse qui lui permet de s’adapter à la vie en obligeant les ulémas à réfléchir en vue d'apporter des solutions pratiques propices aux problèmes nouveaux. Voilà la raison pour laquelle les dispositions coraniques relatives aux choses évolutives se limitent à des principes généraux qui définissent les objectifs mais n’abordent pas les modalités d'application de façon exhaustive.
Pour mieux nous le faire comprendre, nous allons donner des exemples relatifs aux domaines des transactions, du code pénal et des dispositions constitutionnelles.

Les dispositions concernant les contrats sont conçues dans Coran en des termes généraux de manière à laisser aux ulémas spécialistes de chaque époque le soin de réfléchir à partir des trois principes donnés par le texte coranique, à savoir :
a) La liberté d’établir des contrats, qu’il s’agisse des contrats connus des jurisconsultes anciens ou de contrats nouveaux, si les conditions de validité sont réunies.
b)  Le caractère fortement contraignant des contrats : si le contrat n’implique pas la violation d’une  interdiction, le respect de ses termes devient une obligation.
c) Le statut de l’objet du contrat.. S’il s’agit, par exemple, d’un contrat de vente, son objet doit être susceptible d'être vendu du point de vue du droit musulman. Le vin, la viande porcine ainsi que tout ce qu’on ne possède pas effectivement ne peuvent faire l’objet d’un contrat de vente.

S’agissant  des dispositions législatives, le Coran les divise en deux catégories:
a) Des dispositions claires et définitives : la loi du talion et les peines prévues pour des crimes portant sur des intérêts privés ou publics.La première condition de l’application d’une peine est l’absence de doute, l’accusé étant censé innocent tant qu’il n’est pas jugé et condamné.
b) Des dispositions relatives à des peines dont la détermination est laissée à l’appréciation du cadi, elles concernent tout crime nouveau par rapport aux cinq crimes cités dans Coran et les hadiths, à savoir l’homicide, le vol, l’adultère, la diffamation, la consommation de l’alcool. Les juristes doivent trouver pour les crimes non mentionnés des peines appropriées.

En somme, le Coran  représente la quintessence des messages véhiculés par les religions révélées et reçus du patriarche Abraham que notre livre sacré ne cesse de citer tout au long de ses 604 pages pour évoquer ses éminentes qualités et le donner en exemple pour les bons croyants.

6.1-Le Prophète sur les traces
d’Abraham

Muhammad se considérait comme l’héritier par excellence de la tradition abrahamique, Abraham, étant présenté par le Coran comme le père du monothéisme donné comme modèle dans son attachement ferme à la foi, et dans son courage, son intelligence et sa  détermination.
Toujours-est-il que le peuple du Messager de Dieu avait fortement altéré la foi de son illustre ancêtre et y avaient substitué un polythéisme idolâtrique.La Mecque , berceau du Prophète de l’islam se trouvait être la capitale culturelle des Arabes, donc celle du culte polythéiste. L’opposition entre celui-ci et le nouveau message était si forte que durant les premières treize années de la prophétie de Muhammad, ses adversaires ont tout tenté pour le ramener au consensus tribal.

Le nouveau prophète , issu de la noblesse locale, et  qui avait jouis jusqu’alors d’une belle réputation, commençait à gêner les plus honnêtes des siens. D’une part, parce que tout le monde reconnaissait son honnêteté, son intégrité et sa droiture. D’autre part, parce que reconnaitre son nouveau statut allait entrainer un choc spirituel doublé d’un bouleversement de l’ordre social, voire de la hiérarchie clanique et du système économique.
 Les Pressions psychologique, sociale et  économique s’abattirent sur le noyau de la communauté musulmane naissante en vain. Car le sens de l’honneur, cher à certains proches, ne leur permettait pas , malgré leur rejet de son projet , d’admettre son exclusion totale…

La foi enseignée par Muhammad se voulait simple et claire parce que fondée sur la croyance en un dieu unique et transcendant, Allah. Il fallait croire en Lui et reconnaitre Son unicité dans Son essence, Ses noms et attributs et Lui réserver toutes formes d’adoration prescrites dans le cadre du culte musulman. Il fallait aussi croire en Ses anges , aux livres révélés par Lui, à Ses messagers, au jour dernier et au Destin, bon ou mauvais.
L’adhésion à cette foi devait se traduire par des pratiques sensées établir des liens verticaux et horizontaux.

La prière si chère au Prophète qu’il en fait le fondement de l’engagement qui le lie au croyant, permet d’établir et d’entretenir un contact quotidien entre le croyant et son Maître, donc de servir de monteur spirituel, pourvu qu’elle soit observée avec méditation et concentration. Sa pratique à la mosquée et avec les autres fidèle est un moyen de renforcer la cohésion de la communauté à l’échelle locale.

La zakat, prélèvement obligatoire, sur le surplus des biens du fidèle, est un moyen d’expression de la solidarité communautaire. Elle doit permettre aux membres aisés de venir en aide à leurs coreligionnaires démunis, à la réunion de conditions bien déterminées. Sa bonne application vise en réalité non pas à entretenir les pauvres mais à éradiquer la pauvreté en donnant à ses victimes les moyens de se prendre en charge.

Le jeûne bien observé approfondit l’impact de la prière et sert de moyen de purification morale. Car  il ne se limite pas à son aspect physique qui consiste à se priver de la nourriture et du plaisir sexuel mais s’étend à l’entraînent visant à se maîtriser de sorte à abandonner le mensonge , la médisance , le colportage, la jalousie, la haine pour leur substituer l’honnêteté, l’altruisme, la compassion, la solidarité et le partage.

Le pèlerinage a pour vocation de rassembler le plus grand nombre des musulmans qui en ont les moyens pour deux objectifs essentiels, d’une part se ressourcer au contact des symboles de la foi que sont la Maison de Dieu et la mosquée du Prophète qui abrite son mausolée, et, d’autre part faire la connaissance d’autres coreligionnaires venus des différents coins du globe terrestre. Cette rencontre doit être l’occasion pour les dirigeants, comme pour les dirigés, d’établir différents contacts , en vue de fonder des relations devant rapprocher les peuples de la Umma et permettre aux uns de tirer profit des autres.

 

Les lauréats de la 25ème édition du concours sous-régional de récitation du Coran ont été honorés à Thiès le week-end dernier. La cérémonie a été marquée par la présence, au stadium Lat-Dior de Thiès qui l’a abrité, des vaillants représentants du Sénégal au récent concours international de récitation du Coran en Malaisie : Mouhamed Moujtaba Diallo et Mame Diarra Ngom revenus au bercail auréolés de gloire.

La cérémonie de remise des prix du concours sous-régional de récitation du Coran a été une occasion pour l’organisateur, Serigne Ahmet Saloum Dieng, de plaider la cause de l’organisation, par le Sénégal, d’un concours international à l’image des autres pays de la Oumma islamique. Le président de l’Union de la jeunesse musulmane sénégalaise a invité les autorités étatiques à étudier cette éventualité. Il a défendu qu’un « concours international organisé au Sénégal contribuerait non seulement à rehausser le niveau de rayonnement de l’éducation religieuse mais surtout sera une belle occasion de faire découvrir aux jeunes sénégalais les facettes de la pratique et l’assimilation du Coran à travers différentes nationalités de la Oumma islamique ». Pour Ahmet Saloum Dieng, « il convient aujourd’hui de travailler à une meilleure vulgarisation du contenu du saint Coran, notamment chez ces jeunes en organisant de manière régulière ces genres de concours de récitation du Coran pour mieux forger les musulmans imbus des valeurs de paix et de solidarité islamique ». Le président de l’Union pour la jeunesse musulmane sénégalaise n’a pas manqué de magnifier les efforts entrepris par le Président Macky Sall à travers son programme de modernisation des cités religieuses pour ainsi encourager la maîtrise du Coran et la pratique de l’islam.

L’édition 2017 du concours sous-régional de Thiès a fait découvrir de nouveaux talents sur les pas de Mouhamed Moujtaba Diallo et Mame Diarra Ngom. Il s’agit de Sokhna Aïssatou Assane Guèye de Thiénaba qui s’est distinguée en remportant le 1er prix dédié à la mémorisation complète du Coran. Elle est suivie du jeune Mohamed Ndiaye qui a remporté le concours de la deuxième section qui a consisté à mémoriser le Coran de moitié et Mame Fama Guèye venue d’un « daara » de Louga qui a mémorisé le quart du Coran. Enfin, pour la quatrième section, dite de culture générale, le 1er prix est allé à Abdourahmane Seck de la Fédération des associations islamiques du Sénégal. Tous ont été primés à la hauteur de leurs prestations et ont reçu de nombreux lots en même temps que les autres candidats bien classés dans toutes les sections. Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum, défunt Khalife général des Tidiane, a été choisi comme parrain de cette 25ème édition du concours sous-régional de récitation du Coran avec comme invité d’honneur le journaliste El Malick Seck. Plusieurs personnalités, dont le gouverneur de région, Amadou Sy qui a salué la constance des initiateurs ayant permis la pérennisation du concours, l’Ambassadeur de la Palestine et des guides religieux ont assisté à la cérémonie qui a connu un succès grâce à la contribution et l’appui financier et matériel d’organisations religieuses et associations islamiques ainsi que des acteurs politiques.

Mohamadou SAGNE

La journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogue est célébrée hier au centre Jacques Chirac sous l’égide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) et du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild). Cette année, le thème choisi porte sur « l’écoute comme stratégie de prévention ».

La journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues met l’accent cette année sur la nécessité pour les parents, les enseignants les professionnels en prévention, les décideurs politiques et les jeunes eux-mêmes à développer leurs capacités d’écoute face au fléau de l’usage des drogues. C’est la raison pour laquelle, élèves, parents, étudiants, mouvements associatifs, élus locaux et tous les autres acteurs concernés par le thème se sont mobilisés pour relever ensemble ce défi. Représentante régionale adjointe de l’Onudc à Dakar, Chantal Lacroix, considère que la célébration de cette journée internationale est cruciale en ce sens qu’elle célèbre, d’une part, la lutte contre l’usage de drogues et, d’autre part, contre le trafic de drogues à travers le monde. Elle a magnifié le travail abattu par le Sénégal dans le domaine de la lutte contre la drogue. «Le Sénégal a montré qu’il était pionnier dans la lutte contre l’abus et le trafic de drogues et, aujourd’hui, l’Onudc souhaite saluer les efforts du gouvernement sénégalais pour toutes les actions qu’il a posées à ce jour», a-t-elle soutenu. Elle est d’avis que l’ouverture du Centre de prise en charge intégrée des addictions (Cepiad) en 2015 comme premier centre de ce genre en Afrique de l’ouest a été une décision marquante prise au Sénégal. «Depuis, le Sénégal a poursuivi ses efforts, appuyé par une volonté politique essentielle énoncée en la personne du président de la République lors du conseil des ministres du 13 juillet 2016. Nous nous retrouvons aujourd’hui pour célébrer toutes ces avancées», ajoute-t-elle en félicitant le Cild pour l’annonce du plan stratégique national de lutte contre la drogue pour le mois de juillet. Représentant du Cild, le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, Matar Diop, a affirmé que dans le cadre de la lutte contre la drogue, il y a une combinaison entre la prévention et la répression; histoire de rendre plus efficace le combat contre ce fléau. La célébration de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues a été mise à profit pour lancer le 20ème rapport mondial sur les drogues. Le rapport est conçu pour améliorer la compréhension du problème mondial de la drogue et à favoriser une plus grande coopération internationale pour contrer son impact sur la santé et la sécurité.

Abdou DIOP

5.10-Le Prophète avec ses hôtes
Les grands hommes se distinguent par la générosité dans l’hospitalité. Les Arabes se targuaient de surpasser toutes les nations de la terre dans qualité de l’accueil qu’ils réservaient à leurs hôtes. Muhammad enseignait que les valeurs positives de l’époque antérieure à l’islam les demeurent et que ceux qui en étaient les porteurs deviennent , une fois convertis à l’islam, parmi ses meilleurs adeptes. Nous l’avons entendu dire à propos de sa participation à une coalition juste créée avant sa réception du message divin que si c’était à refaire, il l’aurait fait encore.

Chaque fois qu'un hôte arrivait chez lui, il lui réservait la meilleure hospitalité. Les mots de bienvenue qu’il adressait à ses hôtes étaient accompagnés d’un inimitable sourire, de gestes expressifs et de questions amicales portant sur la situation personnelle, celle de la famille et du pays de provenance.

Dans le traitement qu'il réservait à ses hôtes, le Prophète veillait soigneusement à ménager leurs sentiments, même quand leurs comportements sortaient de l’ordinaire. Lors de son mariage avec Zaynab, il donna à son domestique , Anas ibn Malick, l'ordre d'inviter des hommes qu'il cita nommément en plus de tout autre personne qu'il rencontrerait . Anas s'exécuta et la maison fut vite pleine de monde. Les convives mangèrent bien des repas préparés dans le cadre de la cérémonie. Après quoi certains quittèrent les lieux tandis que d'autres s'installèrent pour se livrer à d’interminables conversations. Anas était gêné en raison du retard de leur départ. Quant au Prophète, il prit congé de ses commensaux. Plus tard, Anas alla lui annoncer le départ de ses derniers invités.

C'est à cette occasion que fut révélé ce verset du Coran: «Ô vous qui croyez! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu'on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu'Allah ne se gêne pas de la vérité..» (Coran,33:53).Ce verset riche en enseignements règlemente la conduite que tout invité ou visiteur doit tenir, à savoir venir à l’heure mais pas avant l’heure et partir au moment opportun et éviter tout acte ou propos de nature à gêner l’hôte ou ses autres invités.

La générosité du Prophète, sa noblesse de caractère le poussaient à privilégier les hôtes pauvres mais pieux à l'instar des pensionnaires de l'Auvent qu'il avait l’habitude d’inviter chez lui.
Quand le Prophète recevait un hôte, il lui offrait de l'hospitalité en fonction de ce qu'il possédait. Quand il n'avait rien, il exhortait ses compagnons à prendre en charge son hôte. Mieux, il faisait de ce type de solidarité une manifestation de l’assimilation de la foi : «Que celui qui croit en Allah et au jour dernier donne à l'hôte son dû.» L’hospitalité fondée sur la tradition prophétique a une durée minimum d’un jour, et une autre maximum de trois jours….

94,5 mm de pluies sont tombés sur la ville de Tambacounda et l’apport en amont de 150 mm à Boynguél Bamba, dans le département de Goudiry sur la Route nationale N°6, ont fait déborder la rivière Mamacounda qui divise la ville en deux. Tel est le spectacle qui s’offre aux populations. Suffisant pour mettre tous les riverains de cette vallée morte dans le désarroi avec plus de 14 petits ruminants emportés, des maisons inondées et ainsi que des pans de murs effondrés dans les quartiers de Dépôt Gounass, Camp Navétane, Kalboura. Même le nouveau pont de Gouye en construction a été emporté par les eaux. Au quartier Pont, un enfant de 10 ans est tombé dans une fosse et a perdu la vie.

C’est vers 2 heures que les premières gouttes ont commencé à tomber sur la ville pour s’arrêter vers 3 heures. Ensuite c’est à 5 heures que la grosse pluie est venue drue sans arrêt jusqu’au petit matin, prenant en otage toutes les maisons le long du Mamacounda. Avec l’apport des eaux venues en amont, ce sont des trombes d’eaux qui dévalaient cette rivière qui divisent la ville en cinq. Les huit ponts installés sur la rivière avait même vu leurs margelles englouties. Le décor était imaginable. La ville était coupée en deux avant que les hauteurs d’eau ne chutent. Le pont en finition au quartier Gouye a simplement était emporté par la furie des eaux. Il y a plus de 14 petits ruminants qui n’ont pas put être sauvés. Des pans de mur se sont affaissés, des maisons envahies par les eaux, laissant de nombreuses familles dans la rue. Au final, c’est la quasi-totalité des maisons riveraines de la vallée morte du Mamacounda qui sont envahies par les eaux.

Vers 13 heures, au moment où les sinistrés et autres boutiquiers ou magasiniers installés le long de l’avenue Léopold Sedar Senghor avaient fini de sortir leurs bagages pour les sécher, une autre pluie s’annonce et pousse ce beau monde à remballer. C’est aussi à ce moment qu’au quartier Pont 3, un jeune élève de dix ans, sorti pour se laver sous la pluie, se retrouva dans une fosse. Lorsque son oncle tenta de l’extirper, il était trop tard. Il a perdu la vie dans les eaux.

Pape Demba SIDIBE

L’opérateur de téléphonie mobile Tigo a offert un important don composé de vivres, de couches, de produits laitiers infantiles et autres matériels de première nécessité à la pouponnière « Vivre Ensemble » de Mbour. Ce don a été remis, selon un communiqué de presse, à l’occasion de la visite d’une délégation de Tigo, avec une forte représentation de femmes, aux enfants de la pouponnière « pour leur apporter un sourire et de l’espoir ». Selon Mme Joyce Sagoe Gotta, directrice Marketing de Tigo citée par le document reçu à notre rédaction, « par ce geste, Tigo souhaite soutenir et encourager la fondatrice de la pouponnière, Mme Buron-Millet et son équipe dans cette noble mission et ce travail rigoureux qu’ils accomplissent au quotidien. C’est aussi notre manière d’aider les communautés défavorisées ». Tigo s’est « engagé à continuer la sensibilisation auprès de ses employés pour des parrainages volontaires d’enfants de la pouponnière ». L’équipe de la pouponnière a « exprimé sa gratitude à Tigo et a promis de faire bons usage des dons faits au profit des enfants ». La pouponnière « Vivre Ensemble » de Mbour est un lieu d’accueil provisoire du tout-petit enfant privé de sa maman.

Mb. S. Diakhaté

5.9-Le Prophète avec les malades
Le Prophète tenait à ce que les malades ne se sentissent pas seuls et exhortait les bien portants à leur rendre visite et à se mettre à leur service. Il avait l’habitude de demander les nouvelles des absents et , chaque fois qu’on lui apprenait que l’un d’entre eux était tombé malade, il se rendait à son chevet dès que possible et exhortait les autres à en faire de même, cela étant un droit que tout musulman doit à son coreligionnaire.

Ses visites avaient un apport psychologique inestimable, vu le sentiment de réconfort et d’assurance que sa présence inspirait. Il donnait des conseils, formulait des prières et contribuait aux soins. On a rapporté de nombreux cas dans lesquels une amélioration soudaine de l’état de santé du malade résultait de sa présence.
Il y a une multitude de traitements qu’il administrait. Les uns relevaient de l’expérience traditionnelle, d’autres lui étaient inspirés par Allah. Le tout a été recueillis et conservé, d’où ce qu’on appelle la médecine prophétique ou médecine musulmane.

Il utilisait souvent le miel dont le Coran évoque la triple  vertu préventive , curative et nutritive. Il est certain toutefois que le livre saint a voulu inciter les scientifiques à étudier ce produit afin de découvrir ses spécificités et les meilleurs moyens  d’en faire un usage  utile.

Quand l’un de ses compagnons apprit au Messager d’Allah que son frère était malade, il lui donna l’ordre de lui faire boire du miel. Interrogé plus tard sur l’état de santé du malade, son frère dit que son état ne faisait que s’empirer! Sûre de la vertu attribuée par Allah au remède en question, le Prophète réitéra son premier ordre et le malade finit par guérir.
La tradition islamique nous rapporte que l’Envoyé d’Allah intervenait personnellement dans certains cas. Il demandait que certains malades fussent transportés vers sa mosquée et suivait attentivement leur cas. Quand il trouvait un cas désespéré et quand Allah lui avait appris que le malade ne guérirait pas, il donnait à l’intéressé le conseil le plus approprié.

C’est ainsi qu’il donna à Saad ibn Abi Waqqas un conseil à propos du testament qu’il devait faire. Le malade était riche et n’avait pour hériter que deux filles et pensait pouvoir consacrer l’essentiel de sa fortune à des oeuvres de charité. Ici, le Prophète lui apprend que « charité bien ordonnée commence par soi-même » et que le meilleur acte de bienfaisance est celui qui profite aux plus proches. Laisser des hérités riches au lieu de leur faire courir le risque d’avoir à solliciter d’autres l’empote sur le testament qui ne saurait bénéficier qu’à des non héritiers. Encore que, en aucun cas, le testament ne doit pas dépasser le tiers de la succession après le paiement de des dettes.

Voici quelques exemples qui illustrent le comportement du Prophète envers les malades. Puisqu’il considérait la maladie comme une épreuve pouvant purifier celui qui l’endure dignement, il disait :«L'épreuve ne quitte le fidèle  avant de le laisser marcher sur terre sans péché.» Quand il se rendit au chevet d'Oum Chaib  et l'entendit insulter la fièvre, il lui dit: «N'insulte pas la fièvre car elle efface les faux pas des humains de la même manière que le feu affine le fer.» A peine termina –t-il ses propos que la patiente retrouva la quiétude et la sérénité.

Au cours de son pèlerinage d’adieu, Il rassure  Saad ibn Abi Waqqas, mourant,  que sa mort à La Mecque, ville qu’il avait quittée pour émigrer vers Médine, n’invalide pas sa première intention de ne plus s’y installer. Quand il se rendit au chevet de Zayd ibn al-Arquam soufrant d'une affection aux yeux, la visite apporta  joie et  soulagement  au malade.
Quant à  Saad ibn Mouadh , blessé lors de l’invasion des Coalisés, il le soigna personnellement après l’avoir installé dans sa mosquée pour pouvoir le surveiller en permanence. Aux soins matériels, il ajoutait une prière ainsi formulée: «Efface le mal, ô Maitre des humains! Guéris car tu es Le Guérisseur. Point de guérison en dehors de la tienne qui ne laisse aucune maladie derrière elle.» .

Les visites qu'il rendait aux malades n'étaient pas réservées  à ses compagnons car il les étendait aux non croyants,  conscient comme il l’était que la compassion envers un souffrant était un moyen de le soulager. Inversement, l’abandon du malade de la part de ceux qui devraient être les premiers à s’occuper de lui peut aggraver son malheur….

Après la première Chaîne YouTube d’éducation à la paix en Afrique (Educating for Peace), Timbuktu Institute, avec le soutien du bureau régional de l’Unesco, a lancé « Sahel Education 2030 », une plateforme régionale d’éducation aux droits humains et à la non-violence destinée aux jeunes élèves du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégal dans le cadre de sa stratégie préventive.

La cérémonie de lancement a eu lieu hier au Cem Joseph-Félix Corréa de Guédiawaye, avec la participation des autorités nationales, des représentants des pays concernés, du bureau régional de l’Unesco et de la communauté éducative en partenariat avec la coordination des gouvernements scolaires regroupant les élèves des départements de Pikine et de Guédiawaye. La cérémonie était rehaussée par la présence du corps diplomatique accrédité à Dakar, notamment l’ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella, le représentant de l’ambassade du Japon, une forte délégation de l’ambassade de France venue représenter Jean-Christophe Bigot, Mme Alice Comte du projet européen de prévention de l’extrémisme violent, le premier conseiller de l’ambassade du Niger, Abdou Salifou.

L’ambassade des Etats-Unis qui accompagne Timbuktu Institute dans le cadre du projet Educating for Peace ainsi que la représentation diplomatique du Maroc ont été également représentées à cette cérémonie. En présence de Dr Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, coordonnateur de l’observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique, Steve Cockburn, directeur adjoint d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a fait une allocution sur « le rôle de l’éducation aux droits humains et à la citoyenneté pour la paix au Sahel ». Il a ainsi sensibilisé les élèves sur la nécessité d’être vigilants face à la montée de l’extrémisme chez les jeunes. Bakary Sambe a beaucoup insisté sur la nécessité d’appuyer le travail de prévention mené par l’Etat du Sénégal et les gouvernements de la sous-région.

Abdou DIOP

Trente-deux (32) des 38 manifestants arrêtés lors des échauffourées du marché Ocass de Touba ont été déferrés, dans la soirée d’hier, à Diourbel, après une garde à vue de 48 heures dans les locaux de la police de Touba. Poursuivis pour trouble à l’ordre public, vandalisme et destruction de biens publics, ils ont passé, avant-hier, une autre nuit à la police centrale de Diourbel. Hier, les 32 manifestants arrêtés ont obtenu une liberté provisoire un peu avant 14 heures, après s’être présentés à la barre du tribunal de Diourbel. Les 22 majeurs seront jugés le 29 juin prochain et les 10 mineurs le 17 juin pour les faits qui leur sont reprochés. Pour rappel, les hommes du commissaire Modou Mbacké Diagne ont effectué une intervention suite à un appel au secours des éléments de « Safinatoul Aman ». Ces derniers ont été  agressés par des badauds et commerçants ambulants du marché Ocass, suite à l’intervention musclée d’une personne qui se réclamait de leur service. Il y a eu des échauffourées au cours desquelles une arme à feu a occasionné des blessés. Les éléments de la police ont ainsi procédé à l’arrestation de 38 individus qu’ils ont gardé à vue pendant 48 heures. L’enquête a permis de libérer 6 personnes à Touba, avant le déferrement des 32 autres au commissariat de police de Diourbel. Les 4 blessés ont été évacués à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni.

Mamadou DIEYE

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la veuve et de l’orphelin, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne préside une cérémonie commémorative au Grand Théâtre. Cette rencontre est à l’initiative de la Rencontre des acteurs et mouvements pour l’émergence (Rampe) qui a choisi le thème : « Solidarité et assistance sociale en faveur de la veuve dans le Pse ». Cette journée décrétée par l’Assemblée générale des Nations Unies sera une occasion pour la Rampe « d’amener les décideurs politiques et économiques à davantage prendre en considération ces catégories vulnérables qui méritent une réinsertion sociale par des appuis constants », note un communiqué. La Rampe considère que « marginalisés dans les programmes d’aide, parfois invisibles dans les statistiques des gouvernements, non pris en compte par les associations de la société civile et les Ong, les veuves et les orphelins subissent des conditions de vie drastiques, subissent des maltraitances et sont objet de violations des droits de l’homme qui ankylosent leur participation au développement de leur pays et de l’humanité en général ».

Mbaye Sarr Diakhaté

La grève de la faim observée par les ex-travailleurs de la Société industrielle d’assainissement du Sénégal (Sias) va connaître une nouvelle tournure avec l’entrée en mouvement des femmes aujourd’hui. L’annonce a été faite hier par le secrétaire général du Syndicat national des agents de la propreté (Snap).

Assises sur un banc transversal déposé contre le mur faisant face à la chambre où les grévistes de la faim se sont retranchés, des femmes affichent une mine patibulaire. Aujourd’hui, quelques-unes d’entre elles ont rejoint la chambre de la faim en signe de solidarité avec leurs maris.

L’entrée des femmes dans le mouvement de radicalisation intervient une semaine après le début de la privation volontaire de nourriture des hommes en signe de protestation contre le silence observé par les autorités autour du paiement de primes qu’ils réclament.

Secrétaire général du Snap, Cheikh Tidiane Yade a même révélé que cette fois-ci, il n’y aura pas rupture dans le mouvement de grève comme cela a été le cas lors des années précédentes. «Nous comptons rester tous dans cette maison jusqu’à ce que nos doléances soient satisfaites, y compris le jour de la Korité «, a-t-il révélé. «Quarante femmes se sont mobilisées pour observer la grève de la faim», a ajouté Cheikh Tidiane Yade. A en croire le secrétaire général du Snap, six grévistes de la faim ont été déjà évacués à l’hôpital de Pikine. Deux d’entre eux ont finalement été acheminés chez eux sur ordre médical.        

Abdou DIOP

5.8-Le Prophète avec les femmes
Muhammad était parfaitement conscient du rôle central de la femme dans la société. Il s’intéressait à elles en tant que filles, en tant qu’épouses et en tant que mères. A son avènement, des traditions particulièrement défavorables à la femme prévalaient au sein d’une segment de la société arabe.Il en est cette pratique inhumaine qui constituait la pire forme d’infanticide qui consistait à enterrer vivants les nouveaux-nés de sexe féminin sous prétexte qu’elles pourraient, une fois adultes, souillure l’honneur de leurs familles et seraient peu efficace dans les guerres qui ne cessaient d’opposer les différentes tribus. Une autre tradition non moins affreuse consistait à priver les femmes de l’héritage , voire à les intégrer dans les biens à hériter!
L’islam ne se contenta pas de mettre fin immédiatement à ces pratiques barbares mais, il valorisa l’éducation de la fille en en faisant un moyen de jouir du bonheur suprême dans l’au-delà.

Quant au choix du mari, il doit se faire avec le parfait consentement de la faille. Cependant ses parents doivent l’aider à faire le meilleur choix fondé sur les critères que sont la moralité, la piété et la capacité à bien assumer son rôle de chef de famille. Les époux se doivent respect , loyauté, amour et compassion et s’entraider pour le bonheur de la famille.

Muhammad insistait certes pour que l’épouse fasse preuve d’un dévouement exemplaire envers son époux mais il n’en engageait pas moins ce dernier à se concerter en permanence avec sa conjointe dans toutes les affaires importantes qui concernaient la famille. L’envoyé de Dieu veillait à ce que la mère assure un allaitement complet à son enfant et concentre ses efforts sur sa croissance, notamment au cours des toutes premières années de son existence.

Il est vrai que notre Prophète attachait des prix aux obligations des hommes envers leurs femmes et aux droits de celles-ci sur leurs maris. Mais il ne manquait pas de souligner la complémentarité entre les hommes et les femmes en général qui doit se traduire par une coopération fructueuse aussi bien au sein de la famille que dans la société. Le mari doit assurer les dépenses de la famille mais la femme peut ou doit l’y aider, si elle en a les moyens.

La loi apportée par Muhammad n’interdit nullement aux femmes de travailler. Néanmoins , elle limite leur champs d’intervention conformément à son éthique dont elle juge le respect apte à garantir les intérêts majeurs de la femme. Elle reconnait à celle-ci beaucoup de droits, notamment le droit de propriété qui comprend la libre gestion de ses biens.

Notre prophète recevait les femmes chez lui et rendait visite à certaines pour répondre à leurs questions, les instruire, leurs prodiguer des conseils et leur apporter une assistance matérielle et morale. Il lui arrivait souvent d’intervenir dans les conflits qui éclataient au sein des ménages. Son arbitrage était souvent en faveur de la femme.

Dans son ultime sermon adressés à des milliers de musulmans, il mit un accent particulier sur la nécessité de respecter les droits des femmes. Ailleurs, il ne cessait de dire à ses compagnons: «le meilleur d'entre vous est celui qui l'est pour sa famille.» En partageant les corvées domestiques avec ses épouses, il entendait donner l’exemple aux hommes et leur apprendre un excellent moyens de renforcer l’entente au sein du couple.

Il s’opposait vigoureusement aux violences conjugales et quand il a apprit que certains hommes y avaient recours contre leurs femmes, il dit : «Ceux-là ne font partie des meilleurs d'entre vous.»

En somme, il restait très sensible aux sollicitations des femmes, leur donner des cadeaux et en recevait de leurs part et n’en sous estimait aucune. Il répondait à leurs invitations. Quand Moulaykah, la grand-mère d’Anas ibn Malick, l'invita à un repas , il se rendit auprès d'elle. Il en fit de même avec une autre dame, Oum Chaib, alors malade, histoire d’alléger sa souffrance et de prier pour elle….

Le village de Djilékhar, dans la commune de Ndiendieng, a abrité ce samedi les activités commémorant la naissance de Cheikh Mouhamadou Mamoune Niasse ibn El hadj Ibrahima « Baye Niasse » en présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre Diène Farba Sarr. Président du comité d’organisation de cette manifestation religieuse, Cheikh Mansour Niasse est revenu sur les relations fortes qui lient le défunt au village natal de sa mère.

La localité de Djilékhar dans la commune de Ndiendieng a accueilli, samedi dernier, des milliers de fidèles venus commémorer l’anniversaire de la naissance de Cheikh Mouhamadou Mamoune Niasse, fils de Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima « Baye » sur les terres de son ascendant maternel. Une cérémonie placée sous le parrainage du président Macky Sall, lié par des relations fortes au défunt. L’ambassadeur itinérant Cheikh Mouhamadou Mansour Niasse, président du comité d’organisation de cette manifestation religieuse, a tenu à le rappeler « qu’il ne s’agit pas d’une première, car depuis que la famille de Cheikh Mouhamadou Mamoune Niasse s’est investie à commémorer l’anniversaire de sa naissance, c’est le président Macky Sall qui parraine la manifestation ». Cette année encore, « rien n’a été ménagé par le gouvernement sur instruction du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, à travers le gouverneur Al Hassan Sall pour apporter tout le soutien nécessaire pour la réussite de cette cérémonie religieuse », a justifié l’ambassadeur itinérant lors de la cérémonie officielle. Conduisant une importante délégation conduite par le ministre Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr est revenu sur le passage du président Macky Sall dans la capitale du Saloum, sa proximité avec la famille de Cheikh Al Islam Baye Niasse. Des relations fortifiées au fil du temps et notamment avec ses responsabilités au plus haut sommet de l’Etat. « Le président Macky Sall en personne s’était engagé à satisfaire la demande d’électrification du village. Depuis les services techniques sont sur le terrain pour procéder aux études techniques préliminaires. De même les doléances pour le développement de l’agrobusiness dans la zone ont trouvé une oreille attentive chez lui avec l’envoi d’une mission de haut niveau et de matériels agricoles dont des tracteurs. Ce qui dénote d’un intérêt tout particulier qu’il porte à la famille de Cheikh Al Islam en général à celle de Serigne Mamoune, a souligné Cheikh Mansour Niasse.

Elimane FALL

Les villes de Touba et de Mbacké ont abrité des cérémonies pour rendre hommage et renforcer les imams, maîtres coraniques et apprenants des «daaras». Serigne Mboup a contribué à hauteur de 20 millions de FCfa pour un fonds de solidarité qu’il a initié. De son côté, Abdou Mbacké Ndao, le maire de Mbacké, a alloué une importante subvention aux «daaras» de sa commune.

Au cours d’une cérémonie d’installation d’un fonds de solidarité, Serigne Mboup, initiateur du projet, a souligné que « cela se fait partout dans le monde, en Mauritanie, en Turquie, en Indonésie, etc., et l’objectif est de venir en aide aux « daaras ». Le patron du groupe Ccbm a souligné que « Touba est une ville religieuse, où le livre saint est lu en permanence et c’est en cela qu’elle est le point de départ de ce don à cette structure qui va essaimer dans tout le pays ». Serigne Mboup a justifié son geste par le constat qu’il est « impossible au maître coranique d’enseigner et de chercher fortune. Il nous appartient à nous autres opérateurs économiques d’être leurs partenaires. Ensemble nous allons mettre en place un cadre similaire dans chaque région », a-t-il ajouté, avant de lancer un appel aux opérateurs économiques de Touba et à toutes les bonnes volontés.

Pour rappel, Serigne Mboup avait émis, sur sa propre initiative lors de leur congrès de 2016, l’idée d’une mise en place d’un cadre pour gérer une caisse de solidarité au bénéfice des «daaras». Cette idée a pris forme lors de cette rencontre avec les maîtres coraniques, les imams et les sortants des daaras, tenue chez Serigne Mboup après une conférence. Le bienfaiteur des «daaras» a ouvert le fonds de solidarité avec un premier dépôt de 20 millions de FCfa et une invitation à l’Etat et aux bonnes volontés pour appuyer ce cadre dont l’objectif est de donner toute sa dignité aux enseignants et apprenants du Coran dans les «daaras». Il s’agit, explique-t-il, de mettre en place un fonds de solidarité pour aider les «daaras» et les maîtres coraniques à être dans de bonnes conditions. Nous lançons un appel en direction des opérateurs économiques pour qu’ils viennent à la rescousse. Serigne Mboup qui a étudié à Coki, insistera aussi sur l’obligation d’ouverture des «daaras» vers les partenaires. L’État, fait-il savoir, est loin de croiser les bras, mais il nous faut aussi requérir l’appui des privés. Il y a une fédération départementale dans les 45 départements et nous avons foi en une bonne gestion de cette manne financière, a laissé entendre Serigne Khaly Diakhaté responsable de la « rabita » à Touba. A signaler la présence effective de Serigne Cheikh Aliou Mbacké, de Serigne Khadim Mbacké et de Serigne Bassirou Mbacké sans oublier Serigne Moustapha Diop de la Ligue des écoles coraniques.

La contribution du maire de Mbacké
De son côté, le maire de Mbacké, Abdou Mbacké Ndao, a également appuyé les écoles coraniques de son territoire communal. Pour cette année, des denrées et du matériel coranique sont distribués à quelque 150 établissements scolaires officiant dans l’éducation religieuse. A l’occasion de la cérémonie de remise des dons, le maire Abdou Mbacké Ndao a honoré à titre posthume Serigne Balla Diattara, Imam de la grande mosquée de Mbacké Khéwar rappelé à Dieu tout récemment. Ce geste est important et constitue un signal fort qui doit être imité par les bonnes volontés et démultiplié dans tout le pays, a laissé entendre l’honorable député Abdou Lahad Seck Sadaga. Invité d’honneur, Mame Diarra Ngom, lauréate du concours de récitation du Coran en Malaisie, a été citée en exemple, après une brillante prestation.

Mamadou DIEYE

Les chauffeurs camionneurs empruntant le corridor Dakar-Bamako sont en colère du fait des tracasseries qu’ils vivent sur cet axe. En conférence de presse aux Parcelles Assainies hier, ils sont tiré la sonnette d’alarme et invité les autorités du pays à réagir au plus vite afin de mettre fin à ce calvaire qu’ils vivent au quotidien.

Les chauffeurs camionneurs qui font la navette entre Dakar et Bamoko souffrent sur ce corridor du fait de tracasseries liées notamment à ce qu’ils considèrent comme un racket organisé autour du paiement de taxes excessives indûment versées aux postes de contrôle et de sécurité. « Sur l’axe Kidira chaque camionneurs est astreint au paiement d’une taxe d’un montant de soixante-dix mille (70 000) FCfa et une autre sur l’axe Moussala-Kédougou d’un montant de quarante mille francs (40.000) FCfa, a révélé Ousmane Ndongo, responsable administratif du Gie des chauffeurs camionneurs routiers du Sénégal. Ce qui porte le montant global à cent dix mille (110.000 FCfa) que tous les chauffeurs qui empruntent ce corridor versent de manière indue, dans l’indifférence générale. Autre complainte des camionneurs routiers, les sanctions abusives infligées à tout chauffeur sénégalais commettant un accident quelle que soit la nature des dommages causés à l’autre partie. « Qu’il soit fautif ou victime, tout chauffeur qui commet un accident sur le territoire malien va payer par une peine privative de liberté ou financière », a ajouté Ousmane Ndongo. Il se demande pourquoi les camionneurs sénégalais n’ont pas le même traitement au Mali que leurs collègues maliens au Sénégal ? Aujourd’hui, les chauffeurs sénégalais souffrent énormément au Mali sans que les autorités ne daignent réagir pour y mettre fin. C’est la raison pour laquelle nous demandons au Président Macky Sall de se saisir de cette question et de faire mener une enquête sur le terrain afin d’en avoir le cœur net sur les tracasseries que subissent les chauffeurs sur le corridor Dakar-Bamoko. Ousmane Ndongo a cité le cas d’un chauffeur sénégalais emprisonné au Mali après qu’il a commis un accident de la route. « Son employeur a versé six cent mille (600.000) FCfa, mais jusqu’ici il est encore dans les liens de la détention », ajoute Ousmane Ndongo. Il révèle que des chauffeurs se sont portés volontaires pour barrer la route sur cet axe au péril de leur vie aussi longtemps que cette situation va perdurer.

Abdou DIOP

Dans nos sociétés, le Ramadan couvre un lot d’habitudes qui n’ont pas forcement cours en temps normal. Parmi celles-ci, la distribution de cadeaux par des femmes mariées à leur belle famille. Un cadeau presque « exigé » et habituellement désigné sous le vocable de « Soukerou Koor » (le sucre du jeûne, en langue wolof). Mais le présent n’est pas forcément du sucre et n’est souvent pas à la portée de toutes les belles-filles. Et c’est une pratique qui n’est pas d’ordre religieux.

Il est douze heures. Le soleil est au zénith dans les allées du marché Thiaroye. Les aléas du Ramadan ne remettent point en cause l’activité commerciale. Les mouvements battent le plein. Ndèye Fatou, la quarantaine, est venue s’approvisionner en tissus. Cette cliente de choix capte l’attention des commerçants. A elle seule, elle vient de se procurer cinq tissus de choix, du basin riche. Le tout est estimé à 200.000 FCfa. Ce n’est pas la première fois que Ndèye Fatou vient s’offrir des tissus dans cette boutique, de surcroît en de pareilles périodes qui coïncident avec la quinzaine de jours du mois de Ramadan, informe Amadou Barro, commerçant de tissus. « A chaque Ramadan, elle vient se procurer des tissus », informe le commerçant. A quelques jours de la célébration de la Korité, les familles raffolent de tissus qui seront confectionnées en boubous pour servir d’habillement le jour de la fête. Mais, ceux que viennent de s’offrir Ndèye Fatou ne sont guère destinés à la célébration de la Korité, informe-t-elle. Si elle est venue s’approvisionner en tissus, c’est bien pour les offrir à sa belle-famille en guise de « Soukerou Koor », relève-t-elle.

La jeune femme mariée compte ainsi faire plaisir à sa belle-mère, son beau-père et quelques-unes des sœurs et tantes de son époux. En plus de tissus chèrement acquis, elle est dans les dispositions de leur offrir également de l’argent. « Selon mes estimations, en plus des tissus, il me faudra 150.000 FCfa pour faire plaisir à ma belle-famille, à travers l’offre du «Soukerou Koor» », relève-t-elle. Ndèye Fatou est cadre dans une entreprise de la place. Son revenu lui permet d’honorer un tel engagement, qui, souligne-t-elle, « aura cependant un véritable impact sur mes dépenses mensuelles », avant d’ajouter que « l’enjeu en vaut le coup ».

Autre lieu, autre réalité. La pratique du « Soukerou Koor » devenue courante dans la société sénégalaise n’est pas du goût de Fatoumata Diop. Cette mère de famille âgée de 50 ans n’est guère dans le besoin. Elle habite dans une luxueuse villa située à Scat Urbam. Médecin de son état, elle est propriétaire d’une clinique qui marche à plein régime. Elle gagne dignement et confortablement sa vie. Pour autant la dame refuse « d’entrer dans des futilités sans aucun fondement », relève-t-elle. Du moins, c’est ce que lui inspire les « gestes excessifs qui vont avec la dotation du Soukeurou Koor ».

…Une habitude devenue obligatoire…
Mme Diop capitalise vingt-cinq ans de mariage. « Je me suis toujours montrée respectueuse envers ma belle famille. Je m’acquitte, avec tous les honneurs, de ce qu’exige notre société dans des occasions particulières telles que le baptême, le mariage et autres », souligne-t-elle. Elle affirme également honorer le « Soukerou Koor »; mais « dans la limite du raisonnable », précise-t-elle. « Je donne à ma belle-mère 20.000 FCfa, 15.000 francs à la tante paternelle de mon époux, vue que son papa est décédé », informe-t-elle. Et dire qu’il m’arrive de leur offrir nettement plus en temps normal. Par contre, je me refuse de m’imposer le fardeau d’une distribution excessive, faite de voyeurisme à travers le prétexte de « Soukerou Koor », relève-t-elle.

Les femmes sont presque unanimes à vouloir, dans la mesure du possible, honorer la dotation du « Soukerou Koor ». Elles restent toutefois partagées sur des « agissements qu’elles jugent parfois excessifs ». Quand certaines convoquent le manque de moyens pouvant parfois empêcher d’offrir quoi que ce soit à la belle famille, d’autres dénoncent « une considération discriminatoire » développée par les belles familles, souvent sévères envers celles qui n’ont pas pu honorer ce rituel en phase de devenir une exigence.

Ndèye Anta Diaw, jeune femme de trente-deux ans, est mariée à un compatriote émigré en Europe depuis cinq années. Au début de leur union, il gagnait suffisamment sa vie et se permettait de financer convenablement le « Soukeurou Koor ». Mais, depuis deux ans, la donne a changé et le pouvoir d’achat de son époux a drastiquement baissé. Cette situation malencontreuse s’est naturellement répercutée sur elle et empêche désormais la jeune femme d’honorer le « Soukerou Koor ». Cette condition qui n’est pas d’ordre à plaire à sa belle-famille, lui a valu « plusieurs réprimandes à l’occasion de cérémonies familiales », relève-t-elle. En effet, selon elle, en de pareilles circonstances, « ma belle-famille n’hésite pas à faire l’éloge des épouses de mes beaux-frères qui ont suffisamment de moyens pour le «Soukerou Koor». Moi, je ne leur inspire que mépris », dit-elle.

…Pratique qui n’est pas d’ordre religieux…
Pourtant, cette pratique n’est pas d’ordre religieux, souligne Imam Ndiathie. C’est juste une démarche culturelle qui a pris une ampleur inquiétante en un temps record, allant jusqu’à s’ériger parfois en obligation, condamne t-il. Il dit avoir pourtant attiré l’attention des maris durant son prêche du vendredi. « Les maris ont un rôle déterminant dans cette situation, car ce sont eux qui, la plupart du temps, donnent de l’argent destiné au «Soukerou Koor» à leurs épouses », relève-t-il.

Selon Aïda Lam, soixante ans, la pratique du « Soukerou Koor » date de plusieurs années. Elle se rappelle qu’à son époque déjà, elle-même la donnait à sa belle-mère parce qu’ayant vu sa propre maman s’adonnait à la même pratique, affirme-t-elle. Toutefois, les dépenses étaient raisonnables, se souvient-elle. « On se contentait d’apporter du sucre à sa belle-mère. D’une dizaine de paquets de sucre à deux, selon les moyens dont dispose la personne », relève-t-elle. Elle se rappelle aussi que celles qui pouvaient se le permettre préparaient en plus du sucre « un met succulent à base de viande de poulet et autres ». Le tout dans l’unique objectif de faire plaisir à sa belle-famille. Elle dénonce par ailleurs cette « concurrence malsaine venue se greffer dans une pratique mue, au début, par la seule approche de faire plaisir à la belle-famille ».

…Quand les célibataires s’en mêlent
La pratique du « Soukerou Koor » était du ressort exclusif des femmes qui ont contracté un mariage. Elle n’est plus leur apanage. Désormais, les filles qui aspirent également à intégrer une famille par les liens du mariage se déclarent à travers une distribution accrue du « Soukerou Koor ». Elles n’hésitent pas à offrir des sommes astronomiques, souvent accompagnées de tissus les uns plus chèrement acquis que les autres. Cette jeune fille âgée de vingt-cinq ans qui souhaite garder l’anonymat est célibataire de son état. Son petit ami lui a promis un mariage sous peu.

En attendant, elle a déjà fait la connaissance de la plupart des membres de la famille de son promis. A l’occasion du Ramadan, elle n’a pas hésité à amener le « Soukerou Koor ». « J’ai acheté deux tissus bazin riche assortis de 50.000 FCfa que j’ai offerts à la mère de mon fiancé en guise de « Soukerou Koor », informe-t-elle. A travers ce geste, la jeune fille dit « vouloir gagner la confiance de sa belle-famille, tout en faisant plaisir à son fiancé ».

Cette pratique est devenue une véritable pression sociale sur la plupart des femmes mariées. D’ailleurs, certaines se voient reverser le « Soukerou Koor » apporté à leur mère par leurs belles-sœurs. A leur tour, elles acheminent les cadeaux chez leurs propres belles-mères. C’est le cas de Ndèye Fatou Ndao. Elle est mariée à un de ses cousins établis à Louga. Selon elle, chaque année, c’est sa mère qui lui cède une partie des « Soukerou Koor » récoltés auprès de ses belles-sœurs. A son tour, elle part le reverser à sa belle-mère. « Au-delà de la pratique, c’est une question d’honneur », relève-t-elle. Ndèye Fatou ne veut nullement être la risée de sa belle-famille. C’est pourquoi, dit-elle, elle est prête à tout faire pour honorer le « Soukerou Koor ». Une exigence qu’elle s’est imposée à l’image de plusieurs autres femmes sénégalaises.

Par Oumar BA

Assurer une meilleure prise en charge des réfugiés et demandeurs d’asile, c’est le souhait de l’International refugee rights initiative (Irri). Cet organisme a, dans une déclaration, recommandé vivement au gouvernement sénégalais de réexaminer sa législation nationale. Malgré cela, le Sénégal accueille 14 274 réfugiés et 2 914 demandeurs d’asile de diverses nationalités.

Le Sénégal doit remédier aux faiblesses de son système d’asile et accorder encore plus d’attention à la situation des réfugiés et demandeurs d’asile vivant sur son sol. D’après un communiqué reçu hier à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés célébrée le 20 juin, les défenseurs des réfugiés ont attiré l’attention du gouvernement sénégalais et de l’opinion publique nationale et internationale sur la problématique de l’asile au Sénégal. Selon la même source, l’Irri rappelle que le Sénégal a ratifié la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés ainsi que celle de l’Oua de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique.

Il accueille 14 274 réfugiés et 2 914 demandeurs d’asile de diverses nationalités, selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. « Beaucoup de réfugiés choisissent le Sénégal en raison de sa stabilité politique et de sa démocratie. Il est important de signaler que beaucoup de failles sont notées dans le système d’asile sénégalais », écrit le texte.

Le document mentionne également que de sérieuses lacunes administratives et procédurales empêchent ceux qui ont besoin de protection d’en bénéficier. « La Commission nationale d’éligibilité est extrêmement lente dans le traitement des dossiers, laissant certains demandeurs d’asile attendre près de trois ans avant de recevoir une décision », lit-on ; alors qu’au Togo, les demandes d’asile sont traitées en six mois.

« Une législation qui fixerait un délai pour le traitement des demandes d’asile serait une étape décisive pour lutter contre cette situation. Les demandeurs d’asile n’ont souvent pas accès à l’aide humanitaire jusqu’à ce qu’ils soient reconnus comme étant réfugiés », fait part la même source. En outre, le Sénégal n’a pas prévu de centre d’accueil pour les demandeurs les plus vulnérables tels que les femmes enceintes, les enfants non accompagnés et les personnes âgées.       

S. M. S. CISSE

Contrairement à la thèse qui s’est répandue ces dernières heures dans la presse, la Police réfute avoir ouvert le feu sur les deux dames qui prenaient part à une manifestation à Touba.

La Police nationale a battu en brèche la rumeur qui circule ces temps-ci selon laquelle elle aurait ouvert le feu sur des manifestants à Touba. Dans un communiqué reçu hier, le Bureau des relations publiques de cette institution explique que la balle extraite du corps de la dame A. Sall (l’une des victimes des tirs) est une munition de calibre 6,62 mm non utilisé par les policiers qui ne disposent que de munitions de calibre 9 mm. A en croire le communiqué, la police recherche activement un certain A. Dieng qui serait l’auteur des tirs. Néanmoins 38 individus ayant pris part aux manifestations ont été pour le moment interpellés. Revenant sur les faits, le texte explique que le 18 juin dernier, aux environs de 14 heures, des marchands ambulants du marché Ocass ont attaqué le poste de police, sis dans ledit marché, dans l’intention d’en découdre avec des éléments de «Safinatou Amane» qui s’y étaient réfugiés. Ils reprochaient à ces derniers d’avoir battu jusqu’à évanouissement un garçon du nom de B. Mbengue, âgé de 14 ans et qui venait d’être évacué à l’hôpital par les Sapeurs-pompiers. Malgré l’hostilité de la foule qui jetait des pierres sur le véhicule d’intervention, les éléments du commissariat spécial de Touba ont pu exfiltrer l’agent de police, les Asp et les éléments de «Safinatou Amane» séquestrés au poste. Selon toujours le document de la police, « dans leur élan destructeur, les badauds ont saccagé les deux postes de police du marché et vandalisé des magasins ». Et c’est dans la mêlée que les deux dames nommées A. Sall, âgée de 19 ans et A. Fall, âgée de 44 ans, ont été blessées par balle. La première a été atteinte à l’avant-bras droit et à la poitrine, tandis que la seconde a reçu le tir au cou. Elles ont été admises à l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba. Si l’on se fie au texte de la police, il a fallu l’intervention de renforts du Gmi et de l’Esi de la gendarmerie pour rétablir l’ordre.

Raddho, Lsdh et Amnesty pour l’ouverture d’une enquête
Suite aux incidents de Touba, Amnesty International Sénégal, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) ont, dans un communiqué conjoint, « condamné le recours à la violence par les manifestants, ainsi que l’usage excessif de la force dans les opérations de maintien de l’ordre ». Par ailleurs, ces organisation ont demandé « l’ouverture d’une enquête indépendante pour déterminer l’origine et les conditions d’usage des armes à feu ayant occasionné au moins deux blessés graves et sur les allégations de mauvais traitements contre un garçon dans un poste de police de la ville ».

Ndiol Maka SECK

5.7-Le Prophète avec les personnes âgées
Cette catégorie sociale occupe, il faut le rappeler, une place importante dans la société. La tradition islamique veut qu’elle soit correctement prise en charge et entourée de respect et de considération en même temps qu’elle invite la personne âgée à jouer un rôle positif aussi bien au sein de lafamille qu’au sein de la société. Elle doit contribuer à la conservation du patrimoine matériel et immatériel, privé et public et à l’éducation des enfants et à la promotion du bénévolat.

Le Prophète de l'islam appréciait hautement une vie longue et bien remplie et pensait que les meilleurs d’entre nous sont ceux qui passent une longue vie à réaliser de grandes œuvres qui immortalisent leur mémoire.

Muhammad s'intéressait particulièrement aux personnes âgées et considérait que la vénération d'un musulman aux cheveux blancs et son respect procèdent de la vénération de son Créateur. Il nous met en garde contre le mépris et le manque de respect envers les personnes du troisième âge. Une fois, un vieil homme arriva auprès de lui, et les gens tardèrent à lui dégager le chemin. Ce qui fit dire au Prophète: «N'est pas des nôtres celui qui ne compatit pas avec nos petits et ne respecte pas nos vieux.»

Dans le cadre de son suivi de la situation de la catégorie sociale sus visée, il a reçu une information portant sur une injustice commise à l’endroit d’un vieille femme d’Abyssine. Pour attirer l’attention de tout le monde sur l’impact de telles pratiques sur la société, il dit: «Comment voulez-vous que soit sainte une communauté au sein de laquelle les faibles sont laissés à la merci des forts?» En d’autres termes, pour qu’une société jouisse du respect et de la considération sur le plan international, elle doit s’efforcer à asseoir la justice sociale en son sein et bannir toute formes de discrimination.

Quand le père de son plus proche compagnon Abou Baker, un vieillard finissant , non encore converti alors à l'islam, se présenta au Prophète lors de la conquête de La Mecque, le Messager de Dieu fit ce reproche amical à son gendre : «Pourquoi n'as-tu pas laissé le vieux chez lui afin que j’aille le retrouver?»

L'Elu tenait compte de la faiblesse des personnes âgées et leur accordait des allègements par rapport aux lois religieuses. C'est ainsi qu'il permit à la personne âgée de se faire remplacer au pèlerinage et donnait aux imams l'ordre d'alléger leurs prières pour éviter que leur prolongation n'empêche les vieux de participer aux prières collectives des musulmans. Muhammad enseignait que le vieux mérite plus que tout autre qu'on lui facilite la pratique du culte, qu’on évite de lui donner un ordre qui le mette à l’épreuve et qu’on ne lui interdit pas ce dont il ne peut se passer

Quant il vit un vieillard soutenu par ses deux enfants se rendre à pied à la maison sacrée puisqu’il en avait formé le vœux, il lui donna l'ordre d'utiliser une monture. C’était de sa part une manière de corriger une mauvaise compréhension de la religion qui about à une pratique qui en viole l’esprit. Car le pèlerinage n’est exigé que celui qui en a réellement la capacité physique et financière.

 

Contrairement à la thèse qui s’est répandue ces dernières heures dans la presse, la Police réfute avoir ouvert le feu sur les deux dames qui prenaient part à une manifestation à Touba.

La Police nationale a battu en brèche la rumeur qui circule ces temps-ci selon laquelle elle aurait ouvert le feu sur des manifestants à Touba. Dans un communiqué reçu hier, le Bureau des relations publiques de cette institution explique que la balle extraite du corps de la dame A. Sall (l’une des victimes des tirs) est une munition de calibre 6,62 mm non utilisé par les policiers qui ne disposent que de munitions de calibre 9 mm. A en croire le communiqué, la police recherche activement un certain A. Dieng qui serait l’auteur des tirs. Néanmoins 38 individus ayant pris part aux manifestations ont été pour le moment interpellés. Revenant sur les faits, le texte explique que le 18 juin dernier, aux environs de 14 heures, des marchands ambulants du marché Ocass ont attaqué le poste de police, sis dans ledit marché, dans l’intention d’en découdre avec des éléments de «Safinatou Amane» qui s’y étaient réfugiés. Ils reprochaient à ces derniers d’avoir battu jusqu’à évanouissement un garçon du nom de B. Mbengue, âgé de 14 ans et qui venait d’être évacué à l’hôpital par les Sapeurs-pompiers. Malgré l’hostilité de la foule qui jetait des pierres sur le véhicule d’intervention, les éléments du commissariat spécial de Touba ont pu exfiltrer l’agent de police, les Asp et les éléments de «Safinatou Amane» séquestrés au poste. Selon toujours le document de la police, « dans leur élan destructeur, les badauds ont saccagé les deux postes de police du marché et vandalisé des magasins ». Et c’est dans la mêlée que les deux dames nommées A. Sall, âgée de 19 ans et A. Fall, âgée de 44 ans, ont été blessées par balle. La première a été atteinte à l’avant-bras droit et à la poitrine, tandis que la seconde a reçu le tir au cou. Elles ont été admises à l’hôpital Matlaboul Fawzaini de Touba. Si l’on se fie au texte de la police, il a fallu l’intervention de renforts du Gmi et de l’Esi de la gendarmerie pour rétablir l’ordre.

Ndiol Maka SECK

 

Durant le Ramadan, l’homme d’affaires Gass Ezzedine, à travers sa Fondation éponyme et l’appui de trois autres associations, distribue des centaines de repas aux nécessiteux. Une action sociale qui se perpétue depuis près de 30 ans.

En ce vendredi, 21ème jour du Ramadan, comme à son habitude, le centre-ville de Dakar grouille de véhicules et de monde. Le soleil est au zénith, la chaleur étouffante. Sur la rue Victor Hugo, un petit terrain vague délimité par un enclos en zinc tranche avec le décor du milieu constitué de grandes bâtisses. A l’intérieur de ce parking « occasionnel », une quinzaine de femmes, à l’ombre d’un hangar, s’affairent autour de grandes bassines. Les unes contiennent des poulets, les autres des légumes, du riz et d’autres condiments. Dans un coin, quatre grosses marmites attendent d’être mises au feu. C’est la cuisine en plein air de la Fondation Gass Ezzedine du nom de l’homme d’affaires d’origine libanaise connu pour sa passion pour le sport.

Président de la Fédération sénégalaise de Pétanque, Gass Ezzedine est aussi un homme au grand cœur. Depuis près de 30 ans, durant le Ramadan, il met la main à la poche pour faire manger des nécessiteux et d’autres personnes qui se trouvent au centre-ville à l’heure de la rupture du jeûne. « Nous préparons tous les jours 180 kg de riz accompagné soit du poulet, soit du poisson ou de la viande », confie ce bon samaritain. Il a toujours payé la facture de cette action de bienfaisance. Mais ces dernières années, Gass Ezzedine est soutenu par trois associations caritatives libanaises « Al Hoda », Notre-Dame du Liban et « Al Noor ». Ensemble, ils permettent, grâce à une équipe d’une trentaine de personnes, à plus de 700 personnes de manger à leur faim tous les soirs.

Au début de l’aventure, tous les plats étaient acheminés en camion dans des endroits ciblés du centre-ville et distribués aux bénéficiaires. Mais, de plus en plus, les gens viennent eux-mêmes avec leur bol, souligne Gass Ezzedine. Ces actions de solidarité dépassent le périmètre de la capitale. Des localités comme Rufisque et Louga en bénéficient. La Fondation se signale aussi à l’occasion d’autres événements. « La Fondation fait beaucoup de social dans les villages et les mosquées. Une fois par mois, nous offrons des denrées alimentaires à certaines catégories sociales. Pendant la période de froid, nous offrons des couvertures. Lors de la rentrée des classes, nous offrons des fournitures scolaires. A Noël, nous offrons des jouets, des habits et des chaussures. La Fondation vit et fonctionne toute l’année », explique cet humanitaire dans l’âme, père de trois garçons. « J’ai toujours aimé aider mes prochains. L’humanitaire est une passion. Ce sentiment a grandi en moi et je tenais à le transformer en acte concret », ajoute-il. Très attaché au Sénégal où il est né et a grandi, Gass Ezzedine trouve dans ces actions un moyen d’être utile à la société.  

Pour permettre à certains indigents de passer une bonne fête de Korité, la Fondation Gass Ezzedine distribue des kits alimentaires composés de riz, d’huile, du sucre, de pots de tomate, du lait, des biscuits, etc., dans 80 endroits identifiés. Ce philanthrope ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il rêve de construire une grande cuisine où les nécessiteux pourront manger gratuitement tous les jours.

Par ailleurs, la Fondation a offert à l’Amicale des femmes du journal «Le Soleil» un important don de denrées alimentaires qui ont été redistribuées, dans le cadre des actions de solidarité des femmes du Soleil, aux populations de Yarakh.

Elhadji Ibrahima THIAM

Le directeur de l’hôpital Maguette Lô de Linguère, Docteur Abdou Sarr, a offert, jeudi dernier, un «ndogou» (repas de rupture du jeûne) aux patients et à son personnel.

« Ce que nous avons fait aujourd’hui fait partie du programme social qui entre dans l’agenda annuel de l’établissement. Pour gérer des établissements publics de santé, il y a  un volet important qu’il faudrait apporter au dialogue pour aboutir à une vraie cohésion sociale, facteur garant de la performance. C’est pourquoi nous organisons une journée pendant laquelle nous servons au personnel et aux patients des repas de rupture du jeûne », a dit le directeur à ses hôtes. Il a ajouté que cette action hautement sociale sera pérennisée. « Cette activité est planifiée  dans les principales activités de l’établissement. Nous comptons voir quel axe à améliorer pour que cette activité puisse être de haute portée sociale et appréciée par tous », a-t-il indiqué.

« Rien ne peut se faire sans la cohésion, si tout le monde ne conjugue pas le même verbe, le verbe agir ensemble » a-t-il dit à son personnel. Il les appelle à l’unité, à un travail d’équipe, à une étroite collaboration, à des échanges sur toutes les questions.

Une patiente trouvée à la salle 4, Marième Sow se réjouit de cet acte noble.
« Ce plat copieux offert par l’hôpital va nous soulager des peines énormes auxquelles nous étions confrontées quotidiennement pour rompre le jeûne », dit-elle. L’autorité administrative, Mamadou Bachir Ndao, a félicité le directeur de l’hôpital Maguette Lô de Linguère pour avoir associé à cette communion les malades et les chefs de service de la commune.

Masse NDIAYE

En partenariat avec le projet « Son Choix » mis en œuvre par Enda Jeunesse Action, l’association « Enfants jeunes travailleurs » a mis à profit la commémoration de la journée de l’enfant africain pour une rencontre d’échanges. Il a été beaucoup question de faire face à la montée du terrorisme dont les acteurs utilisent souvent des enfants qui subissent toutes sortes de violences. Le « ndogou » offert aux «daaras» de Sérigne Thierno Aliou Barry de Daybatou et d’Imam Diacko au quartier Gouye a également été un prétexte pour sensibiliser les responsables de ces «daaras» dans la protection des enfants pour le respect de leurs droits fondamentaux, à savoir le droit à l’éducation, à une famille, à la santé et à une nationalité. Car l’un des problèmes de la protection des enfants demeure également la mendicité des tout-petits. Ce phénomène expose les enfants de la rue à la violence, aux abus et à la délinquance juvénile.
A cela s’ajoute la montée du terrorisme. D’où la pertinence du thème sur les « conflits et crises en Afrique : protégeons les droits de tous les enfants » qui a été retenu par l’Union africaine.

Pape Demba SIDIBE

Le secrétaire général des Nations Unies a rendu, hier, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, un vibrant hommage aux femmes cibles de ces crimes.

« Aujourd’hui, nous rendons hommage aux femmes, aux filles, aux hommes et aux garçons qui ont subi des violences sexuelles atroces lors de conflits et nous réaffirmons la volonté de la communauté internationale dans son ensemble de venir à bout de ce fléau ». Selon Antonio Guterres, le viol et la violence sexuelle en temps de conflit sont une tactique terroriste et une tactique de guerre employées à des fins stratégiques pour humilier, dégrader et détruire autrui, souvent dans le cadre d’une campagne de nettoyage ethnique. « On ne devrait jamais y voir une conséquence inévitable des guerres », déplore-t-il. Selon lui, la violence sexuelle remet en question le droit de tout un chacun à mener sa vie dans la dignité et elle représente une menace pour la paix et la sécurité collectives.

Antonio Guterres relève qu’il s’agisse d’avoir recours à la diplomatie préventive, de favoriser la consolidation de la paix et le développement, d’encourager l’adoption d’initiatives à l’échelle nationale ou de lutter contre la discrimination fondée sur le sexe, l’Organisation des Nations Unies n’épargne aucun effort pour s’attaquer aux racines de la violence sexuelle en temps de conflit. « Nous continuerons de suivre la situation, d’en rendre compte, d’aider les victimes et de tout faire pour obtenir que les coupables aient à répondre de leurs actes », a-t-il déclaré.

L’ancien Premier ministre portugais souligne que l’Organisation des Nations Unies fait de son mieux pour donner au personnel de maintien de la paix les moyens dont il a besoin pour pouvoir protéger les civils vulnérables et faire en sorte que justice soit faite dans tous les cas. « Il est de notre responsabilité à tous de faire en sorte que de tels crimes n’aient plus lieu.

Au nom de toutes les victimes, réaffirmons aujourd’hui notre volonté de mettre un terme à la violence sexuelle en temps de conflit et de faire régner la paix et la justice partout dans le monde », conclut-il.

Cheikh M. COLY

 World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.

Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».

Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision.  Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.  

Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.

Oumar BA

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