sources vecto FR 5 page 001

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (1938)

20 moulins à mil, c’est ce que compte remettre Mme la Ministre de la Femme aux groupements féminins de Diourbel.

La ministre Mariama Sarr était, dimanche, à Diourbel, dans le cadre de la quinzaine régionale de la femme. Accueillie par une très forte délégation, celle en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a promis de remettre aux groupements de femmes 20 moulins à mil, dont la distribution sera répartie suivant les localités prioritaires. « Nous allons travailler de telle sorte que les femmes verront leurs conditions de vie améliorées. Dans le cadre de la formation, nous allons nous y atteler de façon beaucoup plus importante. La deuxième phase du Palam est passée de 4 à 12 milliards de FCfa. Sous peu, vos difficultés à accéder à la formation, aux crédits, aux matériels d’allègement seront un vieux souvenir pour la région de Diourbel. Nous allons accentuer l’alphabétisation fonctionnelle ; les femmes doivent pouvoir être dans les chaînes de transformation de la fourche à la fourchette. On ne peut pas sortir les femmes du processus du Plan Sénégal émergent (Pse) ; ce que le président de la République a compris, en relançant cette quinzaine nationale de la femme, savoir vos difficultés et y apporter des solutions », a affirmé Mariama Sarr, dont le souhait est de voir les femmes autonomes. Elle a aussi déploré les violences qu’elles subissent. Revenant sur ses bonnes relations avec Mme Aïda Mbodj, l’ex-mairesse de Bambey, le ministre a loué une dame, d’une très grande vertu. A son tour, cette dernière a dit ceci : « Lors de notre passation de service, alors que nous venions tout juste de perdre le pouvoir, vous avez fait preuve de classe, en me témoignant votre admiration ». Quant à l’honorable député Mame Khary Mbacké, elle a loué la sollicitude de la ministre Mariama Sarr et sa démarche inclusive. « Nous voulons un soutien des femmes de Mbacké et de Diourbel pour leur autonomie », a plaidé la parlementaire.

Dans l’après-midi, la ministre s’est rendue à Ndindy Gouye, localité située à 22 km de Diourbel. Elle a visité les réalisations du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam). Ces femmes s’activent dans la transformation de l’arachide pour obtenir de l’huile, etc. Le maire Cheikh Seck a salué les efforts du ministère. Quelques élèves ont été primés grâce à leurs bons résultats.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le collectif des personnes affectées par le projet de construction du Train express régional (Ter) a dénoncé ce qu’il appelle « une injustice » dans le cadre du processus d’indemnisation des personnes touchées par le projet. C’était samedi dernier au cours d’une assemblée générale organisée à Thiaroye Gare.

En assemblée générale à Thiaroye Gare, les « impactés » du Ter ont déclaré que le projet leur a causé un «préjudice moral inestimable» en ce sens que les responsables de familles et leurs épouses vivent sous la hantise d’un déguerpissement en ignorant où ils seront relogés. Ils ont dit ne pas comprendre pourquoi l’Apix a privilégié les commerçants affectés par le projet en les relogeant sur une surface de sept hectares dans l’enceinte du camp militaire de Thiaroye et laissant en rade la population riveraine aussi affectée. En effet, le collectif des « impactés » du Ter trouve dérisoire le montant proposé par l’Apix pour le mètre carré concernant les maisons qui seront touchées. Les membres du collectif considèrent que ce montant est insignifiant par rapport à la valeur réelle du mètre carré dans le département de Pikine.

C’est la raison pour laquelle les riverains affectés par le projet se sont unis pour mener le combat. Le coordonnateur du collectif national des impactés du Ter, Macodou Fall, a révélé que l’Apix a proposé 19.200 FCfa pour le mètre carré alors que la valeur varie entre 80.000 et 100.000 FCfa. Macodou Fall a expliqué qu’avec ce barème, les riverains affectés ne pourront pas obtenir un lopin de terre une fois qu’ils seront indemnisés. Il a affirmé que la situation est aujourd’hui si grave qu’elle interpelle le chef de l’Etat. Les riverains impactés des tronçons de Pikine, Diamniadio, Thiaroye-Gare, Yeumbeul Sud, Diamaguène Sicap Mbao et Keur Mbaye Fall ont sollicité une intervention prompte du chef de l’Etat. Le coordonnateur adjoint, Ibrahima Cissé, a affirmé qu’il y a aujourd’hui un blocage dans le dossier dû au refus de la population de signer le document. « La population sait que si elle signe ce document, elle ira vers une paupérisation alors qu’elle est déjà vulnérable, » a-t-il indiqué. Le collectif a fait le tour des différentes familles religieuses du pays y compris la mission catholique pour les sensibiliser sur la question.

Abdou DIOP

Des centaines de familles de pêcheurs de la langue de Barbarie, rapatriées de la Mauritanie, sont actuellement confrontées à d’énormes difficultés pour survivre et se reconvertir dans d’autres domaines de la vie économique de notre pays. A cet effet, un comité d’initiative a été mis en place pour la prise en charge de la réintégration sociale de ces familles.

Un atelier organisé par ce comité d’initiative à la Chambre de commerce, animé et supervisé par le consultant Moctar Sall et Yaly Fall, un des responsables des organisations des pêcheurs, a regroupé plus de 70 représentants des communautés des pêcheurs et mareyeurs, de la société civile, d’organisations professionnelles du secteur de la pêche, des organismes de développement et autres partenaires. Selon le président du comité, Mbaye Dièye Sène, cet atelier a permis d’identifier des moyens d’apaisement et de redéploiement des pêcheurs revenus au bercail, de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour trouver, dans les plus brefs délais, des mécanismes d’insertion des pêcheurs face au nouveau contexte, pour adopter des mesures adéquates et durables d’atténuation des contraintes et risques écologiques et géophysiques. Les travaux, a-t-il précisé, ont également permis de plancher sur la rareté des ressources halieutiques, les craintes et les effets écologiques de l’exploitation du gaz et du pétrole, les agressions de la houle, les accidents mortels qui se produisent régulièrement dans la brèche, les problèmes fonciers, etc.

M. Sène a rappelé qu’au Sénégal, le secteur de la pêche, occupe une place de choix dans l’économie, car il est le premier secteur pourvoyeur de devises et fait vivre de milliers de personnes. Particulièrement à Saint-Louis, la pêche mobilise une bonne partie de la population.

La proximité avec les côtes mauritaniennes et les relations séculaires entre les deux populations ont favorisé le déplacement des centaines de pêcheurs vers la Mauritanie. Nonobstant les autorisations de pêche octroyées à certains, plusieurs d’entre eux, à en croire M. Sène, ont développé des relations d’affaires parallèles en Mauritanie pour investir dans l’activité.

Ce phénomène s’est accentué ces dernières années à cause de la rareté des ressources et des enjeux économiques face à la demande galopante. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, avec les problèmes survenus récemment en Mauritanie et qui sont à l’origine du rapatriement de ces centaines de familles de pêcheurs sénégalais, la situation des populations victimes et plus précisément celles de Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, Santhiaba, est plus que préoccupante. En effet, a expliqué Mbaye Dièye Sène, non seulement, il se pose plusieurs problèmes d’ordre économique mais surtout social.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le centre de recherches Timbuktu, en partenariat avec Movida et la Fondation Konrad Adenauer (Fka), a organisé, jeudi dernier dans les locaux de la Fka, un colloque international sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires.

S’articulant autour du thème « Religions et migrations. Construire ensemble par les mobilités religieuse », ce colloque international tenu au sein des locaux de la Fondation Konrad Adenauer a été une occasion pour des enseignants-chercheurs comme Bakary Sambe et Marie Brossier de réfléchir sur les questions migratoires sous le prisme de la religion. Un débat scientifique sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires analysées sous l’angle des nouvelles configurations géopolitiques et de la mondialisation. « Ceux qui élaborent les politiques publiques doivent travailler avec le monde de la réflexion et de la conception pour que les décisions prises dans les grandes instances internationales reflètent nos réalités qui, parfois, sont construites à travers les médis et les imaginations », a défendu M. Sambe. Selon lui, la migration ne doit pas être criminalisée mais inscrite au centre des convergences et de dialogue des civilisations.

De l’avis de l’auteur de « Diasporas de la Tjanyya : modes de socialisation et stratégies de recomposition en Europe et aux Etats-Unis », les stratégies de recomposition des communautés étrangères en Europe relève d’une volonté de socialisation dans un cadre d’immigration où ils ont en face la politique d’assimilation et d’intégration basée sur la question laïque mais aussi face à un autre islam qu’ils n’ont pas l’habitude de pratiquer. En effet, il a soutenu que la présence des communautés confrériques restructure le rapport que les autorités européennes ont vis-à-vis de l’islam et le sophisme un peu caricatural.

Le sahel, une zone de formation historique
En effet, dans cette réflexion globale et interdisciplinaire autour de la migration interprétée en dehors du prisme des défis sécuritaires avec comme images des migrants porteurs de radicalisme et de réseaux criminels, Marie Brossier, enseignante-chercheuse canadienne, s’est intéressée aux trajectoires d’éducation et d’engagements politiques des Arabisants au Sénégal. D’après ses recherches, elle déduit que ces anciens étudiants, migrants académiques, revendiquent une trajectoire spécifique. « Cette trajectoire accompagnée d’une identité transnationale à travers le Sahel relève d’une triple identité, à la fois linguistiques, biographique et une plus épistémique », spécifie-t-elle. Selon elle, ceci révèle la profondeur historique de ces migrations qui sont les fruits de coopération entre l’Etat sénégalais et les pays arabes comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte…, des formats institutionnels non étatiques pour le recrutement d’étudiants vers les pays arabes.

Leurs parcours obstrués contenus dans certains secteurs s’accompagnent, selon elle, d’un lobbying éducationnel qui a consisté à militer publiquement pour développer certaines réformes systématiques. « Dans les années 2000, le président Wade a accédé à leur demandes sur l’enseignement religieux en créant des écoles franco-arabes. Des acquis confirmés par son successeur et qui leur ont valu des positions symboliques », affirme-t-elle.

Marame Coumba Seck

Un pas vient d’être franchi dans la prise en charge des femmes et des enfants vivant dans la souffrance. En effet, l’Association «Unies Vers’elle Sénégal », en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé une soirée de gala au profit de la « Maison rose » samedi dernier.

La prise en charge intégrale des enfants et des femmes en souffrance préoccupe le Fonds monétaire international (Fmi). L’institution, en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé, samedi dernier, la deuxième édition de sa soirée de gala au profit de la « Maison rose » à travers l’Association « Unies vers’elle Sénégal ».

Implantée au quartier de Médina Gounass dans la ville de Guèdiawaye, la « Maison rose » accueille des femmes violées, celles qui vivent l’inceste, celles qui sont battues, celles qui endurent toutes les souffrances physiques et psychologiques, des jeunes filles qui portent des grossesses non désirées, maltraitées, celles qui fuguent, etc. « Depuis maintenant 09 ans, nous avons posé nos pierres les unes après les autres, construisant aujourd’hui un bel édifice consacré à la souffrance des femmes, des jeunes filles, des enfants et des bébés », déclare la fondatrice de l’Association « Vers’elle Sénégal ». Pour Mona Chasserio, l’objectif de son association dont dépend la « Maison rose » est d’aider ces couches vulnérables à retrouver goût à la vie et d’éveiller leur capacité d’exister, de comprendre, d’analyser et de développer leur intelligence. « C’est le lieu de magnifier l’appui du Fmi qui, depuis ces dernières années, met son énergie à la cause des femmes et des enfants qui vivent dans la désespérance face à un monde économique qui a du mal à les intégrer dans leurs programmes », soutient-t-elle.

Avec sa philosophie d’accompagnement dénommée « De la rue à l’envole », 786 enfants de moins de 18 ans dont 274 filles et 472 garçons sont accueillis à la « Maison rose » et à l’espace « Yaakaru Guneyi ». Ces deux locaux de l’association ont aussi accueillis 64 femmes de plus de 18 ans, enregistrés 26 naissances et 79.946 prises en charge nutritionnelles ont été effectuées, entre autres actions.

Selon Mona Chasserion, la mise en place du Centre « Yaakaru Guneyi » vient en appoint à la prise en charge des enfants de la rue et des talibés. Le représentant résidant du Fmi au Sénégal, Boileau Loko, s’est réjoui de la réussite de cette soirée. « Le but n’est pas seulement de mobiliser des ressources, mais plutôt de renforcer la sensibilisation des populations. La femme constitue le pilier de toutes les sociétés du monde. C’est pour ces raisons que nous magnifions notre partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal », souligne-t-il. Aussi, a-t-il lancé un appel pour la pérennisation de cette soirée au profit de la « Maison rose ». Présidant la soirée au nom du ministre Amadou Bâ, le secrétaire général Cheikh Tidiane a salué l’élan de solidarité qui caractérise cet événement, non sans réaffirmer l’accompagnement du ministère.

Tata SANE

« En ratifiant la Convention n°189 de l’Oit, l’Etat du Sénégal pourrait régler décisivement le problème du traitement dégradant des travailleurs domestiques et gens de maison. C’est la conviction forte exprimée, samedi dernier, par Aliou Thiandoum, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs domestiques et gens de maison (affilié à la Cnts), au cours d’une conférence publique.

Réuni autour du thème: « quelles sont les problèmes et les stratégies à mener pour la ratification de la Convention n°189 de l’Oit relative au travail domestique », le public, à majorité féminine, de gens de maison et de domestiques membres de deux Syndicats affiliés à la Cnts et à l’Unsas, a été tenu en haleine par Aliou Thiandoum. Le patron du Syndicat national des travailleurs domestiques et gens de maison a fait un plaidoyer sur l’amélioration des conditions de travail et d’existence de cette catégorie de travailleurs braves mais peu considérés par leurs employeurs. Selon M. Thiandoum, « en ratifiant la Convention n°189 de l’Oit, l’Etat du Sénégal pourrait, par voie législative, suppléer à l’absence de Convention collective régissant les travailleurs domestiques et gens de maison en alignant leurs conditions de travail (horaires de 40 heures hebdomadaires, congés de maternité, conditions de rupture des relations de travail, santé et sécurité) aux dispositions minimales du Code du travail ».

Aliou Thiandoum a défendu « qu’on rendrait justice à cette catégorie de travailleurs », avant de d’élever ce débat en thème de campagne pour les prochaines élections législatives. « Notre syndicat se propose de soutenir des candidats au prochain scrutin qui seraient prêts à porter cette convention comme proposition de loi pour la prochaine législature », a-t-il affirmé.

A sa suite, la présidente du Réseau africain des travailleurs domestiques, Mme Asmaou Bah Doukouré, venue expressément de Conakry, a invité le gouvernement du Sénégal à « améliorer la législation » à travers le respect d’un salaire minimum, des heures de travail, la protection sociale, l’application des lois et règlements, l’amélioration des visites de contrôle des Inspections du travail et la fourniture de programmes et de développement pour les travailleurs domestiques.

De son côté, le conférencier M. Fall a rappelé que seuls trois Etats africains (Zambie, Tanzanie et Guinée) ont ratifié cet instrument juridique entré en vigueur depuis 2013 et partie interne de leur législation sociale pour le travail décent des domestiques et gens de maison. Ainsi, après avoir passé en revue les droits fondamentaux de cette catégorie de travailleurs dans son exposé, il a proposé le renforcement du dialogue social institué au Sénégal pour promouvoir et protéger leurs intérêts, la solidarité intersyndicale dans le but d’appeler les autorités à la révision de l’Arrêté ministériel de 1968 réglementant le travail domestique dans le cadre de la responsabilité partagée entre l’Etat, les employeurs et les travailleurs domestiques et gens de maison.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La compagnie de gendarmerie de Fatick a annoncé, mercredi, l’arrestation de quatre personnes respectivement à Mbar (Gossas) et à Mbeubeus (Dakar) pour trafic de chanvre indien.

Tout est parti d’une information que la compagnie a reçue le dimanche 14 mai, a rappelé le capitaine Bassirou Seck, le commandant de ladite compagnie. Selon lui, cette information faisait état de la présence d’un camion sénégalais en provenance du Mali qui transportait du chanvre indien. Suite à ce renseignement, dit-il, un dispositif de contrôle a été mis en place à Mbar, dans la circonscription du poste de gendarmerie de Colobane (Gossas). « Nous avons effectivement contrôlé ledit camion qui transportait à son bord 146 kg de chanvre indien », a indiqué le capitaine Seck à la presse.

« Au total, il y a quatre personnes qui sont arrêtées, dont le chauffeur, son apprenti, le propriétaire et son acolyte », a-t-il signalé. Il a précisé que les mis en cause « sont tous de jeunes sénégalais ». Âgés entre 25 et 30 ans, ils sont placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Colobane (Gossas). Revenant sur les faits, le commandant de la compagnie de Fatick a expliqué que le chanvre indien saisi « était dissimulé dans deux sacs et dans une des roues de secours ». Après l’arrestation du chauffeur et au cours de l’interrogatoire, « il nous révèle que le propriétaire du chanvre l’attendait à Dakar », a poursuivi le capitaine Bassirou Seck.

Le Procureur près du tribunal de grande instance de Fatick et le commandant de la compagnie de gendarmerie de Rufisque ont aussitôt été informés de la situation. « C’est à Mbeubeus que nous avons arrêté le propriétaire et un de ses acolytes qui l’attendaient avec un scooter et un véhicule Renault R19 », a souligné le capitaine Bassirou Seck.

Aps

C’est sous une forte chaleur moite annonciatrice de l’hivernage que le paisible quartier de Souïma de Podor a accueilli de nombreux fidèles venus des quatre coins du Sénégal et même de l’étranger pour assister au Gamou annuel de Souima organisé par Mamadou Racine Sy, administrateur de sociétés.

Au cours de la cérémonie officielle, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Seydina Oumar Sy, a rendu hommage à celui qu’on appelle affectueusement « Baba Racine » pour ce jour consacré au Prophète Mohamed (Psl), en recommandant de taire les divergences et de prier pour un Sénégal paisible, respecté, sûr et prospère. Pour sa part, le ministre d’État Mbaye Ndiaye, conduisant la délégation gouvernementale composée, entre autres, de ses collègues Mor Ngom, Mme Innocence Ntap Ndiaye, a reconnu en Mamadou Racine Sy « l’incarnation d’un Sénégal pluriel, multiracial et multi-ethnique par ses qualités de rassembleur ». Après les allocutions du préfet de Podor, d’Élimane Bâ, représentant le maire Aïssata Tall Sall et du président du Conseil départemental, Mamadou Dia, qui ont souhaité la bienvenue aux fidèles, Mamadou Racine Sy a rappelé les raisons de cette journée dédiée à Allah le Tout-Puissant, le Clément et le Miséricordieux et à son Illustre Prophète Mohamed (Psl) sur ces terres par lesquelles l’Islam a pénétré au Sénégal au 11e siècle. A signaler que Bass Khadim Awa Bâ et Sidy Ahmet Abdoul Aziz qui ont représenté respectivement le Khalife général des Mourides Serigne Sidy Mokhtar Mbacké et le Khalife général des Tidianes Abdoul Aziz Sy Al Amine, ont magnifié les qualités de Mamadou Racine Sy, qui a le réflexe d’aider son prochain sans ostentation, qui est toujours disposé à mettre ses biens et son savoir au service de la religion et de sa patrie.

Des consultations médicales gratuites
L’Ipres a organisé, à l’occasion de ce Gamou de Souima, des journées de consultations médicales gratuites conduites par le Dr Souleymane Diallo. Ces journées ont permis à 2.000 patients de Podor et des localités environnantes de se faire consulter en urologie, cardiologie et en gynécologie. Plus de 2.300 ordonnances ont été prescrites et des médicaments ont été mis gracieusement à la disposition des patients. Plus de 100 consultations à domicile ont été également effectuées. Le médecin-chef Souleymane Diallo s’est réjoui de cette opération de grande envergure qui a permis de soulager la souffrance des populations en difficulté.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Sénégal a été à, en France, l’honneur à travers le Directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp). Me Papa Khaly Niang a, en effet, reçu hier, la Médaille Grand Or avec Palme décernée par la Ligue Universelle du Bien Public, informe un communiqué parvenu à notre rédaction.

La cérémonie de distinction, selon le document, a eu lieu dans le salon d’honneur de l’état-major de la Garde républicaine française en présence de l’ambassadeur du Sénégal en France, Bassirou Sène, du consul général à Paris, Amadou Diallo, de la Princesse du Cameroun, Ngo Nyoebe, de la Princesse du Laos, entres autres personnalités du monde entier. Cette distinction, lit-on dans le communiqué, constitue particulièrement une « reconnaissance des actions inspirées par le président de la République, Macky Sall, à l’endroit des jeunes pour leur implication dans la mise en œuvre des stratégies de développement, notamment l’emploi - sécurité - de proximité, fondée sur l’engagement civique ». La ligue universelle du Bien public, organisation non gouvernementale la plus vieille du monde, reconnue par l’Unesco, lutte contre la pauvreté et la marginalisation des couches sociales déshéritées ou défavorisées.

Qualifiant cette distinction de « très honorifique », le Dg de l’Asp a soutenu la recevoir « avec beaucoup de fierté, d’humilité et d’humanité », après celle reçue en 2008 à travers la médaille d’Or de la Ligue Universelle du Bien public. A l’en croire, elle est « une marque d’appréciation » de ses efforts à la fois dans le cadre de ses fonctions publiques que de ses activités privées.

Il a indiqué que l’Asp emploie 10.000 jeunes filles et garçons, dans le respect strict du genre et de l’égalité des chances, sur toute l’étendue du territoire national. « Une expérience inédite dans l’histoire de la sécurité : sécurité par tous, pour tous et partout », a-t-il dit. C’est pourquoi pour M. Niang, « c’est le Sénégal qui est honoré à travers cette distinction », réitérant son engagement à servir son pays. Il a ajouté que cette décoration est aussi « une invite à la persévérance », affirmant partager la médaille avec la diaspora sénégalaise, sa famille, ses amis, les Fatickois et les Asp. L’institution membre du comité des Ong de l’Onu depuis 1949 a eu à décorer des personnalités telles que l’Abbé Pierre, fondateur de l’Association envers les pauvres, l’ancien Premier ministre britannique Churchill, les anciens présidents américains Roosevelt, John Fitzerald Kennedy, Aldrin, l’astronaute Neil Amstrong, Emmaüs, l’océanographe et officier de la Marine, Commandant Cousteau, la Croix-Rouge Française, Lions club international (Usa).

D. MANE

Cette année, le thème central de la 97e édition du gamou d’Andoulaye est : « Paix et sécurité ». Le Khalife général d’Andoulaye a, à cet effet, rappelé au peuple sénégalais la nécessité d’éviter tout ce qui peut susciter le trouble, la désunion, conformément à la recommandation du Coran qui demande de chercher la paix.

La paix, aujourd’hui, se présente « comme relevant d’une impérieuse nécessité, surtout pour nous musulmans, ne serait-ce que pour présenter à la face du monde le vrai visage de l’islam dans toute son authenticité ». Cela nous permettra de balayer d’un revers de main les accusations de « terrorisme portées contre l’islam aujourd’hui », a relevé Serigne Mame Abdou Dramé. Pour ce dernier, la paix est l’un des thèmes d’actualité qui mérite le plus d’attention, parce que « chacun est conscient des menaces qui pèsent sur l’équilibre et la tranquillité du monde, des dangers et des risques qui peuvent du jour au lendemain conduire l’humanité dans un chaos total ».

Magnifiant le choix du thème, le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a, pour sa part, indiqué que ces concepts ne doivent pas être appréhendés comme de vains mots. « C’est un problème de comportement », dit-il. Selon lui, chaque citoyen doit à son niveau cultiver la paix et la tolérance. S’agissant de la sécurité, le gouverneur a invité les populations à aider les forces de l’ordre dans leurs missions régaliennes en signalant tout comportement suspect à l’autorité administrative (du chef de village au gouverneur). Chacun doit être son propre policier, gendarme et sapeur-pompier, souligne-t-il. C’est seulement de cette manière qu’on pourra, de l’avis de M. Mbengue, perpétuer « l’exception sénégalaise ». Le gouverneur a réitéré l’appel des autorités aux pêcheurs à porter des gilets de sauvetage pour leur sécurité en mer car Louga dispose de 54 km de frange maritime.

S. Diam SY

Aujourd’hui est célébré, à Diourbel, le magal de Keur Yelly Manel Fall. Ce grand rendez-vous religieux commémore la disparition de Serigne Modou Rokhaya Mbacké, fils de Serigne Modou Mamoune de Mame Cheikh Anta Mbacké Borom Gawane. Au cours du Crd préparatoire, Serigne Lampe Mbacké a dévoilé son projet de complexe islamique d’une valeur de 419 millions de FCfa.

Événement majeur dans le calendrier des manifestations religieuse de la famille de Darou Salam, le magal est organisé par Serigne Lampe Mbacké ibn Serigne Modou Rokhaya Mbacké, qui vit à Diourbel où il représente l’autorité de Darou Salam. Pour cette 20ème édition, un Comité régional de développement (Crd) a été tenu à la gouvernance de Diourbel. Occasion pour Serigne Lampe Mbacké de remercier vivement le président Macky Sall pour lui avoir cédé le terrain sur lequel il compte ériger un grand complexe islamique d’une valeur de 419 millions de FCfa. Le chef religieux a présenté son projet de centre constituant un tournant dans l’exécution de son projet éducationnel. Ce centre, selon lui, va abriter un «daara» exclusivement coranique et un «daara» franco-arabe moderne de grande capacité. L’objectif de cet établissement est, selon le chef religieux, de vulgariser davantage les enseignements, l’éducation prônée par le Prophète Mohamed et de son serviteur Khadim Rassoul. C’est aussi une façon de « nous acquitter de la mission qui est la nôtre vis-à-vis des musulmans et des disciples, c’est-à-dire offrir aux générations à venir la possibilité d’être des hommes équilibrés, accomplis et aptes à servir leur nation », a laissé entendre le chef religieux.

Serigne Lampe Mbacké, qui a salué les engagements des chefs de services lors du Crd préparatoire tenu à la gouvernance, n’a ménagé aucun effort pour mettre à l’aise ses disciples. La cérémonie officielle prévue dans la soirée verra la présence des autorités administratives et de tous les foyers religieux du pays, mais aussi des jeunes venus de toutes les régions du Sénégal.

Mamadou DIEYE

Le Magal de Darou Moukhty a vécu la semaine dernière dans la ferveur des talibés venus de partout. Une occasion pour Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni de passer en revue la situation actuelle du pays.

Un moment fort pour Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni de marquer tous les esprits et les cœurs lors de cette 73ème édition. Un communiqué parvenu à la rédaction renseigne, qu’entre un discours axé sur le spirituel déroulé dans la matinée et un sur le temporel exposé dans l’après-midi, le général de Bamba est revenu sur les qualités exceptionnelles de Mame Thierno Birahim Mbacké, mais surtout ses rapports avec son maître, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Magnifiant la présence à chaque Magal du Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Moctar Mbacké et du Khalife de Darou Moukhty, Serigne Modou Kara a adressé ses vœux à tous les guides religieux. Non sans lancer un appel à la jeunesse pour demander d’éviter les affrontements et les marches qui se terminent dans la violence. « Un homme véridique engagé dans un combat ne doit jamais fuir. Mais faudrait-il que cet engagement soit basé sur la vérité. 

Si le président de la République joue son rôle et qu’en sa qualité de général de Bamba, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni joue le sien, il n’y aura plus de manifestations violentes dans ce pays », lit-on dans le communiqué. Il a relevé dans son discours une « instabilité » sur le plan social et a déclaré que le chef de l’Etat est « pris en otage » par son entourage. Il lui faut réviser son compagnonnage d’hier et d’aujourd’hui pour mieux choisir son compagnon de demain », a estimé le guide religieux. En outre, il s’est prononcé sur les élections qui se profilent à l’horizon. « Le chef de l’Etat va assurer le pouvoir temporel et le général le pouvoir spirituel, pour permettre au parti au pouvoir d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale et gouverner à l’aise en évitant ainsi une cohabitation. Cette proposition est un souhait », a souligné Serigne Modou Kara qui précise que la balle est dans le camp du président Sall. « Notre intention de l’accompagner est toujours intact », souligne le communiqué.

T. SANE

La 43ème édition de la Ziarra annuelle Dahiratoul Ikhwan Wal Ahbab est célébrée aujourd’hui avec toute la communauté musulmane à Keur Yakham (Khombole). Thierno Daouda Sy (1897-1974), propagateur de la parole de Dieu et de l’œuvre de son messager, bienfaiteur au service de l’humain, en est l’initiateur. Ses successeurs El Hadj Malick Sy et l’actuel Khalife Cheikh Tidiane Sy, âmes dignes d’éloges, éclairent les fidèles avec le flambeau de l’Islam.

Cette 43ème édition est plus qu’une commémoration routinière. Elle célèbre des vertus cardinales, des valeurs d’humanité, une œuvre aiguillée par une seule lumière, la parole de Dieu. Elle rappelle aussi un homme, Thierno Daouda Sy, né en 1897 à Mbolo Birane, dans le département de Podor. Assoiffé de savoir, de science religieuse notamment, il s’initie à la Charia à Gawol. Au cours de ses pérégrinations à travers le pays, il élargit sa palette au contact de grands hommes réputés pour leur sagesse et leurs connaissances. Cette figure de l’Islam, porteuse de valeurs fondamentales transcendant les petites appartenances, grâce à son sens de la dignité, quitte son Fouta natal pour se fabriquer un destin professionnel à Khombole, terre connue pour la traite arachidière. Il ne faisait là que perpétuer une vieille tradition familiale ; ses valeureux ascendants quittaient, en effet, le Fouta avec leurs « talibé » pour participer à la campagne arachidière. Son père s’y repose.

Tout au début des années 1920, il débarque à Dakar dans le but de partager généreusement ses connaissances acquises après plusieurs années de quête acharnée. Il s’installe d’abord à Niayes Thioker chez Aladji Cissé et se plait, avec d’autres, à confectionner des tricots pour gagner dignement sa vie. Son « tuteur », convaincu de sa science et de sa sagesse, lui propose alors de dispenser des cours à ses enfants. Sa réputation grandissante et légitime fait de lui l’imam de la mosquée d’El Hadj Oumar Kane sur l’avenue Malick Sy. Quand les habitants de Rebeuss, où il avait créé une école coranique de renommée répandue, ont construit l’actuelle mosquée à quelques encablures de l’actuelle demeure familiale, ils font appel à lui. Il la dirigea de 1937 à sa disparition en 1974.

C’est son ami Saidou Nourou Tall qui l’entourait de beaucoup d’égards, qui a dirigé la prière funèbre. Leur relation était empreinte de convivialité, marque des hommes de Dieu éloignés des mondanités, et d’ésotérisme. « El Hadj Saidou Nourou Tall avait une confiance inébranlable en sa science et en ses qualités humaines. Quand je suis allé l’informer du décès de mon père, il a répété à trois reprises : mon ami, mon ami, mon ami. Il s’est empressé, le lendemain, très tôt, de venir à l’hôpital principal où Thierno Daouda a rendu l’âme », se souvient Cheikh Tidiane Sy.

Avant de quitter ce monde, le pédagogue doublé d’un visionnaire a laissé à la postérité une importante œuvre dont la centralité est l’exaltation des valeurs prônées par l’Islam. Il y rend hommage également à ceux qui les perpétuent comme l’ancien président du Conseil du gouvernement du Sénégal, Mamadou Dia, pour son œuvre utile. Celui qui a expérimenté le « daara moderne » avant l’heure a également eu la chance d’accomplir le pèlerinage à la Mecque à deux reprises, en 1963 et en 1966. La vie de Thierno Daouda Sy est une leçon de vie destinée à l’humain.

Alassane Aliou Fèré MBAYE

Abdoul Mbaye a été blanchi dans l’affaire qui l’opposait à son ex-épouse Aminata Diack. L’ancien Premier ministre a été relaxé sur tous les chefs d’accusation. Le seul a avoir été condamné par le tribunal correctionnel de Dakar, c’est l’agent municipal qui s’en sort avec une peine de 6 mois avec sursis. Poursuivi pour faux, usage de faux et tentative d’escroquerie par son ex-épouse, le procureur avait requis contre lui deux ans de prison dont un an ferme. Alors que la plaignante, son ex-épouse, avait réclamé la somme de 500 millions de FCfa en guise de dommages et intérêts. Dans un communiqué de presse, Abdoul Mbaye a rappelé qu’il « n’a jamais cessé de croire en la justice » du pays. « Je remercie tous mes soutiens et d’abord mes avocats et ma famille, celle de sang et celle de mes compagnons politiques. Je remercie les chefs de partis qui n’ont jamais cessé de me manifester leurs encouragements », a affirmé M. Mbaye.

M. S. D.

Faciliter la réouverture des marchés hebdomadaires de Boutoupa Camaracounda, de Kaguitte, etc., tel est le vœu des femmes de la Casamance. Cela permettra de doper l’économie locale de la région.

Avant-hier, lors de l’étape régionale de Ziguinchor de la quinzaine nationale de la femme, celles du Sud ont donné un mémorandum à la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Seynabou Maal Cissé, conférencière du forum organisé dans la région, a affirmé que les femmes sont sous-payées en milieu rural. Pour y remédier, elle a soutenu qu’il faut une réorganisation de la filière anacarde en une activité génératrice de revenus à travers la transformation en jus de fruits, apéritif, boisson sucrée ou condiment. La séance de collation offerte à la délégation en est une parfaite illustration.

Par ailleurs, « pour doper l’économie locale, nous plaidons pour la réouverture des marchés hebdomadaires de Boutoupa Camaracounda et de Kaguitte », a plaidé Mme Cissé, coordonnatrice d’Usoforal (Unissons-nous en Diola). Sous ce rapport, les femmes de Ziguinchor demandent à l’Etat et aux institutions financières plus de fonds substantiels pour l’entreprenariat, la révision des taux d’intérêt à la baisse, mais aussi l’accompagnement des femmes dans la gestion des fonds.

La conférencière est d’avis que les femmes, malgré leur dynamisme, se heurtent à toute une série d’obstacles qui entravent la réalisation de leur plein potentiel. « Les femmes veuves, déplacées, réfugiées, vivant avec handicap, demandent un soutien pour retrouver et relancer leurs activités économiques et contribuer à leur prise en charge. Nous demandons une fourniture d’équipements de qualité pour alléger leurs travaux ménagers », a dit Mme Cissé, précisant que 70% du travail dans le secteur agricole sont faits par les femmes et qu’elles produisent 80% des cultures vivrières. Toutefois, Seynabou Maal Cissé a souligné que seuls 3% des ressources mondiales sont détenus par ces dernières.

Fillette mère à 10 ans
Mme Fatou Badji Harris, présidente régionale des sages-femmes et intervenant au Centre d’accueil et d’écoute pour les femmes et filles victimes « Kullimaroo » (Espoir), a révélé que la plus jeune maman est de Ziguinchor et elle âgée de 10 ans. « La fillette a été violée à 9 ans ; nous avons confié la garde de ses jumeaux au Village Sos pour qu’elle aille continuer ses études. Nous fonctionnons grâce aux bonnes volontés. Le personnel est dans le bénévolat. Notre partenaire stratégique Onu-femmes a décidé de se retirer. Nous rencontrons d’énormes difficultés », a-t-elle affirmé, non sans insister sur l’urgence de soutenir ce centre qui a une capacité d’une vingtaine de pensionnaires. Mais, de 2015 à nos jours, il a accueilli une soixantaine de cas traumatisés, selon les mots de Mariama Sarr.

La délégation s’est auparavant arrêtée à Mandina Mancagne où des femmes, par la voix de Sirading Sané, s’activent dans la culture de la noix d’acajou et de sa transformation. D’autres fabriquent du charbon bio. La méthode consiste à recycler des feuilles mortes en vue de la combustion.

« C’est la première fois que je vois une telle initiative des femmes », s’est émue la ministre, qui compte les accompagner. « Les femmes n’acceptent plus de faire partie de la couche vulnérable ; elles marchent vers l’émergence », a-t-elle constaté. Au Gie « Démiir », les femmes ont montré leur ingéniosité à transformer les produits locaux. Arrivée à la radio communautaire Kassumay Fm, la ministre a eu droit à un accueil chaleureux où elle a visité le centre de formation des femmes. Dans l’après-midi, Mariama Sarr a déclaré que la révolution est en marche grâce à la bravoure des femmes. « C’est une lapalissade de dire qu’elles jouent un rôle important en milieu rural où elles sont toutes occupées par l’agriculture, l’élevage, la sylviculture, l’artisanat et l’industrie extractive », a affirmé la ministre. Elle a assuré que les Centres nationaux d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf) d’Oussouye, de Sédhiou, de Thiès (achevé), de Thilogne (complètement réhabilité) et de Kaffrine seront fonctionnels incessamment. « Quinze départements sont servis et le reste sera construit en maisons communautaires », a indiqué Mariama Sarr, qui se bat pour une économie plus solidaire.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’affaire du viol supposé commis sur une fillette de plus d’une quinzaine de mois défraye toujours la chronique à Thiès. Aux dernières nouvelles, la victime serait hors de danger et les auditions ont débuté hier en début d’après-midi au commissariat du premier arrondissement de Thiès.

Aux dernières nouvelles, la victime du viol commis avant-hier à Thiès au quartier Randoulène serait hors de danger. Elle a subi une intervention chirurgicale au centre hospitalier El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène qui s’est bien déroulée selon nos sources et suivie de près par les services médicaux. En attendant, il reste aux enquêteurs de retrouver l’auteur d’un tel acte ignoble que certaines personnes interrogées qualifient d’une affaire nébuleuse. Elle s’est passée à l’intérieur d’une maison en construction là où a été abandonnée la fillette de 15 mois après avoir subi le viol, confirmé à l’hôpital où elle a été transportée par les éléments des sapeurs-pompiers. Le père de l’enfant, Mamadou Moustapha Fall, « très touché » par cet acte, explique que c’est au petit matin, alors que son épouse et lui dormaient à côté de leurs enfants dont le bébé de 15 mois, qu’ils ont constaté sa disparition. « Nous l’avons alors cherché partout dans la maison et dans le quartier sans succès », a dit M. Fall. Les auditions ont démarré hier à la police du commissariat du premier arrondissement de Thiès. Le père de la victime ainsi que son épouse et des voisins du quartier ont défilé devant les enquêteurs.

M. Sagne

Le général de division Meissa Niang, Haut commandant de la gendarmerie et de la justice militaire, accompagné d’officiers de son état-major dont le général de division Mamadou Diouf, a inauguré le nouveau poste de sécurité du village de Diogo.

Ce joyau, d’un cout de 70 millions de FCfa, a été gracieusement offert par la société Grande Côte Opérations (Gco) qui a aussi remis les clés du véhicule 4x4 pour ce poste de gendarmerie de Diogo. Prenant la parole, le général Niang a indiqué que « le poste de Diogo vient ainsi renforcer le dispositif opérationnel d’intervention de la compagnie territoriale de Thiès, tout en prenant en compte les activités économiques de la zone de Diogo ». Le Haut-commandant de la gendarmerie estime d’ailleurs que « l’érection de ce poste de gendarmerie traduit en actes opérationnels la volonté du gouvernement de prendre en charge la sécurité des personnes et des biens dans la zone et dont la charge incombait à la brigade territoriale de Mboro vieille de 54 ans aujourd’hui, pour avoir été inaugurée en 1963 ». Le général Meissa Niang a, au nom de l’Etat et de la gendarmerie, remercié la société Grande Côte Opérations pour ce geste de haute portée citoyenne et sa volonté d’accompagner la politique sécuritaire du gouvernement, avant d’inviter les gendarmes du poste confié à l’adjudant-chef Abdoulaye Diamé d’être à l’écoute et au service des populations mais également de faire respecter l’ordre public. « Votre présence ici va donc réduire les délais d’intervention de la gendarmerie dans la zone », a souligné le Haut commandant de la gendarmerie. Mais, les plus heureux sont le chef de village de Diogo, Djiby Diop, et le maire de Darou Khoudoss, Magor Kane, qui ont tour à tour magnifié ce geste de la société Grande Côte Opérations qui vient à point nommé dans une zone où les attaques à mains armées, les agressions et vols de bétails sont courants.

Le maire dira à ce sujet : « La présence du poste nous rassure par le fait que désormais les populations pourront dormir tranquillement car il vient appuyer les actions de la brigade de Mboro, distante de 25 km de Diogo, et qui assurait la sécurité de la zone ». Auparavant, le directeur général de Grandes Côtes Opérations, Daniel Marini, a réitéré l’engagement de sa société à œuvrer plus que par le passé dans l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations de la zone à travers des actions dans le cadre de la santé, de l’éducation, de l’hydraulique, entre autres.

Mohamadou Sagne

Six jours auront suffi à l’équipe du projet «Ligue des coopératives des Usa / Projet des services d’entreprises du mil» (Clusa/Psem) pour se former en technique de confection d’emballage en papier Kraft. Ce sont soixante-sept (67) femmes issues de 17 groupements féminins, tous membres du Réseau des femmes pour le développement de Touba (Rfdt) que pilote Sokhna Mame Bousso Mbacké Bintou Serigne Abdoul Aziz Bara Mbacké. Cet emballage biodégradable locale fabriqué par les actrices du secteur va contribuer à la création d’emploi et à la protection de l’environnement.

« Notre venue à Touba fait suite à une demande spéciale formulée à Washington, où nous avons vu des potentialités pour l’objectif du programme visant l’allègement des travaux des femmes », a laissé entendre Mme Guèye Binta Coly qui conduisait l’équipe de formateurs.

L’objectif du projet Ligue des coopératives des Usa (Clusa) et du Projet des services des entreprises du mil (Psem agissant dans la région naturelle du Saloum) est d’appuyer la transformation afin d’augmenter la production du mil. En effet, durant six jours, le programme conduit par Mme Guèye et ses collaborateurs a formé 67 femmes issus de 17 groupements féminins affiliés au Réseau des femmes pour le développement (Rfdt).

Sokhna Mame Bousso, présidente du Réseau des femmes pour le développement de Touba, a remercié Mme Astou Mbacké Gaye pour sa hauteur de vue et sa vision inclusive du développement. Mme Gaye a joué son rôle, dira-telle, en tant que chargée des relations extérieures et de la solidarité. Pour la présidente du Gie Touba Darou Salam, « cette formation est un acquis très important pour une visibilité de nos produits. Remercions Mme Guèye et son équipe pour leur pédagogie et leur disponibilité. Ils nous ont transmis une technologie que nous allons démultiplier dans les 300 groupements du réseau ». Le programme a décidé d’appuyer les femmes pour l’organisation d’une foire commerciale. Un rendez-vous économique très important pour les actrices du développement à Touba.

Mme Guèye Binta Coly, revenant sur la formation, a dit toute sa satisfaction. « Nous en sommes satisfaits. Il reste à les soutenir pour avoir le Fra et le code barre afin que les produits soient compétitifs sur le plan national et international. Nous avons été séduits par l’engagement des femmes qui sont aujourd’hui formées par des professionnels pour qu’elles forment à leur tour d’autres femmes », a-t-elle dit.

Les bénéficiaires dont Mme Marième Dieng du Gie And Jappo And Liguèye de Touba mosquée ont dit être satisfaites de la formation reçue. « Nous allons élargir les connaissances à travers les autres groupements du réseau. Nous utilisions les emballages en toile, aujourd’hui ces emballages en papier Kraft nous permettent de présenter nos produits et de les rendre plus attractifs puisqu’ils sont déjà compétitifs », ont-elles conclu.

Mamadou DIEYE

Le commandement est aujourd’hui très clair : « aucun abus sexuel sur des femmes, que les forces de défense et de sécurité sont censées protéger, ne sera plus toléré ». Un projet a été initié, dans ce sens, pour sensibiliser davantage ces forces, ce qui a permis de former plus de 125 éléments.

Plus de 125 éléments des forces de défense et de sécurité sénégalaises ont été formés dans le cadre du projet pilote « Formation du personnel des missions de maintien de la paix sur la prévention et la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels ». Une session d’approbation a été organisée, hier, par l’Ong Femme Africa Solidarité, au terme des différentes formations de réplication à travers trois régions du pays que sont Dakar, Thiès et Kaolack. Elle a réuni des officiers susceptibles de commander les contingents de missions de maintien de la paix ainsi que les directeurs des études des différentes écoles de formation des forces de défense et de sécurité pour une plus grande appropriation. « En plus de cette formation, je me félicite des initiatives qui ont été prises pour la confection de manuels pédagogiques dont le Guide du missionnaire qui vient d’être achevé mais également le Petit carnet qui seront très bénéfiques pour les casques bleus. Le Sénégal fait partie du peloton de tête des pays contributeurs de troupes des missions de maintien de la paix de l’Onu. Nous avons donc le devoir de vulgariser ces principes moraux et de mettre un accent particulier sur la préparation et la formation de nos personnels militaires susceptibles d’être engagés dans les opérations de maintien de la paix », a déclaré le sous-chef d’état-major général des armées chargé des ressources humaines, colonel Mamadou Gaye. Il a fait constater l’engagement du chef d’état-major des armées, du haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire mais également du directeur général de la Police nationale sur ces questions d’abus sexuel. « A chaque fois qu’un contingent part en mission, cet aspect est pris en compte. Pour nous, la question des abus sexuels est une sur-priorité. Ce n’est pas un hasard que dans nos états-majors, nous avons mis en place des bureaux exclusivement réservés au genre. C’est pour nous une question d’éthique professionnelle », a soutenu le colonel Gaye.

Quant à Mme Bineta Diop, l’envoyée spéciale de la Commission de l’Union africaine (Ua) pour les femmes, la paix et la sécurité, grâce à ce projet, des questions importantes ont pu être discutées comme l’équité et l’égalité des genres, la vulnérabilité des femmes et des enfants dans les zones de conflit, les droits humains et les instruments juridiques de protection des femmes, etc. Elle a magnifié l’exemplarité du Sénégal. « Je ne cesserai de le faire durant tout mon mandat sur ces questions de femmes, de paix et de sécurité. Le Sénégal est avant-gardiste dans les opérations de maintien de la paix. Notre pays a aussi pris sa responsabilité en s’engageant dans la mise en œuvre de la politique de tolérance zéro qui vise à prendre des mesures concrètes pour prévenir et combattre l’impunité concernant tout acte d’abus sexuel », s’est félicité Mme Diop. Selon elle, le Sénégal est en plein dans la mise en œuvre la résolution 13-25 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Ndiol Maka SECK

Le Projet d’appui à la promotion des jeunes et des femmes (Papejf) a profité de la célébration de la quinzaine de la femme pour lever un coin du voile sur ses réalisations dans la banlieue de Dakar où il a financé 74 projets pour un montant de 352.837.290 FCfa. Les financements concernent 25 entreprises individuelles et 49 collectives. Les secteurs d’activité touchés sont l’aviculture, la transformation de produits agricoles, le commerce de produits agricoles, la menuiserie, la tannerie, la savonnerie, le service d’appui à l’élevage et le commerce de produits halieutiques. En effet, dans le cadre de la journée régionale de Dakar, le Papejf a eu l’honneur de voir quatre groupements qu’ils a financés exposer des produits innovants sur la transformation et sur des médicaments à base de plantes naturelles, la savonnerie et les détergents. Représentant du Papejf à cette exposition, Ndoumbé Ndiaye a rappelé les objectifs que se fixe ce projet qui, a-t-elle expliqué, se résument à contribuer à la création d’emplois décents et de revenus durables à travers le renforcement des compétences et l’émergence de micros, petites et moyennes entreprises de jeunes et de femmes. Elle a indiqué que le Papjef a été créé aussi bien pour les jeunes que pour les femmes. « C’est pourquoi nous avons jugé utile de profiter de cette quinzaine de la femme pour faire une exposition », a ajouté Ndoumbé Ndiaye. Elle a souligné que la pré-sélection des projets va se poursuivre pour aller vers un financement d’autres plans d’affaires.

Abdou DIOP

Le coordonnateur général des programmes de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a rappelé, hier, à Louga, que la lutte contre la corruption doit être inclusive en impliquant toutes les forces vives de la nation.

Une équipe technique de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) conduite par Mounirou Fall, coordonnateur général des programmes de l’institution, a rencontré, hier, la plateforme des acteurs non étatiques de Louga. Organisé sous forme de forum, l’atelier s’est déroulé à la mairie en présence de participants venus aussi de Linguère et de Kébémer. Les échanges ont essentiellement porté sur les missions de l’Ofnac et ses modes de saisine. Il s’agit, à travers cette rencontre qui se veut inclusive, de promouvoir une dynamique sociale de rejet de la corruption par la formation, la sensibilisation et la mobilisation des groupes d’acteurs.

Dans son propos, Mounirou Fall a préconisé une synergie des actions. Saluant l’engagement manifeste des acteurs non étatique de la région. Mais le coordonnateur des programmes de l’Ofnac a été formel : « pas de lutte efficace contre la corruption sans une réelle implication des populations ». Il faut que chaque citoyen comprenne qu’il a un rôle à jouer en se dressant, a-t-il dit, en rempart contre la corruption. « Nous devons arriver à cette prise de conscience des citoyens pour que l’Ofnac puisse véritablement réussir sa mission », a indiqué M. Fall. Il a rappelé que la lutte contre la corruption ne saurait être efficace si elle ne part pas d’une claire connaissance de la perception que les populations et les autres acteurs de la société ont de l’institution. « Si nous sommes ici, c’est pour donner la bonne information. Et dire que l’Ofnac, ce ne sont pas que les enquêtes. Il y a aussi un important volet prévention de la fraude et de la corruption », a soutenu Mounirou Fall.

Ce forum était l’occasion pour les acteurs non étatiques de saluer le travail remarquable effectué au quotidien par l’Ofnac. « Les enquêtes sont menées avec beaucoup de rigueur et de professionnalisme », a magnifié le coordonnateur national de la Plateforme des acteurs non étatiques, Malick Diop, qui souhaite toutefois que les dossiers transmis débouchent sur l’ouverture d’informations judiciaires. « Il ne sert à rien de mener des enquêtes qui finissent dans les tiroirs », a fait remarquer Malick Diop, soulignant que le traitement judiciaire des dossiers ne fera que renforcer la crédibilité de l’Ofnac.

Abdoulaye DIALLO

Exit le battage du mil avec pilons et mortiers. Grâce au projet mis en place à travers le partenariat composé de l’Ancar, du Ppao, du Waap, du Fnraa et du Cti, les femmes de Missirah ont reçu un lot de batteuses de mil. C’est une nouvelle étape vers l’allégement des travaux domestiques des femmes qui vient d’être franchie.

Originaires de plusieurs localités de la commune de Missirah, les bénéficiaires ont suivi avec le maire Serigne Moustapha Mbacké, un atelier de formation théorique et pratique pour une utilisation judicieuse des machines. Mamadou Diop, le chef de zone du Bassin arachidier Nord de l’Agence nationale de conseil rural et agricole (Ancar), a révélé que c’est un projet qui contribue à la sécurité alimentaire et qui permet d’alléger les travaux des femmes et la réduction du temps de travail. C’est un projet de 125 millions de FCfa avec 150 machines, dans les trois zones du bassin arachidier zone Nord, la zone Sud et les Niayes qui regroupent les régions de Diourbel, Kaolack, Kaffrine, Thiès. Dans le cadre du programme de productivité agricole en Afrique, le projet impacte sur 2676 ménages et 2842 bénéficiaires dont 92% de femmes de l’avis de M. Diop. Pour l’atelier de renforcement des capacités des bénéficiaires tenu à Missirah, on a regroupé les relais et responsables leaders d’organisations de producteurs et les artisans des 41 villages bénéficiaires de la troisième génération avec les têtes de file des leaders d’organisation de producteurs et les artisans de Pen et fils (Thiès). M. Diop a indiqué que la machine produit 60 à 70 kg par heure. Les bénéficiaires ont appris à connaître le fonctionnement de la machine, les techniques d’entretien, pour une meilleure appropriation de la technologie, la maintenance et le bon usage de la machine.

« Je rends grâce à Dieu et pense qu’avec cette acquisition c’est un nouveau départ pour nous les femmes; nous en remercions les autorités », affirme Sokhna Wade, bénéficiaire de 22 ans.

Mamadou DIEYE

Un exercice de simulation en cas d’attaque terrorisme a été mené hier à l’hôtel «Terrou-Bi» par les forces de sécurité et de défense, en collaboration avec d’autres structures dont le ministère de la Santé et la Coopération française. Le but de cet exercice placé autour du thème « fusillade suivie de prise d’otages à l’hôtel Terrou-bi » est de se préparer à faire face à une éventuelle attaque et d’assurer une distribution efficace des secours.

Cet exercice a été aussi effectué dans 7 autres pays de la sous-région dont La Guinée et la Cote d’Ivoire. Et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique d’indiquer à cette occasion : « par moment, il y a des effets de surprise. En tout cas, on a essayé de se rapprocher le plus possible de la réalité. Ce qui a fait que cela a été un exercice particulièrement intéressant pour nous.

Le but n’est pas tout simplement d’ameuter les gens mais de nous préparer à cette éventualité ». « Nous ne souhaitons pas que cela arrive, mais que si cela devrait arriver au Sénégal, que nos forces de défense et de sécurité puissent être prêtes pour faire face à cette situation », a précisé Abdoulaye Daouda Diallo. Le ministre n’a pas manqué de féliciter tout le monde, avant d’indiquer que la coordination a été parfaitement assurée. Abdoulaye Daouda Diallo a aussi souligné la présence du général Sène, haut-commandant en second de la gendarmerie, des autorités de l’armée, du directeur général nationale de la police et des représentants du président de la République. « Mon collègue des Affaires étrangères était de la partie pour vous dire que c’est quelque chose qui est totalement intégrée aujourd’hui. Mais il faut surtout magnifier la bonne réaction des agents du ministère de la Santé qui ont agi avec beaucoup de professionnalisme. Nous sommes rassurés par ce que nous avons vu ce matin et nous allons continuer à nous exercer pour encore davantage être au point afin de faire face à une éventuelle attaque », a-t-il renchéri. Au ministre d’évaluer : « C’est une première.

Il y a aussi la coopération française qui est là et qui a été présente du début jusqu’à ce niveau. Ils ont, ensemble avec nos différents services, préparé cet exercice. Nous pensons qu’en cas d’exercice du genre, nous devons mettre tous les moyens appropriés pour pouvoir les évaluer, c’est cela d’abord le but de l’exercice, et au besoin apporter les correctifs nécessaires. On va faire un débriefing de tout cela le jeudi. On va tirer encore les grands enseignements de ce qu’on a vécu ici », a complété le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.

Amadou DIOP

Amnesty International a lancé hier une nouvelle campagne mondiale « Osons le courage » pour mettre un coup d’arrêt à la vague d’attaques dont sont victimes les hommes et les femmes qui défendent les droits humains. L’Organisation décompte 271 manifestants tués en Afrique de l’Ouest et du Centre depuis 2014.

Dans de nombreux pays, le travail des défenseurs des droits humains est rendu de plus en plus difficile et dangereux par l’adoption de lois et de politiques répressives, a souligné Amnesty International. Dans le même temps, ils sont souvent désignés plus ouvertement comme des « criminels », des « indésirables », des « défenseurs de démons » et accusés d’être « antinationaux », des « agents de l’étranger » ou des « terroristes ». Selon l’organisation de défense des droits humains, dans presque tous les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, des manifestations pacifiques ont été interdites ou les autorités ont eu recours à une force injustifiée ou excessive contre des manifestants. Ainsi, depuis janvier 2014, l’organisation a dénombré 271 manifestants tués, soit un tous les cinq jours, et des milliers de blessés lors de rassemblements organisés dans la région, « sachant que ce chiffre est probablement en deçà de la réalité ». A en croire Amnesty, l’immense majorité de ces homicides et blessures est imputable aux forces de sécurité qui ont utilisé du gaz lacrymogène, des matraques et des munitions réelles pour disperser des manifestants ou des véhicules blindés pour fendre la foule alors qu’il s’agissait de manifestations pacifiques. Et les responsables présumés de cette répression brutale ne sont pratiquement jamais amenés à rendre des comptes.

C’est pourquoi une campagne dénommée « Osons le courage » a été lancée hier pour appeler les États de la région à reconnaître la légitimité des défenseurs des droits humains en respectant leur travail, en leur ménageant l’espace nécessaire à leurs activités et en les protégeant des menaces. « Il faut que les États prennent des mesures concrètes en ce sens, notamment qu’ils adoptent des lois fortement protectrices et qu’ils révisent ou abrogent les textes utilisés pour attaquer les défenseurs des droits humains », a plaidé Amnesty International.
Pour marquer le lancement de cette campagne, un panel sur « Les voix critiques étouffées, défenseurs des droits humains en danger » a été organisée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en partenariat avec l’Institut des droits de l’homme et de la paix. « Jamais la peur et les clivages n’auront été aussi instrumentalisés qu’en ce moment. Partout, nous assistons à l’émergence et au développement des politiques populistes, des discours de haine, de diabolisation de l’autre et de discrimination. Des discours pernicieux et hallucinants du « eux contre nous » qui servent à rejeter sur les boucs émissaires la responsabilité des problèmes politiques, économiques et sociaux dont souffre la société », a soutenu le directeur d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon Alioune Tine, dans ce contexte, les personnes qui osent élever la voix pour défendre les droits humains sont de plus en plus pris pour cibles et les espaces de liberté où elles peuvent agir en toute sécurité se réduisent comme « peau de chagrin ». Alioune Tine a salué le courage des trois panélistes que sont Mme Dieynaba Diallo du Sénégal, Hamady Lehbouss du mouvement Ira de la Mauritanie et Kemba Alain du Tchad.

Ndiol Maka SECK

L’Union régionale des producteurs et productrices de Fonio de Sédhiou (Urprofos) a reçu hier la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance dans le cadre de la 29ème édition de la quinzaine de la femme. Les acteurs ont réitéré la nécessité d’avoir plus de financement.

La responsable de l’Unité Urprofos, Aby Niabaly, est revenue sur les difficultés rencontrées par les femmes. Elle cite le manque des salles de séchoir, de cuisson et de financement. « Nous voulons un fonds de roulement pour mieux cultiver le fonio et l’exporter à l’étranger », a souhaité Aby Niabaly, qui précise que le fonio nécessite une exploitation hygiénique. La responsable a indiqué que cette unité a été créée en septembre 2010, mais depuis le retrait des partenaires, l’Urprofos fait face à des problèmes surtout de batteuses. « Nous perdons plus que nous gagnons », a-t-elle affirmé. L’actrice de développement révèle avoir des ennuis avec les banque si jamais la récolte du fonio n’est pas bonne. Alors que les revenus de cette céréale leur permettent de prendre en charge les besoins familiaux. Louant la dynamique des femmes, Aby Niabaly avance que leur union a bénéficié d’une subvention de 600 millions de FCfa totalement remboursée. Mais, elle s’empresse d’ajouter que les producteurs et productrices de fonio ont encore besoin de financement.

Pour sa part, le ministre Mariama Sarr est revenue sur le sens de la quinzaine de la femme devenue un moment de diagnostic et de réflexion. « Ce que vous êtes en train de faire relève du capital humain inscrit dans le Pse. Grâce à la formation, on arrive à avoir un métier. Nous voulons apporter des correctifs aux injustices sociales. Nous allons y arriver petit à petit. La confiance de soi fait partie de l’autonomisation des femmes. A Fadiga (Kédougou), nous avons vu un puits foré par des femmes. Cela aussi relève de la confiance en soi », a-t-elle expliqué. Le ministre a souligné qu’avec l’appui du Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess) d’un montant de 12 milliards de FCfa de la coopération italienne, ces braves dames seront soutenues. « Nous allons conserver les acquis et apporter une contribution dans ce secteur », a dit Mariama Sarr, parlant aussi des exploitants de la station d’essai et d’exploitation piscicole de Sefa de Ndimaya où elle est passée.

Serigne Mansour Sy CISSE

…A Kolda, Mariama Sarr lance un appel aux partenaires
La journée régionale de la quinzaine nationale de la femme a été célébrée en grande pompe lundi à Kolda, en présence du ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Mariama Sarr s’est rendue, dans la matinée, à l’unité de transformation des produits locaux, à la mutuelle des femmes et au Directoire régional des femmes en élevage (Dirfel) avant de présider la cérémonie officielle dans l’après-midi.

Les différentes intervenantes ont remercié l’Etat pour les efforts consentis au cours de ces dernières années en faveur des femmes du Fouladou, avant de formuler des doléances qui portent pour l’essentiel sur l’allègement des travaux domestiques, le financement des projets pour la création des activités génératrices de revenus et la distribution de matériels et équipements agricoles.

Dans sa réponse, le ministre Mariama Sarr a promis d’examiner leurs doléances surtout portant sur la demande de tracteurs formulée par les femmes rizicultrices du bassin de l’Anambé. « Cette journée régionale qui nous réunie aujourd’hui constitue un cadre d’échange et de partage d’idées constructives pour notre combat commun autour de l’amélioration des conditions de vie des femmes à travers leur autonomisation économique. Elle nous permet aussi de nous renseigner davantage sur les problèmes économiques, sociaux et politiques auxquels elles sont confrontées dans la région », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé les efforts consentis par l’Etat pour la promotion des droits des femmes et l’éradication de toutes les formes de discrimination et d’exclusion à leur égard.

La Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité des genres, le Plan national pour l’éradication des violences basées sur le genre et le plan d’action national pour l’autonomisation de la femme constituent, selon elle, une preuve tangible de la volonté du gouvernement d’aider les femmes. Elle estime toutefois que malgré ces efforts, la plupart des femmes continue de subir le poids de la pauvreté et de l’analphabétisme. Les tâches domestiques constituent également un sérieux obstacle à l’autonomisation financière des femmes dans la mesure où elles empêchent nombre d’entre elles de se libérer de leurs corvées quotidiennes pour pouvoir se lancer dans des activités génératrices de revenus.

Le ministre a lancé un appel aux décideurs, aux partenaires techniques et financiers, aux associations et organisations de la société civile et à toutes les bonnes volontés d’apporter leur contribution pour faciliter la mobilisation des ressources nécessaires au financement du Plan d’action national pour l’autonomisation de la femme.

Mamadou Aliou DIALLO

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.