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Société & Faits divers (2579)

Les travaux du colloque international du Magal de Touba ont pris fin, hier, avec la présentation des recommandations issues des échanges au terme de trois jours de débats autour du thème : « Le soufisme et le développement ».

Pour que le soufisme puisse aller de pair avec le développement, l’éducation et la formation doivent être les deux piliers. Aussi, pour un mariage plus compatible de ces deux concepts, les confréries du Sénégal doivent initier des projets de développement et faire preuve de solidarité. L’usage du « Waqf » a également été suggéré pour la satisfaction de la demande en financement islamique de même que la mise sur pied d’une banque. Telles sont les recommandations phares de la troisième édition du forum sur le soufisme.

Dans son exposé relatif au volet économique, Serigne Abo Sall, membre de « Rawdur-rayahin », maître d’œuvre du panel, est revenu sur l’histoire du soufisme pour soutenir que Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké a démontré qu’il pouvait être un moyen d’épanouissement sur le plan économique. Selon lui, « depuis les origines, le soufisme a été une pensée centrée sur la contemplation, la perfection de soi-même et la quête d’Allah ». Toutefois, a-t-il relevé, le fondateur de la Mouridya n’a pas perdu de vue cette importance, mais il a voulu que ceux qui sont dans la voie mouride puissent mener des activités économiques (agricoles) avec la création des centres religieux appelés « daaras ». Il souligne que ces centres d’éducation sont devenus des lieux d’habitation, à l’exemple de Darou Mouhty, fondé par son frère, Thierno Brahim Mbacké.

Ce dernier, a-t-il rappelé, avait été cité en exemple déjà en 1929 lors de la grande famine, par les colonisateurs, pour avoir réalisé d’importantes réserves alimentaires grâce au labeur de ses disciples. Sur un autre registre, Serigne Abo Sall a cité l’exemple des disciples mourides appelés « Baol-Baol » qui ont migré vers Dakar pour fonder des maisons de commerce et que l’économiste Samir Amin a qualifié de « pionniers du commerce post-colonial ». Ce dynamisme des mourides est aussi illustré, selon lui, par les nombreuses résidences financées par les talibés immigrés et dédiées à l’éducation religieuse et la préservation des valeurs islamiques.

Serigne Cheikhouna Mbacké, président de la commission des relations exterieures : « Le Soufisme n’est pas que spirituel »
Serigne Cheikhouna Mbacké a indiqué que le thème du colloque sur « soufisme et développement » est actuel surtout dans le contexte mouride dont la philosophie repose fondamentalement sur ces deux concepts. De l’avis du chargé des relations internationales du Magal, il est temps de comprendre que le soufisme n’est pas que spirituel.

Il indique qu’il est aussi social, économique et sanitaire, entre autres. Parlant de « cette perception tenace qu’on a du soufi, décrit comme un personnage détaché des choses terrestres », il a appelé à rompre avec cette image. « L’évolution du monde et les difficultés qui vont avec nous imposent de nous adapter pour aller chercher les solutions que nous propose l’Islam », a-t-il recommandé. Pour Serigne Cheikhouna, le thème résume toute la quintessence de la philosophie mouride qui tourne autour de la quête de savoir, de l’adoration de Dieu et du travail.

Une telle démarche, a-t-il soutenu, a pour objectif le développement humain au sens islamique du terme. Il a souligné, pour s’en féliciter, des exemples d’érudits soufis qui ont montré la voie en initiant de grands projets agricoles au profit de la communauté. Selon lui, la résolution du chômage des jeunes et beaucoup de problèmes socioéconomiques peuvent être résolus par le développement de l’agriculture, un secteur bien maîtrisé par le milieu religieux.

Évoquant la participation des délégations étrangères au colloque, il a indiqué que des invités venant d’Europe, d’Asie et du Moyen Orient sont déjà sur place aux côtés de nombreux participants des pays de la sous-région.

Le travail élevé au rang de culte
La rencontre avec la presse a servi de cadre au comité d’organisation pour évoquer la philosophie du travail dans les enseignements de Khadim Rassoul. Cette rencontre a connu des innovations sur le plan organisationnel, en ce sens qu’elle n’est plus seulement un moment de partage de repas gargantuesques, mais aussi un moment d’échanges sur l’Islam en général, le soufisme et la mouridiyyah.

Lors de la rencontre, Serigne Cheikhouna Mbacké Abdou Woudod a évoqué la philosophie du travail dans l’œuvre de Khadim Rassoul. « Le travail est élevé au rang de culte, le travail est synonyme d’adoration de Dieu pour le mouride. Aussi bien que la prière pour le musulman, il reste une obligation. S’acquitter du travail permet d’avoir un gain licite », a-t-il soutenu. Serigne Cheikhouna Abdou Woudod a rappelé l’importance de vivre par la sueur du front. « Obtenir la licéité de son alimentation est meilleure. Il est plus avantageux pour la personne comme l’a enseigné le meilleur des créatures, le Prophète Mohamad (Psl). Vivre par ses efforts permet d’avoir son indépendance de décision, par contre quémander pour vivre avilit la personne et la rend dépendante, c’est pourquoi quémander est désapprouvé par le Tout Puissant. La consommation du fruit du travail facilite l’adoration de Dieu. Pour échapper à cet engrenage de l’illicite, il faut bannir la recherche effrénée du gain, se suffire de ses propres moyens », conseille le chercheur, Serigne Cheikhouna Mbacké Abdou Woudod.

De nos envoyés spéciaux Ndiol Maka SECK, Babacar Dramé, 
Mamadou Dièye (textes) et Mbacké BA (photos)

 

 

Notre compatriote, Abdoul Aziz Diallo, président de la Croix-Rouge sénégalaise, a été élu au poste de vice-président pour l’Afrique par 170 voix et 8 abstentions sur 178 votes. L’annonce est contenue dans un communiqué de presse qui rajoute que le nouveau vice-président de la Ficr Afrique était précédemment membre du Conseil de direction de la Ficr depuis 2012.

Le Dr Abbas Gullet, secrétaire général de la Croix-Rouge du Kenya, vient de céder son poste de vice-président Afrique de la Ficr au Sénégalais Abdoul Aziz Diallo. Ce dernier est un inspecteur principal de l’Education populaire de la jeunesse et des sports et un consultant international en Développement organisationnel. Abdoul Aziz Diallo préside la Croix-Rouge sénégalaise depuis le 20 octobre 2010. Il a été réélu en avril 2015 pour un second mandat de quatre années. Le communiqué rapporte que, pour ce second mandat, M. Diallo engage la Croix-Rouge sénégalaise dans une phase de renforcement de la gouvernance de la société nationale tant dans ses structures que dans l’exécution de ses programmes. Dans ce cadre, une nouvelle direction se met en place avec deux pôles : un pôle des services supports et un pôle des opérations.

Ils seront soutenus par des ressources humaines compétentes qui seront mises au-devant de leurs responsabilités comme acteurs porteurs d’une dynamique de réussite qui permet d’offrir des services de qualité aux populations vulnérables et contribuer à faire de la Croix-Rouge sénégalaise une société nationale forte et crédible. Le communiqué ajoute que pour la présidence de la Fédération internationale, c’est Francesco Rocca, président de la Croix-Rouge italienne, qui a été élu après les deux mandats de Tadateru Konoé, président de la Croix-Rouge japonaise. La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Ficr) tient, en ce moment, son assemblée générale à Antalya, en Turquie, du 6 au 11 novembre 2017. Elle réunit les 190 membres, des observateurs, dont le Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), et a procédé, le 6 novembre, au renouvellement des instances de sa gouvernance.

Mbaye Sarr DIAKHATE

 

Les 10, 11 et 12 novembre 2017, se tiendront les journées de fraternité musulmane à l’Institut El Hadj Oumar Foutiyou Tall de Dakar. Lundi dernier, le comité d’organisation du « dahira Safinatou Sa-adati » a tenu une conférence de presse pour décliner l’agenda qui sera rythmé par une conférence sur l’Islam et citoyenneté à l’opposé du terrorisme.

En organisant ces journées de fraternité musulmane, le « dahira Safinatou Sa-adati » veut apporter sa pierre à l’édifice, dans la formation d’un citoyen modèle.  Elles auront lieu les vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 novembre prochain, à l’Institut El hadj Oumar Foutiyou Tall, sis au quartier Scat Urbam. Ces journées seront marquées par des séances de récital du coran, de zikr et de « hadratoul Joumah ». D’après Abdoulaye Barry, chargé de communication du « dahira », l’Islam nous apprend la solidarité. « Les enseignements de nos anciens érudits continuent d’irriguer ce pays. Il faut qu’il n’y ait plus de contrainte pour embrasser la religion musulmane comme nous l’enseigne le Coran», souligne le journaliste. Les organisateurs vont se pencher aussi sur un thème d’actualité (Islam et citoyenneté), traité par Oustaz Abdoul Aziz Fall. La lutte contre le terrorisme fera partie des débats.

Pour le « dahira Safinatou Sa-adati », « il faut lutter contre ce fléau qui est en train de prendre une ampleur inégalée dans la sous-région ouest-africaine et partout dans le monde ». A travers cette conférence, les membres du « dahira » veulent s’adresser aux esprits. « Le terrorisme n’est pas conforme à l’Islam. Nous devons lutter jusqu’à la dernière énergie contre cette façon de faire », a avancé M. Barry qui confie que nous ne pouvons pas parler de l’Islam qui signifie la paix et attaquer les gens de manière injuste. « Ce n’est pas conforme », a-t-il laissé entendre. « Nous aussi, nous voulons apporter notre pierre, contribuer à faire comprendre l’slam, l’accepter et y entrer de manière sûre et avec conviction sans pour autant verser du sang », a dit le chargé de communication du « dahira ».   

Bougeant sur le terrain social, « Safinatou Sa-adati » compte organiser une journée de consultation médicale gratuite le dimanche 12 novembre où sont attendues des centaines de patients, car durant l’édition précédente, plus de 400 patients ont été consultés. « Pour cette année, nous attendons plus, parce qu’il y a la sensibilisation populaire», a indiqué Abdoulaye Barry.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

En conférence de presse, hier, les avocats de Khalifa Sall ont demandé la déclassification du rapport de l’Ige pour faire éclater la vérité. Maîtres Khoureichi Bâ, Demba Ciré Bathily et Saidou Diagne ont noté les « errements » du procureur de la République et de l’Assemblée nationale concernant la demande de levée de l’immunité parlementaire de leur client.

Pour maître Demba Ciré Bathily, la privation de liberté du maire de Dakar peut être divisée en deux phases : la première part de son arrestation à son élection au poste de député, le 30 août, et la deuxième de cette date à nos jours. Me Thiam dit que « Khalifa Sall a été arrêté en violation du principe de la libre administration des collectivités locales. C’est un plan commun qui a été décrété avec le lancement d’une traque par la justice et l’Assemblée nationale qui refuse d’appliquer la loi. La levée de l’immunité parlementaire de Khalifa Sall est le seul souci de l’Assemblée nationale alors que, suivant les textes, une manœuvre de ce genre ne peut aboutir parce que nous sommes dans le domaine de l’inviolabilité du mandat parlementaire» a-t-il souligné. Les avocats ont affirmé que « si l’on veut savoir la vérité, on doit déclassifier le rapport de l’Inspection générale d’état et le mettre à la disposition de tous les sénégalais pour que nul n’en ignore. Et si l’on veut établir la vérité comme nous l’avons demandée, on n’a qu’à rechercher dans tout ce qui a été recommandé dans ce rapport.

Pour maître Saidou Diagne, c’est une chose de reconnaître son immunité, mais c’est une autre de respecter la Constitution et de reconnaître les droits constitutionnels du maire de Dakar. « Le Procureur reconnaît, enfin, après plusieurs mois de détention arbitraire, que Khalifa Sall dispose du droit à l’immunité parlementaire. Mais nous constatons que c’est trop tard car il devait le faire au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel donnant les résultats de l’élection législative ». Me Diagne précise que « les violations des droits avaient déjà été commises par le procureur, les juges et le gouvernement sur une personne en détention arbitraire et au cours d’une information judiciaire ». En conséquence, « la procédure est sous le coup d’une annulation évidente ». Les trois avocats ont tout simplement demandé aux juges « de ne pas suivre le procureur dans ses égarements » puisqu’il a enfin avoué en saisissant l’Assemblée nationale que Khalifa Sall bénéficie de l’immunité parlementaire. « Une fois que tout le monde est d’accord, que le maire bénéficie des droits constitutionnels et l’immunité parlementaire, on n’est pas loin de sa libération », rajoute-t-il.

Boubacar DIALLO (stagiaire)

C’est encore l’émoi et la consternation dans les régions de Louga et de Saint-Louis où les populations ont appris le décès de 25 personnes, victimes d’un accident d’une rare violence, qui s’est produit lundi vers 6 heures sur le tronçon routier compris entre Kébémer et Sagatta.

Il s’agit d’une collision entre un minicar qui venait de Saint-Louis et un bus en provenance de la ville sainte de Touba-Mosquée. Ces deux véhicules de transport en commun roulaient à une allure vertigineuse. Après avoir évité, avec une dextérité remarquable, de heurter un véhicule qui était stationné sur la chaussée, le chauffeur du minicar s’est retrouvé aussitôt après en face du bus. Le choc était indescriptible. En cette période du grand Magal de Touba, les chauffeurs de transport en commun n’hésitent pas à appuyer sur l’accélérateur en vue de déposer rapidement les passagers à Touba et de reprendre la route pour aller chercher d’autres clients.

Pour ce faire, non seulement ils roulent à tombeau ouvert mais le plus souvent, une fois agrippé au volant, ils se retrouvent dans les bras de Morphée. Un comportement qui est à l’origine de tous ces accidents mortels qu’on enregistre régulièrement dans notre pays. Pour l’heure, les commentaires et autres supputations vont bon train dans la capitale du Nord.

Une Cellule de crise mise en place à l’hôpital de Louga
Le tragique accident qui s’est produit, hier, sur la route de Touba, entre Kébémer et Sagatta, a mobilisé l’ensemble des autorités administratives et médicales de la région de Louga. Aussitôt informé, le gouverneur Alioune Badara Mbengue s’est rendu à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye, au chevet des victimes. Sur place, c’était l’émoi et la consternation. Un corps médical mobilisé mais visiblement débordé. Surtout aux services des urgences. Et un tour à la morgue permet de mesurer véritablement l’ampleur de la catastrophe. Tous les tiroirs étaient pleins. Et faute de places, 13 corps étaient étalés sur des tables. « Je ne me souviens pas avoir vécu une journée si macabre », lance, consternée, une blouse blanche. L’atmosphère était tout simplement insupportable. Difficile de maîtriser les proches et parents, certains pleuraient, d’autres sanglotaient, sous les yeux impuissants du chef de l’exécutif régional, Alioune Badara Mbengue, venu partager la douleur des familles éplorées.

Parmi les 5 blessés, il y a deux petits enfants, tous admis au Centre de santé de Kébémer. « Le nombre de morts montre à suffisance la violence du choc. C’est terrible », a commenté le gouverneur de Louga qui, séance tenante, a ordonné la mise sur pied d’une Cellule de crise coordonnée par Dr Ibrahima Diédhiou, adjoint au directeur de l’hôpital régional. « Cette cellule va permettre de gérer la situation, d’aider à identifier les corps pour les remettre aux ayants droit. Ce n’est pas un travail facile », a expliqué Alioune Badara Mbengue qui avait demandé et obtenu le soutien des populations qui ont mobilisé des dizaines de caisses de glace pour la conservation des corps. « Je salue le geste des populations et de toutes les bonnes volontés qui ont aidé à gérer cette terrible situation », a dit le gouverneur Mbengue, soulignant que 6 corps sur les 25 enregistrés n’ont jusqu’ici pas pu être identifiés. L’accident s’est produit à six heures sur la route de Touba, entre Kébémer et Sagatta. C’est une collision entre un bus et un mini car. Le bus vide en provenance de Touba tentait de dépasser un autre bus en panne, stationné sur la chaussée, avant d’entrer en collision avec le minicar. Celui-ci transportait des pèlerins originaires de Richard-Toll et de Saint-Louis qui se rendaient au Grand Magal de Touba. « Je demande encore une fois aux chauffeurs d’être prudents, de respecter la vie des usagers en faisant preuve de responsabilité », a insisté le gouverneur qui dit suivre de près l’évolution de la situation.

Abdoulaye DIALLO et Mbagnick Kh. DIAGNE

Cette année, les Rohingya, la minorité ethnique la plus persécuté au monde, sont invités au Magal. Ils sont représentés par Mouhamed Poonawala. D’ailleurs, un cadeau lui été remis par le comité d’organisation. A travers ce geste, la communauté mouride manifeste sa solidarité à ce peuple victime des exactions de l’armée birmane. « Cheikh Ahmadou Bamba lui-même dit qu’il n’a pas fondé une confrérie. Tous les musulmans se retrouvent en lui. A chaque fois qu’un musulman est opprimé, nous lui manifestons notre solidarité. A travers ce geste, nous montrons aux Rohinga que tout le peuple sénégalais est derrière eux », a souligné Serigne Abdoul Ahad. Pour sa part, Mouhamed Poonawala a vivement remercié la communauté mouride et salué l’exemplarité du Sénégal en matière de cohabitation pacifique.

Les soufis comme Cheikh Ahmadou Bamba ont réussi à concilier soufisme et développement. Ils l’ont théorisé et pratiqué. C’est pourquoi leur exemple a été offert, hier, aux représentants d’une vingtaine de pays à travers le monde qui ont pris part à la troisième édition du forum sur le soufisme. La rencontre a été rehaussée par la présence de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

Les soufis comme Cheikh Ahmadou Bamba ont réussi à concilier soufisme et développement. Ils l’ont théorisé et pratiqué. C’est pourquoi leur exemple a été offert, hier, aux représentants d’une vingtaine de pays à travers le monde qui ont pris part à la troisième édition du forum sur le soufisme. La rencontre a été rehaussée par la présence de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

 

Mouhamed Poonawala, Rohingya invité au Magal : « Le monde doit s’inspirer du Sénégal en matière de cohabitation pacifique »
Cette année, les Rohingya, la minorité ethnique la plus persécuté au monde, sont invités au Magal. Ils sont représentés par Mouhamed Poonawala. D’ailleurs, un cadeau lui été remis par le comité d’organisation. A travers ce geste, la communauté mouride manifeste sa solidarité à ce peuple victime des exactions de l’armée birmane. « Cheikh Ahmadou Bamba lui-même dit qu’il n’a pas fondé une confrérie. Tous les musulmans se retrouvent en lui. A chaque fois qu’un musulman est opprimé, nous lui manifestons notre solidarité. A travers ce geste, nous montrons aux Rohinga que tout le peuple sénégalais est derrière eux », a souligné Serigne Abdoul Ahad. Pour sa part, Mouhamed Poonawala a vivement remercié la communauté mouride et salué l’exemplarité du Sénégal en matière de cohabitation pacifique.
 
Un centre de conférence d’un coût de 5 milliards de FCfa en construction à Touba
Les autorités de la ville de Touba ont initié des travaux de construction d’un centre de conférence qui répond aux normes internationales d’un coût de 5 milliards de FCfa. La révélation a été faite, hier, par le président de la Commission communication et culture du Comité d’organisation du grand Magal de Touba, Serigne Abdoul Ahad Mbacké. Pour lui, la ville sainte a, aujourd’hui, suffisamment d’infrastructures pour abriter la rencontre dont la première et la deuxième édition se sont tenues à Dakar. « Nous l’avons organisé cette année deux jours avant le Magal pour permettre aux pèlerins de pouvoir assister en même temps au colloque et au Magal. Avant, ils venaient assister au colloque, partaient pour ensuite revenir pour le Magal. C’était très compliqué pour eux. Désormais, tout se fera à Touba à deux ou trois jours avant le Magal », a-t-il fait savoir.

De nos envoyés spéciaux Ndiol Maka SECK, Babacar DRAME,
Mamadou DIEYE (textes) et Mbacké BA (photos)

Après le président Macky Sall, plusieurs personnalités politiques ont fait le déplacement à Touba pour manifester leur solidarité à la communauté mouride. Dans ce lot, figure l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, venu hier avec une forte délégation. Il a été chaleureusement accueilli par ses sympathisants. Ensuite, il a été reçu à la résidence Khadim Rassoul par le président du Comité d’organisation du Magal et porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Après les échanges, Me Wade a reçu leurs prières. Auparavant, il s’est recueilli aux mausolées de Cheikh Ahmadou Bamba et de Serigne Saliou Mbacké. Il a aussi eu à effectuer des visites auprès de quelques chefs religieux. Avant lui, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng, est venu, lui aussi, solliciter des prières, pour un climat de paix. Il en a aussi profité pour inviter les acteurs politiques à répondre favorablement à l’appel au dialogue du chef de l’Etat. Il a été reçu à la résidence par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Le président du Parti Rewmi, Idrissa Seck, est lui aussi passé à la résidence et a été reçu dans les mêmes conditions.

Nd. M. SECK et M. DIEYE

Pour l’édition 2017, Cheikh Béthio Thioune et ses disciples appelés « Thiantacônes » ont convoyé 5.000 bœufs cette année. Le « Beerndé » occupe une place importante dans le Magal. Ces bêtes, selon « Dieuwrigne universel » Mbaye Guèye, seront remises à des familles religieuses, à de grands disciples mais aussi aux populations démunies des « Santhianes », les habitants de la périphérie de Touba où sont implantées une centaine de cuisines. Mbaye Guèye explique que c’est une recommandation de Serigne Saliou Mbacké faite à Cheikh Béthio Thioune qui s’en acquitte avec fierté. Dans le quartier des Hlm, fief des Hizbut Tarqqiyyah, des dizaines de bœufs sont enfermés dans des enclos et seront sacrifiés à l’occasion du 18 Safar. *

Nd. M. SECK et M. DIEYE

A 48h du grand Magal, ce n’est pas encore le grand rush, mais Touba commence à accueillir ses premiers hôtes. Les habitants de la ville sainte font les derniers réglages pour un séjour confortable des pèlerins. Les autorités politiques se sont aussi dépêchées dans la capitale du Mouridisme pour témoigner de leur solidarité.

Un petit sac en bandoulière, Moustapha se presse vers la porte d’entrée de la Grande mosquée de Touba. Il profite de son avance de quelques jours pour effectuer ses « ziarras » en toute tranquillité avant la ruée vers ce lieu de culte où reposent d’illustres fils de Cheikh Ahmadou Bamba dont Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, Serigne Fallou, Serigne Abdoul Ahad ou encore Serigne Saliou Mbacké, etc.

Leurs mausolées drainent du monde en cette période de ferveur et de dévotion. Ce jeune venu de Dakar dès les premières heures de l’après-midi en ce dimanche, 5 septembre, a trouvé, depuis quelques années, la bonne formule : venir tôt pour s’acquitter correctement de ses « ziarras ». « Depuis trois ans, je viens à trois jours du Magal. De ce fait, j’ai le temps et la tranquillité nécessaires pour effectuer tous mes « ziarras ». J’aurais aussi le temps de me reposer et de préparer le Magal proprement dit », explique Moustapha. Ce n’est pas encore la grande affluence à Touba, mais la cité religieuse commence à accueillir ses premiers pèlerins. Les habitants de la ville sainte sont aussi prêts à accueillir leurs hôtes. « A Touba, les pèlerins sont rois. En plus de leur donner à boire et à manger, nous allons aussi leur céder nos chambres », déclare Fama Niang, habitante du quartier Ndamatou, qui vient faire ses dernières courses au marché Ocass.

Touba a changé de visage
C’est aussi une ambiance de fête dans toutes les concessions des autorités religieuses de la cité. Les préparatifs du grand Magal y vont bon train. Au fur et à mesures que l’événement s’approche, les disciples arrivent des quatre coins du pays et partout à travers le monde. Pour l’édition 2017 du grand Magal, Touba a changé de visage. Toutes les installations anarchiques ont été démolies sur recommandation du khalife général des mourides, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. Du coup, les rues se sont élargies. La circulation devient ainsi plus facile pour les piétons. Les automobilistes sont aussi sensibilisés sur le code de conduite à tenir. A cet effet, Cheikh Oumar Gueye, le directeur des Transports terrestres qui était à Touba, y lancé la traditionnelle campagne de sensibilisation. Le ministère des Infrastructures a également innové avec un camp de six jours. A 48 heures du grand Magal de Touba, toutes les dispositions semblent être prises pour un bon déroulement.

Par Ndiol Maka SECK, Mamadou DIEYE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Le dahira « Euhloumahabati Wa Khourba » organise une grande nuit dédiée à Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, mardi 7 novembre 2017, à Léona Kaolack (Keur Baye Niass). Cette grande manifestation religieuse est placée sous l’égide et la présence effective du khalife de Médina Baye, Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima Niass, et de plusieurs dignitaires religieux. Selon le comité d’organisation, les deux marraines de cette manifestation, à savoir Adjaratou Mame Fatime Diaw et Adja Ramatoulaye Sow, seront honorées lors de cette manifestation animée par Wack Sène à travers des « zikr ».

M. DRAME

Henri-Joël Tagum Fombeno, docteur d’Etat en droit et spécialiste en droit du travail et de la sécurité sociale, vient de publier, aux éditions L’Harmattan, un ouvrage intitulé « Droit du travail sénégalais ». Ce sujet a été peu abordé par la communauté scientifique. Depuis 1987, c’est le premier livre sur cette délicate question que l’auteur, riche de plusieurs années d’expériences internationales et universitaires, s’est employé à décomplexifier.

Vous êtes l’auteur de quatre ouvrages, deux sur les syndicats en Afrique francophone, un sur la sécurité et la santé au travail en Afrique francophone, un sur la négociation et la rédaction des contrats dans l’espace Ohada. Pourquoi avoir choisir de consacrer ce cinquième au droit du travail sénégalais ?
Il y a deux motivations principales. D’abord, le droit du travail est devenu une composante incontournable dans la vie des entreprises. De l’embauche du salarié à son départ de l’entreprise, le droit du travail est au cœur de tout acte de Rh (Ressources humaines). A cet effet, il est indispensable, aussi bien pour l’employeur que pour les salariés, d’avoir la maîtrise de cette matière réputée complexe et mouvante, dont l’évolution est étroitement liée aux contingences socio-économiques. C’est un droit d’actualité qui donne lieu à une activité normative incessante, avec une réglementation diversifiée et de plus en plus abondante. Ce qui suscite un volume considérable de litiges. La maîtrise de ce cadre juridique des relations de travail permet de mieux appliquer la réglementation du travail, d’éviter les risques de contentieux tout au long de la relation de travail, de manager sans émotion.

Ensuite, depuis 1987, année de publication d’un ouvrage de référence sur le droit du travail sénégalais, les réformes ont profondément changé le visage du droit du travail sénégalais. Les multiples réformes du droit du travail depuis les indépendances ont permis au marché de l’emploi d’être flexible, à l’entreprise d’être compétitive et de s’adapter à la concurrence. Un nouveau code du travail a vu le jour le 1er décembre 1997. De nombreux textes, pris en application de ce code du travail, sont entrés en vigueur. On peut citer les textes sur les stages, le contrat d’apprentissage, le contrat d’usage, le travail à temps partiel, le travail temporaire, la représentativité syndicale, la grève, le lock-out, etc. Il était donc temps qu’un nouvel ouvrage soit publié.

Pouvez-vous nous donner des précisions sur les grands axes de l’ouvrage ?
L’ouvrage comporte deux grandes parties : une première partie consacrée aux relations individuelles de travail et une seconde aux relations collectives de travail. A travers cet ouvrage, j’analyse les diverses problématiques liées à la vie du contrat de travail, de sa formation à sa résiliation. L’ouvrage traite également des délégués du personnel, des syndicats, des conflits collectifs et des conventions collectives. A travers cet ouvrage, je mets en exergue l’ensemble de l’évolution du droit du travail sénégalais depuis une trentaine d’années. J’analyse les textes récents et leurs apports et mets en lumière les imperfections de la législation et les difficultés d’interprétation qu’elles suscitent dans la pratique. L’ouvrage a été rédigé avec pour objectif principal de mettre à disposition un manuel pédagogique, davantage orienté vers la pratique que vers la théorie. Il est rédigé dans un style simple et facile d’accès, afin de décomplexifier cette matière réputée complexe et mouvante. La compréhension de la matière est rendue encore plus aisée avec les illustrations et exemples pratiques, souvent utilisés et issus de mon expérience en entreprise. Pour mémoire, j’ai occupé, pendant six ans, le poste de Responsable du personnel au sein d’une organisation internationale qui emploie plus de 6. 000 salariés. Ma connaissance de l’entreprise et des situations vécues par les salariés me permet donc d’avoir un regard complet, pratique et technique, sur le droit du travail.

Parlez-nous un peu des contrats de travail qui sont sujets à beaucoup de polémiques ?
Les contrats de travail sont multiples. Chacun d’entre eux correspond à une situation bien précise. Sur le marché du travail sénégalais, plusieurs types de contrats de travail coexistent. On en dénombre une dizaine, dont trois très fréquemment utilisés : Contrat de travail à durée indéterminée (Cdi), Contrat de travail à durée déterminée (Cdd), Contrat de travail temporaire (Ctt).
Le Cdi demeure le contrat de travail classique. C’est la forme générale d’embauche pour un emploi stable et durable. En général, lorsque vous êtes embauché en Cdi, on considère que vous êtes appelé à faire carrière dans l’entreprise. Ainsi, lorsqu’un poste correspond à un emploi stable et permanent de l’entreprise, il doit être pourvu par un Cdi. Contrairement aux autres types de contrat de travail, le Cdi n’a pas besoin d’être matérialisé par écrit pour exister. Le contrat peut être verbal. Attention donc à cette phrase qu’on entend très souvent chez certains managers : « Aucun contrat ne nous lie faute d’écrit, vous pouvez arrêter ». Lorsque la relation entre l’employeur et le salarié n’a pas été matérialisée par écrit, la loi considère que le salarié a été embauché par Contrat de travail à durée indéterminée. Le Cdi peut être rompu par la démission du salarié. Quand c’est l’employeur qui prend l’initiative de la rupture, on parle de licenciement. Le licenciement doit reposer sur un motif personnel (faute du salarié par exemple) ou un motif économique. Une rupture d’un commun accord peut également être envisagée.

Et qu’en est-il du Cdd et du Ctt ?
A côté du Cdi, il y a le contrat de travail à durée déterminée (Cdd) qui est un contrat à manipuler avec beaucoup de précautions. La moindre erreur peut coûter très cher à l’entreprise. En effet, le Cdd obéit à une réglementation spécifique, visant à éviter que les salariés ne soient lésés dans leurs droits individuels et collectifs. Par nature, le Cdd est un contrat temporaire, il n’a pas pour but de pourvoir à un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. Il est réservé aux seules situations où l’entreprise doit faire face à un besoin ponctuel de main-d’œuvre pour réaliser une tâche précise et temporaire.

Le Cdd est un contrat dont la durée est fixée à l’avance. Il doit être obligatoirement constaté par écrit avant tout début d’exécution. A défaut, il est requalifié en Contrat de travail à durée indéterminée. La durée maximale d’un Contrat à durée déterminée est de 2 ans. Toutefois, le contrat à durée déterminée conclu pour la réalisation d’un ouvrage déterminé n’est pas soumis à la limite maximale précitée. Cependant, il convient de rappeler que dans ce cas, il ne peut être renouvelé. Il en est ainsi, par exemple, du contrat signé dans le cadre de la réalisation d’un projet dont on ignore la durée exacte de réalisation.

Le travailleur ne peut conclure avec le même employeur plus de deux Cdd, ni le renouveler plus d’une fois. En d’autres termes, le Cdd entre les mêmes parties ne peut faire l’objet que d’un seul renouvellement. Il s’ensuit, en tout état de cause, que le troisième contrat se transforme automatiquement en Contrat à durée indéterminée. C’est ce qu’on appelle la conversion par majoration. Le Cdd prend fin de plein droit à l’échéance prévue au moment de la signature du contrat. Toutefois, si les relations de travail se poursuivent au-delà de cette date, le Cdd se transforme en Contrat de travail à durée indéterminée.

Quant au Ctt, il n’est autorisé que pour assurer des tâches précises et temporaires appelées « missions ». Il doit s’agir d’un travail d’appoint et non d’un emploi permanent de l’entreprise. Le travail temporaire implique deux contrats : un contrat de mise à disposition conclu entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise utilisatrice et un contrat de travail temporaire conclu entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié. Le Ctt obéit à un régime aussi rigoureux que celui du Cdd. Les risques de requalification de ce contrat en Cdi sont donc à prévenir.

Il y a beaucoup de versions sur les modalités de paiement du salaire. Qu’en dit la loi ?
La question du salaire est largement abordée dans l’ouvrage. Contrairement à une légende largement répandue chez les non-juristes, la date limite de paiement du salaire n’est pas le 5 du mois suivant. La périodicité des paiements est différente suivant que les travailleurs sont rémunérés à l’heure, à la journée, à la semaine, à la quinzaine ou au mois. En tout état de cause, le salaire doit être payé à intervalles réguliers, selon la périodicité ne pouvant excéder 15 jours pour les travailleurs payés à l’heure ou à la journée et un mois pour ceux engagés au mois. Toutefois, le travailleur journalier, engagé à l’heure ou à la journée, pour une occupation de courte durée, est payé chaque jour avant la fin du travail. Le salaire payé au mois, à la quinzaine ou à la semaine doit être réglé au plus tard huit jours, quatre jours ou deux jours après l’échéance suivant les trois cas. En tout état de cause, les règles de protection du salaire contre l’employeur sont les plus nombreuses. Elles portent sur les retenues sur salaires, la durée de la prescription des salaires, la quittance pour solde de tout compte et les compensations.

En 2002, le Conseil des ministres des Etats membres de l’Ohada avait souligné la nécessité d’adopter un Acte uniforme en matière de droit du travail. Pourquoi cela tarde à voir le jour ?
Effectivement, le 24 novembre 2006, un avant-projet a été élaboré à Douala au Cameroun. L’adoption de cet acte uniforme relatif au droit du travail s’avère beaucoup plus délicate. Il faut trouver un compromis entre les positions de l’Etat, des employeurs et des travailleurs ; ce qui est loin d’être évident.

Or, la mise en place d’un droit de travail commun à 17 pays africains constituera une étape majeure dans le processus d’intégration régionale. Il faudra pour cela trouver un compromis entre les législations actuelles des différents Etats dont certaines sont assez protectrices des salariés. L’avant-projet d’Acte uniforme relatif au droit du travail aurait peut-être déjà été adopté s’il n’avait concerné que le contrat de travail individuel. La dimension collective des relations de travail, par nature « conflictuelle », est celle qui pose dans la pratique le plus de difficultés lorsqu’il s’agit d’harmonisation.

Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

Les agents des Eaux et Forêts de Tambacounda, sous la houlette du capitaine Mamadou Gaye, le chef de secteur, ont mis la main sur 200 troncs d’arbre, du Ven et du «Dimb» essentiellement, 17 charrettes, 3 véhicules et 2 individus.

C’est à la faveur de la fin de l’hivernage que les trafiquants profitent de l’accessibilité des massifs forestiers pour se livrer à leur jeu favori, la coupe illicite de bois. Mais c’était sans compter avec la perspicacité et le flair des hommes en vert. L’opération rondement menée par les bérets verts du secteur et de l’inspection de Tambacounda a porté ses fruits. En effet, au bout d’une semaine de traque, le capitaine Mamadou Gaye et ses hommes ont mis la main sur 200 troncs d’arbre, du Ven et du «Dimb» essentiellement, 17 charrettes, 3 véhicules et 2 individus. Le modus opérandi des délinquants est tout simple, chaque fois que la fin de la saison hivernale approche, les massifs forestiers deviennent accessibles et ils ne perdent pas trop de temps à se livrer à leurs activités illicites de coupe. C’est fort de cela que ces éléments, en rapport avec leurs collègues de l’Inspection régionale, ont monté cette opération fructueuse à plus d’un titre. A la question de savoir si ces troncs ont un lien avec le phénomène de trafic de bois le long de la frontière gambienne, le capitaine Mamadou Gaye répond par la négative. Pour lui, ce sont les menuisiers ayant installé leurs quartiers dans la commune de Tambacounda et dans sa périphérie qui s’adonnaient à ce trafic. Pourtant, « il y a un quota qui leur est attribué », a-t-il souligné. Pour le capitaine, le trafic transfrontalier a été réduit à sa plus faible expression. Il s’agit, pour capitane Gaye, d’être le plus vigilant possible afin de sauvegarder nos massifs forestiers très convoités.

Pape Demba SIDIBE

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a soutenu que « c’est en descendant sur le terrain que l’on se rend mieux compte des réalités qui vivent les établissements pénitentiaires.» Il s’exprimait ainsi après une visite effectuée, hier à Mbour, au tribunal d’instance, la Maison de justice et la Maison d’arrêt et de correction.  

« J’ai pris la décision de venir sur le terrain visiter toutes ces structures, rencontrer les acteurs, discuter avec eux, les écouter pour parvenir à mesurer et évaluer l’ampleur des problèmes », a indiqué le garde des Sceaux, ministre de la Justice. « Après s’être enquis des conditions de détention, l’Etat s’est fixé l’objectif d’améliorer la situation dans les lieux de détention », a souligné Ismaïla Madior Fall.  Il est revenu sur la population carcérale. Il a révélé que pour 14 millions d’habitants, le Sénégal compte 10.500 prisonniers détenus dans 38 établissements pénitentiaires. « Dans la perspective de l’amélioration des conditions de détention, une prison de 500 places est en construction à Sébikotane, en plus de la construction d’une prison spéciale dans la même localité, » a annoncé le garde des Sceaux. Toujours dans le souci d’améliorer les conditions d’existence dans les lieux de privation, le ministre a aussi évoqué le système de ventilation des prisons ainsi que l’installation d’extracteurs à Rebeuss.

Pour ce qui concerne les juridictions, Ismaïla Madior Fall a démarré par la capitale de la Petite Côte où il a constaté qu’aujourd’hui, la carte judiciaire est une réalité puisque depuis 2014, il existe une nouvelle organisation judiciaire qui a mis en place les tribunaux de grande instance et les tribunaux d’instance. La vocation de cette réforme judiciaire, dit-il, c’était de rapprocher la justice des justiciables. Sur le terrain, il a pu constater que des efforts ont été faits pour faire de ce slogan une réalité. Etayant son propos, il a déclaré, après la visite du tribunal d’instance de Mbour, que cette juridiction est dans des locaux corrects et fonctionnels, avec un personnel performant, toutes choses qui lui ont donné une entière satisfaction en tant que tutelle. Après le tribunal d’instance, cap sur la Maison de justice, devenue dorénavant un élément de la carte judiciaire du Sénégal qu’il a qualifié de vitrine de suivi de la justice, la plupart des problèmes qui se posent au niveau communautaire trouvant un dénouement heureux au niveau des maisons de justice. 80% des affaires traitées à ce niveau trouvent des solutions, à la satisfaction des parties prenantes, a-t-il noté avec satisfaction.

Répondant à la question de savoir à quand un tribunal de grande instance à Mbour, il a indiqué que l’option faite au niveau du ministère, c’est d’accélérer la mise en œuvre de la carte judiciaire. La construction d’un tribunal prend du temps et des ressources et c’est pourquoi le département qu’il dirige a un plan d’installation de juridiction de haut niveau sur l’échelle nationale, indiquant avoir pris dans un premier temps, l’option d’avoir un dispositif pour qu’il y ait des tribunaux de grande instance là où il le faut. Il a promis, pour répondre de façon plus spécifique, que dans les prochains mois, il y aura un tribunal de grande instance à Mbour. Il s’est, par ailleurs, félicité de la qualité du travail à la Maison de la justice, déplorant toutefois la vétuste des locaux. Les Maisons de la justice doivent être mises à la disposition du ministère par les Collectivités locales en charge et au ministère de fournir les équipements et une partie du personnel.

Amath Sigui NDIAYE

Une vaste opération de contrôle routier mixte a été organisée, hier, par le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (Mittd). Selon un communiqué de presse, ce sont, au total, 442 véhicules qui ont été contrôlés, dont 113 véhicules immobilisés et mis en fourrière pour diverses infractions au code la route.

Dans le cadre de la politique de lutte contre l’insécurité routière, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, à travers la Direction des transports routiers et le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), a organisé un contrôle routier mixte en compagnie de la police et de la gendarmerie. Selon le communiqué de presse, cette opération dénommée « coup de poing » s’est déroulée ce jeudi 2 novembre 2017, de 08 h 00 à 13 h 00, sur certains axes stratégiques de Dakar et sa banlieue. Les opérations ont été organisées précisément au Rond-Point Cambérène, Rond-point Score Bourguiba, Rond-point Liberté 6 et au Rond-point Hann.  
Au total, 442 véhicules ont été contrôlés dont 113 véhicules immobilisés et mis en fourrière. Les infractions retenues pour ces 113 véhicules vont du défaut de visite technique aux vitres teintées sans autorisation, en passant par les défauts d’assurance, de carte grise, de permis de conduire, de livret de taxi ou de mutation, au non port de ceinture de sécurité, à l’usage du téléphone portable au volant, au transport de passagers sur les marche-pieds, à l’exploitation clandestine d’un véhicule non destiné au transport public et aux pneus usés.

Le communiqué ajoute que le ministère chargé des Transports terrestres va organiser régulièrement ces opérations « coup de poing » sur toute l’étendue du territoire national, pour lutter efficacement contre l’insécurité routière. Ces contrôles rentre dans le cadre du vaste programme de modernisation du sous-secteur des transports qui comprend, entre autres, le changement des titres de transport, le renouvellement du parc de transport urbain et l’extension des centres de contrôle technique des véhicules automobiles aux régions intérieures du Sénégal.

Mbaye Sarr DIAKHATE

 

Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, en compagnie d’une forte délégation composée de des cadres de son département, a effectué une visite de travail dans les structures sanitaires de Touba.

La visite du ministre entre dans le cadre de la préparation du Magal de Touba. Il est venu passé en revue le dispositif du ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui doit être impeccable, fait-il savoir. Au plan de l’hygiène et de la sécurité en matière de santé, le Service d’hygiène a mis en place un dispositif qui permet d’intervenir aussi bien dans les domiciles que dans les structures de santé public. «Nous avons déployé plus de 3.000 agents dont des spécialistes. Il y a aussi un dispositif mobile qui sera à la disposition des disciples et cette année, il y a une innovation avec 5 camions hôpitaux mobiles qui seront positionnés un peu partout dans la ville», a dit Abdoulaye Diouf Sarr. Il y a aussi un travail important qui sera mené par l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, avec le scanner neuf, et Ndamatou où il y a un second scanner.
Le Samu sera aussi bien présent pour le service d’assistance aux urgences pour Touba et environs.

Le ministre s’est réjoui du dispositif qualifié de « parfait mais cela n’empêche pas de rester vigilant pour identifier les points d’amélioration à apporter avant le Magal et même au-delà. »
Évoquant la maladie de la dengue, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr fait savoir que la situation nationale est bien gérée, notamment dans la région de Louga et précisément dans les communes de Louga et Dahra.
« En termes de prévention, le travail est en train d’être fait par l’Institut Pasteur, mais aussi par la Direction des opérations d’urgences du ministère de la Santé. Il faut, dans de pareilles circonstances, essayer d’élargir le rayon pour que les investigations soient les plus exhaustives possibles, » a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr. Le ministre de la Santé a aussi affirmé qu’il n’y a « pas péril en la demeure et que l’ensemble des cas identifiés n’ont pas nécessité une immobilisation, et toutes les personnes qui ont été atteintes ont repris leur activités normalement. Mais en matière de traitement de ce genre d’épidémie, il faut toujours rester dans une vigilance systématique pour parer à toute éventualité ». Le ministre a fini son périple avec la visite du site aménagé pour abriter le second hôpital de la ville de Touba.

Mamadou DIEYE

 

La lutte contre le terrorisme et son mode de communication suscitent de nombreuses interrogations à travers le monde. Une situation qui a du mal à trouver la réponse adéquate dans tous les pays y compris ceux occidentaux. Mardi dernier, à Dakar, une conférence portant sur « Médias, djihadistes et la stratégie de contre-communication » a réuni quelques experts et les médias afin de réfléchir sur une synergie de riposte.

L’évolution du terrorisme en Afrique et au Moyen Orient, avec la montée en puissance de nouveaux conflits, pose de plus en plus d’inquiétudes chez les populations. La conférence, organisée par le Bureau Paix et Sécurité du Centre de compétence Afrique subsaharienne de la Fondation Friedrich Ebert, a permis d’échanger sur la problématique de communication par les professionnels et acteurs intervenants. La cérémonie a été présidée par l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Stephan Röken. Pour le diplomate, il faut une approche communicationnelle en lieu et place d’une solution militaire. Après avoir raconté son expérience au Pakistan sur la question du djihadisme, M. Röken estime qu’il y a un défi à relever sur ce terrain, « les terroristes ont un avantage certain dans ce dossier ».  

Ainsi, les acteurs conviennent qu’il faut une coopération pour une lutte efficace contre le terrorisme. Pour y parvenir, il faudra se focaliser sur des stratégies de contre-communication pour contrer des réseaux terroristes très en phase avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Selon Doudou Dia, directeur exécutif de Gorée Institute, l’établissement d’une relation personnelle avec le public ciblé est un élément essentiel dans la stratégie de communication des djihasdistes. « Si la couverture médiatique du terrorisme et de l’extrémisme violent s’est intensifiée au point de devenir une sorte de muse pour les rédactions, elle n’est pas sans incidence sur la gouvernance sécuritaire de nos pays », a-t-il ajouté. Le directeur exécutif de Gorée Institute appelle ainsi les acteurs à examiner les nombreux défis professionnels et des dilemmes éthiques relatifs à la couverture médiatique des actes terroristes devenus de casse-têtes pour les la sécurité des Etats. « De même, indique M. Dia, cette hypermédiatisation qui a quasiment phagocyté la communication institutionnelle classique, contribue à la banalisation de la violence et du crime, en accentuant la tendance au sensationnalisme, mais surtout en suscitant la méfiance, la suspicion et la peur généralisée ».

Le Dr Abdourahmane Dieng, chef de division sécurité régionale de la Commission de la Cedeao, parle de triangulation entre notamment Etats, médias et djihadistes. « Les terroristes cherchent leurs audiences pour exister. Ils s’érigent en véritables communicateurs indépendants, utilisant leurs propres moyens pour atteindre les médias », a-t-il dit. Mais là, à l’en croire, la solution semble difficile pour limiter les terroristes à l’accès des médias.
En tout cas, les médias restent indispensables pour fournir des informations vérifiables et des opinions éclairées. Ils jouent un rôle fondamental ne souffrant d’aucune contestation et les citoyens attendent d’eux des informations plus complètes sans verser dans l’emballement et le sensationnel. D’où leur responsabilité qui est interpellée à tous les niveaux du terrorisme.

Cheikh Malick COLY

 

Face aux menaces de maladies, du terrorisme, etc., Abdou Rahmane Mbengue, président-fondateur du Mouvement pour la renaissance de la voie islamique (Morevi), créé en 1987, a présidé, ce mercredi 1er novembre, sur la plage de « Diamalaye », une prière surérogatoire dénommée « Salatou Tasbiha » afin qu’Allah nous en préserve. Abordant l’extrémisme religieux (terrorisme), il dit que tout le monde doit se mobiliser, sans considération religieuse, afin de barrer ce mal. « Nous devons unir nos cœurs pour une paix globale », a dit M. Mbengue, qui invite l’opposition à répondre à l’appel au dialogue du chef de l’Etat. « Nous œuvrons sur le terrain social, sanitaire et éducatif. Notre vœux, c’est de venir en aide à toutes les personnes vulnérables », a-t-il affirmé, non sans plaider pour un Islam social.

S. M. Sy CISSE

 

Mgr Benjamin Ndiaye a renouvelé la demande déjà formulée, plusieurs fois, par les fidèles chrétiens de la banlieue de Dakar, notamment ceux de Guédiawaye et Keur Massar, de disposer de cimetières de proximité afin de leur faciliter toutes les démarches ayant trait aux funérailles de leurs parents. « Je voudrais que nous prenions davantage compte des besoins de fidèles catholiques de la banlieue car leurs déplacements seraient grandement facilités s’ils avaient ces cimetières », a insisté Mgr Ndiaye. Me Augustin Senghor qui a représenté le maire de la ville de Dakar s’est dit gêné par cette énième demande de l’archevêque de Dakar. Il a promis de faire des démarches nécessaires auprès des autorités municipales et étatiques pour qu’on règle définitivement ce problème. Selon le maire de Gorée, c’est une demande sociale des populations chrétiennes de la banlieue qui font des kilomètres pour venir enterrer leurs morts à Saint Lazare qui est en train de remplir à une grande vitesse. « Il est urgent que ce problème soit solutionné pour que l’on ne revienne pas l’année prochaine avec cette même doléance », a-t-il dit.

Eugène KALY

Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur, était avec une forte délégation à Touba. En compagnie de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre et les membres du comité d’organisation du Magal, il a dirigé la dernière réunion d’évaluation du grand Magal.

A l’issue d’échanges, plus ou moins rigides, il reste entendu qu’il y a d’importantes réalisations, mais aussi des rectificatifs à faire, pour atteindre l’objectif d’un Magal sans faute. L’État a respecté beaucoup de ses engagements, en déployant tous les moyens nécessaires, afin de permettre le bon déroulement de la 123ème édition du Magal. A l’issue de la réunion, seule une solution alternative au problème de la conduite N°315 restait à réaliser. Le ministre de l’Intérieur, fortement engagé  pour la réussite de l’événement, est monté au créneau pour mettre la pression sur les services concernés. « Je vais personnellement me charger du suivi des activités menées par les services de l’État, pour que l’ensemble des engagements pris soient réalisés, » a-t-il dit pour rassurer sur la menace d’une éventuelle indisponibilité de l’eau en quantité suffisante.

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a passé au peigne fin les secteurs clé du Magal, avec un pragmatisme qui a séduit toute l’assistance. Concernant le volet sécuritaire, les commandants de la police et de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers ont, conformément à leur engagement, donné des assurances fermes pour garantir la sécurité des personnes et des biens. Il est annoncé 8 nouveaux postes de contrôle, pour la police ainsi que l’augmentation des effectifs.  Pour la fourniture correcte de l’eau en dépit de la fonctionnalité de tous les 26 forages, il n’est pas exclu le risque de voir des perturbations. La situation mérite d’être prise au sérieux, de l’avis de Serigne Cheikh Aliou Mbacké, qui dirige la structure «Maou Rahmaty.» Serigne Ousmane Mbacké, le coordonnateur du comité d’organisation, avait, auparavant, souhaité une alternative crédible pour solutionner la conduite N°315, nœud gordien pour une bonne fourniture de l’eau dans le réseau. Le chef religieux qui a salué les efforts de l’Etat à travers l’Ofor (Office national des forages du Sénégal) a toutefois invité les disciples à faire des réserves, pour prévoir un éventuel manque d’eau. Le service de l’Hydraulique, de concert avec ses partenaires des Eaux et Forêts et de l’Ageroute, va mobiliser 100 camions-citernes et des bâches souples. Un plan de stationnement permettra une fourniture correcte du centre (environs de la mosquée) où l’affluence sera plus nette.  Le Service d’hygiène qui a démarré son programme depuis le 20 du mois poursuit sa campagne pour détruire les sites larvaires. Il a aussi été sollicité pour une désinfection des domiciles. M. Sène, chef du Service d’hygiène, a évoqué l’insuffisance de produits pour le saupoudrage de la cité. Pour plus d’efficacité, le ministre de l’Intérieur a proposé l’épandage du produit par un hélicoptère, une manière plus rapide pour atteindre les cibles et mieux se protéger des moustiques, facteurs de transmission de la dengue, cette maladie signalée dans la région de Louga.

L’action de l’Etat magnifiée
Le ministre Aly Ngouille Ndiaye revenant sur le volet Santé, a révélé que l’arrêté concernant la caisse d’avance a déjà été signé pour un montant de 24 millions de FCfa. Un hôpital de niveau 2 va également renforcer les  structures sanitaires sur place, en plus des 165 postes de consultations. L’Ageroute, avec les travaux de la voirie, compte mettre à disposition 9 axes routiers déjà disponibles. Le transport ferroviaire participera avec deux wagons-citernes.

Même si la Senelec a fini d’installer 21 postes sur les 34 prévus, le ministre a insisté pour l’obtention d’une niche pour l’installation d’au moins 3.000 ampoules, de concert avec les maires de Touba et de Mbacké. Les services du Commerce aussi ont déjà évacué du marché plusieurs produits pharmaceutiques périmés et, de concert avec le Service d’hygiène, continue la traque des produits impropres à la consommation, en cette veille de Magal. La Douane a, quant à elle, été sollicitée pour l’allègement de la traversée des disciples. Le service des Eaux et Forêts a déjà mis en place ses 1. 200 stères de bois mort, tandis que celui de l’Elevage a mis en garde contre l’abattage clandestin, ses services étant repartis dans la cité pour veiller au respect des normes. Serigne Modou Lô Ngabou, Serigne Bara Lahad, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, Serigne Cheikh Aliou, Serigne Bassirou Mbacké Porokhane, Serigne Cheikh Mahmadan, etc. ont, tour à tour, pris la parole pour magnifier l’action du gouvernement et salué le pragmatisme du ministre. Ils se sont aussi réjouis de la bonne conduite de l’événement par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, pour son ouverture d’esprit, mais aussi pour avoir impliqué toutes les familles. Ils ont cependant sollicité du ministre de retarder, d’un à trois jours, le départ de la police de la circulation après le Magal. Pour sa part, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a dit toute sa satisfaction à l’endroit du comité d’organisation.

Mamadou DIEYE

 

Le mot d’ordre de grève décrété par le regroupement des boulangers n’a pas été bien suivi dans la banlieue où les habitants ont bien goûté au pain chaud à l’heure du petit déjeuner. Cependant, des boulangers ont pointé du doigt un problème lié à la mauvaise communication pour justifier leur non-respect du mouvement d’humeur.

Pikine Tally Bou Mack, devant la boulangerie située non loin du marché, une foule plus nombreuse que d’habitude se forme aux environs de huit heures. L’annonce de la grève des boulangers a été prise au sérieux par la population si bien que chacun tente de multiplier ses chances en vue de pouvoir goûter au pain matinal. Notamment, en se présentant à la boulangerie plus tôt que d’habitude. C’est le cas de la vieille dame qui, pourtant, attendait tous les jours que les enfants se réveillent pour aller acheter du pain. Cette fois-ci, elle n’a pas voulu courir le risque de voir le stock de pains s’épuiser plus tôt que d’ordinaire. La voilà qui débarque à la boulangerie pour obtenir du pain. «Je suis consciente que si je ne me présente pas à la boulangerie à temps, le pain risque de finir», avance-t-elle. «A chaque fois qu’on parle de grève des boulangers, le constat est que même si la grève ne réussit pas, la plupart des boulangers revoient à la baisse leur production quotidienne», ajoute-t-elle. Même son de cloche chez cette dame du nom de Ndèye Khady Mbengue qui craint de voir ses petits ne pas mordre du pain avec l’annonce en grande pompe du mouvement de grève. «C’est dans les radios que j’ai appris que les boulangers vont observer deux jours de grève. C’est pourquoi, je me suis rapprochée de la boulangerie à cette heure pour ne pas rentrer bredouille», a-t-elle expliqué.

Employé de cette boulangerie, Pape Guèye ne veut pas être prolixe sur la situation. Il consent quand même à affirmer que c’est sous forme de réduction de la quantité de farine quotidiennement utilisée que la boulangerie a tenu à se solidariser avec le regroupement des boulangers du Sénégal. «Là, nous sommes trop pris, mais j’avoue que c’est comme si nous avons observé la grève car c’est juste une portion congrue que nous avons utilisée pour éviter que la clientèle assidue ne s’oriente ailleurs», a-t-il souligné. Même scénario sur la route des Niayes où de nombreux clients constatent avec amertume que la quantité de pains produits le matin est épuisée. «A vrai dire, nous avons préparé une petite quantité de pains, mais il n’en reste plus. La cause, vous la savez, les boulangers sont en grève », soutient un homme qui se garde de dévoiler son nom. A Thiaroye Gare, à la boulangerie dite Baye Dame, la grève n’a pas été suivie. Cependant, le patron écarte toute défaillance ou désobéissance vis-à-vis du regroupement des boulangers. «Vous n’allez pas me croire, mais, je n’étais pas au courant qu’il y a grève aujourd’hui», lance-t-il à l’endroit d’une jeune femme qui venait de l’interpeller sur le comportement qu’il a eu en ne baissant pas le rideau. «Attends, je vais appeler quelqu’un et m’assurer que la grève dont on parle existe», fulmine-t-il. Au bout du téléphone, il explique à son interlocuteur que la communication n’a pas été des meilleures.

Abdou DIOP

 

Un pipeline de la Société africaine de raffinage (Sar) a connu une fuite  à Thiaroye sur mer depuis des jours. Heureusement, ladite société a pris toutes les dispositions nécessaires aussitôt après avoir été mise au courant de cette fuite.

Selon notre source, cette fuite dure depuis quelques jours, à la stupéfaction générale des populations. Cependant, face à la gravité de cet incident et la peur qui a aussitôt habité les riverains, la Sar a dépêché une équipe composée d’agents expérimentés qui ont vite localisé la fuite pour ensuite prendre toutes les précautions nécessaires, réussissant ainsi à maîtriser la situation. En effet, il s’agissait, effectivement, d’une fuite d’hydrocarbure sur un pipeline de la Sar à hauteur de Thiaroye sur mer. A leur arrivée, les agents de la société de raffinage ont creusé un grand fossé sur la partie où la fuite est survenue. Après avoir détecté la fuite, ils ont réussi à la calfeutrer en mettant un collier tout autour. Ils ont ensuite récupéré le liquide inflammable dans des camions avant de l’acheminer vers la raffinerie. Les agents de la Sar ont extrait le sable souillé par la fuite avant de le remplacer avec du sable de dune.  Chargé de la communication de la Sar, Ousseynou Ndiaye a rassuré que la situation est sous contrôle en précisant que la moindre échappée n’a été notée sur le produit. Il a expliqué que cet incident a coïncidé avec un suintement d’eau sur un des tuyaux de la Sénégalaise des eaux (Sde). Par mesure de précaution, les éléments de la Sar ont préféré attendre que ceux de la Sde résolvent ce problème avant de continuer leur intervention. En fin de compte, il y a eu plus de peur que de mal. Ousseynou Ndiaye a tenu à expliquer que la nappe phréatique est proche dans la commune de Thiaroye qui constitue l’une des localités les plus touchées par les inondations.

A. DIOP

 

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a présidé, hier, au cimetière Saint-Lazare de Béthanie, la cérémonie officielle de la fête de la Toussaint. Il a demandé aux populations, en particulier aux chrétiens, d’éviter les comportements qui peuvent provoquer la mort.

Entouré de plusieurs prêtres, du représentant du maire de la ville de Dakar, Me Augustin Senghor, et des autorités militaires, l’évêque de Dakar a axé sa réflexion sur le devoir de protéger la vie humaine. En s’appuyant sur son message du 26 septembre marquant la célébration du 15e anniversaire du naufrage du bateau « Le Joola » et devant de nombreux fidèles catholiques venus rendre hommage à leurs parents défunts, Mgr Benjamin Ndiaye a rappelé à ces derniers l’impérieux devoir de protéger la vie, leur demandant de faire attention aux comportements qui peuvent engendrer la mort.  Selon l’archevêque de Dakar, pour mieux vivre la solidarité avec tous ceux qui souffrent encore de la stratégie horrible du naufrage du bateau « Le Joola », il faut œuvrer au respect de la vie. « C’est vrai que la mort est une réalité de notre vie, nous nous savons mortels. Dans la foi, nous savons que la mort est le passage de cette terre à la vie en plénitude. Mais, ne donnons pas la mort. Ne hâtons pas la mort. Ne soyons pas complices des meurtriers par des comportements irresponsables », a lancé Mgr Ndiaye. « Accueillons-la, dans le passage normal, selon la volonté de Dieu. En venant prier dans ce cimetière, nous portons avec nous des tranches de vie et des souvenirs. Demandons au Seigneur de bénir tous ceux qui reposent ici et ailleurs », a prié le père évêque.   Il a aussi formulé des prières pour que le Seigneur conduise tous les fidèles défunts aux sources de la vraie vie. L’archevêque de Dakar a béni toutes les tombes du cimetière Saint Lazare de Béthanie avant de quitter les lieux.

Eugène KALY

 



Le collectif des populations de Ngor ne peuvent plus cohabiter avec des prostituées. Elles l’ont fait savoir lors d’un grand rassemblement avant-hier sur l’île.

Les mœurs sont en train de se dégrader dans le village traditionnel de Ngor. C’est pour faire face à cette menace de la bonne réputation du village, les populations se sont levées pour dire non à des filles accusées de faire de la prostitution. Elles sont déclarées persona non grata à Ngor. Avant-hier, durant le rassemblement tenu sur l’île, Abdoulaye Diallo, artiste-peintre et président des associations de Ngor, a fait noter que « ces filles sont dans tous les coins de Ngor. Quand tu vois des mineures, âgées moins de 16 ans, tenir des pancartes où c’est écrit : « Promotion sexe à 500 FCfa, tu tombes des nues. Cela est grave ». Selon lui, pour que Ngor retrouve son lustre d’antan, il faut que ce dynamisme unitaire soit maintenu. « Lorsqu’il y a de la prostitution, c’est avec la complicité des racoleurs et proxénètes. Nous demandons aux autorités de nous aider et d’exproprier ceux qui hébergent ces prostituées », a-t-il fait savoir. Non sans ajouter que la solution est attendue de la part des jeunes.

Mouhamadou Mbengue, porte-parole des associations de Ngor a déclaré vouloir informer les populations pour que toute personne suspecte soit dénoncée à la Gendarmerie. Pour l’Imam Mamadou Sène, il faut éviter certains écarts de comportement, car la calamité n’épargne pas toujours les innocents.

De son côté, Aminata Mbengue, habitant Ngor depuis 36 ans, a affirmé que des prostituées peuvent cotiser jusqu’à 11.000 FCfa/j pour une tontine et se retrouver avec 1.000.000 FCfa. « Il y a des proxénètes qui les soutiennent dans leur sale besogne. Nous dénonçons aussi les gouines qui se dandinent jusqu’à des heures tardives de la nuit », a-t-elle regretté. « Certains hommes ont abandonné leur travail au profit des filles de joie. Ils nous prennent parfois pour des prostituées. C’est eux qui ont gâché l’image de Ngor », a-t-elle déploré. Matar Seck, président des piroguiers de l’île de Ngor, a soutenu qu’ils ont « pris la décision de ne plus transporter aucun suspect ». Même son de cloche pour Bily Seck : « La lutte va continuer. Nous allons refuser toute traversée de ces personnes ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Son Excellence Mgr Benjamin Ndiaye présidera la cérémonie officielle de la commémoration des fidèles défunts au cimetière Saint Lazare de Béthanie, ce 1er novembre à partir de 16 heures. Des prières seront formulées pour les fidèles défunts.

Les fidèles catholiques célèbrent ce 1er novembre la Toussaint. Comme son nom l’indique, Toussaint est la fête de tous les saints connus et inconnus. Elle exprime également la joie et l’espérance chrétiennes, rappelant que chacun d’entre nous est appelé à la sainteté, à l’instar des saints célébrés à l’occasion de cette fête. Il faut le rappeler, Toussaint n’est pas la fête des morts. La fête de la Toussaint n’est pas mentionnée dans la Bible.

Elle a été instituée par le Pape Boniface IV en 610 de notre ère. Le pontife voulait honorer la mémoire des premiers martyrs chrétiens qui furent massacrés par les Romains. Mais, à partir du IVe siècle déjà, les chrétiens rendaient des hommages posthumes à ces premiers chrétiens, exaltant leur courage et échangeant leurs reliques. Depuis, les catholiques célèbrent ainsi la Toussaint, c’est-à-dire tous les martyrs et saints de la chrétienté, connus et inconnus, le 1er novembre. Ils fêtent les saints de la vie de tous les jours, ceux qui ont su mettre en pratique l’Evangile dans l’ordinaire de leur vie. Le choix du 1er novembre s’explique du fait que le Pape Boniface IV avait décidé d’instituer la célébration de la Toussaint, celle-ci avait lieu le 13 mai, c’est-à-dire le jour où il consacra à Marie, à tous les martyrs et plus tard aux confesseurs, le Panthéon, originellement dédié à tous les dieux. Ainsi, si le Panthéon célébrait tous les dieux, la Toussaint fête tous les saints, a expliqué abbé Roger Gomis, vicaire à la paroisse Sainte Jeanne D’arc de Fatick. Il a expliqué que c’est vers 835 que le pape Grégoire IV décale la fête au 1er novembre. Ce changement de calendrier liturgique a tiré son originalité de la dédicace d’une chapelle de l’église Saint-Pierre de Rome à l’ensemble des saints par l’un de ses prédécesseurs. Pour éviter confusion, nous rappelons que la commémoration des fidèles défunts est fixée pour le 2 novembre en l’honneur des morts. Cette commémoration est organisée dans les paroisses lors d’une messe dite de requiem, mot latin qui signifie « repos ».

Eugène KALY

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