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Société & Faits divers (2347)

Le ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions et celui de l’Economie et des Finances viennent de signer la nouvelle Lettre de politique de développement du secteur du Travail (Lpsd) et de la protection sociale.

Le développement du secteur du travail est dans sa phase active. La signature de la nouvelle Lettre de politique sectorielle de développement, par les ministères du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions et celui de l’Economie et des Finances entre dans cette perspective. Un communiqué transmis à la rédaction renseigne que ladite Lettre va contribuer à l’émergence économique par la promotion du travail décent et d’un environnement propice à la compétitivité des entreprises. Etendue sur la période 2018-2022, ladite Lettre est un outil de planification et de budgétisation inspiré par les réformes de l’Uemoa au même titre que le Document de programmation pluriannuel des dépenses (Dppd) et celui de la  Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep).

Ainsi, l’extension de la protection sociale dans le cadre de la mise en place du socle de protection sociale, la protection des travailleurs de l’économie informelle pour faciliter la transition vers l’économie formelle, le renforcement du Dialogue social à travers la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique (Pnssee) et l’amélioration du Système d’information sur le marché du travail (Simt) constituent les actions phares de la  Lpsd qui est adossée au Pse. « Au-delà de la volonté de relever le défi de la gouvernance du secteur du travail et de la protection sociale sur les cinq prochaines années, le document met en exergue la promotion d’un cadre juridique favorable à la compétitivité des entreprises et à la protection des droits des travailleurs, la mise en place d’un système d’information efficace et une administration du Travail disposant de moyens techniques, financiers, matériels et humains suffisants », indique le communiqué.

Non sans préciser que la Lettre de politique sectorielle est structurée autour de quatre points fondamentaux. « Les défis sont importants et découlent de la nécessité de contribuer à l’atteinte des objectifs du Pse, à satisfaire les besoins croissants des acteurs du monde du travail, à réduire les inégalités et le taux de chômage surtout chez les jeunes et à répondre à la question de l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail », lit-on dans le communiqué.

Tata SANE

Avec les derniers rites du pèlerinage effectués en début de semaine, une troisième mi-temps semble s’imposer dans le quotidien des pèlerins. Il y a une floraison d’articles en vente aussi bien à l’hôtel que dans les grands magasins sis dans les nombreuses tours qui jouxtent la grande mosquée. Les différents articles proposés sont à portée de toutes les bourses.

A trois jours des premiers vols retour sur le Sénégal, c’est le « shopping », qui rythme ici, à Jeddah et à la Mecque, la vie des pèlerins. Une partie des commerçants sénégalais qui avaient misé sur la campagne au niveau des stations d’Arafat et de Mina ont eu la terrible surprise d’être stoppés par la sûreté saoudienne. « Pourquoi nous et pas les autres », se sont-ils exprimés face à la perte de leurs articles arrachés de force par la police du pèlerinage. Mais une chose est sûre : « Le Sénégalais, même à mille lieux de son pays, n’abandonne jamais ses vieilles habitudes ». A Mina, en un temps record, les commerçants ont fini par transformer la route principale de Street 148, qui abrite le camp des pèlerins sénégalais, en un véritable marché « Sandaga » ou « Colobane ». En plus des bijoux, chapelets, robes et autres, on y retrouve à l’heure du manger tous les plats sénégalais.

Et on se demande où est-ce qu’elles ont pu préparer ces plats dont raffole le Sénégalais lambda. Une rafle opérée par la sûreté saoudienne à Mina a mis un bémol à cette fièvre mercantile. Passée cette étape d’Arafat, de Mina et les derniers « Tawaf » autour de Kaaba, la fièvre mercantile a repris de plus belle. Les commerçants font aujourd’hui, d’une manière très discrète, le siège dans les hôtels des pèlerins sénégalais. Et même certains pèlerins sortent leur botte secrète en dévoilant en plein jour leur plan d’affaires savamment concocté depuis le Sénégal. La ville de Jeddah, située à près de 75 km de la Mecque, réceptacle de tous ces articles de commerce, est devenue la destination privilégiée pour minimiser les prix de vente à la Mecque. Mais aussi pour faire des bénéfices sur les compatriotes attirés par le commerce dans les espaces bien achalandés des tours et autres supermarchés qui jouxtent la maison sacrée. Bien que les muscles n’aient pas encore pris assez de temps pour se recharger en énergie, la visite des tours et autres hôtels à cinq étoiles est le loisir favori des pèlerins pour meubler leur agenda. A ce jeu-là, il faut tirer le chapeau aux dames qui sont dans leur élément.

De notre envoyé spécial El H. Babacar bachir SANE

La gouvernance de Diourbel a abrité, hier, le Crd préparatoire du Magal de Serigne Abdou Khadre Mbacké. Le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao et les chefs de services régionaux ont échangé avec Serigne Sidy Mbacké Abdou Khadre qui préside le comité d’organisation et les autres membres dudit comité sur les préparatifs et le bon déroulement de l’événement prévu le 24 septembre prochain à Touba.

Tous les secteurs pour la bonne organisation de cet événement religieux ont été passés au peigne fin, notamment l’hydraulique, la santé, l’hygiène, l’assainissement, l’électricité, la sécurité, entre autres. Chacun des chefs de service a pris des engagements en ce qui le concerne et promet de s’en référer à sa hiérarchie si nécessaire. Le gouverneur a, pour sa part, rassuré le comité d’organisation que les engagements pris par les chefs de service seront respectés pour une bonne organisation de cet événement qui commémore la venue au monde du quatrième Khalife général des mourides. Tirant les conclusions de la rencontre, il a déclaré avoir pris bonne note de l’ensemble des sollicitations dans les différents secteurs de la sécurité, de la santé, de fourniture d’électricité et de la logistique à fournir. Mouhamadou Moustapha Ndao a affirmé toute la disponibilité et la volonté de l’administration à respecter les instructions du président de la République pour le soutien apporté aux familles religieuses.

Le chef de l’exécutif régional a invité ses collaborateurs à prendre le taureau par les cornes en tenant compte les aléas de l’hivernage afin de mettre les disciples dans les meilleures conditions de célébration de cet événement religieux. Ainsi, le vidange des fosses septiques et la désinsectisation et la désinfection des lieux de regroupement seront prioritaires.

Le gouverneur s’est ensuite appesanti sur la personnalité du quatrième Khalife général des mourides, Serigne Abdou Khadre Mbacké, qui aura marqué les consciences par les vertus et valeurs orthodoxes qu’il a incarnées tout au long de sa vie et son empreinte indélébile dans l’Islam et la voie mouride. Des actes qui en font une figure religieuse aimée de tous, une référence dit-il, pour les chefs religieux et la jeune génération.

Serigne Sidy Mbacké Abdou Khadre, par ailleurs président du comité d’organisation du Magal, est d’abord revenu aussi sur la dimension et l’œuvre de Serigne Abdou Khadre, une figure emblématique qui a impacté l’événement lui donnant un caché international. Il a ensuite fait part de l’innovation de cette année qui verra la cérémonie officielle se tenir le lendemain du Magal. Il a aussi  insisté sur le déploiement des forces de l’ordre pour la sécurité des disciples et une circulation plus fluide. Le chef religieux a, par la suite, sollicité des autorités à prêter plus d’égard à ce Magal, qui est un événement majeur du calendrier événementiel de la communauté mouride. Il a enfin dit toute sa satisfaction à l’issue de la rencontre, félicité et remercié le gouverneur de l’administration régionale suite à leurs engagements. Il a confondu dans ces remerciements le maire de la commune de Touba, Abdou Lahad Kâ, pour le soutien effectif à la réussite de l’événement.

Mamadou DIEYE

315 casques bleus seront déployés par le Sénégal en Haïti et au Mali dans le cadre de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Ils ont reçu, hier, à la caserne Samba Diéry Diallo, le drapeau national.

Le général de brigade Jean-Baptiste Tine, commandant de la gendarmerie mobile, a remis, hier, le drapeau national aux chefs d’escadron des deux contingents qui seront déployés en Haïti et au Mali : Minustah 12 et Minusma 5. C’est au total 315 hommes et femmes qui seront envoyés dans ces deux pays, soit 140 en Haïti et 175 au Mali. « Nous avons à l’honneur deux contingents destinés à deux missions véritablement contrastées.

En Haïti, nous allons assister à l’extinction d’une mission, témoignage de sa réussite et son remplacement par une nouvelle plus adoptée à l’évolution de la situation. Alors qu’au Mali, la Minusma continue de se consolider. Nous allons y renforcer notre présence par l’adjonction d’une capacité antiterroriste à notre 5ème contingent d’Ucp », souligne le général Tine. Il précise que c’est par résolution 2350 adoptée à l’unanimité dans le courant du mois d’avril 2017 que le Conseil de sécurité a décidé de proroger le mandat de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) jusqu’au 15 octobre 2017 avant de le remplacer par une autre « plus réduite, la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (Minusjusth). » Si l’on en croit au commandant de la gendarmerie mobile, cette mission comptera 7 unités de police constituées, soit 980 personnels et 295 policiers hors unités constituées. Elle sera chargée d’aider le gouvernement haïtien « à renforcer les institutions de l’état de droit en Haïti, d’appuyer et de développer encore la police nationale d’Haïti, de suivre la situation en matière de droits de l’Homme, d’en rendre compte et de l’analyser ».  

Pour ce qui est de la Minusma, le général Tine note que cette mission est confrontée à de sérieux défis des bandes armées et des groupes terroristes. Néanmoins, elle poursuit son expansion et renforce ses capacités. « C’est dans ce cadre qu’après avoir mené avec nous, gendarmerie du Sénégal, l’expérimentation des Unités d’appui à la protection en République centrafricaine (Rca), le Département des opérations de maintien de la paix de l’Onu (Dpko) nous propose aujourd’hui de déployer, pour la première fois, une capacité antiterroriste au sein de l’Unité constituée de police stationnée à Bamako », se félicite le général Jean-Baptiste Tine. Pour lui, toutes les dispositions nécessaires à un bon déroulement de ces missions ont été prises. « Il vous appartient de maintenir les standards professionnels les plus élevés pendant les 12 prochains mois. Conformez-vous en permanence à nos lois et règlements ainsi qu’à ceux des pays hôtes. Les règlements spécifiques des Nations unies devront être scrupuleusement observés, notamment ceux relatifs au code de conduite », exhorte le général. Avant d’ajouter : « Vous êtes nos ambassadeurs et vous avez une réputation à préserver. Ambassadeurs du Sénégal, premier pays contributeur de police du continent, vous avez de grandes responsabilités ».

Ndiol Maka SECK

Les pèlerins sénégalais en voyage dans les lieux saints chrétiens sont arrivés, hier, après midi, à Lisbonne (Portugal), en direction du sanctuaire Notre Dame de Fatima, après onze jours passés dans les sites et sanctuaires religieux en Terre sainte d’Israël. 

Fatima : La délégation de 349 « pèlerins de la réconciliation » conduite par Mgr Paul Abel Mamba, président du Cinpec (Comité interdiocésain national pour les pèlerinages catholiques) accompagné de l’évêque de Thiès, Mgr André Gueye venu en pèlerin, a été accueillis par un représentant de l’ambassade du Sénégal avant de prendre la route en direction de Notre Dame de Fatima située à près de 130km.

Dévotions à Notre Dame de Fatima et participation à la grande procession aux flambeaux sur l’immense esplanade du sanctuaire ont marqué ce court séjour des pèlerins sénégalais à Notre Dame de Fatima. Il était un petit village quand le 13 mai 1017, la Vierge Marie apparut à trois jeunes bergers Lucie de Jésus (10 ans) François (9 ans) et Jacinthe (7ans). Ces apparitions miraculeuses se répétèrent sur une durée de cinq mois.

La Dame du Rosaire, c’est ainsi qu’on l’appelle, en référence à sa déclaration du 13 octobre 1917 en présence d’une foule de 70 000 personnes. Elle avait recommandé la prière. C’est ainsi que l’essentiel des activités au sanctuaire sont des actes de dévotions, des récitations de chapelets et des méditations sur les mystères du Rosaire. Ces actes de piété sont posés quotidiennement entre les différents autels, chapelles et basiliques dont la célèbre Chapelle des apparitions la basilique Notre Dame du Rosaire de Fatima et la basilique de la Très sainte Trinité. Notre Dame de Fatima est devenue une grande ville moderne où s’est développé un tourisme religieux particulièrement intense en cette année du centenaire des apparitions. Ce mardi 5 septembre, les pèlerins sénégalais seront en route pour Saint Jacques de Compostelle, autre sanctuaire religieux programmé sur l’itinéraire du pèlerinage qui passera par Lourdes avant l’étape de Rome qui marquera la fin du pèlerinage le 14 septembre prochain.

Correspondance particulière de Jean PIRES

Hier, la cour du camp Tropical de Thiès qui abrite Groupement mobile d’intervention (Gmi) a renoué avec l’ambiance des grands jours.

Devant les officiers, sous-officiers, gradés et agents de police du contingent de la police en partance pour le  Mali, le directeur du Gmi, Amadou Hamady Lam, commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle, a remis les drapeau national au commandant du contingent, le  commissaire principal de police Mamadou Sagna.

S’adressant aux éléments du contingent, le directeur du Gmi a tenu à leur rappeler qu’ils vont sur un terrain difficile. Mais, au vu de la préparation technique, tactique, physique et le renforcement de leurs capacités en droit  de l’homme, droit international humanitaire, éthique et déontologie du code de conduite du personnel des Nations Unies, il dit avoir entière confiance aux troupes. « Ambassadeurs des forces de défense et de sécurité  de notre pays, vous devez garder haut le flambeau légué par vos prédécesseurs en respectant les valeurs de notre Nation contenues dans la devise de la police nationale : Dans l’honneur, au service de la loi », a-t-il rappelé aux éléments du contingent.
Pour sa part, le commandant du contingent, le commissaire Sagna, a dit toute sa satisfaction sur leur préparation.

«Pendant toute la durée de notre regroupement, les autorités n’ont cessé de nous tenir le discours du respect des droits de l’homme et celui des lois et règlements sur le théâtre des opérations. Certes, nous allons dans une zone assez difficile, mais nous sommes des professionnels», a-t-il dit. Le départ pour Bamako des 140 éléments est prévu dans les jours à venir. Rappelons que la première unité de police a été déployée au Mali le 15 juin 2013. Au total, 700 éléments de la Police nationale ont eu à participer jusqu’ici  à la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Mali.

Mbaye BA

Poursuivant leur périple religieux autour des lieux saints chrétiens (du 24 août au 14 septembre ), le passage des pèlerins catholiques sénégalais au village de Cana dans la région de la Galiléen, le samedi 2 septembre, a été marqué cette année par la cérémonie de renouvellement de l’engagement du mariage de 8 couples de conjoints bénis par Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor et président du Comité du pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté.

Répartis entre les 7 groupes de 349 pèlerins inscrits cette année, huit couples venus régulièrement dans le pèlerinage comme les autres pèlerins ont profité du passage sur le site historique et biblique du village de Cana pour procéder au renouvellement de leur promesse de mariage. Mgr Paul Abel Mamba, conduisant la délégation sénégalaise, a présidé cette cérémonie en présence de Mgr André Guèye qui effectue le pèlerinage cette année et avec une dizaine de prêtres aumôniers des différents groupes. La cérémonie du renouvellement de la promesse du mariage avec une entrée sur les notes de la marche nuptiale exécutée par l’orgue a tout pour susciter l’émerveillement, réveiller les plus beaux souvenirs pour les couples et surtout raffermir davantage les liens qu’ils ont patiemment tissé au long des années. Quatre parmi ces couples ont déjà fêté leurs noces d’argent avec respectivement 40, 35, 35 et 31 ans. Les autres couples de mariés ont 14,12, 10 et 6 ans de mariage.

Sous le crépitement des flashs des smartphones et autres tablettes et les encouragements du public, les mariés, vêtus de beaux habits, ont été accueillis par Mgr Paul Mamba autour de l’autel de l’église de Cana. Le prélat leur a recommandé d’« inviter Jésus-Christ dans leur foyer afin qu’il apporte des solutions à leurs problèmes, comme il l’avait fait pour les «mariés des noces de Cana» » dont l’événement est relaté par l’évangile de l’apôtre Jean (Jn, 2). Lors de ces noces, le vin vint à manquer, Jésus, sollicité par Marie sa mère pour venir en aide au maître de maison, finit par accéder au souhait de sa mère et il changea l’eau en vin. Ce fut le premier miracle du Christ. Mgr Paul Mamba exhorte les mariés à écouter les bons conseils de la Vierge Marie. « Dieu bénit de nouveau ce couple, entoure le de ta grâce, qu’il donne une image de plus en plus parfaite de l’église et de Jésus-Christ ». En donnant sa bénédiction aux mariés, Mgr Paul Mamba leur rappelle le sens du mariage chrétien, « témoigner de l’amour de Dieu pour les hommes et l’humanité ».

75 ans, les Noces de diamant
Il a rappelé l’indissolubilité du mariage et le devoir mutuel de fidélité aux époux qui ont renouvelé leur engagement « librement et avec leur propre consentement ».  Ce type de cérémonie n’est pas un second mariage, mais il est encouragé par les pasteurs explique l’Abbé Joseph Faye, aumônier du groupe N° 1. C’est une célébration festive que l’on peut faire après 25 ans ce sont le Noces d’argent, 50 ans, les Noces d’or ou 75 ans, les Noces de diamant. Emotions et effusions de joie ont été au rendez-vous de cette cérémonie. Renouveler sa promesse de mariage, revigorer le couple chrétien sénégalais, voilà bien des raisons qui justifient un engouement pour les mariages à la mode de Cana. Il faut remonter aux éditions du pèlerinage de 2011 pour retrouver l’idée et la création de cet événement nuptial dans le programme du pèlerinage, pendant le passage dans le village de Cana.

Mgr Benjamin Ndiaye, ancien président du Cinpec (Comité interdiocésain national pour les pèlerinages  catholiques) avait pensé qu’il serait bénéfique pour les pèlerins voyageant en couple de profiter de ce lieu pour renouveler leur engagement de mariage. Le sacrement de mariage dans l’église catholique n’a pas changé. Il reste le même de Dakar à Rome, de Singapour au Cap et de New York à Brazilia. Cependant un nouvel engouement voit le jour dans le monde chrétien sénégalais avec cette possibilité de renouveler à Cana son engagement matrimonial fait devant l’église.

Correspondance particulière de Jean PIRES
hichi sera mis en route, ce jour, vers son lieu de provenance.

Suite à l’appel interjeté par le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, après la décision du tribunal des flagrants délits de Dakar relaxant l’activiste franco-béninois, Stélio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba jugé la semaine dernière sur plainte de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la machine judiciaire s’est emballée contre le pourfendeur en chef du Franc Cfa.

Le 19 août dernier, l’activiste franco-béninois, lors d’un rassemblement « contre la françafrique » à la place de l’Obélisque à Dakar à l’initiative de son Ong « Urgences panafricanistes » dans plusieurs villes africaines, a été jugé mardi dernier pour avoir brûlé un billet de banque d’une valeur numéraire de 5000 FCfa. A travers cet acte qu’il a qualifié de « symbolique », il avait soutenu lancer un appel pour l’indépendance monétaire des Etats africains. La Bceao avait alors porté plainte et réclamé le franc symbolique comme dommages et intérêts. Suite à la décision du tribunal des flagrants délits de Dakar qui l’avait relaxé, il a tenu un point de presse pour réitérer ne rien regretter de son acte.

En outre, il annonce la tenue d’une grande mobilisation contre le Franc Cfa pour le 16 septembre prochain, sous l’égide de l’Ong Urgences panafricanistes qu’il dirige. La relance des poursuites par le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye qui a interjeté appel contre la décision relaxant l’activiste et non moins polémiste franco béninois, Kémi Séba, serait-elle liée avec cette événement annoncée ? En tout état de cause, la machine judiciaire s’est emballée contre lui avec d’abord son interpellation hier par les éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) suivie par la décision de son expulsion par les autorités sénégalaises vers la France.

Mamadou Lamine DIEYE


...Les explications du gouvernement
Nous avons reçu ce communiqué du ministère de l’Intérieur
annonçant l’expulsion de l’activiste panafricaine Kémi Séba.

« Par arrêté n° 16235/Mint-Sp/Dgpn/Dpetv/Dpe du 05 septembre 2017, le Gouvernement de la République du Sénégal a prononcé une mesure d’expulsion du territoire national sénégalais à l’encontre  du ressortissant franco-béninois Stélio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba, né le 19 décembre 1981 à Strasbourg (France). Monsieur Chichi qui se présente comme « Président de l’Ong Urgences Panafricanistes », récemment traduit devant la justice sénégalaise pour des faits de « destruction volontaire et publique par le feu d’un billet de banque ayant cours légal », s’est fait aussi remarquer pour les propos désobligeants qu’il formule à l’encontre des chefs d’Etat et dirigeants africains et envisagerait de mener des actions préjudiciables à l’ordre public en appelant à des rassemblements intempestifs sur la voie publique.

Sa présence sur le territoire national constituant une menace grave pour l’ordre public, son expulsion a été prononcée pour devenir immédiatement exécutoire, conformément aux dispositions pertinentes de la loi n° 71-10 du 25 janvier 1971 relative aux conditions d’admission, de séjour et d’établissement des étrangers, modifiée en son article 11 par la loi n° 78-12 du 29 janvier 1978 et du décret n° 71-860 du 28 juillet 1971, relatif  aux conditions d’admission, de séjour et d’établissement des étrangers, notamment en son article 36. Monsieur C

L’effondrement de la statue du gouverneur colonial Louis Léon Faidherbe, dû aux fortes pluies accompagnées de vents violents, des séances de récital de Coran, des conférences et des expositions sur la vie et l’œuvre de Serigne Touba, le Ngontal de Mame Diarra Bousso, le « takussan » de Cheikh Ibra Fall et autres manifestations culturelles et religieuses d’assez bonne facture, ont marqué essentiellement la célébration du 42ème Magal des deux «Raakas».

Malgré ces averses qui se sont abattues hier sur la capitale du Nord durant toute la matinée et les contraintes liées à la Tabaski, des centaines de fidèles musulmans issus de toutes les tarikhas, venus des quatre coins du pays et même de l’étranger, ont tenu, vaille que vaille, à rendre encore hommage au Fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Ce dernier avait osé défier, le 5 septembre 1895, l’autorité coloniale en posant un acte de bravoure, courageux et historique, en vue de défendre l’Islam, de raviver la flamme religieuse musulmane et de faire comprendre à ses adversaires qu’ils ne pouvaient ni l’ébranler, ni l’intimider. Ces nombreux pèlerins se sont retrouvés sur la place Faidherbe pour y effectuer une prière surérogatoire de « deux Raakas » (juste avant le Takussan) en vue de célébrer dans le recueillement et la ferveur la plus religieuse, ce Magal considéré aujourd’hui, après le grand Magal de Touba, comme le deuxième événement national du Mouridisme.  La foi en bandoulière, ils ont rallié dès les premières heures de la matinée cette place mythique où on retrouve encore les décombres de la statue de Faidherbe, pour y occuper les premières places.  Le chef de l’Etat y était représenté par une forte délégation conduite par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye. En présence de son collègue Mansour Faye et du secrétaire d’Etat Abdou Ndéné Sall, le ministre Oumar Guèye s’est réjoui de représenter le président Macky Sall à cette grande manifestation religieuse. Il est ainsi revenu largement sur le sens de cette mission divine, noble et exaltante que Cheikh Ahmadou Bamba avait effectuée à Saint-Louis, rappelant qu’il a su faire face aux autorités coloniales qui voulaient que son influence sur les populations s’estompe.

Selon Oumar Guèye, ces « deux Raakas » symbolisent la foi islamique et donnent une idée des efforts déployés par Khadimou Rassoul pour contribuer au rayonnement et à l’expansion de l’Islam au Sénégal, en Afrique et dans le monde. Au nom du chef de l’Etat, le ministre Oumar Guèye a félicité le Khalife général des mourides, Mame Mor Mbacké et les responsables du « Kurel » des « deux Raakas » pour l’organisation de ce Magal. Il a tenu à rappeler les dispositions prises à temps par le président Macky Sall, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement, visant à contribuer efficacement à la réussite de cette 42ème édition.

Il a sollicité auprès de Serigne Mame Mor Mbacké des prières pour un bon hivernage, la paix, la stabilité, la prospérité de la nation, l’unité des cœurs et des esprits, l’accomplissement dans de bonnes conditions de la noble et exaltante mission dévolue au président Macky Sall, consistant à présider aux destinées du peuple sénégalais.

Dans sa réponse, Mame Mor Mbacké est revenu largement sur l’importance de ce Magal, le sens et la portée de cette prière de « deux Raakas » de Serigne Touba et des nombreux enseignements qu’on peut tirer de ce haut fait de l’histoire, de cet acte de bravoure d’un homme de Dieu exceptionnel qui a osé défier l’autorité coloniale en exécutant ces « deux Raakas » dans le palais de cette dernière.

Mame Mor Mbacké a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mobiliser toutes les énergies en vue de continuer de défendre l’Islam, de raffermir les liens entre les différentes « tarikhas », d’éviter de faire à tout moment des déclarations dans la presse. Il a surtout invité les fidèles à accompagner et assister le Khalife général des Mourides dans sa tâche quotidienne, consistant à orienter les musulmans vers le droit chemin. Mame Mor Mbacké s’est appesanti également sur la nécessité de revoir l’éducation des enfants, en vue de les aider, à devenir des adultes responsables et des musulmans fervents et pratiquants. Il a enfin exhorté les fidèles à œuvrer dans le sens de l’unité et de la cohésion de l’ensemble des sénégalais, avant de formuler d’intenses prières pour le chef de l’Etat et le peuple sénégalais.

Mbagnick kharachi Diagne

Au cours d’un point de presse tenu hier au siège de la délégation générale au pèlerinage sis à la Mecque, Abdoul Aziz Kébé, a fait un bilan d’étape de l’édition 2017 du pèlerinage. Le premier vol  est prévu à partir du 10 septembre.

Dans ce face à face avec les journalistes, le délégué général au pèlerinage s’est dit satisfait du déroulement du pèlerinage qui entre dans la dernière phase correspondante à la gestion de l’étape de la Mecque et de la préparation du retour au Sénégal. Néanmoins, il a tenu à évoquer les problèmes notés à Mina et Arafat, concernant les espaces alloués à la délégation sénégalaise qui n’étaient pas assez suffisants. Une situation qui s’explique par l’augmentation du nombre des pèlerins en Arabie Saoudite de 20%. « En procédant à l’extension de la mosquée, l’Etat Saoudien a réduit de 20% les quotas des pays musulmans », explique-t-il, avant de préciser que ces 20 % ont été rétrocédés aux pays musulmans. Une rétrocession qui n’est pas encore effective pour le Sénégal. Malgré les couacs notés dans l’hébergement des pèlerins à Mina et à Arafat, « des décisions et des dispositions ont été prises en vue d’anticiper sur la situation à Mina et Arafat », souligne ce dernier.

Il en est de même des irrégularités dans la distribution des repas et de l’éclairage des tentes.

Un cas de décès
Pour ce qui est des retards constatés, Abdoul Aziz Kébé évoque la question des fournisseurs qui ont signé des contrats avec la délégation et les voyagistes. Une réunion de clarification avec ces derniers a permis de situer les responsabilités, a-t-il précisé. « Même si la délégation n’est pas fautive, elle est qu’en même responsable de tous », explique-t-il. Abdoul Aziz Kébé a souligné que dans l’étape de la préparation du retour des pèlerins. Le premier vol retour va quitter l’Arabie Saoudite à partir du 10 septembre, et ce jusqu’au 17 septembre 2017. « Nous informerons les pèlerins sur les heures de vol. D’ailleurs un plan est prévu pour la pesée des bagages. Chaque bagage identifié sera suivi jusqu’à l’aéroport de Dakar.

Le Délégué général a noté un cas de décès dans la délégation sénégalaise. Il s’agit d’un ressortissant ivoirien qui a voyagé avec la délégation sénégalaise. Il a confirmé le cas d’un malade sénégalais hospitalisé dans un hôpital de la Mecque. Toutefois, toutes les personnes évacuées dans les hôpitaux ont été libérées.

Quid des inquiétudes des pèlerins sur le transport de l’eau « Zam Zam » sur la ville de Dakar ? Cette question est tranchée, note-t-il, pour ce qui est de la compagnie « Flynas » qui a déjà positionnée des bidons d’eau pour tous les pèlerins qui voyageront sur ses avions.

Il a aussi, pour terminer, remercié les autorités saoudiennes, l’ambassadeur du Sénégal et le Consul général, tout comme les pèlerins pour leur assistance à la réussite de l’édition 2017 du pèlerinage.

El Hadj Babacar Bachir SANE, envoyé spécial

Pape Takhi Kane, l’imam ratib de la ville de Kaolack a réclamé, lors de la grande prière rituelle de l’Aïd-el-Kébir, des sanctions exemplaires contre les auteurs de dérives sur les réseaux sociaux. Le guide religieux qui a évoqué cette question d’actualité dans son sermon de la Tabaski y voit une faillite de l’éducation familiale.

Les écarts notés dans des réseaux sociaux ont été au centre des différents sermons délivrés à Kaolack lors de la  prière rituelle de l’Aïd-el-Kébir communément appelée Tabaski. Plusieurs imams en ont parlé dans leur sermon délivré à la suite de la grande prière. C’est le cas de l’imam ratib de Kaolack, Pape Takhi Kane, qui a dirigé la prière à la grande mosquée de Leona Kanène dans le centre-ville de la capitale régionale du Saloum. Pour le guide religieux, les dérives notées sur l’Internet traduisent un délitement de la cellule familiale en tant premier cadre d’éducation et de socialisation. Indexant une fuite de responsabilité des parents dans leur mission éducatrice vis-à-vis de leurs enfants, le guide religieux a indiqué que l’école et les enseignants ne peuvent pas se substituer à eux pour orienter les enfants sur le droit chemin. « Les premiers rudiments de l’éducation sont donnés par les parents qui doivent amener leurs descendants à faire la part entre le bien et le mal, les valeurs cardinales et l’accomplissement de leur religion. C’est qu’après que l’école va prendre le relais dans la production de citoyens en phase avec leur époque », a analysé l’iman de la grande mosquée de Leona au cours de son sermon centré sur l’actualité au Sénégal.

Sur cette question qui a défrayé la chronique ces derniers mois, le chef religieux a également demandé aux autorités de prendre leurs  responsabilités pour mettre fin à ses écarts. « Il nous parait inacceptable que l’Internet soit un lieu de diffamation, de dénigrement et de médisance où des individus malintentionnés s’acharnent impunément sur leurs prochains.

Ces dérives doivent être sévèrement sanctionnées pour l’exemple. Ce n’est qu’à ce prix que les coupables y regarderont par deux fois avant de proférer pareilles insanités à l’encontre de personnalités politiques ou religieuses », a-t-il recommandé à la délégation de l’administration territoriale conduite par le gouverneur de région. Il a par ailleurs invité les jeunes musulmans à s’inspirer de l’acte du fils d’Ibrahim, Ismaël qui n’a pas hésité à se sacrifier pour permettre à son père d’accomplir son songe divin, avant que Dieu, dans sa miséricorde, envoie un mouton à sacrifier à la dernière minute. Selon lui, cet esprit de sacrifice perpétué à travers la fête de la Tabaski doit animer tout musulman. D’autres communautés religieuses ont commémoré l’Aïd-el-Kébir ce samedi à Kaolack à l’exemple de la cité religieuse de Médina Baye, Touba Ndorong et de la communauté omarienne à Kasnack. A signaler que dans la cité religieuse de Sagne Bambara, le marabout Cheikh Mourchidine Samba Diallo et ses fidèles ainsi que la communauté Ibadou Rahmane du Saloum ont célébré la Tabaski le vendredi.

Elimane FALL

L’Association sénégalaise pour la solidarité et le développement (Assd) créée il y a deux mois par le député Me Djibril War a procédé à la remise de 495 sachets de 4 kg de bœufs de viande grâce au Croissant-Rouge turc au Sénégal et le soutien de l’ambassade de la Turquie. Cet élan de solidarité a nécessité l’immolation de 45 bœufs. Selon l’initiateur et président de l’Assd, Me Djibril War, cet élan de solidarité entre dans le cadre de la Tabaski et permet de soutenir les populations nécessiteuses. « La Tabaski est une recommandation divine très forte ; ceux qui n’ont pas les moyens d’immoler des bêtes le jour de l’Aïd-el-Kébir dans ces quartiers auront la possibilité d’avoir de la viande », a souligné le député, qui s’active désormais dans l’humanitaire. Il a affirmé que cette dynamique est à inscrire dans la diplomatie de base et de proximité qui consiste à se rapprocher des populations. Aussi, s’est-il félicité de la démarche de l’ambassadeur Turc, Mme Nilgün Erdem Ari. « Nous sommes loin de l’Etat providence qui fait ce qu’il peut. Nous ne devons pas être en reste dans la solidarité ; moi seul, je peux aider quelques personnes, mais c’est l’union qui fait la force », a affirmé le député, justifiant sa collaboration avec les autorités turques locales.

De son côté, le ministre conseiller, Arona Coumba Ndoffène Diouf, a salué l’initiative du député et président de l’Assd Me Djibril War. Pour sa part, l’ambassadeur turc Mme Nilgün Erdem Ari a laissé entendre que les relations de coopération entre Dakar et Ankara sont au beau fixe. D’ailleurs, elle dit la disponibilité de son pays à accompagner le Sénégal dans sa quête pour le développement.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le guide religieux Serigne Modou Kara Mbacké a prêché pour un Sénégal des valeurs. Dans son discours poinçonné de métaphores, il a souligné que le seul « jihad » qui vaille est celui contre l’âme dont sa souillure abîme l’être humain.

En conférence de presse dimanche, Serigne Modou Kara Mbacké, initiateur du concept « Bamba Fepp », a appelé tous les musulmans à une union sacrée pour une appropriation réelle des enseignements de Serigne Touba, fondateur du « mouridisme ». « Je veux que mes souteneurs du Pvd viennent renforcer Bamba Fepp pour mieux vulgariser ses écrits et les faire comprendre. La délivrance ne pourra venir que de lui », a confié Serigne Modou Kara Noreyni. Il a également révélé quelques miracles de Cheikh Ahmadou Bamba, en citant l’anéantissement des velléités d’un phacochère et d’un lion par le Cheikh alors qu’il écrivait « Matlabul Fawzayni ».

« Tout ce qui concerne Touba a de la bénédiction. Le Cheikh a pardonné aux colons qui étaient méchants à son égard ; donc, il va pardonner à ces détracteurs», a expliqué, convaincu, Cheikh Modou Kara. Il a invité à un retour des valeurs islamiques. Sur ce, il demande à tous les chefs religieux de mieux éduquer leurs disciples. « Ce chantier est trop grand pour être laissé à un seul guide religieux », a-t-il reconnu.

Le marabout a indiqué que pour chaque problème, il y a une solution. « Lorsqu’un malade atteint un certain degré de gravité, le médecin est obligé de le liquider », a-t-il noté. Le guide religieux a réitéré sa posture d’homme de paix. « J’ai dit depuis 10 ans qu’on me traite de tous les noms d’oiseaux pour épargner les autres guides religieux », a indiqué le guide des « Bambiste ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Les habitants de Hamdalaye Moussa Molo, un village situé dans la commune de Koulinto, département de Médina Yoro Foulah, sont encore sous le choc près de 72 heures après le drame survenu vendredi dernier dans leur localité. Deux enfants qui étaient partis nager dans une ancienne carrière ont été engloutis par la boue. Les villageois se sont  alors mobilisés pour leur porter secours. Mais, c’était trop tard car les enfants avaient déjà rendu l’âme. Les populations ont alors tenté de sortir leur corps de la boue où ils étaient coincés. En vain. Il a fallu donc faire appel aux sapeurs-pompiers de Kolda qui se sont rendus sur les lieux pour retirer les deux corps de la boue avant de les déposer à la morgue de l’hôpital régional de Kolda où ils ont passé le week-end, fête de Tabaski oblige. Ils ont finalement été rendus à leur famille ce lundi avant d’être acheminés dans leur village où ils ont été enterrés. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que des enfants trouvent la mort pendant l’hivernage dans une ancienne carrière. Des drames similaires sont signalés presque chaque année, dans la région de Kolda, mais aucune mesure n’a été prise jusque-là pour mettre fin à cette situation.

Mamadou Aliou DIALLO

La police de Wakhinane Nimzatt a arrêté et placé en garde à vue deux jeunes hommes accusés d’avoir commis une agression physique suivie de mort d’homme contre un individu qui était de passage au Marché Boubess de Guédiawaye.

Les alentours du Marché Bou bess avaient la réputé d’être un coupe-gorge. Pour la simple raison qu’il ne se passait pas un long moment sans qu’une scène de violence voire un drame n’y soit signalé. Cependant, les habitants des quartiers environnants avaient poussé un grand ouf de soulagement après l’implantation d’un poste de Police dans la commune de Wakhinane Nimzatt ayant permis de baisser le rythme avec lequel la violence se manifestait dans cette partie de la banlieue. Mais, la survenue vendredi d’un nouveau drame à l’endroit communément appelé «Bayal Serigne Fallou» a remis au goût du jour la question de l’insécurité dans cette zone. En effet, il était environ 21h 30 lorsque E. A. Carvalho marchait tranquillement aux alentours du marché Boubess de Guédiawaye, le téléphone collé à l’oreille. En pleine communication, il lui était ainsi quasi impossible de se rendre compte des intentions malveillantes de deux jeunes hommes qui le suivaient par derrière. Attirés par l‘appareil cellulaire de l’homme en communication, le duo s’emploie à le lui arracher. Il s’approche de E. A. Carvalho et dans un geste brusque lui assène chacun un coup d’une violence, si inouïe que l’homme au téléphone s’est systématiquement débarrassé de son téléphone pour ensuite s’effondrer au sol. Les deux assaillants s’emparent de l’appareil et vident les lieux abandonnant à son sort leur victime qui se met à perdre beaucoup de sang. Face à la violence des coups, la personne agressée a rendit l’âme avant que le médecin ne puisse faire une intervention. La police de Wakhinane Nimzatt, informée de ce de drame, met en branle son dispositif de recherches qui a abouti à l’identification, puis à l’arrestation de deux jeunes répondant aux initiales suivantes: A.S et S. D. Ils sont vite alpagués et placés entre quatre murs. En garde à vue depuis samedi, ils devront être déférés au parquet aujourd’hui.

Abdou DIOP

C’est la fin du séjour des pèlerins sénégalais à Mouna. Maintenant, c’est la ruée vers La Mecque. La localité de Mouna qui a été la base à partir de laquelle tous les déplacements et certains rites du pèlerinage se faisaient est en train de se vider.

Depuis avant-hier, c’est la ruée vers La Mecque des millions de pèlerins dont les 10.500 Sénégalais. Le jet des pierres aux Jamrats (49 ou 70 selon les options retenues par les pèlerins) qui était un des piliers du pèlerinage est maintenant derrière eux. La ville de La Mecque, notamment la mosquée sacrée et les infrastructures hôtelières qui jouxtent ce haut lieu de l’Islam, ont repris leur dynamisme. Avant-hier, nombre de pèlerins n’ont pu accéder à l’intérieur de la mosquée pour les deux dernières prières du jour. Le service d’ordre qui régule les entrées et sorties de la grande mosquée a fini par fermer l’accès de la ville de La Mecque notamment la mosquée sacrée et les infrastructures hôtelières et orienter les pèlerins vers les installations externes.

Hier, c’est un lot continu de bus, taxis et autres véhicules privés qui ont déversé, à longueur de journée, les pèlerins à La Mecque qui a fait le plein d’hôtes de Dieu. L’enjeu pour ces derniers est de finir les rituels du pèlerinage. Autrement dit, terminer les derniers «Tawaf et Sai», visites et procéder à la désacralisation. Pour le moment, c’est l’heure des « Tawaf » d’au revoir et petit pèlerinage ou Oumra pour certains. Rappelons que la Délégation générale au pèlerinage aux lieux saints à La Mecque tient cet après-midi à un point de presse pour tirer le bilan sur l’édition 2017 qui s’achève dans peu de jours.

De notre envoyé spécial, El hadji Babacar Bachir SANE

La Douane annonce, dans un communiqué, avoir arrêté plusieurs malfaiteurs qui tentaient de voler d’importantes marchandises à la Cellule Scanners du Môle 8. Selon le document, les agents de la subdivision des Douanes de Dakar-extérieur ont empêché, dans la nuit du dimanche au lundi vers 4h, des malfaiteurs de dérober des conteneurs remplis de scooters, de vélos et de matelas. La douane informe que c’est à bord d’un véhicule de transport en commun appelé « car rapide », une quinzaine de personnes malintentionnées tentaient d’opérer un vol de conteneurs situés à la Cellule Scanners du Môle 8 du Port de Dakar. Les agents des Douanes ont dû tirer des coups de sommation pour faire échec à leurs agissements. Cinq individus parmi les malfaiteurs ont été appréhendés et remis à la gendarmerie du Port. Les autres ont pris la fuite.

M. S. D.

Le général de division Mountaga Diallo est décédé hier à Dakar. Ce « très grand chef militaire », selon les termes d’un colonel, est le premier officier sénégalais à avoir commandé une force onusienne : la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc).

C’est en mars 2000 que le Conseil de sécurité avait entériné sa nomination en tant que commandant de la Monuc, poste qu’il quitte le 31 décembre 2003, à l’âge de 61 ans, « après 40 ans, 3 mois et 20 jours de services effectifs dans l’armée ». A la tête de la Monuc, le général Diallo a bénéficié d’une prolongation à la demande du secrétaire général des Nations Unies de l’époque. Il partira de la Force après 3 ans et 8 mois de bons et loyaux services. Ouvrant ainsi la voie aux officiers généraux sénégalais. Le général Babacar Gaye prendra le relais du général Diallo après un intermède d’une année du général nigérian Sumaila Iliya.

Il sera nommé par le président Abdoulaye Wade comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Vladimir Poutine, président de la Russie en septembre 2004. Parachutiste puis artilleur, le général Mountaga Diallo a occupé de nombreux et prestigieux postes au sein de l’Armée nationale : commandant de la zone militaire n°2 (Saint-Louis), chef d’état-major de l’armée de terre (Cemat), inspecteur général des Forces armées (Igfa), sous-chef d’état-major général des armées (Sous-Cem de juillet 1996 à janvier 1998). « Homme serein, calme et de grande rigueur », le général Diallo était réputé très proche de ses hommes. Aussi, avait-il conduit le premier contingent sénégalais au sein de la Force de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) lors de la première guerre du Libéria en 1993. Ce contingent était fort de 1.600 hommes. Il était aussi le chef des officiers de liaison de l’Ecomog, les troupes de maintien de la paix de la Cedeao de 1991 à 1993. Formé à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (France), le général Diallo a effectué, de 1965 à 1966, une formation à l’Ecole d’application de l’infanterie, complétée par un stage d’officier à l’Ecole des troupes aéroportées de Pau. Il rejoindra l’artillerie en 1971. Il est aussi breveté de l’Ecole supérieure de guerre de Paris qu’il a fréquentée de 1980 à 1982. Il est aussi titulaire d’un Diplôme d’études approfondies de sciences politiques à l’université de Paris I (juin 1982).

Le « chef militaire nourrissait de grandes ambitions pour les armées ». Le Soleil présente ses condoléances à sa famille et aux Forces armées sénégalaises.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Le Conseil supérieur islamique du Sénégal informe dans un communiqué de presse que le Ministère des Affaires religieuses de la Tunisie annonce l’ouverture des candidatures pour l’obtention du Prix mondial de la Tunisie des Etudes islamiques en sa dixième session 2017. Selon le document, il est demandé aux candidats de présenter une production intellectuelle et scientifique rédigée au cours des deux dernières années, soit arabe, en français ou en anglais, avec un volume de 250 pages, soit 50.000 mots. La demande de candidature est accompagnée d’un dossier composé du curriculum vitae du candidat, du résumé du travail qui ne dépasse pas les 5 pages pour la version arabe. Cette étude ou cette recherche est présentée en 15 exemplaires et doit être déposée au plus tard le 30 septembre 2017.

M. S. D.

Quatre personnes ont été tuées dans deux accidents de la circulation survenus jeudi et vendredi à Diouroup et Ouyal Sandé, dans le département de Fatick (centre), a appris l’Aps de source sécuritaire. Treize personnes ont été blessées dans les deux accidents.

Un bus est entré en collision avec une moto «Jakarta» sur laquelle se trouvaient trois jeunes hommes, jeudi, vers 20 heures, à Diouroup, un choc qui a coûté la vie à tous les occupants du véhicule de deux roues, selon la même source, en l’occurrence un agent de la compagnie des sapeurs-pompiers de Fatick. « A notre arrivée sur le lieu de l’accident, les trois jeunes étaient déjà tous décédés», a-t-il précisé. Un autre accident de la circulation est survenu vendredi, à 5 heures, sur la route nationale numéro 1, à hauteur du virage de Tournal Nonane, situé dans le village de Ouyal Sandé, a ajouté la même source, faisant état de la mort d’une personne. Un car «Ndiaga-Ndiaye» se dirigeant vers Kaolack a foncé dans le décor, tuant une personne sur-le-champ et blessant 13 autres. Selon l’agent des sapeurs-pompiers, trois des blessés sont dans un état grave. «Toutes les victimes ont été évacuées à l’hôpital régional de Fatick», a-t-il dit.

APS

Quand les uns ne savent pas quoi faire de la peau de leur mouton après l'avoir dépecé et vidé, d'autres connaissent exactement la valeur de chaque peau qu'ils ramassent et vont échanger contre espèces sonnantes et trébuchantes.

A l'entrée de la ville de Rufisque, Mbaye Sidi gère un grand entrepôt. Chaque jour, lui et ses collaborateurs reçoivent des dizaines voire des centaines de peaux de vaches, de moutons… qu'ils classent par rapport à une échelle de valeurs. « Par exemple, la peau de mouton qui n'est pas trouée est de premier choix. Nous l'achetons à 400 FCfa. Celle qui a un seul trou est le deuxième choix. Nous le prenons à 200 FCfa… », explique-t-il devant un jeune homme qui est venu lui en proposer une bonne dizaine.

Malheureusement celles-ci ne sont pas parfaites. « Voyez-vous, c'est ça le problème avec la peau du mouton de la Tabaski. En général, elle est pleine de trous, car les gens dépècent souvent à la hâte. C'est la viande qui les intéresse et non la peau », fait-il comprendre avant de proposer un tarif forfaitaire au jeune homme qui l'accepte tout de suite. Cheikh, un jeune employé, amène les peaux et les étale à côté d'un gros tas de sel pour leur traitement ultérieur. Juste à côté, on voit un tas de peaux déjà saupoudrées de sel et superposées. « Elles sont en phase de maturité », signale-t-il.

Entre deux transactions, Mbaye Sidi nous révèle qu'une usine de la place lui rachète le premier choix à 700 FCfa et le second à 400 FCfa. Pour ce qui est des autres catégories, des commerçants maures viennent souvent les acheter en gros. Le prix varie alors selon la quantité et la valeur des catégories sélectionnées. « Le sel rend la peau souple et tendre. Après salage, elle est conservée à l'ombre environ 15 jours, le temps qu'elle absorbe le sel », ajoute-t-il pendant que Cheikh, à coups de pelle, commence à jeter du sel sur les peaux de moutons étalées. Au même moment, les vendeurs de peaux continuent de débarquer, en voiture, en charrette ou en scooter. Le maître des lieux, tout souriant et apparemment content de faire de bonnes affaires, les reçoit. Il est bientôt 17h. Et pourtant, l'endroit ne désemplit pas. « Aujourd'hui, nous avons commencé à midi. Depuis, nous sommes assaillis. C'est comme ça à chaque Tabaski », annonce-t-il avant de recevoir un énième client venu, lui aussi, monnayer quelques peaux de moutons.

M. Sonko (stagiaire)

La fête est finie. Bonjour les mauvaises odeurs. A Rufisque, maints coins de rues ou terrains vagues sont chargés de relents éparpillés par les « déchets de la Tabaski ».

Beaucoup d'habitants de Sant Yalla, Tacko, Darou Rahmane et d'autres quartiers environnants ne savent que faire de tous ces déchets générés lors de la Tabaski. Les poubelles qui, dans certaines maisons n'ont pas pu être vidées avant la fête à cause de l'absence du camion collecteur, refusent épluchures, intestins, cornes et autres déchets. « Voilà près d'une semaine qu'on a pas vu le camion. On ne sait plus quoi faire des déchets. Et le voici qui repart aussi vite qu'il est venu », s'énerve Alima, qui vient de rater le passage inattendu du camion. Il est 17h40, on l'aperçoit au loin, la benne remplie jusqu'aux abords.

« Je ne savais qu'il allait passer. Je l'ai juste entendu klaxonner et je me suis précipitée pour sortir les poubelles. Malheureusement je l'ai raté aussi. Je vais les laisser ici comme les autres l'ont fait. Peut-être qu'il reviendra », explique Rokhy, une domestique. A côté de certaines voies, y compris quelques rues de Dangou, Fass et HLM, on voit tantôt des bacs vides, sales et putrides qui attendent d'être récupérés par leurs propriétaires, tantôt des sacs remplis de déchets et qui, selon toute vraisemblance, resteront là si jamais le camion ne revenait pas. En tout cas jusqu'au lendemain, certains coins de rues sont toujours encombrés de déchets et charrient de mauvaises odeurs.

M. Sonko (stagiaire)

Le commandant des Forces navales américaines en Europe et en Afrique, l’amiral Michelle Howard, est attendu mardi à Dakar pour «une visite de travail» prévue pour se poursuivre jusqu’au 7 septembre prochain au Sénégal, annonce un communiqué transmis à l’Aps. L’amiral Howard va rencontrer, au cours de sa visite, «les autorités militaires sénégalaises en charge des questions de sécurité maritime», renseigne le communiqué. Il est également prévu le mercredi 6 septembre, à partir 12 heures, une séance de travail avec la Haute autorité chargée de la sécurité maritime, de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin (Hassmar), signale-t-il. Selon la même source, le but de cette visite est de «renforcer le partenariat maritime entre le Sénégal et les Etats-Unis», d’une part, et «d’échanger sur de futures opportunités de partenariat maritime», d’autre part.

APS

Les musulmans de la cité Tacko ont célébré la Tabaski en même temps que la plupart des Sénégalais. Tout est prêt pour que la fête soit belle. Seulement voilà, après avoir égorgé, dépecé et vidé son mouton, l'évacuation des déchets devient un véritable casse-tête.

La cité s'est réveillée de bonheur pour régler les derniers détails de la Tabaski. La ferveur se fait sentir dans les maisons habituellement calmes à cette heure matinale. Dans un peu moins de deux heures, les béliers seront sacrifiés. Alors qu'il est 7h30, à l'aide d'une pelle carrée, Lamine creuse un trou à quelques mètres de la porte de la maison familiale. « C'est pour les déchets. Je dois creuser un trou assez profond pour les y enfouir une fois le mouton vidé », explique-t-il, quelque peu essoufflé. Il pioche en fournissant beaucoup d'effort, pendant que deux autres garçons plus jeunes restent en retrait et le regardent faire. Malgré l'humidité du sol en cette période hivernale, il a des difficultés. Il y a beaucoup de débris de béton et de pierre à cet endroit. Les maisons de cette cité sont toutes construites en dur et souvent sur toute l'étendue de leur espace foncier respectif. L'action de cet adolescent attire le regard d'un voisin qui, du haut de son balcon, observe la scène. Lamine continue de creuser sans y prêter attention. Vers 8h, alors qu'il a fini et veut aller se doucher, Elimane, l'enfant d'un autre voisin, vient emprunter la pelle pour faire de même. Pendant que celui-ci s'y attèle, les préparatifs vont bon train dans l'entourage. Devant d'autres maisons et sur quelques terrains vagues environnants, on voit aussi des tas de sable aux abords des trous. Elimane, qui a eu le soutien de son oncle, a, lui aussi, vite fini de préparer un grand trou. « Dépêche-toi de rendre la pelle et d'aller te doucher. Il est bientôt l'heure », lui lance son oncle en se dépoussiérant les pieds et les sandales avant de franchir le seuil de la maison.

On entend au loin les chants religieux diffus des haut-parleurs de la mosquée. Parés de beaux boubous, les gens commencent à sortir par petits groupes, souvent en famille, pour aller répondre à l'appel à la prière. Elimane, Lamine et les autres sont aussi déjà partis, natte de prière à la main ou coincé sous le bras. Il ne reste quasiment plus que les femmes dans les maisons. Vers 9h10, les haut-parleurs se taisent pour passer le relai à l'imam qui entame la prière.

Environ trois quarts d'heure plus tard, ils sont de retour. Pendant que les uns se saluent en formulant des vœux, d'autres, comme la famille de Lamine, sont pressés de rentrer. Dans tout le voisinage, on entend des bêlements. Mais quelques minutes après, plus aucun bélier ne bêle. Par petits groupes, chacun s'occupe à dépecer et à vider son mouton. L'odeur de la viande fraîche se mêle à celle des déchets. Mains, couteaux, ustensiles et sol sont tachetés de sang. Dans ce décor, on remarque la présence d'un individu qui va de maison en maison. Laye boucher est un dépeceur et collecteur de peaux. Mais il arrive avec quelques minutes de retard, car le père de Lamine vient d'en finir avec son mouton. « Désolé, on a déjà fini. Mais vous pouvez prendre la peau et les cornes si vous voulez », lui glisse-t-il, avant de demander à ses enfants de jeter les déchets dans le trou et d'amener les ustensiles remplis de gros morceaux de viande.

Après avoir bien inspecté la peau du mouton, Laye boucher l'enroule parfaitement et la place dans un gros sac, avant de donner rendez-vous dans un an en lançant : « deweneti! »

Moussa Sonko (stagiaire)

L’Imam de la mosquée omarienne, Abdoul Aziz Sow a défini, samedi, le profil du bon musulman qui ne doit pas se limiter seulement à respecter les piliers de l’Islam notamment les cinq prières, mais doit éviter de nuire à son prochain.

« Un bon musulman ne doit pas se limiter à prier, aller à la Mecque, jeûner, etc., mais doit avoir une attitude irréprochable envers son prochain qu’il ne doit pas nuire », a déclaré imam Sow dans son sermon de la prière de l’Aïd-al-Kebir. Le musulman exemplaire est aussi celui qui ne « ment pas, ne médit pas et sème la concorde entre les fidèles », a dit Imam Sow, appelant ses coreligionnaires à « cultiver la paix sans laquelle aucun développement ne peut être envisagé ».

L’imam s’est ensuite exercé à décrire les caractéristiques du mouton du sacrifice, estimant que le fidèle doit lui-même l’égorger ou à défaut assister celui commis à cette tâche. L’islam interdit de vendre toute portion de cette viande, a ajouté l’Imam qui a invité au sens de la solidarité et du partage envers les démunis qui ne doivent pas se sentir comme tel ce jour de fête. Abdou Aziz Sow a pour cela invité les fidèles à leur donner des portions du mouton sacrifié pour perpétuer le geste d’Ibrahim.

En marge de la prière, le fils aîné du khalife Cheikhou Oumar Tall a délivré le message de son père absent du territoire national pour des raisons médicales. Cependant, il tient à apaiser les cœurs et explique son séjour prolongé aux Etats-Unis où il était avec lui par la proximité d’un rendez-vous avec son médecin. D’ailleurs le khalife a tenu à envoyer un message vocal aux fidèles pour les rassurer et éviter toute interpellation sur sa santé.

APS

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