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Société & Faits divers (1668)

Les candidats au pèlerinage en Terre Sainte, Fatima, Lourdes et Rome, peuvent se rendre à la permanence du Comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (Cinpec) où les inscriptions ont démarré le 06 mars dernier.

Les inscriptions pour le pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté 2017 ont démarré depuis le lundi 6 mars à la permanence du Comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (Cinpec). Le Cinpec, présidé par Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor, a arrêté cette année un itinéraire passionnant. Il commencera en Terre Sainte (Israël) et se poursuivra à Fatima, en passant par St Jacques de Compostelle, en Espagne, à Lourdes en France avant de se terminer à Rome auprès du Saint père, le pape François. Dans le communiqué, il est mentionné que la préoccupation du président du Cinpec et des membres de cette instance de l’église était de répondre à une forte demande des chrétiens sénégalais souhaitant marquer le centenaire des apparitions en 1917 de la Vierge Marie à trois jeunes bergers à Fatima au Portugal. Le prolongement de l’itinéraire par l’étape de Fatima, sans pour autant abandonner l’étape de Lourdes, implique évidemment un coût plus élevé. C’est pour cette raison que le Cinpec s’est d’emblée évertué à réduire au maximum le coût du pèlerinage exceptionnel de cette année qui sera de 2.900.000 FCfa par personne, tout frais compris. Il y aura ainsi 300 000 FCfa de plus dans le coût du voyage. En plus du respect de la visite médicale d’aptitude au pèlerinage, il est surtout recommandé aux futurs pèlerins de prendre les dispositions pour s’inscrire assez tôt et ne pas attendre le moment de la clôture. Le pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté est prévu du 24 août au 14 septembre 2017.

Eugène KALY

La ziarra annuelle de Ngaparou, dans le département de Mbour, est retenue pour le 11 mars 2017. Cet évènement religieux, organisé en souvenir des érudits Elhadji Elimane Sakho et Elhadj Ibrahima Sakho, mobilise déjà les membres de cette auguste famille de la Tidianiya, ainsi que les disciples, tous engagés pour un bon déroulement et un grand succès de la manifestation.

Des milliers de musulmans vont prendre part à la ziarra de Ngaparou prévue le 11 mars 2017. Ils vont affluer des quatre coins de notre pays pour rallier cette localité du département de Mbour (région de Thiès) où repose un grand serviteur de l’Islam et de la Tidianiya : Elhadji Elimane Sakho, père d’Elhadj Ibrahima Sakho, un autre savant de la pensée islamique. Leurs descendants, les disciples, ainsi que des frères et sœurs en Dieu se réunissent, chaque année, sur ce lieu de pèlerinage pour se souvenir de ces deux érudits, mais aussi pour magnifier et perpétuer leur apport majeur à l’expression de l’Islam et de la Tidianiya au Sénégal.

Selon Elhadj Tafsir Sakho, fils cadet d’Elhadj Elimane et frère d’Elhadj Ibrahima, une série de mesures a été prise pour mettre les pèlerins dans de bonnes conditions de séjour à Ngaparou. « Ils pourront se consacrer à toutes leurs dévotions et se souvenir intensément d’Elhadj Elimane Sakho et de son fils Elhadj Ibrahima Sakho, deux éminentes personnalités religieuses à qui la ziarra est dédiée », précise cet éminent conférencier considéré comme la pièce maîtresse dans l’organisation de ce grand rassemblement. Sur la vie et l’œuvre de son ascendant, Elhadj Tafsir Sakho indique que « de sa naissance à Wanar, dans le Saloum, à son rappel à Dieu en 1948 à Ngaparou, c’est une vie de dévotions et d’enseignement des grandes valeurs morales et spirituelles de l’Islam ». Pour Elhadj Tafsir, Elhadj Elimane Sakho symbolisait la lumière dans la cour de Mawdo Malick Sy, le plus grand propagateur de la Tidianiya en Afrique subsaharienne. « Il avait donné satisfaction à Mawdo Malick et à tous ceux qui étaient à la recherche de la Vérité et désiraient illuminer leurs cœurs des lumières éternelles », dit notre interlocuteur. Son fils et premier successeur, Elhadj Ibrahima Sakho, dont l’actuel khalife est Serigne Mouhamadou Habib Sakho, s’est inscrit dans la même voie. Né en 1911 et rappelé à Dieu en 1994, Elhadj Ibou Sakho, comme on l’appelait familièrement, a mis tout le monde d’accord sur sa vaste érudition et ses capacités de persuasion sur la voie de Dieu. Ce conférencier hors norme a amené des milliers d’individus à être plus réceptifs à la Bonne Parole.

Voilà brièvement présentés deux hommes de Dieu dont le parcours, comme celui d’Elhadj Amadou Sakho (khalife de 1994 à 2009), sera revisité à l’occasion de cette ziarra du 11 mars 2017. « Ces serviteurs de Dieu seront offerts en exemples croyants qui rallieront Ngaparou, lieu de prières aux pieds d’Elhadj Elimane Sakho, vénérant Dieu, Un et Unique, sous la direction de l’actuel khalife, Elhadj Badara Sakho », a conclu Elhadj Tafsir Sakho.

Cheikh Aliou AMATH

Parrain de la Journée internationale de la femme à Mecké, le maire de la commune de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, a plaidé la cause de la femme du Cayor. Il s’est engagé à les appuyer pour le financement de leurs activités à travers une ligne de crédit de 100 millions de FCfa.

Parrain de la Journée internationale de la femme à Mecké, le maire de la commune de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, a plaidé la cause de la gent féminine du Cayor. Il s’est engagé à les appuyer pour le financement de leurs activités à travers une ligne de crédit de 100 millions de FCfa.

Ce fonds, a-t-il indiqué, devraient permettre aux femmes du Cayor d’accéder à des crédits qui constituent l’une de leurs principales préoccupations après un diagnostic sans complaisance des maux qui freinent leur plein épanouissement à travers les différentes taches ménagères, horticoles et de transformations des produits agricoles ». Mais avant cela, l’édile de Mérina Dakhar a fait remarquer qu’un fonds de garantie de 20 millions de FCfa sera déposé à la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec) de la Fédération des associations de développement communautaire (Fadec) pour faciliter la mobilisation de ces ressources avec lesquelles les femmes vont disposer de crédits revolving et permettre de toucher le plus grand nombre ». Dans la foulée, il a également annoncé l’implication des partenaires dans la recherche de ce financement tout en demandant au représentant de l’administrateur du fonds pour entrepreneuriat féminin présent à la cérémonie, d’être l’interprète des femmes de Mékhé auprès de l’administrateur du fonds mais aussi du ministre Moustapha Diop pour accéder aux financements.

D’autant que, selon Aymérou Gningue, les femmes du Cayor respectent toujours leurs engagements à honorer les remboursements de crédits qui leur sont alloués dans les mutuelles. Et, cela depuis 2009 où aucun retard de remboursement n’a été noté pour des crédits qui dépassent même les 5 millions de FCfa.

La fédération regroupe plus de 700 groupements de femmes qui, il faut le reconnaître, ont fini d’assurer leur propre sécurité alimentaire. L’objectif du maire de Mérina Dakhar est de voir la culture de la gratuité bannie au Sénégal. « Les femmes du Cayor ont montré la voie à suivre. Nous invitons les pouvoirs publics à les soutenir dans cette dynamique afin que leur exemple fasse tache d’huile », a soutenu Aymérou Gningue. A travers la Fadec dont le siège est basé à Mékhé, les femmes assurent la totalité des besoins familiaux et même la scolarité des enfants.

Mohamadou SAGNE

Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, a plaidé, hier, pour plus de responsabilité et de solidarité en direction des femmes du monde du travail qui, pour la plupart, font face à de nombreuses contingences. C’était à l’occasion de la journée internationale des femmes.

«Responsabilité et Solidarité des femmes dans le milieu du travail : cas du tourisme et des transports aériens ». C’est autour de ce thème que le Collectif des femmes du ministère du Tourisme et des Transports aériens a célébré la journée internationale des femmes. La commémoration de cette journée qui découle des luttes ouvrières pour l’équité et l’égalité des chances entre l’homme et la femme dans le milieu du travail est, selon Mme le ministre Maïmouna Ndoye Seck, une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes, mais surtout jauger leur place dans la société.

A ce titre, elle a relevé le pourcentage des femmes dans le secteur du tourisme et des transports aériens. « 30% des personnels sont représentés à un niveau décisionnel » dans la plupart de nos structures. Néanmoins, elle a estimé qu’il est possible de faire plus et mieux dans le monde du travail où elles font face à de nombreuses contingences. Citant la directrice d’Onu-femmes qui, dans son message adressé à la communauté internationale, disait que «la lutte contre les injustices requiert une flexibilité de la part des employeurs des secteurs à la fois public et privé ». C’est pourquoi elle a estimé que des mesures, comme des prestations de maternité plus généreuses, devront être mises en place pour retenir les employées dans le monde du travail ».

Au nom des femmes du Collectif, Awa Guèye Diagne a souligné l’importance du thème qui démontre l’engagement de toutes les femmes du secteur à remplir leurs missions en toute responsabilité et dans un esprit de solidarité. Maréma Touré Thiam a indiqué dans sa communication l’importance de la solidarité dans le travail. «Aujourd’hui, avec les crises multiformes que la société rencontre, la solidarité est en passe de reculer. D’où l’intérêt de la maintenir, de l’élargir mais surtout de l’interpréter dans les nouveaux espaces occupés par les femmes, notamment l’espace du travail ».

Tata SANE

L’Alliance pour l’autonomisation des femmes pour l’entrepreneuriat (Afena) a célébré, à sa manière, le 8 mars à Saly. Elle a organisé, en partenariat avec le Lamentin beach, un forum sur le thème «Entrepreneuriat féminin et développement du tourisme : obstacles et enjeux».

Cette occasion a été saisie par les femmes pour rappeler leur ambition de jouer leur partition dans la relance du secteur touristique qui bat de l’aile depuis quelques années. Pour Mme Sonia Sèye, présidente de l’Afena, les femmes qui occupent des emplois mal rémunérés, sont vulnérables dans le secteur et font l’objet de marginalisation et de stigmatisation, sans compter l’exploitation et le harcèlement sexuel dont elles sont victimes.

Mme Sonia Sèye a ensuite plaidé pour le vote d’une loi pour qu’une part considérable soit accordée aux femmes afin qu’elles puissent bénéficier, au même titre que les hommes, des marchés dans le secteur touristique. Cette rencontre à été rehaussée par la présence de nombreuses femmes leaders dont le ministre conseiller Mme Fatou Danielle Diagne, secrétaire exécutif de la Fondation Servir le Sénégal.

Elle a salué l’initiative de Mme Sonia Sèye et l’a félicitée pour son engagement et sa détermination dans son combat pour l’autonomisation des femmes. Selon Mme Fatou Danielle Diagne, la femme sénégalaise devrait être célébrée toute l’année. Car, a-t-elle soutenu, elles œuvrent sans relâche dans tous les secteurs d’activités pour contribuer à l’émergence du Sénégal.

Samba Oumar FALL

La ligne «Sénégal Dem Dikk» devant assurer la desserte sur Saint-Louis sera opérationnelle en début de semaine prochaine, a annoncé, dans la capitale du Nord, le directeur général de «Dakar Dem Dik», Moussa Diop.

Le directeur général de «Dakar Dem Dik», Moussa Diop, s’est adressé à la presse pour préciser qu’un parking et des locaux sont déjà disponibles à Saint-Louis. Selon lui, des départs dans les deux sens et à des heures fixes (matin et soir) seront programmés. Même s’il n’y a pas assez de passagers, les bus respecteront les horaires de départ. A en croire M. Diop, le programme de mise en circulation de 45 bus à l’intérieur du pays est déjà positif et a enregistré des résultats satisfaisants, au regard des zones desservies et les réactions reçues des voyageurs.

Le transport interurbain de «Dakar Dem Dik », a-t-il poursuivi, vise à moderniser et à démocratiser le transport, à sécuriser et à assurer le confort des passagers, en vue d’atténuer les accidents de la route. Moussa Diop a enfin rappelé qu’en 2016, pas moins de 600 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la circulation. En 2015, 589 morts ont été enregistrés. Conscients de cette situation, les responsables de «Dakar Dem Dik» s’évertuent à renforcer le transport interurbain. Après la région de Saint-Louis, celles de Ziguinchor, de Tambacounda et de Matam vont bénéficier de ce programme dans les plus brefs délais.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Nous avons reçu ce communiqué du ministère des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Le Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur informe que 54 Sénégalais en provenance de la Libye ont été rapatriés de Tunisie, ce mardi 7 mars 2017, à 22 heures. Ce rapatriement, réalisé avec le concours de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), fait suite à la demande insistante de nos compatriotes.

Aminata Diouf Ndiaye, experte en genre, titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (en genre et politiques sociales), revient, ici, sur les engagements et résolutions issus des rencontres internationales et auxquels le Sénégal a souscrit pour la promotion de la femme et de l’égalité de genre. Elle met en lumière les nombreux acquis et les efforts qu’il convient de déployer au Sénégal. Pour y parvenir, elle invite à un changement de paradigmes.

« Depuis 1946, la communauté internationale a souvent inscrit, dans l’agenda des grandes conférences et rencontres internationales, la question des droits de la femme ; ce qui a abouti à l’adoption, la ratification de bon nombre d’engagements et de résolutions en faveur de la protection ou de la promotion de la femme et des enfants.

Parmi ces textes, nous pouvons citer, entre autres :la Déclaration universelles des droits de l’homme (1948), la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979), la Convention relative aux droits de l’enfant (1990), la plate-forme d’actions de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes (Beijing, 1995), la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et enfin le protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des femmes, adopté à Maputo en juillet 2003 et entré en vigueur en novembre 2005.

Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, a ratifié tous ces textes et a souscrit à tous les engagements pour la promotion effective de la femme et de l’égalité de genre. Ces engagements ont été traduits par la mise en place de plusieurs mécanismes, l’élaboration et l’exécution de plusieurs politiques et programmes en faveur de la femme en collaboration avec la société civile et les partenaires techniques financiers.

Parité absolue, la révolution majeure
Sur le plan juridique, des mesures constitutionnelles et législatives importantes ont été prises afin d’améliorer le statut de la femme et le respect de ses droits. La Constitution du 22 janvier 2001 marque un tournant décisif, en reconnaissant à la femme des droits dont certains, bien qu’existants, ont été, pour la première fois, explicités sur leurs spécificités tels que : le droit pour la femme d’accéder à la possession et à la propriété de la terre, le droit à l’allégement des travaux surtout en milieu rural, le droit pour la femme d’avoir son patrimoine propre, comme le mari, et le droit de gestion personnelle de ses biens, l’égal accès pour l’homme et la femme aux fonctions et mandats électifs (loi du 13 novembre 2007 modifiant la Constitution).

Des mesures spécifiques ont aussi été adoptées en vue de mieux assurer cette protection. La loi n° 99-05 du 29 janvier 1999 modifiant le Code pénal réprime respectivement les coups et blessures volontaires, le harcèlement sexuel, les violences conjugales, les mutilations génitales féminines, le viol, l’attentat à la pudeur, l’inceste, le proxénétisme, la pire forme d’exploitation sexuelle de la femme, l’incitation du mineur à la débauche, l’abandon de famille qui vise désormais les deux conjoints alors qu’elle s’appliquait exclusivement à la femme. La loi n°2005-15 du 19 juillet 2005 consacre le droit pour la femme de décider de sa santé de la reproduction.

La réglementation sur le statut des fonctionnaires et non fonctionnaires et les organisations des institutions de prévoyance maladie, l’égalité de traitement fiscal entre l’homme et la femme, la loi sur la nationalité qui permet à la femme de donner la nationalité à ses enfants et à son conjoint, sont autant d’actes importants La révolution majeure dans le domaine juridique est intervenue avec la loi du 28 mai 2010 sur la parité absolue homme-femme dans les instances totalement et partiellement électives. En effet, son application a permis de porter le taux de représentativité des femmes à 43% à l’Assemblée nationale en 2012 (12ème législature).

10% des aménagements hydro-agricoles aux organisations de femmes
Sur le plan économique, le Sénégal a reconnu très tôt l’intérêt d’intégrer les femmes dans le processus de développement économique et social. Ceci s’est matérialisé par la mise en place de mécanismes en vue de faciliter la prise en compte des besoins spécifiques des femmes. Ainsi, plusieurs projets et programmes mis en œuvre ont eu une incidence sur les conditions de vie des femmes dans divers secteurs.

Dans le secteur de la micro finance, des lignes de crédits appuyés par les partenaires (Acdi, Belgique, Kfw, Italie, Onufemmes, …) sont mises en place au profit des ménages et femmes défavorisés : le Projet de crédit devenu maintenant le Fonds national de crédit pour les femmes, le Fonds national de promotion de l’entrepreneuriat féminin, le Papdef, le Fonds d’impulsion de la micro finance (Fimf), le Projet « Appui aux groupements féminins » qui vise l’acquisition d’équipement d’allègement des travaux de la femme, le Programme intégré de développement économique et social intervenant dans les régions de Dakar et de Kaolack et visant la promotion d’un modèle inclusif de protection sociale des femmes et des jeunes pour faciliter leur promotion socioéconomique…

Dans le secteur de la pêche, les femmes jouent un rôle de premier plan à travers la gestion des ressources, la commercialisation et la transformation des produits halieutiques. Il a été réalisé ainsi en 2012, entre autres, un projet de gestion durable des ressources halieutiques (appui de la Banque mondiale et du Fonds pour l’environnement mondial) et un programme « Chaine de Froid » (financé en partenariat avec l’Espagne et l’Inde). Dans les aménagements hydro-agricoles, les projets d’aménagement dans la Vallée du fleuve Sénégal et en Casamance ainsi que les activités maraîchères autour des bassins de rétention profitent aux femmes. Dans ce cadre, on peut citer quelques programmes en cours dont le projet de développement agricole de Matam (Prodam), le projet de développement rural en Casamance (Paderca), le projet d’aménagement de Ndiawar, le projet d’appui à la petite irrigation locale et le projet d’appui à la gestion des ressources en eau financé par le Mca, ainsi que l’appui de l’Usaid dans le domaine de l’amélioration de la productivité. Ces programmes pour lesquels 15393 ha sont aménagés ont obligation d’attribuer 10% des aménagements aux organisations de femmes.

Changement de paradigmes
Dans le secteur de l’élevage où les femmes sont spécialisées aux activités d’embouches, des petits ruminants, à la transformation laitière et au suivi médical du bétail, l’État a mis en place le Fonds d’Appui à la Stabilisation sous forme de fonds de bonification et de garantie pour des crédits à la Cncas. Beaucoup de stratégies ont été développées et des mesures ont été prises. Cependant, aujourd’hui, 22 ans après Beijing, beaucoup reste à faire. La pauvreté se féminise de jour en jour. Les femmes continuent de mourir en donnant la vie. Les statistiques sur les violences conjugales, les viols, les grossesses augmentent. La migration se féminise de plus en plus. Parmi les terroristes, on trouve de plus en plus de femmes kamikazes. Aujourd’hui, à la veille du 8 mars qui est un moment international fort de partage et d’évaluation des acquis de la femme, n’est-il pas temps de changer de paradigmes ?

N’est-il pas temps de s’accorder définitivement sur le sens sociologique de ces concepts de genre, de parité, d’égalité, d’équité mais surtout sur les stratégies économiques, culturelles, techniques efficientes pour y parvenir ? Il faut promouvoir la parité mais faudrait-il qu’elle fût de qualité. La compétence doit primer. N’est-il pas temps, pour toute action en faveur de la femme, de partir systématiquement du niveau local et en fonction de leurs besoins ?

Il est temps, aujourd’hui, que les gouvernants et les gouvernés, de manière consensuelle et participative, portent la femme à sa « Juste Place », c’est- à-dire à côté de l’homme, ni derrière, ni devant, tout simplement côte à côte pour le développement effectif de nos pays. Il est temps que la femme soit sensibilisée sur ses droits, ses devoirs mais surtout sur ses opportunités à contribuer efficacement au devenir de son pays.

Systématiser la budgétisation, selon le genre
Mais est-ce à dire, aujourd’hui, qu’il faut avoir le même nombre d’hommes et de femmes dans toutes les sphères de la société, sur les listes des partis politiques, sur le plan national. Au niveau local, c’est la représentativité qui doit primer. Nous devons certes travailler pour une discrimination positive en faveur des femmes mais aussi et surtout pour le renforcement réel de leurs capacités, dans tous les domaines, en particulier, dans l’alphabétisation et l’enseignement supérieur et scientifique.

L’État du Sénégal a ratifié et signé toute les conventions ou engagements internationaux en faveur des femmes. Ne devons-nous pas plutôt accélérer l’harmonisation de notre législation avec ces textes tels que la Cedaw et le protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes ? L’État du Sénégal avait commencé un processus de budgétisation, selon le genre. Ne devrait-il pas systématiser cette budgétisation selon le genre ? L’État inviterait ainsi les institutions à prendre les dispositions idoines pour satisfaire les besoins pratiques et les intérêts stratégiques des femmes et des hommes dans un très court terme.

Il est incontestable que la volonté politique pour la promotion des droits de la femme existe au Sénégal. Toutefois, ma conviction est que l’effectivité passera par l’intégration systématique de la dimension genre dans les budgets des institutions et surtout par un dispositif systématique de collecte et de traitement des données à l’instar du procédé utilisé pour l élaboration de l’indice de développement et des inégalités entre les sexes (Idisa) ».

Alassane Aliou MBAYE

Depuis sa création en 1990, le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives féminines (Graif) a capitalisé 27 années au service du développement endogène dans ses différentes zones d’intervention de Tivaouane, Mbour, Thiès et dans les régions de Kédougou, Ziguinchor, Dakar et Fatick.

L’une des fondatrices, Mme Joséphine Ndione, monitrice d’économie familiale et secrétaire générale de cette organisation non gouvernementale nous a retracé les différentes péripéties qui ont jalonné ce couronnement d’une longue expérience qui a toujours été orientée vers la promotion de la femme. En marge de l’édition 2017 de la journée de la Femme, Mme Ndione n’a pas tari d’éloges à l’endroit des membres de son organisation gérée par un groupe de femmes ayant capitalisé une expérience avérée dans le développement, en milieu rural en particulier.

Nette amélioration des conditions des femmes
Une illustration parfaite qui cadre avec les objectifs du Graif d’accompagner les initiatives des groupements de femmes dans la lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme. « Et ceci, en vue d’asseoir les conditions d’une promotion socio-économique fondée sur les ressources endogènes », nous lance-t-elle. Les différents secteurs d’activités sont : l’alphabétisation fonctionnelle, la santé et l’hygiène, l’épargne et le crédit, la transformation et la conservation des produits locaux, la formation en leadership féminin, la bonne gouvernance locale et le processus électoral, ainsi que la protection de l’environnement. « Autant d’activités autour desquelles s’activent plus de 6.500 femmes qui nous ont permis, aujourd’hui, de faire une évaluation positive des actions de notre association ». Les acquis sont considérables et on peut en citer dans l’épargne et le crédit, la maîtrise des techniques de transformation et de conservation des produits locaux, la nutrition des enfants, la lutte contre la paludisme et le Vih/Sida, l’alphabétisation fonctionnelle qui a permis à 6.800 femmes de savoir lire, écrire et gérer leurs propres activités, la construction de 1.200 latrines dans une quinzaine de village, entre autres.

« Et l’impact général qui est sorti de tout cela est que les populations rurales ont exprimé une réelle prise de conscience et ont constaté une nette amélioration de leurs conditions de vie qui étaient très précaires, il n’y a guère longtemps », souligne Mme Joséphine Ndione.

Mobilisation de fonds propres
Car, ajoute la secrétaire générale du Graif, nous avons constaté que les femmes prennent leurs propres initiatives et sont devenues très entreprenantes à travers les sessions de renforcement surtout en alphabétisation fonctionnelle (6.000 femmes formées) qui ont fini de favoriser leur autonomisation dans la gestion financière et comptable.

Selon Mme Ndione, les crédits qui leur ont été octroyés ont été intégralement remboursés, ce qui leur permet une mobilisation de leurs propres fonds. La particularité, aujourd’hui, est que certains groupements procèdent à l’exportation même de leurs produits artisanaux vers l’Europe, particulièrement en Italie ainsi que de certains produits halieutiques vers les pays de la sous-région ouest-africaine. Il s’y ajoute également qu’avec ce système mis en place, certaines femmes sont parvenues à disposer de parcelles à usage d’habitation et construire leur propre maison.

Cependant, les difficultés ne manquent pas. « Certains bailleurs qui finançaient des activités du Graif se sont retirés du Sénégal. Mais, cela n’empêche pas nos groupements de fonctionner normalement et de mener leurs activités à travers le réseau Lawtan, créé en 2002 par 65 groupements pour 6.800 membres, afin d’améliorer et de faciliter la commercialisation des produits locaux au niveau de nos 8 zones d’intervention », fait remarquer Mme Joséphine Ndione.

Le 8 mars, une communion
Pour la célébration de la journée du 8 mars dédiée aux femmes, la secrétaire générale du Graif souligne qu’elle est l’occasion pour les vaillantes femmes de communier autour d’un forum sur un sujet bien donné, lié à la promotion de la femme. C’est une rencontre qui est organisée une semaine après la journée nationale. C’est une rencontre qui regroupe près de 2.000 femmes qui profitent de l’occasion pour exposer leurs différents produits locaux, ce qui favorise en même temps des échanges entre actrices venant de différentes localités du pays comme Kédougou, Salémata, Ziguinchor, Fatick et Thiès. Nous pensons qu’il faut une nouvelle forme d’organisation de cette journée dans notre pays, en favorisant beaucoup plus les échanges à travers des fora et panels sur différents thèmes afin de renforcer les capacités et connaissances des femmes… ».

25 années de lutte contre la pauvreté
Le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives féminines (Graif) a aujourd’hui 25 ans. « Et en 1990, lorsque nous le portions sur les fonts baptismaux, peu d’entre nous croyaient que l’enfant allait triompher des obstacles, traverser le temps et ses aléas et se poser en véritable rempart pour les femmes. Que du chemin parcouru », a indiqué Mme Joséphine Ndione.
 
Elle souligne que la volonté d’accompagner les initiatives des groupements dans la lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme, en vue d’asseoir les conditions d’une promotion socio-économique fondée sur les ressources endogènes, est toujours forte. Déjà beaucoup de membres du Graif sont dans leurs propres maisons et s’enorgueillissent, à juste raison, d’avoir, par leur abnégation au travail, contribué à transformer positivement leur cadre de vie et briser l’horizon, au départ sans espoir, de leur enfant. Dans le village de Lalane, par exemple, la réussite à l’entrée en 6ème était paradoxalement source de déchirement moral pour les enfants et leurs parents. Faute de tuteurs, ceux qui rêvaient du collège faisaient face à un mur infranchissable qui les contraignait à abandonner les études ». Une sorte de fatalité qui a été ainsi vaincue par les femmes. Chaque jour, un car pour élèves fait la navette entre Thiès et Lalane. Et le soir, le village brille de mille feux du fait de l’énergie solaire, fruit du travail des femmes. Aujourd’hui, il y a plusieurs « Lalane ». Mais, de cette obscurité au jour où la lumière a jailli, que de chemin parcouru !

Mohamadou SAGNE

Chaque année, à l’occasion de la journée internationale des femmes célébrée traditionnellement le 08 mars, depuis son institution en 1974, le quotidien national donnait la parole à des femmes qui se sont distinguées dans la vie économique, sociale et culturelle du Sénégal. Pour la présente édition, « Le Soleil » a décidé de rendre hommage aux femmes de l’entreprise qui participe avec professionnalisme et engagement à la parution quotidienne de l’astre de Hann, portant avec une forte conscience les valeurs et les contraintes du service public de l’information. 

MME MAIMOUNA DIOUF MBODJ, MONTEUSE DU BLOC-NOTES : « Beaucoup d’améliorations enregistrées »
Maïmouna Diouf MbodjMadame Maïmouna Diouf Mbodj fait maintenant partie des doyennes du Soleil. Elle est témoin de l’évolution du quotidien national. Quand elle dit que « beaucoup de choses ont changé et se sont améliorées », on peut la croire. Car elle est passée de la machine de sténo ordinaire au tout-puissant dieu Mac. Mais pas seulement, ajoute-t-elle : « il y a aussi les primes de logement, la prime d’astreinte, les fonds communs, les séminaires de le panier Ramadan, les bons-cadeaux du 8 mars, l’arbre de Noël, la colonie de vacances qui vient de reprendre, l’amicale et le GIE ». Avec les Mac Intosh dernier cri, « le travail et la façon de travailler ont changé ». Le traitement de texte est devenu « moins pénible et plus rapide » que du temps de la sténotypie. Avec les collègues masculins, Mme Mbodj dit que les relations sont « respectueuses » et qu’ils sont « gentils ». Pendant quatre années, Mme Mbodj a quitté le Soleil car elle était allée rejoindre son époux aux États-Unis. « Pour ne pas perdre la main », elle s’était inscrite à New York où elle vivait dans une école de technicien du montage. Car, avant de partir, elle avait déjà été formée au montage par le chef de la conception et de la réalisation du service technique, M. Ibou Sène, à qui elle tient à rendre hommage, ainsi qu’au DG de l’époque, M. Ibrahima Gaye.

Journaliste Le SoleilMAIMOUNA GUEYE, JOURNALISTE, CHEF DU SERVICE EDUCATION-SANTE, AU SOLEIL DEPUIS 2001, TATA SANE, MAGUETTE GUEYE DIEDHIOU, MARAME COUMBA SECK, JOURNALISTES, AU SOLEIL DEPUIS 2008 ET 2016 : « Une amélioration du statut et du salaire »
A la question de savoir comment elles se sentaient dans l’entreprise en tant que femmes, à l’unisson Maïmouna Guèye et Marame Coumba Seck réfutent être au Soleil en tant que femmes, elles y sont « parce qu’elles sont diplômées en journalisme ». Maguette Guèye Diedhiou pense, elle, qu’elle ne peut faire l’impasse sur le fait qu’elle est aussi une femme tout en étant une journaliste. Car elle est souvent obligée de rappeler au bureau qu’elle est une femme et, qu’à ce titre, d’autres devoirs l’attendent à la maison. Pour pouvoir rentrer à temps lorsque le chauffeur attend par exemple un retardataire.

Alors, pourquoi en tant que journaliste, avoir choisi la presse écrite et le Soleil particulièrement ? Elles disent que « la presse écrite, c’est formateur et que cela vous pousse à lire, à faire des recherches, à écrire des articles plus fouillés et à enquêter ». Même pour Maïmouna, qui au départ voulait être une journaliste de radio et qui jusqu’à présent dort avec la radio allumée. D’ailleurs depuis le lycée, elle s’était familiarisée avec le quotidien national en décortiquant en cours les articles et allait même le lire au bureau de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) alors logée à la Gouvernance de Saint-Louis.

Maguette acquiesce et rajoute que la presse écrite, c’est moins stressant et moins expéditif que la télé, qu’elle vous laisse le temps de peaufiner votre reportage et qu’il y a moins de stress que la radio et la télé. Pour Tata Sané, femme de radio au départ, le déclic est venu de la fréquentation de sa collègue Maïmouna Guèye, qu’elle dit considérer comme « son modèle ». « C’est en raison de son perfectionnisme et de son professionnalisme que je suis venue au Soleil. Et aussi parce que le Soleil est le quotidien de référence au Sénégal ».

Et puis, comme dans toutes les entreprises, il y a toujours un macho sexiste qui sommeille en certains, qui sont toujours curieux de savoir si vous êtes mariée, et si c’est le cas, pourquoi vous ne portez pas le nom de votre époux, comme si c’est le genre de question qu’ils poseraient à un collègue. « Ma signature est une identité, ma vie privée est ma vie privée. Je dois du respect à mes lecteurs. Sauraient-ils, le cas échéant, que Maïmouna Guèye Ndiaye est la même personne que Maïmouna Guèye ? Nous sommes là en tant que professionnelle, notre vie privée reste privée. Il y a une frontière entre vie privée et vie professionnelle», réplique le chef du service Éducation-Santé.

Comme tous les travailleurs de l’entreprise, Maguette Guèye Diedhiou note que les journalistes du Soleil ont profité ces dernières années d’« une amélioration de leur statut et de leur salaire, qui ont augmenté presque du simple au double ». Mais cette amélioration salariale et statutaire ne fait pas oublier à Maïmouna Guèye les bons souvenirs du temps de la rédaction du Soleil, lorsque le rédacteur en chef, feu Ibrahima Mansour Mboup, « motivait même les stagiaires, tout le monde travaillait et signait des articles ». C’était son cas à elle, et elle dit qu’« on se sentait alors impliquée, motivée et on était enthousiaste à proposer des initiatives ». Les salaires, dit-elle, c’est bien mais c’est encore mieux de se sentir épanoui dans son travail.
Marame Coumba Seck voudrait que les femmes journalistes effectuent plus de travail de terrain, plus de reportages, pour que plus de femmes encore osent aller à la conquête du Soleil. « Je veux être une femme de terrain. J’aime ce métier. Je gagnais plus sur le site où je mettais du contenu, mais le Soleil est une école de formation », confie-t-elle.

Et être la maman de deux enfants, comme elle, relève d’une question d’organisation, à son avis. « Cela ne doit pas me dispenser de me donner au travail comme mes autres collègues. Le 8 mars, cela ne me dit rien car toute l’année est un 8 mars pour les femmes. 8 mars ou 8 avril, considérons-nous comme des professionnelles. Nous ne devons pas nous complaire dans le genre, mais plutôt nous imposer », affirme avec bravache la jeune femme de moins de 27 ans. Tata Sané conclut sur un regret et un espoir. « Ce qui ce qui nous manque, c’est de valoriser les papiers des reporters, car ce ne sont pas les initiatives qui manquent ».

MME ADAMA NAFI SECK, ASSISTANTE DE DIRECTION A LA REDACTION : « Les femmes ont été de tous les combats pour porter le flambeau du journal »
Adama Nafi SeckEmbauchée en avril 1984 comme secrétaire au bureau régional de Ziguinchor, Mme Adama Nafi Seck a ensuite été mutée à la Direction générale à Dakar. Comme Mme Maïmouna Diouf Mbodj, elle est un exemple du plan de carrière abouti et de l’évolution de l’entreprise, dont elle a participé à l’essor et à l’envol. En effet, rappelle-t-elle, « je suis arrivée dans l’entreprise comme simple secrétaire et, aujourd’hui, je suis assistante de direction à la rédaction. En venant de Ziguinchor, j’avais trouvé ici des aînées qui ne se sont pas ménagées pour me mettre les pieds à l’étrier, pour faire primer l’entente et surtout pour me mettre à l’aise. Je me suis sentie intégrée dans une grande famille et j’en remercie très sincèrement les anciennes qui sont à la retraite ».

Au quotidien Le Soleil, les femmes ne comptent pas pour du beurre, selon Mme Adama Nafi Seck. Car, affirme-t-elle, les femmes ont été de tous les combats pour le droit des travailleurs, et elles sont connues pour être des femmes de conciliation et de rassemblement, en temps de crise.« Et qui dit évolution, dit changement. Le Soleil a beaucoup rajeuni avec l’arrivée de ceux que j’appelle la troisième génération, qui, je l’espère, porteront encore plus haut le flambeau du journal », assure-t-elle. Pour la journée du 8 mars, les femmes sont à l’honneur certes, mais Mme Adama Nafi Seck « en appelle à la conscience des unes et des autres, pour faire notre introspection et mettre un terme au gaspillage lors les cérémonies».

MME MATY THIOM DIALLO, ASSISTANTE DE DIRECTION AUX RESSOURCES HUMAINES : « Aucun ressenti de discrimination »
Maty Thiom DialloMme Maty Thiam capitalise donc dix années d’expérience au département des Ressources humaines, en qualité d’assistante de direction. Une décennie précédée d’une période en tant que stagiaire. « Je ne sens aucune discrimination en tant que femme. Je fais mon travail convenablement. Et en tant que femme, nous sommes respectées. J’ai moi-même été encadrée par des « mamans » (Ndlr : anciennes employées du Soleil) dès mon arrivée dans l’entreprise, et elles m’ont coachée et encadrée. Car à l’origine, ma formation de base n’était pas le secrétariat proprement dit », a-t-elle dit. Si elle ne note aucune discrimination dans le travail, Mme Maty Thiom regrette cepen dant le ratio des femmes, aussi bien à l’administration qu’à la rédaction. « Il est trop bas », dit-elle. Dans l’entreprise, ajoute-t-elle, le nombre de postes de responsabilité des femmes n’est pas élevé, comparativement au passé où il y en avait 4 ou 5.

FATOU FALL, MARIÈME KANE, BINTA WADE, AWA THIAM, ADJARATOU KHADY GNINGUE, AMINATA KAMARA, MME MARIÈME BOYE, MME DJAMILATOU DIALLO NDOUR : L’optimisme de la vague des jeunes femmes
Femmes Le SoleilA la cantine de l’entreprise, elles ont choisi une tablée rien qu’à elles, leur coin où elles mangent, rigolent et passent du bon temps toujours ensemble. Telle une nuée de collégiennes, elles se déplacent ensemble en chahutant, quand elles ne sont pas scotchées à l’écran de leur smartphone. Elles sont jeunes, jolies, dynamiques et habillées à la dernière mode de leur âge. Sauf le vendredi, où elles sont vêtues en vêtements plus amples et en mouchoir de tête.

Elles, ce sont les jeunes du Soleil, dans les années 80 on aurait dit les disquettes de l’entreprise. Le stress et elles, cela fait deux, affirment-elles. Elles disent qu’elles sont une famille, mais qu’elles ne se disputent jamais entre elles. « Nous travaillons sans stress, avec beaucoup d’harmonie. Nous avons aussi la chance d’être très bien encadrées par nos anciennes ». Une famille idéale.

Alors pour elles, les bons-cadeaux du 8 mars, c’est « un encouragement, une motivation de plus à bien travailler », surtout, précisent-elles, qu’ils sont distribués à toutes sans distinction de statut ni de montant. « C’est le même montant pour tout le monde », se réjouissent-elles en chœur. Non, elles ne se voient pas spécialement en dehors du travail, mais se retrouvent lors des cérémonies sociales, cotisent à une tontine et sont également membres du GIE et de l’Amicale des femmes du Soleil.

En revanche, regrettent-elles, les femmes sont minoritaires dans l’entreprise, car il y a en effet plus d’hommes et des postes de responsabilité occupés par des hommes auraient pu l’être par des femmes. « Presque toutes les femmes sont reléguées à des postes de responsabilité en tant qu’adjointe ». Pourtant, remarquent-elles, les femmes du Soleil ont leur place et là ou elles sont responsabilisées, elles l’occupent bien. « Mais nous voulons davantage de postes de responsabilité ». D’ailleurs, protestent-elles, « s’il y avait au moins une femme au conseil d’administration du Soleil, elle pourrait défendre notre cause ».

Ici comme chez les anciennes, le Directeur général du Soleil a la cote auprès de ses employées. En chœur, là encore, elles disent « ne pas avoir de problème avec le DG ». Le patron du Soleil « est accessible et disponible. Dès qu’il nous voit tourner autour de son bureau, il nous demande immédiatement si nous voulons le rencontrer et il nous fait entrer. Il est en phase avec les femmes et il essaie d’améliorer ce qu’il faut ». Par conséquent, rajoutent-elles, il reste aux femmes de prouver qu’elles sont à la hauteur, en respectant leur travail, en venant à l’heure et en partant à l’heure. « Cela dépend de nous maintenant de lui faciliter la tâche pour qu’il puisse nous confier plus de responsabilités», s’engagent-elles.

MME KHADY KHOUSSA MBAYE, CHEF-COMPTABLE : « Déjà, pas mal de femmes occupent des postes de responsabilité »
Khady Khoussa MbayeMadame Khady Khoussa Mbaye est également la présidente de l’amicale des femmes du Soleil depuis mars 2007 avec un renouvellement de mandat en 2013, où elle a remplacé Mme Awa Tounkara. Dans l’ensemble, dit-elle, « nous avons de bonnes relations nous les femmes, vu que nous partageons une amicale et un GIE. Cette année, l’amicale a décidé d’observer une pause pour faire un bilan de parcours et définir nos nouvelles orientations. Nous voulons, au sortir de cette introspection, donner un nouvel élan à l’amicale. Je constate qu’au Soleil, nous avons déjà pas mal de femmes qui occupent des postes de responsabilité : la chef du service comptabilité, la chef du service recouvrement, la chef du service contentieux. Mais je crois qu’on peut leur donner davantage de responsabilités parce qu’elles le méritent. Elles ont en effet été de tous les combats de l’entreprise et elles le méritent aussi en raison de leur conscience professionnelle et de leur abnégation au travail ».

Les années précédentes, rappelle Mme Mbaye, les femmes du Soleil organisaient, pour la journée du 8 mars, des panels sur le thème retenu par le ministère de la Femme. « Cependant, en 2009, l’entreprise avait traversé une crise très grave et cette année-là, nous avions célébré la journée du 8 mars dans la sobriété et l’austérité, vu la situation. A présent, les conditions sont redevenues meilleures et nous comptons célébrer ce 8 mars dans l’allégresse ». Au fil des ans, beaucoup de choses se sont améliorées et il y a « des avancées significatives », constate Mme Mbaye. En plus des bons-cadeaux et de la subvention du 8 mars, des paniers du Ramadan et de l’arbre de Noël annuel, Mme Mbaye cite également la colonie de vacances « qui a repris cette année à Saly au grand bonheur des enfants du personnel ». A ces acquis, dit-elle, il faut ajouter les formations en renforcement des capacités du personnel féminin, dans tous les domaines, précise-t-elle.

Depuis vingt ans qu’elle travaille au Soleil, qu’est-ce qui a changé, selon elle, pour les femmes ? « Avec les départs à la retraite, le personnel féminin a rajeuni et on trouve des femmes dans toutes les sphères de l’entreprise. Nous n’oublions pas non plus les anciennes du Soleil et nous les associons chaque année à la célébration du 8 mars. Nous les invitons et les fêtons car nous connaissons le rôle qu’elles ont joué dans l’entreprise et nous les apprécions à leur juste valeur, même si elles ne sont plus actives ».

Par ailleurs, souligne Mme Mbaye, « la Direction générale de l’entreprise a toujours été à nos côtés, elle s’est montrée disponible, prêtant une oreille attentive chaque fois que nous la sollicitons, et faisant tout pour nous satisfaire. Le Directeur général du Soleil nous adresse toujours ses félicitations, en raison de notre rôle de stabilisateur et de régulateur social. Et nous aussi, nous sentons son accompagnement et son soutien dans toutes nos actions». L’amicale des femmes du Soleil, par la voix de sa présidente, souhaite à toutes les femmes du Sénégal et du monde entier une bonne fête. Et charité bien ordonnée commençant par soi-même, Mme Mbaye fait le vœu que «Dieu fasse briller des milles feux les rayons de notre Soleil ». Mme Mbaye a déjà annoncé qu’elle ne se représentait pas cette année à la tête de l’amicale. Il y aura donc en perspective une nouvelle élection et des candidatures.

MME MARYAM OURY BARRY DIAWARA, RESPONSABLE SERVICE CONTENTIEUX : « Le traitement des femmes a positivement évolué dans l’entreprise »
Maryam Oury Barry DiawaraMme Diawara paraît réservée de prime abord. Mais une fois que l’on s’entretient avec elle, elle brise la glace. Dans l’administration du Soleil, Mme Diawara est la femme qui a le poste le plus élevé. Toutefois, son statut ne l’isole pas heureusement. Car, dit-elle, « le relationnel est très développé entre nous. Le statut ne transparaît pas dans nos échanges. Je suis membre de toutes les associations féminines du Soleil, nous partageons les mêmes activités à l’unisson. Nous prenons nos repas ensemble à la cantine de l’entreprise, nous participons ensemble aux cérémonies familiales et religieuses. Nous prenons des nouvelles les unes des autres et lorsqu’on ne voit pas une collègue pendant quelques jours, nous nous rendons chez elle. Honnêtement, il m’est arrivé que des collègues viennent me rendre visite alors que j’étais alitée chez moi». Depuis dix-sept ans qu’elle travaille au Soleil, qu’est-ce qui a changé, selon elle, pour les femmes ? «Objectivement, le traitement des femmes a évolué positivement, depuis l’avènement de M. Cheikh Thiam. Nous avons droit, pour la célébration de la journée du 8 mars, à des bons-cadeaux et à une subvention de nos activités, ainsi qu’à des paniers-cadeaux lors du mois du Ramadan ». Mme Diawara souhaite cependant qu’il y ait davantage de femmes à des postes de responsabilité. « Pour pouvoir responsabiliser plus de femmes, il faudrait les mettre à l’épreuve, les nommer afin de pouvoir apprécier ce dont elles sont capables. Elles restent trop souvent à la périphérie », plaide-t-elle.

 

Le président de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées a indiqué hier, à Saly, que plus de 26.000 cartes ont été produites sur un objectif de 50.000 en fin 2017. Une performance saluée par Yatma Fall qui a plaidé pour une accélération de la production, mais aussi une meilleure effectivité des services offerts par la carte.

En marge de l’atelier de revue annuelle des programmes d’autonomisation la Direction générale de l’Action sociale (Dgas), Yatma Fall s’est réjoui de l’institution de la carte d’égalité des chances lancée par le président Macky Sall. Cette carte, a-t-il rappelé, est un programme de filet social dont l’objectif est d’aider la personne handicapée qui en est détentrice à avoir un accès beaucoup plus facilité aux services sociaux de base.

« Aujourd’hui, nous sommes à plus de 26.000 cartes produites sur un objectif de 50.000 en fin 2017. Le rythme est bien tenu, il faut accélérer la production. Mais le plus gros problème de cette carte, c’est l’effectivité des services offerts », a indiqué le président de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées. Si l’objectif de cette carte est d’aider la personne handicapée à avoir un accès beaucoup plus facile aux services sociaux de base comme la santé, l’éducation, la formation, le transport, l’accessibilité, l’habitat, le financement et autres, il n’en demeure pas moins que son effectivité pose problème.

« Pour que la carte puisse être utile et servir à quelque chose, il faut que tous les ministères sectoriels impliqués mettent la main à la pâte », a laissé entendre M. Fall. Il a insisté sur la nécessité de tenir un Conseil présidentiel sur le handicap. Cette rencontre, a dit Yatma Fall, permettra de regrouper, autour du président Macky Sall, tous les acteurs concernés et sera un moment de plaidoyer et une occasion pour le chef de l’État de donner des directives fermes aux ministères concernés pour que cette carte soit une réalité.

S. O. FALL

L’entente des mouvements et associations de développement (Emad) et l’association guinéenne F. Palaga ont organisé, récemment, une cérémonie « sargal » à l’institut islamique de Dakar, en hommage aux dignitaires et notables de la collectivité lébou et de la communauté guinéenne de Dakar, selon une note sanctionnant cette rencontre reçue à notre rédaction.

« A l’heure où un vent de xénophobie souffle dans beaucoup de pays, particulièrement en Afrique du Sud, Lébou de Dakar et Guinéens vivant au Sénégal chantent à l’unisson l’hymne de la fraternité des peuples », lit-on dans le texte reçu à notre rédaction. Coprésidée par Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar et Abdoulaye Sow Kebali, responsable de la communauté guinéenne du Sénégal, la rencontre, suivie par Dr Kadeba Condé, le consul de la Guinée au Sénégal et l’Imam Ratib El hadji Alioune Moussa Samba, a permis de rappeler les liens forts unissant les deux pays.

Dans son intervention, l’Imam Ratib de la grande mosquée, El hadji Alioune Moussa Samba, très lié à la communauté guinéenne, a demandé au Grand Serigne, Abdoulaye Makhtar Diop, de « satisfaire une vieille requête consistant à reconnaître, à titre honorifique, la communauté guinéenne dakaroise comme treizième « penc » de la collectivité lébou » qui, présentement, en compte 12, dont six à Dakar Plateau et six à la Médina. Et en grand seigneur, Abdoulaye Makhtar Diop a réservé une suite favorable à la demande en déclarant que « la communauté guinéenne est, à partir de ce jour, le treizième «penc» de la collectivité lébou de Dakar ». Promesse a été faite de rendre compte aux présidents Macky Sall et Alpha Condé qui, favorables au rapprochement des peuples africains, ne manqueront pas d’apprécier à sa juste valeur cet exemple d’intégration mêlant deux communautés dynamiques que sont les Lébou et les Guinéens de Dakar ». C’est la conviction des autres intervenants dont Abdou Khadre Gaye, président de l’entente des mouvements et associations de développement (Emad), qui s’est réjoui de cette fraternité sénégalo-guinéenne.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le réseau de migration et de développement de la société civile en Afrique (Made Afrique), lancé en octobre 2014 à Dakar et prenant fin en mars 2017, a organisé, hier, une réunion d’évaluation. Ledit réseau, financé par l’Union européenne et porté par Caritas Sénégal sous forme de plateforme, a formulé de nouvelles perspectives.

Les membres du réseau de migration et de développement de la société civile en Afrique (Made Afrique) et leurs partenaires européens ont procédé à l’évaluation participative de ce projet dans le but de pérenniser les acquis. Aussi ont-ils formulé des perspectives à la dimension des défis et enjeux de la migration. Dans son mot de bienvenue, abbé Alphonse Seck, secrétaire général de Caritas Sénégal et coordonnateur du réseau Made Afrique, a expliqué qu’au terme ces trois années, la réalité de cette plateforme est vérifiable en Afrique de l’Ouest et du Centre parce que les points focaux ont été installés dans presque tous les pays.

« En plus, nous avons en Afrique du Nord un point focal et un autre, à travers Caritas Éthiopie, en Afrique de l’Est. Cependant, nous devons continuer à travailler car il n’y a pas encre de plateforme en Afrique australe », a souligné le guide religieux qui, au-delà de l’évaluation, a insisté sur les leçons apprises au cours de ce projet et qu’il faut capitaliser en fixant les perspectives pour les années à venir. « Si nous arrivons à tracer des perspectives claires et nous fixer des objectifs en précisant les thématiques sur lesquelles nous devrons agir dans les années à venir, nous pourrons trouver des moyens de notre politique », a-t-dit.

Abbé Alphonse Seck a rappelé que ce travail d’évaluation a déjà rassemblé à Bruxelles, à l’invitation de la Commission catholique de migration internationale (Icmc), les entités coordinatrices du réseau de Made Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. « A cette réunion de Bruxelles, c’est à l’unanimité que les participants ont souhaité voir cette action se poursuivre et se renforcer», a-t-il renseigné. La rencontre de Dakar avait pour objectif de tracer des perspectives claires, sous formes d’axes et thématiques prioritaires au regard de l’analyse à la fois des politiques européennes de migration et de leur impact sur la mobilité dans les pays de l’Afrique.

Les acteurs de la société civile africaine veulent des financements pour poursuivre leurs activités. « La détermination et la bonne participation de tous y contribueront », a dit abbé Alphonse Seck. Interpelé sur le bilan du réseau, il a indiqué qu’il peut être apprécié à plusieurs niveaux. « Mais, l’essentiel est que cette plateforme du réseau Made Afrique nous a donné l’occasion, avec les autres acteurs, d’être actifs sur le plan global et de mettre en place des actions en Afrique», a soutenu abbé Alphonse Seck.

Quant au coordonnateur des programmes du réseau Made, Jeroen Corduwner, par ailleurs représentant de la Commission catholique de migration internationale, il a rappelé l’objectif de la plateforme qui est de « renforcer la société civile pour mieux défendre le droit des migrants ».

Le droit à la mobilité, un facteur du développement
Caritas Sénégal, une Ong de défense les droits des migrants, prône la mobilité de chaque être humain. Son secrétaire général, abbé Alphonse Seck, a invité les dirigeants de la planète à respecter le droit à la mobilité. Selon lui, des pays comme les États-Unis d’Amérique et le Canada se sont construits grâce aux migrants.
 
Le secrétaire de Caritas Sénégal, abbé Alphonse Seck, est triste pour les nombreux migrants africains qui perdent leur vie en mer ou sur les chemins de migration. « On ne peut pas ne pas être touché par tous ces drames qui, depuis des années, se passent en mer, sur les chemins ou dans les airs, avec un lot de jeunes morts. Sans compter toutes ces personnes qui font l’objet de trafic. Tout cela fait partie aujourd’hui de la composante malheureuse de la migration », a-t-il regretté.

Abbé Alphonse Seck a rappelé que chaque individu a des droits dont celui à la mobilité. « On peut vivre aujourd’hui au Sénégal et demain décider d’aller en Chine et ou Amérique latine parce que l’on se sent mieux là-bas. Donc on devait avoir la possibilité de pouvoir y aller », a-t-il souligné. Les Européens peuvent venir en Afrique à tout moment alors que certaines frontières africaines sont fermées aux Africains. « Même les étudiants ne peuvent pas aller dans certains pays de l’Afrique alors qu’ils ne courent aucun risque de migration clandestine. Il faut respecter le droit à la mobilité car c’est un facteur du développement », a-t-il lancé.

Il a rappelé que les pays comme les États-Unis ou le Canada se sont construits grâce à la migration. « S’il n’y avait pas de migration, ces pays ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Il ne faut pas criminaliser la migration et le migrant. C’est contre cela que nous luttons. Nous devons faire en sorte qu’un jeune qui est né en Afrique ait le choix d’aller vivre dans un pays où il peut mieux s’épanouir», a insisté abbé Alphonse Seck.

Eugène KALY

Le maire de Dakar et cinq de ses collaborateurs ont passé, hier, leur première nuit en prison. Ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction. Quant à l’actuel et l’ancien receveur-percepteur municipal, ils sont mis sous contrôle judiciaire.

Khalifa Ababacar Sall (maire de Dakar), Mbaye Touré, Directeur des affaires financières (Daf), Ibrahima Yatma Diao (chef de la Division financière et comptable), Yaya Bodian (chef du bureau du budget), Fatou Traoré (assistante du Daf) et Amadou Mokhtar Diop (coordonnateur de l’Inspection générale des services municipaux) ont tous été placés sous mandat de dépôt hier par le doyen des juges d’instruction, Samba Sall. Ils sont poursuivis de détournement de deniers publics, escroquerie portant sur les derniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Seuls l’actuel et l’ancien percepteur-recevoir municipal, à savoir Ibrahima Touré et Cheikh Oumar Bocoum, ont tiré leur épingle du jeu. Ils sont tous les deux mis sous contrôle judiciaire.

Après la notification de cette décision, le collectif des avocats de Khalifa Sall, dans une déclaration conjointe, mentionnent que « c’est l’Etat du Sénégal, à travers le doyen des juges d’instruction, qui a ordonné l’arrestation et la détention de leur client ». Selon Me Ciré Clédor Ly et ses confrères, cette arrestation et cette détention sont faites « sur le prétexte fallacieux de présomption de détournement de fonds publics » et ont pour but « de freiner Khalifa Sall dans ses ambitions politiques en l’empêchant de se présenter aux prochaines élections législative et présidentielle, respectivement en juillet 2017 et février 2019 ».

Selon les conseils du maire Khalifa Sall, « cette arrestation et cette détention sont arbitraires parce qu’elles sont fondées exclusivement sur des raisons politiques et procèdent d’une instrumentalisation de la justice sénégalaise pour empêcher un citoyen, opposant politique, de briguer les suffrages de ses concitoyens conformément à la constitution du Sénégal, aux traités et accords internationaux dûment ratifiés par l’État du Sénégal ».

« Liquidation d’un adversaire politique »
Pour Me Ciré Clédor Ly, il s’agit d’un plan qui a été mis en œuvre et exécuté pour liquider un adversaire politique. Et l’arrestation de maires supposés proches de Khalifa Sall comme Bamba Fall et tous les jeunes susceptibles d’aider le maire de Dakar à réaliser ses ambitions politiques entre dans cette logique. « Dans un pays qui se dit démocratique, on ne peut pas si facilement arrêter des citoyens qui ont occupé de hautes fonctions, et sur qui, beaucoup de personnes comptent », pense Me Clédor Ly. Pour sa part, Me Bamba Cissé, avocat de Mbaye Touré, souligne que son client est en train de subir les conséquences d’un combat politique. « Dans le cadre de cette procédure, Mbaye Touré n’a jamais été impliqué dans le processus de décaissement et d’encaissement. En tant que Daf de la mairie de Dakar, il n’est ni ordonnateur ni comptable de fonds publics. A ce stade de la procédure, il a été injustement accusé. C’est un père de famille digne qui n’a jamais eu de problème avec la justice de son pays. Il est seulement impliqué dans un combat politique et en subit aujourd’hui les contrecoups », mentionne la robe noire. Me Cissé assure également qu’en tant qu’avocats, ils vont démontrer à l’opinion que Mbaye Touré est en « détention arbitraire ».

Ndiol Maka SECK

L’Afrique est l’une des principales régions de transit du trafic de drogues. Elle devient progressivement un marché de consommation et de destination pour tous les types de drogues. Sa partie occidentale est, de plus en plus, marquée par des opérations criminelles y ayant trait et par la fabrication illicite de drogues synthétiques principalement destinées aux marchés asiatiques. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2016 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (Oics).

L’Afrique est l’une des principales régions de transit du trafic de drogues. Elle devient progressivement un marché de consommation et de destination pour tous les types de drogues. Sa partie occidentale est, de plus en plus, marquée par des opérations criminelles y ayant trait et par la fabrication illicite de drogues synthétiques principalement destinées aux marchés asiatiques. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2016 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (Oics).

Le rapport de l’Oics relève une participation accrue d’Africains au trafic de drogues au niveau mondial. Ils sont, de plus en plus, impliqués dans le trafic d’héroïne le long de la route du Sud qui passe soit par la République islamique d’Iran, soit par le Pakistan et traverse l’océan indien. Ce dérivé de la morphine est utilisé pour le trafic d’opiacés en provenance d’Afghanistan.

L’Afrique de l’Ouest, quant à elle, est de plus en plus touchée par des opérations criminelles qui concernent non seulement le trafic de la cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe, mais aussi par la distribution pour consommation sur place et la fabrication illicite de drogues synthétiques principalement destinées aux marchés asiatiques. L’augmentation de l’abus d’héroïne est particulièrement observée dans certains pays de la région, principalement en Afrique de l’Est. Des pays d’Afrique continuent aussi d’être la cible d’organisations criminelles pour le trafic de précurseurs et la fabrication illicite de méthamphétamine. Les données les plus récentes montrent qu’il existe désormais un transfert de connaissances entre les opérateurs illicites sur tous les continents.

Cannabis, drogue la plus consommée
D’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc), 11% des consommateurs d’opiacés dans le monde vivent en Afrique et plus de la moitié de ceux-ci en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Les opiacés afghans font l’objet d’un trafic croissant vers l’Afrique de l’Est et de l’Ouest, pour y être consommés ou expédiés vers d’autres pays.

Par ailleurs, le cannabis reste la drogue la plus consommée en Afrique et celle pour laquelle la demande de traitement est la plus élevée. La prévalence annuelle de l’usage de cannabis est estimée à 7,6%, soit le double de la moyenne mondiale de 3,8%. En ce qui a trait à l’accessibilité et à la disponibilité des stupéfiants et des substances psychotropes à des fins médicales et scientifiques, le rapport indique qu’elles sont limitées.

C’est pourquoi, Pierre Lapaque, représentant du bureau régional de l’Onudc pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, invite les gouvernements à appliquer pleinement les recommandations pratiques de la session extraordinaire de l’Assemblée générale visant à améliorer l’accès aux médicaments contenant des substances placées sous contrôle, tout en empêchant leur détournement et leur usage illicite. L’Oics préconise une prévention du détournement de produits chimiques au-delà des contrôles réglementaires.

Elle déplore la compétition entre les institutions et des procédures de coopération internationale longues ou inexistantes qui, selon le rapport, entravent la résolution des affaires. Elle souligne également la nécessité d’une amélioration de la coopération entre les autorités de réglementation et les services de détection et de répression, et invite les États à abolir la peine de mort pour les infractions liées aux drogues.

Un tiers des drogués sont des femmes
Le chapitre thématique du rapport 2016 de l’Oics porte sur les femmes et les drogues. Les femmes et les jeunes filles représentent un tiers des usagers de drogue dans le monde. Cet usage est plus répandu parmi les femmes des pays à revenus élevés. Cependant, un cinquième seulement des personnes traitées sont des femmes à cause des nombreux obstacles qui se dressent devant elles pour accéder à un traitement pour toxicomanie. Le rapport souligne l’importance des programmes de prévention ciblant spécialement les détenues, les femmes enceintes, les personnes vivant avec le Vih/Sida et les travailleuses du sexe.
 
Alassane Aliou MBAYE

Le rôle des femmes en matière de sécurité a été passé en revue ce week-end lors d’un séminaire des femmes du ministère de l’Intérieur. Ces dernières se sont engagées à contribuer efficacement à la prise en charge de cette problématique.

Cette session placée sur le thème « autonomisation et le rôle des femmes en matière de sécurité » et organisée en partenariat avec Onu Femmes vise à renforcer la capacité des femmes du ministère de l’Intérieur dans le domaine du genre, de l’autonomisation et aussi de la sécurité. Pour le chef de service formation dudit ministère, les femmes doivent être au-devant de la scène pour contribuer à la lutte contre l’insécurité qui constitue un problème majeur au Sénégal et dans la sous-région.

Selon Mariama Nianthio Ndiaye Sy, la sécurité doit être l’affaire de tout le monde, surtout des femmes. « Nous sommes les garants des familles et de la sécurité. Les femmes peuvent faire émerger les choses car elles ont assez d’atout, de bagages intellectuels et pour que le Sénégal avance, que notre rôle en matière de sécurité s’affermisse, il faut que les femmes soient au-devant de la scène », a-t-elle dit.

Les femmes du ministère de l’Intérieur, a-t-elle noté, sont des actrices clefs et doivent s’impliquer davantage pour relever les défis en matière de sécurité. « Quand, dans nos quartiers, notre travail ou notre environnement, on voit des choses qui ne vont pas, on doit sensibiliser, informer, alerter et en parler à nos autorités, à la police ou saisir la presse », a indiqué Mariama Nianthio Ndiaye Sy.

Samba Oumar FALL

En perspective des prochaines élections de représentativité, la Fgts est en ordre de bataille. Son secrétaire général Sidiya Ndiaye a même annoncé à Dalifort que la bataille de Pikine aura lieu. Le syndicaliste a plaidé la cause de la mairie de Dalifort qui doit bénéficier des recettes générées par le marché central au poisson, la gare routière et la Sogas.

Sidiya Ndiaye a fait part de la détermination de la Fgts à déboulonner la Cnts lors des élections de représentativité à venir. « En quarante ans, la Cnts n’a pas fait grand-chose pour les travailleurs. C’est pourquoi la Fgts, qui est la seule centrale syndicale crédible capable de prendre en charge les préoccupations des travailleurs, va tout faire pour la battre », a-t-il souligné avant d’appeler les travailleurs à rejoindre la Fgts pour « mener la bataille de Pikine qui aura bel et bien lieu ».

Sidiya Ndiaye a dénoncé des impairs de l’Acte 3 de la décentralisation qui font que tout le budget des communes est consacré au fonctionnement, rendant ainsi nul l’investissement. « Si vous voulez que nous continuions le travail que l’on mène dans le cadre de la fonction publique locale et du dossier lié à l’Ipres, mobilisez-vous pour faire gagner la Fgts », a-t-il lancé. Par ailleurs, il a, en plaidant la cause de la mairie de Dalifort, égratigné le pouvoir. « C’est parce que le maire n’est pas dans la mouvance présidentielle que la commune de Dalifort ne recouvre pas les taxes au marché central au poisson, à la gare routière des baux maraîchers et à la Sogas (Société générale de gestion des abattoirs du Sénégal) », a-t-il dit… Sidiya Ndiaye a affirmé que la Fgts va saisir les autorités centrales pour que les populations de Dalifort puissent bénéficier de cette manne financière qui est estimée à un demi-milliard de FCfa. Abdou DIOP

…A Thiès, la Cnts/Fc de Cheikh Diop appelle à voter utile
Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc) a rendu visite aux cheminots à Thiès. Reçu, ce week-end, au siège du syndicat des travailleurs du rail, Cheikh Diop est allé droit au but.

« Le 11 mai prochain, nous allons choisir la centrale syndicale et le secrétaire général qui vont porter la voix des travailleurs et défendre leurs intérêts partout où besoin se fera sentir. C’est pourquoi, vous devez évaluer objectivement vos derniers responsables que vous aviez choisis et qui sont en fin de mandat. Après votre évaluation, je demanderai à tous les travailleurs de voter utile », a lancé Cheikh Diop. Selon lui, la Cnts/Fc assume son choix d’un syndicalisme de lutte et de conquête. Pour y arriver, il a insisté sur l’accélération du processus de réunification des forces sociales du pays.

D’après le leader de la Cnts/Fc, sa centrale syndicale est déjà dans ce sillage car, partout où les travailleurs ont eu des difficultés, elle s’est battue aux côtés des employés pour faire respecter leurs droits dans les choix économiques opérés par leur employeur. « Donc, notre objectif, lors de ces élections de représentativité qui se profilent à l’horizon, est de vous demander de nous donner la légitimité pour nous permettre d’élargir et d’accentuer nos actions en faveur des travailleurs et du développement de notre pays », a expliqué Cheikh Diop qui est favorable à « un partage stratégique du leadership pour avoir plus d’efficacité dans toutes les actions ».

Il a rappelé les combats menés aux côtés des travailleurs dans les entreprises (Transrail, Ics, Sénégal international et Suneor) dont la privatisation a été mal conduite. « Notre détermination a amené les autorités à revenir sur les dossiers et à corriger les impairs qui avaient plombé ces dernières et hypothéqué l’avenir des travailleurs. « Nous l’avons réussi à Transrail, aux Ics, à Sénégal international, à la Suneor, entre autres », a-t-il précisé.

Mbaye BA

Après son face-à-face avorté d’hier avec la juge d’instruction, le maire de Dakar repasse aujourd’hui. Mais d’ores et déjà, ses avocats parlent de « complot d’État » et promettent d’aller jusqu’au bout dans le combat.

Le face-à-face entre Khalifa Sall et le juge d’instruction prévu hier n’a finalement pas eu lieu. Il a été reporté à cet après-midi, à 16h, sur demande des conseils du maire de la ville de Dakar. Devant la presse, l’un de ses avocats, Me Ciré Clédor Ly, a relevé que dans sa sortie, le procureur de la République parlait aux initiés en leur faisant comprendre que Khalifa Sall et son entourage iront en prison.

« C’est un message qu’il a voulu faire passer. Ce n’était pas pour informer la population, mais pour faire savoir que c’est une décision d’État. Malgré les menaces, tout le monde sait sur quel pied danser au Sénégal. Nous sommes dans un pays où la justice n’est pas indépendante, où le procureur de la République répond aux ordres. Il est le bras armé du pouvoir exécutif », a déploré Me Clédor Ly. Selon l’avocat du premier magistrat de la ville de Dakar, les choses sont allées très vite. La conférence de presse et tous les actes que le procureur de la République « a eu à prendre au nom de l’État se sont passés le même jour, un week-end ».

« Si dès le lundi le juge d’instruction convoque, cela veut dire que c’était une conspiration déjà ficelée. Mais le plan ne s’est pas déroulé comme il le voulait parce que Khalifa Sall et ses collègues sont entourés par des avocats qui sont eux aussi des techniciens du droit et sont déterminés à ne pas leur laisser un seul centimètre d’arbitraire. Nous sommes décidés à revendiquer toute parcelle de droit », a soutenu Me Clédor Ly. C’est dans cette logique, a-t-il ajouté, qu’ils ont, conformément aux dispositions légales, demandé et obtenu que les inculpations soient reportées à aujourd’hui à 16h.

« S’ils pensaient pouvoir le mettre en prison aujourd’hui, bien voila c’est un premier échec. Nous avons réclamé nos droits parce qu’ils ont conspiré pendant des mois, concocté un cocktail qu’ils ont voulu faire boire à tout le monde. Nous savons tout de même que le complot d’État ira jusqu’au bout », a regretté la robe noire.

Ndiol Maka SECK

Le maire de Dakar a annoncé hier sa convocation aujourd’hui à 15h par le juge d’instruction suite à la saisine du procureur de la République. « J’ai été informé dans la soirée du samedi que je suis convoqué avec mes collaborateurs par le juge d’instruction demain à 15 heures », a révélé Khalifa Sall. Cette convocation, a-t-il ajouté, intervient au lendemain de l’annonce par le procureur de son intention de saisir le juge d’instruction après une enquête préliminaire conduite uniquement à charge sans respecter une seule fois le présomption d’innocence qui constitue un droit inaliénable dans toute procédure pénale.

Il a souligné que les procès-verbaux d’audition ont été immédiatement communiqués à certains organes de presse. Toutefois, Khalifa Sall a relevé que l’attitude du procureur n’est pas symptomatique de l’état d’esprit de la grande majorité des magistrats, qui, au quotidien, s’évertuent tant bien que mal à se hisser à la hauteur des exigences de leur serment et à faire preuve d’indépendance dans le traitement des affaires par les instances judiciaires. « L’allégeance du procureur de la République de Dakar au pouvoir exécutif exprime le profond malaise qui gangrène notre système judiciaire », a estimé Khalifa Ababacar Sall.

Nd. M. SECK

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur annonce l’arrivée au Sénégal, dans la nuit du samedi au dimanche, de 130 Sénégalais expulsés des États-Unis. Selon le communiqué de département reçu dimanche à l’Aps, toutes les «dispositions pratiques» ont été prises par les services compétents de l’État pour leur accueil.

En mi-février, le ministère des Affaires étrangères avait informé que cent trente-sept Sénégalais en situation irrégulière aux États-Unis et faisant l’objet de mesures de reconduction à la frontière prises par les autorités compétentes américaines, seront rapatriés prochainement au Sénégal. «Les griefs retenus contre les personnes concernées portent notamment sur l’entrée illégale et des séjours irréguliers sur le territoire américain, le trafic et/ou la consommation de stupéfiants, des délits financiers, et des délits de contrefaçon, entre autres infractions à la loi du pays d’accueil», avait indiqué la même source. Elle avait souligné que «ces mesures d’expulsions remontent à plusieurs mois, puisque ayant été officiellement notifiées au Consulat général du Sénégal à New York et à l’Ambassade du Sénégal à Washington, en juin 2016». «Depuis cette date, les intéressés ayant épuisé toutes les voies de recours, les services compétents américains et sénégalais ont entamé des consultations sur les modalités de mise en œuvre de ces mesures dans le strict respect des droits et de la dignité des personnes concernées», renseigne-t-elle. «Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur tient à préciser que ces cas de rapatriement pour les faits sus-indiqués n’entament en rien le comportement exemplaire dont la diaspora sénégalaise vivant aux États-Unis et ailleurs dans le monde a toujours fait montre», avait relevé le texte.

Il ajoute que «le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur exhorte nos compatriotes vivant à l’étranger à persévérer, en toute circonstance, dans cette tradition de respect des lois et règlements en vigueur dans leurs pays d’accueil, comme gage d’un séjour conforme à leurs aspirations légitimes de migrants travailleurs et paisibles».

APS

Les gendarmes du poste de Notto ont mis la main, mercredi dernier, sur deux malfaiteurs qui pompaient le carburant au chantier de l’autoroute Ila Touba.

Une belle prise du reste puisque les responsables de l’entreprise chinoise en charge des travaux de cet ambitieux projet n’avaient de cesse d’accuser certains de leurs employés d’être à l’origine de ces cas de vols de carburant. Ces derniers qui ont d’ailleurs toujours réfuté ces accusations avaient porté l’affaire devant les députés en marge d’une visite sur les chantiers d’une délégation de parlementaires qui avait été conduite par le président du groupe BBY, Moustapha Diakhaté.

L’enquête qui a été menée dans ce sens a donc permis de tirer au clair cette affaire avec l’arrestation d’individus par la gendarmerie de Notto Diobass qui avait déclenché, à travers sa section de recherche, la procédure de sécurisation des biens et des personnes dans la zone. Ceci a permis de mettre la main sur les deux malfaiteurs et d’autres bandits qui se livraient au vol et à la vente du carburant à des transporteurs. Les opérations ont été menées selon nos sources à la forêt classée de Bandia. Les malfaiteurs ont été déférés auprès des juridictions compétentes. Mais, il faut dire que les opérations de sécurisation des personnes et des biens sont devenues très fréquentes dans la zone infestée de bandits munis d’armes blanches et de feu de fabrication artisanale. Leur matériel a été aussi saisi et confisqué. Dans le même sillage, la brigade de gendarmerie de Khombole a appréhendé une bande de malfaiteurs spécialisés dans le vol de charrettes. Trois bandits, G. Ngo, M. Diouf et M. Sarr, tous originaires des villages de Koulouck Sérère et Ouolof, ont été surpris par les habitants en train d’accomplir leur forfait avant d’être cueillis par les gendarmes.

M. SAGNE

Un accident d’une rare violence s’est produit, hier vers 19 heures, à hauteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et à quelques encablures du site de pesage des camions gros porteurs. Un véhicule minicar de transport en commun immatriculé LG 1983, en provenance de Saint-Louis, a pris feu au moment où il transportait plus d’une dizaine de passagers. Selon des témoignages concordants recueillis sur place, le chauffeur du minicar, à la suite d’une crevaison, était confronté à d’énormes difficultés pour maîtriser le véhicule. Du fait de cette impossibilité de contrôler le volant, il a heurté un camion d’hydrocarbure. Le choc a aussitôt déclenché cet incendie.

Selon les sources, seules deux personnes ont été extirpées de ce véhicule et seraient entre la vie et la mort. Huit autres passagers du minicar, grièvement blessés, ont été évacués par les éléments de la 22ème compagnie d’incendie de Saint-Louis vers le centre régional hospitalier de la ville.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Comme par le passé, nous vous proposons cette année des chroniques sur le temps de carême inspirées des livres, notamment du mensuel de la Prière africaine. Nous commençons notre réflexion sur l’effort de carême chrétien qui nécessite, pour les fidèles, des sacrifices qui les remettent moins devant Dieu, mais davantage devant leurs performances et eux-mêmes. Le temps de carême ou de pénitence devient alors une compétition sportive qui se termine à Pâques dans un cri de victoire et de soulagement.

« J’ai réussi mon carême parce que j’ai maintenu tel ou tel effort durant les quarante jours. Certes, ces efforts ne sont pas inutiles mais comprenons qu’ils doivent être les compétences d’un engagement plus profond, plus intérieur à l’égard du Christ », avait écrit le Père François Lot de la communauté Saint Jean. Le guide religieux raconte que Jésus entre dans sa passion en invitant d’abord ses apôtres à un repas, la Cène. Cette passion n’est pas seulement la sienne, mais elle deviendra celle de Marie, de Jean et aussi la nôtre.

Le repas, c’est le lieu de l’amitié, de l’intimité. La Cène, c’est le repas qui vient sceller le cœur de Jésus au cœur de chacun de ses apôtres. C’est cette amitié, cette intimité qui donnera aux disciples la force d’aller jusqu’au bout. On ne peut pas suivre Jésus jusqu’au bout si ce n’est pas d’abord lié au Christ comme la Vierge Marie est liée au cœur de son fils. Le carême est d’abord un temps pour rentrer dans l’intimité du cœur de Jésus. Ce temps est un premier lieu pour remettre notre vie devant Dieu dans le recueillement. C’est dans le recueillement que nous pouvons être cœur à cœur avec Lui.

De nos jours, l’homme est très agité, tendu, pressé. Il n’est pas en paix car ses désirs vont dans tous les sens et sa vie n’est pas unifiée. Le temps de carême, c’est revenir dans le silence du recueillement, dans la foi à la présence invisible et aimante de Dieu. C’est dans ce recueillement intérieur que notre vie retrouve la paix et l’unité parce qu’elle a trouvé le vrai repos : l’amour du Christ. Nous jeûnons non pas pour nous faire mal, non pas pour faire plaisir à Dieu car un Dieu qui prendrait plaisir à notre souffrance ne serait pas Dieu. Notre jeûne est comme un cri jeté vers Dieu pour que la véritable nourriture de notre vie, de notre âme, soit l’amour de Jésus.

Jeûner n’est pas, pour le chrétien, l’accomplissement d’un exercice, mais c’est crier vers Dieu dans le monde où l’homme ne pense qu’à se satisfaire des choses où des plaisirs.
Crier car seul l’amour du Christ peut satisfaire notre soif d’amour. C’est encore à la Cène que le Christ a donné son ultime commandement, celui de la charité fraternelle. Le véritable effort du carême est là : dépasser notre sympathie ou antipathie naturelle pour aimer nos frères grâce à Jésus-Christ qui s’est livré pour l’humanité. Apprendre à aimer, à pardonner, à donner grâce à l’amour du Christ est un devoir. Voila le véritable exercice du carême, celui de la charité fraternelle. Saint temps de carême !

Par Eugène KALY

Un violent accident de la route à hauteur de la localité de Dinguiraye, dans la commune de Paoskoto, a fait un bilan provisoire de 12 morts et de 24 blessés évacués au centre hospitalier régional de Kaolack. Deux véhicules de transport en commun en provenance et en partance de la cité religieuse de Médina Baye seraient en cause dans ce drame qui endeuille le Magal dédié à Mame Diarra Bousso. 

La dernière journée du Magal de Porokhane a été endeuillée par un drame. Un violent accident de la route a coûté la vie à 12 personnes et occasionné des blessures plus ou moins graves à 24 autres passagers, selon des sources hospitalières. D’après les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est déroulé vers 15h 30mn à hauteur de la localité de Dinguiraye, à une dizaine de kilomètres de la commune de Nioro. Un bus de transport en commun vide, en provenance de Touba, a violemment heurté un car Ndiaga Ndiaye venant en sens inverse qui avait quitté quelques minutes auparavant la cité religieuse de Porokhane avec une quarantaine de personnes à bord.

La violence du choc a littéralement déchiqueté le car laissant une dizaine de vie sur la chaussée. Lors des évacuations par ambulance à l’hôpital de Kaolack, un autre passager décédera suivi d’un autre lors de sa prise en charge par le service des urgences. L’accident a fait au moins 24 blessés nonobstant ceux qui sont évacués dans les autres structures sanitaires plus proches du lieu du drame. Des sources évoquent un état de somnolence du conducteur du bus en partance pour la cité religieuse de Porokhane où les derniers pèlerins s’apprêtaient à retourner chez eux. Une défaillance humaine de plus dans cette tragédie qui remet sur la table l’urgence de l’application du train de mesures dont le permis à point pour juguler ce fléau. Pour rappel, il y a moins de deux mois, un autre accident de la route dans le département de Malem Hodar avait fait 17 morts et 16 blessés dans la zone du Saloum, suscitant une vive réaction du président de la République en plein Conseil des ministres.

Elimane FALL

Parlant de l’affaire Barthélémy Dias et Cie, le chef du parquet a précisé « qu’il ne s’agit ni d’un problème politique ni d’un acharnement » et que la famille de Ndiaga Diouf a aussi droit d’avoir justice. Revenant sur le faits, Serigne Bassirou Guèye a mentionné que l’enquête et l’instruction ont permis de renvoyer plusieurs personnes devant la première chambre correctionnelle du tribunal de Grande instance hors classe de Dakar et que les juges de cette chambre, après avoir statué, ont condamné Habib Dieng, Barthélémy Dias et Babacar Faye à deux ans d’emprisonnement dont 6 mois ferme. Ils ont relaxé Abdoulaye Diène et ont condamné avec sursis le nommé Samba Diouf et autres. « J’ai relevé appel de cette décision et bientôt le dossier va être transmis à la Cour d’appel de Dakar. Là aussi, on a parlé de politique, de justice manipulée. Est-il politique de dire que Ndiaga Diouf est mort à la suite de balle reçue ? Qui n’a pas vu quelqu’un à la télévision tenir une arme et dire que c’est lui qui tiré les coups ?», a questionné le procureur de la République.

Ndiol Maka SECK

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