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Société & Faits divers (2484)

Pour son premier déplacement à l’étranger, le tout nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, s’est rendu à Paris où il séjourne depuis mardi. Au menu d’une visite d’une semaine, le successeur d’Al Amine participe à la célébration de Gamou (Paris et Marseille). Il a effectué une visite de courtoisie au Consulat dans la capitale française.

« Serigne Babacar Sy Mansour nous a tenu un discours d’homme éclairé et fondamentalement républicain », relate Amadou Diallo, Consul général du Sénégal à Paris, qui a reçu le Khalife général des Tidianes dans les locaux du Consulat (16ème arrondissement de Paris) lors « d’une visite de courtoisie » jeudi dernier. Le guide religieux a recommandé aux diplomates sénégalais en France « d’assister tous les Sénégalais et d’être dans la discipline du travail ».

A signaler que bien avant d’être Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, avait l’habitude d’effectuer des visites de courtoisie aux représentations diplomatiques sénégalaises à Paris lors des ses passages dans la capitale française. « C’était dans ses coutumes », confirme Amadou Diallo. Pour le Khalife général des Tidianes, c’est une manière de se présenter aux autorités sénégalaises et de leur signifier sa présence. « Il nous a distillé ses conseils très républicains pour nous encourager dans notre lourde tâche d’assister les Sénégalais », insiste le Consul général du Sénégal à Paris. « Serigne Babacar Sy Mansour était même gêné de prendre de notre temps alors que ce n’est pas le cas. En revanche, il était très à l’aise, contrairement à nous diplomates, en disant les choses sans détour. C’est très important », ajoute le Consul. Serigne Babacar Sy Mansour a également visité quelques bureaux du Consulat pour « s’apercevoir du travail effectué ». Il a été également reçu par Bassirou Sène, ambassadeur du Sénégal à Paris. Ces visites font partie d’un agenda avec comme point d’orgue religieux le Gamou Moutahabina Filahi, à Sarcelles, en banlieue parisienne prévu hier (vendredi) soir. La présence de Serigne Babacar Sy Mansour y était annoncée dans une salle de 2.000 personnes. « Serigne Babacar Sy Mansour devrait également assister à une autre cérémonie religieuse à Marseille durant le week-end, juste avant un retour au Sénégal », informe toujours le Consul Amadou Diallo.

Moussa DIOP

Compagnie marocaine d’assurance et leader de son marché, Wafa Assurance, dignement représenté au Forum de Dakar, a voulu marquer un grand coup. Pour ses responsables, l’assurance et ses produits doivent surtout conjuguer avec la prévention des risques qui lui sont inhérents. « La prévention est un travail de longue haleine qui doit être faite avec une certaine sensibilisation, des visites sur le terrain, une analyse des cas et des causes des accidents par exemples. La plupart des accidents ont des origines humaines. Il nous faut établir une culture de la prévention », a indiqué le président de ce groupe, Ali Harraj.

Présent dans trois pays subsahariens, le groupe Wafa entend développer une « stratégie importante » dans la perspective de l’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Une perspective qui réjouit ses dirigeants avec les « belles opportunités, l’espace économique et la libre circulation des personnes et des biens » qu’offre la Cedeao.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Le premier Forum sur la « Gestion des risques professionnels » de Dakar sonne comme une réussite, au regard de la forte affluence de visiteurs et des nombreux stands et conférences qui l’ont marqué. La rencontre a grandement mobilisé et permis des échanges d’expériences entre différents partenaires.

Le Forum a, durant deux jours, drainé un grand monde. Qu’ils soient étudiants, professionnels ou membres des organisations patronales ou syndicales, ils ont été nombreux à prendre d’assaut l’hôtel dakarois qui l’a abrité. Ils ont longuement attendu pour récupérer leurs badges avant de satisfaire aux formalités de sécurité pour accéder aux stands et autres salles de conférence.

« La sécurité routière est un combat à mener au quotidien pour sauver des vies. Il faut du courage, de la détermination et de la vigilance de tous les instants », souligne d’emblée le Dr Mactar Faye, directeur général de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (Nprs). « La prévention routière est une structure dont l’objectif est de lutter contre les accidents. Il s’agit donc de développer des stratégies pour réduire la fréquence et la gravité des accidents. Nous menons ce travail avec des résultats mitigés puisqu’il y a une incohérence du système. Il nous faut faire face à un triptyque incontournable : la formation, la sensibilisation et un arsenal réglementaire et législatif renforcé », explique M. Faye dans son stand plein de visiteurs.

Ailleurs, un professionnel de la santé estime que « le besoin de ce Forum est réel et s’inscrit dans l’air du temps avec les menaces terroristes et les accidents en milieu industriel sans parler de la cybersécurité ». Il s’est dit heureux de voir que le Salon ait montré les « dernières innovations ». Le Forum semble plutôt une plateforme pour nouer des contacts comme le souligne cet exposant français qui dispose de nombreux piles de documents sur sa table. Il est dans la construction. Un tour dans un autre compartiment nous amène aux institutions sociales sénégalaises (Css et Ipres) où il y a une affluence.

Des visiteurs donnent des pièces d’identification par-ci pour connaître l’état de leurs cotisations sociales. Des informations sont fournies par-là  sur les allocations à percevoir. Les risques et défis environnementaux ont aussi fait l’objet de stands dédiés tout comme l’air ou du matériel de protection dans les chantiers à risques. Aussi, la réussite du Forum est-elle plus perceptible dans les nombreuses conférences qui l’ont rythmé. En effet, les thématiques comme « La politique nationale de sécurité et santé travail ». « L’élaboration et la mise en œuvre du plan de prévention avec les entreprises sous-traitantes », « La gestion des risques informatiques », « La problématique du risque chimique », etc., ont suscité un intérêt certain.

Ndiol Maka SECK

Les rideaux sont tombés avant-hier sur le premier Forum international pour la maîtrise globale des risques en Afrique de l’Ouest (Péventica). Le directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css), Assane Soumaré, a animé une conférence de presse de clôture au cours de laquelle il a estimé que de nos jours tout le monde est interpellé car la nature des risques professionnels a fini de dépasser le cadre de l’entreprise.

Entouré du Pca de la Caisse de sécurité sociale, Mademba Sock, et d’autres sommités du monde de l’entreprise en Afrique, le directeur général de la Css, Assane Soumaré, a tiré un bilan satisfaisant du premier salon Préventica que la capitale sénégalaise vient d’abriter. Il a notamment salué la forte mobilisation du grand public, d’autant plus que près de trois mille visiteurs ont été enregistrés. Ce qui fait que le succès populaire de l’évènement est jugé incontestable. Le Top Management de l’Ipres et les agents de l’institution sœur de la caisse ont été aussi d’un apport inestimable pour la réussite de l’évènement.

Au-delà du monde de l’entreprise, l’implication des universitaires, du gouvernement, du secteur privé, du mouvement consumériste et des forces de sécurité a été magnifiée. Ce qui fait dire au patron de la Caisse de sécurité sociale que la nature des risques dépasse de loin le cadre restreint de l’entreprise. Ce qui nécessite un élan de solidarité mutuelle et de compréhension de la part de tous les acteurs. M. Soumaré croit savoir que les forces de défense et de sécurité, fortement représentées au forum, ont bien compris le message. La Gendarmerie nationale, la Police et les Sapeurs-pompiers ont ponctué leur participation de simulations sur les risques professionnels, la sécurité et la sûreté dans les entreprises et leur environnement immédiat. Les organisateurs de Preventica ont aussi apprécié la grande activité des associations de mise en norme pour dire que « demain, des normes, issues de l’Afrique, pourraient être reconnues à l’international en se conformant aux standards en vigueur ». La dimension économique de la gestion de la prévention des risques a été mise en exergue car les sinistres coûtent très cher et représentent 7 % du Pib dans certains pays, à en croire M. Soumaré. Préventica Dakar a marqué, selon, les organisateurs un saut qualitatif pour avoir réuni plus de 100 exposants, tous des fournisseurs de solutions réputés pour leur professionnalisme. Au-delà de leur fonction de représentation, les plus hautes autorités de la République, au premier rang desquelles figure le chef de l’Etat, ont reçu le satisfecit du comité d’organisation.

En effet, elles ont fait confiance aux organisateurs tout en participant activement à l’animation des 123 thématiques qui ont fait l’objet d’échanges entre experts venus d’horizons divers. Pour le commissaire général international de Preventica, Eric Dejean-Servières, l’évènement n’a rien à envier à Préventica Maroc au vu des thématiques pointues relatives à la sécurité dans le monde du travail qui ont été l’objet d’échanges vifs et intéressants. Des sujets d’actualité comme le bien-être au travail, les risques chimiques, les chutes de hauteur ou le dialogue social, ont suscité des débats passionnants. Le président de l’Interafricaine pour la prévention des risques professionnels, Charles Kouassi, a, pour sa part, insisté sur le fait que pas moins de 18 pays d’Afrique occidentale et centrale ont assisté à l’évènement. Il a annoncé le lancement, dans les meilleurs délais, de modules sur la prévention dans les universités africaines et les écoles de formation professionnelle. En définitive, les organisateurs ont décerné une mention spéciale au Pca de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, et à celui de la Caisse de sécurité sociale, Mademba Sock, pour leur  intervention discrète et efficace qui a abouti à la réussite de l’évènement.

Ndiol Maka SECK

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a souhaité, jeudi à Dakar, la numérisation des archives et l’interconnexion des services de la police pour une meilleure efficacité de leurs actions.

«A la Direction de la police judiciaire, je pense que nous devons tendre vers une numérisation de beaucoup de leurs archives», a dit M. Ndiaye qui poursuivait les visites et prises de contact avec les différents directions et services de son département. Il a également préconisé une plus grande «interconnexion» entre tous les services de son ministère «pour que les gens puissent accéder à temps réel à certaines informations». Selon le ministre de l’Intérieur, «cela permettrait à ces différents services d’être plus efficaces avec une meilleure optimisation des ressources». Le nouveau ministre de l’Intérieur a visité ce matin la Direction de l’autonomisation du fichier (Daf), la Direction de la police judiciaire (Dpj) et de la Direction de la protection civile (Dpc). Cette visite a permis d’abord de «prendre contact avec le personnel qui y travaille sous la houlette des directeurs», a soutenu Aly Ngouille Ndiaye. Qui estime que c’est également l’occasion pour lui de se rendre compte des conditions de travail qui sont propres à ces différentes directions pour voir «comment est-ce qu’on peut apporter certaines rectifications pour leur permettre de mieux répondre aux attentes du ministère».

S’agissant de la Daf, le ministre de l’Intérieur a affirmé que tous les problèmes auxquels elle est souvent confrontée seront «bientôt dépassés parce que pratiquement, toutes les instances sont sur le point d’être terminées». Concernant la Dpj, M. Ndiaye qui a appelé les agents à collaborer davantage avec la gendarmerie a estimé que «pour plus d’efficacité et de diligence, toutes ses archives doivent être numérisées».

Parlant de la Protection civile, le ministre a souligné que, face au changement climatique, «nous devons être prêts pour être, en cas de sinistre, capables d’intervenir dans des délais très réduits». Par ailleurs, Aly Ngouille Ndiaye a appelé à déployer ce service qui n’existe qu’à Dakar un peu partout dans le pays car, selon lui, «ce n’est pas Dakar uniquement qui est concerné». «Si vous prenez le cas des régions côtières, c’est pratiquement de Saint-Louis jusqu’à Ziguinchor qu’on peut avoir ce genre de problèmes», a expliqué le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

APS

 

 L’Etat du Sénégal n’est nullement concerné par l’action des Ong contre la pratique de l’esclavage toujours en vigueur en Mauritanie. Cette mise au point a été faite hier par le directeur exécutif d’Amnesty international Sénégal, Seydi Gassama.

Pour ne pas embarrasser les autorités sénégalaises, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (Ira), une Ong anti-esclavagiste en Mauritanie, a annulé hier, pour la énième fois, sa conférence de presse prévue à Dakar. Biram Dah Abeid, président dudit mouvement de défense des droits humains, ne s’est pas pointé au lieu où devait se tenir le face-à-face avec les journalistes, mais a transmis ses excuses. Toutefois, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty international Sénégal, a tenu à faire un certain nombre de précisions pour lever toute équivoque.

Selon lui, l’Etat du Sénégal n’est impliqué ni de près ni de loin dans cette affaire. « Du côté de la Mauritanie, on est en train de trouver des prétextes pour détériorer les relations avec le Sénégal. C’est pourquoi, nous avons choisi de différer cette conférence de presse. Mais, j’en profite pour dire à l’Etat mauritanien, mais aussi à tous les Etats de la sous-région, que les organisations des droits humains sénégalaises sont non-gouvernementales. Nous ne sommes pas sponsorisés par l’Etat du Sénégal. Nous ne sommes pas non plus sous la tutelle de ce dernier », a laissé entendre Seydi Gassama. Il a également mentionné que « si ces organisations étaient sous la tutelle de l’Etat du Sénégal, elles ne seraient pas aussi critiques contre lui. Ce qu’elles disent n’engage en aucun cas la responsabilité de l’Etat du Sénégal, mais aussi aucune de ses institutions ». Selon Seydi Gassama, prendre prétexte de ce que disent les Ong sénégalaises pour envenimer les relations avec le Sénégal est inacceptable. Il faut que ça s’arrête. « L’Etat mauritanien sait clairement qu’Amnesty, la Raddho ou encore la Ligue sont des Ong indépendantes », a-t-il insisté. Pour le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, si l’Etat mauritanien ne veut pas qu’on parle de l’esclavage dans ce pays, qu’il applique ses propres lois qui répriment cette pratique. « L’Etat mauritanien a adopté de très bonnes lois. L’ordonnance de 1981, la loi de 2008, de 2015,  si elles étaient appliquées avec des mesures d’accompagnement, on ne parlerait plus d’esclavage dans ce pays. Mais, tant qu’il n’y aura pas de volonté de les appliquer, on continuera à dénoncer cette pratique », a soutenu M. Gassama. Dans le communiqué, il est mentionné que cette rencontre avec la presse devait évoquer la crise politique et sociale en Mauritanie, ainsi que les nombreux maux dont souffre ce pays : l’esclavage, le racisme, la répression brutale, etc.

« L’évocation de tous ces maux n’est donc pas acceptable pour ces autorités qui manœuvrent pour refuser la parole à ceux qui se lèvent pour dire non », a relevé le texte. Pour ces organisations de défense des droits de l’homme, « depuis le 5 août 2017, date à laquelle s’est tenu un référendum, boycotté par l’opposition, visant à modifier illégalement la Constitution, la répression s’est intensifiée. Un sénateur a été enlevé et placé en détention, ainsi qu’un sous-officier ».

Ndiol Maka SECK

Au Sénégal, la rentrée scolaire s’apparente à la préparation d’un événement. Les « jeans » et les « body » passent avant les livres et les instruments géométriques. A Dakar, pour beaucoup, peu importe ce que cela peut coûter. Le plus important c’est de suivre la mouvance.

Le soleil est brûlant. Ses rayons font transpirer à grosses gouttes ceux qui daignent malgré tout vaquer à leurs occupations. Ici, les passages sont étroits. Le lieu, noir de monde. Les vendeurs occupent le moindre espace libre, la musique est à fond… Un décor du marché Dior des Parcelles Assainies de Dakar qui ne désemplit que tard dans la nuit. La chaleur suffocante n’empêche pas ces jeunes filles de s’arracher les articles les plus en vogue : chaussures, sacs à main, vêtements, maquillage, mèches, greffages, etc. En vue de quoi ? La rentrée des classes, évidemment.

Elles veulent être au top pour les prochaines retrouvailles avec leurs camarades. « Au lycée, les filles adorent rivaliser surtout qu’elles reviennent de vacances. Chacune veut montrer qu’elle s’habille mieux que l’autre. Si tu ne suis pas cette dynamique tu te retrouves marginalisée », explique Mariama Guèye, à l’aise dans sa courte robe verte, une casquette bleue nuit vissée sur la tête.  Elle reprend le marchandage avec un vendeur de jean, accompagnée de ses trois cousines. Vu le nombre d’élèves présents sur les lieux qui partagent son avis, c’est à croire que la priorité revient « au paraître » et non à la culture de l’excellence par l’achat de manuels scolaires.

A la question de savoir si elles ont pensé à acheter des livres ou les fournitures nécessaires à leur prochains cours, elles opposent un sourire ou une mine gênée. Pour Dieynaba, 18 ans « les livres, les documents viendront après. Ce n’est pas le plus important. Avec juste un cahier et un stylo, on peut prendre des notes. D’ailleurs, tout le monde fait cela ». Si la jeunesse se trouve confortée dans cette mentalité, c’est peut-être parce que les parents les y encouragent. Assise dans son salon, Mère Fatou Ndiaye est entourée de ses quatre filles et de son benjamin. Ils discutent calmement. Le sujet du jour s’articule autour du budget nécessaire à chaque enfant pour les habits et les tresses à l’occasion de l’ouverture des classes.

Une responsabilité parentale
« Chaque année leur père et moi prévoyons une somme spécialement pour cela. C’est la priorité car il ne faudrait pas qu’ils soient frustrés à l’école en voyant leurs camarades dans de belles tenues. Les documents, on verra après, en cours d’année », affirme-t-elle, avant de reprendre la causerie avec ses enfants. En somme, c’est une pratique solidement établie dans la société sénégalaise qui privilégie le port vestimentaire à la formation intellectuelle de ses enfants, juste pour qu’ils ne soient pas mal vus par les autres. Pis, même dans les ménages à faible revenu, l’on remue ciel et terre pour faire comme tout le monde.

Heureusement, il existe encore certaines personnes avec une vision différente, comme Amina, trouvée dans une de ces « librairies par terre » du marché Sandaga. De taille fine, l’adolescente s’est lancée dans un marchandage avec le vieux Ousmane, pour l’achat de plusieurs livres et œuvres au programme de la classe de troisième. Et malgré son jeune âge, ce phénomène à la mode ne l’intéresse guère. Elle estime que c’est certes important, mais ce n’est pas l’essentiel. « Je pense que cette question serait réglée si dans toutes les écoles, on imposait l’uniforme comme dans la mienne. Les élèves auraient d’autres soucis que de courir après les habits à la mode. Ce qui est drôle, c’est qu’il arrive que certains manquent de matériel pour bien suivre les cours, mais s’habillent comme des stars », explique-t-elle.

A chaque rentrée, elle n’a que le strict nécessaire pour aller à l’école. Ses parents ne tolèrent aucun excès dans les achats d’équipements scolaires. Pour l’heure, à Dakar, l’on assiste à une multiplication de petits vendeurs dans les quartiers, présents juste pour la circonstance, à savoir la rentrée scolaire. Et ils reconnaissent qu’en ce moment ils font de bonnes affaires en vendant tout sauf des bouquins.

Emmanuella Marame FAYE (stagiaire)

L’Union européenne (Ue), par le biais de son ambassadeur à Dakar, Joaquin Gonzalez-Ducay, a remis, hier, 12 motos tout terrain à la gendarmerie, à la police et aux douanes sénégalaises.

L’Union européenne (Ue), par le biais de son ambassadeur au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay, a remis, mercredi, 12 motos tout terrain à la gendarmerie, à la police et aux douanes. La cérémonie a eu lieu à l’Ecole des officiers de la gendarmerie de Ouakam en présence du haut commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire, le général Meissa Niang. D’autres autorités comme le directeur de la Police de l’air et des frontières, le représentant des douanes, la cheffe du Bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) au Sénégal ainsi que le conseiller technique de la Primature, Adama Diakhaté, étaient présents à cette cérémonie.

A cette occasion, 31 agents des services frontaliers, police, gendarmerie et douanes confondus, formés sur les nouvelles méthodologies et procédures sur la collecte, l’analyse et le partage des données, le contrôle et la fraude documentaire, ainsi que la surveillance des frontières, ont reçu leurs attestions. Les autorités présentes à la cérémonie ont souligné l’importance pour le Sénégal de renforcer le contrôle et la surveillance de ses frontières dans un contexte marqué par le terrorisme, le crime organisé et les trafics en tout genre.

Selon le général Meissa Niang, ce matériel de même que cette formation, vont «contribuer significativement à l’effort exceptionnel que l’Etat du Sénégal est en train de faire pour rendre ses frontières plus imperméables». A ce titre, il a tenu à remercier l’Ue pour son «soutien constant aux forces de défense et de sécurité». Dans la même veine, l’ambassadeur de l’Ue a souligné que le Sénégal est un allié dans la lutte contre les fléaux qui menacent les frontières. Il a également rappelé qu’au-delà des équipements et des infrastructures, le meilleur moyen d’améliorer le contrôle et la surveillance des frontières est d’optimiser les ressources disponibles en renforçant la coopération inter-services et transfrontalière qui requiert de la volonté et des encouragements politiques forts.

Joaquin Gonzalez-Ducay a en outre rappelé que ce don en équipements mobiles entre dans le cadre du Projet d’appui à la gestion des frontières, mis en œuvre par l’Oim et financé par l’Ue, à hauteur de 2 milliards de FCfa. L’objectif est d’améliorer les capacités des services de l’Etat en charge de la gestion des frontières (…) mais également promouvoir la gestion intégrée des frontières qui, selon lui, implique une collaboration et une coordination de tous les acteurs impliqués. Il a rappelé que 13 véhicules de type pick-up ont déjà été remis aux services frontaliers, et 6 vedettes fluviales ainsi que du matériel bureautique et technique (30 jumelles de vision nocturne et 30 boitiers de contrôle de documents) seront également livrées très prochainement.

Par ailleurs, ce projet a permis la construction de 8 postes-frontières, dont 4 déjà inaugurés à Diama, Dagana, Kidira et Bakel , a-t-il fait savoir, précisant que les postes-frontières de Podor, Barkévy, Dembakané et Gourel Oumar Ly seront inaugurés à la fin du mois d’octobre. Le représentant de l’Ue a souligné qu’au-delà des équipements et infrastructures, des manuels méthodologiques et de procédures d’opérations standards ont été développés pour renforcer le contrôle aux frontières, la collecte, l’analyse et le partage d’informations. Et, à ce stade, plus de 250 agents des services de sécurité intérieure ont été formés sur la base de ces nouvelles méthodes et procédures de travail, a-t-il révélé.

(APS)

Selon le ministre du Travail, Samba Sy, en Afrique, les risques liés à l’exercice d’une activité professionnelle sont 2,5 fois plus élevés que la moyenne mondiale.

S’appuyant toujours sur les nouveaux chiffres publiés par l’Oit lors du 21e congrès mondial sur la sécurité et santé au travail qui s’est tenu à Singapour du 03 au 06 septembre 2017, le patron du département du Travail de mentionner aussi que les blessures et les maladies mortelles liées au travail sont passées de 2, 3 à 2, 7 millions par année avec un taux approximatif de 3,94% du Pib mondial par an.

Ces données de l’Oit révèlent également que les jeunes sont 40% davantage susceptibles de subir des blessures et des maladies liées au travail que les personnes âgées.

Nd. M. SECK

La communauté Layène a célébré le pèlerinage de Nguédiaga en souvenir du séjour de trois jours de Seydina Limamou Laye autour d’un buisson appelé « nguédj » (en ouolof) sis à Malika au titre d’un exil décidé pour éviter les provocations des Français.

C’est Serigne Mandione Laye qui, en 1962,  avait initié cet événement dans l’après-midi du jour de la fête de Tabaski. Sous le califat de Seydina Mame Alassane Laye, la cérémonie est ramenée au lendemain de la Tamkharit. En guise de rappel, retenons que c’est dans la nuit du 10 au 11 Septembre 1887 que Seydina Limamou Laye,  accompagné de Thierno Sarr Thiom, Abdoulaye Samb, Demba Mbaye et Ali Mbaye, prit le chemin de l’exil. Longeant le rivage de la mer, Seydina Limamou et ses compagnons n’avaient point une destination précise. En un moment donné, Seydina Limamou fait signe à ses compagnons de s’arrêter et lance ceci à leur endroit : « Faites le tour et dites ce que vous trouvez. L’endroit devant nous protéger n’est pas loin d’ici ».  Cet abri était un buisson appelé « nguédj». Il était assez touffu, haut de quelques mètres, situé sur un monticule de sable. Nguédiaga est dérivé du nom de cet arbre très connu pour ses vertus médicinales. Le saint maître y a séjourné trois jours durant lesquels il a observé le jeûne. D’ailleurs, c’est avec de l’eau seulement qu’ils ont coupé leur jeûne les deux premiers jours. C’est au troisième jour coïncidant avec un mercredi que sont arrivés Sam Penda et Sira Tall avec deux gourdes contenant du lait caillé.

Sous le califat de Seydina Mandione Laye, l’actuel Khalife général Seydina Abdoulaye Thiaw Laye, alors porte-parole, initia en 1962 le pèlerinage de Nguédiaga dans l’après-midi du jour de la Tabaski en souvenir de ce séjour de Limamou Laye dans cette partie de Malika.

Aujourd’hui, le pèlerinage de Nguédiega est le deuxième événement le plus important de la communauté layène. Tout de blanc vêtus, les fidèles ont convergé vers les lieux du pèlerinage où ils ont assisté à la lecture du Coran pour ensuite se recueillir aux différents sites sacrés.

Rappel des promesses du chef de l’Etat
Coordonnateur du pèlerinage de Nguédiaga, Seydina Mandione Laye a saisi l’occasion de la cérémonie officielle pour tirer un bilan satisfaisant de cette édition. Il s’est réjoui du fait que tous les engagements pris par l’ensemble des services impliqués dans l’organisation ont été finalement respectés. A l’exception de l’Ageroute qui, selon le marabout, peine encore à trouver une réponse au besoin de désenclavement du sanctuaire de Nguédiega. Il garde néanmoins l’espoir que les responsables de cette structure et lui se mettront autour d’une table pour identifier les points d’achoppement. Serigne Mandione Laye a également profité de cette occasion pour rappeler au chef de l’Etat, Macky Sall, une promesse qu’il leur avait faite relativement à la restitution d’une assiette foncière de cent hectares pour la réalisation d’infrastructures d’utilité publique.

Abdou DIOP

Pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs, le ministre du Travail a invité à une meilleure prévention des risques. Samba Sy était hier à l’ouverture de l’édition de 2017 à Dakar de Préventica international qui réunit près d’une centaine d’exposants. Quarante-huit (48) ateliers thématiques y seront aussi tenus durant ces deux jours de rencontre internationale.

« Une meilleure préservation de la santé et de la sécurité des travailleurs doit être fondée sur la prévention, incluant toutes les mesures à prendre dans le milieu du travail pour empêcher les évènements indésirables qui pourraient détruire l’intégrité physique ou mentale et le bien-être des personnes en améliorant la productivité ». Telle est la conviction du ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Samba Sy. C’était hier à l’ouverture du premier Forum international sur la maîtrise globale des risques en Afrique de l’Ouest organisé par la Caisse de sécurité sociale en partenariat avec Préventica international.  Selon le ministre du Travail, la prévention revêt deux aspects : humanitaire et économique. « L’un des défis majeurs du département en charge du travail demeure la promotion de la sécurité, santé et bien-être au travail », a-t-il laissé entendre. Pour cela, a-t-il souligné, le Sénégal s’est doté d’une politique et d’un programme national de sécurité et santé au travail conformément aux conventions pertinentes de l’Organisation internationale du travail (Oit), à savoir la convention 155 de 1981 sur la sécurité et santé au travail et la convention 187 de 2006 sur le cadre conventionnel de la sécurité et santé au travail.

« En ce qui la concerne, la politique nationale de sécurité et santé au travail adoptée en mars 2017 par notre Etat a pour objectif général le renforcement du capital humain en milieu de travail par une prévention des risques professionnels et une gestion efficace des accidents et atteintes à la santé des travailleurs. Outil d’opérationnalisation de cette politique, le programme national de santé et sécurité au travail comprend un plan d’action qui compte quatre priorités », a indiqué Samba Sy. A l’en croire, la maîtrise globale des risques nécessite la synergie de tous les acteurs pour une meilleure prise en charge de la prévention dans des domaines d’activités tels que la sécurité routière, la surveillance, la menace malveillante, la sécurité incendie, etc.  Et Préventica Dakar constitue ainsi une occasion pour les acteurs de la prévention des risques d’échanger et de partager les bonnes pratiques.  Pour sa part, le président du Conseil d’administration de la Caisse de sécurité sociale, Mademba Sock, a rappelé que notre pays est engagé dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Et la décision d’organiser cette rencontre à Dakar participe de la volonté de sa structure d’appuyer le gouvernement dans cette quête permanente de promotion de la culture de la prévention partout où s’exerce une activité professionnelle qui englobe des risques. « Préventica international 2017 constitue une réponse aux attentes exprimées par un nombre croissant d’acteurs nationaux pour la tenue régulière d’un évènement de dimension internationale consacrée à la sécurité et santé au travail ainsi qu’à la sûreté et sécurité des organisations », a soutenu M. Sock.

Ndiol Maka SECK

LES RISQUES AU TRAVAIL 2,5 FOIS PLUS ÉLEVÉS EN AFRIQUE
Selon le ministre du Travail, Samba Sy, en Afrique, les risques liés à l’exercice d’une activité professionnelle sont 2,5 fois plus élevés que la moyenne mondiale. S’appuyant toujours sur les nouveaux chiffres publiés par l’Oit lors du 21e congrès mondial sur la sécurité et santé au travail qui s’est tenu à Singapour du 03 au 06 septembre 2017, le patron du département du Travail de mentionner aussi que les blessures et les maladies mortelles liées au travail sont passées de 2, 3 à 2, 7 millions par année avec un taux approximatif de 3,94% du Pib mondial par an. Ces données de l’Oit révèlent également que les jeunes sont 40% davantage susceptibles de subir des blessures et des maladies liées au travail que les personnes âgées.

Nd. M. SECK

Grâce à Mme Sokhna Ndiaye Faye, épouse du premier magistrat de la ville de Saint-Louis, les femmes de Bango développement actuellement un important projet d’aquaculture qui leur permettra de réaliser dans les plus brefs délais un bon chiffre d’affaires et de subvenir aux besoins de leur progéniture.

Selon Mme Khaydouma Diop, présidente du groupement de promotion féminine (Gpf) de ce quartier périphérique de Saint-Louis, ce projet ambitieux leur permettra d’être plus autonomes vis-à-vis des hommes, de gagner honnêtement leur vie, de créer des ressources additionnelles, de se former aux techniques de la pisciculture. Elle a précisé qu’avec l’appui d’un expert de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana), elles ambitionnent d’élever à long terme plus de 2000 alevins. « Ce qui nous permettra d’avoir assez de carpes, de tilapia et autres poissons d’eau douce que nous allons proposer à nos clients », affirme-t-elle.

Avec ce projet, a-t-elle ajouté, « nous n’aurons plus besoin de dépendre de la pêche maritime pour survivre ou revendre des produits halieutiques mal conservés ». Pour cette phase expérimentale, a-t-elle souligné, « elle a coûté 750.000 FCfa et a permis d’aménager et d’empoissonner un étang de 10 mètres cubes et d’une capacité de 3000 alevins ». Abondant dans le même sens, El Hadj Dème, bénéficiaire de ce projet aquacole, a laissé entendre que les pêcheurs ne trouvent plus de carpes (espèces d’eau douce communément appelées « waas » en ouolof) dans le fleuve. « Après une journée de pêche, ils reviennent souvent avec une petite quantité de poisson, mais, désormais, nous allons nous inspirer de l’exemple des femmes de Richard-Toll qui sont parvenues à mettre en œuvre des projets aquacoles de grande envergure. Ici à Bango, nous avons de l’eau douce, de l’espace et autres facteurs de production qui nous permettront de relever les défis de la pisciculture dans un bel élan de mobilisation et de solidarité », a-t-il souligné. La présidente de ce Gpf et El Hadj Dème n’ont pas manqué de rendre un vibrant hommage à Mme Sokhna Ndiaye Faye pour les efforts constants et louables qu’elle a déployés en vue d’organiser une campagne de circoncision, une opération de distribution de bourses de formation pour les jeunes de Bango, l’aménagement et l’équipement de cinq poulaillers dans ce quartier.

Aussi ont-ils salué l’action de Mme Sokhna Ndiaye Faye dans les 40 branchements sociaux pour l’approvisionnement en eau potable de certaines populations vulnérables de Bango et l’équipement en matériels administratifs du poste de santé. Ils ont enfin vivement remercié Mme Aïda Mbaye Dieng, première adjointe au maire qui a accepté de mettre sa maison à la disposition de ce projet aquacole.

Mb. Kh. DIAGNE

Les responsables et membres de l’association « 3Aesd » (Action, Assistance, Entraide, Solidarité et Développement) mobilisés derrière leur président Cheikhou Camara mènent, depuis des années, une grande croisade contre la pauvreté dans la capitale du Nord.

Les responsables et membres de l’association « 3Aesd » (Action, Assistance, Entraide, Solidarité et Développement) ont, dans le cadre de leur programme d’activités annuel, débloqué, en partenariat avec le Crédit mutuel Sénégal (Cms), un financement de 10 millions de FCfa destiné aux femmes de Sindoné (Sud de l’île de Saint-Louis) afin de leur permettra de mener des activités génératrices de revenus. Le président de 3Aesd, Cheikhou Camara, a réitéré son engagement indéfectible à faire du quartier Sindoné la plaque tournante de l’économie locale. Il a réaffirmé sa farouche volonté de contribuer à la lutte contre le paludisme, les maladies diarrhéiques, gastro-entérites et autres pathologies fréquentes durant cette période d’hivernage.

A cette occasion, Bécaye Lô, membre de 3Aesd, a rappelé que Cheikhou Camara a remis, l’année dernière, aux populations de ce quartier une centaine de moustiquaires imprégnées, des lots importants de fournitures scolaires, honoré et primé 53 élèves méritants de ce quartier. En tant que membre du cercle des amis de Macky Sall, Cheikhou Camara, diplômé en gestion comptable, titulaire d’un master 2 en gestion et finances publiques, doctorant en business administration, a tenu à souligner que tout ce qui est à l’actif de cette association est parfaitement en phase avec le Pse et les actions quotidiennes de développement économique, social, culturel et sportif, entreprises par le maire Mansour Faye. Cet ancien président du conseil de quartier du Sud de l’île de Saint-Louis a fait savoir que son association s’évertue à mettre en œuvre une politique de développement en se rapprochant davantage des populations vulnérables. C’est ainsi que 3Aesd, selon Cheikhou Camara, envisage d’organiser incessamment un grand forum sur l’emploi des jeunes dans la capitale du Nord. Ce sera l’occasion, à coup sûr, de faire un diagnostic sans complaisance des problèmes liés au chômage endémique des jeunes et de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour exploiter les énormes potentialités dont regorge la région Nord. Il s’agira, plus précisément, de voir comment aider des milliers de jeunes à trouver un emploi décent dans l’exploitation du gaz et du pétrole découverts au large de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le « e-Navetane » ou « Navétane numérique » est une initiative lancée par deux jeunes : Abdoul Dramé et Youssoupha Fall de la Medina. Ils sont accompagnés par le Groupe Idyal, spécialisé en informatique et télécoms, le Centre national de ressources éducationnelles (Cnre) du ministère de l’Education nationale et la Rts. Ce concept permet d’initier, gratuitement, des jeunes au numérique. Le projet pilote contribue ainsi à leur donner une occupation éducative durant les grandes vacances.

Fini le temps des « navetane » au stade de football. Ibrahima Diallo, nouveau bachelier en série scientifique (S2), est, depuis 5 jours, formé à l’usage de logiciels informatiques. C’est sa nouvelle occupation. Pour un début, il se familiarise avec Excel, Word, PowerPoint, mais aussi et surtout au développement personnel (la confiance en soi) et également l’entretien d’embauche, demande de stage, rédaction d’un Cv ou d’une lettre de motivation... Dans la grande salle climatisée du Groupe Idyal remplie d’ordinateurs, de nombreux jeunes, hommes et femmes, font la même chose qu’Ibrahima de 8 heures à 18 heures. Tous bénéficient du projet pilote « e-navetane ». « L’objectif est de lutter contre le fort taux de chômage des jeunes (64%) qui dépasse la moyenne nationale (32%) », a soutenu Yaya Diallo du Groupe Idyal. Car, en dépit des performances économiques notées et des efforts fournis dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et de la priorité spécifique accordée par le Gouvernement à la question de l’emploi des jeunes, le niveau de chômage, particulièrement celui des jeunes, reste encore élevé au Sénégal.

Le programme est une initiative lancée par Abdoul Dramé et Youssoupha Fall. Inspirés par leur milieu, ces deux habitants de la Médina ont vu en ce projet une alternative pour occuper de manière utile les jeunes de leur quartier. « Nous avons discuté avec des étudiants qui ont confié que durant les vacances, ils sont inactifs. Alors, nous leur avons proposé ce concept », raconte M. Dramé. L’initiative citoyenne est alors appuyée par l’Etat à travers le Cnre et le privé (Groupe Idyal).

Selon le directeur du Cnre, Sidy Sam, l’intervention de sa structure sous la tutelle du ministère de l’Education, entre dans le cadre de la mission de l’Etat de contribuer à l’employabilité des jeunes. Dans ce partenariat, le Cnre a pris en charge la restauration des 120 jeunes répartis en cohortes de 15 et des formateurs. La formation est ouverte aux jeunes qui ont au minimum le baccalauréat. Le Cnre a ainsi débloqué 5 millions de FCfa pour 8 semaines d’instruction.

Pour sa part, le Groupe Idyal a mis à la disposition des étudiants, des enseignants et du matériel didactique de pointe. Pour Yaya Diallo, Pdg du groupe, bien que son entreprise soit privée, elle se doit de mener des actions à caractère social. « En tant que Sénégalais qui a bénéficié d’une bourse de l’Etat pour des études à l’étranger, c’est un plaisir pour moi de participer à l’insertion professionnelle des jeunes », ajoute-t-il.

Dans les perspectives, il est aussi question, outre les bacheliers, de former des artisans. « Si nous parvenons à initier un cordonnier à  l’infographie et au développement Web, cela pourrait lui permettre d’exposer, lui-même, ses produits et de les vendre sur le Net », espère Yaya Diallo. C’est pourquoi les promoteurs appellent les sociétés publiques et privées à leur responsabilité sociétales afin d’accélérer l’employabilité des jeunes. Abdoul Dramé informe que le site web du projet a reçu de nombreuses demandes de formation. Mais à ce jour, « e-Navetane » ne peut pas former plus de 120 jeunes, les moyens étant limités.

Assane Fall (stagiaire)

 

La communauté chiite a célébré, avant-hier, Achoura ou le 10ème jour du mois de « Mouharram ». Selon le conférencier Alioune Badiane, Imam Hussein était sorti le jour de Karbala pour rétablir l’Islam originel qui combat l’injustice.

A en croire le conférencier, l’Islam a été tronqué et sa dernière version prophétique altérée par Muawiya et ses descendants. Autour du thème : « le martyre de l’Imam Hussein (Paix et salut sur lui) : une révolution pour restaurer les valeurs éthiques et morales de l’Islam », M. Badiane a retracé l’histoire de Karbala, bataille qui a coûté la vie au petit-fils du Prophète Mouhamed (Psl), Hussein, et à ses 72 compagnons composés des membres de sa famille. « Si ce n’était pas Hussein, l’Islam allait disparaître de sa belle disparition, il a préféré la mort au déshonneur, ce sont les descendants du Prophète (Psl) qui défendent l’Islam originel», a-t-il affirmé.  En effet, le massacre de Karbala qu’on appelle aussi la bataille de Karbala opposa la famille et les partisans de l’Imam Hussein, fils de l’Imam Ali et de Fatima, la fille du Prophète (Psl) aux armées de Yazid, le khalife de la dynastie des Omeyyades. L’Imam Hussein se rendait à la ville de Kufa en Irak, lorsqu’il a été stoppé dans un lieu appelé Karbala. On lui a coupé l’eau du 7 au 10e jour du mois de Mouharram et il est mort le 10e jour de ce mois.

76 poches de sang collectées
Aussi, pour M. Badiane, le jour d’Achoura ne doit pas être fêté dans l’allégresse. « C’est plutôt un jour de deuil », a-t-il dit soutenant que l’Imam Hussein voulait rétablir les comportements vertueux qui étaient en perte de vitesse, un Islam de paix ». Quant à Chérif Mouhammad Ali Aïdara, il a indiqué que Karbala est « d’une gravité telle que l’on ne peut l’oublier jusqu’à la fin des temps ». Il a invité la Oummah à un retour aux valeurs de l’Islam, vecteur des bons comportements. Par ailleurs, il a invité les hommes politiques à servir les populations.

A noter que vendredi dernier, pour compatir au massacre de Karbala, Chérif Mouhammad Ali Aïdara et ses disciples ont donné de leur sang au Centre national de transfusion sanguine (Cnts). Au total, 76 poches ont été collectées. Un geste salué par des fidèles comme Mme Badiane Fatou Ndiaye. « C’est un bon élan de solidarité ». Mme Badiane a soutenu que d’autres chiites se souviennent de la mort tragique de l’Imam et de sa famille en faisant de l’auto-flagellation ou en se cognant la tête contre un mur. « Ce sang versé, d’autres en ont besoin. C’est ce qui justifie la journée du don de sang », a-t-elle expliqué. Mouhamed Lamine Baldé s’est aussi réjoui de cet élan de solidarité qui permet de venir en aide à des personnes en détresse.

S. M. Sy CISSE

 

Un accident vient de se produire sur l’axe Linguère-Matam, sur la route nationale N3, à hauteur du virage de Nakara, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Linguère. Il s’agit d’un dérapage suivi de renversement d’un véhicule 4x4, immatriculé MT5313BB, en partance de Matam pour se rendre à Dakar. Le bilan est lourd : deux morts sur le coup et deux blessés dans un état critique. Les victimes sont Hamady Kébé, âgé de 63 ans, domicilié à Dakar et Aïssatou Dia, 45 ans, tous des inspecteurs de l’éducation. Après un défaut de châssis, la voiture qui roulait à vive allure a fait plusieurs tonneaux, avant de terminer sa course dans les herbes.

Informés, les hommes du commandant des sapeurs-pompiers, l’adjudant-chef Mamadou Diaw, ont acheminé les corps sans vie à la morgue de l’hôpital Maguette Lô de Linguère où les blessés ont reçu les premiers soins. La levée de corps des deux victimes de ce drame, s’est déroulée hier matin à l’hôpital Maguette Lô en présence de plusieurs autorités administratives.

Masse NDIAYE

Renforcer la compréhension des différents défis soulevés par les systèmes de protection des droits de l’homme, mais aussi développer un réseau solide entre les autorités étatiques et les défenseurs des droits de l’homme, tels sont les objectifs de la huitième session de formation qui a porté sur « Migrations internationales et droits de l’homme ». Ladite formation qui vise également la promotion des droits de l’homme dans le cadre des institutions judiciaires et administratives nationales a pris fin hier à Dakar.

Après deux semaines de formation en droit international des droits de l’homme, les 135 participants à la huitième session de formation ont reçu leur certification hier. Organisé par la Fondation Friedrich Neumann, en partenariat avec Goethe institution internationale, la formation a porté sur la « Migrations internationales et droits de l’homme ». Selon la directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Neumann, Inge Herbert, cette formation permettra aux participants issus des professions juridiques (magistrats, avocats), mais aussi des défenseurs de droits de l’homme, d’être mieux outillés pour appliquer les droits de l’homme surtout dans le domaine d’émigration. Ainsi, sur les 135 participants, 80 % ont réussi à avoir le certificat. « C’est un diplôme de très haut niveau qui facile l’accès à l’emploi », indique Mme Herbert.

Au-delà des certificats, la directrice fait savoir que ces participants sont bien outillés. « Désormais, ils auront une vue plus profonde des questions de droits de l’homme. Ainsi, les avocats et magistrats qui ont pris part à cette session de formation sauront comment introduire les droits de l’homme quand ils défendent un client ou parlent de justice », explique-t-elle. Aussi a-t-elle magnifié le leadership du Sénégal en matière de respect des droits de l’homme.
La session de formation a réuni environ 16 pays d’Afrique au Sénégal. Au terme de deux semaines de cours, les femmes ont émergé du lot. Sur les cinq lauréats, quatre sont des femmes. « C’est heureux que le Sénégal face partie des lauréats. L’objectif n’était pas d’avoir le certificat mais plutôt  d’apprendre afin de mieux promouvoir les droits de l’homme », souligne la lauréate sénégalaise Marie Hélène Ndiaye. Titulaire d’un Master 2 de droit public à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la jeune femme estime que la question des droits de l’homme interpelle tout le monde. C’est pourquoi, elle invite les uns et les autres à s’impliquer davantage dans le combat de la promotion du respect et de la dignité de chaque homme.

Tata SANE

La communauté chiite Mozdahir prépare activement le deuil d’Achoura. Face à la presse avant-hier, Chérif Mouhammad Ali Aïdara rappelle que le 10ème du mois lunaire de Mouharram n’est pas un jour de fête.

D’après Chérif Mouhammad Ali Aïdara, « le mois de Mouharram est un mois de deuil et de tristesse pour la Oumah islamique, la famille du Prophète Mouhamed (Psl) et ceux qui l’aiment. Car, c’est ce jour que son petit-fils Hussein a été assassiné à Kerbala, en Irak, par l’armée de Yazid. Le petit-fils du Prophète n’était pas sorti pour prendre le califat, le pouvoir ou mener une guerre. Si tel était le cas, il n’allait pas se faire accompagner par ses sœurs et enfants. Il était sorti pour ramener de l’ordre dans la Oummah de son grand-père. Il voulait restituer l’islam vrai, originel, rétablir la justice, le droit », a confié le guide chiite. Il a indiqué qu’Hussein fut assassiné, accompagné de ses partisans, notant que le Prophète (Psl) avait l’habitude de dire qu’Hussein fait partie de lui. Aussi est-il nécessaire, pendant le mois de Mouharram, de se souvenir de cet évènement douloureux et de montrer notre compassion à la famille d’Ahl Bayti et au monde islamique », a-t-il avancé.  

Le président fondateur de l’Institut Mozdahir international (Imi) a révélé que le petit-fils du Dernier des Envoyés de Dieu a quitté la Mecque au début de ce mois, et a été tué au 10ème jour. « Cette journée n’est donc pas celle de la joie, mais du malheur, on ne peut donc pas la jeûner », a-t-il dit.

Il a demandé à ses fidèles d’aller dans les hôpitaux donner de leur sang plutôt. Ce qui est préférable à l’auto-flagellation comme font souvent certains en Irak. « Nous, à Mozdahir, nous ne faisons pas cela; nous faisons un don de notre sang. Nous demandons à toute la communauté chiite d’aller dans les centres de transfusion pour donner de leur sang », a affirmé le guide religieux.
Interpellé sur la situation en Birmanie, Chérif Ali Aïdara parle de « persécution honteuse et désolante dont les musulmans de la Oumah sont victimes ».

Serigne Mansour Sy CISSE

La fête patronale Saint Michel a été célébrée hier au camp militaire lieutenant Amadou Lindor Fall. Une occasion saisie par les parachutistes pour démontrer leur puissance.

Les parachutistes ont célébré leur patron Saint Michel hier. Au Camp militaire, lieutenant Amadou Lindor Fall de Thiaroye, la Saint Michel a été fêtée à travers une prise d’armes, un dépôt de gerbe de fleurs et un meeting aérien. Selon le chef de corps du bataillon des parachutistes, le commandant Abba Wade, la Saint Michel remonte à la Seconde guerre mondiale quand les parachutistes français ont éprouvé un besoin de trouver un saint protecteur pour les accompagner dans les combats d’avant-garde. « Le choix de Saint Michel a été motivé par la similitude substantielle des valeurs magnifiées lors de sa vaillante victoire contre Satan. Célébrée la première fois le 29 septembre 1949 à Hanoï (Vietnam, Ndlr), les anciens combattants sénégalais ont su transmettre cette tradition en marquant de leur emprunte l’esprit de corps. La fête patronale Saint Michel constitue un élément majeur pour le bataillon des parachutistes », explique le commandant Wade.

Cette année, la fête patronale a été présidée par le général de brigade Pierre Ndiaye, chef d’état-major de l’armée de terre. Accueilli par le commandant de la zone militaire 1, Cheikh Oumar Tamba, et le chef de corps du bataillon des parachutistes, le commandant Abba Wade, le général Pierre Ndiaye s’est incliné devant le drapeau national avant de procéder à la revue des troupes, puis déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des disparus. Ensuite, les parachutistes ont effectué un défilé. En file indienne, ils avancent lentement sous les acclamations du nombreux public venu assister à la fête patronale.

Cette partie sera suivie par une autre démonstration. Un hélicoptère survole le camp de Thiaroye et dépose sur le toit du bâtiment de la troisième compagnie des parachutistes. Grâce à une longue corde noire, les parachutistes descendent un à un et se mettent tous en position de tir. La démonstration consiste à assurer la sécurité du chef en cas de menace. A bord d’un véhicule 4x4, l’autorité descend entourée de quelques agents de sécurité. Il fait un tour d’honneur pour saluer l’assistance. Mais, un belligérant qui était en face de la tribune officielle se dirige directement vers l’autorité. Il a été très vite maîtrisé par la sécurité et l’autorité a continué son tour d’honneur. Mais, en ce moment, un autre belligérant était caché devant. Celui-ci a foncé directement vers elle mais les parachutistes qui étaient sur le toit ont ouvert le feu sur lui et la sécurité a encerclé l’autorité, l’a mise dans le véhicule pour prendre la fuite. Ce n’était qu’un scénario que les parachutistes ont joué devant le public pour démontrer leur puissance.

La dernière étape de la célébration a consisté à un lâcher de parachutistes en avion. A partir d’un avion situé à 1.500 m d’altitude, les parachutistes sautent un à un sur le terrain du camp militaire de Thiaroye. A cette occasion, d’anciens chefs de corps du bataillon des parachutistes ont été décorés.

9 éléments déployés en Gambie décorés
Neuf parachutistes du contingent sénégalais déployé en Gambie ont reçu, hier, lors de la fête patronale Saint Michel, des médailles de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Il s’agit du colonel Souleymane Kandé, du commandant Babacar Ndiaye, de l’adjudant Souleymane Ngom, du sergent Ibrahima Dia, du Sergent Mbacké Tine, du 1er classe Cheikh Oumar Nael, du 1er classe Pape Ndéné Mbodj, du 1er classe Aladji Diallo et du 2ème classe Moussa Sène. Le commandant Babacar Ndiaye qui était le chef de bataillon des parachutistes indique que cette médaille est une reconnaissance des autorités à l’endroit de tous les hommes qui ont été déployés sur le terrain en Gambie. « J’ai eu à séjourner 7 mois en Gambie. Ce qui m’a valu cette décoration que je porte avec fierté. La mission a été riche en expérience. On s’est engagé dans le cadre de la Cedeao. Les objectifs qui ont été assignés à notre contingent par ces institutions ont été remplis à 100% », se réjouit le commandant Babacar Ndiaye.

Abba Wade, chef de corps du bataillon
«Les unités ont la technicité nécessaire»

D’après le commandant Abba Wade, chef de corps  le bilan des opérations notamment leur intervention en Gambie, confirme que ce bataillon exerce convenablement ses missions. Toutefois, il informe que l’opération en terre gambienne « ne serait réalisable sans un programme d’instruction et d’entraînement établi avec beaucoup de rigueur ». En outre, au-delà des missions, le commandant Wade informe que ses troupes ont acquis « la technicité nécessaire pour faire face au spectre des nouvelles menaces renforçant ainsi la capacité opérationnelle du bataillon », tout en magnifiant l’appui de la hiérarchie dans la montée en puissance du bataillon et dans l’amélioration du cadre de vie de ses hommes.                         

Aliou Ngamby NDIAYE

Grâce au président du collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), des familles démunies vont pouvoir célébrer la Tamxarit de la meilleure des manières à Diacksao. Abou Abel Thiam, un fils du quartier, a offert 700 repas et distribué six bœufs dans le quartier et environs.

Beaucoup de familles démunies vont pouvoir fêter cette année Achoura sans soucis à Diacksao, dans la banlieue dakaroise. C’est un fils du quartier qui est passé par là. En effet, le président du collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abou Abel Thiam, a distribué 700 repas aux populations déshéritées du quartier pour leur permettre de célébrer la Tamxarit dans la dignité. En plus de cela, 6 bœufs ont été offerts aux quartiers environnants. « Nous avons essayé de nous rapprocher davantage des populations pour leur venir en soutien. Nous avons acheté 20 bœufs. Nous avons donné un au guide Serigne Sidi « Alkhourane », une notabilité religieuse du coin en guise de participation à son effort. Nous avons aussi offert des bœufs aux Asc des différents quartiers, notamment Diamaguène, Diacksao 2, Tivaouane, Lansar et Diacksao Walo. Le restant des bœufs, nous les avons immolés ce matin à 04h. Et à 09 heures, nous avons commencé la distribution », a expliqué Abou Abel Thiam, trouvé à la place publique, à l’aise au milieu des siens, dans ce populeux quartier.

Selon lui, il s’agit là d’un geste de solidarité vis-à-vis des populations déshéritées et démunies. « J’ai grandi dans ce quartier de Tivaouane Diacksao dans la commune de Wakhinane. J’y ai passé ma petite enfance et fréquenté l’école. Je suis éduqué dans ce milieu où j’ai joué au football. J’ai été encadré dans l’Asc du quartier, et j’y ai aussi encadré des jeunes. Je viens tous les week-ends ici pour sympathiser avec les gens avec qui j’ai grandi et ceux qui m’ont vu grandir. Ici, je suis vraiment chez moi. Je pense que c’est de mon devoir de manifester ma solidarité en toute occasion aux populations du quartier », a laissé entendre le responsable politique de l’Apr.  M. Thiam n’en est pas à son premier coup d’essai. Lors de la Tabaski, a-t-il fait savoir, il a aussi manifesté sa solidarité aux populations de son quartier par la distribution d’enveloppes d’argent aux familles les plus pauvres pour leur permettre de se procurer un mouton. « Nous faisons aussi des actions envers l’école, les Asc etc. Pour preuve, cette année, nous avons eu à équiper toutes les équipes en maillots. L’année dernière aussi, même si c’est de dimension plus modeste, à la même occasion, nous avions offert quatre bœufs. L’option de venir en aide aux populations est toujours là », a soutenu l’ancien journaliste.

Le problème des inondations résolu à 95% à Diacksao
Pour ce qui est des inondations dans le quartier, Abou Abel Thiam a déclaré qu’elles sont aujourd’hui résolues à 95% grâce au soutien du chef de l’Etat, Macky Sall. « Il y a de cela 6 à 7 ans, en pareille période, vous ne pourriez pas accéder au quartier. Les maisons étaient englouties. Beaucoup de familles ont été chassées de leurs habitations par les eaux. Aujourd’hui, avec les canalisations, les bassins de captage et de rétention des eaux de pluie, et tous les grands travaux entrepris par le président de la République Macky Sall, le problème des inondations appartient au passé même s’il pas y avoir des problèmes par-ci et par-là du fait des remontées de la nappe », s’est félicité M. Thiam. A l’en croire, les coupures d’électricité qui étaient récurrentes dans le quartier sont aussi un vieux souvenir. Toutefois, a-t-il relevé, le chantier est encore énorme parce qu’il s’agit de quartiers déshérités, frappés par le chômage des jeunes, l’insalubrité et l’insécurité. « Nous essayons de lutter contre tout cela par le financement des femmes, l’encadrement des jeunes, des actions de solidarité ponctuelles pour permettent au moins de souffler. A travers ces gestes, nous voulons donner l’exemple à tous les natifs du quartier », a précisé Abou Abel Thiam.

Ndiol Maka SECK

 

Expert en sécurité transfrontalière au Forum européen pour la sécurité urbaine, le belge Yves Vande Vloet, présent au Salon de Paris, a précisé que l’intérêt de Préventica, « un pilier traditionnel de la Sst », est qu’elle est une organisation francophone. A l’heure de la radicalisation, il a invité à associer les questions de Sst et de terrorisme.

« Il est important que l’entreprise soit aussi un bon cadre de la prévention. Mais il faut noter qu’à côté des questions de Sst, il y a la problématique de la sécurité publique qui nous renvoie à la puissance publique. Celle-ci doit assurer un droit à la sécurité des populations qui ont besoin de la police, de la gendarmerie, des armées », explique M. Vloet.

C’est justement ce mandat qu’il a reçu de Préventica, celui de représenter les Etats francophones (France, Belgique, Luxembourg, Sénégal, Côte d’Ivoire…) qui voudraient que cette initiative se développe à « l’échelle de l’ensemble de la dimension francophone ».

Plaçant d’immenses espoirs au Salon de Dakar, Yves Vande Vloet a marqué toute sa « volonté de venir au Sénégal pour monter la même initiative en valorisant le partenariat ». Il est d’avis qu’il y a une « différenciation inhérente aux problèmes économiques, d’exclusion sociale, de problème de financement » à opérer.

Tout en indiquant que la Sst doit être au centre de ce qui se fait dans les différents salons, l’expert en sécurité n’en pense pas moins qu’il faut envisager d’autres questions qui peuvent affecter les citoyens, les entreprises et même les Etats. Il prévient contre le radicalisme dans l’entreprise avec des « personnes identifiées comme potentiellement dangereuses dans l’espace de travail ». Originaire de la Belgique où l’on note le plus grand nombre de jeunes partis combattre dans les troupes de Daech (600 sur une population de 10 millions d’habitants comparativement aux 2000 Français sur 60 millions d’habitants), M. Vloet assure que la « radicalisation ne se fait pas de la même manière en Afrique qu’en Europe. « La manifestation du radicalisme qui se produit en dépit des principes religieux. Les dérives sont mises en évidence et la plupart des auteurs de ce radicalisme ne connaissent rien du coran. Il s’agit fondamentalement d’une perte complète de repères et l’engagement est moindre. Les Etats se doivent d’enrayer ces comportements », invite-t-il.

Pour lui les interactions entre les questions de Sst et de radicalisme religieux font que le « monde de l’entreprise ne peut se dégager de ces sujets ». « Nous travaillons sur le soutien que les services belges peuvent apporter à la France en matière de terrorisme et vice-versa. Le modus operandi du terrorisme a évolué aujourd’hui puisqu’une bouteille de gaz et des clous suffisent à créer d’immenses dégâts. Les deux problématiques sont complémentaires même si la deuxième dimension doit rester régalienne. » Il donne l’exemple du secteur gardiennage qui, avec ses sollicitations nombreuses par rapport aux services de police, absorbe un potentiel humain important avec les contrôles d’accès par exemple.

Pour lui, la volonté de combiner les deux dimensions passera par une « approche intégrée de la sécurité et de la prévention ». La chaîne sécuritaire devant associer « prévention et sanction avec le phénomène de judiciarisation noté dans nos pays ». Autrement dit, un travail d’ « analyse et d’intelligence » doit « légitimer par exemple le port et l’usage de l’arme à feu ». Les compétences et places des élus locaux dans la sécurité devant être définis et mis en exergue.

Dossier réalisé par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Cheville ouvrière de la prévention à la Caisse de sécurité sénégalaise (Css), Mme Marie Diallo se donne corps et âme, depuis deux ans, pour la réussite du premier Forum sénégalais d’octobre prochain. Un salon auquel elle convie le monde du travail dans son ensemble et qui devra accueillir 3000 visiteurs, 80 exposants et une quarantaine de conférences.

« Avec nos partenaires nationaux et internationaux », précise-t-elle. Au four et au moulin pour une participation sénégalaise plus qu’honorable, elle s’est réjouie que la « qualité de la délégation », mais surtout que les autorités aient compris et aidé à une « meilleure prise en charge des questions de santé et sécurité au travail ».

« Le concept de Préventica nous a convaincu par sa pertinence. La durabilité du concept montre qu’il tient la route. Le taux de fréquentation de ces trois jours de salon avec plus de 480 exposants, 200 thématiques développées, dix-mille visiteurs démontre aussi tout l’intérêt et la pertinence », rappelle-t-elle.

Revenant sur la question spécifique des risques, Marie Diallo souligne qu’ils sont « très présents et le seront toujours du fait des innovations technologiques et des évolutions ». Mais justement comme pour souligner qu’il est possible de faire face à ces risques, elle se concentre toujours sur sa mission qui est de « toujours prévenir, de s’adapter ». « Nous avons certes des difficultés dans la prise en charge, reconnait-elle. Nous travaillons à remédier à toutes ces difficultés et c’est là tout l’intérêt de notre partenariat avec Préventica International ».

Sur le Salon de Dakar, Mme Diallo met la « mission de service public » de la Css. Ainsi, cette première édition conjuguera avec une « ouverture gratuite pour tous les visiteurs ». « Nous invitons tous ceux qui sont intéressés à venir en vue de bénéficier de toutes les informations qui seront mises à leur disposition pour une bonne et meilleure compréhension des questions de la Sst. Nous espérons accueillir en première ligne les acteurs du monde du travail. Nous n’invitons pas seulement les structures formelles, mais le monde du travail dans son ensemble. Vous mesurez que ce qui nous échappe dans notre monde du travail, c’est-à-dire les non-déclarés, est plus grand. C’est pourquoi il nous faut pallier tous les dysfonctionnements. Nous nous réjouissons aussi de la participation de nos homologues des pays membres du Réseau de l’Iaprp qui feront le déplacement pour participer aux échanges, discussions et différents travaux du Forum», avance Mme Diallo.

En partant de la réalité du monde du travail sénégalais et des enjeux définis par rapport aux problématiques, Marie Diallo souligne que cinq axes majeurs constitueront le Salon de Dakar : la réglementation, le retour d’expériences, la formation, la sécurité routière et la gestion des sous-traitants. Ces axes ont été mis en avant « suite au retour des partenaires et des problèmes récurrents ». A cet effet, les préparatifs du Salon de Dakar ont nécessité plus de treize réunions thématiques.

Aussi, ce sont entre 2000 et 3000 personnes qui sont attendues au Salon qui devrait accueillir 80 exposants et une quarantaine de conférences. Le souhait de la Css est de pérenniser cette rencontre du monde du travail en la tenant tous les deux ans.

« Nous espérons que ce rendez-vous sera une grande réussite eu égard à tout le travail qui a été déjà abattu et à l’engagement global des acteurs impliqués, mais comme la répétition est pédagogique nous allons continuer à travailler à la mobilisation et surtout persévérer et poursuivre le travail », recommande Mme Diallo. Présidente du Congrès et du Comité de pilotage, Mme Diallo, avant un bilan définitif, tient à remercier tous les acteurs institutionnels, les Forces de défense et de sécurité, les acteurs professionnels, économiques, les sponsors qui se sont tous, de près ou de loin, impliqués pour la réussite de cet « évènement majeur de protection du capital humain ».

 

Le directeur général de la Caisse de sécurité sociale place tout son optimisme en la tenue du premier Congrès-Salon de prévention des risques professionnels. Un Salon qui devrait capitaliser toute l’expérience que la Css a capitalisée dans différents salons, mais aussi aider à contribuer à une augmentation de la « productivité qui va avec la maîtrise des risques professionnels ».

Le Sénégal est fortement représenté à ce Salon. Pouvez-vous revenir sur les raisons qui vous motivent à y prendre part ?
Notre participation à ce Salon est une suite logique de nos différentes participations en France de façon générale, mais également à l’édition annuelle du Maroc tenue l’année dernière. Au-delà de la participation à cette manifestation destinée à la prévention des risques professionnels, il s’agit de consolider les acquis du fait de retours d’expériences capitalisées à travers ces dites participations, mais également de renforcer les capacités des participants sénégalais par une maîtrise des risques professionnels. De façon plus large, la prévention et la gestion des risques globaux qui pèsent sur l’entreprise et, désormais, qui prennent d’autres formes, en l’occurrence les risques sécuritaires et de sûreté.

Cet engouement de la Css, dans le cadre du déroulement de ses différentes missions, est également le cadre de l’expression des différentes actions identifiées dans la politique nationale de santé et sécurité au travail. Et trouve toute sa pertinence dans un contexte beaucoup plus institutionnel à la mise en œuvre de l’axe 2 du Plan Sénégal Emergent (Pse) qui consacre la promotion du capital humain de qualité. Cette dimension est éminemment importante dans la mesure où la réalisation des objectifs du Pse est certes soutenue par l’amélioration des performances économiques mesurées en termes de croissance, mais il convient d’admettre que le parchemin le plus indiqué et qui renvoie à la performance économique des entreprises est celui de l’intensification de la productivité des entreprises qui ne saurait se faire sans la maitrise de tous les risques qui pèsent sur l’entreprise et dans le milieu professionnel.

La prévention et la gestion des risques professionnels constituent un levier important dans la maîtrise des coûts induits ainsi par les risques professionnels que les accidents, maladies professionnelles et tous les désagréments de cette nature qui sapent la productivité du capital humain. C’est dire donc toute l’importance que la Css entretient et a établi avec Préventica International en offrant à notre pays la possibilité d’organiser la première édition de Préventica en Afrique subsaharienne pour créer des boulevards de transfert de technologies, d’expertise, de formation, de méthode, de process et de normes en matière de santé, sécurité au travail.

Vous semblez nourrir des ambitions pour ce premier Salon de Dakar. En quoi peuvent être déclinées ces ambitions ?
Assurément nous avons voulu être très ambitieux, mais c’est la conjugaison des efforts, des énergies et de toutes les saines ambitions en la matière, doublée du soutien des autorités nous rassure quant à nos possibilités, capacités à réussir le rendez-vous de Dakar. D’ores et déjà toutes les parties prenantes intéressées dans le processus travaillent d’arrache-pied et ce en toute cohésion (institutions, ministères, organisations patronales et syndicale) en ayant pris la bonne conscience que dans un monde où le défi sécuritaire adressé constitue l’une des préoccupations majeures et l’un des défis cruciaux.

Nous avons certes beaucoup d’ambitions pour Dakar, toutefois nous nous astreignons au réalisme et à l’humilité quant à l’organisation de cette manifestation puisque nous en sommes à notre première édition même si tous les indicateurs liés à la préparation aussi bien du comité de pilotage, scientifique et stratégique en plus des différentes intentions de participation notées aussi bien en France, au Maroc qu’au Sénégal et dans les autres pays membres de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) laisse présager d’une participation honorable.

Avec 3000 visiteurs attendus, 80 exposants et une quarantaine de conférence, le Salon de Dakar des 3 et 4 octobre prochains qui porte sur la « Maîtrise globale des risques » est parti pour être un grand rendez-vous du monde du travail sénégalais. Bien au-delà même puisque cette première en Afrique subsaharienne, à l’actif de la Css, est conçue comme une véritable « opportunité » pour les acteurs du monde du travail pour débattre des urgences inhérentes à la Santé et sécurité au travail (Sst), mais aussi de voir et d’apprécier les évolutions technologiques et la doctrine qui les rythme.

« Preventica, c’est l’évènement international dédié à toutes les questions de sécurité. Il est orienté sur deux grandes dimensions : la santé de l’homme au travail et la sécurité globale de l’entreprise et de la prévention », a rappelé Eric Dejean-Servières, le président de Preventica International. Il est tout heureux du rendez-vous incontournable pour les acteurs de sécurité qui œuvrent pour la protection contre les risques du travail. Ces risques pouvant être d’ordre industriel, routier, chimique, agricole…

« Nous faisons tourner, depuis vingt ans, le concept partout en France, dans toutes les régions. C’est la première fois que nous sommes à Paris. Les entreprises et les acteurs de la capitale n’ont pas forcément la possibilité de se déplacer dans les autres régions. Nous nous réjouissons, au-delà du symbolisme des 20 ans, du déplacement de la forte délégation sénégalaise. La Css a manifesté sa volonté d’organiser un salon de ce type, mais adapté à la réalité sénégalaise en vue d’être à l’écoute des acteurs du monde du travail sénégalais qui expriment leurs besoins et attentes propres », s’est réjoui Eric Dejean-Servières.

Préventica International viendra enrichir, par son expérience, le Forum de Dakar dont les « questions spécifiques ont été définis et arrêtés par la Css ». Le président de Préventica dit placer d’ « immenses espoirs » en la réussite de cette première édition de la Css à laquelle il s’estime redevable.

Le même son de cloche est audible chez le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro. Il a salué l’occasion, par le salon de Paris, pour les « acteurs sociaux et responsables syndicaux de visiter et de voir les avancées technologiques en matière de santé et sécurité au travail (Sst). »

« Il faut reconnaitre que les travailleurs sont très souvent exposés à différents risques, qu’ils soient chimiques, thermiques, ergonomiques ou environnementales. C’est donc une bonne expérience qui nous a permis d’échanger, d’écouter les différentes expériences et voir ce qui se fait de mieux dans le monde en matière de protection individuelle et collective », a indiqué M. Guiro. Autres avantages de cette participation sénégalaise, les « belles opportunités de collaboration avec les institutions ».

Pour le patron de la Cnts, les attentes sont nombreuses pour le Forum de Dakar. Il s’agira d’emblée pour lui de « relever le défi de l’organisation et de la participation ». Mais surtout de « faire participer le maximum de travailleurs ». « Les travailleurs sont souvent considérés comme les parents pauvres de la prévention. Nous devons saisir donc cette opportunité pour mieux sensibiliser, informer, échanger, communiquer sur les questions de Sst. Il faudra aussi que tous les travailleurs se sentent concernés, aussi bien ceux du public que du privé, mais aussi ceux de l’informel. Nous avons tous intérêt à venir voir, à nous inspirer de cette rencontre de Dakar pour mieux se protéger », a lancé Mody Guiro.

Le Salon-Congrès de Paris est salué également par Mademba Sock, par ailleurs président du conseil d’administration de la Css, pour sa « réussite totale à l’image des autres salons ». Se refusant à une « comparaison » avec d’autres salons, M. Sock estime que celui-ci a « ouvert de grandes perspectives pour Préventica qui a su prendre en charge d’autres préoccupations au-delà de celles habituelles ». Combinant aussi avec la « touche française et une organisation bien structurée ». Pour le Forum de Dakar, le secrétaire général national de l’Unsas liste de « nombreuses attentes même si nous sommes dans un contexte de changement de titulaires dans certains ministères clés ». Il invite à s’inscrire dans la « continuité des institutions pour que Dakar laisse une empreinte indélébile et puisse ouvrir également sur de fortes perspectives à quelques encablures du salon de Strasbourg qui se tient en novembre ». La réussite de Dakar passera pour lui par une mobilisation des différentes structures syndicales et patronales, mais surtout par une appropriation de l’évènement par les acteurs du monde du travail. « Deux jours de forum, c’est peu, mais nous pouvons faire beaucoup de choses. L’essentiel étant que l’image du Sénégal puisse continuer à resplendir », souhaite-t-il.

Très marqué par la « bonne organisation et le respect des horaires » du Salon de la Porte de Versailles, Ibrahima Mbaye, directeur des ressources humaines à l’Institut de prévoyance des retraités du Sénégal (Ipres) n’en nourrit pas moins d’immenses attentes au Forum sénégalais. Egalement président de l’Association sénégalaise des Drh du Sénégal (Asdrhs), M. Mbaye pose un débat de fond sur la « maîtrise du concept Sst ». « Il est rare de voir dans nos entreprises des comités d’hygiène et de santé, surtout dans les petites et moyennes entreprises ou industries. Pour l’informel, n’en parlons pas. C’est pourquoi le Salon de la Css est le bienvenu en ce sens qu’il nous permettra de faire une bonne vulgarisation de la question », espère-t-il. Tout comme il pense que les responsables des ressources humaines ont un grand rôle à jouer sur ces questions transversales du monde du travail. Même si les attentes sont grandes, Ibrahima Mbaye est optimiste sur la « réussite » de Dakar.

Dossier réalisé par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

480 exposants, 200 thématiques développées, dix-mille visiteurs en trois jours. La 20ème édition du Salon Préventica, tenue à Paris en juin dernier, a tenu toutes ses promesses. Mettant en avant les questions de la sécurité et la santé au travail (Sst). Elle aura été une belle plateforme et un rendez-vous pour les acteurs du monde du travail qui y ont pris part. Préfigurant aussi une belle première édition, les 3 et 4 octobre prochains au Sénégal du Forum à l’initiative de la Caisse de sécurité sociale (Css). La Forum de Dakar, calqué sur les réalités sénégalaises, devrait se pérenniser et accueillir quelques 3000 visiteurs et 80 exposants, 40 conférences . Le Salon de Dakar, le premier en Afrique subsaharienne, portera sur la « Maitrise globale des risques ».

Centralité des questions de santé et de sécurité

La visite guidée en ce premier jour du Congrès-Salon laisse voir que la santé et la sécurité au travail sont au cœur de ce 20ème Salon de Préventica. La centralité de ces deux questions permettant de mettre l’accent sur la qualité de vie au travail sur un flanc du salon où les exposants rivalisent d’ardeur pour se montrer à la hauteur et montrer tous les efforts entrepris pour la prise réelle et effective de ces urgences. Aussi, les risques psycho-sociaux, le stress ou le suicide, évoqués dans ce pôle, ramènent sur le devant la complexité des questions du monde du travail. Une complexité qui révèle l’ « aide nécessaire aux entreprises pour évaluer ces risques ». Une autre volonté d’aider les petites et grandes entreprises à évaluer les risques professionnels dans leur généralité.

Dans une autre aile du vaste pavillon de la Porte de Versailles, la question du régime social des indépendants (Rsi), assimilable à notre secteur informel qui emploie prèdes de 80 % de nos actifs, est abordé. Mais surtout la « façon d’aborder et de traiter de la question de la prévention chez le Rsi dont les bénéficiaires sont des indépendants », selon le Dr Pascal Perrolt, directeur des risques. « La prévention mise en place est une offre sur mesure tant pour les actifs que pour les retraités. Il existe aussi une prévention sur la désinsertion professionnelle. Il nous faut bâtir des offres plus innovantes en vue d’obtenir des réponses globales », ajoute-t-il.

Un autre exposant a mis en avant deux axes importants : la réforme importante du suivi médical des salariés et le lancement du plan régional de santé au travail. Pour ce dernier, les « actions-phares doivent être entreprises en direction des petites et moyennes entreprises ». « Il s’agit d’être au plus près des préventeurs et des salariés. La méthode devant reposer sur un consensus par rapport à la détermination des priorités et un diagnostic posé et décliné. Nous enregistrons chaque année 120 accidents mortels dans les risques industriels », explique-t-il.

Revenant sur les risques professionnels, Eric Dejean-Servières, le commissaire général de Préventica International, mettra l’accent sur les risques civils et les risques psycho-sociaux. Les risques civils englobant les produits dangereux, cancérigènes et mêmes les nano-technologies et les risques psycho-sociaux les pertes d’emplois, les suicides, la sécurité routière. La première cause de mortalité en France dans les risques professionnels étant la voiture conçue comme outil de travail, fera-t-il remarquer.

Aussi, M. Dejean-Servières a pointé du doigt également un autre risque constitué des troubles musculo-squelettiques (Tms) qui sont des «gestes répétitifs qui entraînent une hyper sollicitation du muscle ».

En d’autres termes, il s’agit d’une « hyper utilisation des articulations dans des gestes et mouvements de corps ». Ces Tms, surtout fréquents dans l’industrie agro-alimentaire, du fait des mêmes gestes effectués toute la journée et touchent aussi les caissières de supermarché. La « très grande problématique » des Tms a motivé la montée de stands sur la question, mais surtout l’imagination de « schémas qui s’adaptent à la chaîne du travail comme, par exemple, un fauteuil qui se lève de lui-même quand le travail l’exige », a expliqué le patron de Préventica.

La 20ème édition de Préventica a surtout voulu, avec ses 500 exposants venus de toute l’Europe, du Maroc et du Sénégal, « développer des tendances qui constituent des réponses aux problématiques de santé, partager des innovations pour améliorer les conditions de travail et éviter les Tms par exemple, et, en définitive apporter des solutions aux risques ». Ces solutions ne pouvant être effectives souvent que par des équipements de protection appropriés dans le contexte d’environnements dangereux : casques, gants… Des équipements qui ont nécessité la montée de stands dédiés.

Des cabinets conseils ont aussi tenu à rehausser de leur présence le Salon dans la perspective d’ « accompagner les équipes dans la mise en œuvre de la prévention ».
Le véhicule de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (Bspp) voué à l’ « éducation et la sécurité routière » méritait aussi le déplacement. La mise en place du véhicule s’expliquant par le nombre « élevé d’accidents ». La particularité du véhicule est qu’il est « centré autour d’un simulateur de conduite avec une cabine transformé et aménagé comme une ambulance ».

Les explications de tous ces exposants se sont faites sous écoute attentive et intéressée des responsables du Salon, mais surtout de l’importante délégation sénégalaise amenée par le directeur général de la Caisse de sécurité sociale (Css), Assane Soumaré, mais aussi de sommités du monde du travail sénégalais comme Mody Guiro et Mademba Sock, respectivement secrétaires généraux de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) et de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas). Venu avec des acteurs du monde du travail (employeurs et travailleurs), des représentants des ministères du Travail, de la Santé, de l’Industrie, des Mines, de l’Intérieur, des spécialistes de ce monde, le directeur de la Css a voulu placer ce Salon au centre de son intérêt en attendant celui de Dakar pour ce mois d’octobre.

Ainsi, avec une volonté de relever le défi le mois prochain, le Dg et sa forte délégation se sont imprégnés du Salon Préventica qui se tenait pour la première, à l’occasion de ses vingt ans, en terre parisienne. Avec plus de 2 000 conférences en trois jours, le développement de nombre de thématiques sur les questions centrales qui se posent au monde du travail, le Congrès-Salon Préventica a, par ses exposants, partenaires, experts-conférenciers, délégations étrangères, visiteurs, relevé les nombreux défis et apporté des solutions ou des esquisses de solutions à certaines problématiques. Que ce soient la santé et la sécurité au travail, la sécurité routière, le bien-être au travail ou encore de meilleures conditions pour de meilleures performances, le Salon Preventica aura répondu à toutes les attentes des acteurs, exposants comme visiteurs.

Présent au Salon, la directrice du travail du Maroc, Salma Admi, a salué son esprit mais surtout le partenariat entre son pays et Préventica. Rappelant l’édition de Casablanca d’avril 2016, marquée par la première rencontre de directeurs de travail de pays francophones, elle s’est réjouie de la présente focalisation sur la prévention des risques professionnels dans le secteur des Btp, une priorité de son gouvernement. Même son de cloche chez Aristides Tino Adediran, vice-président au Conseil national du patronat (Cnp) sénégalais qui a entrevu, au-delà de la sensibilisation du public sur les normes de sécurité et de sûreté, une « meilleure prise en compte des actes terroristes : cybercriminalité, risques dans le domaine professionnel avec cette tendance en Afrique à ne pas prévenir et à verser dans des négligences ».

« Ce genre de salon est en soi une prévention puisque nous savons tous qu’un accident est vite arrivé. Les entreprises ou leurs représentants qui participent au salon n’ont d’autre alternative que d’investir dans le domaine de la prévision et de la prévention d’autant plus qu’il y a de nombreux risques pris inutilement qu’on aurait pu éviter. C’est dans la même logique que nous pouvons regretter que des ouvriers soient dans des chantiers sans casque par exemple ou encore que des pêcheurs se noient sans gilet de sauvetage. Il nous faut comprendre, à l’heure du Sénégal émergent, que la vie est sacrée », a fait comprendre M. Adediran.

Le directeur de la protection civile (Dpc), Abdoulaye Noba, a expliqué sa présence au salon par les missions transversales de son organisation, notamment la prévention et la protection des personnes et des biens et de l’environnement. La prévention dans le milieu professionnel, fait remarquer M. Noba, est un segment des activités de la Dpc. « Dans la pratique, nous coordonnons l’activité de certaines institutions avec par exemple la commission interministérielle qui se penche sur les entreprises et industries qui sont assujetties à des règles et à l’élaboration de normes. C’est donc tout pertinent que nous trouvions ici des sujets et rencontrions des personnes qui s’activent dans notre domaine d’activité, notamment sur la question des incendies qui est d’actualité », a souligné le Dpc. La Dpc veut aujourd’hui « mener l’exercice pour l’analyse du phénomène des incendies », a assuré son responsable qui salue le partenariat noué durant ce salon.

Dossier réalisé par Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, à lire ici

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