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Société & Faits divers (2228)

Suite à la série de publication de vidéos ou fichiers audio proférant des insultes et autres paroles déplacées, le procureur de la République a publié un communiqué de mise en demeure. Le chef du parquet a rappelé la responsabilité de tous les auteurs de tels manquements, ainsi qu’aux administrateurs de sites, aux modérateurs et de façon générale à tous responsables du secteur concerné.

Dans son communiqué de presse, le procureur a d’emblée fait remarquer qu’il y a « depuis quelque temps un comportement répréhensible et de plus en plus récurrent de personnes mal intentionnées qui utilisent les réseaux sociaux et autres sites internet pour diffuser des images ou propos obscènes, injurieux et même à caractère ethnique ». Sans ambages, le parquet a noté que « de tels faits sont contraires à nos valeurs de paix, de fraternité et d’entente cordiale ». En d’autres termes, le document indique que ces comportements « portent atteinte à l’honorabilité des personnes ainsi qu’à l’ordre public ». Ils sont par ricochet « punis par les dispositions du Code pénal, notamment celles relatives à la cybercriminalité qui prévoient l’application de peines pouvant atteindre dix années d’emprisonnement ».

En conséquence, le procureur de la République a déclaré que « une mise en demeure est adressée, à travers le présent communiqué, à tous les auteurs de tels manquements, ainsi qu’aux administrateurs de sites, aux modérateurs et de façon générale à tous responsables du secteur concerné, aux fins de mettre un termes à ces agissements répréhensibles sous peine de poursuites judiciaires ». Pour rappel, au moins trois documents sonores et audio ont été publié récemment à travers les réseaux sociaux. Aux dernières nouvelles, l’une des auteurs, la chanteuse Amy Collé Dieng, a été interpelée pour avoir produit un fichier audio où elle tient des propos malveillants en direction du chef de l’Etat.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La responsable de l’Observatoire nationale des lieux de privation de liberté, Josette Marceline Ndiaye Lopez, va séjourner à Mbour du 7 au 12 août dans le cadre de sa mission de prévention de la torture, des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, annonce un communiqué reçu à l’Aps. Accompagnée par des délégués, Mme Lopez va expliquer aux autorités administratives et judiciaires de Mbour les missions et le fonctionnement de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (Onlpl). Les responsables de l’Onlpl visiteront la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour, la brigade de gendarmerie et le commissariat de police de la ville, selon le communiqué. Un atelier de formation des agents d’exécution des lois sera organisé dans cette ville lors du séjour des membres de l’Onlpl sur la mission de « prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Les participants à cet atelier vont réfléchir à « la responsabilité administrative et disciplinaire des agents d’exécution des lois » et aux « conséquences psychologiques de la torture sur les victimes ».

APS

La résidence Khadim Rassoul de Darou Manane abrite depuis mercredi un séminaire de formation à l’intention de maîtres coraniques en provenance des 13 régions du pays. Il est assuré par Majid Sakilo de la République islamique d’Iran sollicité par la Fédération nationale des maîtres coraniques du Sénégal (Fnmcs).

Organisé pour la deuxième fois, le séminaire se tient du 02 au 04 août à Touba, en collaboration avec le Dr Hasan Ismaty du centre culturel de l’ambassade de la république islamique d’Iran. Le thème séminaire porte sur « la méthodologie des articulations et de la mélodie coranique ». Ce sont le Dr Hassan Ismaty, responsable du centre culturel iranien, et Dr Majid Sakilo qui conduisent le projet de formation. A son ouverture, Serigne Khaly Diakhaté, maître coranique, président de la Rabita qui regroupe les maîtres coraniques de Touba, 3ème vice-président national et président régional de la Fédération nationale des enseignants coraniques du Sénégal, a souhaité la bienvenue aux hôtes et aux différents participants. Ce séminaire, a fait savoir Serigne Khaly Diakhaté, est à sa deuxième édition et « s’inscrit dans le cadre des rapports de coopération entre notre fédération et des pays frères musulmans comme la République islamique sœur d’Iran, avec qui nous avons longuement cheminé dans le cadre des formations scientifiques ». La fédération national vise, à travers ce séminaire, à approfondir les connaissances des maîtres coraniques, les conformer aux outils pédagogiques de notre époque que sont les Tic (Technologies de l’information et de la communication). Connaître le Tajwid iranien, de l’avis de Serigne Khaly Diakhaté, « est une acquisition importante dans l’étude des sciences religieuses et leur vulgarisation dans nos écoles respectives ».

Les «daaras», à travers les maîtres coraniques formés, vont tirer bénéfice en maîtrisant davantage des connaissances acquises à partir de spécialistes dans des domaines ciblés. « Ces formations nous permettent de consolider les connaissances théoriques acquises par des expériences pratiques conventionnées, à travers un programme condensé du formateur, qui fera un suivi avec les étudiants à travers internet », a-t-il ajouté.

Une coopération pédagogique riche en opportunités
Empêché, le président Moustapha Lô a été représenté par Mouhamadou Lamine Fall, le deuxième vice-président de la fédération nationale qui a magnifié la coopération entre la fédération et les pays islamiques. « Aujourd’hui, à l’exception du représentant de la région de Matam, toutes les autres régions du Sénégal sont présentes dans la salle et les participants sont au nombre de 30 maîtres coraniques. Cette coopération a ouvert plusieurs opportunités à nos étudiants à travers des bourses de formation de 3 à 18 mois en Iran », a indiqué Mouhamadou Lamine Fall. Il a révélé que le centre de formation des oulémas de la Mauritanie accueille actuellement 15 à 30 étudiants depuis 4 ans, de même que d’autres universités comme Abdallah Ibn Yacine, en Egypte, en Malaisie et en Turquie. « La barrière linguistique ne constitue pas un facteur bloquant car un langage universel nous unis et c’est le saint Coran; ainsi on se comprend sans difficulté », précisé le vice-président de la fédération nationale. Il faut se cultiver en arabe moderne et le persan, entre autres. Certains de nos étudiants, après 4 ans en Turquie, maîtrisent la langue du pays. Revenant sur la fédération, Serigne Khaly Diakhaté a précisé que l’objectif de cette organisation est uniquement axé sur la formation, l’acquisition de connaissances scientifiques et la maîtrise du Coran. Au-delà des barrières linguistiques, il y a celles religieuses, confessionnelles, entre autres, qui nous réunissent plus qu’elles ne nous opposent. (Mouride, Tidiane, Khadre, Shadilya, shiite se comprennent car nous sommes des amis et avons en commun le Coran qui est notre lien indéfectible. Cette diversité fait notre force et étonne. A l’étranger, il est fréquent qu’on nous demande souvent comment on peut être ensemble et vivre en paix en ayant des convictions différentes. Cela traduit aussi la force de notre culture et des liens qui existent entres les populations du Sénégal», a-t-il dit.

Mamadou DIEYE

Abidjan - Une vingtaine de Sénégalais sont emprisonnés en Côte d’Ivoire, a indiqué à l’Aps l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, Abdou Lahad Sourang. «L’année dernière au mois d’août, une association avait organisé un «Ndogou» pendant le Ramadan. Je suis allé prier avec nos détenus. A l’époque, il n’y avait que 17 détenus à la Maison d’arrêt et de correction de Yopougon. Aujourd’hui, au moins une vingtaine de Sénégalais sont dans les prisons ivoiriennes», a-t-il dit. Le diplomate a indiqué que «les Sénégalais emprisonnés sont accusés d’escroquerie, avec des peines assez légères, mais jamais dans le grand banditisme». «Les Sénégalais ne sont pas dans le grand banditisme, mais comme ce sont des hommes d’affaires ou ils sont dans l’artisanat, cela se passe un peu partout, ils peuvent acheter un bijou de bonne foi alors que le vendeur est un receleur. Ce sont ces petits problèmes qu’ils rencontrent», a fait savoir Abdou Lahad Sourang. En dehors de cela, a souligné l’ambassadeur Sourang, «il n’y a aucun problème dans la mesure où la carte de séjour qui leur permet de circuler est la carte consulaire».

De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène

Plus de 50% des contentieux judiciaires dans la région de Ziguinchor sont liés à des conflits fonciers « très importants dans cette partie sud du pays », a relevé Alioune Abdoulaye Sylla, procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Ziguinchor.

« Un peu plus de 50% des contentieux judiciaires au Tribunal de grande instance de Ziguinchor sont liés à des conflits fonciers. Les problèmes fonciers occupent une place importante dans les contentieux juridictionnels et dans les cas envoyés à la Maison de justice pour médiation », a notamment expliqué M. Sylla. Le procureur de la République prenait part à une rencontre de partage et de sensibilisation des élus locaux et des leaders d’opinion sur « L’accès au foncier dans la région naturelle de la Casamance ».

A l’initiative de la Maison de justice de Ziguinchor, en partenariat avec la coopération française, cet atelier présidé par le préfet Ibra Fall a réuni des magistrats, le directeur régional des impôts et domaines. Des élus locaux, des délégués de quartier, des présidents de commissions domaniales dans les collectivités locales, entres autres acteurs, ont assisté à la réunion en vue de pouvoir « cerner les enjeux et de trouver des solutions à la problématique liée au foncier ». « Souvent les conflits fonciers opposent des membres d’une même famille ou des voisins de longue date. La règle de droit a un tranchant très vif pour être appliquée à des personnes de même famille ou habitant le même quartier depuis des années », a ajouté le procureur de la République.

Il a avoué avoir fait souvent recours aux rôles d’intermédiation de la Maison de justice pour des règlements à l’amiable en privilégiant le dialogue « pour éviter des déchirures dans les familles et entre voisins ».

M. Sylla a expliqué que les conflits fonciers sont plus répandus dans la commune de Ziguinchor et à Cap Skrring où les personnes ne connaissent pas la loi sur le domaine national. « Il s’y ajoute que certaines croyances locales sont très ancrées chez certaines communautés qui ont une certaine conception de la propriété foncière qui ne cadre pas avec celle du législateur », a-t-il dit. « En moyenne, nous enregistrons tous les mois pas moins de six cas de conflits liés au foncier. Si vous prenez cela à l’échelle annuelle nous comptabilisons tellement de conflits durant les 12 mois. Ces conflits opposent souvent des familles entières ou des communautés qui se disputent des terres parce que tout simplement la loi sur le domaine national n’est pas comprise par la majorité des Sénégalais », a ajouté Mamadou Lamine Sagna, coordonnateur de la Maison de justice de Ziguinchor. « Nous recevons souvent des cas de plaignants qui disent qu’ils ont hérité d’une telle parcelle de leurs aïeux alors qu’ils ne disposent d’aucun titre juridiquement valable. Nous sommes obligés de trouver des solutions palliatives pour régler certains cas avant que cela ne débouche sur des conséquences sociales parfois dramatiques avec des menaces de mort et d’autres menaces de tous genres qui perturbent parfois la quiétude sociale », a fait remarquer M. Sagna.

APS

En conférence de presse conjointe, le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) et la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes ont fait l’état des lieux du phénomène au plan national et régional. Au Sénégal, les femmes et les enfants continuent d’être les plus grandes victimes.

Malgré les efforts consentis par l’Etat, la traite des personnes reste toujours une réalité au Sénégal. Selon la représentante régionale adjointe du Bureau pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Onudc, Chantal Lacroix, elle existe dans notre pays sous plusieurs formes. Toutefois les plus répandues sont l’exploitation par la mendicité, la prostitution forcée et le travail domestique, notamment des Sénégalaises, vers les pays du Maghreb. Et pour le président de la Cellule nationale de lutte contre la traite, ce phénomène touche les couches les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants. « Elle est un fléau mondial dont la déclinaison la plus visible au Sénégal est la mendicité des enfants. Mais on ne doit pas occulter les autres formes de traite comme le travail dans l’orpaillage traditionnel, l’exploitation sexuelle ou encore la servitude domestique », a insisté Mody Ndiaye.

Cependant, a-t-il précisé, le pays s’est engagé de façon résolue à apporter des réponses efficaces aux périls de la criminalité organisée. Un certain nombre d’actions ont été menées à cet effet comme le démantèlement de plusieurs réseaux qui se livraient à des trafics d’êtres humains, le renforcement des capacités des acteurs qui interviennent dans la lutte, le renforcement de la coopération sous-régionale, l’opération de retrait des enfants dans la rue, etc. « Le faible nombre des infractions de traite d’êtres humains constaté par les services de police et de gendarmerie révèle que les victimes potentielles ne s’auto-identifient pas en tant que telle, et dénonce rarement les faits. Les obstacles pour relever le défi de cette forme d’esclavage moderne sont l’identification de victimes, le défaut d’informations, une muette application de la loi contre les auteurs de traite des personnes et pratiques assimilées », a-t-il déploré. Selon M. Ndiaye, il ne s’agit pas seulement de réprimer, mais d’informer, de sensibiliser, de protéger les victimes. C’est pourquoi il a invité tout le monde à une implication plus forte à côté de l’Etat.

Au plan mondial, a relevé Mme Chantal Lacroix, la plupart des victimes de la traite des personnes sont des femmes et la forme d’exploitation la plus répandue est l’exploitation sexuelle. « La traite des personnes est la troisième activité illégale la plus profitable après les trafics de drogues et d’armes. Les victimes ne sont pas libres de tous mouvements. Elles sont sous le contrôle des trafiquants », a fait savoir la représentante régionale adjointe de l’Onudc. Selon ses chiffres, c’est plus de 2,5 millions de personnes par an qui sont victimes de traite sous toutes ses formes : prostitution, esclavage, travail forcé, prélèvement d’organes, etc. Les enfants représentent 71% des personnes victimes dans le monde. Et sur ce chiffre, les filles représentent les deux tiers.

En se basant toujours sur les données de Mme Lacroix, les victimes en Afrique de l’Ouest sont exploitées à l’intérieur de l’espace Cedeao. C’est seulement 13% qui le sont hors de leur région. Des filles originaires du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger sont victimes d’exploitation domestique et sexuelle dans des pays comme le Gabon, la Guinée équatoriale mais aussi dans le Maghreb.

Ndiol Maka SECK

La grande conférence sur le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam tenue hier à Dakar, au Grand Théâtre, a été un moment intense de partage entre les membres et les partenaires de la communauté sénégalaise du pèlerinage.

Après Thiès, Mbour, Kaolack, Louga et Saint-Louis, la ville de Dakar a abrité, hier, au Grand Théâtre, la grande conférence sur le pèlerinage aux lieux saints de l’islam. Une activité qui rentre dans le cadre de la nouvelle politique de décentralisation de l’information de la Délégation générale du pèlerinage. Il s’est agit au cours de la conférence comme l’a souligné le délégué général au pèlerinage, le Pr Abdoul Aziz Kébé, de construire la communauté du Pèlerinage comme intitulé dans le thème de la conférence qui a porté sur : « Construire ensemble la communauté du pèlerinage. Leçons d’histoire. Viatique pour 2017 ».

Innovations apportées
Le délégué général au pèlerinage s’est dit fier de voir le sérieux avec lequel le Royaume d’Arabie Saoudite œuvre pour améliorer les conditions de séjour des pèlerins. Il a, au nom des autorités de l’Etat du Sénégal, remercié le peuple saoudiens et le Roi Salman Ben Abdoul Aziz. Les mêmes remerciements ont été aussi adressés aux partenaires, de la Banque islamique du Sénégal (Bis), de la direction de la santé et du ministère du tourisme, pour ne citer que ceux-là, pour les facilités offertes compte tenu du « Hadj » qui est multidimensionnel et multisectoriel. Le Pr Abdoul Aziz Kébé a souligné, dans le cadre de la réforme en 2016, des innovations qui ont été apportées, notamment ce changement de paradigme et le changement dans la représentativité. Et ce dernier de préciser que le « Hadj » est un déterminant de la foi du musulman, un événement de dimension universelle et un rituel religieux. C’est pourquoi, il a souligné qu’il convient de donner beaucoup de sérieux au « Hadj » qui possède une fonction intégratrice du fait qu’il montre que la condition humaine est une.

Citant le roi Mansa Moussa dans l’empire du Mali qui en 1324 a effectué le pèlerinage à la Mecque ou encore en 1351 le Roi Mansa Souleymane au 14ème siècle qui acheta plusieurs livres pour faire des bibliothèques publiques, le Pr Abdoul Aziz Kébé a montré l’antériorité de la civilisation islamique en Afrique sur l’arrivée de l’Europe coloniale. Au Sénégal, il a loué l’islam confrérique avec plusieurs figurent comme Oumarou Foutiyou Tall en Afrique de l’Ouest, El Hadj Malick Sy, Cheikh Ibrahima Niass et autres qui, à travers le « Hadj », ont joué leur partition dans l’islamisation des populations. Il aussi indiqué que  le « Hadj » est un patrimoine, un héritage et nullement une simple opération touristique, d’autant que c’est le cinquième pilier de l’islam dont la Délégation générale a pour mission de préparer, coordonner, superviser et contrôler l’organisation ».

Les quotas, une concession de service public
Avec la réforme, sur les 145 structures qui avaient l’agrément dans l’organisation du « Hadj » sous la supervision de la Délégation générale, se sont greffées 140 nouvelles structures qui portent au chiffre de 285 le nombre d’organisations agréées à convoyer des pèlerins aux lieux saints de l’islam. Pour le délégué général, le quota de pèlerins sénégalais n’a pas changé car il est toujours fixé à 10.500 pèlerins. L’Etat du Sénégal qui a le devoir d’organiser le pèlerinage, a fait une concession de service public. Ce qui l’oblige à faire des observations et un contrôle sur le travail fait par les voyagistes. Si la délégation générale est appelée à gérer un quota de 1.000 pèlerins, les 9.500 autres pèlerins sont partagés aujourd’hui entre les 285 voyagistes agréés. Lors de la conférence, les lauréats sénégalais du concours mondial de récital du Coran, notamment Mamadou. M. Diallo et Mame Diarra Ngom, ont reçu respectivement des cadeaux de reconnaissance de la part du Délégué général. L’ambassadeur du Royaume de l’Arabie Saoudite a offert une bourse d’études universitaires à Mamadou. M. Diallo et une enveloppe de 5 millions de FCfa. Mlle Mame Diarra Ngom, quant à elle, a reçu de Son Excellence une enveloppe de 3 millions de FCfa.

Cheikh Ahmed Tidiane Samb, au nom des voyagistes, tout comme Mamadou Dème, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal, le directeur général de la Banque islamique, ont tour à tour salué la tenue de la conférence qui participe au partage d’informations sur le pèlerinage. Ils ont promis un accompagnement pour faire de l’édition 2017 de l’organisation du « Hadj » une parfaite réussite.

L’obstacle de la taxe de 339.000 FCfa
La question de la nouvelle taxe fixée par les autorités saoudiennes pour une certaine frange de pèlerins qui ont effectué le pèlerinage dans les cinq dernières années s’est invitée dans les discussions. Il s’agit d’une taxe de 2.000 Rials qui équivaut à 339.000 FCfa. Une manière de décourager ceux qui se paient le voyage régulièrement et offrir l’opportunité du pèlerinage à d’autres qui n’ont jamais accompli ce cinquième pilier de l’islam. Le délégué général au pèlerinage, le Pr Abdoul Aziz Kébé, a précisé que cette taxe est universelle. Il a révélé que c’est le Roi d’Arabie Saoudite qui a payé la taxe pour les pèlerins saoudiens afin de leur faciliter la tâche. Abdoul Aziz Kébé a demandé aux voyagistes de ne pas faire de la surenchère sur le prix de cette taxe fixée à 339.000 FCfa pour les pèlerins sénégalais. Palla Mbengue, au nom des voyagistes, dit s’en remettre au chef de l’Etat pour lui demander de faire une nouvelle fois un effort pour régler la note qui risque d’être très salée pour les pèlerins. Une lettre dans ce sens sera prochainement adressée au chef de l’Etat Macky Sall, signale-t-il.

Babacar Bachir SANE

Du matériel roulant, composé de 13 pick-up et 12 motos, a été remis, hier, aux agents en charge de la gestion des frontières. C’est dans le cadre de la coopération Sénégal-Union européenne. La cérémonie a eu lieu à l’Ecole nationale de police.  

Treize (13) véhicules de type pick-up et 12 motos ont été remis hier aux services responsables de la gestion des frontières afin de les appuyer dans l’exercice de leurs fonctions. Ce don en équipements mobiles entre dans le cadre du Projet d’appui à la gestion des frontières financé par l’Union européenne (Ue) à hauteur de près de 2 milliards de FCfa, souligne un communiqué de la délégation de l’Ue au Sénégal. L’initiative vise à améliorer les capacités des services de l’Etat en charge de la gestion des frontières, notamment la Police, la Gendarmerie, les Douanes et les Services phytosanitaires, vétérinaires et environnementaux, dans leur lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, le terrorisme et les bandes criminelles. Elle va aussi faciliter les passages licites des personnes et des marchandises, conformément au principe de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao. La cérémonie, précise le texte, a eu lieu à l’Ecole nationale de police, en présence du directeur général de la Police nationale, l’Inspecteur général Oumar Mal, du directeur général des Douanes, Papa Ousmane Guèye, du commandant de la Gendarmerie territoriale, le général Mamadou Diouf, de l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, Joaquín González-Ducay, etc.

Outre ce lot de véhicules, informe le communiqué, six vedettes fluviales seront également livrées très prochainement ainsi que d’autres matériels bureautiques et techniques, notamment 30 jumelles de vision nocturne et 30 boîtiers de contrôle de documents. « Le concept de frontières est vaste et complexe, mais dans sa forme la plus simple, il se réfère à la délimitation d’un territoire gouverné par une autorité. À ce titre, elles sont pour un pays, l’expression la plus aboutie de la souveraineté étatique. Il convient dès lors de pouvoir les contrôler le plus efficacement possible en fonction des contraintes notamment en termes de moyens humains et matériels afin de savoir qui et quoi y entre et en sort »,  a soutenu l’ambassadeur Joaquín González-Ducay.

Le projet d’appui à la gestion des frontières a permis la construction de huit postes-frontières dont quatre ont déjà été inaugurés à Diama, Dagana, Kidira et Bakel. Les postes-frontières de Podor, de Barkévy, de Dembankané et de Gourel Oumar Ly seront inaugurés en octobre prochain. Quant au poste de Rosso, il a fait l’objet d’une rénovation. Selon le document, au-delà des équipements et des infrastructures, des manuels méthodologiques et des procédures d’opérations standards ont été développés pour renforcer le contrôle aux frontières, la collecte, l’analyse et le partage d’informations, ainsi que la surveillance des frontières. Et plus de 200 agents des services de Sécurité intérieure ont été formés sur la base de ces nouvelles méthodes et procédures de travail.

Ndiol Maka SECK

Une fille mineure en classe de cinquième a tenté de se suicider, en absorbant de l’eau de Javel le lundi 31 juillet 2017, au quartier « Diallou Rail », dans la commune de Linguère. Tout est partie d’une histoire d’amour.

Selon la version des témoins, la fille aurait passé une nuit avec son copain dans le même quartier à l’insu de son tuteur. Après une longue absence des lieux, ses oncles ont cherché toute la nuit durant leur nièce, M. Fall, une orpheline totale. Malheureusement tous leurs efforts sont restés vains. Le lendemain, une fois à la maison, ses oncles l’ont fessé sans pitié. Après cette bastonnade, au bout de ses nerfs, elle a voulu mettre un terme à sa vie, en se saoulant avec de l’eau de Javel. Pour sauver sa vie, les proches parents aidés par voisins l’ont évacué à l’hôpital Maguette Lô de Linguère. Plus de peur que de mal heureusement, elle a repris conscience. Selon les blouses blanches, « sa vie ne serait pas en danger ».

Masse NDIAYE

Le ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine, a magnifié, hier, à la Base militaire de Thiès, le rôle important que joue l’école de l’armée de l’air dans la montée en puissance de l’armée sénégalaise en général.

Le ministre procédait à la remise d’épaulettes aux récipiendaires au nombre de treize (13) de la cinquième promotion de l’école de l’Armée de l’Air. Une école qui, selon le Dr Augustin Tine, « a atteint la dimension que le chef de l’Etat, le président Macky Sall, veut qu’elle soit, d’être meilleure en Afrique de l’Ouest ». Il a salué l’engament des encadreurs et formateurs à travers le directeur de l’école, le Cl Pape Soulèye Sarr mais surtout, dira Dr Augustin Tine, « l’ensemble du commandement de l’état-major des armées sénégalaises ».

L’école de l’armée de l’air a été créée en 1984 dans le but de la résorption du déficit induit par l’acquisition de nouveaux appareils vers les années 1970-1980. Mais ses activités ont démarré en 1981 par la formation au pilotage d’avions en partenariat avec Air international formation (Aif). Ainsi des pilotes d’avions de transport et de chasse ont été formés à partir de cette date ainsi que des commandants de bord entre 1984 et 1989. L’instruction en vol ayant été arrêtée par la suite, une vocation de formation et de perfectionnement du personnel au sol était assignée à l’école dont les activités finiront par être totalement abandonnées à partir de l’année 2000. Avec la redynamisation de la Base aérienne de Thiès où a été déployé l’escadron hélicoptère au 7ème Groupement opérationnel de l’armée de l’air (Goaa), l’école a repris l’activité d’instruction en vol qui vient ainsi de boucler deux (2) années de formation de la cinquième (5e) promotion de Brevet élémentaire de sous-officiers. Ils sont répartis en trois spécialités (vecteurs, structure et fusiliers commandos de l’air).

Pour le colonel Pape Saliou Sarr, directeur de l’école, « il est impératif de maîtriser et de satisfaire les besoins en ressources humaines qui passent nécessairement par la mise en place d’outil de formation propre à ses réalités et capable de s’adapter à tout moment à ses moyens de travail ».
Déjà, ces 13 nouveaux sous-officiers de la 5e promotion ainsi que la dizaine de pilotes brevetés depuis la redynamisation de l’école qui ont d’ailleurs à l’occasion leurs insignes, devraient constituer de dignes successeurs de leurs illustres devanciers atteints par l’âge de la retraite. Ils en ont pris l’engagement par la voix de leur porte-parole, le sergent Alioune Badara Diamé, major de la promotion qui a promis de travailler à consolider les acquis. Le ministre des Forces armées a aussi inauguré le nouveau bâtiment affecté aux élèves officiers.

Mohamadou SAGNE

Le tout a coûté deux millions de francs Cfa. Une promesse faite aux potières et qui vient d’être concrétisée au-delà des attentes car, à la place d’une charrette à cheval, le ministère de l’Artisanat, à travers son directeur national, a trouvé mieux. Pour gagner leur vie et combattre la pauvreté, des potières de la commune de Taïba Ndiaye rassemblées dans un groupement d’intérêt économique dénommé « Taï Bane » ont hérité leur savoir-faire de leurs parents. Un métier traditionnel qui s’est transmis de mère en fille jusqu’ici.

Selon Fatou Ndiaye, vu le développement de la commune, la recherche de la matière première que constitue l’argile n’est plus de tout repos. « Il faut payer pour creuser, rassembler et transporter l’argile jusqu’au site ; puis nous la travaillons en modelant nos pièces sous forme d’encensoirs, de boîtes à bijoux, de petits canaris », a-t-elle expliqué. Une fois les pièces modelées, il faut les cuire dans un feu ardent pour solidifier le produit. « Nous utilisons de l’herbe sèche, de la bouse de vache, des ordures entre autres matériaux à même d’entretenir la combustion qui produisait aussi beaucoup de fumée que nous respirions tout comme les habitants des maisons avoisinantes du site », a rappelé Fatou Ndiaye.

Pour la présidente du Gie des potières de la commune de Taïba Ndiaye, depuis que leur chemin a croisé celui du président de la chambre des métiers de Thiès, Amadou Moctar Sèye, qui les a mises entre les mains du directeur national de l’Artisanat, Makhtar Diakhaté, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. « Le directeur national de l’Artisanat nous a vite comprises et mises à l’aise dès notre premier contact en décembre 2015. Après avoir vu nos produits traditionnels, il nous a orientées vers une formation en céramique pour nous permettre d’évoluer vers la fabrication des produits de décoration, plus rentable », a-t-elle confié.

Une fois ce volet renforcement des compétences lancé et qui va se poursuivre  au fur et à mesure, le directeur de l’Artisanat, Makhtar Diakhaté, dans son souci de sauvegarder la santé des potières et celle des populations riveraines du site de production des potières à Taïba Ndiaye, a décidé de mettre à la disposition des potières un four moderne. « Avec un diamètre de 4,5 m, une conservation de chaleur pouvant atteindre 1000°C, d’une capacité de 500 pièces muni d’une cheminée qui dégage la fumée au ciel ; un pas important vient d’être franchi à Taïba Ndiaye sur le champ de la céramique produite dans des conditions modernes », a confié Ablaye Samb, le constructeur du four.

En présence du maire de la commune de Taïba Ndiaye, Alé Lô, qui a accepté de donner aux potières une troisième parcelle pour élargir le site et d’inscrire une ligne de 3 millions de FCfa dans le prochain budget afin de clôturer le site, le directeur de l’Artisanat a affirmé que la poterie céramique est un corps de métier rentable.

« Donc, en ayant comme objectif l’amélioration permanente de votre qualification professionnelle par la formation et vous dotant d’équipements performants, nous recherchons votre montée en puissance dans votre secteur d’activité », a lancé Makhtar Diakhaté. Sur la question des projets, le directeur de l’Artisanat est formel. « Le gouvernement du Sénégal a positionné une ligne de crédit de 2 milliards de francs Cfa à l’Acep pour financer des projets dans le secteur artisanal allant d’un montant de 150 000 francs à 5 millions de FCfa ; alors, ficelez bien vos projets et soumettez les à cette structure », a-t-il indiqué. Selon lui, le gouvernement est prêt à accompagner ceux qui sont déjà en action dans le travail. « Je tiens à féliciter le président de la chambre des métiers de Thiès, Amadou Moctar Sèye, car le développement de l’artisanat dans la région de Thiès est en pole position dans le cadre du Plan Sénégal émergent », a-t-il noté. Outre le centre artisanal de Tivaouane dont les travaux sont bouclés, le directeur de l’Artisanat ajoute que ceux de Somone et de Pointe Sarène dans le département de Mbour sont prêts. Sur les perspectives des femmes du Gie « Taï  Bane » qui veulent construire des vestiaires, un  hall pour la production et une salle d’exposition, la mairie, la chambre des métiers tout comme la tutelle ont pris note.

Mbaye BA

En cette période de chaleur, la vente d’eau dans la rue répond aux attentes de ceux qui s’activent dans ce domaine. Dans les artères de Dakar, des jeunes exerçant ce métier se frottent bien les mains malgré les risques encourus.

La forte canicule qui sévit dans le pays a plongé les populations dans une quête permanente de fraîcheur. A Dakar où la pluie se fait rare, jeunes, adultes et vieux se plaignent de l’effet de la chaleur. A 12 heures, quand le soleil est au zénith, ils deviennent aussitôt esclaves de l’ombre. La nuit, les jardins publics sont envahis par toutes les générations à la recherche d’air frais. Face à cette situation, se désaltérer devient un acte à la limite banal. Chose qui fait sans doute l’affaire des vendeurs d’eau fraîche.

Mamadou Bachir Diallo, un jeune gambien, vendeur d’eau fraîche, qui parvient à liquider 7 sacs de sachets d’eau par jour, là où il peinait à en vendre deux en est un. « Je ne souhaite vraiment pas que l’été prenne fin, la vente d’eau est ma seule source de revenus et je me frotte vraiment les mains durant cette période », confie-t-il.

Cette eau vendue en pleine rue respecte-t-elle toutes les normes d’hygiène ? En tout cas, de l’avis d’un client, c’est plus hygiénique de consommer l’eau industrielle (bouteille et sachet) que celle remplie à la main : « Je n’ai jamais aimé boire l’eau des sachets, surtout quand c’est fait de façon artisanale. Mais, depuis que l’eau est industrialisée, j’achète souvent le sachet de 50 FCfa pour me rafraichir, car c’est plus hygiénique », souligne le pompiste I. Thiam.

Au rond-point Colobane, lieu commercial très mouvementé, réputé pour le nombre de personnes qu’il accueille chaque jour, le soleil pointe ses rayons. La présence massive des marchands qui étalent leurs articles pêle-mêle sur les trottoirs, prive le passage aux piétons. Les véhicules roulent à petite vitesse sur les deux voies, créant des embouteillages qui servent de prétexte aux vendeurs d’eau pour écouler leur produit. Ces derniers se faufilent de part et d’autres des voitures, sans crainte d’être heurtés.

M. Sow, la quinzaine qui prête main-forte à sa maman durant les vacances, reconnaît que c’est risqué, mais elle trouve que c’est la seule manière de liquider la marchandise. « Nous sommes obligés de passer entre les véhicules, car les clients ne peuvent pas descendre », affirme-t-elle.

Khadim NIASSE (stagiaire)

Né le 19 juillet 2015, Serigne Saliou Mbaye n’a pas pu souffler ses deux bougies mercredi dernier 19 juillet. Cet enfant souffre, selon le diagnostique de son médecin traitant à l’hôpital de Fann, d’un « souffle systolique mésocardiaque maximal ». Le « souffle » correspond à un bruit continu, entendu à l’auscultation, traduisant la perception sonore du flux sanguin. Selon son médecin, cet enfant a besoin d’une intervention chirurgicale constituant à la réparation ou au remplacement d’une valve cardiaque. Le devis estimatif de cette opération a mis ses parents dans un grand désespoir car ne savant pas où trouver trois millions de nos francs. Le père Mamadou Lamine Mbaye s’est donc tourné vers Le Soleil pour lancer un appel à l’aide et à la solidarité afin de permettre à son fils de retrouver la santé et de pouvoir grandir comme les enfants de son âge.

Contact : Mamadou Lamine Mbaye. Tél : 77 266 52 36

Cent trente-sept (137) nouveaux agents de sécurité de proximité (Asp) issus de la deuxième promotion ont été officiellement  installés à Fatick la semaine dernière.

La cérémonie s’est déroulée au Centre culturel en présence du ministre de la Culture et de la Communication Mbagnick Ndiaye et du ministre des Sports Matar Bâ, également maire de la commune de Fatick.
Le directeur général de l’Agence nationale de sécurité de proximité, Me Papa Khaly Niang, fils de Fatick aussi, a déclaré qu’il matérialisait ainsi la vision du chef de l’Etat qui a permis à 10.000 jeunes engagés d’améliorer leurs conditions sociales. «C’est une démarche novatrice chère au chef de l’État de promouvoir la citoyenneté à travers la mise en œuvre de la gouvernance sécuritaire de proximité. Les Asp servent leur nation tout en bénéficiant d’une formation, d’une assurance santé, du transport gratuit en plus de leur pécule mensuel», rappelle Me Papa Khaly Niang. Une démarche magnifiée par le maire de la ville Matar Bâ, pour qui l’Asp est une réalité dont l’utilité n’est plus à démontrer.

Oumar Ngatty BA

En cette période de forte chaleur, l’augmentation des factures d’eau et d’électricité préoccupe certains chefs de famille.

Casse-tête. La chaleur, qui rime avec inconfort, irritation, etc., pousse les populations à se ruer sur les ventilateurs, climatiseurs et autres boissons rafraichissantes. A l’arrivée, ce sont les factures d’électricité et d’eau qui grimpent. Si certains chefs de famille ferment les yeux, pensant que c’est passager, d’autres ont décidé de rationaliser l’usage de certains appareils électriques durant la journée. « Je n’accepte pas que mes enfants allument la télé à longueur de journée. Idem pour les ventilateurs », déclare Mb. Fall, chauffeur de transport en commun. Même son de cloche chez Oumar Bâ, un quinquagénaire retrouvé en train de lire son journal dans un grand-place.
Il laisse entendre que cela ne le dérangerait pas de vivre sans électricité s’il n’avait pas des enfants qui étudient. Selon lui, le gouvernement doit être en mesure de soulager les citoyens en diminuant le coût des factures. « Les temps deviennent de plus en plus durs. Je ne cesse de dire à mes enfants d’éviter de gaspiller l’eau et d’allumer les lampes sans utilité. Ma préoccupation majeure est de donner à ma famille à manger. Nous sommes fatigués et nous interpelons l’Etat à revoir cette hausse », déclare-t-il.

Ce fardeau semble être plus léger à supporter chez les colocataires qui achètent l’eau quotidiennement et se partagent le montant de la facture d’électricité en fonction du nombre de chambres occupées et des appareils utilisés si l’on se fonde sur les propos de cette vendeuse de lait caillé. « Je suis locataire et à chaque fois on se partage la somme à payer mes colocataires et moi. Quant à l’eau, on l’achète au quotidien à 35 FCfa la bassine », mentionne Gn. Sané.
Par contre, le vieux Kassé, enseignant à la retraite croisé devant le poste de santé de Hann Village, chapelet à la main, écarte toute idée de s’en prendre à la famille. Il juge tout à fait normal que la canicule impacte sur les factures dans la mesure où le bien-être de la famille doit être le premier souci de tout bon père. « J’ai constaté une hausse des factures, mais je n’ai jamais eu de prise de gueule avec ma famille pour ça, et pourtant je paye jusqu’à 120.000 FCfa durant cette période, mais je l’ai toujours géré, puisque c’est toute la famille qui en bénéficie. Dieu merci, maintenant ce sont les enfants qui s’en occupent. Je pense que ça ne devrait pas être un problème pour un bon père de voir sa famille dans le confort », livre-t-il.

Les enfants sont considérés comme les principaux utilisateurs de ces appareils. Ce, en partant du constat qu’ils passent plus de temps à la maison suivant matchs, films, dessins animés, entre autres. Utiliser l’air conditionné ou se pointer sous la douche toutes les 15 minutes n’est pas la solution pour tous. A. Sèye, un jeune de 14 ans retrouvé dans une plage de Dakar, préfère la baignade que d’utiliser ventilateurs ou climatiseurs. « Je viens des Maristes, je suis là depuis 15 heures à cause de la chaleur. Je préfère payer le transport aller-retour et le ticket d’entrée que d’allumer le ventilateur, car l’électricité est coûteuse et j’ai pitié de mes parents pour le payement des factures », souligne-t-il
Le poids qui pèse sur les parents en cette  période d’été est incontestable. Face à cette situation, une conscientisation des enfants relative aux conditions d’utilisation des appareils de la part des parents devrait être une des pistes de solution.

Khadim NIASSE (stagiaire)

(Conakry) - Il a été de la société civile et la connaît bien si l’on se fie à l’aisance avec laquelle il en parle, mais aussi les témoignages des Guinéens. Jeudi, lors d’une visite de courtoisie dans son département, le ministre Kalifa Gassama Diaby a exprimé tout l’espoir que l’Afrique fonde sur sa société civile.

« Je viens de la société civile, un milieu qui a une très lourde charge. On a besoin de la société civile pour les relever les défis. Pour cela, elle doit être le point d’équilibre de cette crise presque existentielle que l’Afrique traverse », a soutenu Kalifa Gassama Diaby. Le ministre guinéen de l’Unité nationale et de la Citoyenneté a fait remarquer que la société civile s’inscrit « dans la durée et non dans le calendrier électoral ». C’est pourquoi il a dit soutenir la mise en place d’une société civile ouest-africaine qui soit « vigoureuse, efficace, sereine, lucide, qui ne soit pas l’esclave du politique parce qu’en réalité, il n’y a pas de démocratie valable sans cette société civile ». Mieux, le ministre Diaby a souhaité voir une société civile qui « impose des débats sérieux, la créativité intellectuelle ». « La démocratie est vivante, ses principes sont universels, mais elle doit s’adapter au contexte, non pas pour l’amoindrir, mais la renforcer », a rappelé le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Il est convaincu qu’il n’y a pas de « paix possible si on ne lutte pas contre toutes les formes de discrimination, d’inégalité, d’injustice ». C’est cela à ce prix, fait remarquer le ministre qu’ion pourra avoir une « Afrique digne, respectée, à qui on ne donnera pas de leçons ».  Auparavant, le Dr Condé de la Convention des acteurs non étatiques de la Guinée (Caneg) est revenu sur l’importance de l’engagement notamment des jeunes, rappelant que c’est la citoyenneté a été le vecteur de l’émancipation de l’Europe à travers la révolution autour des valeurs humanitaires. Et Basile Darga du Burkina Faso de préciser que la société civile « n’est ni contre ni avec l’Etat », mais veut que les droits du citoyen, « premier acteur du développement » soient respectés.

D. MANE (envoyé spécial)

Les procédures judiciaires pour abus contre les enfants démarrent souvent dans les postes de police et de gendarmerie. C’est pourquoi l’Ong World Vision, en partenariat avec le Centre de guidance infantile et familiale de Dakar (Cegid), a formé des officiers et agents de police judiciaire pour une meilleure compréhension de la psychologie de l’enfant.

Durant cinq jours, 20 officiers et agents de police judiciaire ont été familiarisés à la spécificité du traitement des enfants victimes d’abus sexuel et aux techniques d’audition de mineurs. Le projet est financé par l’Union européenne (Ue) pour un montant de plus de 520.000.000 FCfa, et mis en œuvre par le Centre de guidance infantile et familiale de Dakar (Cegid), World Vision et l’Ong La Lumière à Kédougou. Il est étalé sur une durée de trois ans et en est aujourd’hui à un an et demi d’activité. « Nous sommes aujourd’hui à près de 128 cas d’abus sexuels (viols, grossesses précoces, d’incestes etc.) dans nos zones d’intervention. La procédure judiciaire joue un rôle important dans la réhabilitation de l’enfant. Parce que tant que justice ne lui est pas rendue, sa dignité reste à restaurer. C’est pourquoi nous avons pensé que les gendarmes et les policiers renforcés en techniques d’audition de l’enfant seront à même de prendre en compte sa psychologie, de le mettre à l’aise, de comprendre toutes les manifestions de son traumatisme durant tout le processus judiciaire », a mentionné Boubacar Fofana, manager de projet de protection de l’enfant à World Vision. Selon lui, cela permet d’établir la vérité et de favoriser une meilleure prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant. « Nous pensons pouvoir accompagner l’Etat dans sa stratégie nationale de protection de l’enfant qui, du reste, ne vise qu’un changement social positif en sa faveur. Cela  permet également de mettre en place une action intégrée des acteurs de la protection de l’enfant », a relevé M. Fofana.

Pour sa part, le psychologue Serigne Mor Mbaye a précisé qu’il a été question, durant ce stage, de conduire les Opj et les Apj à comprendre les facteurs de risques d’abus sexuels et de maltraitance au Sénégal et leurs conséquences médicales, psychologiques et psycho-sociales. « Il s’est agi de les imprégner sur la manière d’accueillir un enfant et de conduire une audition de mineur dans un poste de police ou de gendarmerie et de parvenir à recueillir sa parole. Les forces de police et de sécurité sont les portes d’entrée lorsque surviennent les violences sexuelles sur les enfants. Nous avons bon espoir que, du point de vue de l’offre juridique, ces personnels vont contribuer largement à une prise en charge de qualité des victimes », a laissé entendre le directeur du Cegid.

En ce qui le concerne, le chef d’escadron Cheikh Diouf, représentant en même temps la police et la gendarmerie, a estimé que  la formation va être très bénéfique si l’on prend on compte les défis qui entourent la protection des enfants. « Ce séminaire vient à point nommé. Nous remercions le Cegid et World Vision pour le partenariat très fécond. A travers les enseignements, les apprenants auront forcément de quoi restituer au profit des enfants », a-t-il souligné. Le projet intervient dans quatre départements que sont Mbacké, Thiès, Dakar, Kédougou et Saraya.

Ndiol Maka SECK

La paroisse Sainte Marie Madeleine de Mbao a célébré, dimanche dernier, une messe solennelle à l’occasion de sa fête patronale. L’édition de cette année était dédiée au Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne, représenté par Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ministre de la Fonction Publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public. Parrain de l’édition 2017 de la fête patronale de la paroisse Sainte Marie Madeleine de Mbao, le Premier ministre Mahammad Boune Abdallah Dionne, représenté à la cérémonie par Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy, ministre de la Fonction Publique, de la Rationalisation des effectifs et du renouveau du service public, a donné trois (3) millions de FCfa à la communauté catholique de la localité en guise de soutien.

Chaque année, il est de coutume qu’une communauté assure l’animation culturelle. Pour l’édition 2017, c’est la communauté mancagne qui a été à l’honneur. Une communauté à laquelle appartient Mme le ministre Viviane Laure Elisabeth Bampassy qui s’est donc retrouvée parmi les siens et a pu se ressourcer. Un village mancagne, Bulaen a été représenté dans la paroisse où Mme Bampassy a d’ailleurs été distinguée en recevant un pagne; ce qui est une marque de reconnaissance. Le Nonce apostolique, Mgr Mikael W. Banach qui a célébré la messe, est revenu sur la figure de Marie Madeleine, la première à voir le Christ ressuscité et qui a annoncé la nouvelle aux apôtres.

Nd. M.SECK

Hier, la grande mosquée de Dieuppeul Derklé a servi de cadre pour la cérémonie de remise du don de matériels de construction pour l’extension dudit lieu de culte. Présidée par Dr Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, cette activité entre dans le cadre du programme spécial pour la modernisation des sites religieux lancé par le président Macky Sall.  

En présence de Santy Sène Agne, maire de Sicap Liberté, d’El Hadji Iyane Thiam, doyen des imams de la zone et d’une forte délégation de militants de la coalition « Benno Bokk Yaakaar », la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, Dr Anta Sarr Diacko, a remis, au nom du président Macky Sall, un lot de matériels de construction aux responsables de la grande mosquée de Dieuppeul Derklé engagés dans des travaux d’extension de leur lieu de culte. Le don est composé de 20 tonnes de ciment, 264 m2 de carreaux, 16 m3 de sable et de plusieurs tonnes de fer, d’une valeur de 10.010.578 FCfa. « Cette donation au comité d’organisation de la mosquée de Dieuppeul Sicap Liberté s’inscrit dans le cadre du programme spécial de modernisation des sites religieux initié par le chef de l’Etat, le président Macky Sall », a expliqué Dr Anta Sarr Diacko qui s’est appesantie sur la volonté du président de la République de réhabiliter, d’aider à construire et à rendre fonctionnels les lieux de prières.

Elle n’a pas manqué de demander aux imams de formuler des prières pour la réussite des politiques de développement économique et social initié par président Macky Sall et son gouvernement. Pour sa part, l’imam Papa Samb, porte-parole du comité d’organisation de la mosquée de Dieuppeul Derklé, a magnifié ce beau geste du président Macky Sall pour aider à l’extension et à la modernisation de leur lieu de culte.

Retraçant l’histoire de cette mosquée dont la pose de la première pierre a été faite en 1964, il a fait savoir qu’elle a été baptisée « deuxième zawiya » de Dakar par Elhadj Abdoul Aziz Sy Dabakh. Après les vifs remerciements adressés au Dr Anta Sarr Diacko, il revenait à Elhadji Iyane Thiam, doyen des imams, de prier pour le développement du Sénégal sous la conduite du président Macky Sall.

Khadim NIASSE (stagiaire)

Les populations d’Affé-Djolof, une commune située à une quarantaine de kilomètres, sont toujours sous le choc. Un griot répondant au nom d’Adam Ba, natif du village de Daga Niokorlo, à trois (3) km d’Affé, est tombé en syncope lors d’un meeting politique et a perdu l’âme après son évacuation au poste de santé.

Les faits se sont déroulés le lundi dernier vers le coup de 18h. Selon la version du maire Cheikh Niang, ce griot était chargé de l’animation d’un meeting politique présidé par Samba Ndiobène Ka, le directeur de la modernisation et de l’équipement rural. Après quelques moments d’action, la victime ne se sentait pas bien. Il s’est rendu chez un proche pour reprendre des forces. Pris de vomissements, il a été conduit au poste de santé où il s’est éteint quelques minutes après son admission.

Après constat du décès, l’infirmier chef de poste (Icp) a remis le corps sans vie aux parents pour son inhumation au cimetière d’Affé-Djolof à l’insu du maire qui se trouvait à Sagatta-Djolof. Avisé par les populations, le maire Cheikh Niang s’est rendu sur les lieux et s’est opposé à l’enterrement sans ordre du procureur de Louga. Mis au parfum, le sous-préfet et le commandant de la brigade de gendarmerie ont demandé de transférer la dépouille à Dahra-Djolof en attendant de disposer du certificat aux fins d’inhumation que délivre le procureur.    

Masse NDIAYE

La tristesse et la consternation sont les sentiments les mieux partagés au quartier Guinaw-rail de Mbacké. La famille d’Aminata Touré et le monde sportif de Mbacké attendent de rendre un dernier hommage à l’étudiante.

L’atmosphère traduit la résignation devant le décret divin qui vient de reprendre une fille bien aimée des siens. Des hommes, chapelets à la main, psalmodient des prières. Les femmes, emmitouflés dans leur grand boubou, pleurent et se lâchent parfois. A l’écart, des jeunes cogitent. L’un d’eux nous apprend qu’il fait partie des proches de la défunte Aminata Touré. « Nous étions des amis proches, des confidents. Je la connaissais ambitieuse et obnubilée par la réussite», témoigne-t-il. Pour sa part, Serigne Mor Touré, journaliste à Lamp Fm et oncle de la défunte, nous apprend que « Aminata Touré, orpheline de père, était studieuse et voulait à réussir dans ses études pour venir en aide à sa maman et aux autres membres de sa fratrie ». Pour rappel, l’étudiante en deuxième année à l’Inseps est morte mercredi, suite à une chute du quatrième étage du pavillon B4 de la cité Aline Siloé Diatta de l’Ucad.                    

M. DIEYE

L’asthme est un trouble respiratoire chronique caractérisé par une constriction (compression) des voies respiratoires. Une crise d’asthme peut être mortelle. C’est malheureusement ce qui est arrivé à l’étudiant Serigne Fallou Diouf de l’Université Alioune Diop de Bambey alors qu’il passait un examen.

C’est toute une communauté estudiantine qui pleure un de ses membres. En effet, Serigne Fallou Diouf, inscrit au département Ingénierie juridique de l’Ufr (unité de formation et de recherche) de l’Université Alioune Diop de Bambey, est décédé hier suite à une crise d’asthme survenue alors qu’il passait un examen de fiscalité.  Serigne Fallou Diouf, aussitôt pris en charge par le personnel soignant, n’a pu être tiré d’affaire.  Informé du décès de son étudiant, le recteur a convoqué une réunion d’urgence pour faire prendre toutes les dispositions et informer qui de droit. Affectés par la mort de leur camarade, les étudiants ont rencontré les autorités de l’université pour échanger sur la disparition de Serigne Fallou Diouf et les conditions de vie au campus. Les autorités de l’université, très attristées par cette brutale disparition de Serigne Fallou Diouf, ont expliqué les dispositions en vigueur dans le sens de l’anticipation, de l’information et de l’amélioration permanente des conditions d’études et de vie des étudiants.

Mamadou Aïcha NDIAYE

Deux jours après le braquage spectaculaire d’une mutuelle de crédit à Kaolack, deux des malfaiteurs identifiés comme des militaires en poste au camp Semou Djimith de ladite ville ont été mis aux arrêts tandis que leur complice est toujours en fuite avec le butin évalué à près de 10 millions de FCfa.

Moins de 48 heures après le braquage de l’agence du Crédit mutuel du Sénégal (Cms) sise au quartier Kasnack, dans la commune de Kaolack, l’enquête diligentée par les éléments du commissariat central de la capitale du Saloum commence à livrer ses premiers résultats. Deux des auteurs de ce vol à main armée sont mis aux arrêts. Deux militaires en poste au camp militaire de la ville ont été formellement identifiés par le vigile qui, comme la caissière de l’agence du Cms, avait été ligoté par les bandits.

Selon des sources proches du dossier, avant de perpétrer leur crime, les deux hommes rodaient, de manière suspecte, dans les parages. Ils ne se doutaient pas qu’ils éveillaient des soupçons. Et une fois leur forfait accompli, ils sont rentrés tout simplement au camp militaire, laissant les employés de la mutuelle de crédit ligotés et la bouche scotchée pour les empêcher d’appeler les secours. Une fois sur place, les éléments de la section de recherches du commissariat central ont reçu le coup de pouce d’un ancien militaire reconverti dans le commerce des vélos-taxis.

Ce dernier aurait formellement reconnu l’un des braqueurs. C’est la gendarmerie, seule habilitée à poursuivre des militaires en activité, qui s’est transportée au camp militaire en compagnie du vigile pour l’identification des mis en cause. Le vigile, aidé par le fait que les braqueurs n’étaient pas encagoulés, a pu les identifier. Par contre, pas trace du troisième élément de la bande qui serait toujours en fuite avec un butin évalué à un peu moins de 10 millions de FCfa. Pour rappel, c’est dans la matinée du mardi 25 juillet que l’agence du Cms a reçu la visite des braqueurs dont l’un était armé d’un fusil artisanal.  Après avoir tenu en respect la caissière et le vigile en faction devant ladite structure, ils ont ligoté et bâillonné leurs victimes avant de s’enfuir avec le butin en louant les services de vélos-taxis. Alertés, les hommes du commissaire Bob ont vite rappliqué trouvant sur place des employés impuissants devant le culot des assaillants qui avaient opéré en plein jour.

Elimane FALL

Le syndicat national de la boulangerie, pâtisserie et restauration, affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Forces du changement (Cnts/Fc), a organisé hier un atelier de sensibilisation sur les risques professionnels dans ledit secteur.

Ouvrant les travaux, Cheikh Diop, secrétaire général de la Cnts/Fc, a transmis le message de remerciement et d’encouragement de sa centrale syndicale aux initiateurs de cet atelier de formation pour les employés du secteur de la boulangerie, pâtisserie et restauration. A l’endroit du personnel et de la direction, il a fait un rappel sur le syndicalisme qui a connu une forte évolution. Pour le patron de la Cnts/Fc, une longue réflexion les a poussés à adopter un syndicalisme de partenariat dynamique qui place l’entreprise au cœur des préoccupations.

Cette nouvelle approche syndicale exige, selon Cheikh Diop, un partage plus équitable des fruits de la croissance générés par les entreprises avec leur personnel. Il a invité le patronat du secteur de la boulangerie, pâtisserie et restauration à comprendre la nouvelle orientation de la Cnts/Fc. Revenant sur le thème de l’atelier qui porte sur la sensibilisation sur les risques professionnels, il a souhaité que ce genre d’initiative de renforcement de capacités des travailleurs soit élargi aux délégués du personnel dans le but d’établir un dialogue dynamique et constructif entre les acteurs d’une même entreprise. Souleymane Kfoury, directeur général de la Brioche Dorée, a fait remarquer que « l’on parle beaucoup de lutte contre le chômage, mais l’on s’intéresse peu aux entreprises qui accueillent ces emplois ». Selon lui, les entreprises ont besoin d’être soutenues pour qu’elles puissent pérenniser les emplois déjà créés. Quant au secrétaire général du syndicat national de la boulangerie, pâtisserie et restauration, Ansoumana Mané, il a rappelé « le souci constant des travailleurs à promouvoir une culture de sécurité et de santé dans leur secteur d’activité ». Elle constitue, selon lui, un élément essentiel favorisant le dialogue social, la productivité et la compétitivité.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Dans la mise en œuvre du Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc), une étude a été menée pour identifier les besoins de formation des acteurs non-étatiques. Ainsi, un plan de formation leur est proposé pour augmenter la qualité de leurs interventions.

Une étude sur l’offre de formation disponible pour les acteurs non étatiques commanditée par le Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc) a été présentée hier lors d’une activité de vulgarisation. Elle expose les différents modules de formation disponibles ainsi que les modalités pour en bénéficier. Cet outil permet aux acteurs non étatiques de s’inscrire sur un plan de formation qui se décline en deux axes stratégiques majeurs : le renforcement des moyens d’action des organisations opérationnelles et la consolidation des capacités des organisations de plaidoyer et d’influence.  Selon le coordonnateur du Paisc, Cheikh Tidiane Sy, les meilleures institutions et structures de formation sont identifiées et les ressources financières nécessaires acquises. « Un montant de 155.000.000 FCfa est prévu par l’Union européenne. L’exécution du plan de formation se fera en trente mois, soit deux ans et six mois », a souligne Cheikh Tidiane Sy. Pour sa part, le président du Congad, Amacodou Diouf, a relevé que ce projet arrive au moment où il se pose beaucoup de questions sur le travail de la société civile. « Le document nous servira lors des prochaines assises de la société civile. Il s’agit d’un outil de démocratisation de l’accès à la formation. Il va nous introduire dans un schéma stratégique les années à venir », a-t-il mentionné.

Quant au directeur de la Bonne gouvernance, Cheikh Fall Mbaye, il a estimé que ces activités vont sans doute améliorer la participation citoyenne des acteurs non-étatiques. Selon lui, en allant vers l’animation de cadres multi-acteurs, c’est chercher à dépasser la méfiance qui a existé, par le passé, entre acteurs étatiques et non-étatiques. Pour Cheikh Fall Mbaye, on doit aujourd’hui tout faire pour que les citoyens aient accès à l’information contenue dans les documents administratifs. Le Paisc prépare la transition vers une plus grande implication des acteurs non-étatiques dans la gouvernance des secteurs clés du développement du Sénégal où seront développées les interventions prioritaires de la coopération Union européenne dans le cadre du 11e Fed. Les secteurs retenus sont la gouvernance démocratique, le développement agricole durable, l’eau et l’assainissement.

Ndiol Maka SECK

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