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Société & Faits divers (1465)

La Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) participe à la réussite de la 53e édition de la ziarra dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall en remettant, mercredi, une importante quantité de riz au khalife général de la famille omarienne.

Dr Anta Sarr Diacko, à la tête d’une importante délégation, était, mercredi, à Louga, sur instruction du président de la République, pour apporter un soutien à Thierno Bachir Tall, khalife général de la famille omarienne. Elle a remis une importante quantité de riz au chef religieux. Une manière de participer à la réussite de la 53e édition de la ziarra de Thierno Mountaga Daha Tall prévue aujourd’hui et demain dans la capitale du Ndiambour.

« Comme nous l’avons fait dans les autres familles religieuses, nous sommes ici pour apporter un appui de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), conformément aux instructions données par le président de la République », a expliqué la Déléguée générale, reçue par le khalife général. Dr Anta Sarr Diacko a précisé que l’opération entre dans le cadre bien déterminé du soutien que l’Etat apporte aux familles religieuses.

Dans son propos, le khalife de la famille omarienne a vivement salué cet appui. Thierno Bachir Talla a partagé sa satisfaction. Je suis sûr, a-t-il dit, que les engagements pris par l’Etat pour la réussite de l’événement, prévu les 6 et 7 janvier dans la capitale du Ndiambour, seront tous respectés. « Nous vous demandons de transmettre au président de la République mon sentiment de satisfaction », a dit Thierno Bachir Tall qui a aussi magnifié le « travail remarquable » abattu par le gouverneur, le préfet et tous les services déconcentrés de l’Etat.

« Tout le monde a travaillé et continue de travailler pour que les besoins, exprimés par le comité d’organisation, soient satisfaits. C’est l’occasion pour moi de les remercier et de prier pour eux et pour le Sénégal », s’est exprimé Thierno Bachir Tall qui a également formulé des prières pour un Sénégal dans la paix et la prospérité.

Abdoulaye DIALLO

 

L’année 2016 s’en est allée, emportant sa grille d’évènements. Dans l`euphorie et sous l’effet enthousiaste d’une capitale qui, il y a une semaine, arborait un  nouveau visage reluisant de fête avec un marché de jouets, de poulets et de pâtisseries bien fourni, il ne reste que des messages lumineux conçus à l’aide d’une combinaison de guirlandes et de mini lampes, accrochés à l’entrée des villes, aux carrefours, dans les places symboles, devant les vitrines, etc. pour témoigner de la beauté des fêtes de fin d’année.

Comme les fêtes de la Korité, de la Tabaski et de  Pâques, Noël et Saint la Sylvestre sont passées, dépouillant les ménages sénégalais de leurs liquidités. Des portefeuilles moins garnis dans une capitale aussi chère comme Dakar, il y a de quoi retenir le souffle pour les ménages. En effet, l’atmosphère de fête s’est aussitôt substituée à celle d’une ville aux activités qui tournent au ralenti. En cet après-midi de mercredi en début d’année 2017, point d’embouteillage. Ça roule sur presque toutes les rues de Dakar. Yarakh, une zone réputée des congestions routières, affiche le vide. Peu de taxis parmi la pléthore qui sillonnent les différentes artères  de la ville.

Est-ce l’effet de la pause des après-midis où sous les arbres touffus des garages spontanés comme fixes, les chauffeurs se livrent aux jeux de cartes avec, à côté, une cafetière de thé qui bout à cent degrés ? Mamadou Thior infirme. Stationné devant la mairie de Grand-Yoff, il s’apprête à reprendre le volant après sa séance de prières. Ce quadragénaire soutient que les fêtes de fin d’année ont eu des impacts sur l’activité des routiers. En bon talibé, il jure au nom de son marabout que depuis l’aube, il n’a pu récolter dans sa « chasse » de clients que 15.000 FCfa. « En plus de la rareté des clients, la fête a même impacté le prix du transport. Là où le client payait 1.000 FCfa, maintenant on te propose 800 FCfa », renseigne M. Thior.

Est-ce les plaintes d’un Sénégalais habitué à la métaphore « Deuk bi da fa metti » (Les temps sont durs) ? A en croire un autre taximan garé à une encablure, c’est non. De retour de transport de son premier client, il embouche la même trompette. « On a pas besoin d’être un grand observateur pour se rendre compte qu’il n’y a plus d’argent dans cette ville après les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, c’est une tradition. Nous, en tant que vieux conducteurs, on s’y attend car la situation est toujours ainsi », met-il dans l’ordre naturel des choses. Si le marché du transport est atteint, celui des denrées de première nécessité n’est pas épargné.

Un marché quasi déserté par les clients, on rompt avec les bousculades des matins et des soirs de fin du mois où salariés et ou leurs épouses viennent, après un passage au guichet d’une banque, se remplir les réfrigérateurs. Dans ce vide où les alléchantes propositions de rabatteurs se mêlent aux appels mélodieux des vendeurs, les tombées de recettes ne sont pas encore au rendez-vous. Des mouches qui répondent aux sirènes des odeurs nauséabondes des poissons secs et frais mais aussi des tas d’ordures spontanés. Un chasse-mouche à la main, devant sa table, il soutient que c’est la chaleur qui retient les clients. « Ils viennent vers 18 heures pour s’approvisionner en condiments et autres. En effet, les après-midi ne sont pas des heures de pointe », relativise ce vendeur qui informe que le peu de changement noté concerne plus les prix des denrées. « Le kilo de l’oignon comme celui de la pomme de terre a été revu à la baisse. De 400 et 450 FCfa, il est passé, respectivement, à 350 et 400 FCfa », renseigne ce dernier. Selon Sidy Djigo, un autre commerçant, le Sénégal étant un pays pauvre, les familles vivent au quotidien. L’impact des fêtes sur les denrées de première nécessité, en particulier alimentaires, n’est pas toujours considérable.

Derrière son comptoir de son alimentation générale où les pots de maïs, de cornichon, de moutarde, de salade de fruits entre autres y rivalisent de saveur, il continue d’écouler ses articles à forte composante de produits alimentaires. « Hier, j’ai vendu 18 poulets. Aujourd’hui, plus », révèle M. Djigo. En tout cas, c’est un mercredi particulier à Dakar. Des rues, des ruelles presque désertes. Même la lune est allée se cacher sous la dictée d’une éclipse. Est-ce les raisons de cette fluidité. L’homme peureux s’est-il isolé pour supplier Dieu de la libérer ? Et s’il la faisait tourner encore et encore pour accélérer les jours d’approche de la prochaine fin du mois. Cependant, jeunesse féminine ne sent point la conjoncture. Après la Saint-Sylvestre, moment des grands bénéfices pour les restaurants et les boîtes de nuit, les deux étudiantes sont dans les préparatifs d’un mariage. Dans ce coin des bonnes affaires de Liberté VI, elles cherchent des chaussures à leurs pointures. En attendant, elles font, toutes heureuses, l’inventaire de leurs fêtes de fin d’année.

Marame Coumba SECK

Colobane est l’un des plus célèbres marchés de Dakar. Mais, au lendemain des fêtes de fin d’année, les activités y tournent au ralenti. Les vendeurs peinent à écouler ce qui reste de leur stock pendant que les acheteurs habituels, en quête d’argent pour subvenir à leurs besoins, se transforment en vendeurs.

Colobane. L’un des marchés les plus célèbres de Dakar, connu pour ses ambiances festives et sonores, est inanimé. Lendemain des fêtes de fin d’année oblige. Ici, l’ambiance est morose en cette journée du mercredi 4 janvier 2017. Seuls les bruits des moteurs des véhicules animent ce haut lieu d’échanges, déserté par une partie de ses visiteurs habituels. Face à ce décor inhabituel, les commerçants accusent le coup. Des clins d’œil ça et là, des sifflements comme pour attirer les quelques passants qui ont emprunté le trottoir qui mène au rond-point, mais en vain. Babacar Diop est l’un des rares vendeurs à avoir décroché un client.

Ce jeune marchand ambulant, enveloppé dans son pull-over, sac au dos et deux jeans « kaki » à la main, n’a connu cela que deux fois depuis le début de la journée. Mais, il ne faut pas trop vite s’alarmer puisqu’après quelques minutes de marchandage avec un élève de passage, les deux parties n’ont pas pu trouver accord. « Il (le commerçant) m’a proposé 2.500 FCfa comme dernier prix alors que je n’ai que 1.500 FCfa en poche », révèle Pape Camara, élève au Lycée Blaise Diagne. Laisser filer cette chance serait un gâchis, juge Babacar qui rejoint l’élève pour se contenter du prix payé par Pape.

« Son prix ne m’arrange pas, mais je n’ai pas le choix », confie le jeune commerçant. Selon lui, cette situation est expliquée par la succession des fêtes de fin d’année. « Nous nous attendions à cela puisque chaque année, à pareille période, nous rencontrons d’énormes difficultés à écouler nos produits. Un problème d’argent est à l’origine de tout cela », poursuit-il. Non loin de là, El Hadj Kébé, la cinquantaine, enfermé dans son magasin spécialisé dans la vente des sacs à dos et maillots, embouche la même trompette. « Depuis le 1er janvier, j’ouvre mon magasin à 11h puisque venir à 8h voire 9h ne sert à rien. Vous voyez, depuis ce matin, je n’ai vendu aucun produit », se désole ce commerçant établi au marché de Colobane depuis 15 ans.

Quand les acheteurs se convertissent en vendeurs
En temps normal, ce sont les clients qui viennent acheter chez les vendeurs. Mais aujourd’hui, après les fêtes de fin d’année, la donne a complètement changé. A la Rue 14 X Niangor où est née la vente de la friperie, quelques prestataires, clients et vendeurs, disputent la chaussée avec les transports en commun et autres. En cette période de basse température, les vêtements lourds sont les plus recherchés. Mais, le plus frappant ici, c’est que les vendeurs sont plus importants que les acheteurs. Et Victor Dione ne nous dira pas le contraire. Venu de Thiès, il a dépensé tout son portefeuille pendant les fêtes. Il est à Colobane pour « vendre des pulls de luxe venant d’Europe afin de payer (son) loyer ».

« J’étais emporté par la folie des fêtes, raison pour laquelle j’ai dépensé presque tout mon argent. Vous savez, chez nous, les fêtes de fin d’année sont très importantes. On m’a envoyé ces habits, que j’ai rarement portés, depuis la France. Mais, je dois les vendre pour m’en sortir », explique ce natif de Thiès qui est prêt à céder les pièces à 10.000 FCfa.
Même les librairies « par terre »

impossible de les rater. Sur les trottoirs de ce lieu mythique non loin du Parc « Daal », ils ont pris leur quartier. Dégourdis et agressifs comme d’habitude, les vendeurs de livres d’occasion ou librairies « par terre » observent des va-et-vient des passants munis d’un sac, surtout les élèves ou étudiants qui viennent souvent vendre leurs manuels scolaires. Parmi eux, Assane Sylla, trouvé à côté de quelques gros cartons remplis de livres. Au moment de se confier à nous, deux élèves en uniforme s’arrêtent devant lui, chacun sort un manuel. « Que puis-je faire pour vous ? », demande Assane.

« Nous voulons vendre nos livres », répondent les deux élèves. « 1.500 FCfa pour chaque manuel si vous voulez », propose le vendeur. « Ok c’est bon. Donne l’argent », dit l’un des jeunes, le sourire aux lèvres. « Ces temps-ci, j’achète plus que je vends. C’est normal puisqu’en cette période, les élèves ont besoin d’argent. Ils sont obligés de vendre leurs livres inscrits au programme de l’année scolaire écoulée », conclut Assane Sylla.

Aliou FAYE (stagiaire)

L’eau de qualité et en quantité suffisante est désormais accessible dans des zones difficiles d’accès. Les villages de Sakor, de Baback, des îles du Saloum ont traversé les périodes d’incertitudes liées à l’occurrence des pénuries d’eau. La disponibilité de cette ressource vitale suscite tous les espoirs.

L’eau coule dans des zones difficiles d’accès. L’Office des Forages Ruraux (OFOR) a levé les barrières géographiques pour desservir, les zones reculées, des localités perdues entre les bolongs et les marécageuses, comme Sakhor, dans l’arrondissement de Fimela. L’argument de l’éloignement géographique ne tient plus. L’eau partout et pour toutes les couches de la population se décline par la disponibilité des services. La preuve, dans les îles de Mar, à Fimela, l’eau n’est plus une denrée rare. Pourtant il y a quelques années, c’était la croix et la bannière pour disposer d’une goutte d’eau. Entre hier et aujourd’hui, beaucoup d’eaux ont coulé dans ces localités. Les résidents poussent un ouf de soulagement qui ne noie pas les périodes de labeur, de corvée. « Auparavant, avant 8 heures, vous ne pouvez pas avoir de l’eau. Actuellement, les populations ont en permanence le liquide précieux, même dans des îles de Mar, cette ressource est disponible », confirme le directeur de Société d’Exploitation d’Ouvrages Hydrauliques (SEOH), lors de la visite de la Délégation de la Banque Mondiale qui a mesuré les impacts de la mise en œuvre de la délégation de service public de l’eau. Le forage de Yayem de 650 mètres cubes injecte un apport non négligeable dans le réseau .La disponibilité aiguise les appétits. A Fimela, chaque ménage veut son robinet. Cette doléance rappelle à bien des égards la vision de l’OFOR : « Un Foyer, un point d’eau potable ». Ce n’est pas une utopie. C’est dans l’ordre du possible. Cette vision se matérialise dans les îles du Saloum. Pour la première fois depuis les indépendances, des milliers d’insulaires ont désormais le droit de boire une eau de qualité de manière permanente. Aucun n’insulaire l’aurait cru avant la concrétisation d’un projet qui ressemblait à faire déplacer les montagnes : l’approvisionnement des îles du Delta du Saloum à partir du continent.

100.000 personnes auront accès à l’eau potable
EauLe 16 décembre 2016, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye a procédé à l’inauguration du système d’adduction d’eau potable de Bassoul. Les îles de Djirnda, Ngadior, Baout, Vélingara, Moundé, Niodior, Dionewar, Diogane, Bassar, Thialane, Diamniadio et Bassoul sortent d’un long stress hydrique, nous pouvons même dire d’une détresse hydrique. Ce n’est pas un abus de langage. Ces insulaires avaient toutes les peines du monde pour avoir de l’eau. Les femmes risquaient leur vie à travers les bolongs pour aller à la recherche de la source de vie : l’eau. En réalité leur vie n’était pas une vie. Au total plus de 100.000 personnes auront désormais une eau de qualité en quantité suffisante. Le rêve se réalise. Dans des îles ont parle d’une révolution à juste raison. « C’est un ouf de soulagement pour les habitants de Bassoul. Les femmes parcourraient une trentaine de kilomètres avec des pirogues pour aller acheter de l’eau à Toubacouta où le bidon est revendu à 600 francs Cfa. Aujourd’hui, elles ont de l’eau chez elles. Ce projet aura beaucoup d’impacts socio-économiques à Bassoul. ‘Nous sommes en train de vivre une révolution dans des îles », a laissé entendre le maire de la commune, El Hadj Ndong.

Le raccordement des îles traduit la volonté du Président de la République, son Excellence, Macky Sall de restaurer l’équité, la justice sociale. L’accès à l’eau potable ne doit pas être réservé à une catégorie de la population.

La réparation d’une injustice
Ce principe d’équité a rappelé par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye lors de la cérémonie d’inauguration des ouvrages qui a enregistré une forte mobilisation des populations. « Cette eau vient du Plateau de Tassète, dans la région de Thiès. Et au-delà des défis techniques et technologiques, c’est une volonté qui découle de l’engagement du chef de l’État, Macky Sall, à fournir l’eau potable à l’ensemble des populations du Sénégal », a laissé entendre le ministre qui a également déclaré : « C’est un projet d’un budget global d’environ 4,6 milliards de FCfa. Et le Président de la République nous a assignés comme objectif d’atteindre l’universalité en termes d’accès à l’eau potable. Présentement, nous en sommes à un taux de 92 % d’accès et pensons atteindre les 100 % d’ici trois ou quatre ans. C’est dire donc que le Président Macky Sall souhaite, dans les meilleurs délais, apporter des réponses adéquates par rapport aux préoccupations des populations », avait assuré Mansour Faye. Faudrait-il le rappeler que le transfert d’eau des zones qui ont une nappe riche vers celles où elles sont pauvres ont permis à des milliers de Sénégalais dans d’autres localités de Tambacounda, de Kédougou, d’étancher leur soif.

Magal de Touba : Le défi de l’approvisionnement en eau à nouveau relevé
ToubaAprès l’édition de 2015, l’OFOR a assuré l’approvisionnement en eau durant le Magal de Touba en 2016. Le dispositif mis en place pour couvrir les besoins en eau de Touba durant le Magal a bien fonctionné en dépit de quelques perturbations dans la distribution. Ce bilan globalement satisfaisant est le fruit d’un travail collectif avec le comité d’initiative du Magal de Touba et Mahou Rahmati. Aujourd’hui, l’OFOR se projette dans l’avenir. La recherche de solutions durables est inscrite sur l’agenda de l’OFOR.

Rappelons que l’OFOR s'est aussi donné comme mission de détecter et de réparer  221 fuites entre la période du 1er septembre au 13 novembre 2016, ainsi que le traitement par le chlore de toute la production d’eau, y compris les réservoirs de stockage d’une capacité de 16 800 m3 et la remise en état des cinq (5) réservoirs de stockage, de bâches et motopompes, et des systèmes de chloration.

L'Office des Forages Ruraux  avait tablé sur une production journalière supérieure à celle de l'année dernière de près de 100 000 m3 contre 92 000 m3/j.

2017, année de la concrétisation de la révolution de l’hydraulique rurale : 251 forages prévus 
L’eau potable sera davantage accessible aux populations du monde rural. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, va dérouler un programme d’une grande envergure de construction de 251 forages, de 181 châteaux d’eau, de plus 1000 kilomètres de réseau et 900 bornes fontaines. Ce projet financé par Eximbank China aura tout son poids sur la réalisation des objectifs du PSE notamment dans les secteurs de l’élevage et de l’agriculture. C’est une belle perspective qui s’ouvre pour des milliers de personnes qui sont dans les zones rurales.

Le cap de la préservation des performances sera maintenu. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à travers l’Office des Forages Ruraux (OFOR) va dérouler en 2017 un programme d’une grande envergure de construction de 251 forages, de 181 châteaux d’eau, de plus de 1.000 kilomètres de réseau et de 900 bornes fontaines sur une année. C’est une grande première depuis les indépendances du Sénégal. Ce projet d’un coût global de 50 milliards de francs Cfa financé par Eximbank China va concourir à l’accélération de la marche vers la couverture universelle. C’est un bond en avant que nous allons faire dans la réponse des couvertures des besoins des Sénégalais. Mais il ne s’agira pas seulement de satisfaire la demande, mais également de rapprocher les ménages des points d’eau. ‘Ce programme va considérablement soulager les femmes et les enfants des corvées d’eau », explique le Directeur Général de l’OFOR, Lansana Gagny Sakho. A vrai dire, c’est un important programme du Président de la République, Son Excellence, Macky Sall qui a pour finalité d’apporter des solutions durables et viables aux problèmes d’accès à l’eau dans le monde rural. L’eau pour les différents usages, la consommation humaine, l’élevage et l’agriculture sera plus disponible. C’est dans ce sens que ce projet aura tout son poids dans la réalisation de certains objectifs du Plan Sénégal Emergent (PSE). « L’élevage et l’agriculture font partie des piliers essentiels du Programme Sénégal Emergent (PSE). Aujourd’hui il y a une cohérence globale dans la prise en charge de cette problématique.

Aujourd’hui, le Directeur Général pense que le grand défi après la mise en œuvre de ce projet, c’est l’exploitation. Tout compte fait le projet est en parfaite cohérence avec la reforme de l’hydraulique rurale qui se traduit pas la mise en place des délégations de service public en milieu rural et la marche vers les Objectifs du Développement Durable (ODD).

Iles de la Basse Casamance : Un programme de 6 milliards de F CFA pour desservir plusieurs centaines de milliers de personnes
ForagesLe gouvernement du Sénégal à travers le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a décroché un accorde de financement de 10 millions de dollars soit environ 5 milliards de francs Cfa auprès de la Banque Arabe pour le Développement Economique de l’Afrique (BADEA). C’était en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en octobre 2016. Cette enveloppe servira à la réalisation des systèmes d’adduction d’eau potable pour les populations de la Basse Casamance notamment les insulaires.

L’accord signé par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye et les représentants de l’Institution financière contribuera à démocratiser davantage l’accès à cette ressource vitale pour les habitants des îles de la Basse Casamance. Il est attendu la réalisation des ouvrages hydrauliques dans une trentaine de villages de la région de Ziguinchor. Il est également prévu la construction de 5 Systèmes d’adduction d’eau multi-villages indépendants. C’est donc un nouveau jour qui se lèvera sur plusieurs îles de la Basse Casamance et sur des villages qui sont sur la terre ferme. Plusieurs centaines de milliers de personnes auront une eau de qualité. « Les populations des zones insulaires de la Basse Casamance consomment une eau saumâtre et excessivement fluorée. Elles sont par conséquent exposées à de réelles problématiques de santé publique sans compter le goût particulièrement désagréable du liquide », indique une note de l’OFOR qui assurera la maîtrise d’ouvrages du projet.

Médina Gounass : Le transfert d’eau pour régler définitivement les problèmes
Le projet entre en droite ligne avec la politique de modernisation des cités religieuses de son Excellence le Président Macky SALL. Ce projet d’un montant de 600.000.000 F CFA permettra de régler les problèmes d’approvisionnement en eau de la cité religieuse par un transfert d’eau à partir du fleuve Gambie.

Transfert d’eau à Kaolack et à Kaffrine : 1.500.000 personnes seront touchées
Un pari sur l’avenir. L’OFOR ambitionne de sortir des terroirs et de concrétiser ce projet de transfert d’eau dans les régions de Kaolack et de Kaffrine. Ce programme permettra de soulager plus de 1.500.000 personnes affectées par les problèmes de fluor et de salinité dans ces régions. « Il ne s’agit pas de rêve mais d’un regard positif vers le futur qui marquera, pour l’éternité, le septennat de son Excellence le Président Macky SALL », assure le Directeur Général de l’OFOR, pour qui : « 2017 sera l’année de la concrétisation de cette formidable révolution de l’hydraulique rurale ».

En matière de sécurisation des personnes et des frontières, l’État fait le nécessaire. C’est l’avis du gouverneur de Matam, Oumar Mamadou Baldé. Selon le chef de l’exécutif régional, les chefs religieux sont en train de jouer leur partition dans la sensibilisation des populations.

« Les chefs religieux sont des alliés stratégiques. Dans leurs prêches, ils insistent auprès des populations et des talibés pour ne pas qu’ils prêtent leurs oreilles à des bouches et des paroles qu’il ne faut pas, pour que nous restions dans notre Islam qui est un Islam particulier, socialisé, qui promeut la paix, la solidarité et qui bannit la violence », indique-t-il. Pour le gouverneur de Matam, les autorités, au niveau supérieur, ont intérêt à davantage accorder de l’importance à ces figures religieuses qui, à son avis, peuvent permettre de faire face à ce phénomène qu’est le terrorisme.

« Si nous avons la chance d’avoir des populations qui vont rester scotchées à notre Islam, d’avoir des marabouts qui indiquent aux talibés la voie à suivre pour avoir le Bon Dieu et pour être aux côtés de son Prophète, ça vient en renfort à ce que l’État fait en terme de sécurité, de moyens logistiques. Je tiens à ce que nous puissions ressortir l’implication décisive des chefs religieux aux côtés de l’autorité pour la sensibilisation afin que nos populations ne soient pas déviées », soutient-il. La région de Matam compte beaucoup de figures religieuses emblématiques qui ont une envergure internationale. Il s’agit, selon M. Baldé, de Thierno Mouhamadou Samassa qui est, aujourd’hui, « un modèle dans la diffusion de la philosophie islamique et la formation des jeunes âmes dans le cadre de notre religion, mais aussi un modèle de développement à travers ses énormes champs où les talibés, après l’apprentissage du Coran, viennent apprendre la pratique de l’agriculture qui pourra leur assurer une autonomie et une dignité ». Il y a aussi, ajoute le gouverneur, l’autre grande figure religieuse qu’est Thierno Aliou Thiam. « À Ourossogui où il est installé, des milliers de talibés sont encadrés entre le « daara » où ils apprennent et le champ où ils pratiquent l’agriculture. Le Sénégal a besoin de cela et si on avait des modèles de ce type, nous n’aurions pas beaucoup de difficultés », explique-t-il.

« Les enfants sont éduqués à leurs valeurs fondamentales religieuses, mais aussi ils sont encadrés pour l’apprentissage d’un métier agricole qui va leur permettre d’assurer leur dignité ». Il s’y ajoute la figure emblématique de Doumga Ouro Alfa, Thierno Mamadou Lamine Ly qui est, selon le gouverneur, un exemple d’homme véridique, un grand soufi. « C’est un homme dont toute la vie est centrée autour de l’Islam et du prophète. Il est allé jusqu’à refuser de diriger la prière mortuaire de l’un de ses proches pour ne l’avoir jamais vu prier. Ces personnes-là vivent le vrai Islam », assure le gouverneur.

Avec toutes ces grandes figures religieuses, informe le gouverneur Baldé, la région de Matam occupe une place centrale dans la religion. Chacun de ces érudits s’adonne à l’enseignement du Coran et des sciences islamiques ; ce qui a fait de Matam un véritable centre d’enseignement. « Avec le nombre de fois que le nom de Dieu est cité ici, que le Coran est récité ici, je ne suis pas sûr que nous ayons une région similaire au Sénégal », fait-il savoir. Pour le gouverneur, « le Fouta est d’abord religieux, il est ensuite religieux, il est enfin religieux ». Et cette situation, estime-t-il, contribue fortement à la stabilité sociale. « La stabilité socio-économique, ce n’est pas simplement le mérite du gouverneur. Il y a aussi l’accompagnement des chefs religieux », reconnaît Oumar Mamadou Baldé.

S.O. FALL et C. A. AMATH

En marge de la conférence de presse, le président du Conseil supérieur islamique du Sénégal s’est prononcé sur la situation en Gambie. Selon Ahmed Iyane Thiam, ce qui se passe dans ce pays est très maladroite. « Il faut que cette situation soit corrigée le plus vite possible », a-t-il déclaré. A l’en croire, si Yaya Jammeh a d’abord reconnu sa défaite avant d’y revenir, ce n’est pas du fait du hasard, il y a la main invisible de Dieu. 

« Si au départ il n’avait rien dit, il y aurait certes beaucoup de bruits, mais on n’allait pas en arriver à cette situation. C’est Dieu qui a fait en sorte qu’il ait reconnu sa défaite. Maintenant, il doit préserver la paix, conformément aux recommandations de l’Islam en acceptant la volonté du peuple gambien », a conseillé le président du Conseil supérieur islamique.

Nd.M. SECK et R. BA (stagiaire)

Pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens sur les routes, les services de l’Etat travaillent sur une réforme des transports routiers qui a fait l’objet d’un atelier à Tambacounda où il a été dénombré, en 2016, 260 accidents causant 83 décès et 505 blessés.

La réforme des transports routiers était au centre des discussions à Tambacounda où un atelier de travail a été organisé à l’intention des acteurs locaux du transport et des services de sécurité. Présidé par le gouverneur de la région de Tambacounda, Bouya Amar, cette rencontre a permis d’informer les responsables du secteur des transports routiers sur les nouvelles réformes préconisées par les services de l’Etat pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. La réforme porte sur la gestion des titres de transport, avec la numérisation des documents de transport – permis, cartes grises – qui ne pourront plus être contrefaits, le Code de la route, l’installation de radars et autres appareils de vitesse le long des routes.

Le gouverneur, Elhadji Bouya Amar, a indiqué que la gendarmerie a relevé que 260 accidents ont été dénombrés durant l’année 2016, compte non tenu du mois de décembre, causant 83 décès et 505 blessés, sur un linéaire de 120 kilomètres. Pour le gouverneur de Tambacounda, la psychose règne sur la route qui, au niveau de Tambacounda, représente 95% du trafic voyageur. A l’en croire, les hôpitaux commencent à souffrir des coûts énormes de la prise en charge des blessés. Poursuivant, Elhadj Bouya Amar a signalé que « les chauffeurs font preuve d’une indiscipline notoire, ce qui doit pousser à l’application de la loi ». Il a appelé de ses vœux la mise en œuvre des réformes, estimant que la sensibilisation n’a visiblement « aucun impact sur la mentalité des conducteurs ».

Tolérance zéro
Pour sa part, le directeur des Transports routiers, Cheikh Omar Gaye, a fait remarquer une recrudescence des accidents de la route ces temps-ci, avec leur lot de morts. Il a relevé que depuis le Magal de Touba, 63 décès ont été enregistrés à travers le pays du fait d’accidents de la route. Ce qui, a-t-il rapporté, a poussé le président de la République à appeler l’administration des transports à faire preuve de rigueur dans la délivrance des permis de conduire mais aussi à inviter les forces de sécurité à une "tolérance zéro" vis-à-vis de certains comportements sur la route. Selon lui, après les efforts de l’Etat en termes d’infrastructures routières, de renouvellement du parc automobile et autres activités menées pour la généralisation des centres modernes de contrôle routier, il convient de s’attaquer au facteur humain qui représente 93% des causes d’accident.

« Il faut agir sur l’homme par des actions de formation, de sensibilisation et d’éducation mais aussi par l’application de la loi », a dit M. Gaye. Il a révélé, en outre, que les travaux sur la mise en œuvre des permis à points sont très avancés. Le directeur des Transports routiers a également précisé que cette réforme des transports routiers ne concerne pas les seuls acteurs du transport en commun, qui ne représentent que 30% des titulaires de permis de conduire.

Pape Demba SIDIBE

Des membres de la famille d’El Hadji Daouda Dia, un défunt notable du département de Linguère (nord), ont célébré leur 101e "gamou" (pèlerinage musulman) annuel, dimanche, à Mbeuleukhé.

La fête religieuse s’est déroulée devant la principale mosquée de la commune de Mbeuleukhé, en présence de fidèles, de membres de plusieurs "dahira" (association de fidèles) et de nombreux "talibé" (disciples) venus d’horizons divers. Des élus du département de Linguère, dont des membres du Conseil économique, social et environnemental, ont participé au "gamou" organisé par la famille Dia. "La particularité de ce « gamou », c’est que nous en sommes à la 101e édition, ce qui veut dire que nous avons bouclé un centenaire pour entamer un autre. Les « dahira » et les « moukhadam » (dignitaires) ont répondu massivement à cet appel (…) Cela démontre l’attachement et le respect que les Djoloff-Djoloff vouent à la famille Dia", a dit Aliou Dia, porte-parole et membre de la famille, par ailleurs membre du Haut Conseil des collectivités territoriales. Il a par ailleurs réclamé le bitumage par l’Etat de la route entre Dahra et Mbeuleukhé (40 kilomètres). "Tant que cette route n’est pas bitumée, nous continuerons à revendiquer. Elle fait partie des routes les plus empruntées du département. (…) Il n’y a pas de raison qu’elle reste encore en latérite", a soutenu Aliou Dia.

Feu El Hadji Daouda Dia a appris le Coran auprès de son père Matar, né en 1875 et décédé le 26 décembre 1949, selon ses descendants. Il a été remplacé par son fils ainé, El Hadji Mouhamadou Dia, de 1949 à 1967. Cette famille maraboutique est dirigée de 1967 à nos jours par El Hadji Moussa Dia, le jeune frère d’El Hadji Mouhamadou.

APS

Horreur à Guinaw Rails sud où le cadavre d'un jeune homme a été retrouvé pendu à une corde accroché à la toiture de sa chambre. Pendant que tout le quartier parle déjà de suicide, c'est la prudence qui est de mise du côté de la police qui se limite pour le moment à relever une mort par pendaison. Elle a ouvert une enquête pour élucider les circonstances du drame. 

Cette histoire cristallise les attentions à Guinaw Rails sud. Agé de 35 ans environ, le jeune J. M. Dior était employé dans une usine de fabrication de mèches. Il vivait en harmonie avec les membres de sa famille qui, somme toute, restaient parfois deux à trois jours sans les nouvelles de ce jeune homme qui s'absentait de la maison pour des raisons que personne ne connaissait. C'est la raison pour laquelle, lorsque la famille a constaté l'absence de ce jeune homme, elle ne s'est pas faite de soucis outre mesure compte tenu du fait qu'il lui arrivait de découcher.

Le 1er décembre dernier, une odeur infecte embaume l'intérieur de la maison, obligeant la maisonnée à se mettre à chercher l'origine de cette odeur pestilentielle. Les membres de la famille réalisent subitement que cette mauvaise odeur provenait de la chambre de J. M. Dior qu'ils n'ont pas vu depuis au moins 24 heures. Ils frappent à la porte et constatent que personne n'a réagi de l'intérieur. C'est à partir de ce moment que la famille a eu l'idée de défoncer la porte de la chambre. A la stupeur générale, ils découvrent le corps inerte de J. M. Dior pendu à l'aide d'une corde attachée autour de son cou.

A côté du corps pendu, se trouve une chaise en plastique renversée. Ce qui a fait croire à quelques membres de la famille qu'il s'agit d'un suicide et non d'un meurtre maquillé comme le pensent d'autres proches de la victime. La police de Guinaw Rails à ouvert une enquête pour lever le mystère sur le mobile de ce drame.

Abdou DIOP

Le 7e khalife de Guédé, Serigne Thierno Bousso, a été rappelé à Dieu hier à Dakar. Son inhumation a eu lieu le même jour à Touba. Son successeur est Serigne Oumar Bousso.

La communauté mouride est en deuil. Serigne Thierno Bousso Moulaye, le 7e khalife de la famille Bousso de Guédé Bousso, s’est éteint hier, à Dakar, à l’âge de 79 ans. Il a été inhumé le même jour à Touba. Serigne Thierno Bousso est un fils de Serigne Moulaye Bousso, 2ème khalife de Serigne Mbacké Bousso. Il était le deuxième petit-fils à accéder au khalifat. Le saint homme s’était pleinement investi dans la finition de la résidence Serigne Mbacké Bousso mais aussi dans la construction de la grande mosquée de Guédé.

Son œuvre sera poursuivie par Serigne Oumar Bousso, fils de Serigne Abdou Khadre Bousso, descendant de Serigne Mbacké Bousso. Les Boussobé jouissent d’un grand respect et d’une grande estime dans la confrérie mouride. Liés par le sang avec la famille Mbacké, ils sont surtout connus pour être de grands érudits. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont la gestion de l’imamat de la grande mosquée de Touba. Ils sont également considérés comme de fins lettrés, des détenteurs du savoir.

A Guédé Bousso, juste à côté de la mosquée, se trouve quelque chose qui ressemble à un puits. Surplombé d’un tube noir, cet édifice est montré à tout visiteur qui débarque dans ce quartier de Touba et qui voudrait en savoir sur la vie et l’œuvre de Serigne Mbacké Bousso. Cet endroit est le fruit d’une trentaine d’année de recherches sur les heures de prières. « Durant 33 ans, Serigne Mbacké Bousso a observé le soleil de son lever à son coucher pour déterminer les heures de prières. Il a ainsi produit un cadre des horaires de chaque prière.

C’est une horloge merveilleuse qui s’appuie sur les ombres pour la détermination des heures. C’est une importante découverte », avait expliqué Serigne Sidi Moulaye  Bousso du Centre recherche de Guédé Bousso à une équipe du « Soleil » en 2011. Serigne Mbacké Bousso est également auteur de productions multiples dans différents autres domaines. Ajoutons à ceci des questions et des réponses sommaires à des questions de Fiqh, d’exégèse, de soufisme, de logique, de métrique, de rhétorique et d’astrologie.

Ndiol Maka SECK

En visite à Thiès dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur les nouvelles réformes dans le secteur du transport, en droite ligne des recommandations du chef de l’Etat pour éradiquer les nombreux accidents de la route, le directeur de Transports terrestres, Cheikh Oumar Gaye, a invité les conducteurs de véhicules particuliers et de motos Jakarta à se conformer à la réglementation en vigueur. 

Le constat est que ces véhicules et vélomoteurs mènent une concurrence déloyale aux acteurs professionnels dans le secteur des transports urbains et interurbains. Le directeur des Transports terrestres, Cheikh Oumar Gaye, a estimé que « pour ce qui concerne les vélomoteurs qui s’adonnent au transport de personnes surtout en zone urbaine, la plupart des jeunes conducteurs ne disposent même pas du permis de conduire catégorie B tel que l’exige le Code de la route. Aussi, leurs engins ne sont pas assurés et n’ont pas de carte grise. Ce qui n’est pas compatible à la réglementation dans le transport urbain réservé exclusivement aux taxis et minibus en règle ».

D’ailleurs, pour le cas des motos Jakarta, « un processus de remplacement par des modes de transport par des tricycles est à l’étude », a indiqué Cheikh Oumar Gaye qui a également évoqué le cas « des véhicules particuliers de plus en plus nombreux à se lancer dans le transport interurbain ». Selon lui, les conducteurs de ces véhicules dont la plupart ont des marques Dacia ont ainsi installé une véritable concurrence déloyale dans le transport interurbain mettant du coup en péril les intérêts des acteurs professionnels organisés dans les gares routières. De nombreux usagers préfèrent emprunter ces véhicules entre nos différentes villes ».

Quand bien même, certains disposent d’une assurance et d’une carte grise, ce sont par contre des pièces qui ne sont requises pour ce mode de transport. Et Cheikh Oumar Gaye d’être catégorique : « Nous allons prendre des mesures allant dans le sens d’assainir ce secteur des transports urbains et interurbains. Nous invitons d’ores et déjà ces catégories de conducteurs à se conformer à la réglementation. Et cela, j’en fais un combat personnel pour répondre aux préoccupations du président Macky Sall sur les nombreuses victimes enregistrées sur nos routes, suite à des accidents qui sont causés, le plus souvent, par le facteur humain ».

Cheikh Oumar Gaye ne s’oppose pas à ce que des jeunes qui veulent travailler se lancent dans le secteur des transports. « Nous ne sommes pas contre. Mais, le secteur aussi a ses règles qu’il faut respecter pour pouvoir y exercer sans problème. C’est disposer du permis B, de l’assurance et de la carte grise et de l’immatriculation, surtout des motos Jakarta », a-t-il énuméré.

Mohamadou SAGNE

L’édition 2016 du grand Magal de Touba avait une touche particulière pour le mouvement Hizbut Tarqqiyah né à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar en 1976 et regroupant les étudiants mourides. Le Magal 2016 a marqué ses 40 ans d’existence. Youssou Diop, son secrétaire général, revient ici sur la vie de cette institution.

Le Magal 2016 a coïncidé avec les 40 ans de votre existence. Quelle est la symbolique ?
Nous avons été toujours fidèles à notre vocation première qui est de servir Cheikh Ahmadou Bamba. Et nous l’avons fait pendant ces 40 ans. Depuis le campus universitaire, une institution avait été créée et s’était engagée à œuvrer pour un Magal de toutes les bénédictions. C’est un système de valeurs qui traduit l’expérience d’un homme de Dieu qui a sacrifié toute sa vie au service de l’Islam. Serigne Touba avait recommandé que chacun vienne communier avec lui dans l’action de grâce. La communion se fait d’abord avec des actions dévotes, c’est-à-dire la lecture du Saint Coran, les panégyriques du Prophète (Psl), mais également dans la réjouissance avec les hôtes.
Ce quarantenaire confirme que le Hizbut Tarqqiyah a toujours été au service de Cheikh Ahmadou Bamba. Nous avons insisté sur un aspect assez important. Certes il y a les plats succulents et des réjouissances pour les hôtes, mais il y a une nourriture spirituelle que l’on sert aux fidèles. Tout cela, c’est pour marquer ce temps fort du Magal, le 18 Safar qui symbolise le départ de Cheikh Ahmadou Bamba en exil. Aussi, nous tentons de créer de l’émotion en revenant sur les différentes étapes de l’itinéraire de Cheikh Ahmadou Bamba.

Vous voulez dire que c’était l’innovation de ce Magal de cette année pour le mouvement Hizbut Tarqqiyah ?
C’est une grande innovation, mais ce n’est pas uniquement une innovation de Hizbut Tarqqiyah. Nous l’avons fait ici, parce que c’est une manière de rendre grâce et nous avons utilisé le prétexte des 40 ans de Hizbut Tarqqiyah pour développer cet aspect. Le deuxième khalife de Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Fallou, disait que les Mourides doivent célébrer le Magal comme les Occidentaux quand ils magnifient leurs victoires et autres grandes conquêtes. C’était donc une orientation stratégique pour nous montrer que nous ne devons pas rester chez nous pour manger et boire seulement.

Nous devons plutôt créer une communion et penser à des stratégies qui permettent à tous ceux qui viennent de ne pas rentrer bredouilles. L’émotion a envahi les fidèles du fait des enfants qui ont expliqué le séjour de Cheikh Ahmadou Bamba à Mbacké Bari, les causes contingentes qui ont été à la base de l’exil au Gabon. Aussi, ont-ils parlé des épreuves que Serigne Touba a endurées à Saint-Louis, à Dakar et au Gabon. Enfin, ont-ils mis en exergue sa patience, sa foi, sa piété et le service rendu à l’humanité.

En 40 ans d’existence, quelle a été la contribution de Hizbut Tarqqiya dans le développement du Mouridisme ?
Cette contribution ne saura jamais traduire ce que nous ressentons pour Serigne Touba. Nous le faisons avec humilité, mais cela reste un investissement sans réserve. Nous avons investi tout ce que nous possédons pour donner un éclat à cette organisation dans le cadre de la mobilisation des moyens et de la logistique. Même pour ce qui est du cadre audiovisuel, Al Mouridiyyah (la télévision créée par le mouvement) s’est dotée de moyens très importants. Par exemple, nous avons filmé avec des drones afin de montrer la mobilisation et la ferveur qu’il y a pendant le Magal.

Avant cela, nous avons mobilisé des ressources pour aller voir le khalife et lui remettre nos dons pieux en termes de bœufs, de moutons, de chèvres ainsi que des valises remplies de belles choses pour lui témoigner encore notre fidélité et notre engagement. Nous avons aussi accueilli des délégations de Burkinabés, d’Ivoiriens et de Gabonais partageant nos valeurs. Ils étaient avec nous pendant les grandes journées culturelles Cheikh Ahmadou Bamba. Cela prouve encore que Cheikh Ahmadou Bamba appartient à toute l’humanité.

Dans la vie d’un homme ou d’un mouvement, 40 ans c’est symbolique. Est-ce que Hizbut Tarqqiyah va changer d’orientation ?
Nous ne changerons jamais d’orientation. Nous allons plutôt consolider les acquis. 40 ans est un bel âge, celui de la maturité. 40 ans, c’est une forme de confirmation qui montre que Hizbut Tarqqiyah n’est plus une petite organisation. Au début, nous étions des étudiants. Nous ne pouvions même pas lire correctement en arabe les « Xassaides » de Cheikh Ahmadou Bamba. Nous les lisions à partir d’une transcription latine. Le secours providentiel de Dieu a fait de Cheikh Ahmadou Bamba notre référence.

A partir de 1981, quand l’institution Hizbut Tarqqiyah a été créée, nous avons eu notre premier siège à la Sicap Rue 10. Aujourd’hui, cette œuvre de civilisation est devenue non seulement une institution à Touba, mais des institutions disséminées un peu partout à travers le monde. Ces différentes entités ont comme référentiel le système de valeurs de Cheikh Ahmadou Bamba. Dans ces institutions, nous gèrons des espaces culturels avec plusieurs activités qui permettent  aux femmes, par exemple, de vivre les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.

Les enfants sont également encadrés dans des espaces culturels dédiés, avec des programmes au plan éducatif et social. Hizbut Tarqqiyah est une institution avec des personnes qui sont dans tous les secteurs de l’économie du Sénégal : agro-business, agriculture, industrie, informel, etc. Bref, nous sommes des Sénégalais fidèles au système de valeurs de Cheikh Ahmadou Bamba.

Propos recueillis par Maguette NDONG et Mamadou DIEYE

La Gendarmerie nationale vient de se manifester encore une fois de fort belle manière. Elle vient de saisir 500 kg de chanvre indien.
La saisie s’est faite la semaine écoulée. C’était dans le cadre d’une opération coordonnée par la Section de recherches de Dakar, informe un communiqué de la direction de la communication de la Gendarmerie. Selon le document, « tout a commencé avec un signalement faisant état de la recrudescence de l’importation d’importantes quantités de « brown », qualité la plus prisée par les consommateurs de résine de cannabis, à partir du Mali, en utilisant les camions gros porteurs qui empruntent le corridor Dakar-Bamako ». C’est alors que les gendarmes ont mis en branle tous les moyens de renseignement et de surveillance nécessaires pour venir à bout de ce trafic. Très rapidement, la stratégie se révèle payante, dit-on du côté de la Maréchaussée.

En effet, « une première prise est effectuée par la brigade de Keur Massar, le 05 octobre 2016. Suite à l’exploitation des informations recueillies, d’autres cibles ont été identifiées. Parmi celles-ci on note un camion dont le chauffeur a camouflé une grande quantité de chanvre indien dans les roues de secours montés sur les quatrièmes essieux ». D’après le Commandant Issa Diack, coordonnateur de l’opération «la section de recherches a mis en place un dispositif de surveillance pour jalonner le véhicule de son entrée sur le territoire national jusqu’à son arrivée à Dakar. »

La mise en œuvre des moyens d’observation aérienne nouvellement acquis par le Haut Commandement de la Gendarmerie a été « décisive pour la surveillance et le suivi des mouvements des malfaiteurs ». Le camion est finalement intercepté à Pikine. Le conducteur et ses accompagnants sont aussitôt interpellés et conduits à la Gendarmerie. Le chef de la Section de recherches note que « plus que la quantité saisie, c’est l’ingéniosité du modus operandi utilisée par les malfaiteurs qui est frappant. En effet, le chanvre indien était dissimulé à l’intérieur de pneus de secours inséré dans leurs compartiments habituels. Chaque pneu pouvant prendre jusqu’à 40 kg de drogue. »  Cette saisie, selon la gendarmerie, constitue « un signal fort » que les forces de sécurité et de défense lance aux trafiquants pour leur faire comprendre qu’aucun moyen ne sera de trop pour leur barrer la route.

D. MANE

Plusieurs blessés et des millions de FCfa emportés par des coupeurs de route, tel est le triste bilan enregistré suite à une série de cambriolages à Payar, une localité située à 53 km de Koupentoum et à plus de 100 km de Ranérou. Les cambriolages ont repris de plus belle dans cette partie centre du pays. Pour ce dernier forfait, des adolescentes sont portées disparues, ce qui donne au feuilleton une nouvelle ampleur. D’ailleurs, le maire de Payar, Talla Sow, face à la presse, a sollicité l’ouverture d’une brigade de gendarmerie. Au mois de juillet dernier, des faits similaires se sont produits dans la même zone occasionnant les mêmes dégâts. Et ce sont les commerçants en provenance des marchés hebdomadaires qui payent le prix de ces braquages. P. D. SIDIBE

…Plusieurs commerçants dépouillés à Vélingara Ferlo
Des malfaiteurs armés jusqu’aux dents ont tabassé des clients qui revenaient du marché hebdomadaire de Koumpentoum. Ils ont intercepté  4 véhicules de transport en commun, avant de dicter leur loi aux clients qui étaient à bord.

Une importante somme d’argent et des marchandises ont  été  dérobées  par des malfaiteurs armés jusqu’aux dents. L’attaque a eu lieu à Ngonor, une localité située dans  la commune de Vélingara Ferlo. Pour réussir ce  forfait, les assaillants ont muri un plan qui consistait à crever les pneus des véhicules afin de les immobiliser. En file indienne, les voyageurs ont été battus à coups de coupe-coupe et dépouillés d’importantes sommes d’argent.

Les  plus  chanceux ont réussi à se fondre dans la nature. Après avoir arrêté une cinquième voiture, les malfaiteurs ont pris la clé des champs pour éviter les filets des gendarmes. Les blessés  ont été évacués d’urgence au poste de santé de Mbem-Mbem, pour recevoir les premiers soins. Mis au parfum, les gendarmes et le maire de la commune de Vélingara Ferlo, Cheikh Mamadou Sow, se sont rendus sur les lieux de l’attaque.

Masse NDIAYE

En présence des autorités administratives, coutumières et autres, le médiateur de la République a installé Omar Thioye, son correspondant régional à Saint-Louis. Une occasion pour Me Alioune Badara Cissé d’appeler l’Etat et les organisations syndicales à une trêve sociale.

Lors de cette cérémonie, Me Alioune Badara Cissé a rappelé que la manifestation s’inscrivait dans la politique de la Médiature d’installer les correspondants régionaux à Louga, Saint-Louis et Matam. Cela s’est fait, selon lui, en collaboration avec le programme révisé de la coopération entre le Luxembourg et le Sénégal appelé Pic III Sen 029 qui « vise à améliorer la qualité des services publics rendus aux citoyens ». Dans cette même logique, le médiateur de la République a rappelé l’importance du dialogue dans notre pays. C’est dans ce sens qu’il a préconisé « une trêve sociale qui ne doit pas être imposée. L’Etat ne doit pas rester sourd. Il faut un dialogue inclusif. Et je pense que les syndicalistes de tous bords vont, avec les autorités, trouver la meilleure formule pour le pays ». Me Alioune Badara Cissé a salué le travail abattu par le correspondant régional sortant, Maléotane Diouf, qui « fut excellent durant ses 12 années de service et doit passer le témoin sous le poids de l’âge », avant de dire son « espoir de voir Omar Thioye, directeur d’école à Guet Ndar, faire un bon travail ».

Pour Me Alioune Badara Cissé, il faudra profiter de sa compétence car les conflits doivent être d’abord posés ici à Saint-Louis. « C’est quand il n’y a pas de solution locale qu’on devra se référer au niveau supra », a dit Me Cissé qui a évoqué « les solutions trouvées localement lors de la crise à l’hôpital régional de Saint-Louis et à l’Ugb après 4 mois de grève ». Pour rappel, le travail du correspondant régional du médiateur consiste à recueillir toutes les doléances et réclamations, à les mettre en forme avant d’essayer d’y apporter une solution.

A. M. NDAW

C’est cette année que le vénéré Cheikhna Cheikh Saad Bouh, figure remarquable de la Quadriya, fera cent ans sous terre. Ce centenaire du rappel à Dieu du Cheikh fera l’objet d’une célébration scientifique. Un symposium sera tenu, du 23 au 24 mars, à l’Ucad 2, à l’initiative de l’Association Sadikhina Wa Sadikhate, en collaboration avec le département d’Histoire de l’Ucad. Le « Jihad » sera au cœur des réflexions.

Dans le cadre de la commémoration du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh, un symposium international sera tenu du 23 au 24 mars à l’Ucad 2 sur le thème : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saad Bouh ». Selon le Pr Ibrahima Thioub, les communications se structureront autour de quatre thèmes : « La Quadriya en Afrique de l’Ouest : le processus d’implantion d’une confrérie soufie polycentrique », « Les foyers religieux, les réseaux propédeutiques et les parcours de formation des lettrés musulmans en Sénégambie, 1850-1920 », « Les confréries soufies et l’accommodation des sociétés sénégambiennes à l’ordre colonial : le jihad en débats  », « Les expressions des cultures populaires islamiques dans l’espace urbain colonial ». Toutefois, a insisté le Pr Thioub, le focus sera sur le Jihad qui défraie aujourd’hui la chronique même si les autres thèmes seront aussi abordés avec toute la rigueur scientifique connue des universitaires. « Le centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh offre aux spécialistes des sciences sociales, aux historiens en particulier, l’opportunité de réviser cette période de rupture majeure dans l’histoire de la Sénégambie qu’est la fin du XIXe et le début du XXe siècle, marqué par l’accélération et l’achèvement de la conquête coloniale de l’Afrique », a expliqué le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop. A l’en croire, les lettrés musulmans, confrontés à cette situation, ont eu à répondre à deux brulantes questions : quelles lectures faire et quelles attitudes adoptées face à l’extension de la mainmise des puissances impérialistes européennes sur les sociétés africaines en général et musulmanes en particulier.

Si l’on suit le Pr Thioub, Cheikhna Cheikh Saad Boud est entré dans la vie publique de cette époque, doté d’un immense capital symbolique et social légué par son père, Muhammad Fadil, le fondateur éponyme de la branche Fadiliya de la confrérie soufie de la Quadriya. Né en 1848 dans le Hodh mauritanien, il est initié par son père aux différentes branches des savoirs religieux. Très jeune, le Cheikh fait montre d’une maîtrise des règles du droit islamique et de la mystique soufie. Il entame une vaste pérégrination qui le fixe d’abord à Saint-Louis, alors capitale de la colonie du Sénégal. Puis au Trarza, à Touizikht dans l’Inchiri plus tard avant Nimzatt qui devient la base à partir de laquelle il construisit un réseau confrérique qui rayonna de l’Adrar à la moyenne Casamance en passant par Saint-Louis, enveloppant toute la vallée du fleuve Sénégal et le bassin arachidier en pleine expansion. Le Pr Ibrahima Thioub de relever qu’au moment où il se construit ce réseau, dans le dernier quart du XIXe siècle, plusieurs souverainetés se disputaient cet espace recouvrant les identités religieuses, ethniques et culturelles d’une grande diversité. Les Etats séculiers sous le contrôle d’aristocrates militaires y cohabitent avec des théocraties religieuses, des mouvements djihadistes et les puissances impériales européennes engagées dans les projets de conquêtes coloniales. « Comme tous les leaders religieux de l’époque, Cheikhna Cheikh Saad Bouh est interpellé quant à la lecture à faire, la plus conforme aux enseignements de l’Islam, de ces temps de trouble d’une complexité certaines. Cheikhna Cheikh Saad Bouh a apporté une des réponses les plus inédites à l’époque et qui reste aujourd’hui encore d’une remarquable actualité », a souligné le Pr Thioub. Tout ce legs de Cheikh Saad Abihi sera revisité durant le symposium.

Ndiol Maka SECK

Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne (Mjecc) a entamé un processus de réactualisation de son outil de gestion au cours d’un atelier ayant regroupé, à Niague, à Dakar, les responsables des services centraux et régionaux. La mise à jour du Système informatisé de gestion (Sig) qui permet un meilleur suivi-évaluation des politiques en matière d’emploi, s’inscrit dans cette démarche.

Créé en 2010 avec le concours de la Banque mondiale, le Sig permet, entre autres, le recensement et le suivi de la politique d’emploi. Il est géré par l’Unité de coordination et de suivi des projets et programmes (Ucsp) logée à l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej). Selon le secrétaire général du Mjecc, Gabriel Luciano Pereira, la plateforme informatisée « permet d’atteindre des résultats substantiels en termes de production d’informations et de pallier la grande disparité en ce qui a trait au suivi des objectifs ». Il a poursuivi que la mise à jour du Sig aboutira à l’informatisation et à une « meilleure lisibilité de la gestion de tous nos programmes », surtout dans un contexte de gestion axée sur les résultats. Ainsi, M. Pereira a exhorté les agents du département à s’approprier l’outil afin de le rendre opérationnel. Le directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, s’est, quant à lui, réjoui de cette initiative qui permet d’avoir des données unifiées. Il s’est engagé à poursuivre le processus d’implantation des antennes décentralisées de l’Anpej afin de contribuer au renforcement des équipements des Cdeps. Au préalable, les participants avaient fait l’exposé du bilan de la gestion 2016 suivi de la planification des activités de 2017.

Alassane Aliou MBAYE

Durant trois jours, le directeur général de la Police nationale, Oumar Maal, en compagnie d’une forte délégation, a fait le tour des régions de Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack. Selon le communiqué de la Police, au-delà de la remobilisation, l’inspecteur général de police a insisté sur la sécurité des populations et leurs biens, la participation à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

L’inspecteur général de police, Oumar Maal, a entamé une tournée de prise de contact avec les chefs de services régionaux de Police. La délégation était composée, entre autres, des directeurs de la surveillance du territoire et des personnels, des directeurs adjoints du budget et des matériels et de la sécurité publique, du chef du bureau des relations publiques. Cette visite, selon le directeur général de la Police nationale, s’inscrit en droite ligne de sa feuille de route déclinée lors de son installation à la tête de cette institution qui prévoyait d’aller sur le terrain échanger, dans la mesure du possible, avec tous ses collaborateurs afin de mieux s’imprégner de leurs conditions de vie et travail. Il a aussi saisi cette occasion pour « réarmer moralement ses troupes tout en leur rappelant leur devoir de sécurité vis-à-vis des populations et de leurs biens ». Le chef de la police a insisté sur « le respect du code de déontologie et des règles d’éthique professionnelle ».

La visite a débuté le 20 décembre au commissariat central de Thiès, puis au camp tropical, siège du Groupement mobile d’intervention (Gmi). Ensuite, c’était au tour de Tivaouane, Fatick et Mbour, « des localités hautement stratégiques à bien des égards », de recevoir la délégation. Dans la journée du 21 décembre, Bambey, Diourbel, Mbacké et Touba ont accueilli la délégation. Dans la capitale du Baol, M. Maal a sensibilisé le personnel tout en mettant l’accent sur la nécessité de mieux se comporter vis-à-vis du public pour lequel la police œuvre. « La police est au service des populations, elle se doit d’avoir un comportement irréprochable, d’éviter tout comportement agressif, que ce soit une violence verbale ou une violence physique », a-t-il soutenu. Il a aussi demandé aux policiers de changer de posture pour mieux appréhender le terrorisme qui est un « phénomène mondial auquel aucun pays n’échappe ».

Veille permanente
Par ailleurs, l’inspecteur général Maal a invité les forces de l’ordre à unir leurs forces. « On s’est rendu compte qu’assez souvent, il y a des heurts qui n’ont pas leur place entre policiers et gendarmes. La population qui est là, en tant que témoin, ne saurait nous pardonner ces écarts. Nous sommes tous  appelés à assurer leur sécurité et celle de leurs biens, et ce sacerdoce, nous ne pourrons le réussir dans la division, la mésentente. Nous devons travailler en parfaite synergie pour gagner cette lutte contre le terrorisme », a-t-il mis en garde. Insistant sur le terrorisme, l’inspecteur général de police a exhorté les agents « à rester vigilants et très alertes au cours des patrouilles pour ne pas avoir de mauvaises surprises ». Il a, enfin, invité les citoyens à s’impliquer, à tous les niveaux, à l’effort de leur sécurisation.

Le commissaire Maal de lâcher : « La loi de l’omerta doit être bannie de nos sociétés, on doit cultiver le réflexe de la dénonciation ». Le jeudi 22 décembre, au 3e jour de la tournée, le chef de la Police et sa délégation se sont rendus au poste frontalier de Keur Ayib puis à Nganda avant de terminer par le poste de Karang, tous trois localités frontalières avec la Gambie. Au cours des échanges avec ses hommes qu’il a encouragés pour « leur engagement et abnégation », il a été abordé les aspects sécuritaires liés à leurs missions spécifiques de contrôle des flux migratoires et de sécurisation des populations dans un contexte de lutte anti-terroriste et de lutte contre le crime transnational organisé. A ce propos, ces unités ont pris une part active dans le combat contre la coupe abusive de bois qui avait cours dans les forêts de ces localités. Oumar Maal a aussi abordé le rôle de « vitrine » que doit jouer la Police des frontières, premier contact avec les étrangers devant fouler notre sol.

Par la suite, la délégation s’est rendue au commissariat central de Kaolack. Le message a porté sur le renforcement des opérations de sécurisation, le maintien d’une veille permanente et la mutualisation des moyens pour une efficience des actions de lutte contre la criminalité sur ce territoire régional.

Ndiol Maka SECK et Mamadou DIEYE

Les Chrétiens célèbrent, cette nuit et demain, la fête de la nativité appelée Noël. Dans son traditionnel  message, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a dénoncé vigoureusement la violence notée ces temps-ci au Sénégal et qui se termine souvent par mort d’homme. Ce qu’il explique par un manque de repères éthiques et moraux. Il a formulé des prières pour la paix au Sénégal. Après ce message, Mgr Benjamin Ndiaye dira la messe de minuit cette nuit à la cathédrale de Dakar. Le prélat se rendra le lendemain à la paroisse Marie Immaculée des Parcelles assainies, dans la banlieue dakaroise, où il présidera la messe anniversaire de la naissance de Jésus-Christ.     

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a délivré, ce jeudi 22  décembre, son traditionnel message de Noël. Il a profité de cette occasion pour dénoncer les maux de la société sénégalaise. Le guide de l’Eglise catholique a déclaré, avec regret, que la fête de Noël arrive dans un Sénégal, confronté ces derniers temps, à de graves scènes de violences. Lesquelles finissent souvent par la mort d’ homme. Il a qualifié « ces violences d’inquiétantes ». Les accidents de la route font aussi partie des maux énumérés par le guide religieux. Selon lui, ces accidents ont endeuillé des familles et handicapé à vie beaucoup de personnes. Mgr Benjamin Ndiaye n’a pas oublié la violence faite à certaines catégories de population dont des femmes, des mineurs et enfants. Tout ceci fait dire à l’archevêque de Dakar que la société sénégalaise manque « de repères éthiques et moraux ». « Notre société est malade de sa précipitation et de son impatience. Elle est malade de son déficit de conscience citoyenne. Elle souffre aussi de son indiscipline caractérisée, de la part de gain et de ses tendances de plus en plus matérialistes… », a regretté Mgr Ndiaye.

Pourtant, cette société dont on constate que certains membres deviennent de plus en plus agressifs en commettant des meurtres, célèbre la mort avec respect et dignité. « Surtout quand elle survient au cœur de notre existence », a-t-il souligné. Aujourd’hui, beaucoup de Sénégalais sont malades parce que banalisant la vie au point de tuer les hommes, les femmes, les enfants sans vergogne oubliant les préceptes divins qui nous commandent instamment : « Tu ne commettras pas de meurtre ».

Contre la peine de mort
Face à la recrudescence de la violence dans notre société sénégalaise, des voix se sont élevées, d’après Mgr Benjamin Ndiaye, pour demander le rétablissement de la peine de mort à titre dissuasif pour certains et à titre de vengeance estiment simplement d’autres. « Mais, ce serait là un recul regrettable par rapport à la culture de la vie que chaque homme doit promouvoir car la peine de mort dont il s’agit ne peut pas, malheureusement, faire revenir à la vie une personne tuée ? », s’est interrogé le prélat. Par ailleurs, « son application effective, au-delà de la sanction pénale, diminue la chance de conversion pour le meurtrier lui-même qui doit assumer sa responsabilité », a expliqué l’archevêque de Dakar qui  suggère ceci : « Ne devenons-nous pas alors nous convaincre qu’une culture pour la vie est préférable à une culture de la mort ». Il a invité les Sénégalais à ne pas tomber dans la folie d’ôter la vie à leurs semblables.

Il a rappelé les règles en soulignant avec insistance que  la vie est un don de Dieu. « C’est Dieu qui est l’auteur et le maître de la vie. C’est Lui qui nous a appelés à la vie. C’est à Lui qu’il appartient de nous en rappeler le moment venu », a soutenu Mgr Ndiaye. Expliquant dans son message que la personne qui tue ne s’expose pas seulement au jugement des hommes, mais aussi et surtout à celui du Dieu de la vie. Noël, dit-il, c’est la célébration de la vie donnée par Dieu. « Le verbe de Dieu fait cher dans le sein de la Vierge Marie. Né à Bethléem dans la pauvreté, Jésus est entouré de l’amour soigné et chaleureux de Marie et de Joseph », s’est magnifié Mgr l’Archevêque de Dakar.

Il a indiqué que la naissance de Jésus-Christ, annoncée par le prophète d’autrefois, accomplit la promesse divine. Laquelle vient illuminer la vie des hommes et donne naissance à leur histoire pour qu’ils vivent dans la vérité et l’amour en promoteur et défenseur de la vie. Selon Mgr Benjamin Ndiaye, l’enfant de Bethléem porte le doux nom d’Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu est avec nous » et de  prince de la paix. Sa mission est de délivrer les hommes de la mort implacable qu’engendre le péché et de leur faire vivre  la présence gratifiante de Dieu. « C’est de Lui, en effet, que nous recevons grâce sur grâce », s’est félicité le prélat de l’Archidiocèse de Dakar qui a ajouté : « En Jésus enfant, Dieu se rend vulnérable pour nous délivrer de l’engrenage de la violence et nous donner la paix. Tel est le sens du chœur des anges dans la nuit de Bethléem, lorsqu’il proclame : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime », a chanté Mgr Ndiaye.

Poursuivant, l’ancien évêque de Kaolack révèle que la paix vient de Dieu. C’est Lui qui chasse la guerre et apporte le réconfort à tous les blessés de la vie. Parmi lesquels les malades, les personnes seules, les pauvres et les victimes de la violence ou des accidents. Il a formulé des prières pour que le Sénégal soit protégé de tous les dangers et que Dieu soutienne  des efforts de développement pour un Sénégal prospère.

Eugène KALY

Il y a un nombre important des métiers en milieu rural pouvant intéresser les jeunes. C’est pourquoi l’Etat du Sénégal compte répertorier des activités développées par certains d’entre eux qu’il faut offrir en exemple. El hadji Tanor Gning, conseiller technique à la Primature, en a fait l’annonce, lors de l’ouverture du Forum sur l’emploi décent (Fored) des jeunes en milieu rural.

Durant deux jours, étudiants, porteurs de projets, agriculteurs et éleveurs se sont réunis à Dakar pour les besoins du Forum sur l’emploi décent (Fored) des jeunes en milieu rural, organisé par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Le contexte justificatif de ce deuxième Fored est que les 60% de la population totale du pays sont âgés de moins de 24 ans et que la majorité des jeunes demandeurs d’emploi proviennent de ménages travaillant dans l’agriculture, un secteur offrant beaucoup d’opportunités.

En présidant l’ouverture de la rencontre, El hadji Tanor Gning, conseiller technique à la Primature, a évoqué l’utilité de répertorier l’ensemble des métiers existant en milieu rural pour une meilleure visibilité des interventions. Selon lui, il faut convaincre les jeunes sur les opportunités qu’offre le milieu rural et surtout les amener à s’investir dans l’agriculture, un secteur renfermant d’énormes potentialités. Pour El hadji Tanor Gning, l’emploi des jeunes, eu égard aux enjeux, mérite soutien et accompagnement de l’Etat et de ses partenaires.  

269.000 jeunes cherchent emploi
Quant au directeur général de l’Anpej, Amadou Lamine Dieng, il s’est félicité du thème « Travail décent et entreprenariat des jeunes en milieu rural : outils et connaissances pratiques » avant de souligner que « l’agriculture est le moteur du développement car représentant, à elle seule, 70% de la population active ». Aussi, a-t-il reconnu les conditions précaires de travail des cultivateurs. Pour sa part, Reda Lebtahi, représentant de la Fao, a souligné que « (son) organisme et l’Anpej se sont engagés en faveur de l’emploi décent des jeunes en milieu rural. Il s’agit, pour la Fao, de favoriser la création d’une plateforme d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques et d’identifier les contraintes liées à l’installation des jeunes en milieu rural.

« Nous devons considérer la jeunesse africaine comme une opportunité et non comme un frein au développement. Le potentiel de progrès économique et social que nous vivons permet d’espérer de résoudre les problèmes et les contraintes liés à l’emploi », a affirmé M. Lebtahi avant de révéler que « 269.000 jeunes, dont les 57% sont issus de la campagne, arrivent annuellement sur le marché du travail ». L’appel lancé par les différents intervenants à cette deuxième édition du Fored est de « cesser de penser que l’agriculture, qui n’a rien à envier aux autres professions, est un travail dégradant ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Suite à une fausse manœuvre de son chauffeur, un bus s’était retrouvé dans le fleuve avec ses passagers. C’était au mois de juillet dernier à Rosso. A bord du véhicule, renfloué hier, les sapeurs-pompiers ont découvert le corps sans vie d’un nourrisson. 

Le bus, qui s’était retrouvé, au mois de juillet dernier à Rosso, dans le fleuve avec ses passagers, a été renfloué, à l’aide d’une puissante grue mobilisée par Assane Seck, un opérateur économique qui a accepté de financer l’opération. Dans le véhicule remis sur la terre ferme, les sapeurs-pompiers de Rosso-Sénégal et de Rosso-Mauritanie ont sorti le corps sans vie d’un nourrisson. Il est donc la neuvième victime tuée dans cet accident.

L’opérateur économique Assane Seck s’est réjoui du succès de cette délicate opération avant de rappeler que « certains pèlerins, qui se trouvaient à bord du bus affrété par les populations de Diawara pour les besoins d’un déplacement vers Nimzatt pour la célébration de l’Aïd El Fitr (Korité), étaient toujours portés disparus ». Pour rallier Rosso-Mauritanie à partir de Rosso-Sénégal, le bus devait emprunter le bac.
Mais, le conducteur, ignorant que les freins de son véhicule ne répondaient plus, n’a pas pu maîtriser l’autocar qui a donc fini sa course dans le fleuve avec ses passagers. Si des voyageurs se sont sauvés par la nage ou sortis du fleuve par les secouristes, d’autres sont, malheureusement, portés disparus.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un Sénégalais de 27 ans a été condamné hier à Florence à 30 ans de réclusion pour le meurtre en janvier d'Ashley Olsen, une Américaine de 35 ans retrouvée étranglée dans son appartement du centre historique de la ville.

Arrêté le 14 janvier, cinq jours après la découverte du corps, Tidiane Cheik Diaw avait été reconnu coupable d'homicide volontaire. La cour d'assises de Florence n'a cependant pas retenu la circonstance aggravante de la cruauté avancée par l'accusation. L'enquête a permis de déterminer que le condamné avait rencontré la jeune femme dans une discothèque le soir du drame, avant de poursuivre la nuit chez elle. Il avait été identifié grâce aux caméras de surveillance qui l'ont filmé entrant au domicile de sa victime puis par les traces Adn sur un préservatif et sur un mégot de cigarette retrouvés dans l'appartement. Selon les conclusions de l'enquête, le Sénégalais et l'Américaine ont consommé alcool et drogue ce soir-là et se sont battus après un rapport sexuel consenti.
(AFP)

La deuxième session de l’année 2016 de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande instance de Kolda a démarré. Six affaires sont inscrites au rôle : un cas d’infanticide, un meurtre, deux cas de culture de chanvre indien, une séquestration avec menaces de mort et une affaire de trafic de chanvre indien et contrebande de marchandises prohibées.

La première personne qui s’est présentée devant la barre s’appelle Awa Badiane, née en 1985, célibataire et mère de trois enfants. Elle a été reconnue coupable d’infanticide et condamnée à 5 ans de travaux forcés par la Chambre criminelle. Le substitut du procureur de la République, Abdoulaye Diouf, avait requis 10 ans d’emprisonnement contre elle. Les faits remontent au 7 juin 2015 au quartier Plateau, dans la commune de Kolda.  Elle a mis au monde un bébé et a aussitôt mis fin à la vie du nouveau-né.

Elle a ensuite enveloppé le corps dans deux sachets en plastique pour empêcher les voisins de découvrir sa forfaiture. Awa Badiane, qui s’était enfermée dans sa chambre avec le corps de l’enfant, a amené ses voisins à toquer à la porte de sa chambre pour en savoir sur son isolement. Sa grande sœur, qui avait trouvé des traces de sang dans les toilettes, n’a pas été édifiée par sa cadette. Alertés, les gendarmes se rendirent sur place et constatèrent le corps du bébé en état de putréfaction. Awa Badiane a soutenu devant la barre que le bébé était mort-né. Mais, le médecin légiste, qui a examiné le corps de l’enfant,soutient le contraire, en attestant que l’enfant était bel et bien vivant au moment de l’accouchement.     
 

Mamadou Aliou DIALLO

Un violent incendie s'est déclaré hier  à Mbeubeuss provoquant deux morts et deux blessés graves. L'incendie s'est produit aux environs de onze à un moment où les employés de la décharge vaquaient tranquillement à leurs occupations prenant au dépourvu tout le voisinage qui est accouru pour aller circonscrire le feu avec des moyens de fortune. Il a fallu l'intervention de la brigade nationale des sapeurs pompiers pour que le feu soit maîtrisé. Pour l'instant, c'est le mystère total sur l'origine de l'incendie. La brigade de la gendarmerie de Keur Massar a ouvert une enquête pour élucider les circonstances de cet incendie.  

Abdou DIOP

Comment réduire substantiellement le nombre d’accidents de la route aux conséquences humaines dramatiques et aux dégâts matériels inestimables ? Une des solutions préconisées serait l’adoption du permis à points. Dans ce cadre, les responsables de la Direction nationale des transports terrestres ont initié une série de discussions avec les acteurs routiers. Hier, ils étaient à Kaolack.

Le processus d’adoption du permis est-il enfin lancé au Sénégal ? A cette question, les responsables de la Direction des transports terrestres semblent avancer à pas feutrés, histoire de ménager une réaction épidermique de certains chauffeurs de transport en commun braqués, depuis longtemps, contre la mesure. « Nous menons une série de discussions avec les principaux acteurs sur la question avec le directeur des Transports terrestres qui s’est personnellement déplacé pour rencontrer ses interlocuteurs.

C’est la région de Kaolack qui, la première, a accueilli la mission qui va, ensuite, se rendre à Kaffrine, Tamba, Kédougou, etc. », a informé Mme Maïmouna Sèye Diaw, chef du service régional des Transports terrestres de Kaolack.Au final, une rencontre nationale d’évaluation se tiendra à Dakar pour faire le point sur le projet de permis à points. « Comme vous pouvez vous en rendre compte, le mot d’ordre du ministère de tutelle reste la concertation à ce niveau  », a-t-elle dit.

Des propos tout en nuance de la responsable du service régional des Transports terrestres, traduisant le caractère plutôt délicat de cette question. D’autant, comme elle l’a souligné plus tard, que certains syndicats de chauffeurs ont déjà émis des réserves sur le projet, exigeant son adaptation préalable au contexte de notre pays. En tout cas, beaucoup se sont réjouis des discussions entre autorités du secteur et acteurs routiers. Toutefois, les points de vue divergent sur l’esprit du permis à points. « Un routier professionnel ne doit pas être mis sur le même pied d’égalité qu’un particulier conduisant son véhicule.

Il faut régler cette question pour ne pas fausser l’esprit du permis à point », a réagi Dame L., président du regroupement des chauffeurs de la principale gare routière de Kaolack. Pour sa part, le directeur des Transports terrestres, Cheikh Omar Gaye, a insisté sur « les accidents de la route qui, chaque année, causent la mort de 500 personnes, soit deux décès par accident/jour ». En terminant, il a fait un plaidoyer en faveur du permis à points.

Elimane FALL

...Et des sanctions pénales contre les fautifs

Au-delà de l’institution de permis à points, l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) propose des sanctions pénales contre les auteurs d’accidents fautifs. Leur chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière l’a préconisé hier, lors du lancement des journées régionales de la sécurité routière.

Aucune mesure n’est de trop pour prévenir les accidents de la route qui font partie des premières causes de mortalité au Sénégal. Certains comportements sur la route appellent même à des sanctions pénales. C’est la conviction de Pape Samba Ndiaye, chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière initiée par l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad). C’est en partenariat avec l’Etat du Sénégal et l’Union européenne à travers le Fonds européen de développement (Fed).

Ce projet entre dans le cadre de la convention de réhabilitation de la route Passy-Sokone dans son volet « Actions complémentaires au transport ». Selon M. Ndiaye, l’Emad est pour le principe du permis à point avec un encadrement rassurant. « Les accidents sont surtout liés à un problème de comportement. Dès lors qu’ils présentent des effets tragiques, il y a bien lieu d’appliquer la loi dans toute sa rigueur. Je pense que rien ne sera moindre pour astreindre les gens à se conformer au code de la route par l’institutionnalisation d’un permis à points ou autre », a-t-il soutenu.

A l’en croire, il existe essentiellement deux formes d’accidentalité: fautive et fortuite. « L’accidentalité fortuite est liée à la non maîtrise de l’auteur, mais dans l’accidentalité fautive, l’auteur y participe. Par exemple, conduire en état d’ébriété ou à une vitesse excessive est une forme d’accidentalité fautive. C’est comme un assassinat », a expliqué Pape Samba Ndiaye. L’Emad a lancé, hier, les journées régionales de la sécurité routière qui sont un volet de cette campagne. « C’est d’ailleurs l’activité phare. Dans toutes les régions d’intervention du projet, nous faisons six jours de compagne durant lesquels l’ensemble des parties prenantes du secteur se regroupent pour des échanges en vue d’une synergie d’actions pour plus d’efficacité dans leur lutte pour plus de sureté routière », a laissé entendre Pape Samba Ndiaye. Fautes de ressources suffisantes pour couvrir l’ensemble des 14 régions du pays, ils ont ciblé Dakar, Diourbel, Kaolack, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor, Saint-Louis.

« Ce choix s’explique par le taux élevé d’accidentalité dans ces régions dont le parc automobile est plus important. Parmi ces régions choisies, il y a certaines qui sont charnières comme Kaolack. D’autres sont aux abords du corridor, c’est le cas de  Tambacounda », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « rien que dans ces sept régions, environ 16.000 accidents, avec des échelles différentes, ont été enregistrés en 2016 ».

Ndiol Maka SECK

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