banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (1803)

Le jour d’après ! Très tôt à la lueur du jour d’après naissant, les dégâts se révélaient aux pèlerins. Un sinistre pour certains, un désastre pour d’autres. C’est plutôt un paysage apocalyptique qui a pris place sur une bonne partie du « Daaka » : livres, denrées alimentaires, véhicules, habitats¸ marchandises…. brûlés. Le feu n’a épargné que ceux qui n’étaient pas dans sa trajectoire. Comme pour narguer les pèlerins rudement déjà éprouvés, des braises ardentes continuent dans la matinée de dégager une fumée et de survivre. Il faudra encore toute la pédagogie du khalife de Madina Gounass pour rasséréner encore les fidèles qui avaient pris d’assaut la vaste esplanade de la mosquée pour la prière du matin.

Le guide religieux de confirmer à l’assemblée la mort de 22 personnes. Une autre mort sera confirmée plus tard dans la journée. Et dans le lot, huit ont été formellement identifiés et envoyés à Tambacounda sur instruction du procureur. Les populations de Madina se sont mobilisées pour accompagner les 14 défunts, dont les corps ont été autorisés à l’inhumation, à leur dernière demeure.

Dans une ambiance très triste et très tendue, ces populations, aidées par le service d’hygiène, des gendarmes et des sapeurs-pompiers ont, avec dévouement, enterré les personnes. Elles ont mis en terre dans de grands caveaux, surmontés de planches, les corps. L’ardente chaleur diurne ou encore la poussière du vaste nouveau cimetière de la ville qui accueille ses premiers pensionnaires n’ont pu entamer la détermination des populations. Nombreuses parmi celles-ci sont familières avec ce vieux gambien appelé El Hadji Goumalo. Agé de plus de 80 ans et habitué du « Daaka » depuis l’époque de son fondateur, il a fini par y laisser sa vie dans l’incendie d’avant-hier. « Il venait à pied tous les jours prier à Madina du vivant de Thierno El Hadji Mamadou Seydou Bâ. Avec les moyens, il empruntait un vélo puis une moto avant d’acquérir un véhicule », témoigne un habitant de Madina.

Un autre vieux, Thierno El Hadji Seydou Kane, grand disciple du marabout de Gounass, a aussi été inhumé dans ces caveaux. Les populations ont regretté sa perte, louant son érudition. Il est décédé en même temps que son fils dont le corps n’a pas encore été restitué à sa famille. Ces défunts reposent à côté de 12 autres. Ils étaient venus chercher la bénédiction divine. Les populations ont prié pour le repos éternel de leurs âmes.

I. Kh. NDIAYE

Ce sont trois ministres qui sont venus au chevet des blessés qui ont été évacués à l’hôpital régional de Tambacounda. Il s’agit des ministres de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Mamadou Talla. Ils sont accompagnés de la Déléguée à la solidarité nationale, Mme Anta Sarr Diakho. A Tambacounda, 29 blessées dont une femme de 74 ans, Fatoumata Bâ, ont été reçus ainsi que 8 corps sans vie non identifiés. Sur place, l’un des blessés a succombé suite à ses brulures après avoir reçu les premiers soins à Gounass le mercredi. 10 millions de FCfa ont été remis à l’hôpital pour la prise en charge totale des blessés.

La quasi-totalité des personnes est du troisième âge, le plus jeune à 44 ans, constate-t-on. Parmi les blessés, quatre pourraient être évacués sur Dakar. La délégation gouvernementale a visité les maladies qui sont en soins intensifs et aux blocs opératoires. Elle n’a pas fait de déclaration à la fin de la visite. A noter que depuis mercredi, l’hôpital régional de Tambacounda n’a pas connu de répit. Des ambulances y évacuaient sans cesse des blessés graves, tous victimes de l’incendie. Le décor est indescriptible. Des corps calcinés, des cris et autres gémissements. La tristesse et la désolation dominaient à l’hôpital, au vue des corps. Dans les ambulances, se font entendre des cris et des gémissements des victimes, témoignant de la gravité des blessures et de la douleur qu’ils sont en train de sentir. Parents et amis ont tous accouru pour venir aux nouvelles. La structure hospitalière a refusé du monde mercredi. Ibrahima Dione, responsable de soins d’urgence, signale que toutes les équipes des urgences sont mobilisées en plus de 8 médecins, 11 infirmiers ainsi que des élèves de l’école de santé. Dans les autres districts également, toutes les dispositions ont été prises pour recevoir les blessés.

Dans la journée du mercredi, la délégation conduite par le gouverneur El H. Bouya Amar et composée du préfet, du maire, du président du Conseil départemental, s’était rendue à l’hôpital régional, « pour apporter soutien et réconfort aux blessés et la compassion du président de la République Macky Sall », a indiqué le gouverneur. « C’est un incident regrettable mais nous avons tenu à venir réconforter les blessés et leur apporter notre soutien. Il y a des blessés graves et beaucoup de morts », avait-il reconnu. Il a magnifié le soutien du maire et du président du Conseil départemental aux blessés. « C’est un geste noble et salutaire quand on sait beaucoup de blessés viennent du nord du pays et n’ont pas de parents à Tambacounda », a-t-il ajouté.

Pape Demba SIDIBE

Trois ministres de la République ont été dépêchés par le président de la République pour s’enquérir de la situation et présenter des condoléances. Le chef de l’Etat sera aujourd’hui l’hôte du « daaka » pour les condoléances de la nation entière. Une enveloppe de 10 millions de FCfa a été octroyée par les autorités pour aider les sinistrés en attendant des « vivres et l’habitat ».

C’est juste avant la dernière prière de la journée que le marabout a révélé à l’assistance que 10 millions de FCfa ont été apportés par la délégation ministérielle. Le khalife a donné des instructions pour un recensement des sinistrés à qui l’enveloppe financière sera distribuée. Un baume au cœur pour les nombreuses pertes qui pourraient s’élever à des milliards. L’Etat prévoit aussi des vivres et la réfection des habitats, selon le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo. « Nous sommes venus, sur instruction du président de la République, pour non seulement nous enquérir de la situation, mais aussi présenter les condoléances à Thierno et à la communauté musulmane réunie ici. Nous sommes passés voir les blessés hospitalisés à Tambacounda et, si nécessaire, ils seront évacués à Dakar. Le président nous a dépêchés pour nous enquérir de la situation, mais il sera là demain pour se faire une idée réelle de la situation et compatir avec les croyants à cette douloureuse épreuve qui vous frappe », a-t-il indiqué.

Le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, accompagné de ses collègues de la Santé et de l’Action sociale et de la Formation professionnelle, Awa Marie Coll Seck et Mamadou Talla, a été bien accueilli dans l’après-midi d’hier par la communauté du « Daaka » qui n’avait pas encore fini de pleurer ses morts et blessés. Il y avait aussi la Déléguée générale à Solidarité nationale, Anta Sarr Gacko.

Le ministre de l’Intérieur a rassuré sur l’« aide des autorités aux sinistrés pour leur habitat, mais aussi pour des vivres ». Il a aussi dit avoir discuté avec les autorités de la retraite spirituelle pour que tous « les correctifs nécessaires puissent être apportés et qu’on ne connaisse plus pareille déconvenue ». « Le président de la République a donné des instructions pour que le nécessaire soit fait. Nous pouvons vous assurer que le bilan sera établi, les manquements relevés pour que les correctifs nécessaires soient apportés », a dit Abdoulaye Daouda Diallo, qui s’est réjoui de la « bonne réactivité » de ses services, félicitant le gouverneur, les sapeurs-pompiers, les secours et la gendarmerie pour le « travail abattu ». S’agissant du « récurrent problème d’eau » relevé par le khalife de Gounass, le ministre de l’Intérieur a souligné que le « deuxième forage devrait démarrer ». Ce qui illustre de la « volonté de l’Etat de travailler à trouver des solutions durables ».

Volonté divine
Ayant déjà prié pour le repos des victimes, le khalife a laissé le soin à son jeune frère Ibnou Oumar de répondre à l’autorité ministérielle. « Nous partageons la peine et la douleur de Thierno puisque les victimes étaient ses hôtes, ses invités. Nous devons retenir néanmoins que nous vivons selon la volonté divine qui ne peut que se réaliser. Nous savons, en tant que croyants, que tout est déjà tracé dans la vie de l’être et la réalisation de ce qui est prévu ne survient qu’au moment décidé », a expliqué Ibnou Oumar. Il a aussi rappelé aux fidèles que la prière et l’aumône, «armes du croyant », ne peuvent « repousser la volonté divine ». « Il faut dire que n’eussent été nos prières, l’incendie aurait pu être plus dramatique. Nous ne sommes réunis ici que pour prier, lire le Coran, prier sur le Prophète. Nous devons rendre grâce au Seigneur d’autant plus que le Prophète (Psl) nous a appris que ceux qui meurent dans le sentier de Dieu ou dans un incendie ou par noyade n’ont d’autre récompense que le paradis. Nous devons considérer, malgré la douleur qui nous habite, nos défunts comme des bienheureux », a rassuré Thierno Ibnou Oumar.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, envoyé spécial

Le Bureau régional d’Amnesty international d’Afrique de l’Ouest et du Centre a rendu public le rapport 2016 sur la peine de mort. Dans le monde, ce sont 18.848 personnes qui se trouvent sous le coup d’une sentence capitale. Si l’on s’inquiète de la situation du Nigéria qui a remporté la palme des exécutions en Afrique de l’Ouest, l’on salue le Sénégal qui a aboli la peine de mort.

L’année 2016 a été marquée, en Afrique subsaharienne, par une évolution contrastée en matière de recours à la peine de mort. Selon le Bureau régional d’Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la bonne nouvelle est la réduction significative du nombre d’exécutions menées en Afrique au sud du Sahara. Le nombre d’exécutions enregistré a diminué d’environ 48% : 22 en 2016 contre 43 en 2015. Selon Alioune Tine, directeur du Bureau régional, la peine de mort n’est pas dissuasive dans les pays où elle est pratiquée car elle ne permet pas d’améliorer la sécurité. C’est pourquoi Amnesty international milite en faveur de l’abolition totale de ce châtiment.

Selon Alioune Tine, la Constitution sénégalaise est très claire sur la vie humaine qui est très sacrée. Depuis 1970, notre pays ne pratique plus de peine de mort. Comme le Sénégal, 19 autres pays d’Afrique subsaharienne ont, selon le rapport d’Amnesty international, aboli la peine de mort pour tous les crimes. Ce qui a permis de libérer, en 2016, des personnes condamnées à mort notamment au Kenya, au Ghana, en Mauritanie et au Soudan. Mais, la reprise des exécutions au Nigéria où les tribunaux ont prononcé 527 peines capitales inquiète Amnesty international.

Selon Samira Daoud, directrice adjointe du Bureau régional d’Amnesty international, cette tendance est plus préoccupante qu’elle accroît le risque de faire condamner et exécuter un innocent. Elle cite le Cameroun qui continue de recourir à la peine de mort pour se débarrasser de personnes suspectées d’appartenir au groupe islamique Boko Haram. « Au moins 160 condamnations à la peine de mort ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maroua, à l’extrême Nord du pays », dit-elle. Ainsi, elle cite le cas d’Ahmet Abba, correspondant de Rfi en langue haoussa condamné à mort pour « complicité d’actes de terrorisme » et de « non-dénonciation d’actes de terrorisme » par le procureur de cette ville.

« La peine de mort est une violation du droit à la vie, c’est un châtiment cruel et inhumain qui n’a pas sa place dans l’ère moderne », dit-elle. Aujourd’hui, 104 pays dans le monde ont accepté l’abolition de la peine de mort pour tous les crimes. Selon Mme Daoud, il est temps pour les pays de l’Afrique subsaharienne qui n’ont pas encore aboli la peine de mort de le faire. Pour la première fois, les Etats-Unis ne font pas partie des cinq pays ayant exécuté le plus grand nombre de condamnés. Une tendance à la baisse depuis 2009, hormis 2012. Pour le Bureau d’Afrique de l’Ouest et du Centre, les procureurs et les jurés se détournent de la peine de mort comme moyen de rendre justice, même si 2.832 prisonniers sont dans l’attente de leur sort.

Cheikh Malick COLY

La sœur Christina a reçu, mardi, des mains de l’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, la croix d’officier de l’Ordre d’Isabelle catholique. Une distinction qui récompense les comportements extraordinaires de caractère civil de personnes (espagnoles et étrangères) qui ont agi au nom de ce pays ou contribué de façon importante à favoriser les relations d’amitié et de coopération entre la nation espagnole et le reste de la communauté internationale.

Après 43 ans au service des gens en situation de vulnérabilité, la sœur Christina de la congrégation religieuse des sœurs christaines de la pouponnière de Médina a reçu du gouvernement espagnol la croix d’officier de l’ordre d’Isabelle catholique. Institué par le roi Ferdinand VII d’Espagne, cette distinction récompense depuis 1998, après une approbation par décret royal, les comportements extraordinaires de caractère civil de personnes (espagnoles et étrangères) ayant agi au profit de la nation espagnole ou contribué de façon importante à favoriser les relations d’amitié et de coopération entre la nation espagnole et le reste de la communauté internationale.

Devant les membres du corps diplomatique, de la congrégation religieuse, l’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, Alberto Virella a rendu hommage à cette missionnaire qualifiée de « personne qui exemplifie des valeurs de solidarité, de générosité et d’amour ». Selon le diplomate espagnol, le travail a valu à la sœur Christina l’appui, le respect et la reconnaissance de la communauté locale et internationale. Infirmière diplômée, cette ressortissante espagnole, âgée aujourd’hui de 80 ans, dirige, depuis 1995, le centre d’attention et d’accueil des nouveaux-nés et mineurs de la pouponnière de la Médina.

Cette structure a, depuis sa fondation, accueilli cinq cent cinquante bébés dont trois cents orphelins de mère. Ces enfants de 0 à un an sont confiés à la pouponnière par le tribunal de Dakar, notamment par le procureur, jusqu’à ce que ce dernier les affecte à des familles prêtes à les adopter.

Marame Coumba SECK

Un chapelet de noms d’hommes de Dieu aux différents parcours. Dans cette immersion dans l’univers spirituel de 43 disciples, apparaît la figure de Cheikh Ahmadou Bamba qu’entend présenter, en définitive, Abdou Sèye, auteur du livre « Des hommes autour du Serviteur de l’Envoyé » sorti hier.

Cheikh Ibrahima Fall, Serigne Mor Kayré, Serigne Madiba Sylla ou encore Serigne Omar Diop. Et la liste continue. Tous ont en commun d’être des disciples de Serigne Touba avec qui ils ont cheminé à un moment donné. Ce sont ces parcours que retrace le livre « Des hommes autour du Serviteur de l’Envoyé ». A travers un récit à la fois historique et contemporain de 279 pages, l’auteur de ce recueil biographique raconte la vie de ces hommes, animé par son amour envers le Cheikh et son admiration envers ces disciples de la première heure. Ils sont « marqués par un souci de conformité au Coran et à la Sunna du Prophète (Psl) », affirme-t-il. Une manière de vulgariser leur riche héritage spirituel et littéraire inconnu pour certains voire « incompris » pour d’autres comme Cheikh Ibrahima Fall. C’est d’ailleurs de cet héritage dont parle Serigne Abdallah Teuw dans la préface de l’ouvrage. Le préfacier évoque un « double devoir de mémoire et de reconnaissance à des hommes qui, leur vie durant, ont contribué et continuent à œuvrer afin de consolider un héritage, celui inestimable de Cheikhoul Khadiim ».

Dans un récit passionnant, alternant ésotérisme et exotérisme, l’idée générale a été d’écrire sur Cheikh Ahmadou Bamba sous un angle non encore exploré : présenter le cheikh de par les hommes qu’il a formés. Abdou Sèye cite l’adage wolof : ‘’Dooley boroom kër ca surga ya’’ (la puissance d’un chef se mesure à l’aune de ses subordonnés). Par ailleurs, il entend illustrer la voie suivie par ces « nobles » figures, d’horizons et d’âges différents, dans leur parcours initiatique, en d’autres termes leurs vies d’aspirant et de maître spirituel.

Au fil de l’ouvrage, apparaît la figure de Serigne Touba, celui qu’entend présenter Abdou Sèye. Il s’agit d’une plongée dans un univers spirituel d’hommes. Des hommes autour du Serviteur de l’Envoyé est un « message adressé » au monde entier, plus particulièrement à la Oumma islamique et aux mourides. Dans sa quête d’information, hormis la tradition orale sujette parfois à « manquements », Abdou Sèye s’est référé aux fils, petit-fils, ou aux contemporains dont certains sont encore vivants. Par ailleurs, les écrits de Cheikh Muusaa Kâ, Cheikh Bachir Mbacké et Cheikh Mouhammad Lamine Diop Dagana sont cités en référence.

Pour une première, l’auteur ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il compte rééditer une seconde édition où le récit de quelques disciples maures sera intégré pour éclairer leurs relations avec le Cheikh qu’il considère comme « une miséricorde pour le genre humain, au-delà de toutes les barrières linguistiques, culturelles, raciales, etc. ».

Infos : Ibrahima NDIAYE

Ce jeudi saint, l’Eglise va se souvenir encore des gestes d’humilité et d’amitié de Jésus-Christ qui, pour montrer aux hommes qu’il n’est pas venu au monde pour se faire servir mais pour servir, s’est abaissé pour laver des pieds de ses 12 apôtres. Aujourd’hui, les chrétiens commémorent l’institution de l’eucharistie.

Les célébrations eucharistiques de la semaine sainte se poursuivent avec le jeudi saint qui marque le début du Triduum pascal (jeudi, vendredi et samedi saints). Aujourd’hui, dans toutes les paroisses, les fidèles se rassembleront pour la messe de la Dernière Cène. Ils vont commémorer l’institution de l’eucharistie : le dernier repas de Jésus avec ses disciples avant son arrestation le lendemain (vendredi saint). Le prêtre célébrant, à l’image de Jésus-Christ, procédera au lavement des pieds de certains fidèles au nombre de douze.

Le lavement des pieds est considéré par le peuple chrétien comme un geste d’humilité et d’amitié profonde. Jésus avait fait ce geste aux apôtres pour leur montrer qu’il est venu au monde pour servir et non se faire servir. En plus du lavement des pieds, le jeudi saint est marqué par le rituel liturgique relié à la dernière Cène et qui constitue le fondement de la foi chrétienne. Jésus-Christ, avant son arrestation, a partagé son dernier repas avec ses douze apôtres. Au cours de ce repas, le fils de Dieu partagea le pain et le vin avant de demander aux apôtres de poursuivre et de répandre ce rituel à toute l’humanité à travers ces propos : « Faites ceci en mémoire de moi ».

Les évangélistes Matthieu, Marc et Luc, qui étaient aux côtés de Jésus à l’époque, rapportent le récit de l’institution qui est prononcé à chaque messe par le prêtre dans toute célébration de l’Eucharistie en disant ceci aux fidèles : « la nuit même où il fut livré, il prit le pain, et en rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples en disant : Prenez et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous ».

A la fin du repas, Jésus prit la coupe (le Saint Calice) et, en rendant grâce, il la bénit et la donna aussi à ses disciples en disant : « Prenez et buvez-en tous car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi ». Tout ce rituel est gardé intact par l’Eglise. Dans les églises chrétiennes, en particulier catholiques, les pasteurs et les fidèles continuent de partager pendant les messes ce repas de Jésus-Christ sous forme de la communion.

Eugène KALY

Un violent incendie survenu ce jour 12 avril 2017 au Daaka de Madina Gounass (76ème édition) a occasionné des pertes en vies humaines dont le bilan provisoire fait état d’une vingtaine environ.

Le Chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement s’inclinent devant la mémoire des victimes et présentent leurs condoléances émues au Khalife de Madina Gounass, à leurs familles et au peuple sénégalais. Afin d’évaluer de façon exhaustive ce sinistre, Monsieur le Président de la République a décidé d’envoyer sur les lieux, dès demain 13 avril 2017, une délégation gouvernementale qui sera conduite par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique.

Le gouvernement invite les Pèlerins et toutes les populations des localités concernées à la sérénité et s’engage à prendre toutes les dispositions nécessaires face à cette situation.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, envoyé spécial

Au cours de la conférence de presse hier au Palais, les deux présidents ont saisi l’occasion pour présenter leurs condoléances à la communauté musulmane de Madina Gounass, aux familles des victimes de l’incendie du « Daaka », ainsi qu’au Khalife et à la communauté de Médina Gounass. Macky Sall a aussi annoncé des mesures à prendre en concertation avec les acteurs sur place. En attendant son déplacement dans la localité ce vendredi, il a indiqué que le ministre de l’Intérieur effectuera aujourd’hui un déplacement à Madina Gounass pour la circonstance.

Un incendie d’une rare violence, d’origine inconnue, s’est déclaré hier sur le site du « Daaka », faisant des morts et d’importants dégâts matériels.

On ne peut pas pour le moment dire quelle est l’origine de l’incendie ou établir avec exactitude le nombre de victimes. Cependant, des sources concordantes et bien autorisées proches de l’organisation font état d’une vingtaine de morts. A 19 heures déjà, nous avons vu les sapeurs-pompiers ressortir 19 corps sans vie, certains par brûlures et d’autres par suffocation, mais aussi des blessés. Un bilan qui pourrait évoluer vu qu’il n’y avait plus d’électricité sur le site pour prévenir contre une aggravation de l’incendie ou encore les difficiles conditions de travail.
Le feu s’est déclaré à 16 heures au moment où les fidèles s’apprêtaient à célébrer la deuxième prière de la journée. Parti du Sud-est, le feu s’est propagé à une vitesse vertigineuse, prenant de court les pèlerins, mais aussi les sapeurs-pompiers, gendarmes et autres membres de l’organisation. Le marabout venait de sortir de son habitat pour venir diriger la prière. L’effet surprise, mais surtout la densité et la vitesse des flammes qui prenaient vite avec la paille feront disperser les pèlerins. C’est le sauve-qui peut général, une véritable débandade. Les gens cherchant à sauver leurs bagages pour certains, leurs moyens de locomotion pour d’autres, mais surtout leur peau. La fumée s’entassait formant des nuages qui se développaient par grappes, laissant apparaître l’importance du feu qui les secrétait. Avec les vents secs et chauds, le feu a rapidement progressé du Sud-est vers l’Ouest mais aussi une partie de l’Est.

Certains ont essayé de sortir véhicules, motos et matériels face à la furie du feu, mais pour la plupart le sauve-qui peut vers le Nord-est était la seule alternative. La ruée des sapeurs-pompiers n’y fera rien puisqu’ils vont vite se heurter au récurrent problème d’eau. Avec un seul forage fonctionnel et des citernes insuffisants et vides, les pompiers tout comme les pèlerins n’avaient que leurs yeux pour pleurer et apprécier le désolant spectacle. Handicapés, veilles personnes, tout comme les jeunes pèlerins… se dirigeaient vers le Nord-est pour sauver ce qui pouvait l’être. Le feu continuait à se propager tandis que des citernes essayaient de gagner en vain la ville pour chercher de l’eau. Le feu devenait impérial, faisant entendre des détonations de gaz. Bien que maîtrisé, le feu poursuivait son cycle de vie trois heures après son début. Le vaste panorama de désolation laissait voir une bonne partie du « Daaka » réduite en cendres, des véhicules et motos en carcasses de fer.

La virulence du feu fera dire à Ousmane Bâ, un retraité militaire qui vient à la retraite depuis 1966, qu’il n’a jamais vu un « incendie d’une telle ampleur ». « Il y a eu les incendies de 1971 et 1987 certes, mais ils n’étaient pas d’une telle ampleur ». De nombreuses personnes rendaient grâces à Dieu d’avoir la vie sauve même si certaines d’entre elles déclaraient avoir tout perdu. D’autres fustigeaient le manque d’eau et de moyens pour les sapeurs. Regrettant que le « rassemblement de millions de personnes n’ait pas fait l’objet de l’attention requise ».
Quatre heures après l’incendie, la foi inébranlable a permis aux milliers de pèlerins de retrouver le calme, malgré les pleures et regrets de proches morts. Le « Daaka » reprenait son essence avec le retour du courant à 20 heures. La sono faisait vibrer et balancer l’écho de la « salatoul fatiha », une prière sur le prophète (Psl), à l’heure de la wazifa après la prière crépusculaire.

...Le Khalife apaise les fidèles
Le Khalife de Madina-Gounass, Thierno Amadou Tidiane Bâ, a su trouver les mots qu’il fallait hier pour apaiser les pèlerins du « Daaka ». Ramenant l’incendie à une volonté divine, le guide religieux a vu en l’incendie une « épreuve pour que Dieu nous comble davantage de ses bienfaits ». Avant juste la célébration de la dernière journée, dans le site qui souffle encore des braises, Thierno Amadou Tidiane Bâ a expliqué que le croyant est toujours balancé entre « crainte et espoir », deux dimensions qui doivent l’amener à « toujours louer le Seigneur » qui lui augmente ses bienfaits. « Nous devons rendre gloire à Dieu par l’acceptation de qui tout arrive. Tout ce que le Bon Dieu décrète, il n’y a personne qui peut s’y opposer. Et quand il veut une chose, il lui suffit de dire « Sois » et qu’il soit. Nous avons vu aujourd’hui l’épreuve dans laquelle il nous a mis, mais nous savons tous également que n’eût aurait été sa miséricorde, les dégâts et les pertes auraient pu être plus importants », a livré le Khalife de Médina-Gounass.

Tout en appelant les pèlerins à redoubler d’attention contre d’éventuelles causes d’incendie, il a prié pour l’acceptation des prières des fidèles. Expliquant à l’aide de versets et de traditions prophétiques qu’il est souvent nécessaire pour le fidèle, qui ne peut pas tout comprendre, de passer par certaines épreuves pour voir la réalisation de sa volonté, il a aussi prié pour que les « sinistrés aient plus que ce qu’ils ont perdu ».

SEYDOU BA, MAIRE DE MADINA GOUNASS ET PRESIDENT DU COMITE D’ORGANISATION : « L’incendie aurait pu être évité avec de l’eau »
« Nous nourrissons un grand regret aujourd’hui puisque nous avions attiré l’attention des autorités dès le premier jour sur le manque d’eau. Le feu n’aurait pas pu connaître une telle ampleur s’il n’y avait pas ce manque d’eau. Ce qui veut dire que nous aurions pu éviter cet incendie ». La déclaration de Seydou Bâ, maire de Madina-Gounass et président du comité d’organisation du « Daaka », sonne comme une confirmation d’une crainte. Une crainte exprimée dans les colonnes du «Soleil» du lundi dernier. Dépassé par le fil des évènements, M. Bâ, présent sur le site de l’incendie, rappelait avoir « demandé à la réunion nationale la mise à disposition de 250 bâches ». « On nous avait finalement promis 50 bâches que je n’ai pas réceptionnées. Je disais également à la même réunion que si l’Ageroute doit faire des pare-feux, il faudrait qu’elle puisse s’attacher des services des Eaux et Forêts puisqu’il y a des normes techniques à respecter par rapport à la largeur des ces pare-feux et à la direction des vents », a tenu à souligner le maire. Aussi, il revient sur sa proposition d’envisager des « solutions pérennes et non ponctuelles » pour le «Daaka », mais surtout de faire en sorte que la « modernisation des cités religieuses soit véritablement réelle ».

Les condoléances du chef de l’Etat et de son homologue portugais aux familles
Au cours de la conférence de presse hier au Palais, les deux présidents ont saisi l’occasion pour présenter leurs condoléances à la communauté musulmane de Madina Gounass, aux familles des victimes de l’incendie du « Daaka », ainsi qu’au Khalife et à la communauté de Médina Gounass. Macky Sall a aussi annoncé des mesures à prendre en concertation avec les acteurs sur place. En attendant son déplacement dans la localité ce vendredi, il a indiqué que le ministre de l’Intérieur effectuera aujourd’hui un déplacement à Madina Gounass pour la circonstance.

Amadou Diop

Une délégation gouvernementale dépêchée au «Daaka» aujourd’hui
Un violent incendie survenu ce jour 12 avril 2017 au Daaka de Madina Gounass (76ème édition) a occasionné des pertes en vies humaines dont le bilan provisoire fait état d’une vingtaine environ.

Le Chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement s’inclinent devant la mémoire des victimes et présentent leurs condoléances émues au Khalife de Madina Gounass, à leurs familles et au peuple sénégalais. Afin d’évaluer de façon exhaustive ce sinistre, Monsieur le Président de la République a décidé d’envoyer sur les lieux, dès demain 13 avril 2017, une délégation gouvernementale qui sera conduite par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique.

Le gouvernement invite les Pèlerins et toutes les populations des localités concernées à la sérénité et s’engage à prendre toutes les dispositions nécessaires face à cette situation.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, envoyé spécial

Le vice-amiral Cheikh Bara Cissokho a présidé, au nom du chef d’état-major général des armées du Sénégal, l’ouverture d’un symposium à l’Ecole de l’armée de l’air de Thiès. Cette rencontre, qui entre dans le cadre de la coopération sud/sud, a enregistré la participation de l’ambassadeur de France au Sénégal et des chefs d’état-major des forces aériennes de plusieurs pays d’Afrique.

Les chefs d’état-major des forces aériennes de la Guinée, du Mali, du Gabon, du Cameroun, du Congo, de la Mauritanie, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Tchad, du Togo et du Niger ont assisté, hier dans la cité du rail, à l’ouverture d’un symposium à l’Ecole de l’armée de l’air de Thiès. Le vice-amiral Cheikh Bara Cissokho a laissé entendre qu’au moment où la question de la sécurité se pose dans un cadre régional, il est important de travailler dans le sens de la mutualisation des forces des pays aussi bien sur le champ de la formation qu’au niveau opérationnel. « Face à la raréfaction des opportunités de formation offertes par des pays partenaires, celle de nos pilotes trouve en l’Ecole de l’armée de l’air de Thiès un cadre de formation efficiente et de haute qualité non seulement pour les besoins du Sénégal mais également des autres pays africains car, dans les domaines de la reconnaissance, du renseignement et de la capacité de frappe, l’aviation occupe une place clef dans le dispositif de sécurité régionale en Afrique », a souligné le vice-amiral Cheikh Bara Cissokho. Il n’a manqué, au nom du chef d’état-major général des armées du Sénégal, de saluer les participants à la rencontre, les différents partenaires et le colonel Saliou Ngom, commandant de l’Ecole de l’armée de l’air.

Sur la même lancée, Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, a salué la qualité du travail abattu à l’Ecole de l’armée l’air basée à Thiès dans le cadre de la formation de pilotes de haut niveau. « Au-delà du Sénégal, pourquoi ne pas penser à favoriser une coopération africaine dans le domaine de la formation de pilotes à l’échelle régionale à partir de Thiès », s’est-il interrogé. Selon lui, le monde est devenu un village planétaire où aucune sanctuarisation ne saurait prospérer en matière de formation si l’on tient à la qualité. « Dans le domaine de l’aviation militaire, il est plus efficient de former les ressources humaines de qualité à partir d’un même moule », a soutenu le diplomate français.

Cette option va permettre de « rationaliser les coûts et de pouvoir compter sur des partenaires comme la France pour accompagner la montée en puissance de l’Ecole de l’armée de l’air basée à Thiès, en lui conférant une posture régionale dans la formation des pilotes des armées africaines », a soutenu Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Et sur ce point précis, il a réitéré la volonté de la France, en tant que partenaire, de rester dans son rôle en offrant son expertise en termes d’enseignants, de coopérants tout comme son soutien logistique. « Ceci en cédant des avions appelés Epsilon à l’école », a-t-il indiqué.

En outre, Christophe Bigot a loué le partenariat de l’Ecole de l’armée de l’air avec l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) et le lycée technique et de la formation professionnelle (Ltfp) de Thiès qui accompagnent la formation des pilotes militaires. « Cette touche est importante car la dimension civile constitue, pour eux, une ouverture bénéfique envers autrui », s’est-il félicité. C’est là tout le sens de la visite effectuée à l’Ept et au Ltfp de Thiès par l’ensemble des chefs d’état-major des forces aériennes hôtes de ce symposium.

Mbaye BA

Au lendemain de l’incendie qui a ravagé le marché « Zinc » de Kaolack, une chaîne de solidarité s’organise autour des sinistrés. Après le maire de la commune, Mme Mariama Sarr, par ailleurs ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, c’est au tour du ministre du Commerce, Alioune Sarr, de venir rencontrer les acteurs dont les cantines ont été la proie des flammes.

Venue rendre visite aux sinistrés, le maire de la commune de Kaolack, Mme Mariama Sarr, par ailleurs ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a révélé l’élaboration par l’Agetip d’études pour la restructuration du site commanditées par ses services. « Bien avant le sinistre, nous avions saisi l’Agetip aux fins de réaliser des études pour une reconstruction du marché « Zinc ». Avec les événements malheureux de ce week-end, nous allons accélérer le processus pour reloger au plus vite les sinistrés », a déclaré l’édile de Kaolack, à l’issue de sa visite. Elle a par ailleurs octroyé une enveloppe de quatre (4) millions de FCfa en guise de solidarité avec les victimes.

Lundi dernier, ce fut autour du ministre du Commerce, Alioune Sarr, à la tête d’une forte délégation de son département, de se rendre sur les lieux. Selon lui, en tant que tutelle des commerçants, il était de son devoir de venir apporter son soutien à ceux qui ont tout perdu dans l’incendie du marché « Zinc ». Un sinistre dont l’explosion d’une bonbonne de gaz serait à l’origine. « Après avoir échangé avec le gouverneur de la région de Kaolack, nous savons que 37 cantines ont été touchées par l’incendie et que les difficiles conditions de travail ne sont pas compatibles avec l’exercice moderne d’une telle activité », a dit Alioune Sarr. Selon lui, les commerçants sont informés du projet du chef de l’Etat, Macky Sall, visant à réhabiliter et à moderniser tous les marchés du Sénégal. « Avec la mairie de Kaolack, le gouvernement va engager un programme partenariat public-privé (Ppp) pour voir comment accompagner la commune de Kaolack dans la construction d’un marché moderne », a annoncé Alioune Sarr conscient que « les mairies, à elles seules, n’ont pas les moyens de construire de tels édifices ». Par ailleurs, il a invité les commerçants à souscrire à des polices d’assurance car la modernisation des marchés va de paire avec un système d’assurance pour prévenir de telles catastrophes.

Elimane FALL

L’archevêque de Dakar a présidé, hier, à la cathédrale de Dakar, la messe chrismale consacrant le Saint Chrême, c’est-à-dire les huiles saintes. Elles serviront tout au long de l’année pour le baptême, la confirmation et l’ordre. Les prêtres ont profité de cette messe pour renouveler leur promesse sacerdotale à l’archevêque de Dakar.

Les chrétiens ont entamé, depuis dimanche des rameaux, la semaine sainte, dernier virage du temps de carême. Au programme, plusieurs célébrations eucharistiques dont la messe chrismale présidée, hier, par l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye à la cathédrale Notre-Dame des Victoires, en présence de plusieurs dizaines de prêtres mais aussi de nombreux fidèles venus de différentes paroisses. Cette année encore, les prêtres ont renouvelé leur promesse sacerdotale au père évêque devant l’assistance. Les mains tendues vers l’autel de la cathédrale, ils ont promis de rester toujours fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle qu’ils ont reçue, d’autre part, d’être des fidèles aux mystères de Dieu par l’Eucharistie et les autres célébrations liturgiques, en les dispensant avec désintéressement. Les prêtres ont aussi réaffirmé à Mgr Ndiaye leur attachement à la parole de Jésus-Christ en annonçant partout l’Evangile.

A la demande de Mgr Benjamin Ndiaye, les fidèles ont prié pour les prêtres pour que Dieu leur donnent la force d’accomplir leurs missions dans la joie. Les fidèles ont aussi formulé des prières pour Mgr Benjamin Ndiaye afin qu’il puisse continuer à jouer le rôle de Jésus-Christ, le grand prêtre, à la tête de l’archidiocèse de Dakar. Après les différentes prières formulées par les guides religieux et les fidèles, l’archevêque de Dakar a procédé à la bénédiction et à la consécration du saint chrême (huiles saintes). Cette huile servira tout au long de l’année pour le baptême, la confirmation et l’ordre. Selon Mgr Ndiaye, la messe chrismale est un don divin. « En plus de l’eucharistie par le mystère, cette huile est la consécration des disciples du Christ », a précisé Mgr Benjamin Ndiaye qui après la bénédiction, a qualifié cette huile sainte de combat et de vigueur pour les peuples et l’assemblée de Saints chargés de porter l’Evangile et la paix de Dieu.

Mgr Benjamin Ndiaye a donné quelques conseils aux nombreux fidèles qui ont fait le déplacement en les invitant à être à l’écoute et à l’accueil de la parole de Dieu. Selon lui, cette parole n’est pas hors de leur portée. « Elle est toute proche de nous dans notre bouche et notre cœur », a souligné Mgr Benjamin Ndiaye. Il a demandé alors aux fidèles à ne pas se fatiguer en allant chercher des révélations particulières ailleurs. « Ne vous laissez pas donc emporter par des prédicateurs habiles qui vous disent ce que vous voulez attendre », a fait savoir le guide religieux. Mgr Ndiaye a regretté le fait que certains prédicateurs profitent de la situation pour exploiter les soucis, les peurs et mêmes les angoisses des fidèles en faisant des révélations particulières. Il a invité les fidèles à se donner comme priorité la prière. Les fidèles sont aussi appelés à demeurer sereins en vivant dans l’assurance. « Vous êtes aimés de Dieu et que Dieu ne cesse de vous poursuivre pour vous faire du bien. Mettez en lui votre confiance. N’ayez pas peur », a-t-il dit aux fidèles.

Eugene KALY

Le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abdoul Karim Sall, s’est réjoui, hier, que la retraite spirituelle puisse offrir un excellent format pour des pèlerins venus de la sous-région de tester le free roaming. Opérationnel depuis le 31 mars entre certains pays de la sous-région, le free roaming permettra aux ressortissants de la Guinée et du Mali de recevoir gratuitement des appels, selon M. Sall. a salué le caractère « intégrateur du «Daaka» pour la sous région ouest-africaine ».

Il a expliqué sa présence par la nécessité de vérifier et de se faire une « idée de la qualité de services dans les communications » en partant du fait que la retraite se déroule à dix kilomètres de la ville, mais aussi qu’elle attire des « millions de pèlerins ». « Je suis sur place avec le directeur technique et de contrôle avec son équipe. Ils seront là jusqu’à la fin du « Daaka » et feront un rapport. Le constat fait est qu’un opérateur présente des faiblesses dans la couverture. Les axes routiers doivent être couverts ne serait-ce que pour des raisons de sécurité », a expliqué M. Sall.

L’équipe de l’Artp s’est déployée avec ses équipements propres pour pouvoir elle-même mesurer la qualité de couverture et du réseau. «Dans l’ensemble, nous avons constaté une bonne qualité de services même s’il y a des choses à améliorer», a relevé le directeur général.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE (envoyé spécial)

Depuis le dimanche 9 avril, le ranch de Dolly est la proie des flammes. Plusieurs points d’incendie qui se sont déclarés ont consumé plus de 4310 ha de tapis herbacé.

Le premier incendie a eu lieu le dimanche 9 avril vers 10 heures et n’a été maîtrisé par la brigade spéciale des Eaux et Forêts, que vers 22 heures. Certaines braises en veilleuse ont repris feu le lendemain aux environs de midi. Il a fallu 14 tours d’horloge pour que les services des Eaux et Forêts de Linguère puissent maîtriser le feu. Un troisième feu s’est déclaré, hier matin, à 9 h. Impuissante devant cette situation, la brigade spéciale a sollicité un renfort. C’est ainsi que le directeur général des Eaux et Forêts, le colonel Baidy Bâ, s’est rendu au ranch de Dolly. Sur place, il a trouvé les autorités locales avec qui il s’est entretenu en constatant qu’une grande partie du tapis herbacé est consumée par les flammes, « Toutes les autorités sont mobilisées pour déployer toutes les forces nécessaires afin de lutter contre ce feu. C’est ainsi que l’armée a été mise à contribution, les sapeurs-pompiers, la gendarmerie, à côté des élus locaux et des autorités administratives », a laissé entendre le colonel Baidy Bâ. « Avec les parties prenantes, depuis hier, nous sommes sur le terrain, en train d’essayer de se battre contre ce grand feu en passe de détruire un tapis herbacé, a-t-il ajouté. Ce qui nous a rendu la tâche un peu difficile, c’est que nous vivons un vent violent depuis hier ; donc les conditions atmosphériques n’ont pas facilité le travail.»

Le colonel Bâ a salué la synergie des moyens entre les forces de défense et de sécurité.

Masse Ndiaye

Six morts dont cinq sur le coup et un au cours de l’évacuation sur Ziguinchor, 14 blessés dont certains le sont gravement, c’est le triste bilan de l’accident survenu, hier, en début d’après-midi, sur la RN6 communément appelée la route du Sud-Ziguinchor via Tanaff. Une camionnette immatriculée ZG 5196 A, transportant une trentaine de passagers, donc en surcharge, et qui se rendait au marché hebdomadaire de Yaran (département de Goudomp) qui se tient tous les mercredis, a perdu ses 2 pneus arrière. La surcharge et la vitesse seraient à l’origine du drame. La camionnette a fini sa course dans les rizières. Les blessés ont reçu les premiers soins au centre de santé de Goudomp, alors que les blessés graves ont été évacués sur Ziguinchor. Le même jour, le matin, à Simbandy, un accident causé par deux cars qui se sont lancés dans une course poursuite a fait 5 blessés.

Malamine KAMARA

La salle Julien Jouga de la paroisse saint Joseph de la Médina a accueilli, samedi dernier, plusieurs fidèles catholiques venus répondre à l’appel de l’archevêque de Dakar lors du forum diocésain. Mgr Benjamin Ndiaye a profité de cette rencontre à quelques jours de Pâques, la plus grande fête catholique, pour échanger avec la communauté chrétienne.

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ». Tel était le thème du forum diocésain convoqué et  présidé par l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, qui est largement revenue sur les symboliques du sel et de la lumière. Au-delà de la saveur, le sel purifie et protège. Il symbolise la sagesse. Mgr Ndiaye a jugé important de mettre ce thème au cœur des discussions car on retrouve le sel comme symbole d’une alliance dans le baptême chrétien. On partage le sel comme le pain. Cette communion est le symbole d’un lien de fraternité.

Parlant de fraternité, Mgr Benjamin Ndiaye a invité les hommes à éviter le repli sur soi et la division. Pour ce faire, l’amour fraternel est la solution. « Il faut bâtir une église confraternelle et faire l’effort de nous aimer davantage », a-t-il insisté. Le contexte sénégalais où les chrétiens vivent en minorité a aussi été évoqué par Mgr Benjamin Ndiaye : « Le caractère minoritaire de notre communauté ne doit pas être un frein, nous devons influer positivement notre entourage car une petite quantité de sel suffit à assaisonner une grande quantité d’aliments ». Les fidèles qui se sont déplacés ont pu poser des questions à l’archevêque de Dakar et faire des contributions auxquelles Mgr Benjamin Ndiaye a été attentif. «Le conseil diocésain étudiera la faisabilité des propositions», a-t-il assuré.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le Conseil national de la jeunesse s’est réjoui « du bon déroulement » de l’édition 2017 des Semaines régionales de la jeunesse. Son président, Khadim Diop, a estimé que « c’est un cadre d’éclosion des jeunes talents, mais aussi d’éducation citoyenne ».

Le Conseil national de la jeunesse exprime son satisfécit pour le « bon déroulement » de l’édition 2017 des Semaines régionales de la jeunesse qui s’est déroulée du 26 mars au 1er avril sur l’ensemble du territoire national. « La relance des Semaines de la jeunesse (départementales, régionales et nationale) procède de la volonté du chef de l’Etat, Macky Sall, d’offrir aux jeunes un cadre d’expression de leurs talents, un lieu d’échanges et de partage des valeurs qui fondent la République », a souligné le président Khadim Diop, dans un communiqué.

Selon lui, le déroulement des ces activités a connu un éclatant succès grâce à la mise à contribution intelligente des collectivités locales, des élus locaux, des mouvements et associations de jeunes, des Ong de la Société civile et des partenaires institutionnels du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne. Pendant une semaine, mentionne le texte, cette manifestation organisée dans toutes les régions a été un cadre de rencontre, d’échanges et de brassage en vue d’un renforcement de l’unité locale et nationale, du sentiment d’appartenance à la même Nation sénégalaise.

Le communiqué rappelle que diverses activités citoyennes, socio-éducatives, culturelles et économiques ont enregistré la participation effective de plus de 6500 jeunes et 500 membres d’encadrement. Et de manière pratique, les activités ont notamment porté sur la promotion du civisme et de la citoyenneté à travers les levées de couleurs, les classes de chants sur l’hymne national et le chant de la jeunesse.

Le président Khadim Diop souligne dans le document qu’une place prépondérante a également été réservée au volet économique, tenant compte de son importance dans les préoccupations de la jeunesse. A cet effet, des jeunes ont présenté des réalisations de leurs projets. Des concours d’innovation technologique et des expositions de produits ont aussi été organisés.

Ndiol Maka SECK

Le Dimanche 9 avril, un incendie s’est déclaré aux environs de midi, ravageant la majeure partie du tapis herbacé à 9 km au centre du Ranch de Dolly, situé dans la commune de Thiel. Il a consumé plus de 16 parcelles sur les 32 que compte le Ranch de Dolly.

Le feu de brousse ne serait toujours pas maîtrisé, d’après le chef de la brigade spéciale des Eaux et forêts de Dolly. Le bilan n’a enregistré aucune perte de vie humaine mais la végétation brulée est importante. Selon le chef de village  de Dolly centre, Tourado Kâ, «  le feu s’est déclaré, avant-hier, au moment où les agents de la brigade spéciale des Eaux et Forêts tenaient une réunion afin de mettre sur place des stratégies et moyens qui vont leur permettre de préserver le tapis herbacé du Ranch de Dolly qui constitue une zone de repli où le pâturage commence à se faire rare après une saison des pluies déficiente ».

La brigade spécialisée, épaulée par les populations, a pu arrêter la furie des flammes qui ne laissaient rien  sur leur passage. Malheureusement, certaines poches en veilleuse, sous l’effet du vent, ont repris feu vers minuit. Malgré les efforts consentis par les brigades des Eaux et Forêts de Linguère, Thiel et Gassane, le feu continue toujours de dicter sa loi au tapis herbacé, à l’intérieur du mur de clôture de 120 km. «Ces incendies  sont liés au temps qu’il fait. Il y a beaucoup de vent et de poussière à Linguère. Ce qui ne nous absout pas en terme de responsabilité individuelle. Nous aurions dû prendre soin de cet important capital qu’est le Ranch. Nous devons nous battre pour qu’il n’y ait plus de feu de brousse dans le Ranch. Cela passe par une sensibilisation tous azimuts », a indiqué le préfet Amadou Bamba Koné. Il a lancé un appel à la détermination des uns et des autres pour faire face.
L’autorité administrative a rassuré les habitants. « Actuellement, c’est un phénomène,  le processus est en cours, nous avons déployé tous les moyens et sous peu, le feu sera maîtrisé », a-t-il dit. La reprise de ces feux de brousse dans le Ranch de Dolly de 87.500 ha fait encore trembler les populations du Djolof.

Masse NDIAYE

Les populations de Khogué ont exprimé leur volonté d’avoir de meilleures conditions de vie à travers des infrastructures socio-économiques, à l’instar des autres localités du département de Linguère.

Linguère (APS) - Cette préoccupation ressort du discours du porte-parole du «Dahira sopé Naby», Ibra Dieng, qui s’exprimait à l’occasion du gamou annuel de cette localité située à 14 kilomètres au Sud de Linguère. Le problème le plus crucial, selon M. Dieng, est celui de l’absence du réseau électrique de la Senelec, sans lequel plusieurs activités et services sont inconcevables. La centrale solaire installée par des bonnes volontés ne marche pas non plus, signale-t-il.
S’y ajoute les caprices du réseau de la téléphonie mobile, indique encore le porte-parole, selon qui il faut monter sur les arbres ou chercher des endroits encore plus élevés pour pouvoir appeler et se connecter à l’internet. Ibra Dieng Ndao déplore «la non-présence systématique des autorités», malgré le fait qu’elles sont toujours mises au courant de l’évènement. Selon lui, la seule autorité à y venir est Djibo Leyti Ka, président de la Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT) et leader de l’Union pour le renouveau démocratique (URD, mouvance présidentielle).
«Nous souhaitons aussi le bitumage de la route qui relit cette localité à Linguère, pour faciliter le déplacement de la population, et l’unique collège de proximité est abrité par une école primaire. Le village ne dispose que d’une case de santé qui fonctionne avec les moyens du bord, un véhicule de transport en commun sert d’ambulance pour évacuer les malades», a-t-il encore déclaré.

C’est à travers une journée « portes ouvertes », marquée par une série d’expositions et une conférence sur le thème « participation politique et enjeux de l’emploi des femmes et des filles face aux défis de l’autonomisation », que le Centre de la Cedeao pour le développement du genre (Ccdg) a célébré la gent féminine des 15 pays composant la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Dans le grand hall du Centre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour le développement du genre (Ccdg), des tableaux, réalisés par de grandes artistes comme Anta Germaine Gaye, la reine du sous-verre et Madeleine Devès Senghor, sont exposés. Exploration de l’œil expert pour décoder les messages de cette série de portraits féminins, symbole d’une tradition mais aussi d’une modernité. Ici, la femme est célébrée dans toute sa beauté et sa plénitude : son rôle dans les instances politiques, les enjeux d’emplois, les défis de l’autonomisation, etc.  Cette journée « portes ouvertes », comme l’ont indiqué les organisateurs, vise à promouvoir les réalisations du Ccdg en matière de genre, à échanger sur les défis liés à l’emploi des femmes et des jeunes filles et à renforcer les réalisations avec leurs partenaires. Selon la directrice du Ccdg, Mme Sandra Oulate, le choix du thème de cette année n’est pas fortuit et relève d’un constat global qui montre la féminisation de la pauvreté. Un phénomène qui, si l’on en croit Mme Oulate, est tributaire de la faible présence des femmes dans les instances de décision et dans le marché de l’emploi. « L’autonomisation des femmes ne peut donc se réaliser sans l’ouverture de fenêtres d’opportunités en matière de formation, d’accès à un emploi productif et décent », a-t-elle soutenu. Aussi, elle a tenu à signaler que « le Ccdg octroie, depuis 2010, des bourses d’excellence annuelles (allant de 200.000 à 800.000 FCfa) à 900 filles (issues de familles diminues dans l’espace Cedeao) inscrites dans les établissements scientifiques, techniques et professionnels. Un quota de 20% des bourses est désormais disponible pour les garçons depuis 2015 dans les cinq pays pilotes». Précédée par une série d’activités organisées durant le mois de mars par le département des affaires sociales et genre de la Commission de la Cedeao qui assure la tutelle du Ccdg, cette journée « portes ouvertes » a été l’occasion de définir de nouveaux objectifs.

Il s’agit, entre autres, de faciliter l’accès des filles aux connaissances et à l’emploi, de relever les capacités de production des femmes du Sénégal, de dresser un bilan des progrès réalisés par le Ccdg en matière d’égalité genre. Bref, il est absolument nécessaire, selon Mme Sandra Oulate, de dérouler, dans l’espace Cedeao, des politiques concertées avec tous les acteurs au regard du rôle déterminant des femmes dans le développement et leur part importante dans la population. Tout cela suppose, selon elle, une accélération des transformations sociales et économiques voulues.

Marame Coumba SECK

Les services de santé de la région médicale de Kolda sont débordés par les consultations à la retraite spirituelle de Médina-Gounass. Ils rassurent les patients qui sont pour la plupart âgés et souffrant d’hypertension artérielle. Il est aussi à saluer le dispositif de la gendarmerie qui enregistre déjà de bons résultats.

La forte chaleur, la fatigue résultant des longs trajets des pèlerins qui viennent au « daaka » de Médina-Gounass, mais aussi l’âge avancé de la plupart des personnes font que les services de santé ne chôment pas. Rien que pour la journée du dimanche, soit le deuxième jour du « daaka », 189 consultations ont été enregistrées par l’équipe médicale déployée. De la région médicale de Kolda et à travers le district de Vélingara, l’équipe médicale est répartie sur trois sites : le « daaka », le poste de santé et le centre de santé de la ville.

« Les 90 % des personnes qui viennent nous voir sont des personnes âgées. L’hypertension artérielle est le premier motif de consultation. Suivent les maladies respiratoires et la fatigue », explique le Dr Léonce Faye. Ce dernier, généraliste, est accompagné d’un urgentiste, mais aussi de huit infirmiers, de quatre agents de santé communautaire, de six animateurs de la Croix-Rouge et de deux pharmaciens.

Avec les trois ambulances de l’équipe, les évacuations se font en ville suivant la gravité des cas. Pour le moment, trois personnes l’ont été pour du diabète, une hernie et un asthme.
« Nous conseillons aux personnes de boire beaucoup d’eau, mais aussi d’avoir une bonne hygiène alimentaire vu que l’hypertension artérielle est très présente. Il faut reconnaître que ce n’est pas évident étant entendu que les gens se nourrissent ici de beaucoup de viande », regrette l’infirmier Ndaraw Guèye.

La pharmacie bien approvisionnée permet aussi aux pèlerins de disposer gratuitement de médicaments.
Cette année le déploiement des éléments de la gendarmerie cette année au « daaka » est une véritable démonstration de force. Avec trois escadrons faisant chacun plus de cent hommes, mais aussi le renfort d’une unité antiterroriste, d’une unité anti-drogue et d’une unité de police judiciaire, les gendarmes sont partout visibles sur le site de la retraite et en ville. Le pèlerin  qui arrive par la route de Tambacounda remarque aisément le jalonnement de l’unité d’auxiliaires qui veillent au grain sur la route nationale.

Le quotidien des hommes en bleu est un travail continu de 24 h sur 24. « Le bouclage de la localité, du site et du lieu de culte constitue le dispositif sécuritaire mis en place. Nous procédons à la surveillance de la circulation des véhicules et des piétons, mais aussi à la protection et à la sécurité des personnes et des biens avec des patrouilles en permanence », explique le lieutenant Diouf, l’un des chefs d’escadron.

Une garde permanente est organisée au domicile du marabout et au site réservé au président de la  République pour son éventuelle venue. Les hommes font pour le moment deux factions de quatre heures dans les 24 heures, soient 8 heures. Ils sont relevés toutes les quatre heures. Mais ce dispositif est susceptible d’évoluer ou de changer en cas de « débordement ou d’arrivée d’une autorité », selon le lieutenant.

Les gendarmes ont déjà procédé à de nombreuses arrestations pour vol, usage ou détention de chanvre indien, trafic de tabac (un produit prohibé ou encore détention d’armes artisanales). Ces arrestations ont été rendues possibles par la permanence des patrouilles, explique le lieutenant.


Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, envoyé spécial

Quarante-huit heures après le démarrage de la retraite spirituelle de Médina-Gounass, les pèlerins se retrouvent confrontés à une véritable pénurie d’eau. Un manque dû à la non-fonctionnalité du deuxième forage qui devait être fait en 72 heures, mais aussi à une diminution du nombre de camions citernes. Des efforts ont été faits pour l’électricité et la sécurité.

Le maire de la ville de Médina-Gounass, par ailleurs président du Comité «Dental Daaka», Seydou Bâ, est amer 48 heures après le démarrage de la retraite spirituelle. L’ire du premier magistrat est due au manque d’eau aussi bien sur le site du « daaka » qu’en ville. « Je pense qu’il faut aller vers une solution définitive et non plus de solutions conjoncturelles. La situation est difficile puisqu’on nous avait promis que les problèmes d’eau seraient derrière nous, mais nous les vivons toujours. Et pas plus tard que le vendredi dernier, de nombreux pèlerins n’ont pas pu trouver de l’eau pour faire leur ablutions », regrette M. Bâ.

Il indique d’ailleurs que le Comité d’organisation avait procédé à l’expression des besoins depuis le mois de décembre dernier. Ces besoins ont été rappelés aux comités départemental et régional de développement et à la réunion nationale. Le forage promis ne voit pas encore le jour et le nombre de citerne n’est pas suffisant. Le comité d’organisation avait sollicité 40 citernes, mais il n’y a eu que 17 sur place. Trois citernes devraient rejoindre le « Daaka ».

Seydou Bâ regrette aussi que certaines bâches à eau ne soient pas de bonne qualité et qu’une partie du « Daaka » soit déconnectée du réseau. La même situation prévaut en ville. L’appel téléphonique du directeur de l’Ofor n’y fait rien. La situation risque d’être plus intenable d’autant que les rangs des pèlerins vont grossir en milieu de semaine dans un contexte où la chaleur est très vive en ce moment de l’année.

La sécurité, un motif `de satisfaction
« Il faut vraiment s’acheminer vers des solutions durables et définitives vu que nous vivons, chaque année, la même épreuve. Et même pour l’électricité nous avions demandé carrément l’érection d’une centrale qui pourrait approvisionner les villages environnants hors « Daaka » et être moins coûteuse que la location de deux groupes électrogènes qui reviennent à 200.000 FCfA par jour et par groupe. Il faut reconnaître que d’immenses efforts ont été consentis pour le courant », a laissé entendre le maire.
Cependant, il note un motif de satisfaction à travers le déploiement de services de sécurité et de secours. La demande de 80 d’éléments de gendarmerie s’est traduite par l’envoi de trois escadrons, soit près de 600 hommes.

Il en est de même pour les sapeurs-pompiers qui sont à 104 éléments, soit bien plus que les 80 réclamés. Le maire de saluer la « bonne collaboration de ces services qui sont aidés par les 157 jeunes volontaires de la ville. Ainsi que d’autres qui « essaient d’apporter leur concours ».
Sur l’organisation, le comité a préparé des laissez-passer et des badges tout en prenant le soin de dégager des issues de secours pour que les services d’ordre et de secours puissent circuler en cas de besoin. Quelques rares véhicules s’approchent de l’épicentre du site du « Daaka » qu’est la mosquée.

Le « Daaka » semble afficher plein même si un rush sera noté dans la semaine. Il est encore difficile d’avoir une idée du nombre de tous ces pèlerins qui affluent de partout, avec la porosité des frontières (les deux Guinée, la Gambie), la variété des moyens de transport (motos, véhicules). Mais quintupler la superficie du site où se tient le « Daaka », entre 2011 et aujourd’hui, passant de 100 à 500 ha, en dit long sur le nombre croissant de pèlerins qui viennent communier, recherchant la satisfaction divine.

Ce vendredi 07 avril à Touba, Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké, porte-parole permanent du Khalife général des Mourides, a reçu une importante délégation envoyée par le Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, pour présenter ses condoléances au Cheikh Sidy Makhtar Mbacké.

La délégation était conduite par Serigne Sidy Ahmed Dabakh et composée de Serigne Babacar Sy, fils aîné du Khalife général des Tidianes, de Serigne Cheikh Tidiane Sy, khalife de Serigne Mansour Sy Borom Dahara Yi, de Serigne Lamtoro Sy, de Serigne Khalifa Lô, de l’Imâm Sarr et de deux de ses neveux.

Un geste fort apprécié par le Khalife général des Mourides, qui a toujours œuvré pour cet élan de fraternité entre les grandes familles religieuses au Sénégal. Par ailleurs, le Khalife général des Mourides a chaleureusement remercié toute la grande famille d’El Hadji Malick Sy, pour l’unité et la concorde qui règnent sous le Khalife Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. Dans une atmosphère conviviale, Serigne Cheikh Sidy Makhtar Mbacké a profondément prié pour Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et sa délégation.

Serigne Abdou Khafor Mbacké est un guide exemplaire selon le comité de pilotage qui a tenu, ce week-end, à lui rendre hommage.

La deuxième édition de la journée culturelle consacrée à Serigne Abdou Khafor Mbacké et initiée par son fils, Serigne Moustapha Mbacké Imam, s’est tenue avant-hier à la mosquée Massalikoul Djinan de Colobane.

Le conférencier, Serigne Khadim Ndiaye « Tassawouf », a insisté sur le bon comportement d’un mouride. « Ô les fidèles, sachez que le mouridisme est connu pour ses grands érudits et personnalités. D’après Serigne Touba, c’est une obligation d’avoir un guide ; qui s’en détourne, Satan l’égarera », a sermonné Serigne Khadim. En outre, pour lui, il ne s’agit pas de se glorifier de son amour pour Dieu. « L’extinction de cet amour divin est une station complexe à saisir. On n’y arrive pas facilement », a prévenu le conférencier. Pour Cheikh Mouhamed El Bachir Dieng, membre du comité pilotage de la journée, il faut s’approprier des enseignements de l’Islam à un moment où la religion est attaquée de toute part. Selon lui, nombre de personnes s’érigent en islamologue alors qu’ils interprètent l’islam maladroitement.  Le travail de ces pourfendeurs est facilité par les moyens de communication et réseaux sociaux. M. Dieng incite les jeunes à aller chercher du savoir pour mieux préserver le legs des érudits. Le membre du comité de pilotage a fait comprendre que Serigne Touba, dans la quête de l’agrément d’Allah, a vécu la khadriya, la tidianiya avant l’avènement du mouridisme. «La division des musulmans est le seul moyen que nos ennemis utilisent pour pervertir notre société islamique », a-t-il déclaré.

Fils de Mame Mor Diarra Borom Sam, Serigne Abdou Khafor a vécu de 1921 à 2008, soit 87 ans. Après avoir assimilé le Coran auprès de Serigne Mouhamadou Bousso, Serigne Bassirou Mbacké lui recommande d’aller chez Serigne Ousmane Kane de Kaolack, oncle du défunt Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum. Il s’est aussi rendu auprès de Serigne Mouhamadou Dème de Ndiarème pour apprendre les sciences islamiques. Le marabout était connu pour sa piété car il s’adonnait aux prières surérogatoires toute la nuit comme le faisait son père. Il se singularisait par ses actes miraculeux en ressuscitant des animaux.

Serigne Mansour Sy CISSE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.