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Société & Faits divers (1663)

La sixième édition des Journées Cheikh Oumar El Foutiyou Tall se tiendra les 3 et 4 mars prochains à Pikine/Guédiawaye au « bayal » Doro Aw. Placées sous l’égide de Thierno Bachirou Mountaga Daha Tall, Khalife de la famille omarienne, ces journées, initiées par Thierno Mountaga Seydou Macky Nourou Cheikh Oumar, ont pour parrain cette année El Hadji Mouhamadou Saïdou Bâ, fondateur de la retraite spirituelle de Médina Gounass appelée « daaka ».

Le choix du parrain s’explique, selon Thierno Mountaga Seydou Macky, par la « dimension d’El Hadji Mouhamadou Saïdou Bâ qui est l’une des plus grandes figures religieuses du Sénégal ». Aussi est-il un motif de fierté pour tout musulman eu égard à ce qu’il a pu réussir dans l’organisation du « daaka », cette manifestation religieuse des plus saines et des plus courues dans la sous-région ouest-africaine.

El Hadji Mouhamadou Saïdou Bâ mérite d’être offert en exemple. Et son attachement à l’esprit et aux valeurs de l’Islam rappelé aux jeunes générations. C’est ainsi que nous avons décidé d’en faire notre parrain cette année », explique l’initiateur des journées, Thierno Mountaga Seydou Macky. Les liens unissant la famille d’El Hadj Oumar El Foutiyou et la famille d’El Hadj Mouhamadou Saïdou Bâ de Médina Gounass ont également plaidé pour le choix du parrain. Ces deux figures religieuses, tout comme leurs descendants, ont énormément œuvré pour la « propagation de l’Islam ».

Ces journées débutent aujourd’hui avec au programme des causeries religieuses et des lectures du Coran avant le « assrou djouma » qui verra la participation de Thierno Madani Mountaga Tall, le serviteur de la famille omarienne. Le Khalife Thierno Bachirou Mounataga Daha Tall sera, ce samedi, l’hôte des fidèles qui viendront de toute la sous-région pour prendre part à ces journées et dire des prières.

I. K. NDIAYE

L’édition 2017 du magal de Porokhane dédié à Mame Diarra Bousso, vénérable ascendante de Cheikh Ahmadou Bamba, Khadimou Rassoul, a été clôturée ce jeudi par la cérémonie officielle. Une tribune saisie par les organisateurs pour louer les actions du président Macky Sall et de son gouvernement en faveur de la cité religieuse et notamment pour la réussite de l’événement qui a encore une fois mobilisé de nombreux fidèles.

La délégation gouvernementale, conduite par le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye et comprenant ses collègues Mansour Sy, Khadim Diop, Birima Mangara, Diène Faye et le secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly, a reçu les remerciements chaleureux des organisateurs. Ces derniers, par la voix de Serigne Moutaha Mbacké, ont relevé que tous les engagements souscrits par le président Macky Sall en personne et ses émissaires en faveur de la cité religieuse de Porokhane ont été respectés.

Il a ainsi demandé au chef de la délégation officielle, le ministre de l’Industrie et des Mines, de lui transmettre la gratitude de toute la communauté mouride pour ces actions qui, au-delà de Porokhane, rejaillissent sur tous les fidèles du fondateur du mouridisme. Le khalife de cette cité nichée au cœur du Rip a formulé des prières pour le succès des projets que le président de la République et ses collaborateurs nourrissent pour le pays et ses habitants. « Nous pouvons témoigner des efforts louables qu’ils font pour tout le pays. Nous les encourager à poursuivre sur cette voie », a indiqué le guide religieux, en réponse à l’adresse du ministre Aly Ngouille Ndiaye présenté comme un fils et un talibé de la famille.

Auparavant, Aly Ngouille Ndiaye avait témoigné de la dimension exceptionnelle de Mame Diarra Bousso qui lui a valu d’être, à ce jour, la seule femme dans le monde musulman à avoir une journée de prières et de louanges qui lui est dédiée. Retraçant les péripéties de l’arrivée et de l’installation de Mame Mor Anta Sally à Porokhane, il s’est dit « impressionné par le développement fulgurant de cette cité religieuse à l’image de la figure emblématique incarnée par celle qu’on nomme Diaritou Lah, la voisine de Dieu ». Concluant son propos, il avait sollicité des prières à l’endroit du président Macky Sall afin de lui permettre d’achever ses ambitieux projets pour le développement économique et social du Sénégal. Le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre, avait été le premier intervenant de cette cérémonie officielle. Il avait mis à profit cette tribune pour témoigner des relations fraternelles et de confiance entre Cheikh Sidy Moctar et Serigne Mountaha. « Quand tu veux faire allégeance à l’un et que tu vois l’autre, n’hésite pas à te soumettre à celui que tu vois car c’est les deux faces d’une même médaille », avait-il estimé, avant de remercier, au nom des deux hommes, le président Macky Sall et son gouvernement pour le soutien apporté à la réussite de cette édition du Magal de Porokhane 2017.

Serigne Mountaha Mbacké pour un retour à Dieu
Figure emblématique de la cité religieuse de Porokhane connue pour sa dévotion et sa piété, Serigne Mountaha Mbacké aura marqué la cérémonie officielle par un sermon plein d’à-propos à l’endroit des dizaines de milliers de fidèles qui ont rallié cette localité du département de Nioro.

Prenant l’exemple de Mame Diarra Bousso qui, selon lui, allia ses obligations de musulmane accomplie et ses devoirs conjugaux, le Khalife de Porokhane a exhorté les fidèles à pratiquer leur religion « qui ne doit pas être seulement une profession de foi, mais une action quotidienne à l’image de l’accomplissement des cinq prières ». Selon lui, c’est seulement de cette manière qu’on pourrait mériter les privilèges que Dieu le Tout-Puissant accorde à ses serviteurs.

Mettant en garde les musulmans contre le pêché de la chair, il a dit que « la chair et la luxure constituent les principales entraves menant vers Dieu. Nous devons nous en prémunir en nous consacrant à Dieu et en suivant les prescriptions du Coran et la voie tracée pour nous par Serigne Touba ». Il a conclu son propos par un hommage appuyé à Serigne Bass Abdou Khadre et à son homonyme Bass Porokhane pour leur « contribution remarquable dans le renforcement de la voie tracée par leur illustre ascendant Cheikh Ahmadou Bamba », a-t-il souligné

Elimane FALL

La Santé et Sécurité au travail (Sst) demeure une préoccupation majeure au Sénégal où, malgré la baisse du nombre d’accidents du travail enregistré entre 2013 et 2014, les statistiques sont alarmantes. L’atelier tripartite organisé, hier, par le ministère en charge du Travail, en partenariat avec le Bureau international du travail (Bit), a pour but d’examiner le programme national de Sst soumis à validation.

La Santé et Sécurité au travail (Sst) demeure une préoccupation majeure au Sénégal où, malgré la baisse du nombre d’accidents du travail enregistré entre 2013 et 2014, les statistiques sont alarmantes. L’atelier tripartite organisé, hier, par le ministère en charge du Travail, en partenariat avec le Bureau international du travail (Bit), a pour but d’examiner le programme national de Sst soumis à validation.

Faire du milieu du travail un cadre sain, favorable à la protection et à la productivité du travailleur, à la compétitivité des entreprises et au développement de l’économie nationale, tel est l’objectif principal de la Politique nationale de Santé et Sécurité au travail (Sst) élaborée par le ministère en charge du Travail. Selon le ministre Mansour Sy, cette politique, validée techniquement de manière tripartite en 2015, vise à garantir de meilleures conditions de vie au travail, gage de productivité des entreprises, d’émergence économique et de développement durable. Toutefois, il a précisé que « cette vision ne saurait être opérationnelle sans un cadre cohérent de mise en œuvre de ces orientations stratégiques ». C’est tout l’intérêt du programme national de Sst soumis à validation et qui constitue l’outil d’opérationnalisation et de mise en œuvre de la politique nationale de Sst. Le renforcement du cadre juridico-institutionnel et des moyens d’intervention des corps de contrôle, l’harmonisation des outils de collecte de données et l’accessibilité des statistiques, etc., constituent les axes prioritaires de ce premier programme national pour la période de 2017 à 2021. Pour Mansour Sy, ce programme permettra à toutes les parties prenantes de coordonner les actions autour d’objectifs communs, de structures et procédures communes, mais surtout de rationaliser l’utilisation des ressources nécessaires pour l’atteinte des résultats, en toute conformité avec les objectifs stratégiques de la Politique nationale de Santé et Sécurité au travail (Pnsst).

Pour le directeur du Bit à Dakar, François Murangira, la formulation de ce programme est un moyen efficace de consolider les efforts tripartites nationaux en vue d’améliorer le système national de Sst. «En promouvant le développement d’une culture de prévention de la sécurité et de la santé, le programme national de Sst contribue à la protection des travailleurs en réduisant au minimum les dangers et risques liés au travail », a-t-il fait savoir. Quant au représentant des travailleurs, Cheikh Ousmane Diop, il s’est réjoui de leur implication dans le processus d’élaboration du programme dont il a déploré le retard noté dans sa mise en œuvre.

«Il faut que le gouvernement donne son quitus sur la politique de Santé et Sécurité au travail pour permettre aux travailleurs, aux employeurs et à l’État de respecter le contenu de cette politique pour améliorer l’environnement du travail qui enregistre chaque année des morts ou accidentés du travail », a conclu Cheikh Ousmane Diop.

Tata SANE

Plus de noyades, plus d’accidentés de la route et plus d’effondrements de bâtiments. Le rapport 2016 de la Direction de la protection civile est alarmant à plus d’un titre. Selon le directeur de la protection civile, Abdoulaye Noba, en 2016, les éléments de la Brigade nationale des Sapeurs pompiers ont effectué 35.000 sorties et sauvé 32.000 personnes. Toutefois, 1.935 décès ont été enregistrés. Pour ce qui est des noyades, il y a eu 265 décès contre 172 en 2015.

Les accidents de la route ont occasionné 651 décès contre 408 en 2015. Pour ce qui est des effondrements de bâtiments, ils sont au nombre de 17 en 2016.

Commentant ces différents accidents, Abdoulaye Noba a indiqué que l’augmentation des noyades est due au non respect des consignes ; pour ce qui est des accidents de la route, le phénomène s’explique par le non respect du code de la route. Et pour les effondrements de bâtiments, le directeur de la protection civile a pointé du doigt la défectuosité des matériaux et le non respect des normes de construction. « Il y a des efforts à fournir par les pouvoir publics, mais la responsabilité est partagée », a expliqué M. Noba. Pour autant, en perspective de l’hivernage, le gouvernement va installer 500 paratonnerres qui viendront s’ajouter aux 503 déjà installées.

Doter les postes de police davantage de véhicules, réglementer la circulation des deux roues en plus des caméras de surveillance installées un peu partout à Dakar, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, ne veut rien négliger pour une meilleure protection des populations. C’est pourquoi, il veut davantage de patrouilles des forces de police. Le ministre de l’Intérieur s’exprimait à Rufisque, lors de la célébration de la journée internationale de la protection civile.

Ces derniers jours, la police a engagé la riposte contre les délinquants. Mais le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, même s’il reste satisfait du travail effectué par ses services, promet plus. Selon lui, il va falloir augmenter, dorénavant, les patrouilles dans les quartiers. Pour cela, il compte doter les services de police d’au moins deux véhicules pouvant leur permettre d’effectuer ce travail de sécurisation.

Profitant de la célébration de la journée internationale de la protection civile, hier, à Rufisque, le ministre de l’Intérieur pense qu’un important travail sera aussi fait sur la circulation des deux roues. « Il va falloir arrêter les deux roues qui n’ont pas de plaques d’immatriculation, et s’il le faut, les interdire de circuler à certaines heures. Car, la plupart des agressions notées depuis le début de l’année, sont commises à partir de ces engins », a expliqué le ministre. Pour autant, Abdoulaye Daouda Diallo estime que beaucoup d’efforts ont été faits par l’Etat en vue de donner aux populations une meilleure protection. Il a rappelé, dans ce sens, les 3.700 policiers recrutés depuis 2012. « Même s’il reste encore beaucoup à faire », a-t-il précisé. Au cours de cette même cérémonie, répondant à une interpellation du maire de la commune de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, sur la nécessité de doter les communes de police de proximité, Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé que cette préoccupation du maire est aussi celle de l’Etat qui veut doter les communes de postes de police avancés dans les prochaines années.

« Volonté politique »
Revenant sur la célébration de la journée internationale de la protection civile, le ministre a indiqué que des « résultats appréciables » ont été faits par les pays, depuis l’instauration de cette journée en 1990, par l’Organisation internationale de la protection civile. « En dépit des initiatives portant amélioration du cadre légal et institutionnel de protection des personnes, des biens et de l’environnement, force est de reconnaître que les défis à relever sont toujours d’actualité », a mentionné le ministre, non sans rappeler que la situation nationale n’est guère « idyllique » comme sous d’autres cieux.

Toutefois, le ministre souligne que « la volonté politique » existe toujours et la solution serait, selon lui, de renforcer le système national de protection et de réduction des risques de catastrophes. A cet effet, Abdoulaye Daouda Diallo a indiqué que son département, en partenariat avec la Banque mondiale, a lancé une plateforme de gestion et de réduction des risques ainsi que d’un site web qui serviront de système d’alerte précoce pour les aléas tels que les inondations, les feux de brousse et l’érosion côtière. Thiawlène, quartier situé en bordure de mer à Rufisque Est, fait face à l’avancée de la mer et à l’érosion côtière, deux phénomènes qui peuvent entraîner des catastrophes naturelles. D’où ce choix de Rufisque pour célébrer cette journée internationale sur la protection civile.

Maguette NDONG

La sécurité de proximité fait courir des milliers de jeunes sénégalais. Ils sont plus de 25.000 qui ont décidé de s’engager pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Le nombre de candidats est de loin supérieur aux postes disponibles. « Plus de 25.000 candidats inscrits pour seulement 3.000 postes à pourvoir », lit-on dans un document de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité parvenu à la rédaction et qui fait le point sur l’état des dépôts de dossiers pour le recrutement des agents de sécurité de proximité dans les 45 départements pour la période du 13 au 27 février 2017. L’autre fait marquant, c’est la forte présence des femmes. La preuve, il y a eu 1.150 candidates contre 700 candidats à Fatick.

La région de Ziguinchor compte plus de candidats (3.652). Elle est suivie par les régions de Fatick (2.790) et de Kolda (2.573). A l’inverse le faible taux de dépôt est détenu par la localité de Saraya (69), et Bambey (110).

L’écart entre les candidatures et les postes à pourvoir pose des défis en termes de sélection pour l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité. Surtout que parmi ces volontaires figurent des bacheliers et des titulaires de diplômes d’enseignement supérieur. A titre d’exemple, Dakar compte 618 diplômés sur les 2065 candidats, à Kolda on dénombre 50 bacheliers et 10 diplômés de l’enseignement supérieur alors que la région de Fatick 200 bacheliers ont présenté leur dossier contre 15 diplômés de l’enseignement supérieur. « Le nombre de diplômés, tout cycle confondu, montre l’engouement qu’a suscité ce recrutement auprès des jeunes ; ceci s’explique non seulement par la volonté des jeunes à servir leur pays dans le cadre de l’engagement civique mais aussi par les avantages sociaux qu’offre l’Asp (prise en charge à hauteur de 80 % de l’Asp et de sa famille pour les actes médicaux et 80% pour le remboursement des produits pharmaceutiques », expliquent les rédacteurs du document. A ces avantages, s’ajoute la prise en charge de tous les Asp au plan de leur formation professionnelle dans le cadre du programme « Un Asp, un métier ». Rappelons que ce décompte ne tient pas compte des dépôts de certains arrondissements qui n’ont pas encore transmis leurs dossiers à l’Agence.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le Sénégal a pris de nouvelles mesures sécuritaires comprenant «l’immatriculation systématique» des véhicules à deux roues et l’intensification de la vidéosurveillance dans «certains endroits de Dakar notamment», afin d’éradiquer la criminalité, a-t-on appris mardi de la Police nationale.

«Pour aller vers l’éradication de ce phénomène (la criminalité, Ndlr)», les autorités sénégalaises vont [veiller] à «l’installation de caméras de surveillance à certains endroits de Dakar notamment, pour suivre la marche du monde, comme l’ont fait Paris et d’autres villes», a annoncé l’adjudant Henry Boumy Ciss, chef du Bureau des relations publiques de la Police nationale.
Lors d’un point de presse, M. Ciss a dit que la vidéosurveillance n’était pas une nouveauté dans le dispositif sécuritaire utilisé par la Police du Sénégal, mais elle sera de plus en plus pratiquée pour avoir fait ses preuves dans de récentes enquêtes.

Concernant «le phénomène des motos ‘Jakarta’ «, les services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique vont procéder à «l’immatriculation systématique des véhicules à deux roues, quelque soit leur cylindrée», a annoncé M. Ciss.

Certains deux-roues étaient jusque-là exemptés d’immatriculation en raison de leur faible cylindrée, ce qui ne sera plus le cas, selon le chef du Bureau des relations publiques de la Police nationale.

Les conducteurs de ces engins doivent les munir d’une plaque d’immatriculation et détenir un «certificat de mise en circulation» des véhicules, selon M. Ciss.
Cette mesure a été prise à la suite de nombreux cas d’agression et de vol dont les auteurs utilisent les scooters et les motos «Jakarta».

APS

Le carême chrétien démarre ce mercredi des cendres. Durant ces 40 jours de pénitence, les chrétiens vont se tourner totalement vers Dieu, à travers la prière, le jeûne, l’abstinence et la conversion. Ils entament ainsi la longue marche vers Pâques.

Le carême chrétien débute ce 1er mars 2017 avec le traditionnel cérémonial de distribution des cendres communément appelé «mercredi des cendres ». Les chrétiens qui prendront part aux différentes messes de ce jour se verront tracer sur le front une croix de la cendre accompagné des paroles du prêtre déclarant : « Convertis-toi et crois à la Bonne Nouvelle » (cf Marc 1, 15) ou encore « Tu es poussière et tu retourneras poussière » (cf. Genèse 3, 19).

Les cendres que le prêtre impose sur le front du fidèle en traçant une croix sont habituellement fabriquées des rameaux de l’année précédente. Elles représentent à la fois le péché et la fragilité de l’Homme. Le rite d’imposition des cendres est une démarche de pénitence qui ouvre le temps du carême et qui invite chaque chrétien à changer ses habitudes pour prendre la route de l’Evangile et particulièrement de la miséricorde. Le rite particulier des mercredis des cendres est un signe marquant le début de conversion qui conduit les fidèles jusqu’aux fêtes pascales.

Ce rite ouvre le temps du carême par une journée de pénitence et de jeûne à laquelle participe toute l’Eglise. A signaler que la tradition du mercredi des cendres est née dans la période du Moyen-âge au cours de laquelle on chantait l’hymne « eImmutemur habitu in cinere et cilicioe » qui signifie (changeons nos conduites, sous la cendre et le cilice), pendant la procession d’entrée en carême. Pendant ce temps béni, la prière, le jeûne et l’aumône seront au centre des activités et gestes de chaque chrétien. Le carême est aussi défini par les chrétiens comme le chemin de la réconciliation de l’homme avec Dieu, mais surtout une période de détachement des biens matériels. Aujourd’hui, le jeune est obligatoire pour tous les chrétiens âgés de 18 à 59 ans car ce jour rappelle aux chrétiens que l’éternité attend chaque croyant. Et qu’il y a 40 jours de préparation. Ce nombre est égal aux 40 jours vécus par Jésus-Christ dans le désert sans boire ni manger malgré de nombreuses tentations et propositions de toute sorte. Et durant ce temps, l’Eglise invite ses fidèles à la prière pour se préparer à la grande fête de Pâques, commémorant la résurrection de Jésus-Christ. Saint temps de carême à tous !

Eugène KALY

Comme par le passé, le magal de Mbacké Cadior a attiré beaucoup de monde. Les nombreux disciples ont saisi l’occasion pour réaffirmer leur engagement aux côtés de Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké, le Khalife général des mourides, qui leur a distillé ses prières.

Des cars, des voitures particulières, des bus, entre autres moyens de transport, ont emprunté les routes et les pistes pour rallier la cité religieuse de Mbacké Cadior. Par petits groupes, des populations des villages environnants sont arrivées à pied dans ladite localité pour célébrer le magal commémorant la naissance de Serigne Mouhamadou Lamine Bara, troisième fils de Khadim Rassoul disparu alors qu’il était seulement quadragénaire.

Venant de différentes contrées du pays, les pèlerins, la foi en bandoulière, ont bravé le chaud soleil pour se retrouver en face du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké, pour recueillir ses prières. Très émotive, Seynabou Samb, originaire de Louga, est sortie de l’audience en larmes. Mais, ce sont des larmes de joie car elle a approché le saint homme qui assure et rassure. A côté de cette dame, un nommé Serigne Bara était en train de jouer des coudes pour permettre à son fils de six ans qui porte le nom du Khalife général de voir son homonyme. « Je veux qu’il voit son homonyme. Depuis sa naissance, c’est la première fois qu’il vient à un magal », se justifie-t-il.

Aussi a-t-on noté un défilé des autorités religieuses de la communauté mouride et des autres familles religieuses musulmanes du pays. Le Khalife général des mourides, sur un fauteuil, reçoit les fidèles, échange avec certains et prie pour tous les groupes. Dans la « ziarra », il y avait les « dahiras », conduits par leur président. Ces responsables ont tour à tour délivré leur message d’estime, réaffirmé leur allégeance, remis leurs dons pieux « adiyas » et sollicité des prières. Dans les autres concessions des descendants de Serigne Mouhamadou Lamine Bara, le scénario est le même. Par exemple, chez Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké, les disciples ont afflué toute la journée. Ici, le « dahira » de la SSPP le Soleil s’est distingué, sollicitant des prières pour le rayonnement continu de l’entreprise.

A signaler qu’à Mbacké Cadior les disciples n’ont pas chômé. En effet, après les concessions des chefs religieux, ils se sont rendus, par petits groupes, dans les autres lieux bénis comme Nguiguiss Bamba. C’est ici que Cheikh Ibrahima Fall fit son allégeance à Khadim Rassoul. L’endroit constitue une étape importante du pèlerinage de Mbacké Cadior.

Par Mbaye Sarr DIAKHATE, Mamadou DIEYE (textes)
et Pape SEYDI (photos)

Un va-et-vient incessant de disciples dans une grande concession, en face de la grande mosquée, informe sur l’ampleur de la ziarra de ce lieu. C’est la chambre de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké qui attire les visiteurs. Le saint homme y aurait passé les derniers moments de son séjour terrestre.

Nous sommes accueillis par Serigne Bara Diouf, le gérant des lieux. Assis chapelet à la main, bien entouré par des disciples d’un certain âge, il nous explique que Serigne Mouhamadou Lamine Bara aimait se retirer en ce lieu. Et c’est d’ici qu’il est retourné au Seigneur, en présence de Baye Abdou Mbaye. La chambre est bien entretenue, sur les moquettes trône un grand lit au style ancien dit « Bopou Khandjar », peint couleur bleu et or. Il devait coûter une fortune à l’époque. A côté, il y a une armoire sur laquelle est posé un portrait grandeur nature du troisième fils de Khadim Rassoul.

 « Ce lieu est le point nodal de la cité et chaque disciple doit y mettre les pieds pour voir ses vœux exaucés », nous apprend le responsable des lieux. Sur ce lit occupant la moitié de la chambre, sont exposés « des exemplaires du saint Coran et des panégyriques écrits par Cheikh Ahmadou Bamba que Serigne Bara aimait bien lire », selon Serigne Bara Diouf. Il y a aussi des panégyriques écrits de la main de Serigne Bara ou encore quelques tablettes de disciples. A propos d’une calebasse posée sur le lit, notre interlocuteur nous fait savoir qu’à l’époque il n’avait pas de bol et que les repas étaient pris dans des ustensiles du genre. Serigne Bara y prenait ses repas. 

Dans un coin, des malles sont entreposées. Elles sont toutes cadenassées. Les intempéries les ont défraichies. Sur une natte de prière, l’on a posé un chapelet et des pierres noires purificatrices dont on peut user en cas de manque d’eau pour faire les ablutions. Sur le lit on distingue nettement le portrait de Serigne Modou Bara, le fils aîné et premier Khalife de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, le troisième fils de Cheikh Ahmadou Bamba. A l’occasion des événements comme le Magal, cette chambre refuse du monde, des disciples y lisent le Coran et les panégyriques, d’autres y effectuent des prières.

« Le décor est sobre et témoigne que l’occupant de cette chambre ne cherchait qu’à se consacrer à l’adoration du Seigneur », renseigne notre interlocuteur. Ici, il n’y a aucune trace de mondanité. A noter que les conditions de conservation des bagages ont été sensiblement améliorées. Ainsi les fidèles et les générations futures auront, certainement, le loisir de voir ces effets personnels d’un homme d’une vaste érudition. Détenteur d’un vaste savoir, il avait l’âme scellée autour du Créateur.

Par Mbaye Sarr DIAKHATE, Mamadou DIEYE (textes)
et Pape SEYDI (photos)

Les guides du Sénégal, en particulier ceux de la région de Dakar, ont commémoré, samedi dernier à la Place de l’Obélisque, la disparition du fondateur de leur mouvement, Robert Baden Powell.

A la Place de l’Obélisque, les jeunes jeannettes guides et guides aînées ont veillé autour du feu de bois afin d’honorer le fondateur de leur mouvement, Robert Baden Powell. La commissaire de la région de Dakar, Marie Thérèse Mandiamy, s’est félicitée de la bonne préparation de cette soirée. « Cette année, nous avons voulu marquer cette journée par un feu de joie dans la région de Dakar », a-t-elle dit.

Evoquant le thème mondial de cette année « Grandir », elle a appelé tous les guides à « élargir le mouvement du guidisme ». Selon Marie Thérèse Mandiamy, cet élargissement permettra aux jeunes guides de partager leurs valeurs avec les jeunes filles et femmes de la région de Dakar. Comme prévu, la commémoration a commencé par une procession avec des flambeaux pour partager avec la population de Colobane quelques-unes des actions et valeurs prônées par le fondateur du mouvement. Les guides de Dakar, à l’instar leurs camarades des autres pays du monde, sont disposés à partager l'héritage de Baden Powell qui, de son vivant, a œuvré pour un monde meilleur. Après avoir rendu un hommage aux sapeurs-pompiers, à la police et la gendarmerie pour avoir encadré la manifestation, Marie Thérèse Mandiamy est revenue sur le guidisme, un mouvement d’action catholique qui œuvre pour l’éducation des jeunes filles et des femmes.

Eugène KALY

Le Sénégal va abriter la prochaine assemblée générale de l’Union mondiale des organisations de femmes catholiques. L’annonce a été faite, avant-hier à Popenguine, par Mme Monique Faye Thiandoum, présidente de l’Union des organisations de femmes catholiques du Sénégal.

C’était en marge du pèlerinage qu’effectuent, tous les deux ans à Popenguine, les femmes catholiques. Elles se retrouvent ici pour rendre grâce à Dieu et réfléchir sur des sujets d’actualité. Mme Faye a indiqué que « l’assemblée générale de l’Union mondiale des organisations de femmes catholiques aura lieu en octobre 2018 au Sénégal ». C’est pourquoi, les femmes des différents diocèses du Sénégal ont saisi l’occasion pour confier à la Vierge Marie cette prochaine assemblée générale de l’Union mondiale des organisations de femmes catholiques qui va regrouper une soixantaine de pays ».

Elle a souligné que « si la candidature de notre pays a été acceptée, nous le devons certes à la collaboration que nous entretenons avec toutes nos sœurs des pays membres, à la participation du Sénégal dans les activités mondiales, mais surtout à la stabilité sociale qui règne chez nous et dont le dialogue interreligieux demeure une référence ». C’est d’ailleurs dans cette dynamique que le programme du pèlerinage 2017 des femmes catholiques a retenu comme thème de réflexion : « Espérance en action au service des jeunes, renforçons le dialogue interreligieux pour prévenir l’extrémisme ».

Un sujet présenté par abbé Boye Ndiolène Sarr, curé de la paroisse Notre-Dame de Fatima de Parare (Fatick). Selon lui, cela nécessite un changement de comportement en ce sens que la notion de dialogue renferme en elle-même l’idée de dualité. Le dialogue se fait entre deux à plusieurs personnes, entre deux à plusieurs groupes et qu’en conséquence le fondement de notre engagement dans le dialogue ne doit pas être la peur mais bien notre foi. « Le dialogue n’est pas seulement lié à la paix mais aussi à la vérité pour qu’il puisse durer », a souligné le curé de Parare qui a ajouté que « le dialogue islamo-chrétien est, en effet, une spécificité car il s’agit là d’un dialogue entre les adeptes de deux religions que sont l’islam et le christianisme, tous descendants d’Abraham ».

Des propos corroborés par Oustaze Djibril Cissé, professeur d’arabe au lycée El hadji Malick Sy de Thiès. Selon lui, ce dialogue interreligieux constitue un double avantage pour notre pays à travers la cohabitation entre les différentes populations qui vivent dans une communion et une paix parfaite et défendent les mêmes objectifs liés au développement du Sénégal pour lequel les femmes en général et celles catholiques ont toujours joué leur partition ». En perspective de l’assemblée de l’Union mondiale des femmes catholiques (Umofc), le thème de la rencontre portera sur : « Femmes de l’Umofc porteuses d’eau vive au monde de paix ».

Comme l’a souligné Mme Monique Faye Thiandoum, l’Union mondiale des organisations féminines catholiques a, de tout temps, œuvré pour la paix dans le monde matérialisé à travers des thèmes qu’elle propose à tous ses membres : « Femmes artisanes de paix unies dans la foi et l’action (2006-2010) », « Aimer en actes et en vérité (2010-2014) », « Espérance en action au service de la famille, des jeunes et de toutes les personnes qui souffrent depuis 2104 ». « Ce sujet sera évalué en 2018 en marge de l’assemblée générale », a-t-elle laissé entendre. Elle a aussi invité ses sœurs à aller s'inscrire sur les listes électorales.

Une messe présidée par abbé Boniface Ngom, curé de la paroisse de Guinguinéo et animée par la chorale Sainte Marthe de Mbour a mis fin à ce pèlerinage des femmes catholiques du Sénégal.

Mohamadou SAGNE

Le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre, a rendu une visite de courtoisie à son homologue Serigne Cheikh Thioro Mbacké, lui-même porte-parole personnel de Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké. Cette venue de Serigne Bass Abdou Khadre au domicile de son frère a été fortement appréciée par le coordonnateur du magal de Mbacké Cadior. Serigne Cheikh Thioro a déclaré, devant ses nombreux fidèles et parents, que cette marque de considération et d'amitié que Serigne Bass Abdou Khadre lui a témoignée lui est allé droit au cœur.

Il a révélé que Serigne Bass Abdou Khadre lui a envoyé un appui conséquent ainsi qu'une importante quantité de riz pour la bonne organisation du magal. A propos de leur rôle de porte-parole qu'ils partagent au service de Serigne Cheikh Sidy Moctar en tant que khalife général et khalife de la famille de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, Serigne Cheikh Thioro a soutenu que son homologue s'en acquitte à merveille au service de toute la communauté mouride. Il lui a adressé ses sincères remerciements avant de formuler des prières pour lui.

De son côté, Serigne Bass Abdou Khadre a rappelé qu'ils travaillent tous pour Serigne Touba Khadimou Rassoul et qu'à ce titre rien n'est de trop pour bien faire. Il a loué les qualités d'homme engagé, constant et infatigable de Serigne Cheikh Thioro qui abat un travail colossal aux côtés de Serigne Cheikh Sidy Moctar. A son tour, il a formulé des prières pour Serigne Cheikh Thioro avant de prendre congé.

Mb. S. D. et M. D.

Le dispositif de couverture médicale du magal de Mbacké Cadior a été amorcé avec l'organisation de trois journées de consultations gratuites. Conduites durant trois, elles ont mobilisé une équipe de spécialistes en cardiologie, pédiatrie, urologie, ophtalmologie, etc.

Sous la houlette de Serigne Cheikh Thioro Bachirou Mbacké, porte-parole permanent du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké et coordonnateur du magal de Mbacké Cajor, un dispositif de couverture médicale a été mis en place. Cinq postes de santé avancés ont été érigés. Le centre de santé de la cité, qui a aussi reçu un renfort en ambulances, a bien fonctionné. Pour la pharmacie, c'est une enveloppe de cinq millions de FCfa qui a été dégagée pour l'achat de médicaments.

Le médecin-chef du centre de santé de Mbacké Cadior, Dr Modou Fatou Diouf, a expliqué que « la couverture des besoins en santé a été bien prise en charge par ce dispositif » et ajouté que « trois jours avant le jour-j, des journées de consultations ont été organisées avec le renfort de collègues spécialistes venus de Dakar et de toute la région médicale. Ainsi, durant ces jours, plus de 700 personnes ont été consultées et ont reçu des soins gratuits ». Aussi, l’occasion est mise à profit par le district sanitaire pour collecter du sang en faveur de l'hôpital Matlaboul fawzeni de Touba. Toutes ces belles actions spontanément déclenchées ne satisfont pas les difficultés que le centre de santé a toujours rencontrées depuis son ouverture en 2011. Selon Dr Modou Fatou Diouf, l’établissement fonctionne sans appui institutionnel et tire son budget de la seule vente des tickets de consultation et des médicaments de la pharmacie, ainsi que du fonds de dotation annuel de seulement 1.530.000 FCfa. « Cette situation est accentuée par le non-paiement des arriérés de la contrepartie de la Couverture maladie universelle (Cmu) », a-t-il ajouté.

Mb. S. D. et M. D.

La cérémonie officielle a bouclé les activités marquant la commémoration de la naissance de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Le gouvernement a été représenté par une forte délégation conduite par le ministre de l'Energie et des Mines accompagné de ses collègues Birima Mangara (Budget) et Khadim Diop (Intégration africaine), du conseiller du président de la République Isma Dioum. Ils ont été reçus par le coordonnateur du magal, Serigne Cheikh Thioro Mbacké, qui, à la tête de la famille de Mouhamadou Lamine Bara, a présidé la cérémonie.

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a, au nom du président Macky Sall, remercié la famille de Serigne Cheikh Sidy Moctar. Selon lui, le chef de l’Etat lui a dit de transmettre ses salutations à toute la descendance de Khadim Rassoul. Il a rappelé que c’est à Mbacké Cadior même que le président Macky Sall a rencontré le khalife tout juste après son élection. Il a évoqué la présence des terroristes pour solliciter la contribution des chefs religieux dans la protection du Sénégal contre ce fléau. Il a loué les vertus de l’islam soufi pratiqué au Sénégal.

Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké a, au nom du Khalife général, remercié toute la famille (Darou Khoudoss et Gouye Mbinde) qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de l’événement, ainsi que toute la descendance de Khadim Rassoul. Il a sollicité l’exaucement des prières mais aussi un bon hivernage. Dans un second plan, il a appelé à un retour aux vertus qui ont fait la grandeur de notre pays. Selon lui, Serigne Cheikh Sidy Moctar rend grâce à Allah à travers Serigne Bara ainsi que tous les disciples et parents qui ont répondu à son appel. Il a associé les familles religieuses du pays à l’hommage.

Au nom de toute la famille de Khadim Rassoul, Serigne Mouhamadou Mahfouz Mbacké a rendu grâce au Khalife général Serigne Cheikh Sidy Moctar. Il a dit toute la satisfaction des membres de la famille quand à la démarche exemplaire qui fait qu’il est une référence pour tout le monde. « Nous sommes engagés à l’accompagner dans cette exaltante mission », a-t-il dit. Quant à Serigne Maodo Cissé de Pire, il a magnifié les rapports entretenus entre les familles religieuses du pays sous l’égide de Serigne Cheikh Sidy Moctar. Aussi a-t-il prié pour sa longévité à la tête de la communauté mouride.

Auparavant, l’allocution du maire Pape Ndiaye avait démarré la cérémonie. Il avait loué les efforts du président Macky Sall pour la réalisation du forage, l’électrification et la voierie de la cité de Mbacké Cadior. Il a demandé à la délégation officielle de dire au chef de l’Etat que Mbacké Cadior lui est redevable. Etaient aussi présents à la cérémonie beaucoup de dignitaires mourides dont Serigne Moustapha Mbacké, fils aîné du Khalife général, Serigne Mouhamadou Mahfouz Mbacké, Serigne Cheikh Aliou Mbacké, Cheikh Abdou Ahad Mbacké, Serigne Maodo Cissé Pire, Serigne Habib Sakho, entre autres  chefs religieux.

Par Mbaye Sarr Diakhaté, Mamadou DIEYE (textes)
et Pape Seydi (photos)

SERIGNE BASS ABDOU KHADRE CHEZ SERIGNE CHEIKH THIORO MBACKÉ
Le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre, a rendu une visite de courtoisie à son homologue Serigne Cheikh Thioro Mbacké, lui-même porte-parole personnel de Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké. Cette venue de Serigne Bass Abdou Khadre au domicile de son frère a été fortement appréciée par le coordonnateur du magal de Mbacké Cadior. Serigne Cheikh Thioro a déclaré, devant ses nombreux fidèles et parents, que cette marque de considération et d'amitié que Serigne Bass Abdou Khadre lui a témoignée lui est allé droit au cœur.

Il a révélé que Serigne Bass Abdou Khadre lui a envoyé un appui conséquent ainsi qu'une importante quantité de riz pour la bonne organisation du magal. A propos de leur rôle de porte-parole qu'ils partagent au service de Serigne Cheikh Sidy Moctar en tant que khalife général et khalife de la famille de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, Serigne Cheikh Thioro a soutenu que son homologue s'en acquitte à merveille au service de toute la communauté mouride. Il lui a adressé ses sincères remerciements avant de formuler des prières pour lui.

De son côté, Serigne Bass Abdou Khadre a rappelé qu'ils travaillent tous pour Serigne Touba Khadimou Rassoul et qu'à ce titre rien n'est de trop pour bien faire. Il a loué les qualités d'homme engagé, constant et infatigable de Serigne Cheikh Thioro qui abat un travail colossal aux côtés de Serigne Cheikh Sidy Moctar. A son tour, il a formulé des prières pour Serigne Cheikh Thioro avant de prendre congé.

Mb. S. D. et M. D.

COUVERTURE MEDICALE : DES JOURNÉES DE CONSULTATIONS GRATUITES APPRÉCIÉES
Mba Cajor 17Le dispositif de couverture médicale du magal de Mbacké Cadior a été amorcé avec l'organisation de trois journées de consultations gratuites. Conduites durant trois, elles ont mobilisé une équipe de spécialistes en cardiologie, pédiatrie, urologie, ophtalmologie, etc.

Sous la houlette de Serigne Cheikh Thioro Bachirou Mbacké, porte-parole permanent du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké et coordonnateur du magal de Mbacké Cajor, un dispositif de couverture médicale a été mis en place. Cinq postes de santé avancés ont été érigés. Le centre de santé de la cité, qui a aussi reçu un renfort en ambulances, a bien fonctionné. Pour la pharmacie, c'est une enveloppe de cinq millions de FCfa qui a été dégagée pour l'achat de médicaments.

Le médecin-chef du centre de santé de Mbacké Cadior, Dr Modou Fatou Diouf, a expliqué que « la couverture des besoins en santé a été bien prise en charge par ce dispositif » et ajouté que « trois jours avant le jour-j, des journées de consultations ont été organisées avec le renfort de collègues spécialistes venus de Dakar et de toute la région médicale. Ainsi, durant ces jours, plus de 700 personnes ont été consultées et ont reçu des soins gratuits ». Aussi, l’occasion est mise à profit par le district sanitaire pour collecter du sang en faveur de l'hôpital Matlaboul fawzeni de Touba. Toutes ces belles actions spontanément déclenchées ne satisfont pas les difficultés que le centre de santé a toujours rencontrées depuis son ouverture en 2011. Selon Dr Modou Fatou Diouf, l’établissement fonctionne sans appui institutionnel et tire son budget de la seule vente des tickets de consultation et des médicaments de la pharmacie, ainsi que du fonds de dotation annuel de seulement 1.530.000 FCfa. « Cette situation est accentuée par le non-paiement des arriérés de la contrepartie de la Couverture maladie universelle (Cmu) », a-t-il ajouté.

Mb. S. D. et M. D.

Pour répondre au besoin d’harmoniser les différents cadres nationaux de développement, le Sénégal a créé, conformément à la politique d’évaluation du Bureau international du travail (Bit), un comité de pilotage chargé de la formulation d’un nouveau Programme pays pour le travail décent (Pptd). Un atelier de renforcement des capacités portant sur la gestion axée sur les résultats (Gar) des membres dudit comité s’est ouvert à Dakar.

« La gestion axée sur les résultats (Gar) s’impose aujourd’hui à nous comme un cadre de gestion qui permet la mesure et l’évaluation de la performance d’une politique ou d’un programme en établissant un lien entre la dépense publique et l’atteinte de résultats concrets ». Ces propos du ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, mettent en évidence l’intérêt et l’urgence d’harmoniser les différents cadres nationaux de développement.

A l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des membres en charge de la formulation et de la mise en œuvre du nouveau Programme pays pour le travail décent (Pptd), Mansour Sy a souligné que « la finalité de cette rencontre est de permettre aux membres du comité tripartite de définir ce que pourrait être les axes prioritaires du nouveau cycle du Pptd au Sénégal avant d’aller vers la formulation ». Aussi a-t-il a révélé la mise en place d’un plan d’action opérationnel et d’un dispositif de suivi et d’évaluation de la performance. A l’en croire, la Gar est une philosophie de gestion qui véhicule avec elle un ensemble de valeurs auxquelles sont associés des comportements désirables comme la transparence, le professionnalisme, l’éthique, etc.
Il a également rappelé que le Sénégal a adopté, le 18 juillet 2012, son premier Pptd pour la période de 2012 à 2015. A travers cet acte, il manifestait ainsi « sa volonté d’insérer » l’ensemble des initiatives en matière de promotion de l’emploi et de stratégies de lutte contre la pauvreté, dans un cadre cohérent et consensuel. Le représentant des travailleurs, Aldiouma Sagna, qui s’est félicité de la démarche inclusive et participative du ministère du Travail, s’est réjoui de la mise en œuvre du Pptd, lequel s’inscrit dans une dynamique qui permettra au Sénégal de renforcer la promotion et la réalisation des principes et droits fondamentaux.

Au nom du Bit, Hervé Sea a dit que « l’alignement et la cohérence avec les cadres nationaux de développement et le plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement constituent un atout majeur devant permettre au Pptd du Sénégal d’obtenir des résultats certains ».

Tata SANE

Une trentaine de gendarmes et militaires a participé à Thiès à une session de formation et de sensibilisation sur les questions de violences basées sur le genre. Objectif, les outiller sur les mécanismes de prévention et de lutte contre les abus et exploitations sexuels en zone de conflit.

A l’origine, les nombreuses missions de maintien de la paix dans le monde et dans lesquelles le Sénégal est souvent engagé à la demande de la communauté internationale. Un bon prétexte saisi par l’organisation « Femmes Africa solidarité » pour s’impliquer dans la sensibilisation et de la prévention sur les questions de violences basées sur le genre et former en même temps aux outils et mécanismes pour prévenir et lutter contre les abus  et exploitations sexuels dans les zones de conflit.

A travers son centre panafricain pour le genre, la paix et le développement, cette organisation de femmes a réuni une trentaine de participants issus des différents corps de la gendarmerie et de l’armée afin de les sensibiliser sur ces questions de violences basées sur le genre et de renforcer leurs capacités dans les outils et mécanismes de prévention et de lutte contre les abus sexuels en zone de conflit.

L’administratrice du centre, Coumba Fall Venn, a indiqué « que le programme déroulé s’adresse surtout aux forces de défense et de sécurité du Sénégal qui sont en instruction ou en pré-déploiement sur les théâtres d’opération du maintien de la paix ; soit sous la bannière de l’organisation des Nations Unies ou de la Cedeao ». Pour la session qui a pris fin samedi, un accent a été mis sur la sensibilisation des gendarmes et des militaires après une première phase qui a concerné les forces de police sur le concept genre, l’équité du genre, la vulnérabilité des femmes en zone de conflit et la nature des violences sexuelles.

Pour Mme Venn, « il convient pour ces catégories de personnels des forces de sécurité et de défense de disposer d’une bonne connaissance des instruments juridiques de protection des droits des femmes et sur les outils de prévention des abus et exploitations sexuelles, pour en définitive promouvoir l’éthique à travers un code de conduite exemplaire, de tolérance zéro et de combat contre l’impunité dans des cas avérés d’abus sexuels ».

Mohamadou SAGNE

Les responsables et membres du Mouvement Action Sénégal (Mas) mobilisés derrière Yérim Thioube et Massar Gaye, respectivement président et coordonnateur dudit organisme non gouvernemental (Ong) sénégalais, ont tenu une assemblée générale à Saint-Louis pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre afin d’aider le maximum de jeunes à bénéficier, dans les plus brefs délais, d’un système de crédit « revolving » basé sur ce qu’ils appellent « la solidarité communautaire ». 

Selon son président Yérim Thioube, ce crédit rotatif qui sera mis en place par le Mouvement Action Sénégal (Mas) permettra ainsi de contribuer efficacement à toutes les actions de développement économique et social entreprises par le maire Mansour Faye et le conseil municipal de Saint-Louis. Dans un premier temps, a-t-il précisé, 1250 jeunes auront la possibilité de trouver un emploi décent, de gagner honnêtement leur vie, à la sueur de leur front, de mener des activités génératrices de revenus dans tous les domaines de l’économie nationale. 

Yérim Thioube, par ailleurs directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), s’est réjoui de la décision des membres du Mas de réaliser tous ces projets, en mettant en commun leurs moyens financiers (cotisations) et d’autres ressources additionnelles qui seront collectées auprès des partenaires stratégiques comme le maire Mansour Faye, Moustapha Camara, El Hadj Malick Diop, Mayoro Mbaye et autres donateurs.

Auparavant, le coordonnateur du Mas, Massar Gaye, avait annoncé la décision de Yérim Thioube d’acquérir deux autres ambulances médicalisées destinées aux communes de Saint-Louis et de Diama. L’année dernière, avait-il rappelé, le directeur général de l’Anam avait offert trois ambulances médicalisées d’une valeur marchande globale de 30 millions de FCfa aux communes de Saint-Louis, Ndiébéne-Gandiole et Ross-Béthio. Parlant du soutien et de l’assistance du Mas aux étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ressortissants de Saint-Louis, Massar Gaye a révélé que 75 nouveaux bacheliers (garçons et filles) seront accueillis dans deux appartements loués à Fass Delorme. Aussi leur a-t-on déjà distribué 4500 tickets pour leur restauration à l’université de Dakar.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Syndicat des inspecteurs et contrôleurs du travail et de la sécurité sociale (Sictrass) demande aux autorités de satisfaire leurs revendications formulées depuis six ans.

Le Secrétaire général du Syndicat des inspecteurs et contrôleurs du travail et de la sécurité sociale (Sictrass), Mamadou Camara Fall, a fait savoir, lors d’une rencontre avec la presse, qu’il n’écarte pas une reprise du déroulement de leur plan d’action suspendu en août 2016 à l’ouverture des négociations avec le gouvernement. « En mars 2011, nous avions signé un protocole d’accord qui contenait, entre autres, le versement d’indemnité aux inspecteurs et contrôleurs. Ce qui va aider à les fixer dans le corps », a-t-il indiqué.

Selon Mamadou Camara Fall, cela fait six ans que l’accord n’est pas appliqué. Conséquences : les inspecteurs formés à l’Ecole nationale d’administration (Ena) désertent le ministère du Travail faute d’un plan de carrière. A l’en croire, le Sictrass n’exclut aucune éventualité et entend user de tous les moyens dont il dispose pour faire aboutir ses revendications. Aussi a-t-il exhorté le gouvernement à tenir ses engagements. Les revendications du Sictrass portent principalement sur l’amélioration des conditions matérielles de travail des inspections, la motivation des ressources humaines et la revalorisation du traitement salarial.

« Nous rendons le gouvernement responsable du pourrissement de la situation et des perturbations à venir dans le secteur du travail », a dit Mamadou Camara Fall, qui a ajouté que « (son) syndicat a, jusqu’ici, fait preuve de patience ». Selon lui, la conduite à tenir, relativement à la Conférence sociale à venir, dépendra des réponses que le gouvernement apportera aux revendications du Sictrass. Mamadou Camara Fall juge que « le traitement salarial des inspecteurs et contrôleurs du travail est indigne de leur rang ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Situé dans l'arrondissement de Darou Mousty, département de Kébémer, Mbacké Cajor est un grand centre éducatif où beaucoup d'érudits sénégalais sont passés. Mais cette cité religieuse fondée par Serigne Mame Mor Anta Saly Mbacké, père de Cheikh Ahmadou Bamba, était aussi un haut lieu de justice où il officiait en tant que Cadi (juge religieux).

Le coordonnateur du Magal de Mbacké Cajor, Serigne Cheikh Thioro Mbacké, est revenu sur l'histoire de cette contrée de piété, foyer religieux doublé d'un palais de justice. Il souligne que cette cité a abrité une université islamique réputée d’où sont sortis de nombreux érudits. On peut citer, entre autres, Mame Abdou Cissé de Pire, son homonyme et ami de Diamal ou encore Mame Elimane Sakho. Mbacké Cajor, c'est aussi un centre de formation professionnelle où Mame Mor Anta Saly apprenait à ses nombreux disciples à cultiver la terre. Serigne Cheikh Thioro Mbacké a précisé que la production des nombreux champs servait à la nourriture des pensionnaires de l'université de Mbacké Cajor. Il a ajouté que c'est après la disparition de Serigne Mame Mor Anta Saly que Cheikh Ahmadou Bamba, alors âgé de 29 ans, a commencé à poursuivre la noble œuvre de son père en enseignant le Coran et diverses autres branches théologiques aux disciples hérités de son père. Selon le coordonnateur du Magal de Mbacké Cajor, le fondateur du mouridisme n'a pas joué le rôle de Cadi comme son père.

Selon lui, Cheikh Ahmadou Bamba avait réuni ses disciples pour leur annoncer qu'il a reçu une recommandation du Prophète (Psl), qui lui était apparu, de mener les hommes vers Dieu, le Très Haut. Ceux qui veulent emprunter cette voie n’ont qu’à demeurer avec lui. Quant aux autres qui ne désirent que l’instruction, le pays dispose d’assez de lettrés (érudits) pouvant satisfaire leur ambition.

40ème disciple de Serigne Touba
Serigne Cheikh Thioro Mbacké est revenu sur l'importance pour le musulman d'avoir un « wassila » (guide). Il a précisé que cette pratique est tirée des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba qui le tient lui-même du Prophète (Psl) qui avait enseigné à ses compagnons que tout bon croyant doit chercher à avoir un guide qui le mène vers le Créateur. Le marabout a indiqué que le guide peut être tout ce qui peut mener vers Dieu. Mais la préférence reste tout homme croyant qui a une meilleure maîtrise du Coran. A partir de ce moment, beaucoup de fidèles ont commencé à accompagner Khadim Rassoul comme Serigne Adama Guèye, le premier, Serigne Massamba Diop Sam, Abdou Rahmane Lô, Cheikh Ibrahima Sarr, Cheikh Manoumbé Khabane, etc. C'est aussi à cette époque qu'est apparu à Mbacké Cajor, Mame Cheikh Ibra Fall qui prêta allégeance pour devenir le 40ème disciple de Serigne Touba Khadimou Rassoul. Serigne Cheikh Thioro Mbacké a insisté pour préciser que l'allégeance auprès d'un guide n'est pas une invention de Serigne Touba même si cela s'est fait à Mbacké Cajor. C'est une pratique tirée de la vie du Prophète Mohamet (Psl) qu'il n'a fait que reprendre et revivifier. Le coordonnateur du Magal a aussi souligné que Serigne Touba n'a pas parlé de tarikha (confrérie) en évoquant le mouridisme. Selon lui, Serigne Touba parlait plutôt de la Souna et il a lui même défini le mouride comme le « croyant, pratiquant et vertueux ». « Parlez de tarikha est une vision réductrice de la voie de Serigne Touba qui a pris naissance à Mbacké Cajor », a-t-il dit. Cette localité est également importante dans la mesure où des personnes qui lui sont chères comme sa fille aînée Sokhna Faty Dia ou encore un de ses frères Serigne Cheikh Absa qui y sont nés. Cette place importante de Mbacké Cajor a justifié que lors que Serigne Touba devait entamer son périple dans le pays, « afin de poser les jalons de la haute et noble mission que Dieu lui avait destinée », il a fait appel à Serigne Mbacké Ibra, frère de son père, pour lui confier la garde, la gestion et la responsabilité de la cité.

Selon le témoignage de ce petit-fils, Khadimou Rassoul s’installera un certain temps à Mbacké Baol, son village natal, accompagné de Mame Cheikh Ibrahima Fall, avant de le quitter pour fonder un village qu’il appela Darou Salam à « la recherche de la terre  de Félicité, Touba, lieu de prédilection et de bénédiction de la Mouridiyya ».

Serigne Mouhamadou Lamine Bara : un homme exceptionnel
S Sidy M Mbacké Khalife Général MouridesQue retenir de Serigne Mouhamadou Lamine Bara, troisième fils de Serigne Touba, sinon qu'il a été homme d'une dimension exceptionnelle qui a eu une parfaite maîtrise du Coran sans avoir appris selon les canaux standards. Serigne Cheikh Thioro rapporte que « le jour de sa naissance, Serigne Touba avait convoqué tous ses 40 premiers fidèles et compagnons pour leur signifier que le nouveau-né qu'était Serigne Mouhamadou Lamine Bara est venu leur apporter ce qu'ils attendaient du Bon Dieu ». C'est pourquoi, le jour de sa naissance a été choisi par Serigne Saliou pour célébrer le Magal de Mbacké Cajor qui se célébrait auparavant le jour de sa disparition. Il a ajouté que Serigne Mouhamadou Lamine Bara était un homme d'une très grande personnalité comparable au Prophète Issa Ibn Mariama. Selon lui, Serigne Bara n'a point eu besoin d'apprendre comme les autres enfants. Pour convaincre, il explique pour un enfant qui n'a pas commencé à parler jusqu'à l'âge de 7 ans, ce qu'il a reproduit comme exemplaires du Coran est sans commune mesure.

Serigne Mouhamadou Lamine, à son tour, a été un digne continuateur de l’implantation et de la visibilité des « Daara » coraniques hérités de ses prédécesseurs. Il s'est aussi illustré dans le culte du travail lorsqu'on sait qu'il a toujours préféré coudre de ses propres mains ses habits et ceux des ses disciples et invités. Toutes les clôtures de sa maison ont été faites par ses soins. L'enseignement qu'il a voulu prodigué aux disciples, c'est qu'un bon musulman ne doit pas être paresseux ou fainéant mais dégourdis et travailleur. Il ne s'est pas arrêté en si bon chemin, car c'est Serigne Mouhamadou Lamine Bara qui a entamé le développement à travers l'installation de commodités pour accueillir les disciples et visiteurs. Pendant 23 ans, Serigne Mouhamadou Lamine Bara a séjourné à Mbacké Cajor, en prenant part activement à la vie économique et sociale du village, tout en enseignant le Coran et les sciences religieuses à beaucoup de disciples venus des quatre pôles du pays avant de disparaître en 1936. A sa disparition, c'est Serigne Modou Bara, son fils aîné qui l'a remplacé pour s'occuper de la famille. Serigne Abdoul Aziz Bara lui succéda et s'illustra à travers le lotissement de la cité, la construction de la mosquée, du marché, etc.

Serigne Cheikh Sidy Mocktar : le modernisateur
L'actuel Khalife général des mourides Sérigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké a, lui aussi, joué un rôle capital dans le développement de la ville de Mbacké Cajor. Ayant succédé à Serigne Mohammadou Lamine Bara Fallilou Mbacké à la tête de la confrérie en 2011, il avait obtenu le statut de communauté rurale pour Mbacké Cajor en 2007. Pour cette orientation vers le développement de la cité, il a eu à œuvrer pour que la localité prenne de plus en plus d'envergure, bénéficie d'infrastructures modernes à caractère social. Pour l'épanouissement des populations, Serigne Sidy Mokhtar a fait faire des routes goudronnées à partir des quatre points qui quadrillent la ville, installer un forage à grande capacité. Par la suite, avec l'aide de l'Etat, il s'est attaqué à l’électrification du village et des zones environnantes dont le lieu du « Ziar » (pèlerinage) « Guiguiss Bamba » où Cheikhoul Khadim avait édifié son premier centre d’éducation spirituel. Le centre de santé moderne dont la dimension et le plateau technique médical constituent une fierté de la cité malgré les difficultés de fonctionnement.
A côté de ces réalisations, il y a la construction d’une résidence « Serigne Mohammadou Lamine Bara Mbacké » équipée de logements d’accueil, d’une salle de conférence et d’une logistique appropriée. Le tout dernier grand projet de la jeune commune de Mbacké Cajor porte sur les chantiers lancés par Serigne Sidy Mokhtar avec quatre complexes : l'Institut de formation  Mame Mor Anta Sally Mbacké, le périmètre agro-écologique, la résidence Mame Cheikh Ibra Fall et le site de la Ziara

Mbaye Sarr DIAKHATE (Textes) et Pape SEYDI (photos)

Le directeur de l’Institut Timbuktu, Dr Bakary Sambe, déconseille l’usage à outrance des forces militaires pour combattre la montée de l’extrémisme religieux. Le spécialiste recommande plutôt la diversification des approches contre ce fléau.

Le Sénégal dispose de ressorts socioculturels pour faire face à la montée de l’extrémisme religieux. C’est la conviction de Dr Bakary Sambe, directeur de l’Institut Timbuktu. Parmi ces facteurs, il cite les confréries soufies. Cet argument est conforté par une étude réalisée dans la banlieue qui a révélé que 95% des personnes interrogées se reconnaissent dans le discours des religieux contre 4% de jeunes qui ne se retrouvent dans leurs messages. « Pour demeurer une sorte d’ilot de stabilité dans un océan d’instabilité qu’est la région ouest-africaine, le Sénégal s’appuie donc sur cet acquis considérable. L’Etat et ses démembrements tentent de faire des chefs religieux des leviers de médiation avec une sensibilisation permanente lors des grands événements religieux, mais aussi une action sur le terrain menée par la Cellule de lutte anti-terroriste (Clat) collaborant avec toutes les composantes de la société, chefs religieux comme leaders traditionnels », brosse Dr Bakary Sambe. Toutefois il précise que la tentation d’une approche sécuritaire dirigée vers certains mouvements et l’absence de prospective en négligeant les possibilités de construire et d’encadrer des stratégies de résilience communautaire inclusives pourraient impacter sur le « contrat social sénégalais ».

Par ailleurs il a démontré que le recours à la force militaire n’a pas produit des résultats escomptés dans beaucoup de pays. Il en veut pour preuve la poursuite des attentats dans des villes, dans des pays où les militaires sont spécifiquement déployés pour combattre le fléau. Le constat, affirme-t-il, l’approche strictement sécuritaire n’a pas produit des résultats à la mesure des investissements et des efforts déployés par les Etats et la communauté internationale bien qu’il soit admis, par exemple, que les solutions militaires, qui sont surtout conjoncturelles, ont pu stopper les « djihadistes ».

Promouvoir la prévention
Pour lui, la militarisation à outrance est décriée comme porteuse de germes de radicalisation à moyen et à long terme comme ce fut le cas au Moyen-Orient. « Malgré des avancées notamment dans le « containment » des groupes « djihadistes », les opérations militaires n’ont jamais pu empêcher le phénomène de radicalisation. Au Mali, malgré la présence militaire au Nord, les fronts « djihadistes » prolifèrent notamment au Centre dans le contexte d’un dangereux cap vers le Sud. Les frontières maliennes constituant de ce fait un problème pour tous ses voisins (Ouagadougou, Grand Bassam, etc.) », évoque le chercheur qui rapporte des groupes « djihadistes » ont changé de modus operandi depuis l’expérience afghane. « Les interventions militaires étrangères alimentent du coup la rhétorique des recruteurs en vue de la légitimation religieuse du « Djihad » contre « l’envahisseur ». Dans une telle configuration, il s’avère important de diversifier les approches en donnant à la prévention toute sa place dans les différents dispositifs », conseille le chercheur. Il a insisté sur l’implication et la responsabilisation des communautés dans la lutte contre l’extrémisme. C’est dans cette optique qu’il a invité au recours de l’influence des religieux dans le contexte sénégalais pour prévenir les déviances des jeunes en quête de repères. « Les communautés religieuses elles-mêmes ont développé des résiliences dites communautaires qu’il serait important de soutenir en vue de stratégies endogènes que les populations s’approprient plus facilement comparées à celles émanant de l’« extérieur » souvent conçues par les destinataires comme imposées aux Etats. Ces derniers se trouvent ainsi dans une situation inconfortable devant concilier les impératifs de la coopération internationale de lutte et les contraintes politiques internes », fait remarquer Bakary Sambe. En plus des religieux, le spécialiste met l’accent sur le rôle que l’école peut jouer dans l’inclusion sociale, la socialisation des personnes en marge de la société. « La question éducative mériterait plus d’interventionnisme en faisant de la prévention par la socialisation le socle de la lutte contre les radicalismes religieux et l’extrémisme violent dans les décennies à venir », a-t-il insisté. Il ne sous-estime pas la lutte contre les inégalités sociales, l’ethnocentrisme et aussi la création d’espaces de socialisation dans des zones où les Etats sont fragilisés.

Tata SANE

L’Ong World vision Sénégal a magnifié, hier, son compagnonnage avec Sister Fa. L’artiste a été nommée ambassadrice de bonne volonté par ledit organisme avec qui elle mène une série d’activités depuis 2013 dans le cadre du projet « l'art au service de la protection de l'enfance ».

L’Ong World vision Sénégal a nommé l’artiste Sister Fa, de son vrai nom Fatou Mandiang Diatta, ambassadrice de bonne volonté pour son activisme et son engagement en faveur des enfants. « S’investir dans la protection de l’enfant, c’est aussi lui garantir un bien-être. Un combat porté par Sister Fa depuis plus de cinq ans », a indiqué le conseiller national en protection et participation de l’enfant à World vision Sénégal.

Pour Aristide Faye, cette consécration est une reconnaissance pour l’engagement de l’artiste qui a fait du combat pour la promotion du bien-être des enfants son cheval de bataille. «Son engagement n’est plus à démontrer. Elle a très tôt cru en nous. C’est pourquoi elle n’a ménagé aucun effort pour accompagner toutes les activités liées à la protection des enfants déroulées dans la zone sud, plus précisément dans la région de Kolda », a expliqué M. Faye qui a rappelé que ce partenariat entre dans le cadre du projet «l’art au service de la protection de l’enfant ». 

Recevant le prix des mains du directeur de World vision, Sister Fa a dit toute sa fierté de voir ses efforts récompensés. «C’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde d’être proche des enfants en difficulté et de leur apporter une assistance », a soutenu l’artiste activiste. En outre, elle a réaffirmé son engagement à protéger les enfants contre les mauvaises pratiques culturelles. Selon elle, les mariages précoces ou forcés, les mutilations génitales féminines, les abus sexuels, la maltraitance, sont autant de problématiques néfastes qu’il faut combattre. C’est pourquoi elle a magnifié l’initiative de World vision d’aller trouver les enfants dans les zones cibles, de connaître leurs problèmes afin de trouver des solutions. 

Tata SANE

Les derniers braquages qui ont eu lieu à Dakar et dans la banlieue préoccupent les autorités. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a même fait part, hier, de son amertume face à ce phénomène qui est, selon lui, devenu « têtu », malgré les efforts importants déployés par la police et la gendarmerie. « Il faut aussi se rendre compte qu’on a, aujourd’hui, des bandits qui sont particulièrement bien outillés, mais qui utilisent aussi des technologies de dernière génération », a relevé le ministre de l’Intérieur, en marge de sa réunion avec les partis politiques. Pour lui, il faut que la police s’adapte pour traquer les bandits qui écument les rues de Dakar.  Mais les forces de sécurité vont bientôt apporter la riposte aux délinquants.

« D’ailleurs, j’ai tenu mardi dernier une réunion d’urgence sur la question et je crois que, dans les jours à venir, on devra faire encore davantage d’efforts pour être le plus présent possible au plus près des populations », a rappelé le ministre. Pour lui, les Sénégalais doivent redoubler de vigilance pour venir à bout de cette insécurité.

M. NDONG

Dans les cinq prochaines années, Caritas Sénégal compte se doter d’un plan stratégique qui lui servira de canevas. L’organisation est en conclave avec ses différents partenaires à Rufisque afin de dégager les grandes lignes de son action.

Très impliquée dans le développement des couches vulnérables, l’Ong Caritas Sénégal entend redéfinir son action, en tenant compte des mutations socio-économiques que connaît notre pays. Des mutations marquées par une croissance non inclusive avec son lot d’inégalités dans la répartition des richesses. En conclave depuis hier, à Rufisque avec ses différents partenaires, l’organisation compte se doter d’un plan stratégique à l’horizon 2021.

Selon l’abbé Alphonse Seck, son Secrétaire général, Caritas Sénégal va se lancer dans une « nouvelle dynamique » qui prendra en compte, au-delà de ses domaines d’intervention habituels, deux nouveaux phénomènes que sont les migrations et les changements climatiques. A l’en croire, c’est le Pape François lui-même qui exhorte les chrétiens à réfléchir sur ces nouvelles mutations en vue d’améliorer le sort des couches vulnérables. Certes, des efforts sont faits par l’Etat, mais la pauvreté reste une réalité dans le pays.

A cet effet, l’économiste Joseph Cabral, dans son intervention sur le thème : « Situation socioéconomique du Sénégal : tendances et effets sur les couches vulnérables », a souligné que « même si le taux de pauvreté a reculé dans les régions allant de 45% à 41%, le phénomène continue de gagner Tambacounda, Ziguinchor, Kolda et Fatick ». Pour lui, lutter contre la pauvreté monétaire en milieu rural, c’est aussi s’intéresser à d’autres domaines comme l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et l’investissement dans l’éducation. Selon lui, plus on s’éloigne de Dakar, plus on constate que l’accès à certains services n’est pas très évident. De ce point de vue, le professeur Joseph Cabral pense que l’Etat peut s’appuyer sur des organisations comme Caritas Sénégal pour externaliser certaines de ses fonctions. Ce qui serait, selon lui, du donnant-donnant. Organisation non gouvernementale reconnue d’utilité publique, Caritas ou « Secours catholique » est sous la tutelle des évêques de la province ecclésiastique du Sénégal. La dignité de la personne humaine et l’option préférentielle pour les pauvres sont les principes qui sous-tendent son action. Depuis sa création, il y a plus de 40 ans, cette structure dédiée à la charité chrétienne axe son intervention sur la gestion des risques et catastrophes, la souveraineté alimentaire, la mobilisation des ressources, etc.

Le forum des partenaires de Caritas Sénégal, qui se tient à Rufisque, regroupe différents ministères, des directions nationales, des responsables de programmes et des délégations étrangères. Plusieurs dignitaires de l’église dont Mgr Théodore Adrien Sarr, archevêque émérite de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar, Mgr André Guèye, évêque de Thiès et Mgr Jean Pierre Bassène, président de Caritas Sénégal, sont présents à cette rencontre.

Maguette NDONG

Les maires de Coumbacara, Dabo et Dialambéré, communes situées dans le département de Kolda, se sont engagés à protéger les enfants contre toutes les formes de maltraitance. Ils ont manifesté la volonté d’utiliser les instruments juridiques nécessaires pour assurer la prise en charge des cas d’abus sur les enfants dans leur commune respective.

Dans une déclaration commune lue par Bouna Koita, maire de Dialambéré et remise au sous-préfet de l’arrondissement de Mampatim, Aly Dié Diouf, les élus locaux sont revenus sur le rôle et la place de l’enfant dans nos sociétés africaines et ont souligné « la nécessité de protéger l’enfant dans tous les actes de la vie quotidienne ». Selon les maires de Coumbacara, Dabo et Dialambéré, cette protection concerne sa sécurité, son éducation, sa santé, son hygiène, sa nourriture, ses loisirs, son insertion sociale et son épanouissement. Cette déclaration des maires a été lue à Dabo, lors d’un concert animé, lundi dernier, par des artistes locaux. Cette manifestation a marqué la fin de la campagne de sensibilisation contre les abus sur les enfants organisée, du 18 au 20 février derniers, dans ces trois collectivités locales par l’Ong World vision en partenariat avec Fatou Mandiang Diatta alias Sister Fa, une artiste sénégalaise installée en Allemagne. Ladite campagne a été lancée dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet art au service de la protection des droits de l’enfant ».

Les membres des comités de gestion de l’école, les associations des parents d’élèves, les enseignants, les comités villageois de protection de l’enfant et le comité communal de protection de l’enfant de Coumbacara, Dialambéré et Dabo ont été formés à cette occasion sur le processus de référencement et de prise en charge des cas d’abus dans leur zone. Des ateliers pédagogiques ont été également organisés pour initier les enfants à l’utilisation de la calebasse pour illustrer des symboles liés à leurs droits à la santé, à l’éducation et à une nationalité par Sister Fa et son équipe.

Aussi ont-ils utilisé la musique et des graffitis pour véhiculer des messages dénonçant les violences faites aux enfants, notamment l’excision, les mariages précoces et les abus sexuels. « L’objectif de ce projet est de lutter contre toutes les formes de maltraitance que les enfants subissent dans notre zone d’intervention. Nous travaillons de concert avec les communautés, les autorités locales et administratives », a déclaré André Faye, chargé de programme à World vision Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

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