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Société & Faits divers (2031)

Le réseau des femmes pour le développement de Touba, regroupant plusieurs responsables féminins de la cité religieuse, a organisé sa conférence religieuse du Ramadan. Il a rassemblé plus de 2.000 responsables de groupement dans la cité religieuse de Touba. La mobilisation a été forte en dépit de la chaleur.

Oustaz Mohameth Niang a fait un brillant exposé sur le thème de « la violence faites aux femmes ». Il a démontré les arguments utilisés par la religion musulmane pour extirper la femme des violences dont elles étaient victimes. Monsieur Pape Sarr, administrateur de la commune de Touba a, au nom du maire, souhaité bonne continuation à ce réseau et magnifié le choix de Sokhna Astou Mbacké Cadior comme marraine. Cette dernière qui avait érigé le travail au rang de culte, reste une référence dans la grande famille de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Serigne Modou Mbacké Abdou Woudod, fils de la marraine, a magnifié le choix du réseau et prié pour la réussite de cette organisation par la voix de son jeune frère, Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

L’occasion a été choisie pour rendre un vibrant hommage au parrain Serigne Sidy Ahmeth Mbacké, premier adjoint au maire et membre du Hcct. Il a salué l’initiative, magnifié les actions de développement des femmes de Touba regroupées autour de Sokhna Mame Bousso Mbacké bint Serigne Abdoul Aziz Bara. Il a offert à ces dames un moulin à mil qui va augmenter leur équipement et contribuer à alléger les travaux domestiques. Il a enfin promis d’être à la hauteur des espoirs placés sur sa personne. Le préfet Modou Mbacké Fall s’est félicité des réalisations de ce réseau qui est né il y a deux ans. Il a informé de l’intérêt que portent les autorités au sommet de l’Etat à cette structure de développement. Au paravent Sokhna Astou Mbacké Gaye, parlant au nom de Sokhna Mame Bousso Mbacké, a interpellé les autorités administratives et municipales pour encadrer le réseau et leur ouvrir des opportunités. Elle a réitéré l’engagement des femmes autour de la présidente afin de parler d’une seule voix pour fédérer les énergies et surtout imposer le label Touba dans le pays et la sous-région.

M. DIEYE

L’Agence des musulmans d’Afrique (Ama), une organisation humanitaire basée au Koweït, est en train de distribuer des kits Ramadan à 3.500 familles de huit régions du Sénégal pour une valeur de près de 80 millions de FCfa, a révélé lundi son directeur général Mouhamed Sneiba. « Il s’agit d’une habitude que nous perpétuons chaque année avec la distribution des vivres en vue d’accompagner les musulmans pour qu’ils puissent passer le jeûne dans des conditions raisonnables », a expliqué M. Sneiba. Il s’exprimait à Ziguinchor (Sud), au cours d’une cérémonie de distribution de kits Ramadan à 600 ménages, qui ont reçu chacune un sac de riz de 50 kilogrammes, cinq litres d’huile et deux kilogrammes de lait en poudre. « Ces 3.500 ménages sont répartis dans huit régions du pays. Ces kits représentent une enveloppe globale de 78,6 millions de FCfa (…). Ce n’est pas suffisant, mais nous faisons des efforts pour appuyer le maximum de nécessiteux pour qu’ils puissent vivre le Ramadan dans des conditions dignes », a ajouté Mouhamed Sneiba.

Aps

Caritas Sénégal, une Ong de défense les droits des migrants, prône la mobilité de chaque être humain. Son secrétaire général, abbé Alphonse Seck, a invité les dirigeants de la planète à respecter le droit à la mobilité. Selon lui, des pays comme les Etats-Unis d’Amérique et le Canada se sont construits grâce aux migrants.

Le secrétaire de Caritas Sénégal, abbé Alphonse Seck, est triste pour les nombreux migrants africains qui perdent leur vie en mer ou sur les chemins de migration. « On ne peut pas ne pas être touché par tous ces drames qui, depuis des années, se passent en mer, sur les chemins ou dans les airs avec un lot de jeunes morts. Sans compter toutes ces personnes qui font l’objet de trafic. Tout cela fait partie aujourd’hui de la composante malheureuse de la migration », a-t-il regretté.

Abbé Alphonse Seck a rappelé que chaque individu a des droits dont celui à la mobilité. « On peut vivre aujourd’hui au Sénégal et demain décider d’aller en Chine et ou Amérique latine parce que l’on se sent mieux là-bas. Donc on devait avoir la possibilité de pouvoir y aller », a-t-il souligné. Les Européens peuvent venir en Afrique à tout moment alors que certaines frontières africaines sont fermées aux Africains. « Même les étudiants ne peuvent pas aller dans certains pays d’Afrique alors qu’ils ne courent aucun risque de migration clandestine. Il faut respecter le droit à la mobilité car c’est un facteur du développement », a-t-il lancé.

Il a rappelé que les pays comme les Etats-Unis ou Canada se sont construits grâce à la migration. « S’il n’y avait pas de migration, ces pays ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Il ne faut pas criminaliser la migration et le migrant. C’est contre cela que nous luttons. Nous devons faire en sorte qu’un jeune qui est né en Afrique ait le choix d’aller vivre dans un pays où il peut mieux s’épanouir », a insisté abbé Alphonse Seck.

E. KALY

Après six semaines de formation, la deuxième promotion d’agents d’assistance à la sécurité de proximité (Asp) vient renforcer la gouvernance sécuritaire de proximité. En effet, depuis le mois d’avril, il a été mis en place des pôles de formation au profit de 3.000 nouvelles recrues. Ces dernières ont subi une formation intensive au sein des différents pôles. Selon le directeur général de l’agence, Me Papa Khaly Niang, ces assistants à la sécurité de proximité constituent le second recrutement qui vient s’ajouter aux 7.000 restants de la première promotion qui était de 10.000 agents.

Ainsi, ils seront déployés dans les prochains jours auprès des services utilisateurs dans le cadre du projet « quartiers sûrs », en vue de relever la satisfaction des services publics et celle des populations. « Le but du projet est de réduire le sentiment d’insécurité des populations des quartiers en collaboration avec les délégués de quartiers et les forces de défense et de sécurité », a indiqué M. Niang. C’est tout le sens de l’allongement de la durée et la rigueur dans la formation militaire. En outre, des activités à caractère civique et social ont été déroulées durant la formation. La sauvegarde de l’environnement et des ressources forestières, la lutte contre l’insalubrité, le don de sang, entre autres, entrent dans cette perspective.

Parmi ces activités phares, l’installation de la Brigade spéciale touristique et l’expérimentation des « quartiers sûrs » ont retenu l’attention du Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé. Selon lui, la sortie de ces assistants à la sécurité va constituer un appui important aux forces de sécurité que sont essentiellement la police et la gendarmerie nationale. Pour M. Cissé, la gouvernance de sécurité de proximité qui lie la sécurité à l’emploi constitue une « originalité » pour apporter une réponse aux nouveaux défis liés à la violence sous toutes ces formes. Cette promotion porte désormais le nom de Matar Faye, le jeune Asp sauvagement fauché par un délinquant de la route, après quelques jours passés au pôle de formation de Dakar.

Tata SANE

La politique, à la veille des élections législatives, s’est invitée dans les différentes messes du pèlerinage mariale de Popenguine. Mgr Jean Pierre Bassène, dans son homélie, a invité les Sénégalais à « aller voter aux prochaines législatives en respectant scrupuleusement le choix de leur conscience ». Il a appelé les politiciens, en particulier les candidats à ces élections, à œuvrer pour une campagne électorale paisible.

Selon le guide religieux, tous les protagonistes de la prochaine élection ont suffisamment de quoi se munir dans ce sens. « Ils ont les valeurs de notre culture qui prônent le respect de l’autre et de sa dignité. Ils ont les préceptes de leurs religions respectives qui bannissent l’insulte, la diffamation et autres outrages », a rappelé l’évêque de Kolda. Ajoutant qu’oublier cela ou l’ignorer, constituerait une grave menace à l’écologie humaine. Ce qui, à son avis, pourrait provoquer la violence sous toutes ses formes. « Faisons attention », a-t-il averti. Dans son homélie de la messe de la veillée, Mgr André Guèye du Diocèse de Thiès a appelé les électeurs à voter pour les députés capables de défendre les pauvres et les personnes vulnérables. « Il faut choisir des députés qui votent des lois pour la vie », a-t-il dit.

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, interpelle aussi tous les fils à faire de bon choix. Selon lui, ces joutes électorales constituent un indicateur important de notre maturité démocratique. Il a profité de l’occasion pour prier pour des élections apaisées, transparentes et démocratiques. Il a également salué les dispositions prises en ce sens par les instances habilitées. « J’en appelle à la responsabilité citoyenne de chacun pour que l’intérêt commun l’emporte au grand bénéfice des populations sénégalaises », a dit Mgr Benjamin Ndiaye. Soulignant qu’il appartient à chaque citoyen de prendre la mesure de sa responsabilité personnelle en accomplissant son devoir de vote en toute cohérence et en toute objectivité dans le respect, la sérénité et la paix.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

Cette année encore, ils sont plus de 16.000 jeunes à parcourir 52 km pour rallier Popenguine. Pendant leur parcours, ils ont chanté et prié en évoquant Marie malgré la forte canicule. A leur arrivée au sanctuaire, ils ont levé les mains vers le ciel, signe de victoire.

La 37ème édition de la marche a refusé du monde. Ils étaient des milliers à prendre part à cet acte de foi qui connaît, d’année en année, un engouement populaire. Les jeunes, par groupes, ont sillonné bourgs et faubourgs pour rallier Popenguine à pied en évoquant les prières dédiées à la Vierge Marie, Notre-Dame de Popenguine. Dans cette entreprise très noble, les marcheurs ont été encouragés sur le chemin par leurs frères musulmans qui ont mis devant leurs maisons des bassines de sachets d’eau pour les servir. D’autres, plus nantis, ont tout simplement offert de la boisson aux marcheurs qui, pour leur rendre la monnaie, n’ont pas hésité à faire quelques pas de danse pour magnifier cet acte de solidarité. Malgré la chaleur et la fatigue ces jeunes, femmes et vieux qui ont quitté le Cap des Biches, tôt le matin, ont marché jusqu’à l’arrivée. Christophe Signou de la paroisse Saint-Paul de Grand Yoff qui a mobilisé 1.045 marcheurs comptabilise, aujourd’hui, 22 ans de marche et se fait toujours un plaisir de rallier Popenguine à pied. Selon lui, c’est un devoir de marcher chaque année pour témoigner sa foi. « Tant que je serai en vie et en bonne santé, je continuerai à marcher et à soutenir tous ceux qui souhaitent le faire », indique-t-il. Il a magnifié l’engouement et la détermination des jeunes de sa paroisse qui, chaque année, répondent de plus en plus nombreux à l’appel de Notre-Dame de Popenguine. Selon lui, des jeunes viennent même d’autres paroisses pour communier avec ceux de Saint-Paul.

Tout comme Christophe, Francisca Sène de la paroisse Sacré-Cœur Malenfant n’est pas une novice. Elle en est à sa 16ème année de marche. Avec la croix qu’elle porte fièrement, elle ne ressent point la fatigue. « C’est lourd à porter cette croix sur une distance de 50 km, mais Jésus a été là et, grâce à lui, je n’ai pas senti la lourdeur de la croix. Je suis fière d’être là. Je suis davantage confortée par le nombre de fidèles, surtout de filles qui viennent nombreux chaque année », note-t-elle.

En effet, la marche enregistre l’arrivée de néophytes. C’est le cas de Clémence Gomis qui fait partie des 1.014 marcheurs de la paroisse Sainte Marie Madeleine de Mbao. « Au début, c’était difficile, mais je suis parvenue à aller jusqu’au bout grâce à ma foi », assure-t-elle. Osvaldo Coly de la paroisse Notre-Dame du Cap-Vert de Pikine est du même lot. En y prenant part, ce dernier a voulu relever un défi. « Les gens disaient que la marche était difficile, il fallait donc que je vois à quoi cela ressemble. Je me suis lancé et à l’arrivée, je regrette de n’être pas venu plus tôt », soutient-il.

Même son de cloche du côté de son frère Ernest Coly. Ces marcheurs qui ont bravé le chaud soleil ont par, bandes entières, été accueillis triomphalement au sanctuaire marial. Et pour beaucoup d’entre eux, cette arrivée sonne comme une victoire.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

La marche des jeunes chrétiens constitue aussi d’intenses moments de prières. Venu transmettre les encouragements du chef de l’Etat, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a sollicité de ces derniers des prières pour la stabilité de notre pays.

Le ministre Mame Mbaye Niang, comme chaque année à l’occasion du pèlerinage marial de Popenguine, accompagne les jeunes marcheurs chrétiens. En accueillant ces jeunes à Toubab Dialaw, il a salué leur dynamisme puisque ces derniers donnent le meilleur d’eux-mêmes au nom de la foi et de la droiture. « C’est un plaisir de partager ces instants de prières et d’amitié avec vous. Vous êtes des modèles pour la jeunesse sénégalaise », a lancé le ministre de la Jeunesse aux jeunes chrétiens. Il a ajouté que c’est son devoir de représenter le président de la République à cette marche des jeunes chrétiens qui constitue une sensibilité importante de la Nation sénégalaise. « Je suis ici pour vous apporter mon soutien et les encouragements du chef de l’Etat », a dit Mame Mbaye Niang, qui a sollicité de ces jeunes des prières pour la stabilité, la cohésion sociale du pays mais surtout pour la restauration des valeurs.

Le ministre de la Jeunesse est convaincu que les jeunes chrétiens peuvent aider le Sénégal dans ce domaine. Il a justifié cela par le fait que ces derniers bénéficient de la bonne organisation de l’Eglise qui, depuis plus de 20 siècles, reste un modèle en matière d’organisation, d’éducation et de piété. « Je ne suis pas gêné dans mon département, de m’inspirer de cette organisation chrétienne pour aider les autres jeunes sénégalais », a souligné M. Niang. Répondant à une demande du délégué de quartier de Toubab Dialaw qui a souhaité que les autorités installent des toilettes publiques dans le village pour permettre aux jeunes marcheurs, une fois sur place, de pouvoir se soulager sans difficulté, Mame Mbaye Niang a promis qu’avec le soutien de la Fondation « Servir le Sénégal », le village pourrait, dès l’année prochaine, disposer des toilettes mobiles. C’est à Toubab Dialaw que les jeunes marcheurs observent un arrêt pour se reposer et reprendre leurs forces.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

Cette année, plusieurs délégations venues d’autres pays ont participé aux festivités de la 129ème édition du pèlerinage marial de Popenguine. Parmi celles-ci, la délégation camerounaise composée de 30 pèlerins. Elle s’est félicitée de la bonne organisation du pèlerinage et de l’unité entre chrétiens et musulmans.

Le caractère international du pèlerinage marial de Popenguine s’élargit. Cette année, Popenguine a accueilli deux nouvelles délégations venues du Cameroun et de la Guadeloupe. La délégation camerounaise est arrivée à Popenguine le 31 mai. Mme Obo fait partie des 30 pèlerins qui composent cette délégation. Elle se dit impressionnée par la beauté de la basilique et des grottes qui entourent le sanctuaire. « C’est rare de voir des infrastructures dédiée à la Vierge Marie en Afrique », a commenté la pèlerine camerounaise qui a soutenu qu’elle est aussi flattée par la bonne organisation du pèlerinage. « J’ai vu à Popenguine des gens pieux qui ont travaillé pour que tout se passe normalement. C’est une croyance d’un Dieu vivant sans distinction de religion parce que les musulmans rencontrés dans le village sont aussi très pieux. Ils partagent les mêmes valeurs. Au Sénégal les gens comprennent qu’il y a un seul Dieu. Je pense que le monde entier doit prendre cet exemple sur ce pays », a suggéré la dame, qui garde un bon souvenir de l’unité entre chrétiens et musulmans au Sénégal.
Selon elle, ce sont des choses positives qui doivent être exportées pour que la paix laissée par Jésus-Christ règne partout dans le monde.

Le Sénégal, un pays béni
Pour Marie Louise Mbesou, « le Sénégal est un pays béni ». C’est pour cette raison qu’elle est venue au pèlerinage pour profiter des grâces que le Seigneur verse à Popenguine parce que son pays a besoin de cela. « Les Sénégalais ont compris que nous avons un seul Dieu qui accueille les prières de tous les croyants. L’exemple sénégalais doit être exporté dans tous les pays du monde », a soutenu Marie Louise.

Bernard abonde dans le même sens. En voyant ce qui se passe au Sénégal, il se dit fier d’être chrétien. « Il y a beaucoup de choses positives au sein de l’Eglise sénégalaise qui doit être répandue à travers le monde. En faisant le tour du site, nous avons vu qu’il y a tellement de tentes pour les rencontres. En dehors des belles messes proposées aux fidèles, je suis impressionné par tout ce que j’ai vu ici, car c’est ce qui se faisait autrefois dans l’Eglise catholique le jour de la Pentecôte. En voyant ces tentes, j’ai l’impression que toutes les Nations sont en train de venir recevoir l’Esprit saint ici », a-t-il indiqué. Heureusement, a-t-il ajouté, ce sont des musulmans et chrétiens sénégalais qui se rassemblent dans ces lieux pour prier Marie, la mère de Dieu. « Elle appartient à toutes les religions. Les Sénégalais ont compris cela et ce sont des choses à saluer et à montrer au monde », a-t-il souhaité.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

3.1-Les vêtements du Prophète
Il possédait un turban noir qu'on appelait sahab. Par turban, on entend tout ce qu'on utilise pour envelopper la tête. Il plaçait son turban sur un bonnet. Parfois il portait celui-ci sans y ajouter le turban. Parfois il portait le turban sans le bonnet. Quand il portait le turban , il en laissait des pans sur ses épaules.

Le Prophète portait une chemise. Par celle-ci, on entend désigner tout vêtement cousu muni de deux manches et d'une fente, utilisé comme sous-vêtement. C'était son vêtement préféré. Les manches s'arrêtaient aux poignets. Mais il disposait d'une chemise en coton aux manches courtes.

Il aimait les vêtements blancs. Mais il lui arrivait de porter un habit  rouge. Ibn al-Quayyim dit: « Celui qui croit que cet habit était complètement rouge commet une erreur. Car l'appellation houlla  hamra  désigne deux pièces yéménites dont le tissus comporte des lignes rouges doublées d’autres noires comme les autres manteaux yéménites. La houlla hamra est connue sous ce nom à cause de ses lignes rouges. Toutefois, l'usage du rouge pur comme vêtement est interdit.» (Zad al-Maad,1/137.

Le Prophète a porté un manteau byzantin muni de manches  étroites. Une fois, il s’était vêtu de deux manteaux verts au moment de prononcer son sermon. Il portait encore un manteau de laine noir.

Il possédait une tenue de luxe qu'il portait au cours des deux fêtes , le vendredi  et quand il recevait une délégation. Il portait un pagne noir. C'est un vêtement  soit en laine, soit en lin, ou en soie crue utilisé comme flanelle ou comme pagne. Il en possédait un autre épais de fabrication yéménite.Il avait acheté des pantalons courts qui couvrent la région allant du nombril aux genoux.

Il avait une bague en argent  décorée d’une perle d’Abyssine, sur la quelle était gravé : Muhammad est le messager d'Allah comme suit: Muhammad occupait une ligne. Messager en occupait une autre et Allah occupait la troisième. Le bijou figurait  tantôt  sur son annulaire gauche tantôt sur son annulaire droit.D’habitude, il utilisait des sandales à lanières sans poils et des  sandales cousues.

3.2-La Sunna en matière  vestimentaire
Les traditions vestimentaires varient en fonction des cultures et des époques. la décence vestimentaire occupe une place centrale dans les enseignements de l’islam, l’habillement conditionnant la validité de la pratique fondamentale et distinctive de l’islam, qu’est la prière. En effet, pour pouvoir s’y adonner correctement, i faut que le fidèle porte un habit taillé conformément aux normes musulmanes ci-dessous indiquées et propre. Peu importe qu’il soit neuf ou vieux, d’une haute qualité ou pas.

Le Prophète se contentait du vêtement disponible ; qu'il fût de laine ou de coton ou d'un autre tissu. Il ne se donnait pas de la peine pour en chercher le meilleur ni ne versait il dans le gaspillage ni ne tenait il à porter un vêtement  trop voyant. Il est vrai toutefois, il préférait le blanc mais ne l’imposait pas.

Il recommandait à ses compagnons de s'habiller correctement et d'afficher une belle apparence. Il a enseigné un ensemble de règles que le musulman doit suivre quand il s'habille. A ce propos, il recommande la récitation du  dhikr  suivant quand on s’habille: « Louange à Allah qui m'a procuré ce vêtement gracieusement sans aucun effort de ma part.»
Quand le Prophète voulait mettre ses chaussures, il commençait par le pied droit. Il préférait en toute chose commencer par le côté droit. Il veillait à ce que la longueur de ses vêtement ne dépassât pas ses chevilles. Il exhortait les membres de sa communauté à montrer les bienfaits dont Allah les a comblés en matière vestimentaire.

Le Prophète a soumis l'habillement à des dispositions et des restrictions que le musulman ne peut pas ne pas respecter. Il en a exposé les règles générales  pendant l’accueil d’une délégation de vieux dignitaires autochtones en les invitant à se démarquer des gens du livre après  leur avoir expliqué un ensemble  de manquements inhérents à leurs habitudes vestimentaires. C’est le cas du port par l’homme de tout vêtement qui le fait ressembler aux femmes ou trop long ou trop voyant. C’est le cas pour la femme de porter un vêtement trop court, transparent ou serré.



Ce pèlerinage a été aussi marqué par la forte présence des éléments du service d’hygiène. Sur place, depuis le 25 mai dernier, ils ont entrepris un travail d’identification des lieux de stockage des marchandises, mais vérifient si les produits impropres à la consommation ont été retirés du circuit de commercialisation. Selon le lieutenant Lansana Mané, responsable des activités techniques, environ 400 kg de marchandises prohibées et autres produits impropres à la consommation ont été saisis par ses éléments. « Nous faisons la police de l’hygiène qui met fortement l’accent sur la prévention pour inciter les uns et les autres au respect des règles d’hygiène, mais aussi sur la sanction », a-t-il expliqué. « On retire les produits de la vente, mais aussi les contrevenants sont frappés de sanctions pécuniaires. Nous ne faisons pas que de la répression. Nous prônons aussi le changement de comportement pour permettre aux populations de préserver leur santé », a renseigné le lieutenant Mané.

Des milliers de pèlerins ont participé, ce week-end de Pentecôte, aux différentes activités de la 129eme édition du pèlerinage marial de Popenguine. En présidant la messe solennelle de ce rassemblement, Mgr Jean Pierre Bassène du diocèse de Kolda, a présenté Marie comme modèles de toutes les familles avant de dénoncer la montée de la délinquance et de la violence dans notre pays. Il a appelé les parents à inculquer aux jeunes des valeurs de leurs ancêtres bâties sur la paix et le dialogue.

L’évêque du diocèse de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène, a présidé la messe solennelle de la 129eme édition du pèlerinage marial de Popenguine devant un parterre de fidèles chrétiens. Entouré des évêques du Sénégal et des dizaines de prêtres, Mgr Bassène a commencé son homélie par le thème : « Marie, mère éducatrice : modèle pour nos familles et nos communautés ». A l’occasion, il a présenté Marie comme modèle pour toutes les familles car capable de s’adapter à toutes les situations. « Elle est une mère éducatrice », a dit le prélat, soulignant que dans beaucoup de familles sénégalaises, il y a des parents qui peuvent être présentés comme des modèles. « Ils sont à la réussite de leurs enfants. Toutefois, nombreuses aussi sont d’autres personnes qui souffrent de la malchance d’une famille désunie ou monoparentale ayant pour conséquence la carence d’une éducation adéquate à laquelle ils avaient tous les droits », a regretté Mgr Bassène. En présentant Marie comme modèle, il a indiqué qu’au moment où elle a accepté d’être la mère de Jésus, le Sauveur, elle est devenue le Tabernacle de la vie. « En elle, la maternité apparaît dans sa grandeur et sa dignité, tout comme dans sa noblesse. Elle revêt un caractère sacré parce qu’élevée au plus haut niveau et couronnée de Dieu en vertu du mystère de l’incarnation du Verbe fait chair dans le sein de Marie ». Il a rappelé à l’assistance que Marie n’a pas subi un sort en disant « Oui » à l’Ange Gabriel. « Elle a coopéré à la volonté de Dieu par sa foi, son humilité et sa disponibilité », a commenté Mgr Jean Pierre Bassène qui a magnifié l’humilité de Marie.

Contre la montée de la délinquance
Une humilité qui prouve sa dépendance totale à Dieu de qui elle tient l’existence de l’être. « Marie, mère éducatrice se reconnaît de Dieu comme l’enfant se reconnaît de celui qui lui a donné la vie, tout en demeurant lui-même comme individu, une personne libre et responsable », a commenté le célébrant. Marie, le fait savoir à travers ces belles paroles : « Je suis la servante du Seigneur qu’il me soit fait selon ta parole ». Ces propos montrent encore une fois la disponibilité de la Vierge Marie de rendre service au peuple de Dieu.

L’évêque résume ces paroles en soutenant que « la foi de Marie, son humilité et sa disponibilité font d’elle une éducatrice qualifiée, et ce, d’autant qu’elle a eu l’insigne mérite, avec Joseph, d’avoir la charge de l’éducation de Jésus-Christ, fils de Dieu». Mgr Jean Pierre Bassène a déclaré aux fidèles que Marie reste une femme de tous les temps. « Elle est capable de s’adapter aux situations et événements de la vie, de les analyser, pour en tirer toujours meilleur parti, à la lumière de sa foi et sous l’éclairage de l’Esprit Saint qui demeure en elle », a souligné l’évêque.

Appelant à éduquer les enfants à la paix et au dialogue, le prélat a également dénoncé, dans son homélie, la montée de la délinquance et de la violence dans nos communautés. Cette violence est due, en grande partie, à la démission de la société en matière d’éducation collective. « Comme Marie, ayons foi en nos valeurs culturelles et pratiquons-les. Tendons nos oreilles attentives aux appels ponctuels de nos gouvernants qui nous invitent à être responsables de notre sécurité individuelle et collective en dénonçant toute attitude suspecte qui pourrait représenter un danger pour tous », a conseillé le guide religieux.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

L’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène, a fustigé, dans son homélie, les nombreux cas de divorce notés dans les couples sénégalais. Selon lui, beaucoup de mariages échouent aujourd’hui parce que les cœurs n’y étaient pas suffisamment préparés. Pourtant, ce sont des mariages organisés avec de grandes festivités occasionnant d’importantes dépenses. « Mais souvent, il manque le vin de la grâce », a indiqué Mgr Bassène faisant allusion aux noces de Cana, où Marie, au cours d’un mariage, a constaté qu’il n’y avait plus de vin pour les invités. Elle a appelé Jésus pour qu’il intervienne afin de sauver la situation. « Ils n’ont pas de vin », a lancé Marie.

Cela montre déjà les difficultés qui, malheureusement, finissent aujourd’hui par des séparations douloureuses et préjudiciables. « La présence de Marie au mariage de Cana et son intercession auprès de son divin fils rappellent des valeurs nécessaires et la fondation d’un foyer, d’une famille solide, qui a la chance de durer. La Foi en Dieu et la confiance en l’autre, l’humilité, la disponibilité, le don de soi jusqu’au sacrifice doivent être restaurés », a suggéré le prélat. Il a prié pour que l’esprit saint demeure dans les familles sénégalaises.

Mgr Jean Pierre Bassène, évêque du diocèse de Kolda a, au nom l’Eglise, présenté ses condoléances au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, qui a perdu sa mère. A cause de ce décès, il a n’a pu conduire la délégation gouvernementale comme il le fait depuis plusieurs années à Popenguine. Les autorités de l’Eglise qui ont compati à la douleur du ministre, ont formulé des prières à l’endroit de sa défunte maman pour que Dieu l’accueille dans son paradis. L’Eglise a aussi présenté ses condoléances au nonce apostolique, Mgr Michael W. Banach, qui a perdu aussi son père. Malgré ce décès, le représentant du Pape au Sénégal, par le canal de l’un de ses collaborateurs, a adressé un message aux pèlerins chrétiens qui sont venus de tous les diocèses du Sénégal et de la sous-région. Il a aussi salué la présence des dignitaires musulmans à Popenguine.

Des milliers de musulmans venus des différentes contrées du Sénégal, de la sous-région et de la diaspora se sont retrouvés hier, à Médinatoul Mounawara, à Nguékhokh, pour la prière que Dabakh Malick avait dénommé « l’assurance tout risque de la Umma ». La prière édition 2017 a été rehaussée par la présence de Serigne Maodo Sy Dabakh et de Serigne Abdou Fatakh Mbacké, invité d’honneur de Serigne Abib Sakho, Khalife de la famille Sakho. Une forte délégation gouvernementale conduite par Mbagnick Ndiaye y a représenté le président de la République.

La prière de la « Salatou Tasbiha » a été recommandée à Abass par le Prophète Mahomet (Psl) en guise de repentir et d’absolution de tous les péchés. Cette année, la 47ème édition de cette prière que l’érudit de l’islam, El hadji Ibrahima Sakho, avait offerte aux Sénégalais en 1970 a eu lieu pendant le mois béni du Ramadan, un lundi de surcroit, ce qui a fait que cette année a battu tous les records d’affluence.
Prenant la parole avant la prière, Serigne Maodo Sy Dabakh s’est félicité de la rencontre à cet évènement de tous les musulmans. « Il est heureux qu’il en soit ainsi, car il faut respecter toute personne rencontrée quelle que soit son appartenance religieuse », a-t-il dit. Serigne Maodo Sy Dabakh a formulé des prières pour que « les échéances à venir se passent dans la paix et le concorde et que personnes n’oublie que ces élections se passeront entre Sénégalais et qu’il n’y a donc pas lieu de se quereller ».
A sa suite, le ministre Mbagnickh Ndiaye, accompagné du directeur de cabinet du président Macky Sall et du ministre Abdou Ndéné Sall, s’est félicité que Elhadji Ibrahima Sakho ait eu la vision de rassembler, chaque année, des milliers de disciples pour prier et implorer Dieu de couvrir de sa miséricorde et de ses bienfaits notre cher Sénégal. « Le chef de l’Etat en est sensible et prendra toutes les dispositions pour rendre Médinatoul Mounawara plus souriant et accueillant », ajoute-t-il.

Serigne Abib Sakho a, pour sa part, remercié ses frères dont la détermination et l’engagement de poursuivre l’œuvre de son père ne lui ont jamais fait défaut. Il a ensuite réservé une mention spéciale à la famille de Khadimou Rassoul pour son engagement totale et entière à ses côtés en vue d’une réussite de la manifestation ; en témoigne la présence effective de Serigne Abdou Fatah, invité d’honneur de cette 47e édition. Il a par ailleurs remercié le Président Macky Sall non sans rappeler que lui-même, tout jeune, venait avec ses parents participer à cette prière. Baye Tafsir Sakho, frère cadet de feu Ibrahima Sakho, a remercié et prié pour tous ceux qui ont fait le déplacement. Auparavant, Elhadji Omar Sakho a fait pleurer plus d’un en clôturant la prière avec une intonation, un engagement et une détermination hors pair. La prière, elle, a été dirigée par Serigne Babacar Sakho.

Amath Sigui Ndiaye

Sur les traces du Prophète Muhammad (Psl)
La tolérance religieuse, le respect des confessions comme inscrits dans l'Adn de la nation sénégalaise ont été au cœur du message de Serigne Habib Sakho, khalife de la famille d'Ibrahima Sakho. Message amplifié par Serigne Maodo Sy Ibn Dabakh, par le représentant des Mourides. Le ministre Mbagnick Ndiaye a, au nom du Président de la République, Macky Sall, abondé dans le même sens tout en magnifiant l’enseignement du grand pédagogue, le Cheikh El Hadji Ibrahima Sakho. En effet, la 47ème Edition de la « Salatou Tasbihi » ou Prière du rachat tenue en plein mois de Ramadan a mis au centre de son message l’unité dans la diversité de la nation sénégalaise. Un appel vibrant et étayé par des extraits du Coran, des enseignements des grands guides confrériques a été lancé par les orateurs qui n’ont pas manqué de prier pour des élections législatives apaisées au Sénégal.

C’est dix ans après l’accession du Sénégal à l’indépendance qu’El Hadji Ibrahima Sakho, érudit musulman, l’un des meilleurs exégèses de son époque de la « Mimiya » (livre sur la vie du Prophète Muhammad écrit en poésie par le grand Maodo Malick Sy fondateur de l’Ecole de Tivaoune) initiait la prière de la quête du pardon que le dernier Prophète avait recommandée à sa communauté d’accomplir au moins une fois dans la vie, car elle efface tous les pêchés commis.

La « Salatou Tasbihi » est la « prière de la purification », selon l’ancien Khalife des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy qui bénit l’initiative de Serigne Ibou Sakho. C’est ce qui fait que la présence de son fils aîné Maodo Sy aux côtés de Habib Sakho qui eut le génie de poursuivre depuis 1994 l’œuvre de son père rappelait à plus d’un les visages de cette belle complicité entre Baye Sakho et Mame Abdou. Maodo Sy a tenu un discours dense riche et fort apprécié autour du dialogue entre Musulmans et Catholiques du Sénégal et d’ailleurs. Pour lui, Allah, lui-même, nous incite à avoir de très bonnes relations avec les Gens du Livre et au-delà d’eux avec toute l’Humanité.

 Il a souhaité un bon pèlerinage à la communauté catholique qui se retrouvait à quelques kilomètres de là pour la Pentecôte. Quelle émotion de voir le représentant de la Famille de Serigne Touba réciter des vers de Khadim Rassoul pour corroborer le message de Tivaoune. Serigne Habib Sakho qui s’est toujours battu pour l’unité des familles religieuses a eu gain de cause. Car, justement, c’est cela le message subliminal : s’unir pour construire et renforcer l’Islam par des attitudes de tolérances, d’amour, de pardon et de solidarité dans la sacralité de la vie.

Le Ministre Mbagnick Ndiaye accompagné d’Oumar Youm, Directeur de Cabinet du Président Maky Sall était aux anges et demanda une prière pour que le Sénégal reste stable et loin des bruits du terrorisme sauvage qui a encore frappé des vies innocentes. De nombreux leaders de l’opposition politique étaient présents parmi lesquls Abdou Mbaye, ancien Premier ministre et des autorités coutumières, à l’image du grand Serigne de Dakar, l’ancien ministre des Sports, El Hadji Abdoulaye Makhtar Diop. Alors que des centaines de milliers de musulmans issus des différentes confréries religieuses ont convergé vers « Abassa » autre nom de « Medinatoul Mounawara », lieu saint fondé à Nguékhokh par le grand érudit, El Hadji Ibrahima Sakho, à quelques kilomètres, la communauté chrétienne effectuait le pèlerinage marial à Popenguine.

Tel est le Sénégal. Un héritage jalousement gardé par Leopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et aujourd’hui Macky Sall et que nous voulons éternel.

Correspondance particulière d’El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Mgr Benjamin Ndiaye s’est félicité du fait que cette 129e édition soit vécue sous le signe de la célébration du 25e anniversaire de la visite apostolique de Pape Jean-Paul II au Sénégal. « Nous en rappelons fièrement comme du passage d’un saint dans notre pays. Je porte l’ardent souhait que ce message pertinent et toujours actuel ne cesse d’orienter notre marche commune vers les idéaux de justice, de réconciliation et de paix. Et que la prière de Saint-Jean-Paul II nous obtienne la visite du Pape François dans notre pays », a-t-il fait savoir. Pour Mgr Benjamin Ndiaye, l’organisation du pèlerinage marial de Popenguine arrive, chaque année, au moment où les yeux du paysan et du pasteur sénégalais scrutent le ciel portant l’espoir dans l’hivernage pluvieux et fécond. « Nous croyons fermement que Marie, la mère de l’espérance, est à côté de nous pour porter cet espoir et le présenter à Dieu pour notre pays. Nous comptons plus que jamais sur elle pour que le Tout-Puissant visite notre terre, l’abreuve, que les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau, que les prairies se revêtent de troupeaux, que les plaines se couvrent de mil, de maïs, de haricots, d’arachide et autres et que la grâce de Dieu exulte en chacun de nous », a prié Mgr Benjamin Ndiaye.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba O. FALL

Au cours de cette cérémonie, le ministre Augustin Tine a réaffirmé la détermination et la ferme volonté du président Macky Sall à poursuivre le travail de modernisation du sanctuaire de Popenguine dont les besoins en infrastructures ne cessent de croître du fait de sa dimension spirituelle toujours grandissante. Aussi Mgr Benjamin Ndiaye a-t-il remercié le chef de l’Etat, Macky Sall, pour sa disponibilité à accompagner toutes les communautés religieuses du Sénégal dans la modernisation de leurs cités, mais aussi pour avoir accompagné la communauté catholique dans le projet d’un nouveau sanctuaire marial à Popenguine. « Si l’exécution de ces projets connaît quelques retards, j’en assume la responsabilité pour avoir émis d’autres propositions qui nécessitaient de nouvelles études techniques », a dit l’Archevêque de Dakar.

Aujourd’hui, l’espoir est plus que jamais permis, selon Mgr Benjamin Ndiaye. « Nous nous réjouissons à présent de la finalisation de ses études tout en espérant que pour la prochaine édition du pèlerinage, la communauté catholique pourra étrenner un nouveau sanctuaire », a laissé entendre Mgr Benjamin Ndiaye qui a, en outre, remercié le ministère de la Gouvernance locale pour son engagement dans la réalisation de projets de construction de logements destinés à faciliter l’organisation du pèlerinage et les conditions d’accueil des pèlerins.

Au-delà du programme de modernisation de Popenguine, Mgr Benjamin Ndiaye s’est félicité des visites effectuées auprès des chefs religieux musulmans. Tout en saluant la présence des membres des délégations musulmanes, il a souhaité que ces rencontres fraternelles confirment ce fort élan de prières en faveur de notre pays et de toutes ses populations pour un développement harmonieux et solidaire. « En communion avec nos frères musulmans en ce mois béni du Ramadan, nous formulons des vœux de bénédiction multiples sur notre pays et ses fils », a relevé Mgr Benjamin Ndiaye.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba O. FALL (textes)

La cérémonie officielle de la 129e édition du pèlerinage marial de Popenguine placée sous le thème de « Marie, mère et éducatrice : modèle pour nos familles et nos communautés » a été une occasion pour le ministre des Forces armées Augustin Tine d’inviter les communautés religieuses du pays à poursuivre la bataille doctrinale pour une meilleure appropriation des valeurs de paix, de tolérance et d’humanisme qui constituent le socle de nos religions.

Cette cérémonie officielle, délocalisée cette année à la Cour des Sœurs, s’est déroulée en présence des autorités administratives, religieuses et coutumières. La délégation gouvernementale était conduite par Augustin Tine, ministre des Forces Armées, qui a transmis à la communauté chrétienne les salutations du président Macky Sall. Pour Augustin Tine, cette 129e édition revêt une double particularité parce que coïncidant avec le mois béni du Ramadan et le 25ème anniversaire de la venue du Pape Jean-Paul II au Sénégal. Il a ainsi magnifié le thème choisi: « Marie, mère et éducatrice : modèle pour nos familles et nos communautés » qui, a-t-il dit, semble inviter à inspirer nos modèles éducatifs et nos familles des exemples d’écoute, d’obéissance et d’humilité de la Sainte-vierge Marie qui a su être, à la fois, reine, mère et épouse modèle. Pour le représentant du gouvernement, la Vierge Marie, au regard des familles en proie à des difficultés de tous ordres et face à nos sociétés en perte de valeurs et de repères de par ses vertus cardinales, doit constituer une source vive d’inspiration et de foi.

Aujourd’hui, a fait savoir Augustin Tine, on note de plus en plus dans les familles une déliquescence de l’autorité, de la stabilité et de l’éthique de responsabilité, fondements de la liberté, de la sécurité, de la fraternité au sein de la société. Pour le ministre des Forces armées, les messages de prudence et de discernement face aux sirènes de l’intolérance, des extrémismes, du racisme et de la haine seront bien assimilés pour préserver encore notre pays des dérives du terrorisme et des guerres fratricides.

Car, a-t-il soutenu, au-delà des actions vigoureuses de sécurisation menées par l’Etat, il importe, pour nos communautés religieuses, de poursuivre la bataille doctrinale pour une meilleure appropriation des valeurs de paix, de tolérance et d’humanisme qui sont le socle de nos religions. « Le gouvernement du Sénégal se réjouit globalement du rôle éminemment stabilisateur de nos communautés religieuses et je puis vous assurer de l’engagement du président Macky Sall et de son gouvernement à toujours cheminer à vos côtés pour préserver notre jeunesse de la propagation d’idéologies aux antipodes des valeurs sacro-saintes de paix, d’humanisme et de cohésion sociale », a assuré le ministre, en exhortant la jeunesse à ne point demeurer prostrée sur les balcons de la vie.

Sur un autre registre, le ministre Augustin Tine a rappelé que les prochaines échéances électorales, à savoir les législatives du 30 juillet, appellent de la part de tous une réelle implication citoyenne car, a-t-il soutenu, l’Assemblée nationale constitue le siège de la représentation nationale. « C’est pour cela que le chef de l’Etat invite tous les futurs protagonistes à la retenue et à la modération dans les propos et les actes, tout en sollicitant des prières pour un Sénégal de paix, uni et prospère », a laissé entendre Augustin Tine.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba O. FALL

En signe de solidarité avec les couches les plus vulnérables, l’ambassade d’Arabie Saoudite a procédé à la distribution de « paniers de Ramadan ». Cette action vient réconforter certains musulmans qui sont présentement en train d’observer la diète à l’occasion du mois béni de Ramadan. Plus d’une cinquantaine de kits alimentaires ont ainsi été offerts aux nécessiteux dans l’enceinte de la moquée de Liberté 6. Les kits sont composés d’un sac de riz de 25 kg, de dattes, d’huile, de sucre, de thé, entre autres. A travers ce geste, les autorités saoudiennes disent vouloir venir en aide à la Oumah. Cet acte de solidarité qui n’en est pas à sa première édition est hautement symbolique.

Selon M. Fahad, représentant de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite à Dakar à la cérémonie de distribution, « le Royaume de l’Arabie Saoudite s’est imposé le devoir de venir en aide aux couches les plus vulnérables en de pareils moments de dévotion et d’entraide », a-t-il dit. Il rappelle la signification de la solidarité telle que recommandée par la religion musulmane. M. Fahad souligne, en outre, que d’autres cérémonies de distribution en vivre seront organisées tout au long du mois de ramadan.

Oumar BA

...Mansour Elimane Kane octroie des paniers au personnel de son ministère
Dans le cadre du renforcement des liens qui l’unissent à son personnel, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a offert un panier ramadan. Selon le communiqué de presse, le panier ramadan remis à chaque agent (y compris chauffeurs, laveurs et femmes de charge) de son ministère logé à l’ex-Camp Lat Dior contient, entre autres denrées alimentaire, du sucre, de la datte, du lait, du jus de fruit, etc. Mansour Elimane Kane a saisi l’occasion de la cérémonie de remise des paniers, précise le communiqué, « pour remobiliser tout le personnel en leur demandant de redoubler d’effort pour la réussite des grands projets du chef de l’Etat confiés à son département ». Par ailleurs, « très satisfait » de l’engagement de ses agents qui assistent tous les matins à la levée des couleurs de 8 heures, ainsi que de ceux de toutes les structures sous sa tutelle (ce qui lui a valu d’être félicité hier par le président de la République dans le communiqué du Conseil des ministres), Mansour Elimane Kane a invité toute son équipe « à la solidarité et à l’abnégation dans le travail pour encore mériter d’autres félicitations du chef de l’Etat ».
 
Mbaye S. DIAKHATE

Des milliers de fidèles catholiques du Sénégal et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest sont arrivés au 129e pèlerinage marial de Popenguine (ouest) prévu dimanche et lundi, a constaté l’envoyé spécial de l’Aps.

Le pèlerinage marial se tient chaque année dans ce village situé à près de 70 kilomètres au sud de Dakar et classé par l’Etat du Sénégal parmi la dizaine de "cités religieuses" du pays.

Le pèlerinage marial de Popenguine est l’un des plus importants rassemblements religieux au Sénégal.

La commune qui l’accueille est un exemple de communion - comme d’autres localités – entre chrétiens et musulmans au Sénégal, qui cohabitent dans l’harmonie.

Les pèlerins affluent depuis samedi vers ce village. La plupart d’entre eux arrivent par voitures. D’autres ont choisi de venir en pèlerinage à pied.

« Nous avons décidé, mes amis et moi, de marcher jusqu’à ces lieux saints. C’est une tradition sacrée, que nous tenons à perpétuer », se réjouit Dib Cor Sène, marchant au milieu de dizaines de personnes en provenance de Nguékhokh, une commune située près de Popenguine.

Comme de nombreux pèlerins, M. Sène a choisi de se rendre au village marial de bonne heure, pour pouvoir faire le pèlerinage « en toute tranquillité », avant la grande affluence prévue lundi, second jour de la manifestation religieuse. La grande messe et la cérémonie officielle du pèlerinage auront lieu le même jour.

« Chaque année, nous effectuons le pèlerinage le dimanche, puisque c’est le jour où il y a moins de monde », affirme Philomène Preira, la présidente d’une association de femmes catholiques d’une institution financière établie au Sénégal. Mme Preira et ses collègues, accompagnées de membres de leurs familles et d’amis, sont venus de Dakar.

Les manifestations prévues pour le 129e pèlerinage marial portent sur le thème : "Marie, mère et éducatrice : un modèle pour nos familles et nos communautés".

Cette année, cette rencontre religieuse est placée sous le signe du souvenir : la communauté catholique fête, en même temps que le pèlerinage marial, le 25ème anniversaire de la visite au Sénégal, en février 1992, du saint pape Jean-Paul II.

Le souverain pontife de l’époque s’était rendu au sanctuaire marial de Popenguine, rappelle le comité d’organisation du pèlerinage, qui annonce une grande messe prévue lundi, à 10 heures.

Dimanche après-midi, les pèlerins venus à pied à Popenguine ont été accueillis par le comité d’organisation. Ils viennent de Dakar, de Thiès, de Mbour (ouest) et de Kaolack (centre).

Une messe des scouts et guides est prévue dimanche à 21 heures. Elle sera suivie, à 22 heures, d’une autre messe, qui sera célébrée par Monseigneur Jean-Pierre Bassène, l’évêque de Kolda.

Le diocèse de Kolda a l’honneur, cette année, de diriger la messe solennelle de lundi, en présence notamment de l’abbé André Guèye, l’évêque de Thiès.

La chorale diocésaine de Kolda va participer aux célébrations de la journée de lundi, qui démarrent par une messe prévue à 6 heures, à la basilique de Popenguine, sous la direction de l’abbé Jean-Laurent Ndour, de l’archidiocèse de Dakar.

D’autres activités figurent dans le programme du pèlerinage, avant la cérémonie officielle de la rencontre religieuse, à 15 heures, au sanctuaire marial.

Source : Aps

Mouhamadou Moudjitaba Diallo a été consacré champion du monde du concours international de récital du Coran, édition 2017, organisé en Malaisie, après avoir participé auparavant à trois autres concours. Au-delà de ses encadreurs, il fait la fierté de toute une nation. Découverte d’un jeune garçon qui cultive l’art d’une restitution coranique fidèle et rigoureuse.

Sicap Mbao, non loin des de la Légion de la Gendarmerie d’Intervention (Lgi) de Mbao, il est 12 heures. A quelques mètres de la route nationale, une ruelle secondaire s’offre à notre vue puis un immense immeuble à six étages peint en vert blanc. La bâtisse est imposante. Elle se dresse fièrement dans un espace où les édifices de cette envergure ne sont point courants. Pas la peine de téléphoner Mouhamed Diallo, champion du monde du récital du Coran. S’il ne connaît pas le numéro, il ne décroche point. Des instructions fermes lui ont été données dans ce sens.

C’est que l’adolescent est très sollicité depuis son retour de la Malaisie, avec comme cadeau à son pays, le titre de champion du monde de récital du Coran. Dans ce lot d’appels provenant d’un peu partout figurent certes des admirateurs, « mais on n’est jamais suffisamment prudent », souligne son encadreur, Dr Mouhammed Habiboulah Sy, trouvé à son bureau. « On ne connaît jamais d’avance les intentions des uns et des autres. Il est nécessaire de le protéger. Après tout, il est encore adolescent. Il n’est pas question qu’il se laisse distraire », tranche l’encadreur. Dr Mouhammed Habiboulah Sy est chargé de l’éducation de son homonyme Mouhamed Moudjitaba Diallo depuis sa plus tendre enfance. C’est sous sa supervision que l’enfant a effectué tout son cursus scolaire, du Cours d’Initiation (CI) à la Terminale. C’est sous sa vigilance qu’il a également appris et maîtrisé les versets du Coran. Mouhamed Moudjitaba Diallo est l’incarnation de l’aboutissement d’un rêve transmis de génération en génération. Il est devenu l’idole de ses condisciples. Ils rêvent tous, comme lui, de faire honneur à leur pays en remportant un concours international. Ils veulent, comme lui, se faire connaître après avoir fini de représenter dignement le Sénégal. Son nom est désormais source de fierté dans l’enceinte du groupe scolaire « Dawal Iman ».

La rencontre avec Mouhammed Moudjitaba Diallo est étonnante et la sensation ressentie assez étrange. De taille moyenne, il affiche une bonne allure. Teint clair, il fait à peine 60 kilos. En cette matinée, il porte un boubou gris. Des lunettes correctrices soigneusement accrochées, il s’avance lentement. Qui pouvait croire, il y a de cela un mois, que ce jeune homme sorti de nulle part serait aujourd’hui au-devant des feux du projecteur. C’est qu’il était, jusque-là, un enfant parmi tant d’autres, tapi dans l’ombre et s’adonnant aux activités de son âge. Mais l’adolescent a fini de réaliser une prouesse qui vient désormais de le propulser au-devant de l’actualité. Mouhamed Moudjitaba Diallo s’est classé premier au récital mondial de Coran organisé en Malaise. Le concours international a enregistré la participation d’autres jeunes de son âge issus des cinq continents. Il a su se démarquer du lot en captant notamment l’attention du jury séduit par l’exactitude et la précision de sa restitution.

Un élève hors du commun
Mouhamed Moudjitaba Diallo est né le 31 décembre 1997. Il débute son apprentissage coranique en 2005. Il ne fait pourtant pas partie d’une famille d’érudits. Mais, très tôt, l’enfant montre sa détermination à acquérir des connaissances. Les parents ont fini de déceler cette envie grandissante et l’y encourage. D’ailleurs, du côté maternel, l’apprentissage coranique est une exigence qui s’est transmise de génération en génération. Ses ascendants l’orientent, dès lors, à l’apprentissage du Coran.

En même temps, il lui est également demandé de chercher des diplômes à l’école française. « Par cette posture, ils voulaient mettre toutes les chances de mon côté », souligne le jeune Mouhamed. Il parvient à relever le défi. En un temps record, il arrive à boucler son apprentissage coranique. Ce parcours ne l’empêche point de s’initier à l’école française. Il est d’ailleurs titulaire d’un baccalauréat depuis l’année dernière. Selon les témoignages de ces condisciples de l’école, Mouhamed Moudjitaba Diallo a toujours montré de bonnes aptitudes intellectuelles. En classe, il était bien dans les matières en Français et excellait dans l’apprentissage du Coran, souligne un des ses camarades. Il n’est guère surpris par la consécration de « son ami ». Il loue par ailleurs « sa modestie » et sa « simplicité ». Sur instruction de son encadreur, Mouhamed Diallo a participe à plusieurs concours internationaux. En tout, les préparatifs du championnat du monde du récital du Coran de Malaisie lui ont tout juste pris un mois. « J’ai su que j’allais prendre part au concours un mois avant. Je me suis donné à fond pour pouvoir faire honneur à mon pays en remportant la première place », souligne-t-il.

Participation à plusieurs concours
Il y a de cela bientôt dix ans que l’école coranique « Daroul Imane » d’où il est issu envoie ses élèves pendre part à des concours internationaux. C’est la quatrième fois que Mouhamed Diallo participe à un concours similaire. Pour sa première participation, il s’était rendu en Côte d’Ivoire. C’était en 2012. Il y décroche à la troisième place. Il a également pris part à un concours à Khartoum, au Soudan, en 2014. Là, il termine à la quatrième place. En début 2017, il se rend en Arabie Saoudite et termine à la sixième place. C’est en Malaisie qu’il finit par décrocher la première place. Bien que l’école accueille plus de 1.000 apprenants, Mouhammed Diallo a souvent été sollicité dès qu’il s’agit de prendre part à des concours. Là-dessus, son encadreur précise : « Le jeune a toujours su se démarquer du lot. Son intelligence lui permet de maîtriser aisément les versets. Mais, au-delà, il fait montre d’une détermination hors du commun ». D’ailleurs, ajoute-t-il, « nous ne sommes pas surpris de cette consécration. De réels espoirs étaient placés en lui ».

Une consécration que Mouhammed Diallo considère comme une émulation. « Je vais davantage travailler pour honorer tous les espoirs placés en moi », affirme-t-il. Le jeune garçon ambitionne de se rendre en Arabie Saoudite pour y boucler ses études supérieures. Sa demande de bourse a été introduite. Il rêve de devenir professeur d’université pour, dit-il, transmettre à son tour son savoir à d’autres générations.

Oumar BA

Suite à des émanations de fuel du pipeline de la Société africaine de raffinage (Sar) à Thiaroye-sur-Mer, le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall, s’est rendu sur les lieux pour constater la situation. Le chef de l’exécutif régional, accompagné des techniciens de la Sar, a rassuré les populations environnantes avant d’annoncer l’évacuation de la maison exposée à cette énième fuite des installations de conduite de fuel. Le gouverneur de Dakar a aussi invité les populations à éviter d’allumer du feu à côté du tuyau contenant un produit très inflammable. Joint au téléphone, le directeur de la Sar, Omar Diop, a rappelé que ce genre d’incidents est malheureusement récurrent depuis que les maisons ont été installées sur le tracé du pipeline. M. Diop a ajouté que depuis l’alerte, les équipes techniques de la Sar ont pris des mesures conservatoires pour éviter ainsi le pire.

Le pipeline est une conduite servant au transport à grande distance de certains hydrocarbures. Selon un rapport réalisé par les services de la Sar, 48 perçages d’origine criminelle ont été recensés dans le pipeline de ladite société située à Thiaroye-sur-Mer. Ces fuites engendrent de la pollution et des pertes d’hydrocarbures significatives. Plusieurs alertes auraient déjà été sonnées, mais la situation semble rester en l’état. Une proposition de la Sar tendant à procéder à l’audit des pipelines qui devait déboucher sur un plan d’actions avec comme objectif de donner des recommandations concrètes à l’attention des pouvoirs publics a été formulée. Celle-ci devait aider à la prise de décision ainsi qu’aux prescriptions techniques pour assurer la sécurité des installations, note le document.

Mbaye S. DIAKHATE

Le doyen des juges Samba Sall, après avoir hérité du dossier de la publication d’un photomontage, a inculpé et placé sous mandat de dépôt Oulèye Mané et ses trois présumés complices (deux filles et un garçon).

La bande au photomontage a été confiée au doyen des juges par le procureur de la République du tribunal de grande instance de Dakar. Poursuivis dans un premier temps pour offense au chef de l’État, suite à la publication d’images « obscènes » mettant en cause la personne du chef de l’Etat, Oulèye Mané et sa bande ont été interpellées avant d’être placées sous mandat de dépôt. Finalement, le parquet a opté de les poursuivre pour le délit de « diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs ».

Le Code pénal Sénégal qui prévoit cette infraction lui réserve une sanction d’emprisonnement d’un mois à deux ans et une amende de 25.000 à 300.000 FCfa. Depuis hier, après deux retours de parquet, Oulèye Mané et ses trois présumés co-inculpés vont croupir, pour les filles, à la Maison d’arrêt pour femmes de Liberté 6 et pour l’unique garçon de la bande à la Maison d’arrêt de Rebeuss. C’est en début de semaine qu’ils ont été arrêtés par la Section de recherches de la gendarmerie, appuyée par la Plateforme numérique de lutte contre la cybercriminalité de la gendarmerie, après avoir partagé dans un groupe de réseau sociaux sur WhatsApp un photomontage obscène du président de la République Macky Sall.

M. S. DIAKHATE

2.7-La bravoure du Prophète
La bravoure fait partie des belles vertus qui caractérisent les âmes nobles.. Notre Prophète faisait preuve de la plus parfaite bravoure. Son fidèle serviteur Anas ibn Malik dit de lui qu’il était le plus brave.. On lui découvrit cette qualité dès sa prime jeunesse quand, à l'âge de vingt ans, il participa aux côtés de ses oncles paternels, à la guerre contre les libertins (harboul-foudjdjar).

A l'entame de son appel à l'islam , il escaladait tout seul le mont Safa et criait à tue-tête à la face des Mecquois, sans peur ni faiblesse et pour les défier: «Certes, je vous avertis contre l'imminence d'un dur châtiment.» En plus, il se dressait devant les grands chefs quraychites et leur tenait un langage clair et direct.

Au cours d'une nuit, les médinois furent secoués par un bruit terrifiant. Quand ils apprêtaient à aller en vérifier la cause, le Prophète, lui, revenait vers eux à cheval après s'être informé de la source du bruit assourdissant et disait: «Pas de panique, pas de panique!».

Mieux, en dépit de la force et du courage reconnus à ses compagnons, ils n'hésitaient pas lors des plus intenses combats, à chercher protection auprès de lui . Ali ibn Abi Talib, l’un de ses plus éminents cavaliers, dit: «Je me souviens qu'au cours de la bataille de Badre, nous nous réfugions derrière le Messager d'Allah qui se trouvait plus proche de l'ennemi que nous et se battait avec la plus grande vigueur.»

Quand les gens prirent la fuite au cours de la bataille de Hounayn, il dévoila sa vaillance et demeura aussi inébranlable qu'une montagne et lançait: «Je suis le Prophète à ne pas démentir. Je suis le fils d'Abdoul Mouttalib.»

Installé tranquillement dans une grotte inhospitalière , encerclée par une horde de polythéistes, il disait à son compagnon, Abou Baker: «Ne t’inquiètes pas, car Allah est certes avec nous».

Une fois, il s'endormit sous un arbre après avoir accroché son épée sur l’une de ses branches. A son réveil, il eut la surprise de voir l'épée dégainée par un bédouin qui, menaçant, lui dit: «Qui va te protéger contre moi? » Le Prophète lui répond avec un courage fondé sur la confiance en Allah qui exclut peur et faiblesse: «Allah». L'épée tomba de la main tremblante du bédouin….

2.8-La véracité du Prophète
Quand un groupe de personnes attestent la véracité d'un homme, leur témoignage est souvent jugé acceptable. Quant un tel témoignage émane de tous pour déclarer quelqu’un véridique et digne de confiance, il devient irrécusable. Le Maître fait ce témoignage en faveur de Muhammad du haut de sept cieux: «Il ne prononce rien sous l'effet de la passion» (Coran,53:3). Ses ennemis lui ont fait le même témoignage. Même au sein des membres de sa tribu qui ne s'étaient pas encore convertis à l'islam, il jouissait de la réputation d'être un homme véridique et sûr. Il ne mentait jamais même en plaisantant. Ses contradicteurs étaient plutôt mus par la ténacité et l’orgueil car , au fond d'eux–mêmes, ils savaient qu'il disait la vérité: «Nous savons qu'en vérité ce qu'ils disent te chagrine. Or, vraiment ils ne croient pas que tu es menteur, mais ce sont les versets (le Coran) d'Allah, que les injustes renient» (Coran,6: 33).
Proches et lointains, tout comme les étrangers, attestèrent sa véracité. En effet, bien avant sa conversion à l'islam, Abou Soufyan entretint ce dialogue avec le roi des Byzantins:
«L’aviez vous accusé d’avoir menti avant le lancement de son appel? »
«Non.»

Très secoué sous l’effet des premières révélations divines, sa femme, Khadija ,cherchant à le tranquilliser, lui adressa ces mots:« Au nom d'Allah! Tu entretiens tes liens de parenté et tiens un langage de vérité.»

Allah a dit que si le Prophète lui imputait de faux propos, il l'aurait anéanti: «Et s'il avait forgé quelques paroles qu'ils Nous avait attribuées, Nous l'aurions saisi de la main droite, ensuite, Nous lui aurions tranché l'aorte» (Coran,69:44-46). Combien il en était éloigné! Il apporta le plus grand miracle, la preuve éternelle de sa véracité, à savoir le saint Coran. Comment ne serait-il pas véridique alors qu'il est l'imam des plus véridiques, celui qui recommande la vérité et met en garde contre le recours au mensonge. Il disait: «Attachez vous à la vérité car elle conduit à la piété qui, à son tour, mène au paradis. Allah rend véridique celui qui se donne l’ habitude de ne dire que la vérité. Méfiez vous du mensonge car il entraîne l'individu dans le libertinage qui, lui, précipite celui qui s’y accoutume en enfer. En effet, celui qui persiste à mentir court le risque de voir Allah faire de lui un menteur irréductible?»

Bien plus, le Prophète garantit l'admission au paradis à celui qui évite le mensonge. A ce propos, il dit:«J'assure une maison au milieu du paradis à celui qui évite les (vaines ) querelles même quand il a raison, et une maison au centre du paradis à celui qui évite le mensonge, même en plaisantant.»

Son interdiction du mensonge s’étend à la tromperie. C'est pourquoi il dit à la femme qui appelle son petit en lui disant: «Viens que je te donne…» : «Si tu ne lui donnes rien, on te prendra pour une menteuse.» Il entendait par là souligner l'importance de l’usage d’un langage de vérité dans l’éducation des enfants.

La réalisation de ses nombreuses prédictions portant notamment sur la conquête de Constantinople , de l'Egypte, de la Perse et d’autres prouve encore qu’il était un homme de vérité.

 

Mankeur Ndiaye a procédé, hier, au Centre d’études et de formation en Islam (Cerfi), au lancement des inscriptions pour le pèlerinage à la Mecque 2017. Le quota réservé au Sénégal, cette année, est de 10.500. Le ministre des Affaires étrangères a invité les pèlerins à venir s’inscrire tôt.

Le ministre des Affaires étrangères a procédé hier au lancement officiel des inscriptions pour le pèlerinage de cette année aux lieux saints de l’Islam. Après une visite guidée au Centre d’études et de formation en Islam (Cerfi) qui abrite les opérations d’inscriptions, Mankeur Ndiaye a décerné un satisfécit au délégué général, le Pr Abdou Aziz Kébé et ses collaborateurs. Il pense que le Cerfi constitue un « endroit convivial où toutes les conditions sont réunies pour un bon déroulement des inscriptions ». Le ministre a aussi magnifié la présence permanente de la police et des sapeurs-pompiers pour assurer la sécurité des futurs pèlerins ainsi que la bonne tenue des inscriptions.

Au total, 10.500 Sénégalais et Sénégalaises sont attendus cette année, conformément au quota que le pays hôte, l’Arabie Saoudite, a accordé à notre pays. Le premier vol aller décollera le 14 août, tandis que le premier vol retour est prévu le 10 septembre. La compagnie saoudienne Flynas assurera le transport à la Mecque de 9.500 pèlerins. La Délégation générale aura en charge le transport des 1.000 autres pèlerins restants, un quota qui a déjà été atteint.

M. Ndiaye a, toutefois, appelé les compatriotes qui souhaitent se rendre aux lieux saints de l’Islam à s’acquitter dans les meilleurs délais des formalités de voyage. Démarrées le 28 mai, les inscriptions vont être définitivement clôturées le 28 juillet. « Au-delà du 28 juillet, il n’y aura plus d’inscription et le bureau sera définitivement fermé. Donc, nos compatriotes qui veulent effectuer le pèlerinage cette année doivent venir très rapidement commencer les opérations d’inscription qui se déroulent dans les meilleures conditions avec tous les services de l’Etat », a-t-il insisté.

Le ministre a réaffirmé l’engagement du chef de l’Etat à œuvrer pour un pèlerinage de qualité. Ainsi, le processus de privatisation sera poursuivi, l’objectif étant de confier, à terme, l’organisation du pèlerinage aux voyagistes privés.

« Le président de la République a décidé de poursuivre le processus de privatisation du pèlerinage de la Mecque en faisant passer le quota officiel du Sénégal de 1.500 l’année dernière à 1.000 cette année. C’est extrêmement important parce que c’est un engagement qu’il avait pris. L’Etat ne va pas entrer en concurrence avec le privé », a ajouté Mankeur Ndiaye.

Il s’est également réjoui de la décision des voyagistes privés, au nombre de 285 l’année dernière, de se retrouver autour de 50 entités pour la présente édition. Dans le cadre de la rationalisation des ressources, la délégation a aussi décidé de limiter les missionnaires au nombre de 20. « Nous sommes passés de 200 missionnaires, il y a quelques années, à 20. C’est une économie budgétaire substantielle », a salué, avec satisfaction, le ministre des Affaires étrangères.

Diégane SARR

Ce week-end, Popenguine sera le lieu de convergence des fidèles chrétiens des diocèses du Sénégal et de la sous-région. Plus de 100.000 pèlerins sont attendus dans la ville de Popenguine. Ils prendront part aux différentes messes dont celle du lundi de Pentecôte qui sera présidée par l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène.

Popenguine commence à accueillir ses hôtes. La cité religieuse qui sera le lieu de convergence des pèlerins chrétiens ce week-end à l’occasion de la 129ème édition du pèlerinage marial a fini de faire son grand toilettage. Le sanctuaire est lavé à grande eau comme d’habitude. La basilique et les grottes ont été balayées par les populations, en particulier des femmes des différents quartiers, sans distinction de religion. Ces lieux de prière et de dévotion sont prêts pour l’événement. En dehors du sanctuaire, ces deux sites sont des endroits d’attraction des fidèles chrétiens qui viennent en masse y adorer Notre-Dame de Popenguine. Membre du comité d’organisation et recteur du sanctuaire, Frère Jean a fini de faire le tour des sites. Le guide religieux de la congrégation Saint Jean a assuré que tout est au point. « Popenguine est prêt à accueillir plus de 100.000 fidèles qui prendront part à une dizaine de messes. Elles seront célébrées en trois jour entre la basilique, le sanctuaire et la tente de rencontres », a expliqué le guide religieux, qui a révélé que plus de 60.000 communions seront distribuées aux pèlerins.

En faisant des points avec quelques éléments de la gendarmerie, le capitaine Joseph Ngom a aussi donné des assurances. La gendarmerie a déjà déployé ses unités sur le terrain. Elles se chargeront, comme chaque année, d’assurer la sécurité des pèlerins et de leurs biens. « Pour réussir notre mission, le nombre de gendarmes a été augmenté cette année », a informé le capitaine Ngom. Cette augmentation est palpable sur le terrain parce que l’on constate ces hommes de tenue dans tous les coins et recoins de la ville de Popenguine et ses environs. Ce qui fait dire au Frère Marie Jean Cummond que la question de la sécurité est bouclée. Cependant, le manque d’eau à Popenguie reste la seule inquiétude. Le liquide précieux ne coule pas ici. Les responsables du comité d’organisation ont invité la Sénégalaise des Eaux et la Sones à des efforts en vue de régler cette question. « On ne peut pas faire un pèlerinage international comme celui-ci sans eau », a lancé le recteur du sanctuaire.

Popenguine accueille, depuis quelques jours, des pèlerins de la sous-région. Une délégation camerounaise de 30 pèlerins a pris part à la messe de 18 heures 30 minutes hier à la basilique mineure de Popenguine. Cette délégation sera rejointe, dans les prochaines heures, par les fidèles chrétiens du Mali, des deux Guinées, de la Mauritanie, de la Gambie et de la délégation de la Guadeloupe. Cette année, c’est le diocèse de Kolda, à travers son évêque, Mgr Jean Pierre Bassène, qui présidera la messe solennelle. L’animation liturgique sera assurée par la chorale du Fouladou. Au-delà de la pertinence et de l’importance du thème « Marie, mère éducatrice : modèle pour nos familles et nos communautés », l’évènement est placé sous le signe du souvenir du 25ème anniversaire de la visite du saint Pape Jean-Paul II au Sénégal en 1992.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY, Samba Oumar FALL (textes)
et Pape SEYDI (photo)

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