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Société & Faits divers (1465)

Au-delà de l’institution de permis à points, l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) propose des sanctions pénales contre les auteurs d’accidents fautifs. Leur chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière l’a préconisé hier, lors du lancement des journées régionales de la sécurité routière.

Aucune mesure n’est de trop pour prévenir les accidents de la route qui font partie des premières causes de mortalité au Sénégal. Certains comportements sur la route appellent même à des sanctions pénales. C’est la conviction de Pape Samba Ndiaye, chargé de projet de la campagne sur la sécurité routière initiée par l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad). C’est en partenariat avec l’Etat du Sénégal et l’Union européenne à travers le Fonds européen de développement (Fed).

Ce projet entre dans le cadre de la convention de réhabilitation de la route Passy-Sokone dans son volet « Actions complémentaires au transport ». Selon M. Ndiaye, l’Emad est pour le principe du permis à point avec un encadrement rassurant. « Les accidents sont surtout liés à un problème de comportement. Dès lors qu’ils présentent des effets tragiques, il y a bien lieu d’appliquer la loi dans toute sa rigueur. Je pense que rien ne sera moindre pour astreindre les gens à se conformer au code de la route par l’institutionnalisation d’un permis à points ou autre », a-t-il soutenu.

A l’en croire, il existe essentiellement deux formes d’accidentalité: fautive et fortuite. « L’accidentalité fortuite est liée à la non maîtrise de l’auteur, mais dans l’accidentalité fautive, l’auteur y participe. Par exemple, conduire en état d’ébriété ou à une vitesse excessive est une forme d’accidentalité fautive. C’est comme un assassinat », a expliqué Pape Samba Ndiaye. L’Emad a lancé, hier, les journées régionales de la sécurité routière qui sont un volet de cette campagne. « C’est d’ailleurs l’activité phare. Dans toutes les régions d’intervention du projet, nous faisons six jours de compagne durant lesquels l’ensemble des parties prenantes du secteur se regroupent pour des échanges en vue d’une synergie d’actions pour plus d’efficacité dans leur lutte pour plus de sureté routière », a laissé entendre Pape Samba Ndiaye. Fautes de ressources suffisantes pour couvrir l’ensemble des 14 régions du pays, ils ont ciblé Dakar, Diourbel, Kaolack, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor, Saint-Louis.

« Ce choix s’explique par le taux élevé d’accidentalité dans ces régions dont le parc automobile est plus important. Parmi ces régions choisies, il y a certaines qui sont charnières comme Kaolack. D’autres sont aux abords du corridor, c’est le cas de  Tambacounda », a-t-il souligné, avant d’ajouter que « rien que dans ces sept régions, environ 16.000 accidents, avec des échelles différentes, ont été enregistrés en 2016 ».

 

Ndiol Maka SECK

L'Union européenne (Ue) a adopté, hier, des mesures pour un montant global de 381 millions d'euros dans le cadre du Fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique dont l'objectif est de remédier aux causes profondes de l'instabilité et de la migration irrégulière ainsi que des déplacements forcés en Afrique. Pour le Sénégal, quatre actions ont été adoptées pour un montant total de près de 58 milliards de FCfa.

Deux axes prioritaires caractérisent ce paquet, selon le commissaire européen en charge de la coopération internationale et du développement, Neven Mimica. D'une part, l'accent est mis sur des mesures visant à offrir des perspectives durables aux migrants et à leurs familles dans leurs pays d'origine. D’autre part, l’effort est consenti en faveur du renforcement de cadres de migration régulière et sécurisée qui garantissent le respect des droits humains et de la dignité de la personne. Des dialogues approfondis, avec les acteurs locaux, nationaux et régionaux, ont eu lieu pour permettre l'adoption de ces nouvelles actions reposant sur une compréhension claire de la situation des pays et des contextes locaux.

Pour le Sénégal, quatre actions ont été adoptées pour un montant total de 88,2 millions d'Euros, soit près de 58 milliards de FCfa. La première, le programme de renforcement de la gestion et de la gouvernance des migrations et le retour et la réintégration durable au Sénégal, vise à soutenir le gouvernement dans la mise en place de la politique nationale pour la gestion des migrations, à renforcer la réintégration durable des migrants notamment à travers le soutien médical et au logement, l'accompagnement dans des activités d'insertion économique et sociale afin de promouvoir les investissements pour le développement socio-économique du pays. La deuxième cherche à apporter un appui pour le renforcement d’un système d’information de l’état civil universel et pour la création d’un fichier national d’identité biométrique.

La création et la consolidation d'environ 10.000 emplois agricoles permanents et de 5.000 emplois non agricoles est l’objectif du troisième projet. Par exemple, à travers des activités à haute intensité de main d'œuvre et d´aménagement agricole (casiers, diguettes, actions de conservation des eaux).

Le 4ème programme se donne comme mission, au Sénégal, de réduire la migration illégale grâce au soutien au secteur privé et à la création d'emplois. Une plate-forme fournissant une assistance financière et technique sera créée pour contribuer au développement des micros, petites et moyennes entreprises sénégalaises valorisant ainsi le potentiel économique local.

Alassane Aliou MBAYE

Tout en saluant les efforts faits dans le domaine des droits humains au Sénégal, Andrea Ori, représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme a estimé, hier, que Dakar doit relever les défis du retrait des enfants de la rue.

 « Il y a des défis à relever dans l’application de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, notamment au Sénégal où on voit la question des enfants qui sont dans la rue en train de mendier », a déploré le responsable onusien lors de la cérémonie de clôture de la semaine de la défense de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Il y a plus de 50.000 enfants qui se baladent chaque jour dans les rues de la capitale sénégalaise », s’est désolé M. Ori.
La manifestation a vu la présence des défenseurs des droits humains. Elle a été organisée par le Groupe Agora pour l’éducation aux droits de l’enfant et à la paix, en partenariat avec l’ambassade de France. Andrea Ori a aussi salué la loi sur la parité dans les institutions électives et sémi-électives adoptée au Sénégal. Toutefois, il a indiqué que le Sénégal doit aussi faire face à d’autres défis en matière d’égalité entre les hommes et les femmes.

Onokoko Onosal, président du Groupe Agora pour l’éducation aux droits de l’enfant et à la paix, a souligné que la cérémonie entre dans le cadre de la célébration du 68ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Nous n’avons pas voulu célébrer cet évènement en un seul jour. Avec l’appui de l’ambassade de France, nous l’avons célébré pendant une semaine. De Tambacounda à Kédougou en passant par les maisons de détention, les groupements de femmes et les migrants, nous avons sensibilisé sur le respect et l’application de la Dudh », a-t-il dit.

La sensibilisation a aussi porté sur la migration.  Le président du Groupe Agora a plaidé l’application des textes. « Le problème qui se pose en ce qui concerne la migration est un problème d’applicabilité des textes. La Cedeao et d’autres pays ont ratifié la convention sur les droits des migrants et de leurs familles. On devrait normalement respecter les droits des migrants », a souligné M. Onosal. « C’est pourquoi nous avons raison de célébrer la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ce texte est presque retenu dans toutes les Constitutions du monde. Il donne aux personnes la liberté de circuler. Au sein de la Cedeao, le droit de circuler est consigné dans les textes des pays membres », a dit le président du groupe Agora.

Selon Onosal, les acteurs ne doivent pas se limiter à la théorie. « Ils doivent appliquer les textes. Peu de gens s’occupent du droit des autres. On a souvent l’impression que les droits de l’Homme sont pris en otage. Il n’y a pas de développement sans respect des droits de l’Homme. Le monde ne sera en paix que lorsque les droits de l’Homme seront appliqués par tous et pour tous », a-t-il ajouté.

 

Babacar DIONE

Le jeune homme, qui avait asséné plusieurs coups de couteau à son père, a été arrêté par la police de Golf sud avant-hier au domicile familial où il s'était rendu après une cavale qui a duré un mois. I. K. Sarr, qui s'est violemment opposé aux policiers venus l’interpeller, a été déféré au parquet.

Cette histoire avait fait le tour du pays en un laps de temps. Il y a un mois environ, les frasques du jeune I.K. Sarr avaient défrayé la chronique à Guédiawaye après qu'il a asséné plusieurs coups de couteau à son papa. C'était au cours d'une bagarre qui l'avait opposé à son propre père, un agent du Service d'hygiène encore en activité. Adepte de drogue, le jeune homme en était si accroc qu'à chaque fois qu'il en manquait, il n'hésitait pas à se défouler sur la maisonnée.

Le jour de la bagarre, le fils turbulent était à nouveau en manque de drogue et, comme à son habitude, il s'est mis à semer la pagaille dans la maison. Ce qui a obligé son père à intervenir pour lui faire entendre raison. Il y a eu un échange de propos houleux entre le père et son fils avant qu’ils n'en viennent aux mains. Furieux, I.K. Sarr ne s'est pas gêné de s'armer d'un couteau avec lequel il a asséné trois coups à son père avant de prendre la fuite. Le papa avait été ensuite transporté dans une structure de santé où il a reçu des soins.

Conscient de la gravité de son acte, le jeune homme s'est enfui pour aller se réfugier quelque part à la Cité des enseignants. Croyant que le différend est définitivement clos, il est retourné à la maison aux alentours desquels la police avait installé un dispositif de surveillance permanent pour retrouver les traces du jeune homme. Avant-hier, I.K. Sarr s'est rendu à la maison et sa présence est vite signalée aux policiers qui ont débarqué pour ensuite l'interpeller. Le jeune homme s'est rebellé en opposant une résistance aux policiers qui ont réussi à le maîtriser avant de l'embarquer. I.K. Sarr a été déféré au parquet.

 

Abdou DIOP

Bâtir un consensus entre partenaires sociaux autour des orientations du projet de révision de la Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni). Telle est la vision du Haut conseil du dialogue social (Hcds) qui a organisé, hier, en partenariat avec le Conseil  national  du patronat (Cnp), le  Bureau international du travail (Bit) et l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) sa septième assemblée plénière.

« Une Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni) réactualisée et réadaptée aux exigences de gestion des emplois dans les différentes branches d’activités serait un instrument de prévention des conflits de travail ». Cette déclaration de l’inspecteur à la retraite, Ibrahima Samb, cadre bien avec la vision du Haut conseil du dialogue social (Hcds) qui a organisé, hier, en partenariat avec le Conseil national du patronat (Cnp), le Bureau international du travail (Bit) et l’Office national de la formation professionnelle (Onfp) sa septième assemblée plénière portant sur la révision de la Convention collective nationale interprofessionnelle (Ccni).
Selon la présidente du Hcds, Mme Innocence Ntap Ndiaye, les difficultés d’interprétation et d’application des dispositions qui régissent les relations de travail opposent souvent les partenaires sociaux. D’où l’intérêt de ce conclave qui va contribuer à la validation d’un cadre méthodologique d’élaboration des annexes des conventions collectives portant classification des emplois. Aussi, Mme Innocence Ntap Ndiaye de rappeler qu’en relançant le processus de réactualisation de la Ccni, le Hcds crée les conditions de soumissions pour conclusion, dans les meilleurs délais, d’un projet de sa révision au ministère en charge du Travail, conformément aux dispositions de l’article L. 85 du Code du travail.

Réactualiser le cadre conventionnel
Les participants ont eu droit à un exposé détaillé sur « les enjeux, les principes, les modalités et la portée juridique de la révision de la Ccni », de la part de l’inspecteur à la retraite, Ibrahima Samb qui, dans sa communication, a rappelé que la  « négociation collective est au cœur des avancées majeures en droit social et en relations professionnelles ». Selon lui, la rencontre à laquelle le Hcds a convié les parties prenantes est un exercice d’évaluation et de diagnostic sur l’examen des acquis de cette Ccni, mais aussi sur les insuffisances et les lacunes qu’il y a lieu de noter afin de donner une nouvelle cure de jouvence à ces textes-là qui régissent les relations professionnelles entre employeurs et travailleurs dans les entreprises.

Le représentant des travailleurs, Pape Ibrahima Diallo, a magnifié la rencontre en soulignant que la prise en charge de la problématique de la révision de la Ccni va dans le sens de la rénovation du dialogue social et la modernisation des relations professionnelles au Sénégal. Quant au vice-président du Cnp, Meissa Fall, il a indiqué que « les relations de travail n’ont pas connu les changements souhaités, malgré l’existence de cadres de négociation ». Selon lui, la qualité du dialogue ou de la négociation est largement tributaire des moyens offerts aux acteurs qui en assurent la conduite.

Tata SANE

Kaolack - Le Réseau national des organisations de lutte contre la soudure et l’endettement (Renolse) a célébré, hier, à Kaolack, la journée internationale de la solidarité humaine. Une occasion pour appeler à plus de synergie dans l’œuvre collective de restauration de la dignité humaine.

Instituée depuis 2005 par les l’Organisation des Nations unies (Onu) pour promouvoir davantage la solidarité et œuvrer en faveur de la dignité humaine, la Journée internationale de la solidarité a été célébrée à Kaolack. Un choix que le président du Réseau national des organisations de lutte contre la soudure et l’endettement (Renolse), Samba Mbaye, justifie par la centralité géographique de cette région et en signe de reconnaissance du travail mené par les organisations membres comme l’Association pour le développement équitable et solidaire (Asdes) implantée dans la zone .

Le Renolse, qui compte douze organisations membres, se signale par des initiatives hardies en matière de lutte contre la pauvreté. « Nous avons opté de nous focaliser sur l’aspect humain dans la lutte contre l’inégalité sociale, en privilégiant des stratégies de solidarité et de restauration de la dignité humaine, notamment avec les calebasses de solidarité, les champs collectifs, le commerce équitable et la convention locale de lutte contre le gaspillage », a souligné Samba Mbaye, lors de la cérémonie d’ouverture la manifestation. Laquelle était une opportunité pour les acteurs du Renolse de capitaliser leurs réalisations à travers une exposition et la tenue de panel sur la solidarité humaine.

« A travers un cadre pluriel comme celui offert par le Renolse, des organisations comme la nôtre ont, aujourd’hui, la possibilité de fédérer leurs actions. C’est aussi une plateforme de partage des initiatives locales  », a souligné Mamadou Lamine Ly, président de l’Asdes, hôte de la manifestation. Venu présider la manifestation, le gouverneur Abdou Aziz Diagne a loué l’action de la société civile nationale en général et du Renolse en particulier pour l’organisation d’une journée internationale de la solidarité humaine et sa vulgarisation.

A ce titre, il a engagé les organisations membres à intégrer la dimension sécuritaire dans leurs stratégies de lutte contre la pauvreté. « L’insécurité entrave toute production de nourriture ou de richesses, faisant ainsi le lit de l’instabilité et de la pauvreté », a-t-il analysé, en appelant au passage les populations à davantage de collaboration avec les forces de défense et de sécurité dans le pays.

Elimane FALL

Au terme des travaux du comité ad-hoc de réactualisation en procédure d’urgence de la lettre de politique sectorielle de développement de la gouvernance et de la sécurité intérieure, le ministre de l’Intérieur  et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a procédé, hier, à l’atelier de restitution et de validation du document.

La restitution de la lettre de politique sectorielle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique intervient dans un contexte marqué par le terrorisme international, la cybercriminalité, la criminalité transfrontalière, les changements climatiques, risques et catastrophes, les crises postélectorales et les conflits. Des phénomènes qui affectent la sécurité publique et civique impactant négativement sur la vie des populations, la stabilité des institutions et des Etats. En effet, la sécurité publique et civique a été au cœur des travaux, par conséquent de cet atelier.

« La réalisation de ce document intervient également au moment où au plan international, régional et national, de nouveaux agendas de développement, de sécurité et de résilience sont adoptés », a indiqué le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo qui a estimé que « comme toutes les autres nations, le Sénégal doit être préparé à la menace terroriste. Ce qui suppose l’adoption de moyens de prévention et de lutte pour intervenir rapidement et efficacement partout dans le pays ». Ainsi, des initiatives ont-elles été prises en ce sens.

Il s’agit, notamment, de l’agencement du cadre institutionnel et du renforcement des effectifs de la police et de la gendarmerie par des recrutements exceptionnels autorisés par le président de la République, Macky Sall. Dans le même sillage, le ministre s’est satisfait de l’équipement des unités et de la matérialisation de la sécurité de proximité par la formation de jeunes volontaires.

Budget d’investissement en hausse
Des réformes structurelles qui s’inscrivent dans la logique de celles entamées depuis 2012 dans le sous-secteur de la sécurité civile.

Il s’agit de l’érection de la brigade nationale des sapeurs-pompiers, de l’amélioration substantielle des moyens opérationnels, de la couverture territoriale en ressources humaines, de la construction d’un centre opérationnel de gestion des crises et catastrophes et de la création d’une école de formation des sapeurs-pompiers. Toutes choses qui, selon Abdoulaye Daouda Diallo,  ont permis la montée en puissance des différents démembrements du secteur. « Toutes ces attributions ont été accompagnées par le gouvernement, en particulier le président de la République, Macky Sall », s’est-il félicité.

Ces réformes structurelles expliquent la hausse constante du budget d’investissement. Passé de 12,8 milliards de FCfa en 2013 à 50,9 milliards de FCfa en 2017, l’ampleur de tous les besoins du secteur fait que le budget peine à financer l’ensemble des projets et programmes de ladite institution. « Nous devons faire donc l’effort de mobiliser davantage de ressources extérieures », a préconisé Abdoulaye Daouda Diallo. A côté du financement, l’autre défi à relever est celui de la coordination entre les différents services de l’Etat et les secteurs concernés.

Pour une gestion efficace et efficiente
S’inscrivant dans la continuité et la consolidation des acquis de la précédente, notamment des politiques sectorielles élaborées en 2010 qui avaient servi à la mise en œuvre de cadre de dépense sectorielle à moins terme, cette coordination va permettre au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique de se doter d’un document stratégique et d’un programme décennal embrassant tous ses domaines de compétences visant à atteindre globalement cinq objectifs spécifiques et six programmes  déclinés en actions stratégiques.

Face au déséquilibre entre le budget attribué au secteur et aux investissements, le directeur de la Planification et des Politiques économiques est revenu sur la nécessité d’encadrer les dépenses pour une gestion efficace et efficiente sous-tendue par une bonne planification. « Nous avons eu à faire des lettres de politique sectorielle dans le passé sans de réels apports après la mise en œuvre des politiques. Il y a eu, dans les années 2000, de bons décaissements et beaucoup de dépenses d’investissements, mais en terme de résultats, il n’y a pas eu de grands acquis », s’est-il désolé. Aussi, a-t-il appelé à la mise en place de politiques pertinentes avec une bonne planification des projets et programmes.

Marame Coumba SECK

Le mouvement « Y en a marre » soutient l’Etat du Sénégal dans son combat pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Gambie. Fadel Barro a salué, hier, lors d’une rencontre de mouvements citoyens d’Afrique à Gorée, « la fermeté » de la position du Sénégal dans ce dossier.

Le mouvement « Y en a marre » salue la fermeté de la position du Sénégal pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Gambie où le président sortant Yaya Jammeh refuse de céder le pouvoir au vainqueur déclaré par la commission électorale, Adama Borrow. « Nous saluons la fermeté du  Sénégal dans la crise gambienne. Notre pays a pris des initiatives fortes comme la saisine du Conseil de sécurité de l’Onu. Selon Fadel Barro, c’est une chance que le Sénégal soit membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu.

« Cela a fait que les membres de ce conseil se sont très vite saisis de l’affaire. L’Etat du Sénégal a su peser de tout son poids dans ce dossier. C’est quelque chose à féliciter et encourager », a insisté l’ancien journaliste, avant de relever que le Sénégalais doit être solidaire du Gambien. « C’est Yaya Jammeh qui a un problème avec le Sénégal, mais les Gambiens et les Sénégalais n’ont jamais eu de problème », a-t-il estimé.

Le mouvement « Y en a marre » a accueilli, du 19 au 20 décembre, la première réunion des mouvements sociaux africains. Cette rencontre a réuni les leaders et acteurs clés des mouvements citoyens de différents pays africains. « Nous avons  besoin de fédérer nos causes, non seulement sur le plan des textes, mais aussi dans la pratique. Nous devons  partager nos expériences et nos adresses et nous mettre en symbiose », a soutenu Smockey Bambara du Burkina Faso. Ces mouvements citoyens cherchent à créer un rassemblement fort autour de leurs frères gambiens et congolais pour faire partir leurs présidents.

« Nous allons mener des actions de communication sur les réseaux sociaux. Nous allons aussi utiliser les moyens audiovisuels avec des clips, des chansons, la diffusion de messages courts. Des sit-in et marches seront également au menu ainsi que des lettres ouvertes adressées aux grandes institutions comme la Cedeao et l’Union africaine. Toutes ces actions seront synchronisées », a expliqué le leader burkinabè. Dans la même dynamique, Fadel Barro soutient qu’ils vont user des nouveaux médias pour parler en toute courtoisie à ces présidents qui s’agrippent au pouvoir.

« Nous allons leur demander de céder pacifiquement le pouvoir parce que les Africains sont fatigués des conflits. Dans les prochains jours, nous allons aussi mener, partout en Afrique, des sit-in et des rassemblements pour montrer notre désaccord sur de telles pratiques.

Par ailleurs, le coordonnateur de « Y en a marre » a magnifié le leadership sénégalais dans le combat pour l’émergence de mouvements citoyens forts en Afrique. « Si on a pu faire tout cela, c’est parce que nous avons un peuple qui comprend ce qu’est la liberté et qui a le sens de l’initiative citoyenne. Voir de telles initiatives portées par la jeunesse sénégalaise témoigne du leadership rayonnant du Sénégal au plan africain »,  s’est félicité Fadel Barro.

Ndiol Maka SECK

Le cours inaugural de la deuxième session du Master 2 en défense, sécurité et paix, organisé par le Centre des hautes études en défense et sécurité (Cheds), a été dispensé, hier, à l’université Cheikh Anta Diop (Ucad), sous la présidence du ministre des Forces armées, le Dr Augustin Tine. C’était en présence du doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, Mamadou Badji, et plusieurs autres autorités académiques et militaires.

Le cours inaugural de la deuxième session du Master 2 en défense, sécurité et paix intéresse des nationaux et des ressortissants de pays de la sous-région. Ils bénéficient de l’encadrement pédagogique du corps enseignant de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, mais aussi de formateurs de haut niveau issus du monde universitaire français et africain, mais aussi de milieux professionnels travaillant sur les questions et problématiques de sécurité. Selon Augustin Tine le ministre des Forces armées, le thème « Sécurité et développement » résume à lui seul la pertinence de la formation pour la nouvelle promotion qui a débuté ses cours en novembre dernier. Il s’est réjoui de la formation qui revêt une grande importance dans la défense et la sécurité de nos pays, donc de nos populations.

Selon lui, la guerre inter-Etats a laissé la place à une nouvelle forme de guerre encore beaucoup plus complexe. Aussi, a-t-il félicité le Cheds qui participe à la formation des cadres devant faire face à la diversité et à la complexité de ces nouvelles menaces de sécurité. Le ministre des Forces armées a appelé à « appréhender les phénomènes pour la prise de décisions efficaces » avant de saluer « le partenariat entre le Cheds et l’Ucad » qu’il a exhortés à poursuivre la coopération pour le bénéfice de la cité.

Pour le directeur général du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye, la pertinence du sujet traité est à apprécier à l’aune de la situation sécuritaire actuelle du continent caractérisée par l’émergence de nouvelles formes de conflictualités violentes complexes. « Les menaces auxquelles nous faisons face aujourd’hui présentent des aspects qui dépassent le seul cadre strictement militaire », a-t-il souligné avant de préciser que « les réponses à apporter dans ce cadre doivent être multidimensionnelles et faire appel à des ressources humaines à la compétence plurielle et bien préparées à ce nouveau défi ».

Une vision intégrée de la sûreté
 A en croire le général de brigade Paul Ndiaye, la formation vise justement à mettre progressivement à la disposition de nos Etats des cadres civils et des Forces de défense et sécurité ayant les compétences adéquates pour concevoir et construire, au niveau stratégique, une vision intégrée de la sûreté. Une approche partagée par le Pr Demba Sy qui a exposé ce thème en guise de cours inaugural à ces nouveaux auditeurs.
Selon lui, l’insécurité est le principal obstacle au développement ». En étalant les deux concepts, il a fini par dire que « la sécurité et le développement ne sont pas des concepts unitaires, mais multidimensionnels ».
                    

Cheikh Malick COLY

Le commandant Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba, acteur majeur du coup d’Etat qui a porté Moussa Dadis Camara au pouvoir en Guinée, a été interpellé le 16 décembre 2016 à 21 heures par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie nationale. Après son audition par les enquêteurs, l’ex-officier guinéen, accusé des pires atrocités suite aux événements du 28 septembre 2009, a été présenté au juge d’instruction du 1er cabinet.

Selon un communiqué de la Division communication de la gendarmerie parvenu à notre rédaction, le commandant Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba, une des personnes les plus recherchées de Guinée, était caché au Sénégal depuis 5 ans. Ayant complètement changé de physionomie et se faisant appeler, dans le quartier, Aboubacar Barry, il a été interpellé le 16 décembre 2016 à 21 heures à Ouakam. Nombreux étaient ses compatriotes qui croyaient qu’il se trouverait en France. L’ex-officier guinéen, accusé des pires atrocités suite aux événements du 28 septembre 2009, faisait l’objet d’une commission rogatoire internationale délivrée par les autorités guinéennes.
Selon le commandant Issa Diack, chef de la Section de recherches de la gendarmerie de Dakar, Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba a été interpellé, conformément à une demande d’entraide judiciaire formulée par les autorités guinéennes.

« C’est en exécution d’une subdélégation de Commission rogatoire internationale adressée à la Section de recherches, que le Haut-Commandement de la gendarmerie a mis en place les moyens humains et techniques nécessaires pour retrouver le fugitif et l’interpeller », a-t-il fait savoir.

Si l’on en croit le commandant Issa Diack, la recherche et la surveillance ont duré un certain moment, parce qu’il fallait s’assurer qu’il s’agissait bien de Aboubacar Sidik Diakité dit Toumba, compte tenu des changements physionomiques constatés et de l’utilisation d’une identité d’emprunt. Conformément aux termes de la mission assignée aux gendarmes sénégalais, il a donc été interpellé, entendu par les enquêteurs et présenté devant le juge d’instruction. « La suite, qui sera réservée au dossier, reste maintenant à la discrétion des autorités judiciaires sénégalaises, en liaison avec leurs homologues guinéennes », a-t-il conclu.  

 

C. A. AMATH

Saint-Louis - L’ère de la bi-mensualisation des pensions de retraite est révolue. L’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) démarre en cette fin d’année leur mensualisation.

La mensualisation des pensions de retraite est enfin devenue une réalité et procure une légitime fierté aux allocataires, selon Alioune Mbodji, président de l’Agarr de Richard-Toll. Les retraités de la zone nord du pays souhaitent qu’elle porte bonheur à tous les allocataires du Sénégal. Il s’agit maintenant de relever un autre défi, consistant à poursuivre la lutte pour la défiscalisation des pensions par les pouvoirs publics.

La revalorisation des pensions est vivement souhaitée. Il s’agit, dans le court terme, de changer l’actuel système de prélèvement qui date de 1958. Pour les retraités, l’urgence est de changer le mode de calcul, en passant du système par points à celui par pourcentage pour une hausse sensible des pensions de retraite. Une mention spéciale a été décernée au conseil d’administration de l’Ipres et à son président Mamadou Racine Sy qui a « osé et réussi à gagner le pari ». A en croire Alioune Mbodj, la délicate tâche de restructuration de l’institution est aussi en marche.

Les allocataires du Walo disent « merci pour l’entrée en vigueur de cette mensualisation ». Ils ont réaffirmé haut et fort leur soutien indéfectible, leur solidarité, et leur engagement sans faille aux côtés du conseil d’administration. L’idée est de parvenir à la sauvegarde du système éprouvé de retraite, considérée comme un impératif au regard du vaste programme d’amélioration du mieux-être des allocataires.

 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts) soutient le  chef de l’Etat, Macky Sall et son gouvernement dans sa démarche de rétablir la paix sociale en Gambie, suite à la crise post-électorale notée dans ce pays.

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts) salue « la manière sereine avec laquelle Macky Sall, président de la République du Sénégal, et son gouvernement ont réagi, en condamnant avec fermeté l’attitude du président sortant de la Gambie, Yaya Jammeh ». Elle salue également la saisine du Conseil de sécurité des Nations unies, de l’Union africaine et la Cedeao.

« Lors la récente élection présidentielle, le peuple gambien a fait une belle démonstration de maturité démocratique en portant à la tête de la magistrature suprême Adama Barrow, qui a été félicité publiquement par le président sortant, Yaya Jammeh », lit-on dans le communiqué. D’une grandeur saluée par toute la communauté internationale, cet acte n’a malheureusement pas prospéré du fait d’un revirement inattendu du président Jammeh qui, une semaine après la proclamation des résultats, a remis en question la régularité du scrutin, déjouant ainsi l’espoir de tout un peuple, installant un climat d’insécurité qui peut affecter toute la sous-région ouest africaine, s’est par ailleurs offusqué le secrétariat exécutif de la Fgts. C’est pourquoi, il appelle à la prise en charge immédiate de la  situation dans la sérénité et la diplomatie. Dans le contexte actuel, la Fgts dit n’avoir que le souci de la préservation du peuple gambien du chaos qui pourrait menacer le travail et les emplois. Car une tension sociale, avec des conséquences échappant au contrôle des autorités publiques, pourrait s’étendre même aux pays voisins. « Une telle situation ne ferait que fragiliser d’avantage les masses laborieuses, placer leurs familles et enfants dans une précarité qui serait encore une autre source d’insécurité, complexifiant les efforts de rétablissement de l’ordre et de la tranquillité », lit-on dans le communiqué.   

La Fgts reste en outre convaincue que le dialogue politique et social demeure le meilleur moyen d’assurer une cohésion et une stabilité sociales. En effet, un dialogue serein et sincère est gage d’une paix durable, favorable au développement économique et social, lit-on dans le texte.  En tout état de cause, la Fgts réitère sa confiance au président Macky Sall et à la diplomatie sénégalaise. Cette dernière a encore démontré, à la face du monde, « qu’elle est mature et qu’elle sait gérer un dossier aussi complexe qu’inattendu ».    

 Oumar BA

Le nouveau procureur général de la cour d’appel du tribunal régional de grande instance de Thiès (ouest), Cheikh Tidiane Diallo, a été installé jeudi dans ses nouvelles fonctions au sein de cette juridiction couvrant également la région de Diourbel (centre).

Le magistrat Cheikh Tidiane Diallo, nouveau procureur général de la cour d’appel du tribunal régional de grande instance de Thiès (ouest), s’est engagé à contribuer à la réduction des longues détentions préventives en apportant plus de célérité dans le traitement des dossiers judiciaires. Selon lui, la cour d’appel de Thiès fait partie d’un ensemble de juridictions, au sein desquelles « des décisions de justice importantes » sont rendues par les magistrats et le personnel judiciaire en général, « pour arriver à une bonne administration de la justice ». Cheikh Tidiane Diallo, qui remplace à ce poste Boubacar Albert Gaye, a fait part de sa volonté de relever des « défis » notamment liés à la sécurité des personnes et à la recrudescence du vol de bétail, de même que la problématique de l’usage et du trafic de drogue. Le nouveau procureur général du tribunal de grande instance de Thiès s’est félicité du choix porté sur sa personne, avant de promettre de laisser sa porte ouverte pour l’ensemble des acteurs de la justice, en vue d’une « parfaite collaboration » qui permettrait de « remplir correctement les missions » assignées à cette juridiction.

Cheikh Tidiane Diallo, magistrat de carrière, jusque-là secrétaire général du ministère de la Justice, a travaillé à la cour d’appel de Dakar et à la Cour de cassation, avant de servir la Direction de l’administration pénitentiaire. Son prédécesseur, Boubacar Albert Gaye, estime avoir « rempli dignement » sa mission à Thiès, après avoir occupé « de hautes fonctions dans l’administration judiciaire, de 1980 à 2016 ». Selon lui, les magistrats sont confrontés au défi de rester à l’écoute des populations, mais aussi à celui portant sur la nécessité de « veiller à une bonne administration de la justice, une justice au service du peuple ».

APS

A son retour d’exil en 1912, le fondateur du Mouridisme a été assigné à résidence à Diourbel où il est rappelé à Dieu en 1927. Ces 15 ans de présence du Cheikh feront l’objet d’une commémoration les 22, 23 et 24 décembre 2016.

Les quinze ans de présence de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké à Diourbel (1912-1927) seront commémorés les 22, 23 et 24 décembre à l’initiative du dahira "Mafatihoul Bichri", selon l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Les manifestations prévues se tiennent avec la bénédiction du khalife général des mourides, Cheikh Sidy Makhtar Mbacké qui, selon le texte, a magnifié l’initiative et insisté pour la pérennisation de l’événement.

Auparavant, souligne l’Aps, les initiateurs du Magal avait reçu les faveurs de Serigne Mountakha Mbacké qui veille sur le legs de Serigne Touba à Diourbel. « Je lance un appel à tous les musulmans, à tous les mourides du Sénégal et de la diaspora pour venir participer à ce Magal des 15 ans de séjour de Serigne Touba à Diourbel. C’est inédit, c’est la première fois que cela se réalise ici à Diourbel », a dit le responsable des relations extérieures du dahira, Serigne Modou Diakhaté, lu à l’Aps.

Des marches, des conférences et des chants religieux sont prévus pour meubler les journées. Aussi, un hommage sera rendu à Mame Diarra Bousso, le 22 décembre et à Mame Cheikh Ibrahima Fall, le lendemain. La cérémonie officielle se tiendra le 24 décembre. En prélude à l’événement, le dahira a organisé, samedi et dimanche, des journées de consultations gratuites et de don de médicaments en collaboration avec le Réseau des cadres du Baol (Recab). Un staff médical d’une trentaine de médecins de diverses spécialités a été mobilisé.

« Hier, nous avons vu 800 patients. Aujourd’hui, je pense que nous atteindrons le même chiffre. Il y a beaucoup d’hypertension artérielle, pas mal de cas de diabète, d’arthrose et de myalgie ainsi que quelques cas de gynécologie. Des cas liés à la pédiatrie et à l’ophtalmologie ont aussi été notés", a souligné le professeur Lamine Guèye, président de la commission médicale du Recab dans l’Aps. Une conférence a été organisée pour sensibiliser les femmes sur le cancer du sein.

"Mafatihoul Bichri" est une association de disciples mourides décidés à vulgariser et fructifier les enseignements du séjour du fondateur du Mouridisme à Diourbel où il était gardé en résidence surveillée.

Ndiol Maka SECK avec APS

Un plaidoyer pour une meilleure appropriation de leurs activités par les pouvoirs publics, c’est le travail que compte mener le président de l’Association pour la promotion économique, culturelle et sociale de Yoff (Apecsy), Serigne Mbaye Diène dit Khalifa.  

Dimanche dernier, au siège de l’Association pour la promotion économique, culturelle et sociale de Yoff (Apecsy), s’est tenue une assemblée générale de renouvellement des instances initiée par ladite entité. Cette rencontre a marqué la fin à la mandature de l’ex-comité directeur (1er décembre 2013-18 décembre 2016). Serigne Mbaye Diène dit Khalifa, réélu président, a tracé sa feuille de route, avec comme axe prioritaire « le redimensionnement des statuts en tenant compte du contexte actuel ». Selon lui, il faut augmenter les investissements parce que la demande sociale est assez forte.

« Si nous ne trouvons pas des moyens supplémentaires, nous n’aurons pas satisfait les besoins de la communauté », a laissé entendre M. Diène. Un autre axe qui tient à cœur Serigne Mbaye Diène dit Khalifa, c’est d’aller vers les mines et autres secteurs d’activité. « Il faut que nos jeunes sortent travailler dans ces secteurs et revenir investir dans la communauté. Nous sommes une organisation qui prolonge la mission de l’Etat », a-t-il expliqué. « Notre travail, durant cette prochaine mandature, c’est de faire de telle sorte que l’Etat comprenne ce que nous faisons », a soutenu le président de l’Apecsy qui trouve « paradoxal que ceux qui font des efforts en investissant dans leur communauté payent des taxes à l’Etat ».

Selon lui, l’Apecsy continue de recevoir des demandes de soutien de personnes malades qui veulent être opérés alors que son budget est déjà consommé. L’Etat nous confond avec une association privée parce que nous générons des revenus. Mais, faut-il comprendre que nous ne faisons pas de bénéfice. L’Apecsy réinvestit dans la communauté qui essaie de se prendre en charge », a-t-il affirmé Khalifa Diène.
Selon ce dernier, l’association ne fonctionne pas avec une quelconque cotisation de ses membres et ne vend pas des cartes d’adhésion. « Nous tirons nos ressources, aujourd’hui évaluées à 130 millions de FCfa, du site que l’Etat a donné à l’Apecsy. L’exploitation des bâtiments qui y sont construits génère ces revenus », a-t-il expliqué.

 

 

Serigne Mansour Sy CISSE

(Bignona) - Chérif Boun Chamsidine Aïdara, porte-parole du khalife général de Darsalam Chérif (Bignona, sud), dit espérer que les cités chérifiennes de la Casamance bénéficieront du projet gouvernemental de modernisation des cités religieuses.

« Nous nous félicitons de ce grand projet de l’Etat qui vise à moderniser les cités religieuses. C’est un programme noble qui est venu à son heure. Mais nous avons espoir que ce programme s’intéressera un jour aux cités chérifiennes de la Casamance », a notamment dit le porte-parole du khalife de Darsalam Chérif. Il s’exprimait samedi lors de la cérémonie officielle en marge de la Ziarra annuelle de cette cité religieuse présidée par le gouverneur de la région de Ziguinchor Al Hassan Sall. Plusieurs élus locaux, des autorités administratives, des chefs de services, des délégations étrangères et plusieurs fidèles ont pris part à cette cérémonie.

« Les cités chérifiennes de la Casamance sont très patientes. Mais nous gardons espoir que ce projet qui vise l’ensemble des foyers religieux puisse venir dans nos localités pour nous doter plus d’infrastructures », a poursuivi Chérif Boun Chamsidine Aïdara. Devant le gouverneur et plusieurs officiels, il a salué un « strict respect de tous les engagements pris par l’Etat » pour la bonne organisation de la Ziarra. « De l’hydraulique à l’électricité en passant par la santé, la sécurité, la dotation en vivres etc. l’Etat a respecté toutes les promesses qu’il avait tenues lors des réunions préparatoires », s’est félicité le porte-parole du khalife général de Darsalam Chérif.

Lors de son adresse aux fidèles et aux officiels, le khalife général de Darsalam Chérif, Cheikh Atab Ould Cheikh Chamsidine Ould Cheikh Mahfouz Aïdara a invité l’Etat « à doter plus d’équipements aux jeunes et aux producteurs pour faciliter un retour à l’agriculture et encourager le développement économique ». Des fidèles musulmans venus du Sénégal et de la sous-région ont rallié au cours du week-end Dar Salam Chérif (Bignona, sud), un foyer religieux fondé en 1913 par Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara, un guide religieux qui a beaucoup œuvré à l’expansion de l’islam dans la sous-région.

Né en 1855 à Hoad en Mauritanie, Cheikh Mahfouz Ould Cheikh Abba Aïdara repose depuis 1919 à Darsalam Chérif, qu’il a fondé en 1913. Situé dans la commune de Kataba 1, dans le département de Bignona dans la région de Ziguinchor, Darsalam Chérif reste une marque indélébile du passage de Cheikh Cheikhna Mahfouz Aïdara. Ce saint homme reste l’un des guides religieux dont l’action impacte toujours directement ou indirectement sur le vécu quotidien de certaines populations de l’Afrique de l’Ouest dans sa mission d’expansion de l’Islam.

Durant sa vie, Cheikh Mahfouz œuvra pour l’expansion de l’œuvre de son ancêtre et prophète de l’islam Mohamad (Psl) en Guinée Bissau, en République de Guinée, au Mali, en Gambie et au Sénégal, plus particulièrement chez les Balantes et les Diolas de la région naturelle de la Casamance, renseigne une biographie dont copie est remise à l’APS.
(APS)

A l’invitation de son excellence l’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, Alberto Virella, le navire « Juan Sebastián de Elcano » qui mouille au port de Dakar a accueilli du beau monde avant-hier à l’occasion de son deuxième passage dans la capitale sénégalaise. Dans les eaux dakaroises depuis trois jours, le voilier école de la marine espagnole « Juan Sebastián de Elcano » ne peut laisser indifférent. A l’heure nocturne, ses quatre-mâts et ses multiples voiles, qui en font le troisième plus grand voilier du monde, resplendissent de mille feux.

Le diplomate entend renforcer, par cette visite, les relations entre son pays et le Sénégal, avec la marine sénégalaise particulièrement. Le « Juan Sebastián de Elcano » constitue d’ailleurs, selon l’ambassade d’Espagne à Dakar, le « principal moyen de diplomatie sur lequel compte la marine espagnole ». Sa présence dans des ports étrangers contribue aussi, selon l’ambassade, « de façon remarquable à appuyer la politique extérieure d’Espagne et à montrer son pavillon, en plus du fait de fournir une bonne image, en permettant qu’un grand nombre d’ Espagnols vivant en dehors de leur patrie puissent marcher sur ce "morceau d’Espagne qui navigue" ».

Sous la responsabilité du capitaine du vaisseau Victoriano Gilabert Agote, le voilier, avec ses quatre-mâts goélette à hunier, vogue  sur les mers depuis 89 ans, navigant dans les sept mers, faisant 10 voyages autour du monde et a passé par 70 différents pays, à un total de 1.725.000 milles nautiques.

« Il évoque la tradition séculaire de la marine espagnole. Il nous transporte dès qu’on le visite et que l’on s’imprègne de l’allure de son équipage, de la splendeur du cuivre, du fer et du bois verni de son pont, aux époques anciennes. Il nous rappelle l’explorateur espagnol qui lui a donné son nom, celui qui fit au XVIème siècle la première circumnavigation du globe », souligne aussi une note de l’ambassade. La visite actuelle s’inscrit dans le cadre de l’encadrement et de la 88ème Campagne de formation des 45 futurs officiers de la marine espagnole qui forment l’équipage du navire. Le navire, qui a levé l’ ancre au mois d’août dernier, vient du Brésil après avoir mis cap sur Lisbonne, les Iles Canaries, les Iles du Cap-Vert. Il a, à son bord, 23 officiers, 21 sous-officiers, 123 marins et 4 civils.
Il offre ainsi, toutes les années, une formation et un entraînement aux jeunes aspirants officiers de la marine espagnole. Le bateau-école « passe trois quart de son temps en mer pour faire endurer à ses jeunes pensionnaires la vie sur mer. Les amener ainsi à « vivre et travailler dans des espaces réduits pour des longues périodes, loin de leurs familles », mais aussi les faire souffrir par les mers très houleuses et la violence des vents.

Dans l’actuelle LXXXVIII croisière, les 45 gardes-marines appartenant à la 418ème promotion du Corps général et 148 de l’Infanterie de marine réalisent à bord du voilier une part de leur plan d’études de la quatrième année de leurs études universitaires. Ils étudient des disciplines comme la navigation, l’astronomie, la météorologie, la tactique amphibie, la sécurité et la protection…

« Le voilier porte le nom du marin espagnol qui a effectué le premier tour du monde en 1522, finissant le voyage qui avait commencé sous la responsabilité du marin portugais – au service de la Couronne Espagnole – Fernando de Magallanes qui décéda à moitié de la traversée.
À son retour, le roi Carlos I d'Espagne a offert comme récompense à Elcano un blason avec la légende "Tu primus circumdedisti me" en latin, "Tu as été le premier à m’entourer" », explique l’ambassade d’Espagne à Dakar. La dernière fois que le navire fut mis à quai à Dakar remonte à l’année 1976.

 

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Devant la montée de l’extrémisme  religieux  dans le monde avec son spirale de morts et de détresse, le Khalife  général des Kountiyou du Sénégal à Ndiassane, Serigne Cheikh Bou Mouhamed Kounta a suggéré aux pouvoirs publics l’introduction d’un enseignement religieux de qualité à l’école française.

Ndiassane, dans une grande ambiance, le temps d’un baptême. En effet, la localité, calme d’habitude était grouillante de monde. Les grandes artères sont occupées par des marchands venus du Mali, de la Gambie, des autres parties du Sénégal. Ils proposent une gamme variée de produits. Des tissus, des produits cosmétiques, des habits bien cousus, de l’encens, des fruits sauvages allant du jujube en passant par des noix de rônier, entre autres. Non loin de l’esplanade où se tient la veillée religieuse au cours de laquelle les enseignements du Coran et les Hadiths du prophète Mouhamed (Psl) sont décortiqués tout comme les éclairages de Cheikh Abdou Khadre Djeylani et ceux de  Serigne Cheikh Bounama Kounta, fondateur de Ndiassane, un marché de chapelets est installé. Là, toutes les formes et couleurs de perles utilisées dans la confection de chapelet sont présentés. Les clients ont l’embarras du choix. Pour combattre le  froid, des vendeurs de café bien chaud jouent également leur partition dans une atmosphère de convivialité, de paix.

A l’occasion, le son porte-voix, Serigne Abdourahmane Kounta, a indiqué que c’est dans la tête qu’il faut combattre l’extrémisme religieux en rappelant aux chefs de famille leurs responsabilités dans l’apprentissage du Coran de leurs enfants dès le bas âge. «  Et pour parachever cet enseignement, il est important de l’introduire  à l’école française où les enfants vont passer beaucoup plus de temps » a-t-il préconisé. Selon lui, chaque musulman a l’obligation de s’inspirer des comportements du prophète Mouhamed (Psl) enseignés en termes de pratiques religieuses mais aussi de comportements dans la vie de tous les jours. «  Ceci, aussi bien durant les périodes difficiles dans la marche de l’Islam que les moments d’allégresse. Son mode de gouvernance devrait être revisité par les leaders pour s’en inspirer le plus souvent possible », a-t-il lancé.

Dans ce modèle conceptuel du prophète, Serigne Abdourahmane Kounta a relevé la recherche systématique du compromis au profit de la paix, la concorde, le respect mutuel et la solidarité entre tous les Hommes. « C’est vous dire que l’ostracisme, les interprétations restrictives n’ont jamais été la tasse de prophète Mouhamed (Psl), l’espérance pour un monde équilibré, stable », a-t-il ajouté. «  Islam rime avec paix », a-t-il asséné. Il a  remercié le chef de l’Etat, Macky Sall, son gouvernement et la délégation conduite par le ministre de la Décentralisation, Abdoulaye Diouf Sarr.

Accompagné du ministre des Forces Armées, Dr Augustin Tine, du ministre Cheikh Mbacké Sakho en charge des relations avec les pôles religieux, du gouverneur de Thiès, Amadou Sy, entre autres personnalités de l’administration territoriale, et  des différentes institutions de la République, Abdoulaye Diouf Sarr a apporté les salutations et les félicitations du président de la République. «  Notre présence est une marque de sympathie, d’amitié et de relations cordiales entre Ndiassane et les pouvoirs publics », a-t-il noté, sollicitant des prières pour le Sénégal et ses autorités, surtout le président de la République afin qu’il puisse réaliser son ambition pour le pays.

 

 

Mbaye BA

D. Seydi, ce jeune homme de 36 ans ayant avoué haut et fort avoir été l'auteur des profanations de tombes au cimetière de Pikine a été déféré au parquet, hier, par la police de Pikine. Il a fait une déclaration fracassante devant les enquêteurs à qui il a révélé avoir entretenu des relations sexuelles avec les défuntes qu’il avait déterrées.  

La récurrence des cas de profanation de tombes au cimetière de Pikine avait fini de hanter le sommeil de la communauté musulmane qui y enterre ses morts. Le phénomène avait pris une telle ampleur que toute la communauté s'était mobilisée pour mener un combat sans merci contre les violateurs de ce lieu de sépultures.

La police de Pikine, sous la direction du commissaire Adramé Sarr, de même que la mairie de Pikine voire la population avaient, chacun de son côté, pris des initiatives pour aller en guerre contre ces hors-la-loi d'un autre genre. Des individus, dont les deux fossoyeurs de ce cimetière, avaient été arrêtés sans que le phénomène ne soit stoppé. En effet, à force de traquer les profanateurs, la police de Pikine finit par mettre la main sur D. Seydi qui, contre toute attente, a déclaré haut et fort qu'il est bel et bien l'auteur de tous les cas de profanations enregistrés depuis l'année dernière. Lors de son interrogatoire, il avait déclaré qu'il n'agissait sous les ordres de personne en précisant que c'est au cours de son voyage au village de Guiguéro Bocar sis à Kolda, il y a un mois, que l'un de ses proches lui avait fait comprendre qu'une personne morte ne doit pas être enterrée.

A l'en croire, c'était la raison pour laquelle il avait pris son courage à deux mains pour se rendre ensuite au cimetière de Pikine dans le but de déterrer les morts en vue de les délivrer. Une version peu plausible quand on sait que les cas de profanations dont il réclame la paternité datent de bien avant ce voyage. En outre,  un mystère continue de planer sur la véritable personnalité de ce jeune homme dont le père tout comme le jeune frère ont révélé qu'il était en permanence absent de la maison. « Il se rendait régulièrement en Casamance et à chaque fois qu'il revenait, il passait le plus clair de son temps à Grand-Dakar », ont-ils déclaré. Au cours de ses aveux, D. Seydi a expliqué aux policiers les procédés qu'il utilisait pour déterrer les morts qui, au total, sont au nombre d'une dizaine environ.

Lorsque l'enquêteur lui a demandé pourquoi les corps des défuntes qu'il déterrait se retrouvaient sans linceul, il a répondu tout bonnement que c'est parce qu'il entretenait des relations sexuelles avec elles. Une déclaration ahurissante que les limiers avaient de la peine à croire. Mais quand, au cours de la fouille corporelle à laquelle il a été soumis, des coupures de photos pornographiques sont découvertes dans ses poches, de même que des lames à raser, les limiers ont vite pensé qu'ils ont affaire à un obsédé sexuel. Il a été déféré au parquet pour violation de sépultures, profanation de cadavres, actes de charlatanisme et de sorcellerie susceptibles de nuire à l'ordre public et actes contre-nature.

 

Abdou DIOP

L’Oim et ses partenaires ont appelé, hier, à une humanisation des politiques d’immigration. Ils célébraient la journée internationale dédiée aux migrants. La rencontre, organisée en partenariat avec la coopération espagnole, s’est tenue à l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad).

L’antenne sénégalaise de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) a célébré, hier, la Journée internationale des migrants, de concert avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Ficr), autour du thème « Respect, sécurité et dignité pour tous ; quelles contributions positives des migrants ? » A l’occasion, le chef du bureau de l’Oim Sénégal, Jo-Lind Roberts Sène a d’abord regretté le concept « Barça ou Barsax », qui signifie « l’Europe ou la mort ».
Pour elle, il faut une autre alternative à l’immigration irrégulière. Mme Sène déplore le fait que les migrants ne saisissent pas les opportunités qui s’offrent à eux pour séjourner conformément aux lois des pays d’accueil. Les jeunes qui tentent de partir ne sont pas bien informés. Le manque d’accès aux services, la pauvreté poussent, d’après elle, les candidats à aller vers l’immigration ou à l’aventure tout court.

Cette journée a été consacrée aux efforts conjoints portés par la société sénégalaise pour transformer la migration en un atout et un choix sûr, vecteur de stabilité pour le Sénégal, ses communes et ses habitants. Selon Ngoné Ndoye, présidente de l’Ong Femmes, enfants, migration et développement communautaire (Femidec), les difficultés rencontrées dans l’immigration poussent les candidats à choisir la voie illégale. « Nos partenaires sont convaincus que nous devons humaniser la migration, les pays européens ont besoin de rajeunir leur population », a déclaré l’ex-ministre des Sénégalais de l’Extérieur, non sans ajouter que la migration est « un atout de développement pour les pays d’origine et d’accueil ». Mme Ndoye a déclaré que 4.000 Sénégalais sont entrés irrégulièrement en Italie, sans compter ceux qui ont suivi le même chemin illégal de l’Allemagne, des Etats-Unis, de l’Afrique du Sud, de l’Arabie Saoudite, etc. Ngoné Ndoye a affirmé que l’on est dans l’incapacité de recenser le nombre de Sénégalais basés à l’extérieur. « Nous lançons un appel à la communauté internationale à ouvrir les frontières pour humaniser les frontières », a-t-elle invité.

Interpellé sur les obstacles notés dans les centres de rétention, le secrétaire général de la Croix-Rouge Sénégal, Mamadou Sonko, a précisé que leur organisation ne peut pas se substituer aux Etats. Il a révélé que des candidats à l’immigration refusent de retourner au bercail. Pour cette année, une cinquantaine de cas ont été connectés à leurs familles qui étaient restées sans avoir leurs nouvelles.


Serigne Mansour Sy CISSE

Mes Seydou Diagne et Ciré Clédor Ly ont été commis par le groupe des leaders du front « Manko Wattu Senegal » pour s’occuper du dossier auprès des juridictions ou instances de juridictions financières. « Nous allons saisir les autorités judiciaires et financières de l’Etat de New-York, parce que Frank Timis dont il s’agit dans cette affaire est une société qui est cotée en bourse dans cet Etat. Ce qu’il faut savoir, c’est que la compétence des instances judiciaires et financières de l’Etat de New-York est fondée sur une loi américaine de 1977 qui s’appelle Foreign corrupt practice act, qui est une loi anti-corruption américaine qui a vocation à s’appliquer sur l’ensemble des Etats du monde entier », si l’on en croit Me Seydou Diagne.

Les défenseurs de la cause des partis de l’opposition montrent leur détermination à aller jusqu’au bout de leur logique, expliquant le contenu de cette loi américaine qui lutte contre la corruption. « Cette loi est fondée sur la transparence financière parce que la législation américaine ne veut pas que les acteurs du marché boursier de l’Etat de New-York donnent de fausses informations ou arrivent à être hyper-cotés sur la base de pratiques qui ne seraient pas orthodoxes », relève Me Diagne.
Selon lui, l’autre élément de compétence de cette loi prévoit qu’il n’est nullement besoin que les faits reprochés à cet auteur du marché boursier se déroulent sur le territoire des Etats-Unis.

Les avocats de « Manko Wattu Senegal » sont en connexion avec leurs confrères du barreau américain de New-York qui préparent la saisine des autorités boursières et du parquet dénonçant ainsi les faits présentés comme des « opérations suspectes en violation des législations sénégalaise et américaine ». Dans la même dynamique, concernant Cosmos, les avocats constitués de Mes Seydou Diagne, Ciré Clédor Ly et Assane Dioma Ndiaye, chargés de défendre dans la plainte déposée par les conseils de Frank Timis, demeurent mobilisés. Ils étaient revenus sur la plainte qui a été déposée par des éléments de la société civile au niveau de l’Ofnac. « Nos clients vont se joindre à cette plainte pour donner des éléments complémentaires pour l’instruction convenable de cette affaire », font-ils remarquer.  

Cheikh Malick COLY

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités de l'année en cours, la commission nationale de l'Unesco organise une séance de renforcement de capacités au centre social de Pikine à l'intention d'une vingtaine d'artisanes du département de Pikine. Cette formation d’une quinzaine de jours est destinée à autonomiser de manière effective les participantes en les mettant dans des conditions qui pourront leur permettre de pouvoir voler de leurs propres ailes.

La commission nationale de l'Unesco est partie du constat que les femmes assurent aujourd'hui beaucoup de charges dans leurs foyers respectifs. Si bien qu'elles sont incontournables dans la prise en charge des dépenses familiales. Par conséquent, les rendre financièrement autonomes leur permettra de pouvoir mieux faire face aux charges liées à l'éducation de leur progéniture. C'est la raison pour laquelle la commission nationale de l'Unesco a déroulé ce programme qui en est à sa deuxième édition dans l'optique de contribuer à l'effectivité de l'éducation pour tous.

Secrétaire général de la commission nationale de l'Unesco, Aliou Ly a rappelé que les bénéficiaires sont des couturières qui, jusqu'ici, ne disposait pas de machine pour pouvoir exercer leur travail. Une situation de précarité que ce programme met fin car, au terme de cette session de formation, chaque bénéficiaire sera dotée d'une machine neuve qu'elle va utiliser pour démarrer ses activités professionnelles dans le domaine de la couture. « Dans huit mois environ, chaque bénéficiaire pourra acheter sa propre machine et éventuellement recruter du personnel », a indiqué Aliou Ly qui révèle que des bénéficiaires de la session précédente ont réussi à acheter deux machines à coudre et mieux faire fonctionner leurs entreprises.

Il a affirmé que c'est avec l'encouragement et le soutien de Serigne Mbaye Thiam qui est aussi le président de la commission nationale de l'Unesco que ladite structure a pu bénéficier d'un appui de l'Unesco ayant rendu possible cette session de formation. Il a également ajouté que chaque bénéficiaire s'est engagée à former au moins trois à cinq jeunes filles dans le domaine de la couture. Ce qui lui a fait dire que ce projet a pour avantage non seulement de lutter contre le chômage, mais aussi contre la féminisation de la pauvreté. Encadreur des bénéficiaires, Ousmane Bâ pense qu'au terme de cette formation, les participantes seront bien outillées pour pouvoir démarrer leurs propres entreprises.

 

 

Abdou DIOP

La police de Guinaw Rails a démantelé la bande de malfaiteurs qui prenaient pour cible les automobilistes coincés dans les embouteillages. Après avoir participé à une opération ayant coûté 7 millions de FCfa à un Indien au volant de sa voiture immobilisée sur l’autoroute pour cause d’embouteillage, deux membres de ce gang sont tombés à la suite d’un désaccord né du partage du butin.

Récemment, un ressortissant indien a été victime d’attaque à main armée de la part d’un groupe de malfaiteurs qui l’avait localisé au beau milieu du trafic routier perturbé par un embouteillage monstre. Sous la menace d’armes blanches, les bandits ont réussi à emporter les 7 millions de FCfa de l’Indien avant de disparaître dans la nature. Ils se sont ensuite retranchés dans leur cache où après avoir fait le décompte de l’argent, ils ont décidé de partager le butin.

C’est à partir de ce moment que le chef présumé de ce groupe de malfaiteurs s’est levé pour faire comprendre à qui veut l’entendre qu’il empochera un montant plus important que celui que toucheront les autres en vertu de la loi du chef. Un ordre que les autres ont systématiquement rejeté en lui faisant comprendre que l’argent doit être partagé de manière équitable pour la simple raison que tout le groupe a participé à l’opération. En véritable dictateur, le chef présumé empoche une grande partie du butin et remet le reste au groupe avant de prendre congé. Mécontents de l’attitude du chef, les autres membres du groupe décident de se venger. L’un d’eux prétend avoir été victime d’agression de la part du chef du groupe et l’accuse de lui avoir volé une importante somme d’argent. Par le biais d’une plainte déposée contre le chef du groupe au poste de police de Guinaw Rail, il fait convoquer ce dernier. Par crainte de faire seul les frais de cette sordide affaire, le chef du gang raconte toute l’histoire qui se cache derrière cette plainte qui lui vaut sa présence dans les locaux de la police.

Après être passé aux aveux, il est interpellé et placé entre quatre murs par les limiers qui sont aussitôt allés cueillir l’auteur de la plainte en vue de les confronter. Dans un premier temps, le plaignant a juré ne rien savoir sur l’agression perpétrée contre l’Indien. Cependant, face au feu roulant de questions des  enquêteurs, il finit par avouer. Ces deux membres de la bande de malfaiteurs sont déférés au parquet. Ces bandits ont déjà eu plusieurs coups à leur actif, signant de nombreux braquages à Dakar.

 

 

Abdou DIOP

Un jeune homme, Omar Kana Diallo, reconnu coupable d’homicide volontaire sur un vieil homme, a été condamné, jeudi, à 10 ans de travaux forcés par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Tambacounda (est).

Le 27 août 2014, le sous-préfet de Fongolimbi informe la brigade de Kédougou du décès d’un vieil homme suite à une altercation avec un jeune dans le village de Fabori. Lorsqu’il a été entendu, le chef du village, Diouma Soumaré, avait indiqué avoir été informé, alors qu’il était aux champs, qu’Omar Kana Diallo avait assommé le vieux Racine Thioune. Interpellé, l’auteur de l’homicide avait expliqué que c’est quand il était venu réclamer sa paie au défunt Racine Thioune qui, selon lui, l’employait comme journalier, qu’une altercation avait éclaté, du fait du refus opposé par ce dernier. C’est alors qu’il avait porté deux coups de bâton à la victime.

Devant la barre, Omar Diallo a persisté à soutenir avoir frappé deux fois à l’épaule du vieil homme qui lui avait enjoint de se lever et de quitter les lieux, et qui s’était saisi d’une pelle, suite à son refus d’obtempérer. Les deux témoins qui ont défilé devant la chambre ont indiqué, tout de même, avoir constaté une enflure sur le crâne de la victime, ainsi qu’une blessure à l’épaule. A la question du président de la chambre de savoir si un seul coup ne suffisait pas à désarmer son vis-à-vis, Omar Diallo a rétorqué qu’il tenait encore sa pelle après le premier coup.

L’avocat général Alphonse Faye a mis en doute l’existence d’une supposée pelle dont se serait saisi la victime, en l’absence de preuve pour en attester. Il n’a pas non plus donné foi à la thèse de l’accusé quant à l’existence d’une relation de travail entre lui et sa victime, si ce n’est que le jeune homme faisait souvent du thé à Racine Thioune, comme en a témoigné Ousmane Diallo, point focal d’une entreprise dans le village de Fabori.

A ce propos, le témoin Ousseynou Diène, superviseur de la société de remblayage de pistes de production pour laquelle le vieux Thioune officiait comme gardien de dépôt, a dit qu’Omar Kana Diallo ne figure pas sur sa fiche de paie. En raison de la partie du corps visée, de la nature de l’arme, un bâton de la même taille que le meurtrier lui-même, il a estimé que l’homicide volontaire était établi, et a, par conséquent, requis 10 ans de travaux forcés contre Omar Diallo.

L’avocat de la défense, Me Mamadou Cissé, a rejeté l’existence d’une quelconque intention de son client de tuer le vieil homme, comme il l’a affirmé depuis le début de la procédure. Il a invoqué l’excuse de provocation, la victime ayant pris une pelle pour soit lui faire peur, soit lui taper dessus. A titre subsidiaire, le conseil d’Omar Kana Diallo a demandé à la chambre de requalifier le chef d’inculpation de meurtre en coups et blessures volontaires ayant donné la mort sans intention de la donner. La chambre a suivi le réquisitoire de l’avocat général et infligé une peine de 10 ans de travaux forcés à Omar Kana Diallo.
(APS)

La lutte contre la corruption s’était déplacé dans le temple de l’Université Cheikh Anta Diop, à l’Ecole supérieur polytechnique (Esp). A l’occasion de la célébration, hier, de la journée internationale de lutte contre ce fléau, les membres de l’Ofnac ont voulu sensibiliser les étudiants, espoirs des nations.

La présidente de l’Office national de lutte contre la corruption a lancé un appel aux acteurs du milieu universitaire pour une conscience globale de lutte contre ce fléau. Seynabou Ndiaye Diakhaté soutient que son institution est dans une politique d’alerte et de sensibilisation des populations. Ce qui explique le choix de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) afin de « mobiliser cette jeunesse qui est la force vive de la Nation ». Dans son allocution, elle en saisit l’opportunité pour décrire les atouts de la jeunesse. Mme Ndiaye Diakhaté a insisté surtout d’ « éviter de créer des anti-modèles dans la quête du savoir ». Selon la présidente de l’Ofnac, la corruption compromet l’égalité des chances dans la société. Pour elle, « l’heure de fédérer les forces a sonné pour faire face à cette situation qui affecte sérieusement notre société ». Même si Seynabou Ndiaye Diakhaté est très consciente de l’organisation en réseaux des acteurs pour parvenir à leur fin. « Nous cherchons à former nos réseaux également pour aller en guerre contre le phénomène », a-t-elle noté, en insistant sur l’existence d’une justice et interpelle les étudiants, venus massivement écouter les allocutions. Surtout qu’il s’est agi de la « Bonne gouvernance, tous unis contre la corruption », thème des Nations unies, cette année. Mais au Sénégal, la «  Bonne gouvernance, gage de qualité : cas du Bpt » est considérée comme un exemple devant recentrer le débat du forum de l’Esp.

Oumar Dièye, ingénieur polytechnicien et conseiller à la Délégation générale à la promotion du pôle urbain de Diamniadio et du Lac Rose, est donc dans son domaine pour partager ses trente-six ans d’expérience avec l’assemblée du forum de l’Ucad. Selon lui, la gouvernance a ses composantes qui permettent de réussir dans toutes les activités socio-économiques.

Au cours de son exposé, il a insistésur les analyses à tous les niveaux d’indicateurs de bonne performance. « La corruption étant essentiellement une affaire de comportements, elle est donc contraire à la bonne gouvernance », a-t-il souligné. Un exposé intéressant qui a longtemps tenu en haleine les étudiants. Des échanges ont eu lieu avec les architectes Mbaye Diop, Jean Charles Tall et Mamadou Berthe.

 

Cheikh M. COLY

...Le Credij s’engage…

La corruption et les autres transactions illicites font perdre à l’Afrique 60 milliards de dollars. C’est pourquoi le Centre pour le renforcement de l’Etat de droit et des institutions judiciaires (Credij) a organisé, hier, à Dakar, une rencontre autour du thème « Quelles stratégies ? Quelles difficultés ? » Cette conférence s’inscrit dans la journée internationale de lutte contre la corruption.

La coordonnatrice du Credij Mme Yaye Ndiémé Dieng, a indiqué qu’ « au-delà de son coût financier, la corruption freine la croissance, décourage les investissements, favorise les inégalités sociales, politiques et économiques, alimente les conflits, nourrit le terrorisme et constitue par là, une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité des nations». Ce qui lu fait dire que « la corruption est un ennemi, le plus grand de l’Etat de droit » et qu’il faut « la combattre ».

La coordonnatrice du Credij a fait comprendre qu’en 4 ans, le Sénégal s’est enrichi de deux dispositifs normatifs tels que le Code de transparence portant sur les finances publiques et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). A cela, s’ajoute l’adoption, en 2014, de la loi sur la déclaration de patrimoine et la ratification en 2015, du Protocole de la Cedeao relatif à la corruption. Mme Dieng a aussi soutenu que l’Etat de droit est un principe de gouvernance en vertu duquel, l’ensemble des individus, des institutions et des entités publiques et privées y compris l’Etat lui-même ont à répondre de l’observation de lois promulguées publiquement, appliquées de façon identique pour tous, et administrées de manière indépendante et compatibles avec les règles et normes internationales en matière de droits de l’homme.

De cette définition de l’Etat de droit des Nations unies, s’ajoute les notions grecques d’isonomie et d’isogonie. Le premier garantissant l’égalité devant la loi, le second l’égalité des droits citoyens. Citant le philanthrope Mo Ibrahim, elle a affirmé que « l’Etat de droit est l’élément le plus important dans toute société ». Aussi, a-t-elle invité à un « renforcement de l’efficacité des organismes de lutte contre la corruption et à moderniser les systèmes d’investigation ».

Samuel De Jaegere de l’Onudc a indiqué qu’au Sénégal, le budget de l’Ofnac n’est pas garanti, alors que pour le Burkina Faso, c’est 0,1% du budget national. Il se dit favorable à des sanctions pour ceux qui refusent de faire les déclarations de patrimoine, mais aussi, au vote d’une loi qui protège les lanceurs d’alerte. Quant à la directrice de cabinet du ministère de la Justice, Aminata Fall Cissé, elle a avancé que la corruption est une vielle pratique qui, pour la vaincre, nécessite un changement de comportements comme l’avait soutenu le chef de l’Etat Macky Sall.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

...Le Sytjust préconise la revalorisation des rémunérations

Un service public de la justice exempt de corruption. C’est l’appel lancé par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust), lors de  la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la corruption.  

Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) réaffirme son  engagement à lutter contre la corruption dans le secteur de la justice.
L’organisation l’a fait savoir dans un communiqué parvenu à la rédaction. D’ailleurs, le Sytjust indique avoir consacré le septième point de sa plateforme revendicative à la lutte contre la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite et les détournements de deniers publics. D’où le sens de son combat,  pour la revalorisation des rémunérations des travailleurs de la justice, qui sont aussi vulnérables à la corruption qui est une réalité dans le secteur. « Dans une situation de précarité, le service public de la justice devient un terreau propice à la corruption et à toutes les inclinations blâmables, génératrices d’une grave insécurité judiciaire qui entrave réellement l’exercice du pouvoir judiciaire et qui peut éloigner le Sénégal de son aspiration à être un Etat de droit », informe-t-il. Sur ce, le Sytjust invite le gouvernement à appréhender la problématique sous ces aspects, afin d’agir dans le sens d’être logique avec son ambition d’émergence pour notre patrie.

 

 

Tata SANE

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