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Société & Faits divers (2232)

L’asthme est un trouble respiratoire chronique caractérisé par une constriction (compression) des voies respiratoires. Une crise d’asthme peut être mortelle. C’est malheureusement ce qui est arrivé à l’étudiant Serigne Fallou Diouf de l’Université Alioune Diop de Bambey alors qu’il passait un examen.

C’est toute une communauté estudiantine qui pleure un de ses membres. En effet, Serigne Fallou Diouf, inscrit au département Ingénierie juridique de l’Ufr (unité de formation et de recherche) de l’Université Alioune Diop de Bambey, est décédé hier suite à une crise d’asthme survenue alors qu’il passait un examen de fiscalité.  Serigne Fallou Diouf, aussitôt pris en charge par le personnel soignant, n’a pu être tiré d’affaire.  Informé du décès de son étudiant, le recteur a convoqué une réunion d’urgence pour faire prendre toutes les dispositions et informer qui de droit. Affectés par la mort de leur camarade, les étudiants ont rencontré les autorités de l’université pour échanger sur la disparition de Serigne Fallou Diouf et les conditions de vie au campus. Les autorités de l’université, très attristées par cette brutale disparition de Serigne Fallou Diouf, ont expliqué les dispositions en vigueur dans le sens de l’anticipation, de l’information et de l’amélioration permanente des conditions d’études et de vie des étudiants.

Mamadou Aïcha NDIAYE

Deux jours après le braquage spectaculaire d’une mutuelle de crédit à Kaolack, deux des malfaiteurs identifiés comme des militaires en poste au camp Semou Djimith de ladite ville ont été mis aux arrêts tandis que leur complice est toujours en fuite avec le butin évalué à près de 10 millions de FCfa.

Moins de 48 heures après le braquage de l’agence du Crédit mutuel du Sénégal (Cms) sise au quartier Kasnack, dans la commune de Kaolack, l’enquête diligentée par les éléments du commissariat central de la capitale du Saloum commence à livrer ses premiers résultats. Deux des auteurs de ce vol à main armée sont mis aux arrêts. Deux militaires en poste au camp militaire de la ville ont été formellement identifiés par le vigile qui, comme la caissière de l’agence du Cms, avait été ligoté par les bandits.

Selon des sources proches du dossier, avant de perpétrer leur crime, les deux hommes rodaient, de manière suspecte, dans les parages. Ils ne se doutaient pas qu’ils éveillaient des soupçons. Et une fois leur forfait accompli, ils sont rentrés tout simplement au camp militaire, laissant les employés de la mutuelle de crédit ligotés et la bouche scotchée pour les empêcher d’appeler les secours. Une fois sur place, les éléments de la section de recherches du commissariat central ont reçu le coup de pouce d’un ancien militaire reconverti dans le commerce des vélos-taxis.

Ce dernier aurait formellement reconnu l’un des braqueurs. C’est la gendarmerie, seule habilitée à poursuivre des militaires en activité, qui s’est transportée au camp militaire en compagnie du vigile pour l’identification des mis en cause. Le vigile, aidé par le fait que les braqueurs n’étaient pas encagoulés, a pu les identifier. Par contre, pas trace du troisième élément de la bande qui serait toujours en fuite avec un butin évalué à un peu moins de 10 millions de FCfa. Pour rappel, c’est dans la matinée du mardi 25 juillet que l’agence du Cms a reçu la visite des braqueurs dont l’un était armé d’un fusil artisanal.  Après avoir tenu en respect la caissière et le vigile en faction devant ladite structure, ils ont ligoté et bâillonné leurs victimes avant de s’enfuir avec le butin en louant les services de vélos-taxis. Alertés, les hommes du commissaire Bob ont vite rappliqué trouvant sur place des employés impuissants devant le culot des assaillants qui avaient opéré en plein jour.

Elimane FALL

Le syndicat national de la boulangerie, pâtisserie et restauration, affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Forces du changement (Cnts/Fc), a organisé hier un atelier de sensibilisation sur les risques professionnels dans ledit secteur.

Ouvrant les travaux, Cheikh Diop, secrétaire général de la Cnts/Fc, a transmis le message de remerciement et d’encouragement de sa centrale syndicale aux initiateurs de cet atelier de formation pour les employés du secteur de la boulangerie, pâtisserie et restauration. A l’endroit du personnel et de la direction, il a fait un rappel sur le syndicalisme qui a connu une forte évolution. Pour le patron de la Cnts/Fc, une longue réflexion les a poussés à adopter un syndicalisme de partenariat dynamique qui place l’entreprise au cœur des préoccupations.

Cette nouvelle approche syndicale exige, selon Cheikh Diop, un partage plus équitable des fruits de la croissance générés par les entreprises avec leur personnel. Il a invité le patronat du secteur de la boulangerie, pâtisserie et restauration à comprendre la nouvelle orientation de la Cnts/Fc. Revenant sur le thème de l’atelier qui porte sur la sensibilisation sur les risques professionnels, il a souhaité que ce genre d’initiative de renforcement de capacités des travailleurs soit élargi aux délégués du personnel dans le but d’établir un dialogue dynamique et constructif entre les acteurs d’une même entreprise. Souleymane Kfoury, directeur général de la Brioche Dorée, a fait remarquer que « l’on parle beaucoup de lutte contre le chômage, mais l’on s’intéresse peu aux entreprises qui accueillent ces emplois ». Selon lui, les entreprises ont besoin d’être soutenues pour qu’elles puissent pérenniser les emplois déjà créés. Quant au secrétaire général du syndicat national de la boulangerie, pâtisserie et restauration, Ansoumana Mané, il a rappelé « le souci constant des travailleurs à promouvoir une culture de sécurité et de santé dans leur secteur d’activité ». Elle constitue, selon lui, un élément essentiel favorisant le dialogue social, la productivité et la compétitivité.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Dans la mise en œuvre du Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc), une étude a été menée pour identifier les besoins de formation des acteurs non-étatiques. Ainsi, un plan de formation leur est proposé pour augmenter la qualité de leurs interventions.

Une étude sur l’offre de formation disponible pour les acteurs non étatiques commanditée par le Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc) a été présentée hier lors d’une activité de vulgarisation. Elle expose les différents modules de formation disponibles ainsi que les modalités pour en bénéficier. Cet outil permet aux acteurs non étatiques de s’inscrire sur un plan de formation qui se décline en deux axes stratégiques majeurs : le renforcement des moyens d’action des organisations opérationnelles et la consolidation des capacités des organisations de plaidoyer et d’influence.  Selon le coordonnateur du Paisc, Cheikh Tidiane Sy, les meilleures institutions et structures de formation sont identifiées et les ressources financières nécessaires acquises. « Un montant de 155.000.000 FCfa est prévu par l’Union européenne. L’exécution du plan de formation se fera en trente mois, soit deux ans et six mois », a souligne Cheikh Tidiane Sy. Pour sa part, le président du Congad, Amacodou Diouf, a relevé que ce projet arrive au moment où il se pose beaucoup de questions sur le travail de la société civile. « Le document nous servira lors des prochaines assises de la société civile. Il s’agit d’un outil de démocratisation de l’accès à la formation. Il va nous introduire dans un schéma stratégique les années à venir », a-t-il mentionné.

Quant au directeur de la Bonne gouvernance, Cheikh Fall Mbaye, il a estimé que ces activités vont sans doute améliorer la participation citoyenne des acteurs non-étatiques. Selon lui, en allant vers l’animation de cadres multi-acteurs, c’est chercher à dépasser la méfiance qui a existé, par le passé, entre acteurs étatiques et non-étatiques. Pour Cheikh Fall Mbaye, on doit aujourd’hui tout faire pour que les citoyens aient accès à l’information contenue dans les documents administratifs. Le Paisc prépare la transition vers une plus grande implication des acteurs non-étatiques dans la gouvernance des secteurs clés du développement du Sénégal où seront développées les interventions prioritaires de la coopération Union européenne dans le cadre du 11e Fed. Les secteurs retenus sont la gouvernance démocratique, le développement agricole durable, l’eau et l’assainissement.

Ndiol Maka SECK

Le dialogue des juges constitue un cadre adéquat d’échanges entre les différents acteurs qui ont pour mission commune d’interpréter et d’appliquer la loi. C’est pourquoi le premier président de la Cour suprême a invité les juridictions d’appel et les tribunaux de leur ressort au dialogue.

Le premier président de la Cour suprême a invité au dialogue les juridictions d’appel et les tribunaux de leurs ressorts respectifs. Ceci, compte tenu de la nécessité de cohérence d’application du droit à l’égard des justiciables. Mamadou Badio Camara a lancé cet appel hier lors de l’ouverture de la deuxième édition des journées de réflexion entre la Cour suprême et les juridictions de fond sur le thème : « Panorama de la jurisprudence : motivation et difficultés d’exécution des décisions de justice ». « La collaboration entre magistrats de divers ordres pourrait être la source d’une plus grande sécurité juridique et judiciaire, et nous sommes tous conscients qu’en nous entendant, majoritairement, sur le sens et la portée des dispositions légales de procédure et de fond soumises à débat, nous œuvrons en faveur de la prévisibilité du droit et, partant, de nos décisions », a soutenu le haut magistrat. Pour l’édition de cette année, des échanges sur des points de droit ainsi que sur les procédures applicables devant la juridiction suprême sont au programme.

Cette rencontre permettra à la juridiction suprême de jouer davantage le rôle d’information et de prévention sur les recours en cassation. « Nous aurons ainsi à partager et confronter nos points de vue sur les difficultés d’exécution des décisions de justice et sur la motivation des jugements et arrêts, avant la présentation d’un panorama actualisé des grandes tendances de la jurisprudence de la Cour suprême, en toutes matières », a campé Mamadou Badio Camara.

Ndiol Maka SECK

Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a transmis, hier, la recommandation du Khalife général des Mourides. Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké recommande, en effet, « une lecture collective du Coran à trois reprises, la sourate Yacine 3 fois et la sourate Wakhiate 3 fois. Une lecture collective prévue vendredi 28 juillet dans les «daaras», mosquées et lieux de culte ». Cette recommandation du Khalife général s’adresse, de l’avis de Serigne Mountakha, à tous les musulmans. L’objectif visé est le repentir mais aussi solliciter la clémence du Tout-Puissant pour la paix, la stabilité du pays, un bon hivernage et la prospérité. Il a aussi recommandé de donner l’aumône aux nécessiteux et aux démunies. Serigne Mountakha a invité à un retour à Dieu et sollicité, à titre personnel, des prières pour le Khalife général des Mourides afin que Dieu lui accorde une bonne santé et une longue vie, afin qu’il accomplisse sa mission. A noter que la déclaration a été faite dans sa concession de « Darou Minam », en présence de Serigne Mame Mor Mbacké et Serigne Khaly Diakhaté, responsable des «daaras» et de la «rabita» qui organise les activités relatives à la lecture collective du saint Coran.

M. DIEYE

Chaque soir, le quartier Léona-nord de Bambey, qui jouxte la route nationale, grouille de monde. Cette folle ambiance dérange ses habitants qui en veulent aux professionnelles du sexe, responsables de ce méli-mélo.

Les vendeuses de charmes, pourtant détentrices du carnet de santé les autorisant à s’adonner à la prostitution, sont indésirables à Léona-nord, un quartier de la commune de Bambey. Une grande réunion tenue jeudi dernier a été l’occasion pour les habitants dudit quartier d’exprimer leur ras le bol devant la dégradation des mœurs entretenue par les vendeuses de charmes et leurs clients. Les populations, amenées par l’imam et des jeunes du coin, sont donc montés au créneau pour prôner les bonnes mœurs.

Selon le porte-parole des jeunes, M. Diouf, les populations de Léona-nord vont prendre des dispositions réglementaires pour déloger ces filles de joie qui, avec leurs clients, font régner l’insécurité dans la zone. « D’ailleurs, nos enfants jouent, chaque matin, avec des préservatifs qu’ils ramassent dans nos ruelles », peste le jeune homme devant une assistance cosmopolite. Si l’on en croit l’imam du quartier, « ces vices constituent un danger pour la communauté. C’est pourquoi, des dispositions doivent être prises pour arrêter ces dérapages décriés par la population ».

Très remontés contre les «filles» et autres «belles de nuit», les habitants, qui disent ne plus dormir à poings fermés du fait du ballet incessant des motos et des taxis pendant la nuit, souhaitent se débarrasser de ces professionnelles du sexe vues comme « des  pestiférées » à Léona-nord. Mais, ces dernières n’entendent pas se laisser démonter. Dans un message qui a ébahi plus d’un, les vendeuses de charmes font savoir qu’elles sont des citoyennes à part entière et qu’elles détiennent par devers elles les documents sanitaires et administratifs les autorisant à exercer librement leur métier.

Mamadou Aïcha NDIAYE

La 17ème édition de la journée culturelle et religieuse de Taïba, dans la commune de Marsassoum, a vécu. Une occasion pour le Khalife général Elhadj Moustapha Sylla d’appeler les acteurs politiques à la paix pour la stabilité du Sénégal.

« Islam et politique ». C’est autour de ce thème que la journée culturelle et religieuse dédiée à feu El hadj Khassim Sylla s’est tenue. Organisée par le dahira « Khassim Sylla » des ressortissants de Taïba  Marsassoum à Dakar, la rencontre a drainé des fidèles venus des différents quartiers de Dakar, de la Gambie, des deux Guinées et de la région naturelle de la Casamance. Ce rendez-vous de la foi se perpétue au fil des années dans le seul dessein de maintenir les fidèles sur le droit chemin.

Selon l’actuel Khalife général El Hadj Moustapha Sylla, ce thème est d’actualité. « Nous sommes en période de campagne électorale. A cet effet, le choc des  ambitions démesurées de certains hommes politiques monte crescendo. C’est dans ce sens que ce thème a été choisi pour inviter les acteurs politique à mener une campagne civilisée et non violente », a expliqué le Khalife général de Taïba. Pour Elhadj Moustapha Sylla, la religion touche tous les secteurs de la vie active. C’est pour ces raisons qu’il a exhorté les acteurs politiques à mener une campagne apaisée et à préserver la stabilité du pays.  « Le Sénégal appartient à tous. Que personne ne pense à déstabiliser ce pays reconnu et respecté pour son hospitalité. Il revient à chacun de contribuer à la consolidation de la paix », a exhorté le guide religieux. Aussi a-t-il précisé que l’Islam a une vision diversifiée de la politique. Néanmoins, les objectifs sont les mêmes.

A en croire Elhadj Moustapha Sylla, la politique est vue par l’Islam comme une activité noble qui fédère les ambitions des uns et des autres. « Que les politiques sachent que la violence appelle la violence. Par conséquent, ils doivent savoir raison garder », a laissé entendre le guide religieux qui dit condamner la violence sur toutes ses formes. Aussi a-t-il indiqué que la paix contribue de façon décisive au développement socio-économique d’un pays. « Nous Souhaitons qu’au soir du 30 juillet, la démocratie sénégalaise puisse encore être citée en exemple », a formulé Elhadj Moustapha Sylla, qui s’est réjoui de la forte mobilisation des fidèles qui se sont tous investis pour le succès de cette 17ème édition.

Tata  SANE

Porté sur fonts baptismaux en 1983, le « daara » Cheikh Ahmed Tidiane Sy, sis au quartier Hann Parc, a connu, dernièrement, une évolution fulgurante avec l’augmentation de ses apprenants. Cette situation commande une réhabilitation de ce centre formation islamique qui connaît, présentement, un état de délabrement total.

Accueillant de jeunes musulmans de la commune de Hann/Bel-Air désireux d’acquérir les connaissances et pratiques de l’Islam,  le « daara » Cheikh Ahmed Tidiane Sy» est, aujourd’hui, devenu une école de formation religieuse d’excellence du fait de la qualité des enseignements qui y sont dispensés. Ses 200 pensionnaires sont des garçons et des filles en provenance des quatre coins du Sénégal. Selon Oustaz Ahmadou Ba, chargé des cours coraniques et disciple de feu Cheikh Ahmed Tidiane Sy, le fondateur du « daara », la gratuité des prestations de cette structure implantée dans un quartier populeux et le sérieux des encadreurs ont provoqué ce rush.

« C’est ainsi qu’au fil des années le «daara» a connu une importante hausse de ses effectifs. Ce succès s’explique par le fait que nous avons greffé à l’enseignement religieux un programme d’éducation bilingue pour le pré scolaire et l’élémentaire », indique  Oustaz Ahmadou Ba. Aussi, le « daara » contribue-t-il à maintenir haut le flambeau de l’Islam en organisant, périodiquement, des conférences, séminaires, tables rondes et cours sur divers sujets d’actualité, sous la direction de grands érudits qui nous en décortiquent les différents aspects, selon le point de vue de l’Islam. Ces motifs de satisfaction se heurtent malheureusement à la situation précaire du « daara ». Selon Mouhamadou Moustapha Sy, fils du fondateur du « daara », cette école de formation religieuse est logée dans une construction à usage d’habitation. « Elle n’obéit pas aux normes classiques d’un établissement scolaire, avec des installations sanitaires ne répondant pas non plus  aux normes d’hygiène », souligne Mouhamadou Moustapha Sy, qui indique que « les enfants font d’incessants va-et-vient aux abords de la ligne de chemin de fer pour se soulager ». Pour pallier une telle situation, un nouvel espace est mis à la disposition des responsables du « daara » pour l’édification d’un établissement de formation digne de ce nom.

C’est à cette fin que travaille un comité de gestion mis en place et dirigé par Mouhamadou Moustapha Sy qui veut que le « daara » se maintienne dans l’excellence. « Mais, il nous sera très difficile de réaliser ce projet par nos seuls moyens », reconnaît-il. C’est pourquoi, il lance un appel aux parents d’élèves, à la communauté islamique et à la générosité des bailleurs pour aider les habitants de Hann Parc à disposer d’un creuset de savoir au bénéfice de leurs propres enfants, mais aussi d’autres jeunes pensionnaires venant d’ailleurs.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’importance de la semence a été au cœur des discussions de l’atelier de cinq jours tenu à Thiès et organisé par le mouvement dénommé : « Nous sommes la Solution ».  La structure composée de femmes rurales pour la souveraineté alimentaire en Afrique, est forte aujourd’hui de plus de 500 organisations et plus de 7.500 membres et sympathisantes du Sénégal, Mali, Burkina Faso, Guinée et Ghana.

 A l’instar des militants qui s’activent pour la souveraineté alimentaire, il considère que toute graine est destinée à la reproduction et que la semence est fondamentale pour assurer des systèmes alimentaires durables. Les femmes de « Nous sommes la solution » sont accompagnées par le programme Utetezi Fahamu, Réseau pour la justice sociale dans sa mission d’appui technique et conformément à sa stratégie pour amplifier les perspectives de ses partenaires à la base. Le chargé de programme, Famara Diédhiou note que « l’adaptabilité, la réponse à des besoins socioculturels, le goût sont des critères impératifs pour l’évaluation de la qualité d’une semence ». Il ajoute également que « la semence ne doit, en aucun cas, être privatisée et les systèmes semenciers paysans doivent être renforcés pour maintenir la biodiversité et garantir la prospérité des générations futures».

Les différents participants dont la plupart des femmes sont convaincus de la pertinence du sujet pour lequel, il est impératif, selon Mme Mariama Sonko, présidente de l’association des jeunes agriculteurs de la Casamance, «de comprendre les enjeux des divers systèmes semenciers et aussi le cadre réglementaire de la production des semences ». Mme Sonko estime qu’une souveraineté alimentaire s’acquiert par une pérennisation de cette ressource paysanne qu’est la semence et dont la femme constitue la gardienne et elle a un rôle important à jouer pour une agriculture durable et saine ».

Des propos corroborés par la malienne, Mme Ramata Keita qui souligne, avec force, que les femmes doivent être au début et à la fin du processus de production des semences. «Nous devons mener un plaidoyer auprès des États pour mieux renforcer nos capacités, nous permettre de mieux connaître les bases de la génétique (théorie et pratique), être aptes à produire une semence et argumenter les enjeux semenciers dans la souveraineté alimentaire », indique-t-elle.

Mohamadou SAGNE

Cinquante-trois (53) stagiaires de la 10e promotion du Cours d’application des officiers de la gendarmerie (Caog) ont reçu, le jeudi 20 juillet 2017 à l’Ecole des officiers de la gendarmerie (Eogn) de Ouakam, leur diplôme. Vingt-six (26) parmi eux proviennent de 12 pays d’Afrique francophone que sont la Cote d’Ivoire, la République de Guinée, le Tchad, le Niger, le Mali, le Gabon, le Ghana, le Burkina Faso, le Benin, la République démocratique du Congo, le Djibouti et le Madagascar. Ces stagiaires viennent de boucler dix (10) mois de formation très riches en apprentissage touchant tous les aspects du service de la Gendarmerie. La cérémonie a été présidée par le général de division Meissa Niang, haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires.

Nd. M. S.

…De hauts cadres militaires de la « Guardia Civil » espagnole décorés

Le même jour, de hauts cadres militaires de la « Guardia Civil » espagnole ont été décorés au grade d’officiers dans l’ordre national du lion à titre étranger à la maison de la gendarmerie. Cette cérémonie a été aussi présidée par le général de division Meissa Niang, en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Abdoulaye Daouda Diallo et de M. Ignacio Zoido Alvarez, ministre de l’intérieur du royaume d’Espagne. Les généraux de brigade François Diaz Alcantud et Juan Luis Pérez Martín ainsi que le lieutenant-colonel François Javier Velez Alcalde ont tous été honorés par la plus haute distinction nationale par le haut commandant de la gendarmerie, en reconnaissance des éminents services rendus à la nation sénégalaise en général et à la Gendarmerie nationale en particulier.

Nd. M. S.

La Direction générale de la police nationale veut des policiers de qualité pour plus de sécurité. C’est pourquoi elle a envoyé en formation 25 formateurs de l’Ecole nationale de police (Enp) pour mieux les outiller en technique de transmission du savoir.

Vingt-cinq (25) policiers formateurs à l’Ecole nationale de police (Enp) composés de commissaires, d’officiers, d’adjudants et de brigadiers, ont reçu leur parchemin le samedi dernier, après trois semaines de formation en ingénierie pédagogique et de la formation à la Faculté des sciences et techniques de l’éducation et de la formation (Fastef). L’initiative de ce renforcement de capacités est de la direction générale de la Police nationale en collaboration avec les autorités de l’ex-Ecole normale supérieure. «  Cette formation n’a jamais eu lieu depuis que l’Enp existe. Les formateurs transmettaient simplement leurs connaissances personnelles même si c’est sur la base d’un curricula existant. Aujourd’hui, avec cette plus-value qu’ils ont eue après cette formation, je suis certain que si l’on évalue dans quelques années l’enseignement à l’Enp, il sera parmi les meilleurs de ce pays », a estimé directeur général adjoint de la Police, Ousmane Sy, représentant l’Inspecteur général de police Oumar Maal.  

Selon M. Sy, le rêve le plus ardent du directeur général de la police nationale est qu’il y ait une sorte de collaboration pérenne entre son institution et la Fastef. « Nous souhaitons que nos élèves qui sortent de l’Enp avec le rang de commissaire et d’officier puissent, en plus du diplôme professionnel qu’ils auront, obtenir un diplôme universitaire dans des domaines comme la gestion de la sécurité, la cybercriminalité, la criminologie, etc.
Des correspondances seront bientôt envoyées aux autorités universitaires pour voir les modalités de mise en place d’un système de co-diplômation comme cela se fait dans d’autres pays », a fait savoir le numéro 2 de la Police nationale. En l’en croire, la direction générale de la police veut que les policiers soient des intellectuels de la sécurité. Puis que, a-t-il dit, de plus en plus, dans l’exercice de leur fonction, ils ont en face des citoyens très au courant de leurs droits, de leurs responsabilités et même des obligations des policiers. Il a aussi plaidé pour que les diplômes issus de l’Enp soient classés dans la nomenclature des diplômes reconnus par l’Etat.  

Ndiol Maka SECK

Les rideaux sont tombés sur les festivités marquant le magal commémorant Serigne Abdoul Ahad Mbacké, le troisième khalife général de la communauté mouride. La délégation gouvernementale conduite par le ministre Aly Ngouille Ndiaye comprenait, entre autres, Birima Mangara, Abdou Ndéné Sall, Khadim Diop, etc.

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a commencé par présenter ses condoléances à Serigne Sidy suite à la récente disparition de son fils et a prié pour que le Tout-Puissant l’accueil au Paradis. « Le président Macky Sall vous salue et m’a demandé de vous faire savoir qu’il discerne parfaitement votre soutien. Certes son ambition pour Touba est grande comme l’a déjà souligné Abdoulaye Mbaye Pekh, mais quelle que soit la grandeur de cette ambition, il sait que vous le soutenez à travers vos conseils et vous m’appelez souvent pour lui faire parvenir vos conseils. Une attitude qu’il magnifie grandement », a déclaré le ministre.

Aly Ngouille Ndiaye est revenu sur le sens de ce jour qui commémore Serigne Abdoul Ahad Mbacké. Les propos relayés de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, de Serigne Moustapha Abdou Khadre et de Serigne Abdou Fattah sont assez édifiants sur l’homme. De sa vie de 75 ans dont 21 ans à la tête de la communauté mouride, il aura grandement contribué au rayonnement de la voie. Aujourd’hui, le milliard est banalisé, mais au moment où il en parlait pour les travaux de son programme, on savait bien que le milliard n’était pas facile à avoir. C’était un visionnaire et il a posé les jalons de l’expansion de Touba avec des infrastructures comme les forages, Daray Kâmil, Aynou Rahmati, entre autres. Ces œuvres sont restées indélébiles et ces propos riches en enseignements. Chacune d’elles est une leçon pour toutes les générations.

Le ministre a cité des exemples édifiants qui peuvent être une ligne de conduite du musulman et de l’homme tout court. « Nous nous acheminons vers des élections pour le choix des représentants du peuple à l’Assemblée nationale. Plusieurs listes sont en compétition et le président Macky Sall a choisi Serigne Abdou Baly, homonyme de Serigne Abdoul Ahad, pour diriger la liste à Touba en compagnie d’autres fils de la localité. Il y a des  incidents qui sont notés ça et là et nous sollicitons des prières pour que la paix revienne. Que les candidats sachent qu’au-delà du 30 juillet, on doit poursuivre le travail ébauché après les échéances électorales. Qu’ils sachent que les vainqueurs et les vaincus ont en commun un pays qu’ils ne peuvent pas se partager », a-t-il ajouté. Evoquant l’hivernage, il a dit qu’on prie pour qu’il « soit bonne et réponde à nos besoins avec beaucoup de pluies mais sans entraîner de destructions ».

Serigne Mohamadan Mbacké a parlé au nom de Serigne Sidy Mbacké, khalife de la famille de Serigne Abdoul Ahad. Serigne Bassirou Mbacké, le porte-parole, a loué, au nom de Cheikh Sidy Mokhtar, l’exemplarité de leur compagnonnage. Mohamadan a aussi remercié les imams et disciples pour les récitals de Coran. Il invite tous les disciples à être déterminés sur la voie tracée par Khadim Rassoul. « Restez et œuvrer sur la voie de Dieu et tout ce dont vous aurez besoin vous rejoindra là où vous êtes ».

Mamadou DIEYE

Porté sur fonts baptismaux en 1983 par Cheikh Ahmed Tidiane Sy, le « Daara Cheikh Ahmed Tidiane Sy » situé au quartier Hann Parc à Yarakh, derrière la voie ferrée, a connu dernièrement une évolution fulgurante avec l’augmentation des apprenants. Ce qui nécessite aujourd’hui une réhabilitation du «daara» car se trouvant dans une situation précaire.

Destiné à accueillir avant les jeunes musulmans de la commune de Hann Bel-Air désireux d’acquérir les connaissances et pratiques de l’Islam, le « Daara Cheikh Ahmed Tidiane Sy » est devenue une école islamique traditionnelle aux enseignements de qualité. Aujourd’hui, le «daara» reçoit des jeunes venus de partout dans le pays et dénombre actuellement 200 apprenants de l’enseignement islamique et de la langue arabe, garçons et filles compris. Selon Oustaz Ahmadou Bâ, disciple de Cheikh Ahmet Tidiane et chargé des cours coraniques au «daara», la gratuité des prestations de cette structure implantée dans un milieu populeux ainsi que le dynamisme de ses fondateurs ont provoqué un grand engouement et amené à revoir les ambitions de départ à la hausse. « C’est ainsi qu’au fil des années le «daara» s’est mué progressivement à cause de l’augmentation de ses talibés. A l’enseignement religieux, nous voulons y greffer un programme d’éducation bilingue allant du préscolaire au primaire », indique  Oustaz Ahmadou Bâ. Aussi, informe-t-il que le «daara» contribue, en outre, à maintenir haut le flambeau de l’Islam en organisant périodiquement des conférences, séminaires, tables rondes, cours, au cours desquels les enjeux de notre époque et les divers aspects de l’Islam sont décortiqués par de grands érudits.

Cependant, regrette Mouhamadou Moustapha Sy, fils de Cheikh Ahmet Tidiane, ces motifs de satisfaction précités se heurtent malheureusement à une problématique qui risque de saper la bonne volonté des uns et des autres. Il s’agit de la situation très précaire du « daara ». En réalité, fait savoir M. Sy, le «daara» est logé dans une construction à usage d’habitation. Ce logement n’obéit pas aux normes classiques d’un établissement scolaire. « Les installations sanitaires ne répondent pas non plus aux normes d’hygiène. Les enfants font aussi des va-et-vient aux abords des chemins de fer pour se soulager. Ce qui apparaît non seulement comme dangereux mais favorise un risque de maladies au vu de l’insalubrité de ce milieu », affirme-t-il. Pour régler la situation, un espace assez important est mis à la disposition du «daara». Son objectif principal est de dispenser une éducation islamique afin d’offrir à ces élèves les fondamentaux du savoir universel et la pratique de l’Islam. L’établissement met aussi en service un programme comprenant un volet coranique et une éducation religieuse.  Pour mener à bien cette mission, un comité de gestion du projet a été mis en place et dirigé par Mouhamadou Moustapha Sy. Celui-ci a abouti, après plusieurs efforts de recherches et d’investigations, à la réhabilitation du «daara», avec comme matières principales l’Anglais, le Français, qui viendront s’ajouter à l’Arabe, au Coran, aux Études islamiques (Deenyat). Il s’y ajoute la nécessité urgente d’apprendre les technologies. Le but de ce programme est de se baser sur le Coran et les enseignements du Prophète Mouhammed pour bâtir une forte identité musulmane chez ces élèves.

Toutefois, Mouhamadou Moustapha Sy reconnaît, qu’il leur sera très difficile de réaliser ce projet par leurs seuls moyens. De ce fait, ils lancent un appel à tous les musulmans de la Oumma islamique, à toutes les institutions, aux entreprises et aux collectivités pour la réussite de ce centre d’éducation et d’enseignement islamique.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La deuxième génération des agents à la sécurité de proximité (Asp) a été  installée à Kolda par l’adjoint au préfet du département. C’était en présidence du directeur général de ladite structure, Papa Khaly Niang et de nombreux autres invités.

La cérémonie qui a débuté avec l’exécution de l’hymne national du Sénégal, s’est déroulée en présence de nombreux invités dont le président du Conseil régional de la jeunesse Papis Baldé et des proches des agents à la sécurité de proximité (Asp). Revenant sur le sens de l’événement, Pape Khaly Niang a fait savoir qu’il s’inscrit dans le cadre de l’installation de la deuxième génération d’Asp au niveau national. Selon lui, le président Macky Sall avait, compte tenu du nombre élevé de demandes, appelé à ce que l’on fasse une discrimination positive au profit des populations du Sud de notre pays.   

« C’est dans ce cadre que 130 Asp sur 3.000 ont été recrutés ici. Si on les ajoute aux éléments de la première génération, nous sommes à 444 Asp à Kolda », a déclaré le directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité. Papa Khaly Niang a ensuite demandé aux agents à la sécurité de proximité d’être aux côtés des forces de défense et de sécurité pour les appuyer dans leurs missions de prévention, tout en sachant qu’ils ne font pas de la répression, sauf dans le cas du flagrant délit. Après avoir incité les Asp à adopter un comportement citoyen exemplaire sur la place publique et à éviter  tout ce qui est interdit par la loi, Papa Khaly Niang les a invités à accomplir, comme leurs autres concitoyens, leur devoir civique le 30 juillet 2017.

Quant à Papis Baldé, président du Conseil régional de la jeunesse, il a salué la création de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité et s’est réjoui du rôle qu’elle est en train de jouer dans les régions sud du pays en matière de sécurité, de lutte contre l’émigration clandestine et de création d’emplois pour les jeunes. « Grâce à cette agence, les jeunes candidats à l’émigration clandestine, dont certains disparaissaient dans les eaux de la Méditerranée ou dans le désert, parviennent maintenant à trouver un emploi décent sur place », s’est félicité Papis Baldé.

Mamadou Aliou DIALLO

Quatorze prévenus faisant partie des 22 personnes mises en cause dans cette ténébreuse affaire de tricherie au Bfem à Saint-Louis ont comparu hier devant le tribunal régional des flagrants délits.

A l’issue d’une audience de plus de six heures d’horloge, ces jeunes tricheurs ont été déclarés coupables des faits qui leur sont reprochés et ont été condamnés à une peine de six mois d’emprisonnement assortie du sursis. Tout au long du procès, ils avaient la tête baissée. Ils ont reconnu les faits sans difficulté. Ces nombreux élèves, étudiants, parents, amis, voisins et sympathisants, qui s’étaient déplacés hier pour venir réconforter ces prévenus, ont finalement poussé un « Ouf » de soulagement lorsqu’ils ont entendu le tribunal prononcer son verdict.

Pour l’un des avocats défenseurs, Me Abataleb Guèye, cette peine d’avertissement était nécessaire dans la mesure où ces jeunes n’avaient pas conscience de ce qu’ils faisaient. « Les faits sont constants. Il ne s'agit pas aujourd'hui de les minimiser et de les justifier. Mais, si l’on essaie de comprendre l'acte, on se rendra compte que ces jeunes prévenus ignoraient la gravité de ces faits regrettables. Cela ne vaut pas la peine de les maintenir dans les liens de la détention, d’autant plus qu’ils sont déjà sanctionnés administrativement. En effet, pendant cinq ans, ils ne seront pas autorisés à se présenter aux examens », a-t-il dit. Les 8 autres prévenus comparaîtront aujourd’hui devant le tribunal des mineurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

…5 élèves déférés au parquetà Mbacké
Des élèves  candidats à l’examen du Bfem sont en garde à vue au commissariat urbain de Mbacké.  Au nombre de 5 dont un correcteur également élève dans un établissement scolaire de Mbacké, ils ont été arrêtés pour des faits  de tricherie, au deuxième jour de l’examen dans un des centres de la commune de Mbacké. Ils ont été conduits et gardés à vue dans les locaux dudit commissariat urbain de la ville. L’enquête révèle que les mis en cause sont tous membres d’un groupe WhatsApp et ont utilisé ce canal pour s’envoyer les corrigés des épreuves.
L’enquête suit son cours et leur déferrement pourrait avoir lieu aujourd’hui.

Mamadou DIEYE

 

La Stasi, du nom du service de sécurité officiel de l’Allemagne de l’Est, et le mur de Berlin renvoient au passé sombre de l’Allemagne. Ce pays, assimilé par certains esprits au négationnisme à cause du nazisme, est en train de prendre sa revanche sur le destin, avec une frange de la population décidée à témoigner son humanisme au reste du monde.

Des victimes de persécution, qui ont su faire preuve d’une résolution admirable, ont pu se bonifier avec le temps. Elles demandent aujourd’hui aux différents peuples du monde de savourer les délices de la liberté, quitte à questionner les valeurs en cours. Parmi eux, Lotar Schultz, un ancien détenu politique, rencontré à la célèbre prison de Hohenschönhausen, qui était sous le contrôle de la Stasi, présentée également comme une des agences secrètes les plus redoutées dans le monde, mais qui est tombée en 1989 sous l’effet de la chute du mur de Berlin.

Le centre devenu, depuis 1994, un mémorial rappelle les conditions de détention qui font penser à celles de Guantanamo et qui choquent les esprits. Une visite guidée à l’intérieur donne des frissons et plonge dans l’univers de la cruauté de l’humain. Des murs délabrés, de petites cellules chaudes sans aération, sans toilette, où pouvaient s’entasser plus d’une dizaine de personnes. Il leur était souvent interdit de s’allonger. Des conditions inhumaines qui ont produit des effets escomptés : briser physiquement et psychologiquement des adversaires du régime communiste.  

Lotar Schultz a vécu cette expérience pour avoir voulu rejoindre l’Allemagne de l’Ouest dans les années 70. Il avait 28 ans et était ingénieur en aéronautique. Il a subi les affres du parti communiste déterminé à détruire toute personne qui remettait en cause son système. Leur objectif, raconte-t-il, était de nous dégrader et ils nous l’avouaient ouvertement. « On nous traitait comme des moins que rien. On nous ressassait à l’oreille qu’on était insignifiant et nul. On nous torturait psychologiquement. C’était un supplice. Ils utilisaient souvent des substances radioactives pour réussir leur coup », affirme-t-il.  Des détenus ont subi, à leur sortie de prison, des dommages irréversibles. L’homme qui joue aujourd’hui le rôle de guide fait partie de ceux-là qui ont réussi à tenir le coup. Il dégage une sérénité impressionnante. Il a su puiser dans ses forces pour surmonter cette épreuve traumatisante avant de se reconstruire une vie stable à sa sortie de prison. « On se rend compte, durant ce genre d’épreuve, de la complexité de l’individu.

Les séquelles de l’humiliation
Des hommes qui paraissent solides et qui sont très respectés craquent après deux jours de prison alors que d’autres qui passent pour des esprits faibles démontrent leur capacité de transcendance », note-t-il. Il a mené son combat intérieur. Il n’était pas question pour lui de traîner les séquelles de l’humiliation, lui qui était un cadre avec des études poussées.  

« Cette expérience m’a permis d’apprécier le sens de la liberté. Nous tendons de plus en plus à nous focaliser sur les accessoires en cette ère de la mondialisation, alors qu’il nous suffit de peu pour bien vivre. Etre libre, respirer de l’air, prendre le temps de bien manger, des choses qui paraissent insignifiantes de nos jours mais qui ont toute leur importance. De petites choses suffisent pour rendre l’homme heureux », enseigne-t-il. Lotar Schultz se rappelle aussi le jour où un exemplaire d’un célèbre quotidien lui a été offert dans son trou. « Je me régalais avec ce numéro. Je l’avais découpé en plusieurs morceaux et, chaque jour, je lisais une petite partie. C’était un cadeau du ciel pour moi car je pouvais revivifier mon intellect ».

Un passé douloureux qui l’a poussé à se renouveler depuis sa sortie de prison en 1981. Il a appris six (6) langues pour se rapprocher de différents peuples. Il se donne également les moyens de gommer cette parenthèse de sa vie en se fixant, malgré son âge, un plan de carrière en vue de servir l’humanité. Il mène une vie de famille tranquille, dispense des cours. Cet ingénieur en aéronautique a également eu l’humilité de travailler comme concierge avant de rebondir. « J’ai pu réaliser beaucoup de projets à succès. Le seul hic, c’est que je ne peux plus intégrer le top management », regrette celui qui, présentement, prépare « un doctorat pour jouir du désir d’étudier et de renforcer (ses) connaissances ». L’essentiel, pour lui, n’est pas de paraître mais d’être.

Il tourne une page mais non sans souligner qu’il se remémorera toujours de ce pan de l’histoire de l’Allemagne qui avait usé de « méthodes primitives » dans les années 49 avant de les adoucir avec la chute du mur de Berlin. Toujours est-il que des méthodes brutales, qui ont été suivies de tortures psychologiques, sont encore inscrites dans le lot des atrocités commises et continuent de marquer l’histoire de la police politique secrète, plus connue sous le nom de Stasi, fondée en 1950.

La tyrannie en chiffres
La prison, présentée comme le centre de la terreur, a accueilli un nombre impressionnant de détenus politiques. Dans les années 50, elle a reçu presque 250.000 prisonniers. Un mouvement a été enregistré dans les années 60. Selon une note remise par la fondation Taz Panter, l’Allemagne de l’Ouest a commencé à racheter, à cette époque, des prisonniers politiques, versant en tout 2,5 milliards de Deutsche mark (Dm) pour la libération et la venue en Rfa de 35.000 prisonniers. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, quelque quatre (4) millions de personnes ont pu s’enfuir de la République démocratique allemande (Rda) pour rejoindre République fédérale d’Allemagne ou Allemagne de l’Ouest.

Le même document renseigne qu’en 1989, plus de 91.000 personnes travaillaient pour le ministère de la Sécurité de l’Etat (Mfs) à temps plein. Et le service ne comptait pas moins de 180.000 informateurs (Im). Pour mettre ces chiffres en perspective, notez qu’à la même période l’Allemagne de l’Ouest, dont le nombre d’habitants était trois fois plus élevé, comptait seulement 15.000 employés aux services secrets. Sous la dictature nazie, la Gestapo comptait 7.000 employés pour le « Reich » entier. Le département du MfS chargé de la surveillance du courrier contrôlait environ 90.000 courriers par jour ! En tout, le MfS a reçu plus de quatre milliards de mark de la Rda, dont la moitié servait à payer ses employés.

M. BOCOUM

Une tornade d’une forte intensité a endommagé une cinquantaine de maisons à Bignona. Une commission mixte a procédé à l’évaluation des dégâts dans la journée d’hier.

La pluie qui s’est abattue, avant-hier, sur la ville de Bignona n’a pas seulement adoucit les températures. Elle a endommagé une cinquantaine de maisons dans les quartiers de Château d’Eau, Médina Plateau et, dans une moindre mesure, Kadiamor. Les deux premiers quartiers ont été balayés par une tornade d’une intensité rare qui a emporté le toit des habitations. « Nous avons dénombré 47 maisons qui ont été endommagées à des degrés divers. Il y a aussi les toits des classes d’une école qui ont été soufflés », a dit le secrétaire général de la commune de Bignona, Malick Sané, qui fait partie de la commission mixte composée des éléments de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers, des agents de l’Action sociale et de la mairie.

Pour le moment, la commission va évaluer les dégâts. Mais, elle pourrait solliciter l’intervention de l’autorité centrale, afin qu’elle aide les victimes. « Nous faisons le recensement. La réparation de ces genres de sinistre dépasse les moyens des municipalités », a fait remarquer M. Sané. Rappelons que depuis au moins une semaine, la commune de Bignona connait une série de pluies d’intensité variable qui tombent à différentes heures de la journée. Celle du lundi a duré plus de 3 heures, avec des intermittences réduites de pause.

I. SANE

L’État peut réussir son Plan Sénégal numérique 2016-2025 en ayant une vision d’ensemble et en passant d’une économie de vente à une économie de plateformes. C’est la conviction du président de l’Initiative africaine pour les technologies avancées (Iata), Mbagnick Diop.   

L’Initiative africaine pour les technologies avancées (Iata) a organisé, hier, un petit déjeuner de presse sur : « le numérique, une chance pour l’Afrique ? ». Lancée le 20 avril 2017, l’Iata veut faire la «promotion et la vulgarisation» au sein des entreprises de l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Son président, Mbagnick Diop, estime que si les Tics sont bien utilisées, «elles peuvent donner toute la mesure de leur immense potentiel au service du développement économique et social du pays ». Il ajoute que le gouvernement sénégalais qui a lancé le Plan Sénégal numérique 2016-2025 avec comme principal objectif de réduire la fracture numérique peut réussir en considérant les Tic comme «un moyen, un outil pour concourir à la réalisation des objectifs fixés dans ce plan». La chance du Sénégal, poursuit M. Diop, est d’avoir de grandes sociétés qui ont fait «d’excellentes réalisations technologiques». «Le Sénégal a un réseau numérisée à 100 % et touche tous les centres de communication, les artères de communication et le réseau international. Notre pays est en liaison avec plus de 50 pays du monde et est bien intégré au réseau câbles sous-marin de fibre optique», se félicite le président de l’Iata.

Mais si le Sénégal a connu des avancées dans le domaine du numérique, le président de l’Initiative africaine pour les technologies avancées invite les entreprises nationales à se mobiliser. Son constat est qu’il existe «un différentiel de compétitivité et d’innovation» entre les nationaux et les acteurs internationaux. Ces derniers, fait savoir M. Diop, dominent le marché parce qu’ils ont «su profiter du potentiel d’internalisation du numérique». En effet, il plaide pour une «vision d’ensemble» si le Sénégal veut développer son économie numérique. «La phase actuelle de transformation numérique implique que nous passions d’une économie de vente, de distribution classique, de relation clients à une économie de plateformes», dit-il. Mbagnick Diop appelle les décideurs publics à comprendre les besoins, attentes et demandes de l’écosystème des Tic pour atteindre l’objectif de positionner les entreprises nationales sur le marché national et international.

En outre, pour faire du numérique un «levier de croissance durable», le Sénégal doit, selon lui, avoir une ambition industrielle. Toutefois, la fiscalité inquiète le président de l’Iata dans le Plan Sénégal numérique. «On ne doit pas étouffer les entreprises naissantes, les startups, par une forte fiscalité. Ce n’est pas parce que dans le numérique on pense qu’il y a beaucoup d’argent que l’État doit taper très fort dans ce secteur», déclare-t-il, en demandant une «conciliation entre le potentiel économique et la position internationale du Sénégal».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le magal annuel, consacré à Serigne Abdoul Ahad Mbacké, troisième khalife général des Mourides, a été célébré hier. Dépositaire du legs de Serigne Touba, il a, entre 1968 et 1989, laissé des empreintes indélébiles dans la conscience collective des Sénégalais.

Troisième khalife général des Mourides, Serigne Abdoul Ahad Mbacké s’est investi, tout au long de son magistère  (1968-1989), à la propagation du message de Cheikh Ahmadou Bamba et à la modernisation de Touba. Aussi a-t-il, durant son khalifat de 21 ans, rehaussé la personnalité du talibé mouride et forcé le respect en appliquant dans toute sa rigueur les enseignements de son ascendant Khadimou Rassoul. Le « véridique » était un des nombreux jolis noms qu’on lui donnait puisqu’il appelait toujours à la droiture et au respect des recommandations de Serigne Touba.

On l’appelait aussi le « bâtisseur » car il a doté la cité religieuse de plusieurs infrastructures. En effet, Touba lui doit la résidence Khadimou Rassoul, l’élargissement de la Grande Mosquée, la réfection d’édifices comme Aïnou Rahmati, le marché « Occass », l’autoroute, la construction de l’université islamique, la réalisation de la bibliothèque Khadim Rassoul à l’intérieur de laquelle se trouve son mausolée et la brigade spéciale de la gendarmerie pour faire régner l’ordre. Bref, Serigne Abdoul Ahad Mbacké a légué à la postérité une voie tout tracée, une cité religieuse organisée et des Mourides fiers du legs de Serigne Touba.

Mamadou DIEYE

Le cortège de la coalition gagnante «Wattu Sénégal» du président Abdoulaye Wade  a renversé, hier, un jeune garçon, à la sortie de Richard-Toll. L'incident a eu lieu peu avant 20h à Khouma, quartier périphérique de la ville. La victime tentait de traverser la route au moment où une foule monstre était immobilisée le long de la nationale 2 pour accueillir la tête de liste nationale de «Wattu Sénégal».  Aux dernières nouvelles le corps du jeune garçon était transféré à la morgue de la mosquée de Richard-Toll. Cet incident a été à l'origine du report du meeting de la coalition «Wattu Sénégal» initialement prévu, hier, dans la soirée. Omar Sarr, qui a regretté l’incident, donne rendez-vous à ses militants ce matin. Le président Wade a promis de prononcer à Dagana son premier discours de campagne après une longue «marche bleu» depuis le début de la campagne.                               Ibrahima BA

L’amicale des femmes du quotidien national « Le Soleil », dans le cadre de ses actions sociales, veut refaire tout le mur de clôture du cimetière de Hann Bel-Air. En compagnie d’une délégation de l’équipe municipale de ladite commune, ces dames de cœur ont visité, hier, la nécropole jouxtant leur entreprise.

Le cimetière de Hann Bel-Air présente une face hideuse à l’extérieur comme à l’intérieur. A l’extérieur, c’est un garage de mécanicien qui est érigé non loin de la porte centrale. Des carcasses de véhicules, qui ne sont bonnes que pour la casse, sont exposées tout le long du mur jouxtant les locaux du quotidien national « Le Soleil ». Cette maçonnerie, ployant sous le poids de l’âge, menace de s’affaisser. Un décor qui n’honore pas les morts. Mais la situation est plus déplaisante à l’intérieur, avec ces tas d’immondices qui se sont formés près des tombes. Ces dernières demeures frappent par la simplicité du caveau, avec, à hauteur de la tête du défunt, un petit tableau en fer indiquant le nom et la date de décès de la personne.

L’amicale des femmes du quotidien « Le Soleil », accompagnée d’une équipe de la municipalité de Hann Bel-Air, a visité, hier, ce cimetière. Sa présidente, Mme Fatou Ly Sall Croquette, « très touchée » par ce qu’elle a vu, a déclaré que « la situation du cimetière l’interpelle à plus d’un titre. C’est ici notre dernière demeure. Donc, il doit être digne de ce que nous avons représenté sur terre. Ce que j’ai constaté dans ce cimetière a été très touchant. Je ne me l’imaginais pas comme ça », a dit avec tristesse Mme Croquette. C’est pourquoi, l’amicale des femmes du « Soleil » a décidé de participer à l’embellissement de ce cimetière que les travailleurs de leur entreprise côtoient tous les jours.

Les femmes veulent redonner à ce lieu sa beauté, sa dignité et une personnalité. « Au début, nous avions retenu de reprendre le flanc du mur qui jouxte le Soleil et qui s’affaisse de jour en jour. Mais, quand on a fait le tour du cimetière, on s’est dit qu’on va reprendre tout le mur de clôture. Nous allons aussi agrandir l’espace et reprendre toute la devanture, avec pose de pavées », informe Mme Fatou Ly Sall Croquette. Cette action de l’amicale des femmes du Soleil est magnifiée par le conseil municipal de Hann Bel-Air. En effet, le secrétaire général de la mairie, Issa Guèye, considère ce geste des femmes du « Soleil » comme un « acte de générosité ».

…Refaire intégralement la tombe des collègues disparus
« Elles sont généreuses en décidant de reprendre tout le mur alors qu’au départ il était prévu de faire le pan du mur qui menace de s’affaisser. C’est l’occasion de remercier, au nom du maire et de l’ensemble du conseil municipal, l’amicale des femmes pour ce geste et de prier pour une longue coopération entre la commune de Hann Bel-Air et le Soleil », se réjouit Issa Guèye. En plus de la réfection du mur, l’amicale veut aussi faire un geste à l’endroit de leurs collègues du Soleil qui sont enterrés sur place. La présidente Mme Fatou Ly Sall Croquette informe que les femmes vont demander aux parents de leurs collègues décédés « l’autorisation de refaire intégralement leur tombe ».

Après cette visite guidée dans le cimetière, l’amicale des femmes du « Soleil » a pris l’engagement de commencer les travaux de réfection du mur et de faire des aménagements à la devanture de la nécropole dès la fin de l’hivernage. En attendant, l’équipe municipale a décidé de déguerpir tous ceux qui mènent des activités devant le cimetière. « Nous allons déguerpir tout le monde. Ces activités ne vont pas de pair avec le cimetière.
 
Ce n’est pas normal que des gens s’installent et travaillent ici. Ils sont toujours prompts à rouspéter pour dire qu’ils mènent des activités pour nourrir leur famille. Mais pour nourrir sa famille, il faut le faire dans des activités convenables », avertit le secrétaire général de la mairie.

Aussi, Issa Guèye renseigne que les épaves de véhicules, tout le long du mur en face du journal « Le Soleil » appartiennent à la présidence de la République. Ainsi, la mairie de Hann a décidé d’écrire au secrétariat général de la présidence de la République pour que ces véhicules soient amenés ailleurs afin de permettre à l’amicale des femmes du quotidien national « Le Soleil » de commencer convenablement les travaux de réfection du mur du cimetière.    
 
Aliou Ngamby NDIAYE
 
 

La fraude à grande échelle notée cette année au baccalauréat a été aussi abordée par le procureur de la République lors de son face-à-face avec la presse. Ainsi, a révélé Serigne Bassirou Guèye, sur les 42 personnes déférées au parquet et inculpées, il a  requis des mandats de dépôt contre les 16. Il appartient maintenant au juge du 1er cabinet d’instruction de le faire ou de ne pas le faire.

Selon le procureur de la République, l’enquête menée par une équipe mixte composée de la Section de recherches de la gendarmerie de nationale et de la Division des investigations criminelles, avec le concours des commissariats de police du Plateau, de Tivaouane, de Diourbel et de Kaolack, a révélé que les sujets étaient échangés contre des sommes d’argent variant entre 25.000 et 250.000 FCfa. Et le recours aux réseaux sociaux, notamment WatshApp, a favorisé la propagation de la fraude.

Parmi les 42 personnes arrêtées, il y a trois professeurs de lycée, un proviseur, trois agents de l’Office du Bac, 23 candidats et trois bacheliers de 2016 ayant réussi par la fraude. Le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre ces personnes pour association de malfaiteurs, fraude aux examens, escroquerie, obtention frauduleuse d’avantages matériels indus ainsi que de complicité de ces chefs d’accusation.

Nd. M. SECK

Plus d’une centaine de personnes étaient réunies hier à Dakar pour réfléchir aux « défis et opportunités de la Cour pénale internationale (Cpi) à la veille du 20ème anniversaire du Statut de Rome ». Me Sidiki Kaba, président de l’Assemblée des Etats parties de la Cpi, garde des Sceaux, ministre de la Justice du Sénégal, a ouvert la conférence.

Une seule journée pour réfléchir aux défis et opportunités auxquels fait face la Cour pénale internationale (Cpi). Un délai bien court pour une si grande tâche. Mais, le choix de la date et du lieu est hautement symbolique. D’abord, le 17 juillet 2017 est la date choisie pour fêter la Journée de la Justice pénale internationale, presque vingt ans après la signature, le 17 juillet 1998, du Statut de Rome créant la Cour permanente en 2002. Ensuite, le lieu abritant la rencontre : Dakar. C’est la capitale du premier Etat à avoir ratifié le Statut de Rome le 2 février 1999. Enfin, le Sénégal où se tient la conférence est le pays qui a réitéré son engagement auprès de la Justice internationale dans un moment de crise en 2016, à contre-courant des pays africains voulant quitter la Cpi.

Les représentants de la justice gambienne, guinéenne, togolaise et djiboutienne étaient au premier rang lors de la conférence. Me Sidiki Kaba, président de l’Assemblée des Etats parties, garde des Sceaux, ministre de la Justice du Sénégal, Mme Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi et Mme Josephine Frantzen, la cheffe de mission adjointe de l’ambassade du royaume des Pays-Bas à Dakar, figures de la Cpi, ont introduit la journée. « La Cpi n’aurait pas vu le jour sans l’Afrique », a commencé Mme Josephine Frantzen. Mais aujourd’hui, c’est bien sur le continent africain qu’elle est menacée. En juillet 2016, l’Union africaine (Ua) avait, lors du 27ème sommet de l’organisation panafricaine à Kigali, appelé au retrait collectif des pays africains de la Cpi.

Malgré sa ponctualité, contraire à la philosophie de la cour permanente, cette rencontre est essentielle pour créer l’espace d’un « dialogue ouvert et franc », comme l’a présenté la représentante des Pays-Bas, l’Etat hôte de la Cpi. Le but est bien de mutualiser les forces face à des problématiques importantes : les relations entre l’Afrique et la Cpi, aujourd’hui fragilisées ; une meilleure coopération des membres et une plus grande complémentarité pour une plus grande efficacité ; l’universalité du Statut de Rome pour que, plus que jamais, la Cpi soit numériquement forte. Aujourd’hui, 32 Etats, dont de grandes puissances comme les Etats-Unis et la Russie, ont signé mais n’ont pas ratifié le Statut de Rome.

Mais c’est « un message d’espoir » que souhaite envoyer Me Sidiki Kaba, rappelant la jeunesse de la Cour. Il s’est dit « persuadé que la justice est nécessaire pour que les nations se développent socialement et économiquement » car elle est « la seule arme qui ne tue pas ». Selon le garde des Sceaux, ministre de la Justice, il faut aller encore plus loin dans le « combat universel » contre l’impunité des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et de génocide. La condamnation à la prison à perpétuité de l’ex-président tchadien Hissène Habré en avril dernier à Dakar, après deux années de procès, est un bel exemple de la force d’une Justice internationale.

Marie LECHAPELAYS (stagiaire)

Le procureur de la République n’a pas attendu d’être saisi suite au drame survenu samedi au stade Demba Diop. En conférence de presse hier, Serigne Bassirou Guèye a annoncé une enquête et des poursuites contre les auteurs de ces « actes ignobles ».

Le procureur de la République a annoncé hier l’ouverture d’une enquête « complète », 48 heures après le drame survenu au stade Demba Diop qui a causé huit morts et une centaine de blessés. C’était samedi lors de la finale de la Ligue de football professionnel qui a opposé l’Union sportive de Ouakam (Uso) au Stade de Mbour. « Aucune piste ne sera négligée. Les responsabilités seront situées et les auteurs de ces actes ignobles traduits devant la justice », a averti Serigne Bassirou Guèye.

L’enquête est confiée conjointement au commissaire de la police de Dieupeul et au commissaire chef de la sureté urbaine du commissariat central de Dakar. « En compagnie des enquêteurs, je me suis rendu sur les lieux du drame. Les traces de sang et autres débris trouvés sur place renseignent sur l’atrocité des actes commis. L’enquête se poursuit. Mais déjà des témoignages ont été recueillis, des films visionnés et des renseignements sont en cours de traitement », a fait savoir le chef du parquet de Dakar.

Selon le procureur de la République, le directeur du stade Demba Diop et le président de la Ligue professionnelle ont été entendus hier. Serigne Bassirou Guèye a aussi mentionné que les auteurs des commentaires désobligeants sur les réseaux sociaux  seront  traqués, identifiés, poursuivis pour apologie du crime et sévèrement sanctionnés.

A quelques minutes de la fin du match entre Uso et le Stade de Mbour, des échauffourées ont éclaté. Des pierres et autres objets dangereux ont été lancés. Il s’en est suivi un mouvement de foule et l’affaissement d’un pan du mur du stade Demba Diop. L’autopsie des corps a été ordonnée et confiée à l’hôpital Aristide Le Dantec.

Ndiol Maka SECK

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