banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (1562)

Les répercutions psychologiques et médicales de la violence sexuelle et de la maltraitance de l’enfant ont occupé les débats, hier, à l’ouverture des deux jours de formation destinés à l’Association nationale des sages-femmes d’état du Sénégal. La rencontre est organisée par le Centre de guidance infantile et familiale (Cegid), en partenariat avec World vision et l’Union européenne.

Au-delà des nombreuses conséquences médicales, la perturbation psychologique est ce qu’il y a de plus grave pour les victimes d’abus sexuels et de la maltraitance. Les deux jours de formation ouverts hier à l’intension des sages-femmes s’inscrivent dans une politique de sensibilisation sur les enjeux psychologiques pour une meilleure prise en compte de la dimension dramatique des victimes. Organisée par le Centre de guidance infantile et familiale (Cegid), en partenariat avec World vision et l’Union européenne, la rencontre vise à outiller des sages-femmes sur les répercutions psychologiques et médicales de la violence sexuelle et de la maltraitance de l’enfant. Selon le psychologue clinicien, le Pr Serigne Mor Mbaye, les sages-femmes constituent les portes d’entrée dans le domaine médical. C’est pour ces raisons que nous en avons formées plus d’une centaine à travers le pays. « Au-delà du médical et du biomédical, nous voulons les aider à comprendre les enjeux psychologiques et les conséquences dramatiques afin de les convier à prendre en compte de matière précoce cette dimension traumatique », a expliqué le Pr Mbaye qui a relevé une « retraumatisation » des victimes lors de leur passage au sein des instances médicales et juridiques.

C’est tout le sens de ces deux jours de formation qui, selon M. Mbaye, permettront à ces prestataires de comprendre l’ampleur du phénomène, mais surtout de voir comment elles peuvent contribuer à la réhabilitation psycho-sociale des victimes au sein de la société. A en croire le Professeur, l’alliance avec l’Association nationale des sages-femmes d’état du Sénégal (Ansfes) s’inscrit dans cette démarche. Cependant, il a fait savoir que la question de la prise en charge psychologie n’est point une urgence au Sénégal. Non sans rappeler que les troubles du comportement qui surviennent après le viol vont jusque dans l’espace conjugal. «C’est heureux de constater qu’on soit arrivé à briser l’omerta sur les violences sexuelles et la maltraitance des enfants», a déclaré la présidente de l’Ansfes, Bigué Bâ Mbodji, qui a magnifié le travail de fourmis que le Cegid est en train d’abattre à travers ses observatoires. «Nous avons bon espoir que la synergie d’actions permettra de mailler tout le territoire et de conscientiser le maximum de personnes surtout les femmes pour que les abus sexuels tout comme la maltraitance soient de vieux souvenirs », a souhaité la présidente que invite les acteurs à l’unité afin que toute victime puisse trouver non seulement une réparation judiciaire, mais une prise en charge psycho-social qui lui permettra de jouir de la vie ultérieurement.

Tata SANE

Les responsables l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) ont poursuivi leur tournée nationale à Ziguinchor. Le directeur général, Mamadou Sy Mbengue, et le Pca Mamadou Racine Sy, ont saisi l’occasion pour entretenir les retraités de la région des mesures que l’Ipres a prises grâce à la bonne compréhension du président Macky Sall, pour améliorer les conditions de vie et d’existence de l’ensemble de ses pensionnaires. Il s’agit, entre autres, de la mensualisation, de la revalorisation et de la défiscalisation des pensions.

Ces mesures ont trouvé un écho favorable auprès de la majorité des retraités de cette partie de la région méridionale du Sénégal. Ces derniers les ont, en effet, beaucoup appréciées pour leur pertinence et leur opportunité. Néanmoins, ils ont souhaité leur bonne mise œuvre pour que l’effectivité du relèvement de leurs pensions soit, de même que les mesures d’accompagnement annoncées, réelle. Par ailleurs, leur président Maoudo Diallo a demandé l’aide de l’Ipres pour qu’ils puissent signer des conventions avec deux pharmacies de la place afin de pouvoir accéder à des médicaments plus facilement et à moindre coût. M. Diallo a également exprimé aux responsables de l’Ipres leur souhait de signer une convention avec l’hôpital de la paix de Ziguinchor pour pouvoir se faire soigner dans cette structure hospitalière et bénéficier ainsi de son plateau technique assez relevé.

Ces mêmes mesures de l’Ipres, saluées par plus d’un à Ziguinchor, sont à inscrire, selon l’adjoint du gouverneur de la région chargé des affaires administratives, Moussa Diagne, dans le cadre de la politique sociale globale de l’Etat. « C’est une politique, souligne-t-il, qui vise à rendre meilleures les conditions de vie et d’existence des couches réputées vulnérables, à savoir les personnes du troisième âge, les femmes, les enfants, le monde rural, avec des politiques de gratuité ». Ainsi, M. Diagne a félicité l’Ipres pour toutes les mesures qu’elle a initiées dans le but de rendre agréable et paisible la retraite tant méritée de ces travailleurs « qui, rappelle-t-il, ont pratiquement consacré toute leur vie active au développement économique et sociale de la nation ». Moussa Diagne n’a pas manqué d’assurer l’Ipres du soutien de toute la communauté administrative régionale, avec à sa tête le gouverneur Al Hassan Sall pour l’accompagner à accomplir toutes les initiatives « très généreuses » qu’elle a prises à l’endroit des retraités d’ici et d’ailleurs.

El Hadj Moussa SADIO

Le service départemental du commerce de Linguère vient de saisir plus de 4 tonnes de produits impropres à la consommation et parfois irrégulièrement introduits dans les circuits de distribution.

Hier matin, le chef du service du commerce Seydou Oumar Thioune, accompagné par ses éléments, a procédé à l’incinération d’une importante quantité de produits dangereux pour les populations de Linguère. L’opération s’est faite en présence du préfet Amadou Bamba Koné, d’Ibrahima Lô, deuxième adjoint au maire et des services techniques et autres organisations de consommateurs. Les marchandises réduites en cendre ont une valeur estimée à 1.090.000  FCfa, selon les services concernés. L'opération d'incinération a eu lieu à quelques kilomètres de la ville de Linguère, sous la supervision des éléments de la caserne des sapeurs-pompiers, du service des douanes, de l'hygiène et du commerce.

«Nous avons effectué des opérations un peu partout et des produits sont retirés du marché. Elles concernent des produits comme le lait, la boisson, les biscuits, les sachets d’eau en plastique trouvés dans des unités à Dahra, des produits pharmaceutiques et vétérinaires impropres à la consommation et à l’utilisation », a souligné le chef du service départemental de commerce.

Certains produits n’avaient même pas l’autorisation de fabrication ou proviennent de la contrebande et de la contrefaçon. Ils ont été saisis grâce à une collaboration « sérieuse  et étroite » entre le service départemental du commerce de Linguère et la brigade de gendarmerie de Dahra. Le patron du commerce local a demandé aux populations d'être encore plus vigilantes sur ce qu’ils consomment car, selon toujours lui, beaucoup de produits disponibles sur le marché sont périmés.

« Avant de consommer les produits manufacturés, il faut vérifier les dates de péremption. Les populations doivent  saisir les  services concernés, notamment le service du commerce, afin que tout produit qui est suspect soit retiré du marché », renchérit-il.

Le deuxième adjoint au maire, Ibrahima Lô, a remercié le service du commerce pour cette opération qui entre dans le cadre de la sécurisation des populations. « Cette opération nous a un peu impressionnés de par l’ampleur de ce qui a été incinéré aujourd’hui », a-t-il reconnu. Pour lui, il faut sensibiliser d’avantage les populations pour qu’elles commencent à comprendre les risques qu’elles encourent en consommant des produits périmés. L’autorité administrative, Amadou Bamba Koné, a appelé à la vigilance et à une meilleure collaboration afin de dénoncer tous les commerçants véreux. Le préfet a instruit le service départemental du commerce de visiter les marchés hebdomadaires qui sont des lieux de prédilection des personnes mal intentionnées.

Masse NDIAYE 

Le Forum civil a procédé, hier, à la publication de son rapport annuel portant sur l’indice de perception de la corruption 2016. Le Sénégal occupant la 64ème place sur 176 pays dans le classement mondial, cette organisation a noté une légère progression dans la lutte contre le phénomène par les organes de contrôle de l’Etat bien que ce dernier se situe toujours dans la zone rouge donc au dessous de la moyenne qui est de 50.

Ce présent rapport met l’accent sur le score et non pas sur les rangs. En effet, le Sénégal bien que situé à la 7e place en Afrique, 2e au sein de la Cedeao et à la 1ere place dans l’espace Umeoa figure toujours dans la zone rouge, c'est-à-dire les pays qui sont au dessous de la moyenne de cinquante avec un score de 45 sur 100. Cependant, comparé à l’année 2015 où il était à la 61ème place sur 168 pays, avec un score de 44 points, il a eu un gain d’un point en occupant cette année la 64ème place dans le classement mondial. Une légère progression qui, selon le Forum civil, est le résultat de mesures fortes prises par le pouvoir actuel à son arrivé en 2012. « Cette légère progression est due à la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), à la mise en place de l’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) mais aussi à la mise sur pied de la loi sur la déclaration de patrimoine. Des mesures, depuis 2012, de l’actuel pouvoir qui ont porté leurs fruits», a justifié Mame Latir Fall, membre du conseil d’administration de ladite institution.

Cet exercice de Transparency international s’adosse en effet à une démarche scientifique en vue d’évaluer le degré de la corruption dans le monde. Elle consiste à faire la collecte de données sur une durée d’une année auprès des institutions financières comme la Banque africaine de développement (Bad) qui effectue une notation de la gouvernance ainsi que la Banque mondiale (Bm) qui, chaque année, évalue les performances politiques et institutionnelles des pays. Chaque source est établie sur une échelle allant de 0 à 100, donc du plus élevé au plus bas niveau de corruption.

Ainsi, cet instrument de mesure permet de mieux cerner la réalité de la corruption dans le monde au même titre que le baromètre mondial de la corruption, un sondage d’opinion sur le degré de corruption active, l’indice de corruption des pays exportateurs et le rapport mondial sur la corruption et de susciter la volonté de l’Etat, du secteur privé et de la société civile à s’engager à combattre efficacement ce phénomène qui entrave le développement des pays surtout africains.

De nouvelles recommandations pour sortir de la zone rouge
A l’initiative d’un plan concerté incombant à l’Etat et ses organes de contrôle à l’instar de l’Inspection générale d’Etat (Ige), l’Ofnac, la Cour des comptes, la Société civile spécialisée, les médias et l’ordre des experts comptables, le Forum civil attend la définition du premier plan concerté. « Cependant, il est nécessaire, pour améliorer le score du Sénégal dans l’indice de perception, qu’ une institution comme l’Ofnac concentre ses efforts sur la lutte contre la corruption dans l’administration publique », a soutenu M. Fall. Compte tenu de la modestie des moyens de cet organe de contrôle, ce dernier exhorte à travailler en synergie avec les acteurs de la société civile et les citoyens dans la lutte contre la corruption.

Par ailleurs, le Forum civil, à travers ce présent rapport, a souligné la nécessité de poursuite des procédures de répression de l’enrichissement illicite concernant la liste des 25 personnes initialement citées par le procureur spécial. Sur les audits et concessions de marchés publics, il encourage l’Etat à travers ses différents organes de contrôle, de privilégier l’audit technique et financier approfondi, notamment dans les projets et ouvrages importants ayant un impact considérable sur les finances publiques tels que les autoroutes Ila-Touba, Dakar-Diamniadio, le pôle industriel de Diamniandio, le Building administratif, la Cité de l’Emergence, le Centre international Diamniadio, l’attribution du port de Bargny, les concessions de Nécotrans, etc.

Contrôler le financement des partis politiques
Concernant l’affaire Lamine Diack, cette organisation de la Société civile a réitéré sa position de respect de la présomption d’innocence et des procédures en cours. « Compte tenu de la gravité des accusations, le Forum civil conçoit qu’il est impératif de contrôler le financement des partis politiques. En effet, il recommande l’aménagement du code électoral en attendant l’adoption d’une loi sur le financement de ces derniers et l’obligation de la déclaration de patrimoine pour tous les candidats au moins six mois avant les élections. Comme recommandation, il a préconisé l’enclenchement de procédures d’étude exhaustive par l’Etat des réserves financières et le patrimoine foncier des institutions de protection sociale comme l’Ipres, la Caisse de sécurité sociale, des transactions immobilières réalisées par la Caisse de dépôt et de consignation et de l’Artp.

Marame Coumba SECK

A 24h de la célébration de la ziarra annuelle de la famille omarienne, la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) a remis, sur instruction du président de la République, une importante quantité de riz au khalife Thierno Madani Tall.

Mme la déléguée générale à la protection sociale et la solidarité nationale (Dgpsn) poursuit sa politique d’assistance aux familles religieuses à l’occasion des grands événements. Mardi dernier, c’était au tour de Thierno Madani Tall, Khalife du regretté Mountaga Tall, de recevoir la délégation de Mme Anta Sarr Diacko. Sur instruction du chef de l’Etat, la Dgpsn a remis une importante quantité de riz pour la célébration de la ziarra annuelle de la famille omarienne. Conduisant une forte délégation composée du ministre porte-parole du gouvernement Seydou Guèye, du préfet de Dakar plateau, Serigne Babacar Kane, d’honorables députés et autres directeurs des structures étatiques, Mme Anta Sarr Diacko a rappelé le sens de leur présence sur ces lieux. Selon elle, la ziarra est un événement sous-régional. C’est le sens qu’il faut donner à ce geste qui est un acte de partage et de solidarité. «C’est sur instruction du chef de l’Etat que nous appuyons les foyers religieux. Nous savons tous que ces événements accueillent des milliers de pèlerins qui nous viennent un peu partout. Cet appui de l’Etat répond ainsi au souci du président Macky Sall de permettre à chaque famille religieuse de pouvoir célébrer décemment ces cérémonies religieuses », a expliqué Anta Sarr qui a sollicité des prières pour un Sénégal de paix. Le ministre Seydou Guèye a pour sa part magnifié les relations séculaires que la famille Tall a toujours entretenues avec l’Etat du Sénégal. Aussi a-t-il demandé aux Sénégalais d’aller s’inscrire sur les listes électorales.

Le Khalife Thierno Madani Tall s’est réjoui de l’initiative du chef de l’Etat d’appuyer, à travers la Dgpsn, les familles religieuses à l’occasion des grands événements. En outre, il a exhorté les Sénégalais à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales. «Le vote est un acte citoyen.

Tata SANE

LA GRANDE CONFÉRENCE REPORTÉE À DEMAIN
Dans le cadre de la célébration annuelle de la ziarra omarienne, la grande conférence internationale qui devait se tenir, aujourd’hui, au King Fahd Palace à 10h, a été reportée à demain, à la même heure et au même endroit, informe un communiqué du président des Ahbabs, Cheikh Oumar Foutiyou Tall. A noter qu’elle sera sous la présidence effective du président de la République, Macky Sall.

La conférence sociale est convoquée au mois de février par le  président de la République, Macky Sall. Ce haut cadre de dialogue et d’échanges entre partenaires sociaux devrait traiter, entre autres, des difficultés des retraités et planché sur tout ce qui peut améliorer les pensions de retraite.  L’annonce a été faire par le Pca de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, lors de sa tournée à Tambacouda.

Le président du conseil d’administration de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, a saisi l’occasion de sa visite à Tamba pour rendre hommage aux personnes âgées qui ont bâti le Sénégal d’aujourd’hui et qui ont œuvré pour l’indépendance du pays.  « Les Sénégalais ont peur d’aller à la retraite. Rien qu’à y penser, ils tombent malades parce qu’ils craignent de ne pas s’en sortir », a reconnu le président du Conseil d’administration en abordant les difficultés des retraités. « C’est pourquoi, a-t-il révélé, le président Macky Sall, soucieux de l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais en générale et des personnes âgées en particulier, a convoqué une conférence sociale au mois de février pour aborder tout ce qui peut améliorer les pensions de retraite ».

Le Pca de l’Ipres a toutefois tenu à préciser au sujet du faible niveau des pensions tant décrié, que le montant reçu dépend de la durée du service exercé par le retraité mais également du niveau de son salaire pendant sa vie active. Il a relevé que sur la base de la solidarité, une réflexion a été engagée pour mettre en place une pension minimale pour éviter que les pensions ne descendent en dessous d’un certain niveau quel que soit le nombre d’années de service accompli ou la taille du salaire. C’est aussi dans ce même souci que l’Ipres a décidé qu’il faut avoir travaillé 10 ans révolus pour prétendre à une pension, là où les retraités affiliés au Fnr doivent avoir totalisé 15 ans de service révolus pour avoir droit à une pension. Il a rappelé qu’en 2007, en tant que directeur général de l’Ipres, il avait travaillé à ce que les pensions qui, jusque-là, étaient perçues tous les trois mois, soient payées tous les deux mois. Maintenant que l’on passe à la mensualisation de ces pensions, affirme M. Sy, les pensions ont été revalorisées à hauteur de 40% ces dernières années et ont été défiscalisées. Par ailleurs, il a décidé d’ajouter un million de FCfa aux 2,5 millions de FCfa injectés par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice dans les deux coopératives d’achat et d’habitat des retraités de Tambacounda. Il a, en outre, offert 2 millions de francs aux retraités.

De son côté, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, a invité les autres retraités du pays à s’inspirer de leurs camarades de Tambacounda, notamment concernant la mise en place de coopératives.

Les retraités de Tambacounda, très mobilisés, ont tenu à rendre un hommage vibrant au président de la République pour les politique très sociales mises en ouvre depuis son avènement. Ils ont également tenu à magnifier la touche de Mamadou Racine Sy, le président du conseil d’administration. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la tournée nationale de l’Ipres axée sur la mensualisation des pensions de retraite a permis au président de l’Association des retraités de Tambacounda, Ibrahima Traoré, d’exprimer, au nom de ses pairs, sa satisfaction de l’action de la direction de l’Ipres. Il a indiqué que « une grande partie des doléances » des retraités a été prise en charge, avec l’envoi d’un médecin généraliste pour leur prise en charge. Il a vivement demandé que les jeunes retraités aient leur place dans les programmes et projet de l’Etat. Avec le soutient du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiky Kaba, deux coopératives d’habitat et de consommation ont été montées pour permettre aux retraités de Tambacounda d’acheter leurs rations alimentaires moins chères que dans le commerce, a soutenu M. Traoré.

Pape Demba SIDIBE

Une banque sise à Yeumbeul a fait l'objet d'un braquage dans la nuit du lundi au mardi, entre 2 et 3 heures. Les braqueurs, munis d'armes à feu, ont réussi d'abord à neutraliser le vigile avant d'emporter le coffre contenant plus de 111 millions de FCfa . Un blessé a été noté chez les bandits qui sont parvenus à se fondre dans la nature.

Il était environ 3 heures  lorsqu'un véhicule 4x4 de couleur blanche s'immobilise devant une banque sise à Yeumbeul. A son bord, une douzaine de bandits armés jusqu'aux dents. Suivant un plan certainement mûri la veille, sept des bandits se sont dirigés vers le vigile qui était en train de causer avec un chauffeur de bus communément appelé « horaire ». En un temps record, les bandits ont réussi à neutraliser tous les deux en les ligotant pour ensuite s'employer à soulever la grille qui protège la porte d'entrée de la banque. Ils y arrivent après avoir utilisé des outils servant à dévisser les gros pneus. Une fois à l'intérieur, les braqueurs sont parvenus à s’emparer du coffre-fort de la banque renfermant la somme de 111 millions de FCfa.

Butin en main, ils bousillent ensuite tout le matériel informatique en emportant quelques pièces dont des unités centrales, ainsi que le monitoring et l’appareil de vidéosurveillance. Bref, ils ont emporté avec eux tout ce qu’ils croient pouvoir servir à retrouver leurs traces. Cependant, c'est au moment où les malfaiteurs s'apprêtaient à quitter les lieux que la police, alertée par un chauffeur de taxi qui a localisé une patrouille, a débarqué la minute qui suit. Toutefois, n'ayant pas froid aux yeux, les bandits ont tiré en premier sur les forces de l'ordre dans le but de les emmener à battre en retraite. Les limiers ont ainsi libéré le vigile et le chauffeur qui lui tenait compagnie. Ils ont aussi constaté que l’arme du vigile a été emportée par les bandits. A leur tour, les limiers ont riposté par des tirs nourris.

C'est sur ces entrefaites que les braqueurs se sont empressés de vider les lieux. Pourchassés par les policiers dans une course-poursuite implacable, les bandits ont pris la direction de Malika avant de progresser vers Keur Massar en ayant toujours à leurs trousses les policiers qui, malheureusement, finissent par perdre leurs traces. Il faut signaler que la police scientifique s’est également rendue sur les lieux pour procéder à des prélèvements dans le cadre de ce dossier dont le pilotage est finalement confié à la sûreté urbaine.

Abdou DIOP

L’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux, initialement prévue le 19 janvier, se tiendra ce jeudi 26 janvier. Cette tradition républicaine qui consiste un moment fort de l’institution judiciaire sera présidée par le chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature. Elle regroupera la famille judiciaire dans son intégralité ainsi que toutes les hautes personnalités de la République. Cette année, la leçon inaugurale sera prononcée par Mme Fatou Faye Lecor, substitut général près la Cour d’appel de Dakar. Elle porte sur le thème : « Les nouveaux droits dans la constitution du Sénégal ».

Nd. M. SECK

Absentes pour des raisons de santé, de la Tabaski, du Magal etc., les domestiques laissent derrière elles désordre et instabilité insoutenable pour les jeunes couples durant ce congé. Dans la capitale sénégalaise, où la tendance de vivre seuls en couple dans un appartement ou studio, ne va pas sans désagrément lorsque la stabilité du foyer dépend de la présence d’une domestique. En effet, ces jeunes filles qui étaient considérées comme de simples « domestiques » affectées aux tâches ménagères, semblent aujourd’hui détenir les reines de la stabilité et du bonheur des foyers. Dans la capitale sénégalaise, ces braves dames jouent un rôle indispensable dans la stabilité et le bon fonctionnement des ménages, surtout chez les jeunes couples vivant seuls dans un appartement. Indispensables, car leur absence handicape et chamboule tous les programmes et habitudes du quotidien de monsieur ou de madame. Et la garde des enfants, le ménage, la sécurité de maison deviennent un casse-tête.

Dans les rues de la cité des Libyennes à Cambérene, l’aube s’annonce dans les vagues de la plage qui caressent le Mausolée de Seydina Issa. Astou, la vingtaine, vêtue d’une « Taille-basse » bleu cyan, se couvrant avec un foulard rouge apparemment qui ne peut rien contre ce froid glacial, tremblote jusqu’aux os. Un petit sac à la main gauche, la jeune femme, d’un geste pressé, sonne à la porte de l’appartement où elle travaille. Interpellée sur l’heure qu’elle arrive au boulot, Astou, d’un ton désintéressé, martèle : « Ma patronne m’attend pour aller au travail, car elle ne peut laisser ses enfants seuls à la maison ». Avant de poursuivre : « Je m’occupe du plus petit que je dois amener au jardin d’enfants vers 9 heures, l’autre qui doit avoir environ 6 ans, je l’aide juste à se préparer pour qu’elle n’arrive pas en retard à son école qui se trouve dans le quartier, et, après cela, je m’attaque à mes tâches ménagères ».

Questionnée sur leurs absences réplétives, la jeune demoiselle déclare : « Les gens oublient souvent que nous sommes des humains. On tombe malade, on a nos parents à qui on doit rendre visite car eux aussi ont besoin de nous ».

Dans les allées de Golf Sud, le bruit des klaxons des bus « Tata » et « Super », mêlés à la chanson du nouveau tube de Viviane « no stress » qui sort d’une boutique de mercerie, font l’ambiance de ce lieu. Trouvée dans la boutique, Ndjabou Ly aide un client apparemment tailleur à trouver une fermeture- éclair ressemblant à la couleur de l’échantillon de tissu qu’il tient dans sa main. Sa réaction sur la question est spontanée. « Quand ma bonne s’absente, je perds le contrôle de tout, je suis totalement désorientée, j’ai vécu des expériences terribles quand j’ai renvoyé à deux reprises mes bonnes à cause de leurs absences répétées et abusives », soutient-elle avant de poursuivre. « Et le pire c’est qu’il est difficile d’en trouver une autre. Donc celle que j’ai en ce moment, je vais la chérir, voir même la couvrir de cadeaux pour qu’elle ne s’absente ni ne quitte la maison », confie-t-elle, dans un éclat de rire. Avant de continuer : « Ma petite, sœur à l’absence de sa bonne, est obligée d’amener son bébé de 9 mois avec elle à l’école, car si elle continue à l’attendre, elle va rater plusieurs cours », déplore-t-elle tout en caressant ses longues mèches.

Entre le commerce et les corvées à la maison
A quelques mètres de la boutique de Ndjabou Ly, une vendeuse de légumes range les différents condiments sur son étal. Mère Bambi, comme l’appelle familièrement ses clientes, nous raconte une anecdote relative à une longue absence de sa domestique qu’elle dit considérer comme sa propre fille et qui l’a finalement trahie. « Ma bonne que je prenais pour malade m’a fait faux bon durant presque 15 jours que j’ai d’ailleurs vécus difficilement. Car j’alliais mon commerce avec les corvées de la maison », tonne-t-elle. Et de poursuivre : « Comme je me suis mariée avec un vieux compliqué, un matin, au lieu de lui servir son petit déjeuner, j’ai commis l’erreur de m’occuper de mes clientes en premier. C’est alors qu’il est venu et a tout jeté par terre avant de démolir mon étal en milles morceaux », narre-t-elle avec amertume. Interrompue par les salutations d’une passante, mère Bambi continue dans ses explications tout en coupant les poissons fumés qu’elle vient de sortir d’un sachet. « Ce qui m’a fait le plus mal, c’est le mensonge de ma bonne, alors que je la croyais malade, elle s’était juste absentée pour chercher du travail dans une autre maison, son absence a chamboulé toutes mes habitudes. Après l’incident avec mon mari, j’ai arrêté mon commerce durant plusieurs mois, avant que de trouver une autre bonne », lance-t-elle avec regret.

Tout le temps en retard au bureau
Domestique 2Autre lieu, autre ambiance ! Dans la maison des Sow aux Parcelles Assainies Unité 3, le grincement des bols et ustensiles que nettoie Ndèye semble en aucun cas gêner la patronne des lieux assise sur une chaise à côté d’elle. Interrogée sur les conséquences des absences des bonnes, Mme Sow explique : « On ne peut pas vivre avec ses enfants et travailler en même à Dakar sans l’aide d’une domestique. En ce moment je suis en congé, mais j’ai vécu un calvaire quand ma domestique est partie fêter la Tabaski dans son village.

La pause de 13 heures pour récupérer mon fils à la crèche
Elle a fait 39 jours avant de revenir et c’était pénible », confesse-t-elle. « J’arrivais tout le temps en retard au bureau et pire encore je rentrais avant l’heure de la descente, cela me mettait dans une situation inconfortable, malgré la compréhension de mon patron. Suivant la discussion, Ndèye, une jeune fille au teint éclairci par la dépigmentation, laisse apparaître ses dents jaunâtres, en entendant les propos de sa patronne et s’exclame d’un ton taquin : « Pourtant Mme je pense que je suis revenue tôt, car j’ai laissé les autres filles au village. En plus il fallait que j’attende la récolte pour t’apporter de l’arachide et du maïs ».

A quelques mètres de la maison des Sow, un vieux et grand immeuble (R+4), sur la façade duquel plusieurs fils électriques sont entremêlés, attire l’attention des passants. Au rez-de-chaussée de ce bâtiment vit le couple Ndiaye. Aux heures de pause, Ibou, employé dans une petite société de la place, prend la relève de la garde de son fils de deux ans. « Je prends ma pause à 13 heures, j’en profite pour récupérer mon fils à la crèche, pour le changer et le nourrir, le dorloter puis le dépose chez la voisine d’à côté, jusqu’à la décente de sa mère qui est étudiante dans une école de formation », lance-t-il, en secouant l’enfant pour l’endormir. « Cette situation dure depuis que notre domestique est tombée malade, c’est en de pareilles circonstances qu’on se rend compte de leur inestimable valeur et courage et on regrette de ne pas pouvoir habiter avec la grande famille », avoue-t-il, avant de déplorer l’étroitesse de son appartement qu’il balaie d’un regard. « Avec mon petit salaire, je ne peux me payer le luxe de prendre un grand appartement ou une maison entière où je pourrais mettre ma mère et mes sœurs qui sont restées à Sanar ».

Croisée au Rond-point « Case-bi », la vieille Nabou, drapée d’un grand boubou jaune, tête recouverte d’une grande voile assortie avec ses sandales, peine à traverser dans le fol embouteillage, en cette heure de descente. Interpellée sur la situation, la vieille d’ une cinquantaine d’années déclare que les jeunes d’aujourd’hui n’aiment pas vivre avec leurs belles familles et préfèrent s’isoler dans de petits appartements « et pourtant si leurs femmes accouchent, ils courent nous appeler, ils n’ont qu’à se tourner vers leurs bonnes à qui ils confient leurs appartements et enfants », lance-t-elle avec quelques grimaces. « Par conséquent, je plains leurs enfants qui, à force d’être fermés entre quatre murs, finissent par être sots et égoïstes, car ils n’ont pas cet esprit de partage qu’on cultive dans les grandes familles », lance-t-elle avant de prendre place dans un « clando ».

Non loin d’une ruelle qui va vers le « rond-point Cambérène », un groupe de femmes qui discutent de la recrudescence des divorces des jeunes, attire notre attention. Mise au parfum du sujet, une dame du nom de Hawa déclare : « Certes, les bonnes sont importantes, néanmoins elles ne peuvent pas remplacer la chef de famille, ni la belle-mère ». « C’est une grosse erreur de leur donner tout ce pouvoir », rajoute-t-elle avant d’être interrompue par une autre dame qui s’est accoudée sur l’épaule de Hawa. « Tu crois que les belles mères peuvent s’acquitter de toutes les tâches ménagères qu’il y a dans les maisons  questionne-t-elle cette dernière, avant de laisser entendre : « Je vis dans une grande maison familiale avec toute ma belle famille, mais pour venir vendre au marché, je me suis trouvée une bonne qui s’occupe de mes enfants et des tâches ménagères, car je sais que mes belles-sœurs ne le feront pas à ma place ». En ricanant, une autre dame, la plus jeune du groupe, s’exclame : « Je préfère mille fois avoir deux domestiques que de vivre avec ma belle famille.

Les temps sont durs, donc une grande famille coûte cher. Contrairement à une petite famille plus la bonne, même si nous ne mangeons que de la bouillie, cela reste dans la famille », conclut-elle d’un air plus sérieux.

Cap sur les Maristes, le soleil, s’apprêtant à se coucher, se cache peu à peu dans de sombres nuages rouge-orangés. Dans l’appartement des Ba, les lampes sont déjà allumées. Devant la télé, le couple discutent de la situation en Gambie. A côté d’eux, un enfant de 6 ans fait semblant de faire ses devoir tout en suivi un film « Novélas » diffusé par une chaîne de télé privée.

C’est le désordre total !
Assise dans un canapé juste en face de la télé, une femme d’une trentaine d’années donne à manger à deux petits enfants du même âge. A la question posée sur une journée sans la bonne, les deux époux, très complices, se regardent avant d’éclater de rire. « Non, c’est le désordre total, lance le mari, ma femme devient insupportable, invivable à l’absence de celle-ci », en pointant du doigt la jeune femme qui, sans se soucier de la discussion, continue à gaver les enfants d’une pâte de céréale.

Tout en rigolant, M. Ba continue : « Elle crie sur tout le monde et devient nerveuse quand le petit pleure et qu’elle fait le ménage ou cuisine, pire encore elle ronfle comme une folle au lit.

En plus de cela, je n’ai même pas droit à un bisou ni câlin sous prétexte qu’elle est épuisée », conclut-il en chuchotant. La jeune dame qui, tout en souriant, écoutait son mari en le dévorant des yeux, le coupe : « Mais dites-moi comment peut-on être en forme en alliant le travail du bureau à celui de la maison s’interroge-t-elle. « Si la bonne n’est pas là, je suis obligée de me lever vers 5 heures du matin, laver les enfants, faire le ménage, préparer le petit déjeuner, les déposer à l’école avant d’aller au bureau », se défend-t-elle. Et de poursuivre : « C’est pire encore quand monsieur part en voyage, parce que c’est lui qui récupère les enfants à leur descente de l’école et fait parfois à manger car moi je descends tard », se justifie-t-elle. Mais je pense que j’ai trouvé la solution avec ma bonne, avec qui je vais bientôt faire un an, en l’ui permettant d’habiter chez nous avec son enfant qui a le même âge que mon dernier fils », se glorifie-t-elle.

Reportage de Ramata BA (stagiaire)

C’est sans précédent, le commissaire de police Papa Guèye a soutenu, ce week-end, avec succès, une thèse de doctorat en droit privé à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cette prouesse fait de lui le premier policier-docteur à l’Ucad.

Le commissaire de police Papa Gueye, en service à la Direction de la sécurité publique, est depuis samedi le premier policier docteur en droit privé. En effet, il a soutenu avec succès une thèse de doctorat sur « les politiques criminelles à l’épreuve de l’évolution de la criminalité transfrontalière organisée en Afrique de l’Ouest», sous la direction du Pr Amsatou Sow Sidibé. A l’issue des échanges avec le jury présidé par le Pr Abdallah Faye après la présentation du document, il lui a été décerné le titre de docteur en droit avec la mention « Très honorable ». Ce, en présence de l’Inspecteur général de police Oumar Mal, directeur général de la Police nationale, de l’ex-Dgpn Abdoulaye Niang, du contrôleur général de police Pape Mbacké Faye, des directeurs et chefs de service, de collaborateurs, étudiants, parents, amis et sympathisants.

Selon un communiqué de la police, le commissaire Guèye a convaincu le monde universitaire par la qualité du travail de recherche et le respect des règles académiques. « Aucune nation n’échappe aujourd’hui à cette forme de criminalité trop redoutable qui remet en cause les frontières étatiques au profit de réseaux criminels très structurés aux ramifications inquiétantes.

Cette situation constitue une grave atteinte à la sécurité humaine, une menace à la paix, à l’harmonie sociale, à la stabilité politique, à la bonne gouvernance, au développement et à l’intégration sous-régionale », a relevé l’homme de tenue. Il poursuit : « Ainsi un combat contre ce phénomène criminel appelle-t-il l’appropriation de politiques criminelles adaptées. Celles-ci doivent s’articuler autour d’une multiplicité de réponses et de stratégies d’ordre sécuritaire, juridique, politique, économique, sociale et culturelle. Une réponse efficace est, sans doute, celle qui épousera tous les contours de ce phénomène criminel. Autrement dit, une réponse internationale, coordonnée et le plus souvent dématérialisée à l’image du phénomène ». A en croire le commissaire Papa Guèye, « dans cette perspective, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de coopération, de partenariat avec toutes les couches et acteurs sociaux au niveau national et international ».

Pour sa part, la directrice de thèse, le Pr Amsatou Sow Sidibé, dans ses observations, a exprimé toute sa satisfaction, après sept ans d’encadrement. « C’est une belle thèse (…). C’est la première fois qu’un membre de la Police nationale soutient une thèse à l’Ucad. C’est l’une des soutenances les plus grandioses. J’invite les cadres de la police à suivre le chemin tracé par leur collègue», a conseillé l’ex-conseiller du président de la République.

Ndiol Maka SECK

Suite à une directive présidentielle demandant la mise en place d’une structure dédiée au financement des collectivités locales, l’Agence de développement local (Adl) a trouvée la parade à travers la création d’une mutuelle qui sera exclusivement dédiée aux collectivités locales.

En marge d’un atelier de partage de la plateforme Sig et géo portail de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local (Onddl), le directeur général de l’Adl est revenu sur les grands défis de l’année 2017. Il s’agit d’abord, selon Malal Camara, de la mise en place d’un instrument de financement exclusivement réservé aux collectivités locales. « On est à un moment important où on doit réfléchir sur les financements des collectivité locales. On a pensé à mettre en place une banque des collectivités locales, car aucune structure bancaire ne finance l’investissement des collectivités locales, mais cette option s’est avérée très complexe. Après deux années de réflexion, sans trop avancer, on a changé de fusil d’épaule », a indiqué le directeur général de l’Adl.

Des réflexions ont ainsi été menées avec les élus pour échanger sur la mise en place d’une mutuelle. « Si ça se passe bien, nous allons avoir un instrument de financement exclusivement réservé aux collectivités locales qui vont elles-mêmes assurer le contrôle, mais il y aura un dispositif technique, avec des banquiers qui se chargeront de la gestion », a fait savoir Malal Camara. Cette mutuelle, a-t-il soutenu, pourrait être un premier pas vers la mise en place de cette banque.

Intercommunalités
En outre, a relevé Malal Camara, l’Adl travaille à mettre des intercommunalités dans plusieurs localités du Sénégal. Dans la zone du Balantacounda, particulièrement dans les collectivités frontalières avec la Guinée-Bissau, l’Adl, selon son directeur général, est en train de travailler à la mise en place de projets prenant en charge des questions de paix et de sécurité mais aussi par le développement économique local. Le même procédé a été déroulé à Bakel sur des questions transfrontalières. « Aujourd’hui, il y a un regroupement des collectivités le long du bassin du fleuve Sénégal. On est en train de travailler pour la mise en place de cette importante organisation transfrontalière », a indiqué M. Camara.

L’Adl envisage d’accompagner les acteurs dans le centre du pays. « Nous avons un dispositif multi acteurs pour aider les jeunes et les femmes qui ne peuvent pas élaborer leurs projets. On va les accompagner en renforçant leurs capacités pour les aider à bien gérer leur projet », a noté M. Camara.

Samba Oumar FALL

Le budget de la commune de Sessène pour l’année 2017 s’élève à 182.358.144 FCfa. Il a été adopté à l’unanimité par l’ensemble des conseillers dimanche dernier. Pour l’équipe municipale, les principaux défis tournent autour des infrastructures, mais aussi de l’éducation et de l’électrification.

C’est un budget 182.358.144 FCfa que le conseil municipal de Sessène a adopté pour l’année 2017. Le gros du budget, soit 95.937.639 FCfa (52,63%), est consacré aux investissements contre 86.420.505 FCfa, soit 47,39%, réservés pour le fonctionnement. Pour le maire, le docteur Paul Sène, tout est prioritaire à Sessène. La santé, selon le premier magistrat de cette ville, fait partie d’une des grandes priorités de la localité. « Notre commune est  très pauvre en infrastructures communautaires. Nous avons un seul poste de santé qui était très excentré parce que situé à 12 km de la commune de Thiadiaye et à 17 km de Sessène. Nous sommes en train de construire un nouveau poste de santé dans le chef-lieu de la commune grâce au budget consolidé d’investissement », a laissé entendre le maire. Cette structure, selon M. Sène, sera renforcée par la construction d’une maternité pour permettre aux femmes de ne plus aller accoucher à Thiadaye. L’équipe municipale envisage également de concentrer ses efforts sur le secteur de l’éducation. Dans cette localité, les élèves et les maîtres travaillent dans des conditions extrêmement difficiles avec des écoles complètement vétustes, mais aussi un foisonnement d’abris provisoires. « Nous avons dénombré quelque 14 abris provisoires que nous comptons résorber assez rapidement, mais aussi augmenter l’équipement en tables-bancs. Nous avons beaucoup d’écoles qui n’ont pas de cycles complets et qui se trouvent dans des villages peuplés de plus de 2000 habitants. Nous comptons compléter ces cycles et faire en sorte qu’il y ait dans chaque village des écoles à six classes », a fait savoir Paul Sène, qui compte sur l’appui de partenaires pour réfectionner les salles de classe qui datent de longtemps et réhabiliter le maximum de tables-bancs.

Si l’accès à l’eau potable est une réalité à Sessène, certaines zones ne bénéficient pas du liquide précieux du fait de leur éloignement. « La commune de Sessène a la particularité d’avoir 19 villages et d’être couverte sur le plan hydraulique par le projet Notto-Diosmone-Palmarin. Dans chaque village, il y a des adductions d’eau, mais il y a des extensions à faire parce que nous comptons quelques hameaux isolés qui n’ont pas encore accès à l’eau », a relevé le maire. Pour ce faire, a indiqué le docteur Paul Sène, une enveloppe de 80 millions de FCfa sera injectée dans l’extension pour permettre à la commune d’être desservi à 100% par le projet Notto-Diosmone-Palmarin. Cependant, l’électrification constitue un réel handicap et Sessène attend beaucoup du gouvernement à travers son programme d’électrification rurale.

S. O. FALL

Favoriser le progrès inclusif et durable à la base, tel est le souhait de Mme Soukeyna Touré du Réseau Rapides qui apporte son concours aux populations rurales.

La présidente de Rapides (Réseau des acteurs porteurs d’initiatives de développement économique, social et solidaire) Mme Soukeyna Touré Dagnoko, a remis, samedi dernier, à Dakar, deux ambulances médicalisées, des climatiseurs, des matelas et des machines à moudre aux populations rurales de Kouthiaba et Kouthia Gaydi en présence de plusieurs maires et autorités religieuses. Selon elle, c’est après avoir effectué une tournée dans ces deux localités de Tambacounda qu’elle a jugé nécessaire de leur apporter cet appui. Ce don s’explique par le fait que la présidente a fait 30 km de pistes pendant deux tours d’horloge dans ces communes susnommées. Ce qu’elle trouve chaotique. Pire, les femmes enceintes rallient le poste de santé en empruntant des charrettes. « Cette situation est vraiment difficile ; la première difficulté et qui demeure un défi à relever pour les femmes reste la santé. Dans ces localités, on a l’impression qu’on n’est pas au Sénégal. Les politiques gagneraient beaucoup plus à aider ces populations qui sont très fatiguées », a souligné Soukeyna Touré. Elle annonce très prochainement la remise, dans chaque commune du Sénégal, 10 à 15 moulins d’une bonne génération.

La présidente de Rapides a aussi indiqué que ces machines sont un soutien qui doit générer des revenus pour les femmes. Ce qui va leur permettre d’avoir un fonds de roulement. A travers son initiative, Mme Dagnoko veut regrouper les femmes en entreprise. Elle a également révélé que 150 millions de FCfa ont été mobilisés.

Soukeyna Touré a informé que des machines à glace à base d’énergie solaire seront mises à leur disposition. La présidente annonce des financements de 30 millions de FCfa pour Dinguiraye, Samékouta, Pékesse, Tanaff… et 15 millions de FCfa pour Boghal, Kouthiaba, Kouthia Gaydi, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le maire de Patar Sine a annoncé que 2017 sera l’année où l’accent sera véritablement mis sur l’éradication de la pauvreté dans sa commune. Ce qui sera possible à tavers la mise en œuvre de projets de développement.

Alioune Diallo a fait cette déclaration lors de l’inauguration du poste de santé de Tellayargouye qui a coûté 62 millions de FCfa. Il a aussi plaidé pour la réalisation de pistes de production et l’électrification des villages de la localité. Sur le plan sanitaire, il s’est plu à dire qu’il y a beaucoup d’avancées. En plus des structures existantes, il y a, selon lui, le nouveau poste de santé de Tellayargouye d’un coût de 62 millions de FCfa construit avec le soutien du directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj. De plus, il a annoncé que le poste de santé de Ndiambour Sine sera bientôt inauguré sans compter celui en cours de construction.

Sur le plan de l’éducation, l’édile de Patar Sine a révélé que des efforts conséquents ont été faits, si bien qu’il y a actuellement  très peu d’abris provisoires dans la commune. Il a soutenu que ce qui reste à faire, c’est d’aider les populations pour l’éradication de la pauvreté. « Nous allons tout faire pour accompagner les populations, notamment les femmes et les jeunes, dans ce sens par la mise en œuvre de projets générateurs de revenus. Pour lui, c’est le volet le plus important pour 2017. Pour le volet hydraulique, il s’est plu à dire que le problème d’eau est réglé à  90% dans sa commune.

5 sur 30 villages et hameaux électrifiés
Concernant l’enclavement, Alioune Diallo a reconnu qu’il reste une préoccupation des populations. C’est pourquoi il a sollicité le soutien de l’Etat pour la réalisation de pistes de production, rappelant que le Pudc et l’Agéroute ont promis des réalisations, mais il n’y a pas encore de début d’exécution des travaux. Avec le poste de santé de Tellayargouye, a déclaré M. Diallo, il faut qu’il y ait une piste de production reliant Diakhao à Patar en passant par Tellayargouye, dans le cadre de l’intercommunalité afin de faciliter les évacuations des malades. « Nous espérons que, dans le cadre du Plan Sénégal émergent prôné par le chef de l’Etat, Patar aura sa part,  pour que tous les villages soient reliés par des pistes, de même que les communes », a-t-il dit, espérant un début d’exécution en 2017. Le maire a également plaidé pour l’électrification des villages de sa commune. Nonobstant la promesse d’électrifier certains villages comme Mbadate, Mboul et Lakhar. D’ailleurs, ce projet est très avancé, a-t-il affirmé. Alioune Diallo a également indiqué que certains villages ont été électrifiés par le biais du solaire.

Dans la commune, a-t-il rappelé, sur les 30 villages et hameaux, seuls 5 ont été électrifiés. Il a aussi fait noter qu’il y a des installations à Ndioubète, mais le village n’est pas encore branché.

S’agissant de l’état civil, le maire a souligné que des efforts ont été faits depuis des années, si bien qu’ils sont en train de résorber le déficit de manière considérable. « Nous avons une politique pour aider les parents à inscrire leurs enfants à l’école par les audiences foraines et la sensibilisation dans les postes de santé », a-t-il expliqué. Pour le recouvrement de la taxe rurale, M. Diallo a fait savoir que les populations comprennent de mieux en mieux qu’il faut s’acquitter de ce devoir citoyen.

Oumar Ngatty BA

Une session de formation de 5 jours sur l’apatridie s’est ouverte depuis hier à Dakar. Le but est d’éradiquer le déni de nationalité et d’éviter l’apparition de nouveaux cas qui fait souffrir plus de 10 millions d’individus à travers le monde. Emmanuelle Mitte, administratrice régionale principale en charge de l’apatridie au Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Unhcr), a dit, à l’entame, que les conséquences du refus de nationalité sont désastreuses pour la personne qui en souffre, alors que celle-ci a le droit d’avoir des droits. D’après elle, cette anomalie est née des lacunes administratives et législatives liées à la nationalité. Selon Emmanuelle Mitte, il est possible de combler ces lacunes grâce à la diligence des Etats. « Nous jouissons quotidiennement de nos droits pour exister juridiquement. Si on ne l’a pas, on est rejeté par la société.

Cela peut se traduire par la déstabilisation d’une communauté, d’un pays. C’est le cas en Côte d’Ivoire où près d’un million de personne ne disposaient d’aucune nationalité. C’est l’absence nationalité qui a entraîné la guerre, même si parfois l’un et l’autre peuvent s’expliquer», a souligné Mme Mitte, durant la formation tenue au campus numérique francophone de l’Agence universitaire de la francophonie (Auf).

Serigne Mansour Sy CISSE

Trente-trois pour cent (33%) des filles mariées avant l’âge de 18 ans, le Sénégal occupe la douzième place parmi les pays africains qui ont le taux le plus élevé de mariage d’enfants. Dans le souci de renforcer les actions de plaidoyer auprès des autorités, les organisations de la société civile, les mouvements de lutte pour la promotion des droits des filles, Jeunesse action a réuni les différents acteurs à la base à Tambacounda.

Cette rencontre dénommée journée d’interpellation des autorités sur les méfaits du mariage des enfants pour le projet « Son Choix, construire des communautés libres de tout mariage d’enfants ». Selon madame Diallo Adiaratou Bâ, coordonnatrice région d’Enda Jeunesse Action, la situation de référence montre qu’au Sénégal 33% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Faisant partie des pays Africains qui ont des taux élevés de mariage d’enfants, le Sénégal occupe la douzième place. C’est un phénomène très répandu dans ce pays avec des prévalences très remarquables dans certaines de ces régions comme Kolda (68%), Tambacounda (57%), Matam (56%) et Louga (47%). Face à ce phénomène, l’association Enfant jeune travailleurs (Eja), dans sa mission de protection des enfants, est en train de dérouler ledit programme afin de construire des communautés sans mariage d’enfants.

Ce programme de lutte contre les mariages d’enfants appuyé par le partenaire Kinderpostzegels a pour objectif de créer un environnement où les filles peuvent décider de leur mariage. A en croire la coordonnatrice Mme Diallo, la rencontre est organisée pour une interpellation des autorités sur les méfaits du mariage des enfants. Le thème choisi porte sur « l’intégration des alliances qui luttent contre les mariages d’enfants au projet Son Choix ». Madame Diallo a précisé que ce projet intervient dans trois communes du département de Tambacounda et touche cinq villages par commune. La situation de référence a été présentée aux participants pour une prise de conscience de la gravité du problème des mariages d’enfants. Une occasion saisie par Mor Talla Tine, préfet du département de Tambacounda présidant la cérémonie officielle des travaux, pour rappeler que « les enfants qui sont donnés en mariage vont vivre des situations qui peuvent engendrer des traumatismes qui les empêcheront d’évoluer ou de s’épanouir correctement comme tout autre enfant ». Malgré tous les efforts déployés dans le cadre de la sensibilisation, le département connaît toujours des difficultés. Le préfet soulignera qu’une des conséquences néfastes pour la santé des jeunes filles est la fistule obstétricale. C’est dire que le chiffre de 57% du taux national doit interpeller toutes les populations. Pour Mor Talla Tine, il s’agira de déterminer les véritables causes de ce phénomène. C’est donc une rencontre qui, selon le préfet, entre dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de protection de l’enfant qui se trouve être le référentiel en matière de protection des droits des enfants. Cette stratégie est mise en œuvre au niveau départemental par le Comité départemental de protection des enfants (Cdpe).

Pape Demba SIDIBE

Entre les communautés chrétiennes de Thiès au Sénégal et Bamberg en Allemagne, le partenariat fécond qui s’est noué depuis plus d’une décennie se traduit en actes concrets.

Plusieurs centaines de millions ont été investis par la coopération allemande dans les différents secteurs clés dont l’éducation, la santé et les conditions de vie des femmes qui ont été au cœur de ce processus. Mgr André Gueye du Diocèse de Thiès et Mgr Dr Ludwig Schick de l’Archidiocèse de Bamberg ont manifesté une grande satisfaction lors de la célébration du 10ème anniversaire de ce partenariat. Le panel qui a été organisé à cette occasion a permis de mesurer l’impact de ce partenariat. A l’origine, la volonté manifestée de part et d’autres de combattre l’analphabétisme, de transformer les conditions de vies des masses rurales, de leur donner l’occasion de prendre convenablement en charge leurs familles et de participer activement à la transformation et au développement du milieu de vie.
D’ailleurs, rien que pour l’éducation, la contribution allemande est estimée à plus de 900 millions dans des projets de constructions, les cantines scolaires et parrainages, aides et équipements, comme l’a indiqué l’Abbé Pierre Aye Ndione de la Didec du Diocèse de Thiès. En conséquence, a-t-il laissé entendre, « l’école, en tant que moteur de développement, a été un lieu stratégique de maturation et d’expression de ce partenariat. L’action de Bamberg a même précédé la signature officielle entre les deux églises sœurs il y a dix ans ». Les autres secteurs clés comme la santé, la condition de femmes et des jeunes qui ont été également au cœur de ce partenariat ont été évoqués et éclairés par leurs différents responsables d’entités. Ils ont tous témoigné et défini les objectifs souhaités devant la partie allemande qui, à son tour, a manifesté l’exemplarité de cette coopération.

Communion dans la foi
Josef Grimm, vice-président de KLB Bamberg et responsable du comité pour le Sénégal, Abbé Detlef, aumônier des jeunes et Michael Kleiner, responsable des affaires internationales de l’Archidiocèse ainsi que Katherin Heil, chef du service de Klb de Bamberg, ont tous apprécié à sa juste valeur l’impact de cette coopération. Avant que l’évêque de l’Archidiocèse, Mgr Dr Ludwig Schick, ne résume les différents aspects de ce partenariat traduit, selon lui, « par une volonté des uns et des autres d’agir ensemble pour les même causes et d’instaurer des échanges mutuels pour de plus amples connaissances entre les différentes parties ».
Pour l’évêque de Thiès, Mgr André Guèye, «le plus grand fruit de ce partenariat, c’est la joie de l’amitié dont la source est fondamentalement la communion dans la foi. Car, si nous sommes en partenariat, c’est grâce à la foi en Jésus qui nous unit spirituellement et qui se traduit en actes par des initiatives concrètes ». L’évêque de Thiès a insisté sur la communion dans la prière sans laquelle leur partenariat n’aura pas de base solide et risque d’être exposé aux aléas des relations humaines que la déception, les épreuves, les contradictions peuvent facilement détériorer.

Mohamadou SAGNE 

L'Agence nationale de la maison de l'outil (Anamo) envisage de former 10 000 jeunes à l'horizon 2020. L'annonce a été faite par Malick Mbaye, directeur de cette agence, au cours d'une cérémonie de remise d'attestations de fin de formation. En partenariat avec la mairie de Thiaroye Gare, l’Anamo a formé une quarantaine de jeunes en réparation de téléphones et en techniques de pressing.

L'Anamo est dans une logique d'accompagner les jeunes du pays vers leur autonomisation, notamment en matière de formation et d'insertion. En atteste la formation que 40 jeunes sélectionnés dans la commune de Thiaroye Gare qui ont reçue pendant plus de quinze jours en réparation de téléphones portables pour les jeunes hommes et en techniques de pressing pour les filles. Une initiative hautement appréciée par les récipiendaires au nom desquels Moustapha Ndiaye a adressé les éloges de ses camarades qui ont profité de cette formation pour apprendre un métier avec lequel ils croient pouvoir continuer à gagner dignement leur pain. Cependant, toujours au nom des récipiendaires, Moustapha Ndiaye a sollicité l'accompagnement de l'Anamo pour leur permettre d'aller vers une autonomisation effective.

Le directeur général de l'Anamo, Malick Mbaye, a rappelé que cette formation fait partie des objectifs et ambitions de la structure qu'il dirige. Il a également rappelé que cette formation est la deuxième du genre après celle qui a été organisée à Yoff et Guédiawaye ainsi que dans d'autres localités du pays telles que Thiès, Gossas et Kaffrine. « La formation est dans notre cœur de métier qui consiste à accompagner la jeunesse vers l'autonomisation », a affirmé le directeur général de l'Anamo. Il pense que ces métiers peuvent absorber une bonne partie de la population à la base en ce sens que leur apprentissage ne nécessite pas un niveau d'études élevé. Malick Mbaye de préciser que cette initiative a débuté en 2013, année au cours de laquelle une fondation de droit indien a permis à l’Anamo de former des formateurs en réparation de téléphones portables et en techniques de pressing en vue d’ouiller beaucoup de jeunes et leur donner la chance de gagner leur vie à la sueur de leur front. Parmi les bénéficiaires, figurent des handicapés moteurs. Leur représentant Ababacar Khalifa Ndiaye a plaidé pour un accompagnement des handicapés moteurs ayant participé à la formation. « Cela pourra aider certains d’entre nous à arrêter de mendier », a-t-il indiqué.

Abdou DIOP

L’Union régionale des chauffeurs et transporteurs de Thiès a été portée sur les fonts baptismaux le week-end dernier. El Hadji Mamadou Guèye a été élu président de cette instance.

M. Guèye, qui est par ailleurs président du syndicat des chauffeurs et transports du département de Thiès, a comme vice-présidents ses deux autres collègues présidents de syndicats des chauffeurs et transporteurs de Mbour et de Tivaouane. Ainsi que les autres membres du bureau de l’Union régionale constituée des différents syndicats et associations de chauffeurs et transporteurs. La prise en charge des préoccupations des acteurs du secteur du transport, notamment au plan social, constitue leur principal objectif. « Des questions auxquelles nous sommes régulièrement confrontés, à côté des problèmes de moyens surtout logistiques, méritent qu’une attention particulière de nos autorités  leur soit accordée », a indiqué le nouveau président de l’union régionale, El Hadji Mamadou Guèye.

Devant le conseiller technique du président Macky Sall et coordonnateur du label économique « Car Nataangué » de l’Apr, Abdou Mboup, venu les soutenir dans le processus d’installation, M. Guèye a souligné, tout comme ses autres collègues, « les efforts de l’Etat pour la modernisation du secteur à travers le renouvellement du parc de véhicules de transport urbain comme interurbain ». Ce qui s’inscrit dans la mise en œuvre des stratégies et politiques de développement économique et social, surtout avec l’avènement de  l’Acte 3  de la décentralisation dont la territorialisation des politiques publiques en est un des éléments.

« C’est dans ce sillage que cette initiative de mettre en place l’Union régionale des chauffeurs et transporteurs de Thiès trouve tout son sens et devrait servir de cadre aux différents acteurs de la région à une bonne prise en charge de leurs intérêts, en sommes toutes les questions liées aux conditions de vie des chauffeurs et transporteurs de la région de Thiès. Je souhaite que votre union soit une force de proposition, de contribution, un cadre de conception de programmes et projets mais surtout de mise en œuvre de ces programmes », a laissé entendre Abdou Mboup.
Il a saisi l’occasion pour informer l’assemblée de la mise en place du label économique «Car Nataangué » qui regroupe déjà, selon lui, « 125 mille membres, ce qui démontre à suffisance la volonté du chef de l’Etat Macky Sall d’accompagner le secteur du transport.

M. SAGNE

La salle du Grand théâtre de Dakar a abrité, la semaine dernière, l’assemblée générale de la Jama’atou Ibadou Rahmane (Jir). Occasion pour ses membres du Jir de plancher sur le thème : « Encore plus de spiritualité et d’actions pour la paix et le développement ».

Ce rendez-vous quinquennal avait pour but de revoir les textes et statuts de la Jama’a, le rapport d’activés et d’approuver le bilan financier, entre autres règlements qui régissent la vie de l’organisation. Ce que des oulémas ont fait en travaux de commission avant de venir devant le public pour la lecture de la résolution. D’où l’intérêt de consacrer trois jours de réflexion à ce 11ème congrès. Selon le Dr Abdoulaye Lam nouvellement élu, « c’est qu’ensemble » qu’il faudra se positionner en rôle de vigie pour lutter contre les mauvais comportements qui gangrènent notre société. L’émir a beaucoup insisté sur la paix qui est le fondement de l’islam. Le mouvement a aussi regretté les cas récurrents de meurtres et d’agressions qui ont fini d’installer la psychose chez les populations. « Nous renouvelons notre contrat social avec vous et demandons à l’Etat de renforcer les dispositions prises pour éradiquer ce fléau », a indiqué M. Lam qui invite l’ensemble des acteurs à œuvrer pour la préservation de la raison et de la dignité humaine.

Depuis 1988, l’homme n’a cessé de sacrifier son temps et son argent pour rehausser de son mieux le drapeau de l’islam. « J’ai travaillé dans plusieurs commissions avant d’occuper ce poste aujourd’hui », a-t-il déclaré. D’ailleurs, dans la résolution sanctionnant le 11ème congrès de Dakar, la « Jama’a » condamne fermement les discours créant la discorde entre les différentes communautés islamiques et recommande à la population sénégalaise de ne ménager aucun effort pour la sauvegarde de ce modèle de cohabitation sociale inédit. « Ce sacerdoce qui nous interpelle tous est une obligation divine », mentionne le document dénonçant la montée en puissance des jeux de hasard entretenus par des structures étatiques, les opérateurs de téléphonie, les médias avec son lot de conséquences telles que la perte de temps, l’illusion du gain, etc. ; des pratiques pernicieuses qu’il faut interdire dans toutes ces formes.

Toujours, pour les congressistes, le verset 11 de la sourate Ar-Rad, « En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui en est en eux-mêmes », démontre que le musulman doit s’engager pleinement pour le changement de son pays.

Serigne Mansour Sy CISSE

La ziarra annuelle de Sokone qui  célèbre le 59ème anniversaire du livre « Diyaou Nayrayni » écrit par l’érudit feu El Amadou Dème est prévue les 3, 4 et 5 février prochains. Cette édition est placée sous le haut parrainage du Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy. D’ores et déjà, les préparatifs vont bon train tant du côté du comité d’organisation que des autorités administratives.

Une réunion du Comité régional de développement (Crd) s’est tenue à Sokone sous la présidence du gouverneur de région Souleymane Cissé en présence du porte-parole du khalife de la famille, Serigne Bassirou Dème et des membres du comité d’organisation. Tous les problèmes liés à l’organisation ont été sériés afin que des solutions soient trouvées le plus rapidement pour une bonne organisation de cette grande manifestation religieuse.
Lors de la réunion du Crd, le gouverneur de région a transmis ses salutations et son sentiment de gratitude au khalife de la famille d’El Hadj Amadou, Serigne Oumar Dème. Aussi, Souleymane Cissé a rappelé toute l’importance que le président de la République accorde à cette manifestation religieuse. Il a rappelé que Sokone figure en bonne place dans le programme de modernisation des cités religieuses initié par le chef de l’Etat. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, du côté de l’administration, des rencontres sont tenues pour que toutes les dispositions soient prises pour une bonne organisation de la ziarra. Lors de cette rencontre, tous les problèmes touchant l’électricité, la santé, l’hydraulique, l’hygiène, les Eaux et Forêts, l’élevage les sapeurs-pompiers et aussi la sécurité ont été abordés. Les responsables des différents services techniques ont donné des assurances sur les solutions à trouver aux problèmes posés.
A la fin des discussions, le porte-parole du khalife, Serigne Bassirou Dème, a remercié les autorités et les chefs de services pour l’intérêt qu’ils accordent à cette manifestation. Aussi a-t-il formulé des prières pour un Sénégal paisible et prospère.
Ainsi Sokone sera les 3, 4, et 5 février prochains le point de convergence de milliers de fidèles du Sénégal et de la sous-région à l’occasion de la ziarra annuelle de Sokone qui célèbre le 59ème anniversaire du livre  « Diyaou Nayrayni » (l’éclat du soleil et de la lune) écrit par l’érudit feu El Hadj Amadou Dème. Ce livre est une exégèse du Saint Coran œuvre d’El Hadj Amadou Dème. Cette grande manifestation religieuse est placée sous le haut parrainage du Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy et de toutes les familles religieuses du Sénégal.

Oumar Ngatty BA

A peine le Magal 2016 passé (28 décembre), Serigne Bassirou Khoudia Bara Mbacké de Darou Salam Kajoor, dans la commune de Mérina Dakhar, pense déjà à la prochaine édition.

Le marabout souhaite la réalisation de la piste de 7 km qui relie le village à la route nationale qui mène à Pekesse pour rendre l’accès facile aux pèlerins mais aussi doter le village d’électricité. Serigne Bassirou Khoudia Mbacké, fils de Serigne Bara Mbacké Khadimou Rassoul, a manifesté toute sa satisfaction de la réussite du magal. L’événement religieux a encore drainé plusieurs fidèles et disciples mourides. Une grande conférence en relation avec le « dahira » des petits-fils, les « ziars », une séance de lecture du Coran, les « khassaides » ainsi que la cérémonie officielle ont marqué l’essentiel des activités du Magal de Darou Salam Kadior.
Serigne Bassirou Khoudia Mbacké souhaite ainsi la réalisation d’une piste latéritique qui mène au village de Darou Salam Kadior et distant de 7 km de la route nationale (axe Mérina Dakhar-Pekesse) avant le prochain magal. Ce qui, souligne-t-il, « va rendre facile l’accès du village et ses environs comme Keur Daour Guèye, Loukouk Mbaye, Loukouk Ciss et Loukouk Fall aux pèlerins qui peinent à chaque fois sur la piste sablonneuse. Aussi, nous souhaitons que notre village puisse bénéficier de l’électricité ». L’intervention du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) est tant attendue dans cette zone, comme nous l’a indiqué le maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue.

Mohamadou SAGNE

Mieux outiller les parlementaires et les organisations de la société civile de la région sur les questions relatives aux droits de l’homme et du genre et leur prise en compte dans l’élaboration des lois, de leur budget et leur application. Tel est l’objectif principal du Haut-commissariat des Nations Unies aux droit de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest qui tient depuis hier à Dakar un atelier de formation de deux jours sur les questions liées aux droits de l’homme et du genre. Une assemblée qui réunit parlementaires et organisations de la société civile pour les impliquer davantage sur la question.

Ils étaient plus de quarante parlementaires et acteurs de la société civile, issus de différents pays de l’espace francophone, à prendre part à l’ouverture, hier à Dakar, de l’atelier organisé par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest. Cet atelier qui prend fin ce vendredi a pour objectif, entre autres, le renforcement des capacités sur des questions liées à la défense des droits de l’homme, du genre et des couches vulnérables mais aussi un moment d’échange et de réalisation. En première partie, il était question du rafraichissement des idées sur les droits de l’homme, les traités internationaux ratifiés par chaque pays, la convention sur les discriminations faites aux femmes et la convention sur les droits de l’enfant. Venu présider la cérémonie, le représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest, Andréa Ori, s’est félicité de la présence massive de toutes les organisations civiles de la région, en particulier les parlementaires qui, selon lui, sont des acteurs essentiels dès lors qu’il s’agit de promouvoir ou de défendre les droits de l’homme. « L’activité parlementaire dans son ensemble, à savoir l’élaboration des lois, l’adoption des budgets et le contrôle de l’exécutif, couvre tous les spectres des droits civiles, sociales, économiques, politiques, culturels. Il joue un important rôle sur la jouissance des droits de l’homme, de l’enfant, de la femme et de la population », affirme-t-il.

Selon M. Ori, à ce titre, le travail du parlementaire doit consister à privilégier la promotion de la liberté, la jouissance et le respect des libertés individuelles. Ainsi toute l’analyse du budget, sous l’angle des droits de l’homme, devrait s’accompagner de l’examen attentif des incidences budgétaires alloués aux groupes vulnérables de la société tels que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapées », a-t-il poursuivi.

Le représentant du Hcdh-Brao invite également les parlementaires à prévoir des fonds suffisants, lors du vote du budget, pour la réalisation des droits de l’homme. Cela implique un besoin de renforcement de capacité des parlementaires en matière de droit de l’homme et surtout la prise en compte de l’aspect genre dans les budgets votés par les parlements. Message bien reçu par les concernés. En effet, pour Aimé Assine député, président de la commission santé, action sociale, population et solidarité nationale à l’Assemblée nationale du Sénégal, leur rôle en tant que parlementaire est de légiférer dans la mesure où ils prennent des options à caractère légale et juridique et aussi financier. « Nous avons également un rôle de suivi par rapport à notre troisième mission qui est le contrôle de l’exécutif », a fait savoir M. Assine.

Son homologue du Sénégal, Samba Demba Ndiaye, en sa qualité de président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, affirme que « cet atelier est très important pour un parlementaire. Nous attendons à ce qu’on soit formé dans la prise en charge de l’homme et du genre dans le budget d’Etat. Puisque notre rôle est de voter des lois mais aussi de ratifier des accords que nos gouvernements prennent avec les autres institutions internationales ».

Aliou FAYE (stagiaire)

L’Agence de la sécurité de proximité (Asp) a fêté hier la sortie de ses 23 stagiaires qui ont bénéficié d’une formation de six mois en matière de garde rapprochée. Une politique d’insertion qui est considérée comme un levier de premier ordre dans le cadre du renforcement sécuritaire du pays.

C’est dans une ambiance décontractée, colorée de belles prestations de self défense que la cérémonie de remise d’attestation aux Asp de la deuxième promotion des agents de sécurité rapprochée s’est ouverte hier. Bénéficiant de trois mois de formation en tir, secourisme, embarquement, etc., vingt-trois agents de sécurité de proximité ont obtenu leur diplôme d’étude de formation qui leur permettra d’être opérationnels et d’assurer en toute légitimé le métier de garde rapprochée aux près des autorités.

Ainsi, le directeur de l’Asp, Pape Khaly Niang, dans son allocution, a félicité et encouragé les futures gardes rapprochés tout en les exhortant à prendre pour exemple leur parrain, l’adjudant feu Boubou Sy, ancien garde rapproché du président de la République Macky Sall, décédé au cours d’une mission d’escorte présidentielle à Fatick. En effet, M. Niang a salué devant la famille du parrain le courage, la détermination et le professionnalisme de l’Adjudant Boubou Sy, qui, dit-il est « un valeureux gendarme, qui est un model pour tous ». Par ailleurs, le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Amadou Tidiane Talla qui a présidé cette cérémonie dédiée à la deuxième promotion des Asp, a félicité et réitéré son engagement pour la promotion de l’emploi des jeunes à travers la formation qui est dans une dynamique de développement de compétences diverses et plurielles.

Dans son exposé, M. Talla a déclaré que l’objectif du gouvernement à travers le Plan Sénégal Emergent est de former des jeunes et de les qualifier dans différents métiers qui leur permettront d’accéder dans la vie professionnelle d’une manière définitive. Dès lors, il s’est réjouit de son partenariat dans le projet « un Asp, un métier », avec l’Agence de sécurité de proximité qui est composée de 10 000 jeunes, 72 métiers et 17 filières, qui seront repartis dans 7 secteurs comme le bâtiment, l’hôtellerie, la sécurité aéroportuaire, etc. « Le Plan Sénégal Emergent, dans son axe de capital humain en terme d’offre de formation et de compétence, a mis en place une formation de spécialisation à une durée de six mois et accessible à tout le monde. Ce qui un métier pour la reconversion de ces jeunes qui bénéficieront d’une qualification diversifiée dans l’agroalimentaire, le bâtiment, etc. », a souligné le ministre.

Ramata BA (stagiaire)

L’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms) a organisé une conférence publique sur le thème : « La montée de la criminalité au Sénégal : quelle approche pour une solution globale ? ». Beaucoup de panélistes sont intervenus pour déplorer la recrudescence des cas de meurtres au Sénégal.

La rencontre, à l’initiative de l’Amicale des cadres musulmans du Sénégal (Acms), a permis au colonel de police à la retraite Alioune Ndiaye d’éclairer l’assistance sur ce phénomène mondial qu’est la montée de la criminalité et, surtout, d’insister sur le défi sécuritaire qu’il faut relever partout. Ce premier panéliste a déploré les cas de meurtres enregistrés, ces derniers temps, au Sénégal et a invité à ce que l’on réfléchisse sur l’éducation comme solution. A l’en croire, l’école sénégalaise prépare des gens qui ne sont pas prêts à s’insérer dans la société. Le colonel Alioune Ndiaye a aussi déclaré que « l’Etat n’a pas de politique sécuritaire claire ». Selon lui, l’on ouvre un commissariat dans une localité pour satisfaire des revendications d’un responsable politique. « Depuis trois ans, l’Etat recrute des policiers et des gendarmes. Mais, où sont-ils », s’est interrogé l’ancien colonel de police avant de poser l’équation de l’utilisation des ressources humaines et la surveillance du territoire.

Un autre panéliste, Me Amadou Aly Kane, a porté le plaidoyer de l’éducation, en faisant savoir que « jadis, les systèmes de censure donnaient à une personne l’autorité et l’autorisation de corriger un enfant, même en pleine rue. Alors que de nos jours, aucun individu n’ose faire cela, de peur d’être traduit en justice. Tout le monde était éducateur, donc investi de l’autorité de correction », a-t-il souligné. Selon lui, la montée de la criminalité est due à la faillite de la famille. « En effet, les parents sont à la merci de l’environnement », avec comme conséquence « un manque de temps qui ne favorise plus l’éducation des enfants ». Aussi Me Amadou Aly Kane s’est-t-il offusqué de notre système éducatif, avec des enseignants qui ne se comportent pas en modèle. A l’en croire, l’école doit jouer son véritable rôle, car seule « l’éducation peut venir à bout de la criminalité ». Dr Abdoul Karim Diaw, enseignant-chercheur en finance islamique, a insisté sur l’importance des valeurs sans l’assimilation desquelles il serait difficile d’arrêter la criminalité.

Serigne Mansour Sy CISSE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.