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Société & Faits divers (1803)

La furie des incendies n’a pas épargné le marché des Hlm ce week-end. Malgré l’arrivée des sapeurs-pompiers, alertés vers 4 heures du matin, c’est pas moins de 40 cantines qui ont été calcinées par le feu.
L’incendie s’est déclaré à la partie du marché des Hlm qui se situe le long des deux voies baptisées Allées Thierno Mountaga Tall. Cet aile du marché est un haut lieu du commerce de tissus; ce qui a favorisé la rapide propagation des flammes.
Les soldats du feu du Groupement des sapeurs-pompiers de Dieuppeul ont dû faire preuve de bravoure et d’ingéniosité pour venir à bout des flammes avec les moyens nécessaires composés, entre autres, de deux engins d’incendie, de deux ambulances et d’un véhicule léger. Comme moyens humains, une trentaine d’éléments dont un officier ont été mobilisés. Ils ont cependant eu des problèmes d’accès difficile aux cantines à cause des rues étroites. La récurrente question de l’exiguïté des marchés et des branchements électriques anarchiques sont à nouveau posée à la suite de cet énième incendie au marché des Hlm.

Mbaye S. DIAKHATE

Le marché « Zinc » de la commune de Kaolack a connu un incendie d’une rare violente ce samedi. D’importants dégâts avec une trentaine de cantines sous l’emprise du feu ont été enregistrés en dépit de l’arrivée diligente des soldats du feu.

Scènes poignantes de désolation et de tristesse au marché dit « Zinc » de la capitale régionale du Saloum, haut lieu du négoce des produits agricoles, notamment des légumes de Kaolack, où un incendie d’une rare violence a sévi. Des hangars remplis de pomme de terre, de choux, de navet et de poisson séché ont été la proie des flammes pendant plus de trois tours d’horloge. En dépit du ballet incessant des véhicules de secours du sous-groupement des sapeurs-pompiers, une bonne partie de ce marché niché entre le front de mer et le centre administratif de la ville a été ravagée par les flammes. L’explosion d’une bombonne de gaz provenant d’une gargote serait à l’origine du sinistre qui s’est déclaré aux environs de 07 heures.  Les premières évaluations sur place font état d’une trentaine de cantines entièrement consumées dans ce haut lieu du commerce régional aménagé avec des matériaux précaires avec une dominante de zinc; ce qui lui a donné son nom marché « Zinc ».

Aussitôt, la nouvelle annoncée, le gouverneur de la région de Kaolack, Al Hassan Sall et le préfet Fodé Fall, à la tête d’une délégation du comité local de la Protection civile, se sont rendus sur les lieux. A leur suite, l’envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré, a été au chevet des sinistrés. Elle a, au nom du chef de l’Etat, promis la construction selon les standards établis d’une infrastructure commerciale pour les commerçants exerçant sur le site. Dans l’après-midi du dimanche, une délégation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (Cciak), conduite par son président Serigne Mboup, est venue manifester sa solidarité aux victimes de l’incendie. « Une aide financière leur sera  allouée à titre provisoire en attendant d’évaluer l’ampleur des dégâts et le recensement de tous les sinistrés par une commission ah hoc de l’instance consulaire régionale ultérieurement », a assuré M. Mboup à l’issue de la visite.

Elimane FALL

Pour inciter les confréries soufies à une plus grande implication dans le développement de leurs sociétés, un Forum social soufi (Fss) est prévu du 15 au 17 avril. Vivre le soufisme, selon le commissaire général du forum, Chérif Brahim Tidjani, ne veut pas dire désengagement.  

« Vers un engagement soufi au service de la société », c’est le thème retenu pour la première édition du Forum social soufi qui se tiendra du 15 au 17 avril prochain entre Dakar, Tivaouane et Kaolack. A l’initiative du Mouvement du cercle soufi (Mcs), ce forum permettra aux associations et fondations liées aux confréries soufies de repenser leur stratégie au regard de leurs engagements dans la société. « Dans ce contexte où le monde change de façon globale, il est important de créer un évènement qui réunit non seulement les familles de notre confrérie, la Tidjania, mais aussi la plupart des confréries soufies. Ce qui ne s’arrête pas au Sénégal mais s’étend à tout le monde », a estimé Chérif Sidi Brahim Tidjani, cinquième descendant de Chérif Cheikh Ahmed Tidjani de Fès, fondateur de la confrérie tidjiane. Pour le commissaire général du forum, cette rencontre est une sorte de trait d’union entre les confréries soufies. « Nous cherchons à pousser les associations et les chefs religieux à servir la société et à devenir un levier de développement dans les pays où ils vivent », a-t-il soutenu.

Selon lui, le soufisme est menacé par l’extrémisme qui, malheureusement, est partout présent dans le monde. Et l’une des causes essentielles de ce phénomène, surtout dans le continent africain, est la pauvreté. D’où l’importance des chefs religieux et des confréries de s’impliquer dans le développement pour changer la vie quotidienne des populations.

« A travers le thème choisi, nous voulons dire qu’être soufi ne veut pas dire être un ermite et se désengager du monde dans lequel on vit. C’est justement s’engager dans la société et être au service de tout ce qui nous entoure. Il est important de mettre l’accent sur cela pour pousser les chefs religieux à avoir un discours plus civique envers les talibés pour qu’ils sachent qu’il ne suffit pas de rester dans une « zawya » ou une mosquée pour faire des prières même si c’est la base », a soutenu le Chérif. Il a tout de même précisé que le soufisme n’est ni un parti politique ni une organisation, il est dédié à l’adoration de Dieu et à l’amour du prophète Mouhamed (Psl).

Pour le descendant du fondateur de la confrérie tidjiane, il faut que notre tradition religieuse trouve sa place dans ce contexte de mondialisation. « L’Islam et le soufisme commencent à se déconnecter de la réalité du monde. Il faut préparer la génération à venir à avoir une vision moderne tout en s’enracinant dans les préceptes et valeur de l’Islam et du soufisme », a-t-il souhaité.  
Pour sa part, le secrétaire général du Cercle des soufis, Dieylani Guèye, a souligné que le Sénégal est un pays où la religion fait partie des éléments primordiaux dans les mentalités. « Ce que les gens sont prêts à faire pour leur foi, leur religion, leur confrérie, leur Cheikh, ils ne l’auraient pas fait ailleurs. Donc il faut orienter cette énergie vers une bonne direction, vers des choses d’utilité publique », a-t-il laissé entendre. Ce forum va accueillir en même temps la neuvième édition du colloque international de la tidjania qui réunira des chefs religieux de cette confrérie et des universitaires de neuf pays venant d’une dizaine d’universités et de centres de recherche prestigieux. A en croire Dieylani Guèye, l’objectif du colloque est aussi de réunir les chefs religieux et les intellectuels pour un mariage du cœur et de la raison.

Ndiol Maka SECK

Un ancien mécanicien vient d’écoper de 6 mois de prison ferme pour importation et transport d’armes. Malgré le calme qui règne depuis quelques années en Casamance et dans les pays de la sous-région, les marchands d’armes continuent d’opérer dans l’ombre. L’arrestation au mois de mars dernier d’un ancien mécanicien reconverti en trafiquant d’armes en est la preuve.

Malang Koté vient d’écoper de 6 mois d’emprisonnement ferme par le Tribunal de grande instance de Kolda. Il a été reconnu coupable de détention, de transport et d’importation d’armes de deuxième et troisième catégories sans autorisation administrative. Devant la barre, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés sans donner plus de précision sur l’identité de ses fournisseurs et du lieu d’approvisionnement. Il n’a pas non plus donné des détails sur les destinataires de ces armes qui se trouvent en territoire gambien.  Malang Koté faisait la navette entre la Gambie, le sud du Sénégal et la Guinée-Bissau où il se ravitaillait en marchandise. Il se rendait ensuite en Gambie pour écouler ses armes en passant par la Casamance. Il a été arrêté le 24 mars dernier par les militaires du cantonnement de Diacounda, dans le département de Bounkiling, alors qu’il transportait à bord de sa moto des armes à destination de la Gambie.

M. Aliou DIALLO

L’usage de la drogue est en train de prendre des proportions inquiétantes dans le sud du pays. Certains individus attirés par le gain facile veulent faire de la vente de produits prohibés un métier. C’est le cas notamment d’Aguibou Keita, conducteur de profession, qui vient d’écoper de deux ans de prison ferme pour détention et usage de chanvre indien. A l’enquête préliminaire, il avait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais, devant la barre, il a rejeté en bloc ces accusations en expliquant qu’il n’a jamais détenu ni utilisé de chanvre indien. Il a affirmé que la drogue qui a été trouvée dans une glacière retrouvée dans son véhicule appartient plutôt à un de ses amis. Mais, ce dernier n’a jamais été retrouvé. Le Tribunal de grande instance de Kolda ne s’est pas laissé impressionner par ses dénégations et l’a envoyé passer deux ans derrière les barreaux alors que son co-prévenu du nom de Moussa Ba a été relaxé faute de preuves.

M. A. DIALLO

Un Forum des jeunes entrepreneurs s’est ouvert hier à Dakar. Cette rencontre organisée par la Confejes s’inscrit dans une perspective de promotion des valeurs humaines, de l’employabilité et de l’insertion socioprofessionnelle, notamment de permettre aux jeunes entrepreneurs ou jeunes porteurs de projets de dialoguer directement avec des partenaires techniques et financiers.

La Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (Confejes) est pleinement dans la lutte contre le chômage et la pauvreté des jeunes. L’institution intergouvernementale a ouvert, hier, dans le cadre de la quinzaine de la Francophonie qui se tient à Dakar, le premier Forum des jeunes entrepreneurs. Selon le directeur des programmes jeunesse à Confejes, Macodé Ndiaye, cette rencontre est destinée à mettre face-à-face de jeunes entrepreneurs ou jeunes porteurs de projets avec des institutions de financement, en vue de nouer des partenariats. « Il y a aujourd’hui des moyens techniques et financiers qui dorment dans des ambassades et autres institutions financières. C’est tout l’intérêt de faire féconder des échanges directs entre ces jeunes et ces institutions pour réfléchir sur un éventuel partenariat avantageux », a soutenu M. Ndiaye. Aussi, a-t-il précisé que la Confejes ne prétend pas régler le problème du chômage des jeunes. Toutefois, elle a la chance de pouvoir « indiquer la voie », à travers le financement de quelques projets pertinents de jeunes. «Nos financements varient de 500.000 à 5 millions de FCfa par projet et obéissent à tous les critères établis par notre organisation intergouvernementale. Outre la pertinence du projet, les bénéficiaires doivent être âgés au moins de 18 ans et de 35 ans au plus », a expliqué le directeur des programmes jeunesse. L’organisation de « ce village du jeune entrepreneur » est étalée sur trois jours. Après la première journée qui a porté sur le forum, la seconde sera dédiée à l’organisation d’une exposition de produits des entreprises de jeunes promoteurs ayant bénéficié des financements du Confejes, dans le cadre du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (Ppej) venus des différentes régions du Sénégal. « La finalité est de permettre auxdits partenaires de constater que les financements ont été utilisés à bon escient ou de relever les défis des différents aléas de la création et de la gestion des entreprises », a souligné M. Ndiaye, qui a informé de la tenue d’une randonnée pédestre comme dernière activité des « amis de la Francophonie ».

Tata SANE

Dimanche 9 avril, Dimanche des Rameaux et de la Passion, à une semaine de la fête de Pâques, les chrétiens chantent «Hosanna!» et portent des rameaux qu’ils agitent en rappel de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem suivie de sa Passion. C’est le début de la Semaine Sainte. Une semaine où la vie et la mort s’affrontent avec à la clé la Résurrection. Elle est aussi riche en rites par lesquels la foi chrétienne annonce notre propre résurrection grâce au Premier-né d’entre les morts.

D’abord, le Mardi saint, jour de la Messe chrismale. « Chrismale » parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême (huile sainte) est consacré par l’évêque diocésain entouré du clergé, en présence des fidèles. Cette huile servira tout au long de l’année pour le baptême, la confirmation et l’ordre. Au cours de cette messe, l’évêque invite également les prêtres à renouveler leurs promesses sacerdotales.

Mais il faut remarquer que l’évêque consacre le Saint-Chrême et bénit l’huile des catéchumènes qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême des adultes ou enfants déjà grands et l’huile des malades qui sert dans la célébration du Sacrement des malades. Le Saint Chrême fait, effet, l’objet d’une consécration spéciale avec une liturgie plus solennelle. L’évêque verse le baume dans le récipient contenant l’huile, puis il dit une longue prière de consécration pendant laquelle les prêtres concélébrant étendent la main vers le Saint Chrême.

La bénédiction sur l’huile des malades appelle la communauté à entourer les membres souffrants dans leurs corps. Nous nous souvenons alors de ces paroles de Saint Jacques : « Si quelqu’un est malade, qu’il appelle les anciens de l’Eglise » (Jaques 5, 14). Bénir cette huile affirme donc publiquement que nous ne laisserons jamais tomber l’un des nôtres. La prière de bénédiction de l’huile des catéchumènes rappelle la lutte, le combat, l’effort, parce qu’on ne devient pas chrétien comme on s’inscrit à une association mais par conversion. Car l’appel entendu, l’amour pressenti bouleversent la vie. Combat toujours actuel, et combat public comme la liturgie.

Ensuite, le Jeudi saint, dans les paroisses, les fidèles se rassemblent pour la messe de la Dernière Cène. Ils commémorent l’institution de l’eucharistie. Le prêtre procède au lavement des pieds de douze personnes. À la fin, la Sainte Réserve est portée solennellement en procession jusqu’au reposoir où elle est déposée. Devant le Saint Sacrement exposé l’assemblée passera du temps en adoration. L’Église reste marquée par le deuil, et l’eucharistie ne sera pas célébrée jusqu’à la Vigile Pascale.

Puis, Vendredi Saint, rappel de la mort de Jésus à Golgotha avec le grand chemin de croix à 15h. Célébré tous les vendredis de Carême, il devient plus fervent plus solennel. Plus tard, à l’office de la Passion, devant le sanctuaire dénudé, le prêtre s’étend par terre dans une prostration silencieuse. Après la lecture de la Passion selon saint Jean, viennent les grandes intentions de prière que l’Église pour le monde tout entier. Les fidèles vénèrent la sainte Croix. Enfin la sainte communion, réservée à partir de la Dernière Cène de la veille, est partagée par les fidèles.

Enfin, Samedi Saint, le soir venu, le cierge pascal est allumé au feu nouveau béni par le prêtre. Il le porte et se dirige dans le noir le long de l’allée centrale de l’église, proclamant la gloire du Christ-Lumière. Les fidèles allument leurs cierges à partir du cierge pascal qui, arrivé au chœur, est encensé avant le chant de la grande hymne de Pâques. Une série de lectures bibliques témoigne de l’irruption de Dieu dans notre histoire. Suivent ensuite la préparation de l’eau et le rite du baptême. Si des adultes sont baptisés, leur initiation chrétienne complète aura lieu, c’est-à-dire suivront la confirmation et l’eucharistie. Toute la communauté renouvelle sa profession de foi baptismale et le prêtre asperge les fidèles d’eau fraîchement bénite.
Autant de rites célébrés et qui signifient notre résurrection, nous qui sommes greffés au Christ mort et ressuscité !

Par abbé Roger GOMIS

Dans la nuit du mardi au mercredi, sur les coups de 4 heures, des échanges de coups de feu nourris ont réveillé les populations installées près de la gare routière de Darou Mouhty.

Une opération combinée des forces de sécurité (police et gendarmerie) a fait fuir une bande de malfaiteurs qui tentait de dévaliser une agence de microfinance sur l’axe menant à Darou Mouhty. Les cambrioleurs, au nombre de 10, étaient à bord d’un véhicule 4x4 qu’ils avaient volé à une agence de téléphonie mobile de la place. N’ayant pas réussi leur première opération à Touba, ils ont ciblé l’agence de microfinance. Sur place, ils ont réussi à défoncer les grilles, mais n’ont malheureusement pas eu le temps d’accéder au coffre. Une patrouille de la gendarmerie et une autre de la police alertées ont essuyé les coups de feu des malfrats, mais leur riposte a été immédiate. Pris entre deux feux, les malfaiteurs se sont enfuis, laissant sur place le véhicule volé, des armes blanches et un fusil de chasse. Une enquête a été ouverte.

M. DIEYE

Le comité de modernisation de l’administration publique s’est réuni, hier, pour la première fois, autour du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. A l’issue des échanges, le chef du gouvernement a indiqué trois grandes directives menant vers une administration efficace et efficiente, conformément à la volonté du président Macky Sall exprimée lors du Forum national de l’administration tenu en 2016. A l’issue de la rencontre, le Premier ministre a pris 7 mesures principales.

Pour favoriser une plus grande synergie des actions et, surtout, développer et disséminer le leadership transformationnel indispensable au bon pilotage du processus de modernisation de l’administration publique enclenché à Diamniadio, le président de la République a dressé un cadre de gouvernance global. Les contours sont fixés par le décret n°2017-231 du 7 février 2017 instituant le comité de modernisation de l’administration publique. Sous la présidence du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, ledit organe s’est réuni hier pour la première fois afin de fixer les modalités de mise en œuvre de ce décret.

A l’issue des échanges « fructueux », le chef du gouvernement a tiré des conclusions qui ont porté notamment sur la levée des obstacles à la bonne mise en œuvre des réformes issues du Forum national de l’administration, en particulier celles relatives au Programme d’action prioritaire (Pap), l’organisation des comités thématiques de réforme autour des axes du Schéma directeur de modernisation de l’administration publique (Sdmap) et les modalités d’organisation et de fonctionnement du Comité de modernisation de l’administration publique (Cmap). Le Premier ministre a précisé qu’en décidant d’organiser en avril 2016 le Forum national de l’administration, le président de la République, Macky Sall, a posé deux actes majeurs qui sont à la fois « historiques et novateurs ».

Il s’agit, d’une part, d’instaurer un « dialogue direct, prospectif et constructif » avec les agents publics et, d’autre part, d’engager leur responsabilité et les mobiliser pour une réforme de grande ampleur de l’administration publique. « Cette décision du chef de l’Etat découle d’une certitude inspirée par de multiples expériences à travers le monde et confirmée par de nombreuses études scientifiques : une administration publique efficace et efficiente est une variable stratégique, explicative de l’émergence d’un pays », a soutenu Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Le chef du gouvernement qui a rappelé qu’une « administration publique efficace et efficience est une variable stratégique et explicative de l’émergence d’un pays », a pris un certain nombre de mesures que sont : soumettre à sa signature, dans les meilleurs délais, le projet d’arrêté portant organisation et fonctionnement du comité de modernisation de l’Administration publique ; prendre les dispositions appropriées pour accélérer la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires issu du Forum national de l’Administration en mettant à contribution l’Adie, l’Apix et le Bom ; accélérer le processus d’adoption du Code de déontologie générale des agents publics, d’élaboration de la nouvelle loi de la Fonction publique ainsi que de la généralisation de la Charte Qualité générale du Service public (Norme Iso 9000).

Recommandations du ministère de la Fonction publique
Il s’agit aussi de finaliser, dans les meilleurs délais, en relation avec le ministère chargé des finances, l’élaboration et la mise en œuvre du programme d’appui à la modernisation de l’Administration publique ; d’engager la préparation de la deuxième édition du Forum prévue en 2018 et de soumettre au Conseil des ministres l’adoption du projet de la loi d’orientation de l’Administration territoriale et le projet de décret portant Charte de la déconcentration.

Auparavant, le ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Mme Viviane-Laure Bampassy, avait soumis les 8 recommandations faites par son département. Il s’agit de la soumission, pour adoption au Conseil des ministres, du schéma directeur de modernisation de l’administration, du projet de loi d’orientation de l’administration territoriale et du projet de décret portant charte de la déconcentration. Il est aussi question, par chaque ministère, de transmettre au Comité de modernisation les besoins d’accompagnement pour la réalisation de la charte qualité de son département, mais aussi de la transmission, pour les ministères concernés par le programme d’action prioritaire, de l’état de mise en œuvre des procédures.

Pour finaliser la mise en œuvre du plan d’action prioritaire dans les meilleurs délais, Mme Viviane-Laure Bampassy a sollicité l’adoption d’un dispositif d’accélération des actions à réaliser. Elle a également souhaité la préparation à la signature par le Premier ministre de l’arrêté portant organisation et fonctionnement du comité de modernisation et des comités thématiques de réforme. La désignation des chefs de file des comités thématiques de réforme, l’assurance du fonctionnement régulier des comités thématiques de réforme et la réédition des comptes au comité de modernisation, la transmission au Premier ministre du programme d’appui à la modernisation de l’administration sont aussi de fortes recommandations.

Selon le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, la révision du cadre juridique des ministères est effective avec l’adoption de deux textes : un décret signé par le président de la République qui donne le cadre de l’organisation des ministères et un deuxième décret qui a pour objet de donner le régime juridique ou l’organisation, à travers la mise en place, dans les différents ministères, du poste de secrétaire général.

Ndiol Maka SECK

Les responsables et membres de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), en étroite collaboration avec la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), sont en train de mener une grande croisade contre le tabagisme dans la région nord.

Les responsables et membres de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), en étroite collaboration avec la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), ont tenu, hier, à Saint-Louis, un atelier de sensibilisation des personnels des hôtels et autres réceptifs de la vieille cité sur les conséquences désastreuses engendrées par la consommation du tabac. Face à la presse, Amadou Gaye, vice-président de la Listab, Oumar Diop, secrétaire général de l’hôtellerie de la Cnts, Malick Sala, Djibril Wellé, Seydou Diallo et Cheikh Diarra de la Listab, ont, tour à tour, rappelé les conséquences du tabagisme.

Selon Amadou Gaye, dès 1863, les familles religieuses du Sénégal en ont perçu tous les dangers et interdit l’utilisation du tabac dans les villes saintes comme Thiénaba, Touba, Madina Gounass, Médina Baye et Cambérène, ainsi que dans les églises et paroisses. Fumer, mâcher, chiquer, sniffer, avaler toute forme de tabac ou dérivé de tabac, délivre à l’organisme des milliers de substances nocives pouvant atteindre n’importe quelle partie du corps humain et provoquer des maladies, des décès précoces ou des invalidités. A en croire Amadou Gaye et ses proches collaborateurs, 1,35% des impuissances sexuelles sont liées au tabagisme. Selon lui, on ne peut guérir de l’impuissance sans sevrage tabagique complet, le sperme des fumeurs est moins fécondant.

Il a poursuivi en soulignant que les femmes exposées au tabac ont des difficultés à enfanter, qu’un grand nombre de grossesses exposées au tabac n’arrivent pas à terme ou donnent naissance à des enfants plus souvent malades et risquant de mourir précocement et que les enfants des fumeurs réussissent moins à l’école. Quant à Cheikh Diarra, responsable régional de la Listab de Saint-Louis, il a précisé que le tabac tue 6 millions de fumeurs par an et 600.000 non fumeurs exposés au tabagisme des autres. Selon lui, le tabac tue plus que le sida (2,1 millions) et la malaria (800.000) réunis.

Le tabac a tué plus d’humains que toutes les guerres réunies et il tue, chaque jour, l’équivalent de la population de la ville de Mekhé ou sept fois les morts du bateau « Le Joola ». Il est également responsable de plus de 23 maladies sources de morts prématurées et d’invalidités. Les fumeurs, ont-ils dit en chœur, ruinent notre économie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un poste de secours des sapeurs pompiers dans chacun des départements de Bakel et de Koumpentoum dans la région de Tambacounda et une grue vont permettre à la 6e compagnie de secours et d’incendie de la région de monter en puissance pour faire face aux nombreux accidents de circulation qui ont fait, l’année dernière, plus de 100 morts. L’annonce est du gouverneur de la région, en marge de la célébration du 57e anniversaire de notre indépendance.

C’est une des doléances pressantes des populations qui vient de trouver une suite favorable au grand bonheur de celles-ci. En effet, l’érection de postes des sapeurs pompiers à Bakel et Koumpentoum apporte une réponse aux problèmes d’interventions rapides. Cela d’autant plus que les accidents de la circulation sont régulièrement enregistrés sur le corridor Dakar-Bamako de la route nationale N°1. C’est pourquoi le gouverneur de la région, à l’issue du défilé célébrant l’accession de notre pays à la souveraineté internationale sur le boulevard Demba Diop, El Hadji Bouya Amar, commentant le succès des hommes dont le sacerdoce est « sauver ou périr », s’est félicité de l’érection à Bakel et à Koumpentoum, 2 départements de la région, de postes de secours des sapeurs pompiers.

Il s’y ajoute le camion grue pour aider à tirer les véhicules du fond des ponts et ravins et surtout de lutter contre l’obstruction des voies lors des nombreux accidents. Le gouverneur rappelle que la distance qui sépare la capitale régionale de ces départements retarde souvent les interventions. « Les distances séparant la capitale régionale des départements est telle qu’il faut des mesures exceptionnelles pour secourir rapidement les accidentés de la circulation », a indiqué le chef de l’exécutif régional, El Hadji Bouya Amar.

Pape Demba SIDIBE

Suite à l’appel au rassemblement par le mouvement « Y en a marre » demain à la place de la Nation, le collectif des habitants de la commune de Colobane, Fass, Gueule Tapée, qui avait face à la presse hier, veut préserver son cadre de vie. Il réprouve tout rassemblement à la place de la Nation. Selon Ibrahima Keita dit « Chaka Babs », les habitants subissent toujours les conséquences néfastes des affrontements entre policiers et manifestants. A l’en croire, à chaque manifestation, des grenades lacrymogènes parviennent même dans les maisons. Le collectif des habitants de Colobane invite le pouvoir, l’opposition et les mouvements citoyens à choisir un autre lieu de regroupement afin de préserver leur cadre de vie.

D. MANE

Le mouvement Al Falah a organisé son 11ème congrès à l’Institut islamique de Dakar sur le thème : « Ensemble par le travail islamique, consolidons l’union et la sécurité pour l’émergence ».

Reconduit, après un premier mandat de 5 ans, l’émir Cheikh Ousmane Guéladio Ka a insisté sur l’importance de venir en aide aux démunis. « Dans notre plan d’actions, nous allons faire de l’éducation et de la formation une priorité afin de permettre aux jeunes d’avoir une qualification, par conséquent un emploi », a expliqué le président du mouvement Al Falah. Aussi, le guide religieux envisage de construire des centres culturels islamiques et des orphelinats, mais également d’accompagner les veuves vivant une situation difficile.

La gorge nouée par l’émotion, l’émir Cheikh Ousmane Guéladio Ka a laissé entendre que « les défis que le mouvement Al Falah se propose de relever sont nombreux ». C’est pour quoi, il a demandé aux autorités avec qui il veut travailler dans la paix, d’aider davantage son mouvement car « c’est de la responsabilité de l’Etat de nous faciliter les choses », a soutenu l’émir Cheikh Ousmane Guéladio Ka qui a ajouté que « cet appui demandé est nécessaire pour l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse) ».

Prenant la parole, Dr Mohamad Ahmed Lô a insisté sur l’éducation qui doit précéder l’émergence et sur la responsabilité que chacun de nous a de bien se former. Quant au Dr Abdoulaye Lam, président de la Jamah’atou Ibadou Rahmane, il a dit sa disponibilité à travailler avec le mouvement Al Falah.

S. M. S. CISSE

Après avoir emporté le trophée Edf en 2016 et acheté un terrain, l’association « Les Petites Gouttes » (Lpg) organise, à Paris, un gala caritatif afin de récolter des fonds nécessaires pour la construction, au Sénégal, d’une maison dédiée aux talibés et aux personnes souffrant d’un handicap.

« La 2ème édition du dîner de gala caritatif du 8 avril 2017 à Paris est l’occasion de récolter les fonds nécessaires pour financer les projets associatifs comme la construction de la future « Maison Les Petites Gouttes », estimée à 75 000 euros (environ 50 millions de FCfa), annonce Cheikh Koundoul, coordonnateur du pôle finance de l’association. Plusieurs artistes, dont la chanteuse sénégalaise Ma Sané, vont participer à cette rencontre. « Les Petites Gouttes » sont une association de solidarité internationale créée en août 2014 et œuvrant pour « le développement du Sénégal en luttant contre toute sorte d’exclusion ».

Ses membres se fixent comme objectif l’accompagnement des populations défavorisées au Sénégal, notamment les « talibés » (enfants mendiant) et les personnes souffrant d’un handicap. « Il s’agit de donner suffisamment de moyens aux « talibés » pour leur avenir, annonce Momar Fall, le président de l’association. La maxime chinoise qui conseille d’apprendre à pêcher plutôt que de donner du poisson fait sens chez nous. Nous voulons donner des outils aux enfants défavorisés à travers l’éducation pour qu’ils puissent s’en sortir dans le futur ».

Éducation, santé et bien-être
Pour atteindre cet objectif, l’association décline ses actions en trois volets : éducation-formation professionnelle, santé et bien-être. « Ces actions s’adressent particulièrement aux enfants talibés, aux personnes atteintes d’albinisme et aux personnes en situation de handicap dans le but de leur assurer un meilleur avenir », poursuit Cheikh Koundoul. Pour son volet éducatif, l’association a mis en place un dispositif qui s’articule autour de 140 talibés provenant de 3 « daaras » et recevant 4 heures de cours de français par semaine. Sur le plan sanitaire, il y a une prise en charge totale des talibés et des personnes suivies par l’association avec un médecin et un infirmier en plus des médecins faisant partie de l’association.

Trophée Edf
Pour cette deuxième édition, l’objectif est d’obtenir des financements pour construire et équiper la maison « Les Petites Gouttes ». Grâce au trophée Edf gagné en 2016, l’association a pu acheter un terrain à Keur Mbaye Fall (banlieue dakaroise) à 8 millions de FCfa. Il doit abriter la future maison Lpg. « Elle sera un «havre de paix» pour les personnes vulnérables et comportera un espace pour profiter des cours d’alphabétisation proposés par l’association, un espace pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, une infirmerie, un espace de jeux, un espace repas et une salle informatique », énumère Cheikh Koundoul. Issus en majorité de la diaspora, les membres de l’association « Les Petites Gouttes » trouvent dans la réalisation de leur projet une manière de « participer au développement du pays » à travers l’éducation des enfants. « Il y a un refus de la fatalité », pour Momar Fall, ancien directeur de Banque reconverti dans le secteur des assurances en France. Même son de cloche pour Cheikh koundoul également formé en France qui est devenu Pdg d’une entreprise.

Moussa DIOP

La communauté tidiane d’Italie, sous la houlette du dahira « Mouhtassimine » dirigé par El Hadj Alioune Badara Bèye, en collaboration avec les dahiras tidianes d’Italie, commémore la 21ème édition de la nuit du prophète Mohamed (Psl), en hommage à Serigne Babacar Sy (Rta), le samedi 15 avril 2017, au Stadium Zoppas Arena de Conegliano, informe un communiqué parvenu à notre rédaction.

Initié il y a vingt et un an (21 ans) sous l’impulsion de Serigne Mansour Sy Djamil, accompagné de ses frères Serigne Habib Sy Mansour, Serigne Cheikh Oumar Sy Djamil et de leur oncle Serigne Mansour Sy Dabakh, le gamou de Treviso (Italie) est aujourd’hui le lieu de rencontre de tous les Sénégalais de la diaspora européenne, relève le texte. L’édition de cette année sera marquée par le 60ème anniversaire de la disparition de Serigne Babacar Sy (1957-2017), le premier khalife de Mawdo Malick Sy.

A cet effet, différentes activités sont prévues pour magnifier la vie et l’œuvre de l’homme au bonnet carré, Cheikhal Khalifa, le premier intendant des mystères de Mawdo Malick Sy. Un hommage sera également rendu au regretté Khalife général, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum (Rta), rappelé à Dieu le 15 mars dernier. Apres l’Italie, la délégation de Tivaouane fera cap sur la capitale française, pour y célébrer le traditionnel gamou de Serigne Babacar Sy (rta) à Paris, qui se tiendra le vendredi 21 avril 2017 à Aulnay-sous-Bois, précise le texte.

O. BA

La journée dédiée aux « khassidas » (panégyriques) de Cheikh Ahmadou Bamba a encore vécu cette année à Tambacounda. Après le rappel des bienfaits des écrits du fondateur du mouridisme, l’occasion a été saisie par le guide religieux et responsable des « dahiras » de Tambacounda, Serigne Mame Balla Mbacké, pour appeler tous les acteurs politiques sénégalais à un discours unificateur et d’apaisement.

Serigne Mame Balla Mbacké, guide religieux et responsable des « dahiras » mourides de Tambacounda, a saisi l’occasion de la journée dédiée aux « khassidas » (panégyriques) pour lancer un appel à l’ensemble des acteurs politiques sénégalais. Selon lui, le pays a aujourd’hui besoin d’un discours d’apaisement, d’un discours appelant à l’union des cœurs et des esprits, d’un discours fédérateur. « Les populations, qui sont fatiguées, ont besoin d’aide et de réconfort plutôt que de tension sociale », a martelé Serigne Mame Balla Mbacké.

Il a demandé au pouvoir et à l’opposition de travailler à la satisfaction de la demande sociale des populations. « On ne réussira pas grand-chose dans une situation de troubles », a averti Serigne Mame Balla Mbacké, qui a aussi profité de l’occasion pour demander aux fidèles d’aller « s’inscrire sur les listes afin de disposer de la carte d’électeur, seul outil permettant à son détenteur de participer aux jeux politiques à venir ». Il a exhorté les fidèles à porter leur choix sur les politiques favorables à la paix et à la stabilité et non sur les esprits va-t’en-guerre.

Avant de se réjouir du succès de la journée dédiée aux « khassidas » marquée par de longues séances de lecture du Saint Coran et des « Istihfars », Mame Balla Mbacké a rappelé que « le rôle du politique est d’élaborer de bons programmes de développement, de prendre en charge les préoccupations des populations et de gérer, dans la sobriété et la vertu, les ressources publiques ».

Pape Demba SIDIBE

Les Assemblées et conférence du District du Rotary international ont pris fin ce week-end dans la capitale sénégalaise. Une occasion pour le millier de rotariens venus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest de réfléchir sur la prévention et la médiation des conflits sociopolitiques dans la sous-région.

La prévention et la médiation de conflits sociopolitiques étaient au cœur des 4èmes Assemblées et conférence du District du Rotary international. Ces assises qui ont mobilisé un millier de participants venus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest ont servi de cadre échange sur la prévention et la médiation des conflits sociopolitiques dans la sous-région. Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, venu représenter le Premier ministre, a relevé l’intérêt de cette rencontre. Il a indiqué que le programme des ces assises démontre à suffisance que les membres du Rotary international ont à cœur de toujours bien servir leurs communautés en s’adaptant au contexte régional et mondial en pleine mutation. Aussi, a-t-il salué les « actions montées par cette organisation » en zones rurales tout comme en banlieue urbaine et périurbaine avec des actions déjà visibles contribuant ainsi à lutter contre la pauvreté. D’où son appel à la solidarité lancée en direction des rotariens.

A cet effet, le ministre a confirmé la disponibilité du gouvernement à conjuguer ses efforts avec le Rotary au bénéfice des populations. Un engagement magnifié par Aristide Tino Adediran, gouverneur du District. « Nous sommes plus que jamais engagés et mobilisés dans nos pays pour participer, de manière active, à lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales, les tensions et le manque d’eau potable. Aussi, nos efforts vont êtres accentués dans la promotion de la santé de la mère et de l’enfant, mais surtout dans l’éducation des enfants », a laissé entendre M. Adediran. La conférence portant sur le thème : «Les crises sociopolitiques en Afrique de l’Ouest : Quelles approches de solution ? » a été l’un des temps forts de ces assises. Faisant le diagnostic du Thème, le Pr Ismaïla Madior Fall a estimé que les gaps de gouvernance démocratique en Afrique de l’Ouest font partie des principaux générateurs de crises sociopolitiques. Par conséquent, il a prôné la bonne gouvernance, la stabilisation des institutions et des transitions démocratiques comme solutions.

Tata SANE

Le maire de Linguère, par ailleurs ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye,  a offert 12 taxis à gaz, climatisés. Ils vont assurer le transport urbain dans la commune.

Les populations de Linguère peuvent encore pousser un ouf de soulagement. Elles viennent de bénéficier  de nouveaux moyens de transport plus confortables, qui vont les soulager certainement des peines auxquelles elles étaient confrontées quotidiennement. Ces taxis à gaz ont participé au défilé organisé à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance, 57ème édition du genre.

Les maires du département de Linguère ont tous apprécié l’introduction de ces types de taxis dans la commune de Linguère. « C’est l’occasion pour moi, compte tenu de l’innovation majeure, avec l’introduction de ces taxis, de remercier le maire qui, chaque jour que Dieu fait, est en train de poser des actes pour l’émergence de sa commune. Nous attendons avec impatience la circulation de ces véhicules », a laissé entendre le préfet, Amadou Bamba Koné.

Pour le maire Aly Ngouille Ndiaye, « c’est normal de travailler d’arrache-pied pour changer le visage de sa commune. C’est pourquoi d’ailleurs, j’ai pensé à doter la commune de taxis de haute qualité ». Nous allons installer une station à gaz qui va permettre aux chauffeurs de prendre du carburant. C’est une question de formalité, sous peu, ces véhicules seront fonctionnels ».

Masse NDIAYE

Lors de leur assemblée générale tenue récemment, les femmes de la commune de Joal-Fadiouth, par la voix de Louise Coco Diouf, première adjointe au maire, ont réclamé plus de moyens pour leur autonomisation. Elles ont partagé la journée avec leurs sœurs de Nianing venues leur prêter main forte et partager leur expérience.

« Notre doléance principale, c’est l’autonomisation des femmes », a soutenu Louise Coco Diouf, qui a indiqué qu’au niveau des tans de Khelcom à Joal, il y a de braves dames qui s’exercent dans la transformation des produits halieutiques, le séchage et le fumage, mais qui ne disposent d’aucun moyen pouvant les rendre plus performantes. Pour Louise Coco Diouf, ces femmes veulent disposer de pirogues, de camions pour pouvoir rivaliser avec les femmes du Bénin, du Burkina, bref de la sous-région. Sur le même registre, la chargée des femmes, Mme Mbaye Ndèye Kany Cissé, a plaidé pour le financement des femmes dans leur domaine d’intervention. Elle a soutenu qu’en dehors de Khelcom où les femmes s’activent principalement dans la transformation des produits halieutiques, le séchage et le fumage, des braves dames de Joal font de la teinture, du tissage, de la transformation des fruits et légumes. A l’heure où une banque de la place est prête à financer leurs activités économiques, Louise Coco Diouf a solennellement demandé aux Joaliennes et  Fadiouthiennes de cesser le gaspillage lors des cérémonies familiales (baptêmes et mariages).

« Il ne sert à rien de recevoir des fonds sous forme de prêts pour ensuite les faire passer par la fenêtre », a insisté Louise Coco Diouf, première adjointe au maire. Au nom de l’ensemble des femmes, elle a remercié le premier magistrat de la commune de Joal Fadiouth qui a bien voulu accompagner les femmes dans l’organisation de leur assemblée tenue en mars, un mois dédié à la gente féminine dans le monde entier.

Amath Sigui NDIAYE

La fête de l’Indépendance 2017 dans la ville tricentenaire de Saint-Louis et dans la commune de Ndiébéne Gandiole a été perturbée, hier, par une triste nouvelle annoncée dans la matinée.

Au moment où les populations assistaient au défilé civil et militaire, 7 pirogues revenant d’une campagne de pêche ont chaviré dans la brèche de l’embouchure du fleuve Sénégal.

La fête de l’Indépendance 2017 dans la ville tricentenaire de Saint-Louis et dans la commune de Ndiébéne Gandiole a été perturbée, hier, par une triste nouvelle annoncée dans la matinée.

Au moment où les populations assistaient au défilé civil et militaire, 7 pirogues revenant d’une campagne de pêche ont chaviré dans la brèche de l’embouchure du fleuve Sénégal.

Selon Alioune Diagne, délégué de quartier de l’Hydrobase, deux corps sans vie, dont celui du jeune Amadou Fall dit Jean, ont été repêchés dans la brèche de l’embouchure. Ce jeune pêcheur faisait partie d’un équipage qui opérait en haute mer, à bord de sept pirogues artisanales. N’ayant pas respecté les consignes des services de la météorologie, ces pêcheurs s’étaient rendus en haute mer dans l’espoir d’y trouver quelques produits halieutiques à proposer aux clients en fin d’après-midi.

Cette opération est communément appelée « guetty-tèr » dans les différentes quartiers de la Langue de Barbarie, du Gandiolais et du Toubé. Actuellement, les pêcheurs de Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, de l’Hydrobase, etc. sont dans le désarroi. Du fait qu’ils n’ont pas la possibilité d’aller opérer dans la zone maritime mauritanienne, ils sont obligés de s’activer de toutes parts pour chercher de quoi se mettre sous la dent. Ils se contentent, tous les jours, d’une petite quantité de poisson capturée dans la zone maritime sénégalaise, pour survivre et subvenir aux besoins de leurs familles.

Malheureusement, hier, à en croire certains responsables de pêcheurs, comme Mbaye Fall et Ousmane Sène, ces embarcations frêles et vétustes n’ont pas pu résister à la furie des vagues.

Elles ont été réduites en miettes par une forte houle qui empêche, depuis une semaine, les populations de ces localités de dormir dans de bonnes conditions. D’autres pêcheurs qui ont pu difficilement regagner la berge à la nage, ont été bien pris en main par leurs collègues.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’archevêque de Dakar, au 5ème dimanche du temps de carême, a présidé la 32ème édition de la Journée mondiale de la jeunesse. Mgr Benjamin Ndiaye a appelé les jeunes catholiques de l’archidiocèse de Dakar (régions de Dakar et Fatick) à être plus solidaires et à faire de l’Évangile leur arme.

Plus de 15.000 jeunes catholiques, venus des 52 paroisses de l’archidiocèse de Dakar, allant de Dakar Plateau à la région de Fatick, en passant par la Petite côte, se sont donné rendez-vous, ce week-end, au stade Alassane Djigo de Pikine, pour les besoins de la Journée mondiale de la jeunesse. La 32ème édition a été organisée par la paroisse Notre Dame du Cap-Vert de Pikine sous le thème : « Le Puissant fit pour moi des merveilles ». Pendant plusieurs heures, les jeunes, qui ont pris d’assaut la pelouse et les deux tribunes du stade, ont communié avec l’archevêque et des centaines de prêtres qui ont fait le déplacement. L’ambiance a été assurée par la Coordination des chorales de la paroisse qui a déployé de gros moyens pour faire bouger les jeunes devant le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, Mame Mbaye Niang, et celui de la Fonction publique, Viviane Laure Bampassy, des maires de la ville de Pikine et des dignitaires musulmans.

Dans son homélie, avec les deux lectures et l’Évangile de ce 5ème dimanche de carême qui relate le récit de Lazare, l’archevêque de Dakar a encouragé les jeunes catholiques à bien connaître l’Évangile. « Ce que Jésus veut communiquer se trouve dans l’Évangile. C’est pourquoi, chers amis, je vous encourage à bien connaître l’Évangile », a insisté Mgr Benjamin Ndiaye. Il a ajouté que l’Évangile enseigne que chaque être humain a reçu du Seigneur des talents qu’il importe de faire valoir. « Je souhaite que vous fassiez la découverte de vos talents. Elle vous conduira à répondre au projet de Dieu sur chacun d’entre vous et vous donnera la joie de collaborer à son vaste dessein sur le monde », a commenté l’autorité diocésaine. Poursuivant, il a souligné « qu’avec le Christ il faut savoir aller de l’avant sans peur : muni de sa force et de sa lumière, là on est mieux équipé pour faire face aux multiples obstacles... ».

Être solidaires en partageant avec les autres

L’évêque de Dakar a aussi rappelé que l’Église, c’est le peuple de tous ceux qui croient au Christ et qui ont été baptisés. « Les membres de cette Église ne se choisissent pas les uns les autres. Ils se reçoivent comme des frères et sœurs des mains de Dieu, dans la diversité de leur condition, de leur culture, de leurs goûts ou leurs opinions. Ils se laissent introduire dans la fraternité sans frontière où le Père les convie pour leur dévoiler son dessein sur le monde », a raconté Mgr Ndiaye qui a soutenu que la parole de Dieu fait partie des merveilles que le Seigneur donne aux Hommes pour qu’elle soit lumière et force sur la route de chacun.
Cette parole doit animer et orienter notre vie. En faisant allusion aux réalités de la banlieue, l’archevêque de Dakar a invité les jeunes à vivre de la prière, des sacrements et de la parole de Dieu. Il les a aussi appelés à être solidaires en partageant avec les autres. « Il y a une solidarité interne que nous devons vivre entre chrétiens. Nous devons aussi être solidaires avec tous les autres Sénégalais. C’est cela l’esprit du service », a-t-il soutenu.

Commentant le thème des Jmj 2017, « le Puissant fit pour moi des merveilles », l’archevêque de Dakar a indiqué qu’il est emprunté au cantique d’action de grâce de Marie dans le magnificat. L’autorité diocésaine n’a pas également manqué de remercier les dignitaires musulmans de Pikine qui ont pris part à cette messe des Jmj dont la prochaine (2018) sera organisée par la paroisse Saint Benoit l’Africain de Mbodiène, dans le doyenné de la Petite côte. Les jeunes de cette paroisse ont reçu, des mains de leurs amis de Pikine, le flambeau de l’organisation.

Eugène KALY

Une paroisse sera créée dans l’Aumônerie universitaire de la Communauté Saint-Augustin (Csa) de Saint-Louis, a informé, hier, Mgr Ernest Sambou, évêque de Saint-Louis, en présence de nombreux Dominicains qui ont assisté à cette grande fête organisée à Sanar par la Csa pour accueillir les Journées mondiales de la jeunesse (Jmj). Cette annonce a soulagé tous les responsables et membres de la Csa.

Mgr Ernest Sambou a rendu un vibrant hommage à la Csa de Saint-Louis qui regroupe, depuis 27 ans, des étudiants catholiques orientés à l’Ugb, en plus du personnel catholique et des familles établies dans les localités environnantes. L’évêque de Saint-Louis s’est réjoui de la maturité de cette Csa lui ayant permis, aujourd’hui, de relever, avec brio, le défi majeur d’une organisation réussie aussi bien sur le plan pratique que spirituel, et ce, dans un délai court de quatre mois.

De même, il a vivement remercié le chef du village de Sanar, Babacar Bâ, qui a assisté à cette fête. Auparavant, ce dernier s’est adressé à l’assistance pour insister longuement sur les nombreuses vertus développées régulièrement par nos parents et frères chrétiens, parmi lesquelles on peut notamment citer la piété, l’altruisme, l’honnêteté, l’humilité, la loyauté dans les rapports sociaux, la politesse, la discipline, la sincérité, la fidélité, etc.

Euphorie, joie, excitation, accomplissement, fierté, les vocables ne manquent pas pour illustrer les sentiments qui ont animé les membres de la Csa depuis l’annonce, par l’évêque, de la création d’une paroisse à Sanar. C’est un sentiment d’accomplissement mêlé d’une once de fierté qui vient ôter ce goût d’inachevé. Ils ont été très fiers d’entendre cette bonne nouvelle. Parce que de toute l’histoire des Jmj dans l’Église catholique, tant au niveau diocésain que national, jamais pareille organisation n’avait été confiée à des étudiants. Accomplissement, parce que c’est un rêve que beaucoup d’anciens ont porté et qui s’est réalisé au moment où Mgr Ernest Sambou a annoncé la création d’une paroisse à Sanar.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les éléments de la police de Mbacké ont mis la main sur les 53 kg de chanvre indien. Le coût du produit, estimé à 30.000 FCfa le kilogramme, donne à la prise une valeur marchande de 1.590.000 FCfa. L’opération, qui a permis aux limiers de saisir cette importante quantité de chanvre, s’est déroulée dans la nuit du mercredi entre 21 heures et 22 heures au quartier Palène. En amont, deux individus, arrêtés pour détention et trafic de chanvre indien, avaient signalés aux enquêteurs la présence d’un fournisseur au quartier Palène.

La descente au domicile du présumé fournisseur a permis de mettre la main sur les 53 kg de chanvre indien susmentionnés. Le dealer a pris la poudre d’escampette, laissant sur place le produit. Il est, aujourd’hui, activement recherché par la police, pendant que son jeune frère, son épouse et sa fille ont été arrêtés. L’épouse et la fille sont des récidivistes pour avoir déjà été arrêtées pour détention et trafic de chanvre indien, selon les limiers. Ils ont tous été déférés ce vendredi au parquet de Diourbel.

Mamadou DIEYE

Le ministre Mame Mbaye Niang a présidé, hier, la cérémonie de clôture des activités de la Semaine régionale de la jeunesse de Kaffrine.

Le ministre Mame Mbaye Niang a présidé, hier, la cérémonie de clôture des activités de la Semaine régionale de la jeunesse de Kaffrine. Une occasion qui a permis aux jeunes de cette région du Centre, au cœur du bassin arachidier, de partager sur le thème : « La citoyenneté des jeunes dans un Sénégal émergent ».  C’est dans ce cadre que le parrain, Abdoulaye Seydou Sow, et la marraine, Socé Diop Dione, respectivement conseiller technique à la présidence de la République et directrice générale de l’Agence nationale des bâtiments et édifices publics (Acbep), ont invités les jeunes à cultiver l’esprit de savoir-être et du savoir-faire parce qu’ils sont les espoirs de demain. C’est pourquoi, disent-ils-en chœur, qu’ « il faut cultiver en eux les bonnes valeurs, pour un Sénégal émergent ».

Le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne a tenu a rappeler la priorité que constitue cette frange de la population pour les pouvoirs publics. « Lors de la cérémonie de lancement, à Saint-Louis, j’ai eu l’occasion de porter à l’attention de la jeunesse sénégalaise tout l’intérêt et l’engagement sans faille que le président Macky Sall accorde à la jeunesse sénégalaise. J’avais fait, en son temps, le témoignage de satisfaction des plus hautes autorités de l’État face à l’engagement de la jeunesse, chaque fois que la Nation en appelle à son énergie, son dynamisme et sa générosité. Vous venez, durant une semaine, d’en faire, encore une fois de plus, la démonstration à travers les diverses activités promouvant du thème », a relevé Mame Mbaye Niang. Selon lui, c’est également le lieu d’adresser des félicitations au Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs).

Concluant son propos, le ministre a exhorté les représentants des différents départements respectifs à continuer à leur retour dans cette dynamique pour rendre concret le vivre ensemble des Sénégalais qui tient à cœur le président de la République. « Je vous encourage à faire vivre en tout instant cet esprit de complémentarité et d’échanges mutuels permettant d’affermir nos liens et de consolider notre conscience collective et notre sens élevé des responsabilités devant les défis de la Nation et le chantier de l’émergence », a-t-il appelé.

Elimane FALL

Avant-hier, aux environs de 19 heures, les sapeurs-pompiers de Thiès se sont rendus à l’immeuble sis à la promenade des Thiessois pour récupérer le corps sans vie de Doudou Ndiaye, l’inspecteur régional de l’administration pénitentiaire retrouvé inerte dans son bureau au 3ème étage. La dépouille a été déposée à l’hôpital régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès. Une mauvaise nouvelle qui a vite fait le tour du centre-ville créant un attroupement de badauds où chacun cherchait à en savoir davantage. A côté d’un véhicule garé devant l’immeuble, une pénitentiaire, la gorge étreinte par l’émotion, essaie de répondre aux questions des collègues venus aux nouvelles au bout du fil. Dans son propos, elle soutient que personne n’a vu venir et que leur patron aurait perdu la vie de manière subite, les plongeant dans une situation pénible et difficile à comprendre. En attendant que l’énigme de la mort de l’inspecteur régional de l’administration pénitentiaire de Thiès puisse être élucidé, la tristesse est le sentiment le mieux partagé dans la capitale du rail.

Mbaye Ba

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