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Société & Faits divers (1809)

La fête de l’Indépendance 2017 dans la ville tricentenaire de Saint-Louis et dans la commune de Ndiébéne Gandiole a été perturbée, hier, par une triste nouvelle annoncée dans la matinée.

Au moment où les populations assistaient au défilé civil et militaire, 7 pirogues revenant d’une campagne de pêche ont chaviré dans la brèche de l’embouchure du fleuve Sénégal.

La fête de l’Indépendance 2017 dans la ville tricentenaire de Saint-Louis et dans la commune de Ndiébéne Gandiole a été perturbée, hier, par une triste nouvelle annoncée dans la matinée.

Au moment où les populations assistaient au défilé civil et militaire, 7 pirogues revenant d’une campagne de pêche ont chaviré dans la brèche de l’embouchure du fleuve Sénégal.

Selon Alioune Diagne, délégué de quartier de l’Hydrobase, deux corps sans vie, dont celui du jeune Amadou Fall dit Jean, ont été repêchés dans la brèche de l’embouchure. Ce jeune pêcheur faisait partie d’un équipage qui opérait en haute mer, à bord de sept pirogues artisanales. N’ayant pas respecté les consignes des services de la météorologie, ces pêcheurs s’étaient rendus en haute mer dans l’espoir d’y trouver quelques produits halieutiques à proposer aux clients en fin d’après-midi.

Cette opération est communément appelée « guetty-tèr » dans les différentes quartiers de la Langue de Barbarie, du Gandiolais et du Toubé. Actuellement, les pêcheurs de Guet-Ndar, Santhiaba, Gokhou-Mbathie, de l’Hydrobase, etc. sont dans le désarroi. Du fait qu’ils n’ont pas la possibilité d’aller opérer dans la zone maritime mauritanienne, ils sont obligés de s’activer de toutes parts pour chercher de quoi se mettre sous la dent. Ils se contentent, tous les jours, d’une petite quantité de poisson capturée dans la zone maritime sénégalaise, pour survivre et subvenir aux besoins de leurs familles.

Malheureusement, hier, à en croire certains responsables de pêcheurs, comme Mbaye Fall et Ousmane Sène, ces embarcations frêles et vétustes n’ont pas pu résister à la furie des vagues.

Elles ont été réduites en miettes par une forte houle qui empêche, depuis une semaine, les populations de ces localités de dormir dans de bonnes conditions. D’autres pêcheurs qui ont pu difficilement regagner la berge à la nage, ont été bien pris en main par leurs collègues.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’archevêque de Dakar, au 5ème dimanche du temps de carême, a présidé la 32ème édition de la Journée mondiale de la jeunesse. Mgr Benjamin Ndiaye a appelé les jeunes catholiques de l’archidiocèse de Dakar (régions de Dakar et Fatick) à être plus solidaires et à faire de l’Évangile leur arme.

Plus de 15.000 jeunes catholiques, venus des 52 paroisses de l’archidiocèse de Dakar, allant de Dakar Plateau à la région de Fatick, en passant par la Petite côte, se sont donné rendez-vous, ce week-end, au stade Alassane Djigo de Pikine, pour les besoins de la Journée mondiale de la jeunesse. La 32ème édition a été organisée par la paroisse Notre Dame du Cap-Vert de Pikine sous le thème : « Le Puissant fit pour moi des merveilles ». Pendant plusieurs heures, les jeunes, qui ont pris d’assaut la pelouse et les deux tribunes du stade, ont communié avec l’archevêque et des centaines de prêtres qui ont fait le déplacement. L’ambiance a été assurée par la Coordination des chorales de la paroisse qui a déployé de gros moyens pour faire bouger les jeunes devant le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, Mame Mbaye Niang, et celui de la Fonction publique, Viviane Laure Bampassy, des maires de la ville de Pikine et des dignitaires musulmans.

Dans son homélie, avec les deux lectures et l’Évangile de ce 5ème dimanche de carême qui relate le récit de Lazare, l’archevêque de Dakar a encouragé les jeunes catholiques à bien connaître l’Évangile. « Ce que Jésus veut communiquer se trouve dans l’Évangile. C’est pourquoi, chers amis, je vous encourage à bien connaître l’Évangile », a insisté Mgr Benjamin Ndiaye. Il a ajouté que l’Évangile enseigne que chaque être humain a reçu du Seigneur des talents qu’il importe de faire valoir. « Je souhaite que vous fassiez la découverte de vos talents. Elle vous conduira à répondre au projet de Dieu sur chacun d’entre vous et vous donnera la joie de collaborer à son vaste dessein sur le monde », a commenté l’autorité diocésaine. Poursuivant, il a souligné « qu’avec le Christ il faut savoir aller de l’avant sans peur : muni de sa force et de sa lumière, là on est mieux équipé pour faire face aux multiples obstacles... ».

Être solidaires en partageant avec les autres

L’évêque de Dakar a aussi rappelé que l’Église, c’est le peuple de tous ceux qui croient au Christ et qui ont été baptisés. « Les membres de cette Église ne se choisissent pas les uns les autres. Ils se reçoivent comme des frères et sœurs des mains de Dieu, dans la diversité de leur condition, de leur culture, de leurs goûts ou leurs opinions. Ils se laissent introduire dans la fraternité sans frontière où le Père les convie pour leur dévoiler son dessein sur le monde », a raconté Mgr Ndiaye qui a soutenu que la parole de Dieu fait partie des merveilles que le Seigneur donne aux Hommes pour qu’elle soit lumière et force sur la route de chacun.
Cette parole doit animer et orienter notre vie. En faisant allusion aux réalités de la banlieue, l’archevêque de Dakar a invité les jeunes à vivre de la prière, des sacrements et de la parole de Dieu. Il les a aussi appelés à être solidaires en partageant avec les autres. « Il y a une solidarité interne que nous devons vivre entre chrétiens. Nous devons aussi être solidaires avec tous les autres Sénégalais. C’est cela l’esprit du service », a-t-il soutenu.

Commentant le thème des Jmj 2017, « le Puissant fit pour moi des merveilles », l’archevêque de Dakar a indiqué qu’il est emprunté au cantique d’action de grâce de Marie dans le magnificat. L’autorité diocésaine n’a pas également manqué de remercier les dignitaires musulmans de Pikine qui ont pris part à cette messe des Jmj dont la prochaine (2018) sera organisée par la paroisse Saint Benoit l’Africain de Mbodiène, dans le doyenné de la Petite côte. Les jeunes de cette paroisse ont reçu, des mains de leurs amis de Pikine, le flambeau de l’organisation.

Eugène KALY

Une paroisse sera créée dans l’Aumônerie universitaire de la Communauté Saint-Augustin (Csa) de Saint-Louis, a informé, hier, Mgr Ernest Sambou, évêque de Saint-Louis, en présence de nombreux Dominicains qui ont assisté à cette grande fête organisée à Sanar par la Csa pour accueillir les Journées mondiales de la jeunesse (Jmj). Cette annonce a soulagé tous les responsables et membres de la Csa.

Mgr Ernest Sambou a rendu un vibrant hommage à la Csa de Saint-Louis qui regroupe, depuis 27 ans, des étudiants catholiques orientés à l’Ugb, en plus du personnel catholique et des familles établies dans les localités environnantes. L’évêque de Saint-Louis s’est réjoui de la maturité de cette Csa lui ayant permis, aujourd’hui, de relever, avec brio, le défi majeur d’une organisation réussie aussi bien sur le plan pratique que spirituel, et ce, dans un délai court de quatre mois.

De même, il a vivement remercié le chef du village de Sanar, Babacar Bâ, qui a assisté à cette fête. Auparavant, ce dernier s’est adressé à l’assistance pour insister longuement sur les nombreuses vertus développées régulièrement par nos parents et frères chrétiens, parmi lesquelles on peut notamment citer la piété, l’altruisme, l’honnêteté, l’humilité, la loyauté dans les rapports sociaux, la politesse, la discipline, la sincérité, la fidélité, etc.

Euphorie, joie, excitation, accomplissement, fierté, les vocables ne manquent pas pour illustrer les sentiments qui ont animé les membres de la Csa depuis l’annonce, par l’évêque, de la création d’une paroisse à Sanar. C’est un sentiment d’accomplissement mêlé d’une once de fierté qui vient ôter ce goût d’inachevé. Ils ont été très fiers d’entendre cette bonne nouvelle. Parce que de toute l’histoire des Jmj dans l’Église catholique, tant au niveau diocésain que national, jamais pareille organisation n’avait été confiée à des étudiants. Accomplissement, parce que c’est un rêve que beaucoup d’anciens ont porté et qui s’est réalisé au moment où Mgr Ernest Sambou a annoncé la création d’une paroisse à Sanar.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les éléments de la police de Mbacké ont mis la main sur les 53 kg de chanvre indien. Le coût du produit, estimé à 30.000 FCfa le kilogramme, donne à la prise une valeur marchande de 1.590.000 FCfa. L’opération, qui a permis aux limiers de saisir cette importante quantité de chanvre, s’est déroulée dans la nuit du mercredi entre 21 heures et 22 heures au quartier Palène. En amont, deux individus, arrêtés pour détention et trafic de chanvre indien, avaient signalés aux enquêteurs la présence d’un fournisseur au quartier Palène.

La descente au domicile du présumé fournisseur a permis de mettre la main sur les 53 kg de chanvre indien susmentionnés. Le dealer a pris la poudre d’escampette, laissant sur place le produit. Il est, aujourd’hui, activement recherché par la police, pendant que son jeune frère, son épouse et sa fille ont été arrêtés. L’épouse et la fille sont des récidivistes pour avoir déjà été arrêtées pour détention et trafic de chanvre indien, selon les limiers. Ils ont tous été déférés ce vendredi au parquet de Diourbel.

Mamadou DIEYE

Le ministre Mame Mbaye Niang a présidé, hier, la cérémonie de clôture des activités de la Semaine régionale de la jeunesse de Kaffrine.

Le ministre Mame Mbaye Niang a présidé, hier, la cérémonie de clôture des activités de la Semaine régionale de la jeunesse de Kaffrine. Une occasion qui a permis aux jeunes de cette région du Centre, au cœur du bassin arachidier, de partager sur le thème : « La citoyenneté des jeunes dans un Sénégal émergent ».  C’est dans ce cadre que le parrain, Abdoulaye Seydou Sow, et la marraine, Socé Diop Dione, respectivement conseiller technique à la présidence de la République et directrice générale de l’Agence nationale des bâtiments et édifices publics (Acbep), ont invités les jeunes à cultiver l’esprit de savoir-être et du savoir-faire parce qu’ils sont les espoirs de demain. C’est pourquoi, disent-ils-en chœur, qu’ « il faut cultiver en eux les bonnes valeurs, pour un Sénégal émergent ».

Le ministre de la Jeunesse et de la Construction citoyenne a tenu a rappeler la priorité que constitue cette frange de la population pour les pouvoirs publics. « Lors de la cérémonie de lancement, à Saint-Louis, j’ai eu l’occasion de porter à l’attention de la jeunesse sénégalaise tout l’intérêt et l’engagement sans faille que le président Macky Sall accorde à la jeunesse sénégalaise. J’avais fait, en son temps, le témoignage de satisfaction des plus hautes autorités de l’État face à l’engagement de la jeunesse, chaque fois que la Nation en appelle à son énergie, son dynamisme et sa générosité. Vous venez, durant une semaine, d’en faire, encore une fois de plus, la démonstration à travers les diverses activités promouvant du thème », a relevé Mame Mbaye Niang. Selon lui, c’est également le lieu d’adresser des félicitations au Conseil national de la jeunesse du Sénégal (Cnjs).

Concluant son propos, le ministre a exhorté les représentants des différents départements respectifs à continuer à leur retour dans cette dynamique pour rendre concret le vivre ensemble des Sénégalais qui tient à cœur le président de la République. « Je vous encourage à faire vivre en tout instant cet esprit de complémentarité et d’échanges mutuels permettant d’affermir nos liens et de consolider notre conscience collective et notre sens élevé des responsabilités devant les défis de la Nation et le chantier de l’émergence », a-t-il appelé.

Elimane FALL

Avant-hier, aux environs de 19 heures, les sapeurs-pompiers de Thiès se sont rendus à l’immeuble sis à la promenade des Thiessois pour récupérer le corps sans vie de Doudou Ndiaye, l’inspecteur régional de l’administration pénitentiaire retrouvé inerte dans son bureau au 3ème étage. La dépouille a été déposée à l’hôpital régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès. Une mauvaise nouvelle qui a vite fait le tour du centre-ville créant un attroupement de badauds où chacun cherchait à en savoir davantage. A côté d’un véhicule garé devant l’immeuble, une pénitentiaire, la gorge étreinte par l’émotion, essaie de répondre aux questions des collègues venus aux nouvelles au bout du fil. Dans son propos, elle soutient que personne n’a vu venir et que leur patron aurait perdu la vie de manière subite, les plongeant dans une situation pénible et difficile à comprendre. En attendant que l’énigme de la mort de l’inspecteur régional de l’administration pénitentiaire de Thiès puisse être élucidé, la tristesse est le sentiment le mieux partagé dans la capitale du rail.

Mbaye Ba

Ce dimanche, environ 3.000 jeunes sont attendus à Baback pour célébrer la journée mondiale de la jeunesse lancée par feu le Pape Saint Jean-Paul II en 1985.

Selon le curé de la paroisse, Abbé Etienne Mbengue, c’est dans la joie et l’espoir de pouvoir réussir une bonne organisation que va se tenir la journée mondiale de la jeunesse cette année à Baback. Revenant sur le thème « Le Seigneur fit pour moi des merveilles », Abbé Etienne Mbengue a souligné que son développement va aider non seulement les jeunes catholiques mais même ceux d’autres confessions à comprendre qu’ils doivent vivre en rendant grâce à Dieu. C’est pourquoi, il a ajouté qu’au-delà du jeune catholique, l’invitation est lancée à tous les jeunes sénégalais. « Déjà, à Baback les jeunes sans distinction sont en train de travailler pour réserver un accueil chaleureux à leurs hôtes », a-t-il confié. Outre la procession qui va conduire les jeunes jusqu’à la paroisse Saint Augustin, une messe sera dite par Mgr André Guèye. « Au-delà de 13 heures, c’est la pause déjeuner et à partir de 15 heures va démarrer l’animation culturelle et la journée sera bouclée à 17 heures », a indiqué Abbé Etienne Mbengue. Baback est un village de la commune de Notto Diobass, distant de la ville de Thiès de 10 kilomètres. Dans cette paroisse Saint Augustin érigée en 1970, la communauté tourne autour de 1.000 fidèles catholiques.

Mbaye Ba

Un atelier régional de partage sur le cadre d’intervention des Ong s’est ouvert, hier, à Dakar. Cette rencontre d’échanges organisée par le Congad entre dans le cadre du Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc - 10ème Fed-Fonds).

Les organisations de la société civile jouent un rôle important dans divers secteurs de la vie nationale. Elles participent, aux côtés du gouvernement, à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des politiques et programmes de développement. Toutefois, plusieurs d’entre elles vivent une certaine vulnérabilité qui limite leur autonomie et leurs capacités à offrir des services de qualité aux couches défavorisées. C’est dans ce sens que s’inscrit l’atelier régional de partage sur le cadre d’intervention des Ong organisé par le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad). Selon le président du Conseil d’administration (PCA), Amacodou Diouf, son consortium est engagé dans une dynamique d’accompagnement des Organisations de la société civile (Osc) pour une amélioration de leur cadre d’intervention. «L’évaluation faite du décret 2015 régissant les Osc nous oblige à avoir un cadre d’intervention harmonisé qui va nous permettre d’intervenir partout au Sénégal afin d’apporter notre soutien aux communautés », a souligné M. Diouf qui a néanmoins relevé la complexité de ce mécanisme. A l’en croire, ce décret n’est pas trop connu de plusieurs organisations. «C’est le seul dans la sous-région ouest-africaine. En tant qu’acteurs de la société civile, nous devons avoir des normes qui doivent nous gérer pour faire en sorte que nos interventions soient améliorées avec surtout des résultats positifs au peuple et à l’Etat », a expliqué Amacodou Diouf. Ainsi, le but de cette rencontre, inscrite dans le cadre du Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile sur financement du Fonds européen de développement, c’est de contribuer à la mise en œuvre d’un environnement favorable à l’exercice des missions des Osc. L’incidence des contraintes liées à l’instabilité du cadre d’intervention sur la délivrance des services par les organisations fait ressortir l’urgente nécessité de trouver des solutions mais également d’engager le dialogue avec l’Etat. Un appel qui a trouvé un écho favorable auprès des autorités. Selon Cheikh Tidiane Ly du ministère de l’Economie et des Finances, une enveloppe de 200 millions de francs Cfa a été consentie pour appuyer les assises de la société civile. «C’est une activité importante qu’il faut réaliser. Aujourd’hui, on doit s’arrêter et faire une introspection, revisiter le passé de la société civile, se repositionner face à ces questions émergentes liées à l’emploi, à la migration et à la sécurité qui conditionnent un changement de paradigmes », a-t-il indiqué. L’idée, c’est d’aller vers la création d’un environnement et l’instauration d’un partenariat favorable à l’exercice apaisé des missions de service public des Ong.

Tata SANE

Le projet « Réduction de toutes formes de violence à l’encontre des enfants en Gambie, au Togo et au Sénégal » mis en œuvre par Save the Children arrive à son terme ce mois-ci. Les partenaires qui ont assuré sa mise en œuvre dans ces trois pays ont plaidé hier, au cours d’un atelier de capitalisation, pour une réduction pérenne des abus et exploitations du nombre d’enfants victimes de violence, d’abus, d’exploitation et le renforcement du système national de protection de l’enfant en Afrique de l’Ouest.

Cet atelier qui a regroupé les partenaires ayant assuré la mise en œuvre de ce projet depuis mars 2016 en Gambie, au Sénégal et au Togo avait pour objectif de capitaliser les leçons apprises, mais aussi de capter les progrès majeurs et d’identifier les défis. En Gambie, les stratégies mises en place ont eu les effets escomptés. La Child protection alliance de la Gambie (Institution de protection des enfants gambiens) dont la mission est de sensibiliser aux questions de la maltraitance des enfants en Gambie a, selon Ami Diop, fortement soutenu les enfants humiliés et maltraités dans les écoles et les maisons. « Le projet nous a permis de sensibiliser les populations, les parents, les enseignants et même les autorités du ministère de l’Education nationale pour éradiquer ce fléau, car nous croyons que l’enfant peut être éduqué sans être brutalisé, battu », a dit Ami Diop. Selon elle, leur structure soutient activement les enfants pour qu’ils ne soient plus battus à l’école. « Notre souhait est de faire en sorte que le gouvernement vote une loi interdisant les mauvais traitements infligés aux enfants dans les écoles », a-t-elle indiqué. Des efforts ont aussi été faits sur la mendicité. « Il existe certes quelques poches, mais on peut dire que la mendicité a été bien maîtrisée en Gambie », a-t-elle soutenu.

Cet atelier, selon Mamadou Diop, chargé du suivi évaluation de Save the Children au niveau national, a permis aux partenaires de partager les stratégies efficaces et aussi les limites pour en tirer les enseignements majeurs. Parmi celles-ci, il a cité les mutilations génitales féminines (Mgf) en Gambie. « Parfois on veut abandonner la pratique de cette activité, mais il y a des pesanteurs socioculturelles. C’est ce qui fait que les gens ont eu des difficultés pour adopter des stratégies qui permettent de bannir la pratique des Mgf », a indiqué M. Diop. Au Sénégal également, a relevé M. Diop, la prise en charge des enfants victimes de maltraitance et de traite constituait une limite. « Si l’on prend l’exemple de Kolda, on a mis en place des structures communautaires qui sont chargées de faire la détection et le référencement, mais la prise en charge de l’enfant est assurée par des structures beaucoup plus spécialisées, notamment les centres d’accueil et d’écoute », a-t-il fait savoir. « En l’absence de centres d’accueil et d’écoute à Médina Yoro Foulah, l’enfant était référé à Kolda et on parcourait une distance très longue. Par la suite, on a opté pour les familles d’accueil à la place des centres d’accueil », a souligné Mamadou Diop. C’est ainsi, a-t-il noté, que Save the Children qui veut assurer la protection de l’enfant dans le cadre du référencement a su encadrer ces familles avec des critères bien définis pour voir lesquelles sont prêtes pour accueillir l’enfant.

Pour Abdou Fodé Sow, il s’agit, dans le cadre du partenariat développé par Save the Children, de compléter la chaîne de services dans laquelle il y a la prise en charge d’urgence dans des centres d’accueil avec un accompagnement psycho-social pour procéder au retrait et à la réinsertion de toutes les filles et de tous enfants en situation de vulnérabilité, en danger ou victime. L’Association Univers El, selon son délégué, sera ainsi « le bras technique de toutes les autres organisations qui ont fait de la prévention et qui ont détecté des enfants en situation de danger, ou en situation de conflit avec la loi pour leur offrir des services adaptés à leur vulnérabilité afin qu’ils puissent bénéficier d’une réinsertion sociale favorable ».

Samba Oumar FALL

Le cadre unitaire des retraités affiliés à l’Ipres, en partenariat avec quatre associations de retraités catholiques, a initié le « Vivre ensemble dans la paix sociale » pour travailler à l’amélioration des conditions de vie des allocataires.

Le cadre unitaire des retraités affiliés à l’Ipres, en partenariat avec le Mouvement fédéral des associations de Dakar (Mfad), le Mouvement fédéral des femmes catholiques, la voix des sans-voix et la vie montante, s’est penché sur la problématique des allocataires. Cette rencontre est intervenue avant la conférence sociale que les autorités de la République ont prévu d’organiser les 20 et 21 avril prochains afin de réfléchir, avec les différents partenaires, sur la question de la retraite. Selon Birahim Fall, coordonnateur du cadre unitaire, la rencontre est organisée pour débattre autour de la problématique du retraité en général et de celui de l’Ipres en particulier.

Il a posé les questions qui, au Sénégal, résument l’angoisse de la retraite. Qu’est-ce qu’est la retraite ? Pourquoi les travailleurs sénégalais redoutent-ils la retraite ? Pourquoi les allocataires sont aussi mal rémunérés et comment faire pour régler ce problème ? « Des réponses doivent être apportées à ces questions », a dit Birahim Fall qui est revenu sur « la situation peu reluisante des retraités ». Selon lui, les retraités du secteur privé et les agents de l’Etat non fonctionnaires vivent difficilement leurs vieux jours. Il a reconnu un mérite à l’Ipres : la création du centre médico-social, un important outil de la santé pour le retraité et sa famille.

La présidente du Mouvement fédéral des femmes catholiques du Sénégal, Jeanne Dioh, a déploré la modicité des pensions avant d’inviter les jeunes agents à s’impliquer dans la lutte car les travailleurs d’aujourd’hui seront les retraités de demain. C’est pourquoi, elle a préconisé un dialogue intergénérationnel pour que les jeunes travailleurs ne puissent pas vivre la situation que les retraités connaissent aujourd’hui.

Tata SANE

La Division des investigations criminelles (Dic) a démantelé un réseau de faussaires composé de trois Sénégalais et d’un Congolais. Ces individus facilitaient à des étrangers l’obtention du passeport sénégalais pour poursuivre leurs études au Maroc où le visa n’est pas exigé aux citoyens sénégalais.

Le cerveau de la bande, un Sénégalais et ses acolytes ont été interpellés par les éléments du Groupement rapide d’intervention (Gri) de la Division des investigations criminelles. La descente effectuée au local où le cerveau de la bande menait ses activités délictuelles, aux Parcelles Assainies, a permis d’y découvrir et de saisir le matériel suivant : une machine à découper, cinq imprimantes, une machine à plastifier, quatre cartouches laser, deux tablettes, deux ordinateurs portables, un paquet de gants, trois bouteilles d’encre pour imprimante, colle adhésive, du diluant, un disque dur externe, des billets de banque en euro, en dollar, en FCfa et en Dallasi, une carte d’adhérent du Crédit mutuel du Sénégal en son nom, plusieurs épreuves photographiques de tiers. D’après le chef de la bande, ledit matériel lui servait à scanner des documents comme la première page d’un passeport, des bulletins de notes, des permis de conduire, des diplômes, entre autres. Les éléments de la Dic ont également découvert au domicile du Congolais des passeports ordinaires sénégalais et gambiens en phase de confection, ainsi qu’un impressionnant arsenal. Celui-ci servait à fabriquer de faux documents. Il s’agit d’un lot de papiers, composé de matière plastique, de boîtes de colle, d’un ensemble de matériel géométrique, de paquets de lames pour découper.

Alassane Aliou MBAYE

Comme des jumelles, deux immeubles similaires se dressent dans la cour de la résidence des hôtes de « Darou Manan ». Cette réserve, sur instruction de Serigne Abdoul Ahad, a été mise en valeur par Serigne Saliou Mbacké comme résidence pour abriter les hôtes de Touba. La « dahira Matlaboul Fawzeyni » a eu à effectuer des constructions dont les appartements du khalife, un immeuble et une mosquée. Un immeuble R+3 complétait le complexe, aujourd’hui une jumelle se dresse à côté de la première bâtisse.

Serigne Bassirou Mbacké ibn Serigne Abdoul Khadre Mbacké, le porte-parole du Khalife général des mourides, a reçu officiellement les clés de cet immeuble R+3. La cérémonie de réception a été organisée dans la sobriété, en présence de certains dignitaires mourides et de quelques autorités locales dont le maire de Touba mosquée, Abdou Lahad Kâ. Serigne Bassirou Mbacké et les autorités ont visité quelques chambres de l’immeuble avant de faire quelques déclarations sur l’importance de la réalisation et de la localité qui abrite la résidence des hôtes de « Darou Manan ».

Ce nouvel immeuble, de l’avis du porte-parole du Khalife général des mourides, équivalant à un hôtel 5 étoiles, a coûté plusieurs centaines de millions de FCfa. Les travaux étaient confiés à Serigne Ahmadou Mokhtar Mbacké, le khalife de Darou Khoudoss. Pour Serigne Bass, cette réalisation fait partie des chantiers du Khalife général Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, qui remercie Serigne Ahmadou Mokhtar pour la réalisation de ce bijou. Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké avait recommandé que les hôtes de Khadim Rassoul soient désormais logés dans les résidences réalisées à cet effet. Ce terrain de « Darou Manan » où l’on a construit l’immeuble est chargé d’histoire. En effet, Serigne Cheikh Astou Faye, représentant la famille de Darou Mouhty, a rappelé que c’est dans cette résidence que furent envoyés les spahis pour perquisitionner le domicile du Cheikh où il avait été injustement accusé de cacher des armes pour se soulever contre les colons. Ils n’y trouvèrent que des ouvrages écrits. Et c’est de « Darou Manan » que partit le Cheikh Ahmadou Bamba pour son exil en Mauritanie. De même, Serigne Ousmane Mbacké, représentant Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké, khalife de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, qui avait en charge la construction de ce nouveau bâtiment, a transmis son message d’estime et de sympathie. Selon lui, Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké remercie du fond du cœur le Khalife général pour la confiance placée en lui afin d’exécuter ce travail pour Serigne Touba. Lors du découpage de la ville sainte, Serigne Abdoul Ahad, troisième Khalife général des mourides, avait demandé d’en faire une réserve et c’est Serigne Saliou Mbacké qui recommanda à Serigne Mewndou Diakhaté d’en faire la résidence Khadim Rassoul.

Mamadou DIEYE

Le titre de la chronique de ce cinquième vendredi du temps de carême évoque celui du bel ouvrage de Pascal Ide, « Les sept péchés capitaux ou ce mal qui nous tient tête », réalisé en collaboration avec Luc Andrian et publié aux éditions EDIFA-MAME, 2002. Nous reparlons des péchés capitaux dont la liste a été établie au XIIIe siècle par saint Thomas d’Aquin dans sa fameuse Somme théologique. On la retrouve dans le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC). Mais, le péché capital, c’est quoi ? Et pourquoi péché « capital » ?

Il n’est pas à confondre avec le péché mortel, ni avec le péché véniel. Le terme « capital » désigne ce qui est « premier », « principal » (le terme latin « capitalis » signifie « relatif à la tête »). Les péchés capitaux ne se rapportent pas à des actes répréhensibles et particulièrement graves, comme le meurtre, le mensonge ou le vol, par exemple, mais aux passions négatives qui les génèrent. Un péché est capital parce qu’à partir de lui, il y a beaucoup d’autres péchés qui peuvent venir. Il engendre d’autres péchés.

Un péché capital est donc à la tête, à la source d’autres péchés. Ne dit-ton pas que de la paresse qu’elle est la mère de tous les vices ? Osons un exemple. Un paresseux s’expose à la tentation de voler, de mentir pour arriver à obtenir ce dont il a besoin, puisqu’il refuse de travailler et de produire un effort.

Détaillons maintenant la liste des péchés capitaux. Elle comprend : l’orgueil avec ses différentes facettes : l’amour propre, la suffisance, la vanité, la gloriole, le mépris, l’arrogance, le dédain. C’est l’amour désordonné, démesuré de soi-même. L’orgueilleux a toujours raison, il est incapable de solliciter l’aide d’autrui, de supporter ou reconnaître la critique…
L’avarice ou l’accumulation des richesses recherchées pour elles-mêmes. Ce péché comporte trois aspects : l’attachement du cœur, la cupidité et l’opiniâtreté dans la possession. Le Saint Curé d’Ars disait : « L’avare est comme le pourceau qui mange des glands sans lever la tête pour voir d’où ils viennent ».

L’envie, la jalousie, c’est la tristesse ressentie face à la possession par autrui d’un bien, et la volonté de se l’approprier par tout moyen et à tout prix. La jalousie est source de malveillance, de dénigrement, de bonheur devant la difficulté de l’autre, de déception devant la réussite de l’autre, de haine…

La colère. On dit souvent qu’elle n’est pas bonne conseillère. Elle produit des excès en paroles ou en actes : insultes, violences, meurtre. Mais il y a la colère juste. St-Jean-Chrysostome disait: « Celui qui ne se met pas en colère quand il y a une cause pour le faire commet un péché » ! Mais pour qu’une colère soit juste, elle doit porter sur un objet juste, animée par une intention droite et accompagnée d’une réaction mesurée, proportionnée. Sinon, la colère devient vengeance.

La luxure qui traduit un dérèglement, un désordre. La sexualité est détournée de son but pour devenir possession. L’autre est réduit à son corps et le plaisir sexuel recherché pour lui-même. La luxure peut prendre plusieurs formes : tromperie, masturbation, ou au niveau de l’esprit dans l’imagination.

La gourmandise dans le sens de « gloutonnerie », désignant l’excès et la démesure dans la consommation de nourriture. Mais disons-le tout de suite, il n’est pas interdit d’aimer et d’apprécier les bonnes choses. Il faut juste que cet « amour » ne soit pas désordonné au point de « ne vivre que pour manger ».

La paresse, un mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, l’éloignement des valeurs spirituelles et de la relation avec Dieu. C’est la « mollesse spirituelle ». Elle se manifeste, entre autres, à travers le manque de persévérance, l’impatience qui amène parfois à vouloir tout, tout de suite et toujours plus vite, à la recherche effrénée de miracles…

Ainsi, s’intéresser aux péchés capitaux, c’est saisir les liens et interconnexions entre les péchés apparemment différents et les combattre en « coupant le mal à la racine ». C’est aussi affronter courageusement personnellement et communautairement tous ces maux qui nous tiennent tête au sein de notre société: arrogance, cupidité financière et foncière, malveillance et dénigrement, esprit de vengeance, sexualité débridée, appétit vorace et manque d’intérêt pour l’essentiel. Coupons-les et tout le reste tombera ! Saint temps de carême à tous !

Par abbé Roger GOMIS

Les membres des groupements de promotion féminine (Gpf) du département de Guinguinéo ont reçu, dans le cadre de l’appui du gouvernement aux initiatives des femmes entrepreneuses, une enveloppe de 5 millions de FCfa. Ce soutien a été apporté par le ministre du Travail, Mansour Sy.

A l’instar des autres femmes du Sénégal, celles du département de Guinguinéo ont reçu un financement du ministre délégué en charge de la Microfinance et de l’Economie solidaire, Moustapha Diop. Une occasion qui leur a permis de se réunir autour du ministre du Travail, Mansour Sy, du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Youssou Touré, du député Moustapha Ndiaye et de Mme Yaye Fatou Diagne, maire de la commune de Ngatch Naoudé.

Profitant de cette cérémonie de remise des financements et de matériels d’allégement des travaux des femmes, le député Moustapha Ndiaye a dit tendre la main à tous les fils du département de Guinguinéo en vue de l’émergence de ce terroir. Selon lui, la synergie des actions doit être prônée par tous les responsables du département membres de l’Alliance pour la République ( Apr), le parti au pouvoir, pour assurer la réélection du président Macky Sall en 2019, mais aussi gagner les élections législatives du 30 juillet prochain. Il a remercié le maire de Kaolack, Mme Mariama Sarr, par ailleurs ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant pour avoir offert 5 moulins à mil aux femmes de la localité pour l’allégement des travaux domestiques.

Le ministre du Travail, Mansour Sy, a tenu à louer les qualités du président de la République, Macky Sall, qui a réalisé des projets importants dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse). Il s’est ensuite appesanti sur « la création de la deuxième maison de l’Emergence à Guinguinéo qui va permettre de mieux prendre en compte les préoccupations des jeunes de la localité en vue de les accompagner dans l’octroi des financements, la réalisation de leurs projets et leur insertion ». Il a invité les militants et les responsables de Benno Bokk Yakaar à créer les conditions pour que les dignes fils de Guinguinéo puissent se retrouver afin d’assurer au président de la République des succès dans sa vision d’un Sénégal émergent et le réélire pour un second mandat.

Elimane FALL

Un important don composé de denrées alimentaires (riz, huile et sucre) a été remis hier aux populations de la Cité économique, dans la commune de Sicap-Liberté, par la Fondation « Servir le Sénégal ». La cérémonie, présidée par la conseillère spéciale du chef de l’Etat, Mme Zahra Iyane Thiam, s’est déroulée en présence des notables et de nombreuses femmes.

« Mme Marième Faye Sall a mis en place une fondation pour servir le Sénégal. Et ce geste le prouve éloquemment. La Première dame n’a pas cherché à savoir qui vit dans ce quartier. Cette action entre dans le cadre des objectifs de la fondation Servir le Sénégal. Nous sommes très honorés qu’elle ait pensé à nous. Nous sommes des résidents de la cité et nous nous battons nuit et jour pour servir nos concitoyens », a souligné la conseillère du chef de l’Etat, Mme Zahra Iyane Thiam.

Selon elle, le geste de la Première dame ne peut, en aucun cas, être considéré comme un acte politique. « Nous sommes à un fichier électoral qui avoisine les cinq (5) millions d’inscrits alors que nous ne sommes que 30 familles dans un quartier qui, comme les autres, a des besoins. Depuis 1963, il n’y a pas eu une action économique en faveur des populations de cette cité », a souligné Mme Thiam.

Au nom des bénéficiaires, Ousmane Guèye a magnifié le don. « Nous sommes dans ce quartier depuis 1963. C’est la première fois que je vois une telle assistance en faveur des populations. Nous sommes conscients que le président Macky Sall est en train de travailler pour l’intérêt des populations. La Première dame est aussi très proche des gens. Elle assiste les familles religieuses et toutes les couches sociales du pays », a-t-il dit.

B. DIONE

Accompagné d’une forte délégation, Serigne Gallas Kantom Ibn Serigne Bara Mbacké, ancien Khalife général des mourides, a rendu samedi une visite de courtoisie à l’Imam Ratib de la Grande Mosquée « Ihsan » du sud de l’île de Saint-Louis, Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé, Ibn Serigne El Hadj Madior Cissé.

Serigne Gallas Kantom Mbacké et sa suite ont saisi cette occasion pour aller se recueillir dans le mausolée de Serigne Elhadj Madior Cissé, un guide spirituel qui a prêché par l’exemple jusqu’à son dernier souffle. Cette belle rencontre entre fidèles mourides et tidianes s’est déroulée dans le recueillement et la ferveur religieuse. Durant toute la journée et jusqu’à une heure très avancée de la nuit, les disciples ont chanté les panégyriques à la gloire du prophète Mohammed (Psl). Sous la tente, les deux délégations sont largement revenues sur l’urgence et la nécessité de raffermir les liens entre les confréries au Sénégal. Les intervenants ont longuement insisté sur les liens de parenté entre tidianes et mourides, avant de s’imprégner du discours émouvant de Serigne Zeynoul Habidine Mohsine Diop qui a rendu un vibrant hommage à l’Imam Abdoullah Cissé, pour l’intérêt particulier qu’il accorde à cette journée de ziarra et de sargal organisée pour le grand bonheur de Serigne Gallas Kantom Mbacké. Les fidèles mourides ont eu l’occasion de revisiter l’histoire, la vie et l’œuvre de Serigne Madior Cissé né le 21 septembre 1919 à Saint-Louis du Sénégal et rappelé à Dieu le 1er avril 2007 à l’âge de 88 ans.

Il était un Mouqaddam (grand disciple) de Serigne Ababacar Sy, le premier à avoir pris la succession de son père, El Hadj Malick Sy, au titre de Khalife général des tidianes. Il a appris le Coran à Saint-Louis au daara de Serigne Ahmadou Sarr Ndiaye Sarr, cadi et imam de Saint-Louis de l’époque, avant d’intégrer l’école française. Il a fait ses études primaires à l’école Duval et secondaires au collège Blanchot (actuel lycée Ameth Fall). Il fut greffier en chef au tribunal régional de Saint-Louis. Serigne Elhadji Madior Cissé était le guide spirituel de la dahira Mouttahabbiina Fillaahi (communauté de ceux qui s’aiment en Allah, affiliée à la Tidianiya) de Saint-Louis. Ses disciples ne sont plus à compter. Il a, à son actif, la construction de la grande mosquée «Ihsaane». Sa succession est assurée par son fils Elhadj Mouhammedou Abdoulaye Cissé à la tête de la dahira Mouttahabbiina Fillaahi qui assure en même temps la fonction d’Imam de la grande mosquée «Ihsaane».

Ses causeries ont été traduites sous forme de textes et mises en ligne sur le site officiel de la communauté Moutahabbiina Fillaahi par son fils, le professeur émérite de Droit, Abdoullah Cissé. La rue Blaise Dumont a été rebaptisée rue Elhadj Madior Cissé, pour perpétuer sa mémoire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La situation alimentaire du Sénégal est satisfaisante, selon Souleymane Diallo, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable, à la cérémonie officielle d’ouverture d’une réunion intéressant les pays de l’Afrique de l’Ouest.

Une concertation régionale, sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest, s’est ouverte à Dakar. Selon le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Souleymane Diallo, la réunion se tient à un moment où la sous-région ouest-africaine est confrontée à une crise alimentaire qui, du fait des insurgés de la secte Bokko Haram, affecte plus de 10 millions d’individus se trouvant dans les pays du Bassin du Lac Tchad, et au Nord du Nigéria. Et près de 1,8 million de personnes en situation d’urgence alimentaire et 55.000 autres en état de famine.

Si l’on en croit Souleymane Diallo, ces chiffres datent de novembre 2016. D’ailleurs, si des mesures et réponses idoines ne sont pas prises surtout dans les Etats du Nord-est du Nigéria, une aggravation de la situation alimentaire et nutritionnelle accentuée par l’insécurité civile qui y prévaut, pourrait être observée. Pour le cas du Sénégal, Souleymane Diallo a dit que « globalement, la situation est, malgré un déficit pluviométrique, satisfaisante eu égard au bilan céréalier. Revenant sur l’objet de la rencontre, il a dit qu’elle a pour but, en plus de l’examen et de la validation des résultats définis, d’actualiser la situation alimentaire et nutritionnelle dans la région ouest-africaine et au Sahel.

De son côté, Mahalmoudou Hamadoun, coordonnateur du programme régional d’appui à la sécurité alimentaire, a fait savoir que chaque année, au mois de mars, cette concertation se tient avec les pays membres.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre du projet « Dialogues sécuritaires de l’espace sahélo-saharien », des études-pays ont été commanditées dans dix Etats, dont le Sénégal. Entre autres recommandations, l’étude pousse à l’amélioration de la gouvernance des biens et à une meilleure prise en charge des besoins des populations.

Dans le cadre de son projet « Dialogues sécuritaires de l’espace sahélo-saharien : repenser la sécurité sous-régionale », le bureau paix et sécurité du Centre de compétence Afrique subsaharienne de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung a présenté, hier, son rapport consolidé des études-pays. Sur le thème « Les défis et enjeux sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien », des études ont d’abord été soumises à une validation nationale devant un comité de spécialistes de la sécurité humaine dans chaque pays concerné par le projet.

Pour ce qui concerne le Sénégal, une douzaine de recommandations a été formulée, dont une bonne gouvernance des biens par l’État et une meilleure prise en compte des besoins des populations. A travers l’étude, seule une personne, ne vivant pas dans la région casamançaise, a soulevé le conflit qui sévit dans la partie sud du pays depuis plus de 33 ans comme un enjeu sécuritaire primordial. La majeure partie des individus interviewés sont préoccupés par l’importation du terrorisme comme source majeure d’insécurité personnelle.

C’est pourquoi d’autres recommandations ont été faites pour prévenir ce fléau. Ainsi, il est demandé au Sénégal de faire le suivi de toute forme de radicalisation qui se développe, de lutter contre l’extrémisme religieux, de renforcer les moyens des institutions de sécurité, d’accroître leurs effectifs et d’améliorer leur professionnalisme, de mettre un accent sur le contrôle et la régularisation des armes légères et de mieux gérer le trafic humain. Le rapport invite aussi le Sénégal à mettre en place un système efficace de lutte contre la cybercriminalité et l’insécurité maritime.

Autres recommandations importantes, la mise en place de programmes et projets prioritaires générateurs d’emplois pour les jeunes et les femmes, la promotion du partenariat bi et multilatéral, le renforcement des cadres de concertation, des échanges réguliers entre les pays du Sahel pour la mutualisation des efforts, la formation et la sensibilisation des masses, surtout celle des jeunes et des adultes.

Ndiol Maka SECK

A un mois de la 137ème édition de l’appel de Seydina Limamoulaye, le comité d’organisation a fait face hier à la presse, au domicile du Khalife général, pour faire le point sur les préparatifs.

Le coordonnateur général de l’évènement, Seydina Issa Thiaw Laye, a d’abord souligné l’intérêt pour notre pays d’avoir une République des valeurs. Sous ce rapport, il annonce que « la bonne gouvernance, garant de la stabilité sociale selon les enseignements de Seydina Limamou », constitue le thème central de cet appel. « Sa finalité est pour un Sénégal émergent », a dit le fils aîné du Khalife général des Layènes. Seydina Issa Thiaw Laye a insisté sur le rôle de nos mosquées qui doivent façonner les musulmans. « Si tel n’est pas le cas, nous devons revoir l’utilité de ces lieux de culte», a-t-il affirmé. Pour lui, la stabilité de notre pays réside dans la cohabitation religieuse et le respect des minorités.

Quant au responsable du comité scientifique de l’appel, Djibril Laye Diop, il a évoqué le message pacifique de Seydina Limamou Laye face à ses ennemis qui ignoraient sa mission. Il a cité un hadith du prophète Mouhamed (Psl) qui a dit que « chacun de nous est responsable et sera interpellé sur sa responsabilité. Le salut d’une mariée, c’est de bien gérer sa famille. Elle ne doit jamais négliger les biens de son époux ». Il s’est aussi appesanti sur « l’importance de la foi en Dieu » avant de souligner que « le Layène doit être un croyant tolérant ». Selon lui, Seydina Limamoulaye Laye avait fait de la religion une solution aux crises.

Ababacar Fall, secrétaire général du groupement central des Layènes, a fait savoir que « les enseignements de Seydina Limamou Laye peuvent venir à bout des tares de la société. Les 27 et 28 avril 2017 seront consacrés au 137ème anniversaire de l’appel de Seydina Limamou Laye, avec comme points de ralliement Cambérène, Ngor et Yoff.

Serigne Mansour Sy CISSE

Il s’est ouvert, hier, à Dakar, l’assemblée de la conférence du district 9101 (Acd). L’un des moments forts en sera la conférence de district avec le Professeur Ismaïla Madior Fall qui va introduire, le vendredi 31 mars prochain, le thème de la « Permanence et récurrence des crises sociopolitiques en Afrique de l’Ouest : quelles approches de solutions ? ». Ce thème est en parfaite cohérence avec les préoccupations de Rotary international qui s’emploie à la recherche de solutions durables aux conflits secouant l’Afrique de l’Ouest.

Les gouvernements doivent développer une stratégie globale et cohérente pour apporter des solutions durables aux crises sociopolitiques qui secouent l’Afrique de l’Ouest. C’est l’option prônée par le Rotary International qui est un réseau international de près d’un million 300.000 hommes et femmes issus du monde des affaires, des professions libérales et du monde civique. Ils aident à développer la bonne volonté et la paix dans plus de 220 pays. Environ un millier de participants venus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest sont rassemblés dans la capitale sénégalaise pour préparer les équipes dirigeantes des clubs et du District pour l’année rotarienne à venir. Celle-ci commence à partir de juillet prochain.

Ils vont aussi réfléchir sur la prévention et la médiation des conflits sociopolitiques. Pour Rotary International, il est question d’apporter une considérable contribution à la définition des meilleures approches de résolutions des conflits sociopolitiques pour que les civils, confrontés aux conflits armés dans la sous-région, arrêtent de subir de graves exactions et violations. C’est pourquoi, il est un besoin impérieux de former ses membres à la prévention et à la médiation des conflits, à venir en aide aux réfugiés fuyant le danger et à monter des actions concentrées sur les causes sous-jacentes des conflits : la pauvreté, les inégalités, les tensions ethniques, le manque d’accès à l’eau et à l’éducation. La mission pour la paix est transversale.

Les Rotariens des pays membres du district 9101, qui prennent part aux Acd de Dakar, vont également échanger leurs expériences dans le cadre de l’exécution des missions que le Rotary s’est données. « Le gouvernorat du district et les Rotariens du Sénégal veulent faire des Acd de Dakar de grands moments d’amitié, de belle hospitalité et de superbes découvertes », a déclaré le gouverneur Aristide Tino Adediran.

Alassane Aliou MBAYE

Le tribunal de grande instance de Dakar a déclaré, hier, Mbacké Thiam et Ibrahima Sacko « coupables de capture, abattage, détention, circulation et commercialisation illégale d’espèces intégralement protégées ». Ils avaient été arrêtés en possession de 91 peaux de crocodiles du Nil, 354 peaux de pythons, 110 peaux de varans du Nil. Le tribunal les a condamnés à 4 mois de prison ferme et à 2 millions de FCfa de dommages et intérêts à payer au ministère de l’Environnement. Quant au sieur Khadim Dia, qui avait déclenché une émeute populaire sur le lieu de la perquisition et mis en danger la sécurité physique des équipes d’intervention, il a été condamné à la peine de 2 mois d’emprisonnement ferme et à 200.000 FCfa d’amende pour entrave à l’exercice des fonctions des agents de la police et de la direction des Eaux et Forêts.

Ce jugement fait suite aux arrestations et perquisitions effectuées, le 14 mars 2017, aux Parcelles Assainies, à Guinaw Rails et à Guédiawaye.

M. S. DIAKHATE

La réunion nationale préparatoire de l’édition 2017 du «Daaka» de Médina Gounass, prévu du 08 au 17 avril, s’est tenue hier au ministère de l’Intérieur. Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a assuré que toutes les dispositions seront prises pour que cette retraite spirituelle se passe dans de bonnes conditions.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a présidé, hier, la réunion nationale préparatoire de la 76e édition du «Daaka» de Médina Gounass, dans la région de Kolda. En compagnie d’une forte délégation composée essentiellement de membres du comité d’organisation, le gouverneur de la région de Kolda a rendu compte au ministre de l’état d’avancement des travaux préparatoires. Sur le plan de l’hydraulique, le comité d’organisation a demandé la construction d’un nouveau forage, l’extension du réseau d’adduction d’eau, l’amélioration de la qualité, des camions citernes, etc.

A ce sujet, le représentant du ministère de l’Hydraulique a donné une bonne nouvelle à la délégation. Il a fait savoir qu’un nouveau forage sera réalisé les jours à venir dans le cadre du Pudc, rassurant que tout sera fait pour un bon ravitaillement en eau.

Sur les plans de la santé et de l’hygiène, le comité a demandé et obtenu un renfort de 8 médecins, une vingtaine d’infirmiers, des ambulances, etc. Le comité a surtout insisté sur la sécurité, demandant même la mise à contribution de l’armée. Mais le ministre a assuré que toutes les dispositions seront prises à ce sujet pour une retraite paisible. Pour ce qui est de l’éclairage, la délégation a sollicité le renforcement des groupes électrogènes de Gounass, l’extension du réseau au nouveau Daaka, la mise hors délestage du site, etc. Le représentant de la Senelec a promis que tout sera fait pour que besoins exprimés soient satisfaits. Des inquiétudes ont été également soulevées avec la douane, mais le représentant des gabelous a promis de s’en s’ouvrir à sa hiérarchie pour que les agents sur le terrain soient sensibilisés.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur a félicité le gouverneur mais l’a surtout encouragé à redoubler de vigilance du fait de la particularité du « Daaka » qui est tenu loin des lieux d’habitation. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, le président de la République a donné des instructions pour que toutes les mesures soient prises afin que l’évènement religieux se passe dans d’excellentes conditions. Le représentant du Khalife, Thierno Abdou Aziz Bâ, a salué l’effort des différents services concernés. Pour lui, ils font même plus que ce qui est souvent demandé. Il a, enfin, formulé des prières pour le président de la République, le ministre de l’Intérieur et l’ensemble du gouvernement et tous les services impliqués.

Ndiol Maka SECK

La communauté tidiane s’est souvenue, samedi dernier, de Serigne Babacar Sy, le premier successeur du Mawdo Malick Sy, rappelé à Dieu le 25 mars 1957. Né à Saint-Louis du Sénégal en 1885, il a très tôt émerveillé ses contemporains de par sa forte personnalité et sa piété.

Serigne Babacar Sy a cherché à répandre une moralité et une philosophie sénégalaise de l’Islam, consistant à cultiver la mystique de l’adoration de Dieu et celle du travail. Dans sa jeunesse, il savait déjà qu’il allait être dépositaire du legs mystique et imposant de la Tidianiya. C’est pourquoi, il incarnait une moralité irréprochable. Il a écrit beaucoup de poèmes sur le prophète Mouhamad (Psl), sur Cheikh Ahmet Tidiane Chérif et sur son père Mawdo Malick Sy. Il succéda à son père en 1922 à l’âge de 37 ans. Il est le premier, au Sénégal, à porter le titre de Khalife général de la confrérie tidiane. Il a été Khalife général et est père de trois khalifes généraux : Serigne Mansour Sy « Borom Daaradji », Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Maktoum et Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amin. Il a été le premier à créer les « dahiras », ces cadres socio-religieux où se forment les adeptes de la religion en 1932. Il tira sa révérence le lundi 25 mars 1957 à Tivaouane, à l’âge de 72 ans.

Serigne Mansour Sy CISSE

Si la réforme entamée par le gouvernement aboutit, le calvaire des retraités sera bientôt fini. En effet, les autorités étatiques veulent que les pensions de retraite atteignent les 98% du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). L’annonce a été faite, hier, par le porte-parole du gouvernement lors d’une réunion préparatoire de la deuxième conférence sociale sur le thème: « La réforme des retraites : vers des régimes viables et inclusives ».

Le gouvernement du Sénégal reste sensible à la situation des retraités. Après avoir diagnostiqué la situation en profondeur, il a défini trois axes essentiels pour apporter des éléments de discussion qui feront le menu de la conférence sociale prévue les 20 et 21 avril prochains. Le premier point a porté sur l’Ipres. L’objectif du gouvernement est d’arriver à une reforme qui permettrait d’avoir une pension minimale égale à 98% du Smic. L’annonce a été faite hier par le ministre porte-parole du Gouvernement, Seydou Guèye, à l’issue d’une réunion interministérielle consacrée à la préparation de la deuxième conférence sociale. « Nous avons des retraités qui perçoivent une pension bimestrielle de 12.000 FCfa, donc des retraites assez dérisoires. Pour corriger cela, il va falloir agir sur les différents paramètres qui portent sur la chaîne de cotisation, la durée du stage, etc., pour qu’il y ait suffisamment de contributions », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Le deuxième point abordé au cours de cette rencontre a porté sur le Fonds national de retraite. Là encore, selon le ministre, les réformes vont porter sur les changements de paramètres pour valoriser les pensions des fonctionnaires et les amener au même niveau que les retraites servies par l’Ipres. A ce titre, a-t-il ajouté, deux initiatives ont été apportées dans les propositions de réforme : une première qui porte sur la systématisation d’un régime de retraite complémentaire et d’un système de régime sur-complémentaire. Et, parmi ces paramètres, certaines indemnités pourraient entrer dans la base de calcul pour définir le système de cotisation et de retraite. Le troisième secteur sur lequel devrait porter les réformes, selon Seydou Guèye, est celui de l’économie informel. « Il va falloir bâtir un système de contribution générale unique qui pourrait permettre au travailleur du secteur informel de pouvoir bénéficier d’une couverture maladie et d’un droit à la retraite », a soutenu le porte-parole du gouvernement.

Un quatrième point qui est la matrice, a ajouté M. Guèye, est la réforme de la gouvernance du système. Pour illustrer l’urgence, il a relevé que, déjà en 2005, le rapport à l’Ipres en matière cotisation était de 11 cotisants pour un bénéficiaire et 10 ans après, en 2015, le rapport s’est rétréci puisque maintenant nous avons un ratio de 5 cotisants pour un retraité. « Ce projet est l’une des réformes majeures en 2017 que le président de la République souhaiterait voir aboutir au même titre que la réforme du foncier avec la généralisation des titres fonciers », a fait savoir le ministre.

Consensus sur la méthode et la méthodologie de la conférence sociale
Le ministre porte-parole du Gouvernement, Seydou Guèye, a rappelé que la première conférence sociale avait abouti à la signature d’un Pacte de stabilité sociale et d’émergence économique (Pnsse) qui a permis une bonne évolution dans les relations sociales. « La problématique de la retraite qui va être le thème de la deuxième conférence sociale est une question prioritaire pour le président de la République et l’ensemble des partenaires sociaux. C’est une question qui, au départ, peut se présenter sous des aspects sociaux mais c’est une question éminemment économique puisque étant en relation avec l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) qui porte sur une croissance inclusive et une société solidaire », a soutenu M. Guèye.

Lors du Conseil des ministres du 15 mars, le président de la République a donné des instructions fermes pour la mise en œuvre de cette conférence dans la perspective de créer les conditions d’une réflexion féconde sur la problématique des retraites en essayant d’aboutir à des consensus autour des réformes qui doivent porter sur les paramètres pour calculer et évaluer la retraite, des réformes pour une meilleure gouvernance de l’institution et des réformes du système du point de vue juridique. « La phase préparatoire a été très inclusive et très participative à travers des réunions sectorielles et des réunions tripartites qui ont permis d’avoir des consensus sur la méthode et la méthodologie qui devrait nous conduire à cette conférence sociale, mais également sur le diagnostic et le périmètre des réformes », a indiqué Seydou Guèye.

Pour le diagnostic, a-t-il souligné, trois questions centrales sont unanimement partagées par les participants : la vulnérabilité et la précarité des retraites malgré la valorisation, depuis 4 à 5 ans, des retraites tous les ans à 10%; la faiblesse structurelle des pensions et les dysfonctionnements institutionnelles.

Ndiol Maka SECK

La ziarra générale de Tivaouane, le deuxième grand rassemblement des Tidianes après le gamou célébrant la naissance du prophète Mouhamad (Psl), s’est tenue dimanche dernier. Elle est instituée en 1930 par le premier successeur du Mawdo Malick Sy, le vénéré Serigne Babacar dont le 60ème anniversaire de son rappel à Dieu a été marqué, samedi dernier, par le recueillement et la prière. A la tête d’une délégation officielle, le ministre du Travail, Mansour Sy, a représenté le président Macky Sall dans la capitale de la Tidianiya au Sénégal.

L’édition 2017 de la ziarra générale de Tivaouane a vécu sous le signe des retrouvailles de toute la famille du Mawdo Malick Sy dont l’actuel guide Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine a salué l’unité autour de sa personne et invité les fidèles à œuvrer dans cette dynamique pour réaliser la volonté de Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum, récemment rappelé à Dieu. La belle image a été la présence aux côtés de Serigne Abdoul Aziz Al Amine, de Serigne Mbaye Sy Mansour, le nouveau porte-parole de la famille Sy, de Serigne Pape Malick Sy et de Serigne Moustapha Sy Ibn Serigne Cheikh, responsable moral des « Moustarchines Wal Moustarchidaty ».

Le nouveau Khalife général Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a magnifié ces retrouvailles souhaitées par Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy jusqu’à son dernier souffle. Aussi, a-t-il invité les fidèles « à l’unité que le Mawdo Malick Sy, son premier successeur Serigne Ababacar Sy et le défunt khalife Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum ne cessaient de prôner ». Pour Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, le moment est venu de s’organiser et d’unir les efforts pour mieux préserver le legs du Mawdo Malick Sy. Il a exhorté les uns et les autres à s’éloigner des démons de la division.
Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine s’est aussi prononcé sur l’usure en demandant aux créanciers de « revoir les taux d’intérêts élevés qui portent un lourd préjudice aux clients ». Le Khalife général des Tidianes a appelé les fidèles musulmans au culte du travail. Selon lui, aucune communauté ne peut se développer dans l’oisiveté. C’est pourquoi, il a demandé à tous de s’inspirer de Serigne Babacar, l’initiateur de la ziarra annuelle, qui s’activait dans l’agriculture et le commerce pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

Le ministre du Travail, Mansour Sy, venu transmettre le message d’estime et de sympathie du chef de l’Etat, Macky Sall, et de l’ensemble du gouvernement, a rendu un hommage particulier au défunt Khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Maktoum, avant de souligner que « le président de la République a promis de s’ouvrir davantage à tous les acteurs pour une meilleure stabilité du pays ». Il a enfin sollicité des prières pour l’unité nationale et la paix sociale.

Mohamadou SAGNE

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