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Société & Faits divers (2228)

Le guide de la communauté chiite était à Touba où il n’a pas manqué de lever un coin du voile sur les rapports de la communauté chiite et le reste de la communauté musulmane sénégalaise. Il a dit sa position sur l’unité prônée par le guide Touba, la violence et le terrorisme et enfin sur l’apparition du croissant lunaire qui ne doit pas être vue comme un facteur de divergence.

Pouvez-vous revenir sur les raisons de votre visite de courtoisie à Touba?
Avant tout, c’est un grand plaisir pour moi d’être à Touba, dans cette ville sainte, qui est une ville de savoir et de connaissance. Et tout le monde sait que Cheikh Ahmadou Bamba était un homme de savoir et de connaissance et il était un homme de Dieu également. Donc, moi étant descendant du Prophète et Sénégalais, c’est tout à fait normal que je vienne ici à Touba saluer la famille, faire le « ziarra », renouveler et raffermir les liens qui existent déjà entre les deux familles qui date de nos parents respectifs. Tous ces facteurs font que c’est une visite de courtoisie, une visite familiale.

Quid des autres foyers religieux du pays ?
Je ne fais que parcourir les foyers religieux du Sénégal. Je fais cela tout le temps et je ne fais que cela depuis que j’ai 20 ans. Tous les chefs religieux me connaisse très bien et je viens leur rendre visite. Parmi eux, il y a en avec qui nous avons des liens de sang et parce que nous sommes tous des Sénégalais, des croyants et nous aimons tous le Prophète. Donc ce n’est pas nouveau ce que je suis en train de faire.

Que pensez-vous de l’appel à l’unité des musulmans lancé par le Khalife général des mourides ?
Je pense que c’est le genre de discours que tout le monde doit attendre d’un homme comme Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. Par ailleurs, si vous regardez mes enseignements, mes écrits qui sont nombreux, car j’écris et j’enseigne depuis plus de 20 ans, j’ai fais beaucoup de missions pour l’islam à travers le monde. Si vous regardez bien, vous ne verrez aucune différence entre l’appel du Cheikh et ce que nous sommes en train de faire tous les jours.

Depuis 20 ans, je transmets les connaissances islamiques de mes grands-pères jusqu’au Prophète. Autrement dit, l’islam de « Euhlul Bayti » appelé aussi le « Shiah ». Les gens confondent le mot Chiisme et le mot Shi’ism. Ils le confondent en français parce qu’ils le traduisent directement, mais « A Shiah » veut dire « partisans ». Bien sûr partisans de la famille du Prophète donc partisans de « heulul bayti », c’est cela le « Shiah ». Nous croyons fermement aux enseignements de nos grands-pères et particulièrement l’imam Aly qui a dit qu’il n’y a que deux types d’êtres humains dans ce monde. Soit c’est ton frère dans la foi, dans la religion, dans la croyance, soit c’est ton semblable dans la Création. Dans les deux cas, tu dois respect à l’Être humain tout court.

Comment procédez-vous pour faire comprendre la quintessence de votre message?
Cela fait plus de 20 ans que je travaille ici au Sénégal, mais si je prends en considération le travail que je fais depuis toujours, cela fait plus de trente-cinq ans. J’ai fait des conférences un peu partout dans le monde, au comité Médicis, en Pennsylvanie, dans les grandes rencontres. Je reviens, il n’y a pas longtemps, de la Chine où se tenait une conférence sur les droits de l’homme. J’étais aussi en Pologne récemment pour parler de la bonne gouvernance vue par l’islam.

Donc je ne fais qu’enseigner et j’ai produit beaucoup d’ouvrages, des conférences et des causeries mais aussi je dirige une Ong qui a un accord de siège avec beaucoup d’Etats comme le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Mali, la Cote d’Ivoire, etc. Il faut également signaler qu’il n’y a pas un endroit au Sénégal où on n’a pas construit une mosquée, une école, ou fait de projets de développement. Parce que je pense que pour aider les gens à comprendre toutes ces réalités-là, il faut les instruire.

Et en même temps pour instruire quelqu’un, il faut qu’il mange. On ne peut pas instruire un homme qui a faim. Un homme qui a faim n’est pas un homme libre et c’est pour cela que nous faisons des projets de développement pour aider les populations à améliorer leur condition de vie. On fait un travail qui englobe tout, c’est-à-dire quand je parle développement, je parle de développement intégré et intégral; le développement de l’homme tout court.

Quelle est votre compréhension du terrorisme souvent lié à l’islam ?
L’islam ne peut pas être une religion de violence. C’est une religion d’amour, de tolérance, de paix et de partage. La preuve, lorsque vous regardez son histoire, notre Prophète n’a jamais fait une guerre offensive de son vivant. Toutes les batailles qu’il a eu à livrer étaient défensives. Toutes les grandes batailles se sont déroulées autour de Médine. Ce qui veut dire que les Arabes venaient de la Mecque, soit à 400 kilomètres, l’attaquer à Médine et il ne sortait que pour se défendre. Donc l’islam ne peut être qu’une religion de paix, d’amour, de tolérance et de partage. Aujourd’hui, si vous regardez bien, les gens qui font le terrorisme sont souvent ceux qui ne connaissent pas l’islam. Je les appelle des mercenaires. Un musulman, un vrai croyant, ne peut pas tuer un animal gratuitement à plus forte raison un être humain, un vrai croyant et particulièrement un musulman. Je vous dis, il n’y a pas une seule personne qui est partisan de la famille de « Euhlou bayti », du chiisme, qui pratique le terrorisme. Faites des recherches, vous ne verrez jamais un Chiite qui porte une ceinture pour se faire exploser et tuer des innocents. Vous ne le verrez jamais dans l’histoire de l’islam, vous ne verrez jamais un Chiite aller dans une mosquée tirer sur des gens ou les agresser.

Y a-t-il une solution au terrorisme ?
Il faut que les gens retournent vers les enseignements des « Ellul bayti », la famille du Prophète. Ils étaient présents dans la maison quand l’Ange Gabriel lui faisait la révélation. Le prophète Mohamed (Psl) dictait le verset, ils le mémorisaient et ils savaient à quel moment le verset est descendu, pourquoi et dans quel contexte sur qui le verset est descendu. Ce sont ces gens-la qui détiennent l’islam vrai, originel et authentique. Je vous rappelle aujourd’hui qu’il y a 300 groupes terroristes blacklistés par les Etats-Unis, l’Angleterre, la France et la communauté international. Parmi eux, il n’y a en a pas un seul qui est chiite. Vous le savez bien d’ailleurs, le Nord du Mali, ce ne sont pas les Chiites. Boko Haram ce ne sont pas les Chiites. Al Quaida, Daesh, les Shebbab en Somalie, aucun parmi ces groupes n’est chiite.

Que pensez-vous de l’observation du croissant lunaire au Sénégal ?
Vous savez qu’on n’aura jamais un consensus à ce propos. Mais ce n’est pas un problème que les gens prient aujourd’hui ou un autre jour. La fête du Ramadan, c’est trois jours et dans ces trois jours, tous les musulmans du monde prient.

Propos recueillis par Mamadou DIEYE

La finale de la Coupe de la Ligue a été a entachée par la mort de huit personnes et faisant 88 blessés graves suite à des échauffourées qui ont éclaté durant les prolongations du match.

Le corps sans vie d’une fille figure parmi les dépouilles dénombrées à la fin des heurts qui ont provoqué une bousculade monstre.

Selon les premières informations, un pan de mur se serait affaissé sous la pression des nombreux supporters qui tentaient de sortir du stade Demba Diop, où se jouait le match, indique-t-on.

L’ambiance dans ce temple du football était indescriptible, avec un ballet incessant d’ambulances évacuant les nombreux blessés dans les affrontements dont certains sont apparemment très mal en point.

Les sapeurs-pompiers ont été déployés en grand nombre dans le stade pour porter secours aux victimes de ces violences.

Les responsables de la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) étaient aussi visibles sur les lieux

Le match a été interrompu à la fin de la période des prolongations, alors que le Stade de Mbour menait par 2 buts à 1 devant Ouakam.

C’est après le coup de sifflet de l’arbitre que les échauffourées ont éclaté, avec notamment des échanges de coups et de nombreux jets de projectiles.

Les supporters mbourois n’ont dû leur salut qu’en escaladant le mur pour se réfugier sur l’aire de jeu.

La police a dans la foulée fait usage de gaz lacrymogène pour disperser le très nombreux public venu assister à la rencontre, jouée dans un stade comble.

A la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient à égalité (1-1).

Le Stade de Mbour a marqué son second but dans les 15 premières minutes des prolongations.

Source : APS

Cris de désolation, ruées de presque toute les populations de Diourbel qui, dès les premières heures de l'incendie, ont essayé de rallier le marché central communément appelé marché Ndoumbé Diop. Sur place, à côté des cris désespérés des commerçantes, certains essaient de sauver ce qui reste de leurs marchandises. L'affluence des populations à continué tout le long de la nuit pour suivre, impuissantes, la progression des flammes, qui du ciel, ont illuminé toute la ville. « Une bonne partie de l'économie de Diourbel repose sur ce marché qui nourrit des milliers de familles », confie un journaliste local.

L'incendie, d'après plusieurs témoins, s'est déclaré vers 21 heures dans l'espace réservé aux marchands de friperie pour se propager dans presque tout le marché. La compagnie des sapeurs pompiers de Diourbel qui est venue pour circonscrire les flammes a eu d'énormes problèmes pour accéder à  l'intérieur du marché du fait d'un manque d’issues de secours.

Un commerçant établi dans le marché parle de constructions anarchiques qui  bloquent les accès. Jusqu'à 23 heures, les sapeurs pompiers n'arrivaient toujours pas à arrêter la progression du feu. Aucune victime n'a été notée, il y a toutefois d'énormes dégâts matériels. C’est une bonne partie du marché qui était concernée par l'incendie. Le marché Ndoumbé Diop est le plus grand des trois que compte la ville de Diourbel et daterait de plusieurs années.

Oumar NDIAYE (envoyé spécial)

Deux malheureux événements ont plongé les populations du « Niani » dans l’émoi et la consternation : la mort par accident d’une femme âgée d’une quarantaine d’années et celle d’un malade mental suite à des piqûres d’abeilles.
Deux personnes (un homme et une femme) ont trouvé la mort dans des circonstances douloureuses à Koumpentoum. La  femme, âgée d’une quarantaine d’années, a été tuée dans un accident survenu dans la capitale du Niani sur la Rn1 (corridor Dakar-Bamako). Selon des témoins, un véhicule 4x4 qui roulait à une grande vitesse, a violemment heurté la dame au moment où elle tentait de traverser la route. Le choc était si violent que la femme a perdu la vie sur le coup. Un malheur ne venant jamais seul, un malade mental, attaqué par des abeilles, est décédé suite aux piqûres des bestioles. L’homme était âgé d’une trentaine d’années. Ces deux malheureux intervenus à quelques heures d’intervalle ont plongé les populations du Niani dans l’émoi et la consternation. Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour solliciter l’aide des  autorités dans la lutte contre les abeilles dans la commune de Koumpentoum car leur présence hante le sommeil des populations.

Pape Demba SIDIBE

Les membres de l’association « Solidarité Mbouroise », qui s’était impliquée dans les travaux de reconstruction de la grande mosquée de Mbour (ouest), se sont dits « très satisfaits de leur implication dans la recherche de fonds » pour la réalisation des travaux entamés en 2010, après son effondrement en 2008.

M. Danfa et ses camarades, qui étaient entourés des membres du comité de gestion des travaux de reconstruction de la grande mosquée, faisaient le point des randonnées pédestres initiées en 2018 et 2017 sur le thème : « Construisons notre grande mosquée : un Mbourois, un sac de ciment ». Faisant l’historique de ces deux activités ainsi que leur implication dans les travaux de la grande mosquée, le président « Solidarité Mbouroise » a rappelé que leur objectif était d’avoir, au moins, 50 millions de FCfa au profit « intégralement » de ce lieu de culte.

« La première évaluation qui a été faite avec le comité de gestion avait révélé que 22,352 millions de FCfa avaient été collectés en nature et en espèces, dont 92 tonnes de ciment, qui sont venus s’ajouter aux 50 autres tonnes de ciment en stock et 18,354 millions de FCfa », a expliqué Fodé Danfa. Il a souligné que dans les dépenses, ils ont misé sur la communication. Ce qui a fait que 2.994.550 FCfa ont été dépensés, notamment en frais d’organisation des différentes activités. « Sur le budget prévisionnel de 50 millions de FCfa, on n’était à 23 millions de FCfa, compte non tenu de la promesse du chef de l’Etat qui s’est engagé à prendre en charge l’achèvement des travaux. Et nous espérons que le président de la République, qui nous a enlevés une épine du pied, ne va pas apporter moins de 200 millions de FCfa », a dit M. Danfa. Il a rappelé que le président a toujours appuyé la communauté musulmane, notamment dans le financement des travaux de reconstruction de leur grande mosquée bien avant même qu’il ne soit porté à la magistrature suprême. Aujourd’hui qu’il s’est engagé à achever les travaux, « Solidarité Mbouroise » a décidé de se déployer vers d’autres secteurs de développement.

Amath Sigui NDIAYE

« Défis et opportunités de la Cour pénale internationale (Cpi) à la veille du 20e anniversaire du Statut de Rome ». Tel est le thème de la Journée de la Justice pénale internationale qui, au Sénégal, sera présidée, le 17 juillet 2017, par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, en présence de Mme le procureur de la Cpi, Mme Fatoumata Bensouda.

Crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocides, ils ont été nombreux à ponctuer le 20ème siècle et continuent aujourd’hui encore à heurter la conscience des hommes. C’est pourquoi, une solution permanente a été recherchée pour pallier un vide juridictionnel au niveau mondial. Il existait bien des tribunaux pénaux internationaux, comme ceux créés pour l’ex-Yougoslavie en 1993 et pour le Rwanda l’année suivante. Mais, ils étaient provisoires et limités dans leur champ d’action.

Signé le 17 juillet 1998, le Statut de Rome a permis de donner naissance, quatre ans plus tard, à la Cour pénale internationale (Cpi), le premier tribunal pénal international permanent de l’histoire. La Cpi traite actuellement 23 affaires, dont 6 en phase de procès et 2 en phase de réparation. Pour sensibiliser aux préoccupations et aux défis de la Cour, la journée du 17 juillet a été retenue dans le dessein de renforcer la coopération des 124 Etats parties et des 32 Etats signataire avec la Cour, pour que son action soit toujours plus efficace, notamment par les échanges diplomatiques.

Cette année, les discussions porteront sur 4 thèmes : « Quel est l’état de la relation entre les Etats parties africains et la Cpi ? » ;  « Quel type de coopération est nécessaire pour que la Cpi remplisse efficacement son mandat ? » ; « Pourquoi promouvoir la complémentarité contribue à répondre aux besoins de justice des victimes ? » ; « Quelles mesures ont été prises pour promouvoir l’universalité ? Quels sont les facteurs ayant pu ralentir les avancées ? »  Des ministres de la Justice de pays d’Afrique et des personnalités de la Cour pénale internationale (Cpi), des juristes des cinq continents, ainsi que des institutions de défense des droits de l’homme et des membres de la société civile, etc., seront présents à la conférence.

Marie LECHAPELAYS (stagiaire)

Des commerçants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Méréto ont été délestés, lundi, de leur argent par des hommes armés. Ces braqueurs opérant dans le secteur de Maka Coulibantang (département de Tambacounda) avaient emporté la somme d’un million 200 mille FCfa. La cavale des malfaiteurs a été de courte durée.

Une bande de braqueurs armés et encagoulés avait choisi, lundi dernier, l’axe Maka Coulibantang (Tambacounda)-Méréto (Koumpentoum) pour s’attaquer à une dizaine de commerçants qui se rendaient au marché hebdomadaire de Méréto. Les marchands, interceptés, ligotés et jetés à terre, ont été délestés de leur argent (une somme totale d’un million 200 mille FCfa) et de leurs téléphones portables. Selon Idrissa Baldé, une victime, les malfrats étaient armés de deux kalachnikovs et de bâtons. Informés de ce braquage, les éléments de  la compagnie de gendarmerie de Tambacounda ont effectué une descente sur les lieux. C’est finalement dans la forêt de Sinthiou Malème que les malfaiteurs ont été cueillis. Les hommes en bleu ont alpagué trois éléments de la bande dont les identités n’ont pas été révélées pour les besoins de l’enquête. Les autres malfrats sont activement recherchés.

Papa Demba SIDIBE

Le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance (Mianpbg), le Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc) et l’Union européenne (Ue) ont organisé, hier, une table ronde multi-acteurs sur la transparence budgétaire. Les nombreux défis auxquels doit faire face le pays étaient au cœur des concertations.

Finances publiques, budget national, etc. Des sujets d’apparence compliquée et sensible. Mais, ils n’échappent pas à la tendance actuelle : les acteurs de la société civile exigent un droit de regard sur le budget national et la possibilité de se mettre autour de la table au même titre que les représentants de l’Etat pour décider de ses orientations. Pour M. Khadim Diop, le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, représenté par son directeur de cabinet Massamba Sène, « la question de la transparence budgétaire n’est plus une option ; c’est une exigence républicaine et citoyenne car nos citoyens sont de plus en plus éveillés ». Il a reconnu que le défaut d’« accès à une information claire, complète et régulière » était le « talon d’Achille du Sénégal ».

C’est donc pour s’atteler au défi de la transparence que le Mianpbg, soutenu par le Paisc et financé par l’Ue, a organisé des travaux de concertation sur deux jours. Il est prévu que les différents acteurs fassent le point sur le rapport d’exécution budgétaire du premier trimestre de l’année 2017, mais aussi qu’ils formulent la contribution du « cadre de dialogue multi-acteurs de suivi budgétaire » mis en place par le Mianpgb en avril 2016, et concrétisé en février dernier par la création d’un comité de pilotage composé à la fois d’acteurs institutionnels et d’organisations de la société civile. Les efforts du gouvernement en ce qui concerne la bonne gouvernance ont été salués; notamment l’adoption en 2012 du Code de transparence dans la gestion des finances publiques, censé garantir une « gestion transparente, efficace et optimale des ressources publiques ».   Pablo Cendoya, le représentant de la délégation de l’Ue au Sénégal, a relevé que les avancées du pays en matière de transparence ont été reconnues par les organisations internationales de notation. Mais, il a aussi laissé entendre qu’il restait encore une grande « marge de progression », notamment dans la participation citoyenne au contrôle de la gestion des finances publiques. Il est impératif que le contribuable soit en mesure de savoir comment est utilisé l’argent qu’il apporte à l’Etat. Des acteurs non étatiques comme le Paisc s’organisent pour faire comprendre à la population le fonctionnement d’un budget et la lecture de sa mise en œuvre.

Marie LECHAPELAYS (stagiaire)

Babacar Mbengue, maire de la commune d’arrondissement de Hann/Bel-Air, a récemment reçu le bureau de l’Amicale des femmes du journal « Le Soleil ». L’ordre du jour de cette rencontre a porté sur la volonté des travailleuses de l’entreprise d’embellir le cimetière de Hann village, sis à Yarakh et contigu aux locaux de la SSPP « Le Soleil ». Une initiative que l’édile de la commune de Hann/Bel-Air a magnifiée, informant qu’il avait déjà eu l’idée de refaire une partie du mur de clôture qui s’affaisse de jour en jour.

Pour cette raison, M. Mbengue s’engage à appuyer l’Amicale des femmes du Soleil qui fait de la promotion du social son cheval de bataille, en ce sens qu’elle n’est motivée que par le souci de mener des actions fortes et concrètes dont les retombées seront partagées avec les populations environnantes, en particulier celles défavorisées. Pour matérialiser son engagement en faveur de cette opération de reconstruction du mur de clôture et d’embellissement de la façade du cimetière de Hann, le maire de cette localité envisage une visite de site mardi prochain.

L’objectif étant de faire l’état des lieux pour identifier les actions concrètes à mener. « Je vous encourage car je vois les efforts que vous êtes en train de faire malgré les difficultés », a déclaré Babacar Mbengue aux membres du bureau de l’Amicale des femmes du Soleil conduit par la présidente Mme Fatou Ly Sall Croquette.

M. GUEYE

Les organisations non gouvernementales Human Rights Watch (Hrw) et la Plateforme pour la protection et la promotion des droits humains (Ppdh) ont tenu, mardi dernier, une conférence de presse au Goethe Institute à l’occasion de la publication de leur 4ème rapport sur la situation préoccupante des talibés au Sénégal.

50.000 ! C’est le chiffre alarmant du nombre de talibés qui mendient chaque jour au Sénégal. Ces garçons, vivant dans des « daaras », ces pensionnats coraniques traditionnels, sont forcés de rapporter un quota d’argent, de riz ou de sucre sous peine d’être battus, attachés, abusés par leurs maîtres. Dans leur rapport intitulé « Je vois encore des talibés mendier » - Insuffisance du programme gouvernemental pour protéger les enfants talibés au Sénégal », Hrw et Ppdh s’insurgent contre les traitements des marabouts infligent aux pensionnaires de leurs « daaras ». Ils parlent d’« abus physiques et psychologiques qui relèvent de traitements inhumains et dégradants ».

Les conditions des enfants envoyés dans la rue pour mendier sont des plus préoccupantes. Depuis 2005, la loi sénégalaise criminalise le fait d’organiser la mendicité d’autres en vue d’en tirer profit, mais elle n’est pas appliquée. Les représentants de Hrw et de Ppdh saluent les initiatives du gouvernement sénégalais depuis juin 2016, après la déclaration du président Macky Sall annonçant sa décision de mettre fin à la mendicité des enfants. Trois structures ont été mises à contribution pour retirer les enfants de la rue : le ministère de la Famille, le centre « Ginddi », un cadre pour enfants géré par l’Etat et chargé d’identifier les enfants et de leur permettre de rejoindre leurs familles et la brigade des mineurs de la police nationale. « Le programme du Sénégal (...) a certainement eu un impact », convient Corinne Dufka, directrice adjointe de la Division Afrique à Hrw. « Cependant, il aurait dû être soutenu par des actions concrètes de la police sénégalaise et du pouvoir judiciaire », ajoute-t-elle. Selon les chiffres du ministère de la Famille, entre juin 2016 et mars 2017, les opérations n’ont permis qu’à 1006 talibés d’être retirés des rues de Dakar et accueillis au centre « Ginddi », soit environ 3% seulement des 30 000 identifiés dans la capitale. En plus, le rapport relève que ces enfants ont fini par être retournés à leurs maîtres coraniques sans qu’aucune poursuite judiciaire ne soit engagée contre les prétendus marabouts.

Plusieurs dizaines de « daaras » ont même reçu de l’argent de la part du ministère de la Famille en échange de l’engagement que les enfants ne seraient plus renvoyés dans la rue. Le silence autour de cette question est jugé « criminel » par Mamadou Ndiaye Dara de Ppdh, surtout en cette période de pleine campagne électorale pour les législatives.

Marie Lechapelays (stagiaire)

En ces temps de crise où le désarroi s’empare de la jeunesse et la pousse vers la drogue, l’alcoolisme et toutes les formes de perversion du corps, de l’esprit et de l’âme, une alerte a encore été sonnée. Un atelier de formation sur le trafic de stupéfiants, les crimes organisés et la toxicomanie organisé à Abuja (Nigeria) à l’intention des organisations de jeunes et réseaux de journalistes par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en a été l’occasion.

Lors de la rencontre du 5 au 6 juillet 2017, la directrice en charge du genre, de la société civile, de la jeunesse, des sports et du contrôle des drogues, Dr Sintiki Tarfa Ugbe, agissant en lieu et place du président de la Commission de la Cedeao, Marcel de Souza et de la Commissaire du Développement humain et du Genre, Mme Fatimata Dia Sow, a délivré le message de la Cedeao déterminée à « être à la pointe du combat contre le trafic de drogues et la criminalité organisée ». Et à Abuja, l’on a démontré, par des communications très fouillées, leur présentation par des experts et spécialistes des questions de drogue que ladite organisation sous-régionale est en action pour enrayer ces fléaux. En effet, la Cedeao veut que ses 300 millions d’habitants, principalement les jeunes, travaillent à barrer la route à la drogue, laquelle ne fait que fragiliser la paix et la stabilité politique de nos Etats, car les produits de l’activité criminelle financent le terrorisme qui, lui-même, se nourrit du trafic illicite des armes.

Voilà tout le sens du message que d’éminents experts et spécialistes de la question ont adressé aux représentants des organisations de jeunes et réseaux de journalistes de l’espace Cedeao. Au nom du président de la Commission de la Cedeao, Marcel de Souza et de la Commissaire du Développement humain et du Genre, Mme Fatimata Dia Sow, la directrice en charge du genre, de la société civile, de la jeunesse, des sports et du contrôle des drogues, Dr Sintiki Tarfa Ugbe, a voulu faire saisir aux filles et garçons de la sous-région ouest-africaine, à travers les organisations de jeunes invitées, que l’instruction et la formation, mais aussi le bannissement de toutes les formes de perversion leur sont indispensables s’ils tiennent à être des citoyens imbus des problèmes qui se posent à leur pays, des sujets décidés à mettre leurs connaissances au service de leur communauté, des adolescents(es) libres, conscients de leurs droits et de leurs devoirs, respectueux de la loi et ayant le sens des responsabilités.

C’est là que les hommes et femmes des médias sont attendus. En effet, Dr Sintiki Tarfa Ugbe leur a demandé, en tant que sentinelles et éveilleurs de conscience dans nos sociétés contemporaines, de s’engager pleinement pour amener les jeunes de la sous-région ouest-africaine à s’imposer un code de conduite qui les empêche de confondre vérité et vraisemblance, à disposer d’un sens pratique assez poussé qui leur permette la capacité de lire clairement, en distinguant nettement le vrai et le faux, le bon et le mauvais, l’illusion et la réalité… Déjà outillés, au plan de la réflexion et de l’action, les jeunes leaders et les journalistes constituent des relais sur qui la Commission de la Cedeao veut s’appuyer pour faire comprendre à tous que le contexte économique et social de notre espace géographique, une aire qui veut se frayer un chemin vers le développement, commande que l’on se dresse devant les vendeurs de la mort que sont les cartels de la drogue, les trafiquants de stupéfiants, etc.

 

Une trentaine de représentants d’organisations de jeunes et de réseaux de journalistes en provenance des 15 Etats membres de la Cedeao ont réaffirmé leur volonté de s’impliquer davantage dans le traitement des questions liées à la drogue et au crime organisé en vue de mieux sensibiliser la population sur ces fléaux. Les jeunes leaders et les experts de médias, réunis du 5 au 6 juillet 2017 à Abuja, au Nigeria, sous l’égide de l’Unité antidrogue de la Commission de la Cedeao dirigée par Daniel Amankwaah, en partenariat avec le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Onudc, ont unanimement reconnu, à la fin des travaux, avoir beaucoup appris à travers les communications présentées par d’éminents experts et spécialistes de la question. Ils ont également affirmé leur volonté de s’engager dans des actions probantes de sensibilisation et de plaidoyer pour aider à réduction du nombre de victimes de la toxicomanie dans l’espace communautaire ouest-africain.

La rencontre, qui s’inscrivait dans le cadre du Plan d’action régional et du Plan opérationnel de la Commission de la Cedeao concernant la drogue, a permis d’attirer l’attention des participants sur la nécessité d’adopter une approche régionale intégrée pour la mise en œuvre effective de mesures stratégiques. Ainsi, le principe a été retenu de créer des cadres de rencontres et d’échanges dans  les différents pays, des sortes de réseaux qui seront élargis aux autres médias locaux et visant à nouer et/ou maintenir le contact avec les organismes impliqués dans ce combat, notamment l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) et l’Union européenne. Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, la directrice en charge du genre, de la société civile, de la jeunesse, des sports et du contrôle des drogues à la Commission de la Cedeao, Dr Sintiki Tarfa Ugbe, a magnifié « la coopération entre (son) institution, l’Union européenne et l’Onudc ».

Plaque tournante pour le trafic de drogue
Dr Sintiki Tarfa Ugbe, qui s’exprimait au nom de la commissaire du Développement humain et du Genre de la Commission de la Cedeao, Dr Fatimata Dia Sow, a rappelé la Déclaration politique et le Plan d’action régional déjà adoptés pour lutter contre le trafic des stupéfiants, le crime organisé et la toxicomanie en Afrique de l’Ouest. « Je suis heureuse de vous informer que la Cedeao a renouvelé son engagement politique dans la lutte contre le trafic de drogue à travers son Plan d’action régional » adopté en juin 2012. Elle a souligné la volonté de l’organisation de poursuivre le combat auprès de partenaires traditionnels comme l’Onudc et les comités interministériels nationaux anti-drogues des Etats membres. Plus tard, Audu Haroun, une personne ressource s’est félicité que la Cedeao ait choisi de sensibiliser à la problématique de la drogue des professionnels des médias qui constituent, à ses yeux, « les principales sentinelles et les meilleurs éveilleurs de conscience dans nos sociétés contemporaines ».

Notre sous-région est malheureusement devenue une plaque tournante pour le trafic de drogue eu égard à sa position géographique et ses faiblesses structurelles faisant d’elle un terreau fertile pour le crime organisé. Tout cela est de nature à fragiliser la paix et la stabilité politique des Etats, car les produits de l’activité criminelle financent le terrorisme qui lui-même se nourrit du trafic illicite des armes. En effet, depuis environ une décennie, l’intensification du trafic de drogues a enregistré une hausse préoccupante de la consommation de stupéfiants dont les conséquences représentent une menace pour la santé publique, la sécurité et le développement des Etats de la région. Cela a été souligné par des experts comme Cheikh Ousmane Touré et Babacar Jean-Pierre Diouf de l’Onudc, ainsi que Daniel Amankwaah. Ils ont, dans leurs différentes communications, fait savoir que « cette situation déjà inquiétante est exacerbée par les conflits armés et les actes terroristes ».

La rencontre d’Abuja a surtout servi à renforcer les capacités des participants sur la mobilisation, la sensibilisation et le plaidoyer en vue de promouvoir de nouvelles stratégies et initiatives de prévention de la toxicomanie et de la criminalité. L’unité antidrogue de la Cedeao et le projet « Support du plan d’action régional de la Cedeao relatif au trafic illicite de drogues » de l’Onudc, drivés respectivement par MM. Daniel Amankwaah et Cheikh Ousmane Touré, ont pris une part active à la rencontre, en même temps que Dr Okorodudu Eyesan du Paps. Ils ont, entre autres, évoqué les cannabinoïdes de synthèse à côté de ceux d’origine végétale, la peine de substitution à l’incarcération pour les fumeurs de cannabis et la délicate question de la légalisation du cannabis.

Selon l’avis des experts, un changement de paradigme est nécessaire en matière de contrôle des drogues. En effet, il est important  de privilégier désormais les approches de santé publique, de prévention, de réduction des risques et de traitement des personnes dépendantes aux drogues au détriment de la seule punition ou incarcération. La dépendance aux drogues est une maladie qui doit être traitée au même titre que les autres problèmes de santé. Les forces de l’ordre et de sécurité doivent concentrer leurs efforts dans le démantèlement des organisations criminelles et viser la réduction de l’offre de drogues.

30 millions d’usagers de cannabis en Afrique de l’Ouest
L’atelier de formation d’Abuja a été l’occasion pour la Cedeao, à travers son Unité antidrogue, de réaffirmer sa volonté farouche et inébranlable de poursuivre le combat contre le trafic illicite des stupéfiants, les crimes organisés et la toxicomanie. Aussi a-t-elle salué l’engagement des médias à mieux s’impliquer dans la lutte sans merci à mener notamment contre les trafiquants de drogues. Cette ambition de fermer l’espace sous-régional aux vendeurs de la mort est d’ailleurs fortement soutenue par des partenaires comme l’Onudc et l’Union européenne.

Selon des statistiques de 2015, l’on estime à 30 millions de personnes le nombre d’usagers de cannabis en Afrique de l’Ouest et du centre et 1,8 million d’utilisateurs d’opiacés. L’usage de drogues suit l’évolution du trafic où  l’Afrique de l’Ouest est à la fois une zone de transit, de production et de consommation des drogues. Plusieurs tonnes de cocaïne et d’héroïne transitent par cette région. En valeur marchande, cela représenterait plusieurs milliards de dollars. La cocaïne, un stimulant euphorisant, fait partie de ces substances psycho-actives qui, lorsqu’elles sont ingérées oralement, par voie intraveineuse ou à travers la cavité nasale, affectent l’humeur, le comportement ou le caractère. Aussi comprennent-elles l’alcool, les sédatifs hypnotiques comme l’opium, les hallucinogènes comme la marijuana, le tabac et certains médicaments de prescription détournés de l’usage initial.

Ces drogues sont une menace à laquelle sont exposés les jeunes de l’Afrique de l’Ouest. Dès lors, l’on ne peut plus, dans l’espace Cedeao, se permettre de laisser se développer le trafic de stupéfiants qui a le potentiel d’inonder une sous-région de malades mentaux et de compromettre l’avenir de la jeune génération, fer de lance de notre émergence. C’est pour éviter ce scénario anarchique et catastrophique que les médias sont invités à prendre les « armes » et à participer aux actions de mobilisation, de sensibilisation et de plaidoyer pour une meilleure efficacité des efforts de prévention et de contrôle de la toxicomanie, du trafic de drogue et du crime organisé, avec un accent particulier sur le volet « réduction de la demande de drogue » du Plan d’action régional. 

Un homme a été retrouvé mort dans sa chambre hier mardi, à Dangou, quartier situé dans la commune de Rufisque-nord. La victime, Mame Guereume Guèye, âgé de 57 ans, est un célibataire sans enfant. Selon les témoins, il a été retrouvé mort tôt dans la matinée, le corps gisant dans une marre de sang, la gorge tranchée, le bras gauche déchiqueté. Dans le quartier, Mame Guereume Guèye est décrit comme un homme calme, affable et sans problème. La nouvelle de sa mort s’est répandue comme une trainée de poudre à Dangou. Pour l’heure, les supputations vont bon train sur les réelles motivations de cette mort. Aux dernières nouvelles, la police aurait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de cette mort tragique.

M. Ndong

Les rangs de la police nationale se sont renforcés avec la sortie de la 43e promotion. Ils sont au total 892 policiers, dont des commissaires, officiers, sous-officiers et agents, à franchir la ligne d’arrivée.

Les stagiaires de la 43e promotion de l’Ecole nationale de la police et de la formation continue ont reçu leurs épaulettes hier. Ils sont au total 892 sortants dont 28 élèves commissaires, 24 officiers, 150 sous-officiers et 690 agents de police. Ils ont tous obtenu ou dépassé la moyenne exigible de 12/20 leur permettant de pouvoir intégrer l’un des corps des personnels de police. Selon le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, le gouvernement s’est beaucoup investi, ces dernières années, pour renforcer les effectifs mais aussi les équipements de la police dans le but d’atteindre, d’ici à 2019, le niveau standard requis en termes de ratio.

« De 2012 à nos jours, la police a été dotée de 485 véhicules pour mieux assurer et garantir la sécurité des personnes et de leurs bien en toutes circonstances et à tous lieux », a soutenu le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Pour Abdoulaye Daouda Diallo, trois défis reste à relever : la modernisation, la proximité et l’exemplarité. A l’en croire, la modernisation des structures et des moyens permettra de prendre en charge plus efficacement les nouvelles formes de criminalité. La proximité, elle, contribuera à mieux rassurer les populations car l’uniforme représente la force de la loi et signifie la présence en continue de l’autorité de celle-ci. Quant à l’exemplarité, elle permettra de bénéficier de la confiance des populations et garantira une légitimité à agir. « Ce lien de confiance avec les populations est indispensable à l’accomplissement efficace des missions dévolues à la police », a précisé le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Auparavant, le directeur général de l’Ecole de police avait exhorté les sortants à toujours garder à l’esprit leur serment. « C’est un engagement solennel et sacré qui va régenter toute votre carrière », avait rappelé l’inspecteur général de police Ousmane Guèye, avant d’inviter les uns et les autres à une perpétuelle remise en question qui, selon lui, est gage de progrès parce que la nation place en eux une énorme attente. S’adressant aux cadres, il les avait incités à assurer pleinement leur autorité dans l’exercice de leur future fonction.

La seule triste note de cette fête de fin de promotion a été l’absence de l’agent de police Moussa Faye, décédé en cours de formation dans le cadre des stages pratiques. Une attestation lui a été décernée à titre posthume. Aussi sera-t-il, selon le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, décoré de la médaille d’honneur de la police.

Ndiol Maka SECK

Chérif Mohamed Aly Aïdara, le guide suprême de la communauté chiite mozdahir, était à Touba hier. Il a été reçu par le Khalife général des mourides Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké et son chambellan Serigne Mountakha Mbacké Bassirou. Il a eu des échanges fructueux avec eux et s’est réjoui de l’attention particulière et de l’accueil dont il a été bénéficié dans la cité de Khadimou Rassoul.  

La visite a démarré dans la matinée avec une réception et un entretien avec Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, dans sa résidence de Darou Minam. Après la prière de l’après-midi, le cortège s’est ébranlé en direction de Tanim, la  résidence du Khalife générale des mourides. Serigne Cheikh Sidy Mokhtar, avec à ses côtés Serigne Mountakha Bassirou Mbacké et son fils aîné Serigne Moustapha Mbacké, entre autres dignitaires, a reçu en toute convivialité le guide de la communauté chiite mohdazir, Cherif Mohamed Aly Aïdara. Les deux hommes ont longuement échangé.

Chérif Mohamed Aly Aïdara est largement revenu sur les motivations de cette visite de courtoisie au Khalife de Khadimou Rassoul. Le guide de la communauté chiite, par ailleurs acteur de développement et écrivain, a salué l’immensité et la pertinence  des œuvres de Khadimou Rassoul sur le prophète Mohamed (Psl) pour en avoir parcouru plusieurs. « Je suis chez moi et je ne resterai plus longtemps sans venir vous voir.

Ce sera une façon de revivifier les relations qu’entretenait mon père avec Serigne Saliou Mbacké, le cinquième khalife de la communauté mouride », a dit Chérif Mohamed Aly Aïdara. Ces échanges ont été l’occasion pour Serigne Mountakha Mbacké de souligner la véracité de la position du Cherif Mohamed Aly Aïdara. « Cet homme est véridique. Ce qu’il dit est juste », a-t-il affirmé. Parlant au nom du Khalife général des mourides, un proche a magnifié la venue du guide de la communauté chiite et dit toute la joie de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar de le recevoir à Touba. Il a salué la démarche de Chérif Mohamed Aly Aïdara et reconnu la sincérité de celle-ci car Serigne Mountakha Bassirou Mbacké qui accompagne le visiteur voue un amour profond à Serigne Touba. Des prières ont ensuite été dites pour la réalisation des vœux exprimés de part et d’autre. Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké a prié pour Chérif Mohamed Aly Aïdara, les disciples et toute la communauté musulmane.  La forte délégation chiite de Cherif Mohamed Aly Aïdara a ensuite suivi Serigne Mountakha Bassirou Mbacké à Darou Minam où un traditionnel « berndé » (copieux repas) mouride lui a été servi.

Mamadou DIEYE

Passation de témoin entre le président sortant et celui entrant, message d’adieux d’une icône, la soirée de gala du Rotary Club Valeurs d’Afrique a assurément marqué un tournant important dans la vie de cette association.

Réunis à la piscine de l’Olympique Club en cette soirée estivale, les rotariens ont en effet procédé au passage de témoin entre le président sortant Ameth Ousmane Fall et le nouveau Samba Sèye. Echanges d’amabilité, conseils pour la conduite de l’association, réaffirmation des idéaux incarnés par le club, consolidation des acquis, esprit de camaraderie, les propos n’ont pas manqué au cours de cette soirée pour que vive toujours la flamme allumée par les anciens.

Dans ce cadre justement, il faut saluer les actions menées par le doyen des rotariens, Eduardo Suarez, qui, durant plus de trente ans, a mené un militantisme sans failles dans la conduite du club. Ce dernier fera d’ailleurs ses adieux à l’occasion de la semaine de l’amitié Iles Canaries-Sénégal, prévue du 20 au 25 novembre prochain. « J’ai beaucoup travaillé dans ce club, mais j’ai maintenant envie de me reposer un peu et je voudrais prendre ma retraite à l’occasion de la soirée de gala de novembre car je pense qu’il est temps que je laisse la place aux autres », a dit le doyen Suarez.

C. F. KEITA

La communauté sénégalaise vivant en Corée du Sud est riche d’environ 300 membres selon Lamine Kébé, un des pionniers qui vit dans ce pays depuis 17 ans.

Marié avec une coréenne et père de deux enfants, Lamine Kébé ne tarit pas d’éloges à l’égard de son pays d’accueil. La Corée du Sud offre, selon lui, beaucoup d’opportunités à la condition pour les étrangers d’avoir des papiers en règle. Pour Lamine Kébé, « avec le niveau de salaire très intéressant, nos compatriotes qui travaillent ici avec un certain niveau de qualification s’en sortent très bien ». Les Sénégalais exercent dans divers domaines et sont organisés dans le cadre d’une association présidée par une compatriote. Faisant référence à sa première expérience d’immigration en Italie, Lamine Kébé estime que La Corée est de loin plus avantageuse du point de vue des possibilités de travail et d’épanouissement. « Notre association de Sénégalais à pour vocation de promouvoir la solidarité et la fraternité entre tous les membres.                 

B. Dramé

En débarquant à Séoul la capitale en ce mois de mai 2017, votre serviteur qui s’y rendait pour la première fois, s’était déjà fait une idée sur le niveau de développement de ce pays. Mais à l’épreuve du terrain, je dois confesser que ce pays est plus en avance que je ne l’imaginais. Par moment, je me croyais à New York ou à Tokyo, pour dire que la mégalopole n’a rien à envier à ces grandes villes. Des gratte-ciel aux transports et autres infrastructures, la capitale sud-coréenne est bien servie dans une distribution géographique des plus modernes au monde.

En accueillant la session annuelle des médias, la Fondation de la Corée a permis à une dizaine de responsables de médias venant d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Afrique, d’Europe et d’Asie d’échanger avec leurs hôtes coréens sur divers sujets concernant l’histoire, la culture et la politique entre autres. Introduisant une communication sur la société coréenne, le Professeur Kim Sung-gun est revenu sur la colonisation japonaise qui a profondément marqué la Corée avec toutes les souffrances subies par les populations pendant cette douloureuse période. Selon Le Pr Sung-Gun, malgré cette longue séquence de domination coloniale, le peuple coréen n’a jamais perdu son sens de la discipline et le culte du travail.

De l’avis du Pr Kim, président de l’Institut des langues, « le miracle coréen que l’on cite souvent en exemple pour les pays en voie de développement, tire sa source de cet état d’esprit qui caractérise les Coréens. En atteste son statut actuel de onzième puissance économique du monde pour un pays qui était parmi les plus pauvres au début des années 60 ». Parlant de la politique étrangère de la Corée du Sud, Son Excellence Chang-ho Yoo du ministère des relations extérieures souligne qu’elle est surtout marquée par une solidarité agissante avec les pays en voie de développement notamment africains. Au Sénégal, par exemple, outre la Koica (Agence de coopération au développement de Corée) qui s’active dans des programmes d’éducation et d’hydraulique rurale, La Corée du Sud est également présente dans les secteurs de la pêche, de l’agriculture et l’industrie.

L’enjeu de la réunification
Malgré les multiples provocations dont elle fait l’objet de la part de la Corée du Nord avec des tirs de missiles et autres menaces de recourir à l’arme nucléaire, la Corée du Sud ne désespère pas de voir un jour se réaliser la réunification des deux pays.

Pour y parvenir, elle a mise sur pied l’Institut pour la réunification qui, comme son nom l’indique, a pour mission d’étudier, de rechercher et de planifier les voies et moyens de parvenir à une réunification réussie du pays. Dans cette perspective, le directeur adjoint de l’institut chargé de la division planification et coordination, M. Lee Sang Sin, explique qu’il s’agit de concevoir une stratégie politique et économique qui permettra, une fois toutes les conditions réunies, d’harmoniser toutes les politiques à l’échelle de toute la péninsule. A ce sujet, il a cité l’exemple de l’Allemagne dont la partie ouest avait le même profil que la Corée du Sud avant la chute du mur de Berlin et qui est devenue après sa réunification avec La  république démocratique d’Allemagne (Rda) une des trois premières puissances économiques du monde. Toutefois M. Lee reconnaît qu’avec le contexte actuel, il est difficile d’envisager une telle éventualité à brève ou moyenne échéance. Evoquant la question des droits de l’homme et réfugiés de Corée du Nord, il a soutenu qu’un programme d’insertion leur est spécialement dédié. Ainsi, a-t-il indiqué, ils  bénéficient dans ce cadre de subventions à la formation et au logement, entre autres avantages. Selon lui, l’enjeu de la réunification est très important pour la Corée du Sud pour mériter une prise en compte dans tous les domaines aussi bien au niveau des populations que des institutions du pays.

Panmunjom symbole de la séparation
Siège de la ligne de démarcation (zone démilitarisée) entre les deux Corée, le village de Panmunjom représente à titre d’exemple ce qu’était le mur de Berlin en Allemagne avant 1989. Depuis le 27 juillet 1953, date de la signature du cessez-le-feu, les armées de Corée du Sud et du Nord se font face, séparées juste par une ligne  (38ème parallèle). La visite sur les lieux replonge le visiteur étranger dans l’ambiance de la guerre froide pour ceux qui ont connu le mur de Berlin. L’accès dans cette zone super sécurisée est strictement réglementé. Les visiteurs de passage ont droit, dès leur arrivée, à un petit briefing sur l’histoire du conflit avant de passer sous bonne escorte à la seconde étape à bord d’un bus militaire pour aller voir les sentinelles des deux camps postées devant des bâtisses truffées de caméras de vidéosurveillance. Notre guide militaire renseigne qu’il en a été ainsi depuis la fin du conflit avec toutefois des incidents meurtriers en 1999 et 2002. Il a indiqué qu’on enregistre également des défections de soldats de Corée du Nord fuyant la dictature.

De notre envoyé spécial Babacar Dramé

La séance de prédiction (Xoy) des «Saltigué» du Centre de médecine traditionnelle (Cemetra) de Malango a vécu. Lors de cette séance, les «Saltigué», à l’unanimité, ont prédit un bon hivernage. Aussi, ont-ils déclaré que le président de la République, Macky Sall, aura un second mandat sans problème. De plus, ils ont annoncé des accidents sur l’axe Fatick-Dakar, plus précisément à la hauteur du village de Keur Martin.

Malgré les pluies tombées dans la nuit du samedi au dimanche, les «Saltigué» du Sine se sont retrouvés pour une séance de prédiction appelée « Xoy ». Selon le président de Prometra international, Dr Erick  Gbodossou, depuis 1971, c’est la première fois que le « Xoy » se déroule en hivernage. Il a soutenu que ce n’est pas un hasard que le « Xoy » de cette année coïncide avec le démarrage de la campagne. Lors de la cérémonie officielle, tenue le dimanche, sous la présidence de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Magatte Diouck, les «Saltigué», tour à tour, ont présenté les résultats de leur séance de prédiction. A l’unanimité, ils ont prédit un bon hivernage avec une bonne production d’arachide et de mil. De même, ils ont soutenu que le président de la République, Macky Sall, aura un second mandat sans problème. «Les Saltigué» ont également annoncé des accidents sur l’axe Fatick-Dakar, plus précisément à la hauteur du village de Keur Martin. Sur les élections législatives, ils ont avancé qu’elles seront apaisées.

Tout en saluant la présence des autorités, des délégations de Prometra international, les « Ndeupekate » de Yoff et de Rufisque et des «Saltigué» venus des quatre coins du Sénégal, Dr Erick Gbodossou a lancé un appel à ces derniers pour qu’ils formulent des prières pour un Sénégal paisible et prospère et aussi pour des élections apaisées. Selon lui, la présence de ce parterre de personnalités est un signe d’encouragement et de stimulation. Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat pour son appui de tous les instants, constant et régulier à son endroit. A noter que le samedi, un panel sur les enjeux de la réglementation de la médecine traditionnelle au Sénégal a été organisé.

Oumar  Ngatty BA

Le Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a procédé, samedi dernier, à la cérémonie de remise des attestations à ses étudiants ayant pris part à la 3ème édition du programme « 20 heures des médias » qui s’est déroulée du 06 au 27 mai 2017.

La cérémonie qui a été couplée à une conférence sur « Culture, défense et sécurité » a permis aux invités, à travers les exposés du colonel Jean Paul Ntap, directeur des Archives et du Patrimoine historique des forces armées, du journaliste et enseignant Baba Diop et du modérateur Abdoulaye Racine Senghor, administrateur du Monument de la renaissance, de faire une immersion dans l’apport de la culture dans les domaines de la défense et de la sécurité. Le général de brigade Paul Ndiaye, directeur du Cheds, qui a présidé la cérémonie, a expliqué que le centre, via ses activités, offre des clés pour une meilleure compréhension de la géopolitique mondiale, ses enjeux, les différentes conceptions, organisations et missions des forces de défense et de sécurité. Pour lui, il urge, aujourd’hui, d’examiner les réponses du Cheds et de les intégrer au fonctionnement de l’Etat.

Le général Ndiaye a également soutenu que la défense et la sécurité sont redevenues des priorités régaliennes qui méritent beaucoup d’attention face aux nombreuses menaces et risques de crise. C’est pourquoi il s’est réjoui du thème de la conférence axée sur l’apport de la culture sur les questions de défense et de sécurité. Si le colonel Jean Paul Ntap a fait savoir le rôle de la culture comme facteur de conflictualité, il a aussi montré que ce facteur est pris en compte par les armées. Ce faisant, il a fait des suggestions. Quant à Baba Diop, li a reconnu l’existence des identités meurtrières et apaisantes.

A l’en croire, chez chaque individu ou groupe d’individus cohabitent plusieurs identités. Les frustrations et autres exclusions se transforment, selon lui, en identités meurtrières. Raison pour laquelle, à travers plusieurs exemples choisis dans notre vécu quotidien, il a plaidé pour la valorisation des identités apaisantes et plaisantes. Du débat qui a suivi, plusieurs recommandations ont été faites pour une meilleure intégration de la culture au service de la défense et de la sécurité dont le respect des différentes identités dans les rapports entre les personnes, les familles, les ethnies, les pays, etc ; la réflexion sur une citoyenneté ouest-africaine en se basant sur des chartes comme celle du Mandé ; la recherche d’espaces fédérateurs pour les jeunes en montrant que les nombreuses différences constituent la richesse du patrimoine culturel africain et mondial qui offre une code de bonne, en vue de préserver le vivre ensemble...

B. B. SANE

A l’occasion de la célébration de la Semaine nationale de lutte contre la drogue, du 3 au 9 juillet, l’Ong «Jamra», en collaboration avec le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) et le Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild), a organisé, vendredi dernier, au théâtre national Daniel Sorano, une cérémonie de remise de prix pour les lauréats du 30ème Concours national de poèmes de sensibilisation sur la drogue.

Selon le directeur exécutif de l’Ong «Jamra», Bamar Guèye, des statistiques ont montré l’apparition d’autres variétés de drogues comme l’amphétamine (une drogue de synthèse) qui compliquent davantage la situation et font le lie au sein des communautés de base. «  Nous devons rester vigilants pour contrer les leaders ou marchands de la mort dont les principaux clients restent les jeunes et les femmes. C’est une obligation majeure pour l’Etat de combattre farouchement la drogue en renforçant les moyens des acteurs de manière conséquente », a dit M. Guèye. D’après ce dernier, l’usage et le trafic de drogue s’intensifient et se répandent, de manière exponentielle et incontrôlée, au sein de la communauté, tout âge et catégorie sociale confondus.

Cela pose, a ajouté Bamar Guèye, un véritable problème socio-économique et de santé publique, car déstabilisant la société, faisant régner l’insécurité, installant la corruption et augmentant le taux de criminalité qui sont des réceptacles de la drogue.

De son côté, Nouhou Demba Diallo, conseiller technique au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a loué l’engagement de l’Ong «Jamra» dans la lutte contre la drogue. Il a souligné que ce concours de déclamation de poèmes est un moyen de sensibilisation des populations, en particulier des jeunes. « La drogue compromet les effets tendant à promouvoir la santé, la stabilité, la sécurité, la paix et le développement », a indiqué le représentant du ministre Abdoulaye Daouda Diallo. Lauréat de ce 30ème concours, l’élève en classe de 1ère Abdoulaye Dieng, inscrit au lycée Limamoulaye, a dit toute sa satisfaction à être récompensé.  Cette année, « Mobilisons-nous contre la criminalité liée à la drogue » a été le thème choisi.


Serigne Mansour Sy CISSE

Le message de l’Islam, s’il est bien interprété, apporte une réponse à tous les défis qui se posent à notre époque et qui ont pour noms : terrorisme, violence religieuse, repli identitaire, etc. C’est ce qu’a démontré la communauté khadre à travers la 2ème édition de sa conférence islamique internationale tenue le week-end.

La Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh a tenu, le week-end dernier, à Dakar, la 2ème édition de la conférence islamique internationale de la tarikha khadriya. Le thème de cette année est : « Les réponses de l’Islam aux enjeux du monde contemporain ». « L’accélération de la transmission de l’information, à travers les technologies de l’information et de la communication et l’amplification de la désinformation, produisent les résultats plus ou moins attendus ou souhaités, à savoir le repli identitaire, la violence sous toutes ses forme... C’est dans ce contexte, lourd de dangers pour l’humanité, que s’inscrit l’organisation de ces assises du savoir, deuxième du genre […] », a campé Cheikh Ibra Guèye, secrétaire général de ladite fondation. Selon lui, la rencontre a pour ambition d’apporter les réponses de l’Islam aux enjeux du monde contemporain, de célébrer le centenaire du rappel à Dieu du vénéré Cheikhna Cheikh Saad Bouh et de concrétiser le projet de modernisation de Ngoumba Guéoul, capitale de la Khadriya au Sénégal.

A l’en croire, en puisant aux sources de la spiritualité et des enseignements de Cheikhna Cheikh Saad Bouh et de ses contemporains, il s’agira de démontrer comment la voie du soufisme mène vers ce développement durable harmonieux, respectueux de l’équilibre des écosystèmes, au service de l’humanité tout entière. Selon M. Guèye, il s’agira aussi, au cours de ces assises, de magnifier le succès de l’appel de Cheikhna Cheikh Saad Bouh en direction de Dieu, pour un retour aux sources de la foi ; de mettre en exergue les effets positifs de cet appel qui a laissé, cent ans après, des traces indélébiles qui ont balisé la voie pour un monde meilleur, un monde de paix et de concorde.

Pour le président du Comité scientifique du colloque, le Pr Abdoulaye Elimane Kane, la rencontre se veut une réflexion sur les valeurs qui fondent l’humanité. Elle se porte sur les questions sociales, éthiques, politiques, économiques et scientifiques les plus décisives de notre époque et pour l’avenir de notre espace. « En cooptant des universitaires et les spécialistes qui excellent dans leur domaine, nous nous conformons à l’une des plus grandes recommandations du  Coran qui veut qu’on accorde au savoir une place imminente dans la recherche de la paix et de la vérité.  Il s’y ajoute que notre époque, celle de la mondialisation et de la globalisation, est, par excellence, une société des savoirs », a précisé le philosophe.

L’ancien ministre de la Culture a fait noter que l’une des principales caractéristiques de notre époque est que la crise qui la secoue est non seulement constitutive de son émergence, mais sa complexité donne aussi à penser qu’elle est consubstantielle au progrès et au devenir de l’humanité, et qu’elle ne sera sans doute jamais résorbée. S’y frayer des chemins, en construisant collectivement des actions qui favorisent le vivre collectivement, est notre défi de tous les jours.

« L’Islam est au cœur de ce colloque puisque son argumentaire aborde la problématique en termes d’enjeux de notre époque et annonce, dans son libellé, que son message est porteur d’une approche qu’il convient de connaitre et d’apprécier à sa juste valeur », a soutenu M. Kane. Le président de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh, Chérif Atkhana Aïdara, a remercié le président de la République, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement pour leur soutien.

Ndiol Maka SECK

La sécurité routière est au cœur des préoccupations de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) qui a jugé utile de renforcer les capacités de ses chauffeurs et agents de liaison. Cette formation de deux jours, organisée en collaboration avec la Nouvelle prévention routière (Nps), leur permettra de s’acquitter, avec davantage de compétences et de professionnalisme, de leurs tâches.

Ils étaient une soixantaine de chauffeurs et agents de liaison de l’Ipres, venus de toutes les régions, à prendre part à cette session de renforcement des capacités qui intervient après le paiement de la prime de prudence. Cette initiative, selon Ibrahima Mbaye, directeur des Ressources humaines de l’institut, vient des chauffeurs et agents de liaison. Cette requête, a-t-il dit, a été accepté par la direction et le conseil d’administration de l’Ipres qui dispose de beaucoup de véhicules et de motocyclettes.

A son avis, la sécurité routière constitue une des préoccupation de l’Ipres. C’est ce qui explique d’ailleurs la prime de prudence octroyée aux chauffeurs pour les conscientiser, mais aussi sauvegarder l’outil de travail et permettre à la direction de faire des économies sur le plan humain, matériel et financier. M. Mbaye a avancé qu’une évaluation de cette formation qui, a-t-il informé, sera élargie chaque année, sera faite.  Le délégué du personnel a, pour sa part, magnifié cette initiative. Selon Lamine Tall, la direction générale, en organisant cet atelier, s’inscrit dans une démarche de renforcement des capacités des chauffeurs et agents de liaison sur la sécurité routière afin de leur permettre de s’acquitter, avec compétence et professionnalisme, de leurs tâches. L’Ipres, a-t-il ajouté, est une continuité. D’où la nécessité, selon lui, de laisser un patrimoine pour les générations futures. M. Tall ne doute pas que ses camarades rentabiliseront cette formation qui, a-t-il dit, leur permettra de gagner en expérience dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes et d’adopter une attitude beaucoup plus responsable sur le matériel roulant et sur les routes. La tenue de cette session, assurée par les experts de la Nouvelle prévention routière (Nps), a été fortement appréciée par les bénéficiaires qui ont été familiarisés à l’environnement routier et aux règles, à la conduite économique, aux les causes des accidents et mesures de prévention.

S. O. F.

Des acteurs sociaux ont fait un vibrant plaidoyer pour l’éradication des inégalités dans le monde du travail. C’était hier au cours d’une Conférence syndicale organisée par la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), en collaboration avec Flai/Cgil d’Italie.

La problématique des inégalités en milieu du travail est une préoccupation mondiale. Elle doit être corrigée à tous les niveaux. La Conférence syndicale organisée hier par la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), en collaboration avec la Flai/Cgil d’Italie, a entamé une réflexion pour apporter des solutions idoines. Selon le secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro, les syndicats jouent un rôle majeur dans la redistribution des revenus. Par conséquent, ils doivent être à l’avant-garde des débats politiques portant sur les inégalités sociales et économiques.

A cet effet, il estime que le travail décent, la négociation collective, l’accès à un salaire minimum et à un système universel de protection sociale, sont les éléments clefs d’un programme de développement capable de parvenir à l’équité, à la croissance inclusive et à une prospérité partagée. D’où l’intérêt de la coopération du Sud-Sud entre les syndicats sur une thématique relative aux inégalités. Selon M. Guiro, le monde du travail traverse de nouveaux défis qu’il faut relever. La Conférence syndicale portant sur « Le futur du travail : développement durable et lutte contre les inégalités, un défi commun en Afrique et en Europe », entre dans la réflexion et la mise en œuvre de l’initiative du centenaire de l’Oit. Celle-ci va contribuer non seulement à une prise de conscience des candidats à l’émigration, mais aussi faire en sorte que le droit des travailleurs migrants et des membres de leurs familles soient respectés dans les pays d’accueil.

Citant les 75 millions de jeunes à la recherche d’emploi, le secrétaire général de la Cnts estime que le meilleur combat contre l’émigration aujourd’hui, c’est de donner des emplois décents à ces jeunes et femmes dans leurs pays d’origine. L’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Francesco Paolo Venier, a magnifié le partenariat entre ces deux centrales syndicales. Aussi a-t-il rappelé que la question migratoire doit être résolue de façon globale.

Présidant la rencontre, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, a confirmé l’existence d’inégalités dans le milieu du travail. C’est pourquoi, il pense que cette pratique de discrimination qui se manifeste de diverses manières doit être combattue à tous les niveaux de l’activité économique et sociale. « Aujourd’hui, les objectifs de développement durables et de lutte contre les inégalités restent des défis majeurs pour les pouvoirs publics et tous les acteurs », indique M. Sy. Il a également rappelé les  missions des uns et des autres et le rôle à jouer par chacun en termes de renforcement des droits de protection des travailleurs.

Tata SANE

Les acteurs de la presse étaient hier en session de formation sur l’approche terminologique et déontologique de la question extrémiste qu’il faut traiter avec beaucoup de précaution.  

Le traitement de la question de l’extrémisme violent par les médias est le sujet qui a réuni, autour de la Fondation Konrad Adenauer en partenariat avec Timbuktu Institute, journalistes, professeurs, etc. Selon Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institute, les acteurs de la presse doivent bien manipuler les concepts. « L’information sensible est à manier avec beaucoup de précaution, car le terrorisme est une matière très disputée. Nous ne devons pas regarder nos sociétés à travers le prisme des média occidentaux », a dit le professeur. Il a souligné que le timing, les moments choisis des médias étrangers dans la diffusion de l’information ne sont pas neutres. « Nous tombons dans leur piège. Nos autorités préfèrent s’épancher sur les télévisions étrangères de faible audimat. Nos journalistes locaux demeurent discriminés à l’accès à l’information qui est un droit sacré », a précisé le coordonnateur de l’observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique.

De son côté, Mouminy Camara, du Cesti, a abordé l’éthique et le professionnalisme qui doivent entourer le phénomène du terrorisme. Pour lui, celui-ci relève de la représentation que la presse se fait de la problématique. M. Camara se demande si les médias ne sont pas l’oxygène du terrorisme car, sans eux, il n’y aurait pas toute cette projection ; d’où la pertinence d’établir une relation symbiotique.

« Si l’on décide d’informer, il faut mettre le curseur au bon endroit. Les mots ont leur camp. En montrant les actes terroristes, il faut éviter une glorification posthume ou le refus qui fait penser au comploteur », a dit Bakary Sambe. Amadou Kanouté, chef de la division presse et information au ministère de la Culture et de la Communication, a laissé entendre que l’extrémisme violent s’est imposé à notre quotidien avec beaucoup de désolation ; mais l’une des armes les plus redoutables reste la prévention et l’éducation.

Serigne Mansour Sy CISSE

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