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Société & Faits divers (1450)

En 48 heures, la route a tué 29 personnes. Voilà ce qui a décidé l’opérateur info « Tallybi » à sortir un communiqué dans lequel il préconise des mesures d’urgence.

« Vingt-neuf cas de décès enregistrés suite à des accidents de la route en 48 heures », renseigne l’opérateur info « Tallybi » dans un communiqué où l’accent est mis sur le choc, intervenu à Koumpentoum, entre un bus en partance pour Diaobé et un camion-citerne malien. Le bilan est de 14 morts et 85 blessés. Ladite plateforme d’informations est également revenue sur deux autres accidents sur la route de Saint-Louis, avec comme conséquence la mort d’une quinzaine de personnes.

Les chiffres de 2016 risquent de dépasser largement ceux de 2015 estimés à peu près à 430 cas de décès. En effet, la moyenne mensuelle dépasse, cette année, la vingtaine. « Une situation qui interpelle les autorités étatiques, mais aussi toutes les organisations qui s’activent autour des routes, du transport, de la prévention et de la sécurité routière », indique le communiqué où l’on estime que « les campagnes de sensibilisation, menées par des acteurs lors des grands événements religieux sur la sécurité routière, avec l’appui du ministère des Infrastructures, du Transport terrestre et du Désenclavement, ont atteint leurs limites ».

Aujourd’hui, l’on demande l’application des mesures prises lors de la journée de mobilisation et de prières contre les accidents organisée, le 30 juin 2016, par ladite plateforme d’informations. Ces mesures consistent à l’organisation d’un Conseil interministériel sur les accidents, l’instauration du permis à point, le renforcement de l’arsenal répressif, la réforme de l’examen du permis de conduire, etc. L’opérateur info « Tallybi » estime que la question de la sécurité routière est devenue une priorité nationale et propose la mise en place d’une Coalition nationale.

 

Marame Coumba SECK

Une infirmière répondant au nom de Penda Ngom a perdu la vie hier après-midi à l’entrée d’une clinique, sise au quartier Darou Khoudoss. Le Dr Dione responsable de ladite clinique a déclaré que la patiente a succombé avant d’être admise en salle de consultation. Les sapeurs-pompiers sont intervenus, pour évacuer le corps sans vie à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba. La police qui a constaté le décès a ouvert une enquête, pour faire la lumière sur la cause de ce décès. Des témoins affirment que la victime serait une infirmière en service à l’hôpital de Taif.                         

 

M. DIEYE

C’est dans la ferveur religieuse que le Maouloud a été célébré à la grande mosquée de Sédhiou. Le premier temps fort de la manifestation a été le « dioni célendo », c’est-à-dire la montée du drapeau blanc, symbole de l’Islam.

Après le rituel du « dioni célendo » ou la montée du drapeau blanc, symbole de l’Islam, la cérémonie officielle du Maouloud s’est déroulée à la grande mosquée de Sédhiou. Devant le préfet Ibrahima Fall, accompagné des chefs de services départementaux, le porte-parole du comité de gestion du Gamou, Ibrahima Touré, a chaleureusement remercié les autorités administratives pour les efforts consentis afin que la célébration de la naissance du prophète Mouhamad (Psl) soit une réussite. Selon lui, l’appui des autorités en vivres est fort apprécié. Quant à l’imam ratib, Papa Boubacar Dramé, il est longuement revenu sur l’éducation des enfants. Il a surtout appelé les parents à mieux encadrer leur progéniture. Selon lui, les jeunes doivent être éduqués et formés car ils sont appelés à poursuivre la belle œuvre des grandes personnalités qui ont l’histoire du Sénégal. Pour l’imam ratib, Papa Boubacar Dramé, les jeunes ont un rôle essentiel à jouer dans la construction d’un Sénégal émergent. Il a terminé en formulant des prières pour le succès des politiques de développement initiées par le président Macky Sall.

Délivrant le message de sympathie du chef de l’Etat, Macky Sall, à la communauté musulmane, le préfet Ibrahima Fall a salué l’entente parfaite entre le spirituel et le temporel. A preuve, la politique de modernisation des cités religieuses lancée par le président Macky Sall et déjà concrétisée à Touba, Tivaouane et Kaolack. La situation qui prévaut en Gambie s’est invitée dans le Gamou. Et sans détour, il a demandé que le verdict des urnes soit respecté. Après les échanges de propos, une veillée religieuse a permis de revisiter la vie et l’œuvre du prophète Mouhamad (Psl).

 

Malamine KAMARA 

Après avoir fêté dans la nuit du dimanche au lundi la naissance du prophète à Thiénaba, la communauté religieuse de la localité de Sergine Amary Ndack Seck a accompagné, le lendemain, le khalife général Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck sur le lieu du rassemblement situé devant la grande mosquée.

Là, l’équipe en charge de psalmodier les textes de prières du « Ibnou Mouhayib » tout au long du Maouloud a réservé la dernière page au khalife général qui a chanté, en chorus, avec toute l’assistance. Des moments de grande ferveur religieuse où certains fidèles sont en transe lorsque la foule, debout comme un seul homme face à la direction de la « Kaaba », rappelle l’étape d’Arafat dans le pèlerinage musulman. Il revenait ensuite au khalife général de Thiénaba de prier pour toute la Ummah islamique.
A la tête de la délégation gouvernementale, le ministre de la Pêche, Oumar Guèye, accompagné du ministre des Forces armées, Augustin Tine, et des autorités de l’administration territoriale, a apporté le salut et les félicitations du président de la République Macky Sall. Selon lui, l’Islam au Sénégal est synonyme de paix et de concorde entre les gens comme l’ont enseigné l’ensemble des guides religieux du pays dont Serigne Mame Amary Ndack Seck, fondateur de Thiénaba. « Nous saluons cette forme de pratique de l’Islam qui reste, au vu de la montée de l’extrémisme religieux dans le monde, un solide rempart contre l’obscurantisme », a-t-il noté.

Dans sa réponse, le porte-parole du khalife de Thiénaba, Baye Diop Seck, a soutenu que le président Macky Sall porte Thiénaba dans son cœur au vu de tous les actes positifs posés dans la localité depuis son avènement. Décortiquant le message de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck sur les qualités attendues d’un dirigeant en conformité avec les enseignants du Coran et la pratique du prophète Mouhamed (Psl), il  a cité l’esprit de sacrifice, celui de discernement et d’équité en toute circonstance et en tout lieu. « En cela s’ajoutent l’humilité, le sens du partage avec sa collectivité, entre autres », a-t-il signalé.

Sur la question de la sécurité, le porte-parole a indiqué qu’à ce niveau, tous les éducateurs doivent se mobiliser pour préparer les enfants à devenir des adultes bien au parfum de leurs responsabilités en tant qu’êtres  vivants devant rendre compte à  Dieu, leur créateur après la mort. Avant de prendre congé en donnant rendez-vous, s’il plaît à Dieu, l’année prochaine, Serigne Cheikh Tidiane Seck a formulé des prières pour l’assistance, le président de la République et son gouvernement mais aussi pour les membres du comité d’organisation du Gamou de Thiénaba sous la conduite de son coordonnateur El Hadji Diop. D’ailleurs, ce dernier a rendu un vibrant hommage au gouvernement et à tous ses démembrements qui ont eu à leur faciliter la tâche par un accompagnement diligent et sincère.

 

Mbaye  BA

Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et Thierno Bachir Tall, khalife général de la famille omarienne, vont co-présider la cérémonie d’ouverture de la 65e édition du Gamou annuel de Serigne Hady Diop, prévue dimanche 18 décembre 2016 à Louga.
Un Cdd (Comité départemental de développement) spécial, présidé par le préfet Alyoune Badara Diop a été tenu. Et le comité d’organisation est aux derniers réglages. Tout est mis en œuvre, assure Pape Hady Diop, le chargé de la communication, pour que la 65e édition du Gamou annuel de Serigne Hady Diop de Louga se déroule dans d’excellentes conditions. Le regretté Serigne Hady Diop fut, pendant 20 ans, imam ratib de la grande mosquée de Louga. C’est lui qui initia ce Gamou en 1951.
Et comme il l’avait souhaité, ses fils et petits-fils, réunis aujourd’hui autour de Serigne Mouhamadou Hady Diop, khalife de la famille, perpétuent son œuvre en organisant chaque année l’événement béni par les khalifes généraux des Tidianes et de la famille omarienne. L’édition de 2016, prévue dimanche prochain, est parrainée par Baye Cheikh Khady Mbacké, défunt khalife de Darou Mousty (1923-2016) et sera co-présidée par Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole du khalife général des Tidianes, et Thierno Bachir Tall, khalife général de la famille omarienne.  Récitals du Saint Coran, ziarra et chants religieux sont au menu de cette 65e édition organisée sous le signe de l’amour, de la fraternité et de la solidarité entre fidèles des différentes familles religieuses du Sénégal.

 

Abdoulaye DIALLO

La grande mosquée omarienne sise sur la Corniche ouest de Dakar a refusé du monde à l’occasion de la célébration de la naissance du Sceau des Prophètes (Psl). Cette commémoration qui marque la 70ème édition du Gamou de la communauté omarienne à Dakar a été l’occasion pour Thierno Madani Tall d’appeler les fidèles à l’unité et à la solidarité.

Initiée en 1946 par feu le khalife général de la famille omarienne, Thierno Mountaga Tall, avec la bénédiction de Thierno Seydou Nourou Tall, la 70ème édition du Gamou de la communauté omarienne à Dakar a vécu avant-hier. Comme à l’accoutumée, l’esplanade de la grande mosquée a été le lieu de convergence de nombreux fidèles venus de divers quartiers de Dakar. A l’occasion, cet endroit a été trop exigu pour contenir ce beau monde. Certains fidèles étaient obligés d’étaler leurs nattes sur la rue 6, sur la corniche et les voies adjacentes. Thierno Dahirou Baal, Thierno Abdoul Bâ, Cheikh Oumar, entre autres chanteurs religieux de renommée, ont tenu en haleine le public avec des vers de « Safinatou Saa-dati ». Un chef d’œuvre d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall retraçant la vie et l’œuvre du Sceau des Prophètes de l’Islam (Psl).

A l’occasion, l’imam de la grande mosquée omarienne, Thierno Seydou Nourou Tall, est revenu sur l’historique de la célébration du Gamou par la communauté omarienne de Dakar. Une initiative entamée en 1946 par Thierno Mountaga Tall. « A l’époque, a-t-il dit, feu Thierno Seydou Nourou Tall, alors khalife de la famille omarienne, célébrait le Gamou à Tivaouane, à côté du défunt khalife général des tidianes, Serigne Babacar Sy ». A son avis, la communauté foutankaise vivant à Dakar n’avait pas alors de lieu où célébrer la naissance du Prophète (Psl). Avec la bénédiction de Thierno Seydou Nourou Tall, feu Thierno Mountaga Tall a ainsi initié ce rendez-vous spirituel annuel qu’il a présidé jusqu’à son rappel à Dieu en 2007. Au début, la manifestation se déroulait à la rue 9 chez Baba Ndiaye, rappelle-t-il. Depuis lors, la communauté omarienne vivant à Dakar a toujours honoré cette commémoration qui occupe une place de choix dans l’agenda de l’Islam. Venu présider cette rencontre de la foi, le serviteur de la famille omarienne, Thierno Madani Mountaga Tall, par la voix de Chérif Sy, a rendu hommage à l’initiateur de cet évènement religieux, avant d’inviter les fidèles au respect des recommandations d’Allah et des enseignements du Prophète (Psl). Il a appelé les fidèles musulmans à l’unité, à la solidarité et à l’entraide.

La cérémonie officielle s’est déroulée le même jour, peu après 17 heures. La délégation gouvernementale a été conduite par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, qui a transmis le message du chef de l’Etat, Macky Sall. Il était accompagné par ses collègues de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mariy Teuw Niane, de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Abdoulaye Seck, de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, du gouverneur et du préfet de Dakar.

Le ministre Amadou Bâ a sollicité des prières pour la stabilité du Sénégal et de la Gambie, pays frontalier du Sénégal dont le président Yahya Jammeh a décidé de contester en justice les résultats de la dernière présidentielle tenue dans ce pays le premier décembre dernier. Des prières ont été dites pour un Sénégal de paix et prospère.

Souleymane Diam SY

Serigne Modou Kara Mbacké était, dimanche, au stade Amadou Barry de Guédiawaye dans le cadre de la célébration du Maouloud. Devant un public très nombreux, le fondateur du mouvement « Bamba Fepp » a chanté les louanges du Prophète (Psl). C’était en présence du ministre Aly Ngouille Ndiaye et de Beïdy Sèye, maire de Ndiarème Limamou Laye.

Dans le cadre de ses activités socioculturelles, le « Diwanou silkoul jawaahir fi akhbari sara-ir » (Mouvement mondial pour l’unicité de Dieu) a organisé un rassemblement dénommé « Takkoussanou Gamou ». Serigne Modou Kara Mbacké a chanté quelques poèmes dédiés au prophète Mouhamed (Psl) et fait une causerie sur la grandeur du Prophète dont il a mis en exergue les « qualités inépuisables », invitant les fidèles à s’en inspirer. Il a aussi parlé de la dimension multidimensionnelle du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, auprès de qui il revendique le titre de général particulier.

Cette cérémonie dédiée à la non-violence a aussi permis à Serigne Modou Kara Mbacké d’entretenir le public, venu massivement, sur les questions d’actualité comme la série de violences de ces derniers temps. « La paix est avec ceux qui sont sur le droit chemin » est le thème autour duquel il a axé son speech en affirmant que la peine de mort brandie par bon nombre de Sénégalais comme étant la panacée pouvant mettre fin à ces violences n’est pas la solution. « Je ne crois pas que la peine de mort peut aider à stopper ces séries de crimes et violences inouïes », a-t-il indiqué. Selon lui, celui qui subit sa cure spirituelle ne commettra pas de crime sur terre.

Il a profité de cette occasion pour se prononcer sur la situation en Gambie en appelant à redoubler de vigilance et à penser à une solution par la voie spirituelle. En outre, Serigne Modou Kara a annoncé qu’il va célébrer la fin du premier quinquennat du président Macky Sall à la tête du Sénégal. « Ce sera au stade Léopold Sédar Senghor où je lui réserverais une fête inédite », a-t-il dit.

Abdou DIOP

Serigne Mansour Sall, khalife de la famille Abass Sall de Louga, invite à la sérénité. Le vrai Sénégalais, dit-il, est un type bon qui ne versera jamais dans le terrorisme.

Les débats sur la menace terroriste n’ébranlent pas le khalife de la famille Abass Sall de Louga. Au contraire, Serigne Mansour Sall est serein et invite à « ne pas céder à la panique, à la peur ». « C’est peut-être bien d’en parler. Mais, le Sénégal que je connais, pays de Omar Foutihou Tall, de Cheikh Ahmadou Bamba, de El Hadj Malick Sy, de Abass Sall, de Baye Niass, etc., ne connaîtra pas les affres du terrorisme », rassure Serigne Mansour Sall qui faisait face, vendredi soir, à la presse, à l’occasion de son traditionnel message du « Mawloud ». Le chef religieux parle du Sénégal comme un pays « blindé » par ses illustres fils, et la jeunesse doit en être fière. Fière, dit-il, pour « ne pas accepter de se faire manipuler » par des marchands d’illusions.

Le vrai Sénégalais, selon Serigne Mansour Sall, « est un type bon, difficile à manipuler et qui ne versera jamais » dans le terrorisme. « Dieu merci, notre pays regorge, dans tous les domaines, de gens valeureux qui peuvent valablement servir de modèles à la jeunesse », explique-t-il, invitant les Sénégalais à cultiver l’amour du prochain, la fraternité et la solidarité, conformément aux enseignements du prophète Mohamed (Psl). « Tous nos problèmes nous viennent du fait qu’on ne respecte pas les enseignements du Coran et de la sunna (tradition prophétique). Retournons à ces enseignements et tous nos problèmes seront résolus », préconise le khalife de Serigne Abass Sall.

Ce face à face avec la presse était aussi une occasion pour lui d’apprécier la politique du président Macky Sall. A son avis, celle-ci « est bonne », car prenant en compte les couches vulnérables. « Les orientations sont claires. Nous prions pour le président Sall et nous l’encourageons », confie le khalife de la famille Abass Sall de Louga tout en saluant vivement « l’important programme » présidentiel de modernisation des cités religieuses. « Ce programme est une bonne idée. Le Sénégal est un pays de croyants. Ce que le président de la République fait pour les foyers religieux, il le fait, en réalité, pour tous les Sénégalais », affirme Serigne Mansour Sall.

Abdoulaye DIALLO

De nombreux fidèles musulmans venus des quatre coins du pays et même de l’étranger ont répondu massivement à l’appel de la sainte famille de feu El Hadj Madior Cissé, qui a célébré le Maouloud au sud de l’île de Saint-Louis.

L’Imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé, fils de Serigne Madior Cissé, a saisi cette occasion pour déplorer, avec la dernière énergie, la recrudescence de la criminalité dans notre pays. Il a, à ce propos, plaidé pour l’organisation de grandes rencontres entre les représentants des pouvoirs publics, de la société civile, les experts de l’Islam, de la sociologie, de la justice, etc., en vue de permettre à ces derniers de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour sanctionner, corriger et resocialiser ces criminels.

L’imam Abdoulaye Cissé a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mettre en place des centres sociaux de rééducation des criminels. Ce sera une manière de créer un cadre propice pour la resocialisation de ces individus qui demeurent des citoyens à part entière et non entièrement à part.

Selon l’imam, au lieu de s’empresser d’appliquer la peine de mort, il faut plutôt mobiliser toutes les énergies pour diagnostiquer, sans complaisance, les tares de notre société, en vue d’enlever cette gangrène qui est à l’origine de ces crimes odieux et crapuleux qui défraient la chronique régulièrement dans notre pays. De l’avis de l’imam de la grande mosquée du sud de l’île, le problème est de savoir classifier les individus, « car au sein de notre société, nous retrouvons des concitoyens affables, affirmatifs, passifs, agressifs, tolérants, indulgents, indifférents, violents, hargneux, belliqueux, etc. ». L’être humain, a-t-il précisé, peut à tout moment se comporter comme un animal et être amené à faire du mal à son prochain. Et pour rééduquer la société, a-t-il poursuivi, il est nécessaire d’inculquer aux concitoyens les notions relatives aux « droits fondamentaux de l’Islam ». Il a ainsi rappelé que le prophète Mouhamed (Psl) nous a été envoyé au moment où l’humanité avait perdu ses repères. Il a été investi d’une mission divine, noble et exaltante, qui consistait à restaurer la justice sociale, les valeurs cardinales, l’honnêteté, l’union des cœurs et des esprits, la générosité, la courtoisie et le respect de l’autre.

Il est revenu largement sur l’importance du salut islamique (Assalamou-Aleikoum), qui véhicule des concepts et des messages de paix, qui englobe toute une prière.

L’imam Abdoulaye Cissé a enfin invité les fidèles musulmans à harmoniser le cultuel, le civilisationnel et le culturel, tout en évitant la calomnie, la médisance et autres pratiques malsaines visant à épier ou espionner l’autre, à jeter un regard indiscret sur la vie de son prochain pour jeter ensuite l’opprobre sur lui et sa famille. Auparavant, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Babacar Bâ, a transmis les salutations du chef de l’Etat à la sainte famille de Serigne El Hadj Madior Cissé. Il a mis en exergue les qualités de l’imam Abdoulaye Cissé et sollicité des prières pour le président Macky Sall, le gouvernement et le peuple sénégalais.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

« Le symposium du Mawlid qui s’est tenu à la salle de conférence du complexe Cheikh Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane, a permis de jeter les bases d’une meilleure appropriation de l’enseignement de Maodo », nous a indiqué Serigne Cheikh Tidiane Sy Al-Amine, président du comité scientifique du Gamou qui nous tire le bilan de cette importante rencontre sous l’autorité du khalife des Tidianes, Seydi Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Makhtoum, et à l’initiative de la Cellule Zawiya Tidianiya.

Les discussions autour du thème « Ethique et citoyenneté : exigences pour un développement global et durable » ont connu un franc succès. Le président du comité scientifique a manifesté sa satisfaction des différentes interventions et contributions auxquelles l’assistance a eu droit après la brillante leçon inaugurale du Professeur Abdoul Salam Fall de l’Institut fondamental d’Afrique noire de l’Ucad. « Le panel qui a suivi et dont le modérateur n’est autre que Serigne Habib Sy Ibn Al-Makhtoum qui l’a conduit magistralement, a donné lieu à des échanges très enrichissants et de haute facture avec des interventions fort appropriées auquelles ont pris part d’éminents chercheurs comme Pr Mbaye Thiam de l’Ebad, Abdoul Aziz Kébé, Bakary Sambe, Cheikh Tidiane Wade et tant d’autres », a souligné le président du comité scientifique.

Selon lui, « les différents intervenants, conscients de la nécessité de fournir les outils  pour faire face aux exigences d’éthique et de citoyenneté, ont remis à l’ordre du jour la mise en place d’une plateforme inclusive de suivi des questions liées à l’éthique et à la citoyenneté. D’ailleurs, le modérateur, Serigne Habib Sy Ibn Al-Maktoum, estime qu’il est nécessaire d’engager un plaidoyer en direction des autorités et des institutions en faveur d’un renforcement de la citoyenneté et de l’éthique à l’école et dans toutes les institutions de socialisation ». 

Maître d’œuvre du symposium devenu une institution, Serigne Cheikh Tidiane Sy Al-Amine souligne que « cette édition 2016 a eu le mérite d’avoir jeté les bases d’une véritable réflexion sur un plan d’actions à la base, avec les « dahiras » et « jamî’a », autour de l’appropriation ou la réappropriation des valeurs d’éthique et de citoyenneté à partir des enseignements de Cheikh El Hadji Malick Sy et au-delà.

Mohamadou SAGNE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a délivré, dimanche après-midi à Tivaouane, le message d’estime et de sympathie du chef de l’Etat, Macky Sall, à la communauté tidiane, à l’occasion du Maouloud Al Nabi ou célébration de la naissance du prophète Mouhamed (Psl). Il a profité de la cérémonie officielle pour évoquer l’importance de l’éducation spirituelle chez les jeunes, invités à se détourner des « discours extrémistes ».

Devant les membres de la famille Sy, les dignitaires de la confrérie et les milliers de fidèles réunis dans la grande salle de la résidence Elhadj Malick Sy, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a d’abord transmis « les salutations affectueuses du chef de l’Etat, Macky Sall, au khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy ». Evoquant le sens du Gamou visant à retremper les fidèles dans la foi, il a rendu hommage à Mawdo Malick Sy, son initiateur en 1902. Selon lui, l’œuvre du saint homme a marqué le monde musulman car dans les hameaux les plus enclavés des louanges retentissent pour exalter le prophète Mouhamed (Psl). Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, accompagné de ses collègues Me Sidiki Kaba (Justice), Mankeur Ndiaye (Affaires étrangères et Sénégalais de l’extérieur), Mansour Elimane Kane (Infrastructures, Transport terrestre et Désenclavement), Mme Khoudia Mbaye (Promotion des investissements), Khadim Diop (Intégration africaine), Mansour Sy (Travail), du secrétaire d’Etat Abdou Ndéné Sall (Réseau ferroviaire) et du gouverneur de Thiès, Amadou Sy, a, en substance, demandé à l’ensemble des Sénégalais d’être des « remparts inexpugnables face aux jihadistes ». Selon lui, le chef de l’Etat, Macky Sall, a déjà affirmé que « la lutte contre l’extrémisme nécessite une éducation et une formation spirituelles ». Aussi, Abdoulaye Daouda Diallo a-t-il demandé à Tivaouane et aux autres foyers religieux musulmans du pays de continuer à mener à bien leur mission de relier l’homme à Dieu, Un et Unique.

Dispositif important de lutte contre le terrorisme
Selon lui, il est, aujourd’hui, nécessaire d’apporter une réponse doctrinale et intellectuelle de l’Islam face aux discours extrémistes. Si l’on en croit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’Etat, qui a pris la pleine mesure des défis sécuritaires, a mis en place un dispositif important pour lutter efficacement contre le terrorisme. « C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les remarquables efforts fournis, avec le recrutement d’agents de défense et de sécurité », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dont le discours de qualité, sobre et élégant, a été bien apprécié par la nombreuse assistance à la cérémonie officielle, a fait savoir que « c’est en conjuguant  les efforts de l’Etat et ceux des communautés religieuses et des populations que le Sénégal arrivera à enrayer toutes formes de violence ». En terminant, il encore rendu hommage aux guides religieux et loué leur important rôle dans la lutte contre l’extrémisme religieux au Sénégal.

La 20ème édition du pèlerinage marial de Gouloumbou a permis aux fidèles chrétiens, venus de toutes les paroisses des Diocèses de Tambacounda et de Kolda ainsi que du reste du pays, d’intégrer un réseau humain. Ainsi, les fidèles se sont retrouvés autour du thème choisi cette année : « Avec Marie demeurons missionnaires de la miséricorde divine, dans nos familles ».

Gouloumbou, une localité sur la route nationale 6 à 35 km de la capitale du Sénégal oriental, surplombant majestueusement le fleuve Gambie, abrite le sanctuaire marial du diocèse de Tambacounda. De nombreux fidèles ont, cette année encore et pour la 20ème fois, assisté à la messe du dimanche présidée par Mgr Jean Noël Diouf, évêque du Diocèse de Tambacounda. C’était en présence du gouverneur de région, El Hadji Bouya Amar à la tête d’une forte délégation. « Avec Marie demeurons missionnaires de la miséricorde divine, dans nos familles ». C’est dire que ce pèlerinage est un voyage de croyants au pied de Marie, la Dame de Gouloumbou, pour y présenter des prières dans un contexte particulier favorable.

Le pèlerinage est devenu une recherche de Dieu et une rencontre avec Lui. C’est l’occasion pour que Mgr Jean Noël Diouf demande aux fidèles de prier pour une paix durable partout dans le monde. Cette démarche de foi au pied de la Vierge Marie est ainsi une occasion pour implorer le salut divin. D’ailleurs, dans son exhortation, abbé Emmanuel Nioké, curé de la paroisse de Koussanar, a souligné que la miséricorde divine doit être dans notre maison commune, la terre en général, dans nos différentes familles qui traversent, en ce 3ème millénaire, des crises qui risquent d’anéantir l’humanité toute entière si nous restons sans rien faire. Ces crises sont les conséquences du péché et de son emprise sur notre monde. « Il y a la faiblesse et l’orgueil des hommes », dit-t-il.

Poursuivant son adresse, abbé Nioké d’inviter les fidèles à un engagement dans une mission de sauvegarde de la vie terrestre pour une éternité. Pour cela, dit-il, « il nous faut une nouvelle solidarité universelle basée sur la miséricorde ». Ce qui, à ses yeux, nécessite les talents ainsi que l’implication de tous pour réparer les dommages causés par les abus humains à l’endroit de la création de Dieu. Et donc tous les hommes peuvent collaborer comme instrument de Dieu pour la sauvegarde de cette création. Une exhortation bien appréciée par le gouverneur de région, El Hadj Bouya Amar qui s’est réjoui de la bonne tenue de ce pèlerinage, qui constitue en elle une véritable démarche de foi. Cette messe solennelle a été précédée, le samedi, par une marche des fidèles, surtout les jeunes, tout le long du parcours de 30 km. Les marcheurs ont eu droit à des moments de prières, de méditation, de recueillement, manière pour eux de signer leur engagement à prendre activement part à toutes les activités relatives au pèlerinage

Pape Demba SIDIBE

Le Cacsup/Sénégal, en partenariat avec l’Association des élèves et étudiants musulmans du Sénégal (Aeems) avait organisé, vendredi dernier, une conférence sur le thème : « Les stratégies antiterroristes mondiales africaines et sous-régionales : quelle contribution par la jeunesse africaine ? » C’était à la salle de conférence de l’Ucad II. L’invité d’honneur était l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Sénégal, Abdallah Ahmad AL-Abdan.

A cette occasion, Ibrahima Eloi Sarr, président du Centre africain de complémentarité scolaire, universitaire et de promotion (Cacsup,) a rappelé que la « stratégie de lutte contre le terrorisme résidera grandement dans l'implication de toute la jeunesse du continent », selon le communiqué qui nous est parvenu. Il a estimé que les États africains se doivent, sans tarder, impliquer leur jeunesse pour promouvoir, avec efficacité, la prise de conscience et la volonté politique nécessaire à sa mise en œuvre. Aussi, a-t-il préconisé la « création dans d’un centre de stratégie et de recherche sur le terrorisme qui permettra au monde universitaire, mais aussi à la société civile de participer efficacement à la lutte contre le terrorisme ».

Dès à présent, lit-on dans le document, le Cacsup s’est engagé également à mettre sur pied un « observatoire de la paix et des élections » pour, selon son président Ibrahima Eloi Sarr, « impliquer les jeunes doctorants des universités à œuvrer dans la gestion et la prévention des conflits mais également dans la supervision des élections en Afrique ».

A noter qu’à cette occasion, Son excellence Abdallah Ahmad AL-Abdan qui avait appelé les jeunes à « s’armer de savoir », a annoncé que son pays va financer deux bibliothèques au profit de l’Ucad, notamment à la Fastef et au département d’arabe de la Faculté des Sciences humaines et des Lettres. Quant au Pr Joseph  Sarr, doyen de la Faculté des sciences et techniques (Fst), représentant le recteur de l’Ucad, a félicité le Cacsup et l’Aeems d’avoir initié cette « importante conférence » et remercié l’ambassadeur de l’Arabie saoudite pour les 2 bibliothèques offertes à l’Ucad, notant que « l’Université attend les recommandations de cette conférence pour davantage s’impliquer dans les stratégies de lutte contre le terrorisme ».

Le Cacsup a élevé l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au rang de Membre d’Honneur de l’organisation qui s’active dans l’éducation et la santé et qui, annuellement, offre des milliers de bourses aux étudiants issus dans de milieux défavorisés.

D. MANE

La communauté tidiane a célébré, dans la nuit du dimanche à hier à Tivaouane l’anniversaire de la naissance du prophète Mouhamed (Psl). Ladite cité religieuse, sortie de l’anonymat par Mawdo Malick Sy, a été le pôle d’attraction de plusieurs milliers de fidèles venus boire à longs traits à la divine source de la miséricorde.

Tivaouane, dimanche 11 décembre 2016. Sur les coups de 10 heures. Le thermomètre affiche 30°. La capitale de la Tidianiya au Sénégal est comme une fourmilière éclatée. Le déferlement est impressionnant. De partout, les gens sont venus répondre à l’invitation de la famille de Mawdo Malick Sy à l’occasion du Maouloud Al Nabi ou célébration de la naissance du prophète Mouhamed (Psl). Tous sont des croyants fascinés par l’œuvre monumentale du Meilleur de tous (Psl), mais aussi par l’implication personnelle de Mawdo Malick Sy dans le rayonnement continu de l’Islam à travers le monde.

Tivaouane est donc ce point de débarquement de ces hôtes du prophète Mouhamed (Psl). C’est ici que les pèlerins sont venus pour sublimer Dieu qui leur a donné le prophète Mouhamed (Psl) comme référence. La foule occupée à se recueillir dans les mausolées a déjà donné un avant-goût de cette fête grandiose organisée, dans la nuit du dimanche au lundi, en l’honneur du Messager de l’Islam. Au regard de l’affluence notée à Tivaouane, l’on est vite édifié sur l’intérêt que les Tidianes portent à Mawdo Malick Sy, un ardent défenseur de la religion musulmane et propagateur de la Tidianiya en Afrique subsaharienne.

La grande masse est donc là, à Tivaouane. Sous la force du rush, il n’y a plus une seule maison sans hôtes dans la capitale de la Tidianiya, constate-t-on. Les moyens de transport, à intervalles réguliers, continuent de charrier des pèlerins, tous des hôtes du prophète Mouhamed (Psl). Pour l’évènement, les autorités compétentes ont pris toutes les mesures à Tivaouane pour permettre aux fidèles de passer un excellent Gamou. Le constat est que Tivaouane est bien une terre de foi.

En effet, toute la journée du dimanche passée à Tivaouane est révélatrice de l’engouement que suscite la célébration de la naissance du prophète Mouhamed (Psl), avec les récitals de Coran, chants de louanges à Dieu et hommages au prophète de l’Islam (Psl). Cette succession d’évènements, sur l’esplanade des mosquées, traduit tout l’attachement des Tidianes d’ici au prophète Mouhamed (Psl) dont la venue au monde a empli les cœurs de foi et satisfait les demandeurs de nourritures spirituelles.

Quand, après une journée et une nuit de dévotions, nous avons encore tâté le pouls de Tivaouane, la foule, observée la veille, était toujours nombreuse. On était le lundi 12 décembre. Les coups de 9 h sonnaient. Les pèlerins reprenaient le chemin du retour. Il s’agissait des responsables d’institutions islamiques, des imams et oulémas, des disciples... Ils quittent Tivaouane qui leur dévoile ses charmes de ville religieuse : une succession de lieux de culte bien entretenus, des rues décorées par des banderoles et slogans exprimant l’importance du Maouloud et reflétant le rôle d’avant-gardiste assumé par Mawdo Malick Sy, toujours vivant dans le cœur de ses coreligionnaires venus, en masse, prendre part au Maouloud Al Nabi 2016.

De nos envoyés spéciaux : Cheikh Aliou AMATH, Babacar DRAME,
Mohamadou SAGNE (textes) et Mbacké BA (photos)

La cérémonie officielle de l’édition 2016 du Gamou a été marquée par les fortes recommandations du khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum, pour venir à bout des dérives qui secouent la société. Son porte-parole, Serigne Abdoul Aziz Al Amine, s’en est fait l’écho dimanche au cours de la cérémonie officielle en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Abdoulaye Daouda Diallo, conduisant la délégation du gouvernement.

Serigne Abdoul Aziz Al Amine est revenu sur le sens de la célébration du Gamou, pour expliquer qu’il s’agissait, pour l’initiateur Elhadji Malick Sy et ses compagnons, de saisir cette occasion solennelle pour revisiter, au profit des fidèles, la trajectoire, les enseignements et ce que doit être le viatique du musulman. C’est la raison pour laquelle le khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy,  conscient des dangers de notre époque, l’a instruit pour partager avec la communauté ses recommandations à ce sujet.

Dans cette perspective, Al Amine a fait remarquer que le contexte actuel est marqué par une crise dans les comportements au sein de la société avec les phénomènes de violences vécues par les populations. D’où l’invite de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy à prendre exemple sur le prophète Mouhamed (Psl) dont l’observance des enseignements pourrait nous prémunir de ces maux. Il s’agit, entre autres, selon Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, « pour les riches de cesser d’opprimer les pauvres et de privilégier le dialogue et la solidarité ».

Il a rappelé le rôle des grandes figures de l’Islam au Sénégal qu’étaient Elhadji Malick Sy et Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké qui étaient des apôtres de la paix. Toute leur vie durant, ils ont prêché par l’exemple en faisant preuve d’humilité, de tolérance dans leur mission d’éducation et de formation des fidèles dans les fondamentaux de l’Islam. Selon Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, nous avons la responsabilité de léguer à la jeune génération des valeurs de droiture de l’éducation et de formation pour sauvegarder notre héritage de paix et de stabilité. Parlant des familles religieuses, Il les a invitées à « s’unir pour contribuer à la construction et au développement de la Nation ».

Sur un autre registre, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a soutenu que « la prolifération des partis politiques fait partie des maux qui gangrènent notre espace politique ». De l’avis du porte-parole du khalife général des Tidianes, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manière opportuniste, pour certains qui n’ont aucune représentativité, de pouvoir négocier des strapontins. Il a aussi souligné, pour s’en désoler, le fait pour certains qui acceptent de se faire manipuler depuis l’extérieur pour venir faire du mal chez soi. « Une telle attitude est indigne d’un patriote éduqué qui vend ainsi son âme ».

Concernant les dérives observées dans les médias et la recrudescence de crimes de sang, il a indiqué que « ces questions doivent faire l’objet d’introspection au sein de la société pour leur  trouver des solutions ». Evoquant la campagne agricole, il a félicité le gouvernement pour les succès enregistrés dans ce domaine et l’encourage à poursuivre la politique de soutien au monde rural. Al Amine n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, Macky Sall, pour les réalisations et de prier pour la paix et la concorde nationale.

Le khalife général reconnaissant à tous
En lieu et place du khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy absent, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a, en présence de ses cadets Serigne Babacar Sy Mansour et Serigne Mbaye Sy Abdou, remercié la délégation gouvernementale, conduite par le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, et toutes les autres parties ayant pris part au Gamou.

L’implication du président Macky Sall a été magnifiée par Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, tout comme celle des autorités gouvernementales et administratives directement concernées, des responsables des services publics, des médias, des forces de l’ordre et de sécurité. « Ils se sont tous impliqués très activement pour la prise de toutes les dispositions indispensables au bon déroulement du Maouloud », a-t-il souligné.  Au vu de toutes ces marques de sollicitude, il a transmis aux uns et aux autres la gratitude de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, avec l’assurance de ses ferventes prières. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, venu délivrer le message d’estime et de sympathie du chef de l’Etat à la communauté tidiane, a aussi été associé à ces remerciements et vœux. Ainsi que ses collègues de la délégation officielle. Aussi, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine a remercié et prié pour les députés, les membres du Conseil économique, social et environnemental et les diplomates de pays amis accrédités au Sénégal et présents à Tivaouane.

Les représentants des partis politiques et des syndicats ont aussi été distingués. « Que votre participation au Gamou soit, pour vous tous, vos familles et vos collaborateurs, source d’abondantes bénédictions divines, de nombreuses grâces, de joie et de réussite », a formulé Al Amine qui a surtout salué les représentants des autres familles religieuses sénégalaises.µ

Le khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, est toujours fidèle à son engagement de préserver le patrimoine spirituel et culturel de Mawdo Malick Sy. Son propos a été rapporté, par ses cadets, au cours des veillées religieuses du Gamou.

Absent du Gamou, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, actuel intendant des mystères de Mawdo Malick, a délivré son message dont les porteurs sont ses cadets, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, Serigne Babacar Sy Mansour, Serigne Pape Malick Sy et Serigne Mbaye Sy Abdou. Selon eux, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy s’est engagé à faire de son mieux pour assurer le lourd héritage que lui a légué Mawdo Malick Sy, promettant de suivre dans la préservation du patrimoine de Tivaouane. D’une part, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et Serigne Mbaye Sy Abdou à la mosquée de Serigne Babacar et, d’autre part, Serigne Babacar Sy Mansour et Serigne Pape Malick Sy à la « zawiya » d’Elhadj Malick, l’on a fait savoir que « Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy n’a de préoccupation que la propagation de la religion du prophète Mouhamed (Psl) et l’unité de la Ummah islamique ». Sa charge suscite l’espoir car il ne cesse de consentir de gros efforts pour l’affirmation et la consolidation de la religion musulmane et de la confrérie tidiane. Serigne Cheikh est d’un solide savoir enrichi au contact de grands soufis (ascètes) et mouftis (savants) du monde musulman.

L’actuel intendant des mystères de Mawdo Malick Sy est « une source d’enseignements » où l’on puise en vertus qui sont le fruit d’une vie de dévotions. Son éloignement par rapport à tout ce qui n’est pas agréé par Dieu a fait de lui un saint ascète. Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy vit dans un dénuement volontaire pour s’élever, par l’esprit, à l’idéal supérieur. Le khalife général des Tidianes a fait de sa charge un sacerdoce.

« J’étais dimanche à Tivaouane pour faire mon ziarra à l’occasion du Maouloud. D’abord, mercredi dernier, j’étais dans la délégation du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) conduite par notre président Ousmane Tanor Dieng. Aujourd’hui (dimanche), Dieu a fait que je suis devant le marabout El hadji Abdoul Aziz Sy Al Amine dont les prières ne sont jamais assez, surtout en ce jour où nous célébrons Mouhamed (Psl). En réalité, ma relation avec Tivaouane date de plus de 50 ans, depuis le magistère de feu Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh. Ici, je suis considéré comme membre à part entière de la famille Sy. Je félicite le chef de l’Etat d’avoir tenu ses promesses avec les réalisations d’infrastructures dans les sites religieux du pays. Ce jour du Gamou doit nous renvoyer aux enseignements du Prophète (Psl) car nous devons être unis et solidaires pour que notre pays aille encore de l’avant ».

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a participé de manière active à la réussite l’édition 2016 du Gamou de Tivaouane. Le directeur général, Cheikh Bakhoum, à la tête d’une forte délégation, a été reçu par les autorités religieuses de la cité dont Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole du khalife des Tidianes, et Serigne Mbaye Sy Abdou. Il leur a expliqué les missions de l’Adie dont la vocation est de rapprocher l’administration et les citoyens, pour plus d’efficacité, d’efficience et de satisfaction.

A Tivaouane, comme ce fut le cas aussi lors du Magal de Touba, un dispositif de connexion et de connectivité a été mis en place pour faciliter aux usagers un bon accès à l’Internet et leurs appels téléphoniques. Aussi, le séjour de la délégation de l’Adie a permis un retour à la normale et l’effectivité du fonctionnement de l’antenne Adie qui jouxte les locaux du commissariat de police et qui avait quelques difficultés deux jours avant le Gamou.

La restauration du système a facilité la communication illimitée et gratuite entre les différents membres du Coskas à qui 4 téléphones mobiles ont été offerts ainsi que du matériel informatique. Un rappel a été fait du nouveau portail dont s’est dotée l’Adie pour apporter de grands changements dans la vulgarisation des services et l’information sur les activités de l’agence qui ouvre un large éventail aux réseaux sociaux pour mieux booster sa communication sur la toile.

Aussi, ambitionne-t-elle de mettre en place des points d’échanges Internet indispensables pour la création d’un écosystème d’Internet de pointe et permettre ainsi aux fournisseurs d’Internet de se connecter entre eux et d’échanger dans le but de développer une véritable économie numérique. Par ailleurs, au plan social, l’agence a fourni aux autorités religieuses une quantité d’eau en bouteilles dont une partie est réservée aux pèlerins ainsi que des nattes de prière. Une première édition qui a connu sa réussite. 

Une révélation de taille du guide moral des « Moustarchidines wal Moustarchidati », Serigne Moustapha Sy ibn Serigne Cheikh Tidjane Sy Al Makhtoum, qui a laissé entendre qu’il n’y a « aucun problème entre le président Macky Sall et lui ». C’était à l’occasion du Gamou organisé aux champs de courses de Tivaouane où il a appelé les fidèles musulmans à se conformer aux enseignements du prophète Mouhamed (Psl), leur seule voie de salut.

Serigne Moustapha Sy a fait cette déclaration au Gamou que son mouvement des « Moustarchidines wal Moustarchidaty » a l’habitude d’organiser aux champs des courses de Tivaouane pour commémorer l’anniversaire de la naissance du prophète Mouhamad (Psl) dont il a loué les qualités qui, selon lui, « peuvent nous inspirer pour changer le monde, instaurer la stabilité et la paix, ancrer sur terre les vrais droits de l’Homme ». Le guide moral des « Moustarchidines wa Moustarchidati » s’est beaucoup appesanti sur la grandeur et la dimension de l’envoyé de Dieu dont la biographie renferme des leçons à méditer.

A 40 ans, l’âge de raison, le prophète Mouhamad (Psl) a l’immense surprise alors qu’il s’est isolé dans une grotte, de voir apparaître l’Ange Gabriel, venu lui annoncer qu’il est le Messager de Dieu. Des années plus tard, de nouvelles révélations lui parviennent et il se décide alors à réunir sa famille et ses amis pour leur transmettre les volontés divines. Ainsi se signalèrent les premiers musulmans et la parole de Dieu commence à être propagée. « D’ailleurs, son succès dans la mission à lui assignée par Allah réside sur le fait que Mouhamed (Psl) n’était pas de la même époque que les autres prophètes sinon il n’aurait pas réussi par jalousie. Il s’étonnait même du comportement des autres qui voulaient à chaque fois l’affaiblir, le décourager et l’écarter du droit chemin. C’est ainsi que Dieu lui demanda de ne plus les écouter », a souligné Serigne Moustapha Sy.

Par ailleurs, le guide moral des « Moustarchidines wa Moustarchidati » a saisi l’occasion du plateau pour se prononcer sur ses relations avec le président Macky Sall qui, selon lui, ne souffrent d’aucun problème. « Il n’y a rien entre Macky Sall et moi. Je l’ai connu alors qu’il était ministre de l’Hydraulique sous Wade à travers Samuel Sarr qui me l’a présenté pour qu’il me trouve une solution au problème d’eau que j’avais pour entretenir mon verger à Pout », a-t-il dit.

Aussi, a-t-il ajouté, en tant que ministre de l’Intérieur, il a répondu à mon invitation, en venant sans escorte, à une de nos universités du Ramadan. « C’est vous dire qu’il y a rien entre nous. Seulement, moi, je ne crois qu’en Serigne Cheikh Ahmed Tidiane et qu’il y a des choses que nous n’acceptons pas. Je ne veux pas qu’on m’exploite ou qu’on m’utilise à des fins politiques. Car Dieu nous l’interdit », a laissé entendre le guide moral des « Moustarchidines wa Moustarchidati ». Il a ajouté : « Nous tous souhaitons la paix car le Sénégal a besoin de tout le monde pour son rayonnement. Et sans la paix, il ne peut y avoir ce développement ». Serigne Moustapha Sy de rappeler que l’ex-premier ministre, Mme Aminata Touré, avait tenté un rapprochement entre lui et le président Sall.

Cette sortie de Serigne Moustapha Sy Ibn Serigne Cheikh Tidjane Sy Al Makhtoum a été faite devant une délégation gouvernementale conduite par le secrétaire d’Etat au réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, ainsi que des représentants de différentes familles religieuses de Ndiassane, de Médina Baye, des Layennes et de Touba dont la forte délégation était conduite par Serigne Cheikh Abdou Lahat Gaïndé Fatma accompagné de plusieurs dignitaires mourides.

D’importantes mesures ont été prises par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) pour assurer un approvisionnement régulier des pèlerins à Tivaouane durant toute la période du Gamou.

Des mesures qui ont abouti la gratuité même de l’eau au niveau de 700 sites d’hébergement, cette année, contre 659 l’année dernière, en plus de l’aménagement de 350 points d’eau de rue au cours de l’année 2016 contre 300 en 2015, soit un total 650. « Ceci a fait, qu’hormis quelques dysfonctionnements qui ont été notés dans certains nouveaux quartiers périphériques, les équipes de la Sde les ont vite réglés. Les travaux menés ces deux dernières années sont en train de porter leurs fruits dans la cité religieuse de Tivaouane où la gratuité de l’eau reste la mesure la plus sociale », a laissé entendre Habib Demba Fall, chargé de la communication à la Sones, au lendemain du Gamou.

Il estime que ces différentes mesures ont été prises pour que le réseau suive la courbe des besoins. « Ce qui a, du reste, motivé la réalisation d’une douzaine de km d’extension de réseau qui viennent s’ajouter aux 25 km posés en 2015, soit un total de 37 km en deux ans », selon Habib Demba Fall. Il trouve d’ailleurs important cet investissement dans cette cité qui s’est agrandie et qu’en conséquence, avec le réseau posé, l’eau doit arriver jusqu’au niveau des domiciles. « D’où l’octroi de 1.000 branchements sociaux cette année, en plus des 567 de l’année dernière, soit un total de 1.567 en deux Gamou. Ces branchements sociaux sont entièrement subventionnés par l’Etat du Sénégal, à travers la Sones », indique-t-il.

A juste raison d’ailleurs puisque, comme on le sait, l’accès à une eau potable est une question récurrente à l’occasion des célébrations religieuses. La demande augmente dans les cités saintes qui reçoivent des fidèles en grand nombre. « C’est bien pour cette raison que la Sones a inscrit dans son budget la prise en charge de cette question. Que ce soit à Tivaouane ou dans d’autres cités religieuses comme Ndiassane qui a également bénéficié de 8 km d’extension de réseau en 2015, 93 branchements sociaux en 2015 et 100 en 2016, soit 193 de même que 50 points d’eau de rue ont été aménagés en 2015 et 100 en 2016, soit 150 et 113 sites d’hébergement ont bénéficié de la gratuité et 200 en 2016, soit 313 ».

A Médina Baye, M. Fall nous signale que « 5 km de réseau ont été posés en 2015 et 8 en 2016, soit un total de 13. Ensuite, 257 branchements sociaux ont été réalisés en 2015 et 400 en 2016, soit 657. Puis, 200 points d’eau de rue ont été aménagés en 2015 et 200 cette année, soit 400. Enfin, 100 sites d’hébergement ayant bénéficié de la gratuité 2015 et 100 en 2016, soit 200 en deux Gamou ».  En plus de ces travaux, la Sones a réalisé 2 forages de 4.400 m3 par jour et 2 châteaux d'eau de 2.200 m3 chacun à Darou Rahmati et Ngane Alassane. Ces ouvrages améliorent nettement l’accès à l’eau potable à Médina Baye.

La communauté musulmane a célébré avec beaucoup de ferveur la Nuit de la naissance du prophète Mouhamed (Psl) à Touba. Dans plusieurs foyers religieux et lieux de culte de la cité religieuse, les fidèles, la lecture du Saint Coran et la déclamation des panégyriques de Khadim Rassoul ont rythmé la nuit. Cette célébration a aussi été l’occasion pour les dahiras et autres organisations religieuses de distribuer aux fidèles des « berndés ».

La communauté mouride, à l’instar de la communauté musulmane, a, dans la grande majorité des foyers, célébré la naissance du prophète Mouhamed (Psl). Les chefs religieux en ont profité pour appeler à un retour aux prescriptions du Tout-Puissant, du Prophète et surtout prié pour la paix et la stabilité sociale. Ils ont sensibilisé les jeunes à suivre la voie tracée par le Prophète.

En effet, la lecture du Saint Coran a dominé les activités en cette matinée du Maouloud dans les différents lieux de culte de la cité religieuse. La grande mosquée a attiré beaucoup de monde. Des disciples habitués à célébrer l’évènement à Touba et à Diourbel n’ont pas dérogé à la règle. C’est après la prière de « Guéwé » que les espaces aménagées ont commencé à recevoir du monde. Hommes et femmes, petits et grands, en famille ou en solo, ont convergé vers les différents lieux de célébration. A 21 heures, à la grande mosquée, les « kourels » avaient démarré la déclamation des panégyriques et le récit de l’histoire du prophète Mouhamed (Psl). Tout autour, des espaces ont été aménagés, des écrans installés pour permettre de suivre ce qui se passait à l’intérieur de la grande mosquée.

À quelques encablures du mausolée de Serigne Saliou Mbacké est érigé un pavillon. De l’avis de Serigne Khadim Fall, un ancien pensionnaire des daaras, ce Gamou est célébré depuis la disparition du cinquième khalife général de la voie mouride. « Nous célébrons le Maouloud depuis que nous avons intégré les daaras de Serigne Saliou Mbacké, c’est-à-dire depuis notre tendre enfance. C’est grâce à lui que nous savons combien il est important et bénéfique pour le musulman de célébrer la naissance du meilleur des hommes », a-t-il dit.
Assise à même le sol, sous un lampadaire, une jeune fille voilée, parcourt avec ferveur le Coran. Une de ses amies nous fait savoir qu’elle ne parle à personne lorsqu’elle lit le livre saint.

Affluence à Gouye Mbind
La daara Hizbut tarqqiyyah a organisé, comme à son habitude, au domicile du khalife général des Mourides, à Gouye Mbind. C’est l’un des sites de célébration qui reçoit le plus de monde. Les différents « kourels » déclament les panégyriques recommandés par Khadim Rassoul : « Jeuzboul Khouloub », « Mawahibou Nafih », « Moukhadamatoul Amdah » et récite le « Barsane Jiyou », pour éclairer les fidèles sur le prophète Mouhamed (Psl). Les échos de la célébration du Maouloud Naby essaiment dans la cité religieuse et dans chacun de ses lieux. L’évènement est célébré conformément à la recommandation du serviteur du prophète, Khadim Rassoul, et à la volonté du khalife général, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké.

Ce fut le cas dans les localités comme Darou Khoudoss, Darou Minam, au domicile de Sokhna Maïmouna Mbacké, à Djanatou Mahwa chez les « Thiantacones », à Ndindy chez Serigne Abdou Fattah Mbacké. De même, la ville de Mbacké n’était pas en reste pour cette nuit bénite. A Diourbel aussi, la tradition a été respectée avec la présence de Serigne Mountakha Mbacké et de plusieurs descendants de Khadim Rassoul au niveau de Madinatoul ou « Keur gou mack ». Pour rappel, Khadim Rassoul célébrait le Maouloud dans cette grande concession lors de son séjour de 15 ans dans cette localité.

Mamadou DIEYE

Un service qui s’est beaucoup signalé dans la commémoration du Gamou, c’est bien celui du commerce qui avait pris d’importantes dispositions de contrôle des denrées de consommation à Tivaouane.

Ainsi, le jour même de l’événement, faisant le bilan des opérations, les responsables de ce service stratégique ont annoncé la saisine de plus de 800 kg de produits alimentaires jugés impropres à la consommation. Le chef du service, Sérigne Diaw, a indiqué que « ces produits saisis dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire sont constitués de lait, de mayonnaise, de vinaigre, de beurre. Nous avons également interpellé plusieurs commerçants pour non-respect des tarifs en vigueur des marchandises ».

Il a souligné ainsi « qu’environ 1.144 tonnes de riz et 1.052 tonnes de sucre ont été saisies auprès de ces commerçants à partir de relevés de stocks des produits de consommation courante qui ont été entamés 15 jours avant afin d’éviter toute pénurie ».

Aussi, le service du commerce s’était engagé à veiller à l’approvisionnement correct du marché en produits de consommation courante : gaz butane, carburant et une opération coup de poing a été effectuée une semaine à l’avance en regroupant les moyens humains et logistiques des trois départements en renforçant le contrôle de la qualité et retirer, de manière systématique, des circuits de distribution tous les produits contrefaits prohibés et périmés afin d’assurer la protection de la santé des pèlerins.

Outre les remerciements adressés au président Macky Sall, le khalife général de la communauté tidiane de Médina Baye s’est prononcé, lors de la célébration du Mawloud An Nabi 2016, sur bon nombre de faits de société qui font aujourd’hui l’actualité. Il s’agit, entre autres, des effets néfastes de la presse audio-visuelle sur les jeunes, la crise en Gambie, la situation politique au Sénégal et surtout l’extrémisme religieux qui constitue « une menace sérieuse » pour notre pays.

Le Gamou 2016 de Médina Baye a vécu. La traditionnelle cérémonie s’est déroulée sur la grande place qui jouxte la grande mosquée où le fondateur de la cité religieuse tenait en haleine 12 heures durant ses disciples sur la vie et l’œuvre du prophète Seydina Mouhamed (Psl). En cela, la tradition a été perpétuée. Serigne Aliou Niass, le porte-parole du jour, tout comme Cheikh Macky Ibrahim Niass qui a animé le Gamou, ont tous assuré. Et malgré l’absence de Cheikh Mouhamadou Lamine Ibrahim Niass, les nombreux disciples venus de divers endroits du pays et des pays de l’Afrique ont pu se remémorer de la vie et de l’œuvre du prophète de l’humanité dont il était question dans cette célébration.

Dans son message, le khalife général de la communauté religieuse de Médina Baye a fait un tour d’horizon sur les questions d’actualité. D’abord, sur l’initiative prise par le chef de l’Etat, Macky Sall, de procéder à la modernisation des cités religieuses. En cela, il a été remercié et des prières ont été dites pour le succès de ses projets à la tête de la magistrature suprême. Concernant l’actualité politique, il a demandé aux dirigeants politiques de « faire preuve de patience et de sagesse pour sauvegarder la paix au Sénégal ». Le message a été le même pour la Gambie. Des prières ont été dites pour un retour à la paix en Gambie qui vit une crise au sommet de son Etat.

Le khalife de Médina Baye s’est insurgé contre « l’influence négative » des médias sur les jeunes à travers la diffusion de messages et images contradictoires avec nos us et coutumes. Une situation qui est en train de détruire l’identité culturelle de nos jeunes. L’extrémisme religieux orchestré par des mouvements religieux radicaux jette, selon lui, l’opprobre sur nos fondamentaux religieux en semant la division dans la société. « Malgré les importants moyens financiers versés à une frange déboussolés de nos jeunes, ils n’atteindront jamais leur but », souligne-t-il, avant d’inciter les parents à jouer leur rôle et aux enseignants religieux de persévérer et de donner le message qui sied.

Rappelons que le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a, comme à l’accoutumée depuis un certain nombre d’années, représenté les autorités de l’Etat. Beaucoup de disciples de Cheikh Mawlana Ibrahima Abdoulaye Niass venus de tous les coins du monde pour célébrer la naissance et le baptême de celui qui a répandu la guidance dans ce monde. C’est en cela que le geste du président de la République a tout son sens. Car à Médina Baye, entre la célébration de la naissance et le baptême qui sera célébré dimanche prochain, ce sont des milliers de pèlerins étrangers qui séjourneront à Médina Baye pour assister à l’évènement.

Babacar Bachir SANE

Le Maoloud, jour anniversaire commémorant la naissance du Prophète Mohamed (Psl) à Léona Niassène, dans la commune de Kaolack, a été l’occasion pour le khalife de cette cité de magnifier la « contribution décisive » du président de la République à l’édification de la grande mosquée dudit lieu. Ce dernier lui avait rendu une visite de courtoisie la veille, en marge de l’inauguration de la maison des hôtes de Médina Baye.

La communauté religieuse de Léona Niassène, dans la capitale du Saloum, a célébré, avec faste, l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (Psl). Une occasion saisie par le khalife El Hadj Ibrahima Niass pour louer la contribution du président Macky Sall dans l’achèvement de la grande mosquée de la localité. Une réalisation soutenue par le gouvernement dans le cadre du Programme de modernisation des cités religieuses. La veille, le président de la République, à la tête d’une forte délégation, avait visité le chantier dont la réception officielle est attendue avant le mois d’avril prochain. Outre cet ouvrage principal, une esplanade et une tribune sont prévues autour de l’édifice religieux.

Lors de la soirée religieuse, le khalife El Hadj Ibrahima Niass est revenu sur le soutien du président Macky Sall à ce projet majeur de la communauté religieuse de Léona Niassène. « A son avènement à la tête du pays, au cours d’une visite ici, le président m’a fait part de sa volonté d’achever la construction de la grande mosquée en insistant sur le fait que nous avions, pour notre part, assez fait et qu’il revient à l’Etat de prendre le relais »,  a informé le chef de la communauté de Léona Niassène devant des milliers de fidèles venus prendre part à la cérémonie. Le khalife a révélé avoir fait le point avec lui sur l’avancement du chantier. « Les travaux de la grande mosquée avancent à pas de géant. Nous en sommes à la phase de finition au niveau de la peinture et de la décoration. Nous pensons l’inaugurer, avec le président de la République, au plus tard avant avril, en marge de la ziarra annuelle de Léona Niassène », a-t-il dit.

Outre la construction de l’édifice religieux, il est prévu la réalisation d’une tribune et d’une esplanade. Le coût de ses travaux additionnels est estimé à près de 100 millions de FCfa.

La soirée religieuse, animée par Ass Khalifa Niass, a permis à ce dernier de mettre l’accent sur la dimension particulière du Mawloud, battant en brèche certaines personnes « égarées » qui voudraient dénier tout caractère religieux au Gamou. «  L’Islam est, aujourd’hui, à un tournant et certains individus malintentionnés s’avisent à faire prospérer des théories aux antipodes de l’Islam tel qu’édicté par le Coran, la Sunna et les enseignements d’El Hadj Abdoulaye Niass, le fondateur de Léona Niassène », a souligné Ass Khalifa Niass.

Elimane FALL

Un incendie s’est déclaré dimanche dans un magasin sis au marché Zinc de Pikine, provoquant d’importants dommages matériels. C’est aux environs de midi que le magasin a commencé à prendre feu avant de se propager rapidement à l’intérieur, consumant, d’un coup, d’importantes marchandises rangées à l’intérieur. L’alerte lancée a permis la mobilisation de tout le voisinage qui a accouru vers le magasin avec des seaux d’eaux et autres moyens de fortune avec lesquels ils se sont mis à éteindre le feu qui n’a été finalement maîtrisé qu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers.

A leur arrivée, les soldats du feu ont déployé de gros moyens humains et matériels et avec l’appui du voisinage, ils ont réussi à éteindre le feu. Il s’agit d’un magasin de stockage de matelas, moquettes, nattes et autres. Le préjudice est évalué à 200 millions de FCfa. Cependant, l’origine du feu reste encore un mystère même si certains croient savoir qu’un court-circuit électrique en est la cause. Aucun blessé n’a été enregistré au court de cet incendie. Propriétaire de ce magasin, Alpha Diallo a affirmé que c’était à titre exceptionnel qu’il a ouvert ce jour de dimanche qui était le jour de repos pour tous les employés de ce magasin. « J’étais venu juste pour ouvrir et s’enquérir de la situation du magasin », a-t-il ajouté. La police de Pikine a ouvert une enquête pour élucider l’origine de l’incendie. 

Abdou DIOP

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