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Société & Faits divers (1941)

En partenariat avec le projet « Son Choix » mis en œuvre par Enda Jeunesse Action, l’association « Enfants jeunes travailleurs » a mis à profit la commémoration de la journée de l’enfant africain pour une rencontre d’échanges. Il a été beaucoup question de faire face à la montée du terrorisme dont les acteurs utilisent souvent des enfants qui subissent toutes sortes de violences. Le « ndogou » offert aux «daaras» de Sérigne Thierno Aliou Barry de Daybatou et d’Imam Diacko au quartier Gouye a également été un prétexte pour sensibiliser les responsables de ces «daaras» dans la protection des enfants pour le respect de leurs droits fondamentaux, à savoir le droit à l’éducation, à une famille, à la santé et à une nationalité. Car l’un des problèmes de la protection des enfants demeure également la mendicité des tout-petits. Ce phénomène expose les enfants de la rue à la violence, aux abus et à la délinquance juvénile.
A cela s’ajoute la montée du terrorisme. D’où la pertinence du thème sur les « conflits et crises en Afrique : protégeons les droits de tous les enfants » qui a été retenu par l’Union africaine.

Pape Demba SIDIBE

Le secrétaire général des Nations Unies a rendu, hier, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, un vibrant hommage aux femmes cibles de ces crimes.

« Aujourd’hui, nous rendons hommage aux femmes, aux filles, aux hommes et aux garçons qui ont subi des violences sexuelles atroces lors de conflits et nous réaffirmons la volonté de la communauté internationale dans son ensemble de venir à bout de ce fléau ». Selon Antonio Guterres, le viol et la violence sexuelle en temps de conflit sont une tactique terroriste et une tactique de guerre employées à des fins stratégiques pour humilier, dégrader et détruire autrui, souvent dans le cadre d’une campagne de nettoyage ethnique. « On ne devrait jamais y voir une conséquence inévitable des guerres », déplore-t-il. Selon lui, la violence sexuelle remet en question le droit de tout un chacun à mener sa vie dans la dignité et elle représente une menace pour la paix et la sécurité collectives.

Antonio Guterres relève qu’il s’agisse d’avoir recours à la diplomatie préventive, de favoriser la consolidation de la paix et le développement, d’encourager l’adoption d’initiatives à l’échelle nationale ou de lutter contre la discrimination fondée sur le sexe, l’Organisation des Nations Unies n’épargne aucun effort pour s’attaquer aux racines de la violence sexuelle en temps de conflit. « Nous continuerons de suivre la situation, d’en rendre compte, d’aider les victimes et de tout faire pour obtenir que les coupables aient à répondre de leurs actes », a-t-il déclaré.

L’ancien Premier ministre portugais souligne que l’Organisation des Nations Unies fait de son mieux pour donner au personnel de maintien de la paix les moyens dont il a besoin pour pouvoir protéger les civils vulnérables et faire en sorte que justice soit faite dans tous les cas. « Il est de notre responsabilité à tous de faire en sorte que de tels crimes n’aient plus lieu.

Au nom de toutes les victimes, réaffirmons aujourd’hui notre volonté de mettre un terme à la violence sexuelle en temps de conflit et de faire régner la paix et la justice partout dans le monde », conclut-il.

Cheikh M. COLY

 World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.

Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».

Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision.  Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.  

Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.

Oumar BA

La cité religieuse de Darou Karim a refusé du monde à l’occasion de la célébration de la nuit bénie de Leylatoul Khadry. Face à la délégation officielle, la descendance de Serigne Massamba et de Serigne Modou Faty Khary a rappelé ses doléances. Le secrétaire d’Etat Abdou Ndéné Sall a promis d’être leur interprète auprès du président Macky Sall pour trouver une solution dans les meilleurs délais.

Le secrétaire d’Etat Abdou Ndéné Sall qui dirigeait la délégation officielle à Darou Karim, a, au nom du président Macky Sall, salué les chefs religieux, avec à leur tête Serigne Fallou Mbacké présent à la cérémonie, puis leur a demandé de le transmettre à Serigne Cheikh Modou Faty Khary et à toute la famille. « Nous avons entendu toutes vos doléances concernant les 2,5 km de route, le dispensaire et nous le transmettrons au président de la République et c’est aussi normal que Darou Karim en dispose ». « Nous ferons tout qui est en notre pouvoir de concert avec le maire pour doter la cité de Darou Karim des infrastructures sollicités », a-t-il ajouté.

Tout en plaidant le cas de la mairie, dont les moyens limités ne peuvent pas satisfaire lesbesoins de toutes les nouvelles localités, le secrétaire d’Etat a sollicité des prières pour la paix et une victoire du président Macky Sall lors des élections législatives qui se profilent à l’horizon. C’est seulement ainsi qu’il pourra mettre en exécution l’ensemble de ses ambitions pour le Sénégal ». Abdou Ndéné Sall a affirmé qu’avant l’année prochaine, le gouvernement va satisfaire leurs doléances et d’autres projets pour la cité de Darou Karim. 

Serigne Fallou Mbacké, président la cérémonie, a remercié les responsables et structures présents et prié pour les disciples. Auparavant, Serigne Cheikh Bara Lahad, au nom du Khalife général des mourides Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, a salué et remercié la famille de Serigne Modou Faty Khary pour l’organisation et chargé le chef de la délégation de transmettre au chef de l’Etat les salutations et prières du Khalife général des mourides. Il a insisté sur l’apport des disciples qui sont à la base de toute l’organisation de cet événement. Il a évoqué l’importance du mois de ramadan et la nuit même de Leylatoul Khadry. Il a magnifié la vision de Serigne Modou Faty Khary qui était basée sur la conformité aux «ndiguel» (recommandations) qui l’ont conduit en ce lieu. Le disciple de Serigne Touba, dit-il, doit avoir foi en son guide. Il a dénoncé les propos malencontreux entendus à travers les ondes; un comportement qu’il a décrié et invite les Sénégalais à abandonner les palabres pour l’action. Il faut avoir foi en Serigne Massamba et en Serigne Touba qui l’avait envoyé en ce lieu car toutes leurs prières se réaliseront. Serigne Bassirou Mbacké a fustigé les promesses annuelles non tenues de l’Etat concernant la réfection de la route car cela ne l’honore pas.

Mamadou DIEYE

Les femmes du Mouvement Bamtaare Sénégal ont organisé une conférence religieuse à l’occasion du mois béni de ramadan. Le thème de cette année porte sur le rôle et la responsabilité de la femme musulmane envers sa famille et ses enfants conformément aux recommandations divines.

Une centaine d’imams ratibs, d’islamologues et des guides religieux venus des différentes contrées des départements de Kolda, Vélingara, Médina Yoro Foulah et Goudomp, ont pris part à cette conférence annuelle. Les familles chérifiennes dela commune et du département de Kolda ont également envoyé des délégations à cette rencontre religieuse qui draine chaque année de nombreux fidèles durant le mois de ramadan. 

A cette occasion, des prières ont été formulées pour le président de la République Macky Sall et sa famille ainsi que pour des élections législatives paisibles au Sénégal. A noter que l’édition de cette année est parrainée par la Première dame du Sénégal, Madame Marième Faye Sall.

Les conférenciers ont, tour à tour, rappelé l’importance de la prière, du jeûne du mois de ramadan et de la zakât, avant d’insister sur le devoir de la femme musulmane dans l’éducation religieuse de sa famille et de ses enfants. Pour étayer leur argumentaire, ils citent des versets du saint Coran et des hadiths du Prophète Mouhamad (Psl) qui s’accordent tous sur le rôle et la responsabilité de la femme dans l’éducation de sa progéniture et des autres membres de sa famille. « La femme est la porte d’entrée du monde et de la société. Tout se construit à partir de la femme », déclare l’un d’eux. Et un autre islamologue de renchérir : « L’enfant est éduqué 10 ans avant le mariage de sa maman » selon les préceptes religieux.

Le président du Mouvement Bamtaare Sénégal, Chérif Leheib Aïdara, se réjouit de l’importance de ce thème et félicite les conférenciers pour la pertinence de leurs interventions. « Je pense que les thèmes sont d’actualité et sont extrêmement importants car c’est des thèmes de société. Et nous avons eu la chance d’avoir des très grands conférenciers qui nous ont aidés à comprendre notre religion. Ils nous ont également permis de comprendre notre devoir vis-à-vis de nos familles et de nos enfants ; je pense que c’est extrêmement important », déclare-t-il. Il remercie au passage la Première dame du Sénégal d’avoir accepté de parrainer cette conférence religieuse organisée par les femmes de Bamtaare Sénégal.

Mamadou Aliou DIALLO

5.6-Le Prophète et ses voisins
C'est une source de quiétude que d'avoir un voisin bienveillant. Le meilleur des voisins auprès d’Allah, enseigne l’envoyé d’Allah, est le plus disponible entre eux.

Le Prophète Muhammad attachait du prix à tout ce qui contribuait à la cohabitation pacifique. Il rappelait que lui-même était l’objet d’une incessante sollicitude de la part de Gabriel à propos de la conduite à tenir à l’égard du voisin: «Gabriel ne cessait de me recommander mon voisin au point que j'ai cru qu'il allait en faire mon héritier.»

On tire de son enseignement que la bienveillance envers ses voisins est une exigence de la foi: «Que celui qui croit en Allah et au jour dernier traite bien son voisin.» La bienveillance envers le voisin doit se traduire par la solidarité et le partage. N'est pas croyant, disait le Prophète, celui qui mange à satiété tout en restant indifférent à l’égard de son voisin qu’il sait souffrir de la faim.

On sait que le Messager d’Allah avait des voisins démunis et des pauvres se réfugiaient encore dans sa mosquée et comptaient sur son assistance.Une fois , il rentra chez lui, trouva un bol rempli de lait caillé et dit:
«D'où vient ce lait?»
- «Un Tel ou une Telle nous l'a offert.»
- Aba Hirr !
- «Me voici, ô Messager d'Allah.»
- «Va faire venir les gens de l’Auvent.»

Le Prophète répondait à aux invitations de ses voisins malgré ses multiples occupations . Il prenait parfois l’initiative de leur rendre visite et en profitait pour les instruire et prier pour eux.
Il prenait la tolérance à l’égard du voisin qui importune les autres à cause des travaux qu’il effectue chez lui, à condition qu’il en avertisse les autres et les fasse à des heures acceptables. Mieux, on doit veiller sur les intérêts matériels et moraux de ses voisins. Une règle du droit musulman donne au voisin la priorité quand son voisin veut vendre son appartement ou maison pour aller s’installer ailleurs.

Selon la loi islamique, les atteintes au voisin sont plus graves celles commises contre les autres. Ceci s’applique notamment aux vols et crimes touchant à l’honneur des familles, actes qui produisent souvent quand le voisinage entraîne une certaine promiscuité et la difficulté de contrôler les fréquentations. Les risques de dérapage qui peuvent en résulter transpiraient dans ce dialogue entre le Prophète et un groupe de ses disciples:
-«Que dites vous de l’adultère?»
- «Nous disons que c'est une chose interdite par Allah et par Son messager jusqu'au jour de la Résurrection.»
– «Avoir des relations adultérines avec dix femmes est moins grave d’en avoir une seule avec la femme de son voisin.»
- «Que dites vous du vol?»
- «Un acte interdit par Allah et par Son messager et qui le restera pour toujours.»
- «Voler dans dix maisons est moins grave que voler (une seule fois)chez le voisin.»

Si le Messager de Dieu insistait tant sur la nécessité d’entretenir de bonnes relatons avec ses voisins, c’est parce que c’est le meilleur moyen de jouir d’un voisinage sûr et tranquille.

 

Le chef d’état-major général des armées, le général Cheikh Guèye, vient d’effectuer une visite de 48 heures dans la zone militaire n°6 qui couvre les régions de Kolda et de Sédhiou pour s’enquérir des conditions de travail des militaires, selon la Dirpa.

A sa descente d’avion à l’aéroport de Kolda, il a été accueilli par le colonel Philipe Dia, commandant de la zone militaire numéro 6. Le général Guèye et sa suite se sont ensuite rendus à la gouvernance pour une visite de courtoisie au gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, avant de regagner les locaux de la zone militaire n°6. La délégation s’est ensuite rendue à Samine dans le département de Goudomp où elle a été accueillie par le lieutenant-colonel Mouhammed Moustapha Mbengue, chef de corps du sixième bataillon d’infanterie. « Je suis venu vous voir ici à Goudomp que je connais très bien parce que je suis dans le cadre de mes tournées dans la zone militaire n°6 où j’ai décidé de passer 48 heures avec vous, je vous en félicite », déclare le général Guèye. A son deuxième jour, le chef d’état-major général des armées et sa délégation se sont rendus au Secteur 61 de Médina Wandifa, dans le département de Bounkiling, où ils ont été accueillis par le chef de corps du 26ème bataillon de reconnaissance et d’appui, Clément Nazalan. Le cortège s’est ensuite ébranlé vers Diacounda, notamment à Saré Faramba. « Je voudrais d’emblée vous dire toute ma satisfaction pour le travail remarquable que vous faite ici à Medina Wandifa et alentours. Vous avez pu mesurer vous-mêmes l’importance de ce secteur du point de vue de l’assurance de la libre circulation des personnes et des biens. Il faudrait se rappeler que la mission principale ici est de permettre aux populations de vaquer paisiblement à leurs activités quotidiennes », affirme le chef d’état-major général des armées. Pour lui, les trafiquants de bois et les bandes armées doivent être traités de la même façon. Car, tous s’adonnent à des activités criminelles pour une économie criminelle, selon lui.

Mamadou Aliou DIALLO

Si l’objectif des pèlerins qui vont à Nimzatt a toujours été d’implorer le Seigneur et de recueillir les grâces de Cheikhna Cheikh Saad Bouh, cette année, le pèlerinage est exceptionnel à plus d’un titre parce que coïncidant avec le centenaire du saint homme et l’organisation de la deuxième édition de la conférence internationale de la Tariqa Khadriya.

Avec les derniers jours du mois de ramadan, les fidèles de la Tariqa Khadriya s’apprêtent à faire le pèlerinage de Nimzatt. Cette année, les talibés vont assister à une cérémonie « exceptionnelle », selon Chérif Cheikh Atkhana Aïdara, le responsable de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh que nous avons rencontré à son domicile sis aux Hlm Rufisque. Cette particularité du pèlerinage s’explique par deux raisons. « L’une parce que c’est l’année de la célébration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh disparu le 12 juillet 1917. C’est donc une date symbolique qui coïncide avec beaucoup de festivités dans le milieu khadre. L’autre raison est que ce pèlerinage est célébré quelques semaines avant l’organisation de la deuxième édition de la conférence internationale de la Tarikha Khadriya prévue le 8 juillet prochain », a indique Chérif Cheikh Atkhana Aïdara.

A ce titre, le guide religieux invite l’Etat du Sénégal et de la Mauritanie à accompagner les pèlerins avant, pendant et après cette cérémonie religieuse. Car, selon lui, Nimzatt se tient dans une période de chaleur et les visiteurs auront besoin de beaucoup d’eau et de faciliter pour la traversées des deux frontières. A ce titre, Chérif Atkhana souhaite qu’il n’y ait pas de favoritisme dans l’ordre de passage du bac. Revenant sur l’organisation de la deuxième édition de la conférence internationale, le marabout signale que le comité de pilotage est à pied d’œuvre. De même que le comité scientifique présidé par le Pr Abdoulaye Elimane Kane et Rawane Mbaye comme président d’honneur. Trois objectifs sont visés à travers cette conférence. Il s’agit dans un premier temps de donner les réponses de l’Islam face aux enjeux du monde, de célébrer le centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh et de concrétiser la modernisation de Ngoumba Guéoul, en tant que capitale de la Khadriya au Sénégal. L’ouverture de cette conférence se tiendra à Dakar les 8 et 9 juillet prochain et la clôture en Mauritanie les 12 et 13 juillet.

Maguette NDONG

Des échauffourées ont éclaté en milieu d’après midi, au marché Ocass de Touba. Il y a deux blessés évacués dans un état critique par les sapeurs pompiers à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni, selon les témoins. Le khalife général a appelé au calme.

Tout est parti d’une banale dispute entre un jeune commerçant ambulant et un membre de la sécurité du marché. Cette sécurité est assurée par les membres de la « Safinatoul aman » et des agents de la sécurité de proximité communément appelés Asp. Ces derniers avaient cogné la tête d’un jeune commerçant contre un mur à plusieurs reprises. Il a fini par s’évanouir. Il a été évacué à 13h 24 à l’hôpital par les sapeurs pompiers dans un état critique. Les agents lui reprochaient de s’être battu avec un autre. Témoin des faits, Modou raconte : « J’ai été chez leur responsable Mbaye Sarr qui m’a fait savoir que ces gens sont sous l’autorité de Serigne Modou Lô « Ngabou. Ils exécutent le ndiguel. Alertés, les compagnons de la victime ont organisé une riposte en envahissant le poste de contrôle de la police du marché Ocass. Un affrontement entre les commerçants et les forces de l’ordre ont engendré plusieurs blessés évacués à l’hôpital Fawzeyni.

Le khalife appelle au calme
Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités. Plusieurs personnes ont été interpelées par la police. Les victimes évacuées dans un état critique étaient entre les mains des blouses blanches. Un appel au calme du khalife général relayé depuis la grande mosquée après la prière de l’après midi et l’intervention de l’escadron de la gendarmerie ont amené le calme précaire et les activités ont timidement repris au marché Ocass. De l’avis du chargé de la communication de « Safinatoul aman », le mis en cause, un certain Abdou Dieng, est un civil qui ne fait pas partie de leur organisation.

Mamadou DIEYE

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mme Mariama Sarr, a présidé, hier, dans la commune de Mpal, la cérémonie officielle de la célébration de la 27ème édition de la Journée de l’Enfant africain et de la 27ème édition de la semaine nationale de l’enfant. Le thème était axé cette année sur le thème « l’agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances ».

En choisissant ce thème, a rappelé la ministre de la Femme, le comité des experts africains sur les droits et le bien-être de l’enfant a voulu réaffirmer l’importance de l’Agenda 2030 par rapport aux droits des enfants, mais surtout la nécessité de placer les engagements des Etats au cœur de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (Odd). En effet, a-t-elle ajouté, sur les 17 Odd visés par la communauté internationale, 8 sont identifiés comme prioritaires dans le cadre de la préparation à plus de responsabilités à l’âge adulte. Il s’agit de l’éradication de la pauvreté, de la lutte contre la faim, de l’accès à la santé, à une éducation de qualité, de l’égalité des sexes, de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, de la paix, de la justice, des institutions fortes, des partenariats et de la participation. Selon Mme Mariama Sarr, le président Macky Sall, depuis son accession à la magistrature suprême, a très tôt indiqué la direction à travers sa vision consistant à promouvoir une société plus juste, dont l’égalité et l’équité restent les fondamentaux pour assurer le bien-être social de tous les groupes vulnérables, particulièrement les enfants.

Les nombreux efforts déployés au cours de ces cinq dernières années, tant au niveau de la santé, de l’éducation, de la justice que de la protection sociale, prouvent à suffisance l’engagement du Gouvernement à travailler en vue d’assurer l’épanouissement de tous nos enfants. A titre d’exemples, elle a cité, au plan sanitaire, les projets comme la Carte d’égalité des chances, la Cmu et le Projet filet santé nutrition (Pfsn), la Cmu-élève, la scolarisation universelle, le programme d’apprentissage des langues et des métiers, le programme de lutte contre la vulnérabilité des enfants, le projet d’appui à la modernisation des enfants et autres projets et programmes qui permettent de prendre en charge les enfants exclus du système scolaire et d’améliorer les conditions d’hygiène et d’apprentissage des enfants dans les «daaras».

Au plan de la promotion de l’équité et de l’égalité des genres, la politique d’institutionnalisation du genre menée par le gouvernement a permis d’obtenir des avancées significatives. Pour preuve, sur les 29 départements ministériels, 21 disposent de cellules genre et travaillent à l’intégration du genre dans leurs budgétisations et actions. Dans le domaine de la lutte contre les pratiques néfastes faites aux femmes et aux filles, des mesures conséquentes ont été mises en œuvre.

Protéger les enfants
Amavi Akpamagbo, directeur national de Plan/Sénégal, s’est réjoui de partager ces moments solennels doublement symboliques, en ce qu’ils marquent la célébration de la 27e Journée de l’Enfant africain, mais également l’inauguration des nouvelles infrastructures construites par la commune de Mpal avec un appui financier de 43.379.295 FCfa de Plan International en partenariat avec l’organisation Sumitomo chemical co. Ltd. du Japon. Il a rappelé que la Journée de l’Enfant africain a été instituée par les chefs d’Etat africains en mémoire du massacre des enfants de Soweto en Afrique du Sud. De l’avis de M. Akpamagbo, cette journée commémore la lutte de tous ceux qui se sont battus et se battent aujourd’hui encore pour la protection et la promotion des droits des enfants, tous ceux qui luttent contre l’exploitation, la mendicité forcée et la traite des enfants, contre les différentes formes de violences faites aux filles et aux enfants, ceux qui luttent pour l’autonomisation et l’égalité des chances afin que toutes les filles et tous les garçons aient accès à une éducation de qualité qui les prépare à contribuer efficacement au développement de leur pays.

Le représentant adjoint de l’Unicef, Georges Gonzales, a longuement insisté sur la nécessité de placer l’enfant au cœur des politiques de développement. Pour lui, prioriser les investissements dans le développement et le bien-être de l’enfant, c’est assurer des retours économiques et sociaux non seulement pour l’enfant mais aussi pour le pays tout entier. Il est heureux de constater que le Sénégal est résolument inscrit dans cette perspective à travers le Pse, notamment dans son axe 2 concernant « le développement du capital humain, la protection sociale et le développement durable ».

Auparavant, le maire de Mpal, Me Issa Diaw, a rappelé que sa ville a mis en place un conseil municipal des enfants, qui compte 40 conseillers, tous désignés par les cellules installées dans les 10 quartiers. Le lancinant problème de la déclaration des enfants à la naissance fut pris à bras le corps par ce conseil des enfants.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

5.5-Le Prophète avec ses domestiques
L’envoyé de Dieu  s'intéressait autant aux personnalités qu’aux gens jugés moins importants puisqu'il était envoyé à tous les humains et devait donner le bon exemple dans tous les domaines.
Il ne s'estimait pas trop important pour aider ses domestiques, partager ses repas avec eux et veiller à satisfaire leurs besoins. Il avait l’habitude de dire: « Vos domestiques sont vos frères, assistez les dans l’accomplissement des taches que vous leur confiez. » et «Quand le domestique de l'un d'entre vous lui sert un repas , qu'il lui en offre une ou deux morceaux, à défaut de l'inviter à le partager.»

Quand l’un de ses domestiques s’absentait, il en cherchait la cause et n’hésitait pas à rendre à son domicile pour connaitre la cause de son absence. C’est ainsi qu’il se rendit au chevet de son domestiques malade, histoire de s'enquérir de son état de santé. L'intéressé étant sémite, il l'invita à se convertir  à l'islam, ce qu'il fit avant de rendre l'âme.

Le plus célèbre de ses domestiques, Anas ibn Malick, bénéficia ce cette précieuse prière: «Seigneur, accorde lui des biens et une progéniture abondants, et bénis les lui.» Il nous révélera son expérience en ces termes:«J'ai servi dix ans chez le Prophète et il ne m'avait jamais reproché d'avoir retardé ou raté  l'exécution d'un ordre. Quand l'un des siens me faisait un reproche , il lui disait : «laissez le car si la chose avait été décrétée ou jugée, elle se serait réalisée.»

Il mettait un accent particulier sur le respect des droits des domestiques, notamment le paiement de leurs salaires dès la fin de l'activité à rémunérer. A ce propos il dit: «Payez au travailleur son salaire avant même que la sueur de son front ne se dessèche.» Il mettait en garde celui qui prive un domestique de son droit en rappelant qu’au jour du Jugement dernier, Allah sera l’adversaire  de trois personnes, à commencer par  celui qui fait travailler des agents sans leur donner leurs salaires.»

Le bon traitement des domestiques n’est pas seulement au coeur de la justice sociale mais il constitue en plus un moyen de renforcer l’intégration et la cohésion nationales.

 

« Nous encourageons cet élan de solidarité. Nous saluons cette bonne idée de l’Amicale des femmes du journal « Le Soleil ». A travers cette action, elles ont encore une fois montré la grandeur de leur humanité et leur disponibilité à servir leur pays, non seulement dans leur lieu de travail, mais également à travers des actions d’entraide. J’en suis persuadé que la direction générale se fera un plaisir d’accompagner et d’encourager ce genre de pratiques humanitaires qui ne doivent laisser personne indifférente ».

Fatou Diouf, beneficiaire : « Nous prions pour que de pareilles actions se perpétuent »
« Cet acte de solidarité manifesté à notre intention me remplit de joie et me réconforte. Je suis d’autant plus contente qu’à travers cette action, les travailleurs du journal « Le Soleil » viennent démontrer encore une fois leur attachement aux démunis. Ce n’est pas la première fois que des actions de solidarité nous sont manifestées. Nous prions fortement pour que de pareilles actions se perpétuent ».

Propos recueillis par O. BA

« Nous remercions toutes les entités qui ont bien voulu participer à la réussite de cette action de solidarité. Chacun a contribué à sa manière. Nous remercions profondément tous les donateurs qui ont permis la réussite de cette action envers les populations de Hann. Nous remercions aussi tout le personnel du Soleil qui s’est impliqué pour que les populations puissent, à leur tour, bénéficier de cet appui. Nous comptons bien entendu perpétuer cet acte. Nous espérons d’ailleurs en faire bénéficier aux autres régions du Sénégal, car nous sommes également sensibles à ce qui se passe dans tout le pays. A partir de 2018, nous allons parcourir quelques régions du Sénégal. Une belle action, il faut la perpétuer ».

IBRAHIMA MBODJ, COORDONNATEUR GENERAL DES REDACTIONS : « C’est une initiative à saluer »
« Nous ressentons beaucoup de fierté en voyant les femmes effectuer ce don. Le moment est d’autant plus propice que nous sommes au mois de Ramadan. C’est un mois où les actions de solidarité sont fortement recommandées. Je pense que c’est une excellente chose que « Le Soleil », à travers ses vaillantes femmes, puisse venir en aide aux populations qui sont dans la plupart des cas démunies. C’est une initiative à saluer. Une entreprise doit toujours avoir avec son milieu et son environnement des interactions positives. C’est ce qu’on appelle la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Nous leur souhaitons de pouvoir faire cela d’année en année dans une unité et une cohésion renforcées ».

Les femmes du quotidien national « Le Soleil », réunies dans une amicale, ont posé un jalon important dans leur panoplie d’actions de solidarité en direction des populations riveraines hier. Elles ont, en effet, organisé une cérémonie de remise de vivres à destination des populations nécessiteuses. Pour accompagner cette belle initiative, la Direction générale du Soleil a octroyé une subvention exceptionnelle d’un million de FCfa à l’amicale des femmes.

De l’aide, de la solidarité et du réconfort. Voici ce que veulent apporter les membres de l’Amicale des femmes du journal « Le Soleil ». Elles ont dans ce cadre organisé hier, dans les locaux de la Sspp « Le Soleil », une cérémonie de remise de denrées alimentaires à destination des couches les plus vulnérables. La cérémonie a enregistré la présence de tout le personnel.

Des chaises sont minutieusement rangées dans l’enceinte de l’entreprise pour accueillir les populations environnantes qui ont massivement fait le déplacement. Il est 16 heures. Un groupe de personnes assises tranquillement dans l’enceinte du groupe « Le Soleil » attend de recevoir les denrées alimentaires offertes par les femmes du « Soleil ». Ces personnes sont venues à l’appel de l’Amicale des femmes du quotidien national « Le Soleil ». En effet, dans leur élan résolu de solidarité, ces femmes ont profité du mois béni de Ramadan pour offrir des vivres aux populations nécessiteuses de Yarakh. Un geste hautement symbolique qui s’inscrit dans une approche d’entraide longtemps développée par l’entreprise.    

Le mois sacré de Ramadan rime avec partage et solidarité. Ce mois béni constitue dès lors une occasion pour multiplier les actions de solidarité et de bienfaisance sociale en faveur des démunis et des personnes qui sont dans le besoin. « Tout au long de ce mois, les gens font preuve de solidarité et de plus de générosité envers les nécessiteux, témoignant ainsi de leur attachement aux vertus de l’entraide, du partage et de l’assistance à autrui », souligne Fatou Ly Sall Croquette, présidente de l’Amicale des femmes du quotidien national « Le Soleil ». Elle ajoute en outre la détermination de l’Amicale à étendre ses actions « sur l’ensemble du territoire national ». Une manière pour elle de rappeler que cette première action entre dans le cadre d’un calendrier bien ficelé qui sera déployé sous peu.

Les membres de l’Amicale se disent être particulièrement interpellées par le sort des plus démunis. En effet, nombre d’actions et d’opérations caritatives sont menées au cours de ce mois, tant par des fondations et des associations de la société que par des individus soucieux des personnes vivant dans la pauvreté ou dans des conditions difficiles. Ainsi, l’Amicale des femmes du journal « Le Soleil » ne veut absolument pas être en reste. « Cette initiative, hautement symbolique en ce mois sacré, démontre notre engagement et notre sollicitude constante envers les personnes en situation de précarité. Elle vient consacrer les nobles valeurs de solidarité, d’entraide et de partage caractéristiques de la société sénégalaise », explique Mme Croquette.

Des actions à multiplier
Cette opération, qui est partie pour se perpétuer, constitue un rendez-vous d’aide aux catégories sociales les plus vulnérables, notamment celles à besoins spécifiques. Cette opération de soutien alimentaire durant le mois de Ramadan s’inscrit également dans la vision globale de la société dans le domaine social qui se décline en d’autres chantiers sociaux. « La distribution de ces denrées alimentaires marque un élan de générosité envers les personnes nécessiteuses en ce mois de solidarité par excellence, traduit de la meilleure façon qu’est la compassion et l’empathie à l’endroit de son prochain », témoigne une des bénéficiaires, Maguette Fall. Selon elle, cet acte vient donner aussi un sens aux valeurs de solidarité envers les démunis durant ce mois de grâce divine et d’accomplissement des bonnes œuvres. Amadou Gaye Ndiaye, qui a parlé au nom de la direction générale du Soleil, s’est dit particulièrement « fier par cette action de haute portée et de signification symbolique montrée à l’égard des couches aux revenus modestes ». Il rappelle qu’il est du devoir « des êtres humains de s’entraider dans la mesure du possible ». M. Ndiaye renouvelle la disponibilité du « Soleil » à accompagner tout acte allant dans le sens de venir en aide aux couches qui sont dans le besoin.

A tour de rôle, les bénéficiaires ont reçu des sachets composés de riz, d’épices, de chocolat, de jus, entre autres. Certains ont même reçu des tissus pour les enfants en perspective de la célébration de la fête de la Korité. Cette journée de solidarité a été clôturée par le « Ndogou » (repas de rupture du jeûne) que la famille du Soleil personnel a partagé, en présence de retraités de l’entreprise et de certains habitants du quartier de Yarakh.   

Par Oumar BA

La grande école d’apprentissage du saint Coran de Coki a organisé la deuxième édition du concours de récitation du Coran doté du prix El Hadji Ahmadou Sakhir Lô.

Vingt-et-un candidats en provenance des différentes régions du pays ont défilé devant un jury de quatre érudits et finalement cinq ont été primés. Le parrain Serigne Mboup, Pdg de Ccbm, lui-même ressortissant du «Daara», n’a pas tari d’éloges à l’endroit du fondateurs et des enseignants de Coki. Le «Daara» de Coki reste une référence et quelles que soient les conditions d’études, l’établissement garde son charisme et ses lettres de noblesse. « C’est à Serigne Ahmadou Sakhir, à ses dévoués enseignants et à nos parents qui nous ont amenés dans cet établissement, que nous devons cette bonne éducation et cette connaissance du saint Coran. Nous rendons grâce à Dieu et un hommage à toutes ces personnes », a dit le parrain. Dans un discours ponctué d’anecdotes et de références sur le saint Coran, le patron de Ccbm a souhaité l’internationalisation du concours de récital de Coran de Coki. « Nous souhaitons que Coki abrite des compétitions internationales de récitation du Coran. Les potentialités et les infrastructures pour le faire y existent et nous n’avons rien à envier, dans ce domaine, aux pays qui organisent ces concours de récitation du Coran. Il a aussi évoqué l’aspect international de l’institution qu’est le «Daara» de Coki qui abrite des pensionnaires des pays de la sous-région (Mali, Mauritanie, etc.) Serigne Mboup a plaidé la cause de tous «daaras», invitant l’Etat du Sénégal à intervenir davantage dans les écoles coraniques par l’augmentation de l’enveloppe financière destinée à ces instituts. Il a insisté sur l’intégration des maîtres coraniques dans la Fonction publique.

Auparavant, Serigne Mokhtar Nar Lô, a fait un rappel historique de la fondation de Coki, une localité créée depuis 1939, victimes de plusieurs catastrophes. Il a souligné que son fondateur, Serigne Ahmadou Sakhir Lô, a tout enduré pour atteindre l’objectif qu’il s’était assigné de faire rayonner le Saint Coran, pour avoir fait don de sa personne à l’islam.
Le palmarès de la deuxième édition s’établit comme suit : Mohamed Dia du «daara» Obey Ibn Kaab de Richard-Toll a eu le premier prix de 500.000 FCfa, en plus de ses cadeaux. Suivent respectivement Mor Ndiaye du «daara» de Coki avec 400.000 FCfa, Cheikhouna Guèye du «daara» Tayssirou Assir de Diourbel avec 350.000 FCfa. Le quatrième, Al Fahim Seck, a reçu la somme de 300.000 FCfa et Baye Mar Thiam, le cinquième, a eu 250.000 FCfa.

Mamadou DIEYE

Trois nouveaux forages et des édicules publics sont prévus pour la cité religieuse et le site de la retraite du «Daaka» de Médina Gounass, en plus d’une unité de potabilisation de l’eau tirée du fleuve. Cela va mettre fin au problème de l’approvisionnement en eau de la cité religieuse et du site de retraire du «Daaka». Le ministre Mansour Faye a procédé à la pose de la première pierre du forage, du réseau d’adduction d’eau ainsi que des bouches d’incendie pour un montant de 200 millions de FCfa.   

A la suite de l’incendie du «Daaka» de Médina Gounass, la Sénégalaise des eaux (Sde) a décidé de réaliser un forage dans la cité religieuse. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, accompagné du secrétaire d’Etat, Diène Faye, en charge de l’hydraulique, du directeur général de la Sde, Abdoul Baal, de Mansour Kama, président du conseil d’administration de la Sde, s’est rendu à Médina Gounass, hier. A son arrivée dans la cité religieuse, Mansour Faye a eu un entretien avec Khalife Thierno Amadou Tidiane Bâ. Ce dernier a remercié le président de la République pour la promptitude de sa réaction en vue de régler définitivement les problèmes d’approvisionnement en eau de cette cité religieuse et du site de la retraite. Thierno Amadou Tidiane Bâ a affirmé qu’il corrobore tous ces actions avec la volonté de Dieu. Le chef religieux a prié pour la paix et la concorde après avoir salué les efforts du président de la République envers les foyers religieux. Il a reconnu que sa localité est en train de devenir une véritable mégalopole avec l’affluence des talibés qui viennent de tous les coins du pays et de la sous-région ouest-africaine pour s’installer. Il s’est félicité de la solidarité agissante de tous les fils du pays et de leur compassion après les évènements tragiques.

Le khalife a soutenu que l’eau est la denrée la plus nécessaire pour le musulman et les efforts dans ce sens sont incommensurables, se félicitant que l’acte soit posé en plein mois béni de ramadan. Il a noté que la Sde s’est toujours particularisée lors de la rencontre spirituelle annuelle qui regroupe des milliers de fidèles. Thermo Amadou Tidiane Bâ a prié pour un bon hivernage, le président de la République et tous les musulmans du monde.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, au cours de son entretien avec le khalife, a annoncé que dans les mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, après la survenue de l’incendie du «Daaka» de Médina Gounass, son ministère y occupe une place importante. Et l’engagement de ses directions techniques et de la Sde va permettre de faire jaillir l’eau dans trois mois. Les travaux vont être livrés avant la prochaine retraire prévue au mois de mars 2018. Ces ouvrages seront fonctionnels et mettrons fin au problème d’eau dans cette cité religieuse et le site de la retraite spirituelle, affirme M. Faye.

Une unité de potabilisation sur du fleuve Gambie
La Sde qui va construire un forage connecté à un réseau d’adduction d’eau couplé à des bouches d’incendie pour un coût de plus de 200 millions de FCfa. L’ancien château d’eau dont les équipements ont été la proie des flammes sera réhabilité et la cité religieuses benéficiera d’un nouveau forage qui va augmenter la capacité d’approvisionnement en eau. Le ministre a aussi annoncé que des édicules publics seront construits comme dans les autres foyers religieux du pays.

Mansour Faye a ajouté la mise en place d’une unité de potabilisation qui sera installée sur le fleuve Gambie pour un bon approvisionnement en eau de ces localités.  Au cour de la cérémonie de pose de la première pierre sur le site du «Daaka», le directeur générale de la Sde, Abdoul Ball, a souligné que Médina Gounass accueille, chaque année, des milliers de pèlerins qui sont confrontés à des difficultés dans l’approvisionnement en eau potable et plus particulièrement sur le site de retraite située en dehors des lieux d’habitation. La Sde, entreprise citoyenne, entend, par ce geste, accompagner les autorités de ce pays dans leurs actions de développement du Sénégal et de modernisation des cités religieuses.  Auparavant, les chefs religieux, Abdoul Aziz Bâ et Thierno Omar Bâ et le maire de la ville, Seydou Bâ, ont souligné que la Sde a toujours accompagné cet événement. Au nom de ces populations, le maire a aussi magnifié les actes posés par le président Macky Sall depuis son avènement à la tête du pays envers les foyers et chefs religieux. Il a souligné que le problème de l’eau qui se pose avec acuité sera un mauvais souvenir avec ses réalisations entamées.

Pape Demba SIDIBE

La mise en place du Plan Sénégal émergent (Pse) se veut un référentiel de politique cohérente et réalisable. Les travailleurs sociaux pourraient fortement contribuer à la réalisation de cet objectif. C’est la conviction exprimée par le secrétaire général du Rassemblement des travailleurs sociaux spécialisés (Rtss), Moussa Bâ.

Avec l’appui conséquent des travailleurs sociaux, le Pse pourrait permettre une progression notable au plan économique et social et donner au Sénégal une place stratégique sur la scène internationale. Toutefois, pour réussir ce défi, il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte. La qualité des ressources humaines est, dans ce sens, fondamentale. En effet, dans la mobilisation et l’accompagnement des populations, l’expertise des travailleurs sociaux en la matière est essentielle. « Il ne s’agit pas seulement de construire des infrastructures. Il faut travailler à la base pour élever le niveau de conscience des populations. Cette démarche que nous préconisons a le mérite de les pousser à plus d’engagement en ce sens qu’elles saisiront leur apport décisif dans la construction de leur destin », estime Moussa Bâ, conseiller en travail social.

Il convient de mettre en place des stratégies novatrices pour combattre la pauvreté. Par ailleurs, les travailleurs sociaux, riches de leurs parcours académique et professionnel, peuvent jouer un rôle déterminant dans la réussite du Pse en mobilisant les communautés autour de ses objectifs. Ses programmes (Bourses de sécurité familiale, Couverture maladie universelle, Programme d’urgence de développement communautaire, le Puma…) ont, à l’en croire, besoin d’acteurs qualifiés sur le terrain pour vulgariser les idéaux qui s’y attachent. Le succès de ces programmes nécessite l’implication des travailleurs sociaux pour leur capacité à faire dans la conscientisation, la mobilisation et l’organisation. La maîtrise de ces techniques fondamentales (une spécialité des travailleurs sociaux) est nécessaire pour l’atteinte des objectifs que s’est fixé le gouvernement. Car « ils interviennent auprès des personnes, des familles, des groupes et des communautés pour apporter un changement social positif et durable. En sus, ils aident les individus à développer leur capacité à utiliser leurs propres ressources et celles de la communauté pour résoudre leurs problèmes », indique Moussa Ba. Aussi, le travail social se penche sur des questions d’ordre individuel et personnel. Il intervient dans les questions relatives à la pauvreté et ses corollaires, à la lutte contre le chômage, en s’appuyant sur diverses approches d’intervention privilégiant l’autonomisation des personnes et des communautés.

A ses yeux, les travailleurs sociaux sont les seuls professionnels capables de mener des actions de prévention, de prise en charge et de promotion sociale dans divers milieux de différentes conditions grâce à leur polyvalence. Ils peuvent intervenir dans tous les départements ministériels pour améliorer l’efficacité des interventions et assurer la prise en compte des intérêts des populations, particulièrement des groupes vulnérables. Ils doivent être les acteurs en amont et en aval dans le processus de gestion de la demande sociale. « Pour une réussite du Pse, il est nécessaire d’impliquer les travailleurs sociaux et les conseillers en travail social dans tous les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques et programmes », estime-t-il.

Alassane Aliou MBAYE

5.4-Le Prophète avec les jeunes
Le Messager accordait un grand intérêt à la jeunesse. Il veillait particulièrement sur eux et faisaient d'eux une cible prioritaire, des conseillers écoutés, des agents de son appel et des commandants de son armée. Ils étaient les piliers de l'Etat, ses bras séculiers, ses vrais constructeurs. Cela étant, il les  traitait  sur la solide base de sa confiance en leurs capacités et compétences, et leur confiait des tâches sensibles.

Avant l’Hégire, Il avait dépêché Mousab ibn Oumayr à Médine , histoire de préparer le terrain et former le noyau de la communauté musulmane locale. Mouadh ibn Djabal fut envoyé au Yémen avec comme mission d'instruire les yéménites en religion. Les deux missionnaires étaient alors  jeunes.

Dans ses rapports avec  les jeunes, le Prophète eut des prises de position visant à les orienter et les éduquer avec douceur et compassion. Cette éducation était de nature à les habituer à s'occuper des grandes tâches et à s'éloigner des bassesses. C'est dans ce sens qu'il les exhortait à la pratique cultuelle en ces termes: «Sept personnes seront abritées sous l'ombre d'Allah le jour où il n y 'en aura aucune autre.» Parmi les sept , il mentionne : «un jeune éduqué dans la pratique du culte de son Maître.» Ailleurs, il le faisait de manière en directe en parlant de l’un de ses jeunes compagnons: «Abdoullah est un homme pieux. Si seulement, il multipliait les prières nocturnes!». Parfois, il leur adressait des reproches amicaux  en disant : «Ne sois pas comme unTel qui s'adonnait à des prières nocturnes avant de les abandonner.»

La jeunesse étant une étape de force, de débordement du plaisir, le premier éducateur musulman, ne pouvait pas ne pas indiquer aux jeunes  comment se protéger  des tentation qui jalonnent souvent leur vie: «ô communauté des jeunes! Que celui d'entre vous  qui en a la capacité  se marie car c'est à même de lui permettre de baisser le regard et de préserver le sexe. Que celui qui n'en a pas la capacité pratique le jeûne car il constitue un frein.»

Dans sa manière de les traiter, il faisait preuve d'une compréhension qui leur inspirait son amour. Quand il se retrouva devant un jeune venu tout simplement lui demander l'autorisation de jouir librement de sa sexualité, il employa avec lui une pédagogie qui finit par le débarrasser des germes de la déviance. Il lui apprit que toutes les filles qui risquaient de tomber dans ses filets ne différaient en rien de ses propres soeurs, tantes , cousines et nièces. Et puisque le jeune reconnaissait qu’il ne souhaitait pas que ses proches fussent livrées à des chercheurs de plaisir facile, il en aurait déduit que lui-même ne devait pas l’attendre des autres. Le dialogue provoqua une prise de conscience chez son jeune interlocuteur qui  repartit déterminé à mener une vie plus saine.

Malik ibn Nouwayra évoque un séjour effectué par une délégation de jeunes auprès du Prophète: «Nous nous rendîmes auprès de lui alors que nous étions des jeunes du même âge et passâmes vingt journées et nuits chez lui. Quant il se rendit compte que nous éprouvions la nostalgie des nôtres, il nous fit de nombreuses recommandations avant de prendre congé de nous. »

Les jeunes de son entourage, souvent objet de ses sollicitations, notamment dans les missions militaires que le contexte imposaient, furent tous à la hauteur  de leurs responsabilités. Lors de l'expédition à Khaybar, il remit l'étendard à Ali in Abi Talib alors jeune , dynamique et d’une bravoure légendaire. Il se montrera digne du rôle qu’on attendait de lui.

Quand on engageait une bataille et que les accrochages s'intensifiaient et que les combats se durcissaient, le Prophète comptait beaucoup sur les jeunes et leur laissait la direction des opérations. Parfois il leur confiait une mission de poursuite comme il le fit avec des individus qui, après avoir bénéficié de la généreuse hospitalité et des soins du Prophète, firent preuve d’une grave ingratitude en assassinant l’un de se bergers avant de s’emparer de ses chameaux.

Vers la fin de sa vie, le Prophète  avait préparé une armée pour aller combattre les Byzantins. D'imminents compagnons  figuraient parmi les soldats, mais le commandement de l'armée fut confié à un jeune homme noir de dix huit ans, du nom d'Oussamah ibn Zayd.

Après sa disparition, ses jeunes compagnons que furent Ibn Abbas, Ibn Omar, Ibn Zoubaryr, Ali, etc jouèrent un rôle déterminant dans la diffusion du message islamique et secondent efficacement les califes qui dirigeront successivement la communauté…

 

En direction de la Journée de l’enfant africain (Jea), les autorités ont organisé hier un atelier de partage pour mieux imprégner les médias de la sensibilité de la question.

A l’instar de tous les pays membres de l’Union africaine (Ua), le Sénégal s’apprête à commémorer, le 16 juin prochin, la 27ème édition de la Journée de l’enfant africain (Jea) autour du thème: « L’agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances ». Cet événement rappelle les émeutes de Soweto qui ont commencé le matin du 16 juin 1976 et étaient menées par des élèves noirs de l’enseignement public secondaire en Afrique du Sud soutenus par le mouvement de la Conscience noire. En prélude à ce rendez-vous annuel, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a organisé un atelier de partage à l’intention des médias. Le directeur des Droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a insisté sur la nécessité à collaborer avec les média. Il a fait savoir que les enfants doivent s’exprimer et leurs droits préservés. « Nous appelons à une convergence de tous les acteurs à mener un plaidoyer fort pour mettre fin à leur exploitation », a dit le directeur. Il annonce la tenue d’un atelier de haut niveau à Mpal, à Saint-Louis, le 16 juin, qui marquera le lancement officiel de la 29ème édition de la Semaine nationale de l’enfant (Sne) jusqu’au 22 juin. « Pendant tout ce temps, nous n’allons parler que de la problématique des enfants ; il faut que nous investissons davantage sur eux», a-t-il précisé. Des efforts ont été faits pour les opérations de retrait et nous allons mettre à l’échelle nationale un plan de communication pour une meilleure sensibilisation des populations », a dit M. Diouf.

Ibrahima Bakhoum, journaliste-formateur, a abordé un sous-thème lié au « regard des média sur les politiques publiques en faveur des enfants ». Il a souligné que ces derniers sont un produit commercial ; un objet de conjectures. « Quand il est dans une situation difficile, en détresse, il fait vendre ou permet de conforter des préjugés », a indiqué l’enseignant.

Serigne Mansour Sy CISSE

En ce mois béni du Ramadan les actions de grâce se multiplient. Après Ama (Agence des musulmans d’Afrique) qui a donné à des familles nécessiteuses du sucre, de l’huile et autres, c’est la nouvelle association dénommée les «Amazones» de Sédhiou qui a pris le témoin en apportant un soutien à 36 veuves.

Selon la présidente, chacune a reçu 25 kg de riz, 3 kg de sucre et 5 morceaux de savon. Pour Ndèye Sira Traoré, ce n’est pas ce qu’on donne qui importe, mais le geste lui-même. C’est pour améliorer les conditions de vie de certaines femmes surtout veuves qui n’ont plus de soutien que les «Amazones» ont fait ce geste symbolique, le premier, mais qu’on entend perpétuer en élargissant d’ailleurs le nombre de bénéficiaires les années à venir aux autres couches vulnérables : handicapés, indigents, etc. Toutes les personnes ayant apporté leur soutien aux «Amazones» ont promis de faire plus l’année prochaine.

La porte-parole des bénéficiaires a salué ce geste qui est une première. C’est pour cette raison qu’il faut s’en féliciter puisque c’est à partir de un qu’on commence à compter et l’année prochaine on dira deux.

Malamine Kamara

A l’occasion du mois béni de ramadan, le Mouvement Jeunesse Kaolack (Mjk), une structure dirigée par Ousmane Noël Dieng, un proche du ministre du Renouveau Urbain, Diène Farba Sarr, a initié une action caritative en offrant des kilts «ndogou» aux mosquées, daaras et à l’hôpital régional de Kaolack.

Ousmane Noël Dieng, un jeune responsable politique initiateur d’une structure politique dénommée Mouvement Jeunesse Kaolack (Mjk), s’est illustré par une démarche caritative bienvenue en ce mois béni de ramadan. Avec les membres de son mouvement, ce lieutenant du ministre de l’Habitat n’a pas lésiné sur les moyens pour apporter des repas pour la rupture du jeûne. C’est ainsi qu’il a ciblé les mosquées et daaras de la commune de Kaolack, en premier, suivi des pensionnaires de la Maison d’arrêt et de correction (Mac), avant de boucler l’opération par les accompagnants et malades du Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chrein). A chaque étape, le leader du Mjk a délivré un message de solidarité et de partage avant de joindre la parole à l’acte. Une première caravane que l’enfant de Léona compte pérenniser.

Le leader de Mjk a soutenu que ce «ndogou» entre dans le cadre du volet social du mouvement qui leur permet de démontrer que le sens du partage et de la solidarité a sa place dans leur démarche politique. « En ce mois bénis de ramadan, j’invite tous les politiciens de tous bords à intégrer dans leurs actions les valeurs de solidarité et de partage. Cela doit être un geste quotidien pour chacun d’entre nous », a-t-il noté.

Elimane FALL

L’inspecteur d’académie de Pikine-Guédiawaye et l’Inspectrice de l’éducation et de la formation (Ief) de Keur Massar ont profité d’un Comité départemental de développement (Cdd) pour déplorer le drame survenu, avant-hier, à Keur Massar. En effet, un élève de 13 ans, y a attenté à la vie d’un autre âgé de 14 ans. Ils ont plaidé pour une prise de mesures urgentes contre la violence afin qu’un tel drame ne se reproduise dans l’environnement scolaire.

Inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade a estimé que les crimes enregistrés dans la banlieue dans l’espace scolaire montrent qu’il faut prendre, en urgence, des mesures pour freiner la menace qui gangrène notre système scolaire. « Il faut mener une campagne de sensibilisation contre la violence en direction des parents d’élèves, des élèves», a indiqué Seyni Wade qui révèle que l’inspectrice de Keur Massar où est survenu le crime, avant-hier, a pris une note de service allant dans le sens de prendre des mesures fermes pour que, plus jamais, des armes ne soient tolérées dans l’espace scolaire. « Dans l’ensemble des règlements intérieurs, il y a des articles qui parlent de cela. Il faut donc veiller à l’application scrupuleuse de ces règlements intérieurs afin que plus jamais un seul élève ne vienne à l’école avec une arme », poursuit-il.

Inspectrice de l’éducation et de la formation de Keur Massar, Djilèye Kâ Sy, a rappelé la note de service qu’elle a sortie interdisant tout port d’arme dans les écoles, c’est-à-dire, tout objet tranchant assimilé à une arme factice ou les jouets qui peuvent blesser les élèves. « Il faut aussi veiller sur la discipline. Il faut que les surveillants, les enseignants, les chefs d’établissement, etc., soient beaucoup plus vigilants.

Mais ce travail doit se faire en synergie avec l’ensemble des acteurs qui ont en charge l’éducation notamment les parents d’élèves que nous appelons à contribuer davantage à la surveillance des élèves », a-t-elle soutenu. Elle a annoncé une campagne de sensibilisation et de communication contre la violence à l’école.

Abdou DIOP

Les forces de sécurité ont saisi, cette année, au total 459 kg de chanvre indien estimés à 36 millions de FCfa dans la région de Fatick. Tout ce stock en été réduit en cendres ce mercredi lors d’une opération traditionnelle d’incinération de drogue qui a eu lieu vers la sortie de la ville. Selon l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Magatte Diouck, cette année, il y a une baisse considérable des quantités de drogue car, en 2015, près de 1.375 kg ont été saisis par les forces de sécurité.

Les 459 kg de chanvre indien saisis par les différentes forces de sécurité (gendarmerie, police, douanes) de la région de Fatick ont été incinérés ce mercredi. Cette quantité est estimée à une valeur de 36 millions de FCfa.

Selon l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Magatte Diouck, cette année il y a une baisse des quantités saisies, rappelant que l’année dernière, 1375 kg de chanvre indien ont été saisis. Pour l’adjoint au gouverneur, cette baisse peut s’expliquer par la détermination et l’engagement des forces de sécurité à traquer les trafiquants de drogue. Aussi a-t-il indiqué que c’est ce contrôle systématique des frontières tant sur la terre ferme qu’en mer qui a découragé les trafiquants.

Oumar Ngatty BA

5.3-Le Prophète avec les enfants
L’islam considère l’enfant comme un don de Dieu. La meilleure manière d’exprimer sa gratuite envers le Seigneur est de bien prendre soin de sa progéniture. C’est faire de l’investissement dans l’éducation une priorité absolue et un combat de vie dès la naissance de l’enfant.

L’insistance de la religion musulmane sur la nécessité de faire beaucoup d’enfants ne signifie guère que pour elle la quantité l’emporte sur la qualité. Car la règle selon laquelle Dieu n’impose à personne ce qui dépasse ses capacités s’applique bien dans le domaine de la prise en charge des enfants.Même le mariage qui constitue dans l’optique islamique le seul cadre dans le quel on peut légalement assurer la procréation n’est recommandé qu’à celui qui en a les moyens, selon un hadith du Messager d’Allah.

Le Prophète donnait l’exemple à travers ses enseignements et sa participation effective à la formation des enfants. Il les traitait avec douceur et ne les brutalisait jamais, même quand ils commettaient une faute. Quand Hassan ibn Ali piqua une datte issue des dons fait à titre d’aumônes, et voulut l'avaler , son grand père lui apprit discrètement mais fermement qu’ils n’étaient pas de ceux qui pouvaient se nourrir d’aumônes puisque la loi l’interdit aux membres de sa famille.

Le valeureux époux d’Aicha n'a jamais frappé ni insulté ni violenté un enfant. Bien au contraire, il gratifiait les tout petits de cadeaux, présents et différents autres types de dons. Les habitants de Médine, qui pratiquent la culture des dattes, avaient l'habitude de venir lui demander de bénir les premières récoltes de leurs champs. Quand on les lui remettait, il sollicitait la bénédiction divine et offrait les fruits au premier jeune enfant qu’il rencontrait.

A Médine, les musulmans avaient la louable habitude d’accompagner leurs enfants à la mosquée pour cultiver en eux l’attachement à la fréquentation des lieux de culte. Quand l’imam suprême entendait un enfant pleurer pendant sa prière, il l'écourtait pour éviter à sa mère de prolonger un acte cultuel qui risquait de devenir purement mécanique parce privé de la contraction qui est censé en être l’âme. Conscient comme il l’était que les enfants, pour petit qu’ils soient , sont loin de sous estimer les gestes des adultes à leur égard, le Prophète les saluait chaque fois qu’il en rencontrait un groupe.

Ce père exemplaire tenait à orienter les enfants vers l'observance des règles de conduite islamiques. Un exemple en est donné à travers son soucis de veiller personnellement et jusqu’a dans les petit détails à l’éducation des orphelins fils de ses compagnons disparus dont il a épousé les veuves afin de se substituer à eux dans la prise en charge de leurs enfants.C’est à ce propos que quand il s'aperçut que la main d'Amr ibn Abi Salamah, qui partageait son repas, circulait dans le récipient, il lui dit pour l'instruire: « ô gosse! Mentionne le nom d'Allah et mange avec ta main droite et contente toi des mets qu'il y a dans ton côté.»…

 

Le Cercle des amis et défenseurs des enfants (Cade) a organisé, lundi, un panel sur le thème: « Le défi de la protection des enfants dans un monde connecté ». Cette rencontre entre dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants.

Le développement des Tic n’épargne pas les enfants. Face à une telle mutation, le Cercle des amis et défenseurs des enfants (Cade), soucieux de la protection des enfants, a initié lundi un panel sur le thème: « Le défi de la protection des enfants dans un monde connecté ». Cette rencontre à laquelle étaient conviés des experts en la matière ont fait l’état des lieux et débattu sur les voies et moyens de protéger l’enfant placé au cœur de ces évolutions technologiques. Selon le président du Cade, Pédre Ndiaye, les panélistes étaient invités à dire à travers ce thème: « les solutions et ce qu’il faut faire pour que l’enfant ne soit pas perdu dans ce vaste océan de savoir et de savoir-faire ».

Cette rencontre coïncidant avec la journée internationale de lutte contre le travail des enfants a été également une occasion pour le président du Cade d’interpeller les ministres de la justice et de l’intérieur et l’ensemble de l’Administration territoriale pour impulser le retrait des enfants de la rue. « D’autres initiatives sont aussi à encourager et à réactiver.

Il s’agit du financement du secteur de la protection de l’enfant à travers des fonds publics inscrits dans la durée et la relance du parlement des enfants », indique-t-il. Spécialiste des droits de l’enfant, Mansour Gaye a indiqué que le thème de cette année sur le travail des enfants porte sur « la protection des enfants dans les conflits et catastrophes ». A l’en croire, ce choix s’explique par le fait que ce sont ces moments de conflits qui entrainent pour la plupart du temps les enfants dans les situations de vie difficile. « Pour les besoins de ce thème, l’organisation international du travail des enfants a eu à faire un recensement de données pour dire qu’à travers le monde, il y a 1,5 milliard de personnes qui vivent dans des situations de catastrophe et dans ce chiffre, il y a presque chaque année 200 millions de personnes qui vivent de cette situation et parmi elles un tiers d’enfants.

Maguette Guèye DIEDHIOU

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