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Société & Faits divers (2094)

L’organisation d’une foire au sein même du marché des Hlm n’est pas du goût des commerçants qui craignent pour leurs revenus. Ils ont dénoncé une «concurrence déloyale.»

Les vendeurs du marché des Hlm, membres de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois)-Jappo, ont fait face à la presse suite à l’organisation d’une foire dans ledit marché. Pour le secrétaire général de l’Unacois/section Hlm, El hadji Fall, depuis des années, à l’approche des évènements religieux (Korité et Tabaski), le maire de la commune organise des foires dans l’enceinte du marché. Ce qui entrave la bonne marche de l’activité des détenteurs de cantines. « Cela constitue une concurrence déloyale. Les clients viennent rarement vers nous. Nous ne sommes pas contre la tenue de foire, mais dans les pays organisés, elles se tiennent à des lieux dédiés et au moment opportun. A Thiès, on organisait des foires sur une place mal choisie, mais les populations s’y sont opposées et maintenant, elles se tiennent sur la promenade des Thiéssois. Désormais, cela ne dérange personne », a dit M. Fall, avant d’affirmer que la foire permet de rapprocher les consommateurs au marché itinérant.

«  Nous avons écrit des correspondances aux autorités compétentes de ce pays, du président de la République au préfet, en passant par le ministre de l’Intérieur et le gouverneur pour se plaindre de cette situation. Elles nous ont dit que cela est anormal », révèle-t-il. « Les commerçants de cette foire jouxtent nos cantines et avec cette baisse de nos recettes, nous ne pouvons pas payer nos patentes et autres taxes. Il n’y a pas de négociation face à ces agents de la mairie, malgré la menace sur notre activité. Tout commerçant contrevenant verra sa cantine fermée », avance El Hadji Fall. Il se souvient que des déguerpissements ont été entrepris par le maire des Hlm, qui, par une volte-face, a décidé d’aménager l’espace en parking payant. Maintenant que l’édile érige cette aire en foire, voilà que ces commerçants comptent continuer leur combat jusqu’au bout. « Que les autorités réagissent ; sinon, nous irons devant la justice », avertit-il, avant de préciser qu’ils n’ont pas de problème avec les tabliers.  Du côté de ces derniers, c’est la gronde ! « Nous sommes des Sénégalais comme eux. Ils ne peuvent rien contre nous », s’est exclamé Djbril Cissé. Nous avons tenté de joindre, hier, le maire des Hlm au téléphone, mais en vain.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les maux dont souffrent certains travailleurs ont été étalés au grand jour hier au cours d’un point de presse organisé par le Syndicat autonome des travailleurs de la Croix-Rouge du Sénégal (Sat/Crs).

La lutte continue pour la Syndicat autonome des travailleurs de la Croix-rouge sénégalaise (Sat/Crs). Ces travailleurs ont organisé, hier, un point de presse pour dénoncer la non-régularisation des arriérées des cotisations sociales à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale, les injustices dans le traitement des travailleurs, les retards de salaires, entre autres. Devant la presse, les syndicalistes ont réclamé le toilettage de l’Accord d’établissement, l’avance de Tabaski, une gestion équitable des dons de billets pour le pèlerinage à la Mecque. Selon le Secrétaire général de ce syndicat, Seydou Badji, les maux sont nombreux. « Depuis 2010, aucun travailleur de la Croix-Rouge n’avance dans sa catégorie et son échelon », a regretté le secrétaire général. Aussi, a-t-il dénoncé le fait que l’organisation reste devoir 67 mois de cotisations à l’Ipres et six trimestres à la Caisse de sécurité sociale. « Ce n’est pas normal que la Croix-Rouge prélève dans les salaires des travailleurs et qu’elle refuse de verser cet argent aux institutions sociales. C’est du vol », a souligné le syndicaliste en chef, non sans inviter les autorités à saisir la main tendue de ce syndicat debout qui se réclame être un syndicat de veille et d’alerte qui œuvre pour un mieux-être des travailleurs.

Toutefois, le secrétaire général du Sat/Crs de préciser que la poursuite du plan d’actions est assujettie à la réaction des autorités. « Il est temps de satisfaire toutes nos revendications qui sont entre les mains du président de la Croix-Rouge », a laissé entendre Seydou Badji. Il a ajouté qu’aucune revendication n’a connue d’avancée significative. Dans ce combat, les syndicalistes appellent la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa), leur centrale d’affiliation, à porter le combat. « Nous sommes fatgués de tourner en rond. Maintenant, la balle est dans le camp de la Csa à qui nous avons donné une majorité absolue lors des élections de représentativité. Il est temps qu’elle comprenne que notre syndicat fait partie de cette centrale. Nous sommes une unité centrale de base. Il est de leur devoir de nous épauler », a fait remarquer le Secrétaire général du Sat/Crs.

Tata SANE

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) a «interpellé» quatre individus pour détention et trafic international présumés d’une tonne 284 kilogrammes de chanvre indien de la variété «brown», annonce un communiqué du Bureau des relations publiques de la Police nationale.

L’Ocrtis a appréhendé les quatre prévenus à la suite d’une information reçue d’une source anonyme faisant état de l’existence, entre Dakar et Bamako, d’un réseau de trafic international de chanvre indien de la variété « Brown ». La même source a signalé au démembrement de la Police nationale chargée de la répression du trafic illicite des stupéfiants qu’une « grosse quantité » de cette drogue était dissimulée dans une maison en construction à Rufisque.
A la suite de cette information, le commissaire divisionnaire Idrissa Cissé a déployé « un important dispositif de surveillance et de filature aux alentours du lieu indiqué, où se dégageait une forte odeur de cannabis ». Ensuite, les agents de l’Ocrtis ont aperçu, dimanche, aux environs de 8h 45mn, un individu se dirigeant vers la maison désignée comme étant l’abri de la drogue planquée, « un sac à dos de couleur noire » en main. « Six sachets plastiques vides de couleur blanche ont été saisis sur lui. Une perquisition menée ensuite dans les chambres s’est soldée par la découverte de 52 sacs en sisal contenant chacun 12 briques de chanvre indien, soit deux kilogrammes par brique, qui pèsent au total une tonne 248 kilogrammes », explique le Bureau des relations publiques de la Police nationale.

Interrogé sur la provenance de la drogue, le mis en cause a conduit les enquêteurs à la cité Fadia, à Dakar, chez le propriétaire de la drogue saisie, qui a été « interpellé » à son tour, selon le communiqué. Les agents de l’Ocrtis ont poursuivi les recherches jusqu’à « interpeller » un individu « qui a revendiqué la propriété (de la drogue saisie) avant d’affirmer l’avoir reçu, vendredi 4 août dernier, de son fournisseur, un ressortissant malien ». Les recherches entreprises leur ont permis d’arrêter deux autres individus étroitement liés à ce trafic », ajoute le Bureau des relations publiques de la Police nationale.

Aps

...UN AGENT DES DOUANES DÉFÉRÉ À KAFFRINE
Le mis en cause, en service à la Brigade mobile de Tambacounda, avait été arrêté dans la nuit du jeudi à vendredi par les éléments du commissariat urbain de Kaffrine pour détention de chanvre indien, a expliqué le commandant Guèye Diop. Il avait été appréhendé au quartier Mbamba, dans la capitale du Ndoucoumane, par une patrouille dont l’attention avait été attirée par « le comportement suspect d’un groupe de jeunes » dont il faisait partie. « Interpellé et fouillé, le mis en cause ne détenait rien par devers lui », malgré la forte odeur de chanvre qu’il dégageait, une chose qui a incité les policiers à poursuivre leur fouille, malgré les injures qu’il proférait à leur endroit, selon le commandant de police. Malgré ce comportement jugé inapproprié, l’agent des douanes a été invité à ouvrir sa voiture dans laquelle les policiers vont trouver un cornet de chanvre indien dissimulé sous les pédales du véhicule. Il a été de suite embarqué et conduit dans les locaux du commissariat urbain de Kaffrine, où « il a reconnu sans ambages » les faits qui lui sont reprochés, déclarant avoir acquis la drogue auprès d’un individu dénommé « guerrier », sans plus de précision, indique le commandant Guèye Diop. L’agent des douanes a été ensuite placé en garde à vue avant d’être déféré tôt lundi matin au parquet de Kaolack (Centre), a annoncé le commandant du commissariat urbain de Kaffrine.                        

Aps

Après avoir bénéficié d’un retour de parquet avant-hier, la chanteuse Ami Collé Dieng a été finalement inculpée, hier, pour « offense au chef de l’Eta et diffusion de fausses nouvelles » après son face-à-face avec le Doyen des juges du tribunal de grande instance de Dakar, Samba Sall. Ami Collé Dieng a été ainsi placée sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Liberté 6 après son inculpation. A noter que la chanteuse a été arrêtée par la Division des investigations criminelles (Dic) après que le procureur de la République s’était saisi de l’affaire. Dans un enregistrement audio, elle s’était attaquée au chef de l’Etat, Macky Sall, en tenant des propos irrespectueux. Son avocat Me Ciré Clédor Ly parle de « détention arbitraire » en soulignant avoir déposé une demande de libération d’office.

Le Gorée Institute et la Fondation Konrad Adenauer ont lancé hier la première édition du « Summer school ». Cette initiative vise à former et à connecter des jeunes leaders africains pour promouvoir la paix, la citoyenneté et la bonne gouvernance. La session de formation sera clôturée vendredi prochain.

Ils sont 20 jeunes leaders venus de Dakar, de Kolda, de Diourbel, de Fatick, de Kédougou, de Matam, de Saint-Louis, de Thiès et de Ziguinchor en conclave depuis hier à Gorée. L’objectif de cette session de formation de quatre jours initiée par le Gorée Institute, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, est de former et de mettre en réseau des jeunes africains pour la promotion de la citoyenneté, de la paix, de la bonne gouvernance, etc. Ces jeunes ont été sélectionnés sur la base d’un appel à candidature ouvert à tous les jeunes du Sénégal ayant moins de 30 ans et travaillant dans une organisation communautaire de base, une Ong ou dans le secteur privé. Il fallait aussi avoir une expérience de trois ans au moins dans le domaine. 236 candidatures ont été enregistrées sur la plateforme technologique sur une période de deux semaines. « Vu les défis auxquels nous sommes confrontés, notamment les défis sécuritaires au Sénégal et dans la sous-région, nous avons jugé bon, conjointement avec la Fondation Konrad Adenauer, de mutualiser nos moyens et nos ressources pour initier ce « Summer school ». Les jeunes seront formés sur les notions de prévention des conflits, de la radicalisation et de l’extrémisme violent, la gouvernance des ressources, etc. », a mentionné Doudou Dia, directeur exécutif du Gorée Institute.

A l’issue  de cette formation, ces jeunes serviront de levier pour la dissémination de ce savoir auprès de leurs communautés respectives. « Sur les questions de leadership, nous pensons que le continent africain ne représente pas un lieu d’humiliation, de désespoir ou de la peur. C’est plutôt un continent de l’espoir dans le sens où des ressources humaines qualifiées y existent, les institutions sont dans une bonne dynamique de changement positif. Maintenant, il faut travailler à une citoyenneté engagée chez les jeunes en promouvant le leadership accès sur la compétence, l’intégrité et l’action », a ajouté M. Dia. Selon lui, de concert avec leurs partenaires, les participants à cette formation pourraient bénéficier de bourses pour pouvoir côtoyer d’autres acteurs de la sous-région et au plan international. « Nous préparons un forum des jeunes pour la paix et la sécurité qui se tiendra en Côte d’Ivoire. Et certainement, parmi ces jeunes Sénégalais, nous en sélectionnerons au moins cinq, pour rencontrer d’autres jeunes de l’espace Cedeao afin de créer une synergie citoyenne des jeunes en Afrique de l’Ouest », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Thomas Volk, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer, a souligné que c’est vraiment important de former des jeunes leaders du Sénégal qui vont changer et développer le pays. « Pour nous, l’avenir commence aujourd’hui. C’est pourquoi nous formons les jeunes leaders pour préparer demain. Aussi, il est clair que nous avons besoin de solutions africaines aux problèmes africains. C’est pour cette raison que nous encourageons, à travers cette formation, à relever le défi sécuritaire, de l’engagement pour changer et développer le Sénégal », a déclaré M. Volk. A l’en croire, au cours de ces quatre jours, les jeunes auront à échanger avec les formateurs sur des questions liées à la bonne gouvernance, à la paix et la sécurité dans la sous-région, à la gestion et prévention des conflits, au développement, etc. Rokhaya Ndiaye, une participante venue de Kolda, espère repartir avec de nouvelles connaissances, mais aussi de nouveaux amis.

Ndiol Maka SECK

Dans le cadre de son combat pour l’éradication de la torture, l’Observateur national des lieux de privation de liberté (Onlpl) organise depuis hier, à Mbour, un atelier de formation à l’intention des agents d’exécution des lois (administration pénitentiaire, police, gendarmerie, eaux et forêts). L’objectif est de les outiller pour une meilleure prise en charge des préoccupations des détenus dans les lieux de prévention.

Après Thiès, l’Onlpl est à Mbour pour dérouler son programme de sensibilisation, mais aussi d’information, de formation et de visite des lieux de privation de liberté (la prison de Mbour, le commissariat et la brigade de gendarmerie). Cette activité entre dans le cadre de son combat contre les tortures et mauvais traitements dont les personnes privées de liberté sont victimes. L’Observateur national a rappelé l’importance de cette espace de dialogue et d’échange de quatre jours. Selon Mme Josette Lopez Marceline Ndiaye, des avancées notoires ont été notées depuis la mise en place de l’Onlpl. « Nous avons quelques difficultés compte tenu des moyens, mais nous avons remarqué que les choses avancent. On prend en considération beaucoup de recommandation de l’observateur. Les gens font beaucoup plus attention maintenant aux droits de l’homme et essaient de respecter le maximum possible les droits des détenus », s’est félicitée Mme Josette Lopez Marceline Ndiaye. De l’avis de la magistrate, tout homme a droit à la protection de sa dignité humaine. « Si quelqu’un doit être emprisonné, il ne doit pas être humilié. On ne doit pas toucher à sa dignité humaine. De plus en plus c’est une leçon qui est en train d’être assimilée et les gens font des efforts pour l’appliquer », a-t-elle noté. Interpelé sur l’humiliation subie par certains détenus qui seraient déshabillés à leur arrivée dans certaines prisons, l’Observateur national a condamné cet acte qu’elle a jugé dégradant. « Le fait de déshabiller les détenus et les mettre tout nu est humiliant. Ce n’est pas du tout correct et c’est interdit par la loi. C’est ôter au détenu toute dignité humaine que de le mettre à nu. Cela fait partie des choses prohibées par la loi et nous le condamnons », a indiqué Mme Josette Lopez Marceline Ndiaye. Elle a remercié la Délégation de l’Union européenne qui, dans le cadre de son programme d’appui au renforcement de l’état de droit, a permis à l’Onlpl d’organiser ce vaste projet à travers le Sénégal pour contribuer à l’éradication de la torture.

Cette initiative de l’Onlpl a été saluée par le préfet de Mbour. Saër Ndao a invité les uns et les autres à profiter de cette occasion pour mieux comprendre les missions et le fonctionnement de cette autorité administrative indépendante. Selon lui, les échanges et la formation avec les agents d’exécution des lois (administration pénitentiaire, police, gendarmerie, eaux et forêts) permettront à ces derniers de mieux prendre en charge les préoccupations des détenus dans les lieux de prévention.

S. O. F.

Un accident est survenu hier sur l’autoroute à péage. Arrivée sur les lieux, l’équipe du Soleil n’a pu faire son travail, la gendarmerie ayant installé un cordon de sécurité.

Dix supporters de foot ont été interpellés au Sénégal après les incidents qui ont fait huit morts et des centaines de blessés à la mi-juillet à Dakar lors de la finale de la Coupe de la Ligue, a-t-on appris mardi de source policière.

Ces supporters du club de l’Us Ouakam, équipe mise en cause dans ces échauffourées suivies d’un mouvement de panique, ont été interpellés lundi pour « meurtres, coups et blessures volontaires » et placés en garde à vue, a indiqué à l’Afp cette source policière. L’une des personnes arrêtées est le président du club des supporters de l’Us Ouakam, qui est accusé de ne pas avoir dénoncé des partisans du club recherchés par la police. Il est mis en cause pour « recel de malfaiteurs », selon la même source. Le club de l’Us Ouakam, un quartier de Dakar, a été reconnu «exclusivement responsable» des incidents et ses supporters ont commis « une faute grave et inadmissible », avait annoncé vendredi la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp), qui l’a lourdement sanctionné. Il perd la finale sur «tapis vert» au profit du Stade de Mbour, à 80 km au sud de Dakar, et écope de sept ans de suspension de toute participation aux compétitions de football sur le plan national.

Après avoir purgé sa peine, le club reprendra la compétition en division régionale (D4). Il se voit aussi infliger une amende de 10 millions de FCfa (15.245 euros).

AFP

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) et ses alliés exigent la libération « immédiate et sans condition » de néo-député Serigne Assane Mbacké. Il a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur le saccage des bureaux de vote le jour des élections.

Dans une déclaration signée par le secrétaire général national adjoint du Pds, Oumar Sarr, ils engagent « la responsabilité personnelle et directe » du chef de l’Etat, Macky Sall, dans ce qu’ils qualifient de « mesure illégale et une instrumentalisation de l’administration pour un règlement de comptes politiques ». Pour le Pds et ses alliés, « après avoir fait preuve d’incompétence, de sabotage et réussi à empêcher des centaines de milliers de Sénégalais d’accomplir leur devoir en choisissant leurs représentants à l’Assemblée nationale », le chef de l’Etat et son gouvernement tentent de « trouver des boucs émissaires pour justifier le saccage de certains bureaux à Touba par des populations exaspérées et en colère contre ce qui leur apparaissait comme un déni de justice ».

Oumar Sarr et ses camarades fustigent, dans le document, les « conditions d’arrestation de leur député ». « Serigne Assane Mbacké, après de multiples tracasseries et une nuit passée au commissariat de Mbacké en violation de l’article 111 du Code électoral, vient, à nouveau, d’être arrêté », accusant encore le président de la République de « vouloir coûte que coûte lui faire payer son choix de demeurer dans le Pds ». Pourtant, déplorent-ils,  « contrairement au nommé Mor Lô, il n’a été mis en cause par personne et rien ne permet de l’impliquer de près ou de loin dans les évènements survenus à Touba le jour des élections. Sa déclaration devant la presse a été faite dans les locaux de la sous-préfecture de Ndam alors que les faits avaient déjà eu lieu ».

Ibrahima BA

Le « Summer School » est une initiative du Gorée Institute en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer. Il permettra, l’issue de quatre jours de séminaire, de former une vingtaine de jeunes sur les questions de paix et de sécurité.

Le Gorée Institute et la Fondation Konrad Adenauer organise aujourd’hui, à Gorée, une formation d’été Intitulée « Summer School ». Une vingtaine jeunes leaders dynamiques issus de diverses sphères de la société civile sénégalaise seront renforcés. Ils viennent de Dakar, de Kolda, de Diourbel, de Fatick, de Kédougou, de Matam, de Saint-Louis, de Thiès et de Ziguinchor. Cette première édition qui s’étalera sur quatre jours a pour objectif de contribuer à la paix et à la sécurité en Afrique. A la suite de cette formation, ces jeunes pourront restituer leurs connaissances à leurs organisations et communautés respectives. Cette collaboration entre dans le cadre de la mise en œuvre du Centre d’excellence du Gorée Institute. Elle s’inscrit dans la perspective des programmes de jeunes leaders de la Fondation Konrad Adenauer.

La Summer School vient appuyer des initiatives entamées par les deux institutions pour traiter des questions de fond telles que le patriotisme, les défis liés à la migration des jeunes, l’éthique etc., qui contribuent grandement à l’instabilité politique des pays africains, y compris à la sécurité humaine du Sénégal. Aussi, cette formation se focalisera-t-elle sur leadership des jeunes, la paix et la sécurité afin de prendre en compte toutes les préoccupations qui, une fois couvertes, pourront permettre aux jeunes d’êtres de meilleurs acteurs et des modèles autant sur le plan communautaire et national que sous-régional et international.

Le Gorée Institute a, depuis près de 25 ans, fortement contribué à renforcer la paix et la sécurité à travers la participation des jeunes en Afrique de l’Ouest. En effet, à travers son programme de prévention des conflits et de consolidation de la paix, l’institut a pu renforcer la capacité de plusieurs jeunes acteurs de la société civile en Afrique de l’Ouest, créant ainsi une synergie entre leurs différentes organisations. La Fondation Konrad Adenauer a, pour sa part, beaucoup agi sur le terrain dans le domaine des dialogues multi-acteurs. Son implication sur les questions liées à la décentralisation ainsi que la citoyenneté des jeunes entre autres est un engagement continu pour l’atteinte de l’objectif d’un Sénégal émergent.

Ndiol Maka SECK

Le gouverneur Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, préside, le mercredi 9 août, un comité régional de développement (Crd) préparatoire à la commémoration de «la prière des deux rakkas», annonce un communiqué reçu à l’Aps. Cette manifestation religieuse annuelle commémore le passage du fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké à Saint-Louis, où il était revenu répondre au gouverneur français de Saint-Louis, avant son exil au Gabon en 1895.

Aps

Le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action Sociale (Sutsas) a décidé de surseoir à son mot d’ordre de grève qui était prévu les 8 et 9 août. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse sanctionnant la réunion de la dernière chance tenue dans le bureau du ministre de la Fonction publique, Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy.

Les travailleurs de la santé ont ainsi obtenu gain de cause dans leur lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Suite à l’expiration de leur préavis de grève, le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) voulait entamer une grève de deux jours à partir d’aujourd’hui. Mais une réunion de la dernière change s’est tenue hier, dans l’après-midi, autour du ministre de la Fonction publique qui a abouti à un accord portant, selon le communiqué, sur un « engagement » du gouvernement « à payer les salaires des contractuels de la Santé avec une enveloppe de 3,2 milliards de FCfa et les fonds de motivation des agents des établissements publics de santé pour un montant de 2 milliards de FCfa. C’est donc un total de 5,2 milliards disponibles immédiatement que le gouvernement va dégager rapidement ».

Le communiqué ajoute qu’une autre réunion est prévue aujourd’hui au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan « pour examiner la question des heures supplémentaires, entre autres ». Les autres questions de la plateforme revendicative feront l’objet d’un suivi régulier entre les deux parties. Pour rappel, le préavis de grève portait sur l’application des accords de 2014.

Cette réunion présidée par le ministre chargé de la Fonction publique, Mme Viviane Laure Elisabeth Bampassy, a vu la participation du Secrétaire général du Sutsas, Mballo Dia Thiam, en présence du secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), Mademba Sock.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Mgr Jean Noel Diouf n’est plus évêque du diocèse de Tambacounda. Il a démissionné de son poste après 20 ans de gouvernance pastorale. Dans sa lettre de démission, le guide religieux évoque des raisons de santé. Sa démission été acceptée par le Pape François qui a nommé Mgr Jean Pierre Bassène de Kolda comme administrateur apostolique du diocèse de Tambacounda.

Les diocèses du Sénégal continuent de perdre leurs évêques. Après le diocèse de Kaolack qui peine à trouver le remplaçant de Mgr Benjamin Ndiaye, nommé archevêque de Dakar après le départ du cardinal Théodore Adrien Sarr atteint par l’âge de la retraite, c’est au tour du diocèse de Tambacounda de voir son évêque partir. Mgr Jean Noël Diouf a démissionné de son poste qu’il occupait depuis 28 ans. Il n’est plus à la tête de la gouvernance pastorale du diocèse de Tambacounda. Sa démission a été acceptée par le Pape François. Le chef de l’Eglise catholique a aussitôt nommé Mgr Jean Pierre Bassène de Kolda comme administrateur apostolique du diocèse de Tambacounda. Il a mis en même temps le diocèse de Tambacounda à la disposition du Vatican jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision de quitter la tête du diocèse, après 28 ans au service des populations du Sénégal oriental, a été prise par Mgr Jean Noël Diouf lui-même, qui a évoqué des raisons de santé dans sa lettre de démission. Cela a été confirmé par un de ses collaborateurs, abbé Jean Pierre Songo Diokh, responsable du séminaire du diocèse de Tambacounda. Joint au téléphone, le prêtre formateur a indiqué que le père évêque n’a plus les capacités de gouverner le diocèse. Sa santé est devenue précaire et ne lui permet plus de continuer sa mission. « Il a des pertes de mémoire. Il oublie vite. C’est pour cette raison que le Pape François a accepté sa démission », a-t-il avancé. Même si les raisons de santé sont évoquées, Mgr Jean Noël Diouf que nous avons tenté de joindre n’est pas encore atteint par l’âge de la retraite (75 ans).

Agé de 71, Jean Noél Diouf a été ordonné évêque le 12 novembre 1989. Docteur en théologie biblique de l’Université grégorienne de Rome, Mgr Diouf est le premier évêque du diocèse de Tambacounda. Il est né dans  le village de Mokane, dans la région de Fatick. Il a fait ses études au Cours Sainte Marie de Hann, à Ngazobil, au collège Saint Gabriel de Thiès et Sainte Jeanne D’arc où il a obtenu son baccalauréat. Il a poursuivi ses études de philosophie et de théologie au Grand Séminaire Libermann de Sébikhotane. Il a été ordonné prêtre en 1972 à Diohine, la paroisse dont dépend son village natal. Beaucoup de prêtres du diocèse de Tambacounda sont ordonnés par Mgr Diouf. Sa démission est une grosse perte pour la circonscription territoriale de l’Eglise sénégalaise. Le Sénégal compte désormais cinq évêques en fonction sur sept diocèses. Pour faire fonctionner ce diocèse, Mgr Jean Pierre Bassène est obligé de cumuler son poste d’évêque de Kolda avec celui de Tambacounda. Une tâche qui ne sera pas facile parce que le père sera obligé de faire des va et vient entre les régions de Kolda, de Tambacounda et de Kédougou.

Eugène KALY

Le chavirement d’une pirogue, survenu samedi, vers 18 heures sur le bras de fleuve qui sépare les villages de Kaguitte et de Kassou-Sénégal situés à proximité de la frontière avec la Guinée-Bissau, a fait deux morts. Il s’agit de Yama Diatta et de Seynabou Cissé qui avaient la cinquantaine révolue. Le drame a plongé les populations des deux localités dans la consternation et la tristesse.

Selon les témoignages, l’accident serait dû à un vent violent « qui a fait chavirer la pirogue ». L’embarcation assurait la liaison fluviale entre le village de Kaguitte, situé dans la commune de Nyassia (Ziguinchor), et celui de Kassou au Sénégal. Quelque six personnes étaient à bord au moment de la catastrophe. La plupart des passagers, dont les défuntes Yama Diatta et Seynabou Cissé, provenaient de Kassou au Sénégal. Ces dernières étaient venues à Kaguitte vendre divers produits et en acheter d’autres destinés à un usage domestique.

Alertées, les populations de Kaguitte ont vite afflué sur les lieux du drame pour porter secours aux victimes de la pirogue qui venait de chavirer. Elles ont donc contribué au repêchage rapide des corps des deux femmes noyées et au sauvetage du reste des passagers de la barque à pagaie. Les dépouilles mortelles de Yama Diatta et de Seynabou Cissé ont été ensuite acheminées vers Ziguinchor. Ce énième chavirement de pirogue sur le bras de fleuve situé entre les villages de Kaguitte et de Kassou au Sénégal remet sur la table le problème de sécurité dans la navigation fluviale dans la région de Ziguinchor, notamment sur certains bras du fleuve Casamance.

El Hadj Moussa SADIO

Hier, à l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale, 36 élèves de la 9ème édition baptisée « colonel Madiop Diallo » ont reçu leurs épaulettes de sous-lieutenant. Commandant de l’Eogn, le Cl Amacodou Fall les a exhortés à être les porte-étendard de l’école.

Le directeur et commandant de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale (Eogn), le colonel Amacodou Fall, dans la célébration de la sortie de promotion baptisée « colonel Madiop Diallo », a affirmé que ces 36 sous-lieutenants se verront désormais confier des missions de sécurité et de défense. Car, « ils sont jugés aptes », après deux années de formation au cours desquelles les efforts physiques, intellectuels et moraux ont été positivement sanctionnés.

En effet, l’enseignement repose sur cinq piliers que sont l’instruction générale, militaire, professionnelle, juridique, l’entraînement physique, sportif, entre autres. Le colonel Fall s’est félicité de la diversité de cette promotion composée de 36 élèves officiers (32 hommes et 4 dames) dont 30 Sénégalais, 2 Gabonais, 2 Malgaches et 2 Guinéens. Durant leur séjour à l’Eogn, ajoute-t-il, ces derniers ont eu un comportement exemplaire. D’ailleurs, ils ont fait forte sensation lors du défilé du 4 avril dernier. « Au-delà de l’autorité que vous confère votre grade, vous avez besoin, pour asseoir votre légitimité, de certaines qualités essentielles dont la rigueur et la compétence, corollaires du professionnalisme », a-t-il dit. « Vous vous ferez obéir en raison de vos compétences et exemplarités et de vos capacités à fédérer autour d’objectifs clairs les femmes et les hommes placés sous votre autorité », leur a-t-il dit.

Selon le colonel Fall, le statut d’officier est exigeant en matière d’éthique et de déontologie. Cette exigence est le pilier de la relation de confiance entre l’officier et ses différents contacts professionnels et les populations. D’après lui, cette promotion se caractérise par sa diversité et sa mixité par les nationalités qui la composent, mais aussi à travers le mode de recrutement d’anciens sous-officiers de gendarmerie, de la brigade nationale des sapeurs-pompiers et des jeunes diplômés des universités. Il a rappelé que cette formation initiale de l’officier de deux ans le prépare au commandement de l’unité de la valeur du secteur de l’infanterie ou du peloton de la gendarmerie dans le cadre des missions de sécurité et de défense. « A cet instant solennel, pensez aux motivations probantes qui vous ont conduit à embrasser la carrière d’officier, la volonté de servir et de défendre vos pays respectifs, celle de défendre l’Etat de droit, les personnes et les biens », a-t-il lancé.

Le professionnalisme du parrain en bandoulière
Citant André Gide, le Cl Fall dit ceci : « C’est une grande et rare vertu que la patience, que de savoir attendre et murir, que se corriger, se reprendre et tendre à la perfection ». Aussi, a-t-il invité ces derniers qui, sous peu, seront déployés dans les théâtres d’opération, à la perfection. Il a rappelé que «commander, c’est comprendre, analyser et décider après». Il les «a exhortés à toujours chercher des solutions et d’avoir l’humilité en bandoulière». Feu le colonel Madiop Diallo, parrain de cette 9ème édition, fut connu pour sa probité, son humanisme, sa rigueur et son sens élevé du professionnalisme. Il fut rappelé à Dieu en novembre 2004. Prenant la parole, le ministre des Forces Armées Augustin Tine a affirmé que ce moment important des 36 sous-lieutenants est le résultat de leur dur labeur. « Vous répondrez à de multiples sollicitations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays », a-t-il indiqué; non sans ajouter que la patience d’apprendre, de progresser, de courage et d’abnégation dans l’adversité, la volonté d’aller vers l’avant et la confiance en soi ont guidé ces officiers. De ce fait, conclut le ministre, la formation qu’offre la Gendarmerie nationale est une formation d’élite de qualité et pourra servir à la population. Le major de la promotion Lt Mor Fall et les 35 officiers se sont engagés à servir leur patrie.

Serigne Mansour Sy CISSE

Penda Bâ a été finalement interpellée hier par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie. Elle a été cueillie à Mbour après deux jours d’intenses recherches.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la jeune femme avait proféré de graves insultes et tenu des propos jugés « ethnicistes ». Depuis qu’elle a posté sa vidéo, la Plateforme numérique de lutte contre la cybercriminalité de la gendarmerie logée à la Section de recherches était à ses trousses. Hier, après son interpellation, elle a subi un interrogatoire dans les locaux de la Section de recherches, sise à la caserne Samba Diéry Diallo de Dakar. Son arrestation intervient après celle de la chanteuse Amy Collé Dieng. Cette dernière est accusée d’offense au chef de l’Etat. Bien avant son arrestation, Penda Bâ s’est fendue d’une autre sortie vidéo où elle se confond en excuses. De leur côté, les autorités ont unanimement condamné de tels propos. «Des propos injurieux, d’où ils viennent, doivent être condamnés et leurs auteurs arrêtés», a dit le président du Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). En effet, Abou Abel Thiam, qui s’exprimait sur la Rfm, s’est dit « outré par une telle irresponsabilité ».

Oumar BA

Suite à la série de publication de vidéos ou fichiers audio proférant des insultes et autres paroles déplacées, le procureur de la République a publié un communiqué de mise en demeure. Le chef du parquet a rappelé la responsabilité de tous les auteurs de tels manquements, ainsi qu’aux administrateurs de sites, aux modérateurs et de façon générale à tous responsables du secteur concerné.

Dans son communiqué de presse, le procureur a d’emblée fait remarquer qu’il y a « depuis quelque temps un comportement répréhensible et de plus en plus récurrent de personnes mal intentionnées qui utilisent les réseaux sociaux et autres sites internet pour diffuser des images ou propos obscènes, injurieux et même à caractère ethnique ». Sans ambages, le parquet a noté que « de tels faits sont contraires à nos valeurs de paix, de fraternité et d’entente cordiale ». En d’autres termes, le document indique que ces comportements « portent atteinte à l’honorabilité des personnes ainsi qu’à l’ordre public ». Ils sont par ricochet « punis par les dispositions du Code pénal, notamment celles relatives à la cybercriminalité qui prévoient l’application de peines pouvant atteindre dix années d’emprisonnement ».

En conséquence, le procureur de la République a déclaré que « une mise en demeure est adressée, à travers le présent communiqué, à tous les auteurs de tels manquements, ainsi qu’aux administrateurs de sites, aux modérateurs et de façon générale à tous responsables du secteur concerné, aux fins de mettre un termes à ces agissements répréhensibles sous peine de poursuites judiciaires ». Pour rappel, au moins trois documents sonores et audio ont été publié récemment à travers les réseaux sociaux. Aux dernières nouvelles, l’une des auteurs, la chanteuse Amy Collé Dieng, a été interpelée pour avoir produit un fichier audio où elle tient des propos malveillants en direction du chef de l’Etat.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La responsable de l’Observatoire nationale des lieux de privation de liberté, Josette Marceline Ndiaye Lopez, va séjourner à Mbour du 7 au 12 août dans le cadre de sa mission de prévention de la torture, des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, annonce un communiqué reçu à l’Aps. Accompagnée par des délégués, Mme Lopez va expliquer aux autorités administratives et judiciaires de Mbour les missions et le fonctionnement de l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (Onlpl). Les responsables de l’Onlpl visiteront la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour, la brigade de gendarmerie et le commissariat de police de la ville, selon le communiqué. Un atelier de formation des agents d’exécution des lois sera organisé dans cette ville lors du séjour des membres de l’Onlpl sur la mission de « prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Les participants à cet atelier vont réfléchir à « la responsabilité administrative et disciplinaire des agents d’exécution des lois » et aux « conséquences psychologiques de la torture sur les victimes ».

APS

La résidence Khadim Rassoul de Darou Manane abrite depuis mercredi un séminaire de formation à l’intention de maîtres coraniques en provenance des 13 régions du pays. Il est assuré par Majid Sakilo de la République islamique d’Iran sollicité par la Fédération nationale des maîtres coraniques du Sénégal (Fnmcs).

Organisé pour la deuxième fois, le séminaire se tient du 02 au 04 août à Touba, en collaboration avec le Dr Hasan Ismaty du centre culturel de l’ambassade de la république islamique d’Iran. Le thème séminaire porte sur « la méthodologie des articulations et de la mélodie coranique ». Ce sont le Dr Hassan Ismaty, responsable du centre culturel iranien, et Dr Majid Sakilo qui conduisent le projet de formation. A son ouverture, Serigne Khaly Diakhaté, maître coranique, président de la Rabita qui regroupe les maîtres coraniques de Touba, 3ème vice-président national et président régional de la Fédération nationale des enseignants coraniques du Sénégal, a souhaité la bienvenue aux hôtes et aux différents participants. Ce séminaire, a fait savoir Serigne Khaly Diakhaté, est à sa deuxième édition et « s’inscrit dans le cadre des rapports de coopération entre notre fédération et des pays frères musulmans comme la République islamique sœur d’Iran, avec qui nous avons longuement cheminé dans le cadre des formations scientifiques ». La fédération national vise, à travers ce séminaire, à approfondir les connaissances des maîtres coraniques, les conformer aux outils pédagogiques de notre époque que sont les Tic (Technologies de l’information et de la communication). Connaître le Tajwid iranien, de l’avis de Serigne Khaly Diakhaté, « est une acquisition importante dans l’étude des sciences religieuses et leur vulgarisation dans nos écoles respectives ».

Les «daaras», à travers les maîtres coraniques formés, vont tirer bénéfice en maîtrisant davantage des connaissances acquises à partir de spécialistes dans des domaines ciblés. « Ces formations nous permettent de consolider les connaissances théoriques acquises par des expériences pratiques conventionnées, à travers un programme condensé du formateur, qui fera un suivi avec les étudiants à travers internet », a-t-il ajouté.

Une coopération pédagogique riche en opportunités
Empêché, le président Moustapha Lô a été représenté par Mouhamadou Lamine Fall, le deuxième vice-président de la fédération nationale qui a magnifié la coopération entre la fédération et les pays islamiques. « Aujourd’hui, à l’exception du représentant de la région de Matam, toutes les autres régions du Sénégal sont présentes dans la salle et les participants sont au nombre de 30 maîtres coraniques. Cette coopération a ouvert plusieurs opportunités à nos étudiants à travers des bourses de formation de 3 à 18 mois en Iran », a indiqué Mouhamadou Lamine Fall. Il a révélé que le centre de formation des oulémas de la Mauritanie accueille actuellement 15 à 30 étudiants depuis 4 ans, de même que d’autres universités comme Abdallah Ibn Yacine, en Egypte, en Malaisie et en Turquie. « La barrière linguistique ne constitue pas un facteur bloquant car un langage universel nous unis et c’est le saint Coran; ainsi on se comprend sans difficulté », précisé le vice-président de la fédération nationale. Il faut se cultiver en arabe moderne et le persan, entre autres. Certains de nos étudiants, après 4 ans en Turquie, maîtrisent la langue du pays. Revenant sur la fédération, Serigne Khaly Diakhaté a précisé que l’objectif de cette organisation est uniquement axé sur la formation, l’acquisition de connaissances scientifiques et la maîtrise du Coran. Au-delà des barrières linguistiques, il y a celles religieuses, confessionnelles, entre autres, qui nous réunissent plus qu’elles ne nous opposent. (Mouride, Tidiane, Khadre, Shadilya, shiite se comprennent car nous sommes des amis et avons en commun le Coran qui est notre lien indéfectible. Cette diversité fait notre force et étonne. A l’étranger, il est fréquent qu’on nous demande souvent comment on peut être ensemble et vivre en paix en ayant des convictions différentes. Cela traduit aussi la force de notre culture et des liens qui existent entres les populations du Sénégal», a-t-il dit.

Mamadou DIEYE

Abidjan - Une vingtaine de Sénégalais sont emprisonnés en Côte d’Ivoire, a indiqué à l’Aps l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, Abdou Lahad Sourang. «L’année dernière au mois d’août, une association avait organisé un «Ndogou» pendant le Ramadan. Je suis allé prier avec nos détenus. A l’époque, il n’y avait que 17 détenus à la Maison d’arrêt et de correction de Yopougon. Aujourd’hui, au moins une vingtaine de Sénégalais sont dans les prisons ivoiriennes», a-t-il dit. Le diplomate a indiqué que «les Sénégalais emprisonnés sont accusés d’escroquerie, avec des peines assez légères, mais jamais dans le grand banditisme». «Les Sénégalais ne sont pas dans le grand banditisme, mais comme ce sont des hommes d’affaires ou ils sont dans l’artisanat, cela se passe un peu partout, ils peuvent acheter un bijou de bonne foi alors que le vendeur est un receleur. Ce sont ces petits problèmes qu’ils rencontrent», a fait savoir Abdou Lahad Sourang. En dehors de cela, a souligné l’ambassadeur Sourang, «il n’y a aucun problème dans la mesure où la carte de séjour qui leur permet de circuler est la carte consulaire».

De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène

Plus de 50% des contentieux judiciaires dans la région de Ziguinchor sont liés à des conflits fonciers « très importants dans cette partie sud du pays », a relevé Alioune Abdoulaye Sylla, procureur de la République près du Tribunal de grande instance de Ziguinchor.

« Un peu plus de 50% des contentieux judiciaires au Tribunal de grande instance de Ziguinchor sont liés à des conflits fonciers. Les problèmes fonciers occupent une place importante dans les contentieux juridictionnels et dans les cas envoyés à la Maison de justice pour médiation », a notamment expliqué M. Sylla. Le procureur de la République prenait part à une rencontre de partage et de sensibilisation des élus locaux et des leaders d’opinion sur « L’accès au foncier dans la région naturelle de la Casamance ».

A l’initiative de la Maison de justice de Ziguinchor, en partenariat avec la coopération française, cet atelier présidé par le préfet Ibra Fall a réuni des magistrats, le directeur régional des impôts et domaines. Des élus locaux, des délégués de quartier, des présidents de commissions domaniales dans les collectivités locales, entres autres acteurs, ont assisté à la réunion en vue de pouvoir « cerner les enjeux et de trouver des solutions à la problématique liée au foncier ». « Souvent les conflits fonciers opposent des membres d’une même famille ou des voisins de longue date. La règle de droit a un tranchant très vif pour être appliquée à des personnes de même famille ou habitant le même quartier depuis des années », a ajouté le procureur de la République.

Il a avoué avoir fait souvent recours aux rôles d’intermédiation de la Maison de justice pour des règlements à l’amiable en privilégiant le dialogue « pour éviter des déchirures dans les familles et entre voisins ».

M. Sylla a expliqué que les conflits fonciers sont plus répandus dans la commune de Ziguinchor et à Cap Skrring où les personnes ne connaissent pas la loi sur le domaine national. « Il s’y ajoute que certaines croyances locales sont très ancrées chez certaines communautés qui ont une certaine conception de la propriété foncière qui ne cadre pas avec celle du législateur », a-t-il dit. « En moyenne, nous enregistrons tous les mois pas moins de six cas de conflits liés au foncier. Si vous prenez cela à l’échelle annuelle nous comptabilisons tellement de conflits durant les 12 mois. Ces conflits opposent souvent des familles entières ou des communautés qui se disputent des terres parce que tout simplement la loi sur le domaine national n’est pas comprise par la majorité des Sénégalais », a ajouté Mamadou Lamine Sagna, coordonnateur de la Maison de justice de Ziguinchor. « Nous recevons souvent des cas de plaignants qui disent qu’ils ont hérité d’une telle parcelle de leurs aïeux alors qu’ils ne disposent d’aucun titre juridiquement valable. Nous sommes obligés de trouver des solutions palliatives pour régler certains cas avant que cela ne débouche sur des conséquences sociales parfois dramatiques avec des menaces de mort et d’autres menaces de tous genres qui perturbent parfois la quiétude sociale », a fait remarquer M. Sagna.

APS

En conférence de presse conjointe, le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) et la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes ont fait l’état des lieux du phénomène au plan national et régional. Au Sénégal, les femmes et les enfants continuent d’être les plus grandes victimes.

Malgré les efforts consentis par l’Etat, la traite des personnes reste toujours une réalité au Sénégal. Selon la représentante régionale adjointe du Bureau pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Onudc, Chantal Lacroix, elle existe dans notre pays sous plusieurs formes. Toutefois les plus répandues sont l’exploitation par la mendicité, la prostitution forcée et le travail domestique, notamment des Sénégalaises, vers les pays du Maghreb. Et pour le président de la Cellule nationale de lutte contre la traite, ce phénomène touche les couches les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants. « Elle est un fléau mondial dont la déclinaison la plus visible au Sénégal est la mendicité des enfants. Mais on ne doit pas occulter les autres formes de traite comme le travail dans l’orpaillage traditionnel, l’exploitation sexuelle ou encore la servitude domestique », a insisté Mody Ndiaye.

Cependant, a-t-il précisé, le pays s’est engagé de façon résolue à apporter des réponses efficaces aux périls de la criminalité organisée. Un certain nombre d’actions ont été menées à cet effet comme le démantèlement de plusieurs réseaux qui se livraient à des trafics d’êtres humains, le renforcement des capacités des acteurs qui interviennent dans la lutte, le renforcement de la coopération sous-régionale, l’opération de retrait des enfants dans la rue, etc. « Le faible nombre des infractions de traite d’êtres humains constaté par les services de police et de gendarmerie révèle que les victimes potentielles ne s’auto-identifient pas en tant que telle, et dénonce rarement les faits. Les obstacles pour relever le défi de cette forme d’esclavage moderne sont l’identification de victimes, le défaut d’informations, une muette application de la loi contre les auteurs de traite des personnes et pratiques assimilées », a-t-il déploré. Selon M. Ndiaye, il ne s’agit pas seulement de réprimer, mais d’informer, de sensibiliser, de protéger les victimes. C’est pourquoi il a invité tout le monde à une implication plus forte à côté de l’Etat.

Au plan mondial, a relevé Mme Chantal Lacroix, la plupart des victimes de la traite des personnes sont des femmes et la forme d’exploitation la plus répandue est l’exploitation sexuelle. « La traite des personnes est la troisième activité illégale la plus profitable après les trafics de drogues et d’armes. Les victimes ne sont pas libres de tous mouvements. Elles sont sous le contrôle des trafiquants », a fait savoir la représentante régionale adjointe de l’Onudc. Selon ses chiffres, c’est plus de 2,5 millions de personnes par an qui sont victimes de traite sous toutes ses formes : prostitution, esclavage, travail forcé, prélèvement d’organes, etc. Les enfants représentent 71% des personnes victimes dans le monde. Et sur ce chiffre, les filles représentent les deux tiers.

En se basant toujours sur les données de Mme Lacroix, les victimes en Afrique de l’Ouest sont exploitées à l’intérieur de l’espace Cedeao. C’est seulement 13% qui le sont hors de leur région. Des filles originaires du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger sont victimes d’exploitation domestique et sexuelle dans des pays comme le Gabon, la Guinée équatoriale mais aussi dans le Maghreb.

Ndiol Maka SECK

La grande conférence sur le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam tenue hier à Dakar, au Grand Théâtre, a été un moment intense de partage entre les membres et les partenaires de la communauté sénégalaise du pèlerinage.

Après Thiès, Mbour, Kaolack, Louga et Saint-Louis, la ville de Dakar a abrité, hier, au Grand Théâtre, la grande conférence sur le pèlerinage aux lieux saints de l’islam. Une activité qui rentre dans le cadre de la nouvelle politique de décentralisation de l’information de la Délégation générale du pèlerinage. Il s’est agit au cours de la conférence comme l’a souligné le délégué général au pèlerinage, le Pr Abdoul Aziz Kébé, de construire la communauté du Pèlerinage comme intitulé dans le thème de la conférence qui a porté sur : « Construire ensemble la communauté du pèlerinage. Leçons d’histoire. Viatique pour 2017 ».

Innovations apportées
Le délégué général au pèlerinage s’est dit fier de voir le sérieux avec lequel le Royaume d’Arabie Saoudite œuvre pour améliorer les conditions de séjour des pèlerins. Il a, au nom des autorités de l’Etat du Sénégal, remercié le peuple saoudiens et le Roi Salman Ben Abdoul Aziz. Les mêmes remerciements ont été aussi adressés aux partenaires, de la Banque islamique du Sénégal (Bis), de la direction de la santé et du ministère du tourisme, pour ne citer que ceux-là, pour les facilités offertes compte tenu du « Hadj » qui est multidimensionnel et multisectoriel. Le Pr Abdoul Aziz Kébé a souligné, dans le cadre de la réforme en 2016, des innovations qui ont été apportées, notamment ce changement de paradigme et le changement dans la représentativité. Et ce dernier de préciser que le « Hadj » est un déterminant de la foi du musulman, un événement de dimension universelle et un rituel religieux. C’est pourquoi, il a souligné qu’il convient de donner beaucoup de sérieux au « Hadj » qui possède une fonction intégratrice du fait qu’il montre que la condition humaine est une.

Citant le roi Mansa Moussa dans l’empire du Mali qui en 1324 a effectué le pèlerinage à la Mecque ou encore en 1351 le Roi Mansa Souleymane au 14ème siècle qui acheta plusieurs livres pour faire des bibliothèques publiques, le Pr Abdoul Aziz Kébé a montré l’antériorité de la civilisation islamique en Afrique sur l’arrivée de l’Europe coloniale. Au Sénégal, il a loué l’islam confrérique avec plusieurs figurent comme Oumarou Foutiyou Tall en Afrique de l’Ouest, El Hadj Malick Sy, Cheikh Ibrahima Niass et autres qui, à travers le « Hadj », ont joué leur partition dans l’islamisation des populations. Il aussi indiqué que  le « Hadj » est un patrimoine, un héritage et nullement une simple opération touristique, d’autant que c’est le cinquième pilier de l’islam dont la Délégation générale a pour mission de préparer, coordonner, superviser et contrôler l’organisation ».

Les quotas, une concession de service public
Avec la réforme, sur les 145 structures qui avaient l’agrément dans l’organisation du « Hadj » sous la supervision de la Délégation générale, se sont greffées 140 nouvelles structures qui portent au chiffre de 285 le nombre d’organisations agréées à convoyer des pèlerins aux lieux saints de l’islam. Pour le délégué général, le quota de pèlerins sénégalais n’a pas changé car il est toujours fixé à 10.500 pèlerins. L’Etat du Sénégal qui a le devoir d’organiser le pèlerinage, a fait une concession de service public. Ce qui l’oblige à faire des observations et un contrôle sur le travail fait par les voyagistes. Si la délégation générale est appelée à gérer un quota de 1.000 pèlerins, les 9.500 autres pèlerins sont partagés aujourd’hui entre les 285 voyagistes agréés. Lors de la conférence, les lauréats sénégalais du concours mondial de récital du Coran, notamment Mamadou. M. Diallo et Mame Diarra Ngom, ont reçu respectivement des cadeaux de reconnaissance de la part du Délégué général. L’ambassadeur du Royaume de l’Arabie Saoudite a offert une bourse d’études universitaires à Mamadou. M. Diallo et une enveloppe de 5 millions de FCfa. Mlle Mame Diarra Ngom, quant à elle, a reçu de Son Excellence une enveloppe de 3 millions de FCfa.

Cheikh Ahmed Tidiane Samb, au nom des voyagistes, tout comme Mamadou Dème, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal, le directeur général de la Banque islamique, ont tour à tour salué la tenue de la conférence qui participe au partage d’informations sur le pèlerinage. Ils ont promis un accompagnement pour faire de l’édition 2017 de l’organisation du « Hadj » une parfaite réussite.

L’obstacle de la taxe de 339.000 FCfa
La question de la nouvelle taxe fixée par les autorités saoudiennes pour une certaine frange de pèlerins qui ont effectué le pèlerinage dans les cinq dernières années s’est invitée dans les discussions. Il s’agit d’une taxe de 2.000 Rials qui équivaut à 339.000 FCfa. Une manière de décourager ceux qui se paient le voyage régulièrement et offrir l’opportunité du pèlerinage à d’autres qui n’ont jamais accompli ce cinquième pilier de l’islam. Le délégué général au pèlerinage, le Pr Abdoul Aziz Kébé, a précisé que cette taxe est universelle. Il a révélé que c’est le Roi d’Arabie Saoudite qui a payé la taxe pour les pèlerins saoudiens afin de leur faciliter la tâche. Abdoul Aziz Kébé a demandé aux voyagistes de ne pas faire de la surenchère sur le prix de cette taxe fixée à 339.000 FCfa pour les pèlerins sénégalais. Palla Mbengue, au nom des voyagistes, dit s’en remettre au chef de l’Etat pour lui demander de faire une nouvelle fois un effort pour régler la note qui risque d’être très salée pour les pèlerins. Une lettre dans ce sens sera prochainement adressée au chef de l’Etat Macky Sall, signale-t-il.

Babacar Bachir SANE

Du matériel roulant, composé de 13 pick-up et 12 motos, a été remis, hier, aux agents en charge de la gestion des frontières. C’est dans le cadre de la coopération Sénégal-Union européenne. La cérémonie a eu lieu à l’Ecole nationale de police.  

Treize (13) véhicules de type pick-up et 12 motos ont été remis hier aux services responsables de la gestion des frontières afin de les appuyer dans l’exercice de leurs fonctions. Ce don en équipements mobiles entre dans le cadre du Projet d’appui à la gestion des frontières financé par l’Union européenne (Ue) à hauteur de près de 2 milliards de FCfa, souligne un communiqué de la délégation de l’Ue au Sénégal. L’initiative vise à améliorer les capacités des services de l’Etat en charge de la gestion des frontières, notamment la Police, la Gendarmerie, les Douanes et les Services phytosanitaires, vétérinaires et environnementaux, dans leur lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, le terrorisme et les bandes criminelles. Elle va aussi faciliter les passages licites des personnes et des marchandises, conformément au principe de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao. La cérémonie, précise le texte, a eu lieu à l’Ecole nationale de police, en présence du directeur général de la Police nationale, l’Inspecteur général Oumar Mal, du directeur général des Douanes, Papa Ousmane Guèye, du commandant de la Gendarmerie territoriale, le général Mamadou Diouf, de l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, Joaquín González-Ducay, etc.

Outre ce lot de véhicules, informe le communiqué, six vedettes fluviales seront également livrées très prochainement ainsi que d’autres matériels bureautiques et techniques, notamment 30 jumelles de vision nocturne et 30 boîtiers de contrôle de documents. « Le concept de frontières est vaste et complexe, mais dans sa forme la plus simple, il se réfère à la délimitation d’un territoire gouverné par une autorité. À ce titre, elles sont pour un pays, l’expression la plus aboutie de la souveraineté étatique. Il convient dès lors de pouvoir les contrôler le plus efficacement possible en fonction des contraintes notamment en termes de moyens humains et matériels afin de savoir qui et quoi y entre et en sort »,  a soutenu l’ambassadeur Joaquín González-Ducay.

Le projet d’appui à la gestion des frontières a permis la construction de huit postes-frontières dont quatre ont déjà été inaugurés à Diama, Dagana, Kidira et Bakel. Les postes-frontières de Podor, de Barkévy, de Dembankané et de Gourel Oumar Ly seront inaugurés en octobre prochain. Quant au poste de Rosso, il a fait l’objet d’une rénovation. Selon le document, au-delà des équipements et des infrastructures, des manuels méthodologiques et des procédures d’opérations standards ont été développés pour renforcer le contrôle aux frontières, la collecte, l’analyse et le partage d’informations, ainsi que la surveillance des frontières. Et plus de 200 agents des services de Sécurité intérieure ont été formés sur la base de ces nouvelles méthodes et procédures de travail.

Ndiol Maka SECK

Une fille mineure en classe de cinquième a tenté de se suicider, en absorbant de l’eau de Javel le lundi 31 juillet 2017, au quartier « Diallou Rail », dans la commune de Linguère. Tout est partie d’une histoire d’amour.

Selon la version des témoins, la fille aurait passé une nuit avec son copain dans le même quartier à l’insu de son tuteur. Après une longue absence des lieux, ses oncles ont cherché toute la nuit durant leur nièce, M. Fall, une orpheline totale. Malheureusement tous leurs efforts sont restés vains. Le lendemain, une fois à la maison, ses oncles l’ont fessé sans pitié. Après cette bastonnade, au bout de ses nerfs, elle a voulu mettre un terme à sa vie, en se saoulant avec de l’eau de Javel. Pour sauver sa vie, les proches parents aidés par voisins l’ont évacué à l’hôpital Maguette Lô de Linguère. Plus de peur que de mal heureusement, elle a repris conscience. Selon les blouses blanches, « sa vie ne serait pas en danger ».

Masse NDIAYE

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.