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Société & Faits divers (1692)

Un bon musulman, c’est celui qui est propre aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est pourquoi, en animant une conférence religieuse samedi au Cices, Imam El hadji Mouhammedou Abdoulaye Cissé a invité les musulmans à lutter contre l’insalubrité sous tous ses aspects.

« Hygiène et santé en Islam : entre la spiritualité et la citoyenneté ». C’est le thème autour duquel l’Imam El hadji Mouhammedou Abdoulaye Cissé a entretenu, samedi, un public que la salle de l’Unité africaine du Centre international de commerce extérieur du Sénégal (Cices) avait du mal à contenir. Pendant près de deux heures, le fils de feu Imam Madior Cissé de Saint-Louis a tenu en haleine son auditoire en lui décortiquant, avec versets de Coran et/ou hadiths à l’appui, les recommandations de l’Islam pour une société saine et sauve. « Au-delà du message qu’il adresse à l’humanité, le Coran est aussi une source de miséricorde et de santé à la fois physique, morale et spirituelle », a d’emblée souligné le conférencier devant le gouverneur de la région de Dakar, Mouhamet Fall et le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Mokhtar Diop, entre autres personnalités présentes dans la salle.

Pour le guide, au-delà des questions rituelles, l’Islam véhicule une véritable civilisation. Il s’est, tout au long de sa communication en deux parties, mis a démontré cette hypothèse en s’appuyant sur une méthodologie inattaquable. Sur la dimension spirituelle de la santé et de l’hygiène en Islam, il a soutenu, reprenant les propos du prophète de l’Islam « qu’Allah est propre et aime la propreté. Ne gardez pas les ordures dans vos maisons ». En l’en croire, c’est ce qui justifie que la purification soit considérée comme une obligation prescrite par le Coran et la Sunna (tradition mohammadienne). « Il est établi que la prière constitue le deuxième pilier de l’Islam. Mais sans la purification, elle ne tient pas ni ne vaut rien, comme l’a révélé le Prophète Mouhammed (Psl) », mentionne Imam Cissé.

Concernant le volet citoyen du discours de l’Islam sur la santé et l’hygiène, selon Imam Abdoulaye Cissé, il est en phase avec les préoccupations de tous les Etats qui aspirent à la santé et au bien-être de ses populations. « En Islam, beaucoup de hadiths mettent en exergue l’importance de la prévention. Le Prophète (Psl) aimait à enseigner que «mieux vaut dépenser un Dirham pour la prévention que de dépenser beaucoup d’argent pour se soigner». C’est pour ce souci de former des musulmans responsables que le Prophète exhortent ceux qui se réclament de lui à éviter l’alcool et toute forme de drogue qui contiennent des substances toxiques qui peuvent à la foi nuire à l’individu et altérer sa santé physique et mentale », a relèvé l’Imam. Sous un autre plan, il a mentionné que l’Islam a très tôt consacré l’isolement pour des raisons sanitaires en ordonnant la mise en quarantaine des patients en cas de maladies contagieuses.

Ndiol Maka SECK

Le mouvement de la Jeunesse Khadrya dirigé par Cherif Cheikh Hadramane Bakhayda Aïdara va tenir sa première manifestation dans le cadre de la commémoration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou. Les jeunesses de la khadrya auront droit à une série de conférences animées par d’éminents spécialistes.

Sous l’égide du Khalife général des Khadres, Cheikh Aya Ould Cheikh Talibouya, Cherif Bakhayda Aïdara va organiser samedi prochaine, 29 avril 2017, à Pikine Icotaf, une grande conférence religieuse. Cette rencontre va permettre aux jeunes khadres de revisiter la vie et les enseignements de leur guide religieux pour en tirer des réponses aux questions contemporaines qui les interpellent au quotidien. Le mouvement de la Jeunesse Khadrya compte démontrer ainsi l’actualité du message du saint homme. Le responsable morale du mouvement a souligné que l’ordre leur a été donné de commémoration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou convenablement à la dimension de l’homme. Cherif Bakhayda Aïdara a rappelé que 2017 a été déclarée année Cheikhna Cheikh Saad Bou Aïdara qui est disparu le 12 juillet 1917, correspondant au 22ème jour du mois béni de Ramadan de la même année. Le guide religieux a indiqué qu’en marge de cette conférence, des prières seront formulées pour le pays et son président de la République Macky Sall.

Cherif Bakhayda Aïdara est revenu sur « l’importance que son grand-père accordait au Sénégal pour qui il a formulé une prière restée mémorable tant dans sa profondeur que dans sa générosité. En effet, le guide religieux a, dans un de ses écrits, sollicité du Bon Dieu pour qu’il couvre le Sénégal de prospérité ainsi que la paix pour son peuple ». Venu de la Mauritanie, Cheikhna Cheikh Saad Bou a parcouru une bonne partie du Sénégal, de Saint-Louis à Dakar, en passant par Tivaouane et Diourbel. Au cours de son séjour dakarois, il a été accueilli par la collectivité Lébou sur invitation du dignitaire Cheikh Youssouf Bamar Guèye. « Ce dernier a été émerveillé par la dimension spirituelle du saint homme lors d’une rencontre à Saint-Louis. C’est ainsi que Cheikhna Cheikh Saad Bou avait formulé des prières pour les lébous avant de prédire la prospérité de cette bourgade qu’était Dakar et prier pour son agrandissement », a rapporté Cherif Bakhayda Aïdara.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Seydina Limamou Thiaw Laye n’a fait que perpétuer les enseignements de l’islam. Le porte-parole Mouhamadou Lamine appelle à un ancrage dans les valeurs islamiques.

Le comité de réflexion et d’orientation de la communauté layène a organisé avant-hier une journée sur l’actualité du message de Seydina Limamou Laye face aux grands défis de l’heure qui interpellent notre pays. Pour les organisateurs, il s’agit de réfléchir sur la bonne gouvernance et la sécurité. Le porte-parole du Khalife général des Layènes, Mouhamadou Lamine Laye, est revenu sur le sens et la portée de l’appel initié par Mame Limamou. D’après lui, c’est à un moment sombre de notre existence qu’il a lancé à l’endroit des hommes et des djinns son fameux « Répondez à l’appel de Dieu ».

A l’en croire, ceux qui critiquent ce message doivent se taire. « Nous devons craindre Dieu ; Satan a refusé l’émissaire Adam et Dieu l’a automatiquement rétrogradé. La lumière de Dieu ne sera jamais éteinte, même si les mécréants veulent qu’elle s’éteigne », a dit Mouhamadou Lamine Thiaw.

Le guide religieux a aussi axé son discours sur les recommandations du Coran qui nous demande d’être unis. « Serigne Touba nous interdit de considérer comme ennemi une personne qui, une fois, a prononcé les paroles attestant l’unicité de Dieu et la véracité du Prophète Mouhamed-Psl », a-t-il déclaré, invoquant un poème de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Citant l’écrivain Français André Gide, le marabout layène déclare : « le hasard, c’est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer ».

De son côté, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a salué le rôle des guides car, pour lui, « ce qui tient le Sénégal ce sont les foyers religieux ». Le président du comité d’initiative Alioune Badara Bèye a souligné que l’appel est un moment de sublimation de la foi. « Dans tous les secteurs vitaux, la communauté layène regorge de compétences avérées. Elle n’est pas à part », a-t-il reconnu.

La 137ème édition de l’anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou sera commémorée les jeudi 27 et vendredi 28 avril prochains.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est finalement à 0h 30 mn, dans la nuit du samedi à dimanche, que des militants de « And Dolel Khalifa » ont été libérés après six heures de garde à vue dans les locaux du commissariat central de Saint-Louis. Les huit partisans du maire de Dakar ont été accueillis chaleureusement par leurs camarades, parents et amis et les responsables de la coalition Manko Wattu Nndar. Ils avaient été arrêtés à la suite d’une interdiction de la marche qu’ils avaient programmée samedi dernier dans la capitale du Nord. Dr Abdoulaye Ndoye de Rewmi, Ibrahima Dièye et plusieurs autres responsables de cette coalition de l’opposition ont déploré cette « attitude » adoptée par les autorités administratives pour les empêcher de s’exprimer. Ils envisagent de déposer une autre demande d’autorisation de marche pour « faire comprendre aux pouvoirs publics que le Sénégal est un Etat de droit ».

Mb. Kharachi Diagne

Toujours collé à l’actualité, l’Imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé de Saint-Louis anime ce matin, à Dakar, une conférence religieuse sur « Hygiène et santé dans l’islam : entre spiritualité et citoyenneté ». Cette rencontre réunira des disciples venus de tous les coins du pays.

Imam ratib de la grande mosquée « Ihsaane » de Sindoné à Saint-Louis, Serigne El Hadj Mouhammedou Abdoulaye Cissé tient ce matin une conférence religieuse au Cices sur : « Hygiène et santé dans l’islam : entre spiritualité et citoyenneté ».

A l’initiative de la Dahira « Moutahabbina Fillahi » de la région de Dakar et banlieue affiliée à la « Hadara » de Serigne El Hadj Madior Cissé de Saint-Louis, cette conférence est organisée depuis 2005 sur l’autorisation et la bénédiction du saint homme. Président de la fondation « Ihsaane », Imam Abdallah Cissé, comme le surnomment affectueusement ses disciples, a un parcours atypique du fait de son passage aux « daaras » traditionnels à l’instar des grands érudits du pays et de sa stature d’intellectuel et d’universitaire.

Conférencier de renommée internationale, il sillonne le Sénégal et le monde pour propager un message d’union des esprits et des cœurs, un message de paix et de miséricorde en abordant des thèmes qui interpellent l’islam et le soufisme. À l’image de son vénéré guide et père Serigne El Hadj Madior Cissé, Serigne Mouhammedou Cissé s’inscrit dans la continuité de la mission, c’est-à-dire la formation de musulmans pieux, de citoyens exemplaires qui incarnent les valeurs islamiques universelles en s’inspirant de la charia, de la tarikha, des enseignements et modèles d’éducation des Cheikh de la tarikha tidjane.

À travers le legs de la mission à Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé, Seydi El Hadji Madior Cissé et ses prédécesseurs Cheikh de la confrérie tidjane rendent hommage et lancent un appel à la jeunesse, car de la sagesse de la jeunesse se lit la durabilité et la perpétuation de l’appel islamique.

Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé place les jeunes au cœur de la mission et au cœur des défis islamiques en tant que porteurs de savoir et de sagesse, modèles inspirés de musulmans et défenseurs absous de fanatisme.

Ndiol Maka SECK

La plupart des Ong et des organisations de la société civile ignorent le cadre juridique et règlementaire.

Les Ong et les organisations de la société civile sont souvent confrontées à des difficultés dans l’exécution de leurs programmes. Des réformes ont été initiées depuis deux ans pour rendre leurs activités plus visibles et apporter des correctifs sur leur statut juridique. Mais, la plupart d’entre elles ne connaissent pas le cadre juridique et règlementaire. C’est du moins ce qui ressort de l’atelier interrégional regroupant des Ong et des organisations de la société civile des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor qui vient de se tenir dans la capitale du Fouladou.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’amélioration du cadre d’intervention des Ong et des organisations de la société civile dont l’objectif est de les appuyer à avoir plus de visibilité sur le terrain. Les acteurs de la société civile de la région de Kolda comptent ainsi jouer leur partition. Ils ont déjà entamé des discussions dans ce sens, en concertation avec l’administration. Ils comptent également faire des propositions pour améliorer le cadre règlementaire, selon Seydou Wane, président de la Cellule régionale du Congad. « Les Ong en arrivent souvent à intervenir sur des thématiques qui n’étaient pas les leurs au départ et également dans leurs zones d’intervention qu’elles ne choisissent pas forcément. Mais, ici, au Sénégal, l’élément important qu’il faut souligner, c’est le fait que nous sommes dans un nouveau cadre juridique et règlementaire. Un nouveau décret est venu codifier de manière plus complexe les modalités d’intervention des Ong », déclare Kader Ndiaye, coordonnateur technique du Projet d’amélioration du cadre d’intervention des Ong et des organisations de la société civile. Certains participants ont quand même émis quelques réserves sur ce nouveau décret. C’est le cas notamment de Seynabou Male Cissé, coordonnatrice d’Usoforal, une organisation de femmes basée à Ziguinchor. « Une des premières difficultés, c’est l’obtention de l’agrément de l’Etat. C’est une très grande difficulté parce qu’il y a toute une procédure. L’Etat nous demande de cofinancer des évaluations que lui-même doit faire pour apprécier. Cela constitue, à notre avis, un réel problème pour les organisations de la société civile », déclare-t-elle.

Mamadou Aliou DIALLO

Avec l’inauguration, hier, de sa nouvelle mairie, la municipalité de Tivaouane a rejoint ses nouveaux locaux. Cela, 6 ans après que l’ancien siège a subi un violent incendie dans des circonstances regrettables.

« La commune avait besoin d’être dotée d’un hôtel de ville digne de son rang, avec le rayonnement mondial que connaît actuellement la ville sainte, capitale de la Tidjanya », a dit le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Il a rappelé la ferme volonté du chef de l’État, Macky Sall, de mettre les élus et les agents des collectivités territoriales dans les meilleures conditions de travail. D’où la mobilisation d’environ 300 millions de FCfa pour la construction et l’équipement de cet immeuble flambant neuf que Serigne Moustapha Sy Al Amine, venu représenter, à la tête d’une forte délégation, son père, Khalife général des Tidjanes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, « de véritable chef d’œuvre à l’actif encore du président Macky Sall à côté de la longue série d’infrastructures d’accueil réalisées à Tivaouane depuis son avènement au pouvoir».

Un symposium sur l’avenir de la ville en octobre
« C’est un magnifique joyau qui nous est offert et qui vient renforcer les infrastructures déjà existantes démontrant, une fois encore, la volonté du président Macky Sall de faire de Tivaouane un véritable pôle de développement », a indiqué le maire Mamadou Diagne Sy Mbengue. Selon lui, avec ce nouveau bâtiment, une nouvelle page est tournée. Il a promis que l’équipe municipale ne ménagera aucun effort pour garantir l’entretien des nouveaux locaux, a assuré le maire.

En marge de la cérémonie d’inauguration de l’hôtel de ville, le maire Mamadou Diagne Sy Mbengue, a annoncé l’organisation, en octobre, d’un symposium sur le développement de la cité religieuse. Il a annoncé l’organisation d’un salon du Maouloud pour rendre davantage attractive la cité religieuse. Il a ainsi sollicité l’accompagnement de la tutelle à cet effet. La nouvelle mairie est située dans le quartier de Fogny, à l’emplacement de l’ancien site du théâtre de verdure qui servait de salle de spectacle pour les jeunes et de lieu de réunions politiques.

Mouhamadou SAGNE

La cérémonie officielle de la conférence sociale aura lieu le lundi 24 avril 2017 sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall, au Grand Théâtre. En prélude à la rencontre considérée comme une réponse aux cahiers de doléances des travailleurs, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, s’est prononcé sur les nécessaires réformes à faire pour aller vers la pension minimale qui permettra de tirer les petites allocations vers le haut.

La conférence sociale, qui va se tenir lundi prochain, se penchera, entre autres, sur la revalorisation des pensions de retraite, une préoccupation du chef de l’Etat, Macky Sall. Selon le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, la première mesure prise par le président de la République dès son accession à la magistrature suprême a concerné les retraités. «Les retraités avaient fait de l’augmentation de leur pension un cheval de bataille. C’est ainsi que les pensions bimestrielles de 50.000 FCfa sont passées à 72.000 FCfa et celles de 100.000 FCfa à 146.000 FCfa. Depuis 2012 à janvier 2017 on est à 40 % d’augmentation », a-t-il expliqué le ministre.

Aussi, a indiqué M. Sy, l’exonération de l’Ipres à hauteur de 8 milliards de FCfa va permettre à cette institution de mieux respirer. Toutefois, il a précisé que « malgré cette exonération, le chef de l’Etat, Macky Sall, a estimé qu’il faut aller vers une concertation inclusive avec tous les partenaires sociaux pour qu’on puisse réformer le système de retraite. C’est tout l’intérêt de la conférence sociale tant attendue par les retraités. A en croire le ministre Mansour Sy, cette conférence sociale portera sur la retraite et la réforme des systèmes de retraite. S’agissant des réformes déjà envisagées, il a fait savoir que plusieurs propositions ont été faites. Mais aujourd’hui, les travailleurs ont accepté qu’il faille cotiser plus pour avoir une bonne pension.

Revalorisation des pensions
«Je pense que toutes les hypothèses de propositions actuelles vont dans le sens de la révision de ces paramètres techniques qui devraient permettre de voir comment on va revisiter l’assiette et les contributions de chacune des parties prenantes pour que les partenaires sociaux puissent cotiser plus afin d’avoir une meilleure retraite », a expliqué Mansour Sy, qui a rappelé que d’autres propositions allant dans le sens d’avoir une retraite volontaire ou une sorte d’épargne retraite existent. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, le chef de l’Etat a demandé à ce que le département réfléchisse sur comment faire pour que les Sénégalais retraités aient de bonnes pensions. «Dans tous les pays du monde, les retraités disposent, en dehors de leur retraite de base, d’une retraite complémentaire et d’une autre supplémentaire et volontaire », a-t-il affirmé.

Citant l’Ipres, Mansour Sy a fait savoir que dans cette institution, il existe de grosses pensions. «Les gens pensent qu’à l’Ipres, il n’y a pas de grosses pensions. Même avec la mensualisation, la plus grosse pension de l’Ipres est de 600.000 FCfa. Malheureusement on trouve, à côté, des pensions de 12.000 FCfa, voire de 6.000 FCfa par mois. D’où l’intérêt des réformes pour aller vers la pension minimale qui permettra de tirer les plus petites pensions vers le haut. Mais cela nécessite des réformes », a souligné le ministre.

Tata SANE

La journée nationale du talibé a été célébrée hier au Warc grâce à l’initiative de l’Ong Gsi et le soutien du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Pour des participants, il faut alterner les approches de lutte contre la mendicité. Le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille.

Pourquoi, malgré les bonnes initiatives de l’Etat et efforts consentis, on reste à parler de la problématique de la mendicité ? Cette question provocatrice d’Abdou Aziz Mbacké, directeur général de l’Ong Global solidarity initiative (Gsi), a soulevé plusieurs interventions lors du forum sur les stratégies alternatives de lutte contre la mendicité des enfants talibés au Sénégal.
Présentant les efforts de l’Etat, le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille. Ce travail a nécessité 66 opérations en six mois de travail de terrain. « Le plan de retrait n’est pas encore terminé », a-t-il précisé.

Toutefois, de nombreux intervenants, rappelant que la traite d’enfants dévoie l’enseignement coranique, ont estimé que si la mendicité persiste, c’est parce que les acteurs des «daara» sont laissés à eux-mêmes. D’où l’importance d’avoir une approche projet ou communautaire. «Lorsqu’on a des enfants mal vêtus, pieds nus, soumis aux maladies, aux accidents de la route, à la délinquance sexuelle, comme s’ils n’ont pas de parents, on doit unir nos forces pour solutionner cette problématique. Avant d’interpeller les «daara» sur leurs devoirs, il faut les aider à satisfaire leurs droits », a dit Abdou Aziz Mbacké « Majalis », qui révèle avoir vu un «daara» arrêter la mendicité grâce à une prise en charge.

Pour Mamadou Wane « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh), la mendicité rapporte de l’argent. « Les jours de vendredi, des enfants versent 1.000 FCfa », a-t-il dit, proposant une approche projet afin de permettre aux maîtres coraniques de se prendre en charge. M Wane a rappelé que le phénomène urbain de la mendicité a démarré dans les années 70, suite au premier cycle de trois années consécutives de sécheresse connu par le Sénégal. Il a affirmé que depuis 1977, le pays cherche les voies et moyens de juguler le fléau sans y parvenir.

Quant à El hadji Cheikh Ndiaye « Ndindy », maître coranique à Touba, il a insisté sur l’importance d’apprendre le Coran comme le dit un hadith du Prophète Mouhamed (Psl). « Si tout le monde refuse de le faire, on fera tous un péché », a-t-il avancé. Le maître coranique a rappelé que l’apprenant, jadis, était bien formé pour faire face aux difficultés de la vie. Il a invité l’Etat à prendre en charge la santé et l’éducation de tous les enfants, sans discrimination, non sans marteler que c’est aux parents de prendre en charge leur nourriture. Il a dénoncé le « manque de volonté de l’Etat qui devrait sortir ses propres moyens pour l’éradiquer ». « Un Etat ne doit pas faire marche arrière », a-t-il ajouté. A cet effet, il a proposé un plan d’actions de lutte contre la mendicité étalé (par exemple) sur 15 ans avec une évaluation tous les deux ans. Quant au Haut-conseiller sur les «daara», Mouhamadou Barro, il a plaidé pour l’implication des communautés et des familles religieuses dans le programme de lutte contre la mendicité.

Serigne Mansour Sy CISSE

Serigne Mountakha Bassirou Mbacké et Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre ont procédé hier, à la résidence Khadim Rassoul sise à l’héliport, à la pose de première pierre de la phase de l’extension des bâtiments. Ces travaux visent à accroître la capacité d’accueil de la résidence entièrement construite par la communauté Baye Fall.

La cérémonie de pose de première pierre s’est déroulée en présence de Serigne Cheikh Djeumbe Fall, Khalife général des Baye Fall. Le coût global de cette extension est estimé à 5 milliards de FCfa. À cet effet, il est demandé aux hommes de verser 5.000 FCfa et aux femmes 2.500 FCfa. Un appel a aussi été lancé aux musulmans, toutes obédiences confondues, de participer à la réalisation de cette infrastructure destinée à recevoir les hôtes de marque de la cité de Khadim Rassoul. Les bâtiments, déjà en place dans cette résidence, ont coûté plusieurs milliards et nécessité des mois de labeur.

Au cours de cette cérémonie, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a félicité les disciples de la communauté Baye Fall et invité les fidèles à œuvrer davantage en restant dans le sillage clair tracé par les pionniers. Pour sa part, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a mis en garde et rappelé à l’ordre les pourfendeurs et les détracteurs de la voie mouride qui chercheraient à saper le moral des disciples. Le porte-parole du Khalife général a fait comprendre que « ces coups contre la communauté mouride et les enseignements du Cheikh ne passeront pas ».

Sur un ton très ferme, il a invité les auteurs de ces propos discourtois et sans aucun fondement à arrêter leurs dérives car ces déclarations relèvent de la méconnaissance de la voie et des enseignements du Cheikh. « Ces derniers jours, vous avez vu et entendu des gens dire des choses étonnantes sur la voie mouride. Ces personnes de mauvaise foi ont tenté de pervertir la mentalité des disciples. Ils seront les seuls responsables de ce qui pourrait leur arriver en cas de récidive », a-t-il averti.

De jeunes présumés mourides et salafistes seraient les auteurs de ces déclarations malheureuses qui, de l’avis du porte-parole du Khalife général, ont fait beaucoup de mal aux autorités de la communauté mouride et à l’ensemble des dignitaires de l’Islam au Sénégal.

Mamadou DIEYE

Les propos blasphématoires prononcés récemment contre l’Islam ont été condamnés hier, à Pikine, par l’association «Daratoul Istikhama» pour l’éducation et le développement. Cette association a également dénoncé les accusations portées sur des personnalités religieuses comme le Dr Ahmed Lô dont le seul tort est d’avoir adopté la doctrine du Coran et de la Sunnah.

Tout récemment, un individu a raconté des grossièretés sur les réseaux sociaux en affirmant que Dieu est l’œuvre du guide de la confrérie à laquelle il appartient. Une dérive verbale blasphématoire condamnée par le Khalife général des mourides par l’entremise de l’imam de la grande mosquée de Touba ainsi que d’autres associations affiliées à la confrérie mouride. Le Dr Ahmed Lô, président de l’association «Daratoul Istikhima», a aussi condamné cette sortie jugée blasphématoire. Ce qui lui a valu les foudres médiatiques de certains individus qui sont allés jusqu’à l’attaquer et le traiter de tous les noms.

En conférence de presse, le Dr Alioune Guèye, porte-parole de l’association «Daroul Istikhama», a estimé que qui connaît les personnalités accusées savent que « leur doctrine est celle des «Ahlous Sounnah» tout entier qui s’éclaircit des recommandations du Coran et de la Sunnah ». Il a cependant apprécié la réaction des autorités mourides condamnant la sortie de cet homme. De la même manière, il a salué la déclaration attribuée à des associations affiliées à la communauté mouride ayant toutes condamné ces déclarations blasphématoires. Dr Alioune Guèye a tendu la main aux autorités religieuses et étatiques, ainsi qu’à toute personne éprise de paix et de responsabilité à prendre toutes les dispositions idoines afin que cessent ces transgressions contre l’Islam et que l’on freine l’ardeur de ces gens qui menacent la stabilité du pays.

« Il y en a qui n’œuvrent que pour saper l’harmonie qui existe entre les différentes communautés religieuses. Heureusement, le gouvernement est conscient des menaces qui secouent notre pays et connaît les gens qui, de jour comme de nuit, tentent de semer la zizanie et d’entretenir le feu de la haine entre des groupes qui ont toujours cohabité dans la tolérance, la paix et la sécurité », a-t-il indiqué.

Abdou DIOP

Pour soutenir le gouvernement dans ses efforts de promouvoir l’emploi en milieu rural à travers l’agriculture, la Banque islamique de développement (Bid) a dégagé une enveloppe d’environ 47 milliards de FCfa dans le cadre d’un projet. Le lancement a eu lieu hier en présence des ministres de la Jeunesse, de l’Industrie et du Commerce.

Le projet de développement de l’entreprenariat agricole, mis en œuvre par le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), a été officiellement lancé hier par le ministre de la Jeunesse, Mame Mbaye Niang. Financé par la Banque islamique de développement (Bid) à hauteur de 47 milliards de FCfa, ce projet vise à promouvoir l’emploi rural à travers le développement de moyens de production et le renforcement des compétences entrepreneuriales des jeunes des régions de Kaffrine (Boulel), Fatick (Niombato), Louga (Dodj) et Kolda (Fafacourou). Ces zones d’interventions couvrent une superficie de 38.789 kilomètres carrés.

Elles ont été choisies sur la base de plusieurs facteurs liés à la vulnérabilité au chômage et au sous-emploi, à la taille de la population, à l’existence de ressources naturelles pouvant permettre de développer la chaîne de valeur agricole. « Ce projet contribuera à consolider les efforts du gouvernement à l’insertion des jeunes par la création de plus de 300.000 emplois, la mise en place de 348.000 groupements d’entrepreneurs, la formation de plus de 30.000 entrepreneurs dans le domaine de la production et de l’entreprenariat, la réalisation d’un programme d’incubation au profit de plus de 90.000 jeunes ruraux, etc. », a soutenu Mame Mbaye Niang. Instrument majeur de la stratégie de l’Etat pour promouvoir l’emploi, selon le ministre de la Jeunesse, le Prodac constitue un véritable incubateur d’entrepreneurs agricoles. Ceci, à travers les Domaines agricoles communautaires (Dac) qui sont des pôles de compétitivité économique, lieux d’insertion de jeunes ruraux, de diplômés d’écoles de formation, mais également de promoteurs privés désireux d’investir le secteur aussi bien dans ses activités de production que dans celles de transformation et de services. Ce programme traduit l’orientation fortement agricole que le gouvernement du Sénégal a bien voulu imprimer à l’insertion économique des jeunes.

Insertion des jeunes
Cette orientation, faut-il le rappeler, est fondée sur la vision qu’aucun pays au Sud du Sahara ne saurait prétendre relever le pari du développement en faisant fi de l’agriculture, de l’engagement et de la disponibilité de la jeunesse. « C’est la raison pour laquelle un des objectifs majeurs assignés au Pse (Plan Sénégal émergent) est de favoriser une croissance inclusive et durable pour assurer l’émergence de notre pays et prendre en charge les aspirations des populations, notamment celles relatives à l’emploi des jeunes », a dit le ministre Mame Mbaye Niang. A l’en croire, la jeunesse constitue une donnée structurante majeure du point de vue de son poids démographique, de sa prégnance et de son dynamisme.

Pour sa part, le directeur du Département agriculture et développement rural à la Bid, Ahmadou Thierno Diallo, a relevé que ce projet, qui est l’un des trois en cours financés par son institution bancaire au Sénégal, est une contribution aux efforts du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des populations rurales à travers la création d’emplois dans l’agriculture, en offrant à celles-ci un cadre favorable au développement d’entreprises agricoles en mettant en place des infrastructures et des installations requises.

« Ce programme a des liens intrinsèques avec le Programme de développement du pastoralisme au Sénégal et le Programme de développement de la microfinance islamique. La stimulation d’un développement durable et structurelle passe par le renforcement et l’intégration de nos interventions », a-t-il estimé.

Ndiol Maka SECK

Réputée être un corps militaire fermé et peu prolixe, la gendarmerie nationale veut maintenant s’ouvrir au public, en communiquant plus et mieux. Le nouveau patron de la division communication (Divcom), le chef d’escadron Ibrahima Ndiaye, a dévoilé hier, lors d’un petit déjeuner de presse, les contours de ce nouveau partenariat avec les médias basé sur la confiance et le respect des règles en vigueur.

La gendarmerie nationale, à travers sa division communication (Divcom), cherche à huiler ses relations avec les médias. Les jalons de ce nouveau partenariat, basé sur la « confiance mutuelle », le « professionnalisme » et le « respect des principes déontologique », ont été posés hier lors d’un petit déjeuner de presse offert par le Haut-commandement de la gendarmerie à la caserne Samba Diéry Diallo. « La communication et l’information constituent deux préoccupations consubstantielles que partagent la gendarmerie et la presse. Les médias comme la gendarmerie sont investis d’un devoir de communication et d’information des autorités et des populations. En conséquence, il me semble indispensable d’établir un dialogue qui ne peut être que fructueux pour les deux parties», a mentionné le général Mamadou Diouf, commandant de la gendarmerie territoriale.

C’est à ce titre, a-t-il ajouté, que la gendarmerie invite la presse à nouer un partenariat franc avec la division de la communication qui exprime sa volonté et sa disponibilité à faciliter les échanges dans le respect des lois et règlements en vigueur pour une information juste au profit de nos compatriotes. A l’en croire, la presse que certains qualifient de quatrième pouvoir, joue un rôle fondamental dans une société comme la nôtre où le droit à l’information est devenu assimilable à une denrée de première nécessité. « Cela veut dire que vous avez entre vos mains une arme redoutable qui peut faire basculer, dans un sens où dans un autre, le destin d’individu, d’une famille, d’une communauté voire d’une nation. Il faut donc en faire un bon usage », a conseillé le général Mamadou Diouf.

L’occasion a été saisie par le nouveau patron de la Divcom de la gendarmerie, le chef d’escadron Ibrahima Ndiaye, pour dévoiler sa stratégie de communication. Il a d’emblée souligné qu’établir une bonne relation avec la presse est devenu une priorité pour la gendarmerie au plus haut niveau. Pour bien mener la mission qui lui est assignée, il compte s’appuyer sur une communication situationnelle basée sur une approche globale, une franche collaboration sans compromission avec tous les acteurs concernés, une démarche responsable pour une information juste. Dans sa stratégie, figure aussi en bonne place une communication dans le respect des lois et règlements. « Nous voulons une coopération gagnant-gagnant qui prend en compte les préoccupations des différents acteurs », a laissé entendre le chef d’escadron Ibrahima Ndiaye.

Ndiol Maka SECK

Le petit déjeuner presse offert par la gendarmerie aux médias a été une occasion pour les hommes en bleu de présenter les résultats obtenus sur le terrain en 2016. Selon les statistiques présentées, la délinquance a connu un net recul en 2016 avec 76 crimes et 6.007 délits, par rapport à 2015 où il a été enregistré 121 crimes et 7.643 délits, et 2014 où il y a eu 140 crimes et 9.623 délits. 

Selon le colonel Alioune Guèye, adjoint Emploi-opération du Haut-commandant de la gendarmerie qui a présenté le bilan, la légion Est, qui regroupe les régions de Kédougou et Tambacounda, a enregistré plus de crimes en 2016 avec 18 cas, suivie de la légion Centre-Ouest qui polarise Thiès et Diourbel avec 15 cas et la légion Centre constituée par Kaolack, Fatick et Kaffrine avec 13 cas.

La légion Ouest, c’est-à-dire la région de Dakar, qui semble être la plus dangereuse a pourtant enregistré le moins de crimes en 2016 avec seulement 08 cas. Pour ce qui est des délits, la légion Est arrive encore en tête avec 1.512 cas, suivi cette fois-ci par la légion Ouest avec 1028 cas et la Légion Centre-Ouest avec 1.012 cas.

Nd. M. SECK

Le décret portant application de la loi anti tabac a fait l’objet hier, à Thiès, d’une importante rencontre du comité technique régional. Un dispositif de veille et de mise en application de la loi anti tabac va sous-tendre la vaste campagne de sensibilisation qui sera lancée à travers les comités techniques départementaux déjà mis sur pied.

L’adjoint au gouverneur de Thiès chargé des affaires administratives, Mbassa Sène, a présidé la réunion sur le décret d’application de la loi anti-tabac. « La région de Thiès est en phase avec le comité national sur les stratégies à mettre en œuvre pour gagner le pari de faire reculer le phénomène ». Le processus n’étant pas encore achevé pour une application immédiate, il reste à prendre, en rapport avec la commission nationale, d’autres mesures, notamment sur le répertoire des lieux recevant du public et les messages à délivrer lors des campagnes de sensibilisation.

Dans ce sens, l’adjoint au coordonnateur du comité national de lutte anti-tabac, Momar Ndao, a souligné que « des pourparlers sont en cours avec les industriels du tabac pour trouver la meilleure formule dans le conditionnement, l’étiquetage des produits et la réglementation de la vente du tabac ». Il convient de véhiculer que des messages sanitaires auprès des consommateurs afin qu’ils soient mieux informés des dangers du tabagisme. De ce point de vue, les paquets de cigarettes devraient changer de présentation et porter des informations sanitaires.

Il s’y ajoute également les fumoirs à mettre en place dans les lieux publics. Aussi, les consommateurs sont-ils invités à adopter de nouveaux comportements. Les participants se sont imprégnés du décret d’application de la loi N° 2014-14 du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac.

Mohamadou SAGNE

Dans son édition d’hier, «L’Observateur» a exploité un procès-verbal d’enquête qui remonte à 2008/2009 dans lequel Baye Modou Fall alias « Boy Djinné » a dit avoir remis de l’argent au commissaire central de Dakar pour pouvoir s’évader. Suite à ces « déclarations graves et mensongères », le Bureau des relations publiques de la police nationale a apporté des précisions à travers un communiqué. « En effet, les déclarations mensongères de Baye Modou Fall alias Boy Djinné qui remontent à plusieurs années entre 2008-2009 ont été examinées et classées sans suite par le juge d’alors qui n’avait trouvé aucun élément objectif pouvant prouver ces accusations », lit-on dans le texte signé par le commissaire Tabara Ndiaye, chef du Bureau des relations publiques de la police. Selon le document, la personnalité du déclarant prouve à suffisance le caractère non fondé de telles accusations. « Voilà la stricte vérité sur cette affaire montée de toutes pièces pour que nul n’en ignore et dont le mobile est de jeter encore le discrédit sur toute une corporation », déplore le commissaire Ndiaye dans le communiqué.

Nd. M. SECK

Une dizaine de volontaires canadiens ont encadré, pendant quinze jours, les apprenantes du centre de formation « Gîte-école » qui a ouvert ses portes à Mbour pour lutter contre le chômage des jeunes filles. Au cours de cette formation en cuisine-restauration et en coupe-couture, l’approche par les compétences (Apc) a été privilégiée pour donner plus de chance à ces apprenantes et leur permettre d’intégrer facilement la vie active.

Ce centre, mis en place par l’Association pour l’émergence de la femme (Aef), grâce à un partenariat avec la fondation canadienne Femmes d’engagement mondial (Fem), accueille une trentaine de pensionnaires qui suivent les filières cuisine-restauration et coupe-couture. Ces dernières ont récemment bénéficié de l’expertise de volontaires canadiens dont des enseignants de l’École des métiers de l’hôtellerie de Montréal.

Dans cette première phase de la formation qui a concerné aussi bien la théorie que la pratique, les apprenantes ont été formées aux métiers de la cuisine et des services de la restauration. La confection de sac et de nombreux autres accessoires leur a également été enseignée. Le chef-enseignant Cong-Bon Huynh de l’École des métiers de l’hôtellerie et du tourisme de Montréal a salué la soif de savoir des apprenantes en cuisine-restauration et leur détermination. « En quelques jours, elles ont appris et maîtrisé énormément de choses », a-t-il indiqué avant de dire toute sa satisfaction à l’issue de cette formation.

Selon M. Cong-Bon Huynh, ces apprenantes ont montré plusieurs dispositions et méritent d’être davantage accompagnées pour aller encore plus de l’avant et réaliser leurs rêves. A sa suite, Carole Lepage a salué le dynamisme de ces apprenantes mues par la volonté de réussir dans la vie. Pendant leur séjour, s’est-elle félicitée, ces apprenantes, encadrées par des professionnels, ont pu développer les bonnes compétences en couture et connaître de nouvelles techniques. Pour ce qui est de la restauration, a-t-elle laissé entendre, elles ont, grâce à l’expertise des formateurs, essayé de nouvelles tendances et se ont fait des performances dans de nombreux domaines. Après cette expérience, a-t-elle souligné, ces filles vont avoir les compétences pour intégrer le monde du travail. Carole Lepage a beaucoup insisté sur la pratique et invité les responsables du centre à privilégier l’approche par les compétences. Les élèves, par la voix de Rokhaya Diallo, ont remercié la fondation Femmes d’engagement mondial (Fem) pour le soutien et les efforts déployés par toute l’équipe afin de leur garantir une bonne formation. Ibrahima Ba, représentant les parents d’élèves, a apprécié à sa juste valeur cet accompagnement de Fem Canada. Après la formation, il reste, selon lui, à relever le défi de l’insertion.

Samba Oumar FALL

Au quinzième jour du mois lunaire de Shaabân, dans la deuxième quinzaine du mois de mai, sera célébrée la 70ème édition du magal de Darou Mouhty. Une réunion du Comité régional de développement (Crd) s’est tenue à cet effet. Une occasion pour le comité d’organisation d’exprimer les besoins à satisfaire pour une réussite de l’évènement.

Beaucoup d’engagements ont été pris lors de la réunion du Comité régional de développement (Crd) de Louga. Le gouverneur Alioune Badara Mbengue a promis de s’impliquer entièrement dans la bonne organisation de cet évènement phare de la région. Après avoir remercié le comité d’organisation, il a exhorté les chefs de services à respecter les engagements pris et à considérer qu’au sortir de la réunion, ils doivent impérativement veiller à leur réalisation ou à défaut, aviser à temps les autorités.

L’Ageroute a promis de réaliser un certain nombre de travaux sur les axes Darou Mouhty-Touba et Darou Mouhty-Kébémer et d’aménager deux voies de dégagement pour faciliter l’accès à la cité religieuse, en attendant les autres programmes dont les interventions sur la voirie intérieure. La sécurité à Darou Mouhty et environs est une préoccupation du comité d’organisation du magal. Des assurances ont été données par les autorités compétentes qui ont indiqué que «250 gendarmes seront déployés, 200 barrières mobilisées, un jalonnement effectué sur les principaux axes et l’armée mise à contribution».

Le trafic routier, constituant une grande préoccupation, nécessite un plan de circulation qui sera élaboré lors d’une prochaine réunion spéciale présidée par le préfet du département de Kébémer. Déjà, il y a une interdiction à la circulation des «Jakarta» à Darou Mouhty et la prohibition de la surcharge des véhicules. Pour le volet hydraulique, il est prévu une augmentation de la capacité des forages pour un ravitaillement correct en eau des pèlerins. S’agissant de l’éclairage, la Senelec s’est engagée à mettre Darou Mouhty hors délestage 15 jours avant et 15 jours après le magal.

Pour ce qui est de la santé, le président du comité d’organisation s’est dit satisfait du dispositif mis en place lors de l’édition précédente. Donc, le même dispositif sera reconduit cette année. Quant au service d’hygiène, il a promis de veiller, comme par le passé, à la bonne qualité des boissons et aliments proposés aux consommateurs. Toutes ces dispositions prises ont rassuré Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, porte-parole de Darou Mouhty. Au nom du khalife de la deuxième ville du mouridisme, il a vivement remercié le président de la République, Macky Sall, pour la motivation des services décentralisés, ces partenaires très utiles dans l’organisation et le succès de l’évènement.

Pour rappel, le magal de Darou Mouhty célèbre les retrouvailles entre Mame Thierno Birahim Mbacké et Cheikh Ahmadou Bamba à son retour d’exil en 1902.

Mamadou DIEYE

Le gamou annuel de Fass Diacksao est prévu le 29 avril prochain. La réunion du comité régional de développement (Crd) consacré à cette édition 2017, la 118e édition du genre, est convoquée aujourd’hui à la gouvernance de Thiès. Cette importante manifestation religieuse est placée sous l’égide du nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et de l’ensemble de la famille de Seydil Elhadj Malick Sy (Rta).

Initié par Serigne Youssoupha Diop, gendre d’El Hadj Malick Sy, le gamou de Fass Diacksao a été perpétué par le défunt Khalife général des Tidianes, Serigne Elhadj Abdoul Aziz Sy « Dabakh », pour ce que représentait cet espace qui était, d’une part, le lieu de retraite spirituelle de Seydil Elhadji Malick Sy de retour d’un pèlerinage à la Mecque en 1889 et, d’autre part, des périmètres agricoles qu’il exploitait pour nourrir sa famille et ses talibés.

Depuis 1889, le village de Fass Diacksao est un lieu de spiritualité, d’éducation, de formation religieuse et de travail. D’ailleurs beaucoup d’érudits, « Mouhadams » y ont fait leurs humanités avant d’être envoyés à travers le pays pour propager l’Islam et la Tidianiya. Après la disparition de Seydil Elhadji Malick Sy en juin 1922 et celle de son premier successeur Serigne Babacar Sy en mars 1957, c’est Serigne Elhadj Abdou Aziz Sy «Dabakh», alors Khalife général des Tidianes, qui fera de Diacksao un village réputé jusqu’à atteindre le rayonnement qui le caractérise actuellement et que son fondateur souhaitait vivement.

Le gamou de Diacksao a atteint aujourd’hui une dimension nationale, contribuant fortement à l’essor socio-économique des localités polarisées par la commune de Koul. Serigne Sidy Ahmed Sy « Dabakh », digne continuateur de l’ouvre de feu son père Serigne Elhadj Abdoul Aziz « Dabakh » en rapport avec la « dahiratoul Ikhlassi », invite donc toute communauté musulmane à ce grand rendez-vous.

Mohamadou SAGNE

Des études de novembre 2016 réalisées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ands) et le Groupe d’études et de recherches genre et sociétés (Gestes) révèlent la recrudescence des violences basées sur le genre dans les 14 régions du Sénégal. Le taux de prévalence de ce phénomène dans les ménages sénégalais est de 55,3%. Quant aux violences physiques, sexuelles et verbales, elles sont respectivement de 92,20%, 73,40% et 54,70%. Face à cette situation, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, des partenaires techniques et financiers ont organisé un atelier de formation sur la prise en charge des violences basées sur le genre.  Cette rencontre, inscrite dans le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (Pasneeg), a été l’occasion pour Corinne Delphine Ndaw, directrice régionale adjointe d’Onu-Femmes, de souligner que « les statistiques montrent que la plupart des auteurs de Vbg sont souvent impunis à cause des perceptions et représentations sociales des violences, qui se présentent sous formes de comportements et de pratiques souvent non justifiés mais légitimés, voire acceptés et entretenus par la société qui l’assimile à un fait privé concernant uniquement la famille ou les conjoints ».

Selon elle, ce paradoxe constitue un véritable frein à la mise en avant du dispositif sécuritaire et juridique. Si l’on en croit Corinne Delphine Ndaw, la violence basée sur le genre demeure, dans tous les pays du monde, une violation des droits humains des femmes et des filles et constitue un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité des sexes. La directrice régionale adjointe a réitéré l’engagement d’Onu-Femmes à accompagner les acteurs à renforcer la coordination et les échanges de connaissances pour développer des stratégies innovantes pouvant accélérer l’élimination de ce problème.   

La conseillère technique chargée des affaires juridiques au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Marie Bernadette Amy Dione Diouf, a cité le viol, l’inceste, la pédophilie comme étant des comportements violents ou psychologiques basés sur le genre. « Ces violences constituent une grave atteinte aux droits, à la dignité, à la vie, à l’intégrité corporelle, à la santé, à l’éducation et sont d’autant plus intolérables dans un Etat de droit comme le Sénégal », a-t-elle déclaré.

S. M. S. CISSE

L’atelier technique de cadrage de l’étude et de la cartographie de la délinquance au Sénégal organisé par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), en collaboration avec l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) et l’Agence nationale de la statistique et à la démographie (Ansd), a permis aux responsables de l’Asp de dire toute leur ambition de disposer d’une vision claire pour combattre l’insécurité.

C’est le gouverneur de la région de Thiès qui a ouvert la rencontre qui s’est tenue à Saly, au nom du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, empêché. C’est de la quantification de la problématique de la délinquance qu’il s’agit, a dit d’emblée Amadou Sy dans son propos, ajoutant que l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp) est dans son rôle en initiant une telle rencontre. En raison de la mondialisation de l’économie, le crime s’est mondialisé, a relevé M. Sy qui soutient qu’il faut, dès lors, des mesures proactives et adaptées aux formes de violence. Au demeurant, a-t-il poursuivi, notre pays a souscrit à la déclaration du millénaire des Nations Unies qui souligne combien il est important pour les hommes et les femmes de pouvoir vivre et élever leurs progénitures sans peur et sans crainte de l’oppression. Une série de préoccupations a fait le jour suite aux politiques et pratiques de lutte contre la délinquance.

La pertinence des interventions assujetties toutefois à la difficulté d’évaluer leur efficacité incite à mettre en place des stratégies à mettre en œuvre pour faire face aux comportements anti-sociaux et prévenir la violence sous toutes ses formes, a encore indiqué le gouverneur qui, par ailleurs, a préconisé la contextualisation de la délinquance qui varie d’une contrée à l’autre, qui aboutira à la création de contrats locaux de sécurité.

Contextualisation de la délinquance
Le directeur général de l’Agence, Dr Papa Khaly Niang, a salué l’initiative qui est inédite dans l’histoire de la sécurité au Sénégal. Dans ce cas de figure, a-t-il indiqué, on rentre dans la conception de la sécurité qu’il qualifie en réalité à une science. Toujours considérée comme une pratique, ce phénomène criminel est attaqué tous azimuts par les criminologues, les sociologues, l’Ansd et l’Esea, parce que ruinant nos sociétés, avance Dr Niang. Parler de la réponse revient à dire, selon lui, que la stratégie est globale parce qu’impliquant forcément la participation des citoyens dans la gestion de leur sécurité. Le citoyen, dès lors, devient un acteur de la sécurité au lieu d’en être un consommateur, a soutenu Dr Niang, qui renseigne que c’est dans ce cadre que l’agence qu’il dirige a été portée sur les fonts baptismaux par le président de la République, Macky Sall. L’Asp justement tente de formaliser cette participation citoyenne, c’est-à-dire quantifier le phénomène criminel avant de le combattre, avoir des indicateurs pour avoir une nette et claire cartographie de la délinquance, selon la particularité dans les différentes localités pour mener des actions ciblées qui répondent à la réalité des terroirs.

Pour sa part, le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea), Koumakh Ndour, a déclaré que le nombre de délinquants interpellés entre 2015 et 2016 a crû de 27%, tandis que celui des déférés a crû de 19%. Il précise qu’il y a ce que les spécialistes appellent le chiffre noir, qui sont les faits de délinquance qui ne sont jamais ou presque pas ou peu reportés à la Police et à la Gendarmerie.

C’est précisément une partie de ce chiffre noir que nous voulons saisir à travers cette étude appelée «enquête de victimition», selon les Français, ou de «victimisation», selon les Canadiens. Il s’agira de mener une enquête nationale sur la délinquance subie mais aussi d’enregistrer le niveau d’insécurité ressentie par les citoyens, a poursuivi Koumakh Ndour. Selon lui, les résultats issus de cette enquête aideront grandement l’Etat à mieux cerner l’ampleur de la délinquance et à la prise de décisions pour juguler le mal, surtout dans la sécurité de proximité, le cœur de métier de l’Asp. Cette étude anticipe aussi sur une question préoccupante pour l’Etat, à savoir la gouvernance sécuritaire de proximité.

Il s’agira pour l’Asp d’aborder cette question à travers une démarche expérimentale de «Contrats locaux de sécurité» qui s’adossent sur un diagnostic sécuritaire local (Dsl). M. Ndour pense que ces résultats devront permettre à l’Etat via l’Ansd, de renseigner la communauté internationale sur le niveau d’atteinte de certains points des Objectifs de développement durable (Odd), qui ont une validité universelle. Ce qui implique que tous les pays devront contribuer à leur réalisation, en fonction de leurs capacités. «Les Odd, au-delà des dimensions économiques, sociales et environnementales, intègrent des aspects tels que la paix, comme l’indiquent les Odd 11 et 16, qui est de faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables, et de promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes, aux fins du développement durable», a souligné le directeur de l’Esea.

Amath Sigui NDIAYE

Plus de 90% de la subvention que l’Etat accorde à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) vont à la formation et à l’éducation des responsables et membres de la centrale syndicale. C’est ce qu’a affirmé son secrétaire général Mody Guiro lors d’un atelier de formation syndicale à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) l’a affirmé : « Plus de 90% de la subvention que l’Etat nous accorde vont à la formation et à l’éducation des responsables et membres de la centrale syndicale ». Mody Guiro s’exprimait à l’occasion d’un atelier de formation syndicale organisé par la Cnts dans la grande salle des actes du rectorat de Sanar au profit des travailleurs des Ggrands domaines du Sénégal (Gds) et des militants du Syndicat des travailleurs de l’université de Saint-Louis (Stesu).

Il s’agissait d’un séminaire de renforcement de capacités organisé par la Cnts à l’intention des travailleurs des Gds. Les thèmes portaient essentiellement sur le droit sénégalais du travail, les missions du délégué du personnel, la santé, la sécurité au travail et les techniques de négociation. Plus de 35 participants, dont 20 des Gds, trois de la Scl (société des cultures légumières), un de la Socas (société de transformation de tomate industrielle) et un de la compagnie agricole de Saint-Louis (Casl), ont bénéficié de cette formation de trois jours.  

Mody Guiro, a rappelé que « l’éducation et la formation font partie des priorités de notre centrale syndicale qui lutte efficacement contre l’ignorance. Nos militants doivent impérativement être bien formés sur tous les plans et à tous les niveaux afin de mieux formuler les doléances et de défendre les intérêts des travailleurs ».

Mody Guiro s’est réjoui de cette session de formation qui a permis aux participants des Gds et autres responsables syndicaux d’acquérir des connaissances relatives à la législation en matière de traitement salarial, à la santé, à la sécurité du travail, etc. Il a tenu à rappeler que tous les syndicats sénégalais sont d’égale dignité et que toutes les catégories socioprofessionnelles sont bien représentées au sein de la Cnts. Il a surtout invité les responsables syndicaux à avoir le réflexe d’éduquer et de former leurs militants.

De l’avis du secrétaire général de la Cnts, la philosophie du syndicat est de voir et de savoir comment résoudre les problèmes des travailleurs dans la paix, le dialogue et la concertation avec les employeurs. Il a exhorté les responsables syndicaux à trouver les solutions les plus adéquates aux problèmes des travailleurs, en initiant régulièrement, sur la base d’argumentaires convaincants, des débats sains avec les employeurs ». Selon lui, le premier combat syndical est de respecter les horaires de travail, d’être ponctuel et assidu, de sauvegarder le patrimoine de l’entreprise, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A une semaine de la tenue du conseil social, la section de Thiès de l’association nationale des retraités de la Fonction publique alerte le gouvernement. Selon ses membres, il y a une injustice dans leur traitement qu’il faut vite corriger.

« Nous informons le président de la République, Macky Sall, qu’il y a, aujourd’hui, deux catégories de fonctionnaires retraités au Sénégal : d’abord ceux qui ont cessé leurs activités avant 2011 avec un point indiciaire de 39.16 de la loi 81.52, ensuite les autres plus jeunes et partis sur la base de la loi 2008-08 avec un point indiciaire de 51.41 », a dénoncé Adama  Isaac Diop, président de la section de Thiès. Selon lui, la nouvelle loi confère à un fonctionnaire retraité après 2011 des avantages importants, contrairement à un aîné ayant effectué le même nombre d’années de services dans un même poste.  « Ceci est une injustice notoire qui doit être immédiatement corrigée car la nouvelle loi de 2011 abroge celle de 2008. Nous avons, à plusieurs reprises, adressé des correspondances aux offices concernés, avec ampliations à des services de la présidence de la République pour en informer le chef de l’Etat. Mais, jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune réponse », a-t-il dénoncé. L’association nationale des retraités du fonds national de retraite regroupe  des fonctionnaires civils et militaires du Sénégal. « Nous avons été de bons serviteurs de l’Etat. C’est pourquoi nous exigeons que cette entorse à la loi soit corrigée immédiatement », a-t-il ajouté.

En présence de nombreux membres, le président de la section de Thiès, Adama Isaac Diop, a relayé la décision prise par ses pairs. « Si au sortir du conseil social des 24 et 25 avril, notre problème n’est pas réglé, nous allons marcher avec nos familles jusqu’à la présidence pour protester. Et si l’on nous impose la force pour l’empêcher, il n’est pas exclu qu’une grève de la faim s’ensuive pour rentrer dans nos droits. Les temps sont durs pour toutes les catégories sociales. Nous avons besoin de cet argent qui nous revient de droit pour mieux vivre », a-t-il soutenu.

Mbaye BA

A l’initiative du Cercle soufi, la première édition du Forum social soufi a été ouverte samedi en présence de grands dignitaires de la tidjania et d’intellectuels venus de plusieurs pays. Elle a été une occasion pour Chérif Sidi Brahim Tidjani, président de l’association, de lancer un appel à la protection du patrimoine soufi qui est menacé par la montée de l’extrémisme religieux.

« Le patrimoine culturel soufi est de plus en plus menacé de destruction, non seulement par des causes naturelles mais aussi et surtout par le terrorisme extrémiste et la dégradation du climat social et économique qui favorisent des phénomènes d’altération ou de destruction encore plus redoutables ». Cette alerte a été lancée samedi par Chérif Sidi Brahim Tidjani, président du Cercle soufi lors de l’ouverture de la première édition du Forum social soufi. « Il me semble extrêmement urgent de protéger le patrimoine soufi qui est divisé en trois parties : le patrimoine écrit, oral et architectural », a ajouté le descendant de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, fondateur de la Tidjania.

Pour l’atteinte de cet objectif, il a sollicité une plus grande implication des gouvernements et des organisations, malgré les nombreuses expériences qu’ils ont réussies dans ce domaine. C’est le cas avec le programme de réhabilitation et de restauration de la grande « Zawiya » de la Tidjania et la demeure de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif à Fès. « L’éducation soufi embellit notre regard sur le monde et nous aide à construire et formaliser notre grand projet, celui d’un monde uni. Elle est aussi un formidable levier de lutte contre les inégalités, etc.», a soutenu le Chérif. A l’en croire, le Sénégal est l’un des rares pays au monde où 85% de sa population appartiennent à un islam sunnite, malikite, asharite et soufi.

Réactiver la notion de conscience universelle
Et cet héritage représente l’identité à laquelle on se réfère et qu’il faut absolument protéger par tous les moyens contre l’extrémisme et le fanatisme qui sont une menace sérieuse à l’existence d’un islam tolérant et authentique dans la laïcité.

Pour sa part, Pr Souleymane Bachir Diagne, membre du Cercle soufi, a souligné que notre époque a besoin de la réactivation de la notion de conscience universelle. Selon lui, nous vivons une époque de fragmentation totale de l’humanité, de retour des notions les plus tribales qui ne sont faites que pour diviser. « Le paradoxe est qu’étant au moment même où nous avons les moyens technologiques qui font que tout le monde est voisin de tout le monde, nous voyons apparaître un peu partout des programmes politiques dits populistes qui ne proposent autre chose que des séparatismes et des enfermements. Il est tout le temps établi aujourd’hui que le monde n’a pas connu une crise humanitaire d’aussi grande ampleur depuis la seconde guerre mondiale », a soutenu le philosophe. « Ou est passée notre humanité ? C’est à cette question que nous nous sommes confrontées, qui fait que la réflexion sur notre conscience universelle est une urgence qui s’impose à tous. Elle est au fondement de notre religion qui est l’islam et de notre tarikha, la tidjania », a laissé entendre le Pr Diagne. Pour l’enseignant à l’Université de Columbia aux Etats-Unis, le deuxième aspect de la situation que nous vivons et qui fait l’urgence d’en appeler à la conscience universelle, c’est la crise écologique. « Ceci est le danger que, pour la première fois, nous autres humains représentons pour notre propre monde. Il est urgent que l’humain se réconcilie avec son propre environnement. Sur ce plan, en appeler à la conscience universelle c’est en appeler à la responsabilité qui est la nôtre en tant que « khalifatoulah fil arde» (lieutenant de Dieu sur terre) », a mentionné l’universitaire.

Ndiol Maka SECK

Dans un communiqué de presse, Ousmane Tanor Dieng, président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et le bureau de l’institution ont présenté leurs sincères condoléances au peuple sénégalais, aux familles des victimes, à toute la communauté musulmane du pays, au Khalife général de Madina Gounass, le vénéré Thierno Amadou Tidiane Bâ et à Macky Sall, président de la République du Sénégal et au gouvernement.

Le communiqué note qu’après avoir formulé des prières en assemblée plénière le jeudi 13 avril 2017 à l’occasion de sa séance de clôture des travaux de sa première session ordinaire de l’année 2017 pour le repos de l’âme des défunts, la stabilité et la paix au Sénégal et dans le reste du monde, le Hcct invite tous les conseils municipaux et départementaux en session à bien vouloir formuler des prières en faveur des défunts, des blessés et des disparus et d’apporter leur solidarité aux collectivités territoriales concernées. Le Haut conseil des collectivités territoriales a décidé d’envoyer auprès du Khalife de Madina Gounasse et des exécutifs locaux des collectivités territoriales concernées une importante délégation pour présenter ses condoléances sur place. Le Haut conseil des collectivités territoriales salue la décision du président de la République, Macky Sall, de décréter un deuil national de trois jours, après avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour l’assistance des familles endeuillées à l’effet d’organiser des funérailles.

Mbaye S. DIAKHATE

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