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Société & Faits divers (1346)

Le procès Hissène Habré est arrivé à sa phase ultime. Les débats ont été clos, hier, après les demandes des différentes parties. La Chambre d’appel rendra son verdict le 27 avril prochain.

Les audiences du procès en appel de Hissène Habré ont été clôturées hier après quatre jours de débats. Le verdict sera connu le 27 avril prochain. En tout cas, les avocats des différentes parties ont crânement défendu leur cause. Les hostilités ont été ouvertes par les parties civiles en réponse aux moyens d’appel soulevés par la défense au premier jour du procès. « Dans son mémoire, la défense n’a soulevé aucune erreur de fait ou de droit », a remarqué Me Alain Werner, avant de commencer l’énumération des « arguments déficients » utilisés par la défense...
Selon Me Werner, parler de la réduction de la peine est « un grief d’appel ». L’avocat des parties civiles a, par ailleurs, pris le contre-pied du procureur général qui a dit dans ses réquisitions s’en remettre à la « sagesse de la Chambre » pour la peine. « Le rôle de la Chambre d’appel n’est pas d’être sage ou non, mais d’appliquer les standards internationaux d’appel. Je ne suis pas du tout convaincu que M. Habré ait regretté ses actes. S’il ne mérite pas une peine à perpétuité, je ne sais pas qui la mérite », a laissé  entendre l’avocat.

En outre, le spécialiste du droit international s’est dit choqué par les propos du ministre de la Justice parlant d’une possible grâce de Hissène Habré, un jour après le verdict en instance. « L’octroi d’une grâce violerait l’accord signé avec l’Union africaine. Les crimes retenus contre Hissène Habré sont d’une gravité ultime. Si une telle chose se passe, ce serait un cataclysme. Selon les statuts des Cae, les peines doivent être exécutées conformément aux standards internationaux », a soutenu Me Werner. Sur le cas du juge Amady Diouf soulevé par la défense, Me Assane Dioma Ndiaye a estimé que dans les juridictions internationales, ce qui importe c’est la haute connaissance du droit par la personne. « D’ailleurs cette exception a été soulevée après les débats et cela devait être fait in limine litis (avant tout débat). M. Amady Diouf totalise 25 ans d’expérience dans la magistrature », a précisé Me Ndiaye. Concernant l’argument ayant trait au renvoi de la seule personne de Hissène Habré devant la Chambre d’assises, l’avocat a souligné qu’il n’est pas dit qu’il faut avoir tous les accusés pour renvoyer…

Dans sa réplique, Me Abdoul Gningue de la défense a d’emblée mentionné que la Belgique a manipulé ses règles de compétence en offrant la nationalité belge à un Tchadien rien que pour s’attaquer à Hissène Habré. Il a encore déploré l’audition du juge d’instruction belge, Daniel Fransen. Selon lui, en décidant de ne pas livrer les co-inculpés de Habré, Ndjaména a violé les droits de Habré pour un procès équitable. « C’est pourquoi nous avons estimé que l’ordonnance de renvoi est nulle », a souligné Me Gningue.

Sur le cas Amady Diouf, la défense persiste et signe : « C’est une question d’aptitude et non d’ancienneté. La distinction entre juge du siège et du parquet a été faite par la loi organique ». Appuyant son confrère, Me Mbaye Sène a noté que Amady Diouf n’a pas rempli les conditions prévues par l’article 11 des statuts des Cae. « Vous reprochez à Hissène Habré d’avoir violé les lois de la guerre, et vous, vous violez aujourd’hui la loi pour pouvoir le juger », a-t-il déploré.

Ndiol Maka SECK

La brigade de gendarmerie de Louga vient de procéder à l’arrestation d’une bande organisée, spécialisée dans le vol de bétail.

La foule immense était massée, mercredi, devant la gendarmerie de Louga. Pas pour voir les délinquants. Mais pour saluer le remarquable travail abattu par le commandant Amar Diouf et ses hommes. Travail minutieusement mené et ayant abouti à l’arrestation de cette bande spécialisée dans le vol de bétail. Au total 12 individus ont été arrêtés, 30 moutons, 2 bœufs et 6 chèvres retrouvés ainsi que 2 véhicules saisis.

« C’est réconfortant de voir tout ce monde venu nous remercier et nous encourager », confie, visiblement très content, le commandant Amar Diouf. L’opération a débuté le 7 janvier quand les gendarmes sont informés de la présence suspecte d’un individu conduisant 4 moutons au quartier Médina Salam. Une enquête révèle qu’il s’agit bien de bêtes volées. L’individu a été appréhendé et conduit à la gendarmerie.

« La poursuite de l’enquête nous a permis de savoir que nous avions affaire à une bande organisée spécialisée dans le vol de bétail », a fait remarquer le commandant Diouf, précisant que les investigations menées à Louga et à Dakar ont permis de mettre la main sur les autres membres de la bande et le produit de leurs forfaits.

« Conformément aux instructions de la hiérarchie, nous allons mobiliser tous les moyens nécessaires pour lutter contre le vol de bétail », a soutenu le commandant Diouf qui appelle à davantage de collaboration avec les populations. C’est la meilleure façon, a-t-il dit, d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens.

Abdoulaye DIALLO

Curage des réseaux de l’Onas situés dans les zones concernées, branchement à l’égout du domicile du khalife, mise en place d’un dispositif de secours, extension du réseau électrique, dotation en nombre suffisant de médicaments ont été, entre autres, les besoins exprimés par le Comité d’organisation de la 37e édition de la Ziarra de la famille omarienne. La délégation a été reçue, hier, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.

C’est en présence du khalife, Thierno Madani Mountaga Tall, que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a reçu, hier, la délégation des Ahbab (les amis de Cheikh Oumar Foutiyou Tall) en charge de l’organisation de la 37ème Ziarra de la famille omarienne. Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la région de Dakar, Mouhamed Fall, a passé en revue le mémorandum qui a été présenté par le Comité d’organisation sur l’ensemble des aspects qui participent à la réussite de la Ziarra. Ils sont liés à l’eau, l’assainissement, la santé, l’hygiène, l’environnement, entre autres. « Toutes les dispositions ont été prises pour une bonne réussite de l’événement. Le ministère de l’Intérieur a mis en place un comité dirigé par le gouverneur de Dakar. Globalement, tous les engagements pris lors du Crd ont été respectés », s’est réjoui le porte-parole des Ahbab, Mamadou Dia. Il a magnifié l’engagement de l’Etat. « Nous sommes à deux semaines de la célébration de la Ziarra. Et c’est heureux que le Comité d’organisation fasse savoir que tous les engagements pris ont été respectés », a souligné le ministre Abdoulaye Daouda Diallo. 

Grande conférence
Cette 37ème édition qui coïncidera avec le 10ème anniversaire du rappel à Dieu de Thierno Mountaga Ahmed Tall démarre le 26 janvier par une grande conférence au King Fahd. Elle sera présidée par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le thème de la conférence est : « Thierno Mountaga Tall ou l’incarnation de l’héritage omarien, une contribution inestimable au rayonnement de l’Islam ». Selon le président de la commission communication, Ahmed Tidiane Hann, le choix du thème n’est pas fortuit. Il s’agira, pour la communauté omarienne, de revisiter l’œuvre et la vie de Thierno Mountaga Tall, mais surtout de vulgariser sa contribution au développement socioculturel de l’Islam, à travers la Ummah. « Toute sa vie durant, Thierno Mountaga Tall s’est consacré entièrement à l’Islam pour asseoir la spécificité omarienne, mais aussi à répandre par-delà la compassion, la concorde entre les populations d’ici et d’ailleurs », a indiqué M. Hann. Il a rappelé l’implication du Saint-homme lors des catastrophes naturelles.

De l’enseignement à l’assistance sociale, Thierno Mountaga était un véritable soufi qui avait une connaissance approfondie de la culture et de la religion. « Chacun de ces propos avait valeur de sentence archéologique à travers laquelle il dispensait un enseignement coranique. L’homme a marqué son passage dans ce monde par l’édification de la mosquée Cheikh Omar Foutiyou Tall ainsi que la rédaction d’un ouvrage intitulé : « Les perles rares de Cheikh Oumar ».

Tata SANE

…Satisfaction à Louga également
La décision prise par le chef de l’Etat Macky Sall portant exonération des retenues à la source effectuées sur les pensions a été vivement saluée par les retraités de la région de Louga.

Le président du Conseil d’administration et le directeur général de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) étaient, mercredi, à Louga. La démarche de Mamadou Racine Sy et de Mamadou Sy Mbengue est simple : venir à la rencontre des retraités, les écouter et échanger avec eux sur les mesures d’accompagnement en cours ou envisagées dans le cadre de la mensualisation des pensions de retraite. L’ambiance était bonne. Favorisée par la récente mesure prise par le chef de l’Etat portant exonération des retenues à la source effectuées sur les pensions servies.

La décision présidentielle a été unanimement saluée. « Cela ne nous surprend pas venant du président Macky Sall. Il ne fait que poser des actes allant dans le sens d’améliorer les conditions de vie des retraités », a magnifié Pape Meissa Wade, président régional des retraités de Louga. « Dites au président Sall que nous sommes contents. Nous comptons sur lui pour enregistrer d’autres acquis au bénéfice des retraités du Sénégal », a ajouté Pape Meissa Wade, s’adressant aux patrons de l’Ipres. Pour Mamadou Racine Sy, le président Macky Sall a été « courageux » en prenant cette décision de défiscaliser l’Ipres  et les retenues sur les pensions. « Depuis que le Sénégal est indépendant, c’est la première fois qu’une telle mesure est prise. Voilà pourquoi tous les retraités doivent remercier le président Sall pour avoir pris cette décision historique », a souligné le président du Conseil d’administration de l’Ipres qui est aussi largement revenu sur les autres mesures prises pour améliorer les conditions de vie des retraités.

« Il faut que nous arrivions à un Sénégal où retraite ne rime plus avec précarité. Cela demande beaucoup de travail, de compréhension de la part des retraités et une bonne stratégie de mobilisation de ressources », a-t-il expliqué.

La rencontre était aussi une belle occasion pour les retraités de Louga de partager leurs préoccupations. Pape Meissa Wade a été clair : « Beaucoup reste à faire, notamment dans le domaine de la prise en charge médicale », un volet où « l’Ipres met déjà annuellement plus de 3 milliards de FCfa », a fait savoir le directeur général, Mamadou Sy Mbengue.

Abdoulaye DIALLO

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a rencontré, à Saly, les inspecteurs d’académie et ceux de l’éducation et de la formation dans le cadre d’un atelier de partage et de mise à niveau du processus électoral. Mansour Sy a invité les différents acteurs à travailler en synergie pour réussir le double défi de l’organisation et de la participation.

Le Sénégal compte un peu plus de 95.000 enseignants répartis dans un peu moins d’une cinquantaine d’organisations syndicales. Cette situation  entrave fortement la qualité du dialogue social. Ainsi, une nouvelle donne s’impose afin que les enseignants soient dignement représentés lors des négociations avec le gouvernement. Voilà pourquoi des élections sectorielles de représentativité syndicale seront, pour la première fois, organisées au Sénégal.

C’est pour réussir cela qu’un atelier de partage et de mise à niveau du processus électoral avec les inspecteurs d’académie (Ia) et les inspecteurs de l’éducation et de la formation (Ief) a été organisé par le ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions.

Mansour Sy est revenu sur la présentation du nouveau cadre législatif et réglementaire de l’élection, la définition et le partage des principales missions attendues des acteurs appartenant à l’administration, notamment des Ia et des Ief.  « Il est heureux que le projet d’arrêté ait été partagé à deux reprises avec les syndicats d’enseignants du secteur jusqu’à sa validation, sa soumission au conseil consultatif national du travail et de la sécurité sociale avant sa signature et sa publication le 22 novembre 2016 », s’est félicité le ministre. L’implication des Ia et Ief est très attendue dans l’organisation des élections de représentativité, selon le ministre, notamment dans l’élaboration des listes. Les élections auront lieu en 2017 et mettront en lice 32 syndicats repartis dans le collège du préscolaire et de l’élémentaire, du moyen secondaire et du corps de contrôle.

Ces élections vont ainsi permettre une rationalisation du dialogue social dans le secteur éducatif, en disposant d’interlocuteurs suffisamment représentatifs, forts et indépendants pour le plus grand bien de l’école et de ses acteurs.

Amath Sigui NDIAYE

Après la défense et les parties civiles, c’était, hier, le tour du parquet général de faire son réquisitoire. Mbacké Fall et ses substituts ont balayé d’un revers de main tous les moyens d’appel soulevés par les avocats commis d’office pour défendre les intérêts de Hissène Habré.

Le parquet général a fait, hier, son réquisitoire par rapport aux moyens d’appel soulevés par les avocats de la défense de Hissène Habré et ceux des parties civiles. Le procureur général et ses adjoints ont été interpellés par la défense sur ce qu’elle considère comme une incohérence. En effet, dans son verdict, la Chambre d’instance a reconnu un certain nombre de circonstances atténuantes à l’ancien président tchadien. Et pourtant, ce dernier a été condamné à la prison à perpétuité, ce qui, aux yeux des avocats de la défense, est incompréhensible.

Selon Mbacké Fall, il est vrai que des circonstances atténuantes ont été reconnues à Hissein Habré, mais les circonstances aggravantes l’emportent largement. « Hissène Habré approuve de manière implicite la décision de ses avocats de faire appel, sinon il aurait émis un communiqué pour dire que cela ne l’engage pas. Nous savons aussi que du fond de sa cellule, il regrette ses actes commis lors de son règne, entre 1982 et 1990. Nous demandons aux juges de tenir en compte tous ces éléments. Mais pour le verdict, le parquet s’en remet à la sagesse de la Chambre », a déclaré le procureur général. Il a requis le rejet de tous les moyens d’appel avancés par les avocats de Hissène Habré et de déclarer recevables toutes les constitutions de partie civile des victimes. S’agissant des réhabilitations, Mbacké Fall a estimé qu’il serait bon d’organiser des cérémonies commémoratives d’hommage et autres, selon le pays d’origine des victimes. Il a aussi demandé à l’Union africaine que le fonds d’indemnisation mis en place soit disponible. Avant lui, son substitut, Moustapha Diallo, s’était attelé à démonter l’argumentaire de la défense consistant à nier la responsabilité directe de Hissène Habré dans les massacres au Tchad, particulièrement ceux qui ont eu lieu au sud. « Ces évènements doivent être bien cernés.

La chambre d’instance les a examinés de fond en comble. Des attaques ont été commises contre des populations civiles. Ces faits sont bien établis. Et c’était une entreprise criminelle commune engageant la responsabilité de Hissène Habré.

La responsabilité d’Idriss Deby, qui était commandant en chef des Forces armées nationales tchadiennes (Fant) comme dit la défense, ne saurait écarter celle de Hissène Habré. Cet argument doit être rejeté comme non fondé », avait laissé entendre le parquetier.

Ndiol Maka SECK

Permettre aux jeunes de se familiariser avec les outils indispensables à l’entretien d’embauche, c’est l’objectif du Mdes qui a initié, à Dakar, un atelier training.

Le Mouvement des entreprises du Sénégal (Mdes) a choisi le Centre africain d'études supérieures en gestion (Cesag) pour la tenue de l’atelier training au profit des jeunes diplômés. Cette rencontre est une occasion pour donner un savoir-faire aux demandeurs d’emploi. Cela va de la rédaction du Curriculum vitae (Cv) à la maîtrise des outils indispensables à l’entretien d’embauche. « La recherche d’emploi exige un état d’esprit, une confiance et une maîtrise de soi dans les procédures d’entretien et d’embauche qui se préparent consciencieusement et psychologiquement », a déclaré le patron du Mdes.

Selon Mbagnick Diop, ce rendez-vous, dédié aux aspirants du marché de l’emploi, entre dans le cadre de la 16ème édition du Forum du premier emploi, prévu en février prochain. « Dans la vie des nations, ne pas disposer d’un emploi, c’est exister sans vivre », a dit M. Diop, non sans reconnaître que « le problème de l’emploi est universel ». S’adressant au ministre Mame Mbaye Niang présent, il a souligné que « celui en charge de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a compris mieux que quiconque que l’inactivité professionnelle annihile en la personne, surtout en la jeunesse, toute possibilité de construction d’un avenir intègre et intégral... ».

Mbagnick Diop est formel : « La jeunesse est un grenier de créativité et un silo de ressources humaines. L’emploi est, pour elle, à la fois une aspiration légitime et un droit fondamental ». Aussi, a-t-il constaté le nombre de demandes d’emploi qui ne cesse d’augmenter. « Mais, les efforts de l’Etat, pour endiguer ce mal social, sont louables et incommensurables », a-t-il applaudi. Le ministre Mame Mbaye Niang a cité le dernier rapport du Bureau international du travail (Bit), révélant une hausse du chômage des jeunes. « Le nombre de jeunes chômeurs parmi les 15 à 24 ans dans le monde passera à 71 millions cette année », a-t-il dit.

Dès lors, combattre et vaincre le chômage devient une nécessité, voire un impératif pour réduire la fracture sociale. Après avoir magnifié ce forum, qui est un pont entre l’école et le monde du travail, il a, dans une digression, fait savoir qu’il était pensionnaire d’un « daara » à l’âge de 3 ans. « Je n’ai jamais pensé un jour être ministre », a-t-il dit. En retraçant son parcours, il a voulu inviter les jeunes, à l’abnégation, à la détermination, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, la décision du chef de l’Etat, Macky Sall, d’exonérer d’impôts  le régime de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) a été vivement saluée par le Conseil d’administration de ladite institution. Son président, Mamadou Racine Sy, et des membres de son staff sont actuellement en tournée nationale de partage d’informations sur le régime de retraite au Sénégal.

Pour le président du Conseil d’administration de l’Ipres, Mamadou Racine Sy, cette décision historique constitue une révolution apportée par la plus haute autorité du pays pour le renforcement du système national de protection sociale. Selon lui, cette mesure, visant notamment à exonérer de taxes les retenues à la source effectuées sur les pensions servies aux retraités, traduit l’élan de générosité du président Macky Sall pour cette  couche vulnérable de la société sénégalaise. L’opportunité de la mesure est d’autant plus justifiée qu’au Sénégal et partout ailleurs dans les pays en développement, la retraite rime avec une certaine précarité.

Par ricochet, ladite mesure va impacter positivement le pouvoir d’achat des retraités. Le président du Conseil d’administration de l’Ipres est aussi d’avis que « la décision présidentielle revêt une importance capitale pour la pérennité du système de retraite dans notre pays ». Avec une telle dérogation fiscale, « l’Ipres  va bénéficier de ressources d’un montant de près de 8 milliards de FCfa qui seront d’un apport inestimable pour la réussite des réformes systémiques et paramétriques que l’institution de prévoyance sociale a récemment engagées ». Cette manne financière sera, à coup sûr, utilisée pour la revalorisation des pensions servies aux retraités.

Depuis 1958, date de création de l’Institution de prévoyance retraite d’Afrique de l’Ouest (Iprao), ancêtre de l’Ipres, il s’agit de l’une des plus importantes mesures prises par les pouvoirs publics pour la consolidation et la pérennité du régime de retraite au Sénégal. Pour Mamadou Racine Sy, il s’agit d’une « mesure courageuse que les retraités méritent amplement, d’autant que cette décision présidentielle de haute portée sociale a été prise dans un souci d’équité et de justice sociale ». Enfin, il estime que « cette mesure concerne à plus d’un titre la population active en ce qu’elle participe largement à la pérennisation du régime de retraite ».

Cheikh Aliou AMATH

Un centre multifonctionnel dédié aux métiers innovants a été gracieusement offert aux jeunes et femmes de Tambacounda par le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, pour résoudre le déficit de formation dans la région. En plus de cette infrastructure qui va recevoir de jeunes diplômés et non diplômés pour une qualification qui devrait les orienter vers l’auto-emploi, un bus flambant neuf a également été remis aux femmes pour faciliter leurs déplacements.

Par l’entremise de l’Association pour le développement du Sénégal oriental (Adesor) qu’il dirige, le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, vient de réaliser, au profit des jeunes et des femmes de Tambacounda, un centre multifonctionnel destiné à la formation et à l’apprentissage. La cérémonie de réception s’est déroulée en présence de plusieurs invités et membres des associations de femmes et de jeunes. Ce centre, d’un coût de plusieurs millions de FCfa, est construit sur fonds propres. Cerise sur le gâteau, un minibus flambant neuf a été remis aux femmes après la cérémonie, pour les aider également dans leurs déplacements à travers la région.

« Ce centre est le cadeau que j’offre aux jeunes et aux femmes pour l’année 2017 », a indiqué le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba. La structure est composée d’une salle informatique au rez-de-chaussée et d’une salle de conférence au premier étage.

Disposant présentement de 24 boxes d’ordinateurs, le centre recevra bientôt, selon Me Sidiki Kaba, des machines pour la production de briques, l’ensachage de la pâte d’arachide, ainsi que des déplumeuses, etc. Pour Me Kaba, ce centre est appelé à recevoir des jeunes diplômés et non diplômés pour une qualification devant les orienter vers l’auto-emploi.

« Des formations seront dispensées dans les domaines de l’ingéniorat, de l’assurance, du transport, du pétrole », a indiqué Me Sidiki Kaba. « Comme nous serons un pays pétrolier, nous voulons que la jeunesse du Sénégal oriental soit formée aux enjeux futurs pour pouvoir faire face », a-t-il dit. Aussi ce centre compte-t-il dispenser des formations continues dans tous les domaines, y compris l’alphabétisation, en vue de contribuer à l’autonomisation des femmes et à la responsabilisation des jeunes.

Pape Demba SIDIBE

Les parties civiles veulent « la correction de certaines erreurs » liées à la réparation des victimes suite à la condamnation de Hissène Habré à la prison à perpétuité, le 30 mai 2016. Selon elles, les critères de dédommagement fixés lors du premier jugement sont hors de portée de certaines victimes.

Après la défense de Hissène Habré, c’était, hier, au tour des avocats des parties civiles d’exposer leurs moyens d’appel qui portent essentiellement sur les intérêts civils. « Nous avons eu droit à un jugement complètement ambigu », a d’emblée soulevé Me Jacqueline Moudeina, un des avocats des parties civiles. Selon elle, la Chambre d’assises a rejeté « injustement » la constitution de parties civiles de milliers de victimes. « On s’est aperçu que les juges n’avaient pas de critères biens définis pour qualifier les victimes de parties civiles. Ils étaient également en porte-à-faux avec les statuts des Chambres africaines extraordinaires (Cae) qui, en son article 28, parle de victimes qui ont participé ou non à la procédure », a-t-elle déploré.

A l’en croire, les juges se sont focalisés sur deux hypothèses « qu’on peut facilement détruire » pour rejeter les demandes de réparation de certaines victimes. La première est liée à la production d’actes de notoriété pour hérédité et la seconde à l’audition des personnes qui se sont présentées ou non à la barre. Pour Me Assane Dioma Ndiaye, la moitié des victimes ont été écartées par le premier jugement pour le motif que ces personnes n’ont pas apporté la preuve de leur identité. Or, a-t-il précisé, en matière de justice pénale internationale, les critères sont plus souples que le droit interne. Et manifestement, les premiers juges ont fait une application du droit interne en exigeant soit un jugement d’hérédité soit une preuve quelconque qui établirait un lien entre le préjudice et le fait allégué. « Compte tenu de la situation du Tchad et du fait que la majorité des victimes sont issues des campagnes, il était difficile d’apporter la preuve par l’état civil. C’est pourquoi nous invitons la Chambre à corriger ces critères qui ont été établis par les premiers juges et à se coller à la jurisprudence, notamment les tribunaux cambodgiens qui ont eu ces cas, mais qui ont admis les victimes », a lancé la robe noire. Poursuivant, Me Ndiaye a expliqué que les statuts des Chambres prévoient que les victimes qui n’ont pas participé au procès peuvent bénéficier de dédommagements.

Au-delà des réparations individuelles, les parties civiles demandent aussi des réparations collectives. Elles estiment qu’il faut ériger des monuments et autres mémoriaux dans certains endroits qui ont été le théâtre des crimes de manière à permettre aux victimes de pouvoir s’y recueillir. Les parties civiles veulent également que les victimes qui traînent des séquelles extrêmement graves puissent recevoir des traitements adéquats assurés par Hissène Habré à qui revient « la faute ».

Ndiol Maka SECK

Le ministre guinéen de la Justice avait officiellement saisi son homologue du Sénégal pour demander l’extradition de Toumba Diakité recherché pour massacre présumé d’opposants et tentative d’assassinat. Leur requête est sur le point de connaître une réponse favorable d’autant plus que la Cour d’appel a donné son feu vert.

La justice sénégalaise est favorable à l'extradition d’Aboubakar Sidiki Diakité plus connu sous le nom de Toumba Diakité, arrêté le 16 décembre à Dakar après plusieurs années de cavale. Il était recherché pour massacre présumé d'opposants et tentative d’assassinat. Selon son avocat, Me Baba Diop, cité par l’Afp, la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Dakar « a émis un avis favorable pour l'extradition » de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara. « Nous attendons maintenant le décret d'extradition du président de la République pour l'attaquer en excès de pouvoir devant la Cour suprême », a dit Me Diop aux confrères de l’Afp.

Au Sénégal, le dernier mot revient au chef de l'Etat dans une procédure d'extradition. Selon l'avocat, la chambre a, par ailleurs, rejeté sa requête en annulation de la procédure initiée contre M. Diakité. A en croire l’Afp, Me Diop avait déclaré, le 29 décembre, que son client ne souhaitait pas être extradé dans son pays « pour des raisons de sécurité ». Toumba Diakité vivait jusqu’à son arrestation en colocation dans un appartenant de trois pièces à Ouakam, un quartier de Dakar sous l’identité de Boubakar Barry. Selon plusieurs journaux sénégalais, il a changé de physionomie pour pouvoir se fondre dans la masse.

Un mandat d’arrêt international a été délivré contre lui pour son implication présumée dans le massacre perpétré le 28 septembre 2009 par des militaires dans un stade de Conakry où étaient rassemblés des milliers d'opposants contre la candidature à l'élection présidentielle de Moussa Dadis Camara, ex-chef de la junte militaire guinéenne. Au moins 157 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées dans le stade et ses environs, selon la Commission internationale d'enquête de l'Onu. Toumba Diakité a aussi été recherché pour tentative d’assassinat contre Moussa Dadis Camara qu’il reprochait de vouloir lui faire porter l'entière responsabilité du massacre.

Nd. M. SECK

La communauté layène est en deuil. Sokhna Mame Adama Seyni Lahi a tiré sa révérence, lundi à Dakar.

Elle a été enterrée le même jour aux environs de 23h30 dans le mausolée de son père, Seydina Issa Rouhou Lahi à Cambérène. Elle était la sœur aînée de l’actuel khalife général des Layènes, Serigne Abdoulaye Thiaw Laye.

Nd. M. SECK

La décision du président de la République, Macky Sall, d’exonérer l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) des retenues à la source effectuées sur les pensions de retraite, de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée due par l’institution au titre des placements financiers et locatifs, est vivement apprécié par le directeur général de ladite institution. Selon Mamadou Diagne Sy Mbengue, cette mesure a une portée socio-économique et entre dans le cadre de la politique de revalorisation des pensions de retraite.

A en croire Mamadou Diagne Sy Mbengue, directeur général de l’Ipres, « cette mesure de défiscalisation est en soi une augmentation de plus des pensions de retraites puisque les retraités de l’Ipres ne seront plus payés au net, avec la ponction qui était généralement faite, mais maintenant, ils vont recevoir leur pensions en brut ». Ainsi, la portée est que, selon le maire de Tivaouane, « sur le plan économique, cela va  se traduire par une amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de vie des retraités et de leurs ayants-droit ».

Autrement dit, le président de la République « vient de renoncer à environ 700 millions de FCfa par an qui étaient prélevés par l’Etat sur les pensions mais qui seront désormais redistribués aux retraités ».

Qui plus est, « il a jugé qu’il fallait, à l’instar des 15 autres pays de la conférence interafricaine de prévoyance sociale, doter l’Ipres, qui assure la gestion de la retraite, d’un régime fiscal dérogatoire », dira M. Mbengue. C’est ainsi qu’ « à partir du 1er janvier 2017, l’Ipres ne verra plus ses ressources  financières grevées d’une Tva due au titre de ses placements financiers, notamment les dépôts à terme », a-t-il fait savoir.

Sur les exonérations fiscales, M. Mbengue, évoquant les divergences entre les écoles sur la question, a soutenu que « nous pensions qu’au terme de la loi sur les institutions de prévoyance, nous n’étions pas assujettis à certains types d’impôts et de taxe ». Point de vue qui n’était pas l’idée de l’administration fiscale si bien que « sur beaucoup de points, on était encore en discussions pour voir si l’Ipres est assujettie ou pas », dira-t-il.  C’est dans ce contexte que le chef de l’Etat « vient de prendre la décision hardie pour qu’on nous accorde cette dérogation », a-t-il déclaré. Quid des 7 voire 8 milliards de FCfa décaissés annuellement par l’Ipres pour l’administration fiscale ?

Sur ce point, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Diagne Sy Mbengue, s’est voulu clair : « C’étaient les rôles d’impôts que nous recevions de l’administration fiscale qui les avaient ainsi estimés », a-t-il tenu à préciser estimant que ce qui était en réalité décaissé par ses services gravitait « autour de  2,5  à 3 milliards de FCfa ».

Mamadou Lamine DIEYE

Un atelier de partage et de mise à niveau avec les autorités déconcentrées chargées de l’organisation matérielle et de la supervision des élections générales et sectorielles de représentativité syndicale s’est ouvert hier à Mbour. Ces élections, selon le ministre Mansour Sy, vont permettre aux centrales et syndicats d’avoir plus de légitimité dans la défense des intérêts des travailleurs.

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, qui présidait cet atelier, a indiqué que cette concertation marque le début d’une ère relative à plus de présence des représentants des travailleurs auprès de l’État, des institutions nationales et sous-régionales. « Ces élections vont permettre, à terme, aux centrales et syndicats d’avoir plus de légitimité dans la défense des intérêts des travailleurs et plus de lisibilité dans les relations professionnelles », a indiqué Mansour Sy qui s’est aussi appesanti sur le rôle des préfets et des inspecteurs du travail et de la sécurité sociale pour la réussite des élections. Pour Mansour Sy, le processus lancé devant aboutir à l’organisation de nouvelles élections générales et sectorielles de représentativité syndicale, pour les centrales syndicales de travailleurs et pour le secteur public de l’éducation et de la formation connaît une étape importante avec cette rencontre. Une dernière qui, selon lui, s’inscrit dans la phase active et décisive du processus électoral. D’ailleurs, a noté le ministre, le cadre juridique des dispositions y afférent est renforcé par la modification de l’article L 85 du Code du travail et la signature des arrêtés fixant les règles d’organisation des élections.

Par ailleurs, a relevé Mansour Sy, les centrales et syndicats vont être subventionnés à hauteur de 600 millions de FCfa par le gouvernement. De plus, a-t-il ajouté, d’importantes dispositions ont été prises de manière consensuelle et font que seuls les syndicats et centrales ayant totalisé 10% des suffrages de l’électorat pourront être les interlocuteurs des travailleurs auprès de l’État et des institutions. Sur une quarantaine de syndicats d’enseignants, seuls 32 et 13 centrales prendront part à ce scrutin.

S. O. FALL

L’affaire Hissène Habré est entachée d’erreurs de fait et de droit. C’est la conviction des avocats de l’ancien président tchadien qui ont encore plaidé, hier, l’acquittement de leur client lors de l’ouverture du procès en appel.

Les audiences du procès en appel de Hissein Habré ont été ouvertes, hier, au palais de justice de Dakar. Comme lors du premier jugement, les avocats de la défense de l’ancien président tchadien ont plaidé l’acquittement de leur client. C’est Me Abdoul Gningue qui a ouvert le bal. Exposant leurs moyens d’appel, il a d’emblée relevé que la décision du 30 mai 2016 condamnant Hissène Habré à la prison à perpétuité ainsi que celle sur les parties civiles sont nulles et de nullité absolue.

Il a évoqué une composition irrégulière de la Chambre africaine extraordinaire (Cae) d’assises faisant allusion au juge Amady Diouf qui, a-t-il dit, n’a pas 10 ans d’expérience dans les fonctions de juges pour siéger dans ladite Chambre. « Les statuts des Chambres africaines extraordinaires stipule que pour faire partie des membres de la Chambre, il faut avoir au minimum dix ans d’expérience en tant que juge. Ce qui n’est pas le cas pour le magistrat Amady Diouf. Cette vice de composition induit à l’anéantissement total d’une décision de justice », a soutenu Me Gningue.

Cet argument sera aussi soutenu par Me Mounir Balal, selon qui, de toute sa carrière, M. Amady Diouf n’a jamais siégé dans un tribunal comme juge avant le procès. « Il a été au parquet et ensuite à la chancellerie, mais n’a jamais exercé en tant que juge », a insisté Me Balal. Poursuivant l’exposé de ses moyens d’appel, Me Abdoul Gningue a aussi invoqué la nullité de l’ordonnance de renvoi. Selon lui, de tous ses co-inculpés, Hissène Habré est le seul à être renvoyé au terme de l’instruction, contrairement aux dispositions de l’article 375 du Code de procédure pénale du Sénégal.

« Malgré les mandats d’arrêt lancés contre eux, tous les autres qui ont été cités n’ont pas été renvoyés. Les motifs juridiques de l’ordonnance de renvoi sont erronés », a estimé l’avocat, qui s’est désolé, par ailleurs, que malgré les circonstances atténuantes reconnues à l’accusé, les juges ont prononcé la perpétuité qui est la peine maximum. « Nous n’avons jamais voulu nous épancher sur le verdict d’autant plus que nous avions dit dès le début que la composition de la Chambre est irrégulière. Mais, c’est contradictoire de reconnaître à quelqu’un des circonstances atténuantes et le condamner à la prison à perpétuité  », a-t-il relevé.

Pour Me Gningue, il appartenait au procureur de la République qui est le garant de l’exécution des peines la tâche d’interpeller la Chambre sur cette décision. Pour Me Mounir Balal, ce procès est éminemment politique. « Tout a été fait dans la précipitation dans cette affaire. C’est pourquoi il y a beaucoup de bourdes. En tant qu’Africain, je ne suis vraiment pas satisfait des conditions dans lesquelles ce jugement a été rendu en première instance », a-t-il souligné. A l’en croire, l’affaire Habré est comme un cadeau enveloppé dans du papier de piètre qualité. « Hissène Habré est une matière première que l’Occident a cueilli en Afrique, transformé en produit fini que l’Afrique a importé par la suite », a soutenu l’avocat de la défense.

Le cas Khadija Zidane, du nom de cette dame qui a accusé Hissène Habré en personne de viol, selon Me Mbaye Sène, en est illustration parfaite. « La dame Khadija Zidane a été préparée pour venir humilier Hissène Habré devant sa famille », a mentionné l’avocat de la défense. Les massacres d’Ambing et de Kalaït sont aussi, pour lui, des légendes créées par les témoins pour nuire à son client.
Ndiol Maka SECK


LA DÉFENSE DÉBOUTÉE SUR LA DÉCHARGE DU JUGE BARA GUÈYE
Hier, dès l’entame du procès en appel, les avocats commis d’office pour la défense de l’ancien président tchadien ont demandé à la Chambre d’appel de décharger le juge Bara Guèye qui, disent-ils, avait précédemment en charge un dossier qui a des connexions avec l’affaire. Il s’agit du différend qui a opposé Habré à un journal contre lequel il avait porté plainte pour diffamation lors des audiences d’instance. Il a été débouté dans cette affaire par le juge Bara Guèye qui avait le dossier. Après délibération, la Chambre d’appel a rejeté la requête de la défense, en estimant que cela n’aurait aucune répercussion sur le procès.

Nd. M. SECK

Hier, dès l’entame du procès en appel, les avocats commis d’office pour la défense de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, ont demandé à la Chambre d’appel de décharger le juge Bara Guèye qui, disent-ils, avait précédemment en charge un dossier qui a des connexions avec l’affaire. Il s’agit du différend qui a opposé Habré à un journal contre lequel il avait porté plainte pour diffamation lors des audiences d’instance. Il a été débouté dans cette affaire par le juge Bara Guèye qui avait le dossier. Après délibération, la Chambre d’appel a rejeté la requête de la défense, en estimant que cela n’aurait aucune répercussion sur le procès.

Nd. M. SECK

Le taux de chômage au Sénégal s’élevait en 2015 à 15,7% chez les personnes âgées de 15 ans et plus, avec toutefois des disparités entre les zones urbaines et rurales, et entre les hommes et les femmes. Chez les personnes de 10 ans et plus, ce taux « est estimé à 15,3% », constate la première enquête sur l’emploi au Sénégal.

En fonction du milieu de résidence, « le niveau de chômage est plus élevé dans les autres centres urbains (19,7%) qu’en milieu rural (12,3%) ». Selon ce rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) réalisé entre le 14 juin et le 18 juillet 2015, « le chômage est plus important chez les femmes (22,6% contre 9,8% chez les hommes) ».  « Au regard du niveau d’études, les personnes sans diplôme représentent 39,9% des chômeurs », indique l’Ansd.

Elle précise que le chômage habituel est évalué à « 16,2% et 16,8% respectivement pour les personnes âgées d’au moins 10 ans et celles ayant au moins 15 ans ». Le rapport relève que le chômage habituel s’élève à 22,5% chez les femmes contre 11,1% chez les hommes. « En moyenne, les personnes sont affectées par le chômage depuis pratiquement un an (13 mois chez les femmes et 10 chez les hommes). La durée du chômage varie largement suivant les régions. Elle est des plus importantes à Matam avec une moyenne de plus d’un an et demi », renseigne-t-il.

(APS)

La construction d’une essencerie n’est pas du goût d’une partie des habitants de Bopp. Ils l’ont fait savoir lors d’un sit-in, sous la vigilance des agents de police.

L’association des amis et alliés de feu Chérif Mahdiyou Aïdara a rencontré la presse pour protester contre l’érection d’une station d’essence sur un site appartenant à la famille du défunt guide. Selon l’actuel khalife, Chérif Ibrahima Aïdara, c’est du temps des colons, précisément en 1951, que Chérif Mahdiyou Aïdara a bénéficié d’un permis d’occuper du site d’une surface de 3183 m2. Il s’y installe avec sa famille et dédie un espace à l’apprentissage du Coran.

Mais, les services compétents de l’Etat avaient demandé au guide religieux de ne rien entreprendre sur la partie Nord car il y était prévu la construction d’une route. Ce qui faisait qu’il ne pouvait occuper concrètement que les 2.369 m2. Comme Chérif Mahdiyou Aïdara rêvait, de son vivant, d’un complexe islamique, sa famille, ses disciples et autres alliés ont voulu, à sa disparition en 1988, transformer cela en réalité. Mais, à leur grande surprise, un promoteur privé a commencé, depuis le 25 décembre 2016, à ériger une station d’essence sur le même espace.

« J’ai envoyé plusieurs correspondances aux services compétents de l’Etat pour leur exposer la situation. Il se peut que le dossier ait échappé aux techniciens du Cadastre dont je reconnais leur expertise. Rien n’est encore perdu. Ils peuvent bien rectifier le tir », a souligné Chérif Ibrahima Aïdara qui a ajouté que « le promoteur privé fait dans l’intimidation, en disant qu’il va me traduire en justice ».

De son côté, le coordonnateur du Forum civil, Mouhamadou Mbodj, a affirmé qu’il va constituer un pool d’avocats pour défendre les intérêts de la famille de Chérif Mahdiyou Aïdara. Car le projet que la famille et les talibés veulent réaliser a un intérêt collectif parce que comportant deux « daara » modernes, un orphelinat et un poste de santé, alors que la station d’essence est un bien individuel, avec risque pour les populations. Selon Mouhamadou Mbodj, ce désordre, l’Etat ne doit pas l’accepter.

Serigne Mansour Sy CISSE

La sentence est tombée hier : Bamba Fall et huit de ses frères socialistes qui, jusque-là, faisaient l’objet de trois retours de parquet ont finalement été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction Samba Fall.

Le maire de la Médina, Bamba Fall, et ses camarades socialistes, cités dans les incidents survenus dans les locaux du Parti socialiste le 5 mars 2016 lors d’une réunion du Bureau politique dudit parti, ont passé leur première nuit à la maison d’arrêt et de correction de Reubeuss. Ceci, après un garde à vue de quatre jours au Commissariat central de Dakar. Une décision qui sonnait comme prévisible à l’issue d’un deuxième face à face des accusés avec le juge d’instruction vendredi dernier et qui avait conduit à un troisième retour de parquet.

Les avocats constitués pour défendre Bamba Fall et Cie ont tout simplement boudé la salle après un clash avec le juge chargé du dossier. Bis repetita hier pendant l’audition des accusés si on se fie aux propos de Me El Hadj Diouf, un des avocats constitués pour la défense. Selon lui, c’est une longue bataille verbale entre juges et avocats qui illuminait la salle d’audience, mais à l’arrivée, c’est le juge, arbitre de la partie, qui a eu le dernier mot. Me Diouf, qui crie à la violation de la loi de ses clients avec la succession des retours de parquet, déclare que « le combat judiciaire va se poursuivre ».

Selon lui, deux requêtes ont été formulées pour casser le verdict. L’une adressée au doyen des juges et l’autre à la chambre d’accusation. Il affirme, par ailleurs, ne pas comprendre l’arrestation de l’édile de la Médina et huit de ses acolytes qui n’ont rien à voir dans cette affaire. « Les vidéos passées à la télévision montrent que les accusés n’ont rien à voir dans cette affaire. C’est une façon de liquider des adversaires politiques », conclut-il.

Aliou FAYE (stagiare)

 

Les Layènes se sont retrouvés, samedi dernier, à Yoff Diamalaye, pour célébrer la ziarra annuelle au khalife général de leur communauté. A l’occasion, 150 mariages ont été scellés par l’imam de la mosquée.

Tous de blanc vêtus, les Layènes, venus de toutes les villes du Sénégal, ont assisté à la ziarra organisée, chaque année, à l’honneur du khalife général, Chérif Abdoulaye Thiaw Laye. Initiée dans les années 1980 par le troisième khalife, Baye Seydi Thiaw Laye, cette cérémonie est une occasion offerte aux fidèles pour réaffirmer leur allégeance au khalife, mais surtout pour revisiter les enseignements du Mahdi à travers une série de communications sur la vie et l’œuvre du saint homme. L’un des temps fort de cet événement est la célébration des mariages entre jeunes issus majoritairement de la confrérie layène.

En effet, cette pratique est une recommandation du Mahdi, Seydina Limamoulaye qui, dans ses prêches, avait demandé aux fidèles de donner leurs enfants en mariage dès la naissance. Une dot, estimée à 3.000 FCfa, devant être versée aux parents de la fille par ceux du garçon. De même, le saint homme avait recommandé à ses fidèles de pratiquer la circoncision pour les garçons dès les premiers jours de la naissance. C’est dire donc toute l’importance que revêt cette pratique chez la communauté layène. Pour cette présente édition, 150 mariages ont été scellés, avec le consentement des deux mariés et de leurs parents respectifs.

La dot est, aujourd’hui, estimée à 10.000 FCfa, du fait de la forte demande des fidèles et autres Sénégalais qui saisissent l’occasion pour se marier. « Chaque Layène rêve de se marier à cette occasion. Car il est très rare de voir un mariage scellé ici se rompre. Ce sont des unions bénites, avec à la clé un certificat de mariage délivré par l’imam célébrant aux mariés », a lancé fièrement une fidèle venue de Sacré-Cœur. Le fils aîné du khalife général a tenu à rappeler que ces mariages collectifs sont voulus par les époux et leurs parents. En plus, ces mariages se font en présence des témoins librement choisis par les deux parties concernées.

« Tous les mariages célébrés à cette à occasion sont bénis », a  déclaré Seydina Laye, fils aîné de Chérif Abdoulaye Thiaw Laye. Avant de terminer, il a invité les fideles à s’acquitter de la « zakkat », cette importante forme de solidarité définie clairement par le Seigneur. « Malheureusement, la « zakkat » n’est pas souvent respectée par les gens qui, durant les cérémonies familiales, les gaspillent pourtant beaucoup d’argent ». Seydina Laye a terminé en formulant des prières pour la paix au Sénégal et pour la réussite des politiques initiées par le président de la République, Macky Sall.

Ramata BA (stagiaire)

La famille omarienne peut compter sur l’Etat dans son entreprise de modernisation de la cité de Halwar, a dit, samedi, à Louga, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

La cérémonie officielle de clôture de la 53ème édition de la ziarra annuelle Thierno Mountaga Tall tenue, samedi, à Louga, a été une occasion pour le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, de réaffirmer la volonté de l’Etat de moderniser la cité de Halwar, lieu de naissance d’El Hadj Omar Tall. « Je réaffirme ce que le président de la République, Macky Sall, a dit. La famille omarienne peut effectivement compter sur l’Etat dans son entreprise de modernisation de Halwar, cité éternelle qui a vu naître votre illustre grand-père, El Hadj Omar Tall », s’est exprimé le ministre, s’adressant au khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall. « Plus que Halwar, c’est toute l’Île à Morphil qui est prise en compte par l’Etat », a insisté Abdoulaye Daouda Diallo qui était à la tête d’une importante délégation venue prendre part à cet événement religieux devenu « un rendez-vous de la foi du monde entier ». « On peut tous le constater, la ziarra est devenue l’un des événements religieux les plus importants du Sénégal », s’est félicité le ministre, saluant l’action quotidienne de Thierno Bachir, « digne continuateur et dépositaire du riche héritage légué par El Hadj Omar Tall. Abdoulaye Daouda Diallo a profité de ce moment privilégié pour solliciter des prières. Le président Sall et son gouvernement, a-t-il justifié, en ont besoin pour réaliser leurs ambitions pour le Sénégal. Le ministre a aussi et surtout demandé des prières pour une transition pacifique en République sœur de Gambie. « La Gambie voisine traverse des difficultés. Les chefs religieux ont un grand rôle à jouer pour que tout se passe bien dans ce pays frère », a précisément indiqué Abdoulaye Daouda Diallo, également préoccupé par les vagues de violences qui hantent le sommeil des populations et sapent les fondements de la démocratie.

Engagements respectés
Le ministre est clair : les personnes à l’origine de ces violences n’ont rien à voir avec l’Islam. Et pour lui, ces gens sont des « affairistes religieux » qui sèment la désolation et la terreur partout et ils doivent, par conséquent, être farouchement combattus. « Bien sûr, sur ce dossier aussi, les guides religieux que vous êtes ont un rôle d’éducation spirituelle important à jouer, à l’endroit de la jeunesse pour qu’elle n’emprunte pas cette voie », a estimé Abdoulaye Daouda Diallo.

La Première dame, Marième Sall, et le porte-parole du khalife général des Tidianes, Abdoul Aziz Al Amin, ont marqué de leur présence cette cérémonie de clôture. Des présences vivement saluées par Thierno Madani Tall qui s’est exprimé au nom du khalife général de la famille omarienne. Dans son propos, Thierno Madani a également magnifié le soutien de l’Etat pour la réussite de l’événement. « Tous les engagements pris ont été respectés. La famille omarienne ne trouve pas les mots pour remercier le chef de l’Etat et son gouvernement », a-t-il dit.
Clôturant la cérémonie, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine est largement revenu sur « les relations d’affection, de respect et d’estime » qui unissent les deux familles Sy et Tall. Al Amin a magnifié les qualités de Thierno Bachir qu’il considère comme un homme modeste, généreux et pétri de connaissances, avant de formuler des prières de paix à l’endroit du Sénégal, de la Gambie et du monde entier.

Abdoulaye DIALLO

L’Etat du Sénégal a notifié à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) la décision du président de la République, Macky Sall, d’exonérer ladite institution des impôts. Selon un document qui nous est parvenu, les exonérations concernent les retenues à la source effectuées sur les pensions servies aux retraités, l’impôt sur les sociétés, les taxes sur la valeur ajoutée dues au titre des placements financiers, notamment les dépôts à terme, etc.

Dans le cadre de la politique hardie de revalorisation des pensions de retraite, le chef de l’Etat, Macky Sall, vient de prendre d’importantes mesures que l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) appelait jusque-là de ses vœux. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la Direction des prestations de ladite institution indique que « l’Etat du Sénégal a notifié officiellement l’exonération de l’Ipres de taxes comme l’Impôt sur les sociétés (Is) dû au titre des revenus financiers et locatifs ».

Il s’agit d’un impôt sur le revenu dû au titre des créances et cautionnements, contribution des propriétés foncières bâties, contribution de propriétés foncières non bâties, surtaxe sur les terrains non bâties ou insuffisamment bâtis et patente. En outre, « l’institution de prévoyance sociale est exonérée de Taxes sur la valeur ajoutée (Tva) dues au titre des placements financiers, notamment les Dépôts à terme (Dat) », lit-on dans le communiqué. Aussi, souligne-t-on, les droits d’enregistrement dus au titre des acquisitions immobilières  et les retenues à la source effectuées sur les pensions servies ne seront désormais plus appliquées. A en croire l’Ipres, ces importantes mesures viennent compléter celles déjà prises en matière de revalorisation des pensions qui ont connu, entre 2012 et 2017, une hausse de 40 %, ce qui fait que l’allocataire qui percevait 100.000 FCfa en 2012, perçoit aujourd’hui 146.410 FCfa. Suite à l’engagement pris par le Conseil d’administration en date du 20 janvier 2016, devant les associations des retraités, et conformément à la volonté du président de la République, Macky Sall, l’Ipres a engagé le processus de mensualisation des pensions de retraite.

Selon le document, cette réforme majeure, qui conforme l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal aux standards internationaux, s’inscrit dans un processus continu d’amélioration des conditions de vie des retraités et de leurs ayants-droit. « La réussite de sa mise en œuvre est articulée à la prise d’importantes mesures d’accompagnement dont la finalité ultime est d’épargner les retraités des éventuels contrecoups d’une application brutale de la mensualisation des pensions », dit le communiqué.

Cheikh Aliou AMATH

La phase finale du procès de l’ancien président tchadien sera entamée ce matin à Dakar. Les juges vont démarrer l’examen des appels de la défense de Hissène Habré et de la partie civile.

Le procès en appel d’Hissène Habré démarre aujourd’hui à Dakar. Les avocats de l’ancien président tchadien ont fait appel du verdict de la Chambre africaine extraordinaire (Cae) d’assises sur la base de ce qu’ils considèrent comme des erreurs de fait et de droit. Ils avancent aussi que la défense n’a pas pu consulter la copie du jugement intégral avant la date à laquelle elle devrait interjeter appel. La Cae examinera également un appel concernant les réparations accordées aux victimes car les parties civiles estiment que des erreurs ont été commises au moment d’établir les critères d’éligibilité. Mais pour l’audience de ce matin, le président de la Chambre d’assises d’appel présentera son rapport introductif. Ensuite, les conseils de M. Habré feront des observations.

Les juges ont été nommés par la présidente de la Commission de l’Union africaine (Ua). Ainsi, le Malien Wafi Ougadèye, présidera la Chambre. Comme juges titulaires, il y aura les Sénégalais Matar Ndiaye et Bara Guèye. Amadou Tidiane Sy sera le juge suppléant. Ils ont sept mois -du 1er octobre 2016 au 30 avril 2017-pour vider définitivement cette affaire. Jugé pour crimes de guerre, actes de tortures et crimes contre l’humanité, Hissène Habré a été condamné le 30 mai 2016, à la prison à perpétuité, plus une amende comprise entre 15 et 20 millions de FCfa à payer à chaque victime.

Une centaine de témoins et experts se sont relayés devant le président de la Chambre africaine extraordinaire d’assises, le burkinabé Gberdao Gustave Kam et ses assesseurs, pour charger l’ancien homme fort de N’djaména. Refusant de comparaître le jour de l’ouverture du procès, Hissène Habré a été porté par les Eléments pénitentiaires d’intervention (Epi), amené de force devant les juges et maintenu sur sa chaise toute la matinée. L’image avait choqué certains de ses souteneurs ainsi que ses trois avocats commis d’office par les Chambres africaines extraordinaires (Cae) pour sa défense. Caché derrière ses lunettes fumées aux montures dorées et bien enturbanné, Hissène Habré a adopté, le long du procès, la stratégie du silence. Les Cae ont été créées en 2012 en vertu d’un accord entre l’Union africaine (Ua) et le gouvernement du Sénégal.

Ndiol Maka SECK

Samedi 7 janvier 2017, au Théâtre national Daniel Sorano, le journal Le Soleil a organisé un arbre de Noël pour les enfants de son personnel dans une ambiance bien festive.

Ce samedi matin, Madame Top Sèye s’est réveillée plus tôt que d’habitude. Chef du département recouvrement du Groupe Le Soleil, elle est sur pied dès 6h du matin. Pour l’arbre de Noël du quotidien national, elle s’est aussi empressée de préparer ses deux enfants qui vont l’accompagner au Théâtre national Daniel Sorano, cadre de la fête. D’ordinaire, cette maman profite d’un sommeil réparateur les week-ends, elle doit bouleverser son agenda. Présidente de la commission d’organisation de la manifestation, elle a la lourde charge de faire plaisir à tous. Pour ce faire elle a dû « oser » appeler de bonne heure les artistes qui doivent faire le bonheur des mômes. Avec l’aide de Maty Thiom, assistante au Ressources Humaines, Marième Kane et M. Sall du service approvisionnement, Nafissatou Seck, assistante du coordonnateur général des rédactions et Amy Faye de la comptabilité, elle a pu décrocher du lourd pour le spectacle : Viviane, Pape Diouf, Salam Diallo, Carlou D, le ballet national La Linguère et le comique Ndiaye ont tous répondu favorablement « et sans cachet » à l’appel du Soleil. « Ils m’ont tous facilité la tâche et se sont sacrifiés pour venir faire plaisir à nos enfants », dira-t-elle.

Ce samedi était aussi une journée particulière pour Maïmouna Diouf. Cette infographiste qui cumule plus de 23 ans de service au journal Le Soleil a dû aussi aider sa petite famille à prendre part à ce rendez-vous aux allures joyeuses que la direction du journal compte désormais pérenniser. D’ailleurs Maïmouna Diouf, toute heureuse en a profité pour dire « merci au directeur général et à l’ensemble du personnel pour avoir pensé à nous faire plaisir à travers cette fête pour nos enfants ».

Ambiance bon enfant
Carlou DDevant l’entrée du théâtre, taxis et véhicules particuliers déversent de petits groupes d’enfants, tous joyeux et sur leur 31, aux bras de leurs parents. A l’accueil, de charmantes demoiselles proposent pour petits et grands divers objets gonflables. Sur la scène de l’immense salle, le sapin de Noël richement décoré fait plaisir à contempler. Quelques enfants à l’air impatient, entonnent déjà la fameuse chanson du « petit papa Noël « qu’ils espèrent voir descendre du ciel avec sa hotte remplie de cadeaux. Mais pour le moment, le père Noël qui s’offre à leurs yeux distribue des friandises et les invite à danser au son du mbalakh distillé par un DJ. Très amusés, ils ont couru dans tous les sens, rattrapés qu’ils seront, par moments, par leurs parents.

Une petite trêve est tout de même observée à l'arrivée du maître de cérémonie qui annonce le programme de la matinée. En même temps que s’écartent les rideaux géants de la scène, les enfants s’émerveillent devant la grande table qui attend d’être vidée de ses nombreux cadeaux. L’heure du discours approche. La salle est plus calme. Le directeur général au premier rang se lève et gravit les quelques marches qui le séparent de la scène. Impeccable dans son costume cravate, M. Cheikh Thiam rejoint le pupitre et s’adresse aux enfants. « C’est votre fête. Nous sommes dans une profession où on fonctionne 24h/24. Nous nous excusons de ne pouvoir être toujours là avec vous comme nous l’aurions souhaité », dit-il avant d’exhorter son jeune auditoire à « beaucoup travailler à l’école pour le plaisir des parents ». Cogna Diakhaté, porte-parole des enfants prendra plus tard la place du DG pour adresser des remerciements aux parents pour l’organisation de l’arbre de Noël après la colonie de vacances.

Pape Diouf fait danser le Directeur général
VivianePremière sur la scène, la troupe nationale La Linguère offre une jolie chorégraphie bien appréciée par le public. Salam Diallo se charge alors de faire monter davantage l’ambiance. Bientôt tous les petits le rejoignent sur scène et s’agitent dans tous les sens. Par moment, l’artiste se transforme en professeur et sert à ses compagnons de petites interrogations qui laissent les parents hilares. On pourrait en rester là mais le programme va plus loin. Pape Diouf, leader de la Génération consciente, fait monter la température de Sorano. Entouré de tous les mômes, il réussira à voler au directeur général quelques pas de danse bien esquissés avec son fameux tube « Malaw ».

Pluie de cadeaux pour les enfants
L’ambiance retombe après la prestation de Pape Diouf. On reprend son souffle et place au moment le plus attendu par les mômes : la distribution des cadeaux qui attendent au fond ses destinataires. Le vieux bonhomme, tout de rouge vêtu avec une barbe bien blanche, gravit les marches menant sur l’estrade. Il est rejoint par le Directeur général Cheikh Thiam qui l’aide dans la distribution des présents. Souriants, les petits se relayent sur l’estrade. Une petite photo pour immortaliser le moment et ils regagnent leurs parents, sourire aux lèvres. Ils ont été sages et travailleurs à l’école et ils ont été récompensés dans leurs efforts. Le patron du journal sera suppléé par Ibrahima Mbodj, coordonnateur des rédactions, M. Ly chargé des ressources humaines et d’autres responsables de département.

Il revenait à Viviane Chidid de clôturer la série des playbacks après Carlou D. Très appréciée par le public, sa chanson « No stress » a fait bouger les plus timides. Ce tube est imparable. La preuve, un peu avant, une jeune fille l’a quasiment interprété à la place de la chanteuse du Djoloff band. « Je ne saurais rater cette fête destinée aux enfants à qui je demande de bien travailler à l’école. Merci de m’avoir associée à ce moment de bonheur », confie Viviane qui a enthousiasmé toute la salle où des générations étaient mélangées. Entre-temps l’ambiance s’était calmée pour que le père Noël aide les responsables du journal à distribuer les cadeaux aux enfants. Avant de se quitter, la fête s’est poursuivie au premier étage du Théâtre où un cocktail a été servi.

@lesoleilonline

La 3e édition du Concours de saut international de l’Amitié (Csia) est prévue aujourd’hui et demain sur la carrière du domaine forestier de Petit Mbao. Elle sera organisée par le Racing club de Dakar (Rcd). Cette compétition entre dans le cadre des activités multilatérales entre cavaliers et structures d’organisation d’événements spéciaux. Après la venue de Marocains, Algériens, Tunisiens, Français et Ivoiriens lors des deux premières éditions, l’étape de ce week-end verra la participation d’athlètes néerlandais et de la Rd Congo. 

L’objectif est d’assurer une meilleure visibilité dont ce sport a tant besoin. « Cet événement sportif va permettre à nos cavaliers de se challenger avec d’autres athlètes évoluant sous d’autres cieux avec un standard plus élevé », peut-on lire dans le communiqué qui nous est parvenu. Il faut dire que la plupart des cavaliers étrangers attendus à ce banquet équestre évoluent sur une hauteur d’un mètre 40 centimètres (1m40) ; alors qu’au Sénégal, le Top Level est d’1m30 (Nationale élite) et rares sont les couples qui le disputent.

Le Grand Prix est doté d’une récompense de 1.000 euros (650.000 FCfa) pour le vainqueur se disputera en Nationale 1 (1m20) qui aura lieu dimanche avec deux manches identiques au menu et un éventuel barrage en cas d’égalité de couples. Une vingtaine de couples seront en lice dont les cavaliers les plus futés du Sénégal. Ce Csia a été remporté lors de son édition inaugurale par Mohamed Kazoun dit «Hamoudy» puis en 2016 par Gora Seck, deux cavaliers issus du Racing club de Dakar (Rcd).

D. SARR

Le tribunal de Kolda vient de condamner trois Agents pour la sécurité de proximité (Asp) et un pisteur des Eaux et Forêts à 2 ans de prison ferme et une amende de 700. 000 FCfa.

Trois Agents pour la sécurité de proximité (Asp) et un pisteur des Eaux et Forêts, tous en service dans la commune de Fafacourou, dans le département de Médina Yoro Foulah, viennent d’écoper de 2 ans d’emprisonnement ferme. Ils vont  également payer une amende de 700.000 FCfa à la partie civile. Ils ont été reconnus coupables des délits d’association de malfaiteurs, d’usurpation de fonction et d’extorsion de fonds par le tribunal de Kolda.  

Mamadou Aliou Diallo, ancien pisteur des Eaux et Forêts, et ses trois co-accusés avaient pris l’initiative d’organiser une mission spéciale de protection de la forêt sans l’autorisation de l’administration forestière. Pour mener à bien son plan, l’ancien pisteur et cerveau de la bande, avait contacté les trois Asp, en l’occurrence Alkaly Seydi, Mamadou Diao et Youssoufou Diao, pour les informer de son initiative. Les quatre complices décidèrent alors de sillonner le massif forestier de Fafacourou pour débusquer les trafiquants qui se livraient à la coupe abusive de bois pour les faire chanter.

Leur stratégie s’est d’ailleurs avérée payante puisqu’ils ont réussi à empocher d’importantes sommes d’argent sur les trafiquants et leurs acolytes. Personne ne sait le montant exact des transactions qui leur ont été versées. Mais, les aveux de Mamadou Aliou Diallo, qui a reconnu devant la barre avoir reçu, à lui seul, plus de 5 millions de FCfa, donnent une idée sur l’importance des montants indument perçu. Les méthodes expéditives des quatre individus ont fini par exaspérer les villageois qui, le 2 novembre dernier, ont déposé une plainte à la brigade de gendarmerie de Kolda. Ils furent aussitôt arrêtés et mis en prison.  

Mamadou Aliou DIALLO

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