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Société & Faits divers (2579)

Le procès de Khalifa Sall et ses co-inculpés aura lieu jeudi 14 décembre devant le tribunal correctionnel de Dakar, selon France 24 et Seneweb. Selon ce site, « la nouvelle a été notifiée au maire de Dakar ce vendredi et que le même jour, le pourvoi du maire de Dakar sera évoqué devant la Cour suprême ». Il informe que c’est le Doyen des juges, Samba Sall, en charge du dossier, qui a pris une ordonnance de renvoi de Khalifa Sall devant le tribunal correctionnel. Suivant ainsi le réquisitoire définitif du procureur de la République. Le magistrat instructeur a pris cette décision après avoir rejeté la demande d'autorisation de cautionnement introduite la veille par la défense, indique le site.

Le Sénégal dispose désormais d’un comité chargé d’élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Elle a été mise en place hier par la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop.

La ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a procédé, hier, à l’installation officielle du comité de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Selon la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, ce comité est chargé d’élaborer un document qui va permettre d’orienter le gouvernement du Sénégal « dans le choix de ses politiques publiques pour mieux lutter contre la fraude et la corruption ».

Cependant, la ministre Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop a invité la présidente de l’Ofnac à mettre en œuvre cette stratégie à travers une « démarche participative » associant toutes les parties prenantes à la lutte contre la corruption qui, dit-elle, est un « phénomène universelle qui reste un écueil à l’efficacité des politiques publiques ». Toutefois, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté confirme que toutes les composantes (société civile, secteur privé, représentants de l’ensemble des départements ministériels, élus) seront associées à l’élaboration de la stratégie. « On a privilégié une approche inclusive et participative qui permet à toutes les parties prenantes de prendre part à ce comité en vue de l’élaboration d’un document qui se voudra ambitieux mais réaliste », informe Mme Diakhaté.

Par ailleurs, avec la mise en œuvre de cette stratégie nationale de lutte contre la corruption, le Sénégal fera encore « un pas important » dans la promotion de la bonne gouvernance, indique le ministre. D’après Ramatoulaye Guèye Diop, le gouvernement du Sénégal accorde une « place importante à la lutte contre la corruption ». Cela, dit-elle, se traduit par les différentes mesures qui ont été très vite prises par le président de la République, Macky Sall, sur la promotion de la bonne gouvernance.

Parmi ces mesures, le ministre cite la réforme du code minier, l’adhésion du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), la mise en place de la Commission d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos/Pétro-gaz), l’institutionnalisation de la déclaration de patrimoine, la création d’un département ministériel chargé de la Promotion de la Bonne gouvernance…

Ces « choix forts » du président de la République, se réjouit la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ont valu au Sénégal une « bonne position » dans les classements internationaux tels que l’Indice Ibrahim sur la gouvernance, l’Indice de perception de la corruption (Ipc) d’Amnesty international ou l’Indice sur le budget ouvert. Néanmoins, elle appelle l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre la corruption à poursuivre leurs efforts pour « maintenir les acquis et les consolider ».

Quinzaine nationale de lutte contre la corruption
C’est aujourd’hui 9 décembre 2017 que le Sénégal démarre la célébration de la quinzaine nationale de lutte contre la corruption. La journée mondiale de lutte contre la corruption est célébrée le 09 décembre partout à travers le monde. Cette année, le gouvernement a décidé d’apporter une innovation. D’après la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, le Sénégal va faire une quinzaine de lutte contre la corruption au lieu de se contenter d’une seule journée. Ainsi, jusqu’au 20 décembre 2017, beaucoup d’activités de sensibilisation seront menées partout à travers le pays.

Aliou Ngamby NDIAYE

Les chefs de service, réunis hier autour du gouverneur Alioune Badara Mbengue, se sont engagés à tout mettre en œuvre pour la réussite de la 54e édition de la ziarra de Thierno Mountaga Daha Tall prévue à Louga les 12 et 13 janvier 2018.

Louga prépare activement la 54e édition de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall père de Thierno Bachir Tall, actuel khalife de la famille omarienne. A cet effet, une réunion spéciale du comité régional de développement (Crd) de Louga a regroupé, autour du gouverneur Alioune Badara Mbengue, tous les chefs de service. Des engagements ont été pris, notamment en matière de fourniture d’électricité, d’eau, d’assainissement et de sécurité, pour un bon déroulement de l’événement prévu les 12 et 13 janvier 2018.

« L’objectif reste le même : faire plus et mieux que les éditions précédentes », a indiqué le gouverneur Mbengue, mettant en exergue la dimension internationale de la ziarra. « Tout le monde doit jouer sa partition pour la réussite de l’événement », a exhorté le gouverneur de Louga. Les besoins exprimés par le comité d’organisation ont fait l’objet de riches échanges. La Senelec promet de mettre hors délestage le domicile du khalife général et environs avant, pendant et après la ziarra. La Sde s’engage à approvisionner correctement en eau. La région médicale, le Service d’hygiène et la Croix-Rouge assureront le volet santé des pèlerins.

La mairie, l’Onas, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le Commissariat à la sécurité alimentaire se sont tous engagés pour la réussite de l’événement. A la grande satisfaction de Thierno Seydou Tall, porte-parole du Khalife général de la famille omarienne. « L’engagement de l’Etat n’a jamais faibli. Je le constate pour m’en réjouir. Et c’est pourquoi nous ne cesserons jamais de remercier le président de la République Macky Sall », a dit Thierno Seydou Nourou Tall. Des prières ont été formulées pour le président Sall, son gouvernement et pour tout le peule sénégalais.

Abdoulaye DIALLO

La cérémonie officielle du Gamou de Ndiassane a été tenue, hier, à Ndiassane, en présence du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Ce dernier était accompagné par ses collègues Dr Augustin Tine, ministre des Forces armées, et Oumar Guèye, ministre de la Pêche.

Cette rencontre a été mise à profit par le Khalife général Cheikh Mame Bou Mouhamed Kounta d’inviter les parents à s’occuper de l’éducation des enfants. En effet, selon le Khalife, « tout parent a, devant Dieu et les hommes, la responsabilité de donner une bonne éducation à ses enfants en échangeant avec eux et en veillant à ce qu’ils soient des musulmans accomplis ». Mais, aujourd’hui, a-t-il regretté, « avec le développement du numérique et des réseaux sociaux, nos progénitures peuvent converser avec des gens que nous ignorons. C’est pourquoi, il nous faut redoubler de vigilance en introduisant l’enseignement religieux tel que initié et expérimenté par nos anciens jusqu’au moyen-secondaire. Ceci va les aider à rester sur le droit chemin, celui de Dieu », a-t-il indiqué. Il en a profité pour remercier et féliciter le chef de l’Etat pour tout ce qu’il a fait pour les « daaras » modernes où les jeunes s’épanouissent. « Là aussi, je demande au chef de l’Etat d’y introduire l’apprentissage des métiers de l’Agriculture; et une fois sortis, que ces jeunes soient accompagnés dans le montage de leurs propres unités de production », a ajouté le Khalife de Ndiassane.

Aux talibés et à tous les musulmans, Cheikh Mame Bou Mouhamed Kounta a rappelé les recommandations de son grand-père, c’est-à-dire « rester dévoué sur le chemin que Dieu a tracé dans le Coran, vivre pleinement les valeurs de la tarikha Khadria et rester ouvert en cultivant la fraternité entre tous les hommes ». Car, pour le Khalife, toutes les familles religieuses musulmanes du Sénégal cultivent le même champ, celui de l’Islam et de son prophète Seydina Mouhamed (Psl). « Alors, le Sénégal est un peuple de croyants indivisibles », a-t-il insisté.

Le Khalife a salué et remercié les autorités gouvernementales présentes pour le déplacement afin de célébrer avec eux ce qu’ils ont de plus cher, la commémoration du baptême du prophète Mouhamed (Psl). « Toute la famille Kountiyou et leurs fidèles remercient vivement le chef de l’Etat, Macky Sall, pour l’énorme travail qu’il a accompli à Ndiassane. Que Dieu l’accompagne dans sa mission et lui facilite toutes les tâches en faveur des populations sénégalaises dans la paix et la concorde », a-t-il prié. Quant au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, il a transmis les salutations et les félicitations du président de la République à toute la famille Kountiyou. « Ndiassane a toujours eu des chefs religieux exceptionnels, d’abord faciles d’accès et très cultivés », a-t-il noté. Il a fait remarquer que le cachet sous-régional de l’évènement atteste de cette large ouverture d’esprit des guides de Ndiassane. « C’est pour cela que le président de la République vous renouvelle son attachement, son engagement à de travailler à vos côtés pour le rayonnement de toutes les cités religieuses du pays mais aussi du Sénégal », a-t-il déclaré. Serigne Cheikh Bou Mouhamed Kounta a prié pour le chef de l’Etat et tout le peuple sénégalais.

Mbaye BA

« Les volontaires : premiers à agir. Ici. Partout » est le thème de la Journée internationale des volontaires » célébrée hier. Au Sénégal, cette célébration s’étale sur toute la semaine nationale du volontariat et a comme cadre le village de Yoff. Le sous-thème, « rôle des volontaires face au changement climatique », marque la volonté de ces promoteurs de la solidarité d’interpeller les populations et les décideurs sur la nécessité de mener des actions concertées pour sauver l’humanité de ce péril.

Une représentation théâtrale a bien égayé la nombreuse assistance venue célébrer les valeurs de partage et de solidarité que promeut le volontariat dans toute sa magnificence. Il a été question dans ce spectacle dramatique de mettre en lumière la citoyenneté et de condamner les comportements nuisibles au cadre de vie, à l’aventure collective. C’est cette communion nécessaire que la célébration de la Journée internationale des volontaires veut mettre en exergue. Le sous-thème de cette édition : « rôle des volontaires face au changement climatique » en témoigne largement car découlant d’une appréhension commune.

Les multiples effets du changement climatique impactent directement l’environnement naturel du Sénégal. Les zones littorales font partie des espaces naturels les plus touchés par ce phénomène. L’érosion des côtes littorales a été reconnue comme l’un des quatre risques naturels majeurs affectant le Sénégal et accentués par les effets du changement climatique. L’homme n’est pas exempt de tout reproche du fait de son action. Cette problématique a des conséquences socio-économiques considérables. C’est la raison pour laquelle le Comité de coordination et de promotion du volontariat (Cncpv) veut placer la Semaine nationale du volontariat sous le signe de la valorisation des actions des volontaires agissant en faveur de la protection du littoral. C’est un moment de sensibilisation des populations locales et de diverses sphères d’influence sur la mission louable des volontaires dans la définition et la mise en œuvre de solutions pour faire face aux crises causées par le changement climatique au Sénégal.

Cette noble ambition implique une fusion des intelligences. C’est pourquoi des actions concertées entre les services étatiques, la commune hôtesse de Yoff et les acteurs de la société civile locale à l’image de l’Association pour la promotion économique, culturelle et sociale (Apecsy) sont mises en œuvre afin de trouver des solutions durables. Le coordonnateur du Cncpv, Papa Birama Thiam, après avoir salué la vision des autorités étatiques sénégalaises, a mis en évidence les performances du volontariat au Sénégal où il y a le premier corps de volontaires dédié aux seniors à côté d’une diaspora très active ; ce qui fait de notre pays un « socle d’échanges et de partenariat ». La représentante de l’ambassadeur de France a, quant à elle, invité à consolider les acquis entre le Sénégal et son pays et de mettre en œuvre de nouveaux projets encadrés par un accord-cadre pour le volontariat prévu en 2018. La coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, Mme Prya Gajraj, a exhorté les autorités à renforcer le dispositif juridique du volontariat.

La création par arrêté ministériel d’un cadre de coordination et d’échanges dénommé Cncpv en est une étape importante. Il rassemble l’ensemble de la communauté des volontaires autour d’une ambition forte et partagée de promouvoir et de faciliter non seulement le développement du volontariat au Sénégal mais aussi des complémentarités entre structures de volontaires autour d’objectifs et d’actions communs. En outre, les autorités et les décideurs politiques sont interpellés sur l’importance de la validation du projet de loi sur le volontariat au Sénégal. Les propos tenus par le secrétaire général adjoint de la présidence de la République, Oumar Samba Ba, devrait rassurer les promoteurs d’un volontariat au service de l’humain. Ce projet est soumis à l’Assemblée nationale.

Alassane Aliou MBAYE

Démarré il y a deux ans, le programme « Sustainable intensification innovation lab » (Siil) de l’université de Kansas, financé par l’Usaid et coordonné par le Centre de recherches agronomiques de Bambey (Cnra), se poursuit. C’est ainsi que 30 femmes issues des organisations féminines de Diourbel ont été formées à la fabrication de farines enrichies précuites.

L’activité entre dans le cadre d’un programme financé par l’Usaid découlant de l’initiative « Feed the future » en collaboration avec le laboratoire Innovation et Intensification durable de l’université du Kansas aux Etats-Unis. Un projet qui est mis en œuvre par le Cnra de Bambey à travers l’Isra en collaboration avec l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar). « Ce projet a, entre autres objectifs, l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages, l’autonomisation des femmes et l’amélioration de la nutrition des enfants », a fait savoir la directrice Ancar /zone des Niayes, Ndèye Binta Mbengue Dièye.

Cette formation, a-t-elle ajouté, entre aussi dans le cadre de l’autonomisation des femmes et de l’amélioration de la sécurité nutritionnelle des ménages. « Nous savons tous que le mil a beaucoup de vertus. Si on arrive à l’enrichir davantage, en y intégrant de l’arachide, du niébé du « bouye » et quelques fruits, cela permet d’avoir un aliment précuit », a laissé entendre Mme Dièye, avant de préciser que « ce sont les agents de l’Ancar, capacités par l’Institut de technologie alimentaire(Ita), qui sont chargé de démultiplier cette formation auprès des femmes ». « On attend des bénéficiaires qu’elles appliquent les connaissances acquises dans leur propre foyer. A cet effet, un guide est élaboré avec tous les ratios nécessaires pour les mélanges à effectuer en fonction des formules. Elles n’ont pas besoin de s’encombrer de beaucoup de matériels pour la fabrication de cette farine. Cette formation permettra aussi aux femmes des groupements de transformation de diversifier leur offre de produits », a expliqué la patronne de Ancar/Niayes. Elle assure qu’il y aura un suivi pour la démultiplication des connaissances acquises auprès d’autres femmes pour mieux lutter contre la malnutrition.

Une bénéficiaire de la formation, Ndèye Aby Sarr, a estimé que « la session est très importante pour les intéressées car elle leur permet d’avoir des connaissances et d’en faire profiter à leurs sœurs au grand bonheur de leurs enfants ». Selon elle, les produits, qui constituent la matière première de cette farine, sont issus de nos champs et nous poussent à développer leurs cultures. « C’est nous-mêmes qui procédons à la transformation des produits et à leur intégration dans notre alimentation. Ils nous garantissent une autosuffisance alimentaire et réduisent l’importation », s’est réjouie Ndèye Aby Sarr, aujourd’hui apte à former d’autres femmes. Les zones ciblées par le projet sont Diourbel, Kaolack, Koungheul, Kaffrine et Tamba.

Mamadou DIEYE

Des statistiques pertinentes, fiables et ventilées par sexe. C’est le souhait de Babacar Ndir, directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), à l’ouverture de l’atelier régional sur les statistiques sensibles au genre organisé par Onu Femmes, en collaboration avec la Banque africaine de développement (Bad) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cea), organisé dans les locaux de Open society initiative de l’Afrique de l’Ouest (Osiwa).

« La prise en compte de la dimension genre lors de la collecte et du traitement des données s’avère indispensable. Elle permet de mettre en évidence les différences entre les sexes, dans un domaine donné. Cet objectif ne sera atteint que si des statistiques pertinentes, fiables et ventilées par sexe sont mises à la disposition des utilisateurs et partenaires au développement », a affirmé Babacar Ndir, directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Des efforts sont nécessaires pour améliorer la disponibilité des données. Selon lui, l’objectif stratégique consiste à mettre l’accent sur la production et la diffusion des données et des informations ventilées par sexe aux fins d’évaluation et de planification.

A en croire Babacar Ndir, le développement des statistiques de qualité sur le genre relève d’un engagement politique de tous les gouvernements africains et occupe une place importante dans le suivi des indicateurs des Objectifs de développement durable (Odd) et des politiques de lutte contre les inégalités de genre. Ainsi les données statistiques constituent-elles un des objectifs stratégiques du domaine d’intervention portant sur les mécanismes institutionnels chargés de favoriser la promotion de la femme. Donc, produire des statistiques, en tenant compte de l’approche genre et les rendre disponibles en nombre suffisant, permet aux pouvoirs publics d’identifier correctement les problèmes d’inégalité entre hommes et femmes et de trouver des solutions adéquates à ces problèmes. « La ventilation des statistiques est une opération nécessitant la présence préalable d’une variable distinguant les individus selon leur sexe », a-t-il déclaré.

De son côté, Koffi Marc Kouakou, statisticien principal sur les questions de genre à la Bad, a laissé entendre que « (son) institution promeut l’autonomisation économique des femmes en augmentant la gestion du savoir et en renforçant leurs compétences. En matière d’égalité des genres, ce sont des domaines prioritaires (piliers de la stratégie genre de la Bad) validés lors de grandes consultations avec les pays africains », a-t-il noté. Pour sa part, Ciré Lô, directeur de cabinet du ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, a jugé ce projet de collecte de données important et salué la coopération entre Onu Femmes et ledit ministère. « Cette mobilité des statistiques va apporter plus de visibilité sur le chemin qui reste à parcourir », a-t-il apprécié, avant de dire que « les résultats qui sortiront de cet atelier seront une ressource importante pour tous ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Du 12 au 13 décembre 2017, sera tenu à l’Ucad 2 un symposium pour revisiter l’œuvre de Mama Diakhou Ba dans l’histoire religieuse de la Sénégambie.

La famille de Maba Diakhou Ba, en partenariat avec le département d’histoire de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) et le Projet Histoire générale du Sénégal, organise, les 12 et 13 décembre 2017, un symposium international et une exposition sur « la vie et l’œuvre de Maba Diakhou Ba ». Selon un communiqué parvenu à notre rédaction, cette rencontre qui va se dérouler à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar va regrouper des chercheurs venus d’Afrique et d’Amérique du Nord. D’après le communiqué, « une importante délégation de la Gambie, pays où se trouve une partie de la famille de Maba, un propagateur de l’islam et résistant à la conquête coloniale française en Sénégambie », va assister à ce symposium.

En effet, dans le cadre du 150ème anniversaire du rappel à Dieu de Mama Diakhou Ba (1867), la famille veut revisiter l’histoire et l’œuvre de cet illustre disciple d’Elhadj Oumar Foutiyou Tall qui a longuement participé à l’expansion de l’Islam en Sénégambie. Lors de ce symposium dont le président d’honneur est le Professeur Iba Der Thiam, différents thèmes : « Maba : ses origines et le contexte », « les rapports entre Maba et les érudits sénégambiens », « les djihads de Maba : alliances, fortifications et stratégies militaires » ou « le Patrimoine culturel et immatériel de l’œuvre de Maba », seront abordés.

Aliou Ngamby NDIAYE

Avec le soutien des Etats-Unis d’Amérique, le Sénégal a mis sur pied un laboratoire national d’analyse des drogues. D’un coût de 275 millions de FCfa, cette infrastructure de dernière génération permettra de définir avec précision la nature des produits prohibés saisis.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, en compagnie de l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, a procédé hier à l’inauguration du laboratoire national d’analyse des drogues. Cette infrastructure de dernière génération, dotée d’équipements très modernes, permet à la police scientifique et technique d’analyser avec précision les produits suspects saisis. Ce joyau d’un coût de 275 millions de FCfa est réalisé grâce au soutien du Commandement américain pour l’Afrique (Africom) qui a facilité le financement et l’équipement, l’Agence américaine des douanes aux frontières et l’équipe de Ncis/ Force protection detachment.

« Nous remercions les Etats-Unis qui nous ont dotés de ce laboratoire de dernière génération. Il permet d’analyser tous les types de drogues saisis dans le cadre des enquêtes pour étayer ou réfuter des preuves. Après la visite du laboratoire, nous pouvons dire que la Police nationale est aujourd’hui bien dotée d’instruments qui lui permettent de mieux faire son travail », a dit le ministre de l’Intérieur. Selon Aly Ngouille Ndiaye, la circulation de la drogue est aujourd’hui une réalité dans le monde et dans notre pays. En témoignent les saisis notés tous les jours. Cette infrastructure est donc un soutien énorme de la part des Etats-Unis.

Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, S.E. Tulinabo Mushingi, a mentionné que depuis les années 2000, le Sénégal a progressivement saisi des quantités record de drogues, surtout sur l’axe Dakar-Bamako. Et conscient de sa position de carrefour, il a fait de la lutte contre la drogue une priorité et a criminalisé son trafic. « La lutte contre le trafic de drogue nécessite une mobilisation de toutes les forces de défense et de sécurité ainsi que de la Justice. Elle exige aussi des moyens adaptés et un renforcement de capacité permanent », a-t-il dit. Pour le diplomate, le trafic de drogue génère instabilité et criminalité organisée et constitue une menace transnationale. Par conséquent, a-t-il ajouté, une réponse concertée et cohérente est nécessaire en raison de l’augmentation inquiétante du trafic de drogue et des conséquences potentielles dans la région telles que le blanchiment d’argent, la corruption, la violence et même le financement du terrorisme.

Ndiol Maka SECK

Le gouvernement du Sénégal, à travers le Comité national chargé de la gestion des réfugiés, rapatriés et des personnes déplacées (Cnrrpd), a accueilli, dans la nuit de lundi à mardi 05 décembre, 170 migrants sénégalais en provenance de la Libye à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor en provenance de la Libye. Ils ont été accueillis par le général Abou Thiam, chef d’état-major particulier du président de la République. Selon un communiqué, ces ressortissants sénégalais qui voulaient rejoindre l’Europe ont été coincés dans ce pays.

Finalement, ils ont sollicité l’aide de l’Etat pour « un retour humanitaire » à Dakar afin de retrouver leurs familles. Le gouvernement a répondu favorablement à leur demande. En partenariat avec ses partenaires, notamment l’Organisation internationale des migrants (Oim), l’Etat a affrété un vol charter pour les rapatrier. C’est dans la nuit de lundi à mardi qu’ils sont arrivés à Dakar accueillis par le général Abou Thiam et des responsables de l’Oim et de la Croix-Rouge. « Cet appui se fait dans le cadre de l’initiative Ffue-Oim pour la protection et la réintégration des migrants financés par l’Union européenne et qui vise à renforcer la gouvernance des migrations et à contribuer à la réintégration durable des migrants dans leur pays d’origine », explique le communiqué.

Au total, 2.600 migrants sénégalais « ont été assistés dans leur retour volontaire et humanitaire par l’Etat du Sénégal au cours de l’année 2017», révèle la même source.

A. Ng. NDIAYE

La Fondation Konrad Adenauer, en partenariat avec Timbuktu Institute, a organisé, hier, un colloque international sur le dialogue interreligieux. Lors de cette rencontre qui a réuni plusieurs acteurs, les différents intervenants ont salué l’exemple du Sénégal qui est une référence en la matière.

Le 14 octobre 2017, un camion piégé a explosé à Mogadiscio (Somalie), entraînant la mort de 512 personnes. Le 24 novembre de l’année en cours, des terroristes ont attaqué une mosquée dans le nord du Sinaï (Egypte). Le bilan est lourd : près de 235 morts. Ces attentats terroristes ont aussi touché le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Mali, un pays qui partage une frontière commune avec le Sénégal. Notre pays est, pour le moment, le seul « îlot de paix » dans une région fortement tourmentée par la question de l’extrémisme et du terrorisme. Cependant, il y est constaté des « velléités d’extrémisme », avait récemment révélé une étude de Timbuktu Institute du Dr Bakary Sambe. Il faut alors prévenir pour éviter que le Sénégal ne bascule dans cette horreur. En raison de l’urgence de la question, la Fondation Konrad Adenauer a consacré son dixième colloque interreligieux à l’extrémisme. Cette rencontre de deux jours (5 et 6 décembre) à Dakar porte sur le thème : « Prévenir les extrémismes par le dialogue et la solidarité. Le cas du Sénégal en Afrique ». Elle a réuni les guides religieux, les acteurs de la société civile, les pouvoirs publics, les Ong… pour échanger sur la promotion de la non-violence et de la paix. Selon le représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer, Thomas Volk, « le Sénégal est connu comme étant un modèle de dialogue interreligieux et interculturel ». Selon lui, les religions ne sont pas un facteur de division dans le pays. Cela se manifeste tous les jours pendant les fêtes religieuses où chrétiens et musulmans sont associés.

Des conflits interreligieux, le Sénégal n’en a pas encore connus, rappelle le directeur de l’Institut islamique, Thierno Kâ. Toutefois, le chercheur à l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) invite tous les acteurs de la société à œuvrer pour que cette tolérance religieuse puisse être durable. Selon lui, toutes les religions révélées (Islam, Judaïsme et Christianisme) appellent à la « paix durable et sociale », solide moyen pour combattre le terrorisme. Ainsi, Thierno Kâ appelle ses frères musulmans et chrétiens à combattre le terrorisme dans toutes ses formes. Cependant, renchérit le Pr Mbaye Thiam de l’Ebad, représentant le recteur de l’Ucad, il faut mettre l’accent sur la prévention qui passe par la « communication, l’acceptation de l’autre et des échanges permanents pour trouver une compréhension ».

Pour l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Paul Hirschson, la prévention contre l’extrémisme peut passer par l’éducation. D’après le diplomate, « l’éducation permet d’éviter que les graines de l’extrémisme ne se propagent ». « Certes les bénéfices de l’éducation se mesurent sur des générations. Mais, si les pays n’investissent pas dans le secteur éducatif, l’extrémisme trouvera un terrain fécond pour son développement », prévient M. Hirschson.

Aliou Ngamby NDIAYE

L’ÉDUCATION À LA CITOYENNETÉ
Le directeur de l’Education populaire, Célestin Tine, représentant est d’avis que l’extrémisme est une menace qui ne connaît pas les frontières. Aucun pays, y compris le Sénégal, renseigne-t-il, n’est épargné. Pour prévenir l’extrémisme, le directeur de l’Education populaire propose la mise en place d’une bonne politique d’éducation à la citoyenneté. « Eduquer à la citoyenneté signifie aujourd’hui éduquer à la démocratie, à la participation civique. Une bonne politique d’éducation à la citoyenneté implique le développement des aptitudes à la prise en compte du pluralisme.

L’enseignement culturel sur les religions constitue aussi une autre modalité de l’éducation au dialogue et à la solidarité », déclare Célestin Tine, qui ajoute qu’il est « possible d’insuffler aux jeunes le sentiment d’appartenance à la même société, à la même communauté à travers les écoles, les associations de quartiers ».

A. Ng. NDIAYE

Conformément à l’annonce faite par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye au lendemain de l’incendie dévastateur à « Pak Lambaye », les opérations de nettoyage du site où se trouvent les fils haute tention de la Senelec ont démarré sous la direction du gouverneur de Dakar, Ahmet Fall. Tous les matériels légers ont été évacués. Un délai d’une semaine est accordé aux occupants disposant du matériel lourd pour les faire quitter.

Démarrage à « Pak Lambaye » des opérations de déguerpissements et de libération prioritaires des emprises, consécutivement à l’incendie qui avait causé beaucoup de dégâts aux occupants et à la Senelec. Cette opération intervient après plusieurs sommations servies aux occupants de ces lieux par le préfet de Pikine, Pape Demba Diallo. En compagnie de ce dernier, le gouverneur de Dakar s’est félicité de l’esprit de collaboration et de responsabilité dont les occupants ont fait preuve en ce début des opérations. « Ils ont compris la mission, même si par endroits, ils ont demandé des délais supplémentaires. Compte tenu du matériel lourd que nous avons trouvé ici, nous sommes dans les dispositions de les accompagner le mieux possible pour aménager des délais compatibles avec une telle opération », a déclaré le gouverneur de Dakar.

En effet, il s’agit d’un démarrage en libérant les voies d’accès sur les fils à haute tension. Pour les installations plus lourdes qui nécessitent quelques jours encore, le gouverneur a annoncé qu’il sera question de faire un suivi très rapproché en maintenant la cadence pour que tout le monde puisse participer dans des conditions apaisées. « Nous souhaitons que chacun puisse profiter de ce petit temps pour se replier en bon ordre. Une entreprise a déclaré avoir eu un local à Diamniadio et que d’ici dimanche, elle va quitter ici. Une autre société demande un délai de dix jours mais raisonnablement, on peut lui accorder un délai d’une semaine pour démanteler le matériel lourd », a-t-il soutenu. Il a marqué son étonnement face à la présence de récupérateurs de ferraille qui la stockaient sous la ligne à haute tension et utilisaient une machine électrique sur le site dans des conditions d’insécurité totale.

Idem, des fûts contenant du carburant et qu’il suffirait d’une petite étincelle pour que le tout prenne feu. Ce que le gouverneur a trouvé intolérable. « Nous avons discuté avec tout le monde. Cependant, quand il faut imprimer la marque, il faut mettre tout le monde dans des conditions de respecter cela », a affirmé Ahmet Fall. Il a révélé que les opérations vont se poursuivre d’ici à demain précisant qu’une évaluation s’ensuivra. « En attendant, nous allons de l’autre côté pour le nettoyage du marché Paak Lambaye, en collaboration avec l’Ucg, Ageroute, la Cetud et tous les acteurs de l’Etat impliqués », a-t-il souligné. Une fois libéré, l’espace sera sécurisé par la Senelec pour le protéger contre les prédateurs fonciers. « Tout le monde est attiré par le foncier et chacun veut s’installer ici et y aménager des magasins. Le processus se poursuivra et dans la deuxième phase, des sommations seront remises aux propriétaires de maisons construites sur le même site dans le but de le nettoyer », a-t-il conclu.

Abdou DIOP

A l’occasion de la célébration du Maouloud, l’Imam Ratib de la grande mosquée Ihsan du sud de l’île, Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé Ibn Serigne El Hadj Madior Cissé, a invité le chef de l’Etat à tout mettre en œuvre pour protéger les populations de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer, la montée des eaux marines et fluviales et les raz-de-marée récurrents.

L’Imam Ratib de la grande mosquée Ihsan de Saint-Louis, Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé, a saisi l’occasion offerte par la célébration du Maouloud pour insister sur l’urgence et la nécessité pour le président Macky Sall de venir s’entretenir avec les populations sur les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de trouver une solution adéquate à cet épineux problème de l’avancée de la mer, qui menace sérieusement de faire disparaître l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). Il a, à ce propos, déploré le fait que l’île de Doune Baba Dièye ait disparu, engloutie par les eaux. Aussi a-t-il ajouté que les habitants de Saint-Louis sont, aujourd’hui, « assis sur un œuf » et craignent de se retrouver, un jour, sous les eaux marines et de voir leur ville être rayée de la carte géographique du Sénégal.

L’Imam de la mosquée Ihsan a aussi plaidé pour l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif, pour une justice équitable (éviter les erreurs judiciaires), pour le traitement, dans les plus brefs délais, de ces nombreux dossiers judiciaires qui dorment dans les tiroirs, pour l’égalité de tous les êtres humains. Plus explicite, il a laissé entendre que l’Islam recommande la générosité discrète en vers son prochain, la générosité qui part du cœur pour sauver sans ostentation, qui permet de se rendre compte qu’on peut être différent des autres (par la couleur, la langue, la culture, les variances dialectales, etc), mais qu’on n’est pas, cependant, au dessus de la loi et des autres.

L’Imam s’est engouffré dans cette brèche pour condamner avec véhémence la tendance, constatée actuellement dans une partie du continent africain, à trafiquer des êtres humains. Il a enfin insisté sur la nécessité de mobiliser toutes les énergies pour mener une grande croisade contre l’insalubrité dans notre pays, « où on aperçoit partout des tas d’immondices qui jonchent le sol », pour exhorter les agents de santé à avoir le réflexe de bien accueillir les malades, de sauver la vie d’un patient avant de réclamer de l’argent, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l'occasion du Maouloud, le président du Model et directeur général de la Sicap, Ibrahima Sall, a profité de son séjour à Darou Mouhty, pour effectuer une visite de courtoisie au khalife, Serigne Abass Mbacké.

Au cours de cette cérémonie religieuse, informe un communiqué, « toute la famille de Borom Darou a magnifié l’humilité du talibé Ibrahima Sall, petit-fils de Borom Darou, pour sa disponibilité ». Ce qui témoigne, selon le communiqué de « l’estime que porte le Khalife de Darou Mouhty, Serigne Abass Mbacké à Ibrahima Sall ». Khalife de Darou Mouhty, lui a tenu ces propos : «Ibrahima Sall entretient de bonnes relations avec la communauté mouride. C’est un fervent talibé de Serigne Touba qui accorde une grande considération à Darou Mouhty. Il a fait ce qu’il devait faire, nous prions pour que le Tout-Puissant l’assiste».

La famille de Mame Thierno n’a pas manqué de féliciter le directeur général de la Sicap, en formulant des prières pour sa réussite et celle du président Macky Sall. Devant l’assistance, Serigne Abass Mbacké, khalife de Darou Mouhty et Serigne Bass Anta Niang Ibn Borom Darou ont dit toute leur satisfaction à Ibrahima Sall qui travaille à la base pour faire connaître les réalisations du Gouvernement. M. Sall d’affirmer : « la seule mission qui vaille, c’est de descendre à la base, discuter avec les populations pour apporter des solutions à leurs problèmes ». Il a remercié Serigne Abbas Mbacké, khalife de Darou Mouhty, Serigne Bass Anta Niang Ibn Borom Darou et toute la famille de Mame Thierno pour « leur soutien affectif et effectif et leurs prières ».Le Directeur de la Sicap a démontré son leadership dans le département de Kébémer mais surtout dans la communauté mouride. Petit-fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, Ibrahima Sall soutient le président Macky Sall pour un deuxième mandat dès le premier tour.

D. MANE

La cité religieuse de Thiénaba Seck, à l’instar de beaucoup de foyers musulmans du Sénégal, a commémoré la naissance du prophète Mohamed (Psl), dans la nuit du jeudi au vendredi, pour la 138ème fois. Sous une tente majestueuse installée juste en face de la grande mosquée, chanteurs et érudits du Coran ont tenu en haleine les nombreux fidèles venus se ressourcer. Durant toute la nuit, les temps forts de la veillée religieuse furent ponctués par la chanson en chœur tiré du livre intitulé « Ibnou Mayib ».

Dans ce livre, les fidèles réaffirment leur dévotion à Dieu et engagement à défendre l’Islam. C’est pourquoi, la dernière page est toujours réservée au Khalife général de Thiénaba qui, au lendemain de la nuit de la nativité du prophète Mohamed (Psl), après la prière de 17 heures avec sa communauté, dirige les chœurs pour boucler le livre. Des prières sont conduites par le Khalife.

Le point culminant de ces invocations demeure l’instant où les fidèles, tous debout et tournés vers la Kaaba, réaffirment devant Dieu leur foi en la religion musulmane et aux enseignements de Son prophète Mohamed (Psl). Pour les adeptes de Thiénaba Seck, ce cérémonial leur rappelle le jour du jugement dernier, raconté dans le Coran.

Une fois ces prières bouclées, la partie officielle démarre. Par la voix de son porte-parole, Serigne Baye Diop Seck, le Khalife général, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck, a salué la délégation officielle conduite par le ministre de la pêche Oumar Guèye. « A l’occasion de la 138ème édition du Gamou fêtée à Thiénaba Seck, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck salue et félicite l’ensemble des chefs religieux du Sénégal et prie pour que Dieu renforce leur engagement au service de l’Islam dans toute sa plénitude », a lancé le porte-parole. Puis, il a ajouté qu’à travers la personne du ministre de la Pêche, Oumar Guèye, le Khalife dit saluer et remercier le président de la République du Sénégal, Macky Sall, un fils, un ami, pour toute la disponibilité dont il fait montre en sa modeste personne. « Que Dieu le garde. Nous lui témoignons l’engagement sans faille des services de l’Etat qui ont exécuté, comme il se doit, les instructions données pour une bonne organisation du Gamou de cette année. Que la grâce de Dieu soit avec eux », a-t-il confié. Aux fidèles musulmans, le porte-parole de Thiénaba, Serigne Baye Diop Seck, a indiqué que le Khalife rappelle : « La vie du musulman est balisée par la parole de Dieu dans le Coran et les enseignements du prophète Seydina Mohamed (Psl). Alors, tout homme qui veut rester sur le droit chemin en quête d’une paix intérieure mais aussi avec sa communauté doit, chaque jour, se réajuster et éviter ainsi de sortir de ces balises », a martelé Serigne Baye Diop Seck.

Selon lui, c’est pourquoi le Khalife général de Thiénaba dit conforter le président de la République, Macky Sall, sur son choix de renforcer son soutien aux chefs religieux du pays. « Car Dieu a fait qu’ils soient de véritables régulateurs sociaux », a-t-il martelé. « Le président de la République dit avoir beaucoup de respect pour vous, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck. Il vous félicite et prie pour que Dieu vous donne une bonne santé et une longue vie », a déclaré le ministre de la Pêche, Oumar Sarr. Poursuivant son propos, le ministre de la pêche de relever qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que le chef de l’Etat du Sénégal ait une grande considération à l’endroit du gardien de l’héritage de Serigne Mame Amary Ndack Seck, un soldat de l’Islam.

Le Khalife de Thiénaba a prié pour une paix durable au Sénégal, dans la sous-région et partout dans monde où des humains souffrent dans des conflits armés.

Mbaye BA

Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni a célébré la nuit du Gamou à Diourbel. Il a effectué une Ziarra mémorable auprès de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

Serigne Modou Kara a souligné que « l’outil informatique, utilisé à mauvais escient, fait partie des armes de Satan ». « Face à l’Internet, vous autres disciples du bien, devez agir en ne postant que de bonnes choses pour contrer les posts malsains », s’est-il adressé aux fidèles. Il a ajouté qu’il faut « retourner à nos sources, les bonnes actions car les valeurs sont à présent occultées volontairement au profit d’un tapage médiatique des mauvaises valeurs qui sont plus suivie. C’est l’œuvre de Satan et ses troupes. Ils vous encensent et vous font croire que vous êtes le meilleur des hommes ou la plus belle des femmes, pour vous utiliser à leur guise ». Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni est revenu sur le sens de sa tenue qui reflète la hiérarchie supérieur des soldats du colon qui visaient à l’affecter dans ses croyances. « Devant leur descendance, je porte cet accoutrement, me plie et m’agenouille pour montrer la grandeur de Khadim Rassoul », a commenté Serigne Modou Kara.

Revenant sur le sens de la célébration, il a indiqué : effectuer le Gamou à Diourbel est plus bénéfique pour nous, parce que, fait savoir le guide spirituel de «Bamba Feep», c’est ici qu’il a résidé 15 ans et a baptisé ce lieu du nom de Madinatou, en référence au prophète Mohamed (Psl) et à la cité de Médine ». C’est à partir de cette cité bénite qu’il a rejoint Touba la sainte. « Donc il n’y a pas, pour nous, un lieu plus symbolique ou bénéfique pour célébrer cette nuit », dit-il. Cette célébration, fait-il savoir, « ne peut être simple pour moi, parce que je suis prisonnier de la formule « Jeureujeufé Serigne Touba ».

« Dieu nous a créés avec nos différences. Que ceux qui ne sont pas habitués à cette forme de célébration nous en excusent. Chacun a été créé pour effectuer une mission, la mienne est de clamer partout où je me trouve «Jeureujeufé Serigne Touba». Les écrits de Khadim Rassoul sont des remèdes. Il a voué au prophète Mohamed (Psl), le Sceau des prophètes, le meilleur des hommes, un amour et un service éternels à travers ses écrits », a-t-il ajouté. Pour Serigne Modou Kara Mbacké, «Le Cheikh est unique en son genre, rien ne peut cohabiter avec Cheikh Ahmadou Bamba dans le cœur. Nous autres Mourides devons vivre le paradis sur terre et non les difficultés et le stress. Vivre au rythme de «Jeureujeufaty Serigne Touba», c’est vivre le paradis», a-t-il indiqué.

Mamadou DIEYE

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de migrants, les éléments de la Brigade de recherche du Commissariat urbain de Tambacounda, accompagnés de ceux du Secteur Frontalier de Tambacounda (Dpaf), ont interpellé, Jeudi dernier, à 20h30, un individu de nationalité malienne. G. Tounkara, est né en 1964 à Boidjié, à Ségou, au Mali, mais est domicilié au quartier Gouye, à Tambacounda, souligne le communiqué de la Police.

Après exploitation de sources faisant état d’un convoi de migrants qui s’apprêtait à rejoindre la Libye, explique le Police, ces éléments ont interpellé le mis en cause, gérant d’une agence de transport, trouvé porteur de plusieurs talons de tickets de voyage vers Bamako, Cotonou, Alger, Agades, Accra, entre autres. La poursuite des investigations a permis de localiser son domicile, sis au quartier Gouye, et qui lui servait de bureau. La perquisition y effectuée, s’est soldée par la découverte d’un carnet de santé et d’un lot de talons, dissimilé sous un tas d’habits. Sur l’un des tickets, étaient mentionnées la somme de 700.000 FCfa et la ville de Tripoli, poursuit la Police.

Interrogé sommairement, G. Tounkara a reconnu les faits à charge. Il a déclaré que ce ticket découvert dans sa chambre était destinée à un client qui devait se rendre en Libye. Selon lui, il devait convoyer le client jusqu’à Bamako où est établi son patron qui avait la charge de l’acheminer à Tripoli. Il a été placé en garde à vue pour convoi international de migrants en société. Une enquête est ouverte par le Commissariat urbain de Tambacounda.

D. MANE

Un étudiant nigérian répondant au nom de Egbedi Oderoghne Odeyouho a été appréhendé, samedi, par les éléments du Commissariat spécial de Rosso. Il avait agressé, physiquement, un agent qui exerçait un contrôle de routine, informe un communiqué du Bureau des relations publiques de la Police nationale.

C’est aux environs de 17h, note le document, que l’agent de Police Papa Mamadou Sall, en service au Commissariat spécial de Rosso, a été victime d’une attaque au couteau de la part d’un étudiant nigérian. Surpris au moment où il exerçait un contrôle de routine des occupants d’un véhicule, « l’agent Sall a reçu deux coups de couteau, au dos et à l’épaule gauche ».

L’agresseur, un ressortissant nigérian dénommé Egbedi Oderoghne Odeyouho, né en 1986 à Abuja, refoulé de la Mauritanie le 26 novembre dernier, était en transit à Rosso à destination de la Gambie, son lieu d’entrée au Sénégal. Il a aussi été trouvé porteur d’un passeport irlandais avec la même identité mais avec un lieu de naissance différent (né à Londres).

La Police affirme qu’il a été appréhendé par les éléments de la Brigade de Gendarmerie de Rosso qui étaient de passage sur les lieux au moment des faits. Quant à l’agent de Police, il a été évacué à l’hôpital régional de Saint-Louis où il a reçu les soins nécessaires. « Sa vie n’est pas en danger », rassure la Police. Par ailleurs, le nommé Alioune Ndiaye né en 1984 à Mbagam (Rosso Sénégal) qui a pris fait et cause pour l’agent de Police, a été aussi blessé au couteau au niveau de la poitrine. Il a été évacué à Richard-Toll, puis à l’hôpital régional de Saint-Louis. « Sa vie ne serait pas non plus en danger. L’enquête est diligentée par la Gendarmerie », précise la Police.

D. MANE

La Police nationale procède, demain, à l’inauguration du laboratoire national d’analyse de drogue de la Direction de la police judiciaire (Dpj), lit-on dans un communiqué. Ledit laboratoire est situé à la Direction générale, annexe de la Police nationale, à la Cité Police de la Rue 6, Médina.

D’après le communiqué, la cérémonie sera coprésidée par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, et l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique.

A l’occasion de la célébration du Maouloud, Chérif Atkhana Aïdara a invité tout le monde à cultiver l’amour et la paix pour un monde meilleur. Cherif Cheikh Atkhana Aïdara a aussi condamné, avec la plus grande énergie, la traite d’êtres humains récemment révélée par la presse en Libye.

Devant les disciples et en présence des autorités départementales de Rufisque, il a jugé inacceptable de telles pratiques à l’heure actuelle. « Le temps n’est plus aux paroles et aux incantations ; il faut agir et punir avec la plus grande sévérité les auteurs de ce crime contre l’humanité », a dit le chef religieux, appelant à sanctionner ces pays, ces gouvernements et ces individus qui se livrent à ce trafic. Le guide en appelle aussi au sens de l’équilibre, de la mesure et à l’acceptation de l’autre au moment où les extrémistes religieux et les islamophobes se nourrissent de la peur et de la violence. Cette année, la cérémonie a été placée sous le thème de l’amour et de la foi. « L’Amour de Dieu et de Son Prophète Mouhamed (Psl), l’amour de son prochain et le respect de l’être humain doivent constituer le fil conducteur de nos actions pour un monde de paix », a rappelé le guide religieux.

Revenant sur le sens de la célébration du Maouloud, Chérif Atkhana estime que c’est l’occasion pour la Oumah de revisiter la pensée, la vie et l’œuvre du Prophète (Psl) basées sur les commandements de Dieu mais aussi sur le modèle parfait qu’il a incarné pendant 63 ans. Il a rappelé aux fidèles que la vie du prophète Mouhamed (Psl) doit être une source d’inspiration, un guide pour nos actions de tous les jours. Et au-delà du prophète Mouhamed (Psl), il est aussi question de revisiter la vie des prophètes et de prendre connaissance du contenu des livres saints. « Cette quête de connaissance de l’autre nous conduira à repousser les frontières de l’ignorance, à dompter nos peurs pour des relations apaisées et pour l’amélioration de notre vie commune aussi bien au niveau social que dans le libre exercice de nos cultes », a dit Chérif Atkhana Aïdara. Enfin, le responsable religieux a rappelé au président de la République un projet qui lui est cher, à savoir la prise en compte de Ngoumba Guéoul, considéré comme la capitale de la Khadriya au Sénégal, dans le Programme national de modernisation des cités religieuses. Pour lui, c’est un droit légitime dont les disciples khadres doivent profiter pleinement.

Maguette NDONG

Deux personnes ont été interpellées à la Médina et au Plateau pour détention de 27 « képas » d’héroïne et de 13 pierres de cocaïne, informe un communiqué de la Police.

Dans la cadre de la lutte contre le trafic et l’usage de la drogue, les éléments de la Sûreté urbaine (Su), sous la houlette du Commissaire Dramé, ont interpellé le 29 Novembre 2017 à 03 heures, deux individus. Il s’agit M. L. Keïta, alias Diarra, domicilié à la Médina et M. Sène, domicilié à l’Avenue Lamine Guèye, précise le communiqué de la Police. Selon les limiers, M. Sène a été trouvé sur l’avenue Lamine Guèye, détenant deux « képas » d’héroïne, un couteau et une forte somme d’argent. Interrogé, il a déclaré avoir acheté le produit à la Médina auprès d’un vendeur. Un transport effectué à la rue 6 de cette localité a permis d’interpeller le nommé Diarra. Ce dernier était porteur de 25 « képas » d’héroïne et de 13 pierres de cocaïne.

El Hadj Souleymane Kane, plus connu sous le nom de Pape Soulèye Kane, a été rappelé à Dieu, jeudi, à la veille du Maouloud, célébrant la naissance du Prophète Mohammed, vers 12 heures à son domicile de la commune de Kahone. Le défunt a été le khalife de Léona Kanène, une famille religieuse de la ville de Kaolack qui a en charge l’imanat de la grande mosquée éponyme.

El Hadj Souleymane Kane, le quatrième khalife de Léona Kanène, une famille religieuse fondée par son grand-père Abdou Hamid Kane, a été rappelé à Dieu jeudi, vers les coups de 12 heures, en son domicile de Kahone, une commune à l’Est de la ville de Kaolack. Le défunt, qui s’était retiré dans ce coin paisible de la capitale régionale depuis plus de 5 ans, a succombé à la suite d’une longue maladie. Des ennuis de santé qui l’avaient poussé à abandonner la charge d’imam ratib de la grande mosquée de Kaolack. Charge qui incombe à son frère Papa Takhi Kane.

Agé de 68 ans, ce fils de El Hadj Cheikh Kane a appris le Coran et la science islamique auprès de son vénéré père, avant de rejoindre une école franco-arabe à Dakar. Réputé pour sa discrétion et son humilité, celui qui avait inauguré le magistère des petits-fils au sein de ce foyer religieux, installé dans la province historique du Saloum au début du 20 siècle, avait démarré les travaux d’extension de la grande mosquée de Léona Kanène. « Dans la famille, on pensait qu’il était timoré, tant il était préoccupé par la paix et le dialogue dans la communauté. C’était un rassembleur et un fédérateur. Il y a un peu plus de 4 ans, il avait demandé à se décharger de ses fonctions d’imam ratib, à la suite d’ennuis de santé, et s’est retiré dans sa maison de Kahone qu’il a personnellement construite sans l’aide de personne », a témoigné Papa Takhi Kane. Successeur du frère de son père, El Hadj Adama Kane, comme khalife, il y a plus d’une décennie, l’imam Pape Soulèye avait fait de la réhabilitation de la grande mosquée, créée en 1934, un challenge personnel.

Présent lors de son inhumation, ce vendredi à 17 heures, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a rappelé la volonté du président Macky Sall d’engager les travaux de réhabilitation du lieu de culte à hauteur d’un milliard de FCfa. Une cérémonie funéraire à laquelle ont pris part de nombreuses personnalités officielles et religieuses dont Serigne Malick Sy, représentant le khalife général de Tivaoune. Le défunt a été inhumé dans le mausolée sis à la grande mosquée, à côté de son frère. Le nom du prochain khalife n’a pas été officiellement dévoilé, même si celui d’El Hadj Babacar Kane est souvent évoqué.

E. FALL

La cité de Médina Baye a renoué avec les grands moments de ferveur à l’occasion de la cérémonie religieuse du Maouloud, commémorant la naissance du prophète Mohammed (Psl). Un événement auquel ont pris part de nombreuses personnalités religieuses et des ambassadeurs accrédités dans notre pays. C’est l’ancien consul du Sénégal à Djeddah, Baba Lamine Niasse, qui a animé la soirée.

La cité religieuse de Médina Baye a vécu aux grandes heures du Maouloud, manifestation commémorant la naissance du prophète de l’Islam, Mohammed (Psl). Venu des coins et recoins du Sénégal, de la sous-région et en dehors du continent, de nombreux fidèles ont convergé, le soir, sous la grande tente dressée sur l’esplanade de la grande mosquée des lieux. Devant un parterre d’autorités religieuses, de plénipotentiaires et de pèlerins, le représentant du khalife général, El Hadj Baba Lamine Niasse, l’ancien consul du Sénégal à Djeddah, a entretenu l’assistance de la vie et de l’œuvre du prophète de l’Islam. Le fils du fondateur de la Faydatu, dont c’était le grand retour dans cet exercice, a subjugué le public par son érudition et sa maîtrise de la civilisation islamique. Rappelant le contexte de la naissance de Mohamed (Psl) dans l’Arabie pré-islamique, il a retracé les premiers pas de l’Envoyé de Dieu dans un environnement hostile. A ce propos, il a souligné l’avènement du fils d’Abdallah comme une rupture historique dans les religions monothéistes. Ce récit a été servi à grands renforts d’anecdotes illustratives de l’exemplarité du vécu de l’Envoyé de Dieu. Une intervention entrecoupée par des psalmodies du Coran et des panégyriques du prophète et de Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niasse «Baye». Une communication bien appréciée par le public qui avait la nostalgie de cet animateur hors pair, éloigné pendant longtemps des soirées religieuses pour des raisons de santé.

El Hadj Baba Lamine Niasse a, par la suite, rappelé les premières éditions du Maouloud à Médina Baye, dans les années 1950, avec des centaines de fidèles venus du cercle du Sine Saloum jusqu’aux heures glorieuses avec l’arrivée de fidèles venus de l’Afrique anglophones et des Etats-Unis d’Amérique. Désormais, l’événement qui fait converger des centaines de milliers de pèlerins dans la banlieue nord-est de la commune de Kaolack constitue une des plus grandes manifestations religieuses du Sénégal. A noter qu’en plus de la cérémonie religieuse qui a eu lieu la veille en présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, une mission d’ambassadeurs et de plénipotentiaires a été reçue avant par l’imam ratib de la grande mosquée, Cheikh Ahmed Tidiane Aly Cissé dans sa résidence kaolackoise.

Elimane FALL

C’est au rythme de la déclamation des Khassaides que la cité religieuse de Touba a célébré de la nuit de la venue au monde du prophète Mohamed (Psl). Les différents lieux de célébration ont été pris d’assaut dans la soirée par les fidèles musulmans de la communauté mouride.

Chacun a magnifié et effectué ses prières pour la célébration de cette nuit du Maouloud. Déclamations de panégyriques, Zikrs et Istighfars ont animé la soirée religieuse à Touba. Il est connu que Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul a tout obtenu grâce à l’adoration du Tout-Puissant et aux louanges dédiées à son prophète Mohamed (Psl). La grande mosquée de Touba a abrité une cérémonie de Gamou. A l’intérieur de l’édifice, les « Kourels » (comités) ont, toute la nuit durant, effectué le récital des panégyriques consacrés au Maouloud, notamment « Jazbul Qulub », « Mawahibu Naafiyu » et « Moukhadimatul Amdah » en croisée avec la « Sira » ou l’histoire du prophète Mohamed (Psl). C’est un peu avant la prière de l’aube que les déclamations sont arrivées à termes et des prières formulées pour la paix et la stabilité du pays. A l’extérieur de l’enceinte de la grande mosquée, des groupes de fidèles, assis sous les lampadaires, psalmodient des versets du Saint Coran ou certains des panégyriques et d’autres égrènent leurs chapelets en formulant des prières. Moustapha Fall révèle qu’il est venu de Dakar et repartira aussitôt après la prière de l’aube. « J’aurais ainsi bonne conscience car effectuer les prières dans la grande mosquée me rassure plus que tout, », argue-t-il. Son voisin évoque « la proximité avec le Cheikh pour une plus rapide réalisation de ses vœux. »

Au niveau du mausolée du cinquième khalife général des Mourides, plusieurs groupes sont formés en fonction des âges et se relayent pour entonner des « Khassaides ». De délicieux mets ont été cuisinés et servis par les disciples de Cheikh Bethio Thioune, au niveau de la grande mosquée de Touba. En effet, sur recommandation de leur guide, les « Thiantacônes » ont immolé près de 100 bœufs pour célébrer le Gamou de cette année, selon Serigne Babacar Mbaye. Des plats ont également été distribués dans les localités de Darou Minam.

A Ndindy, localité située à l’est de la cité religieuse, Serigne Abdou Fattah Mbacké a vivifié la nuit du Maouloud à l’instar de plusieurs autres localités comme à Djanatou Mahwa. Dans tous les lieux de célébration, la ferveur et l’engouement ont occasionné une grande affluence des populations. Ndèye Rokhaya et sa voisine Awa Touré, du quartier de Darou Tanzil, ont fait le déplacement avec leurs enfants pour passer la nuit à la grande mosquée. « Nous avons passé cette nuit bénite à rendre grâce au Seigneur et à son Prophète. C’est une nuit pas comme les autres et nous nous sommes attelés à la vivifier », clament-elles.

Le message retenu dans les discours des chefs religieux, de part et d’autre, a été de se conformer au Coran, aux hadiths et recommandations de Khadim Rassoul qui sont conformes à celles du prophète Mohamed (Psl), sans oublier de rappeler les mérites liés à la célébration de cette nuit bénite. Des prières ont été formulées ça et là pour la paix et la stabilité de notre pays.

Diourbel, seul endroit où Cheikh Ahmadou Bamba a célébré le Maouloud
Diourbel est, incontestablement, le seul endroit où Cheikh Ahmadou Bamba, Khadim Rassoul, de retour de sa déportation, a célébré la nuit du Gamou en y associant l’ensemble des talibés. Ce qui confère à la ville une place particulière en cette circonstance. Cette année, la grande surprise de la célébration du Maouloud dans la cité religieuse de Diourbel est, sans conteste, l’arrivée de Serigne Modou Kara Mbacké « Noreyni » et ses disciples.

Le chef religieux a effectué une Ziarra inédite auprès de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, qui célèbre chaque année le Gamou à Diourbel. En cela, cette célébration perpétue la tradition. A signaler que plusieurs pèlerins célèbrent le Gamou à Diourbel au niveau de la grande mosquée de Madinatou. L’esplanade de la mosquée constitue le point focal des disciples. Le pôle d’attraction est cependant la chambre de la résidence où Cheikhoul Khadim reçut la visite du prophète Mohamed (Psl).

En plus de ce lieu, il y avait du monde à la résidence de Serigne Mountakha Mbacké, sur la route nationale. C’est en ce lieu que Serigne Modou Kara a eu son audience et beaucoup échangé avec le «Dieuwrigne» de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. Sur place, un « kourel » s’est adonné avec dévouement à la prestation des Khassaïdes de Serigne Touba, toute la nuit durant, jusqu’à l’aube pour magnifier la naissance de la meilleure des créatures Mouhamadou Rassouloulahi (Psl).

Diourbel a, une fois encore, connu l’effervescence grâce aux chants religieux qui fusaient de partout, replongeant les nostalgiques dans les temps où Serigne Touba supervisait lui-même l’anniversaire de la naissance du Sceau des prophètes.

Mamadou DIEYE

Jusqu’à hier dans la matinée, le bilan des interpellations à Tivaouane faisait état de 231 individus, selon un communiqué du bureau des relations publiques dont le quartier général est basé au commissariat urbain.

Ces individus, indique le communiqué, ont commis diverses infractions qui ont été décelées lors des séries d’opérations de sécurisation du Gamou 2017, au cours desquelles, 250 kilogrammes de chanvre indien ont également été saisis. Dans le lot d’individus, figurent 63 qui ont été arrêtés pour flagrant délit de vol, 6 personnes interpellées pour usage de chanvre indien, 2 pour vente illégale de boissons alcoolisées, 5 pour ivresse publique manifeste et 121 pour vérification d’identité. D’autres personnes ont été interpellées pour, notamment, vagabondage (21), recel (4), jeux de hasard (3), abus de confiance (1), agression (1), outrage à agent et rébellion (2) et homicide involontaire (1), entre autres délits.

S’agissant du contrôle de la circulation, les forces de sécurité ont pu constater, selon toujours le communiqué du bureau des relations publiques de la police nationale, 11 accidents dont un mortel, contre 6 corporels et 4 dégâts matériels. Au total, 44 pièces ont été saisies, 33 mises en fourrière, alors que 105 motos et 94 véhicules hippomobiles ont été immobilisés.

Il faut noter qu’un dispositif de 1.045 éléments a été déployé sur le terrain par la police nationale à Tivaouane dans le cadre de la prise en charge du volet sécuritaire du Gamou 2017. Ce qui a même valu au directeur de la Police nationale, Oumar Maal, accompagné d’officiers supérieurs de la police, d’effectuer une visite à Tivaouane pour se rendre compte du travail de ses hommes sur le terrain et rassurer le khalife dans cette croisade contre la délinquance dans le but, surtout, d’abréger non seulement les délais des interventions, mais aussi et surtout de rapprocher la police des populations. C’est à ce titre, a fait remarquer le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop, « que des postes avancés ont été installés dans certains quartiers de la ville ».

Sapeurs pompiers : 89 interventions, 4 morts enregistrés
Les Sapeurs-pompiers mobilisés dans la cité religieuse n’ont pas chômé le temps de cette commémoration religieuse, pour avoir effectué en 4 jours 47 interventions contre 85 en 2016, à Tivaouane. 89 victimes dont 4 morts ont été dénombrées, selon le lieutenant Dièye. Toutefois, il a tenu à préciser que sur ces pertes en vie humaine, seuls deux décès l’ont été par accident de la circulation, une personne trouvée morte sur la voie publique et le corps déposé à la morgue de l’hôpital de Tivaouane et une quatrième personne décédée par électrocution. Il s’agit d’un électricien qui installait du courant dans une cantine. Pour le cas de la victime trouvée morte sur la voie publique, la police a ouvert une enquête. Des cas d’incendie ont été aussi signalés à quatre reprises et les sapeurs-pompiers sont intervenus. On attend de voir si la situation va évoluer ou pas puisque les pèlerins continuent de quitter la cité religieuse de Tivaouane.

De nos envoyés spéciaux C. A. Amath, N. M. SECK, M. SAGNE (textes)
et Assane Sow (photos)

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AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.