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Société & Faits divers (2579)

Justice MarteauC’est au total quatre affaires qui seront enrôlées lors de cette première session de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande instance de Louga ouverte hier au Palais de justice de Louga : une affaire de détention et de trafic intérieur de chanvre indien, un meurtre et deux infanticides. La cérémonie d’ouverture de cette première session a été l’occasion pour le président de la chambre criminelle et le représentant du barreau de saluer  les efforts de l’Etat qui a entrepris des réformes pour réduire sensiblement les longues détentions. « Les réformes sont salutaires. Aujourd’hui, tout le monde comprend que c’est la liberté qui doit être la règle, la détention l’exception », s’est félicité Madické Diop, président de la Chambre criminelle de Louga.

Me Djibril Diallo, au nom du bâtonnier, a salué les efforts accomplis et demandé leur généralisation. En revanche, il ne comprend pas pourquoi au Sénégal l’avocat ne peut toujours pas assister son client depuis le commissariat de police. « Cette situation est inacceptable dans un pays comme le Sénégal », a déploré l’avocat. Cette première session de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande instance de Louga prend fin mercredi avec la comparution d’Amadou Sada Kâ poursuivi pour meurtre et de Nayel Bâ pour infanticide.

A. DIALLO

COUPABLE DE DETENTION ET DE TRAFIC DE DROGUE : ABDOULAYE BÂ CONDAMNÉ À 7 ANS DE TRAVAUX FORCÉS
La première session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Louga ouverte hier a condamné Abdoulaye Bâ à 7 ans de travaux forcés pour détention et trafic intérieur de chanvre indien.

Les faits sont constants et Abdoulaye Bâ les a reconnus sans hésiter. Quand Madické Diop, président de la Chambre criminelle, lui demande s’il reconnaît les faits pour lesquels il est attrait devant la barre, Abdoulaye, serein, répond : « Oui ». Soyez plus précis, relance le président Diop. « Oui, je les reconnais totalement », précise l’accusé qui s’empresse toutefois d’ajouter : « Je ne mesurais pas la gravité des faits. Je voulais juste avoir de l’argent pour prendre en charge mon frère malade et hospitalisé à Tivaoune ».

L’intention de venir en aide à un parent en détresse est louable. Mais Abdoulaye Bâ apprendra à ses dépens que rien ne peut justifier le trafic de drogue. Sans doute, il le regrettera. Parce que le président de la chambre criminelle de Louga a suivi, hier, le parquet en le condamnant à 7 ans travaux forcés assortis d’une amende d’un million de FCfa. Les faits remontent au 13 août 2014. Ce jour-là, l’accusé Abdoulaye Bâ donne un rendez-vous à son cousin Daouda Bâ. Les deux hommes se rencontrent à Diamniadio.

Abdoulaye Bâ venait de Passy, détenait 15 kg de chanvre indien qu’il dit avoir acheté à 140 000 FCfa. Une fois à Diamniadio, il met la drogue dans quatre sacs. Il remet deux sacs à son cousin Daouda. Tous les deux prennent le bus à Diamniadio à destination de Rosso Béthio. Chacun ayant par devers lui 7,5 kg de chanvre indien. Devant la barre, le cousin Daouda a réaffirmé ses propos tenus face au juge instructeur. « Je ne savais pas qu’il y avait de la drogue dans les sacs ». Toujours est-il que ce jour-là, ils ont été arrêtés par la gendarmerie ; d’abord Abdoulaye à Ndande, ensuite Daouda à Kébémer. « C’est un bleu, un inexpérimenté sinon il n’allait pas quitter Passy avec une quantité aussi importante de chanvre indien pour Diamniado. Cela prouve nettement que nous sommes en face d’un innocent », a soutenu l’avocat d’Abdoulaye Bâ devant la barre. Et Me Etienne Ndione de rappeler que le juge doit certes tenir compte des faits, mais aussi des circonstances et de la personnalité de l’accusé.

« Abdoulaye est un jeune marié, père de deux enfants. Il a fauté. Il le reconnaît. Il devra payer. Mais donnez-lui l’occasion de se racheter, de se refaire une vie et de réintégrer la société », a plaidé Me Ndione, demandant sans succès « une sanction dégressive et modulée ». Daouda Bâ, qualifié par son avocat Me Djibril Diallo de « victime collatérale » d’Abdoulaye Bâ a, quant à lui, été condamné à 5 ans de travaux forcés et à une amende de 500.000 FCfa. « Ce n’est pas possible. Incroyable. Je n’ai jamais vu ça », a soupiré Me Dillo après l’énoncé du verdict.

C’est que l’avocat, « certain » de l’innocence de son client qui a dit et redit qu’il ne connaissait pas le contenu des sacs, avait plaidé sa relaxe au bénéfice du doute. « Depuis 25 ans que je plaide, c’est la première que je vois cela. Et c’est vraiment dommage », a insisté, visiblement très surpris, Me Dibril Diallo qui conclut en ces termes : « On oublie très souvent que chaque procès est une question sociale posée au juge ». Abdoulaye Bâ et son cousin Daouda Bâ ont 15 jours pour interjeter appel.

Abdoulaye DIALLO

CONDAMNÉE POUR INFANTICIDE : NDÈYE FALL RETROUVE LA LIBERTÉ
Ce premier jour de la première session de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande instance de Louga a aussi vu la condamnation de Ndèye Fall à six ans pour infanticide. Mais, compte tenu du fait qu’elle a déjà purgé six ans et 21 jours, Ndèye a été purement et simplement libérée.

A. DIALLO


IncendieCinq enfants de la famille Ndiaye morts calcinés dans un incendie, c’est le véritable drame qu’ont vécu les populations de Ndingler, un village situé dans la commune de Ndiéyène Sirakh et non loin de Khombole, dans la nuit du dimanche à hier lundi.

Le feu se serait signalé aux environs de 22h et a ravagé la case dans laquelle dormaient les cinq enfants qui sont morts calcinés. Un drame qui a fini de plonger cette famille et tout un village dans la tristesse et la désolation. Une bougie allumée setait à l’origine du drame. Le feu, parti d’une chambre, s’est vite propagé, touchant la case en paille où les enfants étaient en plein sommeil en l’absence de leurs parents, Serigne Ndiaye et Mame Amy Bop, partis à des chants religieux.

Les victimes sont âgées entre 2 et 10 ans. Deux de ces enfants étaient en classe de CE1. Leurs corps ont été acheminés dans les structures sanitaires de Khombole (district) et de Thiès (hôpital Amadou Sakhir Ndiéguène) par les sapeurs-pompiers. Et hier, Ibrahima Ndiaye, Amy Ndiaye, Ablaye Ndiaye et Mor Ndiaye ont été inhumés hier vers 14h30 au cimetière de Ndengler. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Khombole.

Le ministre des Forces armées, Dr Augustine Tine, s’est rendu au village pour présenter les condoléances du chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement à la famille des jeunes disparus.

Mohamadou SAGNE


ChapeletLes héritiers du vénéré El hadji Daouda Dia de la cité religieuse de Mbeuleukhé dans le Djolof ont encore étalé leurs divergences lors de la célébration du Maouloud commémorant la naissance du prophète Mouhamad (Psl).

Le gamou  annuel, le centième du genre, a été célébré  par une partie de la famille sous l’égide d’Abib Sy, fils aîné de l’actuel Khalife, de  Maboury Dia, le dernier fils du feu Daouda Dia, de Mor Maty Sarr, ex-député sous le régime d’Abdoulaye Wade et d’Idy Thiam, président Unacois Jappo. Des centaines de fidèles venus de toutes les contrées du Djolof, du Sénégal, voire même de l’Afrique, ont convergé vers Mbeuleukhé, pour commémorer la naissance du prophète Mouhamed (Psl). La cérémonie officielle qui s’est tenue dans des conditions les meilleures, a servi de cadre aux héritiers du vénéré El hadji Daouda Dia pour remercier tous ceux qui  ont contribué à la  réussite de l’évènement.

Selon le coordonnateur Mor Maty Sarr, le gouvernement du Sénégal a consenti des efforts pour la bonne marche du Maouloud de Mbeuleukhé. L’Etat du Sénégal, par le biais du ministre de l’Intérieur, ajoute-t-il,  a  déployé des  services pour la sécurisation  des pèlerins. Dans  le même sillage, El-hadji  Niang de  Nguet a demandé  aux fils  d’El-hadji Dia  de taire leurs querelles  et de se consacrer  à l’essentiel, c’est-à-dire l’unité. Pour  Serigne Habib Dia, « le gamou  consiste à un récital de coran, à chanter les gloires du Prophète (Psl), à rendre visite à son prochain en lui offrant aussi des cadeaux sans oublier les repas copieux réservés aux hôtes ».

Le marabout a en outre incité les fidèles musulmans au culte de la paix, thème de l’édition. Il a exhorté les talibés  à se respecter mutuellement et à respecter les recommandations de Dieu. Rappelons qu’en 1902,  El hadji Malick Sy  avait ordonné à El hadji Daouda Dia de célébrer la naissance du prophète Mouhamad (Psl) à Mbeuleukhé.

Masse NDIAYE


La Première dame, Marième Sall, présidente de la Fondation « Servir le Sénégal », a offert à l’union des regroupements de taxis de Fatick deux véhicules neufs pouvant servir de taxis.
Fatou Danielle Diouf, secrétaire exécutif de la Fondation « Servir le Sénégal »,  a remis, dimanche, les clés de deux véhicules au président de l’Union des regroupements de taxis, lors d’une cérémonie présidée par le préfet Mouhamadou Watt, en présence du maire de la commune de Fatick, Matar Bâ, d’une délégation de l’Ong Hôpital Assistance international et de nombreux invités. Ce n’est pas tout, car la présidente de la Fondation « Servir le Sénégal » a aussi offert du matériel (draps, couvertures, oreillers…) à l’hôpital régional de Fatick.
Lors de cette cérémonie, l’édile de la ville de Fatick a tenu à féliciter la Première dame, Marième Sall pour ses nombreuses actions au prifit des populations. Aussi a-t-il tenu à remercier Fada Guène, responsable politique à Fatick, qui a facilité les démarches pour l’acquisition de ces deux véhicules. Le maire Matar Bâ a lancé un appel aux membres du regroupement de taxis pour une bonne solidarité et pour une bonne gestion des véhicules. Le président de l’union des regroupements de taxis, Amadou Sarr, a tenu à remercier la Première dame qui a fait siennes les préoccupations de cette association.
Mme Fatou Danielle Diouf, secrétaire exécution de la Fondation « Servir le Sénégal », a d’abord exprimé les vives félicitations de la Première dame qui contribue à l’amélioration des conditions de vie des personnes démunies. Aussi, a-t-elle annoncé que la remise de dons de matériel aux structures se poursuivra dans les régions de Tambacounda, de Kédougou… Présidant la cérémonie, le préfet du département de Fatick, Mouhamadou Watt, a exprimé, au nom du gouvernement, un sentiment de gratitude et satisfaction à la Première dame Marième Sall. Il a également demandé aux bénéficiaires des véhicules de les utiliser à bon escient.

Oumar Ngatty BA


Le Rotary Club International « se porte bien » au Sénégal et en Afrique. C’est le sentiment du gouverneur du District 9101 de ladite institution qui était en visite au Sénégal du 8 au 18 janvier. Une visite que Mme Marie Irène Richmond Ahoua a mise à profit pour inspecter les clubs du Sénégal et s’enquérir de leur situation. Et à l’issue de son séjour, elle s’est réjouie des efforts louables faits dans les actions sociales en faveur des populations par les Rotariens sénégalais qui sont regroupés autour des 11 clubs du Sénégal.
A noter que le Sénégal compte 11 clubs répartis entre Dakar (8), Thiès, Ziguinchor et Saint-Louis. Au niveau continental, cette institution comprend 10 pays membres dans la sous-région. Un séjour mis à profit par le gouverneur du District 9101 du Rotary International pour rendre visite à la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Mme Aminata Tall, avec qui elle a eu des échanges fructueux dans les actions que mène le Rotary International. Cette ivoirienne bon teint, au cursus impressionnant notamment dans le cadre de la lutte contre la poliomyélite, dont elle a été durant de nombreuses années responsable pour tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, s’est réjouie du bon fonctionnement des Clubs du Sénégal et a donné beaucoup de conseils pour mieux servir les populations.

C. F. KEITA   


Le premier adjoint au maire de Hamady Ounaré, Samba Sylla, a été arrêté samedi, sur demande du procureur de Matam, Me Abdoulaye Bâ. Il s’agit, en effet, d’une affaire relative à la falsification d’actes d’état-civil. Selon des sources proches de l’enquête, M. Sylla serait à la tête d’un vaste réseau de falsification de certificats de mariage. Il est gardé à vue à la brigade de gendarmerie d’Ourossogui pour les besoins de l’enquête préliminaire, avant d’être présenté au procureur de Matam, aujourd’hui.

Tata SANE


Le berger Sidy Sow a été condamné à quinze ans de travaux forcés par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (Tgi) de Tambacounda. C’est à la suite d’une altercation au bord du puits qu’il avait ouvert le crane de son cousin Issa Sow avec une machette.
Le meurtre est survenu au moment où Alpha et Issa Sow abreuvaient leur troupeau au bord du puits de leur village. Arrivé en dernier lieu sur place, Sidy s’est montré plus pressé qu’Alpha et Issa. Il ne s’est pas gêné d’abreuver ses bêtes avec l’eau puisée par ces devanciers. Furieux, Issa trouva là le prétexte de l’insulter de mère. Sidy retourna chez lui pour s’armer d’un coupe-coupe avant de revenir asséner un coup à Issa Sow qui succomba à ses blessures.
Informés de ce meurtre survenu à Dembaring, un village du département de Tambacounda, des éléments du poste de gendarmerie de Sinthiou Malème sont venus sur les lieux le 11 juin 2012. Ce déplacement sur le site leur a permis de faire les premières constatations d’usage et de recueillir les premières versions des faits. Au début de l’enquête, Sidy Sow dit avoir trouvé les frères Alpha et Issa au puits et a cherché à abreuver ses bêtes avant eux tout en déplorant avoir été insulté. Auditionné, Alpha, le jeune frère du défunt qui était mineur au moment des faits, réitère ses déclarations faites à l’enquête préliminaire.
Il précise qu’au moment où Sidy s’en prenait à son frère, armé d’un coupe-coupe, il avait déjà quitté le lieu de la bagarre pour aller faire paître son troupeau en brousse. C’est lorsqu’il entendit des cris qu’il revint au village pour constater le décès de son frère. Dans une nouvelle phase de l’enquête, Sidy Sow donne une version presque identique à celle du début de l’enquête. Il ajoute que c’est la victime qui a, en premier, donné un coup de bâton auquel il répliqua en usant de son coupe-coupe.
Dans son réquisitoire, le procureur Demba Traoré soutient que « toutes les preuves sont en défaveur de l’accusé ». Car il a donné le coup de machette par derrière au moment où son vis-à-vis s’était abaissé. Sidy Sow « a fendu la tête d’Issa, du haut de la nuque jusqu’au milieu du crâne ». Le procureur a requis une peine de 20 ans de travaux forcés contre Sidy Sow. Pour sa part, l’avocat de la défense, Me Moussa Sall, dira que puisqu’il est question de meurtre dans le mandat de dépôt, l’intention de tuer peut être écartée. Si Sidy avait prémédité le coup à l’origine de la mort d’Issa, il s’agirait alors d’un assassinat, a argué Me Fall. Même s’il reconnaît que l’homicide est constant, il a demandé à la chambre criminelle de requalifier les faits en coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La chambre criminelle a condamné Sidy Sow à quinze ans de travaux forcés. La partie civile n’ayant pas jugé nécessaire de demander une indemnisation, elle n’était dès lors pas en droit d’en recevoir.

Pape Demba SIDIBE


Les terroristes profitent parfois des points faibles des Etats pour opérer. C’est pourquoi l’universitaire Penda Mbow a préconisé, hier, la résolution définitive de la crise casamançaise pour anticiper sur ces menaces dont le Sénégal n’est pas complètement à l’abri.

« Le terrorisme a parfois une attitude opportuniste. Il utilise une situation donnée pour s’y engouffrer, s’y incruster et mener des actions. C’est la raison pour laquelle le Sénégal doit définitivement résoudre la crise casamançaise pour être en sécurité par rapport à cette donne internationale ». C’est l’avis de Penda Mbow, représentante personnelle du chef de l’Etat auprès de la Francophonie. Elle prenait part à l’atelier de renforcement des capacités des femmes et des jeunes de la société civile sur les menaces sécuritaires au Sénégal. Selon l’historienne, au-delà de la paix en Casamance, certains pays frontaliers comme la Gambie, les deux Guinées doivent avoir des politiques communes en matière de paix et de sécurité. C’est à partir de ce moment, a-t-elle ajouté, que nous pourrons travailler ensemble pour faire face à ces menaces.
En outre, Mme Mbow a déploré le fait que le débat politique soit aujourd’hui fait « d’invectives », « d’insultes » et de « manipulations ». « Il faut qu’on arrête ça et qu’on se rende compte que ce qui intéresse l’avenir du pays n’est pas lié à des problèmes internes à des partis politiques ou personnels. Le rôle d’un parti politique, c’est aussi de travailler de manière prospective sur les questions qui agitent notre environnement immédiat, mais aussi sur les questions de géopolitique. Un parti politique moderne, porteur d’avenir, doit intégrer dans sa réflexion et dans sa stratégie des questions liées au terrorisme », a soutenu l’enseignante. Elle a également noté que les partis doivent se pencher sur la vulnérabilité de la jeunesse et de la femme sénégalaise par rapport à tous ces enjeux. « Nous ne pouvons pas faire de la politique si nous ne sommes pas dans un environnement sécurisé. Et pour cela, il faut des acteurs responsables en phase avec les besoins de notre pays », a estimé Penda Mbow.
A son avis, il faut réorienter la jeunesse sénégalaise vers l’éducation. C'est-à-dire, a-t-elle expliqué, une école maîtrisée où nous avons un consensus autour de l’homme sénégalais que nous voulons produire. Pour Mme Penda Mbow, il faut aussi contrôler le système éducatif pour voir qui enseigne et qu’est-ce qu’il enseigne. « Notre jeunesse doit renouer avec le bénévolat, avec l’éducation civique etc. Il nous faut une jeunesse capable de mener les débats sur les questions qui interpellent le monde. Nous ne pouvons pas avoir une université où nous ne discutons pas de ces enjeux. Nous ne pouvons pas avoir des organisations de jeunes qui ne prennent pas en compte ces enjeux », a laissé entendre le ministre conseiller à la présidence. Pour Mme Ndioro Ndiaye de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (Amld), les risques d’insécurité au Sénégal sont aussi liés à la pauvreté des familles en milieu rural, suburbain, urbain et dans le milieu estudiantin. Ils peuvent encore, selon elle, découler des violences domestiques, de la mobilité interne des nationaux comme des non nationaux, de la porosité des frontières, du manque d’éducation etc.
L’objectif de ce séminaire est de renforcer les capacités des femmes et des jeunes sur les enjeux sécuritaires actuels au Sénégal et la problématique de leur prise en charge par les populations. La rencontre a aussi pour objectif de faire connaître les notions de base du terrorisme et ses différentes formes ainsi que les voies et moyens à utiliser pour combattre ce nouveau phénomène.

Ndiol Maka SECK


Pour l’entrée en vigueur des aides sociales de troisième génération, ce sont près de 1.140 bénéficiaires pour toute la région de Tambacounda qui vont se présenter aux différents bureaux de poste pour retirer leurs bourses de 25. 000 FCfa.
C’est une attente sociale majeure qui est en train d’être diligentée dans la région orientale au grand bonheur des populations à travers le paiement des bourses familiales de troisième génération. Ce vendredi matin, nous avons trouvé un bureau de la poste centrale noire de monde. Ici, l’activité dominante et accaparante tourne autour du paiement des bourses familiales, explique Ibrahima Dieye, coordinateur régional du projet des « filets sociaux », notamment dans sa partie du programme national de bourse de sécurité familiale. Parmi les bénéficiaires des bourses de sécurité familiale figurent en bonne place les personnes vivant avec un handicap qui ont leur carte d’égalité des chances, affirme Coumba Diop Niang, chef de service départemental de l’action sociale de Tambacounda. Pour Mme Niang, cette promesse du président de la République, Macky Sall qui l’avait annoncé au cours de la cérémonie de lancement des cartes d’égalité des chances, est effective dans la région orientale. Ces personnes viennent pour la deuxième fois de recevoir leurs bourses familiales. Ils sont au nombre de 244 bénéficiaires dans le département de Tambacounda et sont les plus démunies parmi les personnes qui ont une carte d’égalité des chances. Car, souligne Mme Niang, toutes les personnes vivant avec un handicap ont une carte mais ce sont les démunies qui bénéficient de cette aide. Pour Moussa Diaw vivant avec son handicap, il ne peut cacher sa joie incommensurable et il voit sa situation changer. « Avant je vivais de la mendicité et n’avait point de ressources. Maintenant mes enfants (plus de 6) sont à l’école et mon épouse est à la maison. Maintenant je tente tant bien que mal de les prendre en charge. Il faut saluer cette vision du président de la République qui est en train d’être mise en œuvre dans cette région », se réjouie ce père de famille qui a retrouvé sa dignité d’homme.

Pape Demba SIDIBE


Le trésor de Fatick, situé en face de la corniche, a été la cible d’un gang armé dans la nuit du jeudi au vendredi. La tentative des brigands a échoué, mais les assaillants ont blessé le gendarme chargé d’assurer la sécurité de ce service et un veilleur de nuit avant de prendre la poudre d’escampette. Hier, l’accès dans les locaux du trésor était impossible à cause des besoins de l’enquête. Mais les Fatickois ne pouvaient  s’empêcher de venir aux nouvelles dès l’annonce de ce braquage. Par ailleurs, l’on nous signale que dans la même nuit, le véhicule de marque Toyota de la responsable politique Ndèye Aminata Lèye, par ailleurs présidente du comité de santé du centre de santé de Fatick, a été cambriolé. Aux dernières nouvelles, un véhicule de même type a été retrouvé abandonné à Bambey. Il faut noter qu’à Fatick, plusieurs cas de vols ont été signalés ces derniers temps.

O. Ng. BA


Les trois pêcheurs Ibrahima Diallo, Assane Sarr et Pape Ndiaye domiciliés à Joal ont été condamnés à 10 ans de travaux forcés par la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Fatick pour avoir convoyé, à bord d’une pirogue, 61 kg de chanvre indien en provenance de la Gambie. Idy Bâ alias Idy Sèche, en fuite, a écopé de 20 ans de travaux forcés.
Le 21 septembre 2011, les trois pêcheurs Ibrahima Diallo, 48 ans, Assane Sarr, 31 ans (capitaine de la pirogue) et Pape Ndiaye, en provenance de la Gambie, ont été interpelés par les éléments de la brigade maritime des douanes de Foundiougne. Après une fouille, les gabelous ont découvert quatre colis contenant du chanvre indien, soit au total 61 kg estimés à 3 360 000 FCfa. Le capitaine de la pirogue, interrogé, a soutenu que c’est un certain Idy Bâ Alias Idy Sèche (activement recherché) qui lui a confié les colis pour qu’il les convoie jusqu’à Joal, moyennant la somme de 12 000 FCfa. Mais, il a tenu à dire que cet individu lui avait dit que les colis contenaient des tissus.
Ibrahima Diallo, lui, a déclaré qu’il était parti en Gambie pour se faire soigner. Pour sa part, Pape Ndiaye a dit aux enquêteurs qu’il s’était rendu en Gambie pour chercher du travail. Face aux limiers, ils ont, tous les trois, soutenu qu’ils ne savaient pas que les colis contenaient du chanvre indien. A la barre, le prévenu Ibrahima Diallo a dit qu’il ne connaissait ni Assane Sarr ni Pape Ndiaye. Selon lui, c’est un tradipraticien gambien qui l’avait mis en rapport avec le premier pour qu’il l’aide à rentrer à Joal. Pape Ndiaye a aussi déclaré que c’est en Gambie qu’il a fait la connaissance d’Assane Sarr car il cherchait un travail de pêcheur.
Mais, face aux magistrats, Assane Sarr a soutenu mordicus qu’ils se connaissaient bien et qu’ils avaient quitté ensemble Joal pour aller en Gambie. Il a également dit aux magistrats que c’est Ibrahima Diallo qui avait récupéré les colis des mains d’Idy  Bâ alias Idy Sèche moyennant 12 000 FCfa. L’ambiguïté de leurs relations a amené le procureur de la République, Issa Ndiaye, à demander un renvoi de l’affaire pour un supplément d’informations. Mais, il a finalement suivi les avocats de la défense qui ont estimé qu’il y a suffisamment d’éléments pour juger les trois accusés. Et dans son réquisitoire, il est revenu sur la genèse des faits.
Selon le procureur de la République, Issa Ndiaye, ces trois accusés sont des trafiquants de chanvre indien et que les éléments pour les condamner sont là. Il a rappelé que le trafic de drogue est un délit matériel. Pour lui, c’est une affaire extrêmement grave, mettant l’accent sur les méfaits de la drogue chez les jeunes. Le procureur a requis une peine de 10 ans de travaux forcés et une amende de cinq millions de FCfa pour chacun des  accusés et demandé la condamnation par contumace d’Idy Sèche en fuite. 
Assurant la défense d’Ibrahima Diallo, Me Oumar Diouf a déclaré que sur le plan de l’imputabilité, il y a problème. Selon lui, il n’y a aucun élément du dossier qui permet de dire que les trois accusés se connaissaient. Aussi a-t-il rappelé que la responsabilité pénale est individuelle avant de demander la relaxe pure et simple de son client ou de lui accorder le bénéfice du doute. Me Malick Fall, l’avocat d’Assane Sarr, a indiqué que son client, capitaine de la pirogue, a coopéré pour la manifestation de la vérité. Il a demandé la modulation de la peine requise par le procureur de la République à son encontre. 
Quant à Me Malick Mbengue, l’avocat de Pape Ndiaye, il a demandé de mettre de côté les éléments subjectifs et de relaxer purement et simplement son client ou de lui accorder le bénéfice du doute. Selon lui, il y a un doute qui doit bénéficier aux accusés. La cour a finalement condamné les trois accusés à une peine de 10 ans de travaux forcés et à quatre (4) millions de FCfa. Idy Sèche, en fuite,  a pris 20 ans de travaux forcés par contumace. La cour a ordonné la confiscation de la pirogue et du matériel, de même que la destruction du chanvre indien.

… Et au boucher trafiquant de chanvre indien

Boucher de son état, Boubacar Diallo, 25 ans, a été condamné à une peine de 10 ans de travaux et à une amende de deux millions de FCfa par la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Fatick.

Boubaca Diallo, un boucher âgé de 25 ans, est poursuivi pour les délits de détention et trafic international de chanvre indien et de détention d’armes de 3ème et 5ème catégorie sans autorisation administrative. Le 27 novembre 2013, un véhicule « 7 places » a été immobilisé par les douaniers à Toubacouta. Après une fouille minutieuse, les gabelous ont trouvé sous le repose-pied un sac contenant 14 kilogrammes de chanvre indien et un sachet en plastique contenant un revolver et un coupe-coupe.  Interrogé, Boubacar Diallo avoue être le propriétaire du chanvre indien et du coupe-coupe, mais pas du revolver. A la barre, l’accusé a déclaré qu’il était parti à Karang pour aider son marabout à dépecer cinq bœufs. Au retour, il a acheté 14 kilogrammes de chanvre indien à 15 000 FCfa le kilo qu’il se proposait d’aller revendre à Dahra-Djolof. Il a aussi reconnu être le propriétaire du coupe-coupe mais pas du révolver. Malgré les questions des magistrats, Boubacar Diallo n’a pas varié dans ses déclarations.
Dans son réquisitoire, le substitut du procureur, Makhtar Fall, a demandé à la cour de requalifier le trafic international de chanvre indien en trafic intérieur et a requis une peine de 10 ans de travaux forcés. Assurant la défense de l’accusé, Me Aboubakry Barro a soutenu que son client a coopéré pour la manifestation de la vérité. Selon lui, la cour doit lui accorder des circonstances atténuantes. Aussi a-t-il demandé à la cour de ne retenir que le trafic intérieur et d’être clément envers le prévenu. Rendant son verdict, la cour a condamné Boubacar Diallo à une peine de 10 ans de travaux forcés et à une amende de deux millions de FCfa.

Oumar  Ngatty  BA


Après neuf  mois de détention préventive, Toussaint Manga et ses co-inculpés ont recouvré la liberté hier. Leur libération est intervenue à la faveur du renvoi de leur procès par le tribunal correctionnel de Dakar jusqu’au 28 janvier.

Après neuf mois et dix-sept jours de détention préventive, Toussaint Manga, secrétaire général de l’Union des jeunesses libérales travaillistes (Ujtl) et ses co-inculpés ont recouvré la liberté hier. Cette libération est intervenue après le renvoi de leur procès par  le tribunal correctionnel de Dakar à la date de  28 janvier. A ce jour du renvoi, Toussaint Manga et ses compères vont comparaître libres.
Le procès a été renvoyé à cause de l’absence des parties civiles et de celle des témoins. Le secrétaire général de l’Union des jeunesses libérales travaillistes (Ujtl), Toussaint Manga et ses compagnons Moussa Mané, Serigne Abo Mbacké Thiam, Fatou Ndao et Abdourahmane Ly sont poursuivis pour les faits de rassemblement illégal ayant causé des violences et des destructions de biens appartenant à autrui et de dégradation des biens de l’Etat.
Des faits commis lors de  manifestations survenues le 23 mars 2015, après la condamnation de Karim Wade à six ans ferme  par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). La défense a profité du renvoi pour solliciter une demande de liberté provisoire. Le parquet n’a pas opposé son veto à cette demande,  au motif  qu’il n’y a plus de risque de troubles à l’ordre public.

O. BA


Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne a, en présence de ses différents partenaires, organisé mercredi un atelier de validation technique de sa lettre de politique sectorielle de développement conçue après l’identification de certaines contraintes et la reconnaissance des atouts et opportunités relevés dans les différents secteurs en charge. Leur judicieuse exploration pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de développement.
L’élaboration de programmes pertinents dans le domaine de la jeunesse, de la citoyenneté, de l’éducation populaire et de l’emploi est une préoccupation des autorités. Cela, le secrétaire général du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Gabriel Luciano Preira, l’a rappelé à l’ouverture de l’atelier de validation technique de la lettre de politique sectorielle de développement dudit département ministériel.
Le document est élaboré dans un contexte politique,  social et économique marqué par la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Il s’agit, dans les volets jeunesse, emploi et construction citoyenne (…) de s’aligner sur les objectifs prioritaires du Pse comme document de référence nationale autour duquel vont s’articuler toutes les politiques et stratégies de développement et de concourir à atteindre les objectifs fixés par le président Macky Sall, en terme de création massive d’emplois durables et décents et de promotion d’une citoyenneté active.  Le secrétaire général du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Gabriel Luciano Preira n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers pour leur contribution à l’élaboration la lettre de politique sectorielle. Dans le dialogue qui s’est ensuite instauré, le représentant du Conseil national de la jeunesse a dit tout l’intérêt que sa structure accorde à la lettre de politique sectorielle. Soulignant que « l’Etat ne peut pas employer tous les jeunes », il a demandé « la culture de l’auto-emploi ».
Pour ce faire, la jeunesse pourra compter sur le ministère de l’Economie, des Finances et de la Planification représenté par Mayacine Camara. Selon lui, la lettre de politique sectorielle, qui répond à tous les défis auxquels l’Etat demeure confronté, sera soutenue. Le Pnud et l’Unesco ont aussi encouragé cette démarche de politique sectorielle et promis, aux côtés de l’Etat, d’apporter leurs concours.

Cheikh M. COLY


La lutte contre le terrorisme a été au centre des préoccupations lors de la 3e édition des prières de Gourel Ponang dont la marraine est, cette année, Mme Aminata Touré, ancien Premier ministre. Actuelle envoyée spéciale du président de la République, elle a écouté les invocations adressées à Dieu pour un deuxième mandat présidentiel à Macky Sall.   

Le marabout Thierno Arabiyou Diallo de Gourel Ponang, un quartier périphérique de Tambacounda, a demandé aux nombreux imams et oulémas ayant pris part aux séances de prière de privilégier dans leurs sermons les valeurs de l’Islam, cette religion de paix. C’est ce qui ressort du discours du jeune marabout prédicateur de Tambacounda. A l’en croire, c’est la meilleure stratégie à adopter pour barrer la route aux terroristes, ces fossoyeurs de la paix.
Aux côtés de la marraine Mme Aminata Touré, il y avait le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Me Sidiki Kaba, venu représenter le chef de l’Etat, Macky Sall, à la clôture de ces intenses prières qui, pendant un mois, ont rythmé le quartier de Gourel Ponang. Selon le guide spirituel Thierno Arabiyou Diallo, des prières ont été formulées pour la réussite des politiques de développement initiées par le président de la République, Macky Sall. Il a salué la politique des bourses familiales, le Plan Sénégal émergent, le Pudc…
Au plan sécuritaire, Thierno Arabiyou Diallo a ardemment prié pour que Dieu préserve le Sénégal des attaques terroristes. « Certes, nous avons une armée professionnelle. Mais, nous ne sommes pas plus forts que la France et d’autres pays touchés par les terroristes. En plus de nos prières, nous devons faire preuve de vigilance pour pouvoir éventuellement contrer les terroristes ». 

Pape Demba SIDIBE


Après la journée de l’arrêt de travail décrétée par les cheminots de Transrail, sur la ligne Dakar-Kidira, pour des raisons de retard de salaires, entre autres griefs, le mot d’ordre de grève a été suspendu hier.

Selon Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Transrail (Sutrail), suite à une concertation entre les Etats du Mali et du Sénégal et la direction général de Transrail, les gouvernements des deux pays ont commencé à payer les salaires de décembre et se sont engagés à assurer le paiement des soldes de fin janvier et fin février de cette année. « Cela a amené les cheminots à suspendre le mot d’ordre de grève », a-t-il confié.
Pour le secrétaire général de Sutrail, l’actionnaire majoritaire à Transrail a reconnu son incapacité à assurer le paiement des salaires durant ce délai du préavis, alors que cela lui incombe. « Nous remercions les Etats du Mali et du Sénégal pour la promptitude avec laquelle ils ont réagi pour éviter aux travailleurs et à leur outil de travail des lendemains sombres », a-t-il ajouté, avant d’inviter les gouvernements à « être plus regardants sur  la situation technique de l’entreprise, notamment sur la gestion des stocks de pièces indispensables au bon fonctionnement du service ».
Outre ces questions pressantes, il y a l’urgence de la réparation du château d’eau en panne pour alimenter les ateliers et la situation des retraités du mois de juillet dernier qui n’ont pas encore reçu leurs indemnités de départ. « Pour toutes ces raisons, nous demandons que l’administrateur, qui sera nommé par les Etats pour gérer la période de transition en attendant de trouver un autre repreneur, soit un homme du sérail, un spécialiste avéré des questions ferroviaires afin éviter tout pilotage à vue qui pourrait être fatal au chemin de fer », a affirmé Mambaye Tounkara.
Dans ce combat, pour un avenir radieux du chemin de fer, le syndicaliste se positionne comme un partenaire loyal prêt à se donner à fond aux côtés des autorités pour relever le défi consistant à remettre le train sur les rails du progrès, le long du corridor Dakar-Bamako.

Mbaye BA

… Et à la compagnie sucrière sénégalaise : La main d’œuvre retourne dans les exploitations

Les populations des communes de Richard-Toll, de Dagana, de Rosso-Sénégal, de Ndombo et de Mbane, entre autres localités du Walo des profondeurs, ont poussé hier un « Ouf » de soulagement lorsqu'elles ont appris que les 1.000 travailleurs saisonniers et autres coupeurs de canne de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) ont finalement pris, d'un commun accord, la décision de lever leur mot d'ordre de grève.

Le préfet du département de Dagana, Moustapha Ndiaye, s'est réjoui de cette décision qui a permis hier à tous les coupeurs de canne de reprendre, dans de très bonnes conditions, le travail dans les champs de la Css. Il s'est dit très sensible à la volonté du directeur général de la Css, André Froissard et des membres de son staff de mettre définitivement un terme à ce contentieux avec les travailleurs saisonniers. Il a rendu un vibrant hommage au gouverneur Alioune Aïdara Niang, au maire de Richard-Toll, Dr Amadou Mame Diop, au sous-préfet de l'arrondissement de Mbane pour les efforts constants et louables qu'ils ont déployés en vue de contribuer efficacement à restaurer la paix à la Css.
Le préfet Moustapha Ndiaye a aussi vivement remercié les responsables des différentes organisations syndicales de la Css, qui n'ont ménagé aucun effort pour concilier les grévistes et la direction générale de la Css. Il s'agit notamment de Makhary Samb dit Poker de la Cnts, d’Ousmane Bâ de l’Udts, d’Amary Diouf de la Cnts/Fc, d’Aliou Bâ de l’Unsas et de Moussa Bâ de la Csa. Selon lui, le premier défi consistait, d’une part, à mobiliser toutes les énergies pour ramener la paix à la Css, cette grande société qui emploie le plus de personnes dans notre pays et contribue de manière très significative au développement économique et social du Sénégal) et, d’autre part, à inviter les saisonniers grévistes à accepter de reprendre le travail.
Il a, cependant, précisé que les responsables de la Css n'ont pas encore pris la décision de réintégrer les 69 grévistes licenciés. « Les négociations se poursuivent et les responsables des différentes organisations syndicales, qui sont très sensibles au cas de ces 69 saisonniers licenciés, ont prévu d'étudier ce problème avec les dirigeants de la Css ». Des sources proches de la direction générale de la Css ont confirmé l'information selon laquelle tout est rentré dans l'ordre. L'ensemble des saisonniers ont effectivement repris le travail dans les champs. « Les autorités de la Css sont revenues à de meilleurs sentiments », ont dit nos interlocuteurs.
Selon des cadres supérieurs de l’entreprise interrogés, la direction générale de la Css est disposée à poursuivre les négociations avec les responsables syndicaux de la Css. « Cela va permettre d'étudier les revendications des ouvriers saisonniers et de voir dans quel sens et dans quelle mesure on pourra apporter les solutions les plus adéquates à l'ensemble de leurs problèmes », ont indiqué nos interlocuteurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Crsfpc/ Usoforal) poursuit son combat pour un retour définitif de la paix en Casamance. Il a organisé, à la mairie de Fatick, un atelier pour sensibiliser les jeunes en milieu scolaire, ainsi que les associations de femmes et de jeunes travailleurs sur cette crise.
Mme Ngara Diouf, coordinatrice d’Usoforal à Fatick, a indiqué que « cet atelier entre dans le cadre de la deuxième phase du programme national de mobilisation pour la paix en Casamance initié par le comité des femmes pour la paix en Casamance (Crsfpc/Usoforal) en partenariat avec l’Ong fee (femmes-enfance-environnement) » dont elle est la coordinatrice. Elle a tenu à rappeler que « la première phase, en 2015, avait  ciblé les femmes ».
Pour la deuxième phase, lancée cette année, les cibles sont les jeunes du milieu scolaire et les associations de jeunes femmes et de jeunes travailleurs. Selon Ngara Diouf,  en 2016, des jeux-concours en poésie dont le thème va tourner autour de la Casamance et de la paix, ainsi que des cérémonies culturelles comme la lutte, seront organisés dans la région pour sensibiliser les jeunes sur le conflit au Sud de notre pays.
« Ce que recherchons, c’est que chaque Sénégalais puisse savoir que la Casamance est l’affaire de tous. C’est une question de citoyenneté, d’appartenance à la République. C’est une question qui interpelle tout le monde car nous sommes tous touchés par cette crise », a soutenu Mme Ngara Diouf qui veut que la cible jeune entre dans la mouvance, participe à la sensibilisation sur la question et  fasse des suggestions et recommandations. 
Selon elle, le retour de la paix en Casamance est un processus déjà enclenché. « Nous essayons de rencontrer les négociateurs de l’Etat et du Mfdc pour qu’ils intègrent nos opinions. C’est important qu’ils sachent que nous ne voulons plus de cette guerre qui dure depuis plus de 30 ans. Il faut fermer cette douloureuse parenthèse. La crise casamançaise n’a plus sa raison d’être », a-t-elle martelé.

Oumar  Ngatty  BA


Les Sierra-léonais Tambay Foday et Kai Kamanda, ainsi que les Nigérians Agu Sunday et Michael Efe Igho ont été jugés coupables et condamnés par la Chambre criminelle de Saint-Louis à 10 ans d’emprisonnement ferme pour vol en réunion commis la nuit. Le cinquième membre de la bande, lui, court toujours. Ils devront payer 1,5 million et 13 millions de FCfa, respectivement aux deux personnes dont ils ont cambriolé les commerces.

A la barre, ils ont tous déclaré travailler dans le secteur de la pêche. Mais, ce discours, commun aux quatre membres de cette bande, semble n’être qu’un moyen pour justifier leur séjour en Mauritanie. Déjà à l’enquête préliminaire, ils disaient vouloir rejoindre ce pays frontalier pour mener des activités liées à la pêche. C’est pourquoi, malgré toutes les questions, les prévenus n’ont pas varié dans leur déclaration à la barre de la Chambre criminelle.
Cette constance a fait que le président de la Chambre criminelle a eu du fil à retordre durant l’interrogatoire. Les mis en cause n’étant pas prolixes et servant des réponses mécaniques à chacune des questions posées. N’empêche, le président Ndiambé Gaye a fait preuve de ténacité pour avoir des réponses à ses différentes questions. Ce qui lui a permis  de relever une certaine incongruité dans les propos des accusés. Mieux encore, dans leurs dires, ils mettaient en doute la capacité de l’interprète qui faisait la traduction à l’enquête préliminaire à la gendarmerie.
Les faits remontent à la nuit du 18 et du 20 novembre 2014. Pour réussir leur coup, le procédé était simple. Après le repérage, les malfrats sont revenus pour percer le mur adjacent au magasin qu’ils voulaient cambrioler. Le même procédé a été utilisé pour vider une deuxième boutique. Les commerces « visités » par les malfaiteurs appartiennent à Serigne Khole et Mbaye Guèye qui ont respectivement subi un préjudice de 2.500 000 FCfa et de 13 millions de FCfa. Mbaye Guèye a dit avoir des soupçons après la visite à trois reprises de ces personnes de nationalité étrangère venues pour changer des Euros en FCfa.  Malgré la réussite de leur coup, ils seront perdus par les téléphones dérobés. Les Imei des appareils dérobés et une réquisition faite à la Sonatel ont aidé à faire tomber la bande. En effet, ils ont certes soutenu avoir vendu des téléphones à des tiers, mais c’est après les avoir achetés à Rosso-Sénégal. Partout où ils sont passés, ils s’étaient mués en vendeurs de portables, ignorant que la technologie et le processus de traçage qu’offrent les téléphones Android allaient mener les enquêteurs vers eux.
Dans son réquisitoire, le procureur a démontré la véracité des faits qui sont reprochés aux accusés. C’est pourquoi il a requis 15 ans de travaux forcés. La chambre criminelle de Saint-Louis, qui n’a pas retenu le délit d’association de malfaiteurs, a condamné Tambay Foday, Kai Kamanda, Agu Sunday et Michael Efe Igho à 10 ans d’emprisonnement ferme pour vol en réunion commis la nuit

A. M. NDAW


Un atelier de formation portant sur le dialogue social et la négociation collective s’est ouvert hier à Dakar à l’intension des journalistes. Cette rencontre, organisée sous l’égide du Haut conseil du dialogue social, vise à préciser ce que l’on attend des professionnels de la communication dans ce domaine.

Le Haut conseil du dialogue social (Hcds) est en plein dans sa mission. C’est dans ce cadre qu’il a consacré, dans son plan d’action triennal 2015-2018, un volet à la promotion d’une culture de dialogue social auprès des différents acteurs des relations professionnelles.
Ledit atelier de formation entre dans ce cadre. «Une bonne promotion du dialogue social ne saurait être garantie sans l’apport des médias », a indiqué la présidente du Haut conseil du dialogue social, Mme Innocence Ntap Ndiaye qui a estimé que « la suppression de la conflictualité dans les relations de travail demeure plus qu’urgente dans un contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent ».  
Sous ce rapport, les médias, à travers les fonctions sociales et économiques qu’ils remplissent, constituent un puissant vecteur d’expression des opinions des acteurs sociaux, mais aussi un levier approprié de rapprochement des positions de ces derniers en leur offrant des cadres de communication.

Mieux maîtriser la problématique
Dans cette entreprise d’instauration et de consolidation d’un climat social apaisé, il est judicieux, pour le journaliste, d’adopter des postures qui ne soient pas à l’origine de déclenchement ou d’amplification des différends, en matière de traitement de l’information.
Voilà tout l’intérêt de ce renforcement des capacités de journalistes pour une meilleure maîtrise des problématiques liées au monde du travail. Mme Innocence Ntap Ndiaye a précisé qu’il ne s’agit pas d’une « volonté de vouloir remettre en cause la fondamentale liberté d’expression de la presse ». Selon elle, il s’agit plutôt de tirer profit du potentiel essentiel des patrimoines immatériels qu’est la presse pour relever le défi universel du développement économique et social dont aucune nation ne peut se soustraire », a-t-elle expliqué. Présidant l’ouverture officielle de l’atelier, le ministre du Travail et des Organisations professionnelles, Mansour Sy, s’est posé des questions sur la vocation des journalistes, la  noblesse de leur art, mais aussi leur fonction et finalité. A cet effet, a-t-il ajouté, la bonne promotion du dialogue social est tributaire de la qualité de la perception par les acteurs sociaux des enjeux liés aux relations professionnelles. A son avis, la culture du dialogue doit être mise en avant dans toute relation de travail. Selon lui, les organes de presse constituent un levier important d’amélioration des connaissances des acteurs sociaux en matière de dialogue social.
Organisés en collaboration avec le Bureau international du travail (Bit), le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) et le Conseil des éditeurs et diffuseurs de la presse sénégalaise (Cedps), les travaux seront consacrés à la justice sociale. «La presse est un formidable vecteur de vulgarisation de connaissances et de valeurs dans tous les secteurs de l’activité humaine », a souligné le responsable du Cedps, Mamadou Ibra Kane, qui a déploré l’inexistence d’une politique en la matière au Sénégal.

Tata SANE


Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a procédé, mardi, au lancement de son nouveau site Internet, par lequel ce département compte informer davantage les populations sur ses activités.
 Selon le directeur de l’Autonomisation des fichiers, Ibrahima Diallo, qui en a fait la présentation, ce site (www.interieur.gov.sn) devrait permettre au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique de mieux faire connaitre ses missions.
 "Un cadre éditorial a été mis en place, il sera chargé d’alimenter le site", sur lequel va notamment figurer l’organigramme des différents structures du ministère, a indiqué M. Diallo.
 Des "rubriques liées au programme du gouvernement, un espace consacré à l’implantation géographique de chaque région du Sénégal, une rubrique pour les anciens ministres et les différents chefs d’Etat du pays vont y figurer" également, a dit M. Diallo.
 Seront aussi publiés sur ce site, les discours des différents ministres, avec des liens menant vers les sites des autres ministères, a souligné le directeur de l’Autonomisation des fichiers.
Le nouveau site va de même relayer les actualités du ministère de l’Intérieur, ainsi que celles des autres départements, qui impliquent le département chargé de la Sécurité publique, a indiqué Ibrahima Diallo.
 Le site prendre en outre en compte les communiqués officiels du ministère et comportera un volet service destiné aux usagers des services du département de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

(APS)


Une cérémonie de passation de service à la présidence du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) s’est récemment déroulée dans l’enceinte de ladite structure. Le président sortant Ousmane Thiam a reçu l’hommage de ses collaborateurs et celui entrant, Amadou Saidou Bâ, a promis de s’inscrire dans une logique de nouvelles conquêtes et de consolidation des acquis. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur général, Alioune Thiam, de l’ensemble du personnel et des parteaires du Cetud.

Les professionnels du transport ont unanimement salué l’ouverture d’esprit, le sens d’écoute et la disponibilité du président sortant du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) Ousmane Thiam. Ils ont loué ses qualités humaines, son sens élevé de professionnalisme et du travail bien fait. Le représentant des usagers, abondant dans le même sens, a salué les qualités qu’incarne Ousmane Thiam et l’important travail qu’il a abattu dans l’intérêt de tous les acteurs du secteur des transports.  Ousmane Thiam a, dans son discours d’au revoir, remercié les autorités pour la confiance placée en lui depuis 1997. « Pour conduire à bien les destinées de cette structure, c’est parce que la confiance des autorités était constante », a-t-il dit. Toutes ces années, la mission a consisté à travailler au service de la mobilité dans toute l’agglomération de Dakar. « Tous les consensus trouvés l’ont été autour de l’intérêt général », a-t-il souligné. Selon lui, quand la mobilité va, tout va. Pour sa part, Amadou Saidou Bâ, président entrant du Cetud, a remercié les autorités du pays pour « la confiance » et rendu hommage à son prédécesseur pour l’ensemble des travaux réalisés. Prenant sa nomination comme « un sacerdoce », il a annoncé sa ferme volonté de travailler avec tous les acteurs du secteur des transports. Il a fait savoir que « l’ouverture, le dialogue et le respect des règles républicaines vont guider (sa) mission ».
Auparavant, le secrétaire général du Cetud avait salué le remarquable travail abattu par le président sortant. Aussi avait-il souligné à l’endroit de M. Thiam que son parcours est de nature à rassurer sur la conduite de la mission qui lui est assignée. Pour rappel, le Cetud vise à assainir le sous-secteur des transports urbains pour le rendre performant de manière durable. S’appuyant sur un partenariat triangulaire Etat, collectivités locales et secteur privé, il ambitionne de promouvoir les transports collectifs dans le vaste champ de la mobilité urbaine.

Oumar BA


Le « daara » internat Serigne Dia Balla Thiané de Louga a organisé la quatrième édition de sa journée de lecture du Coran. Louanges au seigneur et vie du prophète Mohamed (Psl) étaient au cœur de l’événement.

La mobilisation était exceptionnelle. Jeunes et vieux, femmes et hommes sont venus de partout pour prendre part à la quatrième édition de la journée de lecture du saint Coran organisée par le « daara » internat islamique Serigne Dia Balla Thiané de Louga. Le parrain de cette année est El hadj Abdoul Khadre Dia, grand soufi et « moukhadam » d’Elhad Malick Sy, décédé en 1944 à l’âge de 82 ans. Abdoul Aziz Sy « Dabakh » lui a dédié un poème dans lequel il loue sa crainte d’Allah, sa piété et ses connaissances religieuses.
« Le parrain n’est pas choisi au hasard. Nous voulons donner à notre jeunesse des exemples, des modèles à suivre », a expliqué le président de l’association des parents d’élèves du « daara », Madiagne Diagne, qui se réjouit de voir que cette journée de lecture du Coran prend chaque année de l’ampleur. « Ce qui me fait surtout plaisir, c’est l’implication massive des femmes et la forte mobilisation des jeunes », s’est-il félicité. L’événement est organisé tous les deux ans. Il offre l’occasion aux pensionnaires de partager leurs connaissances devant le public.
C’est aussi une belle occasion pour de grands érudits de revenir sur le Coran, la parole de Dieu, mais aussi de rappeler le sens du message prophétique. « Dans le "daara", on ne se limite pas à enseigner le Coran. On apprend aussi aux élèves à être de bons citoyens, utiles pour leur famille, la communauté et pour le pays », a expliqué Madiagne Diagne qui a précisé que  le « daara » se veut « un complément du système éducatif classique en crise ».
Le « darra » internat islamique Serigne Balla Thiané de Louga a été créée en 2007. Il compte 331 élèves répartis comme suit : 63 internés pris totalement en charge (nourriture, hébergement, soins médicaux), 72 externes et 196 demi-pensionnaires. Onze maîtres coraniques y dispensent des cours. Beaucoup de parents tapent à la porte du « daara », mais un problème de capacité d’accueil se pose. « Nous disposons d’un terrain. Aujourd’hui, nous sommes à la recherche de partenaires pour y édifier des bâtiments », a confié Madiagne Diagne « convaincu que les bonnes volontés ne tarderont pas à se manifester ».

Abdoulaye DIALLO


Faute de preuves suffisantes, le procureur de la République n’a pu retenir les neuf présumés complices de Cheikh Ould Salek en détention. Transférés à Dakar après quelques jours d’enquête à Saint-Louis, ils ont été relaxés hier.
Les neuf personnes arrêtées et transférées à Dakar dans le cadre de la traque du terroriste mauritanien Cheikh Ould Salek ont été finalement relaxées hier. Le procureur de la République n’a pas suffisamment de preuves pouvant permettre de poursuivre ces présumés complices de Cheikh Ould Salek. Au début de la semaine dernière, des perquisitions ont été effectuées par les forces de l’ordre dans des hôtels et autres maisons d’hôtes à Saint-Louis. Cette opération a permis  d’appréhender une dizaine de personnes.
La présence de Cheikh Ould Salek a été annoncée dans la ville du nord du Sénégal. Mais, à la fin, ce sont les neuf qui ont été placées en garde à vue avant d’être transférées à Dakar et présentées au procureur de la République. Evadé dernièrement de la prison centrale de Nouakchott, Cheikh Ould Salek, membre d’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique), était poursuivi pour tentative d’attentat à la voiture piégée contre le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a même été condamné à mort dans son pays pour ce crime.
Depuis l’annonce de sa présence à Saint-Louis, les forces de l’ordre de la vielle ville mènent une traque sans répit du terroriste et des personnes avec qui il serait entré en contact.  Le caractère sensible de cette affaire a fait que les autorités policières ont peu communiqué. La chasse à l’homme se poursuit toujours. Cheikh Ould Salek, âgé de d’une trentaine d’années, est aujourd’hui l’homme le plus recherché entre la Mauritanie et le Sénégal.
Selon des médias mauritaniens lus par l’Enquête, la police de ce pays frontalier du Sénégal a intercepté, dans l'après-midi du vendredi, un appel téléphonique émis par Cheikh Ould Salek vers une personne localisée dans le quartier Eïn-Telha, au nord de la capitale Nouakchott. Un périmètre de sécurité dressé le même jour a seulement permis de mettre la main sur une femme intégralement voilée dont on ignore si elle est la réceptrice de l'appel suspect ou non.

Ndiol Maka SECK


Depuis hier, les cheminots de Transrail ont décrété un arrêt de travail sur toute la ligne Dakar-Kidira pour protester contre les retards de salaires et exiger le paiement de leur solde du mois de décembre.
Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat unique de Transrail (Sutrail), a rappelé que déjà à la fin du mois de novembre, ils sont restés jusqu’au 23 décembre pour recevoir leur salaire. Et, au moment où les cheminots suspendent le travail, les soldes du mois de décembre ne sont pas encore perçus. « Ce manque de volonté manifeste des dirigeants de Transrail dans le paiement régulier des salaires et à date échue durant cette période de transition de 90 jours marquant le départ de l’actionnaire majoritaire de l’entreprise et qui doit expirer le 7 mars prochain, affecte aujourd’hui les travailleurs et leurs familles », a-t-il indiqué.
Devant cette situation qualifiée de « délétère » par le secrétaire général de Sutrail, Mambaye Tounkara invite les deux Etats du Sénégal et du Mali à être plus regardants sur les agissements des dirigeants de Transrail qui font tout pour compromettre l’avenir de l’entreprise par des actes ignobles. « Aujourd’hui, sur les 13 machines de traction, seules trois fonctionnent et nos ateliers manquent d’eau, de téléphone, de matériaux usuels… C’est comme si les autorités de l’entreprise travaillent pour la mort du chemin de fer », s’est-il écrié.
Fort de tout cela, le secrétaire général de Sutrail annonce que l’arrêt de travail sera reconduit jusqu’à ce que les salaires de décembre des travailleurs, plus de 900 cheminots, soient payés.

Mbaye BA


Le train n’a pas sifflé hier à Dakar. Pour cause, les cheminots sont en grève. Leur mouvement d’humeur a eu un impact réel sur l’activité du Petit train de banlieue assurant la desserte entre Rufisque et le centre-ville.
Dans ses navettes quotidiennes entre Rufisque et le centre-ville, le Petit train de banlieue fait des escales à Thiaroye et Yarakh. Dans ces gares, certains passagers montent, d’autres descendent. De fait, ils sont nombreux les « banlieusards »  qui préférèrent emprunter ce moyen de transport quand ils se rendent à leurs lieux de travail ou en reviennent. Hier, avec la grève des cheminots, les usagers du train ont dû se rabattre sur les taxis, bus et autres « clandos ». A notre arrivée à la gare de Yarakh, les lieux, d’habitude très animés, baignaient dans un calme plat. La grève a posé de tout son poids, plombant ainsi l’activité ferroviaire. L’homme, proposé à la surveillance des heures de passage du train était seul à la gare de Yarakh. Visiblement, il s’ennuyait dans ce décor inanimé. La grève des cheminots a fini de pousser les passagers vers les autres moyens de transport terrestre. Bien qu’il ne desserve que quelques lignes à Dakar, le Petit train de banlieue contribue fortement à la mobilité dans la capitale sénégalaise. En effet, ils sont de nombreux « banlieusards » à l’emprunter dans leurs mouvements pendulaires de tous les jours. Parmi les raisons qui poussent donc les usagers à emprunter le train, la fluidité de la  circulation ferroviaire.

Omar BA


La capitale industrielle du fleuve a connu hier une ambiance inhabituelle, du fait des échauffourées entre les forces de l'ordre et les ouvriers grévistes de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css).
Des ouvriers, très remontés contre la Direction générale de la Css qui a licencié 69 saisonniers pour des motifs relatifs à cette grève illégale décrétée par les ouvriers sans avoir au préalable déposé un préavis, ont manifesté bruyamment leur colère et ont tenté de bloquer tous les chemins qui mènent aux champs et à l'usine, empêchant ceux qui veulent travailler d'accéder aux différents casiers de l’entreprise. Les forces de l'ordre sont intervenues énergiquement pour disperser les manifestants à coups de grenades lacrymogènes. Des échanges de projectiles entre les gendarmes et les coupeurs de canne ont eu lieu sur les terrains de Thiabakh, de Campement et à l'entrée de l'usine.
D’après le préfet du département de Dagana, Ibrahima Ndiaye, la tendance est à la décrispation car, « avec les négociations entreprises par le gouverneur Alioune Aïdara Niang, les autorités administratives et municipales du département de Dagana, les ouvriers commencent à reprendre le travail dans les champs ». Il a précisé que ces négociations se poursuivent et pourraient permettre aux autorités de la Css de réfléchir sur le cas particulier de ces 69 ouvriers licenciés pour grève illégale. Pour l'heure, même si on note une accalmie à Richard-Toll, les autorités de la Css n'ont pas encore accepté de réintégrer ces 69 saisonniers licenciés.
Quant aux responsables des organisations syndicales de la Css, notamment Makhary Samb dit Poker de la Cnts, Ousmane Bâ de l’Udts, Amary Diouf de la Cnts/Fc, Aliou Bâ de l’Unsas et Moussa Bâ de la Csa, ils effectuent depuis une semaine des démarches auprès de la Direction générale de la Css et des ouvriers coupeurs de canne, en vue d’amener ces deux parties à trouver ensemble les solutions les plus adéquates au problème relatif à une grève décrétée depuis le 1er janvier dernier par 1000 saisonniers répartis dans deux secteurs de la coupe de la canne à sucre. A en croire Makhary Samb Poker de la Cnts, ces travailleurs grévistes exhortent aujourd’hui la Direction générale de la Css à revenir sur sa décision de licencier ces 69 grévistes qui, à l’instar de leurs camarades saisonniers, avaient soumis aux responsables de l’entreprise une plateforme revendicative de huit points. A en croire Poker Samb, ces négociations se poursuivent et pourraient permettre de décanter la situation dans les meilleurs délais car « le souci des responsables des différentes organisations syndicales, c’est de réconcilier les deux parties et d’amener les saisonniers à reprendre le travail dans de bonnes conditions ».
Selon certains grévistes qui ont requis l’anonymat, les revendications de ces 1.000 saisonniers tournent essentiellement autour de l’amélioration de leurs conditions de travail et de l’augmentation de leur salaire. Ils ont soutenu que la Direction générale de la Css aurait pu attendre la fin de la campagne de récolte prévue en juin 2016 pour licencier leurs camarades. Jusqu’au moment où nous écrivions ces lignes, les négociations entre les responsables syndicaux et la Direction générale étaient en cours. Aujourd’hui, la préoccupation principale des travailleurs grévistes est l’annulation de la décision de licencier ces 69 grévistes. Celle de la Css, c'est la reprise sans condition du travail. Avec la médiation des autorités administratives de la région nord, des solutions seront trouvées d'un moment à l'autre. Les responsables de la Css ne se sont pas encore prononcées officiellement sur cette affaire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


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