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Société & Faits divers (3258)

Comme il le fait chaque année, le Khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, séjourne à Dakar. Une occasion pour prier et assister les pèlerins qu’il envoie gracieusement à La Mecque. Une action de solidarité commencée depuis plus d’une dizaine d’années et qui démontre le grand attachement qu’il a pour les Lieux Saints de l’islam, selon son secrétaire permanent, Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou.

Le séjour du Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, à Dakar donne, à chaque fois, un nouveau décor au quartier des Hlm. L’affluence y est quotidienne. Des centaines de fidèles y défilent par jour pour faire leur « ziarra ». Le khalife y est pour prier et assister les pèlerins qu’il convoie à La Mecque à chaque Hajj (grand pèlerinage). Cette année aussi, ils sont au nombre de 34 personnes à bénéficier des titres de voyage offerts gracieusement par Serigne Sidy Mokhtar Mbacké. « Comme à l’accoutumée, le Khalife est à Dakar depuis jeudi. Il va y rester dix jours. Il en profite pour assister, prier et donner des conseils aux pèlerins qu’il envoie à La Mecque. Depuis 2002, il perpétue cette action de solidarité et d’entraide. Ce qui fait un total de 380 personnes envoyées à La Mecque depuis qu’il l’a commencé. Parmi ces pèlerins, il y a des membres de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba, des talibés, d’autres qui sont d’autres confréries. Par exemple pour le groupe de cette année, il y a l’imam ratib de Mbacké Bal, Yaya Han, qui est tidjane », affirme Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou. Neveu du Khalife et son secrétaire permanent, Serigne Cheikh Thioro Mbacké Bassirou a suivi de près le début de cette grande action sociale qui, selon lui, remonte au début des années 2000. « Je me rappelle d’une Oumra que nous avons faite ensemble en 2002. Il m’avait dit qu’à son retour, il va tout faire pour envoyer, chaque année, des pèlerins à La Mecque. Il disait que son père, Serigne Mouhamadou Lamine Bara, voulait aller à La Mecque et qu’il n’a pas pu le faire. Même son premier khalife, Serigne Modou Bara, voulait aussi accomplir le grand pèlerinage. C’est pourquoi Serigne Sidy Mokhtar veut perpétuer ce souhait à travers le convoyage de pèlerins. Il le fait pour la famille de Serigne Bara, de Cheikh Ahmadou Bamba, de tous les mourides, de tous les musulmans », poursuit-il.

Ce grand attachement de Serigne Sidy Moctar aux Lieux Saints de l’islam se manifeste tous les jours, selon Serigne Cheikh Thioro, qui parle d’une « admiration sans limite » du Khalife pour La Mecque et Médine. « Serigne Sidy Moctar a fait le grand pèlerinage et deux fois la Oumra. Il a un grand attachement pour les Lieux Saints de l’Islam. J’ai vu en lui un grand amour pour La Mecque. Je sais que s’il le pouvait aujourd’hui, il ferait encore le pèlerinage. Le Khalife veut, à l’avenir, amener plus de personnes des autres confréries. Cela démontre encore son ouverture et le dialogue entre les confréries qu’il a toujours prôné », dit-il.

Ainsi, chaque jour durant tout le séjour, des centaines de personnes se pressent devant le domicile dakarois du Khalife pour faire la « ziarra » et bénéficier de ses prières. Autorités, dahiras, simples talibés y viennent à chaque après-midi. « De 18 heures à 22 heures, ce sont des centaines de personnes qui viennent pour faire leur ziarra. Le Khalife ne rentre dans ses appartements privés que quand il n’y pas plus personne pour le voir », ajoute Serigne Cheikh Thioro.

O. NDIAYE

Les femmes transformatrices de produits halieutiques de Bargny, Sendou et Yène viennent de bénéficier d’une dizaine de fours dans le cadre de l’amélioration de leurs conditions de travail. Un don acquis grâce au projet pilote d’appui et d’autonomisation des femmes de l’Ong Action solidaire internationale (Asi) en partenariat avec la Cedeao et Onu Femmes.

L’initiative est de l’Ong Action solidaire internationale (Asi), en partenariat avec Onu Femmes et la Cedeao. Elle vise la modernisation des méthodes de travail des femmes transformatrices de produits halieutiques. C’est dans ce sens que ces dix fours ont été construits pour ces femmes transformatrices de Bargny. Selon le directeur exécutif d’Action solidaire internationale, Mamadou Barry, ce projet pilote qui a démarré par Bargny, a pour objectif d’alléger le travail des transformatrices. « Cet appui aux femmes transformatrices de produits halieutiques vise à atténuer les difficultés dans lesquelles elles travaillent. Elles fument le poisson à même le sol. Ce qui peut générer énormément de conséquences aux plans environnemental et sanitaire », souligne-t-il. 

A cela s’ajoute l’amélioration de la qualité des produits d’autant plus que des pays de la sous-région viennent s’approvisionner à Bargny. En effet, selon le directeur exécutif d’Asi, des gens viennent du Mali, du Burkina pour s’approvisionner à Bargny. Le produit doit donc être de qualité. « Or, la méthode de travail des femmes ne peut garantir une qualité des produits. D’où l’importance de ces fours de grande capacité qui vont impacter positivement sur la qualité des produits », a-t-il soutenu.

Les bénéficiaires ont salué le geste de l’Ong. Selon la présidente des femmes transformatrices de produits halieutiques, Fatou Samb, les anciennes méthodes de travail vont bientôt être de mauvais souvenirs. 

« On fumait puis on séchait les produits à même le sol. Ce qui, du point de vue hygiénique, n’était pas bon et économiquement cela plombait également nos revenus. Avec le four on peut fumer avec 2.000 FCfa seulement une quantité de produits qu’on traitait avec 6.000 FCfa ».  Mieux, avec ces fours, la production va continuer durant la saison des pluies. « Pendant l’hivernage, on arrêtait à partir du 15 juillet (début hivernage). Avec ces fours, les pluies ne peuvent plus nous empêcher de continuer notre travail et nos affaires ne s’en porteront que mieux. Plus de 1.000 femmes en bénéficient », a-t-elle fait savoir.

Toutefois, les transformatrices ont souhaité disposer d’un hangar de stockage, d’un abri pour les protéger du soleil, d’une piste d’accès, de blocs sanitaires, de l’eau, de l’électricité et un gardien chargé de la sécurité.   

M. NDONG

Des populations de Petit Mbao accusant les Industries chimiques du Sénégal (Ics) de polluer leur environnement immédiat et d’être la source de tous leurs maux ont, à travers un sit-in, manifesté hier leur courroux.

Le sit-in des populations de Petit Mbao, riverains de l’usine des Industries chimiques du Sénégal (Ics) spécialisée dans la production d’acide phosphorique et d’engrais, a été vite étouffé dans l’œuf par les forces de sécurité qui ont interpellé une dizaine d’entre eux qui ont été libérés par la suite. Elles sont sorties pour alerter l’opinion et les pouvoir publics sur leur calvaire.

L’usine nichée dans leur quartier serait, selon elles, la source de tous leurs maux, notamment aux plans environnemental et sanitaire. Dans cette optique, elles ont réclamé sa « délocalisation » pour enfin disposer d’un meilleur cadre de vie. 

Mamadou Lamine DIEYE

…L’entreprise s’explique
Suite à ce sit-in, la direction générale de l’entreprise est sortie de sa réserve. Son chargé de communication Mbagnick Diop a informé que des mesures ponctuelles sont prises par la société « pour venir  bout de l’incident » et a rassuré les populations de la « maîtrise totale de la situation ».  

Le courroux des populations n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd car l’entreprise indexée, par le biais de son chargé de communication, a réagi. Selon Mbagnick Diop, l’origine de la forte odeur que les habitants de Mbao continuent de décrier est la résultante d’«un dysfonctionnement dans le système de pompage d’ammoniac à partir du bateau qui le transporte. Toutefois, dès qu’il a été localisé, nos techniciens ont été sommés d’arrêter le pompage de l’ammoniac depuis le bateau en direction de nos sites», a-t-il soutenu. A l’en croire, « la situation a été maîtrisée avec cette mesure prise par les dirigeants de l’entreprise et depuis la nuit du vendredi au samedi, il n’y a pas eu une quelconque nuisance concernant l’ammoniac, laquelle survient en cette période avec les phénomènes météorologiques (changement de direction du vent) non maîtrisés ».

Qui plus est, « les techniciens travaillent d’arrache-pied avec leurs homologues du bateau pour apporter des solutions idoines et redémarrer, comme il se doit, le pompage de l’ammoniac et libérer le bateau», a-t-il poursuivi. Compte tenu de la « claire conscience de la société des désagréments que la fuite a causés », il a ainsi présenté, au nom de son directeur général, « les excuses des Ics aux populations», non sans les rassurer d’une meilleure prise en compte de leurs préoccupations à l’avenir.

M. L. DIEYE

En assemblée générale hier, les agents de Sénégal Airlines disent être restés 4 mois sans percevoir leur salaire. Ils annoncent une grève de la faim le 4 septembre si l’Etat ne règle pas la situation.

Attestations à la main, les agents de Sénégal Airlines n’affichent pourtant aucun enthousiasme. Ils viennent de recevoir leurs certificats de superviseur en sûreté d’aviation civile. « On devait nous les remettre depuis le mois de janvier. Mais bon, ça servira pour la recherche d’emploi », souligne, d’un air renfrogné, Aly Sylla, un agent de Sénégal Airlines. L’occasion était bien saisie pour remettre à tout le monde son attestation. Regroupés dans le hangar du siège social de la compagnie à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, les agents de la société en liquidation étaient en assemblée générale. Les 163 employés de la société seraient restés sans salaire et couverture médicale depuis 4 mois.

« Une situation qui tend vers le cauchemar », selon le coordonateur du collège de délégués de Sénégal Airlines, Moustapha Diakhaté. Las d’utiliser la voie diplomatique qui n’a abouti à rien, ils comptent mener prochainement un sit-in au ministère de tutelle et une grève de la faim le 4 septembre prochain pour alerter l’opinion sénégalaise de leur situation. « On a l’impression que les gens sont insensibles à notre situation », regrette Moustapha Diakhaté. L’Etat du Sénégal a révoqué l’autorisation d’opérer de la compagnie le 11 avril dernier. « On ne demande à l’Etat que de continuer le processus de liquidation qu’il a enclenché en indemnisant les agents », souligne Moustapha Diakhaté.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

Une histoire d’inceste défraie la chronique à Yeumbeul-nord où un ancien militaire est accusé par sa cousine de l’avoir violée avant d’être arrêté par la police. D’ailleurs, il a été déféré au parquet pour pédophilie et relation incestueuse.

L’affaire a eu lieu à Yeumbeul-nord, vers le camp militaire de la marine française. Le mis en cause, L.M., et la victime, H.M., vivent tous les deux dans une maison où une entente cordiale a toujours régné. Le jeune homme, un ancien militaire libéré après avoir épuisé la durée légale du service militaire, entretenait de bons rapports avec sa tante qui avait aussi, sous sa tutelle, trois belles jeunes filles qui partagent une même chambre séparée de celle de L.M. Selon une source, l’ancien militaire n’en est pas à son coup d’essai. Pour la simple raison qu’il avait essayé, par le passé, de coucher avec sa même victime. Cette fois-ci, il a fallu l’indiscrétion d’un proche de la famille qui, certainement outré par les incartades sexuelles du jeune homme, s’est résolu à vendre la mèche, après avoir eu l’intime conviction que la famille est dans les dispositions de laver le linge sale en interne.

En effet, il était 03 heures, lorsque L.M. réussit, on ne sait comment, à ouvrir la porte de la chambre des filles qui, à cet instant précis, dormaient à poings fermés. Il identifie d’abord sa cible, s’en approche et s’allonge tout de go sur elle. Voyant que la jeune fille est en train de bouger, il suspend son geste, le temps de s’assurer qu’elle est replongée dans les bras de Morphée avant qu’il ne se mette à lui ôter son pantalon et ensuite le caleçon. Après quoi, il rabaisse son pantalon et se vautre complètement sur la fille tout en manœuvrant.

Un proche de famille alerte la police
La petite se lève en sursaut, déverse sa bile sur le jeune homme qui, toute honte bue, relève tout doucement son pantalon et évacue la chambre illico presto. Conscient de la gravité de son geste, il s’abstient de regagner sa chambre de sitôt et voyant que sa cousine se dirige vers la chambre de sa mère, il l’intercepte, la prie de ne rien dire à sa mère et lui tend une piécette de 200 FCfa et jure de ne jamais plus recommencer.

Intransigeante, la fille rejette la proposition et fonce vers la chambre de sa maman et commence à tambouriner sur la porte. Prise de peur, la femme s’empresse ouvre la porte et grande est sa surprise lorsqu’elle constate que sa fille qui vient de la réveiller affiche une mine triste, mais se garde de piper mot. Elle l’accable de questions au point que la jeune fille finit par cracher le morceau. « C’est L.M. qui m’a violée… », dit-elle en pleurs. La femme intime à l’ancien militaire de s’expliquer sur les accusations de la gamine.

L.M. nie en bloc les accusations de la fille et le temps qu’il fasse jour, il en profite pour se fondre dans la nature. Le lendemain, le scandale s’ébruite. Les réunions alternent avec les conciliabules, histoire de dégager une position commune. Voyant que l’affaire risque d’aboutir à une solution à l’amiable, un proche de la famille met la puce à l’oreille du commissaire de la police de Yeumbeul qui lâche ses éléments aux trousses du mis en cause. Dès lors, l’affaire devient sérieuse. Entendue, la victime déclare que c’est la deuxième fois que l’ancien militaire l’agresse sexuellement. Cueilli par les hommes en kaki, L.M. passe aux aveux et se réfugie derrière l’excuse d’ébriété. Il a été déféré au parquet pour pédophilie.

Abdou DIOP

Assis à même le sol, très effrayés, les passagers du « Ndiaga Ndiaye » sont passés tout près de la mort. La voiture de transport en commun provenant de la gare de Petersen s’est renversée hier vers 19h 20 à hauteur du pont de Hann. Au milieu de la foule venue assister à la scène et assis à côté de la voiture renversée, le vieux Ibrahima se dit surpris. « Tout s’est bien passé jusqu'à ce que on n’arrive au virage. En l’empruntant, la voiture a dérapé et s’est renversée », révèle-t-il, d’une voix presque aphone. Un autre passager impute la responsabilité de l’accident au chauffeur. « A l’abordage du virage, il a accéléré. On lui disait de faire attention », se rappelle le jeune homme, l’air abattu.

Arrivés quelques minutes plus tard, les sapeurs-pompiers ont d’abord évacué les trois blessés graves avant d’amener les autres blessés légers. « Au total, on a recueilli 21 blessés. Ils sont tous été acheminés dans les districts de santé de la place », indique le lieutenant des sapeurs-pompiers dépêchés sur les lieux.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)

L’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu) présente ses excuses aux usagers et à l’Etat pour les désagréments inhérents à la grève des transporteurs, les 17 et 18 août derniers, à Dakar et dans certaines régions du Sénégal. Tout en exprimant son regret, elle demande l’indulgence de l’Etat dans les sanctions qui ont été prises à l’encontre de certains de ses membres qui ont été induits en erreur en prenant part à cet arrêt de travail de 48 heures.

Afin d’apporter un certain nombre de clarifications concernant cette grève des transporteurs, l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu) a organisé une conférence de presse à Dakar hier. A l’occasion, son coordonnateur Thierno Souleymane Barry et son vice-président Mbaye Amar ont fait savoir que l’Aftu ne peut être affiliée à un aucun syndicat et n’a pas le droit d’aller en grève. Car, ont-ils indiqué, « elle a été créée par l’Etat pour gérer les programmes de renouvellement du parc des cars de transport urbain à Dakar et dans certaines régions du Sénégal », ont expliqué MM. Barry et Amar. Selon eux, certains membres de l’Aftu et d’autres personnes qui ne le sont pas ont associé le nom de leur association à la grève sans aucune autorisation. C’est pourquoi, révèlent-ils, le conseil d’administration de l’Aftu s’est réuni en urgence le 19 août 2016 pour « prendre des mesures à l’encontre des fautifs ». Ils ont indiqué qu’une résolution a été adoptée pour que pareille situation ne se reproduise plus.

Certes l’Aftu a noté que la quasi-totalité des minibus a continué à assurer correctement le service lors de deux jours de grève (17 et 18 août derniers) aussi bien à Dakar qu’à Thiès, Louga, Saint-Louis, Kaolack, Tambacounda et Ziguinchor, mais elle avertit qu’à l’avenir, des « poursuites seront engagées contre les personnes non mandatées qui associeraient son nom à une quelconque grève ».

baye Amar et les siens n’ont pas manqué de signaler que les transporteurs membres de l’Aftu ont bénéficié de « meilleures conditions » pour accéder à la propriété de leur parc de minibus, grâce au « soutien constant de l’Etat », à travers le programme de renouvellement du parc. « En retour, l’Aftu et les transporteurs ne sauraient donc manquer de reconnaissance à l’Etat, ni oublier leur mission d’assurer la mobilité de leurs concitoyens, dans la sécurité », ont fait savoir les responsables régionaux de l’Aftu qui sont venus nombreux. Il y avait ceux de Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis, Diourbel, Kaolack, etc.

El Hadj Moussa SADIO  

Aujourd'hui est célébré, à « Darou Salam », le Magal commémorant le retour de Khadim Rassoul, suite à sa déportation au Gabon. Serigne Cheikh Anta Mbacké, porte-parole de la famille de « Darou Salam » et président du comité d'organisation du Magal, a dit toute la satisfaction des autorités religieuses par rapport aux efforts du gouvernement pour une organisation correcte de l'événement.

La réunion d'évaluation des engagements des chefs de services de services régionaux tenu la semaine dernière, sous la conduite du préfet Mamadou Lamine Mané, a été l'occasion pour Serigne Cheikh Anta Mbacké de magnifier le respect des engagements des chefs de services depuis le Comité régional de développement (Crd) de Diourbel. L'autorité administrative du département a révélé que la sécurité sera renforcée pour les personnes et leurs biens, mais aussi compte tenu de l'hivernage, des axes de circulation sont prévus pour une libre circulation. Des postes avancés seront installés dans les points stratégiques en plus de la gratuité des médicaments. Pour sa part, Serigne Cheikh Anta ibn Serigne Modou Rokhaya a vivement remercié le président de la République et son gouvernement pour avoir facilité la bonne organisation de cet événement religieux d'envergure.

Depuis vendredi, les disciples affluents de toutes parts pour participer à l’événement et « Darou Salam » est devenu le point de convergence des disciples et la capitale du Mouridisme. Dans les domiciles des différentes autorités religieuses, le va-et-vient incessant des talibés et les ziarras se multiplient. A la grande mosquée de « Darou Salam » de même qu’au mausolée du saint homme qui ne désemplit pas, se déroulent des récitals de Coran et des séances de déclamation des panégyriques de Khadim Rassoul. Pour rappel, le Magal annuel de « Darou Salam » commémore le retour d’exil de Cheikh Ahmadou Bamba et l’accueil mémorable de son jeune frère Cheikh Anta Mbacké. Demain sera posé l’acte final de la célébration du Magal de « Darou Salam » avec la cérémonie officielle en présence des autorités religieuses de la famille et la délégation gouvernementale.

Mamadou DIEYE

La Senelec a procédé, hier, au lancement de sa campagne de prévention des risques liés aux accidents pendant l’hivernage.
La préservation de l’intégrité physique des populations et de leurs appareils électroménagers est une préoccupation de la Senelec. C’est pourquoi, elle a lancé, hier, sa traditionnelle campagne de prévention des risques liés aux accidents de l’hivernage. « Cette rencontre vient à point nommé. Elle intervient dans un contexte où des accidents surviennent régulièrement sur les réseaux électriques durant la période hivernale », indique le directeur général de la Senelec. Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, cette campagne vise à « sensibiliser et à informer les autorités ainsi que des partenaires stratégiques comme la presse, des dangers liés aux risques électriques, mais surtout les impliquer dans la campagne de prévention de ces risques ».

Aussi fait-il savoir que ces accidents sont pour l’essentiel dus au non-respect des normes, des règles et des procédures de sécurité électrique et les mauvais comportements des populations (occupation anarchique du périmètre de sécurité des ouvrages électriques, branchements clandestins), la méconnaissance des populations des risques électriques, le manque de vigilance, l’imprudence et la négligence à la fois des professionnels et des usagers de l’électricité, l’absence d’éducation à la sécurité électrique. Ainsi, les pertes en vies humaines, les blessés graves, la détérioration de matériels dans les foyers et les entreprises sont enregistrés chaque année. «Beaucoup de matériels et d’installation domestiques ne sont pas aux normes en terme de qualité », a-t-il soutenu.

Un phénomène qui, selon lui, est amplifié par le fait que la Senelec n’a pas accès aux installations intérieures de ses clients. «Aujourd’hui, 90% des accidents domestiques sont dus à ces mauvaises installations. C’est toute la difficulté que la société rencontre au jour le jour », a précisé le Dg. Non sans indiquer que la finalité de cette rencontre est de prévenir le maximum de risque par le renforcement et la réhabilitation du réseau électrique pour fournir un service de qualité et sécuriser les installations électriques afin de minimiser les incidents en période hivernale.

Tata SANE 

Dans la nuit du 21 au 22 août, aux environs de 3 heures 15 minutes du matin, au moment où une chaleur étuve d’été rend difficile le sommeil, une vive lumière illumine le ciel, le tout suivi d’un bruit assourdissant des relais du poste transformateur électrique, sis au quartier « Jaxaw ». L’explosion à la centrale électrique de « Thionakh » a fortement perturbé le réseau à Thiès voire celui national.

Une explosion et la ville est plongée dans le noir, un véritable black out. Ainsi se résumait la situation hier nuit à Thiès. Seule la lune éclairait le ciel. L’éclairage public tout comme l’alimentation des maisons ne fonctionnait plus. C’est le black-out total dans la capitale du rail. Cinq heures après l’incident, l’eau du robinet ne coulait plus. L’explosion a eu lieu à la centrale de la Senelec dénommé « Thionakh ». Une fois aux abords de la centrale électrique, nous constatons de fils électriques de moyenne tension à terre et coupés en différents endroits. Du côté de la mairie de Thiès-ouest, située à environ un kilomètre de la centrale électrique, deux poteaux en ciment qui portaient la haute tension sont cassés par la force de l’explosion.

A l’intérieur de la cour de la mairie de Thiès-ouest, le mât du drapeau est cassé. « Les lampes de mon domicile ont explosé et j’ai vu, en levant la tête, des flammes qui, telle une lave, happaient les fils haute tension de la Senelec qui passent de l’autre côté de la route », témoigne un riverain de la centrale. « Pris de panique, trois membres de la famille Ly ont été  blessés et évacués à l’hôpital régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès où six personnes blessées ont été dénombrées, suite à l’incident », a-t-il ajouté. D’ailleurs, le maire Aliou Sow s’est rendu à  leur chevet pour apporter le soutien de la municipalité.

Du côté de la Senelec, le délégué régional Djiby Mbaye a indiqué qu’il y a eu une explosion qui a occasionné des départs d’incendie. Il a évoqué un problème de vétusté des installations. Toutefois, une commission d’enquête permettra d’élucider les causes exactes de l’accident, a-t-il dit. Le centre-ville a été réalimenté aux environs de 15 heures, mais des quartiers demeurent encore sans électricité au moment où une forte pluie s’abattait en fin d’après-midi sur la capitale du rail. Comme Thiès, les Dakarois sont également restés sans électricité pendant plusieurs heures.

Mbaye BA

Mouhamadou Makhtar Cissé, Dg de la Senelec « Un incendie est à la base du black out »
Le directeur général de la Senelec a soutenu que la distribution normale d’électricité dans la capitale sénégalaise et dans les zones touchées par le black-out de la nuit de dimanche à lundi se fera progressivement. Mouhamadou Makhtar Cissé a fait cette déclaration hier, lors du lancement de la campagne de prévention des risques. « L’incident est partie d’un incendie d’un poste de haute tension de Thionakh, dans la commune de Thiès, la nuit du dimanche à lundi. Ce qui a valu une longue coupure pour l’ensemble des clients de Dakar et de Thiès », a expliqué le Dg. « Nous sommes dans un réseau interconnecté dans le cadre de l’Omvs avec la Mauritanie et le Mali. C’est pour ces raisons que le Sénégal, le Mali et la Mauritanie sont tous impactés par ce black-out », a-t-il indiqué. Malgré la gravité de l’incendie qui aa enregistré trois blessés, le Dg de la Senelec a estimé qu’il est impossible de définir, pour le moment, les causes de cet incendie. « Au moment où je vous parle, je ne sais pas de quoi il s’agit. J’ai dépêché des directeurs pour surveiller la reprise progressive. Il faut beaucoup de mesures de sécurité pour reprendre l’ensemble du système. C’est ce qui explique la longueur de la reprise. C’est à la hauteur de la nature de l’incident. Nous nous en excusons », a-t-il dit.

T. SANE

 

Trois cent deux (302) accidents de la circulation au total ont été enregistrés dans la seule période du deuxième trimestre (avril, mai et juin) de l’année 2016 à Thiès.

La révélation est de l’adjudant Cheikh Tidiane Cissé du sous-groupement de la 21e compagnie des sapeurs-pompiers de Thiès lors du lancement des journées régionales de la sécurité routière organisées à Thiès. Une initiative de l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) dans le cadre du projet « Actions prioritaires dans le secteur des transports au Sénégal », financé par l’Union européenne. A Thiès, la collaboration du Conseil départemental et du syndicat des transporteurs et chauffeurs ainsi que des différents acteurs impliqués a contribué à une organisation de la manifestation avec la présence des représentants des conducteurs de cyclomoteurs et calèches, des forces de sécurité et organisations de secours.

Ainsi, dans son intervention, l’adjudant-chef Cissé a estimé que « ces accidents causés, pour la plupart, par les conducteurs de cyclomoteurs (motos Jakarta) ont occasionné 497 victimes dont des morts et des dégâts matériels et corporels. On note 100 accidents au mois d’avril, 108 en mai et 94 en juin». Les causes sont multiples. « Elles sont liées, entre autres, au manque de formation de certains conducteurs, au non-respect du Code de la route, à des dérapages suivis de renversement, à l’excès de vitesse, au mauvais état des routes et de la pneumatique, au défaut du port de la ceinture de sécurité, de casques et gilets pour les conducteurs de cyclomoteurs», a-t-il relevé.

Mettre un terme au fléau
Il convient ainsi de mener de vastes campagnes de sensibilisation sur les risques liés à la route et aux comportements routiers. Le projet « Actions prioritaires dans le secteur des transports au Sénégal », avec l’assistance financière de l’Union européenne, entre dans ce cadre, a indiqué son chef, Samba Nor Ndiaye. Selon lui, c’est ensemble qu’on mettra un terme à la « recrudescence inadmissible » des accidents de la route souvent liés au comportement des conducteurs, au non-respect du Code de la route. Car, « il est clair que les accidents ne sont pas une fatalité, c’est le comportement humain qui en est la principale cause », a-t-il indiqué.

Les nombreux orateurs dont le vice-président du Conseil départemental de Thiès, Yankhoba Diattara, le maire de la commune de Thiès-Ouest, Alioune Sow, le président du regroupement des chauffeurs, ont exhorté les usagers à « plus de vigilance » sur les routes. Des engagements à soutenir cette campagne ont été pris par ces différentes autorités de la ville de Thiès qui, comme l’a indiqué le vice-président du Conseil départemental, Yankhoba Diattara, « est un carrefour obligé pour plusieurs destinations comme Touba, Tivaouane, Saint-Louis, entre autres et par conséquent connaît un trafic dense ». Par ailleurs, un accent particulier a été mis sur le transport par cyclomoteur notamment les motos « Jakarta » dont les conducteurs se caractérisent par une « indiscipline caractérisée ». Même si leur représentant à la cérémonie, Samba Coumba Samb, a signalé qu’ils sont en train de s’organiser pour « barrer la route aux mauvais comportements ». D’où la création, a-t-il ajouté de « l’association des conducteurs de motos Jakarta et d’une mutuelle de santé dans le cadre de la couverture maladie universelle qui regroupe aujourd’hui près de 400 membres ».

Le lancement de cette campagne de sensibilisation au changement de comportements des usagers de la route va se déployer dans les régions de Thiès, Diourbel, Dakar, Kaolack, Saint-Louis, Tambacounda et Ziguinchor. Elle sera marquée par des démonstrations et échanges de meilleures pratiques d’usage à adopter. Le public thiessois a eu droit à une exposition permanente des acteurs de la sécurité routière et à des séances d’initiation à l’organisation de premiers secours en cas d’accident et à un accès rapide à l’information sur la réglementation de la mobilité et la sensibilisation sur les conséquences des comportements inappropriés.

Mohamadou SAGNE

Les membres d’une douzaine d’associations de la commune de Tambacounda ont réitéré leur dénonciation de l’attitude d’un des leurs qui avait profité en 2014 d’une visite d’échanges interculturels entre des jeunes belges et sénégalais pour se fondre clandestinement dans la nature.

« Nous dénonçons avec la dernière énergie cet acte irresponsable ainsi que toutes les personnes qui, de près ou de loin, l’ont aidé dans cette tâche lâche », note une déclaration de l’Ong « La Voie », une des douze associations membres de ce programme. Elle a été lue lors d’un point de presse à la mairie de Tambacounda. Dans le cadre de ces échanges inscrits dans la coopération décentralisée entre la commune belge de Sint-Niklaas et celle de Tambacounda, un groupe de jeunes belges séjournait chaque année dans la ville de Tambacounda. Ses membres y participaient à des activités culturelles et de développement local.

Un groupe de jeunes de Tambacounda se rendait, à leur tour, en Belgique pour s’imprégner de la culture de ce pays et prendre part à des activités spécifiques, notamment à travers un camp relais. En 2014, une délégation de cinq jeunes de Tambacounda dont deux garçons effectue le voyage en Belgique du 1er au 15 août. « Malheureusement, arrivé sur place, un des garçons du groupe (…) s’est enfui en France en émigration clandestine », lit-on dans le communiqué. « La première conséquence (de cet acte) est la non-participation des cinq jeunes au camp relais de 2015 en Belgique », poursuit la même source, qui ajoute qu’« un plan d’actions a été mis en place pour sensibiliser le garçon concerné, ainsi que sa famille, ses amis ainsi que les autorités administratives, les ambassades de l’Ue et la Direction des passeports du Sénégal ».

L’objectif est d’obtenir leur aide pour qu’une solution soit trouvée à cette situation. L’Ong souhaite que le garçon en question « soit fiché par les différentes chancelleries occidentales et les services de l’Etat qui s’occupent de la délivrance des documents de voyage ».

« Cet acte est contraire aux idéaux défendus par la jeunesse et les participants à ce programme qui, depuis 2008, n’avaient pas enregistré une pareille situation », note le texte.

(APS) 

 

Pour faire face au fléau du mariage avant l’âge de 18 ans qui plombe le développement de nos terroirs, l’équipe d’Enda jeunesse action (Eja) de Tambacounda a initié un renforcement de capacités sur la Santé de la reproduction (Sr) et sur les dispositifs d’alerte et de dénonciation. Vingt-cinq (25) filles de cinq clubs de quartiers de la commune de Tambacounda ont bénéficié de cette formation.

Cette session de renforcement des capacités entre dans le cadre des interventions d’Enda jeunesse action (Eja) dénommé programme « Son choix » sur la lutte contre les mariages d’enfants. Un nouveau challenge qui veut construire des communautés « libres des mariages d’enfants ». Selon des spécialistes, chaque année, environ 14 millions de filles sont mariées avant l’âge adulte. En Afrique, 40% d’entre elles sont ainsi données en mariage avant l’âge de 18 ans. C’est pour cela, a souligné Cheikh Tidiane Bâ, le responsable de projets à Eja, en collaboration avec Kinderpostzegels, nous comptons faciliter l’organisation des filles pour une meilleure promotion de leurs droits ». M. Bâ ajoute que les mariages d’enfants privent les filles de leurs droits fondamentaux et mettent en danger leur vie et leurs moyens d`existence. « Se marier à un jeune âge est préjudiciable à la santé et au bien-être des filles, restreint leur accès à l’éducation et les opportunités de gagner un revenu et conduit souvent à un isolement social », a-t-il noté. Les communes de Tambacounda, de Sinthiou Malème et de Koussanar sont les zones d’intervention de ce programme de protection des enfants de la région, a affirmé Cheikh Tidiane Bâ. Dans les quartiers ou villages, il est mis en place des comités de protection des enfants regroupant l’ensemble des responsables des quartiers et un autre comité de jeunes filles. L’échange permet aux jeunes filles, une fois dans leurs quartiers respectifs, de pouvoir identifier, ensuite signaler mais également référer tout cas de maltraitance des enfants et en suivre la prise en charge. Il est également mis en relief, pour le premier thème sur la santé de la reproduction, des aspects néfastes résultant du mariage des enfants que sont, entre autres, la grossesse des adolescentes, la mortalité maternelle et le risque élevé d’infections sexuellement transmissibles. Ce qui a fait dire au facilitateur de ce thème, Amadou Traoré du Centre conseil pour adolescents de Tambacounda que « le mariage des enfants est une forme de violence sexuelle basée sur le genre qui est rarement reconnue publiquement ». D’où la pertinence d’organiser cette séance de formation afin de soutenir les clubs de jeunes filles dans leurs activités d’information sur la Sr et les dispositifs d’alerte et de dénonciation.

Pape Demba SIDIBE

Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, invite à l’implication des jeunes dans la recherche de la paix et de la sécurité à travers le monde. Il a aussi salué l’acceptation de l’équipe des refugiés par le Comité olympique international.

« L’une des graves injustices à corriger réside dans l’exclusion de la jeunesse de l’examen des questions de sécurité. Il me semble pourtant évident que si les jeunes sont assez bons pour mourir à la guerre, ils devraient avoir un siège à la table des négociations de paix », a dit le Sg des Nations Unies, lors de la célébration de la journée internationale de la jeunesse. Selon lui, les jeunes ont « les qualités et l’énergie nécessaire » pour contribuer à la vie sociale, mais ils n’ont pas toujours « la possibilité de le faire avec un emploi décent ». À l’échelle mondiale, plus de 70 millions de jeunes sont au chômage. Ban Ki-moon note que les jeunes peuvent faire plus que de remplir des emplois, ils doivent pouvoir en créer. « Partout dans le monde, les jeunes peuvent aider à réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 qui est notre programme d’action mondiale pour l’humanité, la planète et la prospérité.

Cette année, l’Organisation des Nations Unies désignera la première promotion de Jeunes dirigeants des Nations Unies pour les objectifs de développement durable (17 jeunes choisis pour leurs qualités exceptionnelles parmi 18.000 candidats proposés). Ils seront invités au siège de l’Organisation, en septembre, pour exposer leurs idées sur notre avenir à tous », a déclaré le Sg de l’Onu. Ban Ki-moon d’inviter les jeunes à plus de leadership. « Je lance un appel à tous et aux jeunes en particulier, pour qu’ils remplissent leur rôle sans ménager leurs efforts. Partout où je vais et chaque fois que je le peux, j’engage instamment les jeunes à devenir des citoyens du monde, à s’exprimer et à essayer de changer le monde », avance-t-il.

Par ailleurs, le Sg de l’Onu a adressé un message de félicitation et d’encouragement pour l’initiative prise par les dirigeants des Jeux olympiques de Rio de Janeiro au Brésil en faveur des refugiés. « J’ai remercié le président du Comité international olympique, Thomas Bach, d’avoir coordonné, avec bienveillance, la formation de la toute première équipe olympique de réfugiés dont j’ai eu le privilège de rencontrer les membres. J’ai admiré la force avec laquelle ils ont survécu aux affres de l’exil forcé et au deuil de leurs proches.

Rien ne peut modifier le passé, mais ces athlètes ont montré que les handicaps les plus difficiles à surmonter peuvent effectivement l’être. Qu’ils aient ou non quelque chance d’arriver jusqu’au podium, ils sont déjà gagnants », a-t-il souligné. Ban Ki-moon dit avoir vu chez ces jeunes réfugiés « une passion, une promesse, celle qui habite des millions de jeunes dans le monde ».

Cheikh Malick COLY

L’effondrement d’un bâtiment suite à de fortes pluies a causé la mort d’une fillette de 6 ans à Médina Courra, un quartier de la commune. Deux autres blessés sont aussi déplorés. Le deuxième blessé a été foudroyé. Le maire Mame Balla Lô s’est rendu sur le terrain pour remonter le moral des sinistrés et leur témoigner la compassion du chef de l’Etat. 80 mm de pluie ont été enregistrés pendant la nuit dans la commune. Les blessés ont été évacués à l’hôpital. Selon l’oncle de la victime, ce sont les cris d’enfants qui se sont fait entendre à 5 heures environ. La fillette dormait profondément lors de l’effondrement qui lui a causé une hémorragie interne.

Elle a rendu l’âme sur le chemin de l’hôpital. Le député-maire de la commune de Tambacounda, Mame Balla Lô, estime qu’«hormis la pluie qui s’abat depuis 3 jours dans la localité, l’état des cases est la seconde cause de cet accident». Les maisons, pour la plupart, sont en banco. « Nous sommes venus apporter assistance et exprimer la compassion du chef de l’Etat, Macky Sall ainsi que des autorités locales ».

Pape Demba SIDIBE

La mort à la fois tragique et énigmatique de Yacine Coulibaly, retrouvée morte dans son salon à Keur Mbaye continue d’alimenter les conversations. La victime était âgée de 56 ans. L’enquête se poursuit.

Hier, la gendarmerie de la zone franche et celle de Rufisque étaient sur les lieux pour procéder à la reconstitution des faits. La police scientifique de la section des recherches de la gendarmerie a recueilli tous les prélèvements et indices possibles susceptibles de révéler l’origine de la mort de cette dame qui vivait seule avec sa domestique dans la maison. Son mari et ses enfants sont tous établis aux Etats-Unis. Pour l’instant, la mort par asphyxie ou par empoisonnement sont les deux pistes privilégiées quand on sait qu’aucune blessure n’a été retrouvée sur le corps de la défunte.

Cependant, selon une source proche de l’enquête, toutes les hypothèses seront prises en compte dans le cadre du travail d’élucidation des circonstances de ce drame. Pour rappel, la femme a été retrouvée morte dans le salon de sa maison conjugale. Elle était allongée sur le ventre le visage contre le sol et avait également les mains attachées par-derrière. En outre,  elle avait les pieds joints par une corde, mais attachés à un fauteuil. Un foulard a été également retrouvé dans sa bouche. Preuve que c’est avec ce tissu qu’elle a été bâillonnée lors du supplice que ses bourreaux lui ont fait subir. Il faut noter que dans ce quartier (cité Total), les habitants vivent jour et nuit cloîtrés chez eux. Ce qui peut favoriser ce genre de crime dans la localité.

Selon la source, la domestique ne passait que la journée avec sa patronne qu’elle quittait après la journée de travail pour rentrer chez elle. D’ailleurs, elle aurait fait l’objet d’interrogatoires serrés de la part des pandores de la zone franche. Dans le quartier, difficile d’arracher le moindre mot au voisinage. D’ailleurs ceux qui arrivaient à pressentir l’objet de la présence de votre serviteur s’éclipse promptement. Le corps de la défunte est déjà transporté à l’hôpital Aristide Le Dantec pour les besoins d’une autopsie.

Abdou DIOP

Un cas de grossesse dans l’espace scolaire secoue un établissement scolaire, sis à Guédiawaye. Le jeune B.Mb. qui entretenait en douce une idylle avec sa camarade de classe A.K. âgée de 15 ans, a fini par tomber dans le piège de cette relation. La petite est tombée en grossesse. L’auteur qui en a reconnu la paternité a été incarcéré.

Le jeune B.Mb. et la fille A.K. sont tous des élèves d’une même classe dans un établissement scolaire, sis à Guédiawaye. C’est dans ce même temple du savoir qu’est née une liaison d’amour entre eux. A l’insu de tout le monde, le garçon profitait de la naïveté de la gamine âgée de 15 ans pour entretenir des relations sexuelles avec elle. « Elle a toujours été consentante », s’est défendu le mis en cause. « Faux», rétorque la fille qui s’emploie ainsi à raconter les circonstances dans lesquelles son camarade de classe a couché avec elle pour la première fois. «Comme à l’accoutumée, j’attendais tranquillement l’arrivée de notre chauffeur à l’endroit habituel, lorsque B.Mb. me rejoint pour me demander d’aller avec lui à son domicile familial, juste le temps qu’il dépose son sac d’écolier», débite la gamine. « J’ai refusé dans un premier temps, mais sur son insistance, j’ai fini par accepter. Curieusement, lorsqu’il m’a reçu dans la chambre, il est ressorti pour revenir quelques minutes plus tard, le buste nu », a-t-elle souligné. « Sans ménagement et à ma grande surprise, il s’est jeté sur moi s’employant à abuser de moi », poursuit-elle. « J’ai résisté de toutes mes forces en me débattant comme j’ai pu, mais étant plus fort que moi, il a réussi à me dévêtir avant d’abuser de moi », a-t-elle ajouté.

Après quoi, B.Mb. se montre intimidant contre sa partenaire en menaçant de lui faire sa fête au cas où elle vendrait la mèche. N’empêche, il est informé quelques jours plus tard que la gamine s’en est déjà ouverte à sa copine de classe. Ce qui provoque l’ire de B.Mb. qui se met ainsi à lui envoyer des Sms injurieux. Et comme si cela ne suffit pas, il en arrive même à la bastonner en pleine rue. Les jours passent et la maman d’A.K. commence à remarquer des changements physiologiques chez sa fille. Par mesure de prudence, elle l’interpelle sur ce brusque changement. Etant donné que les réponses de la gamine n’étaient guère convaincantes, la maman finit par la conduire chez le gynécologue qui, après examen, révèle à la maman que sa fille a attrapé une grossesse de deux mois et demi. Furieuse, la maman accule sa fille qui pleure à chaudes larmes et lui révèle ensuite le nom du père de l’enfant qu’elle porte. La maman dépose alors une plainte contre lui à la police de Guédiawaye.

Entendue à la police, A.K. répète l’histoire qu’elle a racontée plus haut. Ce qui est cocasse, c’est que la fille a tenté de faire croire à l’enquêteur que certes elle est tombée enceinte, mais elle garde encore intacte sa virginité. « C’est lui qui m’a engrossée, mais je suis encore vierge car il s’est limité à frotter son sexe contre le mien jusqu’à ce que grossesse s’ensuive », a-t-elle expliqué devant l’enquêteur. Pour sa part, B.Mb. a reconnu être l’auteur de l’enfant que porte la fille en soutenant avoir eu des relations sexuelles avec elle à quatre reprises. Cependant, contrairement à la fille qui a affirmé n’avoir été chez son copain qu’une seule fois, B.Mb. a déclaré qu’elle est sa copine et lui rendait visite de temps à autre. Il a été placé sous mandat de dépôt pour pédophilie.

Abdou DIOP

La journée de prières dédiée au président de la République, Macky Sall, pour un bon hivernage, la paix et l’émergence du pays a vécu hier à Tambacounda. Cette séance de récital du saint Coran à la grande mosquée a regroupé l’ensemble des imams, oulémas et disciples des différents tarikhas. Les responsables politiques ont  tout aussi répondu à l’appel dans un bel élan unitaire. L’initiative est du directeur général du Port autonome de Dakar (Pad), Dr Cheikh Kanté.

L’imam Cheikh Oumar Agne, au nom de son frère et imam Ratib de la grande mosquée, a salué cette « initiative heureuse » du Dr Cheikh Kanté qui n’est pas à sa première édition. L’imam Agne a exposé un chapelet de doléances, non sans insister sur l’importance de ces prières. Les doléances portent sur l’achèvement des travaux de la mosquée, l’acquisition de matériel d’équipement et de tapis pour orner le lieu de culte qui reçoit des centaines de musulmans. L’imam Cheikh Oumar Agne, dans un contexte de retrait des enfants talibés dans les rues, lance un appel pressant au Dg du Pad pour une « distribution de vivres aux différents "daaras" de la localité ».

Tambacounda a salué les efforts de l’Etat et le choix du Dg du port de soutenir les mosquées, les femmes, les démunies, les écoles coraniques et les chefs religieux. Des doléances ne sont pas tombées dans une oreille de sourd. Le Dg du port, hôte de marque de la grande mosquée, promet d’agir dans les meilleurs délais. Dr Cheikh Kanté est également revenu sur l’unité des responsables politiques. Lui qui fut commissaire politique chargé de la supervision et de la réconciliation des leaders de Tamba de la mouvance présidentielle en période postélectorale lors des locales. « En tant que superviseur de la région, j’avais constaté que les leaders se regardaient en chien de faïence. J’avais demandé aux cadres de s’unir pour faciliter la tâche à la mouvance présidentielle et au président de la République. Cela a été une réussite. 

L’unité  a permis de gagner les élections locales et le referendum. Ce qui augure aussi d’une belle victoire du parti et pour la présidentielle », a-t-il soutenu. Selon M. Kanté, Tambacounda est en train de voir ses contraintes se lever dans le cadre du désenclavement, de l’approvisionnement en eau et l’assainissement, entre autres. C’est pourquoi, il a sollicité des prières pour un bon hivernage et pour la réussite des politiques publiques.

Pape Demba SIDIBE

Le contingent de la onzième promotion de la gendarmerie de la mission des Nations Unies pour la Rd Congo a reçu, hier, le drapeau des mains du général de brigade Jean Baptiste Tine, commandant de la gendarmerie mobile. Ce contingent qui compte 270 gendarmes officiers et sous-officiers dont 15 gendarmes féminins sera sous le commandement du colonel Ousmane Ndior.

La cérémonie solennelle de remise de drapeau au contingent Sen Fpu11/RD Congo s’est déroulée hier à la caserne Samba Diéry Diallo en présence des hauts cadres de l’armée et autres invités. Il s’agit de 270 officiers et sous-officiers dont 15 gendarmes féminins qui devraient probablement quitter le 25 août prochain pour Goma, en Rdc. Après la revue des troupes, le général s’est dit honoré de présider la remise de l’emblème national au contingent .

« La formation pré-déploiement leur a permis de se familiariser avec le système des Nations Unies ainsi qu’avec l’environnement des opérations de maintien de la paix », a-t-il déclaré. Il a soutenu que ces éléments ont été initiés au contexte de la Rdc et de ce qui les attend dans le cadre de l’exécution de leur mission. « Vous avez été parfaitement été dotés de connaissances indispensables pour prendre part, avec efficacité, aux activités de la composante police de la Monusco. Vos principales tâches concerneront la protection des civiles, la stabilisation et la restauration de l’autorité de l’Etat, la réforme du secteur de la sécurité et le soutien aux opérations électorales, le cas échéant », a-t-il dit. A en croire le général de brigade, la majeure partie de la Rdc est « relativement stable ». Ce qui justifie que le Conseil de sécurité a ainsi choisi le centre de gravité, à l’Est du territoire congolais. Ceci consiste à prendre pour cible les « tensions résiduelles locales » afin de réduire sa composante militaire et redéployer ses moyens policiers. C’est dans cette nouvelle orientation que les unités sénégalaises étaient placées à Goma depuis plus d’un an.

« Vous avez dû vivre avec moi les événements survenus dans le Nord Kivu dans le courant du week-end du 15 août. Une cinquante de civils ont perdu la vie à la suite d’une attaque d’un groupe armé », a indiqué le général de brigade Tine. « Quand on est préparé au pire, on garde toujours l’initiative », déclare Jean Baptiste Tine qui considère que « ceci est une invite à la vigilance ». « Il faut donc continuer à mériter la confiance de la communauté internationale, respecter les populations et autorités du pays d’accueil à travers votre professionnalisme et vos comportements », relève le général de brigade. Pour Jean Baptiste Tine, le haut commandement attend de ces éléments qu’ils rayonnent de leur « exemplarité ».

Rappelant que notre pays est le premier contributeur de troupes de police, le colonel Ousmane Ndior, commandant du contingent, est revenu sur la symbolique de cette cérémonie qui tourne autour de l’emblème national. « Qui reçoit le drapeau national, accueille en soi un honneur. Le drapeau national signifie une lourde responsabilité qu’on vous confie. En recevant cette symbolique, on est ambassadeur de son pays, mais aussi d’une grande institution comme la gendarmerie. Notre pays est aujourd’hui le premier contributeur de troupes de police au sein des Nations Unies. Cela fait partie de la politique de l’Etat à promouvoir la paix au niveau mondial. Il y a beaucoup de défis, mais je vous assure que le personnel est suffisamment entraîné pour faire face à tous les défis sur le terrain », a-t-il déclaré.

Cheikh M. COLY

Un comité ministériel saoudien a été chargé des formalités nécessaires au rapatriement des travailleurs sénégalais de Saudi Oger, société saoudienne en difficulté, d’autres "démarches appropriées" ayant été par ailleurs entreprises pour l’intégration dans d’autres entreprises des expatriés sénégalais qui le souhaitent.

Une mission consulaire de l’ambassade du Sénégal en Arabie saoudite s’était rendue le 15 août dernier à Dammam, capitale de la province orientale d’Ach-Charqiya, sur le golfe Persique, "pour discuter avec la partie saoudienne et prendre connaissance des mesures prises pour une sortie de crise" sur ce sujet, rapporte un communiqué.

Dans ce cadre, renseigne-t-il, les ministères saoudiens du Travail, de la Justice et des Finances "ont conjointement proposé à l’ensemble des travailleurs de Saudi Oger risquant la faillite (…), de leur procurer des visas de sortie du territoire et les billets d’avion nécessaires à leur rapatriement", s’ils le souhaitent. S’agissant des autres expatriés sénégalais dont le souhait est de "travailler dans les autres entreprises du genre, le comité marque sa disponibilité à leur faciliter les formalités administratives liées au transfert et les convie à entreprendre, dès à présent, les démarches appropriées auprès de ces entités en vue de leur réintégration", indiquent les services du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. "Il a été aussi demandé aux travailleurs, avec l’appui des missions diplomatiques et consulaires de leurs pays, de remplir dûment les formulaires remis pour les besoins du règlement ultérieur des arriérés de salaire", précisent-ils.

Une délégation conduite par l’ambassadeur du Sénégal s’était déjà rendue, le premier août 2016, au centre principal d’hébergement des travailleurs sénégalais de la compagnie Saudi Oger, signale la même source. "Cette visite consistait d’une part, à s’imprégner de plus près de la situation de nos compatriotes qui, comme l’ensemble des agents de la société Saudi Oger, n’ont pas perçu leurs salaires depuis quelques mois, d’autre part, à les réconforter en leur manifestant le soutien et la solidarité des plus hautes autorités sénégalaises face à cette épreuve ainsi que leur engagement à leur apporter l’assistance requise pour une solution au problème", peut-on lire.

(APS)

Une trentaine de délégués du personnel de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et bars affiliés à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) sont à l’école du syndicalisme depuis hier. Une session de formation de deux jours a été organisée à leur intention pour les aider à bien mener leur mission.

La Cnts a mis l’éducation et la formation au cœur de son action. C’est ce qu'a affirmé son Sg, Mody Guiro, qui demeure convaincu que « les responsables des travailleurs ignorant les textes et règlements, représentent un danger aussi bien pour la société que pour l’entreprise ». D’où la nécessité, selon lui, des les outiller pour leur permettre de répondre convenablement aux attentes des militants à la base. Le thème retenu pour cette session porte sur : « Rôle et mission du délégué social : négociation collective » et va profiter aux délégués venus de Dakar, Fatick, Thiès, Mbour.

Selon le secrétaire général de la Cnts, les organisations avaient, à l’époque, des partenaires capables de les financer, mais les crises qui ont secoué le secteur ont entraîné la rareté des ressources. Toutefois, a-t-il souligné, leur centrale a fait le pari d’outiller tous ses membres, d’en faire des « délégués avertis, informés, respectueux du règlement intérieur de l’entreprise et qui seront exemplaires dans leur travail ». Pour Mamadou Diouf, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, restauration, des cafés et bars du Sénégal (Snthrs), cette initiative est « salutaire ». Il a souhaité que la formation soit pérennisée et élargie à l’ensemble des délégués du personnel de la centrale.

Samba Oumar FALL

Candidate au Bfem, M.D. n’oubliera certainement jamais sa mésaventure. Un voisin a profité de ses relations de voisinage au beau fixe avec la famille de cette jeune fille pour la droguer avant de la violer. Pire, cette relation sexuelle a entraîné une grossesse chez la petite.

C’est la parole d’une jeune fille de 18 ans, élève en classe de troisième et candidate au Bfem, contre celui de l’homme qu’elle a accusé de l’avoir droguée et violée avant qu’elle n’attrape une grossesse. M.D. a expliqué que c’est sur le chemin de l’école qu’elle a été interceptée un jour par son voisin de quartier B.Mb., teinturier de profession qui fréquentait souvent la maison familiale de la fille au point qu’une certaine familiarité finit par s’établir. Après lui avoir fait signe de s’arrêter, M.D. raconte que le bonhomme l’a gentiment invitée à se rendre avec lui dans une chambre. Ne comprenant que dalle des intentions présumées de son interlocuteur, M.D. accepte. Croyant que le teinturier est simplement animé par l’envie de lui manifester sa galanterie et son hospitalité, M.D. se sert de la boisson que B.Mb. vient de lui remettre. Cependant, quelques instants après avoir pris quelques gorgées, la jeune fille s’endort. Jusqu’ici, elle ne s’est encore doutée de rien.

A son réveil, elle commence à sentir des douleurs au bas-ventre et aux jambes. Elle constate ensuite que ses habits sont tachetés de sang. Elle s’en ouvre au teinturier qui minimise lui faisant croire que c’est peut-être un fait du hasard. Selon la fille, le teinturier lui a suggéré quelques mois plus tard, par l’intermédiaire de quelqu’un, de se rendre chez le médecin pour se faire consulter. Motif avancé par son interlocuteur : « B.Mb. soupçonne un début de grossesse et te propose de faire examiner par un médecin », lui souffle le mandataire de B.Mb. au téléphone. Hébétée à l’idée de se retrouver en état de grossesse avancée, elle crie sur son interlocuteur et raccroche. « Par la suite, c’est B.Mb. lui-même qui est venu me proposer de recourir à un avortement, ce que j’ai refusé tout en me gardant d’en parler à ma mère par crainte de représailles », a avancé la jeune fille.

Les mois passent et le ventre de M.D. grossit comme pas possible et sa grossesse est connue de tous. Par le biais d’une plainte, M.D. dénonce le teinturier qui est convoqué à la police. Cependant, lors de son audition, le mis en cause a expliqué à l’enquêteur que tous les rapports sexuels qu’il a eus avec la fille l’ont été par consentement. De plus, les rapports sexuels ont été tous protégés. B.Mb. a été placé en garde à vue, puis déféré au parquet pour viol suivi de grossesse.

Abdou DIOP

Avant-hier, rendant son verdict dans l’affaire Mme Astou dite Aïda Ndiongue, la Cour Suprême a condamné la dame et ordonné la confiscation de ses biens saisis. Une mesure qui satisfait le ministre de la Justice, garde des Sceaux pour qui la décision confirme « le bien-fondé des actions menées par l’Etat ».
C’est par arrêt n° J/175/RG/16 du 18 août 2016, qui a cassé l’arrêt n° 271 du 05 avril 2016 rendu par la Cour d’Appel de Dakar dans l’affaire opposant l’Etat du Sénégal à Madame Astou Ndiongue dite Aïda, suite au pourvoi en cassation formé par le procureur général près la Cour d’Appel de Dakar, que la Cour Suprême a, par « substitution de dispositif », condamné Mme Astou Ndiongue à « un an d’emprisonnement ferme et à une amende ferme de 2 millions de FCfa ». Elle a, en outre, « ordonné la confiscation de ses biens saisis dont la somme de 20.688.638.937 de FCfa ».
De l’avis du ministère, cette décision « définitive et revêtue de l’autorité de la chose jugée» est « importante » et vient s’ajouter à bien d’autres, notamment celles du Centre international des différends sur l’investissement (Cirdi) du 05 août 2016 et de la Cour commune de justice et d’arbitrage (Ccja) rendue à Abidjan le 14 juillet 2016. Mieux, elle confirme, encore une fois, « le bien-fondé des actions menées à tous les niveaux par l’Etat du Sénégal ».
Par ailleurs, fait remarquer le ministère, elle atteste, une fois de plus, « la volonté résolue du Président Macky Sall de lutter contre l’impunité et de recouvrer les biens financiers et matériels détournés du peuple sénégalais, où qu’ils se trouvent dans le monde ».
Le ministère ajoute que « l’Etat du Sénégal a bien besoin de ces 20.688.638.937 FCfa et les utilisera à bon escient, comme pour les autres biens déjà recouvrés, afin de construire des hôpitaux, des centres de santé, des écoles, des pistes de production, des infrastructures routières et hydro-électriques ».

D. MANE

...Aïda Ndiongue et ses avocats promettent de continuer le combat
Malgré la sentence définitive de la Cour suprême de justice, les avocats de l’ex-sénatrice Aïda Ndiongue n’envisagent pas de baisser les bras. Ils l’ont fait savoir hier, au cours d’un point de presse.
 Un pool de 4 avocats parmi les 11 que compte la défense d’Aïda Ndiongue a pris place sur le présidium dès les premières heures de la conférence de presse. Une ponctualité qui marque leur détermination. Aïda Ndiongue s’est adressée à la presse qui a massivement fait le déplacement. Les amis et sympathisants étaient venus témoigner leur solidarité. En plus des membres de sa famille et de ses proches, les militants de sa formation politique, le Parti démocratique sénégalais (Pds), y étaient également. Dans son discours, la dame a souligné que tous ses comptes sont bloqués. « Je n’ai présentement aucun sou. D’ailleurs, mes avocats se sont portés volontaires tous ces trois ans durant pour défendre ma cause devant ce qu’ils pensent être une injustice », a-t-elle dit.  Se prononçant  sur l’origine de sa fortune, Aïda Ndiongue informe c’est en 1985 qu’elle a créé ma première entreprise en y mettant le nom de ma sœur ; elle était, à l’époque, fonctionnaire (enseignante). « En réalité, ce n’est pas le dossier des phytosanitaires qui m’a conduit en prison. D’ailleurs, la justice m’a donné raison sur ce dossier bien précis. J’ai été enquêtée par la gendarmerie pour blanchiment d’argent. Je réitère n’avoir jamais été ministre, directeur national ou gestionnaire de fonds publics. Comment pourrai-je, dans ce cas, procéder à des détournements de deniers publics ? » s’est-elle demandé.

Combat juridique
 « Ce qui m’arrive est inédit au Sénégal dans la mesure où je n’ai jamais géré de deniers publics. Je m’en remets à Dieu qui est juge suprême. L’argent que l’Etat du Sénégal veut confisquer n’est pas en réalité à moi. Il est le bien de toute une famille », a-t-elle ajouté. Elle réitère son ancrage et son engagement au sein du Pds. «Je ne défie aucunement l’Etat, mais l’invite à savoir raison garder. J’ai été traînée dans la boue pour des raisons purement politiques. Je demande à ce qu’on me rétablisse dans mes droits », a-t-elle conclu.
Me Doudou Ndoye, avocat de la défense, a souligné qu’il revient à la défense « de continuer le combat dans une démarche juridique», rappelant que « l’article 31 du Code pénal interdit de confisquer l’ensemble des biens d’autrui quand il a un enfant ou lié par les liens du mariage ». Me Abdou Gningue constate, quant à lui, « pour une première fois », une cour ordonne des instructions que d’autres juges avaient déjà désavouées. Les juges du fond avaient, en effet, déjà relevé des constantes. Les marchés ont été exécutés. L’Etat n’a, dès lors, pas subi le moindre dommage », a-t-il dit.  Alors que Me Babacar Cissé est d’avis que  «les biens de sa cliente ont été confisqués en violation des règles de droit », ajoutant que c’est un combat qui va au delà de la personne d’Aïda Ndiongue. Me Abdoul Dialy Kane évoque, quant à lui, « un procès pour raison d’Etat ».

Oumar BA

Le khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, est à Dakar depuis jeudi à 11 heures, dans sa résidence sise aux Hlm1. Chaque année, il accompagne les personnes à qui il a offert des billets pour effectuer le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. Il a l’habitude de perpétuer cet acte alors qu’il n’était pas encore désigné pour occuper le califat de son vénéré grand-père Serigne Touba. Cette année, 34 fidèles vont bénéficier de ses largesses et resteront avec lui, avant leur départ pour La Mecque. C’est en 2002, suite à une Oumra (petit pèlerinage) effectuée aux lieux saints de l’Islam que le guide mouride a pris la décision de convoyer, chaque année, des musulmans.

Auparavant, le chef religieux de « Gouye Mbind » avait également l’habitude d’offrir des billets à des talibés mourides et à quelques descendants de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké pour qu’ils puissent accomplir le cinquième pilier de l’Islam. Le séjour de « Borom Nganda » pour quelques jours à Dakar est mis à profit par des personnalités religieuses, politiques et coutumières afin de faire leur « ziarra ».

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Forum social sénégalais a appelé les mouvements altermondialistes à réorganiser la lutte à partir du Sud. Il en veut pour preuve le refus du Canada d’accorder des visas aux ressortissants des pays du Sud qui devaient assister au forum social qui a eu lieu récemment dans ce pays nord américain.

Le Forum social sénégalais a dénoncé l’injustice qui consiste à venir dans les pays du Sud, à s’accaparer de leurs richesses et à leur refuser cette mobilité. A cet effet, il n’a pas épargné certains dirigeants des pays du Sud qui, selon lui, ne font pas ce qu’il faut pour que leurs citoyens soient respectés. Facilitateur de cette rencontre, le Pr Boubacar Diop a estimé que ce Forum du Canada est un « test utile ». C’est la preuve, selon le Pr Diop, qu’il faut revenir dans le Sud pour organiser les prochaines éditions. «C’est dans le Sud que le combat va se réorganiser. Le diable est beaucoup plus puissant dans le Nord. C’est pourquoi, il indispensable de relever le défi interne », a déclaré M. Diop qui a invité les Africains à l’introspection. Il a demandé aux leaders des mouvements altermondialistes de mener des « luttes efficaces », mais surtout de « changer de stratégies à travers une bonne coordination des différentes actions dans les pays du Sud en général et l’Afrique en particulier ».

Le secrétariat du Forum social sénégalais n’est pas content de la non-participation de la grande masse des acteurs du mouvement social africain au Forum mondial qui se tient au Canada. «C’est la toute première édition mondiale qui se passe dans un pays du Nord, le Canada. Dommage que l’hémisphère Sud qui a été le géniteur du Forum social mondial et qui est resté le poumon essentiel de ce mouvement, ne soit pas massivement présent au Canada pour des raisons de visas qui ont été refusés à ses membres», déplore le coordonnateur du Forum social sénégalais, Mamadou Mignane Diouf. Selon lui, sur 15.000 leaders inscrits, environ 4.000 personnes ont pris part à l’ouverture. «Le gap est énorme contrairement au Forum de Dakar qui a mobilisé plus de 80.000 participants, en 2011 », s’est-il souvenu. Non sans rappeler que des concertations préparatoires à ce Forum ont eu lieu avec les responsables canadiens. Rencontre durant la quelle le comité d’organisation a insisté sur la question des visas et des facilitations qu’il fallait apporter afin de permettre aux acteurs mondialistes du Sud une participation digne de ce nom.

Il a fait remarquer que le Forum de Montréal se déroule dans un contexte international marqué par une série de crises (migratoire, sécuritaire, énergétique, économique, sociale, climatique, environnementale), le tout dans une géopolitique encore dominée par la mondialisation néolibérale et sur fond de terreur militaire.

Tata SANE


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