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Société & Faits divers (2990)

La 59ème édition du gamou de Yarakh se déroulera samedi sur la place du marché, dans le quartier de Hann. Initiée par le dahira Cheikh Oumar Foutiyou Tall, la cérémonie qui est placée sous le patronage de Thierno Madani Tall sera animée par Serigne Tafsir Abdoul Bâ.

Lamine Bâ, membre du comité d’organisation a déclaré tout est  « fin prêt pour la veillée religieuse qui démarre à partir de 21h ». A l’en croire, ce gamou est une initiative qui contribue au dialogue islamo-chrétien au Sénégal du fait de la composition cosmopolite de la population de la commune de Yarakh Hann Bel-Air.

La célébration est aussi placée sous le guide de l’ensemble des imams, oulémas et de la oumma islamique. Elle a été recommandée par Thierno Seydou Nourou Tall en 1957. Depuis, la manifestation a pris une grande ampleur avec l’arrivée massive, d’année en année, de fidèles musulmans pour célébrer le prophète Mohammad (Psl). « La veillée religieuse sera un moment de partage de beaucoup de thèmes qui parlent des mutations sociales. La vie et l’œuvre de Cheikh Oumar Foutiyou Tall sernot aussi longuement interprétés pour permettre aux nombreux fidèles de trouver des repères dans la marche de la société », souligne Lamine Diallo qui insiste surtout sur les faits de société auxquels la jeunesse devrait beaucoup s’intéresser. Cette célébration religieuse concerne toutes les communautés confrériques du Sénégal, de l’avis des organisateurs, pour magnifier la solidarité islamique dans la paix et la concorde. Selon Thierno Al Assane Bâ, les confréries doivent s’approprier cette manifestation ».

Le maître coranique soutient que les enseignements sur l’organisation de ce gamou dans le village de Hann ont apporté la lumière à la population. « Dès la première édition, le Cheikh Oumar Foutiyou Tall a demandé que tout le monde soit présent à la veillée religieuse, y compris les malades », relève-t-il. . Les organisateurs invitent les autorités administratives et locales à rehausser cette manifestation religieuse de leur présence.

Cheikh Malick COLY

Les codétenus de l’ancien ministre Karim Wade, Ibrahima Abdoukhalil dit Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé, sont autorisés par la justice à sortir du territoire « sous escorte », indique un communiqué du ministère qui précise que c’est pour des « raisons humanitaires ». Quant à Mamadou Pouye, il a bénéficié d’une « liberté conditionnelle ».

Ibrahima Abdoukhalil dit Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé ont bénéficié, hier, d’une autorisation de sortie du territoire pour des raisons humanitaires, informe le procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) dans un communiqué dont une copie nous est parvenue.

Cette sortie du territoire national des deux détenus se fera « sous escorte », souligne un communiqué du ministère de la Justice. « Par ordonnances N°006/ et N°007/2016 du 31 mai 2016, le juge d’application des peines du tribunal de grande instance hors classe de Dakar a autorisé la sortie sous escorte du territoire national des détenus condamnés Ibrahima Aboukhalil et Alioune Samba Diassé, à la demande de leurs conseils », lit-on dans le communiqué.

Cette décision, poursuit-on du côté du ministère de la Justice, « fondée sur des raisons humanitaires, a recueilli l’avis favorable de la Commission pénitentiaire consultative d’aménagement des peines, à l’unanimité de ses membres ».

Le document de la Crei fait remarquer que Papa Mamadou Pouye a, pour sa part, bénéficié d’une libération conditionnelle. A rappeler que ces détenus ont été jugés coupables dans l’affaire Karim Wade et purgeaient leur peine depuis mars dernier. En effet, Ibrahim Aboukhalil (alias Bibo Bourgi), était condamné à 5 ans de prison ferme, assortis de  138,239 milliards de FCfa d’amende. Mamadou Pouye et Alioune Samba Diassé écopaient, chacun, de 5 ans de prison ferme et de 69,119 milliards de FCfa d’amende.


Le 5 avril dernier, lors d’une audience préliminaire devant l’instance arbitrale de l’Onu, les avocats d’Ibrahim Aboukhalil dit Bibo Bourgi  avaient  plaidé, au titre des mesures conservatoires, que leur client soit autorisé à recevoir des soins en France.                      

Oumar BA

Les présidents africains ne doivent plus rester impunis. Pour cela, la Raddho demande à l’Union africaine de mettre en place une Cour pénale permanente. La Raddho qui a fait face à la presse hier, a demandé l’indemnisation des victimes.

Réunis autour du thème « l’expérimentation des Chambres africaines extraordinaires et de la Cour pénale internationale pour la lutte contre l'impunité en Afrique : Quel regard pour les organisations de la société africaine », les spécialistes de la question ont remis au goût du jour l’intérêt de juger nos présidents africains, s’ils sont coupables de graves violations des droits de l’homme. Aboubacry Mbodji, secrétaire général de la Raddho, a souligné que la condamnation de l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, est un pas important dans l’histoire africaine. Car, c’est la première fois qu’un ex-chef d’Etat africain est reconnu coupable et jugé par une juridiction spéciale installée en Afrique.

Il a demandé l’indemnisation des victimes. « Nous demandons à ce que les victimes soient indemnisées. La décision rendue par les Chambres africaines est un signal fort pour les autres présidents qui seraient tentés de commettre des actes de violation des droits de l’homme », a dit Aboubacry Mbodji, qui reconnaît des insuffisances dans ce procès. D’ailleurs, il promet la publication d’un rapport pour montrer les manquements de ladite procédure. « Nous voulons une justice pénale, permanente, pérenne et africaine pour que les présidents africains ne soient pas au-dessus des lois», a précisé le Sg de la Raddho, qui demande à l’Union africaine de mettre en place un fonds pour que les victimes puissent bénéficier de réparations.

Quant à Ali Ouattara, président de la Coalition pour la Cour pénale internationale (Cpi) de Côte d'Ivoire, il a souligné qu’enfin l’Afrique juge l’Afrique ! « Nous travaillons pour les victimes. Tout africain est une potentielle victime de nos dirigeants africains. Nous sommes partant pour que les victimes soient réparées», a-t-il souligné. M. Ouattara a laissé entendre qu’Hissène Habré, pour une question de cohérence, ne devrait pas interjeter appel, car, durant tout le procès, il a défié publiquement les Chambres africaines en contestant leur légalité.     

         
Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur de cabinet du ministre de la Justice a relevé la  complémentarité de la justice dans le dossier Habré. Aminata Fall Cissé présidait, avant-hier, un séminaire de African Legal Aid (Afla) portant sur le «Principe de complémentarité, le procès Habré et l’évolution de la complémentarité universelle ».

Le directeur de cabinet du garde de Sceaux, ministre de la Justice considère que la complémentarité de la justice est une logique qu’il faudrait bien développer. Aminata Fall Cissé a fait cette déclaration lors du séminaire d’African Legal Aid (Afla) tenue, avant-hier, à Dakar en présence de plusieurs organisations des droits de l’homme dont Trust Africa. Ainsi, elle estime que la coopération en matière de justice est une nouvelle donne à prendre en considération par tous les pays.

Le thème a porté sur le « Principe de complémentarité, le procès Habré et l’évolution de la complémentarité universelle ». Un thème qui cadre parfaitement, selon le directeur de cabinet, avec la volonté du président Macky Sall de combattre l’injustice, l’impunité et d’ancrer davantage le Sénégal dans sa culture d’Etat de droit pluriel et démocratique. «La mise en œuvre effective de la justice pénale internationale, à travers ses piliers fondamentaux que sont la complémentarité, la coopération et l’universalité, est indispensable», indique-t-elle.

Elle fait remarquer que cette innovation juridique et judiciaire africaine a permis d’éviter à Habré une extradition vers un autre Etat non africain ou de se faire juger par une juridiction internationale ad hoc ou spéciale.

Faudrait-il rappeler qu’à l’instar de la coopération dont a fait montre la communauté internationale, la complémentarité tant voulue dans le cadre de la justice pénale internationale s’est matérialisée à travers le mécanisme des Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises.

Le premier verdict rendu dans ce sens à Dakar marque, selon Mme Cissé, l’aboutissement de l’œuvre conçue par l’Union africaine et entreprise avec courage et abnégation par la justice sénégalaise. C’est tout l’intérêt du combat pour « l’universalité de la justice pénale internationale afin qu’aucun crime international ne puisse plus rester impuni », souligne-t-elle.

Dès lors, elle préconise la poursuite du travail engagé et de faire en sorte que l’expérience des Chambres africaines extraordinaires ne s’arrête pas à l’affaire Habré. Toutefois, elle précise que ce sont les Etats qui ont la responsabilité principale d’enquêter et de poursuivre les auteurs des crimes internationaux.

En vertu du principe de complémentarité, Aminata Fall Cissé plaide pour le renforcement de nos efforts, en vue de soutenir les Etats africains à se doter de systèmes judiciaires performants qui répondent aux normes et standards internationaux.                          

Tata SANE

Le directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp) était lundi, à Kaolack, dans le cadre d’une tournée nationale de sensibilisation, de communication et d’information sur les nouvelles orientations de sa structure. Un programme d’insertion de la première génération des volontaires a été annoncé à l’issue de leurs quatre années de contrat.

Pape Khaly Niang, le directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), a expliqué aux agents de cette structure exerçant dans les 13 départements de la région de Kaolack la substance d’un programme d’insertion en leur faveur. Une initiative qui s’inscrit dans un partenariat entre l’agence publique, le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat (Mfpa), le Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac) et le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique.

Ce partenariat va se transformer en un plan de formation pour permettre à ces volontaires de se redéployer après les quatre années au service de la nation. Ainsi, il sera mis à leur disposition une plateforme de 17 filières et 72 spécialités, disposant également de 235 structures de formation réparties dans les 14 régions dont 106 à Dakar et 28 à Thiès.

Le patron de l’Asp qui est revenu sur le caractère inédit du projet de mise en place de volontaires de sécurité, a rappelé qu’il a permis le recrutement de 10.000 jeunes à travers tout le pays. Ce qui constitue, à ses yeux, un maillage national sans précédent.

A l’entame de la deuxième et dernière phase pour la première génération, l’équation de leur avenir s’est posée. Ce qui, pour lui, justifie la tournée nationale en vue de rencontrer les concernés.

Elimane FALL

« Honorer nos héros : l’importance de l’éducation à la culture de la paix », tel est le thème de la journée internationale des casques bleus pour cette année. A cette occasion, l’organisation internationale pour le maintien de la paix dans le monde a rendu hommage aux hommes et femmes dont la mission est le maintien de la paix, surtout à ceux qui sont tombés sur le terrain. La cérémonie de cette année est marquée par la mort de trois casques bleus sénégalais dans un accident en Côte d’Ivoire.

La mort de trois casques bleus du sixième contingent sénégalais déployé en République de Côte d’Ivoire vient d’augmenter le nombre de casques bleus de l’Organisation des Nations Unies tombés sur le terrain. Au milieu du millénaire, 30 casques bleus perdaient la vie chaque année. Aujourd’hui, le nombre a grimpé à 120 en moyenne. L’année dernière, 129 d’entre eux venus de 50 pays différents ont péri dans l’exercice de leur mission. Ainsi, lors de la cérémonie organisée dans les locaux du Centre d’information des Nations Unies (Cinu) de Dakar, un vibrant hommage a été rendu au capitaine Mbaye Diagne à qui l’Onu a consacré une médaille qui porte son nom pour « courage exceptionnel ». Sa veuve, Yacine Mar Diop, a souhaité que des routes ou des écoles portent son nom pour que son nom reste à jamais gravé dans l’histoire du pays.

De 40.000 membres, le personnel militaire et policier de l’Onu est passé à 105.000 agents originaires de 124 pays. « Au Soudan du Sud, plus 200.000 civils ont trouvé refuge dans des bases des Nations Unies. En République centrafricaine, ils ont aidé à l’organisation des élections présidentielles et législatives. Dans l’Est de la République du Congo, ils ont combattu les groupes armés et ont convaincu les ex-combattants à déposer les armes », illustre le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, dans son message à l’occasion de cette journée.

Le succès des opérations de maintien de la paix n’a cessé d’augmenter, les risques qui y sont liés également. C’est pourquoi l’Onu a jugé nécessaire, cette année, de mettre le focus sur l’éducation comme un vecteur de maintien de la paix. En effet, les hommes de médias et de cinéma ont été interpellés pour la diffusion de la culture de la paix du fait de leur influence sur la société.

Marame Coumba SECK

La Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale  (Dgpssn) était, hier, au chevet des sinistrés de Louga et de Kébémer. Elle se rend, aujourd’hui, à Linguère pour faire la même chose : apporter le soutien de l’Etat.

Des tonnes de riz, des lots de couvertures, de draps, de nattes et des enveloppes. Tout cela a été remis, hier, aux sinistrés de Nouflé (Kébémer) et de Médina garage (quartier périphérique de la commune de Louga). A travers ce geste, la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Ggpssn) apporte le soutien de l’Etat aux populations de ces localités récemment frappées par de violents incendies. « Nous vous remettons cet appui conformément aux instructions du président de la République Macky Sall », s’est exprimée Dr Anta Sarr Diacko, s’adressant aux sinistrés de Médina Garage. Au total, 150 draps, 50 nattes, 100 matelas, cinq tonnes de riz et une enveloppe de cinq millions de FCfa, en raison de 100.000 FCfa par famille, ont été remis aux 50 ménages de ce quartier périphérique de Louga.

Avant la commune de Louga, Dr Anta Sarr Diacko était à Nouflé et à Kébémer pour remettre 53 draps, 53 matelas, 1,8 tonne de riz, 20 nattes, 20 couvertures et une enveloppe de 2 millions aux 18 familles victimes d’incendie.

Et aujourd’hui mardi, la Délégation générale poursuit son périple lougatois pour se rendre à Yang Yang. Le même objectif recherché : apporter le soutien de l’Etat aux populations sinistrées. Dans cette commune du département de Linguère, Dr Anta Sarr Diacko va remettre trois millions de FCfa, 2,8 tonnes de riz, 84 matelas, 84 draps, 28 couvertures et 28 nattes aux ménages sinistrés qui sont au nombre de 28.  A Médina garage et à Nouflé, la Dgpssn a reçu les remerciements des populations. Elus locaux, autorités administratives, religieuses et bien sûr les bénéficiaires, ont salué à sa juste valeur le geste de l’Etat. Des prières ont été formulées pour le président Macky Sall. « Nous ne remercierons jamais assez le président de la République Macky Sall pour tout ce qu’il fait pour le Sénégal et les Sénégalais les plus démunis », a dit, le visage rayonnant, Baye Mbaye Lô, délégué de quartier de Médina garage. « Nous sommes fiers de lui », a-t-il ajouté dans un discours vivement applaudi par l’assistance.

Abdoulaye Diallo

Le 4ème atelier de la Ligue des oulémas,  prêcheurs et imams des pays du Sahel sur l’avancée de l’extrémisme se tient à Dakar et pour deux jours. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, invite à une posture préventive pour faire face aux périls extrémistes.

« Les valeurs de la convivialité et de la paix dans la lutte contre l’extrémisme violent dans les pays de l’espace Sahélo-saharien », tel est le thème qui a réunit des imams et prêcheurs des pays de la sous-région. Cette rencontre a pour objectif de rappeler les vertus de tolérance et de paix qui sous-tendent l’Islam. Venu présider la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé que si aucun pays n’est à l’abri du fléau du terrorisme, il reste que la prévention reste la meilleure réponse à ce défi, en permettant de répondre valablement aux causes de l’extrémisme violent. A ce titre, le ministre de l’Intérieur a souligné que le Sénégal, pays de la Téranga, a toujours été reconnu comme attaché aux valeurs de convivialité et de la paix avec comme soubassement une cohabitation religieuse et un dialogue permanent islamo-chrétien. Abdoulaye Daouda Diallo a aussi loué  l’Islam « soufiste », donc tolèrant pratiqué par la majorité des musulmans sénégalais à travers différentes confréries constituant un rempart contre le radicalisme de la jeunesse. Le patron de la sécurité publique a plaidé pour que les imams intègrent, dans leurs discours quotidiens, la nouvelle dimension de l’insécurité véhiculée, à tort, au nom de l’islam. Le président de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams des pays du Sahel, Boureima Abdou Daouda,  a déploré, pour sa part, les différentes attaques perpétrées par ces groupes extrémistes.  M Boureima invite à un combat global, sincère et inclusif, pour une solution durable et définitive. Aussi, a-t-il exhorté à un partage de renseignements sécuritaires, politiques, parce qu’à ses yeux, il n’y a pas un seul pays au monde, qui ne se sent pas menacé, d’une manière, ou d’une autre. « Les prêcheurs et les imams doivent être au-dessus de la mêlée pour réaliser une unité. Les défis multiples dont nous faisons face ne nous donnent aucun choix qu’à l’unité », a-t-il poursuivi.

Boureima Abdou Daouda déclare qu’il faut jeter les bases d’une vraie synergie d’actions, pour conserver les acquis de la sécurité, face à une menace rampante. Quant au secrétaire général de la Ligue, Mecheria Youcef, il se réjouit de la sagesse des dirigeants sénégalais qui ont fait du dialogue un levier important.

Le coordonnateur sénégalais de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams des pays du Sahel, imam Ismaïla Dème, a remercié les autorités sénégalaises qui ont soutenu la tenue de cet atelier. Il a indiqué que cette rencontre est la suite logique de celui d’Alger, qui a eu lieu en novembre 2015.

Serigne Mansour Sy CISSE

En donnant le coup d’envoi de la semaine nationale de sensibilisation sur les drogues dont le thème est « tous unis contre la drogue et le terrorisme, dans le respect des droits de l’homme » le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a invité l’ensemble des forces vives du pays à s’investir pleinement dans la prévention et la lutte contre l’abus et le trafic illicite.

Abdoulaye Daouda Diallo a vivement demandé de s’approprier de nos valeurs exemplaires et à faire montre de vigilance et de veille permanente et à cultiver le reflexe sécuritaire  afin de contenir la menace terroriste.

La forte chaleur de cette journée n’a pas altéré l’engagement des populations de la région de Tambacounda qui ont simplement réussi l’organisation de l’ouverture de la semaine nationale de sensibilisation avec une forte participation des élèves.  La palme est revenue aux potaches du collège Therno Souleymane Agne, à travers, une belle présentation théâtrale sur les conséquences de la drogue. Ce  que le ministre de l’Intérieur a tenu à  magnifié en offrant ces jeunes comme exemple d’engagement et de prise de conscience. Il a aussi salué le choix de la région de Tambacounda.

Pour Abdoulaye Daouda Diallo,  au Sénégal c’est la seule région qui partage des frontières avec tous les cinq pays riverains à savoir la Mauritanie le  Mali, la Gambie, les deux Guinées (Conakry et Bissau). Le choix aussi obéit à une volonté de décentralisation des activités de sensibilisation vers les régions de l’intérieur. En outre, a-t-il dit « le principal point de passage du canabis vers notre pays se trouve dans cette vaste  région ». C’est pourquoi  le ministre  a invité l’ensemble des forces vives du pays à s’investir pleinement dans la prévention et la lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogue qui compromettent la santé des populations en général et des jeunes en particulier alors que ces derniers doivent être le fer de lance de l’émergence de notre pays. Il a enfin exhorté toutes les populations à un sursaut patriotique en collaborant avec les forces de défense et de sécurité et à constituer un rempart contre tous les périls qui compromettent la  stabilité de  l’Etat et la cohésion des nations. Auparavant, le maire de la commune, Mame Balla Lô tout comme le président du conseil départemental, Alassane Cissoko, ont rappelé l’étendue et la profondeur du mal et l’interdépendance entre la drogue et le terrorisme. Tambacounda reste une mosaïque à la croisée des grands axes ferroviaires et routiers. Tambacounda abrite aussi les différents corridors transnationaux vers la sous-région.

Pape Demba SIDIBE

Le thème : «Terrorisme et les droits de l’homme» a été au centre d’une préoccupation lors d’une conférence publique organisée, vendredi dernier, à Dakar par Amnesty international, en collaboration avec l’Institut des droits de l’homme et de la paix.

Les militants des droits de l’homme ont  passé au crible la   question du respect des droits humains dans un contexte d’insécurité. C’était lors d’une conférence publique organisée par Amnesty international, en collaboration avec l’Institut des droits de l’homme et de la paix. Au cours des échanges, les intervenants ont établi une corrélation entre l’extrême pauvreté et la montée du terrorisme. En effet, la pauvreté est une source de tentation vers le djihadisme. D’où le sens de l’invite du Pr Amsatou Sow Sidibé  à un  équilibre entre la lutte contre le terrorisme et le respect des droits humains. Par conséquent, elle préconise des stratégies holistiques, consensuelles, économiques et sociales sont indispensables. Le Pr de droit a estimé que la  réalisation des droits à l’économie, à la liberté, à la vie est fondamentale pour juguler ce mal qui est le terrorisme.

Le directeur exécutif d’Amnesty international a abondé dans le même sens. Pour Seydi Gassama ces nombreuses radicalisations ne sont  que le fruit des violations des droits humains. C’est pourquoi il a exhorté  les Etats à lutter contre la discrimination, l’exclusion, la pauvreté, le chômage des jeunes, entre autres. Aussi, a-t-il déploré la restriction des libertés d’expression  des citoyens. L’apparition de nouveaux délits, le contrôle des réseaux sociaux, des médias, l’écoute des communications téléphoniques entrent dans cette perspective. Des attitudes qui selon M. Gassama portent atteinte à la liberté d’expression. Il estime qu’il faut éviter de suivre les terroristes dans leur logique. «Si nous nous mettons à changer notre civilisation, à renoncer à nos libertés, nous ne faisons qu’apporter de la force à la puissance terroriste », a prévenu Seydi Gassama.

A cet effet, il a appelé les populations, les Etats et les gouvernements à faire de sorte que toutes les frustrations qui alimentent le terrorisme soient supprimées pour une réussite de la lutte engagée dans ce cadre. Quant au général Mamadou Mansour Seck, il  a préconisé dans son intervention, le renseignement et  l’occupation du terrain de la communication  pour combattre le terrorisme. Cette conférence s’est tenue en présence du Secrétaire général d’Amnesty international. M. Salil Shetty a salué le leadership du Sénégal dans la lutte pour le respect des droits humains.

Tata SANE

L’association les « Petites gouttes » qui œuvre au profit des talibés et des personnes en situation de handicap ambitionne d’installer, au Sénégal, des unités de production de crèmes solaires. C’est l’annonce faite, le week-end dernier, par son coordonnateur au Sénégal, Mor Seck, lors d’une séance de consultation des albinos à Petit-Mbao. « Nous comptons avoir des unités de production de crèmes solaires au Sénégal. Ces unités seront gérées par les albinos eux-mêmes », a indiqué M. Seck estimant que les rayons solaires ne sont pas favorables aux albinos qui peuvent contracter des cancers ou des problèmes dermatologiques.

Seulement, pour Mor Seck, ce projet d’implantation de ces unités est encore en gestation. Durant cette séance de consultation, 118 albinos ont bénéficié de crèmes solaires gratuits pour une année. Un geste de solidarité qui a pu se faire grâce à l’appui d’un partenaire de cette association basé en Hollande. Au nom de ses camarades albinos, Fatou Dione a indiqué que ce geste vient à son heure, puisque les albinos sont toujours oubliés dans la distribution de certains produits, alors qu’ils sont confrontés, en permanence, à des problèmes de peau et de vue.

M. NDONG

Après avoir assassiné son oncle, Aba Camara n’a trouvé rien d’autre que d’accuser le beau-fils de celui-ci d’être l’auteur du crime. Toutefois, la cour n’est pas tombée dans son piège et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés.

Le sieur Aba Camara, domicilié au village de Beylang, dans la commune de Mangaroungou, département de Goudomp, a écopé de 10 ans de travaux forcés pour l’assassinat de son oncle Mamadou Seydi. Il a été reconnu par la Chambre criminelle de Kolda d’avoir volontairement ôté la vie de sa victime. Le président du Tribunal de grande instance de Kolda, Abdourahmane Ndiaye, a suivi le réquisitoire du procureur de la République, Abdoulaye Diouf, qui avait qualifié l’assassin de « matamore » avant de requérir la même peine de prison contre lui. Il a, en outre, demandé l’acquittement pur et simple de Fodé Fina Mané, beau-fils de la victime qui avait été arrêté dans le cadre de l’enquête alors qu’il vivait à Ziguinchor. Ce dernier avait été cité par l’assassin qui l’accusait d’avoir attenté à la vie de son beau-père parce que celui-ci avait mis fin à son mariage avec sa fille Sally Seydi. Mais, la Chambre criminelle ne s’est pas laissée impressionnée par de telles accusations et a relevé de nombreuses contradictions faites par Aba Camara durant l’enquête préliminaire, devant le juge d’instruction et au cours de son procès.

Les faits remontent au dimanche 7 décembre 2014, à quelques encablures de Beylang. Mamadou Seydi qui ignorait avoir rendez-vous avec la mort, avait quitté son village pour se rendre au marché hebdomadaire de Yarang pour vendre du bétail. Il y sera rejoint, quelques heures plus tard, par Aba Camara qui était son collaborateur. Ce dernier, sur le chemin du retour, assassina son oncle et prit la somme de 150.000 FCfa que celui-ci avait par devers lui. Après son forfait, il jeta le corps dans un verger de manguiers situé non loin de leur village avant de regagner tranquillement leur domicile.

Pour masquer sa forfaiture, il accusa Fodé Fina Mané d’avoir assassiné M. Seydi, avec l’aide de quatre autres individus dont l’identité n’a jamais pue être établie. Il déclare avoir été pris en otage, ligoté et amené de force à Bakary Ndiaye, un village bissau-guinéen, par ses ravisseurs qui l’auraient obligé d’y rester pendant trois jours sans manger, avant de le relâcher. Devant la barre, les témoins contestent cette version et déclarent n’avoir jamais constaté son absence du village entre le jour de l’assassinat de son oncle et la découverte du corps de celui-ci, trois jours plus tard, dans un état de putréfaction avancée.

Mamadou Aliou DIALLO

La Coordination régionale de la petite enfance de Thiès va organiser la seconde édition du gala régional ce samedi 04 juin 2016 au stade Maniang Soumaré.

La ville de Thiès s’apprête à organiser la deuxième édition du galla de la Petite Enfance. A la veille de cet important rendez-vous de solidarité en faveur de la petite enfance, l’inspecteur de l’éducation préscolaire Joseph Niang a expliqué que la première édition avait pour objectif de relever le défi de l’organisation d’une fête de fin d’année collective. Le coordonnateur régional de l’Agence nationale de la case des tout-petits (Anpectp) de Thiès a révélé que cet objectif principal a été atteint grâce à l’implication de tous. Joseph Niang a précisé qu’à la suite de cette manifestation organisée lors de la Journée de l’enfant africain, une réunion d’évaluation avait décidé de verser les bénéfices récoltés à l’hôpital régional El Hadj Sahir Diéguène de Thiès pour l’amélioration des conditions de séjour des enfants à la pédiatrie. A cet effet, un lot important de matériels (drap, produit d’entretien, couches, nattes…) estampillés « Don de la Petite Enfance » a été solennellement remis au directeur de ladite structure sanitaire. Pour lui, ce geste vient contribuer à la vitalité de la convention entre le ministère de la Santé et l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits.

Fort de cette expérience, conscient de l’importance capitale de l’alimentation dans le développement global de l’enfant et confronté à la déperdition des cantines faute de dotation en vivres, le comité d’organisation a initié cette année la « Cantine du cœur ». L’ambition est de redynamiser les cantines du préscolaire dans les localités les plus démunies en comptant sur la générosité locale. Le thème retenu pour cette seconde édition est le « soutien pour la petite enfance ». Le comité lance un appel à la solidarité agissante à l’image de celle initiée lors de la coupe du monde 2002 qui reste gravée dans les mémoires.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Les sept étudiants qui, pour une large part, sont les leaders de la commission sociale et de la coordination arrêtés depuis le vendredi dernier, ont été présentés au procureur de la République de Saint-Louis, hier, en fin de matinée. Ce dernier a retenu le délit de filouterie d’aliments à l’encontre de ces étudiants avant de leur accorder la liberté provisoire. Ils seront de nouveau devant le juge jeudi prochain pour s’expliquer. Pour rappel, dans le but de dénoncer le non-respect des engagements du Centre des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous), les étudiants avaient décrété une journée sans tickets depuis une semaine. L’autorité avait fini par envoyer les forces de l’ordre sécuriser les restaurants le vendredi dernier et il s’en est suivi des échauffourées. A la suite de cela, une bonne partie des leaders du mouvement a été arrêtée.

A. M. NDAW

Le groupe 1000 organise un voyage gastronomique au clos Normand, sis à l’avenue Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce sera du 4 au 5 juin de 10 à 19h. Ce rendez-vous vise à aider les femmes et enfants démunis. Le G1000 est un groupe d’amitié qui veut faire connaître la culture sénégalaise aux hôtes étrangers et aussi apprendre à connaître la culture de nos hôtes. Les bénéfices de ces journées sont destinés à la Maison Rose de Guédiawaye.

S. M. S. CISSE

« Dysfonctionnement » est le maître mot dans le traitement de l’actualité judiciaire par les journalistes spécialisés. C’est le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, qui parle ainsi. Il prenait part, samedi, à Saly, au panel « Justice et Médias ».

Le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, décèle beaucoup de « dysfonctionnements » dans la collecte et le traitement de l’actualité judiciaire par les journalistes. C’était samedi à Saly, au deuxième jour du panel intitulé « Justice et Médias » organisé par le ministère de la Justice à l’intention des acteurs des médias et ceux de la justice. « Tout ce qui fonctionne dans le traitement de l’actualité judiciaire, c’est le dysfonctionnement », ironise-t-il d’emblée. Le chef du parquet souligne, en première lieu, « la violation du secret de l’instruction ». « Il arrive que des journalistes relaient des informations que moi-même je n’ai pas encore eues. C’est après avoir lu les articles de presse que je demande au juge d’instruction ou à l’enquêteur de me communiquer ces informations. Par exemple, dans l’affaire Thione Seck, le procès-verbal était dans la presse au moment où moi-même je ne l’avais pas encore reçu à mon parquet », regrette-t-il, avant de préciser que ce genre de pratique peut nuire à la manifestation de la vérité.

Manque de formation
Le deuxième dysfonctionnement relevé par le procureur de la République est « le discrédit jeté sur la justice » par les médias. Serigne Bassirou Guèye se désole des mots forts utilisés contre dame justice même s’il reconnaît que cette pratique n’est pas exclusivement sénégalaise. Le troisième type de dysfonctionnement noté par le « magistrat debout » est « la violation de la présomption d’innocence ». Enfin le procureur de la République cite « la désinformation ». « Ces choses-là doivent être corrigées. Mais, comme la barrière est aujourd’hui levée, nous osons espérer qu’elles ne se reproduiront plus », estime Serigne Bassirou Guèye d’un ton taquin, non sans essayer d’identifier les causes.

Le manque de formation aux concepts et à l’environnement judiciaire y est pour quelque chose, selon lui. Il y a aussi, dit-il, le désir de scoop. « Parfois, des chroniqueurs judiciaires nous mettent le couteau à la gorge en demandant de parler par la force ou bien ils écrivent ce qu’ils veulent », déplore-t-il. La corruption, la manipulation mais aussi le manque d’interlocuteurs font également partie, selon M. Guèye, des causes de ces « dysfonctionnements ». « Est-ce que la justice et les médias ne sont pas des pouvoirs concurrents ? », s’interroge-t-il finalement, avant d’admettre que les magistrats et les journalistes ont les mêmes armes : la plume et la parole. « Nos armes ont aussi à peu près les mêmes effets, parfois ravageurs, parfois salvateurs. En faisant des révélations exceptionnelles, le journaliste peut ravager une famille. Pour leur part, les magistrats placent sous mandat de dépôt et condamnent, disloquant ainsi une famille », soutient le procureur de la République. L’autre similitude, ajoute-t-il, est que magistrats et journalistes cherchent la même chose : la vérité. « Pourquoi donc devrions-nous pas nous mettre ensemble ? », se demande-t-il. Serigne Bassirou Guèye promet, à la suite de cette rencontre, de mieux et plus communiquer.

Ndiol Maka SECK,
envoyé spécial à Saly

Le prix Ambassadeur de la conscience 2016 a été décerné conjointement à la chanteuse de renommée internationale Angélique Kidjo et aux trois mouvements de jeunes militants africains que sont Y’en a marre (Sénégal), le Balai citoyen (Burkina Faso) et Lutte pour le changement – Lucha (Congo). C’était en présence du Secrétaire général d’Amnesty.

L’artiste d’origine béninoise Angélique Kidjo et les groupes de militants « Y en a marre », le « Balai citoyen » et la « Lucha » partageront ce prix qui, d’habitude, était réservé à une seule personne. Le prix Ambassadeur de la conscience récompense des personnalités ayant fait preuve d’un courage exceptionnel pour combatte l’injustice. Selon le Secrétaire général de cette organisation internationale, Salil Shetty, Angélique Kidjo et ces trois mouvements de jeunes militants sont tous d’ardents défenseurs des droits humains et mettent leur talent au service de la mobilisation.

« Nous ne sommes que la partie visible, soutient Fadel Barro de « Y’en a marre », d’une jeunesse africaine qui s’organise pour faire bouger les choses ». Pour lui, ce prix est un clin d’œil à toute la jeunesse africaine qui est l’espoir de ce continent. « Ce qui nous a fait connaître est déjà passé. Notre présent et notre futur, c’est de voir comment arrêter cette saignée humaine liée à l’immigration clandestine et la radicalisation sauvage et obscurantiste des jeunes africains au profil de Boko Haram pour en faire une radicalisation républicaine et salvatrice », ambitionne-t-il. Selon lui, la page de dirigeants africains qui veulent s’éterniser au pouvoir est déjà fermée.

La chanteuse d’origine béninoise Angélique Kidjo, s’inscrivant sur la même lancée, estime que le silence sur l’injustice encourage la violation des droits humains. « Le pire, ce n’est pas la méchanceté des hommes mauvais, mais le silence des hommes bons. La nature nous a dotés d’une arme plus puissante que les bombes atomiques et la puissance des dictatures : notre bouche, pour dire tout haut ce que les personnes pensent tout bas », lance le rappeur Smokey, Serges Bambara, qui soutient que depuis les indépendances, nous n’avons jamais été aussi dépendants qu’aujourd’hui.

Tous unis, ces deux mouvements s’engagent à accompagner la Lucha dans sa lutte pour empêcher le président congolais, Joseph Kabila, de changer la Constitution, mais également à faire libérer leurs deux camarades de ce même mouvement emprisonnés au Congo. « Les gens ne nous comprennent pas car le langage a été depuis longtemps similaire. Depuis des décennies, on ne parle que de la dictature avec une société civile hiérarchisée et bureaucratique. Et nous avons adopté d’autres systèmes d’actions qui sont les mouvements », précise Micheline Mwendike du mouvement Lucha.

Le directeur d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a salué le dialogue convoqué par le président de la République, Macky Sall, pour discuter des grandes questions qui concernent la marche du pays. « La situation difficile que connaît le pays (grèves dans le secteur de l’éducation et dans la santé) mérite qu’on s’assoit autour d’une table pour dialoguer ; les réformes institutionnelles qui viennent d’être mises en place également », juge M. Gassama.

Marame Coumba SECK

Mme Innocence Ntap Ndiaye, présidente du Haut conseil du dialogue social a appelé les Sénégalais à privilégier le dialogue. C’était lors de la remise du rapport annuel, mercredi dernier, au chef de l’Etat. A cette occasion, le chef de l’Etat, Macky Sall, a décidé de porter le budget du Haut conseil du dialogue social à 200 millions de FCfa.

Durant la cérémonie de remise du rapport 2015 du Haut conseil du dialogue social (Hcds), le président Macky Sall s’est félicité du rôle de cette institution qui met l’accent sur la prévention des conflits. Et pour permettre au Haut conseil de réussir son plan d’actions, le chef de l’Etat décidé de renforcer ses moyens en portant son budget à 200 millions de FCfa. Le président Sall a, en outre, abordé la question de l’éducation en rappelant que 500 milliards de FCfa sont réservés, chaque année, à ce secteur. Mais, les problèmes persistent avec les revendications et les grèves des enseignants. Macky Sall qui a souligné que l’Etat va prendre des mesures pour que les droits des élèves ne soient plus bafoués, a également demandé à son gouvernement d’exploiter le rapport 2015 sur le dialogue social.

Pour sa part, Mme Innocence Ntap Ndiaye, est d’avis que le dialogue doit être « en perpétuelle construction pour un Sénégal stable et prospère », non sans constater, pour le regretter que la conflictualité est plus aiguë dans le secteur public pourtant censé impulser et conduire l’exécution des politiques qui doivent nous mener vers l’émergence, porteuse de croissance économique et de progrès social.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans un communiqué, la division communication de la Gendarmerie annonce qu’une opération conjointe entre les forces de défense et de sécurité a été menée samedi dernier à Dakar. Dénommée « Aar Askan Wi » (protéger la population), elle a permis la saisie d’importantes quantités de produits impropres à la consommation.

La région de Dakar est sujette à une forte présence de marchandises impropres à la consommation entreposées dans plusieurs magasins en vue de leur écoulement. Le document note que pour mettre fin à ce fléau, une opération conjointe de grande envergure dénommée « Aar Askan Wi » s’est déroulée le 28 mai 2016 en deux phase. La première phase de 02h à 08h avait but de lutter contre l’abattage clandestin. La seconde phase de 08h à 12h a porté sur la visite des entrepôts et marchés de vente de stockage de produits impropres à la consommation. C’est ainsi que la gendarmerie, en collaboration des autres forces comme la Police, la Douane, le Service d’Hygiène, le Service de l’Elevage, le Service du commerce et la Sogas, ont mutualisés leurs moyens et monté en urgence une opération. Cette opération a permis de saisir d’importantes quantités de produits impropres à la consommation composés de carcasses de bœuf et de porc, de riz, de sucre, d’oignons, de cuisses de poulets, etc.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Un accident de la circulation a fait, samedi dernier, deux morts et 86 blessés dont 15 graves sur l’autoroute, à hauteur de l’échangeur Malick Sy. C’est un car Ndiaga Ndiaye qui transportait des supporters, en majorité des jeunes, en direction du stade Iba Mar Diop pour assister à un combat de lutte, qui s’est renversé. Alertés à 15h 49mn, les sapeurs-pompiers sont vite intervenus. Selon le colonel Moussa Niang de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, les éléments déployés sur place ont très vite pris en charge les blessés qui ont été évacués dans les structures hospitalières de Principal, de Le Dantec et de Grand Yoff.

…Et un conducteur de moto mortellement heurté à Sagatta
Un accident d’une rare violence s’est produit sur l’axe Dahra-Touba, à hauteur du village de Sagatta-Djolof. Un véhicule 4x4, marque Toyota et immatriculé DK-8427-AC, a mortellement fauché un conducteur de moto Jakarta. Il s’agit d’Isma Dia, âgé de 47 ans, domicilié à Mbacké. Les faits se sont déroulés hier, vers 8 heures. Alertés, les hommes du commandant de la gendarmerie de Dahra, Abdoul Aziz Kandji, se sont rendus sur les lieux. Le corps sans vie a été déposé à la morgue du district sanitaire de Dahra. Interrogé, le chauffeur de la voiture, Fallou Sow, avance qu’il a été gêné par la poussière de la route Dahra-Touba qui est en construction. Il est en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Dahra.              

Masse NDIAYE

En conclave à Saly depuis hier, journalistes et acteurs de la justice qui se regardent souvent en chien faïence renouent le dialogue. Ils cherchent, à travers un panel dénommé « Justice et Médias », à dessiner les contours d’une collaboration sincère pour l’intérêt de la République.

Entre la justice et la presse, c’est n’est pas souvent le grand amour. Les magistrats, soucieux de la présomption d’innocence, cherchent à tout cacher. Les journalistes, cherchant à exercer pleinement leur liberté d’expression, veulent tout dévoiler. Et pourtant, ils exercent, chacun de son côté, une mission de service public. Les magistrats rendent justice et les journalistes informent les citoyens. C’est pourquoi, sur initiative du ministère de la Justice, ces deux entités se rencontrent, depuis hier à Saly, pour lever certaines incompréhensions et aller vers une meilleure collaboration.

Il s’agit d’établir les bases d’une collaboration professionnelle structurée entre ces deux composantes de la société.

« A travers ce séminaire, nous voulons poser les conditions d’une relation apaisée entre la presse et la justice. Il peut arriver qu’un journaliste soit condamné et que cela suscite un certain émoi surtout dans une société démocratique. Il importe alors, à travers ce dialogue, de trouver les voies qui permettent aux journalistes et aux juges de mieux se comprendre. Cet échange va aboutir à des recommandations réalistes », a déclaré Me Sidiki Kaba.

Pour sa part, la directrice de cabinet du ministre de la Justice et par ailleurs coordonnatrice du Projet de gouvernance économique (Pge), Aminata Fall Cissé, estime que le département de la justice a entrepris d’importantes réformes et c’est à travers les médias que la cible que constitue la population sera atteinte.

« Les journalistes et les magistrats fonctionnent selon des systèmes différents. Les premiers ont l’obligation de garder leurs secrets et les seconds cherchent à les dévoiler », a-t-elle reconnu, non sans préciser qu’ils veulent, à travers ce séminaire, que les médias comprennent le fonctionnement de la justice. « Les journalistes jouent un rôle important dans l’avancée démocratique de notre pays. Mais la justice est le denier rempart, l’épine dorsale de l’Etat de droit. Nous avons engagé ces réformes parce que nous sommes à l’orée d’une période transitoire pour le Sénégal avec la découverte d’importantes ressources naturelles. Si nous ne faisons pas en sorte d’avoir une justice efficace, nous risquons de connaître le sort que d’autres pays détenteurs de ces ressources ont connu », a-t-elle averti.

De notre envoyé spécial Ndiol Maka Seck

Le garde des Sceaux a plaidé pour l’adoption du code la presse. « Dans une démocratie comme le Sénégal, nous devons aller vers l’adoption du code de la presse comme le président de la République a eu à le dire. Les conditions me paraissent aujourd’hui réunies pour son adoption », a-t-il soutenu. A l’en croire, la dépénalisation reste toujours au centre du débat. Mais, a-t-il insisté, il est important que ce texte qui est dans les tiroirs depuis fort longtemps soit adopté. « Lorsque de parlement se saisira de cette question, le débat sera posé. Aujourd’hui, chacun doit pouvoir porter ce combat. Lorsque les députés seront convaincus de la nécessité d’adopter le texte, ce sera plus facile », a estimé le ministre de la Justice.

Le président du Conseil national de l’audiovisuel (Cnra), Babacar Touré, a expliqué aux magistrats que l’absence de formation et de barrière constituent la source des dérives notées dans la presse, ce que le nouveau code vient régler. « Il y a ceux qui ont intérêt à ce que cette situation perdure, mais ce code sécurise aussi bien la presse que les citoyens », a précisé l’ancien journaliste.

Le prix de vente de l’assiette foncière de la prison  de Rebeuss est fixé à 7,6 milliards de FCfa. C’est le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, qui a fait la révélation hier à Saly lors de l’ouverture du panel « Médias et Justice ».

« Il n’est pas facile de vendre la prison de Rebeuss mais il nous faut trouver un acheteur pour pouvoir construire une autre prison », a laissé entendre le garde des Sceaux. Selon lui, la première prison du Sénégal, qui est celle de Saint-Louis, date de 1863. D’autres ont été construites par la suite. Il s’agit de celle de Bambey en 1916, de Sédhiou en 1920 et celle de Rebeuss, à Dakar, en 1929. Depuis lors, s’est-il désolé, aucune prison n’a été construite. Ce sont seulement des réhabilitations qui ont été faites.

C’est pourquoi, a-t-il reconnu, les difficultés dans les prisons sont réelles et la solution radicale est la construction de prisons.

Hier, après la prière du vendredi, deux personnes ont été mises aux arrêts par la Brigade territoriale gendarmerie de Hann.

C’est vers les coups de 14 heures que ladite brigade a reçu un coup de fil d’une personne qui a souhaité gardé l’anonymat. Ce dernier a indiqué avoir vu deux individus conduire un cheval dans le site du Technopole, dont le but serait destiné à l’abattage. Prenant cette information très au sérieux, le commandant de la Brigade territoriale de Hann, Augustin Coly, met ses éléments à la trousse de ces malfaiteurs. Ils seront surpris en train de dépecer la bête, avant qu’ils ne soient conduits dans les locaux de la Brigade pour les besoins de l’enquête.

S. M. S. CISSE

La Subdivision des Douanes de Yoff à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar a saisi, le vendredi 27 mai 2016, 33,58 kg d’amphétamines, une drogue de synthèse, informe un communiqué. La drogue a été découverte au passage du scanner. Elle était soigneusement cachée dans des sacs et cartons renfermant d’autres marchandises pour tromper la vigilance des agents. La saisie a été effectuée sur 3 passagers en provenance de la Chine. Ils ont été interpellés et placés en garde-à-vue.

Dans la nuit du jeudi au vendredi, les agents de la Brigade des Douanes de Fimela ont, pour leur part, saisi en mer à bord d’une pirogue à la Pointe Sarrène, 4 colis d’un poids total de 212 kg de chanvre indien. Quant au Bureau des Douanes de Kidira, il a opéré, le 21 mai 2016, une saisie de 804 bonbonnes de gaz de 5 kg l'unité. Ces bonbonnes de gaz vides à destination du Burkina Faso étaient dissimulées dans une cargaison contenant des produits alimentaires déclarés audit bureau des ​D​ouanes.

La valeur totale estimée est de 10.050.000 FCfa, lit-on dans le document qui précise que le renforcement de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, demeure, plus que jamais, une préoccupation de l’Administration des Douanes, dans le cadre de sa mission de sécurisation, de protection de l'Economie nationale et de la Santé publique.


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