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Société & Faits divers (3258)

Le rapport aux sources pose problème lorsqu’il s’agit d’interviewer ou de donner la parole à des migrants de retour au bercail. Dans les rédactions, les journalistes ne sont pas préparés pour aller à la rencontre de ces migrants. Les exigences d’une collecte rigoureuse, d’un traitement objectif et d’une diffusion à grande échelle doivent être au cœur de la nouvelle approche informationnelle… pour ne pas dire de la nouvelle offre informationnelle lorsqu’il s’agit de parler du fait migratoire dans sa globalité : qu’il s’agisse de la migration régulière, clandestine, circulaire, ou de transit. A l’issue du séminaire de Niamey, les journalistes ont compris qu’il faut éviter de tomber dans la confusion sémantique. Car, « l’agenda médiatique de la migration porté par les Ong obéit à des exigences que les médias ne comprennent pas ».

Même s’il est généralement admis que les médias ont un effet puissant, « leur capacité à changer les comportements est quasi-résiduelle lorsqu’il s’agit d’engager la lutte contre la migration clandestine ». Car, il est ressorti à l’issue des débat que « le traitement médiatique du fait migratoire ne glisse pas sur le terrain des motivations qui permettent de dresser le profil du migrant de retour et d’anticiper ses comportements futurs ».

Par Doudou Sarr NIANG, envoyé spécial à Niamey

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Les médias peuvent-ils être des sentinelles de la lutte contre la migration clandestine ? Certes,  il est de la responsabilité du journaliste d’avoir une attitude dénonciatrice, mais est-ce véritablement le rôle du journaliste à qui on a appris … juste à donner l’information sans aucun parti pris ?

Face à ces contraintes objectives, l’émergence d’un journaliste compréhensif et analytique pourrait aider à renforcer les postures médiatiques pour plus d’efficacité éditoriale. Il ne s’agit pas de réinventer le journalisme, mais d’inventorier les bonnes pratiques professionnelles qui révèlent un journalisme innovant.

Innovant dans la démarche parce qu’orientée vers une perspective critique. Il s’agit plus de faire abstraction du classicisme médiatique (le sempiternel travail de compte-rendu) mais d’explorer de nouvelles postures médiatiques qui permettent d’expliciter les faits, de les rendre intelligibles afin de mettre en débat la migration dans sa globalité.

Il faut repenser le journalisme dans le rapport des médias aux phénomènes de société pour aider à un changement de paradigme dans le modèle représenté du migrant.

Il est attendu chez les médias sénégalais une efficacité combative pour devenir de vrais acteurs dans le dispositif de lutte. Il ne s’agit pas de faire preuve d’indignation sélective lorsqu’il faut dénoncer ces jeunes qui ont choisi de suivre les pistes du désert pour rejoindre l’Occident. Mais d’ingéniosité pour comprendre le goût du risque ou encore cette folle envie de partir qui frise une certaine pathologie individuelle et collective.

Alors, faut-il transformer les migrants en «journalistes» pour partager avec eux plus du vécu ? La parole du migrant, lorsqu’elle est dépouillée de tout subjectivisme, vaut son pesant d’or. Et lorsque l’occasion lui est donnée de la mettre en texte, elle peut révéler des indices palpables d’une tragédie humaine qui appelle une offensive médiatique d’envergure pour dire  «non».

A coup sûr, ces «nouvelles figures du journalisme» pourraient user de leurs positions acquises dans la sphère médiatique pour changer les perceptions publiques. Et les médias, fortement renseignés sur le fait migratoire, délaisseront le récit au profit d’un véritable travail d’investigation. En d’autres termes, comme l’a si bien dit, un étudiant en journalisme de Rabat : « Il faut faire parler les migrants et ne pas se contenter de parler d’eux». C’est la meilleure manière d’éviter de tomber dans « l’immigrationisme » (Immigration+sensation).

Par Doudou Sarr NIANG, envoyé spécial à Niamey

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L’assemblée générale de l’Union des magistrats sénégalais (Ums) s’est tenue ce week-end à Saly. A l’occasion, Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice et garde des Sceaux, a indiqué que la justice sénégalaise est une justice de qualité. Il a noté que son département est en train de tout mettre en œuvre pour renforcer davantage la crédibilité du système judiciaire. 

« Si le secteur de la justice est géré avec efficacité, transparence et éthique, l’État pourrait garantir une paix sociale et un climat des affaires favorable à l’investissement ». Telle est la conviction du ministre de la Justice. Il qui présidait, samedi, la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale (Ag) de l’Ums. Me Sidiki Kaba a transmis aux magistrats tous les encouragements du président Macky Sall, ainsi que sa « volonté inébranlable » d’en faire une rayonnante institution de développement économique, de paix sociale et de sécurité pour le Sénégal et l’Afrique. Pour Sidiki Kaba, « la justice sénégalaise est une justice de qualité » et ce, en dépit « des attaques souvent virulentes ». Mais, a-t-il assuré, son département est en train de tout mettre en œuvre pour « renforcer encore plus la crédibilité de notre système judiciaire ».

Selon le ministre, l’Etat s’efforce d’améliorer le fonctionnement de la justice en initiant d’importants projets et programmes qui visent, entre autres, à promouvoir la qualité du service public de la justice, à rapprocher la justice des justiciables, à améliorer la gouvernance du service public de la justice. « La mise en œuvre de ces programmes a permis d’enregistrer des résultats significatifs tant dans la gestion du patrimoine immobilier, le parc automobile et informatique que le recrutement, la formation initiale et continue des magistrats, greffiers et autre personnel judiciaire », a indiqué Me Sidiki Kaba. Il a magnifié l’engagement du Premier ministre à faire adopter, par le gouvernement, les projets de lois portant statut des Magistrats, du Conseil supérieur de la magistrature et le projet de décret relatif à l’échelonnement judiciaire.

Politique infrastructurelle
Le ministre a insisté sur la politique infrastructurelle très ambitieuse du gouvernement avec la construction et la réhabilitation de plusieurs juridictions. Cette dynamique, selon lui, sera maintenue avec la construction de la cour d’appel de Tambacounda, la construction de 8 tribunaux de grande instance et 17 tribunaux d’instance, mais aussi de l’immeuble devant abriter le Centre de formation judiciaire (Cfj). De plus, a-t-il ajouté, toutes les juridictions n’offrant plus la sécurité et la fonctionnalité nécessaires à une bonne administration de la justice seront rénovées et celles qui sont dans des maisons conventionnées seront transférées dans des bâtiments à construire. « La traduction en actes de ces projets contenus dans le document de programme du ministère de la Justice sera déclinée dans un plan pluriannuel d’actions qui intègrera l’appropriation de cette politique par tous les acteurs concernés au premier rang desquels figurent les magistrats », a-t-il soutenu.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

Amélioration de l’univers carcéral
La surpopulation carcérale, la promiscuité dans les cellules constituent une réalité au Sénégal. Face à une telle situation, il est devenu impératif, selon le ministre, d’accroître le parc immobilier-pénitentiaire.

A en croire Me Kaba, la vétusté de la majorité des bâtiments logeant les prisons et le manque de moyens limitent la capacité de l’État à garantir les conditions minimales de détention prévues par les normes internationales. « Un important programme immobilier sera mis en œuvre pour améliorer l’univers carcéral », a-t-il souligné, poursuivant que « la réhabilitation et l’expansion progressive des infrastructures pénitentiaires est l’une des stratégies retenues par le gouvernement pour améliorer les conditions de détention et réduire la surpopulation carcérale ».

De l’avis du ministre, ces travaux coûtent cher et son département compte développer, à partir de janvier 2017, un plan d’investissement sur cinq ans dans l’optique de couvrir l’ensemble des lieux de détention. Plusieurs projets ont été retenus dans ce cadre. Il s’agit, selon Me Kaba, de la construction de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap), de la maison d’arrêt et de correction de Sébikotane de 1.500 places, la réhabilitation et l’équipement des établissements pénitentiaires de 500 places sur l’étendue du territoire national. Parmi les acquis, le ministre a noté sur la dotation des juridictions et des services centraux du ministère en véhicules et en matériel informatique.

Recrutement de personnel
D’après le ministre, pour une justice fiable, il faut des magistrats, des greffiers et du personnel en nombre suffisant et bénéficiant d’une formation initiale et continue de qualité dans des domaines pointus. « Pour pallier nos manques criants d’effectifs et anticiper sur les nombreux départs à la retraite chez les magistrats et les greffiers, le Premier ministre, sur instruction du président de la République, nous a autorisés à recruter en 2016, par voie de concours, 35 auditeurs de justice, 45 élèves greffiers et 40 élèves éducateurs spéciaux », a relevé le ministre.

Ainsi, pour l’année 2015, a indiqué Sidiki Kaba, 30 auditeurs de justice et 50 élèves greffiers ont été admis et sont présentement en formation au Cfj, tandis que 47 interprètes ont été formés en 2015 et 2016. Il s’y ajoute, selon le ministre, que 21 personnes sont déjà réaffectées dans les juridictions et les 26 autres ont récemment bouclé leur examen de sortie et attendent d’être redéployées. Au titre de la formation continue et du renforcement des capacités, 45 magistrats ont déjà bénéficié, cette année, de sessions de formation au Sénégal et à l’étranger sur le terrorisme, la criminalité transnationale, la justice criminelle, entre autres, avec l’appui des partenaires au développement.

Construction d’une école de la magistrature à Diamniadio : 2 milliards de FCfa et 3 ha octroyés par le chef de l’Etat
Le Sénégal sera bientôt doté d’une école de la magistrature. Le chef de l’Etat a octroyé à l’Ums 2 milliards de FCfa et un terrain de 3 ha à Diamniadio pour sa construction. Mais, en attendant, une enveloppe de 300 millions de FCfa est dégagée pour les travaux de réhabilitation de l’immeuble devant abriter provisoirement le centre de formation judiciaire.

Le président de la République, Macky Sall, a octroyé 2 milliards de FCfa et un terrain de 3 ha à Diamniadio à l’Ums pour la construction d’une école de la magistrature. Il a réitéré cette promesse lors de la réception, au Palais, du bureau exécutif de l’Ums.

« Je rappelle que le chef de l’Etat vient récemment d’annoncer, à l’occasion du Conseil des ministres de Dakar, l’octroi d’un terrain de 3 ha et d’une somme de 2 milliards de FCfa pour la construction d’une école de la magistrature », a déclaré le garde des Sceaux. Ce qui a été confirmé par le président de l’Ums. « Nous attendons que cet engagement soit matérialisé », a-t-il toutefois ajouté.

Haro sur les attaques infondées
La justice fait parfois l’objet « d’attaques gratuites et infondées », a relevé le président de l’Ums. Toutefois, Maguette Diop a promis que l’Ums veillera au respect scrupuleux de la loi et de son statut. « Face à de telles calomnies, l’Ums usera, au besoin, des voies et moyens prévus par la loi pour défendre l’honorabilité de ses membres et l’image de la justice », a-t-il soutenu avec force. Dans la même veine, il a réitéré la détermination du bureau exécutif de l’Ums à lutter contre « les comportements contraires à l’éthique et à la déontologie et s’érigera en rempart contre toutes tentatives malsaines de diabolisation de la justice ». Par rapport à la mobilité des magistrats, l’Ums attend du ministère la livraison de nouveaux véhicules.

Magatte Diop a jugé le nombre de magistrats exerçant au Sénégal très insuffisant malgré le fait qu’ils soient plus nombreux que les avocats et les greffiers. « Il est heureux que le gouvernement se soit inscrit dans la perspective de recrutement pour résorber progressivement le gap surtout dans la capitale », s’est-il réjoui, tout en promettant de veiller davantage sur une bonne gestion de la carrière des magistrats en tenant compte de la durée de l’intérim, de l’ancienneté et de la compétence. La situation des magistrats à la retraite préoccupe aussi l’Ums. Car, après des années de bons et loyaux services, ces derniers perçoivent, à la retraite, « une pension dérisoire qui ne peut leur garantir un repos mérité », a soutenu M. Diop, qui a remercié le président de la République qui a alloué à l’Ums 2 milliards de FCfa pour la construction d’une école de la magistrature sur un site de 3 ha à Diamniadio.

Maguette Diop, président de l’Ums : « Nous ne céderons à aucune pression ni injonction ou menace »
L’Union des magistrats sénégalais (Ums), au cours de cette rencontre, a décidé de défendre l’indépendance de la justice et surtout à ne point céder à aucune menace ni injonction ou menace.

Selon le président Magatte Diop, le renforcement de l’indépendance de la justice qui est un pouvoir constitutionnellement consacré demeure une préoccupation constante de son organisation. « Le pouvoir judiciaire n’est pas un troisième pouvoir, mais l’un des trois pouvoirs dont la mission, de son point de vue, est capitale pour l’approfondissement de la démocratie, la sauvegarde des droits et libertés individuels et la promotion de l’état de droit », a-t-il dit. « La justice doit toujours être indépendante et impartiale et le juge toujours fidèle à la loi et à sa conscience. C’est est un principe sacro-saint auquel nous tenons tous et veillerons scrupuleusement à ce qu’il soit observé par tous les magistrats. Nous ne céderons à aucune pression, ni injonction ou menace », a laissé entendre le patron de l’Ums. Avant d’ajouter : « Nous restons fidèles à notre serment et ferons tout pour nous acquitter de cette mission que nous accomplissons au nom du peuple sénégalais ».

Cependant, pour le juge, l’indépendance est d’abord une affaire personnelle. C’est pourquoi il a demandé à chaque magistrat d’assumer cette indépendance et de la manière la plus absolue. Pour ailleurs, il a estimé que la justice, c’est d’abord les symboles, la solennité. Donc, a-t-il mentionné, il faut que les bâtiments répondent aux normes d’une institution judiciaire digne de ce nom. A l’en croire, l’indépendance de la magistrature passe également par l’augmentation des budgets des juridictions et par conséquent du ministère de la Justice qui, a-t-il regretté, n’atteint pas 1% du budget de l’Etat.


« Sur la déclaration de patrimoine, c’est la loi qui définit ceux qui sont assujettis »
En marge de la cérémonie d’ouverture, le président de l’Ums s’est prononcé sur l’actualité marquée par la sortie de l’ex-présidente de l’Ofnac, Nafi Ngom Keïta. Pour Maguette Diop, « ce n’est pas une personne qui décrète qu’un tel est assujetti à la déclaration de patrimoine, mais la loi. La loi a un esprit et une lettre et c’est le juge qui est chargé de l’interpréter et de dire la teneur. On ne peut pas comprendre qu’une personne se lève un bon jour pour s’adresser avec une manière aussi discourtoise à l’institution qu’est le premier président de la Cour suprême. Il faut savoir raison garder. Nous sommes tous des responsables, investis d’une mission de servir l’Etat et le peuple sénégalais. On se doit respect et courtoisie. J’invite tout le monde à s’inscrire dans cette dynamique qui est adossée aux règles de bienséance », a-t-il martelé.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

La ministre de la Femme et de la Famille, Mme Mariama Sarr, a fait le point sur le retrait des enfants de la rue et a distribué, avant-hier, l’appui mensuel que l’Etat donne aux maîtres coraniques et autres couches vulnérables dans le cadre du programme de retrait des enfants de la rue lancé officiellement depuis le jeudi 30 juin dernier.  

Faisant le bilan de l’opération de retrait, Mariama Sarr a relevé une importante baisse des enfants dans la rue au cours des dernières opérations ayant comme résultat le changement de décor perceptible dans les grandes artères de la capitale. Le ministère a procédé à 19 sorties qui se sont soldées par le retrait de 519 enfants de la rue dont 207 accompagnés de leurs mamans (115 garçons et 82 filles). L’évaluation a été faite vendredi dernier par la commission chargée du retrait des enfants de la rue.

Selon Mariama Sarr, depuis le démarrage des opérations soutenues par la Brigade spéciale des mineurs, des acteurs de tous bords se sont joints à la décision du gouvernement sénégalais pour se féliciter de sa démarche salvatrice qui restaure les droits et la dignité de l’enfant. « Ces statistiques ont enregistré 166 Sénégalais, 26 Maliens et 15 Guinéens. Les services du ministère ont aussi retiré 104 mères de famille de la rue, 312 enfants non accompagnés (307 garçons et 5 filles) dont 186 Sénégalais, 102 Bissau-guinéens, 7 Maliens,  7 Guinéens (Conakry) et 6 Gambiens. Sur les 519 enfants retirés de la rue, 460 sont retournés à leur famille et 59 restent en attente au centre « Guindi », sis au Front de terre de Dakar », relève-t-elle.

Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a pris des mesures d’accompagnement dont la première opération s’est soldée par l’octroi d’un appui d’environ de 7 millions de FCfa en ressources financières et en denrées alimentaires aux familles et « daaras » des enfants concernés. A en croire le ministre Mariama Sarr, le montant est passé à 17 millions de FCfa, si l’on y ajoute le soutien apporté aux maîtres coraniques. Lors de la cérémonie de remise, samedi dernier, de dons mensuels que le gouvernement a décidé d’apporter à ces couches vulnérables, chacun des 15 « Serigne daara » identifiés a reçu 75.000 FCfa, 3 sacs de riz, 10 litres d’huile, 10 kg de sucre, 1 paquet de 24 savons. De même, les 26 familles présentes au centre « Guindi » ont obtenu chacune 50.000 FCfa, 1 sac de riz, 5 litres d’huile, 5 kg de sucre, 1 paquet de 24 savons et 5 sachets de lait.

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a assuré que les familles concernées par la mesure seront enrôlées dans le programme de Bourse de sécurité familiale et en même temps prises en charge par le projet « Réinsertion des enfants de la rue » du village Sos d’enfants financé par l’Union européenne (Ue). Mme Sarr a ajouté que son département, appuyé par ses partenaires, a procédé à une enquête de terrain pour recenser tous les « daaras » du département de Dakar dans une première phase. « Ce travail, a-t-elle indiqué, a été déjà fait dans le département de Pikine et va se poursuivre dans les départements de Guédiawaye et Rufisque ».

En attendant, Mariama Sarr a invité les acteurs de la société civile et les leaders religieux à accompagner le gouvernement dans cette décision qui, dans ses principes, garantit l’intérêt supérieur de l’enfant, l’accès aux offres de services d’éducation, de santé et de protection pour tous les enfants. Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (Ppdh), a salué l’initiative. «Nous combattons l’exclusion, car tous les enfants sont d’égale dignité ». De son côté, Abdoulaye Sarr du village Sos d’enfants, a indiqué que « pour aider un enfant, il faut qu’il soit à la maison ».

Serigne Mansour Sy CISSE

...L’Etat invité à ne pas reculer
La décision du gouvernement de retirer les enfants de la rue agrée nombre d’organisations de la société civile qui demandent au président de la République de ne point reculer. 

Peu avant 17 heures, samedi dernier, à la place de l’Obélisque, le retrait des enfants de la rue a nécessité un rassemblement citoyen. L’initiative a été prise par plusieurs organisations de la société civile et organismes internationaux. Il y avait l’Unicef, l’association « Les Oliviers », la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (Ppdh), l’Empire des enfants de Mme Anta Mbow, l’association « Pen Attitude », Bamba Fall, maire de la Médina, Alioune Tine, directeur du bureau régional d'Amnesty international pour l'Afrique de l'Ouest, des autorités administratives, etc. La manifestation a été marquée par des prestations culturelles et sportives, des (sketchs, la lecture de poèmes, l’intermède musical, la démonstration en art martial comme le taekwondo, etc.  

Dans un manifeste dénommé « De l’engagement citoyen » établi sur trois pages et remis à la presse, des associations ont unanimement demandé au président de la République de ne point reculer. « Nous avons décidé d’assumer notre part dans l’édification d’une société capable de mettre fin à la mendicité des enfants qui les expose à toutes formes de maltraitance, d’exploitation et de violence, d’injustice sociale. La mendicité enfantine va à l’encontre d’une bonne éducation de base», lit-on. 

Le document rappelle que le Conseil des ministres du 22 juin 2016, au cours duquel le président a engagé le gouvernement à retirer dans Dakar et dans toutes les régions du Sénégal les enfants de la rue, marque un tournant décisif dans la lutte contre l’exploitation de dizaines, voire de centaines de milliers d’enfants. « Les enfants, à travers leur déclaration, exigent le respect et l’application effective de la mesure présidentielle qui répond à des attentes profondes au sein de la population », relève-t-il. 

Pour sa part, le chargé de la protection de l’enfant à l’Unicef, Yves Olivier Kassoka, a soutenu que malgré le nombre d’enfants retirés de la rue, nombreux sont ceux qui y circulent encore dans les artères des villes. « La décision de retirer les enfants de la rue est une mesure positive et teintée d’espoir », affirme-t-il. 

D’après lui, ces enfants doivent être protégés et bénéficier du même traitement que tous les autres enfants qui sont dans leur famille. « La rue n’est pas la meilleure place pour eux. Ce n’est pas possible. Elle déconstruit tout le processus de socialisation que les familles inculquent aux enfants. Il faut travailler à accompagner l’Etat dans cette décision », a affirmé M. Kassoka. 

Le chargé de la protection de l’enfant à l’Unicef demande aux parents d’assumer leur responsabilité. « Certains parents sont complices car ils reçoivent des commissions sur le dos des enfants. Nous ne devons pas être indifférents à leur sort», poursuit-il.

Yves Olivier Kassoka se dit convaincu que la décision du gouvernement de retirer les enfants de la rue peut faire tache d’huile sur toute l’étendue du territoire avec un plan d’actions global qui va durer le temps nécessaire à leur retrait afin qu’ils ne puissent pas y revenir. Quant à Cheikh Mbow de la Cosydep, il estime que le retrait des enfants de la rue leur garantit une bonne éducation. 

S. M. Sy CISSE

La surpopulation carcérale, la promiscuité dans les cellules constituent une réalité au Sénégal. Face à une telle situation, il est devenu impératif, selon le ministre, d’accroître le parc immobilier-pénitentiaire.

A en croire Me Kaba, la vétusté de la majorité des bâtiments logeant les prisons et le manque de moyens limitent la capacité de l’État à garantir les conditions minimales de détention prévues par les normes internationales. « Un important programme immobilier sera mis en œuvre pour améliorer l’univers carcéral », a-t-il souligné, poursuivant que « la réhabilitation et l’expansion progressive des infrastructures pénitentiaires est l’une des stratégies retenues par le gouvernement pour améliorer les conditions de détention et réduire la surpopulation carcérale ».

De l’avis du ministre, ces travaux coûtent cher et son département compte développer, à partir de janvier 2017, un plan d’investissement sur cinq ans dans l’optique de couvrir l’ensemble des lieux de détention. Plusieurs projets ont été retenus dans ce cadre. Il s’agit, selon Me Kaba, de la construction de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap), de la maison d’arrêt et de correction de Sébikotane de 1.500 places, la réhabilitation et l’équipement des établissements pénitentiaires de 500 places sur l’étendue du territoire national. Parmi les acquis, le ministre a noté sur la dotation des juridictions et des services centraux du ministère en véhicules et en matériel informatique.

Recrutement de personnel
D’après le ministre, pour une justice fiable, il faut des magistrats, des greffiers et du personnel en nombre suffisant et bénéficiant d’une formation initiale et continue de qualité dans des domaines pointus. « Pour pallier nos manques criants d’effectifs et anticiper sur les nombreux départs à la retraite chez les magistrats et les greffiers, le Premier ministre, sur instruction du président de la République, nous a autorisés à recruter en 2016, par voie de concours, 35 auditeurs de justice, 45 élèves greffiers et 40 élèves éducateurs spéciaux », a relevé le ministre.

Ainsi, pour l’année 2015, a indiqué Sidiki Kaba, 30 auditeurs de justice et 50 élèves greffiers ont été admis et sont présentement en formation au Cfj, tandis que 47 interprètes ont été formés en 2015 et 2016. Il s’y ajoute, selon le ministre, que 21 personnes sont déjà réaffectées dans les juridictions et les 26 autres ont récemment bouclé leur examen de sortie et attendent d’être redéployées. Au titre de la formation continue et du renforcement des capacités, 45 magistrats ont déjà bénéficié, cette année, de sessions de formation au Sénégal et à l’étranger sur le terrorisme, la criminalité transnationale, la justice criminelle, entre autres, avec l’appui des partenaires au développement.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

 

 

 

Le Sénégal sera bientôt doté d’une école de la magistrature. Le chef de l’Etat a octroyé à l’Ums 2 milliards de FCfa et un terrain de 3 ha à Diamniadio pour sa construction.

Mais, en attendant, une enveloppe de 300 millions de FCfa est dégagée pour les travaux de réhabilitation de l’immeuble devant abriter provisoirement le centre de formation judiciaire.

Le président de la République, Macky Sall, a octroyé 2 milliards de FCfa et un terrain de 3 ha à Diamniadio à l’Ums pour la construction d’une école de la magistrature. Il a réitéré cette promesse lors de la réception, au Palais, du bureau exécutif de l’Ums. « Je rappelle que le chef de l’Etat vient récemment d’annoncer, à l’occasion du Conseil des ministres de Dakar, l’octroi d’un terrain de 3 ha et d’une somme de 2 milliards de FCfa pour la construction d’une école de la magistrature », a déclaré le garde des Sceaux. Ce qui a été confirmé par le président de l’Ums. « Nous attendons que cet engagement soit matérialisé », a-t-il toutefois ajouté.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

La justice fait parfois l’objet « d’attaques gratuites et infondées », a relevé le président de l’Ums. Toutefois, Maguette Diop a promis que l’Ums veillera au respect scrupuleux de la loi et de son statut. « Face à de telles calomnies, l’Ums usera, au besoin, des voies et moyens prévus par la loi pour défendre l’honorabilité de ses membres et l’image de la justice », a-t-il soutenu avec force. Dans la même veine, il a réitéré la détermination du bureau exécutif de l’Ums à lutter contre « les comportements contraires à l’éthique et à la déontologie et s’érigera en rempart contre toutes tentatives malsaines de diabolisation de la justice ». Par rapport à la mobilité des magistrats, l’Ums attend du ministère la livraison de nouveaux véhicules.

Magatte Diop a jugé le nombre de magistrats exerçant au Sénégal très insuffisant malgré le fait qu’ils soient plus nombreux que les avocats et les greffiers. « Il est heureux que le gouvernement se soit inscrit dans la perspective de recrutement pour résorber progressivement le gap surtout dans la capitale », s’est-il réjoui, tout en promettant de veiller davantage sur une bonne gestion de la carrière des magistrats en tenant compte de la durée de l’intérim, de l’ancienneté et de la compétence. La situation des magistrats à la retraite préoccupe aussi l’Ums. Car, après des années de bons et loyaux services, ces derniers perçoivent, à la retraite, « une pension dérisoire qui ne peut leur garantir un repos mérité », a soutenu M. Diop, qui a remercié le président de la République qui a alloué à l’Ums 2 milliards de FCfa pour la construction d’une école de la magistrature sur un site de 3 ha à Diamniadio.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

En marge de la cérémonie d’ouverture, le président de l’Ums s’est prononcé sur l’actualité marquée par la sortie de l’ex-présidente de l’Ofnac, Nafi Ngom Keïta. Pour Maguette Diop, « ce n’est pas une personne qui décrète qu’un tel est assujetti à la déclaration de patrimoine, mais la loi. La loi a un esprit et une lettre et c’est le juge qui est chargé de l’interpréter et de dire la teneur. On ne peut pas comprendre qu’une personne se lève un bon jour pour s’adresser avec une manière aussi discourtoise à l’institution qu’est le premier président de la Cour suprême. Il faut savoir raison garder. Nous sommes tous des responsables, investis d’une mission de servir l’Etat et le peuple sénégalais. On se doit respect et courtoisie. J’invite tout le monde à s’inscrire dans cette dynamique qui est adossée aux règles de bienséance », a-t-il martelé.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

La décision du gouvernement de retirer les enfants de la rue agrée nombre d’organisations de la société civile qui demandent au président de la République de ne point reculer.

Peu avant 17 heures, samedi dernier, à la place de l’Obélisque, le retrait des enfants de la rue a nécessité un rassemblement citoyen. L’initiative a été prise par plusieurs organisations de la société civile et organismes internationaux. Il y avait l’Unicef, l’association « Les Oliviers », la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (Ppdh), l’Empire des enfants de Mme Anta Mbow, l’association « Pen Attitude », Bamba Fall, maire de la Médina, Alioune Tine, directeur du bureau régional d'Amnesty international pour l'Afrique de l'Ouest, des autorités administratives, etc. La manifestation a été marquée par des prestations culturelles et sportives, des (sketchs, la lecture de poèmes, l’intermède musical, la démonstration en art martial comme le taekwondo, etc.   

Dans un manifeste dénommé « De l’engagement citoyen » établi sur trois pages et remis à la presse, des associations ont unanimement demandé au président de la République de ne point reculer. « Nous avons décidé d’assumer notre part dans l’édification d’une société capable de mettre fin à la mendicité des enfants qui les expose à toutes formes de maltraitance, d’exploitation et de violence, d’injustice sociale. La mendicité enfantine va à l’encontre d’une bonne éducation de base», lit-on.

Le document rappelle que le Conseil des ministres du 22 juin 2016, au cours duquel le président a engagé le gouvernement à retirer dans Dakar et dans toutes les régions du Sénégal les enfants de la rue, marque un tournant décisif dans la lutte contre l’exploitation de dizaines, voire de centaines de milliers d’enfants. « Les enfants, à travers leur déclaration, exigent le respect et l’application effective de la mesure présidentielle qui répond à des attentes profondes au sein de la population », relève-t-il.

Pour sa part, le chargé de la protection de l’enfant à l’Unicef, Yves Olivier Kassoka, a soutenu que malgré le nombre d’enfants retirés de la rue, nombreux sont ceux qui y circulent encore dans les artères des villes. « La décision de retirer les enfants de la rue est une mesure positive et teintée d’espoir », affirme-t-il.

D’après lui, ces enfants doivent être protégés et bénéficier du même traitement que tous les autres enfants qui sont dans leur famille. « La rue n’est pas la meilleure place pour eux. Ce n’est pas possible. Elle déconstruit tout le processus de socialisation que les familles inculquent aux enfants. Il faut travailler à accompagner l’Etat dans cette décision », a affirmé M. Kassoka.

Le chargé de la protection de l’enfant à l’Unicef demande aux parents d’assumer leur responsabilité. « Certains parents sont complices car ils reçoivent des commissions sur le dos des enfants. Nous ne devons pas être indifférents à leur sort», poursuit-il. Yves Olivier Kassoka se dit convaincu que la décision du gouvernement de retirer les enfants de la rue peut faire tache d’huile sur toute l’étendue du territoire avec un plan d’actions global qui va durer le temps nécessaire à leur retrait afin qu’ils ne puissent pas y revenir. Quant à Cheikh Mbow de la Cosydep, il estime que le retrait des enfants de la rue leur garantit une bonne éducation.

S. M. Sy CISSE

Le corps des volontaires japonais au Sénégal s’est encore enrichi. Hier, sept autres ont prêté serment pour se mettre aux côtés des populations à la base.

Rika Yuhara, Toru Sasabe, Kotaro Yamamoto, Mika Kadota, Kasumi Kon, Kaho Toyama, Akane Matsuda, voilà les sept volontaires (dont cinq femmes et deux hommes) qui ont prêté serment hier, au siège l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Ils seront affectés, durant les deux prochaines années, à Fatick, Louga, Thiès et Kaffrine, pour intervenir dans les activités socio-éducatives en faveur de la jeunesse, a indiqué Kosuke Odawara, premier adjoint au représentant résident de la Jica. A l’en croire, le programme des volontaires de l’Agence est le socle de la coopération entre le Sénégal et le Japon. « Je renouvelle ici notre engagement à appuyer le volontariat en favorisant la synergie entre les différents corps de volontaires et à développer le programme de volontaires japonais », a-t-il assuré. L’arrivée de ces sept agents portera le nombre à 74 volontaires présents au Sénégal cette année. Dès lors, M. Odawara indique que ces derniers participeront au renforcement de l’enseignement des matières scientifiques et mathématiques. Ces volontaires favoriseront aussi la gestion communautaire de l’école afin de promouvoir l’éducation artistique et sportive, dans le respect des orientations du gouvernement du Sénégal, notamment le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet).

De son côté, le directeur de la coopération technique, Papa Birama Thiam, s’est félicité de la solidarité agissante du gouvernement japonais à l’égard de celui du Sénégal pour l’atteinte des missions de développement. S’adressant aux sept volontaires, M. Thiam a prédit que « leur réussite ne fait l’objet d’aucun doute, vu la qualité du groupe et leur engagement ». Mieux, il note que ces derniers représentent « un maillon essentiel de la coopération bilatérale qui régit nos deux pays ». Il a aussi rappelé que la formation du capital humain est l’un des axes importants du Plan Sénégal émergent (Pse).

Serigne Mansour Sy CISSE

Le projet Adressing childen’s basic rights in Senegal (Abris), exécuté au plan local par Enda Jeunesse Action et mis en œuvre par Plan Sénégal à travers un financement du département d'Etat américain pour lutter contre la traite des enfants par la mendicité forcée, a organisé, mercredi, dans la capitale du Nord, une grande séance de mobilisation sociale.

Cette action vise à soutenir la décision du président Macky Sall de retirer les enfants de la rue. Devant des centaines de « Ndeyou-Daara » (marraines des talibés) et de « Badiènou-Gox » (marraines de quartier) des communes de Saint-Louis, Gandon, Ndiébène Gandiole, Fass-Ngom et Mpal, la coordonnatrice régionale du projet Abris, Mme Ndèye Gnima Dieng, a réitéré l’engagement « indéfectible » des responsables de son projet à soutenir et à appuyer cette « belle initiative » du chef de l’Etat. En présence du sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Ibrahima Ndao, du chef du service régional de l’Action sociale, Gora Sèye, et autres autorités administratives, municipales et religieuses, Ndèye Gnima a plaidé pour une synergie des actions pour une prise en charge « efficace et durable du retrait des enfants de la rue ». Le projet Abris, selon Mme Ndèye Gnima Dieng, a organisé cette séance de mobilisation sociale pour réfléchir avec les « Ndeyou Daara » et les « Badiènou Gox » sur des mesures de concrétisation de ce retrait des enfants de la rue et trouver des stratégies d’accompagnement et de pérennisation de l’initiative du président Macky Sall.

Mme Gnima Dieng a invité les collectivités locales, les partenaires au développement, les médias, les délégués de quartier, les chefs de village, les maîtres coraniques et les Ong qui interviennent dans le domaine de l’enfance à travailler ensemble afin de permettre au chef de l’Etat de relever les défis du retrait des enfants de la rue et de la lutte contre la mendicité forcée.

Mb. K. DIAGNE et A. M. NDAW

Une délégation de l’équipe du Congrès américain est en visite au Sénégal. L’objectif de cette visite organisée, en partenariat avec le Global Poverty Project,  Vision Mondiale E-U et le soutien de la Bill & Melinda Gates Fondation, est d’examiner l’efficacité de l’acheminement de l’aide dans les activités financées par le gouvernement américain au Sénégal.
Le communiqué reçu par la rédaction indique qu’en outre des efforts soutenus en faveur de l’efficacité des programmes, la délégation ambitionne de renforcer le plaidoyer afin d’attirer plus de ressources nécessaire vers le Sénégal. «Nous nous félicitons de cette visite de terrain du Congrès américain au Sénégal. C’est une opportunité pour ces décideurs américains d’influencer et de voir par eux-mêmes les défis auxquels le Sénégal se trouvait confronté en matière de développement, mais aussi devoir le superbe travail des programmes financés par les Etats-Unis tels que les programmes de World Vision et autres partenaires qui abordent de manière tangible et durable ces problèmes de développement», a déclaré Dr Andrew Catford, directeur national de World Vision Sénégal.

La directrice du département politique et plaidoyer américain du Global Poverty Project a magnifié l’initiative. Pour Judith Rowland, la visite de ménages et l’observation de première main de l’impact de l’argent des contribuables américains ont aidé à constater le rôle important que joue son pays dans le monde. « L’aide étrangère est vitale, et au cours de ce voyage, nous avons vu les changements que ces dollars américains apportent dans ces communautés et leur vie. Rencontrer des personnes dont les vies sont transformées par l’aide extérieure américaine est une expérience inoubliable », se réjouit-elle.

Le communiqué indique que World Vision Sénégal et les autres partenaires ont travaillé en étroite collaboration afin de s’assurer que le programme intensif sur quatre jours couvrait un vaste éventail d’interventions de développement essentiellement axées sur la santé et la nutrition, mais aussi de découvrir des activités de développement économique clé ainsi que liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène.

Tata SANE 

Ibrahima Diouf, directeur de l’Agence régionale de l’Ipres, Doudou Sène Diop, président de l’association régionale des boulangers de Saint-Louis, Cheikh Fall et Assane Guèye Ndanane de la Cnts ont plaidé, mercredi, pour la revalorisation morale et matérielle des métiers de la boulangerie.

A l’issue d’une rencontre organisée au centre Espace Jeunes par les responsables du syndicat régional des boulangers, ces derniers ont longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mobiliser toutes les énergies en vue de permettre à l’ensemble des gindres, meuniers, ouvriers, transporteurs et autres travailleurs du secteur de la boulangerie de bénéficier largement, dans de très bonnes conditions, des services de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale.

La représentante de l’Inspection régionale du travail de Saint-Louis, Mme Ndiaye, s’est réjouie de cette rencontre qui a permis de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour permettre aux travailleurs du secteur de la boulangerie de faire valoir leurs droits, sur tous les plans et à tous les niveaux.
Le secrétaire général du syndicat régional des boulangers, Oumar Niang, a rappelé que les travailleurs boulangers de Saint-Louis ont créé un syndicat pour répondre à leurs préoccupations, dans le cadre d’un dialogue social fructueux. Il a précisé que les boulangeries sont en général des entreprises familiales et les employeurs n’appliquent pas très souvent la législation du travail, au point de compromettre les droits des travailleurs boulangers.

Dans les propositions retenues pour la révision de la convention collective interprofessionnelle, les militants syndicaux de Saint-Louis ont introduit la notion de travailleurs boulangers à la place d’ouvriers boulangers. Ce concept inclut un spectre d’acteurs intervenant dans ce secteur et comprenant toutes les activités, du meunier au chauffeur livreur de pain.
Aujourd’hui, a souligné Cheikh Fall de la Cnts, il est évident que la compétitivité de l’entreprise est du ressort des travailleurs qui doivent faire un travail productif dans des conditions libres, d’équité et d’égalité de chances. Ce qui nécessite une disponibilité de l’emploi, une protection sociale et un respect des droits fondamentaux du travail. Pour ce faire, les travailleurs de ce secteur doivent, de l’avis de Cheikh Fall, s’organiser pour faire comprendre à leurs adhérents leurs droits et leurs devoirs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Ecole nationale de police et de la formation permanente a accueilli, hier, la cérémonie de sortie de promotion de la 42e promotion de la police nationale et de la 30e de l’administration pénitentiaire. 1.027 nouveaux agents ont reçu leurs épaulettes en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Abdoulaye Daouda Diallo, du directeur de la police Omar Mal, du directeur de l’administration pénitentiaire, le colonel Daouda Diop et d’autres personnalités.

Devant le bâtiment central de l’Ecole nationale de police et de formation permanente, Moulaye Dicko, major dans la section élève commissaire de police, reçoit ses galons du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo. Le directeur de l’administration pénitentiaire et celui de la police nationale en font de même pour les six autres majors. Derrière eux, dans le carré d’arme, au garde à vous, alignés dans les pelotons, les autres agents reçoivent, à leur tour, les épaulettes qui récompensent tous les efforts qu’ils ont consentis durant leur formation, selon le directeur de cette école créée en 1955. La cérémonie, empreinte de solennité, continue, rythmée par des morceaux de la musique de la police nationale. A l’honneur, les 846 sortants de la 42e promotion de la police nationale. Celle-ci compte 24 commissaires, 10 officiers, 113 sous-officiers et 699 agents. La 30e promotion de l’administration pénitentiaire, elle, est composée de 181 élèves parmi lesquels il y a 6 contrôleurs, 40 agents administratifs et 135 surveillants de prison.

Mame Coumba Faye (agent de police) et Aminata Diallo (surveillante de prison) sortent avec les plus fortes moyennes. Elles ont respectivement 17,2 et 16,85 sur 20. Ousmane Guèye, directeur de l’Ecole nationale de police et de la formation permanente, s’adressant aux désormais nouveaux agents, a salué leur engagement au service de la Nation. Il rappelle les valeurs qui fondent le socle et l’essence de la déontologie de la profession. « La déontologie sera, pour vous, un guide dans votre action », clame-t-il. Le commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle a exhorté au « culte de l’excellence dans le savoir-faire et le savoir-être ». Ce qui passera par une conduite exemplaire.

Abdoulaye Daouda Diallo a, dans son discours, rappelé tous les projets en matière de sécurité des biens et des personnes entrepris par le chef de l’Etat. Des projets qui visent à accompagner les efforts des forces de défense et de sécurité. Par la suite, il a invité les nouveaux agents à s’inscrire dans « le sillage déjà tracé par les anciens », leur rappelant les exigences de leur futur métier quant au sacrifice et au don de soi qui le fondent. « J’insiste sur l’impérieuse nécessité qui vous incombe de conformer, en toute circonstance, vos faits et gestes aux exigences de transparence, de bonne gouvernance et de respect des droits de l’Homme », poursuit-il. Enfin le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a attiré l’attention des récipiendaires à « prendre conscience des défis sécuritaires contemporains fortement marqués par la présence de la menace terroriste » avant de leur souhaiter une bonne réussite dans leur carrière.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Les forces de l’ordre et de sécurité ont organisé, hier, une journée d’imprégnation sur le Code de justice militaire au profit des assesseurs et des défenseurs militaires et paramilitaires. La cérémonie qui s’est déroulée au Cercle Mess des officiers de la caserne Samba Diéry Diallo, sise à Colobane, a été présidée par le général de division, Haut commandant de la gendarmerie, directeur de la justice militaire, en présence du premier président de la Cour d’Appel de Dakar, du président du tribunal de grande instance de Dakar, du bâtonnier de l’ordre des avocats et un représentant du parquet.

Le Code de justice militaire est vivant et doit évoluer au rythme de la société. C’est le sentiment exprimé hier au cours de la journée de vulgarisation dudit code au profit des militaires et paramilitaires. Le général de division Mamadou Guèye Faye a apprécié à sa juste valeur la journée d’imprégnation sur les dispositions du Code de justice militaire. « Au début des années d’indépendance, on n’avait pas une loi nationale en vigueur et on continuait à appliquer la loi française jusqu’en 1963. Après on a rectifié sur la partie organisation de la justice militaire et, en 1994, après plusieurs années de réflexion, on est parvenu à un Code de justice spécifiquement sénégalais », a expliqué le général Faye. Selon lui, c’est une occasion d’assurer la vulgarisation dudit code pour mieux armer les assesseurs, les défenseurs et les jurés militaires et paramilitaires qui doivent accompagner les magistrats professionnels chargés de juger dans des tribunaux spéciaux en cas de délits et infractions liés à leurs fonctions. « C’est une journée extrêmement importante qui s’inscrit dans la continuité du programme d’imprégnation du code de défense et de sécurité et les dispositions de la loi 94-44 du 27 mai 1994 », a-t-il indiqué.

Mettre l’accent sur tous les citoyens
Différents thèmes sont abordés comme la présentation du Code de justice militaire et l’exposé de la compétence des juridictions ordinaires sur des infractions d’ordre militaire, etc. L’élaboration dudit code s’est faite compte tenu des principes de droit régissant la justice sénégalaise et a fait l’objet d’une étude pendant plusieurs années par une commission où étaient représentées toutes les parties concernées (armée, gendarmerie, corps paramilitaires). L’avant projet a été ensuite envoyé aux différents départements ministériels pour avis.

« Les résultats de vos échanges serviront de nouvelle base de justice qui prend en compte les intérêts du peuple», relève le directeur de la Justice militaire. Le général Mamadou Guèye Faye a remercié les autorités judiciaires qui ne cessent d’apporter leur expertise et savoir-faire en la matière. « Nous sommes contents de l’engagement dont vous faites montre pour la bonne marche de la société nouvelle », fait-il remarquer.

Pour le Haut commandant de la gendarmerie, la justice occupe une place de premier choix pour l’entreprise humaine. « Elle est l’un des fondements du contrat social qui suscite la confiance des gouvernés envers les gouvernants et des subordonnés envers leurs chefs », a encore martelé le général de division Faye. A l’en croire, le juge doit agir dans sa pleine indépendance, s’entourer de tous les éléments d’informations. Alors que le soldat qui doit s’informer, discuter et chercher le fort et le faible d’un acte. Le général Faye rappelle que « tous les pays démocratiques sont dotés de Code de justice militaire ».

Cheikh M. COLY

Le Conseil Sénégalais des femmes (Cosef) a présenté, hier, à la une étude portant identification des actions à mener dans un processus de renforcement de la qualité de la représentation des femmes et de la gouvernance locale dans la région de Fatick durant le mandat 2014-2019.

Le Conseil Sénégalais des femmes (Cosef) fait sienne la Stratégie nationale pour l’égalité et l’équité des genres au Sénégal (Sneeg).

C’est dans ce sens qu’il a réalisé une étude portant identification des actions à mener, en vue de renforcer la qualité de la représentation des femmes et de la gouvernance locale dans la région de Fatick pour la période de 2014 à 2019. L’étude à révélé un bond important vers la parité réalisée lors des élections de 2014, la persistance des inégalités dans les postes d’exécutif local, une conception mitigée de la parité, l’absence d’unanimité sur le rôle joué par les femmes élues. «Avec l’arrivée de cette masse critique de femmes représentant 42,2% dans les 12 collectivités locales de la région, il est important d’évaluer leur comportement au niveau de ces conseils, mais surtout d’analyser la qualité de leur participation et de son impact», explique la présidente du Cosef.

Ndèye Lucie Cissé estime qu’au-delà de la représentation des femmes dans les instances locales, il urge d’ancrer l’approche genre aussi bien dans la politique de développement territorial menée par l’Etat que dans la gestion du développement local confiée aux collectivités locales elles mêmes. D’où l’intérêt de renforcer les capacités des élues afin d’optimiser leur contribution à l’effort local de développement. Faudrait-il rappeler que ces dernières sont soumises à plusieurs contraintes sociales et politiques. Rappelant les raisons qui ont présidé le choix de Fatick, Mme Cissé indique que la région ne compte aucune femme présidente de Conseil départemental. Le rapport de l’étude remis à la presse souligne que seule une femme y est élue maire (dans la commune de Diarrère). Dans le Conseil départemental de Foundiougne, cinq commissions seulement sur les 15 sont dirigées par une femme. Dans l’écrasante majorité des collectivités locales de la région, le document a fait état du non-respect du décret d’application de la loi sur la parité.

Parlant au nom de l’Union des associations des élus locaux (Uael), la directrice de la Cellule d’appui aux élus locaux (Cael) à l’Uael s’est réjouie de l’initiative. Pour Haby Sylla, l’heure est à la consolidation des acquis. Toutefois, elle préconise plus de synergies dans les actions de formation afin de faire bénéficier aux femmes un mieux-être. «L’intégration du genre dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques publiques est un impératif. C’est tout l’intérêt d’harmoniser les différentes actions en vue de renforcer le plaidoyer pour l’atteinte des objectifs fixés dans ce sens », indique-t-elle. Aussi invite-t-elle les femmes à s’impliquer dans l’élection du Haut conseil des collectivités.

Tata SANE

Dakar abrite, depuis hier, un séminaire de formation de magistrats africains sur la Convention de Stockholm interdisant les Polluants organiques persistants. Cet atelier est à l’initiative du Centre régional de la convention de Bâle, Rotterdam et Stockholm pour les pays d’Afrique francophone.

De nombreux magistrats ne sont pas formés au droit de l’environnement. Ce déficit se fait sentir quand il s’agit de prendre des décisions de justice sur les délits environnementaux. C’est fort de ce constat que le Centre régional de la convention de Bâle, Rotterdam et Stockholm pour les pays d’Afrique francophone a organisé, hier, un atelier de formation à l’intention des magistrats, dans le cadre de la composante judiciaire du Projet sur la gestion écologiquement rationnelle des Polluants organiques persistants (Pop). Cette formation entre dans le cadre global du projet de renforcement des capacités et assistance technique pour les Plans nationaux de mise en œuvre de la Convention de Stockholm dans les Pays les moins avancés (Pma) de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) plus la République centrafricaine, le Tchad, la Mauritanie et Sao Tomé et Principe. L’objectif est d’assurer la formation et le renforcement des capacités de ces magistrats qui, à leur tour, assureront la formation dans leurs institutions judiciaires nationales respectives.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye, les Pop sont des molécules définies par leur toxicité (impacts nuisibles prouvés sur la santé humaine et l’environnement), leur persistance dans l’environnement, une bioaccumulation au niveau de la chaîne alimentaire et un transport longue distance, c'est-à-dire un déplacement loin de leurs lieux d’émission. « L’article 7 de la Convention de Stockholm demande aux parties d’élaborer et de s’efforcer de mettre en œuvre un plan d’actions pour s’acquitter de leurs obligations en vertu de la Convention », a précisé le secrétaire général. A l’en croire, en signant et en ratifiant la plupart des accords multilatéraux sur l’environnement, la Convention de Stockholm y compris, « nos pays se sont résolument engagés, aux côtés de la communauté internationale, afin d’apporter leur partition à la résolution des différents problèmes d’environnement qui gangrènent notre planète ».

Elle a rappelé que le gouvernement du Sénégal et le secrétariat de la Convention de Bâle ont signé un Accord cadre le 1er mars 2005 pour abriter le Centre régional francophone qui été nominé et désigné par la cinquième conférence des parties de la Convention de Stockholm, en mai 2011, comme Centre régional de la Convention de Stockholm. Selon le directeur régional du centre, Michel Seck, il est nécessaire de familiariser les magistrats avec lesdites conventions.

Ndiol Maka SECK

Triste nouvelle pour les habitants du quartier Diamaguène à Thiès avec la mort, hier, du jeune Fallou Ndiouck à la suite d’une altercation avec Khadim Faye. Il s’agit d’une bagarre qui a tourné au vinaigre et qui continue de défrayer la chronique dans ce quartier populaire. Fallou était parti vers 10 heures couper de l’herbe derrière les ateliers des chemins de fer, quand une bagarre l’a opposé au nommé Khadim Faye. Il aurait reçu, selon une source, un coup fatal à la gorge, alors qu’une autre version estime que la victime est tombée sur des tessons de bouteille qui lui ont tranché la gorge. Il a traversé les rails avant de tomber raide mort !

Les policiers informés de même que les sapeurs-pompiers ont accouru sur les lieux, avec un médecin pour faire le constat et acheminer le corps à la morgue de l’hôpital régional de Thiès. Les circonstances de ce meurtre restent encore inconnues.

M. SAGNE

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a apporté la réplique à l’ex-patronne de l’Ofnac. Dans une « mise au point » adressée à la presse hier, Me Sidiki Kaba a soutenu que contrairement à ce que pense Mme Nafi Ngom Keïta, le premier président de la Cour suprême n’est pas assujetti à l’obligation de déclaration de patrimoine.

Dans une lettre adressée au président de la République qui circule depuis quelques temps dans la presse, l’ex-présidente de l’Ofnac, Nafi Ngom Keïta, mentionne que le premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, aurait refusé de faire sa déclaration de patrimoine alors qu’il administre des crédits de plus d’un milliard de FCfa. Et ceci, en violation des dispositions de la loi n°2014-17 du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine.

Hier, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, a fait, à travers un communiqué, « une mise au point ». « En vertu de l’article 2 de la loi susvisée, sont assujettis à la déclaration de patrimoine les administrateurs de crédits, les ordonnateurs de recettes et de dépenses et les comptables publics dont le niveau d’opérations porte sur un total annuel supérieur ou égal à un milliard de FCfa », a d’abord précisé le ministre de la Justice. Le garde des Sceaux d’ajouter que les crédits alloués à la Cour suprême, au titre de la gestion 2016, n’atteignent pas ce seuil d’un milliard de FCfa fixé par la loi, puisqu’ils sont limités au montant de 846.063.000 FCfa. « Le montant de 1.040.862.760 FCfa, pris en compte par l’ex-présidente de l’Ofnac, représente des dépenses de personnel inscrites au « Titre 2 » du budget général et exclusivement gérées par la direction de la Solde, des pensions et des rentes viagères du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan », a indiqué Me Sidiki Kaba. Par conséquent, a-t-il tranché, « le premier président de la Cour suprême n’est point assujetti à l’obligation de déclaration de patrimoine ».

Me Kaba a rappelé, enfin, que la Cour suprême, placée au sommet de la hiérarchie judiciaire, joue le rôle de « sentinelle du droit » chargée de maintenir fermement l’application de la loi et l’unité de son interprétation. A en croire le ministre de la Justice, cette cour est composée de magistrats de grande expérience dont l’indépendance et l’impartialité ne sauraient, en aucune manière, être remises en cause. « C’est dire qu’en toutes circonstances, la Cour suprême examinera, en toute impartialité, dans le respect de la Constitution et les lois de la République, tout recours dont elle est saisie », a-t-il rassuré.

Ndiol Maka SECK

L’érection de casernes de sapeurs-pompiers dans tous les départements du Sénégal à l’horizon 2017 figure parmi les chantiers du nouveau commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, le général Victor Tine.

« (...) Les autorités ont défini un objectif : couvrir l’ensemble des départements du Sénégal en casernes de sapeurs-pompiers. Donc, chaque département doit avoir une caserne de sapeurs-pompiers à l’horizon 2017 », a-t-il dit au cours d’une conférence de presse à l’occasion de sa prise de commandement, évoquant comme objectif « la sécurité pour tous ». Ancien conseiller de défense au ministère des Affaires étrangères, Victor Tine a été promu général en juillet dernier, puis nommé à la tête de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (Bnsp), en remplacement du général Pape Samba Camara. « Il y a un plan d’équipement en cours d’exécution. On espère qu’au terme de ce plan, les moyens de travail vont être augmentés afin qu’on ne reproche plus aux sapeurs-pompiers d’être en retard », a indiqué le nouveau commandant de la Bnsp. Le général Tine signale que sur les 45 départements du pays, seuls 14 n’ont pas encore de casernes. Néanmoins, il a rappelé que 11 casernes ont été construites en deux ans.

Lutter contre les inondations, accidents et noyades
Le nouveau commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, le général Victor Tine, a aussi déclaré vouloir placer les inondations, les cas de noyades et les accidents au centre de ses priorités. « Le problème des inondations est dans l’urgence, parce que la saison des pluies s’est installée pratiquement sur l’ensemble du territoire. Il y a déjà quelques problèmes qui ont été signalés », a-t-il justifié.

Le général Tine dit vouloir d’abord faire l’état des lieux pour voir comment s’organiser dans la continuité de ce qui a été fait pour davantage repousser les « limites ». « Un travail a été fait par mes prédécesseur, je compte m’appuyer sur cela pour essayer d’aller encore de l’avant », a promis le nouveau commandant de la Bnsp. Parlant de la hausse des accidents, le général Tine estime qu’il y a beaucoup de choses à faire en matière de sensibilisation et même de formation des conducteurs. Concernant les cas de noyade, il souhaite l’implication de toutes les couches de la société pour appuyer les sapeurs-pompiers.

(APS) 

Pour aller vers une harmonisation dans la détermination du mois lunaire, imam Ahmadou Makhtar Kanté pense qu’il est stratégique de mettre en place un Observatoire de la Ummah pour la lune avec des démembrements dans tous les pays musulmans. 

Dépasser les divergences sur la détermination des mois lunaires dans la Ummah depuis 15 siècles, c’est le but du livre de l’imam Ahmadou  Makhtar Kanté, qui se propose de faire une analyse critique des interprétations et positions des jurisconsultes d’hier à nos jours. Cet ouvrage de 266 pages paru en juin dernier se divise en deux parties. La première partie comprend les signes cosmiques, les références scripturaires et la compréhension des oulémas qui traitent du Coran, des astres, de la science (chapitre 1), de la revue de la littérature sur 15 siècles (chapitre 2), de la récapitulation et de l’évolution (sur le statut légal de la constatation) en chapitre 3. La seconde partie est consacrée à l’analyse et aux préconisations.

Pour bien poser la problématique, imam Kanté fait appel à une thèse du guide religieux Cheikh  Youssef Al Qaradawi qui a écrit ceci : «L’erreur répandue chez un grand nombre de savants contemporains est de croire que le calcul astronomique est le calcul de ceux qui font les calendriers qui sont imprimés et distribués aux gens, contenant les horaires de prières ainsi que les débuts et les fins des mois lunaires. Tel calendrier est attribué à un tel, l’autre à un tel, se référant, pour la plupart, à des ouvrages anciens d’où ils tirent ces horaires ». 

Alors qu’Abdullah Ibn Umar, compagnon du  Prophète Mouhamed (Psl) de l’école hanbalite, ouvre la possibilité au calcul astronomique vu que c’est l’observabilité qui est tenue en compte et non la constatation visuelle du croissant de lune le 29ème jour, au soir. Ensuite, précise l’auteur à la page 23, « le Coran et les hadiths invitent à une détermination du mois lunaire qui vaille pour tous les musulmans ; ce qui écarte toute attitude sectaire, nationaliste ou autre qui occasionne des divergences sur ce sujet ».

Eclatement des signes
A ce propos, paraphrasant le penseur et philosophe musulman Saïd Hossein Nasr, M. Kanté se sert d’un verset coranique comme parapluie contre toutes les critiques : « Nous ferons éclater nos signes aux horizons et en eux-mêmes jusqu’à ce qu’il (cosmos) leur devienne évident que c’est la vérité ».

Histoire de dire que pour le livre sacré des musulmans, l’être humain vraiment digne de son statut est celui qui ne se limite pas à l’émerveillement. 

En ce sens, l’écrivain Kanté ajoute que les justificatifs du rejet du calcul astronomique (simplicité, égal accès, prévention de la discorde, confusion avec l’astrologie, non fiabilité des prédictions astronomiques) sont devenus impertinents, indéfendables et anachroniques en raison de l’évolution du contexte et des savoirs et auxquels la Oumma de notre temps ne peut être indifférente.   
L’auteur fait aussi un bref rappel historique sur le modèle d’observatoire pour le Sénégal. A l’en croire, du temps de l’Afrique occidentale française (Aof) avant les indépendances, « le gouvernement colonial, après consultation des chefs religieux, prenait la décision, de commun accord, afin de déterminer et de publier les jours fériés découlant des fêtes musulmanes et cela s’appliquait à tous les pays sous sa juridiction ».

Mais, après les indépendances, le même procédé a continué sauf que dans les années 1970, « le Sénégal a connu beaucoup de divergences sur la détermination des dates des fêtes musulmanes. Après quelques années de mésentente, des personnalités religieuses ont plusieurs fois essayé de remédier à cette situation, mais sans succès ».

Selon Imam Kanté, la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) dirigée jusqu’à présent par Mourchid Ahmed Iyane Thiam sera plus tard l’aboutissement d’une tentative de fédérer les musulmans autour d’un organe consensuel aux fins de pratiquer dans l’unité, ne serait-ce qu’à l’échelle du pays, le culte lié au cycle lunaire et de célébrer dans l’harmonie les fêtes musulmanes y afférentes. Toujours, Imam Kanté regrette les possibilités de manque d’unité enseignées par l’islam à cause de la divergence notée dans les heures de prières, surtout en période de fêtes religieuses. Face à cette situation, il constate que le Sénégal est à la croisée des chemins (p. 229) et se doit de relever rapidement le défi de l’unité par rapport au calendrier lunaire notamment en vue d’une solution conforme à la charia. C’est-à-dire, aller vers une harmonisation dans la détermination du mois lunaire, en mettant en place un Observatoire de la Oumma.

Serigne Mansour Sy CISSE 

L’Ecole de la République sénégalaise a-t-elle pour mission de former, de conformer ou de transformer la jeunesse ? Difficile de viser juste tant les enjeux sont complexes, tant le futur semble incertain. Les derniers résultats des épreuves du Bac 2016 traduisent on ne peut mieux les symptômes virulents et les sentiments d’inquiétude qui accablent les parents d’élèves, la société civile et les institutions de l’Etat.

Le paradigme change. Impétueux, l’imaginaire de la jeunesse sénégalaise baigne dans la ‘’ nouvelle culture ’’, cette pop culture de l’innovation dominant l’espace des idées et des comportements virtuels comme réels. Alors que les temps changent à une vitesse accélérée, que la narration du monde court après le flux et reflux de mégabytes d’informations, que les réseaux accroissent leurs portées, que les champs lexicaux se démultiplient pour décrire les transitions systémiques du moment; les processus identitaires, économiques, politiques, technologiques, culturels, se conjuguent et se déchirent. L’élève de la République sénégalaise, devant ce champs quantique de probabilités sociétales, interroge son avenir.

A la lumière des Dispositions générales énoncées d’entrée de jeu, les efforts orchestrés depuis la Loi d’orientation de l’Education nationale de 1991 sont louables :

Art. 1 al. 1 : ’’ L’ Education nationale (…) a pour but de former des hommes et des femmes capables de travailler efficacement à la construction du pays (…). ‘’

Introduction Art. 2: ‘’ L’Education nationale contribue à faire acquérir les capacités de transformer le milieu et la société et aide chacun à épanouir ses potentialités (…). ’’

Ces vingt-cinq dernières années auront montré une volonté soutenue de consolider l’éducation du pays. A plusieurs égards, la section dédiée à l’éducation, du Programme d’amélioration de la qualité, de l’equité et de la transparence (Paquet) dénote une série des mesures qui auront permis de rehausser concrètement les paliers de l’architecture scolaire, plus particulièrement depuis 2001.
Pourtant, en dépit des 40% du budget de fonctionnement de l’Etat, des statistiques favorables -les résultats des épreuves du Bac 2016, comme ceux des années précédentes- laissent les théoriciens, les praticiens, et les citoyens perplexes. Le faible taux de réussite serait-il représentatif d’un malaise, ou signe avant-coureur d’un changement ?

Enigme d’une jeunesse diplômée
Avant tout, il est question d’élaborer une dimension prospective qui permettra d’ancrer l’Ecole de la République sénégalaise dans une réalité nouvelle, de propulser ses branches supérieures vers une véritable économie du savoir, fidèle aux exigences du début du XXIe siècle. A juger le tableau des scores à la porte de sortie, l’énigme d’une jeunesse diplômée, chômeuse, issue d’universités bondées de monde, sous la perfusion des bourses et croulant sous les regrettables aléas de l’organisation académique sénégalaise, s’avère aussi complexe qu’urgente à élucider. Il y va de la paix sociale. Avec plusieurs dizaines de syndicats dont les nerfs sont à fleurs de peau, trois ministères jacobins en charge malgré les élans de déconcentration et de décentralisation, malgré les démarches intelligentes, la crise n’hésite pas à frapper le flanc nu à l’arme blanche. Il faudrait donc remonter l’échelle jusqu’au point de départ, partir de la Petite enfance pour examiner le projet de société animant la cité sénégalaise. Le consensus stipule que le parcours préconisé par le Développement intégré de la Petite enfance (Dipe), la structuration et le perfectionnement du Cycle fondamental (Cf), à savoir les cours élémentaires et moyens, en plus de la révision de l’enseignement secondaire général et spécialisé, poursuit l’objectif d’instruire et de préparer une génération, la tranche des 7 à 16 ans plus précisément, afin qu’elle prenne en main la destinée du pays. On cite parmi les outils à manoeuvrer : le renforcement des capacités du personnel enseignant et administratif, la mise à jour des manuels, la mise sur pied d’un arsenal de contrôle de la qualité, l’interaction de l’apprenant avec son environnement psychosocial, en plus d’autres mesures d’inclusion, d’intervention et de réorientation stratégique.

Pourtant, le plafond de verre, si transparent, si prometteur, demeure fixé à de solides amarres. Pour trouver la pièce maîtresse du puzzle, il va donc falloir être original. Un avenir sous de meilleures augures serait-il envisageable si l’Ecole de la République sénégalaise transgressait ses tabous et confiait le graal aux élèves? Et si, au lieu de conformer tant bien que mal l’élève à une programmation scolaire péniblement suffocante, on plaçait l’élève au centre du cercle, transformant de la sorte la programmation scolaire en fonction de ses besoins ? Et si, bien au-delà de la question de l’essor du secteur privé comme soin palliatif, ou encore de la question des langues nationales et des signifiants culturels, on repensait l’Ecole depuis ses bases didactiques; au lieu de ressasser les mêmes comptines ?

Une pédagogie flexible
L’exemple de la Finlande est intéressant. Les écoliers ont moins de devoirs, une pédagogie flexible, parfois deux à trois enseignants présents dans la salle de classe afin d’assurer une attention minutieuse. On encourage la coopération au lieu de la compétition, on privilégie la collaboration interpersonnelle au lieu de relations verticals. Les évaluations indiquent les progrès et les recommandations au lieu d’un protocole de note sanctionnant succès ou échec selon une ‘’ moyenne ’’. D’ailleurs, comment évaluer une ‘’moyenne’’ d’épanouissement ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la Finlande est l’un des systèmes scolaires publics les plus performants au monde. Sa politique d’éducation nationale la place en tête du classement Pisa des pays les plus industrialisés.

De toutes évidences, lorsqu’on pose la question de la rigueur et de la discipline de fer, avec l’oxygénation des idées neuves, le fer finit toujours par rouiller …

La crise de l’Ecole de la République sénégalaise met en exergue une crise des valeurs très profonde : la crise de l’autruche qui, la tête enfouie sous le sol, feint de ne pas saisir les conjectures sociétales que sa cécité occasionne. A ce jour, la catéchèse de l’Education nationale donne encore une place de choix aux sciences et techniques ; héritage (ô combien discutable) de la théorie de la modernisation, en vogue dans les années 50, qui faisait de l’industrialisation le fer de lance du développement d’un pays. Ceci étant, la perspective postmoderne nous montre autre chose. Sciences, oui ; mais conscience aussi ! Que l’intellect soit fécondé dans un incubateur scolaire scientifique, artistique, technique ou littéraire, la question principale est de savoir si un élève sera disposé à devenir demain un producteur de valeur ajoutée, capable de mouler son environnement de façon équilibrée, en fonction de ses aspirations les plus enthousiastes.

Depuis l’entrée dans le cursus scolaire, les aptitudes à la créativité, à l’imaginaire, à l’exploration psychomotrice, à l’expérimentation nouvelle, proposent un discours nouveau sur le plein épanouissement. Les avancées des neurosciences nous ont permis de comprendre que le cerveau humain était doté de caractéristiques plastiques. Comme organe dynamique, le cerveau s’adapte en augmentant ses connections internes et en modifiant ses circuits neuro-synaptiques afin de ’’s’habituer’’ aux expériences nouvelles. Autrement dit, en terme d’apprentissage, notre cerveau ne connaît que les limites qu’on lui impose. Cela veut dire qu’avec une série de méthodes appropriées, on peut stimuler la tendance naturelle d’un élève à déployer ses talents potentiels, et ce de façon continue depuis son plus jeune âge. En accordant une place de choix à l’imaginaire et la créativité on affine chez l’élève les facultés cognitives qui seront reflétées dans toutes les matières, le sens de l’initiative, de la résolution de problèmes, aussi complexes soient-ils, parmi d’autres facultés si nécessaires à l’Ecole, à la vie en société et à plus grande échelle, au développement du tissu économique et social du pays.

Si les bonnes vieilles méthodes remuent encore des souvenirs pour certains, aujourd’hui le besoin d’innover les contenus, la pédagogie, l’approche systémique, la vision de la société est outrageusement criard. Du fait de la démocratisation des Tic, l’élève sénégalais est désormais capable de chercher par lui-même le savoir. Avec une connection fiable, d’une salle de classe ou de chez lui, à Velingara ou à Fatick, il peut même communiquer en temps réel avec un autre élève vivant à Kuala Lumpur ou encore à Buenos Aires, à Oslo ou au Cap. L’accès à l’information en un temps record a détrôné l’enseignant de son mythique piédestal pour le confiner à une fonction d’accompagnateur de recherches. Le modèle historique du tout-puissant instituteur, ou de la sévère institutrice, passant en revue les rangs des élèves qui attendent patiemment d’être soumis à des contrôles et des devoirs, semble avoir atteint ses limites.

En revanche, les pédagogies alternatives font des prouesses remarquables. Par exemple, une approche axée sur des projets trans-disciplinaires permettrait aux élèves d’explorer leurs centres d’intérêt, à la mesure de leur développement personnel, et de participer à la planification des contenus didactiques et conceptuels. Ils pourraient ainsi approfondir leurs aptitudes à la recherche, voire consolider leur autonomie intellectuelle ; tout en apprenant à poser un regard global sur leurs objets d’étude, tout en apprenant à poser un regard global sur eux-mêmes. Qu’en serait-il de l’initiative d’association, même symbolique, des élèves à la prise de décisions concernant l’établissement ; non pas en tant que simple figurants assis ‘’ à la table des grands ‘’, mais comme collaborateurs, responsables à part entière de l’appareil académique, à la manière des lycées expérimentaux ? Je vous laisse imaginer quelles générations émergeraient de ce creuset ; nous verrions éclore de véritables citoyens libres et audacieux, prêts à façonner leurs propres cosmogonies contemporaines.

Principe d’innovation
Maintenant plus que jamais ledit principe d’innovation devrait guider les décisions de politique d’éducation. Les innovations sont aujourd’hui les véritables coefficients de transformation des structures socioéconomiques, culturelles et politiques africaines. Elles permettent de joindre la théorie à la pratique, dans des pays comme le Sénégal où le secteur informel est le poumon du marché de l’emploi. Reste à traduire ce principe en termes institutionnels et à laisser la créativité prendre les devants. Comme ailleurs sur le continent, la vigueur de l’intelligence sociale se mesure grâce à l’esprit de la débrouille, à l’adaptation à un environnement précaire, à l’instinct de survie, pour soi et pour les siens. Des milliers et des milliers de jeunes femmes et de jeunes hommes, venus en ville chercher de quoi vivre décemment, ou bêchant avec sueur et détermination les champs de l’arrière-pays, en font la preuve quotidiennement. Ils innovent tous sans grands moyens. Je vous laisse de nouveau imaginer le futur si cette force de travail vive, ingénieuse, avait accès à des formations sur mesure et un renforcement de leurs compétences…

L’Ecole de la République sénégalaise devrait pouvoir inscrire ces segments démographiques dans ses orientations prioritaires. Au sens plus large, elle devrait poser la question du progrès. Tant qu’à y être, elle devrait aussi poser la question des trésors dont regorgent les philosophies traditionnelles, trop souvent occultées à la fois par de fâcheuses tendances à l’obscurantisme superstitieux et par l’attitude hautaine du classicisme occidental, singée par certains chercheurs africains. N’est-il pas vrai que la construction de la Cité est une interrogation permanente, un ouvrage collectif auquel devrait prendre part les citoyens en devenir, producteurs de richesse, aventuriers du savoir, et créateurs d’idées ambitieuses ? A terme, idéalement (je le concède), l’Ecole de la République sénégalaise devrait pouvoir offrir les moyens aux ‘’ génies en herbe ‘’ de forger progressivement leur contribution à la société. Mais encore faudrait-il mettre à l’écart le conservatisme tacite des apparatchiks de l’érudition livresque, et sentir l’air de nouveauté qui embrase l’esprit des élèves sénégalais d’aujourd’hui…

* Les intertitres sont de la rédaction

Par Djiby Ndiaye Gaynde

Un citoyen qui s’interroge
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La récente initiative du gouvernement visant à retirer de la rue les enfants, y compris ceux qui sont forcés de mendier par leurs maîtres coraniques, constitue une étape importante dans la réforme d'un système d'exploitation profondément enraciné dans les habitudes, ont déclaré aujourd'hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (Ppdh).

Une coalition de 40 organisations sénégalaises spécialisées dans la défense des droits de l’enfant a salué l’initiative prise par l’Etat sénégalais en faveur des enfants vulnérables. Ces organisations ont exhorté les autorités à maintenir l'élan de ce mouvement en ouvrant des enquêtes et en engageant des poursuites judiciaires à l'encontre des maîtres coraniques et autres personnes qui commettent ces types de violations graves des droits de l’enfant. Selon le communiqué qui nous est parvenu, elles soutiennent que lors des six premiers mois de l'année 2016, au moins cinq enfants qui vivaient dans des écoles coraniques résidentielles sont morts prétendument après avoir été battus par leurs maîtres, aussi connus sous le nom de marabouts, ou dans des accidents de la circulation alors qu'ils étaient contraints de mendier. « En 2015 et en 2016, des dizaines d’enfants, appelés talibés, ont également été sévèrement battus, enchaînés et victimes d'abus sexuels ou d'agressions violentes alors qu'ils mendiaient », affirment-elles.

Ces décès et autres abus commis mettent en lumière, selon ces organisations, combien il est urgent que le gouvernement sénégalais punisse les personnes responsables d’abus et réglemente les écoles coraniques traditionnelles appelées « daaras ».

« Les talibés ont souffert d'abus et ont été exposés à des dangers qu'aucun enfant ne devrait avoir à affronter », a déclaré Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch.

Réglementer les daaras
Le 30 juin 2016, le président de la République, Macky Sall, a ordonné que tous les enfants soient retirés de la rue, placés dans des centres d’accueil, puis rendus à leurs parents. « Bien que les récentes mesures prises par le gouvernement soient louables, retirer les talibés des rues ne conduira pas à des changements sur le long terme si les écoles coraniques ne sont pas réglementées et si les maîtres qui ont commis des abus ne sont pas amenés à rendre des comptes », a encore relevé Mme Dufka.

À la mi-juillet, les autorités avaient retiré plus de 300 enfants des rues de Dakar. Plusieurs régions ont également commencé à appliquer cette initiative que les autorités prévoient d'étendre à tout le pays. Toutefois, note le rapport, le Sénégal n'a porté devant les tribunaux qu'un petit nombre d'affaires pour la plupart relatives à des décès ou à des formes d'abus les plus extrêmes, bien que le nombre d’arrestations de maîtres abusifs ait légèrement augmenté au cours de l'année écoulée. On note aussi que la pratique de la mendicité forcée des enfants ne fait presque jamais l'objet de poursuites judiciaires. Human Rights Watch et la Ppdh ont également noté l'existence d'un besoin urgent de services juridiques d'accès facile pour aider les enfants devenus victimes à obtenir justice.

Cheikh M. COLY

Le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public poursuit ses efforts de modernisation de l’administration. Il a mis en place un système qui aboutira à la confection de cartes professionnelles pour tous les agents de l’Etat.

Le ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public a mis en place un Système intégré de gestion des ressources humaines de l’Administration. Ce système entre dans la dynamique de modernisation de l’Administration publique qui est à sa phase pilote. Il aboutira à la confection de cartes professionnelles qui permettront d’identifier tous les agents de la Fonction publique. L’annonce a été faite hier par le secrétaire général dudit ministère, Mme Virginie Rachelle Fayçaline Coly. Elle présidait l’ouverture d’un séminaire de formation de deux jours en Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (Gpec) et en conduite du changement destiné aux responsables des ressources humaines de l’Etat. Cette rencontre est organisée en partenariat avec la coopération luxembourgeoise. « L’agent de l’Etat qui a cette carte à sa disposition peut avoir tous les avantages qu’offre son statut d’agent de l’Etat », a précisé Mme Coly.

Selon elle, le Sénégal s’est engagé dans une dynamique de réformes. Les premiers jalons ont été posés les 09 et 10 avril derniers lors du Forum national de l’Administration. « Dans sa vision, le président de la République veut une administration de développement, c’est-à-dire une administration aux services des usagers des services publics. Et l’Administration est faite d’hommes », a mentionné le secrétaire général, avant d’ajouter que la réforme budgétaire induite par l’entrée en vigueur de la loi d’orientation relative aux lois de finance, dans laquelle toutes les administrations vont basculer en janvier 2017, favorisera d’importants changements dans l’organisation et le fonctionnement de l’Administration. Il est donc nécessaire, à son avis, d’outiller les gestionnaires des ressources humaines des départements ministériels pour qu’ils puissent s’adapter davantage à ces nouveaux modes de gestion.

Revenant sur les réalisations de son ministère, Mme Virginie Rachelle Fayçaline Coly explique qu’en 2012, ils ont lancé l’audit physique et biométrique qui a permis une maîtrise des effectifs et, par ricochet, la masse salariale. Toujours, dans cette même dynamique, poursuit-elle, le département de la fonction publique a mis en place le fichier unifié des données du personnel de l’Etat qui est une interface entre toutes les plateformes de gestion des ressources humaines et la solde pour mieux maîtriser la masse salariale.

Ndiol Maka SECK

Le secrétaire général de l’Onu est sensible à la cause des migrants et des refugiés. A l’occasion de la célébration, avant-hier, de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, il a appelé les Etats à aller plus loin dans leur protection.

Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, le secrétaire général des Nations unies appelle les Etats à « aller plus loin dans la protection des migrants et des réfugiés, en particulier des jeunes, des femmes et des enfants, contre ceux qui voudraient exploiter leurs aspirations à un avenir meilleur, plus sûr et plus digne ». « Partout dans le monde, des dizaines de millions de personnes cherchent refuge désespérément, beaucoup sont loin de chez elles et surtout loin d’être en sécurité. Les migrants et les réfugiés se heurtent à des obstacles physiques et bureaucratiques colossaux.

Malheureusement, ils sont aussi exposés à des violations de leurs droits fondamentaux et menacés d’exploitation par les trafiquants », déplore Ban Ki-moon.

Selon lui, « nous devons encadrer les migrations en mettant l’accent sur les droits et la sécurité et créer des voies d’entrée suffisantes et accessibles pour les migrants et les réfugiés, avant de nous attaquer aux causes profondes des conflits, à savoir la pauvreté extrême, la dégradation de l’environnement et les autres crises qui forcent les populations à franchir des frontières, des mers et des déserts ».

A en croire le secrétaire général de l’Onu, ces questions seront au centre des discussions lors du Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants qui se tiendra à New York le 19 septembre prochain. Il visera notamment, souligne-t-il, à obtenir des États qu’ils s’engagent, de nouveau, à redoubler d’efforts pour lutter contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants et de réfugiés, garantir protection et assistance aux victimes de la traite et du trafic et à toutes les personnes victimes de violations de leurs droits fondamentaux et d’exactions à l’occasion de déplacements massifs et promouvoir le respect du droit, des normes et des dispositifs applicables à l’échelle internationale.

« J’appelle toutes les nations, qu’il s’agisse des pays d’origine, de transit ou de destination, à reconnaître que nous avons une responsabilité commune. Dans un premier temps, nous avons besoin d’un solide fondement juridique à notre action. J’encourage donc tous les États à adopter et à appliquer la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, son protocole relatif à la traite et tous les instruments internationaux essentiels relatifs aux droits de l’homme », mentionne le patron de l’Onu. Ban Ki-moon demande à chacun de renouveler son engagement à protéger, à respecter et à appliquer les droits fondamentaux de tous les migrants et de tous les réfugiés.

Ndiol Maka SECK


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