banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (1809)

Environ 123,2 kilogrammes de chanvre indien ont été saisis durant le week-end par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) et le commissariat de Police de Jaxaay, a-t-on appris lundi. Selon le Bureau des relations publiques de la Police, cette importante saisie de drogue a été effectuée dans le cadre des opérations de lutte contre l’usage et le trafic de drogue.

Dans un communiqué reçu à l’Aps, il rapporte que samedi dernier, aux environs de 14h 30mn, les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants de Thiès (Brs-Th) de la direction de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants ont appréhendé deux individus. Ces interpellations font suite après plusieurs jours d’investigation au sujet d’un trafic de chanvre indien sur l’axe Ngoudiane-Khombole-Kaba à Thiès. Le dispositif de surveillance et de filature mis en place à la sortie de Khombole, à quelques encablures de la route nationale, a permis d’identifier facilement le premier individu à bord d’une charrette en compagnie d’un individu non identifié, poursuit le communiqué de la Police sénégalaise. Lors de leur interpellation, ils étaient en possession de 60 blocs de chanvre indien d’un kilogramme chacun contenus dans trois sacs, relève la source. Les éléments de la Brigade de recherches du commissariat de Police de Jaxaay ont exploité un renseignement anonyme faisant état d’un trafic intense de chanvre indien aux Parcelles Assainies de Keur Massar. Sur place, ils ont interpellé deux individus dont une dame en possession de 62 kg de chanvre indien soigneusement dissimulés dans deux sacs entreposés dans une salle de bain, ajoute le texte. Des enquêtes ont été ouvertes et les mis en cause placés en garde à vue, précise le BRP de la Police.

APS

Les pèlerins sénégalais, après des moments inoubliables passés à Fatima avec le Pape François, poursuivent leur périple religieux au Portugal et en Espagne.

Les pèlerins des 55 pays du monde qui ont pris part aux festivités du centenaire des apparitions de la Vierge Marie, ont quitté la ville de Fatima satisfaits. Dans ces groupes pèlerins, il y a les Sénégalais qui se sont distingués parmi les autres en faisant flotter le drapeau national comme tous les autres pendant près de 72 heures dans le périmètre de l’esplanade du sanctuaire Notre-Dame de Fatima.

En quittant Fatima pour les autres sites religieux portugais et espagnols, les catholiques sénégalais gardent un bon souvenir de leur participation aux festivités du centenaire. C’est ce que confirme Mme Catherine Ndouck Ndiaye qui ne regrette rien. « Ce que j’ai vécu à Fatima est impressionnant car, pendant trois jours, je suis à côté des milliers de fervents catholiques de différentes races et pays qui avaient un seul objectif : se confier à Notre-Dame de Fatima », a expliqué Mme Catherine Ndiaye. Selon elle, il faut maintenir cette relation humaine avec la Vierge Marie. « Je suis aussi contente parce que le pèlerinage m’a permis de vivre profondément ma foi et de rencontrer la plus haute autorité de l’Eglise, le Pape François et de comprendre davantage l’histoire des trois bergers Lucie, Jacinthe et François », a-t-elle dit.

« Je suis fière d’être chrétienne et d’avoir un guide religieux comme le Pape. C’est un homme simple qui transmet le message de l’Eglise aux fidèles de manière simple », a constaté notre interlocutrice. Ces sentiments de satisfaction sont largement partagés par Pauline Luis de l’Ile de Gorée. A son avis, c’est une grâce. « Tout le monde n’a pas ce privilège. Ce genre de pèlerinage fortifie la foi et par ces temps qui courent où nous avons besoin de nous consacrer à Dieu », a-t-elle déclaré. Pour Mme Patricia Arlette Bindi Sita, ce pèlerinage a été tout simplement un appel. « J’ai été appelé parce que pour faire un tel pèlerinage, cela n’est pas donné à tout le monde. C’est un appel et j’ai répondu à l’appel de maman Marie et des deux saints qui ont été canonisés. Je suis illuminée surtout lorsque j’ai vu passer la statue de Notre-Dame de Fatima et le Pape devant moi. C’était l’apothéose », s’est-elle réjouie.

Après Fatima, les pèlerins sont montés vers les villes religieuses et touristiques de Porto et Braga. Ils ont participé à la messe du dimanche à la vieille cathédrale de Braga. C’est la plus vieille cathédrale du Portugal car existant depuis plus de neuf siècles. Elle est âgée de 927 ans. Dans la soirée, les pèlerins ont visité la belle église Bon Jésus de Braga. A signaler que dans la matinée, les pèlerins sénégalais convoyés à Fatima par l’Agence Labéry ont visité des édifices de la ville de Porto, notamment son vieux port et des structures spécialisées dans la fabrication du vin. Après la messe, certains pèlerins se sont dits émerveillés parce qu’en plus de la rencontre avec le Pape à Fatima, ils sont en train de découvrir des plus beaux sites qui ont marqué l’histoire de la vie chrétienne du Portugal.

De notre envoyé spécial au Portugal, Eugène KALY

La ziarra annuelle de l’association des amis du Coran et de la Sunna s’est tenue dimanche à Keur Massar. A cette occasion, les amis du Coran ont mis à profit ce rassemblement afin de formuler des prières pour un Sénégal prospère et paisible.

La ziarra annuelle des amis du Coran a été intensément venue cette année à Keur Massar où beaucoup de fidèles y ont pris part. Elle est marquée par la lecture, à plusieurs reprises, du saint Coran et un festin concocté pour les fidèles venus se ressourcer auprès d’El Hadj Souleymane Fédior, qui est à la fois l’imam Ratib de la grande mosquée de Fort B (Hann-Dakar) et celui de la cité Al Hamdoulilah de Keur Massar. Au menu de cette édition, figure également une conférence au cours de laquelle les fidèles ont été entretenus de l’importance de respecter les cinq prières quotidiennes. Imam Fédior a prié pour que la paix continue d’être une réalité dans notre pays et que ce dernier ait une prospérité qui sera profitable à tout le monde. Cependant, il n’a pas manqué d’inviter les autorités à ne jamais prendre un quelconque groupe religieux pour quantité négligeable. « Certes, cette ziarra n’a pas encore l’ampleur de l’appel des layènes, ni du magal de Touba ou du gamou de Tivaouane, mais Dieu a dit dans le Coran qu’il existe des groupes peu nombreux qui, en réalité, sont plus puissants que beaucoup de groupes constitués de nombreux fidèles », a-t-il précisé. Par conséquent, imam Fédior a demandé aux autorités d’œuvrer à accorder à l’association du Coran et de la Sounna une meilleure considération. « Je le dis parce qu’à l’exception de la lettre qui était destinée au maire de la ville de Pikine, toutes les autres correspondances ont été parvenues à leurs destinataires constituées pour l’essentiel d’autorités administratives, politiques ou locales », a-t-il soutenu, en précisant qu’aucune d’entre elles n’a réagi dans un sens ou dans un autre. L’association des amis du Coran et de la Sunna a été créée en 1980. Imam Fédior a rappelé que c’est à partir de 1984 que l’association est active. « Même le Président Abdou Diouf m’avait demandé au temps de faire de lui un membre de cette association », a révélé imam Fédior.

Abdou DIOP

La 140ème édition du Ziaar de Ngaye a vécu. Cité religieuse située à 18 km au nord de Saint Louis, Ngaye est le lieu de rencontre des milliers de pèlerins pour faire retentir le nom d’Allah, le Tout-Puissant et formuler des prières. Ce fut une occasion pour formuler des prières pour un Sénégal paisible et prospère.

Au cours de la cérémonie officielle, Mame Cheikh Insa Gaye, l’actuel khalife, a prié pour un Sénégal paisible et prospère, pour son président Macky Sall et tout son gouvernement. Dans un communiqué de presse, le Khalife a indiqué que les familles religieuses sont conscientes des efforts consentis par le président de la République pour l’émergence du pays, surtout à travers le Pudc, la Couverture maladie universelle (Cmu), la rénovation des cités religieuses. A sa suite, Birame Khoudia Lô, mandataire du khalife chargé de la rénovation, a saisie l’occasion pour d’abord demander au peuple de donner la majorité de l’Assemblée au président Macky Sall. M. Lô a aussi dit son « espoir de voir la cité religieuse de Ngaye inscrite sur la liste de projet de rénovation des villes saintes ». Il rêve, dit-il, de voir la route de l’Université Gaston Berger-Ngaye goudronnée pour un accès facile des pèlerins. Il a aussi adressé les remerciements du khalife au maire de Saint-Louis, Mansour Faye, à Alioune Badara Diop, directeur de L’Onas, à Khoudia Mbaye et aux ministres Oumar Youm et Mor Ngom.

L’histoire de la cité religieuse est fortement liée à celle de son fondateur Cheikh Ibrahima Gaye né en 1811. En 1869, le saint homme décida, sans l’accord de sa famille, d’aller participer à la guerre sainte pour propager l’islam jusqu’en 1876. À la fin de la bataille de Samba Sadio, il revient auprès de sa famille, avant de s’isoler pour fonder la cité de Ngaye la même année. Mis au parfum de ses activités, le colon basé à Saint-Louis décida d’envoyer une mission militaire à Ngaye pour vérifier l’intention du fondateur de la nouvelle cité car ayant appris que ce dernier a participé à la guerre sainte. C’est ainsi que tous les hommes valides des contrées voisines décidèrent de ceinturer Ngaye pour protéger le saint homme. Mis au parfum, Cheikh Ibrahima Gaye intima l’ordre à tous ses hommes de rentrer. Il a leur a révélé que Dieu lui avait confié que la bataille armée était terminée. Finalement, le Blanc rebroussa chemin. En lieu et place de cette bataille avortée, ces hommes valides et tous les habitants des villages environnants commencèrent à célébrer depuis 1877 le Ziaar de Ngaye sous la direction du saint homme. A sa disparition, ses fils et petits-fils continuèrent à célébrer l’événement chaque année.

Mbaye Sarr DIAKHATE

L’Eglise catholique vient d’enregistrer l’arrivée de deux nouveaux saints. Francisco Marto et Jacinthe, de nationalité portugaise, ont été déclarés saints par le Pape François samedi devant une liesse populaire, lors d’une messe internationale commémorant les 100 ans des apparitions de la Vierge Marie à Fatima au Portugal.

(Portugal) - Près d’un million de pèlerins catholiques issus de 55 pays du monde ont assisté, samedi 13 mai, au Portugal, à la canonisation des deux petits-fils et bergers de Fatima : Francisco Marto et Jacinthe. Avant de déclarer ces derniers saints, le Pape a formulé devant des centaines de prêtres, évêques et cardinaux le rituel de canonisation en portugais sous les applaudissements des fidèles émus dont certains, en particulier les Portugais, se fondent en larmes. Ce rituel s’est fait rapidement après l’introduction d’un chant évoquant l’esprit saint parce que tout le travail a été fait pendant des années de la béatification et les deux personnes ont montré qu’elles méritent d’être appelés saints de l’Eglise.

Au cours de cette messe internationale, le Pape François n’a fait que ratifier les textes élevant aux grades de la sainteté les deux paysans. Tout cela sous les applaudissements des pèlerins catholiques massés sur l’esplanade du sanctuaire, alors que des dizaines de milliers d’autres pèlerins, faute de places, se sont contentés d’écrans géants placés dans les rues et autres coins de cette bourgade située au centre du Portugal et qui était le point de convergence des chrétiens, le temps d’un week-end. Avec cette canonisation, Francisco et Jacinthe s’ajoutent désormais à la liste des saints de l’Eglise catholique. Les fidèles catholiques pourront prier sur ces deux saints en les évoquant.

L’Italie et l’Espagne, pays les plus catholiques d’Europe
Après cette gratification suivie de la lecture de l’Evangile, le Pape François qui était applaudi après chaque mouvement ou geste par les pèlerins, a invité ces derniers à prendre Saint François Marto et Sainte Jacinthe comme exemples. Rappelant que par la foi, ces deux jeunes bergers portugais, malgré leurs conditions de vie, ont eu la force et le courage de surmonter les menaces et convaincre le gouvernement portugais en pleine Guerre mondiale du message de paix que leur a adressé la Vierge Marie lors des six apparitions en terre portugaise.

Ce qui fait que le Portugal tout comme l’Italie et l’Espagne sont les pays les plus catholiques de l’Europe. « Nous ne félicitons des innombrables bienfaits que le ciel a accordés au cours de ces cent années, passées au Portugal, porteur d’espérance et qui est étendue aux quatre coins de la terre », a soutenu le souverain pontife. Pour lui, les pèlerins doivent suivre l’exemple de saint François Marto et sainte Jacinthe, que la Vierge Marie a introduit dans la mer immense de la lumière de Dieu. L’évêque de Cova Da Iria de Fatima, Mgr Antonio Marto a remercié le Pape de son témoignages envers les nouveaux saints qui, de son avis, sont des dignes fils du Portugal. « Ces petits bergers ont honoré tout le Portugal qui est depuis un mois le pays le plus prisé des catholiques », s’est-il félicité. A signaler que c’est en 1917, dans le contexte tragique de la première Guerre mondiale que Francisco (9 ans), Jacinta (7 ans) et leur cousine Lucia dos Santos (10 ans), bergers pieux et illettrés d’un village isolés, affirmèrent au peuple portugais dans la tourmente que Marie leur était apparue à six reprises tous les 13 du mois, à partir de mai. Ils furent considérés par les autorités portugaises de l’époque comme des perturbateurs de l’ordre public, au point d’être mis brièvement au cachot, avant d’être libérés sous la pression populaire.

Les pèlerins sénégalais sont contents de communier avec le Pape
Le Sénégal, grâce à l’Agence de Labéry, fait partie des 55 pays présents ce week-end au sanctuaire de Notre-Dame de Fatima pour prier et participer à la canonisation historique des deux nouveaux saints de l’Eglise catholique. Après une participation remarquable, Me Sylva qui vient souvent en pèlerinage à Fatima, a félicité les autorités portugaises qui ont relevé le défi de l’organisation. « J’avais peur qu’il ait des débordements mais heureusement les Portugais ont maîtrisé leur monde. C’est du 5/5 et rien à dire. Mais ce n’est pas une surprise, le Portugal est bien organisé », a indiqué l’ancien procureur de Thiès. Visage brillant pour avoir aperçu le Pape François même si c’est de loin à cause de la foule, Mme Christine Diop s’est dite toute heureuse. Elle attend les grâces après deux jours d’intenses prières. Même sentiment du côté Mme Faye du ministère de l’Economie et des Finances qui ne regrette rien de son voyage à Fatima. « Tout est bénéfique pour moi », a-t-elle dit en rendant grâce à Dieu pour avoir fait partie des privilégiés qui ont fêté ce centenaire et assisté à la canonisation de nouveaux saints de l’Eglise. Mme Sylvana Abd-Ali est émue devant cette nombreuse foule qui scande depuis deux jours le nom du Pape François. « C’est vraiment un saint », a-t-il lâché.
 
De notre envoyé spécial à Fatima, Eugène KALY

World Vision a fêté ses 30 d’existence et d’actions humanitaires au Sénégal. L’occasion pour l’Ong humanitaire de revisiter ses chantiers avant de se projeter vers l’éradication de la pauvreté au Sénégal. Elle envisage d’atteindre 8 millions d’enfants les plus vulnérables au Sénégal d’ici à 2021.

Depuis 1998, World Vision a injecté plus de 153,7 milliards de FCfa au Sénégal et dans les 6 régions où elle est présente. Parmi les domaines d’intervention, il y a la santé et la nutrition, l’éducation, les moyens d’existence et de résilience, la protection et la participation de l’enfant, la recherche-développement et l’innovation, l’aide humanitaire et secours d’urgence et puis le plaidoyer et le parrainage. World Vision Sénégal veut se positionner comme partenaire stratégique dans ces secteurs du développement économique. Ainsi d’ici 3 à 5 ans, sa nouvelle stratégie nationale va consister à améliorer le bien-être de 8 millions d’enfants au Sénégal en 2021. Cette stratégie basée sur plus de 30 ans d’expérience dans le pays prévoit une contribution financière significative au développement durable, au secours d’urgence et au plaidoyer. Selon son directeur national, Dr Andrew Catford, ce résultat est acquis grâce au soutien de personnes de bonnes volontés, mais aussi aux nombreux partenaires qui ont compris la mission noble de son organisation en faveur des enfants surtout vulnérables. « Nous avons obtenu cet objectif grâce à vous, car, sans votre soutien, rien ne sera possible », a-t-il lancé, samedi soir, au cours de son allocution en présence des nombreux invités. Pour Thérèse Turpin Diatta, présidente du Conseil consultatif de cette Ong, « World Vision abat un travail merveilleux de proximité avec les populations et en parfaite cohésion avec les autorités locales ». Pour le chargé des opérations et du développement, c’est la célébration de 30 longues années de sacrifice et d’investissement au service des populations. Diégane Ndiaye se réjouit du bilan satisfaisant atteint par tant d’efforts pour tous les acteurs contribuant à mettre en œuvre le plan de développement de l’Ong chrétienne. Pour M. Ndiaye, la célébration est aussi une invite à jeter un regard sur les 30 prochaines années. « Notre cible est constitué d’enfants surtout les plus vulnérables. C’est la raison pour laquelle World Vision est plus connue dans le monde rural que dans le monde urbain, même si la pauvreté gagne du terrain dans le centres urbains », explique-t-il. M. Ndiaye soutient que l’Ong catholique s’est focalisée sur ces zones du fait de leur paupérisation accrue.

Cheikh Malick COLY

Mody Guiro, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), fait le tour du pays pour mobiliser ses troupes en direction des élections de représentation syndicale du 30 mai prochain. De passage dans la région de Kaolack à la tête d’une délégation du bureau confédéral, il a répondu indirectement à ses adversaires en attestant de la fiabilité du fichier électoral contesté.

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) entend confirmer sa première place obtenue lors des dernières élections de représentation dans notre pays. Une ambition réitérée ce week-end à Kaolack par son secrétaire général de passage dans la zone dans le cadre de la campagne du scrutin du 30 mai prochain. Un message adressé aux responsables des autres centrales dont l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) engagée dans un bras de fer avec le ministre du Travail, des Organisations syndicales et du Dialogue social au sujet du fichier électoral. « Nous avons des représentants qui siègent au sein de la commission mise en place par le ministre Mansour Sy pour la refonte du fichier devant servir pour le scrutin du 30 mai prochain et d’après les comptes rendus que nous en avons, le fichier a été stabilisé. Il y a une nette évolution avec un corps électoral qui est passé depuis les dernières élections de 137.000 à 147 à 250.000 électeurs aujourd’hui. Donc à notre niveau, nous considérons que ce fichier est tout à fait fiable et peut servir à assurer un scrutin démocratique et transparent », a estimé Mody Guiro. Il a rencontré ses camarades de l’Union régionale de Kaolack en vue de préparer cette échéance majeure pour la première centrale syndicale sénégalaise.

Elimane FALL

La 97e édition du gamou annuel d’Akhlou Lahi ou Andoulaye a vécu samedi dernier. Andoulaye a été le centre de convergence des fidèles, venus nombreux commémorer la naissance du Prophète (Psl). Au cours de la cérémonie officielle, le Khalife général d’Andoulaye, Serigne Mame Abdou Dramé, a plaidé pour une modernisation de la cité de Cheikh El Hadji Dramé.

Akhlou Lahi (les gens de Dieu) ou Andoulaye (pour l’administration). Une ferveur religieuse règne dans ce village situé à 1,2 km au nord de la commune de Ndande, en ce samedi 13 mai 2017, jour de la célébration de la 97ème édition du gamou annuel commémorant la naissance du Prophète Mohammad (Psl). Une initiative d’El Hadji Thierno Dramé. Ce village a été fondé à la fin des années 1880 par l’illustre défunt Cheikh Mouhamadou Lamine Dramé, plus connu sous le nom de Cheikh El Hadji Dramé. Natif de Wanaar, dans le Saloum, il est un des précurseurs de l’expansion de l’islam dans les régions centre-ouest (Cayoor, Ndiambour, Guett et les Niayes) du Sénégal. Il est, après El Hadji Omar Foutiyou Tall, l’une des personnalités religieuses reconnues comme ayant effectué le pèlerinage à La Mecque par voie terrestre. Le saint homme avait fait d’Andoulaye un haut lieu de rencontres et d’échanges entre les guides religieux de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle.

La modestie et l’esprit d’ouverture du Cheikh se percevaient parfaitement à travers les relations qu’ils entretenaient avec des chefs religieux de son époque. Parmi eux, El Hadji Malick Sy de Ndiarndé, El Hadji Abdoulaye Niass de Kaolack, Serigne Asse Camara de Saint-Louis, Serigne Malick Wilane de Médina Ndiol, Serigne Mbacké Tandian de Diourbel, Serigne Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké de Touba et El Hadji Abdoulaye Cissé de Diamal. C’est bien plus tard que son fils, El Hadji Thierno Dramé reprendra le flambeau pour restaurer Akhlou Lahi dans son rôle de foyer ardent d’apprentissage du Coran et de quête de Dieu. C’est donc ce dernier qui a organisé pour la première fois sur ces lieux ce gamou à la gloire de Seydina Mouhamed (Psl). Nombreux ont été les fidèles à avoir effectué le déplacement à Andoulaye samedi dernier pour commémorer la naissance du Sceau des prophètes (Psl). Andoulaye a été le centre de convergence des milliers de fidèles venus d’horizons divers. C’est une marée humaine qui a envahi la place publique et les mausolées du fondateur du village, de son fils (El Hadji Thierno Dramé) et petits-fils (Serigne Mame Abdou Aziz Dramé et Baye Cheikh Dramé) pour se recueillir et formuler des vœux. A l’image des autres cités religieuses, les marchands ont aussi envahi la principale artère qui mène au cœur de la bourgade.

La cérémonie officielle ayant pour cadre la place publique de la cité religieuse s’est révélée trop exiguë pour contenir ce beau monde. A l’ouverture, le jeune Maodo Dramé, 9 ans, petit-fils de l’actuel khalife, a gratifié le public de belles sourates du saint Coran. Alors que le chanteur Pape Ndiaye et son groupe ont tenu en haleine l’assistance avec des panégyriques dédiés au Prophète (Psl), au fondateur de la Tidjiniya, Seydi Cheikh Ahmed Tidiane Chérif (Rta) et ses illustres successeurs dont El Hadji Thierno Dramé. Le Khalife général d’Andoulaye, Serigne Mame Abdou Dramé, avait à ses côtés ses frères, le porte-parole de la famille, Serigne Maguette Dramé, Serigne Makhtar Dramé et toute la descendance d’El Hadji Thierno Dramé. Les autres foyers religieux du pays y étaient représentés. La délégation gouvernementale était conduite par le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue. Dans son adresse, le porte-parole Serigne Maguette Dramé a appelé la famille à davantage s’unir et à rester soudée derrière l’actuel Khalife général Serigne Mame Abdou Dramé « qui est un homme de paix et de dialogue ». Le maire de Ndande, Adama Fall a, quant à lui, rendu hommage aux autorités pour le respect des engagements pris.

Accomplir de bonnes œuvres
A sa suite, le Khalife général d’Andoulaye, Serigne Mame Abdou Dramé, a fait part de toute la reconnaissance et la gratitude de la famille à l’endroit du chef de l’Etat, Macky Sall et de son gouvernement, notamment pour les efforts louables déployés pour un bon déroulement du gamou. Le chef religieux n’a pas toutefois manqué de relever quelques préoccupations de la famille et des populations: le souhait de voir Andoulaye bénéficier du Programme de modernisation des cités religieuses du pays. A côté de cette doléance, figurent également la construction d’un forage, d’un poste de santé et le bitumage de la route Andoulaye-Baïty Ndiaye.

A l’occasion, le Khalife a invité les fidèles musulmans « à s’entraider dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et non dans celui du péché et de la transgression. Pour les élections législatives, il se dit confiant qu’elles vont se dérouler dans la paix, le calme et la discipline car le peuple sénégalais est mature. Transmettant le message du président de la République, le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a indiqué qu’Andoulaye a été toujours un « foyer ardent » de l’islam, une cité du savoir par la volonté de son fondateur ». C’est pourquoi, rappelle-t-il, beaucoup d’érudits ont fréquenté cette cité du savoir. Les illustres successeurs d’El Hadji Thierno Dramé ont su, chacun à son tour, entretenir ce flambeau, a apprécié M. Mbengue, tout en sollicitant des prières pour un Sénégal paisible et prospère. Le khalife Serigne Mame Abdou Dramé a formulé des prières pour le chef de l’Etat afin qu’il réalise ses ambitions à la tête du pays, pour une paix durable, une cohésion sociale et pour un Sénégal prospère. La commémoration s’est poursuivie la nuit en présence du Khalife. Tafsir Pape Boubacar Dramé et son groupe de chanteurs religieux sont largement revenus sur la vie et l’œuvre du Sceau des prophètes (Psl).

De notre nvoyé spécial Souleymane Diam SY

Durant l’année 2016, au total 1771 projets ont été financés pour un montant de 1.463.503.730 FCfa. La révélation est faite par la ministre Mariama Sarr qui était à Kédougou ce week-end dans le cadre de la 29ème édition de la quinzaine nationale de la femme.

Ce samedi 13 mai, à la place « Anomore » de Kédougou, le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a tenu cette déclaration lors de la 29ème édition de la quinzaine nationale de la femme, après une pause de six ans. Cela témoigne, d’après elle, au-delà du rituel qu’elle perpétue, de l’engagement des autorités à entretenir avec les femmes un dialogue fécond sur les difficultés et le bilan des progrès accomplis en matière de lutte pour l’égalité des sexes et de l’autonomisation de la femme. Autour du « Pse, un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes », ce thème est pour Mariama Sarr une occasion profonde de prendre en charge les préoccupations et besoins différenciés des femmes dans le développement socio-économique du pays reflété dans la vision du chef de l’Etat. « Si des progrès significatifs ont été enregistrés dans le secteur social, ceci est en grande partie lié à un environnement socio-économique favorable rendu possible par le Plan Sénégal émergent (Pse) », a dit le ministre, qui précise qu’au-delà de l’aspect festif, la quinzaine est un moment de réflexion et d’actions pour améliorer les conditions de vie de la femme. Mme Sarr a aussi indiqué que le thème du Grand Prix du chef de l’Etat (l’innovation de cette année) pour la promotion de la femme est : « La valorisation des produits agricoles, halieutiques, artisanaux : une contribution des femmes à la mise en œuvre du Pse ».

Développement social durable et inclusif
La quinzaine nationale de la femme, c’est aussi, indique Mariama Sarr, l’occasion pour chaque région de faire le bilan des réalisations, d’identifier les difficultés rencontrées et, dans la quête d’un mieux-être, de se donner de nouvelles perspectives d’actions. A l’en croire, les femmes représentent 51% et sont présentes dans tous les secteurs d’activités de la vie économique. Pour parvenir à un développement social durable et inclusif, « notre responsabilité nous impose de réfléchir sur les lieux et processus, sur les cadres et autres institutions dans lesquelles elles sont impliquées et parties prenantes afin d’engager les réformes nécessaires.

Dans ce cadre, la Revue annuelle conjointe (Rac), réalisée au mois d’avril 2017 par mon département a été l’occasion de faire le bilan des réalisations, projets et programmes mis en œuvre », a-t-elle dit. Mariama Sarr a soutenu que ce bilan a fait le point sur les performances obtenues à la suite des réformes au sein des cadres de concertation, des institutions politiques, de la famille, de la mise en œuvre des projets et programmes ayant pour finalité le renforcement du leadership des capacités entrepreneuriales et le financement d’activités génératrices de revenus.

De son côté, Sountou Souaré, présidente des femmes de Saraya, a déploré les difficultés liées à l’accès au financement bancaire. « Nous travaillons pour le compte des banques à cause du taux d’intérêt très élevé. Nous voulons que vous nous aidiez », a-t-elle affirmé. Pour sa part, Adja Aïssatou Aya Ndiaye, présidente du Conseil consultatif des femmes, a confié que la quinzaine de la femme n’est pas seulement un moment de folklore, mais plutôt de parler de leurs difficultés pour y apporter des solutions. Aussi a-t-elle plaidé pour plus de moyens agricoles.

En début de matinée, le ministre en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance était dans le village de Fadiga pour visiter une exploitation maraîchère, ensuite à la mini-laiterie de femmes avant de faire un cap sur les «daara» de Kegnoto et de Togoro.

Serigne Mansour Sy CISSE

Arrivé à Fatima aux environs de 18 heures, le Pape François a été acclamé par une foule de pèlerins venue de différents continents pour commémorer le centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima. Après une prière en silence à la chapelle des apparitions, le chef de l’Eglise catholique a appelé le peuple de Dieu à faire la paix, car les deux petits bergers qui seront canonisés ce 13 mai étaient des gens paisibles.   

Le Pape François est descendu à la base aérienne militaire de Monte Real, au nord de Lisbonne, à 16 h. Le souverain pontife a été accueilli à sa descente d’avion par le président Marcelo Rebelo Sousa. Il y a eu ensuite une rencontre privée entre les deux chefs d’Etat. Le Pape a quitté la capitale portugaise en hélicoptère en direction de Fatima où l’entendait une foule immense de pèlerins. Ces fidèles du Christ sont venus de tous les continents pour rendre hommage aux bergers Francisco et Jancinta Marto qui seront canonisés ce samedi, 100 ans après la dernière apparition de la Vierge Marie en terre portugaise.

La foule malgré, le mauvais temps, avec des températures pouvant baisser jusqu’à 12 degrés, est restée sur place toute la journée. Par groupe ou par pays, ils entonnent des chants pour gagner ou tuer du temps. Ils sont aidés par un maître de chœur des lieux qui, du hall de la basilique Notre-Dame de Fatima, souhaite la bienvenue au Pape sous forme de chanson mais en langue portugaise. « Bienvenu au Pape François, le gardien de l’Eglise, le successeur de Pierre ou encore le premiers des prêtres », chante-t-il en se faisant accompagner par la foule et la chorale de la ville.

Mais à 17 heures, les apparitions des hélicoptères sous le ciel bleu portugais interrompent ses chansons. Les pèlerins crient « viva papa » et applaudissent. Le Pape et le président portugais ont fait plusieurs fois le tour de l’esplanade de Fatima. Ce qui fait dire à un pèlerin sénégalais répondant au nom de Jean Marie Sène: « C’est pour la première de l’histoire qu’un pape survole autant son peuple ». Après chaque tour des avions, les fidèles, dans une même langue, entonnent « Alléluia…» pour manifester leur joie à l’image de ce vieux australien qui a fait 22 heures vols pour assister à ce centenaire et communié avec son guide religieux.

Comme Jésus, le dimanche des rameaux, le chef de l’Eglise catholique fait une entrée triomphale au sanctuaire de Fatima dans sa papamobile. Il était 18 h 15mn. Avant de saluer et de communier avec les fidèles, le Pape, sous le regard de ses proches collaborateurs, se retire seul à la Chapelle des apparitions pour une prière en silence. C’est dans cette partie du sanctuaire que la Vierge Marie est apparue le 13 mai 1917 à trois petits bergers de ce modeste village et en pleine première guerre mondiale.

Depuis la chapelle des apparitions, le souverain pontife a adressé un message de paix et d’espoir au monde. Il a demandé aux pèlerins de prier pour la réconciliation du peuple de Dieu. Selon le successeur de l’apôtre Pierre, cette forte mobilisation montre que Dieu existe et habite parmi les hommes et que ces derniers doivent vivre en paix. Ce samedi, le Pape François, à l’occasion de la messe du centenaire, va canoniser François et Jacinthe Marto. Ces deux petits bergers du village de Fatima seront élevés à la sainteté.

De notre envoyé spécial à Fatima, Eugène KALY

L’Ong World Vision Sénégal célèbre, ce samedi, ses 30 ans de présence au Sénégal. Trente ans d’activités pour améliorer la vie des enfants. Cette commémoration est une occasion pour l’organisation de rendre hommage à ses partenaires, aux communautés, à son personnel, ses donateurs ainsi qu’aux enfants et familles à travers un dîner. De même, World Vision Sénégal se servira de ce cadre pour partager, avec ses invités, l’impact effectif et durable qu’elle a atteint grâce à son travail et à des partenariats efficaces et demander ainsi un soutien supplémentaire pour continuer ce travail afin de pouvoir améliorer la vie de 8 millions d’enfants au Sénégal, en particulier les plus vulnérables, d’ici à 2021. En 2016, l’organisation avait développé 29 programmes dans 8 régions avec 1,253 million d’enfants impactés. De même elle est la première Ong au monde dans le parrainage d’enfants. World Vision est une organisation chrétienne internationale qui intervient dans le domaine du secours d’urgence, du développement durable et du plaidoyer depuis plus de 30 ans au Sénégal.                      

Nd. M. SECK

Les éléments du commissariat d’arrondissement de la Médina ont mis hors d’état de nuire deux individus qui étaient sur le point de commettre un forfait. Ils ont été placés en garde à vue. Une enquête est ouverte pour faire la lumière.

Les éléments de la Brigade de recherches du commissariat d’arrondissement de la Médina ont interpellé dans le quartier ce jeudi 11 mai, aux environs de 17h 30mn, deux individus pour association de malfaiteurs, vol avec effraction et usage de moyens roulants. Selon un communiqué de la police, exploitant un renseignement anonyme faisant état de la présence suspecte de deux individus dans un immeuble de 6 étages, à la Rue 33x28, habité uniquement par des ressortissants chinois, les éléments se sont transportés sur les lieux pour vérification et intervention. A leur arrivée, ils ont constaté au deuxième étage dudit immeuble un coffre-fort soigneusement déposé sur les escaliers et recouvert d’un drap de couleur rouge.

D’après les renseignements recueillis sur place, a précisé le communiqué, les suspects se sont présentés comme des ouvriers, prétextant vouloir récupérer un réfrigérateur à réparer. Croyant en leur bonne foi et après présentation d’une pièce d’identité, l’individu qu’ils ont trouvé sur les lieux les a laissés accéder à l’immeuble d’où ils sont sortis plusieurs minutes après. Ils reviendront plus tard en compagnie d’un tireur de « pousse-pousse ». Sentant la présence des éléments, les deux malfrats ont tenté de prendre la fuite à bord de leur scooter. Mais, après quelques mètres de course poursuite, ils ont été appréhendés et conduits au commissariat de la Médina. Le transport effectué au troisième étage de l’immeuble a permis de constater un appartement sens dessus dessous dont les portes ont été défoncées à l’aide d’un pied de biche retrouvé par la suite dans la malle du scooter des deux mis en cause.

Partiellement endommagé, le coffre-fort, d’après le propriétaire, contenait une somme d’argent estimée à 1.300.000 FCfa. Toujours, selon lui, il contenait aussi une montre de luxe de marque Hamilton dont la valeur est estimée à un million de FCfa, une clé de voiture, une clé de leur appartement et un téléphone portable.

Ndiol Maka SECK

Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, s’est rendu, hier, en mission de prospection, dans la Cité religieuse de Médina Gounas. Il a eu un entretien avec Khalife, Thierno Amadou Tidiane Bâ, qui a fortement prié pour la paix et la concorde dans le pays après avoir salué les efforts du président de la République envers les foyers religieux. Visitant le « Daaka », le chef du Gouvernement a réitéré la volonté de l’Etat de moderniser le site de la retraite spirituelle, la réalisation d’un château d’eau et la mise en place d’un Héliport avec l’implication du génie militaire.

Le chef du Gouvernement a été accueilli à l’aéroport de Tambacounda par les autorités administratives et locales avant de rallier Médina Gounas. Le site de retraite spirituelle de cette ville a enregistré, cette année, un violent incendie qui avait fait près de 30 morts ainsi que des dégâts matériels importants. Le Premier ministre venu présenter ses condoléances sur instruction du chef de l’Etat, a effectué la grande prière de vendredi aux côtés du Khalife, Thierno Amadou Tidiane Bâ. Au cours de son entretien avec le khalife, a il a dit qu’après les mesures annoncées par le Président Macky Sall, suite au drame survenu au « Daaka », le Gouvernement, sur recommandation de ce dernier, est venu évaluer la situation.

Le Premier ministre a dit être là pour bénéficier des conseils du khalife concernant la modernisation du site du « Daaka » avant le prochain « Daaka ». Il a ensuite rencontré le « dental Daaka » qui a en charge cette grande manifestation religieuse qui regroupe des milliers de fidèles musulmans pendant 10 jours à travers une retraite dans la forêt. Selon M. Dionne, il s’agit de faire de cette cité religieuse une ville digne de ce nom avec une résidence du khalife.

Il a réitéré la batterie de mesures annoncées par le chef de l’Etat. Notamment la poursuite de la modernisation, la réalisation d’un forage muni de château d’eau et la mise en place d’un Héliport pour la déserte aérienne avec l’implication du génie militaire. Pour lui, la question de l’eau sera un « mauvais souvenir » après la mise en œuvre du programme de l’Etat. Les travaux d’un forage ont commencé.

Sur les lieux du drame, le Premier ministre a pu se rendre compte de l’ampleur du sinistre et a énoncé les mesures idoines. Le Khalife, Thierno Amadou Tidiane Bâ, s’est réjoui de l’acte posé par le Premier ministre, priant pour que Dieu accomplisse cette volonté du chef de l’Etat de sécuriser pour sécuriser ce haut de rencontre de la foi. Il a salué cette mission de prospection et appelé les Sénégalais à cultiver la paix et la cohésion sociale dans le pays.

Le Premier ministre était accompagné d’une forte délégation parmi lesquelles le ministre des Forces armées, Augustin Tine, le Secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique, Diène Faye, Pape Gorgui Ndong en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues ainsi que l’architecte du chef de l’Etat, Mme Diouf ainsi que de quelques directeurs nationaux.

Pape Demba SIDIBE

Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement du Sénégal, Jules Aubin Sagna, a déclaré, au cours du Forum « Post Brasilia: Actions de sécurité routière pour l’Afrique » tenu hier à Dakar dans le cadre de l’organisation de la quatrième Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations Unies 2017, que l’Etat va mettre en place une annexe du centre de contrôle technique, ainsi que d’autres centres dans les régions du Sénégal.

Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement du Sénégal, Jules Aubin Sagna, a annoncé hier la mise en place d’une annexe du Centre de contrôle technique à Dakar et d’autres centres dans les régions afin de limiter le nombre d’accidents dus à l’état des véhicules. Il a en effet déclaré que 7% des accidents de la route sont dus à l’état des véhicules et que 90% des accidents de la route sont dus au comportement humain, dont le facteur vitesse joue un rôle extrêmement important. Pour ce dernier, qui participait au Forum « Post Brasilia: Actions de sécurité routière pour l’Afrique » sur le thème « gestion de la vitesse dans les trafics routiers » tenu hier à Dakar, la vitesse sur les routes doit être gérée pour une meilleure sécurité routière. « Au Sénégal, nous avons enregistré 604 morts en 2016 », a-t-il relevé, avant d’ajouter qu’il faut nécessairement « inverser cette tendance » des statistiques. Il a noté que le Sénégal va « continuer à mettre en œuvre le plan national de lutte contre l’insécurité routière » mis en place en 2012.

La présidente d’honneur de Laser International, Mme Awa Sarr, a, pour sa part, noté que les participants à cette quatrième semaine mondiale de la sécurité routière des Nations Unies 2017, dont les représentants des pays d’Afrique et d’Europe et d’Asie, ainsi que ceux d’organisme internationaux, sont à Dakar pour « parler de la gestion de la vitesse qui est le thème officiel de la semaine mondiale et les mesures possibles pour traiter ce facteur majeur de risque d’accidents mortels. La vitesse contribuant effectivement à près de la moitié des décès liés au trafic routier dans les pays à revenu faible et intermédiaire, dans ceux africains en particulier ». Elle a assuré que la semaine de Dakar compte également faire une évaluation de la mise en œuvre effective des recommandations de la réunion ministérielle mondiale 2016 de Brasilia dans les pays africains, à mi parcours de la Décennie mondiale d’actions.

Mamadou SY

Le Pape François arrive aujourd’hui à Lisbonne. Il sera reçu par le président de la République du Portugal, son excellence Marcelo Rebelo Sousa. Après cette audience avec le chef de l’Etat portugais, le saint père est attendu dans la soirée à l’esplanade du sanctuaire de Fatima où il sera à la tête d’une longue procession de prière et de récitation du chapelet. Le lendemain, le chef de l’Eglise catholique procédera à la canonisation des deux voyants de Fatima : Francisco et Jancinta Marto. Ces deux frères et sœurs et leur cousine Lucie, décédée en 2005, ont été témoin des apparitions de la Vierge Marie en terre portugaise en pleine guerre mondiale (1917).

Le Pape François est attendu ce vendredi et samedi au Portugal pour les besoins des commémorations du centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima. Au premier jour de sa visite, le saint père sera à la tête d’une longue procession aux flambeaux où prendront part des milliers catholiques venant de différents continents. Cette cérémonie religieuse sera ponctuée par la récitation du chapelet. Le point culminant de la visite du chef de l’Eglise catholique sera le 13 mai où le Pape François procédera à la canonisation des deux bergers Francisco et Jancinta Marto. Ces deux frères et sœurs et Lucie sont témoins des apparitions de la Vierge Marie à Fatima entre les années 1915 et 1917. Malheureusement Francisco Marto et sa petite sœur Jacinta sont morts de la grippe espagnole quelques années après. Abbé Alfred Waly Sarr, de l’archidiocèse de Dakar, un des prêtres qui accompagne la délégation sénégalaise à Fatima, a rappelé que la canonisation est une décision de l’Eglise d’élever à la sainteté sur le témoignage de foi et d’espérance une personne qui quitté ce bas monde mais qui s’est beaucoup distinguée par ses engagements, le service rendu à l’Eglise ou par des miracles. « Autant l’Eglise a canonisé Jean-Paul II en le déclarant Saint Jean-Paul II, autant le Pape François, au nom de l’Eglise catholique, le fera ce week-end en élevant au grade de la sainteté Francisco et Jancinta Marto », a fait savoir abbé Alfred Waly Sarr. Selon lui, cette élévation sera une grâce pour tous les catholiques sénégalais présents à Fatima et toutes les personnes qui croient en Jésus-Christ. « Elle nous rappelle aussi que la sainteté est possible. Les saints de demain sortiront des chrétiens d’aujourd’hui. Francisco et Jancinta Marto ont été des pêcheurs comme nous mais à qui la Vierge Marie a donné la grâce d’une foi renouvelée », a commenté le prêtre de l’archidiocèse de Dakar qui est convaincu que cette élévation de deux petits bergers est une manière pour le Pape François de rappeler aux chrétiens qu’ils sont appelés à marcher pas à pas vers la sainteté. Puisque d’après le religieux, les saints d’aujourd’hui ont marché hier en tombant. « Ce sont des hommes qui sont sur cette terre qui seront des saints de l’Eglise à venir », a-t-il insisté. La cousine des deux bergers, Lucia Dos Santos qui est devenue religieuse, a vécu jusqu’à 97 ans. Elle est décédée en 2005. Le Vatican se penche actuellement sur la procédure de sa béatification car la canonisation prend du temps.

La sécurité renforcée à Fatima et aux frontières
Les autorités portugaises ont déployé des gros moyens pour assurer une sécurité au Pape François et aux millions de pèlerins qui ont pris d’assaut le sanctuaire de Fatima depuis quelques jours pour la commémoration des apparitions de la Vierge Marie aux trois bergers. Selon les informations parvenues à la presse, la sécurité a été renforcée aux frontières. En plus, un dispositif de surveillance exceptionnelle a été mis en place et le déploiement des forces de sécurité a été porté à son maximum. Ces forces de sécurité seront placées autour du sanctuaire où deux millions de pèlerins partageront pendant plusieurs heures trois hectares, la superficie de l’esplanade du sanctuaire autour du Pape François pour rendre hommages deux bergers qui seront canonisés. Comme à Popenguine, des centaines de portugais vont rallier Fatima à Pieds. Ils vont marcher plus de 120 kilomètres en priant Notre-Dame de Fatima.

De notre envoyé spécial à Fatima, Eugène KALY

La commission électorale nationale a proclamé les résultats provisoires des élections de représentativité syndicale dans le secteur public de l’Education et de la Formation. Sur un total de 61 syndicats ayant participé au scrutin, seuls 6 ont pu franchir le seuil de représentativité étant fixé à 10% des suffrages valablement exprimés dans l’ensemble des trois collèges. En attendant les résultats définitifs des élections qui seront proclamés par arrêté du ministre chargé du Travail après épuisement des voies de recours, sur un total de 27 candidats, les résultats du collège préscolaire-élémentaire dans l’ordre des syndicats ayant franchi le seul minimal de 10% donnent au Sels de Souleymane Dialllo 30,65 % pour un total de voix de 12.490, au Sels/A d’Abdou Faty 17,08 % et à l’Uden d’Awa Wade 10,28 %. Dans le collège du moyen-secondaire, il y avait 24 candidats pour un nombre d’inscrits de 35.460 et de suffrages exprimés de 22.511. Selon le critère de 10%, seuls deux syndicats ont réussi le passage. Il s’agit de du Saemss dirigé par Saourou Sène qui a récolté 52,48 % pour 11.814 voix, du Cusems d’Abdoulaye Ndoye avec 23,75 % pour 5.346 voix et l’Ues de Gougna Niang qui a obtenu 7,09 % équivalant à 1.596 voix. Le collège des corps de contrôle le scrutin a enregistré 463 suffrages exprimés pour un nombre d’inscrit de 629 contrôleurs. Sur 10 candidats, un seul a pu franchir la barre de 10%. El Cantara Sarr du Siens a rafflé la mise avec un score de 89,85% pour 416 voix. L’Uden d’Awa Wade vient loin dernière avec 22 voix pour 4,75%.

Mbaye S. DIAKHATE

Un atelier de deux jours portant sur « la gouvernance des ressources forestières » s’est ouvert hier sous l’égide de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). L’objectif est de passer en revue les enjeux, défis et perspectives du secteur et d’avoir une meilleure gouvernance forestière au Sénégal.

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) est de plein pied dans la mise en œuvre de son plan d’actions. Ledit plan est relatif aux différents codes et corpus juridiques qui régissent les secteurs névralgiques de l’économie nationale. L’atelier organisé hier par l’Institution, en partenariat avec l’ensemble des forces de défense et de sécurité et la Direction des Eaux et Forêts, était destiné à étudier les vulnérabilités et les risques qui existent dans ce secteur. « C’est une manière pour nous de prévenir des pratiques non désirées qui compromettent la bonne marche du secteur forestier », a indiqué le conseiller technique à l’Ofnac, Ismaïla Ndiaye.

M. Ndiaye a estimé que le renforcement des capacités techniques et humaines des administrations, des entreprises du secteur privé tout comme des acteurs de la société civile constitue un impératif pour l’Ofnac. Le choix du thème : « la gouvernance des ressources forestières : enjeux, défis et perspectives », s’inscrit dans cette démarche. Selon Ismaïla Ndiaye, cette phase d’identification consiste en des échanges sur les risques liés à l’exploitation des ressources forestières afin d’améliorer la gestion des ressources naturelles adossées à un cadre juridique efficace et adapté.

Le colonel Papa Assane Ndiour des Eaux et Forêts s’est réjoui de l’implication des différents acteurs à cet atelier d’opérationnalisation du plan d’action de l’Ofnac. Au-delà de l’identification des contraintes liées à la fraude et à la corruption, cet atelier permettra, selon M. Ndiour, de nouer, dans le cadre de la prévention, un partenariat entre le service des Eaux et Forêts et l’Ofnac en vue de trouver des solutions pour une meilleure gouvernance des ressources forestières.

Tata SANE

La cité religieuse abrite ce samedi 13 mai 2017 le magal annuel de feu Serigne Cheikh Alassane Sène qui fut un disciple de Serigne Touba. Ainsi, c’est pour perpétuer le « Ndigueul » que ce dernier lui avait donné de traduire le Coran que le Dahira Nouroul Mounirou des petits-fils du Cheikh et leur guide Cheikh Ndiaye Sène organisent cet événement religieux sous le « Ndiguel » de Serigne Cheikh Gora Sène, l’actuel Khalife de Serigne Cheikh Alassane Sène et sous l’égide du Khalife général des mourides, Serigne Sidy Moctar Mbacké. Une journée de « Thiant Akfatalikou Ndiguelou Firi Al Kuran de Serigne Touba à son Cheikh » dédiée à feu Serigne Daouda Mbaye, un disciple de Cheikh Alassane Sène, qui sera marquée, selon le responsable moral du comité d’organisation, Serigne Baye Ndiaye Sène, « par une lecture du saint Coran, des prières et une causerie sur la vie et l’ouvre de Cheikh Alassane Sène et de son talibé Daouda Mbaye ». Il ajoute également que la cérémonie officielle est prévue à 17h.

Mohamadou SAGNE

La communauté religieuse d’Andoulaye va célébrer le Maouloud (naissance Seydina Mouhamed, le Sceau des Prophète) demain samedi dans cette contré en plein cœur du Cayor. L’initiateur de cette commémoration, El Hadji Thierno Dramé, avait choisi d’organiser, chaque année, dans la première quinzaine du mois de mai, ce gamou à Andoulaye pour ne pas concurrencer la célébration du Maouloud à Tivaouane. Vieille de plus d’un siècle et demi, la localité d’Andoulaye a été fondée par Cheikh El Hadji Dramé, natif de Wanaar dans le Saloum et un des précurseurs dans l’expansion de l’Islam dans les régions centre-ouest (Cayoor, Ndiambour, Guett et les Niayes) du Sénégal. Il est, après El Hadji Omar, l’une des personnalités religieuses reconnues comme ayant fait le pèlerinage à La Mecque par la voie terrestre. Ce dernier avait fait de ce foyer d’Andoulaye, qui compte parmi des plus anciens foyers religieux de cette partie du centre-ouest du Sénégal, un haut lieu de rencontres et d’échanges entre les guides religieux de la fin du 18ème siècle et du début du 19ème siècle. C’est bien plus tard que son fiils reprendra le flambeau pour restaurer Ankhlou Lahi dans son rôle de foyer ardent d’apprentissage du Coran et de quête de Dieu. C’est donc feu El hadji Thierno Dramé qui, dans cette quête de Dieu, a organisé pour la première fois sur ces lieux ce gamou à la Gloire de Seydina Mouhamed (Psl) qui en est à sa 97ème édition.

Mbaye S. DIAKHATE

Au Sénégal, le nombre d’accidents de la route ne cesse d’augmenter. De nombreux acteurs de la sécurité routière pointent du doigt le mauvais comportement des hommes sur la route qui seraient responsables à 90%.

Quatre-vingt-dix pour cent des accidents de la route seraient liés à des défaillances humaines. Presque tous les intervenants au forum « Post Brasilia : Actions de sécurité routière Afrique » qui se tient, depuis avant-hier, à Dakar se sont accordés là-dessus. Ils ont insisté sur la nécessité de former les conducteurs pour réduire le nombre d’accidents qui ne cesse de connaître une hausse au Sénégal. Cette rencontre s’inscrit dans la Semaine mondiale de la sécurité routière que près de 150 pays à travers le monde célèbrent du 08 au 14 mai.

L’objectif est d’évaluer à mi-parcours les actions africaines de la décennie d’action sécurité routière avec une revue des réalisations, facteurs de risques de ces cinq dernières années et les actions critiques à déployer en perspective pour le Sénégal, l’Afrique et les pays partenaires. « C’est une occasion de faire le point sur les recommandations qui ont été prises. Au Sénégal, nous avons tous constaté une recrudescence des accidents de la route depuis le premier trimestre de l’année. Le directeur du Transport terrestre et le secrétaire général du ministère du Transport ont rappelé hier les différentes mesures qui sont en train d’être prises comme le renforcement du contrôle routier et la sanction, la multiplication des contrôles inopinées, etc. Ce sont les sanctions qui permettront de dissuader parce que c’est le comportement humain qui est responsable à 90% des accidents », a déploré Mme Awa Sarr, présidente de Laser International, initiatrice de cette rencontre en partenariat avec le ministère des Infrastructures et des Transports terrestres.

Thérèse Ndao, directrice des opérations du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud), de renchérir : « Après diagnostic, il est constaté que les causes des accidents sont à 90% liées au comportement humain ». A l’en croire, outre le facteur humain, il y a dans une moindre mesure la vétusté du matériel. « C’est la raison pour laquelle un important programme de renouvellement du parc de véhicules de transport urbain est mis en œuvre depuis 2005. A Dakar, on peut constater que les « Car rapide » et « Ndiaga Ndiaye » sont en cours d’être renouvelés. Actuellement, 1.600 sur un programme de 2.500 bus sont mis en circulation », s’est-elle félicitée. Selon Mme Thérèse Ndao, le succès de ce programme a amené les autorités à le dupliquer dans les régions. C’est ainsi que 450 véhicules ont été remplacés dans les différentes localités du pays. « Il faut dire l’importance de la qualité du véhicule pour lutter contre les accidents de la route. Au-delà du renouvellement, la formation et la sensibilisation des acteurs du système du transport est aussi très importante », a-t-elle soutenu.

D’ailleurs c’est sur ce point qu’a insisté Sidi Mbakhane Diallo de la Direction de la protection civile. Pour lui, les conducteurs doivent être formés et les populations sensibilisées. « Le constat est général. Près de 90% des accidents sont causés par les conducteurs parce que si l’on donne à un gosse de 22 ans une licence de transport en commun alors qu’il n’est pas bien formé et ne tient pas bien moralement, c’est sûr qu’il n’aura pas un bon comportement sur la route », a souligné le pompier. A son avis, il faut aussi sensibiliser les parents des conducteurs de véhicules et former toutes les populations aux techniques de premiers secours. « Les premiers témoins des accidents ne sont pas toujours les sapeurs-pompiers », a-t-il fait savoir.

Ndiol Maka SECK

Suite au mouvement d’humeur des animateurs polyvalents, la directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) a reçu à nouveau des membres de leur collectif national hier. Selon le communiqué de presse du collectif, « l’objet de la rencontre était de poursuivre les échanges, entamés le lundi 08 mai 2017, portant sur la prise en charge des animateurs polyvalents bénévoles, dans le cadre de la formation diplômante, afin de lever les équivoques ». Le document annonce qu’à l’issue de cette rencontre, « la directrice générale de l’Anpectp a pris l’engagement de solliciter auprès du Premier ministre l’autorisation de procéder au remplacement des 56 animateurs polyvalents manquants pour compléter la liste des 419 déjà pris en charge, afin que ces derniers puissent intégrer la deuxième cohorte ». Dans leur communiqué, le collectif des animateurs polyvalents a « remercié la directrice générale pour son engagement, sa générosité et son soutien ». Le collectif a aussi « lancé un appel au Premier ministre pour solliciter un dénouement heureux et rapide du problème, dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et de travail et la prise en charge de la petite enfance ».

Mbaye S. DIAKHATE

Face à l’exacerbation de la violence, notamment avec l’insécurité urbaine à Dakar, l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu), avec l’appui technique et financier du Centre de recherche pour le développement international, a tenu un atelier de lancement du projet de recherche sur « la violence chez les jeunes à Dakar: contexte, facteurs et réponses ». L’objectif est de produire des données qui « pourraient éclairer la prise de décision sur les questions relatives à la violence ».

Le Dr Oumar Cissé, secrétaire exécutif de l’Institut africain de gestion urbaine, a rappelé que c’est un atelier de lancement d’un projet recherche-action pluridisciplinaire, pluriannuelle. « La question de la sécurité et de la violence est un enjeu dans les villes africaines, notamment dans les villes sénégalaises et le thème de cette recherche va cette fois-ci faire des investigations sur la question de la violence chez les jeunes dans la région de Dakar », a-t-il indiqué. Revenant sur les deux sites pilotes de la région de Dakar qui ont été choisis dont la commune de Médina Gounass et celle des Hlm, il a fait comprendre que s’ils sont pilotes. « Nous espérons, à travers cette étude, produire des données rigoureuses et scientifiquement valides. Des données qui pourraient éclairer la prise de décision sur les questions relatives à la violence », a affirmé le Dr Cissé. D’après le secrétaire exécutif de l’Iagu, « ces recherches impliquent les communautés, les associations, avec comme objectif de produire des informations fiables et des données probantes qui pourraient éclairer l’intervention aussi bien des décideurs centraux locaux que des organisations communautaires dans la prise en charge, la prévention et la gestion de la question de la violence chez les jeunes ».

Le représentant du maire de Médina Gounass espère que ce projet « permettra de définir des programmes afin de pouvoir lutter contre la violence mais aussi l’exclusion des jeunes et que les recommandations permettent d’agir contre le fléau ». Pour sa part, la représentante de l’ambassadeur du Canada au Sénégal a estimé que ce projet aura des répercussions sur les collectivités de façon plus large. « Cette recherche ouvre les nouvelles voies de la prévention. Il vise un environnement sain et sécurisé pour les jeunes », a-t-elle indiqué. Tout compte fait, l’étude a l’objectif de fournir des données probantes aux décideurs publics, aux acteurs sociaux et aux jeunes (filles et garçons) qui permettront l’élaboration de politiques et programmes pour lutter efficacement contre l’exclusion des jeunes et leur engagement dans les situations de violences. Elle vise de façon spécifique la conduite d’un diagnostic critique des facteurs politiques, économiques, sociaux, culturels, institutionnels et l’aménagement qui expliquent le phénomène d’exclusion et d’engagement des jeunes dans la violence. Cette étude veut également faciliter le développement de plateformes et de solutions innovantes portées par les jeunes à travers la technologie pour la sécurisation de leurs espaces.

Amadou DIOP

Le paisible quartier de l’Unité 17 des Parcelles Assainies de Dakar s’est réveillé sous le choc hier matin. A cause d’une bougie mal surveillée dans une chambre contigüe à la leur, cinq enfants de 5 à 18 ans sont morts asphyxiés dans leur sommeil.

Cette bougie, après s’être consumée, a attaqué on ne sait comment le matelas ou le paravent en dégageant une fumée toxique qui s’est infiltrée dans la chambre où dormaient les cinq enfants. Seynabou Diaz (18 ans), Astou Diaz (17 ans), Fama Diaz (15 ans), Ndèye Diaz (8 ans) et Gorgui Kader Diaz (5 ans) ont péri ainsi par la faute d’une personne qui aurait laissé la bougie allumée. Irresponsable ? Le mot n’est pas trop fort si l’on vous décrit les conditions dans lesquelles ces enfants ont perdu la vie à la fleur de l’âge. Un sinistre qui a plongé tout le quartier dans le désarroi, la tristesse et la désolation. Tôt, dans la matinée d’hier, la maison du drame a été prise d’assaut par les curieux, chacun voulant savoir comment cela est arrivé. Dans la rue qui mène à cette maison, il était difficile de se frayer un chemin, tellement elle était bondée de monde ; certains perplexes, d’autres se lamentant telle cette dame qui s’est effondrée à l’approche de la demeure où a lieu l’incendie. « Mais où étaient les parents de ces innocents enfants au moment du drame ? Comment cela est-il arrivé ? » se demande-t-on. A la première question, un voisin se contentera de nous dire que « le papa Ousseynou Diaz serait en prison au moment des faits ». L’oncle qui aurait laissé la bougie allumée serait sorti de la maison. La maman Ndoumbé Dièye ? Mystère et boule de gomme. A ce sujet, les commentaires sont divers sur l’absence de celle-ci. Mais une chose au moins est sûre : les enfants ont été réveillés dans leur sommeil par la fumée ; ils auraient même tenté de forcer la porte à s’ouvrir, mais en vain. Les secours étant inexistant, ils ont fini par être asphyxiés par la fumée qui se dégageait de la chambre de leur oncle. Une mort trop douloureuse, atroce même, pour des enfants innocents que des adultes imprudents ont laissé dormir seuls dans une chambre ; sans fenêtre avec seulement une claustra.

C. F. KEITA

Le chef de l’Etat présente les condoléances de la Nation à la famille
Le Conseil des ministres a été saisi par le président Macky Sall pour partager la douleur de la famille Diaz frappée par un deuil suite à un incendie. Le communiqué du conseil des ministres annonce que « le chef de l’Etat a présenté les condoléances de la Nation à la famille des cinq personnes décédées suite à l’incendie survenu, le matin, aux Parcelles Assainies ». Le président Macky Sall a aussi « demandé au gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées pour apporter l’assistance psychosociale requise ainsi que le soutien nécessaire à la famille éplorée ».

M. S. D.

Les travailleurs du quotidien national « Le Soleil », regroupés en Intersyndicale, ont célébré, hier, la fête du 1er Mai. C’était en présence du Président du conseil d’administration, Mamadou Tamimou Wane, du Directeur général, Cheikh Thiam, entouré du Coordonnateur général des rédactions, Ibrahima Mbodj et du Coordonnateur général de l’administration, Amadou Gaye Ndiaye. Le Directeur général a appelé les agents à travailler davantage avec la direction générale afin de rendre l’entreprise plus prospère, dans une dynamique de création de richesses et de profits. A cette occasion, il a annoncé le lancement, en septembre, d’une unité de fabrication de livres et de magazines et d’un studio de web Tv. Cette année sera aussi amorcée, selon le Directeur général, le projet de transformation digitale qui comporte, entre autres, la numérisation des archives du Soleil.

Porte-parole de l’Intersyndicale, Maguette Ndong, par ailleurs Secrétaire général de la section Synpics du Soleil, bien qu’il s’est réjoui que les « salaires soient payés à temps » et que « plusieurs acquis ont été enregistrés avec le Directeur général », a toutefois exprimé des « inquiétudes » nées des « nombreux projets » de la direction qui, à son avis, créent « une tension de trésorerie ». Il a listé un certain nombre de doléances, notamment sur la situation du parc automobile marquée par un manque de véhicules de reportage, celle des prestataires qui « abattent un travail excellent », des bureaux régionaux « qui sont dans un état pas enviable ». Il s’est aussi interrogé sur la viabilité du nouveau produit, « Soleil Business ».

Maguette Ndong a surtout insisté sur la question de la distribution du journal qui, comme l’a dit le modérateur de la rencontre, Aliou Amath, est « un cri du cœur des journalistes qui écrivent et veulent se faire lire partout ». Les doléances ont également porté sur le cadre environnemental du Soleil, la situation des retraités qu’il faut « honorer ». Il a demandé des éclairages sur le récent vol au niveau de la caisse, avant de procéder, avec ses camarades, à une remise symbolique d’une plateforme revendicative sur une dizaine de points.

Eclairages de la Direction
Diversifier tout en consolidant les acquis. Telle est, a dit Cheikh Thiam, « ma vision » qui, a-t-il soutenu, doit être « partagée ». Et dans ses réponses, il a essayé d’apporter des éclairages sur tous les points soulevés par M. Ndong. Il a rappelé les différents acquis reconnus par l’intersyndicale, indiquant que le recouvrement des créances, notamment celles sur l’Etat et ses démembrements, constituent le véritable problème de l’entreprise. « L’Etat et ses démembrement doivent des arriérés de plus de 2,6 milliards, à fin décembre 2019, au titres de leurs insertions publicitaires», a-t-il dit, tout en affirmant qu’il y a « des avancées » sur ce dossier grâce au soutien des autorités, notamment le Ministère de l’Economie, des finances et du plan.
Le président du Conseil d’administration a d’ailleurs a lancé un appel au chef de l’Etat, Macky Sall, pour que l’Etat et ses démembrement honorent leurs arriérés vis-à-vis du Soleil, comme l’avait défendu des députés lors du vote de la loi de finances 2017, en décembre dernier, avec des interventions remarquées des députés Moustapha Diakhaté et Cheikhou Oumar Sy, qui avaient défendu ce dossier.

S’agissant de la distribution, le directeur général a annoncé la mise en place d’un « comité de réflexion sur la stratégie de distribution ». Concernant les bureaux régionaux et les locaux du Soleil, « leur réhabilitation est budgétisée ». Sur le vol à la caisse, une plainte en bonne et due forme a été déposée à la Dic qui a ouvert une enquête depuis le mois de mars. A propos de la régularisation des travailleurs à statut temporaire, le Directeur général a rappelé les efforts faits par la direction. « Entre 40 et 50 agents qui avaient ce statut ont été régularisées depuis que je suis là, grâce aux postes laissés vacants par les départs à la retraite. Nous restons dans la même dynamique », a-t-il dit.

Le directeur général Cheikh Thiam a affirmé que le Soleil est en règle avec l’Ipres et la Css. Une convention est d’ailleurs en voie d’être signée avec l’Ipres, pour trouver une solution au stock d’arriérés qui était constitué à son arrivée. Concernant l’hommage aux agents ayant fait valoir leurs droits à la retraite, il a rappelé qu’une grande fête avait été organisée pour eux en 2013. Il a d’ailleurs révélé que 2010, « environ 700 millions de FCfa ont été payés en indemnités de départs à la retraite ». Enfin pour les prêts demandés par les agents, il a précisé que « Le Soleil », n’est et ne saurait être une banque. « Le prêt est accordé selon la sensibilité du problème posé et l’état de la trésorerie », a-t-il martelé.

Unité de fabrication de livres et de magazines
Cheikh Thiam a surtout appelé les travailleurs du Soleil à davantage travailler et à créer des niches de profits et des richesses autour du produit phare, « Le Soleil ». « Ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier. Réfléchissons à avoir des produits innovants et diversifiés », a-t-il plaidé. M. Thiam a rappelé qu’en 10 ans, des groupes de presse privés ont pu se diversifier, alors que « Le Soleil » qui a 47 ans vit avec un seul produit, le journal quotidien, pour 250 agents.

C’est ce qui explique, selon le directeur général, la politique de diversification en cours actuellement à travers, entre autres, la création du magazine « Soleil Business », l’acquisition d’une unité de fabrication du livre et magazine dont le démarrage est attendu en septembre prochain. Parmi les projets, il y a également la digitalisation notamment des archives, le lancement prochain d’une Web TV. La direction générale et l’Intersyndicale ont convenu de de travailler en synergie pour trouver des solutions partagées sur les points qui ont été soulevés lors de la rencontre.

D. MANE

Le Carrefour d’études et de recherches-action pour le développement et la démocratie (Ceradd) a organisé, en partenariat avec le Centre de recherche intégré (Crdi), un atelier sous-régional portant sur « Jeunes et stratégies de résilience à la violence et à la criminalité en Afrique de l’Ouest ».

L’Afrique se caractérise par la jeunesse de sa population dont les moins de 15 ans représentent les 41%. Cette configuration a exigé des Etats ainsi que des institutions régionales et panafricaines, préoccupés par la situation des jeunes, de développer des stratégies, politiques et programmes essentiellement dédiés à l’insertion économique des jeunes. Cependant, l’évaluation des ces politiques a montré qu’elles ne sont pas informées par des données probantes et ne mettent pas au-devant les jeunes qui sont directement concernés. Aujourd’hui, la montée de la violence et de la criminalité chez les jeunes est telle que le combat contre ce phénomène est loin d’être gagné.

L’atelier sous-régional de lancement du projet « Jeunes et stratégies de résilience à la violence et à la criminalité en Afrique de l’Ouest » entre dans cette perspective. Organisé par le Carrefour d’études et de recherches-action pour le développement et la démocratie (Ceradd), avec le soutien technique et financier du Centre de recherche pour le développement intégré (Crdi), l’atelier a réuni des chercheurs du Sénégal et du Burkina Faso. « L’objectif de ce projet est de répondre à une problématique de la jeunesse, mais surtout de voir quels sont les facteurs qui existent et les stratégies que l’on peut mettre en place pour prévenir les jeunes du spectre de la violence et de la criminalité dans ces deux pays », a soutenu le coordonnateur régional du projet, par ailleurs enseignant-chercher à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Babaly Sall. En outre, M. Sall a indiqué que devant ce phénomène embrasant, le projet va aider les autorités publiques sur l’élaboration des politiques publiques, à identifier les leviers sur lesquels on peut s’appuyer pour prévenir la violence et la criminalité chez les jeunes. Le directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité, Dr Papa Khaly Niang, a noté l’intérêt de cet atelier dans sa communication. A l’en croire, cette étude permettra aux acteurs concernés d’avoir une meilleure connaissance des facteurs et stratégies de résilience contre les phénomènes de violences sous toutes leurs formes et qui touchent singulièrement la population jeune. Par conséquent, il a estimé qu’il faut établir une cartographie des zones de violence et d’insécurité à partir d’un diagnostic fouillé, à travers des stratégies globales et multidisciplinaires d’intervention.

Présidant l’ouverture, le directeur général de l’enseignement supérieur, le Pr Babacar Guèye, a fait la corrélation avec les difficiles conditions liées aux défis qui favorisent la violence et la criminalité dans les campus. La massification des bacheliers, la qualité des formations, les échecs et l’équité, entre autres, constituent les différents défis à relever.

Tata SANE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.