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Société & Faits divers (1556)

Le réseau de migration et de développement de la société civile en Afrique (Made Afrique), lancé en octobre 2014 à Dakar et prenant fin en mars 2017, a organisé, hier, une réunion d’évaluation. Ledit réseau, financé par l’Union européenne et porté par Caritas Sénégal sous forme de plateforme, a formulé de nouvelles perspectives.

Les membres du réseau de migration et de développement de la société civile en Afrique (Made Afrique) et leurs partenaires européens ont procédé à l’évaluation participative de ce projet dans le but de pérenniser les acquis. Aussi ont-ils formulé des perspectives à la dimension des défis et enjeux de la migration. Dans son mot de bienvenue, abbé Alphonse Seck, secrétaire général de Caritas Sénégal et coordonnateur du réseau Made Afrique, a expliqué qu’au terme ces trois années, la réalité de cette plateforme est vérifiable en Afrique de l’Ouest et du Centre parce que les points focaux ont été installés dans presque tous les pays.

« En plus, nous avons en Afrique du Nord un point focal et un autre, à travers Caritas Éthiopie, en Afrique de l’Est. Cependant, nous devons continuer à travailler car il n’y a pas encre de plateforme en Afrique australe », a souligné le guide religieux qui, au-delà de l’évaluation, a insisté sur les leçons apprises au cours de ce projet et qu’il faut capitaliser en fixant les perspectives pour les années à venir. « Si nous arrivons à tracer des perspectives claires et nous fixer des objectifs en précisant les thématiques sur lesquelles nous devrons agir dans les années à venir, nous pourrons trouver des moyens de notre politique », a-t-dit.

Abbé Alphonse Seck a rappelé que ce travail d’évaluation a déjà rassemblé à Bruxelles, à l’invitation de la Commission catholique de migration internationale (Icmc), les entités coordinatrices du réseau de Made Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. « A cette réunion de Bruxelles, c’est à l’unanimité que les participants ont souhaité voir cette action se poursuivre et se renforcer», a-t-il renseigné. La rencontre de Dakar avait pour objectif de tracer des perspectives claires, sous formes d’axes et thématiques prioritaires au regard de l’analyse à la fois des politiques européennes de migration et de leur impact sur la mobilité dans les pays de l’Afrique.

Les acteurs de la société civile africaine veulent des financements pour poursuivre leurs activités. « La détermination et la bonne participation de tous y contribueront », a dit abbé Alphonse Seck. Interpelé sur le bilan du réseau, il a indiqué qu’il peut être apprécié à plusieurs niveaux. « Mais, l’essentiel est que cette plateforme du réseau Made Afrique nous a donné l’occasion, avec les autres acteurs, d’être actifs sur le plan global et de mettre en place des actions en Afrique», a soutenu abbé Alphonse Seck.

Quant au coordonnateur des programmes du réseau Made, Jeroen Corduwner, par ailleurs représentant de la Commission catholique de migration internationale, il a rappelé l’objectif de la plateforme qui est de « renforcer la société civile pour mieux défendre le droit des migrants ».

Le droit à la mobilité, un facteur du développement
Caritas Sénégal, une Ong de défense les droits des migrants, prône la mobilité de chaque être humain. Son secrétaire général, abbé Alphonse Seck, a invité les dirigeants de la planète à respecter le droit à la mobilité. Selon lui, des pays comme les États-Unis d’Amérique et le Canada se sont construits grâce aux migrants.
 
Le secrétaire de Caritas Sénégal, abbé Alphonse Seck, est triste pour les nombreux migrants africains qui perdent leur vie en mer ou sur les chemins de migration. « On ne peut pas ne pas être touché par tous ces drames qui, depuis des années, se passent en mer, sur les chemins ou dans les airs, avec un lot de jeunes morts. Sans compter toutes ces personnes qui font l’objet de trafic. Tout cela fait partie aujourd’hui de la composante malheureuse de la migration », a-t-il regretté.

Abbé Alphonse Seck a rappelé que chaque individu a des droits dont celui à la mobilité. « On peut vivre aujourd’hui au Sénégal et demain décider d’aller en Chine et ou Amérique latine parce que l’on se sent mieux là-bas. Donc on devait avoir la possibilité de pouvoir y aller », a-t-il souligné. Les Européens peuvent venir en Afrique à tout moment alors que certaines frontières africaines sont fermées aux Africains. « Même les étudiants ne peuvent pas aller dans certains pays de l’Afrique alors qu’ils ne courent aucun risque de migration clandestine. Il faut respecter le droit à la mobilité car c’est un facteur du développement », a-t-il lancé.

Il a rappelé que les pays comme les États-Unis ou le Canada se sont construits grâce à la migration. « S’il n’y avait pas de migration, ces pays ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Il ne faut pas criminaliser la migration et le migrant. C’est contre cela que nous luttons. Nous devons faire en sorte qu’un jeune qui est né en Afrique ait le choix d’aller vivre dans un pays où il peut mieux s’épanouir», a insisté abbé Alphonse Seck.

Eugène KALY

Le maire de Dakar et cinq de ses collaborateurs ont passé, hier, leur première nuit en prison. Ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction. Quant à l’actuel et l’ancien receveur-percepteur municipal, ils sont mis sous contrôle judiciaire.

Khalifa Ababacar Sall (maire de Dakar), Mbaye Touré, Directeur des affaires financières (Daf), Ibrahima Yatma Diao (chef de la Division financière et comptable), Yaya Bodian (chef du bureau du budget), Fatou Traoré (assistante du Daf) et Amadou Mokhtar Diop (coordonnateur de l’Inspection générale des services municipaux) ont tous été placés sous mandat de dépôt hier par le doyen des juges d’instruction, Samba Sall. Ils sont poursuivis de détournement de deniers publics, escroquerie portant sur les derniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Seuls l’actuel et l’ancien percepteur-recevoir municipal, à savoir Ibrahima Touré et Cheikh Oumar Bocoum, ont tiré leur épingle du jeu. Ils sont tous les deux mis sous contrôle judiciaire.

Après la notification de cette décision, le collectif des avocats de Khalifa Sall, dans une déclaration conjointe, mentionnent que « c’est l’Etat du Sénégal, à travers le doyen des juges d’instruction, qui a ordonné l’arrestation et la détention de leur client ». Selon Me Ciré Clédor Ly et ses confrères, cette arrestation et cette détention sont faites « sur le prétexte fallacieux de présomption de détournement de fonds publics » et ont pour but « de freiner Khalifa Sall dans ses ambitions politiques en l’empêchant de se présenter aux prochaines élections législative et présidentielle, respectivement en juillet 2017 et février 2019 ».

Selon les conseils du maire Khalifa Sall, « cette arrestation et cette détention sont arbitraires parce qu’elles sont fondées exclusivement sur des raisons politiques et procèdent d’une instrumentalisation de la justice sénégalaise pour empêcher un citoyen, opposant politique, de briguer les suffrages de ses concitoyens conformément à la constitution du Sénégal, aux traités et accords internationaux dûment ratifiés par l’État du Sénégal ».

« Liquidation d’un adversaire politique »
Pour Me Ciré Clédor Ly, il s’agit d’un plan qui a été mis en œuvre et exécuté pour liquider un adversaire politique. Et l’arrestation de maires supposés proches de Khalifa Sall comme Bamba Fall et tous les jeunes susceptibles d’aider le maire de Dakar à réaliser ses ambitions politiques entre dans cette logique. « Dans un pays qui se dit démocratique, on ne peut pas si facilement arrêter des citoyens qui ont occupé de hautes fonctions, et sur qui, beaucoup de personnes comptent », pense Me Clédor Ly. Pour sa part, Me Bamba Cissé, avocat de Mbaye Touré, souligne que son client est en train de subir les conséquences d’un combat politique. « Dans le cadre de cette procédure, Mbaye Touré n’a jamais été impliqué dans le processus de décaissement et d’encaissement. En tant que Daf de la mairie de Dakar, il n’est ni ordonnateur ni comptable de fonds publics. A ce stade de la procédure, il a été injustement accusé. C’est un père de famille digne qui n’a jamais eu de problème avec la justice de son pays. Il est seulement impliqué dans un combat politique et en subit aujourd’hui les contrecoups », mentionne la robe noire. Me Cissé assure également qu’en tant qu’avocats, ils vont démontrer à l’opinion que Mbaye Touré est en « détention arbitraire ».

Ndiol Maka SECK

L’Afrique est l’une des principales régions de transit du trafic de drogues. Elle devient progressivement un marché de consommation et de destination pour tous les types de drogues. Sa partie occidentale est, de plus en plus, marquée par des opérations criminelles y ayant trait et par la fabrication illicite de drogues synthétiques principalement destinées aux marchés asiatiques. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2016 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (Oics).

L’Afrique est l’une des principales régions de transit du trafic de drogues. Elle devient progressivement un marché de consommation et de destination pour tous les types de drogues. Sa partie occidentale est, de plus en plus, marquée par des opérations criminelles y ayant trait et par la fabrication illicite de drogues synthétiques principalement destinées aux marchés asiatiques. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2016 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (Oics).

Le rapport de l’Oics relève une participation accrue d’Africains au trafic de drogues au niveau mondial. Ils sont, de plus en plus, impliqués dans le trafic d’héroïne le long de la route du Sud qui passe soit par la République islamique d’Iran, soit par le Pakistan et traverse l’océan indien. Ce dérivé de la morphine est utilisé pour le trafic d’opiacés en provenance d’Afghanistan.

L’Afrique de l’Ouest, quant à elle, est de plus en plus touchée par des opérations criminelles qui concernent non seulement le trafic de la cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe, mais aussi par la distribution pour consommation sur place et la fabrication illicite de drogues synthétiques principalement destinées aux marchés asiatiques. L’augmentation de l’abus d’héroïne est particulièrement observée dans certains pays de la région, principalement en Afrique de l’Est. Des pays d’Afrique continuent aussi d’être la cible d’organisations criminelles pour le trafic de précurseurs et la fabrication illicite de méthamphétamine. Les données les plus récentes montrent qu’il existe désormais un transfert de connaissances entre les opérateurs illicites sur tous les continents.

Cannabis, drogue la plus consommée
D’après l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc), 11% des consommateurs d’opiacés dans le monde vivent en Afrique et plus de la moitié de ceux-ci en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Les opiacés afghans font l’objet d’un trafic croissant vers l’Afrique de l’Est et de l’Ouest, pour y être consommés ou expédiés vers d’autres pays.

Par ailleurs, le cannabis reste la drogue la plus consommée en Afrique et celle pour laquelle la demande de traitement est la plus élevée. La prévalence annuelle de l’usage de cannabis est estimée à 7,6%, soit le double de la moyenne mondiale de 3,8%. En ce qui a trait à l’accessibilité et à la disponibilité des stupéfiants et des substances psychotropes à des fins médicales et scientifiques, le rapport indique qu’elles sont limitées.

C’est pourquoi, Pierre Lapaque, représentant du bureau régional de l’Onudc pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, invite les gouvernements à appliquer pleinement les recommandations pratiques de la session extraordinaire de l’Assemblée générale visant à améliorer l’accès aux médicaments contenant des substances placées sous contrôle, tout en empêchant leur détournement et leur usage illicite. L’Oics préconise une prévention du détournement de produits chimiques au-delà des contrôles réglementaires.

Elle déplore la compétition entre les institutions et des procédures de coopération internationale longues ou inexistantes qui, selon le rapport, entravent la résolution des affaires. Elle souligne également la nécessité d’une amélioration de la coopération entre les autorités de réglementation et les services de détection et de répression, et invite les États à abolir la peine de mort pour les infractions liées aux drogues.

Un tiers des drogués sont des femmes
Le chapitre thématique du rapport 2016 de l’Oics porte sur les femmes et les drogues. Les femmes et les jeunes filles représentent un tiers des usagers de drogue dans le monde. Cet usage est plus répandu parmi les femmes des pays à revenus élevés. Cependant, un cinquième seulement des personnes traitées sont des femmes à cause des nombreux obstacles qui se dressent devant elles pour accéder à un traitement pour toxicomanie. Le rapport souligne l’importance des programmes de prévention ciblant spécialement les détenues, les femmes enceintes, les personnes vivant avec le Vih/Sida et les travailleuses du sexe.
 
Alassane Aliou MBAYE

Le rôle des femmes en matière de sécurité a été passé en revue ce week-end lors d’un séminaire des femmes du ministère de l’Intérieur. Ces dernières se sont engagées à contribuer efficacement à la prise en charge de cette problématique.

Cette session placée sur le thème « autonomisation et le rôle des femmes en matière de sécurité » et organisée en partenariat avec Onu Femmes vise à renforcer la capacité des femmes du ministère de l’Intérieur dans le domaine du genre, de l’autonomisation et aussi de la sécurité. Pour le chef de service formation dudit ministère, les femmes doivent être au-devant de la scène pour contribuer à la lutte contre l’insécurité qui constitue un problème majeur au Sénégal et dans la sous-région.

Selon Mariama Nianthio Ndiaye Sy, la sécurité doit être l’affaire de tout le monde, surtout des femmes. « Nous sommes les garants des familles et de la sécurité. Les femmes peuvent faire émerger les choses car elles ont assez d’atout, de bagages intellectuels et pour que le Sénégal avance, que notre rôle en matière de sécurité s’affermisse, il faut que les femmes soient au-devant de la scène », a-t-elle dit.

Les femmes du ministère de l’Intérieur, a-t-elle noté, sont des actrices clefs et doivent s’impliquer davantage pour relever les défis en matière de sécurité. « Quand, dans nos quartiers, notre travail ou notre environnement, on voit des choses qui ne vont pas, on doit sensibiliser, informer, alerter et en parler à nos autorités, à la police ou saisir la presse », a indiqué Mariama Nianthio Ndiaye Sy.

Samba Oumar FALL

En perspective des prochaines élections de représentativité, la Fgts est en ordre de bataille. Son secrétaire général Sidiya Ndiaye a même annoncé à Dalifort que la bataille de Pikine aura lieu. Le syndicaliste a plaidé la cause de la mairie de Dalifort qui doit bénéficier des recettes générées par le marché central au poisson, la gare routière et la Sogas.

Sidiya Ndiaye a fait part de la détermination de la Fgts à déboulonner la Cnts lors des élections de représentativité à venir. « En quarante ans, la Cnts n’a pas fait grand-chose pour les travailleurs. C’est pourquoi la Fgts, qui est la seule centrale syndicale crédible capable de prendre en charge les préoccupations des travailleurs, va tout faire pour la battre », a-t-il souligné avant d’appeler les travailleurs à rejoindre la Fgts pour « mener la bataille de Pikine qui aura bel et bien lieu ».

Sidiya Ndiaye a dénoncé des impairs de l’Acte 3 de la décentralisation qui font que tout le budget des communes est consacré au fonctionnement, rendant ainsi nul l’investissement. « Si vous voulez que nous continuions le travail que l’on mène dans le cadre de la fonction publique locale et du dossier lié à l’Ipres, mobilisez-vous pour faire gagner la Fgts », a-t-il lancé. Par ailleurs, il a, en plaidant la cause de la mairie de Dalifort, égratigné le pouvoir. « C’est parce que le maire n’est pas dans la mouvance présidentielle que la commune de Dalifort ne recouvre pas les taxes au marché central au poisson, à la gare routière des baux maraîchers et à la Sogas (Société générale de gestion des abattoirs du Sénégal) », a-t-il dit… Sidiya Ndiaye a affirmé que la Fgts va saisir les autorités centrales pour que les populations de Dalifort puissent bénéficier de cette manne financière qui est estimée à un demi-milliard de FCfa. Abdou DIOP

…A Thiès, la Cnts/Fc de Cheikh Diop appelle à voter utile
Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts/Fc) a rendu visite aux cheminots à Thiès. Reçu, ce week-end, au siège du syndicat des travailleurs du rail, Cheikh Diop est allé droit au but.

« Le 11 mai prochain, nous allons choisir la centrale syndicale et le secrétaire général qui vont porter la voix des travailleurs et défendre leurs intérêts partout où besoin se fera sentir. C’est pourquoi, vous devez évaluer objectivement vos derniers responsables que vous aviez choisis et qui sont en fin de mandat. Après votre évaluation, je demanderai à tous les travailleurs de voter utile », a lancé Cheikh Diop. Selon lui, la Cnts/Fc assume son choix d’un syndicalisme de lutte et de conquête. Pour y arriver, il a insisté sur l’accélération du processus de réunification des forces sociales du pays.

D’après le leader de la Cnts/Fc, sa centrale syndicale est déjà dans ce sillage car, partout où les travailleurs ont eu des difficultés, elle s’est battue aux côtés des employés pour faire respecter leurs droits dans les choix économiques opérés par leur employeur. « Donc, notre objectif, lors de ces élections de représentativité qui se profilent à l’horizon, est de vous demander de nous donner la légitimité pour nous permettre d’élargir et d’accentuer nos actions en faveur des travailleurs et du développement de notre pays », a expliqué Cheikh Diop qui est favorable à « un partage stratégique du leadership pour avoir plus d’efficacité dans toutes les actions ».

Il a rappelé les combats menés aux côtés des travailleurs dans les entreprises (Transrail, Ics, Sénégal international et Suneor) dont la privatisation a été mal conduite. « Notre détermination a amené les autorités à revenir sur les dossiers et à corriger les impairs qui avaient plombé ces dernières et hypothéqué l’avenir des travailleurs. « Nous l’avons réussi à Transrail, aux Ics, à Sénégal international, à la Suneor, entre autres », a-t-il précisé.

Mbaye BA

Après son face-à-face avorté d’hier avec la juge d’instruction, le maire de Dakar repasse aujourd’hui. Mais d’ores et déjà, ses avocats parlent de « complot d’État » et promettent d’aller jusqu’au bout dans le combat.

Le face-à-face entre Khalifa Sall et le juge d’instruction prévu hier n’a finalement pas eu lieu. Il a été reporté à cet après-midi, à 16h, sur demande des conseils du maire de la ville de Dakar. Devant la presse, l’un de ses avocats, Me Ciré Clédor Ly, a relevé que dans sa sortie, le procureur de la République parlait aux initiés en leur faisant comprendre que Khalifa Sall et son entourage iront en prison.

« C’est un message qu’il a voulu faire passer. Ce n’était pas pour informer la population, mais pour faire savoir que c’est une décision d’État. Malgré les menaces, tout le monde sait sur quel pied danser au Sénégal. Nous sommes dans un pays où la justice n’est pas indépendante, où le procureur de la République répond aux ordres. Il est le bras armé du pouvoir exécutif », a déploré Me Clédor Ly. Selon l’avocat du premier magistrat de la ville de Dakar, les choses sont allées très vite. La conférence de presse et tous les actes que le procureur de la République « a eu à prendre au nom de l’État se sont passés le même jour, un week-end ».

« Si dès le lundi le juge d’instruction convoque, cela veut dire que c’était une conspiration déjà ficelée. Mais le plan ne s’est pas déroulé comme il le voulait parce que Khalifa Sall et ses collègues sont entourés par des avocats qui sont eux aussi des techniciens du droit et sont déterminés à ne pas leur laisser un seul centimètre d’arbitraire. Nous sommes décidés à revendiquer toute parcelle de droit », a soutenu Me Clédor Ly. C’est dans cette logique, a-t-il ajouté, qu’ils ont, conformément aux dispositions légales, demandé et obtenu que les inculpations soient reportées à aujourd’hui à 16h.

« S’ils pensaient pouvoir le mettre en prison aujourd’hui, bien voila c’est un premier échec. Nous avons réclamé nos droits parce qu’ils ont conspiré pendant des mois, concocté un cocktail qu’ils ont voulu faire boire à tout le monde. Nous savons tout de même que le complot d’État ira jusqu’au bout », a regretté la robe noire.

Ndiol Maka SECK

Le maire de Dakar a annoncé hier sa convocation aujourd’hui à 15h par le juge d’instruction suite à la saisine du procureur de la République. « J’ai été informé dans la soirée du samedi que je suis convoqué avec mes collaborateurs par le juge d’instruction demain à 15 heures », a révélé Khalifa Sall. Cette convocation, a-t-il ajouté, intervient au lendemain de l’annonce par le procureur de son intention de saisir le juge d’instruction après une enquête préliminaire conduite uniquement à charge sans respecter une seule fois le présomption d’innocence qui constitue un droit inaliénable dans toute procédure pénale.

Il a souligné que les procès-verbaux d’audition ont été immédiatement communiqués à certains organes de presse. Toutefois, Khalifa Sall a relevé que l’attitude du procureur n’est pas symptomatique de l’état d’esprit de la grande majorité des magistrats, qui, au quotidien, s’évertuent tant bien que mal à se hisser à la hauteur des exigences de leur serment et à faire preuve d’indépendance dans le traitement des affaires par les instances judiciaires. « L’allégeance du procureur de la République de Dakar au pouvoir exécutif exprime le profond malaise qui gangrène notre système judiciaire », a estimé Khalifa Ababacar Sall.

Nd. M. SECK

Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur annonce l’arrivée au Sénégal, dans la nuit du samedi au dimanche, de 130 Sénégalais expulsés des États-Unis. Selon le communiqué de département reçu dimanche à l’Aps, toutes les «dispositions pratiques» ont été prises par les services compétents de l’État pour leur accueil.

En mi-février, le ministère des Affaires étrangères avait informé que cent trente-sept Sénégalais en situation irrégulière aux États-Unis et faisant l’objet de mesures de reconduction à la frontière prises par les autorités compétentes américaines, seront rapatriés prochainement au Sénégal. «Les griefs retenus contre les personnes concernées portent notamment sur l’entrée illégale et des séjours irréguliers sur le territoire américain, le trafic et/ou la consommation de stupéfiants, des délits financiers, et des délits de contrefaçon, entre autres infractions à la loi du pays d’accueil», avait indiqué la même source. Elle avait souligné que «ces mesures d’expulsions remontent à plusieurs mois, puisque ayant été officiellement notifiées au Consulat général du Sénégal à New York et à l’Ambassade du Sénégal à Washington, en juin 2016». «Depuis cette date, les intéressés ayant épuisé toutes les voies de recours, les services compétents américains et sénégalais ont entamé des consultations sur les modalités de mise en œuvre de ces mesures dans le strict respect des droits et de la dignité des personnes concernées», renseigne-t-elle. «Le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur tient à préciser que ces cas de rapatriement pour les faits sus-indiqués n’entament en rien le comportement exemplaire dont la diaspora sénégalaise vivant aux États-Unis et ailleurs dans le monde a toujours fait montre», avait relevé le texte.

Il ajoute que «le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur exhorte nos compatriotes vivant à l’étranger à persévérer, en toute circonstance, dans cette tradition de respect des lois et règlements en vigueur dans leurs pays d’accueil, comme gage d’un séjour conforme à leurs aspirations légitimes de migrants travailleurs et paisibles».

APS

Les gendarmes du poste de Notto ont mis la main, mercredi dernier, sur deux malfaiteurs qui pompaient le carburant au chantier de l’autoroute Ila Touba.

Une belle prise du reste puisque les responsables de l’entreprise chinoise en charge des travaux de cet ambitieux projet n’avaient de cesse d’accuser certains de leurs employés d’être à l’origine de ces cas de vols de carburant. Ces derniers qui ont d’ailleurs toujours réfuté ces accusations avaient porté l’affaire devant les députés en marge d’une visite sur les chantiers d’une délégation de parlementaires qui avait été conduite par le président du groupe BBY, Moustapha Diakhaté.

L’enquête qui a été menée dans ce sens a donc permis de tirer au clair cette affaire avec l’arrestation d’individus par la gendarmerie de Notto Diobass qui avait déclenché, à travers sa section de recherche, la procédure de sécurisation des biens et des personnes dans la zone. Ceci a permis de mettre la main sur les deux malfaiteurs et d’autres bandits qui se livraient au vol et à la vente du carburant à des transporteurs. Les opérations ont été menées selon nos sources à la forêt classée de Bandia. Les malfaiteurs ont été déférés auprès des juridictions compétentes. Mais, il faut dire que les opérations de sécurisation des personnes et des biens sont devenues très fréquentes dans la zone infestée de bandits munis d’armes blanches et de feu de fabrication artisanale. Leur matériel a été aussi saisi et confisqué. Dans le même sillage, la brigade de gendarmerie de Khombole a appréhendé une bande de malfaiteurs spécialisés dans le vol de charrettes. Trois bandits, G. Ngo, M. Diouf et M. Sarr, tous originaires des villages de Koulouck Sérère et Ouolof, ont été surpris par les habitants en train d’accomplir leur forfait avant d’être cueillis par les gendarmes.

M. SAGNE

Un accident d’une rare violence s’est produit, hier vers 19 heures, à hauteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et à quelques encablures du site de pesage des camions gros porteurs. Un véhicule minicar de transport en commun immatriculé LG 1983, en provenance de Saint-Louis, a pris feu au moment où il transportait plus d’une dizaine de passagers. Selon des témoignages concordants recueillis sur place, le chauffeur du minicar, à la suite d’une crevaison, était confronté à d’énormes difficultés pour maîtriser le véhicule. Du fait de cette impossibilité de contrôler le volant, il a heurté un camion d’hydrocarbure. Le choc a aussitôt déclenché cet incendie.

Selon les sources, seules deux personnes ont été extirpées de ce véhicule et seraient entre la vie et la mort. Huit autres passagers du minicar, grièvement blessés, ont été évacués par les éléments de la 22ème compagnie d’incendie de Saint-Louis vers le centre régional hospitalier de la ville.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Comme par le passé, nous vous proposons cette année des chroniques sur le temps de carême inspirées des livres, notamment du mensuel de la Prière africaine. Nous commençons notre réflexion sur l’effort de carême chrétien qui nécessite, pour les fidèles, des sacrifices qui les remettent moins devant Dieu, mais davantage devant leurs performances et eux-mêmes. Le temps de carême ou de pénitence devient alors une compétition sportive qui se termine à Pâques dans un cri de victoire et de soulagement.

« J’ai réussi mon carême parce que j’ai maintenu tel ou tel effort durant les quarante jours. Certes, ces efforts ne sont pas inutiles mais comprenons qu’ils doivent être les compétences d’un engagement plus profond, plus intérieur à l’égard du Christ », avait écrit le Père François Lot de la communauté Saint Jean. Le guide religieux raconte que Jésus entre dans sa passion en invitant d’abord ses apôtres à un repas, la Cène. Cette passion n’est pas seulement la sienne, mais elle deviendra celle de Marie, de Jean et aussi la nôtre.

Le repas, c’est le lieu de l’amitié, de l’intimité. La Cène, c’est le repas qui vient sceller le cœur de Jésus au cœur de chacun de ses apôtres. C’est cette amitié, cette intimité qui donnera aux disciples la force d’aller jusqu’au bout. On ne peut pas suivre Jésus jusqu’au bout si ce n’est pas d’abord lié au Christ comme la Vierge Marie est liée au cœur de son fils. Le carême est d’abord un temps pour rentrer dans l’intimité du cœur de Jésus. Ce temps est un premier lieu pour remettre notre vie devant Dieu dans le recueillement. C’est dans le recueillement que nous pouvons être cœur à cœur avec Lui.

De nos jours, l’homme est très agité, tendu, pressé. Il n’est pas en paix car ses désirs vont dans tous les sens et sa vie n’est pas unifiée. Le temps de carême, c’est revenir dans le silence du recueillement, dans la foi à la présence invisible et aimante de Dieu. C’est dans ce recueillement intérieur que notre vie retrouve la paix et l’unité parce qu’elle a trouvé le vrai repos : l’amour du Christ. Nous jeûnons non pas pour nous faire mal, non pas pour faire plaisir à Dieu car un Dieu qui prendrait plaisir à notre souffrance ne serait pas Dieu. Notre jeûne est comme un cri jeté vers Dieu pour que la véritable nourriture de notre vie, de notre âme, soit l’amour de Jésus.

Jeûner n’est pas, pour le chrétien, l’accomplissement d’un exercice, mais c’est crier vers Dieu dans le monde où l’homme ne pense qu’à se satisfaire des choses où des plaisirs.
Crier car seul l’amour du Christ peut satisfaire notre soif d’amour. C’est encore à la Cène que le Christ a donné son ultime commandement, celui de la charité fraternelle. Le véritable effort du carême est là : dépasser notre sympathie ou antipathie naturelle pour aimer nos frères grâce à Jésus-Christ qui s’est livré pour l’humanité. Apprendre à aimer, à pardonner, à donner grâce à l’amour du Christ est un devoir. Voila le véritable exercice du carême, celui de la charité fraternelle. Saint temps de carême !

Par Eugène KALY

Un violent accident de la route à hauteur de la localité de Dinguiraye, dans la commune de Paoskoto, a fait un bilan provisoire de 12 morts et de 24 blessés évacués au centre hospitalier régional de Kaolack. Deux véhicules de transport en commun en provenance et en partance de la cité religieuse de Médina Baye seraient en cause dans ce drame qui endeuille le Magal dédié à Mame Diarra Bousso. 

La dernière journée du Magal de Porokhane a été endeuillée par un drame. Un violent accident de la route a coûté la vie à 12 personnes et occasionné des blessures plus ou moins graves à 24 autres passagers, selon des sources hospitalières. D’après les premiers témoignages recueillis sur place, l’accident s’est déroulé vers 15h 30mn à hauteur de la localité de Dinguiraye, à une dizaine de kilomètres de la commune de Nioro. Un bus de transport en commun vide, en provenance de Touba, a violemment heurté un car Ndiaga Ndiaye venant en sens inverse qui avait quitté quelques minutes auparavant la cité religieuse de Porokhane avec une quarantaine de personnes à bord.

La violence du choc a littéralement déchiqueté le car laissant une dizaine de vie sur la chaussée. Lors des évacuations par ambulance à l’hôpital de Kaolack, un autre passager décédera suivi d’un autre lors de sa prise en charge par le service des urgences. L’accident a fait au moins 24 blessés nonobstant ceux qui sont évacués dans les autres structures sanitaires plus proches du lieu du drame. Des sources évoquent un état de somnolence du conducteur du bus en partance pour la cité religieuse de Porokhane où les derniers pèlerins s’apprêtaient à retourner chez eux. Une défaillance humaine de plus dans cette tragédie qui remet sur la table l’urgence de l’application du train de mesures dont le permis à point pour juguler ce fléau. Pour rappel, il y a moins de deux mois, un autre accident de la route dans le département de Malem Hodar avait fait 17 morts et 16 blessés dans la zone du Saloum, suscitant une vive réaction du président de la République en plein Conseil des ministres.

Elimane FALL

Parlant de l’affaire Barthélémy Dias et Cie, le chef du parquet a précisé « qu’il ne s’agit ni d’un problème politique ni d’un acharnement » et que la famille de Ndiaga Diouf a aussi droit d’avoir justice. Revenant sur le faits, Serigne Bassirou Guèye a mentionné que l’enquête et l’instruction ont permis de renvoyer plusieurs personnes devant la première chambre correctionnelle du tribunal de Grande instance hors classe de Dakar et que les juges de cette chambre, après avoir statué, ont condamné Habib Dieng, Barthélémy Dias et Babacar Faye à deux ans d’emprisonnement dont 6 mois ferme. Ils ont relaxé Abdoulaye Diène et ont condamné avec sursis le nommé Samba Diouf et autres. « J’ai relevé appel de cette décision et bientôt le dossier va être transmis à la Cour d’appel de Dakar. Là aussi, on a parlé de politique, de justice manipulée. Est-il politique de dire que Ndiaga Diouf est mort à la suite de balle reçue ? Qui n’a pas vu quelqu’un à la télévision tenir une arme et dire que c’est lui qui tiré les coups ?», a questionné le procureur de la République.

Ndiol Maka SECK

La machine judiciaire sera mise en marche dès la semaine prochaine contre le maire de Dakar, Khalifa Sall et Cie. Le procureur de la République cible les délits d’escroquerie portant sur les deniers publics, détournement de deniers publics et faux et usage de faux en écritures. Serigne Bassirou était en conférence de presse pour apporter des éclairages sur certaines affaires pendantes devant la justice.

L’affaire dite de « la caisse d’avance de la mairie de Dakar » connaîtra un nouveau rebondissement les jours à venir. Face à la presse hier, le procureur de la République a annoncé le déclenchement d’une procédure judiciaire contre Khalifa Sall. « Je vais saisir, dès la semaine prochaine, le juge d’instruction sur l’affaire de la mairie de Dakar pour des faits d’escroquerie portant sur les deniers publics, détournement de deniers publics et faux et usage de faux en écritures », a révélé Serigne Bassirou Guèye. Ceci intervient quelques jours seulement après le dépôt des résultats d’enquête de la Division des investigations criminelles (Dic) sur ce dossier que les souteneurs du maire de Dakar qualifient de « politique ». « Il y a beaucoup de contrevérités qui ont été racontées à la presse. On a présenté les faits comme relevant de la politique. Mais il s’agit là d’un exercice de clarification et non de justification », a précisé le procureur de la République.

Revenant sur les faits, le chef du Parquet dit avoir reçu le rapport n°12/2016 du 24 mars 2016 de l’Inspection générale d’Etat qui demandait, dans sa recommandation n°1, l’ouverture d’une information pour élucider la manière dont les fonds de la caisse d’avance ont été gérés. « Cette inspection a eu à relever un montant de 1,830 milliard de FCfa qui a été dépensé sans que justification ne soit faite. Devant une telle recommandation, j’étais obligé de saisir les enquêteurs pour élucider l’affaire. C’est ainsi que la Division des investigations criminelles a été saisie pour commencer l’enquête. Mais, depuis lors, on n’a plus le calme. La justice a été traitée de tous les noms d’oiseaux avec beaucoup d’amalgames », s’est désolé le procureur de la République. Poursuivant son récit, il a mentionné que les faits sont très simples. « On a beau vouloir parler de politique ou de déplacer le problème, mais il n’est pas politique. Dans cette affaire, la première chose sur laquelle il fallait répondre, c’est à l’assertion du Daf de la mairie de Dakar, un proche collaborateur du maire Khalifa Sall, qui, aux inspecteurs généraux d’Etat, a écrit, seul devant les enquêteurs de la Dic, a dit et, devant Khalifa Sall en confrontation, a répété que tous les papiers et pièces qui ont été confectionnés sont faux et n’étaient destinés qu’à couvrir le fait que lui, le Daf, récupérait chaque mois 30 millions de FCfa qu’il remettait à Khalifa Sall », a-t-il expliqué.

Pas de demandes de révélation des noms
Selon le procureur, la question était aussi de répondre au responsable du magasin de la mairie, qui, à la question de savoir s’il recevait de 2011 à 2015, chaque mois, une valeur de 15 millions de FCfa en riz et une valeur de 15 millions de FCfa en mil, a répondu que de 2011 à nos jours, il n’a reçu ni un grain de riz ni vu un grain de mil. « Et lui, c’est un proche collaborateur de Khalifa Sall. En outre, quand on dit que l’argent a été distribué, pourquoi prendre pour justification l’achat de mil et de riz ? », s’est interrogé le patron du parquet. Le sujet, a ajouté le procureur, c’était également de répondre au responsable du Gie Tabar qui, dit-on, fournissait le riz et le mil, alors que celui-ci déclare ne vendre que du « Café Touba » et tire le diable par la queue. Sa sœur, a souligné M. Guèye, qui a occupé plusieurs postes à la mairie de Dakar a effectivement dit qu’ils n’ont jamais rien fourni à cette mairie et que toutes les factures qui ont été produites l’ont été sur la demande du Daf pour couvrir les 30 millions qu’on prenait par mois et qu’on remettait directement au maire Khalifa Sall.

« Ici, il devrait s’agir plutôt de justifier le montant de 1,830 milliard de FCfa pris dans les caisses de la mairie. On a tenté de faire une diversion en posant le problème autrement, c’est-à-dire qu’il n’a pas voulu dévoiler les noms des bénéficiaires.

Je dis devant vous et les Sénégalais que plus de 20 questions ont été posées par la Dic et aucunement il n’a été demandé au maire Khalifa Sall de donner les noms des bénéficiaires », a clarifié le procureur.

A l’en croire, le procès-verbal de réception qui mentionnent que du mil et du riz ont été produits, qui a été réfuté aussi bien par le Daf que par le magasinier, a été effectivement signé par Khalifa Sall.

Attaques contre les magistrats et la justice : Serigne Bassirou Guèye siffle la fin de la récréation
Le procureur de la République est ferme. Désormais, il se mettra sur le chemin de ceux qui calomnient les magistrats et essaient de jeter le discrédit sur la justice. « Je dis aux uns et aux autres que la justice sénégalaise nous appartient à nous tous, donc il ne sert à personne d’essayer de la discréditer. C’est vrai que c’est un effet de mode. C’est le même discours qui est tenu en France, en Espagne et partout, mais parfois ces gens le font avec moins de violence. Ici, on injurie, on calomnie, on diffame. Il faut que cela cesse. Je ne vais plus permettre à qui que ce soit, de quelque bord qu’il puisse se situer, de continuer à invectiver les magistrats, d’entacher leur honorabilité et de jeter le discréditer sur la justice. C’est terminé », a martelé le procureur de la République.

Affaire Abdoul Mbaye et son épouse : « Elucider lequel des certificats de mariage est le bon »
Sur l’affaire opposant l’ancien Premier ministre et son ancienne épouse, le procureur a fait savoir qu’il a été saisi, le 10 décembre 2015, par feue Mme le président du tribunal d’instance de Dakar d’une lettre pour l’inviter à ouvrir une enquête. Parce que pour elle, Abdoul Mbaye, ayant attrait son épouse, Aminata Diack, en divorce, a produit un certificat de mariage duquel il résulte que leur union a été scellée sous le régime de la monogamie avec séparation des biens. Quant à son épouse, a expliqué Serigne Bassirou Guèye, elle a produit un certificat de mariage qui mentionne, comme le certificat produit par Abdoul Mbaye, qu’ils se sont mariés sous le régime de la monogamie avec communauté des biens, contrairement au document produit par M. Mbaye. « Devant une telle situation, est-ce que la réaction du parquet peut être autre que d’essayer d’élucider lequel des certificats de mariage est le bon ? C’est pour cette raison que j’ai saisi la police judiciaire pour enquêter ».

Affaire Barthélémy Dias : « il ne s’agit ni d’un problème politique ni d’un acharnement »
Parlant de l’affaire Barthélémy Dias et Cie, le chef du parquet a précisé « qu’il ne s’agit ni d’un problème politique ni d’un acharnement » et que la famille de Ndiaga Diouf a aussi droit d’avoir justice. Revenant sur le faits, Serigne Bassirou Guèye a mentionné que l’enquête et l’instruction ont permis de renvoyer plusieurs personnes devant la première chambre correctionnelle du tribunal de Grande instance hors classe de Dakar et que les juges de cette chambre, après avoir statué, ont condamné Habib Dieng, Barthélémy Dias et Babacar Faye à deux ans d’emprisonnement dont 6 mois ferme. Ils ont relaxé Abdoulaye Diène et ont condamné avec sursis le nommé Samba Diouf et autres. « J’ai relevé appel de cette décision et bientôt le dossier va être transmis à la Cour d’appel de Dakar. Là aussi, on a parlé de politique, de justice manipulée. Est-il politique de dire que Ndiaga Diouf est mort à la suite de balle reçue ? Qui n’a pas vu quelqu’un à la télévision tenir une arme et dire que c’est lui qui tiré les coups ?», a questionné le procureur de la République.

Par Ndiol Maka SECK

Un atelier de partage des résultats de l’évaluation qualitative et prospective du Programme national des bourses de sécurité familiales (Pnbsf) s’est tenu hier à Dakar. Pour la Déléguée à la protection sociale à la solidarité nationale (Dpgsn), Mme Anta Sarr Diacko, cette rencontre est utile en ce sens qu’elle va permettre de renforcer la dynamique de protection sociale et de promotion socio-économique des plus vulnérables.

L’objectif de cette évaluation est d’analyser comment le Programme national des bourses de sécurité familiales (Pnbsf) peut faciliter des changements de comportements et de pratiques dans les ménages boursiers et plus largement au sein de la communauté. La Déléguée à la protection sociale à la solidarité nationale (Dpgsn), Dr Anta Sarr Diacko, est d’abord revenue sur le Programme national des bourses de sécurité familiales qui est « un programme de transfert monétaire conditionnel mis en place depuis 2013 par le gouvernement sénégalais pour une durée de 5 ans ». Selon elle, son évaluation qualitative et prospective entre en droite ligne dans cette collaboration.

« Cette étude analyse dans quelle mesure le Pnbsf permet de soutenir les moyens de subsistance et les activités génératrices de revenus des ménages ruraux », a affirmé Mme Diacko, qui a salué le soutien de la Fao à la Délégation générale à la protection et à la solidarité nationale qui travaille « à asseoir et à impulser un socle de protection sociale, avec des projets et programmes de filets sociaux évoluant en synergie ». L’évaluation du Pnbsf permettra à 300 000 ménages en situation d’extrême pauvreté de réhabiliter leurs capacités éducatives et productives à travers une allocation trimestrielle de 25 000 FCfa pendant cinq ans.

Pour Dr Anta Sarr Diacko, un des objectifs majeurs attendus de cette évaluation est de permettre au Pnbsf de faciliter les changements de comportements des ménages boursiers et de leur communauté, mais également de promouvoir des pratiques aptes à instaurer des impacts positifs et durables sur l’alimentation, la nutrition et les revenus dans une perspective de promotion économique et sociale et de résilience aux chocs multiformes. Pour sa part, le représentant par intérim de la Fao au Sénégal, Reda Lebtahi Malik, a fait savoir que « (son) organisation est disposée à accompagner le gouvernement sénégalais dans la mise en place d’un système de protection sociale durable à même de développer le capital humain ».

Selon lui, les programmes de transfert monétaire sont devenus un outil important de la protection sociale et des stratégies de réduction de la pauvreté dans les pays à faibles revenus ou à revenus intermédiaires. « Les transferts de fonds constituent aussi un complément au programme de développement rural plus large, avec une stratégie de croissance axée sur l’agriculture en faveur des pauvres », a-t-il soutenu.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les mécanismes d’action et d’intervention des jeunes et des femmes sur les questions de sécurité ont occupé les débats hier, lors de l’assemblée générale du Groupe de Travail Femme, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Le Groupe de Travail Femme, Jeunes, Paix et Sécurité de l’espace Cedeao/Section Sénégal privilégie la prévention. Cette plateforme régionale l’a fait savoir au cours d’une assemblée générale organisée hier, en partenariat avec le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas). La rencontre a permis au bureau sortant de faire le bilan des activités de 2014-2016, mais surtout de dégager de nouvelles perspectives. Selon la présidente Diago Ndiaye, la prévention est indispensable lorsqu’on travaille sur les questions de sécurité.

«Les questions de sécurité interpellent tout un chacun. Nous estimons que les femmes, qui ont en charge l’éducation des enfants et les problèmes de ménages, sont, tout comme les jeunes, à même de déceler les conséquences de l’insécurité », a-t-expliqué. Quant à la conseillère genre du bureau d’Unowas, Telou Agathe Kemealo, elle a rappelé l’objectif de la plateforme qui est de « contribuer à l’harmonisation des activités, participer à la définition de stratégies régionales et nationales, soutenir les initiatives des acteurs et s’investir pleinement dans l’amélioration de la condition féminine ainsi que la prise en compte des questions liées à l’équité du genre en Afrique de l’Ouest ». Cette première assemblée générale s’inscrit dans ce sens. Elle constitue, selon elle, une occasion favorable à la réflexion et à l’échange sur les mécanismes d’action et d’intervention « des femmes et des jeunes » dans leur contribution aux instances de prise de décisions et à asseoir la paix et la sécurité durable en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel. Pour sa part, le secrétaire exécutif du Haut Conseil du dialogue social, Omar Fall, a salué l’implication des jeunes et des femmes dans cette rencontre. «Lorsqu’on veut asseoir une dynamique pour promouvoir la sécurité et la paix dans un pays, on ne peut que s’adosser sur cette frange pour pouvoir développer des stratégies pérennes afin d’arriver aux objectifs de stabilité », a-t-il laissé entendre.

Mis en place par l’Unowas, en collaboration avec le bureau pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (Onu-Femmes) en 2019, le Groupe de Travail Femme, Jeunes, Paix et Sécurité a servi de plateforme d’échanges, de coordination et d’harmonisation des actions des agences et missions de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour la mise en œuvre des résolutions 1325 (2000), conformément aux recommandations du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les Femmes, les Jeunes, la Paix et la Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Tata SANE

La problématique de la réponse aux mouvements de populations dans les situations d’urgence est au menu d’une session de formation de la Croix-Rouge sénégalaise qui se tient à Mbour depuis hier. L’objectif est de renforcer les capacités de vingt-quatre secrétaires généraux, présidents de comités départementaux et cadres du siège national pour mieux prendre en charge cette question.

Cette formation de trois jours organisée au siège du comité départemental de la Croix-Rouge de Mbour a regroupé des participants de dix départements fortement affectés par l’afflux considérable de déplacés de la crise post-électorale en Gambie (Foundiougne, Nioro du Rip, Kaolack, Kolda, Vélingara, Médina Yoro Foulah, Tambacounda, Koumpentoum, Kaffrine et Koungheul). Cet atelier, selon le premier vice-président de la Croix-Rouge sénégalaise, a pour objectif de renforcer les capacités de réponse des cadres régionaux et nationaux aux situations d’urgence et de développer les mécanismes d’intervention rapide et efficace des comités de la Croix-Rouge face aux déplacements massifs des populations. « Ces cadres régionaux et nationaux seront outillés sur les mécanismes d’assistance humanitaire, de promotion de l’hygiène, d’assainissement, de traitement et de stockage de l’eau, de communication de crise, de gestion de l’information et de coordination des situations de catastrophes aux côtés des pouvoirs publics », a fait savoir Bassirou Seck.

Cette formation est une initiative de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Ficr) pour accompagner le renforcement des capacités opérationnelles de la Société nationale à travers ses fonds de réponse d’urgence aux catastrophes (Dref). Selon les responsables de la Croix-Rouge, cette crise post-électorale en Gambie avait occasionné le déplacement massif de plus de 70.000 réfugiés gambiens, mauritaniens, guinéens, maliens, sierra-léonais, ghanéens et ivoiriens au Sénégal.

« La Société nationale exécute un plan d’action de réponse aux besoins alimentaires de 800 familles d’accueil à assister à raison de 25.000 FCfa par famille et de transport de 220 familles déplacées prêtes à retourner la semaine prochaine dans leur pays d’origine », ont-ils indiqué. De même, ont-ils souligné, une enquête d’évaluation avait été réalisée auprès des autorités, des familles d’accueil et des déplacés gambiens dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda et Kolda. Cette enquête a permis d’identifier les besoins réels des familles d’accueil et ceux des populations déplacées qui comptent gagner leur pays. Ainsi, ce plan d’action a permis à la Croix-Rouge sénégalaise de transporter 474 déplacées, dont 350 de Sokone à Amdallai et 124 de Médina Yoro Foulah à Bansang, en Gambie, en janvier dernier.

Samba Oumar FALL

« Bâtir de grands ensembles pour faire face aux défis des problématiques du secteur de la pétrochimie ». C’est autour de ce thème que le Syndicat national des travailleurs des industries chimiques et activités rattachées du Sénégal (Syntics) a organisé son 11ème congrès ordinaire. A l’issue des travaux, Cheikh Ousmane Diop a été reconduit secrétaire général de ladite organisation syndicale.

Le Syndicat national des travailleurs des industries chimiques et activités rattachées du Sénégal (Syntics) est déterminé à mener une lutte farouche contre la concurrence déloyale, la contrefaçon et la fraude. C’est un des points forts de la résolution adoptée par son 11ème congrès ordinaire tenu à la Bourse du travail de la Cnts. Selon le secrétaire général du Syntics, Cheikh Ousmane Diop, il est important, après cinq années de lutte, de passer en revue toutes les questions relatives au monde du travail, mais surtout les industries chimiques.

C’est tout le sens de ce 11ème congrès dont le thème a porté sur « Bâtir de grands ensembles pour faire face aux défis des problématiques du secteur de la pétrochimie ». Selon lui, cette unité organique permettra de faire face à cette concurrence déloyale qui gangrène le secteur des industries chimiques. Dans certaines entreprises, des acquis ont été enregistrés grâce à l’action syndicale : maintien de la dotation en chaussures de sécurité, augmentation de la prime de fabrication, augmentation des salaires, changements de convention, etc. « On ne peut plus continuer à regarder des entreprises mourir. Il faut une forte alliance pour pousser l’État à prendre des dispositions idoines afin d’empêcher ces conteneurs qui déversent des produits de contrefaçon sur le marché », a dit Cheikh Ousmane Diop, qui a ajouté que « la survie des travailleurs dépendra de leur capacité à réaliser de grands ensembles ». Aussi a-t-il dénoncé la précarité des emplois. Pour cela, le Syntics va organiser, avec d’autres organisations de travailleurs, une vaste campagne contre le travail précaire et les types de contrats de travail atypiques qui prennent le pas sur les contrats à durée indéterminée. A l’en croire, la précarité est présente dans tous les secteurs et il est indispensable de créer une solidarité syndicale pour la combattre. Cheikh Ousmane Diop est convaincu que ce phénomène bloque l’évolution de l’emploi au Sénégal. C’est pourquoi, il a appelé à la mise en place d’une grande fédération pour disposer de réelles forces permettant de prévenir les risques liées aux problématiques des futures sociétés pétrolières ou gazières.

«La pétrochimie, qui est la chimie des dérivés du pétrole, représente un secteur clé de l’industrie. Si aujourd’hui la demande croissante des pays émergents stimule ce secteur, le Sénégal qui connaît des perspectives nouvelles grâce aux récentes découvertes de gisements de pétrole et de gaz sur son territoire ne devrait pas être en reste », a soutenu Cheikh Ousmane Diop.

Tata SANE

La sixième édition des Journées Cheikh Oumar El Foutiyou Tall se tiendra les 3 et 4 mars prochains à Pikine/Guédiawaye au « bayal » Doro Aw. Placées sous l’égide de Thierno Bachirou Mountaga Daha Tall, Khalife de la famille omarienne, ces journées, initiées par Thierno Mountaga Seydou Macky Nourou Cheikh Oumar, ont pour parrain cette année El Hadji Mouhamadou Saïdou Bâ, fondateur de la retraite spirituelle de Médina Gounass appelée « daaka ».

Le choix du parrain s’explique, selon Thierno Mountaga Seydou Macky, par la « dimension d’El Hadji Mouhamadou Saïdou Bâ qui est l’une des plus grandes figures religieuses du Sénégal ». Aussi est-il un motif de fierté pour tout musulman eu égard à ce qu’il a pu réussir dans l’organisation du « daaka », cette manifestation religieuse des plus saines et des plus courues dans la sous-région ouest-africaine.

El Hadji Mouhamadou Saïdou Bâ mérite d’être offert en exemple. Et son attachement à l’esprit et aux valeurs de l’Islam rappelé aux jeunes générations. C’est ainsi que nous avons décidé d’en faire notre parrain cette année », explique l’initiateur des journées, Thierno Mountaga Seydou Macky. Les liens unissant la famille d’El Hadj Oumar El Foutiyou et la famille d’El Hadj Mouhamadou Saïdou Bâ de Médina Gounass ont également plaidé pour le choix du parrain. Ces deux figures religieuses, tout comme leurs descendants, ont énormément œuvré pour la « propagation de l’Islam ».

Ces journées débutent aujourd’hui avec au programme des causeries religieuses et des lectures du Coran avant le « assrou djouma » qui verra la participation de Thierno Madani Mountaga Tall, le serviteur de la famille omarienne. Le Khalife Thierno Bachirou Mounataga Daha Tall sera, ce samedi, l’hôte des fidèles qui viendront de toute la sous-région pour prendre part à ces journées et dire des prières.

I. K. NDIAYE

L’édition 2017 du magal de Porokhane dédié à Mame Diarra Bousso, vénérable ascendante de Cheikh Ahmadou Bamba, Khadimou Rassoul, a été clôturée ce jeudi par la cérémonie officielle. Une tribune saisie par les organisateurs pour louer les actions du président Macky Sall et de son gouvernement en faveur de la cité religieuse et notamment pour la réussite de l’événement qui a encore une fois mobilisé de nombreux fidèles.

La délégation gouvernementale, conduite par le ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye et comprenant ses collègues Mansour Sy, Khadim Diop, Birima Mangara, Diène Faye et le secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly, a reçu les remerciements chaleureux des organisateurs. Ces derniers, par la voix de Serigne Moutaha Mbacké, ont relevé que tous les engagements souscrits par le président Macky Sall en personne et ses émissaires en faveur de la cité religieuse de Porokhane ont été respectés.

Il a ainsi demandé au chef de la délégation officielle, le ministre de l’Industrie et des Mines, de lui transmettre la gratitude de toute la communauté mouride pour ces actions qui, au-delà de Porokhane, rejaillissent sur tous les fidèles du fondateur du mouridisme. Le khalife de cette cité nichée au cœur du Rip a formulé des prières pour le succès des projets que le président de la République et ses collaborateurs nourrissent pour le pays et ses habitants. « Nous pouvons témoigner des efforts louables qu’ils font pour tout le pays. Nous les encourager à poursuivre sur cette voie », a indiqué le guide religieux, en réponse à l’adresse du ministre Aly Ngouille Ndiaye présenté comme un fils et un talibé de la famille.

Auparavant, Aly Ngouille Ndiaye avait témoigné de la dimension exceptionnelle de Mame Diarra Bousso qui lui a valu d’être, à ce jour, la seule femme dans le monde musulman à avoir une journée de prières et de louanges qui lui est dédiée. Retraçant les péripéties de l’arrivée et de l’installation de Mame Mor Anta Sally à Porokhane, il s’est dit « impressionné par le développement fulgurant de cette cité religieuse à l’image de la figure emblématique incarnée par celle qu’on nomme Diaritou Lah, la voisine de Dieu ». Concluant son propos, il avait sollicité des prières à l’endroit du président Macky Sall afin de lui permettre d’achever ses ambitieux projets pour le développement économique et social du Sénégal. Le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Bass Abdou Khadre, avait été le premier intervenant de cette cérémonie officielle. Il avait mis à profit cette tribune pour témoigner des relations fraternelles et de confiance entre Cheikh Sidy Moctar et Serigne Mountaha. « Quand tu veux faire allégeance à l’un et que tu vois l’autre, n’hésite pas à te soumettre à celui que tu vois car c’est les deux faces d’une même médaille », avait-il estimé, avant de remercier, au nom des deux hommes, le président Macky Sall et son gouvernement pour le soutien apporté à la réussite de cette édition du Magal de Porokhane 2017.

Serigne Mountaha Mbacké pour un retour à Dieu
Figure emblématique de la cité religieuse de Porokhane connue pour sa dévotion et sa piété, Serigne Mountaha Mbacké aura marqué la cérémonie officielle par un sermon plein d’à-propos à l’endroit des dizaines de milliers de fidèles qui ont rallié cette localité du département de Nioro.

Prenant l’exemple de Mame Diarra Bousso qui, selon lui, allia ses obligations de musulmane accomplie et ses devoirs conjugaux, le Khalife de Porokhane a exhorté les fidèles à pratiquer leur religion « qui ne doit pas être seulement une profession de foi, mais une action quotidienne à l’image de l’accomplissement des cinq prières ». Selon lui, c’est seulement de cette manière qu’on pourrait mériter les privilèges que Dieu le Tout-Puissant accorde à ses serviteurs.

Mettant en garde les musulmans contre le pêché de la chair, il a dit que « la chair et la luxure constituent les principales entraves menant vers Dieu. Nous devons nous en prémunir en nous consacrant à Dieu et en suivant les prescriptions du Coran et la voie tracée pour nous par Serigne Touba ». Il a conclu son propos par un hommage appuyé à Serigne Bass Abdou Khadre et à son homonyme Bass Porokhane pour leur « contribution remarquable dans le renforcement de la voie tracée par leur illustre ascendant Cheikh Ahmadou Bamba », a-t-il souligné

Elimane FALL

La Santé et Sécurité au travail (Sst) demeure une préoccupation majeure au Sénégal où, malgré la baisse du nombre d’accidents du travail enregistré entre 2013 et 2014, les statistiques sont alarmantes. L’atelier tripartite organisé, hier, par le ministère en charge du Travail, en partenariat avec le Bureau international du travail (Bit), a pour but d’examiner le programme national de Sst soumis à validation.

La Santé et Sécurité au travail (Sst) demeure une préoccupation majeure au Sénégal où, malgré la baisse du nombre d’accidents du travail enregistré entre 2013 et 2014, les statistiques sont alarmantes. L’atelier tripartite organisé, hier, par le ministère en charge du Travail, en partenariat avec le Bureau international du travail (Bit), a pour but d’examiner le programme national de Sst soumis à validation.

Faire du milieu du travail un cadre sain, favorable à la protection et à la productivité du travailleur, à la compétitivité des entreprises et au développement de l’économie nationale, tel est l’objectif principal de la Politique nationale de Santé et Sécurité au travail (Sst) élaborée par le ministère en charge du Travail. Selon le ministre Mansour Sy, cette politique, validée techniquement de manière tripartite en 2015, vise à garantir de meilleures conditions de vie au travail, gage de productivité des entreprises, d’émergence économique et de développement durable. Toutefois, il a précisé que « cette vision ne saurait être opérationnelle sans un cadre cohérent de mise en œuvre de ces orientations stratégiques ». C’est tout l’intérêt du programme national de Sst soumis à validation et qui constitue l’outil d’opérationnalisation et de mise en œuvre de la politique nationale de Sst. Le renforcement du cadre juridico-institutionnel et des moyens d’intervention des corps de contrôle, l’harmonisation des outils de collecte de données et l’accessibilité des statistiques, etc., constituent les axes prioritaires de ce premier programme national pour la période de 2017 à 2021. Pour Mansour Sy, ce programme permettra à toutes les parties prenantes de coordonner les actions autour d’objectifs communs, de structures et procédures communes, mais surtout de rationaliser l’utilisation des ressources nécessaires pour l’atteinte des résultats, en toute conformité avec les objectifs stratégiques de la Politique nationale de Santé et Sécurité au travail (Pnsst).

Pour le directeur du Bit à Dakar, François Murangira, la formulation de ce programme est un moyen efficace de consolider les efforts tripartites nationaux en vue d’améliorer le système national de Sst. «En promouvant le développement d’une culture de prévention de la sécurité et de la santé, le programme national de Sst contribue à la protection des travailleurs en réduisant au minimum les dangers et risques liés au travail », a-t-il fait savoir. Quant au représentant des travailleurs, Cheikh Ousmane Diop, il s’est réjoui de leur implication dans le processus d’élaboration du programme dont il a déploré le retard noté dans sa mise en œuvre.

«Il faut que le gouvernement donne son quitus sur la politique de Santé et Sécurité au travail pour permettre aux travailleurs, aux employeurs et à l’État de respecter le contenu de cette politique pour améliorer l’environnement du travail qui enregistre chaque année des morts ou accidentés du travail », a conclu Cheikh Ousmane Diop.

Tata SANE

Plus de noyades, plus d’accidentés de la route et plus d’effondrements de bâtiments. Le rapport 2016 de la Direction de la protection civile est alarmant à plus d’un titre. Selon le directeur de la protection civile, Abdoulaye Noba, en 2016, les éléments de la Brigade nationale des Sapeurs pompiers ont effectué 35.000 sorties et sauvé 32.000 personnes. Toutefois, 1.935 décès ont été enregistrés. Pour ce qui est des noyades, il y a eu 265 décès contre 172 en 2015.

Les accidents de la route ont occasionné 651 décès contre 408 en 2015. Pour ce qui est des effondrements de bâtiments, ils sont au nombre de 17 en 2016.

Commentant ces différents accidents, Abdoulaye Noba a indiqué que l’augmentation des noyades est due au non respect des consignes ; pour ce qui est des accidents de la route, le phénomène s’explique par le non respect du code de la route. Et pour les effondrements de bâtiments, le directeur de la protection civile a pointé du doigt la défectuosité des matériaux et le non respect des normes de construction. « Il y a des efforts à fournir par les pouvoir publics, mais la responsabilité est partagée », a expliqué M. Noba. Pour autant, en perspective de l’hivernage, le gouvernement va installer 500 paratonnerres qui viendront s’ajouter aux 503 déjà installées.

Doter les postes de police davantage de véhicules, réglementer la circulation des deux roues en plus des caméras de surveillance installées un peu partout à Dakar, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, ne veut rien négliger pour une meilleure protection des populations. C’est pourquoi, il veut davantage de patrouilles des forces de police. Le ministre de l’Intérieur s’exprimait à Rufisque, lors de la célébration de la journée internationale de la protection civile.

Ces derniers jours, la police a engagé la riposte contre les délinquants. Mais le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, même s’il reste satisfait du travail effectué par ses services, promet plus. Selon lui, il va falloir augmenter, dorénavant, les patrouilles dans les quartiers. Pour cela, il compte doter les services de police d’au moins deux véhicules pouvant leur permettre d’effectuer ce travail de sécurisation.

Profitant de la célébration de la journée internationale de la protection civile, hier, à Rufisque, le ministre de l’Intérieur pense qu’un important travail sera aussi fait sur la circulation des deux roues. « Il va falloir arrêter les deux roues qui n’ont pas de plaques d’immatriculation, et s’il le faut, les interdire de circuler à certaines heures. Car, la plupart des agressions notées depuis le début de l’année, sont commises à partir de ces engins », a expliqué le ministre. Pour autant, Abdoulaye Daouda Diallo estime que beaucoup d’efforts ont été faits par l’Etat en vue de donner aux populations une meilleure protection. Il a rappelé, dans ce sens, les 3.700 policiers recrutés depuis 2012. « Même s’il reste encore beaucoup à faire », a-t-il précisé. Au cours de cette même cérémonie, répondant à une interpellation du maire de la commune de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, sur la nécessité de doter les communes de police de proximité, Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé que cette préoccupation du maire est aussi celle de l’Etat qui veut doter les communes de postes de police avancés dans les prochaines années.

« Volonté politique »
Revenant sur la célébration de la journée internationale de la protection civile, le ministre a indiqué que des « résultats appréciables » ont été faits par les pays, depuis l’instauration de cette journée en 1990, par l’Organisation internationale de la protection civile. « En dépit des initiatives portant amélioration du cadre légal et institutionnel de protection des personnes, des biens et de l’environnement, force est de reconnaître que les défis à relever sont toujours d’actualité », a mentionné le ministre, non sans rappeler que la situation nationale n’est guère « idyllique » comme sous d’autres cieux.

Toutefois, le ministre souligne que « la volonté politique » existe toujours et la solution serait, selon lui, de renforcer le système national de protection et de réduction des risques de catastrophes. A cet effet, Abdoulaye Daouda Diallo a indiqué que son département, en partenariat avec la Banque mondiale, a lancé une plateforme de gestion et de réduction des risques ainsi que d’un site web qui serviront de système d’alerte précoce pour les aléas tels que les inondations, les feux de brousse et l’érosion côtière. Thiawlène, quartier situé en bordure de mer à Rufisque Est, fait face à l’avancée de la mer et à l’érosion côtière, deux phénomènes qui peuvent entraîner des catastrophes naturelles. D’où ce choix de Rufisque pour célébrer cette journée internationale sur la protection civile.

Maguette NDONG

La sécurité de proximité fait courir des milliers de jeunes sénégalais. Ils sont plus de 25.000 qui ont décidé de s’engager pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Le nombre de candidats est de loin supérieur aux postes disponibles. « Plus de 25.000 candidats inscrits pour seulement 3.000 postes à pourvoir », lit-on dans un document de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité parvenu à la rédaction et qui fait le point sur l’état des dépôts de dossiers pour le recrutement des agents de sécurité de proximité dans les 45 départements pour la période du 13 au 27 février 2017. L’autre fait marquant, c’est la forte présence des femmes. La preuve, il y a eu 1.150 candidates contre 700 candidats à Fatick.

La région de Ziguinchor compte plus de candidats (3.652). Elle est suivie par les régions de Fatick (2.790) et de Kolda (2.573). A l’inverse le faible taux de dépôt est détenu par la localité de Saraya (69), et Bambey (110).

L’écart entre les candidatures et les postes à pourvoir pose des défis en termes de sélection pour l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité. Surtout que parmi ces volontaires figurent des bacheliers et des titulaires de diplômes d’enseignement supérieur. A titre d’exemple, Dakar compte 618 diplômés sur les 2065 candidats, à Kolda on dénombre 50 bacheliers et 10 diplômés de l’enseignement supérieur alors que la région de Fatick 200 bacheliers ont présenté leur dossier contre 15 diplômés de l’enseignement supérieur. « Le nombre de diplômés, tout cycle confondu, montre l’engouement qu’a suscité ce recrutement auprès des jeunes ; ceci s’explique non seulement par la volonté des jeunes à servir leur pays dans le cadre de l’engagement civique mais aussi par les avantages sociaux qu’offre l’Asp (prise en charge à hauteur de 80 % de l’Asp et de sa famille pour les actes médicaux et 80% pour le remboursement des produits pharmaceutiques », expliquent les rédacteurs du document. A ces avantages, s’ajoute la prise en charge de tous les Asp au plan de leur formation professionnelle dans le cadre du programme « Un Asp, un métier ». Rappelons que ce décompte ne tient pas compte des dépôts de certains arrondissements qui n’ont pas encore transmis leurs dossiers à l’Agence.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le Sénégal a pris de nouvelles mesures sécuritaires comprenant «l’immatriculation systématique» des véhicules à deux roues et l’intensification de la vidéosurveillance dans «certains endroits de Dakar notamment», afin d’éradiquer la criminalité, a-t-on appris mardi de la Police nationale.

«Pour aller vers l’éradication de ce phénomène (la criminalité, Ndlr)», les autorités sénégalaises vont [veiller] à «l’installation de caméras de surveillance à certains endroits de Dakar notamment, pour suivre la marche du monde, comme l’ont fait Paris et d’autres villes», a annoncé l’adjudant Henry Boumy Ciss, chef du Bureau des relations publiques de la Police nationale.
Lors d’un point de presse, M. Ciss a dit que la vidéosurveillance n’était pas une nouveauté dans le dispositif sécuritaire utilisé par la Police du Sénégal, mais elle sera de plus en plus pratiquée pour avoir fait ses preuves dans de récentes enquêtes.

Concernant «le phénomène des motos ‘Jakarta’ «, les services du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique vont procéder à «l’immatriculation systématique des véhicules à deux roues, quelque soit leur cylindrée», a annoncé M. Ciss.

Certains deux-roues étaient jusque-là exemptés d’immatriculation en raison de leur faible cylindrée, ce qui ne sera plus le cas, selon le chef du Bureau des relations publiques de la Police nationale.

Les conducteurs de ces engins doivent les munir d’une plaque d’immatriculation et détenir un «certificat de mise en circulation» des véhicules, selon M. Ciss.
Cette mesure a été prise à la suite de nombreux cas d’agression et de vol dont les auteurs utilisent les scooters et les motos «Jakarta».

APS

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