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Société & Faits divers (1454)

Conformément à l’annonce faite par le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao, les forces de sécurités ont effectué une descente musclée sur le terrain dans les trois départements dans la nuit du 04 au 05 février 2017.

Le nouveau dispositif de sécurisation des populations consiste en une action combinée police et gendarmerie pour neutraliser les malfrats et sécuriser les personnes et leur biens. A cet effet, un effectif de plus de 400 éléments a été déployé sur le terrain. L’opération qui a démarré à 23 heures a pris fin à 04h 30 mn du matin. L’objectif étant de juguler les actes répétitifs de banditisme dans la région de Diourbel et à enrayer toute forme de banditisme. Le capitaine Badara Fall, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Diourbel, tout en révélant que l’initiative a été une grande réussite, a sollicité a nouveau la collaboration des populations. De la commune de Diourbel à Touba en passant par Bambey et Mbacké, l’opération de sécurisation a été très fructueuse. Elle a permis l’interpellation de 128 personnes, la mise en fourrière de plus de 60 véhicules et de 29 motos « Jakarta » dans les différentes localités de la région de Diourbel. Selon le commissaire divisionnaire Modou Diagne, commissaire spécial de Touba, ces genres d’opérations seront organisés de manière régulière. Le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao a laissé entendre que  la cité religieuse  de Touba, fortement éprouvée ces derniers temps, est une grande concentration humaine, un grand pôle économique qui attire le talibé, l’homme d’affaires, le simple délinquant. L’autorité administrative a sollicité un renforcement des moyens, autant pour la gendarmerie que pour la police. Ce qui va leur permettre de réduire les vols, meurtres, agressions et autres maux qui gangrènent ces différentes localités.

Pour rappel, il existe déjà à Touba un Escadron de surveillance et d’intervention de la gendarmerie et les effectifs de la police sont renforcés en permanence par le Groupement mobile d’intervention (Gmi). Il est important de souligner que les forces de sécurité sont déterminées à faire changer la peur de camp en mettant un terme aux agissements des gangsters.

Mamadou DIEYE

Le règlement de la crise en Casamance doit passer par « la préparation du processus de négociations avec le gouvernement », l’unification du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) et la signature d’un « accord de paix définitif et inclusif », estiment des responsables et combattants du mouvement rebelle.

Ils ont fait part de cette position au cours d’une rencontre à Mongone (Bignona), base principale des combattants du Mfdc du camp de Diakaye, en présence notamment du président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc), Robert Sagna, des imams et de nombreuses populations des villages de la zone des palmiers. Dans un communiqué conjoint signé par les combattants du Mfdc du camp de Diakaye, les populations de la zone des palmiers et le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc), il est écrit que « le règlement de la crise en Casamance passe d’abord par l’unification des différentes bases du mouvement, la préparation du processus de négociation avec le gouvernement et la signature d’un accord de paix définitif et inclusif ».

Les combattants concernés ont réaffirmé leur volonté de mener « des réflexions sur l’avenir de la Casamance dans une ouverture d’esprit, dans la confiance et dans le respect mutuel » pour un règlement définitif du conflit de près de 40 ans.

En outre, ils ont assuré de leurs « intentions constructives et lancé un appel à Robert Sagna, président du Grpc, pour une implication plus marquée dans l’accomplissement de ces dynamique », souligne le texte. Ils disent considérer l’ancien maire socialiste de Ziguinchor comme une personnalité « incontournable dans le règlement de la crise ». Par ailleurs, les populations de la zone des palmiers, pour leur part, « se sont félicitées » de cette rencontre à Mongone, « compte tenu du contexte qui prévaut dans la sous-région tout en invitant les combattants du Mfdc au dialogue, au dépôt des armes et à la réalisation de leur unité », ajoute le communiqué.

Devant plusieurs combattants, le président du Grpc, Robert Sagna, a rappelé « la main tendue du président de la République Macky Sall pour un retour rapide de la paix en Casamance dans le dialogue et la concertation ».  M. Sagna a insisté sur le souhait du président Sall de « mettre fin à un conflit qui n’a que trop duré (…) », afin que « les armes soient définitivement déposées et que les efforts soient consacrés au développement de la région ». Il a aussi salué l’engagement des combattants qui veulent « éviter la violence comme moyen de revendication », déclarant que « l’option du président Macky Sall n’est pas une option de guerre, mais une option de paix ». Et ce n’est pas le président Macky Sall, qui « a évité la guerre en Gambie qui va la créer en Casamance », a estimé Robert Sagna.

M. L. DIEYE avec APS

Le président du conseil municipal de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a annoncé un financement de 300 millions de FCfa de l’Etat, destiné à la reconstruction de la grande mosquée « Adramé » de Guet-Ndar. Il a fait cette annonce à l’issue d’une séance de travail qu’il a tenue hier à l’hôtel de ville avec les Imams, notables et autres chefs religieux de la Langue de Barbarie.

Détruite récemment pour les besoins du démarrage des travaux du programme d’assainissement Acting (Aménagement concerté, total et intégré), la mosquée de Guet-Ndar sera bientôt reconstruite dans le cadre du projet de développement touristique de Saint-Louis (Pdt), financé par l’Afd pour un coût global de 17 milliards de FCfa. Cette nouvelle grande mosquée sera entièrement équipée par la mairie et ses partenaires et sera dotée d’un grand « daara ». S’adressant à la presse, le maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a précisé que les travaux de la reconstruction de cette grande mosquée vont démarrer dans un délai de quatre mois. Le premier magistrat de la vieille cité a rappelé que ses services sont en train de faire les derniers réglages pour disposer de la parcelle de terrain à Guet-Ndar sur laquelle cette grande mosquée sera construite.

A en croire le maire Mansour Faye, il ne sera plus question de construire des mosquées sur la berge du petit bras du fleuve, « mais la nouvelle grande mosquée de Guet-Ndar pourrait être réalisée sur un site situé à quelques encablures de l’atelier « Sine » de transformation des produits halieutiques de Guet-Ndar ».

Séance tenante, le maire Mansour Faye a remis hier aux responsables du comité de gestion de la mosquée « Yankhoba » de Guet-Ndar une subvention de 20 millions de FCfa (qui n’a rien à voir avec le financement des 300 millions de FCfa) en vue d’aider ces derniers à reconstruire eux-aussi leur lieu de culte.

Les Imams, notables et autres chefs religieux qui ont assisté à cette rencontre, ont, tour à tour, rendu un vibrant hommage au président Macky Sall et au maire Mansour Faye pour l’intérêt particulier qu’ils accordent au projet de reconstruction de ces lieux de culte, à l’amélioration des conditions de vie des populations de Guet-Ndar et des autres localités de la Langue de Barbarie.

Il convient de rappeler que le projet Acting, d'un coût global de près de 2 milliards de FCfa, sera réalisé par la municipalité de Saint-Louis, avec l’appui financier du Conseil général de l’Eure et de l’Agence Eau Seine de Normandie. Il permettra de brancher au réseau d’assainissement de la ville près de 450 ménages du quartier de Guet-Ndar. Ainsi c’est au moins 13.000 personnes qui verront leur cadre de vie amélioré de manière significative.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La communauté catholique de Thiès a honoré, samedi dernier, le Dr Cheikh Kanté, directeur général du port autonome de Dakar, parrain de l’édition 2017 de sa kermesse diocésaine. Il a été chaleureusement accueilli et intronisé « Roi » par la communauté Diola de Thiès.

Une belle occasion que l’Evêque du Diocèse, Mgr André Guèye, a saisi pour remercier très solennellement d’avoir accepté cette marque de reconnaissance et soutenu une telle manifestation qui, selon lui, dépasse le cadre de la communauté catholique et concerne toute la ville de Thiès. L’Evêque de Thiès d’indiquer ainsi « que ce rendez-vous constitue une communion des populations de Thiès et des communes environnantes pour célébrer la joie et l’amitié, dans l’harmonie des cœurs et le dialogue fraternel, sans aucune considération des différences sociales, ethniques ou religieuses, une richesse caractéristique de notre nation sénégalaise ».

A travers cette activité, la communauté diocésaine collecte des fonds pour renforcer le plateau technique de l’hôpital Saint Jean de Dieu, comme l’a souligné le président du comité d’organisation, l’Abbé Joseph Ngor Mbaye. Et, dans cette entreprise, l’Evêque de Thiès a noté avec satisfaction la contribution significative du parrain dont la présence constitue un apport considérable à l’édification de cette belle symbiose sociale. Il s’est également réjoui de la présence effective du Dg du port et de manière régulière, aux cotés des foyers religieux pour les soutenir tout en l’accueillant comme un partenaire social de leurs activités.

Pour le Dr Cheikh Kanté, les grandes doctrines économiques ont leur source dans les religions révélées et l’église y a toujours joué un rôle prépondérant et de premier plan. En témoigne, selon lui, « le rôle de l’église sénégalaise dans l’éducation, la santé, le social. Et, pour cela, nous mettrons la main à la pâte, à l’image du président de la République Macky Sall qui a franchi des échelons dans sa vie pour en arriver là ou il est aujourd’hui. Nous serons tous avec vous pour le développement de notre cher pays. C’est dans un travail acharné que les prophètes ont accompli des missions très difficiles dans le monde. C’est également dans ces missions que le prophète Jérémie et l’apôtre Jean Baptiste ont vécu des cas similaires ».

Il a ainsi sollicité auprès de l’Evêque du diocèse de Thiès des prières non seulement pour la construction d’une nation solide autour de son président qui travaille pour un Sénégal émergent. En direction de la jeunesse sénégalaise, le Dr Cheikh Kanté a lancé une invitation à prendre le train de l’espérance et de la foi qui les conduiront dans le royaume de Dieu. A noter la belle ambiance qui caractérisé cette kermesse avec la communauté diola qui a été choisie comme ethnie cette année pour l’animation mais aussi la mobilisation des membres du mouvement « Jappo Ak Cheikh Kanté » dont le coordonnateur est Dieudonné Manga. Les enfants aussi n’ont pas été en reste, eux pour qui la kermesse est organisée.  

Mohamadou SAGNE

A l’occasion de la ziarra de Sokone, le maire de la commune de Sokone a rappelé que le projet de dragage du fleuve à Sokone a été une promesse du président de la République, Macky Sall. Selon le maire, les travaux tardent à démarrer. « Si ce fleuve est dragué, nous avoir 30 tonnes de débarquement par jour », a soutenu l’édile de la ville de Sokone. De plus, Moustapha Guèye a rappelé à l’assistance que le président de la République a également promis le bitumage de 5 km de routes à l’intérieur de la ville de Sokone. « Nous savons que des instructions ont été données, mais jusque-là point de travaux », a-t-il rappelé. Toutefois, le maire a tenu  à dire que le conseil municipal remercier le président de la République pour le bitumage de l’axe Keur Waly Ndiaye-Sokone.

O. Ng. BA

Parrainée par le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niass et le ministre de la Fonction publique, Viviane Laure Bampassy, la fête patronale de la cathédrale de Dakar a reçu cette année des hôtes de marque. Il s’agit des évêques de la Conférence épiscopale de la région nord de l’Afrique (Cerna) qui ont présenté aux fidèles catholiques la situation des églises minoritaires dans des pays à majorité musulmane.

Les évêques de la Conférence épiscopale de la région nord de l’Afrique (Cerna) sont au Sénégal depuis plus d’une semaine. Ils ont été reçus par le président de la République, Macky Sall, après leur visite à Keur Moussa et Tivaouane auprès des dignitaires religieux musulmans et une visite à l’Ile de Gorée. Ces évêques venus de l’Afrique du Nord ont participé, hier, à la 81ème célébration de la fête patronale de la Cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar. Une messe présidée d’ailleurs par l’archevêque de l’Alger, Mgr Paul Desfarges, en présence du représentant du grand Serigne de Dakar. Entouré de Mgr Benjamin Ndiaye, de quatre évêques membres de la Cerna et du vicaire général de l’archidiocèse de Dakar et curé de la cathédrale, abbé Gérard Marie Diène, l’archevêque d’Alger a présenté la situation de l’Eglise de l’Afrique Nord en déclarant : « Nous sommes des églises minoritaires implantées dans les pays musulmans. L’essentiel de nos fidèles sont des étudiants qui viennent des pays de l’Afrique au Sud du Sahara. Ces fidèles sont aussi constitués de migrants issus de plusieurs pays du continent dont l’Afrique noire. Mgr Paul Desfarges a expliqué, dans son homélie, que ces migrants qui tentent de traverser les pays arabes de l’Afrique sont confrontés dans leur escale à beaucoup de souffrances. Les pasteurs catholiques de cette partie de l’Afrique essaient de soutenir ces migrants qui participent à la vie de leur Eglise. « Ces actes de solidarité ou de générosité rendent la dignité à ces migrants venus des différents pays de l’Afrique. Nous essayons de redonner la vie humaine et la lumière de Jésus-Christ à ces hommes et femmes », a soutenu Mgr Desfarges.

L’archevêque d’Alger a souligné que les évêques et leurs collaborateurs sont heureux de partager le peu de bonheur qu’ils ont dans ces pays avec ces étudiants et migrants mais aussi ce nombre réduit des catholiques arabes du Nord de l’Afrique. En plus de ces fidèles, les églises du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye, entre autres pays, reçoivent beaucoup de religieux et religieuses de l’Afrique subsaharienne. Il a rappelé que vivre en minorité dans des pays à majorité musulmane ne les empêche pas d’être heureux. « Dans ces pays, nous voyons le royaume de Jésus au milieu de nous. Le signe de ce royaume est plus grand que les hommes », a soutenu l’évêque algérien. Dans son homélie, le guide religieux a fait un commentaire sur ce qu’il appelle le royaume de Dieu qui se manifeste à travers le cœur des pauvres, les doux, les affligés, les miséricordieux, les assoiffés de justice, les cœurs purs, les artisans de la paix et les persécutés pour la justice. « Rares sont pour nous les occasions de proclamer explicitement la Bonne Nouvelle. Cependant nous pouvons en témoigner partout au cours de notre vie. Alors, recevons, portons cette joie de la béatitude qui nous invite à faire de nos vies un visage de la bonté de notre Seigneur Jésus-Christ », a-t-il conclut.

Eugène KALY

L’ARCHEVÊQUE D’ALGER MAGNIFIE LA BONNE ENTENTE ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS SÉNÉGALAIS
L’archevêque de l’Alger, Mgr Paul Desfarges, a salué hier, à la cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar, la bonne entente entre chrétiens et musulmans. « Nous sommes venus d’ailleurs au Sénégal pour vous rencontrer et voir comment votre Eglise vit ce qui est un peu le cœur de l’identité de nos églises, c’est-à-dire cette rencontre entre frères musulmans et chrétiens », a souligné Mgr Paul Desfarges. « Nous sommes émus par les témoignages et la vie de cette Eglise », a-t-il ajouté. L’archevêque d’Alger a rendu aussi un hommage au défunt cardinal Thiandoum qui a fait remplacer l’inscription de la façade de la cathédrale de Dakar. « Celle-ci a été tournée vers le passé, l’histoire d’avant l’indépendance. Il a fait naître l’inscription à la Vierge Marie, mère de Jésus, notre sauveur. Votre cathédrale est dédiée à la Vierge Marie qui nous conduit jusqu’à la puissance de Jésus-Christ qui se manifeste en amour », a rappelé Mgr Desfarges. Cet amour que le peuple partage entre eux malgré leur appartenance religieuse.

E. KALY

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Sénégal a adaptée une nouvelle loi. Les innovations ont été expliquées, samedi, aux journalistes spécialistes des questions judiciaires. Des forces et des faiblesses de cette loi ont été soulignées pour des spécialistes.

Pour lutter contre le terrorisme qui menace aujourd’hui la stabilité des Etats, le Sénégal entend réactualiser sa législation pour être dans l’air du temps. Ainsi, les dispositions des articles 279-1 à 279-5 du Code pénal seront abrogées et remplacées par les articles 279-1 à 279-19 pour réprimer les actes de terrorismes et les actes assimilés. L’article 279-1 sera ainsi modifié : « Constituent des actes de terrorisme punis des travaux forcés à perpétuité, lorsqu’ils sont commis intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but d’intimider une population, de troubler gravement l’ordre public ou le fonctionnement normal des institutions nationales ou internationales, de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque par l’intimidation ou la terreur… ». Pour mieux imprégner les journalistes spécialisés au traitement des faits divers et des faits de société, les tenants et les aboutissants de cette nouvelle loi ont été expliqués samedi aux journalistes. Des forces et des faiblesses ont été aussi relevées dans cette nouvelle législation. Selon Me Assane Dioma Ndiaye, cette nouvelle loi, par son ambiguïté, posera problème même aux avocats à plus forte raison aux journalistes. « Avec cette loi, c’est presque tous les articles du Code pénal qui sont repris mais en y ajoutant que sont incriminés les actes commis dans le but « d’intimider la population ». Tout dépendra de « la perception que les maîtres de poursuites et les enquêteurs auront. Cela pose problème aux défenseurs des droits humains que nous sommes. Le terme terrorisme n’est pas défini de façon précise », a relevé le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) qui, avec le ministère de la Justice, a soutenu l’initiative. A en croire Me Assane Dioma Ndiaye, cette loi peut dissuader les Sénégalais de participer à des manifestations pacifiques de peur de tomber sous le coup de l’article 279. Ce qui est une restriction d’une des libertés les plus fondamentales, à savoir la liberté de manifestation. « L’apologie du terrorisme demeure la plus grande problématique. Beaucoup sont poursuivis au Sénégal pour cela, mais le législateur devrait définir plus clairement cette notion », a estimé l’avocat. Il reconnaît tout de même que le terrorisme est un phénomène qu’il faut combattre, mais dans le respect des droits humain. Elhadji Abdoulaye Seck, chargé de campagne à Amnesty international, a abondé dans le même sens. Il a estimé que cette loi n’est pas compatible avec le respect des droits de l’homme.

Pour sa part, Amadou Cissé Fall, conseiller technique au ministère de la Justice, a relevé que le Sénégal a, depuis 2007, choisi le droit comme bouclier et arme contre le terrorisme. « Avec la recrudescence du phénomène, le besoin s’est fait sentir de revoir la législation. Ainsi, deux lois ont été adaptées avec un accroissement des garanties de procédure et des palettes de sanction », a souligné le magistrat. Il a admis la difficulté qu’a le législateur à définir le mot terrorisme mais a assuré qu’il ne peut y avoir d’atteinte aux droits des personnes poursuivies. Corroborant ses propos, le magistrat Cheikh Ba a mentionné avec la loi, le droit à la défense et celui d’avoir un procès équitable sont garantis. « A mon avis, la loi n’est pas antidémocratique. Mais elle sera jugée à l’épreuve de la pratique », a déclaré le membre du cabinet du ministre de la Justice.

Ndiol Maka SECK

Le Réseau des femmes de l’Association pour le développement, l’entraide et la promotion sociale pour le Sénégal (Adeps) a organisé, avant-hier, à l’esplanade des Hlm 2, une cérémonie de remise d’attestations. Cette rencontre sanctionnait leur session de formation en entrepreneuriat.

Pour le coordonnateur de l’association, Ibrahima Alioune Gaye, par ailleurs opérateur économique, « au sein de la population des Hlm, les braves femmes souffrent. C’est pourquoi, il fallait former 67 dames en commerce, teinture, peinture, couture, savonnerie, transformation céréalière, bref à toutes les activités génératrices de revenus ».

A partir de cette formation, M. Gaye souligne que 40 femmes ont été choisies pour l’octroi de financement d’un montant global de 8 millions de FCfa, soit de 200.000 FCfa pour chacune d’elles, mais sans aucun taux d’intérêt. D’après le coordonnateur, le prêt sera remboursable sur une durée de 17 mois. « Plus de 300 femmes sont membres de l’Adeps et nous comptons vraiment les accompagner dans toutes leurs activités. La semaine prochaine, 40 femmes seront formées aux activités génératrices de revenus. L’Adeps se veut national avec des perspectives de création d’antennes départementales ensuite régionales », a-t-il dit comme ambition. L’Association pour le développement, l’entraide et la promotion sociale pour le Sénégal a été créée en juin 2016.

S. M. Sy CISSE

Le week-end a été fortement marqué des opérations d’envergure des forces de sécurité sénégalaises. Dans un communiqué, la Division communication de la gendarmerie annonce que c’est sur instruction du Haut commandant de la gendarmerie, le général de Division Meissa Niang, que le lieutenant colonel Cheikh Sarr, commandant de la Légion Ouest, a engagé quelque 600 gendarmes dans toute l'étendue de la circonscription de la légion ouest.

L'opération d'envergure de ce week-end a permis à la gendarmerie de procéder à l’interpellation de 658 personnes, à l’arrestation de 37 personnes, de constater 375 défaut de carte nationale d’identité. Les différentes infractions notées ont porté sur la détention, le trafic ou l’usage de chanvre indien, l’ivresse publique et manifeste, le vagabondage, le défaut d'assurance ou encore de permis. Pour les véhicules, il y a eu 96 immobilisés pour 838 contrôlés, 392 motos contrôlés dont 166 immobilisées. Cette opération d’envergure a aussi occasionné le versement d’amendes forfaitaires de 2.128.000 FCfa.

Venus des compagnies de Dakar et de Rufisque ainsi que celles du Port et de l’aéroport, les 600 gendarmes ont investi toute la circonscription à la recherche d’infraction à la loi pénale. Le patron de l’opération, le lieutenant-colonel Cheikh Sarr, a justifié cette action par le souci de la hiérarchie de « renforcer son dispositif et de multiplier ses actions pour éradiquer le sentiment d'insécurité qui commencer à s'installer au sein de la population ».

Le commandant de la Légion ouest a promis que ses hommes vont continuer sur cette lancée pour maintenir la pression sur les malfaiteurs. Car, pour les hommes en bleu, « il s'agit de dissiper la peur au sein de la population, de restaurer le capitale de confiance investi sur les forces de sécurité et de garantir l'ordre et la tranquillité publique aux citoyens ». Ce « sentiment s'explique, selon le communiqué, par une recrudescence des agressions ayant occasionné plusieurs morts mais aussi une série de braquages notée récemment qui ont exacerbé ce sentiment ».

Mbaye Sarr DIAKHATE

L’archevêque de l’Alger, Mgr Paul Desfarges, a salué hier, à la cathédrale Notre-Dame des Victoires de Dakar, la bonne entente entre chrétiens et musulmans. « Nous sommes venus d’ailleurs au Sénégal pour vous rencontrer et voir comment votre Eglise vit ce qui est un peu le cœur de l’identité de nos églises, c’est-à-dire cette rencontre entre frères musulmans et chrétiens », a souligné Mgr Paul Desfarges. « Nous sommes émus par les témoignages et la vie de cette Eglise », a-t-il ajouté. L’archevêque d’Alger a rendu aussi un hommage au défunt cardinal Thiandoum qui a fait remplacer l’inscription de la façade de la cathédrale de Dakar. « Celle-ci a été tournée vers le passé, l’histoire d’avant l’indépendance. Il a fait naître l’inscription à la Vierge Marie, mère de Jésus, notre sauveur. Votre cathédrale est dédiée à la Vierge Marie qui nous conduit jusqu’à la puissance de Jésus-Christ qui se manifeste en amour », a rappelé Mgr Desfarges. Cet amour que le peuple partage entre eux malgré leur appartenance religieuse.

E. KALY

La ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Viviane Bampassy, a visité, hier, les travaux des commissions administratives paritaires (Cap) au fichier central du ministère de la Fonction publique. Des réformes sur la dématérialisation du fichier sont annoncées.

Autour d’une table s’affairent les membres de la commission paritaire (Cap) sur l’avancement des instituteurs. Composée d’agents du ministère de l’Education, de la Formation professionnelle et huit représentants des syndicats de l’enseignement primaire en plus du personnel et de l’équipe technique, la Cap a en charge la carrière des agents de l’Etat et le suivi de leur progression dans le système. En lisse tous les agents proposés au passage par corps et par grade. Trente-cinq (35) instituteurs notés, 40 candidats à une promotion et un agent barré, tous aspirant à la classe exceptionnelle. « Au moment de faire le recensement, on n’a pas certaines informations pour ceux qui ne sont plus dans des corps ou elles ne sont pas encore à notre niveau. On l’enlève justement du fichier », informe Alessane Diop, chargé de présider la commission. Ainsi, après les premières statistiques à leur portée, précise M. Diop, les agents omis sont réinscrits avant le début des travaux et pareil pour les notes. Quelques corrections au préalable avant la communication des notes, la stabilisation et en fin la péréquation des 60% de fonctionnaires qui doivent passer dans chaque corps au premier tour. « Ceux qui n’ont pas eu une note sont remis dans le groupe de l’année suivante pour aller en compétition avec leurs pairs par le même mécanisme », a renseigné le président.

Selon la ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation et du Renouveau du service public, Viviane Bampassy, venue constater les travaux, cet exercice débuté le 21 novembre dernier est un processus significatif, partagé et consensuel entre l’administration, les syndicats à travers les différents ministères et des représentants de l’Etat. « Les dernières élections aux Commissions administratives paritaires et au Conseil de discipline remontent à 2004. En effet, de cette date à 2016, il n’y a pas eu d’élections mais à la place des commissions ad hoc depuis 2007. Donc pas de renouvellements ni de mandats », s’est-elle indignée. Ainsi, le 20 avril 2016 les partis concernés ont tenu à les organiser pour évaluer les commissions antérieures aussi bien pour les enseignants que les agents hors de l'enseignement.

Des réformes en cours
« Au-delà des progrès déjà notés, ils nous faut réfléchir sur la dématérialisation du fichier. Nous sommes en train d’y penser avec un projet d’un fichier unifié des agents de l’Etat pour lequel j’ai assisté à une démonstration il y a une semaine », a-elle renseigné. « Le mandat que nous avons donné à l’Adie et à nos équipes, a-t-elle ajouté, c’est de faire en sorte que le fichier sur lequel nous travaillons et le fichier central puissent être interconnectés ».

Le ministre est également revenu sur la nécessité d’instituer des réformes en faveur de la déconcentration du fichier. Ce qui suppose, selon Mme Bampassy, une cession d’évaluation des commissions. Abordant la question des notations, elle a estimé qu’ils sont tombés dans les mêmes travers qui, en 1992, avaient occasionné la réforme du système d’évaluation avec des éléments subjectifs. Ainsi, elle appelle les parties à travailler ensemble pour des mesures objectives qui peuvent être prise en charge par la réforme. Par ailleurs, la partie syndicale a profité de la visite du ministre pour exprimer leurs préoccupations. Il s’agit, d’une part, de la défaillance de l’administration avec les sans bulletins et, d’autre part, de la matérialisation du décret de l’indemnisation des commissaires, entre autres.

Marame Coumba SECK

Le projet dénommé Accès équitable à la formation professionnelle (Acefop) en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et des personnes déplacées en Afrique a été lancé à Tambacounda. Ce projet vise à élargir l’accès des jeunes à la formation professionnelle dans les régions de Kédougou, Kolda, Tamba, Sédhiou et Ziguinchor.

Le projet Acefop financé à hauteur de 12,5 milliards de FCfa par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne (Ue) a été lancé par l’adjointe au gouverneur en charge des questions de développement, Awa Ndiaye Diop. Il sera mis en œuvre avec le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, en rapport avec les collectivités locales, les 3Fpt, l’Onfp, pour les régions de Kédougou, Kolda, Tambacounda, Sédhiou et Ziguinchor. Ce fonds d’urgence de l’Ue qui a été lancé en novembre 2015 au sommet de La Valette sur les migrations, couvre l’Afrique et vise la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la stabilité.

« Le non initié peut penser que Tambacounda est un modèle de réussite en termes d’émigration, a relevé l’adjointe au gouverneur, Awa Ndiaye Diop. « C’est l’arbre qui cache la forêt », puisque certaines zones ont vécu les drames de l’émigration clandestine », a-t-elle déploré. L’adjointe au gouverneur a cité parmi ces zones le département de Goudiry, pour justifier qu’il sera d’ailleurs « privilégié » dans le cadre de ce projet. Etant un des pays plus gros bénéficiaires durant la première année d’existence du fonds, le Sénégal a reçu de plus de 160 millions d’Euros pour financer des opportunités économiques, des créations d’emplois dans des zones identifiées comme des zones principales de départ, a indiqué Clarisse Liautaud, qui représentait l’Union européenne. Il s’agit de « proposer aux jeunes des formations qui collent avec les besoins du marché, à travers une bonne adéquation des formations avec le marché de l’emploi, dont le but ultime est d’assurer leur insertion professionnelle », a-t-elle dit. En tant que programme d’urgence, ses initiateurs « espèrent, à travers des actions rapides, avoir des résultats ; d’où le choix d’acteurs avec lesquels l’Ue a une longue tradition de partenariat en matière de formation dans d’autres zones cibles », a-t-elle expliqué.
Agroalimentaire, la sous-traitance dans les zones minières. 

Les formations seront dispensées en fonction des besoins de la zone d’intervention. Dans la région orientale, il est prévu les activités agroalimentaires, la transformation de céréales, la sous-traitance dans les zones minières, notamment dans les zones de départ. L’action sera consolidée par un programme de communication sur le concept « réussir au Sénégal », a annoncé Serigne Cheikh Kassé, représentant du ministère de la Formation professionnelle. Il a noté qu’il s’agit de trouver une solution au problème d’insertion des jeunes auquel le Sénégal est confronté avec sa population en majeure partie composée de jeunes. Malick Faye, point focal d’Acefop à Tambacounda, a annoncé que des forums seront bientôt organisés.

Par ailleurs, le programme d’urgence de l’Ue financera parallèlement un autre projet de mise en place et d’accompagnement de fermes villageoises « Naatangué » dans la région de Tambacounda et les autres régions d’intervention de l’Acefop pour un montant de 13 milliards de FCfa, a aussi annoncé Clarisse Liautaud. Ce projet prévu pour 2016-2020 sera géré par la coopération italienne, la coopération espagnole et Anida avec comme objectif de « montrer que rester ici et réussir est possible », a dit la responsable. L’implantation de ces fermes villageoises et individuelles vise une réinsertion de 20% des migrants revenus au bercail. Le projet concerne aussi bien les migrants de retour que les potentiels migrants.

Pape Demba SIDIBE

Avant hier, la cour de la préfecture de Thiès a renoué avec l’ambiance festive. Au rythme de la fanfare régionale des agents de retraités de la musique nationale de la police, les honneurs ont été rendus au drapeau du Sénégal à l’occasion d’une cérémonie de récompense de 123 enfants dont ceux des membres du Comité départemental de développement (Cdd).

Présidée par le préfet du département, Alioune Badara Samb, qui avait à ses côtés les sous-préfets de sa circonscription territoriale, les chefs de services départementaux, la cérémonie de récompense des 123 enfants du comité départemental de développement. Selon Alioune Badara Samb, c’est pour la seconde fois que les enfants des membres du Cdd partagent avec leurs parents ce moment solennel. « Mais, pour cette année, la particularité est que nous avons élargi la fête aux enfants vivant avec un handicap tels que les sourds-muets, les jeunes aveugles, les enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale, les albinos et des enfants talibés venus d’une dizaine de "daara" », a-t-il confié.

Au nom des enfants récompensés, Mlle Tabara Samb a remercié les initiateurs de la fête et leur a promis de bien travailler en classe pour mériter toute l’attention que le comité de développement départemental de Thiès leur accorde. « Nous saluons avec plaisir les enfants vivant avec un handicap et des enfants talibés venus d’une dizaine de "daara" avec qui nous partageons ces moments de joie », a-t-elle déclaré. Dans son adresse, le maître d’œuvre, l’inspecteur départemental de la Jeunesse Moussa Touré, a félicité toutes les personnes qui ont eu à contribuer en nature tout comme en espèce pour une bonne réussite de la fête des enfants du département de Thiès. « Nous tirons le chapeau à toutes les bonnes volontés qui ont eu à soutenir l’initiative consistant à faire plaisir à nos enfants, particulière notre préfet », a-t-il affirmé.

Mbaye BA

Une vaste opération de sécurisation, menée jeudi, dans le secteur des grottes de la corniche Ouest et Est par les éléments de la Dic, Bip, Ocrtis, Gmi, Su, Enpfp et de ceux des différents commissariats d’arrondissement a permis l’interpellation de 174 individus, indique un communiqué du Bureau des relations publiques de la police nationale. 119 l’ont été pour vérification d’identité, 35 pour vagabondage, 6 pour détention de chanvre indien, 4 pour détention et trafic, 4 pour détention et usage collectif, 1 pour détention d’arme blanche, 1 pour ivresse publique et manifeste, 2 pour attentat à la pudeur.

Des opérations similaires ont lieu dans toutes les régions depuis 21 heures y compris Dakar en nocturne, rapporte la même source.

M. G.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a inauguré, hier, à Thiès, un nouveau quartier à la Maison d’arrêt et de correction (Mac). Il a indiqué que ce geste cadre parfaitement avec la volonté du Gouvernement de doter notre pays d’une politique carcérale performante.

La rénovation et l’équipement de l’espace réservé aux jeunes détenus majeurs primo-délinquants (18-21) ont été entièrement financés par l’Ambassade de Suisse au Sénégal, en partenariat avec l’Association pour le sourire d’un enfant. Le garde des Sceaux, ministre de la Justice a saisi l’occasion pour magnifier cet appui constant de la coopération suisse à l’administration pénitentiaire par l’entremise de cette association basée à Thiès. Un geste, selon Me Sidiki Kaba, « qui cadre parfaitement avec la volonté du président Macky Sall de doter notre pays d’une politique carcérale performante visant l’amélioration qualitative des conditions de travail des agents pénitentiaires, mais aussi d’humaniser davantage les prisons en assurant quotidiennement aux détenus toute la dignité à laquelle ils ont droit ».

Le ministre a ainsi rappelé toutes les avancées qui ont été notées ces dernières années à travers la modernisation des prisons. Me Sidiki Kaba a cité l’établissement pénitentiaire de 1500 places à Sébikotane doté d’une enveloppe de 3,5 milliards inscrite dans le budget 2017. En attendant cette réalisation, une prison moderne de 500 places sera bientôt réceptionnée sur le même site à Sébikotane et servira à décongestionner la prison de Rebeuss.

Dans la foulée, le ministre a annoncé la réhabilitation des 37 établissements pénitentiaires que compte actuellement le Sénégal pour un coût global de 211 millions de FCfa inscrits dans le budget 2017. Aussi, cette volonté du président Macky Sall, selon le Garde des Sceaux, « se traduit également dans le renforcement des effectifs du personnel pénitentiaire avec notamment le recrutement de 150 agents qui ont été formés en 2016 ainsi que 200 autres dont la formation ».

Mme Schmidt Tartagli, ambassadeur de Suisse au Sénégal, a retenu les bonnes relations entre son pays et le Sénégal à travers un dialogue fécond sur les droits de l’homme, concrétisé par une formation de formateurs en justice juvénile. Elle a aussi cité le projet de réhabilitation de cet ouvrage qui vient s’ajouter aux réalisations antérieures de l’Association pour le sourire d’un enfant dont le juge Mandiogou Ndiaye a porté la parole au nom de la présidente endeuillée avec le rappel à Dieu de sa maman. « Ceci constitue un signe palpable de notre volonté d’accompagner le Sénégal dans le renforcement de son système judiciaire », soutient Mme l’ambassadeur de Suisse. Par ailleurs, elle a indiqué que « la détention est un lieu de repli sur soi où le jeune adulte se retrouve coupé de la société et de la socialisation. Il est donc primordial, pour aider ces jeunes à se réinsérer dans la société, de créer un environnement visant à leur apprendre ou à leur réapprendre les règles du vivre ensemble ».

Mohamadou SAGNE

L’insécurité dans la localité de Touba fait que les populations ne dorment plus que d’un œil. Profitant d’une rencontre avec la presse à Touba, le capitaine Badara Fall, commandant de la compagnie de gendarmerie de Diourbel, s’est voulu rassurant. Il est largement revenu sur la mission des forces de sécurité et invite les populations à une meilleure collaboration avec les forces de sécurité.   

La gendarmerie nationale a mis en place d’importants moyens pour faire face à toutes sortes de menaces dans la région de Diourbel. Il y a de cela un an, Touba ne disposait que des brigades et il n’y avait pas de forces d’intervention. Le haut-commandement a mis en place un escadron de surveillance et d’intervention avec un effectif très conséquent et un matériel adéquat. Cependant le commandant Fall fait savoir que pour sécuriser une ville, il nous incombe à tous d’y participer. Pour lui, « si l’on constate toute activité suspecte, mouvement inhabituel ou douteux, il faut s’en ouvrir aux forces de l’ordre ». Les malfaiteurs,  précise-t-il, habitent dans nos maisons, dans nos quartiers, le voisinage et c’est la proximité qui empêche certaines personnes de les dénoncer. Cependant, précise-t-il, il faudrait aussi que les populations collaborent avec les forces de sécurité, échangent avec eux, ainsi la prévention prévaudra sur les interventions. C’est pourquoi, insiste l’homme en bleu, « j’appelle les populations à mieux collaborer avec les services de sécurité, même à travers le numéro vert de la gendarmerie : 800002020. Il y a assez d’éléments qui font des patrouilles nocturnes sur tous les axes de la cité religieuse ; c’est connus des noctambules ».

Le commandant est aussi revenu sur les véhicules circulant à Touba avec de fausses plaques d’immatriculation. « L’impunité n’existe nulle part, car s’il est permis à tout un chacun de disposer d’un véhicule, il n’est pas autorisé d’y mettre n’importe quelle plaque le jour et la changer à volonté », a soutenu le capitaine Badara Fall. Dans ces conditions, arrêter les véritables agresseurs serait difficile. Par contre, si tous les véhicules sont identifiés avec des plaques en règle, nous n’aurons aucune difficulté à appréhender le ou les malfaiteurs », souligne-t-il. « Il faut que tout le monde respecte la loi et partout. C’est ce qui peut nous faire aller de l’avant et nous sécuriser davantage. Ce que nous combattons Dakar et partout ailleurs, doit l’être aussi à Touba. Le Khalife général recommande à tous d’être en phase avec la loi et l’on doit s’y conformer », a ajouté le patron compagnie de Diourbel.

Le commandant Fall fait savoir que ses hommes entretiennent de bonnes relations avec la structure sécuritaire locale aux ordres de Serigne Modou Lô « Ngabou ». « Nous travaillons avec Safinatoul Amane », a déclaré le commandant Fall. « Ceux sont des collaborateurs qui nous aident dans le renseignement, entres autre. Ils font partie de la population de Touba et ont l’aval des autorités religieuses. Nous travaillons avec eux dans le respect du règlement qui nous a été édicté en tant que force de défense et de sécurité », a-t-il déclaré.

Mamadou DIEYE

Le magistrat Mandiogou Ndiaye, juge au Conseil constitutionnel, a déploré, hier, à Thiès, la recrudescence de la délinquance juvénile liée au phénomène des motos Jakarta qui assurent le transport dans la quasi-totalité des villes sénégalaises.

Le juge constitutionnel s’exprimait en marge de la cérémonie d’inauguration par le garde des Sceaux, Ministre de la justice,  d’un nouveau quartier pour jeunes majeurs primo délinquants à la maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès. Il représentait en tant que vice-président, l’association pour le sourire d’un enfant qui a facilité le financement par l’Ambassade de Suisse de ce nouveau bâtiment.

Le constat selon lui, « est que qu’à Thiès la plupart des jeunes détenus l’ont été pour fait d’agressions multiples, de vols à la tire, entre autres, à partir de la conduite de motos jakarta. Ce qui fait qu’aujourd’hui, la Mac accueille de plus en plus cette catégorie de jeunes âgés le plus souvent de moins de 18 ans ».

Un sentiment que partage d’un reste l’association des conducteurs de motos Jakarta de Thiès. Selon son chargé de communication, Assane Djigal, leur association « est entrain de travailler à l’éradication de ce phénomène de délinquance constaté dans le secteur. Ce, à travers la signature d’une convention avec la société immobilière Sénégalo-italienne Diarra Sa, pour inciter tout conducteur à disposer dorénavant d’un permis de conduire, d’une assurance et d’une plaque d’immatriculation en rapport avec le mairie de ville ». C’est dans cette perspective, que sera lancée dés ce week-end, « une caravane de sensibilisation sur les bonnes pratiques à adopter en matière de sécurité routière, » a informé, Mamadou Clédor Fall, administrateur de la société. Une campagne qui sera suivie d’une session de formation et de préparation pour une meilleure réinsertion dans la société.  A ce jour près de 5000 motos circulent sur les routes de la ville de Thiès nous a indiqué le président de l’association, Samba Coumba Samb.

M. SAGNE

La mise en œuvre des aptitudes des jeunes quantitativement et qualitativement constitue un axe fort de la politique de développement économique et social portée par le Plan Sénégal Emergent. C’est ce que le Premier ministre a rappelé, hier, à l’ouverture officielle de la 16ème édition du Forum du premier emploi organisé par le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds).

Les jeunes ont besoin d’espaces professionnels propices à l’éclosion de leurs capacités et d’une prise de conscience de leur dignité pour se préparer à affronter leur destin. Sous ce rapport, les politiques d’emploi et de formation professionnelle et technique que mène le gouvernement du Sénégal traduisent cette volonté de développer le capital humain en vue de favoriser la productivité et d’accélérer la création d’emploi. Cette remarque a été faite, hier, à l’ouverture officielle de la 16ème édition du Forum du premier emploi du Meds, par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Toutefois, il a fait savoir que la dimension novatrice dans l’accomplissement de ce devoir de l’Etat de créer les conditions de socialisation des citoyens réside dans l’intensification du partenariat avec le secteur privé et l’exhortation à l’entreprenariat. Par conséquent, M. Dionne a estimé qu’un traitement particulier doit être réservé à la question de l’employabilité des jeunes afin d’entretenir et de développer, à travers l’apprentissage permanent, leurs compétences techniques et professionnelles.

Le secteur privé invité à mieux s’impliquer
A cet effet, des réformes ont été engagées aussi bien dans l’enseignement supérieur que dans la formation professionnelle et technique. Dans un contexte économique caractérisé par un environnement hyperconcurrentiel, le Premier ministre est d’avis que les entreprises doivent aider par leur implication plus accrue au relèvement du défit de l’emploi. Aussi a-t-il magnifié la démarche du Meds qui a compris la nécessité d’optimiser les stratégies de formation par l’alternance «école-entreprise », en accompagnant les jeunes vers leur premier emploi, à travers des initiatives novatrices de mise en valeur de leurs talents. «Le Forum du premier emploi contribue à relever ce défi. Cette main solidaire que le Meds tend pour la seizième fois à la jeunesse sénégalaise est un acte de générosité, mais aussi le signe d’un altruisme qui s’accommode bien de la culture nationale », a souligné Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Le ministre da la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Baye Niang, a, pour sa part, relevé la problématique de l’emploi. C’est pour ces raisons qu’il a magnifié l’initiative du Meds. «Le problème de l’emploi est un fléau mondial qui n’épargne aucun pays du monde », a déclaré le ministre. « Le défi aujourd’hui, c’est de développer les compétences techniques et professionnelles en acceptant de rétrocéder la totalité de la taxe d’apprentissage à la formation professionnelle et technique », a souligné M. Niang. Le président du Meds, Mbagnick Diop, a laissé entendre que dans un pays où il y a une forte inadéquation entre la formation et l’emploi, il est un devoir citoyen d’imaginer des solutions alternatives afin que nos jeunes, à la fin de leurs études, ne soient pas happés par les vents sinistres du désespoir au point de mettre leur vie en péril. C’est tout le sens de ce Forum du premier emploi qui s’inscrit dans cette perspective. Selon le président du Meds, le problème de l’emploi n’interpelle pas seulement l’Etat, mais aussi le secteur privé. Aux entreprises, il revient donc de promouvoir des initiatives aptes à créer des opportunités de travail en stimulant le monde productif.

Tata SANE

Avec les nouvelles orientations qui seront données à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale (Css), les retraités sénégalais vont vivre dans de meilleures conditions. C’est l’annonce faite par Mamadou Racine Sy, président du Conseil d’administration de l’Ipres lors de l’inauguration de la nouvelle agence de l’Ipres à Rufisque.

Au mois de mars, l’Etat va organiser une conférence sociale en vue d’améliorer les conditions de vie des retraités sénégalais. Cet événement sera l’occasion pour les institutions comme l’Ipres et la Caisse de sécurité sociale (Css) d’annoncer les grandes orientations à donner à leurs deux structures. Les responsables de ces institutions veulent donner plus de dignité au retraité sénégalais. « Il y aura des réformes systémiques et paramétriques qui vont permettre d’avoir au Sénégal un retraité nouveau et les travailleurs auront envie d’aller à la retraite, parce qu’ils sauront qu’ils auront une bonne pension », a indiqué Mamadou Racine Sy, le président du Conseil d’administration de l’Ipres.

M. Sy qui s’exprimait à l’occasion de l’inauguration de l’agence de l’Ipres de Rufisque, souhaite effacer une certaine image globalement partagée par les Sénégalais sur le retraité. Une image qui rime avec pauvreté et précarité. « La retraite au Sénégal est encore synonyme de pauvreté. Quand les gens vont à la retraite, ils tombent malades trois fois dans l’année parce qu’ils se disent dans quoi nous allons tomber », a ajouté Mamadou Racine Sy.

Déjà la mensualisation des pensions, une réforme « majeure », est amorcée par le gouvernement pour permettre aux retraités de gagner en un mois ce qu’ils gagnaient en deux mois. Une réforme qui comporte des mesures d’accompagnement avec la décision prise par le chef de l’Etat, Macky Sall, de défiscaliser les pensions de retraite. Ce qui est perçue comme « une mesure généreuse » de la part du chef de l’Etat.

Revenant sur l’inauguration du siège de l’Ipres à Rufisque, Mamadou Racine Sy estime que les deux instituions doivent mutualiser leurs moyens et leurs ressources au service des usagers. «Il n’est pas normal que l’Ipres et la Css consacrent chacune 400 millions de FCfa pour construire une agence dans chaque chef-lieu de région ou parfois même de département alors que chaque institution peut abriter l’autre », a relevé le Pca de l’Ipres. Mamadou Racine Sy n’a pas caché sa joie de voir le siège de la Caisse de sécurité sociale (Css) abriter aussi la nouvelle agence de l’Ipres. « C’est une innovation majeure et c’est une vision que nous partageons au sein des conseils d’administration des deux institutions, car cela permettra non seulement d’économiser des ressources, mais de mieux les utiliser pour le relèvement des pensions et des rentes aussi bien à l’Ipres qu’à la Css », a souligné M. Sy. Quant à Malick Guèye, le président des retraités de Rufisque, il s’est dit heureux de la mise sur pied de cette nouvelle agence qui est, selon lui, « une vielle doléance ». Car il leur fallait aller à Dakar tous les trois mois pour déposer les dossiers de leurs membres.

Maguette NDONG

Au marché Gueule-Tapée, l’occupation anarchique de la voie publique devient de plus en plus préoccupante. Les accidents deviennent récurrents sur l’axe qui va de la station Total jusqu’au marché. L’embouteillage y est aussi un casse-tête. Avant de rallier le croisement Cambérène, les véhicules peuvent y passer des heures. Les clients et simples passants qui n’ont plus où mettre les pieds sont parfois obligés de marcher au milieu de la route au péril de leurs vie.

L’odeur nauséabonde des légumes pourris mêlée aux klaxons des voitures et aux chants des marchands ambulants tentant d’attirer la clientèle alourdissent davantage l’atmosphère déjà austère qui règne au marché Gueule-Tapée des Parcelles Assainies. Du Rond-point « Case bi » à la sortie du marché, les voitures, entassées pêle-mêle, cherchent difficilement un petit passage libre pour avancer. Un embouteillage monstre y règne depuis 8 heures du matin. Patientant dans sa 4x4 noir, les yeux rivés devant le taxi qu’il suit, Ibou ne lâche pas d’une seconde le volant de son véhicule. « Cette situation est inadmissible, depuis plusieurs minutes je reste bloqué dans les embouteillages. On bouge difficilement. Je veux emprunter l’autoroute pour ne pas arriver en retard, mais c’est impossible avec ces marchands ambulants qui ont accaparé la voie publique », déplore-t-il. « Il faut les déplacer car ils n’ont aucun civisme, ni aucune éducation. Si par malheur une voiture passe sur leurs marchandises, ils vous la cassent sans le moindre scrupule », rajoute-t-il en avançant lentement suite aux klaxons du bus Tata qui se trouve derrière lui.

Non loin de là, une dame d’une trentaine d’années, seau à moitié rempli de condiments à la main, se dispute avec un chauffeur de « clando » qui, dit-elle, a failli la percuter. Très remontée contre le conducteur qui n’a eu aucune réaction suite à ses lamentations, la dame lui lance des injures tout en se faufilant entre les voitures pour traverser. Interpellée sur les causes de l’incident, la dame envahie par la colère lance d’une voie enragée : «J’ai failli mourir à cause de ce chauffeur de «clando». Il y a trop de laisser-aller dans ce pays. Les gens font du n’importe quoi. Regardez ces gens-là » (pointant du doigt les marchands ambulants), « ils mettent leurs étals n’importe où, nous n’avons plus de trottoir pour marcher tranquillement, nous partageons maintenant la route avec les voitures, ce qui n’est pas normale du tout » fulmine t-elle.

A quelques mètres, des étals de légumes et des plateaux sur lesquels des poissons changent de couleur sous l’effet du soleil jonchent le long de la route. Quelques jeunes garçons tenant des paniers remplis d’épices font le tour du marché à la recherche d’un potentiel client. D’autres se faufilent à travers les étals pour vendre des sachets plastiques ou sac en carton. Pendant ce temps, des camions avec une cargaison de marchandises garés aux abords de la route servent d’abris provisoires à quelques tabliers.

Sous l’abri d’un des camions, Fat Laye et Ami Diop bavardent tout en jetant un œil sur leurs produits. Les deux dames semblent ne pas se préoccuper des voitures, des motos et autres bus qui peuvent les heurter à tout moment. « Ici les voitures nous passent dessus tous les jours, mais nous n’avons pas d’autres solutions et nous ne pouvons pas nous en sortir sans notre commerce au marché » sedéfend Ami Diop. Avant d’enchaîner : « Nous savons bel et bien que ce que nous faisons n’est pas normal, car nous y risquons notre vie en nous installant sur la route ». Elle dit ne pas disposer de suffisamment de moyens pour s’acheter une cantine dans le marché qui coûte 200.000 FCfa. Avant même qu’elle ne termine sa phrase, sa voisine Fat Diop la coupe : « Moi j’ai ma place dans le marché, mais les clients ont la paresse de venir jusque là-bas.

Trois accidents en 15 jours
Donc comme les affaires n’y marchaient plus à l’intérieur, j’ai quitté pour venir aux abords de la route où elles marchent le mieux, même si on sait que l’on ne doit pas occuper la voie publique ». Comme pour confirmer les risques qu’elles encourent, avant même qu’elle ne finit son explication, un bus Tata passe et a failli nous heurter.  « Voyez vous ce que nous vous disions, on risque toujours notre vie. A l’intervalle de 15 jours seulement, il y a eu trois accidents. D’ailleurs le dernier remonte à avant-hier », informe-t-elle, avant de nous inviter à prendre place sur sa natte sous le camion pour continuer la discussion. Mme Diop pointe un doigt accusateur sur les agents de la mairie. « Tout cela est la faute des agents de la mairie. S’ils faisaient bien leur travail, il y aurait pas tout ce désordre, mais les 100 FCfa qu’on leur donne chaque par jour les arrangent. Cet argent va directement dans leur poche, raison pour laquelle on ne reçoit aucun reçu après versement. Si la mairie interdisait les marchands de squatter cette partie, les clients seront obligés de venir dans le marché », pense-t-elle.

Calme plat à l’intérieur du marché
A l’intérieur du bâtiment du marché, l’ambiance est tout autre. Ici, tout est calme. Beaucoup de cantines sont fermés. Seuls quelques commerçants qui semblent attendre désespérément des clients somnolent dans leurs boutiques. Siley Niang, commerçant de tissus, en est un. « Il y a trop de laisser-aller dans ce marché, nous avons une mairie fantôme. Des gens quittent les marchés de Thiaroye, Guédiawaye, Malika, etc., pour venir encombrer ici. C’est nous les détenteurs de cantines qui souffrons le plus de cette situation. Nos clients peinent à accéder à nos boutiques. En plus, les voitures n’ont nulle part où se garer », se désole-t-il.

Malgré tous ces problèmes, le marché fonctionne jusque vers 22 heures du soir, une situation que les riverains déplorent et pensent inadmissible car ne pouvant même pas se reposer la nuit à cause des bruits. Cette dame qui préfère taire son nom se confie : « On n’a pas de repos, ni la journée encore moins la nuit, les marchands ambulants restent là jusque tard dans la nuit dans le but d’écouler leurs marchandises. En plus, certains étrangers dorment dans le marché avec leurs enfants sans aucune sécurité, c’est une situation grave », estime-t-elle.
En effet, ce prolongement dans la nuit s’explique, selon Modou Bamba, marchand ambulant de son état, par le changement de saison. « Beaucoup de jeunes des villages reviennent à Dakar après la saison des pluies pour vendre des légumes dans les marchés. Et tant qu’ils n’écoulent pas tous leurs produits, ils restent. Ce n’est pas un problème pour eux », dit-il, dans un fou rire, avant d’enchaîner « alors, leur présence rassure certaines vendeuses venues d’ailleurs. Cela leur permet de rester elles-aussi pour écouler leurs marchandises avant de rentrer ».

La municipalité de la Patte d’Oie au banc des accusés
La situation qui prévaut au marché Gueule-Tapée ne laisse pas indifférents les représentants du marché qui pointent du doigt la mairie de la Patte d’Oie. Ainsi, le secrétaire général du Centre commercial, Mactar Sy, qui s’occupe de la gestion et du bon fonctionnement du marché déplore le manque de considération de la part de la mairie pour ce marché qu’ils ont acquis avec l’Acte 3 de la décentralisation. « La mairie laisse faire en acceptant de fermer les yeux devant tout ce désordre. Elle laisse l’anarchie sévir sur la voie publique, elle ne joue pas son rôle », soutient-il. Poursuivant, il fait constater qu’ils «  sont sensés être les intermédiaires entre les commerçants et la mairie ». « Nous rencontrons d’énormes problèmes avec celle-ci à cause du manque de considération à l’égard des gérants du marché. Nous avons adressé des correspondances à la mairie, à la sous-préfecture et au commissariat pour nous plaindre, mais il n’y a que le commissaire qui a réagi ». Selon M. Sy, la situation est plus grave à l’approche des fêtes, car pour 5.000 ou 10.000 FCfa, la mairie autorise les gens à s’installer librement sur la voie publique, ce qui cause d’énormes embouteillages. Par conséquent, le secrétaire général du Centre commercial pense que les responsabilités doivent être situées avec cette recrudescence des accidents. « C’est une situation qui doit remonter jusqu’au gouvernement », pense-t-il. Pour témoigner de la mauvaise gestion du marché par la mairie, M. Sy souligne que celle-ci a du mal à payer ses agents.

Abondant dans le même sens, un représentant du promoteur du Centre commercial Limamoulaye affirme : « Nous avons modernisé ce marché avec un centre commercial équipé d’un centre de santé et d’une station de radio, mais nous sommes les plus découragés et avons alerté la mairie et le commissariat ».

Selon lui, 80% des étals appartiennent aux « étrangers », qui, d’ailleurs, pensent qu’ils sont dans leur droit car payant des taxes aux agents de la mairie. « En plus, il y a aucune hygiène ni suivi sanitaire. Les produits sont exposés à l’air libre, pleis de poussière et de microbes mais aussi piétinés par les passants », regrette-t-il. « Les cantines du hall sont déjà vendus mais inoccupées car les commerçants pensent qu’il y a plus d’affluence sur la route, ce qui fait que ceux qui sont dans les cantines sont découragés, tout cela à cause de la mauvaise gestion de la mairie », ajoute-t-il.

La mairie de la Patte d’oie balaie d’un revers de main les accusations
De son côté, le secrétaire municipal de la mairie de Patte d’Oie, M. Kaba, se dit conscient de la situation et du danger que courent ces marchands ambulants qui squattent cet axe. « Le marché Limamoulaye (une partie du marché de Gueule-Tapée) est un patrimoine dévolu à la commune de Patte d’Oie par arrêté préfectoral avec l’Acte 3 de la décentralisation, mais l’axe qui va de la station Total jusqu’à la devanture du marché ne nous appartient pas. Ils se sont installés la bas de leur propre chef» se défend t-il.   Cependant, ajoute-t-il, « nous avons nos agents qui, avec l’appui des forces de l’ordre, organisent régulièrement des opérations de déguerpissement et procèdent à des saisies pour les dissuader ». Néanmoins, M. Kaba déclare qu’ils n’ont pas les moyens de mettre des agents 24 heures sur 24 pour le suivi de ces opérations afin d’empêcher l’occupation de la voie publique. Ainsi, il soutient qu’ils font des recours au commissariat des Parcelles Assainies. « Il nous faut l’appui constant des forces de l’ordre pour les déguerpir définitivement de cette voie pour leur sécurité », renseigne-t-il.

En effet, même si la mairie déclare que cet axe n’est pas dans sa juridiction, elle continue à récupérer les taxes de ces marchands ambulants accusés de s’être installés de leur propre chef. Selon M. Kaba, « c’est normal que la mairie collecte ces taxes journaliers » mais, dit-il, «  la mairie ne pense pas seulement à l’aspect pécuniaire, le plus important c’est leur sécurité ».

Reportage de Ramata BA (stagiaire)

A l’initiative de Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara et avec la bénédiction du Khalife général des Khadres, l’Association religieuse « Sadikhina Wa Sadikhate » (Sws) organise, du samedi 11 février au vendredi 8 décembre 2017, une série d’activités visant à commémorer le centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh (1917-2017).

Les principales activités du programme annuel sont constituées de « ziars », de colloque scientifique international, d’expositions itinérantes, de journées soufies, de panel, de nuits religieuses, de prières à Nimzat-Hallar, Dakar, Saint-Louis et Nimzat (Mauritanie), selon le comité d’organisation. Le colloque scientifique international du 23 au 24 mars 2017, en collaboration avec le département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, s’articule autour du thème : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saadbouh (1848-1917) ». La réflexion sera nourrie par d’éminents professeurs en provenance de la Mauritanie, du Maroc, de la Gambie, de la France, des Etats-Unis d’Amérique, du Sénégal, entre autres pays.

Pour rappel, c’est à Nimzat-Hallar, foyer religieux situé à 24 kilomètres de Saint-Louis, dans le département de Dagana, du 3 au 4 février 2007 (il y a 10 ans) que fut prise la décision de célébrer le centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou. C’était au cours de la grande ziara annuelle à la gloire de Cheikhna Cheikh Saad Bou, sous l’égide du Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara, fils de Cheikh Hadramé, fils de Cheikh Atkhana, fils de Cheikhna Cheikh Saad Bou. A cet effet, la « Déclaration de Hallar » a été prononcée en wolof, français, hassaniya et éditée pour acter l’organisation du centenaire du Cheikh en 2017 invitant les disciples à s’investir pour sa tenue et sa réussite au bénéfice de la sous-région et de toute l’humanité. Depuis lors, le comité d’organisation préparatoire du centenaire collecte des manuscrits et des livres écrits sur le Cheikh et ceux écrits par le Cheikh et aussi peaufine le programme d’activités.

Dans cette dynamique, la conférence de lancement du centenaire a eu lieu le vendredi 23 décembre 2016 au Centre de recherches en Afrique de l’Ouest (Warc) à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ainsi, le programme scientifique et religieux a été annoncé par Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara, le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Dr Ousmane Sène, directeur exécutif du Warc, Cheikh Adramé Diakhaté, président de l’association « Sadikhina Wa Sadikhate ».

Très jeune, Cheikhna Cheikh Saad Bou montre une maîtrise des règles du droit islamique, de la mystique soufie et reste fidèle aux enseignements du prophète. Il entama une vaste pérégrination qui le fixa d’abord à Saint-Louis, alors capitale de la colonie du Sénégal, puis au Trarza, à Touizikht dans l’Inchiri plus tard avant de s’installer à Nimzat qui devint la base à partir de laquelle il construisit un réseau confrérique qui rayonna de l’Adrar à la Moyenne Casamance, en passant par Saint-Louis, enveloppant toute la vallée du fleuve Sénégal et le bassin arachidier en pleine expansion.

A l’heure actuelle, le monde est secoué par l’intolérance, les violences inouïes, le terrorisme, l’obscurantisme. Cheikhna Cheikh Saad Bou a eu à apporter une des réponses inédites à l’époque sur la question du jihad et qui reste d’une actualité brûlante. Cette réponse lui a permis d’élargir dans l’espace colonial son réseau naissant constitué de nombreux disciples dans tous les segments de la société à l’époque coloniale. Il développe une opposition radicale au Jihad violent et prône le respect de l’autonomie religieuse des sociétés musulmanes face aux velléités d’immixtion intempestive de la colonie. Dans les lieux de passage du Cheikh, les communautés religieuses, ethniques, culturelles ont vécu en harmonie en se fondant sur les enseignements et instructions du Cheikh.

Ndiol Maka SECK

Connues pour leur engagement et leur détermination à travailler pour soutenir leurs époux, les femmes du quartier Keur Mambaye de Mbour évoluaient jusque-là dans l’informel. Pour les aider à se professionnaliser, le mouvement «Am Dem», à travers sa commission entreprenariat et formation, a initié à l’intention de ces dames une série de transformation des fruits et légumes mais aussi de produits locaux.

Pour lutter contre la pauvreté, les femmes de Keur Mambaye à Mbour s’activent dans plusieurs domaines pour contribuer à la gestion de la famille. Chaque matin, elles se lèvent très tôt pour aller à la recherche de la source de la vie et n’ont pas donc tout le temps nécessaire de s’adonner à leur nouvelle activité. Evoluant jusque-là dans l’informel, elles ont bénéficié d’une formation. Une aubaine qu’elles attendaient depuis longtemps et qui s’est concrétisée avec l’appui du mouvement «Am Dem».

Selon Fatou Binetou Diop, cette session a porté sur la transformation des produits locaux, de  fruits et légumes entre autres, qui va leur permettre de produire des jus, du sirop, de la confiture, du savon et de l’eau de javel. Ces produits seront revendus à l’interne et au besoin dans les marchés communaux. Selon Fatou Binetou Diop, la formation a été totalement financée par le président du mouvement «Am Dem», Cheikh Issa Sall, par ailleurs directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm).

Au total, une cinquantaine de femmes a été formée. A en croire Fatou Binetou Diop, la stratégie mise en œuvre a consisté à acheter des produits, fruits et légumes qui inondent actuellement le marché à des prix très bas pour ensuite les transformer et les revendre à des prix compétitifs. L’objectif, selon elle, est d’arriver à l’autonomisation des femmes pour les sortir de la pauvreté. La présidente du groupement, Mme Rokhaya Thiam, s’est félicitée de cette initiative. Cette formation a été magnifiée par l’ensemble des femmes de ce quartier de Mbour, il n’en demeure pas moins que les contraintes qui freinent le développement de cette localité sont nombreuses. « Il faut que les problèmes liés à l’accès à l’eau et à l’électricité soient résolus », a laissé entendre Rokhaya Thiam qui a invité Cheikh Issa Sall à prendre en charge cette doléance. Ce dernier a promis de poursuivre les démarches déjà entamées, a-t-il assuré, jusqu’à la satisfaction totale et entière.

En outre, Cheikh Issa Sall a relevé que les femmes de Keur Mambaye et celles de Mbour bénéficieront de stands lors des prochaines foires de Dakar. Il a également assuré que cette formation ne s’arrêtera pas au seul quartier de Keur Mambaye. Elle touchera les femmes de tous les autres quartiers de la capitale de Mbour et des autres communes du département.

Amath Sigui NDIAYE

Le débat sur l’interruption volontaire de grossesse refait surface. A l’occasion de la clôture de la 37ème de la ziarra omarienne, la ligue des oulémas du Sénégal (Rabita) a mis en garde les autorités contre certaines tendances visant à légaliser cette pratique. Pour ces juristes musulmans, ce procédé est contraire aux recommandations divines et aux enseignements prophétiques.

La commission des Fatwas de la ligue des oulémas du Sénégal (Rabita) s’est insurgée contre le plaidoyer en faveur de l’établissement de nouvelles dispositions autorisant à la femme qui le souhaite de procéder à l’interruption volontaire de sa grossesse pour une raison ou pour une autre. A l’occasion de la cérémonie de clôture de la 37ème édition de la ziarra omarienne dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et à Thierno Mountaga Tall, Rabita a rendu publique l’étude qu’elle a menée dans ce sens sur la base du saint Coran, de la Sunnah prophétique et des avis des oulémas de la Oummah islamique, notamment de l’école malikite.

Il ressort de cette étude dirigée par Cheikh Ahmad Tijane Barro que l’interruption volontaire de la grossesse est fortement interdite par la Charia, de l’avis de la majorité des juristes et savants musulmans, ont-ils relevé dans leur communiqué lu devant les nombreux fidèles.

Selon les Oulémas, les rares fois que cette pratique est admise relèvent « des raisons de santé avérées, évoquées par des médecins spécialistes dignes de confiance ». « Prétexter un éventuel préjudice social que pourrait engendrer une grossesse découlant du viol ou de l’inceste ne saurait en aucun cas autoriser ce délit abject, et ce pour plusieurs raisons », ont-ils souligné. Pour les auteurs du texte, l’avortement constitue en soi une « atteinte à la vie humaine ». « Alors que Dieu a interdit d’ôter la vie humaine à quiconque que ce soit en ces termes : « Ne tuez point une âme que Dieu a rendue sacrée sauf à bon droit », ont fait savoir ces oulémas.

Citant de nombreux textes et avis juridiques sur la question, Rabita demeure convaincue que l’avortement est prohibé par la charte islamique (charia), quel que soit l’étape de l’évolution du fœtus, selon les savants malikites. « L’interdiction devient plus formelle avec l’insufflation de l’âme », ont poursuivi ces juristes musulmans dans leur étude.

La ligue a dès lors invité les autorités « à ne pas légaliser de telles initiatives visant à permettre l’avortement, sauf pour des raisons de santé majeures ». Aux yeux des oulémas, de telles pratiques participeraient « à encourager la perdition, des dérives liées à la dégradation des mœurs ».

Souleymane Diam SY

La brigade spéciale de gendarmerie de Touba a annoncé à la presse l’arrestation de 5 individus avec leur véhicule et un butin de 1,6 million de FCfa

La gendarmerie nationale a déployé les grands moyens un peu partout à travers le pays pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. A Touba, les différents niveaux de commandement, avec la compagnie de gendarmerie de Diourbel, la brigade spéciale de gendarmerie, ont installé la peur dans le camp des malfaiteurs. Sous la houlette des capitaines Badara Fall, commandant de la compagnie de gendarmerie de Diourbel et Ibra Seck Guèye, commandant de l’escadron de surveillance et d’intervention de Touba et de l’adjudant chef Madiodio Niang, commandant de la brigade de gendarmerie de Touba, les hommes en bleu ont mis hors d’état de nuire une bande de 5 individus dont un chauffeur armés de 2 fusils de chasse, de coupe-coupe, de machettes, de fusils à cartouche, de gourdins, etc. « Ces malfrats, après avoir identifié leurs cibles (2 maisons dans la commune de Mbacké), se sont donné rendez- vous pour orchestrer une attaque d’une extrême violence », a expliqué le commandement local. D’après le film raconté par la gendarmerie, c’est vers 2h 30 qu’ils ont escaladé le mur de clôture du domicile d’un grand commerçant, leur première cible, pour y faire irruption. Ils ont ensuite attaqué leur victime qui dormait avec son épouse dans sa chambre à coucher. Sans pitié, ils l’ont roué de coup, le laissant même pour mort. Ils ont également blessé 2 personnes dont l’épouse du malheureux commerçant et emporté une somme d’argent estimé à plus d’un million de FCfa, selon la victime. 

Poursuivant leur forfait toujours dans la commune de Mbacké, les bandits ont pris d’assaut la seconde cible, une autre maison occupée par des dames, renseigne le pandore. Au cours de ce second forfait, ils ont blessé le gardien et emporté une somme d’argent estimée à plus de 600.000 FCfa, toujours selon les victimes.

En quittant Mbacké à bord de leur véhicule pour se replier, la bande a rencontré une patrouille de l’escadron de surveillance et d’intervention de Touba. Il faisait  03 heures . Arrêtés en route, trois d’entre eux, sentant les carottes cuites, se sont évanouies dans la nature.

Deux d’entre eux et le chauffeur ont été pris. Une fouille minutieuse de leur véhicule a permis de découvrir deux fusils de chasse, des coupe-coupe, des munitions de 12 mm. Le lendemain, la collaboration du commissaire de la police de Mbacké a permis de savoir que les cambrioleurs arrêtés ont laissé des victimes sur leur passage.

Et les déclarations des victimes qui se sont signalées corroborent les soupçons sur la bande arrêtés. Ces victimes étaient bien celles dépouillées par les malfrats armés. Toutes les personnes arrêtées sont présentement en garde à vue à la brigade spéciale de Touba où le véhicule est stationné. Le malheureux commerçant s’est retrouvé à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni avec des fractures aux membres supérieur et inférieur. De même le vigile du second domicile cambriolé se retrouve avec une fracture de la main gauche en plus d’autres contusions. Une enquête a été ouverte.

Mamadou DIEYE

Les populations de Mampatim, une commune située à environ 70 km à l’Est de Kolda, sont encore sous le choc après le braquage sanglant survenu dimanche dernier sur l’axe Saré Pathé Bouya-Mampatim. Des véhicules transportant des fidèles qui revenaient de la ziarra annuelle de Saré Pathé Bouya ont été attaqués par 6 individus encagoulés et armés de fusils automatiques et de coupe-coupe, circulant à bord de trois motos. L’attaque a fait 5 blessés graves dont un enfant de 13 ans qui a succombé à ses blessures peu après l’attaque. Son corps a été ensuite acheminé au Centre hospitalier régional de Kolda. Les assaillants ont dépouillé les passagers de leurs téléphones portables et de leur argent sous la menace de leurs armes avant de prendre la clé des champs. Ils se sont ensuite dirigés vers Médina Chérif, chef-lieu de la commune du même nom située à une dizaine de kilomètres à l’Est de Mampatim. Ils s’en sont également pris à des paisibles citoyens. Un des assaillants a été appréhendé sur place alors que les 5 autres sont toujours en cavale. Il se trouve actuellement entre les mains de la brigade de gendarmerie de Kolda qui a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les fugitifs. Les populations de Mampatim réclament depuis des mois le retour du poste de la gendarmerie qui avait été transféré à Dabo, une commune située également sur la Route nationale numéro 6, à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Kolda. La délocalisation de ce poste fait suite à des appels formulés par les populations de Dabo qui se plaignaient du manque de sécurité après plusieurs attaques perpétrées dans la localité par des malfaiteurs armés.

Mamadou Aliou DIALLO

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