banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (2031)

La sécurité routière est au cœur des préoccupations de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) qui a jugé utile de renforcer les capacités de ses chauffeurs et agents de liaison. Cette formation de deux jours, organisée en collaboration avec la Nouvelle prévention routière (Nps), leur permettra de s’acquitter, avec davantage de compétences et de professionnalisme, de leurs tâches.

Ils étaient une soixantaine de chauffeurs et agents de liaison de l’Ipres, venus de toutes les régions, à prendre part à cette session de renforcement des capacités qui intervient après le paiement de la prime de prudence. Cette initiative, selon Ibrahima Mbaye, directeur des Ressources humaines de l’institut, vient des chauffeurs et agents de liaison. Cette requête, a-t-il dit, a été accepté par la direction et le conseil d’administration de l’Ipres qui dispose de beaucoup de véhicules et de motocyclettes.

A son avis, la sécurité routière constitue une des préoccupation de l’Ipres. C’est ce qui explique d’ailleurs la prime de prudence octroyée aux chauffeurs pour les conscientiser, mais aussi sauvegarder l’outil de travail et permettre à la direction de faire des économies sur le plan humain, matériel et financier. M. Mbaye a avancé qu’une évaluation de cette formation qui, a-t-il informé, sera élargie chaque année, sera faite.  Le délégué du personnel a, pour sa part, magnifié cette initiative. Selon Lamine Tall, la direction générale, en organisant cet atelier, s’inscrit dans une démarche de renforcement des capacités des chauffeurs et agents de liaison sur la sécurité routière afin de leur permettre de s’acquitter, avec compétence et professionnalisme, de leurs tâches. L’Ipres, a-t-il ajouté, est une continuité. D’où la nécessité, selon lui, de laisser un patrimoine pour les générations futures. M. Tall ne doute pas que ses camarades rentabiliseront cette formation qui, a-t-il dit, leur permettra de gagner en expérience dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes et d’adopter une attitude beaucoup plus responsable sur le matériel roulant et sur les routes. La tenue de cette session, assurée par les experts de la Nouvelle prévention routière (Nps), a été fortement appréciée par les bénéficiaires qui ont été familiarisés à l’environnement routier et aux règles, à la conduite économique, aux les causes des accidents et mesures de prévention.

S. O. F.

Des acteurs sociaux ont fait un vibrant plaidoyer pour l’éradication des inégalités dans le monde du travail. C’était hier au cours d’une Conférence syndicale organisée par la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), en collaboration avec Flai/Cgil d’Italie.

La problématique des inégalités en milieu du travail est une préoccupation mondiale. Elle doit être corrigée à tous les niveaux. La Conférence syndicale organisée hier par la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), en collaboration avec la Flai/Cgil d’Italie, a entamé une réflexion pour apporter des solutions idoines. Selon le secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro, les syndicats jouent un rôle majeur dans la redistribution des revenus. Par conséquent, ils doivent être à l’avant-garde des débats politiques portant sur les inégalités sociales et économiques.

A cet effet, il estime que le travail décent, la négociation collective, l’accès à un salaire minimum et à un système universel de protection sociale, sont les éléments clefs d’un programme de développement capable de parvenir à l’équité, à la croissance inclusive et à une prospérité partagée. D’où l’intérêt de la coopération du Sud-Sud entre les syndicats sur une thématique relative aux inégalités. Selon M. Guiro, le monde du travail traverse de nouveaux défis qu’il faut relever. La Conférence syndicale portant sur « Le futur du travail : développement durable et lutte contre les inégalités, un défi commun en Afrique et en Europe », entre dans la réflexion et la mise en œuvre de l’initiative du centenaire de l’Oit. Celle-ci va contribuer non seulement à une prise de conscience des candidats à l’émigration, mais aussi faire en sorte que le droit des travailleurs migrants et des membres de leurs familles soient respectés dans les pays d’accueil.

Citant les 75 millions de jeunes à la recherche d’emploi, le secrétaire général de la Cnts estime que le meilleur combat contre l’émigration aujourd’hui, c’est de donner des emplois décents à ces jeunes et femmes dans leurs pays d’origine. L’ambassadeur d’Italie au Sénégal, Francesco Paolo Venier, a magnifié le partenariat entre ces deux centrales syndicales. Aussi a-t-il rappelé que la question migratoire doit être résolue de façon globale.

Présidant la rencontre, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, a confirmé l’existence d’inégalités dans le milieu du travail. C’est pourquoi, il pense que cette pratique de discrimination qui se manifeste de diverses manières doit être combattue à tous les niveaux de l’activité économique et sociale. « Aujourd’hui, les objectifs de développement durables et de lutte contre les inégalités restent des défis majeurs pour les pouvoirs publics et tous les acteurs », indique M. Sy. Il a également rappelé les  missions des uns et des autres et le rôle à jouer par chacun en termes de renforcement des droits de protection des travailleurs.

Tata SANE

Les acteurs de la presse étaient hier en session de formation sur l’approche terminologique et déontologique de la question extrémiste qu’il faut traiter avec beaucoup de précaution.  

Le traitement de la question de l’extrémisme violent par les médias est le sujet qui a réuni, autour de la Fondation Konrad Adenauer en partenariat avec Timbuktu Institute, journalistes, professeurs, etc. Selon Bakary Sambe, directeur de Timbuktu Institute, les acteurs de la presse doivent bien manipuler les concepts. « L’information sensible est à manier avec beaucoup de précaution, car le terrorisme est une matière très disputée. Nous ne devons pas regarder nos sociétés à travers le prisme des média occidentaux », a dit le professeur. Il a souligné que le timing, les moments choisis des médias étrangers dans la diffusion de l’information ne sont pas neutres. « Nous tombons dans leur piège. Nos autorités préfèrent s’épancher sur les télévisions étrangères de faible audimat. Nos journalistes locaux demeurent discriminés à l’accès à l’information qui est un droit sacré », a précisé le coordonnateur de l’observatoire des radicalismes et conflits religieux en Afrique.

De son côté, Mouminy Camara, du Cesti, a abordé l’éthique et le professionnalisme qui doivent entourer le phénomène du terrorisme. Pour lui, celui-ci relève de la représentation que la presse se fait de la problématique. M. Camara se demande si les médias ne sont pas l’oxygène du terrorisme car, sans eux, il n’y aurait pas toute cette projection ; d’où la pertinence d’établir une relation symbiotique.

« Si l’on décide d’informer, il faut mettre le curseur au bon endroit. Les mots ont leur camp. En montrant les actes terroristes, il faut éviter une glorification posthume ou le refus qui fait penser au comploteur », a dit Bakary Sambe. Amadou Kanouté, chef de la division presse et information au ministère de la Culture et de la Communication, a laissé entendre que l’extrémisme violent s’est imposé à notre quotidien avec beaucoup de désolation ; mais l’une des armes les plus redoutables reste la prévention et l’éducation.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les maîtres coraniques et sympathisants des «daaras» ont organisé hier, dans la capitale de la Petite-Côte, une journée nationale du saint Coran avec comme parrain pour cette troisième édition, Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass, après Serigne Saliou Mbacké et Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh pour les deux précédentes éditions.

L’occasion a ainsi été donnée aux Serignes daara de décliner leurs préoccupations et de donner leur appréciation à l’organisation de la journée du Talibé. Le porte-parole du jour, Imam Souleymane Ly, s’est voulu très clair. « Nous avons organisé cette journée en lieu et place de celle du talibé pour dire que nous nous opposons à cette manifestation qui met en exergue la face misérable du talibé que les bienfaits des daaras », a-t-il clamé. Pour administrer la preuve que les «daaras» constituent de véritables lieux de formation et d’éducation des enfants, Souleymane Ly a donné comme exemple les guides religieux sénégalais qui sont tous passés par les daaras pour devenir ce qu’ils sont aujourd’hui. Leur posture, a encore avancé Imam Ly, leur permet non seulement d’être des régulateurs sociaux mais aussi de fortes personnalités qui aiment leur pays et prient constamment pour que le Sénégal soit préservé des maux dont souffre aujourd’hui le monde. Plusieurs fois au cours de la journée, le sain Coran a été récité, des talibés choisis pour un récital de sourates, un exercice qui a ému plus d’un par la maîtrise, la prononciation et la mémorisation des versets par ces derniers. Aussi, une conférence a-t-elle été tenue sur la vie et l’œuvre de Cheikh Al Islam connu et reconnu comme un saint homme de dimension internationale.

Au président de la République, les «Serigne daara» ont demandé le retrait de la loi interdisant la mendicité, mais aussi accroître le soutien et l’appui aux daaras pour leur permettre de mieux fonctionner afin de former des citoyens qui serviront le peuple au lieu de s’en servir.
Quant à l’errance et à l’occupation continue de la rue par des talibés, Souleymane Ly est formel. « Nous déplorons cela et demandons à l’Etat de débusquer ceux qui les envoient dans la rue et qui ne sont ni plus ni moins que des fossoyeurs des daaras, qui ternissent l’image des daaras, avant de sévir pour définitivement bannir ce procédé qui expose ces jeunes garçons inconscients et insouciants.

Amath Sigui NDIAYE

Les députés ont adopté, sans débat, les projets de lois portant sur le code des pensions militaires d’invalidité et des pensions civiles et militaires hier. Un vote presque unanime en reconnaissance de l’action des Forces de sécurité et de défense sacrifiant leur vie pour assurer la quiétude des populations.

Ce sont en effet deux projets de lois militaires qui ont été proposés au vote des députés en fin de législature. Il s’agit d’abord du projet n°20/2017 abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°67-42 du 30 juin 1967 portant Code des pensions militaires d’invalidité. Les députés ont apprécié les réelles difficultés socioéconomiques des militaires invalides, notamment les grands invalides et les grands mutilés ayant subi des préjudices corporels importants entraînant des taux d’incapacité supérieur à 85% avec la fixation des annuités liquidables à 20. « Ainsi, le gouvernement a pris d’importantes mesures pour améliorer les conditions de vie des militaires invalides servant en vertu d’un contrat pendant la durée légale ou libérés en n’ayant pas atteint 15 ans de service et ou leurs veuves. Il a décidé d’une part au relèvement des indices de leurs pensions d’invalidité et à la régularisation de l’indice de référence accordé en 2011, ainsi qu’à leur prise en compte en vertu d’un contrat et ceux servant pendant la durée légale », relève le ministère des Forces armées dans le rapport de présentation.

Le texte précise que les dispositions des articles 10 et 13 entrent en vigueur le 1er janvier 2018. Leur incidence financière est prévue au titre de la Loi de finance 2017. Alors que l’article 19 régularise l’augmentation de l’indice de référence accordé en 2011 avec effet pour compter le 1er juin 2011. Il s’ajoute le cumul des articles 28 et 25 qui accordent aux grands invalides des allocations spéciales temporaires à des taux revus à la hausse, suivant qu’ils sont bénéficiaires ou non de celles spéciales aux grands mutilés.

Mêmes traitements accordés aux fonctionnaires civiles
L’article 61 détermine le taux de base de la pension allouée aux veuves non remariées (alinéas 1 et 2, art. 54) et 691 points sont attribué à la veuve du soldat comme indice de base.  Le ministre a informé que les arriérés ont été payés depuis mars 2017 prenant en compte les sommes dues depuis 2011.

La modification de l’article 48 de la loi n°81-52 du 10 juillet 1981 portant Code des pensions civiles et militaires de retraite est intervenue pour faire bénéficier aux militaires les mêmes traitements accordés aux fonctionnaires civiles et dans les conditions similaires. Ainsi les 20 annuités s’élèvent à 1.445.736 FCfa, à raison de 120.478 FCfa par mois. Ce code a été adopté à l’unanimité par le nombre restreint de députés qui étaient restés dans l’hémicycle.

Pour Augustin Tine, il s’agit là de l’intérêt et l’engagement dont ont toujours fait montre les forces armées sénégalaises. « Cette situation découle essentiellement du fait que ces militaires, renvoyés dans leur foyer en raison de leur état de santé, n’ont droit qu’au remboursement de leurs cotisations au Fonds national de retraite et à une modeste pension d’invalidité », dit-il. Selon lui, au vu des conditions de vie précaires de cette catégorie de militaires, le président de la République, chef suprême des Armées, a instruit pour leur meilleure prise en charge. Ce qui est pour les députés Abdoulaye Mactar Diop, Aida Mbodj et Samba Diouldé Thiam, un satisfécit d’un long combat pour l’amélioration du sort de ces invalides.

Cheikh Malick COLY

Dans le cadre de la coopération Sud-Sud à l’échelle de la Cedeao, une délégation nigériane est présente à Dakar pour s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière de sécurité de proximité. Une visite de terrain a permis de faire découvrir aux visiteurs le maillage réalisé par l’Agence de sécurité de proximité.

En compagnie de responsables d’un institut nigérian spécialisé sur les questions de sécurité, le directeur général de l’Asp, Papa Khaly Niang, s’est rendu à l’aéroport et dans d’autres quartiers où il a fait découvrir à la délégation les dispositifs mis en place par l’agence pour assurer sa mission. Il considère que pour régler le problème de la sécurité, il faut une présence humaine.

Pour lui, c’est ce que l’Asp essaie de prôner afin de permettre à chaque terroir d’avoir une visibilité sur l’autorité qui assure la sécurité. Pape Khaly Niang est d’avis que jadis la sécurité était conçue comme une affaire de l’Etat, contrairement à aujourd’hui où l’on a tendance à concevoir la sécurité comme une affaire citoyenne. Un changement de paradigme chez nous que le directeur général de l’Asp trouve d’autant plus intéressant qu’il estime que le citoyen est devenu aujourd’hui un acteur de la sécurité. D’où la création de cette agence qui permet d’étudier la cartographie de la délinquance et de mettre en œuvre une synergie autour des activités en la matière afin de mieux réfléchir sur cette question aussi épineuse. « C’est en cela que cette visite nous honore car elle confirme la pertinence de cette structure créée par le chef de l’Etat », soutient-il. « En matière de sécurité, il n’y a pas une expérience unifiée, mais des expériences combinées qui permettent d’avoir un système performant », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne la formation des Asp, Papa Khaly Niang a révélé qu’il y a eu même une nouveauté avec l’intégration de la formation militaire. « Aujourd’hui, le ministère de la formation professionnelle a mis à notre disposition un inspecteur qui s’occupe du programme «un Asp, un métier». Récemment, des «Asp» ont été formés en certification Oaci. Ils sont sortis et déployés à l’Asecna », a souligné le Dg de l’Asp.

A l’en croire, l’Asp est aujourd’hui disposée à donner à ces agents une formation de qualité tirée de nos réalités sociologiques voire économiques en phase avec le Plan Sénégal émergent.

L’Agence de la sécurité de proximité n’exclut pas la possibilité de se rendre à son tour au Nigéria pour avoir une idée de l’expérience nigériane en matière de sécurité. Papa Khaly Niang est convaincu que toute expérience est utile et que le système nigérian est réputé performant. « Le président de la République a lancé la loi d’orientation sur la sécurité intérieure qui permet d’assurer la mutualisation des moyens, ainsi que des stratégies et des différentes activités de sécurité. Cela est très intéressant et montre que la sécurité est globale », a-t-il rappelé. Il pense qu’on ne peut pas régler le problème de la sécurité sur un terroir et laisser le reste. « Non plus, un seul corps de défense ne peut pas prendre en charge la question de la sécurité. Il faut une combinaison de toutes les stratégies et de tous les savoir-faire pour arriver à une résolution des questions qui touchent la grande criminalité et la petite délinquance », conclut-il. La visite a pris fin au commissariat de Guédiawaye où la délégation a eu droit à une revue des troupes de l’Asp.

C. M. COLY

Le bureau régional du Programme alimentaire mondial (Pam) à travers son accélérateur d’innovation (Inca) et l’association MakeSense ont organisé, mercredi, un concours d’innovation dénommée« Créathon » pour la lutte contre la faim. Cette journée de réflexion sur les problématiques liées à la malnutrition pour les femmes sénégalaises a permis à sept groupes de proposer un modèle de projets innovants.

Les femmes au Sénégal sont confrontées à d’innombrables défis majeurs, dont celui de la vulnérabilité face à l’insécurité alimentaire. Devant ce constat, le Pam et l’association MakeSense se sont associés pour organiser, mercredi 5 juin, une journée d’innovation  dénommée « Créathon ». Cette initiative ambitionne d’atteindre des Objectifs de développement durable (Odd), notamment l’objectif N°2 visant l’élimination de la faim d’ici 2030.

A l’Institut africain de management (Iam) de Mermoz, des acteurs clés du secteur privé et du gouvernement, des innovateurs et des équipes techniques du Pam se sont mis autour d’une table pour réfléchir ensemble à des modèles innovants et adaptés au contexte du terrain. « L’importance des problématiques liées à la malnutrition exige des actions coordonnées. Si chacun travaille de son côté, l’efficacité des moyens est nécessairement moindre », relève Victoria Peter, membre de l’association MakeSense, qui cherche à promouvoir l’entrepreneuriat social. Sept groupes ont travaillé pendant toute la journée sur des problématiques différentes et chacun d’eux a élaboré un projet mettant l’autonomisation de la femme sénégalaise au cœur de la démarche. A l’issue de la journée, un modèle a été sélectionné et récompensé par un jury composé de Guy Adoua, directeur et représentant résident du Pam au Sénégal, Désirée Lwamb, spécialiste en genre au bureau régional du Pam, Alexandra Alden, chef de projet de l’Inca et Babacar Lô, professeur de marketing digital à l’Iam. Le groupe gagnant a imaginé une plateforme, « Devinclusive », qui ferait le lien entre les Ong, les bailleurs de fonds et les investisseurs. Le principe est simple : les Ong travaillent pour et avec les femmes du pays en mettant en ligne leurs appels de fonds, et grâce à l’appui de l’intelligence artificielle, les bailleurs de fonds peuvent trouver facilement les projets qui correspondent le mieux à leurs attentes. L’utilisation de la technologie sans oublier la relation concrète avec les femmes ont été particulièrement appréciées, « puisqu’elles sont les plus à même de savoir ce qui est adapté pour leurs besoins », a précisé Alexandra Alden. De plus, il y a un système de note permettrait d’évaluer la fiabilité des utilisateurs de la plateforme. Une idée très riche selon Guy Adoua, « car il est très important de travailler avec les mêmes règles ». Une formation de monitoring virtual proposée par l’Inca ainsi qu’un diagnostic du projet par MakeSense sont offerts aux membres du groupe afin que leur projet puisse être concrétisé.

Marie LECHAPELAYS (stagiaire)

La Tarikha Khadriya va tenir la deuxième édition de sa Conférence islamique internationale ce week-end. Cette rencontre est une initiative de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh. Dans une note de présentation, le comité d’organisation rappelle que cette rencontre se tient dans un contexte marqué par une série de conflits multiformes.

Il est prévu une conférence inaugurale axée sur « érudition islamique et histoire intellectuelle en Afrique Occidentale » donnée par le Professeur Ousmane Kane de Havard University ( Faculty of Arts and Science). Par ailleurs, neuf thèmes seront abordés au cours de cette conférence qui ambitionne de concrétiser le projet de modernisation de Ngoumba Guéoul, capitale de la Khadriya au Sénégal. A cet effet, la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh a identifié plusieurs thèmes de réflexion qui feront l’objet de communications délivrées par d’éminents conférenciers et des intellectuels de haut niveau pour apporter l’éclairage et les réponses des religions révélées en général et de l’Islam en particulier aux problèmes de l’heure. La note précise que ces Assises seront aussi l’occasion de mettre en perspective l’importance des langues dans tous les processus de développement. C’est pourquoi, les communications se feront dans les langues parlées par les intervenants (arabe, français, anglais, ouolof, pular, bambara…). Le document ajoute que c’est dans ce contexte lourd de dangers pour l’humanité que s’inscrit l’organisation, par la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh, de ces Assises du savoir, deuxième du genre, qui ambitionnent d’apporter les réponses de l’Islam aux enjeux du monde contemporain, de célébrer le centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh, de concrétiser le projet de modernisation de Ngoubma Guéoul.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Les mareyeurs campent depuis trois jours devant la route de la gare routière pour protester contre l’inaccessibilité du marché au poisson et leur prochain déguerpissement.

Les mareyeurs de Kolda s’inquiètent pour leur avenir. Ils craignent un nouveau déguerpissement du marché au poisson de Saré Kémo, un quartier situé à la périphérie de la commune de Kolda, dès la réception prochaine des locaux de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs). Ils réclament un nouveau site où ils pourront s’adonner tranquillement à leurs activités et s’insurgent contre l’inaccessibilité de l’actuel site qui est envahi par les eaux stagnantes depuis le début de l’hivernage. Ils campent, depuis trois jours, sur les abords de la route régionale numéro 21 qui mène vers la gare routière et qui relie Kolda à Sédhiou.

Ils entendent ainsi protester contre leur situation et réclamer l’attribution d’un endroit qui leur permettrait de vendre leur poisson sans crainte se faire déguerpir de nouveau. « Nous voulons qu’on nous attribue un local qui nous appartient pour pouvoir mener nos activités sans être obligés de quitter à chaque fois. Le site est inondé depuis le début de l’hivernage et les véhicules ne peuvent pas y accéder à cause de la pluie.

C’est pourquoi, nous avons décidé de quitter les lieux pour nous installer devant cet immeuble. Mais, le propriétaire dit que nous ne pouvons pas vendre du poisson devant sa maison. Nous réclamons un local qui nous appartient où nous pourrons vendre tranquillement le poisson », déclare Ousseynou Sagna, mareyeur.

Les mareyeurs acceptent finalement de quitter les abords de la route suite à l’accord obtenu avec la mairie de Kolda. Ils seront installés provisoirement dans un nouveau site situé dans le quartier Bouna Kane pour leur permettre de poursuivre leurs activités. C’est du moins, ce qu’a déclaré, hier, Daouda Sidibé, premier adjoint au maire de Kolda. Les mareyeurs seront ensuite installés dans le secteur de Saré Moussa Ndour, une zone située dans la commune de Saré Bidji, marquée par de nombreux conflits fonciers entre propriétaires terriens, spéculateurs fonciers et autorités municipales. Ce déguerpissement intervient près de trois ans après leur déplacement forcé de l’ancienne gare routière vers le site de Saré Kémo. Ce site leur avait été promis il y a trois ans, par les autorités municipales mais, aucune action concrète n’a été prise depuis lors pour aménager ces lieux afin de faciliter la délocalisation du marché au poisson dans cette zone périphérique de la commune, selon les mareyeurs.  

Mamadou Aliou DIALLO

La troisième édition de la formation de formateurs en justice juvénile a été lancée depuis le 3 juillet. Elle concerne, cette année, deux nouvelles zones, à savoir Kédougou et Kolda, et débutera le 3 juillet 2017. Chaque formation se déroule sur quatre modules dont le dernier en Suisse. Cela témoigne des relations étroites entre le Sénégal et la Suisse en matière de droit de l’homme.

L’Institut international des Droits de l’Enfant à Sion, l’Ambassade de Suisse au Sénégal et le Centre de formation judiciaire se sont unis pour la mise en place d’une formation pluridisciplinaire en justice juvénile. Cette formation est destinée aux professionnels provenant de différentes régions du Sénégal et travaillant avec les enfants en danger ou en conflit avec la loi. Ainsi, des magistrats, des éducateurs spécialisés, des avocats, des agents pénitentiaires, des policiers, des gendarmes, sont sensibilisés sur les problématiques des mineurs qui représentent au Sénégal plus de la moitié de la population. Deux promotions réunissant respectivement des participants de Dakar et de Thiès, d’une part, et des participants de Kaolack et de Diourbel, d’autre part, ont eu lieu de novembre 2012 à mai 2014 et en 2016.

La troisième promotion concernera deux nouvelles zones, à savoir Kédougou et Kolda, et débutera le 3 juillet 2017. Chaque formation se déroule sur quatre modules dont le dernier en Suisse. Cette formation a pour objectif général, selon un communiqué, l’amélioration de la formation des professionnels en droits de l’enfant et pour but particulier la spécialisation en justice des mineurs. Il s’agira aussi de mettre en avant le « travailler-ensemble » pour permettre une meilleure prise en charge et un meilleur suivi de l’enfant. Après les quatre modules de formation, tous les participants auront acquis les outils nécessaires pour pouvoir former leurs pairs à leur tour.  Tous les pays sont confrontés à des infractions commises par des enfants et des jeunes et à la difficulté d’apporter des réponses appropriées aux questions que ces actes soulèvent : comment éviter la récidive et réussir la réinsertion ? Comment prévenir la violence institutionnelle envers les enfants soumis aux procédures judiciaires ?, etc.

Alassane Aliou MBAYE

L’Etat a entrepris la modernisation de la Fonction publique nationale depuis 2014. L’atelier de validation de la Lettre de politique sectorielle de développement 2017-2021 a eu lieu, hier à Dakar, sous la présidence de Viviane Bampassy, ministre de la Fonction, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public.

L’administration sénégalaise est caractérisée par sa lourdeur, la complexité de ses procédures et les dysfonctionnements de son système de gestion des ressources humaines. C’est ainsi que des réformes de ce secteur sont entreprises pour rendre les structures performantes. Un atelier de validation de la Lettre de politique sectorielle de développement (Lpsd) 2017-2021 a réuni hier les agents de la Fonction publique, la société civile et les partenaires.
Selon Viviane Laure Bampassy, pour contribuer à la croissance économique et à la satisfaction des besoins des populations, la Lpsd se caractérise par une souplesse qui permet de l’ajuster à tout moment aux éventuelles contraintes dont les politiques budgétaires, sociales ou autres. « Le moment est venu d’engager les acteurs de la Fonction publique dans une réflexion profonde pour aboutir à l’adoption d’un document cadre d’orientation stratégique qui dresse les priorités de notre secteur, en rapport avec les exigences nationales et communautaires », déclare-t-elle. La Lpsd détermine la constitution du secteur concerné et la réalisation des objectifs de développement du pays.

Elle permet d’identifier, de manière précise, les actions et moyens nécessaires à mettre en œuvre. « Elle permet une lisibilité des actions  et leur mise en cohérence avec celles des autres secteurs, contribuant ainsi à la cohérence de l’action gouvernementale », relève-t-elle. Pour Mme Bampassy, il faut une synergie d’actions entre les différents acteurs. La ministre a souligné qu’il faut d’avantage de clarté sur ce qui doit se faire et de quelle manière. Viviane Laure Bampassy, en insistant sur les principes et valeurs qui sont la clé de voûte de sa mise en œuvre, rappelle « la continuité du service public, l’égalité devant le service public, la neutralité, la mutabilité, l’accès à l’information et au service public, l’égalité et l’équité des genres, la synergie d’action, d’inclusion et d’impartition, c’est-à-dire faire-faire », admet-elle. Ainsi, se fondant sur ces principes, la ministre de la Fonction publique avise que les agents de la Lpsd doivent en toutes circonstances répondre aux critères d’intégrité, de disponibilité, de professionnalisme, de compétence et de performance.

Nouvelle gestion publique
Selon la ministre de la Fonction publique, l’atteinte des objectifs définis à travers le Plan Sénégal émergent passe par plus d’efficacité dans les actions, plus d’agilité dans l’organisation, plus de simplicité dans les procédures, plus de sobriété dans les méthodes et plus de vertus dans les pratiques. Articulé à l’objectif global de contribuer au développement d’une administration, vecteur de compétitivité et de performance de l’action publique à l’horizon 2021, la politique sectorielle du département se décline en trois axes stratégiques. Il s’agit de la modernisation de la Fonction publique et des ressources humaines, la rénovation du service public et enfin l’amélioration de la gouvernance institutionnelle.

Selon Pierre Ndiaye, directeur général de la Planification et des politiques économiques (Ppe) au ministère de l’Economie et des Finances, l’administration joue un rôle fondamental; raison pour laquelle il faut la rendre plus attrayante et plus performante. Il exhorte ainsi à « maintenir le cap et à bâtir une nouvelle administration en phase avec notre pays ». M. Ndiaye insiste surtout sur l’amélioration du service dû aux usagers et de la gouvernance institutionnelle. Pour Alberto Virella, ambassadeur d’Espagne et codirecteur du groupe 5, l’adoption de cette politique permettra à la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. « L’accomplissement de cette tâche est un défi pour tout le gouvernement. Nous soutenons l’adoption d’un code de déontologie pour l’amélioration de la Fonction publique », a dit Alberto Virella, qui révèle que son pays accompagne le département de la Fonction publique dans la formation des agents de l’Etat.

Cheikh Malick COLY

Quelques jours après leur assemblée générale où les différents syndicats cheminots Satrail, Sutrail et Fetrail, ont mis en place leur intersyndicale pour une unité d’actions, les cheminots qui disent avoir déposé un préavis de grève depuis belle lurette sont vite passés à la vitesse supérieure.

La journée d’hier a été mise à profit pour stopper la circulation de tous les trains sur le corridor Dakar-Kidira mais aussi sur l’axe Mékhé-Diogo, ligne sur laquelle Gco circule, tout comme le Sefics et les Industries chimiques du Sénégal.

Selon Mambaye Tounkara, secrétaire général de  Sutrail et porte-parole du jour de l’intersyndicale, depuis 15 ans que dure la privatisation, les cheminots ont fait preuve d’une grande patience. « Mais, il faut aussi reconnaître que beaucoup d’espoirs ont été déçus, surtout avec la reprise de Transrail par le Dakar-Bamako ferroviaire où nous attendions de voir enfin le bout du tunnel, malheureusement il n’en est encore rien », a-t-il déploré. En tant que cheminots, ils savent que l’hivernage nécessite de gros moyens pour gérer la voie qui est le véritable casse-tête aux côtés du matériel roulant en souffrance. « Alors, trop c’est trop, l’avenir de l’entreprise est sombre, nous les responsables syndicaux avons toujours montré notre bonne foi pour une résolution définitive du problème, mais hélas la promesse des fleurs n’a pas apporté les fruits escomptés. Ce qui a conduit à cette journée d’arrêt de travail pour que le président de la République puisse se saisir directement de la question », a-t-il confié.  

Mbaye Ba

...Le ministère des Infrastructures invite au dialogue
Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement informe l’opinion des faits concernant l’arrêt de travail observé par les travailleurs de la société Dakar-Bamako Ferroviaire (Dbf).  

Depuis l’annonce du mouvement d’humeur des travailleurs de Dbf, le gouvernement a proposé aux dirigeants syndicaux concernés de tenir une réunion avec une délégation représentant le gouvernement conduite par le Secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire national, Abdou Ndéné Sall. Mais les syndicalistes ont exprimé le refus de rencontrer ce dernier.

Selon Mansour Elimane Kane, les Etats du Sénégal et du Mali ont résilié, depuis le 7 mars 2016, la concession relative à la gestion des infrastructures et à l’exploitation du chemin de fer Dakar-Bamako qui les liait à une société privée. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, cette résiliation est intervenue après que ladite société a régulièrement affiché un bilan négatif à travers 12 budgets annuels successifs. Dès lors, lesdites activités ont été confiées à l’organe bi-étatique (Sénégal/Mali) dénommé Dakar-Bamako Ferroviaire (Dbf). Jusqu’à ce jour, les salaires des travailleurs de Dbf sont régulièrement payés par les Etats, en attendant que la société, dont le compte d’exploitation est déficitaire depuis la reprise de l’activité ferroviaire, retrouve son équilibre financier. A cet effet, l’Etat du Sénégal a consenti, à ce jour, près de 3,5 milliards de FCfa pour financer les activités de la société Dbf et maintenir une activité ferroviaire régulière sur l’axe Dakar-Bamako.

Le communiqué précise que « depuis son accession au pouvoir en 2012, le président de la République, Macky Sall, a décidé de relancer le chemin de fer au Sénégal et de le placer au cœur du système des réseaux d’infrastructures de transport ». C’est dans ce contexte que, ajoute-t-il, fort d’une volonté politique sans équivoque, le chef de l’Etat a pris la décision de remettre la gare de Dakar à la circulation ferroviaire, alors qu’elle avait été dédiée à des projets culturels depuis 2006. « La volonté de donner une place névralgique au chemin de fer parmi les infrastructures structurantes du développement économique et social de notre pays a été fortement réaffirmé et concrètement mise en œuvre à travers le projet du Train express régional (Ter) dont les travaux ont effectivement démarré, ainsi que les projets en phase d’études et de négociation dont l’un concerne la réhabilitation du chemin de fer métrique Dakar-Kidira. Il y aura la construction d’un nouveau chemin de fer à écartement standard de Dakar à Tambacounda, avec une plateforme logistique à Tambacounda. Enfin, d’autres projets comme la rénovation des lignes ferroviaires Thiès-Saint-Louis, Thiès-Touba ainsi que la construction des nouvelles lignes Tambacounda-Ziguinchor et Tambacounda-Matam sont en perspective.  

En considération de tout ce qui précède, le gouvernement reste ouvert au dialogue et à la concertation avec les syndicats Sutrail, Satrail et Fetrail, en rappelant à tous les acteurs et citoyens toute l’importance qu’il accorde au secteur ferroviaire, dans le cadre des efforts menés par les pouvoirs publics pour le développement économique et social du Sénégal à travers le Plan Sénégal Emergent.

Cheikh Malick COLY

Un drame s’est produit dans la commune de Djeddah Thiaroye Kao. Un vieux qui s’était rendu à la commission d’inscription sur les listes électorales, a perdu la vie à la suite de l’effondrement d’un pan de la dalle du bâtiment sous lequel il s’abritait avec d’autres personnes. Il s’appelait Ousmane Goudiaby son âge tourne autour de 75 ans.

En bon citoyen, le vieil homme avait cru devoir se rendre à la commission d’inscription sur les listes électorales pour retirer sa carte biométrique qui devait lui servir à la fois de carte d’identification nationale et d’électeur, histoire de pouvoir accomplir  son devoir citoyen lors des élections législatives à venir. A son arrivée sur les lieux, il se retire dans un endroit en même temps que d’autres personnes. Subitement, un pan de la dalle s’effondre et s’abat presque sur le groupuscule, provoquant du coup la mort de cette vieille personne. Deux autres personnes se sont retrouvées avec des blessures. Elles ont été transportées dans une structure de santé où elles ont reçu des soins intensifs. A l’origine de ce drame, l’état de vétusté du bâtiment sous lequel s’abritaient ce groupe d’individus venus retirer leur carte d’électeur.                   

Abdou DIOP

La dalle d’une chambre d’une villa au quartier Scat-Urbam, dans la commune d’arrondissement de Grand Yoff, s’est affaissée dans la matinée d’hier. Conséquence, sept personnes dont deux jumelles de 5 ans qui avaient passé la nuit dans cette chambre ont été blessées. Ils ont été tous évacués à l’Hôpital général de Grand Yoff par les éléments des sapeurs-pompiers. Cinq parmi ces blessés sont retournés à la maison après les premiers soins. Les deux autres blessés ont été retenus à l’hôpital où ils bénéficiaient encore d’une prise en charge médicale.

Cet incident qui n’a pas fait de mort est intervenu aux environs de 6 heures au moment où les victimes étaient en train de dormir. Le porte-parole de la famille, Modou Diouf, se dit surpris par cet incident parce que le bâtiment ne présentait aucun risque. « Nous n’avons pas noté de fissures dans la maison. Tout était intact. Nous sommes surpris de voir la dalle s’écrouler sur les membres de la famille. Heureusement qu’il n’y a pas eu de mort », s’est-il réjoui. Au même moment, les blessés, après les premiers soins, se tordaient encore de douleur.

E. KALY

«Guiguiss Bamba», nom évocateur pour la communauté mouride, a entamé depuis quelques années sa seconde vie après son passé plein de symboles. Ce site est rempli d’histoire pour avoir vu la rencontre du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba et l’un de ses plus fidèles disciples, Cheikh Ibra Fall. Ce site, naturellement austère, en plein milieu de la savane, reprend de la verdure avec le périmètre agro-écologique qui a commencé à produire ses premiers légumes utilisés pour la consommation de la communauté de pionniers. C’est sous le «ndiguel» (recommandation) de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, que Serigne Cheikh Dieumb Fall, le Khalife général des «Baye Fall», avait initié de grands travaux de réhabilitation du site historique de « Nguiguiss Bamba » à Mbacké Cadior, berceau spirituel du mouridisme. Estimée à 1,3 milliard de FCfa, les travaux démarrés depuis janvier 2015 vont bon train. En compagnie d’un des contremaîtres, Serigne Mamoune Guèye, nous avons visité le site et constaté l’évolution des travaux qui vont durer 3 à 4 ans. Aujourd’hui, les choses commencent à prendre forme à grands pas.

Assis sur une natte et entouré de ses disciples, Serigne Babacar Mbow, au milieu du campement, reçoit les disciples venus faire leur « ziarra » et solliciter des prières. Depuis deux ans, il veille sur l’exécution des chantiers pour les besoins de la réhabilitation du site historique de Mbacké Cadior. L’homme, d’une grande simplicité, les cheveux grisonnants et enveloppés dans un grand bonnet noir, les yeux malicieux, nous accueille à bras ouverts. Il fit les présentations avec son épouse, une « Yaye Fall » blanche bon teint, et nous invite à prendre place à ses côtés sur la natte. C’est automatique: à peine installés, le café Touba est servi chaud et sucré, le tout dans une atmosphère détendue. Le maître des lieux nous entretient de l’évolution du chantier. Avant de nous mettre en rapport avec Serigne Mamoune Guèye, un de ses disciples qui nous a servis de guide pour visiter les différents chantiers, faire le résumé de l’exécution des travaux qui ont beaucoup évolué. Le projet de la résidence Mame Cheikh Ibrahima Fall est très avancé. Les ouvriers talibés sont à pied d’œuvre. Ils ont fini d’installer leur campement devenu un havre de paix où règnent spiritualité, labeur et fraternité. Le nouveau éco-village que va devenir «Guiguiss Bamba» se dessine déjà à travers l’aménagement paysagiste qui lui ont offert la colonie de «Baye Fall» sous la houlette de leur guide, Serigne Babacar Mbow appuyé par des coopérants français.

Serigne Mamoune Guèye est revenu sur l’exécution des travaux en nous expliquant à quels usages sont destinés les bâtiments érigés. « Nous avons débuté les travaux par la résidence Mame Cheikh Ibrahima Fall. Suivirent ensuite le lieu de « ziarra » (Nguiguiss Bamba) sur le même style que le mausolée de Mame Cheikh à Touba et le centre de formation, le daara (école) de Serigne Mame Mor Anta Sally Mbacké, avec un périmètre réservé à l’agro-écologie pour la formation des jeunes qui auront des connaissances de leur religion et une profession.

Ils y seront initiés aux métiers de l’agriculture et de l’élevage. Les produits récoltés de ces champs seront exclusivement biologiques », nous apprend le jeune «Baye Fall». En marchant à travers le vaste chantier, un grand bâtiment se dresse devant nous. « Ici, nous sommes à la résidence Mame Cheikh Ibrahima Fall, après les fondations et les chaînages du bas, on est passé à l’étape suivante qu’est la construction des murs. A présent, il ne reste plus qu’à poser la dalle et les tuiles, à installer les portes et fenêtres, entres autres travaux de finition », nous confie notre guide. Le complexe est composé de la maison du guide de la communauté «Baye Fall», les logements des chefs religieux et des hôtes. Ce sont au total 6 chambres d’un côté et de l’autre 4, en plus d’un grand magasin. Le tout, enveloppé dans des espaces verts, commence à sortir de terre et prend forme.

La résidence Mame Cheikh Ibrahima Fall, à l’image de la résidence Khadim Rassoul de Touba, est la propriété réservée au Khalife général des «Baye Fall», à sa famille et à ses hôtes.

Evoquant les effectifs pour la réalisation de l’ouvrage, Mamoune révèle que les ouvriers sont constitués de «Baye Fall». « Ce sont eux qui ont construit tous les bâtiments que vous voyez.

Les villages environnants viennent nous appuyer tous le week-end et cela nous fait aussi de la main-d’œuvre. Il y a aussi les jeunes français venus participer à ce projet de développement », révèle le jeune «Baye Fall». A signaler que la résidence Mame Cheikh Ibrahima Fall, érigé sur un terrain d’un hectare, servira au Khalife général des «Baye Fall» lors de son séjour à accueillir et à mettre à l’aise ses invités.

Reportage : Mamadou DIEYE (textes) et Pape SEYDI (photos)

LIEU DE « ZIARRA », LE CŒUR DE « NGUIGUISS BAMBA »
Guissguiss B ZiarraLe lieu de « ziarra » est la deuxième étape de notre périple dans le site historique. En dépit du chantier où barres de fer se mêlent aux sacs de ciment, tôles ondulés et barres en bois, il y a des disciples qui font leur « ziarra » en cette période du magal de Mbacké Cadior. Le lieu ne désemplit pas. Pour rappel, c’est en ce lieu chargé d’histoire que Cheikh Ibrahima Fall a fait son allégeance à Khadim Rassoul. Il sert aujourd’hui de site de prières et de recueillement et est érigé sur le site dit « Nguiguiss Bamba ». Les fondations sont en place et les ouvriers poursuivent les travaux. Depuis deux mois, les travaux se poursuivent au même rythme. Le jeune Mamoune révèle qu’il y a un espace de commémoration et un mini musée pour exposer des images d’archives et des récits écrits sur les relations profondes entre Cheikh Ahmadou Bamba et son disciple Cheikh Ibrahima Fall, père de la communauté Baye Fall. Ce lieu qui se veut spécial, puisque étant le point de départ de la voie mouride. Il scelle la première rencontre entre Cheikh Ahmadou Bamba et  Cheikh Ibrahima Fall. C’est ici que se trouve l’état civil de la voie mouride et le 20ème jour du mois de ramadan est célébré par les «Baye Fall» un peu partout, mais l’acte commémoré a eu lieu ici sous un arbre appelé «Nguiguiss», d’où le nom du site « Nguiguiss Bamba », explique-t-il.

M. DIEYE

L’INSTITUT MAME MOR ANTA SALLY MBACKÉ, UN LIEU DU SAVOIR
Quatrième plier du projet de réhabilitation, l’institut Serigne Mame Mor Anta Sally Mbacké, dont les travaux n’ont pas encore démarré, sera à l’image des centres d’éducation religieuse et spirituelle de la communauté mouride à Touba, Khelcom, Porokhane. Conformément à l’approche traditionnelle, il va mettre en exergue la place qu’occupent l’éducation et la formation dans la vie de l’être humain. Il sera ouvert aux jeunes de 6 à 18 ans, garçons et filles, pour la formation professionnelle. Serigne Mame Mor Anta Sally Mbacké était lui-même grand maître des sciences religieuses à œuvrer toute sa vie dans l’acquisition du savoir pour la stabilité des foyers par la création de pôles de savoirs et de savoir-faire nécessaires au développement communautaire. Il y a un centre des métiers où certains disciples ont appris les rudiments de la menuiserie ébéniste et métallurgique, de même que la teinture. Ils viennent de tous les horizons. Les jeunes de Mbacké Cadior qui font de la couture, surtout les filles qui apprennent ce métier en même temps que la teinture, font des produits qu’ils vendent aux blancs qui viennent séjourner ici. Les jeunes filles font des kilomètres pour venir se former car cela n’existait pas dans le patelin. Il y a la vannerie aussi comme métier. Les apprenants sont présents du matin jusqu’à 18 heures. Cette démarche obéit à la volonté de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, qui avait chargé Serigne Babacar Mbow de revivifier le site de «Nguiguiss Bamba» en lui confiant le travail par le biais du Khalife général des «Baye Fall». Petit à petit, «Nguiguiss-Bamba» revit. Les populations arrivent en masse et y sont fixées parce qu’il y a du travail, mais aussi de la formation et des activités lucratives, entre autres. «Le coût global du projet était estimé à 1,3 milliard de FCfa. Toutefois, il n’est pas dans la tradition mouride de donner une date buttoir à un projet. C’est avec la puissance physique et financière des Mourides que ces édifices sont érigés. Il en est de même pour le chantier de ce site; nous y sommes et nous y resterons jusqu’à la remise des clefs», explique M. Mbow.

M. DIEYE

AGRO-ÉCOLOGIQUE : LE BIO DONNE SES PREMIERS LÉGUMES
Guissguiss B bioLa troisième étape de notre visite est consacrée au chantier du périmètre agro-écologique. Entouré de grilles de protection sur une étendue d’un hectare, il va permettre d’améliorer les exploitations agricoles en s’appuyant sur les ressources naturelles locales et préserver le patrimoine environnemental. Un système de goutte à goutte y est prévu pour économiser l’eau, mais les arrosages se font par les disciples affectés sur le périmètre. Ils arrosent les 500 m²  de parcelles où des légumes et des arbres fruitiers poussent déjà, en plus des fleurs qui ornent les bordures. La culture se fait sans engrais ou autre produits chimiques, une culture qui préserve le sol et offre des produits naturels.

A peine lancé, le périmètre écologique a déjà commencé à donner ses fruits. Ses premières récoltes sont déjà consommées par la colonie de «Baye Fall» et leur guide. « Les légumes qui agrémentent les repas que nous consommons proviennent du périmètre maraîcher depuis près d’un an », nous apprend notre guide.  L’autre partie du périmètre qui fait également 500 m² est réservé à l’élevage et une unité de compostage, de stockage de foin, etc. Le bétail fournit le fumier qui, une fois transformé en compost, servira de fertilisant naturel aux cultures végétales surtout maraîchères.

C’est un programme qui inclut la formation des jeunes qui seront les pensionnaires du «daara» Mame Mor Anta Sally Mbacké qui a pour ambition, rappelle Mamoune Guèye, de développer les compétences  dans la production agricole bio et la préservation de l’environnement de la localité ». L’objectif, c’est l’autosuffisance alimentaire et le respect de la nature, des animaux de l’environnement, conformément aux enseignements spirituels de la «daara».

L’enseignement et l’agro-écologie éduque l’esprit et l’âme, en accord avec les préceptes islamiques et la tradition de la voie «Baye Fall» soucieuse d’un environnement sain pour le développement harmonieux des consciences. Les jeunes seront formés pour pérenniser l’environnement avec une pépinière qu’ils auront à fournir et à renforcer.

M. DIEYE

En commémoration de la journée internationale contre l’abus et le trafic de stupéfiants célébrée le 26 juin dernier, le directeur exécutif de l’Onudc, Yury Fedotov, a estimé que malgré les défis inhérents à la lutte contre le problème mondial des stupéfiants, nous sommes sur la bonne voie. Pour le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, la communauté internationale devait respecter les engagements unanimes pris pour s’attaquer à ce problème mondial.

Pour le directeur exécutif de l’Onudc, Yury Fedotov, la Journée internationale contre l’abus et le trafic de stupéfiants vise à « sensibiliser le public au problème majeur que représentent les stupéfiants ». Et les statistiques révèlent qu’ « environ 190.000 personnes meurent chaque année à cause des stupéfiants, mais les dégâts causés sur les vies et les communautés ne s’arrêtent pas là », a-t-il souligné dans un communiqué. « La consommation de stupéfiants endommage la santé à travers des maladies incapacitantes telles que le Vih, l’hépatite et la tuberculose, tandis que le trafic de stupéfiants alimente le blanchiment d’argent et le terrorisme mortel », a-t-il renchéri, ajoutant que « la corruption, grand moteur de la criminalité organisée, est présente tout au long de la chaîne d’approvisionnement de stupéfiants », informe le texte. Autrefois considérés comme un acteur marginal en phase de développement, les stupéfiants et la criminalité sont maintenant considérés comme un obstacle entravant la réussite de l’Agenda pour le développement durable de 2030, en particulier l’objectif 3 sur la santé et l’objectif 16 sur les sociétés pacifiques. Sur ce point, il a réitéré l’engagement de l’Onudc à relever pacifiquement et efficacement le défi des stupéfiants en se basant sur les conventions internationales de contrôle des stupéfiants et leur principe essentiel de protection de la santé et du bien-être de l’humanité. « Notre réponse est de travailler en étroite collaboration avec les partenaires pour un travail de prévention contre la drogue et la criminalité, qui ne profitent pas seulement de l’instabilité compromettant le développement, la paix et les droits de l’homme, mais l’alimentent également », a-t-il déclaré.

Rappelons que le thème pour 2017 est « Écouter d’abord - L’écoute des enfants et des jeunes est la première étape pour les aider à grandir sainement et en sécurité ». Il s’agit d’une initiative de l’Onudc visant à accroître le soutien à la prévention de la consommation de stupéfiants, qui repose sur la science et constitue donc un investissement efficace dans le bien-être des enfants et des jeunes, de leurs familles et de leurs communautés.

Mamadou Lamine DIEYE


...ET APPELLE À L’UNITÉ D’ACTION POUR FAIRE FACE AUX DÉFIS
29,5 millions de personnes dans le monde souffrent de troubles liés à la consommation de stupéfiants, les opioïdes étant les plus nocifs. Aussi, pour faire face à ce fléau et au défi des stupéfiants, le directeur exécutif de l’Onudc a plaidé pour une unité d’action.

«L’unité d’action est nécessaire pour faire face aux défis des stupéfiants», a déclaré le directeur exécutif de l’Onudc lors du lancement du Rapport sur les drogues, le 22 juin dernier. Cette année marque les 20 ans du Rapport mondial sur les drogues, qui arrive au moment où la communauté internationale a décidé d’aller de l’avant avec des actions communes. Selon Yury Fedotov, « le document final de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies de 2016 sur le problème mondial de la drogue contient plus de 100 recommandations concrètes pour réduire la demande et l’offre ». Il reconnaît toutefois qu’il reste du chemin à parcourir. « Il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour faire face aux nombreux préjudices infligés par les stupéfiants à la santé, au développement, à la paix et à la sécurité, dans toutes les régions du monde », a déclaré M. Fedotov. En effet, le rapport renseigne qu’en 2015, environ un quart de milliard de personnes consommaient des stupéfiants dont environ 29,5 millions de personnes (0,6% de la population adulte mondiale), ont eu des problèmes de consommation et souffraient de troubles liés à la consommation de stupéfiants, y compris de dépendance. Les opioïdes étaient le type de stupéfiant le plus nocif et représentaient 70% de l’impact négatif sur la santé dû aux troubles liés à la consommation de drogues dans le monde entier, selon le dernier Rapport mondial sur les drogues publié aujourd’hui par l’Onudc.

Le rapport sur les drogues de 2017 constate que c’est l’hépatite C qui cause le plus de dommages parmi les 12 millions de personnes qui se droguent par injection dans le monde. Globalement, trois fois plus de personnes (222.000) qui consomment des stupéfiants en meurent et 60.000 décèdent du Vih. Toutefois, le rapport souligne que l’accès à des soins demeure médiocre malgré les progrès récents dans le traitement de l’hépatite C, celui-ci reste très coûteux dans la plupart des pays. Il aborde, avec force détails et statistiques, les modifications des modèles commerciaux pour le trafic de stupéfiants et le crime organisé, les tendances mondiales du marché des stupéfiants, les interactions entre drogues et terrorisme. Il fournit également un aperçu global de l’offre et de la demande d’opiacés, de cocaïne, de cannabis, de stimulants de type amphétamine et de nouvelles substances psycho-actives et les troubles liés à leur usage et qui représente une part considérable du fardeau mondial de la maladie avec les consommateurs qui ignorent le contenu et le dosage de ces substances nocives pour la santé.

M. L. DIEYE

Lors du comité régional de développement tenu à la gouvernance de Diourbel, le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao et les autorités administratives, de concert avec une forte délégation d’autorités religieuses conduite par Serigne Amsatou Mbacké du comité d’organisation du magal commémorant la venue au monde de Serigne Abdoul Ahad Mbacké, ont passé en revue les points essentiels pour une bonne organisation de l’événement prévue le 18 juillet prochain à Touba.

Le Crd marque le démarrage des activités préparatoires de cette grande commémoration du troisième khalife général de la communauté mouride.

Le gouverneur a mis l’accent sur les efforts attendus de la police et de la gendarmerie qui sont chargées d’assurer la sécurité des hommes et de leurs biens. Des engagements ont été pris par les chefs de service dans les domaines de la santé, de l’électricité, de l’hydraulique, de la sécurité... La mise en place de groupes électrogènes, l’octroi de compteurs électriques aux foyers qui en ont formulé la demande, la densification de l’éclairage public, la mise à disposition de postes de santé avancés, de deux ambulances médicalisées, d’une centaine de barrières pour assurer la sécurité, de camions de vidange, de 300 citernes pour juguler les risques de pénurie d’eau, sont attendus.

Auparavant, le comité d’organisation, par le biais de Serigne Abdoul Ahad Ndiaye, a listé les principales doléances: le volet sécuritaire avec les forces de l’ordre, la fourniture correcte de l’électricité et la mise en place d’un groupe électrogène pour parer à toutes les éventualités. M. Ndiaye a aussi insisté sur l’éclairage public de Touba Belel. La mise en place d’un dispositif sanitaire répondant à l’ampleur du magal en plus d’une fourniture correcte d’eau. Ils ont interpellé le service des Eaux et Forêt pour l’acquisition suffisante de bois mort. Serigne Amsatou Mbacké a personnellement émis le vœu de ne plus être confronté à des difficultés liés à l’acquisition du bois de chauffe.

Lors de leurs interventions, Abdou Lahad Kâ, le maire de la cité religieuse Touba et El Hadj Fallou Ndiaye, conseiller municipal, on insisté pour faciliter la traversée des frontières aux disciples en provenance des pays de la sous-région. Une invite à une circulation responsable a été faite aux transporteurs pour une commémoration sans accident.

Pour rappel, Serigne Abdoul Ahad Mbacké était le troisième khalife des mourides de 1968 à 1989. Il a grandement contribué, au cours de son magistère de 21 ans, à rehausser la personnalité du talibé mouride, mais aussi forcé le respect en appliquant, dans toute leur rigueur, les enseignements de Khadim Rassoul.

Mamadou DIEYE

Lors du comité régional de développement tenu à la gouvernance de Diourbel, le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao et les autorités administratives, de concert avec une forte délégation d’autorités religieuses conduite par Serigne Amsatou Mbacké du comité d’organisation du magal commémorant la venue au monde de Serigne Abdoul Ahad Mbacké, ont passé en revue les points essentiels pour une bonne organisation de l’événement prévue le 18 juillet prochain à Touba.

Le Crd marque le démarrage des activités préparatoires de cette grande commémoration du troisième khalife général de la communauté mouride.

Le gouverneur a mis l’accent sur les efforts attendus de la police et de la gendarmerie qui sont chargées d’assurer la sécurité des hommes et de leurs biens. Des engagements ont été pris par les chefs de service dans les domaines de la santé, de l’électricité, de l’hydraulique, de la sécurité... La mise en place de groupes électrogènes, l’octroi de compteurs électriques aux foyers qui en ont formulé la demande, la densification de l’éclairage public, la mise à disposition de postes de santé avancés, de deux ambulances médicalisées, d’une centaine de barrières pour assurer la sécurité, de camions de vidange, de 300 citernes pour juguler les risques de pénurie d’eau, sont attendus.

Auparavant, le comité d’organisation, par le biais de Serigne Abdoul Ahad Ndiaye, a listé les principales doléances: le volet sécuritaire avec les forces de l’ordre, la fourniture correcte de l’électricité et la mise en place d’un groupe électrogène pour parer à toutes les éventualités. M. Ndiaye a aussi insisté sur l’éclairage public de Touba Belel. La mise en place d’un dispositif sanitaire répondant à l’ampleur du magal en plus d’une fourniture correcte d’eau. Ils ont interpellé le service des Eaux et Forêt pour l’acquisition suffisante de bois mort. Serigne Amsatou Mbacké a personnellement émis le vœu de ne plus être confronté à des difficultés liés à l’acquisition du bois de chauffe.

Lors de leurs interventions, Abdou Lahad Kâ, le maire de la cité religieuse Touba et El Hadj Fallou Ndiaye, conseiller municipal, on insisté pour faciliter la traversée des frontières aux disciples en provenance des pays de la sous-région. Une invite à une circulation responsable a été faite aux transporteurs pour une commémoration sans accident.

Pour rappel, Serigne Abdoul Ahad Mbacké était le troisième khalife des mourides de 1968 à 1989. Il a grandement contribué, au cours de son magistère de 21 ans, à rehausser la personnalité du talibé mouride, mais aussi forcé le respect en appliquant, dans toute leur rigueur, les enseignements de Khadim Rassoul.

Mamadou DIEYE

Les grévistes de la faim des ex-travailleurs d’Ama Sénégal sont passés à une vitesse supérieure en barrant la route de Médina Gounass et en brûlant des pneus. Motif, les évacuations se multiplient alors que la moindre lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon.

Dix-sept jours après le début de la grève des ex-travailleurs de la Sias, la situation va de mal en pis. D’abord avec le nombre d’évacuations qui est passé à onze grévistes de la faim acheminés dans les structures de santé. Et jusqu’ici, aucune lueur d’espoir chez les grévistes qui estiment être simplement marginalisés par les autorités centrales. Hier, ils sont passés à une vitesse supérieure en barrant la route goudronnée de Médina Gounass et en brûlant des pneus. Porte-parole des manifestants, Doudou Sarr a affirmé ne pas comprendre qu’au moment où les ex-travailleurs d’Ama observent une grève de la faim, recroquevillés dans une chambre où règne une canicule infernale, « des millions sont en train distribués à des hommes ou clients politiques ». « Aujourd’hui, la situation est telle que les ex-travailleurs de la Sias et d’Ama Sénégal méritent plus que quiconque l’argent qui est en train d’être distribué à tour de bras », a affirmé Doudou Sarr, qui pense que les grévistes de la faim sont marginalisés au profit d’autres citoyens. Doudou Sarr pense qu’il est temps que le dossier de ces ex-travailleurs du secteur du nettoiement fasse l’objet d’une attention particulière auprès de la plus haute autorité du pays afin qu’une solution définitive soit trouvée. Il est d’avis qu’aujourd’hui, il y a une politisation de ce dossier faisant que d’autres individus sont sur le point de récolter les fruits du travail que les grévistes de la faim ont abattu il y a des années. Il a rappelé que le dossier en question a atterri sur la table des plus hautes institutions qui ne peuvent en aucun cas ignorer l’existence de ce dossier. Cependant, malgré la gravité de la situation, le porte-parole des grévistes de la faim a tenu à préciser qu’il est hors de question pour les ex-travailleurs du secteur du nettoiement de baisser les bras sans avoir été rétablis dans leurs droits. En outre, il a expliqué que contrairement à ce que certains insinuent, personne ne se cache derrière ce mouvement d’humeur. C’est pourquoi, il en a appelé à la mobilisation de tous pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Abdou DIOP

Les nouveaux volontaires devront s’inscrire sur les listes pour les recrutements du contingent 2017-2018 qui auront lieu du 21 octobre au 18 novembre prochain dans les capitales régionales. L’inscription qui est ouverte du 10 juillet au 31 août prochain reste obligatoire pour tout citoyen sénégalais dans toutes les garnisons. Plus de 3.000 volontaires pour le service militaire seront admis dont une centaine de filles. Dans cette optique de décentralisation, 16 commissions seront installées dans chaque capitale régionale, hormis Dakar qui en disposera trois pour un recrutement simultané. L’opération va durer désormais 30 jours avec une plus grande implication des commandants de zone. La campagne d’information est donc lancée par la Direction des relations publiques des armées (Dirpa) en collaboration avec les responsables militaires au sein du ministère des Forces armées. Selon ces officiers militaires, c’est suite aux difficultés liées à l’organisation du recrutement de l’année dernière avec les échauffourées au camp de Ouakam qu’une réflexion a été menée pour apporter des innovations.

« Pour amoindrir ces risques de désagrément, le ministère des Forces armées a décidé d’instaurer un mode de recrutement qui soit mieux adapté », a rappelé le colonel Abdoul Ndiaye, directeur des Relations publiques avec les armées, soulignant que cela relève de sa compétence. Selon Mamadou Gaye, présidant la commission chargée de la réflexion, cela est parti de ce constat pour en tirer un diagnostic sur le mode de recrutement appliqué les années précédentes. « Ce système jadis appliqué a atteint ses limites; ce qui explique cette réforme », a déclaré le colonel Gaye. A l’en croire, ce mode d’enrôlement reposait sur trois commissions itinérantes qui sillonnaient tout le territoire national en trois axes, notamment Nord, Est et Sud, avant de converger sur Dakar où il y avait un fort taux de concentration des volontaires.

En plus, il y avait des migrations vers tous les centres de recrutement sans compter la durée de campagne et la distance à parcourir parfois très longues. « Il y a eu de la mobilité, ce qui a pour conséquence majeure une tendance des volontaires à suivre ces commissions itinérantes. Ceci entraîne, dans certains centres des bousculades, à n’en pas finir pour chercher les meilleures places afin d’avoir la chance de se faire recruter », note-t-il, évoquant de risques élevés et des frustrations nées du taux de recrutement.
Pour cela, en raison des désagréments multiples, ces changements vont devoir intervenir cette année dans la perspective de la formation militaire de l’année prochaine. Cette nouvelle expérience est tirée du système de recrutement appliqué chez les filles et qui réussit son bon chemin. « Il y a donc une rupture totale, car les armées ont décidé de changer de méthodologie », a annoncé le colonel Gaye, qui parle d’expérience cumulée de la division de recrutement et de la mobilisation.

Cheikh Malick COLY

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba a présidé, hier, le lancement du manuel de déontologie à l’usage des magistrats. L’objectif de cette rencontre qui a réuni de hautes autorités de la justice sénégalaise et française, c’est d’améliorer le système judiciaire du Sénégal.

Le Sénégal est en plein dans l’amélioration de son appareil judiciaire. Le lancement, hier, du manuel de déontologie à l’usage des magistrats vise à hisser le système judiciaire à un autre niveau de performance. Qualifiant la justice de constellation de valeurs et de vertus, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, estime que les moyens mis à disposition pour son plein exercice ne sont qu’accessoires à la préservation de ces piliers qui la soutiennent. « Que des magistrats se réunissent avec tous les corps travaillant au sein de la justice ou dans son environnement, fassent une introspection pour dégager les règles éthiques et déontologiques qui doivent gouverner l’exercice de leur magistère, est plus que révélateur de la conscience qu’ils ont des attentes légitimes des justiciables envers le système judiciaire », a fait remarquer le ministre. Aussi, a-t-il précisé que cette conscience qui a produit cette œuvre pour les magistrats comporte en elle-même plusieurs vertus. La force, la pertinence et l’opportunité du nouvel instrument comme garantie d’une justice qui se veut toujours plus indépendante, plus forte et plus crédible, entre dans cette perspective.

  Sidiki Kaba est d’avis que tous les grands corps qui veulent aller de l’avant doivent continuellement essayer de visiter leur propre comportement, à travers la manière dont ils servent l’institution qu’ils ont en charge. « La justice doit être au-dessus de tout soupçon de corruption. Que valent les meilleurs textes de ce monde s’ils ne peuvent pas s’appliquer dans leur lettre et leur esprit en raison des insuffisances humaines? », s’interroge-t-il. Non sans relever l’intérêt d’avoir des magistrats éthiquement et moralement forts, capables de rendre la justice en respectant les principes et règles qui sont contenus dans leurs déontologies et dans leurs serments. Cette rencontre de partage a réuni de hautes autorités de la justice sénégalaise et française. A en croire le ministre, cette initiative témoigne du sens de la coopération séculaire qui unit les deux pays marquée par d’importants projets d’appui à la justice. Présent à cette rencontre, l’ambassadeur de la France, Christophe Bigot, a estimé que la déontologie est un principe indispensable pour le renforcement de l’Etat de droit. C’est pour ces raisons qu’il a exhorté les magistrats à s’approprier le manuel. Le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), Maguette Diop, a salué le socle de valeurs contenues dans ce manuel qui s’adresse aux magistrats sénégalais et à la justice d’une manière générale. Aujourd’hui, au regard du tournant décisif que traverse la justice, M. Diop pense qu’il est absolument nécessaire de prendre du recul pour revoir les principes fondamentaux qui régissent l’administration de la justice.

Selon lui, ce manuel va raffermir davantage la fonction de magistrat et permettre une réelle appropriation. Ainsi, chaque magistrat pourra s’inspirer de ces valeurs couchées dans ce document physique (le manuel) pour pouvoir s’acquitter convenablement de sa mission.

Tata SANE

La cinquième édition du Concours international Cheikh Ibrahima Niass pour la récitation du saint Coran a été organisée la veille de l’Aïd-el-fîtr dans la cité religieuse de Médina Baye. Les joutes de cette année ont mis aux prises plus de 200 candidats provenant du Sénégal, de la sous-région et même des Usa. A l’issue d’un concours très disputé, c’est le jeune Cheikh Mahi Touré qui a remporté le grand prix de « Taswide ».

Cheikh Mahi Touré de Kaolack, 9 ans et demi, a été le grand vainqueur du Prix «Al Hisfou Wa Taswide» de la cinquième édition du Concours international Cheikh Ibrahima Niass pour la récitation du saint Coran 2017.
Le lauréat qui a eu droit à une enveloppe financière de 1 million de FCfa et d’un billet pour le pèlerinage aux Lieux Saints de l’islam, est pensionnaire d’une école coranique de la cité religieuse de Médina Baye et vit auprès de son homonyme, le frère cadet de l’imam ratib, Cheikh Ahmet Tidiane Aly Cissé. Une consécration pour le jeune garçon dont la famille est originaire du département de Kaolack. Il a remporté le prix le plus prestigieux de ce concours auxquels ont pris part plus de 200 candidats du Sénégal, du Niger, du Nigéria, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie et des Etas-Unis d’Amérique (Usa). Ce concours qui combine mémorisation du saint Coran et maîtrise de la diction et l’art des psalmodies, a duré plusieurs semaines, sous la supervision d’un jury international composé de sommités en matière d’enseignement coranique. Selon ses proches, le lauréat a fait coup double avec ce prix remporté la même année qu’il a réussi à réciter intégralement le saint Coran. La cérémonie de remise des prix du concours, qui a acquis une renommée internationale à l’instar de son parrain, été présidée par Cheikh Mouhamadou Mahi Niass, frère cadet du Khalife général de Médina Baye absent du pays pour les besoins du petit pèlerinage, de l’imam ratib de la grande mosquée et de plusieurs fils du fondateur de la «Faydatou Tidjiana». Le gouvernement du Sénégal a été représenté par une forte délégation conduite par El Hadj Babacar Samb, directeur de l’enseignement coranique au ministère de l’Education nationale (Men).

Une tribune mise à profit par le coordonnateur du concours, Abdoul Malick Ibrahima Niass pour magnifier les efforts de l’Etat en matière d’enseignement coranique avec l’avènement des «daaras» modernes ainsi que les infrastructures au sein des cités religieuses. Il a néanmoins plaidé pour davantage d’appui à ces types de structures d’éducation qui ont produit des personnalités religieuses de la dimension de Cheikh al islam El Hadj Ibrahima Niass «Baye» et tant d’autres à travers le Sénégal.
Notons que la représentation diplomatique du Royaume d’Arabie Saoudite était présente à cette cérémonie de remise des prix de ce concours de récitation du saint Coran à Médina Baye.

Elimane FALL

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a évoqué, sur instruction du Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, les recommandations à l’endroit des musulmans, en général, et des disciples mourides, en particulier. Il a dénoncé l’anarchie. Il avait, à ses côtés, Serigne cheikh Bara Lahad qui est le lien entre les commerçants du marché Ocass et le Khalife général, mais aussi Abdou Lahad Kâ, maire de la commune de Touba Mosquée ainsi que des responsable du marché Ocass avec à leur tête, Seyni Dieng, le responsable de la gestion du marché.

Le porte-parole du Khalife général a d’emblée indiqué que le message s’adresse à l’ensemble des musulmans qui, aux yeux de Khadim Rassoul, constituent une seule famille, mais surtout les habitants de la cité religieuse de Touba. Selon lui, être musulman, c’est d’abord respecter ses préceptes. Serigne Bassirou d’insister alors sur la nécessité, pour le croyant, de dire la vérité en tout lieu et en tout temps. « Il faut éviter de tergiverser dans sa foi, d’associer des choses à Dieu. Ibliss a été banni à cause d’une cogitation insensée », a-t-il dit appelant les fidèles à « respecter » le Ndiguel ou recommandation du Khalife. « Le Ndiguel est d’utilité général », a-t-il précisé.

A en croire le porte-parole, les habitants de la cité de Touba doivent se conformer aux enseignements de Khadim Rassoul, son fondateur, dont les prières ont été exaucées, entraînant un développement économique fulgurant. « Cependant, ces richesses ne doivent pas être source d’exagération. Cette ville est un titre foncier qui revient de droit au Cheikh. Il aurait pu exclure qui il veut sans conséquence, mais telle n’est pas sa philosophie. Il a été au bon soin de tout le monde et telle a été la démarche de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké à Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké », a souligné Serigne Bassirou.

Respect du statut de Touba
Il a invité les habitants à respecter le statut de ville religieuse de Touba à travers un « bon comportement ». « Évitez d’écorner l’image de la ville de Touba, ne privilégiez pas le mondain sur le spirituel. Quiconque le fait, le regrettera », a-t-il recommandé.

Il a évoqué les récents évènements survenus au marché Ocass dont la gestion relève de la commune avec l’autorisation du khalife général dans le but de bien faire. Pour la police et la gendarmerie, l’État ne les pas installé ex-nihilo. C’est de concert avec Serigne Abdoul Ahad et Serigne Salihou Mbacké qu’elles sont dans la cité religieuse. « Ces actes posés par ces visionnaires sont indispensables pour la bonne marche de la cité », a-t-il fait remarquer. Toutefois, Serigne Bassirou Mbacké fait savoir que les éléments de ces corps doivent « comprendre que c’est la descendance de Serigne Touba qui vit dans cette ville et qu’ils n’ont pas été mandatés pour réprimer les disciples ».

Aux acteurs du marché, il a dit qu’ils doivent s’adresser à Serigne Cheikh Bara Lahad qui est leur interface avec Serigne Cheikh Sidy Mokhtar, leur rappelant que « se faire justice par soi-même n’est pas une attitude des habitants de Touba ». Mieux, a-t-il martelé, « Touba ne peut pas verser dans l’anarchie, car on ne peut vouloir une chose et son contraire et cette situation met les autorités religieuses mal à l’aise face aux responsables des forces de l’ordre. L’anarchie ne règle rien et la vie suit une organisation bien établie par le Tout-Puissant », a-t-il ajouté.

Serigne Bass Abdoul Khadre a fustigé de nouveaux comportements qui prolifèrent dans les rues de la cité, notamment le football « alors que les enfants doivent être dans les daaras, Serigne Touba ayant recommandé que les enfants soient instruits, éduqués et formés » ; la publicité de produits prohibés par l’Islam ; le commerce aux environs de la Grande mosquée ; le tam-tam interdit depuis Serigne Abdoul Ahad Mbacké. « On ne peut y adopter certains comportements et prétendre à une longue vie », a-t-il asséné.

Auparavant, Serigne Bara Lahad Mbacké a rappelé que cette sortie est motivée par les échauffourées du marché Ocass, et que les disciples doivent respecter l’autorité spirituelle qu’est Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké qui n’œuvre que pour la paix et la stabilité du pays, mais aussi pour le bien-être des Sénégalais. Serigne Abdou Lahad Kâ, pour sa part, a salué les propos pacifiques du Khalife général des mourides.

Mamadou DIEYE

Les agents du Trésor menacent de déposer un préavis de grève si leurs conditions de travail ne sont pas améliorées. Ils étaient face aux journalistes hier pour dénoncer leur précarité.

Le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (Sutt) a tenu hier une conférence de presse pour partager avec l’opinion leurs difficiles conditions de travail. Selon Madiakhaté Niang, secrétaire général dudit syndicat, certains services disposent de locaux peu adaptés à leur fonctionnement, pendant que d’autres demeurent dans un état de délabrement fortement préoccupant. Sous ce rapport, le Sutt demande la réception des ouvrages devant abriter certains services du Trésor en chantier depuis plusieurs années. Parlant du défi sécuritaire, M. Niang a souligné que rares sont les postes qui présentent les garanties satisfaisantes de sécurité. « Des attaques se sont malheureusement soldées par la mort d’un agent à Linguère. Le percepteur aurait pu connaître le même sort si ce n’était pas le concours de situations heureuses », a regretté le syndicaliste du Trésor. Il a par ailleurs soutenu que malgré ces faits graves, aucune décision n’a été prise.

Le Sg du Sutt a laissé entendre que les agents se trouvent aujourd’hui dans une situation globale précaire. Après avoir dénoncé les sommes dérisoires des indemnités liées à la gestion d’une caisse, Madiakhaté Niang dévoile que nombre d’entre eux ne bénéficient pas de ces compensations malgré la délicatesse de cette tâche. « Cette situation ne peut perdurer », a souligné le syndicaliste. Le leader du Sutt a aussi abordé la fragilité des emplois contractuels et journaliers. « Le recrutement de cette catégorie d’agents demeure une question centrale et prioritaire. Rien ne justifie les affectations massives de nouveaux agents pendant que des journaliers et contractuels continuent de vivre une situation extrêmement précaire », a soulevé le secrétaire général.

Dès lors, le Sutt appelle au recrutement dans la Fonction publique de ces derniers. Madiakhaté Niang a désapprouvé les affectations intempestives et sur fond de népotisme au Trésor. « Cette situation qui prend de l’ampleur est intenable et dégrade les conditions de travail et les équilibres sociaux à la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (Dgcpt). Les affectations doivent se faire en fonction des besoins du Trésor, selon un niveau académique et des critères objectifs », a-t-il confié, avant d’inviter les autorités au respect des engagements pris entre le ministère de tutelle (Economie et Finances) dans le cadre du contrat de performance. Aussi a-t-il souhaité la fin du cumul des postes. Les syndicalistes menacent même d’aller en grève si rien n’est fait.

Serigne Mansour Sy CISSE

La Direction des statistiques du travail et des études (Dste) du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a procédé, hier, à la restitution de son rapport de 2016. Il ressort de ce rapport que 2.607 établissements ont été contrôlés en 2016 contre 1.931 en 2015, soit une hausse de 35%.

Ledit rapport fait état de 1.751 déclarations d’établissements reçues par les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale en 2016 dont 1.472 ouverts, 263 établissements fermés et 16 ayant subi des modifications, 7.465 nouveaux emplois, 55.427 contrats visés par les inspecteurs du travail dont 41.845 pour les hommes et 13.582 pour les femmes. Au total, ce sont 2.607 établissements qui ont été contrôlés en 2016 contre 1.931 en 2015, soit une hausse de 35%.

Pour Mansour Sy, ces statistiques sont non seulement symptomatiques du dynamisme des inspections du travail et de la sécurité sociale, mais aussi des efforts qui ont été déployés par la Direction des statistiques du travail et des études (Dste), dans le cadre de la collecte, du traitement et de la diffusion des statistiques sur le marché du travail.

L’information statistique est devenue aujourd’hui l’instrument privilégié d’éclairage de la politique économique et sociale de l’Etat. L’atelier de partage du rapport annuel des statistiques du travail de 2016 entre dans ce cadre. Selon le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, le rapport constitue un « levier indispensable » pour la formulation de politiques d’emploi, de travail et de sécurité sociale adaptées aux besoins et priorités nationaux. Il s’appuie sur un « système performant » de collecte des informations qui met principalement à contribution les inspecteurs du travail et de la sécurité sociale tout comme la Caisse de sécurité sociale.

Le ministre a estimé que ce projet, une fois réalisé, aura « le double avantage de renforcer le degré d’actualité, l’intégrité et la qualité de l’information statistique, conformément aux exigences de la Norme spéciale de diffusion des données statistiques à laquelle le Sénégal compte adhérer en 2017 ». Toutefois, la réussite de celle-ci est étroitement liée à une collaboration beaucoup plus poussée entre le ministère et l’ensemble des producteurs de statistiques en rapport avec le travail, la main-d’œuvre et la sécurité sociale.

D’où le sens du partenariat tripartite entre la Dste, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) et la Caisse de sécurité sociale. Le responsable de la Division des statistiques sociales et du suivi des conditions de vie et de la pauvreté à l’Ansd, Meissa Ndour, a magnifié l’intérêt qui a prévalu dans l’élaboration du présent rapport. « L’ambition du Sénégal est d’arriver à assurer une production trimestriel de ces statistiques en vue d’adhérer à la norme spéciale d’utilisation des données qui est l’un des critères phares du Fonds monétaire international », a-t-il dit. Loin de s’arrêter à la production des statistiques du travail, la Dste s’est tournée vers la consolidation de cette dynamique en matière de développement et de diffusion des données statistiques.

Tata SANE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.