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Société & Faits divers (854)

Hier, la Nation sénégalaise a tenu à rendre le dernier hommage à Bara Diouf, devant sa famille et un parterre d’autorités et de personnalités publiques, devant des amis, de jeunes compagnons de la presse et du monde de la culture, des arts, des sports.

L’homme, par sa dimension intellectuelle, son attachement à l’idéal africain, son patriotisme courageux, ses qualités de leaders et de formateur, etc. n’en méritait pas moins.

Par les honneurs qui lui ont été rendus hier, devant sa famille et ses amis, Bara Diouf a été porté dans le cercle de ceux que la Nation offre en exemple, comme modèles et références, aux générations actuelles et futures. C’est par de pareils hommes et par de si singuliers moments que sont écrites les plus belles pages de la Nation sénégalaise. D’autres hommes avant lui ont été magnifiés. Hier, c’était son jour, celui au cours duquel il rejoignait le Seigneur. Il a ainsi participé à l’écriture de ces pages nobles qui, aujourd’hui et demain, seront lues par les fils de ce pays. Bara Diouf nous a servi hier son dernier éditorial, en s’éclipsant sur la pointe des pieds pour le royaume des cieux.

A l’unanimité, ses profondes qualités humaines et professionnelles ont été magnifiées. Elégance dans le propos, élégance dans le port et élégance dans les écrits, Bara Diouf aura marqué son époque, par plus d’un demi-siècle de journalisme engagé pour la cause du Sénégal et de l’Afrique.

Il a été le maître qui a su transmettre le professionnel, les valeurs et l’éthique à plusieurs générations de journalistes sénégalais émérites qui lui ont tous reconnu ce titre. Il a su, pendant presque deux décennies, forger des hommes et des destins, avec une générosité rarement égalée. Le creuset de cette formation des hommes a été le journal « Le Soleil », institution dont il a été l’un des pères fondateurs, avec son jeune compagnon de l’époque, l’actuel président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse.

Bientôt trente ans que Bara Diouf aura quitté la direction générale de l’entreprise de Hann, laissant à la postérité une institution respectée dans la presse sénégalaise et africaine, tellement sa marque personnelle est forte dans les fondements d’un journalisme de qualité, ancré dans une mission de service public bien assumé. Ces générations pour lesquelles il aura participé à la formation pratique l’ont accompagné jusqu’à sa dernière demeure, au cimetière de Yoff, dans le caveau qu’il avait préparé et qui a déjà reçu des proches à lui.

Bara Diouf était un grand seigneur, par les actes qu’il posait, son comportement et son verbe. Chacun de ceux qui l’ont côtoyé, lorsqu’il signait ses célèbres éditoriaux, étaient, hier, à ses funérailles, une cérémonie sobre mais forte en symboles. Grand seigneur, disions-nous, il avait préparé ce grand départ et affichait ces derniers mois une sérénité et un calme qui avait quelque chose de divin. C’est le signe révélateur d’un grand croyant. Il a cru en Dieu et a aussi cru en l’homme, par le respect qu’il vouait à tous ses interlocuteurs.

Depuis l’annonce de son rappel à Dieu, beaucoup de ceux qui l’ont connu et pratiqué, notamment ces nombreux journalistes qui sont passés à son école, ont porté d’éloquents témoignages sur l’homme, la richesse de sa culture, la force de son engagement et ses réalisations en tant que président directeur général émérite d’une structure publique. Bara Diouf a vécu les premières années de l’indépendance en témoin et acteur. Il avait signé un bail avec la République et la Nation, en serviteur modèle, que ses cadets dans le noble métier de journaliste ont apprécié pour ses qualités et ses valeurs qui ne se sont guère érodées avec le temps.

Au contraire, Bara Diouf aura été un homme étincelant, portant ses convictions et ses idées avec courage et lucidité. Fidèle en amitié et ouvert à toutes les générations, il a été un proche de l’ancien président Senghor par son intelligence et par des liens de famille. Il est de notoriété que le poète-président aimait s’entourer de beaux esprits. Et Bara Diouf en était un, qui aimait s’ouvrir à l’autre, un signe d’humilité et de générosité sans pareil.

Il a accueilli, couvé, encadré et formé des centaines de professionnels de la presse, disciples qui, avec déférence, ont chanté les qualités du maître. Tel un baobab tutélaire, Bara Diouf a formaté ces jeunes intellectuels en leur apprenant l’art du journalisme, par une pratique saine, un style simple et accessible, charriant des idées nobles et posant un débat permanent sur la problématique du développement de nos jeunes nations, où l’exercice de la démocratie n’est pas souvent sans heurts.

Repose en paix. Tu resteras toujours dans nos cœurs. Dans le mien, tu as déjà une place particulière pour m’avoir adopté comme un fils.

Cheikh THIAM
Directeur général Le Soleil

Une foule de personnalités politiques et du monde intellectuel a assisté, hier, à l’Hôpital principal, à la levée du corps de Bara Diouf, ancien Président directeur général du quotidien national Le Soleil décédé dans la nuit du mardi à mercredi. Il figure parmi les premiers journalistes qu’a connus le Sénégal indépendant. Un monument de la presse africaine à qui la nation reconnaissante a rendu un vibrant hommage, en présence du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, un grand ami du défunt, du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, représentant le chef de l’Etat, Macky Sall.

A l’entrée de l’Hôpital principal se tient un jeune homme. Il est tout de noir vêtu. Il détient entre les bras un livre composé d’écrits coraniques.  Tout doucement, il psalmodie des versets pour le repos de l’âme du défunt. Un peu plus loin, une dame, s’adonne au même rituel. Le visage ferme, elle est concentrée dans les écrits du Coran qu’elle enveloppe entre les mains.

A l’entrée de la cour de l’hôpital Principal de Dakar, une immense foule est sur les lieux.  Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, mais également des personnes du troisième âge, des autorités… le Sénégal en miniature s’est retrouvé pour rendre un hommage mérité à un de ses dignes fils. L’armée sénégalaise n’était pas en reste. Un détachement rend les honneurs appuyé par la sonnerie aux morts. D’anciens ministres sous les régimes de Senghor, de Diouf et de Wade, des parlementaires, des personnalités politiques, religieuses et coutumières, des parents, des amis, la presse dans son ensemble, ont prié pour le repos de celui qui a marqué pendant près de quatre décennies le monde de la communication.

Il est 15h quand le cercueil  revêtu aux couleurs nationales,  tenu par six militaires, trois de chaque côté, fait son entrée. Toute l’assistance se lève. Le cercueil est subtilement acheminé au milieu de la foule. La cérémonie des hommages commence.  Le ministre de la de la Culture et de Communication, Mbagnick Ndiaye, prend en premier la parole. « Nous rendons des éloges mérités à une immense personnalité des médias. Un des fondateurs privilégiés de l’histoire des médias au Sénégal. Au-delà de sa posture d’homme des médias, il était surtout un témoin à la fois acteur incontournable de l’histoire du Sénégal », a souligné le ministre de la Communication, tout ému.

Bara Diouf dirigea le quotidien national « Le Soleil » de 1970 à 1988. « Il s’est si bien identifié au quotidien national du Sénégal à qui il a donné une renommée non seulement nationale, mais également et surtout internationale. Il savait très bien concilier son appartenance politique d’avec l’exigence de l’éthique et de la déontologie qui va de pair avec le métier du journalisme. Il savait analyser dans l’équilibre de  l’information et ses analyses étaient d’une pertinence, on ne peut plus clair », a dit Mbagnick Ndiaye.

Homme de compétence et de rigueur
Homme de rigueur et d’exigence dans l’approche et dans son écriture, Bara Diouf était également un formateur hors pair. « Son statut lui a permis de pleinement jouer un rôle de gestionnaire des médias publics, mais également de formateur de journalistes qui vont plus tard s’orienter dans les médias privés. Il a pleinement participé à l’essor du journalisme au Sénégal », relève le ministre. « Ses grandes qualités et valeurs morales ont valu à Bara Diouf plusieurs distinctions, autant au niveau national qu’international. Du fait qu’il a encadré plusieurs parmi les journalistes qui vont plus tard se consacrer au privé, il a fortement contribué à la libéralisation des médias au Sénégal. La culture est également endeuillée par la perte de cette belle plume », martèle le ministre. Aux parents, à la famille du Soleil qu’il a tant aimé, le ministre a transmis les condoléances du chef de l’Etat, du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement.

Oumar BA

Une foule de personnalités politiques et du monde intellectuel a assisté, hier, à l’Hôpital principal, à la levée du corps de Bara Diouf, ancien Président directeur général du quotidien national Le Soleil décédé dans la nuit du mardi à mercredi. Il figure parmi les premiers journalistes qu’a connus le Sénégal indépendant. Un monument de la presse africaine à qui la nation reconnaissante a rendu un vibrant hommage, en présence du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, un grand ami du défunt, du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, représentant le chef de l’Etat, Macky Sall.

A l’entrée de l’Hôpital principal se tient un jeune homme. Il est tout de noir vêtu. Il détient entre les bras un livre composé d’écrits coraniques.  Tout doucement, il psalmodie des versets pour le repos de l’âme du défunt. Un peu plus loin, une dame, s’adonne au même rituel. Le visage ferme, elle est concentrée dans les écrits du Coran qu’elle enveloppe entre les mains.
A l’entrée de la cour de l’hôpital Principal de Dakar, une immense foule est sur les lieux.  Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, mais également des personnes du troisième âge, des autorités… le Sénégal en miniature s’est retrouvé pour rendre un hommage mérité à un de ses dignes fils. L’armée sénégalaise n’était pas en reste. Un détachement rend les honneurs appuyé par la sonnerie aux morts. D’anciens ministres sous les régimes de Senghor, de Diouf et de Wade, des parlementaires, des personnalités politiques, religieuses et coutumières, des parents, des amis, la presse dans son ensemble, ont prié pour le repos de celui qui a marqué pendant près de quatre décennies le monde de la communication.

Il est 15h quand le cercueil  revêtu aux couleurs nationales,  tenu par six militaires, trois de chaque côté, fait son entrée. Toute l’assistance se lève. Le cercueil est subtilement acheminé au milieu de la foule. La cérémonie des hommages commence.  Le ministre de la de la Culture et de Communication, Mbagnick Ndiaye, prend en premier la parole. « Nous rendons des éloges mérités à une immense personnalité des médias. Un des fondateurs privilégiés de l’histoire des médias au Sénégal. Au-delà de sa posture d’homme des médias, il était surtout un témoin à la fois acteur incontournable de l’histoire du Sénégal », a souligné le ministre de la Communication, tout ému.

Bara Diouf dirigea le quotidien national « Le Soleil » de 1970 à 1988. « Il s’est si bien identifié au quotidien national du Sénégal à qui il a donné une renommée non seulement nationale, mais également et surtout internationale. Il savait très bien concilier son appartenance politique d’avec l’exigence de l’éthique et de la déontologie qui va de pair avec le métier du journalisme. Il savait analyser dans l’équilibre de  l’information et ses analyses étaient d’une pertinence, on ne peut plus clair », a dit Mbagnick Ndiaye.

Homme de compétence et de rigueur
Homme de rigueur et d’exigence dans l’approche et dans son écriture, Bara Diouf était également un formateur hors pair. « Son statut lui a permis de pleinement jouer un rôle de gestionnaire des médias publics, mais également de formateur de journalistes qui vont plus tard s’orienter dans les médias privés. Il a pleinement participé à l’essor du journalisme au Sénégal », relève le ministre. « Ses grandes qualités et valeurs morales ont valu à Bara Diouf plusieurs distinctions, autant au niveau national qu’international. Du fait qu’il a encadré plusieurs parmi les journalistes qui vont plus tard se consacrer au privé, il a fortement contribué à la libéralisation des médias au Sénégal. La culture est également endeuillée par la perte de cette belle plume », martèle le ministre. Aux parents, à la famille du Soleil qu’il a tant aimé, le ministre a transmis les condoléances du chef de l’Etat, du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement.

Oumar BA

Une forte délégation du « Soleil » à la maison mortuaire

C’est une forte délégation de la Société sénégalaise de presse et de publication (Sspp Le Soleil) qui s’est rendue hier matin à la maison mortuaire où elle a rencontré l’épouse de Bara Diouf et ses enfants. Conduite par le Directeur général Cheikh Thiam accompagné du coordonnateur général de l’administration et conseiller spécial du Dg, Amadou Gaye Ndiaye, du responsable des ressources humaines, Abdoulaye Ly, la délégation a présenté ses condoléances à l’épouse et aux enfants avant de remettre une participation pour les funérailles. Cheikh Thiam a rappelé les liens qui existaient entre Bara Diouf et le personnel pendant qu’il était en fonction et depuis son départ de l’institution où il a accueilli plusieurs jeunes qui sont aujourd’hui dans la presse privée et ailleurs dans le monde, dans les institutions internationales. Les qualités de cet homme généreux sont revenues dans toutes les interventions avant que des prières ne soient dites pour le repos de son âme. Son épouse Fatim Seck s’est félicitée de la reconnaissance des dirigeants du Soleil à l’endroit de leur ancien patron qui a tant aimé le journal qu’il considérait comme son fils aîné.

El. Hadji A.THIAM

Bara Diouf, le dernier éditorial

Cheikh Thiam DG SoleilHier, la Nation sénégalaise a tenu à rendre le dernier hommage à Bara Diouf, devant sa famille et un parterre d’autorités et de personnalités publiques, devant des amis, de jeunes compagnons de la presse et du monde de la culture, des arts, des sports.

L’homme, par sa dimension intellectuelle, son attachement à l’idéal africain, son patriotisme courageux, ses qualités de leaders et de formateur, etc. n’en méritait pas moins.
Par les honneurs qui lui ont été rendus hier, devant sa famille et ses amis, Bara Diouf a été porté dans le cercle de ceux que la Nation offre en exemple, comme modèles et références, aux générations actuelles et futures. C’est par de pareils hommes et par de si singuliers moments que sont écrites les plus belles pages de la Nation sénégalaise. D’autres hommes avant lui ont été magnifiés. Hier, c’était son jour, celui au cours duquel il rejoignait le Seigneur. Il a ainsi participé à l’écriture de ces pages nobles qui, aujourd’hui et demain, seront lues par les fils de ce pays. Bara Diouf nous a servi hier son dernier éditorial, en s’éclipsant sur la pointe des pieds pour le royaume des cieux.

A l’unanimité, ses profondes qualités humaines et professionnelles ont été magnifiées. Elégance dans le propos, élégance dans le port et élégance dans les écrits, Bara Diouf aura marqué son époque, par plus d’un demi-siècle de journalisme engagé pour la cause du Sénégal et de l’Afrique.

Il a été le maître qui a su transmettre le professionnel, les valeurs et l’éthique à plusieurs générations de journalistes sénégalais émérites qui lui ont tous reconnu ce titre. Il a su, pendant presque deux décennies, forger des hommes et des destins, avec une générosité rarement égalée. Le creuset de cette formation des hommes a été le journal « Le Soleil », institution dont il a été l’un des pères fondateurs, avec son jeune compagnon de l’époque, l’actuel président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse.

Bientôt trente ans que Bara Diouf aura quitté la direction générale de l’entreprise de Hann, laissant à la postérité une institution respectée dans la presse sénégalaise et africaine, tellement sa marque personnelle est forte dans les fondements d’un journalisme de qualité, ancré dans une mission de service public bien assumé. Ces générations pour lesquelles il aura participé à la formation pratique l’ont accompagné jusqu’à sa dernière demeure, au cimetière de Yoff, dans le caveau qu’il avait préparé et qui a déjà reçu des proches à lui.

Bara Diouf était un grand seigneur, par les actes qu’il posait, son comportement et son verbe. Chacun de ceux qui l’ont côtoyé, lorsqu’il signait ses célèbres éditoriaux, étaient, hier, à ses funérailles, une cérémonie sobre mais forte en symboles. Grand seigneur, disions-nous, il avait préparé ce grand départ et affichait ces derniers mois une sérénité et un calme qui avait quelque chose de divin. C’est le signe révélateur d’un grand croyant. Il a cru en Dieu et a aussi cru en l’homme, par le respect qu’il vouait à tous ses interlocuteurs.

Depuis l’annonce de son rappel à Dieu, beaucoup de ceux qui l’ont connu et pratiqué, notamment ces nombreux journalistes qui sont passés à son école, ont porté d’éloquents témoignages sur l’homme, la richesse de sa culture, la force de son engagement et ses réalisations en tant que président directeur général émérite d’une structure publique. Bara Diouf a vécu les premières années de l’indépendance en témoin et acteur. Il avait signé un bail avec la République et la Nation, en serviteur modèle, que ses cadets dans le noble métier de journaliste ont apprécié pour ses qualités et ses valeurs qui ne se sont guère érodées avec le temps.

Au contraire, Bara Diouf aura été un homme étincelant, portant ses convictions et ses idées avec courage et lucidité. Fidèle en amitié et ouvert à toutes les générations, il a été un proche de l’ancien président Senghor par son intelligence et par des liens de famille. Il est de notoriété que le poète-président aimait s’entourer de beaux esprits. Et Bara Diouf en était un, qui aimait s’ouvrir à l’autre, un signe d’humilité et de générosité sans pareil.

Il a accueilli, couvé, encadré et formé des centaines de professionnels de la presse, disciples qui, avec déférence, ont chanté les qualités du maître. Tel un baobab tutélaire, Bara Diouf a formaté ces jeunes intellectuels en leur apprenant l’art du journalisme, par une pratique saine, un style simple et accessible, charriant des idées nobles et posant un débat permanent sur la problématique du développement de nos jeunes nations, où l’exercice de la démocratie n’est pas souvent sans heurts.

Repose en paix. Tu resteras toujours dans nos cœurs. Dans le mien, tu as déjà une place particulière pour m’avoir adopté comme un fils.

Par Cheikh THIAM

Témoignages... Témoignages...

Moustapha Niasse, Président de l’Assemblée nationale : « Nous étions les premiers administrateurs du Soleil »
Moustapha NiasseAmi et confident de Bara Diouf, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse lui a rendu un vibrant hommage, hier.  « Je ne viens pas de perdre une connaissance. Dieu m’est témoin, c’est un grand ami que je viens de perdre ». Le président de l’Assemblée nationale a rappelé à l’assistance les circonstances par lesquelles il a connu Bara Diouf. C’était à Paris, lui étudiant, et Bara en formation à l’école de journalisme. Depuis, ils sont devenus des amis malgré la différence d’âge. Quelques années plus tard, les deux hommes se retrouvent au pays pour servir l’Etat du Sénégal indépendant. « J’étais jeune fonctionnaire qui venait d’être promu au poste de directeur de l’Information et Bara Diouf était l’adjoint à M. Debreteuil alors directeur de Dakar-Matin, ancien de Paris-Dakar », a révélé Moustapha Niasse. Le président Senghor convoqua dans son bureau tous les deux, en 1968, pour les annoncer qu’ils seront les premiers administrateurs de la future Société Sénégalaise de Presse et de Publication (Sspp) qui allait remplacer Dakar-Matin en 1970.

Un jeudi du mois de mai 1970, les deux amis Moustapha Niasse, devenu directeur de cabinet du chef de l’Etat et Bara Diouf se retrouvent à nouveau dans le bureau de Senghor pour finaliser la création de la nouvelle société d’édition. M. Niasse d’expliquer que ce jeudi du mois de mai à 11 heures dans le bureau présidentiel, Bara Diouf avait soumis trois noms pour le nouveau quotidien. Il avait proposé Le Devoir (journal canadien), Le Soleil et Renaissance africaine. Le président Senghor choisit Le Soleil dont le premier numéro sera lancé le 20 mai 1970. Selon Moustapha Niasse, le défunt ami Bara Diouf « était d’une intelligence qui dépasse la moyenne, d’une rigueur rare et d’une compétence supérieure ». Il ajoute qu’il avait un esprit de visionnaire qui lui permettait d’anticiper sur les projets. Autre révélation du président de l’Assemblée nationale, le 9 mars 1969, au domicile de feu Alioune Sène Mendès, ancien directeur de cabinet et ministre de la Culture, les amis Babacar Bâ, ancien ministre de l’Economie et des Finances, Bara Diouf, Me Abdoulaye Wade, Thierno Diop, secrétaire d’Etat et Doudou Guèye se retrouvent à nouveau pour mettre sur pied le club de réflexion dit Club Nation et Développement (Cnd), un véritable laboratoire d’idées. Là, il a précisé que le ministre d’Etat Djibo Leïty Kâ était à cette époque en Terminale au lycée Van Vollenhoven. Citant le général De Gaulle qui disait que « rien de grand ne se fait sans de grands hommes », le président de l’Assemblée insistera à nouveau sur les qualités de Bara Diouf, l’ancien député aux idées fertiles qui ne cessait jamais de rappeler que l’homme passait avant tout. Enfin, autre révélation du président Niasse, c’est le retrouvaille à la piscine de l’hôtel Téranga lors du mariage de Me Boucounta Diallo avec la fille de feu Assane Seck, ancien ministre d’Etat où il avait partagé la même table avec le président Senghor, Cheikh Anta et Bara Diouf. Pour lui, un grand homme généreux est parti.

El. Hadji Abdoulaye THIAM

Cheikh Thiam, Directeur général du Soleil : « Il était d’une générosité débordante »
Le Directeur général du quotidien national « Le Soleil », Cheikh Thiam qui avait conduit une forte délégation dans la matinée au domicile mortuaire pour présenter les condoléances à la famille, a salué la mémoire d’un grand homme qui demeurera à jamais dans les annales de l’histoire du Sénégal. Bara Diouf était un homme d’une bonté et d’une générosité débordante, a déclaré Cheikh Thiam. Il a remercié au passage « toutes les autorités sénégalaises à commencer par le président de la République, Macky Sall qui a donné des instructions fermes pour une bonne prise en charge de tous les détails inhérents à la cérémonie d’hier. M. Thiam a également remercié, au nom de la famille du défunt, le président de l’Assemblée nationale, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, le ministre conseiller El Hadji Hamidou Kassé informé aux premières heures du décès, Babacar Touré, président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, un ancien du Soleil et toutes les autorités qui se sont impliquées dans cet hommage. Le Dg du Soleil a confirmé les relations entre le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse et le défunt, qui sont les deux pères fondateurs du Soleil. Il a révélé qu’il y a cinq ans, dans son bureau, Moustapha Niasse lui avait fait l’historique de la création du Soleil à partir de la présidence de la République.

« Je vous avais dit monsieur le président de l’Assemblée nationale que vous devez consigner toutes ces informations dans un livre ou un film pour retracer cet itinéraire », a souligné M. Thiam. Au nom de la famille du Soleil dont Bara Diouf fait partie pour toujours pour avoir bâti une institution forte, Cheikh Thiam a remercié le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, le ministre de tutelle, le président du Cnra, le personnel et les anciens du Soleil et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cet hommage à un pionnier de la presse.

Ibrahima Ndiaye, neveu du défunt : « Il a travaillé pour la nation »
« Au nom de la famille Bara Diouf, je remercie les autorités sénégalaises qui ont honoré un digne fils du pays. Il a travaillé pour la nation qui l’a honoré ce jour (Ndlr : hier). Il a été un exemple dans sa vie mais surtout un modèle ».

Djib Diédhiou, enseignant au CESTI : « Il a façonné Le Soleil »
Djib DiédhiouAncien journaliste au quotidien national « Le Soleil » sous la direction de Bara Diouf, Djib Diédhiou retient du défunt homme une personne engagée. « C’était quelqu’un de très déterminé et passionné et cela se reflétait dans ses éditoriaux », indique Djip Diédhiou. À plusieurs reprises, il avait pris la défense de ses journalistes face à certains ministres. Bara était un « journaliste de combat », un meneur d’hommes. Au « Soleil », il a inculqué aux journalistes une rigueur dans le travail, selon Djib Diédhiou. Se rappelant ses débuts au quotidien national, Djib Diédhiou évoque un père qui l’a guidé au tout début de sa carrière. « Son souci permanent était la relève. Maintes fois, il nous a demandé d’assurer la pérennité du « Soleil » et il estimait que cela devait passer par le recrutement de bons journalistes », se rappelle Djib Diédhiou. Au temps où Bara était directeur général du « Soleil », peut importe la nationalité, il fallait être bon pour être recruté. « Il y avait des Gabonais, des Togolais, des Nigériens, des Français, etc. », indique l’enseignant. Bara Diouf tire sa révérence pour une seconde fois après sa retraite de 1988. Il part le cœur léger, avec ce sentiment du devoir accompli.
M. DIAGNE (stagiaire)

Eugenie R. AW, ancienne directrice du Cesti : « Bara Diouf, un homme de paradoxes »
Eugénie Rokhaya AWBara Diouf a été mon patron au Soleil, tout nouveau-né, entre 1971 et 1975. Comment ne pas le voir comme un homme de paradoxes entre devoir politique imposé et amour immodéré de la vie ; entre personnage de pouvoir et être d’humanité ; entre homme du monde et homme de la nuit. Il y avait bien un paradoxe à accueillir « paternellement » une toute jeune femme qui lui en a bien fait voir : avec ses papiers politiquement incorrects qui atterrissaient régulièrement sur sa table lors de ses passages éclairs à la rédaction.
Il y avait bien un paradoxe à n’avoir jamais pu accepter qu’il m’avait fait renvoyer du Soleil. C’est vrai, la lettre de licenciement n’avait pas été signée par lui. Mais enfin !
On aurait gratté, on aurait trouvé un cœur tendre. Mais comment un membre du Bureau politique de parti au pouvoir, du seul parti sur la place politique, pouvait-il cohabiter avec une femme qui avait été embastillée pour activités politiques clandestines. Je l’ai toujours apprécié pour ce refus acharné et je le titillais régulièrement sur ce licenciement. Paradoxe que cet homme, nommé Bara Diouf.
Eternelle affection !

Djiby Dieng, retraité du Soleil : « Il avait le sens de l’équité »
Parti à la retraite depuis bientôt cinq années, Djiby Dieng dit Brams a servi loyalement au service montage du Soleil sous Bara Diouf avant de terminer sa carrière à l’imprimerie Grafisol. Selon Djiby Dieng, Bara Diouf avait le sens de l’équité. « Il m’est arrivé d’aller en congés avec une somme modique et lorsque j’ai reçu mon salaire j’ai interpellé le Pdg Bara pour lui dire que je ne pouvais pas vivre avec cette somme pendant deux mois. Il me demanda ma position au Soleil. Aussitôt il convoqua mon chef de service d’alors Mansour Niang Niamagne pour lui demander le travail que je faisais. Ce dernier lui dira que nous exécutons la même tâche. Il pris sur place la décision de me reclasser en invitant le chef du personnel Samba Cor Dieng à régulariser ma situation ». Un autre fait a encore marqué notre interlocuteur. C’était à l’occasion de la création de la coopérative d’habitat des travailleurs du Soleil qui a abouti à la cité à Dalifort. Lorsque la Banque de l’habitat a demandé l’ouverture des comptes d’épargne, Bara Diouf demanda la liste des membres et signa un chèque global pour permettre à tous les participants d’être en règle vis-à-vis de l’institution financière.

El. H. A. T

Encore un nouveau cas d’effondrement, cette fois-ci de la chambre d’une maison à étage, signalé dans la commune de Dimaguène Sicap Mbao. Heureusement, aucun des neuf blessés n’a perdu la vie. Un accident supplémentaire qui a suscité le débat autour de la nécessité de recenser les maisons à risques en vue de les détruire.

La maison est un bâtiment R+1. Mais, elle est d’une vétusté telle que n’importe quel passant ne peut s’empêcher de craindre qu’elle ne s’effondre. La chambre effondrée est située au premier étage de ce bâtiment. En effet, il est 14 heures lorsque la famille en question s’est réunie autour du repas de la mi-journée. Subitement, un bruit d’effondrement fait sauter presque tout le monde qui, par réflexe de survie, s’enfuit pour échapper au danger. Lorsque la chambre s’est effondrée, la panique s’est emparée de tous les membres de la famille. Désemparé, chacun court qui pour sauver sa peau ou celle de ses enfants. Le voisinage accourt, mais à son arrivée, il a constaté que les blessés qui sont au nombre de neuf ne souffrent que des égratignures et blessures bénignes pour la plupart.

Parmi les blessés figurent deux jumeaux âgés de 18 mois. Heureusement, la vie des blessés est hors de danger. C’est ainsi qu’ils ont été conduits à l’hôpital où ils ont reçu des soins avant qu’ils ne sortent de la structure hospitalière. Alertée, la police de cette localité s’est rendue  sur les lieux et a effectué les constations de mesures conservatoires. Elle a aussi informé l’autorité préfectorale qui, à son arrivée, a donné l’ordre au propriétaire de la maison et même aux autres occupants de vider les lieux, après avoir remarqué que la maison elle-même est sous la menace d’un effondrement. Pourtant, récemment, la dalle d’une chambre sise dans une maison à étage à Pikine-nord s’était effondrée sur quatre garçons de même père et de même mère au moment où ils étaient en train de dormir. Cet effondrement avait provoqué la mort de deux d’entre eux.

Abdou DIOP

La ville de Cayar n’a pas dérogé avant-hier (lundi) à la règle pour célébrer les traditionnels deux rakas de Serigne Touba à Saint-Louis. Ce, à l’instar de l’ancienne Capitale qui a aussi vécu cet important événement inscrit dans l’agenda des manifestations religieuses au Sénégal.

Cayar, connu pour sa particularité d’être l’un des villages de pêche les plus importants de nos côtes, a pour l’occasion refusé du monde pour cette prière 2016 de la 26e édition du genre depuis son institution en 1990 sous le « ndiguel » de l’ancien Khalife, feu Serigne Saliou Mbacké. Ce dernier avait alors demandé à l’époque que les recommandations de Serigne Touba soient respectées pour la circonstance. Mais une autre raison, comme l’a expliqué le président du comité d’organisation de la fédération des Dahiras mourides de Cayar, Afia Faye, « le village de Cayar a aussi reçu le fondateur de la confrérie mouride Serigne Ahmadou Bamba Mbacké qui y a séjourné avec les anciens à une période où une épidémie de peste avait été signalée dans la zone. Et c’est dans le site où l’on a édifié la mosquée qu’il avait résidé pour y formuler des prières ».

C’est pour se rappeler de tout cela que la fédération des Dahiras Mourides de Cayar organise chaque 05 septembre des journées de prières coïncidant avec les deux rakkas au quai de pêche. Toutes les activités liées à la pêche sont alors au ralenti voire même suspendues jusqu’au lendemain. Plusieurs fidèles convergent aussi vers cette localité pour célébrer l’événement qui s’agrandit d’année en année. Pour cette édition, le thème portait sur : « La vie et l'œuvre de Sérigne Bara Mbacké », introduit par Sérigne Khadim Ndiaye, lui-même imam ayant dirigé la prière suivie d’une longue procession de fidèles dans les rues de la ville. Ce, en présence des membres de la famille de Sérigne Touba venue assister à cette manifestation religieuse pour laquelle, la cérémonie officielle a été présidée par le maire de la commune de Cayar, Ndiassé Ka.

Mohamadou SAGNE 

Indignés par l’agression des musulmans dans leur foi à travers des stéréotypes agités partout au monde, les membres de la section de Thiès de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal ont convié leurs pairs, les autorités  locales et administratives à une rencontre d’échanges et de partage autour de la question hier.

Dans sa communication, Dame Ndiaye a d’abord rappelé que tout Imam doit avoir des connaissances sures et approfondies des textes des lois islamiques (Charia), mais aussi  une certaine maîtrise de la quintessence du message prophétique de l’Islam. Le président national de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal a ensuite ajouté que ce responsable religieux n’a pas pour vocation de s’enfermer dans un tour d’Ivoire, loin des pulsions de la société où il vit.

« Autrement dit, sur toutes les questions qui touchent la vie de sa communauté, il a le devoir de rechercher la bonne information afin de pouvoir éclairer la lanterne des fidèles sur la position de l’Islam sur les faits ou événements qui surviennent », a-t-il précisé. C’est pourquoi Dame Ndiaye a tenu à dire que l’Imam peut avoir une lecture politique d’une situation en conformité avec l’intérêt général de sa communauté sous l’éclairage des textes du Coran qui rythment la vie du musulman. « Mais, il n’a pas le droit d’avoir une attitude partisane », a-t-il souligné.

Tout ceci pour expliquer qu’il n’existe pas chez le musulman  une barrière étanche entre sa vie de croyant et celle de son action publique dans toutes les sphères de la société.

« Alors, dans notre pays où l’Etat est fondé sur d’autres règles de fonctionnement que la charia, il est évident que les imams et les autorités administratives ou locales travaillent en synergie dans la sincérité au nom de l’intérêt général du pays, sans aucune exclusivité », a-t-il soutenu. Selon lui, c’est dans la fréquence des contacts, des échanges sur des sujets stratégiques de haute importance pour le pays, que la méfiance entre les imams et les autorités étatiques ne doivent exister et faire en sorte qu’au fur et à mesure dissiper le doute au bénéfice de toutes les parties. « Alors, nous saluons cette initiative prise par la section de Thiès de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal conduite par Pape Mohamed Mbaye et qui va nous permettre d’élaborer un discours partagé pour le sermon de la fête prochaine de la Tabaski », a-t-il annoncé. Auparavant, Talla Sylla, maire de la ville Thiès, a magnifié ce genre de rencontre très utile qui participe de la bonne gouvernance au Sénégal.

« Dans notre pays, tout un chacun a fini de constater qu’il nous faut restaurer le respect de l’autorité dans la société sénégalaise, même si évidemment, sur ce chantier les imams et les autorités doivent être sur la même longueur d’onde, d’où toute l’utilité d’une telle rencontre que nous souhaitons plus régulière», a-t-il martelé.

Demba Guèye, adjoint au sous-préfet  de Thiès-nord, a abondé dans le même sens et réaffirmé la disponibilité des autorités sur toutes les actions visant à aboutir au développement économique et social du Sénégal.

Mbaye BA

Trois trafiquants d’espèces animales protégées ont été arrêtés à Thiès lors d’une opération conjointe du chef de secteur départemental des eaux et forêts de Thiès, des éléments de la police centrale de ladite ville et des experts de la criminalité faunique du Projet Sénégal-Application loi faunique(Salf) de l’ONG WARA.

Les trois messieurs, notamment S. Sow, K. Sow et S. Sow ont été pris en flagrant délit dans leur domicile qui sis au quartier Madina Fall en détention de 128 tortues des marais d’une valeur de 1 000 000 FCFA. Selon une enquête, cette grande famille connue par beaucoup d’autres trafiquants de tortue, est impliquée dans un réseau national très vaste de trafic de tortue depuis plus de 20 ans. Ces derniers risquent, selon le code de la chasse et de la protection de la faune en vigueur au Sénégal, 1 à 5 ans de prison.

Déferrés, ils ont fait l’objet d’un retour de parquet. Ils devront à nouveau faire face au procureur qui décidera de leur mandat de dépôt puis c’est le tribunal qui devrait statuer sur leur sort. Un autre trafiquant du nom d’O. DIOP a été arrêté pour détention, circulation, commercialisation de 85 tortues vivantes d’une valeur de 2 125 000 FCFA. Les enquêtes et poursuites relatives à cette affaire ont permis de mettre la main également sur son fournisseur du nom de Y. MBAYE. Déferrés tous les deux au parquet du tribunal de grande instance, ils risquent les mêmes peines que les trafiquants de Thiès.

Avec l’arrestation de ces cinq trafiquants, on compte 17 criminels fauniques interpellés entre 2015 et 2016 au Sénégal.

Par ailleurs, le crime faunique occupe le 4ème rang du commerce illicite dans le monde, après la drogue, les armes et les êtres humains. Il amasse des bénéfices d’environ 19 milliards de dollars chaque année.

Marame Coumba Seck

Les éléments de la subdivision régionale des douanes de Saint-Louis mobilisés derrière le commandant Ousseynou Faye sont constamment sur le terrain pour traquer les fraudeurs et autres personnes mal intentionnées qui tentent de s’enrichir de manière illégale et illicite dans le trafic de drogues et de stupéfiants. A cet effet, ces soldats de l’économie ont mis la main, hier vers 1 heure du matin, sur un véhicule provenant de Podor et qui avait à son bord des individus véreux portant par devers eux une importante quantité de chanvre indien. Il s’agit de 89 sachets d’un poids total de 133,5 kg et d’une valeur marchande globale de 10 millions de francs CFA (montant estimé dans le marché illicite). Quatre occupants du véhicule ont pris la poudre d’escampette.

Auparavant, les douaniers de Diama ont saisi des lots importants de marchandises frauduleuses, notamment des médicaments, des produits aphrodisiaques et vétérinaires et des piles électriques,  d’une valeur globale de 30 millions de FCfa.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les populations du département de Linguère sont toujours sous le choc. La foudre à encore fait une victime. Dans la nuit du lundi au mardi  6 septembre 2016, la foudre est tombée sur une maison à Sinthiou Carrière, une localité située dans la commune de Barkédji, département de Linguère. Elle a occasionné sur le coup deux victimes dont un corps sans vie. La victime, Ibrahima Sow, âgé de 21 ans  et une autre dame Ramatoulaye Diallo qui s’en est sortie avec de légères blessures. Alertés,  les sapeurs-pompiers de Linguère ont vite rallié les lieux pour s’enquérir de la situation et acheminé le corps à la morgue de l’hôpital  Maguette Lô, où le blessé reçoit les premiers soins. La foudre a emporté aussi une case. Durant la saison pluvieuse, la foudre cause de nombreux dégâts et sème parfois la mort dans les localités très peu dotées en paratonnerres.

Masse NDIAYE 

Le système de transport par moto « Jakarta » tant décrié à Thiès a encore fait parler de lui avec l’accident qui s’est produit avant-hier à l’entrée de la ville sur l’axe Thiès-Sindia.

Deux jeunes amis inséparables, selon nos sources, ont succombé des suites du choc de leur moto qui a été violemment percuté par un camion rempli de sable roulant dans le sens Sindia-Thiès. Un drame qui s’est produit vers 21 heures à l’entrée juste devant la station Touba Oil, selon un témoin de la scène tragique qui a emporté les deux jeunes : Aladji Malick et Issa Sy, originaires de la localité de Boulel dans la région de Kaffrine. Deux victimes qu’une vendeuse de café témoin de la scène dit connaître et affirme que les deux jeunes amis venaient très souvent prendre du café chez elle et du couscous à la boutique à proximité de la station. Il faut signaler que cet axe routier menant de Thiès à Sindia est devenu meurtrier avec l’excès de vitesse des conducteurs qui ne cesse de faire des victimes. Les riverains souhaitent la matérialisation des ralentisseurs à cette hauteur qui consacre l’entrée dans la ville de Thiès. Dans tous les cas, il convient de préconiser des solutions à ce phénomène des motos « Jakarta », devenu un  mal nécessaire avec son lot quotidien de victimes.

M. SAGNE

L’enquête sur l’affaire du cambriolage de la mutuelle et de la radio communautaire à Thiénéba a connu une avancée significative.
Car, vendredi dernier, les éléments de la gendarmerie de Khombole ont appréhendé sept (7) membres de la bande présumés auteurs du forfait. Nos sources indiquent d’ailleurs que les gendarmes ont cueilli en premier le chef de gang des malfaiteurs dont l’interrogatoire a fini de conduire à l’arrestation des autres suspects qui, on se souvient, s’étaient introduits dans la nuit du 26 au 27 août derniers à l’intérieur de la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec) de l’Association rurale de lutte contre le Sida (Arls) et de la radio communautaire, pour y dérober une importante somme d’argent et du matériel informatique. Ils étaient armés d’armes blanches (coupe-coupe et machettes) pour accomplir leur forfait. Ils sont en actuellement en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Khombole.

M. SAGNE

Koungheul a été la capitale du Mouridisme lundi dernier pour la région de Kaffrine, avec l’organisation de la 17e édition des deux rakkas effectuée par Cheikh Akhmadou Bamba à Saint-Louis. Des milliers de fidèles sont venus de toutes les contrées du Bambouck pour participer à la manifestation, sous la direction de Serigne Moustapha Mbacké ibn Gaindé Fatma qui a représenté son grand-père Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké ibn Khadimou Rassoul, parrain de la journée. La prière a été dirigée par un autre petit-fils de Serigne Touba, Serigne Chékhouna Mbacké ibn Serigne Mourtada. 

Cette 17e édition a enregistré la participation des milliers de fidèles qui ont convergé vers la capitale du Bambouck. La journée du lundi a démarré par la récitation du Coran. Ensuite il y a eu une lecture de khassaîdes jusqu’au déjeuner pour voir la cérémonie officielle démarrer. Mass Ndiaye, président du dahira Mawdihal Frikraty, précise que la prière des deux rakkas de Koungheul n’est pas organisée pour rivaliser avec celle Saint-Louis. Elle permet à de nombreux fidèles qui ne peuvent se rendre dans la capitale du nord de se contenter de la prière des deux rakkas de la capitale du Bambouck organisées dans le même format que dans la vieille ville. Au cours de cette cérémonie qui a vu la présence de tous les responsables politiques  et administrative, le maire Mayacine Camara a arboré ses habits de « Baye Fall ». Selon l’édile, la commune de Koungheul accompagnera chaque année cet événement inscrit en lettres d’or dans l’agenda de la mairie. Le représentant du Khalife des mourides, Mame Samba Seck et le porte-parole des familles religieuses, El Hadji Malick Cissé, ont magnifié le fait que les mourides de Koungheul aient donné une vision à la déclaration de Cheikh Sidy Mokhtar de ne plus entendre dissocier Mourides et Tijanes. Alioune Badara Ly à qui la journée a été dédiée  s’est dit satisfait de cette marque de considération et s’est engagé à soutenir à chaque fois que de besoin la communauté mouride. La boucle a été bouclée par la conférence de cheikh Mamour Amar sur la portée de la prière.

La veille, une marche pacifique des « Baye Fall » a marqué la journée du dimanche, suivi d’une conférence et d’une nuit religieuse avec Zikr et Khassaïdes. Cette journée a été dédiée à Cheikh Ibrahima Fall avec comme parrain son petit-fils Serigne Abdou Rahmane Fall ibn Serigne Modou Moustapha Fall. Les origines de la prière des deux rakkas remontent à l’an 2000 et ont comme initiateur Serigne Adama Lèye qui avait participé à la prière de Saint-Louis. Séduit par le contenu et la mobilisation à la Capitale du nord, ce dernier a regretté le fait qu’un tel événement se déroule dans notre pays sans que les Mourides de Koungheul ne s’en rendent même pas compte. Ainsi, Serigne Adama Lèye décida avec ses condisciples du Bambouck d’organiser pour la première fois en 2001 la première édition des deux rakkas.

Le coup d’essai s’étant révélé un coup de maître, les organisateurs de la prière décidèrent de perpétuer l’événement et se rendent à Touba pour recevoir les prières et le « ndigueul » (l’onction) de Cheikh Saliou Mbacké. « L’autorisation a été donnée et depuis lors il n’y a pas eu de rupture et chaque année a connu plus de réussite que l’autre », affirme le chargé de la communication Souleymane Mbengue. Les premières éditions ont eu comme parrain de Cheikh Akhmadou Bamba Serigne Ali Benda Lô, Serigne Malick Bassine, Seydina Alioune Seck, Madiama Niang, entre autres. Ensuite, selon M. Mbengue, Mame Makhtar Penda Sy, l’érudit de Sine Makhtar, fils de Mame Demba Bouna, a été choisi comme parrain tidiane des deux rakkas. Cela avant même que Sidy Makhtar ne déclare qu’il ne veut plus entendre Tidiane et Mouride, les Mourides de Koungheul ont, dans une parfaite entente, cohabité avec leurs cousins tidianes.

Amath Sigui NDIAYE

Des bourses d’une enveloppe de 75 millions ont été offertes aux enfants orphelins. La cérémonie de remise s’est tenue hier à l’Institut islamique de Dakar.  

L'Ong Association pour la renaissance du patrimoine islamique et de l’expansion de la culture arabe (Arpieca) a procédé à la remise de bourses (deuxième édition de l’année 2016) à 681 orphelins hier. Cette activité a été parrainée par la Zakat House de l’Etat du Koweït. Dans son discours, le directeur exécutif de l’Ong Arpieca, Daouda Chérif Aïdara, a souligné que la Zakat House a déboursé la somme de 75 millions de francs Cfa pour permettre à chaque orphelin d’entrer en possession de 102.500 FCfa. Ce geste hautement humanitaire fait à quelques jours de la Tabaski est un ouf de soulagement pour les enfants orphelins. M. Aïdara a révélé que la Zakat House a construit un centre à Touba qui avoisine les 80 millions de FCfa, sans oublier les projets de salles de classe, de mosquées construites annuellement, de puits forés à travers le Sénégal. « Les orphelins ont besoin d’être soutenus », a-t-il déclaré.

Au nom du gouvernement, Niokhobaye Diouf, directeur de la protection des droits de l'enfance et des groupes vulnérables, a salué le geste de la Zakat House, qui a construit le centre Guindi, sis au Front de Terre pour le mettre gratuitement à la disposition de l’Etat du Sénégal. Selon M. Diouf, « l’appui offert aux enfants orphelins entre dans le cadre de la politique de l’Etat en matière de bourses de sécurité familiale ».

De son côté, Mme Ngane Guèye, présidente de l’association des mamans d’orphelins du Sénégal remerciant vivement ces donateurs, a laissé entendre que « ce soutien apporté aux enfants va épargner des soucis aux orphelins en cette période de la Tabaski ».

Serigne Mansour Sy CISSE

La Confédération démocratique des syndicats libres (Cdsl), à travers un communiqué reçu avant-hier à la rédaction,  invite les pouvoirs publics à organiser des élections de représentativité qui profitent à tous les travailleurs sénégalais.

Selon la Confédération démocratique des syndicats libres (Cdsl), ces élections de représentativité doivent permettre un classement qui aiderait à la répartition de la représentation des centrales dans les différentes institutions. « A force de rivalités et de concurrences, les centrales syndicales sont tombées dans le piège du gouvernement et du patronat en acceptant le principe des élections de représentativité pour désigner les centrales qui devront participer aux activités tripartites et être les interlocuteurs de l’Etat, dans le cade de certaines négociations », écrit le communiqué parvenu avant-hier à la rédaction.

Mieux, ces élections doivent profiter aux travailleurs sénégalais, qui, dans la quasi totalité, sont dans une situation de précarité chronique. La même source dit « se positionner  pour occuper la première place à l’issue de ces élections, afin d’apporter à notre pays l’unité syndicale dont elle a besoin pour de nouvelles conquêtes sociales, grâce à l’expérience et à l’expertise de son secrétaire général Ibrahima Sarr, un des piliers de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) ». De ce fait, les syndicalistes membres de la Cdsl appellent tous les travailleurs du Sénégal à « faire de ces élections leur affaire personnelle, pour améliorer leur quotidien, renforcer les acquis de tous les travailleurs ». La confédération compte, d’après le texte, entreprendre plusieurs chantiers parmi lesquels la suppression du travail journalier, le suivi de l’obligation pour chaque travailleur, en vue de disposer d’un contrat de travail réglementaire, d’un bulletin de salaire, de cotisations à la Caisse de sécurité sociale (Css), à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), à l’Institution de prévoyance maladie (Ipm).

La Cdsl veut aussi mettre en place un fond d’indemnisation des travailleurs spoliés de leurs droits, sur la base de cotisations des travailleurs, des employeurs et de l’Etat, sans interdire tout licenciement de travailleur,  à l’absence d’un avis de l’Inspection du travail. La Cdsl plaide pour qu’on rabaisse les impôts sur les sociétés à 25%  et ceux des travailleurs à 10%.

Serigne Mansour Sy CISSE  

Le vendeur de charbon S.B. est envoyé en prison après qu’une lycéenne de 16 ans seulement l’a accusé d’avoir recouru à des procédés mystiques pour obtenir des faveurs sexuelles auprès d’elle jusqu’à ce qu’une grossesse s’ensuive.

Au tout début, les relations entre le vendeur de charbon et la lycéenne (A.Nd.) n'étaient que celles entre un vendeur et sa cliente. Mais, à la première vue de la fillette, la plastique de la gamine a tellement attiré le vendeur de charbon qu'il n’a pu s’empêcher de lui faire de la sympathie qu'il éprouve pour elle. Et, la petite de répondre par un silence méprisant et lui montre le dos après avoir fini d'acheter du combustible.

Les jours passent et la fillette continue à taper dans l'œil du vendeur de charbon qui fait de son mieux pour nouer une relation d'amour avec la lycéenne, mais en vain. C'est à partir de ce moment qu’il a décidé de changer de fusil d'épaule et de ne plus se contenter de faire des avances verbales à la gamine.

C'est ainsi qu'il fait appel aux services mystiques d'un marabout qui lui file une potion magique capable d'orienter le cœur de la lycéenne vers lui. Selon notre source, le vendeur de charbon se sert d'une tranche de noix de coco qu'il asperge du liquide magique avant de l'offrir à la lycéenne qui la grignote tranquillement sans se douter de rien. A en croire la lycéenne, c'est depuis le jour où elle a mangé cette noix de coco qu'elle a été incapable de rejeter les avances du vendeur de charbon, encore moins ses propositions sexuelles. « A chaque fois qu'il me sollicite, je suis pressée de me donner à lui pour être tranquille », a expliqué la lycéenne.

Les jours passent et la fillette attrape une grossesse. Un fardeau pour la lycéenne qui ignore comment gérer cette situation afin de ne pas être à la risée de sa famille et de son populeux quartier où elle était perçue comme une fille très sage.

En maman vigilante, sa tante paternelle constate la métamorphose physique de sa fille sur qui elle portait beaucoup d'espoir et l'invite à une discussion pour tirer au clair ce changement physique. Mise en confiance, la gamine refuse pourtant de dévoiler la vérité. C'est à partir de ce moment que la tante a fini par la conduire chez la gynécologue qui lui révélé les cinq mois de grossesse de la gamine. Inutile de se demander qui en est responsable. De retour de chez la gynécologue, la tante de la lycéenne rédige une plainte et la dépose sur la table du commissaire Adramé Sarr de la police de Pikine.

Une enquête est ouverte et le vendeur de charbon reconnaît partiellement les accusations portées contre lui par la fillette. « Il est vrai de j'ai couché avec elle à trois reprises, mais à aucun moment, je ne lui imposé les relations sexuelles que j'ai eues avec elle », a expliqué le mis en cause. En outre, il nie avoir recouru à l'envoûtement pour coucher avec elle.

Dans tous les cas, les carottes étaient déjà cuites pour lui, après que la police a eu la confirmation qu'il a entretenu des relations sexuelles avec une mineure de 16 ans. Il est déféré au parquet hier pour envoûtement et agression sexuelle.

Abdou DIOP

Arabie Saoudite – En cette veille du Hajj 2016, la mosquée de la ville sainte de Médine (Arabie saoudite), qui abrite la tombe du Prophète Mohamed (Psl), est devenue un haut lieu de dévotion à l’islam pour des centaines de milliers de pèlerins provenant des quatre coins du monde : prières, lecture du Saint Coran, recueillement, retraite spirituelle. Cette mosquée dite du Prophète ne désemplit pas. Des foules de fidèles musulmans y affluent jour et nuit.     

En ce moment, le visiteur qui débarque à Médine est immédiatement impressionné par le grand nombre de pèlerins aux lieux saints de l’islam qui déferlent par vagues sur la mosquée de la ville sainte. En effet, cet important lieu de culte est actuellement le point de convergence de milliers de candidats au Hajj 2016 (hommes et femmes), venus de partout à travers le monde. La raison en est toute simple : c’est là que se trouvent les tombeaux du Prophète Mohamed (Psl), d’Abou Bakr et d’Omar Ibn Al-Khattab. Le Prophète Mohamed (Psl) étant l’Envoyé de Dieu sur terre pour faire connaître l’islam à ses semblables et le vulgariser partout dans le monde, il est donc bon que toute personne (homme et femme) se réclamant de la religion musulmane puisse sacrifier un peu de son temps et de ses efforts pour se rendre à cette mosquée. Sans compter les bienfaits qu’il peut en tirer, surtout lorsqu’il est pèlerin.

Et il est heureux de constater que plus d’un « Hadj » et « Adjaratou » qui sont venus à Médine en ont effectivement pris conscience. D’où leur déferlement sans discontinuer jour et nuit sur cet important lieu de culte. On les retrouve très concentrés – les hommes d’un côté, les femmes de l’autre – en train soit de prier, de lire le Saint Coran, de se recueillir ou dans un état de retraite spirituelle. L’intensité de la dévotion y va crescendo, atteignant le summum à l’approche, pendant et juste après les cinq prières quotidiennes. « A notre âge, nous n’avons de temps que pour glorifier Dieu, notre Créateur, lui demander pardon pour nos péchés et prier pour qu’il nous couvre de ses bienfaits et nous accueille dans son paradis », témoigne un septuagénaire américain d’origine béninoise qui a requis l’anonymat. Des interlocuteurs plus jeunes nous ont fait les mêmes confidences, estimant « qu’il n’y a point de Dieu hormis Allah et qu’il faut opérer un retour vers lui pour vivre dans la paix et mieux ».

Lieu ne pouvait être mieux indiqué que cette mosquée dite du Prophète Mohamed (Psl) pour accomplir ces actes de dévotion. La mosquée en elle-même est un édifice imposant. C’est un chef-d’œuvre rare dans son genre par son immensité, son architecture et son design, qui sont tous faits avec art et finesse. Et presque tout y est en marbre. Des personnes très entreprenantes sont préposées à son entretien pour la rendre toujours propre et attrayante. Elle dispose également de toilettes et d’espaces modernes pour les ablutions. Par ailleurs, des équipements de dernière génération permettent de la maintenir à la température et au degré d’humidité souhaité. Contrairement à la canicule qui sévit en cette période de l’année à Médine et dans le reste de l’Arabie saoudite. La   sonorisation est aussi impeccable dans cette mosquée du Prophète à Médine, permettant à chaque fidèle musulman, où qu’il puisse se trouver dans ce lieu de culte, d’entendre le muézin appeler à la prière et la voix de l’imam qui dirige la prière. Celle-ci se fait sur de très jolies nattes, souples, douces et agréables au toucher. En plus, des exemplaires du Saint Coran sont disponibles partout dans la mosquée, à des endroits indiqués et bien aménagés. 

De notre envoyé spécial El Hadj Moussa SADIO

Pour faire face à la cybercriminalité, tous les acteurs sénégalais devraient être sensibilisés, d’après le magistrat Papa Assane Touré, secrétaire général adjoint du gouvernement. 

La cybercriminalité pose de plus en plus de questions auxquelles des spécialités ont tenté, samedi dernier dans la matinée, d’apporter des réponses, au cours d’une réflexion tenue à la Fondation Friedrich Ebert. Le thème « Crime organisé dans les nouvelles techniques de l’information et de la communication : la cybercriminalité», suscite beaucoup d’intérêts. C’est quoi la cybercriminalité? Pourquoi une telle frénésie? Qui sont ces personnes qui volent les données personnelles des individus et parfois en toute impunité? Le Secrétaire général adjoint du gouvernement explique que l’accès aux données personnelles, la soustraction de documents confidentiels est éminemment stratégique. Selon Papa Assane Touré, il s’agit là d’un acte frauduleux qui porte atteinte à la vie privée de l’individu. « Cela est assimilable à du vol », accuse-t-il, précisant que « les logiciels sont des œuvres de l’esprit qu’on peut manier à notre guise ». Selon lui,  certains agents licenciés, pour se venger de leur ex-employeur, vont user de subterfuges, en entrant dans le serveur de l’entreprise pour y soustraire des données trop sensibles. Dès lors, il soutient que le licenciement est cyber criminogène. M. Touré a aussi affirmé qu’en 2001, le site de la Primature du Sénégal a été attaqué par un hacker qui a laissé un message ironique: « Vous avez un problème de sécurité».

Papa Assane Touré a aussi abordé le cas des centres d’appel, qui s’adonnent à des activités peu orthodoxes telles la pornographie, la débauche. Ainsi, pour faire face à tous ces manquements, le magistrat prône la mise en place d’un centre national de cybercriminalité qui va sensibiliser les citoyens, former tous les acteurs (magistrat, police, gendarmerie). « Il faut une prise en charge plus globale pour mieux sécuriser les données », a-t-il déclaré.

De son côté, le magistrat Mouhamadou Bamba Niang a laissé entendre que « l’Etat doit veiller sur tout ce qui se passe dans le territoire pour faire face aux multiples menaces ». Il trouve ainsi normal les écoutes téléphoniques administratives, relatant le caractère hypertrophié de la loi et son insuffisance.

Pour Amadou Bamba Thiam, tous les corps de sécurité se soucient de la cybercriminalité du fait de la facilité à obtenir des outils de destruction. Déplorant l’accès aux systèmes bancaires pour voler des informations sensibles, ce formateur à l’école de Police nationale et à la gendarmerie est revenu sur les mails piratés amenant les victimes à porter plainte. « Cela relève d’une tentative d’extorsion de fonds », affirme-t-il. Mais pour cet ingénieur en informatique, il est difficile de traquer des gens qu’on ne connaît  pas. « Les escrocs sont en avance sur les Etats, parce qu’ils utilisent des techniques très sophistiquées », ajoute Lamine Ndaw qui a raconté l’histoire d’un haut gradé de l’armée, la semaine dernière, grugé par une belle femme sous les manœuvres d’un homme.

Serigne Mansour Sy CISSE  

La 41e édition du Magal des deux raakas de Saint-Louis a été marquée hier par une grande procession religieuse organisée avec brio par Serigne Sidy Mbacké Borom Khaas, petit-fils de Serigne Bara Mbacké, ancien Khalife général des mourides.

Après avoir sillonné les rues, ruelles et artères de la ville tricentenaire de Saint-Louis, pour rendre hommage à Serigne Touba, Serigne Sidy Mbacké et des centaines de talibés ont chanté les panégyriques à la gloire du Prophète Mohammed (Psl) durant toute la matinée. Cette caravane religieuse de « la paix, de l’unité et de la cohésion des musulmane » s’est ébranlée à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Saint-Louis où les détenus ont reçu des plats somptueux et autres victuailles offerts par Serigne Sidy Mbacké (depuis plus de 10 ans, il fait ce geste pour le grand bonheur de nos détenus).

Communément appelé « Avocat de la Vérité pour l’unicité de Serigne Touba », Serigne Sidy Mbacké Borom Khaas est décrit par son frère Moustapha Mbacké Bourkhana comme un guide spirituel qui est toujours dans l’adoration d’Allah. « C’est un homme de Dieu, constant dans sa démarche, égal à lui-même, humble et modeste. Il a su ériger en culte la piété, la tempérance, l’altruisme, tout en développant la mystique du travail bien fait. Il passe le plus clair de son temps à aider son prochain, sans ostentation, à subvenir aux besoins des populations vulnérables, aux démunis, aux pauvres et autres indigents, à prendre en charge les frais de scolarité de nombreux élèves, à organiser des opérations de don de sang, des journées de consultations médicales gratuites, etc. », note son frère

Bourkhana le considère comme un artisan infatigable de la quête du savoir, qui est à cheval sur les principes et les recommandations de Serigne Touba. Abondant dans le même sens, Amadou Seck, talibé de Serigne Abdou Khafour Mbacké, a précisé que Serigne Sidy Mbacké a toujours invité les fidèles musulmans à « se rappeler qu’ils doivent se tenir prêts à mourir à tout moment. Pour la bonne et simple raison que Dieu nous a amenés sur terre pour nous donner l’occasion de nous purifier et d’ouvrer conformément aux recommandations divines ».
En quelques mots, Serigne Sidy Mbacké a résumé sa pensée, exhortant les fidèles à un retour à Dieu, d’autant plus qu’après avoir rendu l’âme, on est livré aussitôt à Dieu, les mains et les pieds liés.      

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Serigne Mame Mor Mbacké Ibn Serigne Mourtalla, imam des deux rakkas, a incité les jeunes à se former, à respecter les symboles et croyances des autres afin de ne pas les banaliser.

Cette 41e édition a eu  comme parrain Cheikh Abdou Hakkim Mbacké, fils de Serigne Bassirou Mbaké Ibn Khadimoul Khadim. Et cette année, contrairement aux dernières éditions, il y avait moins de monde à cause, selon certains, de la fête de la Tabaski très proche.  Mais la frénésie était totale dans la vieille cité. Dans les coins de rue, les poèmes et autres panégyriques à la gloire de Bamba, fondateur du mouridisme, sont déclamés. Dans sa communication, lors de la cérémonie officielle, Serigne Mame Mor Mbacké a insisté sur la nécessité pour les jeunes qui sont de plus en plus nombreux dans les différentes confréries de se former, de s’éduquer, afin de respecter les croyances et symboles d’autrui. Il a aussi évoqué la signification qu’englobe cette prière faite par Serigne Touba, dans le bureau du gouverneur colonial, le 5 septembre 1895. Une action qui, de son avis, a permis le développement de la Mouridiya en particulier et de l’islam en général. Dans la ville tricentenaire, dira-t-il, des marabouts de différents bords y ont souffert, mais ont apporté un plus significatif pour le développement de l’islam. Pour lui, la collaboration doit être « pérenne entre les différentes communautés pour le développement de l’islam » 

En outre, le guide religieux a appelé l’Etat à épauler les « daaras » et autres afin de faire disparaître la mendicité. Le marabout Mame Mor Mbacké a salué le travail fait par toutes les parties prenantes, pour l’organisation de ce magal, qui n’est un moyen de sublimer la religion musulmane. La délégation gouvernementale était conduite par Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, accompagné des autorités administratives et de Mansour Faye, ministre et maire de la ville. Ce dernier, dans son message de bienvenu, a souligné l’apport de Cheikhoul Khadim dans le développement de l’islam au Sénégal. Il a aussi souligné que ces deux rakkas sont un moment important pour la cité. Dans cette même logique, le maire a demandé de prier pour le Sénégal. Au nom du chef de l’Etat, le ministre Oumar Guèye a insisté sur la dimension de Bamba. Aussi a-t-il rappelé les questions liées à l’autoroute Ila Touba, les efforts de l’Etat pour développer l’agriculture, en corrélation avec le vœu de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, qui a appelé à un retour à la terre, les bourses sociales pour les démunis, la Couverture maladie universelle, entre autres.

A. M. NDAW

Serigne Sidy Mbacké Borom Khaas offre des repas aux détenus

La 41e édition du Magal des deux raakas de Saint-Louis a été marquée hier par une grande procession religieuse organisée avec brio par Serigne Sidy Mbacké Borom Khaas, petit-fils de Serigne Bara Mbacké, ancien Khalife général des mourides.

Après avoir sillonné les rues, ruelles et artères de la ville tricentenaire de Saint-Louis, pour rendre hommage à Serigne Touba, Serigne Sidy Mbacké et des centaines de talibés ont chanté les panégyriques à la gloire du Prophète Mohammed (Psl) durant toute la matinée. Cette caravane religieuse de « la paix, de l’unité et de la cohésion des musulmane » s’est ébranlée à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Saint-Louis où les détenus ont reçu des plats somptueux et autres victuailles offerts par Serigne Sidy Mbacké (depuis plus de 10 ans, il fait ce geste pour le grand bonheur de nos détenus) 

Communément appelé « Avocat de la Vérité pour l’unicité de Serigne Touba », Serigne Sidy Mbacké Borom Khaas est décrit par son frère Moustapha Mbacké Bourkhana comme un guide spirituel qui est toujours dans l’adoration d’Allah. « C’est un homme de Dieu, constant dans sa démarche, égal à lui-même, humble et modeste. Il a su ériger en culte la piété, la tempérance, l’altruisme, tout en développant la mystique du travail bien fait. Il passe le plus clair de son temps à aider son prochain, sans ostentation, à subvenir aux besoins des populations vulnérables, aux démunis, aux pauvres et autres indigents, à prendre en charge les frais de scolarité de nombreux élèves, à organiser des opérations de don de sang, des journées de consultations médicales gratuites, etc. », note son frère

Bourkhana le considère comme un artisan infatigable de la quête du savoir, qui est à cheval sur les principes et les recommandations de Serigne Touba. Abondant dans le même sens, Amadou Seck, talibé de Serigne Abdou Khafour Mbacké, a précisé que Serigne Sidy Mbacké a toujours invité les fidèles musulmans à « se rappeler qu’ils doivent se tenir prêts à mourir à tout moment. Pour la bonne et simple raison que Dieu nous a amenés sur terre pour nous donner l’occasion de nous purifier et d’ouvrer conformément aux recommandations divines ».
En quelques mots, Serigne Sidy Mbacké a résumé sa pensée, exhortant les fidèles à un retour à Dieu, d’autant plus qu’après avoir rendu l’âme, on est livré aussitôt à Dieu, les mains et les pieds liés.      

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Médine – La visite de la mosquée du prophète Mohamed (Psl) a été un des temps forts du séjour des pèlerins sénégalais dans la ville sainte de Médine où des pèlerins d’autres pays en partance pour les lieux saints de l’islam ont également transité. Cette étape leur a procuré beaucoup de satisfactions, estimant que cela va contribuer à renforcer leur foi sur le chemin de la Mecque

Beaucoup de pèlerins sénégalais aux lieux saints de l’islam ont jeté leur dévolu sur Médine pour pouvoir visiter la mosquée du Prophète (Psl), y effectuer des prières, ensuite passer devant le tombeau du Messager (Paix et bénédictions d’Allah sur lui) afin de prier pour lui. On raconte que « c’est une "Sunnah" que d’aller à Médine, à n’importe quel moment, dans le but de visiter la mosquée du Prophète (Paix et bénédictions d’Allah sur lui) et y célébrer la prière. Car, la prière accomplie dans cette mosquée équivaut à mille (1 000) fois le mérite de celle effectuée dans une autre mosquée, à l’exception de la Sainte Mosquée d’ al’Haram (Al Kaaba) ».

Toutefois, la visite de la mosquée du Prophète (Psl) ne nécessite pas de porter la tenue d’ihram, ni de prononcer les paroles de la talbiyah. Car, aucun lien ne rattache cette visite au pèlerinage à La Mecque. Lorsque le pèlerin arrive dans cette mosquée Al Haram du Prophète (Psl), il lui est conseillé d’avancer le pied droit pour y entrer, puis de prononcer le nom d’Allah le Très-Haut et de prier pour son Prophète (Paix et bénédictions d’Allah sur lui). « Invoquez Allah pour qu’Il vous ouvre les voies de Sa miséricorde et dites : Je cherche refuge et protection auprès d’Allah Le Grand, de Son Noble Visage et de Son autorité éternelle contre Satan le lapidé, le banni. O Seigneur,  ouvre-moi les voies de Ta miséricorde », préconise-t-on également au visiteur. Il faut faire remarquer que cette invocation doit être dite à l’entrée de chaque mosquée. Une fois entré dans la mosquée du Prophète (Psl), le visiteur devra procéder à la prière de la salutation de la mosquée. On dit qu’il est préférable de faire cette prière à Rawdah, qui est l’endroit situé entre la chaire de prédilection et le tombeau de Muhammad (Paix et bénédictions d’Allah sur lui). « Mais, cette prière peut être faite dans n’importe quel autre endroit de la mosquée », précise-t-on. Ensuite, le visiteur doit se diriger vers le tombeau du Prophète (Psl), se mettre face à la tombe et dire à voix basse : « Paix sur vous, O Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et ses bénédictions ». Et l’hôte des lieux doit prier pour le Prophète. Il est préférable qu’il ajoute ceci : « O Seigneur, accordez lui (le Prophète) le moyen de vous être toujours agréable, ainsi que Votre grâce et ressuscite-le dans la situation glorieuse que Vous lui avez promise. O mon Seigneur, accorde-lui la meilleure récompense en faveur de sa communauté »

Par la suite, le visiteur devra se tourner légèrement sur sa droite, afin de se mettre face au tombeau d’Abou Bakr (qu’Allah l’agréé et soit satisfait de lui), lui adresser la salutation et invoquer Allah pour lui accorder le pardon, la miséricorde et l’agrément. Par la suite, le visiteur doit tourner légèrement une seconde fois sur sa droite pour se mettre en face du tombeau d’Omar Ibn Al-Khattab (qu’Allah l’agréé et soit satisfait de lui). Il lui est demandé ensuite ceci : « Saluez-le et invoquez Allah, afin qu’il lui accorde Son pardon, Sa miséricorde et Son agrément ». Nos compatriotes pèlerins que nous avons rencontrés ont tenu à rendre grâce à Dieu pour leur avoir donné l’opportunité de visiter la mosquée du Prophète Mohamed (Psl). « Nous allons quitter Médine avec le sentiment de satisfaction, d’avoir eu la chance de visiter la mosquée du Prophète Psl), de voir sa tombe, ainsi que celles de certains de ses défunts compagnons (Abou Bakr et Omar Ibn Al-Khattab) et de prier pour eux », ont confié nos différents interlocuteurs. « Cela a été un vœu pour beaucoup d’entre nous », révèle El hadji Demba Ka, originaire du Fouta. Comme les autres pèlerins, il n’a pas occulté les prières faites dans cette mosquée du Prophète.

De notre envoyé spécial El Hadj Moussa SADIO

Médine – Les pèlerins aux lieux saints de l’islam provenant des quatre coins du monde continuent d’affluer par centaines de milliers à Médine (Arabie Saoudite) pour y visiter les sites historiques de l’islam. C’est une étape importante pour beaucoup de fidèles musulmans, avant le démarrage du Hajj proprement dit. Hier, plusieurs de nos compatriotes, convoyés par des voyagistes privés, se sont adonnés à cet exercice, avec une grande ferveur religieuse, preuve de leur foi en islam.

Cette année encore, les pèlerins sénégalais ont sacrifié à la tradition, en procédant au « koulou ziar ». Celui-ci consiste à la visite des sites historiques de l’islam à Médine et ses environs. La première étape a été Ohoud. L’endroit est plein de symboles. C’est en effet le lieu où s’était déroulée la deuxième guerre sainte ou « djihad » ayant opposé le Prophète Mohamed (Psl) et ses compagnons aux mécréants, après la bataille de Badr. Une chaîne de montages surplombe le cimetière où ont été enterrés les 70 combattants martyrs dont Hamza (Psl), oncle paternel du Prophète (Psl) et Mous’ab Ibn Oumayr « qui fut le premier ambassadeur du Prophète Mohamed (Psl) à Médine avant son exil de la Mecque à Médine », d’après M. Babacar Ndao, un pèlerin qui est bien au fait de l’histoire de l’islam. Selon l’histoire, tous ces combattants martyrs sont tombés dans une embuscade tendue par des « infidèles » venus de la Mecque, afin de se venger de leur précédente défaite subie deux ans auparavant à Badr. « Tous ceux qui sont morts dans cette bataille pour la cause de l’islam et du prophète Mohamed (Psl) sont au paradis », explique-t-il. 

Lors de la visite de ces lieux saints, les pèlerins sénégalais ont pu découvrir le mont Ohoud, les tombes de Hamza, de Mous’ab Ibn Oumayr et des 70 autres défunts compagnons qui sont tous enterrés dans la même enceinte. Un mur de clôture en dur sécurise le site, qui fait également l’objet d’une surveillance permanente par les forces de police. L’objet de la visite était de permettre à nos pèlerins aux lieux saints de l’islam de pouvoir apporter leur salut aux défunts et faire des invocations, tout en se rappelant de l’au-delà (jour du jugement dernier). On raconte qu’il est conseillé de visiter ce cimetière d’Al Bakhiya’ (là où se trouve la tombe d’Othman (qu’Allah l’agrée et soit satisfait de lui) et de rendre visite aux martyrs de la bataille d’ohud parmi lesquels Hamza (qu’Allah l’agrée et soit satisfait de lui). « Le Prophète Mohamed (Psl), dit-on, leur rendait visite, priait Allah pour eux et avait appris à ses compagnons à en faire autant ».

Le deuxième site historique de l’islam visité, toujours dans les environs de Médine, a été celui de Majdid Khiblataïni, dite « Mosquée des deux directions ». Elle date d’avant le Prophète Mohamed (Psl), mais ne compte qu’une seule direction maintenant : celle de l’islam, de la Kaaba et cela, depuis l’ère du prophète Mohamed (Psl), à sa demande que Dieu a exaucée. Il faut rappeler que la première direction était Jérusalem. « Ce que le Prophète Mohamed (Psl) ne préférait pas, ne voulant avoir rien de commun avec les juifs et les chrétiens », explique notre interlocuteur, Babacar Ndao. Après avoir visité les lieux, nos compatriotes pèlerins aux lieux saints de l’islam y ont effectué deux rakkas et formulé des prières pour eux, leurs familles et proches, ainsi que pour leur pays, le Sénégal.

Le dernier site historique de l’islam visité a été la mosquée de Khouba, qui est située dans les environs de Médine. D’après Babacar Ndao, cette mosquée a abrité la première prière du vendredi dans l’islam.

« Le Prophète Mohamed (Psl), lors de son exil de la Mecque à Médine, y a prié, avec son compagnon d’exil Aboubakr, le premier vendredi après que l’obligation de la prière des deux rakkas du vendredi lui soit ordonnée par Dieu », raconte-t-il. Les pèlerins ont pu découvrir cette mosquée, y prier et formuler des prières. 

La mosquée du Prophète, haut lieu de dévotion à Médine

Arabie Saoudite – En cette veille du Hajj 2016, la mosquée de la ville sainte de Médine (Arabie saoudite), qui abrite la tombe du Prophète Mohamed (Psl), est devenue un haut lieu de dévotion à l’islam pour des centaines de milliers de pèlerins provenant des quatre coins du monde : prières, lecture du Saint Coran, recueillement, retraite spirituelle. Cette mosquée dite du Prophète ne désemplit pas. Des foules de fidèles musulmans y affluent jour et nuit.    

En ce moment, le visiteur qui débarque à Médine est immédiatement impressionné par le grand nombre de pèlerins aux lieux saints de l’islam qui déferlent par vagues sur la mosquée de la ville sainte. En effet, cet important lieu de culte est actuellement le point de convergence de milliers de candidats au Hajj 2016 (hommes et femmes), venus de partout à travers le monde. La raison en est toute simple : c’est là que se trouvent les tombeaux du Prophète Mohamed (Psl), d’Abou Bakr et d’Omar Ibn Al-Khattab. Le Prophète Mohamed (Psl) étant l’Envoyé de Dieu sur terre pour faire connaître l’islam à ses semblables et le vulgariser partout dans le monde, il est donc bon que toute personne (homme et femme) se réclamant de la religion musulmane puisse sacrifier un peu de son temps et de ses efforts pour se rendre à cette mosquée. Sans compter les bienfaits qu’il peut en tirer, surtout lorsqu’il est pèlerin.

Et il est heureux de constater que plus d’un « Hadj » et « Adjaratou » qui sont venus à Médine en ont effectivement pris conscience. D’où leur déferlement sans discontinuer jour et nuit sur cet important lieu de culte. On les retrouve très concentrés – les hommes d’un côté, les femmes de l’autre – en train soit de prier, de lire le Saint Coran, de se recueillir ou dans un état de retraite spirituelle. L’intensité de la dévotion y va crescendo, atteignant le summum à l’approche, pendant et juste après les cinq prières quotidiennes. « A notre âge, nous n’avons de temps que pour glorifier Dieu, notre Créateur, lui demander pardon pour nos péchés et prier pour qu’il nous couvre de ses bienfaits et nous accueille dans son paradis », témoigne un septuagénaire américain d’origine béninoise qui a requis l’anonymat. Des interlocuteurs plus jeunes nous ont fait les mêmes confidences, estimant « qu’il n’y a point de Dieu hormis Allah et qu’il faut opérer un retour vers lui pour vivre dans la paix et mieux ».

Lieu ne pouvait être mieux indiqué que cette mosquée dite du Prophète Mohamed (Psl) pour accomplir ces actes de dévotion. La mosquée en elle-même est un édifice imposant. C’est un chef-d’œuvre rare dans son genre par son immensité, son architecture et son design, qui sont tous faits avec art et finesse. Et presque tout y est en marbre. Des personnes très entreprenantes sont préposées à son entretien pour la rendre toujours propre et attrayante. Elle dispose également de toilettes et d’espaces modernes pour les ablutions. Par ailleurs, des équipements de dernière génération permettent de la maintenir à la température et au degré d’humidité souhaité. Contrairement à la canicule qui sévit en cette période de l’année à Médine et dans le reste de l’Arabie saoudite. La   sonorisation est aussi impeccable dans cette mosquée du Prophète à Médine, permettant à chaque fidèle musulman, où qu’il puisse se trouver dans ce lieu de culte, d’entendre le muézin appeler à la prière et la voix de l’imam qui dirige la prière. Celle-ci se fait sur de très jolies nattes, souples, douces et agréables au toucher. En plus, des exemplaires du Saint Coran sont disponibles partout dans la mosquée, à des endroits indiqués et bien aménagés. 

De notre envoyé spécial El Hadj Moussa SADIO   

Des réponses précises ont été apportées aux 27 points inscrits sur la plateforme revendicative du collectif des transporteurs et conducteurs avec le ministère de Mansour Elimane Kane. Voici la synthèse du communiqué publié à, l’issue de la réunion de vendredi dernier.

Le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, en relation avec la Douane, le ministère chargé du Travail et le Haut conseil du dialogue social, a rencontré le vendredi, le Collectif des transporteurs et conducteurs routiers du Sénégal, pour discuter de la plateforme revendicative portant sur vingt-sept (27) points que ledit Collectif avait déposé sur la table du ministre en charge des Transports terrestres, à la suite de leur assemblée générale du 2 août 2016 à la gare des Baux maraîchers, annonce un communiqué reçu hier soir.

Selon le document, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement informe qu’il a apporté des réponses précises aux 27 points inscrits sur la plateforme revendicative du Collectif. Sur le point concernant l’immobilisation des bus par la Douane, les services des Douanes ont informé que, conformément aux procédures légales en vigueur, un accord a été trouvé avec les propriétaires pour qu’ils reprennent leurs véhicules après paiement des pénalités pécuniaires infligées, précise le communiqué. 

Par contre, ajoute-t-il, « pour les véhicules dont les châssis ont fait l’objet de manipulations frauduleuses, leurs propriétaires  devront s’acquitter d’une pénalité d’un (1) million et ensuite faire sortir lesdits bus du territoire national ou les envoyer à la casse ». « Dans tous les cas, ils ne seront plus admis dans la circulation au Sénégal », rappelle la note.
Sur l’ensemble des autres points de la plateforme revendicative, des réponses précises ont été données, selon le ministère des Transports. 

Pour le suivi de l’exécution de ces solutions, et pour anticiper, discuter et régler tous les problèmes qui peuvent  survenir à l’avenir dans le secteur, le ministère des Transports a mis en place un dispositif de gestion/suivi de la plateforme revendicative, en regroupant les points susmentionnés autour de thématiques cohérentes qui seront traitées à travers cinq (5) commissions techniques, au sein du Cadre permanent de concertation mis sur pied avec tous les acteurs.

Ces commissions techniques, selon le ministère, intégrant les représentants du Collectif des transporteurs et conducteurs routiers du Sénégal, se réuniront régulièrement, suivant un calendrier arrêté d’un commun accord, pour arriver à des solutions consensuelles et durables d’ici à la fin de l’année 2016.

A cet effet, les thématiques suivantes ont été adoptées : Sécurité routière et facilitation des transports ; 2. Renouvellement du parc de véhicules et mesures d'accompagnement ; 3. Rémunération et avantages sociaux ; 4. Prix du carburant, coût des transports et des activités connexes ; 5. Assainissement du secteur et gestion des gares routières.
Pour un souci d’efficacité dans la recherche de solutions pérennes à la plateforme revendicative du collectif des transporteurs, les travaux des commissions techniques seront clôturés par la première séance plénière du Cadre permanent de concertation.

Le ministère se félicite du climat serein qui a prévalu lors de la réunion du 2 septembre 2016. Aussi, félicite-t-il, les partenaires sociaux qui ont fait preuve de responsabilité et manifesté un grand souci de l’intérêt général pendant toutes les discussions, ce qui témoigne  de leur volonté de dialoguer de façon constructive avec l’Etat du Sénégal, afin de participer à la modernisation du secteur des transporteurs terrestres.
Synthèse

El Hadji Abdoulaye THIAM

Elle vole les bijoux de sa mère d’une valeur de 15 millions et les remet au charlatan.

Candidate à un examen, la jeune fille A.Th., domiciliée à Mbao, rêvait d’aller poursuivre ses études en Europe et a crû devoir solliciter les services d’un marabout dans le but de décrocher son diplôme sans grande difficulté. Par le biais d’un(e) ami(e), elle fait la connaissance du marabout O.D. qu’elle rencontre chez lui à Yarakh pour les besoins de ce service qu’elle sollicite auprès de lui. Après avoir fini de lui faire part de l’objet de sa présence, la jeune fille écoute religieusement le marabout qui débute ses inepties sans que la candidate à l’examen ne se doute de rien. Au cours de cette première rencontre, le marabout explique à la jeune fille que le travail mystique d’une telle sollicitation nécessite forcément du sperme devant faire partie des ingrédients à mobiliser pour rendre la prière infaillible. Compte tenu de son âge mineur, la gamine lui répond avec la plus grande franchise, en lui faisant savoir qu’elle n’est pas en mesure d’en disposer parce que n’étant pas mariée. En ce moment, la jeune fille qui est si obnubilée par l’obtention du diplôme qu’elle prépare, rate l’occasion de se rendre compte qu’elle a affaire à un escroc à col blanc.

Le marabout lui propose des relations sexuelles avec lui afin d’extraire du sperme qui sera issue de leurs rapports sexuels. Cette proposition est rejetée d’un bloc par la jeune fille qui tend les oreilles en espérant qu’une autre proposition moins folle lui sera faite par le marabout. C’est à partir de ce moment que le charlatan lui a fait comprendre qu’en lieu et place de cette proposition de s’accoupler avec lui, elle peut lui verser quinze millions de francs pour pouvoir obtenir satisfaction. La candidate à l’examen décline une nouvelle fois la proposition. C’est à partir de ce moment que le charlatan s’est résolu à envoûter la fille afin de pouvoir lui soutirer de l’argent. Il lui fait savoir qu’il va maintenant lui offrir gratuitement un bain mystique que la fille utilisa sans arrière-pensée. Dès lors, elle ne devient plus maîtresse de ses actes et comportements envers le charlatan. A la demande du charlatan, elle va tenter de mobiliser la somme de quinze millions pour la lui remettre. La tâche s’avérant ardue, elle vole les bijoux de sa mère et les vend.

L’argent issu du butin est remis au marabout qui les empoche tranquillement en se raclant la gorge. Quelques semaines plus tard, la mère de la candidate à l’examen se rend compte que ses bijoux qu’elle avait cachés dans son armoire ont disparu. Elle mène des investigations et découvre avec la plus grande amertume que c’est sa fille qui les a dérobés. Néanmoins, elle s’aperçoit plus tard que c’est sous l’effet d’une force invisible que la fille a volé ses bijoux pour les revendre. Elle dépose une plainte à la gendarmerie de la Zone franche qui ouvre une enquête dans le cadre de laquelle les pandores ont effectué une descente chez le marabout. La découverte qu’ils y ont faite convaincra n’importe qui du véritable visage de ce marabout. Des slips, des soutiens-gorge et autres fringues féminines y sont trouvés. Ce qui lève le voile sur les agissements sexuels antérieurement commis par le marabout. Entendu, O.D. explique qu’il a reçu des bijoux des mains de la candidate à l’examen. Mais il a estimé leur valeur à cinq cent mille FCfa. Il a également reconnu les délits d'envoûtement et d’escroquerie lui étant reprochés. Il est déféré au parquet.

Abdou DIOP

Deux dockers du port autonome de Dakar et un pointeur ont été écroués par la police après qu’ils ont tenté d’extorquer de l’argent à une commerçante auprès de laquelle ils se faisaient passer pour des policiers. Ils ont été déférés au parquet.

Le comportement bizarre de ces trois individus tranchant d’avec celui d’un homme de loi authentique suscite une méfiance chez elle. Tout en doutant de la bonne foi de ses visiteurs, la commerçante se met à entamer des négociations avec eux, histoire d’en savoir plus sur les véritables motivations des ces trois individus. En effet, comme le trio n’a d’yeux que sur les huit sacs de farine entassés dans le magasin, la commerçante se met à les supplier de lui laisser la marchandise comme si elle avait affaire à de vrais hommes de loi. Une manière de réfléchir à comment mettre la puce à l’oreille du commissaire sans tambour ni trompette. Ce n’est que lorsque le trio a affiché une détermination ferme à confisquer ses huit sacs de farine qu’elle s’est finalement résolue à les dénoncer à la police.

Intelligemment, elle parvient à les convaincre de l’attendre le temps qu’elle revienne pour finaliser la discussion. Entre temps, la femme s’est rendue au commissariat de Guinaw Rails et informe la commissaire de la présence suspecte de ce trio. Le commissaire n’a pas attendu la moindre minute pour dépêcher ses éléments au magasin de cette commerçante où les vrais policiers en civil ont retrouvé le trio guettant sagement le retour de la femme. Les deux dockers M.N. et O.S. et le pointeur M.D. se frottaient déjà les mains à l’idée d’avoir fait mordre la commerçante à l’hameçon. A leur grande surprise, ils ont vu débarquer sur les lieux de vrais policiers qui se sont vite rendu compte qu’il s’agit d’une bande de malfaiteurs venue racketter la femme. Ils sont tous interpellés et conduits au commissariat. Ici, la fouille corporelle à laquelle ils ont été soumis a permis aux hommes de loi de découvrir que deux de ces trois individus qui se font passer pour des policiers ne sont que des dockers au port de Dakar.

Le troisième, quant à lui, est un pointeur. Les policiers ont découvert une carte nationale d’identité établie au nom d’un certain I.P. sur le nommé O.S. ainsi qu’un portefeuille contenant vingt mille francs. Une carte d’accès au port réservée exclusivement aux chauffeurs a été également retrouvée sur M.N. D’ailleurs, la durée de cette carte a expiré depuis 2015. M.N. est présenté comme étant le chef du gang, un multirécidiviste, arrêté à plusieurs reprises pour des histoires de vol avec effraction, association de malfaiteurs, etc. Au cours de leur audition, ils sont tous passés aux aveux en reconnaissant les faits qui leur sont reprochés. Ils ont été déférés au parquet.

Abdou DIOP

Mariée et mère de quatre enfants, Kh.G. n’imaginait certainement pas que la fête de la Tabaski pour laquelle elle s’inquiétait beaucoup pourrait la trouver derrière les barreaux. Il est 20 heures, lorsque cette femme s’engouffre dans un magasin sous le prétexte d’acheter un tissu.

Après avoir bien lorgné les coupons exposés partout à l’intérieur du magasin, elle jette son dévolu sur un d’entre eux qu’elle juge être à la portée de sa bourse. Au lieu de repartir, elle continue à regarder les tissus et en identifie finalement un autre qu’elle aime particulièrement. Mais comme elle ne dispose pas assez d’argent, elle décide de voler le tissu. Sachant que l’intérieur du magasin est placé sous la surveillance de vidéo, elle arrache le tissu et se dirige promptement vers l’intérieur du magasin, dans un coin où elle se croyait être hors des regards et caméras indiscrets. Elle dissimule le tissu sous ses habits et presse le pas vers la porte de sortie. Deux employés du magasin étaient en train de la surveiller du regard. Ce sont eux qui l’ont bloquée à l’embrasure de la porte et l’ont sommée de s’arrêter. Démasquée, elle entre subitement dans une colère noire et commence à protester face à l’attitude de ses deux intercepteurs.

Cependant, c’est au moment où elle était en train de s’agiter que le butin est tombé de manière brusque au vu et au su de tout le monde. Toute honte bue, elle ne pouvait que se contenter de verser des larmes en présentant des excuses en à plus finir. Sourd aux supplications de la voleuse présumée, le propriétaire du magasin la conduit à la police de Pikine où elle ne s’est pas gênée de reconnaître les faits qu’on lui reproche. « J’étais venue acheter du tissu pour mes enfants, comme je l’ai déjà fait. Mais avant de partir, un autre tissu a tapé dans mon œil et je voulais en disposer coûte que coûte », a expliqué la mise en cause. « Ne disposant pas d’assez d’argent, j’ai fini par le voler », précise-t-elle. Après avoir été entendue, elle est placée en garde à vue, puis déférée le lendemain 1er août dernier.

Abdou DIOP


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