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Société & Faits divers (2228)

Quatre personnes ont été tuées dans deux accidents de la circulation survenus jeudi et vendredi à Diouroup et Ouyal Sandé, dans le département de Fatick (centre), a appris l’Aps de source sécuritaire. Treize personnes ont été blessées dans les deux accidents.

Un bus est entré en collision avec une moto «Jakarta» sur laquelle se trouvaient trois jeunes hommes, jeudi, vers 20 heures, à Diouroup, un choc qui a coûté la vie à tous les occupants du véhicule de deux roues, selon la même source, en l’occurrence un agent de la compagnie des sapeurs-pompiers de Fatick. « A notre arrivée sur le lieu de l’accident, les trois jeunes étaient déjà tous décédés», a-t-il précisé. Un autre accident de la circulation est survenu vendredi, à 5 heures, sur la route nationale numéro 1, à hauteur du virage de Tournal Nonane, situé dans le village de Ouyal Sandé, a ajouté la même source, faisant état de la mort d’une personne. Un car «Ndiaga-Ndiaye» se dirigeant vers Kaolack a foncé dans le décor, tuant une personne sur-le-champ et blessant 13 autres. Selon l’agent des sapeurs-pompiers, trois des blessés sont dans un état grave. «Toutes les victimes ont été évacuées à l’hôpital régional de Fatick», a-t-il dit.

APS

Quand les uns ne savent pas quoi faire de la peau de leur mouton après l'avoir dépecé et vidé, d'autres connaissent exactement la valeur de chaque peau qu'ils ramassent et vont échanger contre espèces sonnantes et trébuchantes.

A l'entrée de la ville de Rufisque, Mbaye Sidi gère un grand entrepôt. Chaque jour, lui et ses collaborateurs reçoivent des dizaines voire des centaines de peaux de vaches, de moutons… qu'ils classent par rapport à une échelle de valeurs. « Par exemple, la peau de mouton qui n'est pas trouée est de premier choix. Nous l'achetons à 400 FCfa. Celle qui a un seul trou est le deuxième choix. Nous le prenons à 200 FCfa… », explique-t-il devant un jeune homme qui est venu lui en proposer une bonne dizaine.

Malheureusement celles-ci ne sont pas parfaites. « Voyez-vous, c'est ça le problème avec la peau du mouton de la Tabaski. En général, elle est pleine de trous, car les gens dépècent souvent à la hâte. C'est la viande qui les intéresse et non la peau », fait-il comprendre avant de proposer un tarif forfaitaire au jeune homme qui l'accepte tout de suite. Cheikh, un jeune employé, amène les peaux et les étale à côté d'un gros tas de sel pour leur traitement ultérieur. Juste à côté, on voit un tas de peaux déjà saupoudrées de sel et superposées. « Elles sont en phase de maturité », signale-t-il.

Entre deux transactions, Mbaye Sidi nous révèle qu'une usine de la place lui rachète le premier choix à 700 FCfa et le second à 400 FCfa. Pour ce qui est des autres catégories, des commerçants maures viennent souvent les acheter en gros. Le prix varie alors selon la quantité et la valeur des catégories sélectionnées. « Le sel rend la peau souple et tendre. Après salage, elle est conservée à l'ombre environ 15 jours, le temps qu'elle absorbe le sel », ajoute-t-il pendant que Cheikh, à coups de pelle, commence à jeter du sel sur les peaux de moutons étalées. Au même moment, les vendeurs de peaux continuent de débarquer, en voiture, en charrette ou en scooter. Le maître des lieux, tout souriant et apparemment content de faire de bonnes affaires, les reçoit. Il est bientôt 17h. Et pourtant, l'endroit ne désemplit pas. « Aujourd'hui, nous avons commencé à midi. Depuis, nous sommes assaillis. C'est comme ça à chaque Tabaski », annonce-t-il avant de recevoir un énième client venu, lui aussi, monnayer quelques peaux de moutons.

M. Sonko (stagiaire)

La fête est finie. Bonjour les mauvaises odeurs. A Rufisque, maints coins de rues ou terrains vagues sont chargés de relents éparpillés par les « déchets de la Tabaski ».

Beaucoup d'habitants de Sant Yalla, Tacko, Darou Rahmane et d'autres quartiers environnants ne savent que faire de tous ces déchets générés lors de la Tabaski. Les poubelles qui, dans certaines maisons n'ont pas pu être vidées avant la fête à cause de l'absence du camion collecteur, refusent épluchures, intestins, cornes et autres déchets. « Voilà près d'une semaine qu'on a pas vu le camion. On ne sait plus quoi faire des déchets. Et le voici qui repart aussi vite qu'il est venu », s'énerve Alima, qui vient de rater le passage inattendu du camion. Il est 17h40, on l'aperçoit au loin, la benne remplie jusqu'aux abords.

« Je ne savais qu'il allait passer. Je l'ai juste entendu klaxonner et je me suis précipitée pour sortir les poubelles. Malheureusement je l'ai raté aussi. Je vais les laisser ici comme les autres l'ont fait. Peut-être qu'il reviendra », explique Rokhy, une domestique. A côté de certaines voies, y compris quelques rues de Dangou, Fass et HLM, on voit tantôt des bacs vides, sales et putrides qui attendent d'être récupérés par leurs propriétaires, tantôt des sacs remplis de déchets et qui, selon toute vraisemblance, resteront là si jamais le camion ne revenait pas. En tout cas jusqu'au lendemain, certains coins de rues sont toujours encombrés de déchets et charrient de mauvaises odeurs.

M. Sonko (stagiaire)

Le commandant des Forces navales américaines en Europe et en Afrique, l’amiral Michelle Howard, est attendu mardi à Dakar pour «une visite de travail» prévue pour se poursuivre jusqu’au 7 septembre prochain au Sénégal, annonce un communiqué transmis à l’Aps. L’amiral Howard va rencontrer, au cours de sa visite, «les autorités militaires sénégalaises en charge des questions de sécurité maritime», renseigne le communiqué. Il est également prévu le mercredi 6 septembre, à partir 12 heures, une séance de travail avec la Haute autorité chargée de la sécurité maritime, de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin (Hassmar), signale-t-il. Selon la même source, le but de cette visite est de «renforcer le partenariat maritime entre le Sénégal et les Etats-Unis», d’une part, et «d’échanger sur de futures opportunités de partenariat maritime», d’autre part.

APS

Les musulmans de la cité Tacko ont célébré la Tabaski en même temps que la plupart des Sénégalais. Tout est prêt pour que la fête soit belle. Seulement voilà, après avoir égorgé, dépecé et vidé son mouton, l'évacuation des déchets devient un véritable casse-tête.

La cité s'est réveillée de bonheur pour régler les derniers détails de la Tabaski. La ferveur se fait sentir dans les maisons habituellement calmes à cette heure matinale. Dans un peu moins de deux heures, les béliers seront sacrifiés. Alors qu'il est 7h30, à l'aide d'une pelle carrée, Lamine creuse un trou à quelques mètres de la porte de la maison familiale. « C'est pour les déchets. Je dois creuser un trou assez profond pour les y enfouir une fois le mouton vidé », explique-t-il, quelque peu essoufflé. Il pioche en fournissant beaucoup d'effort, pendant que deux autres garçons plus jeunes restent en retrait et le regardent faire. Malgré l'humidité du sol en cette période hivernale, il a des difficultés. Il y a beaucoup de débris de béton et de pierre à cet endroit. Les maisons de cette cité sont toutes construites en dur et souvent sur toute l'étendue de leur espace foncier respectif. L'action de cet adolescent attire le regard d'un voisin qui, du haut de son balcon, observe la scène. Lamine continue de creuser sans y prêter attention. Vers 8h, alors qu'il a fini et veut aller se doucher, Elimane, l'enfant d'un autre voisin, vient emprunter la pelle pour faire de même. Pendant que celui-ci s'y attèle, les préparatifs vont bon train dans l'entourage. Devant d'autres maisons et sur quelques terrains vagues environnants, on voit aussi des tas de sable aux abords des trous. Elimane, qui a eu le soutien de son oncle, a, lui aussi, vite fini de préparer un grand trou. « Dépêche-toi de rendre la pelle et d'aller te doucher. Il est bientôt l'heure », lui lance son oncle en se dépoussiérant les pieds et les sandales avant de franchir le seuil de la maison.

On entend au loin les chants religieux diffus des haut-parleurs de la mosquée. Parés de beaux boubous, les gens commencent à sortir par petits groupes, souvent en famille, pour aller répondre à l'appel à la prière. Elimane, Lamine et les autres sont aussi déjà partis, natte de prière à la main ou coincé sous le bras. Il ne reste quasiment plus que les femmes dans les maisons. Vers 9h10, les haut-parleurs se taisent pour passer le relai à l'imam qui entame la prière.

Environ trois quarts d'heure plus tard, ils sont de retour. Pendant que les uns se saluent en formulant des vœux, d'autres, comme la famille de Lamine, sont pressés de rentrer. Dans tout le voisinage, on entend des bêlements. Mais quelques minutes après, plus aucun bélier ne bêle. Par petits groupes, chacun s'occupe à dépecer et à vider son mouton. L'odeur de la viande fraîche se mêle à celle des déchets. Mains, couteaux, ustensiles et sol sont tachetés de sang. Dans ce décor, on remarque la présence d'un individu qui va de maison en maison. Laye boucher est un dépeceur et collecteur de peaux. Mais il arrive avec quelques minutes de retard, car le père de Lamine vient d'en finir avec son mouton. « Désolé, on a déjà fini. Mais vous pouvez prendre la peau et les cornes si vous voulez », lui glisse-t-il, avant de demander à ses enfants de jeter les déchets dans le trou et d'amener les ustensiles remplis de gros morceaux de viande.

Après avoir bien inspecté la peau du mouton, Laye boucher l'enroule parfaitement et la place dans un gros sac, avant de donner rendez-vous dans un an en lançant : « deweneti! »

Moussa Sonko (stagiaire)

L’Imam de la mosquée omarienne, Abdoul Aziz Sow a défini, samedi, le profil du bon musulman qui ne doit pas se limiter seulement à respecter les piliers de l’Islam notamment les cinq prières, mais doit éviter de nuire à son prochain.

« Un bon musulman ne doit pas se limiter à prier, aller à la Mecque, jeûner, etc., mais doit avoir une attitude irréprochable envers son prochain qu’il ne doit pas nuire », a déclaré imam Sow dans son sermon de la prière de l’Aïd-al-Kebir. Le musulman exemplaire est aussi celui qui ne « ment pas, ne médit pas et sème la concorde entre les fidèles », a dit Imam Sow, appelant ses coreligionnaires à « cultiver la paix sans laquelle aucun développement ne peut être envisagé ».

L’imam s’est ensuite exercé à décrire les caractéristiques du mouton du sacrifice, estimant que le fidèle doit lui-même l’égorger ou à défaut assister celui commis à cette tâche. L’islam interdit de vendre toute portion de cette viande, a ajouté l’Imam qui a invité au sens de la solidarité et du partage envers les démunis qui ne doivent pas se sentir comme tel ce jour de fête. Abdou Aziz Sow a pour cela invité les fidèles à leur donner des portions du mouton sacrifié pour perpétuer le geste d’Ibrahim.

En marge de la prière, le fils aîné du khalife Cheikhou Oumar Tall a délivré le message de son père absent du territoire national pour des raisons médicales. Cependant, il tient à apaiser les cœurs et explique son séjour prolongé aux Etats-Unis où il était avec lui par la proximité d’un rendez-vous avec son médecin. D’ailleurs le khalife a tenu à envoyer un message vocal aux fidèles pour les rassurer et éviter toute interpellation sur sa santé.

APS

L’imam Serigne Mounirou Gaye a exhorté les fidèles à entretenir la solidarité, soulignant que si la Turquie est arrivée à un tel niveau de développement, c’est grâce à l’entraide.

Après avoir accompli les deux « rakkas » surérogatoires de la fête du l’Aïd El Kébir, l’imam de la mosquée « Masjid Rassoul », sise à l’Unité 1 des Parcelles assainies de Thiès, est revenu sur le sens de la solidarité qui permet de ne pas exclure les démunis. « C’est grâce à l’entraide que les pauvres ne vont pas se sentir exclus de la communauté », a affirmé Serigne Mounirou Gaye. Selon l’imam, cette vertu exemplaire est enseignée par l’Islam alors que nombre de fidèles refusent de s’y confirmer. Serigne Mounirou Gaye a indiqué que les dirigeants et autres rois ont bâti leurs Etats sur la base du savoir et de la fortune. D’où l’intérêt d’exhorter ses contemporains à aller s’armer de connaissance.

Pour le religieux, l’Islam est une religion de paix et donc ne saurait cautionner que des gens se lèvent pour insulter le président de la République. Il a soutenu que l’Islam accorde un intérêt particulier à la politesse, au droit d’aînesse et il est inconcevable qu’une société comme la nôtre tolère les dérives de langage. Pour lui, ces comportements déviants doivent être désapprouvés par tout le monde. Toutefois, Mounirou Gaye s’est félicité de l’esprit de dépassement du chef de l’Etat, Macky Sall, qui a pardonné à ces insulteurs, notant que cette attitude rencontre l’enseignement du Coran. De l’avis de l’imam, il faut un retour aux vrais préceptes de l’Islam enseignant la tolérance, le respect, le pardon, la cohabitation pacifique ; socle sur lequel notre société repose.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’imam ratib de Mbour (ouest), El Hadji Ibrahima Faye qui a dirigé, samedi, la prière de l’AId-el-kébir ou Tabaski, a pointé du doigt « l’indiscipline notoire » qui prévaut au Sénégal.

« Le véritable problème, la plus grande gangrène de notre société demeure l’indiscipline notoire, parce qu’il n’y a pas d’éducation. Laquelle a perdu son lustre d’antan à cause notamment des grèves répétitives des enseignants », s’est indigné l’imam ratib de la capitale de la Petite Côte. El hadji Ibrahima Faye a rangé le secteur de la santé dans le même tiroir, soutenant qu’une telle situation est favorisée par les mauvais comportements et l’indiscipline.

Devant plusieurs centaines de fidèles qui ont bravé la chaleur de plomb qui a sévi sur Mbour et l’espace dit « Terrain Santessou » qui a accueilli la prière des deux raakas, imam Faye a d’abord expliqué le sens et les vertus de l’Aïd-el-kébir. Invitant les musulmans à avoir foi en Dieu et au respect des préceptes de l’islam et à la Sunna du prophète Mohamed (Psl), El Hadji Ibrahima Faye a signalé que « la véritable richesse qui peut apporter quelque chose à un individu, ce ne sont pas forcément les belles femmes, les belles voitures, les jolies maisons et autres comptes bancaires bien fournis ».

A en croire le guide religieux, ces « belles choses, qui ne valent pas grand-chose ne sont utiles que dans ce monde ô combien éphémère » d’autant que, selon lui, « la mort peut à tout moment et à n’importe quelle circonstance, frapper à la porte ». Sur un autre registre, l’imam ratib a tenu à préciser que les lois votées par des institutions comme l’Assemblée nationale, malgré leurs bonnes intentions, ne peuvent et ne pourront « nullement » valider les interdits de Dieu à travers le Coran.

Par ailleurs, El Hadji Ibrahima Faye est d’avis qu’il ne faut plus penser que, « parce qu’il y a nécessité d’opérer une alternance générationnelle que les personnes âgées n’ont plus voix au chapitre et qu’elles devraient céder la place à plus jeunes ». « Les personnes âgées ont toujours leur place dans ce qui se fait autour d’elles. Avec leur vécu et leurs expériences accumulées durant plusieurs années, la jeune génération, en manque de repères, de modèles, a besoin d’être accompagnée », a lancé imam Faye, qui a demandé aux fidèles musulmans à adopter « des comportements irréprochables » axés sur les valeurs islamiques.

APS

La fête de l’Aïd-el-kébir a été célébrée dans la ferveur religieuse à Kolda samedi. A l’occasion, l’imam ratib Thierno Alhassane Tall a appelé à soutenir les victimes des inondations qui traversent des moments difficiles.

Dès les premières heures de la matinée, les fidèles musulmans se sont rendus dans les différents lieux de prière pour accomplir leur devoir religieux. A la grande mosquée, les deux « rakkas » ont été dirigés par l’imam ratib Thierno Alhassane Tall qui, dans son sermon, a rappelé le devoir du musulman à respecter les préceptes religieux comme la prière, la zakat, le jeûne du mois béni de ramadan et le pèlerinage à la Mecque une fois dans sa vie pour celui qui en a les moyens. Il a également mis en garde les fidèles contre le non-respect des engagements et leur responsabilité dans l’éducation de leurs enfants et du bon fonctionnement des services dont ils ont eu la charge. « Chacun est responsable du service dont il a eu la charge et sera interrogé sur la manière dont il l’a dirigé. Qu’il soit chef de l’Etat, ministre, juge, député, enseignant ou simple père de famille, il répondra devant Dieu de la manière dont il a eu à diriger ceux qui étaient sous sa responsabilité », a-t-il précisé.

Thierno Alhassane Tall est, par ailleurs, revenu sur le sens de la fête de l’Aïd-el-kébir communément appelée fête du mouton et de la nécessité pour tout fidèle musulman d’attendre que l’imam donne l’ordre avant d’immoler son mouton. Il a par ailleurs lancé un appel à l’Etat de venir en aide aux victimes des récentes inondations qui ont fait une centaine des sans-abris à Kolda, avant de formuler des prières pour le président de la République et le gouvernement. Thierno Alhassane Sall a ensuite prié pour la paix au Sénégal, dans les pays de la sous-région et toute la Oummah islamique.

Le chef de l’Etat était représenté à la prière par le gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane, qui était accompagné par une forte délégation comprenant, entre autres, le maire Abdoulaye Baldé, ministre de l’Environnement et de Développement durable, les chefs de services régionaux, les responsables de l’armée, de la gendarmerie et de la police. « La fête de la Tabaski est un moment de recueillement, de communion et de réconciliation, mais aussi de partage, de sollicitude et d’assistance mutuelle. Nous prions le bon Dieu pour qu’il puisse agréer nos dévotions et couvrir le Sénégal de sa miséricorde », a-t-il déclaré à la fin de la prière. Selon Abdoulaye Baldé, le sermon de l’imam est « un discours fait de sagesse et de beaucoup d’enseignements », tout en présentant ses vœux aux populations de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Interpellé après la prière de la Tabaski 2017, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, s’est dit très réjoui de se retrouver parmi les siens pour célébrer cette fête importante pour l’ensemble de la communauté musulmane. Il a prié pour « un Sénégal de paix et de concorde », ainsi que pour les malades qui n’ont pu célébrer la fête. Interpellé sur le cas Assane Diouf, l’insulteur de la toile, qui a été récemment rapatrié des Etats-Unis avec 16 autres compatriotes pour immigration illégale, le ministre a noté que « pour le moment, les poursuites contre lui ne sont pas définitivement suspendues, mais il bénéficie d’une liberté provisoire ». 

P. D. SIDIBE

A Ziguinchor, une partie de la communauté musulmane a célébré l'Aïd-el-Kébir, vendredi, dans la ferveur religieuse. C’est le cas notamment dans les quartiers Kénia et Lyndiane de la ville de Ziguinchor et à Sindian (Bignona) à la mosquée du regretté Cheikh Sountou Badji, avec la communauté Aïnou Salam.

A la mosquée de Kénia, l’imam Cheikh Tidiane Diédhiou a indiqué, dans son sermon, que « l’Aïd-el-Kébir est célébrée au lendemain de Arafat. « Arafat, c’était hier (Ndlr, jeudi dernier). Donc, aujourd’hui (Nldr, vendredi), nous devons célébrer la fête. Et c’est pourquoi toute la Oummah l’a célébrée. Je vous invite donc à aller immoler votre mouton et qu’Allah accepte toutes nos prières », a-t-il dit aux fidèles. Mais, l’imam leur a demandé de ne pas jeter au marché les déchets après avoir immolé leur mouton afin de ne pas porter préjudice à leur prochain. « Dieu n’aime pas cela », a rappelé l’imam Cheikh Tidiane Diédhiou, qui a exhorté à craindre Dieu.

Au quartier Lyndiane où il a dirigé la prière des deux rakkaas au terrain de Lyndiane-Diatir, l’imam Saïbatou Yague, responsable de la Coordination des musulmans du Sénégal/ section de Ziguinchor, a axé la première partie de son prêche sur l’histoire de la Tabaski, en s’inspirant « du vécu » du prophète Ibrahim, de son fils Ismaïl et de son épouse Hadiara, afin que les fidèles puissent en tirer des enseignements et aient des repères. Il a soutenu que notre société est confrontée à une crise de repères. « Nous n’avons plus de modèles », a-t-il regretté, invitant les jeunes à obéir à leurs parents.

Par rapport à la célébration de la Tabaski au Sénégal dans la division, l’imam Saïbatou Yague a prié Dieu pour qu’il réunisse les musulmans autour de la vérité. Aujourd’hui, a-t-il fait constater, pratiquement tous les musulmans du monde entier ont prié. Nous devons comprendre que nous constituons une Oummah (communauté) et que nous devons accepter de célébrer les fêtes ensemble, partout dans le monde.

El Hadj M. SADIO

La majorité des musulmans a célébré l’Aid-el-Kébir, samedi dernier, à Ziguinchor, dans le recueillement et la ferveur religieuse. Les différents imams ont saisi l’occasion pour exhorter les fidèles à suivre scrupuleusement les prescriptions divines.

L’imam Ismaïl Aïdara qui a dirigé la prière à la grande mosquée a appelé la communauté musulmane à l’unité afin d'éviter d'avoir plusieurs prières dans le pays. L'imam Aïdara a engagé également les musulmans à cultiver l’amour, la tolérance, la solidarité, la fraternité et l’entraide « comme Dieu l’a recommandés », a-t-il indiqué. Par ailleurs, l’imam a invité les hommes politiques de mettre en avant l'intérêt général. Sur un autre registre, le chef religieux a appelé la classe politique ainsi que tous les musulmans et citoyens, de manière générale, à veiller à des débats constructifs et rassembleurs, au niveau des radios et télévisions.

Il n’a pas manqué de revenir sur le comportement du bon musulman et certaines valeurs que ce dernier doit prôner pour un monde encore meilleur. Le chef religieux a terminé son sermon en formulant des prières pour la paix au Sénégal et l’émergence de notre pays.

Le gouverneur de la région, Guedji Diouf, et le 1er adjoint au maire de la ville, Seydou Sané, ont bien apprécié le message de l’imam Ismaïl Aïdara. Ils ont estimé que ces enseignements inspireront davantage la classe politique et les populations à avoir des discours plus responsables, allant dans le sens de la consolidation de la paix en Casamance, du développement et de la stabilité de tout le Sénégal.

El Hadj Moussa SADIO

C’est la grande mosquée de Tambacounda sise au quartier Dépôt qui a accueilli les fidèles musulmans pour la prière de la Tabaski sur le site de la mythique place Salikégné du quartier Pont. Hivernage oblige. L’imam ratib Thierno Souleymane Agne, dans son sermon, est revenu sur les tares de la société. Il s’est insurgé contre la médisance qui, selon lui, est source de tension et de divergence. L’Etat a été représenté par le ministre de la Justice qui avait à ses côtés le gouverneur de la région. 

C’est sous un ciel menaçant que les fidèles vêtus de leurs plus beaux atours ont convergé à la grande mosquée magnifiquement rénovée. Après les deux « rakaas », l’imam ratib Therno Souleymane Agne a dénoncé les dérives surtout verbales constatées ces derniers temps dans le pays. Pour lui, cela n’honore aucun musulman. Il s’est élevé contre la médisance, appelant au choix divins. « C’est Dieu qui choisit les personnes à la place qu’il veut. Donc, pour nous les croyants, il est de notre devoir de respecter ce choix. Il faut, pour cela, que certaines personnes soignent leur manière de parler, de se comporter envers la société, les personnalités, les institutions, etc. », a-t-il lancé. L’Imam a également prié pour un bon hivernage et une paix durable.

Il a appelé les musulmans à bien surveiller leur langue et à ne pas verser dans la médisance. « Les mauvaises paroles détruisent d’abord leur propre auteur. En les proférant l’on perd l’estime des gens et on s’attire la colère divine. Arrêtons de salir la réputation de nos frères musulmans », a-t-il insisté. L’imam Agne a invité les fidèles à ne pas considérer le monde d’ici-bas comme une demeure, mais plutôt à se préparer à l’au-delà qui est la destination ultime et à œuvrer pour entrer au Paradis. Il a relevé que l’essentiel pour tout leader est de bien assumer sa responsabilité, soulignant que de nombreuses autorités ne sont plus là parce que remplacées grâce à la volonté divine.

Comme d’habitude, une visite de courtoisie dirigée par le gouverneur de la région, El hadji Bouya Amar, le maire Mame Balla Lô et le président du conseil départemental Alasane Sina Cissokho a marqué la soirée. Il a été demandé aux chefs religieux de prier pour un bon hivernage et de bonnes récoltes pour l’atteinte d’autosuffisance alimentaire, mais aussi pour le Sénégal et le président Macky Sall.

Pape Demba SIDIBE

Dans son sermon, l'imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé Ibn Serigne El Hadj Madior Cissé a rappelé l'origine de la Tabaski. "Le prophète Ibrahim a reçu, en rêve, un ordre divin, consistant à tuer son unique fils Ismaël pour rendre grâce à Dieu, le Tout-Puissant, le Clément et le Miséricordieux. Après s'être concerté avec son épouse et son fils qui lui donnèrent leur agrément, il s’exécuta. Et c'est à ce moment précis que Dieu, dans sa miséricorde, envoya l'ange Djibril et à la place d'Ismaël, ce fut un bélier venu du paradis qui fut égorgé".

Donc, à en croire l’imam de la grande mosquée du sud de l’île de Saint-Louis, la Tabaski nous enseigne que le musulman doit avoir "l'esprit de sacrifice" qui doit nous guider durant toute notre vie « car Dieu ne donne rien gratuitement, l'homme doit s'imposer des sacrifices pour réussir à atteindre ses objectifs, que ce soit dans la recherche du savoir que dans la réalisation des projets et autres ambitions ».

Selon l’imam Mouhammedou Abdoulaye Cissé, pour récolter, il faut semer et on ne récolte que ce que l'on a semé. Parfois, dans le cours de la vie, arrivent des difficultés (nattu). « Pour tester notre degré de croyance, Dieu nous certifie qu'un bienfait n'est jamais perdu et qu'un sacrifice est toujours rétribué ».

Il a enfin laissé entendre que « verser le sang le jour de la Tabaski symbolise, dans le cœur du musulman, une double générosité : générosité pour son âme et générosité sur la dépense de son bien. L'imam a conclu son prêche en priant pour toute la Oummah Islamique.

Mb. K. DIAGNE

Dans le sermon qu'il a prononcé à l'occasion de la célébration de l'Aïd-el-Kébir à Saint-Louis, l'Imam Cheikh Diallo de la grande mosquée du Nord de l’île, a invité les réseaux sociaux à refuser catégoriquement de diffuser des injures, des invectives et autres propos malveillants qui permettent à certaines personnes de jeter l’opprobre sur d’autres concitoyens, sur leurs familles, leur lignée etc. 

Il a, à ce propos, développé un thème d’actualité axé sur la sociologie familiale, insistant particulièrement sur l’importance de l’éducation de base de nos enfants. De l’avis de l’imam Cheikh Diallo, le fait d’insulter publiquement son prochain n’est pas conforme à nos valeurs culturelles, nos coutumes ancestrales, notre tradition. Selon l’imam du Nord de l’île de Saint-Louis, « si on va jusqu’à insulter publiquement les autorités administratives, religieuses, coutumières, les notables, c’est parce que tout simplement le pays amorce une très mauvaise pente qui le mène à la dérive ». Il a laissé entendre « qu’un peuple sans éducation est un peuple sans âme », avant de plaider pour l’enracinement dans nos valeurs culturelles (d’abord) et l’ouverture (ensuite) des Sénégalais vers le modernisme.

Auparavant, il a exhorté les fidèles musulmans à s’inspirer des qualités du prophète Ibrahim, de son épouse Hadjara et de son fils Ismaël, pour se remettre définitivement sur le chemin qui mène droit au paradis. Plus explicite, il a rappelé que le prophète Ibrahim était « un mari modèle », que son épouse était « une femme soumise » et que son fils ne ratait pas la moindre occasion pour renouveler son acte d’allégeance à ses parents. Cette sainte famille a prêché par l’exemple durant toute son existence".

Selon imam Cheikh Diallo, on peut encore tirer de nombreux enseignements de ces tranches de vie qui nous ont permis de comprendre tout simplement que l’homme doit bien entretenir sa femme et ses enfants (sur tous les plans et à tous les niveaux), que la femme doit être constamment au service de son mari (elle ne doit jamais lui tourner le dos si ce dernier devient pauvre, chômeur ou malade) et que les enfants doivent se soumettre à tout moment à la volonté de l’autorité parentale.

Pour Cheikh Diallo, les conjoints sont appelés à vivre en harmonie, à cohabiter dans la paix, la tolérance, l’indulgence et la compréhension mutuelle au sein de la coquille familiale. A travers des métaphores, des anecdotes et des paraboles, l’imam du Nord a déploré, avec la dernière énergie, la tendance de certains Sénégalais à vivre en famille nucléaire (style de vie importé). Pour lui, c'est la famille élargie qui demeure un modèle sénégalais de vie commune basé sur les concepts de solidarité, d’altruisme, de mutualisme, d’indulgence, de tolérance, de développement communautaire.

Il a demandé à tous les Sénégalais de respecter leurs valeurs culturelles, de se référer, à tout moment, aux comportements exemplaires de nos guides spirituels afin d’éviter de circonscrire la coquille familiale à ce qu’il appelle « la famille nucléaire occidentale », constituée "d’un homme, d’une femme, de leurs enfants et du chien ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L'imam de Darou a appelé l'Etat et les khalifes généraux à s'asseoir autour d'une table pour travailler à trouver une solution définitive à la division notée dans la célébration des fêtes religieuses (Tabaski, Korité). Imam Mansour Hann considère que cette division est une maladie à laquelle il est nécessaire de remédier. 

Dans son sermon à l'occasion de la prière de l'Aïd-el-kébir, imam Mansour Hann s'est désolé de la célébration dans la division des fêtes de Tabaski et de Korité. Il y trouve un mal auquel il importe de trouver une solution urgente dans l'intérêt supérieur de l'islam. Il a aussi dénoncé les écarts langagiers enregistrés ces derniers temps sous nos cieux. Pour lui, le fait de prononcer des propos injurieux à l'endroit de quelqu'un, voire traîner dans la boue son prochain ne peut nullement être mis sur le compte de la liberté d'expression. L'imam de la mosquée de Darou considère que l'existence d'une crise d'autorité est pour quelque chose dans les agressions verbales. Il s'est dit persuadé qu'il faut sanctionner ceux qui le méritent, ne serait-ce que pour donner la leçon aux autres et dissuader de pareils comportements à l'avenir.

Le désarroi des pèlerins récemment laissés à quai à Dakar par la faute de voyagistes véreux a aussi été au menu du sermon de l'imam. Il trouve que les sanctions infligées aux voyagistes sont logiques. Dans le même ordre, il a plaidé pour une justice plus juste qui éviterait de protéger les coupables. Imam Mansour Hann a appelé les députés de la 13ème législature à rester des « dignes représentants du peuple ». « Il faut que les députés assistent le peuple», a-t-il lancé. Après avoir prié pour le chef de l'Etat pour les efforts qu'il est train de fournir pour les Sénégalais, notamment dans le cadre de la modernisation des cités religieuses, il l'a invité à démocratiser davantage l'accès aux financements et aux bourses de sécurité familiale.

Enfin, imam Mansour Hann a appelé l’Etat à redoubler d’efforts concernant l’emploi des jeunes. « Les jeunes ont fait ce qu’ils avaient à faire en travaillant durement au point de décrocher des diplômes. Maintenant, l’Etat doit tout faire pour leur assurer un travail », a souligné imam Mansour Hann.

Abdou DIOP

La Tabaski a été célébrée à Mina par les pèlerins sénégalais. Ils ont formulé des prières pour le pays.

Pour les pèlerins sénégalais, la fête de la Tabaski a été vécue dans le recueillement. Seuls les pèlerins qui ont opté de faire le sacrifice du prophète Ibrahim (Psl) ont payé le ticket de 350 à 450 rials qui symbolise l’achat et le sacrifice par les autorités saoudiennes en charge du pèlerinage.

Hormis cet acte, les pèlerins ont quitté jeudi dernier les localités d’Arafat et Mousdalifa pour venir s’installer dans la localité de Mina chargée d’histoires. C’est dans cette localité de Mina où le prophète Ibrahim était venu offrir en sacrifice son fils Ismaël sur injonction de Dieu à travers un songe. Et malgré les ruses de Satan, la détermination du prophète Ibrahim et de son fils ont fini par triompher des actes sataniques.

Les pèlerins sénégalais ont donc célébré la Tabaski par la prière et le recueillement. Puis, ce sont des coups de fil pour s’enquérir des nouvelles du pays, puis la lapidation de Satan représentée par les trois stèles.

Malgré l’événement qui a été fêté par les populations locales saoudiennes, dans la zone 4 sur l’avenue 408 où sont installés les camps de pèlerins sénégalais, la vie était bien rythmée, malgré une chaleur d’étuve qui a poussé bon nombre de pèlerins à se cloitrer dans les tentes des camps. Toutefois, ils étaient nombreux à braver la chaleur torride pour répondre à l’offre de pèlerins « bana bana » bien de chez nous et de nationalités asiatiques qui proposaient des chapelets, des bijoux en or, du tissu et autres robes, voire des mets sénégalais dont le fameux « tiepp bou diène ».

Pour la journée du vendredi, la foire a pris une proportion telle que le service de sécurité saoudien a, d’une manière inopinée, procédé à une rafle pour sonner la fin de la récréation. De nombreux dommages ont été constatés chez les commerçants qui ont repris de plus belle leurs activités d’une façon discrète. Pour dire qu’en ces lieux saints, il est difficile d’exclure l’esprit mercantile du « gorgui » sénégalais.

De notre envoyé spécial,
El Hadji Babacar Bachir SANE

L’imam ratib de la grande mosquée de Kaffrine, Cheikh Ndao a invité, samedi, les fidèles musulmans à adopter des démarches de paix et apporter assistance à son prochain.

« Un musulman doit appliquer à la lettre les recommandations de Dieu. La religion musulmane est une religion de paix. En tant que musulman, nous devons penser à cultiver l’esprit de paix et de solidarité. Unissons-nous à jamais et pensons à aider son prochain », a appelé imam Cheikh Ndao. « Le monde n’aurait connu aucun remous si l’entente, la solidarité et la paix étaient mises en avant par les musulmans », a-t-il fait noter.

Imam Ndao a, en outre, invité les musulmans à l’introspection, à l’harmonisation des positions et au respect de son prochain. « Il faut respecter les recommandations divines. Tôt ou tard, nous allons mourir. Et, nous allons rendre compte. Il faut y songer », a-t-il dit, rappelant la grandeur de la journée de l’Aïd-el-Adda. « Tout fidèle musulman doit avoir un bon comportement. Personne ne doit manquer de respect à son prochain. Soyons conscients de nos valeurs traditionnelles et corrigeons nos comportements », a conclu imam Ndao.

L’adjoint au gouverneur de Kaffrine chargé des affaires administratives, Ousseynou Mbaye, le maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane, entre autres autorités, ont pris part à la prière de Tabaski tenue à la grande mosquée de Kaffrine.

APS

L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall de la mosquée omarienne a dénoncé la perte de valeurs notée dans la société sénégalaise actuelle. Une perte qui se caractérise par des insultes à tout va et une propension à se faire de l’argent facilement. Pour lui, le seul paravent réside dans un retour aux valeurs de l’Islam et à l’enseignement du prophète (Psl).

L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a fustigé, dans son sermon, la tendance actuelle à verser dans des insultes dans la société sénégalaise et certaines dérives contraires à l’enseignement de l’Islam. Pire, ces « insulteurs publics » sont élevés au rang de vedettes, de stars. Ce qui est contraire aux valeurs de l’Islam. Il a rappelé que le prophète de l’Islam (Psl) a indiqué que le croyant n’a pas à craindre des propos de son coreligionnaire. Pour lui, une « blessure contractée par un couteau peut guérir, mais une blessure commise par la langue laissera toujours des séquelles indélébiles ».

Le fait que ces insultes ou « propos injurieux » proviennent de croyants, musulmans, prouve que certains n’ont pas appris ou compris l’exhortation du prophète : « Les croyants doivent s’enjoindre mutuellement le bien et éviter le mal ». De « bons propos » seraient donc, selon lui, caractéristiques du croyant. « Le prophète a ordonné le bien et interdit le blâmable. Il est important de se rappeler, pour nous les croyants, du sermon d’adieu du prophète tenu au mont Arafat. Tout comme il a été interdit de jeûner en ce jour, il a été également formellement interdit de tuer un croyant de son propre gré », a souligné Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall.

Une autre tendance néfaste décelée par l’imam dans la société sénégalaise actuelle : la volonté de truander ou de soutirer de l’argent à son prochain. Face à toutes ces dérives, l’imam a appelé à un retour aux enseignements du prophète. Sur la fête, il a rappelé que la « meilleure chose que nous puissions faire en ce jour de fête qui survient au lendemain de la station d’Arafat est de sacrifier un bélier. Le croyant voit ses pêchés pardonnés avant même que le sang de la bête sacrifiée n’atteigne le sol », a expliqué l’imam. Il a, à l’endroit des nombreux fidèles, rappelé la « grandeur du jour » avant de prier pour la paix et le développement.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

L’imam Libasse Laye a prêché un retour aux valeurs de l’Islam dans son sermon prononcé à la fin de la prière de la fête de Tabaski à Yoff. Le guide religieux a insisté sur l’importance pour un musulman de prélever la « Zakat » de ses revenus et de ses biens. 

La « Zakat » était au centre du sermon prononcé par l’imam Libasse Laye à la fin de la prière de Tabaski au Mausolée de Seydina Limamou Laye. Le guide religieux a constaté que beaucoup de musulmans ne respectent pas ce principe de l’Islam. « La Zakat est un principe de l’Islam. Mais qu’est-ce que nous constatons de nos jours ? Des musulmans ne s’en acquittent pas », regrette Libasse Laye. Le non-prélèvement de la « Zakat » des biens, de la richesse d’une personne est contraire aux recommandations de l’Islam, selon l’imam devant une foule de fidèles assis sur le sable fin de la cour du Mausolée de Seydina Limamou Lahi à Yoff.

Il ne s’est pas limité à faire un constat. Il a avancé des raisons qui font que beaucoup n’accordent pas d’importance à cette recommandation. A cet effet, il a invoqué la course vers l’accumulation de richesse qui détourne des musulmans du droit chemin. Dans la foulée, il a dénoncé cette propension à la banalisation de l’enrichissement illicite au Sénégal. « Certains ne se gênent pas de s’enrichir de façon illégale. C’est une nouvelle tendance. Or, tout ce qui n’est pas acquis de façon légale n’est pas conforme aux recommandations », rappelle Libasse Laye.

Plus grave, des personnes n’hésitent pas à utiliser tous les moyens pour exproprier des biens d’autres personnes. Il a fait allusion à des contentieux qui se vident devant les tribunaux au détriment des personnes qui ont un faible pouvoir d’achat. « Des personnes ne reculent devant rien pour devenir riches, y compris à prendre les biens d’autrui, c’est ce que nous voyons devant les tribunaux », se désole le guide religieux.

Pour faire face à ces dérives, l’imam conseille de cultiver la crainte de Dieu. « Nous devons, en tout temps et en tout lieu, célébrer Dieu, chanter ses louanges, c’est la solution contre les écarts et les déviations », conseille l’imam Libasse Laye, pour qui un musulman est avant tout celui qui s’acquitte de ses devoirs religieux et qui s’écarte de tout ce que l’Islam interdit.

I. SANE

La mosquée Seydi Abouboucar Sy de Tivaouane a reçu, samedi dernier, les fidèles musulmans de la ville sainte venus effectuer la prière marquant la fête de l’Aïd-el-Kébir ou Tabaski.

Réunis tous derrière l’imam de la mosquée, El hadji Moussa Diop, guides religieux, autorités administratives ou locales ont rendu grâce à Dieu dans l’unité et le respect dans la foi. Dans son sermon, l’imam a exhorté les fidèles musulmans sénégalais de cultiver la sincérité, l’honnêteté et la droiture dans les relations humaines. Selon lui, dans une société où les gens croient en Dieu et se référèrent aux enseignements du prophète Mohamed (Psl), le respect des engagements doit être la règle et non l’exception. Car « la paix et la stabilité sociale dépendent beaucoup de la manière dont les relations humaines sont gérées ; et en cela, l’équité dans la justice rendue est fondamentale », a-t-il indiqué.

Sous ce registre, l’imam a lancé un appel aux autorités du pays pour une application rigoureuse des peines contre les agresseurs, voleurs, violeurs de tout acabit qui gangrènent la société. « Et pour protéger nos enfants du tabagisme, un fléau de santé publique, nous demandons des mesures draconiennes contre les industries du tabac installées au Sénégal », a-t-il souhaité.

A son tour, le Khalife général des tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, s’est adressé aux acteurs politiques du pays à qui il rappelle toute l’importance du respect mutuel pour des relations de confiance même dans l’adversité. Selon lui, le Sénégal est un bien commun. Il faut donc de la retenue dans les propos et une grande ouverture d’esprit des gouvernants tout comme des gouvernés afin que chacun sache raison garder. « La stabilité du Sénégal est et doit être au-dessus de toute ambition personnelle ou de groupe, donc cultivons le respect mutuel », a-t-il insisté.

Poursuivant son propos, Al Amine a noté aussi que la culture de l’injure à la bouche, des invectives, de la confrontation, de la violence sous toutes les formes n’a jamais été celle du Sénégal et ne doit jamais l’être. « Je demande donc à ce que tout le monde se ressaisisse parce qu’aucun sacrifice n’est de trop pour la stabilité de notre pays afin de continuer à le construire pour les générations futures comme l’ont fait nos anciens », a-t-il invité.

Pour terminer, il a salué et félicité, en ce jour béni, l’ensemble des chefs religieux du pays, le chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement dont la délégation conduite à Tivaouane a été présidée par le secrétaire d’Etat chargé du ferroviaire, Abdou Ndéné Sall. D’ailleurs, ce dernier a vivement remercié, au nom du président de la République et de son gouvernement, le Khalife général des tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, pour son engagement au service de l’Islam et de son pays.

Mbaye BA

C’est vers les coups de 9 heures quinze minutes que la prière de l’Aïd-el-kébir communément appelée Tabaski a démarré sous la direction de l’imam Mouhamadou Amine Ibrahima Niass plus connu sous le nom de Baba Lamine. Après son sermon qui a retracé l’historique de cette fête avec les recommandations du Prophète (Psl), il a rappelé aux talibés la crainte révérencielle à Dieu qui signifie simplement à se conformer aux bienfaits et s’éloigner des interdits. 

Il a, par ailleurs, invité les fidèles au pardon et à l’amour de son prochain. « Il ne faut pas favoriser l’insulte, car l’insulteur est le seul dépositaire de son acte car qui insulte les gens s’insulte lui-même », a-t-il dit. Baba Lamine a beaucoup insisté sur le modèle type de musulman qui est aussi un modèle de bon citoyen. L'imam a prié pour tous les talibés, la nation entière et la Oummah islamique.

A noter que la prière s’est déroulée en présence de plusieurs « Moukhadams » et dignitaires et des talibés. Le gouvernement a été représenté par le ministre de l'Education nationale Serigne Mbaye Thiam.

(Infos Matar NIANG)

La fête de Tabaski ou l’Aïd-el-Kébir a été célébrée avec faste, samedi, à Touba. Serigne Fallou Mbacké Ibn Serigne Abdou Khadre, imam ratib, a prononcé son traditionnel sermon au nom de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, Khalife général des mourides. Il a appelés les fidèles au respect du statut de la ville sainte.

La grande mosquée a été, comme d’habitude, très tôt prise d’assaut par les nombreuses populations de la cité religieuse. Hommes, femmes et enfants richement habillés ont fait le déplacement vers le lieu de culte, pour sacrifier à la prière commémorant le sacrifice d’Abraham. A signaler que cette année, le khalife général n’a pas effectué le déplacement à la grande mosquée de Touba.

Après la prière des deux rakaas, l’imam s’est réjoui de l’unité de la communauté musulmane dans la célébration des fêtes religieuses dans presque tout le Sénégal. La célébration à l’unisson des fêtes religieuses de Korité et de Tabaski depuis un certain temps en est une preuve éloquente. Cette situation se justifie, fait-il savoir, par le fait que les populations habitant la même localité ont la possibilité de scruter le ciel en communion, pour voir la lune. Et revisitant l’histoire, il a cité Ibn Abbas et s’est appesanti sur le droit de tout musulman à observer le ciel et à se conformer à ce qu’il a vu. L’imam a ensuite invité les frères musulmans au respect du choix des autres communautés ou groupes religieux agissant conformément aux enseignements de leur école. « Ils ont des raisons historiques et religieuses justifiant leur position », a-t-il dit, ajoutant que cette division de la communauté musulmane dont il est question ne mérite pas qu'on lui accorde du crédit. Il a demandé d’éviter « les vaines polémiques, sources de malentendus ». C'est à ce prix seulement, a-t-il précisé, que « nous pourrons maintenir la paix ». Il a déclaré que le Khalife général des mourides a invité les fidèles au respect de la sacralité de la cité religieuse, au respect des recommandations du Cheikh et d’axer leurs actes sur les recommandations du Cheikh.

L’imam a clos son sermon par des prières pour un bon hivernage et invité les agriculteurs à s’acquitter de la Zakat. Aussi a-t-il prié pour le retour, sans difficulté, des pèlerins de la Mecque.

Mamadou DIEYE

Dans son sermon à l’occasion de la prière de l’Aïd-el-Kébir, l’imam de la grande mosquée Massalikoul Djinane, Serigne Moustapha Mbacké, fils de Serigne Abdou Khadre, a appelé la communauté islamique à un retour aux enseignements islamiques pour sortir des difficultés de la vie. Selon lui, certaines crises que traverse le monde musulman sont liées au non-respect des recommandations de Dieu, des enseignements islamiques. 

L’esplanade de la grande mosquée mouride, Massalikoul Djinane de Colobane, a refusé, samedi, du monde à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Kébir, communément appelée Tabaski. La prière a été dirigée par l’imam Serigne Moustapha Mbacké, fils de feu Serigne Abdou Khadre Mbacké, 4ème khalife de Serigne Touba Khadim Rassoul. Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, y a pris part, aux côtés d’autres ministres de la République : Pr Mary Teuw Niane, Dr Papa Abdoulaye Seck, Mbagnick Ndiaye, Pr Arona Coumba Ndoffène Diouf, Youssou Ndour. L’ancien président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade, et d’autres ministres sous le régime libéral ont également pris part à cette prière.

Dans son sermon, l’imam Serigne Moustapha Mbacké est largement revenu, en arabe tout comme en wolof, sur la genèse, le sens et la dimension spirituelle de l’Aïd-el-Kébir. Il a rappelé que c’est le prophète Ibrahim (Psl) qui avait reçu, à travers un rêve, l’ordre divin de sacrifier son fils Ismaïl (Psl) pour célébrer cette fête. « Un ordre que son fils (Ismaïl) avait accepté », dit-il. C’est dans ces circonstances que le Seigneur, dans sa Miséricorde, a substitué le fils obéissant (Ismaïl) à un mouton, a rappelé l’imam.

Pour Serigne Moustapha Mbacké, les musulmans doivent tirer des enseignements à travers cet acte de dévotion, d’adoration et d’engagement envers Dieu (Swt) démontrés par le prophète Ibrahim, patriarche du monothéisme, et son fils Ismaïl qui sont des modèles de piété, de soumission, des élus du Seigneur. « Ce sont des exemples à suivre pour les fidèles musulmans. L’Aïd-el-Kébir est un acte de foi, de dévotion et d’endurance », a indiqué le guide religieux pour qui les difficultés que traverse la Oummah islamique sont liées à des déviations des recommandations divines, des enseignements de l’Islam. « Peut-être que ces crises nous permettront de retrouver la bonne voie, de nous ressaisir. L’Aïd-el-Kébir est un jour de pardon, de solidarité, d’entraide, de réconciliation, de cohésion sociale, de communion etc. », a insisté Serigne Moustapha Mbacké.

C’est pourquoi il a invité les musulmans à cultiver la paix, le dialogue, l’amour du prochain, la solidarité, le bon voisinage, suivant en cela les enseignements du prophète Mohammed (Psl). L’occasion a été également saisie par l’imam Serigne Moustapha Mbacké de lancer un appel à la communauté islamique au retour aux préceptes de l’Islam pour sortir des difficultés de la vie et à l’unité.

Souleymane Diam SY

« Je ressens un sentiment de fierté et du devoir accompli en ma qualité de musulman et citoyen de ce pays où règne la paix. Nous disons encore une fois, Alhamdoulilah. Concernant la célébration des deux fêtes, cela n’empêche pas que nous vivons en toute fraternité grâce à la bénédiction de nos chefs religieux toutes confessions confondues et qui sont de véritables références en matière de religion. Il existe une commission nationale pour scruter la lune et informer l’opinion sur le jour de la célébration des fêtes. Toutefois, il faut reconnaître que nous sommes dans un pays de tolérance où il peut avoir parfois quelques divergences. Je suis persuadé qu’à force d’explication de la commission et davantage de compréhension mutuelle, on finira par s’accorder pour célébrer ensemble les fêtes musulmanes au grand bonheur de tous », a dit le haut conseiller.

Abdoulaye THIAM

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