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Société & Faits divers (1668)

Le vice-amiral Cheikh Bara Cissokho a présidé, au nom du chef d’état-major général des armées du Sénégal, l’ouverture d’un symposium à l’Ecole de l’armée de l’air de Thiès. Cette rencontre, qui entre dans le cadre de la coopération sud/sud, a enregistré la participation de l’ambassadeur de France au Sénégal et des chefs d’état-major des forces aériennes de plusieurs pays d’Afrique.

Les chefs d’état-major des forces aériennes de la Guinée, du Mali, du Gabon, du Cameroun, du Congo, de la Mauritanie, du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Tchad, du Togo et du Niger ont assisté, hier dans la cité du rail, à l’ouverture d’un symposium à l’Ecole de l’armée de l’air de Thiès. Le vice-amiral Cheikh Bara Cissokho a laissé entendre qu’au moment où la question de la sécurité se pose dans un cadre régional, il est important de travailler dans le sens de la mutualisation des forces des pays aussi bien sur le champ de la formation qu’au niveau opérationnel. « Face à la raréfaction des opportunités de formation offertes par des pays partenaires, celle de nos pilotes trouve en l’Ecole de l’armée de l’air de Thiès un cadre de formation efficiente et de haute qualité non seulement pour les besoins du Sénégal mais également des autres pays africains car, dans les domaines de la reconnaissance, du renseignement et de la capacité de frappe, l’aviation occupe une place clef dans le dispositif de sécurité régionale en Afrique », a souligné le vice-amiral Cheikh Bara Cissokho. Il n’a manqué, au nom du chef d’état-major général des armées du Sénégal, de saluer les participants à la rencontre, les différents partenaires et le colonel Saliou Ngom, commandant de l’Ecole de l’armée de l’air.

Sur la même lancée, Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, a salué la qualité du travail abattu à l’Ecole de l’armée l’air basée à Thiès dans le cadre de la formation de pilotes de haut niveau. « Au-delà du Sénégal, pourquoi ne pas penser à favoriser une coopération africaine dans le domaine de la formation de pilotes à l’échelle régionale à partir de Thiès », s’est-il interrogé. Selon lui, le monde est devenu un village planétaire où aucune sanctuarisation ne saurait prospérer en matière de formation si l’on tient à la qualité. « Dans le domaine de l’aviation militaire, il est plus efficient de former les ressources humaines de qualité à partir d’un même moule », a soutenu le diplomate français.

Cette option va permettre de « rationaliser les coûts et de pouvoir compter sur des partenaires comme la France pour accompagner la montée en puissance de l’Ecole de l’armée de l’air basée à Thiès, en lui conférant une posture régionale dans la formation des pilotes des armées africaines », a soutenu Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Et sur ce point précis, il a réitéré la volonté de la France, en tant que partenaire, de rester dans son rôle en offrant son expertise en termes d’enseignants, de coopérants tout comme son soutien logistique. « Ceci en cédant des avions appelés Epsilon à l’école », a-t-il indiqué.

En outre, Christophe Bigot a loué le partenariat de l’Ecole de l’armée de l’air avec l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) et le lycée technique et de la formation professionnelle (Ltfp) de Thiès qui accompagnent la formation des pilotes militaires. « Cette touche est importante car la dimension civile constitue, pour eux, une ouverture bénéfique envers autrui », s’est-il félicité. C’est là tout le sens de la visite effectuée à l’Ept et au Ltfp de Thiès par l’ensemble des chefs d’état-major des forces aériennes hôtes de ce symposium.

Mbaye BA

Au lendemain de l’incendie qui a ravagé le marché « Zinc » de Kaolack, une chaîne de solidarité s’organise autour des sinistrés. Après le maire de la commune, Mme Mariama Sarr, par ailleurs ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, c’est au tour du ministre du Commerce, Alioune Sarr, de venir rencontrer les acteurs dont les cantines ont été la proie des flammes.

Venue rendre visite aux sinistrés, le maire de la commune de Kaolack, Mme Mariama Sarr, par ailleurs ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a révélé l’élaboration par l’Agetip d’études pour la restructuration du site commanditées par ses services. « Bien avant le sinistre, nous avions saisi l’Agetip aux fins de réaliser des études pour une reconstruction du marché « Zinc ». Avec les événements malheureux de ce week-end, nous allons accélérer le processus pour reloger au plus vite les sinistrés », a déclaré l’édile de Kaolack, à l’issue de sa visite. Elle a par ailleurs octroyé une enveloppe de quatre (4) millions de FCfa en guise de solidarité avec les victimes.

Lundi dernier, ce fut autour du ministre du Commerce, Alioune Sarr, à la tête d’une forte délégation de son département, de se rendre sur les lieux. Selon lui, en tant que tutelle des commerçants, il était de son devoir de venir apporter son soutien à ceux qui ont tout perdu dans l’incendie du marché « Zinc ». Un sinistre dont l’explosion d’une bonbonne de gaz serait à l’origine. « Après avoir échangé avec le gouverneur de la région de Kaolack, nous savons que 37 cantines ont été touchées par l’incendie et que les difficiles conditions de travail ne sont pas compatibles avec l’exercice moderne d’une telle activité », a dit Alioune Sarr. Selon lui, les commerçants sont informés du projet du chef de l’Etat, Macky Sall, visant à réhabiliter et à moderniser tous les marchés du Sénégal. « Avec la mairie de Kaolack, le gouvernement va engager un programme partenariat public-privé (Ppp) pour voir comment accompagner la commune de Kaolack dans la construction d’un marché moderne », a annoncé Alioune Sarr conscient que « les mairies, à elles seules, n’ont pas les moyens de construire de tels édifices ». Par ailleurs, il a invité les commerçants à souscrire à des polices d’assurance car la modernisation des marchés va de paire avec un système d’assurance pour prévenir de telles catastrophes.

Elimane FALL

L’archevêque de Dakar a présidé, hier, à la cathédrale de Dakar, la messe chrismale consacrant le Saint Chrême, c’est-à-dire les huiles saintes. Elles serviront tout au long de l’année pour le baptême, la confirmation et l’ordre. Les prêtres ont profité de cette messe pour renouveler leur promesse sacerdotale à l’archevêque de Dakar.

Les chrétiens ont entamé, depuis dimanche des rameaux, la semaine sainte, dernier virage du temps de carême. Au programme, plusieurs célébrations eucharistiques dont la messe chrismale présidée, hier, par l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye à la cathédrale Notre-Dame des Victoires, en présence de plusieurs dizaines de prêtres mais aussi de nombreux fidèles venus de différentes paroisses. Cette année encore, les prêtres ont renouvelé leur promesse sacerdotale au père évêque devant l’assistance. Les mains tendues vers l’autel de la cathédrale, ils ont promis de rester toujours fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle qu’ils ont reçue, d’autre part, d’être des fidèles aux mystères de Dieu par l’Eucharistie et les autres célébrations liturgiques, en les dispensant avec désintéressement. Les prêtres ont aussi réaffirmé à Mgr Ndiaye leur attachement à la parole de Jésus-Christ en annonçant partout l’Evangile.

A la demande de Mgr Benjamin Ndiaye, les fidèles ont prié pour les prêtres pour que Dieu leur donnent la force d’accomplir leurs missions dans la joie. Les fidèles ont aussi formulé des prières pour Mgr Benjamin Ndiaye afin qu’il puisse continuer à jouer le rôle de Jésus-Christ, le grand prêtre, à la tête de l’archidiocèse de Dakar. Après les différentes prières formulées par les guides religieux et les fidèles, l’archevêque de Dakar a procédé à la bénédiction et à la consécration du saint chrême (huiles saintes). Cette huile servira tout au long de l’année pour le baptême, la confirmation et l’ordre. Selon Mgr Ndiaye, la messe chrismale est un don divin. « En plus de l’eucharistie par le mystère, cette huile est la consécration des disciples du Christ », a précisé Mgr Benjamin Ndiaye qui après la bénédiction, a qualifié cette huile sainte de combat et de vigueur pour les peuples et l’assemblée de Saints chargés de porter l’Evangile et la paix de Dieu.

Mgr Benjamin Ndiaye a donné quelques conseils aux nombreux fidèles qui ont fait le déplacement en les invitant à être à l’écoute et à l’accueil de la parole de Dieu. Selon lui, cette parole n’est pas hors de leur portée. « Elle est toute proche de nous dans notre bouche et notre cœur », a souligné Mgr Benjamin Ndiaye. Il a demandé alors aux fidèles à ne pas se fatiguer en allant chercher des révélations particulières ailleurs. « Ne vous laissez pas donc emporter par des prédicateurs habiles qui vous disent ce que vous voulez attendre », a fait savoir le guide religieux. Mgr Ndiaye a regretté le fait que certains prédicateurs profitent de la situation pour exploiter les soucis, les peurs et mêmes les angoisses des fidèles en faisant des révélations particulières. Il a invité les fidèles à se donner comme priorité la prière. Les fidèles sont aussi appelés à demeurer sereins en vivant dans l’assurance. « Vous êtes aimés de Dieu et que Dieu ne cesse de vous poursuivre pour vous faire du bien. Mettez en lui votre confiance. N’ayez pas peur », a-t-il dit aux fidèles.

Eugene KALY

Le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abdoul Karim Sall, s’est réjoui, hier, que la retraite spirituelle puisse offrir un excellent format pour des pèlerins venus de la sous-région de tester le free roaming. Opérationnel depuis le 31 mars entre certains pays de la sous-région, le free roaming permettra aux ressortissants de la Guinée et du Mali de recevoir gratuitement des appels, selon M. Sall. a salué le caractère « intégrateur du «Daaka» pour la sous région ouest-africaine ».

Il a expliqué sa présence par la nécessité de vérifier et de se faire une « idée de la qualité de services dans les communications » en partant du fait que la retraite se déroule à dix kilomètres de la ville, mais aussi qu’elle attire des « millions de pèlerins ». « Je suis sur place avec le directeur technique et de contrôle avec son équipe. Ils seront là jusqu’à la fin du « Daaka » et feront un rapport. Le constat fait est qu’un opérateur présente des faiblesses dans la couverture. Les axes routiers doivent être couverts ne serait-ce que pour des raisons de sécurité », a expliqué M. Sall.

L’équipe de l’Artp s’est déployée avec ses équipements propres pour pouvoir elle-même mesurer la qualité de couverture et du réseau. «Dans l’ensemble, nous avons constaté une bonne qualité de services même s’il y a des choses à améliorer», a relevé le directeur général.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE (envoyé spécial)

Depuis le dimanche 9 avril, le ranch de Dolly est la proie des flammes. Plusieurs points d’incendie qui se sont déclarés ont consumé plus de 4310 ha de tapis herbacé.

Le premier incendie a eu lieu le dimanche 9 avril vers 10 heures et n’a été maîtrisé par la brigade spéciale des Eaux et Forêts, que vers 22 heures. Certaines braises en veilleuse ont repris feu le lendemain aux environs de midi. Il a fallu 14 tours d’horloge pour que les services des Eaux et Forêts de Linguère puissent maîtriser le feu. Un troisième feu s’est déclaré, hier matin, à 9 h. Impuissante devant cette situation, la brigade spéciale a sollicité un renfort. C’est ainsi que le directeur général des Eaux et Forêts, le colonel Baidy Bâ, s’est rendu au ranch de Dolly. Sur place, il a trouvé les autorités locales avec qui il s’est entretenu en constatant qu’une grande partie du tapis herbacé est consumée par les flammes, « Toutes les autorités sont mobilisées pour déployer toutes les forces nécessaires afin de lutter contre ce feu. C’est ainsi que l’armée a été mise à contribution, les sapeurs-pompiers, la gendarmerie, à côté des élus locaux et des autorités administratives », a laissé entendre le colonel Baidy Bâ. « Avec les parties prenantes, depuis hier, nous sommes sur le terrain, en train d’essayer de se battre contre ce grand feu en passe de détruire un tapis herbacé, a-t-il ajouté. Ce qui nous a rendu la tâche un peu difficile, c’est que nous vivons un vent violent depuis hier ; donc les conditions atmosphériques n’ont pas facilité le travail.»

Le colonel Bâ a salué la synergie des moyens entre les forces de défense et de sécurité.

Masse Ndiaye

Six morts dont cinq sur le coup et un au cours de l’évacuation sur Ziguinchor, 14 blessés dont certains le sont gravement, c’est le triste bilan de l’accident survenu, hier, en début d’après-midi, sur la RN6 communément appelée la route du Sud-Ziguinchor via Tanaff. Une camionnette immatriculée ZG 5196 A, transportant une trentaine de passagers, donc en surcharge, et qui se rendait au marché hebdomadaire de Yaran (département de Goudomp) qui se tient tous les mercredis, a perdu ses 2 pneus arrière. La surcharge et la vitesse seraient à l’origine du drame. La camionnette a fini sa course dans les rizières. Les blessés ont reçu les premiers soins au centre de santé de Goudomp, alors que les blessés graves ont été évacués sur Ziguinchor. Le même jour, le matin, à Simbandy, un accident causé par deux cars qui se sont lancés dans une course poursuite a fait 5 blessés.

Malamine KAMARA

La salle Julien Jouga de la paroisse saint Joseph de la Médina a accueilli, samedi dernier, plusieurs fidèles catholiques venus répondre à l’appel de l’archevêque de Dakar lors du forum diocésain. Mgr Benjamin Ndiaye a profité de cette rencontre à quelques jours de Pâques, la plus grande fête catholique, pour échanger avec la communauté chrétienne.

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ». Tel était le thème du forum diocésain convoqué et  présidé par l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, qui est largement revenue sur les symboliques du sel et de la lumière. Au-delà de la saveur, le sel purifie et protège. Il symbolise la sagesse. Mgr Ndiaye a jugé important de mettre ce thème au cœur des discussions car on retrouve le sel comme symbole d’une alliance dans le baptême chrétien. On partage le sel comme le pain. Cette communion est le symbole d’un lien de fraternité.

Parlant de fraternité, Mgr Benjamin Ndiaye a invité les hommes à éviter le repli sur soi et la division. Pour ce faire, l’amour fraternel est la solution. « Il faut bâtir une église confraternelle et faire l’effort de nous aimer davantage », a-t-il insisté. Le contexte sénégalais où les chrétiens vivent en minorité a aussi été évoqué par Mgr Benjamin Ndiaye : « Le caractère minoritaire de notre communauté ne doit pas être un frein, nous devons influer positivement notre entourage car une petite quantité de sel suffit à assaisonner une grande quantité d’aliments ». Les fidèles qui se sont déplacés ont pu poser des questions à l’archevêque de Dakar et faire des contributions auxquelles Mgr Benjamin Ndiaye a été attentif. «Le conseil diocésain étudiera la faisabilité des propositions», a-t-il assuré.

Sokhna Anta NDIAYE (stagiaire)

Le Conseil national de la jeunesse s’est réjoui « du bon déroulement » de l’édition 2017 des Semaines régionales de la jeunesse. Son président, Khadim Diop, a estimé que « c’est un cadre d’éclosion des jeunes talents, mais aussi d’éducation citoyenne ».

Le Conseil national de la jeunesse exprime son satisfécit pour le « bon déroulement » de l’édition 2017 des Semaines régionales de la jeunesse qui s’est déroulée du 26 mars au 1er avril sur l’ensemble du territoire national. « La relance des Semaines de la jeunesse (départementales, régionales et nationale) procède de la volonté du chef de l’Etat, Macky Sall, d’offrir aux jeunes un cadre d’expression de leurs talents, un lieu d’échanges et de partage des valeurs qui fondent la République », a souligné le président Khadim Diop, dans un communiqué.

Selon lui, le déroulement des ces activités a connu un éclatant succès grâce à la mise à contribution intelligente des collectivités locales, des élus locaux, des mouvements et associations de jeunes, des Ong de la Société civile et des partenaires institutionnels du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne. Pendant une semaine, mentionne le texte, cette manifestation organisée dans toutes les régions a été un cadre de rencontre, d’échanges et de brassage en vue d’un renforcement de l’unité locale et nationale, du sentiment d’appartenance à la même Nation sénégalaise.

Le communiqué rappelle que diverses activités citoyennes, socio-éducatives, culturelles et économiques ont enregistré la participation effective de plus de 6500 jeunes et 500 membres d’encadrement. Et de manière pratique, les activités ont notamment porté sur la promotion du civisme et de la citoyenneté à travers les levées de couleurs, les classes de chants sur l’hymne national et le chant de la jeunesse.

Le président Khadim Diop souligne dans le document qu’une place prépondérante a également été réservée au volet économique, tenant compte de son importance dans les préoccupations de la jeunesse. A cet effet, des jeunes ont présenté des réalisations de leurs projets. Des concours d’innovation technologique et des expositions de produits ont aussi été organisés.

Ndiol Maka SECK

Le Dimanche 9 avril, un incendie s’est déclaré aux environs de midi, ravageant la majeure partie du tapis herbacé à 9 km au centre du Ranch de Dolly, situé dans la commune de Thiel. Il a consumé plus de 16 parcelles sur les 32 que compte le Ranch de Dolly.

Le feu de brousse ne serait toujours pas maîtrisé, d’après le chef de la brigade spéciale des Eaux et forêts de Dolly. Le bilan n’a enregistré aucune perte de vie humaine mais la végétation brulée est importante. Selon le chef de village  de Dolly centre, Tourado Kâ, «  le feu s’est déclaré, avant-hier, au moment où les agents de la brigade spéciale des Eaux et Forêts tenaient une réunion afin de mettre sur place des stratégies et moyens qui vont leur permettre de préserver le tapis herbacé du Ranch de Dolly qui constitue une zone de repli où le pâturage commence à se faire rare après une saison des pluies déficiente ».

La brigade spécialisée, épaulée par les populations, a pu arrêter la furie des flammes qui ne laissaient rien  sur leur passage. Malheureusement, certaines poches en veilleuse, sous l’effet du vent, ont repris feu vers minuit. Malgré les efforts consentis par les brigades des Eaux et Forêts de Linguère, Thiel et Gassane, le feu continue toujours de dicter sa loi au tapis herbacé, à l’intérieur du mur de clôture de 120 km. «Ces incendies  sont liés au temps qu’il fait. Il y a beaucoup de vent et de poussière à Linguère. Ce qui ne nous absout pas en terme de responsabilité individuelle. Nous aurions dû prendre soin de cet important capital qu’est le Ranch. Nous devons nous battre pour qu’il n’y ait plus de feu de brousse dans le Ranch. Cela passe par une sensibilisation tous azimuts », a indiqué le préfet Amadou Bamba Koné. Il a lancé un appel à la détermination des uns et des autres pour faire face.
L’autorité administrative a rassuré les habitants. « Actuellement, c’est un phénomène,  le processus est en cours, nous avons déployé tous les moyens et sous peu, le feu sera maîtrisé », a-t-il dit. La reprise de ces feux de brousse dans le Ranch de Dolly de 87.500 ha fait encore trembler les populations du Djolof.

Masse NDIAYE

Les populations de Khogué ont exprimé leur volonté d’avoir de meilleures conditions de vie à travers des infrastructures socio-économiques, à l’instar des autres localités du département de Linguère.

Linguère (APS) - Cette préoccupation ressort du discours du porte-parole du «Dahira sopé Naby», Ibra Dieng, qui s’exprimait à l’occasion du gamou annuel de cette localité située à 14 kilomètres au Sud de Linguère. Le problème le plus crucial, selon M. Dieng, est celui de l’absence du réseau électrique de la Senelec, sans lequel plusieurs activités et services sont inconcevables. La centrale solaire installée par des bonnes volontés ne marche pas non plus, signale-t-il.
S’y ajoute les caprices du réseau de la téléphonie mobile, indique encore le porte-parole, selon qui il faut monter sur les arbres ou chercher des endroits encore plus élevés pour pouvoir appeler et se connecter à l’internet. Ibra Dieng Ndao déplore «la non-présence systématique des autorités», malgré le fait qu’elles sont toujours mises au courant de l’évènement. Selon lui, la seule autorité à y venir est Djibo Leyti Ka, président de la Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT) et leader de l’Union pour le renouveau démocratique (URD, mouvance présidentielle).
«Nous souhaitons aussi le bitumage de la route qui relit cette localité à Linguère, pour faciliter le déplacement de la population, et l’unique collège de proximité est abrité par une école primaire. Le village ne dispose que d’une case de santé qui fonctionne avec les moyens du bord, un véhicule de transport en commun sert d’ambulance pour évacuer les malades», a-t-il encore déclaré.

C’est à travers une journée « portes ouvertes », marquée par une série d’expositions et une conférence sur le thème « participation politique et enjeux de l’emploi des femmes et des filles face aux défis de l’autonomisation », que le Centre de la Cedeao pour le développement du genre (Ccdg) a célébré la gent féminine des 15 pays composant la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Dans le grand hall du Centre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour le développement du genre (Ccdg), des tableaux, réalisés par de grandes artistes comme Anta Germaine Gaye, la reine du sous-verre et Madeleine Devès Senghor, sont exposés. Exploration de l’œil expert pour décoder les messages de cette série de portraits féminins, symbole d’une tradition mais aussi d’une modernité. Ici, la femme est célébrée dans toute sa beauté et sa plénitude : son rôle dans les instances politiques, les enjeux d’emplois, les défis de l’autonomisation, etc.  Cette journée « portes ouvertes », comme l’ont indiqué les organisateurs, vise à promouvoir les réalisations du Ccdg en matière de genre, à échanger sur les défis liés à l’emploi des femmes et des jeunes filles et à renforcer les réalisations avec leurs partenaires. Selon la directrice du Ccdg, Mme Sandra Oulate, le choix du thème de cette année n’est pas fortuit et relève d’un constat global qui montre la féminisation de la pauvreté. Un phénomène qui, si l’on en croit Mme Oulate, est tributaire de la faible présence des femmes dans les instances de décision et dans le marché de l’emploi. « L’autonomisation des femmes ne peut donc se réaliser sans l’ouverture de fenêtres d’opportunités en matière de formation, d’accès à un emploi productif et décent », a-t-elle soutenu. Aussi, elle a tenu à signaler que « le Ccdg octroie, depuis 2010, des bourses d’excellence annuelles (allant de 200.000 à 800.000 FCfa) à 900 filles (issues de familles diminues dans l’espace Cedeao) inscrites dans les établissements scientifiques, techniques et professionnels. Un quota de 20% des bourses est désormais disponible pour les garçons depuis 2015 dans les cinq pays pilotes». Précédée par une série d’activités organisées durant le mois de mars par le département des affaires sociales et genre de la Commission de la Cedeao qui assure la tutelle du Ccdg, cette journée « portes ouvertes » a été l’occasion de définir de nouveaux objectifs.

Il s’agit, entre autres, de faciliter l’accès des filles aux connaissances et à l’emploi, de relever les capacités de production des femmes du Sénégal, de dresser un bilan des progrès réalisés par le Ccdg en matière d’égalité genre. Bref, il est absolument nécessaire, selon Mme Sandra Oulate, de dérouler, dans l’espace Cedeao, des politiques concertées avec tous les acteurs au regard du rôle déterminant des femmes dans le développement et leur part importante dans la population. Tout cela suppose, selon elle, une accélération des transformations sociales et économiques voulues.

Marame Coumba SECK

Les services de santé de la région médicale de Kolda sont débordés par les consultations à la retraite spirituelle de Médina-Gounass. Ils rassurent les patients qui sont pour la plupart âgés et souffrant d’hypertension artérielle. Il est aussi à saluer le dispositif de la gendarmerie qui enregistre déjà de bons résultats.

La forte chaleur, la fatigue résultant des longs trajets des pèlerins qui viennent au « daaka » de Médina-Gounass, mais aussi l’âge avancé de la plupart des personnes font que les services de santé ne chôment pas. Rien que pour la journée du dimanche, soit le deuxième jour du « daaka », 189 consultations ont été enregistrées par l’équipe médicale déployée. De la région médicale de Kolda et à travers le district de Vélingara, l’équipe médicale est répartie sur trois sites : le « daaka », le poste de santé et le centre de santé de la ville.

« Les 90 % des personnes qui viennent nous voir sont des personnes âgées. L’hypertension artérielle est le premier motif de consultation. Suivent les maladies respiratoires et la fatigue », explique le Dr Léonce Faye. Ce dernier, généraliste, est accompagné d’un urgentiste, mais aussi de huit infirmiers, de quatre agents de santé communautaire, de six animateurs de la Croix-Rouge et de deux pharmaciens.

Avec les trois ambulances de l’équipe, les évacuations se font en ville suivant la gravité des cas. Pour le moment, trois personnes l’ont été pour du diabète, une hernie et un asthme.
« Nous conseillons aux personnes de boire beaucoup d’eau, mais aussi d’avoir une bonne hygiène alimentaire vu que l’hypertension artérielle est très présente. Il faut reconnaître que ce n’est pas évident étant entendu que les gens se nourrissent ici de beaucoup de viande », regrette l’infirmier Ndaraw Guèye.

La pharmacie bien approvisionnée permet aussi aux pèlerins de disposer gratuitement de médicaments.
Cette année le déploiement des éléments de la gendarmerie cette année au « daaka » est une véritable démonstration de force. Avec trois escadrons faisant chacun plus de cent hommes, mais aussi le renfort d’une unité antiterroriste, d’une unité anti-drogue et d’une unité de police judiciaire, les gendarmes sont partout visibles sur le site de la retraite et en ville. Le pèlerin  qui arrive par la route de Tambacounda remarque aisément le jalonnement de l’unité d’auxiliaires qui veillent au grain sur la route nationale.

Le quotidien des hommes en bleu est un travail continu de 24 h sur 24. « Le bouclage de la localité, du site et du lieu de culte constitue le dispositif sécuritaire mis en place. Nous procédons à la surveillance de la circulation des véhicules et des piétons, mais aussi à la protection et à la sécurité des personnes et des biens avec des patrouilles en permanence », explique le lieutenant Diouf, l’un des chefs d’escadron.

Une garde permanente est organisée au domicile du marabout et au site réservé au président de la  République pour son éventuelle venue. Les hommes font pour le moment deux factions de quatre heures dans les 24 heures, soient 8 heures. Ils sont relevés toutes les quatre heures. Mais ce dispositif est susceptible d’évoluer ou de changer en cas de « débordement ou d’arrivée d’une autorité », selon le lieutenant.

Les gendarmes ont déjà procédé à de nombreuses arrestations pour vol, usage ou détention de chanvre indien, trafic de tabac (un produit prohibé ou encore détention d’armes artisanales). Ces arrestations ont été rendues possibles par la permanence des patrouilles, explique le lieutenant.


Ibrahima Khaliloullah NDIAYE, envoyé spécial

Quarante-huit heures après le démarrage de la retraite spirituelle de Médina-Gounass, les pèlerins se retrouvent confrontés à une véritable pénurie d’eau. Un manque dû à la non-fonctionnalité du deuxième forage qui devait être fait en 72 heures, mais aussi à une diminution du nombre de camions citernes. Des efforts ont été faits pour l’électricité et la sécurité.

Le maire de la ville de Médina-Gounass, par ailleurs président du Comité «Dental Daaka», Seydou Bâ, est amer 48 heures après le démarrage de la retraite spirituelle. L’ire du premier magistrat est due au manque d’eau aussi bien sur le site du « daaka » qu’en ville. « Je pense qu’il faut aller vers une solution définitive et non plus de solutions conjoncturelles. La situation est difficile puisqu’on nous avait promis que les problèmes d’eau seraient derrière nous, mais nous les vivons toujours. Et pas plus tard que le vendredi dernier, de nombreux pèlerins n’ont pas pu trouver de l’eau pour faire leur ablutions », regrette M. Bâ.

Il indique d’ailleurs que le Comité d’organisation avait procédé à l’expression des besoins depuis le mois de décembre dernier. Ces besoins ont été rappelés aux comités départemental et régional de développement et à la réunion nationale. Le forage promis ne voit pas encore le jour et le nombre de citerne n’est pas suffisant. Le comité d’organisation avait sollicité 40 citernes, mais il n’y a eu que 17 sur place. Trois citernes devraient rejoindre le « Daaka ».

Seydou Bâ regrette aussi que certaines bâches à eau ne soient pas de bonne qualité et qu’une partie du « Daaka » soit déconnectée du réseau. La même situation prévaut en ville. L’appel téléphonique du directeur de l’Ofor n’y fait rien. La situation risque d’être plus intenable d’autant que les rangs des pèlerins vont grossir en milieu de semaine dans un contexte où la chaleur est très vive en ce moment de l’année.

La sécurité, un motif `de satisfaction
« Il faut vraiment s’acheminer vers des solutions durables et définitives vu que nous vivons, chaque année, la même épreuve. Et même pour l’électricité nous avions demandé carrément l’érection d’une centrale qui pourrait approvisionner les villages environnants hors « Daaka » et être moins coûteuse que la location de deux groupes électrogènes qui reviennent à 200.000 FCfA par jour et par groupe. Il faut reconnaître que d’immenses efforts ont été consentis pour le courant », a laissé entendre le maire.
Cependant, il note un motif de satisfaction à travers le déploiement de services de sécurité et de secours. La demande de 80 d’éléments de gendarmerie s’est traduite par l’envoi de trois escadrons, soit près de 600 hommes.

Il en est de même pour les sapeurs-pompiers qui sont à 104 éléments, soit bien plus que les 80 réclamés. Le maire de saluer la « bonne collaboration de ces services qui sont aidés par les 157 jeunes volontaires de la ville. Ainsi que d’autres qui « essaient d’apporter leur concours ».
Sur l’organisation, le comité a préparé des laissez-passer et des badges tout en prenant le soin de dégager des issues de secours pour que les services d’ordre et de secours puissent circuler en cas de besoin. Quelques rares véhicules s’approchent de l’épicentre du site du « Daaka » qu’est la mosquée.

Le « Daaka » semble afficher plein même si un rush sera noté dans la semaine. Il est encore difficile d’avoir une idée du nombre de tous ces pèlerins qui affluent de partout, avec la porosité des frontières (les deux Guinée, la Gambie), la variété des moyens de transport (motos, véhicules). Mais quintupler la superficie du site où se tient le « Daaka », entre 2011 et aujourd’hui, passant de 100 à 500 ha, en dit long sur le nombre croissant de pèlerins qui viennent communier, recherchant la satisfaction divine.

Ce vendredi 07 avril à Touba, Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké, porte-parole permanent du Khalife général des Mourides, a reçu une importante délégation envoyée par le Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, pour présenter ses condoléances au Cheikh Sidy Makhtar Mbacké.

La délégation était conduite par Serigne Sidy Ahmed Dabakh et composée de Serigne Babacar Sy, fils aîné du Khalife général des Tidianes, de Serigne Cheikh Tidiane Sy, khalife de Serigne Mansour Sy Borom Dahara Yi, de Serigne Lamtoro Sy, de Serigne Khalifa Lô, de l’Imâm Sarr et de deux de ses neveux.

Un geste fort apprécié par le Khalife général des Mourides, qui a toujours œuvré pour cet élan de fraternité entre les grandes familles religieuses au Sénégal. Par ailleurs, le Khalife général des Mourides a chaleureusement remercié toute la grande famille d’El Hadji Malick Sy, pour l’unité et la concorde qui règnent sous le Khalife Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine. Dans une atmosphère conviviale, Serigne Cheikh Sidy Makhtar Mbacké a profondément prié pour Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et sa délégation.

Serigne Abdou Khafor Mbacké est un guide exemplaire selon le comité de pilotage qui a tenu, ce week-end, à lui rendre hommage.

La deuxième édition de la journée culturelle consacrée à Serigne Abdou Khafor Mbacké et initiée par son fils, Serigne Moustapha Mbacké Imam, s’est tenue avant-hier à la mosquée Massalikoul Djinan de Colobane.

Le conférencier, Serigne Khadim Ndiaye « Tassawouf », a insisté sur le bon comportement d’un mouride. « Ô les fidèles, sachez que le mouridisme est connu pour ses grands érudits et personnalités. D’après Serigne Touba, c’est une obligation d’avoir un guide ; qui s’en détourne, Satan l’égarera », a sermonné Serigne Khadim. En outre, pour lui, il ne s’agit pas de se glorifier de son amour pour Dieu. « L’extinction de cet amour divin est une station complexe à saisir. On n’y arrive pas facilement », a prévenu le conférencier. Pour Cheikh Mouhamed El Bachir Dieng, membre du comité pilotage de la journée, il faut s’approprier des enseignements de l’Islam à un moment où la religion est attaquée de toute part. Selon lui, nombre de personnes s’érigent en islamologue alors qu’ils interprètent l’islam maladroitement.  Le travail de ces pourfendeurs est facilité par les moyens de communication et réseaux sociaux. M. Dieng incite les jeunes à aller chercher du savoir pour mieux préserver le legs des érudits. Le membre du comité de pilotage a fait comprendre que Serigne Touba, dans la quête de l’agrément d’Allah, a vécu la khadriya, la tidianiya avant l’avènement du mouridisme. «La division des musulmans est le seul moyen que nos ennemis utilisent pour pervertir notre société islamique », a-t-il déclaré.

Fils de Mame Mor Diarra Borom Sam, Serigne Abdou Khafor a vécu de 1921 à 2008, soit 87 ans. Après avoir assimilé le Coran auprès de Serigne Mouhamadou Bousso, Serigne Bassirou Mbacké lui recommande d’aller chez Serigne Ousmane Kane de Kaolack, oncle du défunt Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum. Il s’est aussi rendu auprès de Serigne Mouhamadou Dème de Ndiarème pour apprendre les sciences islamiques. Le marabout était connu pour sa piété car il s’adonnait aux prières surérogatoires toute la nuit comme le faisait son père. Il se singularisait par ses actes miraculeux en ressuscitant des animaux.

Serigne Mansour Sy CISSE

La furie des incendies n’a pas épargné le marché des Hlm ce week-end. Malgré l’arrivée des sapeurs-pompiers, alertés vers 4 heures du matin, c’est pas moins de 40 cantines qui ont été calcinées par le feu.
L’incendie s’est déclaré à la partie du marché des Hlm qui se situe le long des deux voies baptisées Allées Thierno Mountaga Tall. Cet aile du marché est un haut lieu du commerce de tissus; ce qui a favorisé la rapide propagation des flammes.
Les soldats du feu du Groupement des sapeurs-pompiers de Dieuppeul ont dû faire preuve de bravoure et d’ingéniosité pour venir à bout des flammes avec les moyens nécessaires composés, entre autres, de deux engins d’incendie, de deux ambulances et d’un véhicule léger. Comme moyens humains, une trentaine d’éléments dont un officier ont été mobilisés. Ils ont cependant eu des problèmes d’accès difficile aux cantines à cause des rues étroites. La récurrente question de l’exiguïté des marchés et des branchements électriques anarchiques sont à nouveau posée à la suite de cet énième incendie au marché des Hlm.

Mbaye S. DIAKHATE

Le marché « Zinc » de la commune de Kaolack a connu un incendie d’une rare violente ce samedi. D’importants dégâts avec une trentaine de cantines sous l’emprise du feu ont été enregistrés en dépit de l’arrivée diligente des soldats du feu.

Scènes poignantes de désolation et de tristesse au marché dit « Zinc » de la capitale régionale du Saloum, haut lieu du négoce des produits agricoles, notamment des légumes de Kaolack, où un incendie d’une rare violence a sévi. Des hangars remplis de pomme de terre, de choux, de navet et de poisson séché ont été la proie des flammes pendant plus de trois tours d’horloge. En dépit du ballet incessant des véhicules de secours du sous-groupement des sapeurs-pompiers, une bonne partie de ce marché niché entre le front de mer et le centre administratif de la ville a été ravagée par les flammes. L’explosion d’une bombonne de gaz provenant d’une gargote serait à l’origine du sinistre qui s’est déclaré aux environs de 07 heures.  Les premières évaluations sur place font état d’une trentaine de cantines entièrement consumées dans ce haut lieu du commerce régional aménagé avec des matériaux précaires avec une dominante de zinc; ce qui lui a donné son nom marché « Zinc ».

Aussitôt, la nouvelle annoncée, le gouverneur de la région de Kaolack, Al Hassan Sall et le préfet Fodé Fall, à la tête d’une délégation du comité local de la Protection civile, se sont rendus sur les lieux. A leur suite, l’envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré, a été au chevet des sinistrés. Elle a, au nom du chef de l’Etat, promis la construction selon les standards établis d’une infrastructure commerciale pour les commerçants exerçant sur le site. Dans l’après-midi du dimanche, une délégation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (Cciak), conduite par son président Serigne Mboup, est venue manifester sa solidarité aux victimes de l’incendie. « Une aide financière leur sera  allouée à titre provisoire en attendant d’évaluer l’ampleur des dégâts et le recensement de tous les sinistrés par une commission ah hoc de l’instance consulaire régionale ultérieurement », a assuré M. Mboup à l’issue de la visite.

Elimane FALL

Pour inciter les confréries soufies à une plus grande implication dans le développement de leurs sociétés, un Forum social soufi (Fss) est prévu du 15 au 17 avril. Vivre le soufisme, selon le commissaire général du forum, Chérif Brahim Tidjani, ne veut pas dire désengagement.  

« Vers un engagement soufi au service de la société », c’est le thème retenu pour la première édition du Forum social soufi qui se tiendra du 15 au 17 avril prochain entre Dakar, Tivaouane et Kaolack. A l’initiative du Mouvement du cercle soufi (Mcs), ce forum permettra aux associations et fondations liées aux confréries soufies de repenser leur stratégie au regard de leurs engagements dans la société. « Dans ce contexte où le monde change de façon globale, il est important de créer un évènement qui réunit non seulement les familles de notre confrérie, la Tidjania, mais aussi la plupart des confréries soufies. Ce qui ne s’arrête pas au Sénégal mais s’étend à tout le monde », a estimé Chérif Sidi Brahim Tidjani, cinquième descendant de Chérif Cheikh Ahmed Tidjani de Fès, fondateur de la confrérie tidjiane. Pour le commissaire général du forum, cette rencontre est une sorte de trait d’union entre les confréries soufies. « Nous cherchons à pousser les associations et les chefs religieux à servir la société et à devenir un levier de développement dans les pays où ils vivent », a-t-il soutenu.

Selon lui, le soufisme est menacé par l’extrémisme qui, malheureusement, est partout présent dans le monde. Et l’une des causes essentielles de ce phénomène, surtout dans le continent africain, est la pauvreté. D’où l’importance des chefs religieux et des confréries de s’impliquer dans le développement pour changer la vie quotidienne des populations.

« A travers le thème choisi, nous voulons dire qu’être soufi ne veut pas dire être un ermite et se désengager du monde dans lequel on vit. C’est justement s’engager dans la société et être au service de tout ce qui nous entoure. Il est important de mettre l’accent sur cela pour pousser les chefs religieux à avoir un discours plus civique envers les talibés pour qu’ils sachent qu’il ne suffit pas de rester dans une « zawya » ou une mosquée pour faire des prières même si c’est la base », a soutenu le Chérif. Il a tout de même précisé que le soufisme n’est ni un parti politique ni une organisation, il est dédié à l’adoration de Dieu et à l’amour du prophète Mouhamed (Psl).

Pour le descendant du fondateur de la confrérie tidjiane, il faut que notre tradition religieuse trouve sa place dans ce contexte de mondialisation. « L’Islam et le soufisme commencent à se déconnecter de la réalité du monde. Il faut préparer la génération à venir à avoir une vision moderne tout en s’enracinant dans les préceptes et valeur de l’Islam et du soufisme », a-t-il souhaité.  
Pour sa part, le secrétaire général du Cercle des soufis, Dieylani Guèye, a souligné que le Sénégal est un pays où la religion fait partie des éléments primordiaux dans les mentalités. « Ce que les gens sont prêts à faire pour leur foi, leur religion, leur confrérie, leur Cheikh, ils ne l’auraient pas fait ailleurs. Donc il faut orienter cette énergie vers une bonne direction, vers des choses d’utilité publique », a-t-il laissé entendre. Ce forum va accueillir en même temps la neuvième édition du colloque international de la tidjania qui réunira des chefs religieux de cette confrérie et des universitaires de neuf pays venant d’une dizaine d’universités et de centres de recherche prestigieux. A en croire Dieylani Guèye, l’objectif du colloque est aussi de réunir les chefs religieux et les intellectuels pour un mariage du cœur et de la raison.

Ndiol Maka SECK

Un ancien mécanicien vient d’écoper de 6 mois de prison ferme pour importation et transport d’armes. Malgré le calme qui règne depuis quelques années en Casamance et dans les pays de la sous-région, les marchands d’armes continuent d’opérer dans l’ombre. L’arrestation au mois de mars dernier d’un ancien mécanicien reconverti en trafiquant d’armes en est la preuve.

Malang Koté vient d’écoper de 6 mois d’emprisonnement ferme par le Tribunal de grande instance de Kolda. Il a été reconnu coupable de détention, de transport et d’importation d’armes de deuxième et troisième catégories sans autorisation administrative. Devant la barre, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés sans donner plus de précision sur l’identité de ses fournisseurs et du lieu d’approvisionnement. Il n’a pas non plus donné des détails sur les destinataires de ces armes qui se trouvent en territoire gambien.  Malang Koté faisait la navette entre la Gambie, le sud du Sénégal et la Guinée-Bissau où il se ravitaillait en marchandise. Il se rendait ensuite en Gambie pour écouler ses armes en passant par la Casamance. Il a été arrêté le 24 mars dernier par les militaires du cantonnement de Diacounda, dans le département de Bounkiling, alors qu’il transportait à bord de sa moto des armes à destination de la Gambie.

M. Aliou DIALLO

L’usage de la drogue est en train de prendre des proportions inquiétantes dans le sud du pays. Certains individus attirés par le gain facile veulent faire de la vente de produits prohibés un métier. C’est le cas notamment d’Aguibou Keita, conducteur de profession, qui vient d’écoper de deux ans de prison ferme pour détention et usage de chanvre indien. A l’enquête préliminaire, il avait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais, devant la barre, il a rejeté en bloc ces accusations en expliquant qu’il n’a jamais détenu ni utilisé de chanvre indien. Il a affirmé que la drogue qui a été trouvée dans une glacière retrouvée dans son véhicule appartient plutôt à un de ses amis. Mais, ce dernier n’a jamais été retrouvé. Le Tribunal de grande instance de Kolda ne s’est pas laissé impressionner par ses dénégations et l’a envoyé passer deux ans derrière les barreaux alors que son co-prévenu du nom de Moussa Ba a été relaxé faute de preuves.

M. A. DIALLO

Un Forum des jeunes entrepreneurs s’est ouvert hier à Dakar. Cette rencontre organisée par la Confejes s’inscrit dans une perspective de promotion des valeurs humaines, de l’employabilité et de l’insertion socioprofessionnelle, notamment de permettre aux jeunes entrepreneurs ou jeunes porteurs de projets de dialoguer directement avec des partenaires techniques et financiers.

La Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (Confejes) est pleinement dans la lutte contre le chômage et la pauvreté des jeunes. L’institution intergouvernementale a ouvert, hier, dans le cadre de la quinzaine de la Francophonie qui se tient à Dakar, le premier Forum des jeunes entrepreneurs. Selon le directeur des programmes jeunesse à Confejes, Macodé Ndiaye, cette rencontre est destinée à mettre face-à-face de jeunes entrepreneurs ou jeunes porteurs de projets avec des institutions de financement, en vue de nouer des partenariats. « Il y a aujourd’hui des moyens techniques et financiers qui dorment dans des ambassades et autres institutions financières. C’est tout l’intérêt de faire féconder des échanges directs entre ces jeunes et ces institutions pour réfléchir sur un éventuel partenariat avantageux », a soutenu M. Ndiaye. Aussi, a-t-il précisé que la Confejes ne prétend pas régler le problème du chômage des jeunes. Toutefois, elle a la chance de pouvoir « indiquer la voie », à travers le financement de quelques projets pertinents de jeunes. «Nos financements varient de 500.000 à 5 millions de FCfa par projet et obéissent à tous les critères établis par notre organisation intergouvernementale. Outre la pertinence du projet, les bénéficiaires doivent être âgés au moins de 18 ans et de 35 ans au plus », a expliqué le directeur des programmes jeunesse. L’organisation de « ce village du jeune entrepreneur » est étalée sur trois jours. Après la première journée qui a porté sur le forum, la seconde sera dédiée à l’organisation d’une exposition de produits des entreprises de jeunes promoteurs ayant bénéficié des financements du Confejes, dans le cadre du Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (Ppej) venus des différentes régions du Sénégal. « La finalité est de permettre auxdits partenaires de constater que les financements ont été utilisés à bon escient ou de relever les défis des différents aléas de la création et de la gestion des entreprises », a souligné M. Ndiaye, qui a informé de la tenue d’une randonnée pédestre comme dernière activité des « amis de la Francophonie ».

Tata SANE

Dimanche 9 avril, Dimanche des Rameaux et de la Passion, à une semaine de la fête de Pâques, les chrétiens chantent «Hosanna!» et portent des rameaux qu’ils agitent en rappel de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem suivie de sa Passion. C’est le début de la Semaine Sainte. Une semaine où la vie et la mort s’affrontent avec à la clé la Résurrection. Elle est aussi riche en rites par lesquels la foi chrétienne annonce notre propre résurrection grâce au Premier-né d’entre les morts.

D’abord, le Mardi saint, jour de la Messe chrismale. « Chrismale » parce que c’est au cours de cette célébration que le Saint Chrême (huile sainte) est consacré par l’évêque diocésain entouré du clergé, en présence des fidèles. Cette huile servira tout au long de l’année pour le baptême, la confirmation et l’ordre. Au cours de cette messe, l’évêque invite également les prêtres à renouveler leurs promesses sacerdotales.

Mais il faut remarquer que l’évêque consacre le Saint-Chrême et bénit l’huile des catéchumènes qui sert dans les célébrations préparatoires au baptême des adultes ou enfants déjà grands et l’huile des malades qui sert dans la célébration du Sacrement des malades. Le Saint Chrême fait, effet, l’objet d’une consécration spéciale avec une liturgie plus solennelle. L’évêque verse le baume dans le récipient contenant l’huile, puis il dit une longue prière de consécration pendant laquelle les prêtres concélébrant étendent la main vers le Saint Chrême.

La bénédiction sur l’huile des malades appelle la communauté à entourer les membres souffrants dans leurs corps. Nous nous souvenons alors de ces paroles de Saint Jacques : « Si quelqu’un est malade, qu’il appelle les anciens de l’Eglise » (Jaques 5, 14). Bénir cette huile affirme donc publiquement que nous ne laisserons jamais tomber l’un des nôtres. La prière de bénédiction de l’huile des catéchumènes rappelle la lutte, le combat, l’effort, parce qu’on ne devient pas chrétien comme on s’inscrit à une association mais par conversion. Car l’appel entendu, l’amour pressenti bouleversent la vie. Combat toujours actuel, et combat public comme la liturgie.

Ensuite, le Jeudi saint, dans les paroisses, les fidèles se rassemblent pour la messe de la Dernière Cène. Ils commémorent l’institution de l’eucharistie. Le prêtre procède au lavement des pieds de douze personnes. À la fin, la Sainte Réserve est portée solennellement en procession jusqu’au reposoir où elle est déposée. Devant le Saint Sacrement exposé l’assemblée passera du temps en adoration. L’Église reste marquée par le deuil, et l’eucharistie ne sera pas célébrée jusqu’à la Vigile Pascale.

Puis, Vendredi Saint, rappel de la mort de Jésus à Golgotha avec le grand chemin de croix à 15h. Célébré tous les vendredis de Carême, il devient plus fervent plus solennel. Plus tard, à l’office de la Passion, devant le sanctuaire dénudé, le prêtre s’étend par terre dans une prostration silencieuse. Après la lecture de la Passion selon saint Jean, viennent les grandes intentions de prière que l’Église pour le monde tout entier. Les fidèles vénèrent la sainte Croix. Enfin la sainte communion, réservée à partir de la Dernière Cène de la veille, est partagée par les fidèles.

Enfin, Samedi Saint, le soir venu, le cierge pascal est allumé au feu nouveau béni par le prêtre. Il le porte et se dirige dans le noir le long de l’allée centrale de l’église, proclamant la gloire du Christ-Lumière. Les fidèles allument leurs cierges à partir du cierge pascal qui, arrivé au chœur, est encensé avant le chant de la grande hymne de Pâques. Une série de lectures bibliques témoigne de l’irruption de Dieu dans notre histoire. Suivent ensuite la préparation de l’eau et le rite du baptême. Si des adultes sont baptisés, leur initiation chrétienne complète aura lieu, c’est-à-dire suivront la confirmation et l’eucharistie. Toute la communauté renouvelle sa profession de foi baptismale et le prêtre asperge les fidèles d’eau fraîchement bénite.
Autant de rites célébrés et qui signifient notre résurrection, nous qui sommes greffés au Christ mort et ressuscité !

Par abbé Roger GOMIS

Dans la nuit du mardi au mercredi, sur les coups de 4 heures, des échanges de coups de feu nourris ont réveillé les populations installées près de la gare routière de Darou Mouhty.

Une opération combinée des forces de sécurité (police et gendarmerie) a fait fuir une bande de malfaiteurs qui tentait de dévaliser une agence de microfinance sur l’axe menant à Darou Mouhty. Les cambrioleurs, au nombre de 10, étaient à bord d’un véhicule 4x4 qu’ils avaient volé à une agence de téléphonie mobile de la place. N’ayant pas réussi leur première opération à Touba, ils ont ciblé l’agence de microfinance. Sur place, ils ont réussi à défoncer les grilles, mais n’ont malheureusement pas eu le temps d’accéder au coffre. Une patrouille de la gendarmerie et une autre de la police alertées ont essuyé les coups de feu des malfrats, mais leur riposte a été immédiate. Pris entre deux feux, les malfaiteurs se sont enfuis, laissant sur place le véhicule volé, des armes blanches et un fusil de chasse. Une enquête a été ouverte.

M. DIEYE

Le comité de modernisation de l’administration publique s’est réuni, hier, pour la première fois, autour du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. A l’issue des échanges, le chef du gouvernement a indiqué trois grandes directives menant vers une administration efficace et efficiente, conformément à la volonté du président Macky Sall exprimée lors du Forum national de l’administration tenu en 2016. A l’issue de la rencontre, le Premier ministre a pris 7 mesures principales.

Pour favoriser une plus grande synergie des actions et, surtout, développer et disséminer le leadership transformationnel indispensable au bon pilotage du processus de modernisation de l’administration publique enclenché à Diamniadio, le président de la République a dressé un cadre de gouvernance global. Les contours sont fixés par le décret n°2017-231 du 7 février 2017 instituant le comité de modernisation de l’administration publique. Sous la présidence du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, ledit organe s’est réuni hier pour la première fois afin de fixer les modalités de mise en œuvre de ce décret.

A l’issue des échanges « fructueux », le chef du gouvernement a tiré des conclusions qui ont porté notamment sur la levée des obstacles à la bonne mise en œuvre des réformes issues du Forum national de l’administration, en particulier celles relatives au Programme d’action prioritaire (Pap), l’organisation des comités thématiques de réforme autour des axes du Schéma directeur de modernisation de l’administration publique (Sdmap) et les modalités d’organisation et de fonctionnement du Comité de modernisation de l’administration publique (Cmap). Le Premier ministre a précisé qu’en décidant d’organiser en avril 2016 le Forum national de l’administration, le président de la République, Macky Sall, a posé deux actes majeurs qui sont à la fois « historiques et novateurs ».

Il s’agit, d’une part, d’instaurer un « dialogue direct, prospectif et constructif » avec les agents publics et, d’autre part, d’engager leur responsabilité et les mobiliser pour une réforme de grande ampleur de l’administration publique. « Cette décision du chef de l’Etat découle d’une certitude inspirée par de multiples expériences à travers le monde et confirmée par de nombreuses études scientifiques : une administration publique efficace et efficiente est une variable stratégique, explicative de l’émergence d’un pays », a soutenu Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Le chef du gouvernement qui a rappelé qu’une « administration publique efficace et efficience est une variable stratégique et explicative de l’émergence d’un pays », a pris un certain nombre de mesures que sont : soumettre à sa signature, dans les meilleurs délais, le projet d’arrêté portant organisation et fonctionnement du comité de modernisation de l’Administration publique ; prendre les dispositions appropriées pour accélérer la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires issu du Forum national de l’Administration en mettant à contribution l’Adie, l’Apix et le Bom ; accélérer le processus d’adoption du Code de déontologie générale des agents publics, d’élaboration de la nouvelle loi de la Fonction publique ainsi que de la généralisation de la Charte Qualité générale du Service public (Norme Iso 9000).

Recommandations du ministère de la Fonction publique
Il s’agit aussi de finaliser, dans les meilleurs délais, en relation avec le ministère chargé des finances, l’élaboration et la mise en œuvre du programme d’appui à la modernisation de l’Administration publique ; d’engager la préparation de la deuxième édition du Forum prévue en 2018 et de soumettre au Conseil des ministres l’adoption du projet de la loi d’orientation de l’Administration territoriale et le projet de décret portant Charte de la déconcentration.

Auparavant, le ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Mme Viviane-Laure Bampassy, avait soumis les 8 recommandations faites par son département. Il s’agit de la soumission, pour adoption au Conseil des ministres, du schéma directeur de modernisation de l’administration, du projet de loi d’orientation de l’administration territoriale et du projet de décret portant charte de la déconcentration. Il est aussi question, par chaque ministère, de transmettre au Comité de modernisation les besoins d’accompagnement pour la réalisation de la charte qualité de son département, mais aussi de la transmission, pour les ministères concernés par le programme d’action prioritaire, de l’état de mise en œuvre des procédures.

Pour finaliser la mise en œuvre du plan d’action prioritaire dans les meilleurs délais, Mme Viviane-Laure Bampassy a sollicité l’adoption d’un dispositif d’accélération des actions à réaliser. Elle a également souhaité la préparation à la signature par le Premier ministre de l’arrêté portant organisation et fonctionnement du comité de modernisation et des comités thématiques de réforme. La désignation des chefs de file des comités thématiques de réforme, l’assurance du fonctionnement régulier des comités thématiques de réforme et la réédition des comptes au comité de modernisation, la transmission au Premier ministre du programme d’appui à la modernisation de l’administration sont aussi de fortes recommandations.

Selon le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, la révision du cadre juridique des ministères est effective avec l’adoption de deux textes : un décret signé par le président de la République qui donne le cadre de l’organisation des ministères et un deuxième décret qui a pour objet de donner le régime juridique ou l’organisation, à travers la mise en place, dans les différents ministères, du poste de secrétaire général.

Ndiol Maka SECK

Les responsables et membres de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), en étroite collaboration avec la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), sont en train de mener une grande croisade contre le tabagisme dans la région nord.

Les responsables et membres de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), en étroite collaboration avec la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), ont tenu, hier, à Saint-Louis, un atelier de sensibilisation des personnels des hôtels et autres réceptifs de la vieille cité sur les conséquences désastreuses engendrées par la consommation du tabac. Face à la presse, Amadou Gaye, vice-président de la Listab, Oumar Diop, secrétaire général de l’hôtellerie de la Cnts, Malick Sala, Djibril Wellé, Seydou Diallo et Cheikh Diarra de la Listab, ont, tour à tour, rappelé les conséquences du tabagisme.

Selon Amadou Gaye, dès 1863, les familles religieuses du Sénégal en ont perçu tous les dangers et interdit l’utilisation du tabac dans les villes saintes comme Thiénaba, Touba, Madina Gounass, Médina Baye et Cambérène, ainsi que dans les églises et paroisses. Fumer, mâcher, chiquer, sniffer, avaler toute forme de tabac ou dérivé de tabac, délivre à l’organisme des milliers de substances nocives pouvant atteindre n’importe quelle partie du corps humain et provoquer des maladies, des décès précoces ou des invalidités. A en croire Amadou Gaye et ses proches collaborateurs, 1,35% des impuissances sexuelles sont liées au tabagisme. Selon lui, on ne peut guérir de l’impuissance sans sevrage tabagique complet, le sperme des fumeurs est moins fécondant.

Il a poursuivi en soulignant que les femmes exposées au tabac ont des difficultés à enfanter, qu’un grand nombre de grossesses exposées au tabac n’arrivent pas à terme ou donnent naissance à des enfants plus souvent malades et risquant de mourir précocement et que les enfants des fumeurs réussissent moins à l’école. Quant à Cheikh Diarra, responsable régional de la Listab de Saint-Louis, il a précisé que le tabac tue 6 millions de fumeurs par an et 600.000 non fumeurs exposés au tabagisme des autres. Selon lui, le tabac tue plus que le sida (2,1 millions) et la malaria (800.000) réunis.

Le tabac a tué plus d’humains que toutes les guerres réunies et il tue, chaque jour, l’équivalent de la population de la ville de Mekhé ou sept fois les morts du bateau « Le Joola ». Il est également responsable de plus de 23 maladies sources de morts prématurées et d’invalidités. Les fumeurs, ont-ils dit en chœur, ruinent notre économie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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