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Société & Faits divers (1328)

Le nouveau procureur général de la cour d’appel du tribunal régional de grande instance de Thiès (ouest), Cheikh Tidiane Diallo, a été installé jeudi dans ses nouvelles fonctions au sein de cette juridiction couvrant également la région de Diourbel (centre).

Le magistrat Cheikh Tidiane Diallo, nouveau procureur général de la cour d’appel du tribunal régional de grande instance de Thiès (ouest), s’est engagé à contribuer à la réduction des longues détentions préventives en apportant plus de célérité dans le traitement des dossiers judiciaires. Selon lui, la cour d’appel de Thiès fait partie d’un ensemble de juridictions, au sein desquelles « des décisions de justice importantes » sont rendues par les magistrats et le personnel judiciaire en général, « pour arriver à une bonne administration de la justice ». Cheikh Tidiane Diallo, qui remplace à ce poste Boubacar Albert Gaye, a fait part de sa volonté de relever des « défis » notamment liés à la sécurité des personnes et à la recrudescence du vol de bétail, de même que la problématique de l’usage et du trafic de drogue. Le nouveau procureur général du tribunal de grande instance de Thiès s’est félicité du choix porté sur sa personne, avant de promettre de laisser sa porte ouverte pour l’ensemble des acteurs de la justice, en vue d’une « parfaite collaboration » qui permettrait de « remplir correctement les missions » assignées à cette juridiction.

Cheikh Tidiane Diallo, magistrat de carrière, jusque-là secrétaire général du ministère de la Justice, a travaillé à la cour d’appel de Dakar et à la Cour de cassation, avant de servir la Direction de l’administration pénitentiaire. Son prédécesseur, Boubacar Albert Gaye, estime avoir « rempli dignement » sa mission à Thiès, après avoir occupé « de hautes fonctions dans l’administration judiciaire, de 1980 à 2016 ». Selon lui, les magistrats sont confrontés au défi de rester à l’écoute des populations, mais aussi à celui portant sur la nécessité de « veiller à une bonne administration de la justice, une justice au service du peuple ».

APS

A son retour d’exil en 1912, le fondateur du Mouridisme a été assigné à résidence à Diourbel où il est rappelé à Dieu en 1927. Ces 15 ans de présence du Cheikh feront l’objet d’une commémoration les 22, 23 et 24 décembre 2016.

Les quinze ans de présence de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké à Diourbel (1912-1927) seront commémorés les 22, 23 et 24 décembre à l’initiative du dahira "Mafatihoul Bichri", selon l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Les manifestations prévues se tiennent avec la bénédiction du khalife général des mourides, Cheikh Sidy Makhtar Mbacké qui, selon le texte, a magnifié l’initiative et insisté pour la pérennisation de l’événement.

Auparavant, souligne l’Aps, les initiateurs du Magal avait reçu les faveurs de Serigne Mountakha Mbacké qui veille sur le legs de Serigne Touba à Diourbel. « Je lance un appel à tous les musulmans, à tous les mourides du Sénégal et de la diaspora pour venir participer à ce Magal des 15 ans de séjour de Serigne Touba à Diourbel. C’est inédit, c’est la première fois que cela se réalise ici à Diourbel », a dit le responsable des relations extérieures du dahira, Serigne Modou Diakhaté, lu à l’Aps.

Des marches, des conférences et des chants religieux sont prévus pour meubler les journées. Aussi, un hommage sera rendu à Mame Diarra Bousso, le 22 décembre et à Mame Cheikh Ibrahima Fall, le lendemain. La cérémonie officielle se tiendra le 24 décembre. En prélude à l’événement, le dahira a organisé, samedi et dimanche, des journées de consultations gratuites et de don de médicaments en collaboration avec le Réseau des cadres du Baol (Recab). Un staff médical d’une trentaine de médecins de diverses spécialités a été mobilisé.

« Hier, nous avons vu 800 patients. Aujourd’hui, je pense que nous atteindrons le même chiffre. Il y a beaucoup d’hypertension artérielle, pas mal de cas de diabète, d’arthrose et de myalgie ainsi que quelques cas de gynécologie. Des cas liés à la pédiatrie et à l’ophtalmologie ont aussi été notés", a souligné le professeur Lamine Guèye, président de la commission médicale du Recab dans l’Aps. Une conférence a été organisée pour sensibiliser les femmes sur le cancer du sein.

"Mafatihoul Bichri" est une association de disciples mourides décidés à vulgariser et fructifier les enseignements du séjour du fondateur du Mouridisme à Diourbel où il était gardé en résidence surveillée.

Ndiol Maka SECK avec APS

Un plaidoyer pour une meilleure appropriation de leurs activités par les pouvoirs publics, c’est le travail que compte mener le président de l’Association pour la promotion économique, culturelle et sociale de Yoff (Apecsy), Serigne Mbaye Diène dit Khalifa.  

Dimanche dernier, au siège de l’Association pour la promotion économique, culturelle et sociale de Yoff (Apecsy), s’est tenue une assemblée générale de renouvellement des instances initiée par ladite entité. Cette rencontre a marqué la fin à la mandature de l’ex-comité directeur (1er décembre 2013-18 décembre 2016). Serigne Mbaye Diène dit Khalifa, réélu président, a tracé sa feuille de route, avec comme axe prioritaire « le redimensionnement des statuts en tenant compte du contexte actuel ». Selon lui, il faut augmenter les investissements parce que la demande sociale est assez forte.

« Si nous ne trouvons pas des moyens supplémentaires, nous n’aurons pas satisfait les besoins de la communauté », a laissé entendre M. Diène. Un autre axe qui tient à cœur Serigne Mbaye Diène dit Khalifa, c’est d’aller vers les mines et autres secteurs d’activité. « Il faut que nos jeunes sortent travailler dans ces secteurs et revenir investir dans la communauté. Nous sommes une organisation qui prolonge la mission de l’Etat », a-t-il expliqué. « Notre travail, durant cette prochaine mandature, c’est de faire de telle sorte que l’Etat comprenne ce que nous faisons », a soutenu le président de l’Apecsy qui trouve « paradoxal que ceux qui font des efforts en investissant dans leur communauté payent des taxes à l’Etat ».

Selon lui, l’Apecsy continue de recevoir des demandes de soutien de personnes malades qui veulent être opérés alors que son budget est déjà consommé. L’Etat nous confond avec une association privée parce que nous générons des revenus. Mais, faut-il comprendre que nous ne faisons pas de bénéfice. L’Apecsy réinvestit dans la communauté qui essaie de se prendre en charge », a-t-il affirmé Khalifa Diène.
Selon ce dernier, l’association ne fonctionne pas avec une quelconque cotisation de ses membres et ne vend pas des cartes d’adhésion. « Nous tirons nos ressources, aujourd’hui évaluées à 130 millions de FCfa, du site que l’Etat a donné à l’Apecsy. L’exploitation des bâtiments qui y sont construits génère ces revenus », a-t-il expliqué.

 

 

Serigne Mansour Sy CISSE

(Bignona) - Chérif Boun Chamsidine Aïdara, porte-parole du khalife général de Darsalam Chérif (Bignona, sud), dit espérer que les cités chérifiennes de la Casamance bénéficieront du projet gouvernemental de modernisation des cités religieuses.

« Nous nous félicitons de ce grand projet de l’Etat qui vise à moderniser les cités religieuses. C’est un programme noble qui est venu à son heure. Mais nous avons espoir que ce programme s’intéressera un jour aux cités chérifiennes de la Casamance », a notamment dit le porte-parole du khalife de Darsalam Chérif. Il s’exprimait samedi lors de la cérémonie officielle en marge de la Ziarra annuelle de cette cité religieuse présidée par le gouverneur de la région de Ziguinchor Al Hassan Sall. Plusieurs élus locaux, des autorités administratives, des chefs de services, des délégations étrangères et plusieurs fidèles ont pris part à cette cérémonie.

« Les cités chérifiennes de la Casamance sont très patientes. Mais nous gardons espoir que ce projet qui vise l’ensemble des foyers religieux puisse venir dans nos localités pour nous doter plus d’infrastructures », a poursuivi Chérif Boun Chamsidine Aïdara. Devant le gouverneur et plusieurs officiels, il a salué un « strict respect de tous les engagements pris par l’Etat » pour la bonne organisation de la Ziarra. « De l’hydraulique à l’électricité en passant par la santé, la sécurité, la dotation en vivres etc. l’Etat a respecté toutes les promesses qu’il avait tenues lors des réunions préparatoires », s’est félicité le porte-parole du khalife général de Darsalam Chérif.

Lors de son adresse aux fidèles et aux officiels, le khalife général de Darsalam Chérif, Cheikh Atab Ould Cheikh Chamsidine Ould Cheikh Mahfouz Aïdara a invité l’Etat « à doter plus d’équipements aux jeunes et aux producteurs pour faciliter un retour à l’agriculture et encourager le développement économique ». Des fidèles musulmans venus du Sénégal et de la sous-région ont rallié au cours du week-end Dar Salam Chérif (Bignona, sud), un foyer religieux fondé en 1913 par Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara, un guide religieux qui a beaucoup œuvré à l’expansion de l’islam dans la sous-région.

Né en 1855 à Hoad en Mauritanie, Cheikh Mahfouz Ould Cheikh Abba Aïdara repose depuis 1919 à Darsalam Chérif, qu’il a fondé en 1913. Situé dans la commune de Kataba 1, dans le département de Bignona dans la région de Ziguinchor, Darsalam Chérif reste une marque indélébile du passage de Cheikh Cheikhna Mahfouz Aïdara. Ce saint homme reste l’un des guides religieux dont l’action impacte toujours directement ou indirectement sur le vécu quotidien de certaines populations de l’Afrique de l’Ouest dans sa mission d’expansion de l’Islam.

Durant sa vie, Cheikh Mahfouz œuvra pour l’expansion de l’œuvre de son ancêtre et prophète de l’islam Mohamad (Psl) en Guinée Bissau, en République de Guinée, au Mali, en Gambie et au Sénégal, plus particulièrement chez les Balantes et les Diolas de la région naturelle de la Casamance, renseigne une biographie dont copie est remise à l’APS.
(APS)

A l’invitation de son excellence l’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, Alberto Virella, le navire « Juan Sebastián de Elcano » qui mouille au port de Dakar a accueilli du beau monde avant-hier à l’occasion de son deuxième passage dans la capitale sénégalaise. Dans les eaux dakaroises depuis trois jours, le voilier école de la marine espagnole « Juan Sebastián de Elcano » ne peut laisser indifférent. A l’heure nocturne, ses quatre-mâts et ses multiples voiles, qui en font le troisième plus grand voilier du monde, resplendissent de mille feux.

Le diplomate entend renforcer, par cette visite, les relations entre son pays et le Sénégal, avec la marine sénégalaise particulièrement. Le « Juan Sebastián de Elcano » constitue d’ailleurs, selon l’ambassade d’Espagne à Dakar, le « principal moyen de diplomatie sur lequel compte la marine espagnole ». Sa présence dans des ports étrangers contribue aussi, selon l’ambassade, « de façon remarquable à appuyer la politique extérieure d’Espagne et à montrer son pavillon, en plus du fait de fournir une bonne image, en permettant qu’un grand nombre d’ Espagnols vivant en dehors de leur patrie puissent marcher sur ce "morceau d’Espagne qui navigue" ».

Sous la responsabilité du capitaine du vaisseau Victoriano Gilabert Agote, le voilier, avec ses quatre-mâts goélette à hunier, vogue  sur les mers depuis 89 ans, navigant dans les sept mers, faisant 10 voyages autour du monde et a passé par 70 différents pays, à un total de 1.725.000 milles nautiques.

« Il évoque la tradition séculaire de la marine espagnole. Il nous transporte dès qu’on le visite et que l’on s’imprègne de l’allure de son équipage, de la splendeur du cuivre, du fer et du bois verni de son pont, aux époques anciennes. Il nous rappelle l’explorateur espagnol qui lui a donné son nom, celui qui fit au XVIème siècle la première circumnavigation du globe », souligne aussi une note de l’ambassade. La visite actuelle s’inscrit dans le cadre de l’encadrement et de la 88ème Campagne de formation des 45 futurs officiers de la marine espagnole qui forment l’équipage du navire. Le navire, qui a levé l’ ancre au mois d’août dernier, vient du Brésil après avoir mis cap sur Lisbonne, les Iles Canaries, les Iles du Cap-Vert. Il a, à son bord, 23 officiers, 21 sous-officiers, 123 marins et 4 civils.
Il offre ainsi, toutes les années, une formation et un entraînement aux jeunes aspirants officiers de la marine espagnole. Le bateau-école « passe trois quart de son temps en mer pour faire endurer à ses jeunes pensionnaires la vie sur mer. Les amener ainsi à « vivre et travailler dans des espaces réduits pour des longues périodes, loin de leurs familles », mais aussi les faire souffrir par les mers très houleuses et la violence des vents.

Dans l’actuelle LXXXVIII croisière, les 45 gardes-marines appartenant à la 418ème promotion du Corps général et 148 de l’Infanterie de marine réalisent à bord du voilier une part de leur plan d’études de la quatrième année de leurs études universitaires. Ils étudient des disciplines comme la navigation, l’astronomie, la météorologie, la tactique amphibie, la sécurité et la protection…

« Le voilier porte le nom du marin espagnol qui a effectué le premier tour du monde en 1522, finissant le voyage qui avait commencé sous la responsabilité du marin portugais – au service de la Couronne Espagnole – Fernando de Magallanes qui décéda à moitié de la traversée.
À son retour, le roi Carlos I d'Espagne a offert comme récompense à Elcano un blason avec la légende "Tu primus circumdedisti me" en latin, "Tu as été le premier à m’entourer" », explique l’ambassade d’Espagne à Dakar. La dernière fois que le navire fut mis à quai à Dakar remonte à l’année 1976.

 

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Devant la montée de l’extrémisme  religieux  dans le monde avec son spirale de morts et de détresse, le Khalife  général des Kountiyou du Sénégal à Ndiassane, Serigne Cheikh Bou Mouhamed Kounta a suggéré aux pouvoirs publics l’introduction d’un enseignement religieux de qualité à l’école française.

Ndiassane, dans une grande ambiance, le temps d’un baptême. En effet, la localité, calme d’habitude était grouillante de monde. Les grandes artères sont occupées par des marchands venus du Mali, de la Gambie, des autres parties du Sénégal. Ils proposent une gamme variée de produits. Des tissus, des produits cosmétiques, des habits bien cousus, de l’encens, des fruits sauvages allant du jujube en passant par des noix de rônier, entre autres. Non loin de l’esplanade où se tient la veillée religieuse au cours de laquelle les enseignements du Coran et les Hadiths du prophète Mouhamed (Psl) sont décortiqués tout comme les éclairages de Cheikh Abdou Khadre Djeylani et ceux de  Serigne Cheikh Bounama Kounta, fondateur de Ndiassane, un marché de chapelets est installé. Là, toutes les formes et couleurs de perles utilisées dans la confection de chapelet sont présentés. Les clients ont l’embarras du choix. Pour combattre le  froid, des vendeurs de café bien chaud jouent également leur partition dans une atmosphère de convivialité, de paix.

A l’occasion, le son porte-voix, Serigne Abdourahmane Kounta, a indiqué que c’est dans la tête qu’il faut combattre l’extrémisme religieux en rappelant aux chefs de famille leurs responsabilités dans l’apprentissage du Coran de leurs enfants dès le bas âge. «  Et pour parachever cet enseignement, il est important de l’introduire  à l’école française où les enfants vont passer beaucoup plus de temps » a-t-il préconisé. Selon lui, chaque musulman a l’obligation de s’inspirer des comportements du prophète Mouhamed (Psl) enseignés en termes de pratiques religieuses mais aussi de comportements dans la vie de tous les jours. «  Ceci, aussi bien durant les périodes difficiles dans la marche de l’Islam que les moments d’allégresse. Son mode de gouvernance devrait être revisité par les leaders pour s’en inspirer le plus souvent possible », a-t-il lancé.

Dans ce modèle conceptuel du prophète, Serigne Abdourahmane Kounta a relevé la recherche systématique du compromis au profit de la paix, la concorde, le respect mutuel et la solidarité entre tous les Hommes. « C’est vous dire que l’ostracisme, les interprétations restrictives n’ont jamais été la tasse de prophète Mouhamed (Psl), l’espérance pour un monde équilibré, stable », a-t-il ajouté. «  Islam rime avec paix », a-t-il asséné. Il a  remercié le chef de l’Etat, Macky Sall, son gouvernement et la délégation conduite par le ministre de la Décentralisation, Abdoulaye Diouf Sarr.

Accompagné du ministre des Forces Armées, Dr Augustin Tine, du ministre Cheikh Mbacké Sakho en charge des relations avec les pôles religieux, du gouverneur de Thiès, Amadou Sy, entre autres personnalités de l’administration territoriale, et  des différentes institutions de la République, Abdoulaye Diouf Sarr a apporté les salutations et les félicitations du président de la République. «  Notre présence est une marque de sympathie, d’amitié et de relations cordiales entre Ndiassane et les pouvoirs publics », a-t-il noté, sollicitant des prières pour le Sénégal et ses autorités, surtout le président de la République afin qu’il puisse réaliser son ambition pour le pays.

 

 

Mbaye BA

D. Seydi, ce jeune homme de 36 ans ayant avoué haut et fort avoir été l'auteur des profanations de tombes au cimetière de Pikine a été déféré au parquet, hier, par la police de Pikine. Il a fait une déclaration fracassante devant les enquêteurs à qui il a révélé avoir entretenu des relations sexuelles avec les défuntes qu’il avait déterrées.  

La récurrence des cas de profanation de tombes au cimetière de Pikine avait fini de hanter le sommeil de la communauté musulmane qui y enterre ses morts. Le phénomène avait pris une telle ampleur que toute la communauté s'était mobilisée pour mener un combat sans merci contre les violateurs de ce lieu de sépultures.

La police de Pikine, sous la direction du commissaire Adramé Sarr, de même que la mairie de Pikine voire la population avaient, chacun de son côté, pris des initiatives pour aller en guerre contre ces hors-la-loi d'un autre genre. Des individus, dont les deux fossoyeurs de ce cimetière, avaient été arrêtés sans que le phénomène ne soit stoppé. En effet, à force de traquer les profanateurs, la police de Pikine finit par mettre la main sur D. Seydi qui, contre toute attente, a déclaré haut et fort qu'il est bel et bien l'auteur de tous les cas de profanations enregistrés depuis l'année dernière. Lors de son interrogatoire, il avait déclaré qu'il n'agissait sous les ordres de personne en précisant que c'est au cours de son voyage au village de Guiguéro Bocar sis à Kolda, il y a un mois, que l'un de ses proches lui avait fait comprendre qu'une personne morte ne doit pas être enterrée.

A l'en croire, c'était la raison pour laquelle il avait pris son courage à deux mains pour se rendre ensuite au cimetière de Pikine dans le but de déterrer les morts en vue de les délivrer. Une version peu plausible quand on sait que les cas de profanations dont il réclame la paternité datent de bien avant ce voyage. En outre,  un mystère continue de planer sur la véritable personnalité de ce jeune homme dont le père tout comme le jeune frère ont révélé qu'il était en permanence absent de la maison. « Il se rendait régulièrement en Casamance et à chaque fois qu'il revenait, il passait le plus clair de son temps à Grand-Dakar », ont-ils déclaré. Au cours de ses aveux, D. Seydi a expliqué aux policiers les procédés qu'il utilisait pour déterrer les morts qui, au total, sont au nombre d'une dizaine environ.

Lorsque l'enquêteur lui a demandé pourquoi les corps des défuntes qu'il déterrait se retrouvaient sans linceul, il a répondu tout bonnement que c'est parce qu'il entretenait des relations sexuelles avec elles. Une déclaration ahurissante que les limiers avaient de la peine à croire. Mais quand, au cours de la fouille corporelle à laquelle il a été soumis, des coupures de photos pornographiques sont découvertes dans ses poches, de même que des lames à raser, les limiers ont vite pensé qu'ils ont affaire à un obsédé sexuel. Il a été déféré au parquet pour violation de sépultures, profanation de cadavres, actes de charlatanisme et de sorcellerie susceptibles de nuire à l'ordre public et actes contre-nature.

 

Abdou DIOP

L’Oim et ses partenaires ont appelé, hier, à une humanisation des politiques d’immigration. Ils célébraient la journée internationale dédiée aux migrants. La rencontre, organisée en partenariat avec la coopération espagnole, s’est tenue à l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad).

L’antenne sénégalaise de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) a célébré, hier, la Journée internationale des migrants, de concert avec la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Ficr), autour du thème « Respect, sécurité et dignité pour tous ; quelles contributions positives des migrants ? » A l’occasion, le chef du bureau de l’Oim Sénégal, Jo-Lind Roberts Sène a d’abord regretté le concept « Barça ou Barsax », qui signifie « l’Europe ou la mort ».
Pour elle, il faut une autre alternative à l’immigration irrégulière. Mme Sène déplore le fait que les migrants ne saisissent pas les opportunités qui s’offrent à eux pour séjourner conformément aux lois des pays d’accueil. Les jeunes qui tentent de partir ne sont pas bien informés. Le manque d’accès aux services, la pauvreté poussent, d’après elle, les candidats à aller vers l’immigration ou à l’aventure tout court.

Cette journée a été consacrée aux efforts conjoints portés par la société sénégalaise pour transformer la migration en un atout et un choix sûr, vecteur de stabilité pour le Sénégal, ses communes et ses habitants. Selon Ngoné Ndoye, présidente de l’Ong Femmes, enfants, migration et développement communautaire (Femidec), les difficultés rencontrées dans l’immigration poussent les candidats à choisir la voie illégale. « Nos partenaires sont convaincus que nous devons humaniser la migration, les pays européens ont besoin de rajeunir leur population », a déclaré l’ex-ministre des Sénégalais de l’Extérieur, non sans ajouter que la migration est « un atout de développement pour les pays d’origine et d’accueil ». Mme Ndoye a déclaré que 4.000 Sénégalais sont entrés irrégulièrement en Italie, sans compter ceux qui ont suivi le même chemin illégal de l’Allemagne, des Etats-Unis, de l’Afrique du Sud, de l’Arabie Saoudite, etc. Ngoné Ndoye a affirmé que l’on est dans l’incapacité de recenser le nombre de Sénégalais basés à l’extérieur. « Nous lançons un appel à la communauté internationale à ouvrir les frontières pour humaniser les frontières », a-t-elle invité.

Interpellé sur les obstacles notés dans les centres de rétention, le secrétaire général de la Croix-Rouge Sénégal, Mamadou Sonko, a précisé que leur organisation ne peut pas se substituer aux Etats. Il a révélé que des candidats à l’immigration refusent de retourner au bercail. Pour cette année, une cinquantaine de cas ont été connectés à leurs familles qui étaient restées sans avoir leurs nouvelles.


Serigne Mansour Sy CISSE

Mes Seydou Diagne et Ciré Clédor Ly ont été commis par le groupe des leaders du front « Manko Wattu Senegal » pour s’occuper du dossier auprès des juridictions ou instances de juridictions financières. « Nous allons saisir les autorités judiciaires et financières de l’Etat de New-York, parce que Frank Timis dont il s’agit dans cette affaire est une société qui est cotée en bourse dans cet Etat. Ce qu’il faut savoir, c’est que la compétence des instances judiciaires et financières de l’Etat de New-York est fondée sur une loi américaine de 1977 qui s’appelle Foreign corrupt practice act, qui est une loi anti-corruption américaine qui a vocation à s’appliquer sur l’ensemble des Etats du monde entier », si l’on en croit Me Seydou Diagne.

Les défenseurs de la cause des partis de l’opposition montrent leur détermination à aller jusqu’au bout de leur logique, expliquant le contenu de cette loi américaine qui lutte contre la corruption. « Cette loi est fondée sur la transparence financière parce que la législation américaine ne veut pas que les acteurs du marché boursier de l’Etat de New-York donnent de fausses informations ou arrivent à être hyper-cotés sur la base de pratiques qui ne seraient pas orthodoxes », relève Me Diagne.
Selon lui, l’autre élément de compétence de cette loi prévoit qu’il n’est nullement besoin que les faits reprochés à cet auteur du marché boursier se déroulent sur le territoire des Etats-Unis.

Les avocats de « Manko Wattu Senegal » sont en connexion avec leurs confrères du barreau américain de New-York qui préparent la saisine des autorités boursières et du parquet dénonçant ainsi les faits présentés comme des « opérations suspectes en violation des législations sénégalaise et américaine ». Dans la même dynamique, concernant Cosmos, les avocats constitués de Mes Seydou Diagne, Ciré Clédor Ly et Assane Dioma Ndiaye, chargés de défendre dans la plainte déposée par les conseils de Frank Timis, demeurent mobilisés. Ils étaient revenus sur la plainte qui a été déposée par des éléments de la société civile au niveau de l’Ofnac. « Nos clients vont se joindre à cette plainte pour donner des éléments complémentaires pour l’instruction convenable de cette affaire », font-ils remarquer.  

Cheikh Malick COLY

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d'activités de l'année en cours, la commission nationale de l'Unesco organise une séance de renforcement de capacités au centre social de Pikine à l'intention d'une vingtaine d'artisanes du département de Pikine. Cette formation d’une quinzaine de jours est destinée à autonomiser de manière effective les participantes en les mettant dans des conditions qui pourront leur permettre de pouvoir voler de leurs propres ailes.

La commission nationale de l'Unesco est partie du constat que les femmes assurent aujourd'hui beaucoup de charges dans leurs foyers respectifs. Si bien qu'elles sont incontournables dans la prise en charge des dépenses familiales. Par conséquent, les rendre financièrement autonomes leur permettra de pouvoir mieux faire face aux charges liées à l'éducation de leur progéniture. C'est la raison pour laquelle la commission nationale de l'Unesco a déroulé ce programme qui en est à sa deuxième édition dans l'optique de contribuer à l'effectivité de l'éducation pour tous.

Secrétaire général de la commission nationale de l'Unesco, Aliou Ly a rappelé que les bénéficiaires sont des couturières qui, jusqu'ici, ne disposait pas de machine pour pouvoir exercer leur travail. Une situation de précarité que ce programme met fin car, au terme de cette session de formation, chaque bénéficiaire sera dotée d'une machine neuve qu'elle va utiliser pour démarrer ses activités professionnelles dans le domaine de la couture. « Dans huit mois environ, chaque bénéficiaire pourra acheter sa propre machine et éventuellement recruter du personnel », a indiqué Aliou Ly qui révèle que des bénéficiaires de la session précédente ont réussi à acheter deux machines à coudre et mieux faire fonctionner leurs entreprises.

Il a affirmé que c'est avec l'encouragement et le soutien de Serigne Mbaye Thiam qui est aussi le président de la commission nationale de l'Unesco que ladite structure a pu bénéficier d'un appui de l'Unesco ayant rendu possible cette session de formation. Il a également ajouté que chaque bénéficiaire s'est engagée à former au moins trois à cinq jeunes filles dans le domaine de la couture. Ce qui lui a fait dire que ce projet a pour avantage non seulement de lutter contre le chômage, mais aussi contre la féminisation de la pauvreté. Encadreur des bénéficiaires, Ousmane Bâ pense qu'au terme de cette formation, les participantes seront bien outillées pour pouvoir démarrer leurs propres entreprises.

 

 

Abdou DIOP

La police de Guinaw Rails a démantelé la bande de malfaiteurs qui prenaient pour cible les automobilistes coincés dans les embouteillages. Après avoir participé à une opération ayant coûté 7 millions de FCfa à un Indien au volant de sa voiture immobilisée sur l’autoroute pour cause d’embouteillage, deux membres de ce gang sont tombés à la suite d’un désaccord né du partage du butin.

Récemment, un ressortissant indien a été victime d’attaque à main armée de la part d’un groupe de malfaiteurs qui l’avait localisé au beau milieu du trafic routier perturbé par un embouteillage monstre. Sous la menace d’armes blanches, les bandits ont réussi à emporter les 7 millions de FCfa de l’Indien avant de disparaître dans la nature. Ils se sont ensuite retranchés dans leur cache où après avoir fait le décompte de l’argent, ils ont décidé de partager le butin.

C’est à partir de ce moment que le chef présumé de ce groupe de malfaiteurs s’est levé pour faire comprendre à qui veut l’entendre qu’il empochera un montant plus important que celui que toucheront les autres en vertu de la loi du chef. Un ordre que les autres ont systématiquement rejeté en lui faisant comprendre que l’argent doit être partagé de manière équitable pour la simple raison que tout le groupe a participé à l’opération. En véritable dictateur, le chef présumé empoche une grande partie du butin et remet le reste au groupe avant de prendre congé. Mécontents de l’attitude du chef, les autres membres du groupe décident de se venger. L’un d’eux prétend avoir été victime d’agression de la part du chef du groupe et l’accuse de lui avoir volé une importante somme d’argent. Par le biais d’une plainte déposée contre le chef du groupe au poste de police de Guinaw Rail, il fait convoquer ce dernier. Par crainte de faire seul les frais de cette sordide affaire, le chef du gang raconte toute l’histoire qui se cache derrière cette plainte qui lui vaut sa présence dans les locaux de la police.

Après être passé aux aveux, il est interpellé et placé entre quatre murs par les limiers qui sont aussitôt allés cueillir l’auteur de la plainte en vue de les confronter. Dans un premier temps, le plaignant a juré ne rien savoir sur l’agression perpétrée contre l’Indien. Cependant, face au feu roulant de questions des  enquêteurs, il finit par avouer. Ces deux membres de la bande de malfaiteurs sont déférés au parquet. Ces bandits ont déjà eu plusieurs coups à leur actif, signant de nombreux braquages à Dakar.

 

 

Abdou DIOP

Un jeune homme, Omar Kana Diallo, reconnu coupable d’homicide volontaire sur un vieil homme, a été condamné, jeudi, à 10 ans de travaux forcés par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Tambacounda (est).

Le 27 août 2014, le sous-préfet de Fongolimbi informe la brigade de Kédougou du décès d’un vieil homme suite à une altercation avec un jeune dans le village de Fabori. Lorsqu’il a été entendu, le chef du village, Diouma Soumaré, avait indiqué avoir été informé, alors qu’il était aux champs, qu’Omar Kana Diallo avait assommé le vieux Racine Thioune. Interpellé, l’auteur de l’homicide avait expliqué que c’est quand il était venu réclamer sa paie au défunt Racine Thioune qui, selon lui, l’employait comme journalier, qu’une altercation avait éclaté, du fait du refus opposé par ce dernier. C’est alors qu’il avait porté deux coups de bâton à la victime.

Devant la barre, Omar Diallo a persisté à soutenir avoir frappé deux fois à l’épaule du vieil homme qui lui avait enjoint de se lever et de quitter les lieux, et qui s’était saisi d’une pelle, suite à son refus d’obtempérer. Les deux témoins qui ont défilé devant la chambre ont indiqué, tout de même, avoir constaté une enflure sur le crâne de la victime, ainsi qu’une blessure à l’épaule. A la question du président de la chambre de savoir si un seul coup ne suffisait pas à désarmer son vis-à-vis, Omar Diallo a rétorqué qu’il tenait encore sa pelle après le premier coup.

L’avocat général Alphonse Faye a mis en doute l’existence d’une supposée pelle dont se serait saisi la victime, en l’absence de preuve pour en attester. Il n’a pas non plus donné foi à la thèse de l’accusé quant à l’existence d’une relation de travail entre lui et sa victime, si ce n’est que le jeune homme faisait souvent du thé à Racine Thioune, comme en a témoigné Ousmane Diallo, point focal d’une entreprise dans le village de Fabori.

A ce propos, le témoin Ousseynou Diène, superviseur de la société de remblayage de pistes de production pour laquelle le vieux Thioune officiait comme gardien de dépôt, a dit qu’Omar Kana Diallo ne figure pas sur sa fiche de paie. En raison de la partie du corps visée, de la nature de l’arme, un bâton de la même taille que le meurtrier lui-même, il a estimé que l’homicide volontaire était établi, et a, par conséquent, requis 10 ans de travaux forcés contre Omar Diallo.

L’avocat de la défense, Me Mamadou Cissé, a rejeté l’existence d’une quelconque intention de son client de tuer le vieil homme, comme il l’a affirmé depuis le début de la procédure. Il a invoqué l’excuse de provocation, la victime ayant pris une pelle pour soit lui faire peur, soit lui taper dessus. A titre subsidiaire, le conseil d’Omar Kana Diallo a demandé à la chambre de requalifier le chef d’inculpation de meurtre en coups et blessures volontaires ayant donné la mort sans intention de la donner. La chambre a suivi le réquisitoire de l’avocat général et infligé une peine de 10 ans de travaux forcés à Omar Kana Diallo.
(APS)

La lutte contre la corruption s’était déplacé dans le temple de l’Université Cheikh Anta Diop, à l’Ecole supérieur polytechnique (Esp). A l’occasion de la célébration, hier, de la journée internationale de lutte contre ce fléau, les membres de l’Ofnac ont voulu sensibiliser les étudiants, espoirs des nations.

La présidente de l’Office national de lutte contre la corruption a lancé un appel aux acteurs du milieu universitaire pour une conscience globale de lutte contre ce fléau. Seynabou Ndiaye Diakhaté soutient que son institution est dans une politique d’alerte et de sensibilisation des populations. Ce qui explique le choix de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) afin de « mobiliser cette jeunesse qui est la force vive de la Nation ». Dans son allocution, elle en saisit l’opportunité pour décrire les atouts de la jeunesse. Mme Ndiaye Diakhaté a insisté surtout d’ « éviter de créer des anti-modèles dans la quête du savoir ». Selon la présidente de l’Ofnac, la corruption compromet l’égalité des chances dans la société. Pour elle, « l’heure de fédérer les forces a sonné pour faire face à cette situation qui affecte sérieusement notre société ». Même si Seynabou Ndiaye Diakhaté est très consciente de l’organisation en réseaux des acteurs pour parvenir à leur fin. « Nous cherchons à former nos réseaux également pour aller en guerre contre le phénomène », a-t-elle noté, en insistant sur l’existence d’une justice et interpelle les étudiants, venus massivement écouter les allocutions. Surtout qu’il s’est agi de la « Bonne gouvernance, tous unis contre la corruption », thème des Nations unies, cette année. Mais au Sénégal, la «  Bonne gouvernance, gage de qualité : cas du Bpt » est considérée comme un exemple devant recentrer le débat du forum de l’Esp.

Oumar Dièye, ingénieur polytechnicien et conseiller à la Délégation générale à la promotion du pôle urbain de Diamniadio et du Lac Rose, est donc dans son domaine pour partager ses trente-six ans d’expérience avec l’assemblée du forum de l’Ucad. Selon lui, la gouvernance a ses composantes qui permettent de réussir dans toutes les activités socio-économiques.

Au cours de son exposé, il a insistésur les analyses à tous les niveaux d’indicateurs de bonne performance. « La corruption étant essentiellement une affaire de comportements, elle est donc contraire à la bonne gouvernance », a-t-il souligné. Un exposé intéressant qui a longtemps tenu en haleine les étudiants. Des échanges ont eu lieu avec les architectes Mbaye Diop, Jean Charles Tall et Mamadou Berthe.

 

Cheikh M. COLY

...Le Credij s’engage…

La corruption et les autres transactions illicites font perdre à l’Afrique 60 milliards de dollars. C’est pourquoi le Centre pour le renforcement de l’Etat de droit et des institutions judiciaires (Credij) a organisé, hier, à Dakar, une rencontre autour du thème « Quelles stratégies ? Quelles difficultés ? » Cette conférence s’inscrit dans la journée internationale de lutte contre la corruption.

La coordonnatrice du Credij Mme Yaye Ndiémé Dieng, a indiqué qu’ « au-delà de son coût financier, la corruption freine la croissance, décourage les investissements, favorise les inégalités sociales, politiques et économiques, alimente les conflits, nourrit le terrorisme et constitue par là, une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité des nations». Ce qui lu fait dire que « la corruption est un ennemi, le plus grand de l’Etat de droit » et qu’il faut « la combattre ».

La coordonnatrice du Credij a fait comprendre qu’en 4 ans, le Sénégal s’est enrichi de deux dispositifs normatifs tels que le Code de transparence portant sur les finances publiques et l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). A cela, s’ajoute l’adoption, en 2014, de la loi sur la déclaration de patrimoine et la ratification en 2015, du Protocole de la Cedeao relatif à la corruption. Mme Dieng a aussi soutenu que l’Etat de droit est un principe de gouvernance en vertu duquel, l’ensemble des individus, des institutions et des entités publiques et privées y compris l’Etat lui-même ont à répondre de l’observation de lois promulguées publiquement, appliquées de façon identique pour tous, et administrées de manière indépendante et compatibles avec les règles et normes internationales en matière de droits de l’homme.

De cette définition de l’Etat de droit des Nations unies, s’ajoute les notions grecques d’isonomie et d’isogonie. Le premier garantissant l’égalité devant la loi, le second l’égalité des droits citoyens. Citant le philanthrope Mo Ibrahim, elle a affirmé que « l’Etat de droit est l’élément le plus important dans toute société ». Aussi, a-t-elle invité à un « renforcement de l’efficacité des organismes de lutte contre la corruption et à moderniser les systèmes d’investigation ».

Samuel De Jaegere de l’Onudc a indiqué qu’au Sénégal, le budget de l’Ofnac n’est pas garanti, alors que pour le Burkina Faso, c’est 0,1% du budget national. Il se dit favorable à des sanctions pour ceux qui refusent de faire les déclarations de patrimoine, mais aussi, au vote d’une loi qui protège les lanceurs d’alerte. Quant à la directrice de cabinet du ministère de la Justice, Aminata Fall Cissé, elle a avancé que la corruption est une vielle pratique qui, pour la vaincre, nécessite un changement de comportements comme l’avait soutenu le chef de l’Etat Macky Sall.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

...Le Sytjust préconise la revalorisation des rémunérations

Un service public de la justice exempt de corruption. C’est l’appel lancé par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust), lors de  la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la corruption.  

Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) réaffirme son  engagement à lutter contre la corruption dans le secteur de la justice.
L’organisation l’a fait savoir dans un communiqué parvenu à la rédaction. D’ailleurs, le Sytjust indique avoir consacré le septième point de sa plateforme revendicative à la lutte contre la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite et les détournements de deniers publics. D’où le sens de son combat,  pour la revalorisation des rémunérations des travailleurs de la justice, qui sont aussi vulnérables à la corruption qui est une réalité dans le secteur. « Dans une situation de précarité, le service public de la justice devient un terreau propice à la corruption et à toutes les inclinations blâmables, génératrices d’une grave insécurité judiciaire qui entrave réellement l’exercice du pouvoir judiciaire et qui peut éloigner le Sénégal de son aspiration à être un Etat de droit », informe-t-il. Sur ce, le Sytjust invite le gouvernement à appréhender la problématique sous ces aspects, afin d’agir dans le sens d’être logique avec son ambition d’émergence pour notre patrie.

 

 

Tata SANE

L’Association des élèves et étudiants musulmans a organisé, hier, une conférence axée sur le thème : « Les stratégies anti-terroristes mondiales, africaines et sous-régionales contribution de la jeunesse africaine ». C’était en présence de Son Excellence . Il a appelé les jeunes à faire de la quête du savoir leur principale préoccupation, viatique efficace, pour lutter contre l’obscurantisme. Son pays va doter l’Ucad de 2 bibliothèques complètes.

Le Royaume de l’Arabie Saoudite va offrir 2 bibliothèques complètes à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). La première sera installée à la Fastef et la seconde logée au département Arabe de l’Université Cheikh Anta Diop. L’annonce a été faite, hier, par Son Excellence Abdallah Ahmad Al-Abdan, Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal. Il s’exprimait dans le cadre d’une conférence organisée par l’Association des élèves et étudiants musulmans sur le thème : « Les stratégies anti-terroristes mondiales, africaines et sous-régionales contribution de la jeunesse africaine ».

A cette occasion, la salle de conférence de l’Ucad 2 a accueilli un nombre important d’étudiants. Des échanges fructueux ont permis aux uns et aux autres de comprendre les enjeux du terrorisme montant. Ils ont, par-dessus tout, sur l’éclairage d’éminents connaisseurs, pu cerner la complexité de cette question. Parmi les intervenants figure Son Excellence  Abdallah Ahmad Al-Abdan, Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal. Dans son propos l’ambassadeur a souligné que « l’Islam est une religion de paix, une religion d’amour. Ceux qui répandent la violence font sciemment preuve de la méconnaissance des recommandations et des bases mêmes de l’Islam », a-t-il dit. Aux jeunes, il a recommandé de s’armer de «connaissance, seule garantie capable de leur permettre de faire le discernement », a-t-il dit. Il a poursuivi que « les enseignements du Coran bannissent fortement toute approche faite de violence ». « Celui qui tue, ne serait-ce qu’un seul être humain a, en réalité, éliminé toute l’humanité. Tout comme celui qui œuvre pour le bien vient de donner de l’espoir à cette même humanité », a-t-il fait remarquer.

Dialogue interreligieux
Par sa voix, a-t-il soutenu, le Royaume d’Arabie saoudite réaffirme les valeurs faites de tolérance, d’équité qui constituent le socle même de sa société.  «Nous sommes contre l’extrémisme violent dans toutes ses formes d’expressions. Le terrorisme ne reflète ni la tolérance encore moins la modération. Les terroristes n’ont d’autres objectifs, si ce n’est répandre le mal. Ils sont au service d’un agenda criminel en complicité avec des organisations qui les soutiennent », a-t-il dit.  
L’extrémisme violent est en constante évolution, il fait partie du paysage depuis des dizaines d'années. Il n'est pas l'apanage d'une race, d'une ethnie, d'une religion ou d'une culture. « Les personnes qui adhèrent à des vues extrémistes violentes ne suivent pas le même cheminement et n'ont pas le même profil. Il faut, dès lors, criminaliser toute action visant à faire allégeance à ses organisations », a recommandé Abdallah Ahmad Al-Abdan. Il a encouragé le dialogue, surtout interreligieux.

 

Oumar BA

L’immigration clandestine remet au goût du jour l’absence d’affirmation sociale des jeunes qui les pousse à braver les vagues mortelles de la mer. Une projection documentaire a retracé leur calvaire.

Le film documentaire « Non assistance », de Frédéric Choffat coécrit avec Caroline Abu Sa’da, a été diffusé au Centre d’information des Nations Uunies (Cinu). Ce long  métrage de 52mn qui entre dans le cadre des Ciné débats du Cinu, remet sur la table les difficultés des migrants. Face à la détresse, au désespoir et à la pauvreté,  des jeunes ne voient que « l’Eldorado » européen. De ce fait, la première embarcation de fortune qui débarque est la bienvenue. En embarquant, ils mettent d’abord, à contribution, leurs « tontines », revenus de commerce ou ventes de bijoux des parents et autres terrains, pour se payer le billet, vendu par des passeurs d’illusions.

On peut débourser jusqu’à 800.000 FCfa, comme le cas d’Assane Sonko, qui a tenté, à deux reprises, vainement, la traversée. Lorsqu’il narre sa tragédie, le public en a la chair de poule ! « On te supplie ne plus essayer ! Reste au Sénégal et investis dans le commerce ; si tu l’avais fait, tu n’en serais pas là aujourd’hui à nous raconter ton histoire tragique », lui lancentdeux jeunes collégiennes venues assister à ce Ciné-Cinu, voyant que l’homme a frôlé la mort. En réplique, il dit : « Je travaillais dans un hôtel, après avoir attendu quatre longs mois sans amélioration de nos conditions de travail, des proches m’ont convaincu de partir ». 96 voire  125 personnes dans un seul bateau, « vous devinez aisément qu’il suffit d’une seule imprévision météorologique pour que tout bascule. Ce qui amène les chavirements et ses lots de désolation. « J’ai tué des candidats à l’émigration pour nous sauver en tant que capitaine de pirogue », ressasse Assane.

Dans ce film, l’on révèle que durant ces 15 dernières années, 22.000 personnes ont péri en mer. Aujourd’hui, l’Atlantique constitue un vrai cimetière qui ne se remplit jamais même si des pirogues arrivent par milliers. En cours de route, l’on peut rester une semaine sans manger, ni  boire. Les besoins biologiques, on le fait dans des coupes de bidon pour les déverser après en pleine mer. Cette mort, qualifiée de lente, obstrue les efforts de l’Europe qui, pourtant, tente de fixer les aspirants à l’émigration clandestine dans leur terroir en envoyant de l’argent aux Etats touchés. Mais, l’appui n’est pas senti par les personnes concernées. L’on parle de détournement d’objectif.

La clameur poursuit cette Europe pour non-assistance à personne à danger (détresse). Ce film interpelle ainsi la responsabilité de tout un chacun. A vrai dire, nous invite à irriguer nos réflexions.

Karmen Sakhr, chargée de la formation et protection au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, lors des débats, a révélé que 98% des mouvements migratoires viennent de l’Afrique. Avant de déplorer la pression sociale qui met les jeunes dans un état très honteux. Ces derniers, à leur tour, sont obligés de chercher un avenir meilleur, ailleurs. Au nom de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), Me Amadou Ali Kane charge les passeurs qui, en toute impunité, sacrifient des vies.  

 

 

Serigne Mansour Sy CISSE

Un déficient mental dangereux sème la panique à Fass Mbao où, toujours armé d’un objet contondant, il flâne dans les rues et n’hésite pas s’attaquer aux passants. Il a déjà blessé deux garçons. L’un est dans le coma.


Il s’agit d’un homme qui ne jouit pas de toutes ses facultés mentales et qui a nouvellement établi ses quartiers à Fass Mbao. Réputé violent, le déficient mental n’hésite pas à agresser de simples passants innocents encore moins quelqu’un s’aventurant à se rapprocher de lui.

La terreur qu’il a installée dans ce quartier est telle que même les femmes sont devenues plus vigilantes par rapport à leurs enfants qu’elles n’autorisent à sortir que si c’est obligatoire. Avant-hier, il s’est attaqué à deux garçons âgés respectivement de 11 ans et 7 ans. Le premier a été si violemment atteint d’une pierre au crâne. Surpris par la violence du coup qu’il a reçu à la tête, le garçon a pris la fuite en direction de chez lui. C’est dans la cour de la maison qu’il a été secoué par un malaise et est tombé aussitôt, les yeux révulsés. De la bave coulait de sa bouche. Des secours sont vite organisés et l’enfant est transporté à l’hôpital Principal de Dakar dans état comateux. La source révèle que le déficient mental s’est aussi attaqué à une femme qui était dans sa chambre où le fou armé d’une pierre l’a retrouvée avant de lui balancer le caillou sur le visage. Transportée vers une structure de santé, la femme s’est retrouvée avec des points de suture.

Un habitant du quartier témoigne que le fou est tout nouvellement établi dans le quartier où personne ne connaît un seul membre de sa famille. « Il est d’autant plus dangereux pour les habitants de notre quartier qu’il se promène toujours avec une arme avec laquelle il est capable de tuer un passant, » a indiqué ce témoin. Une sorte de psychose qui s’est momentanément emparée des habitants de ce quartier du fait de la présence de ce fou dans cette zone. Cependant, la police de Diamaguène Sicap Mbao n’est pas restée les bras croisés. Car, après avoir eu vent de la présence dangereuse du fou, le chef de poste, Lansana Traoré, a pris des initiatives destinées à mettre la main sur le redoutable déficient mental. Cette intervention de la police va également permettre d’éviter au débile mental de subir la vindicte populaire            

 

 

Abdou DIOP

Amnesty international/Sénégal demande à l’Etat du Sénégal d’apporter la lumière sur les cas de meurtre enregistrés depuis 2007. Pour cela, les acteurs comptent collecter 80.000 signatures.

Aux yeux des membres d’Amnesty international qui rencontraient la presse, lundi dernier à leur siège, l’Etat doit être une continuité. Pour inviter les autorités au respect de la justice, une pétition de 80.000 signataires sera lancée à travers le Sénégal. L’initiative entre dans le cadre des campagnes de solidarité « Ecrire pour les droits humains », organisées en décembre depuis 4 ans. Elles consistent à contribuer à la libération de prisonniers tels que le Camerounais Fomusoh Ivo Feh, l’Egyptien Shawkan, Edward Snowden exilé en Russie. Pour le Sénégal, si l’objectif de 80.000 signatures est atteint, il reviendra à l’Ong britannique internationale d’informer le ministère de la Justice, garde des Sceaux, mais aussi le procureur de la République. « Les Sénégalais ne sont pas amnésiques. Seul le cas de l’étudiant Mamadou Diop a été jugé. Cela est inacceptable », a constaté le directeur exécutif d’Amnesty international, qui regrette que les autres cas flagrants soient rangés aux oubliettes.

Lorsque des agents de Police, de Gendarmerie ou des Eaux et forêts commettent des fautes dans l’exercice de leur fonction, Seydi Gassama voit une main de la tutelle de vouloir les protéger.

 

 

 

 Serigne Mansour Sy CISSE

L’hôpital de niveau 1 Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh sera érigé en établissement de santé de niveau 2 en 2017, a annoncé, hier, Mme Awa Marie Colle Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale en visite à Tivaouane.

Mme le Ministre de la Santé qui était venue s’enquérir du dispositif sanitaire que son département a mis en place pour le Gamou de Tivaouane, a saisi l’occasion pour lever un coin de voile sur ce qui était devenue une doléance pressante du comité d’organisation du Gamou (Coskas). Ce, à travers un plaidoyer des autorités religieuses dont le porte-parole du khalife général des Tidianes et de la famille d’El Hadji Malick Sy, Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, a souhaité que l’hôpital puisse passer à un niveau 3.

En fait, l’hôpital Dabakh dispose d’un plateau technique relevé pour lequel on le qualifie d’un établissement public de santé de grande importance, a laissé entendre, Mme Awa Marie Colle Seck. « Nous comprenons bien les préoccupations des autorités religieuses que nous faisons siennes. Mais, il faut noter que l’hôpital manque quelques équipements pour être rehausser à un niveau 3. Des efforts sont faits dans ce sens pour améliorer et relever encore le plateau technique avec des spécialités qui n’y existent pas encore comme l’orthopédie-odontologie. Des directives ont été données pour permettre de doter l’hôpital de moyens et certains équipements dont un certain nombre a été déjà commandé », a ajouté Mme le Ministre de la Santé et de l’Action sociale. En attendant, elle a décidé que l’hôpital soit érigé en établissement public de niveau 2 en 2017 et son effectif en ressources humaines soit aussi renforcé pour pouvoir jouer son véritable rôle dans le dispositif de la carte sanitaire de la région de Thiès avec sa position privilégiée de ville carrefour et de cité religieuse aussi importante.
1.500 agents de la santé mobilisés

Par ailleurs, Mme Awa Marie Colle Seck a manifesté toute sa satisfaction du dispositif mis en place par les autorités sanitaires de la région pour la couverture sanitaire du Gamou 2016 favorisé par une longue préparation en amont et que selon elle, « nous a permis de constater cette grande mobilisation autour de l’événement religieux avec des services de santé en alerte et prêts à apporter assistance aux populations avant, pendant et après le Maouloud ».

Le médecin chef de la région médicale, Dr Malick Ndiaye, a présenté ce dispositif de 1.500 agents qui vont intervenir dans 9 structures sanitaires, 55 Postes médicaux avancés (Pma), entre autres. Il y aura également une quarantaine d’ambulances pré-positionnées et d’autres moyens logistiques, la dotation d’un important lot de médicaments dont des génériques (45 millions de FCfa) et des spécialités (5 millions de FCfa).

Par ailleurs, Dr Malick Ndiaye estime que compte-tenu de l’envergure nationale et internationale du Gamou pour lequel la ville de Tivaouane, principal point de convergence, connaît des moments de communion et des cérémonies culturelles religieuses, leur devoir est d’assurer une « couverture sanitaire parfaite ». Aussi, Mme le Ministre de la Santé a-t-elle visité le dispositif de la Brigade nationale d’hygiène composé de plus de 1.000 agents qui vont assurer la couverture de tous les Gamous organisés dans la région, à travers de actions de saupoudrage et de vidange des fosses septiques, de contrôle et de surveillance de la qualité de l’eau consommée, entre autres.

 
Cheikh Aliou AMATH, Babacar DRAME,
Mohamadou SAGNE (textes) et Mbacke BA (photos)

Sous l’impulsion de Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, infatigable et irréprochable dans son rôle de coordonnateur, d’animateur et de porte-parole de la Maison Sy, les unions, les fédérations et les « dahiras » se mobilisent et s’activent, comme de coutume, pour faire du grand rendez-vous de ce jour un succès à la mesure des espérances que le khalife général des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Sy y a placées.

Aux réunions succèdent les contacts, lesquels ont déjà débouché sur des coordinations ayant permis de faire de bonnes synthèses et de régler, dans les moindres détails, les problèmes d’intendance, de logistique et de transport qui s’étaient posés. Les membres du Comité d’organisation au service du khalife Ababacar Sy (Coskas), sous la conduite de leur responsable, se déplacent dans tous les sens à Tivaouane. Leur engagement est à la mesure de leur conviction et de la foi qui les animent.
Pour eux, les choses se sont déjà au point et tout ira pour le mieux puisque le rendez-vous religieux de ce jour bénéficie d’une garantie morale que rien ne peut entamer. L’organisation du Gamou est, comme par le passé, supervisée par Serigne Abdoul Aziz Al Amine. On s’attend à recevoir à Tivaouane des fidèles venant de toutes les régions du Sénégal, mais encore de la Gambie, de la Mauritanie, de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique.
En fait, le Gamou de la cité de Mawdo Malick Sy a cessé d’être, depuis de nombreuses années, un évènement national. Il a une dimension internationale et est couru par des millions de fidèles sénégalais et étrangers.  


De nos envoyés spéciaux : Cheikh Aliou AMATH, Babacar DRAME,
Mohamadou SAGNE

Une délégation conduite par Abdullah Saeed, directeur général d’Expresso, a été reçue, hier, par Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, porte-parole du khalife général des Tidianes. Selon le Dr Abdullah Saeed, cette visite traditionnelle à la veille de la célébration du Gamou est une belle occasion pour sa structure de manifester sa solidarité à la communauté tidiane de Tivaouane. Il a remercié le guide religieux pour sa disponibilité avant de souligner que la  Ziarra à Tivaouane est un devoir pour la grande famille expresso. Le Dr Saeed a félicité Serigne Abdoul Aziz Al Amine et a souhaité un bon déroulement de la célébration à toute la communauté musulmane du Sénégal. Il a aussi indiqué que cette démarche est inscrite dans l’agenda d’Expresso pour accompagner les communautés religieuses à l’occasion des célébrations comme le Gamou. D’où l’envoi d’une autre délégation à Kaolack à Médina Baye, qui a été également reçue par le khalife général, Cheikh Ahmad Tidjani Niasse.

Dans le cadre de la célébration du Maouloud, Cheikh Atkhana Aïdara, président fondateur de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh, par ailleurs khalife général de la Tarikha Saadiya al Khadriya, invite la communauté musulmane en général, les membres de la famille chérifienne, les Cheikhs et Cheikhas, l’ensemble des disciples khadres et les sympathisants en particulier, à se mobiliser pour une bonne organisation de l’évènement. Chérif Atkhana rappelle que l’évènement sera célébré dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 décembre 2016 à la zawiya Cheikh Atkhana Cheikhna Cheikh Saad Bouh sise aux Hlm Rufisque.

Le saint homme saisit cette occasion pour renouveler ses prières pour la paix et la prospérité au Sénégal, en Afrique et dans le monde.

 

M. NDONG

Le Groupe régional thématique genre pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, en partenariat avec la West africa democracy radio (Wadr) s’est employé, pendant 16 jours d'activisme, contre la violence basée sur le genre. A cet effet, les organismes participants des Nations unies ont plaidé pour le respect des engagements pris par les gouvernants.


L'objectif de cette  campagne, démarrée le 25 novembre et terminée le 10 décembre dernier, était d'inviter les différents  acteurs à travers le monde,  à prendre des mesures pour mettre fin à toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des jeunes filles. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la West Africa Democracy Radio  (Wadr) indique avoir produit « un total de 16 émissions radio diffusées chaque jour de la campagne ».  Ainsi,  la violence sexuelle perpétrée envers les écoliers, les jeunes garçons et filles, la vulnérabilité des jeunes filles privées d'accès à l'éducation dans les camps de réfugiés et de personnes déplacées, la protection et la sécurité des femmes journalistes, le rôle essentiel des femmes dans les négociations de paix, l'instauration de la paix et la sécurité alimentaire, entre autres thèmes,  ont été abordés pendants les 16 jours de cette campagne coordonnée par l’Unesco.
«Les débats ont mis en l’évidence la nécessité d'une réflexion nationale et régionale sur les questions liées à la violence perpétrée contre les femmes qui sont souvent victimes de pression sociale et de stigmatisation, donc isolées et incapables de participer activement aux processus décisionnels », dit le communiqué. Les organismes des Nations unies, ayant participé à cette  campagne, ont plaidé pour que tous les acteurs concernés respectent leurs engagements de mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des jeunes filles.

 

 

 

Tata SANE

Les femmes catholiques, membres de la coordination des unions diocésaines  des associations féminines catholiques du Sénégal (Cudafcs), une structure œuvrant pour l’espérance de la famille, étaient en conclave à Thiès.


« Espérance en action au service de la famille, des jeunes et de toutes les personnes qui souffrent », a été le thème débattu lors de cette rencontre. Une démarche qui, selon la présidente Mme Monique Faye Thiandoum, a toujours été le crédo de ces associations qui œuvrent régulièrement dans le social en droite ligne des missions assignées aux églises diocésaines. « Pour cette présente assemblée générale que nous organisons à Thiès, nous avons évoqué les réalités actuelles au sein de nos familles avec la mondialisation et qu’il convient aujourd’hui de revaloriser », a-t-elle indiqué.

Ainsi, selon Mme Monique Faye Thiandoum, un accent particulier a été mis sur « les jeunes qui sont l’avenir de demain et dont les esprits semblent être tournés vers les nouvelles technologies de l’information où ils passent tous leurs temps à se connecter à Internet, sur la lutte contre la pollution de l’environnement, entre autres préoccupations liées à certains comportement des conjoints, des enfants, des situations liées à la pauvreté ». Le thème, traité dans plusieurs pays, intéresse le Sénégal. « Nous ne pouvions donc ne pas agir en œuvrant pour la revalorisation de la famille. Car cela reste notre priorité en tant que femmes catholiques, épouses, mères et éducatrices », a indiqué Mme Monique Faye Thiandoum.

Ainsi, a-t-elle réitéré l’engagement de ses sœurs à œuvrer pour des solutions aux nombreux défis qui interpellent la société et qui ont noms : souffrances des filles victimes de viol, mariage précoce, contraintes à l’abandon de l’éducation scolaire, immigration clandestine des jeunes, addictions et infections par le Vih/Sida. La Cudafcs, créée en 2001,  compte plus de 200 associations menant des activités à caractère social et économique.

 

 

Mohamadou SAGNE   

La kermesse de l’association des époux et épouses de diplomates accrédités au Sénégal s’est tenue ce week-end. L’objectif est de collecter des fonds, afin de soutenir des projets caritatifs portés par des institutions locales.


À travers le monde entier, les associations d'épouses de diplomates rassemblent des femmes souhaitant aider les communautés locales. Ainsi, organisent-elles des évènements pour récolter des fonds au profit des plus démunis. Fidèle à cette démarche, le Comité d’assistance des époux et épouses de diplomates accrédités au Sénégal (Caedas) a organisé sa collecte de fonds annuelle. Selon un communiqué qui nous est parvenu, une kermesse internationale a été l’événement phare de la manifestation. Celle-ci s’est tenue samedi dernier à l’Ecole internationale de Dakar (Isd). Mmes Fatimata Zahra Thiam Mbaye, au nom du ministre du Tourisme et des Transports aériens, et Larissa Kryukova, présidente du Caedas et épouse de l’ambassadeur de la Fédération de Russie, ont ouvert la cérémonie. Les visiteurs ont pu acheter d’intéressantes choses exposées dans les stands des pays participants, mais aussi déguster des boissons ou plats traditionnels des pays représentés. Traditionnellement, tous les objets, les biens et les mets sont offerts par les ambassades participantes, des entreprises du secteur privé, des hôtels, des restaurants et des particuliers.
Cette année, le Caedas, qui fête son 45e anniversaire, a tenté de faire mieux pour collecter un peu plus de fonds que par le passé. La kermesse dudit organisme caritatif à but non lucratif, œuvrant  pour la promotion de l’amitié internationale et le maintien des relations fortes avec le Sénégal, a pour but de collecter des fonds afin de soutenir des projets portés par des institutions locales. Le prochain grand évènement du Caedas, c’est-à-dire son gala, se tiendra le samedi 22 avril 2017.

 

 

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique, les agents des Parcs nationaux du Sénégal, appuyés par les éléments du commissariat central de police de Kaolack, ont procédé à l’arrestation d’individus, pris en flagrant délit de détention, circulation, commercialisation illégale d’espèces animales sauvages  originaires du Sénégal et de la Gambie.

Le gouvernement du Sénégal lutte activement contre la criminalité faunique.  A cet égard, des sanctions lourdes sont imposées aux trafiquants qui s’activent dans ce commerce totalement illégal d’espèces animales sauvages protégées. Dans ce cadre, une contrebande a été récemment saisie. Elle comportait aigle, autruche, pélican, tantale ibis, crocodile et oies sauvages, des espèces animales intégralement protégées par le Code de la chasse et de la faune sénégalais. Les trafiquants ont été placés en garde à vue au commissariat central de Kaolack pour leur audition, puis déférés au parquet et enfin placés sous mandat de dépôt.  Ces trafiquants tombent sous le coup de l’article L. 27 du Code la chasse et de la faune qui punit la capture des animaux sauvages de 1 à 5 ans d’emprisonnement ferme.

Cette arrestation veut donner un signal fort aux trafiquants quant à la volonté des autorités sénégalaises en charge de l’application des lois relatives à la protection de la faune que les normes, qui font autorité en matière faunique, soient plus que jamais effectives. La protection des espèces animales sauvages est devenue une bataille majeure pour tous les gouvernements africains. Le trafic intense des espèces sauvages à des fins de commercialisation nationale ou internationale, souvent à destination des pays asiatiques et du Moyen-Orient, pousse à l’extinction de la faune sauvage africaine et serait synonyme de la disparition de la biodiversité, de la modification des écosystèmes.

Le commerce illégal d'espèces sauvages est un crime organisé transnational. Il occupe le 4ème rang du commerce illicite dans le monde (après celui de la drogue, des armes et des êtres humains), selon le congrès des Nations unies sur le crime et il amasse des bénéfices illicites d'environ 20 milliards de dollars chaque année. Le massacre et le trafic illicite de ces espèces protégées et leurs sous-produits demeurent toujours la conséquence d’un commerce illégal organisé et professionnel.                        

 

 

Oumar BA

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