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Société & Faits divers (1945)

Poursuivis par le procureur, pour les délits d’association de malfaiteurs, de faux en écriture publique authentique, de contrefaçon, de falsification des Sceaux de l’Etat, les quatre agents municipaux de Diourbel, Pape Malick Ndao, Khadim Thiam, Daouda Lam et Djily Guèye l’agent de la société Dakar Dem Dick seront édifiés sur leur sort le 15 juin prochain. Suite à leurs méfaits, 16 élèves ne feront pas leur examen et certains citoyens n’auront pas leurs cartes d’électeur. Le procureur a requis à leur endroit deux 2 ans d’emprisonnement ferme. Comparaissant, hier, au tribunal de grande instance de Diourbel, les prévenus ont partiellement reconnu les faits qui leur sont reprochés, arguant qu’ils voulaient aider les élèves en classe d’examen à disposer de leur acte d’état civil.

Les avocats de la défense ont pris le contrepied du procureur, plaidant pour l’indulgence du tribunal envers des pères et soutien de famille sans ressources. Pour Me Babou qui défendait les intérêts de Djily Guèye, il ne faut pas mettre tous les prévenus dans le même sac, car son client n’a aucune responsabilité dans cette affaire. Pour rappel, ces agents municipaux ont été interpellés suite à une plainte contre les mis en cause par l’officier d’état civil le 19 mai dernier auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance. Les mis en cause avaient confectionné un cachet rond et imitaient le cachet personnel de l’officier d’état civil. Muni de ces faux instruments, ils établissaient de fausses pièces d’état civil aux personnes qui en formulaient la demande.

Mamadou DIEYE

Le mois de Ramadan coïncide avec une recrudescence dans l’organisation des conférences religieuses. Cette période faite de pénitence, de retraite et de perspectives spirituelles met au-devant de la scène les conférenciers religieux. Une sollicitation qui exige aux organisateurs de se signaler à temps pour bénéficier des causeries religieuses qui enregistrent leurs meilleures audiences de l’année durant ce moi de jeûne.

En cette période de Ramadan, les événements religieux, conférences et autres font légion. Les religieux ont le vent en poupe, pourrait-on dire. La convoitise manifestée à leur égard est à son summum en de pareilles périodes. Les sollicitations proviennent de partout à travers le territoire national. De ce fait, il devient indispensable de se signaler d’avance pour espérer bénéficier d’une des causeries de ces islamologues très prisés du reste. « Durant le mois de Ramadan, la tentation est forte chez les musulmans de faire appel aux soins d’un débatteur religieux qui vient rappeler les percepts de la religion devant un public souvent conquis d’avance », souligne Oustaz Amadou Seck, Imam à Mbao. Nous sommes dans l’enceinte de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Sur initiative des femmes du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (Coud) se tient une conférence religieuse. Pour cette édition, les femmes du Coud ont fait appel à un conférencier de choix : il s’agit d’Oustaz Tafsir Gaye. Les organisatrices ont très tôt pris d’assaut la salle. Elles sont venues nombreuses écouter les propos du conférencier du jour. Doté d’une capacité d’orateur hors pair, le conférencier a su, dans une perspective continue, retenir l’attention du public. Il a su largement relevé le défi, raison pour laquelle les organisatrices sont dans les dispositions de faire à nouveau faire appel à lui pour la prochaine édition. Les femmes du Coud ne sont pas les seules à faire appel à Oustaz Gaye. Le conférencier a déjà finit de boucler son calendrier d’engagement suffisamment plein.

De nouveaux islamologues débarquent
S’il n’existe pas de règles établies quant au profil du conférencier, il demeure que certains conférenciers sont plus prisés que d’autres. « En effet, les islamologues qui, toute l’année durant, tiennent en haleine la population à travers les télévisions ou les radios, sont naturellement les plus estimés », relève une des organisatrices de la conférence de l’Amicale des femmes du Coud. Ce recours fréquent à des religieux en période de Ramadan est-il à force devenu une obligation? En tout cas, une chose est sûre: choisie ou subie, la conférence religieuse durant le mois de Ramadan devient une tendance. La nécessité de respecter ce cérémonial progresse au fil des années jusqu’à devenir une exigence pour certains. « Presque toutes les structures organisent annuellement des conférences religieuses en période de Ramadan. Partant de ce constat, nous nous sommes imposé l’exigence de faire pareil chaque année. Cela dure depuis des décennies déjà », souligne cette cadre au ministère de la Communication. Il se dégage toutefois un constat : de plus en plus de nouveaux islamologues débarquent. Conséquences : un marché très concurrentiel, où le réseau et une volonté de fer sont indispensables pour certains. Toutefois, devenir conférencier religieux ne saurait guère constituer un choix par défaut. « Le degré de connaissance, la capacité à capter le public, les aptitudes pédagogiques du conférencier sont essentiels », relève Moustapha Guèye, islamologue. « Depuis quelques années, on voit de plus en plus de personnes se réclamant islamologues arriver », constate le religieux. Il se dégage dans ce lot d’arrivés le profil-type : des Oustaz qui trainent la réputation d’être connus au niveau national. « La majeure partie de ces religieux ont un temps d’antenne dans les télévisons ou radios de la place. La plupart ont des années durant tourné dans la discrétion. Leur grâce provient souvent d’apparitions médiatiques qui viennent ainsi leur donner une certaine crédibilité auprès du public », souligne-t-il.

Des conférenciers collés à l’actualité
Il est essentiel pour le conférencier, avant de se lancer dans une activité similaire, d’être bien au clair sur ses aspirations. « On ne devient pas conférencier religieux parce qu’on a juste des choses à se prouver. Dans la perspective des prêches, la relation de confiance est primordiale : il faut croire en soi et en ses connaissances pour éclairer ceux qui vous écoutent. Les gens savent discerner le vrai du faux », prévient Ababacar Ndiathie, chef religieux et Imam à la mosquée cité Aliou Sow. L’indépendance a aussi un prix dans les activités des conférences religieuses: celui de ne pas accepter tout et n’importe quoi. « Même après des années d’activité, je suis toujours très regardant sur le choix des sujets à débattre », avoue Amadou Aw dont l’activité de conférencier tourne pourtant à plein régime. Êtes-vous certain de pouvoir apporter toutes les réponses attendues? Avez-vous les capacités nécessaires? Il ne manque jamais de se poser ces questions avant d’accepter un quelconque engagement. « Un conférencier doit posséder une très bonne connaissance, être persévérant et savoir s’adapter en permanence à la diversité des demandes et des sujets », insiste notre conférencier.

Selon Oustaz Mamadou Seck, il faut une durée minimale pour structurer son projet de conférencier. Une patience qui fait défaut à de nombreux jeunes fraîchement sortis de leur apprentissage, persuadés qu’ils tiennent le filon du siècle grâce aux échos perçus ça et là, relève-t-il. Le piège? L’apparente simplicité de l’activité. En effet, affirme-t-il, une bonne expertise, un solide carnet d’adresses ne suffisent pas à se faire une place dans le petit monde des conférenciers. Sur un marché parfois très concurrentiel, mieux vaut donc chercher la plus-value qui vous distinguera d’autres confrères, relève-t-il. Selon lui, plus que n’importe qui, un conférencier religieux doit se ressourcer intellectuellement pour coller aux évolutions du monde et de l’actualité. D’où la nécessité de développer assez vite ses centres d’intérêt afin d’élargir sa vision, relève-t-il. Des rencontres et un contact permanent avec l’actualité permettent aussi de rompre un isolement parfois pesant, souligne Imam Ababacar Ndiathie. D’où la nécessité, selon lui, de prendre du recul. Il est essentiel de partager les expériences pour honorer les attentes du public.

Oumar BA

4.2- Muhammad avec ses enfants

Quand on examine les succès du Prophète dans la transmission de son message, on est tenté de  croire que ses activités de prédications le détournaient de sa famille. Pourtant il a donné le meilleur exemple en matière de la bonne conduite de la vie familiale.

La compassion dont il entourait les siens découlait de sa double qualité  de père et d’envoyé de Dieu. Il s'occupait de ses enfants dès leur naissance, leur choisissait de beaux noms et célébrait leurs baptêmes.

Quand Abou Rafi lui apporta la nouvelle de la naissance de son fils Ibrahim, il lui offrit une généreuse récompense. Pour montrer son amour pour ses enfants, il les serrait contre lui et les embrassait. De même, il se montrait très attristé quand l'un d'entre eux tombait malade. Il pleurait  et exprimait  sa tristesse  et sa peine à la mort de l'un d'entre eux. Quand Ibrahim entra en agonie , il se saisissait de son corps, l'embrassait jusqu’à ce qu’il rendît l'âme.Il dit à cet instant, larmes aux yeux: «Certes, l'œil pleure et le cœur s'attriste mais nous ne disons que ce qui satisfait le Maître. Il est vrai que nous sommes tristes d'avoir à nous séparer de toi, ô Ibrahim.» .

Il s'intéressait aussi bien à ses fils qu’à ses filles et,  pour bien combattre les préjugés dont celles-ci étaient l’objet, il allait jusqu’à prôner une sorte de discrimination positive à leur égard en faisant du soin apporté  à l’éducation de la fille un moyen de se protéger contre l'enfer. Il les aimait , les honorait et leur faisait des compliments, demandait leurs nouvelles quand elles s'absentaient et s'occupaient d'elles en cas de maladie. Il continuait de s'occuper d'elles même après leur mariage.

Quand il eut à se rendre à Badre dans des circonstances particulièrement difficiles alors que  sa fille Rouqayyah était tombée malade, Il donna à Ousmane, son mari, l'ordre de rester auprès d'elle pour la soigner.

Quand l'une de ses filles lui rendait visite, il lui réservait un accueil chaleureux et se réjouissait  de sa venue. A ce propos, Aicha (P.A.a) dit: «Quand Fatimah arrivait auprès du Prophète , il  allait à sa rencontre , se saisissait de sa main, l'embrassait , lui souhaitait la bienvenue et l'installait auprès de lui-même.»

Il veillait en excellent pédagogue à prodiguer  la meilleure éducation à ses filles. A cet égard, il insistait particulièrement à leur inculquer l’habitude de se contenter du minimum en termes de biens matériels et les exhortait à faire des aumônes. Son intérêt pour ses filles se traduit encore par le fait  de les marier toutes avec  des hommes de l'élite. Il les consultait à propos de leurs futurs maris et n'exagérait pas dans la fixation du montant de la dot à leur verser.



De la vente de cure-dents, en passant par celle de dattes ou encore du café Touba et du jus de fruits, certains détaillants ont trouvé le bon filon en ce temps du carême. En cette période de Ramadan certains petits commerçants parviennent à tirer leur épingle du jeu du fait d’un subit intérêt des consommateurs à leur égard.

En ce jour du mois de Ramadan, la température se montre peu clémente. Il est 10h et le thermomètre affiche déjà la vingtaine de degré. Il fait chaud sur Dakar. Pour autant les activités ne sont pas au ralenti. Au contraire, les va-et-vient vont bon train. Nous sommes à Poste Thiaroye. Un jeune homme frêle au teint clair et à la démarche nonchalante attire l’attention. Il porte sur son dos une caisse remplie de drôles de petits bâtons. Des bâtonnets du reste très prisés en cette période de Ramadan. Amadou Sall vend des cure-dents. Son activité a de la cote en cette période de jeûne. Il s’en frotte les mains. Il a vu son chiffre d’affaires enregistré une nette augmentation. Nombreux sont en effet les jeûneurs qui font recours à ces bâtons. Ils servent, d’une part, à se rincer les dents et, d’autre part, à tromper la faim pour certains. La demande en cure-dents s’est donc nettement accrue depuis que le mois de Ramadan s’est installé.

A tout juste la vingtaine, le jeune homme s’active dans la vente de cure-dents depuis trois années déjà. Il a quitté son Fouta natal dans le but de venir travailler en capitale. « En cette période de Ramadan, j’arrive à écouler ma marchandise en un rien de temps. Je mettais parfois toute la journée avant d’épuiser mes cure-dents, mais depuis le début du mois de Ramadan j’arrive à tout écouler avant 16h », souligne-t-il. Le cure-dent la plus prisée reste le « Ahbatou Sawdda ». Cette plante recouvrirait plusieurs bienfaits qui en feraient un remède efficace contre les maux de dents et la mauvaise haleine. En plus de cette donne, il permet de tromper la faim, souligne Amadou le vendeur.

La datte demeure très prisée
« D’ordinaire, c’est difficilement que je me faisais un chiffre d’affaires journalier de 2000 FCfa. Depuis que le mois de Ramadan a commencé, j’arrive à me retrouver avec au moins 3000 FCfa en fin de journée. Encore que le chiffre peut progresser jusqu’à de 4000 FCfa à la fin de journée », relève-t-il. Sa principale cible demeure les marchés, les gares routières et certains quartiers de Dakar minutieusement triés sur le volet. L’autre business qui enregistre ses meilleurs profits en cette période de Ramadan est celui de la vente de dattes. L’affaire rapporte. Fatou Ndiaye a juste seize ans. En temps normal, elle s’active dans la vente de feuilles de menthe appelées « nana ». Une sorte d’aromate qui donne un gout particulier au thé. Les ménages en font également recours pour la préparation de leur jus à base de «bissap», gingembre et autres. Depuis le début du mois de Ramadan, la jeune vendeuse a varié sa gamme de marchandises. En plus de son fameux «nana», elle propose également des dattes.

Les musulmans font quotidiennement recours à ce fruit avant la rupture du jeûne. Une tradition héritée de génération en génération depuis l’apparition de la religion musulmane. De ce fait, cet aliment se retrouve, le soir venu, un peu partout dans les foyers. Très ingénieuse, la jeune commençante a pris en compte toutes les bourses. Elle propose ainsi des sachets de dattes allant de la somme de 25 f, à 100 f, 500 f et 1000 f. « Il est essentiel de prendre en compte toutes les bourses. Il y en a qui préfère acheter en gros et d’autres dont les moyens sont plutôt réduits font recours aux sachets détaillants », souligne-t-elle. Depuis le début du Ramadan, la jeune vendeuse a vu son chiffre d’affaires nettement augmenter. « Dans la journée, j’arrive à écouler facilement ma marchandise avec au moins un bénéfice de 3000 FCfa », relève-t-elle.

Un record pour la jeune vendeuse qui en est à sa première saison comme commerçante au mois de Ramadan. En plus de la vente de dattes, Fatou n’a guère abandonné son petit commerce d’origine qu’est la vente de feuille de menthe appelée « nana ». C’est l’autre activité qui a gagné en hausse de bénéfices en cette période de Ramadan. « Presque tous les ménages préparent du jus le soir. Les femmes font constamment recours aux feuilles « nana » autant pour la préparation du thé que pour celle du jus », relève-t-elle. Cet intérêt fait que de nombreuses familles viennent quotidiennement se procurer du « nana ». Là aussi le chiffre d’affaires quotidien frise les 2000 FCfa par jour.

Le fruit et le jus pour récupérer en calories
Mamadou Woury Diallo est commerçant de fruits. Il part quotidiennement s’approvisionner à Sandiniery. Il s’active exclusivement dans la vente de fruits. Dans son étable à Sicap Mbao, le commerçant propose une gamme variée de fruits : bananes, oranges, mangues et raisins, tout y passe. « D’ordinaire, ce sont les mêmes clients qui viennent s’approvisionner. Mais, depuis le début du mois de Ramadan, la clientèle s’est élargie. Ils sont de plus en plus nombreux à venir acheter des fruits tous les soirs », souligne-t-il. Mamadou Woury reconnaît que la période du Ramadan constitue du pain béni pour son affaire. Histoire de ne pas s’attirait « la poisse », dit-il, tout sourire dehors, Woury refuse de s’avancer sur les bénéfices qu’il enregistre depuis le début du mois de Ramadan. Toutefois, affirme-t-il, les « affaires vont nettement mieux depuis que le mois béni s’est pointé ». Les fruits les plus sollicités en cette période de diète demeurent la banane et la pomme.

Ndeye Anta est, elle, vendeuse ambulante. Tous les matins, elle quitte de très bonne heure la banlieue dakaroise afin de regagner la capitale, plus précisément la gare routière Petersen. Dans sa gamme de marchandises, elle propose différents jus faits à base de gingembre, de tamarin ou encore de pain de singe. « Le jus est préparé d’avance à la maison puis mis dans des bouteilles de 1,5 litre », informe-t-elle. La bouteille est vendue à 1.000 FCfa l’unité. En une journée de travail, Anta parvient à facilement épuiser un stock de vente de 15 bouteilles au minimum, souligne-t-elle. Dans le meilleur des cas, elle affirme vendre jusqu’à une vingtaine de bouteilles. Anta s’adonne à cette activité depuis quatre ans déjà. Cette donne lui a permis de s’attirer une clientèle qui ne manque pas de se présenter à chaque mois de Ramadan. L’ardeur du soleil n’y fait absolument rien. Anta se faufile énergétiquement à travers les véhicules. L’essentiel pour elle est de parvenir à écouler sa marchandise du reste très prisée par ces temps qui courent.

Le café Touba, ça marche aussi !
Samba Diagne est vendeur de café Touba, autre petit commerce qui marche aussi. Le bonhomme est installé à Diamaguene. D’habitude, il débute le matin à partir de 5h du matin pour terminer à 11h 45. Depuis le début du mois de Ramadan, il a dû revoir son emploi du temps. Celui-ci a, en effet, été réaménagé. Son activité commence désormais à l’heure de la rupture, aux environs de 19h 30, pour se boucler à 00h. Naturellement son bénéfice a également augmenté. « En temps normal, j’arrive à épuiser trois paquets de gobelets. Depuis le début de Ramadan, c’est le double que j’arrive à facilement vider », relève-t-il. En plus de venir s’approvisionner en café Touba spécialement confectionné par ses soins, sa clientèle a également pris ses petites habitudes.

Le lieu est même devenu un endroit de retrouvailles et de détente pour les jeûneurs appelés à affronter le lendemain une nouvelle journée de diète. Après une soirée d’activité commerciale, Samba se retrouve avec au moins 3.500 FCfa.

Un peu plus loin à Fass Mbao, Ndèye Sokhna tient une étable sur la route nationale à l’arrêt de bus. Sa spécialité, offrir à ses clients des aliments qui sont la plupart du temps vendus dans les grandes surfaces. Elle propose des saucissons, des fromages, de la gruyère, des saucisses et même de la merguez. Son astuce consiste à aller s’approvisionner en gros dans les supérettes et autres. A son tour, elle propose la marchandise au détail. « Les gens aiment ce genre d’aliments, mais n’ont forcéæment pas les moyens de les acheter en gros. Je me charge de le leur proposer au détail », relève-t-elle. Côté bénéfice, elle ne se plaint pas non plus. « A la fin d’une journée de travail bien remplie, il m’arrive de rentrer avec la somme de 5.000 FCfa comme bénéfices », souligne-t-elle.

Par Oumar BA

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (Fao), l’Université de Caroline du Nord et Oxfam Royaume Uni ont choisi Dakar pour organiser un atelier international, le sixième du genre, sur « l’état des lieux des transferts monétaires sociaux en Afrique et au-delà ».

Les agences onusiennes comme l’Unicef et la Fao ont un grand rôle à jouer dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Le rappel a été fait à l’ouverture, hier, à Dakar, du sixième atelier international sur « l’état des lieux des transferts monétaires sociaux en Afrique et au-delà ». Selon le chef d’équipe régionale de la Fao pour la résilience en Afrique de l’Ouest et du Sahel (Reowa) Mme Coumba Sow, les transferts monétaires sociaux sont la toute première étape pour aider des populations vulnérables à s’en sortir. Citant le rapport Sofi de l’édition 2015 sur l’état de l’insécurité alimentaire, Mme Sow fait savoir que 150 millions de personnes à travers le monde échappent au piège de l’extrême pauvreté grâce à la protection sociale.

C’est pourquoi, elle estime qu’avec cette forme de protection sociale, ceux qui ont faim et ceux qui sont pauvres ne sont plus seulement des statistiques, mais bien des personnes enregistrées avec une adresse, un visage et un avenir. Toutefois, Coumba Sow précise que les transferts monétaires sont un investissement. « L’orque vous donnez de l’argent à des populations vulnérables pendant une période donnée, ces dernières survivent et investissent. Cet investissement leur permet d’être de moins en moins indépendants », explique-t-elle. Aussi invite-t-elle les gouvernements à investir plus dans la protection sociale car « l’accès à la protection sociale et aux transferts monétaires est une priorité de l’Agenda 2030 qui ne veut laisser personne pour compte ».

Partager les expériences pour l’atteinte des objectifs
Selon la représentante de l’Unicef, Mme Laylee Moshiri, l’atelier offre aux parties prenantes l’occasion de partager des expériences approfondies, mais surtout de discuter des enseignements tirés et d’examiner les moyens d’aller de l’avant pour l’atteinte des Objectifs du développement durable dans un monde meilleur où la place de la protection sociale est centrale. « Il faut renforcer la connaissance et la mise en œuvre des stratégies de protection sociale fondées sur des données probantes, en mettant en exergue le rôle de la recherche dans la documentation des politiques et programmes de protection sociale », a-t-elle recommandé devant les participants à l’atelier dont des experts en protection sociale, des universitaires, des représentants de gouvernements du continent africain et d’Ong.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général de la Délégation générale à la protection sociale et à la Solidarité nationale (Dgpsn), Pape Ibrahima Faye, s’est réjoui que le Sénégal soit cité en exemple en matière de protection sociale. Aussi a-t-il relevé la volonté affichée de la communauté internationale de renforcer ses efforts pour réduire les inégalités sociales et mettre en place les bases d’une véritable politique de protection sociale. Selon lui, la protection sociale doit être considérée comme un droit fondamental des citoyens. Ainsi est-il indispensable d’opérer des choix radicaux équitables et justes en matière de protection sociale qui mettent le capital humain au centre de nos politiques. Il a profité de cette tribune pour communiquer sur les programmes de protection sociale mis en place par le Sénégal.

Tata SANE

4. Le Prophète dans sa famille

4.1-Le Prophète avec ses épouses
La noblesse de caractère qui lui est reconnue par son Créateur, l’obligeait à donner le meilleur exemple dans tous les domaines, notamment au niveau de son ménage. On sait qu’il resta monogame pendant toute la vie de sa première femme, Khadidja et qu’après le décès de celle-ci, la plus part des unions matrimoniales qu’il a contractées avait une dimension sociale. En effet, il s’agissait tantôt de consoler la veuve de l’un de ses compagnons tombé sur le champs d’honneur, tantôt de nouer une alliance de nature à renforcer la cohésion interne de la communauté, à accroitre la force de l’islam ou à neutraliser un ennemi.

Toujours est-il que grâce à son noble caractère et son agréable ménage, Moustapha mena avec ses épouses une vie dominée par le bonheur et la joie, une vie empreinte d'amour et d'affection, une vie qui concrétisait la parole divine : «Que la crainte saisisse ceux qui laisseraient après eux une descendance faible , et qui seraient inquiets à leur sujet; qu'ils redoutent donc Allah et qu'ils prononcent des paroles justes.» (Coran,4:9). Il était le meilleur des hommes dans sa manière de traiter avec ses épouses, en concrétisant son propre enseignement: «le meilleur d'entre vous est celui qui l'est pour sa famille.»

Le traitement qu’il réservait à ses compagnes était fondé sur l’équité et l'égalité conformément à l'ordre reçu de son Maître. Des aspects de ce traitement se reflétaient dans de nombreuses attitudes enregistrées dans des écrits et conservées dans des ouvrages.

Il employait dans ses entretiens avec elles un langage affectueux , et utilisait souvent des surnoms ou diminutifs, histoire de les flatter. Il ne se passait pas un seul jour sans qu'il passât auprès d'elles pour s'entretenir avec elles et leur tenir compagnie. Par tendresse, il tenait à les embrasser avant de sortir de chez lui!

Il veillait soigneusement à éviter le recours à la violence physique ou verbal au sein de son ménage.Quand il apprit que certains hommes frappaient leurs femmes, il fit ce commentaire: «ceux-là ne sont pas les meilleurs d'entre vous.»

Il ménageait les sentiments de ses épouses et gérait leur jalousie et il les consolait quand l'une d'entre elle tombait malade. Mieux, il se mettait au service de son foyer et s'occupait des tâches domestiques aux côtés de ses conjointes. En somme, sa vie conjugale illustrait parfaitement ses célèbres propos: «Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui le sont pour leurs familles.»

Nafila du 14ème Jour
8 rakkas, soit 4 sallama. Dans chaque rakka, on doit réciter 1 fois la Fatiha, 7 fois «Issadja a nasroulahi» et 7 fois «Khoul hou allahou ahad».
Après le dernier sallama, on récitera 70 fois «La hawla wala houwata illa bilahi alil hazim».

Celui qui aurait fait cela, sera préservé de la crainte de la mort, des deux anges « moukara » et « makiri » qui interrongerent les hommes sur les actes de leur vie, il n’aura aucune crainte le jour de la résurrection etc….

La ville de Thiès va abriter les 16, 17 et 18 juin la 25e édition du concours sous-régional de récitation du saint Coran.

Les participants d’une dizaine de pays de la sous-région ainsi que ceux des « daaras » de 14 régions et départements du Sénégal sont attendus à ce concours organisé par l’Union de la jeunesse musulmane (Ujm) du Sénégal. Son président Serigne Ahmeth Saloum Dieng nous a indiqué que « le comité de pilotage est à pied d’œuvre, de concert avec les autorités administratives et locales, pour une parfaite organisation et une réussite de l’évènement religieux initié depuis 1992 ». D’ailleurs, ce concours ajoute-t-il, « offre l’occasion, à chaque édition, aux jeunes lauréats dont la tranche d’âge est de 10 à 23 ans de pouvoir participer à des compétitions internationales du genre en Egypte, au Koweït, en Arabie saoudite et en Malaisie ».

Ainsi, le concours de Thiès mettra en lice ces nombreux participants de la tranche d’âge de 10 à 23 ans autour de quatre sessions. La première session est réservée aux candidats qui maîtrisent entièrement le saint Coran, la seconde pour ceux qui le lisent à moitié, ceux qui parviennent à lire le quart (1/4) pour la troisième session et enfin les candidats à la culture générale pour la quatrième session. Ces compétitions sont prévues entre le 16 et 17 juin avant la cérémonie de remise des diplômes aux lauréats le 18 juin au stade Lat-Dior qui sera marquée par la présence d’éminente personnalités. Le parrain de cette année est feu Serigne Cheikh Ahmeth Tidiane Sy Al Makhtoum rappelé récemment à Dieu. Des ambassadeurs des pays arabes sont aussi annoncés à cette manifestation religieuse de même qu’une délégation du Président Macky Sall nous a indiqué Ahmeth Saloum Dieng.

Mohamadou SAGNE

Depuis le mois de mai, l’école élémentaire Bounama Diallo, dans la commune de Tambacounda, est la cible répétée de bandits non encore identifiés. Ces derniers attendent la nuit pour défoncer une des salles, en l’occurrence la Cp, pour poser des actes abjects, incompréhensibles à la limite inhumains. Ils arrachent tout dans cette classe ciblée, déchirent les cahiers des enfants, cassent les chaises des tout-petits. Aucun matériel n’échappe à la furie de ces bandits. Une furie qui trouvera difficilement une explication. Pire, ils réduisent tout en cendres. Pour montrer leur détermination de sabotage, ils urinent sur tout ce qui ressemble à un outil pédagogique pour l’enseignant et les élèves. La direction de cet établissement ne sait plus où donner de la tête pour retrouver ces bandits qui ont fini de hanter le sommeil de l’équipe pédagogique et du comité de gestion de cet établissement primaire. Toutefois une plainte contre « X » a été déposée par la direction pour retrouver les malfaiteurs.

Pape Demba SIDIBE

La commune de Kolda vient d’abriter un atelier de partage sur le cadre pour un accès plus sûr dans les situations d’urgence. Une vingtaine de responsables des branches locales de la Croix-Rouge et du Comité national viennent de boucler un atelier de partage sur les opérations d’assistance et de protection humanitaire.

La rencontre qui s’est tenue à Kolda a été organisée par la Croix-Rouge avec l’appui technique, financier et matériel du Comité international de la Croix-Rouge (Cicr). Elle vise à renforcer les capacités des présidents, secrétaires généraux, directeurs de la jeunesse, femmes volontaires, leaders des comités Croix-Rouge et des chefs de services du comité national sur les mécanismes de préparation et de réponse aux besoins humanitaires en toute sécurité dans des contextes sensibles et dangereux. Les participants venus des départements de Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah et du comité national ont été outillés durant ces deux jours pour leur permettre de faire face à des conflits armés, des troubles sociaux et autres situations de violence. « Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge, si elles sont souvent les plus à même de venir en aide aux personnes auxquelles l’accès est limité, sont surtout exposées à des risques considérables. Le cadre pour un accès plus sûr fournit des orientations spécifiques pour assurer et maintenir un accès humanitaire sûr aux personnes et aux communautés qui, sans cela, resteraient inatteignables », a déclaré El Hadji Malick Diao, premier vice-président du comité régional de la Croix-Rouge de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

La ville de Thiès va abriter les 16, 17 et 18 juin la 25e édition du concours sous-régional de récitation du saint Coran.

Les participants d’une dizaine de pays de la sous-région ainsi que ceux des « daaras » de 14 régions et départements du Sénégal sont attendus à ce concours organisé par l’Union de la jeunesse musulmane (Ujm) du Sénégal. Son président Serigne Ahmeth Saloum Dieng nous a indiqué que « le comité de pilotage est à pied d’œuvre, de concert avec les autorités administratives et locales, pour une parfaite organisation et une réussite de l’évènement religieux initié depuis 1992 ». D’ailleurs, ce concours ajoute-t-il, « offre l’occasion, à chaque édition, aux jeunes lauréats dont la tranche d’âge est de 10 à 23 ans de pouvoir participer à des compétitions internationales du genre en Egypte, au Koweït, en Arabie saoudite et en Malaisie ». Ainsi, le concours de Thiès mettra en lice ces nombreux participants de la tranche d’âge de 10 à 23 ans autour de quatre sessions.  La première session est réservée aux candidats qui maîtrisent entièrement le saint Coran, la seconde pour ceux qui le lisent à moitié, ceux qui parviennent à lire le quart (1/4) pour la troisième session et enfin les candidats à la culture générale pour la quatrième session. Ces compétitions sont prévues entre le 16 et 17 juin avant la cérémonie de remise des diplômes aux lauréats le 18 juin au stade Lat-Dior qui sera marquée par la présence d’éminente personnalités. Le parrain de cette année est feu Serigne Cheikh Ahmeth Tidiane Sy Al Makhtoum rappelé récemment à Dieu. Des ambassadeurs des pays arabes sont aussi annoncés à cette manifestation religieuse de même qu’une délégation du Président Macky Sall nous a indiqué Ahmeth Saloum Dieng.

Mohamadou SAGNE

La fédération des dahira Mame Diarra Bousso et « Mawahibou khoudoss » de Touba Niétty Mbar (Pikine Cfa) organise ce dimanche 11 juin un « thiant » (journée de grâce) dédié au fondateur du mouridisme.

L’initiatrice de ce rendez-vous de ferveur religieuse est Sokhna Mame Diarra Mbacké Binetou Bassirou Khoudia. D’après son porte-parole Almamy Camara, cette conférence est inscrite dans l’agenda du Ramadan, qui est un mois de bienfaisance et de partage. « Depuis 10 ans, nous organisons cette conférence qui a pour thème le rôle de la femme dans son foyer », précise-t-il.
Né en 1853 à Mbacké et mort le 19 juillet 1927 à Diourbel, Serigne Bamba est un théologien, juriste musulman et soufi. Il est l’une des figures les plus importantes de l’islam de la région en qualité de fondateur de la confrérie des mourides.

Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké fut également un grand poète. D’ailleurs, dans « Kun Kaatiman », Serigne Touba parle de tout ce à quoi on peut être confronté dans la vie. Et pour atteindre un objectif, le fondateur du mouridisme invite à l’humilité, à l’habitude de passer inaperçu pour échapper aux malheurs. Parmi les huit conseils du marabout, les deux premiers forcent notre attention, car étant sans appel : « Essaie toujours de te cacher, toi qui est à la quête du savoir. Ainsi, tu t’épargneras les épreuves et les peines. Aie de la détermination ainsi, tu dépasseras ta génération ». « Ne te plains pas tout le temps des épreuves qui t’accablent. Sois courageux et agis de telle sorte que les gens croient que tu ne manques de rien ». Un homme multidimensionnel, qui à force d’être contraint à l’exil, est retourné à Dakar en 1902, après 7 ans et 9 mois d’exil au Gabon dans la forêt équatoriale. Il fut acclamé par la foule alors que beaucoup pensaient qu’il y était mort. L’administration coloniale tente à nouveau de l’arrêter, en envoyant des tirailleurs et des spahis, mais ses disciples le protègent. Khadimou Rassoul est finalement arrêté l’année suivante (1903) et amené pendant quatre ans en Mauritanie. Pour le « thiant » du 11 juin 2017 dédié à ce valeureux héritier du Prophète Mouhamed (Psl), la journée sera marquée par le récital du Coran, des prières et la lecture des panégyriques.

Serigne Mansour Sy CISSE

La 20ème édition du magal de Keur Yelly a vécu. Une ambiance sans précédent a fait vivre au quartier des moments de dévotion et de recueillement. Un appel solennel a été lancé à la jeunesse par le guide religieux pour l’adoration de Dieu, l’adoption des belles vertus, le civisme et l’amour de leur pays. Il a formulé des prières pour le succès du président Macky Sall.

Ce magal célèbre un grand homme de Dieu et une référence. Serigne Lampe Mbacké qui perpétue la tradition est une référence pour les populations. Ce genre d’événement est un moment de sensibilisation et de revivification des liens d’unité. Il a sollicité des prières pour la paix et la stabilité du pays, de même qu’un bon hivernage, mais aussi l’éveil des jeunes sur le sens de l’Islam afin de s’engager dans des actes terroristes par ignorance de leur religion.

Le gouverneur Amadou Coumba Ndiaye a, au nom du chef de l’Etat, loué les actes citoyens que pose Serigne Lampe Mbacké depuis plus d’une décennie. Il a magnifié les actes et efforts citoyens auprès de la gouvernance. Serigne Lampe Mbacké, après avoir émis ses souhaits et remerciements au Khalife général, est revenu, dans son allocution, sur l’importance de ses rapports avec l’administration régionale sous la conduite du gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao. Il l’a chargé d’être son interprète auprès du président Macky Sall pour le remercier du soutien effectif de son projet et invité les disciples à suivre et appliquer les recommandations divines, car les actes réalisés constituent les preuves de leur dévotion.

A signaler le passage de Me Souleymane Ndéné Ndiaye et de Me Omar Youm, émissaire du président Macky Sall, après la cérémonie officielle. Dans la matinée, d’importantes délégations de chefs religieux de Touba ont fait le déplacement pour communier avec le chef religieux durant cette importante journée d’action de grâce. La soirée religieuse s’est poursuivie après la cérémonie officielle jusqu’au petit matin.

Mamadou DIEYE

3.4-Le sens de l’humour chez le Prophète
Muhammad se comportait devant ses compagnons comme un père avec sa famille. La fameuse disposition coranique qui donne à ses épouses le statut de mères des croyants fonde ce type de lien sur le plan spirituel.Il employait différents moyens pour les gérer, renforcer leur cohésion et les maintenir ensemble. A l’instar d’un fin psychologue, il les traitait individuellement et collectivement de manière à les motiver et leur permettre de garder en toutes circonstances leurs équilibres physique et mentale.

Il avait recours à la plaisanterie pour agrémenter ses rencontres avec ses compagnons. Quand ces derniers, étonnés , lui dirent: «Messager d'Allah! Tu plaisantes? Il répondait: «Oui, mais je ne dis que la vérité.» Pour se justifier, il disait à Hanzhalah : «Une heure pour une heure» et à Abou Dharr: «Certes, ton corps a aussi un droit sur toi.» Autrement dit, il faut prendre du temps pour se divertir.

Quant il se retrouvait avec ses compagnons, il se comportait avec hilarité, souriait et plaisantait innocemment. Il le faisait de gaité de cœur et avec spontanéité. Son rang de chef suprême de la communauté ne l'empêchait pas de se montrer complètement détendu. Il plaisantait avec les petits et les grands; les hommes et les femmes. Il écoutait ses compagnons plaisanter et ne faisait que sourire.

Voici quelques exemples de ses plaisanteries : un homme vint le voir et lui dit: «Offre-moi une monture». Il lui répond: «Je te ferai transporter sur le rejeton d'une chamelle!» Le visiteur apprécia mal cette réponse car il ne comprenait pas que le Messager entendait plaisanter. Il revint à la charge en disant : «Qu'est ce que j'ai à faire avec le rejeton d'une chamelle?» Les traits du visages du Prophète s'illuminèrent alors et il expliqua à son interlocuteur le sens de la plaisanterie en lui disant : « les chameaux ne naissent autrement que de chamelles!»

Un jour, il passa auprès d'un enfant d'Abou Talhah avec lequel il avait l'habitude de plaisanter. Cette fois-ci, il le trouva triste et l'enfant lui expliqua que c'était parce que son petit oiseau avec lequel il jouait venait de mourir. Le Messager d'Allah se mit alors à lui répéter: «Ô Abou Omayr! Qu’est-ce qui est arrivé à ton petit oiseau?»

On voit à travers ces exemples qu’il entendait les détendre, les soulager et les consoler pour atténuer les effets de la rigueur qui accompagnait la pratique religieuse et les difficultés qui jalonnaient alors la vie des musulmans. Ce traitement était d’autant plus nécessaire que les interlocuteurs du Messager étaient le plus souvent des néophytes, des bédouins, des personnes en situation vulnérables ou des enfants affligés

Des centaines de fidèles musulmans ont encore sacrifié à la tradition, dimanche, au cimetière de Marmyal en cette période bénie du Ramadan, mois d’abstinence et de dévotion. Ces derniers ont assisté massivement à la cérémonie officielle de récitation du Coran organisée encore par El Hadj Alioune Badara Diagne Golbert pour le repos de l’âme de nos devanciers.

Comme les années précédentes, les populations ont pris d’assaut ce lieu de repos éternel dès les premières heures de la matinée. Durant toute la journée, parents, amis, voisins et sympathisants des populations de Saint-Louis ont tenu à participer activement à cette séance de récitation du saint Coran. Le maire Mansour Faye s’est réjoui de cette journée annuelle de prières, qui offre, chaque année, l’opportunité aux fidèles musulmans de se recueillir devant les tombes. En présence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a rendu un vibrant hommage au doyen Golbert Diagne qui, depuis 21 ans, organise cette cérémonie de récitation du Coran dans la première semaine du mois béni du Ramadan.

Golbert Diagne s’est dit très touché par ces propos aimables, rappelant que tout musulman doit avoir le réflexe de prier pour le repos de l’âme de ses devanciers « car, la mort arrive toujours au moment où l’on s’y attend le moins ». Les fidèles ont mis à profit cette grande prière pour nettoyer le cimetière de Marmyal, en attendant le rendez-vous de Thiaka Ndiaye prévu dimanche prochain.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le réseau des femmes pour le développement de Touba, regroupant plusieurs responsables féminins de la cité religieuse, a organisé sa conférence religieuse du Ramadan. Il a rassemblé plus de 2.000 responsables de groupement dans la cité religieuse de Touba. La mobilisation a été forte en dépit de la chaleur.

Oustaz Mohameth Niang a fait un brillant exposé sur le thème de « la violence faites aux femmes ». Il a démontré les arguments utilisés par la religion musulmane pour extirper la femme des violences dont elles étaient victimes. Monsieur Pape Sarr, administrateur de la commune de Touba a, au nom du maire, souhaité bonne continuation à ce réseau et magnifié le choix de Sokhna Astou Mbacké Cadior comme marraine. Cette dernière qui avait érigé le travail au rang de culte, reste une référence dans la grande famille de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Serigne Modou Mbacké Abdou Woudod, fils de la marraine, a magnifié le choix du réseau et prié pour la réussite de cette organisation par la voix de son jeune frère, Serigne Abdoul Ahad Mbacké.

L’occasion a été choisie pour rendre un vibrant hommage au parrain Serigne Sidy Ahmeth Mbacké, premier adjoint au maire et membre du Hcct. Il a salué l’initiative, magnifié les actions de développement des femmes de Touba regroupées autour de Sokhna Mame Bousso Mbacké bint Serigne Abdoul Aziz Bara. Il a offert à ces dames un moulin à mil qui va augmenter leur équipement et contribuer à alléger les travaux domestiques. Il a enfin promis d’être à la hauteur des espoirs placés sur sa personne. Le préfet Modou Mbacké Fall s’est félicité des réalisations de ce réseau qui est né il y a deux ans. Il a informé de l’intérêt que portent les autorités au sommet de l’Etat à cette structure de développement. Au paravent Sokhna Astou Mbacké Gaye, parlant au nom de Sokhna Mame Bousso Mbacké, a interpellé les autorités administratives et municipales pour encadrer le réseau et leur ouvrir des opportunités. Elle a réitéré l’engagement des femmes autour de la présidente afin de parler d’une seule voix pour fédérer les énergies et surtout imposer le label Touba dans le pays et la sous-région.

M. DIEYE

L’Agence des musulmans d’Afrique (Ama), une organisation humanitaire basée au Koweït, est en train de distribuer des kits Ramadan à 3.500 familles de huit régions du Sénégal pour une valeur de près de 80 millions de FCfa, a révélé lundi son directeur général Mouhamed Sneiba. « Il s’agit d’une habitude que nous perpétuons chaque année avec la distribution des vivres en vue d’accompagner les musulmans pour qu’ils puissent passer le jeûne dans des conditions raisonnables », a expliqué M. Sneiba. Il s’exprimait à Ziguinchor (Sud), au cours d’une cérémonie de distribution de kits Ramadan à 600 ménages, qui ont reçu chacune un sac de riz de 50 kilogrammes, cinq litres d’huile et deux kilogrammes de lait en poudre. « Ces 3.500 ménages sont répartis dans huit régions du pays. Ces kits représentent une enveloppe globale de 78,6 millions de FCfa (…). Ce n’est pas suffisant, mais nous faisons des efforts pour appuyer le maximum de nécessiteux pour qu’ils puissent vivre le Ramadan dans des conditions dignes », a ajouté Mouhamed Sneiba.

Aps

Caritas Sénégal, une Ong de défense les droits des migrants, prône la mobilité de chaque être humain. Son secrétaire général, abbé Alphonse Seck, a invité les dirigeants de la planète à respecter le droit à la mobilité. Selon lui, des pays comme les Etats-Unis d’Amérique et le Canada se sont construits grâce aux migrants.

Le secrétaire de Caritas Sénégal, abbé Alphonse Seck, est triste pour les nombreux migrants africains qui perdent leur vie en mer ou sur les chemins de migration. « On ne peut pas ne pas être touché par tous ces drames qui, depuis des années, se passent en mer, sur les chemins ou dans les airs avec un lot de jeunes morts. Sans compter toutes ces personnes qui font l’objet de trafic. Tout cela fait partie aujourd’hui de la composante malheureuse de la migration », a-t-il regretté.

Abbé Alphonse Seck a rappelé que chaque individu a des droits dont celui à la mobilité. « On peut vivre aujourd’hui au Sénégal et demain décider d’aller en Chine et ou Amérique latine parce que l’on se sent mieux là-bas. Donc on devait avoir la possibilité de pouvoir y aller », a-t-il souligné. Les Européens peuvent venir en Afrique à tout moment alors que certaines frontières africaines sont fermées aux Africains. « Même les étudiants ne peuvent pas aller dans certains pays d’Afrique alors qu’ils ne courent aucun risque de migration clandestine. Il faut respecter le droit à la mobilité car c’est un facteur du développement », a-t-il lancé.

Il a rappelé que les pays comme les Etats-Unis ou Canada se sont construits grâce à la migration. « S’il n’y avait pas de migration, ces pays ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui. Il ne faut pas criminaliser la migration et le migrant. C’est contre cela que nous luttons. Nous devons faire en sorte qu’un jeune qui est né en Afrique ait le choix d’aller vivre dans un pays où il peut mieux s’épanouir », a insisté abbé Alphonse Seck.

E. KALY

Après six semaines de formation, la deuxième promotion d’agents d’assistance à la sécurité de proximité (Asp) vient renforcer la gouvernance sécuritaire de proximité. En effet, depuis le mois d’avril, il a été mis en place des pôles de formation au profit de 3.000 nouvelles recrues. Ces dernières ont subi une formation intensive au sein des différents pôles. Selon le directeur général de l’agence, Me Papa Khaly Niang, ces assistants à la sécurité de proximité constituent le second recrutement qui vient s’ajouter aux 7.000 restants de la première promotion qui était de 10.000 agents.

Ainsi, ils seront déployés dans les prochains jours auprès des services utilisateurs dans le cadre du projet « quartiers sûrs », en vue de relever la satisfaction des services publics et celle des populations. « Le but du projet est de réduire le sentiment d’insécurité des populations des quartiers en collaboration avec les délégués de quartiers et les forces de défense et de sécurité », a indiqué M. Niang. C’est tout le sens de l’allongement de la durée et la rigueur dans la formation militaire. En outre, des activités à caractère civique et social ont été déroulées durant la formation. La sauvegarde de l’environnement et des ressources forestières, la lutte contre l’insalubrité, le don de sang, entre autres, entrent dans cette perspective.

Parmi ces activités phares, l’installation de la Brigade spéciale touristique et l’expérimentation des « quartiers sûrs » ont retenu l’attention du Secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Cheikhou Cissé. Selon lui, la sortie de ces assistants à la sécurité va constituer un appui important aux forces de sécurité que sont essentiellement la police et la gendarmerie nationale. Pour M. Cissé, la gouvernance de sécurité de proximité qui lie la sécurité à l’emploi constitue une « originalité » pour apporter une réponse aux nouveaux défis liés à la violence sous toutes ces formes. Cette promotion porte désormais le nom de Matar Faye, le jeune Asp sauvagement fauché par un délinquant de la route, après quelques jours passés au pôle de formation de Dakar.

Tata SANE

La politique, à la veille des élections législatives, s’est invitée dans les différentes messes du pèlerinage mariale de Popenguine. Mgr Jean Pierre Bassène, dans son homélie, a invité les Sénégalais à « aller voter aux prochaines législatives en respectant scrupuleusement le choix de leur conscience ». Il a appelé les politiciens, en particulier les candidats à ces élections, à œuvrer pour une campagne électorale paisible.

Selon le guide religieux, tous les protagonistes de la prochaine élection ont suffisamment de quoi se munir dans ce sens. « Ils ont les valeurs de notre culture qui prônent le respect de l’autre et de sa dignité. Ils ont les préceptes de leurs religions respectives qui bannissent l’insulte, la diffamation et autres outrages », a rappelé l’évêque de Kolda. Ajoutant qu’oublier cela ou l’ignorer, constituerait une grave menace à l’écologie humaine. Ce qui, à son avis, pourrait provoquer la violence sous toutes ses formes. « Faisons attention », a-t-il averti. Dans son homélie de la messe de la veillée, Mgr André Guèye du Diocèse de Thiès a appelé les électeurs à voter pour les députés capables de défendre les pauvres et les personnes vulnérables. « Il faut choisir des députés qui votent des lois pour la vie », a-t-il dit.

L’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, interpelle aussi tous les fils à faire de bon choix. Selon lui, ces joutes électorales constituent un indicateur important de notre maturité démocratique. Il a profité de l’occasion pour prier pour des élections apaisées, transparentes et démocratiques. Il a également salué les dispositions prises en ce sens par les instances habilitées. « J’en appelle à la responsabilité citoyenne de chacun pour que l’intérêt commun l’emporte au grand bénéfice des populations sénégalaises », a dit Mgr Benjamin Ndiaye. Soulignant qu’il appartient à chaque citoyen de prendre la mesure de sa responsabilité personnelle en accomplissant son devoir de vote en toute cohérence et en toute objectivité dans le respect, la sérénité et la paix.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

Cette année encore, ils sont plus de 16.000 jeunes à parcourir 52 km pour rallier Popenguine. Pendant leur parcours, ils ont chanté et prié en évoquant Marie malgré la forte canicule. A leur arrivée au sanctuaire, ils ont levé les mains vers le ciel, signe de victoire.

La 37ème édition de la marche a refusé du monde. Ils étaient des milliers à prendre part à cet acte de foi qui connaît, d’année en année, un engouement populaire. Les jeunes, par groupes, ont sillonné bourgs et faubourgs pour rallier Popenguine à pied en évoquant les prières dédiées à la Vierge Marie, Notre-Dame de Popenguine. Dans cette entreprise très noble, les marcheurs ont été encouragés sur le chemin par leurs frères musulmans qui ont mis devant leurs maisons des bassines de sachets d’eau pour les servir. D’autres, plus nantis, ont tout simplement offert de la boisson aux marcheurs qui, pour leur rendre la monnaie, n’ont pas hésité à faire quelques pas de danse pour magnifier cet acte de solidarité. Malgré la chaleur et la fatigue ces jeunes, femmes et vieux qui ont quitté le Cap des Biches, tôt le matin, ont marché jusqu’à l’arrivée. Christophe Signou de la paroisse Saint-Paul de Grand Yoff qui a mobilisé 1.045 marcheurs comptabilise, aujourd’hui, 22 ans de marche et se fait toujours un plaisir de rallier Popenguine à pied. Selon lui, c’est un devoir de marcher chaque année pour témoigner sa foi. « Tant que je serai en vie et en bonne santé, je continuerai à marcher et à soutenir tous ceux qui souhaitent le faire », indique-t-il. Il a magnifié l’engouement et la détermination des jeunes de sa paroisse qui, chaque année, répondent de plus en plus nombreux à l’appel de Notre-Dame de Popenguine. Selon lui, des jeunes viennent même d’autres paroisses pour communier avec ceux de Saint-Paul.

Tout comme Christophe, Francisca Sène de la paroisse Sacré-Cœur Malenfant n’est pas une novice. Elle en est à sa 16ème année de marche. Avec la croix qu’elle porte fièrement, elle ne ressent point la fatigue. « C’est lourd à porter cette croix sur une distance de 50 km, mais Jésus a été là et, grâce à lui, je n’ai pas senti la lourdeur de la croix. Je suis fière d’être là. Je suis davantage confortée par le nombre de fidèles, surtout de filles qui viennent nombreux chaque année », note-t-elle.

En effet, la marche enregistre l’arrivée de néophytes. C’est le cas de Clémence Gomis qui fait partie des 1.014 marcheurs de la paroisse Sainte Marie Madeleine de Mbao. « Au début, c’était difficile, mais je suis parvenue à aller jusqu’au bout grâce à ma foi », assure-t-elle. Osvaldo Coly de la paroisse Notre-Dame du Cap-Vert de Pikine est du même lot. En y prenant part, ce dernier a voulu relever un défi. « Les gens disaient que la marche était difficile, il fallait donc que je vois à quoi cela ressemble. Je me suis lancé et à l’arrivée, je regrette de n’être pas venu plus tôt », soutient-il.

Même son de cloche du côté de son frère Ernest Coly. Ces marcheurs qui ont bravé le chaud soleil ont par, bandes entières, été accueillis triomphalement au sanctuaire marial. Et pour beaucoup d’entre eux, cette arrivée sonne comme une victoire.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

La marche des jeunes chrétiens constitue aussi d’intenses moments de prières. Venu transmettre les encouragements du chef de l’Etat, le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a sollicité de ces derniers des prières pour la stabilité de notre pays.

Le ministre Mame Mbaye Niang, comme chaque année à l’occasion du pèlerinage marial de Popenguine, accompagne les jeunes marcheurs chrétiens. En accueillant ces jeunes à Toubab Dialaw, il a salué leur dynamisme puisque ces derniers donnent le meilleur d’eux-mêmes au nom de la foi et de la droiture. « C’est un plaisir de partager ces instants de prières et d’amitié avec vous. Vous êtes des modèles pour la jeunesse sénégalaise », a lancé le ministre de la Jeunesse aux jeunes chrétiens. Il a ajouté que c’est son devoir de représenter le président de la République à cette marche des jeunes chrétiens qui constitue une sensibilité importante de la Nation sénégalaise. « Je suis ici pour vous apporter mon soutien et les encouragements du chef de l’Etat », a dit Mame Mbaye Niang, qui a sollicité de ces jeunes des prières pour la stabilité, la cohésion sociale du pays mais surtout pour la restauration des valeurs.

Le ministre de la Jeunesse est convaincu que les jeunes chrétiens peuvent aider le Sénégal dans ce domaine. Il a justifié cela par le fait que ces derniers bénéficient de la bonne organisation de l’Eglise qui, depuis plus de 20 siècles, reste un modèle en matière d’organisation, d’éducation et de piété. « Je ne suis pas gêné dans mon département, de m’inspirer de cette organisation chrétienne pour aider les autres jeunes sénégalais », a souligné M. Niang. Répondant à une demande du délégué de quartier de Toubab Dialaw qui a souhaité que les autorités installent des toilettes publiques dans le village pour permettre aux jeunes marcheurs, une fois sur place, de pouvoir se soulager sans difficulté, Mame Mbaye Niang a promis qu’avec le soutien de la Fondation « Servir le Sénégal », le village pourrait, dès l’année prochaine, disposer des toilettes mobiles. C’est à Toubab Dialaw que les jeunes marcheurs observent un arrêt pour se reposer et reprendre leurs forces.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

Cette année, plusieurs délégations venues d’autres pays ont participé aux festivités de la 129ème édition du pèlerinage marial de Popenguine. Parmi celles-ci, la délégation camerounaise composée de 30 pèlerins. Elle s’est félicitée de la bonne organisation du pèlerinage et de l’unité entre chrétiens et musulmans.

Le caractère international du pèlerinage marial de Popenguine s’élargit. Cette année, Popenguine a accueilli deux nouvelles délégations venues du Cameroun et de la Guadeloupe. La délégation camerounaise est arrivée à Popenguine le 31 mai. Mme Obo fait partie des 30 pèlerins qui composent cette délégation. Elle se dit impressionnée par la beauté de la basilique et des grottes qui entourent le sanctuaire. « C’est rare de voir des infrastructures dédiée à la Vierge Marie en Afrique », a commenté la pèlerine camerounaise qui a soutenu qu’elle est aussi flattée par la bonne organisation du pèlerinage. « J’ai vu à Popenguine des gens pieux qui ont travaillé pour que tout se passe normalement. C’est une croyance d’un Dieu vivant sans distinction de religion parce que les musulmans rencontrés dans le village sont aussi très pieux. Ils partagent les mêmes valeurs. Au Sénégal les gens comprennent qu’il y a un seul Dieu. Je pense que le monde entier doit prendre cet exemple sur ce pays », a suggéré la dame, qui garde un bon souvenir de l’unité entre chrétiens et musulmans au Sénégal.
Selon elle, ce sont des choses positives qui doivent être exportées pour que la paix laissée par Jésus-Christ règne partout dans le monde.

Le Sénégal, un pays béni
Pour Marie Louise Mbesou, « le Sénégal est un pays béni ». C’est pour cette raison qu’elle est venue au pèlerinage pour profiter des grâces que le Seigneur verse à Popenguine parce que son pays a besoin de cela. « Les Sénégalais ont compris que nous avons un seul Dieu qui accueille les prières de tous les croyants. L’exemple sénégalais doit être exporté dans tous les pays du monde », a soutenu Marie Louise.

Bernard abonde dans le même sens. En voyant ce qui se passe au Sénégal, il se dit fier d’être chrétien. « Il y a beaucoup de choses positives au sein de l’Eglise sénégalaise qui doit être répandue à travers le monde. En faisant le tour du site, nous avons vu qu’il y a tellement de tentes pour les rencontres. En dehors des belles messes proposées aux fidèles, je suis impressionné par tout ce que j’ai vu ici, car c’est ce qui se faisait autrefois dans l’Eglise catholique le jour de la Pentecôte. En voyant ces tentes, j’ai l’impression que toutes les Nations sont en train de venir recevoir l’Esprit saint ici », a-t-il indiqué. Heureusement, a-t-il ajouté, ce sont des musulmans et chrétiens sénégalais qui se rassemblent dans ces lieux pour prier Marie, la mère de Dieu. « Elle appartient à toutes les religions. Les Sénégalais ont compris cela et ce sont des choses à saluer et à montrer au monde », a-t-il souhaité.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

3.1-Les vêtements du Prophète
Il possédait un turban noir qu'on appelait sahab. Par turban, on entend tout ce qu'on utilise pour envelopper la tête. Il plaçait son turban sur un bonnet. Parfois il portait celui-ci sans y ajouter le turban. Parfois il portait le turban sans le bonnet. Quand il portait le turban , il en laissait des pans sur ses épaules.

Le Prophète portait une chemise. Par celle-ci, on entend désigner tout vêtement cousu muni de deux manches et d'une fente, utilisé comme sous-vêtement. C'était son vêtement préféré. Les manches s'arrêtaient aux poignets. Mais il disposait d'une chemise en coton aux manches courtes.

Il aimait les vêtements blancs. Mais il lui arrivait de porter un habit  rouge. Ibn al-Quayyim dit: « Celui qui croit que cet habit était complètement rouge commet une erreur. Car l'appellation houlla  hamra  désigne deux pièces yéménites dont le tissus comporte des lignes rouges doublées d’autres noires comme les autres manteaux yéménites. La houlla hamra est connue sous ce nom à cause de ses lignes rouges. Toutefois, l'usage du rouge pur comme vêtement est interdit.» (Zad al-Maad,1/137.

Le Prophète a porté un manteau byzantin muni de manches  étroites. Une fois, il s’était vêtu de deux manteaux verts au moment de prononcer son sermon. Il portait encore un manteau de laine noir.

Il possédait une tenue de luxe qu'il portait au cours des deux fêtes , le vendredi  et quand il recevait une délégation. Il portait un pagne noir. C'est un vêtement  soit en laine, soit en lin, ou en soie crue utilisé comme flanelle ou comme pagne. Il en possédait un autre épais de fabrication yéménite.Il avait acheté des pantalons courts qui couvrent la région allant du nombril aux genoux.

Il avait une bague en argent  décorée d’une perle d’Abyssine, sur la quelle était gravé : Muhammad est le messager d'Allah comme suit: Muhammad occupait une ligne. Messager en occupait une autre et Allah occupait la troisième. Le bijou figurait  tantôt  sur son annulaire gauche tantôt sur son annulaire droit.D’habitude, il utilisait des sandales à lanières sans poils et des  sandales cousues.

3.2-La Sunna en matière  vestimentaire
Les traditions vestimentaires varient en fonction des cultures et des époques. la décence vestimentaire occupe une place centrale dans les enseignements de l’islam, l’habillement conditionnant la validité de la pratique fondamentale et distinctive de l’islam, qu’est la prière. En effet, pour pouvoir s’y adonner correctement, i faut que le fidèle porte un habit taillé conformément aux normes musulmanes ci-dessous indiquées et propre. Peu importe qu’il soit neuf ou vieux, d’une haute qualité ou pas.

Le Prophète se contentait du vêtement disponible ; qu'il fût de laine ou de coton ou d'un autre tissu. Il ne se donnait pas de la peine pour en chercher le meilleur ni ne versait il dans le gaspillage ni ne tenait il à porter un vêtement  trop voyant. Il est vrai toutefois, il préférait le blanc mais ne l’imposait pas.

Il recommandait à ses compagnons de s'habiller correctement et d'afficher une belle apparence. Il a enseigné un ensemble de règles que le musulman doit suivre quand il s'habille. A ce propos, il recommande la récitation du  dhikr  suivant quand on s’habille: « Louange à Allah qui m'a procuré ce vêtement gracieusement sans aucun effort de ma part.»
Quand le Prophète voulait mettre ses chaussures, il commençait par le pied droit. Il préférait en toute chose commencer par le côté droit. Il veillait à ce que la longueur de ses vêtement ne dépassât pas ses chevilles. Il exhortait les membres de sa communauté à montrer les bienfaits dont Allah les a comblés en matière vestimentaire.

Le Prophète a soumis l'habillement à des dispositions et des restrictions que le musulman ne peut pas ne pas respecter. Il en a exposé les règles générales  pendant l’accueil d’une délégation de vieux dignitaires autochtones en les invitant à se démarquer des gens du livre après  leur avoir expliqué un ensemble  de manquements inhérents à leurs habitudes vestimentaires. C’est le cas du port par l’homme de tout vêtement qui le fait ressembler aux femmes ou trop long ou trop voyant. C’est le cas pour la femme de porter un vêtement trop court, transparent ou serré.



Ce pèlerinage a été aussi marqué par la forte présence des éléments du service d’hygiène. Sur place, depuis le 25 mai dernier, ils ont entrepris un travail d’identification des lieux de stockage des marchandises, mais vérifient si les produits impropres à la consommation ont été retirés du circuit de commercialisation. Selon le lieutenant Lansana Mané, responsable des activités techniques, environ 400 kg de marchandises prohibées et autres produits impropres à la consommation ont été saisis par ses éléments. « Nous faisons la police de l’hygiène qui met fortement l’accent sur la prévention pour inciter les uns et les autres au respect des règles d’hygiène, mais aussi sur la sanction », a-t-il expliqué. « On retire les produits de la vente, mais aussi les contrevenants sont frappés de sanctions pécuniaires. Nous ne faisons pas que de la répression. Nous prônons aussi le changement de comportement pour permettre aux populations de préserver leur santé », a renseigné le lieutenant Mané.

Des milliers de pèlerins ont participé, ce week-end de Pentecôte, aux différentes activités de la 129eme édition du pèlerinage marial de Popenguine. En présidant la messe solennelle de ce rassemblement, Mgr Jean Pierre Bassène du diocèse de Kolda, a présenté Marie comme modèles de toutes les familles avant de dénoncer la montée de la délinquance et de la violence dans notre pays. Il a appelé les parents à inculquer aux jeunes des valeurs de leurs ancêtres bâties sur la paix et le dialogue.

L’évêque du diocèse de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène, a présidé la messe solennelle de la 129eme édition du pèlerinage marial de Popenguine devant un parterre de fidèles chrétiens. Entouré des évêques du Sénégal et des dizaines de prêtres, Mgr Bassène a commencé son homélie par le thème : « Marie, mère éducatrice : modèle pour nos familles et nos communautés ». A l’occasion, il a présenté Marie comme modèle pour toutes les familles car capable de s’adapter à toutes les situations. « Elle est une mère éducatrice », a dit le prélat, soulignant que dans beaucoup de familles sénégalaises, il y a des parents qui peuvent être présentés comme des modèles. « Ils sont à la réussite de leurs enfants. Toutefois, nombreuses aussi sont d’autres personnes qui souffrent de la malchance d’une famille désunie ou monoparentale ayant pour conséquence la carence d’une éducation adéquate à laquelle ils avaient tous les droits », a regretté Mgr Bassène. En présentant Marie comme modèle, il a indiqué qu’au moment où elle a accepté d’être la mère de Jésus, le Sauveur, elle est devenue le Tabernacle de la vie. « En elle, la maternité apparaît dans sa grandeur et sa dignité, tout comme dans sa noblesse. Elle revêt un caractère sacré parce qu’élevée au plus haut niveau et couronnée de Dieu en vertu du mystère de l’incarnation du Verbe fait chair dans le sein de Marie ». Il a rappelé à l’assistance que Marie n’a pas subi un sort en disant « Oui » à l’Ange Gabriel. « Elle a coopéré à la volonté de Dieu par sa foi, son humilité et sa disponibilité », a commenté Mgr Jean Pierre Bassène qui a magnifié l’humilité de Marie.

Contre la montée de la délinquance
Une humilité qui prouve sa dépendance totale à Dieu de qui elle tient l’existence de l’être. « Marie, mère éducatrice se reconnaît de Dieu comme l’enfant se reconnaît de celui qui lui a donné la vie, tout en demeurant lui-même comme individu, une personne libre et responsable », a commenté le célébrant. Marie, le fait savoir à travers ces belles paroles : « Je suis la servante du Seigneur qu’il me soit fait selon ta parole ». Ces propos montrent encore une fois la disponibilité de la Vierge Marie de rendre service au peuple de Dieu.

L’évêque résume ces paroles en soutenant que « la foi de Marie, son humilité et sa disponibilité font d’elle une éducatrice qualifiée, et ce, d’autant qu’elle a eu l’insigne mérite, avec Joseph, d’avoir la charge de l’éducation de Jésus-Christ, fils de Dieu». Mgr Jean Pierre Bassène a déclaré aux fidèles que Marie reste une femme de tous les temps. « Elle est capable de s’adapter aux situations et événements de la vie, de les analyser, pour en tirer toujours meilleur parti, à la lumière de sa foi et sous l’éclairage de l’Esprit Saint qui demeure en elle », a souligné l’évêque.

Appelant à éduquer les enfants à la paix et au dialogue, le prélat a également dénoncé, dans son homélie, la montée de la délinquance et de la violence dans nos communautés. Cette violence est due, en grande partie, à la démission de la société en matière d’éducation collective. « Comme Marie, ayons foi en nos valeurs culturelles et pratiquons-les. Tendons nos oreilles attentives aux appels ponctuels de nos gouvernants qui nous invitent à être responsables de notre sécurité individuelle et collective en dénonçant toute attitude suspecte qui pourrait représenter un danger pour tous », a conseillé le guide religieux.

De nos envoyés spéciaux E. KALY et S. O. FALL

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