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Société & Faits divers (1465)

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a inauguré, hier, à Thiès, un nouveau quartier à la Maison d’arrêt et de correction (Mac). Il a indiqué que ce geste cadre parfaitement avec la volonté du Gouvernement de doter notre pays d’une politique carcérale performante.

La rénovation et l’équipement de l’espace réservé aux jeunes détenus majeurs primo-délinquants (18-21) ont été entièrement financés par l’Ambassade de Suisse au Sénégal, en partenariat avec l’Association pour le sourire d’un enfant. Le garde des Sceaux, ministre de la Justice a saisi l’occasion pour magnifier cet appui constant de la coopération suisse à l’administration pénitentiaire par l’entremise de cette association basée à Thiès. Un geste, selon Me Sidiki Kaba, « qui cadre parfaitement avec la volonté du président Macky Sall de doter notre pays d’une politique carcérale performante visant l’amélioration qualitative des conditions de travail des agents pénitentiaires, mais aussi d’humaniser davantage les prisons en assurant quotidiennement aux détenus toute la dignité à laquelle ils ont droit ».

Le ministre a ainsi rappelé toutes les avancées qui ont été notées ces dernières années à travers la modernisation des prisons. Me Sidiki Kaba a cité l’établissement pénitentiaire de 1500 places à Sébikotane doté d’une enveloppe de 3,5 milliards inscrite dans le budget 2017. En attendant cette réalisation, une prison moderne de 500 places sera bientôt réceptionnée sur le même site à Sébikotane et servira à décongestionner la prison de Rebeuss.

Dans la foulée, le ministre a annoncé la réhabilitation des 37 établissements pénitentiaires que compte actuellement le Sénégal pour un coût global de 211 millions de FCfa inscrits dans le budget 2017. Aussi, cette volonté du président Macky Sall, selon le Garde des Sceaux, « se traduit également dans le renforcement des effectifs du personnel pénitentiaire avec notamment le recrutement de 150 agents qui ont été formés en 2016 ainsi que 200 autres dont la formation ».

Mme Schmidt Tartagli, ambassadeur de Suisse au Sénégal, a retenu les bonnes relations entre son pays et le Sénégal à travers un dialogue fécond sur les droits de l’homme, concrétisé par une formation de formateurs en justice juvénile. Elle a aussi cité le projet de réhabilitation de cet ouvrage qui vient s’ajouter aux réalisations antérieures de l’Association pour le sourire d’un enfant dont le juge Mandiogou Ndiaye a porté la parole au nom de la présidente endeuillée avec le rappel à Dieu de sa maman. « Ceci constitue un signe palpable de notre volonté d’accompagner le Sénégal dans le renforcement de son système judiciaire », soutient Mme l’ambassadeur de Suisse. Par ailleurs, elle a indiqué que « la détention est un lieu de repli sur soi où le jeune adulte se retrouve coupé de la société et de la socialisation. Il est donc primordial, pour aider ces jeunes à se réinsérer dans la société, de créer un environnement visant à leur apprendre ou à leur réapprendre les règles du vivre ensemble ».

Mohamadou SAGNE

L’insécurité dans la localité de Touba fait que les populations ne dorment plus que d’un œil. Profitant d’une rencontre avec la presse à Touba, le capitaine Badara Fall, commandant de la compagnie de gendarmerie de Diourbel, s’est voulu rassurant. Il est largement revenu sur la mission des forces de sécurité et invite les populations à une meilleure collaboration avec les forces de sécurité.   

La gendarmerie nationale a mis en place d’importants moyens pour faire face à toutes sortes de menaces dans la région de Diourbel. Il y a de cela un an, Touba ne disposait que des brigades et il n’y avait pas de forces d’intervention. Le haut-commandement a mis en place un escadron de surveillance et d’intervention avec un effectif très conséquent et un matériel adéquat. Cependant le commandant Fall fait savoir que pour sécuriser une ville, il nous incombe à tous d’y participer. Pour lui, « si l’on constate toute activité suspecte, mouvement inhabituel ou douteux, il faut s’en ouvrir aux forces de l’ordre ». Les malfaiteurs,  précise-t-il, habitent dans nos maisons, dans nos quartiers, le voisinage et c’est la proximité qui empêche certaines personnes de les dénoncer. Cependant, précise-t-il, il faudrait aussi que les populations collaborent avec les forces de sécurité, échangent avec eux, ainsi la prévention prévaudra sur les interventions. C’est pourquoi, insiste l’homme en bleu, « j’appelle les populations à mieux collaborer avec les services de sécurité, même à travers le numéro vert de la gendarmerie : 800002020. Il y a assez d’éléments qui font des patrouilles nocturnes sur tous les axes de la cité religieuse ; c’est connus des noctambules ».

Le commandant est aussi revenu sur les véhicules circulant à Touba avec de fausses plaques d’immatriculation. « L’impunité n’existe nulle part, car s’il est permis à tout un chacun de disposer d’un véhicule, il n’est pas autorisé d’y mettre n’importe quelle plaque le jour et la changer à volonté », a soutenu le capitaine Badara Fall. Dans ces conditions, arrêter les véritables agresseurs serait difficile. Par contre, si tous les véhicules sont identifiés avec des plaques en règle, nous n’aurons aucune difficulté à appréhender le ou les malfaiteurs », souligne-t-il. « Il faut que tout le monde respecte la loi et partout. C’est ce qui peut nous faire aller de l’avant et nous sécuriser davantage. Ce que nous combattons Dakar et partout ailleurs, doit l’être aussi à Touba. Le Khalife général recommande à tous d’être en phase avec la loi et l’on doit s’y conformer », a ajouté le patron compagnie de Diourbel.

Le commandant Fall fait savoir que ses hommes entretiennent de bonnes relations avec la structure sécuritaire locale aux ordres de Serigne Modou Lô « Ngabou ». « Nous travaillons avec Safinatoul Amane », a déclaré le commandant Fall. « Ceux sont des collaborateurs qui nous aident dans le renseignement, entres autre. Ils font partie de la population de Touba et ont l’aval des autorités religieuses. Nous travaillons avec eux dans le respect du règlement qui nous a été édicté en tant que force de défense et de sécurité », a-t-il déclaré.

Mamadou DIEYE

Le magistrat Mandiogou Ndiaye, juge au Conseil constitutionnel, a déploré, hier, à Thiès, la recrudescence de la délinquance juvénile liée au phénomène des motos Jakarta qui assurent le transport dans la quasi-totalité des villes sénégalaises.

Le juge constitutionnel s’exprimait en marge de la cérémonie d’inauguration par le garde des Sceaux, Ministre de la justice,  d’un nouveau quartier pour jeunes majeurs primo délinquants à la maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès. Il représentait en tant que vice-président, l’association pour le sourire d’un enfant qui a facilité le financement par l’Ambassade de Suisse de ce nouveau bâtiment.

Le constat selon lui, « est que qu’à Thiès la plupart des jeunes détenus l’ont été pour fait d’agressions multiples, de vols à la tire, entre autres, à partir de la conduite de motos jakarta. Ce qui fait qu’aujourd’hui, la Mac accueille de plus en plus cette catégorie de jeunes âgés le plus souvent de moins de 18 ans ».

Un sentiment que partage d’un reste l’association des conducteurs de motos Jakarta de Thiès. Selon son chargé de communication, Assane Djigal, leur association « est entrain de travailler à l’éradication de ce phénomène de délinquance constaté dans le secteur. Ce, à travers la signature d’une convention avec la société immobilière Sénégalo-italienne Diarra Sa, pour inciter tout conducteur à disposer dorénavant d’un permis de conduire, d’une assurance et d’une plaque d’immatriculation en rapport avec le mairie de ville ». C’est dans cette perspective, que sera lancée dés ce week-end, « une caravane de sensibilisation sur les bonnes pratiques à adopter en matière de sécurité routière, » a informé, Mamadou Clédor Fall, administrateur de la société. Une campagne qui sera suivie d’une session de formation et de préparation pour une meilleure réinsertion dans la société.  A ce jour près de 5000 motos circulent sur les routes de la ville de Thiès nous a indiqué le président de l’association, Samba Coumba Samb.

M. SAGNE

La mise en œuvre des aptitudes des jeunes quantitativement et qualitativement constitue un axe fort de la politique de développement économique et social portée par le Plan Sénégal Emergent. C’est ce que le Premier ministre a rappelé, hier, à l’ouverture officielle de la 16ème édition du Forum du premier emploi organisé par le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds).

Les jeunes ont besoin d’espaces professionnels propices à l’éclosion de leurs capacités et d’une prise de conscience de leur dignité pour se préparer à affronter leur destin. Sous ce rapport, les politiques d’emploi et de formation professionnelle et technique que mène le gouvernement du Sénégal traduisent cette volonté de développer le capital humain en vue de favoriser la productivité et d’accélérer la création d’emploi. Cette remarque a été faite, hier, à l’ouverture officielle de la 16ème édition du Forum du premier emploi du Meds, par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Toutefois, il a fait savoir que la dimension novatrice dans l’accomplissement de ce devoir de l’Etat de créer les conditions de socialisation des citoyens réside dans l’intensification du partenariat avec le secteur privé et l’exhortation à l’entreprenariat. Par conséquent, M. Dionne a estimé qu’un traitement particulier doit être réservé à la question de l’employabilité des jeunes afin d’entretenir et de développer, à travers l’apprentissage permanent, leurs compétences techniques et professionnelles.

Le secteur privé invité à mieux s’impliquer
A cet effet, des réformes ont été engagées aussi bien dans l’enseignement supérieur que dans la formation professionnelle et technique. Dans un contexte économique caractérisé par un environnement hyperconcurrentiel, le Premier ministre est d’avis que les entreprises doivent aider par leur implication plus accrue au relèvement du défit de l’emploi. Aussi a-t-il magnifié la démarche du Meds qui a compris la nécessité d’optimiser les stratégies de formation par l’alternance «école-entreprise », en accompagnant les jeunes vers leur premier emploi, à travers des initiatives novatrices de mise en valeur de leurs talents. «Le Forum du premier emploi contribue à relever ce défi. Cette main solidaire que le Meds tend pour la seizième fois à la jeunesse sénégalaise est un acte de générosité, mais aussi le signe d’un altruisme qui s’accommode bien de la culture nationale », a souligné Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Le ministre da la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Baye Niang, a, pour sa part, relevé la problématique de l’emploi. C’est pour ces raisons qu’il a magnifié l’initiative du Meds. «Le problème de l’emploi est un fléau mondial qui n’épargne aucun pays du monde », a déclaré le ministre. « Le défi aujourd’hui, c’est de développer les compétences techniques et professionnelles en acceptant de rétrocéder la totalité de la taxe d’apprentissage à la formation professionnelle et technique », a souligné M. Niang. Le président du Meds, Mbagnick Diop, a laissé entendre que dans un pays où il y a une forte inadéquation entre la formation et l’emploi, il est un devoir citoyen d’imaginer des solutions alternatives afin que nos jeunes, à la fin de leurs études, ne soient pas happés par les vents sinistres du désespoir au point de mettre leur vie en péril. C’est tout le sens de ce Forum du premier emploi qui s’inscrit dans cette perspective. Selon le président du Meds, le problème de l’emploi n’interpelle pas seulement l’Etat, mais aussi le secteur privé. Aux entreprises, il revient donc de promouvoir des initiatives aptes à créer des opportunités de travail en stimulant le monde productif.

Tata SANE

Avec les nouvelles orientations qui seront données à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale (Css), les retraités sénégalais vont vivre dans de meilleures conditions. C’est l’annonce faite par Mamadou Racine Sy, président du Conseil d’administration de l’Ipres lors de l’inauguration de la nouvelle agence de l’Ipres à Rufisque.

Au mois de mars, l’Etat va organiser une conférence sociale en vue d’améliorer les conditions de vie des retraités sénégalais. Cet événement sera l’occasion pour les institutions comme l’Ipres et la Caisse de sécurité sociale (Css) d’annoncer les grandes orientations à donner à leurs deux structures. Les responsables de ces institutions veulent donner plus de dignité au retraité sénégalais. « Il y aura des réformes systémiques et paramétriques qui vont permettre d’avoir au Sénégal un retraité nouveau et les travailleurs auront envie d’aller à la retraite, parce qu’ils sauront qu’ils auront une bonne pension », a indiqué Mamadou Racine Sy, le président du Conseil d’administration de l’Ipres.

M. Sy qui s’exprimait à l’occasion de l’inauguration de l’agence de l’Ipres de Rufisque, souhaite effacer une certaine image globalement partagée par les Sénégalais sur le retraité. Une image qui rime avec pauvreté et précarité. « La retraite au Sénégal est encore synonyme de pauvreté. Quand les gens vont à la retraite, ils tombent malades trois fois dans l’année parce qu’ils se disent dans quoi nous allons tomber », a ajouté Mamadou Racine Sy.

Déjà la mensualisation des pensions, une réforme « majeure », est amorcée par le gouvernement pour permettre aux retraités de gagner en un mois ce qu’ils gagnaient en deux mois. Une réforme qui comporte des mesures d’accompagnement avec la décision prise par le chef de l’Etat, Macky Sall, de défiscaliser les pensions de retraite. Ce qui est perçue comme « une mesure généreuse » de la part du chef de l’Etat.

Revenant sur l’inauguration du siège de l’Ipres à Rufisque, Mamadou Racine Sy estime que les deux instituions doivent mutualiser leurs moyens et leurs ressources au service des usagers. «Il n’est pas normal que l’Ipres et la Css consacrent chacune 400 millions de FCfa pour construire une agence dans chaque chef-lieu de région ou parfois même de département alors que chaque institution peut abriter l’autre », a relevé le Pca de l’Ipres. Mamadou Racine Sy n’a pas caché sa joie de voir le siège de la Caisse de sécurité sociale (Css) abriter aussi la nouvelle agence de l’Ipres. « C’est une innovation majeure et c’est une vision que nous partageons au sein des conseils d’administration des deux institutions, car cela permettra non seulement d’économiser des ressources, mais de mieux les utiliser pour le relèvement des pensions et des rentes aussi bien à l’Ipres qu’à la Css », a souligné M. Sy. Quant à Malick Guèye, le président des retraités de Rufisque, il s’est dit heureux de la mise sur pied de cette nouvelle agence qui est, selon lui, « une vielle doléance ». Car il leur fallait aller à Dakar tous les trois mois pour déposer les dossiers de leurs membres.

Maguette NDONG

Au marché Gueule-Tapée, l’occupation anarchique de la voie publique devient de plus en plus préoccupante. Les accidents deviennent récurrents sur l’axe qui va de la station Total jusqu’au marché. L’embouteillage y est aussi un casse-tête. Avant de rallier le croisement Cambérène, les véhicules peuvent y passer des heures. Les clients et simples passants qui n’ont plus où mettre les pieds sont parfois obligés de marcher au milieu de la route au péril de leurs vie.

L’odeur nauséabonde des légumes pourris mêlée aux klaxons des voitures et aux chants des marchands ambulants tentant d’attirer la clientèle alourdissent davantage l’atmosphère déjà austère qui règne au marché Gueule-Tapée des Parcelles Assainies. Du Rond-point « Case bi » à la sortie du marché, les voitures, entassées pêle-mêle, cherchent difficilement un petit passage libre pour avancer. Un embouteillage monstre y règne depuis 8 heures du matin. Patientant dans sa 4x4 noir, les yeux rivés devant le taxi qu’il suit, Ibou ne lâche pas d’une seconde le volant de son véhicule. « Cette situation est inadmissible, depuis plusieurs minutes je reste bloqué dans les embouteillages. On bouge difficilement. Je veux emprunter l’autoroute pour ne pas arriver en retard, mais c’est impossible avec ces marchands ambulants qui ont accaparé la voie publique », déplore-t-il. « Il faut les déplacer car ils n’ont aucun civisme, ni aucune éducation. Si par malheur une voiture passe sur leurs marchandises, ils vous la cassent sans le moindre scrupule », rajoute-t-il en avançant lentement suite aux klaxons du bus Tata qui se trouve derrière lui.

Non loin de là, une dame d’une trentaine d’années, seau à moitié rempli de condiments à la main, se dispute avec un chauffeur de « clando » qui, dit-elle, a failli la percuter. Très remontée contre le conducteur qui n’a eu aucune réaction suite à ses lamentations, la dame lui lance des injures tout en se faufilant entre les voitures pour traverser. Interpellée sur les causes de l’incident, la dame envahie par la colère lance d’une voie enragée : «J’ai failli mourir à cause de ce chauffeur de «clando». Il y a trop de laisser-aller dans ce pays. Les gens font du n’importe quoi. Regardez ces gens-là » (pointant du doigt les marchands ambulants), « ils mettent leurs étals n’importe où, nous n’avons plus de trottoir pour marcher tranquillement, nous partageons maintenant la route avec les voitures, ce qui n’est pas normale du tout » fulmine t-elle.

A quelques mètres, des étals de légumes et des plateaux sur lesquels des poissons changent de couleur sous l’effet du soleil jonchent le long de la route. Quelques jeunes garçons tenant des paniers remplis d’épices font le tour du marché à la recherche d’un potentiel client. D’autres se faufilent à travers les étals pour vendre des sachets plastiques ou sac en carton. Pendant ce temps, des camions avec une cargaison de marchandises garés aux abords de la route servent d’abris provisoires à quelques tabliers.

Sous l’abri d’un des camions, Fat Laye et Ami Diop bavardent tout en jetant un œil sur leurs produits. Les deux dames semblent ne pas se préoccuper des voitures, des motos et autres bus qui peuvent les heurter à tout moment. « Ici les voitures nous passent dessus tous les jours, mais nous n’avons pas d’autres solutions et nous ne pouvons pas nous en sortir sans notre commerce au marché » sedéfend Ami Diop. Avant d’enchaîner : « Nous savons bel et bien que ce que nous faisons n’est pas normal, car nous y risquons notre vie en nous installant sur la route ». Elle dit ne pas disposer de suffisamment de moyens pour s’acheter une cantine dans le marché qui coûte 200.000 FCfa. Avant même qu’elle ne termine sa phrase, sa voisine Fat Diop la coupe : « Moi j’ai ma place dans le marché, mais les clients ont la paresse de venir jusque là-bas.

Trois accidents en 15 jours
Donc comme les affaires n’y marchaient plus à l’intérieur, j’ai quitté pour venir aux abords de la route où elles marchent le mieux, même si on sait que l’on ne doit pas occuper la voie publique ». Comme pour confirmer les risques qu’elles encourent, avant même qu’elle ne finit son explication, un bus Tata passe et a failli nous heurter.  « Voyez vous ce que nous vous disions, on risque toujours notre vie. A l’intervalle de 15 jours seulement, il y a eu trois accidents. D’ailleurs le dernier remonte à avant-hier », informe-t-elle, avant de nous inviter à prendre place sur sa natte sous le camion pour continuer la discussion. Mme Diop pointe un doigt accusateur sur les agents de la mairie. « Tout cela est la faute des agents de la mairie. S’ils faisaient bien leur travail, il y aurait pas tout ce désordre, mais les 100 FCfa qu’on leur donne chaque par jour les arrangent. Cet argent va directement dans leur poche, raison pour laquelle on ne reçoit aucun reçu après versement. Si la mairie interdisait les marchands de squatter cette partie, les clients seront obligés de venir dans le marché », pense-t-elle.

Calme plat à l’intérieur du marché
A l’intérieur du bâtiment du marché, l’ambiance est tout autre. Ici, tout est calme. Beaucoup de cantines sont fermés. Seuls quelques commerçants qui semblent attendre désespérément des clients somnolent dans leurs boutiques. Siley Niang, commerçant de tissus, en est un. « Il y a trop de laisser-aller dans ce marché, nous avons une mairie fantôme. Des gens quittent les marchés de Thiaroye, Guédiawaye, Malika, etc., pour venir encombrer ici. C’est nous les détenteurs de cantines qui souffrons le plus de cette situation. Nos clients peinent à accéder à nos boutiques. En plus, les voitures n’ont nulle part où se garer », se désole-t-il.

Malgré tous ces problèmes, le marché fonctionne jusque vers 22 heures du soir, une situation que les riverains déplorent et pensent inadmissible car ne pouvant même pas se reposer la nuit à cause des bruits. Cette dame qui préfère taire son nom se confie : « On n’a pas de repos, ni la journée encore moins la nuit, les marchands ambulants restent là jusque tard dans la nuit dans le but d’écouler leurs marchandises. En plus, certains étrangers dorment dans le marché avec leurs enfants sans aucune sécurité, c’est une situation grave », estime-t-elle.
En effet, ce prolongement dans la nuit s’explique, selon Modou Bamba, marchand ambulant de son état, par le changement de saison. « Beaucoup de jeunes des villages reviennent à Dakar après la saison des pluies pour vendre des légumes dans les marchés. Et tant qu’ils n’écoulent pas tous leurs produits, ils restent. Ce n’est pas un problème pour eux », dit-il, dans un fou rire, avant d’enchaîner « alors, leur présence rassure certaines vendeuses venues d’ailleurs. Cela leur permet de rester elles-aussi pour écouler leurs marchandises avant de rentrer ».

La municipalité de la Patte d’Oie au banc des accusés
La situation qui prévaut au marché Gueule-Tapée ne laisse pas indifférents les représentants du marché qui pointent du doigt la mairie de la Patte d’Oie. Ainsi, le secrétaire général du Centre commercial, Mactar Sy, qui s’occupe de la gestion et du bon fonctionnement du marché déplore le manque de considération de la part de la mairie pour ce marché qu’ils ont acquis avec l’Acte 3 de la décentralisation. « La mairie laisse faire en acceptant de fermer les yeux devant tout ce désordre. Elle laisse l’anarchie sévir sur la voie publique, elle ne joue pas son rôle », soutient-il. Poursuivant, il fait constater qu’ils «  sont sensés être les intermédiaires entre les commerçants et la mairie ». « Nous rencontrons d’énormes problèmes avec celle-ci à cause du manque de considération à l’égard des gérants du marché. Nous avons adressé des correspondances à la mairie, à la sous-préfecture et au commissariat pour nous plaindre, mais il n’y a que le commissaire qui a réagi ». Selon M. Sy, la situation est plus grave à l’approche des fêtes, car pour 5.000 ou 10.000 FCfa, la mairie autorise les gens à s’installer librement sur la voie publique, ce qui cause d’énormes embouteillages. Par conséquent, le secrétaire général du Centre commercial pense que les responsabilités doivent être situées avec cette recrudescence des accidents. « C’est une situation qui doit remonter jusqu’au gouvernement », pense-t-il. Pour témoigner de la mauvaise gestion du marché par la mairie, M. Sy souligne que celle-ci a du mal à payer ses agents.

Abondant dans le même sens, un représentant du promoteur du Centre commercial Limamoulaye affirme : « Nous avons modernisé ce marché avec un centre commercial équipé d’un centre de santé et d’une station de radio, mais nous sommes les plus découragés et avons alerté la mairie et le commissariat ».

Selon lui, 80% des étals appartiennent aux « étrangers », qui, d’ailleurs, pensent qu’ils sont dans leur droit car payant des taxes aux agents de la mairie. « En plus, il y a aucune hygiène ni suivi sanitaire. Les produits sont exposés à l’air libre, pleis de poussière et de microbes mais aussi piétinés par les passants », regrette-t-il. « Les cantines du hall sont déjà vendus mais inoccupées car les commerçants pensent qu’il y a plus d’affluence sur la route, ce qui fait que ceux qui sont dans les cantines sont découragés, tout cela à cause de la mauvaise gestion de la mairie », ajoute-t-il.

La mairie de la Patte d’oie balaie d’un revers de main les accusations
De son côté, le secrétaire municipal de la mairie de Patte d’Oie, M. Kaba, se dit conscient de la situation et du danger que courent ces marchands ambulants qui squattent cet axe. « Le marché Limamoulaye (une partie du marché de Gueule-Tapée) est un patrimoine dévolu à la commune de Patte d’Oie par arrêté préfectoral avec l’Acte 3 de la décentralisation, mais l’axe qui va de la station Total jusqu’à la devanture du marché ne nous appartient pas. Ils se sont installés la bas de leur propre chef» se défend t-il.   Cependant, ajoute-t-il, « nous avons nos agents qui, avec l’appui des forces de l’ordre, organisent régulièrement des opérations de déguerpissement et procèdent à des saisies pour les dissuader ». Néanmoins, M. Kaba déclare qu’ils n’ont pas les moyens de mettre des agents 24 heures sur 24 pour le suivi de ces opérations afin d’empêcher l’occupation de la voie publique. Ainsi, il soutient qu’ils font des recours au commissariat des Parcelles Assainies. « Il nous faut l’appui constant des forces de l’ordre pour les déguerpir définitivement de cette voie pour leur sécurité », renseigne-t-il.

En effet, même si la mairie déclare que cet axe n’est pas dans sa juridiction, elle continue à récupérer les taxes de ces marchands ambulants accusés de s’être installés de leur propre chef. Selon M. Kaba, « c’est normal que la mairie collecte ces taxes journaliers » mais, dit-il, «  la mairie ne pense pas seulement à l’aspect pécuniaire, le plus important c’est leur sécurité ».

Reportage de Ramata BA (stagiaire)

A l’initiative de Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara et avec la bénédiction du Khalife général des Khadres, l’Association religieuse « Sadikhina Wa Sadikhate » (Sws) organise, du samedi 11 février au vendredi 8 décembre 2017, une série d’activités visant à commémorer le centenaire du rappel à Dieu de Cheikhna Cheikh Saad Bouh (1917-2017).

Les principales activités du programme annuel sont constituées de « ziars », de colloque scientifique international, d’expositions itinérantes, de journées soufies, de panel, de nuits religieuses, de prières à Nimzat-Hallar, Dakar, Saint-Louis et Nimzat (Mauritanie), selon le comité d’organisation. Le colloque scientifique international du 23 au 24 mars 2017, en collaboration avec le département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, s’articule autour du thème : « Questionner l’actualité du message de Cheikhna Cheikh Saadbouh (1848-1917) ». La réflexion sera nourrie par d’éminents professeurs en provenance de la Mauritanie, du Maroc, de la Gambie, de la France, des Etats-Unis d’Amérique, du Sénégal, entre autres pays.

Pour rappel, c’est à Nimzat-Hallar, foyer religieux situé à 24 kilomètres de Saint-Louis, dans le département de Dagana, du 3 au 4 février 2007 (il y a 10 ans) que fut prise la décision de célébrer le centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou. C’était au cours de la grande ziara annuelle à la gloire de Cheikhna Cheikh Saad Bou, sous l’égide du Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara, fils de Cheikh Hadramé, fils de Cheikh Atkhana, fils de Cheikhna Cheikh Saad Bou. A cet effet, la « Déclaration de Hallar » a été prononcée en wolof, français, hassaniya et éditée pour acter l’organisation du centenaire du Cheikh en 2017 invitant les disciples à s’investir pour sa tenue et sa réussite au bénéfice de la sous-région et de toute l’humanité. Depuis lors, le comité d’organisation préparatoire du centenaire collecte des manuscrits et des livres écrits sur le Cheikh et ceux écrits par le Cheikh et aussi peaufine le programme d’activités.

Dans cette dynamique, la conférence de lancement du centenaire a eu lieu le vendredi 23 décembre 2016 au Centre de recherches en Afrique de l’Ouest (Warc) à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ainsi, le programme scientifique et religieux a été annoncé par Chérif Mouhamdoul Mamoune Haïdara, le Pr Ibrahima Thioub, recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Dr Ousmane Sène, directeur exécutif du Warc, Cheikh Adramé Diakhaté, président de l’association « Sadikhina Wa Sadikhate ».

Très jeune, Cheikhna Cheikh Saad Bou montre une maîtrise des règles du droit islamique, de la mystique soufie et reste fidèle aux enseignements du prophète. Il entama une vaste pérégrination qui le fixa d’abord à Saint-Louis, alors capitale de la colonie du Sénégal, puis au Trarza, à Touizikht dans l’Inchiri plus tard avant de s’installer à Nimzat qui devint la base à partir de laquelle il construisit un réseau confrérique qui rayonna de l’Adrar à la Moyenne Casamance, en passant par Saint-Louis, enveloppant toute la vallée du fleuve Sénégal et le bassin arachidier en pleine expansion.

A l’heure actuelle, le monde est secoué par l’intolérance, les violences inouïes, le terrorisme, l’obscurantisme. Cheikhna Cheikh Saad Bou a eu à apporter une des réponses inédites à l’époque sur la question du jihad et qui reste d’une actualité brûlante. Cette réponse lui a permis d’élargir dans l’espace colonial son réseau naissant constitué de nombreux disciples dans tous les segments de la société à l’époque coloniale. Il développe une opposition radicale au Jihad violent et prône le respect de l’autonomie religieuse des sociétés musulmanes face aux velléités d’immixtion intempestive de la colonie. Dans les lieux de passage du Cheikh, les communautés religieuses, ethniques, culturelles ont vécu en harmonie en se fondant sur les enseignements et instructions du Cheikh.

Ndiol Maka SECK

Connues pour leur engagement et leur détermination à travailler pour soutenir leurs époux, les femmes du quartier Keur Mambaye de Mbour évoluaient jusque-là dans l’informel. Pour les aider à se professionnaliser, le mouvement «Am Dem», à travers sa commission entreprenariat et formation, a initié à l’intention de ces dames une série de transformation des fruits et légumes mais aussi de produits locaux.

Pour lutter contre la pauvreté, les femmes de Keur Mambaye à Mbour s’activent dans plusieurs domaines pour contribuer à la gestion de la famille. Chaque matin, elles se lèvent très tôt pour aller à la recherche de la source de la vie et n’ont pas donc tout le temps nécessaire de s’adonner à leur nouvelle activité. Evoluant jusque-là dans l’informel, elles ont bénéficié d’une formation. Une aubaine qu’elles attendaient depuis longtemps et qui s’est concrétisée avec l’appui du mouvement «Am Dem».

Selon Fatou Binetou Diop, cette session a porté sur la transformation des produits locaux, de  fruits et légumes entre autres, qui va leur permettre de produire des jus, du sirop, de la confiture, du savon et de l’eau de javel. Ces produits seront revendus à l’interne et au besoin dans les marchés communaux. Selon Fatou Binetou Diop, la formation a été totalement financée par le président du mouvement «Am Dem», Cheikh Issa Sall, par ailleurs directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm).

Au total, une cinquantaine de femmes a été formée. A en croire Fatou Binetou Diop, la stratégie mise en œuvre a consisté à acheter des produits, fruits et légumes qui inondent actuellement le marché à des prix très bas pour ensuite les transformer et les revendre à des prix compétitifs. L’objectif, selon elle, est d’arriver à l’autonomisation des femmes pour les sortir de la pauvreté. La présidente du groupement, Mme Rokhaya Thiam, s’est félicitée de cette initiative. Cette formation a été magnifiée par l’ensemble des femmes de ce quartier de Mbour, il n’en demeure pas moins que les contraintes qui freinent le développement de cette localité sont nombreuses. « Il faut que les problèmes liés à l’accès à l’eau et à l’électricité soient résolus », a laissé entendre Rokhaya Thiam qui a invité Cheikh Issa Sall à prendre en charge cette doléance. Ce dernier a promis de poursuivre les démarches déjà entamées, a-t-il assuré, jusqu’à la satisfaction totale et entière.

En outre, Cheikh Issa Sall a relevé que les femmes de Keur Mambaye et celles de Mbour bénéficieront de stands lors des prochaines foires de Dakar. Il a également assuré que cette formation ne s’arrêtera pas au seul quartier de Keur Mambaye. Elle touchera les femmes de tous les autres quartiers de la capitale de Mbour et des autres communes du département.

Amath Sigui NDIAYE

Le débat sur l’interruption volontaire de grossesse refait surface. A l’occasion de la clôture de la 37ème de la ziarra omarienne, la ligue des oulémas du Sénégal (Rabita) a mis en garde les autorités contre certaines tendances visant à légaliser cette pratique. Pour ces juristes musulmans, ce procédé est contraire aux recommandations divines et aux enseignements prophétiques.

La commission des Fatwas de la ligue des oulémas du Sénégal (Rabita) s’est insurgée contre le plaidoyer en faveur de l’établissement de nouvelles dispositions autorisant à la femme qui le souhaite de procéder à l’interruption volontaire de sa grossesse pour une raison ou pour une autre. A l’occasion de la cérémonie de clôture de la 37ème édition de la ziarra omarienne dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et à Thierno Mountaga Tall, Rabita a rendu publique l’étude qu’elle a menée dans ce sens sur la base du saint Coran, de la Sunnah prophétique et des avis des oulémas de la Oummah islamique, notamment de l’école malikite.

Il ressort de cette étude dirigée par Cheikh Ahmad Tijane Barro que l’interruption volontaire de la grossesse est fortement interdite par la Charia, de l’avis de la majorité des juristes et savants musulmans, ont-ils relevé dans leur communiqué lu devant les nombreux fidèles.

Selon les Oulémas, les rares fois que cette pratique est admise relèvent « des raisons de santé avérées, évoquées par des médecins spécialistes dignes de confiance ». « Prétexter un éventuel préjudice social que pourrait engendrer une grossesse découlant du viol ou de l’inceste ne saurait en aucun cas autoriser ce délit abject, et ce pour plusieurs raisons », ont-ils souligné. Pour les auteurs du texte, l’avortement constitue en soi une « atteinte à la vie humaine ». « Alors que Dieu a interdit d’ôter la vie humaine à quiconque que ce soit en ces termes : « Ne tuez point une âme que Dieu a rendue sacrée sauf à bon droit », ont fait savoir ces oulémas.

Citant de nombreux textes et avis juridiques sur la question, Rabita demeure convaincue que l’avortement est prohibé par la charte islamique (charia), quel que soit l’étape de l’évolution du fœtus, selon les savants malikites. « L’interdiction devient plus formelle avec l’insufflation de l’âme », ont poursuivi ces juristes musulmans dans leur étude.

La ligue a dès lors invité les autorités « à ne pas légaliser de telles initiatives visant à permettre l’avortement, sauf pour des raisons de santé majeures ». Aux yeux des oulémas, de telles pratiques participeraient « à encourager la perdition, des dérives liées à la dégradation des mœurs ».

Souleymane Diam SY

La brigade spéciale de gendarmerie de Touba a annoncé à la presse l’arrestation de 5 individus avec leur véhicule et un butin de 1,6 million de FCfa

La gendarmerie nationale a déployé les grands moyens un peu partout à travers le pays pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. A Touba, les différents niveaux de commandement, avec la compagnie de gendarmerie de Diourbel, la brigade spéciale de gendarmerie, ont installé la peur dans le camp des malfaiteurs. Sous la houlette des capitaines Badara Fall, commandant de la compagnie de gendarmerie de Diourbel et Ibra Seck Guèye, commandant de l’escadron de surveillance et d’intervention de Touba et de l’adjudant chef Madiodio Niang, commandant de la brigade de gendarmerie de Touba, les hommes en bleu ont mis hors d’état de nuire une bande de 5 individus dont un chauffeur armés de 2 fusils de chasse, de coupe-coupe, de machettes, de fusils à cartouche, de gourdins, etc. « Ces malfrats, après avoir identifié leurs cibles (2 maisons dans la commune de Mbacké), se sont donné rendez- vous pour orchestrer une attaque d’une extrême violence », a expliqué le commandement local. D’après le film raconté par la gendarmerie, c’est vers 2h 30 qu’ils ont escaladé le mur de clôture du domicile d’un grand commerçant, leur première cible, pour y faire irruption. Ils ont ensuite attaqué leur victime qui dormait avec son épouse dans sa chambre à coucher. Sans pitié, ils l’ont roué de coup, le laissant même pour mort. Ils ont également blessé 2 personnes dont l’épouse du malheureux commerçant et emporté une somme d’argent estimé à plus d’un million de FCfa, selon la victime. 

Poursuivant leur forfait toujours dans la commune de Mbacké, les bandits ont pris d’assaut la seconde cible, une autre maison occupée par des dames, renseigne le pandore. Au cours de ce second forfait, ils ont blessé le gardien et emporté une somme d’argent estimée à plus de 600.000 FCfa, toujours selon les victimes.

En quittant Mbacké à bord de leur véhicule pour se replier, la bande a rencontré une patrouille de l’escadron de surveillance et d’intervention de Touba. Il faisait  03 heures . Arrêtés en route, trois d’entre eux, sentant les carottes cuites, se sont évanouies dans la nature.

Deux d’entre eux et le chauffeur ont été pris. Une fouille minutieuse de leur véhicule a permis de découvrir deux fusils de chasse, des coupe-coupe, des munitions de 12 mm. Le lendemain, la collaboration du commissaire de la police de Mbacké a permis de savoir que les cambrioleurs arrêtés ont laissé des victimes sur leur passage.

Et les déclarations des victimes qui se sont signalées corroborent les soupçons sur la bande arrêtés. Ces victimes étaient bien celles dépouillées par les malfrats armés. Toutes les personnes arrêtées sont présentement en garde à vue à la brigade spéciale de Touba où le véhicule est stationné. Le malheureux commerçant s’est retrouvé à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni avec des fractures aux membres supérieur et inférieur. De même le vigile du second domicile cambriolé se retrouve avec une fracture de la main gauche en plus d’autres contusions. Une enquête a été ouverte.

Mamadou DIEYE

Les populations de Mampatim, une commune située à environ 70 km à l’Est de Kolda, sont encore sous le choc après le braquage sanglant survenu dimanche dernier sur l’axe Saré Pathé Bouya-Mampatim. Des véhicules transportant des fidèles qui revenaient de la ziarra annuelle de Saré Pathé Bouya ont été attaqués par 6 individus encagoulés et armés de fusils automatiques et de coupe-coupe, circulant à bord de trois motos. L’attaque a fait 5 blessés graves dont un enfant de 13 ans qui a succombé à ses blessures peu après l’attaque. Son corps a été ensuite acheminé au Centre hospitalier régional de Kolda. Les assaillants ont dépouillé les passagers de leurs téléphones portables et de leur argent sous la menace de leurs armes avant de prendre la clé des champs. Ils se sont ensuite dirigés vers Médina Chérif, chef-lieu de la commune du même nom située à une dizaine de kilomètres à l’Est de Mampatim. Ils s’en sont également pris à des paisibles citoyens. Un des assaillants a été appréhendé sur place alors que les 5 autres sont toujours en cavale. Il se trouve actuellement entre les mains de la brigade de gendarmerie de Kolda qui a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les fugitifs. Les populations de Mampatim réclament depuis des mois le retour du poste de la gendarmerie qui avait été transféré à Dabo, une commune située également sur la Route nationale numéro 6, à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Kolda. La délocalisation de ce poste fait suite à des appels formulés par les populations de Dabo qui se plaignaient du manque de sécurité après plusieurs attaques perpétrées dans la localité par des malfaiteurs armés.

Mamadou Aliou DIALLO

La commission électorale nationale chargée de l’organisation et de la coordination des élections de représentativité syndicale dans le secteur public de l’éducation et de la formation a été installée hier en présence du ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy et du secrétaire général du ministère de l’Education.

Trente-deux mouvements syndicaux seront en lisse pour le collège du préscolaire et de l’élémentaire, de l’enseignement moyen-secondaire général pour la formation professionnel et le collège corps de contrôle. Dans chacun de ces collèges, les différents partenaires ont désigné leurs représentants pour la commission électorale nationale présidée par le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy.

Ainsi, avec les représentants des syndicats nommément désignés, la commission électorale nationale a été installée. Elle est chargée d’organiser et de veiller à la régularité et à la transparence ces élections de représentativité syndicale qui, selon le ministre, sont une première dans le secteur public de l’éducation et de la formation. En effet, la modification du code électoral a introduit un changement dans le seuil de représentativité fixé à dix pour % . « Ce seuil a été calculé sur la base des suffrages valablement exprimés. Ainsi, seuls les syndicats d’enseignants qui auront au moins dix pour cent des suffrages valablement exprimés seront considérés comme les syndicats représentatifs et par conséquent vont participer aux négociations », a renseigné le ministre, qui a estimé que sa détermination s’est faite en tenant compte de toutes les contraintes et de tout ce qui se fait en Afrique. « Dans la plupart des pays de cette dernière, le seuil varie entre 35 et dix pour % », a illustré le ministre.

Mansour Sy a estimé que ces élections vont ouvrir de nouvelles perspectives pour rationnaliser le dialogue social dans le secteur de l’éducation en réponse à la demande du corps d’enseignant, du gouvernement, des parents d’élèves. « Depuis 2012, les syndicats d’enseignants avaient demandé l’organisation d’élections de représentativité car nous étions convenus qu’on ne pas négocier avec une cinquantaine de syndicats. Des concertations ont été entreprises avec les partenaires sociaux », a informé le ministre du Travail.

Marame Coumba SECK

Dans le cadre de « La nuit des idées », une conférence publique initiée par le l’Institut français de Dakar s’est tenue jeudi dernier autour du thème : « L’Islam à la sénégalaise est-il toujours un régulateur social et politique? ».

Les confréries musulmanes du Sénégal sont apparues comme des « régulateurs sociaux » mais aussi politiques et leur rôle dans la géopolitique interne du pays s’est accru depuis l’indépendance. À l’heure où les courants fondamentalistes ont pris de l’ampleur dans le monde arabe, avec la percée islamiste, dans un pays comme le Sénégal qui est le prolongement socioculturel des pays du Maghreb, la question au centre de ce débat serait de s’interroger sur l’issue de cette confrontation entre « un islam local » inspiré du soufisme et les courants radicaux qui sévissent dans la sous-région ouest-africaine.

Au cours de la conférence débat intitulée « Nuit des Idées », Mamadou Bodian du Sahel Research Group de l’Université de Floride a traité le sous-thème : « La résilience des institutions religieuses (voies soufies) face au radicalisme islamique sénégalais ». Pour ce sociologue, le champ religieux au Sénégal est pluriel et il compare même notre pays aux « paradis des confréries ». Il a souligné que l’ère des réformistes traversée par les identités doctrinales extrémistes n’est pas nouvelle ; mais l’usage de la violence a changé depuis le 11 septembre 2011. « Le radicalisme dans le discours est une réalité, mais les organisations confrériques ont joué un rôle important dans l’encadrement et la formation des jeunes à travers les « dahira » où l’on pratique la spiritualité individuelle (séances de zikr) qui tire le collectif », a constaté le politologue.

De son côté, la chercheuse Selly Bâ s’est penchée sur la prédication féminine musulmane au Sénégal comme un facteur de régulation sociale. Elle note que cette pratique a permis aux femmes de nouer un autre rapport avec les Sénégalais ; ce qui est un créneau porteur pour régler l’égalité homme-femme. De son côté, Mouhamed Chérif Ferjani est revenu sur la prévention de la radicalisation violente. Citant le savant sénégalais Cheikh Moussa Camara, le conférencier a appelé à une coexistence pacifique. Professeur à l’Université Lyon II, il a souligné que la plupart des jeunes aspirés par le jihad veulent se faire voir et dominer les gens. Sous ce rapport, les chefs religieux doivent apporter leur rôle et donner une autre alternative à la sacralité de la religion. « Il faut se préserver de la radicalité violente. Nous devons produire des lectures contextuelles et intelligentes.

Les adeptes des violences sont responsables des textes choisis au détriment des textes sur la tolérance », a regretté Pr Ferjani. Il a rappelé notre devoir de tenir compte des autres, avant d’exhorter les responsables religieux à ne pas avoir de compromis avec un pouvoir corrompu.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le présumé meurtrier de Tamsir Babacar Thiam à l’Unité 6 des Parcelles Assainies a été arrêté par les éléments du commissariat d’arrondissement du même quartier, selon un communiqué de la police. L’enquête suit son cours.

Le 29 janvier 2017 à 13h 15mn, le commissariat d'arrondissement des Parcelles Assainies a été avisé du meurtre d’un jeune homme à l'Unité 6 de ladite localité. Il serait mortellement poignardé par un individu plus connu sous le surnom de «Bamba» et dont le numéro de téléphone a été retrouvé dans le répertoire téléphonique de la victime identifiée sous le nom de Tamsir Babacar Thiam, née le 11/11/1999 à Dakar, domiciliée à l’unité 22 des Parcelles Assainies.

Habillé d'un pantalon jean et d'un tee-shirt, il a été trouvé couché sur son côté gauche sur les deux voies qui mènent à Cambérène. Il présentait une plaie béante à la face supérieure de la carotide, avec des habits ensanglantés. Le tesson de bouteille avec lequel il a été poignardé a été également saisi pour les besoins de l’enquête. Quatre cent cinquante-deux mètres séparent les lieux de l’incident de la chaussée où Tamsir Babacar Thiam a été trouvé allongé, probablement en tentant de rejoindre une structure hospitalière, avant de s’affaler en pleine rue. D'après un témoignage recueilli auprès d’un de ses amis, le téléphone portable qu'il aurait emprunté à son bourreau serait à l'origine de la bagarre.

Les éléments de la brigade de recherches du commissariat de Police des Parcelles Assainies chargés de mener des investigations ont trouvé, le même jour, aux environs de 23 heures, l'auteur présumé du crime s'identifiant comme Khadim Sène, né le 12/11/2000 à Dakar. Les deux protagonistes étaient tous connus des services de police.

Ndiol Maka SECK

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a déploré, à l’occasion cérémonie officielle de la 37ième édition de la ziarra omarienne, les « actes barbares » commis au nom de l’islam par des groupes terroristes au « dessein inavoué ». Abdoulaye Daouda Diallo a, souligné la nécessité d’apporter des réponses appropriées à ces menaces et dérives qui gangrènent la société contemporaine.

Le ministre de l’Intérieur et de  la sécurité publique a relevé, hier, la nécessité d’apporter des réponses appropriées aux menaces et dérives qui gangrènent la société contemporaine. Abdoulaye Daouda Diallo s’exprimait à l’occasion de la cérémonie officielle de la 37ème ziarra omarienne dédiée aux illustres disparus Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall. Il était accompagné de Mansour Elimane Kane, ministre des Transports et des Infrastructures, Seydou Guèye, ministre porte-parole du gouvernement, du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Cese), Ousmane Tanor, de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), du premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia, du gouverneur et du préfet de Dakar. Il faut noter la présence de toutes les familles religieuses du pays, des représentants des partis politiques de la mouvance présidentielle tout comme de l’opposition ainsi que d’autres personnalités de la République.

« Le contexte géopolitique mondial, a-t-il fait remarquer, reste toujours dominé par une violence  inhumaine et des tueries immondes que la raison  ne saurait accepter ». Selon lui, « ces actes barbares reprouvés par la morale sont malheureusement commis au nom de l’islam par des groupes terroristes au dessein inavoué ». Il reste convaincu que « ces soi-disant illuminés participent grandement, hélas, à donner une mauvaise image de l’islam qui, pourtant, est fondamentalement une religion de paix ». Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur a regretté l’attentat terroriste perpétré récemment au Mali, autre foyer de la famille omarienne, qui a fait plus de 70 morts dans le camp du Mécanisme opérationnel de coordination des troupes de la coalition antiterroriste qui est à Gao.

« En ce moment solennel marqué par une ferveur religieuse intense, nous sollicitons vos prières pour une paix durable en République sœur du Mali et une concorde nationale pour un Sénégal prospère », a-t-il demandé au serviteur de la communauté omarienne et à l’assistance. « Face à ce danger, a-t-il relevé, les intellectuels, hommes politiques et religieux du monde musulman, s’appuyant sur  les hauts principes moraux et religieux, notamment sur les règles de la charria islamique, doivent s’organiser pour faire face à l’endoctrinement pernicieux de la jeunesse ». Citant un hadith prophétique selon lequel « l’encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs », Abdoulaye Daouda Diallo estime que cette assertion qui sonne comme une lapalissade pose en filigrane « la nécessité d’apporter des réponses appropriées aux menaces et dérives qui gangrènent la société contemporaine ».

 Dans ce cadre, a-t-il souligné, le rôle prépondérant que nos érudits et religieux ont « à jouer dans la protection des contenus doctrinaux et leur appropriation par la jeunesse avide de repères ». « C’est ensemble, dans une symphonie sociale comprise et assumée et une démarche pédagogique partagée, que nous arriverons à préserver cette jeunesse des démons de la violence aveugle entretenue par des marchands d’illusions d’une autre époque », a-t-il regretté. Il a rendu hommage au serviteur de la communauté omarienne et aux vaillants fidèles Ahbab qui se sont toujours inscrits dans une démarche d’émergence spirituelle autour des valeurs de l’islam, de la didactique du noble Coran, de la diffusion des enseignements prophétiques et de la Tidianiya ainsi que de l’immense héritage d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall et de ses dignes continuateurs. Il a également magnifié la dimension exceptionnelle des illustres disparus.

Le ministre de l’Intérieur a transmis une invite du chef de l’Etat à Thierno Madani Tall. Le président de la République, Macky Sall, souhaiterait que le serviteur de la famille omarienne l’accompagne à la pose de la première pierre de la route Ndioum-Ourossogui-Kanel-Bakel et de la route qui doit désenclaver l’île à Morphil prévue dans les prochains jours.

S. D. SY

Le président par intérim de l’Association des amis d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall (Ahbab), structure chargée de l’organisation de la ziarra, Amadou Tidiane Hanne, a fait part, hier, du satisfécit du comité d’organisation. Selon lui, toutes les directives du chef de l’Etat ont été respectées par le gouvernement sous la conduite du Premier ministre, Mohammed Boune Abdallah Dionne. «  Le ministre de l’Intérieur n’a ménagé aucun effort en instruisant les différents services techniques et administratifs de l’Etat afin de nous assurer leur appui et contribution pour la réussite de la manifestation » a- t-il noté. Il a souligné que tous les ministères sollicités ont tenu à apporter leur concours. Selon lui, toutes les décisions prises lors des Crd ont été exécutées « efficacement sous la vigilance et le contrôle du gouverneur de la région de Dakar ».

Cette année, pour commémorer le 10ème anniversaire du rappel à Dieu de Thierno Mountaga Tall, Ahbab a tenu à organiser une conférence, vendredi dernier, sur le thème « Thierno Mountaga Tall ou l’incarnation de l’héritage omarien, une contribution inestimable au rayonnement de l’islam ». Ahbab s’est ainsi félicitée de la présence du chef de l’Etat à la séance solennelle d’ouverture de la conférence.

S. D. SY

Le cadre unitaire des associations de retraités et veuves du Sénégal a fait face à la presse, samedi dernier, pour exiger que les gains obtenus sur l’exonération fiscale du chef de l’Etat soient reversés dans les pensions des allocataires. Birahim Fall et ses camarades, très remontés contre la direction de l’Ipres et de son Pca, ont invité le président Macky Sall à intervenir. Ils n’excluent pas de saisir la justice.

Face à presse, les associations de retraités ont voulu d’abord lever les équivoques. Le coordonnateur du cadre unitaire, Birahim Fall, a précisé qu’ils sont reconnaissants envers le président Macky Sall qui ne cesse de leur accorder des avantages dont le dernier en date est sa décision d’exonérer de taxes les pensions de retraites. « Nous remercions le président Macky Sall qui a déjà beaucoup fait pour améliorer les conditions de vie et d’existence des retraités ».

Cependant, les retraitésdénoncent «le  dilatoire de la direction générale de l’Ipres sous la coupole de son conseil d’administration ». Pour le coordonnateur du cadre unitaire des associations de retraités, « la décision du chef de l’Etat d’exonérer l’Ipres de certaines impôts risque de devenir un vœux pieux ». Pour Birahim Fall, « ces gains estimés à 15 milliards de FCfa risquent, si les retraités n’y prennent gardent, d’être affectés au financement de marchés créés pour assouvir des besoins inavoués ». Selon le président du cadre unitaire, « au début l’Ipres tablait sur 7 milliards de FCfa de gain » de la défiscalisation des placements. Mais le président de la République leur a offert plus que ce que les retraités demandaient. En effet, le « cadeau fiscal » du chef de l’Etat, propose une exonération qui s’applique au-delà des revenus au titre des créances et cautionnements, sur la contribution des propriétés foncières non bâties, la surtaxes sur les terrains non bâtis ou insuffisamment bâtis et patente, l’impôt sur les sociétés et les revenues des placements financiers, notamment les dépôt à terme.

Sur un autre registre, ces retraités ont tout simplement rejeté les propositions de prêt ou avance sur pensions ainsi que l’idée agitée de procéder au rachat des petites et moyennes pensions. Ils en appellent à « la solidarité de tous les allocataires, car si le projet de rachat passe certains seront dépouillés ».

Le cadre unitaire souhaite aussi un toilettage des obsolètes textes de l’Institution de prévoyance retraite ainsi qu’une représentation effective des retraités au conseil d’administration de l’Ipres.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts) s’est dite « solidaire des travailleurs intérimaires de Dangote Cement officiant dans la production des mines carrières depuis des années, dans la précarité totale et des conditions de travail difficiles, sans revenus décents à la dimension des efforts et sacrifices consentis ». Cette position a été exprimée, hier, à Pout, par son secrétaire général Sidya Ndiaye.

Ragaillardi par la forte mobilisation des  travailleurs de Dangote Cement, Sidya Ndiaye a exigé des autorités de l’administration du travail le respect des dispositions pertinentes du décret numéro 2009-1412 fixant la protection particulière des travailleurs employés par des entreprises de travail temporaire et les obligations auxquelles sont assujetties ces entreprises.

Selon lui, ces travailleurs sont utilisés de manière permanente par des entreprises qui sous-traitent en violation de la règlementation en vigueur qui interdit, pourtant, le recours au personnel temporaire pour une activité de production ou d’exploitation de l’entreprise. « D’ailleurs, au-delà de Dangote Cement, nous exigeons  de toutes les autres entreprises extractives évoluant dans le ciment, l’or, le fer et les phosphates, le respect scrupuleux du droit des travailleurs », a-t-il ajouté.

Revenant sur le ton qui monte entre leur syndicat et les autorités de Dangote Cement, Sidya Ndiaye déplore le dilatoire de la direction durant les longues négociations au cours desquelles le directeur général de cette entreprise, Luc Haerthman, a « suffisamment démontré son manque de respect pour les lois et institutions du Sénégal ». « C’est pourquoi, une pétition visant son départ de la tête de Dangote Cement sera lancée », a-t-il asséné.

Et pour parer à toute éventualité, le secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal a rappelé qu’un préavis de grève a été déposé depuis octobre dernier avec comme motifs, entre autres, l’absence d’organigramme et de fiches de poste, le retard noté dans la finalisation de la grille des salaires et de la classification des catégories, le refus d’octroyer une prime de production aux ayants droit.

Mbaye BA

Les chefs religieux ayant pris part, hier, à la cérémonie officielle de la 37ème édition de la ziarra omarienne dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall ont déploré la récurrence et la fréquence de la violence gratuite dans notre pays. Thierno Madani Tall, serviteur de la communauté omarienne, Serigne Babacar Sy Mansour et Serigne Bara Lahad Mbacké, représentants des khalifes généraux des Tidianes et des Mourides, ont prôné le retour aux enseignements du Coran et à la Sunnah prophétique.

La cérémonie officielle de la 37ème de la ziarra omarienne annuelle dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et à Thierno Mountaga Tall s’est déroulée, hier, sur l’esplanade de la grande mosquée omarienne en présence du Khalife général de la communauté omarienne, Thierno Bachirou Mountaga Daha Tall. La délégation gouvernementale a été conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, a, à l’occasion, regretté le fait que la Ummah islamique soit éprouvée par des dissensions sur le plan idéologique et des rivalités sans précédent débouchant sur des violences. Citant le saint Coran, le serviteur de la communauté omarienne a rappelé qu’Allah a mis en garde les musulmans contre les actes de violence. Cette rivalité a eu pour conséquence, selon lui, « la situation que nous vivons actuellement : les violences, les agressions, le dérèglement des mœurs, l’extrémisme, etc. ». « En un moment, il n’existe ni sécurité au sein des pays ni paix entre les pays voisins à telle enseigne que les délits sont devenus fréquents et récurrents », s’est indigné Thierno Madani Tall, pour qui la forme la plus abjecte demeure « le crime barbare délibérément perpétré contre une vie humaine », soulignant que Dieu a comparé ces genres d’actes à « l’idolâtrie ».

Dans le même ordre d’idées, a-t-il ajouté, « le Prophète (Psl) nous a exhortés à se méfier des grands péchés, à savoir l’associationnisme, la sorcellerie, le crime commis délibérément, etc. Serait-il équitable qu’en forme de principe de dissuasion, qu’une personne, après avoir sciemment et injustement tué son frère de manière préméditée avec une arme, purge juste une condamnation tout en restant en vie dans une prison où il reçoit sa subsistance en toute sécurité en attendant d’être libéré d’une manière ou d’une autre ? », s’est-il interrogé.

Perte de valeurs
Il a, dès lors, dénoncé la recrudescence de la violence dans notre pays, des agressions et des meurtres. Autant d’actes qui relèvent, a-t-il dit, « de la mauvaise éducation, de l’absence de repères, de perte de valeurs et de vertus morales et de manque de considération à l’égard d’autrui ». Il a ainsi invité les autorités à faire davantage d’efforts dans le domaine de la sécurité « afin de protéger la patrie et les citoyens contre ceux qui sèment le désordre sur terre ».

Le représentant du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, ainsi que celui du Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Bara Lahad Mbacké, ont beaucoup insisté sur le comportement que doit avoir un musulman. Serigne Cheikh Bara Lahad Mbacké a déploré la violence gratuite devenue récurrente dans le pays. « Aussi, est-elle commise par des adultes », s’est-il indigné. Tout cela est dû, à son avis, à la perte de valeurs et au mauvais comportement, à l’indiscipline. Pour y faire face, il faut inculquer aux jeunes générations le civisme, l’éthique, la morale et la discipline. Il a invité les Sénégalais, les musulmans surtout, à revoir leurs comportements vis-à-vis de leurs frères. Il a salué l’esprit d’ouverture de Thierno Madani Tall qui a su rassembler la grande famille de Cheikh Oumar Foutiyou Tall ainsi que toutes les familles religieuses du pays. Pour sa part, Serigne Babacar Sy Mansour s’est inscrit dans le même sens en soulignant que ce sont des rencontres de ce genre qui peuvent pousser les musulmans à faire leur propre introspection. Il a magnifié l’œuvre des illustres anciens qui ont consacré toute leur vie à l’adoration de Dieu, à la pratique de la Sunnah et au service de l’islam.

Le Khalife général de la famille omarienne, Thierno Bachirou Mountaga Tall, s’est, pour sa part, réjoui de la bonne organisation de la ziarra. Il a fait part de toute sa gratitude et sa reconnaissance à l’endroit de Thierno Madani Tall. Des prières ont été dites pour une paix durable dans le pays et dans la sous-région, la cohésion sociale et pour un Sénégal émergent.

Souleymane Diam Sy

AHBAB SATISFAITE DE LA BONNE ORGANISATION DE LA ZIARRA
Le président par intérim de l’Association des amis d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall (Ahbab), structure chargée de l’organisation de la ziarra, Amadou Tidiane Hanne, a fait part, hier, du satisfécit du comité d’organisation. Selon lui, toutes les directives du chef de l’Etat ont été respectées par le gouvernement sous la conduite du Premier ministre, Mohammed Boune Abdallah Dionne. «  Le ministre de l’Intérieur n’a ménagé aucun effort en instruisant les différents services techniques et administratifs de l’Etat afin de nous assurer leur appui et contribution pour la réussite de la manifestation » a- t-il noté. Il a souligné que tous les ministères sollicités ont tenu à apporter leur concours. Selon lui, toutes les décisions prises lors des Crd ont été exécutées « efficacement sous la vigilance et le contrôle du gouverneur de la région de Dakar ». Cette année, pour commémorer le 10ème anniversaire du rappel à Dieu de Thierno Mountaga Tall, Ahbab a tenu à organiser une conférence, vendredi dernier, sur le thème « Thierno Mountaga Tall ou l’incarnation de l’héritage omarien, une contribution inestimable au rayonnement de l’islam ». Ahbab s’est ainsi félicitée de la présence du chef de l’Etat à la séance solennelle d’ouverture de la conférence.

S. D. SY


MENACES ET DERIVES AU NOM DE L’ISLAM : LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR POUR DES RÉPONSES APPROPRIÉES
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a déploré, à l’occasion, les « actes barbares » commis au nom de l’islam par des groupes terroristes au « dessein inavoué ». Abdoulaye Daouda Diallo a, souligné la nécessité d’apporter des réponses appropriées à ces menaces et dérives qui gangrènent la société contemporaine.

Le ministre de l’Intérieur et de  la sécurité publique a relevé, hier, la nécessité d’apporter des réponses appropriées aux menaces et dérives qui gangrènent la société contemporaine.

Abdoulaye Daouda Diallo s’exprimait à l’occasion de la cérémonie officielle de la 37ème ziarra omarienne dédiée aux illustres disparus Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall. Il était accompagné de Mansour Elimane Kane, ministre des Transports et des Infrastructures, Seydou Guèye, ministre porte-parole du gouvernement, du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Cese), Ousmane Tanor, de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), du premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia, du gouverneur et du préfet de Dakar. Il faut noter la présence de toutes les familles religieuses du pays, des représentants des partis politiques de la mouvance présidentielle tout comme de l’opposition ainsi que d’autres personnalités de la République.

« Le contexte géopolitique mondial, a-t-il fait remarquer, reste toujours dominé par une violence  inhumaine et des tueries immondes que la raison  ne saurait accepter ». Selon lui, « ces actes barbares reprouvés par la morale sont malheureusement commis au nom de l’islam par des groupes terroristes au dessein inavoué ». Il reste convaincu que « ces soi-disant illuminés participent grandement, hélas, à donner une mauvaise image de l’islam qui, pourtant, est fondamentalement une religion de paix ». Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur a regretté l’attentat terroriste perpétré récemment au Mali, autre foyer de la famille omarienne, qui a fait plus de 70 morts dans le camp du Mécanisme opérationnel de coordination des troupes de la coalition antiterroriste qui est à Gao.

« En ce moment solennel marqué par une ferveur religieuse intense, nous sollicitons vos prières pour une paix durable en République sœur du Mali et une concorde nationale pour un Sénégal prospère », a-t-il demandé au serviteur de la communauté omarienne et à l’assistance. « Face à ce danger, a-t-il relevé, les intellectuels, hommes politiques et religieux du monde musulman, s’appuyant sur  les hauts principes moraux et religieux, notamment sur les règles de la charria islamique, doivent s’organiser pour faire face à l’endoctrinement pernicieux de la jeunesse ». Citant un hadith prophétique selon lequel « l’encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs », Abdoulaye Daouda Diallo estime que cette assertion qui sonne comme une lapalissade pose en filigrane « la nécessité d’apporter des réponses appropriées aux menaces et dérives qui gangrènent la société contemporaine ».

 Dans ce cadre, a-t-il souligné, le rôle prépondérant que nos érudits et religieux ont « à jouer dans la protection des contenus doctrinaux et leur appropriation par la jeunesse avide de repères ». « C’est ensemble, dans une symphonie sociale comprise et assumée et une démarche pédagogique partagée, que nous arriverons à préserver cette jeunesse des démons de la violence aveugle entretenue par des marchands d’illusions d’une autre époque », a-t-il regretté. Il a rendu hommage au serviteur de la communauté omarienne et aux vaillants fidèles Ahbab qui se sont toujours inscrits dans une démarche d’émergence spirituelle autour des valeurs de l’islam, de la didactique du noble Coran, de la diffusion des enseignements prophétiques et de la Tidianiya ainsi que de l’immense héritage d’El Hadji Oumar Foutiyou Tall et de ses dignes continuateurs. Il a également magnifié la dimension exceptionnelle des illustres disparus.

Le ministre de l’Intérieur a transmis une invite du chef de l’Etat à Thierno Madani Tall. Le président de la République, Macky Sall, souhaiterait que le serviteur de la famille omarienne l’accompagne à la pose de la première pierre de la route Ndioum-Ourossogui-Kanel-Bakel et de la route qui doit désenclaver l’île à Morphil prévue dans les prochains jours.

S. D. SY

« Touba ca Kanam » est une association portée sur les fonts baptismaux le 09 juillet 2016 avec comme unique objectif d’œuvrer pour Khadim Rassoul à travers son Khalife général. Ouverte à toutes les couches sociales de la communauté mouride et par extension à toute personne désirant œuvrer pour Serigne Touba en vue du développement de la cité religieuse de Touba, l’association a séduit beaucoup d’autorités religieuses et descendants de Serigne Touba, qui s’y sont volontairement affiliés. Serigne Fallou Galass Ndiaye, président de l’association «Touba ca Kanam» « Nourou Darayni », nous livre la genèse, les réalisations et les perspectives de l’association. 

Comment votre association a-t-elle vu le jour ?
Tout est parti du constat que Touba pouvait rayonner davantage, à l’instar des grandes villes de ce monde. Seulement le principe de base était que l’idée émane des disciples de Serigne Touba et que les populations de la ville se l’approprient et cheminent ensemble pour le développement de la cité religieuse. C’est ce qui a suscité le choix du nom et l’intention d’aller de l’avant. À l’origine, elle rassemble toutes les personnes qui partagent la même vision. Nous avons une démarche dénonciatrice des tares dans la cité religieuse de Touba qui a suscité un engouement des populations, dont des autorités religieuses de la communauté mouride qui ont rallié le groupe et émettent des idées.

Avez-vous un objectif précis ou des objectifs ?
Notre objectif est de ne plus attendre quoi que soit de qui que ce soit. Nous sommes conscients que Serigne Touba est suffisamment pourvu par son Seigneur dans tous les domaines et qu’il dispose de toutes les bonnes choses. Une fois que nous seront à pied d’œuvre pour servir Dieu, il intervient de lui-même en nous facilitant tout ce dont nous avons besoin.

Avez-vous rencontré des difficultés avec l’autorité municipale ?
Concernant la mairie de Touba mosquée, c’est vrai que nous avions eu des démêlés avec elle au début, lors de la période de dénonciation des tares de la ville. L’autorité municipale, à tort ou à raison, nous considérait comme de potentiels adversaires, des détracteurs. Cependant, elle n’avait pas compris nos objectifs en tant que disciples frustrés, voulant jouer leur partition dans la restauration de l’état dégradant de la cité religieuse. Désormais, nous travaillons de concert avec eux et partageons le même objectif, c’est-à-dire le bien-être des populations et le rayonnement de la cité religieuse de Touba.

Avez-vous eu l’aval de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar, l’autorité spirituelle de Touba ?
Il a fallu, avant de l’adopter et de le mettre en place, en faire part à l’autorité suprême qu’est le khalife général, solliciter ses prières et son « Ndiguel » (sa bénédiction) pour appliquer le projet. Nous l’avions trouvé dans sa résidence de Gouye Mbind. Ce jour-là, Serigne Habibou empêché, nous avons été guidés par Serigne Tacko son frère aîné. Serigne Tacko a expliqué au Khalife général le projet «Touba ca Kanam», dont l’unique but est d’œuvrer pour Khadim Rassoul et la cité religieuse de Touba. Une fois exposé, le khalife nous a donné son onction pour commencer le travail.

Qu’est-ce qui fait l’engouement et la popularité de l’association « Touba ca Kanam » ?
C’est l’intégration de hautes personnalités religieuses. Par exemple, Serigne Habibou Mbacké de Serigne Fallou Mbacké y a adhéré par l’intermédiaire d’un de ses amis par qui il a eu écho des démarches entrepris par «Touba Ca Kanam». Il nous fit part d’une idée qu’il aurait longtemps murie : rassembler deux millions de mourides, chacun participant à hauteur de 1.000 FCfa par mois, soit 2 milliards le mois et 24 milliards l’année. Cette idée a ensuite été suivie d’une déclaration de Serigne Habibou dans le groupe WhatsApp, qui ne semblait attendre que ce déclic et ce fut la ruée vers « Touba Ca Kanam». Il faut signaler qu’auparavant il y avait d’autres autorités qui ont été mises au courant et qui ont même acheté leur carte d’adhésion : Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, Serigne Abdou Samath Mbacké.

Comment vous êtes vous organisés pour gérer cette manne financière ?
Nous nous sommes constitués en comité directeur avec une commission sociale, une commission finance et tous les organes d’une organisation qui se respecte. Un comité de pilotage de ce projet dirigé par Serigne Abdou Ahad Mbacké Ibn Serigne Habibou avec ses collaborateurs a été mis en place. La communauté mouride a massivement adhéré au projet. Nous avons sollicité deux millions de personnes, mais il y en a de tous les calibres.

Aujourd’hui, nous avons une commission d’étude et de réalisation des projets. Il nous échoit alors de rendre fidèlement compte au Khalife général, pour lui dire que nous avons rassemblé telle somme et nous somme à l’écoute pour le mettre là où il veut. Nous allons ensuite mettre à exécution cette volonté du khalife général, l’accompagnant dans ses réalisations tout en lui donnant pleinement son autorité spirituelle et agir en disciples de Serigne Touba qui devront suer pour avoir son agrément.

Quelles sont vos réalisations pour Touba depuis la naissance de l’association ?
Elle remonte à l’époque de nos premières activités de terrain. Les premières dénonciations étaient liées à une fraude dans l’attribution des bourses familiales dont certaines étaient détournées. Nous avions constaté qu’il y avait des bénéficiaires qui n’étaient même pas au courant et dont leurs bourses étaient perçues par des personnes qui n’y avaient pas droit. Une fois cette fraude dénoncée, la vérité a été rétablie et les véritables ayants droit percevaient ce qui leur revenait de droit. Ensuite, il y a eu la dénonciation de l’état de délabrement avancé des ronds-points sur l’axe principale depuis Mbacké et à l’ancienne gare routière de Touba. Ces endroits étaient devenus infects et des repères de malades mentaux et de délinquants. Aujourd’hui, tout le monde a constaté comment leur réfection a embelli la ville. C’est à partir de ce moment que nous avons véritablement senti la nécessité de se structurer en association.

Avez-vous des priorités et quelles sont vos perspectives ?
A Touba tout est priorité, tous les 7 projets sont des priorités, mais il est évident que c’est à l’autorité de nous dire par où commencer le travail. Il y a l’éclairage public, les inondations, les postes de santé. Ainsi, il nous indiquera lequel des projets attaquer en premier, ensuite nous passerons à l’acte. Car quiconque œuvre pour Serigne Touba doit le faire conformément à sa volonté, mais tout est priorité dans cette ville. Nous nous rendrons disponibles pour réaliser tout ce dont la ville aura besoin en matière d’assainissement, de concert bien sûr avec la municipalité. Il en est de même pour la santé, l’éclairage public et l’éducation, entre autres domaines qui entrent dans le cadre de l’amélioration du bien-être des populations de Touba. C’est cela l’organisation « Touba Ca Kanam » qui veut œuvrer pour Serigne Touba dans la cité religieuse, mais conformément au « ndiguel » de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar, car nous n’agirons jamais sans sa recommandation.

Propos recueillis par Mamadou DIEYE

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a procédé, hier, à la remise de médailles à 120 agents de son département. C’était en présence du premier président de la Cour suprême, du procureur général près la Cour suprême, des directeurs de l’administration centrale, de la chancellerie, entre autres, informe un communiqué qui nous est parvenu. 

A l’occasion, le ministre de la Justice a magnifié l’excellence dans le travail. Au total, 120 agents ont été décorés pour service rendu à la nation. Ainsi, 6 commandeurs, 10 Officiers et 38 Chevaliers ont été élevés à l’Ordre national du Lion. Au titre de l’Ordre du Mérite, le ministre de la Justice a remis des insignes à 4 Commandeurs, 15 Officiers et 47 Chevaliers. Selon Me Sidiki Kaba, la cérémonie cadre parfaitement avec la vision du président de la République, Macky Sall. « C’est heureux de magnifier des héros de l’administration qui, pendant plusieurs années, à travers une attitude consciencieuse et minutieuse, ont valeureusement servi leurs concitoyens lorsque ceux-ci avaient besoin de justice », a indiqué le ministre.

Me Sidiki Kaba a aussi rappelé que les agents du service public de la justice sont « des soldats de la nation » et le service qu’ils fournissent à leurs compatriotes est leur raison d’être. A l’en croire, la liste des récipiendaires reflète la diversité des profils de travailleurs existant au sein du ministère.

Selon lui, pour être distingué, il n’est point besoin d’exercer des responsabilités particulières, mais seulement de cultiver les hautes vertus de rigueur, de probité professionnelle et l’intérêt général.

Tata SANE

La ziarra annuelle de Sine Matar, localité située dans le département de Koungueul (Kaffrine), se tiendra les 10 et 11 février prochains. A ce grand événement religieux, sont attendus des milliers de musulmans venus du Sénégal, de la Gambie et de la Diaspora.

En guise d’ouverture de la ziarra, il  est  prévu, le vendredi 10 février, une grande causerie sur la tarîqa tidjane animée par l’islamologue Makhtar Kâ. Outre cette activité, il y aura également au programme des séances de zikr au mausolée de Matar Penda Sy, la cérémonie officielle prévue  à 17 heures avant le gamou qui va porter sur la vie du Prophète  Mohamed (Psl). Seront présents à cette cérémonie religieuse, Djibril Cissé et  El Hadj Mor Mbaye  qui conduiront la délégation envoyée par le Khalife général de Tidianes, Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, le grand Imam de Thiès, El Hadj Khalifa Kébé, accompagné de sa délégation, Serigne Khalifa Sy Mbodj de Tivaouane, Serigne Modou Kabir Ka, marabout à Madina Baye Niass et sa délégation venant de Gambie, Sokhna Yacine Sy, petite-fille de Makhtar Penda Sy et sa délégation venant de Dakar. Aussi sont attendus des autorités administratives que sont le président du Conseil régional de Kaolack, Baba Ndiaye, le directeur de l’Ard de Kaolack, Mamour Diop, le maire de  Sadio, Makhary Mbaye, entre autres.

La localité de Sine Matar a été fondée en 1892 par Makhtar Penda Sy, frère aîné d’Ousmane Sy (père d’El Hadj Malick Sy et aussi oncle de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké). Traqué à l’époque par les colons qui combattaient l’Islam, cet homme de Dieu a créé ce village pour s’adonner à l’adoration du Tout-Puissant.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La compagnie aérienne « Aigle Azur » a remis, samedi dernier, un important don composé de lait, de médicaments, de couvertures et autres denrées alimentaires à la pouponnière de la Médina. Selon Thiago Martins, directeur commercial et marketing de la compagnie, cet appui se justifie par une volonté naturelle de répondre aux besoins des enfants. «Nous n’avons pas quantifié en monnaie ce don ; mais c’est une valeur inestimable », a-t-il affirmé, sans entrer dans les détails du don. Il dira que les relations humaines seront aussi importantes que le travail commercial qu’est en train de faire « Aigle Azur ». « Ce qui est la preuve que ce don est quelque chose de symbolique. Nous leur donnons de l’espoir à travers ce geste », a indiqué M. Martins, qui précise que cet élan de solidarité est à inscrire dans une démarche de Responsabilité sociétale des entreprises (Rse).

S. M. S. CISSE

Le président de la République a présidé, hier, la grande conférence internationale organisée par l’Association des amis d’Elhadji Oumar Tall. Le thème de cette édition a porté sur : « Thierno Mountaga Tall ou l’incarnation de l’héritage omarien : une contribution inestimable au rayonnement de l’Islam ». Dans ce contexte marqué par des violences de tout genre, Macky Sall a présenté Thierno Mountaga Tall comme une référence.

« A l’heure où le radicalisme violent envahit le monde et menace nos sociétés, son legs reste un repère qui transcende les âges et les contingences. C’est une invite permanente au culte du savoir, de l’éthique et de l’engagement. C’est un appel toujours vivifiant à la paix et au vivre ensemble ». C’est en ces termes que le président de la République a magnifié, hier, l’œuvre de Thierno Mountaga Tall à l’occasion de la grande conférence organisée par l’Association des amis d’Elhadji Oumar Foutiyou Tall, en prélude à la ziarra omarienne. « J’ai tenu personnellement à venir ce matin présider cette cérémonie qui marque les 10ans du retour à Dieu du vénéré Thierno Mountaga Tall. Elle célèbre aussi et magnifie son œuvre », a auparavant précisé le chef de l’Etat. Selon Macky Sall, parmi les hommes, il y a des monuments car bien que disparus, ils témoignent par leur œuvre de la signification du partage des hommes et des peuples sur terre. Ce sont ces monuments, a ajouté Macky Sall, qui donnent aux peuples ses repères non seulement pour connaître et se glorifier du passé mais aussi et surtout pour être conscients de leurs devoirs dans la construction du futur. Car c’est dans la conscience du présent que se forge et se dessine les lignes du futur.

Enseignant et éducateur hors pair
« Assurément, Thierno Mountaga Tall est de cette dimension. Sa vie et son œuvre, à travers les valeurs et les symboles qu’elles véhiculent, sont des emblèmes et des sources d’inspiration pour notre peuple. Pour parler de l’homme, suivons ses empreintes comme dit le poète arabe. De son village natal dans le département de Podor en 1914 à Dakar où il reçut les attributs de Khalife de la famille omarienne en 1980, Thierno Mountaga Tall a marqué la communauté musulmane par son parcours exceptionnel, son œuvre intellectuel, son action social et sa pensée faite de sagesse », a magnifié le président de la République. Plus intéressant encore, a relevé Macky Sall, l’autorité morale et spirituelle qu’il incarnait émanait de sa capacité à se faire écouter, à se faire comprendre, à inspirer le respect de ses disciples et interlocuteurs. « Ceci était le fruit de son éducation religieuse et spirituelle et sa longue pratique des hommes au sein de notre société. A l’image de nombreux hommes de Dieu, ses activités d’enseignement et de jurisconsulte, aussi prenantes qu’elles furent, ne l’empêchait jamais d’être à l’écoute de ses fidèles mais aussi de son peuple dans tous ses segments », a laissé entendre le chef de l’Etat.

Macky Sall est frappé par la « simplicité à toute épreuve » qui faisait que Thierno Mountaga Tall « vivait parmi les siens ». « Il incarnait par sa modestie et sa conduite au sein de ses sembles, les vertus d’un homme de Dieu répondant au modèle prophétique exalté dans la sourate « Ali Imran » verset 159. Ce sont ces vertus de convivialité, d’égalité et de solidarité tirées des enseignements soufis qui ont été la marque de son magistère. Cette générosité était aussi perceptible dans sa quête intellectuelle et spirituelle », a souligné le président Sall.

Acteur du dialogue interreligieux et islamo-chrétien
Pour lui, Thierno Mountaga Tall comptait parmi les meilleurs hommes de son époque eu égard à son amour pour l’acquisition et la transmission du savoir. Et selon la tradition prophétique, « le meilleur parmi nous c’est celui qui, ayant appris, transmet aux autres son savoir ». A en croire Macky Sall, au quartier de la Médina où il s’est établi plus tard, il s’est investi dans la propagande de la foi, la prêche de la bonne parole et la culture de l’entende cordiale non seulement au sein de la communauté musulmane mais aussi par le dialogue interreligieux et islamo-chrétien. « A son fief, il recevait ses hôtes sans distinction de classe ou d’origine sociale. Son rayonnement va au-delà delà communauté pulaar.
Des relations que sa descendance cultive et entretiennent si bien aujourd’hui. L’œuvre de Thierno correspond à la devise de notre pays : un peuple, un but, une foi », a estimé le chef de l’Etat. Thierno Mountaga Tall est rappelé à Dieu le 12 janvier 2007.

Ouvrage de Thierno Mountaga Tall sur Oumar Foutiyou : Le chef de l’Etat réaffirme son engagement à faire rééditer le livre
Le président de la République a réaffirmé, hier, son engagement à faire éditer l’ouvrage de référence sur le parcours d’Omar Foutiyou Tall « Les perles rares » dont Thierno Mountaga Tall a consacré plus de 30 ans de sa vie à la rédaction. Ceci, selon Macky Sall, « pour rappeler aux générations actuelles et futures, les sacrifices consentis par nos illustres ancêtres pour construire notre histoire commune ».
 
Pour le chef de l’Etat, l’œuvre de Thierno est une illustration de sa haute conscience du devoir actuel et de l’héritage pour les générations futures. « Sans relâche, avec patience et souplesse, il procéda au rapatriement au Sénégal du fond bibliothécaire d’Elhadji Omar comprenant plus de 500 ouvrages. Thierno est aussi un organisateur et un bâtisseur hors pair. C’est lui qui initia le premier Maouloud à Dakar en 1947, un an seulement après avoir rejoint son oncle Thierno Seydou Nourou Tall. Plus tard, il entreprit la construction de la mosquée de Cheikh Omar al Foutiyou pour offrir à la communauté musulmane un espace de rencontre et de dévotion spirituelle », a rappelé le président de la République.

A en croire Macky Sall, cette mosquée est aussi l’un des symboles de la belle entente entre les communautés au Sénégal d’autant plus qu’elle a été érigée grâce à une cession de la communauté catholique à la famille omarienne.
 
Ndiol Maka SECK

Plusieurs représentantes d’organisations de femmes ont échangé, à Thiès, sur les textes régissant le code de la famille. Ils ont formulé plusieurs recommandations.

Il était question, lors de la rencontre, de la restitution d’une étude commanditée par le Groupe d’Initiatives pour le Progrès Social (Gips/War) en collaboration avec le réseau international : Women’s Learning Partnership (Wlp). Près d’une dizaine de femmes de différentes organisations féminines, des guides religieux et membres de la société civile et élues locales y ont pris part. L’étude présentée par le Dr Alpha Bâ, sociologue, enseignant chercheur à l’Ensa de Thiès et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a fait l’objet de beaucoup d’observations et de recommandations de la part des participants. Sur la nécessité d’organiser des actions de plaidoyer pour modifier les articles du code de la famille sur l’autorité parentale, la révision et réactualisation de la loi sur le gaspillage et aussi et surtout de sensibiliser les décideurs publics sur la nécessité d’émettre des réserves sur certaines conventions internationales sur certains aspects avant toute ratification.

Aussi, convient-il de poser le débat sur certains aspects de la loi sur la polygamie et d’organiser la sensibilisation à la base sur les différents thèmes du code de la famille que beaucoup d’intervenants ont estimé d’ailleurs que le contenu est méconnu et dont les différentes thématiques gagneraient à être davantage vulgarisées à travers des  sessions dans les radios communautaires en langues locales. D’autant que le Sénégal dispose d’un arsenal juridique très solide en ce sens, pour mener à bien le travail qui permet de renforcer les acquis et de les consolider.

Plaidoyer pour la modification de certaines dispositions
Par ailleurs, les participants ont suggéré la sensibilisation des autorités pour faire du viol et de l’inceste des crimes et non des délits et le renforcement de la capacité des femmes pour favoriser une appropriation du code de la famille et de certaines lois en faveur des droits des femmes. Tout comme des sessions de formation sur le lien entre la parité et ses effets sur le code de la famille seraient aussi nécessaires en vue d’une révision des stratégies et des méthodes de sensibilisation des populations à la base afin de faciliter leur implication dans les débats et causeries, surtout en milieu rural.

Le renforcement des dispositifs de médiation sociale dans l’application du code de la famille et la nécessité d’un plaidoyer en faveur de la modification de certains dispositifs juridiques sur les droits des femmes figurent également dans les recommandations des participants à la rencontre. Tous ont magnifié l’intérêt de la rencontre. Ce qui les a sans doute permis, selon Mme Julie Cissé, la coordinatrice du Groupe d’initiatives pour le progrès social (Gips/War), « de partager des informations sur le code de la famille et d’approfondir ainsi leurs connaissances en la matière afin de poser un débat sur certains points d’achoppement entre les religieux et les autres organisations ».

Aussi, ajoute-t-elle, « les travaux épousent parfaitement le cadre du réseau international Women’s learning partnership (Wlp), une organisation non gouvernementale internationale à but non lucratif qui, dans son programme de plaidoyer sur les droits de la famille, a initié différentes études dans 11 pays dont le Sénégal ».

La finalité de cette rencontre est de produire un document de plaidoyer à valider et à soumettre aux décideurs en perspective des prochaines rencontres mondiales sur le code de la famille auxquelles la participation du Sénégal est souhaitée.

Mohamadou SAGNE

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