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Gestion d’afflux de réfugiés fuyant des attaques terroristes : Kidira teste l’engagement des communautés

30 Déc 2017
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Engager les communautés à tester la capacité opérationnelle des services et forces de  défense et de santé, entre autres, en cas d’attaque terroriste outre frontières en intégrant la prise en charge des refugiés. Tel est le défi de l’exercice de simulation organisé sous l’égide de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) à Kidira dans la région de Tambacounda, à la frontière avec le Mali.

Un groupe de personnes traverse la frontière pour entrer à Kidira afin d’échapper à des attaques terroristes dans un pays voisin. Sur place, un dispositif regroupant toutes les forces de défense et de sécurité sous un commandement unique, du préfet du département, s’affaire pour gérer la crise. Les sapeurs-pompiers, la Croix-Rouge, la gendarmerie, l’armée sont mobilisés. Les radios de la place sont mises à contribution pour calmer les populations. Les blessés pris en charge et regroupés dans un site d’accueil, les autres réfugiés dans un autre site où ils ont été répertoriés et dotés de bracelet aux couleurs distinctes par groupes d’arrivée et d’affinité, ont reçu les premiers kits alimentaires. Le maire de la commune a servi d’interface entre les forces de sécurité et les populations en demandant aux dernières, à travers une radio communautaire de la place, de rester chez elles, le temps que la sécurité revienne dans la ville.

C’est le résumé de l’opération d’accueil de réfugiés fuyant des attaques terroristes dans un pays voisin, mobilisant aussi bien les forces de défense et de sécurité que des populations de la commune. La situation d’ « insécurité grandissante » qui prévaut dans la sous-région fait que cette simulation a été une occasion de « tester la capacité opérationnelle » des forces de sécurité, avec le « grand défi » d’impliquer les communautés, a relevé Mamadou Mbaye, le préfet de Bakel qui a supervisé l’opération. Il y a aussi l’opérationnalité des forces de défense et de sécurité, soutient le prefet de Bakel. Il a salué la « bonne réactivité » des forces engagées, même s’il précise que des correctifs seront apportés à l’issue d’un bilan qui sera tiré à l’interne entre les différentes parties prenantes.

Cette simulation, selon Aboubacry Wellé, chargé de programme de l’Oim, est inscrite dans la deuxième phase d’un projet dénommé « Engagement des communautés frontalières dans la gestion et la sécurisation des frontières au Sénégal » financé par le gouvernement des Etats-Unis et mis en œuvre par l’Oim. Elle a mobilisé le long de la frontière sur 56 km, de Bakel à Kidira, au total quelque 500 personnes, dont 150 rescapés de l’attaque parmi lesquels des blessés et 200 membres des communautés locales, a souligné M. Wellé.

La deuxième phase de ce projet couvre la période de mai 2017 à mai 2019, après que la première avait donné lieu, en 2016, à deux simulations à Matam et Saint-Louis (Nord), débouchant sur un plan d’urgence de gestion de crise frontalière. Celui-ci devrait aussi être testé à Kidira à la lumière des expériences passées. Aboubacry Wellé, chargé de projet à l’Oim, a salué la coordination et la dynamique unitaire qui ont prévalu entre les différentes forces mises à contribution. L’idée était de montrer la collaboration qui doit être de mise entre communautés locales et forces de sécurité pour gérer des crises de grande envergure, a-t-il expliqué. Le maire de la commune, Demba Thiam, a indiqué que la population a appris la conduite à adopter au cas où une telle éventualité se produirait. Pour lui, vu sa position de porte d’entrée du Sénégal par voie terrestre des personnes en provenance du reste du continent, lieu ne pouvait être plus indiqué que cette ville pour la tenue d’un tel exercice.

Pape Demba SIDIBE

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