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Centre des hautes études de défense et sécurité : La première promotion de l’année 2018 en formation

03 Jan 2018
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Le général de brigade Paul Ndiaye, directeur général du Cheds Le général de brigade Paul Ndiaye, directeur général du Cheds Photo d'archives

La première promotion de formation 2018 en sécurité nationale du Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) a, officiellement, démarré ses apprentissages, hier, après le cours inaugural du séminaire de rentrée. Le groupe est composé de 15 auditeurs, tous des cadres nationaux des secteurs public et privé, ainsi que des officiers de l’armée sénégalaise.

Quinze auditeurs (11 civils et 4 officiers) vont constituer la première promotion 2018 de formation en sécurité nationale du Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds). Le programme a été lancé hier par un cours inaugural prononcé par le Pr Babacar Guèye, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), en présence de Demba Diouf, directeur de cabinet du ministre des Forces armées. Cette formation de cinq mois va permettre à ces cadres civils venus des secteurs public et privé ainsi qu’à des officiers militaires d’approfondir leurs connaissances en matière de défense et de sécurité.

Il s’agit, selon le directeur général du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye, de mettre à la disposition des autorités « des cadres civils des secteurs public et privé et des forces de défense et de sécurité les compétences adéquates pour concevoir, construire, au niveau stratégique, une vision intégrée de la défense et de la sécurité au service du développement et de la paix ». Selon lui, l’accent sera mis, au cours de cette formation, sur « les facteurs de puissance dans un monde en recomposition » mais aussi sur les « forces et faiblesses des dispositifs de sécurité au niveau national ». Les cours magistraux et les travaux de groupes seront dispensés par des experts civils et militaires. Les auditeurs vont aussi effectuer des visites de terrain pour mieux maîtriser « l’organisation et les moyens majeurs de la sécurité nationale ».

En présidant le lancement officiel du démarrage des cours de la première promotion de la formation en sécurité nationale, Demba Diouf, directeur de cabinet du ministre des Forces armées, s’est inquiété de la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, surtout avec l’avènement de menaces déstabilisatrices comme le terrorisme. Avec les bandes terroristes qui sévissent dans le Sahel, la question sécuritaire est devenue, a-t-il dit, une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics et les populations. Les réponses à apporter à cette question, a ajouté Demba Diouf, « vont au-delà des seules actions militaires ». Elles requièrent, selon lui, « des acteurs civils bien préparés pour faire face à ces nouveaux défis ».

S’adressant aux auditeurs de cette première cohorte, le directeur de cabinet du ministre des Forces armées a laissé entendre que l’on attend d’eux « de la curiosité intellectuelle, de l’ouverture d’esprit et de l’humilité ». Le directeur général du Cheds, le général de brigade Paul Ndiaye, a invité les auditeurs à faire des « efforts individuels et collectifs en termes d’assiduité, de recherche et de suivi des enseignements théoriques et pratiques » qui seront dispensés pendant ces cinq mois de formation.

Aliou Ngamby NDIAYE

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