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L’importance de la semence a été au cœur des discussions de l’atelier de cinq jours tenu à Thiès et organisé par le mouvement dénommé : « Nous sommes la Solution ».  La structure composée de femmes rurales pour la souveraineté alimentaire en Afrique, est forte aujourd’hui de plus de 500 organisations et plus de 7.500 membres et sympathisantes du Sénégal, Mali, Burkina Faso, Guinée et Ghana.

 A l’instar des militants qui s’activent pour la souveraineté alimentaire, il considère que toute graine est destinée à la reproduction et que la semence est fondamentale pour assurer des systèmes alimentaires durables. Les femmes de « Nous sommes la solution » sont accompagnées par le programme Utetezi Fahamu, Réseau pour la justice sociale dans sa mission d’appui technique et conformément à sa stratégie pour amplifier les perspectives de ses partenaires à la base. Le chargé de programme, Famara Diédhiou note que « l’adaptabilité, la réponse à des besoins socioculturels, le goût sont des critères impératifs pour l’évaluation de la qualité d’une semence ». Il ajoute également que « la semence ne doit, en aucun cas, être privatisée et les systèmes semenciers paysans doivent être renforcés pour maintenir la biodiversité et garantir la prospérité des générations futures».

Les différents participants dont la plupart des femmes sont convaincus de la pertinence du sujet pour lequel, il est impératif, selon Mme Mariama Sonko, présidente de l’association des jeunes agriculteurs de la Casamance, «de comprendre les enjeux des divers systèmes semenciers et aussi le cadre réglementaire de la production des semences ». Mme Sonko estime qu’une souveraineté alimentaire s’acquiert par une pérennisation de cette ressource paysanne qu’est la semence et dont la femme constitue la gardienne et elle a un rôle important à jouer pour une agriculture durable et saine ».

Des propos corroborés par la malienne, Mme Ramata Keita qui souligne, avec force, que les femmes doivent être au début et à la fin du processus de production des semences. «Nous devons mener un plaidoyer auprès des États pour mieux renforcer nos capacités, nous permettre de mieux connaître les bases de la génétique (théorie et pratique), être aptes à produire une semence et argumenter les enjeux semenciers dans la souveraineté alimentaire », indique-t-elle.

Mohamadou SAGNE

Cinquante-trois (53) stagiaires de la 10e promotion du Cours d’application des officiers de la gendarmerie (Caog) ont reçu, le jeudi 20 juillet 2017 à l’Ecole des officiers de la gendarmerie (Eogn) de Ouakam, leur diplôme. Vingt-six (26) parmi eux proviennent de 12 pays d’Afrique francophone que sont la Cote d’Ivoire, la République de Guinée, le Tchad, le Niger, le Mali, le Gabon, le Ghana, le Burkina Faso, le Benin, la République démocratique du Congo, le Djibouti et le Madagascar. Ces stagiaires viennent de boucler dix (10) mois de formation très riches en apprentissage touchant tous les aspects du service de la Gendarmerie. La cérémonie a été présidée par le général de division Meissa Niang, haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires.

Nd. M. S.

…De hauts cadres militaires de la « Guardia Civil » espagnole décorés

Le même jour, de hauts cadres militaires de la « Guardia Civil » espagnole ont été décorés au grade d’officiers dans l’ordre national du lion à titre étranger à la maison de la gendarmerie. Cette cérémonie a été aussi présidée par le général de division Meissa Niang, en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Abdoulaye Daouda Diallo et de M. Ignacio Zoido Alvarez, ministre de l’intérieur du royaume d’Espagne. Les généraux de brigade François Diaz Alcantud et Juan Luis Pérez Martín ainsi que le lieutenant-colonel François Javier Velez Alcalde ont tous été honorés par la plus haute distinction nationale par le haut commandant de la gendarmerie, en reconnaissance des éminents services rendus à la nation sénégalaise en général et à la Gendarmerie nationale en particulier.

Nd. M. S.

La Direction générale de la police nationale veut des policiers de qualité pour plus de sécurité. C’est pourquoi elle a envoyé en formation 25 formateurs de l’Ecole nationale de police (Enp) pour mieux les outiller en technique de transmission du savoir.

Vingt-cinq (25) policiers formateurs à l’Ecole nationale de police (Enp) composés de commissaires, d’officiers, d’adjudants et de brigadiers, ont reçu leur parchemin le samedi dernier, après trois semaines de formation en ingénierie pédagogique et de la formation à la Faculté des sciences et techniques de l’éducation et de la formation (Fastef). L’initiative de ce renforcement de capacités est de la direction générale de la Police nationale en collaboration avec les autorités de l’ex-Ecole normale supérieure. «  Cette formation n’a jamais eu lieu depuis que l’Enp existe. Les formateurs transmettaient simplement leurs connaissances personnelles même si c’est sur la base d’un curricula existant. Aujourd’hui, avec cette plus-value qu’ils ont eue après cette formation, je suis certain que si l’on évalue dans quelques années l’enseignement à l’Enp, il sera parmi les meilleurs de ce pays », a estimé directeur général adjoint de la Police, Ousmane Sy, représentant l’Inspecteur général de police Oumar Maal.  

Selon M. Sy, le rêve le plus ardent du directeur général de la police nationale est qu’il y ait une sorte de collaboration pérenne entre son institution et la Fastef. « Nous souhaitons que nos élèves qui sortent de l’Enp avec le rang de commissaire et d’officier puissent, en plus du diplôme professionnel qu’ils auront, obtenir un diplôme universitaire dans des domaines comme la gestion de la sécurité, la cybercriminalité, la criminologie, etc.
Des correspondances seront bientôt envoyées aux autorités universitaires pour voir les modalités de mise en place d’un système de co-diplômation comme cela se fait dans d’autres pays », a fait savoir le numéro 2 de la Police nationale. En l’en croire, la direction générale de la police veut que les policiers soient des intellectuels de la sécurité. Puis que, a-t-il dit, de plus en plus, dans l’exercice de leur fonction, ils ont en face des citoyens très au courant de leurs droits, de leurs responsabilités et même des obligations des policiers. Il a aussi plaidé pour que les diplômes issus de l’Enp soient classés dans la nomenclature des diplômes reconnus par l’Etat.  

Ndiol Maka SECK

Les rideaux sont tombés sur les festivités marquant le magal commémorant Serigne Abdoul Ahad Mbacké, le troisième khalife général de la communauté mouride. La délégation gouvernementale conduite par le ministre Aly Ngouille Ndiaye comprenait, entre autres, Birima Mangara, Abdou Ndéné Sall, Khadim Diop, etc.

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a commencé par présenter ses condoléances à Serigne Sidy suite à la récente disparition de son fils et a prié pour que le Tout-Puissant l’accueil au Paradis. « Le président Macky Sall vous salue et m’a demandé de vous faire savoir qu’il discerne parfaitement votre soutien. Certes son ambition pour Touba est grande comme l’a déjà souligné Abdoulaye Mbaye Pekh, mais quelle que soit la grandeur de cette ambition, il sait que vous le soutenez à travers vos conseils et vous m’appelez souvent pour lui faire parvenir vos conseils. Une attitude qu’il magnifie grandement », a déclaré le ministre.

Aly Ngouille Ndiaye est revenu sur le sens de ce jour qui commémore Serigne Abdoul Ahad Mbacké. Les propos relayés de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, de Serigne Moustapha Abdou Khadre et de Serigne Abdou Fattah sont assez édifiants sur l’homme. De sa vie de 75 ans dont 21 ans à la tête de la communauté mouride, il aura grandement contribué au rayonnement de la voie. Aujourd’hui, le milliard est banalisé, mais au moment où il en parlait pour les travaux de son programme, on savait bien que le milliard n’était pas facile à avoir. C’était un visionnaire et il a posé les jalons de l’expansion de Touba avec des infrastructures comme les forages, Daray Kâmil, Aynou Rahmati, entre autres. Ces œuvres sont restées indélébiles et ces propos riches en enseignements. Chacune d’elles est une leçon pour toutes les générations.

Le ministre a cité des exemples édifiants qui peuvent être une ligne de conduite du musulman et de l’homme tout court. « Nous nous acheminons vers des élections pour le choix des représentants du peuple à l’Assemblée nationale. Plusieurs listes sont en compétition et le président Macky Sall a choisi Serigne Abdou Baly, homonyme de Serigne Abdoul Ahad, pour diriger la liste à Touba en compagnie d’autres fils de la localité. Il y a des  incidents qui sont notés ça et là et nous sollicitons des prières pour que la paix revienne. Que les candidats sachent qu’au-delà du 30 juillet, on doit poursuivre le travail ébauché après les échéances électorales. Qu’ils sachent que les vainqueurs et les vaincus ont en commun un pays qu’ils ne peuvent pas se partager », a-t-il ajouté. Evoquant l’hivernage, il a dit qu’on prie pour qu’il « soit bonne et réponde à nos besoins avec beaucoup de pluies mais sans entraîner de destructions ».

Serigne Mohamadan Mbacké a parlé au nom de Serigne Sidy Mbacké, khalife de la famille de Serigne Abdoul Ahad. Serigne Bassirou Mbacké, le porte-parole, a loué, au nom de Cheikh Sidy Mokhtar, l’exemplarité de leur compagnonnage. Mohamadan a aussi remercié les imams et disciples pour les récitals de Coran. Il invite tous les disciples à être déterminés sur la voie tracée par Khadim Rassoul. « Restez et œuvrer sur la voie de Dieu et tout ce dont vous aurez besoin vous rejoindra là où vous êtes ».

Mamadou DIEYE

Porté sur fonts baptismaux en 1983 par Cheikh Ahmed Tidiane Sy, le « Daara Cheikh Ahmed Tidiane Sy » situé au quartier Hann Parc à Yarakh, derrière la voie ferrée, a connu dernièrement une évolution fulgurante avec l’augmentation des apprenants. Ce qui nécessite aujourd’hui une réhabilitation du «daara» car se trouvant dans une situation précaire.

Destiné à accueillir avant les jeunes musulmans de la commune de Hann Bel-Air désireux d’acquérir les connaissances et pratiques de l’Islam, le « Daara Cheikh Ahmed Tidiane Sy » est devenue une école islamique traditionnelle aux enseignements de qualité. Aujourd’hui, le «daara» reçoit des jeunes venus de partout dans le pays et dénombre actuellement 200 apprenants de l’enseignement islamique et de la langue arabe, garçons et filles compris. Selon Oustaz Ahmadou Bâ, disciple de Cheikh Ahmet Tidiane et chargé des cours coraniques au «daara», la gratuité des prestations de cette structure implantée dans un milieu populeux ainsi que le dynamisme de ses fondateurs ont provoqué un grand engouement et amené à revoir les ambitions de départ à la hausse. « C’est ainsi qu’au fil des années le «daara» s’est mué progressivement à cause de l’augmentation de ses talibés. A l’enseignement religieux, nous voulons y greffer un programme d’éducation bilingue allant du préscolaire au primaire », indique  Oustaz Ahmadou Bâ. Aussi, informe-t-il que le «daara» contribue, en outre, à maintenir haut le flambeau de l’Islam en organisant périodiquement des conférences, séminaires, tables rondes, cours, au cours desquels les enjeux de notre époque et les divers aspects de l’Islam sont décortiqués par de grands érudits.

Cependant, regrette Mouhamadou Moustapha Sy, fils de Cheikh Ahmet Tidiane, ces motifs de satisfaction précités se heurtent malheureusement à une problématique qui risque de saper la bonne volonté des uns et des autres. Il s’agit de la situation très précaire du « daara ». En réalité, fait savoir M. Sy, le «daara» est logé dans une construction à usage d’habitation. Ce logement n’obéit pas aux normes classiques d’un établissement scolaire. « Les installations sanitaires ne répondent pas non plus aux normes d’hygiène. Les enfants font aussi des va-et-vient aux abords des chemins de fer pour se soulager. Ce qui apparaît non seulement comme dangereux mais favorise un risque de maladies au vu de l’insalubrité de ce milieu », affirme-t-il. Pour régler la situation, un espace assez important est mis à la disposition du «daara». Son objectif principal est de dispenser une éducation islamique afin d’offrir à ces élèves les fondamentaux du savoir universel et la pratique de l’Islam. L’établissement met aussi en service un programme comprenant un volet coranique et une éducation religieuse.  Pour mener à bien cette mission, un comité de gestion du projet a été mis en place et dirigé par Mouhamadou Moustapha Sy. Celui-ci a abouti, après plusieurs efforts de recherches et d’investigations, à la réhabilitation du «daara», avec comme matières principales l’Anglais, le Français, qui viendront s’ajouter à l’Arabe, au Coran, aux Études islamiques (Deenyat). Il s’y ajoute la nécessité urgente d’apprendre les technologies. Le but de ce programme est de se baser sur le Coran et les enseignements du Prophète Mouhammed pour bâtir une forte identité musulmane chez ces élèves.

Toutefois, Mouhamadou Moustapha Sy reconnaît, qu’il leur sera très difficile de réaliser ce projet par leurs seuls moyens. De ce fait, ils lancent un appel à tous les musulmans de la Oumma islamique, à toutes les institutions, aux entreprises et aux collectivités pour la réussite de ce centre d’éducation et d’enseignement islamique.

Maguette Guèye DIEDHIOU

La deuxième génération des agents à la sécurité de proximité (Asp) a été  installée à Kolda par l’adjoint au préfet du département. C’était en présidence du directeur général de ladite structure, Papa Khaly Niang et de nombreux autres invités.

La cérémonie qui a débuté avec l’exécution de l’hymne national du Sénégal, s’est déroulée en présence de nombreux invités dont le président du Conseil régional de la jeunesse Papis Baldé et des proches des agents à la sécurité de proximité (Asp). Revenant sur le sens de l’événement, Pape Khaly Niang a fait savoir qu’il s’inscrit dans le cadre de l’installation de la deuxième génération d’Asp au niveau national. Selon lui, le président Macky Sall avait, compte tenu du nombre élevé de demandes, appelé à ce que l’on fasse une discrimination positive au profit des populations du Sud de notre pays.   

« C’est dans ce cadre que 130 Asp sur 3.000 ont été recrutés ici. Si on les ajoute aux éléments de la première génération, nous sommes à 444 Asp à Kolda », a déclaré le directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité. Papa Khaly Niang a ensuite demandé aux agents à la sécurité de proximité d’être aux côtés des forces de défense et de sécurité pour les appuyer dans leurs missions de prévention, tout en sachant qu’ils ne font pas de la répression, sauf dans le cas du flagrant délit. Après avoir incité les Asp à adopter un comportement citoyen exemplaire sur la place publique et à éviter  tout ce qui est interdit par la loi, Papa Khaly Niang les a invités à accomplir, comme leurs autres concitoyens, leur devoir civique le 30 juillet 2017.

Quant à Papis Baldé, président du Conseil régional de la jeunesse, il a salué la création de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité et s’est réjoui du rôle qu’elle est en train de jouer dans les régions sud du pays en matière de sécurité, de lutte contre l’émigration clandestine et de création d’emplois pour les jeunes. « Grâce à cette agence, les jeunes candidats à l’émigration clandestine, dont certains disparaissaient dans les eaux de la Méditerranée ou dans le désert, parviennent maintenant à trouver un emploi décent sur place », s’est félicité Papis Baldé.

Mamadou Aliou DIALLO

Quatorze prévenus faisant partie des 22 personnes mises en cause dans cette ténébreuse affaire de tricherie au Bfem à Saint-Louis ont comparu hier devant le tribunal régional des flagrants délits.

A l’issue d’une audience de plus de six heures d’horloge, ces jeunes tricheurs ont été déclarés coupables des faits qui leur sont reprochés et ont été condamnés à une peine de six mois d’emprisonnement assortie du sursis. Tout au long du procès, ils avaient la tête baissée. Ils ont reconnu les faits sans difficulté. Ces nombreux élèves, étudiants, parents, amis, voisins et sympathisants, qui s’étaient déplacés hier pour venir réconforter ces prévenus, ont finalement poussé un « Ouf » de soulagement lorsqu’ils ont entendu le tribunal prononcer son verdict.

Pour l’un des avocats défenseurs, Me Abataleb Guèye, cette peine d’avertissement était nécessaire dans la mesure où ces jeunes n’avaient pas conscience de ce qu’ils faisaient. « Les faits sont constants. Il ne s'agit pas aujourd'hui de les minimiser et de les justifier. Mais, si l’on essaie de comprendre l'acte, on se rendra compte que ces jeunes prévenus ignoraient la gravité de ces faits regrettables. Cela ne vaut pas la peine de les maintenir dans les liens de la détention, d’autant plus qu’ils sont déjà sanctionnés administrativement. En effet, pendant cinq ans, ils ne seront pas autorisés à se présenter aux examens », a-t-il dit. Les 8 autres prévenus comparaîtront aujourd’hui devant le tribunal des mineurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

…5 élèves déférés au parquetà Mbacké
Des élèves  candidats à l’examen du Bfem sont en garde à vue au commissariat urbain de Mbacké.  Au nombre de 5 dont un correcteur également élève dans un établissement scolaire de Mbacké, ils ont été arrêtés pour des faits  de tricherie, au deuxième jour de l’examen dans un des centres de la commune de Mbacké. Ils ont été conduits et gardés à vue dans les locaux dudit commissariat urbain de la ville. L’enquête révèle que les mis en cause sont tous membres d’un groupe WhatsApp et ont utilisé ce canal pour s’envoyer les corrigés des épreuves.
L’enquête suit son cours et leur déferrement pourrait avoir lieu aujourd’hui.

Mamadou DIEYE

 

La Stasi, du nom du service de sécurité officiel de l’Allemagne de l’Est, et le mur de Berlin renvoient au passé sombre de l’Allemagne. Ce pays, assimilé par certains esprits au négationnisme à cause du nazisme, est en train de prendre sa revanche sur le destin, avec une frange de la population décidée à témoigner son humanisme au reste du monde.

Des victimes de persécution, qui ont su faire preuve d’une résolution admirable, ont pu se bonifier avec le temps. Elles demandent aujourd’hui aux différents peuples du monde de savourer les délices de la liberté, quitte à questionner les valeurs en cours. Parmi eux, Lotar Schultz, un ancien détenu politique, rencontré à la célèbre prison de Hohenschönhausen, qui était sous le contrôle de la Stasi, présentée également comme une des agences secrètes les plus redoutées dans le monde, mais qui est tombée en 1989 sous l’effet de la chute du mur de Berlin.

Le centre devenu, depuis 1994, un mémorial rappelle les conditions de détention qui font penser à celles de Guantanamo et qui choquent les esprits. Une visite guidée à l’intérieur donne des frissons et plonge dans l’univers de la cruauté de l’humain. Des murs délabrés, de petites cellules chaudes sans aération, sans toilette, où pouvaient s’entasser plus d’une dizaine de personnes. Il leur était souvent interdit de s’allonger. Des conditions inhumaines qui ont produit des effets escomptés : briser physiquement et psychologiquement des adversaires du régime communiste.  

Lotar Schultz a vécu cette expérience pour avoir voulu rejoindre l’Allemagne de l’Ouest dans les années 70. Il avait 28 ans et était ingénieur en aéronautique. Il a subi les affres du parti communiste déterminé à détruire toute personne qui remettait en cause son système. Leur objectif, raconte-t-il, était de nous dégrader et ils nous l’avouaient ouvertement. « On nous traitait comme des moins que rien. On nous ressassait à l’oreille qu’on était insignifiant et nul. On nous torturait psychologiquement. C’était un supplice. Ils utilisaient souvent des substances radioactives pour réussir leur coup », affirme-t-il.  Des détenus ont subi, à leur sortie de prison, des dommages irréversibles. L’homme qui joue aujourd’hui le rôle de guide fait partie de ceux-là qui ont réussi à tenir le coup. Il dégage une sérénité impressionnante. Il a su puiser dans ses forces pour surmonter cette épreuve traumatisante avant de se reconstruire une vie stable à sa sortie de prison. « On se rend compte, durant ce genre d’épreuve, de la complexité de l’individu.

Les séquelles de l’humiliation
Des hommes qui paraissent solides et qui sont très respectés craquent après deux jours de prison alors que d’autres qui passent pour des esprits faibles démontrent leur capacité de transcendance », note-t-il. Il a mené son combat intérieur. Il n’était pas question pour lui de traîner les séquelles de l’humiliation, lui qui était un cadre avec des études poussées.  

« Cette expérience m’a permis d’apprécier le sens de la liberté. Nous tendons de plus en plus à nous focaliser sur les accessoires en cette ère de la mondialisation, alors qu’il nous suffit de peu pour bien vivre. Etre libre, respirer de l’air, prendre le temps de bien manger, des choses qui paraissent insignifiantes de nos jours mais qui ont toute leur importance. De petites choses suffisent pour rendre l’homme heureux », enseigne-t-il. Lotar Schultz se rappelle aussi le jour où un exemplaire d’un célèbre quotidien lui a été offert dans son trou. « Je me régalais avec ce numéro. Je l’avais découpé en plusieurs morceaux et, chaque jour, je lisais une petite partie. C’était un cadeau du ciel pour moi car je pouvais revivifier mon intellect ».

Un passé douloureux qui l’a poussé à se renouveler depuis sa sortie de prison en 1981. Il a appris six (6) langues pour se rapprocher de différents peuples. Il se donne également les moyens de gommer cette parenthèse de sa vie en se fixant, malgré son âge, un plan de carrière en vue de servir l’humanité. Il mène une vie de famille tranquille, dispense des cours. Cet ingénieur en aéronautique a également eu l’humilité de travailler comme concierge avant de rebondir. « J’ai pu réaliser beaucoup de projets à succès. Le seul hic, c’est que je ne peux plus intégrer le top management », regrette celui qui, présentement, prépare « un doctorat pour jouir du désir d’étudier et de renforcer (ses) connaissances ». L’essentiel, pour lui, n’est pas de paraître mais d’être.

Il tourne une page mais non sans souligner qu’il se remémorera toujours de ce pan de l’histoire de l’Allemagne qui avait usé de « méthodes primitives » dans les années 49 avant de les adoucir avec la chute du mur de Berlin. Toujours est-il que des méthodes brutales, qui ont été suivies de tortures psychologiques, sont encore inscrites dans le lot des atrocités commises et continuent de marquer l’histoire de la police politique secrète, plus connue sous le nom de Stasi, fondée en 1950.

La tyrannie en chiffres
La prison, présentée comme le centre de la terreur, a accueilli un nombre impressionnant de détenus politiques. Dans les années 50, elle a reçu presque 250.000 prisonniers. Un mouvement a été enregistré dans les années 60. Selon une note remise par la fondation Taz Panter, l’Allemagne de l’Ouest a commencé à racheter, à cette époque, des prisonniers politiques, versant en tout 2,5 milliards de Deutsche mark (Dm) pour la libération et la venue en Rfa de 35.000 prisonniers. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, quelque quatre (4) millions de personnes ont pu s’enfuir de la République démocratique allemande (Rda) pour rejoindre République fédérale d’Allemagne ou Allemagne de l’Ouest.

Le même document renseigne qu’en 1989, plus de 91.000 personnes travaillaient pour le ministère de la Sécurité de l’Etat (Mfs) à temps plein. Et le service ne comptait pas moins de 180.000 informateurs (Im). Pour mettre ces chiffres en perspective, notez qu’à la même période l’Allemagne de l’Ouest, dont le nombre d’habitants était trois fois plus élevé, comptait seulement 15.000 employés aux services secrets. Sous la dictature nazie, la Gestapo comptait 7.000 employés pour le « Reich » entier. Le département du MfS chargé de la surveillance du courrier contrôlait environ 90.000 courriers par jour ! En tout, le MfS a reçu plus de quatre milliards de mark de la Rda, dont la moitié servait à payer ses employés.

M. BOCOUM

Une tornade d’une forte intensité a endommagé une cinquantaine de maisons à Bignona. Une commission mixte a procédé à l’évaluation des dégâts dans la journée d’hier.

La pluie qui s’est abattue, avant-hier, sur la ville de Bignona n’a pas seulement adoucit les températures. Elle a endommagé une cinquantaine de maisons dans les quartiers de Château d’Eau, Médina Plateau et, dans une moindre mesure, Kadiamor. Les deux premiers quartiers ont été balayés par une tornade d’une intensité rare qui a emporté le toit des habitations. « Nous avons dénombré 47 maisons qui ont été endommagées à des degrés divers. Il y a aussi les toits des classes d’une école qui ont été soufflés », a dit le secrétaire général de la commune de Bignona, Malick Sané, qui fait partie de la commission mixte composée des éléments de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers, des agents de l’Action sociale et de la mairie.

Pour le moment, la commission va évaluer les dégâts. Mais, elle pourrait solliciter l’intervention de l’autorité centrale, afin qu’elle aide les victimes. « Nous faisons le recensement. La réparation de ces genres de sinistre dépasse les moyens des municipalités », a fait remarquer M. Sané. Rappelons que depuis au moins une semaine, la commune de Bignona connait une série de pluies d’intensité variable qui tombent à différentes heures de la journée. Celle du lundi a duré plus de 3 heures, avec des intermittences réduites de pause.

I. SANE

L’État peut réussir son Plan Sénégal numérique 2016-2025 en ayant une vision d’ensemble et en passant d’une économie de vente à une économie de plateformes. C’est la conviction du président de l’Initiative africaine pour les technologies avancées (Iata), Mbagnick Diop.   

L’Initiative africaine pour les technologies avancées (Iata) a organisé, hier, un petit déjeuner de presse sur : « le numérique, une chance pour l’Afrique ? ». Lancée le 20 avril 2017, l’Iata veut faire la «promotion et la vulgarisation» au sein des entreprises de l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Son président, Mbagnick Diop, estime que si les Tics sont bien utilisées, «elles peuvent donner toute la mesure de leur immense potentiel au service du développement économique et social du pays ». Il ajoute que le gouvernement sénégalais qui a lancé le Plan Sénégal numérique 2016-2025 avec comme principal objectif de réduire la fracture numérique peut réussir en considérant les Tic comme «un moyen, un outil pour concourir à la réalisation des objectifs fixés dans ce plan». La chance du Sénégal, poursuit M. Diop, est d’avoir de grandes sociétés qui ont fait «d’excellentes réalisations technologiques». «Le Sénégal a un réseau numérisée à 100 % et touche tous les centres de communication, les artères de communication et le réseau international. Notre pays est en liaison avec plus de 50 pays du monde et est bien intégré au réseau câbles sous-marin de fibre optique», se félicite le président de l’Iata.

Mais si le Sénégal a connu des avancées dans le domaine du numérique, le président de l’Initiative africaine pour les technologies avancées invite les entreprises nationales à se mobiliser. Son constat est qu’il existe «un différentiel de compétitivité et d’innovation» entre les nationaux et les acteurs internationaux. Ces derniers, fait savoir M. Diop, dominent le marché parce qu’ils ont «su profiter du potentiel d’internalisation du numérique». En effet, il plaide pour une «vision d’ensemble» si le Sénégal veut développer son économie numérique. «La phase actuelle de transformation numérique implique que nous passions d’une économie de vente, de distribution classique, de relation clients à une économie de plateformes», dit-il. Mbagnick Diop appelle les décideurs publics à comprendre les besoins, attentes et demandes de l’écosystème des Tic pour atteindre l’objectif de positionner les entreprises nationales sur le marché national et international.

En outre, pour faire du numérique un «levier de croissance durable», le Sénégal doit, selon lui, avoir une ambition industrielle. Toutefois, la fiscalité inquiète le président de l’Iata dans le Plan Sénégal numérique. «On ne doit pas étouffer les entreprises naissantes, les startups, par une forte fiscalité. Ce n’est pas parce que dans le numérique on pense qu’il y a beaucoup d’argent que l’État doit taper très fort dans ce secteur», déclare-t-il, en demandant une «conciliation entre le potentiel économique et la position internationale du Sénégal».

Aliou Ngamby NDIAYE

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