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Notre Dame de Popenguine. Vers elle, des milliers de fidèles vont converger à partir du 19 mai prochain pour les besoins de la 130e édition du pèlerinage marial placée sous le thème « Ô Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur». Comme par le passé, ils se prosterneront au pied de la statue de Marie pour l’honorer en tant que mère du Sauveur du monde, mais aussi pour implorer des grâces particulières. Le pèlerinage marial est donc ce grand évènement pour lequel des milliers de fidèles vont faire de Popenguine leur point de convergence pour magnifier le Christ. Une occasion pour exalter Dieu le père, dans la sublimation de l’amour qu’on lui porte, et se souvenir de l’apôtre de la paix, Jésus Christ. Ensuite, honorer la mémoire de Marie et rappeler, suivant les enseignements de l’Eglise, la pertinence de l’évangélisation. Combien seront-ils de pèlerins sénégalais, gambiens, maliens, cap-verdiens et bissau-guinéens, ivoiriens, togolais, béninois, mauritaniens à se rendre à Popenguine ? Difficile d’avancer un chiffre !

Disons simplement qu’ils seront des milliers de fidèles catholiques répondant à l’appel de l’Eglise sénégalaise à se retrouver au sanctuaire marial, pour raviver leur foi en glorifiant Marie, leur mère, leur espoir. La ville habituellement tranquille de Popenguine va connaître, pendant trois jours, une fièvre religieuse avec comme point d'orgue la messe de la Pentecôte. L'atmosphère sera si colorée que l’on pourra dire que Popenguine vit un second Noël. Bref, le pèlerinage marial sera un jour très spécial pour ces milliers de fidèles bénis d'être en ces lieux et de prendre part à une démarche de la foi. Pôle d’attraction des fidèles chrétiens du Sénégal et des pays voisins, Popenguine recevra plus de croyants que le lui permet ses capacités d’accueil. L’on peut se poser la question de savoir où recevoir encore du monde à Popenguine, pendant cette période de quête de grâces divines. Pendant trois jours, au moins, les rues de la ville seront investies à toute heure. Déjà, l’arrivée des premiers pèlerins entretient pendant un bon moment la ferveur religieuse qui atteindra son paroxysme le jour « J » de la Pentecôte. Mais, faut-il le rappeler, il y a foule et foule. Malgré la ferveur religieuse extériorisée à Popenguine, aucun débordement n’y est perceptible. L’enseignement catholique, qui a fait de Popenguine le sanctuaire religieux qu’il est devenu, y est pour beaucoup. Serviteurs déclarés du Christ, les différents directeurs des offices et les fidèles consacrent leur vie à la vivification de la foi. Leur pratique religieuse, leur enseignement, leur comportement social et leurs nombreux écrits en témoignent incontestablement. Cependant, dans le plus strict respect du message divin, ils se maintiennent sur le chemin qui mène vers le Seigneur. Et en guides spirituels et fidèles avertis et éclairés, les disciples du Christ vivent leur foi dans la paix de leur cœur, acceptant de se laisser mener sur le chemin de la foi. Rassemblement de foi, pour la communauté chrétienne unie dans la glorification de Dieu, le pèlerinage marial est l’occasion d’une communauté fraternelle. Et Popenguine sera comme le centre de gravité d’une immense toile d’araignée tissée sur tout le pays. Tous les chrétiens sénégalais et ceux des pays voisins vont, encore une fois, célébrer Marie, la mère de Jésus, le Sauveur dans un même élan impulsé par une foi commune. Que la participation de tous à ce pèlerinage soit, pour nous tous, nos familles et nos collaborateurs, source d’abondantes de bénédictions divines, de nombreuses grâces, de joie et de réussite.

Par Cheikh Aliou AMATH

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Lors du gamou annuel de Souima,  dans le département de Podor, les différentes autorités ayant fait le déplacement ont salué les efforts consentis par l’Etat au niveau de cette localité. En effet, pour la mobilité et le désenclavement, près de 300 milliards de FCfa ont été investis dans ce département pour des routes, des ponts et d’autres infrastructures.

C’est d’abord le président du conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, qui, au cours de cette rencontre initiée par le Pca de l’Ipres, Racine Sy, a listé tous les efforts faits par le Chef de l’Etat pour soulager les populations de Podor. « Plus de 300 milliards de FCfa ont été injectés dans le département, et cela montre la considération du Président Macky Sall à l’endroit des Podorois », a-t-il souligné avant de saluer le travail du Pca de l’Ipres « qui œuvre sans relâche pour faire de Podor une ville prospère ».

Dans la même logique, Seydina Oumar Sy, ancien ministre des Affaires étrangères sous le régime d’Abdou Diouf et en même temps porte-parole de la famille Sy de Souima, a rappelé aux hommes politiques la nécessité de savoir que « le pouvoir vient de Dieu et (qu’)il ne faut jamais l’oublier ». Il a demandé au ministre d’Etat Mbaye Ndiaye de remercier le Chef de l’Etat pour tous les actes qu’il pose pour le développement du département. Avant de renchérir : « Podor a également des doléances qui ont pour noms : accompagnement des populations dans l’agriculture et l’élevage où elles éprouvent encore des difficultés pour s’en sortir ».

Mbaye Ndiaye a sollicité des prières pour la réussite de la mission du Président Macky Sall. Il a en outre dit sa volonté de transmettre les doléances des populations de Podor et a déclaré être sûr «  que le Président va leur trouver des solutions car il est attaché à ce terroir ». Le ministre d’Etat a également énuméré le bilan positif du régime, avec les performances notées dans le secteur agricole. Pour lui, de 2004 à nos jours, on est passé de 260. 000 tonnes d'arachide à 1. 400 000 tonnes. Quant à Mamadou Racine Sy, tout en transmettant les salutations du Président Macky Sall aux populations, il a évoqué les réalisations de l’Etat avec la mobilisation de ressources conséquentes pour des infrastructures routières et le désenclavement du département de Podor.

Ce gamou de Souima a enregistré la présence des anciens médiateurs de la République, Seydou Madani Sy et Serigne Dop ainsi que d’autres autorités.
Pour rappel, Souima, localité sainte de Podor, a abrité la première université islamique du pays dès le 11ème siècle, selon Mamadou Racine Sy, petit-fils d'Élimane Racine Sy, le fondateur de l'événement. Il faut également noter qu’en prélude à cette activité religieuse, plus de 1. 000 personnes ont bénéficié de consultations médicales gratuites.  

Amadou Maguette NDAW

Les élus de la commune de Koungheul ont réclamé, à l’issue du vote du budget de la circonscription, la mise en place d’un service de perception municipale dans la localité pour mieux résoudre l’équation de la collecte des recettes. Premier adjoint au maire de la capitale du Bambouck, Souleymane Mboup en fait le chaînon manquant de l’émergence de cette cité.

Distant de la capitale régionale Kaffrine de 89 km, Koungheul, chef-lieu du département éponyme, ne dispose pas encore de certains services administratifs, plus d’une décennie après son érection à ce statut. Pas encore de commissariat de police fonctionnel même si le local existe ni de service de cadastre ou d’urbanisme départemental. Mais, le service déconcentré qui manque le plus pour les élus reste la perception municipale, qui plus est pour une collectivité locale érigée en commune depuis 1996.  En dépit  des multiples réclamations des conseillers municipaux, le statu quo demeure. En marge du vote du budget de l’institution, Souleymane Mboup, premier adjoint au maire de la localité, est revenu sur cette vielle doléance des populations obligées de parcourir près de 90 km pour le règlement des impôts locaux. « Un budget est sous-tendu par des efforts de recouvrement de recettes. C’est pourquoi nous avons insisté auprès du ministère de l’Economie et des Finances pour doter la commune d’un Trésor, d’un service de perception municipale car Koungheul n’en dispose pas alors qu’elle est distante de 89 Km. Vous vous imaginez les difficultés auxquelles les populations sont confrontées pour avoir accès à certains services relevant de cette administration publique », a regretté l’élu communal. Outre l’équation d’un service autonome des recettes municipales, les coupures intempestives d’électricité couplées à celles de la distribution de l’eau potable indisposent les populations de la capitale du Bambouck. « Nous avons alerté le directeur général de Senelec sur cette situation contraignante à plus d’un titre pour nos administrés, d’autant que le service de la distribution de l’eau qui en dépend se trouve ainsi à l’arrêt sans pour autant qu’on puisse mettre en marche le groupe électrogène. Les autorités de la Sones l’interdissent formellement aux agents de la Sde », a expliqué M. Mboup. L’absence de certains services déconcentrés et des dysfonctionnements pour ceux qui sont en place pénalisent doublement la circonscription administrative. Mais, il en faudrait plus pour doucher l’enthousiasme de cet acteur de la société civile de Koungheul pour la dernière réforme de la décentralisation au Sénégal. « Incontestablement, l’Acte 3 constitue une avancée majeure dans le processus de responsabilisation des populations dans la gestion des affaires locales. Avec en prime des programmes et projets structurants comme Promovilles, Pudc ou Puma.
Aujourd’hui, nous assistons à un nouvel élan de la politique de décentralisation, notamment avec de nouveaux acteurs issus des meilleures écoles et universités engagés à s’impliquer dans le développement de leurs localités », a fait remarquer l’un des animateurs de la liste « Pencoo » lors des locales de 2009 à Koungheul.

Toutefois, il réclame des correctifs pour mieux réussir ladite réforme. « Les élus locaux doivent être associés à la réalisation de certains projets comme le Pudc en termes de suivi et de contrôle des travaux pour éviter certains errements liés au respect des cahiers de charges de la part des entreprises adjudicataires du marché », a pointé du doigt le premier collaborateur de l’édile de Koungheul, Mayacine Camara.

Elimane FALL

 

Aucun conflit au monde ne se règle sans dialogue. Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, y a invité les parties prenantes pour résoudre les soubresauts qui secouent le monde universitaire suite à la mort de l’étudiant de l’Ugb, Mouhamadou Fallou Sène.

Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, a appelé, hier, les populations au dialogue et à l’apaisement, suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène suivi de grèves dans les universités sénégalaises. « Le monde a toujours connu de soubresauts de ce genre. Mais Dieu nous a dit dans le Coran qu’il faut toujours éviter de réveiller les conflits, les tensions et autres querelles puériles, car ils peuvent se retourner contre nous », a-t-il déclaré. Le guide religieux a fait, hier, une déclaration à l’issue de la grande prière de vendredi. A cette occasion, il a précisé que personne ne saurait savoir les ramifications que peuvent avoir des tensions d’une telle ampleur. « Chaque fois qu’il y a des conflits, ce sont des personnes étrangères qui en pâtissent », a-t-il indiqué, tout en relevant qu’un problème peut provenir de partout de l’Etat tout comme des populations. Au sujet de la grève des étudiants suivie de la mort de l’étudiant Fallou Sène, le guide religieux a fait savoir que revendiquer son dû est tout à fait logique. « C’est avec cet argent qu’ils parviennent à survivre », a-t-il souligné. Sur cette affaire, le serviteur de la communauté omarienne a appelé l’Etat à prendre ses responsabilités en payant tôt les bourses avant que des heurts ne surviennent.

Au cas où la bourse accuserait du retard, Thierno Madani Tall invite les étudiants à privilégier le dialogue, la concertation. Il les a appelés à la retenue, seule voie vers le salut. « Car s’il y a affrontements, les acteurs peuvent détruire des infrastructures ou d’autres édifices publics et privés », a insisté le guide religieux. De l’avis de ce dernier, même dans les pays développés d’Europe, d’Amérique et d’Asie, il y a des manifestations des populations ou des travailleurs, mais celles-ci ne sont jamais suivies de casse des biens publics. « Les gens observent des mouvements de grève et des manifestations dans le calme sans casser ou s’en prendre à qui que soit. Souvent, même s’ils ne sont pas encadrés, ils savent comment marcher et par où passer. Il faut toujours se mettre dans la tête que le pays appartient à tout le monde, le matériel qu’on détruit souvent aussi appartient à d’autres qui n’ont rien à voir avec la grève par exemple », a plaidé Thierno Madani Tall qui s’exprimait en pulaar. Pour lui, tout un chacun a le droit de manifester son mécontentement mais il faut le faire d’une « manière calme et pacifique ». De leur côté, a-t-il ajouté, les autorités doivent encadrer les manifestations en toute quiétude et sans débordement.

Il reste convaincu que la mort de l’étudiant Fallou Sène pour une affaire de bourse constitue une perte immense pour la République.
« Le monde a toujours connu de soubresauts de ce genre. Mais on peut l’éviter en privilégiant le dialogue dans les rapports et le tout dans le respect mutuel », a-t-il exhorté. « Il est temps de travailler à faire avancer notre pays et éviter les querelles inutiles parce que nous avons accusé beaucoup de retard », a fait remarquer le guide religieux.
Auparavant, Thierno Madani Tall est revenu sur le sens et la signification du mois béni. « C’est un mois d’actions, de grâces et de purification », a-t-il souligné, tout en soulignant que les musulmans doivent en profiter pour se perfectionner et implorer le pardon divin. Il a profité de l’occasion pour présenter ses vœux à toute la communauté sénégalaise. Des prières ont été formulées pour un Sénégal apaisé et prospère.

Souleymane Diam SY

 

Pour la bonne organisation et la réussite de l’événement-phare qui marque le vécu de l’Eglise sénégalaise, le président de la République et la Première dame se sont manifestés, une fois de plus, par un soutien financier et matériel massif au Comité d’organisation.

C’est un euphémisme de dire que le vécu des communautés religieuses du Sénégal est au cœur des politiques et préoccupations du président de la République. En effet, au-delà des mesures hardies tendant à doter les cités religieuses, musulmanes et chrétiennes, d’infrastructures ultra-modernes pour optimiser le confort de l’accueil des fidèles, Macky Sall répond toujours présent et de manière significative lors de tous les événements religieux. Un élan dans lequel il est toujours rejoint, discrètement, par la Première dame, Marième Faye Sall, à travers sa Fondation Servir le Sénégal.
Pour preuve, «Le Soleil» a appris que le couple présidentiel a massivement appuyé (financièrement et matériellement) l’organisation de la 130ème édition du Pèlerinage Marial de Popenguine, qui aura lieu du samedi au lundi 21 mai 2018.
Pour ledit pèlerinage, le chef de l’Etat a appuyé financièrement le Comité d’organisation à hauteur de soixante millions (60 000 000) de FCfa. Au niveau logistique, Macky Sall a mis à disposition, pour la liaison des Marcheurs et des Foyers, respectivement cinq et deux voitures tout-terrain de type Pick Up. Pour la restauration des pèlerins, il a offert des centaines de kits de cuisine et divers soutiens matériels.
La Première dame n’a pas été en reste. Pour appuyer les marcheurs, elle a mis à leur disposition une enveloppe financière de vingt millions (20 000 000) de FCfa, et trois millions cinq cent mille (3 500 000) FCfa pour le transport des femmes des sept diocèses.

Singulièrement, pour l’hébergement des femmes de l’Archidiocèse de Dakar, Marième Faye Sall a donné un appui de trois millions (3 000 000) de FCfa. Enfin, la première dame a mis à la disposition du Comité d’organisation quelque trois mille (3 000) chaises et vingt mille (20 000) t-shirts.

Yakham C.N. MBAYE

 

Popenguine, comme chaque fête de Pentecôte, sera le point de convergence de plus de 100 000 fidèles chrétiens des différents diocèses du Sénégal et de la sous-région. Le pèlerinage marial, placé cette année sous le thème « Ô Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur » sera rythmé de célébrations eucharistiques. Au total, 11 messes sont programmées dans la cité religieuse. La messe officielle de la 130ème édition sera présidée par l’archevêque Mgr Benjamin Ndiaye en présence des évêques du Sénégal, des dignitaires religieux musulmans et des représentants du gouvernement.

La 130ème édition du pèlerinage marial sera célébrée ce week-end. Popenguine a fini de faire sa toilette et commence à accueillir ses hôtes. Le sanctuaire, la basilique et les grottes, lieux de prières et de dévotions, ont fait leur mue et sont prêts pour l’événement. Les artères de la ville sont balayées par les populations, en particulier des femmes des différents quartiers sans distinction de religion. En dehors du sanctuaire, la basilique mineure et les grottes sont des endroits d’attraction des fidèles chrétiens qui viennent en masse y adorer Notre Dame de Popenguine. Membre du comité d’organisation et recteur du sanctuaire, Frère Jean a fini de faire le tour des sites. Le guide religieux de la congrégation Saint Jean a assuré que tout est au point.

« Popenguine est prêt à accueillir plus de 100 000 fidèles qui prendront part à une dizaine de messes. Elles seront célébrées en trois jours entre la basilique, le sanctuaire et la tente de rencontres », a expliqué le guide religieux qui a révélé que plus de 60 000 communions seront distribuées aux pèlerins. En faisant des points avec quelques éléments de la gendarmerie, un agent de la gendarmerie dont les troupes ont pris quartier à Popenguine pour les besoins sécuritaires a donné des assurances. La gendarmerie a déjà déployé ses unités sur le terrain. Elles se chargeront, comme chaque année, d’assurer la sécurité des pèlerins et leurs biens. « Pour réussir notre mission, le nombre de gendarmes a été augmenté cette année », a informé notre interlocuteur. Cette augmentation est palpable sur le terrain parce que l’on constate ces hommes de tenus dans tous les coins et recoins de la ville et ses environs. Une quinzaine d’agents de sécurité proximité sont pré-positionnés au niveau du sanctuaire, de la basilique et des principaux lieux de prière. Ce qui fait dire au Frère Marie Jean Cummond que la question de la sécurité est bouclée. Cette année, c’est l’archidiocèse de Dakar qui est à l’honneur. D’ailleurs, la messe solennelle du pèlerinage sera présidée par Mgr Benjamin Ndiaye qui va décortiquer le thème de 130ème édition du pèlerinage Marial de Popenguie où 25. 000 jeunes marcheurs sont attendus le dimanche. Ils viendront de Dakar pour le plus grand nombre, environ 11. 000 marcheurs, de Mbour d’où partent les jeunes, le diocèse de Kaolack avec 1. 500 marcheurs. Ceux des diocèses de Tambacounda, Kolda, Sine et de la Petite Côte marcheront ensemble. Les 2. 000 jeunes des diocèses de Thiès et Saint-Louis prendront le départ ensemble en direction de Popenguine. Du samedi au lundi, il y aura une dizaine de célébrations eucharistiques. Celles-ci seront couplées d’actes de prières appelés le parcours du pèlerin qui renferme la confession, l’adoration du saint sacrement, le chapelet et les rencontres fraternelles.


De nos envoyés spéciaux, Eugene KALY Samba Oumar FALL (textes)
et Mbacké BA (photo)

Avec le réquisitoire du procureur qui a requis des peines allant de 20 ans à la perpétuité, les avocats de la défense étaient très attendus pour le début des plaidoiries. Imam Ndao et ses 29 co-accusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, entre autres.

Presqu’à l’unanimité, ils ont qualifié le dossier de « vide ». Selon Me Mamadou Guèye, un des avocats  de Mouhamed Ndiaye, « que ça soit les enregistrements sonores ou les documentaires,  rien n'a été authentifié ». « On veut nous inscrire dans la paranoïa des pays occidentaux », a-t-il plaidé. Alors que le procureur a requis la perpétuité contre son client, la robe noire a estimé que celui-ci est victime de son attachement à la religion. « Quand il s'est rendu dans le fief de Boko Haram, il était motivé par sa volonté d'apprendre davantage dans sa religion. Personne ne peut prouver qu'il y était pour autre chose », a-t-il dit. Quid des entraînements qu'il y aurait effectués? « Il s'est entraîné à Boko Haram, mais c'était sous la contrainte », a relativisé l’avocat.

Défendant la cause d’Ibrahima Diallo contre qui le procureur a requis la peine des travaux forcés à perpétuité, Me Ngoné Thiam a déclaré que si son client s'est rendu au Nigéria,  « c'est pour échapper  à la pauvreté ». « Ce sont des jeunes qui ont du mal à trouver du travail chez eux. Alors qu'au Nigéria, on applique la charia qui exige le partage des richesses. Ces jeunes ne partageaient pas l’idéologie de Boko-Haram. C’est une fois au Nigéria qu’ils ont su qu’ils étaient dans le fief de Boko Haram. Et, ils ont eu des problèmes pour revenir au Sénégal. Le ministère public n’a aucune preuve sur ce qu’il accuse Imam Ndao et Cie. Il faut apporter des preuves tangibles », a-t-elle affirmé. D’après l’avocate, c’est quand son client s'est rapproché d'une des épouses de Matar Diokhané pour lui prêter de l'argent pour qu'il finance un projet « dont il a par la suite remis une partie à Imam Ndao que les déboires ont commencé ». « Est-ce que c'est un crime ? Il n'y a aucune preuve tangible », a-t-elle clamé. 

Mohamed Ndiaye, un cas particulier
Né en 1984, Mohamed Ndiaye, qui a eu à atterrir dans le fief de Boko Haram, est, selon son avocat, victime de son enfance perturbée. « Il a été arraché à ses parents à l'âge de deux ans, puis confié à son grand-père qui vivait dans la précarité. Il avait décidé d’être pêcheur. Il s’est marié à l’âge de 23 ans et il a des enfants. C’est un garçon qui n’avait pas de repère. Il n’a pas de résistance. Il était la proie facile des agents recruteurs.  C’est dans ce sillage qu’il a rencontré Aboubacry Guèye qui l’a convaincu d’aller combattre auprès de Boko-Haram. C’est dans ce contexte qu’il n’a pas pu résister à la force de ces recruteurs. Et, il est parti. C’était une erreur de sa part. Mais, il ne savait plus quoi faire. Il a voyagé dans des conditions éprouvantes jusqu’à atterrir dans le fief de Boko-Haram. On a fait croire aux jeunes désœuvrés que la charia est la solution à leurs problèmes», a-t-il fait savoir.

La démence d’Abou Hakim Mbacké
De tous les prévenus, Abou Hakim Mbacké Bao est celui qui attire le plus les attentions. Regard fuyant, réponses parfois décalées. Pour son avocat, ses réactions s’expliquent. De son point de vue, celui qui est dépeint comme étant un expert en explosifs est atteint de démence. « Si vous le regardez bien, vous remarquerez qu’il n’est pas normal. J’ai fait une demande de son dossier médical à l’hôpital Fann et au Pavillon spécial où il a été interné. Mais, je n’ai jamais eu de réponse. Il ne jouit pas de ses facultés mentales. On ne peut pas le condamner à perpétuité alors qu’il ne jouit pas de toutes ses facultés. Pire, comment quelqu’un qui a échoué au bac à deux reprises peut-être expert en explosif », a-t-il demandé.

Et toujours selon l’avocat, si Abou s’est rendu au Mali, c’est parce que les recruteurs ont compris qu’il était dans une extrême précarité et ils l’ont piégé. « Il subvenait difficilement aux besoins de sa famille. On lui avait promis des financements au Mali. C’est une fois là-bas qu’il a été arrêté et contraint de suivre la formation. Comment l’accuser de financement du terrorisme alors qu’il ne détenait que 200 dollars ? Il faut une expertise psychiatrique », a estimé Me Elhadji Basse.

Oumar FEDIOR

La secrétaire générale du ministère de la Justice, Mme Aïssata Tall Gassama, a  procédé au lancement de la plateforme électronique de gestion du registre de commerce et d’immatriculation immobilière du tribunal de grande instance de Thiès. C’est un outil précieux de collecte et de gestion des données économiques au profit des entreprenants.

La secrétaire générale du ministère de la Justice, Mme Aïssata Tall Gassama, a  procédé au lancement de la plateforme électronique de gestion du registre de commerce et d’immatriculation immobilière du tribunal de grande instance de Thiès. Très satisfaite de trouver, par cette plateforme, un outil précieux de collecte et de gestion des données économiques avec sécurité et célérité, elle a exhorté tous les partenaires  à une collaboration franche afin de pouvoir offrir des services de qualité et à temps réel à tous les entreprenants. « Notre objectif majeur est d’être premier dans l’offre de service commerciale dans l’espace Ohada », a-t-elle déclaré.

Dans cette quête de renforcement de l’attractivité du Sénégal, conformément aux objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse), le défi de la compétitivité est, selon Mme Gassama, en passe d’être relevé pour le pays.

«  Après Dakar, le greffe du tribunal de première instance de Thiès suit », a-t-elle informé. D’après elle, c’est après le Ramadan que d’autres régions seront enrôlées dans la plateforme gracieusement mise à la disposition du ministère de la Justice par « Gaïndé 2000 », un partenaire. Pour elle, la finalité de la dématérialisation est en bonne voie au ministère de la Justice et l’aboutissement de cette informatisation des services est d’arriver à un E-Justice, à travers une bibliothèque numérique où toutes les archives des jugements rendus ou programmés pourront être  consultés par les concernés à partir d’un simple clic. Pour l’instant, outre  l’immatriculation, d’autres offres, comme la production du registre de commerce, du casier judiciaire, du certificat de nationalité ou de naturalisation, vont suivre. En plus, il sera même possible de pouvoir obtenir de tels services à partir d’une demande formulée par courrier électronique. Le président du tribunal de grande instance de Thiès, Henry Grégoire Diop, a reconnu que cette plateforme est une grande mutation, un bond en avant en termes de sécurité et de traitement avec célérité du service. « A partir d’aujourd’hui, il est possible de créer son entreprise en moins de 24 heures à partir du greffe du tribunal de grande instance de Thiès », s’est-il réjoui. Aussi, a-t-il invité les partenaires à travailler dans le sens  de la pérennisation du projet, au grand bonheur du personnel et des usagers.

Mbaye BA

A l’initiative de l'Association des amis du coran et de la sunna, la 9ème édition de lecture des saintes écritures s’est tenue, cette semaine, au quartier « Alhamdoulilah » sis à keur Massar. Une occasion saisie par l'imam ratib dudit quartier pour inviter tous les fidèles à se départir des mauvais comportements et à bien se tenir au sein de la société.

Cette 9ème édition s’est tenue sous le haut patronage du Chef de l''Etat, Macky Sall, en présence de nombreux fidèles ainsi que de responsables de tous bords. Un moment choisi par imam Elhadj Souleymane Fédior pour saluer l’initiative prise par le président de la République allant dans le sens de moderniser les foyers religieux du Sénégal. « Le président de la République a pris une bonne option en soutenant les cités religieuses et en reconstruisant certaines mosquées départementales du pays comme celles de Pikine et de Guédiawaye », a-t-il laissé entendre.

« C'est une initiative que tous les musulmans doivent saluer car, une fois que ces projets seront totalement exécutés, les fidèles qui fréquenteront ces lieux de culte se rendront compte que le Chef de l’Etat les a pris en compte dans la gestion de leur pays », a-t-il ajouté.

Se prononçant sur le thème du jour, imam Fédior a considéré qu’il y a, aujourd’hui, de quoi s’alarmer face à la perte des valeurs morales qui ont été le socle de notre société et qui se perdent de jour en jour. « Toutes les créatures humaines ne sont pas dotées de bon sens faisant que leurs comportements de tous les jours soient conformes à la morale et à l'éthique », a-t-il déclaré. Il a appelé les fidèles au repentir, au travail et à l'adoration de Dieu. « On ne peut pas aller à un développement effectif tant qu'on ne purifie pas les cœurs et qu’on n’en extrait pas tout ce qui est haine ou rancœur », a-t-il enseigné. A l'endroit de l'opposition, imam Fédior a invité celle-ci à ne jamais tenter de bloquer les projets conçus par le Chef de l’Etat alors qu’ils sont utiles à la population sénégalaise. 

Elhadj Souleymane Fédior est également préoccupé par le développement de l’association dont il est la personne morale. Il a ainsi évoqué les obstacles que les responsables de celle-ci rencontrent depuis longtemps parce qu’ils veulent une audience avec le Chef de l’Etat. « L'association a entrepris des démarches en vue de rencontrer le Chef de l'Etat. Mais, ces démarches peinent à aboutir » a-t-il révélé. C’est pourquoi, il a mis à profit la cérémonie pour demander à l'Etat de mettre à la disposition de l'association un terrain pour l’érection d’un siège.

Abdou DIOP

La Déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn), Mme Anta Sarr Diacko, était, hier, à Popenguine où elle a remis du riz aux organisateurs de la 130ème édition du pèlerinage marial. Un appui de l’Etat dans l’effort de prise en charge des pèlerins qui vont affluer en masse dans la cité religieuse.

Dans leurs efforts de prise en charge des fidèles, les organisateurs de la 130ème édition du pèlerinage marial de Popenguine sont, en partie, soulagés. Avec la réception, hier, d’une importante quantité de denrées alimentaires offertes par la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) pour faire face aux besoins. Selon Mme Anta Sarr Diacko, c’est un geste que la structure qu’elle dirige renouvelle encore pour se mettre aux côtés des organisateurs de cet important événement religieux. « Nous revenons à Popenguine apporter l’appui du gouvernement à l’occasion du pèlerinage », a-t-elle dit.

Et de souligner que le don est constitué de « denrées alimentaires, principalement de riz que le Chef de l’Etat met à la disposition des responsables pour qu’ils puissent accueillir, dans de bonnes conditions, les pèlerins ». Pour leur part, les organisateurs ont apprécié le geste du gouvernement à travers le don de la Dgpsn. « Ce don est d’une grande utilité dans l’organisation du pèlerinage puisque lorsque l’événement arrive, toutes les maisons de Popenguine deviennent des sites d’accueil pour les pèlerins », a dit le responsable du comité d’organisation du pèlerinage.

Selon lui, cet appui permettra de soulager en partie les familles d’accueil car il constitue un appoint dans l’hospitalité bien sénégalaise que nous découvrons d’une fort belle manière ici à Popoenguine. Aussi, a-t-il souligné que cette action permettra au comité d’organisation du pèlerinage « de faire face à l’alimentation des pèlerins, en particulier des marcheurs qui arrivent très fatigués à Popenguine ».

Ousseynou POUYE


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