banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

L’institut Bioforce, référence mondiale dans la formation des acteurs de l’humanitaire, a procédé à l’inauguration de son centre régional pour l’Afrique avant-hier. Il formera plus de 500 agents chaque année.

Depuis mars 2017, le centre Bioforce propose une offre de formation complète aux compétences et métiers du développement. Vingt-et-une formations continues de courte durée (5 à 20 jours) donnent les compétences nécessaires à une évolution professionnelle dans le secteur de développement. Bioforce offre aussi 6 formations certifiantes (3 mois en centre, 6 mois en mission sur le terrain) donnent les capacités professionnelles et le savoir-être indispensables à la pratique professionnelle d’un métier du développement grâce à une pédagogie originale qui place l’action et le sens au cœur de l’apprentissage.

En mai dernier, 32 élèves de 13 nationalités d’Afrique de l’Ouest et centrale issus d’organisations de développement ainsi que des secteurs privé et public faisaient leur rentrée pour concrétiser leur volonté d’engagement au service des autres en se formant aux métiers de logisticien et responsable ressources humaines et finances dans des organisations de développement. Chaque année, plus de 500 personnes viendront chercher  au centre Bioforce des diplômes requis pour évoluer sur le terrain humanitaire et s’engager aux métiers de la solidarité.

Le président de Bioforce, Bernard Sinou, a indiqué que ce projet est le fruit des 35 ans d’expertise du centre en formation qu’il a été facile à transporter de Lyon à Dakar. D’après lui, 80% de leurs étudiants trouvent un emploi à l’issue de leur formation. « Je ne doute pas que cet indicateur sera largement dépassé dans ce cadre », a-t-il prédit.  Pour le responsable des formations Abdramane Diallo, le bénéficiaire à la formation doit faire preuve d’aptitude grâce à une carrière expérimentée dans le domaine humanitaire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao a présidé la réunion préparatoire du Magal de Darou Khoudoss. Ce magal commémore le retour de Khadim Rassoul  à Touba après sa déformation et 15 ans de résidence surveillée à Diourbel.

Le gouverneur est revenu sur les recommandations du chef de l’Etat pour le soutien des chefs de service à l’endroit des familles religieuses lors du Crd du conseil des ministres tenu à Kaolack. L’événement est important et c’est pourquoi, a-t-il dit, « nous redoublerons d’efforts par rapport à l’année dernière, nous veillerons à œuvrer de manière à avoir la satisfaction des autorités étatiques et des autorités religieuses. Il est du devoir de l’Etat d’assurer la sécurité des populations en de pareilles rencontres et, comme d’habitude, nous ne dérogerons pas à la règle, les engagements pris seront respectés », a fait savoir le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao.

L’accent a été mis sur une fourniture correcte de l’eau dans la cité religieuse. Le service de l’hydraulique en phase avec les autorités religieuses a donné des garanties pour une bonne distribution de l’eau. En plus des forages, il y aura des camions citernes et des bâches souples. Les acteurs de la sécurité promettent un effectif suffisant pour assurer la circulation et la surveillance. Il en est de même pour l’assainissement et la Senelec. En somme, des réponses positives ont été apportées à toutes les doléances du comité d’organisation piloté par Serigne Cheikh Aliou Mbacké, en compagnie d’une forte délégation de dignitaires de Touba. D’ailleurs, il a dit toute sa satisfaction aux autorités de Touba et remercié le Khalife de la famille de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké et conformément aux recommandations de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, khalife de la famille de Darou Khoudoss et de Gouye Mbind, mais aussi de toute la communauté mouride. Il a dit toute la disponibilité des autorités administratives du département  qui sont conscientes de leur rôle. Il a remercié le chef de l’Etat et magnifié ses ambitions pour le Sénégal, ainsi que le ministre de l’Intérieur sortant et son successeur.

Auparavant, Serigne Cheikh Thioro Mbacké a, au nom du Khalife général, remercié le chef de l’Etat et son gouvernement, mais aussi le gouverneur de région pour tous les services rendus à la communauté mouride. Ces appréciations vont aussi au ministre de l’Intérieur. Cette présence entre dans le cadre du raffermissement des liens entre les différents membres de la famille de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké et de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Il a reconnu que cette réunion annonce celui du Magal et invite à prendre des résolutions fermes pour amener les usagers de la route à bannir toute surcharge et les services du commerce à davantage de rigueur contre les spéculateurs.

Mamadou DIEYE

 

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, s’est félicité du choix porté sur notre pays pour accueillir la deuxième rencontre des évêques d’Afrique sur la Caritas. Selon lui, le choix porté sur notre pays n’est pas du fait du hasard. Déjà, au début des années 2000, le Sénégal avait accueilli les Assises de l’Assemblée plénière du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar. « Cela démontre, encore fois, la capacité d’organisation de l’Eglise sénégalaise », s’est réjoui le ministre des Forces armées. Pour Dr Augustin Tine, « l’engagement de l’Eglise à travers la Caritas pour le développement socio-économique aux côtés du gouvernement mérite d’être salué ». La Caritas contribue aux efforts et actions du gouvernement, à la lutte contre la pauvreté, en améliorant les conditions de vie des populations. « Toutes ces actions, sous l’impulsion des évêques du Sénégal, se déploient aux côtés du gouvernement pour la satisfaction des besoins de la population sénégalaise, surtout les plus vulnérables », a indiqué le ministre. « C’est pour cette raison que le gouvernement, dans son ensemble, remercie l’Eglise. C’est grâce à cette lutte contre la pauvreté sur ses multiples facettes que le chef de l’Etat a accepté d’apporter sa contribution pour soutenir cette rencontre internationale », a-t-il informé.  

 

La question de la migration préoccupe l’Eglise

Plus de 150 acteurs et militants venus d’une vingtaine de pays africains sont depuis hier formés au droit international concernant la migration. La cérémonie d’ouverture était une occasion de  plaidoyer pour le respect des droits des migrants aussi bien dans les pays de départ, de transit mais aussi d’accueil.

La huitième session de formation en droit international des droits de l’homme initiée conjointement par la Fondation Réné Cassin et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté s’est ouverte à Dakar hier. Ce cours, qui durera une dizaine de jours, verra la participation de plus 150 acteurs et militants des droits humains sera accès sur « Migrations internationales et droits de l’homme ».

L’objectif est de renforcer la compréhension des différents défis soulevés par les systèmes de protection des droits de l’homme, ainsi que de développer un réseau solide entre les autorités étatiques et les défenseurs des droits de l’homme pour une application effective de ces droits. « Parler du thème des «Migrations internationales et droits de l’homme», c’est, au-delà des enjeux économiques, accepter de  prendre en compte les enjeux sociaux et éthiques de notre monde, mais c’est surtout accepter le débat sur le plan de la dignité humaine et du progrès social », a estimé Diatoura Ndiaye, ministre-conseiller et directeur de cabinet du Premier ministre.

Selon le représentant du gouvernent du Sénégal, la problématique de la migration est devenue une question d’intérêt stratégique et sécuritaire pour les Etats, les organisations et la communauté internationale. « Vous avez raison de poser le débat sur l’interaction entre migration et droit de l’homme, tant l’ampleur, la diversité et la complexité des flux migratoires illustrent les enjeux auxquels les Etats et la communauté internationale sont confrontés », a-t-il laissé entendre.

Le directeur de cabinet du Premier ministre s’est désolé du fait que la migration s’accompagne souvent de nombreuses violations des droits de l’homme, à savoir l’apatridie, le trafic de migrants et le traitement inhumain et dégradant. Selon M. Ndiaye, pour une meilleure prise en charge de ces enjeux liés à la problématique de la migration, le gouvernement du Sénégal a érigé la politique de l’emploi, la protection des droits et la sécurité des citoyens au rang de ses priorités. « C’est une vision mais aussi un engagement. Le Sénégal a déployé d’importants efforts, notamment la mise en place d’institutions, l’amélioration du cadre normatif pour une bonne prise en charge du secteur, l’élaboration de lettres de politiques sectorielles, ainsi que la mise en œuvre de projet et programme », a soutenu le ministre-conseiller.

244 millions de migrants à travers le monde
Pour sa part, le président du Comité sénégalais des droits de l’homme a souligné que cette session de formation occupe une place de choix dans l’agenda de leur institution au regard du contexte mondial marqué par la crise économique, des menaces globales comme le terrorisme ou les changements climatiques mais aussi de nombreuses atteintes aux droits de l’homme en général, et des migrants en particulier. « Ainsi, à la lumière des instruments internationaux et nationaux, les droits de l’homme font désormais partie intégrante de tous les domaines d’élaboration des politiques, et les questions migratoires n’en font pas exception.

Les migrants sont des êtres humains titulaires de droits inaliénables que tous les Etats se doivent de respecter et protéger car, selon des estimations, le monde compte actuellement plus de 244 millions de migrants », a regretté Me Pape Sène. Selon l’avocat, l’ampleur du phénomène migratoire est notoire dans le monde, en Afrique et au Sénégal avec certes des conséquences économiques mais aussi des implications sociales et culturelles tant dans les pays d’accueil que dans les pays de transit et de départ.

« Vous les représentants des professions juridiques et vous les militants des droits de l’homme d’une vingtaine pays d’Afrique aujourd’hui présents dans cette formation, vous devez acquérir de profondes connaissances du droit international des droits de l’homme pour traiter des cas individuels dans ce mouvement global de la migration internationale », a adressé Inge Herbert, directrice régionale Afrique de l’Ouest de la fondation Friedrich Naumann pour la liberté aux participants. Pour elle, cette activité fait partie de leur engagement contre la migration irrégulière et pour une migration réglée et contrôlée.

Ndiol Maka SECK

 

Les évêques et cardinaux d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie, du Moyen-Orient prennent part, depuis hier, à Dakar, à la deuxième rencontre de leurs homologues africains sur la Caritas. Ils vont travailler, pendant trois jours, sur la réorganisation du service de la charité mais aussi évaluer les travaux de la première rencontre.   

Les  travaux de la  deuxième rencontre des évêques d’Afrique ont démarré à Dakar hier. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Forces Armées, Augustin Tine, au nom du président de la République. Cette deuxième rencontre a enregistré la participation de dizaines d’évêques et cardinaux (environ 450) venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique. Selon le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, préfet du Dicastère pour la Promotion du développement humain intégral, les évêques saisiront cette occasion pour faire le point sur la Caritas Africa. « Nous allons aussi essayer d’identifier les nouveaux défis afin de trouver des solutions aux questions de la promotion des populations africaines et celles des autres continents », a indiqué cet ancien archevêque de Cape Coast au Ghana.  

En s’appuyant sur le thème de la rencontre : « Organiser le service de la charité en Afrique : le rôle des évêques », le président de Caritas Africa, Mgr Gabriel Justice Yaw Anokye, par ailleurs archevêque de Kumasi au Ghana, a indiqué que les évêques africains sont en train de travailler pour une meilleure organisation du service de la charité. A l’en croire, l’Eglise, depuis sa naissance, s’occupe de la dimension sociale de l’être humain en en essayant de prendre en charge sa santé, son éducation, ses besoins, sa justice, entre autres, pour permettre à l’Homme de mieux vivre. « Il faut donc organiser tout cela pour éviter d’aller de manière éparpillée et désordonnée. Ce qui éviterait de créer la concurrence inutile. Nous devons, sur ce plan, avoir des informations de ce que font les Caritas d’Asie, d’Europe, de l’Océanie et d’Amérique dont les responsables sont à Dakar et ensemble, nous pourrions organiser notre service de la charité », a expliqué Mgr Anokye.

Il a ajouté qu’avec une bonne organisation, les Caritas seront beaucoup plus efficaces. « C’est pour cette raison que nous sommes ici afin de débattre sur ce thème après la rencontre de Kinshasa en novembre 2012 », a expliqué le chef religieux. Mgr Jean Pierre Bassène, président de Caritas Sénégal, a, dans son intervention, mis l’accent sur le rôle des évêques dans l’organisation de la charité. Il a rappelé que les évêques africains jouent un rôle de coordination parce que déléguant les responsabilités de charité aux responsables des Caritas diocésaines. Cette délégation de pouvoir permet à la charité d’être vécue jusque dans les paroisses, c’est-à-dire à la base. « L’évêque, en déléguant ce projet à un rôle de politique spirituelle, a le souci de faire en sorte que la Caritas soit vécue dans l’esprit chrétien », a souligné Mgr Bassène qui se félicite du fait que la Caritas sénégalaise, malgré des difficultés, reste aux côtés des plus démunis sans distinction de religion.

Dans son mot de bienvenu, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, s’est félicité du choix porté sur le Sénégal pour organiser cette rencontre internationale. Mgr Ndiaye a rendu un hommage au chef de l’Etat pour son appui avant de lancer un appel pour la redynamisation des Caritas diocésaines. En abondant dans le même sens, le secrétaire général de Caritas internationalis, Michel Roy, a invité tous les acteurs des Caritas à se œuvrer ensemble pour transformer positivement la vie des personnes qui souffrent. « D’ailleurs, nous nous retrouvons à Dakar pour évaluer ce que nous avons entamé à Kinshasa, mais surtout continuer à travailler pour les diminues », a fait savoir Michel

La question de la migration préoccupe l'Eglise
La question de la migration a été évoquée par certains orateurs lors de cette rencontre. Cela montre, d’après le coordonnateur régional de Caritas Africa, Albert Mashika, que la question de la migration préoccupe les autorités de l’Eglise. Il a révélé que le 27 septembre prochain, le Saint Père, le Pape François, va procéder au lancement de la campagne internationale sur la migration. Cette campagne sera portée par toutes les organisations de la Caritas internationalis. « Nous voulons que les décideurs sachent que l’Eglise accorde une attention particulière à ce phénomène et exige des interventions multi-pays », a fait savoir Albert Mashika.

Il a ajouté que les pays africains doivent joindre leurs efforts pour apporter des réponses appropriées à la migration. Selon lui, les gens se concentrent beaucoup sur les images d’Africains bravant l’océan pour se rendre en Europe. Ils oublient souvent la migration à l’interne, c’est-à-dire des Ethiopiens qui vont en Afrique du Sud, les Nigériens qui viennent au Sénégal ou encore les Burkinabé qui migrent vers le Soudan et cela dans des conditions parfois difficiles. « Toutes ces questions sont inscrites dans les plans d’actions des différentes Caritas de l’Afrique », a-t-il indiqué.

E. KALY

La légion de gendarmerie, à travers un peloton de l’escadron territorial de Tambacounda et les compagnies de Kédougou, de Bakel, de Kidira et de Goudiry, a mené des opérations de sécurisation pendant et après la fête de Tabaski. Ce qui a permis de mettre hors état de nuire le grand quidam du Ferlo, Demba Ba. Ce dernier, armé d’une  kalachnikov, écumait les «louma» (marchés hebdomadaires) dont celui de Payar. Au total, l’opération a aussi permis d’interpeller 514 personnes dont 237 étrangers et 277 Sénégalais et de contrôler 532 véhicules.

Ces opérations de sécurisation rentrent dans le cadre du renforcement de la surveillance des frontières. Elles se sont effectuées avec un dispositif spécifique visant en particulier à prévenir le vol de bétail et généralement toute atteinte à la tranquillité et à la sécurité publique. Ainsi, la  compagnie de gendarmerie de Bakel a mené une « vaste et fructueuse » opération de sécurisation à travers des patrouilles et des checkpoints. Au total, 514 personnes ont été interpelées dont 237 étrangers et 277 Sénégalais, 532 véhicules contrôlés pour défaut d’assurance, carte grise, visite technique et de permis de conduire dont 09 immobilisés, 175 motos contrôlés, dont 94 immobilisés pour défaut de pièces, de certificat de mise en circulation, de port de casque. Et enfin, 205 000 F Cfa et 150 litres d’essence vont renflouer les caisses de l’Etat.

La légion Est de la gendarmerie a mobilisé tous les éléments des différentes brigades de compagnie de Bakel, de Kidira et de Goudiry, un peloton de l’Escadron de surveillance et d’intervention de Bakel, un peloton de l’escadron territorial de Tambacounda, avec une mutualisation des moyens roulants des unités engagées. A Goudiry, l’opération a permis de saisir 31 kg de chanvre indien et l’arrestation de deux individus de nationalité sénégalaise pour détention de drogue en provenance du Mali contenu dans quatre sacs de plus de 10 kg et trois de 7 kg. Toujours, dans le cadre des opérations de sécurisation, la gendarmerie de Kédougou a aussi mis hors d’état de nuire Blessing Sunday, une Nigériane âgée de 40 ans et travailleuse du sexe pour traite de personnes.

Pape Demba SIDIBE

 

La Oumah islamique s’apprête à célébrer jeudi la prière des deux « raakaas » sur la place de Diamalaye, à Yoff. C’est pour marquer le départ de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon que la communauté mouride organise chaque année cette prière sous la bénédiction du Khalife général des Miourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké. Cheikh Moctar Diouf Pédro, président du « Koureul des deux raakaas », parle dans cet entretien des dispositions prises pour la réussite de l’événement.

En votre qualité de président du « Koureul des deux raakas » ou commission d’organisation, quelle signification donnez-vous à cette prière sur la plage de Diamalaye ?
 « Il faut d’abord dire que c’est le rappel constant aux musulmans des fondamentaux de l’Islam dont le principal repère est la prière qui a toujours caractérisé les actes, les œuvres et les enseignements du Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. La commission est à pied d’œuvre depuis des semaines et a rencontré les autorités religieuses notamment celles de la ville sainte de Touba et également une délégation de la présidence de la République sur instructions du président Macky Sall que nous remercions pour toutes les dispositions prises.
 
Quel est le thème dédié à la prière de cette année ?
Nous avons choisi comme thème central cette année « les relations entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel selon Serigne Touba ». En effet, les rapports du pouvoir temporel et spirituel ont de tout temps coexisté et sont déterminants dans la gestion de la cité, entendez par là la gestion des hommes. Cependant la confusion des genres est une source d’instabilité, d’antagonisme, et de perte des repères. D’où la nécessité de mieux expliquer comment les relations entre ceux deux devraient fonctionner.
 
Peut-on peut parler d’innovations pour cette édition ?
Comme toute organisation doit exploiter au mieux ce qui est possible pour préserver son succès, elle notera tout naturellement des changements qui sont dictés par les nécessités du moment. On ne peut parler d’innovation à proprement dits mais simplement d’adaptation. A titre d’exemple, un arrêté préfectoral concernant le plan de circulation est prévu compte tenu de l’ampleur prise par les dysfonctionnements du trafic. Il faut dire que des milliers de musulmans viendront de partout au Sénégal pour assister à l’événement qui est désormais dans l’agenda religieux du Sénégal.
 
L’Etat du Sénégal a-t-il pris des dispositions spéciales pour la réussite de l’événement?
Nous pouvons vous assurer sans nous tromper que l’Etat du Sénégal s’est acquitté de tout ce qu’il a considéré comme lui incombant dans le cadre de cette organisation et dont ses concours multiformes permettent d’augurer une pleine réussite. Tous les services de l’Etat concernés au niveau de la région de Dakar, sécurité, santé, énergie, eau, etc., ont pris les dispositions pour réserver un meilleur accueil aux fidèles.
 
Quel est votre appel aux musulmans sénégalais?
Nous leur renvoyons à l’intérêt de la signification de la prière. C’est une journée très importante pour tout musulman et nous espérons recevoir le maximum de personnes pour célébrer cette manifestation.

Recueillis par El Hadj A. THIAM

 

Trois cent quarante-huit (348) pèlerins de la Réconciliation sont rentrés au bercail après leur long périple à travers les lieux saints de la chrétienté, du 24 août au 14 septembre. Accueillis et félicités à leur arrivée par le ministre des Affaires étrangères Sidiki Kaba, ces pèlerins sont invités aujourd’hui à traduire tous les bienfaits de ce pèlerinage en une nouvelle vie sous le viatique de l’excellence.

 En adressant des mots de bienvenu aux pèlerins catholiques, jeudi soir dans le hall de l’aéroport Léopold S. Senghor, le ministre des Affaires étrangères Sidiki Kaba s’est félicité du bon état de santé des pèlerins dans leur ensemble. Il s’est fait le porte-parole du gouvernement et du président de la République pour exprimer leur préoccupation constante sur la santé et le bien-être des pèlerins aux lieux saints de la chrétienté afin qu’ils puissent mener à bien leur quête spirituelle.

Au moment du retour au pays, le pèlerinage aux lieux saints est achevé mais l’engagement des pèlerins reste plus que jamais une exigence à vivre dans la foi et dans les actes posés au quotidien. Le thème de la Réconciliation n’est pas un mot creux, il a un contenu qu’il faut continuer à vivre. Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor et président du Comite interdiocésain national pour les pèlerinages catholiques (Cinpec), a expliqué le choix du thème de la « Réconciliation » à l’occasion du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima. Il vise à accompagner la méditation individuelle et collective au long de cette démarche de foi. Ce pèlerinage était ainsi placé sous « le signe de l’amour miséricordieux (du Seigneur) afin de découvrir que la réconciliation avec nous-mêmes, avec nos frères et sœurs, mais surtout avec Dieu, est l’acte le plus courageux et le plus puissant qu’en tant que chrétiens nous puissions poser pour croître dans l’amour fraternel et dans la foi authentique ».  

« Ne rien perdre des grâces reçues »
« Il ne faut rien perdre des grâces reçues au cours de ces trois semaines », recommandait l’évêque de Thiès, Mgr André Guèye, « pèlerin spécial », venu à l’occasion de ces 25 ans de sacerdoce. L’évêque de Thiès n’a pas « chômé » au cours du pèlerinage, il beaucoup aidé l’encadrement religieux en présidant plusieurs messes, comme celle de la clôture à l’église Fraterna Domus à Rome. « Les grâces reçues doivent influencer votre vie aujourd’hui et votre avenir, exhorte Mgr André Guèye. « Vous devez être plus prêts des sacrements, surtout pour celui de la confession qui donne de la force, il faudra se souvenir de ce qu’on a vu et entendu, faire revivre notre relations avec Dieu ainsi que nos relations interpersonnelles. Il faudra faire de la « réconciliation » une action dynamique. Oser faire le premier pas comme le recommande le Pape François. Faire revivre les valeurs de l’Evangile, se réconcilier avec l’église et participer à sa vie quotidienne ».

Conduits par Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor et président du Cinpec et pour cette année le coordonnateur Louis Sène à la tête de l’encadrement, la délégation sénégalaise de ce pèlerinage a déploré la fuite d’un jeune homme parti de Lourdes vers la dangereuse clandestinité et une femme victime de fracture du col du fémur qui a été opérée avec succès en Espagne. Elle va rentrer lundi au pays. Partis de Dakar au nombre de 350, les pèlerins de la Réconciliation sont  ainsi rentrés avec un nombre de 348 pèlerins. Ils étaient partis pour trois semaines de prières et de dévotions intenses sur les pas de Jésus en Terre Sainte et à la découverte de l’universalité du christianisme et ses racines dans la vieille Europe, à Fatima (Portugal), Saint Jacques de Compostelle (Espagne), Lourdes (France) et à Rome (Italie). Après ce beau parcours, les pèlerins de la réconciliation ont de quoi être heureux avec leur retour à Dakar.

 

Correspondance particulière de Jean PIRES

A la suite du verdict rendu par le tribunal dans l’affaire ayant opposé le collectif des propriétaires de maisons démolies à Gadaye et le promoteur immobilier Mbaye Fall, les membres de ce collectif ont exprimé leur satisfaction avant-hier et sollicité le soutien du chef de l’Etat pour la reconstruction de leurs maisons.

Le tribunal correctionnel a tranché dans l’affaire qui opposait le collectif des maisons démolies à la cité Gadaye de Guédiawaye au promoteur immobilier Mbaye Fall condamné à une peine ferme et à payer à chacune des victimes des dommages et intérêts dont la somme tourne autour de trois milliards. Un verdict accueilli avec joie par les membres dudit collectif regroupés avant-hier sur le terrain vague laissé par les 253 maisons réduites en gravats. Aussitôt après que le tribunal a prononcé cette sentence contre le promoteur immobilier, les membres du collectif ont salué «la victoire de la vérité sur l’injustice». «Aujourd’hui, nous avons la confirmation que notre pays dispose d’une justice juste et équitable en condamnant à une peine ferme le promoteur immobilier qui voulait nous imposer la force pour nous prendre nos maisons », a soutenu Bara Sow, vice-président du collectif. Il considère qu’à la suite du verdict rendu par le tribunal, il appartient au parquet d’intervenir en faisant appliquer la loi. « Aujourd’hui, il est avéré que celui qui a fait détruire nos maisons nous a causé un préjudice énorme et que par voie de conséquence, il doit être privé de liberté car étant responsable du triste sort des membres du collectif qui continuent à dormir à la belle étoile », a-t-il ajouté.

Bara Sow de rappeler que douze membres du collectif ont rendu l’âme. Ce qui, selon lui, représente la fausse note de cette victoire qui, d’ailleurs, leur a été dédiée. « Si cela ne dépendait que de nous, ces membres du collectif ayant perdu la vie seraient à nos côtés en train de fêter la victoire avec nous », ajoute-t-il. Il a profité de cette occasion pour inviter le chef de l’Etat à accorder la même attention que celle des habitants de la cité Tobago en aidant les membres du collectif à construire sur les terrains qui leur sont revenus. « Aujourd’hui, certains propriétaires de maisons démolies à la cité Gadaye n’ont plus les moyens de recommencer une construction sur le site. Pour la simple raison que tout ce qu’ils possédaient comme moyens financiers s’est volatilisé », a révélé Bara Sow. Le collectif n’a pas tari d’éloges sur le pool d’avocats commis pour défendre ce dossier.

Abdou DIOP

L’Organisation islamique « Jamra » et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses « Mbañ Gacce » ont organisé une marche en protestation hier contre les exécutions sommaires de la minorité birmane. Pour eux, le chef de l’Etat Macky Sall et l’Onu doivent réagir rapidement !   

Juste après la prière canonique du vendredi, les membres de l’Organisation islamique « Jamra » et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses « Mbañ Gacce » ont battu le macadam devant un public très clairsemé constitué de badauds. L’itinéraire est parti de la Grande mosquée de Dakar à la place de l’Obélisque. Selon le président de l’Organisation, Imam Mame Mactar Guèye, la minorité musulmane de la Birmanie, les Rohingyas, continue de payer chèrement son appartenance à la religion musulmane, déclarée « religion de chiens » par le moine bouddhiste extrémiste, Ashin Wirathu, leader du Mouvement birman contre l’Islam. Il est le théoricien, l’inspirateur et l’hiérarque de ce pogrom anti-musulman qui aura fait 400 morts en une semaine. Ses appels récurrents à la haine confessionnelle contre les Rohingyas sont un secret de polichinelle », a vigoureusement dénoncé Imam Mactar Guèye. D’après lui, ce moine a perverti l’enseignement humaniste du Bouddha pour le transformer en un redoutable instrument d’épuration ethnique et de meurtre de masse.

« Nous demandons au président de la République Macky Sall, en tant que membre non permanent de l’Onu, de faire comme ce qu’il avait fait lorsque l’Israël s’adonnait à des colonies juives. Aussi, a-t-il demandé au Commissariat des réfugiés de l’Onu de prendre en charge les 380.000 réfugiés birmans scotchés à la frontière du Bengladesh car fermée. Il a aussi demandé la tenue, sans délai, de la Conférence des chefs d’Etat de l’Oci et du Conseil de sécurité des Nations Unies pour qu’il soit mis un terme définitif aux exactions sanguinaires du duo satanique Aung San Su Kyi et Ashin Wirathu. «Jamra» et «Mbañ Gacce» exhortent l’ensemble des imams, oulémas et prédicateurs de tous les lieux de culte du Sénégal, d’axer les sermons du vendredi sur cette tragédie, afin que la paix revienne dans cette partie du sud-est asiatique, où des générations de Rohingyas ont toujours vécu depuis le VIIIe siècle.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.