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Société et Faits divers (1793)

Le délégué général Aziz Kébé a aussi révélé que, selon le calendrier établi, le premier vol est prévu 14 août et le retour le 13 septembre 2017. Aziz Kébé a ajouté avoir noté une « satisfaction » des populations, des autorités politiques et religieuses de l’évaluation de l’édition 2016. Il a ajouté que les recommandations du Conseil interministériel ont été transformées en directives présidentielles avec la réaffirmation de l’option irréversible de libéraliser l’organisation du pèlerinage à la Mecque. Ainsi, précise-t-il, « les privés » vont continuer à prendre la quasi-totalité les pèlerins à convoyer. Cette année, sur le quota de 10.500 pèlerins attribué au Sénégal comme l’année dernière, les voyagistes privés vont prendre en charge les 9.500 alors la délégation générale voit sa part diminuer à 1.000 contre 1.500 l’année dernière.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a présidé, mercredi, la réunion consacrée aux préparatifs du pèlerinage marial de Popenguine. A l’issue de la rencontre, il a promis que les moyens seront déployés pour permettre aux pèlerins d’effectuer le pèlerinage dans de bonnes conditions.

La 129ème édition du pèlerinage Marial de Popenguine est prévue du 3 au 5 juin prochain. Une réunion consacrée à la préparation de cet événement majeur de l’Eglise sénégalaise a eu lieu mercredi 24 mai dans les locaux du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Présidée par le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, elle a permis de passer en revue tous les points permettant de réussir l’organisation de cette manifestation religieuse qui accueille chaque année des centaines de fidèles catholiques du Sénégal et des pays de la sous-région. Devant le ministre de l’Intérieur, les chefs de services des différents ministères concernés par l’organisation ont rassuré qu’ils mettront des moyens nécessaires pour permettre aux pèlerins d’effectuer un bon pèlerinage. Après ces engagements, Abdoulaye Daouda Diallo s’est dit déjà satisfait car estimant que tout est presque fin prêt même s’il y a encore quelques détails à régler. C’est ce qui fait dire au ministre que c’est une satisfaction à demi-mesure, soutenant que c’est à la fin du pèlerinage que le bilan sera tiré. Il a reconnu que l’organisation d’un pèlerinage n’est pas facile. « Elle nécessite des efforts sur le plan sécuritaire et sanitaire. Nous devons être regardants dans tous ce que nous faisons. Nous allons surveiller tout cela avant et pendant le pèlerinage en travaillant pour qu’il n’ait pas de manquements et de surprises. A mon avis, cela passe par le respect des engagements », a indiqué M. Diallo.

Renforcement de la sécurité
Le renforcement de la sécurité avant, pendant et après le pèlerinage fait aussi partie de ces engagements. Le gouvernement, pour assurer la sécurité à chaque pèlerin, a décidé d’augmenter le nombre de gendarmes pour cette 129ème édition. Pour le ministre en charge de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, l’augmentation des forces de sécurité s’explique du fait que l’environnement actuel n’est pas de tout facile, surtout pour ce qui concerne des événements religieux comme le pèlerinage de Popenguine qui regroupe énormément de personnes. « Pour tout cela, le gouvernement a le devoir de veiller à la sécurité de chaque pèlerin », a souligné le ministre. Avant de rassurer que le gouvernement va accompagner le comité d’organisation pour que ce pèlerinage connaisse un succès. Il s’est félicité du fait qu’il se déroule en plein mois de ramadan. Cela permettra, d’après le ministre de l’Intérieur, aux deux communautés de prier pour notre pays. Interrogé par les journalistes, le président du comité d’organisation du pèlerinage marial de Popenguine, abbé Pascal Diome, s’est félicité des engagements pris par des uns et des autres. Il a rappelé que le devoir du comité est de faire en sorte que les conditions d’organisation du pèlerinage s’améliorent à chaque édition. « Mais déjà nous sommes rassurés » se réjouit le prêtre diocésain.

E. KALY

La Chambre d’appel criminelle de Thiès a rejugé les agents de police du commissariat de Mbacké, Almamy Lawaly Touré, Thiandella Ndiaye, Mame Cor Ndong, Ousmane Ndao, poursuivis pour meurtre avec acte de barbarie sur la personne d’Ibrahima Samb, un jeune homme de 18 ans. Au sortir du délibéré, le président Pape Amadou Sow a déclaré que la Cour a requalifié les faits en violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Aussi les accusés ont-ils bénéficié de larges circonstances atténuantes. Les intérêts de la partie civile, notamment Abdou Samb, père de la victime, ont été sauvegardés en lui accordant la somme de 20 millions de FCfa à titre de réparation.

Les faits se sont déroulés en 2013. A Mbacké, dans le cadre d’une opération de sécurisation dans la nuit du 18 au 19 octobre, coïncidant avec la prestation de l’artiste Coumba Gawlo Seck, une unité de la section de recherche du commissariat, composée de Mame Cor Ndong, Thiandella Ndiaye, Almamy Lawaly Touré et Ousmane Ndao, procédait à des contrôles d’identité. Informés qu’il y avait des individus qui jouaient au poker dans une station, les policiers s’y étaient rendus pour tenter de cueillir ces contrevenants. Ainsi, ils ont appréhendé deux et, sur le chemin du retour vers le concert, leur point d’ancrage cette nuit-là où ils avaient garé la fourgonnette de la police, l’unité est tombée sur une bagarre en pleine rue. Et l’agent Almamy Lawaly Touré qui était au volant de son propre véhicule de marque Bmw, utilisé comme voiture banalisé dans l’opération, s’arrêta. Aussitôt, une course poursuite s’en est suivie. Ousmane Ndao a pu rattraper un individu, l’interpeller et le conduire jusqu’au véhicule. Ainsi, faute de places disponibles, ils ont mis le garçon dans la malle du véhicule. Malheureusement pour eux et pour la victime, identifiée plus tard comme étant Ibrahima Samb, un jeune homme âgé de 18 ans, ils l’ont oublié dans la malle jusqu’au lendemain de l’opération de sécurisation vers midi ; soit 14 heures d’horloge.

Après avoir été entendus sur les faits, les quatre agents ont été placés sous mandat de dépôt le 18 novembre 2013. Ils ont été jugés, reconnus coupables de meurtre sur la personne d’Ibrahima Samb et condamnés à 10 ans ferme. L’Etat du Sénégal qui est civilement responsable doit payer 20 millions de FCfa à titre de réparation à la partie civile. Ce fut le 26 juillet 2016 à la chambre criminelle de Diourbel. Non satisfait par ce jugement, les accusés ont interjeté appel devant la chambre d’appel criminelle de Thiès qui s’est prononcé. Les agents de police Almamy Lawaly Touré, Thiandella Ndiaye, Mame Cor Ndong, Ousmane Ndao disposent de six jours pour saisir la Cour suprême.

Mbaye BA

La Quinzaine nationale de la femme a été clôturée, mardi dernier, à Fatick, dans le département de Gossas. A l’occasion, 22 moulins à mil ont été remis aux femmes de la région.

Le gouvernement est dans une dynamique d’alléger les travaux de la femme rurale. C’est ce qui justifie la remise de 22 moulins à mil à celles qui vivent dans la région de Fatick. A l’entame de son propos, Mariama Sarr, présidant la journée régionale de Fatick qui clôture la 29ème édition, a noté que la quinzaine nationale de la femme revêt une «importance capitale». Car elle offre l’opportunité de procéder, entre autres, à un bilan des réalisations et progrès enregistrés dans le cadre de l’autonomisation socioéconomique des femmes et des jeunes filles, d’identifier les contraintes et de proposer de fortes recommandations pour les trois années d’exécution du Pse. « C’est pourquoi, le gouvernement, en rapport avec les partenaires techniques et financiers, a conçu et mis en œuvre un certain nombre de projets et programmes pour le renforcement des droits humains et la promotion économique des femmes et des jeunes filles », a indiqué Mariama Sarr.

D’après elle, la région de Fatick a bénéficié des programmes de son département ainsi que d’autres comme la construction de cases des tout-petits de Diakhao et de Diarère dans le cadre de la politique de développement intégré de la petite enfance; la construction du siège de la mutuelle d’épargne et de crédit « le Sine » pour un montant de 20 millions de FCfa par la Direction de la microfinance, la dotation en matériels d’allégement des travaux de la femme (34 équipements) en 2015; le refinancement de la mutuelle d’épargne et de crédit « le Sine » à hauteur de 100 millions de FCfa et à un taux préférentiel par le Fongip; 22.824 bénéficiaires de bourses de sécurité familiale; la distribution de 314 équipements post récoltes composés de couples «moulin+ décortiqueuse». Mais aussi de batteuses à mil, à riz, broyeuses d’arachide, presses à huile, moulins à mil, décortiqueuses à riz, décortiqueuses d’arachide, de séchoirs, d’unités de transformation de noix de cajou par le Pudc, la construction de six forages par le Pudc, les réalisations du Projet d’appui à la petite irrigation locale et du Programme multinational de renforcement de la résilience à la sécurité alimentaire et nutritionnel au Sahel (P2rs) en faveur des femmes.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’Ambassade d’Espagne à Dakar annonce dans un communiqué de presse l’organisation d’un séminaire dans le domaine policier entre le 22 et le 26 mai dans les locaux du Bureau de la Coopération d’Espagne au Sénégal.

Le document précise que les matières enseignées concernent des domaines très variés touchant en particulier les techniques d’identification de faux documents de voyage, ainsi que la lutte contre le trafic d’êtres humains. Ce séminaire enregistre la participation de 11 membres de la Police nationale du Sénégal et 8 membres de la Gendarmerie nationale destinés principalement aux postes frontaliers (frontières, aéroports, unités d’investigation). La formation est assuré par deux enseignants provenant du Commissariat général des étrangers et des frontières de la Police nationale d’Espagne. Le communiqué souligne que « l’Espagne espère que ce séminaire contribuera à la consolidation d’une coopération renforcée entre les deux pays dans ces domaines, qui devrait servir à soutenir et renforcer les capacités du Sénégal dans la lutte contre tous types de criminalité ». Une cérémonie de clôture est prévue le vendredi 26 mai, à 11 heures, au siège du Bureau de la Coopération Espagnole et sera présidée par son Excellence l’Ambassadeur d’Espagne au Sénégal, qui sera accompagné par un haut représentant de la Police nationale du Sénégal.

Mb. S. DIAKHATE

Les fonctionnaires de la Police nationale ont interpellé en trois mois (janvier-mars 2017) 13.883 individus dont 116 étrangers pour diverses infractions.

Dans leur rapport du premier trimestre sur la délinquance, les services de la Sécurité publique soulignent avoir interpellé, de janvier à mars 2017, 13.883 personnes parmi lesquelles 116 étrangers arrêtés pour divers délits. La Police informe que 355 parmi ces interpellés sont fautifs d’atteintes aux personnes dont 159 pour coups et blessures volontaires, 36 pour homicides involontaires, 32 (dont 1 étranger) pour violence à ascendants, 17 pour viol, 13 pour détournement de mineur, viol suivi de grossesse, 79 pour diverses autres infractions, etc. Pour atteinte aux biens d’autrui, 1101 personnes ont été retenues par la Police pour vol avec violence (59), vol simple (751 dont 18 étrangers), pour recel (77 dont 1 étranger), pour abus de confiance et détournement (103 dont 1 étranger), pour escroquerie (77 dont 4 étrangers) et 34 dont 2 étrangers pour diverses autres infractions, rapporte-t-on.

Les services de la Police informent que 3.937 individus ont été interpellés pour atteinte à la paix publique dont notamment 1.697 pour ivresse publique et manifeste, 1.703 dont 4 étrangers pour diverses autres infraction, 315 pour prostitution, 88 pour délits routiers, 50 dont 1 étranger pour port d’armes prohibées, etc. En outre, 1.241 personnes ont été mises aux arrêts pour usage de chanvre indien (1.016 dont 41 étrangers) et 225 dont 18 étrangers pour trafic de « l’herbe qui tue », informe le bureau des relations publiques de la Police qui ajoute que 9.653 autres personnes dont 122 étrangers ont été interpellées pour vérification d’identité.

APS

Le  ministre de la Justice, Sidiki Kaba, en marge de cette rencontre internationale, a réaffirmé les valeurs et principes du Sénégal qui sont en adéquation avec ceux de la Cour pénale internationale. Celle-ci, malgré les récriminations, n’est pas dirigée, à l’en croire, contre l’Afrique même s’il faut en débattre. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre la Cpi et toutes les régions du monde, de renforcer la complémentarité, de développer la coopération entre les Etats et la Cpi et de travailler à l’universalité du Statut de Rome. Celui qui est par ailleurs le président de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la Cpi s’est réjoui que la Gambie ait réintégré la Cpi et espère que le dialogue avec le Burundi sera fructueux. Le retrait collectif, selon lui, n’est pas la solution car les Etats ont ratifié le Traité de Rome souverainement. « Il faut travailler à relever les budgets des ministères de la Justice des Etats africains afin que les systèmes soient performants et efficaces », préconise-t-il.                              

A. A. MBAYE

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé, hier, la rencontre internationale sur le renforcement des systèmes judiciaires nationaux africains par le biais de la complémentarité et de la coopération efficace et dynamique avec la Cour pénale internationale. Il a préconisé le relèvement des budgets des ministères africains de la justice, la domestication des normes internationales, la formation pointue et continue des acteurs judiciaires et la modernisation des systèmes judiciaires.

Cette action engagée en faveur de la justice pénale internationale par le renforcement des systèmes judiciaires nationaux à travers le principe de complémentarité est en parfaite cohérence avec la vision politique du président de la République Macky Sall fondée sur la promotion de l’Etat de droit, la lutte contre l’impunité et l’enracinement de la démocratie. Fort de cette conviction, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a estimé que l’avènement de juridictions pénales internationales, en particulier d’une Cour permanente, la Cour pénale internationale (Cpi), constitue une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité des crimes de masse qui heurtent la conscience universelle, notamment lorsque les systèmes judiciaires nationaux ne sont pas en mesure d’assurer efficacement leur mission.

« L’impunité est plus qu’un fait : c’est un système dans lequel les valeurs fondamentales qui régissent les sociétés se trouvent inversées et bafouées et où les auteurs de crimes de masse ne se sentent nullement inquiétés. Face à une telle situation de remise en question de l’existence même de l’humanité, l’efficacité du combat universel contre l’impunité reste inéluctablement la consolidation de l’Etat de droit », soutient-il, non sans réitérer le besoin impérieux de mettre en place des systèmes judiciaires capables de travailler dans un parfait esprit de complémentarité et de coopération avec les autres instances judiciaires nationales, régionales et internationales. Pour lutter contre les crimes de masse et répondre au besoin de justice des victimes, il lui paraît nécessaire de promouvoir, dans les Etats africains, une justice forte et efficace, pilier de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit. Ce qui implique le relèvement des budgets de leurs ministères de la justice, une domestication des normes internationales, une formation pointue et continue des acteurs judiciaires et enfin une modernisation des systèmes judiciaires.

Coopération multiforme
La complémentarité voire la subsidiarité doivent être, à ses yeux, l’épine dorsale de la lutte contre l’impunité. Car, selon ce principe consacré par le Statut de Rome, traité fondateur de la Cpi, la justice pénale internationale ne prime pas sur le droit national mais complète ses failles et ses faiblesses lorsque les systèmes judiciaires nationaux ne disposent pas des capacités nécessaires ou n’ont pas la volonté pour juger ces crimes de masse. Ainsi, les États conservent leur responsabilité première en matière de poursuite et de répression des crimes internationaux.

Il a également abordé la question de la coopération qui est une résultante du principe de complémentarité. Son développement est un défi majeur pour l’avenir de la Cour pénale internationale, les années à venir. « La coopération doit d’abord être horizontale entre les Etats parties et la Cour pénale internationale pour renforcer le dialogue constructif avec les autorités nationales afin de favoriser l’entraide pénale internationale. Elle doit ensuite être une coopération verticale entre les Etats parties pour garantir une application efficace du cadre juridique en matière pénale internationale », a-t-il déclaré. La coopération doit être aussi, de son point de vue, multiforme pour prendre en compte tous les acteurs non étatiques, notamment les organisations internationales de défense des droits de l’homme, les organisations humanitaires et les associations de victimes, entre autres.

L’accord signé en 2012 par le Sénégal avec l’Union africaine pour juger, au nom de l’Afrique, l’ancien président tchadien Hissène Habré et la mise en place des Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises créent une dynamique nouvelle. « Ce procès historique en terre africaine, qui vient de connaître son épilogue le 27 avril 2017, est la preuve que l’Afrique dispose des moyens de juger in situ les crimes de masse et que les Africains ne sont pas contre la justice pénale internationale », s’est félicité le Premier ministre.

Alassane Aliou MBAYE

La ministre de la Fonction Publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public a présidé hier la cérémonie de lancement de la mise en production du Fichier unifié des données du personnel de l’Etat. Madame Viviane Laure Elisabeth Bampassy a loué les avantages de ce nouveau système de gestion des ressources humaines de l’administration sénégalaise.

La ministre a dit toute sa satisfaction de constater « cette réelle et grande révolution, fruit d’un travail de longue haleine ayant nécessité une collaboration étroite entre différents services de l’Etat ». Pour cette raison, Mme Bampassy a félicité les équipes du ministère des Finances, du Contrôle financier, du Secrétariat général du gouvernement, du ministère de la Fonction publique ainsi que l’Adie. Elle a aussi rappelé qu’avec « l’audit physique et biométrique, l’Etat s’est résolument inscrit dans une dynamique de maîtrise et de rationalisation des effectifs de l’administration publique, mais aussi de meilleure gestion de la masse salariale ». Et les « résultats de cette opération ont permis d’amorcer la mise en œuvre d’une politique volontariste de promotion et de développement des ressources humaines ».

Le ministre a aussi cité les mécanismes et outils pertinents de gestion issus de cette nouvelle politique comme le bureau d’enrôlement permanent qui consiste en l’enregistrement systématique, dans la valise biométrique, de tout nouvel agent recruté dans la Fonction publique et qui permet d’actualiser en permanence le fichier des agents, de sécuriser et de valoriser les données les concernant. Dans ce même sillage, Mme Bampassy a ajouté le Système intégré de gestion des ressources humaines de l’administration (Sirha), dispositif biométrique de gestion du temps de présence au travail installé dans cinq ministères pilotes.

Identification des agents modèles
La ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public a souligné qu’à travers « les données fiables qu’il permet de collecter tous les jours ouvrables, le Sirha contribue, entre autres avantages, à l’alimentation du fichier unifié ainsi qu’à l’identification des agents modèles parce que respectueux de leurs engagements vis-à-vis de la Fonction publique ; mais aussi et surtout le système à vocation, à terme à favoriser une meilleure distribution des ressources consacrées au paiement des indemnités d’heures supplémentaires ».

Mme Bampassy a ajouté que « la mise en production effective du Fichier unifié des données du personnel de l’Etat constitue, à n’en point douter, un puissant vecteur d’innovation, qui instaure un réseau d’échange dynamique entre différents systèmes de gestion des ressources humaines de l’administration d’Etat ». Elle a espéré que « très bientôt, les lenteurs administratives, qui constituent une des revendications les plus prégnantes des syndicats d’agents publics, ne seront qu’un vieux souvenir.

Dans un proche avenir, grâce à la mise en œuvre de l’interconnexion entre la Fonction publique et la Solde, les agents de l’Etat pourront, où qu’ils se trouvent, suivre en temps réel la gestion et l’évolution de leur carrière, ainsi que les incidences financières des actes d’administration les concernant ».  Selon le ministre, l’administration trouve aussi son compte dans l’affaire car le fichier unifié permet de réaliser des économies réelles dans les budgets de fonctionnement des services impliqués et il induit des gains substantiels de productivité et de performance.

Son collègue du budget, Birima Mangara, est revenu sur l’importance du fichier unifié dans la gestion des ressources humaines, notamment la maîtrise de la masse salariale. De son côté, évoquant les aspects techniques du projet, le directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat, Cheikh Bakhoum, a indiqué que c’est une plateforme entièrement développée par l’Adie, hébergée dans ses centres ressources et gérée par ses informaticiens et ceux du ministère chargé de la Fonction publique.

Mbaye Sarr DIAKHATE

20 moulins à mil, c’est ce que compte remettre Mme la Ministre de la Femme aux groupements féminins de Diourbel.

La ministre Mariama Sarr était, dimanche, à Diourbel, dans le cadre de la quinzaine régionale de la femme. Accueillie par une très forte délégation, celle en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a promis de remettre aux groupements de femmes 20 moulins à mil, dont la distribution sera répartie suivant les localités prioritaires. « Nous allons travailler de telle sorte que les femmes verront leurs conditions de vie améliorées. Dans le cadre de la formation, nous allons nous y atteler de façon beaucoup plus importante. La deuxième phase du Palam est passée de 4 à 12 milliards de FCfa. Sous peu, vos difficultés à accéder à la formation, aux crédits, aux matériels d’allègement seront un vieux souvenir pour la région de Diourbel. Nous allons accentuer l’alphabétisation fonctionnelle ; les femmes doivent pouvoir être dans les chaînes de transformation de la fourche à la fourchette. On ne peut pas sortir les femmes du processus du Plan Sénégal émergent (Pse) ; ce que le président de la République a compris, en relançant cette quinzaine nationale de la femme, savoir vos difficultés et y apporter des solutions », a affirmé Mariama Sarr, dont le souhait est de voir les femmes autonomes. Elle a aussi déploré les violences qu’elles subissent. Revenant sur ses bonnes relations avec Mme Aïda Mbodj, l’ex-mairesse de Bambey, le ministre a loué une dame, d’une très grande vertu. A son tour, cette dernière a dit ceci : « Lors de notre passation de service, alors que nous venions tout juste de perdre le pouvoir, vous avez fait preuve de classe, en me témoignant votre admiration ». Quant à l’honorable député Mame Khary Mbacké, elle a loué la sollicitude de la ministre Mariama Sarr et sa démarche inclusive. « Nous voulons un soutien des femmes de Mbacké et de Diourbel pour leur autonomie », a plaidé la parlementaire.

Dans l’après-midi, la ministre s’est rendue à Ndindy Gouye, localité située à 22 km de Diourbel. Elle a visité les réalisations du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam). Ces femmes s’activent dans la transformation de l’arachide pour obtenir de l’huile, etc. Le maire Cheikh Seck a salué les efforts du ministère. Quelques élèves ont été primés grâce à leurs bons résultats.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le collectif des personnes affectées par le projet de construction du Train express régional (Ter) a dénoncé ce qu’il appelle « une injustice » dans le cadre du processus d’indemnisation des personnes touchées par le projet. C’était samedi dernier au cours d’une assemblée générale organisée à Thiaroye Gare.

En assemblée générale à Thiaroye Gare, les « impactés » du Ter ont déclaré que le projet leur a causé un «préjudice moral inestimable» en ce sens que les responsables de familles et leurs épouses vivent sous la hantise d’un déguerpissement en ignorant où ils seront relogés. Ils ont dit ne pas comprendre pourquoi l’Apix a privilégié les commerçants affectés par le projet en les relogeant sur une surface de sept hectares dans l’enceinte du camp militaire de Thiaroye et laissant en rade la population riveraine aussi affectée. En effet, le collectif des « impactés » du Ter trouve dérisoire le montant proposé par l’Apix pour le mètre carré concernant les maisons qui seront touchées. Les membres du collectif considèrent que ce montant est insignifiant par rapport à la valeur réelle du mètre carré dans le département de Pikine.

C’est la raison pour laquelle les riverains affectés par le projet se sont unis pour mener le combat. Le coordonnateur du collectif national des impactés du Ter, Macodou Fall, a révélé que l’Apix a proposé 19.200 FCfa pour le mètre carré alors que la valeur varie entre 80.000 et 100.000 FCfa. Macodou Fall a expliqué qu’avec ce barème, les riverains affectés ne pourront pas obtenir un lopin de terre une fois qu’ils seront indemnisés. Il a affirmé que la situation est aujourd’hui si grave qu’elle interpelle le chef de l’Etat. Les riverains impactés des tronçons de Pikine, Diamniadio, Thiaroye-Gare, Yeumbeul Sud, Diamaguène Sicap Mbao et Keur Mbaye Fall ont sollicité une intervention prompte du chef de l’Etat. Le coordonnateur adjoint, Ibrahima Cissé, a affirmé qu’il y a aujourd’hui un blocage dans le dossier dû au refus de la population de signer le document. « La population sait que si elle signe ce document, elle ira vers une paupérisation alors qu’elle est déjà vulnérable, » a-t-il indiqué. Le collectif a fait le tour des différentes familles religieuses du pays y compris la mission catholique pour les sensibiliser sur la question.

Abdou DIOP

Des centaines de familles de pêcheurs de la langue de Barbarie, rapatriées de la Mauritanie, sont actuellement confrontées à d’énormes difficultés pour survivre et se reconvertir dans d’autres domaines de la vie économique de notre pays. A cet effet, un comité d’initiative a été mis en place pour la prise en charge de la réintégration sociale de ces familles.

Un atelier organisé par ce comité d’initiative à la Chambre de commerce, animé et supervisé par le consultant Moctar Sall et Yaly Fall, un des responsables des organisations des pêcheurs, a regroupé plus de 70 représentants des communautés des pêcheurs et mareyeurs, de la société civile, d’organisations professionnelles du secteur de la pêche, des organismes de développement et autres partenaires. Selon le président du comité, Mbaye Dièye Sène, cet atelier a permis d’identifier des moyens d’apaisement et de redéploiement des pêcheurs revenus au bercail, de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour trouver, dans les plus brefs délais, des mécanismes d’insertion des pêcheurs face au nouveau contexte, pour adopter des mesures adéquates et durables d’atténuation des contraintes et risques écologiques et géophysiques. Les travaux, a-t-il précisé, ont également permis de plancher sur la rareté des ressources halieutiques, les craintes et les effets écologiques de l’exploitation du gaz et du pétrole, les agressions de la houle, les accidents mortels qui se produisent régulièrement dans la brèche, les problèmes fonciers, etc.

M. Sène a rappelé qu’au Sénégal, le secteur de la pêche, occupe une place de choix dans l’économie, car il est le premier secteur pourvoyeur de devises et fait vivre de milliers de personnes. Particulièrement à Saint-Louis, la pêche mobilise une bonne partie de la population.

La proximité avec les côtes mauritaniennes et les relations séculaires entre les deux populations ont favorisé le déplacement des centaines de pêcheurs vers la Mauritanie. Nonobstant les autorisations de pêche octroyées à certains, plusieurs d’entre eux, à en croire M. Sène, ont développé des relations d’affaires parallèles en Mauritanie pour investir dans l’activité.

Ce phénomène s’est accentué ces dernières années à cause de la rareté des ressources et des enjeux économiques face à la demande galopante. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, avec les problèmes survenus récemment en Mauritanie et qui sont à l’origine du rapatriement de ces centaines de familles de pêcheurs sénégalais, la situation des populations victimes et plus précisément celles de Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, Santhiaba, est plus que préoccupante. En effet, a expliqué Mbaye Dièye Sène, non seulement, il se pose plusieurs problèmes d’ordre économique mais surtout social.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le centre de recherches Timbuktu, en partenariat avec Movida et la Fondation Konrad Adenauer (Fka), a organisé, jeudi dernier dans les locaux de la Fka, un colloque international sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires.

S’articulant autour du thème « Religions et migrations. Construire ensemble par les mobilités religieuse », ce colloque international tenu au sein des locaux de la Fondation Konrad Adenauer a été une occasion pour des enseignants-chercheurs comme Bakary Sambe et Marie Brossier de réfléchir sur les questions migratoires sous le prisme de la religion. Un débat scientifique sur les mobilités religieuses ainsi que leurs impacts sur les politiques migratoires analysées sous l’angle des nouvelles configurations géopolitiques et de la mondialisation. « Ceux qui élaborent les politiques publiques doivent travailler avec le monde de la réflexion et de la conception pour que les décisions prises dans les grandes instances internationales reflètent nos réalités qui, parfois, sont construites à travers les médis et les imaginations », a défendu M. Sambe. Selon lui, la migration ne doit pas être criminalisée mais inscrite au centre des convergences et de dialogue des civilisations.

De l’avis de l’auteur de « Diasporas de la Tjanyya : modes de socialisation et stratégies de recomposition en Europe et aux Etats-Unis », les stratégies de recomposition des communautés étrangères en Europe relève d’une volonté de socialisation dans un cadre d’immigration où ils ont en face la politique d’assimilation et d’intégration basée sur la question laïque mais aussi face à un autre islam qu’ils n’ont pas l’habitude de pratiquer. En effet, il a soutenu que la présence des communautés confrériques restructure le rapport que les autorités européennes ont vis-à-vis de l’islam et le sophisme un peu caricatural.

Le sahel, une zone de formation historique
En effet, dans cette réflexion globale et interdisciplinaire autour de la migration interprétée en dehors du prisme des défis sécuritaires avec comme images des migrants porteurs de radicalisme et de réseaux criminels, Marie Brossier, enseignante-chercheuse canadienne, s’est intéressée aux trajectoires d’éducation et d’engagements politiques des Arabisants au Sénégal. D’après ses recherches, elle déduit que ces anciens étudiants, migrants académiques, revendiquent une trajectoire spécifique. « Cette trajectoire accompagnée d’une identité transnationale à travers le Sahel relève d’une triple identité, à la fois linguistiques, biographique et une plus épistémique », spécifie-t-elle. Selon elle, ceci révèle la profondeur historique de ces migrations qui sont les fruits de coopération entre l’Etat sénégalais et les pays arabes comme l’Arabie Saoudite, l’Egypte…, des formats institutionnels non étatiques pour le recrutement d’étudiants vers les pays arabes.

Leurs parcours obstrués contenus dans certains secteurs s’accompagnent, selon elle, d’un lobbying éducationnel qui a consisté à militer publiquement pour développer certaines réformes systématiques. « Dans les années 2000, le président Wade a accédé à leur demandes sur l’enseignement religieux en créant des écoles franco-arabes. Des acquis confirmés par son successeur et qui leur ont valu des positions symboliques », affirme-t-elle.

Marame Coumba Seck

Un pas vient d’être franchi dans la prise en charge des femmes et des enfants vivant dans la souffrance. En effet, l’Association «Unies Vers’elle Sénégal », en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé une soirée de gala au profit de la « Maison rose » samedi dernier.

La prise en charge intégrale des enfants et des femmes en souffrance préoccupe le Fonds monétaire international (Fmi). L’institution, en partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances, a organisé, samedi dernier, la deuxième édition de sa soirée de gala au profit de la « Maison rose » à travers l’Association « Unies vers’elle Sénégal ».

Implantée au quartier de Médina Gounass dans la ville de Guèdiawaye, la « Maison rose » accueille des femmes violées, celles qui vivent l’inceste, celles qui sont battues, celles qui endurent toutes les souffrances physiques et psychologiques, des jeunes filles qui portent des grossesses non désirées, maltraitées, celles qui fuguent, etc. « Depuis maintenant 09 ans, nous avons posé nos pierres les unes après les autres, construisant aujourd’hui un bel édifice consacré à la souffrance des femmes, des jeunes filles, des enfants et des bébés », déclare la fondatrice de l’Association « Vers’elle Sénégal ». Pour Mona Chasserio, l’objectif de son association dont dépend la « Maison rose » est d’aider ces couches vulnérables à retrouver goût à la vie et d’éveiller leur capacité d’exister, de comprendre, d’analyser et de développer leur intelligence. « C’est le lieu de magnifier l’appui du Fmi qui, depuis ces dernières années, met son énergie à la cause des femmes et des enfants qui vivent dans la désespérance face à un monde économique qui a du mal à les intégrer dans leurs programmes », soutient-t-elle.

Avec sa philosophie d’accompagnement dénommée « De la rue à l’envole », 786 enfants de moins de 18 ans dont 274 filles et 472 garçons sont accueillis à la « Maison rose » et à l’espace « Yaakaru Guneyi ». Ces deux locaux de l’association ont aussi accueillis 64 femmes de plus de 18 ans, enregistrés 26 naissances et 79.946 prises en charge nutritionnelles ont été effectuées, entre autres actions.

Selon Mona Chasserion, la mise en place du Centre « Yaakaru Guneyi » vient en appoint à la prise en charge des enfants de la rue et des talibés. Le représentant résidant du Fmi au Sénégal, Boileau Loko, s’est réjoui de la réussite de cette soirée. « Le but n’est pas seulement de mobiliser des ressources, mais plutôt de renforcer la sensibilisation des populations. La femme constitue le pilier de toutes les sociétés du monde. C’est pour ces raisons que nous magnifions notre partenariat avec le ministère de l’Economie et des Finances du Sénégal », souligne-t-il. Aussi, a-t-il lancé un appel pour la pérennisation de cette soirée au profit de la « Maison rose ». Présidant la soirée au nom du ministre Amadou Bâ, le secrétaire général Cheikh Tidiane a salué l’élan de solidarité qui caractérise cet événement, non sans réaffirmer l’accompagnement du ministère.

Tata SANE

« En ratifiant la Convention n°189 de l’Oit, l’Etat du Sénégal pourrait régler décisivement le problème du traitement dégradant des travailleurs domestiques et gens de maison. C’est la conviction forte exprimée, samedi dernier, par Aliou Thiandoum, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs domestiques et gens de maison (affilié à la Cnts), au cours d’une conférence publique.

Réuni autour du thème: « quelles sont les problèmes et les stratégies à mener pour la ratification de la Convention n°189 de l’Oit relative au travail domestique », le public, à majorité féminine, de gens de maison et de domestiques membres de deux Syndicats affiliés à la Cnts et à l’Unsas, a été tenu en haleine par Aliou Thiandoum. Le patron du Syndicat national des travailleurs domestiques et gens de maison a fait un plaidoyer sur l’amélioration des conditions de travail et d’existence de cette catégorie de travailleurs braves mais peu considérés par leurs employeurs. Selon M. Thiandoum, « en ratifiant la Convention n°189 de l’Oit, l’Etat du Sénégal pourrait, par voie législative, suppléer à l’absence de Convention collective régissant les travailleurs domestiques et gens de maison en alignant leurs conditions de travail (horaires de 40 heures hebdomadaires, congés de maternité, conditions de rupture des relations de travail, santé et sécurité) aux dispositions minimales du Code du travail ».

Aliou Thiandoum a défendu « qu’on rendrait justice à cette catégorie de travailleurs », avant de d’élever ce débat en thème de campagne pour les prochaines élections législatives. « Notre syndicat se propose de soutenir des candidats au prochain scrutin qui seraient prêts à porter cette convention comme proposition de loi pour la prochaine législature », a-t-il affirmé.

A sa suite, la présidente du Réseau africain des travailleurs domestiques, Mme Asmaou Bah Doukouré, venue expressément de Conakry, a invité le gouvernement du Sénégal à « améliorer la législation » à travers le respect d’un salaire minimum, des heures de travail, la protection sociale, l’application des lois et règlements, l’amélioration des visites de contrôle des Inspections du travail et la fourniture de programmes et de développement pour les travailleurs domestiques.

De son côté, le conférencier M. Fall a rappelé que seuls trois Etats africains (Zambie, Tanzanie et Guinée) ont ratifié cet instrument juridique entré en vigueur depuis 2013 et partie interne de leur législation sociale pour le travail décent des domestiques et gens de maison. Ainsi, après avoir passé en revue les droits fondamentaux de cette catégorie de travailleurs dans son exposé, il a proposé le renforcement du dialogue social institué au Sénégal pour promouvoir et protéger leurs intérêts, la solidarité intersyndicale dans le but d’appeler les autorités à la révision de l’Arrêté ministériel de 1968 réglementant le travail domestique dans le cadre de la responsabilité partagée entre l’Etat, les employeurs et les travailleurs domestiques et gens de maison.

Mbaye Sarr DIAKHATE

La compagnie de gendarmerie de Fatick a annoncé, mercredi, l’arrestation de quatre personnes respectivement à Mbar (Gossas) et à Mbeubeus (Dakar) pour trafic de chanvre indien.

Tout est parti d’une information que la compagnie a reçue le dimanche 14 mai, a rappelé le capitaine Bassirou Seck, le commandant de ladite compagnie. Selon lui, cette information faisait état de la présence d’un camion sénégalais en provenance du Mali qui transportait du chanvre indien. Suite à ce renseignement, dit-il, un dispositif de contrôle a été mis en place à Mbar, dans la circonscription du poste de gendarmerie de Colobane (Gossas). « Nous avons effectivement contrôlé ledit camion qui transportait à son bord 146 kg de chanvre indien », a indiqué le capitaine Seck à la presse.

« Au total, il y a quatre personnes qui sont arrêtées, dont le chauffeur, son apprenti, le propriétaire et son acolyte », a-t-il signalé. Il a précisé que les mis en cause « sont tous de jeunes sénégalais ». Âgés entre 25 et 30 ans, ils sont placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Colobane (Gossas). Revenant sur les faits, le commandant de la compagnie de Fatick a expliqué que le chanvre indien saisi « était dissimulé dans deux sacs et dans une des roues de secours ». Après l’arrestation du chauffeur et au cours de l’interrogatoire, « il nous révèle que le propriétaire du chanvre l’attendait à Dakar », a poursuivi le capitaine Bassirou Seck.

Le Procureur près du tribunal de grande instance de Fatick et le commandant de la compagnie de gendarmerie de Rufisque ont aussitôt été informés de la situation. « C’est à Mbeubeus que nous avons arrêté le propriétaire et un de ses acolytes qui l’attendaient avec un scooter et un véhicule Renault R19 », a souligné le capitaine Bassirou Seck.

Aps

C’est sous une forte chaleur moite annonciatrice de l’hivernage que le paisible quartier de Souïma de Podor a accueilli de nombreux fidèles venus des quatre coins du Sénégal et même de l’étranger pour assister au Gamou annuel de Souima organisé par Mamadou Racine Sy, administrateur de sociétés.

Au cours de la cérémonie officielle, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Seydina Oumar Sy, a rendu hommage à celui qu’on appelle affectueusement « Baba Racine » pour ce jour consacré au Prophète Mohamed (Psl), en recommandant de taire les divergences et de prier pour un Sénégal paisible, respecté, sûr et prospère. Pour sa part, le ministre d’État Mbaye Ndiaye, conduisant la délégation gouvernementale composée, entre autres, de ses collègues Mor Ngom, Mme Innocence Ntap Ndiaye, a reconnu en Mamadou Racine Sy « l’incarnation d’un Sénégal pluriel, multiracial et multi-ethnique par ses qualités de rassembleur ». Après les allocutions du préfet de Podor, d’Élimane Bâ, représentant le maire Aïssata Tall Sall et du président du Conseil départemental, Mamadou Dia, qui ont souhaité la bienvenue aux fidèles, Mamadou Racine Sy a rappelé les raisons de cette journée dédiée à Allah le Tout-Puissant, le Clément et le Miséricordieux et à son Illustre Prophète Mohamed (Psl) sur ces terres par lesquelles l’Islam a pénétré au Sénégal au 11e siècle. A signaler que Bass Khadim Awa Bâ et Sidy Ahmet Abdoul Aziz qui ont représenté respectivement le Khalife général des Mourides Serigne Sidy Mokhtar Mbacké et le Khalife général des Tidianes Abdoul Aziz Sy Al Amine, ont magnifié les qualités de Mamadou Racine Sy, qui a le réflexe d’aider son prochain sans ostentation, qui est toujours disposé à mettre ses biens et son savoir au service de la religion et de sa patrie.

Des consultations médicales gratuites
L’Ipres a organisé, à l’occasion de ce Gamou de Souima, des journées de consultations médicales gratuites conduites par le Dr Souleymane Diallo. Ces journées ont permis à 2.000 patients de Podor et des localités environnantes de se faire consulter en urologie, cardiologie et en gynécologie. Plus de 2.300 ordonnances ont été prescrites et des médicaments ont été mis gracieusement à la disposition des patients. Plus de 100 consultations à domicile ont été également effectuées. Le médecin-chef Souleymane Diallo s’est réjoui de cette opération de grande envergure qui a permis de soulager la souffrance des populations en difficulté.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le Sénégal a été à, en France, l’honneur à travers le Directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp). Me Papa Khaly Niang a, en effet, reçu hier, la Médaille Grand Or avec Palme décernée par la Ligue Universelle du Bien Public, informe un communiqué parvenu à notre rédaction.

La cérémonie de distinction, selon le document, a eu lieu dans le salon d’honneur de l’état-major de la Garde républicaine française en présence de l’ambassadeur du Sénégal en France, Bassirou Sène, du consul général à Paris, Amadou Diallo, de la Princesse du Cameroun, Ngo Nyoebe, de la Princesse du Laos, entres autres personnalités du monde entier. Cette distinction, lit-on dans le communiqué, constitue particulièrement une « reconnaissance des actions inspirées par le président de la République, Macky Sall, à l’endroit des jeunes pour leur implication dans la mise en œuvre des stratégies de développement, notamment l’emploi - sécurité - de proximité, fondée sur l’engagement civique ». La ligue universelle du Bien public, organisation non gouvernementale la plus vieille du monde, reconnue par l’Unesco, lutte contre la pauvreté et la marginalisation des couches sociales déshéritées ou défavorisées.

Qualifiant cette distinction de « très honorifique », le Dg de l’Asp a soutenu la recevoir « avec beaucoup de fierté, d’humilité et d’humanité », après celle reçue en 2008 à travers la médaille d’Or de la Ligue Universelle du Bien public. A l’en croire, elle est « une marque d’appréciation » de ses efforts à la fois dans le cadre de ses fonctions publiques que de ses activités privées.

Il a indiqué que l’Asp emploie 10.000 jeunes filles et garçons, dans le respect strict du genre et de l’égalité des chances, sur toute l’étendue du territoire national. « Une expérience inédite dans l’histoire de la sécurité : sécurité par tous, pour tous et partout », a-t-il dit. C’est pourquoi pour M. Niang, « c’est le Sénégal qui est honoré à travers cette distinction », réitérant son engagement à servir son pays. Il a ajouté que cette décoration est aussi « une invite à la persévérance », affirmant partager la médaille avec la diaspora sénégalaise, sa famille, ses amis, les Fatickois et les Asp. L’institution membre du comité des Ong de l’Onu depuis 1949 a eu à décorer des personnalités telles que l’Abbé Pierre, fondateur de l’Association envers les pauvres, l’ancien Premier ministre britannique Churchill, les anciens présidents américains Roosevelt, John Fitzerald Kennedy, Aldrin, l’astronaute Neil Amstrong, Emmaüs, l’océanographe et officier de la Marine, Commandant Cousteau, la Croix-Rouge Française, Lions club international (Usa).

D. MANE

Cette année, le thème central de la 97e édition du gamou d’Andoulaye est : « Paix et sécurité ». Le Khalife général d’Andoulaye a, à cet effet, rappelé au peuple sénégalais la nécessité d’éviter tout ce qui peut susciter le trouble, la désunion, conformément à la recommandation du Coran qui demande de chercher la paix.

La paix, aujourd’hui, se présente « comme relevant d’une impérieuse nécessité, surtout pour nous musulmans, ne serait-ce que pour présenter à la face du monde le vrai visage de l’islam dans toute son authenticité ». Cela nous permettra de balayer d’un revers de main les accusations de « terrorisme portées contre l’islam aujourd’hui », a relevé Serigne Mame Abdou Dramé. Pour ce dernier, la paix est l’un des thèmes d’actualité qui mérite le plus d’attention, parce que « chacun est conscient des menaces qui pèsent sur l’équilibre et la tranquillité du monde, des dangers et des risques qui peuvent du jour au lendemain conduire l’humanité dans un chaos total ».

Magnifiant le choix du thème, le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a, pour sa part, indiqué que ces concepts ne doivent pas être appréhendés comme de vains mots. « C’est un problème de comportement », dit-il. Selon lui, chaque citoyen doit à son niveau cultiver la paix et la tolérance. S’agissant de la sécurité, le gouverneur a invité les populations à aider les forces de l’ordre dans leurs missions régaliennes en signalant tout comportement suspect à l’autorité administrative (du chef de village au gouverneur). Chacun doit être son propre policier, gendarme et sapeur-pompier, souligne-t-il. C’est seulement de cette manière qu’on pourra, de l’avis de M. Mbengue, perpétuer « l’exception sénégalaise ». Le gouverneur a réitéré l’appel des autorités aux pêcheurs à porter des gilets de sauvetage pour leur sécurité en mer car Louga dispose de 54 km de frange maritime.

S. Diam SY

Aujourd’hui est célébré, à Diourbel, le magal de Keur Yelly Manel Fall. Ce grand rendez-vous religieux commémore la disparition de Serigne Modou Rokhaya Mbacké, fils de Serigne Modou Mamoune de Mame Cheikh Anta Mbacké Borom Gawane. Au cours du Crd préparatoire, Serigne Lampe Mbacké a dévoilé son projet de complexe islamique d’une valeur de 419 millions de FCfa.

Événement majeur dans le calendrier des manifestations religieuse de la famille de Darou Salam, le magal est organisé par Serigne Lampe Mbacké ibn Serigne Modou Rokhaya Mbacké, qui vit à Diourbel où il représente l’autorité de Darou Salam. Pour cette 20ème édition, un Comité régional de développement (Crd) a été tenu à la gouvernance de Diourbel. Occasion pour Serigne Lampe Mbacké de remercier vivement le président Macky Sall pour lui avoir cédé le terrain sur lequel il compte ériger un grand complexe islamique d’une valeur de 419 millions de FCfa. Le chef religieux a présenté son projet de centre constituant un tournant dans l’exécution de son projet éducationnel. Ce centre, selon lui, va abriter un «daara» exclusivement coranique et un «daara» franco-arabe moderne de grande capacité. L’objectif de cet établissement est, selon le chef religieux, de vulgariser davantage les enseignements, l’éducation prônée par le Prophète Mohamed et de son serviteur Khadim Rassoul. C’est aussi une façon de « nous acquitter de la mission qui est la nôtre vis-à-vis des musulmans et des disciples, c’est-à-dire offrir aux générations à venir la possibilité d’être des hommes équilibrés, accomplis et aptes à servir leur nation », a laissé entendre le chef religieux.

Serigne Lampe Mbacké, qui a salué les engagements des chefs de services lors du Crd préparatoire tenu à la gouvernance, n’a ménagé aucun effort pour mettre à l’aise ses disciples. La cérémonie officielle prévue dans la soirée verra la présence des autorités administratives et de tous les foyers religieux du pays, mais aussi des jeunes venus de toutes les régions du Sénégal.

Mamadou DIEYE

Le Magal de Darou Moukhty a vécu la semaine dernière dans la ferveur des talibés venus de partout. Une occasion pour Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni de passer en revue la situation actuelle du pays.

Un moment fort pour Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni de marquer tous les esprits et les cœurs lors de cette 73ème édition. Un communiqué parvenu à la rédaction renseigne, qu’entre un discours axé sur le spirituel déroulé dans la matinée et un sur le temporel exposé dans l’après-midi, le général de Bamba est revenu sur les qualités exceptionnelles de Mame Thierno Birahim Mbacké, mais surtout ses rapports avec son maître, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul. Magnifiant la présence à chaque Magal du Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Moctar Mbacké et du Khalife de Darou Moukhty, Serigne Modou Kara a adressé ses vœux à tous les guides religieux. Non sans lancer un appel à la jeunesse pour demander d’éviter les affrontements et les marches qui se terminent dans la violence. « Un homme véridique engagé dans un combat ne doit jamais fuir. Mais faudrait-il que cet engagement soit basé sur la vérité. 

Si le président de la République joue son rôle et qu’en sa qualité de général de Bamba, Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni joue le sien, il n’y aura plus de manifestations violentes dans ce pays », lit-on dans le communiqué. Il a relevé dans son discours une « instabilité » sur le plan social et a déclaré que le chef de l’Etat est « pris en otage » par son entourage. Il lui faut réviser son compagnonnage d’hier et d’aujourd’hui pour mieux choisir son compagnon de demain », a estimé le guide religieux. En outre, il s’est prononcé sur les élections qui se profilent à l’horizon. « Le chef de l’Etat va assurer le pouvoir temporel et le général le pouvoir spirituel, pour permettre au parti au pouvoir d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale et gouverner à l’aise en évitant ainsi une cohabitation. Cette proposition est un souhait », a souligné Serigne Modou Kara qui précise que la balle est dans le camp du président Sall. « Notre intention de l’accompagner est toujours intact », souligne le communiqué.

T. SANE

La 43ème édition de la Ziarra annuelle Dahiratoul Ikhwan Wal Ahbab est célébrée aujourd’hui avec toute la communauté musulmane à Keur Yakham (Khombole). Thierno Daouda Sy (1897-1974), propagateur de la parole de Dieu et de l’œuvre de son messager, bienfaiteur au service de l’humain, en est l’initiateur. Ses successeurs El Hadj Malick Sy et l’actuel Khalife Cheikh Tidiane Sy, âmes dignes d’éloges, éclairent les fidèles avec le flambeau de l’Islam.

Cette 43ème édition est plus qu’une commémoration routinière. Elle célèbre des vertus cardinales, des valeurs d’humanité, une œuvre aiguillée par une seule lumière, la parole de Dieu. Elle rappelle aussi un homme, Thierno Daouda Sy, né en 1897 à Mbolo Birane, dans le département de Podor. Assoiffé de savoir, de science religieuse notamment, il s’initie à la Charia à Gawol. Au cours de ses pérégrinations à travers le pays, il élargit sa palette au contact de grands hommes réputés pour leur sagesse et leurs connaissances. Cette figure de l’Islam, porteuse de valeurs fondamentales transcendant les petites appartenances, grâce à son sens de la dignité, quitte son Fouta natal pour se fabriquer un destin professionnel à Khombole, terre connue pour la traite arachidière. Il ne faisait là que perpétuer une vieille tradition familiale ; ses valeureux ascendants quittaient, en effet, le Fouta avec leurs « talibé » pour participer à la campagne arachidière. Son père s’y repose.

Tout au début des années 1920, il débarque à Dakar dans le but de partager généreusement ses connaissances acquises après plusieurs années de quête acharnée. Il s’installe d’abord à Niayes Thioker chez Aladji Cissé et se plait, avec d’autres, à confectionner des tricots pour gagner dignement sa vie. Son « tuteur », convaincu de sa science et de sa sagesse, lui propose alors de dispenser des cours à ses enfants. Sa réputation grandissante et légitime fait de lui l’imam de la mosquée d’El Hadj Oumar Kane sur l’avenue Malick Sy. Quand les habitants de Rebeuss, où il avait créé une école coranique de renommée répandue, ont construit l’actuelle mosquée à quelques encablures de l’actuelle demeure familiale, ils font appel à lui. Il la dirigea de 1937 à sa disparition en 1974.

C’est son ami Saidou Nourou Tall qui l’entourait de beaucoup d’égards, qui a dirigé la prière funèbre. Leur relation était empreinte de convivialité, marque des hommes de Dieu éloignés des mondanités, et d’ésotérisme. « El Hadj Saidou Nourou Tall avait une confiance inébranlable en sa science et en ses qualités humaines. Quand je suis allé l’informer du décès de mon père, il a répété à trois reprises : mon ami, mon ami, mon ami. Il s’est empressé, le lendemain, très tôt, de venir à l’hôpital principal où Thierno Daouda a rendu l’âme », se souvient Cheikh Tidiane Sy.

Avant de quitter ce monde, le pédagogue doublé d’un visionnaire a laissé à la postérité une importante œuvre dont la centralité est l’exaltation des valeurs prônées par l’Islam. Il y rend hommage également à ceux qui les perpétuent comme l’ancien président du Conseil du gouvernement du Sénégal, Mamadou Dia, pour son œuvre utile. Celui qui a expérimenté le « daara moderne » avant l’heure a également eu la chance d’accomplir le pèlerinage à la Mecque à deux reprises, en 1963 et en 1966. La vie de Thierno Daouda Sy est une leçon de vie destinée à l’humain.

Alassane Aliou Fèré MBAYE

Abdoul Mbaye a été blanchi dans l’affaire qui l’opposait à son ex-épouse Aminata Diack. L’ancien Premier ministre a été relaxé sur tous les chefs d’accusation. Le seul a avoir été condamné par le tribunal correctionnel de Dakar, c’est l’agent municipal qui s’en sort avec une peine de 6 mois avec sursis. Poursuivi pour faux, usage de faux et tentative d’escroquerie par son ex-épouse, le procureur avait requis contre lui deux ans de prison dont un an ferme. Alors que la plaignante, son ex-épouse, avait réclamé la somme de 500 millions de FCfa en guise de dommages et intérêts. Dans un communiqué de presse, Abdoul Mbaye a rappelé qu’il « n’a jamais cessé de croire en la justice » du pays. « Je remercie tous mes soutiens et d’abord mes avocats et ma famille, celle de sang et celle de mes compagnons politiques. Je remercie les chefs de partis qui n’ont jamais cessé de me manifester leurs encouragements », a affirmé M. Mbaye.

M. S. D.

Faciliter la réouverture des marchés hebdomadaires de Boutoupa Camaracounda, de Kaguitte, etc., tel est le vœu des femmes de la Casamance. Cela permettra de doper l’économie locale de la région.

Avant-hier, lors de l’étape régionale de Ziguinchor de la quinzaine nationale de la femme, celles du Sud ont donné un mémorandum à la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Seynabou Maal Cissé, conférencière du forum organisé dans la région, a affirmé que les femmes sont sous-payées en milieu rural. Pour y remédier, elle a soutenu qu’il faut une réorganisation de la filière anacarde en une activité génératrice de revenus à travers la transformation en jus de fruits, apéritif, boisson sucrée ou condiment. La séance de collation offerte à la délégation en est une parfaite illustration.

Par ailleurs, « pour doper l’économie locale, nous plaidons pour la réouverture des marchés hebdomadaires de Boutoupa Camaracounda et de Kaguitte », a plaidé Mme Cissé, coordonnatrice d’Usoforal (Unissons-nous en Diola). Sous ce rapport, les femmes de Ziguinchor demandent à l’Etat et aux institutions financières plus de fonds substantiels pour l’entreprenariat, la révision des taux d’intérêt à la baisse, mais aussi l’accompagnement des femmes dans la gestion des fonds.

La conférencière est d’avis que les femmes, malgré leur dynamisme, se heurtent à toute une série d’obstacles qui entravent la réalisation de leur plein potentiel. « Les femmes veuves, déplacées, réfugiées, vivant avec handicap, demandent un soutien pour retrouver et relancer leurs activités économiques et contribuer à leur prise en charge. Nous demandons une fourniture d’équipements de qualité pour alléger leurs travaux ménagers », a dit Mme Cissé, précisant que 70% du travail dans le secteur agricole sont faits par les femmes et qu’elles produisent 80% des cultures vivrières. Toutefois, Seynabou Maal Cissé a souligné que seuls 3% des ressources mondiales sont détenus par ces dernières.

Fillette mère à 10 ans
Mme Fatou Badji Harris, présidente régionale des sages-femmes et intervenant au Centre d’accueil et d’écoute pour les femmes et filles victimes « Kullimaroo » (Espoir), a révélé que la plus jeune maman est de Ziguinchor et elle âgée de 10 ans. « La fillette a été violée à 9 ans ; nous avons confié la garde de ses jumeaux au Village Sos pour qu’elle aille continuer ses études. Nous fonctionnons grâce aux bonnes volontés. Le personnel est dans le bénévolat. Notre partenaire stratégique Onu-femmes a décidé de se retirer. Nous rencontrons d’énormes difficultés », a-t-elle affirmé, non sans insister sur l’urgence de soutenir ce centre qui a une capacité d’une vingtaine de pensionnaires. Mais, de 2015 à nos jours, il a accueilli une soixantaine de cas traumatisés, selon les mots de Mariama Sarr.

La délégation s’est auparavant arrêtée à Mandina Mancagne où des femmes, par la voix de Sirading Sané, s’activent dans la culture de la noix d’acajou et de sa transformation. D’autres fabriquent du charbon bio. La méthode consiste à recycler des feuilles mortes en vue de la combustion.

« C’est la première fois que je vois une telle initiative des femmes », s’est émue la ministre, qui compte les accompagner. « Les femmes n’acceptent plus de faire partie de la couche vulnérable ; elles marchent vers l’émergence », a-t-elle constaté. Au Gie « Démiir », les femmes ont montré leur ingéniosité à transformer les produits locaux. Arrivée à la radio communautaire Kassumay Fm, la ministre a eu droit à un accueil chaleureux où elle a visité le centre de formation des femmes. Dans l’après-midi, Mariama Sarr a déclaré que la révolution est en marche grâce à la bravoure des femmes. « C’est une lapalissade de dire qu’elles jouent un rôle important en milieu rural où elles sont toutes occupées par l’agriculture, l’élevage, la sylviculture, l’artisanat et l’industrie extractive », a affirmé la ministre. Elle a assuré que les Centres nationaux d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf) d’Oussouye, de Sédhiou, de Thiès (achevé), de Thilogne (complètement réhabilité) et de Kaffrine seront fonctionnels incessamment. « Quinze départements sont servis et le reste sera construit en maisons communautaires », a indiqué Mariama Sarr, qui se bat pour une économie plus solidaire.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’affaire du viol supposé commis sur une fillette de plus d’une quinzaine de mois défraye toujours la chronique à Thiès. Aux dernières nouvelles, la victime serait hors de danger et les auditions ont débuté hier en début d’après-midi au commissariat du premier arrondissement de Thiès.

Aux dernières nouvelles, la victime du viol commis avant-hier à Thiès au quartier Randoulène serait hors de danger. Elle a subi une intervention chirurgicale au centre hospitalier El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène qui s’est bien déroulée selon nos sources et suivie de près par les services médicaux. En attendant, il reste aux enquêteurs de retrouver l’auteur d’un tel acte ignoble que certaines personnes interrogées qualifient d’une affaire nébuleuse. Elle s’est passée à l’intérieur d’une maison en construction là où a été abandonnée la fillette de 15 mois après avoir subi le viol, confirmé à l’hôpital où elle a été transportée par les éléments des sapeurs-pompiers. Le père de l’enfant, Mamadou Moustapha Fall, « très touché » par cet acte, explique que c’est au petit matin, alors que son épouse et lui dormaient à côté de leurs enfants dont le bébé de 15 mois, qu’ils ont constaté sa disparition. « Nous l’avons alors cherché partout dans la maison et dans le quartier sans succès », a dit M. Fall. Les auditions ont démarré hier à la police du commissariat du premier arrondissement de Thiès. Le père de la victime ainsi que son épouse et des voisins du quartier ont défilé devant les enquêteurs.

M. Sagne

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