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Société et Faits divers (2478)

Hulo Guillabert est depuis longtemps engagée dans la défense des droits des enfants mendiants, victimes de la traite des personnes et de l’exploitation économique des adultes au Sénégal. Elle a fondé le Collectif « Doyna Stop à la mendicité des enfants au Sénégal » en 2014 qui a, depuis, fait de grandes manifestations, chaque année, dans les rues. Dans cet entretien réalisé dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfance, elle revient sur le calvaire que vivent les enfants mendiants au Sénégal. Non sans lancer un appel au gouvernement d’encourager les «daaras» de proximité à appliquer les lois existantes mais aussi d’accélérer la mise en œuvre du projet des «daaras» modernes. Selon elle, dans ce contexte de menace terroriste, laisser les enfants dans les rues peut s’avérer dangereux pour tout le monde.

Ce lundi 20 novembre a été célébrée la Journée internationale des droits de l’enfance. Vous êtes dans ce combat depuis des années. Pouvez-vous nous faire l’état des lieux de la situation des enfants mendiants au Sénégal ?
Aujourd’hui, on parle de plus de 50.000 enfants mendiants rien que pour la région de Dakar où il y aurait près de 1.600 écoles coraniques. Ils sont également très nombreux à Saint-Louis. Il y aurait plus de 100.000 talibés au Sénégal. Les statistiques ne sont pas toujours fiables et certainement en deçà de la réalité. Les talibés sont dans un état sanitaire désastreux, ils mendient chaque jour, matin, midi, soir, sales, en guenilles, malades. Ils sont envoyés par des gens cupides, la plupart ne leur apprennent même plus rien. C’est juste devenu une opportunité lucrative pour eux. Ils logent ces enfants loin de leurs propres maisons décentes, dans des taudis insalubres, souvent inhabitables dans les périphéries des villes et les envoient dans la rue au petit matin grelotant et affamés, dans une place très fréquentée comme une gare routière ou un centre-ville, et ils n’en repartent que le soir très tard ! Certains enfants trainent parfois dans les rues à 23h. Car ils ont peur de rentrer, ils seront tabassés et torturés s’ils ne réunissent pas la somme exigée aux alentours de 500 FCfa par jour.

La place des enfants n’est pas dans la rue, car ils y sont victimes de sévices, de détraqués sexuels, de bandits, et avec la menace terroriste, cela peut même s’avérer dangereux pour tout le monde. Je tiens à dire que de nombreux maîtres coraniques sincères se battent aussi pour que ce fléau cesse, en créant des «daaras» de proximité, pour que les enfants puissent dormir et manger dans leur famille. Mais le problème est que des gens s’improvisent maîtres coraniques et viennent des régions reculées du Sénégal ou de la sous-région dans le seul but d’exploiter des enfants. Les parents souvent ignorants et habitant des zones rurales leur confient leurs enfants sans prendre la peine de vérifier dans quelles conditions ils sont ensuite !

Malgré l’existence d’une législation, le phénomène des enfants de la rue persiste toujours. Quel est réellement le problème selon vous ?
C’est vrai que dans l’arsenal judiciaire, il y a tout ce qu’il faut pour punir les criminels coupables de traite des mineurs, une forme d’esclavage. L’Etat a la force, les moyens de coercition, les moyens financiers, mais il manque de volonté politique. Les enfants ont besoin de la protection de l’État. Un maltraitreur, exploiteur ou violeur d’enfant devrait être sévèrement sanctionné, car la loi existe bel et bien.

Le vrai problème est que nous sommes dans un Etat qui n’applique pas ses propres lois et qui n’exerce aucun suivi sur les dispositifs ou mesures qu’il passe pourtant son temps à mettre en place sur le papier. Mais rien n’est appliqué, rien n’est suivi, rien n’est évalué ! Les criminels le savent et en profitent largement. Quand il arrive qu’un maître coranique soit arrêté, comme celui de Diourbel qui avait enchainé avec des fers 20 gamins comme des esclaves du temps de nos aïeuls, il a été relâché au bout de 2 jours. Des crimes sexuels et de sang sur ces enfants défraient souvent la chronique sans punition spectaculaire, très souvent des peines minimes ou du sursis. Donc nous pouvons dire que l’État est coupable de non-assistance à enfants en danger.

Où en est-on avec le fameux programme de retrait des enfants de la rue ?
En juin 2016, le président de la République avait décrété le retrait total des enfants des rues. La société civile, la presse et le collectif avaient tous crié victoire. Mais finalement, après quelques semaines, ce projet de retrait est devenu mort-né après son annonce fracassante. Pendant ce laps de temps, nous avions soutenu l’action du gouvernement alors qu’il y avait pourtant énormément de choses à critiquer sur son déroulement chaotique et inorganisé. Force est de constater, aujourd’hui, que nous devons ravaler nos illusions. C’est comme s’il ne s’était rien passé. Ils sont encore plus nombreux dans la rue, dans l’indifférence générale. L’année dernière, nous avons écrit une lettre ouverte au président de la République pour dire notre honte, que notre pays soit incapable de faire appliquer les lois votées et promulguées, ou encore les mesures prises solennellement par le président de la République devant le peuple sénégalais.

Quelle est, selon vous, la solution pour mettre un terme à ce fléau ?
Il y a une première solution assez simple, c’est d’encourager les «daaras» de proximité dans les quartiers, les villes ou villages où habitent ces enfants, le plus proche possible de leur famille. Avant c’était comme cela, et les gens leur donnaient à manger, les « Ndeyou-daaras » s’en occupaient. Comme cela, ceux qui ont besoin de donner de l’aumône peuvent aller les trouver directement dans les «daaras» pour le faire.

Une autre solution plus structurelle est le projet de modernisation des «daaras», elle est prête à être appliquée depuis au moins 2 ans. Car, à ma connaissance, tout est bouclé, les maîtres coraniques s’étaient réunis au niveau national pour rendre leur avis. Donc on se demande bien ce que le gouvernement attend pour mettre cela en œuvre. Bien sûr, il faut mettre des contrôles en place, allouer un budget pour aider ceux qui remplissent et respectent les critères définis et être impitoyables avec les autres. Là, je pense qu’il y a un manque de volonté. Et le statu quo arrange beaucoup de gens qui vivent sur le dos de ces enfants depuis trop longtemps.

Beaucoup d’acteurs interviennent sur l’enfance. Existe-t-il une coordination de vos différentes actions ?
J’avoue que nous avions essayé de nous joindre à une coordination nationale pendant quelques mois, mais malheureusement, il y avait des dissensions sur les méthodes de combat. Il est vrai que le Collectif « Doyna Stop à la mendicité des enfants » prône des méthodes moins feutrées que beaucoup d’organisations qui sont là depuis plus de 20 ans mais avec de maigres résultats et une visibilité moins grande que le Collectif qui a contribué à faire avancer les mentalités en peu de temps, à faire sauter le tabou religieux, tout en s’alliant avec des maîtres coraniques sincères, avec qui nous avons organisé des conférences et qui ont dit publiquement que ce n’était pas un précept de l’Islam que de faire mendier des enfants.

Quelle sera la suite de votre combat ?
Je dois dire que même si je suis parfois découragée, je pense tout le temps à ces enfants, si jeunes. J’ai beaucoup de mal à supporter leur malheur qui m’empêche de dormir. Je leur parle beaucoup quand je les croise, les pauvres…

Ce lundi 20 novembre, nous avons initié une marche virtuelle qui consiste à protester dans les réseaux sociaux toute la journée en partageant des articles, des photos et des vidéos concernant les talibés afin de sensibiliser sur leur sort au Sénégal et à l’international. Nous allons encourager de toutes nos forces l’État pour qu’il mette en place le projet des «daaras» modernes le plus rapidement possible. Ensuite, les grandes organisations qui ont les moyens d’investir dans une grande campagne de sensibilisation de masse avec les radios et la télévision afin que cela puisse être entendu partout dans les lieux les plus reculés et délivrer deux messages en langues nationales (Message N° 1 : ne plus donner de l’argent afin de casser l’exploitation éhontée des enfants ; Message N°2 : dire aux parents de ne plus confier leurs enfants à n’importe qui, et qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive). Le Collectif n’a pas les moyens, car nous avons décidé, dès le départ, d’être intègres, de ne pas accepter de financements extérieurs pour ne pas être comme tant de gens qui en profitent…

Récemment, un ami, intellectuel connu et respecté, a eu la bonté de donner mon nom (je l’en remercie ici) pour la 15e édition du prix international Navarre de la solidarité, décerné par une entité de diplomatie publique espagnole. J’ai été nominée, puis parmi les cinq finalistes. C’est une Zimbabwéenne qui a gagné, elle l’a bien mérité, mais cela aurait pu nous permettre de financer cette campagne de sensibilisation qui pourrait réduire de beaucoup ce phénomène. Mais on ne désespère pas, on garde le cap et la motivation pour sortir définitivement ces enfants de la rue.

Propos recueillis par Ndiol Maka SECK

La famille de l’éducation de Tambacounda est en deuil, avec la disparition tragique d’une des siennes, ce matin du lundi 20 novembre 2017, sur la route de Néttéboulou, dans le département de Tambacounda. La directrice de l’école élémentaire de Médina, Ief de Tamba, a été étranglée par le foulard qui soutenait son voile de tête. Aminata Touré, 47 ans, de la 12ème génération des volontaires de l’Ief, se rendait à Tamba pour des questions administratives. Elle était sur une moto conduite par le frère à son époux. A la sortie de Nétéboulou, à 30 km de la capitale régionale, sous l’effet du vent, le foulard qu’elle portait s’est introduit entre les rayons de la roue arrière de la moto. Ce qui la projette par derrière et la traine au sol sur quelques mètres. Le constat de son absence sur la moto par le conducteur n’y pouvait rien, car la directrice a déjà été étranglée par cette écharpe. Elle a rendu l’âme sur le coup.

Pape Demba SIDIBE

 

Le foncier est, aujourd’hui, le second sujet à polémique au Sénégal après le pétrole au Sénégal. L’assemblée générale de la Coopérative d’Habitat Emergence sociale (Ches), tenue au Lycée J. F. Kennedy, dimanche dernier, a permis aux responsables de procéder à un diagnostic sévère sur l’accaparement des terres par les acteurs immobiliers qui ne militent pas dans l’offre sociale.

L’appel lancé par le président de la République pour « un Sénégalais, un toit » est plus que « caduc », si l’on en croit la Coopérative d’Habitat «Emergence sociale». Lors de son Ag dimanche dernier, cette coopérative veut mettre à disposition des toits à moindre coût par rapport à ce qui est proposé sur le marché par la plupart des promoteurs immobiliers.

La Ches voudrait, à cet effet, que les populations prennent en charge leur propre destin en matière d’habitat. Selon son président, Alioune Guèye, il y a lieu de divulguer la liste de tous les promoteurs immobiliers pour savoir ce qu’ils font effectivement. « Il y a lieu de les publier pour que la population sénégalaise puisse les connaître afin qu’elle décide de son adhésion libre.

Alioune Guèye soutient que la situation qui prévaut sur le foncier est grave. Selon lui, tous ces promoteurs fonciers considèrent les populations sénégalaises comme des clients en lieu et place de partenaires. Le président du Ches parle même d’un risque d’implosion comme une bombe sur le foncier. Ce diagnostic touche aussi les sociétés immobilières étatiques, notamment la Sicap et la Sn Hlm qui ont abandonné leur mission sociale pour se lancer dans la course effrénée de l’intérêt. « Lorsque Senghor les lançait après les indépendances, c’était pour venir en aide aux populations démunies et en changer le cadre de vie », dit-il. C’était un succès à l’époque où la politique d’habitat social était même exportée hors des frontières du Sénégal.

La Coopérative d’Habitat Emergence sociale n’attend que le président de la République lui octroie des espaces pour permettre aux populations de bénéficier de logements sociaux. Alioune Guèye avoue que des partenaires sont prêts à aider sa coopérative en vue de la réalisation de ce projet. Il faut noter que cette coopérative est née des flancs d’Agir Immo et d’autres coopératives dont les promoteurs ont pris de l’argent sans avoir octroyé de logements sociaux.

Cheikh Malick COLY

 

Porter sur les fonts baptismaux une plateforme qui va regrouper toutes les organisations faîtières de femmes, tel est le souhait du ministre Ndèye Salimata Diop Dieng, suite à une rencontre, le vendredi 17 novembre dernier, à Dakar.

L’objectif de cette réunion avec lesdits organismes faîtiers est d’instaurer un dialogue autour des modalités de renforcement du partenariat entre ceux-ci et le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre. « Je suis là pour vous», a dit Salimata Diop Dieng, sous une salve d’applaudissements invitant à une unité des femmes. «J’avais pensé mettre en place une plateforme des femmes en vous dotant d’un siège au sein du ministère. Faites-moi des propositions. Je suis prête à vous accompagner. Il faut lutter contre les gaspillages ; ce sont des fléaux à combattre. Changeons de comportement », a fait savoir le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre. « Si je connais ce que fait chacune d’entre vous, cela nous facilitera la tâche », a-t-elle laissé entendre.

En réponse à la volonté du président de la République de faire de 2018 une année sociale, dédiée aux jeunes, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées et celles vivant avec un handicap, le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre s’est engagé, de façon participative, dans un vaste chantier de réflexion avec les différents acteurs concernés sur l’état de lieu et les améliorations à apporter en vue de la mise en place de mécanismes plus adaptés et plus ambitieux pour les transformations qualitatives à opérer au sein des organisations féminines. Inscrivant sa démarche dans un partenariat dynamique, Mme Salimata Diop Dieng pense qu’il faut placer les femmes à la hauteur des enjeux de 2035. « Quand on parle de femme, on pense à l’animation », a-t-elle noté.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

C’est donc officiel avec la parution dimanche du croissant lunaire, l’édition 2017 du Maouloud sera célébrée dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2017.

Les séances de «Bourde», marquant les récitals de panégyriques dédiés au prophète Mohamed (Psl), entamées hier lundi, pour une dizaine de jours (celle du dimanche inclue), seront clôturées le mardi 28 novembre. Le lendemain, mercredi, jour de repos, le Gamou sera donc célébré le jeudi, correspondant à la 1439e édition du calendrier musulman. D’ores et déjà, c’est le compte à rebours, dans la cité religieuse et dans d’autres localités du pays, des «Bourdes» populaires, mais surtout pour les préparatifs de ce grand événement commémorant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohammed (Psl). Et, pour lequel le « Bourde », qui évoque la période de dix jours précédant le 12ème jour du mois de « Rabbiul Awal », mois durant lequel les dix chapitres de l’œuvre de Mohamed Albouy Sayri sont inscrits au programme de ces récitals, selon la tradition instaurée par El Hadji Malick Sy, constitue le premier acte de cette commémoration. Pour l’édition 2017, outre les activités au programme comme le symposium sur le thème :

« Les cités religieuses : pôles de spiritualité, de développement et de cohésion sociale », entre autres, l’innovation sera la foire internationale du Mawlid (Fima) de Tivaouane à l’initiative de la mairie de la ville en partenariat avec le Comité d’organisation au service du Khalife (Coskas).  

Mais, selon le maire de Tivaouane, Mamadou Diagne Sy Mbengue, « nous voulons, à travers cette foire commerciale, concrétiser un souhait du vénéré Seydi El hadji Malick Sy qui avait prédit en son temps qu’à l’avenir, une grande foire viendra accompagner le Gamou pour le rayonnement de la ville de Tivaouane ».

La ville de Fès, invitée d’honneur
Pour l’édile de Tivaouane, « l’édition 2017 du Gamou va consacrer la première édition de cette foire internationale du Mawlid, sous le haut patronage de son Excellence M. Macky Sall, président de la République, qui a accepté de parrainer cette rencontre d’échanges et de partage ». Par ailleurs, ajoute Mamadou Diagne Sy Mbengue, la ville de Fès, au Maroc, sera l’invitée d’honneur de cette foire dont la cérémonie d’ouverture officielle aura lieu le 25 novembre en présence du ministre du Commerce et de l’Artisanat. En présence d’une forte délégation du Royaume chérifien conduite par le maire de Fès avec les différents corps de métiers qui vont occuper une dizaine de stands au niveau des deux sites réservés pour la circonstance. Notamment, à l’école Serigne Mouhamadou Mansour Sy (Ex-école 1) et à l’esplanade de la grande mosquée Seydi El Hadji Malick Sy (Rta). Tout commerçant désireux de louer un stand est le bienvenu pendant ce temps. Pour les autres commerçants qui voudront s’installer le long des différentes artères, le même dispositif de l’année dernière sera reconduit pour rendre plus accessibles aux fidèles les sites religieux.  
     
Accroître l’assiette financière
Il faut souligner que la particularité de cette foire est que la mairie bénéficie d’un partenariat avec la Centre international du commerce extérieur (Cices) de Dakar qui se chargera d’installer tous les stands, mais aussi de la collaboration du cabinet Omega finances dans une perspective proche de professionnalisation et de pérennisation de la foire du Mawlid. Car, la ville de Tivaouane constitue, chaque année et pendant au moins deux semaines voire un mois, un pôle d’attraction internationale lors de la célébration de la nuit du prophète ou Maouloud. La foire est une belle opportunité à saisir pour la mairie d’accroître l’assiette de ses retombées financières comme, du reste, le souhaite le maire Mamadou Sy Mbengue. Selon lui, « la bonne organisation d’une foire internationale du Maouloud devrait nous valoir une augmentation considérable de notre budget qui s’équilibre, cette année 2017, en recettes et en dépenses, à 395.198.403 FCfa dont  352.071.517 FCfa dévolus au fonctionnement. Notre ambition est de doter notre commune de Tivaouane d’un budget à la dimension de son statut de cité religieuse digne de son nom. Ce qui a d’ailleurs favorisé la mise en place d’une commission de la fiscalité locale pour réfléchir sur des stratégies adaptées à mettre en œuvre pour arriver à relever le niveau de recouvrement des impôts ».

Mohamadou SAGNE

 

MENDICITE DES ENFANTS : Le phénomène persiste toujours
A l’occasion de la Journée mondiale de l’Enfance, un tour dans les rues de Dakar montre que le phénomène de mendicité des personnes mineures persiste au Sénégal. Cette situation préoccupe toute une nation, et avait poussé le président Macky Sall et son gouvernement à vouloir retirer les enfants de la rue. Une décision sans aboutissement, car des milliers d’enfants continuent toujours à mendier dans les rues de Dakar.

Enfants de la rueIl est 15h à Pikine, plus précisément à l’avenue El H. Malick Sy. Les véhicules roulent à grande vitesse et les personnes vaquent à leurs occupations. A quelques mètres de là, on aperçoit des individus qui occupent une partie du trottoir réservée aux passagers pour mendier la dépense quotidienne. Parmi eux, des adultes. Mais notre regard est attiré par des enfants innocents qui s’adonnent à cette pratique. Cette situation des enfants polarise une bonne partie de l’opinion sénégalaise et occasionne souvent des débats passionnants. Même si le gouvernement a pris des mesures pour éradiquer le fléau, celui-ci continue toujours à gagner du terrain. Nous interpellons un jeune enfant de 10 ans d’origine guinéenne. Il mendie, tous les jours, présent dans les rues de Pikine pour satisfaire ses besoins et ceux de son marabout. Il s’appelle H. B. Avec ses cheveux roux et crasseux, H. porte des habits déchirés et un pantalon noirci par des taches. Après l’avoir rassuré, le jeune garçon finit par lâcher quelques mots. « Je viens de la Guinée et mes parents vivent là-bas. Je verse 300 FCfa par jour à mon marabout. Dans la journée, on apprend le coran de 5h à 10h et après on va dans la rue pour mendier». Un tel cas, on en voit des milliers dans les rues de Dakar.

« Village pilote » de Pikine, un espoir pour les enfants de la rue
A Pikine, des centres comme « Village Pilote » œuvrent pour l’intégration et la réinsertion sociale de ces abonnés de la rue. Le centre qui se trouve à « Pikine Croix Rouge », est un bâtiment avec plusieurs pièces à l’intérieur. Abdou Rahman Diallo, animateur dudit centre explique : « Ici, nous travaillons sur l’intégration des enfants de la rue et leur réinsertion sociale ». A l’en croire, c’est un travail qui n’est pas du tout facile. « Souvent les gens ne comprennent pas notre but et nous accuse faussement », dit M. Diallo qui ajoute que le centre a une expérience de 21 ans. « On gère tranquillement certaines situations et on connaît les points de chute de ces enfants comme la Gare des Beaux maraîchers, Bountou Pikine, etc. » dit-il.

Pourtant un important dispositif juridique est mis en place pour faire face au phénomène de la mendicité des enfants. Selon une juriste, « l’article 3 de la Loi N°2005-96 prévoit une amende de 500.000 à 2 millions de FCfa et 2 ans à 5 ans de prison aux commanditaires de ces actes de mendicité d’enfants ». Un arsenal juridique qui n’arrive toutefois pas à mettre fin au fléau.

Mohameth THIAW, élève en classe de Terminale

MARIAGE DES ENFANTS : Des citoyens exposent des positions divergentes
Mariage précoce KoldaNiché en face de la gare ferroviaire, le Poste de santé de Guinaw Rails Sud grouille de monde en ce vendredi 17 novembre 2017. L’infirmière chef de poste, Mme Diouf, fait des va-et-vient entre son bureau et le couloir où l’attendent des femmes enceintes venues en consultation. Interpellée sur le mariage des enfants, elle répond : « La place de l’enfant n’est pas au foyer, mais à l’école pour un avenir meilleur, grandir sainement, être protégée ». Elle motive sa position par le fait qu’une fille mariée précocement « peut tomber enceinte alors que son organisme n’est pas assez développé pour porter une grossesse».

Egalement, contre le mariage des enfants, M. Mbaye, un habitant de Bambey, étudiant à l’Ucad, estime que toute fille mariée trop jeune, «ne sera pas heureuse dans son ménage ». Car, justifie ce gérant d’un cybercafé à ses heures perdues, ces petites sont souvent « mariées à des hommes plus âgés qu’elles ne connaissent pas. Donc dont « elles n’approuvent aucun sentiment ». Ce jeune de 23 ans, célibataire, regrette également « la déperdition scolaire » consécutive à ces mariages précoces et qui va rendre ces filles à jamais « dépendantes ».

Cependant, Mme Diallo, âgée d’une quarantaine d’années, assise sur une chaise, devant le portail de sa maison, pour prendre de l’air, à cause de la chaleur excessive, est favorable au mariage des enfants. Elle pense que « la place d’une fille, c’est au foyer où elle doit s’occuper de sa belle-famille, soutenir son mari pour le meilleur et pour le pire ». Selon elle, cette attitude « diminue les divorces que nous constatons ».

Khady BA, étudiante

AFFAIRES PUBLIQUES ET FAMILIALES : Donner la parole aux enfants
Aménager des espaces de dialogue avec les enfants permet une bonne prise en charge de leurs préoccupations et aide à les responsabiliser.
La prise de parole des enfants dans les affaires publiques et familiales est rare voire inexistante. Pourtant, ils ont des besoins, des rêves. Comment prendre en compte leurs préoccupations si les enfants ne sont pas consultés ou impliqués ? Souvent on parle et agit pour eux alors que chaque décision familiale ou publique peut avoir un impact sur leur vécu. D’où l’importance de les associer à toute décision qui les concerne, selon Mariana Stirbu, chef politiques sociales de l'Unicef. « Les enfants ont droit à la parole et selon leur compréhension, ils peuvent participer dans les affaires publiques et familiales suivant leurs capacités », affirme-t-elle. Mieux, Mme Stirbu soutient que le droit à la parole est consacré par les conventions internationales ratifiées par le Sénégal, la Constitution et même le Code des collectivités locales. Ce dernier consacre l’importance de la participation dans les affaires publiques de la population, y compris les enfants, les adolescents et les jeunes.

Pour encourager la participation des enfants, Mariana Stirbu insiste sur l’importance de sensibiliser les adultes pour qu'ils voient différemment la situation de leurs enfants et leur rôle dans la société, et qu’ils encouragent et facilitent leur participation. « Les enfants, les adolescents et les jeunes sont des acteurs au développement. Leur participation dans les affaires publiques aident les autorités locales à mieux prioriser leurs besoins et à mieux orienter les investissements publiques », affirme-t-elle.

En partenariat avec le Mgldat et Uael, l'Unicef, souligne Mariana Stirbu, a élaboré un guide des collectivités locales amies des enfants pour favoriser ce dialogue nécessaire, la facilitation de la planification et la programmation budgétaire participative au niveau de la collectivité locale et le contrôle citoyen sur l’exécution des projets et des programmes. «Les enfants doivent être les décideurs de leur propre avenir; les décisions prises aujourd'hui auront un impact sur leur futur. Leur participation est essentielle, ils savent ce qu'ils veulent pour eux-mêmes car ils ont leurs souhaits et rêves », argumente Mariana STIRBU.

Mariama NDONG, élève en 1ère S2 et Mansour NDIAYE, élève en 6ème

POSTE DE SANTE DE GUINAW RAILS SUD : La gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans effective
Des messages de sensibilisation sur des maladies attirent l’attention de Moustapha Ndiaye au Poste de santé de Guinaw rails sud. Patients et accompagnants font la queue dans cette structure sanitaire propre et calme. Le personnel est aussi dynamique qu’accueillant. Interrogée sur la prise en charge gratuite des enfants âgés de 0 à 5 ans, Mme Diouf, l’Infirmière chef de poste (Icp), a renseigné qu’elle est « effective ».

Mieux, elle concerne toutes les maladies pouvant toucher les enfants. Même les médicaments prescrits et disponibles au niveau du Poste de santé sont gratuits. Seulement, Mme Diouf a précisé qu’en cas de non disponibilité des médicaments, les parents sont obligés d’aller les acheter à la pharmacie. Aussi, a-t-elle souligné que « si la maladie est grave, l’enfant est évacué à l’hôpital ». Les propos de l’Icp du Poste de santé de Guinaw rails Sud sont confirmés par une femme venue faire consulter son fils de 5 ans. Selon elle, tous les soins sont gratuits, ainsi que les médicaments. Poursuivant, elle a mentionné que le service se passe bien. Cependant, pour que les enfants de 0 à 5 ans puissent bénéficier des soins gratuits, Mme Diouf a informé que tout accompagnant qui se présente doit se munir du carnet de santé de l’enfant.

Aïcha SYLLA, élève en classe de Terminale

Les sapeurs-pompiers ont passé huit tours d’horloge avant d’arriver à éteindre complètement le feu. Car, les soldats du feu ont eu à faire face à un embrasement généralisé.

Le lieutenant Djibril Sall de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a révélé que les secours du groupement d’incendie et de secours ont dû faire face à un embrasement généralisé sur une superficie de 3 000 m2 environ. Il s’agit principalement d’un parc de stockage de bois, un atelier de réparation de véhicules, un parc de camions Benne appartenant à la société Véolia et une station-service avec des cuivres à ciel ouvert. « Nous sommes arrivés à bout de l’incendie au bout de huit heures de temps après avoir déployé 131 sapeurs-pompiers gradés et 23 engins dont deux provenant des Eléments français au Sénégal, deux ambulances de la région médicale », annoncé le lieutenant Sall. Il a aussi révélé avoir fait face à des difficultés d’accès accentuées par un déficit d’eau, car il n’y avait qu’une seule bouche d’incendie appartenant à la société Sivop. « Si bien qu’il a fallu beaucoup de temps pour aller se ravitailler en eau. Il fallait également protéger des tuyaux qui renfermaient du gasoil, de même que des fils à haute tension à protéger. Après que le feu soit complètement éteint, il y a eu deux engins du génie militaire ainsi que le Pokelin de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers qui ont opéré au déblayage et au dégarnissage, car c’est principalement du bois qui a été brûlé. Il a fallu donc qu’il soit éparpillé de manière à s’assurer qu’il n’y aura pas de reprise du feu », a souligné l’un des gradés des Sapeurs-pompiers.

Abdou DIOP

 

Le président du groupe parlementaire libéral, Me Madické Niang, a dirigé une délégation qui s’est rendue à Parc Lambaye. Il a expliqué cette présence  par la nécessité de partager avec les commerçants la douleur qui les frappe.

Le président du groupe parlementaire libéral Me Madické Niang a interpellé le gouvernement pour que des mesures soient prises au plus vite, dans le sens de venir en aide aux sinistrés. «Nous avons pris l’engagement d’être des députés du peuple, de partager avec ce peuple ses souffrances. C’est pourquoi, nous pensons que la Direction de la protection civile doit jouer pleinement son rôle qui consiste à prévoir de tels fléaux en sensibilisant et en visitant les lieux dans lesquels se trouvent aussi bien des personnes que du matériel d’une si grande importance», a-t-il avancé. A l’en croire, un lieu comme celui-là doit être régulièrement visité par la Protection civile, pour délivrer des conseils, dans la manière d’occuper, à ceux qui y évoluent. Mais aussi, en leur demandant de souscrire à une assurance incendie. «Nous n’avons pas que nos yeux pour pleurer, mais nous allons aussi demander au gouvernement d’être à vos côtés», a-t-il ajouté.

Abdou DIOP

Le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a rencontré les commerçants du Parc Lambaye qui lui ont fait des ébauches de solutions visant à éviter qu’un tel sinistre ne se répète.

A la tête d’une délégation, l’édile de Pikine, Abdoulaye Thimbo, s’est enquis de la situation qui prévaut au Parc Lambaye. Au sortir de sa rencontre avec les responsables du Parc Lambaye, le maire de Pikine s’est gardé de rejeter la responsabilité sur qui que ce soit, se contentant d’évoquer un malheur qui est simplement venu s’abattre sur tous. Pour l’heure, il préfère attendre la réunion programmée demain sous la présidence du gouverneur de Dakar, destinée à réfléchir à des solutions urgentes à prendre. Cependant, Abdoulaye Thimbo pense pas moins que la solution va tourner autour de la requalification (ou la restructuration) du Parc Lambaye. « Dans tous les cas, nous allons nous atteler à ce qui est plus urgent et ce qui est mieux pour le Parc et ceux qui gagnent leur pain dans ce site », a-t-il soutenu. « Cela peut avoir comme début, l’élargissement des rues qui sont si étroites qu’elles ne permettent pas l’accès des sapeurs-pompiers en cas d’incendie », a expliqué le maire de Pikine.

Abdou DIOP

Le président de la République, Macky Sall, est attendu mercredi après-midi, à Tivaouane. Dans la cité religieuse, le chef de l’Etat sacrifiera à la tradition de délivrer aux guides religieux, à leur tête le nouveau Khalife, Serigne Mbaye Sy Mansour, le message de solidarité et de soutien de toute la Nation sénégalaise pour l’édition 2017 du Gamou de Tivaouane commémorant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Psl). A cet effet, le porte-parole de la famille de Maodo (Rta), Serigne Pape Malick Sy, a invité, au nom du Khalife, Serigne Mbaye Sy Mansour, les populations de Tivaouane à prêter une oreille attentive au président Sall et à lui accorder un accueil à la dimension de l’hôte de marque qui ne se considère d’ailleurs plus comme un étranger mais un citoyen de Tivaouane. Macky Sall et sa délégation sont attendus mercredi, dans l’après-midi, dans la cité religieuse où ils passeront la nuit.
 
Mohamadou SAGNE
Selon le porte-parole de la famille d’El hadji Malick Sy, Serigne Pape Malick Sy, « l’édition 2017 du Gamou de Tivaouane sera marquée par des séances de prières et de recueillements en hommage aux deux derniers Khalifes disparus cette même année : Serigne Cheikh Ahmet Tidiane Sy Al Makhtoum et Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine ». 
Une occasion que les fidèles vont saisir pour se recueillir devant les mausolées de deux illustres guides religieux le temps de cette commémoration. Aussi, le thème du symposium de cette édition, à savoir : « Les cités religieuses : pôles de spiritualité, de développement et de cohésion sociale », devrait contribuer, selon Abdou Hamid Sy, « à mieux renseigner et orienter l’action des politiques d’urbanisation et de modernisation des cités religieuses par l’érection d’infrastructures de développement dans les domaines de l’éducation (Daaras modernes),  de la santé, du tourisme religieux et de la construction citoyenne. 
La rencontre prévue le 25 novembre devrait également permettre de conforter les guides religieux dans leurs rôles de régulateurs sociaux sans les départir de leur fonction spirituelle, fondement de leur légitimité ». Par ailleurs, il est prévu également des évocations religieuses sur le thème : « Monologues divins et suppliques dans la poésie mystique de la Hadara Malikkya », ainsi que les séances de bourde populaire qui débutent ce lundi 20 novembre à Tivaouane et dans les autres localités du Sénégal. Le tout sera sous l’égide du nouveau Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, et de la cellule Zawiya Tijaniyya, en collaboration avec le comité d’organisation du Maouloud.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, s’est rendu au Parc Lambaye pour s’enquérir de la l’état des lieux et voir les conditions d’installations et d’exploitation de cette installation marchande. Il a annoncé des mesures urgentes.

A la tête d’une forte délégation comprenant son homologue de la Défense, Augustin Tine, du gouverneur de Dakar, du préfet de Pikine etc., Aly Ngouille Ndiaye a visité au pas de charge le Parc Lambaye où il a constaté les dégâts provoqués par l’incendie ayant causé un préjudice énorme. Le ministre a visité l’ensemble des dépendances du site, du parc de stockage de bois à l’atelier de réparation de véhicules, en passant par le parc de camion Benne appartenant à la société Véolia, ainsi que la station-service avec des cuivres à ciel ouvert. Toutes ces installations ont subi la furie dévastatrice des flammes. Le ministre en a profité pour écouter les commerçants. Aly Ngouille Ndiaye a salué le travail des sapeurs-pompiers qui continuaient encore à s’activer avec l’appui de l’armée sénégalaise et le soutien d’éléments français.

Le ministre de la Sécurité publique a exprimé sa préoccupation liée à la cohabitation de certains occupants avec les fils à haute tension de la Senelec. Il a révélé l’existence d’une étude déjà faite dans le cadre d’un projet financé par la Banque mondiale. « Ces fils conduisent du courant à hauteur de 90 kilovolts que Senelec voudrait faire passer à 225 kilovolts, » a indiqué le ministre. « Normalement, on ne doit pas construire à 15m de part et d’autre sous la ligne haute tension. Malheureusement, il y a des gens qui y habitent », a fait constater le ministre, évoquant le danger qui guette les occupants qui se disputent l’espace avec les fils à haute tension ainsi que l’impact économique du sinistre. Dans le cas d’espèce, il a indiqué que la Senelec n’a pas encore fini d’évaluer, mais a estimé que les dommages qu’elle a subis peuvent être de loin plus importants que ceux subis par les occupants.
 
Une réunion convoquée à la gouvernance, mardi
Après avoir mesuré l’ampleur des dégâts, le ministre a révélé avoir instruit le gouverneur de Dakar d’organiser, dès mardi (Ndlr : demain), une rencontre avec tous les services de l’Etat concernés, pour que des mesures soient prises le plus rapidement possible. Par ailleurs, il a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes de cet incendie, en se réjouissant du fait qu’aucune perte en vie humaine n’a été notée. Aly Ngouille Ndiaye a déploré les dommages que la Senelec a subis, avec la perte d’une bonne partie de ses fils à haute tension qui ont causé les difficultés en alimentation en électricité que Dakar a connues. Cependant, le ministre pense que la solution n’est pas forcément de délocaliser le marché, mais de le restructurer.

Absence de bouches d’incendie déplorée
Autre problème souligné par le ministre de l’Intérieur, l’éloignement de la bouche d’incendie du site. « Il est inadmissible qu’un marché où on ne vend que du bois soit éloigné d’une bouche d’incendie », a-t-il soutenu. « Le maire a pris quelques dispositions pour avoir une bouche d’incendie, mais il y a eu quelques retards. Là également, nous allons instruire le gouvernement pour que des dispositions soient prises pour que la Sde puisse mettre dans ce marché, tout comme dans d’autres marchés à identifier, un dispositif qui permette d’appuyer les sapeurs-pompiers en cas d’incendie », a-t-il ajouté. Le ministre a annoncé que des actions concrètes vont bientôt débutées, y compris faire en sorte que le site soit occupé conformément à des plans d’occupation régulièrement autorisés. « Ce n’est pas la première fois que ce marché brûle, mais cette fois-ci nous allons prendre des dispositions. C’est vrai que ce sont des populations qui y travaillent, et qu’il faut accompagner, mais il ne faudrait pas le faire dans l’anarchie », prévient le ministre.

Abdou DIOP

 



Le porte-parole de la famille d’El hadji Malick Sy, Serigne Pape Malick Sy, a beaucoup insisté, samedi, sur la discipline et la sécurité à adopter par les fidèles et les usagers de la route tout en souhaitant que les responsabilités soient situées sur les nombreux cas d’accidents qui surviennent en ces périodes d’événements religieux.

Le guide religieux sacrifiait ainsi, lors d’un point de presse, à la tradition de délivrer le message du Khalife de la famille Sy, en prélude au grand Gamou de Tivaouane prévu dans la nuit du 30 novembre au 1er Décembre 2017.  Au nom du nouveau Khalife, il a lancé un appel aux fidèles et aux chauffeurs, au respect de la discipline et de la sécurité. En fait, les nombreux cas d’accidents qui surviennent sur nos routes lors des grands événements, surtout religieux, et qui occasionnent des pertes en vie humaines, constituent une préoccupation majeure des autorités religieuses de Tivaouane qui expriment une pensée pieuse pour les nombreux fidèles musulmans morts (une cinquantaine) récemment sur la route du Magal de Touba.  

Le porte-parole du Khalife général des Tidianes, Serigne Pape Malick Sy, de faire comprendre ainsi aux chauffeurs qu’ils ne convoient pas du bois mort, mais qu’ils transportent plutôt des êtres humains et cela est très important. Une situation déplorable, selon le porte-parole du Khalife de la famille d’El hadji Malick Sy, qui dit avoir constaté que beaucoup de transporteurs profitent de ces grands évènements religieux comme le Gamou de Tivaouane pour retaper leurs véhicules afin de s’enrichir sur le dos des populations sans se soucier de leurs vies. « Je les invite à rouler doucement pour éviter les accidents de la route qui font trop de morts au Sénégal et qu’on veut mettre sur le compte de la fatalité », a-t-il indiqué. D’ailleurs, Serigne Pape Malick Sy a insisté sur la nécessité de situer les responsabilités et prendre les sanctions appropriées sur les cas d’indiscipline de certains chauffeurs.

A sa suite, le président de la cellule de communication de la Zawiya Tijane, Serigne Hamid Sy Ibn Serigne Abdoul Aziz Al Amine, a indiqué que cet important événement religieux qui commémore l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Psl) dans notre pays, plus particulièrement à Tivaouane, principal point de convergence des fidèles, offre l’occasion de promouvoir le patrimoine culturel de Tivaouane puisqu’il est certain que les échanges culturels permettent une meilleure compréhension des pratiques religieuses. Il constitue également, ajoute Hamid Sy, « un vecteur de développement économique et social. Car, il est évident que mettre la lumière sur l’histoire et la richesse de l’œuvre du prophète Mohamed (Psl) est un moyen idéal pour encourager l’action culturelle et sociale, la découverte des savoirs et savoir-faire ainsi que la mise en évidence du rôle de l’éducation et de la recherche ».

Mohamadou SAGNE

 

Nous acons reçu ce communique du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur en date du 17 novembre 2017, à propos de « la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne. »

« Le gouvernement de la République du Sénégal a appris avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Le gouvernement de la République du Sénégal dénonce avec vigueur et condamne de la manière la plus ferme ce trafic d’êtres humains qui constitue une grave offense à la conscience de l’humanité. Le Sénégal engage les autorités libyennes compétentes, ainsi que l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies, à diligenter sans délai une enquête sur cette pratique d’un autre âge afin que toutes les dispositions soient prises pour y mettre fin. »

Dans la nuit du 16 au 17 novembre, vers 5 heures du matin, un incendie d’une rare violence a ravagé « Parc Lambaye », célèbre site de brocante situé à Pikine, en bordure de la Route nationale. Il a fallu de très longues heures pour que nos soldats du feu, avec le soutien de l’armée française, viennent à bout des flammes. De la Patte d’Oie, on pouvait apercevoir les veloutes de fumée monter au ciel. Preuve de l’ampleur du sinistre. Les dégâts matériels sont pour le moment inestimables, mais tout porte à croire que le bilan sera lourd. Pour le moment, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée. Cependant, les dommages collatéraux sont énormes. Bon nombre de Dakarois ont été privés d’électricité et d’eau presque toute la journée, à cause de la rupture, sous l’effet de la chaleur, des conducteurs des lignes haute-tension de la Senelec qui surplombaient le lieu du sinistre. Et pour ne rien arranger, le trafic routier a été complètement perturbé, empêchant ainsi à certains Sénégalais de vaquer tranquillement à leurs occupations.

Une enquête va, sans doute, essayer de déterminer les causes exactes de cet incendie. Mais quelle que soit l’issue des investigations, on peut augurer déjà que l’indiscipline est un facteur explicatif de cet incendie.

Pour qui connaît « Parc Lambaye » sait que le désordre qui y règne est à la mesure de l’incivisme et de l’indiscipline dans lesquels nous nous complaisons, nous Sénégalais. Nous nous y complaisons à tel point que nous finissons par croire que c’est dans l’ordre normal des choses que d’habiter ou d’avoir son garage sous une ligne haute tension. Il faut le rappeler, en plus d’être un bric-à-brac difficilement accessible comme à l’image de quasiment tous nos lieux de commerce, « Parc Lambaye » est implanté sous les lignes haute-tension de la Senelec. A Pikine, Guinaw-Rail, Diamaguène, Keur Mbaye Fall, Zac Mbao, bref dans de nombreux quartiers, des maisons, des garages, des dépôts, des ateliers etc. occupent ce couloir qui, pourtant, a été déclaré « zone non aedificandi ». Ces lignes haute-tension ont été établies suivant des normes réglementaires suite à des décrets pris par les pouvoirs publics. En principe, aucune activité humaine ne doit être exercée en-dessous ou autour de ces installations dans un souci de préserver la sécurité des populations et de permettre à la Senelec de faire correctement son travail de maintenance et aux sapeurs-pompiers de réagir promptement en cas de besoin. Hélas !

Les nombreuses campagnes de sensibilisation et d’opération de déguerpissement de la Senelec n’y font rien. Les emprises de l’électricien national continuent d’être squattées de plus belles. Et pourtant, les dangers encourus sont énormes et font froid dans le dos. Ces lignes dont une seule peut peser jusqu’à 500 kg, sont alimentées par un courant de 90.000 volts ou parfois de 225.000 volts qui carboniseraient toute personne qu’elles touchent, nous confiait, il y a quelques jours, une autorité de la Senelec.

Sans compter les radiations électromagnétiques qu’elles dégagent. Malgré tout, certains de nos compatriotes continuent de côtoyer ces dangers qui rôdent au-dessus de leur tête. Et voilà donc comment, par leur incivisme, ils mettent en péril et leur propre vie et perturbent les activités d’une bonne partie de la capitale.

 

Le secrétaire général de la Senelec a profité de cette occasion pour appeler davantage à l’existence d’une conscience collective. Il a regretté que « chaque fois que les personnes sont déguerpies, elles reviennent ». Le secrétaire général de la Senelac considère que le Sénégal a réglé le problème de la production et que les efforts qui sont en train d’être faits, en termes de réalisation d’ouvrages de réseau et de transport, ne doivent pas être annihilés.

Abdoulaye Ndiaye est convaincu qu’aujourd’hui, notre système électrique est menacé depuis plusieurs années et il faut que les Sénégalais le comprennent. Pour les mesures à prendre, il considère que l’Etat a donné des instructions pour régler ce problème des servitudes précisant que le groupe de travail est en place. « Mais chaque fois que les personnes sont déguerpies, elles reviennent. A chaque fois qu’on touche ces personnes, c’est le tohu-bohu. Cependant, il y va de la sécurité des personnes, mais aussi de l’approvisionnement de nos quartiers en électricité », poursuit-il.

A l’en croire, la Senelec dispose d’une capacité de 800 mégawatts pendant que notre demande est à 500 mégawatts. « Il y a donc 300 mégawatts qui sont disponibles mais qui ne peuvent pas servir », a-t-il signalé. M. Ndiaye a rappelé que dans certains pays, il se pose un problème de production en soutenant ce problème est réglé chez nous. « Nous sommes en train de faire beaucoup d’ouvrages de réseau et de transport. Si, maintenant, on vient détruire le peu que nous avons, cela va poser problème », a-t-il souligné. Le Sg de la Senelec est d’avis qu’il y va de la conscience collective. « Les pouvoirs prennent des mesures, mais si les populations reviennent, il faut d’abord qu’elles pensent à leur propre sécurité. C’est une situation assez préoccupante pour le réseau électrique », avertit-il.

A.DIOP

Un incendie très violent s’est déclaré, hier, au Parc Lambaye de Pikine, occasionnant des dégâts matériels estimés à des centaines de millions de FCfa. Pour l’heure, impossible de déterminer avec exactitude la cause de l’incendie même si certains évoquent la probabilité d’un court-circuit. Cet énième incendie du Parc Lambaye n’a cependant pas fait de perte en vie humaine, mais il remet au goût du jour la lancinante question liée à l’occupation anarchique dans les villes.

Pour les commerçants interrogés, le feu s’est déclaré vers 3 heures et quelques, du côté des machines à cire. Cependant, les responsables de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers disent avoir a été alertés à 5 heures 44 minutes. En effet, le Parc Lambaye de Pikine fait face à des problèmes d’encombrement avec des allées très étroites et des installations électriques anarchiques et ne dispose d’aucune bouche d’incendie pouvant permettre de faciliter les interventions des secouristes en cas de danger. C’est la raison pour laquelle, le feu s’est vite propagé avec une violence inouïe qu’il a fallu que les soldats du feu fassent des pieds et des mains pour arriver à éteindre les flammes qui, dans leur furie, ont calciné une importante quantité de marchandises composées de bois et d’objets divers, y compris une vingtaine de camions de ramassage d’ordures. Mor Ndiaye fait partie des commerçants ayant subi un lourd préjudice dans cet incendie. « J’ai trois magasins réduits en flammes. Je suis déboussolé. C’est vers 3 heures et quelques que j’ai été informé que le parc est en train d’être ravagé par un incendie. Chacun de mes trois magasins renfermait du bois dont la valeur est estimée à 20 millions de FCfa », a témoigné ce commerçant qui, tout comme d’autres occupants du parc, regardaient avec impuissance les flammes dévorer leurs avoirs malgré les efforts gigantesques que les sapeurs-pompiers étaient en train de déployer. Même si le préjudice global n’est pas encore évalué, de nombreux commerçants du parc se sont dit convaincus qu’il va dépasser des centaines de millions. Les soldats du feu ont finalement bénéficié de l’appui de leurs collègues français venus leur prêter main-forte.

10 heures pour venir à bout des flammes
C’est ainsi que les flammes ont été éteints entre 14 heures et 15 heures. Chef du bureau relation information de la Brigade nationale sapeurs-pompiers, Omar Kâne de rappeler que lui et ses collègues ont été alertés à 5 heures 44 mn. « Il y a une caserne des sapeurs-pompiers à la mairie de Pikine. C’est pourquoi, dès 5 heures 45mn, nous étions déjà sur les lieux. Des renforts sont venus de Guédiawaye, de Malick Sy, de Yoff et des Parcelles assainies, etc. » a-t-il révélé. Une citerne de 10 000 litres, des ambulances, 120 sapeurs-pompiers ont été mobilisés dont 23 officiers constituent, entre autres, les moyens déployés pour venir à bout du feu.

« Le feu est éteint mais nous allons laisser sur place une équipe de surveillance. Les voies de communication sont encombrantes et on ne nous a pas facilité le travail; ça a été très difficile d’accéder sur les lieux. Il a fallu un renfort de la police et de la gendarmerie pour pouvoir travailler librement », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le secrétaire général de la Senelec, Abdoulaye Dia, a expliqué que les lignes haute tension ont été touchées. Il s’agit de celles qui venaient du Cap des Bîches, de Kounoune et de Tobène. Heureusement, la Senelec s’est rabattue sur la centrale de Bel-Air pour poursuivre l’approvisionnement en électricité. « Il s’agit d’un problème très sérieux, car c’est par ici que se passe le transfert de l’électricité. Le couloir à travers lequel passent les câbles, doit être libéré de toute occupation pour que nous puissions faire notre travail de maintenance mais aussi pour la sécurité des personnes », a-t-il soutenu. Si ces lignes haute tension étaient tombées sur des personnes, on aurait parlé de dizaines de morts.

Abdou DIOP

La journée mondiale du souvenir des victimes de la route a été célébrée, hier, au Sénégal par l’Ong Laser international, avec pour objectif de sensibiliser massivement partout à travers les supports de communication. Le cadre de Talibou Dabo choisi a permis de communier avec les enfants étant victimes des accidents de la route.

La route continue de tuer massivement à travers le monde et en particulier au Sénégal. En cette veille du Gamou de Tivaouane, les acteurs de la sécurité routière alertent déjà sur les accidents que l’on vit au cours de ces événements religieux. En célébrant la journée mondiale du souvenir des victimes de la route, les responsables de l’Ong Laser international, le gouvernement et leurs partenaires tirent la sonnette d’alarme et veulent faire de la sécurité routière leur cheval de bataille. Chaque année, les usagers de la route perdent leur vie par millions.

Selon le représentant du ministre des Infrastructures et des Transports, l’Etat du Sénégal est très préoccupé par les accidents routiers à répétition. Modou Kane Diaw soutient qu’en 2009, la perte dans des accidents de la route était de 1% du Produit intérieur brut. Mais à ce jour, à l’en croire, la Banque mondiale relève plus de 100 milliards du Pib en perte à cause des dégâts de la route. « La sécurité routière concerne tout le monde, c’est pourquoi nous voulons réduire les accidents de la route », a-t-il soutenu. Il a rappelé que la gouvernance de la gestion routière est plus que nécessaire, précisant, en effet, l’existence d’un fonds autonome pour la prévention routière.

Soutenant qu’il y a un conflit entre véhicules et piétons sur les routes qu’il considère comme « lieux de circulation et de séjour » pour tous. Raison pour laquelle il admet de faire face à l’indiscipline de nos concitoyens. M. Diaw clame qu’il faut une application stricte du règlement avec la mise en service du permis à points. Une disposition qui sera irréversible.

Ndèye Awa Sarr, présidente de l’Ong Laser international, a déploré le fait qu’au Sénégal, ce sont plus de 600 personnes qui laissent des familles endeuillées. La responsable de Laser internationale a soutenu que « l’accident n’est pas une fatalité, mais un événement soudain, violent, traumatisant, avec un impact de longue durée et souvent permanent, mais évitable ». La présidente de Laser international insiste donc sur la prévention, la sensibilisation, l’éducation routière et le post-accident. Elle appelle ainsi à tous les décideurs publics, mais aussi les usagers de la route pour des actions qui visent à sauver des vies, mais également à changer de comportements.

La célébration de la journée du souvenir des victimes de la route a été aussi une occasion de visiter le service d’orthopédie et de traumatologie de l’Hôpital général de Grand Yoff (Hoggy). Une visite guidée par le Dr Moussa Bâ Diallo, qui a permis à la délégation de Laser international et ses partenaires de voir des cas de malades hospitalisés.

Cheikh Malick COLY

Après près de deux tours d’horloge de discussions, le Comité d’organisation (Co) du Maouloud de Thiénaba s’est senti rassuré par les assurances du ministre Aly Ngouille Ndiaye, qui a présidé avant-hier, le Crd préparatoire.

La réunion préparatoire du Gamou de Thiénaba Seck a permis à son Comité d’organisation de faire l’expression des besoins déjà élaborés dans un document remis aux participants. La salubrité publique par le contrôle des véhicules de pompage et de vidange, la fermeture des fosses septiques implantées dans les rues et l’opération de désinfection des maisons et sites d’hébergement ont été les points soulevés par les organisateurs. Sans oublier l’aspect sécuritaire, sanitaire (augmentation à 8 millions de FCfa de la dotation en médicaments), alimentaire et la fourniture suffisante en eau et électricité, etc. Pour le dernier point soulevé, le Comité d’organisation (Co) souhaite une extension du réseau électrique de 5 km dans Thiénaba. Il est demandé aux services de la Senelec une électrification de certains villages environnants, l’éclairage de la Rn 3 à hauteur de la cité religieuse, une mise en place de 40 toilettes mobiles pendant 4 jours, la désinfection du château d’eau, la mise à forage hors compteur durant 6 jours, soit 3 jrs avant et 3 jrs après le Gamou, mais aussi la mobilisation d’une équipe de permanence et pré-positionnement d’un groupe électrogène de secours et la mise à disposition d’environ 150 lanternes, etc.

Prenant la parole après la séance d’explication, le ministre l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a rassuré de la satisfaction des doléances. Mieux, il assure du suivi des engagements pris par les services déconcentrés de l’Etat. Pour sa part, Baye Diop Seck, porte-parole de la famille Seck de Thiénaba, a salué la disponibilité du ministre Aly Ngouille Ndiaye. Selon lui, l’autorité a montré sa volonté de suivre les instructions, pour un bon déroulement du Maouloud à Thiénaba Seck.

S. M. Sy CISSE

Un incendie d’une rare violence s’est déclaré avant-hier à l’Unité 11 des Parcelles assainies. D’après le lieutenant Ansoumana Sagna, officier de permanence au Groupement d’incendie et de secours N°1, ils ont été alertés à 00 heures 08 mn pour un feu d’une boutique se situant au rez-de-chaussée d’un bâtiment R+2, qui s’est très vite embrasée suite à une explosion de gaz. « On déplore une perte en vie humaine. L’enquête de la police permettra de déterminer les circonstances de cet incendie et les dégâts matériels », a-t-il dit. « Nous avons engagé deux engins pompes, deux ambulances, trois véhicules d’intervention légère. En termes de personnel, 27 éléments des sapeurs-pompiers dont 2 officiers, 6 sous-officiers et 19 militaires du rang ont été engagés », a révélé l’officier Sagna. Les éléments du Groupement d’incendie et de secours N°1 ont mis 40 minutes avant d’éteindre le feu. Selon les témoignages recueillis sur place, la victime est un jeune commerçant très serviable.            

S. M. S. Cissé

 

Les éléments du commissariat des Parcelles assainies ont démantelé un réseau de trafic de drogue et procédé à la saisie de 30 kg de chanvre indien à Cambérène II, annonce un communiqué de presse.

Le document signé par le chef du bureau des relations publiques de la police nationale informe que c’est dans la nuit du 15 au 16 novembre 2017, vers 23 h, que les éléments du commissariat des Parcelles assainies, sous la houlette du commissaire Aliou Ba, ont, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, démantelé un réseau de narcotrafiquants. L’opération a aussi permis de procéder à la saisie de trente 30 kg de chanvre indien trouvés sur deux des dealers. Les vérifications d’identification ont révélé que les mis en cause sont un certain G.G., mécanicien âgé de 24 ans, né à Pikine, et son acolyte M.R.D. sans profession et né le 11 avril 1996 à Cambérène. Le communiqué poursuit que « c’est suite à une surveillance que le nommé G.G. a été interpellé en possession d’un sac à dos contenant 1 kg de chanvre. La perquisition de son domicile a permis de retrouver 7 autres kg de chanvre indien. Interrogé sur les lieux, il a donné le nom de M.R.D. comme étant son fournisseur. La perquisition de la demeure de ce dernier a permis de retrouver 18 blocs de drogue et du vrac, soit 22 kg. » Au total, 30 kg de chanvre indien ont été saisis.          

Mbaye s. Diakhate

 

La question de la détention, incluant l’exécution des peines de prison, sera au cœur de la nouvelle politique pénale du Sénégal, a annoncé jeudi à Dakar, le nouveau ministre de la Justice, le professeur Ismaïla Madior Fall.

« La gestion de la détention envisagée au sens large est certainement l’enjeu majeur de notre système judicaire pénal et il s’agit d’établir un bilan pratique et envisager les perspectives de sa modernisation », a déclaré Ismaïla Madior Fall, à l’ouverture de la conférence annuelle des parquets réunissant les procureurs, jeudi à Dakar. Le garde des Sceaux, qui compte prendre en charge cette question en bonne intelligence avec les procureurs généraux, a promis que d’autres plateformes de communication seront établies pour échanger régulièrement sur la question. Il a dit constater dans la pratique des parquets, « un recours fréquent aux mandats de dépôt lors des interrogatoires des flagrants délits ».

S’agissant des dossiers d’instruction, les réquisitions aux fins de placement sous mandat de dépôt ou de refus de mise en liberté provisoire suivies d’appel, ont tendance à devenir la règle, selon le ministre. Des facteurs liés au manque de garanties de représentation en justice ou aux impératifs de préservation ou de recherche de preuves, peuvent parfois justifier la détention, mais pour le garde des Sceaux, il est une « exigence forte que toute décision de privation fasse l’objet d’une analyse de nécessité et de proportionnalité». Selon Ismaïla Madior Fall, « il n’est pas sain que la population des détenus provisoire (40%) soit très importante par rapport à celle des gens condamnés après jugement».

« Il y a matière à débattre pour confiner la détention au strict nécessaire, » a-t-il souligné, avant de proposer cette interrogation comme «fil conducteur» des débats à la conférence des parquets.  « La bonne administration de la justice, baromètre de l’Etat de droit, doit pour l’essentiel reposer sur une bonne politique pénale, flexible en fonction des réalités du moment », a indiqué le ministre. Dans le but de «traduire la vision du chef de l’Etat dans ce domaine, il convient, dans le respect strict de la loi et de l’autorité de l’Etat, de faire autant que possible afin que dans la réalité la liberté soit le principe et la détention l’exception’’, a recommandé Ismaïla Madior Fall.  « La contrainte ne se situe pas au plan normatif mais plutôt dans une nécessité de revoir la pratique judicaire et plus précisément la pratique des parquets, » a-t-il estimé. Ainsi est-il attendu de cette conférence réunissant les procureurs qu’elle fasse « émerger des idées nouvelles afin d’obtenir une stratégie solide et performante de mise en œuvre d’une nouvelle politique pénale davantage respectueuse des règles et principes du droit à un procès équitable ».

 La conférence 2017 des parquets a réuni les procureurs généraux et les procureurs des tribunaux de grande instance, venus de toutes les régions du Sénégal, sur le thème « L’action publique et la détention préventive ».

APS

 

En réunion préparatoire d’avant Gamou de Tivaouane, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, rassure que les bonnes dispositions seront prises pour un bon Maouloud.

  En préambule, le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, est revenu sur le Crd préparatoire du 25 octobre dernier qui avait fait état des dispositions à prendre. En ce qui concerne la santé, le comité d’organisation du Gamou souhaite être doté de 55 postes médicaux avancés, un pré-positionnement d’un hélicoptère médicalisé pour évacuations et d’un camion hôpital à Pout. La mobilisation de 45 ambulances dont au moins 6 médicalisées et de 1.200 agents est un vœu des émissaires de Tivaouane. Concernant le Service d’hygiène, l’assainissement de la cité religieuse est une nécessité avec la mise à disposition de 50 camions de vidange dont 5 hydrocureurs, 50 toilettes mobiles, la réalisation de 50 vidoirs, le curage et le raccordement des bassins de déversement de la déposante (station boue de vidange), l’ouverture des toilettes publiques dès le début de la séance du « Bourde », etc.

Concernant le dispositif sécuritaire, il a été soulevé la nécessité de son renforcement avec la police, la gendarmerie, mais aussi le déploiement des agents de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Les services de la Douane ont été invités à faciliter les convois des pèlerins.  

Dans le secteur du commerce, il s’agira de faire un contrôle strict des denrées écoulées sur le marché. Les agents de l’Elevage devront faire ce même travail pour s’assurer de la qualité de l’alimentation en sus de l’abattage des chiens errants. Il a été demandé à la Senelec et à la Sde de mettre Tivaouane hors délestage ou coupure d’eau. D’ailleurs, pour la société d’électricité, le représentant parle de mise en priorité des lignes électriques pour ladite zone. L’Ageroute aura la tâche de mener des opérations de désensablement, d’aménagement, de réfection, de réhabilitation, de bouchage de nids de poule et de bitumage des routes. Pour toutes ces revendications, les responsables concernés des services étatiques, en présence du ministre Aly Ngouille Ndiaye, ont pris l’engagement de répondre favorablement à la requête du comité d’organisation du Gamou de Tivaouane.

Le porte-parole de la famille Sy, Pape Malick, sur le sens du Gamou, a laissé entendre que le prophète Mouhamed (Psl) est un modèle achevé pour l’humanité. En outre, il a demandé aux chauffeurs de rouler doucement sur les routes. Revenant sur les enseignements de Serigne Babacar Sy, il invite à une situation des responsabilités entre fidèles, conducteurs et apprentis automobiles. « La nuit du Maouloud est exclusivement dédiée au prophète Mouhamed (Psl) », a-t-il précisé. Prenant la parole, El hadji Maodo Sy ibn Dabakh a rappelé l’unité de la famille. Le ministre Aly Ngouille Ndiaye compte se rendre dans la cité religieuse pour une réunion d’évaluation incessamment. En ce sens, il a instruit aux responsables prenant part au Crd de respecter tous les engagements pris.

Serigne Mansour Sy Cissé

 

Le ministre conseiller du président de la République, Assane Diop, a appelé les Etats africains à mettre l’accent sur la protection sociale pour arriver à un « développement dans l’équité en Afrique ». Du fait de son expérience sur les mutuelles de santé, de son leadership au Bureau international du travail (Bit) sur les questions de protection sociale, Assane Diop a été désigné comme modérateur du Sommet régional de la sécurité sociale pour l’Afrique qui s’est déroulé à Addis-Abeba.

Le ministre conseiller auprès du président de la République, Assane Diop, a été le modérateur du Sommet régional de la sécurité sociale pour l’Afrique qui s’est tenu en marge du Forum régional de la sécurité sociale à Addis-Abeba (Ethiopie). Cette rencontre qui a été initiée par l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss) a porté sur les politiques et actions nécessaires à la construction comme à l’amélioration de systèmes de sécurité sociale et de santé complets et durables. A cet effet, le ministre conseiller du président de la République, Macky Sall, a invité l’ensemble des pays du continent africain « à prendre à bras-le-corps la question de la sécurité et de la protection sociales pour écrire une nouvelle page sociale africaine ». Cela, a dit Assane Diop, va permettre à chaque citoyen du continent « de bénéficier de la couverture sociale dans le sillage d’un développement de l’équité ».

Selon le ministre, avec le soutien de l’Union africaine (Ua), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Uneca), de l’Aiss et du Bit, il est possible « d’écrire une nouvelle page sociale de l’Afrique ».

Intégrer les acteurs de l’informel
Pour cela, l’ancien adjoint au directeur général du Bureau international du travail (Bit) informe que pendant le sommet, les réflexions ont porté sur : « Comment mener les actions nécessaires pour que les politiques nationales en Afrique prennent dûment compte de la dimension sociale du développement non pas comme une retombée économique, mais comme une partie intégrante de la planification du développement ? ». Pour lui, le Sommet régional de la sécurité sociale a été une occasion pour les pays africains de réfléchir sur « la sécurité et la protection sociales et comment faire en sorte que la couverture sociale soit étendue aux travailleurs de l’économie informelle et du secteur rural ». A son avis, il est déplorable que seuls 20% de la population africaine bénéficient d’une couverture sociale adéquate.

D’ailleurs, le ministre est convaincu que la protection sociale peut permettre de « réduire la pauvreté » et de contribuer à la « stabilité politique » d’un pays. Cependant, pour y arriver, il faut, a-t-il dit, une réelle « volonté politique » pour être « à la hauteur de nos engagements ». « Si la volonté politique s’exprime au plus haut niveau, l’Afrique sera véritablement en mesure de répondre présente aux échéances de 2030 de l’Onu et de 2063 de l’Ua », ajouté le ministre conseiller à la Présidence de la République. Ainsi, lors de ce sommet, Mme le Commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine a invité l’Association internationale de la sécurité sociale (Aiss) à « une collaboration forte pour l’élargissement de la protection sociale en Afrique, notamment dans le secteur informel et les travailleurs ruraux ».

L’expérience sénégalaise partagée
Lors du Sommet régional de la sécurité sociale pour l’Afrique qui s’est déroulé à Addis-Abeba, le ministre conseiller du président de la République, Assane Diop a partagé avec les participants l’expérience sénégalaise dans la mise en œuvre d’un socle de politique sociale. D’après le ministre, depuis 2012, le gouvernement du Sénégal a lancé « beaucoup d’initiatives sociales pour améliorer les conditions d’existence de son peuple ». Parmi ces programmes et politiques sociales, Assane Diop a cité la Couverture maladie universelle (Cmu), le programme national de bourses de sécurité familiale, le régime de gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, les programmes de santé spécifiques à la santé de la mère et de l’enfant…  

Sur le plan de l’éducation, il a souligné que le Sénégal a lancé le Plan stratégique pour l’éducation et la formation (Paquet 2013-2025) qui, dit-il, « est le socle de la politique nationale en matière d’éducation et de formation ». Ce plan, ajoute le ministre conseiller du président de la République, va permettre « d’améliorer la qualité des enseignements et apprentissages » et « d’éradiquer l’analphabétisme et promouvoir les langues nationales ». « En lançant toutes ces initiatives sociales, le président Macky Sall a démontré qu’avec une volonté assumée, il est possible de faire les sacrifices nécessaires pour améliorer les conditions d’existence des populations. Il a choisi une budgétisation sociale à la dimension de son ambition pour les couches vulnérables du Sénégal. Il a voulu donner tout son sens à la notion du développement inclusif pour ne pas dire dans l’équité sociale », ajoute le ministre. Il informe qu’il est prévu, dans le budget 2018, une augmentation des bourses familiales. Ce qui, à son avis, montre que le Sénégal a « les moyens budgétaires de confirmer les financements de politiques sociales en cours ».

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le khalife général de Médina Baye, Cheikh Ahmed Tidiane Niass, a effectué, hier, une visite à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), en compagnie du directeur général Abdoulaye Mbodj. Le khalife général qui a dirigé une prière sur place a béni l’aéroport et prié pour qu’il soit un outil de développement du Sénégal.

L’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (Aibd), dont l’inauguration est prévue le 07 décembre prochain, a reçu, hier, un hôte de marque. Le khalife général de Médina Baye, qui veut un démarrage dans la paix de ce nouvel aéroport, est venu visiter le site et formuler des prières pour des activités en toute sécurité mais aussi « pour que cet outil soit prospère et contribue au développement du Sénégal ». Arrivé en forte délégation avec des membres de sa famille, le khalife général de Médina Baye, Cheikh Ahmed Tidiane Niass, a été accueilli au portail de l’aérogare pèlerin par le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj. Le chef religieux a ainsi procédé à la visité des aérogares pèlerin, passager, du fret avant de terminer par la piste d’atterrissage et le pavillon présidentiel.  Dans les différents sites visités, il a pris son temps pour formuler des prières et bénir les lieux.  

Auparavant, à l’intérieur de la salle d’embarquement, où est installé un lieu de prière adapté, le khalife et ses talibés, venus de Dakar et Kaolack, ont procédé à une séance de récital de Coran. Cheikh Ahmed Tidiane Niass a même dirigé, en présence de ses disciples, des responsables de l’Aibd et autres travailleurs, la prière de 17 heures (Takussan) dans la salle de prière aménagée au sein de l’aérogare départ.

Il apprécie l’aérogare des pèlerins
Au nom du khalife général, Cheikh Bachir Niass a indiqué qu’il était important, en tant descendant de Baye Niass, que leur guide religieux vienne bénir le site de l’aéroport Blaise Diagne. Pour lui, les prières du khalife sont pour une ouverture de l’Aibd dans la paix et la sécurité. Le porte-parole du jour de poursuivre que le chef religieux est très heureux de constater qu’il y a, sur le site, une salle d’embarquement des pèlerins très moderne et adaptée pour un pèlerinage en toute tranquillité. Le khalife a prié aussi pour que l’aéroport soit un outil de développement pour la prospérité du pays. Le secrétaire général de l’association « Ansaroudine » (association au service du khalife), Ousmane Thiam, a indiqué que ce jour est symbolique, car avant l’ouverture officielle, il constitue l’ouverture des bénédictions. 
 
Quant au directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, qui dit être très honoré de recevoir « cette grande personnalité religieuse », il a tenu à remercier le khalife général de Médina Baye au nom du président de la République. Pour lui, le religieux a toujours été aux côtés des responsables de l’Aibd pour la résolution des problèmes liés au déplacement de populations. Il a remercié le khalife aussi pour les prières et sollicité l’unité autour du président Macky Sall qui a très bien achevé l’aéroport entamé par son prédécesseur. Abdoulaye Mbodj a soutenu qu’avec cet outil, le Sénégal se positionne en hub aérien avec un aéroport international répondant aux normes.

Oumar KANDE

 

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