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Société et Faits divers (2227)

Dans le cadre du projet d’appui aux filets sociaux, un peu plus de 4.600 familles du département de Goudiry ont reçu plus de 600 millions de FCfa. Une cérémonie de remise a été présidée par le Dr Anta Sarr Diacko, Délégué Général à la protection sociale.

Ce projet pilote entre dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire avec le soutien de l’Etat qui assiste les ménages vulnérables de Goudiry. Cela concerne plus de 4.600 ménages vulnérables du département de qui viennent de bénéficier d’une assistance du gouvernement du Sénégal qui a dégagé une enveloppe de 620 millions de FCfa pour « les trois mois de la période de soudure », a annoncé Mme le Délégué Général à la protection sociale et à la solidarité nationale, Dr Anta Sarr Diako. Elle présidait la cérémonie de distribution en cash transfert dans la commune de Goudiry, en présence des autorités régionales et départementales. Il s’agit d’un projet pilote de filets sociaux utilisant les transferts monétaires destiné à amortir les chocs de vulnérabilité alimentaire qui frappent certaines familles sénégalaises.

Le projet inscrit son action dans le cadre du plan d’urgence pour la sécurité alimentaire dédié au département de Goudiry, dans la région de Tambacounda. Ainsi, il constitue une réponse « à l’insécurité alimentaire consécutive au déficit pluviométrique observée durant la précédente saison hivernale », a précisé Mme le Délégué Général de la Dgpsn. Le choix des ménages a obéi à un long processus de « ciblage participatif » qui a impliqué toutes les parties prenantes, notamment le Registre national unique (Rnu), dépositaire de la base de données ayant servi à extraire la liste des bénéficiaires retenus.

Mme le Délégué Général a émis le souhait que les fonds ainsi alloués « servent exclusivement à prendre en charge les besoins prioritaires des ménages ». Anta Sarr Diacko a remis symboliquement les premiers paiements en cash à des bénéficiaires d’un projet-pilote de filets sociaux à Goudiry mardi.  Ces 4.600 familles vulnérables qui sont affectées par le déficit pluviométrique de l’hivernage dernier dans le département de Goudiry, sont soutenues avec une enveloppe globale de près de 620 millions de FCfa. Lancé le 5 juillet dernier par le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, ce projet-pilote de filets sociaux vient en appui au programme d’urgence de sécurité alimentaire visant à aider des ménages vulnérables via des transferts de cash en lieu et place des vivres de soudure qui étaient de mise par le passé, a-t-elle expliqué. Financé à hauteur de 1,1 milliard de FCfa par la Banque mondiale, ce projet cible les départements de Goudiry et Malem Hodar.

Pape Demba Sidibe

 

Les membres du comité d’initiative pour le mémorial-musée veulent marquer la commémoration de l’accident du «Joola» à travers une sensibilisation des populations. Il souhaite interpeller l’Etat sur les engagements pris et les doléances des familles des victimes.

« Le Joola, 15 ans après : amnésie ou banalisation ?» est le thème retenu par le comité d’initiative pour le mémorial Musée le Joola. Lors d’une conférence de presse en prélude à la commémoration de la journée d’anniversaire du chavirement du navire. Nassardine Aïdara, coordonnateur dudit comité, a expliqué les motivations du choix du thème de cette année. « Ce genre d’événement ne doit plus jamais se reproduire. Mais quand on revient sur ce qui s’est passé au stade Demba Diop récemment, on se demande si au Sénégal l’on a tiré les leçons du bateau le Joola. C’est une occasion d’interpeller les autorités et les populations sur la prévention de ce genre d’accident ».

Selon lui, les Sénégalais n’ont plus de mémoire, et aujourd’hui, les événements tragiques ou la perte d’une vie humaine est devenue chose banale dans notre pays. « C’est un effet de déjà vu et donc tout est pris à la légère », ajoute-t-il.
Par ailleurs, Nassardine Aïdara a aussi insisté sur le besoin d’actes concrets en faveur des victimes. Le comité a, par la voix de son porte-parole, Aliou Badara Goudiaby, orphelin de père depuis l’accident, exhorté le gouvernement à soutenir tous les orphelins sur les plans sanitaire, scolaire et universitaire.

« Un office des pupilles de la Nation a déjà été créé mais très peu d’orphelins ont été pris en charge et la loi de 2006 n’a été applicable qu’en 2012, excluant ainsi tous les enfants ayant atteint les 18 ans », a-t-il affirmé. Selon lui, le renflouement, un engagement de l’Etat, doit être fait pour aider les familles à faire leur deuil. Aujourd’hui étudiant en Droit, Aliou Badara Goudiaby a, au nom du comité, demandé à l’Etat du Sénégal de rendre justice et d’édifier un mémorial-musée à la Place du Souvenir. « Nous demandons au gouvernement de faire du 26 septembre une journée nationale du souvenir à travers une loi ». De son côté, Alain Verschatje de l’association française des familles des victimes a déploré l’ordonnance de non-lieu du parquet de Paris qui n’a émis aucun mandat d’arrêt international.

La dernière audience en cassation est prévue pour l’année prochaine.  La journée anniversaire du 26 septembre sera marquée par des prières et des messes à Ziguinchor et à Dakar, d’un dépôt de gerbes à la place du souvenir et d’un panel sur le thème dès 16h. Le comité d’initiative pour le mémorial-musée né en 2007 regroupe l’association nationale des familles des victimes, le collectif des familles des victimes, la famille Aïdara et l’association française des familles de victimes. Il a pour mission de défendre les préoccupations des familles de victimes et de présenter aux autorités leurs doléances.

Emmanuella Marame FAYE
(stagiaire)

L’institut Bioforce, référence mondiale dans la formation des acteurs de l’humanitaire, a procédé à l’inauguration de son centre régional pour l’Afrique avant-hier. Il formera plus de 500 agents chaque année.

Depuis mars 2017, le centre Bioforce propose une offre de formation complète aux compétences et métiers du développement. Vingt-et-une formations continues de courte durée (5 à 20 jours) donnent les compétences nécessaires à une évolution professionnelle dans le secteur de développement. Bioforce offre aussi 6 formations certifiantes (3 mois en centre, 6 mois en mission sur le terrain) donnent les capacités professionnelles et le savoir-être indispensables à la pratique professionnelle d’un métier du développement grâce à une pédagogie originale qui place l’action et le sens au cœur de l’apprentissage.

En mai dernier, 32 élèves de 13 nationalités d’Afrique de l’Ouest et centrale issus d’organisations de développement ainsi que des secteurs privé et public faisaient leur rentrée pour concrétiser leur volonté d’engagement au service des autres en se formant aux métiers de logisticien et responsable ressources humaines et finances dans des organisations de développement. Chaque année, plus de 500 personnes viendront chercher  au centre Bioforce des diplômes requis pour évoluer sur le terrain humanitaire et s’engager aux métiers de la solidarité.

Le président de Bioforce, Bernard Sinou, a indiqué que ce projet est le fruit des 35 ans d’expertise du centre en formation qu’il a été facile à transporter de Lyon à Dakar. D’après lui, 80% de leurs étudiants trouvent un emploi à l’issue de leur formation. « Je ne doute pas que cet indicateur sera largement dépassé dans ce cadre », a-t-il prédit.  Pour le responsable des formations Abdramane Diallo, le bénéficiaire à la formation doit faire preuve d’aptitude grâce à une carrière expérimentée dans le domaine humanitaire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao a présidé la réunion préparatoire du Magal de Darou Khoudoss. Ce magal commémore le retour de Khadim Rassoul  à Touba après sa déformation et 15 ans de résidence surveillée à Diourbel.

Le gouverneur est revenu sur les recommandations du chef de l’Etat pour le soutien des chefs de service à l’endroit des familles religieuses lors du Crd du conseil des ministres tenu à Kaolack. L’événement est important et c’est pourquoi, a-t-il dit, « nous redoublerons d’efforts par rapport à l’année dernière, nous veillerons à œuvrer de manière à avoir la satisfaction des autorités étatiques et des autorités religieuses. Il est du devoir de l’Etat d’assurer la sécurité des populations en de pareilles rencontres et, comme d’habitude, nous ne dérogerons pas à la règle, les engagements pris seront respectés », a fait savoir le gouverneur Mouhamadou Moustapha Ndao.

L’accent a été mis sur une fourniture correcte de l’eau dans la cité religieuse. Le service de l’hydraulique en phase avec les autorités religieuses a donné des garanties pour une bonne distribution de l’eau. En plus des forages, il y aura des camions citernes et des bâches souples. Les acteurs de la sécurité promettent un effectif suffisant pour assurer la circulation et la surveillance. Il en est de même pour l’assainissement et la Senelec. En somme, des réponses positives ont été apportées à toutes les doléances du comité d’organisation piloté par Serigne Cheikh Aliou Mbacké, en compagnie d’une forte délégation de dignitaires de Touba. D’ailleurs, il a dit toute sa satisfaction aux autorités de Touba et remercié le Khalife de la famille de Darou Khoudoss, Serigne Ahmadou Makhtar Mbacké et conformément aux recommandations de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, khalife de la famille de Darou Khoudoss et de Gouye Mbind, mais aussi de toute la communauté mouride. Il a dit toute la disponibilité des autorités administratives du département  qui sont conscientes de leur rôle. Il a remercié le chef de l’Etat et magnifié ses ambitions pour le Sénégal, ainsi que le ministre de l’Intérieur sortant et son successeur.

Auparavant, Serigne Cheikh Thioro Mbacké a, au nom du Khalife général, remercié le chef de l’Etat et son gouvernement, mais aussi le gouverneur de région pour tous les services rendus à la communauté mouride. Ces appréciations vont aussi au ministre de l’Intérieur. Cette présence entre dans le cadre du raffermissement des liens entre les différents membres de la famille de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké et de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Il a reconnu que cette réunion annonce celui du Magal et invite à prendre des résolutions fermes pour amener les usagers de la route à bannir toute surcharge et les services du commerce à davantage de rigueur contre les spéculateurs.

Mamadou DIEYE

 

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, s’est félicité du choix porté sur notre pays pour accueillir la deuxième rencontre des évêques d’Afrique sur la Caritas. Selon lui, le choix porté sur notre pays n’est pas du fait du hasard. Déjà, au début des années 2000, le Sénégal avait accueilli les Assises de l’Assemblée plénière du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar. « Cela démontre, encore fois, la capacité d’organisation de l’Eglise sénégalaise », s’est réjoui le ministre des Forces armées. Pour Dr Augustin Tine, « l’engagement de l’Eglise à travers la Caritas pour le développement socio-économique aux côtés du gouvernement mérite d’être salué ». La Caritas contribue aux efforts et actions du gouvernement, à la lutte contre la pauvreté, en améliorant les conditions de vie des populations. « Toutes ces actions, sous l’impulsion des évêques du Sénégal, se déploient aux côtés du gouvernement pour la satisfaction des besoins de la population sénégalaise, surtout les plus vulnérables », a indiqué le ministre. « C’est pour cette raison que le gouvernement, dans son ensemble, remercie l’Eglise. C’est grâce à cette lutte contre la pauvreté sur ses multiples facettes que le chef de l’Etat a accepté d’apporter sa contribution pour soutenir cette rencontre internationale », a-t-il informé.  

 

La question de la migration préoccupe l’Eglise

Plus de 150 acteurs et militants venus d’une vingtaine de pays africains sont depuis hier formés au droit international concernant la migration. La cérémonie d’ouverture était une occasion de  plaidoyer pour le respect des droits des migrants aussi bien dans les pays de départ, de transit mais aussi d’accueil.

La huitième session de formation en droit international des droits de l’homme initiée conjointement par la Fondation Réné Cassin et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté s’est ouverte à Dakar hier. Ce cours, qui durera une dizaine de jours, verra la participation de plus 150 acteurs et militants des droits humains sera accès sur « Migrations internationales et droits de l’homme ».

L’objectif est de renforcer la compréhension des différents défis soulevés par les systèmes de protection des droits de l’homme, ainsi que de développer un réseau solide entre les autorités étatiques et les défenseurs des droits de l’homme pour une application effective de ces droits. « Parler du thème des «Migrations internationales et droits de l’homme», c’est, au-delà des enjeux économiques, accepter de  prendre en compte les enjeux sociaux et éthiques de notre monde, mais c’est surtout accepter le débat sur le plan de la dignité humaine et du progrès social », a estimé Diatoura Ndiaye, ministre-conseiller et directeur de cabinet du Premier ministre.

Selon le représentant du gouvernent du Sénégal, la problématique de la migration est devenue une question d’intérêt stratégique et sécuritaire pour les Etats, les organisations et la communauté internationale. « Vous avez raison de poser le débat sur l’interaction entre migration et droit de l’homme, tant l’ampleur, la diversité et la complexité des flux migratoires illustrent les enjeux auxquels les Etats et la communauté internationale sont confrontés », a-t-il laissé entendre.

Le directeur de cabinet du Premier ministre s’est désolé du fait que la migration s’accompagne souvent de nombreuses violations des droits de l’homme, à savoir l’apatridie, le trafic de migrants et le traitement inhumain et dégradant. Selon M. Ndiaye, pour une meilleure prise en charge de ces enjeux liés à la problématique de la migration, le gouvernement du Sénégal a érigé la politique de l’emploi, la protection des droits et la sécurité des citoyens au rang de ses priorités. « C’est une vision mais aussi un engagement. Le Sénégal a déployé d’importants efforts, notamment la mise en place d’institutions, l’amélioration du cadre normatif pour une bonne prise en charge du secteur, l’élaboration de lettres de politiques sectorielles, ainsi que la mise en œuvre de projet et programme », a soutenu le ministre-conseiller.

244 millions de migrants à travers le monde
Pour sa part, le président du Comité sénégalais des droits de l’homme a souligné que cette session de formation occupe une place de choix dans l’agenda de leur institution au regard du contexte mondial marqué par la crise économique, des menaces globales comme le terrorisme ou les changements climatiques mais aussi de nombreuses atteintes aux droits de l’homme en général, et des migrants en particulier. « Ainsi, à la lumière des instruments internationaux et nationaux, les droits de l’homme font désormais partie intégrante de tous les domaines d’élaboration des politiques, et les questions migratoires n’en font pas exception.

Les migrants sont des êtres humains titulaires de droits inaliénables que tous les Etats se doivent de respecter et protéger car, selon des estimations, le monde compte actuellement plus de 244 millions de migrants », a regretté Me Pape Sène. Selon l’avocat, l’ampleur du phénomène migratoire est notoire dans le monde, en Afrique et au Sénégal avec certes des conséquences économiques mais aussi des implications sociales et culturelles tant dans les pays d’accueil que dans les pays de transit et de départ.

« Vous les représentants des professions juridiques et vous les militants des droits de l’homme d’une vingtaine pays d’Afrique aujourd’hui présents dans cette formation, vous devez acquérir de profondes connaissances du droit international des droits de l’homme pour traiter des cas individuels dans ce mouvement global de la migration internationale », a adressé Inge Herbert, directrice régionale Afrique de l’Ouest de la fondation Friedrich Naumann pour la liberté aux participants. Pour elle, cette activité fait partie de leur engagement contre la migration irrégulière et pour une migration réglée et contrôlée.

Ndiol Maka SECK

 

Les évêques et cardinaux d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie, du Moyen-Orient prennent part, depuis hier, à Dakar, à la deuxième rencontre de leurs homologues africains sur la Caritas. Ils vont travailler, pendant trois jours, sur la réorganisation du service de la charité mais aussi évaluer les travaux de la première rencontre.   

Les  travaux de la  deuxième rencontre des évêques d’Afrique ont démarré à Dakar hier. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Forces Armées, Augustin Tine, au nom du président de la République. Cette deuxième rencontre a enregistré la participation de dizaines d’évêques et cardinaux (environ 450) venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique. Selon le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, préfet du Dicastère pour la Promotion du développement humain intégral, les évêques saisiront cette occasion pour faire le point sur la Caritas Africa. « Nous allons aussi essayer d’identifier les nouveaux défis afin de trouver des solutions aux questions de la promotion des populations africaines et celles des autres continents », a indiqué cet ancien archevêque de Cape Coast au Ghana.  

En s’appuyant sur le thème de la rencontre : « Organiser le service de la charité en Afrique : le rôle des évêques », le président de Caritas Africa, Mgr Gabriel Justice Yaw Anokye, par ailleurs archevêque de Kumasi au Ghana, a indiqué que les évêques africains sont en train de travailler pour une meilleure organisation du service de la charité. A l’en croire, l’Eglise, depuis sa naissance, s’occupe de la dimension sociale de l’être humain en en essayant de prendre en charge sa santé, son éducation, ses besoins, sa justice, entre autres, pour permettre à l’Homme de mieux vivre. « Il faut donc organiser tout cela pour éviter d’aller de manière éparpillée et désordonnée. Ce qui éviterait de créer la concurrence inutile. Nous devons, sur ce plan, avoir des informations de ce que font les Caritas d’Asie, d’Europe, de l’Océanie et d’Amérique dont les responsables sont à Dakar et ensemble, nous pourrions organiser notre service de la charité », a expliqué Mgr Anokye.

Il a ajouté qu’avec une bonne organisation, les Caritas seront beaucoup plus efficaces. « C’est pour cette raison que nous sommes ici afin de débattre sur ce thème après la rencontre de Kinshasa en novembre 2012 », a expliqué le chef religieux. Mgr Jean Pierre Bassène, président de Caritas Sénégal, a, dans son intervention, mis l’accent sur le rôle des évêques dans l’organisation de la charité. Il a rappelé que les évêques africains jouent un rôle de coordination parce que déléguant les responsabilités de charité aux responsables des Caritas diocésaines. Cette délégation de pouvoir permet à la charité d’être vécue jusque dans les paroisses, c’est-à-dire à la base. « L’évêque, en déléguant ce projet à un rôle de politique spirituelle, a le souci de faire en sorte que la Caritas soit vécue dans l’esprit chrétien », a souligné Mgr Bassène qui se félicite du fait que la Caritas sénégalaise, malgré des difficultés, reste aux côtés des plus démunis sans distinction de religion.

Dans son mot de bienvenu, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, s’est félicité du choix porté sur le Sénégal pour organiser cette rencontre internationale. Mgr Ndiaye a rendu un hommage au chef de l’Etat pour son appui avant de lancer un appel pour la redynamisation des Caritas diocésaines. En abondant dans le même sens, le secrétaire général de Caritas internationalis, Michel Roy, a invité tous les acteurs des Caritas à se œuvrer ensemble pour transformer positivement la vie des personnes qui souffrent. « D’ailleurs, nous nous retrouvons à Dakar pour évaluer ce que nous avons entamé à Kinshasa, mais surtout continuer à travailler pour les diminues », a fait savoir Michel

La question de la migration préoccupe l'Eglise
La question de la migration a été évoquée par certains orateurs lors de cette rencontre. Cela montre, d’après le coordonnateur régional de Caritas Africa, Albert Mashika, que la question de la migration préoccupe les autorités de l’Eglise. Il a révélé que le 27 septembre prochain, le Saint Père, le Pape François, va procéder au lancement de la campagne internationale sur la migration. Cette campagne sera portée par toutes les organisations de la Caritas internationalis. « Nous voulons que les décideurs sachent que l’Eglise accorde une attention particulière à ce phénomène et exige des interventions multi-pays », a fait savoir Albert Mashika.

Il a ajouté que les pays africains doivent joindre leurs efforts pour apporter des réponses appropriées à la migration. Selon lui, les gens se concentrent beaucoup sur les images d’Africains bravant l’océan pour se rendre en Europe. Ils oublient souvent la migration à l’interne, c’est-à-dire des Ethiopiens qui vont en Afrique du Sud, les Nigériens qui viennent au Sénégal ou encore les Burkinabé qui migrent vers le Soudan et cela dans des conditions parfois difficiles. « Toutes ces questions sont inscrites dans les plans d’actions des différentes Caritas de l’Afrique », a-t-il indiqué.

E. KALY

La légion de gendarmerie, à travers un peloton de l’escadron territorial de Tambacounda et les compagnies de Kédougou, de Bakel, de Kidira et de Goudiry, a mené des opérations de sécurisation pendant et après la fête de Tabaski. Ce qui a permis de mettre hors état de nuire le grand quidam du Ferlo, Demba Ba. Ce dernier, armé d’une  kalachnikov, écumait les «louma» (marchés hebdomadaires) dont celui de Payar. Au total, l’opération a aussi permis d’interpeller 514 personnes dont 237 étrangers et 277 Sénégalais et de contrôler 532 véhicules.

Ces opérations de sécurisation rentrent dans le cadre du renforcement de la surveillance des frontières. Elles se sont effectuées avec un dispositif spécifique visant en particulier à prévenir le vol de bétail et généralement toute atteinte à la tranquillité et à la sécurité publique. Ainsi, la  compagnie de gendarmerie de Bakel a mené une « vaste et fructueuse » opération de sécurisation à travers des patrouilles et des checkpoints. Au total, 514 personnes ont été interpelées dont 237 étrangers et 277 Sénégalais, 532 véhicules contrôlés pour défaut d’assurance, carte grise, visite technique et de permis de conduire dont 09 immobilisés, 175 motos contrôlés, dont 94 immobilisés pour défaut de pièces, de certificat de mise en circulation, de port de casque. Et enfin, 205 000 F Cfa et 150 litres d’essence vont renflouer les caisses de l’Etat.

La légion Est de la gendarmerie a mobilisé tous les éléments des différentes brigades de compagnie de Bakel, de Kidira et de Goudiry, un peloton de l’Escadron de surveillance et d’intervention de Bakel, un peloton de l’escadron territorial de Tambacounda, avec une mutualisation des moyens roulants des unités engagées. A Goudiry, l’opération a permis de saisir 31 kg de chanvre indien et l’arrestation de deux individus de nationalité sénégalaise pour détention de drogue en provenance du Mali contenu dans quatre sacs de plus de 10 kg et trois de 7 kg. Toujours, dans le cadre des opérations de sécurisation, la gendarmerie de Kédougou a aussi mis hors d’état de nuire Blessing Sunday, une Nigériane âgée de 40 ans et travailleuse du sexe pour traite de personnes.

Pape Demba SIDIBE

 

La Oumah islamique s’apprête à célébrer jeudi la prière des deux « raakaas » sur la place de Diamalaye, à Yoff. C’est pour marquer le départ de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon que la communauté mouride organise chaque année cette prière sous la bénédiction du Khalife général des Miourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké. Cheikh Moctar Diouf Pédro, président du « Koureul des deux raakaas », parle dans cet entretien des dispositions prises pour la réussite de l’événement.

En votre qualité de président du « Koureul des deux raakas » ou commission d’organisation, quelle signification donnez-vous à cette prière sur la plage de Diamalaye ?
 « Il faut d’abord dire que c’est le rappel constant aux musulmans des fondamentaux de l’Islam dont le principal repère est la prière qui a toujours caractérisé les actes, les œuvres et les enseignements du Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. La commission est à pied d’œuvre depuis des semaines et a rencontré les autorités religieuses notamment celles de la ville sainte de Touba et également une délégation de la présidence de la République sur instructions du président Macky Sall que nous remercions pour toutes les dispositions prises.
 
Quel est le thème dédié à la prière de cette année ?
Nous avons choisi comme thème central cette année « les relations entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel selon Serigne Touba ». En effet, les rapports du pouvoir temporel et spirituel ont de tout temps coexisté et sont déterminants dans la gestion de la cité, entendez par là la gestion des hommes. Cependant la confusion des genres est une source d’instabilité, d’antagonisme, et de perte des repères. D’où la nécessité de mieux expliquer comment les relations entre ceux deux devraient fonctionner.
 
Peut-on peut parler d’innovations pour cette édition ?
Comme toute organisation doit exploiter au mieux ce qui est possible pour préserver son succès, elle notera tout naturellement des changements qui sont dictés par les nécessités du moment. On ne peut parler d’innovation à proprement dits mais simplement d’adaptation. A titre d’exemple, un arrêté préfectoral concernant le plan de circulation est prévu compte tenu de l’ampleur prise par les dysfonctionnements du trafic. Il faut dire que des milliers de musulmans viendront de partout au Sénégal pour assister à l’événement qui est désormais dans l’agenda religieux du Sénégal.
 
L’Etat du Sénégal a-t-il pris des dispositions spéciales pour la réussite de l’événement?
Nous pouvons vous assurer sans nous tromper que l’Etat du Sénégal s’est acquitté de tout ce qu’il a considéré comme lui incombant dans le cadre de cette organisation et dont ses concours multiformes permettent d’augurer une pleine réussite. Tous les services de l’Etat concernés au niveau de la région de Dakar, sécurité, santé, énergie, eau, etc., ont pris les dispositions pour réserver un meilleur accueil aux fidèles.
 
Quel est votre appel aux musulmans sénégalais?
Nous leur renvoyons à l’intérêt de la signification de la prière. C’est une journée très importante pour tout musulman et nous espérons recevoir le maximum de personnes pour célébrer cette manifestation.

Recueillis par El Hadj A. THIAM

 

Trois cent quarante-huit (348) pèlerins de la Réconciliation sont rentrés au bercail après leur long périple à travers les lieux saints de la chrétienté, du 24 août au 14 septembre. Accueillis et félicités à leur arrivée par le ministre des Affaires étrangères Sidiki Kaba, ces pèlerins sont invités aujourd’hui à traduire tous les bienfaits de ce pèlerinage en une nouvelle vie sous le viatique de l’excellence.

 En adressant des mots de bienvenu aux pèlerins catholiques, jeudi soir dans le hall de l’aéroport Léopold S. Senghor, le ministre des Affaires étrangères Sidiki Kaba s’est félicité du bon état de santé des pèlerins dans leur ensemble. Il s’est fait le porte-parole du gouvernement et du président de la République pour exprimer leur préoccupation constante sur la santé et le bien-être des pèlerins aux lieux saints de la chrétienté afin qu’ils puissent mener à bien leur quête spirituelle.

Au moment du retour au pays, le pèlerinage aux lieux saints est achevé mais l’engagement des pèlerins reste plus que jamais une exigence à vivre dans la foi et dans les actes posés au quotidien. Le thème de la Réconciliation n’est pas un mot creux, il a un contenu qu’il faut continuer à vivre. Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor et président du Comite interdiocésain national pour les pèlerinages catholiques (Cinpec), a expliqué le choix du thème de la « Réconciliation » à l’occasion du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima. Il vise à accompagner la méditation individuelle et collective au long de cette démarche de foi. Ce pèlerinage était ainsi placé sous « le signe de l’amour miséricordieux (du Seigneur) afin de découvrir que la réconciliation avec nous-mêmes, avec nos frères et sœurs, mais surtout avec Dieu, est l’acte le plus courageux et le plus puissant qu’en tant que chrétiens nous puissions poser pour croître dans l’amour fraternel et dans la foi authentique ».  

« Ne rien perdre des grâces reçues »
« Il ne faut rien perdre des grâces reçues au cours de ces trois semaines », recommandait l’évêque de Thiès, Mgr André Guèye, « pèlerin spécial », venu à l’occasion de ces 25 ans de sacerdoce. L’évêque de Thiès n’a pas « chômé » au cours du pèlerinage, il beaucoup aidé l’encadrement religieux en présidant plusieurs messes, comme celle de la clôture à l’église Fraterna Domus à Rome. « Les grâces reçues doivent influencer votre vie aujourd’hui et votre avenir, exhorte Mgr André Guèye. « Vous devez être plus prêts des sacrements, surtout pour celui de la confession qui donne de la force, il faudra se souvenir de ce qu’on a vu et entendu, faire revivre notre relations avec Dieu ainsi que nos relations interpersonnelles. Il faudra faire de la « réconciliation » une action dynamique. Oser faire le premier pas comme le recommande le Pape François. Faire revivre les valeurs de l’Evangile, se réconcilier avec l’église et participer à sa vie quotidienne ».

Conduits par Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor et président du Cinpec et pour cette année le coordonnateur Louis Sène à la tête de l’encadrement, la délégation sénégalaise de ce pèlerinage a déploré la fuite d’un jeune homme parti de Lourdes vers la dangereuse clandestinité et une femme victime de fracture du col du fémur qui a été opérée avec succès en Espagne. Elle va rentrer lundi au pays. Partis de Dakar au nombre de 350, les pèlerins de la Réconciliation sont  ainsi rentrés avec un nombre de 348 pèlerins. Ils étaient partis pour trois semaines de prières et de dévotions intenses sur les pas de Jésus en Terre Sainte et à la découverte de l’universalité du christianisme et ses racines dans la vieille Europe, à Fatima (Portugal), Saint Jacques de Compostelle (Espagne), Lourdes (France) et à Rome (Italie). Après ce beau parcours, les pèlerins de la réconciliation ont de quoi être heureux avec leur retour à Dakar.

 

Correspondance particulière de Jean PIRES

A la suite du verdict rendu par le tribunal dans l’affaire ayant opposé le collectif des propriétaires de maisons démolies à Gadaye et le promoteur immobilier Mbaye Fall, les membres de ce collectif ont exprimé leur satisfaction avant-hier et sollicité le soutien du chef de l’Etat pour la reconstruction de leurs maisons.

Le tribunal correctionnel a tranché dans l’affaire qui opposait le collectif des maisons démolies à la cité Gadaye de Guédiawaye au promoteur immobilier Mbaye Fall condamné à une peine ferme et à payer à chacune des victimes des dommages et intérêts dont la somme tourne autour de trois milliards. Un verdict accueilli avec joie par les membres dudit collectif regroupés avant-hier sur le terrain vague laissé par les 253 maisons réduites en gravats. Aussitôt après que le tribunal a prononcé cette sentence contre le promoteur immobilier, les membres du collectif ont salué «la victoire de la vérité sur l’injustice». «Aujourd’hui, nous avons la confirmation que notre pays dispose d’une justice juste et équitable en condamnant à une peine ferme le promoteur immobilier qui voulait nous imposer la force pour nous prendre nos maisons », a soutenu Bara Sow, vice-président du collectif. Il considère qu’à la suite du verdict rendu par le tribunal, il appartient au parquet d’intervenir en faisant appliquer la loi. « Aujourd’hui, il est avéré que celui qui a fait détruire nos maisons nous a causé un préjudice énorme et que par voie de conséquence, il doit être privé de liberté car étant responsable du triste sort des membres du collectif qui continuent à dormir à la belle étoile », a-t-il ajouté.

Bara Sow de rappeler que douze membres du collectif ont rendu l’âme. Ce qui, selon lui, représente la fausse note de cette victoire qui, d’ailleurs, leur a été dédiée. « Si cela ne dépendait que de nous, ces membres du collectif ayant perdu la vie seraient à nos côtés en train de fêter la victoire avec nous », ajoute-t-il. Il a profité de cette occasion pour inviter le chef de l’Etat à accorder la même attention que celle des habitants de la cité Tobago en aidant les membres du collectif à construire sur les terrains qui leur sont revenus. « Aujourd’hui, certains propriétaires de maisons démolies à la cité Gadaye n’ont plus les moyens de recommencer une construction sur le site. Pour la simple raison que tout ce qu’ils possédaient comme moyens financiers s’est volatilisé », a révélé Bara Sow. Le collectif n’a pas tari d’éloges sur le pool d’avocats commis pour défendre ce dossier.

Abdou DIOP

L’Organisation islamique « Jamra » et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses « Mbañ Gacce » ont organisé une marche en protestation hier contre les exécutions sommaires de la minorité birmane. Pour eux, le chef de l’Etat Macky Sall et l’Onu doivent réagir rapidement !   

Juste après la prière canonique du vendredi, les membres de l’Organisation islamique « Jamra » et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses « Mbañ Gacce » ont battu le macadam devant un public très clairsemé constitué de badauds. L’itinéraire est parti de la Grande mosquée de Dakar à la place de l’Obélisque. Selon le président de l’Organisation, Imam Mame Mactar Guèye, la minorité musulmane de la Birmanie, les Rohingyas, continue de payer chèrement son appartenance à la religion musulmane, déclarée « religion de chiens » par le moine bouddhiste extrémiste, Ashin Wirathu, leader du Mouvement birman contre l’Islam. Il est le théoricien, l’inspirateur et l’hiérarque de ce pogrom anti-musulman qui aura fait 400 morts en une semaine. Ses appels récurrents à la haine confessionnelle contre les Rohingyas sont un secret de polichinelle », a vigoureusement dénoncé Imam Mactar Guèye. D’après lui, ce moine a perverti l’enseignement humaniste du Bouddha pour le transformer en un redoutable instrument d’épuration ethnique et de meurtre de masse.

« Nous demandons au président de la République Macky Sall, en tant que membre non permanent de l’Onu, de faire comme ce qu’il avait fait lorsque l’Israël s’adonnait à des colonies juives. Aussi, a-t-il demandé au Commissariat des réfugiés de l’Onu de prendre en charge les 380.000 réfugiés birmans scotchés à la frontière du Bengladesh car fermée. Il a aussi demandé la tenue, sans délai, de la Conférence des chefs d’Etat de l’Oci et du Conseil de sécurité des Nations Unies pour qu’il soit mis un terme définitif aux exactions sanguinaires du duo satanique Aung San Su Kyi et Ashin Wirathu. «Jamra» et «Mbañ Gacce» exhortent l’ensemble des imams, oulémas et prédicateurs de tous les lieux de culte du Sénégal, d’axer les sermons du vendredi sur cette tragédie, afin que la paix revienne dans cette partie du sud-est asiatique, où des générations de Rohingyas ont toujours vécu depuis le VIIIe siècle.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Les travaux de réhabilitation et d’extension du réseau sont en cours à Touba pour couvrir les besoins en eau durant le Magal. L’ex-directeur de l’Ofor a effectué une visite de terrain dans la cité religieuse hier.

L’Office des forages ruraux (Ofor) a officiellement lancé la phase préparatoire du Magal 2017. Le directeur général Lassana Gagny Sakho, en compagnie de Mamadou Ciss, chef du service régional de l’hydraulique, de Mamadou Diokh, coordonnateur du Magal et responsable du service hydraulique de Touba, de Malick Badiane, coordonnateur de «Maou Rahmaty» et une équipe technique chargée de la maintenance et des réparations, ont procédé à une visite de terrain. Ces responsables de l’hydraulique ont présenté les grandes lignes du plan d’actions aux autorités administratives, locales, religieuses, au Comité d’organisation. Par la suite, ils ont procédé au lancement des travaux de remise en état des forages et des travaux d’extension de réseau dans la zone centre située à l’intérieur de la corniche, qui constitue l’objectif principal de cette visite.

Lors de la visite, le coordonnateur des travaux de l’Ofor pour le Magal, Mamadou Diokh, a expliqué à Serigne Ousmane Mbacké du comité d’organisation les travaux en cours pour assurer une bonne couverture des besoins en eau. A la résidence Khadim Rassoul, le comité d’organisation du Magal représenté par son coordonnateur, Serigne Ousmane Mbacké, s’est réjoui de l’engagement et de la détermination des agents. Il a surtout salué l’esprit d’anticipation de l’Ofor sous le magistère de M. Sakho qui n’a pas souhaité se prononcer. L’ex-directeur de l’Ofor a remercié l’ensemble des acteurs engagés dans le cadre de l’organisation pour couvrir les besoins en eau durant le Magal. Signalons la présence à cette audience que la  commune de Touba a été représentée par le secrétaire municipal, Pape Sarr, et l’adjoint au maire Ndiamé Ndiaye. Les techniciens affirment que les besoins seront couverts sauf en cas de dysfonctionnement de dernière minute du système. Pour sa part, Serigne Cheikh Aliou Mbacké, responsable de la structure partenaire «Maou Rahmaty», s’est entretenu avec M. Sakho et a loué les qualités managériales  de l’homme et son amour du travail bien fait, avant de prier pour sa réussite dans ses nouvelles missions.

«Le directeur général sortant de l’Ofor n’était pas obligé d’effectuer cette visite mais c’est son amour du travail bien fait, et son sens du devoir accompli qui l’ont amené à Touba et nous savons qu’il sera l’absent le plus présent au prochain Magal», a laissé entendre le coordonnateur de «Maou Rahmaty», Malick Badiane. Auparavant, des techniciens ont été au forage F3 à Ndamatou, considéré comme la base de l’Ofor durant l’occasion du Magal. Sur place, tous les locaux ont été remis à neuf. Il y a eu des aménagements visant à offrir un meilleur cadre aux agents qui seront déployés durant cette période d’affluence. Les travaux d’extension à Darou Khoudoss sont en ligne de mire. A Sourah Diakay Serigne Mbaye Ndiaye, les manœuvres s’activent à faire le raccordement entre le forage et celui l’hôpital Matlaboul Fawzeyni dans les meilleurs délais, de l’avis de Mamadou Diokh, coordonnateur des opérations du Magal.

Mamadou DIEYE

 

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a accueilli, hier, les pèlerins du deuxième vol retour de la Mecque. Sidiki Kaba a remercié les pèlerins d’avoir prié pour un Sénégal paisible et pour une bonne récolte. Il a remercié toutes les autorités, l’encadrement ainsi que la Délégation générale, bref tous ceux qui ont permis la réussite du pèlerinage.

Derrière le cordon de sécurité dressé sur le périmètre du hangar, se sont massés parents, amis et proches. Ils sont venus accueillir leurs pèlerins qui les ont quittés, il y a de cela près d’un mois, pour accomplir le cinquième pilier de l’islam. De temps à autre, des cris de joie retentissent. Quelqu’un a certainement aperçu son « Hadj » ou « Hadja ». Des groupuscules se forment çà et là pour des séances de prières collectives. Il est rapporté que toutes les prières des pèlerins sont exhaussées par Dieu jusqu’à 40 jours. Il faut donc en profiter…

Le tout ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur était aussi à l’accueil des pèlerins de ce deuxième vol retour de l’édition 2017 du pèlerinage à la Mecque. Au nom du président Macky Sall, Me Sidiki Kaba a remercié les pèlerins pour tous les sacrifices qu’ils ont consentis aux Lieux Saints de l’islam afin de faire des bénédictions pour un Sénégal paisible, prospère, et pour un peuple réconcilié.  « Je voudrais aussi remercier toutes les autorités, l’encadrement ainsi que la Délégation générale, bref tous ceux qui ont permis la réussite du pèlerinage. Nous prions Dieu pour que toutes les bénédictions que vous avez eu à faire soient acceptées et que le Sénégal vive en paix et qu’on puisse avoir un bon hivernage qui permette d’avoir des productions importantes pour notre pays », a souhaité l’ancien garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Nd. M. SECK

 

Pour les besoins de la réalisation du Train express régional (Ter), les autorités en charge du projet ont procédé, hier, à des opérations de terrassement des baraques sur les deux côtés du rail dans le bidonville communément appelés quartier « imbécile » sis à Yarakh.

C’était annoncé que le travail de libération des emprises pour la réalisation du Ter allait débuter ce jeudi 14 septembre (ndlr : hier). Les engins sont effectivement entrés en action sous l’œil vigilant des autorités en charge. Car, il faut respecter le délai de livraison de ce moyen de transport de masse. Ainsi, plusieurs localités concernées seront libérées. Ce fut le cas hier à la cité « Imbécile » de Yarakh. « Les bulldozers ont tout détruit sur leur passage aux environs de 14h. Quand je les ai vus arriver, je suis allé vers eux les supplier de ne pas terrasser ma boutique puisque je n’avais pas le temps d’épargner ma marchandise. Ils m’ont donné jusqu’à demain pour déguerpir », témoigne Cheikh Ndiaye, boutiquier dans ce quartier.

En fait, il ne reste que des débris de bois éparpillés après le passage des bulldozers. La tristesse et la désolation se lisent sur les visages des habitants qui n’ont que leurs yeux pour constater, impuissants, les dégâts causés par les engins de terrassement. Aucune baraque n’a pu résister. Si certains tentent de récupérer se qui peut l’être encore, d’autres s’inquiètent déjà quant à l’endroit où ils vont passer la nuit, même s’ils reconnaissent avoir été avertis et dédommagés. « On nous avait demandé de quitter les lieux pour les besoins du Ter. Nombre d’entre nous, a été dédommagé. Moi, par exemple, on m’a remis 100.000 FCfa. Je suis resté parce que je n’ai pas encore trouvé où habiter », a fait savoir Mamadou Yahya Sowa, originaire de la Guinée. Ce quartier est particulièrement habité par des sérères, mais également de nombreux étrangers de la sous-région notamment des guinéens et des maliens (bambaras, soussous).

Alioune Badara DIATTA
(stagiaire)

Neuf cent cinquante-six enfants des rues sont aujourd’hui enrôlés par le Village d’enfants Sos pour une réintégration sociale. Cette initiative entre dans le cadre du « Projet de réintégration des enfants au Sénégal et au Mali » qu’il est en train de mettre en œuvre avec le soutien de ses partenaires techniques et financiers.

Dans le cadre de son projet de réintégration des enfants des rues démarré en mars 2015 et qui prend fin en février 2018, le Village d’enfants Sos avait pour objectif de mettre fin aux souffrances de 1.000 enfants au Sénégal. Ce but est presque atteint. Selon Ndèye Mbana Touré Ndiaye, coordonnatrice nationale du projet, 956 enfants sont déjà enrôlés. Les régions d’intervention sont Dakar, Kaolack, Tambacounda, localités où la situation des enfants dits « talibés » et autres enfants des rues est particulièrement préoccupante. Parmi eux, 668 sont réintégrés dans l’éducation formelle, 807 inscrits dans des mutuelles de santé, 119 sur les 450 qui n’avaient pas d’état civil dotés de pièces d’identité. A en croire toujours Mme Ndiaye, le Village d’enfant Sos a organisé, dans le cadre de ce projet, le retour en famille de 57 enfants, la réunification effective de 893 et a formé 160 tuteurs en droit de l’enfant.

Ce projet mené conjointement avec le Mali sur financement de l’Union européenne (Ue) a pour objectif global de contribuer à mettre fin à l’exploitation et la violence effectué sur les enfants en liaison avec les crises et les conflits.

Il s’agissait pour le Village d’enfants Sos et ses partenaires, à travers cet atelier, de présenter les axes d’interventions et les résultats à mi-parcours du projet à tous les acteurs intervenant dans la protection de l’enfant. « En organisant cet atelier, le Village d’enfants Sos Sénégal fait sienne l’exigence de redevabilité qui doit animer toutes les parties prenantes du système de protection de l’enfant mais nous donne aussi la preuve de sa pleine adhésion aux priorités nationales », a salué d’emblée Niokhobaye Diouf, directeur des Droits de protection de l’enfance et des groupes vulnérables. Selon lui, depuis quelques années, l’Etat du Sénégal ne cesse de démontrer sa grande volonté politique et son fort engagement en faveur du respect des droits des enfants. « En témoigne l’option très marquée de reconfigurer en profondeur la politique nationale de protection de l’enfant et dont l’une des manifestations les plus éclatantes est l’adoption d’une Stratégie nationale de protection de l’enfant et plus récemment la directive du président de la République de retirer les enfants de la rue ».

Cependant, a reconnu M. Diouf, comme partout dans le monde, la société sénégalaise n’est pas épargnée par les fortes transformations qui, progressivement, ont affecté les normes sociales et imposé une recomposition de l’espace social. « Les bouleversements économiques, culturels et sociaux ont fait que la famille et la communauté qui, pendant longtemps, ont été les principaux cadres de protection de l’enfant manquent de plus en plus de moyens et de repères pour assurer pleinement ce sacerdoce. Les réflexes individuels ou individualistes érodent progressivement les systèmes de solidarité. La communauté et la famille deviennent incapables de protéger les enfants… », a déploré Niokhobaye Diouf. Résultat : « les enfants sont de plus en plus engagés dans des situations où ils se retrouvent en rupture familiale, où ils sont exposés à la rue dans des situations qui compromettent leur éducation, leur santé, leur sécurité, etc. ». Le directeur des Droits de protection de l’enfance et des groupes vulnérables a réaffirmé la ferme volonté des autorités sénégalaises de s’attaquer encore plus résolument aux facteurs qui exposent les enfants à la maltraitance et exacerbent davantage leur précarité et leur vulnérabilité.

Ndiol Maka SECK

 

Les travailleurs de l’aéroport Léopold Sédar Senghor ne savent plus sur quel pied danser. A quelques petits mois de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), ils ignorent toujours s’ils seront tous transférés ou non. L’intersyndicale dénonce « une nébuleuse » et menace de descendre dans la rue. Il exige le reversement total et intégral de l’ensemble des travailleurs des Ads officiant à l’aéroport de Dakar à l’Aibd.

 Les travailleurs de la plateforme aéroportuaire sont aujourd’hui habités par la psychose à quelques trois mois de l’inauguration de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). En effet, ces travailleurs permanents, temporaires, fixes et prestataires ne savent toujours pas s’ils seront reversés ou non dans la nouvelle société de gestion Sal Sa qui va se substituer à l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) à l’Aibd. En assemblée générale, ils ont dénoncé « une nébuleuse » dans le processus de transfert des personnels vers ce nouvel aéroport dont le démarrage est prévu le 07 décembre prochain. « Le transfert est nébuleux dans tous ses aspects », a déploré Serigne Moustapha Gaye, secrétaire général du Syndicat des personnels des activités aéronautiques du Sénégal (Synpas).

Pour lui, parler de recrutement de personnels pour le nouvel aéroport voudrait dire que les travailleurs qui ont fait plus de 30 ans de service vont tout perdre. Ce qu’ils ne sont pas prêts à accepter. « Pour nous, c’est tout simplement un changement d’employeur, donc les travailleurs doivent conserver tous leurs avantages. C’est pourquoi, depuis le début, nous n’avons pas jugé nécessaire d’appeler les travailleurs à la révolte. Mais nous avons été trompés et trahis. Nous sommes à trois mois du transfert et jusqu’à présent le directeur de Sal Sa n’a pas rencontré la direction administrative et financière des Ads qui gère les ressources humaines. Cela veut dire non seulement qu’on risque de nous présenter une nouvelle grille salariale mais aussi de voir les gens partir avec qui ils veulent sans tenir compte de nos acquis », a prévenu M. Gaye.

Non sans menacer de descendre dans la rue si leurs préoccupations ne sont pas satisfaites. « Les gens sont fâchés et dégoutés. Nous allons incessamment mettre en place un plan d’actions. Nous allons introduire une lettre pour rencontrer le ministre des Transports aériens et le directeur de Sal Sa dans les plus brefs délais. Si nous n’avons pas de réponses satisfaisantes, nous allons descendre dans la rue », a-t-il averti. Selon le secrétaire général de Synpas, les Turcs n’ont mis aucun sou dans la création de cet aéroport. Ce sont les travailleurs des Ads qui ont accepté de perdre beaucoup d’avantages pour construire cet ouvrage avec 286 milliards de FCfa sur la table.

Par la voix de son secrétaire général Cheikh Wade, l’Intersyndicale des travailleurs de l’aéroport Léopold Sédar Senghor exige le reversement total et intégral de l’ensemble des travailleurs des Ads officiant à l’aéroport de Dakar à l’Aibd, l’harmonisation des traitements sur la plateforme, quelle que soit la convention adoptée, le transfert global des droits acquis, une mise en place d’un plan de formation détaillé qui tient compte de l’existence de nouveaux métiers à l’Aibd. Pour ce qui est du recrutement, ils veulent que la priorité soit accordée aux prestataires dont les profils répondent aux critères et aux besoins, etc.

Ndiol M. SECK

 

 

Les pèlerins sénégalais en voyage de dévotion aux lieux saints de la chrétienté depuis le 24 août dernier seront de retour à Dakar ce jeudi 14 septembre en début de soirée. L’arrivée des pèlerins à Dakar est prévue à 20 heures

Au terme d’un séjour de 22 jours entre la Terre Sainte (Israel), Notre-Dame de Fatima (Portugal), Saint Jacques de Compostelle (Espagne), Lourdes (France) et Rome (Italie), c’est donc l’heure du retour pour les pèlerins sénégalais. Ils peuvent bien dire qu’ils sont tout pleins de grâces. Cela est d’autant plus vrai qu’ils ont reçu, hier matin, sur la place Saint Pierre, la bénédiction « urbi et orbi » donnée par le Pape François à l’occasion de l’audience publique du mercredi.
 Les pèlerins du Sénégal et leurs évêques Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor et président du Comité interdiocésain national pour les pèlerinages catholiques (Cinpec), et Mgr André Guèye, évêque de Thiès, ont reçu les salutations du Saint Père lors de son adresse aux milliers de pèlerins de plusieurs nationalités.

Les Sénégalais ont réagi, à l’instar des autres groupes, par une vibrante ovation. Au cours de cette audience publique, le Pape François a fait une catéchèse autour de la réconciliation, prenant pour exemple son récent séjour en Colombie où des entités différentes étaient en conflit ouvert depuis un demi-siècle. Il a magnifié à ce sujet la rencontre de la justice et de la paix. La visite des quatre basiliques majeures de Rome, Saint Pierre, Sainte Marie majeure, Saint Jean de Latran et Saint Paul hors les murs, ainsi que la visite des catacombes de Saint Sébastien ont marqué le séjour à Rome. A l’occasion de ce séjour à Rome, les pèlerins sénégalais ont été choyés par l’ambassadeur Léopold Diouf. Après les avoir accueillis à leur arrivée et prié avec eux à la messe dite à la basilique Saint Pierre lundi dernier, son excellence a offert hier soir un copieux repas sénégalais, de quoi bien amorcer le retour au bercail.   
Correspondance particulière de Jean Pires

 

La liste des victimes dues aux fortes pluies s’allonge dans la région de Kolda. Deux élèves et un jeune berger ont trouvé la mort dans la commune de Bagadadji.

Les inondations font des nouvelles victimes dans la région de Kolda. Deux élèves âgés respectivement de 11 et 14 ans et originaires d’Illyao Mamadou Seydi,  un petit village situé dans la commune de Bagadadji, dans le département de Kolda, ont trouvé la mort samedi, par noyade.  Ils auraient été emportés par les eaux en tentant de traverser un pont endommagé lors des récentes précipitations enregistrées dans la zone pour se rendre à Saré Sandiong, un village qui se trouve de l’autre côté de la vallée. Mais, ils n’arriveront jamais à destination. Dès l’annonce de leur disparition, les villageois se sont mobilisés pour tenter de les retrouver. Ils réussiront finalement à repêcher l’un des corps. Le second corps a été retrouvé en début de soirée par les sapeurs pompiers qui s’étaient rendus sur les lieux pour leur porter assistance. Ils ont ensuite, déposé les deux corps à la morgue de l’hôpital régional de Kolda avant d’être remis à leur famille lundi matin et transportés à Illyao Mamadou Seydi où ils ont été inhumés dans la tristesse et la consternation.  Et comme un malheur ne vient jamais seul, un berger âgé d’une vingtaine d’années a également trouvé la mort, le même jour, en tenant de traverser le fleuve Casamance. Le drame s’est produit près de Mahon, un village qui se trouve également dans la commune de Bagadadji.  Ce qui porte à 7 le nombre des personnes mortes par noyade, dans la région de Kolda, depuis le début de l’hivernage.  Les populations des villages situés sur le long du fleuve Casamance réclament, depuis des décennies, la construction des ponts pour faciliter la circulation des biens et des personnes entre les deux rives, sans risque d’y laisser leur vie.

Le maire de Bagadadji, Massiré Touré, se dit consterné par cette série de drames qui ne cesse  de s’allonger. Il demande aux villageois de ne pas traverser les cours d’eaux qui sont actuellement en crue pour éviter les noyades. « C’est une véritable catastrophe, ce qui vient de se passer dans la commune de Bagadadji. On m’a appelé samedi matin, pour me dire, qu’un jeune berger qui voulait traverser le fleuve afin de se rendre de l’autre côté avec son troupeau s’est noyé. On n’a recherché son corps durant toute la journée de samedi et c’est finalement,  le lendemain dimanche, vers 16 heures, qu’il a été retrouvé dans un très mauvais état. Dans l’après-midi du samedi, également, on m’informe aussi de la disparition de deux élèves entre Illyao Mamadou Seydi et Saré Sandiong », déclare-t-il.   

Mamadou Aliou DIALLO

 

En route vers le Gabon, le fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, avait effectué la prière en mer le 21 septembre 1895. Cette année encore, le comité d’organisation ou « Koureul jouli guedj gui » dirigé par Cheikh Makhtar Diouf Pédro, fils de l’ancien chef d’Etat Abdou Diouf, va célébrer l’événement sur la place de Diamalaye.

C’est en souvenir de l’événement, en 1993, qu’un groupe de talibés dont l’administrateur civil, Mouhamadou Nazir Touré, ancien préfet, le capitaine de gendarmerie Balla Fall, le guide religieux Cheikh Ibra Mbacké, l’inspecteur de l’enseignement Baba Guèye et d’autres Sénégalais eurent l’idée de célébrer, chaque année, cette prière. L’année dernière, le Khalife général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, a confié l’organisation à Cheikh Makhtar Diouf. Pour ces retrouvailles, le comité d’organisation est à pied d’œuvre pour la réussite totale de la manifestation qui va regrouper des milliers de musulmans. En confiant l’organisation à Cheikh Makhtar Diouf, le Khalife général des Mourides avait indiqué « l’heure est venue de célébrer le plus miraculeux des actes posés par le Cheikh face aux colonisateurs ». Déjà le 21 septembre 1995, le centenaire a été célébré. Depuis l’année 2000, l’événement se déroule pendant 48 heures avec l’organisation d’une exposition sur la vie et l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba et une soirée est dédiée à son disciple Cheikh Ibrahima Fall. Pour la deuxième journée du 21 septembre, après la prière de 17 heures, une cérémonie officielle est prévue avec le message délivré par le représentant du chef de l’Etat et celui du représentant du Khalife général des Mourides. Les « dahiras » de la région de Dakar seront encore mobilisés pour la réussite totale de l’événement tant attendu.

De son côté, l’Etat du Sénégal, à travers le ministère de l’Intérieur et la Gouvernance de Dakar, s’implique avec la tenue de réunions préparatoires où tous les services de l’administration concernés apportent leurs contributions. La ville de Dakar, les communes de Yoff et des Parcelles Assainies assisteront le comité d’organisation durant ces 48 heures de la célébration. Le président du « Koureul jouli Guedj gui » appelle déjà à la mobilisation de tous les musulmans, en particulier les habitants de la zone, à réserver un accueil exceptionnel aux hôtes de Dieu.

El. H. A. THIAM

Selon un communiqué du Bureau des relations publiques de la police, trois personnes ont été interpellées entre le 07 et les 08 septembre à Ouest-Foire. La première portant le nom de C. O. Manga alias Ndiossé a été interpellée le 07 par la Direction de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Docrtis) pour détention et trafic de drogue portant sur 48 képas d’héroïne et 16,9 grammes de crack (cocaïne). Les deux autres ont été arrêtées le lendemain par les hommes du commissaire divisionnaire Ibrahima Cissé pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, détention et trafic de chanvre indien de la variété « marron » portant sur 34 blocs de deux kilogrammes chacun. Il s’agit des nommés E. Bakhoum, K. Dieng et B. Mbaye.

Nd.M. SECK

Le forfait a été commis hier à hauteur des Hlm Grand-Yoff sur la route de l’aéroport. La mention « patrimoine nationale » sur les bus 3D, aussi chargée soit-elle, n’a pas suffi à dissuader les incendiaires. Pour l’heure, la direction de Dakar Dem Dikk dénonce une atteinte à la vie du personnel et à l’intégrité d’un bien public.

Une longue file de voitures inhabituelle attire l’attention sur la route de l’aéroport. Les véhicules roulent au pas. La circulation est ralentie par le bus calciné et des débris carbonisés. C’est un véhicule dévoré par les flammes jusqu’à l’essieu, que les agents techniques de Dakar Dem Dikk (Ddd) ont retrouvé hier. Il ne reste qu’un tas de ferrailles du bus numéro 91-83 de la ligne 221 qui assurait la desserte entre Ngor et la cité Gadaye de Guédiawaye. « C’est une transgression intolérable », lance un passant très en colère. Les assaillants ont immobilisé le véhicule au moyen de pneus, alors qu’il était en ligne à destination de la banlieue. Munis de bidons d’essence, les incendiaires ont fait évacuer les passagers, avant de mettre le feu au bus.

Il n’y a pas eu de blessé.  Les populations riveraines, mises devant le fait accompli, n’ont rien pu faire pour étouffer le feu. Les sapeurs-pompiers ont été prévenus, mais ils n’ont pu que constater les dégâts. Pour le moment, il n’y a pas eu d’interpellation malgré une intervention de la police après coup. Le bus endommagé était d’une valeur de plus de 80 millions de FCfa. « On ne peut plus rien récupérer du bus. Il est détruit à 100 % », se désole le responsable de la cellule de communication de DDD, Mamadou Silèye Anne. Pour lui, ce dommage anéanti, en partie, leurs efforts commerciaux pour multiplier les bus et réduire le temps d’attente des passagers dans les arrêts et terminus.

Assane FALL (stagiaire)

 

L’Office des forages ruraux (Ofor) a reçu hier son prix panafricain du service public au ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public. Cette distinction est une reconnaissance à l’amélioration du service de l’eau dans les zones de Notto, Diosmone, Palmarin, Gorom et Lamsar.

Une série de distinctions pour l’Office des forages ruraux (Ofor). Après le Cauri d’Or de l’entreprise la plus innovante en 2016, le Prix Rangé de l’entreprise la plus performante, l’établissement public a remporté une autre distinction intitulée le Prix panafricain du service public, dans la catégorie « Innovation et amélioration de la qualité sur service public ». Cette récompense est une sanction positive à la disponibilité, à l’amélioration de la qualité et de la quantité de l’eau au profit des Sénégalais de l’intérieur du pays. Le Centre africain de formation et de recherche administrative (Cafrad) a reconnu les innovations introduites par l’Ofor et qui ont révolutionné l’approvisionnement en eau à plus de 80.000 personnes dans la zone de Notto, Diosmone, Palmarin et Gorom et Lampsar. « Après une reconnaissance au niveau national en 2016 à travers le Cauri d’Or de l’entreprise la plus innovante et le « Prix Rangné » de l’entreprise la plus performante, une distinction de l’Ofor au niveau africain nous conforte dans notre leadership en matière d’innovation dans le service public de l’eau en milieu rural », souligne l’ex-directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho. Cet établissement sous le parrainage du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du Service public (Mfprersp) a soumis sa candidature au cours en présentant le projet « Réforme de l’hydraulique rurale : cas de la délégation de service public de Notto, Diosmone, Palmarin et Gorom Lampsar » qui a été primé.

L’ère nouvelle de l’hydraulique rurale
Au total, plus de 18 pays ont présenté des projets innovants au concours de cette organisation intergouvernementale panafricaine qui regroupe 36 Etats membres à l’échelle du continent africain. Au-delà de l’Ofor, c’est toute l’administration sénégalaise qui a été honorée aux yeux de la  secrétaire générale du ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Rachelle Coly. « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est une consécration pour l’administration sénégalaise et le service public sénégalais. En effet, le Prix panafricain du service public organisé par le Cafrad vise à promouvoir et à récompenser l’innovation dans l’offre du service public aux populations. Cela s’inscrit en droite ligne dans la dynamique de modernisation et de réforme des administrations africaines », a souligné la secrétaire générale du ministère de la Fonction publique. Cette distinction sonne comme une certification de la qualité des services fournit par l’Ofor qui ont eu des retombées positives sur le vécu des Sénégalais vivant dans le monde rural. « Ces reconnaissances au niveau africain qui récompensent les réalisations créatives et les contributions des institutions sénégalaises à la construction d’une administration publique plus efficace qui satisfait les besoins des usagers constituent, pour le département en charge du renouveau du service public, de véritables motifs d’engagement dans la poursuite de cette mission matérialisée à travers le Programme d’appui à la modernisation de l’administration qui a pour ambition de renforcer l’administration », a apprécié Mme Boucal née Rachelle Coly.

Par cette distinction, ajoute-t-elle, l’Ofor a démontré que vous avez, nonobstant des difficultés, qu’il est possible d’améliorer l’offre de service public grâce à la créativité, à l’innovation et au leadership. En réalité, la délégation du service public, au-delà de l’augmentation de la production, de l’amélioration de la qualité, a fait baisser le prix du mètre cube de 400 FCfa le mètre cube à 275 FCfa prenant ainsi en compte les préoccupations du président de la République Macky Sall qui tient à la démocratisation de l’accès à la denrée précieuse à plus de Sénégalais qui étaient jusqu’ici oubliés. « Ces résultats confirment le choix révolutionnaire de Monsieur Macky Sall, président de la République, de créer, en 2014, l’Office des forages ruraux (Ofor) avec une mission principale de gestion par délégation du patrimoine de l’hydraulique rurale du Sénégal », a indiqué Lansana Gagny Sakho qui a soutenu que cette délégation a permis « d’assurer une disponibilité constante et une qualité éprouvée de l’eau dans le monde rural au meilleur prix avec une organisation performante, rentable et citoyenne ».

Idrissa SANE

Des bandits armés ont fait irruption dans la nuit du mercredi au jeudi dans le village de Sinthiou Roudji situé à 3km de Kédougou pour s’attaquer à une boutique. Selon les informations, la somme de 50 000 FCfa et trois téléphones portables qui sont emportés, et une fillette de 7 ans a été blessée par balle.

L’attaque s’est produite à Sinthiouroudji, un village situé a trois kilomètres de la commune de Kédougou. Les malfrats armés jusqu’aux dents qui étaient au nombre de sept ont débarqué vers 23 h pour commettre leur forfait. Ces derniers tirent en l’air plus d’une quinzaine de coups et demandent de l’argent au père de famille Mamadou Korka Diallo, âgé d’une cinquantaine d’années, avant de l’assommer de plusieurs coups. Deux étaient chargés de le fouiller tandis qu’un autre surveillait la route et la porte de la maison. A l’intérieur de la chambre se trouvait Salimatou Souaré, la femme de Korka, couteau pointé sur elle pour l’empêcher de crier.

Ainsi les différentes balles tirées par les assaillants ont transpercé la porte avant d’atteindre une fillette de 8 ans couchée sur le lit d’une des chambres. Les deux blessés évacués au district sanitaire de Kédougou et la fillette Mariama Diallo est, quant à elle, transférée à l’hôpital régionale de Tambacounda. La gendarmerie alertée s’est rendue sur les lieux. Mais les bandits s’étaient fondus dans la nature. Cette énième attaque dans la région de Kédougou pose la lancinante question de l’insécurité qui ne cesse de grandir dans cette partie du Sud-est du Sénégal.

…Et un trafiquant tombe avec 10 kg de chanvre indien à Bantako
C’est dans la nuit du mercredi au jeudi que les hommes en bleu de la compagnie de Kédougou ont alpagué un trafiquant de nationalité malienne qui détenait 10 kg de chanvre indien. Une énième saisie qui rappelle celles opérées il y a environ un semestre et qui faisaient 32 kg. Ainsi donc, malgré les difficiles conditions de mobilité avec les nombreux cours d’eau alimentés par une bonne saison hivernale, les pandores de Kédougou continuent de traquer les malfrats jusque dans leurs derniers retranchements c’est alors que dans la nuit du mercredi au jeudi, des éléments du capitaine Diagne, commandant la compagnie de gendarmerie de Kédougou, ont mis fin aux agissements délictuels d’Issa Sangaré qui avait le trafic de chanvre indien. Il détenait par devers lui 10 kg d’herbe qui tue. Les faits se sont déroulés dans le village de Bantako qui abrite un des plus grands sites d’orpaillage de la région. Il y a de cela près de 6 mois, deux saisies successives de chanvre indien étaient également opérées par les gendarmes, et elles portaient sur 32 kg de chanvre indien.

Pape D. SIDIBE

Dans l’objectif d’atteindre l’autonomisation des bénéficiaires de bourses de sécurité familiale, un réseau de filets sociaux a été mis en place. C’est la commune de Médina qui a été choisie comme bénéficiaires. Dr Anta Sarr Diacko, délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, a présidé une séance de sensibilisation pour les bénéficiaires hier.

En prélude à la mise en place d’un réseau de filets sociaux pour l’autonomisation des bénéficiaires de bourses familiales de la commune de Médina, qui héberge la phase-pilote, Dr Anta Sarr Diacko, délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, a rencontré les délégués ainsi que les différents membres des groupes vulnérables bénéficiaires de bourses familiales hier à la Maison de la Culture Douta Seck. L’objet de la rencontre a été de les sensibiliser sur l’objectif du gouvernement d’atteindre la résilience voire l’autonomisation de ces groupes. «Les transferts monétaires constituent un instrument de politique de protection sociale pour une meilleure répartition de la richesse nationale dans un esprit d’égalité et d’équité de genre…

Cependant, le gouvernement du Sénégal, inspiré de la vision sociale du président de la République, Macky Sall, a érigé la protection sociale des groupes vulnérables en un axe stratégique majeur de sa politique économique et sociale», a rappelé Mme le délégué. «Vous avez compris que le seul transfert d’argent ne suffisait pas pour vous éloigner de la précarité.

C’est pourquoi vous avez décidé de vous unir pour faciliter au gouvernement la mise en place d’un paquet de services intégrés pour favoriser votre autonomisation», a-t-elle encouragé les bénéficiaires de la phase pilote. L’esprit de cette initiative est de motiver ces derniers à se constituer en associations bien structurées avec un délégué à la tête de chacune pour faciliter leur accompagnement dans des activités génératrices de revenus et susceptibles de les pousser vers l’atteinte de leur autonomisation. «En plus de s’appuyer sur une vision à long terme du développement humain, l’accompagnement joue un rôle tampon consistant à orienter les ménages ciblés vers de vrais investissements allant du capital humain aux moyens de subsistance qui sont la base de l’équilibre alimentaire et nutritionnel des familles», a ajouté Mme le délégué. A cet effet, elle a assuré que les institutions responsables, à savoir «la direction opérationnelle, le Programme national de bourses de sécurité familiale ainsi que le Registre national unique s’emploient à intégrer la dimension autonomisation dans leurs stratégies respectives de sécurisation des groupes vulnérables».

Moussa SONKO (stagiaire)

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