banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société et Faits divers (2828)

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice a précisé qu’il n’a pas encore lu le rapport 2017-2018 d’Amnesty international. «Je prendrai le temps pour lire sereinement ce rapport», a dit le Pr Ismaila Madior Fall qui ’est toutefois montré catégorique : «Un rapport critique de la situation des droits humains au Sénégal ne peut être crédible». Le ministre pense même que «ce n’est pas sérieux» de dire que le Sénégal ne respecte pas les droits humains. «En Afrique, notre pays s’illustre pour sa stabilité politique, sa démocratie et son attachement aux droits de l’homme et à la dignité humaine», a dit Pr Fall. Il a rappelé que la Constitution du Sénégal, adoptée en mars 2016, consacre même de nouveaux droits aux citoyens. «Très franchement, le Sénégal occupe la première place dans le monde en matière de respect des droits humains. Cela est incontestable et date de bien avant l’arrivée du président Macky Sall au pouvoir», a insisté le arde des Sceaux, ministre de la Justice.

A. DIALLO

Dans son rapport 2017-2018 présenté avant-hier, Amnesty Sénégal s’interroge sur l’indépendance de la justice au Sénégal et dénonce un «acharnement» contre le maire de Dakar, Khalifa Sall.

La célérité de l’enquête, les conditions d’arrestation de Khalifa Sall, le rejet de sa caution, le refus de sa libération après son élection à l’Assemblée nationale. Tout cela emmène Amnesty international à conclure dans son rapport 2017-2018 que l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar est purement politique. «C’est rien d’autre que de la politique. Les faits le démontrent. Et c’est très grave pour le Sénégal et sa démocratie», a dénoncé Seydi Gassama à l’occasion de la cérémonie de présentation dudit rapport. «Tout le monde sait aujourd’hui qu’il s’agit d’un acharnement contre un adversaire politique», a dit le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, qui parle de «graves violations» du droit de la défense. «Nous avons constaté qu’aujourd’hui tous les Sénégalais ne sont pas égaux devant la loi. Et cela amène à s’interroger sur l’indépendance de la justice», a estimé Seydi Gassama.

Dans son rapport, l’Ong internationale dénonce également les interdictions de marches pacifiques. Amnesty relève que plusieurs manifestants ont été «brutalisés et arrêtés» en 2017, en particulier à l’approche des élections législatives. «En juin, les forces de sécurité ont blessé deux femmes par balle et roué de coups plusieurs autres manifestants lors d’une marche organisée à Touba», souligne Amnesty Sénégal, qui regrette aussi l’arrestation de jeunes partisans de Khalifa Sall pour «troubles à l’ordre public» en juin et l’usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour réprimer une manifestation pacifique organisée par l’ancien président Abdoulaye Wade en juillet. «Ce sont des faits qui montrent le recul enregistré», a commenté Seydi Gassama. Sur la liberté d’expression, le rapport fustige l’intimidation et l’arrestation de journalistes, d’artistes et d’utilisateurs de réseaux sociaux. Le document cite nommément la journaliste Oulèye Mané interpellée pour «publication d’images contraires aux bonnes mœurs» et la chanteuse Ami Collé Dieng arrêtée à Dakar le 8 août pour «outrage au chef de l’État» et de «diffusion de fausses nouvelles».

40 des 45 prisons surpeuplées
Dans son rapport, Amnesty internationale dénonce les conditions de vie éprouvantes des détenus et le surpeuplement des prisons du Sénégal. «Au moins quatre personnes sont mortes en détention, deux d’entre elles se seraient pendues», note le document. «40 des 45 maisons d’arrêt du pays sont surpeuplées. Cela est inacceptable», a lancé, préoccupé, Seydi Gassama.

L’Ong encourage le Sénégal à construire de nouvelles prisons. « l nous faut des prisons humanisées pour faciliter la réintégration des ex-détenus dans la société», a estimé le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, également préoccupé par le sort de l’imam Aliou Ndao en détention depuis plus de deux ans pour «actes de terrorisme» et «apologie du terrorisme». «Amnesty suit de près ce procès parce que nous tenons à ce que le droit soit dit sans interférence», a soutenu M. Gassama, qui constate aussi, pour le déplorer, l’absence d’une volonté politique sur la situation des enfants de la rue. «Les enfants sont exploités quotidiennement. Et personne ne parle plus de cette situation», a regretté Seydi Gassama, qui invite l’Etat à apporter une solution durable à la mendicité des enfants.

Abdoulaye DIALLO

Le maire de Dakar a réitéré, devant la barre, sa détermination à servir le Sénégal et la ville de Dakar. Selon lui, les raisons pour lesquelles il est poursuivi sont politiques.

La fin du procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été triste, très triste. Des larmes, des pleurs, il y en a eu hier à la salle 4 du palais de justice Lat-Dior. Les sympathisants, les partisans, les parents et amis des prévenus ne pouvaient plus retenir leurs larmes. Surtout quand le juge Malick Lamotte les a appelés un à un devant la barre à prononcer leur dernier mot. Quand le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a commencé son discours, une femme a crié de toutes ses forces. Elle a été maintenue par la sécurité. Mais cela ne perturbe guère le maire qui a continué. Il a d’abord remerciétous ses soutiens, sa famille, ses parents, ses amis. Invité par le juge Malick Lamotte à parler de la procédure, le maire de Dakar a encore réitéré ses propos depuis l’ouverture de l’audience. «Nous n’avons rien fait de répréhensible. Les raisons pour lesquelles nous sommes là sont connues de tous. Je suis là parce que sur le plan politique, j’ai pris une décision. C’est pourquoi j’assume les conséquences. Par contre eux (ses co-prévenus), ils ne doivent pas être là. Je souhaiterai qu’Ibrahima Yatma Diaw, Yaya Bodian, Mbaye Touré, Fatou Traoré et Amadou Makhtar Diop aient le même traitement que les deux percepteurs. Ils souffrent le martyre parce que ce qui leur est reproché est injuste. Je demande au tribunal de les relâcher et que je sois le seul à supporter le reste parce que c’est à cause de moi qu’ils sont là», a encore réitéré le maire de Dakar.

Il a contesté les infractions pour lesquelles ils sont poursuivis pour des questions de principes et d’éthique. « Je voudrais expliquer à l’opinion que les raisons pour lesquelles nous sommes ici sont politiques. J’ai toujours été irréprochable dans ma gestion. Dans toutes les fonctions que j’ai eu à occuper, que ce soit à l’Assemblée nationale, dans les ministères, à la mairie de Dakar, je n’ai jamais eu un quelconque grief retenu contre moi», a déclaré le maire de Dakar. Toutefois, il a réitéré sa détermination à rester au service des Sénégalais, des Dakarois. «Ma détermination et mon engagement à servir ce pays et cette région, quelles que soient les circonstances, restent intacts», a conclu le maire de Dakar.

A. Ng. NDIAYE

Sur invitation des disciples de Cheikh Ibrahima Niass (Rta) de la République islamique de Mauritanie, le Khalife général de la famille de Cheikh Ibrahima Niass, Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, se rend, cet après-midi et pour une semaine, à Nouakchott, accompagné d’une forte délégation de fidèles. Une visite vivement souhaitée par les milliers de disciples mauritaniens qui n’ont de cesse de demander le séjour du Khalife général auprès des « moukhadams » et autres cheikhs de la tarikha tidiane de ce pays frère. Outre la consolidation des liens séculaires d’amitié et de fraternité forgés depuis belle lurette avec ces frères du Nord (par où ont transité des messagers de l’Islam), il s’agira aussi, au cours de cette visite, d’aborder le volet diplomatique entre les deux Etats.

Cheikh Ibrahima Niass qui, par le passé, a effectué trois visites en Mauritanie (1952, 1954 et 1967), a laissé à la postérité d’illustres « moukhadams » qui ont essaimé la « Fayda tidianiya » dans plusieurs communautés. Des milliers de disciples viendront très certainement se ressourcer lors du séjour du Khalife Cheikh Tidiane Ibrahima Niass en Mauritanie.

B. B. SANE

Le Haut conseil des collectivités territoriales condamne l’information selon laquelle sa délégation a continué sa route vers Porokhane avant l’arrivée des sapeurs-pompiers après l’accident qui a coûté la vie au motard Massar Diop, le mardi 20 février à 10h 15mn. Dans un communiqué, l’institution souligne que le cortège du président Ousmane Tanor Dieng « très éprouvé, s’est immédiatement arrêté et les mesures d’assistance tendant à alerter les sapeurs-pompiers et la brigade de gendarmerie de Mbour ont été initiées par le gendarme Malang Sané, membre de la sécurité du président du Hcct.

Le texte ajoute que le président du Haut conseil a, de son côté, saisi le ministre des Forces armées compte tenu de la gravité de l’accident. « L’ensemble de la délégation, comprenant notamment certains membres du bureau ainsi que des représentants des familles religieuses au sein de l’institution, est resté sur les lieux jusqu’à l’enlèvement du corps par les sapeurs-pompiers », ajoute le texte, qui dénonce « une forme scandaleuse de traitement de l’information dont l’unique dessein est de propager de fausses nouvelles dans le but de porter atteinte aux institutions de la République ». C’est pourquoi, « le Hcct se réserve le droit d’user des voies et moyens qu’il juge appropriés en de telles circonstances ».

Babacar DIONE

Dans leurs différentes répliques, autant le procureur de la République que les avocats des deux percepteurs de la ville de Dakar ont appelé à la fin des poursuites pour les deux comptables publics chargés de la perception des impôts. Le procureur, qui a plaidé la condamnation des autres prévenus, est resté constant dans son réquisitoire.

Le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar est entré dans son ultime phase hier. Après le réquisitoire et les plaidoiries, place aux répliques de toutes les parties. C’est Serigne Bassirou Guèye, procureur de la République, qui a ouvert les répliques. D’entrée de jeu, il s’est mis dans une logique d’énumérer, un par un, les différents cas proposés à l’arbitrage de la cour.
S’agissant de la dame Fatou Traoré, «elle a reconnu avoir mis à la disposition de M. Bodian les cachets et l’entête du Gie Tabara. Or, celui ou celle qui met à la disposition d’une personne des moyens commet un délit ou une faute. Le faux et l’usage de faux sont constitués. C’est le règne de la loi», a-t-il dit.

Concernant Yaya Bodian poursuivi pour faux et usage de faux en écritures de commerce, le procureur a stipulé que si les fonds ont pu sortir à travers de fausses factures, il est complice. Et la peine requise est de 5 à 10 ans. «L’association de malfaiteurs n’est rien d’autre  qu’une entente dans le but de faire sortir des  deniers publics. Ils savaient que les Pv de réception pour le riz et le mil étaient faux», a-t-il relevé. Pour le cas de Mbaye Touré, le procureur a évoqué le cumul réel d’infractions commises. «Le blanchiment d’argent est établi», a-t-il dit. Concernant la relaxe des percepteurs, le procureur Serigne Bassirou Guèye a dit la fonder sur des éléments. «Les deux percepteurs n’ont pas pu vérifier sur place si les factures étaient fausses ou pas. Les pièces qui sont produites justifient les opérations passées. Tout ce qui suit ce mandat est vrai. Ce qui est mentionné est vrai, mais sur le papier les mandats sont faux. Le Gie de Tabara n’a rien livré», a-t-il fustigé.
Serigne Bassirou Guèye s’est par ailleurs dit victime d’accusations le faisant passer pour un «amplificateur des techniques de plaidoiries». En réponse, il a souligné qu’en réalité, «la péroraison, c’est la technique de plaidoirie de l’avocat. M. le président, sachez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. C’est une technique M. le président», a-t-il raillé.

A la suite du procureur de la République, Me Mbow, avocat des percepteurs, a pris la parole. «La juridiction est bien fondée pour répondre aux accusations. Les griefs relevés dans la supposée violation des percepteurs sont nuls. Le principe de séparation des fonctions de l’ordonnateur et du comptable est de rigueur», a-t-il dit. Il a également relevé que «le rapport de l’Ige ne vise pas les percepteurs. Il n’y aucune faute de gestion». Me Moussa Sarr, aussi avocat des percepteurs, a souligné que « es éléments de faits divers n’ont aucun impact sur le dossier. Un article du règlement de la comptabilité publique interdit au percepteur d’assurer un contrôle d’opportunité sur les dépenses», dit-il. Selon l’avocat, les fonctions de comptabilité et d’ordonnateur sont incompatibles. «La défense avait fait tomber en désuétude le décret du 14 août 2003. Mais pour qu’une loi  soit désuète, elle doit être adoptée, promulguée pour être appliquée ; même chose sur la nomenclature. Une caisse d’avance ne tombe pas en passation de marché. Je ne vois pas sur quoi on peut articuler l’implication de mes clients», s’est-il interrogé.

Oumar BA


VERDICT LE 30 MARS 2018
Khalifa Sall 5Un mois après son ouverture, le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar tire à sa fin. La bataille judiciaire s’est terminée hier. Il ne reste qu’au président du tribunal, Malick Lamotte, de rendre la décision finale. Ce sera le 30 mars.

Le suspens va se poursuivre jusqu’au vendredi 30 mars 2018, date à laquelle le président du tribunal, Malick Lamotte, va prononcer le verdict du procès. Depuis le 23 janvier 2018, les avocats de la défense et ceux de la partie civile ce sont lancés dans une véritable bataille judiciaire qui a permis à Malick Lamotte et à ses deux assesseurs «de savoir sur quoi se pencher».

«Maintenant, il n’y a plus d’incertitudes. Le tribunal est satisfait de la qualité des débats. Nous devrions tout simplement remercier tous ceux qui ont aidé à la tenue de ce procès», a dit Malick Lamotte dans son discours de clôture. Par ailleurs, le juge s’est réjoui du déroulement du procès. Selon lui, «ce procès est dans la vie de la juridiction». Et après l’affaire Khalifa Sall, une autre, encore plus difficile, va s’ouvrir. «Vous nous avez demandé de juger en droit ; s’il plait à Dieu, nous jugerons en droit. Vous nous avez demandé de rendre justice, nous rendrons justice et nous veillerons à faire preuve d’impartialité», a promis le président du tribunal, Malick Lamotte.

Aliou Ngamby NDIAYE

KHALIFA ABABACAR SALL : « MA DÉTERMINATION ET MON ENGAGEMENT À SERVIR CE PAYS RESTENT INTACTS »
Le maire de Dakar a réitéré, devant la barre, sa détermination à servir le Sénégal et la ville de Dakar. Selon lui, les raisons pour lesquelles il est poursuivi sont politiques.

La fin du procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été triste, très triste. Des larmes, des pleurs, il y en a eu hier à la salle 4 du palais de justice Lat-Dior. Les sympathisants, les partisans, les parents et amis des prévenus ne pouvaient plus retenir leurs larmes. Surtout quand le juge Malick Lamotte les a appelés un à un devant la barre à prononcer leur dernier mot.

Quand le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a commencé son discours, une femme a crié de toutes ses forces. Elle a été maintenue par la sécurité. Mais cela ne perturbe guère le maire qui a continué. Il a d’abord remerciétous ses soutiens, sa famille, ses parents, ses amis. Invité par le juge Malick Lamotte à parler de la procédure, le maire de Dakar a encore réitéré ses propos depuis l’ouverture de l’audience. «Nous n’avons rien fait de répréhensible. Les raisons pour lesquelles nous sommes là sont connues de tous. Je suis là parce que sur le plan politique, j’ai pris une décision. C’est pourquoi j’assume les conséquences. Par contre eux (ses co-prévenus), ils ne doivent pas être là. Je souhaiterai qu’Ibrahima Yatma Diaw, Yaya Bodian, Mbaye Touré, Fatou Traoré et Amadou Makhtar Diop aient le même traitement que les deux percepteurs. Ils souffrent le martyre parce que ce qui leur est reproché est injuste. Je demande au tribunal de les relâcher et que je sois le seul à supporter le reste parce que c’est à cause de moi qu’ils sont là», a encore réitéré le maire de Dakar.

Il a contesté les infractions pour lesquelles ils sont poursuivis pour des questions de principes et d’éthique. « Je voudrais expliquer à l’opinion que les raisons pour lesquelles nous sommes ici sont politiques. J’ai toujours été irréprochable dans ma gestion. Dans toutes les fonctions que j’ai eu à occuper, que ce soit à l’Assemblée nationale, dans les ministères, à la mairie de Dakar, je n’ai jamais eu un quelconque grief retenu contre moi», a déclaré le maire de Dakar. Toutefois, il a réitéré sa détermination à rester au service des Sénégalais, des Dakarois. «Ma détermination et mon engagement à servir ce pays et cette région, quelles que soient les circonstances, restent intacts», a conclu le maire de Dakar.

A. Ng. NDIAYE

L’Agent judiciaire de l’Etat (Aje) a relevé de nouveaux éléments dans les plaidoiries de la défense qui permettent de caractériser les délits de faux pour lesquels Khalifa Ababacar Sall, le maire de Dakar, et ses co-prévenus sont poursuivis.

Revoilà l’agent judiciaire de l’Etat (Aje). Après les plaidoiries de la défense hier, Antoine Diome a repris la parole pour s’exercer à déconstruire tous les arguments des avocats des prévenus et de la ville de Dakar. Antoine Diome s’est attelé à décortiquer, point par point, les plaidoiries des avocats de la défense et de la mairie de Dakar. L’Aje a dit « apprécier les efforts de construction intellectuelle des avocats des prévenus ». Cependant, il a pu trouver des passages qui, selon lui, ne font qu’enfoncer les prévenus. D’après Antoine Diome, il y a dans leurs plaidoiries « des éléments qui permettent d’entrer en voie de condamnation. C’est le cas notamment quand Me Bamba Cissé a voulu élaguer le faux en brandissant les factures de mil et de riz de 2011 à 2012 ».

Dans ces papiers justificatifs soulevés par l’avocat, la tonne de riz est facturée à 230.000 FCfa et celle de mil à 258.000 FCfa. Pour l’avocat, c’est rare de voir au Sénégal une tonne de mil qui coûte plus cher qu’une tonne de riz. Ce point dans la plaidoirie a été bien noté par le représentant de l’Etat. Et hier, il n’a pas manqué de le souligner. Selon lui, il y a encore un défaut de véracité dans les factures pour décaisser l’argent de la caisse d’avance. Ce passage dans la plaidoirie de Me Bamba Cissé est, à son avis, un élément supplémentaire apporté au procureur de la République dans la caractérisation du faux. « On s’entremêle pour nous indiquer que le faux est tellement caractérisé que les prix de la tonne de mil ne correspondaient pas à la réalité du marché », a souligné Antoine Diome.

Le second passage relevé par l’agent judiciaire de l’Etat est quand un avocat de la défense a, dans sa plaidoirie, dit ceci : « Mon client est responsable, mais il n’est pas coupable ». Antoine Diome ne laisse pas passer un tel aveu de taille. « Mais de quoi est-il responsable ? » s’est demandé le représentant de l’Etat qui donne des pistes à exploiter au procureur de la République Serigne Bassirou Guèye. Ce dernier doit apporter la réplique ce matin.

Une partie civile sans préjudice
En outre, l’Aje a aussi abordé le point sur la constitution de partie civile de l’Etat. D’après les conseils de la ville de Dakar, l’Etat du Sénégal n’a pas sa place dans ce procès car il n’a subi aucun préjudice dans cette affaire. Ainsi ont-ils demandé au juge Malick Lamotte de le débouter de sa constitution de partie civile. Mais Antoine Diome a apporté la réplique. Devant le juge, il a refusé qu’on taxe l’Etat du Sénégal de « partie civile fausse » ou « d’intrus » dans ce procès. Répondant d’abord aux avocats des prévenus, l’agent judiciaire de l’Etat a rappelé que ces derniers sont « les premiers à nous demander de présenter nos observations sur la demande de liberté provisoire » du maire de Dakar. « Pour rétablir la vérité historique des faits, je vous rappelle que les avocats des prévenus étaient les premiers à nous saisir d’une correspondance », a-t-il tenu à préciser. Après les avocats de Khalifa Sall et de ses co-prévenus, l’agent judiciaire de l’Etat se retourne vers la partie civile de la ville de Dakar. Antoine Diome a révélé que pendant toute sa carrière, c’est la première fois qu’il voit dans un procès une partie civile qui refuse d’admettre l’existence d’un préjudice. « En droit, pour prétendre être partie civile, il faut au moins alléguer un préjudice. Votre place était à nos côtés pour concourir ensemble à la réparation du préjudice. Nous ne voulons prendre la place de personne. En droit, rien n’exclut qu’il y ait deux parties civiles qui réclament ensemble la réparation d’un préjudice », a informé Antoine Diome. En effet, si la partie civile de la ville de Dakar indique que la mairie n’a subi aucun préjudice, c’est parce qu’elle ne veut pas avouer l’existence d’une infraction, a accusé le représentant de l’Etat. Pour terminer sur ce point, l’Aje a informé que la partie civile de l’Etat est belle est bien recevable. Antoine Diome a terminé son intervention en réitérant, devant le juge, le paiement d’un double préjudice : moral et matériel d’un montant de 6,830 milliards de FCfa.

Aliou Ngamby NDIAYE


LA DÉFENSE INSISTE SUR LES EXCEPTIONS DE NULLITÉ
Les avocats de la défense étaient les derniers à plaider dans le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ils ont terminé, hier, leur passage suite aux plaidoiries de Mes Borso Pouye et Doudou Ndoye. Me Pouye a d’abord relevé les exceptions de nullité de la procédure. Selon le conseil, le règlement numéro 5 de l’Uemoa qui exige la présence de l’avocat dès l’interpellation n’a pas été respecté dans cette affaire. Selon l’avocat, Khalifa Ababacar Sall et ses co-prévenus n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un conseil. La seconde exception soulevée par Me Borso Pouye est « l’irrecevabilité de la constitution de partie civile de l’Etat ». Pour elle, l’Etat n’a pas sa place dans ce procès. Pour cela, a expliqué l’avocat, c’est après la fin des plaidoiries sur les exceptions que l’agent judiciaire de l’Etat a brandi des pièces de la Senelec pour montrer qu’il doit être là.

Son confrère de la défense, Me Doudou Ndoye a estimé que l’Aje judiciaire de l’Etat doit répondre aux questions de la défense. D’après le conseil du maire de Dakar, « dans aucun système moderne, on ne peut admettre qu’on ne pose pas des questions à la partie civile ». « Dans aucun pays de droit, on ne peut admettre cela. C’est contraire à tous les principes de droit dans le monde », a fustigé Me Ndoye. L’avocat a demandé la relaxe de tous les prévenus car, à son avis, « il n’y a aucune pièce justificative qui a été trouvé » pour prouver le faux.

A. Ng. NDIAYE

Les avocats de la défense étaient les derniers à plaider dans le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ils ont terminé, hier, leur passage suite aux plaidoiries de Mes Borso Pouye et Doudou Ndoye. Me Pouye a d’abord relevé les exceptions de nullité de la procédure. Selon le conseil, le règlement numéro 5 de l’Uemoa qui exige la présence de l’avocat dès l’interpellation n’a pas été respecté dans cette affaire. Selon l’avocat, Khalifa Ababacar Sall et ses co-prévenus n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un conseil. La seconde exception soulevée par Me Borso Pouye est « l’irrecevabilité de la constitution de partie civile de l’Etat ». Pour elle, l’Etat n’a pas sa place dans ce procès. Pour cela, a expliqué l’avocat, c’est après la fin des plaidoiries sur les exceptions que l’agent judiciaire de l’Etat a brandi des pièces de la Senelec pour montrer qu’il doit être là.

Son confrère de la défense, Me Doudou Ndoye a estimé que l’Aje judiciaire de l’Etat doit répondre aux questions de la défense. D’après le conseil du maire de Dakar, « dans aucun système moderne, on ne peut admettre qu’on ne pose pas des questions à la partie civile ». « Dans aucun pays de droit, on ne peut admettre cela. C’est contraire à tous les principes de droit dans le monde », a fustigé Me Ndoye. L’avocat a demandé la relaxe de tous les prévenus car, à son avis, « il n’y a aucune pièce justificative qui a été trouvé » pour prouver le faux.

A. Ng. NDIAYE

Le ministre des Transports terrestres Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé, hier, l’interdiction de la circulation interurbaine sur toute l’étendue du territoire à partir de 22h jusqu’à 6h et l’application du permis à points dès le deuxième semestre de cette année dans le cadre de la lutte contre les accidents de la circulation. Il était au chevet des blessés du drame survenu sur la route de Porokhane le mercredi dernier.

Dans la lutte contre la récurrence des accidents de la route qui constituent une véritable hécatombe pour les populations, les pouvoirs publics ont décidé de passer à la vitesse supérieure. C’est en tout cas le message envoyé depuis la capitale régionale de Kaolack par le ministre des Transports terrestres Abdoulaye Daouda Diallo. Venu au chevet des blessés du tragique accident intervenu dans la nuit du mardi au mercredi dernier sur la route de Porokhane, l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas mis de gants pour exprimer son sentiment. A cet effet, dans les prochaines semaines, la circulation interurbaine sera interdite sur toute l’étendue du territoire à partir de 22h jusqu’à 6h », a-t-il informé. Une mesure conservatoire en attendant des dispositions beaucoup plus contraignantes au nombre desquelles figurent en bonne place la mise en œuvre du principe du permis à points. Un dispositif dont l’application effective est prévue pour le deuxième semestre de cette année. « Au-delà des difficultés d’une bonne vision la nuit, le problème du comportement des chauffeurs se pose. Il y a lieu de travailler à les faire revenir à la raison. Nous pensons sincèrement que ces deux mesures conjuguées à plus d’efforts de la part de tous les acteurs de la circulation vont y aider », a déclaré Abdoulaye Daouda Diallo. Il a instruit le directeur de la structure hospitalière à veiller à une prise en charge médicale gratuite et efficace des blessés.

« Nous sommes là sur instruction du Président de la République qui nous a demandé de venir nous enquérir de la situation, suite au terrible qui a lieu sur la route de Porokhane. C’est un accident particulièrement regrettable, à la limite inacceptable, mais nous sommes là surtout pour assister les blessés, partager la douleur des familles des disparus », a indiqué le chef du département à l’issue de sa visite d’une partie des blessés au centre hospitalier régional de Kaolack. Précisant que les statistiques font état de deux morts par jour sur nos routes, il a signifié que le gouvernement, sur instruction du Président Macky Sall, a décidé de prendre le taureau par les cornes. « Il va falloir définitivement mettre la législation en place pour résoudre ces difficultés.

Pour rappel, le bilan de l’accident susmentionné s’est alourdit avec deux autres décès, portant le total à 11 morts et 35 blessés.

Elimane FALL

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, conduisant une importante délégation gouvernementale représentant le président Macky Sall au magal de Porokhane, a annoncé d’importants travaux d’infrastructures que l’Etat du Sénégal se propose de réaliser dans la cité religieuse. C’était lors de la cérémonie officielle de clôture de la 66ème édition de la manifestation dédiée à la vénérée mère du fondateur du mouridisme.

La cité religieuse de Porokhane, un des hauts lieux de la communauté mouride du Sénégal, prend de plus en plus d’envergure aux yeux des autorités et des fidèles de Cheikh Ahmadou Bamba qui sont venus en masse célébrer Sokhna Diarra Bousso. Une petite bourgade nichée entre la commune de Nioro et la frontière gambienne qui n’en finit pas de s’agrandir et dont les besoins en infrastructures et services sociaux de base dépassent les capacités de la commune dirigée par le maire Aly Diadhiou.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye a fait part de la volonté de l’Etat du Sénégal d’accompagner les dignitaires religieux de Porokhane dans leurs efforts de doter la cité d’infrastructures à la dimension de son développement fulgurant. Il a annoncé la réalisation de l’université, une des priorités de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife de la cité de Mame Sokhna Diarra. « Le Président de la République connaît la priorité qu’il accorde à la réalisation de ce projet eu égard aux enseignements du Cheikh lui-même sur le rôle de l’éducation islamique et de la quête du savoir pour tout musulman», a dit le ministre. D’autres projets immobiliers ont été annoncés : une grande salle de réception à l’image des grandes cités religieuses, des centres d’hébergement ainsi que deux ponts de 150 m. De grands travaux d’infrastructures planifiés dans le cadre d’un Plan directeur d’urbanisme (Pdu) qui a été remis, selon le ministre de l’Intérieur, au khalife lors de son passage dans la cité religieuse en marge de l’inauguration du tronçon Dinguiraye-Nioro-Kaolack le lundi dernier. Le ministre a, par ailleurs, rappelé les instructions données par le Chef de l’Etat afin que toutes les dispositions soient prises pour une bonne organisation de ce magal, rappelant que Macky Sall est un habitué de cette cité religieuse bien avant son accession à la tête du pays.

Serigne Bass Abdou Khadre, le porte-parole du Khalife général des Mourides, a chaleureusement remercié le Président Macky Sall et son gouvernement pour toutes les dispositions prises dans l’organisation de cette manifestation et les projets annoncés en faveur de Porokhane. A signaler que c’est Serigne Fallilou Ibn Bassirou Mbacké, le frère cadet du Khalife général des Mourides, qui a reçu la délégation officielle en présence d’autres dignitaires religieux.

Elimane FALL

Les populations des régions de Saint-Louis et de Louga sont restées profondément marquées par cet accident d’une rare violence qui s’est produit avant-hier vers 19h 40 mn sur la route nationale N°2, à hauteur de Sakal. Deux Sénégalais et un touriste allemand ont trouvé la mort dans cette collision entre un véhicule « 7 places » de transport en commun qui roulait à une allure vertigineuse en direction de Saint-Louis et un camion.

Le véhicule « 7 places » a été affrété depuis Thiès par des touristes allemands qui avaient l’intention de se rendre à Saint-Louis. Huit victimes ont été évacuées par les sapeurs-pompiers vers l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye de Louga. Il s’agit des corps sans vie des deux Sénégalais et du touriste allemand et de cinq blessés dont quatre touristes allemands. Les commentaires et autres supputations vont bon train. Certains concitoyens ont remis sur le tapis le problème de l’application du permis à points.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Garde des Sceaux, Pr Ismaila Madior Fall a installé, hier, le comité de concertation devant éclairer le président Macky Sall qui veut asseoir des réformes pertinentes orientées vers la consolidation de l’Etat de droit.

Le président de la République Macky Sall avait déclaré, jeudi 11 janvier 2018, à l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et tribunaux, que rien ne l’arrêtera dans sa volonté de moderniser la Justice et de consolider l’Etat de droit au Sénégal. « Aucun sujet ne doit être tabou. Je suis prêt à discuter de tout. Je suis même prêt qu’on ouvre le débat sur la présidence du Conseil supérieur de la magistrature », avait dit Macky Sall. Preuve que ce n’était pas qu’un discours, le comité de concertation sur la modernisation de la justice a été installé, hier, par le Pr Ismaila Madior Fall, garde des Sceaux, ministre de la Justice. Composé de 27 membres issus du monde universitaire, de la magistrature, du bâtonnat, des Ordres des huissiers, des commissaires-priseurs, de la chambre des Notaires et de la société civile, ce comité a une mission principale : formuler des recommandations pour l’amélioration qualitative du fonctionnement de la justice. Il s’agira pour ce comité, au terme de la concertation, de faire des recommandations portant notamment sur trois axes prioritaires : la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la revalorisation du statut des magistrats et la rationalisation de la carte judiciaire. « Le comité a un mois pour faire des propositions destinées à l’aide à la décision. Le dernier mot reviendra au chef de l’Etat », a dit le Pr Ismaila Madior Fall. Le ministre a précisé que l’effet recherché à travers la mise en place de ce comité est de réunir les principaux acteurs du secteur de la justice autour des problématiques et des défis liés au fonctionnement du service public de la justice. « Fondamentalement, le comité doit passer en revue les différents sujets qui interpellent la justice par rapport à sa force, sa cohérence et son indépendance mais aussi et surtout de réfléchir sur l’adaptation de la justice sénégalaise aux nouvelles réalités et défis qui l’interpellent », a expliqué le garde des Sceaux. « Ce sera une réflexion inclusive, participative, sans tabou, sur toutes les question », a insisté le ministre qui a relevé pour le saluer la qualité des personnalités choisies pour conduire la réflexion. « Tous des hommes de science et de sagesse », a fait savoir le Pr Fall. Choisi pour représenter le monde universitaire, Pr Joseph Yancouba Ndiaye a dit mesurer la « mission d’envergure » confiée au comité.

« Il s’agira d’approfondir, d’élargir les espaces, d’élaborer des stratégies efficaces pour inscrire durablement la justice dans une dynamique de performance », a-t-il dit, « heureux » d’avoir été coopté pour « servir à nouveau » son pays. Le comité a donc un mois pour soumettre un rapport qui comportera des actions et des modalités de mises en œuvre. L’objectif réaffirmé par le garde des Sceaux est d’arriver à une justice adaptée aux exigences de la modernité. Ce qui devrait se traduire par trois choses : une gouvernance institutionnelle de la justice plus transparente, une indépendance et une impartialité des juges garanties et des services judicaires délivrés aux usagers.

Abdoulaye DIALLO

L’appareil judiciaire risque d’être paralysé dans les prochains jours. Dans un communiqué parvenu à la rédaction hier, d’imminentes grèves seront décrétées incessamment par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). Ledit syndicat exige du gouvernement l’adoption de 5 projets de décret phares. Il s’agit du projet de décret modifiant le décret n° 2010-707 du 10 juin 2010 portant organisation et fixant les règles de fonctionnement du Centre de formation judiciaire (Cfj), celui modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier des fonctionnaires de la justice, du projet de décret fixant le mode de répartition des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, correctionnelle, de simple police, des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre des saisies-rémunération et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale, du projet de décret fixant les droits de dépôt et de délivrance des actes en matière civile et commerciale, et d’apposition de formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale et de celui modifiant le décret n° 2014-769 du 12 juin 2014 abrogeant et remplaçant le décret n° 91-490 du 8 mai 1991 fixant les conditions d’attribution et d’occupation des logements administratifs.

Le communiqué précise que ces projets de décrets ont été conjointement élaborés par le Sytjust et plusieurs ministères en accord avec le gouvernement. « Après plusieurs années de dialogue et de concertation, les travailleurs de la justice se voient contraints d’exercer ultimement leur droit constitutionnel de cesser collectivement le travail sur toute l’étendue du territoire national pour protester contre l’absence de réaction du gouvernement face au sabotage perpétré par certains grands commis de l’Etat », peut-on lire dans le document. Non sans rappeler qu’un préavis de grève a été déposé depuis le 24 octobre 2017.

Tata SANE

La défense est toujours persuadée que le procès de Khalifa Ababacar Sall est politique. Me Seydou Diagne a accusé le procureur de laisser en instance des dossiers plus pressants pour s’attaquer à l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Les avocats de la défense ont continué de clamer que le procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, est politique. Cette phrase est aujourd’hui comme une chansonnette pour la défense.

Chaque avocat la répète dans sa plaidoirie. Selon Me Demba Ciré Bathily, « dire que ce procès politique dérange certains, mais il est politique ». Me Seydou Diagne a, dans sa plaidoirie, rappelé que le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, a énormément de grands dossiers en instance sur lesquels il doit défendre la société, mais il préfère les ranger de côté pour s’attaquer aux dossiers politiques. Parmi ces dossiers en instance, Me Diagne a cité les affaires Bara Sady, ancien directeur général du Port autonome de Dakar, Thierno Ousmane Sy avec la troisième licence de téléphonie mobile, Carmelo Sagna avec sa gestion de la Société africaine de raffinage (Sar). « Le procureur est assis sur des réclamations de l’Etat sur près de 120 milliards de FCfa sur lesquelles il n’organise pas de procès. Je rappelle respectueusement au tribunal que dans notre pays depuis 2012, ce sont les procureurs qui se mêlent de la matière électorale pour invalider des candidatures. On attrait à la barre que ceux qui ont des ambitions présidentielles. Mais comme Thierno Ousmane Sy, Bara Sady ou Carmelo Sagna ne sont pas candidats à une présidentielle, on laisse de côté leurs dossiers », a accusé Me Diagne.

Par ailleurs, Me Mbaye Sène de la défense a rappelé que le problème de Khalifa Sall à la ville de Dakar a commencé depuis 2009. A cette époque, a-t-il dit, Khalifa Sall devait faire face au régime de Me Abdoulaye Wade pour dérouler ses projets pour la ville de Dakar. Mais, « le président d’alors était un gentleman », a témoigné Me Sène. C’est pourquoi, Khalifa Sall a pu dérouler ses projets jusqu’à 2009 avec le départ de Me Wade. En 2012 encore, a-t-il souligné, le maire de Dakar ne partage pas le même parti politique avec le président de la République nouvellement élu même s’il a participé à sa victoire pour l’avoir soutenu au second tour. Mais les divergences politiques entre le régime en place et le maire de Dakar ont réellement commencé en 2014, a expliqué toujours Me Mbaye Sène devant la barre. Khalifa Ababacar Sall qui était convaincu qu’il reste majoritaire à Dakar, a voulu maintenir son poste de maire. Mais la majorité voulait que la mairie de Dakar revienne au parti au pouvoir. « C’est quand Khalifa Sall a déposé sa liste pour les élections municipales de 2014 que tout a commencé. Ne pouvant pas l’éliminer sur le terrain politique, ils font appel à la justice pour l’éliminer », a fustigé Me Sène tout en rappelant que son client Khalifa Ababacar Sall est « blanc comme neige ». Il demande ainsi au juge de le renvoyer de la fin des poursuites.

A. Ng. NDIAYE

Les avocats de la défense comme Me Ciré Clédor Ly ont réitéré, hier, leur « offre de cautionnement avec des droits réels pour permettre au tribunal de ne pas être prisonnier de certaines dispositions ».

A. Ng. NDIAYE

Les conseils de la défense ont encore demandé au président Malick Lamotte la fin des poursuites contre le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, et tous ses co-prévenus. Pour eux, le parquet n’a prouvé aucune infraction contre les prévenus devant le tribunal.

Les avocats de la défense ont joué leur va-tout hier pour obtenir la relaxe de leurs clients des infractions pour lesquelles ils sont poursuivis. C’était le dernier jour des plaidoiries de la défense du maire de Dakar et de ses co-prévenus. Les conseils du maire de Dakar ont estimé que leur client « est innocent » malgré un réquisitoire de feu prononcé par le procureur de la République.

Serigne Bassirou Guèye a demandé 7 ans d’emprisonnement ferme pour Khalifa Ababacar Sall et Mbaye Touré plus une amende de 5,490 milliards de FCfa. Mais Me Seydou Diagne de la défense a considéré ces réquisitoires comme de « l’incantation » car, jusque-là, rien n’a été prouvé. « Le ministère public n’a rien prouvé. Pour nous, nous avons obtenu gain de cause dans ce procès depuis très longtemps », a dit confiant Me Diagne.

Pour Me Demba Ciré Bathily, l’Inspection générale d’Etat, après sa vérification à la mairie de Dakar, a demandé à ce qu’une enquête soit menée sur les conditions d’ouverture de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Malheureusement, a déploré Me Bathily, « aucune enquête sérieuse n’a été menée sur cette affaire ». A son avis, une enquête sérieuse ne peut être faite sur cette caisse d’avance sans que l’ancien maire de Dakar, Pape Dop, ne soit entendu. D’après le conseil, dans ce dossier, « l’information judiciaire a été bâclée ». C’est pourquoi, il a considéré que le délit d’association de malfaiteurs pour lequel ses clients sont poursuivis « est insidieux » car « ni caractérisé encore moins établi ». « Il n’est qu’un cheveu dans la soupe », a raillé Me Demba Ciré Bathily. L’avocat écarte aussi les délits de blanchiment de capitaux, de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur des deniers publics. Selon lui, une même infraction ne peut pas être imputée à la même personne deux fois. « Aucune preuve de détournement n’a été prouvée et articulée devant votre juridiction. Il ne s’agit que de simples allégations. M. le président, nous avons confiance en votre juridiction et nous demandons purement et simplement la relaxe des prévenus », a-t-il demandé au président Malick Lamotte.

Me Seydou Diagne s’attend à un non-lieu dans cette affaire. Car, à son avis, il n’y a aucune charge retenue contre les prévenus qui a été prouvée. Sur le délit détournement de deniers publics, Me Ndèye Fatou Sarr de la défense a indiqué qu’en aucun cas, son client Khalifa Ababacar Sall ne peut être poursuivi pour cette infraction « parce que ce n’est pas à lui de justifier l’utilisation des fonds ». Me Ciré Clédor Ly a abondé dans le même sens que ses confrères de la défense. D’après le conseil, le procureur de la République n’a apporté aucune preuve pour l’infraction de détournement de deniers publics.

Aliou Ngamby NDIAYE


L’OFFRE DE CAUTIONNEMENT RÉITÉRÉE
Les avocats de la défense comme Me Ciré Clédor Ly ont réitéré, hier, leur « offre de cautionnement avec des droits réels pour permettre au tribunal de ne pas être prisonnier de certaines dispositions ».

A. Ng. NDIAYE

ME SEYDOU DIAGNE DE LA DEFENSE : « LE PROCUREUR EST ASSIS SUR DES RÉCLAMATIONS DE L’ETAT DE PRÈS DE 120 MILLIARDS DE FCFA »
La défense est toujours persuadée que le procès de Khalifa Ababacar Sall est politique. Me Seydou Diagne a accusé le procureur de laisser en instance des dossiers plus pressants pour s’attaquer à l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Les avocats de la défense ont continué de clamer que le procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, est politique. Cette phrase est aujourd’hui comme une chansonnette pour la défense.

Chaque avocat la répète dans sa plaidoirie. Selon Me Demba Ciré Bathily, « dire que ce procès politique dérange certains, mais il est politique ». Me Seydou Diagne a, dans sa plaidoirie, rappelé que le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, a énormément de grands dossiers en instance sur lesquels il doit défendre la société, mais il préfère les ranger de côté pour s’attaquer aux dossiers politiques. Parmi ces dossiers en instance, Me Diagne a cité les affaires Bara Sady, ancien directeur général du Port autonome de Dakar, Thierno Ousmane Sy avec la troisième licence de téléphonie mobile, Carmelo Sagna avec sa gestion de la Société africaine de raffinage (Sar). « Le procureur est assis sur des réclamations de l’Etat sur près de 120 milliards de FCfa sur lesquelles il n’organise pas de procès. Je rappelle respectueusement au tribunal que dans notre pays depuis 2012, ce sont les procureurs qui se mêlent de la matière électorale pour invalider des candidatures. On attrait à la barre que ceux qui ont des ambitions présidentielles. Mais comme Thierno Ousmane Sy, Bara Sady ou Carmelo Sagna ne sont pas candidats à une présidentielle, on laisse de côté leurs dossiers », a accusé Me Diagne.

Par ailleurs, Me Mbaye Sène de la défense a rappelé que le problème de Khalifa Sall à la ville de Dakar a commencé depuis 2009. A cette époque, a-t-il dit, Khalifa Sall devait faire face au régime de Me Abdoulaye Wade pour dérouler ses projets pour la ville de Dakar. Mais, « le président d’alors était un gentleman », a témoigné Me Sène. C’est pourquoi, Khalifa Sall a pu dérouler ses projets jusqu’à 2009 avec le départ de Me Wade. En 2012 encore, a-t-il souligné, le maire de Dakar ne partage pas le même parti politique avec le président de la République nouvellement élu même s’il a participé à sa victoire pour l’avoir soutenu au second tour. Mais les divergences politiques entre le régime en place et le maire de Dakar ont réellement commencé en 2014, a expliqué toujours Me Mbaye Sène devant la barre. Khalifa Ababacar Sall qui était convaincu qu’il reste majoritaire à Dakar, a voulu maintenir son poste de maire. Mais la majorité voulait que la mairie de Dakar revienne au parti au pouvoir. « C’est quand Khalifa Sall a déposé sa liste pour les élections municipales de 2014 que tout a commencé. Ne pouvant pas l’éliminer sur le terrain politique, ils font appel à la justice pour l’éliminer », a fustigé Me Sène tout en rappelant que son client Khalifa Ababacar Sall est « blanc comme neige ». Il demande ainsi au juge de le renvoyer de la fin des poursuites.

A. Ng. NDIAYE

Le Magal de Porokhane a été endeuillé par un violent accident de la route qui a fait provisoirement 9 morts et une trentaine de blessés évacués au sein des structures de santé de la région de Kaolack. Le drame est consécutif à une collision entre deux véhicules de transport en commun.

La grande faucheuse a encore endeuillé le Magal de Porokhane, cérémonie religieuse dédiée à Mame Diarra Bousso, mère du fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba. La violence du choc a laissé sur le carreau 9 morts et 37 blessés évacués au centre de santé de Nioro et au Centre hospitalier régional de Kaolack. Le drame est survenu dans la nuit du mardi au mercredi dernier sur la route de Porokhane à hauteur de la localité de Keur Cheikh Sarr, quand un bus venant de la cité religieuse a percuté un car de type « Ndiaga Ndiaye » provenant de Dakar. Les premiers témoignages recueillis sur place évoquent des scènes d’horreur. Il y a eu cinq morts sur le coup, deux autres en cours d’évacuation et deux autres au cours de la prise en charge d’urgence à l’hôpital de Kaolack. « On a vécu des heures horribles, les dégâts sont incommensurables, le car Ndiaga-Ndiaye est complètement détruit, les passagers étaient coincés à l’intérieur du car. Je suis tombé sur le drame à cause d'un énorme bouchon de voitures. Un brusque coup de freinage d'un véhicule a attiré l'attention de tous les passagers, on est alors descendu pour voir ce qui s'est passé. C'est en ce moment qu'on est tombé sur le l’accident », raconte Abdou Fatah Samb, un témoin du drame. Il ajoute : « Sur place, je suis resté des minutes à trembler et le premier réflexe que j'ai eu, c'est d'appeler les sapeurs-pompiers. C'était comme un film d'horreur, tout le monde criait, ceux qui étaient moins atteints essayaient d’aider les autres qui étaient coincés entre les bancs, immobilisés. Impuissant pour sauver ces pauvres gens, j'ai commencé à verser des larmes ».

Un autre témoin abonde dans le même sens : « J'ai assisté à toute la tragédie car la voiture qui me transportait était juste derrière le car Ndiaga-Ndiaye. J’étais terrifié, mais le courage et la maîtrise de notre chauffeur nous a sauvés ».

Des premiers témoignages qui semblent mettre est cause le chauffeur de bus qui aurait perdu le contrôle de son véhicule et, vu l'allure à laquelle il roulait, le choc était inévitable, selon ces témoins du drame. À l'hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack, les autorités locales sont venues au chevet des rescapés de l’accident dont huit étaient dans un état grave et nécessitaient une évacuation à Dakar.

Un drame qui a poussé le gouverneur de la région à rappeler les consignes de sécurité aux usagers de la route sur le chemin de Porokhane. Le ministre des Transports terrestres, Abdoulaye Daouda Diallo, est attendu aujourd’hui à Kaolack où il doit se rendre au chevet des blessés et sur le lieu du drame.

Elimane FALL

Les avocats de la défense continuent de dénoncer la poursuite sélective dans le dossier de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Pour eux, on ne peut pas extirper du lot les deux percepteurs Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré qui ont les mêmes responsabilités que les autres prévenus.

Les avocats de la défense ont continué leurs plaidoiries hier dans le cadre du procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Devant le juge, Me Youssoupha Camara s’est le plus illustré de par son éloquence. Pendant près de deux heures, Me Camara s’est exercé à démonter le réquisitoire du procureur de la République et les charges contre ses clients. Dans ce procès, Me Camara a défendu les prévenus Yaya Bodian, Ibrahima Yatma Diaw et Mbaye Touré. Son argumentaire est basé sur le droit. Parfois, il puise dans les textes du saint Coran pour étayer son propos.

Tantôt, le conseil de Mbaye Touré fait recours à la mythologie grecque, aux leçons de morale et de sagesse bien de chez nous. Tout cela pour rappeler au tribunal que « nous sommes sur terre, c’est la justice des hommes. Mais demain, nous serons tous jugés ». A travers ce rappel, Me Youssoupha Camara invoque la « sagesse » du président du tribunal Malick Lamotte pour la relaxe « pure et simple » de ses clients Ibrahima Yatma Diaw, Yaya Bodian et le directeur administratif et financier de la ville de Dakar, Mbaye Touré.

En effet, l’avocat ne peut pas concevoir que l’Etat du Sénégal puisse se constituer partie civile dans cette affaire. Ce qui fait lui dire « qu’il s’agit d’un procès monté de toutes pièces ». « La totale » dans le dossier, a-t-il ajouté, est que l’Etat du Sénégal réclame le paiement d’un double préjudice : moral et matériel de plus de 6 milliards de FCfa. « L’Etat est une construction qui n’est qu’intellectuelle. Comment une personne morale peut vous dire que j’ai des sentiments et je réclame un préjudice moral ? Une personne morale qui n’a ni chair, ni os comment peut-elle réclamer un préjudice morale ? », s’est étonne Me Camara. Ainsi, il a demandé au président du tribunal de bien vouloir « débouter l’Etat du Sénégal dans sa constitution de partie civile ».

Par ailleurs, l’avocat Me Leyti Ndiaye a trouvé « injuste » que l’ancien percepteur de la ville de Dakar, Mamadou Oumar Bocoum, soit libre de ses mouvements alors que pendant cinq ans (2011-2015), c’est lui qui a payé les décaissements de la caisse d’avance. « M. Mbaye Touré est un citoyen lambda de ce peuple au nom duquel le procureur de la République demande justice. Un procureur ne doit pas violer la loi et ne doit non plus jouer avec celle-ci », a-t-il sermonné. Or, dans ce procès, Me Leyti Ndiaye a noté que « le procureur viole la loi ». La preuve, a-t-il dit, pendant l’enquête préliminaire des prévenus, « l’officier de police judiciaire a violé la loi sur instruction du procureur ». Khalifa Ababacar Sall et ses co-prévenus n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un conseil pendant l’enquête de l’officier de police judiciaire. « Je veux mettre le doigt sur un parti pris manifeste du ministère public qui a commencé depuis l’instruction. Sur les 8 prévenus, il a demandé que les 6 soient placés sous mandat de dépôt sans donner une explication. Il n’a pas non plus donné une explication sur le fait que Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré soient mis en liberté provisoire », a dénoncé Me Leyti Ndiaye.

Sur ce point, Me Kane de la défense a ajouté que la poursuite contre Khalifa Ababacar Sall, Mbaye Touré et les autres prévenus « est sélective ». Très remonté contre le procureur de la République, Me Leyti Ndiaye a soutenu : « M. le procureur, vous êtes le procureur de la société sénégalaise et non le procureur d’une partie de la société sénégalaise. M. le procureur, vous mettez de l’eau dans le moulin de ceux qui disent que ce procès est politique. Je ne le dis pas parce que je pense que le verdict ne sera pas politique ». Me Leyti Ndiaye, dans sa plaidoirie, a continué à charger l’ancien percepteur à la ville de Dakar. « Qui dit que M. Bocoum n’a rien fait doit dire en même temps que Khalifa Ababacar Sall et Mbaye Touré n’ont rien fait. Ces 30 millions de FCfa par mois, s’ils devaient sortir du patrimoine de M. Bocoum, ce dernier n’allait pas payer pendant 120 mois sans vérifier les pièces justificatives des dépenses », a chargé Me Ndiaye.

Aliou Ngamby NDIAYE

Le drame s’est produit le samedi dernier à Saré Ousmane, un village de la commune de Sinthiou Malème, département de Tambacounda, où un déficient mental répondant au nom de Korka Barry a poignardé son père au ventre avant d’administrer un autre coup de couteau au dos de son épouse. Le jeune homme, âgé seulement de 25 ans, s’est lui-même poignardé. Tous les trois ont été admis au centre hospitalier régional de Tambacounda.

Sa blessure n’étant pas très grave, il a été question de le faire revenir au village en attendant ce lundi pour le transférer au centre psychiatrique de Djinkoré. Tenant à mettre fin à ses jours, le jeune Korka s’est jeté dans un puits du village où il a été repêché mort. Son corps a été repêché avant-hier matin et déposé à la morgue de l’hôpital régional. Des sources indiquent que son père serait entre la vie et la mort eu égard au coup de couteau reçu. Korka laisse derrière lui une veuve et deux enfants.

Pape Demba SIDIBE 

L’annonce de ta disparition me laisse sans voix, pantois, en cette matinée de mardi. Comme un coup de massue reçu sur la tête, je réalise difficilement que l’incontournable mort, ou rendez-vous inéluctable avec son destin, a frappé. Difficile d’imaginer que je n’entendrai plus cette voix retentissante qui a tant charmé et captivé les téléspectateurs sénégalais. Il va juste falloir accepter le décret divin, immuable. Que faire après la consacrée formule : « A Allah nous appartenons, à Allah nous retournons », sinon la prière pour le repos de ton âme ? Se remémorer.

Mbaye Loum ou exactement Amadou Mbaye Loum. Je préfère le sobriquet de « Grand » par lequel je t’ai toujours apostrophé. Ou encore celui de « colonel-major » (un colonel lourd et potentiel général) que nous t’avions collé lors d’une visite mission au Maroc en 2006 lors des festivités marquant les 50 ans des Forces armées royales marocaines auxquelles les Forces armées sénégalaises avaient pris part à travers le chef d’état-major général des armées de l’époque, Papa Khalilou Fall, avec un détachement du 1er Bataillon d’infanterie et un autre de l’Ecole nationale des officiers d’active (Enoa). Le « nous » renvoie au colonel Seydou Bâ, à l’époque commandant de l’Enoa, et à son ami et camarade de promotion de l’académie royale de Meknès (Arm), le lieutenant-colonel Félix Prospère Basse, longtemps à la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) et récemment rentré de la République démocratique du Congo (Rdc) où il a officié ces dernières années comme porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Congo (Monusco). De cette odyssée, qui nous conduira dans les couloirs du palais royal ou encore dans la balnéaire et touristique ville d’Agadir, était aussi le colonel Mbaye Cissé, actuel commandant de la zone militaire n°2.

Grand, les témoignages sont unanimes sur ton professionnalisme. « Un grand journaliste » par-ci, « un baroudeur » et un « homme du terrain » par-là comme pour mettre en exergue ton long compagnonnage avec nos Forces armées. Je parle de toi au présent, mettant aussi en perspective cette tranche de vie que nous avons partagée chez les militaires, cet « engagement » qui nous a amenés à nous intéresser à la question militaire. Oh crime de lèse-majesté ! Devrais-je plutôt reconnaître l’exhortation que tu m’as faite de me « spécialiser sur la question » lorsque, jeune reporter, je te retrouvais, seul civil, au milieu de tous ces hommes en uniforme, prêts à foncer sur l’ennemi. Des hommes que tu avais « apprivoisés » et avec qui tu étais à tu et à toi. Et surtout qui te rendaient bien l’engagement dont tu as toujours su faire montre, plaçant les institutions en dessus de tout. Et comme ces caractéristiques maintes fois accolées à nos Fas, « républicaines et professionnelles », tu as toujours su les mettre dans ta ligne de mire dans la perspective de rendre compte aux sénégalais du déploiement et de l’engagement de ses fils sur différents théâtres d’opération. La question militaire disais-je ! Tu as toujours su l’aborder avec solennité. Et même gravité. Mais « Grand », avec ton humour légendaire, tes nombreuses anecdotes, ta connaissance du terrain et des hommes, tu étais toujours prompt à offrir le meilleur qu’un humain puisse donner, partager et dérider la gravité de toute situation.

Esprit brillant
Tu aurais pu être un excellent historien tant ta mémoire était prodigieuse. Tu as choisi d’être un historien du présent qui se délecte de détails dans la perspective de bons reportages. Je te renvoie encore dans nombre de théâtres que nous avons partagés, ou encore nos longues veillées nocturnes à l’étranger au cours de laquelle tu me racontais de nombreuses péripéties qui ont marqué ta vie de reporter de guerre. Les conseils que tu me prodiguais et ta volonté de m’introduire dans ce milieu réputé hermétique et dans lequel tu te pavanais aisément en disent long sur ta familiarité avec les militaires. Que ce soit avec un officier, un sous-officier où un militaire du rang, tu étais naturel et toujours entier avec les hommes. La hiérarchie militaire te respectait.

Moi, je me sentirais toujours redevable de m’avoir ouvert ces portes et encouragé à être un reporter de guerre. J’étais surtout charmé par ton brillant et pétillant esprit. Toujours avide de « mbaxalou saloum » et de plats de la verte Casamance, tu étais comme un « névrosé » de guerre ou de troubles post-traumatiques dans le sens le plus noble du terme tant le récit sur le théâtre visité était vivace.

Le commandement militaire nous acceptait dans les séances de briefing lors des nombreuses tournées de zones nonobstant que les questions militaires soient estampillées « Confidentiel Secret » parce que Mbaye Loum est de la maison. Et tu m’y as introduit avec bonheur et surtout ouvert ton cœur.

Aussi, tu me racontais les nombreuses missions vécues et les nombreux dispositifs mis en avant par nos militaires sur de difficiles théâtres. Je me rappelle de ce voyage que tu as raté à la dernière minute alors que le Cemga voulait que nous allions visiter nos troupes stationnées dans le Maryland libérien, plus précisément à Harper et Pleebo, et à San Pedro en terre ivoirienne.

Cette fois-ci, c’est moi, seul civil de la mission, qui t’ai raconté plus tard le vol à bord d’un vieil hélico, dans une ambiance tendue et dont les pilotes ukrainiens n’en avaient cure, fumant impassiblement, alors que le silence dans l’appareil n’était perturbé que par le ronflement aigu des moteurs.

Un baroudeur
Je ne saurais terminer grand sans te remercier de m’avoir pris sous ton aile dès le départ. Fier d’être issu du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti, 5ème promotion), tu me disais que nous étions une famille (moi de la 27ème promotion). Je voudrais juste pour terminer témoigner sur ton dernier débarquement. J’étais surpris de te voir, tel un éclaireur, enjamber la petite escarcelle de l’avion qui ramenait le président Adama Barrow en terre gambienne sur le tarmac de l’aéroport de Yundum en ce mois de janvier de 2017. Baroudeur tu l’étais et tu nous avais gratifiés d’un excellent reportage sur la situation en Gambie malgré ton admission dans la deuxième section (retraite). Le lendemain, nous déjeunions ensemble au siège de la Mission de la Cedeao en Gambie en compagnie du commandant de la force, le général de division François Ndiaye, actuel Inspecteur général des Forces armées et dont tu me disais qu’il serait général avec Paul Ndiaye, commandant du Centre des hautes études de défense et de sécurité des généraux, et Cheikh Wade, chef d’état-major de l’armée de terre.

Puis-je maintenant prier le Seigneur de t’accorder son noble paradis.

Reposes en paix !

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

Khalifa Sall n’a finalement pas eu gain de cause devant la cour de justice de la Cedeao. Le maire de Dakar a été débouté hier après la saisine par procédure d’urgence intentée il y a quelques semaines par ses avocats, au motif que ses droits ont été bafoués par la justice sénégalaise. La juridiction sous-régionale a constaté qu’il n’y avait aucune violation des droits de l’homme ou de la défense dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar et en a tiré les conséquences. C’est une validation du point de vue formel, de la procédure à Dakar, car dans le fond le jugement se poursuit.

Aliou Ngamby NDIAYE

Un pêcheur a trouvé la mort dans le chavirement de leur pirogue survenu samedi. Un nouvel accident qui pose le problème du non-respect des consignes de sécurité par les pêcheurs malgré les multiples campagnes de sensibilisation et les alertes des services météorologiques.

La pêche dans la Petite-Côte a encore été endeuillée avec la mort d’un jeune pêcheur dans le chavirement d’une pirogue au large de Mbour samedi. Matar Guèye, un jeune d’une vingtaine d’années, a trouvé mort dans l’accident de sa pirogue qui contenait quatre pêcheurs. Si le jeune Matar n’a pas survécu, ses trois compagnons d’infortune ont été secourus par une autre pirogue qui a pu les ramener sains et saufs au rivage. Un nouveau drame que regrette Matar Cissé, président du Conseil local de pêche artisanal (Clpa) de Mbour qui s’affairait hier à régler au tribunal les différents papiers pour l’inhumation du jeune. M. Cissé de souligner que c’est une situation dramatique que de devoir perdre un jeune parti en mer pour chercher du poisson. Ce drame porte à cinq le nombre de morts enregistrés à Mbour depuis le début de l’année. Des morts dont les causes sont diverses ; mais la responsabilité des pêcheurs est toujours pointée du doigt. Ils ne respectent pas souvent les règles élémentaires de précaution avant d’embarquer. Ce, en dépit de toutes les campagnes de sensibilisation. Cette fois, la méprise des consignes données par les services météorologiques a été fatale au jeune Matar. Au moment où l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la météorologie (Anacim) a mis en garde contre les risques de perturbation en mer, les pêcheurs ont fait abstraction de ces consignes pour embarquer. « C’est des choses que nous déplorons, étant donné que nous avons signé un partenariat avec l’Anacim qui nous transmet des messages pour nous alerter sur le mauvais temps et la période concernée », a dit M. Cissé, qui ajoute qu’au Clpa, un dispositif est mis en place avec des drapelets dans les quartiers pour indiquer les mauvais temps aux pêcheurs. Ce que ces derniers ne respectent pas toujours à leurs risques et périls et qui a causé beaucoup de pertes en vies humaines. Ce que regrette le président du Clpa pour qui les responsables de ces jeunes ont fait preuve d’irresponsabilité en les laissant partir et en restant à la maison. « On a constaté que lors des intempéries, les capitaines ou propriétaires de pirogues ne vont pas en mer. Ils laissent leurs embarcations aux petits pêcheurs à qui ils demandent de ne pas aller loin. C’est irresponsable ! » a-t-il déploré. Avant d’ajouter que sa structure va soumettre au préfet Saër Ndao une proposition d’arrêté interdisant les sorties de pêcheurs en temps d’intempéries ou de mauvais temps. Ce qui devra, selon lui, amoindrir les accidents en mer.

Ousseynou POUYE

 

 

L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) a mis à la disposition du Sénégal de nouveaux volontaires qui ont la même mission : contribuer au développement socio-économique des populations à la base.

Le Japon reste aux côtés du Sénégal pour apporter son expertise au développement à la base. En effet, ce pays vient d’envoyer huit nouveaux volontaires qui seront déployés à l’intérieur du pays. Selon le directeur de la Coopération technique Papa Birama Thiam, ces volontaires représentent un maillon important du dispositif de coopération bilatérale entre les deux pays. A l’en croire, ces derniers ont contribué, depuis 1980, à relever de nombreux défis auxquels doit faire face le Sénégal pour son développement. C’est pour ces raisons que M. Thiam a exhorté les volontaires à perpétuer la tradition d’entraide du Jocv (Japon Overseas Cooperation Volunteers), en apportant leur contribution aux populations et aux autorités pour l’atteinte des objectifs de développement. Aussi, a-t-il précisé que leurs secteurs d’intervention sont en cohérence avec les axes du Plan Sénégal émergent. Se fondant sur les qualités intrinsèques de ces volontaires, Papa Birama Thiam a réaffirmé la disposition des autorités sénégalaises, aussi bien administratives que locales, d’accompagner ces acteurs de développement dans leur mission. Ces derniers seront affectés dans les localités de Gossas, de Diofior, de Mbacké, de Kaolack, de Dakar, de Tambacounda et de Saint-Louis. Ils vont collaborer avec les services déconcentrés de l’Etat et les populations dans les domaines de la santé, de l’éducation inclusive, de l’enseignement élémentaire et du développement communautaire. L’adjoint au représentant résident de la Jica au Sénégal, Mme Tanaka Kaori, a rappelé que la philosophie du programme de volontariat, c’est de participer au changement de comportements, mais surtout de contribuer à un enrichissement mutuel dans la cadre d’une relation gagnant-gagnant. « Le regard extérieur des volontaires sera un trésor précieux pour la valorisation de nos cultures et le développement qualitatif de notre coopération. D’où l’engagement de la Jica à renforcer les capacités des ressources humaines pour ainsi donner l’opportunité aux jeunes sénégalais de se former au Japon dans le cadre de l’initiative Abe », a-t-elle indiqué.                        

Tata SANE

L’ancien Garde des Sceaux du Mali, Me Mamadou Ismaël Konaté, s’est exercé à démonter les charges contre Khalifa Ababacar Sall. Il s’est félicité de l’état de la démocratie au Sénégal qui est, a-t-il dit, « un Etat de droit et de justice ». Selon lui, les avocats sénégalais font la fierté de tout le continent africain. Toutefois, il ne comprend pas qu’au Sénégal, « de façon cyclique, des procès passent, reviennent et concernent des hommes et des femmes politiques ». D’après l’avocat, « la justice est instrumentalisée en Afrique » et de plus en plus des adversaires politiques sont poursuivis. S’adressant au juge, il l’a invité à appliquer le droit, rien que le droit. A son avis, « la justice ne doit pas être le bras droit de qui que ce soit ». « Rendre service au politique, c’est de se mettre en difficulté en tant que juge. La politique tourne et retourne. J’ai occupé les fonctions de garde des Sceaux, c’est pourquoi je sais de quoi je parle », a-t-il dit en s’adressant au président du tribunal, Malick Lamotte.

Me Konaté s’est posé des questions sur la mission de l’Inspection générale d’Etat (Ige) à la mairie de Dakar. Sa curiosité est de savoir comment le président de la République peut mettre en mission une administration qui lui est dédiée pour fouiller dans une collectivité locale dotée d’une autonomie de gestion ? « C’est une violation du droit des collectivités locales qui ne peuvent être contrôlées que par des actes administratifs. Cette violation flagrante de la libre administration est une faute au droit », a ajouté l’avocat. La deuxième interrogation de l’avocat du maire de Dakar est pourquoi le parquet demande la relaxe des deux percepteurs Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré alors que ces derniers sont les gardiens des fonds pour lesquels Khalifa Ababacar Sall et ses coprévenus sont poursuivis ?

A. Ng. NDIAYE

Les avocats des deux percepteurs Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré ont plaidé en faveur de leurs clients hier. La défense a d’abord commencé par le plus facile, c’est-à-dire défendre Ibrahima Touré et Mamadou Oumar Bocoum pour qui le ministère public a demandé la relaxe pure et simple faute de preuves adéquates. Mais Me Mamadou Guèye Mbow qui assure la défense des percepteurs veut que le juge puisse renvoyer les deux percepteurs des fins de poursuite sans peine. D’après Me Mbow, Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré sont « les deux victimes de ce procès ». Selon lui, ses deux clients se sont retrouvés dans ce procès comme un cheveu dans la soupe. « Mes clients ont été impliqués dans un orchestre musical alors qu’ils n’ont joué aucun instrument musical. Ils ont été associés dans une bataille politique alors qu’ils ne sont pas des politiciens », a dénoncé Me Mamadou Guèye Mbow.

En effet, Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, respectivement ancien percepteur municipal et actuel receveur à la ville de Dakar, sont poursuivis par le doyen des juges pour les chefs d’inculpation d’association de malfaiteurs, complicité de détournement de deniers publics et escroquerie de deniers publics. Mais pour Me Mbow, « ces accusations ne répondent sur aucun fondement et doivent être battues en brèche ». A son avis, ces accusations contre ses clients émanent du rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige) suite à sa mission de vérification à la mairie de Dakar. Or, a-t-il rappelé, ce rapport volumineux de l’Ige (720 pages) « ne contient aucune récrimination, aucune observation négative de la gestion de la caisse d’avance à l’endroit des deux percepteurs ». Me Moussa Sarr, autre avocat des deux percepteurs, a aussi abondé dans le même sens. Selon le conseil, ses clients n’ont rien à se reprocher. « Nous devons être renvoyés des fins de la poursuite pour tous les délits. Aucun élément probant ne peut être articulé contre mes clients. Nous pensons que ce serait justice de les renvoyer des fins de la poursuite », a demandé Me Moussa Sarr.

A. Ng. NDIAYE

 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.