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Régions (1122)

Kédougou : Les populations, à travers une déclaration lue vendredi dernier par le chef du village Sambaly Keita en présence du gouverneur de la région de Kédougou et du coordonnateur national du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), ont officialisé la nouvelle dénomination de leur village.

En effet, les habitants du village Diaka Macky ont voulu exprimer toute leur gratitude et leur reconnaissance au président de la République Macky Sall qui a bien voulu, à travers l’un de ses plus grands programmes (le Puma), trancher le litige foncier qui les opposait aux autorités guinéennes, du fait de leur installation en territoire guinéen. Et pour les soulager en leur donnant leur dignité, le président de la République a su intelligemment et de façon responsable les ramener au Sénégal sur un autre site dans le territoire sénégalais, car ce sont des citoyens sénégalais et non des Guinéens. C’est à cet effet que des travaux de reconstruction et de réaménagement dudit site ont été engagés par le Puma, un programmes gigantesque que le président de la République a mis sur pied pour prendre en charge avec équité et dignité les populations vivant dans des axes frontaliers qui manquent d’infrastructures sociales de base et dont les conditions de vie doivent être améliorées. Donc c’est sur les instructions du président de la République que le Puma, sous la conduite de son coordonnateur Moussa Sow, a effectué le déplacement jusqu’à ce village pour apporter un appui financier à ces populations démunies et délogées dans le but de reconstruire leur habitat, surtout à l’orée de l’hivernage. Il faut rappeler que c’est une enveloppe de dix millions de francs qui a été distribuée aux populations, soit trois cent mille francs par famille. Cette somme pourra sans doute permettre à ces dignes habitants de Diaka Macky qui, après avoir refusé de changer de nationalité et de rester purement sénégalais, de faire face à la reconstruction de leurs cases. Mais, avant d’en arriver là, il faut signaler que les autorités sénégalaises, à travers le Puma, l’administration territoriale et les autorités locales, ont effectué plusieurs déplacements pour s’enquérir des problèmes de ces populations et apporté des solutions idoines. La cérémonie de remise des dons s’est déroulée dans un parfait climat de joie, de convivialité et d’enthousiasme en présence du gouverneur, du préfet et des autorités locales telles que le maire de Madina Baffé. La rencontre a eu lieu sur le site de reclassement historique et légendaire qui va désormais marquer l’histoire de ce village (Diaka Macky). Le Puma, dans un de ses volets/actions humanitaires dans des cas extrêmes qui surviennent aux frontières, va continuer à faire certaines réalisations (forages, écoles, centres de santé, etc.). D’ailleurs le démarrage des travaux de quelques infrastructures comme le forage est effectif, il reste le château d’eau de 18 m3 qui est attendu grâce à la société minière I am Gold. Outre l’eau, le coordonnateur et le gouverneur ont procédé à la pose de la première pierre du centre de santé qui comportera le logement de l’infirmier chef de poste.

Seydou TOUNKARA

Comme convenu, le premier magistrat de la ville tricentenaire Mansour Faye a remis hier aux Imams, délégués des sous-quartiers et autres notables de Guet-Ndar une enveloppe de 10 millions de FCfa pour les besoins de la délocalisation de certains «daaras» installés sur la berge du fleuve et qui font face à l’autre berge du côté du quartier Sindoné de l’île de Saint-Louis.

Compte tenu de l’urgence et de la nécessité de déplacer ces «daaras» pour permettre aux autorités municipales et à leurs partenaires de la coopération décentralisée d’effectuer, dans de très bonnes conditions, les travaux prévus dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Acting d’assainissement total et concerté de Guet-Ndar, le maire Mansour Faye s’était engagé, lors du Yendou Marron organisé à Guet-Ndar par son directeur de cabinet Serigne Sène, à mettre à la disposition des gérants de ces «daaras» une enveloppe financière qui leur permettra de quitter la berge et de s’installer dans un autre endroit. En présence de ses proches collaborateurs parmi lesquels on peut notamment citer le directeur général de la Sones, Charles Fall, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a tenu à remettre personnellement cet appui financier aux sages de Guet-Ndar.

Un beau geste bien salué par les notables de cette partie de la Langue de Barbarie et qui fait suite au lancement officiel des travaux de construction de la grande mosquée de Guet-Ndar pour un coût global de 500 millions de FCfa. Au mois de février 2017, l’édile de la capitale du Nord avait déjà remis 20 millions de FCfa aux responsables du comité de gestion de la mosquée « Yankhoba ». Le financement de 10 millions de FCfa qu’il a remis hier aux Imams de Guet-Ndar permettra ainsi de reconstruire dans de bonnes conditions les «daaras» Serigne Djiby Seck, Imam Madické Ndiaye et Imam Massata Ndiaye, le daara Moubarak de Serigne Abdoulaye Bamba Sarr.

Le maire Mansour Faye a mis à profit cette cérémonie pour faire comprendre à l’assistance qu’il fait toujours ce qu’il dit, qu’il ne promet jamais ce qu’il n’est pas capable de faire, tout en rappelant que cette démarche responsable s’inspire de celle du président Macky Sall, qui demeure un leader sincère, loyal, honnête et résolument engagé à être constamment au chevet des populations. Il a enfin réaffirmé la farouche volonté du chef de l’Etat de contribuer efficacement à la réintégration socio-économique des nombreuses familles de pêcheurs de la Langue de Barbarie rapatriées de la Mauritanie. Ces familles font actuellement l’objet d’un recensement exhaustif.

Mbagnick Kharachi Diagne

La commune de Kahone, capitale de l’ancienne province du Saloum, a réceptionné un complexe socioculturel d’un coût de 250 millions de FCfa réalisé par le Programme national de développement local (Pndl). C’est le ministre du Renouveau urbain, du Cadre de vie et de l’Habitat, Diène Farba Sarr, qui a procédé à l’inauguration de l’infrastructure en présence du maire Ousseynou Senghor.

En procédant à l’inauguration du complexe socioculturel de Kahone, le ministre du Renouveau urbain,  du Cadre de vie et de l’Habitat, Diène Farba Sarr, a indiqué que le Sénégal est à un niveau de développement jamais atteint en moins de cinq ans. Une manière pour le ministre de dire que le président Macky Sall a complètement transformé le visage du pays par ses nombreuses réalisations d’infrastructures et autres programmes qui, tous, contribuent notablement à l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon Diène Farba Sarr, « il est heureux que beaucoup de Sénégalais qui sont à des postes de responsabilité s’inspirent de la volonté du chef de l’Etat de faire du Sénégal un pays émergent et fassent de la réalisation d’infrastructures sociales de base une priorité ».

La réalisation du complexe socioculturel de Kahone, selon le ministre, en est un exemple patent et honore le maire de Kahone et son équipe qui se sont définitivement inscrits dans la dynamique du Plan Sénégal émergent.

Diène Farba Sarr a ainsi loué les qualités du maire de Kahone, Ousseynou Senghor, qui est un exemple d’efficacité, d’affabilité et de correction.
S’adressant à l’opposition, Diène Farba Sarr a indiqué qu’elle gagnerait à s’adresser aux Sénégalais en brandissant des arguments valables et en s’appuyant sur un programme qui puisse convaincre. Le ministre s’est désolé de la tendance à intoxiquer les Sénégalais en leur servant des contrevérités. Une telle option, selon M. Sarr, ne saurait prospérer chez les Sénégalais qui savent distinguer la bonne graine de l’ivraie.

Pour le ministre, le bilan de Macky Sall est là, visible et embrasse les différents secteurs de l’économie, avec le Pse, les infrastructures routières, l’hydraulique, la santé avec le Cmu, le social, le sport, etc. Pour le chef du département de l’Habitat, entre 2000 et 2012, le Sénégal était à 987 heures de coupures d’électricité. Aujourd’hui, en 2017, on est à 87 heures. Et Diène Farba d’appeler les Sénégalais et les leaders de «Manko» à apprécier cette performance.

Auparavant, le président du Conseil communal de la jeunesse, la représentante des femmes, en l’occurrence l’adjointe au maire Arame Ndiaye, par ailleurs présidente des groupements des femmes, ont tour à tour pris la parole pour insister sur les qualités du maire Ousseynou Senghor et réitéré l’engagement des populations de Kahone derrière le président Macky Sall.

A noter enfin que le Complexe socioculturel de l’ancienne capitale du royaume du Saloum, d’un coût de 250 millions de FCfa et financé par le Programme national de développement local (Pndl) avec une contrepartie de la commune de Kahone, comprend un bloc administratif, un hall, un cyberespace, des salles de formation, une grande salle polyvalente, six chambres d’hébergement, une galerie d’exposition, un terrain multifonctionnel, une  bibliothèque, etc.

Elimane FALL

Le Centre de formation et de perfection des travaux publics (Cfptp), en partenariat avec le Projet pistes communautaires en appui au Programme national de développement local (Ppc/Pndl) et le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) ont formé, pendant cinq jours, une trentaine de secrétaires municipaux sur le budget participatif pour une massification de cette approche de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des politiques publiques.

Pour le secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), Mamadou Thiaw, le budget participatif apparaît comme un catalyseur des réformes locales et de transformation sociale, et les collectivités locales se doivent de l’appliquer pour une meilleure implication des populations. «Si de nos jours les investissements des collectivités locales doivent être réorientés vers les infrastructures économiques de base en faveur des populations défavorisées, il reste évident qu’une bonne maîtrise de l’assiette fiscale en vue de l’amélioration des recettes demeure suspendue à un renforcement et une bonne collaboration entre élus et les autres segments de la communauté», a-t-il ajouté.

Dans de nombreux cas, il est communément admis que le budget participatif, qui apparaît de plus en plus comme une innovation des pratiques d’administration des collectivités territoriales, peut apporter une réponse pertinente, a ajouté M. Thiaw lors de la clôture d’un atelier de formation de secrétaires municipaux sur les modalités pratiques d’élaboration du budget participatif. Cette formation de cinq jours qui s’est tenue à Saly Portudal (Mbour) constitue, à en croire Mamadou Thiaw, une réponse au besoin de faire participer la population et les parties intéressées à la prise de décision efficace relative aux projets qui sont prioritaires pour leurs communautés, mais aussi une réponse à la nécessité de générer assez de fonds pour lancer des projets favorisant le développement durable. « La promotion des principes de bonne gouvernance locale est au cœur de l’approche du budget participatif. Son efficacité se lit dans le souci de rendre les dépenses des collectivités territoriales plus transparentes, mais aussi la volonté de stimuler la participation des citoyens à la prise de décisions relatives aux ressources publiques », a soutenu le secrétaire exécutif du Pndl. Il est convaincu que le budget participatif promeut l’élargissement de la participation citoyenne à l’affectation des ressources publiques, encourage l’avènement de collectivités territoriales socialement mieux intégrées, en permettant aux catégories sociales traditionnellement marginalisées de rompre avec le cycle de l’exclusion.

Amath Sigui Ndiaye

Pour une gestion concertée et transparente du foncier dans la localité, la commune de Warkhokh dans le département de Linguère a lancé son processus d’élaboration d’une Charte locale de gestion foncière. Avec l’appui du Congad, le processus vient d’être bouclé avec un atelier de validation et d’adoption de la charte.

L’atelier de validation a vu la participation d’une centaine de participants représentant les différentes catégories d’acteurs du foncier. Ils se sont retrouvés pendant plus d’une semaine pour réfléchir ensemble et s’entendre sur les grandes lignes qui sont conformes aux directives volontaires de la Fao par rapport à la sécurité alimentaire. Pour le point focal départemental du Congad, Pape Masseck Seck, « cette présente session du Conseil municipal de Warkhokh se réunit pour la restitution des travaux de zones. Une concertation citoyenne qu’on a eue sur la question foncière dans toute la commune de Warkhokh.

Pour ce dernier, le résultat attendu est l’élaboration d’une charte locale de gouvernance foncière pour la commune de Warkhokh. « Les enjeux sont réels et évidents, la  pression démographique, les problèmes de terre et de pâturage se compliquent davantage. Parce qu’effectivement, il y a un mouvement de retour vers la terre », note-t-il. Mais l’installation des pouvoirs locaux constituent aujourd’hui un défi à relever pour qu’on puisse avoir une gouvernance foncière transparente de manière participative et inclusive. « Ces concertations ont eu lieu dans tous les 86 villages de la commune de Warkhokh, toutes les couches de la population ont participé à l’élaboration de cette charte locale », a fait savoir le responsable départemental du Congad. Montant au créneau, le maire de Warkhokh souligne : « On est en train de tenir une dernière session dans le cadre de cet important projet sur la charte de la gouvernance foncière avec l’accompagnement du Congad.

A la suite de l’atelier de lancement, on a procédé à des ateliers zonaux, les enquêteurs et les techniciens fonciers du Congad se sont rendus dans les cadres de concertation où ils ont recueilli les avis des populations sur la gestion foncière ». Les populations, explique-t-il, sont convaincues aujourd’hui qu’elles vont avoir un espace convivial, pacifique et stable, où elles pourront mener des activités économiques, sociales et culturelles.
 Selon le responsable des programmes du Congad, Mbaye Niang, « l’atelier a pour objectifs de présenter les résultats des ateliers zonaux, notamment les contraintes identifiées par les populations et les pistes de solutions esquissées et de faire la synthèse et la priorisation des pistes d’amélioration de la gouvernance foncière ». « Un comité de veille et d’appui à l’opérationnalisation de la charte a été mis en place et regroupe tous les acteurs intervenant sur le foncier », ajoute M. Niang.

Masse NDIAYE

En tournée dans la région, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a révélé, mardi dernier, à Ziguinchor, que 67 millions d’euros environ sont engagés en Casamance par l’Agence française de développement, le service culturel et de coopération technique, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour promouvoir des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du développement des entreprises et du tourisme.

Lors de son séjour dans la région, le diplomate français a visité différents projets issus du partenariat sénégalo-français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, de l’appui au secteur privé et du soutien à la relance du tourisme. Et au terme de sa tournée, Christophe Bigot a affirmé que la France poursuivra ses efforts pour aider le Sénégal à améliorer considérablement les conditions de travail des enseignants et des élèves, afin d’augmenter les taux de réussite dans les établissements scolaires. Il n’a pas manqué d’évoquer les actions réalisées, celles en cours et en vue, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Déjà, quelque 6 milliards et demi de francs Cfa ont été mobilisés pour ledit projet. L’éducation n’est pas le seul domaine où la coopération française intervient en Casamance.

La France, d’après son représentant au Sénégal, finance avec l’Unesco la distribution de carnets de santé et l’inscription sur les registres d’état civil des nouveau-nés, dans le cadre de l’initiative « Solidarité et santé sahel ». Elle participe aussi activement à la réhabilitation des centres de santé des régions de Sédhiou et de Kolda, ainsi qu’à l’amélioration de leurs volets destinés aux enfants. L’hôpital régional de Sédhiou bénéficie également de son aide. Outre l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor qui est un creuset culturel, la coopération française a beaucoup investi dans les périmètres d’irrigation de Vélingara et de Kolda. « Nous y menons une action très importante à hauteur de 27 millions d’euros », a révélé le diplomate français.

El Hadj Moussa SADIO

L’enfant a des droits dont celui d’avoir une pièce d’état civil et tous les croyants en Dieu savent que les enfants sont confiés par le Créateur à leurs parents qui en deviennent absolument responsables, a déclaré hier Mgr Ernest Sambou, évêque de Saint-Louis, à l’occasion d’un atelier de lancement d’un projet de Caritas/Saint-Louis et de Caritas/Espagne intitulé « Respect du droit à l’obtention de pièces d’état civil pour les enfants vulnérables de Saint-Louis ».

Il s’agit d’un projet pilote d’une durée d’un an et d’un coût global de plus de 120.000 euros, soit près de 79 millions de FCfa. En présence de la première adjointe au maire, Aïda Mbaye Dieng, de l’inspectrice de l’éducation et de la formation du département de Saint-Louis, Mme Sarr Ndeye Selbé Badiane, du directeur de Caritas/Saint-Louis, Alex Tendeng et de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses, Mgr Ernest Sambou a rappelé que dans toutes sociétés humaines vivant en ce monde, les enfants, les adolescents et les jeunes forment les catégories inéluctablement faibles et fragiles. Ils constituent l’espoir et la continuité. De l’avis de Mgr Sambou, c’est pour cette raison qu’il convient d’avoir une vision pour l’éducation et la préparation de l’avenir des enfants, notamment des enfants vulnérables. L’enfant, a-t-il précisé, a besoin de l’adulte pour préparer et réussir son avenir. « Nous n’avons pas le droit de laisser un seul enfant en rade. Les enfants qui ne peuvent pas fréquenter l’école faute de pièce d’état civil sont appelés à être un jour classés dans la catégorie des illettrés ou analphabètes avec des conséquences désastreuses ». Dans sa présentation, la coordonnatrice du projet, Mme Agnès Seck, a rappelé que Caritas/Saint-Louis est présente plus particulièrement à travers son programme Claire Enfance depuis plusieurs décennies dans l’accompagnement de l’Etat du Sénégal dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de la protection des enfants.

La problématique, a-t-elle ajouté, de l’inscription à l’état civil des enfants en situation de scolarisation constitue aujourd’hui une véritable préoccupation pour le système éducatif, les collectivités locales et l’Etat du Sénégal. Elle est devenue de ce fait un motif incontestable de déperdition scolaire. Ce qui a amené Caritas/Saint-Louis à initier avec Caritas/Espagne le projet « Respect du droit à l’obtention de pièce d’état civil pour les enfants vulnérables de Saint-Louis ».

Mbagnick Kharachi Diagne

La ville de Kolda va bientôt changer de visage. Elle vient de bénéficier de 7,57 km de routes.

Le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promoville) initié par le gouvernement, avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), va construire près de 8 km de routes dans la commune. Le coût  des travaux qui vont durer environ trois ans, est estimé à près 7,6 milliards de FCfa. Le Conseil municipal va se réunir incessamment pour faire une délibération sur la question pour permettre à la mairie de signer une convention avec l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute). Les travaux qui devaient en principe démarrer au mois de février dernier ont été retardés pour des raisons de procédures. Ils vont finalement commencer au plus tard dans quatre mois.

La première phase sera financée par le budget de l’Etat pour un linéaire de 3 km environ. Elle concerne l’axe qui relie le carrefour de la Brigade de Gendarmerie à la mosquée Diacounda en passant par la région médicale et le «daara» moderne de Médina Chérif. Le second axe concerne le tronçon qui va de la route de Pata au pont d’Hilèle à partir du croisement de l’Ong Pellital alors que le troisième axe va de l’école élémentaire zone Lycée au poste de santé de zone Lycée. La seconde phase sera réalisée grâce à un financement de la Bad et de l’Etat du Sénégal pour un linéaire de 5 km environ. Les travaux doivent en principe démarrer avant la fin de l’année. Elle concerne le tronçon qui va de l’insertion du Boulevard Alpha Molo Baldé à l’ancienne salle des fêtes en passant par la mosquée Toucouleur et la station de radio Dunya. Le deuxième tronçon concerne la route qui relie la station Oil Libya au cimetière Gadapara, l’axe Daral Sikilo en face du camp des gardes à Médina Chérif en passant par le Lycée Alpha Molo Baldé de Kolda. « L’objectif de la rencontre d’aujourd’hui était de discuter avec les autorités municipales et les populations du programme qui a été retenu pour Kolda dans le cadre de la modernisation des villes du Sénégal, mais également d’échanger avec elles sur le cadre de mise en œuvre qui va être mis en place à Kolda pour l’exécution du programme Promoville. Nous avons également discuté de la convention qui doit lier l’Ageroute à la municipalité de Kolda pour l’entretien des infrastructures qu’on aura à réaliser dans le cadre de Promovil », déclare Madame Sow Astou Diokhané, coordonnatrice nationale de Promovil.

Mamadou Aliou DIALLO

Mbour : « Intercommunalité et développement local au Sénégal : état des lieux et perspectives », c’est le thème du forum organisé avant-hier (mardi) par le collectif de la presse locale de Mbour.

Une belle occasion saisie par le directeur de l’Agence de développement municipal (Adm), Cheikh Issa Sall, pour annoncer le lancement prochain du nouveau Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen). Ceci « à travers la constitution d’agglomérations dans le sillage de l’intercommunalité qu’il convient de promouvoir aujourd’hui pour répondre de manière efficace aux objectifs de l’Acte 3 de la décentralisation, notamment dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques », souligne-t-il. Ainsi, le Dg de l’Adm, Cheikh Issa Sall, a indiqué que « l’agglomération mbouroise figure parmi les autres agglomérations comme Touba-Mbacké, Saint-Louis, Ziguinchor et Dakar, qui vont constituer les phases tests du programme. Et pour ce faire, nous allons mettre ensemble les communes de Mbour, Malicounda, Ngaparou, Saly et Somone pour ainsi promouvoir l’intercommunalité et faciliter l’exécution des projets surtout du Plan Sénégal émergent (Pse) et même ceux programmés au niveau local. Le constat étant que l’espace pour abriter ces projets manque énormément dans certaines collectivités locales, il convient alors de travailler à les mettre ensemble pour plus d’efficacité et une meilleure cohérence territoriale ». Dans cette lancée, le préfet de Mbour, Saër Ndao, s’est réjoui de cette initiative des journalistes qui se sont constitués en véritables acteurs du développement, rangeant stylos, blocs-notes, dictaphones et caméras pour se consacrer à cette réflexion sur l’intercommunalité qui, selon lui, « est devenue un impératif pour promouvoir le développement local. Des indications sont claires dans ce sens à cette phase de la décentralisation pour permettre aux collectivités locales de mutualiser leurs forces. D’ailleurs, l’Etat les a presque devancées dans cette démarche à travers les pôles territoires en perspective ».

Rééquilibrer le développement des territoires
Pour le préfet, certains maires semblent faire la sourde oreille et refusent de faire de cette nouvelle dimension de l’intercommunalité un projet d’avenir alors que celle-ci est devenue même une réalité vécue tous les jours par les populations des communes proches les unes des autres dont les délimitations d’ailleurs posent de nombreux litiges. Ce qui fait que selon le préfet de Mbour, « les maires devaient être tous présents à ce forum qui est en quelque sorte organisé pour eux. D’autant que nous vivons tous dans ce département de Mbour des difficultés énormes de limite territoriale que nous avons de plus en plus du mal à déterminer ».

Heureusement, la présence du maire de Fissel, Tidiane Ba et de l’adjointe au maire de Joal a effacé cette absence des maires du département à cette journée de réflexion qui devrait leur permettre, comme l’a souligné le président du collectif des journalistes de Mbour, Ndiawar Guèye, « de comprendre davantage les enjeux de l’intercommunalité qui est une voie à privilégier pour rééquilibrer le développement et organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, mais également d’identifier les axes de coopération, de définir des thématiques prioritaires et d’élaborer une feuille de route pour faire de l’intercommunalité une réalité ». En tout cas, l’ambition est clairement affichée, il reste la volonté des entités elles-mêmes de traduire en actes concrets cette nouvelle dimension de l’Acte 3 de la décentralisation. Toutefois, le préfet Saër Ndao fait remarquer que l’Etat pourrait être amené à prendre ses responsabilités en cas de force majeur pour obliger les maires à mutualiser leurs forces et aller vers cette intercommunalité si la situation l’exige. D’autres communications ont été faites sur : « Quels modèles d’intercommunalité à adopter dans le cadre du Pacasen », « l’Intercommunalité, un instrument de l’organisation des territoires » et « L’intercommunalité peut-elle être une réponse aux problèmes de gestion que rencontrent les nombreuses communes », par respectivement Bachir Fofana de l’Adm, Ousseynou Touré du Pndl et Cheikh Ndiaye de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’Adl a organisé, pour deux jours, un atelier de partage et de validation du dispositif de collecte et des indicateurs de l’Onddl à l’intention des acteurs locaux.

La Casamance naturelle constitue une zone d’expérimentation de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local (Onddl). C’est du moins ce qu’a déclaré lundi, à Kolda, Malal Camara, directeur général de l’Agence de développement local (Adl), lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de partage et de validation du dispositif de collecte et des indicateurs de l’Onddl aux acteurs de la région. L’Adl entend, à travers cette rencontre, améliorer et faire valider les indicateurs prioritaires, les circuits de collecte et de mise à jour des données et les dispositifs de collecte des données de l’Onddl pour la phase pilote. Cet atelier lui permettra également de choisir ses points focaux dans la région de Kolda qui seront sélectionnés sur la base des critères bien définis avec les acteurs locaux. Des ateliers similaires seront également organisés dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor dans le cadre de la construction du Pôle Casamance. « Ces ateliers ont pour objectif de travailler avec les acteurs locaux sur les domaines à l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local, mais également les sous-domaines et les critères que nous devons stabiliser ensemble. Nous sommes vraiment à la dernière phase de la construction de cet observatoire qui va nous permettre de maîtriser l’information territoriale et qui va être un outil d’aide à la décision », déclare M. Camara. La mise en place de cet observatoire permettra de centraliser les données par territoire pour aider les décideurs à avoir des données fiables et scientifiquement vérifiables afin de pouvoir prendre leurs décisions.

Le responsable de la coordination et du suivi, Abdoulaye Ndiaye, par ailleurs représentant du directeur de l’Appui au développement local, abonde également dans le même sens. « Vous savez qu’avec la réforme de l’Acte 3 de la Décentralisation, il faudrait que dans la gouvernance territoriale, on puisse avoir une information sur le développement économique territoriale et cela demande beaucoup d’informations territoriales dans les entités qui sont mises en œuvre », souligne-t-il..

L’Adl procédera à une remise de moyens de transport et des ordinateurs à ses points focaux pour faciliter la collecte et la remontée des données.

Mamadou Aliou DIALLO

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