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Régions (1547)

« S’implanter sur un territoire d’avenir ». C’est autour de ce thème que Rufisque va organiser son premier forum économique et social international.  

Le département de Rufisque prend son destin en main. Avec l’implication de tous les fils de cette collectivité située à une trentaine de kilomètres de la capitale, les autorités entendent poser les jalons de son développement en organisant le premier forum économique et social international, prévu du 12 au 14 mars 2018.  Ce sera une occasion de passer en revue les potentialités du département et d’inciter les populations à jouer un rôle actif pour profiter des nombreux projets et programmes développés par l’Etat dans ce territoire. « Ce forum sera l’occasion d’identifier les stratégies propres à développer le département et à lui donner une certaine attractivité », a déclaré Gorgui Ciss, maire de Yène et président du comité d’organisation dudit forum, lors d’une conférence de presse organisée ce week-end, rehaussée par la présence des ministres Ismaïla Madior Fall (Justice), Oumar Guèye (Pêche et Economie maritime), Samba Sy (Travail et Dialogue social) ainsi que de tous les maires du département.

Pour Gorgui Ciss, même si les potentialités du département restent immenses, les défis sont nombreux. Selon le maire de Yène et vice-président du Conseil départemental de Rufisque, ces défis ont pour noms : accroissement fulgurant des populations, taux de chômage élevé des jeunes, manque de qualification, concentration des activités économiques dans la ville de Rufisque, exploitation forestière inexistante à cause de la pression foncière, etc. Un ensemble d’obstacles qui expliquent, à son avis, les dysfonctionnements notés dans le département. « Nous avons, toutefois, l’exigence de satisfaire les attentes des populations », estime  le maire de Yène.

Pour Oumar Guèye, Rufisque reste un « département particulier », car étant le seul département de Dakar à être érigé en collectivité locale. Il explique qu’on y trouve toutes les formes d’activités allant de l’agriculture au tourisme en passant par la pêche et l’industrie.

Il s’y ajoute, de l’avis du ministre de la Pêche, que les importants projets de l’Etat dans le département, avec le pôle urbain de Diamniadio, le port minéralier de Sendou, la centrale de Bargny, Rufisque reste un département d’avenir. « Mais tout cela dépend de l’engagement de ses filles et de ses fils », a souligné Oumar Guèye.

Pour son collègue de la Justice, Ismaïla Madior Fall, Rufisque a très tôt compris l’esprit de l’Acte 3 de la décentralisation, rappelant que la meilleure manière d’impulser le développement, c’est à partir des territoires  et des communes. Le ministre du Travail et du Dialogue social, Samba Sy, a salué « cette envie de bâtir l’avenir » qu’il a notée avec l’organisation de ce forum en mars 2018. Souleymane Ndoye, le président du Conseil départemental, indique que ces trois journées seront des moments de rencontres et d’échanges intenses « pour découvrir, aimer et s’implanter sur notre territoire ». L’Etat, par la voix du ministre Oumar Guèye, a promis d’accompagner ce forum. Même engagement de la région Ile de France et des Sénégalais de la diaspora.

Maguette NDONG

 

Pour piloter le processus de la mise en place de 32 sociétés coopératives, la plateforme des acteurs non étatiques (Ane) de Tambacounda a organisé un atelier de renforcement de capacités à l’intention d’une quinzaine de relais et Ong des régions de Kédougou et de Tambacounda.  

La rencontre entre dans le cadre d’un partenariat entre Caritas Kaolack et la plateforme des acteurs non étatiques (Ane) qui travaillent pour aider les communautés à bénéficier des infrastructures réalisées par l’Etat à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Ces deux structures  soutiennent le travail des comités villageois et inter-villageois pour qu’ils bénéficient du travail du Pudc.

L’objectif  est d’appuyer la mise en place et le fonctionnement de comités villageois ou inter-villageois des deux régions. En présidant ces travaux, l’adjointe au gouverneur de la région de Tambacounda en charge du développement, Mme Awa Ndiaye Diop, a rappelé que l’objectif du Pudc est d’améliorer l’accès durable aux infrastructures et services socio-économiques de base et contribuer à la réduction des inégalités sociales en corrigeant, entre autres, les disparités locales surtout en matière d’accès aux services sociaux de base. Elle a ajouté que la finalité du programme est d’améliorer significativement les conditions de vie des populations et favoriser l’implication des acteurs locaux dans le développement économique et social de leur localité.

La plateforme des acteurs non étatiques apporte, dans ce cadre, son soutien à la mise en place et au fonctionnement des comités villageois ou inter-villageois. Lesquels sont composés des représentants des différentes catégories d’acteurs locaux pour le pilotage du processus de mise en place des sociétés de coopératives. La mise en œuvre des composantes du programme devrait avoir des effets immédiats sur la réduction de la pauvreté. C’est ainsi que d’après Bangaly Diallo, président de la plateforme, 32 périmètres maraîchers sont aménagés dans la région de Tambacounda. Ces infrastructures de lutte contre la pauvreté doivent être exploitées de façon durable.

M. Diallo a  également souligné que  les communautés ne sont pas suffisamment préparées, car c’est un programme destiné aux jeunes et aux femmes. La Caritas est chargée de l’ingénierie sociale.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre de la mise en œuvre de son concept « Ndar set wethie, lér nagn », initié en 2014, le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a lancé, samedi, une vaste opération de nettoiement à Ndiolofène, son quartier natal.  A cette occasion, il a mobilisé les moyens dont dispose la municipalité. Il s’agit des bennes-tasseuses, des camions et autres matériels de nettoyage.

Des jeunes et des agents de la municipalité ont ramassé, au cours de la journée, des tas d’ordures ménagères et autres déchets solides et plastiques qui jonchent le sol sur cette berge du fleuve. Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a profité de l’occasion pour déplorer le fait que des populations riveraines ne déversent pas les ordures ménagères dans les poubelles installées par la municipalité. Ces dernières, a-t-il précisé, ont tendance à remettre aux talibés leurs ordures pour qu’ils les reversent dans ces poubelles. Malheureusement, ces enfants jettent les ordures ménagères par terre, à quelques encablures de ces poubelles.

M. Faye qui veut faire de Saint-Louis l’une des villes les plus propres du pays et la plus éclairée a avoué que  la question de l’éclairage public est réglée. « C’est plutôt le comportement exécrable des populations qui nous empêche de mener cette grande croisade contre l’insalubrité et qui continue d’annihiler les efforts que nous déployons quotidiennement pour enlever ces ordures ménagères », a-t-il regretté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le directeur général l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac), Ansou Sané, a annoncé, samedi, à Ziguinchor, le démarrage du Programme d’actions stratégiques de l’Etat en Casamance (Pasec). Ce projet va piloter le développement économique, social et culturel de la région méridionale du Sénégal.

Le processus d’élaboration du document relatif au Programme d’action stratégique de l’Etat en Casamance (Pasec) a démarré. L’information est donnée par le directeur général l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac). Selon lui, l’Agence y travaille avec l’ensemble des acteurs locaux de développement. Des bailleurs de fonds sont également disposés y à apporter leur soutien. Ansou Sané, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, a assuré que la mise en œuvre de ce Programme d’actions stratégiques de l’Etat en Casamance va permettre d’y poursuivre les efforts de relance de l’économie et de consolidation de l’accalmie, gages d’une paix définitive et durable. Dans cette perspective, il a sollicité, la semaine dernière, lors d’une tournée dans les régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, une collaboration avec les autorités administratives, coutumières et religieuses, les services techniques de l’Etat, les partenaires et Ong. Ainsi donc, l’Anrac va dorénavant siéger dans les  réunions du Comité régional développement (Crd) de Sédhiou et de Kolda.  Les autorités administratives ont satisfait la demande du Dg dans ce sens. Ce dernier a expliqué sa démarche par sa volonté de « résorber le déficit de présence et d’interventions de son Agence » dans ces deux régions.

Par ailleurs, M. Sané a annoncé l’ouverture d’antennes régionales de l’Anrac à Sédhiou et Kolda. En attendant, des points focaux vont y jouer le rôle de relais de l’Agence. L’objectif visé est d’offrir des perspectives de réinsertion économique et sociale aux populations victimes du conflit armé qui sévissait dans la région méridionale du Sénégal. « Nous nous engageons à travailler avec ces populations pour identifier des créneaux pouvant leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus », a assuré le directeur général de l’Agence nationale de relance des activités économiques en Casamance. Ansou Sané a révélé qu’il va favoriser la stratégie du faire-faire avec un certain nombre de programmes et projets de l’Etat en Casamance pour mettre à la disposition des populations des offres de services qui puissent répondre à leurs préoccupations et les accompagner dans des activités de réinsertion économique et sociale.        

 L’Anrac offre des kits scolaires
L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) a offert, samedi dernier, des kits scolaires d’une valeur de 5.500.000 FCfa à des élèves issus de familles déplacées et victimes de mine ainsi qu’à des filles leaders de deux collèges d’enseignement moyen (Cem) de la région de Ziguinchor.
La cérémonie de remise a été présidée, à Ziguinchor, par le gouverneur de la région, Guedj Diouf, en présence du directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance, Ansou Sané, et de plusieurs autres personnalités. Au total, 200 élèves issus de familles déplacées, 100 élèves dont les parents sont des victimes de mines et 40 filles leaders dans les Cem de Kénia et Kandialang ont reçu d’importants lots de fournitures scolaires de la part de l’Anrac. Ce don s’inscrit dans le cadre de la politique de réinsertion sociale de ladite agence envers cette couche impactée par le conflit armé qui sévissait en Casamance.
M. Sané a annoncé qu’au-delà de cet appui, il va inscrire les actions de son Agence dans une dynamique d’accompagnement des populations susmentionnées pour favoriser le retour de ces dernières dans leurs localités d’origine et leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus. Il a assuré que ce don de kits scolaires est une première d’une série de mesures que l’Anrac va apporter aux populations impactées par le conflit armé en Casamance.                

El Hadj Moussa SADIO

Notto Diobass, dans la région de Thiès, a reçu une ambulance médicalisée. Les populations des villages de la commune ont remercié le maire Alioune Sarr pour ce geste qualifié d’humanitaire.

Le hangar implanté sur la place du village de Sanghé et qui sert de marché pour les femmes a été utilisé comme tribune pour accueillir le maire Alioune Sarr, les autorités sanitaires, religieuses et les notables des villages, le temps de la réception d’une ambulance médicalisée. C’est la deuxième fois que la  commune de Notto reçoit une ambulance.  Au nom des femmes, Mme Adja Rose Ciss a remercié le maire de la commune de Notto qui a usé de ses relations pour leur doter d’une ambulance médicalisée. « Cette ambulance est venue à son heure parce que les malades étaient obligées de marcher jusqu’au poste de santé de Kissane pour être prises en charge », a-t-elle rappelé. « Avec cette ambulance, c’est une grosse épine que notre maire vient d’enlever du pied des populations, en particulier des  femmes du village de Sanghé et environs situé sur l’axe menant vers Mbour », s’est réjoui Mme Ciss. Sur la même lancée, l’infirmier chef de poste de Kissane, Mamadou Alioune Ndao, a soutenu qu’avec cette ambulance médicalisée l’amélioration de l’offre de services sur les évacuations sera assurée.

« Sur le volet santé de la mère et de l’enfant, avoir une ambulance médicalisée pour évacuer le malade dans de bonnes conditions est un motif de soulagement », a-t-il relevé. Ayant en charge de veiller sur la santé d’une population de 12 212 habitants, l’infirmier chef de poste  a apprécié positivement les efforts consentis par la municipalité de Notto visant à les accompagner dans l’accomplissement de leur mission. Après avoir remercié  le ministre de la Santé, le maire de Notto a affirmé que les femmes en général, particulièrement celles de Notto Diobass, méritent tous les sacrifices. En remettant les clefs de l’ambulance entre les mains du comité de gestion, Alioune Sarr souhaite celle-ci soit bien entretenue.

Mbaye BA

 

Le Fonds fiduciaire d’urgence de l'Union européenne pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique a dégagé une enveloppe de 26 milliards de FCfa pour soutenir 12.000 jeunes et 250 entreprises dans plusieurs régions du Sénégal.

L’Agence pour le développement et l’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) et le Bureau de mise à niveau des entreprises (Bmn) vont soutenir des projets portés par 12.000 jeunes. Les bénéficiaires sont issus des régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Saint-Louis, Podor, Tambacounda et Kédougou. Aussi, les 250 entreprises seront accompagnées dans les localités précitées. Cet appui est possible grâce à une enveloppe de 26 milliards de FCfa du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour la stabilité et la lutte contre les causes de la migration irrégulières.

Une caravane d’information a été organisée à cet effet. L’objectif, c’est de persuader les jeunes à rester chez-eux au Sénégal et de dérouler des activités génératrices de revenus. La caravane dont le thème est « Développer l’emploi au Sénégal (Tekki fii), a démarré dans la commune de Tambacounda. Elle a été lancée par l’adjointe au gouverneur chargée du développement, Awa Ndiaye. « L’initiative vise à promouvoir et à valoriser les opportunités économiques locales et les réussites individuelles et à proposer à la jeunesse de la région des alternatives à la migration irrégulière », a-t-elle indiqué. Un accent particulier sera mis sur la formation avec le concours de l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (LuxDev) et le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. En outre, l’accès au financement pour les entreprises sera facilité.

« Tambacounda a été choisi pour lancer la caravane qui va aller à la rencontre des jeunes et des entreprises des régions. Nous voulons, à travers cette opération, faire connaître les solutions proposées pour la formation et l’insertion professionnelle. Il y a des communications sur la création d’entreprises », a fait remarquer Charisse Liautaud, attachée de fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne.  A l’en croire, des activités seront déroulées jusqu’en 2020.Le programme « Développer l’emploi au Sénégal » interviendra dans les régions du nord, du sud-est et dans les régions sud. Il contribuera à renforcer le tissu d’entreprises locales.    

Pape Demba SIDIBE

 

Pour aller vers l’élimination du paludisme qui recule de plus en plus au Sénégal, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) veut une mobilisation des ressources domestiques. Dans ce sens, ce programme a procédé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal, à la signature d’un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie au Sénégal.  

90 % des décès liés au paludisme sont enregistrés en Afrique. Le Sénégal fait partie aussi des 43 pays de l’Afrique subsaharienne où le paludisme est endémique et constitue un problème de santé publique. Mais, depuis 2015, on observe une baisse de plus de 65 % des cas et de plus de 70 % des décès dus au paludisme par rapport à 2000. Nonobstant, il faut poursuivre la mobilisation pour ne pas régresser. C’est ainsi que le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a signé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal (Ams), un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie.

Le coordonateur adjoint du Pnlp, Dr Moustapha Cissé, a indiqué qu’ils sont à « un tournant décisif » dans la lutte contre le paludisme qui a été pendant longtemps la première pathologie dans nos structures de santé. Compte tenu du fait qu’elle a beaucoup reculé grâce à l’engagement des partenaires et de l’Etat, le coordonateur adjoint du Pnlp a demandé de ne pas baisser les bras, car à cette étape, l’Oms pense que l’Etat concerné doit se mobiliser et utiliser plus de ressources domestiques vu que les partenaires internationaux se tournent vers des pays plus touchés. « A l’étape de pré élimination, il faut continuer la mobilisation, il faut des outils plus soutenus qui coûtent plus chers pour faire diminuer davantage la maladie. C’est pour cela que la mobilisation politique comme celle des maires est très importante », a laissé entendre le coordonnateur adjoint du Pnlp.

Pour lui, l’objectif étant d’aller vers l’élimination du paludisme en 2030, le pacte d’engagement avec l’Association des maires du Sénégal est très important, parce que les élus locaux sont plus proches de la population et prennent chaque jour des décisions qui impactent directement sur le vécu des citoyens. Dr Cissé a ainsi invité les maires, dans le cadre de la mobilisation des ressources domestiques, de mener des politiques qui vont permettre aux districts sanitaires d’avoir la gratuité de certains soins du paludisme. « Les collectivités locales doivent jouer leur rôle. Avec ce pacte, on va sentir la volonté politique des maires du Sénégal d’éliminer le paludisme. Il faut une mobilisation politique, citoyenne et domestique, car on est sûr que les partenaires étrangers ne vont plus dépasser leur niveau actuel d’engagement », a plaidé le responsable du Pnlp. Le vice-président de l’Association des maires du Sénégal, Oumar Bâ, a salué ce pacte venu renforcer les compétences des collectivités locales qui prenaient déjà en charge la santé, laquelle est une des compétences transférées. Pour lui, le premier indicateur de l’engagement des maires, c’est la mobilisation  des Fonds de dotation pour appuyer les structures sanitaires à faire face aux maladies dont le paludisme. « Le Pnlp travaille pour nous, car nous représentons les populations. Et toute structure qui s’engage pour la santé des populations le fait à nos côtés », a laissé entendre le vice-président de l’Ams.

Impact de la prévention : La zone nord du pays en pré élimination du paludisme  
Les efforts engagés par le Sénégal dans la lutte contre le paludisme depuis le début des années 2000 sont en train de produire des résultats. Sur la période 2014-2016, la morbidité proportionnelle palustre est passée de 3,59 % à 3,29 % et la mortalité proportionnelle palustre de 3,29 à 2,11 %. Même la zone nord du Sénégal est en pré élimination du paludisme. Il s’agit des régions de Matam, Louga et Saint-Louis. Dans cette zone, sur une moyenne de 1000 habitants, il n’y a que 5 cas de paludisme. Cependant, pour aller vers l’élimination de la maladie, qui est caractérisée par l’interruption de la transmission locale d’un parasite du paludisme dans une zone géographique bien déterminée, il y a d’autres défis à relever.
Dans le pays, il existe toujours des zones de contrôle où le fardeau de la maladie est toujours lourd et les décès qui lui sont attribuables persistent.  C’est ainsi que le Pnlp a indiqué que le Sénégal est sur la voie de l’élimination, mais les enjeux sont énormes en termes de mobilisation de ressources domestiques et de mobilisation citoyenne. De ce fait, l’implication des élus locaux est préconisée.
 

Oumar KANDE

 

La commune de Kaolack a depuis hier 100 ans. Un centenaire qui devait être célébré en grande pompe par le conseil municipal. Mais, à la suite de disparition de figures religieuses de la ville, l’événement a été commémoré sous le signe de la sobriété et du recueillement.

Le centenaire de la commune de Kaolack a été célébré, hier, par une cérémonie officielle de lancement des festivités à la salle de délibération de l’hôtel de ville, en présence du ministre de la Fonction publique et des Organisations de travailleurs et des autorités administratives de la région. Une commémoration tout en sobriété dictée par un contexte de deuil qui frappe la ville avec la disparition de figures religieuses locales. « Nous avons voulu placer cette cérémonie de lancement du centenaire sous le signe de la sobriété et du recueillement. Toutes les manifestations culturelles qui étaient prévues cette semaine ont été reportées à une date ultérieure parce que nous n’avons pas, aujourd’hui, le cœur à la fête. En 15 jours, trois illustres guides religieux ont été rappelés à Dieu.

Il s’agit du khalife général de Léona Niassène, de Serigne Dame Mahmoud Niasse et de Mame Thierno Aliou Dème », a justifié le premier magistrat de la ville à l’ouverture de la cérémonie. Des événements douloureux qui ont amené le comité d’organisation à différer certaines manifestations inscrites dans l’agenda de ladite manifestation.

Ce qui n’enlève en rien à la volonté du maire de donner un éclat particulier à cet anniversaire. « Un siècle jalonné de faits historiques qui ont façonné le Sénégal et marqué, de manière indélébile, son histoire. Date ne saurait être, par conséquent, plus symbolique dans la vie d’une institution. N’ayant pas été ni acteurs ni témoins oculaires de cet événement, ayons l’humilité d’affirmer que nous ne fêterons pas le centenaire de la commune de Kaolack, mais c’est la commune qui fête son centenaire », a nuancé  Mme Mariama Sarr. Toutefois, elle a informé que le programme, certes allégé, comportera des inaugurations d’infrastructures municipales, la tenue de colloques et tables rondes regroupant les forces vives de la cité. « Ce sentiment d’appartenance surtout chez les jeunes doit être développé » a-t- elle soutenu dans son adresse inaugurale devant le gouverneur, les élus municipaux et de nombreux invités.

La commune de Kaolack a été créée le 17 novembre 1917 par le gouverneur du Sénégal en tant que commune mixte. C’est en 1954 qu’il accédera au titre de commune de plein exercice avec comme premier maire Ibrahima Seydou Ndao, par ailleurs président du Conseil colonial. Plus d’une dizaine de maires élus se sont succédé à la tête du conseil municipal dirigé présentement par Mme Mariama Sarr.

Elimane FALL

Grosse frayeur à l’école élémentaire de Safena, une petite localité située dans la commune de Dabo, à environ 50 kilomètres de Kolda. Un serpent a été aperçu sur la poutre d’une salle de classe en abri provisoire en plein cours par les élèves, alors que l’instituteur dispensait les enseignements. Ce fut le sauve-qui-peut. Heureusement, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal. Toutefois, par mesure de sécurité,  les cours ont été suspendus durant toute la journée du lundi, l’enseignant ayant décidé de se débarrasser de son hôte encombrant avant la reprise des apprentissages. Les élèves ont finalement regagné leur salle de classe le lendemain avec la peur au ventre. «  On n’a pas pu faire les cours parce qu’il y a un serpent qui s’est infiltré dans la salle de classe. Je n’ai pas voulu prendre ce risque.  J’ai préféré faire sortir les élèves de la salle de classe d’abord et essayer de trouver le serpent », a déclaré Fadel Kandé, le directeur de l’école élémentaire de Safena. Selon lui, ce sont les élèves eux-mêmes qui ont vu le serpent sur la paille de la toiture. « Ils sont tous sortis pour appeler au secours », a-t-il expliqué.

Profitant de l’occasion, M. Kandé a lancé un appel à l’Etat pour la construction d’un bâtiment en remplacement des huttes. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que des reptiles perturbent le fonctionnement des enseignements et apprentissages dans cette école qui est sous abris provisoires depuis huit ans. « Chaque année, à pareil moment, on voit ici trois à quatre serpents rentrer dans l’école. Nous demandons aux autorités administratives, scolaires, locales et aux  bonnes volontés de nous aider à construire cette école », a ajouté le directeur de l’établissement.  

Mamadou A. DIALLO

Les 53 collectivités territoriales de la région de Thiès sont invitées à saisir les opportunités de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent. Les acteurs régionaux ont partagé, au cours d’un Crd, les orientations de cette deuxième phase.

L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de la région de Thiès, Mbassa Sène, a présidé, hier, un comité régional de développement (Crd) sur l’élaboration de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent qui concerne  la période 2018-2023. La rencontre s’est déroulée en  présence des acteurs économiques,  des représentants des collectivités territoriales et des chefs de services régionaux. Ce Crd a  permis à Mme Oumou Mbaye Sy, chef du service régional de la planification de Thiès, de partager, avec les participants, les orientations qui mettent l’accent sur les modalités du processus d’élaboration de la phase II du Pse. Lesquelles prennent toute leur quintessence dans la territorialisation des politiques publiques. « C’est pourquoi notre région doit en profiter pour disposer d’une bonne situation de référence économique et sociale dans chacune des 53 collectivités territoriales », a-t-elle souligné. Mme Sy a précisé que les acteurs ont huit mois pour exécuter ce travail parce que le document de la région de Thiès doit être remonté au niveau central.  « Au sortir du diagnostic, nous devons élaborer des objectifs stratégiques, puis un plan d’action prioritaire assorti d’une évaluation sommaire » a-t-elle ajouté. Selon le chef du service régional de la planification de Thiès, l’élaboration de la phase II du Pse est une occasion que doivent saisir les collectivités territoriales pour rectifier des impairs constatés dans la première phase. Ces derniers sont liés à des contraintes de temps qui ont fait que des acteurs importants aient été laissés en rade dans le processus de la démarche participative.  Alors que celle-ci devait être respectée.  Outre cette contrainte, elle a noté que, jusqu’ici, la région avait beaucoup de difficultés d’inscrire des projets initiés à la base dans le dispositif de programmation et de financement du développement économique et social.  « Donc, le seul fait de pouvoir lever cette contrainte qui nous freine depuis 2002 mérite une forte mobilisation de tous les acteurs mais surtout des collectivités territoriales dans le lancement du processus d’élaboration du Pse dans sa seconde phase », a plaidé Mme Sy.

Sachant qu’aujourd’hui la balle est dans leur camp, les acteurs ont montré tout leur engagement et disponibilité à participer activement à l’élaboration de la phase II du Pse.

Mbaye BA

 

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