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Régions (895)

Quatre salles de classe ont été réalisées dans les écoles élémentaires des localités de Marandan (commune d’Oudoucar) et de Bissari Lang (Diaroumé) par le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Les deux établissements de la région de Sédhiou ont reçu, jeudi, la visite de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

L’école élémentaire de Bissari Lang, village de la commune de Diaroumé (département de Bounkiling), a changé de visage. Créée en 2000, elle n’était composée que d’abris provisoires. Les salles de classe de l’école étaient constituées de deux abris provisoires exigus et d’une salle en banco réalisée par l’Association des parents d’élèves (Ape) pour augmenter les capacités d’accueil. L’école dispose également d’un bloc sanitaire (financé par l’Unicef). Cette école n’avait pas jusqu’ici bénéficié de financements de l’Etat, de la commune ou d’autres partenaires. Mais, grâce à l’intervention du Fonds social de développement, les abris provisoires ont disparu. Ce  mécanisme franco-sénégalais a permis la construction et l’équipement d’un bloc de deux salles de classe et d’un bloc administratif afin que l’école puisse bénéficier d’infrastructures de qualité et fonctionnelles. Le budget total est de 14.900.000 FCfa. Le Fonds social de développement a apporté 70% du budget, soit 10.430.000 FCfa ; le reste par la commune à travers son budget d’investissement pour 2.470.000 FCfa et l’Agence régionale de développement (Ard) dans le cadre du projet « budget participatif », soit  2.000.000 FCfa. L’établissement a reçu, jeudi, la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal.

Les populations locales, pour exprimer leur satisfaction, ont accueilli le diplomate et sa délégation à l’entrée du village aux sons du Diambadon. « Nous avons vécu 17 ans de calvaire dans des abris provisoires avec des conditions d’apprentissage difficiles. Aujourd’hui, grâce au Fonds social de développement, nous sommes dans un bon complexe. Je n’ai pas les mots pour qualifier cette belle réalisation », a déclaré Adja Djité, élève en classe de CE1. Le chef du village, Bassirou Dramé, abonde dans le même sens. « Nous remercions vivement le gouvernement français pour ce joyau qui est le fruit d’une longue amitié entre nos deux pays », affirme Karfa Samaté, maire de Diaroumé.
Le préfet du département de Bounkiling soutient que l’école constitue un outil important de développement. « Il faut être bien formé pour pouvoir être utile à sa communauté », a indiqué Abdoul Wahab Talla, qui n’a pas manqué de remercier les bienfaiteurs. Selon M. Talla, désormais à Bissari Lang, le cadre est agréable et approprié pour l’enseignement et l’apprentissage. Il a plaidé pour la construction de lycées dans le département de Bounkiling.

Avant Bissari Lang, Christophe Bigot s’est arrêté au village de Marandan (commune d’Oudoucar, département de Sédhiou). L’école élémentaire de ce village a bénéficié du concours du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement et d’autres partenaires qui ont réalisé un bloc de deux salles de classe avec un bureau et un magasin, un mur de clôture semi-grillagé, un bloc sanitaire et l’équipement mobilier. Le coût de la réalisation est de 22.474.640 FCfa.

Le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement a apporté 15.732.249 FCfa comme subvention et l’Association Pakao Kafoo 6.742.391 FCfa.

EN visitant l’école élémentaire du village de Bissari Lang, l’ambassadeur de France au Sénégal a précisé que ce projet intervient en complémentarité des engagements en cours de l’Agence française de développement avec le Paebca. Il s’agit, selon Christophe Bigot, de la formation de mille enseignants dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor. Pour Sédhiou, 605 enseignants sont concernés.

M. Bigo est d’avis que les enseignants doivent être outillés sur la pédagogie afin qu’ils puissent s’adapter aux nouvelles réalités. Il a annoncé la construction par l’Agence française de développement de 200 salles de classe dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor  pour remplacer les abris provisoires.

A. KANDE

Les résultats du projet Bassin de rétention et valorisation des forages ruraux (Barvafor) ont été positifs dans tous les domaines. C’est ce qui est ressorti du bilan des six ans d’activités du projet fait à Saly hier. Selon le représentant de la Coopération technique belge (Ctb), le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, financé par l’Union européenne à hauteur de 18 millions d’euros, soit un peu près de 12 milliards de FCfa, pour renforcer les acquis.

La phase de clôture du projet Barvafor (2011-2016), fruit d’une coopération entre le Sénégal et le royaume de la Belgique, a réuni hier toutes les parties prenantes pour faire le bilan des activités déroulées sur six ans. Un bilan jugé satisfaisant par les différents acteurs des zones d’intervention, à savoir les régions de Thiès, Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Que ce soit pour la réalisation de bassins de rétention, la construction de digues anti-sel, le rééquipement de Forages ou encore pour la régénération de la mangrove, les résultats ont été salués. Nicolas Widmer, co-responsable du projet Barvafor, a relevé toute la satisfaction de la Coopération technique belge (Ctb) au point même d’envisager de discuter d’un deuxième projet qui prendra la suite du Barvafor. « Ce sera à l’occasion d’une commission mixte Sénégal-Belgique prévue en octobre 2017. Il y a encore certains préalables à examiner, mais c’est en bonne voie », a assuré M. Widmer. Selon lui, le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, qui sera sous maîtrise d’œuvre de la Coopération technique belge sur financement de l’Union européenne pour un montant de 18 millions d’euros. Ce projet, a-t-il noté, va permettre l’aménagement de tout le potentiel agricole dégagé par le projet Barvafor et va créer environ 10.000 emplois dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.

De l’avis du responsable national du projet, le bilan est positif. Selon Aly Sané Niang, les cibles sont très satisfaites des réalisations et demandent même le prolongement du projet à travers une deuxième phase. À en croire M. Niang, la production agro-sylvo-pastorale a été renforcée par l’accès durable à l’eau productive dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. « Par la mobilisation des ressources en eau, nous avons réussi à développer le maraîchage après la saison des pluies, mais aussi des activités piscicoles et à augmenter les revenus des populations des zones ciblées », a-t-il indiqué. Le maire de Soum, commune située dans le département de Foundiougne, dans la région de Fatick, a magnifié l’approche participative du projet. « Tous les acteurs ont été associés du début à la fin. C’est ce qui a fait qu’on a eu d’excellents résultats à tous les niveaux », a laissé entendre Moustapha Ngor Léon Diop, qui a invité les bénéficiaires à valoriser et à pérenniser les ouvrages réalisés dans le cadre de ce projet qui a été lancé en octobre 2011.

Samba Oumar FALL

Le projet de budget 2017 de la commune de Sindian (Bignona) s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 141 millions de FCfa. Il a été voté samedi dernier. Plus de 60% du budget estimé à 87,5 millions de FCfa sont destinés aux investissements.

Dans cette commune de Sindian, les priorités sont la santé, l’éducation, la jeunesse, la culture et le sport. L’équipe municipale a assuré d’y consentir davantage d’efforts financiers pour continuer à satisfaire progressivement les besoins des populations. A cet effet, le maire Yancouba Sagna a fait un plaidoyer fort pour l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 afin d’abréger les souffrances de ses concitoyens grâce à un accès facile et à moindre coût à des structures et services de santé de qualité. D’après M. Sagna, le poste de santé de Sindian, qui polarise tout l’arrondissement éponyme, n’a pas un plateau technique qui puisse prendre en charge certains problèmes de santé des populations d’ici. Il s’y ajoute que l’arrondissement est enclavé et ses routes, constituées de pistes de production, ne sont plus praticables.

Actuellement, les évacuations sanitaires ne peuvent plus se faire par des véhicules. Les malades et les femmes enceintes de la commune de Sindian sont évacués vers Bignona par des motos Jakarta, dans des conditions difficiles et pénibles à cause de l’état de dégradation très avancé de la route. La situation est plus grave pour les populations qui sont situées à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Yancouba Sagna a estimé que l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 mettra les populations locales à l’abri de ces difficultés d’évacuation sanitaire. Il a ajouté que cela permettra de réduire considérablement le taux « très élevé » de mortalité maternelle et infantile dans les 19 villages qui composent sa commune, notamment dans les localités qui sont situées dans le Nord Sindian, à la frontière avec la Gambie.

Dans le domaine de l’éducation, la mairie va reconduire ses appuis en intrants (fournitures scolaires) pour le fonctionnement des écoles. Elle va apporter à nouveau son aide financière aux élèves issus de familles défavorisées, ainsi que pour une bonne prise en charge des commissions d’examen et des candidats. Par ailleurs, Yancouba Sagna et son équipe municipale prévoient une sensibilisation à grande échelle des populations afin de conscientiser ces dernières sur la nécessité et l’urgence de procéder au lotissement des villages de la commune.

El Hadj Moussa SADIO

Les femmes de la commune de Ndiarème Limamou Laye vont bientôt disposer d'une maison où elles pourront se retrouver pour discuter, mais surtout développer des activités génératrices de revenus. La première pierre a été posée le week-end dernier par le maire de cette commune, Beïdy Sèye.

La maison servira de lieu d'exposition de produits aux femmes de la commune. Le maire de Ndiarème Limamou Laye a estimé que la maison de la femme répondra à un certain nombre de conditions d'hygiène pour permettre aux femmes de produire de la qualité. Et, au cas où il y aurait des financements dans un avenir proche, qu’elles puissent réaliser des produits qui seront compétitifs tant au niveau national qu'international. Beïdy Sèye a révélé que le coût de cette maison de la femme dépasse 20 millions de FCfa financés par la commune de Ndiarème Limamou Laye. Les travaux devront durer deux à trois mois.

Cependant, l'édile de Ndiarème a profité de cette cérémonie pour inviter les autorités centrales, notamment le ministère de la Femme, à prévoir des équipements pour cette infrastructure afin qu'une fois réceptionnée, elle puisse être fonctionnelle de manière systématique. « Cette maison se veut apolitique et s’ouvre donc à toutes les femmes de la commune sans considération d’ordre politique », a expliqué le maire. En effet, le souci qui a guidé le conseil municipal, en prenant sur lui de construire cette maison de la femme, est de mettre un local à la disposition des femmes de la commune afin qu’elles puissent avoir un lieu approprié où elles pourront se retrouver, causer et échanger sur des sujets qui les préoccupent. «Il est même imaginable que les femmes de la commune puissent avoir une boutique témoin pour exposer leurs produits et les vendre », espère-t-il.

Beïdy Sèye a salué la bienveillance du maire de la ville de Guédiawaye. «Dans toutes les activités que nous menons dans notre territoire communal, il met la main à la poche », a-t-il lancé à l’endroit de Cheikh Ndongo Guèye, premier adjoint au maire de la ville de Guédiawaye ayant représenté Aliou Sall. M. Guèye s’est réjoui des réalisations importantes que l’actuel maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye est en train de faire dans la localité. Il s’agit notamment de la construction d’une école primaire, une case des tout-petits, la maison de la sage-femme et cette maison de la femme dont la construction va bientôt démarrer.      

Abdou DIOP

Christophe Bigot vient de boucler une tournée de 2 jours dans la région de Kolda pour voir l’état d’exécution des projets financés par son pays. L’ambassadeur français est d’avis qu’il faut miser sur l’éducation mais également sur l’agriculture pour développer le Sénégal.

L’ambassadeur de France au Sénégal a bouclé, mercredi, sa tournée dans la région de Kolda. Au dernier jour de sa tournée de deux jours, Christophe Bigot s’est rendu dans le village de Thiarap (commune de Coumbacara). Le reste de la visite a été effectuée dans la ville de Kolda, notamment l’Ong Agronomes et vétérinaires sans frontières, le périmètre maraîcher de Saré Moussa Ndour situé près de la gare routière, la Mac de Kolda, le lycée privé Mamadou Macky Diallo et le chantier du poste de santé de la zone du lycée Alpha Molo Baldé. Il a été édifié sur les réalisations dans ces projets qui ont reçu des financements soit de l’Agence française de développement (Afd), soit de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), soit du Paisd ou du Fonds social de développement (Fsd).

Le représentant de la France dit avoir constaté que les besoins, que ce soient dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la formation, de l’accès à l’eau potable, sont énormes. Cependant, il soutient que les choses bougent. Il estime qu’il faut miser sur l’éduction pour arriver à l’émergence. Visitant le lycée privé Mamadou Macky Diallo, il a indiqué que la principale richesse du Sénégal n’est pas l’or ni le pétrole.

Selon lui, ce sont les jeunes, les ressources humaines qui vont inventer le Sénégal de demain, créer des entreprises et qui feront que dans 20 ans, notre pays soit émergent. « Il faut miser sur l’éducation. C’est un bon pari », a affirmé M. Bigot. « Je vois que les choses avancent. La formation est importante. Je crois qu’il faut former plus de jeunes aux métiers », a confié l’ambassadeur de France après avoir visité le Centre Campos de Thiarap dans la commune de Coumbacara. Il recommande même de former les jeunes dans l’agriculture, l’élevage, des secteurs, selon lui, très porteurs dans la région. S’entretenant avec un Gie de femmes du village de Saré Moussa Ndour (périphérie de Kolda), le diplomate français reste convaincu que l’agriculture ne doit pas seulement être un moyen de survie, mais aussi un moyen pour assurer l’éducation et la formation des enfants, leur santé. Tout cela, explique-t-il, est important.

Il déclare qu’au Fouladou, les terres et l’eau sont disponibles. « On peut faire de l’agriculture un moteur de développement. C’est ce qu’ont compris les autorités sénégalaises. Pour cela, il faut produire, transformer puis distribuer », recommande M. Bigot. Terminant sa visite par le chantier du poste de santé, il se dit heureux de constater que le projet progresse et espère que l’infrastructure sera inaugurée d’ici juin prochain. Il a réitéré la volonté de son pays d’appuyer davantage cette région. « Nous sommes avec vous pour développer le Fouladou », a-t-il dit en guise de conclusion.

Poursuite de l’aide
Partout où il s’est rendu, Christophe Bigot a eu un accueil coloré et enthousiaste. Les populations du Fouladou ont salué l’appui de la France mais souhaitent encore plus d’aide dans la région. « Il faut nous aider encore dans la formation professionnelle afin que nos jeunes puissent trouver des emplois », lance Samba Kandé, premier adjoint au maire de Coumbacara. « Nous sommes contents pour la réalisation de ce centre de formation professionnelle. Nous remercions vivement la France. Nous sommes dans une zone pauvre. C’est pourquoi, nous sollicitons encore votre soutien et accompagnement », note, à son tour, Samba Baldé, le chef du village de Thiarap. Alpha Diallo, promoteur du lycée Mamadou Macky Diallo dans la commune de Kolda, abonde dans le même sens. « Nous avons encore besoin de l’aide pour équiper l’école et élargir nos locaux. Nous avons de la peine à obtenir des financements du fait que c’est une entreprise individuelle alors que nous faisons des missions d’intérêt général », souligne M. Diallo. Après Kolda, Christophe Bigot se rendra dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor.


Sénégal, un état de droit

Après avoir sillonné le Fouladou pendant deux jours, l’ambassadeur de France a rencontré la presse. Christophe Bigot dit avoir été sur le terrain rencontrer les Sénégalais, voir les projets financés par son pays, les difficultés quotidiennes des populations, les besoins et les moyens pour y répondre avec les instruments mis en œuvre par la France. « J’ai fait deux jours dans la région de Kolda. Avec la Sodagri, il y a ce projet de 30 milliards de FCfa pour développer l’agriculture et assurer la sécurité alimentaire», a-t-il rappelé à la presse.
M. Bigot a également évoqué les abris provisoires qui seront résorbés dans la Casamance grâce à l’Afd. Sur un autre point, le diplomate français soutient que le Sénégal est un état de droit, une démocratie, un modèle reconnu dans le monde.         


De nos envoyés spéciaux à Kolda  : Aliou KANDE (textes )
et Mbacké BA (photos)

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a bouclé, lundi, sa tournée dans le département de Goudiry par l’inauguration des postes de santé de Thiara et de Kouthia Kassé, localités de la commune de Bala. Ces deux structures sanitaires ont été réalisées dans le cadre du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd).

Grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), la carte sanitaire de la commune de Bala dans le département de Goudiry s’élargit. Cette structure, fruit d’un fécond partenariat entre le Sénégal et la France, a construit deux postes de santé dans les villages de Thiara et de Kouthia Kassé qui ont été inaugurées lundi dernier par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Dans la matinée du lundi, M. Bigot, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu à Thiara où il a réceptionné l’ouvrage. Le village de Thiara est situé à 12 kilomètres du poste de santé de Bala et à 74 kilomètres du centre de santé de Goudiry et compte plus de 500 habitants. Ce poste de santé est implanté dans une zone qui manque d’infrastructures et polarise 21 villages.

Il comporte une salle de soins, des bureaux avec une pharmacie, une salle d’accouchement, des toilettes internes et externes, un abri pour accompagnant, un bloc de logement pour le personnel et l’équipement. Le coût est de 21.238.819 FCfa réparti comme suit : 4.160.000 FCfa de l’Association des ressortissants de Thiara en France, 5.247.656 FCfa de la Fondation Adoma, 3.935.742 FCfa du Conseil départemental de l’Essonne et 11.831.163 du Paisd. Il offre une prise en charge intégrant des infections respiratoires aiguës (Ira), le paludisme, les diarrhées et l’accouchement.Le chef de village et le maire de la commune de Bala ont salué la réalisation de ce poste de santé qui contribue à améliorer de manière significative l’accès aux soins. « Cette cérémonie d’inauguration est une étape importante dans la vie de notre collectivité locale.

Prendre l’exemple sur les émigrés
Le Paisd constitue notre principal partenaire en réalisant de nombreuses infrastructures. Ce poste de santé va améliorer l’offre de soins », s’est félicité Seydou Yatassaye. L’édile de Bala a invité le Paisd à accompagner davantage sa collectivité en y réalisant des infrastructures d’adduction d’eau, de pistes et en la dotant d’une ambulance. Très ému, Mamadou Diao, le représentant des émigrés, n’a pu prononcer qu’une phrase, exprimant sa satisfaction de voir, aujourd’hui, ce projet se réaliser au grand bénéfice des populations.

Coordonnateur du Paisd, Papa Birama Thiam a rendu un hommage aux émigrés et a salué le leadership de Mamadou Diao qui, a-t-il souligné, s’est beaucoup investi pour la construction du poste de santé. Djimo Souaré, le président du Conseil départemental de Goudiry, a déclaré que l’inauguration de ce poste de santé marque la vitalité de la coopération entre la France et le Sénégal. « Le développement est l’affaire de tout le monde. Les émigrés l’ont bien compris. Les élus locaux doivent prendre exemple sur eux », a affirmé M. Souaré.

Après Thiara, l’ambassadeur de France a également inauguré le poste de santé de Kouthia Kassé, un village de la commune de Bala. Disposant des mêmes caractéristiques que le poste de santé de Thiara, celui de Kouthia Kassé qui dispose aussi d’une maternité, a été réalisé pour un coût de 72.198.033 FCfa. L’Association Kouthia Terano Feddé et partenaires (département des Yvelines et région Île-de-France) ont  contribué à hauteur de 21.659.410 FCfa et une subvention du Paisd pour un montant de 50.538.623 FCfa. Dans ce village, Christophe Bigot se dit heureux de constater que la France participe à l’effort de solidarité.

Christophe Bigot : « D’autres projets vont suivre »

L’ambassadeur de France au Sénégal a déclaré, lundi, au village de Thiara, que d’autres projets seront mis en œuvre dans le département de Goudiry afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Thiara, confie M. Bigot, est une des étapes de notre périple dans la région de Tambacounda. « Ce poste de santé est indispensable. Le village manque de piste d’accès, d’ambulance et les conditions de vie sont difficiles. Heureusement, des efforts sont faits pour vous soutenir.

Je suis sûr que d’autres projets vont suivre », a-t-il dit à l’endroit des villageois, venus en masse accueillir le représentant de la France. Evoquant le Paisd, M. Bigot soutient qu’il constitue une belle histoire d’amour entre la France et le Sénégal, « une aventure commune ». « Depuis quelques jours, ajoute-t-il, nous suivons cette aventure commune ». Il a salué le bon geste de solidarité et de générosité des migrants. Après Tambacounda, Christophe Bigot poursuit sa tournée dans la région de Kolda.                                                

De nos envoyés spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a magnifié, lundi, l’exemplarité du processus de mise en place du pôle territoire du Sine Saloum. Abdoulaye Diouf Sarr a fait cette déclaration en marge d’un forum sur l’intercommunalité organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Foire Internationale de Kaolack (Fika).  

Le processus de mise en place du pôle territoire du Sine Saloum avance à grands pas. C’est la conviction du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, venu présider un forum sur l’intercommunalité initié dans le cadre de la deuxième édition de la Foire Internationale de Kaolack (FIKA). Justifiant ces propos, le maire de Yoff a mis en exergue les acquis engrangés par les acteurs de cette région naturelle. « Votre pôle territoire Sine Saloum joue un rôle pilote dans le processus de mise en place de ces cadres fédérateurs pour la promotion du développement local dans le cadre de la deuxième phase de l’Acte 3. C’est pourquoi, soucieux de voir concrétiser le pôle territoire Sine Saloum, mon département, à travers l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), va procéder dans les prochains jours au lancement du processus d’élaboration du schéma d’aménagement du pôle », a révélé le ministre. Il a ainsi exhorté les acteurs de la région susnommée à développer des synergies pour matérialiser le projet.

« J’invite les collectivités territoriales et tous les autres acteurs territoriaux à développer des dynamiques fortes d’intercommunalité à même de soutenir une action territoriale cordonnée ayant un rayonnement sur des espaces d’actions toujours plus vastes », a appelé Abdoulaye Diouf Sarr. Présente au forum, l’ancien Premier ministre Aminata Touré s’est réjouie, elle aussi, de l’avance que le projet de pôle territoire du Sine Saloum a prise sur les autres. Elle a préconisé la prise en compte de manière plus accentuée de la dimension citoyenne dans le processus. Pour sa part, le président du comité de pilotage de la FIKA, hôte de la rencontre, a rappelé les interactions entre les collectivités territoriales et le secteur privé local en citant les partenariats entre la chambre de commerce de Kaolack et les communes de la région consacrés par la mise en place d’un centre de ressources et un service de coordination au sein de l’instance consulaire.

Rappelons qu’une convention tripartite entre le ministère de la Gouvernance locale, l’association des départements et l’union des chambres de commerce a été ratifiée. L’objectif est de renforcer les synergies entre les trois parties prenantes pour promouvoir le développement local au Sénégal.                                                   

Elimane FALL

Le Pasa qui intervient dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine vient encore de se distinguer. Il a installé une unité pastorale à Labgar, dans le département de Linguère.

Cette douzième unité pastorale est une véritable aubaine pour les populations du département de Linguère, plus particulièrement celles de la commune de Labgar. Le plan de gestion a été adopté à l’unanimité par les conseillers municipaux de Labgar, le lundi, dans la salle de délibération. C’était sous la conduite du sous-préfet de Dodji, Ndiogou Ndong, du député Adama Sow, du chef de service départemental, Mamadou Moustapha Cissé, du pastoraliste du Pasa, Bocar Sow et des partenaires comme l’Ong « Agronome vétérinaire sans frontières », le Fonds alimentaire mondial (Fao), la Direction des eaux et forêts et le Centre de suivi écologique (Cse).

Pour l’inspecteur départemental de l’élevage Mamadou Moustapha Cissé, «l’unité pastorale est une entité. Il fallait délibérer sur cette entité pour permettre aux acteurs, aux éleveurs et agriculteurs de mieux gérer cet espace, de profiter des ressources pastorales et hydriques de la collectivité locale pour éviter les conflits.

« Ce n’est pas notre première intervention dans la commune de Labgar. Nous sommes en train de construire un château d’eau, des forages et le système de pompage sera réhabilité avec un nouveau groupe électrogène et une électropompe neuve.

Le logement du conducteur de ce forage est en cours de réalisation. Pour sécuriser cet ouvrage tant attendu par les populations, nous avons jugé nécessaire de faire un mur de clôture qui va lutter contre la divagation des animaux», a lancé le pastoraliste Bacar Sow, qui a informé que deux abreuvoirs triples avec des antennes de cinq kilomètres chacun verront le jour sous peu. « Pour l’alimentation en eau potable des populations de Labgar, ajoute-t-il, un réseau d’adduction d’eau sera mis sur place ».Selon lui toujours, « des potences sont offertes gratuitement aux populations pour leur permettre de remplir facilement les chambres à air et les autres réservoirs des charrettes ».

Masse NDIAYE

L’Agence française de développement (Afd) va participer activement à la résorption des abris provisoires en Casamance. Selon Christophe Bigot qui visitait hier le Cem d’Anambé dans le département de Kolda, un montant de 7 milliards est prévu par l’Afd pour construire 200 salles de classe dans la région sud du pays.

Les abris provisoires dans les établissements scolaires de la Casamance seront bientôt un mauvais souvenir. Avec le concours de l’Agence française de développement (Afd), 200 salles de classe seront construites pour résorber les abris provisoires. L’annonce a été faite hier à Anambé, département de Kolda, par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

M. Bigot séjourne depuis hier dans cette partie du pays où il est venu voir l’état des réalisations des projets financés par l’Afd, le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Le diplomate français au Sénégal a visité le collège d’Anambé, localité située dans la commune de Médina Chérif qui a bénéficié du concours du Fsd pour la construction de salles de classe. Le montant du financement est de 28.661.126 FCfa, soit près de 70% du budget. Le projet consiste en la construction et l’équipement de 5 salles de classe et d’un bloc sanitaire pour permettre aux élèves du Cem de l’Anambé d’évoluer dans un cadre.

Cet établissement était entièrement composé d’abris provisoires et ne disposait ni de bloc administratif ni d’infrastructures sanitaires. Mais, grâce à l’implication du Fsd, du Conseil départemental de Kolda et de la commune de Médina Chérif, les abris provisoires ont disparu au grand bonheur des élèves, des professeurs et des parents. L’ambassadeur de France a expliqué que si son pays s’est impliqué dans ce projet en constatant beaucoup d’abris provisoires en Casamance. « A la prochaine rentrée, les cours se dérouleront normalement », a déclaré M. Bigot. « L’Afd va remplacer 200 abris provisoires en Casamance par des salles de classe. Pour cela, un budget de 10 millions d’euros, soit près de 7 milliards de FCfa, est prévu pour la réalisation de ces salles et des mesures d’accompagnement », a annoncé l’ambassadeur de France. Il dit constater que beaucoup d’efforts sont en train d’être faits par les pouvoirs publics, notamment dans l’élargissement de la carte universitaire.

Le maire de la commune de Médina Chéri, Mamadou Gano, s’est félicité de l’implication du gouvernement français pour le développement de l’éducation au Sénégal. « Vous avez compris que le développement commence par l’éducation. Il y a un an, il n’y avait que des abris provisoires au collège d’Anambé. Grâce à vous, cette situation est aujourd’hui derrière nous », a déclaré M. Gano. Il souhaite que ce dernier soit présent lors de la cérémonie d’inauguration de l’établissement en chantier. « L’éducation est une sur-priorité pour le Conseil départemental de Kolda. C’est pourquoi, on s’est attaqué aux abris provisoires dès notre prise de fonction en 2014 », a souligné Moussa Baldé. Il a rappelé que c’est dans ce cadre que le Conseil départemental de Kolda s’est impliqué dans le projet de construction de salles de classe au Cem d’Anambé.

A. K.

L’Agence française de développement (Afd) va, pour les prochaines années, concentrer ses activités en Casamance, notamment dans le domaine de l’agriculture. Elle a décidé de financer le Projet Tiers Sud/Beydaare pour un montant de 47 millions d’euros, soit près de 30 milliards de FCfa. L’annonce a été faite hier dans le Bassin de l’Anambé par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Ce projet est destiné aux régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou.

Après Tambacounda, l’ambassadeur de France au Sénégal a entamé hier sa tournée dans la région de Kolda. Christophe Bigot a été reçu dans le Bassin de l’Anambé géré par la Société de développement agricole et industriel (Sodagri). Après avoir visité les périmètres rizicoles, le diplomate français a eu une séance de travail avec le directeur général de la Sodagri, Moussa Baldé. Au cours de la rencontre, il a eu droit à une présentation de cette structure créée en 1974. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé le démarrage prochain du projet « Développement agricole et sécurité alimentaire des territoires ruraux du Tiers sud du Sénégal » (Projet tiers Sud/Beydaare) sur financement de l’Agence française de développement et de l’Union européenne. Selon M. Bigot, ce projet sera doté d’un budget de 47 million d’euros, soit près de 30 milliards de FCfa. Sur ces 47 millions d’euros, il y a 20 million d’euros de subvention de l’Ue délégués à l’Afd. Le montant total du financement de l’Afd est 27 millions d’euros dont 25 millions d’euros en prêt très concessionnel et 2 millions d’euros comme subvention. Ce projet sera confié à la Sodagri. Il va toucher les régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou.

Dans ces trois régions, le projet interviendra dans les départements de Vélingara, Tambacounda, Salémata,  Kédougou et Saraya. Selon une note de la représentation de l’Afd au Sénégal, ce projet sera axé sur un programme de  réalisation d’infrastructures afin d’améliorer les conditions de culture et de diversification des types de production par le développement et l’amélioration de la commercialisation des productions céréalières, bananières et laitières. Selon le document, le projet a pour finalité le développement économique durable des terroirs ruraux du Tiers Sud du Sénégal et l’amélioration des conditions de vie, de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de la résilience des populations rurales de ces zones. « Il a pour objectif de contribuer à la diversification de l’agriculture locale, à l’augmentation de la productivité des cultures et à une valorisation accrue des ressources en eau dans la zone d’intervention afin de sécuriser les revenus des producteurs et améliorer la viabilité des exploitations familiales », lit-on dans le document.

1.200 hectares dans le bassin de l’Anambé
Ce qui permettra d’aménager près de 1.200 hectares dans le bassin de l’Anambé et la réhabilitation de nombreux périmètres rizicoles dans cette zone. Ce projet bénéficiera également à plus de trois mille exploitations familiales. Il est aussi prévu la réalisation de 100 kilomètres de pistes de désenclavement. La date de signature de la convention de financement est prévue au 2ème ou 3ème trimestre de l’année.

Selon Christophe Bigot, c’est un projet d’envergure qui va impacter les trois régions en développant l’agriculture. Il va répondre aux besoins des populations », a confié M. Bigot. Selon Laurence Hart de l’Afd, le projet va démarrer avant la fin de l’année. Elle a rappelé que depuis longtemps, l’Afd axait ses interventions au Sénégal au Nord, notamment dans la vallée du fleuve. Maintenant, elle compte accompagner la zone sud, avec la Sodagri pour doper le secteur de l’agriculture. « C’est un rééquilibrage de nos interventions que nous allons faire », a-t-elle dit. Le directeur général de la Sodagri a salué l’intervention de l’Afd à travers ce projet Tiers sud. Selon Moussa Baldé, cela permettra à la Casamance avec le soutien de la Sodagri de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

7 milliards de FCfa pour construire 200 salles de classe en Casamance
L’Agence française de développement (Afd) va participer activement à la résorption des abris provisoires en Casamance. Selon Christophe Bigot qui visitait hier le Cem d’Anambé dans le département de Kolda, un montant de 7 milliards est prévu par l’Afd pour construire 200 salles de classe dans la région sud du pays.

Les abris provisoires dans les établissements scolaires de la Casamance seront bientôt un mauvais souvenir. Avec le concours de l’Agence française de développement (Afd), 200 salles de classe seront construites pour résorber les abris provisoires. L’annonce a été faite hier à Anambé, département de Kolda, par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

M. Bigot séjourne depuis hier dans cette partie du pays où il est venu voir l’état des réalisations des projets financés par l’Afd, le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Le diplomate français au Sénégal a visité le collège d’Anambé, localité située dans la commune de Médina Chérif qui a  bénéficié du concours du Fsd pour la construction de salles de classe. Le montant du financement est de 28.661.126 FCfa, soit près de 70% du budget. Le projet consiste en la construction et l’équipement de 5 salles de classe et d’un bloc sanitaire pour permettre aux élèves du Cem de l’Anambé d’évoluer dans un cadre.

Cet établissement était entièrement composé d’abris provisoires et ne disposait ni de bloc administratif ni d’infrastructures sanitaires. Mais, grâce à l’implication du Fsd, du Conseil départemental de Kolda et de la commune de Médina Chérif, les abris provisoires ont disparu au grand bonheur des élèves, des professeurs et des parents. L’ambassadeur de France a expliqué que si son pays s’est impliqué dans ce projet en constatant beaucoup d’abris provisoires en Casamance.

« A la prochaine rentrée, les cours se dérouleront normalement », a déclaré M. Bigot. « L’Afd va remplacer 200 abris provisoires en Casamance par des salles de classe. Pour cela, un budget de 10 millions d’euros, soit près de 7 milliards de FCfa, est prévu pour la réalisation de ces salles et des mesures d’accompagnement », a annoncé l’ambassadeur de France. Il dit constater que beaucoup d’efforts sont en train d’être faits par les pouvoirs publics, notamment dans l’élargissement de la carte universitaire.

Le maire de la commune de Médina Chéri, Mamadou Gano, s’est félicité de l’implication du gouvernement français pour le développement de l’éducation au Sénégal. « Vous avez compris que le développement commence par l’éducation. Il y a un an, il n’y avait que des abris provisoires au collège d’Anambé. Grâce à vous, cette situation est aujourd’hui derrière nous », a déclaré M. Gano.

Il souhaite que ce dernier soit présent lors de la cérémonie d’inauguration de l’établissement en chantier. « L’éducation est une sur-priorité pour le Conseil départemental de Kolda. C’est pourquoi, on s’est attaqué aux abris provisoires dès notre prise de fonction en 2014 », a souligné Moussa Baldé. Il a rappelé que c’est dans ce cadre que le Conseil départemental de Kolda s’est impliqué dans le projet de construction de salles de classe au Cem d’Anambé.                

De notre envoyé spécial à Kolda, Aliou KANDE

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