banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (1731)

Tambacounda : Le conseil municipal de Tambacounda s’est penché sur le rapport d’orientation budgétaire relatif à l’exercice 2018 jeudi dernier. L’occasion a été aussi saisie pour examiner et d’adopter le compte administratif de la gestion 2016. Si le plan de développement communal va être l’objet d’une délibération dans les jours à venir, le lotissement de nouveaux quartiers a été une préoccupation du conseil.  

Pour réaliser toutes ces ambitions, le conseil se propose de réaliser « des recettes réelles » de l’ordre d’un milliard de francs Cfa en élargissant son assiette fiscale par une identification de toutes les niches, mais aussi par une hausse de certaines taxes au même niveau que d’autres villes du pays, souligne Mame Balla Lô, le maire de Tambacounda. Pour lui, l’outil de planification pour l’horizon temporel de cinq ans, autrement dit le plan de développement de la commune, est en train d’être conçu. Selon le maire de la ville, il va prendre en charge tous les projets et programmes dans la cadre de la politique de développement de la commune de Tambacounda. Une manière de décliner les ambitions et la vision qui permettront de mieux vendre Tambacounda, souligne-t-il.

Plusieurs conseillers municipaux de la mairie de Tambacounda ont remis au goût du jour la lancinante question de l’achèvement du lotissement du quartier Saré Guilèle, à un an de la fin du mandat de l’actuelle équipe. Les quartiers Saré Guilèle, Abattoirs complémentaire, Kothiarinding et Tamba Socé sont toujours dans l’attente d’un lotissement. A en croire plusieurs conseillers, « l’actuelle municipalité doit s’efforcer, ne serait ce que pour le plan directeur de la ville, d’inscrire son action dans l’organisation de l’espace, et ce dans la continuité, en vue de permettre aux équipes municipales de disposer d’un outil de gestion du foncier ».

Les conseillers ont souligné l’impatience des populations, affirmant que dans l’histoire de la commune de Tamba, la réalisation d’un lotissement n’a jamais pris autant de temps. La situation de l’ensemble des quartiers à lotir dans la ville a été faite par le maire de Tambacounda. Outre la question des lotissements, cette session d’orientation budgétaire a également discuté d’autre sujets dont celui concernant la construction d’un poste de santé à Médina Coura, une initiative annoncée pour 2017 et qui a été reconduite pour 2018, « si les recettes le permettent », a souligné l’édile de Tambacounda, tout comme l’achat de médicaments pour les autres structures sanitaires du même ordre de la commune. D’autres projets portent sur l’éclairage de 7 km sur l’axe Tambacounda-Goudiry et la restructuration du sous-secteur des mototaxis par exemple. Dans le cadre de la mobilité urbaine, la commune est en train de mailler les villes et d’établir des ponts en faisant la jonction entre les quartiers qui étaient coupés les uns des autres pendant l’hivernage. Avec l’avènement de Promovilles, dira le maire Mame Balla Lô, la réalisation de 8 km est dans la première phase de l’exécution de ce programme auxquels vont s’ajouter d’autres voies pénétrantes.   A ce sujet, le conseiller Abdou Karim Marico a évoqué la nécessité d’élaborer « une politique locale de mobilité urbaine » pour maîtriser les effectifs, surtout ceux des mototaxis. Le remboursement des dettes de la commune est aussi un souci du conseil municipal afin que Tambacounda puisse être éligible à d’autres projets du Programme national de développement local (Pndl).

Pape Demba SIDIBE

 

 Après neuf années d’attente, les travaux de rénovation de la Grande mosquée de Mbour devraient enfin prendre un nouveau départ avec la décision du chef de l’Etat de reprendre en main le chantier. C’est dans ce sens que son envoyé a effectué le déplacement à Mbour où le président du Conseil départemental a annoncé la reprise des travaux dans un mois.

Le chantier de la grande mosquée de Mbour va pouvoir enfin redémarrer. Avec la décision du chef de l’Etat Macky Sall qui s’est engagé à prendre en charge les travaux, ou du moins ce qu’il en reste. Cet engagement a été matérialisé mercredi dernier par la visite du chantier par un technicien envoyé par l’architecte du Palais. Abdou Ciré Gakou a ainsi visité l’édifice en construction et s’est entretenu avec les techniciens qui avaient la charge des travaux de même que les différentes parties prenantes. Une visite qui lui a permis de « faire l’état des lieux avec les techniciens sur place afin de connaître les besoins et de répertorier les manquements pour redémarrer les travaux ». Parmi ses hôtes, il y avait les responsables de la collectivité mandingue de Mbour, les membres de l’Association Solidarité mbouroise ou encore le président du Conseil départemental, Saliou Samb. Ce dernier a d’ailleurs annoncé la reprise des travaux de rénovation pour le mois de mars.

Cette reprise est, selon lui, le résultat d’un plaidoyer fait auprès du chef de l’Etat afin d’aider la communauté musulmane de Mbour à reconstruire ce lieu de culte dont les travaux de rénovation ont été entamés il y a neuf ans. Même si, ajoute-t-il, Macky Sall avait pris l’engagement, « avant son élection, de le reconstruire ». Une promesse réaffirmée lors de l’inauguration de la mosquée de Thierno Mansour Barro. Et Saliou Samb de renseigner que Mbour ne faisait pas partie du Programme de construction des cités religieuses, mais le chef de l’Etat a été convaincu de la nécessité de faire un geste pour la communauté musulmane de Mbour. « Nous avons, à plusieurs reprises, porté cette doléance au chef de l’Etat. Nous lui avons signifié, avec Me Oumar Youm, que notre principale préoccupation était la rénovation de cette mosquée », a-t-il affirmé. Depuis lors, plusieurs actions ont été entreprises aussi bien par les pouvoirs publics que par les responsables de l’édifice ; et on s’achemine vers la finalisation avec le début des travaux d’ici un mois. Les responsables de la mosquée qui se sont félicités de l’évolution de la situation, n’ont pas manqué de rappeler les difficultés rencontrées dans la recherche de moyens avec, dans un premier temps, la vente de tickets, puis un recours à des mécènes qui ont contribué pour atteindre le budget d’un milliard initialement arrêté. Mais cette estimation a évolué, compte tenu de beaucoup d’autres aspects qui ont été intégrés dans le projet. Du coup, le devis fait en 2008 a été réactualisé après l’état des lieux. Aussi ont-ils invité les pouvoirs publics à prendre les devants et à sensibiliser afin qu’il n’y ait pas de soucis avec les artisans qui occupent les abords de la structure.

Ousseynou POUYE

«Eriger Latmingué en commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», telle est la volonté du maire Dr Macoumba Diouf qui revient sur les priorités de sa municipalité.

Selon le maire Dr Macoumba Diouf, dans le vote du budget de la mairie prévu la semaine prochaine, un montant de 267.044.623 FCfa sera arrêté. Ceci s’établit comme suit : 92.269.039 FCfa pour les besoins du fonctionnement et 175.775.583 FCfa pour les investissements.

D’après lui, la municipalité trouve ses fiches fiscales grâce aux niches fiscales. « La vision de Latmingué se décline en une commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable, endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», a-t-il avancé. «En référence aux mêmes textes, nous avons fait de la promotion des activités économiques une priorité et notamment pour les jeunes et les femmes dans les principaux secteurs productifs (agriculture, élevage, pêche et foresterie) pour lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration, et créer les conditions de l’émergence de la commune de Latmingué», a fait savoir le maire.

Pour la période d’août 2014 à décembre 2017, les efforts de la mairie se résument à la construction et à l’équipement de la case de santé du village de campement, à une piste de production Latmingué-Thicath Keur Mamour Seck qui s’étend sur 15,7 km, à la réhabilitation de la route Latmingué-Thiawando sur 12 km (route goudronnée en bicouche). D’après toujours le premier magistrat de la commune, la municipalité a élaboré un document de planification dénommé Plan de développement communal (Pdc) de Latmingué avec l’appui et l’accompagnement du Programme national de développement local (Pndl) et de l’Agence régional de développement (Ard) de Kaolack pour la période de six ans, de 2018 à 2023.

Au plan des investissements, plusieurs projets ont vu le jour. On peut citer le Centre intégré de valorisation des déchets (Civd), le stade municipal, la case des tout-petits, le centre d’éveil, le nouveau poste de santé, etc.

La politique sociale permet au maire d’accorder des secours aux indigents. Dr Diouf compte faire un lotissement et un alignement dans les villages, une dotation en fournitures scolaires pour les établissements scolaires, une réduction des abris provisoires par la construction de salles de classe et de leurs équipements, la réalisation de clôtures pour des écoles, entre autres. Dans l’électrification rurale, il s’agira non pas de mobiliser le budget de la commune, mais d’assurer un suivi rapproché en relation avec les agences d’exécution, de la mise en œuvre des prévisions du Programme national d’urgence pour l’électrification rurale-phase 2 (Pnuer 2) exécuté par l’entreprise Mina distribution, etc.

Généralisation du Pacasen
Interpellé sur le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen) considéré par certains comme un remède au sous-financement des communes, Dr Macoumba Diouf déclare : «S’il devait s’en tenir à son montage actuel avec les 123 communes de plus de 30.000 habitants, je pense que non. Car cela reviendrait à créer les conditions pour que les communes les "plus riches" (communes urbaines d’alors) continuent à s’enrichir au détriment des communes de l’Acte 3 (notamment celles situées en zone rurale)».

Le vice-président et porte-parole du Réseau des villes et communes écologistes vertes du Sénégal (Reves) confie également que nombre de communes ont posé le problème des statistiques qui ont été fournies. «On devrait, dès 2018, généraliser le Pacasen version "Plein pot" et procéder ensuite à des évaluations rigoureuses de la gouvernance locale et des performances des communes», a précisé le directeur de l’Horticulture. Le maire a laissé entendre qu’une dotation beaucoup plus conséquente est nécessaire à partir des transferts de l’Etat pour permettre le développement des infrastructures et créer les conditions d’une génération de recettes.

Pour un vrai développement à la base, l’édile Macoumba Diouf affirme que l’Acte 3, qui est une réforme extraordinaire, devra doter davantage les collectivités locales à travers des transferts financiers beaucoup plus importants (cas du Pacasen, de la Tva, paiement des taxes et autres droits par les sociétés nationales implantées sur le territoire des collectivités locales, etc.) pour permettre à ces collectivités locales de jeter les bases de leur émergence.

En outre, Dr Macoumba Diouf confie qu’on devra compléter le dispositif institutionnel prévu par l’Acte 3 avec la mise en place des pôles territoires, notamment celui du Sine-Saloum pour lequel une réflexion proactive a été engagée, avec la bénédiction du chef de l’Etat et l’accompagnement du ministère de tutelle par les 114 maires des trois régions administratives concernées (Kaolack, Fatick et Kaffrine).

Serigne Mansour Sy CISSE

L’année 2018, décrétée année sociale, a un écho favorable dans la région orientale où Sidiki Kaba, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, a visité les chantiers du poste de santé de Dépôt d’un coût de 49 millions de FCfa, la maternité de Gouye de 26 millions de FCfa et la mosquée de Kothiarinding d’une valeur de 22 millions de FCfa. Des réalisations qui émanent de la demande sociale et qui vont polariser près de 60.000 âmes.

Ce qui devait être une visite de chantiers s’est transformée en de véritables explication de la politique sociale entamée par le président Macky Sall pour les plus démunies. Pour Sidiki Kaba, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, il s’agit de traduire et de matérialiser ce concept qui reste une priorité par des visites de terrain pour mieux recueillir les doléances des populations, leurs préoccupations et chercher à y apporter des réponses.

A Gouye, ce sont plus de 25.000 âmes qui ont des problèmes de prise en charge sanitaire qui ont été ciblées. Les femmes accouchaient dans des conditions difficiles. Le centre de santé avait une seule salle que se partageaient tous les malades. Et du coup, la mortalité maternelle et infanto-juvénile était très élevée. Donc la priorité pour les populations dans cette localité était la construction d’une maternité. Une doléance qui est en train de se matérialiser puisque l’infrastructure est en construction et sera opérationnelle au mois de mars au plus tard.

A Kothiarinding, le pont qui permet d’enjamber le Mamacounda, rivière qui divise la capitale régionale en cinq, attend de prendre forme depuis cinq ans. Ce qui enclave ce quartier rattaché à la ville de Tambacounda pendant les fortes pluies. Dans cette localité, c’est un lieu de culte qui est sorti de terre pour accompagner les populations dans leurs dévotions et faire corps avec le programme du chef de l’Etat sur le programme des villes et cités religieuses, souligne le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur. « Nous nous sommes investis pour leur donner cette mosquée en chantier plus vaste et plus moderne que l’ancien ».

Le quartier Dépôt, l’un des premiers de la ville de Tambacounda tirant son nom des garages du chemin de fer, abrite aussi l’un des dispensaires les plus vieux de la ville (plus de 40 ans) qui polarise plus de quatre quartiers et près  de 32.000 habitants.

Modernisation de l’hôpital régional
Il fallait entièrement refaire ses locaux pour mettre les patients et praticiens à l’aise. Des travaux de reconstruction et de rénovation sont faits avec la Fondation Sonatel pour mieux accueillir les populations. C’est le lieu pour le ministre Sidiki Kaba de saluer le rôle primordial des acteurs de la santé qu’il a reçus dès son arrivée dans la ville. Ces acteurs avaient profité de la visite du ministre Sidiki Kaba pour surseoir à leur journée d’actions qui devait être marquée par une marche populaire à travers les artères de la ville pour exprimer leur ras-le- bol sur leurs difficultés, en mettant en exergue l’absence de spécialités à l’hôpital régional (urologue, gynécologue, pédiatre, cardiologue, chirurgien, anesthésiste, ophtalmologue, etc.).

Les acteurs de la santé, selon Alassane Touré, secrétaire général de l’union locale du syndicat Sustas, ont cité l’octroi de parcelles pour la coopérative d’habitat et surtout les 253 millions de FCfa, le montant du remboursement des factures de la couverture médicale universelle. Il faut, affirme M. Kaba, mettre l’accent sur le caractère sous-régional de l’hôpital en relevant son plateau technique et en le renforçant en spécialités le permettant d’être attractif. Et ce dernier de citer l’ambulance médicalisée d’un coup de 40 millions de FCfa aquise il y a deux ans.
Ces actions ont été saluées par Ibrahima Gaye, responsable régional du Sustas et les autres acteurs de la santé qui ont pris la parole.

Pape Demba SIDIBE

La problématique de la répartition des fonds d’appui et de péréquation destinés aux collectivités locales et le contenu local étaient au centre d’un forum communautaire  organisé par « Publiez ce que vous payez » et le comité national Itie en marge de l’atelier de dissémination des rapports Itie 2015 et 2016 tenu à Kédougou la veille.

Les communautés de la commune de Tomboronkoto qui abrite Petowal Mining Company (Pmc), et qui va entrer en production en fin 2018 ou début 2019, ont répondu à l’appel de l’antenne régionale de « Publiez ce que vous payez », une manière de plancher sur les fonds de péréquation et d’appui des collectivités territoriales et le contenu local et la substance des rapports Itie 2015 et 2016, sous la présidence effective du sous-préfet de Bandafassy.

Le chargé de communication de « Publiez ce que vous payez » Boubacar Tamba qui a introduit le débat, a mis l’accent sur les deux thématiques que sont la proposition de politique de promotion du contenu local et les fonds d’appui et de péréquation aux collectivités locales ; avant que le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie ne revienne sur la substance des rapports 2015 et 2016. M. Tamba a développé une proposition de projet de lettre de politique de promotion du contenu local, gage d’un environnement stable propice au développement des projets miniers. Cette politique, selon Boubacar Tamba, devra s’articuler autour d’une vision, celle consistant à créer un partenariat « gagnant-gagnant » où tous les acteurs impliqués collaborent et joignent leurs efforts afin d’assurer le succès de tout projet minier.

Promotion du contenu local
Cette vision repose sur le partage des gains pour une meilleure intégration des projets dans l’environnement social du pays afin de sauvegarder et de rendre durables leurs activités. Il ajoutera qu’il faut des principes directeurs dont le développement d’une offre intérieure et d’un réseau d’approvisionnement durable en biens et services pour le secteur minier, le développement des aptitudes et croissances d’un nombre considérable de travailleurs sénégalais afin qu’ils puissent avoir les qualifications nécessaires pour occuper un large éventail de postes responsabilité dans le secteur minier. Il y a, selon lui, la prise de décisions sur la base de principes fondés sur l’économie de marché assurant le bon fonctionnement des entreprises minières, dans le respect des normes de compétitivité et de compétence en lien avec l’embauche d’employés et l’achat de biens et services. En outre, il y aura l’utilisation de mesures claires, non discriminatoires, transparentes et réalistes, en conformité avec les obligations internationales du Sénégal, tout comme l’identification et la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement dans lequel évoluent les entreprises minières et leurs fournisseurs, la facilitation du dialogue entre les représentants des parties, de même que l’assurance d’une large diffusion de l’information concernant la politique de promotion du contenu local et sa mise en œuvre.

Les acteurs de « Publiez ce que vous payez » laissent entendre que les mécanismes de promotion du contenu local doivent reposer sur le développement des entreprises locales ainsi que la formation et la création d’emplois locaux. Maintenant, pour que le tout soit opérationnel, ils indiqueront qu’il faut une structure de gouvernance comme un comité de pilotage au sein duquel siègeront les représentants des ministères concernés, de la chambre des mines, du secteur privé non minier, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, de l’Apix et des personnes ressources retenues sur la base de leur expertise dans la promotion du contenu local.

Manque d’infrastructures de désenclavement
Ce déficit d’information, Abdoul Malick Bousso, le vice-président chargé de l’Itie au sein de « Publiez ce que vous payer », dit le mettre à profit au sein de cette organisation d’acteurs de la société civile sur la gouvernance des ressources minérales pour réfléchir sur un projet d’information, de communication et d’accompagnement des communautés afin qu’elles puissent pleinement profiter de la présence d’entreprises minières dans leurs terroirs. Les grandes lignes des rapports 2015 et 2016 seront présentées par le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie, avec un accent particulier sur les données de la région de Kédougou. Alioune Badara Paye a passé en revue quelques données inhérentes à la région de Kédougou.

A en croire Alioune Badara Paye, en plus de l’or, la région de Kédougou recèle d’importantes réserves d’un fer de qualité dont la mise en valeur est plombée par la non-réalisation d’infrastructures de désenclavement comme « le transport ferroviaire et l’évacuation portuaire qui représentent 80 % des investissements ».

La plus part des interventions des communautés ont tourné autour de la problématique de l’accès à l’emploi des jeunes de la contrée, de la formation ou encore de la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise Petowal Mining Company qui va entrer en production courant 2018 ou début 2019. Daouda Sène, l’adjoint au sous-préfet de Bandafassy qui présidait le forum, leur posera la question de savoir s’ils étaient organisés en GIE ou petites et moyennes entreprises aptes à capter les opportunités économiques offertes par cette seconde mine industrielle d’or du pays. Ils ont répondu par la négative. M. Sène les a incités à aller dans cette dynamique dans la mesure où tous ont acté qu’il n’est guère possible que tout le monde puisse trouver un emploi dans la mine. Il a montré du doigt certaines opportunités d’ordre agropastoral tout comme dans le domaine des biens et services.

Pape Demba SIDIBE

Les artisans de la région ont été formés en éducation financière à Ziguinchor la semaine dernière. C’était à l’initiative de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat. L’ambition de cette dernière est d’accompagner les artisans à quitter l’artisanat de survie pour aller vers l’entreprise et de pouvoir ainsi soumissionner aux marchés publics.

Cette session de formation a été organisée en collaboration avec l’observatoire de la qualité des services financiers. Son objectif était d’outiller les artisans d’ici pour qu’ils puissent intégrer le système financier, accéder facilement aux crédits et développer leurs activités. A cet effet, les artisans ont été sensibilisés sur la nécessité de se formaliser, d’ouverture des comptes et de mettre en place une comptabilité. Ces préalables devraient leur permettre d’élaborer leurs états financiers et plans d’affaires (Business-plan), puis les soumettre aux banques afin que ces dernières puissent leur faire confiance et leur octroyer des crédits.  Le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Papa Hamady Ndao, s’est félicité de l’organisation de cette formation, soulignant que son programme de formalisation des entreprises artisanales passe nécessairement par cette étape. Il a expliqué que l’entreprise artisanale aura besoin de pouvoir tenir une comptabilité, de faire des états financiers, de gérer les crédits reçus des banques, de planifier et de comprendre le monde des finances. Quant à l’observatoire de la qualité des services financiers, son secrétaire exécutif Habib Ndao a assuré l’Apda de son accompagnement pour promouvoir l’artisanat au Sénégal.

El Hadj Moussa SADIO

La  Semaine de l’amitié et de la fraternité (Safra), une initiative de coopération transfrontalière pour l’intégration sous-régionale, face aux événements douloureux survenus le 8 février dernier au poste frontalier de Nianao, renouvelle, dans un communiqué, son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières du Sénégal et de la Guinée-Bissau pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao.

La Safra  souligne le communiqué a été informée des événements douloureux survenus le jeudi 8 février 2018 au poste de la douane sénégalaise situé à Nianao, frontalier avec le pays frère de la Guinée Bissau. Selon le communiqué, un convoi de plusieurs dizaines de pèlerins bissau-guinéens qui se rendait à Madina Gounass pour une ziaara annuelle, a été confronté à l’exigence de paiement de passavants par la douane sénégalaise. Face à cette exigence, les pèlerins auraient expliqué aux douaniers que les autorités bissau-guinéennes, comme de coutume, avaient saisi les autorités administratives et les forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour la facilitation de leur passage. Ce que la police des frontières a fait sans problème. Les douaniers, malgré ces explications et la référence à la jurisprudence en pareille situation, auraient maintenu leur exigence. Les échanges de propos qui s’en sont suivis ont abouti à l’interpellation d’un chauffeur bissau-guinéen par un douanier qui l’aurait menotté et attaché dans son bureau, avant de le rouer de coups de crosse de fusil. Le communiqué soulignera que les hurlements de la victime auraient amené des membres du convoi à intervenir pour tenter d’arrêter la violence que subissait leur compatriote.

Le douanier qui violentait le chauffeur, s’est mis à tirer sur les intervenants, entraînant ainsi la mort d’un pèlerin et sept blessés graves. A l’arrivée des autorités administratives de Gabou (Guinée-Bissau) et de Vélingara (Sénégal) sur les lieux, la victime a été évacuée à l’Hôpital régional de Tambacounda pour les besoins de l’autopsie et les blessés ont été acheminés à Gabou et Bissau. La victime Amath Tidiane Baldé, commerçant de profession, est mariée à deux épouses et père de cinq enfants. Sa prière mortuaire a eu lieu vendredi 9 février dernier à Madina Gounass sur demande du Khalife général et son enterrement à Gabou.

Face à cette situation, la Safra, cette initiative de coopération transfrontalière et d’intégration sous-régionale à la base, exprime, dans le communiqué, sa profonde indignation et condamne sans réserve de tels comportements irresponsables qui menacent la paix, la sécurité et le bon voisinage des populations des deux pays. La Safra a renouvelé son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao, pour le maintien de la paix, de la sécurité, de la fraternité et du bon voisinage entre les peuples de l’espace Safra. A la famille de la victime, aux autorités et populations de Gabou et de la Guinée-Bissau en général, la Safra a présenté ses sincères condoléances.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre d’un projet intitulé 2JF, une catégorie de populations des communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki (Bignona) est liée, depuis 2016, par un cahier de charges à deux entreprises privées de transformation de produits forestiers pour l’approvisionnement de ces dernières en matière première. L’activité, qui s’est révélée lucrative, est en train de participer de manière significative à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des villageois. L’exode rural des femmes ainsi que des jeunes (garçons et filles) diminue également de plus en plus.

Les populations en question s’activent dans la collecte et le commerce de produits forestiers tels que le « madd » (Saba Senegalensis), le « ditakh » (Detarium senegalensis), le « bouye » (pain de singe). Actuellement, 2.200 personnes sont organisées et constituées en 44 GIE (Groupement d’intérêt économique). Elles ont aussi bénéficié d’une formation en techniques de bonnes pratiques forestières, agricoles et en agroforesterie grâce à l’accompagnement des services des Eaux et Forêts.

Deux centres de collecte seront construits à leur profit. Le premier, prévu à Djignaki, est en cours de réalisation. Le second sera implanté à Bignona en 2019.

L’objectif visé par le projet 2JF est l’organisation de la chaîne de valeur des produits forestiers, notamment le « madd », le « ditakh » et le « bouye », dans les communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki où il intervient. Il entend également améliorer la qualité des produits forestiers susmentionnés. De cette manière, le projet ambitionne de valoriser les produits forestiers de la Casamance. Son chef Meïssa Aw a estimé qu’il y a beaucoup d’intermédiaires dans la chaîne de valeur et qu’il faut les diminuer dans les négociations entre acheteurs et producteurs. Et, à terme, le projet aspire à lutter efficacement contre la pauvreté, à améliorer la sécurité alimentaire et la résilience des populations.

Impacts positifs
Ce projet, d’une durée de cinq ans (2016-2020) et dont le bilan à mi-parcours a été fait dernièrement à Djignaki, est bien apprécié par les populations.

D’après ce bénéficiaire Samba Sané, par ailleurs chef du village de Diango, le commerce de produits forestiers nourrit son homme dans les cinq communes du Sud. « Nos revenus ont augmenté considérablement et nos conditions de vie se sont beaucoup améliorées », a-t-il témoigné.

Notre interlocuteur n’a pas oublié de mentionner que l’exode rural des femmes et des jeunes est en train de diminuer dans leurs terroirs.

Quant à l’adjoint au maire de la commune de Djignaki, Bécaye Diédhiou, et le sous-préfet de Kataba 1, Youssoupha Faye, ils ont révélé que l’initiative, qui a consisté en cette parfaite organisation de la collecte et du commerce de « madd », de « ditakh » et de « bouye » est en train pacifier davantage ce terroir bénéficiaire, jadis affecté par le conflit armé qui sévissait en Casamance. Outre la construction d’un magasin de stockage qui est annoncée par le projet 2JF, M. Faye a plaidé pour l’installation d’une unité de semi-transformation des fruits en vue de créer des emplois et de fixer davantage les populations dans leur terroir.

El Hadj Moussa SADIO 

Le Conseil départemental de Kaolack a inauguré un centre de coaching territorial ce dimanche. L’infrastructure, fruit de la coopération décentralisée avec la région de l’Oriental du Maroc et de la coopération technique belge, va servir d’outil de promotion et de valorisation des principales filières économiques de la région de Kaolack.

Invitée d’honneur de la troisième édition de la Foire Internationale de Kaolack (Fika), la région de l’Oriental du Maroc, jumelée au Conseil départemental éponyme, est en train de marquer de son empreinte cette édition avec l’inauguration du Centre de coaching territorial installé dans les locaux du Conseil départemental de ladite localité en présence du directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale Alassane Sow. Une implication de la collectivité territoriale du royaume chérifien magnifiée par le président de l’institution départementale Baba Ndiaye. « Ce centre voit le jour grâce au soutien de la région de l’Oriental. Il est évidemment inspiré par le Centre d’excellence de coaching territorial qu’on a découvert chez vous. Il aura pour vocation de dispenser conjointement activités, formation et événement. A cet égard et profitant de votre présence, j’aurai l’honneur, après notre inauguration, de vous inviter à une courte séance d’échanges, créant ainsi la première activité du centre, pour proposer des activités concrètes qui vont servir d’exemples et que nous présenterons ensemble lors du prochain sommet d’Africités à Marrakech en décembre 2018 », a-t-il dit à ses hôtes marocains présents massivement à la cérémonie d’inauguration dudit centre. Conduisant la délégation, le président de la région de l’Oriental du Maroc Abdennabi Bioui s’est réjoui de l’excellence des relations plus que séculaires entre nos deux pays, à l’image de la proximité liant le président Macky Sall au Roi Mohammed VI. Le président de l’institution de la région de l’Oriental de vanter cet outil de management et de promotion économique des terroirs implanté depuis le 30 mai 2016 dans sa circonscription. Il a qualifié le président Baba Ndiaye de dirigeant charismatique et dévoué à la cause du développement de son département. Monsieur Bioui a pris des engagements à l’ouverture de cette première expérience de coopération à l’échelle des conseils territoriaux des deux pays à d’autres secteurs d’activités. Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a décerné le titre de champion de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent au plan local à son hôte. Soulignant au passage l’axe stratégique de la valorisation du capital humain pour préparer des citoyens entièrement dévoués à la cause du développement économique et social du Sénégal. L’officiel a émis le souhait que cet outil puisse bénéficier aux autres collectivités locales du pôle territoire du Sine Saloum.

Pour rappel, le Centre d’excellence de coaching territorial de Kaolack est le fruit d’un partenariat entre le Conseil départemental éponyme, la région de l’Oriental du Maroc, du Cglu Afrique et du soutien financier de la coopération belge mobilisé par l’Ong Echos Communication.

Elimane FALL et Mouhamadou SAGNE

Le compte à rebours a donc commencé à Karang Poste en perspective de la première édition des journées de la libre circulation des personnes et des biens entre le Sénégal et la Gambie. Les populations sont déjà mobilisées pour la réussite de cet événement prévu le 1er mars 2018.

L’occasion de la réunion du Comité régional de développement (Crd) présidée à Karang avant-hier par le gouverneur de Fatick, Souleymane Cissé, au nom du ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, Mbagnick Ndiaye, représenté par son directeur de cabinet El Hadji Tanor Dieng, a été saisie pour sensibiliser les populations à la pertinence de cette importante rencontre. Le sujet campé aussitôt après l’ouverture de la réunion par Jean Antoine Diouf, directeur de l’intégration régionale au Ministère de l’Intégration africaine, a permis aux uns et autres de mieux comprendre la motivation d’une telle journée consacrée à la libre circulation des personnes et des biens en Sénégambie.

M. Diouf est revenu sur l’importance que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) accorde à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et d’établissement contenu dans un texte de 1979 et les textes qui le complètent, qui ont permis à cette institution de se positionner comme pionnière en Afrique dans le domaine de la mobilité des populations. « Ce rôle avant-gardiste a été renforcé par la suppression, dès 1983, de l’exigence de visa pour les citoyens communautaires qui se déplacent dans les autres Etats membres de la Cedeao, l’adoption du passeport communautaire en 2000 et, plus récemment, l’institution de la carte d’identité biométrique de la Cedeao », a-t-il indiqué. Aussi, ajoute le directeur de l’intégration régionale, « parmi les principaux objectifs de l’organisation communautaire figure la création d’un marché commun. Pour réaliser cet objectif, la Cedeao a identifié quatre axes principaux que sont la libre circulation des biens et des personnes, la levée des barrières non tarifaires, la constitution d’une union douanière à travers un schéma de libéralisation des échanges et un tarif extérieur commun ainsi que la mise en place de politiques commerciales communes ».

Lever les entraves
Autant de recommandations formulées dans cette dynamique de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao mais dont l’effectivité de son application rencontre beaucoup d’entraves que la plupart des intervenants n’ont pas manqué d’évoquer dans les débats. Ce sont les représentants des organisations communautaires de base, les transporteurs, les jeunes, les délégués de quartier, venus en masse, qui ont posé ces préoccupations quotidiennes des populations de Karang et d’Hamdallah. Même si, selon le maire de Karang, Diokine Gomis, « l’intégration et la libre circulation ne font l’objet d’aucun doute puisqu’elles sont vécues intensément entre les différentes populations le long de la frontière ». Il a rappelé le récent tournoi de football qui a opposé les hommes de tenues des deux pays et qui a été bien apprécié par les populations. Donc cette journée vient à son heure comme l’ont soutenu certains orateurs comme le représentant du syndicat des chauffeurs et transporteurs de Karang.

Toutefois, certains participants ont évoqué le marché de libre échange avec les tracasseries douanières de part et d’autre des deux pays, mais aussi l’éternel goulot d’étranglement qu’est la traversée du bac (ferry) gambien sur la route de la région sud ou l’inverse vers l’intérieur du Sénégal. Il est également question de sécurité et d’éclairage public, de difficultés d’approvisionnement en eau potable dont fait face la commune.

Autorités et élus invités à s’impliquer
Pour cela, il convient, selon le directeur de cabinet du ministre de l’Intégration africaine et du Nepad, « de rendre effectif le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement de 1979 et les textes qui le complètent dans le domaine de la mobilité des populations au sein de l’espace régional. Et surtout la libre circulation des biens, l’institution du schéma de libéralisation des échanges pour mieux matérialiser la zone de libre échange de la Cedeao, offrant ainsi un levier puissant pour l’accroissement du commerce intracommunautaire et la stimulation de l’activité économique ».

La journée d’intégration du 1er mars devrait servir de cadre de discussion et de recherche de solutions autour de toutes ces questions. Les autorités régionales et les élus du département, particulièrement le long de la frontière, ont été invités par le gouverneur de Fatick à se mobiliser pour la circonstance afin de réussir cette importante rencontre qui vise, selon le directeur de cabinet du Ministère de l’Intégration africaine, El Hadji Tanor Dieng, « à réaffirmer l’engagement politique des autorités sénégalaises pour l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Cedeao, en particulier en Sénégambie ».

Les acteurs des deux pays seront ainsi sensibilisés aux enjeux d’une telle opportunité de prendre des mesures plus hardies en vue de lever les entraves à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace régional. Un comité préparatoire et de suivi a été proposé par le gouverneur Souleymane Cissé sous la supervision du sous-préfet de Toubacouta avec comme membres les maires, les élus et toutes les autres personnes.

Mohamadou SAGNE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.