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Régions (1240)

Dans le cadre des opérations d’assainissement compensatoires, le ministre Diène Farba Sarr a dégagé une enveloppe de 177 millions de FCfa pour la lutte contre les inondations et le saupoudrage de la commune de Kaolack en proie à des infestations larvaires en cette période hivernale.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, s’est dit préoccupé par le sort des populations de la commune de Kaolack en cette période de saison des pluies. Une posture administrative qu’il tient à assumer même au cœur de la campagne des législatives du 30 juillet 2017. « Dès le départ avec les autres membres du comité électoral départemental, nous avons estimé qu’il serait malvenu de mener campagne en occultant le désarroi de populations engluées dans les inondations et ses conséquences. C’est pourquoi, avec nos prérogatives en matière d’assainissement compensatoire, nous avons opté pour des opérations de pompage et de saupoudrage afin de venir en aide aux riverains des zones inondables de la commune de Kaolack », a justifié le ministre du cadre de vie, en marge d’une cérémonie de remise d’une centaine de sacs de poudre pour lutter contre les infestations larvaires de moustiques dans la capitale régionale. Une manifestation au cours de laquelle il a dressé le bilan des interventions de son département sur le front des inondations depuis l’entame de la saison hivernale. « Pour le volet pompage, nous avons mobilisé 4 camions hydrocureurs dont 2 pour le seul quartier de Bongré, les deux autres mis à la disposition du préfet pour un coût avoisinant 10 à 15 millions de FCfa.

Le curage des canaux sur 4 km dans la commune a nécessité une enveloppe de 47 millions de FCfa et va concerner les zones de Ndangane et du marché central. Dans le même sillage, des tranchées drainantes seront aménagées à Ndangane et à Tabagoye à hauteur de 30 millions de FCfa. A côté de ses opérations de terrain, l’équipement n’a pas été oublié avec l’achat de 10 motopompes de 80 m3 /h et 1000 litres de carburant, sans compter l’achat de produits pour les opérations de saupoudrage, pour des investissements globaux de près de 177 millions de FCfa imputés aux crédits destinés à financer la Matrice d’actions prioritaires (Map) de notre département pour ce qui concerne l’assainissement compensatoire qui relève de nos prérogatives », a détaillé le ministre de l’habitat qui procédait à la remise de produits de saupoudrage à la brigade régional de l’hygiène de Kaolack. Ce dernier volet vise à prémunir les populations des maladies liées aux inondations avec la prolifération de larves dans les zones inondables. Une démarche vivement saluée par le patron de la structure déconcentrée, le commandant Goudiaby qui s’est engagé avec ses hommes en à faire bon usage, notamment dans les zones cibles de Xanxum, Ndangane, Tabagoye et dans la bande d’Auzout à la sortie nord est de la commune de Kaolack. Une cérémonie similaire a été organisée au démarrage de la campagne des locales pour la réception des camions hydrocureurs et des motopompes.

Elimane FALL

Le processus d’élaboration du plan d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose du Sénégal a abouti à Ziguinchor. En effet, l’avant-projet de la région concernant ledit plan a été validé vendredi dernier par l’ensemble des 13 conseils locaux de la pêche artisanale (Clpa) existants à Ziguinchor.

C’était lors d’une réunion qui s’est déroulée à Ziguinchor en présence des membres de la commission sous-régionale des pêches, ainsi que des représentants des projets Usaid Comfish Plus et Gowamer. Auparavant, un atelier organisé à Ziguinchor avait permis de passer en revue le contexte dans lequel la pêcherie de l’ethmalose est exploitée ici, d’identifier les atouts de la région, ses contraintes et de dégager des perspectives, notamment en matière de préalables et de mesures pour bien gérer la ressource.
La rencontre n’avait pas occulté les dispositions d’accompagnement relatives aux infrastructures, aux unités de valorisation et au financement de la filière. Des mesures de précaution et des indicateurs de suivi avaient été également dégagés.

Pour sa part, le chef du service régional des pêches et de la surveillance de Ziguinchor, Ibrahima Lô, s’est félicité de cette adoption de l’avant-projet de la région relatif au plan d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose dans notre pays. M. Lô a assuré qu’il ne reste plus que l’élaboration, à l’échelle nationale, du plan d’aménagement de l’ethmalose et sa ratification par le chef de l’État « sous forme de décret d’application ». A l’en croire, les régions de Saint-Louis, Thiès et Fatick ont déjà validé leur avant-projet du plan d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose. La mise en œuvre de ce plan favorisera une exploitation rationnelle et durable de la ressource au grand bonheur des habitants de cette partie méridionale du Sénégal.

A noter que le plan national d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose de notre pays vise à assurer la sécurité alimentaire des populations, à générer des emplois et à permettre à la ressources de créer une rente dans l’économique. Et comme l’a fait savoir M. Lô, ledit plan intéresse aussi la sous-région. « Parce que la Commission sous-régionale des pêches voudrait que ce plan puisse être géré concomitamment avec tous les pays membres (Guinée-Bissau, Gambie, Sierra Léone, Mauritanie, Sénégal, République de Guinée et Cap-Vert), où l’on sent la présence de l’ethmalose ».

El Hadj Moussa SADIO

Les maraîchers de Lendeng qui s’activent dans l’unique zone agricole de Rufisque-Est peuvent avoir des raisons d’être satisfaits de leur maire Boubacar Albé Ndoye. Ce dernier a demandé à la Fondation Sococim que les produits de ces maraîchers sont pris en compte dans l’approvisionnement des « Espaces Ndugu », ces tabliers modernes installés dans les différentes communes de Rufisque.

« Si l’on parvient à faire le «link» » entre ces producteurs maraîchers et les vendeuses qui vont s’installer dans ces «Espaces Ndugu», cela va créer une chaîne de valeurs importante non seulement pour la commune, mais aussi pour les populations », a dit Boubacar Albé Ndoye à l’occasion de la remise symbolique de tabliers à une association de femmes de sa commune. « Cette action correspond à l’objectif principal de la fondation qui est de créer des emplois et des richesses sur le territoire national en général, à Rufisque en particulier », a expliqué Patricia Diagne, l’administrateur de la Fondation Sococim. Pour Mme Diagne, les tabliers « Espaces Ndugu » participent à la modernisation du commerce de légumes frais en offrant de meilleures conditions d’exercice de l’activité commerciale, mais aussi de diversité et de salubrité pour les produits et pour les clients. Rufisque-Est est la dernière commune où les « Espaces Ndugu » sont implantés dans la « vieille ville », processus qui a débuté par la commune de Rufisque-Ouest. La Fondation Sococim a réussi cela grâce à son « partenaire » Afrique Distribution dont le représentant Amadou Kane était présent à la cérémonie.

M. NDONG

Le gouverneur de la région de Tambacounda, Bouya Amar, a lancé les travaux de construction du deuxième forage et d’un château d’eau. Ces ouvrages sont une réponse à l’évolution de la demande consécutive à la croissance démographique et à l’excroissance de Koumpentoum.

Une revanche sur le déficit en eau avant la lettre. Déjà, les populations de Koumpentoum ont le droit de croire à la fin des pénuries. Sur leur sol, le matériel est en place, la fondation est en train d’être creusée, des engins s’activent. Les techniciens s’affairent. La construction d’un second forage et d’un château d’eau est une demande pressante. Parce que ce chef-lieu de département peuplé de 13.000 habitants est plongé dans un déficit structurel.

La capacité du premier forage était en déphasage avec l’évolution exponentielle des besoins. Le cap de la résorption des déficits se joue sur les chantiers. Les voix crédibles  bénissent les ouvrages. L’imam Ratib Youssouffa Diassy est allé plus loin en remerciant le président de la République. « Beaucoup de quartiers n’avaient pas accès à l’eau. Avec ce forage et ce château d’eau, l’Etat va prendre en charge une doléance des plus pressantes des populations. Nous prions pour que le président Macky Sall réussisse sa politique d’initiatives sociales en faveur des populations des zones démunies », a formulé l’imam Youssouffa Diassy.  

Le 27 octobre 2016, les populations avaient battu le macadam pour entre autres réclamer de l’eau. Le gouvernement accède à leur demande par l’action. C’est pour cela que lors de la cérémonie, le maire Sidy Traoré pouvait regarder ses mandataires dans les yeux. Car la réparation de l’injustice est également en cours à Koumpentoum.  Le président Macky Sall avait déjà assuré l’édile. « Je dois saluer la diligence et la rapidité avec laquelle l’Ofor exécute les travaux. Le forage et le château en cours de construction permettront d’approvisionner des quartiers laissés pour compte. Il s’agit des quartiers qui sont derrière les rails », s’est réjoui le maire, qui a vanté la politique du président Macky Sall au profit des Sénégalais qui sont dans le monde rural. Le maire y marque de considération pour les ruraux. « Le président Macky Sall a la solution aux problèmes du monde rural », défend le maire. Le secrétaire général du Conseil départemental de Koumpentoum, Tidiane Tine, a embouché la même trompette. L’amélioration de l’approvisionnement en eau, dit-il, était le cheval de bataille de tous les conseillers. Heureusement, constate-t-il, en l’espace de deux ans, le département compte plus de forages qu’il en a depuis 50 ans.

Ici, le Conseil municipal n’aura plus à investir pour dépanner un forage. Le nouveau mode de gestion a déjà fait ses preuves. L’argent de l’eau, dit-on, doit servir le secteur de l’eau en premier. « Un forage peut prendre charge ses dépenses. A condition que l’argent soit bien généré. Avec notre nouvelle politique, les forages ne sont plus gérés par les populations, ce sont les privés qui s’occuperont de la gestion », précise le directeur général de l’Ofor. Pour sa part, le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, a remercié le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et le directeur général de l’Ofor qui ont puisé dans le Budget consolidé d’investissement (Bci) pour régler les problèmes d’eau de Koumpentoum.

Pape Demba SIDIBE

(Saint-Louis) : Un raz-de-marée s’est encore produit dans la Langue de Barbarie, plus précisément à Ndar Toute appelé aussi Santhiaba. Cette fois-ci, cinq concessions situées à quelques encablures de l’école Dodds ont été envahies par les eaux marines. Hier, les populations de Santhiaba n’ont pas fermé l’œil, veillant durant toute la nuit sur ces vieilles chaumières qui risquent de s’effondrer si ces vagues géantes se font encore entendre.

Un homme et une dame que nous avons rencontrés sur les lieux ont laissé entendre que les populations ne savent plus à quelle mer se fier. Même s’ils ont bien apprécié le geste du président Macky Sall, qui a permis à 629 familles de pêcheurs rapatriés de la Mauritanie de bénéficier de cette enveloppe globale d’1 milliard 300 millions Cfa et des 461 moteurs hors-bord, ils ont encore invité l’Etat à les protéger durablement contre l’avancée de la mer. Au mois d’avril dernier, à l’occasion d’une rencontre de l’Apr dénommée « Yendou Marron » organisée à Guet-Ndar, le maire Mansour Faye avait évoqué l’épineux problème des raz-de-marée, précisant qu’ils constituent un phénomène naturel récurrent.
Il avait ainsi annoncé le démarrage effectif des travaux d’installation des brise-lames avant la fin de l’année 2017.

Ces travaux, avait-t-il précisé, vont durant 12 mois et seront effectués sur une distance de 4 km sur une partie du littoralde la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, et coûteront globalement 4 milliards de FCfa à l’Etat. Une information confirmée hier par le chef du service régional de l’environnement El Hadj Boubacar Dia, qui a souligné que les études d’impact environnemental et social de ce projet d’urgence de protection des côtes de la Langue de Barbarie sont terminées, «il ne reste que le démarrage des travaux».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor) et le maire de Médina Gounass ont inauguré le forage couplé à un château à Médina Pakane. Ces ouvrages brisent le long cycle de pénurie d’eau dans 13 villages de la commune de Médina Gounass. Les ouvrages ont été financés par l’Union Européenne.

Médina Pakane. Ce village ne vous dit pas grand-chose mais il apparaît sous un nouveau jour. Ce jeudi 20 juillet 2017, le ciel était couvert de nuages. La nature apporte sa bénédiction à l’inauguration des ouvrages en adoucissant les températures. Situé à 10 km de la cité religieuse de Médina Gounass, Médina Pakane n’aura plus un souci d’approvisionnement en eau potable. La vraie vie commence à Médina Pakane. Dans le passé, des femmes étaient soumises à un calvaire imposé par le manque de la denrée précieuse. Des femmes étaient obligées de déployer toute leur énergie pour apporter la vie aux autres membres des ménages. Le forage d’un coût de 185.892.357 FCfa financé par l’Union Européenne abrège la souffrance de toute une communauté. L’ouvrage tire des milliers de personnes d’un régime hydrique contraignant.

Au-delà de l’inauguration, l’ouvrage hydraulique entre en ligne de compte de la création des conditions de transformation socio-économique de cette localité située dans l’arrondissement de Bonconton, commune de Médina Gounass, dans la région de Kolda. Le directeur général de l’Ofor Lansana Gagny Sakho et le maire de Médina Gounass, Seydou Bâ, par ailleurs frère du Khalife de la cité religieuse, ont pris part à l’inauguration riche en couleurs. Les premières victimes ont exprimé leur soulagement à travers leur chorégraphie. Les chants et les danses conjurent à jamais un passé noir, une période où elles ne fermaient pas l’œil parce qu’elles étaient dans une psychose. Le soulagement était le sentiment le mieux partagé. Rien n’est emphatique. Les inaugurations ressemblent à la célébration d’une nouvelle vie. C’est à juste raison.

La partie visible de l’ouvrage, c’est bien ce beau château d’eau qui culmine à 25 mètres. Il s’élève majestueusement au-dessus des chaumières de Médina Pakane. Les ouvrages rompent le cycle de transmission du fardeau de la corvée d’eau. Ce jour de fête, les confessions des femmes électrisent les interlocuteurs. Leurs mains portent les marques indélébiles de l’effort physique déployé pour tirer l’eau des puits. Ruisselant de sueur, Marima Bâ nous plonge dans un passé non lointain. « Les femmes portaient tout ce fardeau. Il fallait se réveiller tôt pour espérer avoir de l’eau afin de laver les enfants et pour les besoins de la consommation de la famille. Nous fournissions des efforts physiques qui fragilisaient notre santé », confesse Mariama Bâ. Le jour commençait tôt pour ces femmes. Elles se réveillaient à 5 heures. Elles se rendaient aux puits où elles pouvaient passer des heures. Les aubes étaient immuables au fil des décennies. « Nous pouvions mettre des heures sans avoir suffisamment d’eau pour la famille. Mais c’était plus dur durant la saison sèche », confie Fatoumata Mballo. Aujourd’hui, c’est une autre aube qui pointe à l’horizon. Médina Pakane a désormais de beaux jours devant lui. L’espoir d’une vie meilleure ne sera pas un idéal. Il est déjà une réalité.

Le recul des maladies associées à l’insalubrité ou au déficit de l’eau, la relance des activités maraîchères sont les attentes des populations. C’est du moins l’avis du chef de village, Thierno Ibrahima Baldé. Mais Médina Pakane peut être considéré comme l’épicentre de la réparation d’une iniquité. Puisque ces ouvrages serviront 13 autres villages pour une population estimée à plus de 2725 habitants. L’autre paire de la manche, c’est la gestion des ouvrages. La longue corvée impose une implication de toute la communauté. C’est dans ce sens que le maire a axé son intervention.

Le maire de Médina Gounass, Seydou Bâ, a lancé un appel pour l’implication de tous dans la gestion des ouvrages hydrauliques construits à Médina Pakane avec l’appui financier de l’Union Européenne. « Le devoir de chacun est de veiller à la préservation de ces infrastructures. Le président de la République, Macky Sall, est au chevet des populations. Le gouvernement et ses partenaires ont consenti beaucoup d’argent pour la réalisation de ces ouvrages. Il revient aux populations de bien les entretenir », conseille le maire de Médina Gounass.
Pape Demba SIDIBE

...Le forage de Touba Darou Salam va desservir 9 villages de Netteboulou
La corvée d’eau relève désormais du passé à Touba Darou Salam et dans 9 autres villages de la commune de Netteboulou dans l’arrondissement de Missirah. Le forage réalisé avec le concours de l’Union Européenne dans ce cadre du programme Pepam-UE fait renaître tous les espoirs et éveille des ambitions chez les femmes qui rêvent déjà d’augmenter leurs productions maraîchères.

L’inauguration du forage multi-villages est empreinte de religiosité. Une jeune psalmodie un verset du Coran avec des variations de son timbre. Des femmes et des jeunes filles reprennent en chœur des chants religieux. Les habitants ont puisé dans ce qu’ils ont de plus cher pour remercier les partenaires, l’Union Européenne, l’Office des forages ruraux (Ofor). Le forage multi-villages d’un coût de 239.307.375 FCfa n’a pas de prix pour eux.

Dans la commune de Néttéboulou, arrondissement de Missirah, 9 villages environnants de Touba Darou Salam étancheront leur soif. Les nuages d’incertitudes s’envolent à jamais au-dessus de ces localités. A la place publique, comme dans des maisons, on y voit une marque de considération. Puisque c’est sous le magistère du président de la République Macky Sall que le village religieux a étrenné son forage. L’eau est la source de la vie. Mais pour le Khalife de Touba Darou Salam, elle sera la source du bien-être. « Nous remercions le président de la République, Macky Sall, pour cette opportunité offerte à Touba Darou Salam et aux 9 autres villages qui ont enfin de l’eau potable », a formulé le khalife de Touba Darou Salam, dans la région de Tambacounda. Malgré leur temps chargé, des villages sont venus en masse pour assister à cette cérémonie. Il s’agit de leur avenir, d’un nouveau point de départ dans leur existence. Au pied des ouvrages, pleuvent des explications techniques. Le forage a une profondeur de 148 mètres. Il communiquera avec une conduite de 20,5 km qui va transporter le liquide précieux vers d’autres villages. Pour la postérité, les bénéficiaires retiendront que c’est sous le régime du président Macky Sall que leurs vieilles doléances ont été résolues. « Nous remercions le président Macky Sall et les partenaires du gouvernement d’avoir construit ce forage pour les populations. Nous avions formulé depuis longtemps cette demande », rappelle le guide religieux El Hadji Batou Diallo.   

Le village religieux n’est pas le premier à étrenner son forage dans la commune de Néttéboulou. Celle-ci compte six autres forages réalisés sous le régime de Macky Sall. Ces infrastructures hydrauliques ont permis à des habitants des zones les plus reculées d’avoir accès à l’eau potable. Les déficits se résorbent au fond des ouvrages qui sortent de terre. Les élus locaux soupèsent tout leur poids sur les conditions de vie des bénéficiaires. « Nous saluons les efforts du gouvernement dans le cadre du Pudc et de ce programme de l’Union Européenne. Le taux de couverture des besoins en eau a augmenté », a souligné le représentant du maire, Faty Traoré.

L’extension des périmètres maraîchers traverse déjà l’esprit des femmes. La disponibilité de l’eau fait renaître les espoirs et suscite des ambitions. Tant mieux pour la lutte contre la pauvreté. A Touba Darou Salam, Saly Coly rêve déjà d’améliorer ses recettes à partir de son exploitation. « Ce forage soulage davantage des femmes que des hommes. Les autorités nous aident à mieux pratiquer le maraîchage », reconnaît Saly Coly. L’étudiante Awa Maréga reconnaît que son village et les localités desservies entrent dans une nouvelle ère.

P. D. SIDIBE

Une cinquantaine de représentants des collectivités locales des départements de Saint-Louis, Dagana et Podor, sont en conclave depuis avant-hier à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Une rencontre organisée sous forme de session de formation certifiante axée sur le développement économique local (Del).

A cette occasion, le directeur de l’Agence régionale de développement de Saint-Louis, Ousmane Sow, s’est adressé à la presse pour préciser que « cette session de formation est une première du genre au Sénégal, animée par des experts et autres professionnels du développement local ».

Le directeur de l’Ard n’a pas manqué de rappeler que ce séminaire « est une initiative de l’Ugb et de l’Ard, soutenue par la coopération andalouse et l’Agence marocaine pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du Nord du Royaume (Apdn) ».

Avec la démocratisation de l’accès à un enseignement supérieur de qualité, a-t-il souligné, l’Université de Saint-Louis s’ouvre à des acteurs qui disposent d’une expérience enrichissante dans certains domaines du développement local, de la vie économique et sociale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La deuxième édition de l’université communautaire s’est tenue hier à la maison de la femme de Pikine-Est à l’initiative du réseau des organisations pour le développement durable. Cette année, les échanges ont porté sur la promotion de l’économie solidaire et la santé à l’échelle de la communauté.

A la banlieue, existent plusieurs groupements de femmes qui, à travers des tontines, cherchent à aller vers l’autonomisation. Cependant, le constat est qu’il manque une véritable solidarité dans ce système d’éradication de la pauvreté et l’existence d’obstacles au développement de ces petites caisses. C’est pour remédier à tous ces écueils et tendre vers le développement durable que le réseau des organisations pour le développement durable s’emploie à la mutualisation de toutes ces tontines afin que les femmes puissent prétendre à des financements beaucoup plus consistants. «Autrement dit, nous allons augmenter la force de frappe financière de ces femmes pour rendre possible l’amélioration de la prise en charge sanitaire de leurs familles respectives », a-t-il soutenu.

Justement dans le domaine de la santé, le Pr Daouda Ndiaye à la réputation mondiale va entretenir les femmes du paludisme afin de mieux les outiller dans le combat contre cette maladie. «Nous allons travailler avec ce professeur dans le domaine de la prévention, de la méthode curative ainsi que des autres aspects qui entrent dans la prise en charge de cette maladie », a affirmé Amadou Salif Tall. La finalité de l’université communautaire est de produire des documents sur la base de laquelle il sera possible d’aller vers un véritable développement durable. Amadou Salif Tall a révélé qu’il est également question de créer un centre d’impulsion économique en vue de mieux combattre la précarité, le chômage etc. «Nous allons mettre en place une couveuse afin de permettre aux jeunes d’avoir la possibilité de se former d’abord et de maximiser leurs chances de trouver un emploi. Il sera aussi question de renforcer les capacités de ces organisations qui sont nombreuses mais qui, malheureusement, ne sont pas très conscientes de leur force », a-t-il souligné.
Le réseau travaille avec des sommités telles que le professeur Daouda Ndiaye, le professeur Amadou Aly Mbaye de la Faseg pour, à terme, mettre en place un centre de suivi et d’impulsion économique, de manière plus globale de développement communautaire.

Abdou DIOP

C’est la ville de Bakel, à l’image d’autres villes comme Pikine, Rufisque, Saint-Louis et Sédhiou, va bénéficier du Pisa ou centre de télémédecine (acronyme en anglais : Program for International Student Assessment). Cette infrastructure qui va coûter 150.000.000 FCfa est entièrement financée par le Fonds de développement du service universel des télécommunications.

Bakel, une ville du Sénégal oriental située à proximité des frontières avec la Mauritanie et le Mali, souffre de son éloignement. Ses arrondissements et la quasi-totalité des localités du département sont enclavés. Ce sont les élèves qui souffrent le plus de cette position excentrée, affirme le président du Conseil départemental, Ibrahima Diallo dit Demba Ka. Adossé au fleuve Sénégal, cette ville de Soninkés et de Pulaars pour la plupart est à 250 km de sa capitale régionale Tambacounda, qui, lui aussi, n’a ni de collège universitaire ni de station d’enseignement supérieur pour caser les enfants qui n’ont pas les moyens et des attaches pour être dans les grandes villes nanties du pays. Pour le maire de Bakel, Ibrahima Baba Sall, le Pisa est une offre globale packagée de services utiles réunis dans un même espace. Alioune Dieng, directeur général de Turnkey Engineering Dakar Sénégal, accompagné de ses collaborateurs du Mca (Millenium Connect Africa), a souligné que le Programme international pour le suivi des acquis des élèves, souvent désigné par l’acronyme Pisa, est un ensemble d’études menées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres.

Pour M. Dieng, les enquêtes sont menées tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’Ocde, ainsi que dans de nombreux pays partenaires et ont abouti à un classement dit « classement Pisa ». Ce Pisa va comporter des salles de formation numérique (e-learning), de consultation par télédiagnostic (e-Health). Il y a en plus une plateforme de télé-services permettant la dématérialisation de documents administratifs et des services des douanes et comprenant des boutiques de commerce électronique, de paiement de factures par voie électronique, de transfert et de réception d’argent, de services d’assurances, de microcrédits, etc. Il y a également en bonne place un pôle de services d’assistance aux activités économiques de la localité, un espace communautaire de projection visuel et cadre récréatif pour les populations.


Selon M. Dieng, directeur général de Turnkey, ces Pisas sont construits dans cinq villes du Sénégal dont le choix était très difficile à faire. Il s’agit de Pikine, Rufisque, Saint-Louis, Sédhiou et Bakel. A noter que le Président Macky Sall a personnellement tranché en faveur de Bakel. Les populations sont venues nombreuses répondre à l’invitation du maire pour la pause de la première pierre de cette belle infrastructure qui va coûter 150.000.000 FCfa entièrement financé par le Fonds de développement du service universel des télécommunications (le Fdsut) pour 100.000.000 FCfa et le Mica pour 50.000.000 FCfa. Les délégués de quartier et les notables de la ville ainsi que des responsables politiques qui ont compris l’utilité du Pisa, ont envahi le lieu très tôt le matin pour témoigner de leur satisfaction et remercier le chef de l’Etat.

Pape Demba SIDIBE

Ce n’est plus une, mais deux menaces auxquelles doit faire face la population camerounaise. Cela, les représentants régionaux d’Amnesty International l’ont fait savoir lors de la présentation, hier à Dakar, d’un rapport sur les « Chambres de torture secrètes au Cameroun : violations des droits humains et crimes de guerre dans la lutte contre Boko Haram ».

La situation des populations locales est exceptionnellement complexe au nord du Cameroun. Chaque jour, les gens vivent avec la menace constante des exactions du groupe armé Boko Haram qui sévit dans la région depuis 2014. Et ce qu’a révélé, hier, le dernier rapport d’Amnesty International assombrit encore le tableau. D’après l’organisation non gouvernementale (Ong) de défense des droits humains, les autorités camerounaises s’attaquent, elles aussi, à la population. Des dizaines de témoignages recoupés avec des photos et des vidéos trouvées sur les réseaux sociaux, ainsi que des images satellitaires, ont permis de mettre au jour un système de torture tenu secret. La position de « la chèvre ». Une image qui ne doit rien à la douceur de l’animal. Des plus douloureuses, cette position où les bras et les pieds de la victime sont attachés en arrière, revient très souvent sur les dessins des anciens détenus. Une vingtaine d’autres méthodes de torture ont été décrites, des passages à tabac aux simulacres de noyade, menant parfois à la mort. Des « crimes imprescriptibles », apparentés à des « crimes de guerre », selon les mots d’Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Pire, l’immense majorité des victimes arrêtées arbitrairement ont subi les sévisses dans deux sites de détention non officiels, voisins des bureaux de hauts dirigeants de l’armée camerounaise : au siège du Bataillon d’intervention rapide (Bir) à Salak dans l’Extrême-Nord, et à Yaoundé la capitale du pays, dans un centre géré par la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), les services de renseignement camerounais. « Il faut que les hauts gradés en charge de ces centres de détention qui sont soupçonnés d’avoir une responsabilité (…) dans des actes de torture, des morts en détention ou des disparitions forcées fassent l’objet d’une enquête », réclame Alouine Tine.  D’autant que des dizaines de personnes seraient aujourd’hui encore détenues.

Informé des conclusions du rapport d’Amnesty International en avril dernier, le gouvernement camerounais n’a formulé aucune réponse. « Notre rôle n’est pas de porter plainte contre le gouvernement », a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint chargé des recherches de l’Ong, « mais de donner des preuves qui lui fassent prendre ses responsabilités et on ne peut pas nous reprocher d’en manquer ». Le Cameroun n’est pas le seul pays visé. Des vidéos attestent que des soldats de l’armée américaine ont été présents à Salak, jouant au foot avec les soldats camerounais à quelques mètres des cellules de quelques 45 m2 où s’entassaient plus de 70 détenus.

Pendant une visite, des délégués d’Amnesty international ont aussi vu des soldats français. Etaient-ils au courant des tortures perpétrées à leurs pieds ? Beaucoup de questions sans réponse et des secrets que les autorités semblent vouloir garder bien enfouis.

Marie LECHAPELAYS (stagiaire)

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