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Régions (966)

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall et le coordonnateur national du Projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps), Mouhamadou Moustapha Thiam, ont invité l’ensemble des éleveurs et agropasteurs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal à contribuer efficacement à la campagne de vaccination du bétail initiée par l’Etat.        

Au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) qui s’est déroulée dans les locaux de la préfecture de Saint-Louis, en présence du chef du service départemental de l’élevage et des services vétérinaires, M. Diémé, des représentants des Gallé Aynabé (maisons des éleveurs) des communes de Mpal, Fass-Ngom, Gandon, Ndibène Gandiole, etc., le gouverneur Sahite Fall a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de protéger le cheptel contre certaines maladies telles que les pestes bovine et ovine, les mouches tsé-tsé, etc., qui attaquent le bétail et ralentissent la production.

En effet, le cheptel souffre très souvent de maladies pernicieuses qui risquent de décimer les bovins. Parfois, les éleveurs sont dans la psychose avec la propagation de ces maladies qui attaquent les troupeaux de vaches.

Selon certains éleveurs du Gandiolais et du Toubé qui ont été très sensibles à l'appel du gouverneur Sahite Fall et du coordonnateur du Praps, Moustapha Thiam, les taux de mortalité et de maladie du bétail sont encore élevés et la couverture sanitaire est insuffisante du fait du nombre relativement faible de vétérinaires privés au moment où l’Etat s’est désengagé de ce domaine, « les produits vétérinaires sont encore chers et leur distribution et leur accessibilité sont limitées, la mortalité du bétail constitue une perte énorme estimée aussi à plusieurs milliards de FCfa ». Le coordonnateur du Praps, Mouhamadou Moustapha Thiam, a également laissé entendre que la vaccination est obligatoire pour tout le bétail, précisant qu’un animal déjà atteint de certaines maladies ne peut pas être sauvé par une vaccination.

Certains vétérinaires qui ont assisté à cette réunion ont réitéré leur engagement indéfectible à contribuer à la réussite de cette campagne de vaccination du bétail. Ils ont surtout tenu à rappeler que le sous-secteur de l’élevage concerne environ 350.000 ménages au Sénégal, touchant plus de 3.000.000 de personnes et constitue un élément important de la sécurité alimentaire. Avec un cheptel estimé à 3.000.000 de bovins, 9.000.000 d’ovins et caprins et 350.000 porcins, la production de viande qui est de près de 114.260 tonnes en 2005 est destinée à la consommation nationale. La production de lait estimée à un peu plus de 116 millions de litres ne représente qu’un tiers de la consommation intérieure. Les importations contrôlées de produits laitiers en 2005 portent sur 46.229 tonnes, soit pour une valeur de 42,4 milliards de FCFA, mais en progression tandis que les importations de viande portent sur un volume de 19.692 tonnes pour la même année, soit pour une valeur de 16,66 milliards de FCfa. Le sous-secteur de l’élevage représente plus du tiers de la valeur ajoutée du secteur primaire et plus de 7% du Pib du Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Acte 3 de la décentralisation doit impulser la valorisation des potentialités des territoires. C’est ce qui est ressorti d’une rencontre qui a pris fin hier à Saint-Louis.

L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, Amadou Diop, a présidé, hier, la cérémonie de clôture de la troisième édition de l’Université de la décentralisation. Cette réflexion a été organisée par le Cercle des communicants en décentralisation (2CD), avec l’appui du  Programme national de développement local (Pndl) et d’Enda Ecopop. L’Acte 3 de la décentralisation, dit-il, est un moyen de territorialisation des trois piliers du Pse.

Au nom du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, l’adjoint au gouverneur Amadou Diop a présidé un panel axé sur le thème « Gouvernance territoriale, quelle approche pour un Sénégal émergent ? »
Ainsi, en présence du conseiller technique du ministre de la Gouvernance locale, Biram Owens Ndiaye, du président de 2CD, Ibrahima Etia, du représentant du Pndl, Ousseynou Touré, etc., M. Diop a laissé entendre que l’Acte 3 de la décentralisation contribue à l’atteinte des objectifs liés à la transformation structurelle de l’économie et de la croissance aux travers des initiatives locales dans tous les secteurs de l’économie.
 Il a souligné que l’Acte 3 repose sur une nouvelle conception des interventions des collectivités locales, plus ambitieuse, axée sur la promotion et la relance des économies locales des différents territoires du Sénégal. Son pari est de créer les conditions pour que chaque territoire contribue à l’atteinte des objectifs du Pse, par la formation du capital humain dans des territoires, la réalisation d’infrastructures et services et à la création de richesses.

Selon le conseiller technique Biram Owens Ndiaye, il s’agit aussi pour les territoires de poser des actions concrètes afin de faciliter l’accès aux services publics aux citoyens grâce à une gouvernance participative et efficace des affaires publiques locales. Il est souhaitable que les collectivités locales soient des espaces de développement avec la mise en valeur des potentialités et des spécificités des territoires. Aussi les collectivités locales doivent lever les défis de la maîtrise d’ouvrages locaux par la formation des ressources humaines et la mobilisation des fonds. De l’avis de M. Ndiaye, ce développement territorial équilibré n’est possible sans adaptation du mode de gouvernance des territoires.

Mb. Kh. DIAGNE

Citoyens de Guédiawaye ensemble pour des initiatives et actions locales (C Gen-ial) est l’intitulé d’un nouveau projet de la commune de Ndiarème Limamou Laye alliant le développement local durable et participatif à la valorisation d’une nouvelle conscience citoyenne. Le maire de cette commune, Beïdy Sèye, a rencontré ses imams et délégués de quartier pour leur expliquer de long en large les tenants et les aboutissants de ce projet.

D’un coût de 327,496 millions de FCfa environ, le projet lie la mairie et quatre partenaires. Il est financé à 90% par l’Union européenne et à 10% par le centre écologique Albert Schweitzer (Ceas). Les femmes seront financées à 60% et les jeunes à 60% à travers des projets fiables et bancables qu’ils vont porter en faisant travailler leur génie créateur et qui prennent en compte l’eau, l’environnement et les déchets. Responsable du bureau développement local de Ndiarème Limamou Laye, Abdoulaye Sall pense que cela ne peut pas être possible s’il n’y a pas de changements de comportements et de mentalités.

Il a expliqué que les axes autour desquels s’articule le projet portent sur la gestion de l’eau, de l’assainissement et les déchets. Il a aussi révélé que Ndiarème Limamou Laye constitue une commune pilote. Ce qui fait de la gestion de ce projet un défi en ce sens que sa réussite permettra à bien d’autres communes de pouvoir en bénéficier. Il s’agit, à travers la mise en œuvre de ce projet, d’enclencher une dynamique de gestion d’un cadre de vie agréable mais durable et participative qui s’appuie sur une valorisation d’une nouvelle conscience citoyenne. En effet, il est question de mettre en place un cadre citoyen porteur de dynamiques citoyennes pour accompagner les organisations locales de développement local durable.

L’accent mis sur la formation
A cet effet, Abdoulaye Sall a révélé que beaucoup de séances de formation en renforcement organisationnel et en développement institutionnel et à la conduite du management collectif pour 250 leaders du cadre citoyen seront retenues. Des actions de promotion des droits et de la participation des citoyens seront menées et qui vont porter sur des mobilisations sociales autour de la citoyenneté, des actions d’éducation citoyenne dans les écoles en lien avec l’institution civique. Des formations sur le droit civique sont prévues à l’intention de leaders d’organisations de base. Un comité local de gestion de l’environnement sera installé pour, entre autres, identifier les acteurs de l’environnement.

Des organisations de base de Ndiarème Limamou Laye vont être renforcées pour être des actrices du développement local et porteuses d’initiatives citoyennes. Elles seront aussi accompagnées pour améliorer leur viabilité et leur visibilité. Une action intégrée assainissement-ordures ménagères va être portée et mise en œuvre par les femmes et les jeunes des organisations locales de Ndiarème Limamou Laye. Il sera aussi question de sensibiliser et d’éduquer à l’implication citoyenne pour la promotion d’un environnement sain. Dans le même ordre, des initiatives locales de gestion de l’assainissement et des ordures ménagères portées par des organisations de base citoyenne seront accompagnées et soutenues financièrement.

Abdou DIOP

Pendant trois jours le Centre départemental d’éducation populaire et sportive (Cdeps) de Tambacounda a initié une session à l’intention des structures de jeunes du département.

Les jeunes ne savent pas tenir une réunion, dresser un procès-verbal ou encore faire un bon rapport. Sur le plan financier, le constat est encore plus alarmant et cela est mis à nu, à l’heure de la présentation du bilan, explique Madou Cissé, directeur du Cdeps, qui entend renforcer les capacités de 35 jeunes en gestion administrative et financière afin qu’ils puissent mieux faire face aux exigences de leurs responsabilités. Pendant trois jours, ces jeunes seront formés par des personnes expertes dans ces domaines afin qu’ils puissent mieux gérer les postes pour lesquels ils sont élus par leurs pairs. Dans beaucoup d’associations, constate Madou Cissé, les jeunes ne savent pas tenir une réunion, dresser un procès-verbal ou encore faire un bon rapport. Sur le plan financier, le constat est encore plus alarmant car, à l’heure de la présentation du bilan, les conformités qui sont présentées sont en deçà des normes. C’est dans cette optique que le Cdeps avait décidé, dans le cadre des fonds de dotation que la mairie lui alloue, d’organiser une session de formation des jeunes dans ce sens. Aujourd’hui, 35 jeunes vont pouvoir être formés pendant trois jours sur les deux modules précités. Tout ce qui peut intéresser la gestion administrative et financière sera passé en revue afin que les jeunes n’en ignorent rien. Nous voulons, à l’arrivée, qu’ils soient aptes et, mieux, à même de gérer comme il se doit les structures, au grand intérêt des communautés et de leurs pairs. Le directeur du Cdeps reviendra pour rassurer les jeunes en leur promettant qu’il est prévu d’autres sessions de formation, surtout dans le cadre de l’élaboration de projets viables et bancables. «Sous peu, a-t-il assuré, nous nous retrouverons pour des sessions de formation, toujours dans le sens d’accompagner et d’aider les jeunes à aller de l’avant».

Bally Danfakha, président du Conseil départemental de la jeunesse et bénéficiaire de la session, a exprimé toute sa joie. « C’est une formation qui est venue à son heure », se réjouit le jeune. «Nous en avons besoin car il existe beaucoup de dysfonctionnements dans les rapports et autres correspondances envoyés par les pairs. C’est pourquoi, lorsqu’il a été question de dérouler cette session, nous avons applaudi et sauté sur l’opportunité.

Pape Demba SIDIBE

Les responsables du projet ont démarré une tournée mardi dernier pour prendre contact avec les radios communautaires qui ont été choisies afin d’accompagner le processus de communication sociale pour la vulgarisation des différentes activités dans le cadre de ce projet qui tourne essentiellement autour de l’élevage.

Le projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel fait partie de l’initiative Sahel lancée par le groupe de la Banque mondiale. Il intervient au Sénégal dans cinq régions, huit départements, 102 communes et plus de 2.700 villages à travers les zones de Kaffrine, Louga, Matam, Saint-Louis, Tambacounda. D’un coût de 15 milliards de FCfa, le projet a démarré en 2015 et prendra fin en 2021. L’objectif de développement du projet est d’améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agro-pasteurs dans les zones ciblées et de renforcer les capacités nationales à répondre à temps et de façon efficace en cas de crises pastorales ou d’urgence.

Le pastoralisme, faut-il le rappeler, est un vecteur de croissance, de sécurité, de paix, de stabilité et de création d’emplois. Il contribue à faire reculer l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la pauvreté dans les zones qu’il anime et qu’il structure. La pratique pastorale intègre la valorisation des ressources naturelles des zones marginales, la durabilité de leur gestion, la conservation des sols, la préservation de la biodiversité et l’adaptation à la variabilité climatique.

Souleymane Mboup, vice-président de l’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal qui a accompagné la délégation du ministère de l’élevage, a indiqué que sur les 24 radios de la zone d’intervention du projet, 11 ont été choisies sur la base d’un questionnaire qui leur a été soumis. Il soutient que la mission va expliquer aux différentes radios les tenants et aboutissants, leurs missions et rôles dans le cadre de cette convention pour une bonne exécution du programme.

Amath Sigui NDIAYE

Lancé en 2015, le Programme de soutien aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) a eu des résultats encourageants avec près de 21 milliards de FCfa de financement en 11 ans dans les secteurs de l’éducation, la santé, l’accès à l’eau, etc... C’est la conviction de son coordonnateur Papa Birama Thiam. Dans cet entretien, M. Thiam, par ailleurs directeur de la coopération technique à la présidence de la République, a expliqué la genèse de ce programme, sa contribution au développement socio-économique des régions d’origine des migrants. Il  annonce le démarrage, à la fin du premier semestre de cette année, d’une nouvelle phase du Paisd avec l’appui de l’Union européenne qui a validé un financement de 6,6 milliards de FCfa en décembre dernier.

M. Thiam, le Paisd a bouclé onze ans d’existence. Pouvez-vous revenir sur les raisons qui avaient conduit à la création de ce programme?
Le Paisd est un dispositif visant à soutenir et à accompagner les initiatives portées par les ressortissants sénégalais en France en faveur du développement économique et social de leur pays d’origine. Sa mise en place découle du besoin de renforcer l’engagement et la solidarité de la Diaspora sénégalaise vis-à-vis de son pays d’origine, en cohérence avec les politiques publiques. Vous savez, au-delà de leurs transferts d’argent vers le Sénégal qui avoisinent aujourd’hui 2 milliards de FCfa par jour, la Diaspora contribue aux côtés des pouvoirs publics, à la réalisation de nombreux projets de développement pour faciliter l’accès à des services sociaux de base surtout en milieu rural. Dans les grands bassins de migration vers la France, en l’occurrence la vallée du fleuve, l’implication des migrants est particulièrement significative avec la réalisation d’établissements scolaires et de formation professionnelle, la mise en place de structures de santé, d’ouvrages hydrauliques et hydro-agricoles.

L’intervention du Paisd concerne quatre axes principaux. Le soutien aux investissements économiques de la Diaspora, la mobilisation de l’expertise des juniors et de séniors de la Diaspora au profit des structures publiques de développement, le financement de projets de développement local dans les localités d’origine des migrants et le désenclavement numérique des zones périphériques du pays avec la réalisation de centres de ressources multimédias.
Le pilotage opérationnel du Paisd est assuré par la Direction de la coopération technique, rattachée au Secrétariat général de la présidence de la République. Nous collaborons étroitement avec l’ambassade de France au Sénégal, en l’occurrence le Service de coopération et d’action culturelle (Scac).

Quel est le nombre de projets financés au cours de cette période et le montant mobilisé?
Depuis le lancement du Paisd en 2005, nous avons enregistré dans chacune des composantes du programme un nombre assez satisfaisant de réalisations.
Au titre de la composante « Appui à l’investissement économique des migrants », nous avons soutenu plus de 550 promoteurs dont 65% ont lancé leur activité pour un volume d’investissement de prés de 6 milliards de FCfa avec environ 1.800 emplois créés. Certaines des initiatives économiques que nous avons soutenues, à l’image de la société « Niokolo transport » qui dessert les régions de Tambacounda et Kédougou, font figure de leaders dans leur domaine.
Quatre-vingt-huit (88) missions de « Mobilisation de l’expertise de la Diaspora » ont été organisées dont la dernière en date a porté sur le partage de l’expérience française de la Lolf (la loi organique relative aux lois de finances) au profit du Bom (bureau organisation et méthodes).
Le volet « appui au développement local des régions d’origine des migrants » a porté sur le financement de près de 165 projets pour un volume de financement de plus de 12 milliards de FCfa dans des secteurs prioritaires, notamment l’éducation et la formation professionnelle, la santé, l’hydraulique, les aménagements hydro-agricoles et l’état civil.
Dans le cadre de la composante « Désenclavement numérique », le Paisd a fini de réaliser six centres d’accès de ressources multimédias et nous avons bouclé le processus d’acquisition des équipements. Nous sommes aussi dans les démarches de partenariat avec les collectivités territoriales bénéficiaires et avec des structures dédiées en particulier l’Uvs (Université virtuelle du Sénégal) pour la mise en service de ces centres.
Au total, c’est plus de 21 milliards de FCfa qui ont été mobilisés et investis dans le cadre du Paisd. Mais, au-delà de ces chiffres et des réalisations physiques, le Paisd a surtout réussi à structurer et à mettre en cohérence l’apport de nos migrants en France avec les politiques publiques comme le Pse, l’Acte 3 de la décentralisation et les plans sectoriels.
Il convient d’ajouter à ces financements d’ordre public, l’apport substantiel des associations de migrants sur leurs fonds propres et via la participation de divers acteurs en Europe en l’occurrence les collectivités territoriales d’accueil, les Ong et des fondations privées. Ces contributions ont représenté un montant de 4,2 milliards de FCfa de fonds additionnels en 11 ans d’existence.

Vous venez de boucler une tournée dans les départements de Bakel et de Goudiry. Comment appréciez-vous l’état d’exécution des projets financés par le Paisd ?
Dans un contexte de mise en œuvre du Pse et des réformes constitutionnelles qui accordent une place centrale à l’implication de la Diaspora dans les efforts de développement, cette tournée avait pour objectif de magnifier l’apport et de renforcer la mobilisation de la Diaspora. Il s’agissait aussi d’une tournée pour faire échanger nos partenaires, en l’occurrence l’ambassade de France au Sénégal et les acteurs du développement dans ces territoires notamment les services techniques et les collectivités territoriales qui prennent davantage conscience de l’intérêt de mobiliser les migrants autour des stratégies de développement.
Au cours de cette tournée, nous avons eu à lancer de nouveaux projets dans le secteur de l’hydraulique rurale. Nous avons eu aussi à procéder à des cérémonies d’inauguration de projets de santé qui viennent renforcer la carte sanitaire dans des zones en déficit.
La tournée a porté aussi sur une visite de chantier sur le projet de lycée départemental à Goudiry. Nous avons enfin passé en revue un certains nombre de projets qui ont été financés il y a une dizaine d’années, qui se sont consolidés et amplifiés depuis; confirmant ainsi toute leur vitalité et leur haut niveau d’appropriation par les communautés bénéficiaires.

Quelle appréciation faites-vous de l’implication des migrants dans le développement de leur terroir?
La particularité de la migration sénégalaise tient à son engagement et à sa solidarité vis-à-vis de son pays d’origine. Le succès des opérateurs de transferts d’argent est un indicateur de cette dynamique qui profite largement à la consommation des ménages mais qui gagnerait à mieux profiter aux ambitions de notre pays en termes de création de richesses et d’emplois. N’oublions pas aussi le potentiel d’expertise mobilisable que regorge notre Diaspora qui a fortement évolué du fait de l’émigration des étudiants, de hauts cadres et d’universitaires.  
Dans le cadre du Paisd, d’importantes réalisations ont été enregistrées mais nous constatons qu’il y a encore du chemin à faire.
En termes d’investissement dans les secteurs sociaux, l’enjeu réside aujourd’hui dans la réalisation de projets structurants. Le réflexe des associations des migrants de soutenir des actions de développement dans leur village d’origine doit être repensé à l’échelle des territoires dans une logique de rationalisation des ressources et en cohérence avec l’Acte 3 de la décentralisation. Au plan économique, les réformes engagées par le Sénégal visant à assainir l’environnement des affaires et la bonne gouvernance, constituent un gage pour mobiliser l’épargne des migrants en faveur de l’investissement économique.

Nous avons constaté que les interventions du Paisd sont beaucoup plus orientées vers les régions de Tambacounda et de Matam. Comment l’expliquez-vous?
Il est vrai qu’à première vue, la répartition des interventions du Paisd paraît déséquilibrée. En effet, les régions de Matam et de Tambacounda polarisent 2/3 des projets financés et près de 80% des financements alloués. Cette tendance est à replacer dans un contexte historique et sociologique. Les projets soutenus sont implantés dans les régions correspondant à la première vague d’émigration des années 60-70, suscitée par des dispositifs publics français encourageant le recrutement de travailleurs originaires du bassin du fleuve Sénégal et du Sénégal oriental. Cette situation s’explique aussi d’une part par le dynamisme et le niveau de structuration des associations de migrants issues de ces zones et, d’autre part, par leur plus grande capacité contributive.
Cependant, le Paisd est un programme d’envergure nationale qui a vocation à promouvoir des interventions sur l’ensemble du territoire sénégalais. Le Paisd s’adresse à tous les citoyens Sénégalais basés en France désireux de poser un acte de solidarité en faveur de leur pays d’origine. Au-delà de ce rappel, le Paisd a été attentif afin de remédier à ce déséquilibre en allant mobiliser et en soutenant des associations de ressortissants originaires d’autres régions au Sénégal. Cela a permis d’élargir les zones d’intervention et le dispositif est présent aujourd’hui dans 10 régions que sont Saint-Louis, Matam, Tambacounda, Louga, Diourbel, Fatick, Kédougou, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda où des projets ont été réalisés.

Que faire pour toucher les autres régions, notamment dans la partie sud du pays ?
Nous sommes sensibles à toutes les sollicitations de nos compatriotes, surtout ceux originaires du centre et du Sud. L’initiative de désenclavement numérique que j’évoquais est une première prise en compte de ces préoccupations.  Ensuite, notre porte d’entrée reste la communauté de migrants. Ils sont à la base de chaque initiative. Nos interventions sont liées à leur engagement. Pour faciliter leur implication, nous avons mis en place un dispositif de proximité sur le double espace avec une cellule relais basée en France et prochainement, une antenne dans la zone Sud en plus de fréquents déplacement en Europe, à la rencontre de nos compatriotes.
Nous avons engagé aussi des discussions avec nos partenaires pour augmenter le taux de subvention du Paisd et par conséquent alléger le taux de contribution financière de nos ressortissants. J’ai bon espoir qu’on va arriver à un meilleur résultat dans les régions du sud et du centre d’autant plus que nos partenaires soutiennent notre démarche. J’invite aussi les associations de ressortissants sénégalais originaires des régions du centre et du sud à s’inspirer du dynamisme constaté dans les zones nord et est du Sénégal pour égaler leur niveau d’engagement.
Enfin, nous travaillons à l’élargissement de nos actions de mobilisation de nos compatriotes en Europe. Les demandes de nos communautés présentes en Espagne, en Italie et en Belgique seront désormais prises en compte dans le cadre du Paisd et nous pourrons soutenir leurs initiatives aux fins de démultiplier nos capacités d’intervention.

Lors de la tournée dans la région de Tambacounda, vous avez annoncé une troisième phase du Paisd. Qu’en est-t-il réellement?
L’aventure du Paisd se poursuit. Prévu pour une durée initiale de trois ans en 2005, le dispositif a été renouvelé plusieurs fois depuis. Les résultats atteints par le Paisd, notamment sur les aspects de viabilité des interventions constatés lors de la tournée dans la région de Tambacounda, ont trouvé un écho favorable auprès des partenaires. La Commission européenne a ainsi validé, en décembre 2016, le financement d’une nouvelle phase du Paisd à hauteur de 6,6 milliards de FCfa. Nous pouvons également compter sur la France, notre partenaire de la première heure, qui apporte une contribution de 1,3 milliards à travers l’Agence française de développement (Afd). Enfin, l’État du Sénégal complète le tour de table des bailleurs en apportant une contribution à la hauteur de la participation française, soit 1,3 milliards FCfa. J’y suis particulièrement sensible à cette participation qui témoigne du soutien et de l’engagement des autorités sénégalaises sur la thématique migration et développement. Nous nous sommes donnés quatre ans pour réussir ce nouveau pari. Le processus de contractualisation est en cours et nous espérons pouvoir entrer dans le vif du sujet rapidement à la fin du premier semestre 2017.


Propos recueillis par Aliou KANDE

Les populations des communes de Saré Bidji et de Dioulacolon retrouvent le sourire. Cela projet d’amélioration de la sécurité alimentaire

Les populations des communes de Dioulacolon et de Saré Bidji, dans le département de Kolda, poussent un véritable ouf de soulagement. Le projet d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition (Asan) mis en œuvre par l’Association Guné de Kolda a permis d’améliorer leur situation alimentaire et nutritionnelle. Au total, 7 150 personnes dont 6 793 femmes et 357 hommes bénéficient de ce projet d’un  coût total de plus de 182,561 millions de FCfa. Il se fixe comme objectif prioritaire de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition des populations des communes de Saré Bidji et de Dioulacolon à travers une approche intégrée et participative. « Ce projet est conduit sur le terrain par l’Association Guné de Kolda en partenariat avec la Fondation Caixa basée en Espagne qui est le bailleur principal du projet et la Fondation Guné qui se trouve également en Espagne. Au nombre des activités du projet, il y avait la formation et le recyclage des relais en technique de production agricole et en élevage qui a été entièrement réalisée depuis 2016. Il y avait également comme seconde activité le choix de jardins communautaires qui est également terminé depuis 2016 », déclare Sékou Baldé, responsable du Projet Asan.

Ce partenariat exemplaire a permis à l’Association Guné de Kolda de mener une série d’activités sur le terrain, notamment l’aménagement des périmètres horticoles, l’achat et la livraison des petits matériels agricoles, la construction de puits pour les blocs maraîchers, l’installation du système d’irrigation goutte-à-goutte à Saré Diatta et l’organisation des ateliers de capacitation des producteurs en gestion des ressources naturelles, diversification de la production agricole et enrichissement des sols. Elle a également apporté un appui technique et un accompagnement pour l’amélioration des rendements agricoles et mené des campagnes de sensibilisation et d’information sur les activités agricoles, d’élevage et de nutrition dans les médias locaux sans compter la réhabilitation des étables de petits ruminants, la diffusion des bonnes pratiques zootechniques, la dotation de 1.500 unités de compléments minéraux et produits vitaminés pour volailles et petits ruminants pour les éleveurs et la campagne de vaccination et de déparasitage de la volaille et des petits ruminants, entre autres.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet initié par la Croix-Rouge sénégalaise et le département d’aide de la Croix-Rouge luxembourgeoise, 350 cases durables, dotées de blocs d’hygiène (latrines) et de cuisines à foyer amélioré, seront aménagées dans la commune de Ronkh, une localité de l’arrondissement de Ndiayes située à une soixantaine de km de Saint-Louis.

Les travaux de construction de ces cases durables ont démarré officiellement, hier, à Médina Mountaga, un village de la commune de Ronkh situé à quelques encablures du croisement de Colonat, sur la route qui mène vers Richard-Toll.
 C’était en présence des responsables de la Croix-Rouge sénégalaise, de la Croix-Rouge luxembourgeoise, des autorités administratives, municipales, coutumières, religieuses, des notables et des populations de Ronkh.

L’adjoint du préfet du département de Dagana, Macodou Sy, le Secrétaire général de la Croix-Rouge sénégalaise, Mamadou Sonko, accompagnés de cette forte délégation, ont visité trois cases témoins déjà en construction dans le village de Médina Mountaga. A terme, il s’agira d’ériger des bâtiments en dur et de forme ronde, surmontés de toits de chaume de forme conique. Plus explicite, M. Sonko a laissé entendre que « l’idée de case durable vient du fait qu’une partie des matériaux de construction sera récupérée sur place. C’est également un projet de promotion d’activités génératrices de revenus pour les populations locales ».

Slon Mamadou Sonko, l’initiative porte également sur la mise à la disposition des bénéficiaires, de motopompes, de semences et d’autres outils, en vue de leur permettre de mener des activités  génératrices de ressources.
Dans le même sens, Macodou Sy s’est réjoui du lancement du projet dans cette localité, invitant les populations à œuvrer pour la pérennisation des investissements. De l’avis de l’adjoint au préfet de Dagana, « Il est évident que la manière dont le projet est mis en œuvre permet de le rendre viable. Je vous demande d’en prendre soin car c’est une initiative qui peut être démultipliée partout au Sénégal ». Le village de Médina Mountaga a été créé en 2009 pour accueillir des populations déplacées du village de Loug Demiss, à la suite de fortes inondations intervenues alors dans leur localité d’origine.

Les deux sociétés nationales sœurs développent depuis 2016, dans cette localité, de nouvelles solutions d’abris à travers la mise en œuvre d’un projet d’aide à la construction d’habitats durables en faveur des ménages vulnérables qui font face à des problèmes d’habitat et d’hygiène liés aux inondations répétitives.
Pour Robert Gorerens, président du département d’aide internationale de la Croix-Rouge luxembourgeoise, ces deux entités ont également eu l’occasion de collaborer étroitement dans un projet similaire mis en œuvre à Thiaré dans le département de Kaolack, avec la construction de 210 cases.

Autant de raisons pour lesquelles Robert Gorerens et son équipe ont dit être satisfaits du déroulement du projet à Thiaré. Il s’agit maintenant, ont-ils précisé, de corriger les imperfections et de les adapter à Médina Mountaga, dans la commune de Ronkh.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le vote, à l’unanimité des conseillers présents, du budget de l’année 2017 pour Tivaouane a eu lieu samedi dernier. Il s’équilibre en recettes et dépenses à 395 198 403 FCfa dont  352 071 517 FCfa dévolus au fonctionnement. Un moment solennel qui a été mis à profit par le maire Mamadou Diagne Sy Mbengue pour annoncer le montage d’une foire internationale du Maouloud à Tivaouane.

Sa commune étant chaque année un pôle d’attraction internationale durant au moins deux semaines lors de la célébration de la nuit du prophète ou Maouloud, le maire de Tivaouane et son Conseil municipal indiquent que les retombées financières pour l’institution restent encore faibles. « Même si nous avons réussi à faire passer l’enveloppe de recettes de 13 à 32 millions de FCfa, une bonne organisation d’une foire internationale du Maouloud peut nous valoir une augmentation considérablement de notre budget », a expliqué Mamadou Diagne Sy Mbengue. Selon lui, les correspondances sont faites et le suivi nécessaire est conduit avec toute la diligence qui sied pour la prochaine édition du Maouloud.

Outre ces recherches de moyens additionnels pour doter de Tivaouane d’un budget à la hauteur du statut religieux de la ville, une commission de la fiscalité locale est en train d’être mise en place afin de réfléchir sur des stratégies  adaptées à la localité et à même d’aider à relever le niveau de recouvrement des impôts. « L’objectif est d’arriver à  une incidence d’au moins 50% des entrées sur le budget parce que, pour l’instant, nous sommes seulement à 20% », a-t-il précisé.

Sur la question du foncier, le maire de Tivaouane a tenu à rappeler que depuis leur arrivée à la tête de l’institution municipale, aucun lotissement n’a encore été fait. Mais, il a tenu à dire que toute occupation du sol sur le périmètre de la commune doit impérativement respecter les contours du plan directeur de Tivaouane qui a coûté à l’État 600 millions de FCfa. « C’est dans ce sens que j’ai déjà écrit au Premier ministre et au ministre de l’Urbanisme. Nous savons que la demande de parcelles est forte mais nous avons une réserve foncière intéressante depuis l’extension de notre commune de 7.000 hectares », a-t-il confié.

Mbaye BA

L’équation que doit résoudre la décentralisation sénégalaise (passée, actuelle ou future) porte sur trois défis à relever. Pour ce faire, il faut nécessairement avoir des ressources humaines de qualité aux plans politique et technique, des ressources financières appréciables dans les dotations et la fiscalité locale et bénéficier d’une volonté affirmée de promouvoir un leadership accompli des collectivités locales.

Cette recommandation a été formulée par le directeur de l’Ard de Saint-Louis, Ousmane Sow, au cours d’un atelier sur la gestion administrative et la gouvernance locale organisé par l’Ard avec l’appui financier du Psdar. Les travaux se sont déroulés pendant deux jours dans les locaux du Conseil départemental de Saint-Louis, sous la présidence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall.

Ils ont été animés par Bouna Waar, consultant et ancien directeur de l’Ard, Saliou Rama Kâ, premier directeur du Crous, Djiby Mbaye, président de séance et maire de la commune de Pété, en présence de plus de 70 participants. Selon les enseignements tirés des exposés des consultants, une formation pratique axée sur la fonctionnalité et l’efficacité des collectivités locales à travers une bonne gouvernance du développement local serait d’une grande nécessité pour résoudre cette équation.

En effet, ont souligné Ousmane Sow et Bouna Waar, les élus locaux, porteurs de visions et d’ambitions de développement pour leur territoire (localité) et bien accompagnés par des techniciens compétents et stratèges, doivent être capables d’assurer le fonctionnement correct des collectivités locales, la participation citoyenne dans la gestion des affaires de la collectivité locale, le pilotage, l’animation et le suivi-évaluation du développement local, la prise en charge des compétences transférées, du développement économique et social durable des territoires.

Pour arriver à ces performances dans la gestion administrative et financière des collectivités locales et à la gouvernance efficace du développement local, les élus, selon le directeur de l’Ard, doivent avoir la maîtrise des textes législatifs et réglementaires organisant les transferts de compétences, la gestion des dépenses publiques, les règles de passation de marchés et être outillés et efficaces dans la prise en charge du pilotage, de l’animation et de la mise en œuvre du développement durable des territoires, etc.

Mbagnick Kharachi Diagne

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