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Régions (1604)

Dans le cadre de l'appui à la politique sociale du président de la République, le coordonnateur des cadres républicains de Pikine, Abdou Karim Sall, a offert une vingtaine de machines à coudre de dernière génération et cinquante paires de béquilles aux handicapés du département.

Le directeur général de l'Artp a profité de la clôture de la semaine internationale des personnes handicapées pour venir en aide à cette couche vulnérable de la population. La cérémonie de remise de ces dons a eu lieu samedi dernier à la permanence de l'Apr de Mbao en présence du ministre conseiller du président de la République, Abdou Aziz Diop, de Santy Agne Sène, président de la Fédération sénégalaise de handisports, etc. Devant le public, Abdou Karim Sall  a expliqué que ce geste qualifié de grande portée sociale par la volonté d'aider le Président Macky Sall à relever le défi de faire de l'année 2018 une année exclusivement sociale. Dans le même ordre, Abdou Karim Sall a matérialisé son soutien aux sourds-muets du département par l'octroi d'une importante enveloppe financière destinée à l'achat de fournitures scolaires. En outre, il a promis d’accompagner l'école des sourds-muets du département pour une durée de six ans. Le choix de la durée n'est pas fortuite, car le bienfaiteur pense qu'elle sera la même que le temps qui reste au Président Macky Sall à la tête du pays. Concernant les machines, Abdou Karim Sall a expliqué que les dix machines sont destinées aux personnes handicapées alors que les dix autres serviront à équiper le centre de formation qu'il compte mettre en place au profit de toute la jeunesse. Les bénéficiaires de ces dons ont tous remercié Abdou Karim Sall en affirmant que leur bienfaiteur est en train de donner la preuve qu'il travaille pour le Président Macky Sall. Par conséquent, ils ont affiché leur détermination à accompagner les initiatives du chef de l'Etat, principalement le Pse qui, selon eux, tient en compte de manière considérable les préoccupations des personnes handicapées. Aboud Aziz Diop a magnifié le geste d’Abdou Karim Sall qu'il a félicité pour son engagement à soutenir les couches défavorisées.

Abdou DIOP

Onze communes des régions administratives de Fatick, de Kaffrine et de Kaolack ont signé, vendredi dernier, une convention avec le Forum civil et l’Association des maires du Sénégal officialisant leur engagement dans un programme de Certification citoyenne. Une procédure soumettant davantage leur gouvernance au contrôle et à l’évaluation des citoyens et contribuables. Une initiative qui a bénéficié du concours de l’Union Européenne (Ue).

L’heure est à plus de transparence et de participation citoyenne dans la gouvernance et actions publiques. Des exigences démocratiques qui ont été à la base d’un programme de Certification citoyenne mené de concert entre le Forum civil et l’Association des maires du Sénégal (Ams). L’initiative qui fait suite à une première phase expérimentale dans une soixantaine de collectivités locales au Centre et au Sud du pays va connaître une nouvelle étape grâce à un appui de près d’un million d’euros de la Commission de l’Union Européenne (Ue).

La région de Kaolack qui est la tête de pont de la zone regroupant les circonscriptions administratives de Fatick et de Kaffrine a abrité cette semaine la signature des conventions de partenariat avec les maires de 11 communes engagées dans ledit programme. Dans le lot, outre les capitales régionales précitées, on retrouve des collectivités territoriales telles que Sokone Ndiop (Fatick), Nioro, Fass Barigot (Kaolack) Nganda (Kaffrine). Une tribune mise à profit par le maire de Gossas, par ailleurs coordonnateur du projet à la structure fédératrice des édiles du Sénégal, de revenir sur sa justification. « L’intérêt que présente la Certification citoyenne est basé sur le croisement de deux légitimités politique et historique ; celle des élus locaux qui sont dépositaires de la confiance des citoyens qui sont les seuls à même de choisir qui dirige le pays.

C’est dans ce face-à-face bâti sur le dialogue et la coopération entre le citoyen contribuable et le maire que se construisent progressivement les bases d’amélioration de la gouvernance publique locale »,  a souligné Madiagne Seck reprenant le justificatif du programme. Prévu pour deux ans, le processus devant mener à la Certification citoyenne a pour objectif de renforcer la fonction de veille et d’action citoyenne sur les politiques de développement au Sénégal en vue d’une amélioration de la qualité du service public fourni.

La rencontre de la capitale du bassin arachidier, outre un éclairage sur les objectifs et stratégies de l’initiative conjointe du Forum civil et de l’Ams à l’attention des principaux acteurs (élus et membres de la société civil), a débouché sur la signature officielle de la convention engageant les maires des 11 communes engagées et les initiateurs du projet.                

E. FALL  

 

Le Programme intégré de développement économique et social (Pides), fruit de la coopération bilatérale entre le Sénégal et l’Italie, va investir près d’un milliard de  francs pour financer des projets en  priorité aux jeunes et aux femmes dans la région de Kaolack. L’annonce a été faite jeudi dernier à l’issue d’un atelier d’appui sur le partage sur les résultats et perspectives de l’initiative.

L’atelier d’appui à la mise en place des financements des projets de troisième génération et de partage sur les résultats et les perspectives du Programme intégré de développement économique et social (Pides), ce jeudi à Kaolack, a abouti avec une annonce de taille : la disponibilité de 946 millions de FCfa pour financer des projets entrepreneuriaux dans la région. Une décision rendue publique en marge des conclaves réunissant les bénéficiaires, les partenaires et les services techniques. « Pour la mise en œuvre de la phase 3 du programme, le Pides va financer 498 projets entrepreneuriaux pour un montant de 946 millions de FCfa dans la région de Kaolack. L’accent sera mis en priorité sur les infrastructures sociales de base en faveur des jeunes et des femmes, les cibles prioritaires du programme », a informé Ibrahima Thiam, un des responsables de l’unité de gestion du Pides dans la localité. Une troisième phase qui sera lancée après l’évaluation des résultats de l’initiative conjointe entre le gouvernement du Sénégal et la coopération internationale de la république italienne.

« Nous pouvons dire en termes de résultats que le Pides a eu un impact sur le développement économique et social de la région de Kaolack. Les femmes et les jeunes, les cibles prioritaires du programme, ont été encadrés avec la collaboration des services techniques », a expliqué le technicien en marge des assises regroupant plusieurs bénéficiaires dont des organisations de femmes, de jeunes et des chefs de quartier de la capitale régionale. Des concertations axées sur l’évaluation des deux premières phases et des modalités de mise en œuvre de la suivante. « Nous avons réuni les bénéficiaires, les partenaires et les services techniques pour évaluer les résultats du Pides et échanger avec eux sur les modalités pratiques de mise en œuvre des projets de la troisième phase », a précisé M. Thiam à l’issue des travaux tenus à la salle de conférence du complexe « Cœur de Ville » de Kaolack. L’initiative gouvernementale qui va aborder, avec la mise en œuvre de la phase 3, la mise en place un processus de financement avec en amont une sélection et une validation des projets proposés impliquant les autorités locales, les délégués de quartier et les organes consultatifs de quartier des populations bénéficiaires d’une part et les mutuelles d’épargne et de crédits locales pour le financement en aval d’autre part. Outre la région de Kaolack, le département de Pikine dans l’agglomération dakaroise est concerné par le Pides.

Elimane FALL

 

La maison de la femme de la commune de Ndiarème Limamou Laye a été inaugurée en présence de nombreuses autorités administratives et coutumières.

D’un coût de 30 millions de FCfa, la maison de la femme de Ndiarème Limamou Laye a été construite sur fonds propres par ladite commune et constitue un cadre où les femmes de cette localité pourront se retrouver et échanger sur les problèmes qui les concernent. Elles peuvent également y recevoir des formations et contribuer ainsi au développement socio-économique du département de Guédiawaye voire du Sénégal.

C'est aussi un lieu de création d'activités génératrices de revenus qui contribuent efficacement au renforcement du pouvoir économique des femmes et indirectement à la stabilité de leurs familles et de leur communauté. Au cours de la cérémonie d’inauguration, le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye a extériorisé tout son attachement aux femmes. Un sentiment matérialisé par la réalisation de ce bijou qui représente un outil de promotion économique des femmes de Guédiawaye et celles de Ndiarème Limamou Laye en particulier. Conseillère technique numéro un de la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ndèye Astou Diouf considère que la maison de la femme est un instrument de promotion économique et sociale de la gent féminine. « En la construisant, vous vous êtes embarqués dans la voie la plus sûre vers l'éradication de la pauvreté, la croissance inclusive parce que toutes les femmes y sont représentées et en cela on tend vers l'émergence de la communauté », a déclaré Ndèye Astou Diouf. Elle a exprimé la volonté du  ministre de la Femme à accompagner les femmes de la commune de Ndiarème Limamou Laye dans la mission que le chef de l'Etat lui a confiée.

Préfet de Guédiawaye, Chérif Blondin Ndiaye considère que la réalisation de cette maison de la femme s’inscrit dans les politiques du gouvernement du Sénégal telles que l'autonomisation des femmes du département et de la commune. « A travers cet outil, nous allons davantage outiller les femmes du département de Guédiawaye et celles de la commune de Ndiarème Limamou Laye », a-t-il souligné.

Le préfet de Guédiawaye a salué l’engagement pris par la représentante de la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre d’accompagner les femmes. Il  l’a  cependant invitée à s’y atteler en étroite collaboration avec les services techniques du département qui ont en charge d’encadrer ces genres d’initiatives.

Abdou DIOP

 

Les autorités administratives ont organisé une rencontre avec tous les acteurs de la région en vue de juger l’état d’exécution des décisions prises lors du conseil des ministres décentralisé qui s’était tenu dans la ville. Au sortir de cette rencontre, Alioune Aïdara Niang, gouverneur de Saint-Louis, a jugé les réalisations satisfaisantes.

La région de Saint-Louis ouvre le bal et se conforme au vœu du chef de l’Etat, Macky Sall, qui avait demandé lors d’une rencontre avec les ministres le 4 octobre 2017, de faire le point sur les programmes recensés lors des conseils des ministres décentralisés. C’est dans ce sens que le gouverneur Alioune Aïdara Niang a réuni tous les responsables de l’administration déconcentrée, des projets et autres pour faire le point. Ainsi, fait-il noter, « sur les 33 mesures prises lors du conseil des ministres décentralisés, 22 programmes dont nous avons les données ont été listés pour un besoin financier de 284 milliards de FCfa en 2016 ». Il a également soutenu que sur ces 22 projets, 264 milliards de FCfa ont été mobilisés pour leur exécution, 13 sont totalement terminés, certains sont en cours d’exécution. Pour cette présente évaluation, le gouverneur a souligné que le déroulé de ces 33 mesures est encourageant avec une progression de 20 %. Cette réunion était une occasion de cadrer les interventions faites dans la région, avec les axes stratégiques du Pse.

Dans ce volet, Alioune Aïdara Niang est revenu sur les 118 projets qui sont déroulés dans la région dont 80 sont ceux de l’Etat, pour un montant total de 480 milliards de FCfa et 21 programmes des collectivités territoriales pour 16 milliards de FCfa ; ce qui fait un total de plus de 422 milliards de FCfa. Dans un autre registre, le gouverneur a émis le vœu de déterminer, lors d’une enquête, le poids de la région dans le Pib.

En effet, ajoute-t-il, « dans la vallée, les différents agrobusiness exploitants mis en association pèsent plus de 650 milliards de FCfa ; et quand on y adjoint les 480 milliards de FCfa des programmes, nous voyons que Saint-Louis est la région la plus dynamique après Dakar, avec une capacité de plus de 1.000 milliards de FCfa ».

A. M. NDAW

La commune de Kolda a abrité, mardi, un atelier interrégional de lancement du projet généralisation de la certification citoyenne. Il est organisé par le Forum civil en partenariat avec l’Association des maires du Sénégal (Ams).

Le Programme de généralisation de la certification citoyenne aux communes du Sénégal pour l’axe sud a été officiellement lancé par le Forum civil en partenariat avec l’Association des maires du Sénégal (Ams) à Kolda mardi dernier. Il est financé par l’Union européenne pour un montant d’un million d’Euros et une durée de deux ans. Cinquante collectivités locales dont 7 dans l’axe sud qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, vont bénéficier de ce projet. « Dans le Code général des collectivités locales, même si nous avons un principe de participation citoyenne, jusqu’à présent les modalités de mise en œuvre de cette participation citoyenne ne sont pas encore effectifs. Vu tous ces constats, nous sommes engagés à construire pour renforcer davantage les acteurs au niveau local avec un outil qu’on appelle la certification citoyenne, c’est-à-dire comment le citoyen construit avec son élu un espace de dialogue permanent pour renforcer davantage le dialogue, la gouvernance, la meilleure gestion mais aussi l’efficacité dans l’offre du service public », déclare Madame Mbengue Docteur Binette Ndiaye, responsable dudit projet et membre du Forum civil.

Cet atelier de lancement a également servi de prétexte au Forum civil pour procéder à la signature des conventions avec les communes partenaires. Il s’agit notamment d’Adéane, de Sakar, de Marsassoum, de Suelle, de Dioulacolon, de Médina Chérif et de Diaobé-Kabendou. Il faut dire que les maires n’ont aucune contrainte à se soumettre à la certification citoyenne. 

L’adhésion se fait sur la base du volontariat. Mais certains semblent encore trainer les pieds. « Nous remercions l’Union européenne qui nous a permis d’avoir ce financement de certification citoyenne. Elle nous a mis en rapport avec le Forum civil qui a une expérience avérée en la matière. Il faut rappeler que le Forum civil a déjà fait la certification de 75 collectivités locales à travers le Sénégal ; donc nous sommes très contents de travailler avec lui tout en remerciant l’Union européenne ».   

Mamadou Aliou DIALLO

 

Abdou Lahat Kâ, le maire de la commune de Touba Mosquée, a procédé, samedi dernier, à la pose de la première pierre de deux postes de santé dans les localités de Kairé Mbaye et Mbacké Bari « Taysir » à Boukhatoul Moubarak.

Deuxième ville du pays par sa forte démographie, la commune de Touba Mosquée compte 29 postes de santé à ce jour. Ces deux postes de santé qui seront inaugurés dans six mois, selon l’entrepreneur, s’ajouteront aux six postes déjà réalisés par le maire Abdou Lahad Kâ en quatre ans d’exercice. Ces deux infrastructures d’une valeur de près de 190 millions de FCfa ont été prévues dans le budget 2017 de la commune de Touba Mosquée. Le maire a, à cet effet, rendu un vibrant hommage à la population. Les autorités communales, religieuses et coutumières des deux localités ciblées ont favorablement accueilli les projets.

A Kairé Mbaye, situé à 16 kilomètres de la grande mosquée, Serigne Ndiaga Mbaye et les populations ont massivement assisté à la cérémonie de pose de première pierre et magnifié les actes posés par l’institution municipale et l’édile de la ville de Touba. A Boukhatoul Moubarak, à 13 kilomètres de la grande mosquée, Serigne Khadim Mbacké ibn Serigne Cheikh Sidy Mokhtar et Serigne Saliou Dieng, chef du village, en compagnie des populations locales, ont accueilli la délégation. De part et d’autre, les difficultés d’accès au poste de santé ont été évoquées et les populations piaffent d’impatience de voir le démarrage effectif des postes de santé. L’entrepreneur Serigne Khadim Dème, sur insistance du maire, compte réaliser ces infrastructures avant l’hivernage. A en croire ses propos, Il y aura trois composantes dans les blocs, notamment un dispensaire, une maternité et un logement pour l’Icp (Infirmier chef de poste) et pour la sage-femme, un mur de clôture de 50 m2 à réaliser avant l’hivernage. Serigne Mame Mbaye Niang, président de la commission santé de la commune de Touba, a évoqué la nécessité pour les populations de finir au plus vite la construction des infrastructures. Toutefois, il a fait savoir l’érection par les autorités sanitaires de quatre postes de santé en un centre de santé dans les localités de Darou Tanzil, Darou Marnane, Touba 28, Keur Niang. Cette politique, fait-il savoir, vise une plus grande performance envers les populations.

Le maire, qui a prévu dans son budget, la réalisation de deux postes de santé par an, a par ailleurs dit sa volonté de communiquer davantage concernant les réalisations de l’institution municipale car, affirme-t-il, il y a d’autres localités ciblées dans la cartographie médicale de Touba. Dans les semaines à venir, il sera procédé à la pose de la première pierre d’un nouveau poste de santé à Ndame Al Azhar.

Mamadou DIEYE

 

La région de Kaolack a enregistré un flux migratoire négatif avec beaucoup plus de personnes quittant le territoire par rapport à celles qui se sont installées dans la zone. C’est ce qui ressort d’une enquête initiée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) dont les résultats ont fait l’objet d’un partage au cours d’un atelier à la gouvernance de la localité.

Jadis terre d’accueil de migrants venus du Sénégal et de la sous-région du fait notamment de la culture de rente de l’arachide, la région de Kaolack, cœur du bassin arachidier, a perdu de son attractivité économique. Une situation en partie responsable de la baisse des flux migratoires vers cette région centrale. Un phénomène illustré par les résultats de l’enquête initiée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) et qui ont fait l’objet d’un atelier de partage à la gouvernance de la localité. « Dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire, le gouvernement du Sénégal a projeté d’élaborer un plan national d’aménagement et de développement des territoires. Il ressort du diagnostic établi en amont que le flux migratoire est négatif pour la région de Kaolack par rapport aux migrants qui quittent Kaolack pour d’autres lieux », a indiqué le directeur général de l’agence gouvernementale à l’issue de la rencontre présidée par le gouverneur de Kaolack. Expliquant les raisons de ce recul, le Dg l’Anat a mis en cause la salinisation des sols entraînant une baisse des productions notamment de la culture de rente de l’arachide dont la région est la principale productrice. Conséquence : Kaolack perd du terrain au profit de certaines zones comme la franche côtière à l’instar de Dakar et Mbour. Un tableau peu reluisant des flux migratoires qui doit servir à réorienter les projets de développement et les investisseurs dans des secteurs porteurs d’avenir. « Les objectifs du plan national d’aménagement et de développement du territoire sont de bien structurer les espaces, de proposer des infrastructures de qualité et d’appuyer la production et la mise en place d’équipements adéquats. Le Pnadt va aider la région à identifier ses ressources, à mieux les exploiter et de manière durable », a ajouté Mamadou Djigo devant les membres du Comité régional de développement (Crd). L’avènement de projets structurants dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) comme l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein) ou le Port sec de Mbandacoune pourraient, selon certains intervenants, inverser la tendance et faire renouer la région avec son attractivité d’antan. Al Hassan Sall, le chef de l’exécutif régional a, du reste, invité les acteurs régionaux à tirer profit des résultats du bilan diagnostic établi dans le cadre du Pnadt pour identifier les contraintes qui limitent l’attractivité du territoire régional et formuler des stratégies pour rendre Kaolack plus attractive et en faire une terre d’accueil de migrants.

Elimane FALL

 

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal s’est rendu à Kolda jeudi pour visiter des structures sanitaires et scolaires qui bénéficient de l’appui de l’Usaid.

Le programme Gold va investir environ 11 milliards de FCfa dans quatre régions du Sénégal dont celle de Kolda. La révélation a été faite jeudi, à Kolda, par Son Excellence l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Tulinabo Mushingi, lors d’une visite d’une école à Saré Souma, un village situé dans la commune de Bagadadji où l’Usaid a construit deux salles de classe pour un coût de 14 millions de FCfa dans le cadre du Programme Gold. Le montant de la contribution de la commune s’élève à 4 millions de FCfa. L’Agence américaine pour le développement international ne compte cependant pas s’arrêter en si bon chemin. Elle prévoit de construire deux autres salles de classe dans une autre localité. Au total, l’Usaid a injecté 40 millions de FCfa dans la commune de Bagadadji dans le cadre de la mise en œuvre du programme Gold.  « Je suis très content de constater qu’ici, à Bagadadji, la population s’est investie elle-même. Il y a beaucoup de partenaires dont les Etats-Unis d’Amérique et nous tous essayons de jouer notre partition. Mais, c’est votre gouvernement qui trace la politique de décentralisation qui est une politique dont le but est de donner un peu de pouvoir aux collectivités locales pour gérer les services généraux au sein de la collectivité », déclare Son Excellence Tulinabo Mushingi. Il réaffirme l’engagement des Etats-Unis d’Amérique à accompagner le peuple et le gouvernement du Sénégal pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés tout en insistant sur la corrélation entre paix et développement. Le diplomate américain a visité, dans la matinée, une unité de traitement ambulatoire (Uta) pour le dépistage, le traitement et la prise en charge du Vih/Sida. Ce centre offre également des traitements pour la malnutrition et les maladies chroniques.

Pour le maire de Bagadadji, Massiré Touré, l’appui de l’Usaid à sa commune dans le cadre du renforcement de la gouvernance locale a été bénéfique à plus d’un titre. Il a permis à la municipalité de mener une campagne de sensibilisation des populations sur l’importance de s’acquitter de leur impôt. Ce qui lui a permis de renflouer ses caisses qui atteignaient à peine les 150 000 FCfa par an. Les recettes fiscales de la mairie sont passées à 4 millions de FCfa en l’espace de quelques mois seulement.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Jadis village de la communauté rurale de Sindia, Somone est devenue commune en 2008. Elle a le mérite d’être l’une des rares collectivités locales à redynamiser le Comité consultatif des femmes mis en place par les pouvoirs publics. Cette structure qui fédère les différentes associations de femmes est conviée aux débats d’orientation budgétaire, mais elle n’y joue pas un grand rôle, laissant les commandes au maire.

Pour mettre la main sur elle, il faut s’armer de patience et faire preuve de persévérance. Présidente du Comité consultatif des femmes de Somone, Aby Diakhaté Ndiéguène, touche à tout. Avec cette structure, la Maison de la femme, ses activités privées, etc., elle est femme à tout faire. Quand on parvient à lui mettre la main dessus, c’est avec un brin de sourire et des excuses qu’elle lâche : « J’avais une petite réunion avec le secrétaire municipal… ». Instruite en arabe, l’esprit subtil, c’est sur elle aussi qu’a convergé la confiance de ses paires lorsqu’il s’est agi de mettre en place la Maison de la femme de Somone qui fédère les différentes associations féminines. « J’étais assise au fond de la salle parce que je faisais partie des dernières venues. Mais quand on a demandé "Qui est intéressée par le poste de président ?" tout le monde m’a pointée du doigt. J’étais réticente. Je m’en suis ensuite ouverte à mon père qui m’a simplement dit : C’est toi qui a appris dans le Coran qu’aimer sa cité est une façon d’adorer Dieu, non ? Ses propos sonnent encore dans mes oreilles », lance-t-elle sous son voile qui dégage son visage.

Des propos qui ne lui laissaient pas des voies de refus. Aby Diakhaté Ndiéguène, en plus de la Maison de la femme, pilote ainsi le Comité consultatif des femmes dont la mission est de mieux impliquer celles-ci dans la gestion de la collectivité locale en portant leur voix dans les débats d’orientation budgétaire. « Il n’existe pas un Comité consultatif pour les hommes. C’est une discrimination positive qui a pour objet de mieux engager les femmes dans les affaires de la cité. On procède ainsi depuis 2009 », explique le maire Boucar Sadj. Les sessions budgétaires sont publiques. Toutes les associations et organisations de la commune y sont invitées. « On s’attache même les services d’un crieur public qui fait passer l’information partout dans la commune. Des invitations écrites sont également adressées à toutes les associations et organisations du coin. Dans les débats, la parole est à qui veut la prendre. Les uns posent des questions, les autres font des contributions. Puis on fait la synthèse avec l’appui des commissions techniques : environnement, santé, éducation, etc. C’est ce qui donne les grandes lignes de ce que sera le budget », explique M. Sadji.  Avec ce Comité consultatif, les femmes disposent d’un espace pour organiser leur participation à la gestion de la cité, mais celle-ci ne satisfait pas tout le monde. Conseillère municipale, vendeuse d’objets d’art au village artisanal, Aminata Sadji ne cache pas ses récriminations.

Des voix discordantes
Le grief principal qu’elle porte reste lié à la réserve communautaire de Somone qui constitue l’une des principales sources de subsistance des femmes. Créée en 1999, cette première réserve communautaire au Sénégal a commencé à changer le visage de la commune et à impacter la vie des populations au plan social et économique. En plus de régénérer les ressources halieutiques et de renforcer les activités touristiques, elle contribue à l’emploi des femmes. Une cinquantaine d’entre elles s’activent ainsi dans la culture d’huitres. Mais, regrette Mme Sadji, « le Conseil municipal ne veut pas qu’on en parle. A chaque fois que tu poses la problématique de la réserve dans les réunions consacrées au budget, on te dit que ce n’est pas à l’ordre du jour ». Dans la commune, d’aucuns auraient aimé que le site soit protégé de l’empiètement de certains hôteliers qui rêvent de s’installer le plus près possible. En plus de poser les questions liées à l’affectation des recettes.

Par-ci par-là
Somone est l’un des sites touristiques les plus prisés du Sénégal. Le long de la route principale qui traverse la commune, visiteurs et touristes sont attablés aux terrasses des restaurants.  
Par-ci par-là, on tombe sur des espaces de vente d’œuvres d’art. A l’instar d’Aminata Sadji, nombre de femmes se sont lancées dans ce secteur. D’autres s’investissent dans l’exploitation des ressources tirées de la réserve naturelle de la commune. Vice-présidente du Comité de gestion de cette réserve et pionnière dans la restauration de la mangrove à Somone, Aby Ndoye pense qu’une meilleure politique municipale aurait permis à la commune d’aller vers un développement plus inclusif. Mais « la mairie se sert plutôt de nous. Jusqu’à 10 % des recettes du Comité de gestion sont versés aux mairies de Sindia et de Somone », dénonce-t-elle. Le président du comité, Saliou Mbodj, complète la clé de répartition pour révéler que « 20 % des recettes générées sont dédiés à la motivation des éco gardes, 40 % sont destinés à l’aménagement et à l’entretien de la plage pour rendre attrayant le milieu et  10 % sont donnés aux agents des eaux et forêts. Les femmes se retrouvent avec 20 % pour le financement de leurs projets ».

Le maire Boucar Sadji valide cette répartition mais mentionne que la commune est restée longtemps sans voir la couleur de cet argent.

Mme Aminata Sadji aurait aussi aimé que la mairie adopte une attitude plus « positive » à l’endroit des occupants du village artisanal qui ont été déplacés du domaine des hôtels vers un lieu où les vendeurs « ne voient même pas l’ombre d’un touriste. Ici on peut rester du matin au soir sans voir de clients parce que l’endroit est très isolé alors que là où nous étions, les choses marchaient bien ». Mais devant ces frustrations qu’elle égrène, le maire ne manque pas d’arguments. « Le village artisanal était dans le domaine d’un hôtel et les vendeurs ne payaient rien », explique-t-il.

Mais ces critiques ne déparent pas le tableau que les femmes dessinent pour leur maire. « Il ne nous oublie jamais. Il connaît nos préoccupations et s’attèle à les satisfaire tous les jours. Nous n’avons même plus besoin de les lui dire», loue Fatou Diakhaté. Conseillère municipale et présidente de la section féminine de la commune, elle soutient que « le maire (leur) donne toujours ce qui (leur) revient de droit avant même qu’on ne le lui demande. C’est pourquoi lors des débats d’orientation budgétaire, on n’entend pas beaucoup les femmes », confie-t-elle.  

subvention annuelle
La présidente du Comité consultatif des femmes, Aby Diakhaté Ndiéguène,  corrobore. Pour elle, si les femmes de Somone sont aujourd’hui fortes, c’est grâce à l’appui de la mairie. « Toutes nos formations ont été financées par l’institution municipale. C’est la commune qui nous a payé le matériel avec lequel nous avons débuté nos activités à la Maison de la femme, en plus de l’enveloppe de 2 millions qu’elle nous donne chaque année pour mener des activités génératrices de revenus », soutient-elle.

Cette subvention annuelle de 2 millions de francs allouée au Comité consultatif permet de consentir des prêts aux structures de femmes. Engagées dans la transformation des fruits, légumes et céréales à la Maison de la femme, les revenus qu’elles en tirent leur offrent de quoi faire face aux échéances de leur dette. Les prêts tournent autour de 40.000 FCfa et les remboursements échelonnés sur quatre mois.

Chaque jour les bénéficiaires remboursent 1100 F. Mais les fonds servent au-delà de ces prêts. « Nous aidons pour l’inscription des élèves dont les parents sont démunis », confie Aby Diakhaté Ndiéguène. Le maire ajoute : « A travers ces activités les femmes s’épanouissent et s’impliquent davantage dans le développement local ».

Reportage de Ndiol Maka SECK



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