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Régions (1601)

La maison de la femme de la commune de Ndiarème Limamou Laye a été inaugurée en présence de nombreuses autorités administratives et coutumières.

D’un coût de 30 millions de FCfa, la maison de la femme de Ndiarème Limamou Laye a été construite sur fonds propres par ladite commune et constitue un cadre où les femmes de cette localité pourront se retrouver et échanger sur les problèmes qui les concernent. Elles peuvent également y recevoir des formations et contribuer ainsi au développement socio-économique du département de Guédiawaye voire du Sénégal.

C'est aussi un lieu de création d'activités génératrices de revenus qui contribuent efficacement au renforcement du pouvoir économique des femmes et indirectement à la stabilité de leurs familles et de leur communauté. Au cours de la cérémonie d’inauguration, le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye a extériorisé tout son attachement aux femmes. Un sentiment matérialisé par la réalisation de ce bijou qui représente un outil de promotion économique des femmes de Guédiawaye et celles de Ndiarème Limamou Laye en particulier. Conseillère technique numéro un de la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ndèye Astou Diouf considère que la maison de la femme est un instrument de promotion économique et sociale de la gent féminine. « En la construisant, vous vous êtes embarqués dans la voie la plus sûre vers l'éradication de la pauvreté, la croissance inclusive parce que toutes les femmes y sont représentées et en cela on tend vers l'émergence de la communauté », a déclaré Ndèye Astou Diouf. Elle a exprimé la volonté du  ministre de la Femme à accompagner les femmes de la commune de Ndiarème Limamou Laye dans la mission que le chef de l'Etat lui a confiée.

Préfet de Guédiawaye, Chérif Blondin Ndiaye considère que la réalisation de cette maison de la femme s’inscrit dans les politiques du gouvernement du Sénégal telles que l'autonomisation des femmes du département et de la commune. « A travers cet outil, nous allons davantage outiller les femmes du département de Guédiawaye et celles de la commune de Ndiarème Limamou Laye », a-t-il souligné.

Le préfet de Guédiawaye a salué l’engagement pris par la représentante de la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre d’accompagner les femmes. Il  l’a  cependant invitée à s’y atteler en étroite collaboration avec les services techniques du département qui ont en charge d’encadrer ces genres d’initiatives.

Abdou DIOP

 

Les autorités administratives ont organisé une rencontre avec tous les acteurs de la région en vue de juger l’état d’exécution des décisions prises lors du conseil des ministres décentralisé qui s’était tenu dans la ville. Au sortir de cette rencontre, Alioune Aïdara Niang, gouverneur de Saint-Louis, a jugé les réalisations satisfaisantes.

La région de Saint-Louis ouvre le bal et se conforme au vœu du chef de l’Etat, Macky Sall, qui avait demandé lors d’une rencontre avec les ministres le 4 octobre 2017, de faire le point sur les programmes recensés lors des conseils des ministres décentralisés. C’est dans ce sens que le gouverneur Alioune Aïdara Niang a réuni tous les responsables de l’administration déconcentrée, des projets et autres pour faire le point. Ainsi, fait-il noter, « sur les 33 mesures prises lors du conseil des ministres décentralisés, 22 programmes dont nous avons les données ont été listés pour un besoin financier de 284 milliards de FCfa en 2016 ». Il a également soutenu que sur ces 22 projets, 264 milliards de FCfa ont été mobilisés pour leur exécution, 13 sont totalement terminés, certains sont en cours d’exécution. Pour cette présente évaluation, le gouverneur a souligné que le déroulé de ces 33 mesures est encourageant avec une progression de 20 %. Cette réunion était une occasion de cadrer les interventions faites dans la région, avec les axes stratégiques du Pse.

Dans ce volet, Alioune Aïdara Niang est revenu sur les 118 projets qui sont déroulés dans la région dont 80 sont ceux de l’Etat, pour un montant total de 480 milliards de FCfa et 21 programmes des collectivités territoriales pour 16 milliards de FCfa ; ce qui fait un total de plus de 422 milliards de FCfa. Dans un autre registre, le gouverneur a émis le vœu de déterminer, lors d’une enquête, le poids de la région dans le Pib.

En effet, ajoute-t-il, « dans la vallée, les différents agrobusiness exploitants mis en association pèsent plus de 650 milliards de FCfa ; et quand on y adjoint les 480 milliards de FCfa des programmes, nous voyons que Saint-Louis est la région la plus dynamique après Dakar, avec une capacité de plus de 1.000 milliards de FCfa ».

A. M. NDAW

La commune de Kolda a abrité, mardi, un atelier interrégional de lancement du projet généralisation de la certification citoyenne. Il est organisé par le Forum civil en partenariat avec l’Association des maires du Sénégal (Ams).

Le Programme de généralisation de la certification citoyenne aux communes du Sénégal pour l’axe sud a été officiellement lancé par le Forum civil en partenariat avec l’Association des maires du Sénégal (Ams) à Kolda mardi dernier. Il est financé par l’Union européenne pour un montant d’un million d’Euros et une durée de deux ans. Cinquante collectivités locales dont 7 dans l’axe sud qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, vont bénéficier de ce projet. « Dans le Code général des collectivités locales, même si nous avons un principe de participation citoyenne, jusqu’à présent les modalités de mise en œuvre de cette participation citoyenne ne sont pas encore effectifs. Vu tous ces constats, nous sommes engagés à construire pour renforcer davantage les acteurs au niveau local avec un outil qu’on appelle la certification citoyenne, c’est-à-dire comment le citoyen construit avec son élu un espace de dialogue permanent pour renforcer davantage le dialogue, la gouvernance, la meilleure gestion mais aussi l’efficacité dans l’offre du service public », déclare Madame Mbengue Docteur Binette Ndiaye, responsable dudit projet et membre du Forum civil.

Cet atelier de lancement a également servi de prétexte au Forum civil pour procéder à la signature des conventions avec les communes partenaires. Il s’agit notamment d’Adéane, de Sakar, de Marsassoum, de Suelle, de Dioulacolon, de Médina Chérif et de Diaobé-Kabendou. Il faut dire que les maires n’ont aucune contrainte à se soumettre à la certification citoyenne. 

L’adhésion se fait sur la base du volontariat. Mais certains semblent encore trainer les pieds. « Nous remercions l’Union européenne qui nous a permis d’avoir ce financement de certification citoyenne. Elle nous a mis en rapport avec le Forum civil qui a une expérience avérée en la matière. Il faut rappeler que le Forum civil a déjà fait la certification de 75 collectivités locales à travers le Sénégal ; donc nous sommes très contents de travailler avec lui tout en remerciant l’Union européenne ».   

Mamadou Aliou DIALLO

 

Abdou Lahat Kâ, le maire de la commune de Touba Mosquée, a procédé, samedi dernier, à la pose de la première pierre de deux postes de santé dans les localités de Kairé Mbaye et Mbacké Bari « Taysir » à Boukhatoul Moubarak.

Deuxième ville du pays par sa forte démographie, la commune de Touba Mosquée compte 29 postes de santé à ce jour. Ces deux postes de santé qui seront inaugurés dans six mois, selon l’entrepreneur, s’ajouteront aux six postes déjà réalisés par le maire Abdou Lahad Kâ en quatre ans d’exercice. Ces deux infrastructures d’une valeur de près de 190 millions de FCfa ont été prévues dans le budget 2017 de la commune de Touba Mosquée. Le maire a, à cet effet, rendu un vibrant hommage à la population. Les autorités communales, religieuses et coutumières des deux localités ciblées ont favorablement accueilli les projets.

A Kairé Mbaye, situé à 16 kilomètres de la grande mosquée, Serigne Ndiaga Mbaye et les populations ont massivement assisté à la cérémonie de pose de première pierre et magnifié les actes posés par l’institution municipale et l’édile de la ville de Touba. A Boukhatoul Moubarak, à 13 kilomètres de la grande mosquée, Serigne Khadim Mbacké ibn Serigne Cheikh Sidy Mokhtar et Serigne Saliou Dieng, chef du village, en compagnie des populations locales, ont accueilli la délégation. De part et d’autre, les difficultés d’accès au poste de santé ont été évoquées et les populations piaffent d’impatience de voir le démarrage effectif des postes de santé. L’entrepreneur Serigne Khadim Dème, sur insistance du maire, compte réaliser ces infrastructures avant l’hivernage. A en croire ses propos, Il y aura trois composantes dans les blocs, notamment un dispensaire, une maternité et un logement pour l’Icp (Infirmier chef de poste) et pour la sage-femme, un mur de clôture de 50 m2 à réaliser avant l’hivernage. Serigne Mame Mbaye Niang, président de la commission santé de la commune de Touba, a évoqué la nécessité pour les populations de finir au plus vite la construction des infrastructures. Toutefois, il a fait savoir l’érection par les autorités sanitaires de quatre postes de santé en un centre de santé dans les localités de Darou Tanzil, Darou Marnane, Touba 28, Keur Niang. Cette politique, fait-il savoir, vise une plus grande performance envers les populations.

Le maire, qui a prévu dans son budget, la réalisation de deux postes de santé par an, a par ailleurs dit sa volonté de communiquer davantage concernant les réalisations de l’institution municipale car, affirme-t-il, il y a d’autres localités ciblées dans la cartographie médicale de Touba. Dans les semaines à venir, il sera procédé à la pose de la première pierre d’un nouveau poste de santé à Ndame Al Azhar.

Mamadou DIEYE

 

La région de Kaolack a enregistré un flux migratoire négatif avec beaucoup plus de personnes quittant le territoire par rapport à celles qui se sont installées dans la zone. C’est ce qui ressort d’une enquête initiée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) dont les résultats ont fait l’objet d’un partage au cours d’un atelier à la gouvernance de la localité.

Jadis terre d’accueil de migrants venus du Sénégal et de la sous-région du fait notamment de la culture de rente de l’arachide, la région de Kaolack, cœur du bassin arachidier, a perdu de son attractivité économique. Une situation en partie responsable de la baisse des flux migratoires vers cette région centrale. Un phénomène illustré par les résultats de l’enquête initiée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) et qui ont fait l’objet d’un atelier de partage à la gouvernance de la localité. « Dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire, le gouvernement du Sénégal a projeté d’élaborer un plan national d’aménagement et de développement des territoires. Il ressort du diagnostic établi en amont que le flux migratoire est négatif pour la région de Kaolack par rapport aux migrants qui quittent Kaolack pour d’autres lieux », a indiqué le directeur général de l’agence gouvernementale à l’issue de la rencontre présidée par le gouverneur de Kaolack. Expliquant les raisons de ce recul, le Dg l’Anat a mis en cause la salinisation des sols entraînant une baisse des productions notamment de la culture de rente de l’arachide dont la région est la principale productrice. Conséquence : Kaolack perd du terrain au profit de certaines zones comme la franche côtière à l’instar de Dakar et Mbour. Un tableau peu reluisant des flux migratoires qui doit servir à réorienter les projets de développement et les investisseurs dans des secteurs porteurs d’avenir. « Les objectifs du plan national d’aménagement et de développement du territoire sont de bien structurer les espaces, de proposer des infrastructures de qualité et d’appuyer la production et la mise en place d’équipements adéquats. Le Pnadt va aider la région à identifier ses ressources, à mieux les exploiter et de manière durable », a ajouté Mamadou Djigo devant les membres du Comité régional de développement (Crd). L’avènement de projets structurants dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) comme l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein) ou le Port sec de Mbandacoune pourraient, selon certains intervenants, inverser la tendance et faire renouer la région avec son attractivité d’antan. Al Hassan Sall, le chef de l’exécutif régional a, du reste, invité les acteurs régionaux à tirer profit des résultats du bilan diagnostic établi dans le cadre du Pnadt pour identifier les contraintes qui limitent l’attractivité du territoire régional et formuler des stratégies pour rendre Kaolack plus attractive et en faire une terre d’accueil de migrants.

Elimane FALL

 

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal s’est rendu à Kolda jeudi pour visiter des structures sanitaires et scolaires qui bénéficient de l’appui de l’Usaid.

Le programme Gold va investir environ 11 milliards de FCfa dans quatre régions du Sénégal dont celle de Kolda. La révélation a été faite jeudi, à Kolda, par Son Excellence l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Tulinabo Mushingi, lors d’une visite d’une école à Saré Souma, un village situé dans la commune de Bagadadji où l’Usaid a construit deux salles de classe pour un coût de 14 millions de FCfa dans le cadre du Programme Gold. Le montant de la contribution de la commune s’élève à 4 millions de FCfa. L’Agence américaine pour le développement international ne compte cependant pas s’arrêter en si bon chemin. Elle prévoit de construire deux autres salles de classe dans une autre localité. Au total, l’Usaid a injecté 40 millions de FCfa dans la commune de Bagadadji dans le cadre de la mise en œuvre du programme Gold.  « Je suis très content de constater qu’ici, à Bagadadji, la population s’est investie elle-même. Il y a beaucoup de partenaires dont les Etats-Unis d’Amérique et nous tous essayons de jouer notre partition. Mais, c’est votre gouvernement qui trace la politique de décentralisation qui est une politique dont le but est de donner un peu de pouvoir aux collectivités locales pour gérer les services généraux au sein de la collectivité », déclare Son Excellence Tulinabo Mushingi. Il réaffirme l’engagement des Etats-Unis d’Amérique à accompagner le peuple et le gouvernement du Sénégal pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés tout en insistant sur la corrélation entre paix et développement. Le diplomate américain a visité, dans la matinée, une unité de traitement ambulatoire (Uta) pour le dépistage, le traitement et la prise en charge du Vih/Sida. Ce centre offre également des traitements pour la malnutrition et les maladies chroniques.

Pour le maire de Bagadadji, Massiré Touré, l’appui de l’Usaid à sa commune dans le cadre du renforcement de la gouvernance locale a été bénéfique à plus d’un titre. Il a permis à la municipalité de mener une campagne de sensibilisation des populations sur l’importance de s’acquitter de leur impôt. Ce qui lui a permis de renflouer ses caisses qui atteignaient à peine les 150 000 FCfa par an. Les recettes fiscales de la mairie sont passées à 4 millions de FCfa en l’espace de quelques mois seulement.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Jadis village de la communauté rurale de Sindia, Somone est devenue commune en 2008. Elle a le mérite d’être l’une des rares collectivités locales à redynamiser le Comité consultatif des femmes mis en place par les pouvoirs publics. Cette structure qui fédère les différentes associations de femmes est conviée aux débats d’orientation budgétaire, mais elle n’y joue pas un grand rôle, laissant les commandes au maire.

Pour mettre la main sur elle, il faut s’armer de patience et faire preuve de persévérance. Présidente du Comité consultatif des femmes de Somone, Aby Diakhaté Ndiéguène, touche à tout. Avec cette structure, la Maison de la femme, ses activités privées, etc., elle est femme à tout faire. Quand on parvient à lui mettre la main dessus, c’est avec un brin de sourire et des excuses qu’elle lâche : « J’avais une petite réunion avec le secrétaire municipal… ». Instruite en arabe, l’esprit subtil, c’est sur elle aussi qu’a convergé la confiance de ses paires lorsqu’il s’est agi de mettre en place la Maison de la femme de Somone qui fédère les différentes associations féminines. « J’étais assise au fond de la salle parce que je faisais partie des dernières venues. Mais quand on a demandé "Qui est intéressée par le poste de président ?" tout le monde m’a pointée du doigt. J’étais réticente. Je m’en suis ensuite ouverte à mon père qui m’a simplement dit : C’est toi qui a appris dans le Coran qu’aimer sa cité est une façon d’adorer Dieu, non ? Ses propos sonnent encore dans mes oreilles », lance-t-elle sous son voile qui dégage son visage.

Des propos qui ne lui laissaient pas des voies de refus. Aby Diakhaté Ndiéguène, en plus de la Maison de la femme, pilote ainsi le Comité consultatif des femmes dont la mission est de mieux impliquer celles-ci dans la gestion de la collectivité locale en portant leur voix dans les débats d’orientation budgétaire. « Il n’existe pas un Comité consultatif pour les hommes. C’est une discrimination positive qui a pour objet de mieux engager les femmes dans les affaires de la cité. On procède ainsi depuis 2009 », explique le maire Boucar Sadj. Les sessions budgétaires sont publiques. Toutes les associations et organisations de la commune y sont invitées. « On s’attache même les services d’un crieur public qui fait passer l’information partout dans la commune. Des invitations écrites sont également adressées à toutes les associations et organisations du coin. Dans les débats, la parole est à qui veut la prendre. Les uns posent des questions, les autres font des contributions. Puis on fait la synthèse avec l’appui des commissions techniques : environnement, santé, éducation, etc. C’est ce qui donne les grandes lignes de ce que sera le budget », explique M. Sadji.  Avec ce Comité consultatif, les femmes disposent d’un espace pour organiser leur participation à la gestion de la cité, mais celle-ci ne satisfait pas tout le monde. Conseillère municipale, vendeuse d’objets d’art au village artisanal, Aminata Sadji ne cache pas ses récriminations.

Des voix discordantes
Le grief principal qu’elle porte reste lié à la réserve communautaire de Somone qui constitue l’une des principales sources de subsistance des femmes. Créée en 1999, cette première réserve communautaire au Sénégal a commencé à changer le visage de la commune et à impacter la vie des populations au plan social et économique. En plus de régénérer les ressources halieutiques et de renforcer les activités touristiques, elle contribue à l’emploi des femmes. Une cinquantaine d’entre elles s’activent ainsi dans la culture d’huitres. Mais, regrette Mme Sadji, « le Conseil municipal ne veut pas qu’on en parle. A chaque fois que tu poses la problématique de la réserve dans les réunions consacrées au budget, on te dit que ce n’est pas à l’ordre du jour ». Dans la commune, d’aucuns auraient aimé que le site soit protégé de l’empiètement de certains hôteliers qui rêvent de s’installer le plus près possible. En plus de poser les questions liées à l’affectation des recettes.

Par-ci par-là
Somone est l’un des sites touristiques les plus prisés du Sénégal. Le long de la route principale qui traverse la commune, visiteurs et touristes sont attablés aux terrasses des restaurants.  
Par-ci par-là, on tombe sur des espaces de vente d’œuvres d’art. A l’instar d’Aminata Sadji, nombre de femmes se sont lancées dans ce secteur. D’autres s’investissent dans l’exploitation des ressources tirées de la réserve naturelle de la commune. Vice-présidente du Comité de gestion de cette réserve et pionnière dans la restauration de la mangrove à Somone, Aby Ndoye pense qu’une meilleure politique municipale aurait permis à la commune d’aller vers un développement plus inclusif. Mais « la mairie se sert plutôt de nous. Jusqu’à 10 % des recettes du Comité de gestion sont versés aux mairies de Sindia et de Somone », dénonce-t-elle. Le président du comité, Saliou Mbodj, complète la clé de répartition pour révéler que « 20 % des recettes générées sont dédiés à la motivation des éco gardes, 40 % sont destinés à l’aménagement et à l’entretien de la plage pour rendre attrayant le milieu et  10 % sont donnés aux agents des eaux et forêts. Les femmes se retrouvent avec 20 % pour le financement de leurs projets ».

Le maire Boucar Sadji valide cette répartition mais mentionne que la commune est restée longtemps sans voir la couleur de cet argent.

Mme Aminata Sadji aurait aussi aimé que la mairie adopte une attitude plus « positive » à l’endroit des occupants du village artisanal qui ont été déplacés du domaine des hôtels vers un lieu où les vendeurs « ne voient même pas l’ombre d’un touriste. Ici on peut rester du matin au soir sans voir de clients parce que l’endroit est très isolé alors que là où nous étions, les choses marchaient bien ». Mais devant ces frustrations qu’elle égrène, le maire ne manque pas d’arguments. « Le village artisanal était dans le domaine d’un hôtel et les vendeurs ne payaient rien », explique-t-il.

Mais ces critiques ne déparent pas le tableau que les femmes dessinent pour leur maire. « Il ne nous oublie jamais. Il connaît nos préoccupations et s’attèle à les satisfaire tous les jours. Nous n’avons même plus besoin de les lui dire», loue Fatou Diakhaté. Conseillère municipale et présidente de la section féminine de la commune, elle soutient que « le maire (leur) donne toujours ce qui (leur) revient de droit avant même qu’on ne le lui demande. C’est pourquoi lors des débats d’orientation budgétaire, on n’entend pas beaucoup les femmes », confie-t-elle.  

subvention annuelle
La présidente du Comité consultatif des femmes, Aby Diakhaté Ndiéguène,  corrobore. Pour elle, si les femmes de Somone sont aujourd’hui fortes, c’est grâce à l’appui de la mairie. « Toutes nos formations ont été financées par l’institution municipale. C’est la commune qui nous a payé le matériel avec lequel nous avons débuté nos activités à la Maison de la femme, en plus de l’enveloppe de 2 millions qu’elle nous donne chaque année pour mener des activités génératrices de revenus », soutient-elle.

Cette subvention annuelle de 2 millions de francs allouée au Comité consultatif permet de consentir des prêts aux structures de femmes. Engagées dans la transformation des fruits, légumes et céréales à la Maison de la femme, les revenus qu’elles en tirent leur offrent de quoi faire face aux échéances de leur dette. Les prêts tournent autour de 40.000 FCfa et les remboursements échelonnés sur quatre mois.

Chaque jour les bénéficiaires remboursent 1100 F. Mais les fonds servent au-delà de ces prêts. « Nous aidons pour l’inscription des élèves dont les parents sont démunis », confie Aby Diakhaté Ndiéguène. Le maire ajoute : « A travers ces activités les femmes s’épanouissent et s’impliquent davantage dans le développement local ».

Reportage de Ndiol Maka SECK



Les acteurs territoriaux ont évalué, le week-end dernier, à Saly-Portudal, la pertinence, l’efficacité et l’efficience de l’utilisation des ressources financières allouées aux collectivités locales pour l’exercice 2014. Cette rencontre de deux jours a permis de recueillir leurs avis et observations sur le pré-rapport réalisé à cet effet et de l’améliorer avant de le soumettre aux autorités.

Depuis quelques années, l’État du Sénégal a défini des mécanismes de financement parmi lesquels les Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd), le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl), le Budget consolidé d’investissement décentralisé, les ressources propres aux collectivités locales et celles issues de la coopération avec des partenaires au développement pour permettre aux collectivités locales d’exercer les compétences qui leur sont transférées. Et pour mieux cerner l’utilisation de ces fonds, l’État a confié à l’Agence de développement local (Adl) la charge d’assurer le suivi-évaluation de l’utilisation de ces dits fonds. C’est ainsi que l’Adl a réalisé en 2016 une étude sur la répartition et l’utilisation des ressources financières transférées par l’État aux collectivités locales, notamment le Fdd et le Fecl. Cette étude portant sur un échantillon de 125 collectivités locales réparties selon leur ordre et catégorie sur l’étendue du territoire national vise à avoir une meilleure lisibilité de l’utilisation des ressources financières des collectivités locales et surtout d’apprécier leur volume en rapport avec les compétences transférées, mais aussi la pertinence, l’efficacité et l’efficience de leur utilisation.

Le secrétaire général du ministère de la Gouvernance territoriale a salué les efforts considérables réalisés ces dernières années par le gouvernement et qui se sont traduits par l’accroissement significatif du Fdd, du Fecl et du Bci décentralisé. Étienne Turpin a souligné l’absence de lisibilité sur l’utilisation de ces ressources. « Cela pose un problème d’efficacité et de transparence », a-t-il indiqué. Selon lui, cette situation est exacerbée par l’absence d’une cartographie complète et d’un suivi régulier des investissements dans les collectivités territoriales au moment ou se pose encore la problématique de la répartition équitable des ressources entre les différentes collectivités territoriales. 

Évaluation des ressources
« Le besoin d’efficacité nous commande d’évoluer dans notre manière de gérer les fonds transférés par l’État aux collectivités territoriales ; d’où l’importance de ce travail réalisé par l’Adl  qui, désormais, compte, en rapport avec toutes les parties prenantes, assurer chaque année le suivi de l’évaluation des ressources des collectivités locales afin de mettre à la disposition du Conseil national de développement des collectivités locales (Cndcl) un rapport qui lui servira d’outil d’aide à la prise de décision », a-t-il soutenu.

En outre, a relevé M. Turpin, les nombreuses constatations faites sur l’utilisation du Fdd, du Fecl et des ressources propres aux collectivités locales ont fait ressortir d’importantes recommandations qui ont été adressées aux exécutifs locaux et à leurs associations, au ministère de la Gouvernance territoriale et à celui de l’Économie ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers.

Le représentant l’Association des maires du Sénégal, Cheikhna Camara, maire de la commune de Balou dans le département de Bakel, a souligné l’importance accordée par les élus à ce rapport. Cet atelier, a-t-il dit, leur permettra de discuter de leurs préoccupations centrées essentiellement sur les Fdd et le Fecl et d’évaluer ce qui a été dit, écrit et fait avec l’Acte 3 de la décentralisation.

Ibrahima Djité, représentant de l’Union de l’association des élus locaux (Uael), a abondé dans le même sens.

Cet atelier, a-t-il noté, permettra d’identifier les changements intervenus avec l’Acte 3 de la décentralisation, mais aussi d’identifier les failles pour trouver des solutions. « C’est dans ce sens que nous avons apprécié cette démarche novatrice parce que devant relever les manquements tant dans l’utilisation que dans la répartition. Ces manquements doivent faire l’objet de correction », a dit M. Djité. Selon lui, ce rapport, une fois validé, ne doit pas être rangé dans les tiroirs.

Pour Malal Camara, cette étude est une mission spécifique que l’État a confiée à l’Adl. Il fallait, selon le directeur général de l’Adl, suivre l’utilisation des ressources transférées aux collectivités locales.

Utilisation des fonds
« Les mécanismes de financement qui ont été mis en place depuis 1996 ont permis à l’Etat de leur transférer beaucoup de milliards. Cela peut paraître insuffisant, mais il faudrait, par souci de transparence, d’efficacité et d’efficience, suivre l’utilisation de ces fonds et voir ce que les collectivités en ont fait », a indiqué M. Camara, précisant que cette étude a été réalisée avec toutes les parties prenantes. « Nous sommes aujourd’hui au stade de pré-rapport. Les acteurs vont l’enrichir et nous allons faire les propositions à la tutelle technique qui va également mettre ses intrants et, à partir de là, on aura un document qu’on pourra présenter aux autorités du Sénégal », a fait savoir Malal Camara qui a remercié le ministre qui « a fait le portage politique pour la réalisation de ce document ».

S. O. FALL

La première édition de « Café communal », initiée par la commune de Gueule Tapée-Fass-Colobane, s’est tenue avant-hier à la Place du Souvenir africain. La rencontre a permis au maire Ousmane Ndoye d’encourager les jeunes de sa commune à faire de l’auto-emploi.

Dans toutes les analyses et réflexions sur l’avenir du Sénégal, la question de l’emploi est souvent citée comme un enjeu fondamental autour duquel devra se construire un large consensus. Avec le taux de chômage qui s’accroît de plus en plus, le maire de Gueule Tapée-Fass-Colobane a révélé, que chaque année, plus de 300. 000 nouveaux demandeurs d’emploi arrivent sur le marché. « Alors que notre pays ne peut garantir, pour l’heure, qu’environ 40 000 emplois par an. Si la révolution des technologies de l’information et de la communication contribue à juguler cette bombe sociale, il faut reconnaître que sa mauvaise utilisation développe des effets pervers chez nos jeunes sur les plans cultuel, psychologique et comportemental », a-t-il regretté. Ousmane Ndoye a cependant promis de sensibiliser les jeunes dans la conception de projets. « Cela fait partie des défis auxquels nous devons faire face pour les transformer en opportunités. L’objectif principal sera de dégager progressivement des pistes de solution pour l’éradication du chômage qui certes ne sera pas chose aisée », a-t-il affirmé.

Mieux, le maire s’est dit conscient que tous les obstacles peuvent être levés. Pour sa part, le représentant du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Momar Guèye, s’est félicité du thème. Il a rappelé que l’emploi des jeunes reste une préoccupation des Etats. « Le président de la République du Sénégal a même proposé la mise en place d’une structure qui va s’occuper de la problématique de l’emploi et de l’insertion des jeunes en Conseil des ministres », a argumenté M. Guèye, affirmant que le marché de l’emploi reste difficile vu les nombreuses demandes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les populations de Tendjiguène, dans le faubourg de Sor, notamment celles de Diawling, de Bayal-Ba, de Corniche et de Balakoss, ont réitéré, samedi dernier, leur engagement indéfectible à lutter efficacement contre la mendicité forcée et la traite des enfants.

Au cours d’un forum organisé dans le cadre du projet « Aar Sunu Xaleyi » mis en œuvre par Enda Jeunesse Action avec l’appui de l’Ong Free Slaves, les populations de Diawling, mobilisées derrière le président de la Coalition des acteurs pour la protection des enfants, Amadou Sèye, ont pris la ferme décision de dénoncer toute personne qui s’amuserait à bafouer les droits des enfants dans tous les quartiers de Sor.

En présence d’Abdoulaye Niang, Professeur de sociologie à l’Université Gaston Berger, de Baye Modou Diop, chef du service régional de l’Aemo (Action éducative en milieu ouvert), des conseillers de quartier, des notables et autres autorités religieuses et coutumières, Madiop Guèye, chargé de projet à Enda Jeunesse Action, a rappelé que la traite des enfants est de loin l’une des violations des droits des enfants les plus manifestes au Sénégal. Malgré la volonté affirmée de l’Etat et soutenue par ses partenaires, le phénomène de l’exploitation des enfants, de la traite et des maltraitances faites aux enfants est loin d’être éradiqué, comme en témoignent les rapports périodiques de la société civile et de l’Etat à l’endroit du comité des droits de l’enfant. Madiop Guèye a précisé que le projet « Aar Sunu Xaleyi » d’Enda Jeunesse Action, qui signifie « Protéger nos enfants », vient appuyer les efforts du gouvernement sénégalais dans la lutte contre la traite des enfants.

Il a laissé entendre que ce programme vise, de manière pratique, à réduire de manière durable le nombre d’enfants victimes de maltraitance à Saint-Louis, considérée comme une zone réceptrice principale d’enfants talibés victimes de ces maltraitances. C’est un projet qui veut également contribuer à freiner cet exode massif et forcé d’enfants talibés en provenance de la région de Kolda (zone pourvoyeuse d’enfants victimes de cette traite) vers les régions de l’axe nord de notre pays.

Madiop Guèye a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité d’amener les communautés à adhérer massivement à ce projet ambitieux d’Enda Jeunesse Action.

Dans le même sens, le responsable régional de l’Aemo, Baye Modou Diop, est largement revenu sur l’urgence de mobiliser toutes les énergies en vue de permettre aux enfants de faire valoir l’ensemble de leurs droits, sur tous les plans et à tous les niveaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La 28ème édition sur la problématique de l’emploi aura lieu à Sélibaby, en République islamique de Mauritanie, du 23 au 30 décembre , sous le parrainage de du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Les villes de Kayes (Mali), Sélibaby (Mauritanie), Tambacounda (Sénégal), Bassé (Gambie), Gabou (Guinée-Bissau) et Boké (Guinée Conakry) sont concernées par l’évènement. Cela, dans une approche de coopération transfrontalière et d’intégration sous-régionale.

La Semaine de l’amitié et de la fraternité (Safra) est une initiative de coopération transfrontalière lancée, il y a 37 ans, par des leaders de la jeunesse de Kayes et Tambacounda. Aujourd’hui, la Safra, qui draine plus de 1.000 jeunes dans les activités sportives, socio-culturelles et de développement, est portée par plusieurs acteurs des villes de Kayes (Mali), Sélibaby (Mauritanie), Tambacounda (Sénégal), Bassé (Gambie), Gabou (Guinée-Bissau) et Boké (Guinée Conakry). Pour Thierno Tounkara, président du comité local, cette rencontre juvénile consiste à organiser, annuellement, de façon tournante, dans l’une des villes membres, une édition à travers diverses manifestations sportives, culturelles, socioéconomiques et éducatives en vue de renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les populations dans l’espace transfrontalier. La foire de l’Association des femmes de la Safra (Af/Sfra) se déroulera du 24 au 29 décembre 2017. Pour M. Tounkara, la Safra a inscrit, dans son agenda, le volet politique et développement avec notamment l’organisation d’un symposium portant sur un thème fédérateur et facteur d’intégration.

Pour Alassane Guissé, du comité scientifique, ce thème d’actualité a été traité comme sous-thème lors de la 27ème édition organisée à Gabou, en décembre 2016, et a fait l’objet d’une demande de retraitement lors de la réunion d’évaluation et de programmation tenue en septembre 2017 à Kayes. L’enjeu de ce thème, selon M. Guissé, se situe dans le contexte en cours dans la sous-région encore marquée par un sérieux problème de sous-emploi des jeunes qui sont plus que jamais exposés à de graves dangers, tels que l’émigration illégale, le grand banditisme transfrontalier et le radicalisme sous diverses formes. Au niveau de la Safra, les échanges et réflexions menées lors des éditions précédentes ont montré que les « territoires frontières » regorgent d’énormes potentialités agro-sylvo-pastorales, minières et halieutiques dont la valorisation au profit de nos populations contribuerait grandement à la création d’emplois décents et durables pour les jeunes et à la création de richesse pour un développement intégré et durable.

Pape Demba SIDIBE

Les audiences spéciales en faveur des élèves des classes de Cm1 et Cm2 ont été organisées à Tambacounda car les autorités municipales ne veulent plus avoir un seul élève en classe d’examen qui ne dispose point d’extrait de naissance. Une initiative qui entre dans le cadre d’un projet global de développement et de modernisation de l’état civil que l’institution déroule avec ses partenaires belges.

La commune compte réceptionner en avril un nouveau bâtiment de l’état civil d’un coût de 35 millions de FCfa.

Il y avait du beau monde le week-end dernier à l’hôtel de ville qui a été transformée pour la circonstance en tribunal pour enrôler les élèves des classes de CM1 et CM2 dans la catégorie des tranches d’âge de 11 à 13 ans. Des audiences élargies au « Daaras ». Les candidats potentiels au Cfee (Certificat de fin d’études élémentaires) sont visés. Selon le maire Mame balla Lô, il faut mettre fin au spectre de voir un seul élève en classe d’examen ne disposant point d’extrait de naissance. Ce sont les 18 écoles primaires qui vont défiler devant le président du tribunal départemental avec leur certificat de non-inscription. Sur place, un officier d’état civil est branché pour que, dans les 48 heures, toutes les pièces d’état civil soient entre les mains des autorités scolaires.

L’année dernière, ce même procède a permis à plus de 500 élèves de se mettre à jour et d’entrer dans la vie active. Ce sont 18 écoles qui se sont présentées. L’objectif étant de pousser les parents à amener leurs enfants à l’école ou au « Daara », comme le stipule le programme de partenariat avec Sint Niklass.

En plus de la modernisation, il est question de sécuriser la base de données de certaines pratiques et de pouvoir enrôler l’ensemble des enfants qui sont nés dans la commune. Avec la statistique, le « Link » est établi avec la Direction nationale de l’état civil qui a fait de Tambacounda une ville test. L’Etat civil sera une base de travail de ce recensement, comme ce fut le cas pour Medina Gounass. Pour ce faire, il aura fallu la création d’un fichier fiable, d’une base de données avec le logiciel Era qui synchronise les donnés qui ne seront plus malléables et seront dans le réseau.

Synchronisation des données
Grâce à un logiciel mis à sa disposition, les données sont sécurisées dans une base de données nationale, les mettant à l’abri de toute destruction en cas d’incendie ou autre. La mairie de Tambacounda compte ainsi réceptionner en avril un nouveau bâtiment de l’état civil, d’un coût de 35 millions de FCfa, construit avec l’appui de son partenaire belge de la commune de Sint-Niklaas, souligne son secrétaire général Mamadou Diallo. Un fleuron qui aura du matériel de dernière génération. La mairie de Tambacounda a entamé depuis 2012 un programme de modernisation de l’état civil avec le soutien de son partenaire belge. Une initiative qui coïncide avec le démarrage de l’informatisation de la Direction de la statistique et cette demande de la municipalité auprès de la direction nationale de l’état civil pour l’ouverture de deux centres d’état civil secondaires à l’hôpital régional et au centre de santé de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

Le Collectif pour la défense des intérêts de Thiaroye (Codit) a organisé une marche hier pour dénoncer le projet de construction d'un second centre commercial sur le site déclassifié du camp militaire de Thiaroye. Des manifestants ont été arrêtés et conduits à la police.

Dans le premier centre commercial construit dans le camp militaire seront relogés les commerçants et marchands ambulants affectés par la construction du Train express régional (Ter). En effet, déclassifié par décret N° 2017-94 du 19 janvier 2017 et placé sous le pouvoir des autorités de Pikine, le camp militaire de Thiaroye est au centre de toutes les attentions à Thiaroye Gare.

S'étendant sur une superficie de sept hectares, le camp militaire est choisi par les autorités du pays pour abriter un autre centre commercial, après celui qui est en cours de construction et où vont être relogés les commerçants ainsi que d'autres marchands qui étaient installés au marché de Thiaroye et qui ont été déguerpis dans le cadre du projet Train express régional (Ter). Un hectare va abriter les logements à construire au profit d'une coopérative d'habitat militaire. Aujourd'hui, la préservation des trois hectares restants préoccupe des habitants de la commune. Regroupés au sein d'un collectif, ils ont mis en garde contre la boulimie de certains opérateurs fonciers. Les manifestants ont arboré des brassards rouges et laissé entendre qu'ils ne laisseront pas accaparer la seule réserve foncière de la commune au moment où ils sont dans le besoin de disposer d'un grand complexe sportif, d'un centre des métiers et d'autres structures d'utilité publique.

Coordonnateur du Codit, Ousmane Ndiaye a déclaré que la population ne voit pas la pertinence de l'idée d'ériger un second centre commercial dans le camp militaire, arguant que déjà, un grand centre commercial y est construit et que l'espace restant doit pouvoir servir pour abriter des infrastructures d'utilité publique. Au cours de la manifestation, des jeunes ont barré l'autoroute à péage et des éléments de la police ont débarqué et dispersé les manifestants à coups de grenades lacrymogènes et autres fumigènes. Au moins, cinq manifestants ont été arrêtés par la police.

Abdou DIOP

La Sonatel vient de se signaler dans son engagement citoyen d’accompagner les communes dans leurs opérations de propreté. Ainsi a-t-elle étendu son concept « And Defar sunu gox » à Pire, à travers un programme de nettoiement qui a mobilisé autorités locales et organisations de base.

Une vaste opération déployée pour la première fois dans la localité de Pire dans le cadre du programme « And defar sunu gox » initié par la Sonatel a permis, pendant une semaine, le nettoiement des différentes artères et coins de la ville.

Le tout sanctionné par une grande opération coup de balai samedi dernier au « Daral » (marché au bétail) de Pire en présence des autorités locales et religieuses.

Et, à cet effet, selon le communiqué qui nous est parvenu de la cellule de communication de la Sonatel, « l’opération a bénéficié d’un appui important de l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg) qui a mis à disposition des centaines d’outils de nettoiement destinés à la grande toilette de la ville ». Des actions accompagnées d’une grande campagne de  sensibilisation et de communication sur la santé, facteur de proximité sociale déterminant pour le bien-être des populations.

Par ailleurs, il faut noter la centaine de poubelles positionnées à travers les artères de la ville dans le cadre des opérations de « Set Setal » du programme « And Defar Sunu Gox Pire 2017 ».

Pour les visites de proximité, activités sportives, actions sociales et animations diverses, la Sonatel, le Ministère de la Gouvernance locale, le Pngd, les mouvements associatifs, les autorités de la commune et les résidents s’unissent pour lutter ensemble contre l’insalubrité et participer à l’amélioration du cadre de vie de la collectivité de Pire.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

La mairie de Touba a abrité un débat d’orientation budgétaire qui a duré plusieurs heures hier. Plusieurs suggestions ont été faites, tous les secteurs dits prioritaires revisités, mais aucune date n’a été retenue pour le vote du budget de la commune.

Pour Abdoulahad Kâ, le maire de la ville, l’objet de la rencontre était l’orientation du budget 2018 de l’institution municipale. « Nous avons des priorités dans le secteur de l’éducation, qui constitue un véritable problème du fait qu’il y a beaucoup de jeunes aspirants et pas assez d’infrastructures publiques pour leur instruction en dehors des établissements franco-arabes ». Pour ce dernier, plusieurs d’entre eux se rendent à Mbacké pour faire leur classe dans le système éducatif. Tandis que plus de 3000 autres du primaire rencontrent beaucoup de difficultés et sont éparpillés dans les écoles franco-arabes entre Touba Belel, Tindody, Kairé Mbaye etc. Près de 11.000 élèves étudient aujourd’hui à Mbacké. Et l’édile de Touba d’en déduire qu’à cause de tous ces constats, l’éducation constitue une priorité dans cette réunion d’orientation budgétaire. « Le conseil a décidé de renforcer en salle de classe les établissements déjà en place et, au besoin, d’en créer d’autres », explique-t-il. Il a, par ailleurs, évoqué le volet sécuritaire de Touba parmi les priorités. Des progrès importants ont permis la réduction des agressions et des cas de vols qui faisaient fureur il y a deux ans. En 2016, il y avait dans les statistiques 60 millions de FCfa perdus par les pasteurs suite à des agressions et plus de 100  bœufs perdus. Cette année, pour la même période, il n’y a pas eu de perte d’argent et seulement 03 bœufs ont été déclarés perdus, et ils ont été retrouvés. « Nous remercions la police et la gendarmerie qui, à travers les rondes menées de 23h à 06h du matin, ont permis de sécuriser les personnes et leurs biens », se félicite-t-il.

La  santé a vu la réalisation de postes dans les localités ciblés. Pour l’éclairage public, il faut noter que 35% des populations vivent dans des zones non encore électrifiées. « Ceci constitue une préoccupation importante. Nous sommes en discussion avec l’Etat, et il y a une forte promesse notamment dans la politique d’électrification des communes pour acquérir 10.000 lampadaires avec une subvention de 50% de l’Etat », note-t-il, avant de dire : « Nous œuvrons dans cette dynamique, puisque nous sommes en négociation pour la venue d’une délégation de la Senelec à Touba ».

L’assainissement, un casse-tête pour la ville
La commune est cependant impuissante face à la gestion des inondations. « La seule chose qu’on peut faire est d’identifier les difficultés, de nous en ouvrir aux autorités religieuses et d’essayer de trouver une solution avec l’Etat du Sénégal », précise-t-il. Pour le maire de Touba, la solution est à chercher avec l’implantation d’un programme généralisé pour l’assainissement. Le problème d’évacuation des eaux usées a été évoqué avec l’état défectueux du bassin de Darou Rahmane qui se remplit rapidement, entraînant l’arrêt des deux stations de pompage et l’inondation de la ville. « Il faut construire d’autres bassins pour réceptionner les eaux », a proposé le maire comme solution.

Concernant les données sur la population, « elles ne sont pas fiables comme l’a souligné la porte-parole du Khalife général lors de la dernière réunion d’évaluation. Ce qui constitue une erreur qui fausse tous les programmes si l’on se fie aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) », souligne l’édile de Touba. Nos évaluations, note-t-il, donnent près de deux millions d’habitants à la commune, or le dernier recensement a enregistré 800.000 âmes. Il est prévu de régler les problèmes liés au transport, révèle Abdoulahad Kâ, notamment les véhicules irréguliers sans plaque, et réguler le secteur. « Touba est une localité ou il y a beaucoup de cas sociaux ; et, compte tenu des événements, nous ne pouvons que prendre en considération la situation de la cité religieuse et agir en conséquence », commente-t-il. Nous en appelons à l’appui des populations pour l’acquittement de leur taxes respectives, a laissé entendre Mamadou Moustapha Gadiaga, cinquième adjoint au maire et président de la commission des finances. Pour ce dernier, le recouvrement permettra même de dépasser le budget.

Mamadou DIEYE

Dans le cadre de la lutte contre l’occupation anarchique de la voie publique, une opération de désencombrement a eu lieu vendredi à Bountou Pikine à hauteur de Parc Lambaye. L’opération a, en réalité, démarré il y a trois jours. Dalifort, Bountou Pikine, Parc Lambaye ont été les premiers coins nettoyés par les bulldozers sous les yeux du préfet de Pikine, Pape Demba Diallo. Vendredi, c’est au tour du rond-point de Poste Thiaroye de recevoir la visite des engins qui ont rasé pas mal d’installations anarchiques.

De nombreux marchands ont été ainsi obligés de quitter la voie publique conformément à l'ordre venant du gouverneur de Dakar, Mohamed Fall. L’objectif de cette opération est de lutter contre l’occupation anarchique des artères de la banlieue souvent envahies par des vendeurs à la sauvette voire de tenants de cantines irrégulièrement installées. La finalité est de permettre une meilleure circulation des véhicules et des personnes. Cependant, des vendeurs ont décrié le retard noté dans la délivrance des sommations, même si une source administrative a soutenu tout à fait le contraire. Mieux, la même source nous a révélé que ceux qui ont été invités à quitter la voie publique ne seront ni relogés ni dédommagés. Il faut cependant noter que l’opération a été menée en étroite collaboration avec les collectivités locales.

Elle se poursuivra jusqu’à ce que la voie publique soit libérée de toutes ses installations anarchiques.

Abdou DIOP

La commune de Kolda a abrité, du 7 au 9 décembre derniers, la troisième édition de la journée de la mutuelle de santé des agents de l’Etat.

La Mutuelle de santé des agents de l’Etat (Msae) va construire un centre médico-social à Ziguinchor qui va polariser les trois régions de la Casamance naturelle. Elle a déjà trouvé des partenaires et les négociations sont déjà bien avancées pour la réalisation de l’ouvrage.

L’annonce a été faite jeudi par Babacar Ngom, président de la Mutuelle de santé des agents de l’Etat (Msae), lors de la cérémonie d’ouverture de la troisième édition de la journée de ladite mutuelle qui s’est tenue du 7 au 9 décembre derniers à Kolda.

Cette édition a été marquée par une série d’activités socio-éducatives en faveur des populations. Les agents de l’Etat ont mis à profit cette rencontre pour faire un don de sang au Centre hospitalier régional de Kolda qui en a réellement besoin pour sauver la vie de ses patients, en majorité des femmes enceintes et des victimes des accidents de la circulation. Ils ont également participé à une randonnée pédestre à travers les principales artères de la commune et pris part, mercredi, à une animation culturelle assurée par des troupes folkloriques locales qui ont fait étalage de leurs talents innés d’artistes au rythme du « riti » et du tam-tam.

Les différentes délégations se sont ensuite rendues au bassin de l’Anambé pour visiter les périmètres rizicoles de la Sodagri. Cette troisième édition de la journée de la Msae a été clôturée par une soirée de gala.

« L’objectif de la Msae qui a été mise en place en 2003, c’était d’accompagner les agents de l’Etat pour leur permettre d’amoindrir le coût de leurs dépenses en matière de santé qui sont pris en charge globalement par l’Etat à 80 % pour les frais d’hospitalisation et de consultations.Il y a là un cinquième, 20%, qui n’est pas pris en charge. Si l’agent de l’Etat est adhérant, la mutuelle lui assure le remboursement de ce cinquième. S’il a besoin de médicaments, l’Etat ne prend pas en charge du tout les médicaments, la mutuelle peut rembourser à 50% si c’est des génériques et à 60% s’il s’agit des médicaments de spécialité », déclare-t-il. Il demande à l’Etat et aux collectivités locales d’accompagner la mutuelle pour la réalisation de ce projet. 

Mamadou Aliou DIALLO

La coopération belge va participer au financement de 17 projets et programmes de développement à hauteur de 12 milliards de FCfa couvrant la période 2017-2021.

Une mission de la coopération belge séjourne au Sénégal. Elle vient à la rencontre des structures qui bénéficient de son appui. C’est l’occasion aussi d’échanger avec les bénéficiaires et de mesurer l’impact des financements accordés sur le terrain.

Le royaume de Belgique appuie des acteurs sénégalais intervenant dans plusieurs secteurs : agriculture, formation professionnelle, entreprenariat féminin, développement économique local, environnement et gestion des déchets, culture, entre autres. Durant les trois dernières années, il a accompagné une vingtaine d’acteurs non gouvernementaux dans la réalisation de projets et programmes au Sénégal. Et cette dynamique va se poursuivre. « Nous comptons financer, pour la période 2017-2021, 17 programmes à hauteur de 12 milliards de FCfa », a annoncé, mercredi, Pierre Lebrun, attaché de coopération à l’ambassade du royaume de Belgique au Sénégal. Il a fait cette annonce à Kelle (village du département de Louga) en marge d’une rencontre avec la Fédération des associations paysannes de Louga (Fapal).

Sur place, plusieurs activités sont menées grâce au soutien et à l’accompagnement de la Belgique. L’atelier de fabrication et de réparation de matériel agricole, fierté de la Fapal et de toute la région de Louga, est le fruit de ce partenariat dynamique. Les Belges ont eu le plaisir de visiter l’installation. Semoirs, houes et charrettes y sont fabriqués. Batteuses de mil, décortiqueuses d’arachide et unités de transformation de céréales sont également confectionnées sur place ; à la grande satisfaction des usagers. « Nous avons réussi à rendre accessible le matériel agricole. Aujourd’hui, tout producteur peut venir chez nous pour commander ses houes et semoirs à des prix supportables », a fait remarquer le président de la Fapal, Malick Sow. Il a vivement remercié la coopération belge. De riches échanges ont ponctué la visite.

Les belges ont salué le travail qui est fait tout en recommandant à revoir le modèle économique. « Nous soutenons ce qui se fait ici mais nous vous encourageons à accentuer la diversification pour plus d’autonomie », a indiqué Pierre Lebrun qui s’est félicité des relations qui existent entre le Sénégal et le royaume de Belgique. « Nous travaillons à renforcer cette coopération entre nos deux pays », a-t-il dit, qualifiant de « très positifs » les échanges avec les « amis sénégalais » de la Fapal.

Abdoulaye DIALLO

Le nouveau schéma de distribution « Yeksi Naa » mis en place par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) a fait l’objet, hier, de riches échanges à la gouvernance de Louga.

Techniciens de la santé, élus locaux, autorités administratives, mutualistes et membres de la société civile de Louga ont pris part, hier, à un Crd spécial consacré à la nouvelle initiative de distribution de médicaments et de produits essentiels dénommée « Yeksi Naa », mise en place par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). La rencontre s’est déroulée en présence d’une forte délégation de la Pna, conduite par sa directrice, Dr Annette Seck Ndiaye. Ce nouveau schéma de distribution, selon Dr Seck, permettra d’assurer la disponibilité de tous les produits de santé aux Points de prestations de services (Pps), particulièrement dans les centres et postes de santé du pays.

Selon elle, la stratégie « Yeksi Naa » va renforcer l’offre de soins de qualité, élément fondamental dans la mise en œuvre de la politique de la Couverture maladie universelle (Cmu). « Compte tenu de son importance, ce nouveau schéma de distribution nécessite donc une vulgarisation auprès des populations ainsi que l’accompagnement de tous les acteurs du système de santé », a dit Dr Annette Seck Ndiaye, rappelant que l’objectif visé à travers ce Crd est justement de partager ce nouveau schéma pour son appropriation et sa pérennisation. Il faut dire que « Yeksi Naa » connaît déjà de réels succès à Louga. Certains districts et postes de santé de la région ont doublé leurs prestations et favorisé la disponibilité des médicaments. Mais le schéma connaît aussi des contraintes dans sa mise en œuvre : rupture de certains produits traceurs, tension de stock à la chaîne d’approvisionnement, retard dans le recouvrement et absence de pharmaciens dans les districts. « J’ai pris note. Et des correctifs vont être apportés », a promis le directeur de la Pna. Dr Seck a toutefois rappelé que « Yeksi Naa » est un processus en maturation. « Nous avons identifié les problèmes et nous allons faire le maximum possible pour obtenir les résultats escomptés », a insisté la directrice de la Pna qui peut compter sur le soutien et l’accompagnement des autorités médicales et administratives de la région de Louga. « La santé est une affaire de tous. Nous allons jouer notre partition pour que le médicament soit accessible partout dans la région », a assuré le gouverneur de Louga Alioune Badara Mbengue qui a vivement salué l’idée de mettre en place cette nouvelle stratégie « Yeksi Naa ».

Abdoulaye DIALLO

Le responsable régional du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Dr Abdoul Kader Diop, a déploré avec la dernière énergie le fait qu’une bonne partie de la population de notre pays ne soit pas inscrite à l’état civil. M. Diop s’exprimait à l’occasion de la cérémonie d’ouverture officielle d’un colloque international sur « Droit à la nationalité et apatridie en Afrique de l’Ouest ». Cette grande rencontre a été organisée par le HCR, l’Agence universitaire francophone (AUF) et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

En présence des sommités du monde académique, de nombreux étudiants et autres invités venus d’horizons divers, le directeur de l’Ufr des Sciences juridiques et politiques de l’Ugb, Pr Mbissane Ngom, a plaidé pour la nécessité de mobiliser toutes les énergies en vue d’arriver à « une citoyenneté universelle pour tous ». Le Pr Ngom a souhaité que tout soit mis en œuvre afin de permettre à tout le monde de faire valoir son droit à la nationalité car « la nationalité est une reconnaissance juridique de la personne ».

Quant au Dr Abdoul Kader Diop, il a été formel lorsqu’il affirmait que 30 % des populations du Sénégal « ne sont pas inscrits dans les registres de l’état civil ».
S’adressant à la presse, il a laissé entendre que « du fait de cette situation pénible et désagréable, ces citoyens sénégalais qui n’ont pas eu la chance d’être enregistrés à l’état civil dès la naissance, sont souvent confrontés (plus-tard) à prouver leur nationalité, ceci, pour la bonne et simple raison qu’ils ne disposeront pas du moindre document qui puisse donner une idée de leur état civil ».

Dans son argumentaire, Dr Abdoul Kader Diop a révélé que 10 millions de personnes sont des apatrides dans le monde, alors que l’Afrique en compte 1 million, insistant longuement sur l’urgence et la nécessité de mener une grande croisade contre l’apatridie en Afrique et dans le monde. Ce qui permettra, a-t-il ajouté, à ces braves et honnêtes citoyens, considérés partout comme des étrangers, de faire valoir l’ensemble de leurs droits sur tous les plans et à tous les niveaux. A en croire le Dr Diop, l’espoir est permis et le défi sera, à coup sûr, relevé à travers la campagne décennale (2014/2024) de sensibilisation et d’éradication de l’apatridie dans le monde. En effet, un travail remarquable effectué dans ce sens, dans 12 Etats membres de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a permis de mettre en place un plan d’action et d’enregistrer la déclaration de Banjul en 2017 pour un droit à la nationalité.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Baba Ndiaye, le président du Conseil départemental de Kaolack, au centre du pays, a vigoureusement plaidé, ce mercredi, en marge d’une session d’orientation budgétaire, pour davantage de moyens aux collectivités décentralisées. Il a notamment sollicité de la part des pouvoirs publics l’adéquation entre transfert de compétences et celui des moyens pour mieux aborder la phase II de l’Acte 3.

L’équation des moyens continuent de préoccuper les élus locaux qui en font la clé de voute de la réussite des la réforme des collectivités territoriales. Un pré-requis rappelé mercredi dernier à Kaolack, en marge de la session d’orientation budgétaire du Conseil départemental de ladite localité par le président de l’institution. Baba Ndiaye, qui procédait à l’évaluation avec ses collègues élus de l’exercice budgétaire antérieur, a déploré l’insuffisance des fonds alloués à l’entité départementale. « Nous n’avons pas encore les moyens de nos ambitions ; c’est la vérité. Sur un budget d’un coût de plus d’un milliard de FCfa, ce que nous avons reçu en fonds cette année fait environ 250 millions de FCfa pour un département qui a une masse salariale de 120 millions de FCfa. Et, en plus, il faut faire quatre sessions pendant l’année qui nous coûtent environ 4 millions de FCfa. A cela s’ajoutent plus de 60 collèges et lycées à prendre en charge, ainsi que l’hôpital régional de Kaolack, le stade en plus des 9 domaines de compétences. Donc ce qu’on nous donne en fonds de dotation et de concours est insuffisant », a regretté le président du Conseil départemental de Kaolack, à l’issue de l’ouverture de la session d’orientation budgétaire de l’institution d’hier. Des élus locaux qui sont déterminés à changer la donne en perspective de la mise en œuvre de la phase II de l’Acte 3. « Je lance un appel au chef de l’Etat pour que des dispositions soient prises afin qu’au-delà des compétences qui ont été transférées aux collectivités locales, les moyens puissent suivre. J’ai toujours dit qu’on ne peut pas transférer les compétences et ne pas transférer les moyens. Mais je reste confiant quand à la volonté du président Macky Sall de poursuivre le processus de réformes pour le plus grand bénéfice des populations à la base », a renchéri le patron de l’institution départementale qui a été confirmé à la présidence du conseil d’administration du Centre Hospitalier Régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chein) de Kaolack. Un exercice budgétaire qui s’inscrit dans la dynamique de l’année sociale décrétée par le président de la République. Dans la circonscription, cela va se traduire par des enrôlements pour la Couverture Maladie Universelle (Cmu), l’appui aux personnes vulnérables et la construction de blocs sanitaires, la construction de murs de clôture et la réhabilitation de salles de classe pour l’enseignement moyen-secondaire.

A noter qu’en marge de l’ouverture de la session budgétaire, la salle de délibération du Conseil départemental a abrité une cérémonie de distinction de chefs d’établissements scolaires à la retraite.

Elimane FALL

Dans le cadre du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Pams), une réunion présidée par l’inspecteur d’académie de Saint-Louis s’est tenue avec l’appui de l’Ong Le Partenariat. Cette rencontre avait pour objectif d’assurer la coordination des actions et de capitaliser le modèle pour en assurer la démultiplication par les collectivités locales et autres partenaires. 

Le désir de doter les écoles en système d’assainissement et d’accès à l’eau potable trouve son importance dans le fait que les autorités et autres partenaires essaient, à travers ce geste, d’aider les apprenants à suivre convenablement les enseignements. Ce qui justifie la rencontre du comité de pilotage du Pams, qui a enregistré la présence des responsables de collectivités locales, des autorités scolaires et divers partenaires du projet.

Dans les objectifs, le comité de pilotage a pour charge d’assurer la coordination et l’articulation de l’ensemble des interventions en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Aussi, dans leur travail, les responsables doivent élaborer une stratégie commune et régionale par la mobilisation de l’ensemble des acteurs et partenaires du secteur de la santé. C’est pourquoi, de l’avis de Babacar Sow, inspecteur d’académie de Saint-Louis, « il est important de travailler à installer dans les écoles un système d’assainissement car ce service peut impacter sur les résultats ». En outre, M. Sow a dit son optimisme quant à la dotation en eau, dans un délai raisonnable, de tous les établissements inclus dans le Pams. Car, renseigne-t-il, « 59% écoles ont été pourvues en eau et système d’assainissement et il reste du chemin à faire ». Néanmoins, pour lui, il est important de réorganiser « nos actions, mais également de sensibiliser les populations pour une utilisation efficiente de ces édifices ».

De son côté, M. Ousmane Sow, Dg de l’Agence régional de développement (Ard) de Saint-Louis, est revenu sur la question des compétences transférées aux collectivités locales dans le domaine de l’éducation et l’importance, pour des résultats efficaces, « de la conjugaison des efforts des divers acteurs qui interviennent à l’école ». Le Dg de l’Ard est aussi revenu sur l’importance d’un atlas réalisé par les autorités éducatives et qui va répertorier toutes les informations concernant l’accès à l’eau et à l’assainissement dans la région. Cet atlas est en effet « un important outil d’aide à la prise de décisions », a-t-il fait savoir.

Pour rappel, l’Ong le Partenariat, depuis 2012, met en œuvre ce type de programme qui offre un pack intégré composé d’un volet construction et d’un autre concernant l’accompagnement. Le Pams a permis de toucher plus de 100 écoles dont 10 000 élèves.

A. M. NDAW

La commune de Mboro dispose maintenant d’un marché moderne et fonctionnel grâce à la société Grande côte opérations (GCO) qui a financé le projet d’un coût de 56 millions de FCfa.

La cérémonie d’inauguration a eu lieu mercredi et a été présidée par le sous-préfet de Méouane, Richard Birame Faye, en présence des responsables de la société et des autorités locales dont le maire de Mboro, Moussa Ndiaye.

Les populations, particulièrement les femmes commerçantes, sont venues en masse assister à la cérémonie qui marque un bon début de collaboration entre la commune et la société Grande côte opérations. Cette importante infrastructure marchande réalisée sur le site même du hangar de l’actuel marché qui avait été construit durant la période coloniale et complètement délabrée sans aucune norme de sécurité, devrait ouvrir d’heureuses perspectives comme l’a indiqué le maire de la ville, Moussa Ndiaye.

Selon lui, « ce marché va ainsi constituer un important centre de gravité des activités de production dans la zone des Niayes ». Un marché composé, selon le directeur de la société Grande côte, « d’une cinquantaine de cantines construites en hauteur, d’un grand hall, d’un marché au poisson de près d’une quinzaine d’étables ». Il a réaffirmé l’engagement de la société à toujours accompagner les populations impactées dans le cadre de son programme social minier qui, souligne-t-il d’ailleurs, prend en compte les besoins exprimés par les populations à travers leurs responsables locaux.

Le sous-préfet Richard Birame Faye a remercié les généreux bienfaiteurs de la société Grande côte opérations tout en saluant le partenariat public-privé qui a permis la réalisation de ce marché et tant d’autres projets dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise aux plans social, éducatif et sanitaire.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Tivaouane : Une conférence des bailleurs a été annoncée hier par la présidente du Conseil départemental, Mme Seynabou Gaye, en marge d’une rencontre consacrée au débat d’orientation du budget 2017 à venir.

« Cette conférence devrait nous permettre d’orienter nos partenaires vers notre Plan stratégique de développement départemental (Psdd) qui a été adopté au mois d’avril 2017 pour la mise en œuvre en 2018 des grands projets qui y ont été retenus dans le cadre d’un plan d’actions prioritaires », affirme d’emblée Mme Seynabou Gaye. Ceci, souligne la présidente du Conseil départemental de Tivaouane, « à travers les axes que sont la valorisation optimale du potentiel économique local, l’amélioration de l’accès durable aux équipements, infrastructures et services sociaux de base, la gouvernance inclusive, le renforcement du partenariat et de la protection ».

Et dans cette dynamique, indique Mme Seynabou Gaye, « nous voulons faire de l’année 2018 celle de la mise en œuvre des grands projets de ce plan stratégique. C’est pourquoi, nous envisageons d’organiser une conférence des bailleurs dès le début de l’année prochaine, en mars certainement, dans la stratégie de mobilisation des ressources techniques et financières ».
La présidente du Conseil départemental est revenue sur l’importance du débat d’orientation budgétaire qui est l’occasion pour le conseil et l’ensemble de ses partenaires techniques de continuer ensemble la réflexion sur les axes stratégiques à décliner chaque année pour la prise en charge effective de la mission commune de promouvoir le développement économique, éducatif, social, culturel et scientifique mais aussi de réaliser les plans départementaux de développement et organiser l’aménagement du territoire ».

Mais malgré l’existence du plan stratégique d’actons prioritaires, les autres secteurs n’ont pas été occultés par l’assemblée qui a mis l’accent sur la santé et particulièrement à l’Etablissement public de santé (Eps) Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane dont la présidence du conseil d’administration est dévolue au Conseil départemental depuis le 3 novembre 2017. Il y a également la jeunesse, les sports et loisirs, la culture, l’éducation, l’alphabétisation et la promotion des langues nationales, la planification, l’aménagement du territoire, l’hydraulique, la pêche, l’agriculture et l’élevage, les mines, industries et carrières que le Conseil départemental de Tivaouane compte également prendre en charge dans son prochain budget.

Mohamadou SAGNE

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a présidé, samedi, à l’hôtel de ville, la cérémonie officielle de remise de 200 bourses scolaires de la Fondation Henry Jay aux élèves issus de 46 établissements scolaires de la commune. Il a saisi cette occasion pour féliciter la fondation et préciser que cette remise de don est en phase avec les actions de développement de l’entreprise par son équipe municipale. Mansour Faye a énuméré les actions de cette fondation, parmi lesquelles la réalisation d’une classe braille pour les élèves non voyants à Saint-Louis. Si l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Saint-Louis commune y a affecté un enseignant,  la municipalité s’engage, de son côté, à  équiper la salle de tables-bancs et autres accessoires. Pour le transport de ces élèves non voyants, le maire a promis de voir, avec ses partenaires et autres acteurs, comment faciliter leur déplacement.

L’Ief de Saint-Louis commune, Siaka Goudiaby, s’est réjoui de cette cérémonie « qui a permis de se souvenir, de commémorer l’œuvre d’un homme altruiste, soucieux du sort des vulnérables, en l’occurrence Henry Jay ». Cette remise de don, a-t-il ajouté, permet de perpétuer la mémoire d’un homme pour satisfaire une de ses dernières volontés et aussi aider des jeunes, des personnes vulnérables à améliorer leurs conditions de vie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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