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Régions (970)

De par sa position géographique qui en fait un carrefour commercial important et regorgeant de potentialités, Karang étouffe à cause d’une réduction drastique de sa réserve foncière qui freine son développement. Malgré cette contrainte, l’équipe municipale se bat pour faire décoller cette localité et en faire, après Kaolack, la plus grande ville de cette partie du pays.

Ville frontalière avec la Gambie, Karang a connu un boom démographique très important, accompagné d’une activité commerciale qui en a fait aujourd’hui un véritable pôle économique. Mais cette position de ville frontière n’est pas sans contraintes pour Karang qui compte pas moins de 15.000 habitants et dont les ambitions sont grandes. L’électrification constitue un casse-tête, selon le maire Dioguine Gomis. Pour des pans entiers de cette ville, l’électricité constitue un luxe. C’est le cas de Karamba, un village rattaché à Karang qui n’a pas un seul poteau, mais aussi Santhie Gane, un quartier complètement oublié, de l’avis du maire. Depuis 2014, affirme-t-il, l’équipe municipale se bat pour corriger cette injustice. « Nous avons installé soixante-dix lampadaires et fait de l’extension du réseau d’éclairage public. L’électrification constitue une priorité pour la période 2017-2019. Nous allons travailler et trouver des ressources pour augmenter l’électricité dans ces zones qui vivent dans l’obscurité », a promis Dioguine Gomis. Karang a également soif, si l’on en croit le maire de cette localité qui a trouvé anormal que les populations boivent l’eau de la Gambie. Il a fait un plaidoyer pour que  Karang soit dotée de forages à l’image des autres villes du pays.

Selon Dioguine Gomis, l’équipe municipale se débat avec les moyens du bord pour améliorer les conditions d’existence des populations. « Avant notre arrivée, les recouvrements étaient plafonnés à 8 millions de FCfa par an. Aujourd’hui, nous sommes à 36 millions de FCfa de ressources propres qui nous permettent de payer les salaires. C’est une belle performance due à la position géographique de notre ville », a-t-il noté. De même, a-t-il relevé, le marché a été rénové avec la construction de dix nouveaux souks. « Nous avons aussi réalisé un hangar de poissons pour régler le problème d’insalubrité du marché qui constituait un problème majeur », a-t-il fait savoir, en précisant que plusieurs efforts ont été également faits dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’assainissement, entre autres.

Un manque d’espace…
La commune, de par sa position stratégique, dispose d’atouts indéniables pour connaître un important essor économique. Malheureusement, a noté le maire, la non-disponibilité de terres empêche les initiatives privées de se développer. Les promoteurs se ruent sur Karang pour y investir, mais il y a un manque de réserve foncier. Aujourd’hui, a noté M. Gomis, Karang étouffe faute d’espace. « La réserve foncière de notre ville s’est épuisée depuis fort longtemps. Il n’y a plus de terres à Karang qui ne peut plus grandir. La gare routière étouffe.

Sa délocalisation aurait pu engendrer un véritable boom économique pour notre ville, mais nous n’avons pas d’espace. Même le marché ne peut pas être agrandi. Karang a du mal à trouver un espace pour ses ordures ». À son avis, le découpage administratif n’a pas été à l’avantage de Karang qui est étouffée par Toubacouta et Keur Samba Guèye. « Si nous avions beaucoup plus d’espace, notre commune serait l’une des plus développées au Sénégal », a laissé entendre Dioguine Gomis qui a, en outre, déploré la non-effectivité de l’intercommunalité dans cette zone. « Avec l’intercommunalité, nous aurions pu tirer notre épingle du jeu, mais elle n’est pas encore une réalité ici, car chaque maire travaille dans son coin », a-t-il regretté. Selon le maire, certains villages dans les communes de Toubacouta, Keur Samba Guèye et Sirmang souhaiteraient intégrer Karang, mais le dossier reste toujours bloqué. Selon M. Gomis, l’arrondissement de Toubacouta ne peut pas compter plus de trois communes. « Certaines d’entre elles n’ont ni garage ni marché. Elles n’ont pas de ressources. Ces communes ne sont pas viables et il leur sera difficile d’émerger parce qu’incapables de mobiliser 5 millions de FCfa. L’État doit donc prendre l’initiative de les éclater », a relevé Dioguine Gomis.

Karang veut aujourd’hui sortir de sa torpeur et devenir, après Kaolack, la prochaine grande ville de l’axe. Et pour réussir cet essor très attendu d’une ville frontière, Karang mise beaucoup sur le capital humain. « Karang compte beaucoup sur sa jeunesse. Nous voulons des jeunes engagés et responsables. C’est pour cette raison que nous misons tous nos efforts sur nos étudiants pour que demain, ils puissent aller en compétition au niveau national », a fait savoir le maire. Pour Dioguine Gomis, une ville frontière comme Karang devrait être gérée par des têtes. Et la municipalité, a-t-il assuré, est en train de poser des jalons pour que la jeunesse puisse, plus tard, faire décoller la commune. « L’école de Karang n’a ouvert ses portes qu’en 1978 seulement, contrairement à Sokone ou à Foundiougne. C’est ce qui fait que nos premiers cadres sont très jeunes. Ce que nous voulons, c’est avoir demain beaucoup de cadres qui travailleront pour notre ville afin de rattraper le retard accusé dans plusieurs domaines ».

Samba Oumar FALL

Le budget de la mairie de Tambacounda pour l’exercice 2017, arrêté à 1,6 milliard de FCfa, est en baisse de 6,52% comparé à celui de 2016. La commune de Tambacounda ne disposant plus de terres, coincée qu’elle est entre les communes de Missirah, Nettéboulou et Sinthiou Malème, compte sur l’intercommunalité afin d’élargir son territoire et faire face à la forte demande en terrains d’habitation.

Après près de 8 tours d’horloge, le budget a été approuvé par le Conseil municipal par 53 voix pour et 3 abstentions et s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1.597.940.759 de FCfa, contre 1.709.535.264 de FCfa en 2016, soit une baisse de 111.594.505 de FCfa en valeur absolue et 6,52% en valeur relative, indique le rapport de présentation du projet de budget. Cette baisse est justifiée par « le souci d’élaborer un budget plus réaliste » par rapport aux prévisions de recettes, indique le document lu par le secrétaire général. Car, les recouvrements n’ont pas dépassé les 45% en 2016.

Selon le maire Mame Balla Lô, le recouvrement des recettes a toutefois connu « une évolution », passant de 526 millions de FCfa en 2014 à 632 millions en 2015 puis à plus de 800 millions de FCfa en 2017. « Si nous redoublons d’efforts, nous allons atteindre le milliard de recettes », a dit le maire, annonçant la mise sur pied d’un bureau des recettes pour élargir l’assiette fiscale de la commune.

Concernant le lotissement des quartiers périphériques comme Saré Guilél, Abattoirs, M. Lô a indiqué que cette question fait partie des projets de l’exercice 2017. Une enveloppe de 25 millions de FCfa à été affectée à cette question, a-t-il assuré, avant d’ajouter que ses services ont retenu de refaire le recensement des parcelles déjà effectué par l’ancienne équipe. Les terrains seront ensuite attribués aux ayants droit, a-t-il indiqué, précisant que son souci est de faire en sorte que « nul ne soit lésé ».
Il a toutefois souligné que la commune de Tambacounda « ne dispose plus de terres », coincée qu’elle est entre les communes de Missirah, Néttéboulou et Sinthiou Malème.

Dans le cadre de l’intercommunalité, a-t-il relevé, il est prévu des discussions avec ces collectivités locales pour que des terres soient mises à la disposition de la ville de Tambacounda, afin de servir les demandeurs, quitte à ce que la municipalité accorde une compensation à ces communes.

Parmi les dépenses d’investissements prévues, figurent entre autres, la modernisation de l’hôtel de ville pour 85,5 millions de FCfa. Il y a aussi le renforcement de l’éclairage public pour 30 millions de FCfa et la construction d’écoles maternelles, un projet qui devrait mobiliser 20 millions de FCfa.

Pape Demba SIDIBE

Le conseil municipal de la commune de Ngayokheme, region de Fatick, s'est réuni en session budgétaire sous la présidence de son maire, Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la Communication et en présence du sous préfet de Niakhar, informe un communiqué parvenu à notre rédaction. Cette session, poursuit le document, a enregistré la présence de 45 conseillers sur 46. Le projet de budget étudié par la dite session, s'élève en recettes et en dépenses à la somme de 117.656.351 de FCfa. 37 conseillers sur 45 ont voté le budget 2017.

Pour la partie Fonctionnement, le projet adopté en recettes et en dépenses s'équilibre à la somme de 57 838 031 de FCfa. Quant à la partie Investissements, le projet de budget lui consacre la somme de 59.818.320 de FCfa.
Au cours de cette session qui a duré plus de cinq tours d'horloge, le bureau du conseil a répondu à toutes les questions des conseillers présents. Le budget de 2016 de la dite commune s'élevait à la somme de 110.026.163 de FCfa et a connu un excédent reporté en fonctionnement de 21.388.031 de FCfa et en investissement de 5.318. 320 de FCfa, lit-on dans le communiqué.

D. MANE

L’Université Alioune Diop de Bambèye et le Gie Darou Salam de Touba Alia ont signé une convention de partenariat.

La signature a lieu au rectorat en présence du recteur Lamine Guèye et de la présidente Sokhna Mbacké Gaye. Pour la présidente du Gie, Mme Sokhna Astou Gaye Mbacké, cette présente convention a pour objet de définir  les conditions générales d’un partenariat bénéfique entre l’Uadb et le « Gie Darou Salam » de Touba dans le cadre d'un appui à la formation, au développement de l'entreprise, à  la recherche et à l’entreprenariat dans le domaine de l'agroalimentaire entre autres. Le renforcement de capacités des étudiants-entrepreneurs et diplômés de l’Uadb, l’insertion des jeunes diplômés et le placement des étudiants en stage, la promotion de l’auto-emploi, la recherche de financement pour des projets d’entreprise sont les axes de ce partenariat. La présidente du Gie « Darou Salam » de Touba s’engage à accompagner l’université en accueillant en stage des étudiants de l’Uadb. Le recteur de l’Université de Bambey est largement revenu sur les enjeux d’un tel partenariat. Il a exhorté les étudiants à en tirer profit. Cette convention comporte des volets  formation pour appuyer le programme du concours de création d’entreprise dénommé « Maenuc » et la foire aux projets de l’Uadb qui visent à favoriser l’auto-emploi des diplômés. La formation de ces femmes, leur certification, comme déjà engagée avec les organisations paysannes réunies au sein de l’Union régionale des associations paysannes de Diourbel (Urapd), sont des pistes de collaboration que les autorités universitaires vont étudier.

Mamadou Aïcha NDIAYE

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall et le coordonnateur national du Projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps), Mouhamadou Moustapha Thiam, ont invité l’ensemble des éleveurs et agropasteurs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal à contribuer efficacement à la campagne de vaccination du bétail initiée par l’Etat.        

Au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) qui s’est déroulée dans les locaux de la préfecture de Saint-Louis, en présence du chef du service départemental de l’élevage et des services vétérinaires, M. Diémé, des représentants des Gallé Aynabé (maisons des éleveurs) des communes de Mpal, Fass-Ngom, Gandon, Ndibène Gandiole, etc., le gouverneur Sahite Fall a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de protéger le cheptel contre certaines maladies telles que les pestes bovine et ovine, les mouches tsé-tsé, etc., qui attaquent le bétail et ralentissent la production.

En effet, le cheptel souffre très souvent de maladies pernicieuses qui risquent de décimer les bovins. Parfois, les éleveurs sont dans la psychose avec la propagation de ces maladies qui attaquent les troupeaux de vaches.

Selon certains éleveurs du Gandiolais et du Toubé qui ont été très sensibles à l'appel du gouverneur Sahite Fall et du coordonnateur du Praps, Moustapha Thiam, les taux de mortalité et de maladie du bétail sont encore élevés et la couverture sanitaire est insuffisante du fait du nombre relativement faible de vétérinaires privés au moment où l’Etat s’est désengagé de ce domaine, « les produits vétérinaires sont encore chers et leur distribution et leur accessibilité sont limitées, la mortalité du bétail constitue une perte énorme estimée aussi à plusieurs milliards de FCfa ». Le coordonnateur du Praps, Mouhamadou Moustapha Thiam, a également laissé entendre que la vaccination est obligatoire pour tout le bétail, précisant qu’un animal déjà atteint de certaines maladies ne peut pas être sauvé par une vaccination.

Certains vétérinaires qui ont assisté à cette réunion ont réitéré leur engagement indéfectible à contribuer à la réussite de cette campagne de vaccination du bétail. Ils ont surtout tenu à rappeler que le sous-secteur de l’élevage concerne environ 350.000 ménages au Sénégal, touchant plus de 3.000.000 de personnes et constitue un élément important de la sécurité alimentaire. Avec un cheptel estimé à 3.000.000 de bovins, 9.000.000 d’ovins et caprins et 350.000 porcins, la production de viande qui est de près de 114.260 tonnes en 2005 est destinée à la consommation nationale. La production de lait estimée à un peu plus de 116 millions de litres ne représente qu’un tiers de la consommation intérieure. Les importations contrôlées de produits laitiers en 2005 portent sur 46.229 tonnes, soit pour une valeur de 42,4 milliards de FCFA, mais en progression tandis que les importations de viande portent sur un volume de 19.692 tonnes pour la même année, soit pour une valeur de 16,66 milliards de FCfa. Le sous-secteur de l’élevage représente plus du tiers de la valeur ajoutée du secteur primaire et plus de 7% du Pib du Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Acte 3 de la décentralisation doit impulser la valorisation des potentialités des territoires. C’est ce qui est ressorti d’une rencontre qui a pris fin hier à Saint-Louis.

L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, Amadou Diop, a présidé, hier, la cérémonie de clôture de la troisième édition de l’Université de la décentralisation. Cette réflexion a été organisée par le Cercle des communicants en décentralisation (2CD), avec l’appui du  Programme national de développement local (Pndl) et d’Enda Ecopop. L’Acte 3 de la décentralisation, dit-il, est un moyen de territorialisation des trois piliers du Pse.

Au nom du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, l’adjoint au gouverneur Amadou Diop a présidé un panel axé sur le thème « Gouvernance territoriale, quelle approche pour un Sénégal émergent ? »
Ainsi, en présence du conseiller technique du ministre de la Gouvernance locale, Biram Owens Ndiaye, du président de 2CD, Ibrahima Etia, du représentant du Pndl, Ousseynou Touré, etc., M. Diop a laissé entendre que l’Acte 3 de la décentralisation contribue à l’atteinte des objectifs liés à la transformation structurelle de l’économie et de la croissance aux travers des initiatives locales dans tous les secteurs de l’économie.
 Il a souligné que l’Acte 3 repose sur une nouvelle conception des interventions des collectivités locales, plus ambitieuse, axée sur la promotion et la relance des économies locales des différents territoires du Sénégal. Son pari est de créer les conditions pour que chaque territoire contribue à l’atteinte des objectifs du Pse, par la formation du capital humain dans des territoires, la réalisation d’infrastructures et services et à la création de richesses.

Selon le conseiller technique Biram Owens Ndiaye, il s’agit aussi pour les territoires de poser des actions concrètes afin de faciliter l’accès aux services publics aux citoyens grâce à une gouvernance participative et efficace des affaires publiques locales. Il est souhaitable que les collectivités locales soient des espaces de développement avec la mise en valeur des potentialités et des spécificités des territoires. Aussi les collectivités locales doivent lever les défis de la maîtrise d’ouvrages locaux par la formation des ressources humaines et la mobilisation des fonds. De l’avis de M. Ndiaye, ce développement territorial équilibré n’est possible sans adaptation du mode de gouvernance des territoires.

Mb. Kh. DIAGNE

Citoyens de Guédiawaye ensemble pour des initiatives et actions locales (C Gen-ial) est l’intitulé d’un nouveau projet de la commune de Ndiarème Limamou Laye alliant le développement local durable et participatif à la valorisation d’une nouvelle conscience citoyenne. Le maire de cette commune, Beïdy Sèye, a rencontré ses imams et délégués de quartier pour leur expliquer de long en large les tenants et les aboutissants de ce projet.

D’un coût de 327,496 millions de FCfa environ, le projet lie la mairie et quatre partenaires. Il est financé à 90% par l’Union européenne et à 10% par le centre écologique Albert Schweitzer (Ceas). Les femmes seront financées à 60% et les jeunes à 60% à travers des projets fiables et bancables qu’ils vont porter en faisant travailler leur génie créateur et qui prennent en compte l’eau, l’environnement et les déchets. Responsable du bureau développement local de Ndiarème Limamou Laye, Abdoulaye Sall pense que cela ne peut pas être possible s’il n’y a pas de changements de comportements et de mentalités.

Il a expliqué que les axes autour desquels s’articule le projet portent sur la gestion de l’eau, de l’assainissement et les déchets. Il a aussi révélé que Ndiarème Limamou Laye constitue une commune pilote. Ce qui fait de la gestion de ce projet un défi en ce sens que sa réussite permettra à bien d’autres communes de pouvoir en bénéficier. Il s’agit, à travers la mise en œuvre de ce projet, d’enclencher une dynamique de gestion d’un cadre de vie agréable mais durable et participative qui s’appuie sur une valorisation d’une nouvelle conscience citoyenne. En effet, il est question de mettre en place un cadre citoyen porteur de dynamiques citoyennes pour accompagner les organisations locales de développement local durable.

L’accent mis sur la formation
A cet effet, Abdoulaye Sall a révélé que beaucoup de séances de formation en renforcement organisationnel et en développement institutionnel et à la conduite du management collectif pour 250 leaders du cadre citoyen seront retenues. Des actions de promotion des droits et de la participation des citoyens seront menées et qui vont porter sur des mobilisations sociales autour de la citoyenneté, des actions d’éducation citoyenne dans les écoles en lien avec l’institution civique. Des formations sur le droit civique sont prévues à l’intention de leaders d’organisations de base. Un comité local de gestion de l’environnement sera installé pour, entre autres, identifier les acteurs de l’environnement.

Des organisations de base de Ndiarème Limamou Laye vont être renforcées pour être des actrices du développement local et porteuses d’initiatives citoyennes. Elles seront aussi accompagnées pour améliorer leur viabilité et leur visibilité. Une action intégrée assainissement-ordures ménagères va être portée et mise en œuvre par les femmes et les jeunes des organisations locales de Ndiarème Limamou Laye. Il sera aussi question de sensibiliser et d’éduquer à l’implication citoyenne pour la promotion d’un environnement sain. Dans le même ordre, des initiatives locales de gestion de l’assainissement et des ordures ménagères portées par des organisations de base citoyenne seront accompagnées et soutenues financièrement.

Abdou DIOP

Pendant trois jours le Centre départemental d’éducation populaire et sportive (Cdeps) de Tambacounda a initié une session à l’intention des structures de jeunes du département.

Les jeunes ne savent pas tenir une réunion, dresser un procès-verbal ou encore faire un bon rapport. Sur le plan financier, le constat est encore plus alarmant et cela est mis à nu, à l’heure de la présentation du bilan, explique Madou Cissé, directeur du Cdeps, qui entend renforcer les capacités de 35 jeunes en gestion administrative et financière afin qu’ils puissent mieux faire face aux exigences de leurs responsabilités. Pendant trois jours, ces jeunes seront formés par des personnes expertes dans ces domaines afin qu’ils puissent mieux gérer les postes pour lesquels ils sont élus par leurs pairs. Dans beaucoup d’associations, constate Madou Cissé, les jeunes ne savent pas tenir une réunion, dresser un procès-verbal ou encore faire un bon rapport. Sur le plan financier, le constat est encore plus alarmant car, à l’heure de la présentation du bilan, les conformités qui sont présentées sont en deçà des normes. C’est dans cette optique que le Cdeps avait décidé, dans le cadre des fonds de dotation que la mairie lui alloue, d’organiser une session de formation des jeunes dans ce sens. Aujourd’hui, 35 jeunes vont pouvoir être formés pendant trois jours sur les deux modules précités. Tout ce qui peut intéresser la gestion administrative et financière sera passé en revue afin que les jeunes n’en ignorent rien. Nous voulons, à l’arrivée, qu’ils soient aptes et, mieux, à même de gérer comme il se doit les structures, au grand intérêt des communautés et de leurs pairs. Le directeur du Cdeps reviendra pour rassurer les jeunes en leur promettant qu’il est prévu d’autres sessions de formation, surtout dans le cadre de l’élaboration de projets viables et bancables. «Sous peu, a-t-il assuré, nous nous retrouverons pour des sessions de formation, toujours dans le sens d’accompagner et d’aider les jeunes à aller de l’avant».

Bally Danfakha, président du Conseil départemental de la jeunesse et bénéficiaire de la session, a exprimé toute sa joie. « C’est une formation qui est venue à son heure », se réjouit le jeune. «Nous en avons besoin car il existe beaucoup de dysfonctionnements dans les rapports et autres correspondances envoyés par les pairs. C’est pourquoi, lorsqu’il a été question de dérouler cette session, nous avons applaudi et sauté sur l’opportunité.

Pape Demba SIDIBE

Les responsables du projet ont démarré une tournée mardi dernier pour prendre contact avec les radios communautaires qui ont été choisies afin d’accompagner le processus de communication sociale pour la vulgarisation des différentes activités dans le cadre de ce projet qui tourne essentiellement autour de l’élevage.

Le projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel fait partie de l’initiative Sahel lancée par le groupe de la Banque mondiale. Il intervient au Sénégal dans cinq régions, huit départements, 102 communes et plus de 2.700 villages à travers les zones de Kaffrine, Louga, Matam, Saint-Louis, Tambacounda. D’un coût de 15 milliards de FCfa, le projet a démarré en 2015 et prendra fin en 2021. L’objectif de développement du projet est d’améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agro-pasteurs dans les zones ciblées et de renforcer les capacités nationales à répondre à temps et de façon efficace en cas de crises pastorales ou d’urgence.

Le pastoralisme, faut-il le rappeler, est un vecteur de croissance, de sécurité, de paix, de stabilité et de création d’emplois. Il contribue à faire reculer l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la pauvreté dans les zones qu’il anime et qu’il structure. La pratique pastorale intègre la valorisation des ressources naturelles des zones marginales, la durabilité de leur gestion, la conservation des sols, la préservation de la biodiversité et l’adaptation à la variabilité climatique.

Souleymane Mboup, vice-président de l’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal qui a accompagné la délégation du ministère de l’élevage, a indiqué que sur les 24 radios de la zone d’intervention du projet, 11 ont été choisies sur la base d’un questionnaire qui leur a été soumis. Il soutient que la mission va expliquer aux différentes radios les tenants et aboutissants, leurs missions et rôles dans le cadre de cette convention pour une bonne exécution du programme.

Amath Sigui NDIAYE

Lancé en 2015, le Programme de soutien aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) a eu des résultats encourageants avec près de 21 milliards de FCfa de financement en 11 ans dans les secteurs de l’éducation, la santé, l’accès à l’eau, etc... C’est la conviction de son coordonnateur Papa Birama Thiam. Dans cet entretien, M. Thiam, par ailleurs directeur de la coopération technique à la présidence de la République, a expliqué la genèse de ce programme, sa contribution au développement socio-économique des régions d’origine des migrants. Il  annonce le démarrage, à la fin du premier semestre de cette année, d’une nouvelle phase du Paisd avec l’appui de l’Union européenne qui a validé un financement de 6,6 milliards de FCfa en décembre dernier.

M. Thiam, le Paisd a bouclé onze ans d’existence. Pouvez-vous revenir sur les raisons qui avaient conduit à la création de ce programme?
Le Paisd est un dispositif visant à soutenir et à accompagner les initiatives portées par les ressortissants sénégalais en France en faveur du développement économique et social de leur pays d’origine. Sa mise en place découle du besoin de renforcer l’engagement et la solidarité de la Diaspora sénégalaise vis-à-vis de son pays d’origine, en cohérence avec les politiques publiques. Vous savez, au-delà de leurs transferts d’argent vers le Sénégal qui avoisinent aujourd’hui 2 milliards de FCfa par jour, la Diaspora contribue aux côtés des pouvoirs publics, à la réalisation de nombreux projets de développement pour faciliter l’accès à des services sociaux de base surtout en milieu rural. Dans les grands bassins de migration vers la France, en l’occurrence la vallée du fleuve, l’implication des migrants est particulièrement significative avec la réalisation d’établissements scolaires et de formation professionnelle, la mise en place de structures de santé, d’ouvrages hydrauliques et hydro-agricoles.

L’intervention du Paisd concerne quatre axes principaux. Le soutien aux investissements économiques de la Diaspora, la mobilisation de l’expertise des juniors et de séniors de la Diaspora au profit des structures publiques de développement, le financement de projets de développement local dans les localités d’origine des migrants et le désenclavement numérique des zones périphériques du pays avec la réalisation de centres de ressources multimédias.
Le pilotage opérationnel du Paisd est assuré par la Direction de la coopération technique, rattachée au Secrétariat général de la présidence de la République. Nous collaborons étroitement avec l’ambassade de France au Sénégal, en l’occurrence le Service de coopération et d’action culturelle (Scac).

Quel est le nombre de projets financés au cours de cette période et le montant mobilisé?
Depuis le lancement du Paisd en 2005, nous avons enregistré dans chacune des composantes du programme un nombre assez satisfaisant de réalisations.
Au titre de la composante « Appui à l’investissement économique des migrants », nous avons soutenu plus de 550 promoteurs dont 65% ont lancé leur activité pour un volume d’investissement de prés de 6 milliards de FCfa avec environ 1.800 emplois créés. Certaines des initiatives économiques que nous avons soutenues, à l’image de la société « Niokolo transport » qui dessert les régions de Tambacounda et Kédougou, font figure de leaders dans leur domaine.
Quatre-vingt-huit (88) missions de « Mobilisation de l’expertise de la Diaspora » ont été organisées dont la dernière en date a porté sur le partage de l’expérience française de la Lolf (la loi organique relative aux lois de finances) au profit du Bom (bureau organisation et méthodes).
Le volet « appui au développement local des régions d’origine des migrants » a porté sur le financement de près de 165 projets pour un volume de financement de plus de 12 milliards de FCfa dans des secteurs prioritaires, notamment l’éducation et la formation professionnelle, la santé, l’hydraulique, les aménagements hydro-agricoles et l’état civil.
Dans le cadre de la composante « Désenclavement numérique », le Paisd a fini de réaliser six centres d’accès de ressources multimédias et nous avons bouclé le processus d’acquisition des équipements. Nous sommes aussi dans les démarches de partenariat avec les collectivités territoriales bénéficiaires et avec des structures dédiées en particulier l’Uvs (Université virtuelle du Sénégal) pour la mise en service de ces centres.
Au total, c’est plus de 21 milliards de FCfa qui ont été mobilisés et investis dans le cadre du Paisd. Mais, au-delà de ces chiffres et des réalisations physiques, le Paisd a surtout réussi à structurer et à mettre en cohérence l’apport de nos migrants en France avec les politiques publiques comme le Pse, l’Acte 3 de la décentralisation et les plans sectoriels.
Il convient d’ajouter à ces financements d’ordre public, l’apport substantiel des associations de migrants sur leurs fonds propres et via la participation de divers acteurs en Europe en l’occurrence les collectivités territoriales d’accueil, les Ong et des fondations privées. Ces contributions ont représenté un montant de 4,2 milliards de FCfa de fonds additionnels en 11 ans d’existence.

Vous venez de boucler une tournée dans les départements de Bakel et de Goudiry. Comment appréciez-vous l’état d’exécution des projets financés par le Paisd ?
Dans un contexte de mise en œuvre du Pse et des réformes constitutionnelles qui accordent une place centrale à l’implication de la Diaspora dans les efforts de développement, cette tournée avait pour objectif de magnifier l’apport et de renforcer la mobilisation de la Diaspora. Il s’agissait aussi d’une tournée pour faire échanger nos partenaires, en l’occurrence l’ambassade de France au Sénégal et les acteurs du développement dans ces territoires notamment les services techniques et les collectivités territoriales qui prennent davantage conscience de l’intérêt de mobiliser les migrants autour des stratégies de développement.
Au cours de cette tournée, nous avons eu à lancer de nouveaux projets dans le secteur de l’hydraulique rurale. Nous avons eu aussi à procéder à des cérémonies d’inauguration de projets de santé qui viennent renforcer la carte sanitaire dans des zones en déficit.
La tournée a porté aussi sur une visite de chantier sur le projet de lycée départemental à Goudiry. Nous avons enfin passé en revue un certains nombre de projets qui ont été financés il y a une dizaine d’années, qui se sont consolidés et amplifiés depuis; confirmant ainsi toute leur vitalité et leur haut niveau d’appropriation par les communautés bénéficiaires.

Quelle appréciation faites-vous de l’implication des migrants dans le développement de leur terroir?
La particularité de la migration sénégalaise tient à son engagement et à sa solidarité vis-à-vis de son pays d’origine. Le succès des opérateurs de transferts d’argent est un indicateur de cette dynamique qui profite largement à la consommation des ménages mais qui gagnerait à mieux profiter aux ambitions de notre pays en termes de création de richesses et d’emplois. N’oublions pas aussi le potentiel d’expertise mobilisable que regorge notre Diaspora qui a fortement évolué du fait de l’émigration des étudiants, de hauts cadres et d’universitaires.  
Dans le cadre du Paisd, d’importantes réalisations ont été enregistrées mais nous constatons qu’il y a encore du chemin à faire.
En termes d’investissement dans les secteurs sociaux, l’enjeu réside aujourd’hui dans la réalisation de projets structurants. Le réflexe des associations des migrants de soutenir des actions de développement dans leur village d’origine doit être repensé à l’échelle des territoires dans une logique de rationalisation des ressources et en cohérence avec l’Acte 3 de la décentralisation. Au plan économique, les réformes engagées par le Sénégal visant à assainir l’environnement des affaires et la bonne gouvernance, constituent un gage pour mobiliser l’épargne des migrants en faveur de l’investissement économique.

Nous avons constaté que les interventions du Paisd sont beaucoup plus orientées vers les régions de Tambacounda et de Matam. Comment l’expliquez-vous?
Il est vrai qu’à première vue, la répartition des interventions du Paisd paraît déséquilibrée. En effet, les régions de Matam et de Tambacounda polarisent 2/3 des projets financés et près de 80% des financements alloués. Cette tendance est à replacer dans un contexte historique et sociologique. Les projets soutenus sont implantés dans les régions correspondant à la première vague d’émigration des années 60-70, suscitée par des dispositifs publics français encourageant le recrutement de travailleurs originaires du bassin du fleuve Sénégal et du Sénégal oriental. Cette situation s’explique aussi d’une part par le dynamisme et le niveau de structuration des associations de migrants issues de ces zones et, d’autre part, par leur plus grande capacité contributive.
Cependant, le Paisd est un programme d’envergure nationale qui a vocation à promouvoir des interventions sur l’ensemble du territoire sénégalais. Le Paisd s’adresse à tous les citoyens Sénégalais basés en France désireux de poser un acte de solidarité en faveur de leur pays d’origine. Au-delà de ce rappel, le Paisd a été attentif afin de remédier à ce déséquilibre en allant mobiliser et en soutenant des associations de ressortissants originaires d’autres régions au Sénégal. Cela a permis d’élargir les zones d’intervention et le dispositif est présent aujourd’hui dans 10 régions que sont Saint-Louis, Matam, Tambacounda, Louga, Diourbel, Fatick, Kédougou, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda où des projets ont été réalisés.

Que faire pour toucher les autres régions, notamment dans la partie sud du pays ?
Nous sommes sensibles à toutes les sollicitations de nos compatriotes, surtout ceux originaires du centre et du Sud. L’initiative de désenclavement numérique que j’évoquais est une première prise en compte de ces préoccupations.  Ensuite, notre porte d’entrée reste la communauté de migrants. Ils sont à la base de chaque initiative. Nos interventions sont liées à leur engagement. Pour faciliter leur implication, nous avons mis en place un dispositif de proximité sur le double espace avec une cellule relais basée en France et prochainement, une antenne dans la zone Sud en plus de fréquents déplacement en Europe, à la rencontre de nos compatriotes.
Nous avons engagé aussi des discussions avec nos partenaires pour augmenter le taux de subvention du Paisd et par conséquent alléger le taux de contribution financière de nos ressortissants. J’ai bon espoir qu’on va arriver à un meilleur résultat dans les régions du sud et du centre d’autant plus que nos partenaires soutiennent notre démarche. J’invite aussi les associations de ressortissants sénégalais originaires des régions du centre et du sud à s’inspirer du dynamisme constaté dans les zones nord et est du Sénégal pour égaler leur niveau d’engagement.
Enfin, nous travaillons à l’élargissement de nos actions de mobilisation de nos compatriotes en Europe. Les demandes de nos communautés présentes en Espagne, en Italie et en Belgique seront désormais prises en compte dans le cadre du Paisd et nous pourrons soutenir leurs initiatives aux fins de démultiplier nos capacités d’intervention.

Lors de la tournée dans la région de Tambacounda, vous avez annoncé une troisième phase du Paisd. Qu’en est-t-il réellement?
L’aventure du Paisd se poursuit. Prévu pour une durée initiale de trois ans en 2005, le dispositif a été renouvelé plusieurs fois depuis. Les résultats atteints par le Paisd, notamment sur les aspects de viabilité des interventions constatés lors de la tournée dans la région de Tambacounda, ont trouvé un écho favorable auprès des partenaires. La Commission européenne a ainsi validé, en décembre 2016, le financement d’une nouvelle phase du Paisd à hauteur de 6,6 milliards de FCfa. Nous pouvons également compter sur la France, notre partenaire de la première heure, qui apporte une contribution de 1,3 milliards à travers l’Agence française de développement (Afd). Enfin, l’État du Sénégal complète le tour de table des bailleurs en apportant une contribution à la hauteur de la participation française, soit 1,3 milliards FCfa. J’y suis particulièrement sensible à cette participation qui témoigne du soutien et de l’engagement des autorités sénégalaises sur la thématique migration et développement. Nous nous sommes donnés quatre ans pour réussir ce nouveau pari. Le processus de contractualisation est en cours et nous espérons pouvoir entrer dans le vif du sujet rapidement à la fin du premier semestre 2017.


Propos recueillis par Aliou KANDE

Les populations des communes de Saré Bidji et de Dioulacolon retrouvent le sourire. Cela projet d’amélioration de la sécurité alimentaire

Les populations des communes de Dioulacolon et de Saré Bidji, dans le département de Kolda, poussent un véritable ouf de soulagement. Le projet d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition (Asan) mis en œuvre par l’Association Guné de Kolda a permis d’améliorer leur situation alimentaire et nutritionnelle. Au total, 7 150 personnes dont 6 793 femmes et 357 hommes bénéficient de ce projet d’un  coût total de plus de 182,561 millions de FCfa. Il se fixe comme objectif prioritaire de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition des populations des communes de Saré Bidji et de Dioulacolon à travers une approche intégrée et participative. « Ce projet est conduit sur le terrain par l’Association Guné de Kolda en partenariat avec la Fondation Caixa basée en Espagne qui est le bailleur principal du projet et la Fondation Guné qui se trouve également en Espagne. Au nombre des activités du projet, il y avait la formation et le recyclage des relais en technique de production agricole et en élevage qui a été entièrement réalisée depuis 2016. Il y avait également comme seconde activité le choix de jardins communautaires qui est également terminé depuis 2016 », déclare Sékou Baldé, responsable du Projet Asan.

Ce partenariat exemplaire a permis à l’Association Guné de Kolda de mener une série d’activités sur le terrain, notamment l’aménagement des périmètres horticoles, l’achat et la livraison des petits matériels agricoles, la construction de puits pour les blocs maraîchers, l’installation du système d’irrigation goutte-à-goutte à Saré Diatta et l’organisation des ateliers de capacitation des producteurs en gestion des ressources naturelles, diversification de la production agricole et enrichissement des sols. Elle a également apporté un appui technique et un accompagnement pour l’amélioration des rendements agricoles et mené des campagnes de sensibilisation et d’information sur les activités agricoles, d’élevage et de nutrition dans les médias locaux sans compter la réhabilitation des étables de petits ruminants, la diffusion des bonnes pratiques zootechniques, la dotation de 1.500 unités de compléments minéraux et produits vitaminés pour volailles et petits ruminants pour les éleveurs et la campagne de vaccination et de déparasitage de la volaille et des petits ruminants, entre autres.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet initié par la Croix-Rouge sénégalaise et le département d’aide de la Croix-Rouge luxembourgeoise, 350 cases durables, dotées de blocs d’hygiène (latrines) et de cuisines à foyer amélioré, seront aménagées dans la commune de Ronkh, une localité de l’arrondissement de Ndiayes située à une soixantaine de km de Saint-Louis.

Les travaux de construction de ces cases durables ont démarré officiellement, hier, à Médina Mountaga, un village de la commune de Ronkh situé à quelques encablures du croisement de Colonat, sur la route qui mène vers Richard-Toll.
 C’était en présence des responsables de la Croix-Rouge sénégalaise, de la Croix-Rouge luxembourgeoise, des autorités administratives, municipales, coutumières, religieuses, des notables et des populations de Ronkh.

L’adjoint du préfet du département de Dagana, Macodou Sy, le Secrétaire général de la Croix-Rouge sénégalaise, Mamadou Sonko, accompagnés de cette forte délégation, ont visité trois cases témoins déjà en construction dans le village de Médina Mountaga. A terme, il s’agira d’ériger des bâtiments en dur et de forme ronde, surmontés de toits de chaume de forme conique. Plus explicite, M. Sonko a laissé entendre que « l’idée de case durable vient du fait qu’une partie des matériaux de construction sera récupérée sur place. C’est également un projet de promotion d’activités génératrices de revenus pour les populations locales ».

Slon Mamadou Sonko, l’initiative porte également sur la mise à la disposition des bénéficiaires, de motopompes, de semences et d’autres outils, en vue de leur permettre de mener des activités  génératrices de ressources.
Dans le même sens, Macodou Sy s’est réjoui du lancement du projet dans cette localité, invitant les populations à œuvrer pour la pérennisation des investissements. De l’avis de l’adjoint au préfet de Dagana, « Il est évident que la manière dont le projet est mis en œuvre permet de le rendre viable. Je vous demande d’en prendre soin car c’est une initiative qui peut être démultipliée partout au Sénégal ». Le village de Médina Mountaga a été créé en 2009 pour accueillir des populations déplacées du village de Loug Demiss, à la suite de fortes inondations intervenues alors dans leur localité d’origine.

Les deux sociétés nationales sœurs développent depuis 2016, dans cette localité, de nouvelles solutions d’abris à travers la mise en œuvre d’un projet d’aide à la construction d’habitats durables en faveur des ménages vulnérables qui font face à des problèmes d’habitat et d’hygiène liés aux inondations répétitives.
Pour Robert Gorerens, président du département d’aide internationale de la Croix-Rouge luxembourgeoise, ces deux entités ont également eu l’occasion de collaborer étroitement dans un projet similaire mis en œuvre à Thiaré dans le département de Kaolack, avec la construction de 210 cases.

Autant de raisons pour lesquelles Robert Gorerens et son équipe ont dit être satisfaits du déroulement du projet à Thiaré. Il s’agit maintenant, ont-ils précisé, de corriger les imperfections et de les adapter à Médina Mountaga, dans la commune de Ronkh.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le vote, à l’unanimité des conseillers présents, du budget de l’année 2017 pour Tivaouane a eu lieu samedi dernier. Il s’équilibre en recettes et dépenses à 395 198 403 FCfa dont  352 071 517 FCfa dévolus au fonctionnement. Un moment solennel qui a été mis à profit par le maire Mamadou Diagne Sy Mbengue pour annoncer le montage d’une foire internationale du Maouloud à Tivaouane.

Sa commune étant chaque année un pôle d’attraction internationale durant au moins deux semaines lors de la célébration de la nuit du prophète ou Maouloud, le maire de Tivaouane et son Conseil municipal indiquent que les retombées financières pour l’institution restent encore faibles. « Même si nous avons réussi à faire passer l’enveloppe de recettes de 13 à 32 millions de FCfa, une bonne organisation d’une foire internationale du Maouloud peut nous valoir une augmentation considérablement de notre budget », a expliqué Mamadou Diagne Sy Mbengue. Selon lui, les correspondances sont faites et le suivi nécessaire est conduit avec toute la diligence qui sied pour la prochaine édition du Maouloud.

Outre ces recherches de moyens additionnels pour doter de Tivaouane d’un budget à la hauteur du statut religieux de la ville, une commission de la fiscalité locale est en train d’être mise en place afin de réfléchir sur des stratégies  adaptées à la localité et à même d’aider à relever le niveau de recouvrement des impôts. « L’objectif est d’arriver à  une incidence d’au moins 50% des entrées sur le budget parce que, pour l’instant, nous sommes seulement à 20% », a-t-il précisé.

Sur la question du foncier, le maire de Tivaouane a tenu à rappeler que depuis leur arrivée à la tête de l’institution municipale, aucun lotissement n’a encore été fait. Mais, il a tenu à dire que toute occupation du sol sur le périmètre de la commune doit impérativement respecter les contours du plan directeur de Tivaouane qui a coûté à l’État 600 millions de FCfa. « C’est dans ce sens que j’ai déjà écrit au Premier ministre et au ministre de l’Urbanisme. Nous savons que la demande de parcelles est forte mais nous avons une réserve foncière intéressante depuis l’extension de notre commune de 7.000 hectares », a-t-il confié.

Mbaye BA

L’équation que doit résoudre la décentralisation sénégalaise (passée, actuelle ou future) porte sur trois défis à relever. Pour ce faire, il faut nécessairement avoir des ressources humaines de qualité aux plans politique et technique, des ressources financières appréciables dans les dotations et la fiscalité locale et bénéficier d’une volonté affirmée de promouvoir un leadership accompli des collectivités locales.

Cette recommandation a été formulée par le directeur de l’Ard de Saint-Louis, Ousmane Sow, au cours d’un atelier sur la gestion administrative et la gouvernance locale organisé par l’Ard avec l’appui financier du Psdar. Les travaux se sont déroulés pendant deux jours dans les locaux du Conseil départemental de Saint-Louis, sous la présidence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall.

Ils ont été animés par Bouna Waar, consultant et ancien directeur de l’Ard, Saliou Rama Kâ, premier directeur du Crous, Djiby Mbaye, président de séance et maire de la commune de Pété, en présence de plus de 70 participants. Selon les enseignements tirés des exposés des consultants, une formation pratique axée sur la fonctionnalité et l’efficacité des collectivités locales à travers une bonne gouvernance du développement local serait d’une grande nécessité pour résoudre cette équation.

En effet, ont souligné Ousmane Sow et Bouna Waar, les élus locaux, porteurs de visions et d’ambitions de développement pour leur territoire (localité) et bien accompagnés par des techniciens compétents et stratèges, doivent être capables d’assurer le fonctionnement correct des collectivités locales, la participation citoyenne dans la gestion des affaires de la collectivité locale, le pilotage, l’animation et le suivi-évaluation du développement local, la prise en charge des compétences transférées, du développement économique et social durable des territoires.

Pour arriver à ces performances dans la gestion administrative et financière des collectivités locales et à la gouvernance efficace du développement local, les élus, selon le directeur de l’Ard, doivent avoir la maîtrise des textes législatifs et réglementaires organisant les transferts de compétences, la gestion des dépenses publiques, les règles de passation de marchés et être outillés et efficaces dans la prise en charge du pilotage, de l’animation et de la mise en œuvre du développement durable des territoires, etc.

Mbagnick Kharachi Diagne

Ce sont 11 personnes, dont trois menuisiers, membres de l’Association enfants jeunes travailleurs (Aejt) de Tambacounda qui ont été formés pendant dix jours à la fabrication de fours solaires. Le coût d’un four solaire peut être évalué entre 60.000 et 90.000 FCfa, selon le modèle et une vingtaine de recettes ont été testées avec cet appareil. Des mets qui ont été dégustés lors de la remise des parchemins.

Le  siège d’Enda Jeunesse et action sis au quartier Gouye à la périphérique ouest de la ville de Tambacounda a abrité la manifestation organisée avec l’appui de la chambre des métiers de Tambacounda et de l’Ong la Kora. L’Ong Monde solidaire a organisé avec succès la formation de 11 personnes, dont 3 menuisiers, qui ont été formés par Yves Schoefs, professeur de technologie à la retraite. La formation a été élargie à des menuisiers, qui, en 3 jours, ont pu confectionner trois fours solaires, sous la direction d’un technicien français, en l’occurrence M. Schoefs. Ce dernier a fabriqué puis mis en œuvre un prototype chez lui dans la Sartre, avec des résultats satisfaisants «de 120 à 150 degrés».
Sur la base de la notice de montage, il a aidé les jeunes de l’Aejt à monter des fours.

Sous la forme d’une caisse en bois rectangulaire tenant sur quatre pieds, le dispositif est surmonté de vitres. «Contrairement à ce qu’on peut penser, ce n’est pas la chaleur qui fait fonctionner le four, ce sont les rayons du soleil», par le truchement de l’effet de serre, a-t-il expliqué. Pour ce modèle, le plus grand défi en ce moment reste la multiplication du prototype d’un coût évalué entre 60.000 et 90.000 FCfa. Pour la vulgarisation du produit, M. Schoefs indique qu’ils envisagent de faire appel à des sponsors en France, mais aussi aux «financements participatifs» qui peuvent être collectés à travers les foras sur Internet. Certaines entreprises pourraient aussi être saisies pour faire un geste. Pour lui, ce four «se prête bien à la cuisine sénégalaise», qui prend du temps, a-t-il commenté, estimant que l’autre avantage tient au fait qu’il «libère la femme de certaines corvées» liées à la recherche dubois mort.

Une vingtaine de recettes ont été testées avec le four, a-t-il dit. Quelques mets préparés avec cet appareil ont été dégustés lors de la remise des parchemins. Le technicien estime qu’il existe des pistes de recherche pour l’adapter à davantage de recettes locales, tout en relevant qu’il peut cuisiner «90% des recettes».

Pape Demba SIDIBE

Tabouré Agne est doctorant en Droit et Gestion des collectivités territoriales. Dans cette interview, il se prononce sur l’opportunité d’instaurer un régime immunitaire en faveur des élus locaux. Le spécialiste est d’avis qu’un tel régime ne répond pas aux exigences de la reddition des comptes.

Selon vous est-il nécessaire d’instaurer une immunité pour les maires au regard notamment du rôle central qu’ils jouent dans la marche des collectivités locales?
Cette interrogation est agitée par certains maires, suite à l’arrestation de l’édile de Dakar. Mais, en posant comme une nécessité l’instauration d’une immunité pour les maires, afin d’éviter les détentions, on est en droit de se poser la question de savoir si les défenseurs de ce point vue appréhendent réellement la portée et de l’étendue de l’immunité. En d’autres termes, l’immunité parlementaire est-elle applicable aux maires ? Cette immunité  n’irait-elle pas à l’encontre des principes de bonne gouvernance locale. Ne serait-elle pas une façon d’instaurer une impunité absolue pour les organes exécutifs locaux ? L’immunité est un moyen de protection particulière qui se traduit par une irresponsabilité et une inviolabilité de la fonction parlementaire. Elle est d’ordre public, ce qui a comme conséquence qu’elle peut être invoquée pour la première fois à tous les niveaux de la procédure. L’article  61 de la Constitution dispose qu’aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. L’exercice des fonctions doit être entendu de manière compréhensive. Il englobe non seulement l’activité en séance plénière, mais également les réunions de groupe et de commission ainsi que les missions à l’extérieur.

Pourriez-vous revenir sur les concepts qui sous-tendent cette inviolabilité ?
Elle est absolue. Elle fait obstacle à toute poursuite, aussi bien pénale que civile ou disciplinaire. Elle protège le parlementaire non seulement au cours de son mandat mais encore après l’expiration de celle-ci, pour les opinions émises pendant qu’il exerçait. L’inviolabilité participe du même souci de protection de la liberté du parlementaire dans l’intérêt de l’exercice de son mandat. L’inviolabilité se distingue cependant nettement de l’irresponsabilité. Il ne s’agit plus de l’expression d’opinions, mais d’agissements tombant sous le coup de la loi. L’objectif n’est pas de soustraire le parlementaire à l’application de celle-ci, mais d’éviter des poursuites inconsidérées, arbitraires ou vexatoires. C’est pourquoi, pendant la durée des sessions, aucun membre du parlement ne peut être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée. De même hors session aucun membre du parlement ne peut être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée dont il fait partie, sauf le cas de flagrant délit. La  détention ou la poursuite d’un membre du parlement est suspendue si l’Assemblée dont il fait partie le requiert.

Ce même régime d’immunité peut-il être appliqué à l’organe exécutif local ?
D’abord, les fonctions de maire et de parlementaire sont différentes. Les députés ont une fonction parlementaire, ils votent la loi et contrôle le gouvernement. Le maire assure une fonction exécutive, relative à la préparation et à l’exécution des décisions du Conseil municipal. Il est ordonnateur de budget et assure le bon ordre, la tranquillité, la sureté, la sécurité et la salubrité publique. Il est chargé, sous le contrôle du représentant de l’État, de la police municipale et de l’exécution des actes de l’État qui y sont relatifs (article 118 CGCT). Quant aux élus locaux, ils bénéficient d’un régime de protection qui s’apparente à la «protection fonctionnelle» des agents publics. Ainsi, le champ d’application matériel de l’inviolabilité est déterminé par l’article 61 de la Constitution à partir d’une distinction propre au droit pénal : la matière criminelle et la matière correctionnelle, la poursuite et la détention. L’inviolabilité est limitée aux matières criminelle et correctionnelle. Cela exclut les actions en matière civile quand bien même l’action aurait lieu devant une juridiction répressive.

La loi prévoi-t-elle un mécanisme de protection pour l’élu local ?
L’élu local est protégé lorsqu’il est victime d’un incident dans l’exercice de ses fonctions ou ses proches subissent des violences ou des outrages résultant de la qualité d’élu local. C’est également le cas quand l’élu local fait l’objet de poursuites civiles ou pénales pour des faits se rattachant à l’exercice de ses fonctions. Pour l’essentiel, les fondements de cette protection figurent dans les dispositions du Code général des collectivités territoriales mais celle-ci a été largement précisée par la jurisprudence.
D’après l’article 105 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), le maire bénéficie d’une protection par le Code pénal et les lois spéciales contre les menaces, outrages, violences, injures ou diffamations dont il peut faire l’objet dans l’exercice de ses fonctions. La collectivité est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en résulte. Les conjoints, les enfants et les descendants directs des élus municipaux précités bénéficient de la même protection. Si le dommage est survenu dans le cadre des missions effectuées en qualité d’agent de l’État (officier de police judiciaire ou d’état civil, par exemple), c’est l’État qui est responsable, dans les conditions définies par la loi portant droits et obligations des fonctionnaires. Par conséquent, en cas de dommage subi par le maire, il convient de déterminer clairement les circonstances dans lesquelles cela a eu lieu, car ce n’est pas le même patrimoine qui supportera la responsabilité.

Hormis les maires, les autres les élus locaux sont-ils également protégés par la loi ?
Le président du Conseil municipal est également protégé par la collectivité contre les poursuites civile et pénale. S’agissant de la responsabilité pénale, la commune est tenue d’accorder sa protection à son exécutif ainsi qu’aux élus. La protection pénale comprend les frais de justice, mais pas la condamnation compte tenu du principe de la personnalité des peines. En ce qui concerne les poursuites civiles, la jurisprudence considère que lorsqu’un agent public a été poursuivi par un tiers pour une faute de service, la collectivité publique doit, dans la mesure où une faute personnelle détachable de l’exercice de ses fonctions n’est pas imputable à cet agent, le couvrir des condamnations civiles prononcées contre lui. Dans ces deux régimes, l’existence d’une faute personnelle détachable des fonctions d’élu local exclut toutefois celui-ci du bénéfice de la protection juridique.

Selon vous, est-il nécessaire d’accorder une immunité aux maires, notamment dans le cadre de l’exercice de leurs charges?
Accorder une immunité au maire reviendrait à donner un privilège exorbitant à l’exécutif local que les organes administratifs centraux dont il constitue un démembrement ne bénéficient pas.

Le régime de l’immunité va à l’encontre des principes d’une bonne gouvernance locale qui exige la responsabilité, la transparence, la reddition des comptes, l’efficacité et l’efficience. Les principes de l’irresponsabilité et de l’inviolabilité peuvent participer à créer une impunité absolue pour les exécutifs locaux qui n’auront plus à rendre compte des fautes de gestion commises durant leur mandat et parfois même après leur mandat. En effet, le régime des cumuls de mandats des maires peut créer une situation de nature à interférer sur le régime de l’immunité. Le maire député bénéficierait d’une double immunité relevant aussi bien de son statut de président du Conseil municipal que de son statut de parlementaire.

Propos receuillis par Oumar BA

Les populations de la commune de Gnith ont célébré, vendredi, la journée internationale de l’alimentation scolaire. L ‘événement, organisé par l’Ong Counterpart International a été marqué par la remise symbolique des équipements d’entretien et de nettoiement des écoles de cette localité, le lancement officiel de « la semaine de la santé à l’école ».

La journée internationale de l’alimentation scolaire a permis à Mme Ellen Garret, directrice régionale de Counterpart International (Afrique/Asie), de saisir cette occasion pour se réjouir du travail remarquable effectué par Idrissa Bâ de Counterpart et ses collaborateurs, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet d’alimentation scolaire financé par le Département de l’Agriculture des États-Unis (Usda). Un programme de développement très ambitieux de grande envergure qui cible 270 écoles primaires et préscolaires de 9 arrondissements de la région nord. Il s’agit des localités des départements de Podor (Cas-Cas, Saldé, Gamadji Saré, Thillé Boubacar), de Dagana (Mbane, Ronkh, Ross-Béthio, Ndiayes) et Saint-Louis (Rao).

Selon les membres du staff d’Idrissa Bâ, ce projet cible 39.211 bénéficiaires directs, en particulier les élèves, dont 37.376 élèves, 1295 enseignants, 270 administrateurs scolaires et 270 associations de parents d’élèves (Ape). Mme Ellen Garret a laissé entendre que la durabilité de la cantine scolaire est très importante pour Counterpart et pour leur donateur Usda. C’est la raison pour laquelle elle a vivement félicité les parents d’élèves pour leur contribution et leur engagement dans la construction de cette stratégie à travers les champs communautaires et les greniers scolaires. Elle a réitéré l’engagement indéfectible de Counterpart à poursuivre sa collaboration avec l’État du Sénégal, en vue de permettre, à long terme, au gouvernement et à la communauté de prendre en charge ce programme durable de mise en place et de gestion des cantines scolaires.

Abondant dans le même sens, le représentant résident de Counterpart au Sénégal, Désiré Yaméogo, a annoncé que son Ong va instaurer, à partir de cette année, un prix pour récompenser le meilleur champ communautaire. Ce qui permettra d’encourager la mise en place de greniers scolaires et d’appuyer les communautés dans l’aménagement de champs communautaires pour que les récoltes qui en seront issues soient utilisées pour le fonctionnement des cantines scolaires et des écoles.

De l’avis de Désiré Yaméogo, la cantine scolaire constitue une mesure de protection sociale, efficace et efficiente permettant aux populations, surtout les plus vulnérables, d’échapper à la sous-alimentation chronique, de pouvoir aller à l’école et d’être attentives aux activités pédagogiques. Aussi, elle contribue, d’une part, à l’atteinte des objectifs de l’axe 2 du Plan Sénégal Émergent et, d’autre part, à l’atteinte de l’Objectif du Développement Durable 4 qui cible « l’accès de tous à une éducation de qualité et à la promotion des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».

Auparavant, le représentant de l’Inspection d’académie, Mbaye Babou, le chef de la Division des cantines scolaires, Ablaye Touré et le maire de Gnith (qui a plaidé pour le remplacement de 21 abris provisoires de Gnith par des salles de classe) ont, tour à tour, rendu un vibrant hommage à Counterpart International qui a réussi le pari de mobiliser tous les acteurs de l’éducation autour de la nécessité de prendre en charge l’alimentation scolaire.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le projet de budget 2017 de la commune d’Ourour (région de Fatick s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 51.958.871 FCfa. Il a été voté à l’unanimité la semaine dernière par le conseil municipal réuni en session ordinaire sous la présence du maire Mamadou Faye et du sous-préfet de l’arrondissement de Nguélou, Aliou Sadji.

Le présent budget ne tient pas compte des fonds de concours et de dotation que l’État alloue chaque année. Pour le maire d’Ourour, le budget effectif sera connu dès la prise de connaissance des différents fonds alloués par l’État.

Ce qui fera l’objet d’une autre convocation du Conseil pour approbation et, à partir de ce moment, on aura le budget définitif qui devrait atteindre la centaine de millions. En attendant, on va tourner autour de cette prévision de 51 millions de FCfa avec lesquels le conseil municipal a décidé de mettre un accent particulier sur les investissements pour une enveloppe de 23 millions de FCfa contre 28 millions de FCfa pour le fonctionnement en attendant de recevoir les fonds de dotation et les fonds de concours ». Ceci est lié au fait que dans la commune tout est urgence dans tous les secteurs d’activités.

Que ce soit l’éducation, la santé, l’hydraulique, l’électrification rurale mais aussi les équipements agricoles et d’allégement des activités des femmes. « Avec la notification des montants des fonds de dotation et de concours, nous allons réajuster le budget et réorienter certaines priorités dont l’éducation avec la construction de salles de classe et la santé pour laquelle nous envisageons également des investissements importants », signale l’édile d’Ourour.

L’ambition de Mamadou Faye, indique-t-il, « est de faire plus que les années dernières depuis 2014 et dont le bilan à mi-parcours nous a valu des acquis importants ». Ce sont des fournitures scolaires gratuites avec 5 millions de FCfa injectés chaque année dans 20 écoles élémentaires, la construction et la réhabilitation de salles de classe et dans le secteur de la santé avec l’érection de la case de santé d’Ourour en poste de santé pour relever le plateau technique, en plus de la dotation en médicaments pour les structures sanitaires dont le poste de santé de Colobane. Ils  s’y ajoutent les efforts consentis dans les équipements d’allégement des conditions de travail des femmes avec l’achat de moulins à mil.

L’hydraulique aussi n’est pas en reste. La Commune a acquis 15 km d’adduction d’eau et 10 bornes-fontaines auxquels sont venus s’ajouter un forage de 200 mètres/cube de débit, un réseau d’adduction d’eau de 30 km, 40 bornes-fontaines, deux abreuvoirs et un périmètre maraîcher acquis grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Autres atouts, l’électrification de certains villages sur la quarantaine que compte la commune de même que la réalisation d’une piste de production pour désenclaver la commune.
La formation reste une des préoccupations des élus locaux d’Ourour sur plusieurs aspects de la réforme et du fonctionnement de l’institution.

M. SAGNE

La quatrième réunion du Comité national de pilotage du projet d’Appui à la modernisation de l’état civil s’est déroulée hier. Au cours de cette rencontre, il s’est agi de faire le point sur les différents acquis, tout en améliorant les manquements. En outre, l’Union européenne (Ue) s’engage à financer le fichier national d’identité biométrique à hauteur de 18,3 milliards de FCfa.
Une bonne planification du développement économique requiert un état civil fiable et sécurisé. Cela constitue une des principales raisons qui motivent le gouvernement du Sénégal à mettre sur pied « la modernisation de son système d’enregistrement des faits d’état civil ». Pour relever ces défis, une collaboration de l’ensemble des acteurs est indispensable, l’implication encore plus forte des collectivités locales est requise et des moyens importants sont nécessaires.

La réunion d’hier portant sur le Programme d’appui à la modernisation de l’état civil (Padec) a justement permis aux membres du comité national de pilotage d’apprécier le travail qui a été réalisé aux plans technique et financier. Il s’agissait plus précisément de voir l’état d’avancement des activités financières.

Selon Alassane Mbengue, directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire , « le Pamec enregistre un taux d’exécution de 43,41%. Ce taux reste encore faible mais relève une nette amélioration dans la mise en œuvre du projet. Des résultats significatifs ont déjà été enregistrés », a-t-il dit. Concernant la composante 1 qui a trait à l’Amélioration du dispositif de gouvernance de l’état civil, d’importants protocoles ont été signés avec la Direction de l’autonomisation des fichiers (Daf) du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique et avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Un protocole est en cours avec l’Agence de l’informatique de l’État (Adie). Ces actes jettent les bases d’une collaboration fructueuse en vue de renforcer l’efficacité et la fiabilité du système d’état civil. M. Mbengue, représentant du ministre, évoque également la régularisation effective, sur l’ensemble du territoire, d’élèves de CM2 sans acte d’état civil qui ont pu, grâce aux dispositions prises, se présenter à l’examen du Cfee et au concours d’entrée en 6e. En outre, souligne-t-il, l’étude informatique de la cartographie de l’état civil est engagée et en cours de réalisation. Dans le cadre de la composante 2 qui se focalise essentiellement sur l’amélioration de la qualité du service public de l’état civil, ce sont 956 officiers et agents d’état civil qui ont été formés dans les quatorze régions du pays. Des campagnes de sensibilisation ont été également menées durant les grands événements religieux aussi bien à Touba, Tivaouane, Kaolack et Ndiassane. Les actions menées ont essentiellement porté sur l’importance de la déclaration des faits d’état civil et favorisent une meilleure appropriation des populations, a-t-il laissé entendre.

Un nouveau projet en cours
Enfin, en ce qui concerne la composante 3 sous le libellé «Sécurisation du patrimoine de l’état civil », des résultats importants ont été obtenus. Parmi ceux-ci, le représentant du ministre souligne «l’équipement de 60 centres d’état civil en matériels informatiques comprenant 180 ordinateurs, 181 onduleurs, 60 serveurs, 60 imprimantes multi-fonction réseau », a-t-il dit. Il a également été procédé au câblage réseau de ces différents centres. Le logiciel Hera a été installé dans 60 centres d’état civil. Trois cents officiers et agents d’état civil ont été formés à l’utilisation du logiciel. La numérisation a, à ce jour, concerné plus de 8 millions d’actes d’état civil grâce à la mobilisation de 120 vacataires équipés d’un lot de 60 ordinateurs portables et 60 scanners, informe le directeur de cabinet du ministre. Les résultats obtenus traduisent l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre l’impératif de modernisation du système d’état civil qui figurent parmi les priorités nationales.

Marc Boucey, chef de coopération de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, relève dans son discours que «le comité de pilotage revêt une importance particulière car il intervient à 5 mois de la fin d’exécution des activités du projet qui ont été prolongées jusqu’au 23 août pour permettre leur achèvement ». Par ailleurs, l’Ue lancera dans les prochains mois un programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et à la création d’un fichier national d’identité biométrique à hauteur de 18,3 milliards de FCfa financés par le Fonds fiduciaire d’urgence qui se basera sur les acquis du Pamec, a-t-il annoncé. Une évaluation à mi-parcours du Pamec en janvier 2015 a permis d’identifier un certain nombre de blocages et de faire des recommandations qui ont contribué à réorienter le projet. A six mois de la fin d’exécution du devis programme, 2,84% du budget ont été engagés et 43% dépensés. C’est dire qu’il reste pratiquement un milliard à dépenser en 5 mois, a dit M. Boucey.

Bien que certaines de ces activités aient été entamées, un rythme soutenu est nécessaire pour atteindre les résultats escomptés d’ici le mois d’août, a-t-il dit. Concernant les méthodes de travail, le dialogue avec la Délégation de l’Union européenne sur l’état des réalisations des activités pourrait être amélioré, a-t-il estimé. Il appelle à la transmission d’informations régulières et plus précises quant à l’exécution des travaux.

Oumar BA

Le Conseil départemental de Nioro a fini de valider son budget pour l’exercice 2017 au cours d’une session à laquelle a pris part l’ancienne Première ministre Aminata Touré. Des prévisions de recettes et de dépenses arrêtées à prés de 400 millions de FCfa dont les 2/3 pour le fonctionnement. Un projet de réalisation d’une centrale solaire de 30 Mw d’un coût de 22 milliards de FCfa a été approuvé par les conseillers départementaux.

Le département de Nioro, qui, à ce jour ne dispose pas de la moindre entreprise industrielle, pourra sous peu assurer son autonomie en matière d’énergie. Mieux, il pourra en exporter vers le pays frontalier de la Gambie. Cette vision ne relève pas de la science fiction, mais d’un projet de partenariat public-privé entre la collectivité territoriale et des investisseurs espagnols désireux de développer le potentiel en la matière dans cette partie septentrionale de la région de Kaolack. En tout cas le projet a fait l’objet d’une approbation du Conseil départemental de la localité en marge du vote du budget cette semaine.

Le président de l’institution, Momath Sow Malaw, en a fait la présentation à ses collègues: « J’ai été approché par des partenaires espagnols qui ont été impressionnés par le potentiel d’ensoleillement du département. Ils s’engagent à investir près de 22 milliards de FCfa pour la réalisation d’une centrale solaire dans la localité. Le Conseil départemental serait leur interlocuteur dans ce projet à haute valeur ajoutée et des centaines de jeunes pourraient être employés dans cette centrale sans compter les taxes et autres patentes qui pourraient bénéficier aux collectivités locales du département. C’est un premier pas vers l’industrialisation du Rip», s’est félicité le patron du Conseil départemental qui a convaincu ses collègues d’autoriser ce partenariat qui pourrait doper l’économie du département. Car, à ce jour, les collectivités territoriales de Nioro, à l’image de l’institution qu’il dirige, dépendent des transferts financiers de l’État pour leur existence.

Le budget du présent exercice arrêté à la somme de 398 millions de FCfa, dont de 158 millions de FCfa pour les investissements, va largement servir pour les dépenses de fonctionnement. « Nous comptons sur les promesses de l’État dans l’établissement d’impôts locaux, notamment en faveur des collectivités locales, pour nous en sortir comme une ristourne d’une partie de la taxe sur la valeur ajoutée », a-t-il espéré.

Elimane FALL

Une deuxième maternité sera bientôt construite à Pikine. D’ailleurs, la première pierre de cette maternité a été posée hier par le maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo. C’est la satisfaction d’une vieille doléance de la population de cette commune qui n’en disposait jusqu’ici que d’une seule, celle de Touba Diacksao.

La commune de Pikine-Est dispose de deux postes de santé. Mais, une seule abritait une maternité malgré sa taille démographique importante qui en exigeait d’autres. C’est la raison pour laquelle elle a opté pour la construction d’une maternité après avoir reçu un financement de (40.000.000 FCfa) accordé par Enda Ecopop et acquis grâce à l’Ard et au Pndl. Ce financement est consenti en faveur des communes qui se sont engagées à faire des efforts pour la réalisation d’un budget participatif. Les travaux de cette nouvelle maternité devraient durer 4 à 5 mois. Le maire de Pikine-Est, Issakha Diop, a estimé que la construction de cette maternité a été une demande sociale à deux titres. D’abord, en raison de la taille démographique de la commune qui devrait disposer de beaucoup plus de maternités eu égard aux normes sanitaires qui veulent qu’une maternité soit construite pour 10.000 habitants. Ensuite, les dispositions de la décentralisation exigeant que chaque enfant soit déclaré là où il est né. « Nous devons éviter aussi qu’un enfant de la commune soit déclaré dans une localité autre que la nôtre », a ajouté Issakha Diop. « Déjà, beaucoup d’enfants étaient déclarés hors de la commune, faute de maternité. La construction d’une autre maternité va donc permettre d’éviter cela », poursuit-il. Le maire Issakha Diop a également indiqué que la cérémonie sera mise à profit pour remettre des médicaments d’une valeur de 2 millions de FCfa aux deux postes de santé de la commune. Ce qui lui a fait dire que la dynamique de développement est en marche à Pikine-Est et que la santé y occupe une place centrale.

Abdou DIOP

Abdoulaye Racine Senghor, le manager général du Monument de la Renaissance de Dakar, vient au chevet de la maternelle municipale d’application de Tambacounda en octroyant un lot d’ordinateurs pour leur nouvelle classe multimédia et du matériel didactique dont des livres adaptés à ce type d’enseignement dispensé aux tout-petits. La cérémonie a permis de baptiser cette salle multifonctionnelle au nom du généreux donateur.

Chaque année, l’école maternelle d’application change de visage avec des initiatives créatrices qui la met au devant de la scène. Chaque fois qu’il y a un acquis de taille comme l’octroi de salles de classe, de forage, de salles multimédia grâce à la coopération et ses partenaires de l’association Reillanne-Tambacounda, la directrice Mme Ba Aïssatou Diagne dévoile ses autres projets pour mettre l’enfant dans les conditions idoines et appuyer les efforts que l’école est en droit d’attendre de la municipalité en tant que structure municipale d’application et la première de la petite enfance dans la région orientale. Ici on se targue d’entretenir près de 335 potaches de 3 à 5 ans et 9 classes.

Ce qui a fait dire à la directrice Mme Ba Aïssatou Diagne que l’école compte plus de 300 pensionnaires dont l’appui nutritionnel contribue grandement à améliorer non seulement la prise en charge, mais aussi la qualité des enseignements dispensés dans cet établissement dont les effectifs augmentent d’année en année. Les autorités et responsables scolaires disent ne pas comprendre le mutisme des collectivités territoriales qui semblent ne pas participer à la bonne marche de cette école car, souligne la directrice, aucun geste ni lot de fournitures venant de ces collectivités n’ont été notés par cette structure scolaire.

Tout récemment il a été réceptionné une dotation pour la cantine scolaire de ses partenaires de l’association Reillanne-Tambacounda, un appui en nutrition qui contribue grandement à améliorer non seulement la prise en charge des enfants, mais aussi la qualité des enseignements dispensés.

Depuis 4 ans, souligne la directrice, il s’agit pour ladite association de matérialiser deux des trois composantes de la petite enfance, à savoir les aspects pédagogique et nutritionnel.

Pape Demba SIDIBE

Le projet de budget 2017 du Conseil départemental de Foundiougne a été voté, mardi dernier, à l’unanimité par les conseillers. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 247.320.430 FCfa. Dans le cadre de l’exécution de ce budget 2017, l’accent sera mis particulièrement sur les investissements. La rencontre a été présidée par le président du Conseil départemental, Moustapha Mbaye, en présence du préfet du département, Gorgui Mbaye.

Les conseillers ont voté, mardi, à l’unanimité le projet de budget 2017 de l’institution. Ce budget s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 247.320.430 FCfa. L’enveloppe réservée au fonctionnement est de 139.872.145 FCfa tandis que 107.448.285 FCfa sont allés aux investissements. Selon le porte-parole du jour, Lamine Sarr, deuxième secrétaire élu, cette année, il a été noté une hausse de 14 millions de FCfa par rapport à l’exercice 2016. Cette hausse a été saluée par les conseillers. Selon M. Sarr, cette année, l’accent sera particulièrement mis sur les investissements qui représentent 47% du budget. « Cela veut dire que nous voulons impacter sur la vie des populations du département », a-t-il déclaré. Aussi, a-t-il précisé que le secteur de l’éducation a pris une bonne partie de ce budget en engrangeant plus de la moitié . De plus, il a rappelé que le Conseil départemental a déjà investi dans les bourses scolaires, la construction de murs de clôture des Cem et des lycées. Selon lui, l’institution travaille à résorber les abris provisoires. Lamine Sarr a indiqué que le conseil a reçu toute une banque de requêtes de ces collèges et lycées et les besoins exprimés sont différents. Il a également annoncé que le conseil a opté une démarche qui consiste à réunir l’ensemble des collèges et proviseurs de lycées pour étudier toutes les requêtes et voir les priorités auxquelles il faut faire face. Dans le secteur de l’agriculture, a-t-il annoncé, le conseil va organiser une foire agricole cette année pour promouvoir les produits agricoles, de l’élevage ainsi que la pêche. « Nous voulons aller vers une labellisation des produits «Made in Foundiougne» pour promouvoir le développement local», a-t-il dit. Lors de cette rencontre, l’accent a été mis sur la question relative à l’approvisionnement en eau des populations du « Logue » composé de 8 villages et des hameaux.

Désenclavement
Dans cette zone, a-t-il rappelé, les populations ont soif. Lamine Sarr a salué tous les investissements consentis par l’État dans la fourniture d’eau au département de Foundiougne. Mais, il a soutenu qu’aujourd’hui, il y a un problème ponctuel d’eau qui se pose dans le « Logue », notamment dans les communes de Soum, Thiaré, Mbam, Foundiougne, Djilor. Lamine Sarr est d’avis que des solutions sont en train d’être trouvées par l’État pour régler définitivement cette question d’approvisionnement en eau. Toutefois, il souhaite que cette zone soit connectée au réseau du projet Notto-Ndiosmone-Palmarin car l’eau des forages est salée.

Le deuxième secrétaire élu a annoncé que dans le plan départemental de développement de Foundiougne qui a été élaboré, il est prévu un volet désenclavement de certaines localités, notamment les îles avec la construction de petits ponts. A l’en croire, le conseil compte également sur le soutien de l’État et des partenaires. « Dans le cadre de la coopération que nous sommes en train de développer avec la nouvelle Aquitaine, il y a de réelles perspectives pour régler ce problème d’enclavement des îles », a-t-il soutenu. Pour le développement du tourisme, il a fait savoir que le conseil compte passer par le tourisme pour faire le marketing de Foundiougne. Il est convaicu que, c’est à partir du tourisme que Foundiougne peut émerger. Dans le cadre de l’appel à projet de la coopération franco-sénégalaise, a-t-il annoncé, il est prévu la mise en place d’un récif artificiel qui a été éligible. Il a enfin déclaré que c’est un projet qui a démarré et, d’ici quelques mois, les populations verront les retombées.

Oumar Ngatty BA

Lancé en 2015 à Cotonou et prévu pour durer six ans, le projet de développement de la filière riz est financé par l’Uemoa pour un coût global d’un milliard 85 millions de FCfa, et mis en œuvre dans huit États membres de l’union. Il se trouve actuellement dans sa phase initiale de trois ans. Cependant, le niveau d’exécution du programme d’activités est globalement faible.

C’est ce qu’a révélé hier, en substance, le représentant résident de la Commission de l’Uemoa à Dakar, Dossolo Diarra. M. Diarra, qui s’exprimait à l’occasion d’un atelier de revue et de planification des activités 2017 du Projet Uemoa/Pau, mis en œuvre par Africa Rice dans les huit États membres bénéficiaires. Il s’est néanmoins réjoui de l’exécution intégrale ou partielle de plusieurs activités. Il a surtout insisté sur l’urgence et la nécessité de faciliter l’exécution diligente des activités non encore réalisées. Selon M. Diarra, la production rizicole est une préoccupation majeure des organes et institutions spécialisées de l’Uemoa. Elle occupe une place importante dans la politique de sécurité alimentaire conduite par la Commission de l’Uemoa et constitue un indice déterminant de la balance des paiements. Autant de raisons pour lesquelles les autorités monétaires sont très sensibles au développement de la production interne.

Abondant dans le même sens, le directeur par intérim de la station régionale du sahel d’Africa Rice, Dr Karim Traoré, a précisé que son institution de recherche agricole, en s’appuyant sur le mécanisme des groupes d’action et des pôles de développement rizicoles « hubs », a mis en œuvre les activités du projet PAU (Politique agricole de l’Union). Ce programme d’appui de l’Uemoa est exécuté de façon participative avec l’implication de tous les acteurs de la chaîne de valeurs riz dans le choix des activités à exécuter dans les pays respectifs. Pour M. Traoré, ce projet n’a pas créé une nouvelle structure, ni un nouveau cadre institutionnel supplémentaire pour ses activités. Il s’insère dans une dynamique déjà en cours afin de contribuer à la renforcer et la consolider de façon à augmenter les chances de succès, tout en minimisant les risques. Il est coordonné et exécuté principalement par Africa Rice et ses partenaires des systèmes nationaux de recherche et de vulgarisation agricole dans les huit pays membres de l’Uemoa. Dr Karim Traoré a laissé entendre que ce projet fait partie des programmes qui contribuent à l’autosuffisance en riz dans ces pays. Au Sénégal, a-t-il souligné, on s’achemine vers la réalisation des objectifs de cette autosuffisance en riz. Le responsable des services administratifs et financiers d’Africa Rice de la région du Sahel, Samba Soulé Bâ, semble confirmer ces propos, invitant tous les acteurs sénégalais de la filière riz à jouer leur partition, en vue d’aider le président Macky Sall et le gouvernement à atteindre d’ici 2018 les objectifs de l’autosuffisance en riz. Pour ce faire, il a demandé aux acteurs de la filière riz de se conformer aux directives du Dr Pape Abdoulaye Seck, un chercheur spécialiste du riz.

Mbagnick Kharachi Diagne

L’association des éleveurs de moutons de Fatick a organisé, le week-end dernier, la troisième édition de la foire de l’élevage de Fatick sur la place des « Berges du Sine ». Cette troisième édition a eu pour parrain le Dr Cheikh Kanté et Mme Ndèye Ami Lèye comme marraine.

A cette occasion, le directeur de l’élevage, Dame Sow, a indiqué que cette troisième édition montre qu’il y a une nette amélioration de la race ovine au sein de l’association des éleveurs de moutons de la commune de Fatick. Selon lui, ces éleveurs sont en train de mettre l’accent sur la sélection du mouton « Ladoum » et c’est un travail permanent, continue. Aussi, le directeur de l’élevage a rappelé que dans le cadre de la coopération belge, un de leurs agents est en train de travailler avec les universités belges, l’école inter-États de médecine vétérinaire et l’École nationale supérieure d’agriculture (Ensa) de Thiès sur la caractérisation des races dont la race « Ladoum ». Dame Sow a fait savoir que c’est un travail qui va durer trois ans et, à la fin de ce travail, les techniciens et les éleveurs tomberont d’accord sur ce qu’est la race « Ladoum ». Selon lui, il faut scientifiquement prouver qu’on est en face d’une race. « Il faudra s’entendre sur cette race qui permet d’améliorer nos races locales comme les « Peul-Peul », les « Touabir », les « Waralé », a-t-il déclaré. De plus, il a rappelé que c’est un travail intéressant qui entre dans le cadre du Programme national d’autosuffisance en mouton (Pronam) qui a été validé et qui est dans le Pse. Dame Sow a souligné que ce programme stratégique va permettre de réduire considérablement la dépendance dans l’approvisionnement en mouton vis-à-vis de l’extérieur. Il a, en outre, fait savoir qu’à terme, il permet au Sénégal d’avoir des moutons et les prix seront maîtrisés.

Le président de l’association des éleveurs de moutons de Fatick, Massamba Dièye, a tenu à remercier Mme le ministre de l’Élevage pour toutes ses actions en direction des éleveurs. Aussi a-t-il salué l’accompagnement des autorités administratives et locales. Lors de cette cérémonie, il a plaidé pour que les collectivités locales accompagnent les éleveurs à organiser des foires. Il a évoqué certaines contraintes liées au financement, au vol de bétail et à la formation. Le préfet Mouhamadou Watt a salué cette initiative. Il a également magnifié les efforts déployés par les éleveurs. Selon lui, au-delà de cette exposition, cette foire est une opportunité d’affaires. Le préfet a rappelé les nombreux efforts déployés par le gouvernement pour doper le secteur de l’élevage.

Oumar Ngatty BA

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