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Régions (1178)

Le service régional de l’élevage de Tambacounda soutenu par l’Ong SPD dirigée par les sœurs de l’immaculée conception de Mbour ont procédé à la formation des femmes sur la technique de transformation du lait en fromage, brochette et jus. Un renforcement des capacités qui va permettre aux femmes de maîtriser le procédé de fabrication du produit appelé à Tamba « Budi Kossam ».

« Budi Kossam » est un fromage à base de lait naturel de vache. C’est un produit adapté aux zones qui reçoivent difficilement du poisson ou de la viande. Il y a deux types de conservation du produit. Celle faite à l’aide d’un frigo et celle obtenue avec de l’eau et du sel. Il peut être conservé durant 6 mois. Selon Jean Didas, un des spécialistes, il faut 7 à 8 litres de lait pour un kilogramme de fromage « Budi Kossam ». La transformation se fait à base de lait et de citron. Le citron permet au lait de se former en pâtes molles qui vont à leur tour former le fromage. Il faut d’abord filtrer le lait, bouillir pendant 30 mn, mettre le citron par tasse de thé, un litre de lait pour une tasse de citron. Laisser bouillir pendant 5 à 10 mn pour en suite extraire les différentes pâtes qui se forment.  Ce sont ces pâtes qui vont former le fromage en une galette. A la fin de ce processus, c’est le fromage obtenu qui est dénommé « Budi Kossam ». L’utilité dudit fromage est de remplacer la viande et le poisson dans les plats quotidiens. C’est un aliment qui est constitué de 5 vitamines (A, D, E, K), qui sont tous utiles à la bonne santé humaine. Le citron ajouté pendant la transformation donne de la vitamine C qui joue un grand rôle contre la fatigue. Avec ce fromage, on peut faire des brochettes, du « yassa », des beignets, etc.

Après avoir fini d’extraire la galette, il reste un liquide au fond de la marmite qui est appelé « petit lait », parce qu’il se présente sous la forme de lait avec les mêmes ingrédients que le lait. En plus, il joue le même rôle que le fromage. Plusieurs sortes de jus peuvent être obtenues à partir de ce « petit lait ». Par rapport au goût souhaité, on peut y ajouter du citron, du lait en poudre, du gingembre, etc. Il contribue efficacement à la lutte contre le paludisme, le diabète, la ménopause, les soucis sexuels des hommes, etc. « Avec le petit lait, fini l’inefficacité sexuelle des hommes », dit-on. Seulement il n’existe pas encore de technique de conservation adaptée pour ce « petit lait ». On ne peut que le conserver pendant 24 heures s’il n’est pas dans un frigo.

Dr Rosalie Seck Gbéti, chef service régional de l’élevage, précise que parmi les femmes bénéficiaires de ladite formation, des relais vont descendre sur le terrain pour démultiplier la formation auprès d’autres femmes afin de toucher le maximum dans l’ensemble de la région de Tambacounda. Il s’agit de répondre favorablement au nombre important de demandes enregistrées partout dans la région.

Pape Demba SIDIBE

Près d’une quarantaine de membres de 36 organisations de producteurs de fonio de la région de Tambacounda, futurs bénéficiaires de machines à décortiquer le fonio, ont été formés pour mieux gérer leur outil. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa.  

Ce projet vise à contribuer au développement de la culture et de la consommation du fonio au Sénégal. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa. Il sera déroulé dans 80 collectivités locales des quatre régions que sont Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou, des zones traditionnelles de production de cette céréale, a dit Mamadou Diouf, coordonnateur opérationnel du projet.

La pénibilité du travail manuel de transformation est un des principaux obstacles à la promotion du fonio, a-t-il relevé. Un premier lot de 40 machines a été présenté le 28 mai 2016 à Kolda sur les 80 prévues.
L’identification des 80 localités bénéficiaires a été faite par l’Ancar en fonction des niveaux de production de fonio, de la présence d’une organisation ou d’un groupement, d’infrastructures socio-économiques, de la taille de la population et de la capacité à polariser d’autres localités. Ces organisations doivent disposer d’un compte contenant 10% de la valeur d’une décortiqueuse de fonio qui coûte 1.350.000 de FCfa.

La région de Tambacounda s’est vue affecter 9 machines, dont la moitié a été déjà livrée. Cette formation regroupe aussi bien les producteurs qui ont reçu leur machine que les autres qui n’en disposent pas encore. « Nous voulons que la machine soit le début d’une entreprise rurale », a dit M. Diouf, relevant qu’une enquête a été menée dans les localités bénéficiaires pour établir la monographie de l’économie locale avant l’arrivée de la machine. Diakité Kaba Production (Dkp), société de l’inventeur, souhaite qu’à terme la machine soit produite à Kolda, en raison de sa proximité avec des zones traditionnelles de culture et des pays voisins comme la Guinée et la Gambie.

P. D. SIDIBE

Les femmes handicapées de Kolda et leurs camarades de Mlomp et d’Oussouye viennent de bénéficier d’un financement pour leur autonomisation.

Les femmes handicapées de la commune de Kolda, de Mlomp et d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor, poussent un ouf de soulagement. Elles viennent de bénéficier d’un financement d’un montant de plus de 200 millions de FCfa pour leur permettre de se lancer dans des activités génératrices de revenus. Ce projet intitulé « Création d’emplois dignes et durables des femmes avec diversité fonctionnelle de la région naturelle de la Casamance » a été officiellement lancé jeudi à Kolda. Il est financé par deux Ong espagnoles, en l’occurrence «Aida» et «Dexde», pour une durée de 18 mois.

« C’est à travers la Fédération régionale des associations des personnes handicapées (Fraph) de Kolda que je dirige que ce projet a vu le jour. Mais, les bénéficiaires directes sont les femmes handicapées de la commune de Kolda de même que celles de Mlomp et d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor. Le projet va prendre en charge la formation de 300 personnes pour les initier à la teinture, au batik, à la savonnerie, à la fabrication d’eau de javel et à la transformation des fruits et légumes, entre autres », déclare Boubacar Baldé, président de la Fraph. Le projet va, en outre, assurer le renforcement des techniques managériales des responsables de la Fédération et le renforcement des capacités des organisations bénéficiaires.

Il faut dire que ces dernières n’ont désormais plus de souci à se faire pour l’exportation de leur production à l’étranger. Elles pourront écouler tranquillement leurs produits sur le marché espagnol sans aucune difficulté majeure. Une initiative vivement saluée par la présidente des femmes handicapées de la commune de Kolda, Aïssatou Tounkara, pour qui ce projet est venu à son heure. Il permettra, selon elle, aux bénéficiaires d’atteindre leur autonomie financière. Elle demande toutefois à l’Etat du Sénégal de diminuer les taxes à l’exportation pour permettre aux produits qui seront fabriqués au niveau local d’être beaucoup plus compétitifs sur le marché espagnol. « L’objectif de ce projet est de créer des projets pour les femmes handicapées de la région de Kolda. Nous allons leur donner une formation pour leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires à la fabrication des différents produits. Ce qui leur permettra de vendre leurs produits aux niveaux régional, national et international et générer ainsi des revenus conséquents pour pouvoir améliorer leur qualité de vie », déclare Jordi Albevolu Abois, coordinateur du projet.

Mamadou Aliou DIALLO

Tambacounda est une collectivité amie des enfants, c’est pourquoi cette année son budget sensible au genre prend en compte cette frange de la population juvénile dans les domaines de l’éducation, de la santé et des loisirs. La commune fait de l’éducation inclusive des filles un combat de tous les jours et compte ainsi mener un plaidoyer avec ses partenaires auprès des décideurs au niveau local pour le renforcement des mesures de prévention et de protection des droits et l’égalité des chances entre les enfants.

A Tambacounda les filles continuent d’abandonner les études à cause de plusieurs facteurs sociaux comme le mariage précoce, la violence sous toutes ses formes, la pauvreté, etc., malgré les efforts des autorités académiques et des mouvements pour la scolarisation des filles. Pour porter l’estocade, c’est une union sacrée qui a été scellée autour de la sensibilisation et de la reconversion des mentalités. Pour Bounama Kanté, l’adjoint au maire de Tambacounda, sa commune s’est affichée collectivité locale amie des enfants et prend en compte l’éducation inclusive pour une meilleure intégration des filles. Pour Haby Dieng, présidente du Conseil consultatif des jeunes, l’éducation inclusive profite à tous et reste la problématique du maintien des filles à l’école. Elle doit permettre, selon cette dernière, la prévention des violences, des maltraitances, entre autres discriminations positives sur lesquelles il faudra s’appuyer. Cette année, elle se félicite de la commémoration de la journée de l’enfant africain, du fait qu’en dehors du thème (L’agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique), l’accent est mis sur l’accélération de la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances. A travers ce thème, la coordination de la Conafe a retenu le sous-thème : « L’éducation inclusive pour une meilleure intégration des filles à l’école ». Elle compte ainsi mener un plaidoyer auprès des décideurs au niveau local pour le renforcement des mesures de prévention et de protection des droits et l’égalité des chances entre les enfants pour l’atteinte des Odd, notamment de l’Odd 4 : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » ; mobiliser les leaders religieux et les porteurs de voix (chef religieux, communicateurs traditionnels, leaders d’opinion…) sur le maintien des filles à l’école à travers l’éducation inclusive.

Une situation encore préoccupante
Cette éducation inclusive, précise Bangaly Diallo, secrétaire de la Conafe, vise à fournir une éducation de qualité à tous les apprenants. Afin de parvenir à une école inclusive, il faut que la communauté entière, des décideurs aux utilisateurs finaux (les élèves et les familles), la soutienne. Selon Mamadou Sané, coordonnateur régional de la Conafe, la prise en charge incombe tout d’abord à l’Etat du Sénégal qui a ratifié les chartes et les conventions. Du coup, il a l’obligation de la réalisation effective des droits de l’enfant. Certes, aujourd’hui il y a la stratégie nationale de protection de l’enfant, mais des problèmes existent tout de même. Ceci étant, ajoute M. Sané, les organisations de la société civile, la communauté dans son ensemble, a sa partition à jouer pour le respect scrupuleux des droits dévolus à ces enfants. En ce qui concerne le sous-thème de l’éducation inclusive des filles, le coordonnateur de la Conafe reconnaît les efforts fournis par des organisations de protection des enfants, les autorités scolaires, la Scofi, les organisations de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Néanmoins, soutient-il, la situation reste préoccupante malgré tous les moyens déployés. A ce jour, les filles continuent à abandonner les études à cause de plusieurs facteurs sociaux comme le mariage précoce, la violence sous toutes ses formes, la pauvreté, etc., le combat du maintien des filles à l’école à partir du moyen-secondaire est toujours d’actualité. D’ailleurs, c’est pour cela que l’Aproden se déploie afin de renverser la tendance dans le cadre de la protection mais aussi de la qualité des enseignements-apprentissages. Pour des enfants en conflit avec la loi et ceux dans des zones de conflit comme en Casamance, Mamadou Sané précise que des efforts sont en train d’être faits pour qu’une fois ces enfants libres ou en période d’accalmie, leur insertion sociale soit facilitée.

Pape Demba SIDIBE

Le Conseil départemental de Nioro a procédé, mardi, à une distribution de denrées alimentaires composées de riz et de sucre à des «daaras» et personnes vulnérables de la circonscription administrative. Une démarche inscrite dans le cadre de la politique sociale de l’institution dirigée par Momath Sow «Malaw».

Les actions sociales occupent une place de choix dans les inscriptions budgétaires du Conseil départemental de Nioro. Une option forte de la collectivité territoriale rappelée par son président Momath Sow «Malaw» lors d’une cérémonie de distribution de produits alimentaires à des personnes vulnérables et aux pensionnaires des «daaras» de ce département situé au sud de la région de Kaolack. Au total, une quarantaine de tonnes de riz et une quantité importante de sucre ont été offertes aux bénéficiaires susmentionnés. Des actions sociales qui ont nécessité des efforts budgétaires de près de 14 millions de FCfa de la part de la collectivité locale. « Ce genre d’actions est devenu possible depuis l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation faisant du département une collectivité territoriale. « Avant, avec l’ancien conseil régional, il n’était pas courant de toucher autant de personnes à la base pour des actions sociales en faveur des couches défavorisées. C’est pourquoi j’ai demandé aux bénéficiaires de formuler des prières pour le président Macky Sall qui est à l’origine de cette réforme territoriale permettant de se rapprocher davantage des administrés », note-t-il. « C’est donc un mérite qui revient exclusivement au président de la République », a expliqué le président du département de Nioro du Rip s’adressant aux bénéficiaires venus en masse récupérer du riz et du sucre dans un contexte de ramadan. Lesdits produits sont répartis entre 177 «daaras» du département et 300 personnes en difficulté identifiées lors d’un recensement effectué par les techniciens du service départemental de l’Action sociale. Ces dernières au nombre de 300 sont réparties entre les 15 communes de Nioro selon des critères établis par le service déconcentré précité. « Nous sommes dans le cadre d’un budget participatif sous l’encadrement de l’Agence régionale de développement (Ard), donc nous nous inscrivons dans une logique de sincérité et de transparence budgétaire. Ce qui interdit toute démarche partisane dans la répartition des actions sociales de l’institution », s’est défendu le président Momath Sow. Ce dernier, outre ces dons de produits alimentaires, a payé de sa poche les frais de transport de ces denrées à l’intérieur du département. Il a, à cet effet, remercié le ministre de l’Agriculture Pape Abdoulaye Seck et l’honorable député Farba Ngom de leur soutien dans cette initiative à caractère social.

Elimane FALL

La commune de Sandiara veut rester dans sa dynamique de ville propre. Après un camion-benne réceptionné récemment, le maire Serigne Guèye Diop et son équipe ont mis 300 bacs à ordures d’une valeur de 20 millions de francs Cfa à la disposition des populations pour relever le défi de la salubrité.

Ces bacs à ordures qui constituent un don de la commune de Clermont-Ferrand ont été remis aux bénéficiaires lors d’une cérémonie qui a rassemblé mercredi l’ensemble des chefs de village de la commune, des représentants des groupements de femmes et de jeunes, de conseillers municipaux. Cette action, selon le maire Serigne Guèye Diop, entre dans la perspective d’une meilleure gestion du cadre de vie. « Nous voulons que notre commune soit un exemple unique d’une ville avec un système de ramassage des ordures qui marche. Et le premier maillon de ce projet est de mettre à la disposition de nos populations des poubelles pour les 608 foyers de notre commune », a laissé entendre le maire en précisant que chaque concession devra contribuer à hauteur de mille francs Cfa par mois. Cet argent, a dit Serigne Guèye Diop, servira à l’achat d’autres poubelles qui seront distribuées aux populations qui n’en ont pas, la réparation du camion-benne en cas de panne, mais aussi à la rétribution d’une partie du personnel de nettoiement.

L’objectif à moyen terme est, selon le maire Serigne Guèye Diop, d’installer dans la commune une usine de thermo-valorisation pour électrifier l’ensemble des villages de Sandiara. « Avec la thermo-valorisation, on peut produire de la chaleur qu’on peut transformer en énergie électrique qu’on peut vendre aussi bien à la zone industrielle de Sandiara qu’à la Senelec », a soutenu le maire de Sandiara. Selon lui, ces bacs à ordures constituent un complément du dispositif de l’usine de traitement et de thermo-valorisation des ordures de la commune.

De même, M. Diop a annoncé que sa commune va à terme produire de l’engrais organique. Le maire de Sandiara se dit convaincu que ce genre d’usine est la solution à long terme des problèmes de propreté au Sénégal, aussi bien pour Mbeubeuss, dans la banlieue dakaroise, que pour toutes les grandes villes du pays. Il a ainsi invité l’ensemble de la population à s’impliquer davantage et à soutenir la commune dans son option de faire de Sandiara une ville très propre

S. O. FALL

Les conseillers départementaux ont voté, samedi, une autorisation spéciale d’un montant de 4 millions de FCfa octroyé par le Fonds d’équipement local. Sur ce fonds, les 3 millions de FCfa vont permettre au Conseil départemental d’acheter une pirogue-ambulance pour l’évacuation des malades à partir des îles. La rencontre a été dirigée par le président de ladite institution, Moustapha Mbaye, en présence du représentant de l’Etat.

Le Conseil départemental de Foundiougne s’est réuni samedi pour la deuxième fois en session ordinaire de l’année 2017. Selon le deuxième secrétaire élu Lamine Sarr, les conseillers ont voté le compte administratif de 2016 après une longue discussion. Ils ont voté une autorisation spéciale à la suite d’une dotation de 4 millions de FCfa du Fonds d’équipement des collectivités locales. Le deuxième secrétaire élu a annoncé que pour cette enveloppe, le million de FCfa ira à l’Association des départements du Sénégal et les 3 millions de FCfa vont servir à l’achat d’une pirogue-ambulance pour l’évacuation des malades à partir des îles du Saloum.

Pour Lamine Sarr, tout est priorité dans le département de Foundiougne. « Même s’il y a des secteurs qui sont très névralgiques, nous intervenons dans la limite des compétences qui sont transférées au département », déclare-t-il. C’est pourquoi, ajoute-t-il, le conseil intervient beaucoup dans le domaine de l’éducation où des bourses sont octroyées aux collèges et lycées. Cette année, rappelle-t-il, le conseil a organisé une journée de remise de prix aux élèves les plus méritants pour promouvoir l’excellence scolaire. « Ces bourses qui sont octroyées par le Conseil départemental sont attendues de tout le monde dans le département et nous l’avons institué depuis 2014 », s’est-il plu à dire.

Projet de récif artificiel
Toujours sur le chapitre des réalisations, le conseil a déjà équipé beaucoup de collèges et lycées du département en les dotant de plus de 700 tables-bancs. Sur le plan de la santé, le conseil a acheté des matelas, des lits pour améliorer les conditions de séjour des patients et des malades.

C’est pourquoi, souligne-t-il, il a été positionné des ressources pour acheter la pirogue-ambulance. Dans le domaine de l’environnement, le conseil a initié avec la Gironde (France) un projet de récif artificiel. Selon Lamine Sarr, une délégation de la Gironde est sur place pour voir les résultats et la démultiplication de ces récifs dans d’autres zones du département. Sur le plan de l’environnement, le conseil est en train de discuter avec l’Uicn pour la préservation de l’environnement dans le département. Dans le domaine de la promotion de l’économie, Lamine Sarr note que l’institution veut promouvoir l’activité économique. C’est pourquoi, renseigne-t-il, le conseil a initié une sorte de foire délocalisée des produits de la mer. Et dans ce cadre-là, a-t-il dit, le Conseil départemental a déboursé 8 millions de FCfa pour organiser une caravane avec le maire de Djirnda avec l’achat de 10 tonnes de produits halieutiques qui sont acheminés vers Kédougou. Selon Lamine Sarr, les femmes vendent ces produits et achètent d’autres produits qui seront acheminés dans le département de Foundiougne.

Oumar Ngatty BA

L’Agence turque de coopération et de coordination (Tika) a offert mercredi deux décortiqueuses de riz à l’Association de développement de Mbolo-Birane dans le but de soulager les femmes de ce village du département de Podor.

«Nous remercions le président de la Tika et celui de l’association d’avoir fait le nécessaire pour qu’on puisse livrer ces deux machines qui vont aider et soulager les femmes», a réagi l’ambassadrice de Turquie au Sénégal, Nilgen Erdem Ari.
Selon la diplomate turque, ce don entre dans le cadre du renforcement des relations qui existent entre le Sénégal et la Turquie.  «Je souhaite que, dans les jours à venir, on mette en place beaucoup plus de projets tels que les projets d’orphelinat, de formation professionnelle qui dureront à long terme et qui compléteront le programme de développement au Sénégal», a ajouté Mme Nilgen Edem Ari.

Selon Omar Demba Bâ, ministre conseiller diplomatique du chef de l’Etat, ces deux décortiqueuses viennent en appui au village pour alléger considérablement les travaux des femmes en milieu rural.  «Nous ne souhaitons plus voir nos mères prendre le mortier et le pilon au 21ème siècle. Ces matériaux qui contribuent à soulager les femmes sont d’une importance capitale, en ce sens que le développement d’un pays passe également par des équipements utiles, modernes, susceptibles d’accroître la productivité», a-t-il souligné.

Ce don participe aussi, selon son lui, au programme d’autosuffisance alimentaire, qui permettra de sortir du mécanisme traditionnel afin d’aller vers le mécanisme moderne du traitement du riz.
«Ce n’est pas la première fois que Tika fasse ces genres de don pour notre village. Elle a déjà eu à refaire notre poste de santé, et maintenant elle nous offre ces matériaux pour soulager les femmes de notre village», a rappelé le président de l’Association de développement du village Mbolo-Birane, Aliou Kane.

Il a par ailleurs félicité la coopération turque qui, selon lui, ne reste pas seulement à Dakar mais étend ses activités aux régions pour apporter des solutions aux problèmes des villageois.

APS

Dans le cadre de son programme de soutien aux groupes vulnérables, la mairie de Thiès-Ouest a permis à 100 femmes issues de groupements féminins ou d’intérêt économique résidant dans son espace communal de bénéficier d’une formation pointue sur la transformation des fruits, légumes et céréales locales.

Selon Dr Valérie Ndiaye, nutritionniste, une bonne formation des femmes dans la transformation de fruits, légumes et céréales locales est une manière de donner de la plus-value aux femmes qui sont un pilier important dans la lutte contre la pauvreté des familles. « Car, une fois qu’elles ont acquis de telles compétences, en attendant de pouvoir disposer du matériel nécessaire pour monter une unité d’exploitation, elles peuvent utiliser ce savoir pour mieux gérer le budget familial », a-t-elle indiqué.

Après une dizaine de jours de formation pratique, Dr Valérie Ndiaye note que les bénéficiaires peuvent fabriquer une concentrée de tomate, des conserves de légumes en tranches, du jus de bissap, de tamarin, de gingembre, de mangue ou en tranches séchées, du sirop, de la confiture ; le tout en respectant les normes de fabrication et d’une bonne conservation pendant au moins un an.

C’est pourquoi, Dr Valérie Ndiaye a fait un fort plaidoyer auprès des autorités municipales de Thiès-Ouest avec à leur tête le maire Alioune Sow pour qu’elles puissent accompagner ces femmes formées à s’équiper en appareils de contrôle pour que la qualité des produits puisse être certifiée comme ce fut le cas lors de cette formation. « Ceci va permettre à ces femmes de pouvoir partager avec d’autres leur savoir-faire dans leur environnement immédiat en enrôlant d’autres dans l’activité qui, bien gérée, peut les aider à sortir de la pauvreté », a-t-elle ajouté.

Au nom des bénéficiaires de cette formation, Khady Fam a vivement remercié le maire et son conseil pour avoir choisi des femmes engagées sur le champ du développement à la base sans aucune discrimination politique ou autre. « En nous donnant cette formation gratuitement, vous venez de contribuer à la démultiplication de nos chances de pouvoir aspirer à une vie meilleure au plan économique et social. Nous en sommes très conscientes. S’il plaît à Dieu, nous allons poursuivre notre marche avec les femmes vers la production, la pérennisation des acquis car l’heure est au travail », a-t-elle lancé.

Aux femmes, le maire Alioune Sow a réitéré son choix d’être l’édile de tous les citoyens de la commune de Thiès-Ouest sans aucune discrimination car « c’est cela l’approche dans notre gouvernance », a-t-il souligné. Et le maire d’embrayer « l’autonomisation des femmes est une clef sûre du développement économique et social. Donc, nous allons cheminer ensemble pour frapper à toutes les portes susceptibles de vous faciliter l’acquisition de tout l’équipement dont vous avez besoin pour travailler ».

Mbaye BA

Les maires des communes impactées par le bitumage de la route Sédhiou-Marsassoum (55 km) et la réhabilitation de la boucle du Boudhié ont rencontré à Sédhiou le directeur général de Eiffage.

Au cours des discussions, de nombreuses questions ont été soulevées dont celles tout naturellement de l’emploi. Les jeunes doivent être prioritaires pour ce qui est de la main-d’œuvre et le principe «à compétence égale priorité aux locaux a été rappelé et retenu». Dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse), Eiffage va construire des marchés hebdomadaires dans plusieurs localités que la route traversera. Là aussi, l’accord de principe est obtenu. Toujours, dans le cadre de la Rse, toutes les écoles se trouvant sur l’axe seront clôturées au grand bonheur des élèves et des maîtres que des passants ne pourront plus apercevoir de loin.

Certains n’hésitent même pas à les héler perturbant ainsi les cours se déroulant dans les classes. Dans le cadre de la Rse, toujours les maires ont tellement demandé que d’aucuns pensent que c’est trop. Par exemple, il est demandé que chaque village se trouvant à cinq km et moins de la route principale soit relié à celle-ci par une bonne piste «surtout le village religieux de Dioghère» selon Seyni Mandiang, le maire de Marsassoum. Ce dernier a profité de cette occasion pour dire également que les études de faisabilité pour la construction du pont de Marsassoum sont en cours, tout en soutenant qu’après « tous ces ouvrages terminés, le désenclavement de la Casamance naturelle sera effectif ». Concernant la boucle du Boudhié qui traverse une grande zone de production fruitière, les mêmes ouvrages sont prévus. Pour le respect des délais de réalisation, les optimistes pensent que Eiffage se conformera. La semaine dernière, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui, face au retard accusé dans la construction de l’Espace numérique ouvert (Eno), avait ouvertement exprimé son mécontentement, avant de dire que lors de la visite qu’il effectuera au mois d’août, il voudrait trouver une autre situation.

Malamine Kamara

La société Senegindia a choisi la commune de Diokoul pour investir 25 milliards dans le maraîchage. Seulement voilà : une partie des populations continue de dénoncer l’implantation de ce projet qui ambitionne de mettre 1000 ha en valeur.

Hier encore, jusque vers 16 heures, les forces de l’ordre étaient positionnées sur l’axe Kébémer et Diokoul, une présence amplement justifiée. Lundi, des jeunes hostiles au projet agricole que veut dérouler la société Senegindia dans la commune de Diokoul ont manifesté leur désaccord en détruisant une partie des installations et en caillassant trois véhicules dont celui du maire de Diokoul, Me Sadibou Diack.

A l’origine de ce mécontentement, l’octroi par le Conseil municipal de 1000 ha à cette société qui compte investir 25 milliards dans la production de pomme de terre. Les manifestants parlent d’une « spoliation de leurs terres » et disent leur détermination à « aller jusqu’au bout pour défendre leur bien ». En face, il y a bien sûr ceux qui sont favorables au projet. Visiblement, ce sont les plus nombreux.

« C’est un grand projet qui va créer des richesses et des emplois. Il est hors de question de le perdre », a indiqué Sidy Badara Diop, chef de village de Mérina Ndieug. Ses collèges Modou Guèye et Ibrahima Diagne, respectivement chefs des villages de Badr Guèye et de Gad Kébé militent tous en faveur de l’implantation du projet. En réalité ce sont ces trois villages et Diokoul, chef-lieu de la commune, qui partagent le projet. « Tout le monde est d’accord pour que le projet reste sauf quelques personnes qui habitent Diokoul », a fait savoir le maire de Gad Kébé, Ibrahima Diagne, qui déplore des « agissements politiciens » entretenus par des adversaires du maire pour faire échouer ses projets.

« C’est inadmissible. Nous ne l’accepterons pas et nous demandons l’arbitrage du chef de l’Etat Macky Sall qui travaille, jour et nuit, pour l’émergence du Sénégal », a soutenu Modou Guèye, chef de village de Badr Guèye. Senegindia envisage aussi de doter les populations impactées par le projet d’eau, d’électricité et d’un poste de santé. Éléments supplémentaires qui confortent la position des chefs de villages. Les 1000 ha affectés par le Conseil municipal de Diokoul Diawrigne à la société Senegindia, le 23 juin 2016, et qui sont aujourd’hui source de litige, se trouvent à la sortie du village de Diokoul en allant vers Kébémer.

Senegindia veut reproduire presque le même schéma utilisé à Mbane. Avec des aménagements et un important filet social. Des jeunes ont été arrêtés. Le dossier est actuellement entre les mains des juges de la Cour suprême. Que diront les sages ? Difficile à savoir. Toujours est-il que le projet a besoin d’un large consensus pour impacter le développement recherché à la base.

Abdoulaye DIALLO

Le Syndicat national des agents de la propreté du Sénégal (Snap/Rénovation) se démarque de la grève de la faim que leurs collègues sont en train d’observer. En conférence de presse à Pikine, ses responsables ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme l’expression manifeste d’un chantage malsain destiné à servir des intérêts personnels.

« Le dossier de la Sias est en bonne voie et au cours d’un conseil interministériel tenu le 10 mars dernier le Premier ministre avait donné des instructions fermes au ministre du budget pour que nous rentrions dans nos fonds le plus rapidement possible », a rappelé Mody Diop, secrétaire administratif de la Snaps/Rénovation.

Compte tenu de cette avancée notoire, les membres de la Snap/Rénovation pensent qu’il n’y a pas encore de raisons pour que les ex-travailleurs de la Sias recourent à la grève de la faim pour se faire entendre. Mody Diop précise que c’est Ama Sénégal qui est en grève et non la Sias.

« C’est Ama Sénégal qui est en grève et personne ne peut nous embarquer dans un combat qui n’est pas le notre », a soutenu Mody Diop, qui croit savoir que la tête de file du groupuscule des grévistes de la faim est en train d’emprunter un mauvais chemin en versant dans un chantage qui, selon lui, n’a aucune chance de prospérer. Pour sa part, le secrétaire général du Snap/Rénovation, Ousseynou Diop, a souligné que selon les termes de l’accord, les 1248 agents de l’ex-Sias vont percevoir chacun 1.250.000 FCfa en deux tranches. Il pense que c’est le moment d’adresser au chef de l’Etat des remerciements sincères en lieu et place des protestations ou grèves. Il considère que les grévistes de la faim ne représentent pas plus de quatre personnes sur un nombre de 1248 agents.

Il précise que le Snap/Rénovation se démarque totalement de toute forme de grève encore moins d’une grève de la faim qui, selon son secrétaire général national, n’a pas sa raison d’être. « Le Président Macky Sall n’est pas du genre à céder au chantage. Faisons lui confiance et attendons en ayant l’espoir ferme qu’il va bientôt tenir sa promesse », a ajouté Ousseynou Diop. Pendant ce temps, les grévistes de la faim continuent d’observer le mouvement. A ce jour, quatre d’entre eux ont été déjà évacués vers les structures de santé après que leur état de santé a commencé à se détériorer.

Abdou DIOP

le maire de la commune de dianké souf, dans le département de malém hodar, seydou ndiaye, a offert, lundi, 5 moulins à milaux populations de cinq localités de sa commune. La cérémonie de distribution des équipements a enregistré la présence de nombreuses femmes originaires des villages de nguéwoul, ndioté biram, tivaoune delbi, banghadj et dianké souf. « nous remercions le président de la république qui a bien voulu mettre à notre disposition des fonds de dotation qui nous ont permis, aujourd’hui, d’acheter des moulins à mil et de les remettre à la population », a dit le maire.

« nous avons pris cette initiative pour être en phase avec le président de la république, afin de mettre en œuvre le programme d’urgence de développement communautaire (pudc) », a dit m. Ndiaye par ailleurs président de l’association des maires du département de malém hodar. La porte-parole des femmes de la commune de dianké souf, fatma sarr s’est pour sa part félicitée de l’acquisition de ces moulins à mil qui, selon elle, « constituent un soulagement important pour les femmes dans l’exécution de certaines tâches ménagères». Située dans le département de malém hodar, la commune de dianké souf compte 32 villages soit 23.700 habitants.

APS

Aujourd’hui, à Mpal, les enfants ont pris toute leur place dans la protection de leurs droits et dans le développement de leur commune, a déclaré Me Issa Diaw, maire de la sainte cité de Mame Rawane Ngom. Toutes les actions de développement que les enfants de Mpal et des localités environnantes ont menées, n’ont été possibles que grâce à l’accompagnement de Plan/Sénégal, partenaire privilégié de la municipalité de Mpal.                           

A ce propos, le maire Issa Diaw qui s’exprimait à l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain,  a vivement remercié d’autres partenaires tels que le khalife de Mpal, le sous-préfet de l’arrondissement de Rao, le proviseur du lycée de Mpal, l’Agence régionale de développement, l’Aemo de Saint-Louis, le Service régional du développement communautaire, le Groupe de mise en œuvre de la commune de Mpal chargé de coordonner les activités de Plan/Sénégal, etc., pour leur collaboration avec l’équipe municipale dans le cadre de la protection des droits des enfants.

La commune de Mpal, a précisé Me Issa Diaw, a toujours œuvré pour la promotion des droits de l’enfant à travers deux structures. Il s’agit notamment du conseil municipal de protection de l’enfant présidé par le maire et les comités de quartier de protection de l’enfant dirigés par les 10 délégués de quartier. Le travail bénévole de ces structures a permis de référer 26 cas au centre de premier accueil de Saint-Louis grâce au concours de l’Aemo. Ces 26 enfants ont été tous retournés dans leurs familles dont un en Gambie et un au Mali. Pour Me Issa Diaw, ce dont souffre l’enfant africain n’est la reconnaissance de ses droits mais leur mise en œuvre.

40 enfants conseillers
Conscient de cette situation, le conseil municipal de Mpal, à l’issue d’une de ses délibérations, a mis en place un conseil municipal des enfants chargé de fédérer l’ensemble des structures d’enfants existantes dans la commune. Il compte 40 enfants conseillers, tous désignés par les cellules installées dans les 10 quartiers de Mpal. L’une des actions entreprises par ce conseil municipal des enfants a été de contribuer désormais et efficacement à l’inscription des enfants à l’état civil dès leur naissance.

C’est ainsi que le lancinant problème de la déclaration des enfants à la naissance fut pris à bras le corps par ce conseil des enfants. Cinq étapes sont retenues par les enfants pour la déclaration des naissances. Il s’agit de la visite du nouveau-né au lendemain de l’accouchement pour vérifier si le certificat d’accouchement a été retiré auprès du centre de santé. Le jour du baptême, les enfants reviennent pour le retrait du certificat de naissance ainsi que des cartes nationales d’identité des parents. La déclaration du nouveau-né chez le délégué de quartier puis auprès de l’Officier d’état civil de la commune font partie des démarches.

Selon Isseu Dièye, membre de ce conseil municipal des enfants, des résultats satisfaisants sont enregistrés dans le cadre de la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation des enfants (y compris les talibés) vulnérables. Elle a cependant souligné que malgré ces efforts, des millions d’enfants dans le monde continuent de subir les conséquences désastreuses engendrées par les pires formes de travail et la traite des enfants sur les débarcadères de produits halieutiques, dans les marchés et autres grands centres urbains, les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les déperditions scolaires, les pratiques incestueuses, humiliantes et dégradantes qui contribuent à jeter l’opprobre sur de nombreuses familles nobles, etc.

Dans le même sens, la jeune Fama Dièye et Lamine Diaw, membre de ce conseil municipal, ont rappelé que tous les enfants naissent égaux et libres en droits et doivent être traités équitablement et sans la moindre discrimination. C’est la raison pour laquelle, ces derniers ont déploré avec véhémence les différences, les injustices sociales et autres discriminations notées entre les enfants obligés de suivre les cours dans les abris provisoires faits en général de paille et ceux qui étudient dans de très bonnes conditions, dans des salles de classe très modernes, bien aménagées et entièrement équipées.

Mbagnick Kharachi Diagne

Quatre tonnes et demie (4,5) de semences certifiées pré-base viennent d’être remises à des producteurs et groupements agréés de la commune rurale de Diendé pour reconstituer le capital semencier dans cette collectivité locale.

Le Projet d’appui au programme national d’investissement agricole (Papsen) est exécuté dans les régions de Sédhiou et de Kolda dans le cadre du programme de coopération entre l’Italie et notre pays pour doper l’agriculture, principale activité de nombreux producteurs. En ce début d’hivernage, le Papsen a remis des semences certifiées à des producteurs de la commune rurale de Diendé. Une occasion saisie par Amadou Baldé, directeur du Papsen pour les régions de Sédhiou et de Kolda, afin de définir la notion de semences certifiées pré-base. Pour ce dernier, il s’agirait de semences qui sont sorties directement de la recherche agricole. Selon Amadou Baldé, elles sont donc de qualité et les rendements sont nettement meilleurs que ceux issus des autres semences qui ne sont pas de même nature, note-t-il. Avec ces semences, les producteurs ne parlent pas de semences sans qualité comme on l’entend souvent pour justifier les mauvais rendements. La politique agricole de l’Etat consiste à multiplier les semences certifiées pré-base et à les mettre à la disposition des producteurs pour leur permettre d’avoir des rendements records. C’est la mission principale de certains projets comme le Papsen qui dispose en cette période de début d’hivernage d’un quota de quelque six tonnes de semences certifiées pré-base. Les 4,5 tonnes de ce quota viennent d’être remis à des producteurs et groupements agréés de la commune rurale de Diendé pour reconstituer le capital semencier dans cette collectivité locale. C’est au grand bonheur des producteurs de la coopérative agricole de Diendé dont le conseiller principal Abdou Karim Seck n’a pas hésité à laisser éclater sa joie. « C’est la troisième année que nous recevons des semences certifiées de pré-base du Papsen; ce qui nous permet d’avoir une bonne chaîne de productions ». « Après la production », signale-t-il, « ce qui est remboursé est remis dans le circuit ». Les semences reçues sont adaptées à toutes les écologies. Aussi a-t-on les semences de nappes, de bas-fonds, de mangroves et de plateaux. L’augmentation de la production demeure un objectif du Papsen qui vise aussi à réduire la pauvreté dans les deux régions d’intervention à travers le soutien apporté à l’agriculture irriguée, au développement de l’entreprenariat rural et à la promotion du développement économique local.

Malamine Kamara

Le Conseil départemental de Foundiougne a signé, samedi, une convention avec l’Agence de développement local et le Crédit mutuel du Sénégal. Cette convention porte sur un programme de financement des projets de jeunes et de femmes du département de Foundiougne.

Selon Lamine Sarr, deuxième secrétaire élu du Conseil départemental de Foundiougne, ce projet est une sorte de plateforme multi-acteurs, multi-niveaux destinée à faciliter aux porteurs de projets, qu’ils soient jeunes ou femmes, la réalisation de leurs activités économiques. Le deuxième secrétaire élu a rappelé que pour ce projet, le processus a démarré et aujourd’hui les besoins en financement pour les projets sont estimés à 167 millions de FCfa.

En marge d’une session ordinaire tenue samedi, le Conseil départemental de Foundiougne que préside Moustapha Mbaye a signé une convention avec l’Agence de développement local et le Crédit mutuel du Sénégal (Cms). Le porte-parole du jour Lamine Sarr, deuxième secrétaire élu, a déclaré que cette convention porte sur un projet de financement des projets des jeunes et des femmes du département de Foundiougne. Pour Lamine Sarr, ce projet a pour objectif de promouvoir l’auto-emploi des jeunes et des femmes, à lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration clandestine. Il a rappelé que ce projet a été initié par l’Agence de développement local qui intervient dans les collectivités locales du pôle Sine-Saloum. Pour ce dernier, ce projet concerne les départements des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Lamine Sarr a indiqué que ce protocole a été paraphé pour la mise en œuvre de ce projet qu’on appelle « Bourses territoriales pour un Sénégal émergent ». Aussi a-t-il soutenu que ce projet qui cadre avec la vision du chef de l’Etat sera mis en œuvre avec le leadership du Conseil départemental de Foundiougne en rapport avec toutes les communes du département.

A ce jour, a-t-il déclaré, dans le cadre de ce projet, les besoins en financement sont estimés à 167 millions de FCfa, car le processus a déjà démarré. De plus, il a fait noter que l’Agence de développement local met à la disposition du Conseil départemental une subvention de bourses qui permettra de lever les fonds au Crédit mutuel du Sénégal.

Oumar Ngatty BA

Rokhaya Ciss Diouf, nouvellement nommée sous-préfet de l’arrondissement de Fissel-Mbaadaane, dans le département de Mbour et qui a été installée vendredi dans ses nouvelles fonctions par le préfet Saër Ndao, promet de s’attaquer au vol de bétail, qui constitue un réel fléau dans cette partie rurale de la Petite-Côte.

C’est au cours d’une cérémonie officielle que cette installation a eu lieu en présence de personnalités politiques, administratives, religieuses et coutumières mais aussi de parents et autres proches du désormais ex-adjointe au préfet du département de Mbour et de son prédécesseur Khadidiatou Sène Traoré qui hérite le poste de sous-préfet des Almadies à Dakar. Selon Mme Diouf, les priorités se résument, entre autres, à «une administration présente qui soit à l’écoute des populations et de répondre à leurs attentes et besoins».

Le nouveau sous-préfet de Fissel-Mbaadaane compte également faire de la lutte contre le phénomène du vol de bétail, qui constitue un fléau dans cette partie de la Petite-Côte, notamment dans les communes de Fissel-Mbaadaane et Ndiaganiao, son cheval de bataille. «Nous allons nous inscrire dans la démarche de notre prédécesseur qui a travaillé là-dessus. Nous allons, en collaboration avec l’ensemble des acteurs locaux, continuer sur cette même lancée pour trouver une solution définitive à cette question», a-t-elle promis. Pour sa part, Khadidiatou Sène Traoré a dit toute sa satisfaction par rapport au travail qu’il a abattu durant son séjour qui a débuté officiellement le vendredi 26 juin 2015, avec la résolution de beaucoup de problèmes tels que le renforcement de la sécurité, la divagation des animaux mais aussi l’instauration d’une bonne collaboration avec les populations, des acteurs locaux et autres Ong établies dans cet arrondissement.

Amath Sigui Ndiaye

Le département de Bignona (Ziguinchor, sud) vise une production de 102.000 tonnes de riz sur une superficie emblavée de 34.000 hectares pour la prochaine campagne agricole a déclaré son préfet Amadou Lamine Guissé en présence de plusieurs acteurs de l’agriculture.

«Pour la présence campagne, le département de Bignona veut atteindre les 102.000 tonnes en riz pour une superficie emblavée de 34.000 hectares. Nous allons tout faire pour atteindre cet objectif ou au moins le réussir à 75%», a notamment dit M. Guissé. Il présidait un Conseil départemental de développement spécial (Cdd), jeudi, à Bignona sur la prochaine campagne agricole en présence de plusieurs acteurs de la filière. Le bilan de la précédente campagne y a été faite et des mesures ont été prises pour réussir la saison agricole 2017-2018. «Pour la campagne écoulée, nous avons noté que le bilan n’était pas des meilleurs puis que sur un objectif de 82.000 tonnes nous n’avons pu récolter que 41.000 tonnes de riz, d’où la nécessité de prendre des mesures fortes pour atteindre au moins 75% de l’objectif», a expliqué Amadou Lamine Guissé.

Il a pointé le déficit pluviométrique avec l’installation tardive de l’hivernage et l’arrêt prématuré des pluies et la mobilisation des bras valides, les jeunes dans les évènements culturels comme le Boukout (initiation en pays Diola) comme les principales raisons de la non-atteinte des objectifs ciblés lors de la précédente campagne.
«Nous sommes en train de prendre toutes les mesures nécessaires (…). Les semences sont déjà disponibles.

APS

L’usage de la drogue continue de préoccuper les élèves de la commune de Ndiarème Limamou Laye. Sous la houlette du groupe de mise en œuvre (Gmo), ils ont mené un plaidoyer pour solliciter l’intégration de modules sur la drogue dans les curricula. C’était hier lors d’une mobilisation sociale organisée à la salle des fêtes sise à Hamo 4.

Si l’on se réfère à une étude faites par le centre Jacques Chirac ainsi qu’aux résultat d’une autre étude réalisée en 2007 par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) en partenariat avec le Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild) et la Division pour le contrôle médico-scolaire (Dcms) sur l’usage des drogues au premier cycle de l’enseignement général et technique dans cinq Iden de l’Ia de Dakar, sur un échantillon de 3107 élèves dont 51% de garçons et 48% de filles, 7% ont fumé du tabac, 1,4 ont fumé du cannabis, 5,9% ont bu de l’alcool, 1% à 2% ont consommé des inhalants, de l’héroïne ou de la cocaïne. Des chiffres jugés ahurissants ayant servi de prétexte au Gmo de la commune de Ndiarème Limamou Laye pour organiser cette mobilisation sociale dans le but de sensibiliser les autorités académiques, les professeurs et les élèves sur les méfaits et les conséquences de l’usage des drogues chez les enfants et les jeunes, et sur l’importance de l’intégration de modules d’enseignement sur les dogues dans le curriculum du système éducatif. A travers cette activité, l’initiateur entend contribuer à renforcer la capacité des élèves sur les méfaits de la drogue et promouvoir en même temps l’implication de tous les acteurs de l’éducation dans la lutte contre l’usage de la drogue en milieu scolaire. Président du Gmo de Ndiarème Limamou Laye, Ousmane Kane a appelé à une mobilisation effective afin de maximiser les chances d’éradication de ce fléau. Conseiller national en éducation à Plan International Sénégal, Alassane Diop considère que l’éducation constitue une porte qui permet d’installer tout un ensemble de compétences et de capacités chez les élèves en âge d’agir, d’écouter et de changer de comportements. Il trouve pertinent d’introduire ces genres de modules qui permettent de saisir le sens des menaces qui les guettent et de trouver des solutions. Les enfants ont porté leur propre plaidoyer à travers des sketchs ainsi qu’un mémorandum où ils ont formulé un certain nombre de recommandations. Le document a été remis à Mme Mbolo Thiam, adjoint au sous-préfet de Guédiawaye qui a présidé la cérémonie au nom du sous-préfet.

Abdou DIOP

Après ceux des départements de Bakel, de Goudiry et de Koumpentoum, 25 jeunes du département de Tambacounda ont été formés en transformation des produits agricoles et forestiers. Une session de renforcement de capacités qui entre dans le cadre de la mise œuvre du Projet d’appui à la cohésion sociale et à la création d’opportunités d’emplois (Procosoc) pour les régions de Tambacounda et de Matam. La cérémonie de remise d’attestations sanctionnant la fin de cette formation de trois jours a été présidée dimanche dernier par l’adjointe au gouverneur en charge des questions de développement.

En remettant les diplômes aux jeunes bénéficiaires du département de Tambacounda, Awa Ndiaye Diop, adjointe au gouverneur en charge des questions de développement, en a profité pour leur demander de valoriser cette formation afin que les attestations reçues ne soient pas rangées dans les tiroirs de l’oubli. Elle a exhorté les jeunes récipiendaires des attestions de fin de formation à utiliser les réseaux sociaux pour faire découvrir leurs produits et les commercialiser un peu partout au Sénégal et même hors du pays. Mamadou Bâ, président du réseau des jeunes pour la cohésion sociale, soutient que c’est la première fois qu’une telle opportunité est offerte aux jeunes de Tambacounda. Un  projet qui commence par le renforcement de capacités des bénéficiaires. Il a précisé par la suite que pour le module sur l’agroforesterie, les délégations des jeunes de Koumpentoum et de Tambacounda se rendront à Goudiry afin de retrouver ceux de ce département pour un renforcement des capacités dans ce domaine. Adama Sadio Baldé Bâ, bénéficiaire, témoigne que « c’est une formation qui s’est déroulée dans de très bonnes conditions, car la ressource humaine ne manque pas et beaucoup de choses ont été apprises pendant les trois jours ».

46 kiosques solaires à installer dans les communes
Selon Gallo Kébé, coordonnateur du Projet d’appui à la cohésion sociale et la création d’opportunités d’emplois pour les deux régions ciblées, « les différentes formes de violences, la migration, l’analphabétisme, etc., sont des facteurs qui ont contribué à la mise en place du projet Procosoc. Il s’agit de faire en sorte qu’on puisse avoir beaucoup plus de cohérence, de cohésion sociale mais également d’offrir aux jeunes des opportunités d’emplois ». Car le taux de chômage et de pauvreté est extrêmement élevé dans ces régions d’intervention.

A l’en croire, « le stress financier et la déconnexion avec les services sociaux de base sont très souvent sources de violences mais aussi de désœuvrement des jeunes ». C’est ainsi donc qu’une telle session de renforcement des capacités est initiée à l’endroit des jeunes sur la transformation, la commercialisation des produits agricoles et forestiers. A cela s’ajoute d’autres types de formations comme le module sur la façon de Gérer mon entreprise (Germe) qui va permettre aux jeunes de mieux gérer leurs entreprises et aussi l’agroforesterie entrepreneurial.  

Les kiosques solaires sont des sortes de boutiques qui marchent à partir de l’énergie solaire. Il est précisé que les mairies constituent des portes d’entrée pour la mise en œuvre dudit projet, mais ce sont des projets qui seront portés par les jeunes. Et dans chaque commune, trois et cinq jeunes seront ciblés et vont gérer ces kiosques mobiles solaires. A M. Kébé d’expliquer que ces kiosques sont des plateformes avec des panneaux solaires qui peuvent permettre d’éclairer une partie du village, du quartier mais surtout de pouvoir faire des transferts d’argent, de charger des batteries, etc. C’est dire qu’ils vont offrir à beaucoup de  jeunes de la région des emplois et des activités génératrices de revenus. D’ailleurs un mécanisme de suivi est mis en place pour accompagner les bénéficiaires.

Pape Demba SIDIBE

La seule doléance qui vaille pour les pensionnaires du marché syndicat de la capitale de la Petite-Côte est la modernisation de leur lieu de travail. Mamadou Lamine Ngom, président des commerçants de ce marché de Mbour, pense que les autorités municipales doivent poser des actes allant dans le sens d’une réhabilitation de leur outil de travail.

Spécialisé dans la distribution de fruits et autres produits alimentaires, ce marché dont les activités ont démarré le 1er janvier 1988, est un lieu de commerce à vocation internationale, selon son président Mamadou Lamine Ndong qui s’entretenait avec des journalistes. «Nous réclamons des autorités municipales la modernisation de notre marché. Nous contribuons, pour beaucoup, au budget communal et pourtant les autorités municipales qui ne viennent ici que pour encaisser des millions provenant de ce marché à travers des taxes, ne posent aucun acte allant dans le sens de la réhabilitation de ce marché», a déploré Mamadou Lamine Ndong. Chaque jour, des camions remplis de fruits et venant des pays de la sous-région ouest-africaine, notamment de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau et de la Guinée Conakry, débarquent dans ce marché qui approvisionne plusieurs localités du département de Mbour et même au-delà.

Selon lui, chaque camion qui débarque dans ce marché paie une taxe municipale de onze mille (11 000) FCfa. «Notre marché est abandonnée à lui-même par les autorités municipales qui ont donné des cantines à leur clientèle politique qui les utilise à d’autres fins qui favorisent l’insécurité dans cette zone», a dénoncé le président du comité de gestion de ce marché situé entre les quartiers Thiocé-Est, Darou Salam et Santessou.
Selon les témoignages de commerçants et de riverains de ce marché, beaucoup de cantines de ce lieu de commerce sont utilisées, dès la tombée de la nuit, pour «des pratiques déshonorantes», notamment la prostitution et l’utilisation de drogues.

«Non seulement ce marché doit avoir un visage beaucoup plus reluisant du fait que les produits qui y sont vendus sont destinés à la consommation, mais ceux qui y travaillent ont aussi besoin d’être dans un environnement sain où il fait bon vivre», a affirmé M. Ndong qui a déploré l’état d’insalubrité et d’insécurité du «marché syndicat».

Amath Sigui Ndiaye

 Le conseil municipal de Louga (nord-ouest) a annoncé mardi avoir décidé de mettre sur pied une commission dont le rôle va consister à élucider «les cas de morcellement de terre suivis d’attributions» dans certains quartiers de la capitale du Ndiambour.

Cette décision a été prise sur proposition de l’adjoint au maire Djiby Diallo, en réaction aux «multiples cas» de morcellement de terre évoqués au cours de la session budgétaire du jour, notamment consacrée à la question de la gestion de l’assiette foncière de la commune, a-t-on appris. «Nous sommes là et les responsables (des services fiscaux) sont là, avec cette commission, nous pourrons les interpeller directement», puisque «tout se passe sous notre magistère et donc sous notre responsabilité», a déclaré l’adjoint au maire dans un entretien avec des journalistes.

Birahim Tall, président de la commission halles et marchés, a proposé l’utilisation, par la mairie, des espaces qu’elle avait abandonnés, ouvrant la porte selon lui aux spéculateurs. «Pour augmenter le budget municipal qui a tendance à baisser, je propose l’érection de cantines dans certains de ces espaces pour renflouer nos caisses», a ajouté M. Tall. Selon Souleymane Jules Diop, autre conseiller municipal, «ce qui se passe aujourd’hui est très grave et nous assistons à des attributions directes avec carte d’identité suivie d’une régularisation».

Son collègue Ismaila Mbengue Fall affirme lui que «les terres sont attribuées irrégulièrement et les gens n’épargnent même pas les cimetières qui sont découpées avant d’être attribuées».

APS

La fédération «Penchum Ndakarou» a organisé une journée du talibé à Yoff, avant-hier, pour permettre aux acteurs de partager leurs expériences et de renforcer leur engagement dans le cadre de la prise en charge et de la promotion du bien-être des enfants.

Cette initiative va dans le sens de contribuer à l’amélioration de la prise en charge et de la promotion du bien-être des enfants talibés au niveau communautaire dans la région de Dakar. L’occasion a permis aux acteurs de faire un partage sur la situation des enfants talibés et la place des acteurs communautaires dans la prévention et la prise en charge. La fédération «Penchum Ndakarou» a profité de cette occasion afin de faire un plaidoyer auprès des autorités pour l’amélioration des conditions de vie des talibés, la promotion des daaras modernes et le retrait des enfants de la rue. Il est aussi prévu de renforcer la synergie des actions entre les différentes organisations œuvrant pour la protection des talibés. Chargé de la mise en œuvre des programmes et projets à la fédération «Penchum Ndakarou», Karamoko Sy a estimé que même si des efforts sont faits, force est de constater qu’on n’est pas suffisamment engagé aussi bien au niveau communautaire qu’étatique pour régler définitivement la question des enfants. Il pense qu’il faut appliquer les décisions (lois, décrets, etc.) qui ont été prises et qui, selon lui, sont très nombreuses. « Le Sénégal a signé la convention sur les droits de l’enfant, la charte africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant, la charte de Rome, mais sur le terrain, l’application effective pose problème. Donc, il faut créer les conditions d’une application de toutes ces lois votées pour protéger l’enfant », a soutenu Karamoko Sy. « Ensuite, il faut que les communautés et les organisations travaillent ensemble car les ressources financières voire humaines pour l’enfance sont très limitées », a-t-il ajouté. « Souvent les gens se livrent à une concurrence sur un même espace et mettent beaucoup d’argent pour finalement arriver à des résultats insuffisants », a-t-il noté. « Il faut que les Ong et les organisations de la société civile se concertent, trouvent des partenariats et travaillent en synergie pour avancer. Les communautés de manière globale doivent prendre la question de l’enfance comme prioritaire», a-t-il conclu.

Abdou DIOP

La commune de Ndiaganiao qui veut réussir un saut qualitatif en matière de développement local compte se doter d’un document stratégique. À cet effet, les autorités municipales ont lancé hier le processus d’élaboration de leur Plan de développement communal (Pdc) qui leur servira de feuille de route pour les cinq prochaines années.

L’équipe municipale de Ndiaganiao s’est attelée à élaborer son plan de développement local à travers une démarche participative, avec l’appui des services techniques régionaux et départementaux, les partenaires au développement, mais aussi avec l’implication des acteurs locaux tels que les chefs de village, les conseillers, les organisations communautaires de base, entre autres. Le maire Gana Gningue a rappelé l’importance que revêt ce plan qui sera réalisé grâce à l’appui du Programme national de développement local (Pndl) à travers l’Agence régionale de développement (Ard) de Thiès. « Partant du fait que la planification est une des compétences transférées aux collectivités territoriales, la nouvelle équipe communale de Ndiaganiao n’a ménagé aucun effort pur obtenir son plan de développement qui est un document stratégique d’importance pour la gestion des collectivités territoriales. Son élaboration requiert le maximum de participation des citoyens, car le développement local n’est pas exclusivement l’affaire des politiques, mais surtout celle des populations », a indiqué le maire. Ce moment d’information et de partage sur le Pdc permettra, selon lui, de diagnostiquer, d’analyser, de valider et de capitaliser, pour les cinq années à venir, les besoins des populations.

« Tout sera consigné dans un document qui servira de guide et qui facilitera le choix des investissements lors des débats d’orientation budgétaire », a dit Gana Gningue, qui a remercié les jeunes qui ont effectué des descentes sur le terrain pour identifier les potentialités, les difficultés et collecter aussi les attentes des populations. En plus d’être un excellent outil de négociation auprès des partenaires au développement, le Pdc, selon le maire de Ndiaganiao, va également aider à l’harmonisation de leur intervention dans le périmètre communal. « Il permettra à la collectivité de mesurer le degré d’atteinte des objectifs de départ, de déceler les insuffisances et d’envisager les correctifs et les nouvelles orientations à prendre », a-t-il noté.

De l’avis du maire, cet outil de planification efficace prendra en compte différents secteurs tels que l’environnement, l’assainissement, l’eau, la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage et les infrastructures qui sont les axes prioritaires de la commune. « L’émergence du Sénégal passe nécessairement par celle de nos communes. Il est donc indispensable que l’État s’engage davantage auprès des exécutifs locaux pour un appui plus conséquent dans le financement des investissements pour des infrastructures de qualité », a soutenu Gana Gningue.

Pour Mamadou Faye de l’Ard, ce document permettra d’avoir une vision partagée de la commune de Ndiaganiao, de planifier, de programmer et de budgétiser ses actions prioritaires, mais aussi d’avoir une bonne maîtrise de l’information territoriale et une gestion axée sur la performance.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Fissel qui a présidé ce lancement, a salué l’approche participative et décentralisée privilégiée par l’équipe municipale qui a associé les populations et mobilisé l’ensemble des acteurs du développement. Selon Mme Khadidiatou Sène, ce document stratégique pourrait doper le développement intégral de cette commune qui regorge d’énormes potentialités.

Samba oumar FALL

Un comité départemental de développement Cdd vient de se pencher sur le bilan de la dernière campagne agricole pour faire des esquisses de préparation de la campagne en cours.

Sana Sagna, chef du service départemental du développement rural, la indiqué que la précédente campagne s’est caractérisée par un arrêt précoce des pluies mais cela n’a pas eu des conséquences négatives sur la production qui était  attendue. La raison peut être expliquée par le fait que trois des quatre postes sont restés excédentaires et ont tous dépassé les 1.000 mm. Il faut noter aussi que certaines spéculations n’ont pas bouclé leur cycle. C’est notamment le cas pour certaines variétés de riz de plateau.

Il faut ajouter les semis tardifs. Les producteurs attendent parfois jusqu’à la mi-août pour semer. C’est pourquoi, il a été demandé, cette année, de procéder assez tôt au semis et ne pas penser à un arrêt éventuel des pluies, car ce phénomène peut bien arriver en plein hivernage. Il a également été déploré la mise en place tardive de certains intrants par les fournisseurs. Ce que le gouverneur de la région avait d’ailleurs fustigé lors de sa tournée économique. Malheureusement, cette situation risque de se reproduire pour la présente campagne, puisqu’à la date de la tenue du Cdd (8 juin). En matière d’intrants, seule l’arachide était en place et la quantité reçue était vendue à hauteur de 80% déjà. Pendant la campagne précédente, le nombre de vallées aménagées par les projets et programmes a également augmenté de même que la production.
                         
Mise en place attendue des intrants
Alors que les premières pluies sont tombées même si c’est en faible quantité, hormis l’arachide, les autres intrants sont attendus et les quantités sollicitées sont bien connues. Pour l’engrais, sont attendues dans spéculations suivantes : l’arachide 500 tonnes, toujours dans ce chapitre engrais pour le triple 15 (450 tonnes), l’urée 450, le triple 15 (225 tonnes), 136 tonnes pour le 15-10-10. Pour les semences, les mises en place sont toujours attendues. Elles concernent 30 tonnes de maïs, 40 tonnes de niébé et 15 tonnes de sorgho. Il est demandé aux fournisseurs de ne pas accuser le retard de l’année dernière.

Heureusement que certains se sont déjà manifestés en venant faire une reconnaissance de terrain. Les semences de riz sont disponibles en quantité suffisante. Le matériel agricole se compose de 7 tracteurs dont cinq vendus. Il en reste donc deux qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une longue discussion au cours du Cdd. Les producteurs ont donné les raisons de la non-cession de ces tracteurs notamment le prix (7 millions de FCfa) qui n’est pas à la portée de tous les groupements de producteurs. Le reste du matériel agricole se compose de deux motoculteurs, 75 semoirs, 50 houes sine et 33 charrues avec un taux de vente satisfaisant qui est de l’ordre de 90%.

Pour accroître la production rizicole de cette année, le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) offre gratuitement à des groupes de producteurs un motoculteur, 12 semoirs, 4 décortiqueuses, deux batteuses. La commission départementale fera une présélection qui sera soumise à la commission régionale qui va désigner les bénéficiaires.

Malamine Kamara

AVERTISSEMENT

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