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Régions (1302)

La coalition « Publiez ce que vous payez », un réseau d’organisations de la société civile qui travaillent pour la gouvernance transparente des industries extractives dans beaucoup de pays, a réuni différents acteurs à Thiès pour échanger sur  le contenu local concernant l’exploitation des ressources minières.

Selon Demba Seydi, coordonnateur régional en Afrique de l’Ouest de la coalition « Publiez ce que vous payez », Thiès est la première région du Sénégal en termes d’exploitation de ressources minérales diverses. C’est un bon lieu pour tenir ce forum dont l’objectif est de permettre aux uns et aux autres d’apporter leur pierre à la construction du concept  du contenu local ». Ayant une antenne dans sept régions du Sénégal, la coalition « Publiez ce que vous payez » est en train de mobiliser la communauté, les organisations de la société civile et les exploitants à faire dans la transparence. « Aujourd’hui, le Sénégal devient de plus en plus un pays riche de ses ressources minéralières, mais nous constatons que les communautés sont encore loin de pouvoir  suffisamment en bénéficier faute d’un cadre bénéfique et transparent pour tous », a constaté Demba Seydi. D’après lui, il est important d’accompagner les communautés afin que leurs préoccupations en termes d’impacts environnementaux, de mobilisation des recettes et des ressources, puissent être justement prises en compte.

« Dans ce forum de Thiès, il est surtout question de discuter sur un contenu local, c’est-à-dire l’ensemble des mécanismes de mobilisation des ressources, des bénéfices et profits qui peuvent servir aux communautés locales », a-t-il indiqué. Outre ces questions d’ordre financier, celle de la formation locale pour pouvoir offrir aux industries minières une expertise locale. Selon lui, dans toutes les exploitations minérales, il existe des mécanismes institutionnels établis à travers les différents codes qui régissent l’activité. Cependant, cette osmose recherchée entre acteurs par la coalition « Publiez ce que vous payez » est un gage de paix sociale et de transparence. Le responsable de l’antenne régionale de la coalition à Thiès, Abdou Aziz Diop, et Ibrahima Diop du groupe Gco ont partagé leurs expériences avec les populations locales de la zone en termes de responsabilité sociétale d’entreprise qui leur a permis d’épauler des populations locales impactées par l’exploitation minière. Une vision  bien appréciée par Lamine Diouf, chef du service régional des mines de Thiès. Pour le représentant du gouvernement, la responsabilité sociétale d’entreprise, dans l’esprit du texte, suscite une collaboration franche et directe entre populations locales et exploitants miniers. Au nom des élus locaux, Mouhamed Moustapha Aïdara, président du réseau national des élus locaux dans le secteur  des industries extractives, a encouragé la dynamique au moment où des richesses en hydrocarbures sont apparues au Sénégal. « Nous saluons cette belle capacité d’anticipation sur une gestion saine et transparente des ressources minérales axée sur une concertation permanente et prospective », a-t-il relevé.

Mbaye BA

Beaucoup de villages de la commune de Paoskoto ont bénéficié de l’électricité, des forages, entre autres, grâce aux projets du président de la République. Selon le maire Aly Mané, ces projets ont eu un impact positif sur les conditions de vie des populations.  

Le maire de la commune de Paoskoto, Aly Mané, est satisfait du travail du président de la République. La commune de Paoskoto, située  à  quelques kilomètres de la ville de Nioro, a bénéficié des avantages de tous les grands projets mis en œuvre par le chef de l’Etat. « Il faut saluer le travail que le président de la République est en train de faire. Depuis l’indépendance, on n’a jamais pensé aussi fort aux populations rurales. C’est pour la première fois dans l’histoire de l’Afrique qu’un chef d’Etat s’investit autant dans le développement local, surtout dans le monde rural, en mettant en place des projets comme le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) », s’est félicité Aly Mané. Cependant le maire socialiste est conscient que le président Sall ne peut faire tout d’un seul coup. Il se réjouie des projets mis en place et qui sont en train de changer le visage des communes rurales. Il a cité l’exemple de l’adduction d’eau. « Dans ma commune, à part deux villages, nous avons réalisé l’adduction d’eau dans le reste de la commune », a expliqué M. Mané. Sa commune dispose d’un stade municipal construit pour les jeunes. A côté du stade, il y a un lycée, une case des tout-petits.

Il a également souligné que par l’entremise du  président de la République, le barrage d’une centaine de millions de francs Cfa a été réalisé sur le site de Pathé Badiane grâce à la coopération belge. Il a permis la création de milliers d’emplois dans les villages pour les jeunes qui s’investissent dans l’agriculture. Il permettra aussi de mener des activités agricoles 12 mois sur 12. « Pourtant Abdoulaye Wade a abandonné cette zone durant 12 ans. C’est le président Macky Sall qui a construit cette route transgambienne qui avait causé des accidents d’une dizaine de morts », a regretté le maire. En plus de ces infrastructures, le président de la République, grâce aux projets mis en place, a aidé à la construction des marchés hebdomadaires, des postes et cases de santé dans les villages les plus reculés du département de Nioro. « Ce sont des réalisations que nous saluons. En tant autorités municipales, nous allons continuer à défendre nos populations parce que le Sénégal ne s’arrête pas dans les grandes villes », a signifié Aly Mané. Il a indiqué que les ressources sénégalaises doivent être distribuées dans toutes les contrées du pays. Ce qui permettra aux Sénégalais, quels que soient leurs lieux d’habitations, de bénéficier d’une bonne prise en charge sanitaire, une éducation de qualité de même qu’un résident de Dakar, de Thiès et de Saint-Louis.

Eugene KALY    

Le programme « Au fil de l’eau » va entreprendre la réalisation de 20 km de réseau d’adduction d’eau et la construction de 20 bornes fontaines dans le département de Koussanar.  

Le programme « Au fil de l’Eau » est financé à hauteur de 785.000 euros, soit environ 511 millions de francs Cfa. Ce programme est exécuté par l’Ong Icd-Afrique depuis 2013. L’organisation intervient dans les communes de Sinthiou Malème, de Koussanar, de Niani Toucouleur et de Tambacounda. C’est dans ce cadre qu’il est prévu la construction de 20 km de canalisation et de réseau d’adduction d’eau dont 18 déjà réalisés. La construction de 20 bornes fontaines est également prévue. Déjà des voix autorisées ont fait des suggestions pour la réussite du programme.

« Nous avons formé des leaders communautaires, des conseillers municipaux et des élus de Sinthiou Malème et de Koussanar, les membres des comités d’hygiène sur les techniques de mobilisation, d’information et sensibilisation pour la réussite du projet », a indiqué le directeur général d’Icd-Afrique, Boubacar Sangaré. La sensibilisation à la gestion intégrée de l’eau, aux bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement, le recyclage du conducteur du forage et du surveillant, ont, entre autres, été au menu de cette session de formation. Après Sinthiou Malème où 5,5 km d’extension du réseau d’adduction d’eau, 5 bornes fontaines, 10 latrines publiques, entre autres,  ont été réalisés, le programme prévoit la construction de 20 bornes fontaines à Koussanar. Pour le formateur Ousmane Diallo, chef du service régional de l’assainissement, le séjour de trois jours à Koussanar a été une occasion pour dérouler des activités sur l’approche « Sarar fast » qui est une méthode participative, d’animation et de sensibilisation de ceux qui sont chargés de véhiculer les bonnes pratiques liées à l’eau et à l’assainissement. Le maire de Sinthiou Malème, Mamadou Saliou Bâ, et le premier adjoint au maire de Koussanar, Ndouye Camara, ont salué cette initiative. D’autant plus que l’eau est une denrée rare dans ces collectivités locales. La conseillère Fatou Sow de Sinthiou Malème et Fatoumata Sow de Koussanar ont abondé dans le même sens.

Pape Demba SIDIBE

L’Agence turque de Coopération (Tika) et le Cacsup/Sénégal viennent de réhabiliter 36 maisons, ainsi que la mosquée et la chapelle de l’ex-village de reclassement social de Djibélor. Les deux organismes partenaires ont aussi remis à neuf les six salles de classe de l’école élémentaire publique de Talloum, un village de la commune de Suelle (Bignona). Avant d’offrir des fournitures scolaires à 332 élèves de Djibélor et de Talloum et un ordinateur portable au directeur de l’école de Talloum.

Situé à l’ouest de la sortie de la ville de Ziguinchor, sur la route menant vers Oussouye, l’ex-village de reclassement social de Djibélor a bénéficié d’un soutien de l’Agence turque de coopération (Tika) et  du Cacsup/Sénégal. Les deux organismes partenaires ont réhabilité des maisons et des lieux de culte dudit village. Ces actions citoyennes de haute portée sociale et éducative s’inscrivent dans le cadre du programme d’échange d’expériences entre des étudiants bénévoles du Cacsup/Sénégal et des étudiants turcs. Elles ont été saluées par les populations bénéficiaires.

Les habitants de l’ancien village de reclassement social de Djibélor ont indiqué qu’avec cette aide, leur cadre de vie est devenu plus agréable et salubre. Quant aux populations de Talloum, elles ont fait savoir que la réhabilitation des salles de classe de l’école élémentaire publique de leur village et les fournitures scolaires qui ont été offertes aux élèves vont beaucoup contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements, dans leur localité. Ils se sont tous réjouis du fait que les parents d’élèves vont être allégés, à la prochaine rentrée des classes, du lourd fardeau que constituent les fournitures scolaires. Selon le président de Cacsup/Sénégal, Ibrahima Eloï Sarr, et ses partenaires turcs, leur volonté est d’aider les populations démunies à améliorer leurs conditions de vie. Après les deux caravanes médicales que Cacsup/Sénégal avait organisées successivement en 2015 et 2016 à Taloum, entre autres villages de la Casamance, l’organisme que dirige Eloï Sarr a concocté ce programme d’échange d’expériences turco-sénégalaises 2017.

Lequel vise la promotion et une plus grande participation des jeunes à l’œuvre de développement durable de leurs terroirs et du reste de la nation toute entière. Il se déroulera du  19 au 27 août.            

El Hadj Moussa SADIO

Le maire Mont Rolland, Yves Lamine Ciss, a interdit la coupe de bois à la réserve communautaire de sa ville. D’après le maire, cette interdiction permettra de faire reverdir la réserve. Yves Lamine Ciss s’exprimait lors de la journée de reboisement au profit de cette réserve. L’autorité municipale compte sur le soutien des services forestiers pour faire appliquer sa mesure.
Yves Lamine Ciss est convaincu que « si l’on réussit à faire respecter cet arrêté, d’ici 4 à 5 ans, la commune de Mont Rolland va reverdir. Donc, ceci est un objectif noble. Nous devons nous atteler à ce que cela puisse réussir, parce que l’environnement est la base du développement », a-t-il souligné. L’édile de Mont Rolland veut faire de cette réserve le poumon vert de sa commune. Les autorités municipales ont profité de cette campagne de reboisement pour sensibiliser les populations et planter des arbres. Plus 5.000 plants ont été plantés dans la réserve communautaire. Pour réussir cette opération, la mairie, avec l’appuie des jeunes, le service des Eaux et Forêts et l’Asafodeb, a planté des arbres sur une superficie de 400 hectares.
Le maire se réjouie de cet engagement de la population car estimant que c’est un geste noble qui contribue à la sauvegarde de l’environnement et des ressources naturelles. Le représentant de l’inspecteur régional des Eaux et Forets, major Seydou Ba, a salué cette belle initiative du maire de Mont Rolland.                                                                                      

M. SAGNE

La multiplication des noyades sur le fleuve Casamance inquiète les maires de Saré Bidji et de Kouli Bantang, deux communes de la région de Kolda et de Sédhiou. Ils demandent la construction d’un nouveau pont sur le fleuve Casamance.

Les maires de Saré Bidji et de Kouli Bantang, deux communes situées respectivement dans les régions de Sédhiou et de Kolda, préconisent la construction d’un pont sur le fleuve Casamance pour mettre fin à la série de noyades tragiques qui endeuillent chaque année les populations de cette zone. Elles réclament, depuis des décennies, la construction d’un pont sur ce fleuve pour faciliter la circulation des biens et des personnes entre les deux rives. Malang Mballo et Sidya Dafé semblent aujourd’hui avoir entendu leurs appels. Ils proposent chacun une solution pour la réalisation d’un pont afin de permettre aux populations vivant sur les deux rives de traverser le fleuve sans risque d’y laisser leur vie. « Nous sommes vraiment attristés et impuissants face aux difficultés de mobilité des personnes pour traverser ce fleuve. Si vous prenez la ville de Kolda jusqu’au pont de Diop Kounda, dans la région de Sédhiou, il n’y a pas de pont sauf celui de Saré Tamsir qui a été construit de façon traditionnelle par les populations. Nous allons transmettre nos doléances au P2sr pour voir s’il est possible de nous construire un pont entre les communes de Saré Bidji et de Tankanto escale », déclare Malang Mballo, maire de Saré Bidji. Son homologue de Kouli Bantang, Sidya Dafé, abonde également dans le même sens. « Franchement, les cas de noyade sont fréquents dans ma commune.

Au mois de ramadan, il y a une dame originaire du village de Bantandian qui s’était rendue de l’autre côté du fleuve vers Garcia et, au retour, elle s’est noyée dans le fleuve. C’est une situation déplorable. Je compatis avec les familles des victimes car c’est vraiment  douloureux », dit-il. Il estime que la multiplication des cas de noyade est la conséquence directe de l’enclavement de sa collectivité locale.

La mairie de Koli Bantang a prévu, dans son Plan de développement communal, la construction d’un pont sur le fleuve Casamance pour abréger les souffrances des populations et mettre fin aux drames qui se produisent fréquemment dans cette partie du département de Sédhiou.

Deux jeunes bergers se sont noyés la semaine dernière entre les villages de Saré Mory et de Saré Samba Sira en tentant de traverser le fleuve Casamance avec leur troupeau. Ce drame est la dernière d’une longue série de noyades qui se sont produites au cours de ces dernières années dans les régions de Kolda et de Sédhiou, notamment pendant l’hivernage.  

Mamadou Aliou DIALLO

L’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) va contribuer aux travaux d’aménagement de la décharge à ciel ouvert de Thiès, selon son coordonnateur régional Ibrahima Mbaye. Il a visité le site de ladite décharge mercredi dernier.   

Pour améliorer le cadre de vie des populations de Thiès, le coordonnateur régional de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg), Ibrahima Mbaye, a promis d’entreprendre des travaux d’aménagement de la décharge à ciel ouvert. Elle présente depuis quelques jours une triste image.

A cette période d’hivernage où l’accès à la décharge est difficile, certaines populations jettent  des tas d’ordures le long de la rue. Ce qui pollue l’atmosphère avec une fumée noire et une odeur nauséabonde, rendant ainsi la zone invivable. Mais, selon Ibrahima Mbaye, « cette image sera bientôt un mauvais souvenir. Nous sommes en train de dégager ces ordures vers les bas-fonds et ceci a été possible grâce à l’intervention du ministre des Forces armées, Dr Augustin Tine, qui nous a facilité la mise à disposition des bulldozers déployés pour l’occasion ». Ibrahima Mbaye a indiqué qu’une « seconde phase du projet qui avait pris fin en juin et prolongé jusqu’en novembre 2016, va bientôt démarrer à Thiès.

L’appel d’offres ayant été lancé, c’est la même société Urbaine d’entreprise (Ude) qui va poursuivre l’expérience de la première phase de deux ans (2014-2016) qui a été concluante. Ce qui permettra de reprendre les activités de nettoiement de la voirie urbaine et des zones névralgiques qui avaient été suspendues », a informé M. Mbaye. Selon lui, au-delà de ces actions ponctuelles, les ordures générées par les ménagères de la région de Thiès seront envoyées au centre intégré de valorisation de déchets de Tivaouane qui sera doté en même temps d’une unité d’enfouissement technique et un centre de tri et de transfert.

Ce qui permettra la valorisation des déchets de la région en respectant les normes environnementales. « Le centre sera fonctionnel d’ici 2018 », a-t-il informé. Mais, en attendant, le coordonnateur régional de l’Ucg de Thiès souhaite le soutien des différentes mairies de la ville pour accompagner l’Ucg dans la surveillance de l’actuelle décharge à ciel ouvert de Thiès.

Mohamadou SAGNE

Dans le cadre de la lutte contre les inondations, des aménagements appelés Projets d’investissements communautaires (Pic) ont été réalisés aux alentours des bassins de rétention à Médina Gazon dans la commune de Yeumbeul-nord. Les membres des comités de gestion des Pic (Cgp) ont été mis en place samedi pour assurer la surveillance et le suivi de ces infrastructures.  

Pour maîtriser les inondations dans la banlieue dakaroise, notamment à Yeumbeul-nord, un comité a été mis en place pour assurer la bonne gestion des bassins de rétention. Les membres dudit comité ont été choisis à la suite d’une assemblée générale des usagers. Ces derniers ont été convoqués samedi pour valider et mettre en place des comités de gestion des différents projets d’aménagement (Cgp) réalisés dans la zone de Medina Gazon. Les membres du comité ont été installés devant des acteurs locaux et des représentants municipaux. En effet, tout Cgp doit être définitivement installé par un arrêté municipal signé par le maire. Les comités de gestion ont pour rôle d’assurer le bon suivi et la surveillance des projets d’aménagements (Pic) réalisés. Ils doivent travailler en étroite collaboration avec le Comité local d’initiatives pour la gestion des eaux pluviales (Coligep) dont ils sont l’une des sous-composantes afin de mettre en place un plan d’actions pouvant leur permettre d’assurer dans les meilleures conditions cette mission qui leur a été confiée. D’un point de vue spécifique, les Cgp ont pour mission de définir le mode d’exploitation et d’entretien préventif des Pic tout en mobilisant la population, les organisations communautaires de base (Ocb), la municipalité, les délégués de quartier, les leaders d’opinion et les autres acteurs pour l’amélioration du cadre de vie à travers le développement du Pic et la lutte contre les inondations. Les Cgp ont aussi la charge d’assurer la surveillance et la sécurisation des Pic.

Ils doivent organiser des séances d’information, d’éducation et de communication (Iec) pour préserver les usagers contre les risques d’accidents dans l’utilisation des équipements réalisés. Le chef de mission de Msa Progep Cheikh Tidiane Sarr a rappelé que les objectifs du Cgp sont d’élaborer et de dérouler une stratégie de renforcement des capacités techniques des membres. Ils sont également chargés d’assurer la protection et la durabilité des réalisations des Pic. « De la même manière, le Cgp joue un rôle de prévention, de médiation et de règlement des conflits entre les différents acteurs bénéficiaires et usagers du Pic. Il doit coordonner, orienter et évaluer les initiatives individuelles ou collectives des acteurs communaux engagés dans la gestion et l’utilisation des aménagements réalisés dans le cadre des Pic », a-t-il soutenu. Le Cgp appuie également la mise en œuvre des activités de lutte contre les inondations et changements climatiques dans les zones où les Pic sont réalisés.

Abdou DIOP    

Amadou Makhtar Dieng est rentré d’Italie, cette fois-ci encore, avec 2.800 paires de lunettes de correction qu’il compte offrir gratuitement aux populations de Louga. « C’est toujours bien d’aider les nécessiteux. J’offre ces lunettes avec beaucoup de plaisir », a-t-il fait savoir hier à l’école Serigne Louga II. C’est dans cet établissement scolaire que l’émigré M. Dieng a installé son quartier général pour la distribution des lunettes.

Au total, ce sont 2.800 paires qui seront remises gratuitement aux populations. Amadou Makhtar Dieng n’est pas à son coup d’essai. En janvier dernier, ce ressortissant de Louga était revenu avec 2.000 paires de lunettes qu’il a offertes aux populations. Et il le fait depuis trois ans. « Je continuerai tant Dieu me donnera la possibilité de le faire », a dit Dieng, qui se félicite d’enregistrer le soutien de la mairie de Louga et de l’hôpital régional. « Ces deux entités s’engagement à travailler avec moi pour augmenter le nombre de lunettes au plus grand bénéfice des populations dans le besoin », a confié Amadou Makhtar Dieng qui travaille dans ce projet avec le Lions Club  et une association italienne dénommée « Sinergie ».

Il s’agit pour M. Dieng et ses partenaires d’alléger les souffrances des populations qui ne peuvent pas se payer des lunettes de correction. Avec un seul objectif : permettre à ces populations de mener une vie normale.

A. DIALLO

Malem Hodar a besoin du soutien du gouvernement pour réaliser des infrastructures nécessaires à son décollage. C’est la conviction d’Abdou Ndao, le maire qui est à la tête de la collectivité locale depuis 2009. Déplorant le fait que la localité ne dispose pas de brigade de gendarmerie encore moins de poste de police, M. Ndao invite les plus hautes autorités du pays à corriger cette situation. Dans cet entretien, il est également revenu sur son bilan à la tête de cette commune, chef-lieu de département du même nom.

M. Ndao, vous avez été élu en 2009 à la tête de la commune de Malem Hodar. Pouvez-vous revenir sur la situation que vous aviez trouvée à votre arrivée?
J’ai été élu et installé maire en 2009 après avoir gagné face à un candidat de taille en la personne d’Ahmet Saloum Boye. Quand je prenais fonction, Malem Hodar était dépourvu de tout. C’est pourquoi, à l’époque pendant qu’on soutenait que certaines communes étaient malades, je disais que Malem est en agonie, elle est dans une salle d’urgence. Elle était dépourvue de toutes infrastructures administrative, sportive et sanitaire. Malem était éclairée cinq jours dans l’année, c’est-à-dire la veille et juste après la fête de l’indépendance. Donc, l’éclairage était nul avec des quartiers confrontés à de sérieux problèmes d’adduction d’eau. Les fournitures scolaires ne parvenaient pas régulièrement. Il y avait une organisation à faire au sein des Asc, des jeunes, des femmes, des handicapés. C’est dans cette situation que nous avions pris fonction. Il fallait trouver des solutions.

Qu’est-ce que vous avez eu à faire depuis votre installation ?
Lors de la campagne électorale de 2009, nous avions écouté les populations pour savoir leurs principales doléances. A Malem Hodar, le marché central était dépourvu de toilettes. Ce qui posait problème. C’est pourquoi, la première initiative que nous avons prise, c’est la réalisation de six boxes de toilettes dans ce marché. Après, on s’est attaqué aux abris provisoires dans les écoles. Nous avons démarré par l’école d’Imine Dine (deux salles de classe) pour mettre les élèves dans de bonnes conditions d’études. En tout, nous avons construit près de dix salles de classe dans la commune et réhabilité d’autres.

Ensuite, nous nous sommes attelés aux fournitures scolaires. Pour ce volet, nous sommes passés d’un budget d’un million à 5,5 millions de FCfa élargis aux « daaras ». Nous avons 35 « daaras » dans la commune. Pour éviter la mendicité et l’exode, il fallait retenir les maîtres coraniques et les enfants. En quoi faisant ? En les aidant par l’octroi de vivres, la distribution de livres coraniques et en les associant à tout ce que nous faisons. Ce qui a été bien apprécié par les chefs religieux de la commune et au niveau national. D’ailleurs, l’association nationale des « daaras », lors d’une rencontre à Kolda, avait cité le cas de Malem Hodar en exemple. Nous avons également clôturé les cimetières de Taïba et de Mbadianène.

Avant, il n’y avait pas d’éclairage public. Une situation que nous avons corrigée. Beaucoup de quartiers qui n’étaient pas électrifiés ont été raccordés au réseau. Ils ont aussi bénéficié de l’adduction d’eau. Nous avons également construit un centre pour les handicapés. Nous avons doté notre commune d’une radio qui a démarré ses programmes.

Nous n’avons pas oublié les femmes. Nous avons jugé utile de les former. En rapport avec l’Office national de la formation professionnelle (Onfp), nous avons formé deux cents femmes dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la gestion, de la teinture, de la transformation des fruits et légumes. On ne s’est pas limité à la commune. Nous avons élargi la formation au reste du département comme à Sagna, à Médina Boulèle et d’autres villages. Les jeunes n’ont pas été en reste.

Propos recueillis par A. KANDE

Les fortes précipitations qui se sont abattues ces derniers jours dans la région de Kolda, notamment dans la commune de Bagadadji, ont causé beaucoup de dégâts matériels. La pluie a emporté des digues et détruit les cultures de riz, causant la tristesse des populations qui appellent au secours.  

Les populations de Bagadadji, une commune située à une trentaine de kilomètres à l’Est de Kolda, sont dans le désarroi. Plus de 6000 personnes issues de cette localité sont coupées de leur chef-lieu de  commune après les 150 millimètres de pluies qui se sont abattues en l’espace de deux jours dans cette partie du département de Kolda. Au moins, une quarantaine de villages sont affectés par cette situation comme Oumar Abiya, Medina Abdoul et Sinthiang Dabo, entre autres. Trois digues de rétention d’eau construites en 2015 par une Ong locale et un projet de l’Etat ont été emportées par les eaux. Même le nouveau pont construit, il y a environ un an, à l’entrée du village de Dialambéré n’a pas résisté à la furie des eaux. Les cultures de riz ont également été englouties dans certaines zones par les inondations qui auraient tout emporté dans leur passage.

Du coup, de nombreux villageois ne peuvent plus quitter leur localité pour aller se faire soigner dans les structures de santé situées sur le long de la route nationale numéro 6 communément appelée route du sud. Ils ne peuvent pas non plus se rendre dans les marchés hebdomadaires de Saré Sara, Bagadadji, Saré Sandion et Médina Djidde qui se tiennent également sur le même axe routier pour pouvoir vendre leur bétail ou acheter des produits de première nécessite en cette période de soudure.  

Le maire de Bagadadji, Massire Touré, par ailleurs membre du Haut conseil des collectivités territoriales, lance un appel à l’Etat pour venir en aide aux populations affectées par ces précipitations. Il a mis son véhicule de service à la disposition des populations pour leur permettre de faire face aux urgences, notamment pour l’évacuation des femmes enceintes et des malades vers les différentes structures de santé. « Nous sommes dans un désarroi total. Nous avons trois ponts qui se sont effondrés et une digue emportée. Nous lançons un appel aux autorités et à toutes les bonnes volontés à venir en aide le plus rapidement possible aux populations affectées par ces précipitations », a lancé Massiré Touré.

Selon lui, les populations de ces localités s’étaient beaucoup investies cette année dans la riziculture avec l’appui de la Sodagri qui leur avait octroyé 60 tonnes de riz dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz. « Malheureusement, ces cultures ont été englouties par ces précipitations », a regretté l’élu local.                                                                                                                

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Observatoire national des territoires, l’Agence de développement local a démarré hier, à Ziguinchor, une série de sessions de renforcement des capacités des points focaux régionaux et départementaux du pôle Casamance.

Ces ateliers de formation se poursuivront jusqu’au 26 août dans les régions de Sédhiou et de Kolda. Ils visent à former les points focaux régionaux et départementaux de l’observatoire national des territoires, ainsi que ceux des collectivités locales amies des enfants, à l’utilisation et à la gestion des outils de la plateforme de l’observatoire. Ces points focaux ont pour mission de collecter, de saisir et de faire remonter les différentes informations devant être partagées sur la plateforme Sig et Géo portail de l’observatoire.

La finalité est de pouvoir donner des informations fiables à l’autorité, dans le cadre de la maîtrise de l’information territoriale pour un bon pilotage du développement local. Selon le directeur général de l’Agence de développement local, Malal Camara, la Casamance a été choisie comme zone d’expérimentation pour maîtriser l’information territoriale. Dans chacune des trois régions qui la composent (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), il existe déjà un dispositif de collecte et de remontée des données, qui a été identifié par les acteurs à la base. « Après l’équipement de ce dispositif, nous venons aujourd’hui renforcer les capacités des acteurs afin que ces derniers puissent faire le travail correctement », a indiqué M. Camara.

El Hadj Moussa SADIO  

Il s’est tenu, hier, un atelier de partage du rapport de l’étude sur la détermination des critères de répartition du Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl). La nécessité d’évoluer dans la manière de gérer les fonds transférés par l’Etat aux collectivités territoriales pour garantir l’équité et une meilleure efficacité a été soulignée.

Cet atelier est rendu nécessaire par le fait que le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) mis à la disposition des collectivités territoriales est alloué, pour sa plus grosse part, sur la base de dotations ordinaires ne spécifiant pas les investissements ciblés. En sus, un compte rendu sur l’utilisation des ressources n’est pas établi ;  ce qui ne permet pas d’avoir une visibilité claire sur les réalisations effectuées au niveau local par les collectivités territoriales avec le Fecl. Ainsi, pour mettre fin à une telle situation, un comité technique a été mis en place en vue de coordonner l’étude sur la détermination des critères de répartition de ce fonds et l’amélioration du dispositif du financement du développement local.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la dernière réunion du Conseil national du développement des collectivités locales. Sa tenue est également justifiée par le fait que la détermination de nouveaux critères de répartition du Fecl fait partie des actions prioritaires recensées lors de la formulation du Programme d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation (Proactsen), programme qui vise à améliorer le pilotage du secteur de la décentralisation, la gouvernance territoriale et le financement du développement territorial sur la période 2017-2023.
L’amélioration des mécanismes de financement du développement territorial et la gouvernance budgétaire figurent parmi les trois objectifs majeurs de l’Acte 3 de la décentralisation.

En ce qui a trait à l’investissement, Alassane Mbengue, directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, estime que l’un des obstacles majeurs reste l’émiettement des ressources et l’absence de critères objectifs de répartition. Cela pose à la fois un problème d’efficacité et de transparence. Cette situation est exacerbée par l’absence d’une cartographie complète et d’un suivi régulier des investissements dans les collectivités territoriales.
Il se pose ainsi la problématique de la répartition équitable des ressources entre les différentes collectivités territoriales, alors même que, ces dernières années, le gouvernement a fait un effort considérable qui s’est traduit par l’accroissement significatif du Fonds d’équipement des collectivités ou du fonds de dotation de la décentralisation, sans compter le budget consolidé d’investissement décentralisé.

« L’impératif d’équité et le besoin d’efficacité nous commandent d’évoluer dans la manière de gérer les fonds transférés par l’Etat aux collectivités territoriales. Un comité technique chargé d’assurer le suivi du processus a été mis en place par arrêté du ministre qui a ainsi voulu imprimer une démarche proactive et participative. L’idée est d’impliquer les acteurs concernés et de tenir compte de leurs points de vue. Il s’agit des associations d’élus locaux, des acteurs institutionnels, notamment du ministère en charge des Finances, des partenaires au développement, sans oublier les autres parties prenantes », note-t-il tout en se félicitant des efforts déployés par la direction générale de l’Agence de développement municipal et celle des collectivités locales.    

Alassane Aliou MBAYE

Son excellence Shigeru Omori, ambassadeur du Japon au Sénégal, et Cheikh Ndiaye, secrétaire général de l’Association « Fedde Bamtoore aynaabe jolof », procèderont ce 18 août à l’inauguration du centre de formation en élevage à Linguère.

Ce centre, selon un communiqué parvenu à la rédaction, est financé par le Japon dans le cadre de l’assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine.  L’association « Fedde Bamtoore Aynaabe Jolof » a reçu du Japon 65 709 euros, soit environ 43 millions de francs Cfa. Cette aide non remboursable a permis non seulement la construction d’un centre de formation, mais aussi l’acquisition d’un camion frigorifique, de deux réfrigérateurs et d’un groupe électrogène.

Ce centre encadre chaque année près de 1 000 éleveurs en les formant sur différents sujets tels que les actes vétérinaires et le changement climatique. En plus, le centre et les matériaux jouent un rôle important pour la collecte, la conservation et la transformation de 48.000 litres de lait par an. D’après le document, ce projet contribue de manière significative à réduire les pertes de lait et à améliorer la couverture des besoins nutritionnels des populations.      

E. KALY

(Saint-Louis). L’Ong « Le Partenariat » - Centre « Diapalanté», de concert avec divers partenaires, a organisé un atelier de capitalisation sur la démarche de mobilisation des ressources locales à Saint-Louis. Cette rencontre a permis aux différentes autorités municipales de se rendre compte des niches fiscales existantes et pouvant être explorées pour le bénéfice des collectivités locales.

Le problème majeur des collectivités locales réside essentiellement dans cette incapacité (faute de ressources humaines de qualité) à pouvoir, en ce qui concerne la fiscalité locale, explorer toutes les opportunités pouvant permettre de faire grimper les redevances communales.
C’est en fait tout le sens de ce projet dont Saint-Louis commune est précurseur et qui doit permettre d’outiller les mairies dans le recensement, la mise à jour des bases de données, avec comme finalité accroître l’assiette fiscale. C’est pourquoi le maire de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de la démarche de l’Ong « Le Partenariat » et ses partenaires. A son avis, en voyant les mesures préconisées par les experts, « l’on se rend compte que nos communes peuvent lever les fonds pour avoir des financements, accroître l’appui aux couches vulnérables ou encore initier des projets communaux d’envergure ».

Pour le maire de Saint-Louis, le développement des collectivités locales passe par une certaine autonomie et « les ressources fiscales qui seront générées constitueront un financement plus prévisible et plus durable ». De l’avis de Nicolas Dupuy de l’Ong « Le Partenariat », ce travail est le fruit du constat selon lequel la fiscalité locale représente une part trop moindre des impôts communaux. Cette faiblesse se justifie, selon lui, « par les difficultés techniques, notamment la non-maîtrise des méthodes de collecte, les problèmes d’encaissement, l’absence d’informations, la faiblesse des sommes recouvrées malgré une bonne assiette fiscale ».

Au nom de la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) et du Service de coopération et d’action culturelle (Scac) de l’Ambassade de France, Amadou Niang a indiqué que Saint-Louis est le laboratoire des questions liées à l’impôt communal. « C’est ici que la commission fiscale locale a été implantée en premier », a-t-il informé. Il a rappelé que la naissance de territoires viables, compétitifs et porteurs de croissance, comme stipulé dans le code général des collectivités locales, passe par une autonomisation financière des communes qui doivent surtout exploiter les possibilités offertes par la fiscale locale.

Cet atelier s’est tenu sous l’égide de la mairie de Saint-Louis en partenariat avec les services déconcentrés du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, du Service de coopération et d’action culturelle (Scac) de l’ambassade de France, avec l’appui technique de l’Ong « Le Partenariat ». La rencontre a permis de restituer, de partager et de capitaliser avec les élus des collectivités et les partenaires techniques et financiers sur la démarche à suivre de mobilisations des ressources.

Amadou Maguette NDAW

La bonne gestion de la décharge de Gandigal durant l’hivernage nécessite le respect des engagements de la part des communes de Mbour, Saly, Nguékhokh, Somone et Ngaparou.

Les déchets générés à Mbour, Saly, Nguékhokh, Somone et Ngaparou durant l’hivernage sont déversés à la décharge de Gandigal. Elle est située dans la commune de Sindia. Durant cette période, la décharge est inaccessible du fait des pluies qui rendent la zone impraticable.

Aux alentours de la décharge, on constate des tas d’ordures déversées par des camionneurs un peu partout. Cette situation de dégradation de l’environnement est accentuée par le non-respect des engagements des communes précitées. Cette décharge qui couvre une superficie de 12 hectares dont 6 ha exploitables reçoit quotidiennement 415 m3 de déchets. Le directeur des stations  Babacar Mbengue souhaite la mise en place d’un plan de gestion intégrée pour permettre une utilisation plus judicieuse de la décharge afin d’éviter les dysfonctionnements notés pendant l’hivernage. Pour une utilisation rationnelle et optimale de la décharge, toutes les communes concernées doivent adopter un comportement responsable en se conformant au plan de gestion intégrée. Selon le responsable de la station, la mise en œuvre de ce plan nécessite l’implication et la participation de toutes les parties prenantes. Les communes de Mbour, Saly, Nguékhokh et Sindia doivent participer au plan financier à la gestion des déchets pour sauvegarder la décharge de Gandial. Par conséquent, la budgétisation d’une piste latéritique et l’aménagement de la voie d’accès latéritique devant mener aux différentes poches de la décharge pour une meilleure utilisation sont aussi souhaités.

Pourtant, à l’exception de l’unité de coordination des déchets, aucune des parties n’a respecté ses engagements. Face à cette situation, la Sapco est obligée de  louer un bulldozer à raison de 590.000 francs Cfa pour évacuer les tas d’immondices qui jouxtent la route nationale numéro.  

Amath Sigui NDIAYE

L'autonomie dans la gestion des communes est consacrée par l'Acte 3 de la décentralisation. Cependant, même si des avancées notables sont reconnues à travers ce dernier acte par certaines maires, d’autres demandent que des correctifs soient apportés sur certains de ses aspects en vue de le parfaire.

L’Acte 3 de la décentralisation est une excellente politique pour le développement des collectivités locales. Parmi ses avantages, le maire de Keur Masssar, Moustapha Mbengue, cite la dévolution du pouvoir sur le foncier. Il y a quelques années, Keur Massar dépendait de la ville de Pikine qui était chargée d’assurer le lotissement de ses quartiers. Avec l’Acte 3 de la décentralisation, le lotissement est du ressort de la commune de Keur Massar. Ces informations sont données par le maire lors d’une conférence de presse. Mieux, a-t-il indiqué, c'est la commune qui délivre les actes administratifs, y compris les permis de construire. Autres avantages notés dans l'Acte 3, la possibilité pour les communes de nouer des partenariats publics-privés. « Le partenaire public des communes, c'est l'Etat qui, faut-il le souligner, est là pour toutes les communes du Sénégal. Si vous attendez l'Etat pendant que les besoins sont là, la population n’attend pas. Alors le maire a la possibilité de décrocher un partenaire privé avec lequel il peut s’engager dans un partenariat gagnant-gagnant profitable à la population.

Il y a alors de quoi réfléchir », a soutenu le patron de l’équipe municipale, qui a ajouté : « Nous avons fait l'expérience après avoir obtenu des partenariats privés qui nous ont permis de générer beaucoup de recettes à travers les différents domaines de compétences qui nous ont  été transférés ». Cependant, Moustapha Mbengue liste des choses à améliorer dans l’Acte 3 de la décentralisation. Notamment le cadre de dévolution du patrimoine foncier bâti. « Le fait de nous transférer un patrimoine foncier bâti ne pose pas problème, mais quand la commune doit prendre en charge les salaires dus aux ressources humaines, forcément des difficultés majeures vont apparaître », a regretté l’édile de Keur Massar. C’est ce qui se passe dans le secteur de la santé où la mairie est confrontée à des salaires élevés. « Dans ces structures, nous devons faire face chaque mois à une masse salariale  consistante qui vient s'ajouter aux salaires des contractuels, des agents de la mairie et des délégués de quartier », a expliqué M. Mbengue. Keur Massar compte 130 délégués de quartier. « J’avoue que je n'ai pas pu payer ces délégués depuis que je suis élu maire. Pourtant, grâce à l'Acte 3 de la décentralisation, j'ai quadruplé le budget de la commune en le faisant passer de 200 à 800 millions de francs Cfa après avoir réussi à créer de nouvelles recettes », a souligné le maire. Malgré cela, l’équipe de la municipalité peine à faire face à ses charges qui ont considérablement augmenté.

Abdou DIOP

Mamady Thiam est élu maire de  Kahène, une commune  située au sud-est du département de Koumpentoum dans la région de Tambacounda. Il remplace Boubacar Baldé décédé lors des législatives.  Le nouveau maire a promis de relever les défis pour faire avancer sa commune. Cet ancien président du Conseil départemental de la jeunesse de Tambacounda, actuel directeur de l’école élémentaire Thierno Sakho de Koumpentoum et responsable politique de l’Apr, est chargé de mener Kahène au plus haut sommet. Selon lui, c’est un challenge. C’est pour cette raison qu’il a promis de tout mettre en œuvre pour changer le visage de sa commune et améliorer les conditions de vie des populations. « Je vais faire en sorte pour que les populations se retrouvent dans les différents projets ou programmes initiés par le président Macky Sall », a-t-il promis. L’élection a été présidée par le sous-préfet de Kahène qui avait lui-même convoqué les conseillés municipaux pour élire le nouveau maire. Trente conseillés sur 46 ont répondu à l’appel de l’autorité administrative. Comme prévu, le vote s’est déroulé avec deux bulletins (blanc et celui du candidat). Aucun bulletin nul n’a été enregistré car tous les conseillés ont voté pour Mamady Thiam.  

Pape Demba SIDIBE

Les populations de Keur Massamba Guèye 1 et 2, sud stade Lat Dior, ont tiré la sonnette d’alarme sur l’accentuation de la dégradation de la décharge sauvage sur la route de Mbour, à la sortie de Thiès. L’expansion de la décharge contraste avec la poussée des belles villas dans cette zone.

Les lotissements de Keur Massamba Guèye situés sur l’axe Thiès-Mbour  en passant par Sindia matérialise la limite entre la commune de Thiès-ouest et celle de Fandène.  Etant l’entrée sud de la ville de Thiès, la zone offre un décor piteux avec des tonnes d’ordures qui accueillent les visiteurs de la capitale du rail. Pourtant de belles villas poussent dans ce coin à cheval entre Thiès et les communes de Thiès-ouest et de Fandène. Sur environ 400 mètres le long de la route, des monticules d’ordures s’étendent  à perte de vue.

Outre la défiguration des paysages, les populations de Keur Massamba Guèye ne veulent plus de la dégradation et de la pollution de leur environnement. Face à la situation, les populations ont saisi les autorités administratives et locales de Thiès-ouest et de Fandène. Selon Amadou Sy, chef du village de Sintiou Yoro Sadio qui se trouve dans la commune de Fandène, tout comme l’essentiel des plaignants, ils sont de plus en plus exposés à des maladies qu’ils n’avaient jamais connues avant l’ouverture de cette décharge. « Nous n’avons jusqu’ici à aucun moment senti la commune de Fandène à nos côtés pour nous aider », a-t-il déploré. Pour Noël Sambou, qui habite Keur Massamba Guèye depuis 30 ans, la situation se détériore depuis quatre ans. Toutefois, poursuit-il, le maire de Thiès-ouest Alioune Sow est venu à notre secours, il y a exactement un an.

Des opérations d’atténuation des impacts
Des engins ont été déployés pour repousser les ordures loin dans les dénivellations. Des tonnes de latéritique ont été acheminées par camion  pour recouvrir une bande d’environ 50 mètres de large sur 400 mètres de long pour protéger la route Thiès-Sindia. «Des arbustes ont été plantés de façon assez serrée en relation avec le service régional des Eaux, forêts et chasses  afin de constituer une haie pour protéger la décharge. La construction  d’une murette  pour renforcer ce dispositif a été aussi annoncée par le maire de Thiès-ouest, Alioune Sow, qui avait dit être à la disposition de la commune de Fandène pour poursuivre les travaux parce que cette décharge impacte le territoire communal de Fandène », a-t-il rappelé.

Hélas, depuis lors, les populations disent avoir constaté que tous les efforts consentis  par le maire de Thiès-ouest sont tombés à l’eau. Conséquence, les populations sont en train de subir la situation de l’année dernière.

« Aujourd’hui, il est clair que nous sommes plus proches de la commune de Thiès-ouest du point de vue géographique. Alors, nous demandons au chef de l’Etat de faire en sorte que nous soyons rattachés à la commune de Thiès-ouest », a confié Mamadou Mangane, un habitant de Keur Massamba Guèye. Une demande largement partagée par les populations venues en masse bloquer durant  plus d’une heure la circulation sur l’axe Thiès-Sindia.

Mbaye BA

Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a financé à hauteur de 220 millions de francs Cfa la construction et l’équipement du nouveau siège de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine. L’immeuble a été inauguré lundi 14 août en présence du directeur général de l’institution des chargeurs Abdoulaye Diop, qui a annoncé la réception prochaine des sièges de Sédhiou et de Matam.

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine (Cciak) a étrenné avant-hier son nouveau siège entièrement équipé. Un immeuble flambant neuf doté de toutes les commodités dignes d’une structure de ce niveau. Une infrastructure construite par le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) dans le cadre d’un programme destiné aux nouvelles régions issues du découpage administratif de 2008. A cela s’ajoutent celles de Diourbel, de Louga, de Fatick et de Ziguinchor qui n’avaient pas de siège. Une initiative que le directeur général du Cosec, Abdoulaye Diop, justifie par la nécessité d’ouvrir ces nouvelles entités régionales à l’émergence industrielle. Il a indiqué que le siège de la chambre de commerce de Kaffrine constitue le maillon d’une chaîne de sièges destinés aux cinq nouvelles régions issues du dernier découpage administratif de 2008 auxquelles il faut ajouter Diourbel, Louga et Fatick qui ne disposaient pas de siège.

« Pour Kaffrine, l’immeuble qui a été construit et équipé, a mobilisé des investissements de l’ordre de 220 millions de francs Cfa entièrement financés par le Cosec pour permettre à l’institution consulaire d’offrir un cadre d’accueil et d’orientation à la dimension de son rang », a souligné M. Diop. Il a ajouté que cette réalisation fait suite à une mission nationale de la direction de l’établissement public auprès des opérateurs économiques des régions considérées.

Il s’agit de répondre favorablement aux besoins de disposer d’infrastructures pour abriter les chambres consulaires et une bourse de fret dans leur circonscription administrative. Pour ce dernier volet, le Cosec a doté la chambre consulaire du Ndoucoumane d’un logiciel pour le transport et la réception du fret dans la région.

Abdoulaye Diop a, lors de cette cérémonie, annoncé l’inauguration des sièges de Matam et de Kédougou respectivement le 16 et le 23 août prochains. Maodo Sarr, responsable de la chambre consulaire de Kaffrine, a magnifié le geste du Cosec. Lequel a permis à son organisation de disposer d’un siège fonctionnel pour accompagner le développement des opérateurs économique de la région.

Elimane FALL

Le comité régional de suivi des activités de la Cellule lutte contre la malnutrition (Clm) a arrêté, lundi à Tambacounda, un calendrier pour statuer sur le transfert par Catholic relief services à Caritas, du leadership de l’exécution du Programme de renforcement de la nutrition (Prn) dans les districts de Tambacounda, Goudiry et Maka Coulibantang.

Lors d’une rencontre du comité régional de suivi à la salle de gouvernance de Tambacounda, le responsable du bureau de la Clm dans les régions de Tambacounda et Kédougou Alioune Diouf, a présenté la situation du Prn dans les trois districts de la région où il est mis en œuvre par le consortium regroupant Catholic relief services (Crs) et Caritas.
La demande de Crs de se retirer pour transférer le leadership à Caritas a été aussi examinée par le comité de suivi.

Le PRN a pour objectif notamment d’améliorer la croissance des enfants de zéro à cinq ans vivant dans les zones urbaines ou rurales pauvres du Sénégal.

Au terme de la rencontre, l’adjointe au gouverneur chargée du développement Awa Ndiaye Diop a retenu plusieurs dates, respectivement pour l’envoi par Crs du rapport bimestriel et des conventions qu’il avait signées avec les collectivités locales bénéficiaires à la Clm.

La phase suivante sera, a-t-elle dit, la descente d’une équipe restreinte du Comité régional de suivi dans les locaux de Caritas, en vue de vérifier la capacité de cette Ong à exécuter à elle seule le programme dans les trois districts concernés.

Le 29 août, à la suite de la restitution des conclusions de cette équipe devant le comité régional de suivi, celui-ci décidera de valider ou non la demande de transfert de responsabilité à Caritas.

Se disant «sensible à la souffrance des populations» du fait du «mauvais déroulement» de certaines activités, ainsi qu’à la situation de certains agents travaillant dans le programme, Mme Diop a souligné que si toutes les pièces justificatives demandées sont fournies «rien ne s’oppose à ce que l’on formalise le transfert de lead».

«Quand on parle de transfert de lead, il faut penser à avoir une situation de référence», a expliqué à ce propos, Alioune Diouf, notant qu’il faut au préalable «savoir ce qui a été réalisé, ce qui est en train de l’être et ce qui reste».

(APS)

Le président de la République a offert 10 millions de FCfa et 10 tonnes de riz aux populations de Mandégane, village situé dans la commune de Balinghor (département de Bignona). Le chef de l’Etat contribue ainsi à l’organisation du « Bukut » (cérémonie d’initiation). L’argent et les vivres ont été remis au comité d’organisation par le chef son cabinet, Abdoulaye Badji.

Le chef de cabinet du président de la République, Abdoulaye Badji, a remis la participation du chef de l’Etat aux populations du village de Mandégane qui préparent leur cérémonie d’initiation appelé « Bukut ». Il s’agit d’une dizaine de millions de FCfa et de 10 tonnes de riz. En tant que parrain de cette manifestation, Abdoulaye Badji a donné sa participation au comité d’organisation. Il s’agit d’une somme d’un million de FCfa et de 5 tonnes de riz. Les membres du comité d’organisation ont reçu au total 11 millions de FCfa et 15 tonnes du chef de l’Etat et de son chef de cabinet. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du secrétaire d’Etat à l’Accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lô Diatta, de plusieurs personnalités et des futurs initiés. Ces derniers effectueront leur rentrée dans bois sacré samedi prochain.

Abdoulaye Badji, par ailleurs patron de l’Alliance pour la République (Apr) dans le département de Bignona, a indiqué que le président Macky Sall accorde une importance capitale à ce genre de cérémonie. C’est pour cette raison qu’il a donné sa contribution aux Mandéganois pour la bonne tenue du « Bukut ». Selon lui,  le « Bukut » est manifestation culturelle très importante en milieu Diola, notamment dans le Blouf. C’est une initiation qui permet aux  jeunes d’accéder à la responsabilité totale et être des hommes accomplis. Les populations de Mandégane ont exprimé leur profonde gratitude au président Macky Sall et à l’ensemble du gouvernement pour « l’aide précieuse et les facilités de toutes sortes » qui leur ont été apportées dans le cadre du « Bukut » de cette année. La dernière cérémonie d’initiation dans ce village de la Casamance remonte en 1978.

Selon président du comité d’organisation du « Bukut » 2017, El Hadj Mansour Sagna, les ministères de la Santé et de la Culture ont également donné des contributions. Celui de l’Hydraulique et de l’assainissement a rendu le forage du village opérationnel. Les agents de la Senelec parcourent dans tous les sens le village pour améliorer le réseau électrique et l’éclairage public. « Auparavant, le président de la République, Macky Sall, avait versé dans notre escarcelle 50 millions de FCfa pour la réfection en cours de la grande mosquée du village », a informé M. Sagna. Il a salué le geste de générosité du parain qui montre à suffisance son attachement aux valeurs culturelles sénégalaises.

El Hadj Moussa SADIO

Mame Latyr Fall du Forum civil vient d’être porté à la tête de la coordination de l’antenne régionale de la coalition nationale « Publiez Ce Que Vous Payez (Pcqvp) ». La cérémonie officielle d’installation de la Coalition régionale de Pcqvp a été un prétexte de réfléchir sur le thème : « l’importance de l’étude d’impact environnemental dans la gouvernance du secteur extractif à Saint-Louis ». La rencontre s’est déroulée devant d’éminents panélistes dont Demba Seydi, coordonnateur de cette coalition en Afrique francophone de l’Ouest. Ce dernier a précisé que cette antenne est installée à Saint-Louis au moment opportun, avec les perspectives prometteuses de l’exploitation imminente des ressources pétrolières et gazières. Il s’agit, selon lui, de prendre d’ores et déjà en charge les craintes et autres préoccupations des populations en vue d’aider ces dernières à tirer largement profit de ces nouvelles richesses de notre pays. La Coalition nationale publiez Ce Que Vous payez, a-t-il poursuivi, s’engage à tout mettre en œuvre pour défendre les intérêts des populations de Saint-Louis dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme de grande envergure.  

Mame Latyr Fall, coordonnateur régional du Forum civil et de la Coalition Pcqvp, a laissé entendre que le secteur de la pêche occupera une place importante dans leurs actions. Il a surtout invité l’Etat à tout mettre en œuvre pour désintéresser les pêcheurs qui seront endommagés par l’extraction des ressources pétrolières et gazières.

Mb. K. D. et A. M. NDAW

Lors d’échanges avec les étudiants ressortissants de la commune de Ziguinchor à l’Ugb, la directrice de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac), Aminata Angélique Manga, a rappelé la nécessité d’être pointu dans la quête du savoir. Pour elle, les étudiants ont besoin d’idées nouvelles afin de participer au développement de leur localité.

Cette rencontre s’est tenue à l’initiative du Cercle des ressortissants de Ziguinchor (Cercoz), structure qui fêtait ses 10 années d’existence. C’était devant une forte assistance. D’emblée, Mme Angélique Manga, dans un message humaniste, a invité les étudiants à user de leur esprit et d’en faire une arme pour développer le Sénégal. En effet, pense Mme Manga, l’époque où l’on menait des batailles pour se faire entendre est révolue. Maintenant, poursuit-elle, « ce sont les idées qui prévalent et il appartient aux jeunes de la Casamance de se départir de tout complexe d’infériorité ». Devant l’assistance, la directrice de l’Anrac a rassuré les étudiants qui, dit-elle, doivent avoir confiance en eux et foi en Dieu. A l’en croire, ces derniers sont sur le bon chemin. « Soyez ambitieux, car la Casamance attend beaucoup de ses fils, de leur réussite afin de servir le Sénégal », leur lance-t-elle. Faisant le lien entre les activités de l’Anrac et les étudiants, Mme Manga souligne que l’Université est un laboratoire et que les étudiants sont « le vivier de ce Sénégal émergent ». Et d’ajouter : « Nous pensons que vous serez la locomotive pour le développement de notre pays ».
Aminata Angélique Manga est convaincue que « la jeunesse peut faire bouger les lignes, surtout celle issue de la Casamance ».

Les étudiants ont, dans leurs propos, salué le parcours de leur marraine, Aminata Angélique Manga, qui est « un exemple de persévérance ». Dans les débats qui ont tourné essentiellement autour du développement de la commune de Ziguinchor et par extension de Sédhiou et Kolda, c’est-à-dire la Casamance naturelle, les étudiants ont dit leur engagement à mettre toute leur énergie au profit de la région naturelle.

A. M. NDAW

La commune de Diannah Bah, en plein cœur dans le Pakao, vient d’avoir un nouveau maire en la personne du libéral Abdoulaye Kébé, premier adjoint au maire Mouhamed Cissé décédé le 27 juin dernier. Il a été élu avec 21 voix contre 18 pour son adversaire Lamine Cissé. Ce dernier perd encore après avoir connu le même sort lors de l’élection du défunt maire.

Le nouvel élu, selon certains conseillers qui assurait l’intérim du défunt président qui était en même temps président des producteurs de riz, a prouvé ses capacités managériales durant ses quarante jours d’intérim. Une période test qui lui a valu des voix supplémentaires face à un adversaire qui était loin d’être ridicule. Prenant la parole, le tout nouveau maire de dire qu’il est partagé entre deux sentiments, celui de la tristesse parce qu’il remplace quelqu’un qui a fini par faire l’unanimité autour de lui et qui a su diriger avec brio un conseil municipal multicolore caractérisé par un débat serein où la pertinence des idées l’a toujours emporté sur celles de la politique politicienne. Le deuxième sentiment, note-t-il, c’est celui de la lourdeur de la responsabilité qu’il assume depuis le jour de son installation. Les défis à relever sont en effet nombreux.

La commune manque d’électricité comme la plupart des grandes localités de cette zone du Pakao. Les nombreuses manifestations organisées, notamment les marches, n’y feront rien. On continue de vivre dans l’obscurité du Moyen Age, alors qu’il faut donc que la lumière, qui n’est plus un luxe, illumine toutes les zones d’ombre. Sur le plan de l’éducation, de nombreuses écoles restent encore sans clôture. Il faut trouver une solution pour mettre les enfants en sécurité, surtout ceux qui sont sur l’axe principal qui mène à Kolda et qui, compte tenu de son bon état, voit les véhicules rouler à tombeau ouvert. La plus grande préoccupation du nouveau maire, c’est l’état du pont de Diopcounda construit par le marabout Aliou Souané. C’était pour arrêter la remontée du sel phénomène qui avait fini par réduire considérablement la production du riz dans le Pakao, sa construction avait permis de reprendre la bonne production. Son état de vétusté est tel que les vannes ne retiennent plus l’eau salée qui envahit maintenant les vallées.

Malamine KAMARA

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