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Régions (1451)

Le Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess), une initiative gouvernementale soutenue par la coopération italienne, va appuyer une vingtaine de collectivités locales des régions de Kaolack, Dakar et Sédhiou, en les dotant de nouvelles infrastructures et équipements sociaux de base. Le programme, à travers son budget évalué à 12 milliards de francs Cfa, va aussi participer à la lutte contre la pauvreté.

Le Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess) va entrer sous peu dans sa phase opérationnelle. Laquelle permettra à une vingtaine de collectivités locales du pays de se doter de nouvelles infrastructures et d’équipements sociaux de base. Un axe stratégique de cette initiative du gouvernement sénégalais soutenue financièrement par la coopération bilatérale italienne à hauteur de 17 millions d’euros, soit 12 milliards de francs Cfa, dont 15 millions de crédits concessionnels qui sont sur le point d’être finalisés. Ces informations ont été données mardi en marge d’un atelier d’échanges sur les activités du projet à la gouvernance de Kaolack. Selon la coordinatrice du Padess, Mme Aïssatou Ayoba Diop, la stratégie de base de ce projet de lutte contre la pauvreté est articulée autour de la réalisation d’infrastructures socio-économiques dans les zones prioritaires susmentionnées. « Le programme vise à lutter contre la pauvreté et les inégalités sociales en permettant aux groupes vulnérables élargis pour ces phases de bénéficier d’accès à des services sociaux de base et des financements de leurs initiatives. Au total, ce sont 20 collectivités locales qui seront concernées dans les régions de Dakar, Kaolack et Sédhiou », a précisé Mme Diop.

Les élus locaux de la région de Kaolack, les membres du commandement territorial et des représentants de la coopération italienne ont pris part à cette rencontre. Les intervenants ont indiqué qu’après la phase d’implantation et de concertations, le Padess entamera dans les semaines avenir sa seconde phase d’opérationnalisation en élargissant ses activités.  « Les potentiels bénéficiaires sont les femmes, les jeunes, les membres d’organisations et d’entreprises, les groupements de femmes, les groupements d’intérêt économique (Gie), les petites et moyennes entreprises (Pme), entre autres », a informé la coordinatrice du programme. Elle avait à ses côtés la responsable de la coopération italienne. Cette dernière a assuré de la disponibilité de son pays à accompagner le Sénégal dans sa croisade contre la pauvreté et les inégalités sociales touchant en priorité certains groupes vulnérables.
« Le Padess met l’accent sur la promotion d’une démarche participative et inclusive en valorisant le rôle de la diaspora sénégalaise en Italie tout en définissant les instruments pour mesurer la participation de tous les Sénégalais », a renchérit Mme Alexandra Pierre Matai.

Elimane FALL

Grâce à la Coopération allemande, 4000 femmes bénéficient d’un financement pour lutter contre la pauvreté à Koumpentoum et à Tambacounda. Toutefois, seules les femmes inscrites dans des centres d’alphabétisation sont éligibles à ce fonds.

La Coopération allemande apporte une contribution importante à la mise en œuvre des activités de l’Association sénégalaise pour le développement intégré (Asdi). Les femmes originaires de Koumpentoum et de Tambacounda se partagent une enveloppe de 100 millions de francs Cfa. Au total, 4.000 femmes sont concernées. C’est un fonds revolving pour la création de petites entreprises rurales.

Les femmes disposent des atouts pour lutter contre la pauvreté dans des villages frontaliers avec la Gambie. Plus de 3.900 femmes sont enregistrées dans les 90 centres d’alphabétisation. Elles bénéficient de sessions de mise à niveau en wolof, sérère, mandingue et pulaar. « Nous avons alphabétisé 1020 femmes en wolof, 733 en mandingue, 1172 en pulaar», énumère Bernard Seck, le coordonnateur. Selon ce derniers, l’objectif est d’aider ces femmes à lire et écrire afin qu’elles deviennent des actrices de la protection de l’environnement. « Nous voulons les aider à améliorer l’hygiène et la santé dans les localités, surtout la santé de la mère et de l’enfant qui demeure une grande équation en milieu rural. Le projet existe depuis trois ans déjà et nous entamons la quatrième année », explique-t-il. Le niveau de satisfaction peut se lire à travers l’augmentation du nombre de centres qui sont passés de 40 à 90 pour un effectif de 3.932 femmes enrôlées. Pour maintenir les femmes dans les salles, explique Bernard Seck, le projet a mobilisé des financements pour des activités génératrices de revenus.

Les bénéficiaires sont des femmes alphabétisées. Seules celles qui ont accepté de fréquenter les salles de classe sont financées selon M. Seck. Pour les anciens centres (au nombre de 40), chacun a reçu 1,5 million de francs alors que les nouveaux centres auront chacun  500.000 francs Cfa. Les thèmes de protection et de sauvegarde de l’environnement sont développés dans les séances d’alphabétisation.

Pape Demba SIDIBE

Des populations de Mpack dans le département de Ziguinchor, commune Boutoupa-Camaracounda, ont marché, la semaine dernière, pour réclamer l’électrification de leur village et de l’eau potable afin d’être plus en sécurité et en bonne santé.

Les habitants du village de Mpack situé à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau réclament des meilleures conditions de vie. Ils l’ont fait savoir au cours d’une marche où des manifestants exigent de l’électricité et de l’eau potable dans leur localité. Selon le porte-parole des manifestants Alphousseyni Diédhiou, par ailleurs président de la jeunesse locale, les populations de Mpack en ont marre de s’éclairer à la lampe à pétrole, à la bougie et de vivre dans la pénombre. Les habitants de ce village sont également fatigués des vols de toutes sortes dont ils sont souvent victimes, à cause de l’obscurité. Les marcheurs ont donc réclamé d’urgence le courant à Mpack pour pouvoir bénéficier de toutes les commodités de l’électricité. Ils ont déploré le fait que leurs multiples demandes dans ce sens n’ont jamais été satisfaites depuis trois ans. « Cette fois-ci encore, nous demandons le courant à l’Etat pour que Mpack puisse sortir des ténèbres dans lesquelles ses habitants vivent depuis des temps immémoriaux », a soutenu M. Diédhiou.

Les manifestants ont par ailleurs demandé à l’Etat de doter Mpack d’un forage pour que ses habitants puissent disposer d’eau potable. Dans ce village de la commune de Boutoupa-Camaracounda situé dans l’arrondissement de Niaguis (département de Ziguinchor), à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, les gens continuent d’utiliser l’eau des puits traditionnels pour boire, se laver, faire la cuisine, le linge et laver la vaisselle. Ces villageois sont exposés donc à un certain nombre de maladies comme la diarrhée. En outre, les marcheurs ont souhaité la réalisation de dos-d’âne sur l’axe « Ziguinchor-Mack » qui est un tronçon de la route internationale Banjul-Ziguinchor-Bissau. Ils ont estimé que ces ralentisseurs favoriseront la réduction des accidents sur cette voie très fréquentée. Quant au sous-préfet de l’arrondissement de Niaguis, il a tenu à rassurer les manifestants. Mamadou Lamine Goudiaby leur a, en effet, promis que les préoccupations des populations de Mpack qu’ils viennent de porter à sa connaissance feront l’objet d’un examen judicieux pour que des solutions idoines leur soient apportées.  

El Hadji Moussa SADIO

 

C’est un maire indigné face à la dégradation de sa ville. Daouda Niang veut partager sa « peine » avec les cadres rufisquois à qui il a tendu la main pour sortir la « vieille ville » de cette situation préoccupante. Un appel lancé à l’occasion du lancement des « Vacances vertes ».

C’est un cri du cœur du maire de Rufisque, Daouda Niang, face à la situation actuelle de la « vieille ville ». L’édile de la ville s’est en effet indigné de l’inertie des cadres rufisquois face aux nombreuses menaces auxquelles leur cité est exposée. « Les cadres de Rufisque sont là inactifs alors que leur ville peine. Personne ne lève le plus petit doigt. La mer est en train d’avaler la ville. Cela doit être la préoccupation de tout Rufisquois et de tout Sénégalais, les solutions ne manquent pas », a soutenu le maire de la ville de Rufisque. C’était à l’occasion du lancement des activités des « Vacances vertes » initiées par la promotrice Khady Camara du 7 au 9 septembre dernier. Toujours confiant et optimiste, le maire de Rufisque n’a pas manqué de saluer l’initiative des « Vacances vertes ». « Peut-être les vacances vertes vont créer une sorte de déclic chez les populations et cela rejoint quelque part notre démarche. Lorsque nous nous sommes installés, nous avons décidé de faire de Rufisque la ville la plus propre du Sénégal en deux ans et la jumelle de Kigali en cinq ans », a-t-il rappelé.

Cette activité aura au moins permis de planter 200 arbres à Rufisque dans le cadre d’une campagne de reboisement. Durant ces deux jours, des jeunes ont sillonné la « vieille ville » pour nettoyer le marché centrale et les places publiques. Satisfaite par cette action de grande envergure, la promotrice Khady Camara tire un bilan positif de l’action menée dans la « vieille ville ». « Les  jeunes ont passé deux jours au marché central de Rufisque qui a été complètement nettoyé ainsi que la plage de Diokoul Kao et certains lieux publics. Il s’y ajoute que 200 arbres ont été plantés sur les 1500 qui seront répartis dans la région de Dakar. Des bacs à ordures qui sont au nombre de 200 ont été installés un peu partout », a expliqué Khady Camara.

Au-delà de Rufisque, l’esprit du programme est de toucher ou nettoyer les lieux publics de la région de Dakar. « L’objectif visé est de mettre en avant la responsabilité des populations dans l’entretien de leurs quartiers, mais aussi de promouvoir l’éducation environnementale partout à Dakar pour la première édition qui ne concerne que la région de Dakar.  « Les vacances vertes », ce sont des marchés propres, des plages propres et des quartiers propres », a expliqué Khady Camara. Plusieurs personnalités dont l’ex-ministre Ndioro Ndiaye accompagnent l’initiative.

Maguette NDONG

 

C’est dans la consternation que les populations du  village de Kambila, commune rurale de Bona, département de Bounkiling, se sont réveillées ce lundi matin. En effet, tôt le matin, des fidèles de ce village se rendant à la mosquée pour la prière de Fadjar ont vu dans l’arrière cour d’une maison un homme pendu au bout d’une corde attachée à une branche d’un manguier. L’homme en question s’appelle Fakéba Coly, résident au village de Kampassa, en Gambie. L’officier de la police gambienne était venu se soigner au village de Kambila sur la RN.4, situé non loin de Bona, chef de commune dans le département de Bounkiling.

C’est parce qu’il n’avait aucun espoir de se voir guérir qu’il a pris la décision de mettre fin à ses jours de cette manière qui suscite encore beaucoup de commentaires dans la commune rurale et dans tout le département de Bounkiling. Le corps sera rapatrié en Gambie.

Malamine KAMARA

Le barrage de Diopcounda dans le département de Goudomp qui relie une bonne partie de l’arrondissement de Karantaba à Sédhiou, vieux de plus de vingt ans, a cédé suite aux pluies diluviennes tombées ces derniers jours sur la région. Pour rallier les villages de Diareng, Macka, Karantaba, entre autres, qui se trouvent sur ce pont, les populations utilisent les pirogues pour voyager.

Selon Mamadou Faty Touré, directeur d’école à Oudoucar, pour aller d’un village à l’autre, les populations font le double du trajet. En plus du trajet, la pénurie des denrées de première nécessité comme le riz, le sucre, l’huile, le savon, etc., pourrait s’ajouter à ce lot de difficultés. La situation est déjà arrivée dans cette zone. L’année dernière, les camionneurs ne pouvaient pas emprunter la piste et le pont qui mènent à cette contrée historique en raison de leur mauvais état. Les autorités administratives avaient dépêché sur les lieux une mission de techniciens pour voir l’état du pont et envoyer un rapport circonstancié à la tutelle qui devait le reconstruire ou le réhabiliter.  Pour ce qui concerne la réhabilitation, le marabout Cheikh Aliou Souané avait donné une contribution de 4 millions francs Cfa pour encourager le démarrage des travaux. Malheureusement, les travaux n’ont pas encore démarré. Les populations demandent à l’Etat non pas une réhabilitation du barrage mais la construction pure et simple d’un nouveau barrage.

Malamine KAMARA

La seconde phase du Projet de modernisation des villes (Promovilles) sur financement de la Banque africaine de développement (Bad) sera lancée avant la fin 2017 dans les régions de Thiès et de Diourbel. L’information a été donnée par le directeur régional de l’Ageroute, Khoultou Ndiaye.

Le directeur régional de l’Ageroute, Khoultou Ndiaye, a informé que la deuxième phase du Projet de modernisation des villes (Promovilles) sera bientôt lancée dans les régions de Diourbel et de Thiès. Il a indiqué qu’avec le soutien financier de l’Etat, les responsables du Programme envisagent d’étendre ce projet jusque dans la ville de Mbour. Selon M. Ndiaye, les procédures de passation des marchés en cours devraient être attribuées aux entreprises qui seront choisies pour la mise en œuvre des travaux de voiries auxquelles sont joints d’importants volets d’accompagnement en infrastructures socio-collectives et culturelles dont des salles de classe, des postes de santé, des centres de renforcement pour les femmes et des aménagements paysagers. « Le tout pour des investissements qui seront évalués en fonction des études de marchés et des impacts », a souligné le directeur régional de l’Ageroute. Khoultou Ndiaye a expliqué que près de 30% des voiries de Thiès et de Diourbel sont déjà réalisés dans la première phase du projet. A cela s’ajoute des rues en construction.

Ces nouvelles infrastructures concernent Diourbel où plus d’une dizaine de kilomètres sont cours de réalisation. La région de Thiès bénéficie aussi d’une quinzaine de kilomètres couplés à des réseaux d’assainissement et d’éclairage public. En visitant les chantiers de cette deuxième phase, le maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, a  assuré que certains quartiers vont changer de visage. Il a cité des quartiers comme Hersent, Diakhao, Cité Lamy. Khoultou Ndiaye a annoncé qu’outre ce programme, c’est le rôle de l’Etat d’appuyer les communes. C’est pour cette raison que d’autres projets sont exécutés par l’Agence de gestion et d’entretien routier (Ageroute) dans la cadre de son programme pluriannuel d’entretien 2015-2017. Les travaux des différentes routes nationales et secondaires sont exécutés à 95%.

Mouhamadou SAGNE 

A l’heure où les Objectifs du développement durable (Odd) dessinent la stratégie mondiale de lutte contre le changement climatique, l’engagement des collectivités territoriales devient une nécessité. C’est pourquoi la ville de Dakar compte se doter, avec le soutien de l’Union européenne, d’un « Plan climat énergie territorial ».

La ville de Dakar a lancé hier son « Plan climat énergie territorial » (Pcet). Ce projet d’une durée de trois ans est financé par l’Union européenne (Ue) pour plus de 455 millions de FCfa sous forme de dons. Il s’inscrit dans le cadre d’une initiative européenne qui s’intitule « Convention des maires », réunissant des villes en dehors des limites de l’Ue, notamment en Europe du Sud et de l’Est, en Asie centrale mais aussi en Afrique subsaharienne. Cette convention lancée à la Cop 21 à Paris s’est concrétisée lors de la Cop 22 à Marrakech, au Maroc. Dans cette initiative, les villes bénéficiaires s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et leur consommation d’énergie grâce à l’adoption et à la mise en œuvre d’un plan d’action pour l’énergie durable. C’est à ce titre que Dakar a obtenu le financement de ce projet qui accordera une attention particulière à l’efficacité énergétique à l’horizon 2030. De plus, il participera à l’amélioration de la gouvernance urbaine de la ville pour une transition énergétique et écologique.

« Le changement climatique est une réalité qui menace gravement nos territoires. A cet effet, l’implication des collectivités locales est plus qu’un devoir.  C’est une urgence, une responsabilité que nous, élus locaux, devrons saisir et agir pour garantir la viabilité de nos territoires », a estimé Mme Soham Wardini, première adjointe au maire de Dakar. Citant l’édile de la capitale, Khalifa Ababacar Sall, elle a déclaré que « les collectivités locales sont des échelons pertinents pour mettre en œuvre des politiques pertinentes contre l’exposition des populations au changement climatique ». C’est fort de ce constat, a relevé Mme Wardini, que la ville de Dakar s’engage à développer le Programme d’amélioration de la gouvernance urbaine pour une transition énergétique et écologique en vue de renforcer sa résilience au changement climatique. Programme qui porte le projet d’élaboration du Plan climat énergie territorial. « Nous magnifions cette confiance que l’Union européenne a accordé à la ville de Dakar. Nous réaffirmons notre détermination à ne ménager aucun effort pour la concrétisation de la vision du maire c’est-à-dire que Dakar soit ville orientée vers la bonne gouvernance et le développement durable pour l’épanouissement de ses populations », a soutenu l’adjointe du maire de Dakar.

Pour le chef de la coopération de l’Union européenne, Mme Cécile Tassin-Pelzer, au Sénégal, les écosystèmes naturels, la biodiversité et le cadre de vie des populations deviennent de plus en plus vulnérables face au changement climatique et à la pression liée au développement socioéconomique. « Ces enjeux majeurs impliquent d’élaborer dès à présent, pour la ville de Dakar, d’un Plan climat énergie territorial afin de lutter contre les effets du changement climatique, de mettre en œuvre un projet pilote d’efficacité énergétique et surtout de mobiliser la population autour des enjeux climatiques », a-t-elle soutenu. Selon Mme Tassin-Pelzer, la gestion durable des effets du changement climatique est un devoir envers nos enfants. « Nous devons leur ouvrir la voie vers un futur épanouissant. Tout le monde doit apporter sa contribution, et l’Ue est heureuse d’apporter sa modeste part à travers ce projet », a-t-elle assuré.

Quant au colonel Babacar Dia, représentant du ministre de la Gouvernance locale, il a souhaité que cette initiative fasse tache d’huile dans les autres communes du Sénégal. Selon lui, faire un plan est une bonne chose mais c’est encore mieux quand il est mis en œuvre.

Ndiol Maka SECK

A Keur Momar Sarr, zone agro-sylvo-pastorale, entre cultivateurs et éleveurs, ce n’est pas le grand amour. Le séculaire problème de la divagation des animaux dévastant les champs est la cause de cette inimitié qui, parfois, aboutit à des affrontements entre les deux camps.

La scène se déroule au village de Diamninar, à quelques trois kilomètres de Keur Momar Sarr. Elle est filmée par le chef du Domaine agricole communautaire (Dac) de la localité. Ce jour-là, un troupeau de bœufs a pénétré dans le périmètre maraîcher d’un cultivateur et dévoré les pastèques en phase de murissement. La victime, un homme d’une cinquantaine d’années, n’a que ses yeux pour pleurer. Et comme le veut la règle en pareil cas, il a réussi à parquer, dans un enclos, quelques bœufs « pillards ». Les négociations engagées avec les propriétaires des bêtes pour définir les modalités de dédommagement, sous l’arbitrage du chef du Centre d’appui au développement local (Cadl) de Keur Momar Sarr, butent sur le montant de la somme à débourser. Finalement, c’est à la brigade de gendarmerie de Keur Momar Sarr que le litige sera tranché. Les éleveurs, en acceptant de transiger, s’évitent ainsi la prison.

Ce genre de scène est quotidien à Keur Momar Sarr. La cohabitation entre éleveurs et cultivateurs y est délicate et sous haute tension. En cause, la divagation des animaux. « C’est un vrai problème dans la zone », souligne Diomaye Sène, chef du Cadl. « Il ne date pas d’aujourd’hui, c’est un problème séculaire », renchérit le sous-préfet Babacar Diagne. Pour le lieutenant Abdoulaye Wade, commandant de la brigade de gendarmerie de Keur Momar Sarr, ce phénomène est devenu même la principale infraction dans la zone. Il est source de conflit, de batailles rangées aboutissant parfois à mort d’homme comme ce fut le cas en 2002. « Cette année-là, un éleveur a trouvé la mort au cours d’une bagarre avec des cultivateurs. Jugés et condamnés, les meurtriers ont récemment bénéficié de la grâce présidentielle », informe Soda Diouf, la secrétaire municipale de la commune de Keur Momar Sarr.

Pour le sous-préfet de l’arrondissement de Keur Momar Sarr, ce problème est lié au fait que la zone a une forte potentialité pastorale. Il s’y pratique un élevage transhumant de type traditionnel. « Or, l’espace dédié à la transhumance ou au pâturage ne peut pas couvrir tous les besoins pour le bétail », fait remarquer M. Diagne. En ce mois de décembre, Keur Momar Sarr se réveille avec un temps frais. Sur la route latéritique rouge qui mène à Guidik, village de pêcheurs situé à 25 km, le spectacle d’immenses troupeaux de bœufs divaguant, broutant ou s’abreuvant tranquillement au lac de Guiers défile sous nos yeux.

Un problème séculaire
En cette période post-hivernal, l’herbe fraîche se fait rare dans cette zone. Les éleveurs qui s’étaient retranchés avec leurs troupeaux dans les endroits non cultivables durant l’hivernage où il y avait de l’herbe et de l’eau en abondance, sont obligés de s’approcher du lac, le seul endroit qui offre encore quelques touffes d’herbe et de l’eau. L’herbe fraîche étant considérée comme le meilleur aliment pour les bêtes que l’herbe sèche. Du coup, chaque jour, à la même heure, entre 11h et 13h, les éleveurs conduisent leur troupeau à cet endroit. Sur leur chemin, les bêtes traversent champs et périmètres maraîchers avec des risques d’y pénétrer et de les endommager. S’il y a des bergers qui contrôlent leurs animaux, à l’image de Samba Kâ, originaire du village de Golondé, il y en a d’autres qui ne s’en préoccupent pas outre mesure. Et souvent, c’est quand le troupeau n’est pas suivi que les dégâts sont le plus fréquents. Mais de toutes façons, pour Samba Kâ, tout de vert habillé, visage caché derrière un foulard et l’éternel bâton en main, « avec la configuration de la zone, ce problème est inévitable ». Usant de l’allégorie de la langue et des dents, il explique : « Nous sommes condamnés à vivre ensemble car nous tous nous dépendons du lac. Donc quand des gens qui s’adonnent à l’agriculture cohabitent avec des éleveurs, forcément il y a des frictions. L’essentiel c’est de faire en sorte que tout cela soit géré en toute intelligence ».

Les dégâts
Son compère Abou Kâ, beaucoup plus âgé, fait chorus. Selon ce quinquagénaire, contrairement à ce qu’on leur reproche, ils prennent pourtant toutes les dispositions pour éviter l’envahissement des champs par leurs troupeaux. Mais, il suffit d’un moment d’inattention pour que l’irréparable se produise. « Parfois, sous l’effet de la fatigue, il nous arrive de nous assoupir et là bonjour les dégâts. Après tout nous sommes des humains », souligne-t-il. Il est arrivé, d’après lui, qu’un propriétaire de troupeau ait déboursé jusqu’à 500.000 FCfa de dommages à un cultivateur. Cette information a été confirmée par le commandant de la brigade de gendarmerie. Lui-même doit intervenir très souvent, parfois même la nuit, pour éviter des affrontements entre éleveurs et cultivateurs. « Deux jours avant votre arrivée à Keur Momar Sarr, on m’a réveillé en pleine nuit pour séparer des éleveurs et des cultivateurs qui allaient en venir aux mains au village de Gouy Poulo. La même semaine, je suis intervenu à Nayobé. C’est pour vous dire que la tension est permanente dans la zone ».
En tout début de l’hivernage, le commandant Wade a eu à déférer un éleveur pour divagation d’animaux. Ce dernier avait refusé de payer des dommages à un cultivateur dont le champ avait été dévasté par son troupeau. Un fait rare. « Dans beaucoup de cas, les gens acceptent de payer car ils ont peur de la pénale donc d’aller en prison », soutient le lieutenant Wade.



Responsabilités partagées
Entre cultivateurs et éleveurs, on se renvoie la balle. Chacun indexe l’autre comme le principal responsable de cette situation délétère.

Cette tension, les cultivateurs l’imputent aux éleveurs. Atou Sall habite le village de Diokoul Fall et c’est avec exaspération que ce sulfureux trentenaire, appelé Bégué pour son sens de l’humour et sa joie de vivre, évoque le sujet. « Malgré tous les efforts que nous déployons pour protéger nos champs, les troupeaux de bœufs les envahissent à chaque fois. C’est la faute aux éleveurs qui confient leur garde à des enfants qui ne peuvent pas du tout les contrôler », tonne-t-il. « Si vous restez encore quelques minutes, vous verrez les hordes de troupeaux venant s’abreuver au lac tout piétiner sur leur passage », a-t-il ajouté. Il n’en a pas fallu longtemps pour que la scène annoncée survienne. Des troupeaux de bœufs, comme en terrain conquis, marchent à travers champs et périmètres agricoles en direction du lac. « C’est ce que nous vivons tous les jours. Heureusement qu’actuellement, la plupart de ces champs ne sont plus exploités », renchérit Atou. Dans cette zone, la plupart des cultivateurs n’ont pas les moyens de faire une bonne clôture. L’essentiel des barrières sont faites de haies mortes qui ne peuvent pas empêcher les animaux de pénétrer dans les champs.  

Le cousin d’Atou, Moussa Fall, par ailleurs un des fils du chef de village de Diokoul, embouche la même trompette : « Cette situation est difficile à vivre. Malgré les réunions et les discussions, elle persiste. Nous la vivons d’autant plus difficilement qu’on connaît bien les propriétaires des bêtes ». Pape Fall, ancien chauffeur reconvertit dans l’agriculture, lui, confie qu’il a abandonné son champ à cause de la divagation des animaux car il n’en pouvait plus « de voir les fruits de son labeur dévorés par les bœufs ». Jusque-là, toutes les solutions envisagées ne semblent pas encore porter leurs fruits. Ainsi, les relations de bon voisinage risquent d’en prendre un sacré coup. « Tous ces animaux viennent du village de Télléré, juste à côté et ils appartiennent à une seule personne », explique Mademba Fall.

Ces accusations sont balayées d’un revers de la main par Sadibou Ba, habitant de Ndimb Peulh. Selon lui, porter tout le tort sur les éleveurs reviendrait à leur faire un mauvais procès. « Chacun a sa part de responsabilité », martèle-t-il. Il rappelle la règle : les cultivateurs doivent bien clôturer et veiller sur leurs champs la journée ; les éleveurs doivent surveiller leurs bétails jour et nuit ; à défaut, ils sont tenus de les parquer la nuit. « C’est comme cela que cela doit se passer car c’est une zone pastorale où beaucoup d’animaux circulent », explique-t-il. Thierno Kâ, chef de village de Télléré, dit la même chose. Il estime que le destin des deux communautés est lié, il suffit juste que chacun respecte les règles pour éviter toute friction. « Entre voisins condamnés à vivre ensemble, il faut nécessairement faire en sorte que les relations soient toujours au beau fixe. Que chacun fasse ce qu’il doit faire et tout le monde s’en portera mieux », conclut-il.

Reportage de Elhadji Ibrahima THIAM

L’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) apporte une fois de plus une importante contribution à la préservation du Parc du Djoudj. Elle a mis des matériels à la disposition de l’Association des volontaires éco-gardes du Parc du Djoudj (Avecod).

L’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) a remis un important lot de matériels aux volontaires éco-gardes du Parc national ornithologique des oiseaux du Djoudj. C’est le chargé de programme de l’Uicn, Dr Youssoupha Diédhiou, qui a remis des équipements au commandant Ibrahima Guèye. Le don est composé de tasses, de casquettes, de tee-shirts, de porte-clés et d’autres articles portant l’empreinte des espèces ornithologiques emblématiques du Djoudj, telles que les flamands roses, les pélicans blancs, les dendrocygnes veufs, les aigrettes, les différentes espèces de canards, etc.

C’est un appui important pour ces volontaires déterminés à préserver cet écosystème humide et fragile. Selon Dr Diédhiou, ces volontaires éco-gardes du Djoudj ont la possibilité de revendre ces articles aux nombreux touristes qui fréquentent régulièrement le parc du Djoudj. Les recettes seront versées dans la caisse des volontaires et serviront de fonds de roulement. « L’Uicn avait offert ces matériels identiques aux éco-gardes. Mais, cette fois-ci, nous avons renouvelé et diversifié les produits que nous avons donnés à ces volontaires infatigables du Djoudj », rapporte le Docteur Youssoupha Diédhiou. L’Uicn, a-t-il rappelé, avait également construit à Djoudj, depuis une quinzaine d’années, un campement touristique géré par le comité inter-villageois par l’entremise des responsables de l’association des volontaires éco-gardes. Les ressources financières générées de la gestion de ce campement touristique et des trois pirogues (pour les randonnées touristiques) que l’Uicn a offerte aux populations seront redistribuées aux sept villages du Djoudj, membres du comité inter-villageois.

Auparavant, le commandant Ibrahima Guèye, conservateur du parc, s’est réjoui du dynamisme de ces éco-gardes, de leur engagement à aider les agents du parc du Djoudj à accomplir la noble et exaltante mission. Il leur a rendu un vibrant hommage pour les efforts constants déployés en vue de gérer dans la transparence les ressources financières dont dispose Avecod, une association qui prêche par l’exemple et qui a pu réaliser, durant l’exercice 2016/2017, un chiffre d’affaires de 20.260.000 Cfa, plus précisément d’octobre 2016 à mai 2017.
Mbagnick Kharachi DIAGNE


Djoudj, le paradis des oiseaux migrateurs
Le parc du Djoudj est le troisième parc ornithologique au monde.
Chaque année, des milliers de touristes qui viennent d’horizons divers tiennent vaille que vaille à le visiter. Il se trouve à 60 kilomètres au nord de Saint-Louis, sur une des méandres du fleuve Sénégal. Englobant une partie du fleuve, avec de nombreux canaux, criques, lacs, bassins, marécages et bouquets de roseaux, ainsi que les zones environnantes de savane boisée, le parc s’étend sur 16.000 ha et dispose d’un plan d’eau permanent ; ce qui attire de nombreuses espèces d’oiseaux. Chaque année, selon le commandant Ibrahima Guèye, environ 3 millions d’oiseaux transitent par le parc où près de 400 espèces ont été dénombrées. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le parc national du Djoudj, a-t-il précisé, regorge de colonies entières de pélicans et de flamants roses. On y retrouve d’autres espèces d’oiseaux comme le héron pourpre, l’aigrette, le jacana, la spatule, le cormoran, le marabout. Entre novembre et mai, a-t-il enfin souligné, des oiseaux migrateurs fuyant le froid européen, des échassiers et plusieurs espèces de canards viennent y nicher. Il y a aussi des mammifères, des reptiles, des chacals, des singes, des hyènes et des gazelles.

Mb. Kh. DIAGNE

Une frange de la population de la commune de Mboula, une localité située dans le département de Linguère, a arpenté les rues pour contester une décision municipale  qui avait conduit en prison Malick Guèye et Ngagne Mbengue. Ces deux hommes sont poursuivis pour occupation illégale de lopins de terre. Environ, 300 personnes étaient armées de brassards rouges et de pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Halte à la spoliation des terres, à l’affectation partisane des terres du domaine national, à la politisation du budget  de la commune ou encore à la gestion nébuleuse des deniers publics ».

Tous ces mots pour dénoncer le maire de leur commune. Ces populations des villages de Mbaye Awa, Kilif Sène, Kodialal,  Mbéyène, réclament une délégation spéciale pour sortir leur commune des  ténèbres. Femmes, hommes, jeunes, ont condamné avec la dernière énergie l’attitude du maire de Mboula, Gory Ba, qu’ils jugent incompétent et partisan. La pomme de discorde est une taxe de 30.000 francs Cfa par hectare réclamée par le conseil municipal aux paysans. Ces derniers devraient payer cette somme s’ils veulent occuper des champs.

Après  avoir opposé un niet catégorique à la requête municipale, certains  paysans ont été cueillis dans leurs champs  et  condamnés par le juge d’instruction du tribunal régional de Louga à une peine d’emprisonnement d’un mois ferme et d’une amende de plus d’un million de francs Cfa. Ces populations menacent de durcir le ton si jamais le maire campe sur sa position. Toutes les tentatives pour joindre le maire sont restées vaines.

Masse NDIAYE

Le Conseil départemental est en train de s’investir pleinement dans la régénération des forêts de Bignona par des actions de reboisement soutenues. La dernière action menée est la plantation de quelque 500 pousses d’anacardier, teck, mélina,  caïlcédrat, linké et ditakh, dans la forêt communautaire de Koba-Séléty.

Soutenu par son partenaire la Savoie, le Conseil départemental de Bignona est en train de mener une campagne de reboisement dans le village de Koba-Séléty. Une localité située dans la frontière entre le Sénégal et la Gambie. L’équipe du Conseil départemental est aidée dans cette tâche par la commune de Kataba 1. D’ailleurs, le maire de     Kataba 1, Ablaye Badji, s’est réjoui de cette activité. Il a salué le partenariat « sincère » entre sa collectivité locale et le Conseil départemental. Il n’a pas manqué de féliciter le conseil pour l’importance qu’il porte à la sauvegarde de l’environnement et son appui indéfectible aux acteurs à la base.

M. Badji a assuré de la détermination de ses administrés, notamment de l’association locale d’appui aux initiatives de paix et de développement, à restaurer progressivement l’ensemble des forêts de sa commune par le biais du reboisement. A l’en croire, la plupart des forêts de Kataba 1 sont menacées de disparition à cause de la déforestation et d’une exploitation abusive et anarchique par des fossoyeurs de l’environnement. « Alors que ces forêts comme celles du reste du département de Bignona étaient vastes et touffues ». C’est pourquoi, selon sa deuxième vice-présidente Seynabou Tamba, le Conseil départemental est engagé, avec le soutien de ses partenaires dont la Savoie, pour la régénération des forêts de Bignona. Lesquelles ont subi une importante saignée de gros arbres à la faveur du conflit armé trentenaire qui sévissait en Casamance. Et dans son combat pour « un département de Bignona vert », le conseil a établi des partenariats avec l’ensemble des communes.L’institution intervient dans la régénération des forêts de la commune de Kataba 1 depuis 2016. « Cette année encore, avec son partenaire la Savoie, le Conseil départemental est revenu pour aider les populations locales à restaurer la forêt communautaire de Koba-Séléty », a souligné Seynabou Tamba.

Cette dernière s’est félicitée de la participation massive des villageois au reboisement de leur forêt, en vue de sa reconstitution. Elle a estimé qu’ils ont compris « que la forêt est tout pour nous, parce que nous tirons nos ressources alimentaires de la forêt, ainsi que le charbon et le bois mort pour la cuisson de nos repas ». Elle a insisté cependant sur le suivi et l’entretien des jeunes plants pour la réussite des reboisements.           

El. M. SADIO

Les autorités municipales de Sandiara, dans le département Mbour, sont en train de travailler à la mise en place d’un plan stratégique d’occupation des sols et d’urbanisation de l’espace communal pour les prochains 25 ans, en se basant sur une approche par résultat rapide.

Ce plan, soutenu par la Direction de l’urbanisme et de l’habitat, est un projet qui entre dans le Plan Sandiara émergent (Pse). Il permet de répartir et d’organiser l’espace communal de Sandiara, qui a une superficie de 200 km2 et de réfléchir sur les futures zones industrielle, universitaire et scolaire, les zones agricoles, de pâturage, entre autres, a expliqué le maire de la commune de Sandiara. Selon Serigne Guèye Diop, « ce plan nous permettra, à terme, d’avoir un décret du Chef de l’Etat qui déclare toute cette zone de Sandiara d’utilité publique ».  Le but est que ’’dans les années à venir, nul ne puisse maintenant s’installer n’importe où, faire n’importe quoi’’, a-t-il souligné. Il s’agit aussi de « s’assurer surtout que l’économie de la zone est florissante et d’un développement harmonieux de l’agriculture, et que toutes les activités économiques puissent être développées », a indiqué le maire.  Il s’exprimait, mercredi, lors du lancement officiel du plan d’urbanisme de détail de la commune de Sandiara, sous la présidence du préfet du département de Mbour, Saër Ndao, et du directeur de cabinet du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Yatma Guèye. « Sans un plan d’urbanisation de détail et celui d’occupation des sols, vous avez des risques sociaux, d’accidents, d’inondation et d’expropriation des terres.

C’est pour rationaliser l’espace, le rendre plus viable socialement et rendre le développement durable que nous avons voulu mettre en place un plan stratégique d’occupation des sols », a souligné M. Ndao. Selon le chef de l’exécutif départemental, ce plan stratégique va permettre de mieux gérer l’espace communal et d’éviter les occupations anarchiques qui règnent dans la plupart des collectivités locales du pays qui, à son avis, se doivent d’imiter cette initiative des élus locaux de la commune de Sandiara. « Le peu d’espace que nous avons, nous devons apprendre à le gérer de façon efficiente et éviter les occupations anarchiques qui sont souvent suivies par des désencombrements qui, le plus souvent, n’ont pas l’effet escompté. L’idéal, c’est donc d’accompagner cette dynamique », a soutenu Saër Ndao. Précisant que ce plan s’inscrit dans la mise en œuvre des instructions du président Macky Sall dans le Plan Sénégal émergent (Pse), le directeur de cabinet du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Yatma Guèye, affirme que Sandiara veut ainsi éviter de rater le train de l’émergence. « Gérer, c’est prévoir, autrement dit, prévenir et, donc, éviter les conséquences néfastes que connaissent nos villes et nos agglomérations. Nous ne devons donc plus tomber dans certains travers qui nous ont valu des occupations anarchiques, des bidonvilles, des inondations, bref une mal-urbanisation qui ne nous garantit point un cadre et des conditions d’une vie décente », a conclu M. Guèye.

APS

Le directeur régional du développement rural, El Hadj Mamadou Konté, a annoncé des records de production d’arachide et de riz, cette année, dans la région Ziguinchor. La production sera beaucoup plus intéressante, s’il continue à pleuvoir jusqu’en début octobre.

« On espère battre des records pour l’essentiel des productions, notamment l’arachide, le riz de plateau et de nappe, si l’hivernage continue et qu’on ait quelques pluies jusqu’ en début du mois d’octobre», a indiqué le directeur régional du développement rural. El Hadj Mamadou Konté a assuré que pour le moment, l’hivernage se déroule  bien dans la région. « La pluviométrie n’a pas connu d’arrêt et le volume d’eau recueilli a dépassé 1 200 millimètres par endroits, notamment dans le département de Ziguinchor. Bignona, Oussouye et certaines localités ont frôlé ou dépassé la barre des 1 000 m/m », a commenté M. Konté. Selon lui, cette situation a favorisé la mise en place des cultures, dès le début du mois de juillet. Au sujet de ces cultures, les premiers semis d’arachide sont actuellement au stade de formation de gousses.

« Dans un mois et demi, on pourra peut-être avoir les premières récoltes », a estimé le directeur régional du développement rural. Quant aux 2ème et 3ème semis d’arachide, ils sont en floraison. Par ailleurs, le riz de plateau a dépassé le stade de tallage et le repiquage du riz de bas-fond bat son plein, particulièrement sur l’axe Niaguis Adéane, ainsi que sur la route de Mpack, situé à 19 kilomètres au Sud de Ziguinchor à la frontière entre  le Sénégal  et la Guinée-Bissau. M. Konté a expliqué que « tout le monde est en train de s’affairer autour du repiquage du riz de bas-fond, parce que toutes les rizières sont pleines d’eau actuellement partout dans la région, grâce à un hivernage jusqu’ici pluvieux ». Le niébé, le mil et le maïs connaissent également un bon développement végétatif. Quant à la situation phytosanitaire, elle est calme. L’abondance de la pluie a fait disparaître les chenilles qui avaient fait leur apparition.
L’Etat a également mis tôt en place beaucoup de produits phytosanitaires dans la région. Il en a fait autant pour les semences et les engrais.

El Hadj Moussa SADIO

Après la Tabaski, c’est le calvaire dans la ville de Thiès où les populations sont obligées de cohabiter avec les ordures ménagères. Des tas d’immondices sont visibles dans les artères de la ville avec une odeur empêchant les populations de respirer.   

Une semaine avant la fête de la Tabaski célébrée samedi, des artères du centre-ville de Thiès présentaient déjà un visage peu reluisant. En cette période des monticules d’ordures jonchaient les abords de la Promenade (Ex-place de France) et ses alentours. Juste derrière l’estrade de la promenade des Thiessois, des jeunes qui exposent des chaussures destinées à la vente cohabitent avec la saleté. Un grand tas d’ordures à côté duquel, outre les odeurs pestilentielles qui s’y dégagent, s’ajoutent celles âcres des urines. Même décor sur la façade Est du mur du Conseil départemental transformé en lieu de lavage de véhicules tout comme sur la route qui mène vers le bureau régional de la Senelec. Dans cet endroit, un container qui reçoit des ordures y est positionné et tout autour des tas d’immondices jonchent le sol. Aujourd’hui, après la fête de Tabaski, l’avenue Amadou Gnagna Sow qui part du commissariat central de Thiès en traversant le marché central jusqu’au boulevard Mao Doucouré vers le quartier Jaxaw, des ordures de toutes sortes, mélangées aux eaux stagnantes des pluies, dégagent une odeur pestilentielle de pourritures difficile à respirer. Et pourtant, cela n’a pas empêché les marchandes de légumes et autres marchandises destinées à la consommation de présenter leurs produits sur des sacs vides posés à même le bitume. Sur cette artère du marché central, un seul bac à ordures rempli à ras bord, depuis au moins une semaine, attend d’être évacué, selon un jeune vendeur.

Au cœur de la ville de Thiès, la saleté est présente et même sur les murs où des graffitis des élections législatives offrent un décor dégradant. Une situation qui ne semble guère déranger outre mesure les collectivités locales en charge de la gestion des ordures. Car, dans l’écrasante majorité des quartiers de Thiès, les populations sont obligées de payer des charretiers pour qu’ils les débarrassent de leurs ordures.
Voir un véhicule de la voirie sillonnant les rues pour ramasser les ordures appartient au passé.

Mbaye BA

Les fortes pluies qui se sont abattues dans la région de Kolda et ses environs ont endommagé des dizaines d’habitations à Dianaba. Pour faire face à cette situation, le maire de la commune de Dianaba lance un appel à l’Etat et aux bonnes volontés à venir en aide aux sinistrés

Les populations de Dianaba, une commune située dans l’arrondissement de Djindé, dans la région de Sédhiou, ont subi des dégâts matériels à la suite de fortes pluies qui se sont abattues  récemment dans la zone. Au moins, une trentaine d’habitations a été endommagée dans les villages de Garcia, Saré Djimby,  Dianaba, Djignâoulin et Toubacouta, entre autres.

La révélation a été faite par Abdoulaye Kébé, nouveau maire de Dianaba. Il a d’ailleurs lancé un appel à l’Etat, aux Ong et à toutes les bonnes volontés à venir en aide aux sinistrés pour soulager leur souffrance. «Nous avons identifié une trentaine de maisons endommagées. En tant qu’autorités municipales,  nous contribuons, avec nos maigres ressources, à assister ces familles mais, c’est insuffisant. Le sous-préfet de Djindé a également envoyé un montant pour leur  permettre d’acheter du riz.  Il y a aussi une famille du village de Toubacouta qui a fait un geste », déclare Abdoulaye Kébé. Il se dit également préoccupé par le niveau dans lequel se trouve le barrage de Diop Kounda qui permet de rallier les communes de Dianaba et de Dianamalary à celles de Kouli Bantang et de Karantaba qui se trouvent sur l’autre rive du fleuve Casamance.

Cet ouvrage qui a été construit, il y a quelques années, par le richissime marabout de Dianaba, Cheikh Alioune Souané, est complètement submergé par les eaux. Et comme un malheur ne vient jamais seul, ce pont-barrage qui permettait naguère de retenir l’eau, facilite, aujourd’hui, la pénétration de la langue salée à l’intérieur des rizières sur une longueur de 15 à 20 Km.  Cette situation a porté un sacré coup à la riziculture qui occupe la majorité de la population et au bétail. « Je crois que les vannes de la digue ne fonctionnent plus correctement. Ce qui permet à l’eau salée de pénétrer l’eau douce et d’envahir les vallées. Cela a eu de graves conséquences sur la culture du riz et sur l’approvisionnement du bétail en eau douce. Nous avons soumis des dossiers de demande de réhabilitation du barrage auprès de l’Etat et des projets de développement, mais, jusqu’à présent, nous n’avons pas obtenu de réponse », se désole Abdoulaye Kébé. Il cite notamment le cas des villages de Saré Mamoudou Konté et de Djignâoulin où les habitants qui avaient pratiqué la culture de contre-saison, cette année, ont obtenu  de faibles rendements par rapport aux années précédentes.   

Mamadou Aliou DIALLO

Le manque d’eau à Touba devient de plus en plus insoutenable. L’eau ne coule plus, depuis plusieurs jours, dans certains quartiers de la ville, obligeant des populations à faire des kilomètres à la recherche du liquide précieux. Fatigué, Pape Niass tire sur les autorités. Selon lui, ces dernières n’ont rien fait pour trouver une solution à cette pénurie.  Il s’inquiète de la panne des forages, alors que l’on n’est à deux mois seulement du grand magal. Selon lui, les forages de Darou Marnane, Tally Bou Bess, marche Bou Bess, Keur niang sont tous tombés en panne.  

«  Les réserves d’eau dont nous disposions sont épuisées. Il nous faut, en moyenne, 10 bidons de 20 litres d’eau par jour, à raison de 150 Francs Cfa l’unité, soit un montant de 1500 Francs Cfa, en plus de la dépense quotidienne. C’est  vraiment difficile » se désole-t-il. Il a invité le ministre  de l’Hydraulique et la Direction de l’Ofor à trouver des solutions à ces pannes de forages de Touba.  Pour Astou Diouf qui a passé  plusieurs heures de la nuit à la quête de l’eau, les autorités doivent intervenir le plus rapidement possible. « La pénurie d’eau est très dure pour nous parce qu’en ce moment, il fait chaud et marcher à certaines heures de la nuit constitue un danger. Les rues sont inondées et mal éclairées.  C’est dangereux. Malheureusement, nous avons besoin d’eau » a-t-elle expliqué. Avec la pénurie, les femmes peinent à préparer les repas et à  faire le linge. Et elles s’interrogent « jusqu'à quand cette pénurie d’eau ? »  

Mamadou DIEYE

Les travaux de réhabilitation de l’infrastructure scolaire mettent à contribution plusieurs intervenants dont les jeunes rassemblés au sein du camp de vacances de la mairie : le camp Pro-banlieue. « Une initiative de la commune de Guédiawaye consistant à mobiliser la communauté dans sa diversité au-delà des moyens classiques budgétaires, mais en se fondant sur le volontariat pour apporter des solutions efficaces à la lancinante question des infrastructures scolaires dans le département de Guédiawaye », a dit Aliou Sall. Le maire de Guédiawaye a ajouté qu’au début, ce camp avait mobilisé les apprenants des écoles de formation professionnelle ainsi que des représentants de pays étrangers. Lors de la deuxième édition, le camp s’est diversifié et s’est enrichi avec des partenariats.

Des entreprises privées, à travers leur responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), ont participé en apportant des contributions importantes en nature comme du ciment ou du béton. Les écoles de formation professionnelle comme Ymca, Le Cnpi Delafosse, le Cftp de Diamniadio, à travers leur ministère, ont accepté de participer en mettant à contribution leurs  techniciens en formation ou déjà qualifiés. En plus de ces structures, la mairie de Guédiawaye est accompagnée par le Service civique national dirigé par le colonel Antoine Wardini. Pour lui, ce genre d’activités permet de mettre en pratique la directive du chef de l’Etat qui avait instruit son service à « amener les jeunes à connaître leur pays et à vénérer les symboles de la République et surtout s’engager dans la construction nationale ». Ainsi, durant tout le camp qui doit s’achever le 30 septembre, il s’agira pour les volontaires ainsi que tous les autres participants de s’investir pleinement afin de livrer une infrastructure digne de recevoir les élèves dans de meilleures conditions d’apprentissage.

O. POUYE

La mairie de Guédiawaye a procédé hier, mercredi, au lancement des travaux de réhabilitation, de construction et de rénovation du Collège d’enseignement moyen (Cem) Ogo Diop, dans la Commune de Golf Sud. Une action qui entre dans le cadre d’un vaste programme initié par la municipalité et exécutée dans le cadre du Camp de vacances Pro-banlieue qui vit sa troisième édition.

Les travaux de rénovation du Collège d’enseignement moyen (Cem) Ogo Diop de Golf Sud ont été officiellement lancés ce mercredi 06 septembre. Un grand chapiteau a été installé dans la cour du collège où, en cette matinée, les invités du maire Aliou Sall ont pris la place des écoliers, jadis maîtres des lieux. Dans une ambiance de fête, les invités présents n’avaient d’yeux que pour les salles ouvertes, les matériaux de construction ou encore, les ouvriers qui étaient à l’œuvre pour mener à bien les travaux. En effet, depuis le 10 août dernier et l’ouverture de la troisième édition du Camp de vacances Pro-Banlieue, l’institution municipale a entrepris de rénover « totalement » cet établissement créé en 1978 et dont l’état de délabrement très avancé avait suscité des inquiétudes au plan sécuritaire aussi bien chez les parents d’élèves, les encadreurs que les apprenants eux-mêmes. C’est ainsi que les autorités municipales ont décidé d’inclure l’établissement dans le programme Vacances qui a bénéficié à d’autres structures lors des deux premières éditions. Les travaux concernent la réhabilitation de 13 salles de classe, la construction de quatre nouvelles salles R+1 et la rénovation du bloc sanitaire.

Une initiative pour enlever une épine du pied des autorités éducatives, au premier rang desquelles le principal du collège, Moussa Badji, par ailleurs superviseur du chantier. Pour lui, « le maire a décidé d’agir directement sur l’école en la plaçant parmi ses priorités. Il a entrepris un vaste chantier de réhabilitation des écoles de sa circonscription. Pour le Cem, en plus de la réhabilitation des 13 classes, il a ajouté deux nouvelles classes en remplacement de deux salles qui n’étaient plus fonctionnelles pour en faire des R+1. Ce qui augmente la capacité d’accueil de l’établissement ». D’autres intervenants lors de la cérémonie ont abondé dans le même sens, louant les efforts consentis pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. A l’image du maire de Golf Sud, Mme Aïda Sow Diawara, du représentant de l’Inspecteur d’Académie de Pikine-Guédiawaye, le président de l’Association des parents d’élèves, le préfet du département, Chérif Mouhamadou Moctar Blondin Ndiaye, entre autres. Ce dernier, parlant du Camp de vacances, a estimé que cette initiative « allie formation et apprentissage mais aussi crée des liens de solidarité entre les jeunes qui vont se retrouver durant plus d’un mois au Cem » en plus des activités d’intérêt public auxquels ils vont s’adonner.

Ousseynou POUYE

Les autorités municipales de la commune de Saint-Louis ont mené, après la Tabaski, une vaste opération Augias. Elle a permis de nettoyer des rues, ruelles et artères de la ville pendant deux jours.

Selon le responsable des services municipaux de nettoiement, Arona Ndiaye, cette opération est effectuée chaque année au lendemain de la fête de l’Aïd-el-kébir. Cette année, a-t-il précisé, cette grande croisade contre l’insalubrité dans cette ville amphibie, c’est-à-dire entourée d’eau, a nécessité la mobilisation des ressources humaines de la municipalité, de quatre bennes tasseuses, d’un camion poly benne et d’une tractopelle. Arona Ndiaye a encore déploré avec la dernière énergie le comportement de certaines personnes mal intentionnées et indisciplinées qui continuent de jeter des ordures n’importe comment et n’importe où.

Elles ignorent par la même occasion les conséquences désastreuses de la prolifération de ces tas d’immondices qui jonchent le sol dans certains endroits de la commune. A en croire Arona Ndiaye, les services municipaux travaillent d’arrache-pied pour ramasser quotidiennement les ordures ménagères et autres déchets plastiques et solides. « Mais nous sommes toujours surpris de constater que certaines populations s’arrangent pour remettre ces ordures au même endroit », a-t-il regretté. Arona Ndiaye a laissé entendre que cette attitude irresponsable ne les empêchera pas de continuer de ramasser les ordures ménagères pour les évacuer vers la décharge de la commune de Gandon.

Il a enfin souhaité le renforcement des moyens pour poursuivre correctement la mission. Il s’agit de nettoyer quotidiennement les berges du fleuve, les coins et recoins de la Langue de Barbarie, de l’île de Saint-Louis, Lodo ou Nord et Sindoné ou Sud entre autres quartiers de la ville.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) a réalisé, dans le cadre des branchements sociaux, 2,5 km linéaires dans la commune de Guinguinéo, région de Kaolack. Une initiative qui va permettre de faire couler le liquide précieux dans certains quartiers de la municipalité et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) à notre pays.

L’accès à l’eau potable sera généralisé dans la commune de Guinguinéo, chef-lieu de circonscription de la localité du même nom. Certains quartiers périphériques non couverts par le réseau de la Sénégalaise des Eaux (Sde) vont bénéficier d’importants travaux de branchements réalisés par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) dans la zone. Une initiative en faveur des populations riveraines qui pourront ainsi, à l’instar des autres concitoyens, avoir accès à l’eau. Député sortant du département de Guinguinéo, Moustapha Ndiaye se réjouit de la réalisation de la société. « Nous avions en son temps formulé une demande auprès du directeur général de la Sones pour l’alimentation en eau potable de certaines zones périphériques de la commune où, faute d’accès au réseau de la Sde, ce sont des puits qui étaient encore de mise pour l’alimentation en eau des populations. Aujourd’hui, en deux phases, 2,5 kilomètres linéaires de branchements ont été posés pour un accès à l’eau potable des habitants de ces quartiers », a indiqué l’ancien député.

Ajoutant que tous les frais afférant à cette opération, à savoir l’achat des tuyaux, leur transport ainsi que la rémunération de la main-d’œuvre, sont entièrement supportés par la Sones. Il a souligné la portée de cette réalisation dans le département en vue de l’atteinte des Objectifs du développement durables (Odd) pour le Sénégal. « Au-delà de notre département, c’est une initiative qui renforce le taux moyen d’accès des population à l’eau, réduisant drastiquement les zones où le liquide précieux fait défaut et poussant les populations riveraines à consommer de l’eau d’une qualité douteuse », a-t-il ajouté. Selon l’ancien parlementaire, après la commune, l’eau va couler dans certains villages du département où des demandes seront formulées à la Sones. Un représentant des populations du département qui dit attendre l’intervention de la société concessionnelle Sde pour des branchements sociaux dans les quartiers concernés. Des réalisations pour lesquelles le directeur général de Sones et ses collaborateurs promettent de s’investir.

Elimane FALL

 

Les travaux de la centrale solaire de Tène Mérina, dans la commune de Mérina Dakhar, sont à un niveau d’exécution de 80%, a déclaré le Pdg de la société Eiffage chargée de la construction de l’infrastructure et coactionnaire du projet qui devrait être fonctionnel d’ici la fin de cette année.

Gérard Sénac effectuait, en compagnie de son collègue, Didier Bayerne, de l’administrateur de la centrale, l’ancien ministre Abdou Fall et du maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, une visite de terrain pour constater l’état d’évolution du projet solaire. M. Senac juge les travaux « satisfaisants », car, a-t-il indiqué, « les panneaux sont en train d’être posés, les tests réalisés au fur et à mesure et la totalité le sera d’ici le 20 septembre prochain ».

Par ailleurs, la délégation a pu aussi constater de visu la réalisation totale du génie civil pour abriter le poste transformateur qui a été commandé et déjà en route. Le rythme avec lequel les travaux sont exécutés a fait dire au maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, que le projet qui prévoit également la construction d’infrastructures de connexion au réseau pour le compte de l’acheteur public sénégalais Senelec, devrait être complètement prêt pour son exploitation vers la fin de cette année. D’ailleurs, la société Eiffage va intervenir dans cette exploitation avec le bail signé pour plus d’une vingtaine d’années comme elle l’a fait avec la centrale de Santhiou Mékhé, dans la commune de Méouane, a indiqué Gérard Sénac.

A terme, la centrale de Tène Mérina va injecter, selon Aymérou Gningue, « une bonne partie de sa capacité de production sur le réseau Senelec. Ce qui aura un impact certain dans le mix énergétique sénégalais cher au président Macky Sall pour venir à bout des nombreuses coupures ». Autre impact attendu, le règlement de la question de l’emploi, l’électrification des villages à travers le solaire ainsi que d’autres actions au bénéfice des populations environnantes.

Le maire Aymérou Gningue note que déjà, dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), plusieurs emplois ont été créés par la réalisation du projet depuis l’entame du processus, (plus de 150 personnes présentement), l’électrification du village de Mbouki et la finalisation des études de faisabilité pour l’électrification du village de Tibo, sans oublier les autres actions dans les domaines de la santé et de l’éducation. Il s’y ajoute le forage pour créer les conditions d’une agriculture intensive dans la zone.

Mouhamadou SAGNE

 

Le sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Ibrahima Ndao, vient de remettre aux populations du village de Salguire, une localité de la commune de Gandon située à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Nord, deux pirogues insubmersibles très modernes et équipées de moteurs hors bord. Cela, pour leur permettre de traverser le marigot pour se rendre dans les champs.

En présence du premier adjoint au maire de Gandon, Kalidou Bâ, du représentant du contrôleur régional des finances, des autorités coutumières et religieuses de cette localité, le sous-préfet de Rao a tenu à préciser que ces deux pirogues ont été offertes par le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime à ces braves populations de Salguire qui sont restées profondément marquées par un naufrage qui s’est produit au mois d’avril dernier dans ce marigot.

Il a rappelé qu’une dizaine de femmes et d’enfants avaient péri dans cette rivière au moment où leur embarcation, frêle et vétuste, tentait de traverser le cours d’eau pour déposer les passagers au village de Tilleu. Selon le sous-préfet Ibrahima Ndao, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, s’était rendu aussitôt sur les lieux pour apporter aux populations le soutien de l’Etat. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, il a honoré ses engagements en remettant deux pirogues aux populations à qui il avait promis une aide et une assistante plus consistantes. M. Ndao a invité les populations à bien gérer ces nouvelles embarcations de 16 places chacune. Il a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de porter des gilets de sauvetage au moment lors de la traversée. Selon lui, ce geste prouve encore que le gouvernement est toujours au chevet des populations en difficulté.

Le premier adjoint au maire de Gandon, Kalidou Bâ, a rassuré ces populations en réitérant l’engagement indéfectible des autorités municipales de Gandon à trouver, avec leurs partenaires extérieurs, les moyens financiers nécessaires à l’aménagement d’une piste latéritique qui permettra aux braves concitoyens de Salguire de faire la navette entre Saint-Louis et leur terroir en passant par Ndiawdoune, Mbenguègne Boye et Tilleu.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Des rues, marchés et environs jonchés de déchets, de débris sales et malodorants, d’emballages usagés de toutes sortes et d’ordures ménagères jetées pêle-mêle à même le sol ou mises dans des sacs altérés d’où suinte une eau nauséabonde. Tel est le décor hideux de Ziguinchor après la fête de l’Aïd-el-Kébir.

Le visiteur qui débarque dans la ville peut s’en rendre compte en faisant un tour dans des quartiers comme Boucotte, Escale, Grand-Dakar, Tilène, etc. Certes, la mairie a commencé à procéder au ramassage des tas d’immondices et des ordures ménagères hier, mais Ziguinchor est toujours sale en ce lendemain de Tabaski. « La municipalité doit redoubler d’efforts pour débarrasser la commune de cette saleté », a insisté cette dame qui a requis l’anonymat et que nous avons rencontrée hier matin à son retour du marché central Saint-Maur-Des Fossés, sis au quartier Boucotte. Quant au commerçant Ibrahima Thioub trouvé dans son magasin de vente de petite taille, il a encouragé les autorités municipales à faire de « l’enlèvement régulier des ordures » une de leurs préoccupations majeures. « Il y va de la santé des populations », a fait remarquer M. Thioub.

Cependant, le chef du Département des recettes fiscales de la mairie, Mamadou Lamine Signaté, a confié que le ramassage des ordures reste « une problématique » à Ziguinchor. Surtout en cette période de l’année où, a-t-il indiqué, l’hivernage rend difficile l’acheminement et le dépôt des ordures de la ville à la décharge qui se trouve à Mamatoro, une localité de la commune d’Enampor. D’après M. Signaté, les municipalités de Ziguinchor et d’Enampor ont signé un « pacte » à cet effet. « Mais, en cette saison des pluies, nos équipes rencontrent de sérieux problèmes pour accéder à la décharge avec leurs engins ».

Néanmoins, le patron du Département des recettes fiscales de la mairie a invité les populations à mettre leurs poubelles dans des sacs et à attendre le passage des véhicules pour procéder à leur ramassage. Il n’a pas manqué de lancer un appel aux Ziguinchorois pour qu’ils fassent davantage preuve de civisme dans la gestion des ordures.

El Hadj Moussa SADIO

Tambacounda va avoir un marché au poisson. Le financement est acquis, le terrain obtenu et le marché est lancé, a indiqué le gouverneur de région. Il procédait à la remise de caisses isothermes du projet Gouvernance, politiques de gestion des ressources marines et réduction de la pauvreté dans l’écorégion Wamer (Go wamer) qui concerne la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Sierra Léone et le Cap-Vert.

Ledit projet financé est par l’Union européenne et le Pnud et concerne l’ensemble des mareyeurs et mareyeuses de la commune de Tambacounda. Ces derniers, constitués en Groupements d’intérêt économique (Gie), viennent de bénéficier de 10 caisses isothermes et de 13 caisses à bagues. A l’occasion, les mareyeurs ont prit d’assaut la cour de la gouvernance. Il s’agissait aussi de répondre à l’appel de leur président. Tambacounda qui se trouve à plus de 400 bornes de la Casamance et de Dakar, reçoit du poisson fatigué aux yeux rouges. C’est pourquoi, les mareyeurs qui remercient le président de la République, voient dans ce geste une volonté manifeste de mettre fin à cette situation. Un geste qui, selon le gouverneur El Hadj Bouya Amar, au nom du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, traduit l’ambition du chef de l’Etat de doper le secteur de la pêche dans la commune.

Le gouverneur a indiqué que ce geste vient renforcer les actions déjà entreprises dans le secteur à Tambacounda, annonçant la construction du marché au poisson. Il a affirmé que le marché a été lancé et l’entreprise sélectionnée. De même, l’ordre de service est établi. Le site qui a été ciblé au départ est modifié sur demande du ministre afin de répondre aux normes et conditions, a ajouté le gouverneur. La commission technique mise en place s’est mise au  travail et a trouvé un autre site appartenant à l’Etat. « D’ailleurs, l’étude cadastrale est bouclée. Les travaux vont bientôt démarrer », a avancé le gouverneur, estimant que le secteur sera dopé « de manière exponentielle ». Ceci traduit, encore une fois, de l’avis du chef de l’administration régionale, l’engagement de l’Etat « à augmenter la consommation en protéines des populations sénégalaises, notamment dans les zones périphériques ». Il a assuré que les trois camions frigorifiques stationnés dans l’enceinte de la gouvernance, seront incessamment réparés. Ce qui va, à coup sûr, impacter sur le prix du poisson qui est déjà jugé très cher à Tambacounda. Et le gouverneur d’exhorter les mareyeurs à relever le défi de l’entretien, de la qualité et de la conservation.

Thierno Mbengue, président national des mareyeurs du Sénégal, a déclaré qu’après Linguère et  Kafrine, c’est autour de la commune de Tambacounda de bénéficier de ces caisses qui conservent le poisson durant au moins 10 jours sans aucun risque de le perdre. « Ce matériel a été gratuitement offert aux mareyeurs », a-t-il noté. A l’en croire, ledit projet a pour but de contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire des communautés côtières de l’écorégion Wamer, à travers l’amélioration de la gouvernance, la promotion et de l’adoption de bonnes pratiques en matière d’utilisation durable des ressources marines et côtières. Selon M. Mbengue, le développement du secteur est enclenché depuis l’avènement du président Macky Sall qui a injecté plus de 4 milliards de FCfa pour permettre aux acteurs de trouver des financements pour leurs activités. Selon Mamadou Thiam, ingénieur des pêches au ministère de l’Economie maritime, le projet Go Wamer va répartir plus de 400 nouveaux véhicules frigorifiques pour changer le parc vieillissant des régions concernées et améliorer la vente des produits.

Pape Demba SIDIBE

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