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Régions (1601)

Pour restaurer les valeurs chez les populations, la commune de Ndiarème Limamou Laye dans la ville de Guédiawaye a rebaptisé l’établissement élémentaire Hamo 4 « école El Hadj Thierno Amadou Dione » du nom de son premier directeur.

« Aujourd'hui, les valeurs ont cédé aux antivaleurs ». C'est le triste constat fait par le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye, Beïdy Sèye. Ce dernier considère qu’à l’heure actuelle, les élèves ne respectent plus les enseignants qui, non plus, ne considèrent pas à leur tour la hiérarchie. Ce tableau sombre de l’espace scolaire a été peint par le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye au cours de la cérémonie organisée pour rebaptiser l'école élémentaire Hamo 4 qui porte désormais le nom d’El Hadj Thierno Amadou Dione, premier directeur de cette école. Il est présenté par les différents orateurs comme un homme qui a su élever les vertus de la droiture, de patriotisme, d'abnégation au rang de culte. Ce qui, selon Beidy Sèye, fait de lui une référence. Un exemple à offrir à la jeune génération afin de l'amener à se remettre en question face à cette crise des valeurs en vue de pouvoir être sur les rails afin de ne pas décevoir tout l'espoir que le peuple place en elle. C'est le sens de cette cérémonie à laquelle ont participé des personnalités de la commune.

« Aujourd'hui, si l'école n'est plus attractive, si elle n'inspire plus, c'est en partie liée à  l'éducation », a soutenu le maire. Ce dernier trouve aussi inconcevable que des établissements scolaires qui se trouvent sur le périmètre communal portent des noms qui font référence au département de Pikine dont Guédiawaye s'est détaché administrativement depuis longtemps. « Il faut revenir à l'orthodoxie », a-t-il lancé. M. Sèye a souligné que l'objectif est de faire en sorte que l'école retrouve ses valeurs et que les élèves soient inspirés par des gens qui, aujourd’hui, constituent des modèles dans leur société. Le choix porté sur le premier directeur de l’école est fait par le conseil municipal de la commune. L’actuel directeur de l'école trouve cela normal d'autant plus pertinent qu'il est fait à un moment où le parrain est encore vivant. Inspectrice de l'éducation et de la formation à la circonscription de Guédiawaye, Mme Amy Sène Diaby  a magnifié cette initiative de rebaptiser les écoles et de leur faire porter des noms d'individus ayant marqué leur époque par de bonnes actions. Après avoir dit l'honneur et la satisfaction qu'il ressent à travers ce parrainage, El Hadj Thierno Amadou Dione a appelé les jeunes enseignants à s'inspirer de leurs aînés afin que l'école puisse retrouver les valeurs qu'elle a perdues. Il a aussi remercié le conseil municipal du choix porté à sa modeste personne.

Abdou DIOP

 

L’une des missions de l’Institut Saemaul Sénégal (Iss) est d’éveiller la culture du civisme, du volontariat chez les populations des zones rurales, périurbaines et rurales. La modernisation des techniques agricoles est aussi au centre des interventions de l’institut.

Telles sont, en résumé, les raisons évoquées par Pr Badara Sall, point focal du Saemaul à l’Ugb, qui justifient la tenue d’un atelier de trois jours sur la mise en œuvre de programmes d’encadrement en développement local qui s’inspirent du modèle Saemaul adapté aux réalités locales. « Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités de formation des villages pilotes Saemaul et autres acteurs de développement local menées par l’Institut Saemaul de l’Ugb », note le Pr Sall.

Cet atelier est principalement destiné à une vingtaine de volontaires Saemaul des villages pilotes confirmés de Tabakhlé (Dagana), Ndombo Alarba (Richard-Toll), Menguégne Boye (Saint-Louis) et des villages candidats tels que Gaya (Dagana), Mbolo Birane (Podor et Koungheul).

En présence du directeur du bureau Saemaul/Sénégal, Kim Hyang Chul, M. Sall a laissé entendre qu’il s’est agi de renforcer les capacités   des participants parce que certains ont des déjà de l’expérience  Saemaul en les aidant à adopter des comportements individuels et communautaires plus adaptés au développement de leur terroir. Les autres impacts socioéconomiques du projet sont liés à la modernisation des techniques agricoles et l’amélioration des rendements agricoles.

Les axes majeurs de cette formation de trois jours ont tourné essentiellement autour de l’expérience du Saemaul en Corée du Sud et au Sénégal, de la redécouverte du village (histoire, besoins, forces et faiblesses), du développement personnel, associatif et communautaire, de la reconnaissance des sols et des techniques agricoles.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Les populations de Niambalang dans le département d’Oussouye  sont en train de s’investir pleinement dans le reboisement de la mangrove de leur village grâce au soutien des partenaires. En trois ans , elles ont  planté plus de 25 hectares sur un objectif à court terme de 45 hectares.

En effet, après 2015 et l’année dernière, les habitants du village de Niambalang, qui est situé dans la commune d’Oukout, arrondissement de Loudia Ouoloff, ont investi encore hier la mangrove de leur localité pour poursuivre son reboisement afin de la restaurer entièrement. Ils sont soutenus par l’Ong Iscos et son partenaire Agada qui les accompagnent dans ce processus depuis 2015. Ils ont reboisé 15 hectares de mangrove et 10 hectares l’année dernière. Ces populations s’emploient encore avec leurs partenaires  à réaliser 15 hectares pour atteindre l’objectif à court terme de 45 hectares qu’elles se sont fixés. Ce projet de reboisement de la mangrove du village de Niambalang, qui porte sur 45 hectares pour l’instant, est un fruit du partenariat entre Iscos-Cnts et l’Ong Agada (Agir autrement pour le développement en Afrique).

Il constitue une composante du programme intitulé « Développement durable et dignité du travail dans la filière pêche à Ziguinchor », qui est une trouvaille de l’Ong italienne et de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Ce programme a trait à la transformation des fruits et légumes, à la production de glace, au renforcement des capacités techniques des acteurs de la filière pêche à Ziguinchor et au reboisement de la mangrove. La finalité est la restauration entière de la mangrove pour favoriser la reproduction de la ressource halieutique, parce que c’est l’habitat de la plupart des produits de la mer. Les habitants de Niambalang en ont conscience, au regard de leur engagement dans la restauration de l’écosystème de mangrove de leur village depuis plusieurs années maintenant. En 2015, ils ont reboisé 47 hectares de mangrove dans leur terroir grâce au soutien de secteur départemental des Eaux et Forêts d’Oussouye. Selon le secrétaire exécutif de l’Ong Agada, Malick Djiba, une des vocations de la mangrove, c’est de lutter contre la salinisation des rizières.

Et, à l’en croire, les populations de Niambalang s’investissent en masse et pleinement dans le reboisement de la mangrove de leur village parce qu’elles ont constaté que leurs rizières et certains puits sont en train d’être de plus en plus envahis par la salinité à cause de la remontée de la langue salée. « Egalement les populations locales ont remarqué une diminution du poisson et la disparition de certaines espèces d’oiseaux qui peuplaient la zone de Niambalang », a indiqué M. Djiba. Le secrétaire exécutif de l’Ong Agada, la responsable locale d’Iscos, Wanda Dimitri, et le sous-préfet de l’arrondissement de Loudia, Sérigne Mbacké Diawara, ont magnifié la prise de conscience des villageois.

El Hadj Moussa SADIO

Hier, la cour de la mairie de Thiès a accueilli la 7ème édition des rencontres d’échanges semestrielles instaurées par le maire pour discuter avec les populations. Il a profité de l’occasion pour annoncer aux populations l’arrivée de deux engins de ramassage d’ordures ménagères dans  la ville de Thiès.  

Le maire de la ville de Thiès a annoncé hier aux populations l’arrivée de deux tracteurs offerts par Montréal. Ces véhicules de ramassage d’ordures sont arrivés au port de Dakar. Ils seront bientôt à Thiès. « Cela va nous aider dans la gestion des ordures en attendant le redémarrage du projet de nettoiement de l’Etat avec l’Unité des entreprises (Ude) », a expliqué le maire de Thiès lors de la rencontre d’échanges semestriels entre l’autorité municipale et les populations.  Il a profité de cette rencontre pour lancer les « lundis de nettoiement » de Thiès où toutes les populations de la ville sont invitées à participer au nettoiement pour accompagner les autorités municipales.

Talla Sylla a informé les populations de la création d’une station de boue de vidange dans la commune. Profitant de cette rencontre d’échanges avec les populations, Talla Sylla a tenu à éclairer la lanterne des Thiessois sur le supposé « deal » entre les trois maires des communes Est, Nord, Ouest et lui contre les intérêts des populations, surtout sur le plan du foncier. Une information distillée à travers la presse lors du voyage récent des maires de Thiès en France. Selon Talla Sylla, les trois maires et lui ont pu se retrouver, sur sa demande, à deux reprises pour tenter de dissiper les malentendus nés de positionnements politiques avant les législatives et qui ont freiné la marche de la ville de Thiès. « Ainsi, nous nous sommes accordés sur l’urgence de nous retrouver autour des problèmes majeurs de Thiès tels que la bonne prise en charge de l’éclairage public et des jardins publics », a-t-il indiqué. Sur la même lancée, Talla Sylla  a précisé qu’en France, tous les maires de Thiès se sont rencontrés à deux reprises et c’est lui-même qui est allé vers ses collègues pour parachever la discussion. « Je confirme que c’est moi-même qui leur ai demandé d’attendre que nous soyons à Thiès pour parler du foncier qui est du ressort du maire de la ville », a-t-il ajouté.

Devant les populations, il avoue avoir pris langue avec l’autorité administrative du département de Thiès, le préfet Alioune Badara Samb, les chefs de services de l’urbanisme, du cadastre, des impôts et domaines, des populations de Diassap, de Pogniène, de Mbour 4. « Je vais poursuivre les contacts avec les responsables de tous les quartiers concernés par ces futurs lotissements mais aussi des citoyens qui en sont des demandeurs. Ceci pour dire qu’il n’y a aucune zone d’ombre dans la démarche », a-t-il martelé. Un festival « Caay Cees » est programmé d’après le maire en fin décembre ainsi qu’une foire internationale de Thiès en 2018.                  

Mbaye BA

 

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, a réaffirmé, lundi, la volonté du gouvernement d’ éradiquer la coupe abusive et le trafic illicite de bois dans la région de Sédhiou. Il a qualifié ce phénomène de « fléau ». Il a constaté sur le terrain l’ampleur du phénomène. Dr Mame Thierno Dieng a assuré que les plus hautes autorités sénégalaises ont pris conscience de l’urgence  de mettre fin à la coupe abusive de bois dans la région. D’après le ministre, cette visite sur le terrain lui a permis de se rendre compte que le président Macky Sall avait raison d’insister sur cette question. « Il s’agit des enjeux de la survie de la ressource forestière et nous ne laisserons pas les gens compromettre ces enjeux. De mon côté, je créerai les conditions pour que ce problème disparaisse », a promis Mame Thierno Dieng. Il a ajouté que « la lutte contre les braconniers » reste une priorité de l’Etat du Sénégal, en particulier dans la région de Sédhiou, notamment dans une zone vaste correspondant avec sa partie nord frontalière de la Gambie. Le manque de ressources humaines et matérielles n’aide pas les services des Eaux et Forêts à faire correctement leur travail. « Ce manque de moyens demeure un défi que nous devons relever », a-t-il dit. Au cours de son déplacement, Mame Thierno Dieng a visité le chantier du bâtiment devant abriter les nouveaux locaux du service régional des Eaux et Forêts ainsi que la forêt aménagée de Diambaky, dans le département de Bounkiling, au Nord de la commune de Sédhiou,  partageant une large frontière avec la Gambie.                           

APS

 

Le maire de la commune de Ndioum, Cheikh Oumar Hann, a listé dimanche les maux auxquels demeurent confrontées les populations du département de Podor, en particulier les problèmes d’irrigation des terres, dans un contexte marqué par un hivernage peu pluvieux. M. Hann s’exprimait lors d’une grande tournée de mobilisation sociale à travers une caravane de deux jours (samedi et dimanche) dans le cadre de laquelle il a sillonné le département, accompagné de maires, d’élus et de responsables politiques de cette circonscription administrative.

Il a estimé que Podor souffre de la rareté de l’eau qui n’est plus seulement destinée à l’agriculture, mais aussi à produire de l’électricité, au détriment de la culture de contre-saison qui en pâtit fortement. Le directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a par ailleurs indiqué que le chef de l’Etat, Macky Sall, a pris l’option résolue de faire des zones rurales des territoires viables et compétitifs avec l’Acte 3 de la décentralisation. Il a aussi dit aux populations du département de Podor, notamment de Ndioum, de Guédé-village et du Fouta en général, que le Programme d’urgence de développement communautaire (Puc) est fortement attendu. Il doit permettre la construction de routes, de pistes de production, d’électrifier certains villages enclavés qui bénéficieront également d’accès à l’eau potable, a-t-il souligné. « L’aménagement et l’irrigation des terres du Fouta, qui est une zone sylvo-pastorale, permettra aux populations de s’adonner à la culture fourragère, avec l’accès au crédit pour les producteurs », a dit Cheikh Oumar Hann. Le maire de Ndioum a souligné que les populations du Fouta remercient le président Macky Sall et soutiennent la politique de développement qu’il mène partout dans le pays, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse) qui vise la transformation économique et sociale de tout le Sénégal.

APS

Les maisons de la commune des Hlm seront bientôt dotées de kits solaires pour la production d’énergie à bas prix destinée à l’éclairage domestique. La cérémonie d’inauguration de la première coopérative d’énergie citoyenne a eu lieu en présence du maire ainsi que du président de ladite coopérative, Abdou Fall. Le maire Pape Seck a promis de subventionner la coopérative.

 L’éclairage domestique sera bientôt pris en charge par l’autoproduction solaire dans la commune des Hlm. Une cérémonie d’inauguration du siège national de la coopérative d’énergie citoyenne a eu lieu aux Hlm1. Une occasion saisie pour faire la présentation de la Société des coopératives d’énergie citoyenne du Sénégal par son président Abdou Fall.

Ce dernier, en tant qu’ancien maire des Hlm, a choisi  son ancienne commune pour abriter le siège national de la Société des coopératives d’énergie citoyenne du Sénégal. Abdou Fall et ses associés ont promis de poursuivre l’implantation de la coopérative d’énergie, une première dans l’histoire des actions citoyennes de solidarité. Pour l’initiateur de la coopérative, il s’agit de permettre aux populations d’avoir un accès plus facile à l’éclairage domestique. Dans la première phase, la coopérative appuyée par un fournisseur privé en kits solaires va doter les membres d’une installation modulaire capable de produire de l’énergie solaire pour les lampes. Abdou Fall a indiqué que la coopérative a pris l’option de prendre en  charge les ménages en leur permettant dans un premier temps de déconnecter leurs besoins en éclairage domestique.

Le maire des Hlm, Pape Seck, a souhaité que tous les cadres de la commune adhèrent à cette initiative. Il a soutenu que si toutes les personnes de bonne volonté de la localité faisaient comme Abdou Fall, il dormirait tranquille chez lui sachant que sa localité émergera. Il a indiqué que tous les fils des Hlm doivent diriger leurs compétences, leurs moyens et leur influence vers le projet de construction de la cité.

Il a pris l’engagement non seulement de soutenir le projet, mais de devenir un membre actif cotisant qui ne se contente pas de son statut honorifique. Il a appelé tous les chefs de famille à adhérer massivement à cette initiative qui ne fait que créer les conditions de la mutualisation des ressources pour un mieux être dans la cité.

L’autre engagement du maire des Hlm porte sur la subvention que la commune va apporter à la coopérative. « Pour ce faire, je n’attends même pas le conseil municipal. Car le maire a des prérogatives qui lui permettent de s’engager avant l’avis du conseil », a assuré Pape Seck.

Pour lui, le projet est non seulement utile mais il est social dans ce sens qu’il permet aux populations d’unir leur force pour arriver à  un accès à l’électricité pour les ménages. Le maire s’est aussi montré intéresser par le volet emploi et formation des jeunes inclus dans le modèle d’exploitation proposé par le fournisseur.

Mbaye Sarr DIAKHATE

Le projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc) connaît un bon niveau d’exécution. Il affiche un taux de décaissement de 65 % en trois ans de mise en œuvre opérationnelle. Mieux, les  responsables du Ppdc sont plus que jamais déterminés à augmenter la cadence des réalisations, au grand bonheur des populations bénéficiaires.

Le projet Pôle de développement de la Casamance vient de procéder à une évaluation satisfaisante des programmes de travail 2017 des organisations de producteurs pendant trois jours à Ziguinchor. Il a signé avec ces dernières des protocoles de performance dans le cadre de sa mise en œuvre. Pour l’année prochaine, celles-ci ont programmé des activités estimées à environ 115 millions de francs Cfa. En effet, mercredi, jeudi et vendredi derniers, à Ziguinchor, le projet Pôle de développement de la Casamance a organisé un atelier d’évaluation de la mise en œuvre des Plans de travail et budgets annuels (Ptba) des organisations de producteurs partenaires. Au Ppdc, en effet, on est en train de préparer la campagne agricole 2017/2018, le redémarrage des chantiers interrompus à cause de l’hivernage et le lancement de nouvelles infrastructures.

C’est tout le sens de l’atelier qui a réuni le projet et ses partenaires à Ziguinchor la semaine dernière. La séance de travail a été élargie aux services techniques déconcentrés de l’Etat et agences qui accompagnent le projet dans sa mise en œuvre. Par la même occasion, les participants ont évalué le processus d’autonomisation des organisations de producteurs (Op), la mise en œuvre des recommandations des rapports d’audit et les réalisations du Ppdc. Au cours de cette réunion, des difficultés ont été relevées dans le déroulement de la campagne agricole.

Un taux de décaissement de 65 %
Des discussions ont été menées pour trouver une solution à ces blocages. Il s’en est suivi l’élaboration des Ptba 2018 des Op, des services techniques déconcentrés de l’Etat et agences partenaires du projet, dans le cadre de la prochaine campagne agricole. Celle-ci se prépare donc déjà au Ppdc et de ses partenaires, en particulier des organisations de producteurs, un certain nombre de services techniques déconcentrés de l’Etat et d’agences.
 
Cet exercice a permis aux uns et aux autres de faire une planification objective des actions qu’ils envisagent de mener l’année prochaine, dans le cadre de l’exécution du projet Pôle développement de la Casamance.

Ce projet, en trois ans de mise en œuvre opérationnelle, selon son responsable de Chaînes de valeurs, Ousseynou Konaté, a atteint un taux de décaissement de 65 % malgré le retard dans son démarrage. M. Konaté a insisté pour que cet acquis soit consolidé et renforcé à travers des résultats probants dans les différentes composantes de ce projet. Il a rappelé que le projet vise à doper l’essor de la Casamance et à y installer une paix définitive et durable. Par conséquent, les organisations de producteurs ont été invitées à améliorer la communication, l’information et la sensibilisation des populations pour que ces dernières sachent ce que le Ppdc est en train de faire dans les villages et les opportunités qu’il leur offre. Par ailleurs, il a été recommandé la couverture intégrale de toutes les communes de la Casamance par le Ppdc en 2018. Egalement, le projet doit élargir ses protocoles avec toutes les radios qui sont implantées dans sa zone d’intervention afin qu’il puisse ratisser large en matière de communication des masses laborieuses de la Casamance naturelle, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.                                               

El Hadj Moussa SADIO

 

La filière anacarde se porte bien dans la région de Kolda malgré quelques difficultés. Elle a rapporté plus de 2,3 milliards de FCfa durant la dernière campagne de commercialisation 2017.  

La culture de l’anacarde attire de plus en plus de gens dans la région de Kolda. Ce regain d’intérêt s’explique par la hausse du prix au kilogramme qui varie entre 600 et 1.200 FCfa selon la période de l’année. Pour la dernière campagne de commercialisation des noix de cajou (mai-août 2017), les producteurs d’anacarde ont empoché plus de 2,3 milliards de FCfa. Ces chiffres concernent seulement les 2.900 tonnes de noix vendues à travers les circuits officiels, c’est-à-dire par les groupements de producteurs. Ainsi, sur les quelque 9.000 tonnes qui étaient attenues par les professionnels de la filière, plus de deux tiers ont été écoulés à travers des circuits parallèles où se trouvent encore entre les mains des spéculateurs qui attendent le meilleur moment pour vendre leurs stocks.

Les organisations de producteurs bénéficient de l’appui de certains projets et programmes mis en place par l’Etat avec le soutien de ses partenaires au développement dans le cadre de la promotion de l’entreprenariat rural. « Il y a un grand engouement des populations pour la culture de l’anacarde et on estime la progression de cette culture à 10 % par an. C’est ce qui fait que la production de cette année va augmenter de 60 % par rapport à l’année dernière où on était à 50 % », déclare Abdourahim Diallo, président du Cadre régional des producteurs d’anacarde de Kolda.

Malgré cette embellie, la filière anacarde est encore confrontée à de nombreuses difficultés liées au problème de transformation, au manque de financements adaptés au rythme d’exploitation des unités, aux aléas de la pluviométrie et aux maladies qui s’attaquent aux plantations, entre autres. La conjonction de ces facteurs constitue aujourd’hui un véritable casse-tête pour les producteurs de cajou qui, malgré les énormes potentialités de la région de Kolda en matière de terres arables et de climat propices au développement de la chaîne de valeurs anacarde, peinent encore à développer la filière. « La transformation est le maillon faible de la filière anacarde à Kolda. Environ 2 % seulement de la production est transformée pour la consommation locale, soit de façon artisanale ou par les unités de transformation. Ces unités ont besoin de 10 tonnes de noix de cajou brut par an pour pouvoir fonctionner 12 mois sur 12 et employer 20 femmes par unité. Mais, aujourd’hui, ces unités reçoivent seulement entre 2 et 3 tonnes de noix de cajou par an », se désole Abdourahim Diallo.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le Cercle autour de la solidarité de Kébémer, appuyé par la présidente du conseil d’administration (Pca) de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), a distribué un important lot de fournitures scolaires à des élèves de la commune vendredi.

Ces élèves, au total 210, sont issus de milieux défavorisés de Kébémer. Mieux, 120 autres élèves et talibés ont été aussi enrôlés par la Couverture maladie universelle (Cmu). Par ce geste, Dr Aissatou Lô Ngom entend se joindre aux efforts de l’Etat dans l’éducation et la prise en charge de la santé des apprenants. « Cette œuvre de solidarité en faveur des élèves démunis de Kébémer rentre en droite ligne des instructions du président de la République, Macky Sall, qui a inscrit la protection sociale au cœur de son action politique », a expliqué la Pca de la Pna.

La cérémonie présidée par le préfet de Kébémer, Madiop Ka, s’est déroulée dans une ambiance joyeuse à l’hôtel de ville départemental. Enseignants, parents d’élèves et notables étaient exceptionnellement mobilisés pour remercier les bienfaiteurs et saluer le travail du Cercle autour de la solidarité de Kébémer.

Abdoulaye DIALLO (Correspondance  particulière)

 

Les travaux de la première tranche du marché ou centre commercial  d’intérêt sous-régional de Tambacounda ont démarré. Ils sont évalués à plus de 1 milliard de FCfa parce que cette infrastructure commerciale aura une capacité d’un marché sous-régional et abritera plusieurs infrastructures.

La cérémonie de lancement des travaux a été présidée par le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, en présence de plusieurs personnalités. Parmi ces derniers il y avait le directeur technique de l’Agetip, Abdou Diouf, qui a révélé au cours de cette cérémonie que les travaux de ce centre d’échange commercial sont financés par le gouvernement du Sénégal avec l’appui du Fonds européen de développement (Fed). Il a ajouté que le ministère  de la Gouvernance local et de l’Aménagement du territoire va injecter dans la première phase de ces travaux près de 240 millions de FCfa.

Selon Abdou Diouf, ce sera un grand marché puisqu’il sera bâti sur 4 mille mètres carrés. Il comprendra un espace d’une centaine de cantines et de magasins, un espace pour magasin grossiste, un espace de vente de fruits et légumes. Il est prévu un bloc administratif et des parkings extérieurs. La deuxième phase va concerner la réalisation d’un grand marché d’intérêt sou-régional avec des infrastructures telles qu’une salle de conférence, un auditorium, un poste de santé, entre autres. Pour la députée Yaye Diagne, ce marché  est un acquis de taille pour la manifestation sous-régionale. Il accueillera des commerçants du Mali, de la Gambie, de la Mauritanie, de la Guinée et de la Guinée-Bissau.

Le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, a salué l’engagement des autorités étatiques et des collectivités locales qui ont décidé de mettre à la disposition des populations de Tamba cette infrastructure commerciale.

Selon le gouverneur, ce centre d’échange commercial sera important pour les femmes de la région de Tambacounda, de Kédougou et des pays de la sous-région. Il va aussi servir au développement des femmes de la zone Est. « Ce sera un cadre d’échange, de développement et de promotion sociale », a expliqué M. Amar, qui a insisté sur la gestion et l’entretien de cette infrastructure commerciale. Le président du Conseil départemental, Sina Cissokho, a remercié le président de la République, Macky Sall, qui a offert ce bijou commercial à Tambacounda. Il a rendu un hommage aux femmes de Tamba qui, pendant plus de 20 ans, se sont battues pour avoir un centre commercial à caractère sous-régional.

Pape Demba SIDIBE

 

Le préfet de Kaffrine, Mame Less Cabou, a invité, vendredi, 27 octobre, les maires à mettre en place des fourrières municipales pour lutter contre la divagation des animaux et éviter les conflits entre paysans et éleveurs. Sur ce, l’autorité administrative demande aux maires d’ouvrir des fourrières dans les communes. « Ce serait un moyen de lutter contre les conflits entre paysans et éleveurs », a estimé Mame Less Cabou. Le préfet de Kaffrine s’exprimait en marge d’un atelier de réflexion sur les activités d’information en rapport avec le changement climatique et le développement à la base. La rencontre est organisée par la plateforme de dialogue « Science-politique sur l’adaptation de l’agriculture et de la sécurité alimentaire au changement climatique (Ccasa) » de Kaffrine qui regroupe des chefs de service, des élus locaux, des organisations paysannes, des journalistes et des autorités administratives. « Aujourd’hui de nombreux paysans passent jour et nuit dans leur champ pour contrecarrer les animaux ou éviter le vol des récoltes », a souligné M. Cabou qui a insisté sur la nécessité de réaliser ces fourrières pour pousser les bergers à ne pas entrer dans les champs. « Et, la meilleure des sanctions, c’est d’ouvrir une fourrière dans chaque commune », a-t-il suggéré. Estimant que ce sont des mesures pour contrecarrer toutes les difficultés liées à la divagation des animaux et au vol de récoltes.

APS

Améliorer le niveau de vie et la qualité du service des artisans, c’est l’un des objectifs du nouveau bureau de l’Union communale des artisans de Sédhiou (Ucomas). En plus de cet objectif, le nouveau président Mamadou Kadialy Konaté a promis de placer son mandat sous le signe du renforcement des compétences et de la formation. « Aujourd’hui la qualité est exigée pour aller à la conquête des marchés. Prenons par exemple la menuiserie : la commande publique de 15 % accordée aux artisans est une chance pour eux, si l’on revient sur les raisons qui soutiennent cette décision, c’est diminuer le taux d’importation de meubles. Il faut alors que ceux qui produisent sur place soient bien formés », a indiqué Mamadou Kadialy Konaté. Il a reconnu que le mal que rencontre les corps de métiers de la région de Sédhiou reste le paiement par compte gouttes des services rendus. « Dans le cadre du bâtiment par exemple, vous terminez un ouvrage, sur une importante somme, le propriétaire vous paie par miettes. Nous devons refuser ce mode de paiement », a sensibilisé M. Konaté. Il a invité les propriétaires des ateliers à faire des efforts en présentant un « new look » pour attirer de la clientèle. « L’Ucomas fera tout pour être visible dans la ville et permettre aux activités des artisans soient mieux appréciées », a-t-il souligné. Cette nouvelle visibilité permettra de tracer une ligne de conduite à tous les artisans, entre autres le respect du délai de livraison donné. Pour que cela soit une réalité des réunions sectorielles par corps de métiers sont prévues pour mieux s’imprégner des difficultés rencontrées. L’assemblée générale extraordinaire à laquelle était représentée de nombreux corps de métiers de la commune de Sédhiou s’est tenue en raison de la longue léthargie de l’ancien bureau qui était méconnu de nombreux artisans de la commune. Les difficultés que rencontre le secteur ont été passées en revue au cours de cette rencontre par des acteurs et leurs partenaires.

Malamine KAMARA

Le projet « Respect du droit à l’obtention de pièces d’état civil pour enfants vulnérables de Saint-Louis » mis en œuvre par Caritas/Sénégal et ses partenaires a été évalué par les autorités municipales et l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief). La coordonnatrice de ce projet, Mme Agnès Seck, s’est réjouie de la mise en œuvre de ce programme qui a permis à 221 enfants d’obtenir des pièces d’état civil. Ces résultats s’expliquent par le fait que ce projet a enregistré l’engouement des populations du département de Saint-Louis après une campagne de vulgarisation. Selon Mme Seck, une équipe de cinq personnes a sillonné les différents quartiers, les écoles primaires de la ville de Saint-Louis, et des localités environnantes pour sensibiliser les parents sur la nécessité d’enregistrer les enfants à l’état civil. Les responsables du projet ont ainsi organisé trois séances de mobilisation sociale, 36 causeries qui ont permis de toucher 668 personnes. Des ateliers de renforcement de capacités pour les comités de quartier et villageois de protection des enfants ont été organisés. A l’issue de ce travail, 1800 élèves sont sur le point d’avoir des extraits de naissance. La coordonnatrice du projet a rappelé que Caritas/Saint-Louis, à travers son programme « Claire Enfance », accompagne l’Etat depuis plusieurs années dans le domaine de la protection des enfants. 

Mbagnick Kh. DIAGNE

La commune de Ngeuniène a procédé à la traditionnelle cérémonie de remise de fournitures scolaires aux élèves de l'élémentaire hier. La dotation s'élève à 10 millions de francs Cfa. Les quatre Collectifs des directeurs d'école (Codec) de la commune de Ngueniène ont reçu hier un important lot de fournitures scolaires composé de cahiers, de craies, d’ardoises, de rames de papier, de produits d'entretien. Cet appui constitue, selon Étienne Sarr, premier adjoint au maire, une contribution de l'équipe municipale à la bonne marche de l'éducation à côté de l'Etat du Sénégal et des partenaires de la coopération décentralisée. « Cet appui d'un montant de plus de dix millions de francs Cfa est un effort important de la commune compte tenu de la faiblesse des moyens », a indiqué M. Sarr. Selon lui, la commune continuera à consentir des efforts quel que soit le montant des recettes de l'année budgétaire. Le représentant des Codec a, pour sa part, salué ce geste et assuré une bonne utilisation de ces fournitures. Aliou Sène a invité la municipalité à procéder très tôt à la remise des fournitures les années à venir pour que le concept « Oubi tey, jang tey » soit effectif dès la rentrée scolaire. Le représentant des parents d'élèves a abondé dans le même sens.

Pour la responsable de la commission éducation, la commune fait beaucoup d'efforts en matière d'éducation. D’après Ami Diome Thiam, l'équipe municipale, en plus des fournitures scolaires, apporte son soutien aux candidats à l'entrée en sixième, au Bfem et au baccalauréat.

S. O. F.

La Sonatel a offert 100 casques de protection et 500 gilets fluorescents à la ville de Thiès. La cérémonie de remise de ce matériel destiné aux conducteurs de motos Jakarta a lieu avant-hier dans la cours de la mairie.

Le matériel remis à la ville de Thiès entre dans le cadre de la politique de renforcement des actions de prévention routière. L’objectif du don de la Sonatel vise à encadrer les conducteurs de motos Jakarta dans l’optique de faire moins d’accidents et, par ricochet, moins de victimes. Un choix qui a conduit, selon le maire Talla Sylla, à mettre en place la Direction de la surveillance urbaine et de la citoyenneté pour promouvoir l’élitisme citoyen, le garant le plus sûr de la sécurité pour tous. « Alors, c’est une grande fierté que nous recevons les conducteurs de Jakarta à l’hôtel de ville pour marquer cet évènement magnifiant l’étroite collaboration entre la Sonatel et notre collectivité locale », a souligné Talla Sylla, maire de la ville de Thiès.

Profitant de l’occasion, Talla Sylla a rappelé aux conducteurs de Jakarta que ces équipements que l’autorité municipale vient de recevoir de ses partenaires ont une seule finalité : réduire le nombre d’accident. « Alors, j’attends de vous un meilleur comportement dans la circulation. Je ne veux plus voir de surcharge de femmes enceintes, plus de femmes avec un enfant sur le dos sur une moto. Je vous exhorte un respect strict du code de la route », a lancé le maire. Sur ces points, Talla Sylla a annoncé que dès le 30 octobre prochain, tout conducteur de Jakarta qui circule sans casque, sera arrêté par les forces de sécurité. « Nous avons sensibilisé, accompagné mais nous sommes arrivés à la phase de mise en œuvre sur le terrain. Sur ce, je serai intraitable même si vous savez toute la tolérance dont j’ai toujours fait montre concernant les conducteurs de motos Jakarta », a-t-il averti. La fondation Sonatel, en plus du don, a réhabilité le bâtiment E du lycée El hadji Malick Sy de Thiès. La cérémonie de réception dudit bâtiment est prévue mardi prochain.

Mbaye BA

La commune de Gainthe Kayes dans le département de Nioro fait partie des anciennes communautés rurales propulsées au rang de commune de plein exercice à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation. Un nouveau statut qui charrie de fortes attentes de la part des populations qui veulent sortir de l’enclavement et tendre vers l’émergence.

Gainthe Kayes. Cette commune qui a accusé beaucoup de retard dans son développement malgré ses énormes potentialités, commence à prendre son envol économique. Il a fallu l’arrivée du maire Momath Ndao pour que cette commune de 30.000 âmes qui abrite 39 villages s’installe dans une dynamique d’émergence. « Notre crédo est de renforcer les acquis trouvés sur place et de transformer les contraintes en opportunités », a expliqué le maire Momath Ndao. Avec 23 écoles publiques, deux collèges modernes et deux collèges franco-arabes, Gainth Kayes ne se trouve pas parmi les moins lotis en termes d’infrastructures. L’urgence pour son maire est de doter la commune d’un lycée. Car, la localité, enclavée est très éloignée des endroits où sont érigés des lycées, notamment Ndoffane, Nioro, etc.

Sur le plan agricole, Gainthe Kayes qui se situe dans le département de Nioro, bastion important pour les cultures vivrières et de rente, affiche de réelles ambitions et se positionne comme une localité incontournable dans le cadre du plan de développement de la région de Kaolack. La mairie, sur le plan de la santé, dispose de trois postes de santé et d’une ambulance. A l’image de beaucoup de communes du pays, celle de Gainth Kayes regorge d’énormes potentialités hélas méconnues des populations elles-mêmes !

C’est en tout cas l’avis du maire qui cite en premier la jeunesse qui est le fer de lance de toute action de développement d’envergure ! Selon lui, le Plan Sénégal émergent ne s’y trompe pas en misant sur une jeunesse bien formée et consciente de ses responsabilités pour porter le flambeau. Momath Ndao compte d’ailleurs s’appuyer sur ces leviers pour former les jeunes et sortir la commune de l’enclavement.

Il a rappelé que les activités principales des populations restent l’agriculture au sens large et le commerce. Avec l’accompagnement des programmes de l’Etat à travers la dotation de semences de qualité, d’intrants et de matériels agricoles à temps, il est possible de doubler voire tripler les revenus des agriculteurs par les cultures de rente. Ce qui permettra d’atteindre l’autosuffisance en riz dans cette zone.

Les domaines agricoles communautaires, vision d’avenir du président de la République pour résoudre le problème du chômage des jeunes en particulier, sont la voie idoine pour asseoir un développement dont le moteur a fait ses preuves dans toutes les sociétés émergentes.

Elimane FALL

Le centre régional hospitalier de Ziguinchor vient d’être doté d’un forage et d’un château d’eau flambant neufs. Les deux ouvrages, financés par l’Ong Direct Aid Society (ex-Ama) à hauteur de 42 millions de francs Cfa, ont été inaugurés mettant désormais l’hôpital régional à l’abri des coupures d’eau auxquelles il était confronté dans son fonctionnement correct. La cérémonie d’inauguration du forage et du château d’eau du centre régional hospitalier de Ziguinchor a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Latyr Ndiaye, en présence du Dg de l’Ong Direct Aid Society, Mohamed Sneiba, du directeur de l’hôpital, Dr Martial Coly Bop, et de plusieurs autres personnalités. Visiblement satisfait de ces ouvrages qui viennent d’être mis à la disposition de son établissement, Dr Martial Coly Bop a assuré que lesdites infrastructures aideront à améliorer la qualité des soins des populations. Il a tenu à témoigner de la disponibilité et de la promptitude de l’Ong Direct Aid Society pour la réalisation rapide du forage et du château d’eau dont son établissement vient d’être pourvu, au grand bonheur de ses usagers. Les deux ouvrages qui viennent d’être inaugurés vont rendre maintenant le centre régional hospitalier autonome, en termes d’accès en d’eau potable. Le forage, d’une profondeur de 57 mètres, a un débit d’exploitation de 10 m3/heure. Quant au château d’eau qui est haut de 10 mètres, il a une capacité de 50 m3. Le directeur général de l’Ong Direct Aid Society, Mohamed Sneiba, et l’adjoint au développement du gouverneur, Latyr Ndiaye, ont insisté sur l’entretien de ces équipements pour leur assurer une pérennité.

El Hadj Moussa SADIO

L’académie de Kaffrine a honoré les acteurs, les élèves et les partenaires du système éducatif de la région. Plus d’une centaine de personnes ont été récompensées. Selon l’inspecteur d’académie Maba Ba, ces distinctions constituent une marque de reconnaissance aux hommes et femmes qui ont relevé la qualité de l’éducation dans la région.

La région de Kaffrine a fêté les élèves et les enseignants les plus méritants de cette année. Ils étaient plus d’une centaine  de personnes, enseignants, élèves et autres partenaires à recevoir des récompenses  offertes par l’inspection d’académie, en partenariat avec le Projet d’appui à l’éducation des filles dans seconde formule (Paef plus).

Cette initiative de l’académie est née d’une satisfaction relative aux bonnes performances scolaires réalisées par la région de Kaffrine ces dernières années. Performances obtenues grâce à un engagement et une détermination de tous les acteurs du système, y compris les élèves et les partenaires. En effet, depuis un passé récent, l’académie de Kaffrine faisait partie des cinq régions très en retard sur plan de l’éducation. Parmi les facteurs explicatifs de cette mauvaise posture, il y avait la question du pilotage à la base, le manque d’enseignants, une offre éducative insuffisante et inadaptée, l’insuffisance d’infrastructures scolaires adaptées, entres autres. Un ensemble de manquements et de besoins qui avaient comme conséquences  directes des taux de réussite et de scolarisation faibles, très en deçà  de la moyenne nationale.

Une situation qui perdure jusqu’en 2014, l’année à laquelle   l’inspecteur Maba Ba est porté à la tête de l’académie. Alors une nouvelle dynamique a été lancée pour impulser le secteur de l’éducation dans la région de Kaffrine. Des idées s’agitent, des innovations apportées, des projets et programmes mis sur pied, des engagements  et des contrats pris par tous les acteurs. Le tout  sous la supervision, l’encadrement et l’orientation de l’inspecteur Ba, qui  s’est engagé à relever les défis de l’école dans le Ndoucoumane.

Deux ans après, c’est-à-dire à partir de 2015-2016, élèves, parents, enseignants et autorités éducatives commencent à récolter les fruits d’un travail laborieux effectué avec concertation, dialogue, partage et dévouement de toute une région.

Ainsi, le taux brut de scolarisation, la diversification de l’offre éducative et le taux de réussite aux examens scolaires ont connu une nette amélioration : 57,42 % de réussite au Cfee et 57,22 % pour le Bfem, plaçant la région au 6e rang national. Avec ce grand bond en avant réalisé en deux ans, l’académie de Kaffrine quitte la poule des quatre derniers et rejoint le peloton des quatre premières académies du pays. Toutefois, l’inspecteur d’académie de Kaffrine invite ses collaborateurs à aller encore plus en avant. Dans leurs discours, le gouverneur de la région de Kaffrine, Jean Baptiste Coly, et le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Ousmane Sow, se sont félicités des performances réalisées par l’équipe de l’académie.

Pape Coly NGOME

C’est devant l’hôtel de ville que les étudiants ressortissants de Saint-Louis inscrits dans les universités de Bambey, de Ziguinchor et de Thiès ont tenu un point de presse pour fustiger leurs conditions de vie. Ils attirent ainsi l’attention des pouvoirs publics et des populations sur leurs difficultés qui ont pour noms la lenteur dans le paiement du loyer dans les régions où ils sont orientés pour des études supérieures. Ils courent derrière le conseil municipal de Saint-Louis pour le paiement de la location des bâtiments qu’ils occupent à Bambey, Ziguinchor et Thiès. Ils attendent aussi d’autres subventions qui leur permettront de dérouler leurs activités universitaires et de faire face à certaines charges sociales. Les étudiants saint-louisiens ont déjà contracté des dettes de loyer importantes. « Certains étudiants ont même été expulsés de leurs logements », a signifié le porte-parole. Le directeur de cabinet du maire, Ababacar Bitèye, a précisé que le retard de ces subventions est dû à des lenteurs administratives entre les services de la mairie et du Trésor public.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Vingt-quatre familles ont bénéficié d'un branchement au système d'égouts à Dalifort grâce à l’intervention de la députée Awa Niang, deuxième questeur à l'Assemblée nationale. La cérémonie a eu lieu hier au foyer des jeunes de Dalifort en présence des imams et délégués de quartiers de la commune.

Au cours de la cérémonie, le deuxième questeur à l’Assemblée nationale a expliqué que c'est une promesse qu'elle vient d'honorer, après l’avoir faite à la population de Dalifort. Elle consistait à offrir à cette population son premier salaire de député dans cette treizième législature. « A la deuxième législature, mon premier salaire avait coïncidé avec les inondations. C’est alors que j'avais utilisé mon premier salaire de député pour l'achat de matériels de pompage que j'avais remis aux communes sinistrées du département de Pikine », a-t-elle indiqué. Cette fois-ci, le premier salaire de la députée a servi à des frais de branchement au réseau d'égouts en faveur de familles démunies. Une manière de contribuer à l’effort des autorités étatiques pour apporter une réponse au problème d’assainissement de la localité. En effet, vingt-quatre familles démunies vont être prises en charge dans le cadre de la première phase du programme d’assainissement mis en place par l’Etat du Sénégal. « Le président de la République a réalisé un programme d'un montant de neuf milliards de FCfa  à Dalifort. Pour être branchée au réseau, chaque famille doit verser trente-six mille (36.000 FCfa) au titre de la première phase sur le point d'être bouclée. Seulement, il y a des maisons qui ne sont pas encore branchées au réseau car leurs propriétaires n'ont pas les moyens financiers de le faire », a-t-elle soutenu. « C'est pourquoi, j'ai pris sur moi de venir à leur rescousse en remettant à chacune de ces familles le montant à verser pour leur faire bénéficier de ce service. Il est important de retenir qu’une fois que le projet sera bouclé, chaque famille qui désire se brancher au réseau devra débourser une somme avoisinant les quatre cents mille francs Cfa », a-t-elle ajouté. En outre, la députée a remis une somme d'un million au délégué de quartier des Niayes à la cité Darou Salam n'ayant pas accès jusqu'ici à l'eau potable. Cette enveloppe représente les frais d'abonnement à la Sones afin que les habitants de ce quartier puissent avoir accès à l'eau potable. Dans leur intervention, tous les imams et délégués de quartiers ont salué le geste du deuxième questeur de l’Assemblée nationale.

Abdou DIOP

Les autorités étatiques veulent fixer des jeunes Sénégalais dans leurs terroirs. Un programme de création d’emplois dans les zones de départ pour freiner l’émigration des jeunes a été présenté hier, à Saint-Louis, à l’adjoint au gouverneur chargé du développement, aux chefs de services régionaux et élus locaux.

L’Etat, en partenariat avec l’Union européenne (Ue), a mis en place un programme de création d’emplois dans les zones de départ pour freiner l’émigration des jeunes. L’information a été donnée hier à Saint-Louis par le secrétaire général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Dr Mbaye Jean Marie Diouf. Il a pris part au comité régional de développement (Crd) consacré à la présentation du programme « Développer l’emploi au Sénégal : renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ ». Ce programme est financé, selon lui, par l’Union européenne. Dr Diouf a relevé que l’Adepme, en collaboration avec les bureaux de mise à niveau, va encadrer et appuyer 250 entreprises ayant accès aux services non-financiers. Il a informé que 3500 entreprises seront formalisées en vue de faciliter leur accès au financement. Plus de 4000 acteurs seront appuyés dont 160 intervenants locaux spécialisés dans le conseil, a-t-il indiqué. Il ajouté qu’une subvention de 1.426.200.000 de FCfa sera accordée aux petites et moyennes entreprises (Pme) afin de renforcer le tissu des entreprises locales et de susciter la création de richesses et d’emplois dans les zones de départ. C’est dans ce cadre que l’Union européenne finance, au Sénégal, un programme dénommé : « Développer l’emploi au Sénégal : renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ, pour un montant total de 40 millions d’euros sur une durée de 48 mois. En présidant cette rencontre, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall Fall, a indiqué que ce programme permettra d’élargir l’accès équitable à la formation professionnelle, de faciliter l’accès au financement pour les Pme et les projets d’auto-emploi des jeunes bénéficiaires. Le programme sera une occasion de sensibiliser les jeunes sur les réalités des parcours migratoires clandestins. M. Fall a rappelé que ce programme permettra au Sénégal de faire face à l’épineux problème de l’emploi dans les régions de départ des jeunes Sénégalais candidats à l’émigration clandestine vers l’Europe. La mise en place de Pme crédibles et fortes dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal aidera, à coup sûr, à l’Etat de lutter contre l’émigration clandestine et l’exode rural. « Avec ce programme, les jeunes auront la possibilité de travailler, de gagner honnêtement leur vie, à la sueur de leur front et de se fixer définitivement dans leur terroir », a ajouté l’adjoint au gouverneur. Les régions de Kolda, de Ziguinchor, de Sédhiou, de Kédougou, de Saint-Louis, de Tambacounda, de Louga, vont porter ce programme.

Mbagnick Kharachi DIAGNE avec (APS)

Pencum Saloum est le nom d’un nouveau mouvement de la société civile Kaolackoise dans lequel on retrouve le coordonnateur de Y’en a marre, Fadel Barro, et qui se propose de fédérer les initiatives autour de cette région. Premier chantier : imposer une gestion transparente au sein de la commune de Kaolack.

Pour son lancement, Fadel Barro et ses camarades du mouvement Pencum Saloum n’ont pas fait dans la dentelle. Ils se sont attaqués vigoureusement à la gestion de la principale collectivité locale de la région : la commune de Kaolack. Une première salve pour donner le ton sur les objectifs de l’association et de ses stratégies. « Pencum Saloum est un mouvement apolitique qui vise à défendre les intérêts des Saloum Saloum qui sont ici à Kaolack et ailleurs », a d’emblée précisé le responsable du mouvement Y’en a marre qui a été désigné porte-parole de la nouvelle structure. Le lancement officiel du mouvement au quartier périphérique de Thiofac au Nord-est de la capitale régionale a servi à un tir groupé contre l’institution municipale de Kaolack. « Nous fustigeons la gestion opaque de la mairie de Kaolack ou le gré à gré est érigé en règle, à l’exemple de la construction du marché de Médina Baye dont les travaux ne sont toujours pas terminés », a-t-il déploré. Il a ainsi exigé le respect par l’équipe municipale des règles de transparence régissant l’octroi des marchés publics et la prise en compte de l’intérêt général dans la gestion de la collectivité décentralisée. Le mouvement s’est aussi invité dans le débat soulevé récemment par « l’opposition au conseil municipal ».

Selon Fadel, il y a un manque de considération manifeste des élus envers les populations qui s’expriment à travers un absentéisme assumé de la part de certains conseillers municipaux avec la complicité du bureau. Il a invités les 13 élus mis en cause à venir accomplir leurs missions sous peine de devoir répondre à une plainte que le mouvement compte déposer à cet effet. La commune de Kaolack n’est pas la seule dans le collimateur des membres de Pencum Saloum, d’autres collectivités locales dans la région seront ciblées par de pareilles plaintes, a indiqué Fadel Baro.

Elimane FALL

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, le projet intitulé « Développement durable par les énergies renouvelables au Sud-est du Sénégal » organise, depuis hier, à Ziguinchor, une session de formation de quatre jours sur les techniques d’installation et de maintenance des centrales solaires en direction de 80 jeunes.

Le projet de « Développement durable par les énergies renouvelables du Sud-est du Sénégal » est en train d’outiller les jeunes de la région de Ziguinchor. L’objectif est d’aider ces derniers à s’insérer dans le marché du travail. Selon un de ses responsables, en l’occurrence Siré Abdoul Diallo, le projet « Développement durable par les énergies renouvelables au Sud-est du Sénégal » est cofinancé par l’Union européenne et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) à hauteur de 8,6 millions d’euros. Il vise, entre autres, l’électrification rurale par système solaire de 40 villages au Sud-est du Sénégal, notamment dans les régions de Ziguinchor, de Sédhiou, de Kolda et de Tambacounda. Le projet prévoit également d’électrifier 105 petites et moyennes entreprises qui évoluent dans les secteurs de l’agriculture et de la petite industrie. Il est aussi prévu d’électrifier environ une centaine de centres communautaires de santé, d’écoles et de lieux de culte. La finalité du projet est de résorber le déséquilibre qu’il y a entre les différentes régions dans la création d’entreprises, de richesses et de confort, y compris en milieu rural, mais surtout de donner la place qu’il faut à la technologie du solaire. Pour leur contrepartie, les villages bénéficiaires du projet, à en croire M. Diallo, ont apporté la main-d’œuvre et mis à la disposition les superficies nécessaires pour l’installation des centrales solaires.

Les chefs de village et les différentes autorités locales ont été remerciés. « Ces derniers n’ont ménagé aucun effort pour mobiliser toutes les ressources nécessaires à la mise en œuvre du projet », s’est réjoui M. Diallo, par ailleurs coordonnateur de projets au Centre pour les énergies renouvelables et les systèmes énergétiques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

El Hadj Moussa SADIO

La réunion entre le Coordonateur de l'Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) et les concessionnaires à la demande du ministre de la Gouvernance locale, a débouché sur la levée de leur mot d’ordre de grève pour une semaine. Ils ont expliqué leur décision par le souci de « permettre au gouvernement de trouver les moyens de financer au moins les deux prochains mois ». Les concessionnaires espèrent qu'une solution définitive sera trouvée pour apurer la dette de 5 milliards de FCfa que l’Etat leur doit, soit six mois d’arriérés. « Nous avons décidé de surseoir à notre mot d’ordre de grève pour quelques jours afin de permettre au gouvernement de trouver au moins de quoi honorer les deux prochains mois et voir comment il peut nous aider à régler nos problèmes », a déclaré Issa Seck, un des concessionnaires. Il s’agit, entres autres, de l’apurement du reliquat des sommes dues qui s'élève à environ 5 milliards de FCfa. « Nous avons été reçus pendant toute une après-midi, à la demande du ministre de tutelle, par Ibrahima Diagne, le coordonateur de l’Ucg pour qu’il puisse trouver avec le gouvernement les moyens de financer au moins les deux prochains mois », a-t-il expliqué. Selon Issa Seck, les concessionnaires sont restés six mois sans être payés par l’Ucg et l’Etat et estime qu’ils sont à bout de souffle. Cependant, les concessionnaires regrettent que « le gouvernement n’ait pas intégré le fait que les déchets solides connaissent, chaque année, une croissance en tonnage corrélativement avec la croissance démographique ». « Chaque année, on cumule des déficits jusqu’au moment où on fixe le budget et on essaie de fonctionner», a déploré Issa Seck, un des concessionnaires. C’est le cas du budget actuel de 10 milliards de FCfa fixé depuis 2010 alors que, souligne-t-il, « la facture croît d’année en année ». En 2017, le déficit est estimé à huit mois sur douze, selon Issa Seck.

Mamadou Lamine DIEYE

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