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Régions (1175)

Après l’arrêt par la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos) des lotissements entamés au quartier Liberté 1 de Mbour, le directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm), Cheikh Issa Sall, est monté au créneau vendredi pour préciser que ce site a été retenu pour abriter plusieurs projets d’intérêt public.

Le boulevard du quartier Liberté 1 abritera des projets structurants et non des lotissements. C’est ce qu’a indiqué Cheikh Issa Sall, le directeur général de l’Adm, qui a précisé au passage que son agence n’est en rien impliquée au blocage des lotissements engagés par la municipalité de Mbour. L’arrêt des travaux, a-t-il soutenu, a été ordonné par la Descos, une structure étatique logée à la Primature, le site devant servir à abriter de grands projets qui vont changer le visage de la ville. À en croire M. Sall, le président Macky Sall a même décidé de faire bénéficier à Mbour 14,5 km de route au lieu des 6 km prévus. De même, a ajouté M. Sall, le Programme de modernisation des villes (Promovil), avec l’appui de la Banque islamique de développement (Bid), est en train de mettre en place un projet de plus de 50 milliards de francs destiné à cinq villes dont Mbour qui a été également choisi par le président Macky Sall. « A l’Adm, nous avons le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Paca-Sen) qui prévoit d’injecter beaucoup d’argent à Mbour et parmi ces projets-là, figure ce boulevard qui fait 70 mètres et qui doit permettre aux Mbourois de rejoindre très rapidement l’autoroute à péage tandis que le reste sera aménagé pour améliorer le cadre de vie », a fait savoir le directeur général de l’Adm. Avec ce boulevard, a indiqué Cheikh Issa Sall, les sapeurs-pompiers et les ambulances vont gagner plus de trente minutes à chaque sortie. Ce qui, a-t-il assuré, équivaut à un gain en vies humaines de 100 personnes par an. « A contrario, celui qui va bloquer ce boulevard pour des intérêts personnels va tuer 100 Mbourois par an ».

Aujourd’hui, a soutenu Cheikh Issa Sall, beaucoup de projets du président de la République sont destinés à Mbour. « Si nous n’avons pas d’espaces pour abriter tous ces grands projets, ce sont d’autres villes qui vont en bénéficier. Si l’on n’a plus d’espaces pour faire des routes, ces projets vont quitter Mbour alors que ce ville en a vraiment besoin », a-t-il averti.

Les 300 familles qui occupent le site ont demandé à être régularisées. Mais, selon le directeur général de l’Adm, « tout le monde est intervenu pour que ces lotissements n’aient pas lieu, mais ils se sont entêtés parce que beaucoup d’entre eux ont vendu ces terrains ». De plus, a-t-il précisé, « dans le nouveau Code de l’urbanisme, tout morcellement qui dépasse quatre lots doit être autorisé par décret ; ce qui n’est pas le cas pour ces populations ».

Samba Oumar FALL

Le maire de la commune de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a sollicité et obtenu du chef de l’Etat l’implication du Génie militaire dans la gestion urgente de l’avancée de la mer.

C’est une intervention très importante des militaires, en prélude au démarrage des travaux de grande envergure prévus dans le cadre du projet de mise en place des brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie pour un coût global de 4 milliards de FCfa et sur une distance de 4 km entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie. Ainsi, conformément aux instructions et directives du Président Macky Sall, des éléments du génie militaire du commandement de la zone nord, en étroite collaboration avec ceux de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, se sont rendus hier sur les plages de Guet-Ndar, Santhiaba et Gokhou-Mbathie, pour y effectuer une opération « coup de poing » visant à protéger des édifices qui ne pourraient jamais résister à la furie des vagues si un raz-de-marée se produit.

Cette intervention, qui se déroule en prélude au démarrage effectif du projet de construction de cette digue de 4 km, dont l’étude d’impact environnemental est en cours de finalisation, devra permettre de protéger momentanément l’école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar, une mosquée du sous-quartier « Dakk » et plusieurs concessions en péril, contre l’avancée de la mer. Le maire Mansour Faye, qui dirigeait cette opération, s’est réjoui de cette intervention des militaires, précisant que ces derniers bénéficient de l’appui de toutes les structures privées qui travaillent pour le compte de la municipalité de la capitale du Nord. Une synergie d’efforts qui permet déjà de mettre en place des diguettes faites de sacs de sable remplis sur place ou provenant de la Direction de la Protection civile. Cette opération, a-t-il souligné, permettra d’atténuer la menace et de boucher les brèches ouvertes par les vagues. Le premier magistrat de la commune n’a pas manqué de rendre une visite de courtoisie à certaines familles sinistrées victimes des derniers raz-de-marée.

Mbagnick Kharachi Diagne

La commune de Ndiaganiao aspire à l’émergence et compte sur sa jeunesse. Consciente des enjeux, la municipalité a initié, ce week-end, une formation en leadership et en entrepreneuriat à l’intention d’une cinquantaine de jeunes.

Pour gagner le pari du développement, Ndiaganiao doit miser sur une jeunesse bien formée. C’est la conviction du maire Gana Gningue, qui a initié une session de formation en leadership et entrepreneuriat pour une cinquantaine de jeunes de sa commune ce week-end. « Nous pensons qu’il faut engager les jeunes dans la voie de luttes politiques et économiques pour que Ndiaganiao soit émergent. Mais Ndiaganiao ne peut pas être émergent sans qu’on forme des jeunes à être des leaders capables de mener ces combats », a indiqué le maire Gning. « Pour avoir des territoires viables et compétitifs, il faut créer de la richesse et on ne peut pas créer de la richesse sans que les jeunes aient l’esprit d’entrepreneuriat », a fait savoir le maire Gana Gningue, qui dit avoir été motivé par le chômage des jeunes. « Aujourd’hui, l’État ne peut pas tout faire. Il faut que nous créions les conditions pour qu’ils puissent se battre. Il y a des self-made-men qui sont parvenus à créer leur entreprise et à employer des jeunes ».

Pour le formateur, Tofène Ndione, ingénieur agronome membre de l’Union citoyenne pour le développement, la problématique de l’emploi des jeunes est mondiale. « L’Etat du Sénégal ne peut pas à lui tout seul régler ce problème », a-t-il noté. Cette formation, a-t-il dit, est partie du constat que plus de 90% des opportunités que les jeunes ont en termes de formation et d’accompagnement se limitent à Dakar et les grandes villes. « On a jugé nécessaire d’aller rencontrer les populations du monde rural pour les accompagner dans les notions de leadership et d’entrepreneuriat », a-t-il soutenu. « On a compris que nous pouvons pousser les jeunes à aller de l’avant dans la voie de l’entrepreneuriat, mais tout le monde ne peut pas être entrepreneur », a-t-il précisé. L’objectif de cette formation, a-t-il relevé, est de leur montrer la voie pour qu’à l’avenir, « ils puissent créer quelque chose pour eux et pouvoir être aptes à créer de la richesse ».

Pour le représentant des jeunes, se former en leadership apporte des opportunités qui peuvent faciliter l’accès à la microfinance et aux petits projets. Pour Mamadou Diouf, un jeune ne peut pas porter ou demander un projet sans être formé. « Dans le monde d’aujourd’hui, on ne peut pas avancer sans une formation solide. Pour que la commune se développe, les jeunes doivent se former pour contribuer au développement de l’économie locale, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat », a-t-il indiqué.

S. O. FALL

Le domaine agricole communautaire de Notto Diobass qui s’étend sur 1500 hectares et situé à proximité de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) est en train de prendre forme. Après les études de faisabilité et de sondage, les choses s’emballent et le doute émis par des indécis sur ce projet commence à s’estomper. La piste de 25 kilomètres reliant le village de Keur Ibra Niane et de celui de Mbousnakh, soit un investissement de 500 millions de francs Cfa, est en cours d’être réalisée. A cela s’ajoutent deux forages.

La semaine dernière a été mise à profit par le génie militaire qui a en charge la réalisation de ces ouvrages et de la piste pour venir effectuer les ultimes réglages en vue d’un rapide démarrage des travaux. Selon Alioune Sarr, maire de la commune de Notto Diobass, l’adhésion des populations au projet est acquise depuis le début. « Cette acceptation nous a permis de délibérer sur la mise à disposition des 1.500 hectares sans aucune difficulté majeure », a-t-il rappelé.

Un domaine agricole communautaire étant un espace intégré de production agricole, animale, végétale, de transformation des produits, de conditionnement et de commercialisation, offre la possibilité de création de nombreux emplois. « Nous attendons plus de 7.000 emplois dans le domaine communautaire de Notto Diobass et aussi des opportunités à l’exportation des produits », a précisé le maire et ministre du Commerce. Des enjeux économiques et sociaux bien perçus par les jeunes de la localité qui, aux côtés d’Abdou Karim Goudiaby en charge de la mise en œuvre du projet, s’engagent à participer massivement à la caravane de partage avec les populations dans leurs villages respectifs. « Vous savez la dimension communautaire est la clef de voûte pour réussir notre mission parce que ce projet est volumineux. Une fois cette phase bouclée, la machine va s’emballer », a-t-il expliqué.

Pathé Mbaye, président du Conseil de la jeunesse, a réitéré la satisfaction et l’engagement des jeunes, filles comme garçons, à participer à fonds dans la mise en œuvre du Dac de Notto Diobass.

Mbaye BA

Une cérémonie de remise de récompenses aux quartiers labellisés « Quartiers propres » s’est tenue hier à Wakhinane Nimzatt. La cérémonie entre dans le cadre des Opérations quartiers propres (Oqp) mises en œuvre pour cerner l’effet de l’engagement communautaire dans la gestion des déchets pour la lutte contre les inondations.

La manifestation s’est déroulée autour de temps forts qui ont mis en exergue les enjeux de la salubrité de nos localités dans un contexte de précarité environnementale et climatique. Cette activité vise à encourager les organisations communautaires de base (Ocb) focales et tous les acteurs qui ont pris part aux opérations quartiers propres (Oqp) à se mobiliser davantage pour pérenniser la dynamique communautaire de la salubrité des quartiers. Sur quatre-vingt quartiers retenus dans le cadre des Oqp, une cinquantaine a été récompensée, histoire de susciter une émulation dans la gestion de l’environnement dans les communes d’intervention du Progep. Les distinctions sont constituées de diplômes d’honneur de salubrité, de drapeaux de reconnaissance (avec nom du quartier propre), de maillots aux Asc et des tee-shirts (avec message de sensibilisation), d’ustensiles de cuisine de cérémonies familiales pour les groupements de femmes, de chaises en plastique pour les réunions communautaires de quartiers. La cérémonie sera suivie, dans les jours qui viennent, de cérémonies de remises de récompenses à l’échelle de chaque commune concernée. Directeur de l’Agence de développement municipale, Cheikh Issa Sall a rappelé que l’opération quartiers propres (Oqp) est une approche expérimentale mise en œuvre en collaboration avec l’unité d’évaluation d’impact de la Banque mondiale (Dime) pour afin d’appréhender l’effet de l’engagement communautaire dans la gestion des déchets pour la lutte contre les inondations.

Expériences et pratiques partagées
L’opération quartiers propres est réalisée dans 80 quartiers suite à un tirage au sort organisé par les organisations communautaires de base (Ocb focales) implantées dans les communes d’intervention du Progep. Les Ocb focales sont signataires d’une lettre d’engagement vis-à-vis de leurs municipalités respectives. Ce qui leur a permis de bénéficier de matériels de nettoiement octroyés par le Progep pour impulser une dynamique communautaire de salubrité. A l’issue d’une année d’expérimentation, le niveau de salubrité des 80 quartiers Oqp a été évalué à travers une grille de notation préétablie. Cette évaluation a permis de labelliser 50 quartiers « Quartiers propres » parce qu’ayant obtenu une note supérieure à soixante points (60/100 pts).

Le directeur de cabinet du ministre de la Bonne gouvernance, Alassane Mbengue, a, au nom du ministre, indiqué que la cérémonie s’inscrit dans une dynamique de parachèvement de ce processus en vue de présenter ces quartiers primés comme des références dans les dynamiques communautaires de salubrité et de préservation durable des voies et ouvrages de drainage d’eaux pluviales. De manière spécifique, poursuit-il, la cérémonie a permis de partager certaines expériences et pratiques concluantes de nettoiement des quartiers, de renforcer les stratégies et initiatives communautaires de lutte contre l’insalubrité pour une meilleure préservation des ouvrages de drainage, mais aussi de valoriser la démarche des acteurs locaux auprès des autorités.

Une nouvelle conscience collective de responsabilité citoyenne à partager
En remettant ces récompenses, Alassane Mbengue a affirmé que le ministère magnifie les meilleures pratiques en matière de salubrité, de préservation des ouvrages de drainage des eaux pluviales et d’amélioration du cadre de vie mises en œuvre par des organisations communautaires des quartiers situés dans la zone d’intervention du Progep. « Au-delà de mesurer le niveau de l’engagement communautaire, l’approche expérimentale d’évaluation d’impact adoptée pour l’opération quartiers propres (Oqp) a permis de faire naître une nouvelle conscience collective de responsabilité citoyenne qui mérite d’être partagée avec d’autres localités du pays », a-t-il soutenu. C’est la raison pour laquelle, il s’est réjoui que l’Adm et l’Ucg aient mutualisé leurs efforts. A l’en croire, l’opération quartiers propres témoigne de cette réussite et de la détermination de l’Adm, de l’Ucg et de l’ensemble des services du ministère à contribuer efficacement à la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation pour une véritable territorialisation des politiques publiques. « Cette collaboration doit être consolidée en vue d’une meilleure préservation des ouvrages d’assainissement et du cadre de vie dans les collectivités territoriales des départements de Pikine et Guédiawaye », a-t-il déclaré, en souhaitant que tous les quartiers soient labellisés « Quartiers propres ». Les maires des communes d’intervention ont tous salué cette initiative qui, selon eux, va aider à une meilleure gestion de l’environnement.

Abdou DIOP

La Senelec s’engage à faciliter l’accès à l’électricité à 37 000 familles à travers le compteur « Woyafal » en 2017 et 2018.

Le compteur prépayé ou « Woyafal » est en train de faire son bonhomme de chemin dans le dispositif de distribution de l’électricité par la Senelec au sein des ménages sénégalais. Il est de plus en plus utilisé par les ménages, des agents de l’entreprise et même du directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé venu lancer, avant-hier, à Thiès le compteur « Woyofal » social. D’ailleurs, c’est pour cette raison que la Banque mondiale a rejoint la Senelec sur son approche en s’engageant dans un programme similaire visant 37 000 familles courant 2017-2018. « Mais, seul le point concernant l’abonnement ne sera pas pris en compte », a expliqué le directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé.

Selon lui, 300 clients rigoureusement sélectionnées par les chefs de quartiers, l’association des consommateurs, entre autres, bénéficient d’un abonnement gratuit d’un an, d’un acompte mensuel de 5.000 FCfa et d’une installation électrique gratuite. « L’ensemble des coûts liés à cette opération humanitaire est supporté par les œuvres sociales de la Senelec », a-t-il précisé. Pour le directeur général de la Senelec, le « Woyafal » social vise à améliorer les conditions de vie et d’existence des membres de ces familles bénéficiaires. « Car, au-delà de l’éclairage, l’accès d’une famille au courant impacte sur les études des enfants, leur épanouissement, etc. », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

Gérard Sénac, le patron de l’entreprise de Bâtiments et de travaux publics (Btp) Eiffage Sénégal, a été fêté ce week-end par les populations de Gagué Bocar, une localité située dans le département de Foudiougne, région de Fatick. Une cérémonie haute en couleurs présidée par le ministre secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly, où les nombreuses réalisations du chef d’entreprise ont été mises en exergue par les élus et chefs de services déconcentrés de la localité.

Entre le directeur général d’Eiffage Sénégal et les populations de Gagué Bocar dans la commune de Mbam, les relations ont pris l’air de longues fiançailles qui vont aboutir inéluctablement à un mariage entre amoureux. La cérémonie d’hommage rendu ce week-end au premier avait tous les contours d’une union sacrée entre les composants du couple. Une relation construite au fil du temps entre le jeune chef d’entreprise envoyé par sa hiérarchie en 1989 pour fermer la société spécialisée en génie civile et son chauffeur Abdoulaye Ndiaye, natif de ce village perdu sur les rives du Saloum, à une dizaine de kilomètres de Foundiougne. Débute alors une idylle entre le Français tombé sous les charmes du Log et les populations partagées entre les activités agricoles et la pêche. « Pour mon premier passage sur les lieux en marge d’une visite de chantier dans la zone, il y a 15 ans, je devais au plus faire une heure sur place, j’ai passé toute la journée chez la famille de M. Abdoulaye Ndiaye dont le père avait l’âge du mien. Le courant était vite passé entre moi et les populations dont l’accueil était particulièrement chaleureux », s’est rappelé M. Sénac. Reçu par les dignitaires et notables du village au cours de son séjour, l’entrepreneur remarque le blocage du chantier de la mosquée du village. Dès son retour à Dakar, il fait acheminer 30 tonnes de ciment, du fer et un camion de sable à ses hôtes. Une première action de bienfaisance qui sera suivie d’autres notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’assainissement et de l’électrification. C’est ainsi que le Collège d’enseignement moyen (Cem) va bénéficier de la construction d’un mur de clôture, d’une salle de classe, d’un puits et de toilettes, ainsi qu’une dotation annuelle en fournitures scolaires et en matériels didactiques. Une attention particulière pour le secteur de l’éducation qui a poussé les autorités académiques et le conseil de gestion de l’établissement à solliciter du président de la République le baptême du Cem au nom de Gérard Sénac. Ces actions sont aussi orientées en direction des groupements de femmes du village sous forme de dotations d’intrants agricoles ou pour l’achat de denrées alimentaires pendant la période de soudure. Un soutien sur les 12 ans évalué à plus de 30 millions. Responsable politique du département, le ministre Abdou Latif Coulibaly s’est réjoui de la démarche du chef d’entreprise qui, selon lui, s’est parfois substitué à l’Etat pour soulager les populations par des réalisations majeures dans le secteur de l’éducation et de l’assainissement, en rappelant le rôle de sa société dans la construction d’infrastructures majeures pour le Sénégal.

Elimane FALL

« Dans le cadre de notre politique de soutien à l’autonomisation des femmes, le Conseil municipal de Thiès-Ouest vous a offert ce moulin à mil, conformément à votre demande », a affirmé le maire de la commune de Thiès-Ouest, Aliou Sow. Une déclaration faite hier lors de la livraison de cet outil de travail qui va aider une douzaine d’associations de femmes, installées au quartier Grand Standing et environs, dans la transformation des céréales locales, des fruits et légumes.

Selon lui, après avoir, dès leur première année de mandature, mis le paquet sur l’éducation, la santé, les évacuations des eaux de ruissellement aux abords de la mosquée toucouleur à Grand Thiès, de l’environnement en dégageant un budget conséquent pour réhabiliter le marché Grand-Thiès, la mairie s’engage dans l’accompagnement des femmes dans leur développement. « En fait, si nous voulons combattre la demande sociale, après avoir agi sur les leviers cités plus haut, il est important de contribuer, dans la mesure de nos moyens, à l’autonomisation des femmes, noyau dur de la cellule familiale, afin de faire reculer la pauvreté », a soutenu le maire Aliou Sow.

Dans cette croisade contre la politique de la main tendue, l’équipement des femmes organisées dans des associations lui semble le chemin le mieux indiqué. C’est pourquoi, il a précisé qu’au-delà des équipements, la mairie va aider aux renforcements de capacités des femmes dans la transformation des produits locaux par des formations pratiques. « S’il plaît à Dieu, ce sera la prochaine étape ; ceci pour vous dire que votre maire et son conseil municipal sont dans l’action et non dans la médisance, la haine », a-t-il souligné.

Très contente de pouvoir parler au nom de ses sœurs, Mme Nafi a tenu à féliciter le maire pour avoir concrétisé une sollicitation majeure des femmes décidées à gagner leur vie à la sueur de leur front dans Grand Standing et ses environs. « Etant un quartier éloigné du centre-ville, ce moulin à mil va aider les mères de familles qui se rendaient dans les marchés éloignés pour moudre leurs céréales. Alors, nous vous félicitons et vous remercions pour nous avoir enlevé cette épine du pied », a-t-elle soutenu.

Vivant dans un quartier excentré ou à la périphérie de la commune de Thiès-Ouest, les femmes de Grand Standing ont demandé plus de vigilance dans la gestion de l’éclairage public en veillant au changement régulier des ampoules grillées des lampadaires du quartier. « Car, faute d’éclairage, les agressions se multiplient surtout sur les femmes », a constaté Mme Nafi. En outre, la question de pouvoir disposer d’un marché dans la zone a été aussi posée par les femmes.

Mbaye BA

Le président du Conseil départemental de Koumpentoum fonde beaucoup d’espoir sur l’insertion des femmes dans le circuit économique. En partenariat avec l’Adepme, un atelier d’information et de partage pour l’identification des besoins d’accompagnement des Gie et autres structures du département et pour la promotion de l’entreprenariat a été organisé dans le département.

Le projet, qui est en œuvre et pour lequel le conseil a signé une garantie de 2 millions de FCfa, va certainement apporter un souffle nouveau à cette partie de la région de Tambacounda. Le président Omar Sy veut à, cet effet, un suivi rapproché des structures que l’Etat a mises en place pour financer cette frange de la population qui reste le moteur du développement local, souligne M. Sy. La rencontre présidée par le président du Conseil départemental de Koumpentoum, le député Oumar Sy, s’est déroulée à la maison des jeunes. Elle a ciblé les dirigeants d’entreprises et les porteurs de projets en vue de susciter et de renforcer en eux l’esprit d’innovation, la créativité et ainsi proposer des solutions à impact durable. Il est également question de voir ensemble les critères d’éligibilité au Fonds financier de développement mise en place par l’Adepme. L’objectif général de l’atelier est de susciter la culture entrepreneuriale auprès des jeunes et des femmes du département de Koumpentoum en donnant aussi le maximum d’informations sur les critères d’éligibilité au Fonds financier de développement de l’Adepme et aux conditions d’accompagnement et de coaching. Plus précisément, il s’agit d’amener les participants à saisir la quintessence des informations sur les critères d’éligibilité, de communiquer sur les conditions d’accompagnement, d’étude et de veille des différentes structures, de contribuer à renforcer le partenariat entre l’Adepme et le Conseil départemental de Koumpentoum au bénéfice des populations.

Pape Demba SIDIBE

Le gouverneur de Kaffrine (centre), Jean Baptiste Coly, a évoqué avant-hier la nécessité d’ouvrir la gare réservée aux camions dans la commune chef-lieu de région pour éviter le stationnement de ces véhicules près de la route nationale. «Nous allons [essayer de] voir pourquoi la gare des gros porteurs qui est construite à Kaffrine est restée fermée jusqu’à présent», a dit M. Coly au terme d’un contrôle routier mené par le ministère des Transports routiers, la police et la gendarmerie locales. «Nous [voulons] faire en sorte que cette gare des gros porteurs construite dans la commune de Kaffrine soit ouverte. C’est la meilleure solution au stationnement des gros porteurs» aux abords de la route, a-t-il insisté.

Jean Baptiste Coly signale que «des camions continuent de stationner sur la route, ce qui est dangereux». «Des instructions ont été déjà données au préfet, il y a une dizaine de jours, pour nous trouvions des solutions, de concert avec la mairie de Kaffrine», a-t-il assuré.

Le gouverneur de Kaffrine souhaite aussi mettre fin au stationnement des camions aux abords de la route, dans la commune de Koungheul, située dans la région.

APS

Il a été procédé, avant-hier, au lancement du fonds de développement local du département et des communes de Bignona. C’est un fonds chiffré dans sa première phase à près de 51 millions de francs Cfa et qui sera porté à un niveau plus élevé sous peu.

Les partenaires de Savoie (France) se sont engagés à verser dans les plus brefs délais leur contribution annoncée à hauteur de 13 millions de francs Cfa. Egalement, chacune des 19 communes et le Conseil départemental de Bignona cotiseront à hauteur de 100 FCfa par habitant et par an. La mise en place de ce fonds est une initiative du président du Conseil départemental, Mamina Kamara. Ce dernier en a décidé, dans un souci de mutualiser les moyens financiers de son institution et ceux des 19 communes de la circonscription administrative de Bignona pour mettre en place un système de financement qui puisse permettre de relancer le financement du développement local et économique, mais aussi de favoriser l’accès des populations à la microfinance.

La directrice des collectivités locales, Fatou Bintou Fall Camara, s’en est félicitée. A l’en croire, ce fonds avait été proposé au dispositif conjoint de coopération décentralisé franco-sénégalais lors de sa première mise en œuvre en 2015. « Et dès sa première proposition, il a été accepté par le comité de sélection du dispositif ». Selon la directrice des collectivités locales, ce fonds qui va être mis en place permettra de relancer les mécanismes de financement du développement local et économique à Bignona. Par ailleurs, il va promouvoir le dialogue intercommunal et toutes les modalités de solidarité et de mutualisation entre les communes et le département de Bignona.

En outre, ce fonds donnera la possibilité aux différentes communes de Bignona, sur la base des apports financiers de leurs habitants, de bénéficier de financements publics pour conduire des micro-projets de développement. De plus, il favorisera l’accès des services financiers de base aux populations les plus défavorisées, notamment les femmes. Ce fonds aura aussi le mérite d’encourager l’entreprenariat pour sortir les populations de Bignona de la pauvreté. La directrice des collectivités locales a exhorté ces dernières à se l’approprier et à s’acquitter des remboursements pour que les générations futures puissent en bénéficier.

El Hadj Moussa SADIO

Le Conseil départemental de Malem Hodar dans la région de Kaffrine a procédé, ce dimanche, à la remise d’importants lots d’équipements pour l’allégement des travaux domestiques destinés aux femmes de la circonscription administratives. Un matériel composé de moulins à mil, de machines à coudre et de congélateurs mis à la disposition du réseau local des femmes de l’émergence installé à cette occasion.

Le Réseau départemental des femmes de l’émergence de Malem Hodar installé ce dimanche a démarré ses activités pied au plancher. Les camarades de la présidente Adama Ndao ont reçu, dans la foulée de l’installation de leur mouvement, un lot d’équipements pour l’allégement des travaux domestiques facilité par le président de l’institution départementale, l’honorable député Cheikh Ndiaye. « Conscients que le Conseil départemental ne disposait pas des ressources budgétaires nécessaires pour accompagner le réseau des femmes pour l’émergence de Malem Hodar, nous en sommes ouverts aux ministres de la Femme Mme Mariama Sarr et à son collègue de l’Agriculture, le Dr Pape Abdoulaye Seck, afin de donner corps à la vision du président de la République de faire des femmes les fers de lance du développement économique et social du Sénégal. Répondant favorablement, ils m’ont permis de mettre à la disposition des femmes de la localité ce lot de matériels qui va les soulager dans les travaux ménagers », a souligné le patron du département de Kaffrine. L’équipement, composé d’une vingtaine de moulins à mil, de cinq machines à coudre et de deux congélateurs, est destiné à des activités génératrices de revenus pour les membres dudit réseau. «

Je voudrai faire remarquer en présence de tous les membres de la coalition Benno Bokk Yakaar que l’acquisition de ce matériel ne peut être supporté par un Conseil départemental aux ressources faibles. Nous avons été appuyés dans notre démarche, il n’y a aucune raison de le cacher par le gouvernement de son excellence, Monsieur le président de la République Macky Sall. C’est pourquoi nous n’avons jamais cessé de nous engager à lui donner une majorité parlementaire absolue et lui assurer un second mandat dès le premier tour en 2019 », s’est engagé le président de l’institution départementale.  Signalons qu’outre les femmes du département, les sinistrés du village de Goudié ravagé par un violent incendie ont eu droit à une vingtaine de houes Sine et de semoirs.

Elimane FALL

Il n’y a pas de chrétiens au sein du conseil municipal de la capitale du Nord, a constaté Basile Kantoussan, responsable politique et membre de l’Alliance des cadres républicains du département de Saint-Louis. C’est l’une des raisons qui ont amené M. Kantoussan à organiser dimanche dernier, au foyer Prosper Dodds de la ville tricentenaire, une grande conférence publique sur le thème « la citoyenneté et les jeunes chrétiens dans un Sénégal émergent » introduite par le Professeur de Philosophie et enseignant-chercheur, Henry Diatta.

En présence du Vicaire, Abbé Jean Louis Coly, représentant Mgr Ernest Sambou, Évêque de Saint-Louis, Mme Elisabeth Diouf, Alex Tendeng, directeur de la Caritas de Saint-Louis, Benoit Sène et autres invités de marque, Basile Kantoussan a tenu à rappeler que les Sénégalais chrétiens sont des citoyens à part entière et non « entièrement à part ». Autrement dit, ces derniers doivent s’intéresser à tout ce qui se passe dans leur terroir, leur communauté, leur patrie, sur tous les plans et à tous les niveaux.

De l’avis de M. Kantoussan, les jeunes chrétiens doivent s’inspirer des actions de développement économique et social entreprises régulièrement dans notre pays par l’Eglise, la Caritas et autres structures chrétiennes, pour avoir le réflexe de participer activement à la vie politique de leur patrie.

Si Henry Diatta a accepté d’animer cette conférence, c’est parce que tout simplement le thème lui paraît capital dans un pays où tout est politique et au même moment la jeunesse chrétienne semble n’être toujours pas ébranlée par toutes les mutations sociales, politiques, éducatives, culturelles, religieuses, etc. Si par citoyenneté, « nous pouvons comprendre un statut qui confère des droits ainsi que des obligations, alors la participation du citoyen dans la vie de la nation dont il se réclame, devient l’autre pilier sans lequel aucune existence ou identité ne peut avoir de sens ».

Dès lors, a poursuivi ce professeur de philosophie, la problématique soulevée ici est de savoir quelle doit être l’attitude des jeunes chrétiens, voire leur participation dans la construction du pays ? Ou bien quelle doit être la place des citoyens chrétiens dans la vie politique de la nation qui se joue à des échelons divers (local, national et international) ? En clair, quel comportement politique devrait-on attendre des citoyens chrétiens, en particulier les jeunes, dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques et des programmes de développement que le Sénégal a décidés d’adopter pour son émergence ? Sommes-nous de véritables citoyens ? s’est encore demandé Henry Diatta.

Assumer ses responsabilités
 « Et si c’est le cas, que faisons-nous, que disons-nous sur tout ce qui se décide pour nous mais bien souvent sans nous ? Quel comportement doit adopter la jeunesse de notre pays en général dont on dit qu’elle est l’espoir et l’avenir de demain, dans un Sénégal où tout a été, tout est, et où tout sera politique ? Entre le centre et la périphérie, où est-ce qu’il faudra se positionner, si par centre il s’agit d’être pleinement un acteur et par périphérie adopter la posture du spectateur, de l’indifférent ? Telle est la problématique que ce professeur de philosophie a eu l’ambition d’analyser avec les jeunes chrétiens qui ont répondu massivement à l’invitation de Basile Kantoussan.

De l’avis d’Henry Diatta, ce thème marque le processus de maturation d’une conscience (prise de conscience) devenant de plus en plus réalité et la décision implicite de changer l’ordre des choses. Revendiquer des droits, c’est bien ; encore faudrait-il s’acquitter de ses devoirs. Car, a-t-il précisé, « de notre engagement dépendra l’avenir de notre village, de notre ville, de notre commune et sa place dans le Sénégal ». « Si choisir, c’est préférer une situation et laisser une autre, il faut aussi savoir que le choix suppose assumer ses responsabilités. En ne participant pas à la vie publique et politique de notre pays, les jeunes chrétiens devraient aussi éviter de s’offusquer lorsque le maire d’une commune, parfois même l’autorité administrative ou pire l’autorité rectorale d’une université ne réponde pas à nos événements qui nous tiennent pourtant à cœur », a-t-il enfin souligné.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le service régional des pêches et de la surveillance a saisi une importante quantité de poissons « yaboy » (sardine) impropres à la consommation dans un camion frigorifique. Le produit qui est estimé à deux tonnes et évalué à environ 1,5 million de FCfa, a été incinéré. Il est annoncé la construction d’un marché au poisson d’un coût de 200 millions de FCfa digne de son nom pour les populations de Tambacounda.

La saisie est une résultante de l’opération de routine de l’inspection régionale des Pêches. Son chef Aliou Diop en a profité pour inviter les populations à plus de collaboration afin d’éviter de consommer des produits impropres. Il urge, selon lui, de cultiver l’esprit de dénonciation pour aider son service à réussir la mission de surveillance qui lui est dévolue. Pendant l’opération d’incinération dudit produit impropre à la consommation, Aliou Diop, inspecteur régional des pêches, d’inviter la municipalité à plus de soutien dans la gestion du lieu qui sert de marché au poisson. M. Diop d’annoncer la construction prochaine d’un marché au poisson, précise-t-il.

Pape Demba SIDIBE

Le maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy, a inauguré, dimanche 30 avril, la rue baptisée El Hadji Ousmane Fansou Bodian, qui va du terrain de l’Acapes des Parcelles Assainies, des Hlm Grand Médine au cimetière musulman de Yoff, séparant du coup les unités 24 et 26. Ce geste vise à promouvoir les valeurs de paix du guide religieux.

Dans son intervention, le maire Moussa Sy a qualifié ce jour de mémorable après la délibération du 3 janvier 2017. Le choix, selon lui, se justifie par l’attitude du guide, qui est un érudit exemplaire. « C’est un homme de paix ; il a beaucoup contribué à la pacification de la crise casamançaise ; il a été à plusieurs reprises dans le maquis. Avant que je ne sois maire, il venait présider des veillées religieuses (Gamou) de ressortissants de la Casamance à travers l’association des ressortissants de Diégoune, de Kartiack, etc.», a-t-il affirmé. Moussa Sy a souligné que rendre hommage à ce saint homme de son vivant est une marque de considération. D’après lui, le marabout entretient le dialogue islamo-chrétien.

Quant au Grand Serigne de Dakar, El Hadji Abdoulaye Makhtar Diop, il a loué les liens séculaires qui existent entre Diolas et Lébous. Se réjouissant de cette cérémonie, il a affirmé qu’elle est inscrire dans la vie des institutions municipales du Sénégal. « Il n’y a pas de témoignage meilleur que celle-ci », a-t-il confié.

Le guide religieux El hadji Ousmane Fansou Bodian est né en 1942 à Diégoune, dans l’arrondissement de Tendouck, en plein Blouf. Chef religieux, c’est à l’âge de 7 ans que son père l’initia au saint Coran via l’alphabet arabe. A 14 ans, il maîtrise des œuvres de la jurisprudence islamique communément appelées « fik » telles que « Lakhdary », Asmawya », Moukhadimatoul izya », etc.

L’imam Bodian obtient son baccalauréat à l’école franco-arabe de la rue Thiers et commence alors une carrière d’enseignement et de prêcheur. Soufi humaniste connu à travers la Casamance et dans des pays de la sous-région comme la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali et la Mauritanie, Fansou a séjourné dans plusieurs pays comme au Maroc, en Egypte, en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Iran et en Syrie, pour approfondir ses connaissances islamiques. Maintenant, il s’est établi à Bignona pour vulgariser l’Islam. Considéré comme l’une des grandes figures de l’Islam dans la région de Ziguinchor, El Hadji Ousmane Fansou Bodian a réussi à implanter un réseau de plus de 300 écoles et instituts islamiques pour la formation des jeunes et l’encadrement de plusieurs imams sénégalais et de pays étrangers. Il est aussi connu pour l’instauration du dialogue interreligieux.
Avant-hier, étaient présents à cette rencontre l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, Ousmane Sonko, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

Ancienne communauté rurale, Diossong a été érigée en commune en 1997. Cette commune dirigée par le maire Momath Touré a fêté ses 20 ans d’existence le dimanche dernier. Cela a été un moment fort de communion et de partage. La cérémonie de lancement des festivités a été présidée par le ministre secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, en présence autorités locales, religieuses et coutumières. Cette cérémonie a été animée par la fanfare gambienne.

La célébration des 20 ans d’existence de cette commune a été une occasion pour le maire Momath Touré de faire un bilan d’étape de leur processus de développement. Diossong est entourée de part et d’autre par les communes de Djilor, Passy et Sokone. Peuplée de 28.000 âmes, cette commune dispose d’un budget de 111 millions de FCfa.

Selon le maire, Diossong ne dispose pas de beaucoup de ressources et les activités dominantes sont l’agriculture, le maraîchage, l’élevage et le petit commerce. Aussi a-t-il rappelé que le système de planification appliqué dans cette localité avec l’appui des Ong a permis de mettre Diossong sur le chemin du développement. Le maire Momath Touré s’est plu à dire que cette commune a bénéficié de beaucoup de réalisations du gouvernement et des partenaires dans les domaines de l’électrification, de l’hydraulique, de l’éducation, de la santé, des pistes de production, de l’allègement des travaux de la femme…  « Nous fêtons les 20 ans de notre commune parce que nous sommes satisfaits des réalisations du gouvernement et des partenaires », a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, l’ambition du maire Momath Touré est de faire véritablement de Diossong une commune émergente. Momath Touré a plaidé pour la réalisation d’un stade municipal, d’un centre de santé, d’un lycée, d’un Cem de proximité, de «daaras» modernes, d’un village artisanal, d’une salle des fêtes, etc. Aussi a-t-il lancé un appel pour l’électrification de certains villages, le renforcement de la connexion  internet et l’implantation d’une radio communautaire. Momath Touré est d’avis que si tous ces projets sont réalisés, Diossong sera bien entendu une collectivité locale émergente. Sur les projets de développement, il a rappelé que le Papej est en train de réaliser trois fermes agricoles dans le territoire communal. Il a également cité en exemple le projet de maraîchage des femmes qui récoltent 7 millions de FCfa par an. Dans la même lancée, le maire a fait savoir que dans cette commune, les producteurs ont une quantité de 100 tonnes de semences d’arachide pré-base et ils attendent un peu pour la distribution. De plus, le maire a rappelé que le gouvernement, à travers le Pudc, a fait bénéficier à cette commune 20 km de pistes de production. Aujourd’hui, Diossong est liée à la transgambienne par une piste de production réalisée par le projet Pafa.

Le Pudc a aussi réalisé un forage multi-village d’une capacité de 200 m3 pour l’approvisionnement en eau de 10 villages. Ce n’est pas tout car à côté de ce forage, a-t-il dit, une ferme agricole de 5 ha qui emploie 200 jeunes a été réalisée par le Pudc. Présidant la cérémonie, le ministre secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, a d’abord transmis ses salutations aux autorités locales, chefs religieux et coutumiers ainsi qu’aux populations très mobilisées. Latif Coulibaly a saisi l’occasion pour magnifier les excellentes relations qui existent entre Momath Touré et lui. Selon lui, Momath Touré est un homme intelligent, courageux et plein d’initiatives. C’est un homme, a-t-il ajouté, qui fait siennes les préoccupations des populations.

Le ministre Abdou Latif Coulibaly a tenu à remercier vivement Abdoulaye Ndiaye, maire de Keur Samba Guèye et Momath Touré qui ont été choisis comme étant les meilleurs maires du Sénégal par le projet Pafa pour leur travail remarquable allant dans le sens du développement et de la résolution des problèmes des populations.

Oumar  Ngatty BA

Le maire de Sandiara, Serigne Guèye Diop, a lancé dimanche les travaux de construction du Collège d’enseignement moyen (Cem) de Faylar, qui desservira également les villages de Godaguène et Soukhème. Cette nouvelle infrastructure qui sera réceptionnée à la prochaine rentrée, permettra à un millier d’élèves de continuer leurs études sans avoir à parcourir de très longues distances.

Les villages de Faylar, Godaguène et Soukhème auront bientôt leur Cem. D’un coût global de 24 millions de francs, cette infrastructure scolaire va régler l’épineux problème de déplacement des élèves des villages de Godaguène, Soukhème, Faylar, Ngol-Khassane et autres localités qui faisaient des kilomètres à pied pour aller étudier à Sandiara, Sessène, Thiadiaye et Mbour. Selon le maire Serigne Guèye Diop, ce collège devra permettra à un millier d’élèves de sa localité de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions au cycle moyen. Ce collège, a laissé entendre le maire, contribuera à préparer les futurs pensionnaires du lycée technique et professionnel et du lycée d’enseignement général de Sandiara qui, a-t-il dit, verra une réduction de ses effectifs conformément au Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet). Ce projet, a fait savoir Serigne Guèye Diop, entre dans le cadre du Plan une famille, un cadre dans dix ans (1-10-10). En plus de la pose de la première pierre du collège de Mbourokh prévu en fin mai, le docteur Serigne Diop a assuré que la carte scolaire de sa commune va davantage s’élargir avec d’autres collèges qui verront bientôt le jour. Le collège de Faylar, situé à 3 km à l’Est de Sandiara, commencera à fonctionner, selon le maire, dès la prochaine rentrée scolaire.

Cette initiative de la municipalité a été saluée par le directeur de l’école élémentaire de Faylar 1. Selon Demba Faye, les élèves du moyen n’auront plus à effectuer de longs déplacements pour aller étudier. Avec ce nouveau collège, a-t-il assuré, les difficultés que vivent les élèves de Faylar et autres villages seront de vieux souvenirs. Ce qui, a-t-il dit, pourrait impacter positivement sur les résultats et la qualité des enseignements.

Samba oumar FALL

La commune de Ndiarème Limamou Laye a célébré la journée internationale de la femme hier à la salle des fêtes de Hamo 4. Au menu de la célébration, un panel sur l’autonomisation des femmes. Une occasion pour les deux panélistes issues de Plan International Sénégal d’entretenir les femmes des comportements et attitudes à adopter pour aller vers une autonomisation effective.

Le développement du pays ne saurait se faire sans le renforcement du pouvoir socio-économique des femmes. C’est la conviction de Plan International Sénégal qui, tout en reconnaissant que l’Etat est en train de faire des efforts dans ce sens, n’en pense pas moins qu’il y a lieu de renforcer ce qui est fait ou ce qui est en train d’être fait afin que les femmes puissent être autonomes économiquement et qu’elles puissent acquérir les connaissances et le leadership qui leur permettent d’occuper les fonctions où les décisions se prennent, surtout celles qui  concernent les femmes et leurs enfants. « Il y a très peu de femmes gouverneurs, maires où simplement des femmes qui occupent des directions, bref, peu de femmes occupent des postes de direction si bien que ce sont les hommes qui prennent les décisions », a indiqué Raby Agne Seck, conseillère nationale en microfinance de Plan International Sénégal. Elle pense que même s’il est bon de parler de la parité, il faudrait en amont permettre aux femmes d’acquérir des connaissances qui peuvent leur permettre de pouvoir prendre une position et la défendre dans une assemblée nationale », a-t-elle ajouté, en insistant sur la nécessité pour l’Etat de promouvoir l’emploi et l’auto-emploi des femmes à travers l’entreprenariat, mais aussi la formation technique et professionnelle des femmes.

Raby Agne Seck a laissé entendre que tous les projets que Plan met en œuvre passent par le renforcement des capacités des femmes et des jeunes, leur faciliter l’épargne et le crédit. Mais aussi leur ouvrir des opportunités qui leur permettent de créer des entreprises viables et rentables en recevant la formation adéquate, les mettre en relation en cas de besoin avec des institutions de microfinance qui acceptent de développer des produits adaptés aux besoins des jeunes et des femmes et qui leur permettent d’aller de l’avant. Responsable technique genre du projet Show qui est un projet d’amélioration des résultats de la santé maternelle, néonatale et infantile mis en œuvre à Plan, Aminata Dior Ndiaye a estimé qu’il faut effectivement aller vers l’autonomisation des femmes pour leur permettre d’accéder à la santé maternelle, néonatale et infantile en levant les obstacles liés au genre et qui freinent l’accès des femmes à une bonne santé maternelle, néonatale et infantile.

Abdou DIOP

Le Pasa a organisé une réunion d’évaluation de la convention qui le lie à la Direction de l’Elevage hier dans la salle de conférence du Centre d’enseignement technique et féminin de Linguère. Une occasion saisie par le Dr Ibrahima Thiam qui a présidé cet atelier, pour lister les réalisations du projet.

Le Projet d’appui à la sécurité alimentaire qui intervient dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine a réalisé beaucoup d’infrastructures permettant les populations de vivre dans les conditions les meilleures. Selon Dr Ibrahima Thiam, dans le département de Linguère, le Pasa a mis en place 18 forages pastoraux dont 10 nouveaux et huit réhabilités, sans compter les deux nouveaux forages de Mogré (Linguère) et Kossas Namary (Oudalaye). Il a indiqué que le projet a réalisé dix nouveaux châteaux d’eau d’une capacité de 250 m3 à 25 m de hauteur avec un réseau d’adduction d’eau minimal de 5 km par forage, deux abreuvoirs triples, deux potences, trois bornes fontaines avec des équipements nouveaux pour les cabines de pompage en sus d’un logement pour le conducteur du forage.

Selon toujours lui, pour assurer un abreuvement du cheptel qui faisait des dizaines de kilomètres pour trouver de l’eau, huit mares pastorales sont aménagées dont les quatre sont réalisées et le reste le sera avant la saison humide. « L’objectif fixé pour les parcs à vaccination est largement dépassé avec 60 réalisations au lieu de 30. Il s’y ajoute les équipements des services techniques de l’Elevage en matériels de froid (frigos), seringues, aiguilles, gants, pistolets doseurs, glacières pour relever le plateau technique de la capacité vaccinale », a souligné le coordonnateur du Pasa, Dr Ibrahima Thiam, qui a stipulé que 45 motocyclettes avec le besoin nécessaire (carburant, entretien et maintenance) ont été distribuées aux collaborateurs.

Monsieur Thiam informe que « Sagatta-Djolof et Mbeuleukhé sont les communes où deux nouveaux postes vétérinaires sont implantés à côté de ceux de Barkédji et de Dahra qui sont réhabilités ».

Dans la zone silvo-pastorale, on ne peut venir en rescousse aux populations en faisant fi des produits vétérinaires. « Ainsi le projet d’appui à la sécurité alimentaire a ventilé 350.000 doses de vaccins itanew et un million de doses Pprh offertes pour la sauvegarde du bétail, 121 bergeries et 100 poulaillers. Il a également assuré le renforcement en capacités de 908 relais avicoles », dit-il.     

Les réalisations ne sont pas limitées là, car 12 magasins d’aliments de bétail, 25 hangars de stockage de fourrage, 15 étables laitières, 18 motofaucheuses, 25 unités pastorales et 153 comités de lutte sont venus gonfler la liste  des réalisations. Pour préserver le fourrage en luttant contre les feux de brousse, 748 kilomètres de pare-feu ont été aménagés dans le département de Linguère. Il renseigne  que le Pasa-Loumakaf qui est financé par la Bad à travers le Fonds mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire à hauteur de 20 milliards de FCfa, compte réduire ce taux au terme du projet.

Masse NDIAYE

Pour soutenir les populations dans le domaine de la santé, la commune de Patte d’Oie organise des consultations médicales gratuites depuis hier. L’objectif est déceler des pathologies précoces pouvant être soignées.

Le maire de Patte d’Oie, Banda Diop, a procédé au lancement des 72 heures de la commune hier vendredi. Ces activités seront rythmées par des journées de consultations gratuites les 28 et 29 avril avec une dizaine de spécialités : généraliste, odontologie, ophtalmologie, cardiologie, gérontologie, gériatrie, dentiste, etc. D’après le maire, cette activité, troisième du genre, est intégrée dans le programme social de la commune de Patte d’Oie. « Nous devons apporter un accompagnement à l’Etat du Sénégal dans le domaine de la santé. Laissé à lui seul, il ne peut pas régler tous les problèmes de santé. Nous avons jugé nécessaire de mettre à contribution une dizaine de spécialités pour déceler de manière précoce les pathologies de santé qui ne sont pas souvent connues des populations pour lesquelles nous pensons que c’est curable », a-t-il expliqué.

Pour cette randonnée, 2000 participants seront attendus et 5000 patients consultés en cette édition de 2017. Ces activités n’ont été possibles qu’avec l’appui du centre de santé Nabil Choucair et l’opérateur téléphonique Expresso dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) qui a mis une enveloppe de près de 15 millions de francs Cfa. « Nous avons augmenté les tentes pour écourter les files d’attente afin que nos populations soient dans de bonnes conditions de consultation », a-t-il jugé.
Les journées vont être clôturées par une randonnée pédestre ce dimanche 30 avril sur un circuit de 5 à 8 km.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le président du comité de gestion de l’école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar, Arona Ndiaye, s’est adressé à la presse pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’urgence et la nécessité de réhabiliter les bâtiments qui abritent depuis très longtemps cet établissement scolaire de la Langue de Barbarie.

Non seulement ces vieilles bâtisses menacent de tomber en ruines, mais elles sont à la portée des vagues de l’océan Atlantique. Du fait des conséquences désastreuses de l’érosion côtière et maritime, il ne reste plus grand-chose de ces vieux bâtiments. Des pans entiers de murs de clôture ont été détruits par les raz-de-marée.

Selon M. Ndiaye, l’heure est grave et la situation dramatique. « Guet-Ndar est en train de se faire «dévorer». Si c’est très bien de protéger les populations et les concessions de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer,  il serait également judicieux de penser à la protection et à la réhabilitation des bâtiments très vétustes qui abritent cette école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar, témoin des hauts faits de l’histoire de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) ».

La mer est agitée, a-t-il précisé dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat, et, « à travers les bâtiments qui abritent cette école, une brèche naturelle pourrait se créer d’un moment à l’autre. Il serait peut-être possible de mobiliser l’armée ou de trouver d’autres solutions qui pourraient permettre une protection durable de cet établissement scolaire ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Après la première phase du projet « Sonooya » qui a donné des résultats probants dans l’accompagnement des populations pour améliorer la sécurité alimentaire de 13 villages de l’arrondissement de Maka, le Secours Islamique France (Sif) est venu en force avec un fonds de près de 541.466.950 FCfa  pour une durée de 30 mois. Une seconde phase qui cible la sécurité alimentaire, l’eau, l’hygiène l’assainissement et l’enfance pour toucher près de 3992 personnes de 15 villages des communes de Kahène Maka et Niani Toucouleur de la région de Tambacounda.

Le témoignage éloquent d’Oureye Ba, présidente de groupement de promotion féminine, sur l’amélioration de leurs conditions d’existence en dit long sur la qualité de l’intervention réussie par Sonooya 1 dans cet arrondissement de 2011 à 2014. L’adjoint au gouverneur chargé du développement Awa Diop Ndiaye, en donnant le coup d’envoi de la deuxième phase, a salué l’objectif du Secours Islamique France (SIF) d’améliorer les conditions de vie des populations rurales par le renforcement de la sécurité alimentaire ainsi que la capacité de résilience. Cette ambition déclarée pour M. Ndiaye du projet 2 « Sonooya » mise en œuvre à travers le Sif touche 15 nouveaux villages qui ont été identifiés afin de bénéficier des avantages de cette seconde phase.

A terme, il s’agira de renforcer la résilience des ménages de la zone en augmentant la diversification des activités productives et économiques, de renforcer également la dynamique communautaire pour une meilleure participation des communautés à améliorer leurs propres conditions de vie, selon Mme Ndiaye. L’adjointe au gouverneur en charge des questions de développement de se réjouir de ce projet qui intervient pour la lutte contre l’insécurité alimentaire. Il s’agit également de renforcer les capacités de résilience des populations cibles. « Je salue les efforts déployés par le Sif ainsi que les autres partenaires au développement afin d’améliorer les conditions des populations les plus démunies ».
Il a été beaucoup question, au cours de ce lancement, de la prise en charge des couches vulnérables sur les questions de sécurité alimentaire, d’eau, d’hygiène, d’assainissement et de l’enfance dans la région de Tambacounda. Car la première phase dudit projet a permis d’enclencher le développement dans 13 villages des communes de Maka et de Niani Toucouleur. Stéphanie Prat, chef de mission Sénégal pour le Sif, de souligner que c’est un véritable projet d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience des populations rurales de Tambacounda.

En un mot, c’est un programme intégré avec cinq volets dont l’appui au développement agricole, avec des activités maraîchères, vivrières, la riziculture, la distribution de semences, de matériels agricoles, l’appui à la conservation et au stockage des récoltes, l’appui au développement du petit élevage. Il y a, à la clé, des aménagements de périmètres de bas-fonds et des formations d’appui et technique aux producteurs. Pour cette phase 2, la commune de Kahène dans le département de Koumpentoum a été sélectionnée. D’ailleurs, pour Khadim Ndiaye, chargé de programme pour cette seconde intervention, 300 ménages seront touchés pour environ 4.000 personnes dont 930 enfants de moins de cinq ans. La combat reste pour Khadim d’atteindre l’objectif défini de renforcer la résilience des populations ciblées.

Pape Demba SIDIBE

Le Conseil départemental a validé son plan de développement local pour des besoins d’investissements évalués à près de 100 milliards de FCfa.

C’est le montant qu’il va falloir aller chercher auprès de l’Etat et de partenaires financiers pour ainsi, comme l’a souligné la présidente du conseil, Mme Seynabou Gaye Touré, « favoriser un développement territorial mettant en synergie des communes partageant un vécu et des potentialités spécifiques dans une dynamique d’intégration : zone rurale/zone urbaine ». Les conseillers départementaux réunis en session avant-hier ont en effet parcouru le document de planification qui a été élaboré à cet effet à travers un exercice du diagnostic réalisé avec les populations en collaboration avec l’Agence régionale de développement, principal bras technique du Conseil départemental ainsi que les services techniques de la localité.

« Ce qui nous a permis, de manière raisonnée, d’identifier les axes prioritaires dont la mise en œuvre va passer par l’élaboration d’un plan d’actions pluriannuel décliné en programmes mis en œuvre à travers une série de projets prioritaires localisés d’ici à l’horizon 2023 ». Le Conseil départemental de Tivaouane veut ainsi mettre en œuvre son approche de la territorialisation des politiques publiques qui, selon la présidente Mme Seynabou Gaye Touré, « est une bonne pratique d’aménagement du territoire qui induit l’intégration de la dimension territoriale dans les planifications économiques et sociales en rééquilibrant les investissements selon le principe d’équité et de péréquation ».
A cet égard, le document a pris en compte les paramètres liés aux potentialités et vocations des territoires qui constituent, de l’avis de Chérif Diagne, directeur de l’Ard de Thiès, « des opportunités d’élaboration et de mise en œuvre des projets des territoires, la promotion du partenariat public-privé qui s’appuie sur une information territoriale fiable et des projets de territoire pertinents et durables ».

Le document de planification du développement départemental de Tivaouane comporte ainsi les éléments du diagnostic mettant en évidence le potentiel économique, social et culturel du département, les besoins prioritaires identifiés en concertation avec les populations, les services déconcentrés de l’Etat et tous les autres acteurs concernés, les ressources et les dépenses prévisionnelles afférentes aux années de mise en œuvre du plan de développement départemental. « Il répond ainsi à l’impérieuse nécessité de prendre en compte les besoins exprimés par les populations à la base dans les terroirs pour bâtir une politique de développement territorial durable et équilibré, adossée à une gouvernance territoriale concertée », souligne l’ancienne ministre des Sénégalais de l’extérieur. Mme Seynabou Gaye Touré fait noter que « pour impulser le développement à la base, il va falloir miser sur l’exploitation et la valorisation de toutes les potentialités socio-économiques et les savoirs locaux dont regorge le département de Tivaouane ».

Un plan adossé au Pse et au Pudc
« Le tout adossé au Plan Sénégal Emergent (Pse) mais aussi au Plan d’urgence de développement communautaire (Pudc) que l’Etat a mis en place pour impulser le développement à la base, à travers la déclinaison d’axes prioritaires de développement du département de Tivaouane qui découle de l’analyse des problèmes et contraintes auxquels sont confrontées les populations et de la vision qu’elles ont des transformations nécessaires à son épanouissement », clarifie Mme Seynabou Gaye Touré. Les axes prioritaires listés sont l’appui à la création de pôles  agro-pastoraux, l’appui au financement des activités de transformation (agricole - halieutique), l’élevage et la pêche, l’appui à la création d’infrastructures et aux équipements éducatifs pour améliorer l’accès aux services.

Aussi, la prise en charge des personnes handicapées à travers le renforcement des équipements et infrastructures, le développement d’infrastructures sanitaires et le relèvement du plateau technique médical, la reconstitution et la protection de la biodiversité figurent en bonne place de ce plan de développement de Tivaouane; tout comme la gestion du cadre de vie, le renforcement de la mobilité à l’échelle du département, l’appui au développement des activités sportives et la création des structures de sécurité de proximité

El Hadji Mohamadou SAGNE

Sous la houlette de son coordonnateur général Mamadou Mbodj, le Forum civil a procédé, mardi dernier, à Ziguinchor, à la remise de labels de bonne gouvernance à 10 communes de la Casamance, en présence du président de l’association des maires du Sénégal, Aliou Sall. La mairie de Pata a reçu la plus haute distinction (or).

La cérémonie a été présidée par le préfet du département, Ibra Fall, devant un parterre de personnalités. Et les labels de bonne gouvernance ont été remis aux communes de Ziguinchor, Oussouye, Bignona, Diembéring, Kolda, Vélingara, Pata, Sédhiou, Goudomp et Bona. Les maires ainsi honorés et leurs représentants - pour certains - ont apprécié cette expérience qui, à les croire, leur a permis de mettre en place des mécanismes appropriés de bonne gouvernance en matière de gestion des affaires de leurs municipalités. Ils ont été félicités par tous pour cela, mais surtout pour avoir eu le mérite d’avoir accepté de jouer le jeu de la transparence et de la bonne gouvernance à travers l’expérience de la certification citoyenne qui leur a été proposée par le Forum civil.

Le président de leur association nationale s’en est également réjoui. Aliou Sall, par ailleurs maire de la commune de Guédiawaye (Dakar), n’a pas manqué de rappeler que la participation citoyenne à la gouvernance locale est devenue une obligation égale, « puisque inscrite dans le nouveau Code général des collectivités locales communément appelé Acte 3 de la Décentralisation ». Donc, M. Sall a appelé tout le monde à travailler à la mise en œuvre de ce principe de la participation des citoyens dans la gestion des affaires de nos communes, villes et départements.

Un programme dans 50 collectivités locales
L’édile de Guédiawaye a assuré que c’est convaincu de la pertinence de cet outil et persuadé de l’utilité, ainsi que de l’efficacité de la participation des citoyens dans les affaires municipales que l’association des maires du Sénégal a souhaité travailler avec le Forum civil, dans le cadre d’un programme soutenu par l’Union européenne et qui va couvrir, dans un premier temps, 50 collectivités locales du pays. Il a réitéré la disponibilité de son association à travailler avec le Forum civil pour un ancrage définitif de la participation citoyenne dans la gouvernance municipale. « La participation citoyenne, fait-il remarquer, n’est pas pour nous une tendance à la mode. C’est au contraire un principe aux vertus multiples ».

Selon Aliou Sall, en obtenant la participation des populations à l’ensemble du processus budgétaire par exemple, le maire est assuré d’avoir affaire à des citoyens parfaitement informés des réelles possibilités et des limites objectives de la commune. Pour M. Sall, l’intérêt de la certification citoyenne est de permettre au maire d’avoir un canevas de travail, ainsi qu’un espace de communication permanente et de rendre compte régulièrement de sa gestion des affaires de collectivité. Il a estimé que c’est un atout que les maires doivent saisir.

El Hadj Moussa SADIO

La coopération décentralisée entre ces collectivités du Nord et du Sud repose sur une démarche partenariale autour d’enjeux partagés liés à l’éducation, à la santé et à la gestion des ressources naturelles. Le principe de cette coopération est essentiellement basé sur la réciprocité, l’entraide, la confiance, l’égalité et le plaisir de partager.

Dans ce processus, beaucoup d’acquis ont été notés grâce à l’appui de communes du Royaume de Belgique, notamment Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et Nevele, constituées en une inter-collectivité nommée LoWaZoNe. Des voyages d’échange d’expériences, la réhabilitation et l’équipement d’écoles, la réhabilitation et l’équipement de postes et cases de santé, entre autres, sont des activités qui ont été menées entre ces collectivités du Nord et du Sud.

Dans le domaine de l’éducation, plus de 15. 065. 562 FCfa ont été investis dans le financement de projets clairement définis avec un objectif qui est, avant tout, d’assurer une amélioration et un renforcement du système éducatif dans les écoles de Keur Mousseu, Pout et Diender, qui ont exprimé le désir de former l’inter-collectivité dénommée KeMoPoDi, à travers la prise en compte des besoins et priorités exprimés par les acteurs locaux, mais aussi et surtout par une plus grande responsabilisation et participation des communautés.

Au plan sanitaire, l’association « les Amis de KeMoPoDi », une structure mise en place à LoWaZoNe a pris en charge le volet santé et a entrepris des actions d’appui aux structures sanitaires de KeMoPoDi. Là également une enveloppe de 12. 791. 160 FCfa a servi à assurer l’amélioration de l’état de santé des populations par une prise en compte des besoins et priorités exprimés par ces dernières, mais aussi et surtout par une plus grande responsabilisation et participation des communautés. Tout le programme de l’association est mis en œuvre par le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) qui collabore avec le district sanitaire et les comités de santé dans la réalisation des activités.

Plusieurs bénéficiaires de ce partenariat
La gestion durable de l’environnement est aussi un défi majeur pour les collectivités locales du Sénégal qui, il faut le reconnaître, rencontrent d’énormes difficultés pour assumer une gestion durable des ordures ménagères. Grâce à cette coopération, 3. 410. 976 FCfa ont été dégagés pour résoudre la situation que pose la question de l’insalubrité, laquelle engendre des nuisances importantes pour les populations et des conséquences néfastes sur leur santé, leur environnement et leurs ressources naturelles.

Pour ce qui est de la gestion communautaire des ordures ménagères qui est une préoccupation majeure pour les collectivités locales de Keur Moussa, Pout et Diender, le Graim a démarré en collaboration avec les collectivités de LoWaZoNe, un processus de réflexion vers un système pilote de gestion durable des ordures ménagères.

« Cela concrétise les axes de collaboration entre KeMoPoDi et LoWaZoNe, en ce sens qu’il cherche à organiser les acteurs des organisations communautaires de base et de la société civile, ceux de la santé et de l’éducation autour d’une gestion durable des ordures ménagères, l’ambition étant de contribuer à l’assainissement et la gestion durable du cadre de vie dans l’espace KeMoPoDi », souligne André Demba Wade.

Mouhamadou SAGNE

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