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Régions (1184)

Le Programme de développement touristique (Pdt) de Saint-Louis vient de mettre à la disposition de la municipalité de la capitale du Nord deux bennes tasseuses qui permettront d’améliorer le ramassage quotidien des ordures ménagères et des déchets solides.

Le premier magistrat de la ville tricentenaire, Mansour Faye, avait déjà réceptionné, la semaine dernière, deux autres bennes tasseuses offertes par Suez Environnement et attend trois autres de ses partenaires.
Ainsi, avec 7 bennes tasseuses, la nouvelle équipe municipale dirigée par Mansour Faye compte relever le défi de la grande croisade contre l’insalubrité, conformément à ses engagements vis-à-vis des populations de la vieille cité.
Selon le directeur des  services municipaux de nettoiement, Arona Ndiaye, « ces véhicules sont réceptionnés au moment opportun. Ils sont conçus pour faire du porte-à-porte dans les quartiers, en vue d’enlever régulièrement les ordures ménagères. Nous demandons maintenant aux populations de poser les poubelles devant les maisons et autres concessions, afin de nous faciliter ce travail pénible de ramassage des ordures ».
Il a surtout exhorté les populations à éviter de verser les ordures sur les berges du fleuve, saluant  les efforts constants et louables déployés par le maire Mansour Faye et les membres de son staff dans le cadre de cette grande croisade contre l’insalubrité.  

Mbagnick Kharachi DIAGNE



 

Le Programme régional de gestion durable des terres (Prgdt) du comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) a été mis en œuvre depuis 2 ans dans 7 villages de la commune de Djilor-Saloum (département de Foundiougne). Ce programme exécuté sur le terrain par le projet Caddel tire à sa fin.

A la tête d’une mission d’évaluation, Dr Sibiri Jean Ouédraogo, responsable du département des études et recherches, environnement et marchés au Cilss, s’est dit satisfait de toutes les actions menées sur terrain dans le cadre de ce programme. La délégation composée d’experts du comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) s’est rendue dans la commune de Djilor-Saloum (département de Foundiougne) pour faire l’évaluation des deux années d’exécution du Programme régional de gestion durable des terres (Prgdt) dans 7 villages de la forêt communautaire de Keur Baba Samaké (Goudème, Bayé, Keur Cheikh, Keur Mathioro, Dagassoukoune, Keur Farba et Keur Bakary). Sur le terrain, les experts du Cilss ont constaté de visu les différentes actions dans le domaine du maraîchage, du compostage, de l’apiculture, du reboisement, les foyers améliorés. Selon Dr Ouédraogo, toutes ces actions ont permis de diminuer la pression sur l’environnement. Aussi a-t-il indiqué que ces actions ont également permis aux populations de se créer des revenus. Pour lui, tout cela constitue des acquis et une expérience à partager avec les autres dans le cadre de la protection du patrimoine naturel. Dr Ouédraogo a également soutenu que l’aspect social a été pris en compte, signalant que les populations ont créé des couloirs qui ont permis d’éviter les conflits entre agriculteurs et éleveurs. De plus, il a beaucoup insisté sur le désensablement des mares pour créer les conditions de disponibilité en eau et sur les conditions favorables pour une diversification des espèces. L’expert du Cilss a soutenu que les projets d’investissements que le Cilss a pu mettre en œuvre au profit de la commune de Djilor-Saloum ont connu une réussite, signalant que  les expériences sont à partager avec les autres pays.

Oumar Ngatty BA


Ale Lo MaireLes populations de la commune de Taïba Ndiaye, à l’instar de celles de toute la région de Thiès, préparent activement l’inauguration de la centrale de Tobène Power mardi prochain. Alé Lô, l’édile de la commune que nous avons rencontré, salue les efforts du chef de l’Etat qui a décidé de porter la couverture électrique en milieu rural à 65% en 2017.

« C’est un investissement de plus de 100 milliards de nos francs qui a été fait pour la réalisation de la centrale de Tobène Power. Cela pour produire 100 mégawatts à verser dans la production de la Sénélec », renseigne le maire de Taïba Ndiaye. Pour ce dernier, tous ces projets énergétiques vont permettre au Sénégal de produire suffisamment d’électricité afin que dans les trois prochaines années, les problèmes de délestages restent derrière nous. « Si l’énergie est un facteur de développement, il reste que le Pse ne saurait connaître un succès sans le règlement définitif de l’approvisionnement de notre pays en énergie », note-t-il, pour mieux apprécier la visite du chef de l’Etat dans la région de Thiès voire la commune de Taïba Ndiaye. L’énergie n’est plus un luxe dans certaines zones du Sénégal, néanmoins le besoin se fait sentir dans certaines zones rurales. C’est pourquoi, au nom de toutes ces populations rurales, le maire Alé Lô salue cette volonté du chef de l’Etat de porter le taux de couverture de l’électricité dans le monde rural à 65% en 2017.

Evoquant la mise en œuvre de la seconde phase de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation, l’édile de Taïba Ndiaye cite, entre autres actions à mener, le règlement du financement des collectivités locales, la cohérence territoriale, la mise en place des pôles économiques territoriaux, la décentralisation du budget consolidé d’investissement pour toutes les compétences et pour toutes les régions, enfin, la territorialisation des politiques publiques. « La commune de Taïba Ndiaye a eu une gestion prudente de son fonctionnement et les recouvrements mensuelles nous permettent de couvrir largement le budget de fonctionnement », lâche l’édile de Taïba Ndiaye. Avec un budget de 600 millions de FCfa par an, les dépenses de fonctionnement ne font que 30%, note-t-il, avant de dire que les 70% vont entièrement à l’investissement. Aujourd’hui, l’implantation de sociétés comme Tobène Power et Saréol va apporter une patente annuelle qui pourrait atteindre, ne serait que pour la centrale de Tobène Power, 200 millions de FCfa. L’autre société en gestation, Saréol, va produire 150 mégawatts à vendre à la Sénélec.

Quid du débat en cours sur le prochain référendum ? Alé Lô est de ceux qui optent pour le septennat et qui pensent qu’un pays comme le Sénégal gagnerait plus de temps à travailler davantage que d’organiser des élections tous les deux ans. « C’est dans les pays développés où le système de gouvernance est très rodé et où les partis et coalitions de partis en face ont une expertise avérée dans la gestion de l’Etat, on peut se permettre d’aller en élection tous les deux à trois ans », argumente-t-il. « Néanmoins, souligne-t-il, nous pensons que le président a bien respecté la décision du Conseil constitutionnel en dépit de l’engagement qu’il avait fait de réduire son mandat à cinq ans. En ma qualité de maire de Taïba Ndiaye et président de l’Alliance rurale pour l’émergence, je voterai le Oui et je demanderai mes collègues maires et acteurs du monde rural à voter massivement Oui à l’occasion du référendum du 20 mars prochain ».

Babacar Bachir SANE


Makane Mbengue prefetMakane Mbengue, le nouveau préfet du département de Tivaouane, a été installé dans ses nouvelles fonctions par le gouverneur de région Amadou Sy.

Son prédécesseur Maguette Diallo termine en même temps sa carrière administrative, admis qu’il est à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Le nouveau préfet Makane Mbengue qui n’est d’ailleurs pas en terrain inconnu pour avoir servi en tant qu’enseignant à Tivaouane mesure déjà la lourde tâche qui l’attend dans la cité religieuse, mais qui pour autant ne devrait pas être difficile avec son expérience dans la gestion des manifestations religieuses que la ville de Tivaouane abrite souvent avec la convergence des fidèles de la tarikha tidjane. Comme l’a rappelé le gouverneur Sy, « Makane Mbengue a passé une bonne partie de sa carrière dans la région de Diourbel où il a été adjoint au gouverneur et préfet de Mbacké d’où il vient pour occuper son nouveau poste ». On sait que dans cette région de Diourbel, le magal de Touba est un des plus grands rendez-vous religieux mourides à l’image du gamou de Tivaouane.

Cependant d’autres défis attendent Makane Mbengue qui compte, selon lui, « inscrire son action dans la prise en charge des préoccupations quotidiennes des populations du département de Tivaouane ».

Plusieurs témoignages de satisfaction ont été faits sur El Hadji Maguette Diallo pour l’excellent travail qu’il a abattu dans les actions de tous les jours, le temps de son séjour dans la cité religieuse où il a supervisé de mains de maître les grands travaux du chef de l’Etat qui lui ont valu aujourd’hui la satisfaction des populations.

M. SAGNE


TivaouaneLe Réseau d’appui aux initiatives des femmes du Cayor (Raifc) et le Pamecas ont, samedi à Tivaouane, signé une convention de financement de 100 millions de FCfa.

Cette enveloppe va, selon la présidente du réseau, l’ancienne ministre et actuelle présidente du conseil départemental de Tivaouane, Mme Seynabou Gaye Touré, permettra « de promouvoir le développement communautaire à travers les initiatives locales des femmes ». Cet argent, souligne-t-elle, « sera distribué aux femmes du réseau qui compte aujourd’hui plus de 5000 membres qui sont organisés en groupes de 100 à 150 femmes et qui s’activent dans diverses activités en tenant compte des réalités locales. Cette stratégie nous a d’ailleurs permis de pouvoir mieux nous orienter vers nos partenaires qui commencent à se manifester pour nous accompagner. C’est le cas de la Pamecas avec qui nous avons signé cette convention de financement ». Mme Seynabou Gaye Touré de remercier ainsi, au nom du Réseau des femmes du Cayor, les responsables de la Pamecas pour cette marque de confiance en mettant en place ce fonds qui va, à coup sûr, accroître les activités de leurs membres dont l’accès aux crédits constituaient le principal goulot d’étranglement afin de travailler à promouvoir la diversification de leurs activités génératrices de revenus.

Les femmes du Cayor s’activent le plus dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’artisanat, de la transformation des produits halieutiques, entre autres. Un réseau d’exploitation et de traitement de la quinine pour accroître les revenus des femmes à travers l’arboriculture du Nim est en ligne de mire du réseau d’appui aux initiatives des femmes du Cayor qui ambitionne d’améliorer les conditions de vie et d’épanouissement de ses membres. « C’est-à-dire des femmes porteuses d’initiatives  économiques aptes à réussir la connexion  des réseaux nationaux, régionaux et sous-régionaux dans l’action économique pour relever les défis du millénaire », a indiqué Mme Seynabou Gaye. Les femmes de Tivaouane souhaitent également bénéficier des dividendes des actions salvatrices du gouvernement dans tous les domaines, particulièrement de l’éducation, de la santé et de l’hydraulique. La présidente du réseau a saisi l’occasion de la cérémonie pour inviter les femmes du département de Tivaouane, venues en masse, à voter pour le « Oui » massif au référendum du 20 mars.

El Hadj Mouhammadou Sagne


Trafic de bois 2Le directeur des Eaux, forêts, chasses et de la conservation des sols, colonel Baïdy Bâ, a réitéré, mercredi, à Bignona, l’engagement de ses services à poursuivre la traque des trafiquants de bois avec les forces de défense et de sécurité jusque dans les villages les plus reculés aux frontières avec les pays limitrophes du Sénégal.

« Nous n’allons pas accepter que nos forêts soient détruites au profit d’autres chez qui on n’ose pas toucher aux forêts », a fait savoir le colonel Baïdy Bâ. Cependant, il s’est félicité de la diminution du phénomène depuis que les Eaux et forêts ont commencé à faire des patrouilles mixtes avec l’armée, à travers toute la Casamance naturelle (régions de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor) pour traquer les trafiquants de bois. Le directeur des Eaux et forêts a pu constater les importantes saisies de ven et de khaya (entre autres essences forestières) et de leurs moyens de transport (motos, bicyclettes, camions, charrettes) que la brigade de Bignona a réussi à faire sur des trafiquants de bois et leurs complices.

Sur sa lancée, le directeur des Eaux et forêts a annoncé la création de nouveaux postes avancés aux frontières pour renforcer la lutte contre le trafic illicite de bois. Il a aussi révélé avoir déployé cette semaine 250 agents des Eaux et forêts (51 ingénieurs des travaux, 35 agents techniques et 150 gardes) à travers le pays, avec un focus sur les régions Sud (Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor). Par ailleurs, le directeur des Eaux et forêts a insisté sur l’aménagement des forêts classées. Comme cela est en train de se faire dans la région de Ziguinchor, notamment dans les forêts classées de Kourouck, Caparan, Tobor, Kalounayes et Boutolatte, ainsi que dans la forêt communautaire de Mangangoulakh. D’après le colonel Baïdy Bâ, c’est la seule façon de sauvegarder nos forêts et de permettre aux populations riveraines d’en tirer le maximum de profits, en augmentant leurs revenus et en améliorant leurs conditions de vie.

Moussa SADIO


Projets NdarLes conseillers municipaux de la capitale du Nord, mobilisés derrière le premier magistrat de la ville, Mansour Faye, travaillent d’arrache-pied pour mettre en œuvre quatre projets de développement de grande envergure pour un coût global de 800 millions de FCfa.

Il s’agit de certains travaux d’aménagement et de réhabilitation (pour un coût de 25 millions de FCfa) du grand marché de Tendjiguène situé dans le faubourg de Sor, à quelques encablures de la gare ferroviaire et communément appelé « Marché de la gare ». Il est prévu aussi d’autres travaux de réhabilitation des dispensaires de Sor (pour 40 millions de FCfa) et de Diamaguene (pour 30 millions de FCfa), de réfection de la Maison de Lille (pour un coût global de 700 millions de FCfa, avec une salle de conférence de 496 places, l’aménagement d’un boulodrome, d’un terrain de basket avec mini gradins, d’une salle de sports, d’une salle informatique et d’une piscine).

Au terme de la dernière tournée qu’il avait effectuée dans la commune de Saint-Louis, en vue de s’enquérir de l’état d’avancement des grands travaux entrepris par son équipe municipale, le maire Mamadou Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, avait réaffirmé sa farouche volonté de tout mettre en œuvre pour faire de 2016 une année de réalisations.

Un tour effectué hier au marché de la gare nous a permis de constater que les ouvriers ont déjà installé le réseau d’assainissement et entamé les travaux de construction de la route allant à Diamaguène avec accès à l’Avenue Général De Gaulle.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


ZiguinchorDepuis plusieurs années, Ziguinchor souffre d’un certain nombre de problèmes qui entravent son développement. Impuissantes, les populations sollicitent l’aide de l’Etat à travers un programme spécial pour sortir la ville de l’ornière.

Pour ce Ziguinchorois lambda, en l’occurrence Hubert Sagna, la voirie est vétuste surtout au centre-ville et il faut impérativement la reprendre. « Parce que, souligne-t-il, l’état piteux des routes qui ne favorise pas la mobilité urbaine ralentit les activités économiques et les affaires. Conséquences : les gens perdent beaucoup de temps et d’argent dans des détours à n’en plus finir ». L’assainissement est aussi une question très importante pour laquelle notre interlocuteur a souhaité des solutions urgentes.

A son avis, l’absence de canalisation constitue une source de problèmes liés à l’assainissement. Il a cité, entre autres, les ordures de tous genres « qui jonchent les rues », les eaux usées « qui indisposent par leur odeur nauséabonde les populations ». Hubert Sagna n’a pas occulté la question de la vidange des fosses septiques. « On note que la mairie a des difficultés pour trouver un site de déversement », a-t-il fait remarquer.

L’éclairage public, d’après notre interlocuteur, fait partie des écueils qui empêchent la ville de Ziguinchor de sortir de sa ruralité. « Dès que le soleil disparaît, la visibilité devient nulle. Ce que favorise l’insécurité. En d’autres endroits, on est obligé de sortir avec une lampe torche pour s’éclairer. Ce qui donne à Ziguinchor le caractère d’une ville rurale ». Hubert Sagna a ajouté que l’autre problème de Ziguinchor, c’est le chômage, « qui, dit-il, a fini de rendre les populations vulnérables. Ces dernières sont devenues pauvres dans leur écrasante majorité ».

D’après M. Sagna, cette situation est liée à la fermeture d’unités de transformation de produits halieutiques surtout. « On peut évoquer le cas de la Sochechal qui pouvait employer plus de 3 000 personnes (hommes et femmes), soulageant des milliers de familles. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ». Notre interlocuteur de faire savoir : « La Suneor, la seule unité industrielle sur laquelle les Ziguinchorois étaient obligés de se rabattre, agonise, n’arrivant pas à tourner toute l’année faute de matière première (arachide) ».

Sur tous ces problèmes qui assaillent la ville de Ziguinchor, Hubert Sagna soutient que l’Etat doit intervenir, « à l’image de ce qui est en train de se faire en matière de voirie urbaine ». A son humble avis, la mairie de Ziguinchor ne dispose pas de moyens pour régler toutes ces questions évoquées. Il a expliqué que la part du budget réservée à l’investissement est insignifiante. « Et j’exhorte l’Etat à élaborer un programme spécial Ziguinchor comme Kolda, Fatick et Thiès en ont bénéficié », a martelé ce Ziguinchorois. « Cela pourrait enlever de la tête de beaucoup de gens ce sentiment d’exclusion auquel ils croient », indique-t-il. « L’autre avantage, poursuit M. Sagna, c’est que Ziguinchor va se renforcer en infrastructures et jouer pleinement son rôle de pôle sous-régional de développement ou de hub pour des pays limitrophes comme la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali et la République de Guinée ».

M. Sagna n’a pas manqué d’inviter les autorités municipales à faire plus d’efforts pour prendre en charge les besoins des populations « qui les ont élues, rappelle-t-il, sur la base d’un programme clairement décliné par le maire Abdoulaye Baldé lors de ses investitures en 2009 et 2014 ». Hubert Sagna a estimé que la marie devrait pouvoir investir davantage la coopération décentralisée pour en tirer le maximum de profits. « Même si à ce niveau, reconnaît-il, les ressources deviennent de plus en plus rares ».

Moussa SADIO


TambacoundaL’Ancar a reçu cette année un appui institutionnel du Programme d’appui pour le développement agricole et l’entrepreneuriat rural (Padaer) qui s’élève à 20 millions de FCfa pour l’investissement et le fonctionnement.

Cet appui institutionnel constitue un souffle nouveau  sur le fonctionnement de l’Agence nationale pour le conseil agricole rural (Ancar) qui a une mission d’encadrement du monde rural. Pour Lucien Ndecky, le responsable de la zone Sénégal oriental et Haute Casamance de l’Ancar qui regroupe les régions de Tambacounda, de Kédougou et de Kolda, ce montant ne tient pas compte de l’enveloppe ayant aidé l’Ancar à recruter du personnel. « Pour cette deuxième campagne de collaboration particulière, le Padaer nous a gratifiés d’un appui institutionnel conséquent », souligne ce dernier. « Ce programme a permis à l’Ancar d’étoffer son personnel à travers le recrutement de 11 agents stagiaires dont 9 jeunes diplômés », ajoute-t-il. Avec cette enveloppe, note-t-il, l’Ancar a acquis cinq motos, dix ordinateurs portables et deux ordinateurs fixes, en plus de sept clés de connexion et 10 appareils Gps. Pour le responsable zonal de l’Ancar, la moto est le premier outil de travail des conseils agricoles ruraux basés sur le terrain. En plus du Gps très important dans la localisation, l’outil informatique est utilisé par les agents sur le terrain pour capitaliser les données recueillies et les envoyer au quotidien. Additionné au financement d’un plan d’actions de l’Ancar, cet appui porte le financement global du Padaer à l’Ancar pour la présente campagne à près de 80 millions de FCfa.

Pour Lucien Ndecky, cet appui  améliore les conditions de travail et le rend « plus efficace » que l’année dernière où elle s’était vue confier « beaucoup de travaux pour peu de moyens ».

Abdoul Aziz Diakham, spécialiste qui appuie les producteurs du Padaer et coordonnateur des activités opérationnelles de ce programme pour la zone de Tambacounda, a expliqué que l’objectif de cet appui d’un montant exact de 20,6 millions de FCfa est d’aider l’Ancar à être opérationnelle. Pour lui, le Padaer avait signé l’année dernière un protocole avec l’Ancar, lequel contrat avait permis d’appuyer une quarantaine de producteurs pour qu’ils soient autonomes. Et à cause des difficultés rencontrées pour atteindre cet objectif, l’option a porté maintenant sur un appui institutionnel à l’Ancar pour qu’elle puisse jouer son rôle d’accompagnement des organisations de producteurs et des micros et petites entreprises rurales. Pour ce faire, le renforcement des ressources humaines et l’appui logistique étaient « plus qu’une urgence » pour avoir la mobilité requise afin d’encadrer les bénéficiaires. La finalité est de faire en sorte que les 157 organisations de producteurs suivies dans la région arrivent à un niveau d’autonomie organisationnelle et de professionnalisation leur permettant d’assumer correctement leur mission.

Pape Demba SIDIBE


SaemaulLe préfet du département de Dagana, Moustapha Ndiaye et la première adjointe au maire, Mme Anta Diop Niang, ont mis à profit le forum organisé par les partenaires sud-coréens pour se réjouir de la mise en œuvre du concept « Saemaul Undong » dans les villages de Talbakhlé et de Ndombo Alarba.

Le forum s’est tenu en présence du directeur de l’Ufr des Sciences agronomiques et de l’Aquaculture de l’Ugb, Pr Mateugue Diack et du Point Focal du Seamaul à l’Ugb, Pr Badara Sall. Tous les deux ont souhaité l’extension de ce projet à d’autres localités sénégalaises. Plus explicite, Anta Diop Niang qui a bénéficié d’une formation en Corée du Sud sur le Saemaul, le préfet Moustapha Ndiaye, les autorités municipales de Richard-Toll et autres volontaires du Walo communément appelés Saemaul leaders ont réaffirmé la farouche volonté des Sud-coréens de faire de notre pays la porte d’entrée du Saemaul pour l’Afrique de l’Ouest.

De l’avis d’Anta Diop Niang, au moment où on note des lenteurs administratives dues aux longues procédures d’attribution des marchés dans nos communes, pour la mise en œuvre de certains projets et programmes de développement, le Saemaul permet de gagner du temps, de collaborer directement avec les villages, d’aider les populations de base à partir de leur propre créativité pour se réaliser.

Relayant le cri du cœur de Kim Hyung Chul, directeur du Bureau Saemaul du Sénégal et de son équipe, Anta Diop Niang a encore exhorté les populations du Walo et des autres régions de notre pays à s’inspirer de ce modèle coréen de développement local qui permet aux populations de mieux lutter contre la pauvreté en exploitant, dans l’unité et la cohésion, les potentialités économiques de leurs villages. Samba Gaye, titulaire d’un Master en Saemaul et conseiller technique du ministre de la Jeunesse, semble confirmer ces propos, rappelant que Saemaul Undong est un mouvement de réforme spirituelle du peuple coréen allant de la dépendance à l'autonomie et de l'égoïsme individuel à la coopération. Les Coréens ont fini par le décrire comme un concept de base de la révolution sociale du monde rural coréen qui a permis d’utiliser le capital humain en vue de développer un pays à ressources naturelles limitées (70% du territoire est constitué de montagnes).

Ce concept, a-t-il précisé, qui s’articule autour de la diligence, du Self-Help (auto assistance) et de la coopération, a été initié par le Président Park Chung Hee dans les années 1970 avec comme objectif principal d'améliorer les conditions de vie des résidents ruraux par la promotion des efforts d'auto-assistance sur la base de la coopération entre les agriculteurs, les organismes gouvernementaux concernés et les dirigeants du programme agricole.

Mouvement de réponse spirituelle
Le lancement de ce concept en 1970 en Corée du Sud a permis ainsi de mettre en œuvre un programme de développement économique et social de grande envergure. Les leaders hommes et femmes Saemaul sénégalais et coréens qui travaillent bénévolement dans le village ne ??suivent pas passivement les instructions du gouvernement ou de la bureaucratie. Ils réalisent indépendamment des projets qu'ils considèrent être en phase avec les besoins de leurs villages respectifs. Même s’ils sont parfois, rejetés, par certains villageois qui ne comprennent pas le sens de la  mission qui leur est dévolue, ils ne doivent pas baisser les bras. La seule chose qu’ils peuvent gagner, après avoir accompli correctement leur mission, c’est une décoration. Les plus chanceux peuvent se retrouver avec une bourse d’études attribuée à un de leurs enfants.

Samba Gaye est formel lorsqu’il précise que ces Saemaul leaders ne sont pas payés et sont chargés de rassembler les populations autour de l’essentiel, d’aider ces dernières à s’organiser, à fixer leurs priorités, à formuler leurs préoccupations, à tenir des réunions, à trancher les litiges, à résoudre les conflits, à adhérer massivement aux projets mis en œuvre dans le village. Avec le concept du Saemaul, les villageois eux-mêmes apprendront à se départir progressivement de cette vision stéréotypée globale du village rural « impuissant ». L’objectif est de les amener à comprendre qu’ils peuvent trouver dans leur terroir tout ce dont ils ont besoin pour s’épanouir sur tous les plans et à tous les niveaux.

De nouveaux villages créés
Abondant dans le même sens, le conseiller spécial du recteur de l’Ugb, Pr Badara Sall, a rendu un vibrant hommage à l’équipe de Kim Hyung Chul, pour les efforts constants qu’elle déploie en vue de développer dans les villages des projets en phase avec le Pse, le Programme national d’autosuffisance en riz, etc. Cet enseignant-chercheur a laissé entendre que le Saemaul crée de « nouveaux villages » où le civisme, la discipline, la confiance en soi, l’autosuffisance, l’auto-assistance, l’autonomie, etc., sont érigés en règles.

Pour Badara Sall, il est temps que les Sénégalais rompent d’avec la mentalité d’éternel assisté, de victimisation (il n’est plus question de se croiser les bras, arguant qu’on est victime de quoi que ce soit), pour avoir le sens de l’initiative. Il ne s’agit plus également de copier ce que l’autre est en train de faire. Durant toute la journée, les participants, venus de tous les coins du Walo, ont suivi des exposés de Kim Hyung Chul, de Mme Thiaw Mame Fatma Sène, de Samba Gaye, avant de discuter à bâtons rompus sur le Saemaul.

Mbagnick Kharachi Diagne


SindiaSitué dans la commune de Sindia, Nguérigne manque de beaucoup de commodités comme un poste de santé, un forage pour un approvisionnement correct en eau potable et un collège d’enseignement général. Le chef de village de cette localité a interpellé le maire de la commune pour une prise en charge effective des préoccupations de ses administrés.

L’eau est source de vie, une assertion acceptée par tous et sur laquelle le chef de village de Nguérigne dans la commune de Sindia a mis le focus dans ces doléances. « Il n’est pas normal que nous restions pendant trois jours sans eau potable parce que nous sommes branchés au forage de Gandigal », a clamé Seydou Fall. Selon lui, les populations de son village et des villages polarisés restent pendant trois jours sans avoir le liquide précieux.

A son avis, le seul palliatif, c’est de disposer de leur propre forage pour pouvoir enfin étancher la soif des 5000 habitants de la localité. Aussi, le chef de village réclame pour ses populations la construction d’un poste de santé étant convaincu qu’une case de santé ne saurait prendre en charge leurs problèmes sanitaires. « On a espoir à voir cette doléance satisfaite, car le maire est en train de finir la construction du logement du futur infirmier chef de poste qui était un préalable pour que la case puisse être érigée en poste de santé », rassure-t-il.

Seydou Fall n’a pas occulté une autre préoccupation toute aussi importante que les autres, à savoir l’implantation d’un collège d’enseignement moyen pour éviter aux élèves en classe de CM2 qui réussissent à l’entrée en sixième d’aller étudier à Nguékokh ou à Ngaparou. Non seulement cela constitue un handicap pour les élèves, mais aussi un casse-tête pour les parents qui sont obligés de débourser 500 francs par jour pour assurer le transport de leurs progénitures.

Ces doléances ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Le Professeur Daouda Faye, directeur général de l’Ecole nationale d’éducation sanitaire et sociale (Endss), a promis d’être leur porte-voix auprès des autorités étatiques pour que le Pudc puisse prendre en charge quelques unes des préoccupations des populations de Nguérigne.

Amath Sigui NDIAYE


Saraya MrSabodala, qui veut dire en malinké la porte du bonheur, est à coup sûr plus célèbre que Saraya. Et pourtant Saraya est le chef-lieu de département qui englobe la commune de Sabodala. Ici, plusieurs activités minières se développent, essentiellement de l’exploration avec la seule unité industrielle d’exploitation de l’or justement implantée à Sabodala. A tort ou à raison, les âmes que regroupe la commune de Saraya attendent des retombées justes et équitables des opérations minières car, curieusement, l’eau ne coule pas à flot à Saraya et la fourniture d’électricité n’est pas continue. La pauvreté y galope, les jeunes se tournent les pouces, la spirale devient plus qu’étouffante, scande-t-on ici.

Saraya, comprenez « chez Sara » en malinké, est une localité du Sud-est du pays située dans la région de Kédougou. Elle est coincée entre le Mali vers l'Est et les contreforts de la République de Guinée vers le Sud. C'est historiquement l’une des nombreuses provinces du fameux empire du Mali qui correspond au « Dantila », qui veut dire en malinké, principale langue locale, là où le buffle solitaire ne connaît pas la paix. La grande famille des Danfakha, chefs historiques du « Dantila », est celle des grands chasseurs de buffles. Les femmes des Danfakha se nomment Damba ou celle qui prépare la viande du buffle solitaire. Les Danfakha cohabitent avec les Samoura, Cissokho, Kanté, Soumaré, Dansokho, Keïta, Diaby, Wagué ...

La légende rapporte que l'ancêtre des Danfakha, un très grand chasseur, a débarrassé la contrée du grand buffle maléfique qui y semait la terreur et détruisait les récoltes. D'où l'origine du nom Dan (buffle) fakha (tuer). Aussi les Danfakha y sont-ils dépositaires et garants de la chefferie traditionnelle et politique.

Le village de Saraya, devenu chef lieu de département à la suite du dernier redécoupage administratif, a obtenu le statut de commune en juillet 2008. Le département de Saraya regroupe près de 196.000 habitants et le chef-lieu de commune du même nom  est situé à 63 kilomètres de Kédougou.

Saraya, un mendiant assis sur une mine d’or
Le département de Saraya, c’est connu, est l’épicentre des opérations minières dans la région de Kédougou. Aujourd’hui, il abrite la seule unité industrielle d’exploitation de l’or à Sabodala, laquelle unité a connu une extension et une augmentation du volume de ses activités avec l’exploitation du gisement satellite de Gora dans la commune de Khossanto et de celle annoncée de Golouma, toutes appartenant à la compagnie Sabodala Gold Operations (SGO). Plusieurs autres entreprises en exploration y ont également installé leurs quartiers et, si l’on y ajoute les couloirs officiels d’exploitation artisanale de l’or, il y a de quoi envier cette contrée. Pourtant, si l’on en croit le maire de Saraya, sa commune est à des années lumière de figurer parmi celles qui sont les mieux loties de la région, encore moins du pays.

« Excepté quelques actions ponctuelles que nous inscrivons dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises, notre outil de planification qu’est le plan annuel d’investissement n’a pas encore trouvé les financements nécessaires. Le manque d’eau potable persiste malgré le concours non négligeable d’une entreprise minière qui ouvre ses vannes à nos femmes. Notre centre de santé construit avec l’appui de la coopération japonaise souffre encore du manque de certaines spécialités. La fourniture en continu de l’électricité pose problème. Les barrières de la pauvreté peinent à reculer, nos jeunes se cherchent encore », explique-t-il. Ngouda Soumaré ajoutera, non sans s’en féliciter, que la compagnie Sabodala Gold Operations a financé l’aménagement de l’aire de jeu et l’érection d’une grille de protection du stade que la commune avait construit avec ses maigres ressources provenant de toute source légale de recettes sauf des entreprises minières.

Les Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales attendus
Les difficultés qui plombent le décollage économique de ce département sont énormes. Sabodala Gold Operations a signé d’importantes conventions de financement avec les communes de Sabodala, de Khossanto et de Bembou et des sources proches de l’entreprise laissent entendre que ces conventions seront étendues cette année à l’ensemble des communes du département. En attendant, comme une disposition du code minier parle de fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales dont le décret vient d’ailleurs d’êtres paraphé, l’édile de Saraya fonde beaucoup d’espoir sur ces fonds devant servir à équiper les collectivités locales. Dans le cadre d’une prochaine convention avec SGO, les activités phares de sa commune pourraient aussi être financées, histoire de renforcer ce que son équipe a pu réaliser au profit des populations dans des secteurs aussi divers que variés que sont la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable, les activités génératrices de revenus, l’amélioration de l’habitat, entre autres.

L’orpaillage, une grosse épine au pied
Pour le maire de Saraya, le fait que ce département ait jadis abrité les plus grands sites d’exploitation traditionnelle de l’or (Sambranbougou, Douta et Kharakhéna) présentait certes des avantages, mais avait également des inconvénients terribles.

Des habitants du département, signifiera-t-il, « ont pu réaliser pas mal de choses avec les revenus provenant de l’orpaillage mais je dois, à la vérité, de dire que cette activité a aussi entraîné la naissance de pas mal de fléaux que sont la dépravation des mœurs, le grand banditisme, l’apparition de certaines maladies, les abandons scolaires, la traite des enfants ». Fort heureusement, ajoutera-t-il, « la puissance publique avait interdit toute forme d’exploitation traditionnelle de l’or, le temps d’organiser ce secteur. Des couloirs officiels dédiés à l’orpaillage sont maintenant définis et le dispositif sécuritaire renforcé, surtout à Kharakhéna où il y avait toute sorte de maux avec une population qui dépasse les 10 000 habitants de plus de dix nationalités différentes.

Reportage de Pape Demba SIDIBE


MbourAprès Baye Oumy Guèye, installé en mars 2015, Ousmane Kane quatre mois après, Saër Ndao l’a été jeudi dernier par le gouverneur de Thiès, Amadou Sy qui considère que ce n’est point une instabilité, mais plutôt l’importance du département de Mbour qui recommande tout cela.

Le gouverneur Amadou Sy a, lors de la cérémonie d’installation, rappelé que la première décentralisation expérimentée au Sénégal a eu lieu dans la région de Thiès. Le département de Mbour y ayant joué un rôle primordial avec notamment l’arrondissement de Fissel. Amadou Sy a rassuré les Mbourois en leur indiquant que notre pays dispose d’une bonne couvée de jeunes administrateurs civils interchangeables, et que la capitale de la Petite-Côte peut se réjouir d’accueillir Saër Ndao qui a été adjoint au gouverneur de Tamba, préfet de Goudiry et de Diourbel. Pour avoir fait pendant longtemps le terrain, ajoutera Amadou Sy, Saër Ndao présidera de mains de maître aux destinées du département de Mbour.

Quant à Ousmane Kane promu gouverneur de Kolda, justice lui a été faite, a souligné le gouverneur de Thiès, lui qui a été préfet de Koungheul, de Podor, de Malème Hodar et de Mbour après avoir été adjoint au gouverneur. Ce dernier, non sans émotion, a déclaré qu’il quittait le département de Mbour avec satisfaction, après seulement sept mois d’exercice. « Je pars avec le sentiment d’avoir pleinement vécu mon séjour préfectoral », a-t-il poursuivi, remerciant tous ses collaborateurs qui ont compris que l’action est toujours collective.

Pour sa part, Saër Ndao a soutenu que le courage, la franchise, la promptitude dans les prises de décision ponctueront toutes ses actions. Il dit être conscient des charges qui sont les leurs, mais ne s’en émeut pas outre mesure, sachant qu’il vient assurer une continuité, mais non pas pour remplacer un collègue. Son défi est de venir lever les obstacles, consolider les acquis pour prendre en charge les préoccupations des populations. A ses collaborateurs, il a enfin demandé qu’ils soient avertis, diligents, accessibles et loyaux.

Amath Sigui NDIAYE


Tivaouane : Le département de Tivaouane vient de lancer le processus d’élaboration de son plan stratégique de développement départemental. La présidente du Conseil, Mme Seynabou Gaye Touré, a procédé hier à l’acte symbolique en présence du directeur de l’Agence régionale de développement (ARD) de Thiès, Cherif Diagne.

La quasi-totalité des conseillers départementaux et des services techniques ont assisté à la présentation du document de planification qui devrait permettre, comme l’a indiqué le directeur de l’Ard, « aux collectivités locales d’impulser des dynamiques de développement local. La cartographie des vocations a     occupé une place axiale en vue de décliner la contribution de la collectivité au processus de développement, mais également et surtout pour afficher les atouts réels dans une optique de marketing territorial ». Aussi est-il prévu de faire un bilan rapide du développement durable dans le département à travers les principaux centres d’intérêt qui structurent l’économie, le social, l’environnement, la démographie et l’urbanisation.  « Avec cet outil de planification, nous serons en mesure maintenant de s’attaquer aux vrais problèmes de développement de notre département à travers l’Acte 3 de la décentralisation qui a attribué, au département, des missions relativement étendues en matière de développement territorial », avance Mme Seynabou Gaye Touré. « Nous allons prendre en compte cette importance stratégique, levier d’impulsion des dynamiques de développement, pour aller ensuite vers nos partenaires financiers et responsables de sociétés minières, leur présenter nos atouts afin qu’ils nous aident à exploiter ces potentiels », a laissé entendre la présidente du Conseil départemental de Tivaouane, Mme Seynabou Gaye Touré.
Cherif Diagne a indiqué que du point de vue de son positionnement institutionnel, le département comme collectivité locale devrait impulser une démarche et des dynamiques d’interventions spécifiques dans le champ du développement local et territorial. Les départements, bien qu’étant attributaires de compétences propres dans plusieurs des domaines devraient davantage prendre en charge des aspects stratégiques susceptibles de contribuer de façon tangible à l’impulsion des processus de développement dans une vision globale du département, souligne-t-il. Pour Mme Seynabou Gaye Touré, le département qui recèle autant de potentialités agro-pastorales, touristiques ainsi que des perspectives intéressantes présente, au regard de sa position côtière, un cadre institutionnel et spatial pour le développement d’initiatives stratégiques en articulation aux politiques publiques dans toutes leurs dimensions. Ainsi, pour l’élaboration du plan stratégique, l’exercice devra opérer au plan technique une combinaison intelligente entre les potentialités identifiées, les tendances lourdes constatées ainsi que les transformations structurelles sous forme d’innovations majeures dans les secteurs où un impact conséquent est susceptible d’être produit  sur la réalité globale. Un Comité technique local (Ctl) a été mis en place et une dizaine d’enquêteurs seront formés pour la collecte de données.

Mouhamadou SAGNE


Les étudiants de Dakar ont organisé vendredi dernier, avec leurs camarades de Thiès et de Matam, les « 72 h de la solidarité et de l'intégration interrégionale des étudiants ». Ils ont choisi comme parrain Abdoulaye Diouf Sarr, représenté par son collaborateur Dior Thiam. Ce dernier a invité les autres régions à s’inspirer de ce genre d’initiative.
Hier, devant le pavillon Q, se sont ouvertes en grande pompe « les 72 heures de la solidarité et de l'intégration interrégionale des étudiants ». Ces derniers ont choisi comme parrain le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a dépêché Dior Thiam, responsable politique de l’Alliance pour la République à Yoff. D’après lui, ces trois journées de solidarité vont permettre de raffermir des liens en vue d’un rapprochement entre étudiants, qui gardent à l’endroit du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire des souvenirs vivaces.
Magnifiant cet acte de solidarité, Dior Thiam a laissé entendre que ce geste extraordinaire doit être multiplié partout où le besoin se fait sentir. Il a soutenu que cette collaboration interrégionale entre Dakar, Thiès et Matam, célébrée dans une ferveur culturelle, scelle une unité dont le seul dessein est de travailler pour le développement de leurs localités respectives. « C’est extraordinaire et elle peut être un exemple pour d’autres régions », a-t-il souhaité. « Les étudiants sont les futurs responsables de demain. Il faut développer l’entraide, la solidarité », a-t-il expliqué.
Revenant sur les mouvements d’humeur nés du retard de paiement des bourses, Dior Thiam se dit choqué : « Je ne comprends toujours pas que les problèmes de l’université nous reviennent à chaque fois. Il est temps pour que tout le gouvernement se réunisse autour d’une table afin de régler le problème des étudiants de manière définitive », a-t-il noté.

Bourses
« J’avais dit dans une interview du journal Le Soleil que depuis notre indépendance, à chaque année universitaire, il y a des problèmes. Nous devons tenir un dialogue inclusif, réunir tous les acteurs pour résoudre à jamais le problème des étudiants. Il n’est pas possible de continuer dans de telles conditions », confie-t-il.
M. Thiam pense que l’Etat doit, à l’image des salaires du corps enseignant, inscrire dans son budget annuel les bourses des étudiants, afin qu’ils puissent passer à la caisse. Sur le référendum, il a noté que les coordinations de Dakar membres de Benno Bokk Yakaar et celles de l’Apr feront le tour des étudiants pour porter le message du « Oui ».
Pour Mamadou Ndianor, président de la Coordination régionale des étudiants de Matam (Crem), l’heure est venue de comprendre qu’ils doivent écrire une page de leur histoire. « Les étudiants des trois amicales doivent apprendre à s’ouvrir pour leur bien-être », a-t-il souligné. De son côté, Fatou Kairé, adjointe du secrétaire général de la Coordination des étudiants Thiéssois (Cet), a souligné que des autorités telles qu’Abdoulaye Diouf Sarr, Dr Augustin Tine n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cet événement.

Serigne Mansour Sy CISSE


Le nouveau gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadj Bouya Amar, a officiellement installé Demba Touré dans ses fonctions de préfet du département de Koumpentoum.
La cérémonie a eu lieu vendredi dernier. Demba Touré était jusque-là préfet du département de Goudomp, après avoir été adjoint au gouverneur de Louga et adjoint au gouverneur de Kédougou. Avant de l’installer, le gouverneur de région a vivement félicité et prié pour le préfet sortant Mouhamadou L. Mané promu à MBacké. Il a également loué « le parcours atypique et plein de symbole » de son successeur, M. Touré. Pour sa première sortie depuis son installation à la tête de la circonscription régionale, il a invité les élus et les agents de l’administration territoriale à œuvrer, main dans la main, pour booster le développement économique et sociale des communes et départements de la région. D’ailleurs, a-t-il dit, « il sera organisé tous les mois à Tambacounda, et sur instruction du président Macky Sall, des rencontres de partage entre les agents de l’administration territoriale et tous les élus de la région ».

Pape Demba SIDIBE


Le pivot du futur programme du pôle territoire Sénégal oriental sera incontestablement l’environnement, les autres composantes socio-économiques, culturelles et d’appui à la production. Tambacounda et Kédougou veulent voir leurs ressources valorisées pour apporter le plein épanouissement à leurs populations.
En présence des élus, maires, présidents de conseils départementaux des régions de Tambacounda et de Kédougou, en compagnie des représentants du commandement territorial, des Services techniques, de la Société civile et des autres catégories d’acteurs territoriaux, une large concertation a eu lieu sur l’enjeu majeur que constitue le développement du Sénégal oriental. Ceci dans le nouveau contexte de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergeant. Pour le garde des Sceaux Sidiki Kaba, la vision qui guide la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation s’inspire du chef de l’Etat, c'est-à-dire organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2035. En effet, les difficultés financières persistantes des collectivités locales, au regard de l’amplitude des compétences transférées, doivent trouver des solutions adaptées, a dit M. Kaba. Ainsi, il s’agira de procéder à la révision des mécanismes de transfert de fonds, du mode de répartition des ressources Etat/collectivités locales, également réfléchir sur les mécanismes de financement des projets des territoires à partir de l’intercommunalité. Pour le garde des Sceaux, cela permettra à leur pôle territoire de mobiliser des ressources additionnelles qui viennent s’ajouter aux dotations classiques de l’Etat (avec un FECL qui est évalué autour de 2,2% de la TVA) par  le mécanisme des contrats plans, du Partenariat public-privé, de la coopération décentralisée et transfrontalière et des financements internationaux.    M. Kaba pense que le pivot du futur programme de leur pôle territoire sera incontestablement l’environnement et la gestion des ressources naturelles en intégrant les autres composantes socio-économiques, culturelles et d’appui à la production.
L’Acte III de la décentralisation appelle la mobilisation constante de toutes les forces vives de la nation, particulièrement les différents acteurs de la vie économique et sociale du pays. C’est pourquoi le forum de Tambacounda trouve toute sa pertinence pour Alassane Sinan Cissokho. C’est aussi, selon El hadj Cissé, le député maire de Kédougou, un motif de satisfaction de voir le ministre de la Justice, garde des Sceaux, prendre l’initiative de lancer le pôle territoire Sénégal oriental. Me Sidiki Kaba a ainsi voulu jouer le rôle de fédérateur et porter le projet pôle territoire afin que le Sénégal oriental redore son blason. Dans cette partie du pays, l’émergence sera atteinte avec les initiatives créatrices comme le Domaine agricole communautaire implanté à Itato et qui commence à faire des résultats.

Pape Demba SIDIBE


Faute de bonnes récoltes lors de l’hivernage dernier, les populations de la commune de Thiénaba risquent de vivre la période de soudure la plus dure des dix dernières années si des mesures énergiques ne sont pas prises par les autorités du pays.
Le constat a été fait par une délégation du Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) qui a eu à sillonner la semaine dernière la région de Thiès. « En tant que grand producteur agricole dans la zone de Thiénaba et présentement, maire de la commune, je confirme cette situation de mauvaises récoltes dans ma localité », déclare  Talla Diagne. D’après le maire producteur agricole, cette année, les populations de Thiènaba n’ont récolté ni de mil, ni de niébé encore moins de l’arachide. « Nos champs ont été détruits par des attaques de parasites, j’ai mis une tonne de semence d’arachide en terre pour ne récolter que quinze sacs, soit moins d’une tonne d’arachide en coque », précise-t-il.
Au cours des échanges entre producteurs agricoles, la question du foncier s’est invitée dans le débat.  Revisitant les propositions faites au sein de la commission de la réforme foncière, à savoir donner la gestion exclusive des terres  à  l’Etat du Sénégal  ou aux collectivités locales ou en duo, les paysans militent pour une quatrième possibilité. Il s’agit de réunir Etat, collectivité locale et représentants de structures faîtières dans une même commission de gestion du foncier. « Cette proposition a été agitée partout dans la région au cours de notre tournée. Alors nous allons consigner cela dans notre procès-verbal », soutient Nazirou Sall, un membre de la délégation du Cncr.
Selon lui, les populations rurales ont apprécié positivement la création de la chambre d’Agriculture au Sénégal. Toutefois, elles ont exigé son pilotage par les professionnelles du monde rural pour éviter  toute caporalisation de la dynamique de développement entamée par le mouvement paysan.

Mbaye Ba


« Nous saluons la parité dans les institutions électives ayant permis une entrée importante des femmes dans ces sphères de décision, mais nous devons faire en sorte que le nombre de femmes élues maires et présidentes de conseil départemental puisse  augmenter sensiblement », a lancé Seynabou Gaye Touré, présidente du conseil départemental de Tivaouane.
C’est une déclaration faite hier au cours de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités des femmes élues du département de Thiès étalé sur trois jours. « N’étant que quinze femmes dirigeant des collectivités locales lors des dernières élections locales, notre objectif est de mieux outiller les femmes sur les textes de l’Acte III de la décentralisation afin que nous  puissions obtenir au moins 50 postes de responsabilité au sortir des prochaines élections locales », a- t- elle affirmé.
Selon elle, cette ambition justifie le fait que l’Union des associations d’élus locaux, en partenariat avec le ministère de la Gouvernance locale, du Développement  et de l’Aménagement du territoire, Onu femmes, le Programme national du développement local et le réseau “Siggil Jigeen”, ait offert cette opportunité d’améliorer leurs connaissances des textes sur l’Acte III de la décentralisation.
Revenant sur la charpente territoriale de l’Acte III, le directeur de l’Agence régional de développement de Thiès, Chérif Diagne, représentant le préfet, de noter qu’au-delà des communes et des départements, les pôles de développement qui vont chapeauter ces institutions sont des espaces où vont se jouer le développement économique et social des localités. « Et dans ce domaine, nous savons tous que les femmes en constituent l’épine dorsale de par leur dynamisme et leur ardeur au travail. Donc, si nous voulons gagner le pari du développement à partir de ce schéma territorial, nous devons contribuer massivement au partage des connaissances avec les femmes élues locales », a-t-il souligné.
Dans le même sillage, Yankhoba Diattara, vice-président du conseil départemental de Thiès, d’annoncer l’objectif de leur institution de faire en sorte que les femmes du département de Thiès puissent disposer d’une ligne de crédit de 100.000 dollars (50 millions de FCfa) sous forme de crédit revolving afin de pouvoir, en toute autonomie, financer leurs différents projets de développement au niveau local. « Dans cette gestion inclusive et concertée des collectivités locales, tous les maillons de la chaîne doivent se préparer à jouer pleinement leurs rôles. Ce qui justifie la nécessité de relever le niveau des femmes élues pour une participation effective et de qualité », a-t-il noté. D’ailleurs, un forum ouvert à tous les élus locaux va clôturer cette session samedi prochain au conseil départemental de Thiès.

Mbaye BA


A D Diallo KaffrineLe ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, a installé le nouveau gouverneur de Kaffrine, cette région à vocation agricole et sylvo-pastorale. Monsieur Guédj Diouf, précédemment préfet de Pikine, remplace ainsi le gouverneur Moustapha Dieng admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Une occasion pour l’assistance qui s’est déplacée en grand nombre de mesurer l’ampleur de la tâche accomplie en un peu plus d’une année par le gouverneur sortant dans les domaines économique et social, mais également de nourrir beaucoup d’espoir avec l’arrivée à la tête de la région d’un administrateur chevronné qui a fait ses preuves dans la banlieue dakaroise en tant que préfet. Fort de ces constats, Abdoulaye Daouda Diallo a tenu à rendre un vibrant hommage à ces deux administrateurs émérites qui se sont distingués par leur engagement professionnel et leur attachement aux principes du président de la République.

Insistant sur le parcours du gouverneur sortant Moustapha Dieng, le ministre a déclaré que ce dernier tire ainsi un trait à sa longue et riche carrière, après avoir rempli ses devoirs avec abnégation, sérieux et compétence.

Pour Abdoulaye Daouda Diallo, avec le gouverneur Dieng, la santé, l’agriculture, l’éducation, l’hydraulique pour ne citer que ces secteurs, ont tous connu un bon significatif dans la nouvelle région de Kaffrine. « La République », dira le ministre à l’endroit du gouverneur sortant, « vous exprime sa gratitude ».

Quant au nouveau gouverneur Guédj Diouf, Abdoulaye Daouda Diallo dira de lui qu’il reste ce grand commis de l’Etat qui a fait ses preuves partout où il est passé et qui va servir la région de Kaffrine qui recèle d’énormes potentialités, tant humaines qu’économiques.

A noter que, comme l’a souligné le ministre de l’intérieur, la région de Kaffrine, pour la campagne agricole 2015-2016, a fait un bon significatif en tant que première région productrice d’arachide et de sésame. La production arachidière est de 219 898 tonnes contre 181 777 tonnes au titre de la campagne 2014/2015, soit une hausse de 21%. Il en est de même pour le mil qui a enregistré une hausse de 56% et le maïs qui connu une hausse de 114%.

Des résultats qui, selon le gouverneur Dieng, ont été obtenus grâce aux nouvelles politiques de l’Etat sur le plan agricole. Le ministre n’a d’ailleurs pas manqué de s’en féliciter et d’engager les populations du Ndoucoumane à collaborer avec le nouveau gouverneur comme elles l’ont fait avec le sortant.

En prenant la parole, le gouverneur entrant a remercié le président de la République qui lui a renouvelé sa confiance, avant de prendre l’engagement de servir avec fidélité et abnégation les populations de la région de Kaffrine.

Mamadou CISSE


Prefecture DkrLe nouveau préfet du département de Dakar a été installé avant-hier par le gouverneur de la capitale, Mouhamed Fall. Serigne Babacar Kane exercera cette mission exaltante, comme il l’affirme, dans la stricte éthique républicaine et le respect de la loi.

« J’exercerai cette mission dans le respect de la loi et de l’éthique républicaine », a déclaré, en préambule, le nouveau préfet du département de Dakar, Serigne Babacar Kane, installé par le gouverneur de la région, Mouhamed Fall. C’était lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans la salle de délibération de l’hôtel de ville. D’ailleurs, M. Kane a dit sa disponibilité pour défendre ce département et se présente comme un pacificateur. Le préfet, partisan du dialogue comme il le revendique, compte travailler en synergie avec les services relevant de ses prérogatives et de la chaîne du commandement territorial, en y incluant les autorités locales.

A l’en croire, la fonction de préfet est l’une des charges les plus éminentes et les plus prestigieuses de la République, mais aussi l’une des plus difficiles. M. Kane est d’avis qu’on ne peut nommer à ce poste que des personnes à qui l’on a confiance, de par leurs qualités professionnelle et morale. Mesurant avec justesse l’honneur que lui a fait le chef de l’Etat Macky Sall, Serigne Babacar Kane compte servir la République dans un département aussi stratégique qu’est Dakar.

Le préfet de Dakar sortant Baye Oumy Guèye a, quant à lui, laissé entendre qu’il s’est efforcé de satisfaire les populations, en mettant en bandoulière la détermination et l’abnégation. « C’est un moment difficile de dire au revoir, de tourner une page ». Mais, « c’est l’aventure humaine que je vais mettre en évidence », a expliqué le préfet sortant. Baye Oumy Guèye a magnifié le soutien, la rigueur du gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall, du maire de Dakar, Khalifa Sall, qui lui ont toujours fait confiance.

Mme Soham El Wardini, première ajointe au maire de la ville de Dakar, a indiqué que le préfet sortant avait accompli sa mission avec dévouement, chevillé au sens élevé de l’Etat, du respect de l’ordre public, de la rigueur. Dès lors, elle attend de Serigne Babacar Kane l’incarnation des valeurs de notre République pour un caractère apaisé de la vie sociale.

De son côté, Mouhamed Fall, gouverneur de la région de Dakar, a souhaité un bon séjour à Baye Oumy Guèye nommé à Rufisque. Idem pour le préfet entrant Serigne Babacar Kane affecté à Dakar.

Serigne Mansour Sy CISSE


SedhiouLe nouveau préfet de Sédhiou, Ibrahima Fall, a été installé mardi dernier par le gouverneur de région. La cérémonie très sobre s’est déroulée dans la salle de délibération de l’hôtel de ville. Ibrahima Fall  remplace Fodé Fall qui n’a fait que deux ans deux mois à la tête du département de Sédhiou, lui qui était auparavant adjoint au gouverneur de Kolda.

Prenant la parole, le préfet sortant a listé les réalisations faites pendant le peu de temps qu’il a passé à la tête du  département polymorphe qu’il a quitté. Il retiendra surtout le stade municipal en chantier, les performances enregistrées dans le cadre de la couverture maladie universelle etc. Mais il insistera sur la campagne lancée dans le cadre de l’acquisition d’un extrait de naissance pour tout enfant qui n’en a pas. Cette campagne  appelée « Dinding kiling ; voulou cahity kiling Dioor tidhié » (un enfant un extrait sans payer) a permis à 8.000 enfants d’avoir le précieux sésame. La satisfaction du bâilleur était telle qu’il a reconduit le financement qui va permettre à 8.000 autres enfants de bénéficier chacun d’un extrait de naissance.

C’est le cœur un peu gros qu’il quitte les vaillantes populations du Pakao pour lesquelles il a une grande admiration, surtout pour les femmes dont l’engagement dans la production rizicole pour atteindre les objectifs de l’Etat en matière d’autosuffisance en riz n’est plus à démonter. Le gouverneur de région est, lui aussi, longuement revenu sur les qualités du préfet sortant avant de lui souhaiter une brillante carrière à partir de Kaolack, département d’une grande importance sur le plan économique, social et culturel. Pour exploiter toutes ces potentialités, a-t-il poursuivi, il faut un administrateur chevronné. Et ce dernier de dire : « on peut comprendre dès lors les raisons du choix porté sur Fodé Fall ». Son successeur  Ibrahima Fall vient du ministère certes, mais n’est pas pour autant en terrain inconnu, puisqu’il a exercé de nombreuses fonctions avant celle de préfet qu’il assume désormais. Ibrahima Fall a rassuré toute l’assistance. Il compte inscrire son action dans le sillage des acquis de son prédécesseur, avant d’imprimer sa touche personnelle qui épousera les contours de  la politique du chef de l’Etat dans tous les domaines. Ce fut une journée marathon pour le gouverneur Habib Léon Ndiaye qui, en une journée, a installé les trois nouveaux préfets de la région de Sédhiou.

Malamine KAMARA


L’Ong Eden international basée en France et le conseil département de Fatick ont signé, vendredi, une convention de partenariat portant sur la construction d’un centre international d’insertion, de réinsertion et des métiers à Fatick.
Dans le cadre de cette convention, il s’agit également de développer l’accès à la mobilité des écoliers de la région de Fatick par l’équipement et la mise en œuvre d’un réseau de transport scolaire, de créer et d’équiper des infrastructures sanitaires et sociales (dispensaires, hôpitaux, etc.), de développer l’entreprenariat « public-privé » et féminin. Lors de la signature de cette convention, le président du conseil départemental de Fatick, Omar Sène, a d’abord tenu à remercier El Hadj Malick Sarr, un Fatickois de la diaspora qui ne cesse de penser aux populations de sa région en général et au département de Fatick en particulier. Il a aussi  rappelé que le conseil départemental a hérité de l’ex-conseil régional d’un partenariat fructueux avec la commune de Chambray-Lès-Tours en France. Selon lui, El Hadj Malick Sarr a été au cœur des démarches qui ont facilité cette coopération. M. Omar Sène a, à travers ce dernier, remercié l’Ong Eden International, les autorités de la ville de Tours et de la commune de Chambray-Lès-Tours. Au nom de cette Ong international, El Hadj Malick Sarr a exprimé toute sa volonté d’accompagner le conseil départemental dans le domaine de la coopération internationale.

Oumar Ngatty BA


Située dans l’arrondissement de Notto Diobass, la commune sera bientôt dotée d’un hôtel de ville et d’un stade municipal pour les sportifs.
Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a posé hier la première pierre de l’hôtel de ville et du stade municipal de Tassette. Il a saisi l’occasion pour dire « que des réalisations de ce genre montrent qu’il est possible de transformer positivement le visage de nos collectivités locales, si l’on fait preuve de volonté, d’initiative et de rigueur dans la gestion ».
Le coût total des travaux est estimé à 122 millions de FCfa dont 50 millions prévus pour le stade municipal qui sera bâti sur un périmètre de 400 mètres carrés. Ce qui fera dire au maire de Tassette, Mamadou Thiaw, par ailleurs secrétaire exécutif du Pndl, « qu’à termes, la réalisation de ces infrastructures prévue dans les six (6) prochains mois vont résorber le gap infrastructurel noté dans la commune. Aussi, ces deux ouvrages vont engendrer des effets positifs dans notre politique municipale ». Le maire Mamadou Thiaw ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Puisque que sa commune, peuplée de 23 095 habitants répartis dans 2635 ménages, a plus que besoin d’autres infrastructures de premières générations. « Ce qui a motivé l’élaboration d’un plan d’actions qui englobe tous les secteurs d’activités. Ce qui nous permettra de prendre en compte toutes les préoccupations des populations », a souligné M. Thiaw. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a félicité le maire de Tassette et son conseil municipal pour cette initiative qui, selon lui, « démontre une nette volonté de doter leur commune d’infrastructures de qualité et d’améliorer l’accès des populations aux services de base ». Et, à ce titre, ajoute le ministre de la Gouvernance locale, « les chantiers que vous ouvrez aujourd’hui montrent que vous continuez dans cette voie et que seule la satisfaction des besoins de vos concitoyens guide vos actions. Ainsi, par ces réalisations, vous démontrez qu’il est possible de transformer positivement le visage de nos collectivités locales, si l’on fait preuve de volonté, d’initiative et de rigueur dans la gestion ».
Pour Abdoulaye Diouf Sarr, « ces réalisations faites ici dans la commune de Tassette depuis deux ans montre que le passage du statut de communauté rurale à celui de commune peu bien être réussi, donnant ainsi à la communalisation intégrale et plus généralement à l’Acte 3 de la décentralisation toute leur pertinence. Car, en vous dotant d’infrastructures, vous êtes en train de créer les conditions de viabilité de votre commune ». La cérémonie s’est en présence des autorités administratives et locales, du maire de Guédiawaye et président de l’association des maires du Sénégal, Aliou Sall, entre autres personnalités.       

Mohamadou Sagne


La région de Louga bénéficie de 1.251 équipements post-récoltes sur les 5.000 prévus dans la première phase du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

C’est l’administrateur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), Doudou Ka, qui donne la bonne nouvelle : 1.251 équipements de transformation de produits agricoles seront réceptionnés dans la région de Louga avant fin mars. « L’Etat, à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), va permettre l’acquisition de 5.000 équipements post-récoltes. Et Louga a sa part dans ce lot avec 1.251 équipements d’un coût global de 1,860 milliard de FCfa», a expliqué le patron du Fongip, précisant que Louga réceptionnera ses équipements d’ici à la fin mars. Doudou Ka prenait part à une rencontre qui a réuni les autorités administratives et l’ensemble des maires et présidents de Conseil départemental de la région de Louga. Les échanges ont été riches. Chaque maire voulait savoir ce qui est prévu par le programme dans sa localité. Il a aussi et surtout été question de la nécessité de pérenniser ces importants équipements. Un focus a été mis sur les comités de gestion. Les élus ont validé l’idée d’un réseau d’entretien et de maintenance. La démarche est simple : outiller les bénéficiaires avant la réception des équipements. « Nous devons absolument sécuriser les investissements en formant des artisans qui assureront la maintenance des équipements », a expliqué l’administrateur du Fongip. Selon Doudou Ka, outre ces équipements, le Pudc compte valoriser principalement deux filières très importantes dans la région : lait et oignon. Une dizaine d’unités de transformation industrielles sont annoncées. « Avec ces équipements et unités de transformation, on est en train véritablement de construire une économie et les conditions de l’émergence de la région de Louga », s’est réjoui M. Ka, qui a aussi rappelé les autres projets réalisés ou en cours de réalisation par le Pudc dans la région : pistes rurales, eau et électricité. Un appel solennel a été lancé pour demander aux maires et présidents de Conseil départemental de s’impliquer davantage dans la mise en œuvre du Pudc. « Comme vous le voyez, le Pudc est en marche. Mais il faut aussi dire qu’il y a des défis qui se posent et qui appellent une mobilisation de tous les acteurs. Je veux simplement dire que nous ne pouvons relever ces défis sans une bonne appropriation du Pudc et un accompagnement des bénéficiaires », a insisté Doudou Ka qui a reçu les remerciements des élus de Louga adressés au chef de l’Etat « pour tout ce qu’il fait pour accompagner le processus de développement de la région ».

Abdoulaye Diallo


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