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Régions (1039)

Des maires dont les communes seront impactées par la construction d’une troisième usine à Keur Momar Sarr ont émis le souhait d’être pris en compte par ce projet qui vise à régler le problème d’alimentation en eau potable de Dakar à l’horizon 2025.

« Il n’est pas concevable que des populations environnantes du Lac de Guiers ne soient pas encore desservies par cette usine qui draine l’eau sur des centaines de kilomètres pour ravitailler d’autres localités », a dit le maire de Keur Momar Sarr, Djimbory Kâ. M. Kâ dit « compter sur les promesses du chef de l’Etat et du ministre de l’Hydraulique pour réparer cette injustice ». Il a fait part de cette préoccupation au cours d’une rencontre d’information présidée par l’adjoint au gouverneur de Louga, Hamdy Mbengue. Cette rencontre portait sur la troisième usine dont l’installation est prévue sur un site du territoire communal. Le maire de Keur Momar Sarr ne comprend pas également que l’usine d’eau qui y est déjà installée et « qui a fait connaître cette commune à travers le pays ne verse aucune indemnité à son institution qui a un budget modeste par rapport à ses charges ».
 Cette demande est revenue dans les interventions d’autres maires qui souhaitent que la Sones, au nom de sa responsabilité sociétale, vienne en appui à leurs communes citées parmi celles qui seront traversées par la conduite de l’usine qui va être construite. Le maire de Ndande Adama Fall a lancé un appel à la Sones pour l’intégration de sa zone dans les programmes des branchements sociaux pour permettre aux populations démunies de bénéficier de ses services. Le directeur général de la Sones, Charles Fall, a annoncé un vaste programme de branchements sociaux qui vont prendre en charge cette préoccupation des maires. Il a dit aussi son espoir de voir bientôt leur revendication liée à l’accès à l’eau potable devenir un mauvais souvenir. « Nous travaillons dans ce sens », a dit M. Fall qui a suivi les explications des responsables du cabinet d’audit sur le Plan d’action de réinstallation (Par) qui va prendre en compte toutes les personnes et localités impactées. Cette troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable, d’une capacité de 100 m3 par jour, est financée à hauteur de 250 milliards par plusieurs bailleurs, dont la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque européenne d’investissement (Bei).

(APS)


Composée de 42 associations villageoises, l’Union Sappate de Tataguine s’investit de fort belle manière, depuis plusieurs décennies, dans le développement des zones de Diarère, de Diouroup et de Tataguine à travers plusieurs domaines.
Lors d’une assemblée générale tenue la semaine dernière, le secrétaire exécutif de l’Union Sappate, Mahawa Diouf, a annoncé l’implantation prochaine d’unités de transformation des produits dans les villages pour créer de la valeur ajoutée. Il a indiqué que cette grande rencontre constitue un moment fort dans la vie de l’union. Selon lui, leurs actions s’inscrivent dans la bonne gouvernance et la transparence. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, il s’agit pour l’union d’aller vers une nouvelle orientation, avec notamment l’agriculture (exploitation individuelle ou collective), la santé, l’élevage et d’autres actions tendant à restaurer les valeurs sociales. «Parce que l’union accorde aussi une attention particulière à la promotion du genre».  Mahawa Diouf a révélé que dans le cadre de la lutte contre l’exode rural, plus de 300 jeunes ont été fixés dans leurs terroirs respectifs où ils mènent des activités de contre-saison comme le maraîchage, grâce au soutien et à l’encadrement de l’organisation. «L’union déroule également un programme de lutte contre la soudure et l’endettement grâce à l’appui d’Action de Carême Suisse. Et c’est dans ce programme que 37 calebasses et 33 greniers de solidarité ont été créés sur apport propre des membres et de façon anonyme». Selon lui, cette solidarité villageoise a stocké plus de 11 tonnes de mil dans les greniers pour soutenir les familles démunies.
En outre, souligne Mahawa Diouf, l’union dispose d’une mutuelle qui a donné entre 2014 et 2015 la somme de 143.165.000 FCfa aux populations pour leur permettre de mener des activités de maraîchage, du petit commerce, de l’embouche ovine, sans oublier les crédits de campagne. D’autres partenaires ont accompagné cette union dans son combat pour le développement des terroirs, notamment le Fonds canadien d’initiatives locales (Fcil) et Rosa Luxembourg, Fonds 1% Suisse, Manos Unidas, qui appuient les femmes et les jeunes dans la gouvernance politique, la promotion féminine et l’adaptation aux changements climatiques.

Oumar Ngatty BA


L’Agence régionale de développement (Ard), fidèle à sa mission de faire de Saint-Louis un pôle territoire émergent, met à la disposition des collectivités locales et des partenaires au développement tous les outils, les informations économiques, sociales, politiques, culturelles et un appui conseil et l’encadrement technique dont ils ont besoin pour développer harmonieusement la région nord. Son directeur Ousmane Sow fait un diagnostic sans complaisance des problèmes des collectivités locales, et dégage des solutions préconisées par l’agence.


M. le Directeur général, pouvez-vous nous parler des enjeux et perspectives de la région nord dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation ?
La région de Saint-Louis est un partenaire du Gret depuis de nombreuses années sur des projets de développement et l’Ard travaille depuis 2012 sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable de la région, à travers le programme Aïcha, en partenariat avec le Gret. La région a une carte à jouer pour assurer une fonction de productivité pour sa population, mais également pour la nation toute entière. Aucune autre région du Sénégal n’a ces atouts pour contribuer à l’autosuffisance en riz du pays. Saint-Louis est aussi une région très vulnérable où nous vivons quotidiennement une dégradation de nos ressources naturelles. Il est important que des initiatives de stratégies soient doublées pour que la région puisse être protégée des effets négatifs du changement climatique.

Pouvons-nous avoir une idée précise des actions entreprises par l’Ard dans le cadre de ses projets d’adduction d’eau potable ?
D’abord, notre collaboration avec le Gret s’inscrit dans la politique de la région de contribuer à lever le paradoxe injuste où des populations n’ont pas accès à l’eau potable, même si elles vivent à proximité de l’eau. Sur ce plan, le projet Aïcha apporte des solutions innovantes en sécurisant et en optimisant la production et la fourniture de services en eau potable pour les populations. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de venir avec des solutions toute faites, mais avec une expérience capitalisée ailleurs et de s’interroger sur les conditions d’adaptabilité de ces expériences. L’Etat a pris l’option d’aller vers la professionnalisation de la gestion de l’eau et de l’assainissement. Il envisage même de confier la production de l’eau et sa distribution à des opérateurs privés. D’autre part, notre dernière visite de terrain nous a permis de constater que la population de la commune de Mpal avoisine 7740 habitants en 2011, avec 808 ménages répartis dans 10 quartiers de la commune.  

Quand on parle de la commune de Mpal, réputé pour son grand marché hebdomadaire du vendredi, pourrait-on ne pas évoquer son économie ?
Je tiens à vous préciser que l’économie locale de Mpal est fortement dominée par le commerce. Le sous-secteur commercial concentre la plus grande majorité des actifs dans cette collectivité. Les sous-secteurs de l’économie locale dans la commune sont fortement dominés par l’informel et le secteur primaire. L’attractivité du marché hebdomadaire du vendredi présente les réelles opportunités d’écoulement des divers produits. Ce qui fait de Mpal un centre commercial de rétention et de redistribution de différents produits agricoles tant pour la région nord du Sénégal que pour l’intérieur du pays. Les principaux produits commercialisés proviennent de l’agriculture, de l’élevage, du maraîchage, des fruits et légumes, des tissus dont les principales destinations sont les régions environnantes et l’intérieur du pays. A Mpal, c’est l’agriculture surtout, qui  occupe une place relativement importante dans  son économie. Le sous-secteur de l’élevage occupe aussi une place très importante.

Quel diagnostic faites-vous de la nouvelle commune de Bokké Dialoubé ?
 Bokké Dialoubé, commune située dans le département de Podor, compte 22 écoles primaires, un Cem à Saldé, plusieurs centres d’alphabétisation et des écoles coraniques. Les contraintes de l’école demeurent l’insuffisance des salles de classe, un déficit en enseignants, la non-électrification des établissements scolaires, un fort taux de déperditions scolaires (surtout les filles qui sont de plus en plus nombreuses à abandonner les études), le manque de dynamisme des comités de gestion des écoles, le manque d’appui à l’enseignement coranique et à l’alphabétisation. Elle compte aussi six postes de santé et 11 cases de santé. Dans l’objectif stratégique d’impulser un développement communal cohérent articulé à une vision planifiée, le conseil municipal s’est lancé, avec l’Ard, dans l’élaboration d’un document de planification.
Le Conseil municipal dispose de réelles potentialités de communication. L’utilisation efficiente des cadres de concertation mis en place dans chaque quartier et l’utilisation de la presse locale, constituent des leviers importants de communication à exploiter pour permettre à tous de disposer de l’information à temps réel. Il s'est avéré nécessaire d’insister davantage sur la sensibilisation à la citoyenneté pour permettre un réel rapprochement entre l’administration et les usagers. La commune de Bokké Dialoubé s’appuie sur ses partenaires techniques et financiers (Ptf), les services techniques déconcentrés, les collectivités locales, les opérateurs privés et la société civile. 

Pouvez-vous nous parler de Niandane, dans le département de Podor ?
Niandane ne dispose d’aucun système adéquat d’évacuation des eaux. La commune utilise des motopompes pour évacuer les eaux vers le fleuve. Les populations, dans leur majorité, déversent les eaux usées dans la rue. La situation des latrines est loin d’être satisfaisante dans la jeune commune car 7,4% des ménages n’en disposent pas. D’autre part, les ordures ménagères sont gérées de façon individuelle et désorganisées par les populations de la commune. Les populations de la commune de Niandane ne disposant pas de robinets à domicile, ni de borne fontaine, sont exemptées du paiement de l’eau de la Sde. Un Niandanois sur trois consomme l’eau du fleuve dans les quartiers de Fass et d’Aïnoumady.
L'agriculture est l’activité économique la plus développée à Niandane. L’agriculture irriguée y constitue une forte potentialité de développement. Les principales spéculations sont le riz, le maïs, la tomate, l’oignon, la banane, les patates douces et les choux. Les populations demandent un appui extérieur pour les cultures de pomme de terre, d’haricot, de poivron, de blé, de tournesol. L’arboriculture fruitière est aussi développée à Niandane avec des vergers de manguiers, de citrons, de goyaves, de pommes d’acajou. L’appui considérable de la Saed a permis de dégager trois types d’aménagements agricoles en matière de maîtrise d’eau : le grand aménagement,  le périmètre irrigué villageois et le périmètre irrigué privé.

 Propos recueillis par Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le maire de la commune de Tataguine, Déthié Diouf, est en train de poser des actes pour contribuer au développement de sa localité. Faisant le bilan de l’année 2015, il a fait savoir qu’il a à son actif des réalisations dont les plus importantes concernent les secteurs de l’éducation et de la santé. Alors, a-t-il estimé, durant cette année 2016, l’accent sera mis sur les adductions d’eau, l’électrification des villages et les aménagements dans certaines localités. Selon lui, la première réalisation a concerné la pose d’un réseau d’adduction d’eau dans la zone de Bakoubofe pour un coût de 35 millions de FCfa afin de permettre aux populations de s’approvisionner en eau sur place. L’édile de Tataguine a aussi révélé que des salles de classe ont été construites à la place des abris provisoires dans les écoles élémentaires de Thiamène et de Khogogne, ainsi qu’un poste de santé en faveur du village de Mbédape, alors qu’à Ndiosmone, la construction d’un poste de santé et d’un logement est en cours.
S’agissant de l’année 2016, le maire ambitionne de renforcer les adductions d’eau, les clôtures des écoles, d’éliminer les abris provisoires. Déthié Diouf a rappelé que dans le cadre d’un partenariat avec l’Italie, à travers la Croix-Rouge sénégalaise, une ambulance a été offerte au poste de santé. «Avec nos partenaires allemands, il est prévu la construction d’un centre de santé à Tataguine», a ajouté le maire.

Oumar  Ngatty BA


Le rapport de 2013 révèle la contribution du secteur extractif des industries minières, notamment du pétrole et du gaz, qui est très insignifiante dans le  budget de l’Etat. Une somme de 46 milliards de FCfa qui est tout de même marginale par rapport au niveau de l’économie nationale. Les collectivités locales ont aussi posé le problème du fonds d’appui et de péréquation qui doit correspondre à 20% des revenus issus du secteur minier.

Depuis la volonté manifestée par le chef de l’Etat, le président Macky Sall, de faire adhérer le pays à cette norme volontaire de transparence, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a maintenant pignon sur rue au Sénégal. Après avoir obtenu le statut de pays candidat, l’exercice pour être un pays conforme consiste à être validé (évaluation objective du respect des principes et règles de l’Itie) et cela devra passer d’abord par la production d’un rapport en 2014. Au préalable, les membres du comité national, sous le magistère du Pr Ismaïla Madior Fall, ont publié un rapport test en 2013 et, conformément aux exigences de l’Itie, il faut procéder à la dissémination du rapport, histoire de susciter le débat public.
Au cours de cet atelier de dissémination à Kédougou présidé par Cheikh Tidiane Touré, secrétaire permanent du comité Itie Sénégal, la substance du rapport 2013 a été présentée à l’assistance par le gestionnaire des données du secrétariat permanent de l’Itie. Alioune Badara Paye a donné un aperçu des informations contextuelles relatives au cadre institutionnel du secteur géo-extractif, aux données de production qui font par exemple ressortir que notre pays a produit en 2013 890 000 tonnes de phosphate et 6 tonnes d’or. Il laissera entendre que 146 entreprises minières sont répertoriées pour intégrer le périmètre Itie et 13 entreprises pétrolières et gazières avec une liste de tous les types de paiements que font ces entreprises à l’Etat, les organismes collecteurs, le registre des licences et autres permis.

46 milliards seulement vont au Trésor public  
Par rapport à la contribution du secteur géo-extractif au budget de l’Etat, M. Paye a indiqué que le rapport 2013 a fait ressortir 46 milliards de nos francs avec seulement 3 milliards de FCfa issus du secteur des hydrocarbures.
Dans cette enveloppe, c’est la région de Dakar qui occupe le peloton de tête avec 16,8 milliards de nos francs payés par la Sococim. Thiès suit avec 15,9 milliards de nos francs dont les 49% sont versés par les Ciments du sahel, 15% par les ICS et 13% par GCO (Grandes Côtes Operations). Kédougou occupe la troisième place avec 11 milliards de FCfa versés par SGO (Sabodala Gold Operations) et SMC (Sabodala Mining Company), toutes deux du groupe Teranga Gold. Le rapport fait ressortir que l’essentiel des paiements est constitué par les redressements et la TVA et que des écarts existent, sans être expliqués par le réconciliateur, entre les montants déclarés par les entreprises et ceux déclarés par l’Etat. Ce qui, aux yeux des acteurs de la société civile, laisse apparaître quelques problèmes de compréhension et des disfonctionnements au niveau de certains services de l’Etat.
Cet exercice qu’est l’Itie a été vivement salué par tous les participants dans la mesure où il permet aux citoyens de voir plus clair dans le secteur géo-extractif. Et pour que la marche du pays vers la conformité ne soit pas compromise, les acteurs de la société civile ont invité l’Etat à tout mettre en œuvre afin que les manquements soulevés par le rapport, comme le manque d’exhaustivité et de fiabilité des données, puissent être corrigés dans les meilleurs délais, conformément aux recommandations de l’administrateur indépendant qui fait état de la nécessité de doter le Trésor public d’outil informatique lui permettant de suivre les liquidations effectuées en temps réel et à l’échelle du territoire tout comme d’encourager les  instances de tutelle du secteur des hydrocarbures à mettre en place un véritable cadastre pétrolier.
La problématique de l’alimentation du fonds d’appui et de péréquation des collectivités locales a aussi été posée par les participants.

Pape Demba SIDIBE


Le Conseil départemental de Sédhiou, en présence de son président, le député Boubacar Biaye, a voté le projet de budget 2016. Pour la partie des recettes, le budget s’élève à 378.256.987 FCfa, contre 135 millions de FCfa l’année dernière.

Les recettes sont essentiellement composées du fonds de dotation et du fonds de concours. Pour le fonctionnement, les recettes prévues s’élèvent à 236.552.806  FCfa, alors que celles dites d’investissement se chiffrent à 141.704.181 FCfa. Les dépenses prévues dans le fonctionnement concernent une dizaine de chapitres et le montant alloué à chaque chapitre a été analysé par les conseillers qui ont demandé la révision de certains montants. C’est le cas du chapitre éclairage public. Les conseillers qui soutiennent cette thèse ont un argument de taille, d’autant qu’une bonne partie de la commune de Sédhiou, surtout les quartiers non structurés, sont dans les ténèbres.
L’éducation, la jeunesse, le sport et la culture bénéficient d’une intéressante enveloppe. Aussi dans le domaine de l’éducation envisage-t-on de poursuivre la lutte contre les abris provisoires, la clôture et l’électrification des écoles. Toujours pour l’éducation, l’excellence sera fêtée chaque année pour galvaniser les élèves qui n’ont pas de prix. Pour le sport, le vœu du président est d’avoir une équipe fanion en ligue professionnelle comme le Casa Sport pour vendre la destination Sédhiou. Le président de l’ODCAV de Sédhiou a demandé une subvention conséquente avant de suggérer la création d’une commission qui va procéder à la répartition de la subvention que le conseil départemental destine chaque année aux différentes structures sportives. Certains conseillers ont souhaité que soit revue à la hausse les montants alloués à la rubrique santé, hygiène, actions sociales. Dix-neuf millions de FCfa sont prévus pour une meilleure prise en charge des malades et une augmentation des actions sociales dans ce département, l’un des plus pauvres du pays. Le président a décidé de confier l’analyse des suggestions faites à une commission ad hoc.
Quelque six chapitres sont consacrés aux dépenses d’investissements. Les équipements administratifs se taillent presque la part du lion. Plus de 24 millions de nos francs seront alloués à l’institution qui vient de démarrer. « L’enveloppe destinée à la santé, à l’hygiène et à l’action sociale dans cette rubrique doit être revue à la hausse. Cette enveloppe est insuffisante », estiment certains conseillers qui n’ont pas manqué de dire les raisons pour lesquelles ce montant doit être augmenté.
Une assurance leur a été donnée. D’autres actions sont prévues pour la santé qui n’a pas de prix. Département polymorphe, la mobilité n’est donc pas facile dans la localité. C’est pourquoi il est prévu l’achat d’un véhicule et des motos. Avant l’examen du projet de budget, il a été fait l’état d’exécution du précédent budget et le taux de réalisation plus de 90%  a été jugé satisfaisant.

Malamine KAMARA


La session d’orientation budgétaire du Conseil départemental de Fatick a été une occasion pour le président Ousmane Sène de décliner ses ambitions pour la nouvelle année 2016. Pour ce dernier, dans le cadre de la coopération décentralisée, l’accent sera mis sur le partenariat.
Pour l’année 2016, selon Omar Sène, l’institution départementale entend, dans le cadre de l’entente interdépartementale en voie d’être mise en place, capitaliser les acquis de cette belle coopération pour promouvoir le développement économique local. Aussi, a-t-il dit, l’accent sera mis sur la redynamisation des partenariats qui ont été noués en particulier avec la région de Poitou-Charentes (France), la commune de Chambray-Lès-Tours (France), la région de Catalogne (Espagne)… Dans le domaine de l’éducation, il entend, avec le prochain budget, renforcer ses efforts pour faciliter l’accès, améliorer la qualité et la bonne gestion du système éducatif dans le département. « L’action départementale dans le secteur stratégique de l’éducation devrait ainsi être orientée vers l’équipement et la réhabilitation des lycées et collèges », a-t-il déclaré. Il a promis que les bourses et les aides scolaires qui n’ont pas été octroyées en 2015  seront libérées cette année pour améliorer les conditions d’accès à l’éducation, notamment pour les couches les plus démunies. Sur le plan de la santé, le président du Conseil départemental a indiqué que dans le prochain budget, des crédits conséquents devraient également être mobilisés pour accompagner l’hôpital régional de Fatick. Le développement de l’écotourisme a été retenu parmi les axes prioritaires de l’accord-cadre signé entre la région de Poitou-Charentes et les trois départements de la région de Fatick au mois de novembre 2015. Selon Omar Sène, le plaidoyer devrait être poursuivi en 2016 pour la reprise du programme de développement de l’écotourisme (Prodetour) et la consolidation des efforts déployés dans le département en termes d’inventaire du patrimoine, de valorisation des atouts culturels.

Promotion de l’emploi des jeunes
Dans le domaine de la jeunesse et des sports, le président de cette institution a révélé que le Projet d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes (Papejf) entend investir plus d’un milliard de FCfa dans la région de Fatick d’ici la fin de l’année 2016. Selon lui, cette enveloppe concerne 9 fermes agricoles et avicoles, 12 fermes aquacoles, 2 centres incubateurs, 2 plateformes multiservices. Pour lui, l’accent devrait être mis sur l’information des jeunes du département pour leur permettre de bénéficier des financements de ce projet. Dans le budget de 2016, ajoute-t-il, des crédits nécessaires seront mobilisés par le conseil pour faciliter la gestion du stade régional. Sur le plan de l’énergie, Omar Sène a fait savoir que son institution va déployer d’énormes efforts pour faciliter l’accès des populations à l’énergie. Selon lui, grâce au programme de développement des énergies renouvelables (Proder) et au programme approche territoriale du changement climatique (Tacc), 38 villages de la région ont bénéficié d’une électrification solaire.
Le développement local constitue une priorité majeure pour ce conseil. Son président a annoncé qu’avec le budget de 2016, des ressources importantes devraient être mobilisées pour soutenir le développement des secteurs économiques du département. Sur le secteur de l’agriculture, le président Omar Sène a souligné que les opportunités offertes par le Programme national d’appui à l’autosuffisance en riz (Panar) seront saisies pour renforcer les efforts déployés dans le département de Fatick. Pour lui, l’année 2016 devrait consacrer le démarrage des activités du Programme national de développement de l’irrigation locale (Pindil). Le conseil entend s’appuyer sur le Programme d’amélioration de la filière caprine (Pafc) pour le développement des chèvreries individuelles et l’amélioration de la race caprine et la valorisation des produits laitiers.

Oumar Ngatty BA


Le chef du Service régional des Eaux et forêts veut mettre l’accent sur la lutte préventive pour combattre le phénomène.

Le Service régional des Eaux et forêts a obtenu cette année d’excellents résultats en matière de reboisement. Des milliers de plants ont été plantés durant l’hivernage sur le long des axes routiers, les bois communautaires et individuels. La préservation de ces plants et du tapis herbacé qui est très fourni cette année, du fait de la forte pluviométrie enregistrée durant la saison des pluies constitue aujourd’hui une priorité pour les agents des Eaux et forêts.
Cette abondance du tapis herbacé constitue une source inestimable de réserves fourragères pour le cheptel et un motif d’inquiétude pour les autorités étatiques. Le chef du Service régional des Eaux et forêts, le Colonel Aly Seck, a pris les mesures idoines pour prévenir les feux de brousse qui constituent, selon lui, un véritable fléau dans la région de Kolda. « Les autorités nous ont instruits de tout mettre en œuvre pour sauver au maximum ce tapis herbacé qui constitue une biomasse non négligeable ne serait-ce que pour protéger le sol, mais aussi pour l’alimentation du bétail. Et voilà pourquoi, depuis fin octobre, nous sommes en train de mener des séances d’information, de sensibilisation et de formation des populations pour les amener à sentir la nécessité de préserver cette biomasse et de protéger leur environnement », déclare-t-il.
Pour réussir ce pari, le Service régional des Eaux et forêts a mis l’accent sur la lutte préventive par la mise à feu précoce et l’ouverture et l’entretien des pare-feux en attendant l’arrivée de la saison sèche (mars, avril, mai), période durant laquelle de nombreux feux criminels sont souvent signalés dans la région de Kolda. Un Crd spécial axé sur les mesures préventives contre les feux de brousse se tiendra prochainement à Kolda.
Des comités départementaux et locaux de développement ont déjà été organisés dans les départements et les chefs lieux des arrondissements pour sensibiliser les populations. La région de Kolda compte aujourd’hui plus de 4000 comités villageois de lutte contre les feux de brousse. Ils seront équipés en matériels légers pour leur permettre de venir à bout de ce phénomène selon le chef de Service régional des Eaux et forêts. Cependant le Colonel Aly Seck ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.  Il annonce la création d’autres comités pour faire un maillage complet de la région afin d’éradiquer ce fléau.  

Mamadou Aliou DIALLO


L’association des rapatriés clandestins et familles affectées de Thiaroye-sur-mer est vivement préoccupée par le sort des nombreux jeunes disparus depuis le fléau de l’émigration clandestine. De nombreuses familles affectées par ce fléau vivent dans la tourmente après être restées sans leurs nouvelles depuis 2006.

Dix ans après le fléau qui a affecté la jeunesse de Thiaroye-sur-mer qui empruntait des pirogues pour se rendre en Europe, de nombreuses familles de ces jeunes piaffent d’impatience de connaître le sort des leurs dont elles n’ont plus la moindre nouvelle depuis cette période. Et la situation est d’autant plus difficile pour ces familles qu’elles ne savent pas si elles doivent faire le deuil de ces jeunes ou attendre d’y voir plus clair. Pis, beaucoup de femmes mariées à ces jeunes vivent en ce moment une situation de demi-veuvage, ne sachant ainsi sur quel pied danser. Le Secrétaire général de l’association des rapatriés clandestins et familles affectées, Bara Ndoye, a rappelé que beaucoup de familles sont en deuil et plongées dans un profond désarroi si bien qu’elles méritent d’être assistées. A ce titre, l’association s’emploie à porter une assistance sur le plan psychologique et social aux membres de ces familles. «Jusqu’à présent, les plaies peinent à se cicatriser et nous dénombrons une vingtaine de femmes qui, aujourd’hui, vivent en situation de demi-veuvage ici à Thiaroye-sur-mer », a laissé entendre le secrétaire général de cette association. Il a également précisé que mêmes les fonds qui ont été dégagés dans le cadre du Frontex ne permettent pas encore de freiner le fléau de l’émigration. Le président de l’association, Baye Aly Diop, a insisté sur la douleur que les familles continuent d’endurer. A l’en croire, l’urgence est de faire en sorte que l’on sache exactement si à ce jour, ces jeunes figurent parmi ceux-là qui sont détenus dans les prisons ou s’ils ont simplement péri. « Les démarches que nous menions remontent du temps du régime de l’alternance et des personnalités comme Cheikh Tidiane Gadio de même que le grand Serigne de Dakar avaient fait montre d’une volonté réelle de régler le problème. Mais jusqu’à présent nous n’arrivons pas à être édifiés sur le sort de nos jeunes disparus », a martelé Baye Talla Diop.

Abdou DIOP


Le manque d’ambulance au poste de santé de Fimela a toujours préoccupé les populations. Aujourd’hui, ces dernières poussent un ouf de soulagement avec la réception d’une ambulance offerte par l’Etat du Sénégal. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a remis, samedi dernier, les clés de cette ambulance au maire de la commune de Fimela, Karime Sène, au cours d’une grande cérémonie.

A cette occasion, le ministre a indiqué que toutes les structures sanitaires ont besoin de moyens d’évacuation des malades. Le Pr Awa Marie Coll Seck a rappelé que son ministère a commencé à doter les hôpitaux et centres de santé d’ambulances. Elle a également déclaré qu’aujourd’hui, c’est au tour des postes de santé d’en bénéficier, tout en signalant que le centre de santé de Diofior a reçu une ambulance il y a six mois. Le programme concerne aujourd’hui les postes de santé les plus importants pour leur permettre d’évacuer les malades. Mme le ministre a rappelé que le président de la République, Macky Sall, depuis son avènement à la magistrature suprême, a mis dans le circuit plus de 150 ambulances. Selon elle, l’ambition du chef de l’Etat est de doter toutes les structures sanitaires d’ambulances.
En recevant les clés de cette ambulance, le maire de la commune, Karime Sène, a magnifié ce geste de l’Etat qui vient ainsi satisfaire une vieille doléance des populations de Fimela.

Oumar Ngatty BA

…Et à celles de Nganda également
Le calvaire des populations de la commune de Nganda, une zone frontalière située à près de 40 km de Kaffrine, vient de prendre fin. Restées plus de 25 ans sans ambulance, ces populations ont vu l’une de leurs principales doléances satisfaite par le président de la République. Elles viennent d’obtenir une ambulance médicalisée toute neuve et dont le coût avoisine les 35 millions de FCfa.  

La cérémonie de réception de ce joyau a été organisée le week-end dernier par le maire de Nganda, Baye Niass Cissé, qui a tenu, avec les habitants de sa commune, à remercier le président de la République, Macky Sall. C’était en présence du sous-préfet de Katakel, Alioune Diop, représentant le gouvernement et du médecin chef du district sanitaire de Kaffrine, Dr Mbengue.
Si le sous-préfet a beaucoup insisté sur l’importance du don et la maintenance pour plus de durabilité du matériel offert, le maire de Nganda a souligné que cette ambulance arrive à un moment où l’évacuation des malades vers les centres de référence se faisait avec beaucoup de difficultés. Au nom des populations, le maire a exprimé sa gratitude au président de la République qui, une fois de plus, affiche les marques de considération et d’estime qu’il a pour les populations de Nganda.
Après avoir salué l’engagement du chef de l’Etat à faire du Sénégal un pays émergent et les différents chantiers réalisés dans ce sens, Baye Niass Cissé a insisté sur la nécessité, pour sa commune, de disposer d’une centre de santé à la place du poste de santé qui peine à satisfaire les besoins d’une localité frontalière peuplée de plusieurs dizaines de milliers de d’habitants.
Auparavant, plusieurs orateurs, notamment le chef du village, les représentants des jeunes et des femmes, ont mis l’accent sur la profonde mutation qui est en train de s’opérer à Nganda grâce à l’engagement et au dynamisme de l’équipe municipale. A leur avis, beaucoup de réalisations ont été faites dans les différents secteurs comme la santé, l’éducation, l’électrification, le social, etc.

Mamadou CISSE


Plus de 200 pères de familles ont été mis au chômage temporaire à la suite d’une mesure administrative interdisant formellement l’extraction du sable des carrières de Saint-Louis jusqu’à nouvel ordre. Ainsi, depuis deux mois, ces nombreux ouvriers, maçons, manœuvres et autres camionneurs qui vivent de l’exploitation de ces carrières sont confrontés à d’énormes difficultés pour survivre.
C’est dans le désarroi qu’ils se sont adressés à la presse pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur le calvaire qu’ils endurent quotidiennement pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Selon le porte-parole de ces travailleurs, Ameth Ndiaye, les autorités administratives n’ont pas une « raison valable » pour les empêcher de poursuivre leurs activités professionnelles. D’autant plus, a-t-il enfin souligné, qu’il y a suffisamment de carrières dans le département de Saint-Louis qui peuvent être exploitées à tout moment. « Le fait donc de fermer subitement toutes ces carrières et d’ôter le pain de la bouche de tous ces concitoyens résolument engagés à travailler honnêtement pour gagner leur vie à la sueur de leur front, n’a aucun sens », a-t-il martelé.
Selon des sources proches des autorités administratives de la capitale du Nord, du fait des lenteurs administratives, l’autorisation de l’extraction des carrières n’est pas encore signée au ministère de tutelle.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Les acquis majeurs de la gestion 2015 et les perspectives pour 2016 ont été présentés lors de la séance d’orientation budgétaire de la commune de Fatick tenue, mercredi dernier, à la mairie. Les travaux ont été présidés par le premier adjoint au maire, Mme Aïda Diouf.

Lors de cette rencontre, le président de la commission des finances a rappelé que le débat s’est inspiré du Plan d’investissement communal (Pic) de 2013-2018. Selon Mamadou Kane dit Blaise, l’amélioration de performance de l’équipe municipale et de l’accès aux services sociaux de base, la promotion de l’économie urbaine et l’assainissement et l’aménagement urbain constituent les axes stratégiques de ce Pic. Dans le domaine de la santé et de l’action sociale, il a rappelé que la réalisation d’un poste de santé à la cité des émetteurs, en partenariat avec l’Ong Radi, et le renforcement du matériel médical grâce à la coopération décentralisée sont des acquis certains de la gestion 2015.
Selon lui, dans le budget de 2016, il est prévu la subvention des Ocb agréées dans la lutte contre le Sida, la prise en charge, dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu), de l’adhésion d’au moins 220 enfants à la mutuelle de santé (soit 20 enfants par quartier) pour un coût de 700.000 FCfa. Dans le volet de la jeunesse, il a noté des acquis certains, notamment la construction en cours d’un centre des métiers dans le cadre du Fed d’un coût de 63 millions de FCfa dont l’ouverture est prévue en 2016, la création d’un centre de formation de l’Anpej. Selon lui, des perspectives de création d’emplois sont à espérer avec les nombreux projets de l’Etat à réaliser dans la commune en 2016 par l’Onas, la Sones, le ministère de la pêche…  Pour le sport, a-t-il rappelé, en 2015, la commune a mené un certain nombre d’actions, notamment la réhabilitation de l’arène municipale en partenariat avec le Fecl pour un coût de 72 millions de FCfa et qui sera fonctionnelle en 2016, la réalisation, avec le concours de l’Etat, d’un parcours sportif sur la corniche pour un montant de 50 millions de FCfa.
Pour l’éducation, l’alphabétisation et la formation professionnelle, il y a un certain d’actions comme la construction d’une quinzaine de salles de classe, la dotation suffisante en fournitures scolaires et bureaux, l’organisation d’une journée de l’excellence et la construction d’un centre des métiers. Dans le cadre du budget de 2016, la commune a décidé de prendre en charge l’équipement en tables-bancs des 15 salles de classe construites par l’Agetip, la réhabilitation des anciennes écoles comme Amadou Daly Faye et Salif Bâ, l’augmentation de la subvention à l’association des parents d’élèves de la commune pour la prise en charge des factures d’eau et d’électricité des écoles et la création des classes d’alphabétisation.

Poursuite des efforts
En matière de culture, la commune de Fatick, durant 2016, a commune activités phares, les préparatifs du centenaire de la ville de Fatick avec la mise en place d’un comité de pilotage fonctionnel et l’organisation, au courant du premier semestre de 2016, un pré-symposium sur le centenaire, la création d’une bibliothèque communale fonctionnelle…
Concernant l’éclairage public, selon le président de la commission des finances, les efforts en matière d’extension du réseau électrique seront poursuivis. Mettant l’accent sur les grands travaux en cours financés par l’Etat, il a rappelé qu’avec l’Onas, on note la construction de deux stations de pompage, d’une station de traitement des boues de vidange et de trois zones tampons de stockage des eaux de pluie. Pour la Sones, il y a la construction d’une unité de défluorisation de l’eau courante. S’agissant de la pêche, il y a la construction d’un complexe frigorifique avec deux chambres froides d’une capacité de 30 tonnes pour la congélation, le stockage du poisson, de la viande, des fruits et légumes et de la glace, d’une fabrique de glace d’une capacité de 6 tonnes/jour. La commune de Fatick accorde également une attention particulière aux autres volets comme l’urbanisme et habitat, l’environnement et de l’artisanat.

Oumar Ngatty BA


Les populations planchent sur les causes de la coupe abusive de bois et proposent des solutions alternatives pour combattre le fléau.

Les mesures prises par l’Etat pour lutter contre le trafic illicite de bois à destination de l’étranger ont enregistré des résultats tangibles. Toutefois, le phénomène est loin d’être éradiqué. C’est du moins le sentiment des participants au Forum sur la coupe du bois organisé, samedi dernier, à Médina Yoro Foulah, par l’Observatoire pour l’intégrité au Sénégal (Ois). Il dénonce la complicité entre les chefs de village, les trafiquants et certains agents chargés de la lutte contre le trafic de bois. Ils estiment que les peines de prison et d’amende infligés aux coupeurs et convoyeurs de bois ne sont pas sévères pour décourager les villageois impliqués dans ce trafic.
Pour certains orateurs, la lutte contre l’exploitation abusive de bois ne peut réussir sans la mise en place d’activités génératrices de revenu pour les populations. La création d’emplois pour les jeunes permettrait, selon eux, de réduire la forte pression exercée sur les forêts qui constituent, à côté de l’agriculture et de l’élevage, l’unique source de revenus des populations qui ne disposent pas de fleuve, d’usines ou de projets de lutte contre la pauvreté.
D’autres estiment, par contre, que ce n’est pas à l’Etat de défendre les forêts de Médina Yoro Foulah et demandent aux populations de prendre leur responsabilité pour assurer la protection de leurs ressources naturelles. Ils dénoncent la complicité entre certains villageois et les étrangers qui viennent piller leurs forêts. « Le département de Médina Yoro Foulah est confronté à la coupe abusive de bois et à un trafic intense de bois à destination de la Gambie. L’Ois a voulu organiser ce forum pour sensibiliser les populations sur ces questions afin de rationaliser l’exploitation des ressources forestières. Nous pensons qu’en plus de ce que font les Eaux et forêts, il faudrait aussi que les populations participent à la gestion durable de leurs ressources, sinon on va vers la catastrophe », déclare Aba Sané, président de l’Ois.
Le Forum qui est organisé grâce à l’appui de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Unodc) s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation du secteur privé local pour la connaissance et l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (Cnucc) intitulé : « zéro fraude sur les permis ». L’Ois entend, à travers ces actions, lutter contre la corruption dans la délivrance des permis de conduire, de construire, coupe et circulation du bois dans la région de Kolda. Ce forum était précédé par un atelier de formation des exploitants forestiers, menuisiers, maçons et conducteurs de moto « Jakarta » de Médina Yoro Foulah.

Mamadou Aliou DIALLO


La commune de Ronkh, une localité du delta du fleuve Sénégal située dans le département de Dagana, plus précisément dans l’arrondissement de Ndiayes polarisant plus de 42 villages et couvrant une superficie de 687 km² pour 30.000 habitants, produit 20% de la production nationale rizicole de notre pays.

En marge de la finale de football « navétane » de cette zone du Oualo, dotée de la coupe du maire de Ronkh, Tidiane Ndiaye, docteur en anthropologie, s’est adressé à la presse pour réaffirmer la farouche volonté de son équipe municipale d’œuvrer pour l’intégration « agriculture, sport et culture » dans cette grande commune rurale à vocation agricole où les populations sont résolument engagées à traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière d’autosuffisance en riz et de sécurité alimentaire. Selon le maire Tidiane Ndiaye, le record d’emblavure des terres rizicoles cultivables de Ronkh enregistré ces dernières années prouve largement que les populations de cette partie du Oualo ne ménagent aucun effort pour contribuer efficacement à la mise en œuvre du Pse, du Pracas et du Programme national d’autosuffisance en riz. Après avoir rendu un vibrant hommage au président Macky Sall qui accorde un intérêt particulier à cette collectivité locale, qui a déjà créé des milliers d’emplois dans cette zone à vocation agricole et pastorale, le maire Tidiane Ndiaye a réitéré l’engagement indéfectible du conseil municipal de Ronkh à relancer le théâtre populaire et la lutte traditionnelle dans ce terroir, en vue d’aider les jeunes à mieux s’épanouir.
Dr Ndiaye s’est réjoui du fait que le Pse ait déjà permis de booster la production rizicole dans son terroir, où les populations ont une vision très ambitieuse et réaliste, qui se traduit globalement par une volonté de faire de cette commune un espace viable économiquement et socialement, une zone qui pourrait répondre aux enjeux actuels (modernes) de développement, un territoire enraciné dans les valeurs fondant notre génie mais aussi ouvert et attractif à la fois.
Il a rappelé que la commune de Ronkh est confrontée à plusieurs problèmes qui tournent essentiellement autour d’une demande sociale exponentielle, au moment où les moyens mis à sa disposition sont maigres. La question de la riziculture demeure particulièrement préoccupante pour plusieurs raisons. Le territoire communal se situe au cœur du delta et a été le point de départ de la riziculture dans le delta du fleuve Sénégal, en raison de l’abondance de son réseau hydrographique.

Un potentiel de 35.000 ha
La commune de Ronkh, a-t-il souligné, recèle un potentiel cultivable de 35.000 hectares dont  plus de 20.000 ha sont actuellement en culture. En matière de superficies cultivables et de production de paddy, la seule commune de Ronkh représente près de 20% de la production nationale. Les riziculteurs de la commune de Ronkh, à l’instar des autres producteurs de la vallée, remercient vivement le chef de l’Etat pour les mesures prises en vue d’apporter les solutions les plus adéquates au problème récurrent de la commercialisation du riz.
A en croire Dr Amadou Tidiane Ndiaye, l’autre problème auquel cette commune est confrontée, demeure le manque de bonnes routes. La commune de Ronkh, malgré son poids dans la production, reste très mal desservie. Les rares pistes en latérite sont en très mauvais état et ne sont pas praticables pendant la saison des pluies. Cet état de fait dénote un paradoxe extraordinaire. Pendant que la commune de Ronkh produit près du cinquième de la production nationale en riz et que cette dynamique sera renforcée avec le Pse, les voies de communication restent une demande économique pour le milieu.
Le développement agricole, a-t-il fait remarquer, a été possible parce que l’environnement physique et humain est favorable mais aussi grâce aux lourds investissements consentis par les différents gouvernements depuis 1964. Les milliards investis dans la commune pour parvenir à ces résultats et les prochains investissements à réaliser n’ont pas tenu compte du facteur essentiel de la mobilité dans la rentabilisation et la sécurisation de ces chantiers pour le développement du Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


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