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Régions (1601)

Des équipements sportifs installés sur la corniche ouest dakaroise, évalués environ à 50 millions de FCfa, ont été inaugurés avant-hier, en présence de Soham El Wardini, première adjointe du maire de Dakar.

Les sportifs qui empruntent le parcours de la corniche ouest ont bénéficié d’un lot de matériels sportifs. Cela a été possible grâce à des entreprises chinoises. Ce geste de solidarité témoigne, une fois de plus, du partenariat qui lie Dakar et Pékin.

Dans sa communication, Soham El Wardini, première adjointe du maire de Dakar, a laissé entendre que les travaux d’installation de ce matériel fixé au sol ont respecté le délai. Ce qui témoigne du symbole que revêt la coopération sino-sénégalaise. A l’en croire, ce parcours sportif est le cadre d’un lien social, de convivialité, de solidarité et… de fraternité. «Ce joyau est le vôtre ; et prenez soin de lui», a exhorté l’adjointe de Khalifa Ababacar Sall. Non sans inviter les Sénégalais à faire du sport, pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, la tension artérielle, etc.

Prenant la parole, Jianguo Zhang, président de l’Association des entreprises chinoises, a loué l’exemplarité des relations qui existent entre les deux pays. Il a rappelé les milliers de sportifs qui empruntent le parcours sportif. Quant au chargé d’affaires de l’ambassade de Chine He Ping, il a magnifié la coopération importante et stratégique entre les deux pays. De son avis, d’autres entreprises chinoises devraient s’inspirer d’elle.

Ce projet social est pour Cheikh Ahmet Tidiane Diagne, représentant de l’Association du parcours sportif, une aubaine car le matériel est de bonne qualité, tout en les invitant à bien l’entretenir pour qu’il dure.

Serigne Mansour Sy CISSE

La mairie de Thilogne (Matam), en proie à des querelles partisanes, peine à voter son budget pour dérouler son programme de développement, a appris l’Aps.

« Des querelles de positionnement entre le maire Sidy Dia et le conseiller Sidy Ben Oumar Kane pour l’occupation du poste de coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr), au pouvoir) », expliquent cet état de fait, a indiqué, mardi, le porte-parole des jeunes du parti au pouvoir, Papa Pierre Diop.

Papa Pierre Diop qui animait un point de presse a sollicité l’arbitrage du chef de l’Etat pour décanter cette situation préjudiciable à la mairie de Thilogne qui « n’arrive pas à appliquer le programme de développement » initié par le maire Sidy Dia.

« Si cela perdure, la commune risque de retourner à la case de départ, c’est-à-dire en délégation spéciale et nous ne souhaitons pas en arriver là », a-t-il souligné, avertissant que ses camarades « n’excluent pas de dérouler des actions de lutte multiformes ».

Joint au téléphone, le conseiller municipal Sidy Ben Oumar Kane a qualifié la sortie du maire et de ses partisans de « gesticulation ». Il dit attendre que « le maire fournisse le compte administratif de 2014 » avant de voter le budget de la commune. « Mes camarades et moi, conseillers municipaux, ne vont pas cautionner une gabegie dans la gestion. S’il n’est pas à la hauteur, il n’a qu’à rendre le tablier », a souligné M. Kane.

(APS)

Mobilisées derrière leur porte-parole, Arona Dia, les populations de Ndiébène Toubé Peulh, un village situé dans la commune rurale de Gandon, ont bruyamment manifesté leur colère pour se faire entendre. A travers une marche pacifique et bien organisée, elles ont battu hier le macadam pendant deux tours d’horloge pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’urgence et la nécessité de connecter leur terroir au réseau électrique.

Selon le jeune Arona Dia, depuis plus de deux ans, ces populations ne ratent pas la moindre occasion pour remettre sur le tapis cet épineux problème d’accès à l’électricité dans un village situé à moins d’un kilomètre de la route nationale n°2.

Arborant des brassards rouges, ils ont barré la piste qui mène vers les habitations à l’aide de branches d’arbres en vue de faire comprendre au régime actuel qu’il est grand temps de satisfaire cette vieille doléance qui, selon eux, a été, depuis 2012, une promesse électorale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pour sa première session ordinaire, la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) a adopté un organigramme et un chronogramme. Elle compte travailler pour le bien-être des démembrements de l’Etat que sont les collectivités locales. Le dialogue inter et intra communal est au centre de son action.

La première session extraordinaire de l’année 2016 de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) a réuni 13 sur 14 membres que compte la commission. A l’ordre du jour, l’organigramme et le chronogramme (2016-2019) ont été discutés, renseigne Djibo Leyti Kâ, président de la commission à l’issue de la réunion tenue à huis clos. L’organigramme est composé de 17 membres choisis parmi des experts. La commission souhaite avoir un représentant au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Des propositions relatives au secteur privé et à la société civile sont aussi adressées au chef de l’Etat.

Les représentants de l’Assemblée nationale, du ministère de la Justice, du ministère des Finances, de la Primature, entre autres, ont répondu présent. La première urgence de la commission est l’établissement de son chronogramme. Celui-ci recense les actions à accomplir à l’horizon 2019. Selon le président de la commission Djibo Leyti Kâ, d’ici peu, un atelier de thématiques devra réunir les élus locaux, notamment les maires. « Il s’agit de cas précis sur lesquels on doit faire des propositions claires », renseigne-t-il.

Au cours du point de presse, l’accent a été mis sur l’équité territoire, considérant « que toutes les collectivités locales ne sont pas logées à la même enseigne ». La commission compte mener une réflexion poussée et faire des propositions adressées au président de la République au sujet des moyens financiers que l’Etat alloue aux collectivités locales. Pour lui, de 1972 à 2013 en passant par 1996, le transfert de ressources a été le parent pauvre des réformes de décentralisation.

Après sa rencontre avec l’Association des maires du Sénégal (Ams), la commission doit se réunir prochainement avec le ministre de la Gouvernance locale. Ces séances de travail entrent dans le cadre de « l’esprit du dialogue des territoires » qui promeut les échanges entre les collectivités locales elles-mêmes ainsi que celles-ci avec l’Etat. « Il y a beaucoup de problèmes en termes de fiscalité et de ressources insuffisantes », entre autres, précise Djibo Leyti Kâ, ajoutant que tout cela fait partie du « dialogue inter et intra communal ». Dans ce sens, un accent particulier est mis sur les nouveaux pôles économiques territoriaux.

Satisfait de cette session qui, pour lui, augure de bonnes perspectives, le président de la commission s’engage « à servir l’Etat sénégalais ». Il engage un « dialogue franc à la base avec les acteurs territoriaux », notamment sur la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Pour réussir toutes les actions, poursuit le président, l’engagement et l’expérience des membres de la commission seront mis à profit. Enfin Djibo Leyti Kâ a sollicité le concours de la presse pour vulgariser le travail de la Commission nationale du dialogue des territoires.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

 

Du matériel solaire d’une valeur de 20 millions de FCfa a été remis, hier, à des imams de Louga. Un appui du Conseil départemental visant à améliorer la fonctionnalité des lieux de culte.

Les mosquées bénéficiaires, au nombre de quarante, sont situées en zone non encore électrifiée. Le matériel reçu permettra à ces lieux de culte d’être éclairés avec près de dix ampoules. Des haut-parleurs pourront aussi être connectés pour les appels à la prière. Mieux, les fidèles auront la possibilité de recharger gratuitement leurs téléphones portables. « Ce geste de l’institution n’est que le début d’un vaste programme qui, à terme, touchera l’ensemble des mosquées du département », a souligné Amadou Mberry Sylla, président du Conseil départemental de Louga.

La cérémonie de remise de ce matériel qui s’est déroulée hier à l’hôtel du département a vu la participation des élus, des autorités administratives, des notables et bien évidemment des imams. Ces derniers, fortement mobilisés, ont salué les efforts accomplis par le Conseil départemental. « Nous suivons tout ce que vous faites. Vous avez notre soutien et nos prières vont vous accompagner », a dit Imam Chérif Aïdara, s’exprimant au nom de ses collègues. Mberry Sylla, très ému, a rappelé que cet appui aux mosquées entre dans le cadre du programme d’investissement 2016 du Conseil départemental de Louga, doté d’une enveloppe de 214 millions de FCFA entièrement consacrée à des actions de développement communautaires impactant directement le vécu quotidien des populations.

« Bientôt, d’autres actions seront réalisées dans le domaine des infrastructures scolaires, culturelles et sportives. Sans oublier tout ce que nous comptons faire en faveur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », a partagé Mberry Sylla. Il s’est félicité de la concrétisation de deux de ses promesses : la remise, il y a quelques mois, d’une ambulance neuve au Groupement des sapeurs-pompiers de Louga et la mise en place du Fonds départemental de développement avec une enveloppe disponible de plus de 50 millions de FCFA pour financer les projets des jeunes et des femmes. Très prochainement, s’est encore réjoui le président Sylla, le Conseil départemental procédera au lancement de la phase pilote d’installation des mini fermes agricoles intégrées dans toutes les communes du département. « Continuez de prier. Le meilleur reste à venir », a-t-il lancé aux imams, visiblement fiers d’avoir fait le déplacement.

Abdoulaye DIALLO

Ce sont 82 jeunes des régions de Tambacounda et de Kolda, rapatriés des pays comme la Libye, l’Algérie, l’Espagne, le Niger, le Maroc, la Mauritanie et le Nigéria, entre autres, qui viennent, grâce à l’organisation internationale des migrations (Oim) et l’Ong La Lumière, de recevoir un financement de près de 25 millions de FCfa pour leur projet d’insertion. Un projet pilote et communautaire de réintégration des migrants retournés dans leurs régions leur a permis de se lancer dans le maraîchage, l’embouche, l’arboriculture et l’agriculture.

Tambacounda et Kolda représentent plus de 62% de l'immigration illégale. Cette clandestinité, selon Ibrahima Sory Diallo, secrétaire exécutif de l’Ong « La Lumière », concerne généralement les habitants de pays relativement pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays plus riches que celui dont ils sont issus. Mais, contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les plus pauvres qui migrent, mais ceux qui en ont les moyens (coût très élevé du voyage) et qui espèrent une meilleure promotion sociale à l'étranger que celle qu'ils auraient dans leur pays. Le Sénégal, pays pauvre avec un taux de chômage avoisinant les 60% de sa population active, a vécu très douloureusement ce phénomène avec des pertes incommensurables en vies humaines. C’est dans le souci d’appuyer le Gouvernement du Sénégal à juguler cette tragédie que l’Oim a initié des actions louables dans ce domaine, souligne Sory Diallo. Il s’agit, selon le secrétaire exécutif de l’Ong « La lumière », de mettre en place deux exploitations maraîchères et d’embouche à Temento, Bonconto, Kandia et Saré Coly Sallé à Kolda. 

Tous les bénéficiaires (migrants et jeunes membres de la communauté et potentiels candidats à la migration irrégulière) au sein de chaque localité d’intervention ont été formés. Ce qui a permis de créer une exploitation maraîchère à Tambacounda dans le cadre du projet communautaire, d’assurer la mise œuvre des activités de maraîchage/embouche, le suivi et l’encadrement des groupements identifiés. Il est question, dit M. Diallo, d’assurer aussi la génération de revenus aux jeunes migrants revenus au bercail afin de contribuer à leur fixation dans leur terroir d’origine et de contribuer à leur insertion socio-économiques. 

L’existence et la persistance du phénomène dans les deux régions, selon M. Diallo, sont dues à la complicité des parents, à la faiblesse des activités de prévention et surtout à l’inexistence d’une politique publique clairement définie dans ce secteur. Pour ce dernier, il faut mettre en place une politique d’incitation à l’immigration régulière et accentuer l’intérêt accordé aux projets d’intégration pour les migrants et leur entourage. 

Pape Demba SIDIBE

Certaines populations de la langue de Barbarie qui déploraient avec véhémence les conditions dans lesquelles les autorités municipales ont démarré les opérations de désencombrement de Guet-Ndar sont revenues à de meilleurs sentiments, à l’issue d’un dialogue et d’une large concertation entre les notables de ce quartier des pêcheurs et les conseillers municipaux. 

Ces manifestants, qui étaient contre la destruction de certaines mosquées, ont finalement compris les enjeux et les perspectives du programme Acting d’assainissement de Guet-Ndar, qui sera réalisé par la municipalité de Saint-Louis, avec l’appui financier du Conseil général de l’Eure et de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, pour un coût global de 1 milliard 235 millions de FCfa, pour le grand bonheur de 13.000 bénéficiaires issus de plus de 400 ménages. Ils ont finalement adhéré massivement à ce projet d’assainissement concerté total « Acting ». Ils ont été sensibilisés sur les avantages de ce projet qui a pour objectif majeur l’amélioration des conditions de vie de cette importante communauté des pêcheurs de Guet-Ndar.

Par la voix de M. B. Sène, ils ont rendu un vibrant hommage à l’équipe municipale dirigée par Mansour Faye, qui leur a annoncé la construction de deux nouvelles mosquées dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet. En améliorant les conditions d’assainissement des habitants du quartier, le projet contribuera à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, par un meilleur accès au service de collecte, d’évacuation et de traitement des eaux usées et excrétas. Ainsi, l’environnement de vie de ces populations sera amélioré avec moins de rejets sauvages d’eaux usées et excrétas, moins d’eaux stagnantes, de maladies, etc. 

Selon le directeur de cabinet du maire, Ababacar Biteye, il est attendu des résultats du projet global pluriannuel (2013-2017), la sensibilisation de 25.000 personnes à l'hygiène et à l'environnement. Il est aussi prévu de mettre en place des infrastructures d'assainissement desservant 13.000 personnes, d’élaborer et de mettre en œuvre des  schémas de gestion et de financement durables du service d'assainissement de Guet-Ndar.

Les acteurs locaux seront renforcés dans leurs rôles et responsabilités en assainissement et assureront une exploitation et un suivi efficaces des services d'assainissement. La station de traitement et le réseau de transfert seront réhabilités et un système de dépotage et de prétraitement des matières de vidanges sera créé.

Mb. Kh. DIAGNE

Plus de 50 millions de FCfa ont été investis, entre 2015 et 2016, dans les communes de Saint-Louis, de Ndiébène Gandiole et de Ross-Béthio, par le Mouvement action Sénégal (Mas) dirigé par le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), Yérim Thioube, a révélé hier, Massar Gaye, coordonnateur de ce mouvement.

M. Gaye s’exprimait à Lahrar, un village du Gandiolais situé à plus de 40 km de la ville tricentenaire de Saint-Louis, à l’occasion d’un match final de navétane parrainé par Yérim Thioube. Massar Gaye a annoncé la décision du Dg de l’Anam de mettre en place, dans les plus brefs délais, un système très performant de crédit revolving (crédit rotatif) dans le Gandiolais, qui permettra aux jeunes et femmes de cette partie du département de Saint-Louis de disposer des financements dont ils ont besoin pour mener des activités génératrices de revenus (Agr).
Les bénéficiaires de ces financements, a précisé M. Gaye, seront, au préalable, bien organisés et formés aux techniques d’élaboration et de mise en œuvre de projets bancables.

Selon M. Gaye, Yérim Thioube veut, à travers ce programme de grande envergure, aider le gouvernement, les maires Mansour Faye, Harouna Sow de Gandiole et Bécaye Diop de Ross-Béthio à traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière de développement économique et social, à mieux lutter contre la pauvreté et l’émigration clandestine, à aider les jeunes ruraux à se fixer définitivement dans leur terroir.
Massar Gaye a rappelé certaines actions de développement économique et social entreprises depuis l’année dernière par Yérim Thioube, par l’entremise du Mas, pour soulager la souffrance des populations vulnérables.

Il a, à ce propos, cité une dizaine de moulins à mil offerts aux femmes de certains villages du Gandiolais et d’une localité de la commune de Léona (région de Louga), la réhabilitation des mosquées, la mise à disposition de trois ambulances médicalisées, d’une valeur marchande globale de plus de 30 millions de FCfa, destinées aux communes de Saint-Louis, de Gandiole et de Ross-Béthio. Le Mas, a-t-il poursuivi, continue d’entreprendre d’autres actions de développement visant à alléger les travaux des femmes, à financer régulièrement les branchements sociaux au réseau d’adduction d’eau potable, à offrir des lots importants de médicaments, de fournitures, de matériels scolaires et d’équipements sportifs aux populations.

A l’issue de cette finale navétane, les jeunes de Lahrar ont rendu un vibrant hommage à Yérim Thioube pour les efforts constants et louables qu’il a déployés en vue de remettre des équipements sportifs à 29 Asc de Saint-Louis et de Gandiole.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les populations de Diofior dans la région de Fatick ont manifesté vendredi dernier pour dénoncer le manque d’eau dans leur commune. S’exprimant au nom des manifestants, Dr Abdourahmane Thiam, coordonnateur du collectif pour la défense des droits et des libertés des populations de la ville de Diofior, a salué la mobilisation des populations. Il a soutenu que les habitants de Diofior ne contestent pas la politique gouvernementale en matière de l’accès à l’eau parce que le Sénégal est dans un contexte de réforme hydraulique. « Mais, comme toute politique publique, il y a une phase importante à respecter.

C’est la mise en œuvre », a signifié Dr Thiam qui a demandé aux autorités de restaurer le forage de la ville pour au moins sauvegarder le cheptel. Les populations qui étaient dans la rue ont aussi plaidé pour la baisse du  prix de l’eau. Il est fixé actuellement  à 275 FCfa le mètre cube. « Le combat que nous menons concerne tout l’axe Notto-Ndiosmone-Palmarin et même jusqu’aux îles du Saloum », a-t-il souligné. Venu soutenir les populations de Diofior, Me El Hadj Diouf, député à l’Assemblée nationale, a promis aux populations de faire un plaidoyer auprès du président de la République pour que leur forage soit restauré.

Il a promis de soutenir les populations pour que leurs préoccupations trouvent des solutions rapides. Les manifestants ont rappelé que le gouvernement a initié une réforme hydraulique avec la mise en place de l’Office national des forages (Ofor). C’est dans ce cadre que le forage de la ville de Diofior a été supprimé pour permettre la mise en œuvre du projet « Eau potable » Notto-Ndiosmone-Palmarin qui va jusqu’aux îles du Saloum.

Oumar Ngatty BA

 Une rude bataille a éclaté, dimanche dans l’après-midi, entre deux parties membres de la collectivité mandingue de Mbour, occasionnant plusieurs graves blessés dont certains dans un état critique.

En effet, depuis l’année dernière, les membres de la collectivité mandingue dite « régulière » qui se réclament la paternité du kankourang, n’ont jamais digéré que cette richesse culturelle de la communauté ne soit sortie par « un élément extérieur », « un dissident ». Et des jeunes « surexcités » ont cru bon de mettre un bémol aux agissements de ceux-là qui s’entêtent à véhiculer l’idée que « le kankourang est la propriété de tous ». Et s’ensuivit une altercation « sans retenue ».

Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre, usant de grenades lacrymogènes, pour éviter le pire et disperser ces jeunes qui, armés de pierres et autres, ont même tenté d’envahir les locaux du commissariat urbain de Mbour. Ainsi, ces jeunes appelés « selbés » (accompagnants du kankourang), toujours armés de bâtons et même de gourdins pour bon nombre d’entre eux, ont investi la principale avenue baptisée « Demba Diop », barrant la route avec de grosses pierres et brûlant des pneus non loin du siège de la Sonatel. La circulation des véhicules a en reçu un sacré coup.

Le préfet, Saer Ndao, qui avait vu les problèmes arrivés, avait pourtant, produit un arrêté préfectoral portant « interdiction de sortie du kankourang sur toute l’étendue du territoire du département de Mbour ». « A compter du dimanche 28 septembre et ce jusqu’à nouvel ordre, la sortie du kankourang et toutes les manifestations y afférentes sont formellement interdites sur la voie publique, dans tous les lieux et espaces publics du département de Mbour pour menaces sérieuses de l’ordre public », lit-on dans l’arrêté qui ajoute que « toute infraction au présent arrêté sera punie des peines prévues par le code pénal et la loi n°78-02 du 09 janvier 1978 relative aux réunions ». Pour le chef de l’exécutif départemental de Mbour, « la sortie du kankourang ne doit pas être un moment de restriction ou de privation des libertés car on doit respecter les us et coutumes, mais la liberté est sacrée pour les autres ».

Comble de désarroi, les différentes parties antagonistes avaient trouvé un terrain d’entente à la suite d’âpres discussions sous l’accompagnement de bonnes volontés.  Dans résolution qui avait sanctionné cette réunion, la collectivité mandingue avait reconnu le « leul » (case des hommes) d’El Hadji Ibrahima Cissé, différent d’une cellule comme « faisant partie de cette collectivité ». Le « leul » est un lieu où sont circoncis des enfants et où peuvent se tenir des activités culturelles, mais n’est pas autorisé à sortir le kankourang contrairement à la cellule.

Toutefois, dans le souci de protéger les 227 enfants circoncis par El Hadji Ibrahima Cissé suivant le rite de la collectivité mandingue, il a été décidé d’envoyer le kankourang au niveau de Dioudiou Cissé Counda. Il était aussi écrit que « la collectivité mandingue donne l’autorisation à El Hadji Ibrahima Cissé d’avoir une cellule l’année prochaine. Cette cellule va lui permettre de sortir le kankourang sous l’autorité et le respect du règlement intérieur de la collectivité mandingue ». Cela avait permis de lever l’interdiction préfectorale. Mais aujourd’hui, avec cette nouvelle donne, le préfet Saër Ndao, joint au téléphone par l’Aps, a promis de prendre « dès demain (lundi) des mesures radicales et que les fauteurs de troubles seront traqués ».

(APS)

La région de Kolda perd chaque année des dizaines d’hectares de forêts à cause de la déforestation. Une quarantaine de personnes a pris part samedi, à Kolda, à une marche pacifique organisée par l’association les Gardiens de la cité pour dénoncer la déforestation, les méfaits des sachets plastiques et la dégradation des ressources naturelles.

Le cortège dans lequel se trouvaient des élus locaux dont le premier adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé et le premier vice-président du Conseil départemental, Alseyni Ba et des membres des organisations de la société civile, a quitté l’hôtel de ville pour se rendre à la gouvernance afin de remettre un mémorandum à l’autorité administrative.

Les manifestants arboraient des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des slogans tels que : « Préservons notre environnement pour les générations futures » ; « Mon devoir pour des forêts débout » ; ou encore « La verte Casamance ne doit pas devenir le Sahara », entre autres. « Cette marche pacifique a été organisée dans le but de faire connaître et/ou de rappeler à l’opinion nationale ainsi qu’internationale le danger qui guette notre environnement à travers la déforestation, mais également l’usage des sachets plastiques. Le péril est imminent car, chaque année, ce sont des dizaines d’hectares de massifs forestiers qui disparaissent du fait d’une exploitation irrégulière, illégale et abusive. Une agression à outrance du couvert végétal qui perturbe l’équilibre de l’écosystème avec comme conséquence le réchauffement climatique, la sécheresse et autres », déclare Bakary Marone Seydi, président de l’Association les Gardiens de la cité qui a lu le mémorandum.

Il dénonce également l’usage des sachets plastiques qui constituent la pollution visuelle la plus agressive car ils provoquent, selon lui, la perte du cheptel et menacent le cadre de vie, l’agriculture, la santé des populations et la diversité des espèces. Pour lui, la protection de l’environnement n’incombe pas seulement aux pouvoirs publics, mais doit être l’affaire de tous les citoyens. Il demande aux populations de prendre leur responsabilité avant d’attendre tout de l’Etat et des collectivités locales.
L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Maurice Dione, se félicite de cette initiative. Il demande toutefois aux responsables de l’association les Gardiens de la cité de ne pas s’arrêter au simple discours, mais de matérialiser leurs propos par des actes concrets sur le terrain.

Mamadou Aliou DIALLO

Les ordures ménagères font partie du décor dans la capitale du Saloum. Les déchets solides trustent toujours le décor de la ville de Kaolack après la fête de l’aïd-el-kébir, car ceux qui s’occupent du ramassage ne sont pas encore rentrés.

Les lendemains de Tabaski sont souvent difficiles pour les populations de la commune de Kaolack. Elles sont confrontées à l’odeur des ordures ménagères qui meublent le décor de la ville faute de ramassage de ces saletés par les services municipaux. Une situation déplorée par une bonne partie de la population dans certaines artères. C’est le cas au quartier de Leona, en plein centre-ville, derrière la paroisse Saint Théophile, le dépôt contrôlé offre l’image d’une monticule d’ordures où s’adonnent à cœur joie des chiens errants et marginaux à quelques encablures des principaux services administratifs de la cité , tels que le Centre fiscal régional, le commissariat central ou l’inspection départemental de l’éducation. Riveraine de ce dépôt sauvage, la dame Y.G. avoue son impuissance devant cette situation qui les expose à des périls sanitaires. « L’aménagement d’un dépôt d’ordures par la mairie sans l’accord des riveraines nous pose problème. Les véhicules de la voierie municipale censées assurer le ramassage sont aux abonnés absents en dépit de nos nombreuses interpellations », se désole cette habitante du premier quartier loti de Kaolack. Même tonalité de récrimination dans la zone de Kasnack. Ici, à défaut de la voierie défaillante, ce sont des promoteurs privés qui se chargent du ramassage des ordures ménagères. Seulement les charretiers qui sont originaires de l’intérieur de la région prennent plus d’une semaine de congé après la Tabaski.
 

« Nous enregistrons une perte de nombre de nos abonnés les lendemains de l’aïd-el-kébir. Ces derniers ne tolèrent pas l’absence des charretiers partis passer la fête dans leur village», fait savoir A. Sané, animatrice d’un réseau de ramassage communautaire initié par l’Association sénégalaise pour un développement solidaire (Asdes). Du côté de la municipalité, le chef de service du ramassage des ordures, Abdou Ndiaye, renvoie la balle à une entreprise privée concessionnaire en charge de cette tâche dans le centre-ville.

Elimane FALL

Le maire de la commune de Kandia, El Hadj Malick Dia, a récemment réceptionné une ambulance médicalisée d’une valeur de 13,7 millions de francs Cfa. Ce véhicule va faciliter les évacuations sanitaires.

Des ressortissants de la commune de Kandia, dans le département de Vélingara, vivant en Espagne, ont offert à leur commune une ambulance médicalisée d’une valeur de 21.000 euros, soit plus de 13,7 millions de FCfa. Le véhicule a été réceptionné mercredi 21 septembre 2016, au port de Dakar, par le maire de la commune, El Hadj Malick Dia, en présence de ses collaborateurs dont le secrétaire administratif de la commune, Ibrahima Baldé, a indiqué un communiqué parvenu à la rédaction. Il permettra de faciliter les évacuations sanitaires du poste de santé de Kandia, siège de la commune, vers le centre de santé de Vélingara, chef-lieu de département. L’ambulance va aussi renforcera le dispositif sanitaire dans la commune de Kandia, explique-t-on dans le communiqué. Pour El Hadj Malick Dia, par ailleurs conseiller départemental de Vélingara au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), cette action des émigrés de sa commune en Espagne est « un geste de haute portée humanitaire qui aidera à sauver de nombreuses vies humaines ». La commune de Kandia, l’une des moins nanties en infrastructures socio-économiques du Sénégal, dispose de deux postes de santé. Il s’agit du poste de santé de Kandia et celui de Médina-Mary, au nord de la commune, à la frontière avec la Gambie. Ouvert en mai 2011, cette structure de santé accueille, outre des patients de la zone et du département voisin de Médina Yoro Foulah, ceux de la Gambie voisine.

« C’est un reversement de tendance, car de tout temps, c’était les populations sénégalaises de la zone de Médina-Mary qui allaient se soigner en Gambie », se réjoui l’auteur du communiqué. Selon son Plan local de développement (Pld) 2011, en plus des deux postes de santé, la commune de Kandia compte officiellement 10 cases de santé, 12 matrones, 12 Asc (Associations sportives et culturelles), 37 relais communautaires et deux infirmiers d’Etat pour une population d’environ 24.000 habitants. Ce qui, d’après le document, dépasse largement les normes internationales qui sont  d’un poste de santé pour 5.000 habitants.
Eugène KALY

La gestion des ordures ménagères constitue un véritable casse-tête pour la mairie de Kolda. Mais, des efforts sont en train d’être faits pour rendre la ville propre. Les populations sont satisfaites des moyens déployés par la mairie pour rendre leur cadre de vie agréable.

Désormais, il est formellement interdit de déposer des ordures ménagères sur la berge du fleuve Casamance. Le site qui servait de dépôt secondaire situé près du pont Abdoul Diallo est fermé depuis le 1er septembre dernier par arrêté municipal. La mairie a posté des agents pour surveiller les lieux 24 heures sur 24 afin d’empêcher les récalcitrants à y déverser leurs immondices. 

Toute personne qui sera prise en train d’y jeter des ordures sera purement et simplement déférée au commissariat urbain de Kolda, selon Ibrahima Diao, Secrétaire général de la commune. Il estime que des gros efforts ont été faits par l’équipe municipale en matière de gestion des ordures. Pour réussir ce pari, la mairie a mis en place des bacs à ordures autour du marché central pour faciliter la collecte et le ramassage des ordures ménagères au centre-ville.

« Depuis deux ans, les camions sont en train de sillonner la ville pour enlever les ordures ménagères. Avant, il y avait beaucoup de dépôts sauvages dans les quartiers, mais les gens oublient ces efforts. Aujourd’hui, il y a certes des ordures, mais ce n’est pas quand même comme avant. Tous les grands dépôts sauvages qui se trouvaient dans le périmètre communal ont été enlevés. Il reste à huiler le système de ramassage», déclare-t-il. Avant de reconnaître qu’il y a encore des efforts à faire pour rendre la commune propre. Cependant la situation s’est nettement améliorée. L’équipe municipale a récemment acquis du matériel pour renforcer les capacités opérationnelles de l’équipe de nettoiement dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau schéma de ramassage d’ordures ménagères.

Elle a envoyé des émissaires auprès des délégués de quartier pour identifier des endroits appropriés pouvant servir de dépôt secondaire. L’objectif étant de créer des dépôts de transite dans chaque quartier de la commune. Des populations rencontrées ont salué les efforts consentis par l’équipe municipale pour débarrasser la commune de ses ordures ménagères. « Les alentours du marché sont beaucoup plus propres maintenant. Partout où les équipes de nettoiement de la mairie passent, tout est propre. Comme vous le voyez, les rues qui se trouvent autour du marché sont propres. Je pense qu’il faut encourager la mairie », déclare Abdou Diouf, président des commerçants du marché central. 

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le maire de Ndiarème Limamou Laye, Mamadou Beïdy Sèye, est convaincu que le Haut conseil des collectivités territoriales (Hctt) est venu à point nommé. Pour avoir capitalisé plusieurs années à la tête d'une institution municipale, il croit savoir que cette institution sera d'un grand apport à la démocratie sénégalaise. Ancien maire de ladite commune vers les années 1984, il est réinvesti de la confiance de la population qui l’a réélu une nouvelle fois.

Il pense que le Httc va bénéfic ier des expériences des membres qui auront le privilège d’y siéger. Lesquels mettront leurs expériences et leur expertise au service de cette institution qui, selon lui, permettra aussi de pouvoir réorienter l'Acte 3 de la décentralisation et tendre vers une sorte d'Acte 4. Mamadou Beidy Sèye est d’avis qu’à travers la conception et la concrétisation de l’idée de mettre sur pied le Hcct, Macky Sall vient de démontrer qu’il est « un visionnaire ». Il croit aussi savoir que ceux qui, aujourd'hui, sont en train de douter de l'importance de cette institution se rendront compte demain qu'ils n'ont pas raison.

Mieux, l'édile de la commune de Ndiarème perçoit cette institution comme le bébé des conseillers municipaux et des institutions municipales qui ont le devoir de l'aider à grandir. D'ores et déjà, Mamadou Beidy Sèye est déjà à pied d'œuvre pour contribuer à faire atteindre les objectifs que se fixe le Hcct.

Abdou DIOP

Quatre-vingt-dix organisations de producteurs de mil de la région de Kaffrine se sont engagées dans le Projet des services d’entreprises du mil (Psem). Soutenu par le département de l’agriculture des Etats-Unis (Usda), ce projet compte doper la production de mil dans cette partie du Sénégal.

Le gouverneur de la région de Fatick, Guedj Diouf, a présidé avant-hier un comité régional de développement (Crd) du lancement du Projet des services d’entreprises du mil (Psem). Treize mille personnes des dix communes de la région de Fatick vont directement bénéficier de ce projet. Lequel a bénéficié d’un soutien du ministère de l’agriculture des Etats-Unis d’Amérique pour près de 5 milliards de FCfa. Il vise, dans un premier temps, à augmenter la productivité de la chaîne de valeur, du mil et, dans un second, à développer le commerce du mil et des produits de ladite céréale transformée.

« Le projet va contribuer à renforcer la vocation de grenier de la région de Kaffrine qui, en dehors des céréales traditionnelles connues dans la zone comme le mil, le maïs et le sorgho, a vu l’introduction réussie du riz », a analysé le directeur régional du développement rural (Drdr) Omar Mbengue. Une rencontre à laquelle ont pris part plusieurs intervenants du projet.

« Dans sa phase opérationnelle, le Psem va travailler avec 60 organisations de producteurs de mil, 31 unités de transformation, 100 négociants et des fournisseurs de services dans la région de Kaffrine », a indiqué le directeur du Psem, Laurent Gomis. Le Psem intervient dans les trois régions du bassin arachidier, à savoir Fatick, Kaffrine et Kaolack. Le projet, de l’avis du gouverneur de Kaffrine, bénéficie aussi du soutien de l’Etat du Sénégal dans le cadre des efforts du gouvernement pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Il prend le relais de celui du renforcement de la chaîne de valeurs du mil déroulée dans la zone de 2009 à 2013. Un partenariat sera développé dans ce sens avec des organismes publics tels que la Direction régionale du développement rural (Drdr), l’Agence nationale du conseil agricole (Ancar) et l’Institut de technologie alimentaire (Ita).

E. FALL

Le programme Gsf/Sénégal financé par le Fonds mondial pour l’assainissement a permis le déclenchement de l’Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) dans 1.226 villages. Après six ans de mise en œuvre, 740 villages ont déclaré la fin de la défécation à l’air libre.

Le programme Gsf/Sénégal financé par le Fonds mondial pour l’assainissement a touché 25.343 personnes. C’est qui est ressorti d’un atelier de partage tenu à Tambacounda. Au total plus de 740 villages ont mis fin à la défécation à l’air libre. « Cette expérience est louable. Elle encourage la communauté à analyser sa propre situation en matière d’hygiène et d’assainissement, tout comme ses pratiques afin de revoir leurs comportements », a souligné le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar. Il a exhorté les maires à perpétuer la mise en œuvre de cette approche dans une optique et de maintenir propre le cadre de vie et par ricochet préserver la santé des populations.

Pour El Hadji Malick Gaye, le directeur général de l’Agetip, le programme n’intervient que dans quatre départements que sont Goudiry, Matam, Kédougou et Mbacké. «L’assainissement a souvent été en retrait des préoccupations gouvernementales et de celles des donateurs. Toutefois cette situation évolue dans le bon sens puisque les stratégies sectorielles tendent de plus en plus à placer l’assainissement au premier rang des priorités », a fait remarquer El Hadji Malick Gaye.

Le Sénégal, par le biais du Pepam, a mis en place un vaste programme d’assainissement. L’objectif, c’est d’accroître l’accès aux services à plus de Sénégalais. C’est dans ce cadre que le programme Gsf Sénégal qui a une unité de coordination est basé à l’Agetip et exécuté par le cabinet Msa. C’est une agence de mise en œuvre dans la région de Tambacounda et plus précisément dans le département de Goudiry où intervient le programme.

Ce programme mis en œuvre dans 1.226 villages a touché 25.343 personnes. Il y a 740 villages qui ont mis fin à la défécation à l’air libre.
A cela s’ajoute la construction de 24.500 latrines par les populations et la mobilisation de 1.700 ouvriers qui ont été formés. Des changements de comportement ont été constatés chez les populations, surtout dans la gestion de l’eau de boisson. Pour David Shimkus du Gsf/Wssscc Fonds mondial pour l’assainissement, cette organisation a été créée en 2008 pour l’amélioration des conditions de vie des populations, surtout rurales pauvres, pour l’accès au système d’assainissement. C’est dans 13 pays dont le Sénégal qu’intervient cette organisation.

Pape Demba SIDIBE

 

Dans l’attente d’une délégation de l’ambassade des Pays-Bas au Sénégal jeudi prochain dans quatre des sites d’activités dans  la ville de Thiès, les membres de l’association Initiatives pour la promotion de l’horticulture et du maraîchage (Iprhoma) se disent enchantés d’avoir l’occasion de partager avec le grand public les résultats engrangés.

L’association Initiatives pour la promotion de l’horticulture et du maraîchage travaille à améliorer les conditions de vie des populations en zone urbaine à travers des aménagements de périmètres de production horticole à Thiès.  Les femmes sont au premier plan et Aïssatou Sow, membre d’Iprhoma, l’explique par le fait que celles-ci constituent  un maillon économique essentiel de la famille. « Elles doivent être imprégnées des formes de production saine et facile à conduire, sur des espaces réduits, dans les maisons où elles vivent. Cette nouvelle  approche portée par Iprhoma dans la production de légumes au sein des habitations urbaines est un moyen de lutte contre la pauvreté », affirme Aïssatou Sow. Outre la plus-value que peuvent apporter ces productions dans le budget familial, elles contribuent aussi à une alimentation saine, gage d’une bonne santé. «Une fois ces lieux aménagés et mis en réseau sous forme de pôles de production, des circuits de distribution de produits biologiques portés par des points de vente vont mettre en relation producteurs et consommateurs de produits bio», ajoute Aïssatou Sow.

Dans ce combat pour la promotion de l’autosuffisance alimentaire dans les villes, Amadou Bachir Diop, le président d’Iprhoma, indique que sur chaque lopin de terre, chaque table ou récipient abandonné pourra être utilisé. Pour vulgariser cette pratique agricole, un centre  expérimental existe au quartier Mbour I pour former les acteurs dans la production de compost, les itinéraires techniques, etc. «Les ordures ménagères et les déchets organiques produits dans les maisons sont réutilisés sous forme d’engrais », souligne Amadou Bachir Diop.

Dans ce combat pour la promotion de l’autosuffisance alimentaire dans les villes, il assure que sur chaque lopin de terre, chaque table ou récipient abandonné sera utilisé pour cultiver des légumes. Ainsi, tous ceux qui ont subi la formation ont reçu chacun 50.000 FCfa. Les stagiaires ont bénéficié de 35.000 FCfa. 

Lors de la cérémonie de remise des fonds organisée  au Pôle, lieu de production du quartier de Keur Issa, sur la route de Fandène,  Massamba  Arona Diouf, membre d’Iprhoma, a soutenu que cet appui financier leur permettra de mettre en œuvre les connaissances apprises. « Dans ce pôle, lieu de production de Keur Issa, sur environ deux hectares, nous produisons de l’oignon, du piment, des aubergines, entre autres spéculations », a-t-il confié. La même approche est en train d’être démultipliée dans tous les autres pôles de production disséminés dans différents quartiers de la ville de Thiès. « Nous avons déjà mis en place un circuit de  distribution capable d’assurer une bonne mise à disposition des produits auprès de la clientèle », a  assuré Amadou Bachir Diop.

Mbaye BA

Les populations de la ville de Thiès invitées à consommer bio
Après avoir relevé le défi de la production et de la distribution bio à travers des quartiers de la ville de Thiès, une campagne permanente  sur la qualité  est lancé afin de pousser les populations à manger davantage bio en s’approvisionnant dans les points de vente créés dans différents quartier. La promotion des techniques agro-écologiques et la valorisation des espaces urbains dégradés permettent de réduire l’exposition des populations à la pollution générée par des ordures ménagères.

Ce projet vise à les conscientiser et à les impliquer dans les questions environnementales. Ainsi, les Groupes d’actions de proximité constitués dans les quartiers sont le fer de lance de la sensibilisation des populations sur les questions environnementales. Le Centre de développement de l'horticulture engagé dans la promotion des métiers de l'horticulture accompagne le projet dans la formation des membres et personnel d'Iprhoma aux techniques de productions horticoles. Cette initiative développée par l’association Initiative pour la promotion de l’horticulture et du maraîchage se propose de réhabiliter des espaces urbains dégradés pour en faire des espaces de loisirs (parcs et jardins) ou des espaces de production innovante.

Mb. BA

 

Dans le souci de fournir des services d’assainissement aux populations de Saint-Louis, la municipalité, de concert avec des partenaires, a décidé de désencombrer la berge, afin d’allonger la chaussée. Par la même occasion, des canalisations vont y être posées pour des systèmes d’évacuation, mais des jets de pierres ont fait stopper les opérations.

Depuis lundi dernier, Guet-Ndar s’est réveillé avec le son des engins lourds dégageant la berge du bras de fleuve. En effet, avec le projet d’Assainissement concerté total et intégré du quartier de Guet-Ndar (Acting), il est prévu un ensemble d’infrastructures sanitaires d’un coût de 1 milliard 235 millions de FCfa qui va profiter à plus de 25.000 personnes, soit 450 foyers.

Mais, hier, le contournement de la mosquée de Dakk (un sous quartier de Guet-Ndar) a créé quelques problèmes. En effet des populations et des notables impactés par le déguerpissement se sont opposés et ont menacé de venir se réinstaller.

Mais, dans ses explications, Balla Guèye, adjoint au maire chargé du cadre de vie, des domaines publics et privés, a rassuré les réfractaires. Pour lui, « les responsables des deux mosquées ont exprimé une demande de contournement. Nous avons pris acte et avons transmis leur demande au maire qui est absent du territoire national. Pour le moment, nous ne démolissons pas, mais certaines populations exigent que l'on enlève ces lieux de culte». Pour M. Guèye,  il est clair « que l'on envisage de démolir ces édifices, c'est l'objectif. Il est prévu dans le cadre du Plan de développement touristique (Pdt) l'implantation de deux mosquées aux normes, beaucoup plus importantes. On va leur proposer mieux que ce qui existe déjà ».

Dans cette même logique, il a fait savoir qu’il fallait libérer l'emprise du projet d’Assainissement concerté, total, intégré de Guet-Ndar (Acting) qui prend en charge l'assainissement de la localité, avec la mise en place d'un réseau principal sur la berge, de réseaux secondaires et avec l'implantation de latrines dans les maisons. Il a aussi annoncé qu’il est prévu la réalisation d'une mini-station en plus de la réhabilitation de celle existante.

Il faut aussi souligner le projet de réhabilitation de la route de l’hydrobase qui va partir du pont Moustapha Malick Gaye au port polonais. Cela consiste à reprendre la route et l'élargir avec des accotements de deux mètres de part et d'autres en plus des six mètres de chaussées. En deux jours, fait savoir le responsable à la mairie, « nous avons réalisé près de 400 mètres de démolition, sur un total de 600 pour Guet-Ndar ».

Malgré ces réticences, les autorités ont avoué ne pas faire intervenir les forces de l'ordre. Cela donnerait l'impression d'une action guerrière, « alors que nous maîtrisons la situation. Nous avons travaillé depuis le début avec nos éléments sans la police. Lors de nos concertations avec les acteurs de Guet-Ndar, on avait convenu de ne pas faire venir la police ou la gendarmerie, mais ils sont aux aguets et interviendront en cas de besoin. Nous avons pris toutes les dispositions avec l'autorité », a assuré Balla Guèye.

A. M. NDAW

 

Créée en 2003 par la Vision mondiale, la VisionFund/Sénégal accorde des microcrédits aux femmes de la zone de Niakhar. Les montants permettent aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. Plus d’un million de FCfa a été accordé aux femmes de huit communes du département de Fatick.  

Les crédits accordés aux femmes de Niakhar par la VisionFund Sénégal a changé la vie de Marie Ngom, une des bénéficiaires. Une vie racontée à travers un film intitulé « Un jour avec Bayta ». Il a été projeté à l’école élémentaire du village. Il est largement revenu sur l’itinéraire de Marie. « C’est à partir des ressources obtenues grâce au crédit que Marie Ngom a pu augmenter son niveau de vie », a expliqué Mme Diagne.

Cette dame, a-t-elle poursuivi, est un exemple. VisionFund a pris deux cas : « Une histoire réussie de Marie et une autre avec Bineta qui  veut réussir ». Fatou Diagne a rappelé qu’au début, Marie Ngom vendait de la glace qu’elle achète auprès des femmes qui disposent de réfrigérateur. « Avec les 50.000 FCfa dont elle a bénéficié auprès de VisionFund, Marie a développé son petit commerce et les fonds récoltés lui ont permis d’acheter un réfrigérateur. Aujourd’hui, elle fait sa propre production », a raconté Fatou Diagne. Selon le directeur général de Visionfund/Sénégal, Jean Tiapi, ce film a aussi permis de montrer aux populations la manière dont VisionFund travaille sur le terrain avec ses clientes, notamment les femmes de la zone rurale.

« Au delà de ces microcrédits, nous aidons ces femmes à pouvoir libérer leur potentiel sur le plan économique, en mettant en place ces microcrédits pour pouvoir mener des activités génératrices de revenus  comme l’agriculture et le petit commerce», a-t-il ajouté. Il a tenu à préciser que l’objectif de la Vision Fund/Sénégal, ce sont les enfants vulnérables et démunis. « Ces enfants pour lesquels nous essayons d’apporter une lueur d’espoir en leur donnant un sourire à travers les revenus que nous mettons à disposition de leurs parents pour permettre à ces potaches d’accéder à certains services sociaux de base », a soutenu M. Jean Tiapi. VisionFund intervient dans 8 communes du département de Fatick. Plus de 10.000 personnes ont bénéficié de son crédit. « Nous avons injecté 1,1 million de FCfa dans le département de Fatick », a informé Mme Diagne.

Oumar Ngatty BA

Dans la ville de Thiès, les collectivités locales, faute de moyens, rencontrent des difficultés dans le ramassage des ordures ménagères. Pour évacuer ces tas d’immondices, les populations se rabattent souvent sur les charretiers même si une bonne partie du travail est assurée par l’Ucg.

Comme nombre de collectivités locales, les moyens logistiques font défaut à Thiès parce que les camions de ramassage des ordures en panne sont garés dans l’enceinte de la voirie de Thiès. Une situation qui a conduit les populations à s’organiser dans les quartiers pour éviter d’être encombrées par la présence des ordures ménagères.
D’après Astou Sarr, une habitante du quartier Jaxaw, une grande partie des habitants de son quartier paie des charretiers qui, au moins depuis une dizaine d’années, assurent le transport de leurs ordures. « Présentement, nous payons 1. 500 FCfa par mois  faute de pouvoir bénéficier du service des camions de ramassage de la collectivité locale. Alors que chaque année, nous recevons un papier nous demandant d’aller payer la taxe sur les ordures ménagères », a-t-elle confié.

C’est ce qui explique, d’après la dame, le fait de voir ceux qui habitent non loin de la voie ferrée et qui n’ont pas les moyens de payer un charretier de profiter de la nuit pour déverser leurs ordures aux  abords des rails. Salimata Ndiaye, une vendeuse de légumes au marché central de Thiès, embouche la même trompette sur l’utilisation de charretiers pour se débarrasser des ordures au quartier de Nguinth où elle loge depuis vingt ans. Dans ce quartier aussi les ordures ménagères, faute des moyens, sont déversées dans les canaux à ciel ouvert. «Vous me replongez dans mes souvenirs d’enfance. Ce temps est révolu maintenant chacun se débrouille pour se débarrasser de ses ordures ménagères parce que la mairie ne ramasse pas régulièrement les ordures dans les quartiers de Thiès», a-t-elle déploré.

Croisé à hauteur de la mairie de la ville de Thiès, Abdoulaye Seck, un vieux retraité demeurant au quartier Hersent, soutient que dans tous les quartiers populaires de la ville de Thiès, les charretiers assurent le ramassage des ordures et  se rendent dans un des axes de sortie de la ville le plus proche pour déverser leurs cargaisons. « Ce qui donne une mauvaise image aux gens qui traversent ou se rendent à Thiès », a-t-il regretté.

Mbaye BA

Demba Diouf du service technique de la voirie : « Si l’Ucg se retire de la gestion des ordures, les communes de Thiès auront des difficultés »
Du côté des collectivités locales, la question du manque de moyens logistiques lourds reste un casse-tête pour les services techniques. D’ailleurs un des responsables soutient que si la mission de l’Ucg  prend fin, Thiès risque de retomber dans les travers d’une ville abandonnée à elle-même dans la gestion des ordures ménagères. Selon Demba Diouf du service technique de la voirie de la ville de Thiès, les divergences notées dans la dévolution du patrimoine de la grande commune de Thiès entre les trois communes de plein exercice et la ville avec l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation ont retardé la mise en place d’une organisation technique performante de ramassage des ordures. C’est l’Ucg qui assure le ramassage des ordures dans les grandes villes.

Ce qui constitue un risque pour les communes parce qu’en cas de retrait de l’Ucg, les communes auront plus de difficultés dans la gestion des ordures, car aucune stratégie n’a été mise en place par les collectivités locales. Plus 150 tonnes d’ordures sont collectées par jour dans la seule commune de Thiès-ouest. L’Acte 3 de la décentralisation qui souffre aussi de la lenteur dans la mise en œuvre de la cohérence territoriale fait que la ville de Thiès ne dispose pas d’espace où mettre un dépotoir d’ordures contrôlé.

Mb. BA

 

Le maire de Touba, Abdou Lahad Ka, s’est prononcé avant-hier sur les désagréments causés par les inondations à Ndamatou. Pour mettre fin à ce calvaire des inondations dans la cité religieuse, il a invité l’entreprise commise par l’Etat, d’augmenter son volume de travail afin de débarrasser Touba des eaux de pluie.

La ville de Touba est confrontée aux difficultés liées à l’assainissement, par conséquent la cité religieuse est envahie à chaque hivernage par les eaux de pluie. Pour le maire de la commune, Abdou Lahad Ka, le problème est dû à l’augmentation de la population dans la cité religieuse. « Nous avons les mêmes problèmes que Dakar en matière de croissance de population sauf que la capitale est entourée par la mer qui l’aide à déverser les eaux usées et pluviales.

Ce qui n’est pas le même cas que Touba », a expliqué l’édile de la ville. Le manque de cours d’eau à Touba nécessite un projet d’assainissement d’envergure qui permettra de soulager la population. C’est dans ce cadre que l’Etat du Sénégal a engagé des travaux d’évacuation des eaux pluviales. Lesquels ont connu des retards à cause de la lenteur de l’entreprise commise par l’Etat. « L’entreprise qui exécute les travaux d’évacuation des eaux pluviales à Ndamatou est trop lente. Elle est responsable du retard connu dans l’exécution des travaux. La mairie n’y est pour rien puisque ne gérant pas ces travaux », a précisé Abdou Lahad Ka qui regrette les souffrances des populations qui continuent de patauger dans les eaux de pluie. A Touba, des dizaines de maisons sont encore sous les eaux. 

Les quartiers de Ndamatou sont les plus touchés. A cause des eaux pluviales qui ont occupé des rues, certaines mosquées sont fermées pour des problèmes d’accès.
Malgré ces problèmes, le préfet du département de Diourbel a assuré que la situation est sous contrôle et ne nécessite pas un éventuel plan Orsec. Toutefois un corps sans vie repêché des eaux à Touba a suscité beaucoup d’émoi. Mais, il faut attendre les conclusions de l’enquête pour connaître les circonstances de la mort de cet individu non encore identifié.

Le maire a rappelé que l’Etat est en train de travailler pour régler définitivement les problèmes inondations à Touba. Selon lui, la mairie aussi est dans cette dynamique parce qu’étant tous les jours au chevet des populations. « Nous reconnaissons cependant que le inondations nécessitent de gros moyens. Ce qui est hors de portée de la commune. Cependant, en dépit de la faiblesse de nos moyens, nous sommes sur le terrain, à côtés des sinistrés et nous comptons sur l’accompagnement des autorités pour soulager les populations de Touba », a souligné M. Ka.

Mamadou DIEYE

 

La première édition des 48 heures de l’amicale des élèves et étudiants de Koar (Uceek) a été célébrée en grande pompe. Elle a été marquée par d’intenses moments de sensibilisation sur l’émigration clandestine, la déclaration à état civil et la promotion de l’engagement citoyen.

La localité de Koar est située à 50 kilomètres de Tambacounda. Mais il faut 4 heures d’horloge pour s’y rendre. Une piste de 27 km est construite. Les habitants poussent un ouf de soulagement. Le Plan d’urgence de développement communautaire (Pudc) a construit un forage et un château d’eau.

Le chef-lieu de la commune pourrait aussi bénéficier d’une électrification et d’une ferme agricole. C’est cette localité qui a abrité les 48 heures des élèves et étudiants de Koar présidées par l’adjoint au sous-préfet, Massamba Mbaye. « L’arme la plus puissante pour changer le monde est la sensibilisation », a apprécié l’adjoint au sous-préfet qui s’est félicité de l’inscription des actions citoyennes et civiques au cœur du programme des élèves et étudiants.

Les parents, estime-t-il, doivent comprendre que l’éducation reste la pierre angulaire de tout développement. Il a vivement demandé de tourner le dos au mirage que constitue l’Europe. « Ces pays ne sont plus comme on le pensait. Combien de nos fils ont perdu la vie à cause de l’émigration clandestine.

Vous êtes un modèle », a laissé entendre l’adjoint au sous-préfet. Pour Adama Sall, le président de l’amicale des étudiants, tout est parti d’une demande pressante de soutien formulée par leurs camarades qui n’ont pas de logement pour poursuivre leurs études dans les différentes universités. C’est ainsi que leur maire leur a suggéré de mettre en place une organisation pour faciliter l’obtention des appuis du conseil municipal. Ce conseil leur a remis une enveloppe de 1 million de francs Cfa. Le maire Baganda Sakho a promis d’augmenter cette subvention.

Pape Demba SIDIBE

Les populations des villages de l’arrondissement de Saldé et autres localités de l’île à Morphil sont coupées du reste du Sénégal, du fait des inondations causées par une forte crue du fleuve Sénégal.

En visite dans cette zone enclavée du département de Podor, les responsables du mouvement « Podor va mal » ont invité les pouvoirs publics à descendre sur le terrain pour constater de visu l’ampleur des dégâts et autres désagréments causés par les eaux de crue. Peinés par la situation qui prévaut actuellement dans l’île à Morphil depuis le début de l’hivernage, les responsables de ce mouvement ont sillonné quelques localités de cette partie du Fouta pour avoir une idée précise du lourd préjudice causé par cette forte crue du fleuve. Ils ont profité de la visite pour s’entretenir avec les familles sinistrées sur les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de trouver des solutions définitives aux souffrances des populations.

Selon le coordonnateur départemental de ce mouvement, Lamine Ba, ces populations sinistrées ne peuvent plus sortir de leurs villages à cause des eaux de crue qui ont inondé de nombreuses concessions. Et, du fait de cette situation, les arrondissements de Cas-Cas et de Saldé sont actuellement inaccessibles. Lamine Ba attire l’attention du Conseil départemental de Podor, des services de l’Etat et des responsables de l’Alliance pour la République (Apr) sur l’urgence et la nécessité d’apporter les solutions les plus adéquates à ces problèmes d’inondation notés dans le département de Podor. 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministère de la Femme, en partenariat avec le Service d’assistance canadienne aux organismes (Saco), a formé une cinquantaine de femmes des communes de Ross-Béthio et de Thilogne en boulangerie, pâtisserie, gestion, entre autres. La formation a eu lieu au Centre national d’assistance et de formation pour la femme (Cenaf) de Ross-Béthio .

Une cinquantaine de femmes responsables et membres de groupements de promotion féminine (Gpf) des communes de Ross-Béthio et de Thilogne ont été formées dans le domaine de la transformation des produits agricoles. Elles ont été « capacitées » par des volontaires canadiens du Service Saco. Selon Mme Touré Fatoumata Bintou Diallo, les unités d’assistance et de formation permettent aux femmes d’acquérir des qualifications techniques et transversales. Elles bénéficient, à travers ces unités, de l’encadrement nécessaire pour un meilleur accès aux outils de production ainsi qu’aux moyens de financement de leurs projets. 

D’après Mme Touré, le président Macky Sall s’est engagé à ouvrir les Cedaf dans les 45 départements du pays afin de garantir l’encadrement adéquat pour l’insertion et l’autonomisation socioéconomique des femmes et jeunes filles du Sénégal. Elle a expliqué que l’autonomisation des femmes constitue un défi majeur dans la mesure où elle favorise leur pleine participation à la construction d’un Sénégal émergent et prospère. Pour conforter cette dynamique, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, à travers le Cenaf, exécute les différents programmes visant l’appui à l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Ces programmes de formation permettent aux femmes d’acquérir des compétences et des qualifications . 

Mb. Kh. DIAGNE

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