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Régions (1601)

Le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, a présidé hier la réunion du Comité régional de développement (Crd) sur le rapport provisoire de diagnostic du territoire national. Il a rappelé à cette occasion que le Sénégal a fait des efforts louables pour corriger de nombreuses disparités, discriminations et autres injustices sociales longtemps notées entre collectivités locales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation et du Plan Sénégal émergent, le Sénégal a déployé de gros moyens pour réussir ces deux concepts de développement. Selon le gouverneur de Saint-Louis, ces avancées significatives ont été notées dans la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation et du Plan Sénégal émergent. Le chef de l’Etat est engagé à travers cette politique à sortir le Sénégal de l’engrenage de la pauvreté pour le mettre définitivement sur la voie de l’émergence.

Selon Alioune Aïdara Niang, l’Acte 3 et le Pse sont des réformes ambitieuses qui ont pour objectifs majeurs de mettre en place des territoires viables, compétitifs et de corriger les insuffisances et les déséquilibres territoriaux. Ce qui permettra, à long terme, au Sénégal d’être prospère et de bénéficier largement d’une transformation structurelle, économique et sociale du pays. Pour le gouverneur de Saint-Louis, le Programme national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt) s’inscrit dans un processus inclusif et participatif. C’est une manière de partager avec les acteurs le rapport provisoire de diagnostic du territoire national. D’après Alioune Aïdara Niang, la région Saint-Louis dispose d’un potentiel économique important avec l’agrobusiness, fort d’un investissement de 650 milliards de francs Cfa qui va permettre la création de plus de 10.000 emplois. Il a souligné que la région de Saint-Louis bénéficie du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Lequel a permis une transformation positive du visage économique de la région en termes d’infrastructures routières pour désenclaver certaines zones rurales, mais aussi régler la question de l’accès à l’eau, à l’électricité et à la santé. Le directeur général de l’Anat, Mamadou Djigo, a précisé que la structure qu’il dirige a fait un diagnostic sans complaisance du territoire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Agence de développement municipal (Adm) a mis à la disposition des agences régionales de développement (Ard) un manuel de procédures administratives et financières. Le document a été validé au cours d’un atelier tenu à Dakar hier.

Les agences régionales de développement (Ard) disposent désormais d’un manuel de procédures administratives et financières. Ce document va permettre à ces structures d’accompagnement de l’Etat au niveau local de pouvoir exécuter leurs projets en se conformant à des normes administratives et comptables de standards internationaux. L’atelier de validation du document s’est déroulé à Dakar hier. Il a été présidé par le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Alassane Seydou Sow. Ces Ard n’ont jamais disposé d’un manuel de procédures pour « organiser la gestion administrative, technique et financière de leurs interventions ». Le manuel de procédures sera comme une plateforme d’échanges entre les différentes Ard pour partager les bonnes pratiques. M. Sow indique que la décision de l’Etat du Sénégal de doter les Ard d’un manuel de procédures entre dans le cadre de la préparation de la mise en œuvre du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen). En effet, le Pacasen qui sera mis en œuvre dans 123 communes du pays pour une durée de cinq ans vient récemment de bénéficier d’un financement de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (Afd) pour un montant cumulé de plus de 156 milliards de FCfa.

Plus de crédibilité pour les Ard
Ces ressources financières sont destinées aux collectivités locales. Mais ces dernières ont besoin d’être aidées pour disposer d’une bonne capacité d’absorption des ressources dédiées par le Pacasen. Les agences régionales de développement pourront alors épauler ces collectivités locales à concevoir et mettre en œuvre des projets qui seront bénéfiques aux populations. D’après le directeur de l’Agence de développement municipal (Adm), Cheikh Issa Sall, les Ard vont jouer un « rôle extrêmement important » dans la mise en œuvre du Pacasen en coachant les collectivités locales. Ainsi, pour jouer ce rôle d’encadrement des collectivités territoriales, les agences régionales de développement ont aussi besoin d’un manuel de procédures pour être « plus organisées, compétentes et efficaces ». Pour cela, informe Cheikh Issa Sall, l’Adm a pris l’initiative de concevoir ce manuel de procédures. « Dans le cadre de ce nouveau programme, la mesure de la performance sera un élément extrêmement important. Le manuel de procédures va permettre à ces Ard de pouvoir exécuter leurs activités dans la transparence, la célérité et l’efficacité attendues par les collectivités territoriales qu’elles encadrent et qu’elles accompagnent », a expliqué le directeur général de l’Adm.

En plus, le manuel de procédures va renforcer davantage la crédibilité des agences régionales de développement. Selon le Dg de l’Adm, ce document va augmenter le « capital-confiance » que les partenaires financiers ont vis-à-vis des Ard. « Avec ce manuel de procédures, tous les partenaires techniques et financiers sauront que s’ils mettent leur argent dans ces Ard, elle sera bien gérée et ira directement vers les objectifs définis, à savoir le renforcement de l’autorité territoriale et le bien-être des populations », croit Cheikh Issa Sall.

Aliou Ngamby NDIAYE

Louga a abrité le premier atelier régional de partage du bilan diagnostic du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt) hier.

Le processus est lancé. Et c’est Louga qui ouvre le bal. Saint-Louis et Matam sont les prochaines étapes. En réalité, toutes les capitales régionales vont tenir des Comités régionaux de développement (Crd) de présentation du bilan diagnostic du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt). L’idée est de réunir les acteurs à la base pour recueillir leurs suggestions, attentes et préoccupations. L’objectif recherché est de favoriser l’élaboration d’un Plan national qui va promouvoir le développement du Sénégal à travers ses territoires par une bonne structuration de l’espace et une valorisation durable des ressources. L’atelier de Louga tenu hier a connu un réel succès. Elus locaux, représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations paysannes, chefs de service et autorités administratives ont activement pris part aux travaux. Ils ont parcouru le document, apporté leurs contributions et échangé avec l’équipe conduite par Mamadou Djigo, directeur de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat). Le gouverneur de Louga qui a présidé les travaux s’est réjoui de la tenue de cette rencontre de « haut niveau » qui constitue un important cadre d’échanges sur les questions majeures de développement. « C’est un moment d’une importance cruciale dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des actions d’aménagement et de développement territorial de la région », a dit Alioune Badara Mbengue. Louga dispose de réelles potentialités naturelles, économiques et culturelles mais des contraintes plombent les efforts entrepris pour son développement. Parmi ces contraintes, le gouverneur Mbengue relève les incohérences territoriales, l’enclavement de beaucoup de zones, les problèmes de répartition des infrastructures socio-économiques dans l’espace, de polarisation et de connectivité dans la hiérarchie fonctionnelle des établissements humains et les problèmes de jonction et d’ouverture de la région par rapport aux autres régions frontalières. Les participants espèrent que le Plan national d’aménagement qui sera élaboré permettra justement à Louga de corriger ces contraintes et favoriser le décollage économique de la région. « Nous avons beaucoup d’espoirs parce que le Plan est un outil d’aide à la planification et à la prise de décision », a souligné Yéri Ba, secrétaire général du Conseil départemental de Louga. Son collègue de Kébémer, Boubacar Diallo, est du même avis, soutenant que « le développement, c’est d’abord et avant tout une question d’équilibre et d’harmonie ». Tous attendent des mesures concrètes allant dans le sens de valoriser les filières locales au bénéfice notamment des femmes et jeunes porteurs de projets.

Abdoulaye DIALLO (Correspondance particulière)

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a fait une déclaration, hier, à la résidence Khadim Rassoul, au nom du khalife général des mourides, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. A cet effet, il a annoncé la construction de 3 marchés pour recaser les déguerpis.

« Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké a recommandé le recensement des personnes déplacés et leur recasement. Nous en avons déjà discuté avec les autorités gouvernementales et il est prévu, à cet effet, la construction de trois marchés et finir la construction d’un marché déjà ébauché. Le khalife général a demandé au sous-préfet, que les déguerpis des grand axes de la ville soient les premiers servis », a dit Serigne Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Il a expliqué, auparavant, que dans l’exécution de ces désencombrements, il n’y a pas deux poids deux mesures. « Personne n’a été épargné. Le traitement a été uniforme aussi bien les descendants de Serigne Touba que les habitants venus d’ailleurs. Des bruits faisant état de démolition de lieux de prières ont circulé, mais même si cela a été le cas, tout a été fait dans le respect des normes de construction », a-t-il précisé.

Selon le porte-parole du Khalife, le maire, Abdou Lahad Kâ et les hommes préposés à cette tâche, ont bien exécuté leur mission. « Aux victimes du marché Ocass, je vous recommande de vous approcher de Serigne Cheikh Bara Lahad, votre interface avec le khalife général, tout le nécessaire sera fait en fonction de la recommandation », a-t-il ajouté. Il a encore rappelé que l’ambition du fondateur de la ville sainte ainsi que de ses différents successeurs a toujours été de la doter d’une belle architecture, notant que Touba est une ville qui a gagné de plus en plus d’audience depuis sa consécration comme « Ville modèle » par l’organisme des Nations-unies pour les établissements humains à Istanbul, en 1996.

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a aussi rappelé aux disciples que ces travaux sont les deux recommandations du khalife général, émises lors du sermon de la tabaski : la première était liée à l’élargissement des rues, d’où le déguerpissement, le second évoquait le nettoiement de la cité par les disciples de la communauté Baye Fall. « Il est évident que les populations les ont bien respectées. L’exécution du ndiguël est synonyme de bienfaits. Tout ce que le khalife agrée ou prohibe, n’est autre que source de bienfaits pour les disciples », a-t-il soutenu.

Mamadou DIEYE

La situation phytosanitaire est relativement calme dans les départements de Médina Yoro Foulah et de Vélingara tandis qu’à Kolda il y a l’apparition de Spodoptera Sp (insectes qui envahissent les cultures). Ces insectes sont bien surveillés par le Service départemental du développement rural.

Les paysans n’ont aucun souci à se faire après l’apparition des insectes qui envahissent des cultures (Spodoptera Sp) dans le Sud du département de Kolda. Toutes les mesures nécessaires ont été prises par les équipes de la Base de surveillance et d’avertissement agricole (Bsaa) de Kolda et du Service départemental du développement rural (Sddr) pour enrayer cette menace. C’est du moins ce qu’indique Adjiboulaye Sidibé, directeur régional du développement rural (Drdr) de Kolda, qui rassure les producteurs. « Dans le département de Kolda, les dernières opérations de prospection effectuées par les équipes de la Base de surveillance et d’avertissement agricole (Bsaa) de Kolda, de concert avec le Sddr, font état de la présence de Spodoptera Sp, notamment sur l’axe Kolda-Dioulacolon-Salikégné-Coumbacara-Dabo-Saré Ilaly. Ces opérations de prospection menées par la Bsaa se poursuivent. Elles permettent de mener en même temps une campagne de sensibilisation et d’information des Comités de lutte villageois (Clv) sur la nécessité de redoubler de vigilance surtout à l’apparition d’autres ravageurs tels que les cantharides sur les derniers semis », déclare-t-il. Il estime en revanche que la situation phytosanitaire dans les départements de Vélingara et de Médina Yoro Foula ne suscite aucune inquiétude. La région de Kolda dispose de suffisamment de produits pour pouvoir faire face à toute éventualité. En effet, outre la dotation de 2 tonnes de produits Pp qui avaient été réceptionnées au cours de la campagne agricole et qui sont destinées à la protection des cultures, la Bsaa de Kolda a également reçu 1,5 tonne de ce même produit pour assurer la protection des meules, selon Adjiboulaye Sidibé.

La pause pluviométrique qui avait été observée durant le mois de septembre dernier avait suscité l’inquiétude chez les producteurs qui avaient semé tardivement le maïs et le riz dans certaines zones. Mais les dernières précipitations qui avaient notées durant la première et la seconde décade du mois d’octobre ont permis d’apaiser ces craintes. C’est dire que les quelques rares producteurs qui ont souffert à la suite de ces dernières pluies ne peuvent aujourd’hui s’en prendre qu’à eux-mêmes dans la mesure où ils ont procédé à la récolte des cultures, notamment de l’arachide, sans tenir compte des prévisions météorologiques.

Mamadou Aliou DIALLO

La corvée d’eau relève désormais du passé à Djinkoré peulh, village situé à 7 kilomètres de Tambacounda. Ce village vient d’étrenner un nouveau forage et un château d’eau grâce au Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans des zones rurales. L’ouvrage hydraulique va également desservir 9 autres villages de la commune de Nétéboulou dans l’arrondissement de Missirah. 

Les filles de Djinkoré peulh (Tambacounda) et des villages environnants auront plus de temps pour se consacrer à leurs études. Djinkoré peulh vient d’étrenner un nouveau forage et un château d’eau  de 100 m3 sur  20 mètres de hauteur. Cet ouvrage hydraulique réalisé grâce à la coopération japonaise, notamment au Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans des zones rurales, dessert 9 villages avec 14 bornes fontaines, un abreuvoir, deux stations de charrettes pour un total de 20 264 mètres de linaires de canalisations. Ce projet du gouvernement japonais doté d’un budget de plus de 700 millions de Yenne, soit 3,5 milliards de francs Cfa, a permis de toucher 36 villages pour une population globale de 29 571 personnes dans trois régions que sont Tambacounda, Matam et Kédougou. L’inauguration du forage s’est déroulée en présence des autorités administratives et des partenaires du Sénégal.

L’aspiration à une vie meilleure était contrariée par le manque d’eau, souligne le gouverneur El Hadji Bouya Amar. Au fil des années, des générations des femmes ont hérité de la corvée d’eau. « Ici femmes et jeunes filles pouvaient passer des heures sans avoir suffisamment d’eau pour les besoins de la famille. Dans ce village, les pénuries d’eau ont été la cause d’absentéisme et d’abandon de l’école par des filles », a déclaré M. Amar. Avec ces ouvrages, il y aura des changements, dit-il. Parce que les filles auront plus de temps pour se consacrer à leurs études, souligne-t-il. Il a, dès lors, invité les populations à s’impliquer dans la gestion de ces ouvrages. « Le devoir de chacun est de veiller à la préservation de ces infrastructures et d’exercer un contrôle citoyen », a ajouté le gouverneur, tout en indiquant que le gouvernement à consacrer des investissements pour leur réalisation.

Le Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans des zones rurales est financé par le gouvernement japonais. Pour sa part, le directeur général de l’Ofor, Seyni Ndao, a indiqué que ce projet du gouvernement japonais a permis de procéder à cinq nouveaux systèmes d’adductions d’eau potable dans 36 villages dans les régions de Tambacounda, de Matam et de Kédougou et de toucher ainsi 29.571 personnes. Selon lui, ces réalisations constituent une « avancée significative dans l’amélioration des conditions de vie des populations et correspondent à la vision du président de la République qui fait de l’équité sociale un des piliers  du système de gouvernance ».

Zones rurales
Pour Mme KeiKo Egusa, chargée d’affaires à l’ambassade du Japon, l’objectif a été atteint à 118 % avec la supervision assurée par le consultant japonais Tecno. Depuis 40 ans, a-t-elle dit, le Sénégal coopère avec le Japon, ce qui a permis de mettre en place plus de 120 forages couplés avec des châteaux d’eau appuyés des systèmes d’adduction d’eau potable. A cela s’ajoutent deux subdivisions de maintenance de brigade de puits et forages qui ont permis de toucher plus de 2 millions de Sénégalais.

Le représentant-résident de l’Agence pour la coopération internationale (Jica) au Sénégal, Yuji Moriya, a souligné que ce projet rentre dans le cadre de l’aide financière non remboursable du Japon à travers la Jica. Pour le maire de Néttéboulou, Issa Signaté, il y aura moins de maladies diarrhéiques grâce à cette réalisation. « L’eau, c’est la vie. L’hygiène, c’est la dignité », s’est réjoui M. Signaté, saluant la politique du gouvernement du Sénégal, qui fait en sorte que partout où il y a un point d’eau qu’il y ait des services d’accès à l’eau et à l’assainissement. C’est pour cela que, constate-t-il, les femmes peuvent se payer le luxe d’exploiter les périmètres maraîchers parce que les besoins primaires des usagers seront largement couverts.
Djinkoré peulh est le septième village à étrenner son forage réalisé sous le régime de Macky Sall dans la commune de Nétéboulou.             

Pape Demba SIDIBE

Le directeur général du Fonds de financement de la formation professionnelle, Dame Diop, a mis à la disposition des populations de Sédhiou des informations relatives à l’accès aux fond qui ont permis de financer la formation professionnelle et technique des jeunes du Sénégal. Les jeunes de Sédhiou n’ont pas bénéficié de ces financements pour se former dans des filières techniques faute d’information. Selon M. Diop, 3 018 jeunes ont été formés à travers le pays. D’après Dame Diop, il y a eu un problème de communication. C’est pour cette raison que les jeunes de Sédhiou n’étaient pas au courant de ces offres en formation. De nombreux chefs de services ayant pris part à la rencontre ont, eux aussi, déclaré ne pas être au courant de ce financement. Dame Diop a promis aux jeunes de la région de Sédhiou qu’ils seront pris en compte en 2018 où plusieurs offres de formations seront mises à leur disposition. Cette formation permettrait aux jeunes de participer au développement de leurs localités à l’image de l’immigré Sissao Dramé rentré au bercail. Ce dernier gère une exploitation avicole et peut former des jeunes qui veulent embrasser cette activité. Au cours des débats, des enseignants, soucieux de devenir de certains élèves non performants à l’école, souhaitent qu’ils soient orientés vers l’enseignement technique. L’inspecteur d’académie reconnaît la pertinence de la proposition. Il a rappelé que cela se fait déjà. L’adjoint au gouverneur en charge du développement qui a pris part à la rencontre a promis de mettre sur pied une commission qui s’occupera du suivi de ce projet. 

Malamine KAMARA  

Près de 2500 ménages vulnérables répartis dans 26 communes de la région de Kolda ont bénéficié du projet intégré de nutrition dans les régions de Kolda et de Kédougou (Pinkk) dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Ce projet a donné de bons résultats puisque la malnutrition a baissé dans la région, notamment dans le département de Médina Yoro Foulah.

Les populations de la commune de Dinguiraye, département de Médina Yoro Foulah, poussent un ouf de soulagement. La malnutrition qui constituait naguère une préoccupation pour les enfants de zéro à 5 ans et les femmes est en passe d’être éradiquée grâce à l’appui du Projet intégré de nutrition dans les régions de Kolda et de Kédougou (Pinkk). Ce projet qui est financé par la coopération canadienne vise à renforcer les initiatives de sécurité alimentaire et de résilience des ménages vulnérables par la mise en place des activités dans les domaines de l’élevage d’espèces à cycle court, des potagers familiaux et de l’arboriculture fruitière, entre autres. Cette initiative vivement saluée par les bénéficiaires va assurer la disponibilité permanente de produits alimentaires à haute valeur nutritive pour les ménages les plus vulnérables et à combattre la malnutrition et l’insécurité alimentaire qui sévissent dans cette zone frontalière avec la Gambie. « Les enfants de zéro à 5 ans sont souvent confrontés à la malnutrition mais l’appui de ce projet leur a fait beaucoup de bien dans le domaine de la nutrition. Les apports nutritifs des aliments aident l’enfant à augmenter sa croissance », déclare Ifra Ka, porte-parole du chef du village de Darou Kahène. C’était lors de la visite des initiatives du Pinkk effectuée, lundi, dans sa localité par les membres du comité régional de développement de Kolda, des représentants d’Ong et des partenaires au développement. Des diplômes de reconnaissance ont été remis aux acteurs communautaires pour leur appui dans l’amélioration de la sécurité nutritionnelle des femmes et des enfants de la commune de Dinguiraye. Environ 2500 ménages vulnérables répartis dans 26 communes de la région de Kolda bénéficient de ce projet qui contribue à l’amélioration durable de la sécurité nutritionnelle de ces familles. « Nous avons eu à visiter un périmètre de maïs certifié et ensuite des jardins d’arrière-cours avec la population, notamment la papaye, la goyave et la patate douce à chair orange. C’est vraiment une bonne alimentation et une bonne nutrition pour ces ménages », a soutenu Modou Yéro Baldé, responsable de l’alimentation et de la nutrition de la région médicale de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet d’amélioration des conditions de vie des enfants talibés et ceux en situation de vulnérabilité, l’Ong concept multiplie ses actions de bienfaisance. Elle a équipé et offert des fournitures scolaires à 100 élèves issus du milieu défavorisé de la ville de Saint-Louis. Ce week-end, les membres de l’Ong ont remis des kits scolaires à  150 autres élèves du département de Saint-Louis. La coordonnatrice de cette Ong, Mme Aïssatou Diallo Sall, a rappelé que son projet d’amélioration des conditions de vie des enfants en difficulté est financé par l’Union européenne pour une durée de quatre ans. Il couvre la période allant du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020. Ce projet, a-t-elle précisé, va contribuer à la promotion et au respect des droits des enfants au Sénégal, en améliorant leurs conditions de vie. Elle est largement revenue sur les zones d’intervention du projet, exhortant les parents d’élèves à veiller davantage sur l’éducation de ces derniers car ils sont le socle de l’émergence. L’ancien chef du service régional de l’Aemo, Baye Ndaraw Diop, a fait un exposé sur les droits et devoirs des enfants. Il a insisté particulièrement sur les tares de la société sénégalaise qui a des conséquences sur le fonctionnement de l’école. L’exposant a sensibilisé ses concitoyens à aider les enfants à faire valoir leurs droits. Les directeurs d’école qui ont bénéficié de ce don et les parents d’élèves ont salué ce geste humanitaire et citoyen de l’Ong Concept. L’école de Sanar a abrité la cérémonie officielle en présence des inspecteurs du district de Gandon venus représenter l’Ief.

Mb. Kh.DIAGNE

Les élus locaux sont en conclave à Saint-Louis pour réfléchir sur le concept de l’intercommunalité qui peut aider les communes à faire face aux catastrophes naturelles.

Face aux problèmes et défis de développement durable qui revêtent de plus en plus un caractère d’intérêt communautaire dans le département de Saint-Louis, avec la dégradation des ressources naturelles, notamment l’érosion côtière, la gestion des déchets, etc., il est nécessaire de mettre en place une coopération entre les collectivités locales et d’autres partenaires.

Cette coopération permettrait de pallier des manquements et de sauvegarder des ressources naturelles, a déclaré le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Saint-Louis, Ousmane Sow. Il s’exprimait au cours d’un atelier sur l’intercommunalité animé par le consultant Pape Mor Ndiaye, en présence du secrétaire général du Conseil départemental, Amath Dia, de la première adjointe au maire, Mme Aïda Mbaye Dieng, et d’une quarantaine de représentants des cinq communes du département de Saint-Louis. A cette occasion, Ousmane Sow a plaidé pour une unité des communes du département de Saint-Louis pour mieux exploiter, à travers de bons projets d’intercommunalité, des ressources naturelles dont dispose leur localité. Il s’agit du pétrole et du gaz découverts à Saint-Louis. Il a laissé entendre que l'intercommunalité peut permettre aux communes de Saint-Louis de mettre en commun leurs moyens pour atténuer les effets de certaines catastrophes naturelles telles que les raz-de-marée, les inondations dues aux eaux de pluie… Ousmane Sow a rappelé que le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de la Banque mondiale, a initié le Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep). L’objectif du Progep est d’améliorer la prévention des inondations dans la zone périurbaine de Dakar et de promouvoir la gestion urbaine durable dans des villes pilotes telles que Saint-Louis et Diamniadio. Mandao Guèye, expert de l’Ard et point focal du projet Intercommunalité, a précisé que l’Agence de développement municipal (Adm), structure d’exécution du Progep, envisage de promouvoir l’intercommunalité pour une gestion concertée des problématiques d’adaptation aux impacts du changement climatique et de « villes durables ». Il a souligné que dans le cadre de la sous-composante A3, l’Ard a été désignée pour accompagner la mise en place et l’animation de l’intercommunalité dans le département de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le souci de mettre fin aux inégalités notées dans les municipalités, un Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) a été mis en place. Il concerne 123 municipalités pour un montant de plus 156 milliards de francs Cfa. Ce programme devrait être opérationnel en 2018.

Pour rendre les territoires sénégalais viables, la Banque mondiale (Bm) et l’Agence française de développement (Afd) ont financé le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen). L’exécution ou la mise en opération du Programme est dévolue à l’Agence de développement municipal (Adm) qui veut « bâtir des villes fortes ». Voulant informer de sa mission, l’Adm a organisé un atelier de restitution d’évaluation du système de gestion des aspects environnementaux et sociaux du Pacasen à Dakar hier. Selon Ahmed Fall, ingénieur écologue de la Banque mondiale, le Pacasen qui aura une durée de cinq ans (2018-2023) est financé à 280 millions de dollars américains, soit 156.214.800.000 FCfa, dont 210 millions de francs Cfa comme cofinancement de la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd). A ces montants, il faut ajouter 70 millions de dollars de l’Etat du Sénégal. Le Pacasen touchera 123 collectivités locales ainsi que les administrations centrales. Ces structures bénéficieront de 25 % de l’enveloppe du programme gouvernemental à l’horizon 2022. Pour Ahmed Fall, le programme ne comporte pas de risque environnemental significatif. L’objectif du programme est d’améliorer les performances des collectivités locales impliquées dans la gestion des investissements publics pour la prestation des services locaux. Adama Guèye, chargé de projets techniques, des questions environnementales et sociales à l’Adm, a indiqué que le Pacasen appuiera le Programme d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation car la finalité du programme est d’améliorer la politique de décentralisation, la gouvernance territoriale et le financement du développement des collectivités locales.

Le Pacasen va aussi intervenir sur le dispositif national. Notre interlocuteur a affirmé que le système dudit programme est basé sur la performance. « Le projet va s’appuyer sur le Code de l’environnement. Nous sommes en phase de préparation. Des réglages doivent être faits pour son opérationnalisation à partir de 2018 », a affirmé M. Guèye, qui précise que le processus est déjà engagé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Compte tenu de ses avantages pour la productivité et la sécurité alimentaire, des spécialistes travaillent à la valorisation du fonio. Pour plus de résultats sur le terrain, le Comité national fonio prévoit d’organiser la huitième édition de la journée du fonio à Kédougou.

La quasi-totalité des pays africains cherchent encore des réponses aux questions récurrentes de la sécurité alimentaire et de l’autosuffisance alimentaire. Compte tenu de cela et face au fait que les décideurs politiques ont entrepris la diversification agricole à travers différents projets et programmes dont les résultats n’ont pas encore les effets escomptés, le Comité fonio propose la valorisation de cette variété au Sénégal. C’est dans ce cadre, qu’au mois prochain (15 novembre), le comité national prévoit de réfléchir sur cette variété à Kédougou lors de la huitième édition de la journée du fonio. Autour du thème « le Fonio : un levier pour le développement de l’initiative entrepreneuriale», des spécialistes du secteur agricole venant du Sénégal et de pays de la sous-région vont réfléchir sur la valorisation du fonio.

« Le fonio, de son nom scientifique "Digitaria Exilis", en plus du fait qu’il joue la même fonction alimentaire que les autres céréales (mil, maïs, riz, etc.), a des avantages comparatifs de par ses vertus mutationnelles, jusque-là non encore entièrement révélées ; une étude du Cirad de Montpellier faite en 2000 perçoit des caractéristiques d’aliment et de médicament du fonio», explique Mamadou Diouf et compagnie. Dans la note transmise à la rédaction, le coordonnateur du comité national d’organisation de la journée du fonio indique qu’un des atouts majeurs de cette variété est qu’elle constitue une réponse efficace contre les défis permanents auxquels l’agriculture est confrontée en Afrique. « Dans ce cadre, les changements climatiques et les capacités de résilience constituent des défis majeurs à relever pour assurer la durabilité de la sécurité alimentaire d’une part et de l’amélioration des revenus des populations d’autre part», lit-on sur le document de présentation du Comité fonio.

Pour ces responsables, le fonio devrait faire l’objet d’une attention particulière et bénéficier de meures vigoureuses afin de tirer profit au mieux de ses atouts. Des atouts du fonio qui sont relatives à sa rusticité car 350 millimètres de pluviométrie suffisent pour le porter à maturité, à sa capacité de pousser sur des sols pauvres et rocailleux, à la possibilité d’atteindre des rendements de 600 à 800 kilogrammes à l’hectare sans engrais, mais aussi à son cycle court (2 mois environ pour certaines variétés) ; ce qui en fait un aliment de soudure par excellence. Du fait de son origine africaine aussi et à l’étendue de son aire de culture qui couvre 16 pays situés sur une bande allant du Cap-Vert au Tchad, le fonio peut jouer un rôle éminent dans les stratégies alimentaires en Afrique. « La contrainte qui pesait sur son développement a longtemps été la grande pénibilité du décorticage manuel ; ce qui a entraîné un abandon progressif de la culture du fonio et une chute drastique de la production au fil des années. La possibilité de lever cette contrainte est apparue avec l’avènement de la machine à décortiquer le fonio breveté le 15 novembre 1994 », rappelle le Comité d’organisation.

Oumar KANDE

Les autorités municipales de la commune de Nguéniène département ont mis en place une politique de développement local pour combattre l’exode rural. Des jeunes sont formés dans différents domaines agricoles, entre autres métiers. 

Le premier adjoint au maire de la commune de Nguéniène dans le département de Mbour, Etienne Sarr, a rappelé la détermination des autorités locales à combattre l’exode rural par des actions concrètes qui permettent de fixer les jeunes dans leurs terroirs respectifs. Il s’agit, selon Etienne Sarr, de faire en sorte que les jeunes soient fixés sur leurs terroirs et exploitent les potentialités agricoles, piscicoles et autres. « Nous leur assurons des sessions de formation, en rapport avec les structures compétentes de l’Etat, notamment la Direction de l’horticulture », a souligné l’élu local. Il ajoute que « des activités sont également menées pour le développement de l’ostréiculture, en rapport avec la coopération décentralisée, en direction des jeunes et des femmes, pour permettre d’arriver à bout de l’exode rural, surtout l’émigration clandestine ». Etienne Sarr s’exprimait en marge de la finale de football des « navatanes » dans sa commune. Les jeunes et les femmes de la localité s’activent également dans le traitement des déchets qui est une activité génératrice de revenus. M. Sarr salue le partenariat entre sa collectivité territoriale et l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg) et la commune française de Benwir. « Dans la commune de Nguéniène, beaucoup d’actions sont faites au profit des jeunes. Dans le domaine du sport par exemple, annuellement nous budgétisons cinq millions de francs Cfa pour le tournoi du national populaire (« navétanes ») dans les zones de la commune sans compter la coupe du maire dont la mise est de deux millions de francs Cfa, soit un total de sept millions de francs Cfa », a souligné Etienne Sarr. Parlant au nom de la jeunesse, le président de la zone 13B, Cheikh Bouh Guèye a regretté le retard accusé dans la remise de la subvention municipale. « On a joué quarante matchs qui sont clôturés par cette finale, mais jusqu’à présent on n’a pas encore reçu la subvention municipale qui devrait nous parvenir avant même le démarrage de nos activités », a-t-il dit. Cheikh Bouh Guèye pense, toutefois, que les autorités locales vont corriger cela très rapidement afin que les jeunes puissent, pour les prochaines années, disposer de la subvention avant le démarrage des activités sportives et culturelles.

APS

Les autorités administratives et sanitaires de la région de Kolda mènent une guerre farouche contre les chiens errants sources des maladies liées à la rage. Mais, malgré ces efforts, ce phénomène continue de sévir dans la région de Kolda.

Six cents quarante-neuf chiens errants ont été abattus et 131 autres vaccinés contre la rage dans la région de Kolda entre 2012 et 2016. La révélation a été faite par Mouhamadou Mouctar Sarr, chef du Service régional de l’Elevage. Les autorités administratives et sanitaires qui mènent le combat contre la rage ont réaffirmé leur engagement à lutter contre cette dangereuse maladie qui continue encore de sévir au Sénégal. « La rage est une maladie endémique qui sévit dans tout le Sénégal, en particulier dans la région de Kolda. Et cette endémicité a été tenue par ces chiens errants qui n’ont pas de propriétaire et qui sont souvent source de morsures. C’est la raison pour laquelle nous sensibilisons sur ce phénomène. On espère qu’elle pourra faire tache d’huile pour permettre de réduire ces maladies », déclare Mouhamadou Mouctar Sarr. Il salue la collaboration entre les différents services techniques et se félicite de l’appui de la mairie qui a permis d’abattre autant de chiens errants entre 2012 et 2016 dans la région de Kolda. Le Service régional de l’Elevage cherche, à travers ces campagnes d’abattage, à contrôler le nombre de chiens errants dans la région afin de réduire les risques de morsures qu’ils font encourir à la population. Mais, la tâche n’est pas aussi facile. En effet, malgré ces efforts, le phénomène des chiens errants reste entier au Fouladou. « On fait l’abattage des chiens errants, mais ils demeurent. Il s’agit de voir comme résoudre ces actions ou bien changer de stratégies parce que l’objectif est de pouvoir contrôler ces chiens», a-t-il expliqué. Notre interlocuteur est convaincu que cela passe par la vaccination de ces animaux. « Il y a d’autres actions qu’il faut mettre à ce niveau pour pouvoir contrôler cette maladie », a-t-il ajouté. Il est également revenu sur les premières mesures à prendre en cas de morsure par un chien errant. Il faut immédiatement conduire la victime à l’hôpital, car le virus a un tropisme nerveux qui peut atteindre rapidement le cerveau de la personne. « Il faut également laver abondamment la personne avec du savon ordinaire pour diminuer la charge virale à la plaie avant de se rendre à la structure sanitaire la plus proche », a-t-il conseillé.

Mamadou Aliou DIALLO

Près de 100 participants ont assisté à la dernière réunion du cadre de concertation régionale de la gouvernance des services d’eau potable et d’assainissement. Il est ressorti de cette réunion que 90 % des populations urbaines boivent de l’eau potable. Cependant, des difficultés sont notées dans l’assainissement.

Le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), Ousmane Sow, s’est réjoui du taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain. Ce taux est estimé en milieu urbain à 90 % et 84 % dans la zone rurale. Cependant, ces performances, d’après Ousmane Sow, cachent un gap de 215 localités du delta et de la vallée du fleuve Sénégal qui n’arrivent pas encore à disposer de l’eau potable. Il a souligné que les membres du cadre de concertation régionale de la gouvernance des services d’accès à l’eau potable et à l’assainissement sont en train de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour corriger ces disparités. Ainsi, ils envisagent de mettre en place des ouvrages hydrauliques dans ces localités du Diéri. Ousmane Sow a également réitéré sa volonté de mettre à la disposition des latrines modernes et à faible coût en vue de garantir les conditions d’hygiène nécessaires afin de lutter contre certaines maladies diarrhéiques, gastro-entérites, etc. Il a rappelé que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est toujours inscrit au rang des priorités dans les politiques nationales et internationales.

L’importance de ces secteurs dans la vie économique et sociale des populations justifie l’ambitieux objectif d’assurer d’ici 2030 l’accès universel à ces services avec une gestion durable des ressources conformément aux objectifs de développement durable (Odd). Pour M. Sow, une amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement passe par la mise en œuvre d’initiatives innovantes et bien coordonnées. Lesquelles mettraient en branle les principes de subsidiarité, d’efficacité et de gouvernance inclusive des services.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L'Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a reçu, ce samedi, la visite de l'Association des militaires et paramilitaires retraités (Amipar) et le Cadre de concertation de la société civile de Mbour. Ils ont décerné un satisfecit aux pouvoirs publics pour la réalisation de cette infrastructure qui va ouvrir de belles perspectives pour le département de Mbour.

La mise en service de l'Aéroport international Blaise Diagne, le 7 décembre prochain, a été une occasion pour les membres de l'Amipar et de la société civile d'effectuer une visite guidée dans cette infrastructure. Une visite qui les a confortés dans l'idée qu'il n'y a plus de douter de la fonctionnalité de l'Aéroport international Blaise Diagne. Ils ont décerné un satisfecit aux pouvoirs publics pour la qualité de l'infrastructure.

Selon le commandant Oumar Daff, président de l'Amipar, l'Aib constitue un bijou qui va faire la fierté du Sénégal et va doper le développement économique et social du département de Mbour. « Tout passager qui passera par là sera émerveillé par la qualité de cet aéroport qui répond aux normes internationales et donnera plus de crédit au Sénégal », a-t-il déclaré. Le Sénégal, a-t-il dit, est riche de beaucoup de potentialités et va davantage être grandi à travers le monde avec cet aéroport.

Selon M. Daff, l'Amipar et la société civile vont jouer leur rôle de veille et d'alerte mais aussi accompagner les populations et jouer pleinement leur rôle par rapport au développement du pays. Habiboulah Fall, chargé de la communication de l'Aibd, a salué l’initiative de cette frange de la population qui, a-t-il souligné, doit être le relais des populations de Mbour pour leur expliquer les enjeux par rapport au futur de la région de Thiès et du département de Mbour. Selon M. Fall, la commune de Mbour a accusé beaucoup de retard par rapport à l'Aibd. Il a invité les autorités locales à saisir les opportunités qu'offre cette infrastructure de dernière génération qui est un élément déterminant du tourisme du département. Pour M. Daff, le moment est venu pour les autorités locales de Mbour de se ceindre les reins pour former les jeunes afin qu'ils puissent profiter des emplois qui seront générés par la mise en service de cet aéroport.

S. O. F.

Le gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Cissé, a décrit vendredi les routes reliant Ndiosmone à Fatick et Gossas à Kaolack comme étant « les plus accidentogènes » de la région. « Nous pouvons dire que la fréquence des accidents sur ces différents axes est élevée. Il y a d’autres parties du réseau routier national qui connaissent des accidents, mais dans une moindre mesure », a dit M. Cissé aux journalistes à la fin d’une réunion administrative sur la sécurité routière dans cette région.

Selon lui, il arrive parfois jusqu’à sept accidents dans la semaine sur ces deux routes, ajoutant que cette situation fait de Fatick l’une des régions les plus « accidentogènes », celle où les accidents de la circulation sont plus nombreux. Souleymane Cissé a fait aussi état d’un niveau d’accidents particulièrement élevé dans la commune de Fatick. Ces accidents concernent surtout les motos-taxis « Jakarta », a-t-il précisé, ajoutant qu’elles sont surtout la cause de « l’anarchie » constatée dans la ville de Fatick. « Dans les autres communes de la région, la plupart des motos-taxis Jakarta sont immatriculées et le port du casque est de rigueur chez les usagers de ces moyens de transport », a souligné M. Cissé. « L’immatriculation des motos-taxis Jakarta est en cours dans la commune de Fatick où il y en a beaucoup. J’ai ordonné qu’elle soit achevée dans les plus brefs délais et que tous les conducteurs de ces véhicules puissent avoir des casques », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la région de Fatick souhaite qu’une formation à la sécurité routière soit offerte aux conducteurs de cette catégorie de véhicules. Les causes des accidents de la route sont nombreuses, a-t-il dit, précisant que le facteur humain, c’est-à-dire le comportement des chauffeurs et des conducteurs des motos Jakarta, en est la principale.

APS

Les populations des communes de Dodel et de Démette ont reçu des fournitures scolaires et trois appareils échographiques destinés respectivement aux élèves et aux femmes. Ce don estimé à 30 millions de francs Cfa est offert par Business développement d’Afri-Partners, une société marocaine.

Le directeur du Business développement d’Afri-Partners, une société marocaine, Mehdi Zemmama, a remis des lots de fournitures scolaires et trois appareils échographiques aux populations de Dodel et de Démette, deux communes du département de Podor. Selon Mehdi Zemmama, ce don entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de Responsabilité sociétale d’entreprise d’Afri-Partners qui est dans l’obligation d’aider les municipalités de Dodel et de Démette à soutenir les populations en cette période de rentrée scolaire. Pour Zemmama, il s’agit de témoigner des impacts positifs du projet d’Afri-Partners sur la vie des populations des deux communes. « Comme convenu lors du forum, des équipements d’échographie complets pour les femmes sont mis à la disposition des postes de santé de Dodel, de Demette et de Dar Halaybe », a indiqué Mehdi Zemmama. Un geste salutaire qui permettra à ces femmes de ne plus parcourir plus de 50 kilomètres pour aller faire des échographies à Ndioum. Il s’agit notamment des appareils d’échographie avec trois tables de consultation gynécologique, trois guéridons et le même nombre de paravents. La société marocaine a promis de doter prochainement des jeunes d’infrastructures sportives. L’enveloppe affectée à ces opérations est de l’ordre de 50 millions de francs Cfa.

Les ressortissants des deux communes, dont des cadres, ont commencé à déposer leurs candidatures pour travailler dans le projet d’Afri-Partners dont les études de conception sont en phase de finalisation. Elle sera suivie par celle d’identification des familles directement impactées par le projet pour la répartition des parcelles villageoises. Des populations ont salué à sa juste valeur le geste d’Afri-Partners.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Des femmes originaires des localités de Bala, de Bakel, de Tambacounda, de Koussanar, de Missirah et de Kédougou ont réfléchi sur leurs places dans le développement local. Elles pensent pouvoir jouer un rôle important en s’impliquant dans l’agriculture, poumon de l’économie en zone rurale.

La journée internationale de la femme rurale a permis de rendre hommage aux femmes des régions pour leur contribution dans le développement du monde rural. ActionAid Sénégal qui s’active dans les régions de Tambacounda et de Kédougou a ciblé plus de 2.000 femmes qui, grâce à leur épargne, tendent vers leur autonomisation financière et un dévouement dans le secteur agricole. La présidente de la Plateforme des femmes de Kédougou, Awa Diallo, s’est félicitée de la démarche d’ActionAid Sénégal qui, à son avis, est en train de développer une nouvelle stratégie qui prend en compte des axes qui permettent de sortir de la pauvreté. L’Ong s’investit aussi dans la lutte contre la violence faite aux femmes et dans leur participation à la production agricole. Compte tenu de la dimension transversale des différents secteurs d’intervention, cette démarche, soutient Awa Diallo, met l'accent sur les normes sociales et les pratiques qui empêchent les femmes d'avoir accès à la terre et aux moyens de production. Les femmes bénéficiaires du renforcement de capacités ont également échangé sur le phénomène du changement climatique global qui constitue une menace sur l'agriculture durable. La célébration de la journée internationale de la femme rurale a été une occasion de sensibiliser les femmes des régions de Tambacounda et de Kédougou sur les enjeux du secteur agricole. Mme Awa Diallo a expliqué qu’au niveau local, l'agriculture représente l'activité économique principale des communautés. Malheureusement, les femmes qui représentent plus de la moitié de la population sont toujours confrontées à des difficultés d’accès à la terre et de transformation des produits. Cette situation s'explique, d’après la présidente de la Plateforme des femmes de Kédougou, par le fait que les terres dans cette partie du Sénégal orientale sont considérées comme des « ressources masculines » et, par conséquent, leur accès et leur contrôle sont réservés aux hommes. « Ces discriminations basées sur le genre sont issues des normes sociales et réduisent ainsi l'autonomisation économique des femmes et les rendent plus vulnérables », a-t-elle regretté. Amadou Guangé, responsable du bureau ActionAid, a indiqué qu’en formant les femmes, l’Ong a mis l'accent sur leur vulnérabilité. Par conséquent, plus de 2000 femmes de Kédougou et de Tambacounda, géographiquement éloignées et socialement marginalisées, sont ciblées. Elles ont bénéficié de renforcement de capacités dans le secteur agricole. Cette session permettra de lutter contre la pauvreté qui touche particulièrement les femmes dans les zones rurales.

Pape Demba SIDIBE

La commune de Kolda a abrité la célébration des journées mondiales de la femme rurale et de l’alimentation le 16 octobre. Elle a permis aux acteurs de faire la promotion des produits locaux et de lister les besoins des femmes rurales.

Les journées mondiales de la femme rurale et de l’alimentation ont été célébrées à Kolda les 15 et 16 octobre derniers. Ces manifestations qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la résilience de 1000 ménages » financé par l’Union européenne, a été l’occasion pour l’Ong 7a/ma-rewee, Oxfam et Save The Children de sensibiliser les communautés sur la résilience des populations rurales. Ils ont également profité de cette rencontre pour célébrer la deuxième édition des héroïnes de la résilience rurale. Le premier jour était axé sur la promotion des produits locaux. Une foire agricole et alimentaire a été organisée à cet effet pour permettre aux petits producteurs locaux d’exposer leurs produits. Un concours culinaire a été organisé en marge de cette foire pour permettre aux membres des groupements de promotion féminine des communes de Guiro Yoro Bocar, Bagadadji, Saré Bidji et Coumbacara (zone d’intervention du projet : Ndlr) de montrer le savoir-faire culinaire du Fouladou des profondeurs. Les cinq meilleures cuisinières ont été primées par un jury mis en place à cet effet. « Nous avons saisi l’opportunité de cette journée de célébration de ces héroïnes de la résilience rurale, ces braves femmes qui vivent dans les communautés rurales de nos pays, pour faire la sensibilisation et le plaidoyer par rapport aux besoins des femmes », déclare Khar Ndiaye Sy, coordonnatrice nationale des moyens d’existences durables à Oxfam/Sénégal.

La seconde journée était axée sur l’importance de l’arbre et le rôle de l’assainissement dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Ce panel de partage comprend trois points : le premier porte sur la valeur économique et nutritive de l’arbre avec le potentiel économique de la pépinière alors que le second est relatif aux aliments nutritifs avec le lancement du guide nutritionnel dans le cadre du projet.

Le dernier point porte, quant à lui, sur le rôle de l’assainissement dans la gestion des ordures, la sécurité alimentaire et nutritionnelle », précise Madame Sabaly Awa Mballo, secrétaire exécutive de l’Ong 7a/maa rewee.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de Kathiotte dans le département de Kaffrine, Eladji Cheikh Guèye, réclame trois ambulances aux autorités sanitaires pour améliorer les évacuations sanitaires dans sa commune. La commune de Kathiotte ne dispose pas d’ambulance. « Nous n’avons plus d’ambulance qui pourrait assurer nos évacuations dans les hôpitaux de Kaffrine ou de Kaolack. Nous demandons au ministère de la Santé et de l’Action sociale de nous aider à avoir au moins trois ambulances pour le bien-être des populations », a déclaré M. Guèye. L’autorité municipale souligne que la commune de Kathiotte compte trois postes de santé, à Kathiotte, Mbelbouk et Santhie Ngalngoné, mais aucun de ces postes de santé ne dispose d’ambulance. Selon lui, ces ambulances permettraient de soulager les populations, surtout les femmes qui accouchent souvent en route. « Nous appelons solennellement l’Etat du Sénégal et les bonnes volontés à penser à nous offrir des ambulances », a insisté El Hadji Cheikh Guèye qui a offert des fournitures scolaires d’une valeur de 4 millions 750 mille francs Cfa aux élèves de sa commune. « Trois millions de FCfa ont été offerts aux établissements primaires, 1 million de francs aux daraas et 750 mille frs Cfa aux cases des tout-petits », a-t-il détaillé. Située dans le département de Kaffrine, la commune de Kathiotte regroupe 46 villages et compte 35 489 habitants. 

APS

Résolument engagée à mener une croisade contre l’insalubrité, la municipalité de Saint-Louis a encore mobilisé un important lot de matériels pour le ramassage des ordures ménagères et déchets solides. Ces tas d’immondices qui jonchent le sol sont visibles dans de nombreux quartiers du faubourg de Sor, de l’île de Ndar et de la Langue de Barbarie.

Sensible aux complaintes des populations relatives aux défaillances notées dans la chaîne de ramassage des ordures à Saint- Louis, l’équipe municipale dirigée par le maire Mansour Faye s’active à tout bout de champ pour enlever ces ordures ménagères. Ces tas d’immondices sont aperçus sur les berges du grand bras du fleuve Sénégal, dans certaines rues, ruelles et des artères des zones inondables de Sor. De gros engins et autres matériels lourds sont manipulés avec une dextérité remarquable par des agents municipaux rompus à la tâche. Ces derniers sont déterminés à ramasser toutes ces ordures pour aller les déposer au centre d’enfouissement technique de Gandon. Certains habitants de Médina Marmyal tels que Bassirou Ndiaye, 34 ans, ouvrier boulanger, Abdou Faty, 37 ans, aviculteur, Awa Mbacké, ménagère, ont laissé entendre que le maire de la ville de Saint-Louis déploie des efforts constants pour la mise en œuvre de son projet de lutte contre l’insalubrité. Cependant, ont-ils précisé, « cette opération de nettoiement de la ville est un travail quotidien et de longue haleine qui ne doit pas connaître la moindre pause ». De son côté, le chef du service municipal chargé du nettoiement de la commune, Arona Ndiaye, a encore invité les populations à changer de comportement « car il ne sert à rien de ramasser les ordures chaque jour et de se retrouver le lendemain avec ces mêmes tas d’immondices au même endroit ». « Nos agents travaillent nuit et jour pour ramasser ces ordures », a-t-il assuré

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le collectif des villages impactés par le projet Afri-partners a désapprouvé le protocole affectant 10 000 ha de terres aux investisseurs marocains. En conférence de presse il a invité l’Etat à revenir sur cet accord entre les communes de Dodel et de Démette et le groupe marocain pour éviter que le sang ne coule.

Les villages impactés par le projet Afri-Partners regroupés dans un collectif ont rejeté en bloc le protocole d’accord signé le 24 mars dernier entre les communes de Dodel et de Démette et les investisseurs marocains, approuvé par le sous-préfet de Gamdji Saré. Le coordonnateur du collectif, Amadou Mamadou Sakho, et ses camarades ont introduit un recours devant la Cour suprême pour l’annulation de cette délibération qui affecte 10 000 ha de terres d’un seul tenant à Afri-Partners pour 40 ans renouvelables. Les Marocains se serviront de cette assiette pour cultiver du riz haut de gamme. En contrepartie, ils investiront 2 milliards de FCfa pour le financement des projets des communes de Dodel et de Démette, la construction d’une usine de décorticage du riz, l’aménagement de 2000 ha au profit des populations, avec garantie de prise en charge des frais d’irrigation. Le projet marocain s’est aussi engagé à créer 2000 emplois. Toutefois, selon le collectif, la délimitation de l’assiette du projet réalisée par les services techniques de la Saed fait apparaître, dans toute son ampleur, son « caractère catastrophique » pour les populations. « De Balérou à l’Est à Marda et Paté Galo, à l’Ouest, du Douyé au Sud à Paté Galo, Dara Halaibé et Ndormboss, au Nord, il ne reste aucune terre qui n’ait été happée par le projet marocain. Certaines bornes de délimitation sont juste derrière les villages, parfois même à quelques mètres des cimetières ou carrément dans des parcs à bestiaux comme à Sokkou », déplore le collectif des villages impactés.

Le refus du projet
Pour Djibril Moussa Lam, membre, 2000 ha irrigués ne représentent rien par rapport aux populations qui peuplent ces villages. En plus les marocains n’ont proposé que 2 milliards de FCfa seulement là ou leurs terres valent 100 milliards de FCfa. « Le 10 août dernier, le président de la République a déclaré d’utilité publique ce projet. Tous ceux qui s’y opposent sont aujourd’hui intimidés. Nous voulons faire savoir à l’opinion nationale et internationale que notre refus de ce projet est définitif. Et nous défendrons nos terres aux prix de nos vies. Avant que le sang ne coule, nous demandons au président Macky Sall d’arrêter ce projet », avertit M. Lam. Pour Me Assane Diomma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, ce projet n’est pas d’utilité publique car les Marocains sont là pour chercher de l’argent et non pour faire de la philanthropie. « Les bénéfices seront mis dans des banques marocaines et non sénégalaises », fait-il savoir. Pour l’avocat, un Conseil municipal n’est même pas compétent pour faire ce genre d’affection de terres qui est du ressort de l’Etat. Mais malheureusement, regrette-t-il, ce dernier a approuvé la transaction, violant ainsi le droit. Il espère que la Cour suprême tranchera en faveur des populations comme elle l’a fait déjà dans l’affaire qui a opposé dans paysans de Diokoul, dans la région de Louga, à la Société indienne Senegindia.

Ce collectif constitué par 23 villages s’est réuni le dimanche 7 mai 2017 à Sinthiou Dangdé pour examiner le protocole d’accord. A la suite d’un examen approfondi de tous les documents relatifs à ce protocole et à l’issue des discussions, il a décidé le rejet total et irrévocable du protocole signé, l’opposition par tous les moyens légaux à la réalisation d’un tel projet, la recherche de voies et moyens pour l’aménagement des terres de ces communes à partir des investissements, etc.

Ndiol Maka SECK

El Hadj Mbackiyou Faye, responsable du chantier, a annoncé le bouclage des travaux dans 4 mois et la livraison de la grande mosquée « Massalikul Djinaan » de Dakar à Serigne Sidy Moukhtar Mbacké, Khalife général des mourides. C’était hier, lors de la visite effectuée par Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du Khalife général des mourides.

La construction de la grande mosquée « Massalikul Jinan » de Dakar sera pratiquement bouclée dans 4 mois. L’assurance est d’El Hadj Mbackiyou Faye, responsable du chantier. Selon M. Faye, les travaux avancent avec beaucoup de satisfaction. Considérant cet ouvrage comme étant « le plus grand édifice construit sur le territoire sénégalais », il s’est réjoui que les ses travaux « n'aient duré que 5 ans ». « Je pense que dans au maximum 3 mois ou quatre, nous allons procéder à son ouverture officielle par le Khalife général des mourides », a-t-il informé. D’où le satisfecit qui lui a été décerné par le porte-parole du Khalife. Ce dernier a exprimé sa « satisfaction totale par rapport à l'état d'avancement et la qualité des travaux de décoration de la mosquée ».

Serigne Bass Abdoul Khadr Mbacké n’a de cesse de venir, depuis la pose de la première pierre, constater de visu l’état d’exécution de ce gigantesque chantier. Ces visites successives à « Massalikul Djinaan » où il était il y a de cela seulement 20 jours, « montre toute l'importance que le Khalife général accorde aux travaux de finition et d'embellissement de la mosquée ». Une fois les travaux de la Grande mosquée terminés, « ceux du projet de construction de l'institut islamique Cheikh Ahmadou Bamba seront lancés », a annoncé M. Faye.

M. L. DIEYE

Les propriétaires de maisons sises à la Cité Port, objet d’« expropriation pour cause d’utilité publique », ne seront finalement pas déguerpis. L’annonce a été faite hier par le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall, selon qui le décret faisant état de la cession de leurs propriétés a été tout bonnement annulé par le président de la République.

Le déguerpissement envisagé par le gouvernement pour les besoins de l’implantation d’un parking sur le site devant abriter l’Institut islamique de « Massalikoul Jinan » n’aura plus lieu. Le gouverneur de la région de Dakar, porteur d’un message du président de la République, a déclaré que « dès qu’il a été bien informé du projet d’embellissement et de l’agrandissement la rue Cheikh Ahmadou Bamba, a donné comme instruction, de ne toucher à aucune maison ». Ainsi, « le recul qui était programmé sur cet axe de 5 mètres, est abandonné et définitivement abandonné. Aucun centimètre même de clôture ne sera touché. Au contraire, le président de la République, soucieux de la tranquillité sociale, du bien-être des populations, s’est fortement ému de cette question et a demandé à ses services techniques d’arrêter et de revoir le réaménagement des trottoirs », a-t-il ajouté.

El Hadji Malick Ndaw, président du Collectif des riverains de l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba de la cité Port, a exprimé la reconnaissance des populations. «Le gouverneur, accompagné du préfet, nous a amenés une très bonne nouvelle. Juste pour signaler que le combat que l’on menait n’était pas contre l’Etat mais celui de la légalité. Qui dit légalité, dit la loi, la Constitution. Une République est fondée sur la loi », a-t-il soutenu. Considérant que c’étaient des titres de propriété de populations, M. Ndaw s’est dit « très soulagé du retour du respect de la loi, sur les titres de propriété des populations en ne touchant à aucun centimètre de nos habitations ».

Pour lui, « le chef de l’Etat a pris une très bonne décision, une décision opportune ». L’aménagement des alentours de la Grande mosquée « Mazalikoul Djinan » et la construction d’un parking pour l’Institut islamique, a amené l’État à décider de l’expropriation de 20 familles de leurs maisons. Les concernés ont, 17 mois durant, réclamé justice et engagé une bataille. Cette décision du président de la République rend de facto caduque la saisine de la Cour suprême par les concernés.

M. L. DIEYE

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