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Régions (1039)

L’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) s’implique dans la protection de l’environnement. Elle a organisé une session de mise à niveau de 30 jeunes issus des régions de Kédougou et de Tambacounda.

Les changements climatiques affectent plusieurs secteurs de la vie active. L’Unsas, en partenariat avec les Commissions ouvrières d’Espagne à travers l’Agence de coopération internationale pour le développement d’Andalousie (Accid), a décidé de réagir pour atténuer les effets des perturbations du climat. « Les ressources naturelles sont en voie de dégradation. Il est important d’intégrer la dimension environnement dans les politiques économiques. Parce que la dégradation des ressources a des rapports avec la perte d’emploi », explique la coordonnatrice des projets de l’Unsas, Mame Sèye Seck. Pour cette dernière, les organisations syndicales doivent s’engager dans la restauration des sites miniers par le reboisement. Les syndicats, dit-elle, sont attendus dans ces zones d’exploitation pour veiller au respect des droits humains et du droit de travail. L’Unsas a organisé la mise à niveau de 30 jeunes de Tambacounda et de Kédougou sur la gestion des crises environnementales et la protection des forêts.

Le responsable de l’Unsas à Tamba, Bangaly Diallo, croit qu’avec l’engagement de ces jeunes, il y aura des retombées avec la restauration, la conservation et la protection des écosystèmes et de la biodiversité. « C’est une question de justice sociale que de s’impliquer dans la préservation de l’environnement pour les générations actuelle et future. Il faudra que notre planète réponde aux besoins des générations futures », souligne M. Diallo. Il appelle également les jeunes et les femmes membres de l’organisation syndicale à développer des initiatives citoyennes en faveur de l’environnement et de l’adaptation aux changements climatiques.

Pape Demba SIDIBE

C’est par la capitale du Pakao que le directeur des transports routiers a terminé son périple d’explication aux acteurs du transport des différentes mesures prises par l’Etat pour mettre fin aux nombreux accidents de la route.

La salle de délibération de l’hôtel de ville a refusé du monde  comme pour dire que le fléau préoccupe tous les acteurs du secteur venus des trois départements de la région de Sédhiou. Ils sont tous engagés dans l’éradication des accidents de la circulation.

Le directeur des transports routiers, Cheikh Oumar Guèye, qui a fait face à ces nombreux chauffeurs et acteurs du secteur, a explique jusque dans les moindres détails les mesures prises par l’Etat. Ils n’ont pas manqué de dénoncer la recrudescence des accidents de la route dont les principales causes ont été également énumérées. Les transporteurs ont reconnu leur part de responsabilité dans ces accidents sans oublier la part de l’Etat qui n’a pas construit d’infrastructures routières adéquates. Le permis à points, entre autres mesures prises, a longtemps animé les discussions et ceux qui n’avaient pas compris son utilité ont finalement reconnu que c’est une bonne chose.

« Quand on parle aujourd’hui d’accident dans notre pays, on pense nécessairement  à ceux causés par les motos Jakarta qui sont à l’origine de 80% des accidents de la route.

C’est énorme, mais puisque les jeunes et les moins jeunes qui s’adonnent à cette activité en font leur gagne-pain, on ne peut pas les écarter d’un revers de la main. Il faut plutôt un autre moyen de transport plus sécurisé aussi bien pour les conducteurs que pour les populations », a soutenu le directeur des transports routiers. Cheikh Oumar Guèye envisage d’ailleurs le remplacement des motos Jakarta par des tricycles comme on les voit au Nigéria et ailleurs. Le président de l’association des conducteurs de motos Jakarta, Assane Dramé, trouve l’idée excellente puisqu’elle permettra d’améliorer les recettes journalières. « Avec les tricycles, on peut transporter deux voir trois personnes alors qu’avec la moto Jakarta, c’est une seule », a-t-il souligné. Cependant, il souhaite, une fois les tricycles acquis, que l’Etat reprenne la moto Jakarta de chaque conducteur pour la remplacer par un tricycle, à défaut qu’elle soit vendue à un prix modique.       

Malamine KAMARA

Le département de Mbour, malgré ses nombreuses potentialités, fait face à de nombreux défis. Mais, pour gagner celui du développement et de l’émergence, Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm) qui animait une conférence, a souligné la nécessité de promouvoir une citoyenneté active et responsable tout en vulgarisant les actions des illustres fils de Mbour comme Léopold Sédar Senghor et Demba Diop qui ont brillamment écrit l’histoire du département et du Sénégal.

Dans un contexte fortement marqué par la mondialisation ayant engendré beaucoup d’impacts négatifs sur notre société, la jeunesse est aujourd’hui en perte de repères et de références historiques. C’est le constat de Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm), qui animait samedi une conférence sur le thème : « Entre action militante et amour du terroir, quelle philosophie politique pour Mbour ? » Cette rencontre marquait le lancement des activités célébrant le premier anniversaire du mouvement Agir avec Macky pour le développement de Mbour (AM DEM) dont il est le président. Cheikh Issa Sall est d’avis que la participation citoyenne ouvre des perspectives nouvelles pour davantage promouvoir une citoyenneté active et responsable.

« La participation du citoyen dans la construction de notre pays ne peut être efficace et durable que quand elle a comme principal soubassement le patriotisme et l’amour pour son terroir », a-t-il expliqué. De même, a-t-il ajouté, l’attachement que le citoyen voue à sa ville ou à son village peut être un facteur déterminant pouvant le motiver à adhérer dans des organisations, notamment à caractère politique, en vue de mieux contribuer au développement de sa localité.
Pour le conférencier, la jeunesse a du mal à se positionner pour assumer ses responsabilités sociétales dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). Il a mis à nu la perte de certaines valeurs ancestrales qui constituent aujourd’hui un frein à l’édification d’un Sénégal prospère.

« L’incivisme, la délinquance, l’égoïsme, la cupidité sont autant de maux qui gangrènent notre société et freinent la marche du Sénégal vers le progrès », a fait savoir Cheikh Issa Sall. Selon lui, les illustres personnalités qui ont brillamment écrit l’histoire du département de Mbour doivent servir de boussole pour atteindre cette émergence tant attendue. « Avec en bandoulière leur attachement à notre terroir, ils ont réussi à mettre en œuvre des actions qui feront échos, même pour les générations à venir », a-t-il noté.

Qu’il s’agisse du président Léopold Sédar Senghor, d’Ibou Kébé, premier maire de Mbour, de Demba Diop, premier député-maire de Mbour, ministre de la Jeunesse et des Sports, de Caroline Faye, première femme députée et ministre dans l'histoire du Sénégal, Cheikh Issa Sall estime que ces illustres hommes et femmes ont légué au département un riche héritage qui mérite d’être vulgarisé.
« La promotion de ces figures historiques devrait aider à combattre les maux et orienter la société vers l’essor socio-économique souhaité par tous nos compatriotes. Nous devons cesser de nous obstiner à laisser en rade les valeurs positives et constructives incarnées par les augustes personnalités qui ont écrit les plus belles pages de l’histoire de notre nation ».

Il a ainsi invité tous les Mbourois à surmonter leurs différences et intérêts personnels pour affronter ensemble les défis de demain et rendre possible le développement harmonieux de leur terroir.

Samba Oumar FALL

En signant une convention avec le ministère du Cadre de vie, la commune de Sandiara veut accélérer son émergence via l’aménagement de ses sols.

La mairie de Sandiara et la Direction de l'urbanisme et de l'architecture du ministère du Renouveau urbain, de l'Habitat et du Cadre de vie ont paraphé une convention hier.

Celle-ci vise l’élaboration d’un Plan d’occupation des sols (Pos) de la commune de Sandiara, un plan d’urbanisation de la ville et un plan d’établissement du pôle urbain de Sandiara. Cet outil économique va faciliter la mise en œuvre du Plan Sandiara émergent (Pse) composé de 12 projets structurants dont la base est l’éducation, le développement industriel et l’agriculture durable. « Ce Pse nous permettra de définir nos zones de pâturage, agricoles, industrielles, d’habitats et d’aménagement concerté. L’assainissement, l’évacuation des eaux pluviales et usées devront être pris en compte pour prévenir les inondations récurrentes dans nos villes. Ce plan est un outil de développement à réaliser », a-t-il souligné, non sans dire que l’occupation des sols au Sénégal est faite de manière anarchique.

Le maire de Sandiara a indiqué que cette nouvelle ville devra être à la fois une cité industrielle, de savoir, une ville verte et numérique. « Nous voulons qu’elle soit le troisième bassin d’emplois du Sénégal », a soutenu M. Diop.

Serigne Guèye Diop a ajouté que 30 demandes d’implantation d’usines et de centre de recherches ont été enregistrés, autorisés ou en cours d’évaluation. « Trois usines sont installées et emploient déjà 300 personnes ; ces projets constituent une réponse pertinente aux exigences de l’Acte 3 de la décentralisation dans sa composante "Territoires autonomes et économiquement viables" », a ajouté l’édile de Sandiara.
Pour sa part, Alexandre Ngom, directeur de l'Urbanisme et de l'Architecture du ministère du Renouveau urbain, de l'Habitat et du Cadre de vie, a salué cette initiative importante. M. Ngom est d’avis que l’urbanisme est au début et la fin de tout processus de développement. « Nous devons servir l’accompagnement qu’il faut au Pse et le meilleur reste à venir », a affirmé M. Ngom.

Suite à la convention de partenariat signée avec l’Agence d'aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi) le 23 août 2016, d’un montant de 250 millions de FCfa, pour l’aménagement et la promotion d’une zone industrielle de 50 ha, la commune de Sandiara a souhaité, par le biais de cet accord, rationnaliser l’espace et développer la ville autour du travail.

Serigne Mansour Sy CISSE 

Diogo : Des populations de sept hameaux des deux villages de Diogo et de Foth dans la commune de Darou Khoudoss (Tivaouane) ont étrenné,  « leur nouvelle ville », comme l’a qualifié Daniel Marini, le DG de la Grande Côte Opérations SA (GCO).

Cette opération de déplacement des populations est le fruit du programme de relogement des villageois impactés par l’exploitation du zircon et de l’ilménite extraits par cette société qui vient d’amorcer une nouvelle phase de montée en puissance. « La société a atteint une production de 90000 tonnes d’ilménite et de 45000 tonnes de zircon en 2016, plus que les années précédentes depuis le début de nos activités d’exploitation dans cette zone du département de Tivaouane », nous a révélé Daour Dieng, chargé des opérations et des relations avec les populations.

Les bénéficiaires ont regagné, hier dimanche, leurs nouveaux logements au lendemain de la remise des clés lors de la cérémonie présidée vendredi dernier par le préfet de Tivaouane, Makane Mbengue. Ceci, en présence du sous-préfet de Méouane et du marabout Pape Malick Sy Ibn Serigne Mansour Sy Borom Daradji qui a formulé des prières de bénédiction et diriger celle du vendredi à la toute nouvelle mosquée du site qui va abriter près de 300 personnes. Autorités locales, Imams et chefs coutumiers ont aussi répondu présent à cette importante manifestation qui marque ainsi une nouvelle vie pour ces populations de Diogo et de Foth.

Le site est dénommé « Médinatoul Mounawara ». Ici, selon Ibrahima Diop, chargé du recasement et du cadre de vie de GCO, « ce sont 35 maisons d’au moins deux à trois bâtiments par maison qui y ont été construites dans le cadre du plan de relogement des villages impactés par le projet et qui n’a rien à voir avec le programme social minier de la société. Ces logements sont dotés de toutes les commodités liées à l’alimentation en eau potable,  toilettes, installations électrique avec panneaux solaires, d’une case de santé avec logement, d’une école élémentaire de quatre classes physiques et d’une mosquée située sur la place publique. Il s’y ajoute le forage et les motopompes de drainage des eaux jusqu’aux champs de culture ».

Une belle illustration saisie par les deux chefs de village de Diogo et de Foth pour manifester toute leur satisfaction au nom des bénéficiaires, tout en louant l’engagement de la société qui se préoccupe tous les jours des conditions de vie des populations impactées par le projet.

Respect des engagements
Le préfet de Tivaouane, Makane Mbengue, d’indiquer « que c’est la richesse de la zone d’exploitation du zircon qui motive le plus souvent le déplacement de populations vers d’autres sites. Toutefois, c’est une décision qui est discutée en comité départemental restreint de travail créé à cet effet et réunissant autorités administratives et locales, services techniques et représentants des populations afin que les bénéficiaires puissent se retrouver dans toute action menée à leur bénéfice ».

Makane Mbengue a ainsi magnifié la parfaite convergence de vue et la bonne cohabitation entre les responsables de la société et les populations de la zone d’exploitation. C’est pourquoi, souligne le préfet de Tivaouane, « cette nouvelle cité est une fierté pour nous, administration, car cela ne fait que faciliter notre travail en rapport avec les instructions du président de la République. La société Grande Côte Opération (GCO) s’inscrit dans la ligne tracée par le Plan Sénégal Emergent (PSE), le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), entre autres.

En témoigne les programmes qui sont inscrits dans ce projet de relogement des habitants des sept hameaux de Diogo et de Foth et qui sont : l’énergie solaire, le volet hydraulique avec le forage de 60 m3 qui va alimenter le village, l’espace agricole aménagé avec des intrants pour les villageois qui cadrent parfaitement avec ces programmes lancés par le président Macky Sall, mais également l’éducation et la santé qui ne sont pas en reste avec l’école élémentaire et le poste de santé ».

« C’est pour nous un devoir aussi de partager nos ressources avec les populations avec qui nous cohabitions tous les jours et que toutes actions que nous menons comme c’est le cas de cette nouvelle ville, vont dans le sens d’améliorer leurs conditions de vie et de travail. Tout un plaisir donc de les voir prendre les clés de leurs maisons pour la première fois en vue d’une nouvelle vie dans cette cité de lumière et de paix avec toutes les infrastructures qui l’accompagnent », affirme le DG de GCO, Daniel Marini.

Les villageois ont ainsi sollicité un partenariat solide avec l’entreprise pour d’autres actions futures à réaliser ensemble, surtout dans l’agriculture, le maraîchage et l’arboriculture qui constituent les principaux secteurs d’activité des habitants de cette zone impactée par l’exploitation minière qui occupe aujourd’hui une bonne partie de leurs champs.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

De 1997 à 2017, voilà 20 ans que Dar el Salam vit intensément une coopération fructueuse grâce à l’association « Solidarité avec Dar El Salam » par des actions d’éducation, de formation, de construction de salles de classe, de distribution annuelle de fournitures aux élèves et encadreurs, boostant du coup les résultats. Il y a aussi les actions dans l’agriculture et dans la santé publique par la construction de postes de santé, complétées par l’Etat avec  la construction d’un forage et d’un collège.

Dar El Salam, à 12 kilomètres de Tambacounda sur la route du Boundou reste, est un village excentré à plus de 40 km de sa commune Néttéboulou. Il faut de part et d’autre passer par la commune de Tambacounda. Une cocasserie de l’aménagement que Dar El Salam partage avec plus d’une dizaine de villages. Sous la houlette du couple Ronan et Alice Gueguen, promoteurs touristiques à la base de cette solidarité, le village sort de l’ornière le 14 novembre 1997.

Un match de football avec des touristes reste le point de départ d’une longue et fructueuse coopération. Les enfants d’abord, a dit le directeur de l’école Mamadou Diedhiou. Ici, les fournitures sont gracieusement mises à la disposition des enfants et de leurs maîtres. De 88 élèves, l’école polarise maintenant 9 villages et a atteint un demi-millier de pensionnaires. Il s’y ajoute la case des tout-petits qui a 136 potaches.

Pour les résultats, l’école est sortie première de la commune de Néttéboulou, deuxième dans l’arrondissement et 10ème dans le département de Tambacounda. De quoi faire des jaloux et être convoitée par la mobilité des enseignants.
De deux classes, l’école est passée à huit et de ses flancs est sorti un collège, le seul de cette zone.

Le scénario qui a conduit à la sortie de terre de la case de santé que Dar Salam a étrenné est plus incroyable que pathétique. Une fille décède sur une charrette en rejoignant Tambacounda située à 12 bornes seulement. Elle voulait pourtant donner la vie.

Coup de poignard pour Mamadou Ndao, le conseiller du village pionnier de cette coopération qui est entré en contact avec l’association « Solidarité Dar Salam ». Celle-ci a, depuis 17 bonnes années, fini de marquer son territoire dans les domaines de l’éducation et de l’hydraulique rurale. « Solidarité Dar Es Salam » a réussi la gratuité des fournitures dans cette contrée et défini ses priorités en matière de santé. L’appel de M. Ndao trouve un écho favorable auprès de cette association dont il obtiendra le soutien et l’accompagnement de la puissance publique qui a érigé la case en poste en affectant une infirmière et, par le truchement de Me Sidiki Kaba, le garde des sceaux ministre de la Justice, une ambulance.

Car avec 9000 âmes réparties dans 65 villages, Néttéboulou ne disposait que d’un seul poste de santé. Avec cette case de santé, Dar Salam, qui est éloigné du siège de la commune, veut devenir une commune.

Il se targue d’avoir des atouts non négligeables dans cette ère de la communalisation intégrale car disposant désormais d’un collège et d’un forage multi-villages dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation, d’autant que d’autres infrastructures structurantes de base suivront. Cette association qui, selon Ronan Gueguen, compte des adhérents venant de Plougonven et de l’ensemble du territoire de Morlaix et du pays du Poher et même au-delà du département, va fêter ses 20 ans d’actions de solidarité avec Dar El Salam et reste fidèle aux objectifs fixés : « le développement des actions d'éducation, de formation et de santé publique ».  

Pape Demba SIDIBE

Satisfait de la couverture médiatique lors de la célébration du 52e anniversaire de la Fête de l'indépendance de la Gambie par la télévision 2Stv, le président  Adama Barrow a témoigné à El Hadji Ndiaye, son directeur général, toute sa gratitude. C'était au cours d'une audience que le nouveau président de la Gambie a accordé au propriétaire de la chaine de télévision privée sénégalaise 2Stv.

« Je suis content parce que c’est volontairement que vous avez pris  l’initiative de couvrir notre Fête d’indépendance. Et la démocratie, en tant que facteur de paix, de stabilité et de sécurité, encourage les investisseurs et El Hadj Ndiaye en est la parfaite illustration », a dit le président Adama Barrow, au cours de cette audience accordée au patron de la télévision privée 2Stv. « Quand les médias sont libres, les gens sont informés et s’ils sont informés, ils sont éveillés. C’est pour cela que nous avons l’idée d’avoir une liberté des médias en Gambie que nous comptons mettre en œuvre concrètement. Nous vous remercions et vous exprimons notre gratitude pour tout le travail abattu et qui a permis à notre pays d’avoir une très grande visibilité », a ajouté le nouveau président gambien. Ceci, souligne-t-il, « est une manifestation de la solidarité africaine et c’est cette solidarité qui peut faire avancer le continent et nous vous encourageons à poursuivre dans cette voie ».

A sa sortie d’audience, le président directeur général du Groupe Origines S.A, El Hadj Ndiaye, a rappelé qu’après le défilé, le président Macky Sall l’a appelé devant le président Barrow sur la tribune officielle pour « saluer » la couverture télévisuelle du 52ème anniversaire de l’accession à l’indépendance de la Gambie par la 2Stv qui « a honoré le Sénégal ». A l’en croire, « il fallait être présent pour marquer l’histoire de la Gambie et donner du plaisir aux Sénégalais ». Aussi, « nous avons été fiers d’exporter l’expertise sénégalaise et cela s’est traduit par l’octroi de notre signal à la Rts, à la télévision nationale gambienne (Grts), à la Rdv et c’était un plaisir de voir cette confraternité médiatique », a déclaré M. Ndiaye.

En outre, « les conditions dans lesquelles on a travaillé étaient excellentes et l’équipe de 56 personnes (techniciens, logisticiens) mobilisées pendant 72 heures a fait un travail énorme », a-t-il poursuivi. Non sans exprimer sa « grande fierté pour l’Armée et mention spéciale au général François Ndiaye, aux militaires de Bargny et à ceux de l’Ecomog » pour leur appui conséquent à tout point de vue au staff de la 2Stv.

Mamadou Lamine DIEYE

Le projet de budget 2017 de la commune de Fatick a été voté à l’unanimité jeudi dernier par les conseillers lors d’une session tenue à la mairie. Ce budget s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 551.199.246 FCfa.

Lors de cette réunion, le maire de la commune, Matar Bâ, a mis l’accent sur la nécessité de redoubler les efforts pour le recouvrement des taxes municipales. L’édile de la ville a également déclaré que compte tenu de la faiblesse des moyens, Fatick a besoin de s’ouvrir. Selon lui, Fatick a des atouts dans le domaine de l’investissement et de l’économie. Les conseillers présents à la réunion ont voté, à l’unanimité, le projet de budget 2017 de la commune de Fatick. Ce budget s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 551.199.246 FCfa. Pour la section de fonctionnement, il a été retenu la somme de 437.577.452 FCfa tandis qu’il a été affecté à la section d’investissement une enveloppe de 113.621.794 FCfa. Selon le maire de la commune, c’est un budget réaliste qui a été conçu sur la base des critères valables qui peuvent accompagner les préoccupations des populations pour l’année 2017. Sur le recouvrement des taxes municipales, Matar Bâ a engagé l’administration communale à redoubler d’effort pour le recouvrement en collaboration avec les services du Trésor. « Si tout fonctionnait normalement, tout citoyen devait aller vers le Trésor pour s’acquitter de son devoir », a-t-il dit. Le maire Matar Bâ est d’avis qu’avec la faiblesse des moyens, il faut une ouverture. Saluant les efforts de l’Etat qui les accompagne à travers plusieurs programmes et projets, il a rappelé que, compte tenu de sa position, Fatick est ciblée aujourd’hui comme étant une zone où il est possible de faire de l’investissement. Selon lui, Fatick a des atouts car traversée par la route nationale 1. Elle est également à moins de 100 km de l’aéroport Blaise Diagne, en plus du port de Foundiougne. Pour lui, ceux qui veulent faire de l’exportation peuvent venir s’installer à Fatick. Le maire a rappelé que Fatick va fêter ses 100 ans cette année. Aussi a-t-il annoncé que les activités vont se poursuivre sur des années. En tout cas, Matar Bâ a déclaré qu’ils sont à la recherche de moyens pour les différentes activités prévues. D’ailleurs, il a annoncé qu’en tant que président du comité scientifique, il va ouvrir un symposium le 15 mars prochain.

Il a enfin saisi l’occasion pour lancer une invite à tous les fils de Fatick qui peuvent contribuer au développement de Fatick de venir les accompagner.

Oumar Ngatty BA

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, son collègue du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie et le ministre délégué chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues ont procédé, avant-hier, à la pose de la première pierre pour la construction du jardin public de la cité Bceao de Yoff.

Les populations de la cité Bceao vont voir une de leursvieilles doléances satisfaites grâce à la volonté commune des ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Diène Farba Sarr. Selon le maire de Yoff, la vision politique est portée par des hommes d’action qui ont la mission d’en faire une réalité. En soutenant cela, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr souligne que la volonté de rendre attrayant le jardin public de la cité Bceao répond à un soucis de satisfaire les riverains.

« La vision du chef de l’Etat est de faire de nos cités des villes vertes pour un développement urbain », a dit le maire de Yoff, qui réitère son souhait de voir la cité Bceao être une cité phare de la commune.

Se tournant vers le ministre Diène Farba Sarr, il a affirmé que c’est avec lui qu’on a compris le contenu du ministère du Cadre de vie. A l’en croire, Yoff est sa priorité, même si 94 demandes sont enregistrées par son département. Il a révélé avoir trois projets dont le plus important est celui de la construction du jardin public de la cité Bceao sans entrer dans les détails. Il a indiqué que 60 millions de FCfa seront mobilisés pour les trois projets. « D’ici trois semaines, les travaux vont démarrer. Nous mettrons des projecteurs pour un éclairage public avec des pavages, un espace gazonné et intelligent (wifi). Un cadre de vie, ce n’est pas seulement du béton. Je m’appliquerai pour les populations que j’invite à être derrière leur maire. Vous serez très contents quand on aura terminé ce joyau de Yoff auquel nous avons réservé la part léonine. Le cadre de vie est important », a-t-il ajouté, avant de leur assurer de la mobilisation de ses services. Le maire Abdoulaye Diouf Sarr dira que ces travaux permettront à la cité Bceao de s’épanouir. Pour le président de l’Association des résidents de la cité, Mamadou Thiello Ba, cette doléance date du temps de l’ancien régime, qui avait endommagé leur espace vert pendant les chantiers de l’Anoci.

Serigne Mansour Sy CISSE

La commune de Fanaye a installé hier sa section de l’Union nationale des organisations d’éleveurs du Sénégal (Unoes) à Tatki, en présence de Harouna Galo Ba, son président, par ailleurs haut conseiller territorial.

Tatki, l’un des principaux centres d’élevage du département de Podor, est difficilement accessible. Cette localité pourrait bientôt voir la piste sablonneuse de 35 km qui la sépare de Fanaye réhabilitée, selon le maire de Fanaye, Aliou Gaye, qui prenait part à la cérémonie aux côtés d’Amadou Seydou Diallo, son deuxième adjoint.

Les populations ont des difficultés pour se déplacer entre les différentes localités de la zone sylvo-pastorale. Une doléance que les représentants des habitants de Tatki et des villages environnants ont soumise au président Harouna Galo Bâ, chargé de la transmettre au président Macky Sall. Les populations ont souhaité bénéficier, dans les plus brefs délais, d’un projet de construction et d’aménagement d’une piste qui quitte Tatki pour traverser tout le sud du département de Podor, d’Est en Ouest, jusqu’à  Gayekadaar. Et une autre qui partira de Namarel pour rejoindre Labgar dans le Djoloff. Auparavent, le président de l’Unoes s’est réjoui des réalisations du gouvernement, insistant sur les forages dans le monde pastoral, la vaccination du cheptel pendant toute l’année, la lutte contre les feux de brousse, la criminalisation du vol de bétail et la volonté réaffirmée à Ndioum de corser les sanctions. Non sans oublier la réalisation grandiose du ranch de Dolly, etc. Par ailleurs, Tatki va accueillir une sage-femme dans quelques semaines. Mais le poste de santé n’a pas encore de logement pour celle que toutes les femmes attendent avec impatience.

Le président de l’Unoes s’est engagé, séance tenante, à construire sur fonds propres ce logement. La localité a bénéficié d’une ambulance médicalisée. Un don de Kalidou Kane, chef de Cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Le collaborateur d’Abdoulaye Daouda Diallo et le président de l’Unoes se sont félicités de l’implantation d’une commission de révision des listes électorales avant d’inciter les populations à s’inscrire massivement pour obtenir leurs cartes d’identité Cedeao et leurs cartes d’électeur.

Deux pièces qui leur permettront de participer aux élections législatives de juillet 2017 et aux élections présidentielles de 2019.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal et Moustapha Lô Diatta, maire de Djinaki, ont procédé, vendredi dernier, à la pose de la première pierre du poste de santé de cette commune du département de Bignona. Cette infrastructure sera réalisée grâce au soutien du Fonds social de développement (Fsd) qui a mobilisé 40 millions de FCfa sur un budget de 68 millions de FCfa.

La commune de Djinaki (arrondissement de Kataba 1, département de Bignona) aura bientôt un poste de santé moderne. La pose de la première pierre a été effectuée, vendredi dernier, par Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal et Moustapha Lô Diatta, le maire. La fin des travaux est prévue en juin prochain. Toutes les infrastructures sanitaires de la commune sont construites intégralement ou partiellement en banco, y compris celle du chef-lieu de commune. Ces infrastructures sont peu fonctionnelles à cause de la vétusté des bâtiments et le manque d’équipements. De plus, la configuration du poste de santé de Djinaki n’offre plus les meilleures conditions de prise en charge des besoins en soins de santé pour la population, du fait d’une infrastructure trop exiguë et vieillissante alors que le taux de fréquentation ne cesse d’augmenter. Ce centre est l’établissement sanitaire de référence des 25 villages de la commune. Djinaky étant par ailleurs la porte d’entrée du district sanitaire de Diouloulou, un nouveau poste de santé fonctionnel est devenu une nécessité.

Le projet consiste en la construction d’un poste de santé qui remplacera l’ancienne structure constituée d’un seul bâtiment. Il sera construit un dispensaire, une maternité, un logement et un mur de clôture afin de sécuriser le site (situé en bordure d’un axe principal). Le budget total est de 68.000.000 FCfa. La subvention octroyée par le Fonds social de développement est de 40.000.000 FCfa, soit 59% du budget. Le reste du financement est apporté par la commune, soit 22 millions de FCfa (32%) et l’Asdecod 6 millions.

Le maire Moustapha Lô Diatta s’est réjoui du choix de Djinaki pour le financement du Fonds social de développement dans la santé. « En choisissant la santé, vous ne vous êtes pas trompé d’axe. Il n’y a pas de développement sans la santé. Cet appui à Djinaki constitue quelque chose d’important », a déclaré M. Diatta, par ailleurs secrétaire d’Etat à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes. Il a indiqué que cet investissement permettra l’érection d’un poste de santé moderne et le relèvement du plateau technique. Il a salué l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et la France.

Le maire de Djinaki a donné rendez-vous dans quatre mois pour l’inauguration de l’infrastructure. « Ce projet de poste est un grand soulagement pour les populations. Il disposera de toutes les commodités d’un poste de santé de référence », a souligné Youssouph Faye, sous-préfet de l’arrondissement de Kataba 1.

De nos envoyés spéciaux à Kolda : Aliou KANDE (textes )
et Mbacké BA (photos)

La commune de Koungueul dans la région de Kaffrine innove dans le cadre du processus d’élaboration de son Plan développement communal (Pdc). Les élus de la capitale du Bambouck ont convoqué pour aujourd’hui une table ronde des partenaires techniques et financiers en vue d’harmoniser et de planifier les différentes contributions pour le financement du budget estimé à 6 milliards de FCfa.

Les partenaires publics et privés de la commune de Koungueul dans la région de Kaffrine sont attendus ce mercredi dans la capitale du Bambouck pour les besoins de la première table ronde des bailleurs pour le financement du Plan de développement communal (PDC). Une initiative novatrice en matière de développement local qui porte l’empreinte de son maire Mayacine Camara, par ailleurs coordonnateur de la Direction de la planification et des politiques économiques au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

L’objectif visé par cette rencontre qui va mobiliser une trentaine d’organismes publics et privés évoluant dans l’appui au développement local est précisé par le coordonnateur du comité de pilotage. « Nous voulons reproduire au plan local ce que notre pays fait avec ses partenaires financiers dans le cadre du club de Paris, en soumettant aux bailleurs publics et privés le cadre stratégique pour impulser le développement de notre commune les quatre prochaines années. La démarche se fait dans un souci de cohérence et d’efficacité», a souligné Souleymane Mboup, premier adjoint au maire qui coordonne ledit comité. La table ronde qui parachève le processus d’élaboration du Plan de développement communal (Pdc) va permettre d’évaluer les engagements financiers en faveur de cet instrument de planification. « Le budget du PDC est arrêté à 6 milliards de FCfa couvrant une période de quatre ans, à savoir de 2017 à 2021.

Des secteurs stratégiques comme l’agriculture, le tourisme écologique et l’élevage ont été identifiés, sans oublier l’éducation et la formation à Koungueul qui a un hinterland aux potentialités énormes », a soutenu le maître d’œuvre de la rencontre.
Située à l’Est de la région de Kaffrine, la commune de Koungueul constitue une place forte de la commercialisation arachidière et bénéficie d’une position géographique  privilégiée comme principal carrefour des voies de communication routières vers les pays frontaliers tels que le Mali, la Guinée Conakry ou la Gambie.

Elimane FALL 

Le secteur de la santé constitue une des priorités de la France au Sénégal, a indiqué Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. C’était lors de la pose de la première pierre du poste de santé de Djinaki. Selon M. Bigot, un poste de santé est important. Il a  demandé le respect des délais de réalisation de l’infrastructure. « 15 juin, c’est le délai fixé pour l’inauguration du nouveau poste de santé. J’espère qu’il sera respecté », a-t-il lancé. Le diplomate français affirme qu’un poste de santé est essentiel pour lutter contre la mortalité néonatale. « La santé est une des priorités de l’action de la France au Sénégal. Le Fonds social de développement a mobilisé 40 millions de FCfa pour la réalisation de cette infrastructure. Il finance d’autres projets dans ce domaine», a ajouté M. Bigot. Il a déclaré être sensible à la chaleur de l’accueil et le folklore avec le Koumpo (masque traditionnel en pays diola). Ce qui lui rappelle l’accueil chaleureux qui avait été réservé en décembre dernier en France à  Macky Sall.                        

A. KANDE

En présidant hier l’atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des élus locaux sur l’intercommunalité, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a loué les immenses possibilités dont disposent les collectivités territoriales à travers l’intercommunalité.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a présidé, hier, à Dakar, l’atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des élus locaux sur l’intercommunalité organisé par l’Agence pour le développement municipal (Adm). Il s’agit d’une formation de deux jours des maires du Sénégal sur l’intercommunalité au service du développement local durable dans le contexte de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. Une rencontre animée par l’ancien ministre, député, maire de Yoff et président de la Communauté urbaine de Dakar, Mamadou Diop, qui n’est pas un inconnu dans le domaine et qui a porté l’écharpe de maire pendant plusieurs décennies.

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a souligné que la rencontre de Dakar était une opportunité pour les élus d’apprécier les immenses possibilités dont disposent les collectivités territoriales, notamment à travers l’intercommunalité. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, « cette forme de coopération permet à un ensemble de collectivités territoriales, sur la base d’un engagement volontaire, de mutualiser leurs compétences et leurs ressources, d’assumer ensemble des missions et de réaliser des projets de diverses natures (infrastructures, services, etc.) ». Se voulant plus explicite, il a précisé que le nouveau Code général des collectivités locales prévoit, au Titre premier consacré à la libre administration et à la participation citoyenne, des dispositions pertinentes relatives à la coopération et à la solidarité. Il a souligné l’expérience pratique capitalisée dans notre pays en matière d’intercommunalité depuis les années 80, avec les Groupements d’intérêt rural (Gir), la Communauté urbaine de Dakar (Cud), les Groupements d’intérêt communautaire (Gic), les Communautés d’agglomérations de Dakar et de Rufisque (Cadak et Car), les ententes interrégionales du Ferlo ou de la Casamance, les ententes communales, etc.

Valorisation de la réforme financière
Abdoulaye Diouf Sarr a dit toute l’importance et la pertinence de l’atelier qui est une occasion pour les acteurs du développement territorial d’être sensibilisés, informés, outillés et mieux préparés à aller vers ces diverses formes de partenariat qui seront présentées durant ces deux jours. Outre la réflexion sur l’intercommunalité, il a recommandé aux élus de saisir l’occasion pour la mise en place de pôles territoires. Le maire de Ndiob, Oumar Ba, au nom de l’Association des maires du Sénégal (Ams), a transmis les remerciements de son président Aliou Sall absent du pays. Pour ce dernier, cette formation est un creuset de dialogue et d’échange entre les acteurs des territoires. Il a néanmoins souligné, dans son allocution, les problèmes que constituent l’insuffisance des ressources humaines et financières et, d’autre part, l’insuffisance d’espaces viables pour les collectivités territoriales. Des écueils qui induisent, pour y faire face, la mise en œuvre d’une coopération entre les collectivités territoriales, souligne-t-il. Pour le formateur et consultant, l’ancien édile Mamadou Diop, les problèmes des collectivités territoriales trouveront une entame de solution lors de la seconde phase de la réforme avec la valorisation de la réforme financière. Durant les deux jours, les élus échangeront sur les concepts, les enjeux…, la communauté urbaine de Dakar (un cas d’école), sur l’expérience internationale de l’intercommunalité.

Babacar Bachir SANE

Niakhène : Depuis son installation à la tête de la mairie de Niakhène en juillet 2014, le maire Moustapha Sylla s’est engagé à satisfaire les préoccupations de ses concitoyens. Il veut, selon lui, mettre cette ancienne communauté rurale sur la voie de l’émergence.

« Nous avons inscrit notre programme dans la dynamique du Plan Sénégal Emergent (PSE) lancé par le chef de l’Etat, le président Macky Sall », nous a-t-il confié dans un entretien que nous avons eu avec lui à Niakhène. C’était en marge de la pose de la première pierre par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr de la Gouvernance locale et de la Décentralisation de la maternité du poste de santé de la ville. Notre ambition, a indiqué M. Sylla, « est de faire de Niakhène une commue émergente à travers des réalisations concrètes et cela dans tous les secteurs d’activités qui impliquent les populations ».

Mais, souligne le maire de Niakhène, « l’éducation, la santé, l’hydraulique, l’économie et le social sont, entre autres, nos principales urgences ajoutées à cela la jeunesse, les sports et loisirs ainsi qui la gouvernance locale participative, démocratique, sobre et transparente ». Mais il faut souligner que les activités économiques de la commune de Niakhène sont essentiellement dominées par l’agriculture et l’élevage. Ces deux activités sont largement tributaires de la pluviométrie ; ce qui explique la dégradation des sols observée ces dernières années. Le commerce est dominé par la vente des produits tirés de l’agriculture, de l’élevage, de l’artisanat et des produits forestiers. « Mais on note une quasi inexistence des circuits de commercialisation, une insuffisance des magasins de stockage, une baisse du pouvoir d’achat et le coût élevé des denrées de première nécessité », souligne le maire de Niakhène.

Prendre en charge les facteurs bloquants
La commune ne compte même pas de marché hebdomadaire encore moins une piste de production. Les principaux axes routiers sont sablonneux et très peu praticables surtout en période d’hivernage. Ici, l’élevage, avec la diversité de son cheptel (bovin, ovin, caprin, arsin et équin), est de type extensif et les animaux bénéficient des terrains en jachère en période d’hivernage alors qu’en saison sèche ils parcourent l’ensemble du terroir. Les conditions d’alimentation et d’abreuvement du bétail dont les effectifs varient d’un village à un autre deviennent de plus en plus contraignantes. En tenant compte du tapis herbacé, des pâturages post culturaux et du fourrage aérien, le taux de satisfaction des besoins fourragers tournerait autour de 40%. En effet, dès le mois de mai, le bétail commence à souffrir de sous-alimentation. Quant à l’artisanat, il regroupe plusieurs activités : la cordonnerie, la vannerie, la couture, la forge, la broderie, etc. Il offre une gamme assez variée de produits à bon marché. Cependant, il reste toujours informel. Pour le maire Moustapha Sylla, « il convient alors de prendre en charge tous ces facteurs et réorganiser les différents secteurs pour pouvoir satisfaire les besoins des populations. La commune de Niakhène compte une population totale de 9 411 habitants dont 4 733 hommes et 4 679 femmes selon le maire, « mais relativement jeune (74,52 % pour la tranche comprise entre 0 et 34 ans) et à majorité (100%) de religion musulmane répartie dans une superficie de 128 km2 pour 62 villages.

Une organisation sociale structurée
A Niakhène, l’organisation sociale est structurée dans les villages dirigés par un « chef de village » issu de la famille fondatrice ou choisi parmi les personnes ressources dont le comportement est jugé probant par ses collaborateurs. Aussi, les regroupements de population se font sous différentes formes à travers les « Mbootay » (regroupement de personnes de même classe d’âge), les « Dahira » (association à caractère religieux et menant des activités à caractère socio-économique), les Associations sportives et culturelles (ASC - regroupement de jeunes menant des activités socioculturelles et sportives) et les groupements de promotion féminine (Gpf). Ces différents villages entretiennent de bonnes relations entre eux, s’ouvrent également de plus en plus au reste du monde par l’intermédiaire de leurs ressortissants qui sont établis un peu partout dans le monde, en France, en Espagne, en Italie, en Allemagne, au USA plus particulièrement. Pour autant, les atouts ne manquent pas à Niakhène même si certaines contraintes plombent son développement. Car, comme l’a indiqué le maire Moustapha Sylla, « quel que soit le secteur d’activité, les potentialités de la commune résident dans ses ressources humaines qui, on l’a vu précédemment, sont composées à plus de 74 % de la population par des jeunes dont la tranche d’âge est comprise entre 0 et 34 ans qu’il nous faut mettre en valeur en investissant dans l’économie populaire comme le font les femmes à travers leurs GIE et groupements de promotion féminins.
 
Des investissements de plusieurs centaines millions de FCfa
Pour tout dire donc, ce sont autant d’atouts qu’il ne faut pas négliger si nous voulons réussir notre projet qui renferme tous les secteurs d’activité dont l’agriculture avec la nature de ses sols. C’est pourquoi il urge de revitaliser la vallée morte pour développer le maraîchage et la réalisation de parcelles agro-forestières pour la régénération, l’élevage, l’artisanat, l’économie et le social, entre autres ». D’ores et déjà, beaucoup d’investissements de plusieurs millions de FCfa ont été consentis depuis lors dans ces secteurs pour améliorer les conditions de vie de nos populations, selon Moustapha Sylla. Ce, note-t-il, « à travers la construction d’infrastructures, éducatives (salles de classe et murs de clôture), électrification par le solaire, magasins de stockage, dotation de moulins à mil et de batteuses à certains villages comme Khouma Ngana, Thilla 2, Nguembé Ndilakh, Lamsing, Khouma Samané, Kébé, Khawlou et Khatta Youga, mise à disposition de la commune de matériels informatiques (2 ordinateurs, 2 imprimantes, 2 photocopieuses et un appareil). Il s’y ajoute la construction de cases de santé, l’extension du réseau d’adduction d’eau potable dans plus de trente (30) maisons (branchements individuels), dotation en médicaments pour les postes de santé de Niakhène, Khawlou et Ndémène, don de cinq lits d’hôpitaux au poste de santé de Ndémène dans le cadre d’un partenariat avec le collectif Solidarité Sénégal de Dortmund en Allemagne, ainsi que la mise en place d’une mutuelle de santé communautaire « Fagarou » de Niakhène, dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu) ».

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de la commune de Goudiry veut que les jeunes de sa localité aient une qualification professionnelle. Thiédel Diallo demande au Paisd de le faire rêver, en érigeant un collège universitaire à défaut d’une université.

Après la visite de chantier du lycée de Goudiry, la délégation de l’ambassadeur de France s’est rendue au Collège d’enseignement moyen de la localité qui abrite un cycle secondaire. Dans cet établissement d’enseignement moyen, Chritophe Bigot a eu droit à tous les honneurs. Elèves et corps professoral se sont mobilisés pour remercier le diplomate français et sa délégation. Cette visite a également servi de tribune au maire de la commune, le socialiste Thédel Diallo, pour plaider l’érection d’un collège universitaire à Goudiry pour mieux former les jeunes. «Après le lycée, faites nous rêver encore. Pourquoi ne pas nous construire un collège universitaire à défaut d’une université », a lancé M. Diallo. Selon lui, les jeunes doivent avoir une formation professionnelle pour pouvoir s’insérer dans le marché de l’emploi. Mamadou Sao, représentant des émigrés, a abondé dans le même sens. «Il faut aider les jeunes pour qu’ils ne tentent pas l’émigration clandestine », a renchéri M. Sao.  

Christophe Bigot reconnaît que parfois les besoins sont considérables pour la construction de collèges ou de lycées. Il a souligné que son pays fait beaucoup d’efforts au Sénégal pour la construction d’infrastructures dans le secteur de l’éducation. Il a indiqué que l’Agence française de développement (Afd) a un programme de construction de collèges en Casamance et à Dakar. M. Bigot s’est félicité de  la mobilisation de la diaspora de Goudiry qui accompagne le Paisd dans la réalisation d’un lycée moderne. Pour Papa Birama Thiam, rien ne peut se faire sans des ressources humaines de qualité. «Ensemble, on peut relever le défi. Il faut aller plus loin qu’un collège universitaire. Pourquoi pas une université à Goudiry», a dit le coordonnateur du Paisd. « Si aujourd’hui nous avons certaines infrastructures dans le département de Goudiry, c’est grâce au Paisd qui a su fédérer toutes les initiatives », a confié Djimo Souaré, président du Conseil départemental. Il a rappelé que l’éduction constitue une des priorités de son institution et a invité le Paisd à accompagner encore Goudiry en vue de son émergence. Le corps professoral du collège a magnifié la construction d’un lycée moderne à Goudiry.

A. KANDE

Goudiry aura bientôt un lycée d’enseignement moderne. L’établissement en chantier sera opérationnel à la prochaine rentrée académique. L’annonce a été faite lundi dernier par Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Il accompagnait l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, qui était venu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.

Bonne nouvelle pour les parents et les élèves de Goudiry. A la prochaine rentrée académique, le lycée d’enseignement général en chantier sera fonctionnel, a confié, lundi, Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Il accompagnait l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, qui visitait le chantier du lycée. « En juin prochain, il sera inauguré en même temps que le système d’adduction d’eau potable du village de Séling (commune de Bélé, département de Bakel). Nous allons le réceptionner pour permettre à l’administration logée dans le Cem de bien préparer le déménagement », a affirmé M. Thiam. Le chef du chantier assure que le délai sera respecté. « Nous y travaillons. Si le ciment, le fer sont disponibles, nous ferons tout pour terminer le chantier en juin », a déclaré Ibrahima Sène, qui précise que le taux de réalisation a dépassé les 30%.  Lors du passage de la délégation de l’ambassadeur, de nombreux ouvriers s’affairaient sur les lieux.

Le lycée de Goudiry est le résultat de l’organisation des journées du Boundou en France, en mai 2015, qui a réuni, grâce à l’appui technique du Paisd, l’ensemble de la communauté originaire de Goudiry résidant en France et des élus locaux du département, en présence des autorités administratives et techniques. Le département de Goudiry compte quatre collèges et un lycée sans locaux logé au collège de Goudiry qui compte 17 salles physiques pour 22 classes pédagogiques et près de 1.500 élèves. Le département compte deux autres collèges accueillant un cycle secondaire (à Bala à 70 km et à Kothiary à 100 km) mais aucun de ces établissements n’a une salle spécialisée pour les séries scientifiques ni de salle informatique. Dans ce projet, il est prévu la construction et l’équipement d’un bloc pédagogique en R+1 (6 salles ordinaires et 2 spécialisées), d’un bâtiment administratif, d’une bibliothèque – salle informatique, d’un bloc toilettes composé de 10 boxes sanitaires, d’une loge pour le gardien et d’un plateau multifonctionnel de sport et du mur de clôture.

Partenaires impliqués
Le budget total est de 187.992.498 FCfa. L’Association agir pour le département de Goudiry en France et partenaires (dont le Conseil départemental de Goudiry) ont mobilisé 58.037.299 FCfa, l’Etat du Sénégal (Bci) 41.000.000 FCfa et la subvention du Paisd d’un montant de 88.195.499 FCfa. Après avoir démarré en retard le chantier, précise la cellule de coordination du Paisd, l’entreprise en charge des travaux maintient actuellement un rythme d’avancement satisfaisant, sous la supervision du bureau d’études en charge du suivi et des visites régulières de la cellule de coordination du Paisd. Les travaux de gros œuvre concernent actuellement l’élévation des différents bâtiments.
Le président du Conseil départemental de Goudiry, Djimo Souaré, qui prenait part à cette visite de chantier, a annoncé qu’un centre d’accueil sera construit pour les élèves qui habitent loin de l’établissement et qui auront des problèmes de tuteurs.

 

De nos envoyé spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes) et Mbacké BA (photos)

 

Dans quatre mois, le village de Séling sera doté d’un système d’adduction d’eau potable. L’annonce a été faite, samedi dernier, par Papa Birama Thiam, coordonnateur du Paisd. Il prenait part à la pose de la première pierre du système d’adduction d’eau par l’ambassadeur de France au Sénégal.  

Quatre mois, c’est le délai imparti à l’entreprise chargée de réaliser le système d’adduction d’eau dans le village de Séling, commune de Bélé, arrondissement du même nom, département de Bakel. L’annonce a été faite par Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) qui prenait part à la pose de la première pierre du système d’adduction d’eau de ce village situé près de la Falémé. « Dans quatre mois, l’eau coulera à flots à Séling. Nous tenons au respect du délai car le ramadan approche », a déclaré M. Thiam qui s’adressait au responsable de l’entreprise chargée du chantier. « Dans quatre mois, l’infrastructure sera réceptionnée », a répondu celui-ci, avec assurance. Le coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement a invité l’administration territoriale à veiller à l’exécution, dans les délais, de l’ouvrage. « Si dans quatre mois, le chantier n’est pas achevé, il y aura des sanctions », a prévenu M. Thiam. « On n’en arrivera pas à cette situation », a assuré l’entrepreneur. « C’est une cérémonie de pose de première pierre. Il faudra qu’on revienne pour l’inauguration. Le délai est de quatre mois.

On fera tout pour que cela soit vrai », a confié Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Les populations et les autorités locales ont réservé un accueil chaleureux à la délégation. Elles ont magnifié l’engagement du Paisd et des émigrés pour la réalisation du système d’adduction d’eau potable dans le village. « Le Paisd est un outil de développement dont l’importance n’est plus à démonter dans le département de Bakel », a déclaré Abdoulaye Guiro, porte-parole du chef de village. Il a affirmé que depuis l’indépendance, la localité, en dehors de l’école,  n’a bénéficié d’aucune infrastructure de la part de l’Etat. Malgré tout, il dit garder espoir avec la politique du chef de l’Etat, notamment avec le Pudc. Pour Seydou Kane, maire de la commune de Bélé, la France et le Sénégal ont une coopération exemplaire dans beaucoup de domaines. « L’eau de la Falémé n’est pas propre à la consommation car elle est contaminée par les produits chimiques utilisés dans l’orpaillage. Avec ce système d’adduction d’eau, vous sauvez des centaines de vies », a indiqué M. Kane.   

Accueil chaleureux
Mamadou  Mbaye, le préfet du département de Bakel, soutient que ce système d’adduction d’eau, une fois réalisé, améliorera significativement les conditions de vie des populations du village et contribuera à alléger les travaux des femmes. Selon M. Mbaye, celles-ci auront plus de temps pour se consacrer à leur bien-être.

Le village de Séling et le hameau de Boussera qui y est rattaché, peuplé de mille habitants, est alimenté en eau par un forage équipé d’une pompe manuelle. L’association de jeunes ressortissants originaires de la localité basée à Porcheville, en France, a sensibilisé l’association des aînés et mobilisé leur collectivité de résidence pour remédier à cette situation. Le projet compte doter ce village d’un château d’eau, équiper le forage existant par un système d’exhaure électromécanique et un réseau de distribution d’eau potable avec divers points d’accès. Il y est prévu un château d’eau de 50 m3 à 15 mètres de hauteur, un local technique de pompage et de protection du groupe électrogène, trois bornes fontaines, quatre branchements communautaires, deux abreuvoirs, une potence à charrettes.

Le budget total est de 62.442.629 FCfa. L’Association des migrants de Séling contribuera à hauteur de 15.137.697 FCfa, contre 9.839.355 FCfa pour le Conseil départemental des Yvelines et 37.465.577 FCfa du Paisd.                      

A.KANDE

Les conseillers de la jeune commune de Baghère dans le département de Goudomp viennent de voter à l’unanimité le budget 2017 de l’institution municipale, en présence du sous-préfet de l’arrondissement de Simbandy Brassou venu assurer le contrôle de légalité.
Le budget s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 104 millions de FCfa.

Un budget très modeste qui ne fait même pas la moitié du montant alloué à un chapitre de certains budgets de grandes communes. Le maire Ababacar Sané justifie : « Nous avons voulu voter un budget réaliste. Il ne sert à rien de voter un grand budget alors qu’on n’est pas sûr  de le recouvrer.

Les populations, compte tenu d’une certaine pauvreté, s’acquittent difficilement du paiement du minimum fiscal ». Malgré la faiblesse du budget, la commune dans le domaine de l’éducation a construit deux salles de classe dans deux de la vingtaine d’écoles que compte la commune rurale qui ne peut pas tout faire. C’est pourquoi la commune demande à bénéficier des grands projets de l’Etat, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’allègement des travaux de la femme, l’ouverture de pistes de production, etc. Des investissements sont prévus certes, mais ils ne peuvent pas concerner les gros chantiers. Le fonctionnement et le cabinet du maire bénéficient d’une modeste enveloppe.
Les ressources de la commune sont insuffisantes parce qu’elle n’a ni marché ni « louma » (marché hebdomadaire).            

Malamine KAMARA

Quatre salles de classe ont été réalisées dans les écoles élémentaires des localités de Marandan (commune d’Oudoucar) et de Bissari Lang (Diaroumé) par le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Les deux établissements de la région de Sédhiou ont reçu, jeudi, la visite de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

L’école élémentaire de Bissari Lang, village de la commune de Diaroumé (département de Bounkiling), a changé de visage. Créée en 2000, elle n’était composée que d’abris provisoires. Les salles de classe de l’école étaient constituées de deux abris provisoires exigus et d’une salle en banco réalisée par l’Association des parents d’élèves (Ape) pour augmenter les capacités d’accueil. L’école dispose également d’un bloc sanitaire (financé par l’Unicef). Cette école n’avait pas jusqu’ici bénéficié de financements de l’Etat, de la commune ou d’autres partenaires. Mais, grâce à l’intervention du Fonds social de développement, les abris provisoires ont disparu. Ce  mécanisme franco-sénégalais a permis la construction et l’équipement d’un bloc de deux salles de classe et d’un bloc administratif afin que l’école puisse bénéficier d’infrastructures de qualité et fonctionnelles. Le budget total est de 14.900.000 FCfa. Le Fonds social de développement a apporté 70% du budget, soit 10.430.000 FCfa ; le reste par la commune à travers son budget d’investissement pour 2.470.000 FCfa et l’Agence régionale de développement (Ard) dans le cadre du projet « budget participatif », soit  2.000.000 FCfa. L’établissement a reçu, jeudi, la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal.

Les populations locales, pour exprimer leur satisfaction, ont accueilli le diplomate et sa délégation à l’entrée du village aux sons du Diambadon. « Nous avons vécu 17 ans de calvaire dans des abris provisoires avec des conditions d’apprentissage difficiles. Aujourd’hui, grâce au Fonds social de développement, nous sommes dans un bon complexe. Je n’ai pas les mots pour qualifier cette belle réalisation », a déclaré Adja Djité, élève en classe de CE1. Le chef du village, Bassirou Dramé, abonde dans le même sens. « Nous remercions vivement le gouvernement français pour ce joyau qui est le fruit d’une longue amitié entre nos deux pays », affirme Karfa Samaté, maire de Diaroumé.
Le préfet du département de Bounkiling soutient que l’école constitue un outil important de développement. « Il faut être bien formé pour pouvoir être utile à sa communauté », a indiqué Abdoul Wahab Talla, qui n’a pas manqué de remercier les bienfaiteurs. Selon M. Talla, désormais à Bissari Lang, le cadre est agréable et approprié pour l’enseignement et l’apprentissage. Il a plaidé pour la construction de lycées dans le département de Bounkiling.

Avant Bissari Lang, Christophe Bigot s’est arrêté au village de Marandan (commune d’Oudoucar, département de Sédhiou). L’école élémentaire de ce village a bénéficié du concours du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement et d’autres partenaires qui ont réalisé un bloc de deux salles de classe avec un bureau et un magasin, un mur de clôture semi-grillagé, un bloc sanitaire et l’équipement mobilier. Le coût de la réalisation est de 22.474.640 FCfa.

Le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement a apporté 15.732.249 FCfa comme subvention et l’Association Pakao Kafoo 6.742.391 FCfa.

EN visitant l’école élémentaire du village de Bissari Lang, l’ambassadeur de France au Sénégal a précisé que ce projet intervient en complémentarité des engagements en cours de l’Agence française de développement avec le Paebca. Il s’agit, selon Christophe Bigot, de la formation de mille enseignants dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor. Pour Sédhiou, 605 enseignants sont concernés.

M. Bigo est d’avis que les enseignants doivent être outillés sur la pédagogie afin qu’ils puissent s’adapter aux nouvelles réalités. Il a annoncé la construction par l’Agence française de développement de 200 salles de classe dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor  pour remplacer les abris provisoires.

A. KANDE

Les résultats du projet Bassin de rétention et valorisation des forages ruraux (Barvafor) ont été positifs dans tous les domaines. C’est ce qui est ressorti du bilan des six ans d’activités du projet fait à Saly hier. Selon le représentant de la Coopération technique belge (Ctb), le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, financé par l’Union européenne à hauteur de 18 millions d’euros, soit un peu près de 12 milliards de FCfa, pour renforcer les acquis.

La phase de clôture du projet Barvafor (2011-2016), fruit d’une coopération entre le Sénégal et le royaume de la Belgique, a réuni hier toutes les parties prenantes pour faire le bilan des activités déroulées sur six ans. Un bilan jugé satisfaisant par les différents acteurs des zones d’intervention, à savoir les régions de Thiès, Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Que ce soit pour la réalisation de bassins de rétention, la construction de digues anti-sel, le rééquipement de Forages ou encore pour la régénération de la mangrove, les résultats ont été salués. Nicolas Widmer, co-responsable du projet Barvafor, a relevé toute la satisfaction de la Coopération technique belge (Ctb) au point même d’envisager de discuter d’un deuxième projet qui prendra la suite du Barvafor. « Ce sera à l’occasion d’une commission mixte Sénégal-Belgique prévue en octobre 2017. Il y a encore certains préalables à examiner, mais c’est en bonne voie », a assuré M. Widmer. Selon lui, le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, qui sera sous maîtrise d’œuvre de la Coopération technique belge sur financement de l’Union européenne pour un montant de 18 millions d’euros. Ce projet, a-t-il noté, va permettre l’aménagement de tout le potentiel agricole dégagé par le projet Barvafor et va créer environ 10.000 emplois dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.

De l’avis du responsable national du projet, le bilan est positif. Selon Aly Sané Niang, les cibles sont très satisfaites des réalisations et demandent même le prolongement du projet à travers une deuxième phase. À en croire M. Niang, la production agro-sylvo-pastorale a été renforcée par l’accès durable à l’eau productive dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. « Par la mobilisation des ressources en eau, nous avons réussi à développer le maraîchage après la saison des pluies, mais aussi des activités piscicoles et à augmenter les revenus des populations des zones ciblées », a-t-il indiqué. Le maire de Soum, commune située dans le département de Foundiougne, dans la région de Fatick, a magnifié l’approche participative du projet. « Tous les acteurs ont été associés du début à la fin. C’est ce qui a fait qu’on a eu d’excellents résultats à tous les niveaux », a laissé entendre Moustapha Ngor Léon Diop, qui a invité les bénéficiaires à valoriser et à pérenniser les ouvrages réalisés dans le cadre de ce projet qui a été lancé en octobre 2011.

Samba Oumar FALL

Le projet de budget 2017 de la commune de Sindian (Bignona) s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 141 millions de FCfa. Il a été voté samedi dernier. Plus de 60% du budget estimé à 87,5 millions de FCfa sont destinés aux investissements.

Dans cette commune de Sindian, les priorités sont la santé, l’éducation, la jeunesse, la culture et le sport. L’équipe municipale a assuré d’y consentir davantage d’efforts financiers pour continuer à satisfaire progressivement les besoins des populations. A cet effet, le maire Yancouba Sagna a fait un plaidoyer fort pour l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 afin d’abréger les souffrances de ses concitoyens grâce à un accès facile et à moindre coût à des structures et services de santé de qualité. D’après M. Sagna, le poste de santé de Sindian, qui polarise tout l’arrondissement éponyme, n’a pas un plateau technique qui puisse prendre en charge certains problèmes de santé des populations d’ici. Il s’y ajoute que l’arrondissement est enclavé et ses routes, constituées de pistes de production, ne sont plus praticables.

Actuellement, les évacuations sanitaires ne peuvent plus se faire par des véhicules. Les malades et les femmes enceintes de la commune de Sindian sont évacués vers Bignona par des motos Jakarta, dans des conditions difficiles et pénibles à cause de l’état de dégradation très avancé de la route. La situation est plus grave pour les populations qui sont situées à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Yancouba Sagna a estimé que l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 mettra les populations locales à l’abri de ces difficultés d’évacuation sanitaire. Il a ajouté que cela permettra de réduire considérablement le taux « très élevé » de mortalité maternelle et infantile dans les 19 villages qui composent sa commune, notamment dans les localités qui sont situées dans le Nord Sindian, à la frontière avec la Gambie.

Dans le domaine de l’éducation, la mairie va reconduire ses appuis en intrants (fournitures scolaires) pour le fonctionnement des écoles. Elle va apporter à nouveau son aide financière aux élèves issus de familles défavorisées, ainsi que pour une bonne prise en charge des commissions d’examen et des candidats. Par ailleurs, Yancouba Sagna et son équipe municipale prévoient une sensibilisation à grande échelle des populations afin de conscientiser ces dernières sur la nécessité et l’urgence de procéder au lotissement des villages de la commune.

El Hadj Moussa SADIO

Les femmes de la commune de Ndiarème Limamou Laye vont bientôt disposer d'une maison où elles pourront se retrouver pour discuter, mais surtout développer des activités génératrices de revenus. La première pierre a été posée le week-end dernier par le maire de cette commune, Beïdy Sèye.

La maison servira de lieu d'exposition de produits aux femmes de la commune. Le maire de Ndiarème Limamou Laye a estimé que la maison de la femme répondra à un certain nombre de conditions d'hygiène pour permettre aux femmes de produire de la qualité. Et, au cas où il y aurait des financements dans un avenir proche, qu’elles puissent réaliser des produits qui seront compétitifs tant au niveau national qu'international. Beïdy Sèye a révélé que le coût de cette maison de la femme dépasse 20 millions de FCfa financés par la commune de Ndiarème Limamou Laye. Les travaux devront durer deux à trois mois.

Cependant, l'édile de Ndiarème a profité de cette cérémonie pour inviter les autorités centrales, notamment le ministère de la Femme, à prévoir des équipements pour cette infrastructure afin qu'une fois réceptionnée, elle puisse être fonctionnelle de manière systématique. « Cette maison se veut apolitique et s’ouvre donc à toutes les femmes de la commune sans considération d’ordre politique », a expliqué le maire. En effet, le souci qui a guidé le conseil municipal, en prenant sur lui de construire cette maison de la femme, est de mettre un local à la disposition des femmes de la commune afin qu’elles puissent avoir un lieu approprié où elles pourront se retrouver, causer et échanger sur des sujets qui les préoccupent. «Il est même imaginable que les femmes de la commune puissent avoir une boutique témoin pour exposer leurs produits et les vendre », espère-t-il.

Beïdy Sèye a salué la bienveillance du maire de la ville de Guédiawaye. «Dans toutes les activités que nous menons dans notre territoire communal, il met la main à la poche », a-t-il lancé à l’endroit de Cheikh Ndongo Guèye, premier adjoint au maire de la ville de Guédiawaye ayant représenté Aliou Sall. M. Guèye s’est réjoui des réalisations importantes que l’actuel maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye est en train de faire dans la localité. Il s’agit notamment de la construction d’une école primaire, une case des tout-petits, la maison de la sage-femme et cette maison de la femme dont la construction va bientôt démarrer.      

Abdou DIOP

Christophe Bigot vient de boucler une tournée de 2 jours dans la région de Kolda pour voir l’état d’exécution des projets financés par son pays. L’ambassadeur français est d’avis qu’il faut miser sur l’éducation mais également sur l’agriculture pour développer le Sénégal.

L’ambassadeur de France au Sénégal a bouclé, mercredi, sa tournée dans la région de Kolda. Au dernier jour de sa tournée de deux jours, Christophe Bigot s’est rendu dans le village de Thiarap (commune de Coumbacara). Le reste de la visite a été effectuée dans la ville de Kolda, notamment l’Ong Agronomes et vétérinaires sans frontières, le périmètre maraîcher de Saré Moussa Ndour situé près de la gare routière, la Mac de Kolda, le lycée privé Mamadou Macky Diallo et le chantier du poste de santé de la zone du lycée Alpha Molo Baldé. Il a été édifié sur les réalisations dans ces projets qui ont reçu des financements soit de l’Agence française de développement (Afd), soit de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), soit du Paisd ou du Fonds social de développement (Fsd).

Le représentant de la France dit avoir constaté que les besoins, que ce soient dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la formation, de l’accès à l’eau potable, sont énormes. Cependant, il soutient que les choses bougent. Il estime qu’il faut miser sur l’éduction pour arriver à l’émergence. Visitant le lycée privé Mamadou Macky Diallo, il a indiqué que la principale richesse du Sénégal n’est pas l’or ni le pétrole.

Selon lui, ce sont les jeunes, les ressources humaines qui vont inventer le Sénégal de demain, créer des entreprises et qui feront que dans 20 ans, notre pays soit émergent. « Il faut miser sur l’éducation. C’est un bon pari », a affirmé M. Bigot. « Je vois que les choses avancent. La formation est importante. Je crois qu’il faut former plus de jeunes aux métiers », a confié l’ambassadeur de France après avoir visité le Centre Campos de Thiarap dans la commune de Coumbacara. Il recommande même de former les jeunes dans l’agriculture, l’élevage, des secteurs, selon lui, très porteurs dans la région. S’entretenant avec un Gie de femmes du village de Saré Moussa Ndour (périphérie de Kolda), le diplomate français reste convaincu que l’agriculture ne doit pas seulement être un moyen de survie, mais aussi un moyen pour assurer l’éducation et la formation des enfants, leur santé. Tout cela, explique-t-il, est important.

Il déclare qu’au Fouladou, les terres et l’eau sont disponibles. « On peut faire de l’agriculture un moteur de développement. C’est ce qu’ont compris les autorités sénégalaises. Pour cela, il faut produire, transformer puis distribuer », recommande M. Bigot. Terminant sa visite par le chantier du poste de santé, il se dit heureux de constater que le projet progresse et espère que l’infrastructure sera inaugurée d’ici juin prochain. Il a réitéré la volonté de son pays d’appuyer davantage cette région. « Nous sommes avec vous pour développer le Fouladou », a-t-il dit en guise de conclusion.

Poursuite de l’aide
Partout où il s’est rendu, Christophe Bigot a eu un accueil coloré et enthousiaste. Les populations du Fouladou ont salué l’appui de la France mais souhaitent encore plus d’aide dans la région. « Il faut nous aider encore dans la formation professionnelle afin que nos jeunes puissent trouver des emplois », lance Samba Kandé, premier adjoint au maire de Coumbacara. « Nous sommes contents pour la réalisation de ce centre de formation professionnelle. Nous remercions vivement la France. Nous sommes dans une zone pauvre. C’est pourquoi, nous sollicitons encore votre soutien et accompagnement », note, à son tour, Samba Baldé, le chef du village de Thiarap. Alpha Diallo, promoteur du lycée Mamadou Macky Diallo dans la commune de Kolda, abonde dans le même sens. « Nous avons encore besoin de l’aide pour équiper l’école et élargir nos locaux. Nous avons de la peine à obtenir des financements du fait que c’est une entreprise individuelle alors que nous faisons des missions d’intérêt général », souligne M. Diallo. Après Kolda, Christophe Bigot se rendra dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor.


Sénégal, un état de droit

Après avoir sillonné le Fouladou pendant deux jours, l’ambassadeur de France a rencontré la presse. Christophe Bigot dit avoir été sur le terrain rencontrer les Sénégalais, voir les projets financés par son pays, les difficultés quotidiennes des populations, les besoins et les moyens pour y répondre avec les instruments mis en œuvre par la France. « J’ai fait deux jours dans la région de Kolda. Avec la Sodagri, il y a ce projet de 30 milliards de FCfa pour développer l’agriculture et assurer la sécurité alimentaire», a-t-il rappelé à la presse.
M. Bigot a également évoqué les abris provisoires qui seront résorbés dans la Casamance grâce à l’Afd. Sur un autre point, le diplomate français soutient que le Sénégal est un état de droit, une démocratie, un modèle reconnu dans le monde.         


De nos envoyés spéciaux à Kolda  : Aliou KANDE (textes )
et Mbacké BA (photos)

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a bouclé, lundi, sa tournée dans le département de Goudiry par l’inauguration des postes de santé de Thiara et de Kouthia Kassé, localités de la commune de Bala. Ces deux structures sanitaires ont été réalisées dans le cadre du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd).

Grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), la carte sanitaire de la commune de Bala dans le département de Goudiry s’élargit. Cette structure, fruit d’un fécond partenariat entre le Sénégal et la France, a construit deux postes de santé dans les villages de Thiara et de Kouthia Kassé qui ont été inaugurées lundi dernier par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Dans la matinée du lundi, M. Bigot, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu à Thiara où il a réceptionné l’ouvrage. Le village de Thiara est situé à 12 kilomètres du poste de santé de Bala et à 74 kilomètres du centre de santé de Goudiry et compte plus de 500 habitants. Ce poste de santé est implanté dans une zone qui manque d’infrastructures et polarise 21 villages.

Il comporte une salle de soins, des bureaux avec une pharmacie, une salle d’accouchement, des toilettes internes et externes, un abri pour accompagnant, un bloc de logement pour le personnel et l’équipement. Le coût est de 21.238.819 FCfa réparti comme suit : 4.160.000 FCfa de l’Association des ressortissants de Thiara en France, 5.247.656 FCfa de la Fondation Adoma, 3.935.742 FCfa du Conseil départemental de l’Essonne et 11.831.163 du Paisd. Il offre une prise en charge intégrant des infections respiratoires aiguës (Ira), le paludisme, les diarrhées et l’accouchement.Le chef de village et le maire de la commune de Bala ont salué la réalisation de ce poste de santé qui contribue à améliorer de manière significative l’accès aux soins. « Cette cérémonie d’inauguration est une étape importante dans la vie de notre collectivité locale.

Prendre l’exemple sur les émigrés
Le Paisd constitue notre principal partenaire en réalisant de nombreuses infrastructures. Ce poste de santé va améliorer l’offre de soins », s’est félicité Seydou Yatassaye. L’édile de Bala a invité le Paisd à accompagner davantage sa collectivité en y réalisant des infrastructures d’adduction d’eau, de pistes et en la dotant d’une ambulance. Très ému, Mamadou Diao, le représentant des émigrés, n’a pu prononcer qu’une phrase, exprimant sa satisfaction de voir, aujourd’hui, ce projet se réaliser au grand bénéfice des populations.

Coordonnateur du Paisd, Papa Birama Thiam a rendu un hommage aux émigrés et a salué le leadership de Mamadou Diao qui, a-t-il souligné, s’est beaucoup investi pour la construction du poste de santé. Djimo Souaré, le président du Conseil départemental de Goudiry, a déclaré que l’inauguration de ce poste de santé marque la vitalité de la coopération entre la France et le Sénégal. « Le développement est l’affaire de tout le monde. Les émigrés l’ont bien compris. Les élus locaux doivent prendre exemple sur eux », a affirmé M. Souaré.

Après Thiara, l’ambassadeur de France a également inauguré le poste de santé de Kouthia Kassé, un village de la commune de Bala. Disposant des mêmes caractéristiques que le poste de santé de Thiara, celui de Kouthia Kassé qui dispose aussi d’une maternité, a été réalisé pour un coût de 72.198.033 FCfa. L’Association Kouthia Terano Feddé et partenaires (département des Yvelines et région Île-de-France) ont  contribué à hauteur de 21.659.410 FCfa et une subvention du Paisd pour un montant de 50.538.623 FCfa. Dans ce village, Christophe Bigot se dit heureux de constater que la France participe à l’effort de solidarité.

Christophe Bigot : « D’autres projets vont suivre »

L’ambassadeur de France au Sénégal a déclaré, lundi, au village de Thiara, que d’autres projets seront mis en œuvre dans le département de Goudiry afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Thiara, confie M. Bigot, est une des étapes de notre périple dans la région de Tambacounda. « Ce poste de santé est indispensable. Le village manque de piste d’accès, d’ambulance et les conditions de vie sont difficiles. Heureusement, des efforts sont faits pour vous soutenir.

Je suis sûr que d’autres projets vont suivre », a-t-il dit à l’endroit des villageois, venus en masse accueillir le représentant de la France. Evoquant le Paisd, M. Bigot soutient qu’il constitue une belle histoire d’amour entre la France et le Sénégal, « une aventure commune ». « Depuis quelques jours, ajoute-t-il, nous suivons cette aventure commune ». Il a salué le bon geste de solidarité et de générosité des migrants. Après Tambacounda, Christophe Bigot poursuit sa tournée dans la région de Kolda.                                                

De nos envoyés spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

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