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Régions (1293)

La société Senegindia a choisi la commune de Diokoul pour investir 25 milliards dans le maraîchage. Seulement voilà : une partie des populations continue de dénoncer l’implantation de ce projet qui ambitionne de mettre 1000 ha en valeur.

Hier encore, jusque vers 16 heures, les forces de l’ordre étaient positionnées sur l’axe Kébémer et Diokoul, une présence amplement justifiée. Lundi, des jeunes hostiles au projet agricole que veut dérouler la société Senegindia dans la commune de Diokoul ont manifesté leur désaccord en détruisant une partie des installations et en caillassant trois véhicules dont celui du maire de Diokoul, Me Sadibou Diack.

A l’origine de ce mécontentement, l’octroi par le Conseil municipal de 1000 ha à cette société qui compte investir 25 milliards dans la production de pomme de terre. Les manifestants parlent d’une « spoliation de leurs terres » et disent leur détermination à « aller jusqu’au bout pour défendre leur bien ». En face, il y a bien sûr ceux qui sont favorables au projet. Visiblement, ce sont les plus nombreux.

« C’est un grand projet qui va créer des richesses et des emplois. Il est hors de question de le perdre », a indiqué Sidy Badara Diop, chef de village de Mérina Ndieug. Ses collèges Modou Guèye et Ibrahima Diagne, respectivement chefs des villages de Badr Guèye et de Gad Kébé militent tous en faveur de l’implantation du projet. En réalité ce sont ces trois villages et Diokoul, chef-lieu de la commune, qui partagent le projet. « Tout le monde est d’accord pour que le projet reste sauf quelques personnes qui habitent Diokoul », a fait savoir le maire de Gad Kébé, Ibrahima Diagne, qui déplore des « agissements politiciens » entretenus par des adversaires du maire pour faire échouer ses projets.

« C’est inadmissible. Nous ne l’accepterons pas et nous demandons l’arbitrage du chef de l’Etat Macky Sall qui travaille, jour et nuit, pour l’émergence du Sénégal », a soutenu Modou Guèye, chef de village de Badr Guèye. Senegindia envisage aussi de doter les populations impactées par le projet d’eau, d’électricité et d’un poste de santé. Éléments supplémentaires qui confortent la position des chefs de villages. Les 1000 ha affectés par le Conseil municipal de Diokoul Diawrigne à la société Senegindia, le 23 juin 2016, et qui sont aujourd’hui source de litige, se trouvent à la sortie du village de Diokoul en allant vers Kébémer.

Senegindia veut reproduire presque le même schéma utilisé à Mbane. Avec des aménagements et un important filet social. Des jeunes ont été arrêtés. Le dossier est actuellement entre les mains des juges de la Cour suprême. Que diront les sages ? Difficile à savoir. Toujours est-il que le projet a besoin d’un large consensus pour impacter le développement recherché à la base.

Abdoulaye DIALLO

Le Syndicat national des agents de la propreté du Sénégal (Snap/Rénovation) se démarque de la grève de la faim que leurs collègues sont en train d’observer. En conférence de presse à Pikine, ses responsables ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme l’expression manifeste d’un chantage malsain destiné à servir des intérêts personnels.

« Le dossier de la Sias est en bonne voie et au cours d’un conseil interministériel tenu le 10 mars dernier le Premier ministre avait donné des instructions fermes au ministre du budget pour que nous rentrions dans nos fonds le plus rapidement possible », a rappelé Mody Diop, secrétaire administratif de la Snaps/Rénovation.

Compte tenu de cette avancée notoire, les membres de la Snap/Rénovation pensent qu’il n’y a pas encore de raisons pour que les ex-travailleurs de la Sias recourent à la grève de la faim pour se faire entendre. Mody Diop précise que c’est Ama Sénégal qui est en grève et non la Sias.

« C’est Ama Sénégal qui est en grève et personne ne peut nous embarquer dans un combat qui n’est pas le notre », a soutenu Mody Diop, qui croit savoir que la tête de file du groupuscule des grévistes de la faim est en train d’emprunter un mauvais chemin en versant dans un chantage qui, selon lui, n’a aucune chance de prospérer. Pour sa part, le secrétaire général du Snap/Rénovation, Ousseynou Diop, a souligné que selon les termes de l’accord, les 1248 agents de l’ex-Sias vont percevoir chacun 1.250.000 FCfa en deux tranches. Il pense que c’est le moment d’adresser au chef de l’Etat des remerciements sincères en lieu et place des protestations ou grèves. Il considère que les grévistes de la faim ne représentent pas plus de quatre personnes sur un nombre de 1248 agents.

Il précise que le Snap/Rénovation se démarque totalement de toute forme de grève encore moins d’une grève de la faim qui, selon son secrétaire général national, n’a pas sa raison d’être. « Le Président Macky Sall n’est pas du genre à céder au chantage. Faisons lui confiance et attendons en ayant l’espoir ferme qu’il va bientôt tenir sa promesse », a ajouté Ousseynou Diop. Pendant ce temps, les grévistes de la faim continuent d’observer le mouvement. A ce jour, quatre d’entre eux ont été déjà évacués vers les structures de santé après que leur état de santé a commencé à se détériorer.

Abdou DIOP

le maire de la commune de dianké souf, dans le département de malém hodar, seydou ndiaye, a offert, lundi, 5 moulins à milaux populations de cinq localités de sa commune. La cérémonie de distribution des équipements a enregistré la présence de nombreuses femmes originaires des villages de nguéwoul, ndioté biram, tivaoune delbi, banghadj et dianké souf. « nous remercions le président de la république qui a bien voulu mettre à notre disposition des fonds de dotation qui nous ont permis, aujourd’hui, d’acheter des moulins à mil et de les remettre à la population », a dit le maire.

« nous avons pris cette initiative pour être en phase avec le président de la république, afin de mettre en œuvre le programme d’urgence de développement communautaire (pudc) », a dit m. Ndiaye par ailleurs président de l’association des maires du département de malém hodar. La porte-parole des femmes de la commune de dianké souf, fatma sarr s’est pour sa part félicitée de l’acquisition de ces moulins à mil qui, selon elle, « constituent un soulagement important pour les femmes dans l’exécution de certaines tâches ménagères». Située dans le département de malém hodar, la commune de dianké souf compte 32 villages soit 23.700 habitants.

APS

Aujourd’hui, à Mpal, les enfants ont pris toute leur place dans la protection de leurs droits et dans le développement de leur commune, a déclaré Me Issa Diaw, maire de la sainte cité de Mame Rawane Ngom. Toutes les actions de développement que les enfants de Mpal et des localités environnantes ont menées, n’ont été possibles que grâce à l’accompagnement de Plan/Sénégal, partenaire privilégié de la municipalité de Mpal.                           

A ce propos, le maire Issa Diaw qui s’exprimait à l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain,  a vivement remercié d’autres partenaires tels que le khalife de Mpal, le sous-préfet de l’arrondissement de Rao, le proviseur du lycée de Mpal, l’Agence régionale de développement, l’Aemo de Saint-Louis, le Service régional du développement communautaire, le Groupe de mise en œuvre de la commune de Mpal chargé de coordonner les activités de Plan/Sénégal, etc., pour leur collaboration avec l’équipe municipale dans le cadre de la protection des droits des enfants.

La commune de Mpal, a précisé Me Issa Diaw, a toujours œuvré pour la promotion des droits de l’enfant à travers deux structures. Il s’agit notamment du conseil municipal de protection de l’enfant présidé par le maire et les comités de quartier de protection de l’enfant dirigés par les 10 délégués de quartier. Le travail bénévole de ces structures a permis de référer 26 cas au centre de premier accueil de Saint-Louis grâce au concours de l’Aemo. Ces 26 enfants ont été tous retournés dans leurs familles dont un en Gambie et un au Mali. Pour Me Issa Diaw, ce dont souffre l’enfant africain n’est la reconnaissance de ses droits mais leur mise en œuvre.

40 enfants conseillers
Conscient de cette situation, le conseil municipal de Mpal, à l’issue d’une de ses délibérations, a mis en place un conseil municipal des enfants chargé de fédérer l’ensemble des structures d’enfants existantes dans la commune. Il compte 40 enfants conseillers, tous désignés par les cellules installées dans les 10 quartiers de Mpal. L’une des actions entreprises par ce conseil municipal des enfants a été de contribuer désormais et efficacement à l’inscription des enfants à l’état civil dès leur naissance.

C’est ainsi que le lancinant problème de la déclaration des enfants à la naissance fut pris à bras le corps par ce conseil des enfants. Cinq étapes sont retenues par les enfants pour la déclaration des naissances. Il s’agit de la visite du nouveau-né au lendemain de l’accouchement pour vérifier si le certificat d’accouchement a été retiré auprès du centre de santé. Le jour du baptême, les enfants reviennent pour le retrait du certificat de naissance ainsi que des cartes nationales d’identité des parents. La déclaration du nouveau-né chez le délégué de quartier puis auprès de l’Officier d’état civil de la commune font partie des démarches.

Selon Isseu Dièye, membre de ce conseil municipal des enfants, des résultats satisfaisants sont enregistrés dans le cadre de la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation des enfants (y compris les talibés) vulnérables. Elle a cependant souligné que malgré ces efforts, des millions d’enfants dans le monde continuent de subir les conséquences désastreuses engendrées par les pires formes de travail et la traite des enfants sur les débarcadères de produits halieutiques, dans les marchés et autres grands centres urbains, les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les déperditions scolaires, les pratiques incestueuses, humiliantes et dégradantes qui contribuent à jeter l’opprobre sur de nombreuses familles nobles, etc.

Dans le même sens, la jeune Fama Dièye et Lamine Diaw, membre de ce conseil municipal, ont rappelé que tous les enfants naissent égaux et libres en droits et doivent être traités équitablement et sans la moindre discrimination. C’est la raison pour laquelle, ces derniers ont déploré avec véhémence les différences, les injustices sociales et autres discriminations notées entre les enfants obligés de suivre les cours dans les abris provisoires faits en général de paille et ceux qui étudient dans de très bonnes conditions, dans des salles de classe très modernes, bien aménagées et entièrement équipées.

Mbagnick Kharachi Diagne

Quatre tonnes et demie (4,5) de semences certifiées pré-base viennent d’être remises à des producteurs et groupements agréés de la commune rurale de Diendé pour reconstituer le capital semencier dans cette collectivité locale.

Le Projet d’appui au programme national d’investissement agricole (Papsen) est exécuté dans les régions de Sédhiou et de Kolda dans le cadre du programme de coopération entre l’Italie et notre pays pour doper l’agriculture, principale activité de nombreux producteurs. En ce début d’hivernage, le Papsen a remis des semences certifiées à des producteurs de la commune rurale de Diendé. Une occasion saisie par Amadou Baldé, directeur du Papsen pour les régions de Sédhiou et de Kolda, afin de définir la notion de semences certifiées pré-base. Pour ce dernier, il s’agirait de semences qui sont sorties directement de la recherche agricole. Selon Amadou Baldé, elles sont donc de qualité et les rendements sont nettement meilleurs que ceux issus des autres semences qui ne sont pas de même nature, note-t-il. Avec ces semences, les producteurs ne parlent pas de semences sans qualité comme on l’entend souvent pour justifier les mauvais rendements. La politique agricole de l’Etat consiste à multiplier les semences certifiées pré-base et à les mettre à la disposition des producteurs pour leur permettre d’avoir des rendements records. C’est la mission principale de certains projets comme le Papsen qui dispose en cette période de début d’hivernage d’un quota de quelque six tonnes de semences certifiées pré-base. Les 4,5 tonnes de ce quota viennent d’être remis à des producteurs et groupements agréés de la commune rurale de Diendé pour reconstituer le capital semencier dans cette collectivité locale. C’est au grand bonheur des producteurs de la coopérative agricole de Diendé dont le conseiller principal Abdou Karim Seck n’a pas hésité à laisser éclater sa joie. « C’est la troisième année que nous recevons des semences certifiées de pré-base du Papsen; ce qui nous permet d’avoir une bonne chaîne de productions ». « Après la production », signale-t-il, « ce qui est remboursé est remis dans le circuit ». Les semences reçues sont adaptées à toutes les écologies. Aussi a-t-on les semences de nappes, de bas-fonds, de mangroves et de plateaux. L’augmentation de la production demeure un objectif du Papsen qui vise aussi à réduire la pauvreté dans les deux régions d’intervention à travers le soutien apporté à l’agriculture irriguée, au développement de l’entreprenariat rural et à la promotion du développement économique local.

Malamine Kamara

Le Conseil départemental de Foundiougne a signé, samedi, une convention avec l’Agence de développement local et le Crédit mutuel du Sénégal. Cette convention porte sur un programme de financement des projets de jeunes et de femmes du département de Foundiougne.

Selon Lamine Sarr, deuxième secrétaire élu du Conseil départemental de Foundiougne, ce projet est une sorte de plateforme multi-acteurs, multi-niveaux destinée à faciliter aux porteurs de projets, qu’ils soient jeunes ou femmes, la réalisation de leurs activités économiques. Le deuxième secrétaire élu a rappelé que pour ce projet, le processus a démarré et aujourd’hui les besoins en financement pour les projets sont estimés à 167 millions de FCfa.

En marge d’une session ordinaire tenue samedi, le Conseil départemental de Foundiougne que préside Moustapha Mbaye a signé une convention avec l’Agence de développement local et le Crédit mutuel du Sénégal (Cms). Le porte-parole du jour Lamine Sarr, deuxième secrétaire élu, a déclaré que cette convention porte sur un projet de financement des projets des jeunes et des femmes du département de Foundiougne. Pour Lamine Sarr, ce projet a pour objectif de promouvoir l’auto-emploi des jeunes et des femmes, à lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration clandestine. Il a rappelé que ce projet a été initié par l’Agence de développement local qui intervient dans les collectivités locales du pôle Sine-Saloum. Pour ce dernier, ce projet concerne les départements des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Lamine Sarr a indiqué que ce protocole a été paraphé pour la mise en œuvre de ce projet qu’on appelle « Bourses territoriales pour un Sénégal émergent ». Aussi a-t-il soutenu que ce projet qui cadre avec la vision du chef de l’Etat sera mis en œuvre avec le leadership du Conseil départemental de Foundiougne en rapport avec toutes les communes du département.

A ce jour, a-t-il déclaré, dans le cadre de ce projet, les besoins en financement sont estimés à 167 millions de FCfa, car le processus a déjà démarré. De plus, il a fait noter que l’Agence de développement local met à la disposition du Conseil départemental une subvention de bourses qui permettra de lever les fonds au Crédit mutuel du Sénégal.

Oumar Ngatty BA

Rokhaya Ciss Diouf, nouvellement nommée sous-préfet de l’arrondissement de Fissel-Mbaadaane, dans le département de Mbour et qui a été installée vendredi dans ses nouvelles fonctions par le préfet Saër Ndao, promet de s’attaquer au vol de bétail, qui constitue un réel fléau dans cette partie rurale de la Petite-Côte.

C’est au cours d’une cérémonie officielle que cette installation a eu lieu en présence de personnalités politiques, administratives, religieuses et coutumières mais aussi de parents et autres proches du désormais ex-adjointe au préfet du département de Mbour et de son prédécesseur Khadidiatou Sène Traoré qui hérite le poste de sous-préfet des Almadies à Dakar. Selon Mme Diouf, les priorités se résument, entre autres, à «une administration présente qui soit à l’écoute des populations et de répondre à leurs attentes et besoins».

Le nouveau sous-préfet de Fissel-Mbaadaane compte également faire de la lutte contre le phénomène du vol de bétail, qui constitue un fléau dans cette partie de la Petite-Côte, notamment dans les communes de Fissel-Mbaadaane et Ndiaganiao, son cheval de bataille. «Nous allons nous inscrire dans la démarche de notre prédécesseur qui a travaillé là-dessus. Nous allons, en collaboration avec l’ensemble des acteurs locaux, continuer sur cette même lancée pour trouver une solution définitive à cette question», a-t-elle promis. Pour sa part, Khadidiatou Sène Traoré a dit toute sa satisfaction par rapport au travail qu’il a abattu durant son séjour qui a débuté officiellement le vendredi 26 juin 2015, avec la résolution de beaucoup de problèmes tels que le renforcement de la sécurité, la divagation des animaux mais aussi l’instauration d’une bonne collaboration avec les populations, des acteurs locaux et autres Ong établies dans cet arrondissement.

Amath Sigui Ndiaye

Le département de Bignona (Ziguinchor, sud) vise une production de 102.000 tonnes de riz sur une superficie emblavée de 34.000 hectares pour la prochaine campagne agricole a déclaré son préfet Amadou Lamine Guissé en présence de plusieurs acteurs de l’agriculture.

«Pour la présence campagne, le département de Bignona veut atteindre les 102.000 tonnes en riz pour une superficie emblavée de 34.000 hectares. Nous allons tout faire pour atteindre cet objectif ou au moins le réussir à 75%», a notamment dit M. Guissé. Il présidait un Conseil départemental de développement spécial (Cdd), jeudi, à Bignona sur la prochaine campagne agricole en présence de plusieurs acteurs de la filière. Le bilan de la précédente campagne y a été faite et des mesures ont été prises pour réussir la saison agricole 2017-2018. «Pour la campagne écoulée, nous avons noté que le bilan n’était pas des meilleurs puis que sur un objectif de 82.000 tonnes nous n’avons pu récolter que 41.000 tonnes de riz, d’où la nécessité de prendre des mesures fortes pour atteindre au moins 75% de l’objectif», a expliqué Amadou Lamine Guissé.

Il a pointé le déficit pluviométrique avec l’installation tardive de l’hivernage et l’arrêt prématuré des pluies et la mobilisation des bras valides, les jeunes dans les évènements culturels comme le Boukout (initiation en pays Diola) comme les principales raisons de la non-atteinte des objectifs ciblés lors de la précédente campagne.
«Nous sommes en train de prendre toutes les mesures nécessaires (…). Les semences sont déjà disponibles.

APS

L’usage de la drogue continue de préoccuper les élèves de la commune de Ndiarème Limamou Laye. Sous la houlette du groupe de mise en œuvre (Gmo), ils ont mené un plaidoyer pour solliciter l’intégration de modules sur la drogue dans les curricula. C’était hier lors d’une mobilisation sociale organisée à la salle des fêtes sise à Hamo 4.

Si l’on se réfère à une étude faites par le centre Jacques Chirac ainsi qu’aux résultat d’une autre étude réalisée en 2007 par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) en partenariat avec le Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild) et la Division pour le contrôle médico-scolaire (Dcms) sur l’usage des drogues au premier cycle de l’enseignement général et technique dans cinq Iden de l’Ia de Dakar, sur un échantillon de 3107 élèves dont 51% de garçons et 48% de filles, 7% ont fumé du tabac, 1,4 ont fumé du cannabis, 5,9% ont bu de l’alcool, 1% à 2% ont consommé des inhalants, de l’héroïne ou de la cocaïne. Des chiffres jugés ahurissants ayant servi de prétexte au Gmo de la commune de Ndiarème Limamou Laye pour organiser cette mobilisation sociale dans le but de sensibiliser les autorités académiques, les professeurs et les élèves sur les méfaits et les conséquences de l’usage des drogues chez les enfants et les jeunes, et sur l’importance de l’intégration de modules d’enseignement sur les dogues dans le curriculum du système éducatif. A travers cette activité, l’initiateur entend contribuer à renforcer la capacité des élèves sur les méfaits de la drogue et promouvoir en même temps l’implication de tous les acteurs de l’éducation dans la lutte contre l’usage de la drogue en milieu scolaire. Président du Gmo de Ndiarème Limamou Laye, Ousmane Kane a appelé à une mobilisation effective afin de maximiser les chances d’éradication de ce fléau. Conseiller national en éducation à Plan International Sénégal, Alassane Diop considère que l’éducation constitue une porte qui permet d’installer tout un ensemble de compétences et de capacités chez les élèves en âge d’agir, d’écouter et de changer de comportements. Il trouve pertinent d’introduire ces genres de modules qui permettent de saisir le sens des menaces qui les guettent et de trouver des solutions. Les enfants ont porté leur propre plaidoyer à travers des sketchs ainsi qu’un mémorandum où ils ont formulé un certain nombre de recommandations. Le document a été remis à Mme Mbolo Thiam, adjoint au sous-préfet de Guédiawaye qui a présidé la cérémonie au nom du sous-préfet.

Abdou DIOP

Après ceux des départements de Bakel, de Goudiry et de Koumpentoum, 25 jeunes du département de Tambacounda ont été formés en transformation des produits agricoles et forestiers. Une session de renforcement de capacités qui entre dans le cadre de la mise œuvre du Projet d’appui à la cohésion sociale et à la création d’opportunités d’emplois (Procosoc) pour les régions de Tambacounda et de Matam. La cérémonie de remise d’attestations sanctionnant la fin de cette formation de trois jours a été présidée dimanche dernier par l’adjointe au gouverneur en charge des questions de développement.

En remettant les diplômes aux jeunes bénéficiaires du département de Tambacounda, Awa Ndiaye Diop, adjointe au gouverneur en charge des questions de développement, en a profité pour leur demander de valoriser cette formation afin que les attestations reçues ne soient pas rangées dans les tiroirs de l’oubli. Elle a exhorté les jeunes récipiendaires des attestions de fin de formation à utiliser les réseaux sociaux pour faire découvrir leurs produits et les commercialiser un peu partout au Sénégal et même hors du pays. Mamadou Bâ, président du réseau des jeunes pour la cohésion sociale, soutient que c’est la première fois qu’une telle opportunité est offerte aux jeunes de Tambacounda. Un  projet qui commence par le renforcement de capacités des bénéficiaires. Il a précisé par la suite que pour le module sur l’agroforesterie, les délégations des jeunes de Koumpentoum et de Tambacounda se rendront à Goudiry afin de retrouver ceux de ce département pour un renforcement des capacités dans ce domaine. Adama Sadio Baldé Bâ, bénéficiaire, témoigne que « c’est une formation qui s’est déroulée dans de très bonnes conditions, car la ressource humaine ne manque pas et beaucoup de choses ont été apprises pendant les trois jours ».

46 kiosques solaires à installer dans les communes
Selon Gallo Kébé, coordonnateur du Projet d’appui à la cohésion sociale et la création d’opportunités d’emplois pour les deux régions ciblées, « les différentes formes de violences, la migration, l’analphabétisme, etc., sont des facteurs qui ont contribué à la mise en place du projet Procosoc. Il s’agit de faire en sorte qu’on puisse avoir beaucoup plus de cohérence, de cohésion sociale mais également d’offrir aux jeunes des opportunités d’emplois ». Car le taux de chômage et de pauvreté est extrêmement élevé dans ces régions d’intervention.

A l’en croire, « le stress financier et la déconnexion avec les services sociaux de base sont très souvent sources de violences mais aussi de désœuvrement des jeunes ». C’est ainsi donc qu’une telle session de renforcement des capacités est initiée à l’endroit des jeunes sur la transformation, la commercialisation des produits agricoles et forestiers. A cela s’ajoute d’autres types de formations comme le module sur la façon de Gérer mon entreprise (Germe) qui va permettre aux jeunes de mieux gérer leurs entreprises et aussi l’agroforesterie entrepreneurial.  

Les kiosques solaires sont des sortes de boutiques qui marchent à partir de l’énergie solaire. Il est précisé que les mairies constituent des portes d’entrée pour la mise en œuvre dudit projet, mais ce sont des projets qui seront portés par les jeunes. Et dans chaque commune, trois et cinq jeunes seront ciblés et vont gérer ces kiosques mobiles solaires. A M. Kébé d’expliquer que ces kiosques sont des plateformes avec des panneaux solaires qui peuvent permettre d’éclairer une partie du village, du quartier mais surtout de pouvoir faire des transferts d’argent, de charger des batteries, etc. C’est dire qu’ils vont offrir à beaucoup de  jeunes de la région des emplois et des activités génératrices de revenus. D’ailleurs un mécanisme de suivi est mis en place pour accompagner les bénéficiaires.

Pape Demba SIDIBE

La seule doléance qui vaille pour les pensionnaires du marché syndicat de la capitale de la Petite-Côte est la modernisation de leur lieu de travail. Mamadou Lamine Ngom, président des commerçants de ce marché de Mbour, pense que les autorités municipales doivent poser des actes allant dans le sens d’une réhabilitation de leur outil de travail.

Spécialisé dans la distribution de fruits et autres produits alimentaires, ce marché dont les activités ont démarré le 1er janvier 1988, est un lieu de commerce à vocation internationale, selon son président Mamadou Lamine Ndong qui s’entretenait avec des journalistes. «Nous réclamons des autorités municipales la modernisation de notre marché. Nous contribuons, pour beaucoup, au budget communal et pourtant les autorités municipales qui ne viennent ici que pour encaisser des millions provenant de ce marché à travers des taxes, ne posent aucun acte allant dans le sens de la réhabilitation de ce marché», a déploré Mamadou Lamine Ndong. Chaque jour, des camions remplis de fruits et venant des pays de la sous-région ouest-africaine, notamment de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau et de la Guinée Conakry, débarquent dans ce marché qui approvisionne plusieurs localités du département de Mbour et même au-delà.

Selon lui, chaque camion qui débarque dans ce marché paie une taxe municipale de onze mille (11 000) FCfa. «Notre marché est abandonnée à lui-même par les autorités municipales qui ont donné des cantines à leur clientèle politique qui les utilise à d’autres fins qui favorisent l’insécurité dans cette zone», a dénoncé le président du comité de gestion de ce marché situé entre les quartiers Thiocé-Est, Darou Salam et Santessou.
Selon les témoignages de commerçants et de riverains de ce marché, beaucoup de cantines de ce lieu de commerce sont utilisées, dès la tombée de la nuit, pour «des pratiques déshonorantes», notamment la prostitution et l’utilisation de drogues.

«Non seulement ce marché doit avoir un visage beaucoup plus reluisant du fait que les produits qui y sont vendus sont destinés à la consommation, mais ceux qui y travaillent ont aussi besoin d’être dans un environnement sain où il fait bon vivre», a affirmé M. Ndong qui a déploré l’état d’insalubrité et d’insécurité du «marché syndicat».

Amath Sigui Ndiaye

 Le conseil municipal de Louga (nord-ouest) a annoncé mardi avoir décidé de mettre sur pied une commission dont le rôle va consister à élucider «les cas de morcellement de terre suivis d’attributions» dans certains quartiers de la capitale du Ndiambour.

Cette décision a été prise sur proposition de l’adjoint au maire Djiby Diallo, en réaction aux «multiples cas» de morcellement de terre évoqués au cours de la session budgétaire du jour, notamment consacrée à la question de la gestion de l’assiette foncière de la commune, a-t-on appris. «Nous sommes là et les responsables (des services fiscaux) sont là, avec cette commission, nous pourrons les interpeller directement», puisque «tout se passe sous notre magistère et donc sous notre responsabilité», a déclaré l’adjoint au maire dans un entretien avec des journalistes.

Birahim Tall, président de la commission halles et marchés, a proposé l’utilisation, par la mairie, des espaces qu’elle avait abandonnés, ouvrant la porte selon lui aux spéculateurs. «Pour augmenter le budget municipal qui a tendance à baisser, je propose l’érection de cantines dans certains de ces espaces pour renflouer nos caisses», a ajouté M. Tall. Selon Souleymane Jules Diop, autre conseiller municipal, «ce qui se passe aujourd’hui est très grave et nous assistons à des attributions directes avec carte d’identité suivie d’une régularisation».

Son collègue Ismaila Mbengue Fall affirme lui que «les terres sont attribuées irrégulièrement et les gens n’épargnent même pas les cimetières qui sont découpées avant d’être attribuées».

APS

La fédération «Penchum Ndakarou» a organisé une journée du talibé à Yoff, avant-hier, pour permettre aux acteurs de partager leurs expériences et de renforcer leur engagement dans le cadre de la prise en charge et de la promotion du bien-être des enfants.

Cette initiative va dans le sens de contribuer à l’amélioration de la prise en charge et de la promotion du bien-être des enfants talibés au niveau communautaire dans la région de Dakar. L’occasion a permis aux acteurs de faire un partage sur la situation des enfants talibés et la place des acteurs communautaires dans la prévention et la prise en charge. La fédération «Penchum Ndakarou» a profité de cette occasion afin de faire un plaidoyer auprès des autorités pour l’amélioration des conditions de vie des talibés, la promotion des daaras modernes et le retrait des enfants de la rue. Il est aussi prévu de renforcer la synergie des actions entre les différentes organisations œuvrant pour la protection des talibés. Chargé de la mise en œuvre des programmes et projets à la fédération «Penchum Ndakarou», Karamoko Sy a estimé que même si des efforts sont faits, force est de constater qu’on n’est pas suffisamment engagé aussi bien au niveau communautaire qu’étatique pour régler définitivement la question des enfants. Il pense qu’il faut appliquer les décisions (lois, décrets, etc.) qui ont été prises et qui, selon lui, sont très nombreuses. « Le Sénégal a signé la convention sur les droits de l’enfant, la charte africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant, la charte de Rome, mais sur le terrain, l’application effective pose problème. Donc, il faut créer les conditions d’une application de toutes ces lois votées pour protéger l’enfant », a soutenu Karamoko Sy. « Ensuite, il faut que les communautés et les organisations travaillent ensemble car les ressources financières voire humaines pour l’enfance sont très limitées », a-t-il ajouté. « Souvent les gens se livrent à une concurrence sur un même espace et mettent beaucoup d’argent pour finalement arriver à des résultats insuffisants », a-t-il noté. « Il faut que les Ong et les organisations de la société civile se concertent, trouvent des partenariats et travaillent en synergie pour avancer. Les communautés de manière globale doivent prendre la question de l’enfance comme prioritaire», a-t-il conclu.

Abdou DIOP

La commune de Ndiaganiao qui veut réussir un saut qualitatif en matière de développement local compte se doter d’un document stratégique. À cet effet, les autorités municipales ont lancé hier le processus d’élaboration de leur Plan de développement communal (Pdc) qui leur servira de feuille de route pour les cinq prochaines années.

L’équipe municipale de Ndiaganiao s’est attelée à élaborer son plan de développement local à travers une démarche participative, avec l’appui des services techniques régionaux et départementaux, les partenaires au développement, mais aussi avec l’implication des acteurs locaux tels que les chefs de village, les conseillers, les organisations communautaires de base, entre autres. Le maire Gana Gningue a rappelé l’importance que revêt ce plan qui sera réalisé grâce à l’appui du Programme national de développement local (Pndl) à travers l’Agence régionale de développement (Ard) de Thiès. « Partant du fait que la planification est une des compétences transférées aux collectivités territoriales, la nouvelle équipe communale de Ndiaganiao n’a ménagé aucun effort pur obtenir son plan de développement qui est un document stratégique d’importance pour la gestion des collectivités territoriales. Son élaboration requiert le maximum de participation des citoyens, car le développement local n’est pas exclusivement l’affaire des politiques, mais surtout celle des populations », a indiqué le maire. Ce moment d’information et de partage sur le Pdc permettra, selon lui, de diagnostiquer, d’analyser, de valider et de capitaliser, pour les cinq années à venir, les besoins des populations.

« Tout sera consigné dans un document qui servira de guide et qui facilitera le choix des investissements lors des débats d’orientation budgétaire », a dit Gana Gningue, qui a remercié les jeunes qui ont effectué des descentes sur le terrain pour identifier les potentialités, les difficultés et collecter aussi les attentes des populations. En plus d’être un excellent outil de négociation auprès des partenaires au développement, le Pdc, selon le maire de Ndiaganiao, va également aider à l’harmonisation de leur intervention dans le périmètre communal. « Il permettra à la collectivité de mesurer le degré d’atteinte des objectifs de départ, de déceler les insuffisances et d’envisager les correctifs et les nouvelles orientations à prendre », a-t-il noté.

De l’avis du maire, cet outil de planification efficace prendra en compte différents secteurs tels que l’environnement, l’assainissement, l’eau, la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage et les infrastructures qui sont les axes prioritaires de la commune. « L’émergence du Sénégal passe nécessairement par celle de nos communes. Il est donc indispensable que l’État s’engage davantage auprès des exécutifs locaux pour un appui plus conséquent dans le financement des investissements pour des infrastructures de qualité », a soutenu Gana Gningue.

Pour Mamadou Faye de l’Ard, ce document permettra d’avoir une vision partagée de la commune de Ndiaganiao, de planifier, de programmer et de budgétiser ses actions prioritaires, mais aussi d’avoir une bonne maîtrise de l’information territoriale et une gestion axée sur la performance.

Le sous-préfet de l’arrondissement de Fissel qui a présidé ce lancement, a salué l’approche participative et décentralisée privilégiée par l’équipe municipale qui a associé les populations et mobilisé l’ensemble des acteurs du développement. Selon Mme Khadidiatou Sène, ce document stratégique pourrait doper le développement intégral de cette commune qui regorge d’énormes potentialités.

Samba oumar FALL

Un comité départemental de développement Cdd vient de se pencher sur le bilan de la dernière campagne agricole pour faire des esquisses de préparation de la campagne en cours.

Sana Sagna, chef du service départemental du développement rural, la indiqué que la précédente campagne s’est caractérisée par un arrêt précoce des pluies mais cela n’a pas eu des conséquences négatives sur la production qui était  attendue. La raison peut être expliquée par le fait que trois des quatre postes sont restés excédentaires et ont tous dépassé les 1.000 mm. Il faut noter aussi que certaines spéculations n’ont pas bouclé leur cycle. C’est notamment le cas pour certaines variétés de riz de plateau.

Il faut ajouter les semis tardifs. Les producteurs attendent parfois jusqu’à la mi-août pour semer. C’est pourquoi, il a été demandé, cette année, de procéder assez tôt au semis et ne pas penser à un arrêt éventuel des pluies, car ce phénomène peut bien arriver en plein hivernage. Il a également été déploré la mise en place tardive de certains intrants par les fournisseurs. Ce que le gouverneur de la région avait d’ailleurs fustigé lors de sa tournée économique. Malheureusement, cette situation risque de se reproduire pour la présente campagne, puisqu’à la date de la tenue du Cdd (8 juin). En matière d’intrants, seule l’arachide était en place et la quantité reçue était vendue à hauteur de 80% déjà. Pendant la campagne précédente, le nombre de vallées aménagées par les projets et programmes a également augmenté de même que la production.
                         
Mise en place attendue des intrants
Alors que les premières pluies sont tombées même si c’est en faible quantité, hormis l’arachide, les autres intrants sont attendus et les quantités sollicitées sont bien connues. Pour l’engrais, sont attendues dans spéculations suivantes : l’arachide 500 tonnes, toujours dans ce chapitre engrais pour le triple 15 (450 tonnes), l’urée 450, le triple 15 (225 tonnes), 136 tonnes pour le 15-10-10. Pour les semences, les mises en place sont toujours attendues. Elles concernent 30 tonnes de maïs, 40 tonnes de niébé et 15 tonnes de sorgho. Il est demandé aux fournisseurs de ne pas accuser le retard de l’année dernière.

Heureusement que certains se sont déjà manifestés en venant faire une reconnaissance de terrain. Les semences de riz sont disponibles en quantité suffisante. Le matériel agricole se compose de 7 tracteurs dont cinq vendus. Il en reste donc deux qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une longue discussion au cours du Cdd. Les producteurs ont donné les raisons de la non-cession de ces tracteurs notamment le prix (7 millions de FCfa) qui n’est pas à la portée de tous les groupements de producteurs. Le reste du matériel agricole se compose de deux motoculteurs, 75 semoirs, 50 houes sine et 33 charrues avec un taux de vente satisfaisant qui est de l’ordre de 90%.

Pour accroître la production rizicole de cette année, le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) offre gratuitement à des groupes de producteurs un motoculteur, 12 semoirs, 4 décortiqueuses, deux batteuses. La commission départementale fera une présélection qui sera soumise à la commission régionale qui va désigner les bénéficiaires.

Malamine Kamara

Le Conseil départemental de Kaolack, en collaboration avec l’Agence de développement local (Adl) et le Crédit mutuel du Sénégal (Cms), a initié un programme de financement du développement local à travers des bourses territoriales. Des porteurs de projets pouvant bénéficier d’une ligne de crédit de près de 200 millions dans la zone centrale du pays.

Les acteurs du développement local peuvent désormais bénéficier de dispositifs innovants pour accéder aux financements de leurs projets. C’est un besoin auquel le projet des « Bourses territoriales » pour le Plan Sénégal émergent (Bt/Pse) compte apporter une réponse. Conçu comme une plateforme multi-acteurs de financement placée sous le signe du Partenariat public-privé (Ppp), du leadership des collectivités locales et de la prise en charge par les communautés de base de leur propre destin, ce nouveau dispositif a fait l’objet d’une contractualisation entre l’institution départementale et une Institution de financement décentralisé (Ifd) de la place. Ainsi des porteurs locaux individuels ou collectifs de projets pourront bénéficier à hauteur de plus de 200 millions de FCfa d’accès à des crédits auprès du partenaire financier susmentionné dans le département de Kaolack, a fait noter le patron de l’institution Baba Ndiaye à l’issue de la cérémonie de signature de la convention tripartite.

« Ce projet est le fruit d’une capitalisation d’expériences dans le financement du développement local, notamment les Bourses tremplins pour la lutte contre la pauvreté mise en œuvre par l’ancien Conseil régional de Fatick avec l’appui de la région Poitou-Charentes en France et d’autres menées dans la région de Thiès  », a informé M. Ndiaye, qui a mis en exergue le soutien décisif de l’Agence de développement local en fournissant la caution bancaire indispensable à l’accès au crédit pour les porteurs de projet. Se félicitant du patriotisme manifesté par les autorités du Crédit mutuel du Sénégal (Cms) dans l’accompagnement des initiatives de développement local, il a exhorté le secteur privé de la région à jouer sa partition dans la mise en œuvre de l’Acte 3.

Pour sa part, le directeur général de l’Agence de développement local (Adl), Malal Camara, a loué le partenariat tripartite incarné selon lui par la synergie entre acteurs publics et privés dans la mise en œuvre effective de la territorialisation des politiques publiques. Il a précisé le rôle de caution financière que joue son agence pour permettre le financement d’initiatives individuelles et collectives dans le cadre de ces bourses qui, selon lui, épousent la philosophie des bourses familiales de la Délégation générale à la solidarité nationale (Dgsn). A noter qu’outre les trois institutions précitées parties prenantes de cette convention, le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) intervient dans la bonification des prêts pour amoindrir la contrepartie des bénéficiaires.

Elimane FALL

Les pêcheurs des 13 villages qui constituent le Conseil local de la pêche artisanale de la commune d’Oukout (Oussouye) ont été sensibilisés sur la sécurité en mer hier par le service régional des pêches de Ziguinchor et l’Agence nationale de l’aviation civile et la météorologie (Anacim).

Les pêcheurs du Conseil local de la pêche artisanale (Clpa) d’Oukout ont été exhortés à respecter les conditions et dispositifs réglementaires de sécurité pour éviter les accidents en mer. Il leur a été fortement recommandé de disposer toujours de matériel de sécurité à bord des pirogues : Gps, compas, signalisation, moyens de communication, boîte à pharmacie et autres moyens.

Autant de dispositifs qui peuvent permettre d’organiser très rapidement les secours en cas d’accident ou de risque. L’accent a été également mis sur la sécurité dans la construction des embarcations. La disponibilité des gilets de sauvetage et leur port obligatoire à bord des pirogues n’ont pas été occultés, de même que l’hygiène et la santé de l’équipage.

En fin de compte, le service régional des pêches et l’Anacim ont engagé les pêcheurs ainsi que les propriétaires et capitaines de pirogues d’Oukout à intégrer les notions de risques et d’accidents dans leurs activités de tous les jours. Spécifiquement, les propriétaires et capitaines de pirogue ont été appelés à toujours faire preuve de responsabilité pour protéger leur vie, celle du reste de l’équipage et les biens à bord. Par ailleurs, les pêcheurs du Clpa de la commune d’Oukout ont été formés et sensibilisés sur l’utilisation des informations climatiques et météorologiques en vue de leur sécurité et celle de leurs biens en mer.

El Hadj Moussa SADIO

Le conseil municipal de Diamal (Kaffrine) a voté à l’unanimité, samedi, contre l’implantation d’une usine de décorticage d’arachide à Guisseum, un village du département de Mbirekelane, a constaté l’Aps.

D’une surface de 25 hectares, cette usine appartient à l’opérateur économique Maodo Sarr, par ailleurs président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine. «La construction de cette usine est totalement bannie par les populations de la commune de Diamal, à travers un vote du conseil municipal», a expliqué le maire de la commune de Diamal, Mouhameth Kâ, lors d’un point de presse tenu le même jour. «Maodo Sarr a voulu implanter depuis 2015 une usine de décorticage d’arachide dans le village de Guisseum, commune de Diamal», mais «la population a dit niet à l’implantation de cette infrastructure qui risque de les priver de leurs champs», a-t-il ajouté.

Selon lui, «2 ou 3 hectares suffisent largement» pour abriter cette usine, mais «vouloir prendre 25 hectares de nos terres, c’est trop».  «Le conseil municipal a voté à l’unanimité en faveur de la population. Les conseillers ne veulent donc pas de l’implantation de cette usine dans leur localité’’, même en sachant qu’elle pourrait «apporter quelque chose à notre commune pour ne pas dire à la région de Kaffrine».

«Nous invitons Maodo Sarr à retirer son matériel (conteneur) qu’il a amené sur le site», a lancé le maire de Diamal, selon qui le conseil municipal a recouru au vote pour préserver « l’esprit de la paix» dans la localité. «Nous avons voulu trancher sans invectives ni calomnie», a-t-il soutenu. Selon le promoteur du projet joint au téléphone par le correspondant de l’APS, ce dossier se trouve désormais entre les mains de l’Etat. «C’est une usine qui peut apporter beaucoup à la population de Kaffrine, particulièrement à la commune de Diamal. Elle pourra générer au moins 6.600 emplois», a soutenu Maodo Sarr. «Donc, je ne vois pas l’intérêt de refuser l’implantation d’une telle usine dans une localité», a-t-il dit, soulignant qu’il est dans l’attente de «la décision de l’Etat pour voir si les travaux vont se poursuivre ou pas», puisque les conseillers de la commune de Diamal ont refusé de délibérer en faveur du projet.

APS

Dans le cadre du Programme d’accès universel à l’électricité, la commune de Malicounda va électrifier, dans les deux prochains mois, ses 22 villages pour un coût global de 300 millions de FCfa.

Dans moins de deux mois, les 22 villages de la commune de Malicounda seront tous éclairés. Le maire a réceptionné le matériel destiné à ce programme d’électrification samedi. Il s’agit de 671 poteaux en bois, 8 transformateurs et 20 km de câble. Selon le maire Maguette Sène, ce programme découle d’un financement propre de la commune d’un montant de 300 millions de francs Cfa tirés dans le cadre du partenariat pour la construction de la centrale solaire dans lequel la commune de Malicounda détient 5% des parts de la société d’exploitation. « Nous avons bénéficié de cet appui-là, nous avons fait un appel d’offres qui nous a permis d’acheter tout ce matériel qui nous permettra de connecter tous les 22 villages de Malicounda », a fait savoir Maguette Sène, qui a précisé que ce marché est réalisé sur ressources propres.

Grâce à ce Programme d’accès universel à l’électricité, des villages comme Takhoum, Sinthiou Mbadane peul et sérère, Gandiol, Sinthiou Keïta, Croisement peul, Gagnabougou et Roof qui vivent dans les ténèbres depuis leur création, sortiront très bientôt des ténèbres. De même, a fait savoir le maire, d’autres villages qui étaient insuffisamment électrifiés vont bénéficier d’une extension réseau. A en croire le maire, ce programme va être réalisé d’ici deux mois maximum.

Les chefs de village ont magnifié ce geste qui, à leur avis, va permettre aux populations de profiter de meilleures conditions de vie, mais aussi d’abréger leurs souffrances.

S. O. F.

Après le financement d’environ 63  Groupements  d’intérêt économique (Gie) de femmes à raison de 500.000 FCfa par groupement, l’Association pour le développement du Sénégal Oriental (Adesor) que dirige le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba a offert cette fois-ci 300 casques et 1.200 gilets aux conducteurs de « Jakarta » pour l’amélioration de leur sécurité.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a présidé, samedi dernier, la cérémonie de remise d’un important lot de matériels de protection pour les jeunes chauffeurs de moto taxi « Jakarta » de la commune de Tambacounda. Ce sont 300 casques et 1.200 gilets qui ont été distribués aux conducteurs. Un don qui entre dans le cadre des activités d’accompagnement des jeunes et des femmes initiées par l’Association pour le développement du Sénégal Oriental (Adesor). Une association créée pour venir en aide aux jeunes et aux femmes de la région naturelle du Sénégal Oriental pour le développement social.

Le port de gilet et des casque va à coup sûr permettre à ces bénéficiaires de faire convenablement leur travail. Mamadou Lamine Sow, représentant le directeur régional des Transports terrestres, de soutenir que ces casques sont de très bonne qualité et vont participer  au renforcement de la sécurité des conducteurs. Il  précisera également que pour les mutations des motos, depuis maintenant deux mois, ces jeunes peuvent s’adresser au service des transports sans verser le plus petit franc. Pour M. Sow, « ils auront la carte grise et leur numéro ».

M. Sow a regretté qu’aucun jeune ne se soit présenté et pourtant ils ont été bien informés. Il en a profité pour alerter sur un danger qui guette les populations car, note-t-il, « aujourd’hui des jeunes de 13 ans sont devenus des conducteurs de moto taxi ». Pour ce dernier, souligne-t-il, « les parents doivent savoir qu’il faut 18 ans à chacun de ces garçons pour avoir l’autorisation de conduire afin de passer le permis de conduire ». Le président du Conseil communal de la jeunesse Amadou Bâ qui a salué ce geste de soutien à travers le don que vient de faire l’Adesor, juge qu’il satisfait un besoin pressent dans la sécurisation des jeunes conducteurs. Cette activité concerne plus de 1.500 jeunes de la ville. Parmi eux, certains ont le bac en poche, n’ayant aucune issue pour soutenir leurs familles, avec l’absence d’école supérieure publique.

Ce sont certains élèves en classe de terminale et même d’autres qui ont leur métier qui s’adonnent à cette activité pour arrondir les angles. Il est rappelé que l’association Adesor a fini de financer 63 Gie de femmes, à raison de 500.000 FCfa par groupement. En plus, des ordinateurs ont été remis à des écoles pour améliorer les enseignements-apprentissages.

Pape Demba SIDIBE

Une quarantaine de responsables et représentants d’organisations paysannes, de la société civile, d’Ong intervenant dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, entre Bakel et Mpal, se sont retrouvés pendant deux jours dans la capitale du Nord, dans le cadre d’un atelier de concertation locale organisé par le Groupe de dialogue social et politique (Gdsp) sur le processus de formulation de la deuxième phase du Pniasan.

Selon Alioune Guèye, point focal du Gdsp et membre du Comité interprofessionnel national de la filière riz (Ciriz), l’évaluation de la première génération du Pniasan, qui a eu lieu en 2015, a recommandé de poursuivre l’élaboration d’une seconde phase de ces investissements en incorporant les leçons de la première phase.

Ainsi, a-t-il précisé, sept enjeux majeurs ont été identifiés en Afrique de l’Ouest. Ils tournent essentiellement autour de la nécessité d’assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire, de mieux intégrer la dimension nutritionnelle, d’affirmer et de développer la complémentarité/spécialisation des agricultures dans l’espace régionale, de promouvoir des modèles d’intensification durable, de réduire les impacts sur le climat et de s’adapter aux changements climatiques.

Il est également prévu d’accroître la résilience des exploitations familiales, de mieux hiérarchiser les priorités au niveau régional, de gouverner l’intersectoriel.
En outre, a-t-il poursuivi, le bilan en appelle à la promotion de chaînes de valeur, à une plus large prise en compte de l’élevage et des sous-produits animaux ainsi qu’à accorder une plus forte priorité à l’emploi des jeunes.  Selon Alioune Guèye, cette seconde génération, pour y arriver, devra répondre à plusieurs défis dont une plus forte implication des OP dans la gouvernance de cet instrument.

Il s’agira surtout de faire en sorte que les investissements ne soient pas source de spoliation foncière et d’exploitation minière dans les zones agricoles, de relancer le partenariat entre les OP et les autres acteurs du secteur privé pour transformer et moderniser aussi bien l’agriculture ouest-africaine croissante et urbanisée. Partant de ces considérations et conscients de leurs rôles et responsabilités dans les transformations sociales et économiques de l’agriculture au sens large, les Op et les organisations de la société civile, à travers le Gdsp, se sont résolument engagées à participer, à contribuer et à s’impliquer significativement dans le processus de formulation, de mise en œuvre et de suivi-évaluation du Pniasan.

A cet effet, a-t-il enfin souligné, elles travaillent de façon concertée à la construction de leurs propositions à travers la réalisation d’une série de concertations locale dans les 6 zones agro-écologiques de notre pays, ainsi qu’à l’organisation de deux ateliers nationaux sur le rôle des jeunes et des femmes dans l’agriculture.
Mbagnick Kharachi Diagne                                                                                          


Contexte spécifique
Les activités agricoles dominantes de la zone de la vallée sont la culture irriguée, la pêche continentale et l’élevage. Cette zone agro-écologique, en plus de faire face au défi commun du besoin de protection et de renforcement des exploitations familiales, se voit confrontée notamment aux défis de la réduction des coûts d’accès à l’énergie et à l’eau, de l’instauration de relations contractuelles de confiance entre les acteurs et de valorisation du potentiel hydro-agricole au profit des communautés de base. C’est dans ce contexte spécifique que s’est déroulé cet atelier de concertation locale du Gdsp dans le processus de formulation du Pniasan.
 
Mb. K. Diagne

Une stratégie de lutte innovante contre la prolifération des déchets plastiques se mène à Kaolack, dans la capitale du bassin arachidier. L’initiative soutenue par la municipalité et l’antenne diocésaine de Caritas porte l’empreinte du Comité de développement de Kaolack (Codeka) une plateforme des acteurs locaux.

L’image peu reluisante d’une ville au décor de plastiques dans toutes ses déclinaisons qui colle à la capitale du Saloum, Kaolack, pourrait sous peu appartenir au passé. Pour éradiquer le fléau de la prolifération du plastique qui affleure à chaque coin de rue, parfois sur les arbres, une démarche innovante a été mise en place sous l’égide d’une association locale, le Comité de développement de Kaolack (Codeka), en partenariat avec l’antenne régionale de Caritas. Un combat qui prend les allures d’une croisade, tant l’engagement des acteurs semble sans faille. Parmi les premières communes à disposer d’un centre de prétraitement des déchets plastiques, la municipalité de Kaolack veut prendre le taureau par les cornes. La structure installée sur le front de mer dans le quartier de Koundam réceptionne chaque année 40 tonnes de cette substance non recyclable. En amont, le dispositif fait la part belle aux actions d’information, d’éducation et de communication.

Des écoles élémentaires de la ville déroulent un programme d’éducation environnementale axé sur la lutte contre la prolifération des déchets plastiques et l’acquisition de connaissances sur le tri à domicile des ordures ménagères. Des enfants qui constituent un relais pour les adultes au sein des différentes concessions. Ici le choix s’est porté sur des quartiers périphériques souvent destinataires des ordures ménagères collectées par la voirie municipale et les opérateurs privés.

C’est ainsi que les zones de Touba Ndorong-Ndorong Extension et Diamaguene-Nimzat ont été ciblées par le projet pour un tri primaire des déchets plastiques qui sont acheminés par la suite au centre de Koundam installé avec l’appui de la commune de Kaolack en charge de sa gestion.

Selon Edouard Ndong, responsable de la cellule de l’animation urbaine de Caritas Kaolack, la clé du succès dans cette lutte passe par une démarche inclusive de tous les acteurs sociaux. « Ce qui s’est passé à Kaolack où la commune, à travers le Codeka, a appuyé la mise en place d’un centre de prétraitement. Elle travaille en synergie avec les autres acteurs sociaux comme les conseils de quartier, les communautés scolaires ou les Asc, et elle est à la base des résultats encourageants obtenus dans cette croisade contre la prolifération des déchets plastiques », a analysé cette figure régionale des problèmes urbains. Du côté de la subdivision régionale de l’environnement et des établissements classés, on suit de près cette dynamique. D’autant qu’avec l’adoption d’une législation contraignante visant l’élimination à long terme des emballages plastiques, un signal fort a été donné par l’Etat en la matière. Outre la nocivité du plastique pour la régénération des sols, sa prolifération dans les zones urbaines offre un décor inesthétique et inhospitalier pour nos villes, soulignent les techniciens de l’aménagement des territoires.

Elimane FALL

Une forte délégation du Haut commissariat aux réfugiés (Hcr) conduite par le Délégué régional (Agent de rapport régional) de l’Afrique de l’Ouest résident au Sénégal, M. Simplice Kpandji, a visité pendant trois jours les réalisations de cette institution des Nations Unies dans le delta et la vallée du Fleuve Sénégal.

Accompagné du chargé de projet Mamadou Bâ, de l’Office africain pour le développement et la coopération (Ofadec) et des journalistes, M. Kpandji a constaté de visu dans le département de Podor les réalisations du Hcr dans les domaines de la riziculture, du maraîchage, de l’élevage, de l’artisanat, etc.

Selon Mamadou Bâ de l’Ofadec, ces projets ont été réalisés par le Hcr, en étroite collaboration avec l’Ofadec (Ong sénégalaise), de 2010 à 2017, dans le cadre de son programme « Intégration locale » pour un coût global de près d’un milliard de FCfa. Plus de 12.000 réfugiés mauritaniens ont largement bénéficié de ces projets.
A en croire M. Simplice, les actions de développement entreprises par le Hcr, par l’entremise de l’Ofadec, ont permis non seulement aux réfugiés d’améliorer de manière significative leurs conditions de vie, mais surtout d’être de plus en plus autonomes.

M. Kpandji a laissé entendre que le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Unhcr) a enregistré des résultats satisfaisants dans le cadre de la mise en œuvre de son programme ambitieux, portant essentiellement sur « l’intégration juridique » de milliers de réfugiés mauritaniens dont la volonté est de rester dans la région nord du Sénégal, où ils continuent de vivre dignement leur expulsion de leur pays d’origine depuis avril 1989.

Il s’est réjoui de cette mission du Hcr qui a permis de visiter avec les journalistes et les représentants de l’Ofadec, des parcelles rizicoles et maraîchères, des salles de classe, des projets d’embouche bovine, des cases de santé, des ateliers de tailleurs, de menuisiers ébénistes, d’électriciens, de mécaniciens.

M. Kpandji et sa forte délégation ont également mis à profit cette grande tournée effectuée à Ndioum, Dodel, Ndiackwar, Diolly, Taredji, Mboyo, Ranéré, Guédé village, pour s’entretenir avec les producteurs et les femmes bénéficiaires de l’intervention du Hcr dans la vallée. Ils ont pris bonne note des difficultés auxquelles ces bénéficiaires sont quotidiennement confrontées dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Des difficultés qui tournent essentiellement autour de l’urgence et de la nécessité d’augmenter les surfaces cultivables, les rendements agricoles, d’améliorer les techniques d’irrigation, l’acquisition des intrants et autres moyens financiers pour mettre en valeur des terres cultivables, etc.

Partout où ils sont passés, M. Simplice et sa suite ont été félicités par les populations bénéficiaires des projets du Hcr mis en œuvre par l’Ofadec. Elles se sont réjouies de ce partenariat enrichissant, fécond et fructueux, qui a permis de mettre en place dans le département de Podor un système très performant de crédit revolving (crédit rotatif) destiné à développer et promouvoir les différentes activités génératrices de revenus menées par les braves femmes du Fouta.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le maire de Djignaki veut que les travaux de construction en cours du poste de santé de sa commune aillent jusqu’à leur terme. A cet effet, Moustapha Lô Diatta a très vivement souhaité que les fonds de concours qu’il attend jusqu’à présent puissent lui parvenir afin que la mairie complète les 10 millions de FCfa restants de la contrepartie.

L’édile de Djignaki a assuré qu’il est en train de faire des mains et des pieds pour que le chantier ne soit pas bloqué. « Je ne cesse de me battre, en rapport avec les autorités, pour que rapidement les fonds de concours que nous attendons jusqu‘à présent puissent venir. Puisqu’il a des risques que le chantier soit bloqué », a-t-il fait savoir. Et Moustapha Lô Diatta de demander instamment à l’Etat pour que cet obstacle des fonds de concours puisse être levé rapidement. « J’en ai parlé au ministre de la Gouvernance locale, je me suis ouvert aussi ce matin (vendredi 2 juin 2017, Ndlr) au gouverneur de la région de Ziguinchor, qui m’a apporté son soutien. Et j’ai bon espoir que la contrepartie qui reste pour la commune va être versée et que les travaux vont être achevés dans peu de temps », a dit le secrétaire d’Etat. Il faut souligner que la construction du poste de santé de Djignaki implique la coopération française et la mairie. Quant aux travaux, ils suivent leur cours normal.

Désenclavement de la zone des palmiers
Le désenclavement de la zone des palmiers préoccupe beaucoup le maire de la commune de Djignaki. A l’en croire, il s’en est ouvert au Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc) en vain. « Je dois vous dire qu’on n’est pas arrivé pour le moment à décrocher la moindre piste de production dans la commune de Djignaki, alors qu’on a des difficultés pour relier les villages », a fait savoir Moustapha Lô Diatta. Il n’a pas manqué de rappeler que la zone des palmiers est un secteur de production par excellence de céréales, fruits et légumes. « Malheureusement, il n’y a de routes praticables pour évacuer ces productions », s’est désolé le maire, au même titre que les populations locales. « Je vais continuer les plaidoyers, en ma qualité de maire, pour qu’au moins on ait une piste de production dans la zone des palmiers », a promis Lô Diatta. Il s’est engagé à porter cette récurrente doléance auprès des autorités compétentes pour qu’elle trouve une solution.

Selon l’édile de Djignaki, la reconstruction, telle que prônée par le Président Macky Sall, est en marche en Casamance, de même que la consolidation du processus de paix. A son avis, « le chef de l’Etat, qui a choisi de développer la Casamance pour atteindre la paix, est en train de réaliser des choses extraordinaires dans ce sens ». Et il a tenu à le remercier au nom des ses populations et de ses autres compatriotes du reste de la région naturelle de Casamance. Moustapha Lô Diatta s’est félicité que partout où il est passé lors de sa tournée économique, les populations lui aient confié ceci : « Dites au Président Macky Sall que nous avons vu ce qu’il est en train de faire en Casamance et Inch’Allah (« si Dieu le veut, en arabe), nous serons avec lui, nous allons le soutenir pour les échéances futures ».

El Hadj Moussa SADIO

En proie à une baisse de tension du réseau électrique, des quartiers périphériques de la commune de Tambacounda bénéficient désormais d’une fourniture normale d’électricité.

Retour progressive à la normale. Des quartiers périphériques de la commune de Tambacounda en proie à une baisse de tension du réseau électrique bénéficient désormais d’une fourniture correcte de l’électricité. Cela fait suite à des travaux de remplacement de câbles commandités par la Senelec, pour un coût de 120 millions de francs Cfa. « Nous avons passé deux semaines difficiles », a rappelé le gouverneur El Hadji Bouya Amar au cours d’un Comité régional de développement (Crd). Selon lui, certains quartiers de la commune avaient connu une baisse de tension terrible ; les gens ne pouvaient même pas allumer un frigo, a fortiori un climatiseur.

Répondant à une interpellation sur l’électrification de certains centres d’examen, El Hadji Bouya Amar en a profité pour évoquer ces baisses de tension dernièrement enregistrées. Certains clients touchés par cette situation « étaient dans leur bon droit d’en vouloir à la Senelec », la société nationale d’électricité, qui a « fort heureusement bien réagi », d’après le gouverneur.

Six entreprises recrutées pour cette tâche ont fait « un travail magnifique » afin de remplacer les câbles électriques. M. Amar a reconnu que cela avait été « dur » pour nombre d’usagers d’être privés d’électricité de 8 heures à 23 heures le soir dans certains secteurs, surtout en cette période de canicule, en raison des travaux engagés, mais c’était dans le but de « mieux faire ». « Dans certains quartiers, les gens vous diront (maintenant) que la tension est revenue à la normale et ce travail va continuer avec la Senelec », a assuré le gouverneur ajoutant qu’« en raison du Ramadan, ces travaux ont été suspendus pour éviter les désagréments ». 

La Senelec avait auparavant fait passer des communiqués à la radio pour annoncer ces arrêts de service d’électricité dus à ces travaux.

Pape Demba SIDIBE

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