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Régions (1181)

Pour soutenir les populations dans le domaine de la santé, la commune de Patte d’Oie organise des consultations médicales gratuites depuis hier. L’objectif est déceler des pathologies précoces pouvant être soignées.

Le maire de Patte d’Oie, Banda Diop, a procédé au lancement des 72 heures de la commune hier vendredi. Ces activités seront rythmées par des journées de consultations gratuites les 28 et 29 avril avec une dizaine de spécialités : généraliste, odontologie, ophtalmologie, cardiologie, gérontologie, gériatrie, dentiste, etc. D’après le maire, cette activité, troisième du genre, est intégrée dans le programme social de la commune de Patte d’Oie. « Nous devons apporter un accompagnement à l’Etat du Sénégal dans le domaine de la santé. Laissé à lui seul, il ne peut pas régler tous les problèmes de santé. Nous avons jugé nécessaire de mettre à contribution une dizaine de spécialités pour déceler de manière précoce les pathologies de santé qui ne sont pas souvent connues des populations pour lesquelles nous pensons que c’est curable », a-t-il expliqué.

Pour cette randonnée, 2000 participants seront attendus et 5000 patients consultés en cette édition de 2017. Ces activités n’ont été possibles qu’avec l’appui du centre de santé Nabil Choucair et l’opérateur téléphonique Expresso dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) qui a mis une enveloppe de près de 15 millions de francs Cfa. « Nous avons augmenté les tentes pour écourter les files d’attente afin que nos populations soient dans de bonnes conditions de consultation », a-t-il jugé.
Les journées vont être clôturées par une randonnée pédestre ce dimanche 30 avril sur un circuit de 5 à 8 km.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le président du comité de gestion de l’école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar, Arona Ndiaye, s’est adressé à la presse pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’urgence et la nécessité de réhabiliter les bâtiments qui abritent depuis très longtemps cet établissement scolaire de la Langue de Barbarie.

Non seulement ces vieilles bâtisses menacent de tomber en ruines, mais elles sont à la portée des vagues de l’océan Atlantique. Du fait des conséquences désastreuses de l’érosion côtière et maritime, il ne reste plus grand-chose de ces vieux bâtiments. Des pans entiers de murs de clôture ont été détruits par les raz-de-marée.

Selon M. Ndiaye, l’heure est grave et la situation dramatique. « Guet-Ndar est en train de se faire «dévorer». Si c’est très bien de protéger les populations et les concessions de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer,  il serait également judicieux de penser à la protection et à la réhabilitation des bâtiments très vétustes qui abritent cette école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar, témoin des hauts faits de l’histoire de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) ».

La mer est agitée, a-t-il précisé dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat, et, « à travers les bâtiments qui abritent cette école, une brèche naturelle pourrait se créer d’un moment à l’autre. Il serait peut-être possible de mobiliser l’armée ou de trouver d’autres solutions qui pourraient permettre une protection durable de cet établissement scolaire ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Après la première phase du projet « Sonooya » qui a donné des résultats probants dans l’accompagnement des populations pour améliorer la sécurité alimentaire de 13 villages de l’arrondissement de Maka, le Secours Islamique France (Sif) est venu en force avec un fonds de près de 541.466.950 FCfa  pour une durée de 30 mois. Une seconde phase qui cible la sécurité alimentaire, l’eau, l’hygiène l’assainissement et l’enfance pour toucher près de 3992 personnes de 15 villages des communes de Kahène Maka et Niani Toucouleur de la région de Tambacounda.

Le témoignage éloquent d’Oureye Ba, présidente de groupement de promotion féminine, sur l’amélioration de leurs conditions d’existence en dit long sur la qualité de l’intervention réussie par Sonooya 1 dans cet arrondissement de 2011 à 2014. L’adjoint au gouverneur chargé du développement Awa Diop Ndiaye, en donnant le coup d’envoi de la deuxième phase, a salué l’objectif du Secours Islamique France (SIF) d’améliorer les conditions de vie des populations rurales par le renforcement de la sécurité alimentaire ainsi que la capacité de résilience. Cette ambition déclarée pour M. Ndiaye du projet 2 « Sonooya » mise en œuvre à travers le Sif touche 15 nouveaux villages qui ont été identifiés afin de bénéficier des avantages de cette seconde phase.

A terme, il s’agira de renforcer la résilience des ménages de la zone en augmentant la diversification des activités productives et économiques, de renforcer également la dynamique communautaire pour une meilleure participation des communautés à améliorer leurs propres conditions de vie, selon Mme Ndiaye. L’adjointe au gouverneur en charge des questions de développement de se réjouir de ce projet qui intervient pour la lutte contre l’insécurité alimentaire. Il s’agit également de renforcer les capacités de résilience des populations cibles. « Je salue les efforts déployés par le Sif ainsi que les autres partenaires au développement afin d’améliorer les conditions des populations les plus démunies ».
Il a été beaucoup question, au cours de ce lancement, de la prise en charge des couches vulnérables sur les questions de sécurité alimentaire, d’eau, d’hygiène, d’assainissement et de l’enfance dans la région de Tambacounda. Car la première phase dudit projet a permis d’enclencher le développement dans 13 villages des communes de Maka et de Niani Toucouleur. Stéphanie Prat, chef de mission Sénégal pour le Sif, de souligner que c’est un véritable projet d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience des populations rurales de Tambacounda.

En un mot, c’est un programme intégré avec cinq volets dont l’appui au développement agricole, avec des activités maraîchères, vivrières, la riziculture, la distribution de semences, de matériels agricoles, l’appui à la conservation et au stockage des récoltes, l’appui au développement du petit élevage. Il y a, à la clé, des aménagements de périmètres de bas-fonds et des formations d’appui et technique aux producteurs. Pour cette phase 2, la commune de Kahène dans le département de Koumpentoum a été sélectionnée. D’ailleurs, pour Khadim Ndiaye, chargé de programme pour cette seconde intervention, 300 ménages seront touchés pour environ 4.000 personnes dont 930 enfants de moins de cinq ans. La combat reste pour Khadim d’atteindre l’objectif défini de renforcer la résilience des populations ciblées.

Pape Demba SIDIBE

Le Conseil départemental a validé son plan de développement local pour des besoins d’investissements évalués à près de 100 milliards de FCfa.

C’est le montant qu’il va falloir aller chercher auprès de l’Etat et de partenaires financiers pour ainsi, comme l’a souligné la présidente du conseil, Mme Seynabou Gaye Touré, « favoriser un développement territorial mettant en synergie des communes partageant un vécu et des potentialités spécifiques dans une dynamique d’intégration : zone rurale/zone urbaine ». Les conseillers départementaux réunis en session avant-hier ont en effet parcouru le document de planification qui a été élaboré à cet effet à travers un exercice du diagnostic réalisé avec les populations en collaboration avec l’Agence régionale de développement, principal bras technique du Conseil départemental ainsi que les services techniques de la localité.

« Ce qui nous a permis, de manière raisonnée, d’identifier les axes prioritaires dont la mise en œuvre va passer par l’élaboration d’un plan d’actions pluriannuel décliné en programmes mis en œuvre à travers une série de projets prioritaires localisés d’ici à l’horizon 2023 ». Le Conseil départemental de Tivaouane veut ainsi mettre en œuvre son approche de la territorialisation des politiques publiques qui, selon la présidente Mme Seynabou Gaye Touré, « est une bonne pratique d’aménagement du territoire qui induit l’intégration de la dimension territoriale dans les planifications économiques et sociales en rééquilibrant les investissements selon le principe d’équité et de péréquation ».
A cet égard, le document a pris en compte les paramètres liés aux potentialités et vocations des territoires qui constituent, de l’avis de Chérif Diagne, directeur de l’Ard de Thiès, « des opportunités d’élaboration et de mise en œuvre des projets des territoires, la promotion du partenariat public-privé qui s’appuie sur une information territoriale fiable et des projets de territoire pertinents et durables ».

Le document de planification du développement départemental de Tivaouane comporte ainsi les éléments du diagnostic mettant en évidence le potentiel économique, social et culturel du département, les besoins prioritaires identifiés en concertation avec les populations, les services déconcentrés de l’Etat et tous les autres acteurs concernés, les ressources et les dépenses prévisionnelles afférentes aux années de mise en œuvre du plan de développement départemental. « Il répond ainsi à l’impérieuse nécessité de prendre en compte les besoins exprimés par les populations à la base dans les terroirs pour bâtir une politique de développement territorial durable et équilibré, adossée à une gouvernance territoriale concertée », souligne l’ancienne ministre des Sénégalais de l’extérieur. Mme Seynabou Gaye Touré fait noter que « pour impulser le développement à la base, il va falloir miser sur l’exploitation et la valorisation de toutes les potentialités socio-économiques et les savoirs locaux dont regorge le département de Tivaouane ».

Un plan adossé au Pse et au Pudc
« Le tout adossé au Plan Sénégal Emergent (Pse) mais aussi au Plan d’urgence de développement communautaire (Pudc) que l’Etat a mis en place pour impulser le développement à la base, à travers la déclinaison d’axes prioritaires de développement du département de Tivaouane qui découle de l’analyse des problèmes et contraintes auxquels sont confrontées les populations et de la vision qu’elles ont des transformations nécessaires à son épanouissement », clarifie Mme Seynabou Gaye Touré. Les axes prioritaires listés sont l’appui à la création de pôles  agro-pastoraux, l’appui au financement des activités de transformation (agricole - halieutique), l’élevage et la pêche, l’appui à la création d’infrastructures et aux équipements éducatifs pour améliorer l’accès aux services.

Aussi, la prise en charge des personnes handicapées à travers le renforcement des équipements et infrastructures, le développement d’infrastructures sanitaires et le relèvement du plateau technique médical, la reconstitution et la protection de la biodiversité figurent en bonne place de ce plan de développement de Tivaouane; tout comme la gestion du cadre de vie, le renforcement de la mobilité à l’échelle du département, l’appui au développement des activités sportives et la création des structures de sécurité de proximité

El Hadji Mohamadou SAGNE

Sous la houlette de son coordonnateur général Mamadou Mbodj, le Forum civil a procédé, mardi dernier, à Ziguinchor, à la remise de labels de bonne gouvernance à 10 communes de la Casamance, en présence du président de l’association des maires du Sénégal, Aliou Sall. La mairie de Pata a reçu la plus haute distinction (or).

La cérémonie a été présidée par le préfet du département, Ibra Fall, devant un parterre de personnalités. Et les labels de bonne gouvernance ont été remis aux communes de Ziguinchor, Oussouye, Bignona, Diembéring, Kolda, Vélingara, Pata, Sédhiou, Goudomp et Bona. Les maires ainsi honorés et leurs représentants - pour certains - ont apprécié cette expérience qui, à les croire, leur a permis de mettre en place des mécanismes appropriés de bonne gouvernance en matière de gestion des affaires de leurs municipalités. Ils ont été félicités par tous pour cela, mais surtout pour avoir eu le mérite d’avoir accepté de jouer le jeu de la transparence et de la bonne gouvernance à travers l’expérience de la certification citoyenne qui leur a été proposée par le Forum civil.

Le président de leur association nationale s’en est également réjoui. Aliou Sall, par ailleurs maire de la commune de Guédiawaye (Dakar), n’a pas manqué de rappeler que la participation citoyenne à la gouvernance locale est devenue une obligation égale, « puisque inscrite dans le nouveau Code général des collectivités locales communément appelé Acte 3 de la Décentralisation ». Donc, M. Sall a appelé tout le monde à travailler à la mise en œuvre de ce principe de la participation des citoyens dans la gestion des affaires de nos communes, villes et départements.

Un programme dans 50 collectivités locales
L’édile de Guédiawaye a assuré que c’est convaincu de la pertinence de cet outil et persuadé de l’utilité, ainsi que de l’efficacité de la participation des citoyens dans les affaires municipales que l’association des maires du Sénégal a souhaité travailler avec le Forum civil, dans le cadre d’un programme soutenu par l’Union européenne et qui va couvrir, dans un premier temps, 50 collectivités locales du pays. Il a réitéré la disponibilité de son association à travailler avec le Forum civil pour un ancrage définitif de la participation citoyenne dans la gouvernance municipale. « La participation citoyenne, fait-il remarquer, n’est pas pour nous une tendance à la mode. C’est au contraire un principe aux vertus multiples ».

Selon Aliou Sall, en obtenant la participation des populations à l’ensemble du processus budgétaire par exemple, le maire est assuré d’avoir affaire à des citoyens parfaitement informés des réelles possibilités et des limites objectives de la commune. Pour M. Sall, l’intérêt de la certification citoyenne est de permettre au maire d’avoir un canevas de travail, ainsi qu’un espace de communication permanente et de rendre compte régulièrement de sa gestion des affaires de collectivité. Il a estimé que c’est un atout que les maires doivent saisir.

El Hadj Moussa SADIO

La coopération décentralisée entre ces collectivités du Nord et du Sud repose sur une démarche partenariale autour d’enjeux partagés liés à l’éducation, à la santé et à la gestion des ressources naturelles. Le principe de cette coopération est essentiellement basé sur la réciprocité, l’entraide, la confiance, l’égalité et le plaisir de partager.

Dans ce processus, beaucoup d’acquis ont été notés grâce à l’appui de communes du Royaume de Belgique, notamment Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et Nevele, constituées en une inter-collectivité nommée LoWaZoNe. Des voyages d’échange d’expériences, la réhabilitation et l’équipement d’écoles, la réhabilitation et l’équipement de postes et cases de santé, entre autres, sont des activités qui ont été menées entre ces collectivités du Nord et du Sud.

Dans le domaine de l’éducation, plus de 15. 065. 562 FCfa ont été investis dans le financement de projets clairement définis avec un objectif qui est, avant tout, d’assurer une amélioration et un renforcement du système éducatif dans les écoles de Keur Mousseu, Pout et Diender, qui ont exprimé le désir de former l’inter-collectivité dénommée KeMoPoDi, à travers la prise en compte des besoins et priorités exprimés par les acteurs locaux, mais aussi et surtout par une plus grande responsabilisation et participation des communautés.

Au plan sanitaire, l’association « les Amis de KeMoPoDi », une structure mise en place à LoWaZoNe a pris en charge le volet santé et a entrepris des actions d’appui aux structures sanitaires de KeMoPoDi. Là également une enveloppe de 12. 791. 160 FCfa a servi à assurer l’amélioration de l’état de santé des populations par une prise en compte des besoins et priorités exprimés par ces dernières, mais aussi et surtout par une plus grande responsabilisation et participation des communautés. Tout le programme de l’association est mis en œuvre par le Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) qui collabore avec le district sanitaire et les comités de santé dans la réalisation des activités.

Plusieurs bénéficiaires de ce partenariat
La gestion durable de l’environnement est aussi un défi majeur pour les collectivités locales du Sénégal qui, il faut le reconnaître, rencontrent d’énormes difficultés pour assumer une gestion durable des ordures ménagères. Grâce à cette coopération, 3. 410. 976 FCfa ont été dégagés pour résoudre la situation que pose la question de l’insalubrité, laquelle engendre des nuisances importantes pour les populations et des conséquences néfastes sur leur santé, leur environnement et leurs ressources naturelles.

Pour ce qui est de la gestion communautaire des ordures ménagères qui est une préoccupation majeure pour les collectivités locales de Keur Moussa, Pout et Diender, le Graim a démarré en collaboration avec les collectivités de LoWaZoNe, un processus de réflexion vers un système pilote de gestion durable des ordures ménagères.

« Cela concrétise les axes de collaboration entre KeMoPoDi et LoWaZoNe, en ce sens qu’il cherche à organiser les acteurs des organisations communautaires de base et de la société civile, ceux de la santé et de l’éducation autour d’une gestion durable des ordures ménagères, l’ambition étant de contribuer à l’assainissement et la gestion durable du cadre de vie dans l’espace KeMoPoDi », souligne André Demba Wade.

Mouhamadou SAGNE

Les acteurs locaux saluent la décision de l’Etat de dépoussiérer le Code de la pêche continentale.

La ville de Kolda abrite depuis mercredi et pour deux jours un atelier régional de concertation sur l’élaboration de l’avant-projet du Code de la pêche continentale. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement de la diffusion et de l’opérationnalisation des directives volontaires au Sénégal, est organisée par le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime en partenariat avec la Fao et le Cncr.

La rencontre vise deux objectifs majeurs dont le passage des directives volontaires pour une gouvernance  responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts initiés par la Fao dans le cadre d’un développement participatif. « Nous sommes ici à Kolda pour des concertations locales que le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, organise des rencontres d’échange sur l’avant-projet de Code de la pêche continentale. Nous avons profité du programme de dissémination et de mise en œuvre des directives volontaires pour accompagner la Direction de la pêche continentale », déclare Eladj Thierno Cissé, l’assistant du coordonnateur de la Cellule d’appui technique du Cncr.  

Les acteurs locaux se réjouissent de cette initiative qui permettra de réviser le Code de la pêche continentale pour l’adapter aux réalités du moment. « Le Code date de 1963 et la pêche continentale était gérée par les Eaux et forêts dont l’ambition était surtout de protéger la ressource. Au ministère de la Pêche, nous visons plutôt l’exploitation de ces ressources-là, donc vous voyez qu’il y a une différence d’approche. C’est qui fait que mêmes les agents de la pêche continentale n’étaient pas pris en charge par l’ancien code, c’est-à-dire qu’ils ne pouvaient pas rechercher et sanctionner les infractions.

Mais dans le nouveau code qui sera élaboré, on prévoit cela », déclare Djiby Hann, chef de division à la Direction de la pêche continentale au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime. Il invite les acteurs locaux à profiter de cette rencontre pour apporter leur contribution à l’élaboration de ce nouveau code. Cette question fait d’ailleurs partie des principales doléances que ces derniers avaient exprimées lors des récentes concertations sur l’élaboration de l’avant-projet du Code de la pêche continentale qui avaient été organisées à Kolda par le ministère de la Pêche.

Mamadou Aliou DIALLO

Bounama Dièye, coordinateur de la plateforme changement climatique en agriculture et sécurité alimentaire (ccasa), a conduit une délégation du ministère de l’agriculture et de l’equipement rural le week-end dernier dans le département de koungheul pour rencontrer les acteurs locaux en vue de les sensibiliser sur la problématique du changement climatique et ses effets et impacts sur les activités de développement.

a l’occasion, bounama dièye a indiqué que le ministère de l’agriculture qui ambitionne de mettre en place une plateforme dans chaque département du sénégal, a déjà installé six plateformes depuis 2014. Il a soutenu que trois autres vont l’être, notamment celles de foundiougne, koungheul et vélingara.
une fois mises en place, a renseigné le coordinateur de la plateforme changement climatique en agriculture et sécurité alimentaire, ces plateformes permettraient d’avoir un cadre d’échanges et de dialogue qui permette de trouver, avec les acteurs, des solutions locales aux problèmes locaux.
m. Dièye a également rappelé que l’esprit de la plateforme ccasa est de faire la diffusion à grande échelle du concept « agriculture intelligente face au climat », insistant sur le fait qu’on ne peut plus faire de l’agriculture comme on le faisait de manière tatillonne. Avec l’évolution de la recherche, il faut avoir une agriculture intelligente et raisonnée, qui peut s’adapter et permettre aux agriculteurs de travailler avec moins de risque ». Dès lors, a rassuré bounama dièye, l’agriculture va pouvoir tirer le développement parce que mise à l’échelle, le plan sénégal emergent s’en porterait mieux.

toutefois, m. Dièye estime qu’il ne faut jamais minimiser le risque, mais l’intégrer pour augmenter les rendements et aller vers le statut d’entreprise agricole. Autre élément important, selon lui, c’est l’élaboration de projets à soumettre au fonds vert climat.

il s’est enfin félicité que le programme de productivité agricole de l’afrique de l’ouest  (ppaao) ait l’ambition d’accompagner la mise en œuvre du plan d’action national pour l’adaptation (pana) et du plan d’action de la troisième communication nationale du sénégal, ainsi que les engagements de notre pays pour sa contribution prévue, déterminée et nationale (cpdn) sur les changements climatiques pour le sous-secteur de l’agriculture.

Amath Sigui Ndiaye

2007-2017. Dix ans que le cinéaste Sembène Ousmane quittait ce bas-monde laissant derrière lui un univers éploré. A l’occasion de la commémoration de sa disparition, la section sénégalaise de la Communauté africaine de culture (Cacsen) et Daaray Sembène ont organisé une table ronde autour du thème « L’œuvre de Sembène Ousmane au cœur de l’actualité ».

Né le 1er avril 1923 à Marsassoum, dans le sud du Sénégal, Ousmane Sembène était un homme multidimensionnel. Il aura surtout été l’un des cinéastes les plus prolifiques de sa génération. Pourtant, rien ne présageait l’issue d’une telle carrière. Issu d’une famille modeste, il sera confié à son oncle qui fut, par ailleurs, le premier instituteur de ce village. A la mort de ce dernier, Ousmane Sembène sera renvoyé de l’école à la suite d’une petite altercation avec son directeur d’alors malgré ses onze piges. Un esprit « rebelle » qui ne se laissait jamais marcher sur les pieds et qui forgea en lui un solide caractère malgré son jeune âge. Déjà confronté à la dure réalité de la vie, Ousmane Sembène s’est, toutefois, essayé à la passion de son père, la pêche. Un métier qu’il pratiqua jusqu’à sa mobilisation par l’armée française lors de la seconde guerre mondiale en 1942.Une histoire venait alors de naître puisque le jeunot se découvre une vocation au pays de Marianne, l’écriture.

Pour l’enseignante Hadja Maï Niang, « parallèlement à son travail de docker au port de Marseille, Sembène n’hésitait pas à tremper sa plume à ses heures perdues. Ainsi, en 1956, il sort son premier livre « Le docker noir ». Cette première retrace son enfance, son parcours et son travail dans une production très appréciable pour un autodidacte. Il y prend goût et sort, dans la foulée, sa deuxième production « Les bouts de bois de Dieu », une vraie épopée qui relate la grève des cheminots, et les conséquences qui en découleront. Conscient que son message avait du mal à passer pour la masse populaire africaine illettrée, Sembène Ousmane s’essaye par la suite au cinéma, influencé en cela par Patrick Lumumba, ancien Premier ministre congolais dans une image qui lui restera longtemps gravée dans la mémoire.

Selon Andrée-Marie Diagne, « cette réflexion l’a poussé à produire la pièce « Borom charrette », premier film court métrage de fiction d’Afrique noire francophone dans lequel il dénonce les tares de la bourgeoisie africaine. Ainsi, « Ô pays, mon beau peuple », un chant de retour aux sources est venu confirmer son engagement. A travers « l’Harmattan », Sembène Ousmane s’est joint au combat pour l’indépendance du Sénégal, tout ce grouillement de personnes qui se battent pour dire non au référendum. S’ensuit « Xala », traduit littéralement comme une impuissance sexuelle temporaire mais qui, finalement, s’avère être une métaphore. En effet, le pionnier du cinéma africain invite la bourgeoisie africaine à jouer le rôle qui doit être le sien et refuser de se perdre dans des compromis.

« Quand nous avons décidé d’intituler ce colloque « L’œuvre de Sembène Ousmane au cœur de l’actualité », c’est pour montrer toutes les résonances de ces œuvres nées au 20e siècle et notre vécu aujourd’hui, ce qui confirme que ses œuvres collent parfaitement à l’histoire de notre pays, à l’histoire du continent africain, fera-t-elle remarquer. Que dire donc du film « Camp de Thiaroye » réalisé dans le dessein de rétablir la vérité.

Enracinement
Mais selon toujours Andrée-Marie Diagne, « Guélewaar » est le plus abouti. Renvoyant à une image de guerrier, de résistant, le film est aussi une façon pour Sembène Ousmane, en plein dans la société post-coloniale, de poser la question de la coexistence pacifique entre les confessions religieuses. Va-t-on vers une confrontation parce qu’on s’est trompé en enterrant la dépouille d’un musulman dans un cimetière chrétien ?

La réflexion est permise. Au-delà des sujets abordés, il y a des personnages très fortement construits, des décors historiques, de l’ambiance dans toutes ses réalisations. « Sembène écrit pour son peuple, pour l’Africain, pour parler de nos problèmes, en ayant les pieds enracinés dans ce concret que nous vivons tous les jours mais la tête loin dans les airs pour projeter ce que devrait être l’Afrique et les Africains qu’il souhaite », finit-elle par concéder.

Mouhamadou Lamine  DIOP (stagiaire)

Le Conseil départemental de Birkilane dans la région de Kaffrine compte dépenser en investissements pour l’exercice budgétaire 2017 la somme de plus de 100 millions de FCfa dans des infrastructures sociales, notamment dans la construction de salles de conférence, des postes de santé, ainsi qu’une maternité. L’annonce a été faite samedi en marge de l’inauguration d’un immeuble construit par l’institution au lycée de la localité.

Le Secrétaire d’Etat chargé des réseaux ferroviaires, Abdou Ndéné Sall, venu présider la cérémonie d’inauguration d’un nouvel immeuble de quatre salles de classe du lycée départemental de Birkilane, a magnifié le leadership de Makhtar Dia, le président du Conseil départemental de la localité qui a financé entièrement l’infrastructure scolaire. En effet, ce dernier qui a renoncé à ses indemnités et dépenses en carburant au titre de responsable exécutif de l’institution a pu économiser la somme de 33 millions de FCfa nécessaires à la construction de l’édifice. D’autant que l’intéressé compte reproduire la même démarche pour le présent exercice budgétaire afin de réaliser des investissements à caractère social dans ce jeune département de la région de Kaffrine. « Le processus de financement de cet immeuble de quatre salles de classe dont un laboratoire réalisé au prix de sacrifices de la part du président du Conseil départemental qui a du renoncer à ses indemnités et privilèges en fait un exemple à suivre. Dans l’esprit de l’Acte 3 , il constitue de ce fait un exemple à suivre pour les autres élus afin que cette réforme voulue et initiée par le président de la République soit un succès éclatant », a recommandé le Secrétaire d’Etat au réseau ferroviaire national venu suppléer son collègue de la gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Le ministre a profité de l’occasion pour procéder à la pose de la première pierre d’un programme de construction d’infrastructures sociales que l’institution compte réaliser sur le modèle de l’immeuble R+1 précité. « Notre département à la chance d’abriter d’éminents foyers religieux et nous avons le devoir, dans le sillage du programme de modernisation des cités religieuses mis en place par le président Macky Sall, de jouer notre partition à notre modeste échelle. C’est ainsi que nous allons construire des salles de conférence chez Serigne Mor Khoudia Sy au quartier Thièrère de Birkilane, une autre à Diamal chez le Khalife Abdou Cissé, sans compter la reconstruction de la mosquée Mboussobé. Par la même occasion, nous avons démarré la construction de la maternité de Birkilane, de deux cases de santé à Darou Warnar et à Waydé et d’un bloc sanitaire au Cem de Thièrère », a rappelé le patron du Conseil départemental qui est par ailleurs le directeur général de l’Agence sénégalaise de la propriété intellectuelle et de l’innovation technologique (Aspit). Ce dernier a saisi l’occasion pour plaider en faveur de ressources financières additionnelles au bénéfice de sa collectivité territoriale obligée de rogner sur les indemnités et dotation en carburant du président pour assurer des investissements afin d’améliorer le quotidien des populations. Une manifestation à laquelle ont pris part les autres présidents d’institutions départementales ainsi que les huit maires de la circonscription.

Elimane FALL

Dans un communiqué qui nous est parvenu, l’Association internationale pour Médina-Mary (Aimm) exhorte l’Etat du Sénégal à ne pas oublier la zone frontalière de la République de Gambie, des départements de Vélingara et de Médina Yoro Foulah (région de Kolda) dans le nouveau Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma).

Dans les dizaines de villages qui composent cette zone des communes de Kandia (Vélingara) et de Badion (Médina Yoro Foula) de milliers d’habitants, informe le communiqué de l’Aimm, les populations vivent isolées dans des conditions difficiles, sans routes, sans électricité, ni télécommunications.

La seule route en latérite qui dessert la zone d’Est en Ouest a été construite en 1986. Depuis, elle n’a jamais été entretenue, si bien qu’elle est complètement dégradée, n’étant une route que de nom. Elle est difficilement praticable aussi bien en saison sèche que pendant l’hivernage. D’ailleurs le pont situé à la limite des départements de Vélingara et de Médina Yoro Foulah, entre les villages de Diyabougou Moussa et de Saré Faycori, a déjà cédé depuis plusieurs années, laissant la place à un ravin. La seconde partie de cette route reliant Diyabougou Moussa et Linguédjé et tout aussi impraticable, détruite qu’elle est par les eaux de pluies.

Dans le domaine des télécommunications, la zone n’est guère mieux lotie. De nombreuses localités de la zone n’ont toujours pas accès au réseau de télécommunications et, dans certains cas, elles doivent compter avec le réseau gambien.

L’Aimm note qu’elle a salué à plusieurs reprises les efforts de l’Etat dans la zone de Médina-Mary. Elle se réjouie de l’écho favorable de cet appel auprès des autorités compétences, afin de désenclaver la zone frontalière des départements de Vélingara et de Médina Yoro Foula.

B. B. S.

La digue anti-sel de la vallée de Diégoune, réalisée par le Projet pôle de développement de la Casamance et qui en est à sa deuxième année de fonctionnement, fait actuellement le bonheur des populations des villages polarisés. Des responsables de comités de vallées du département de Bignona ont visité l’ouvrage et se sont déclarés impressionnés par ses nombreux impacts positifs sur la vie des populations locale

Vallée de Diégoune, dimanche 23 avril, 13h50. Nous sommes dans une des communes de l’arrondissement de Tendouck, à 20 km à l’Ouest de Bignona, le chef-lieu de département. Il fait une chaleur de plomb. Mais, Cheikh Ousmane Coly et le groupe de paysans qui sont sur les lieux depuis déjà trois quarts d’heure ne s’en émeuvent pas. Ils ont, au contraire, une attention passionnée sur les villageois qui leur font le récit des transformations positives que la vallée a subies ces deux dernières années grâce à la digue anti-sel qui y est construite par le Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc).

M. Coly et ses collègues agriculteurs sont surpris et émerveillés par les impacts positifs de l’ouvrage. Ils sont tous des membres des comités de vallées dans leurs localités respectives. Ils proviennent des villages de Kafess, Diarone, Boutolate, Bagaya, Diatock, Djimande, Mandégane, Niamone, Guérina, Kabiline (Bignona). Et ils sont venus visiter la digue de Diégoune pour s’imprégner de ses premiers résultats dans la vallée du village et des perspectives qu’elle offre aux populations locales. Il s’agit d’une visite d’échange et de partage d’expériences des comités de vallées partenaires du Ppdc. Elle est à l’initiative du maire de la commune, El Hadj Sonko, des responsables du Ppdc dont le président de son comité de pilotage Séckou Sambou et son coordonnateur Youssouph Badji.

Des impacts positifs sur le vécu des Diégounois
Les hôtes du jour de Diégoune sont contents de savoir que la digue a permis de protéger 80 hectares de terres qui sont devenus exploitables dans la vallée du village. « Ce qui ne l’était pas avant, puisque les infiltrations des eaux saumâtres empêchaient le riz de boucler son cycle », a indiqué le patron de l’Unité de coordination du Ppdc, Yousouph Badji.

Cheikh Ousmane Coly, qui est le secrétaire du comité de vallée de Niamone, s’est déclaré impressionné par un certain nombre de faits réels liés à la réalisation de la digue visitée: l’augmentation des emblavures, le triplement de la production, la réapparition des poissons dans la vallée, l’implication de toutes les couches de la population (femmes, vieux, autorités locales, jeunes garçons et filles) dans le développement du village, chef-lieu de commune. Quant au président du comité vallée de Diengue-Guérina, Edouard Diatta, il a cité la régénération de la palmeraie de Diégoune et la bonne reprise de son exploitation. Il en est de même des manguiers dont certains totalisent trois récoltes par an. Notre interlocuteur n’a pas oublié de mentionner que les villageois ont récupéré aujourd’hui 13 puits dont l’eau n’était plus consommable.

« Actuellement, la nappe s’est adoucie », a assuré le coordonnateur du Projet pôle de développement de la Casamance. Pour sa part, le président du comité de vallée de Djimande, Lamine Diémé, s’est réjoui des possibilités qui s’offrent désormais aux populations de Diégoune pour s’investir dans l’horticulture, l’aquaculture, entre autres activités génératrices de revenus, et améliorer ainsi leurs conditions de vie. « La digue-piste anti-sel longue de 1. 600 mètres et dotée de deux ouvrages de gestion de la lame d’eau leur donne l’opportunité de s’y employer à grande échelle, aussi bien en hivernage qu’en contre-saison », a argumenté M. Diémé.

Gestion des vallées et entretien des ouvrages hydro-agricoles  
 Cheikh Ousmane Coly et ses collègues agriculteurs du département de Bignona peuvent se frotter les mains. Ils vont pouvoir bénéficier des mêmes avantages dans leurs vallées respectives, où le Ppdc vient de terminer la réalisation de digues identiques, avec des ouvrages de gestion de la lame d’eau. Néanmoins, nos vis-à-vis ont souhaité de la part de leur partenaire, le Ppdc, des sessions de formation pour une bonne gestion des vallées et un entretien correct des ouvrages hydro-agricoles mis à la disposition des populations par l’Etat à travers le Projet pôle de développement de la Casamance.

Ils ont également insisté sur la désignation d’une personne qui va être chargée exclusivement de la gestion desdits ouvrages. « L’objectif visé est que ces infrastructures puissent profiter aux populations bénéficiaires et que ces dernières ne souffrent pas de leur mauvaise utilisation », a souligné le président du comité vallée de Diengue-Guérina, Edouard Diatta.

Cet entretien régulier des digues tient beaucoup à cœur le coordonnateur du Ppdc. Certes, ces digues qui ont été faites en entreprise peuvent avoir une durée de vie de 15 ans voire même plus, mais Youssouph Badji a précisé que cela suppose un entretien rigoureux et régulier. « Et il faut préparer les populations locales à cela ». A son avis, cet entretien n’est pas quelque chose de difficile : « A chaque fois qu’il y a des pertes de ressources de terre, dues aux ruissellements provoqués par les pluies, il faudra tout simplement remettre la terre et compacter ».

Par ailleurs, M. Badji a annoncé la formation et l’équipement des populations en matériels appropriés (brouettes, pelles, etc.) pour permettre à ces dernières d’entretenir régulièrement les ouvrages hydro-agricoles qui sont mis à leur disposition.
Le président du comité de pilotage et le coordonnateur du Ppdc n’ont pas manqué de mettre à profit cette visite d’échange et de partage d’expériences pour expliquer aux comités de vallées leur vision de l’organisation et de l’équipement qu’ils comptent leur proposer. La finalité est que les 1. 000 hectares de vallées qui vont être aménagés par le Ppdc dans le département de Bignona puissent être exploités de façon optimale.

Un reportage d’El Hadj Moussa SADIO

Thiès: L’inter-collectivité entre des communes du Sénégal et de la Belgique a pris forme à Thiès et est traduite en actes depuis 2011, au mois de mars plus précisément.

Un mémorandum de partenariat entre les communes de Keur Moussa, Pout et Diender (Sénégal) et des communes belges de Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et Nevele a donné corps à une inter-collectivité. Un partenariat qui est fondé sur des enjeux qui s’inscrivent dans une vision commune de développement durable, d’échange d’expériences et d’expertises. Tout est parti du Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) qui accompagne depuis 1999 les collectivités locales de Diender, Pout, Keur Moussa, Fandène, Darou Khoudoss et Diamniadio, pour une meilleure appropriation de la politique de décentralisation. « Ce processus a permis de doter ces collectivités d’outils de gestion tels que des Plans locaux de développement (Pld), des cadres de concertation et les a aussi conduites à réfléchir entre elles sur les enjeux qu’elles partagent et les moyens à mettre en œuvre pour construire des convergences », nous explique André Demba Wade, coordonnateur du Graim.

Ainsi, ajoute-t-il, « dans un souci de gérer les enjeux socio-économiques qu’elles ont en commun, compte tenu du fait qu’elles partagent le même espace géographique, trois des collectivités locales précitées, à savoir celle de Keur Moussa, de Pout et de Diender, ont exprimé le désir de former une inter-collectivité (KeMoPoDi). Elles ont ainsi entamé un processus de création d’une entente fondée sur différents problèmes et enjeux communs à résoudre. Parallèlement à cette initiative d’inter-collectivité, est née aussi la volonté de nouer un partenariat avec des collectivités locales du Nord dans l’idée d’une coopération décentralisée Nord-Sud ».

Convention de partenariat
C’est dans cette dynamique que des communes du Royaume de Belgique, à savoir Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et Nevele, constituées en une inter-collectivité (LoWaZoNe) se sont manifestées pour nouer un partenariat avec leurs homologues du Sénégal : Keur Moussa, Pout et Diender constituées en inter-collectivité (KeMoPoDi). « Le processus fut donc enclenché en mars 2008 avec la visite d’immersion d’une délégation de volontaires de LoWaZoNe à Pout, Diender et Keur Moussa. Une visite qui a abouti à la mise en place d’un comité de pilotage et la signature d’une convention de partenariat entre LoWaZoNe et KeMoPoDi autour de trois axes : environnement, santé et éducation.

En 2011, il s’en est suivi la signature du mémorandum de collaboration et de partenariat, un acte qui est venu formaliser et confirmer la collaboration et l’échange entre les deux inter-collectivités de la Belgique et du Sénégal », fait noter André Demba Wade. Ainsi une démarche partenariale a été instituée entre les deux inter-collectivités dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la gestion des ressources naturelles.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Toubacouta, dans le département de Foundiougne, est aujourd’hui une ville en pleine croissance et son maire compte dérouler des projets susceptibles d’avoir un impact fort sur l’image de sa ville. La priorité, a indiqué Pape Seydou Dianko, reste l’aménagement urbain pour donner plus d’attractivité à sa commune.

Depuis quelques années, Toubacouta connaît une expansion extraordinaire accompagnée d’un important boom démographique. Et le maire et son équipe veulent prendre les devants pour donner à cette ville aux énormes potentialités (tourisme, pêche, agriculture, artisanat) une attractivité digne de son rang. Selon Pape Seydou Dianko, Toubacouta est une zone d’avenir dans la région pour plusieurs raisons. « Toubacouta va abriter le campus universitaire. Une délibération a été déjà faite sur 100 ha. Il y a aussi la base militaire. Avec notre proximité avec la Gambie, ce camp va régler le problème de la sécurité dans le département », a-t-il dit. De plus, a-t-il indiqué, Toubacouta est devenue une destination pour les investisseurs privés qui veulent s’installer dans la zone.

Avec tous ces projets, a-t-il indiqué, Toubacouta doit garder l’image d’une nouvelle moderne. C’est pourquoi, a-t-il indiqué, la commune a pris les devants pour réaliser dans un premier temps l’aménagement de 5000 parcelles pour éviter l’occupation anarchique. « Comme on n’a plus de problème de construction de salles de classe et de postes de santé, tout ce que nous allons récolter va être investi dans l’aménagement de la ville de Toubacouta », a fait savoir le maire. Une enveloppe de 10 millions de FCfa est, selon M. Dianko, prévue dans le budget de la commune pour réaliser cet aménagement. De même, a-t-il souligné, les frais de lotissement ont été revus à la hausse, passant de 20.000 à 50.000 FCfa. « Avec 5000 parcelles, les retombées vont nous aider à investir dans la voirie, même si nous avons un partenariat avec Eiffage qui va nous aider à dégager les allées et voies de communication pour donner à Toubacouta un visage digne de ce nom », a affirmé le maire. « Ce que nous voulons, c’est avoir une ville propre, moderne et attractive », a-t-il ajouté

Seuls 8 villages sur 52 n’ont pas accès à l’eau
Toubacouta, selon son maire, sera dotée prochainement d’un marché, de même qu’un village artisanal pour un coût de 1 milliard de FCfa. La délibération pour cet espace dédié aux artisans a été déjà faite, selon Pape Seydou Dianko.

Pour le maire, l’accès à l’eau est aujourd’hui une réalité à Toubacouta. « Sur les 52 villages et hameaux, seule une quinzaine avaient de l’eau. Aujourd’hui, seuls 8 n’ont pas encore accès à l’eau. Un nouveau forage est en train d’être construit et permettra à tous les villages et hameaux d’être alimentés. C’est un projet de 2,7 milliards de FCfa et nous le devons à l’appui de l’État, du président Macky Sall », a-t-il dit. Pape Seydou Dianko a également remercié le président de la République pour la réhabilitation du ponton de Missirah pour un montant de 150 millions, mais aussi du Centre de pêche pour un coût global de 2 milliards de FCfa.

Ce centre, a-t-il noté, est un noyau dur pour Toubacouta qui vit également de la pêche, avec notamment les pirogues qui viennent de Ndayane, de Bassoul et de partout pour faire leurs campagnes à Missirah. « Avec la réhabilitation du ponton et du centre, le secteur de la pêche va connaître son essor et contribuera fortement à l’économie locale », a noté Pape Seydou Dianko, qui s’est aussi félicité des efforts consentis par son équipe dans le domaine de l’éducation. « En 2009, nous avons trouvé 56 abris provisoires. Aujourd’hui, nous sommes à 42 écoles primaires, un lycée et 7 collèges d’enseignement moyen (Cem). Il n’y a pas un seul abri provisoire à Toubacouta. On n’a pas de problème de construction de salles de classe, on ne fait que clôturer les écoles qui se trouvent près de la route nationale pour éviter les cas d’accident », a-t-il relevé. Toutefois, a-t-il ajouté, beaucoup d’efforts restent à faire dans le domaine de l’électrification, même si la situation a quelque peu évolué.

Avec toutes les mutations en cours, Pape Seydou Dianko est d’avis que les populations de Toubacouta doivent être en premières lignes. « Notre ville va abriter d’importants projets demain. Il nous faut donc préparer le terrain, les populations et faire de la formation des jeunes un cheval de bataille pour qu’ils puissent bénéficier des opportunités d’emplois ».

M. SAGNE et S. O. FALL

Une vingtaine de participants venus des villes de Praia au Cap-Vert, de Douala au Cameroun et de Dakar au Sénégal prennent part, depuis hier, et ce pour 05 jours, au Centre de formation professionnelle et de perfectionnement municipal de la ville de Dakar, à la formation de formateurs en techniques de micro-jardinage.

Il s’agit, comme a tenu à le préciser le représentant du maire de Dakar, Ndiouga Sakho, qui a présidé l’ouverture de la formation, de renforcer les capacités des municipalités de Douala et de Praia afin de favoriser l’émergence d’une agriculture autonome, économe et durable à travers le micro-jardinage et d’améliorer les conditions de vie des familles en enrichissant les qualités nutritionnelles des aliments et en générant des revenus additionnels.

Une formation qui va permettre aux participants d’acquérir des capacités techniques de la technologie du micro-jardin et de les répliquer dans leurs villes respectives. « La formation va valoriser les compétences des participants sur la thématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des micro-jardins comme un des leviers de l’agriculture urbaine et périurbaine », a noté l’assistant du représentant de la Fao au Sénégal, Cheikh Guèye. La Fao, pour faire face à la problématique de l’insécurité alimentaire, a développé l’initiative « City to City » qui justifie un accompagnement des institutions, des gouvernements et des organisations locales en Afrique subsaharienne afin de rendre leurs villes et régions plus interconnectées et plus sécurisées sur le plan alimentaire et nutritionnelle. Une manière de renforcer les systèmes alimentaires urbains pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le pacte de Milan sur les politiques alimentaires urbains, comme a tenu à le souligner Ndiouga Sakho, qui est destiné à impliquer les autorités décentralisées et plus précisément les maires des villes aux côtés des autorités nationales dans les stratégies de sécurité alimentaire et nutritionnelle, est venu renforcer le dispositif d’accompagnement cité plus haut.

Un cadre dans lequel la Fao a signé un protocole avec la ville de Dakar portant sur l’expansion de la technologie du micro-jardin de la ville de Dakar à deux autres villes africaines qui ont exprimé un grand intérêt pour l’initiative, notamment les villes de Douala et de Praia. Des cours pratiques et théoriques, de même que des visites de sites seront au menu de la formation et permettront aux deux villes de concevoir et de développer un projet de micro-jardin avec la création d’un centre de formation et de démonstration pilote. Le suivi et l’assistance technique des deux villes est assurée après la formation ; tout comme les villes ont un plan d’extension du micro-jardin.

B. B. SANE

La salle de délibération de la mairie de Keur Massar a abrité hier un atelier à l’initiative du Programme de modernisation des villes (Promovil). L’objectif est de porter à la connaissance de la population locale les différents projets qui sont retenus pour être exécutés dans le territoire communal de Keur Massar. La rencontre s’est tenue en présence de Seydou Diouf, conseiller spécial du chef de l’État en charge du suivi de Promovil.

Retenue comme étant une commune pilote dans le cadre du Promovil, Keur Massar va bénéficier de 20 kilomètres de voirie, des ouvrages d’assainissement, de l’éclairage public ainsi que des mesures d’accompagnement parmi lesquelles on peut citer la formation des jeunes et des femmes, la réhabilitation d’infrastructures sociales de base, etc. Coordonnatrice de Promovil, Astou Diokhané Sow a estimé que les travaux qui seront réalisés vont aider à améliorer la mobilité urbaine voire les conditions de vie des populations.

Pour sa part, Seydou Diouf qui est le conseiller du chef de l’Etat en charge du suivi du Promovil a rappelé que ce programme vient en soutien au monde urbain après que le président de la République a lancé le Pudc qui s’intéresse au milieu rural avec les mêmes objectifs de désenclavement, d’accès à l’eau, d’éclairage en milieu rural, d’allègement des travaux. « Promovil arrive en milieu urbain pour améliorer la mobilité et l’esthétique urbaines, de même que l’assainissement, renforcer l’éclairage public pour les besoins de sécurité des populations », a-t-il déclaré. « Il s’agit d’un programme pour lequel le chef de l’Etat a pensé débloquer des ressources en vue de démarrer le travail et cela a été une démarche heureuse car, immédiatement après, les partenaires techniques et financiers traditionnels s’intéressent au projet. Déjà la Banque africaine de développement (Bad) a rejoint le gouvernement du Sénégal dans cette démarche », a-t-il ajouté.

A l’en croire, le président de la République a demandé à ce que la philosophie de Promovil irradie la démarche d’Ageroute et lui permette d’entrer dans toutes les collectivités locales traversées et de faire du désenclavement, de la mobilité urbaine, de l’assainissement, des infrastructures scolaires, des équipements sociaux de base, etc.

Seydou Diouf a annoncé que les collectivités locales sont, elles aussi, interpelées car autant le chef de l’Etat a voulu suppléer les collectivités locales en faisant dans l’investissement, autant les collectivités locales sont interpelées sur l’entretien. Il a souligné que l’entretien est une exigence. « Il est bon de réaliser des routes, mais il est encore mieux de les entretenir. Et là, le président de la République insiste beaucoup sur l’implication des collectivités locales dans l’entretien de toutes les infrastructures qui sont réalisées dans le cadre de Promovil », poursuit-il.

Abdou DIOP

Le projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc), chiffré à 32 milliards de FCfa et en cours d’exécution depuis deux ans et demi, est à un taux de décaissement de 47% qui pourrait passer à 60% en juin prochain, compte tenu des travaux très avancés, notamment ceux des pistes de production. « 2017 pour nous, est l’année où nous ferons la réception provisoire de toutes les pistes », a assuré le coordinateur du projet, Youssouph Badji.

Déjà, la piste de production Pata-Kolda, longue de 66 km, est à plus de 90 % de réalisation. Sa réception provisoire interviendra avant l’hivernage prochain. Il en sera de même pour la boucle du Fogny (69 km), qui connaît un taux d’exécution de 40%. Le Ppdc s’achemine également vers la réception provisoire des ouvrages hydro-agricoles, qu’il a presque fini de réaliser dans les vallées de Bignona. « Nous voulons que les 1.000 hectares, sur lesquels nous sommes en travaux depuis l’année dernière, puissent être exploitables cet hivernage », a révélé le patron de l’unité de coordination du projet Pôle de développement de la Casamance.  

M. Badji a annoncé d’autres chantiers qui vont démarrer avant l’hivernage, notamment à Ziguinchor, précisément à Mpack. Dans cette localité, le Ppdc va accompagner la commune de Boutoupa-Camaracounda dans l’aménagement de ses vallées. Cela va contribuer à aider les populations, atteintes par le conflit casamançais et qui étaient parties, à trouver des conditions favorables à leur développement socio-économique.

El Hadj Moussa SADIO

Ngolfagnick ou la forêt de l’éléphant en sérère est un village situé au cœur de la vallée du Diobass où la végétation luxuriante faisait de l’endroit un lieu propice à une belle vie au point que les éléphants avaient voulu aussi en profiter.

Mais, depuis l’installation de la sécheresse au début des années 1970 entraînant des hivernages moins pluvieux sur toute l’étendue du Sahel, la faune tout comme la flore ont quasi disparu, laissant une vaste cuvette dénudée. Si à cela s’ajoute un enclavement dû au manque de pistes de production, d’un collège d’enseignement moyen, d’accès à l’électricité et surtout d’un projet agricole à même d’utiliser une main-d’œuvre jeune et disponible, Ngolfagnick, à l’image de sa position géographique, était au fond du trou de la précarité.

Ce week-end, l’inauguration du projet agricole Lion Beemster Boer de Ngolfagnick qui s’étend sur 100 hectares dont les 22,5 sont déjà emblavés en oignon, en plus des installations faites pour un investissement global estimé à 650 millions de FCfa, est en train de changer le visage du village de Ngolfagnick et des autres hameaux environnants. Aujourd’hui, outre la vingtaine d’emplois permanents générés par le projet, plus de 200 journaliers en profitent.

Et dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, Beemster Boer, une géante néerlandaise reconnue à travers le monde dans la production et de la vente d’oignons de qualité, a déjà construit une piste de production reliant Ngolfagnick à l’axe Thiès-Sindia en allant sur Mbour, réhabilité, équipé et doté la case de santé en médicaments. Les femmes ont bénéficié d’une salle d’accouchement et de deux toilettes.

La coopération sénégalo-néerlandaise axée sur le concret
« La vente des productions étant un maillon important de la chaîne aussi bien pour les importateurs sénégalais que l’entreprise néerlandaise justifie la pose de la première du marché de Ngolfagnick tout comme la création d’un centre de formation aux métiers agricoles et connexes », a indiqué Alioune Sarr, maire de la commune de Diobass.

Selon lui, ces infrastructures sont des doléances posées par les populations en 2009 lorsqu’il était venu briguer leurs suffrages pour son premier mandat à la tête de la collectivité locale. « Nous sommes heureux davoir réussi à gagner ce pari », a-t-il lancé.

En présence de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, Théo Peters, du promoteur du projet, de son coordinateur, Hans Hams, le maire a magnifié la coopération entre les Pays-Bas et le Sénégal, un gros client des oignons hollandaise. « Ce projet initié par une entreprise privée néerlandaise, bien accueillie par les autorités municipales et coutumières du Diobass, prouve la disponibilité des autorités de l’ambassade dans la mise en relation pour un partenariat gagnant-gagnant. Car notre unique préoccupation est de faire en sorte que les populations soient heureuses là où elles vivent », s’est-il félicité. Il a exhorté les populations à s’engager pour un développement harmonieux de leur localité.

Face aux populations fortement mobilisées pour les accueillir dans la pure tradition sérère aux rythmes des chants et des danses, l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, Théo Peters, a d’abord salué la chaleur de l’accueil. Puis, il a confié que son pays, à travers son secteur privé, est prêt à investir dans les secteurs de la pêche et l’agriculture au Sénégal. « Deux axes importants pour assurer l’autosuffisance alimentaire mais aussi source évidente de transformations sociales du point du vue du nombre d’emplois qu’elles peuvent générer », a-t-il noté.

Enfin, il a souligné toute la place qu’occupe la production agricole dans le Plan Sénégal émergent. Ce qui le pousse à encourager les entreprises de son pays à faire de la prospection au Sénégal en vue d’y nouer des partenariats féconds.  
Une visite du périmètre agricole, équipé au goutte à goutte, a permis de constater sur les deux hectares de la partie expérimentale, une production d’oignon de qualité, estimé entre 30 et 50 tonnes.

C’est sur cette note d’espoir à vivre un avenir radieux dans la zone de la vallée autour de Ngolfagnick qui a mis fin à l’évènement.

Mbaye BA

L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) a procédé, samedi dernier, à la signature de protocoles avec 9 radios communautaires de la région méridionale pour la réalisation et la diffusion d’émissions radiophoniques sur les réalisations du projet Ppdc.

 L’objectif visé est d’en informer largement les populations bénéficiaires afin que ces dernières puissent se les approprier et les pérenniser. L’Anrac est un des partenaires du projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Ledit projet lui a confié tout le travail d’information et de sensibilisation des communautés de base sur sa démarche, ses réalisations et actions envisagées. A ce titre, elle met en œuvre, pour le compte dudit projet, des activités d’information, de sensibilisation, de communication et de mobilisation sociale des communautés. Son directeur des opérations, Oumar Cissé, a indiqué qu’elle doit beaucoup communiquer afin de rendre visibles les réalisations du Ppdc, d’éclairer le rôle de chaque acteur engagé dans sa mise en œuvre et de mobiliser les communautés pour assurer la pérennité de ses réalisations.

Pour ce faire, M. Cissé a estimé que les populations bénéficiaires doivent « systématiquement et régulièrement » être bien informées. Il n’a donc pas manqué d’inviter les radios communautaires à s’engager aux côtés de son agence pour donner une information régulière aux populations et atteindre les objectifs du projet Pôle de développement de la Casamance. Le coordonnateur du projet, Youssouph Badji, et le président de son comité de pilotage, Séckou Sambou, y ont insisté. Ils ont demandé aux radios communautaires de faire preuve de beaucoup d’engagement et de sacrifice pour qu’avec le Ppdc, elles puissent contribuer à réduire la vulnérabilité des jeunes (garçons et filles), ainsi que des femmes en Casamance et à asseoir un développement équitable et durable au sein des terroirs de cette partie de la région méridionale du Sénégal.

MM. Badji et Sambou n’ont pas manqué de faire remarquer que le Ppdc est un des projets phares du chef de l’Etat et que sa réussite est une affaire de tous les habitants de la Casamance naturelle (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), entre autres Sénégalais.

El Hadj Moussa SADIO

Le maire de la commune par ailleurs ministre des Sports, Matar Bâ, et le directeur de l’Afrique de l’Ouest de l’association mondiale de la jeunesse musulmane, Mouhamet Fathy, ont procédé, jeudi dernier, à la pose de la première pierre des travaux de construction d’une nouvelle grande mosquée qui sera bâtie sur 400 m2 en présence du gouverneur de région, Souleymane Ciss, du premier conseiller de l’ambassade de l’Arabie Saoudite au Sénégal, Thierno Kâ, et des populations.

La commune de Fatick disposera bientôt d’une nouvelle grande mosquée qui sera bâtie en lieu et place de l’actuelle grande mosquée au quartier Peulgha. Lors de la cérémonie de pose de la première pierre des travaux qui seront entièrement financés par l’Ong saoudienne « Association mondiale de la jeunesse musulmane », le maire de la commune a rappelé que cette mosquée est la première des mosquées de Fatick, si bien que sa réhabilitation a toujours été une préoccupation des autorités locales. Selon Matar Bâ, le président de la République Macky Sall, lorsqu’il était Premier ministre, a eu à prendre contact avec cette Ong saoudienne pour la construction d’une nouvelle grande mosquée. Aujourd’hui, a-t-il déclaré, cette Ong est venue offrir ce bijou au président de la République Macky Sall et à tous les musulmans de la commune de Fatick. Matar Bâ a saisi cette occasion pour remercier le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, qui l’a appelé et l’a mis en rapport avec les partenaires saoudiens. De plus, a-t-il annoncé, les travaux vont durer six mois. La mosquée sera bâtie sur une superficie de 400 m2 avec des toilettes (hommes et femmes), une morgue et des lieux pour les ablutions. Pour Matar Bâ, cela va accompagner le développement de Fatick qui est en chantier et changer le visage de cette ville.

Oumar Ngatty BA

La journée nationale du talibé a été organisée avant-hier par le maire de Patte d’Oie à travers une cérémonie de levée de couleurs. Celle-ci vise à promouvoir le civisme.

Au terme de la cérémonie solennelle, Mamadou Mbodji Diouf, coordonnateur du Projet d’appui à la modernisation des «daaras» (Pamod), est revenu sur la volonté affichée de l’Etat de réaliser cette politique. Il a indiqué qu’avec la Banque islamique de développement (Bid), le Sénégal va construire 64 «daaras» en phase test pour un coût de 100 millions de FCfa par «daara». Cette modernisation est un moyen de former les maîtres coraniques, enseignants, directeurs et inspecteurs afin qu’ils soient mieux outillés. Il a aussi déclaré que les «daaras» seront équipés. « L’Etat du Sénégal, à travers la modernisation, veut connaître le nombre de «daara» au Sénégal et leur géo-localisation », a-t-il souligné.

Le coordonnateur du Pamod a fait savoir qu’un « Waqf » (fondation) sera créé et avec l’érection d’un immeuble en plein centre-ville, il sera mis en location, faire fructifier ses revenus pour les reverser aux «daaras». « A travers la modernisation, nous dépasserons l’éradication de la mendicité. Nous voulons changer le regard sur les «daaras». Si l’objectif du Pamod est atteint, le Sénégal sera un pays pilote dans les «daaras» », a-t-il confié. Le maire Banda Diop a expliqué l’importance du drapeau et le sens des couleurs. Pour lui, le respect des symboles institutionnels est à inculquer aux enfants.

Pour sa part, l’imam et maître coranique, Mansour Samb, a salué cette initiative, une première du genre. A l’en croire, avec l’actuel régime, les «daaras» commencent à être mieux considérés. De son côté, l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) des Parcelles Assainies, Momar Kébé, a plaidé pour une perpétuation d’une telle initiative.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans l’optique d’accompagner les artisans dans le cadre du programme de formation qualifiante pour mieux participer à la satisfaction de la commande publique nationale, une trentaine de maîtres artisans de Tambacounda avaient été sélectionnés par la chambre des métiers et envoyés à Kolda pour une formation assurée par l’Office national de la formation professionnelle (Onfp).

L’objectif d’un tel processus, explique le président de la chambre consulaire, Abdoulaye Sarr, était de les former dans le respect des normes de finition des ouvrages réalisés mais aussi dans la présentation, afin qu’ils soient plus compétitifs. Après le succès retentissant obtenu à Kolda par les maîtres artisans en menuiserie ébénisterie (tous les participants avaient réussi le test), une cérémonie de remise d’attestation à la dimension des efforts consentis a été initiée par la chambre des métiers. En présence du directeur de l’ingénierie et des opérations de formation de l’Office national de la formation professionnelle, tous les maîtres artisans affiliés à la chambre des métiers de Tambacounda et ayant subi la formation ont reçu leur attestation.

La cérémonie qui avait pour cadre la salle de délibération de la mairie a aussi enregistré la présence du député maire Mame Balla Lô. L’ Onfp, par le biais de son directeur chargé de l’ingénierie et des opérations de formation, justifie la session de formation par la requête qu’avait adressée la chambre consulaire à leur structure. « C’est une demande qu’avait formulée l’Onfp, dans sa mission de doter le travailleur d’une qualification afin de pouvoir mieux exercer son métier. Une demande à laquelle il a tout de suite répondu favorablement, explique Ousmane Sène.

Aujourd’hui, malgré les rigueurs de notre structure dans la délivrance de diplômes, tous les artisans de Tambacounda ont réussi les tests. Cela traduit la volonté et la compétence des artisans de la région, se réjouit-il. C’est pourquoi, promet-il, un accompagnement leur sera apporté afin qu’ils puissent soumissionner à des marchés publics, surtout dans le cadre du programme mobilier national où un quota assez significatif leur a été alloué par le chef de l’Etat. D’ailleurs, informe-t-il, plus d’une vingtaine d’artisans ont déjà été formés dans ce sens.

Pape Demba SIDIBE

Les deux collectivités locales de Rufisque ville et la commune de Rufisque-Est ont initié le projet « Carré d’or » qui ambitionne de construire, au cœur de la ville, quatre tours, un marché, des résidences et un centre commercial. Le coût total du projet est évalué à plus de 40 milliards de FCfa.

C’est un ambitieux projet que la ville de Rufisque et la commune de Rufisque-Est s’apprêtent à lancer dans la « vieille » ville. Il s’agit d’ériger sur le site du marché central quatre tours de 20 étages chacun, un centre commercial de 184 commerces, des résidences et un marché flambant neuf d’une capacité de 1.200 places. Ce projet intitulé « Carré d’or » a été proposé et approuvé par les conseils municipaux respectifs. Il est aujourd’hui en bonne voie, d’autant plus que, selon le maire de la commune de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, il y a eu déjà l’approbation du président de la République ainsi que du ministre de l’habitat, Diène Farba Sarr. Pour lui, le « Carré d’or » va donner à Rufisque toute sa centralité face aux pôles de Diamniadio, du Lac Rose et de l’aéroport international Blaise Diagne qui l’entourent. « Devant tous ces projets de l’Etat, nous ne voulons pas que Rufisque soit le dortoir de ces nouvelles cités, mais nous souhaitons que nos petits-fils puissent grandir et trouver une ville moderne avec ses tours et ses jolis monuments », a argué Boubacar Albé Ndoye.

Le conseiller du maire de la ville de Rufisque, Amadou Sène Niang, rassure que ce projet sera « un mariage » entre l’ancien et le nouveau Rufisque et toutes les spécificités de Rufisque seront sauvegardées.

Salif Dramé, l’administrateur de Immosen, l’entreprise immobilière en charge du projet, précise que celui-ci ne peut « aucunement » constituer une menace pour le patrimoine de Rufisque, d’autant plus que la construction se fera avec les pierres de Rufisque et l’architecture va s’inspirer du monde de la pêche et de l’artisanat local.

Cette même entreprise, associée à des partenaires chinois, a déjà donné des garanties sur le financement du projet qui s’élève à un peu plus de 40 milliards de FCfa.
Cette entreprise s’est aussi engagée à réhabiliter, dans le cadre de ce projet, la grande mosquée de Keury Souf, la place Gabard, l’église Sainte Agnès et le poste de santé. Quant aux deux collectivités locales (ville et commune de l’Est), elles ont déjà fourni des assiettes foncières jusqu’à 3,7 hectares pour y construire le projet.

Maguette NDONG

Le tout nouvel hôtel de ville de Tivaouane sera inauguré ce vendredi. Un complexe de dernière génération d’un coût de plus de 600 millions de FCfa entièrement supporté par l’Etat. La cérémonie sera présidée par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr.

C’est en 2013 que l’ancien ministre de la Décentralisation, El hadji Oumar Youm, avait lancé les travaux après l’incendie de l’ancienne mairie de la ville lors de l’élection présidentielle de 2012 (11 mars).

L’équipe dirigeante d’alors dirigée par le député maire El Hadji Malick Diop, en plus de rechercher des espaces pour accompagner l’extension de la ville avec son nouveau développement urbain, avait vu la nécessité de réorganiser de façon définitive le centre-ville à travers l’aménagement d’espaces autour des grandes mosquées et mausolées, la réhabilitation de la place El hadji Malick Sy et la définition d’un nouveau plan de circulation dans le centre-ville afin d’assurer une fluidité du trafic à tout moment et surtout lors des nombreuses manifestations religieuses. Mais surtout la construction d’un nouvel hôtel de ville dont le processus a été accéléré avec l’incendie de l’ancienne mairie. « La conception et la réalisation ont été faites dans un esprit inclusif par les techniciens de l’Etat, l’entreprise, les agents de la mairie et le chef de quartier Fogny, qui est de surcroît une dame », a laissé entendre El Hadji Malick Diop, ancien maire de Tivaouane joint par téléphone. Il a d’ailleurs indiqué que « le choix du site était guidé par sa proximité avec l’esplanade des mosquées ».

La nouvelle mairie est située dans un périmètre de 120 sur 60 m sur le site anciennement occupé par le théâtre de verdure au quartier Fogny qui servait de salle de spectacles pour les jeunes et de lieu de réunions politiques.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le village de Gorom 2, dans le département de Rufisque, étrenne un poste de santé d’un coût de 85 millions de FCfa, a appris l’Aps.

L’infrastructure sanitaire réalisée par la commune de Bambilor a été inaugurée jeudi en présence des autorités municipales, du ministre de la Pêche et du directeur de la Santé venu représenter le ministre de la Santé. Le poste de santé a été réalisé en partenariat avec l’Ong Réseau africain pour le développement intégré (Radi) qui a contribué à hauteur de 53 millions de FCfa, a précisé la municipalité dans un communiqué à l’Aps.

Dame Sall, directeur exécutif de l’Ong, a salué «un projet qui a été validé par l’Etat du Sénégal pour faciliter l’effectivité du droit à la santé des populations». Pour le directeur de la Santé, Docteur Papa Abdoulaye Diack, «la réalisation d’un tel projet renseigne sur le niveau de prise en charge par le maire des questions liées à la décentralisation». Le ministère de la Santé a offert au poste de santé des moustiquaires imprégnées et des produits d’hygiène. Pour sa part, le maire de Bambilor, Ndiagne Diop, a remis 1 million de FCfa au comité de gestion, indique le communiqué. La même source rappelle que la municipalité a déjà construit plusieurs infrastructures comme des foyers de jeunes, des terrains de football et de basket, des marchés, des postes de santé, entre autres.

La mairie, rappelle-t-on, s’est également engagée dans des travaux d’électrification et d’adduction d’eau dans certaines zones. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a salué la réalisation de cette infrastructure, soulignant que le maire de Bambilor «est en train de traduire concrètement l’émergence» de sa localité à travers différents actes en faveur des populations.

APS

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