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Régions (1175)

Dans un communiqué du mouvement national pour le Développement humain durable « Les 4K » qui nous est parvenu à la rédaction, il est souligné que le Forum « Convergences endogènes & intercommunalités » sur le développement humain durable se déroulera à Djibidionne dans le département de Bignona, le 29 avril 2017. Le forum est organisé par le Mouvement national pour le développement humain durable « les 4K » en collaboration avec les municipalités de Djibidionne et de Suelle, accompagnées des associations de développement de plus de 100 villages des communes de Suelle, de Djibidionne, de Sindian et d’organisations de la société civile nationales et internationales. Le Forum, à en croire les informations fournies par le coordonnateur du mouvement Magatte Dièye, se tiendra à la fois dans l’année d’aboutissement des Objectifs de développement pour le millénaire et l’année de lancement de l’Agenda post 2015 du développement, de la maturité de l’Acte 3 de la Décentralisation et de la mise en œuvre des politiques et programmes de développement du Plan Sénégal Emergent.

L’objectif d’un tel forum cherche, selon Magatte Dièye, à garantir une adéquation entre les projets de développement à réaliser et les besoins exprimés à la base. Il s’agira aussi de formuler des stratégies à mettre en œuvre, à partager avec l’ensemble des acteurs participant au développement du territoire (populations, société civile, élus, Etat, partenaires au développement, chefferies traditionnelles, coopération décentralisée, migrants, etc.). Le mouvement « Les 4K » vise, à travers cette activité, à promouvoir un développement endogène intercommunal concerté.

B. B. SANE

Les Ziguinchorois sont mécontents de l’inachèvement de la reconstruction du tronçon rond-point « Jean Paul 2-Aline Sitoë Diatta », dans le cadre de la réhabilitation de la RN6. Ils ont déploré le fait que les travaux soient arrêtés depuis plus d’un an. Ils souhaitent que l’Etat débloque la situation au grand bonheur des usagers et occupants des habitations riveraines.

Les populations locales ont expliqué qu’elles souffrent beaucoup des lenteurs qui sont notées dans les travaux de reconstruction de ce tronçon de la route du Sud, Ziguinchor-Tanaff-Kolda, située sur l’avenue Dr Gabriel Carvalho. « Nous ne connaissons pas les raisons et ne voyons même pas l’ombre d’un ouvrier. C’est comme si c’était un laisser-aller en ce moment ». Les Ziguinchorois ont déploré, entre autres désagréments, la fermeture de cette route à la circulation, contraignant ses usagers à faire un détour. Ils n’ont pas manqué de faire état de l’accès difficile de certaines maisons riveraines et des cas récurrents d’inondations durant l’hivernage dernier.

« Nous craignons que cela se répète cette année encore, puisque la reconstruction de la route n’est pas terminée, y compris les caniveaux pour l’écoulement des eaux pluviales vers le fleuve », a fait remarquer la dame Coumba Diatta, ménagère de son état et habitant le quartier Santhiaba.  Par ailleurs, les populationsdisent redouter une recrudescence des accidents sur ce tronçon, qui continue à être emprunté malgré sa fermeture. En fait, à cause son inachèvement, cet axe routier est très étroit pour l’instant et ne dispose d’aucun aménagement secondaire tel que les trottoirs, ralentisseurs et autres panneaux de signalisation. Selon cet administrateur de société, par ailleurs conseiller municipal, Jacques Idrissa Guèye, « nous sommes tous exposés à des risques d’accidents graves sur cette voie : piétons, cyclistes, automobilistes et cyclomotoristes ».

Il n’a pas occulté les personnes âgées, les enfants et les tout-petits ».
M. Guèye a cité l’exemple « des conducteurs des motos Jakarta qui roulent à tombeau ouvert, au risque de leur vie et de celle de leurs passagers ». Sans compter l’indiscipline de certains chauffeurs et conducteurs de motocyclettes, ainsi que le non-respect du code la route par beaucoup d’entre eux.

El Hadj Moussa SADIO

Grâce à un financement de 25 millions de FCfa du Programme national de développement local (Pndl), les populations d’une partie de la commune de Ndiébène Gandiole, plus précisément celles du village de Ricotte et des localités environnantes, bénéficieront d’un important projet d’adduction d’eau potable dans les plus brefs délais.

Au cours de la cérémonie officielle de lancement de ce programme d’extension du réseau d’eau potable vers Ricotte présidée par le maire de Ndiébène Gandiole, Arona Sow, les populations du Gandiolais ont poussé des cris de joie pour témoigner leur gratitude et leur reconnaissance aux autorités municipales de cette partie de l’arrondissement de Rao, aux autorités administratives, aux responsables du Pndl et de l’Agence régionale de développement (Ard), qui n’ont ménagé aucun effort pour leur permettre de nourrir l’espoir de disposer bientôt du liquide précieux.

Salimata Bâ et Khardiata Sow, au nom des populations de Ricotte, se sont réjouies de la mise en œuvre de ce projet qui envisage de mettre incessamment en place des bornes fontaines dans ce terroir. Elles ont vivement remercié le maire Arona Sow et son équipe pour l’intérêt particulier qu’ils accordent aux doléances du Gandiolais relatives à l’accès à l’eau potable.  Le maire s’est dit très touché par ces remerciements et a réitéré l’engagement indéfectible du président Macky Sall à tout mettre en œuvre pour permettre aux populations des villages les plus reculés, des localités les plus enclavées, d’avoir de l’eau potable en permanence.
 Arona Sow a également rendu un vibrant hommage à l’Ong « Le Partenariat », à Sicoval, qui a lancé, le mois dernier, à Ndoye Diagne, un autre programme d’extension du réseau d’eau potable à partir du nouveau château d’eau de Leybar.

Mb. Kh. DIAGNE

C’est dans une ambiance carnavalesque, riche en sons et couleurs, que le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a inauguré l’espace public « Khalifa Oumar Niane » bien aménagé dans la commune de Niandane (une localité du département de Podor située à plus de 200 km de Saint-Louis) par l’Agetip pour un coût global de plus de 80 millions de FCfa.

En présence du maire de la commune de Niandane, El Hadj Malick Gaye, par ailleurs Directeur général de l’Agetip, de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses du département de Podor, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a laissé entendre que cet espace est une très belle place pour l’organisation des grands évènements sociaux, économiques, religieux et culturels. Cette esplanade est juste à côté du mausolée d’El Hadj Oumar Niane, qui était un grand Mouhadam de Seydi Ababacar Sy.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr s’est surtout réjoui de la ferveur et de l’engagement des populations de la commune de Niandane derrière leur maire, El Hadj Malick Gaye: « c’est remarquable et c’est rare de voir cette symbiose entre un maire et ses populations. Je félicite et j’encourage El Hadj Malick Gaye pour les efforts constants et louables qu’il a déployés en vue de mobiliser derrière lui toute une population acquise à sa cause et résolument engagée à collaborer étroitement avec lui pour le développement de Niandane ». A en croire le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, le maire El Hadj Malick Gaye est dans la dynamique citoyenne et cela est rassurant.

Abdoulaye Diouf Sarr a également pris bonne note des du message fort délivré par les représentants des maires du département de Podor et de l’arrondissement de Thillé Boubacar.

A ce propos, il a précisé que ces derniers sont conscients que le développement du Sénégal sera porté par les territoires. Et, de ce point de vue, les représentants de ces maires ont formulé des préoccupations déjà prises en charge dans le cadre des différents programmes de l’Etat, notamment le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), et autres projets de développement de grande envergure mis en œuvre par le Pndl et l’Agetip.

Ici à Niandane, a-t-il ajouté, « nous réitérons l’engagement indéfectible du président Macky Sall à faire en sorte que le Sénégal se développe à partir de territoires viables, compétitifs et porteurs de développement ». Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a souligné que l’expérience enrichissante de Niandane fera tache d’huile dans notre pays grâce à la compétence avérée du maire El hadj Malick Gaye, qui prêche par l’exemple dans l’humilité et la discrétion. Le premier magistrat de Niandane s’est réjoui de cette mobilisation dont ont fait montre les populations pour adhérer massivement à ce projet d’aménagement de cet espace public et à toutes les actions de développement entreprises par son équipe municipale. Il a enfin réaffirmé sa farouche volonté de traduire en actes concrets la vision du président Macky Sall en matière de développement économique, social et culturel de la nation.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

« Bâtissons notre grande mosquée : un Mbourois, un sac de ciment ». Tel est le thème de la seconde édition de la randonnée pédestre de l’Association « Solidarité mbouroise » pour apporter un appui conséquent aux travaux de construction de la grande mosquée de Mbour qui s’est effondrée en 2008. Cette activité est prévue le dimanche 30 avril.

L’information a été donnée samedi par les membres de l’association, lors d’un point de presse au cours duquel il a été fait le bilan de la première édition qui a permis de rassembler un peu plus de 200 tonnes de ciment.

De l’avis de Fodé Danfa, les fonds et le ciment collectés n’ont même pas permis de faire la première dalle à cause de l’immensité du chantier qui nécessite plusieurs centaines de millions de francs. Selon Fodé Danfa, près de 25 millions de FCfa en nature et en espèce ont été remis à l’imam de la grande mosquée pour la réalisation des arcades, mais aussi pour compléter les poteaux. « Après estimation, les techniciens en charge des travaux ont fait savoir qu’il leur manquait 30 millions de FCfa pour réaliser la dalle », a-t-il indiqué.  L’objectif de cette randonnée pédestre est, selon le président de l’association « Solidarité mbouroise », de collecter au moins 50 millions de FCfa.

M. Danfa a jugé anormal que les travaux de cette grande mosquée traînent encore au vu des nombreuses potentialités dont regorge Mbour dans tous les domaines. Il a invité tous les fils du terroir à apporter leur contribution pour  finir les travaux dans les meilleurs délais.

S. O. FALL

De nombreux cadres supérieurs, fils et ressortissants de Saint-Louis ont tenu, samedi dernier, une assemblée générale dans la capitale du Nord en vue de mettre en place une nouvelle association apolitique, qui se mettra au service du développement économique et social de la ville.

Le président de séance, le Pr Mamoussé Diagne, a saisi cette occasion pour rappeler que « le seul parti qui compte pour tous les membres de cette association, c’est Saint-Louis ».

M. Diagne s’est réjoui de la mise en place d’un bureau provisoire de cette association, des contributions éminemment positives de tous ceux qui ont assisté à cette première assemblée générale, qui ont permis de réfléchir globalement sur le fonctionnement de cette nouvelle structure qui s’évertue à œuvrer pour le développement économique, social et culturel de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), longtemps considérée comme un centre d’excellence, de «téranga», du bon goût, de la mode et de la douceur.

Selon le Pr Mamoussé Diagne, cette association a pour but de rassembler les fils, amis et sympathisants de Saint-Louis, de toutes opinions, de toutes obédiences, de tous âges, pour réfléchir sur les problèmes auxquels est confrontée cette ville tricentenaire. Elle ambitionne de promouvoir le développement durable de cette vieille cité, de concevoir et de veiller scrupuleusement sur la mise en œuvre de projets de développement économique, social, environnemental, culturel, etc., de la ville de Saint-Louis. Il sera question également pour cette association, d’appuyer les initiatives, les actions et les programmes conçus pour exécution par les autorités municipales, départementales, locales et gouvernementales.

Au cours d’un débat large, démocratique, enrichissant et fructueux, il a été retenu que tout membre titulaire doit posséder une carte de membre, payer régulièrement ses cotisations et participer aux activités de l’association. Peut être membre d’honneur, toute personne qui aura témoigné, par ses actes, d’un intérêt marquant pour la ville de Saint-Louis (l’ancien maire de Saint-Louis, Abdoulaye Diaw Chimère a été proposé comme membre d’honneur).

La qualité de membre d’honneur est toutefois conférée par l’Assemblée Générale sur proposition du bureau. Cette association qui n’a pas encore de nom (de nombreuses propositions faites dans ce sens ont été enregistrées et seront étudiées) peut également comprendre en son sein un collège de conseillers dont les membres sont choisis par l’Assemblée Générale en fonction de leur expérience et de leurs capacités à aider à la réflexion et à la mise en œuvre des programmes économiques, sociaux et culturels.

Synergie prometteuse
L’Imam Ratib de la grande mosquée de la pointe Nord de l’île de Ndar, Cheikh Ahmeth Tidiane Diallo, a formulé d’intenses prières pour un succès éclatant de cette association en gestation, qui se veut le porte-étendard d’un engagement citoyen, le fer de lance d’un développement harmonieux et durable de la ville amphibie de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux).

L’Imam Cheikh Diallo a exprimé sa joie d’être l’un des témoins de cette nouvelle synergie prometteuse, qui rassemble des fils et ressortissants de Saint-Louis de tous les horizons, autour de l’essentiel, c’est-à-dire le devenir de la ville. L’Imam a surtout invité tous les membres de cette association à se retrousser les manches, à se ceindre les reins, pour travailler dans l’unité et la cohésion. Ceci en vue de dépasser les clivages politiques et de s’entendre sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour relever dans un élan de mobilisation et de solidarité tous les défis qui interpellent cette ville. La réflexion se poursuit et d’autres Ag permettront de parfaire le travail remarquable effectué samedi dernier par les membres de cette association.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Asc « Jamm Bugum » de Niakhar devenue une véritable association de développement a organisé, durant deux jours, sa quatrième édition de l’agriculture et de l’élevage. Selon le président de ladite association, Mame Birame Sène, « Jamm Bugum » s’investit dans l’agriculture avec principalement la culture du mil (200 ha emblavés en mil chaque année) pour montrer un nouveau type de jeune qui sait pendre des initiatives locales et personnelles. Aussi, a-t-il rappelé que son modèle qui consiste à la contractualisation avec un opérateur de marchés lui a valu de nombreuses distinctions et une aura internationale.

Le président de l’Asc « Jamm Bugum » de Niakhar, Mame Birame Sène, a rappelé que cette rencontre a été organisée pour fêter la quatrième édition des journées de l’agriculture et de l’élevage organisée par cette association. Selon lui, trois ans déjà, l’Asc a institué ces journées qui consistent à mettre en évidence tout ce qui est lié à l’activité de l’agriculture et de l’élevage. Il a également fait savoir que la finalité est de participer au développement du Sénégal qui doit émerger. Il est d’avis que cette émergence doit passer par l’ancrage de la base voire de la jeunesse. « L’élevage et l’agriculture sont des secteurs-clés pour le développement du Sénégal. Nous avons jugé nécessaire de nous investir pour montrer un nouveau type de jeune, un nouveau type qui n’attend plus quelque chose de l’Etat mais qui prend ses initiatives locales et personnelles pour véritablement aller de l’avant et poser les actes afin d’aller vers ce développement-là», a-t-il souligné.

Lors de ces journées, le président Mame Birame Sène a rappelé que cette association exploite chaque année 200 ha. Les principales actions sont, entre autres, l’exploitation de 200 ha de mil chaque année avec des jeunes (garçons et filles). Cette association occupe la chaîne de valeurs qui va de la production à la transformation en passant par la commercialisation. Dans leur programme, elle organise des consultations gratuites du bétail et aussi le concours pour le meilleur cheval et le meilleur mouton de la localité. Cette Asc est aussi agréée par l’Etat parce que ses membres sont des semenciers. « Ce sont des activités que nous faisons et qui nous permettent de prendre en charge les préoccupations des populations à la base pour lutter contre l’insécurité alimentaire », a-t-il dit. Aussi, a-t-il cité le cas d’un producteur qui a fait deux tonnes à l’hectare cette année. Selon lui, cela leur permet de faire du mil non seulement une culture vivrière mais également une culture de rente. « C’est la nouvelle orientation que nous avons prise dans nos activités d’agriculture », a-t-il ajouté. « Jamm Bugum » est une Asc qui allie football et oriente également plus ses actions vers les activités de développement. Elle est devenue une association de développement. « Nous avons été lauréat de plusieurs prix à travers notre activité d’agriculture et sur le plan du sport. Nous avons gagné cette année la coupe du maire. Nous continuons à allier les deux activités », s’est-il plu à dire.

Fixation des jeunes
Le président Mame Birame Sène a indiqué que son association à réussi à fixer beaucoup de jeunes dans le terroir. Aujourd’hui, a-t-il révélé, beaucoup de jeunes qui étaient partis à Dakar leur reviennent. « Ils y gagnent leur vie. Par exemple, un jeune parvient à avoir 2 à 3 tonnes de mil qu’il vend et investit dans l’élevage de petits ruminants. Les jeunes ont dit qu’ils ne veulent plus aller à Dakar, ils préfèrent rester dans le terroir et participer à son développement », a-t-il témoigné. M. Sène a expliqué que tout cela leur a valu beaucoup de prix et une aura internationale. Cette Asc a été primé lauréat premier prix de la sécurité alimentaire 2016 par le ministère de l’Agriculture et c’est le projet Pafa qui leur a permis d’arriver à ce niveau. Son association a participé au concours international sur l’éducation au développement durable pour représenter le Sénégal. En dehors de cela, a-t-il confié, il y a deux routes d’apprentissage que nous avons accueilli cette année. Il a également dit qu’il s’est agi d’une première route qui a regroupé sept pays de la sous-région et une autre qui a regroupé 16 pays du monde entier pour venir apprendre le modèle qu’ils sont en train de vulgariser, de réaliser ici à Niakhar. « Cela a fait tache d’huile, car nous recevons chaque mois des gens qui viennent de l’étranger. Mais nous voulons que cela fasse d’abord tache d’huile au Sénégal », a-t-il expliqué. Le président Mame Birame Sène a fait savoir que l’association a créé une sorte de faîtière à laquelle plus d’une cinquantaine d’associations sont affiliées. Pour la commercialisation du mil récolté, il a fait savoir que l’association a un modèle qui consiste à contractualiser avec un opérateur de marchés et ce modèle est en train d’être vulgarisé. Cette Asc se distingue de par son ouverture vers l’extérieur. Lors de ces journées de l’agriculture et de l’élevage, le président Mame Birame Sène a expliqué que plus de 150 petits ruminants, une cinquantaine de chevaux et une trentaine de vaches ont été vaccinés gratuitement. Un concours du plus beau cheval et du plus beau mouton de Niakhar a été organisé.

Oumar Ngatty BA

La mairie de Saint-Louis, en partenariat avec la Direction générale des impôts et domaines (Dgid), le Service de coopération et d’action culturelle (Scac) de l’ambassade de France et avec l’appui technique de l’Ong Le « Partenariat », a tenu une rencontre dans le cadre de la mise en place de la commission de la fiscalité locale (Cfl). Cette réunion devait marquer l’effectivité de cette entité.

Les autorités l’avaient soutenu lors de la première phase d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation, censée permettre la création de territoires viables, compétitifs et porteurs de richesse. En effet, dans leur logique, après la phase 1, il fallait décentraliser les ressources. C’est pourquoi il était convenu que la seconde phase de cette réforme majeure devait être financière afin d’accroître les ressources des collectivités locales. Cette volonté  correspondait avec la dernière révision du Code général des impôts entrée en vigueur en  janvier, qui instaurait une commission de la fiscalité locale dans chaque commune. Cette structure pilote, devenue effective dans la ville du Nord, devra permettre, de manière inclusive, aux populations de participer au recensement de l’assiette fiscale et à la participation de toute la communauté de manière inclusive à l’effort de l’imposition. Pour Aïda Mbaye, adjoint au maire, dans le souci d’associer les populations, « nous avons pris les chefs de quartier et parmi ceux-ci 16 commissaires ont été désignés pour recenser le bâti dans chaque partie de la commune, avec l’appui des techniciens de la Dgid ».

Dans la pratique, Nicolas Dupuis, coordonnateur de l’Ong « Le Partenariat », opérateur de la dernière année d’exécution du projet gouvernance urbaine et fiscalité locale, a souligné l’importance de mettre en place des fiches d’imposition. Pour M. Dupuis, il est important de créer les mécanismes d’une discussion entre les collectivités locales, les populations par le biais des commissaires et les autres acteurs avec comme objectif, « permettre aux municipalités de pouvoir capter les ressources fiscales nécessaires aux financements de certains de leur projets ». Le responsable de l’Ong Partenariat a aussi fait savoir que la Cfl est un élément essentiel de la gouvernance posée par l’Acte 3 de la décentralisation, avec comme but recherché la territorialisation des politiques publiques. Au-delà des fonds de concours que verse l’Etat aux collectivités, la question des financements innovants devient de plus une réalité avec surtout les Partenariats publics-privés (Ppp) pouvant permettre aux mairies et conseils départementaux de dérouler des projets structurants. C’est pourquoi M. Ngor Dione, chef des services fiscaux de Saint-Louis, a souligné l’importance de ce dispositif dont le but est de mobiliser les recettes locales. Il a rappelé que l’Etat et les populations sont au cœur de la gestion fiscale, avec la recherche au niveau de la Cfl, d’une approche transparente, inclusive dans le domaine de l’imposition.
Pour rappel, cette première rencontre des Cfl suscite des attentes fortes au niveau local et national car devant servir de référence aux autres collectivités locales.

A. M. NDAW

Hier, le maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, a effectué une visite de chantier sur la route qui passe devant l’école élémentaire et le poste de santé du quartier Hersent. Devant les chefs de quartier de Hersent et autres environnants, il a tenu à dire que « ces chantiers du programme de modernisation des villes ont été lancés par l’Etat du Sénégal et ses partenaires que sont la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement.

Avec les 15 kilomètres de routes bitumées offertes à la ville de Thiès accompagnés de réseaux d’assainissement et de systèmes d’éclairage public de qualité mais aussi de l’opportunité de voir toutes les infrastructures telles que les écoles ou les postes de santé réhabilités, le programme de modernisation des villes va changer le visage des quartiers bénéficiaires comme Hersent, Jaxaw, Cité Lamy, entre autres.

« En tant que démembrement de l’Etat, j’avais annoncé que mon magistère à la tête de la ville de Thiès sera marquée par une politique de décrispation avec le pouvoir central tout en tenant compte de la fierté et de la dignité légendaires de notre communauté, car la ville Thiès est au cœur du Sénégal », a-t-il rappelé. Selon ce dernier, cette rupture est déjà effectuée avec l’amorce du développement de la ville balisée par le plan de développement ficelé et dont le financement avoisine les 79 milliards de FCfa. « Ceci pour dire que nous sommes en mouvement et sur ce chemin du développement économique et social de notre ville, nous ferons en sorte que les populations elles-mêmes puissent l’accompagner à tout point de vue, voire même financière. Voilà les véritables enjeux à  gagner », a soutenu le maire de la ville de Thiès. Dans sa phase 1 portée par l’Etat du Sénégal, le programme de modernisation des villes a démarré des travaux sur une distance de 6 kilomètres. Pour la phase 2, accompagnée par les partenaires financiers, l’appel d’offres sera lancé en ce mois d’avril et va concerner 9 autres kilomètres linéaires de routes bitumées.

Mbaye BA

Une mission exploratoire du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma)  est en tournée au centre du pays, dans l’optique d’un démarrage imminent de ses activités. La délégation conduite par le coordonnateur Moussa Sow et du général Abou Thiam s’est notamment rendue dans les localités frontalières des régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick.

 Les localités frontalières de Niaguène Walo dans le département Nioro et Pathé Thiagaye dans celui de Kaffrine   ont reçu, mercredi et jeudi, le coordinateur du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) avec à sa tête son coordonnateur Moussa Sow accompagné des gouverneurs des deux  régions de Kaolack et de Kaffrine, du général Abou Thiam et des membres du comité de pilotage dudit programme. L’objectif de cette visite est de préparer, sur le terrain, le démarrage imminent des activités de cette initiative gouvernementale visant à « contribuer et à renforcer la politique de gestion des localités situées en zones frontalières, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations et la mise en place d’infrastructures et d’équipements » selon le coordonnateur national Moussa Sow. Il a ajouté que ledit programme « relevait d’une volonté politique du président de la République de désenclaver les zones frontalières, de les doter d’équipements et d’infrastructures de base et d’assurer la sécurité de ces zones limitrophes des pays voisins ». Le Puma est en instance de lancement dans les 10 régions frontalières du Sénégal. S’adressant à ses interlocuteurs  dans les régions visitées, le patron du Puma est revenu sur les raisons de son déplacement: « C’est de partager le programme avec les acteurs territoriaux, les élus locaux et les populations à travers la commission régionale dirigée par le gouverneur qui va permettre d’optimiser la maîtrise des actions qui doivent être initiées dans le programme d’investissements frontaliers ».

Par ailleurs, M. Sow a promis une hiérarchisation des actions dans les zones frontalières afin de régler le problème de désenclavement et d’assurer le développement durable et la sécurité dans ces territoires. La finalité est d’apporter des solutions et d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines. A signaler qu’avant les régions de Kaolack et de Kaffrine, la délégation du programme gouvernementale était dans celle de Fatick pour une mission similaire.

 

Elimane FALL

Fatoumata Déo Cissé, chargée de mission à la présidence de la République, conseillère municipale départementale et dirigeante sportive dans cette partie orientale, a organisé une randonnée pédestre pour amener les populations de Tambacounda à s’inscrire sur les listes électorales.

Fatoumata Déo Cissé, chargée de mission à la présidence de la République, conseillère municipale départementale et dirigeante sportive dans cette partie orientale, a organisé avec succès une randonnée pédestre pour amener les populations de Tambacounda à s’inscrire sur les listes électorales.
Le but visé est de relever le taux d’inscription qui est de 51% dans la commune et de 59% dans le département et de pousser 1.000 personnes à s’inscrire sur les listes électorales. C’est tôt le matin, vers 7h 30, que les randonneurs, vêtus de tee-shirts et de casquettes, se sont lancés pour  battre le macadam.

Partis de l’esplanade de la gouvernance en déversant des spots citoyens par les hauts-parleurs qui invitaient les habitants à aller s’inscrire, ils ont fait le grand tour pour atteindre le plus grand nombre en passant par la place feu Abdou Cissokho à l’Ouest, le rond-point dit Tassangoro, la gare routière Kothiary à l’Est, avant de revenir sur leurs pas. A la fin de cette randonnée pédestre, Fatoumata Déo Cissé de souligner que l’initiative a reçu l’appui du président de la République. Pourtant, dans la région, seul le socialiste président du Conseil départemental, Sina Cissokho,  l’adjoint au maire Bounama Kanté du Psa et Ibrahima Bâ, responsable de l’Apr à Koussanar, ont répondu à son appel.

« Les autres responsables de son parti Apr ont peu fait cas de cette initiative », s’offusque la conseillère. Après avoir invité les populations de la ville, notamment les femmes cinquantenaires, à faire du sport comme c’est le cas ce jour dans la capitale pour prévenir les maladies cardio-vasculaires, Mme Cissé a soutenu qu’il faut relever le faible taux d’inscription qui est de 51% dans la commune et de 59% dans le département. C’est pourquoi elle a invité les populations à s’inscrire massivement sur les listes afin que l’objectif de «100% ou même 200% soit atteint» avant la clôture de l’opération.

Elle s’est fixée comme objectif, à travers cette manifestation, de mobiliser 1.000 personnes à inscrire dimanche sur les listes électorales.

Plaidant pour l’augmentation du nombre de commission, Fatoumata Cissé a indiqué qu’il reste «insuffisant», bien qu’il soit passé d’une à trois commissions dans la commune. Deux nouvelles machines ont été installées depuis le 23 février dans la commune, qui s’ajoute à l’unique commission qui y opérait. Elle a lancé un appel vibrant au président de la République et au ministre de l’Intérieur d’aider les populations en amenant surtout des commissions mobiles à faire face à l’immensité de la région.

Pape Demba SIDIBE

Les populations de quatre villages, (Tintinkome, Dialandinto, Béroto et Soukoutoto), tous de la commune rurale de Djirédji, viennent de battre le macadam pour réclamer de meilleures conditions d’existence.  L’appel lancé pour une grande mobilisation a été bien entendu puisque la satisfaction des doléances tenait à cœur ces populations qui se sont toutes présentées sans tenir compte de l’âge. La première doléance à satisfaire et dans les plus brefs délais est l’extension de l’électricité jusque dans cette zone. Cela ne demande pas un investissement colossal puisque les villages plaignants sont à moins d’un kilomètre du chef-lieu de la commune qui est desservie par la haute tension. La doléance, précise Souleymane Diaby, le porte-parole du jour des populations, est vieille de plus de dix ans. Si l’on sait aujourd’hui que l’électricité n’est plus un luxe.

La conséquence de cette absence est que même pour charger les portables, il faut aller jusqu’à Djirédji ou une localité plus éloignée qui a de l’électricité. Autre point de complainte des populations, le manque de forage; et là ce sont les femmes qui souffrent le plus puisqu’elles parcourent de longues distances pour aller se procurer le liquide précieux. Autre conséquence, leur degré de pauvreté est devenu plus aigu, ne pouvant plus s’adonner à leur principale activité génératrice de revenus qui est le maraîchage.

«Ne pensez surtout pas à la connexion, les populations vous répondent: nous ignorons cette nouvelle technologie pourtant aujourd’hui indispensable dans ce domaine. Nous sommes toujours au Moyen âge comme les élèves de la zone d’ailleurs. C’est pourquoi ils sont moins performants que leurs camarades des zones électrifiées», répond le porte-parole du jour. Avec toutes ces difficultés, ce n’est pas de si tôt que cette partie de la commune rurale de Djirédji prendra son envol économique. En attendant des lendemains meilleurs. La doléance sera portée à la connaissance du chef de l’Etat.

Malamine Kamara

La septième session de dialogue sur la justice et la sécurité s’est tenue hier à la mairie de ville en présence du général Cissé, président de Partners west africa-Sénégal (Pwa). Elle entre dans le cadre d’un programme pilote financé par l’Usip (United states institute of peace) et mis en œuvre par Pwa.

Guédiawaye a été retenue comme la localité qui doit abriter la phase pilote du programme au Sénégal. L’atelier organisé à Guédiawaye à cet effet avait permis de noter entre autres que les défis sécuritaires étaient nombreux au niveau de la localité : vol, agression physique et sexuelle, bagarre, affrontements entre équipes et supporters (navétanes), entre autres défis qui, somme toute, ne sont pas spécifiques à Guédiawaye car se retrouvant dans toutes les mégalopoles d’Afrique.

Guédiawaye a été choisie grâce à l’engagement des acteurs justifié par l’intérêt manifesté par les populations, les autorités des services déconcentrés et décentralisés, la jeunesse, etc. Lesquelles ont procédé, avec les organisateurs, à un diagnostic de qualité et une analyse fine pour aboutir aux résultats ayant conduit à ce choix, parmi d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Président de Pwa, le général Lamine Cissé a indiqué que le but du programme est d’améliorer les relations entre les communautés et les forces de sécurité ainsi que leurs capacités à identifier et résoudre en synergie les défis sécuritaires locaux grâce à un processus de réforme inclusif et participatif dans les localités pilotes. En effet, dans le but d’identifier conjointement et de résoudre les problèmes locaux de sécurité grâce à des processus de réforme transparents et participatifs, le processus de dialogue a été inclusif et organique à travers l’organisation de séances de dialogue intra et inter groupes, ainsi que d’autres activités déterminées par les participants tout le long du processus.

Le général Lamine Cissé a estimé qu’on ne peut pas épuiser les questions de sécurité. «Chacun fait ce qu’il peut et essayer d’anticiper les violences», a-t-il soutenu. Cette présente session permet de lancer le premier projet de collaboration développée conjointement à l’issu des six sessions antérieures entre les acteurs précités dans le but de soulever les défis de sécurité dans notre communauté. Directrice exécutive de Pwa, Aîdara Ndiaye a rappelé que la présente session marque la fin de la première partie du projet qui a enregistré l’organisation de six sessions de dialogues dans les cinq communes de Guédiawaye, mais aussi le redémarrage d’un nouveau cycle avec le financement de projets identifiés par les acteurs (participants aux précédentes sessions de dialogue).

Abdou DIOP

Une autre enveloppe financière de 130 millions de FCfa sera injectée dans la mise en œuvre du programme d’éclairage public de la commune de Saint-Louis, a annoncé samedi, à Balacoss, le premier magistrat de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), Amadou Mansour Faye.   

Le président du conseil municipal de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’exprimait à l’occasion d’un « Yendou marron ou Yendou républicain » organisé à Balacoss par l’adjoint au maire Alioune Badara Diop, responsable de l’Apr et directeur général de l’Onas.

Devant un public très nombreux qui a répondu à l’invitation d’Alioune Diop, le maire Mansour Faye a précisé que cette enveloppe supplémentaire de 130 millions de FCfa permettra d’achever le travail remarquable effectué par les autorités municipales et leurs partenaires dans le cadre du projet d’amélioration de l’éclairage public de la ville tricentenaire.
L’édile de Saint-Louis n’a pas manqué de rappeler que lors de la première phase de ce projet, une première enveloppe de 50 millions de FCfa a déjà permis d’éclairer l’avenue Général De Gaulle et de nombreux quartiers du faubourg de Sor, de l’île de Ndar et de la Langue de Barbarie.

Au cours de cette rencontre d’échanges avec les populations de Balacoss et des quartiers environnants, le maire Mansour Faye a pris bonne note des doléances formulées par les intervenants et a promis de les examiner en vue de leur trouver les solutions les plus adéquates. Il s’agit notamment de l’épineux problème du chômage endémique des jeunes, du pavage de certaines rues et artères de la commune, de la vétusté des bâtiments qui abritent certains établissements scolaires, du défaut d’éclairage public constaté dans certaines parties enclavées de la ville de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux à Saint-Louis).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le conseiller économique, social et environnemental, Mbaye Ndiaye, a mis à profit les journées économiques organisées par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) pour inviter les autorités municipales de la capitale du Nord à saisir les nombreuses opportunités offertes par l’intercommunalité. Cela, en vue de disposer, dans les plus brefs délais, d’un terrain viable et à usage d’habitation, destiné au relogement de ces nombreuses familles sinistrées de la Langue de Barbarie et du Gandiolais victimes des derniers raz-de-marée.

Selon Mbaye Ndiaye, conseiller départemental et responsable de l’Apr à Pikine Saint-Louis, il faut impérativement trouver assez d’espace entre les périmètres communaux de Saint-Louis, Ndiébène Gandiole, Diama et Gandon, pour recaser ces sinistrés dans de très bonnes conditions.

Ceci, a-t-il précisé, pour la bonne et simple raison que la commune de Saint-Louis étouffe et ne dispose pas d’une grande zone qui pourrait accueillir toutes ces familles vulnérables.

Après avoir rendu un vibrant hommage au maire Mansour Faye pour les efforts constants et louables qu’il a déjà déployés en vue de reloger une bonne partie de ces familles sinistrées dans les logements sociaux du croisement de Bango/Ngallèle, Mbaye Ndiaye a exhorté les populations de la ville tricentenaire à changer de comportement.

Il s’est adressé notamment aux charretiers pour les sommer de mettre définitivement un terme à leurs activités délictueuses consistant à prélever régulièrement, de manière abusive et anarchique, le sable marin pour le vendre à des tiers.
Mbaye Ndiaye a également demandé aux pêcheurs d’avoir le réflexe de respecter les consignes des services de la météorologie. Et même s’ils sont autorisés à aller en haute mer, ils doivent nécessairement porter leurs gilets de sauvetage.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Ils ont été plusieurs centaines d’hommes, de chefs coutumiers, de femmes, de jeunes garçons et filles des villages de Youtou et d’Effoc à battre le pavé, la semaine dernière, pour réclamer le désenclavement, l’approvisionnement en eau potable et l’électrification de leur commune Santhiaba-Manjacque. A cet effet, les marcheurs ont parcouru 15 km, sous un soleil ardent, pour rallier Oussouye, le chef-lieu de département.  Au chef de la circonscription administrative, ils ont remis un  mémorandum destiné au président de la République, Macky Sall.

Rodrigue Diatta, porte-parole de l’Entente Effoc-Youtou pour la paix et le développement, initiatrice de la manifestation note que dans les villages d’Effoc et Youtou les malades meurent au cours de leur évacuation vers le district d’Oussouye. Les structures de santé existantes dans la commune de Santhiaba-Manjacque sont dépourvues de tout. Les produits pourrissent sur place faute de piste de production pour les acheminer vers les marchés. Les jeunes ne sont pas initiés aux Tic. Par ailleurs, leur commune n’est couverte par aucun réseau téléphonique.

L’adjoint au préfet, Cheikh Gningue, qui a reçu les marcheurs, a tenu à rassurer ces derniers sur tous les problèmes qu’ils ont soulevés dans leur mémorandum. Il leur fait savoir que le président de la République, Macky Sall et son gouvernement accordent une attention particulière à la situation d’Effoc-Youtou « et, par extension, à tous les villages de la commune de Santhiaba-Manjacque ».
C’est ainsi que l’adjoint au préfet a annoncé aux populations de Youtou et d’Effoc un certain nombre de réalisations que l’Etat compte faire dans la commune de la commune de Santhiaba-Manjacque, dans le cadre du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma).

El Hadj Moussa SADIO

Le Mouvement patriotique pour le développement de Diass (Mpd) regroupant des jeunes de cette localité ont manifesté samedi pour dénoncer le bradage de leurs terres et une mauvaise gestion de leur municipalité. Ils ont invité le président Macky Sall à prendre des mesures pour sécuriser le foncier dans leur commune.

La gestion du foncier de Diass préoccupe les jeunes du Mouvement patriotique pour le développement (Mpd) qui ont manifesté samedi pour dénoncer ce qu’ils appellent le « bradage de leurs terres ». Selon ces jeunes, « les terres de leur commune sont bradées par des élus insouciants de l’avenir de la jeunesse ». À en croire Demba Bâ, un des responsables du mouvement, « une grande arnaque est notée sur le foncier ». Pour exemple, ont-ils relevé, 200 ha ont été octroyés à l’entreprise Van Oers qui s’active dans l’agriculture hors saison à ses débuts. Aujourd’hui, ont-ils dénoncé, le patrimoine foncier de cette entreprise est passé à 700 ha. Sans compter des lotissements qui ne respectent pas les règles de l’art. « La mairie est en train de bazarder nos terres à de vils prix à des producteurs étrangers sans se soucier de l’avenir de sa jeunesse », a laissé entendre M. Bâ. À ce problème viennent s’ajouter ceux de l’absence d’électrification de certains villages, le manque d’infrastructures routières, l’exploitation des femmes à Van Oers, l’accès limité à l’eau potable, l’absence de marché, entre autres. Pour Demba Bâ et ses camarades, « la mairie d’une commune comme Diass devrait être mise entre les mains d’une équipe ambitieuse, dynamique, vertueuse et visionnaire portée par toutes les populations ».  
La mairie n’a pas tardé à apporter la réplique. Mamadou Diouf, président de la commission urbanisme et habitat, a dégagé en touche toutes ses accusations.

Selon lui, ce mouvement est inconnu et veut se faire un nom. La commune, a-t-il indiqué, est en train de se conformer aux réglementations du Code de l’urbanisme, même s’il reconnaît que le lotissement dont font état ces jeunes a fait beaucoup de bruit. « Ces jeunes ne maîtrisent pas les tenants et les aboutissements de ce lotissement. Mais la réglementation a été bien respectée et l’avenir nous donnera raison », a assuré M. Diouf. Il a invité ces jeunes à s’inscrire dans une dynamique de développement au lieu de raconter des contrevérités. Dans le domaine de la santé et de l’éducation, a-t-il indiqué, la mairie a réalisé beaucoup d’infrastructure, même s’il reste  des efforts à faire.

Samba Oumar FALL

C’est à Pikine Bas Sénégal, dans la ville tricentenaire de Saint-Louis, que l’opération « And defar Sunu Gox » de la Sonatel a été lancée samedi dernier, en présence des adjoints au maire, Alioune Badara Diop et Balla Guèye.

Les responsables de la Sonatel, en étroite collaboration avec l’Unité de coordination du ramassage des déchets (Ucd) et la mairie de Saint-Louis, s’évertuent à rendre propre la vieille cité, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) longtemps considérée comme un centre d’élégance, de la téranga, du bon goût, de la mode et de la douceur. Selon cheikh Diallo de la Sonatel, dans la cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), la Sonatel a initié ce projet qui a été conçu pour soutenir les collectivités locales dans leur lutte quotidienne contre l’insalubrité et pour l’amélioration du cadre de vie des populations. Saint-Louis est la neuvième ville bénéficiaire de ce projet de grande envergure et très ambitieux de lutte contre l’insalubrité dans les collectivités locales.

Cette cérémonie de lancement de ce projet à Pikine Bas Sénégal a été également l’occasion pour le directeur de la communication institutionnelle et des relations extérieures, Abdou Karim Mbengue, le chargé des relations avec la presse, Cheikh Diallo, Mme Ndoumbé Bâ Soumaré, chef du service presse et des médias sociaux, Mohammed Ndao, chef du département des relations extérieures de la Sonatel, de remettre aux autorités municipales des lots importants de matériels de nettoiement qui permettront de ramasser les ordures dans la ville de Saint-Louis.

Ainsi, une grande opération « Augias » permettra de nettoyer la ville durant sept jours et plus de 100 poubelles seront mises en place dans la vieille cité. Cette opération sera clôturée par une randonnée pédestre.

Mbagnick Kharachi Diagne

La rencontre avec les chefs de village du bureau de la fédération départementale de Fatick a permis, dimanche dernier, au ministre de la Culture et de la Communication d’avoir une idée nette et claire des problèmes auxquels ces auxiliaires de l’administration sont confrontés. Il a promis de les accompagner pour améliorer leurs conditions de travail en les formant et en plaidant pour la résolution de leurs problèmes.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a rappelé que cette rencontre fait suite à la demande formulée par le président de ladite fédération, Mamadou Faye. Au cours de cette réunion, l’ensemble des problèmes auxquels les chefs de village sont confrontés ont été passés en revue, notamment l’absence de moyens d’identification comme les cartes professionnelles, le drapeau national et aussi des moyens de travail comme les registres de départ et d’arrivée, en plus des registres pour l’enregistrement de l’identification des passagers. Sur la question liée à l’absence de drapeaux et de registres, le ministre Mbagnick Ndiaye, en relation avec son collègue Abdoulaye Diouf Sarr, va doter chacun des 268 chefs de villages d’un mat pour drapeau, d’un drapeau et des registres dans le courant du mois de juin. D’ailleurs, a-t-il précisé, c’est le ministre de la Bonne gouvernance, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, qui va présider la cérémonie de remise de ce matériel.

Accompagnement des autorités
S’agissant du recouvrement de l’impôt, Mbagnick Ndiaye a déclaré que les chefs de village ont beaucoup insisté sur le fait que l’autorité locale ne puisse pas les appuyer à collecter la taxe. Le ministre a également noté d’autres problèmes liés à la gestion du domaine national, à la gestion des affaires domaniales, l’Acte 3 de la décentralisation. Selon lui, il y a un problème de formation sur ces questions qui se posent. C’est pourquoi il a promis d’accompagner ces auxiliaires de l’administration pour le renforcement de leurs capacités. Lors de cette rencontre, les chefs de village ont saisi l’occasion pour solliciter une audience avec le président de la République. Au total, les chefs de village ont posé sur la table 17 points de revendication.
Le président de la fédération départementale des chefs de village, Mamadou Faye, a témoigné sa disponibilité à accompagner Mbagnick Ndiaye dans les projets phares du chef de l’Etat, notamment le Plan Sénégal Emergent, l’Acte 3 de la décentralisation, le Pudc et la Bourse de sécurité familiale. Il a magnifié les actions du ministre Mbagnick Ndiaye, « l’apôtre de la culture sérère qui fait la fierté des chefs de village dans le poumon du royaume du Sine ».
De plus, le président Mamadou Faye a fait savoir que la décision du chef de l’Etat de rémunérer les chefs de village a été accueillie comme une bouffée d’oxygène par ces auxiliaires de l’administration centrale.

Oumar Ngatty BA

(Commune rurale de Bambaly). La 3e édition de l’assemblée générale villageoise de Kinthienkhrou, commune rurale de Bambaly, a vécu. Deux jours durant, les fils de la localité résidents comme non-résidents ont planché sur les difficultés que connaissent non seulement leur localité mais également sur la situation des villages environnants comme Manécounda ou Dakabantang.

Les maux diagnostiqués ont été les mêmes. Il s’agit entre autres du manque d’eau potable, d’électricité et d’infrastructures sanitaires. Dans ce secteur, ce sont les femmes qui sont les principales victimes. Elles parcourent parfois de longues distances avant d’atteindre une structure sanitaire, certaines perdent la vie avant de la donner. L’éducation est caractérisée par la présence d’abris provisoires, et c’est pourquoi d’ailleurs l’orchestre Njaama Niaba, comme à son habitude et fidèle à son concept « un concert, une salle de classe », s’est produit durant le congrès. Dans cette zone, on attend de voir concrétisée la notion d’émergence. Pour ce qui est de l’électricité, des poteaux sont implantés depuis des années, mais ils attendent toujours les fils pour qu’enfin brille  la lumière qui mettra fin aux ténèbres.
Les populations ont reconnu à l’ancien régime le mérite d’avoir implanté les poteaux. Il est du devoir, selon elles, de l’actuel régime de faire passer les fils. Le chômage des jeunes a également nourri les réflexions et l’exode rural a été fustigé. Les jeunes dépeuplent la localité pour une véritable aventure à Dakar, estiment-elles. Il leur est demandé de rester, de s’adonner à l’agriculture puisque la terre ne ment pas. La raison pour laquelle l’agriculture est en train de mourir de sa belle mort a été également reconnue. Les champs sont de nos jours remplacés par des plantations d’anacardiers avec tout ce que cela comporte parfois comme conflits sociaux. Le peu de producteurs dont l’agriculture constitue la principale activité ont de la peine à faire écouler la production faute de pistes carrossables.

Les axes prioritaires
Il ne s’est pas agi seulement de complaintes au cours de cette assemblée générale villageoise (congrès), mais on a aussi mené une grande réflexion pour baliser les axes de développement du village. Pour cela, on compte d’abord sur soi avant de solliciter l’Etat pour les investissements qui dépassent la possibilité des populations. La réalisation de la boucle du Boudhié est exigée. Le bitumage de cette boucle est une décision prise lors du conseil des ministres délocalisé tenu à Sédhiou, il y a presque deux ans, mais elle ne le sera plus, seule la promesse de bitumer l’axe Sédhiou-Marsassoum est tenue. Et les travaux vont bientôt démarrer puisque l’entrepreneur et ses engins sont déjà présents dans la capitale du Pakao. Pour l’équité, l’électrification de toute la zone est demandée aussi pour ne pas avoir «des Sénégalais entièrement à part», a-t-on fait entendre.
Le président de la section de Dakar, Léopold Sadio qui connaît bien la valeur de l’agriculture, a condamné la trop grande importance donnée à l’exploitation de la noix d’anacarde. Il a invité les jeunes à retourner à la terre, à rester auprès des vieux qui ont besoin de leur soutien. Ces jeunes doivent bannir de leur comportement la paresse constatée chez certains.
La multiplication des cases et postes de santé, la disparition progressive des abris provisoires, etc., constituent les principales doléances des populations de cette partie du Balantacounda.

Malamine Kamara

S’il est une commune qui tient à son émergence, c’est bien celle de Foundiougne. Consciente des enjeux, l’équipe municipale a organisé le week-end dernier un grand panel pour tracer les sillons d’un développement harmonieux de cette ville qui fut, à l’époque coloniale, le deuxième port de l’Afrique occidentale française (Aof).

« Foundiougne : parcours d’un terroir vers l’émergence ». Tel était le thème de ce panel qui a rassemblé la semaine dernière les fils de Foundiougne autour des enjeux majeurs de développement. L’objectif de cette rencontre scientifique était de faire le diagnostic des forces et faiblesses de cette ville qui fut le premier port arachidier du Sénégal, mais aussi de s’interroger sur son avenir.
Ce panel, modéré par Abdoulaye Racine Senghor, a été animé par Maurice Ndéné Warore, inspecteur d’académie à la retraite qui, en 1980, avait soutenu un mémoire de maîtrise intitulé : « Recherche sur l’évolution d’une ville d’estuaire, Foundiougne ».
Dans sa communication, M. Warore a ainsi revisité le passé du vieux port de commerce. Il s’est attelé à montrer le riche passé de Foundiougne de par sa situation géographique, son site, le contexte historique et aussi le système économique que le colon avait mis en place. La ville de Foundiougne, a-t-il expliqué, a été, de 1875 à 1939, un important centre administratif, un port arachidier et une ville d’immigration avec toutes les possibilités d’emplois qu’offrait le port, la présence de sept maisons de commerce et de cinq unités de décorticage. Sa population, a-t-il renseigné, dépassait les 15 000 en 1927 avec la présence d’une vingtaine d’ethnies, en dehors des Français et des Libano-syriens.

Après avoir mis en exergue le glorieux passé de Foundiougne, Maurice Ndéné Warore a analysé les causes de son déclin dû en partie au retour de la paix au Saloum et au Sine sur le plan politique. Ce qui, a-t-il relevé, a permis à Kaolack de retrouver sa situation stratégique de centre d’une région à fortes potentialités agricoles. « À la fin de la 2éme Guerre Mondiale, la France devait reprendre en main ses colonies et exploiter au maximum leurs potentialités. Cela devait passer par le tracé de nouveaux axes routiers et de chemins de fer. La naissance d’un réseau de routes allait éclipser la navigation fluviale. Désormais, Kaolack était devenu le cœur du bassin arachidier avec la marche de l’arachide vers de nouvelles zones pionnières (nord Kaffrine, aux environs de Boulel) », a expliqué le panéliste.  

Cette nouvelle donne a entraîné, selon M. Warore, le retrait de maisons de commerce. « Les bateaux poursuivaient leur route vers Kaolack, les centres de décorticage fermaient à leur tour pour rejoindre Kaolack. Le port perdait son attraction et ses activités s’amenuisaient. Foundiougne commença alors à perdre sa population. Il en sera ainsi jusqu’à l’accession du Sénégal à l’indépendance en 1960 ».

Dans ce contexte d’une ville qui veut atteindre l’émergence, Maurice Ndéné Warore a également listé les potentialités de Foundiougne. Selon lui, les atouts géographiques, les données qui en avaient fait un chef-lieu administratif, un port et un centre commercial demeurent toujours. Ces atouts, a-t-il soutenu, peuvent être mis à profit dans le contexte politique et socio-économique actuel. M. Warore est d’avis que Foundiougne peut retrouver son lustre d’antan dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) et d’autres projets de développement en cours.

Lamine Sarr, un des panélistes, a aussi abondé dans le même sens. Selon lui, Foundiougne a toutes les potentialités requises pour devenir, à l’avenir, l’un des plus grands pôles économiques de la région de Fatick. Des infrastructures comme le pont, a-t-il dit, vont contribuer à ressusciter Foundiougne et lui faire revivre son glorieux passé.


...Des potentialités pour devenir un grand pôle économique…
Pour le maire de Foundiougne, la ville a commencé à décoller avec l’avènement de Macky Sall par la création d’infrastructures routières, du port inauguré en juillet 2015, du pont en construction. « L’émergence de Foundiougne va partir de ce pont qui va permettre le désenclavement totalement de Foundiougne et de ses environs. Son arrivée va aussi entraîner des mesures d’accompagnement et le développement incontournable de la commune », a laissé entendre Babacar Diamé, non sans préciser que la voirie intérieure constitue également une préoccupation de la commune. L’équipe municipale, a-t-il assuré, va faire un état des lieux et procéder au découpage des quartiers, au traçage des voies d’accès et à l’adressage des rues. « Nous allons construire des infrastructures qui vont permettre de développer l’artisanat, une unité de transformation des produits halieutiques, de l’arachide, de l’huile. Le tourisme sera aussi développé. Tout ce qui permettra aux commerçants de développer leur commerce et aux industriels de s’installer et de créer leurs entreprises sera fait », a-t-il indiqué. « Nous avons beaucoup de projets en cours qui vont conduire forcément à l’émergence de Foundiougne et dans cinq ans, notre ville connaîtra un développement et si on n’y prend garde, nous risquons d’être envahis », a-t-il prévenu.

Pour le maire, Foundiougne dispose de tous les atouts pour être la capitale du pôle Sine Saloum, d’autant plus que les colons en avaient fait la capitale du Sine Saloum. « La construction des autres villes est partie de Foundiougne qui fut un pôle économique très important. Si le président de la République, Macky Sall, porte le même combat, nous pouvons gagner. Mais cela ne sera pas facile, car il y a Kaolack, Fatick et Kaffrine qui veulent tous être chef-lieu, mais notre souhait est que ce soit Foundiougne qui assure la coordination centrale », a noté M. Diamé.

Pour l’ancien maire de Foundiougne, Pape Momar Diagne, le pont et le port sont deux infrastructures essentielles pour le développement. « Quand le pont sera terminé, Foundiougne va avoir un autre visage, avec des possibilités énormes qui seront offertes ». Mais, a-t-il averti, les populations de Foundiougne doivent être conscientes de leur rôle. « On ne doit pas attendre que les gens viennent de Fatick pour développer Foundiougne à notre place. Il faut donc une forte implication des populations », a-t-il indiqué. Selon M. Diagne, Foundiougne peut tirer un très grand profit du tourisme et de la pêche, même si, a-t-il relevé, beaucoup d’efforts restent à faire dans ces deux secteurs.

« Dans le domaine du tourisme, les potentialités sont nombreuses, mais les infrastructures hôtelières sont vieilles. Il faut trouver des partenaires pour doper le secteur. Foundiougne est une zone de pêche et a donc besoin d’un quai de pêche, de fabriques de glace », a noté l’ancien maire de Foundiougne.
Ainsi, de grandes potentialités économiques existent dans cette collectivité qui aspire à un plus grand épanouissement socioéconomique.

Même si beaucoup d’efforts ont été faits, des contraintes freinent son essor. Pape Momar Diagne a ainsi invité les populations à apporter leur pierre à l’édifice pour contribuer au développement de la localité. Et dans cette quête de développement, a-t-il souligné, la politique politicienne n’a pas sa place. « Les populations doivent se ceindre les reins, former un seul bloc et avoir comme seul objectif, le développement de Foundiougne. Si on ne le fait pas, d’autres vont venir s’enrichir et Foundiougne tombera encore dans sa léthargie », a-t-il prévenu.


...Un port qui suscite beaucoup d’espoir
Ce panel a permis de dégager des pistes devant conduire à l’émergence de Foundiougne. La construction d’un musée a été fortement recommandée. Selon le maire, l’idée de faire de l’hôtel de ville, un patrimoine construit en 1917, un musée a germé depuis des années. « Nous allons porter le combat et en faire la proposition au prochain conseil municipal. Une fois ce musée créé, nous allons voir comment le gérer avec les bailleurs et la possibilité d’avoir des activités touristiques  ».

La commune de Foundiougne compte également se préparer à l’arrivée prochaine du port avec la création d’un centre de formation professionnelle pour former les jeunes aux métiers portuaires. L’aménagement du territoire ne sera pas aussi laissé en rade. « La voirie, la consolidation des acquis du patrimoine culturel, l’intercommunalité avec les communes environnantes pour engager un développement harmonieux, le développement du tourisme ne seront pas en reste », a assuré le maire. Un document final de ce panel est prévu après la mise en place d’une commission spéciale, de même que la publication de la Déclaration de Foundiougne.

M. SAGNE et S. O. FALL

Deux conseillers municipaux de la commune de Dialambéré sont actuellement en garde à vue pour coupe abusive de bois.

Malgré les efforts consentis par l’Etat pour mettre fin au pillage systématique des ressources forestières de la région de Kolda, la coupe abusive de bois n’a pas complètement cessé. Certes, l’intensité du phénomène a nettement baissé par rapport aux années précédentes. Mais les coupeurs de bois n’ont pas pour autant renoncer à leurs activités. C’est du moins le constat fait après l’arrestation, le 2 avril dernier, de deux conseillers municipaux de la commune de Dialambéré, dans le département de Kolda. Boubacar Baldé et Oumar Baldé et leur compagnon Mady Gaye Koita sont actuellement en garde à vue au commissariat urbain de Kolda pour les besoins de l’enquête. Ils ont été arrêtés dans la commune de Fafacourou, dans le département de Médina Yoro Foulah, par les agents des Eaux et Forêts. Ils sont accusés d’associations de malfaiteurs, d’usurpation de fonction, d’extorsion de fonds et de détention d’armes sans autorisation administrative. Les agents des Eaux et Forêts entendent ainsi maintenir la pression sur les coupeurs de bois et leurs complices. Mais, leur travail n’est pas de plus aisé. En effet, si dans certaines localités, ils bénéficient de l’appui des populations, notamment des chefs de village qui acceptent de dénoncer les trafiquants, ils font souvent face aux résistances de certains villageois hostiles à leur présence dans leurs zones. « On rencontre souvent des gens qui ne veulent pas arrêter cette activité. Ces personnes font tout pour nous bloquer. Tous les moyens sont bons pour nous créer des problèmes et très souvent, nous sommes agressés comme c’est fut le cas, il y a deux mois, à Saré Dicory dans la zone de Dialambéré », déclare le capitaine Abdoulaye Traoré, chef de secteur des Eaux et Forêts de Kolda.
L’incident de Saré Dicory n’est pas isolé. Des cas similaires se sont également produits dans d’autres localités de la région de Kolda selon le capitaine Traoré. En dépit de ce climat d’hostilité, les agents des Eaux et Forêts continuent les patrouilles de nuit comme de jour afin de préserver le patrimoine forestier de la région.

Mamadou Aliou DIALLO

L’unité de production artisanale de la farine de Bouillie amylasée mil, soja et arachide (Bamisa) a organisé une journée portes ouvertes pour vulgariser son produit destiné essentiellement à récupérer les enfants malnutris. Le cap est mis sur l’industrialisation qui pourrait permettre à l’UPA de satisfaire une demande qui existe et devrait toutefois s’opérer « progressivement », après des conventions avec l’Institut de technologie alimentaire (ITA), les ministères du Commerce et de la Santé.

L’Unité de production artisanale (Upa) de Tambacounda a été créée en 2013 avec le soutien de l’association française Aide médicale et développement (Amd) qui lui a construit un siège pour une valeur de 30 millions de FCfa. Pour le médecin-chef de la région, le docteur Habibou Ndiaye, l’Upa est membre du réseau Bamisa présent dans sept communes à travers le pays. Avec une capacité de production de 1.500 sachets de 500 grammes tous les 15 jours, l’Upa de Tambacounda peut aller au-delà, en cas de commande où elle fait appel à l’aide d’autres Upa.
Au cours de cette manifestation qui s’est déroulée au siège de l’Upa au quartier Liberté, qui a enregistré la participation du président du réseau Bamisa, Ibrahima Guèye, de représentants des retraités, du personnel de santé, du Service départemental de développement rural (Sddr) et du Conseil départemental, le médecin-chef a déclaré que ce produit participe au renforcement des enfants malnutris, des femmes enceintes et des femmes allaitantes, tout en relevant qu’elle contribue à la promotion des produits locaux.
Bamisa est composé de 60% de mil ou de maïs, 20% de soja grillé, 10% d’arachide grillée, 9% de sucre et 1% de sel iodé, a indiqué Mamoudou Diallo, secrétaire général de l’association Doolel askan wi, en charge de la fabrication de la farine. Cette journée vise à « vulgariser » la farine Bamisa auprès des populations afin qu’elles connaissent son importance pour les enfants malnutris, mais aussi pour les personnes âgées, les femmes enceintes et celles allaitantes. La journée cible surtout les agents de santé qui prescrivent le produit à leurs patients, a noté Mamoudou Diallo, ajoutant que de « grands efforts » sont faits pour que les personnes âgées en particulier s’approprient ce produit disponible dans toutes les officines de la capitale orientale.

Elles sont implantées à Dakar, Dagana, Thiès, Podor, Bakel et Gandiaye. En plus du Centre de récupération nutritionnelle (Cren) logé au district sanitaire de Tambacounda, son principal partenaire, l’Upa compte parmi ses clients les postes de santé du département, la Croix-Rouge sénégalaise, la Croix-Rouge française, l’Ong Africare ainsi que des individuels. La farine est même vendue au-delà de la région, jusqu’à Kédougou. Elle coûte 500 à 1.000 FCfa, selon qu’elle est achetée sur place, en grande commande ou dans les officines. Grâce à un fonds de l’Amd, elle livre de la farine au Cren qui la donne gratuitement à des enfants malnutris qui y sont internés. Certains participants ont suggéré l’industrialisation de la production de Bamisa. Pour Mamoudou Diallo, l’industrialisation pourrait permettre à l’Upa de satisfaire une demande qui existe. Ce processus d’industrialisation devrait toutefois s’opérer « progressivement », a-t-il relevé. Le médecin-chef a estimé qu’il faudrait signer des conventions avec l’Institut de technologie alimentaire (Ita), les ministères du Commerce et de la Santé pour mieux appuyer la production de Bamisa. L’une des contraintes auxquelles l’Upa est confrontée est le fait que le soja n’est pas cultivé à Tambacounda et elle doit l’importer du Mali ou de la Guinée. Des étudiants français avaient expérimenté l’année dernière la culture de cette légumineuse à Tambacounda, mais l’expérience n’a pas été concluante, a-t-il dit, annonçant que le test sera réédité prochainement.

Pape Demba SIDIBE

Thiès : Le comité technique régional de suivi des activités du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a tenu, avant-hier, une rencontre avec les responsables du projet.

Une première réunion depuis la mise en place de la structure présidée par le gouverneur de région, Amadou Sy, s’est tenue avant-hier en présence de nombreux participants dont la plupart sont des maires des communes ou leurs représentants ainsi que des chefs de services et membres de la société civile de la région de Thiès, avec une forte présence également des autorités administratives.

Le directeur national du Pudc, Cheikh Diop, a expliqué aux participants la philosophie du projet et le choix porté sur le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) pour son exécution.

Un ambitieux programme conçu pour améliorer conséquemment les conditions de vie et d’existence des populations surtout rurales à travers la dotation d’équipements et d’infrastructures de qualité, mais aussi pour la redynamisation de l’économie rurale comme l’a souligné le gouverneur de Thiès. Amadou Sy a magnifié « cette volonté du chef de l’Etat Macky Sall, à travers le Programme d’urgence de développement communautaire, de prendre en charge les préoccupations du monde rural. La première phase ayant concerné les régions les plus éloignées, celles de l’intérieur comme Thiès ne devraient pas être en reste pour la 2e phase ». La rencontre devait permettre au directeur du Pudc et son équipe de mieux cerner les préoccupations des populations portées par leurs élus en termes de besoins en infrastructures socio-économiques de base comme les pistes rurales, les forages et châteaux d’eau, les équipements de transformation agricole surtout pour les femmes ainsi que l’électrification rurale.

Des recommandations ont été faites par des représentants de la société civile pour une harmonisation des interventions du Pudc au niveau local et des autres structures qui interviennent dans la région.

Ceci pour mieux optimiser les résultats et permettre une rationalisation des ressources du Pudc pour laquelle une large concertation est souhaitée avec les acteurs à la base. Dans cette perspective un bureau a été ouvert à Thiès.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Cap-Skirring va sortir de la pénombre et étrenner son premier lot de robinets comprenant 13 bornes fontaines. Le directeur général de la Sapco, Boucar Ly, a annoncé, mercredi dernier, la réalisation imminente d’un projet d’éclairage public et d’adduction d’eau dans ce village de la commune de Diembéring qui abrite plusieurs hôtels et réceptifs touristique

 Le Dg de la Sapco, le marché du projet d’éclairage public de Cap-Skirring est déjà attribué à une entreprise qui commence à s’installer. Parlant de l’adduction d’eau pour les populations locales, Boucar Ly d’ ajouter: « Nous avons fini de faire les études et nous étions en phase de lancer le marché quand nous nous sommes rendu compte qu’il y a eu d’autres acteurs sur le même volet, notamment l’Office des forages ruraux (Ofor). Actuellement, les études et les fonds sont disponibles, il manque juste l’harmonisation nécessaire entre le projet de l’Ofor et celui de la Sapco pour qu’on puisse très rapidement réaliser ce volet ».
Le directeur général de la Sapco a situé ces projets d’éclairage public et d’adduction d’eau dans le cadre de la mise à niveau de la zone touristique du Cap-Skiring.

Il s’exprimait lors du lancement de la semaine du tourisme interne prévue du 5 au 10 avril à travers les différents villages de la commune de Diembéring et visant la promotion du tourisme dans la zone de Cap-Skirring.

Quant à la mise à niveau de Cap-Skiring, le Dg de la Sapco a estimé qu’il faut, entre autres, avoir un produit de qualité en améliorant l’existant, faire la promotion et avoir une bonne connectivité de la Casamance. Il n’a pas occulté les difficultés pour rallier le Cap-Skirring, y mettre en place des routes, l’assainissement, l’adduction d’eau, l’éclairage public, des espaces verts et aménager cette station balnéaire. « Ce sont des questions que nous voulons prendre à bras le corps », a affirmé Boucar Ly.
A cet effet, M. Ly a déclaré que la Sapco va discuter avec tous les services compétents de l’Etat et lancer très rapidement des études qui permettront d’identifier clairement les réalisations à faire, leurs coûts et leur faisabilité. « Quand nous aurons ces dossiers complets, dit-il, nous les mettrons sur la table du gouvernement, qui va voir comment financer les différents projets qui en résulteront ».

Pour sa part, le maire de la commune de Diembering, Tombon Guèye, a assuré que les populations locales seront impliquées dans tous les projets que sa collectivité locale entreprendra avec la Sapco, en vue d’un tourisme haut de gamme dans la zone du Cap-Skirring. « La Sapco, précise-t-il, ne peut pas venir ici s’accaparer des terres des populations ».

El Hadj Moussa SADIO

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