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Régions (809)

Thiès : La nécessité d’assurer une bonne gouvernance foncière a été l’une des principales recommandations de la conférence territoriale consacrée à la revue des projets et programmes élaborés dans la région de Thiès. 

Le gouverneur Amadou Sy, qui a présidé la rencontre en présence de nombreux acteurs de l’administration locale et de la décentralisation dont les élus, a révélé que tout a été fait pour permettre une exécution correcte de politiques publiques à travers les projets qui ont été listés lors du conseil des ministres délocalisés de juin 2014 et dont le taux de réalisation a atteint aujourd’hui la barre des 80%.

Le chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour insister sur ce volet. Il convient, selon lui, « de veiller à ce que les terres soient bien gérées et de façon optimale ». Car, a-t-il indiqué, « depuis quelques temps on a noté et de façon régulière que les litiges fonciers sont devenus de plus en plus nombreux de même que les occupations anarchiques. Cela semble être lié à l’urbanisation galopante des nos villes face au rush que connaît actuellement la région de Thiès avec ses nombreux projets en cours dont l’AIBD, les autoroutes, entre autres, qui ont fini d’épuiser l’assiette foncière de Thiès. Mais aussi et surtout il faut noter la présence de nombreux spéculateurs fonciers qui sillonnent le territoire avec souvent de faux documents et cachets pour arnaquer les populations ».

Une véritable problématique qu’est cet accès à la terre qui, il faut le souligner aussi, ne milite pas en faveur des couches vulnérables.

Couches vulnérables
Pour le gouverneur de Thiès, « il faut mettre fin à cette situation. Nous y travaillions au niveau régional, comme nous l’y a instruit le chef de l’Etat Macky Sall, en relation avec la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (DSCOS) rattachée à la primature ». C’est dans cette dynamique que des occupants irréguliers sont sommés à chaque fois de déguerpir les lieux qu’ils occupent et dans les plus brefs délais. Aussi convient-il de mettre en place des mécanismes performants d’une bonne gouvernance foncière.

Plus de 380 milliards de FCfa déjà investis dans la région
S’agissant de la mise en œuvre des projets et programmes qui ont été listés lors du Conseil des ministres délocalisé de Thiès, en juin 2014, des investissements de 382 milliards ont été consentis depuis lors dans la région sur les besoins initialement exprimés de 448 milliards de FCfa. Le gouverneur Amadou Sy l’estime « à un taux de réalisation de 80% axé plus particulièrement sur les infrastructures et dans presque tous les secteurs d’activités, comme en témoigne les inaugurations auxquelles j’ai assisté depuis mon installation à Thiès. Notamment dans les domaines de l’élevage, de la pêche, de l’énergie et des pistes ». Par ailleurs, il a été noté des réalisations qui n’ont pas été prises en compte initialement dans la matrice des projets et programmes initiés en 2014. Ce qui fait que les besoins de la région aurait même dépassé le montant de 442 milliards pour atteindre les 1000 milliards de FCfa. Tous ses besoins financiers pour le développement de la région de Thiès sont consignés dans le rapport de présentation qui a été lu par Mme Sy, chef du service régional de la planification, complétée par le directeur de l’Agence régionale de développement de Thiès, Cherif Diagne. L'éducation, la santé, l'industrie, le sport, la culture et l'emploi figurent parmi les secteurs identifiés parmi l’important potentiel économique et social de la région de Thiès qui dispose déjà d’une plateforme industrielle basée sur les industries extractives, le textile, l’automobile, entre autres.

El Hadji Mohamadou SAGNE



Améliorer la gouvernance foncière en levant les goulots d’étranglement à travers la rationalisation et la transparence du dispositif de gestion et par l’amélioration de la disponibilité, la fiabilité et l’accessibilité des données foncières et domaniales, c’est la trame d’un atelier de partage et de concertation qui a ciblé les acteurs concernés par la question à Tambacounda et à Kédougou.

Les acteurs concernés par la question foncière (notaire, huissier de justice, acteurs des tribunaux d’instances, maires des nouvelles communes, organisations de la société civile, et autres…) ont partagé les contraintes dans le dispositif de gestion du foncier, les axes de modernisation de la gestion du foncier prévus par le Projet d’appui à la réforme de la gestion du foncier urbain (Pagef). Et enfin, les préoccupations des acteurs relativement aux axes de modernisation de la gestion du foncier ont aussi été recueillies. Pour le directeur du Pagef Macodou Guèye, le Gouvernement du Sénégal, dans sa quête d’une nouvelle gouvernance foncière, a mis en place, en coopération avec l’Union Européenne, dans le cadre du dixième Fonds européen de développement (FED), le Projet d’appui à la réforme de la gestion du foncier urbain (Pagef). Macodou Guèye note l’importance du contentieux relatif à la terre et la nécessité d’une évolution dans le mode de gestion du foncier. Pour lui, on note un décalage entre le dispositif légal et réglementaire d’une part et d’autre part la perception des populations locales qui accordent encore une grande importance à une gestion foncière traditionnelle. En outre, la multiplicité des textes dont certains sont très anciens, mais aussi très disparates ne facilite pas une bonne maîtrise de la réglementation même pour les professionnels. Pour lui, ces limites ont un impact négatif sur l’environnement juridique actuel qui ne permet pas de mettre en œuvre toutes les modernisations nécessaires. Pour Sada Timera, le chef du Centre des services fiscaux de Tambacounda et de Kédougou, le Sénégal a adopté depuis son indépendance une politique foncière qui s’est voulue « équilibrée » avec la cohabitation de différents régimes relatifs à la gestion du foncier qui donne à l’Etat un rôle prépondérant en ce qu’il dispose de son patrimoine propre (Domaine privé de l’Etat), tout en assurant la gestion du Domaine public et l’administration du Domaine national ; lesquels sont « dépositaires » de l’essentiel des terres.

Pour le gouverneur El hadji Bouya Amar qui a ouvert les travaux, les besoins sans cesse croissants pour satisfaire l’accès à l’habitat, la prise en charge des infrastructures sociales et économiques ainsi que les projets de développement accentuent l’intérêt porté au foncier et placent sa problématique au cœur des préoccupations des différents acteurs. Ainsi, pour M. Amar, la question de la gouvernance foncière au Sénégal est posée par tous les acteurs qui interviennent directement ou indirectement dans la gestion de la terre (Etat, collectivités locales, populations, société civile, acteurs économiques, partenaires techniques et financiers, etc.).

Pour le gouverneur de Tambacounda, les axes de modernisation ont pour substrat les difficultés notées dans le secteur et que les différents acteurs ont relevées, en faisant allusion à l’Acte 3 qui a permis de mettre en place la communalisation intégrale.

Pape Demba SIDIBE

La troisième session de renforcement des capacités des acteurs locaux concernés par le projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) s’est tenue jeudi dernier à l’hôtel de ville de Pikine sous le thème : «l’appropriation des stratégies de gestion durable des voies et ouvrages d’eaux pluviales ».

Le but recherché à travers cette initiative est de partager avec les acteurs municipaux et communautaires des communes du Progep, des expériences pour une gestion durable des voies et ouvrages de drainage d’eaux pluviales.

La session a réuni les représentants des commissions municipales chargées des questions d’inondation, les membres du Comité local d’initiatives pour la gestion des eaux pluviales et l’adaptation au changement climatique (Coligep) et de Cellules de gestion des projets d’investissement communautaires (Cgp) des neuf communes concernées par le projet ainsi que les volontaires et relais locaux des facilitateurs sociaux. Une manière de les inciter à partager leurs connaissances, leurs outils et méthodes d’intervention et à restituer les résultats de cette session aux autres membres de comités et commissions pour une plus grande démultiplication et appropriation des populations. La session a permis aux participants de mieux assimiler les dispositions du Plan d’urbanisme de détails (Pud) et du Plan de gestion environnementale et sociale (Pges) partagées pour une gestion durable des voies et ouvrages d’eaux pluviales. Ils ont été tous outillés sur leurs rôles et responsabilités dans les stratégies de responsabilisation communautaire comme le premier palier  de préservation durable des ouvrages et des équipements d’eaux pluviales.

Mamadou Mansour Diagne qui est le chef de mission de facilitation sociale du Progep (secteur Dalifort-Thiourour) a estimé que l’implication effective des acteurs concernés par cette session est nécessaire pour assurer la durabilité des ouvrages réalisés dans le cadre du Progep. Une implication qui serait inefficace si ces acteurs n’ont pas les compétences requises pour s’acquitter de la tâche qui leur incombe.

Des compétences qui passent par des initiatives similaires à cette session de renforcement des capacités. Représentant du maire de la commune de Médina Gounass, Mamadou Kane a salué cette initiative en mettant en exergue les efforts remarquables déployés dans le cadre du Progep par ses acteurs. Des efforts qui, a-t-il précisé, ont permis de soulager beaucoup de personnes qui vivaient dans un passé récent sous la psychose permanente des conséquences des inondations.

La rencontre a eu lieu en présence du troisième adjoint au maire de Pikine, Matar Diop, qui, au nom du maire de la ville, a estimé que les connaissances qui seront partagées aideront à améliorer les conditions de vie des populations.

A préciser que cette session de renforcement des capacités initiée par l’Adm a lieu en collaboration avec Enda Ecopop et le cabinet Msa.

Abdou DIOP

Le directeur du centre hospitalier régional de Saint-Louis, Dr Ousmane Guèye, a réceptionné hier des lots importants de matériels médicaux offerts à l’hôpital régional par des partenaires français de Toulouse.

Cette cérémonie officielle de remise de don s’est déroulée dans l’enceinte de ce Chr de Saint-Louis en présence d’une forte délégation de la ville de Toulouse conduite par Mme Nicole Miquel Belaud, de la première adjointe au maire, Mme Aïda Mbaye Dieng, du président de la commission « Santé et Affaires sociales » du conseil municipal Lamine Ndiaye, des responsables syndicaux de ce Chr, etc.

Dr Ousmane Gueye, au nom des populations et de l’hôpital régional de Saint-Louis, s’est réjoui de ce don de matériels médicaux qui va permettre de relever le plateau technique de ce centre hospitalier régional. Mme Aïda Mbaye Dieng a magnifié la coopération entre Toulouse et Saint-Louis qui date de très longtemps et qui a toujours permis aux autorités municipales et aux populations de ces deux villes de collaborer étroitement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’assainissement. Elle a rappelé que l’histoire de l’Aéropostale est liée à celle du Sénégal et de Saint-Louis en particulier. Cette ville fut, en effet, choisie comme escale indispensable pour acheminer le courrier de l’Europe vers l’Amérique du Sud. Cette histoire a été marquée par des exploits comme la première traversée entièrement aérienne de l’Atlantique Sud par Jean Mermoz en 1930.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, James Zumwalt, a présidé, hier, dans le département de Podor, la cérémonie officielle d’inauguration des infrastructures construites par Counterpart International et l’Usda (Département de l’Agriculture des USA) à la Case des tout-petits du village de Nguendar, dans le cadre du Projet « Food For Education ». Il s’agit d’une salle de classe équipée, de blocs d’hygiène séparés pour les garçons et les filles et d’un projet d’adduction d’eau.

Par la même occasion, M. Zumwalt a visité la cantine scolaire de cet établissement scolaire et a bien apprécié le travail remarquable effectué par Idrissa Bâ de Counterpart International et ses proches collaborateurs, dans le cadre de la supplémentation en vitamine A et du déparasitage de ces petits enfants qui sont bien entretenus dans cette case des tout-petits avec l’appui constant de cette Ong américaine.

Le coordonnateur régional de la petite enfance et de la case des tout-petits, l’Inspecteur Ibrahima Diaw, a vivement remercié l’Usda et Counterpart International pour toutes ces initiatives en faveur du développement intégré de la petite enfance. Ces partenaires américains, a-t-il précisé, aide notre pays dans le cadre de la prise en charge de la petite enfance, qui cible les enfants âgés de 0 à 6 ans et qui s’appuie sur une approche holistique et intégrée avec un paquet de services de qualité axé sur la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition, l’hygiène, l’assainissement et l’installation de compétences.

Alimentation scolaire
M. Diaw s’est réjoui des interventions de l’Usda et de Counterpart International en milieu scolaire. Il s’agit de la mise en place de cantines scolaires, du déparasitage, de la supplémentation en vitamine A et en fer, de la construction de salles de classe, du renforcement des capacités des acteurs, de la motivation des éducateurs, de la mise à disposition de batteries de cuisine, de champs communautaires, etc.

Le représentant résident de Counterpart International au Sénégal, Desiré Yameogo, a remercié le généreux peuple américain donateur, le Département de l’Agriculture des Etats-Unis, qui ont financé ce programme d’alimentation scolaire, qui couvre les domaines de l’éducation, des infrastructures scolaires, du renforcement des capacités, de la santé, de l’agriculture, de l’eau potable et de l’assainissement dans notre pays. Un programme de grande envergure qui bénéficie, sur l’ensemble du territoire, à plus de 75.000 personnes, dont plus de 43.000 élèves de 270 écoles primaires et préscolaires de la région nord. Dr Alassane Wellé, responsable régional de Counterpart, a mis en exergue les actions de son Ong dans le cadre de la formation sur le curriculum de l’éducation de base et la didactique de la lecture rénovée au profit de 827 enseignants, de la construction de 20 salles de classe, de 20 latrines et de 20 systèmes d’adduction d’eau potable, de l’acquisition de 300.000 comprimés vermifuges et de capsules de vitamine A, la distribution de plus de 2,6 millions de repas à 41.875 élèves, la formation de plus de 570 cuisinières aux techniques de l’art culinaire, l’aménagement de 20 champs communautaires, etc.

Pour M. Zumwalt, des enfants qui ont une bonne alimentation sont plus enclins à rester concentrés à l’école, à étudier et acquérir des compétences pour être des citoyens plus productifs et diriger le Sénégal de demain.

Il a enfin souligné que le principal objectif de ce programme d’alimentation scolaire est de réduire la faim, tout en améliorant l’alphabétisation et l’éducation, plus particulièrement pour les filles. Et pour appuyer cet objectif, l’Usda a apporté une aide aux programmes d’alimentation scolaire au Sénégal pour une valeur de 20 millions de dollars sur les cinq dernières années.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un problème foncier défraie la chronique à Bango, Ngallèle et Khar-Yalla depuis que les populations de cette partie de la capitale du Nord ont été sommées par le préfet du département de Saint-Louis, à travers des lettres de mise en demeure, de quitter, dans les plus brefs délais, le titre foncier n°28 qui couvre une superficie de 114 hectares et qui appartient à l’Agence nationale des aéroports du Sénégal (Ads).

Les occupants de ces concessions avaient déjà, la semaine dernière, manifesté bruyamment leur colère, déplorant avec la dernière énergie ce qu’ils qualifient de « coup de force » des autorités administratives, qui veulent aider l’Ads à récupérer ces 114 hectares alors qu’une bonne partie de ces terres situées sur l’ancienne piste de l’aéroport international de Dakhar Bango et au-delà a été vendue ou attribuée à certaines coopératives d’habitat. Hier, ils sont passés à la vitesse supérieure en bloquant la circulation sur la route qui mène vers le village de Bango. Ils ont ainsi dressé sur la chaussée des barricades faites de branches d’arbres et de pneus incendiés. Les forces de l’ordre ont dû intervenir énergiquement pour disperser la foule des manifestants. Elles ont utilisé des grenades lacrymogènes pour mettre un terme à ce mouvement d’humeur qui allait engendrer des conséquences désastreuses.

« Depuis plus de six ans, nous vivons ses assauts répétés de la part des autorités administratives. Nous voulons que les solutions les plus adéquates soient apportées à cet épineux problème foncier qui risque de causer un lourd préjudice à de nombreuses familles (certains d’entre eux parlent de 2000 familles) qui se sont installées dans cette zone depuis très longtemps », a précisé Yamar Diop, le porte-parole des manifestants.  « Ils nous ont fait savoir que nos maisons ont été bâties sur le titre foncier n°28 Bas-Sénégal appartenant aux Aéroports du Sénégal. Jusqu’à présent, aucune preuve de cet état de fait n’a été fournie. Nous allons poursuivre ce combat et nous ne bougerons pas d’un iota », a souligné M. Diop. «  Nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour sauvegarder ces biens que nous avons acquis honnêtement, à la sueur de notre front », renchérit Serigne Elimane Niang, membre du collectif de ces familles sommées de vider ces lieux dans les plus brefs délais.  Ils ont invité le président Macky Sall et le maire Mansour Faye à intercéder en leur faveur auprès des autorités administratives et des responsables de l’Ads en vue de leur permettre de sauvegarder leurs biens.

Des sources proches de la Direction Générale des Ads ont requis l'anonymat pour soutenir avec véhémence que ces terres ont été vendues illégalement. Une délégation de l’Agence des Ads (aéroports du Sénégal) est attendue à Saint-Louis, où elle devra rencontrer les responsables de ce collectif des familles sommées de quitter ce titrer foncier n°28.

Mb.K. DIAGNE et A. M. NDAW

Commune rurale du département de Tivaouane, Mérina Dakhar sort de sa torpeur avec en ligne de mire un grand projet agricole financé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) à hauteur d’un milliard et demi de FCfa. Il s’agira notamment de mieux optimiser l’énorme potentiel maraîcher de la zone.

Le maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, affiche le sourire en évoquant le grand projet agricole que l’Uemoa a décidé de financer au profit de plus de 15 villages de la commune. Le projet sera implanté dans la zone de Dior Ndiaye et l’Agetip en sera le maître d’œuvre. Pas moins de 50 hectares de cultures maraîchères y seront réalisés. Le financement est déjà bouclé et les études sont en phase terminale, à en croire l’édile qui informe qu’il s’agira notamment de construire des unités de stockage pour davantage optimiser l’énorme potentiel maraîcher du département de Tivaouane. En effet, des productions records ont été récemment enregistrées dans culture de l’oignon (80 000 tonnes) et de la pomme de terre (50 000 tonnes). Le projet renferme aussi un important volet lié à l’hydraulique rurale. En attendant, Mérina Dakhar bénéficie de l’appui de la coopération italienne pour développer son potentiel agricole. De même, le volet énergétique n’est pas en reste car la zone va, dans les meilleurs délais, basculer dans les énergies renouvelables, selon le maire Aymérou Gningue.

Un potentiel extraordinaire en énergies renouvelables
C’est dans cette perspective qu’un projet de développement de l’énergie solaire sera bientôt réalisé par Eiffage Sénégal. Il s’agit d’un important projet qui va installer une puissance de 30 mégawatts et qui se situe entre les villages de Mbouki et Nguiguiss. Selon les experts en énergie rencontrés dans la zone, il existe un « potentiel extraordinaire » dans le département de Tivaouane pour ce qui concerne les énergies renouvelables. Le parc éolien de Taïba Ndiaye qui  est en train d’être implanté par le consortium international Sarreole S.A. va injecter à terme 150 mégawatts dans le réseau national de la Senelec. Selon le maire de Mérina Dakhar, de 1990 à 2010, le pays n’a fonctionné qu’avec une puissance installée d’environ 250 mégawatts. Aujourd’hui, le chef de l’Etat Macky Sall est en train de faire passer cette puissance de la production énergétique de 250 à 1000 mégawatts en l’espace de quatre ans. Sur les 1000 mégawatts de la production nationale, pas moins de 300 proviendront du département de Tivaouane.

Mamadou Lamine DIATTA

Le Directeur général de l’Agence nationale pour l’électrification rurale (Aser), Baba Diallo, effectue depuis lundi dernier une grande tournée dans la région nord en vue de sensibiliser les populations sur les enjeux et les perspectives des projets mis en œuvre par son agence, sur la vision prospective du président Macky Sall en matière d’électrification rurale. Il a saisi cette occasion pour révéler que le coût global du programme d’urgence national d’électrification rurale est estimé à 150 milliards de FCfa.

Partout où il est passé lors de sa tournée dans la région nord, le Dg de l’Aser a réitéré l’engagement indéfectible du chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement à réaliser un taux d’électrification rurale de 60% dans nos régions avant fin 2017. Les populations du département de Podor, notamment les chefs de village, les autorités coutumières et religieuses, les jeunes et les femmes de Koylel et de Wardé, localités situées dans la commune de Doumga Law, de Thiabourlé et autres localités de la commune de Galoya, se sont mobilisées pour accueillir chaleureusement cette forte délégation de l’Aser conduite par Baba Diallo.

 Par la même occasion, elles ont témoigné leur reconnaissance et leur gratitude au président Macky Sall qui, par l’entremise des services de l’Etat et de l’Aser, ne cesse de déployer des efforts constants et louables pour aider le monde rural à accéder à l’électricité.
Elles se sont surtout réjouies de la promptitude du Dg Baba Diallo à effectuer ce déplacement pour venir leur expliquer l’urgence et la nécessité d’adhérer massivement au Programme national d’électrification rurale. 
Par la voix de Fatoumata Hane de Koylel et de Samba Diallo de Thiabourlé, ces populations ont fait comprendre à Baba Diallo qu’elles étaient réticentes au début de la mise en œuvre de ces projets. 

Mais, aujourd’hui, ont-elles précisé, les populations du Fouta ont bien compris les objectifs de la noble et exaltante mission qui est dévolue à l’Aser et à ses partenaires (Comasel et autres concessionnaires et opérateurs commerciaux).

En effet, le Dg Baba Diallo, à travers un langage simple et concis, leur a fait comprendre que le chef de l’Etat a toujours demandé au ministre de l’Energie et à la commission de régulation du secteur de l’électricité de mobiliser toutes les énergies pour une meilleure harmonisation des tarifs et des pratiques commerciales.
Il a, à ce propos, réaffirmé la farouche volonté du président Macky Sall de faire en sorte que tous les usagers du service public de l’électricité soient traités équitablement, de faire passer le taux d’électrification rurale de 24% en 2012 à 60% en 2017.

 Il leur a également fait comprendre que les prix pratiqués par Comasel représentent des montants forfaitaires mensuels qui varient entre 4500 et 12.000 FCfa par rapport à la politique commerciale mise en œuvre par la Senelec et selon laquelle le client est tenu de payer tout ce qu’il a consommé.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

En lançant hier la Couveuse d’entreprise pour la promotion de l’emploi par la micro entreprise (Cepem), la ville de Dakar a voulu montrer son accompagnement à la jeunesse et aux femmes pour la création d’emploi. Cet outil de développement local est bien adapté à nos réalités, selon les autorités.  

La mairie de Dakar a procédé, hier, au lancement officiel de la phase pilote du projet de la Couveuse d'entreprise pour la promotion de l’emploi par la micro entreprise (Cepem) sous la présidence effective de la première adjointe au maire, Mme Soham El Wardini, en présence aussi d’ autorités étatiques, de l'Association internationale des maires francophones (Aimf) du ministère français des Affaires étrangères et de la ville de Marseille.

Dans son intervention, Alassane Lo, expert consultant en création d’entreprise, a laissé entendre que nombre d’entreprises meurent dès les premières années de création. « Cette situation est valable au Sénégal, en France, aux Etats-Unis, où le taux de mortalité est de 80% dès les cinq premières années de création », a-t-il révélé. « Sans la motivation, on ne peut pas aller loin », a martelé M. Lo, qui précise que la Cepem est un outil de développement local. « Il faut que cette initiative soit dupliquée à travers le Sénégal pour que la jeunesse entrepreneuriale puisse en bénéficier », a-t-il lancé. 

La première adjointe au maire, Mme Soham El Wardini, est revenue sur le défi et les enjeux de mise en œuvre de la Cepem. « Nous devrons ensemble veiller scrupuleusement et éviter tout blocage qui pourrait contrarier la mise en œuvre du projet. C’est à une approche nouvelle de collaboration que je vous convie. Il s’agit, en  l’espèce, de concilier vos initiatives propres avec les services mis en place par la couveuse d’entreprise », a indiqué Mme Wardini.De son côté, Mourade Dièye Guèye, président de la Cepem et secrétaire général de la ville de Dakar, a relevé qu’au Sénégal, près de 65% des entreprises meurent dès les deux premières années de création. Pour la première phase, 40 personnes devront bénéficier de ce projet.  
Samba Ba, chargé de mission à l’Aimf, a indiqué que ce projet devra permettre de positionner la ville comme un acteur majeur dans la création d’emplois au profit des personnes en difficulté.  
La directrice générale du Fonds de développement et de solidarité municipale (Fodem), Mme  Aminata Diop Samb, est revenue sur les différentes étapes de l’élaboration du processus, qui, désormais, prend son envol.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le marché central de Tambacounda a reçu un grand coup de balai. Une opération organisée par le député maire Mame Balla Lô pour rendre les lieux salubres afin qu’il puisse accueillir les usagers dans les meilleures conditions d’hygiène. Hormis son encombrement légendaire, le marché où converge toute la population de la ville a, au cours de cette journée d’investissement commandée par les commerçants, véritablement fait sa toilette.

L’occasion a été saisie par le maire Mame balla Lo pour se féliciter de la belle initiative prise par les commerçants eux-mêmes pour que les lieux soient rendus propres.
Selon lui, les commerçants se sont rendu compte de l’état d’insalubrité très avancé du marché, lieu de rencontre de toutes les populations. Une situation qui a retenu l’attention particulière du député maire et de son équipe afin qu’une journée soit entièrement réservée à une vaste opération d’investissement humain.

Puisque c’est un lieu d’attraction qui a même dépassé sa capacité, il urge d’organiser ces genres d’activités pour sortir régulièrement toute la saleté que cache ce marché. Pour M. Lo, il faut aller dans le sens de sensibiliser les vendeurs à aller vers les autres marchés des quartiers pour désengorger le marché central qui croule sous le poids de l’âge. D’ailleurs, selon lui, la vente de certains produits ne peut pas cohabiter avec l’insalubrité.

Il soutient que cette action entre dans le cadre de la politique de l’équipe municipale qui ambitionne de se débarrasser de toute sorte de dépôt d’ordures aux alentours de ce marché et de tout autre marché du périmètre communal. « Nous avons une démarche inclusive car il est impossible de développer cette ville sans associer les concernés. Donc il est tout heureux que les commerçants comprennent que le marché est leur outil de travail ».

Pape Dema SIDIBE

La réalisation des engagements pris lors du Conseil des ministres délocalisés de Louga se décline en chiffre : 130.931.951.073 FCfa, soit 52,37% des 250 milliards promis à la région.

Conformément aux directives du chef de l’Etat, Louga a abrité, hier, une conférence territoriale d’évaluation de l’état d’exécution des programmes d’investissement arrêtés lors du Conseil des ministres délocalisé tenu en décembre 2012. La rencontre présidée par le gouverneur Alioune Badara Mbengue a réuni tous les acteurs de la région : élus locaux, opérateurs économiques, guides religieux, partenaires au développement, membres de la société civile, services techniques de l’Etat et autorités administratives. Il s’agissait précisément pour les participants de faire le point sur la mise en œuvre des engagements issus de ce conseil des ministres délocalisé. Le tableau présenté à l’assistance est assez clair. Il indique que l’Etat a injecté un volume d’investissement total qui se chiffre exactement à 130.931.951.073 FCfa, soit 52,37% des 250 milliards FCfa promis à la région. Permettant ainsi à l’Etat de faire d’importants bonds en matière d’investissement dans la région de Louga. De véritables performances sont enregistrées dans le secteur primaire (agriculture, élevage, pêche) où une enveloppe de près de 47 milliards a été exécutée. L’investissement a permis, dans l’agriculture, de prendre en charge l’équipement agricole, la mise à disposition des semences de qualité, l’irrigation et la diversification de la production.

Sur le plan de l’élevage, le montant dégagé a aidé à sécuriser et à assurer la santé du bétail, l’accompagnement des éleveurs et surtout l’amélioration des conditions de développement du secteur par la construction du mur du ranch de Doly (6,5 milliards) à l’intérieur duquel trône un forage d’une capacité de 1.000 m3. La pêche n’est pas en reste avec la réalisation d’importants projets et programmes allant de la subvention de moteurs de pirogues, de gilets de sauvetage jusqu’à la formation des acteurs en passant par la construction de quais de pêche. Mais le pic de ces performances est surtout noté dans le secteur de l’hydraulique où le taux de réalisation a atteint 189,72%. « Pour la première fois dans l’histoire de la région, jamais autant d’ouvrages hydrauliques n’ont été réalisés, permettant à la région de mieux répondre de sa place de hub de l’élevage dans le Sénégal », a commenté le gouverneur Alioune Badara Mbengue, relevant aussi les importants efforts de l’Etat dans le domaine du désenclavement de la région. Routes goudronnées et pistes de production ont été réalisées pour un montant de 42.867.040.152 FCfa.

L’éducation avec 5.656.647.861 FCfa d’investissement (140% de taux de réalisation), la santé 433.629.985 FCfa (79,5% de taux de réalisation) et l’assainissement 5.953.901.845 FCfa (150% de taux de réalisation) ont aussi enregistré des bonds qualitatifs. Sans oublier la protection sociale érigée en sur priorité avec un montant total d’investissement de 552.159.100 FCfa.

33 milliards réalisés hors engagement du Conseil des ministres
Entre fin 2012 à aujourd’hui, la région de Louga a aussi bénéficié des réalisations hors engagement du conseil des ministres délocalisé. Le montant desdites réalisations s’élève à 33.513.773.946 FCfa, portant ainsi l’enveloppe globale de réalisation de l’Etat dans la région de Louga, de 2012 à nos jours, à 164 445 725 019 FCfa. Rapportés à l’enveloppe globale de 250 milliards de FCfa que le gouvernement s’est donné comme ambition d’injecter dans la région de Louga, les investissements de l’Etat et de ses partenaires sont donc exécutés à hauteur de 65,77% des objectifs globalement fixés. « Tout n’a pas été fait. Certains projets et programmes sont en cours de réalisation.

D’autres n’ont pas encore démarré. Mais ce qui reste constant, c’est que la région est sur la bonne voie », a soutenu le gouverneur de Louga à l’issue de cette conférence territoriale.

Tous les six mois, promet Alioune Badara Mbengue, les acteurs vont se réunir pour faire le point. L’objectif réaffirmé est d’assurer un suivi permanent de l’état d’exécution des projets et programmes.

Abdoulaye DIALLO

Dans le cadre de la diversification des opportunités de financement des collectivités locales, un atelier de deux jours organisé par l’Association des maires du Sénégal (Ams) se tient depuis hier à Dakar. Il s’agit de donner aux maires en provenance de toutes les régions du pays les instruments juridiques et financiers pour utiliser le Partenariat Public-Privé (PPP) et la Délégation du Service Public (DSP) parmi la panoplie d’outils de recherche de financements.

Le ministre de la Gouvernance, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a tenu à présider cet atelier de formation, a salué cette initiative de l’Association des maires du Sénégal qui s’inscrit dans la recherche et la diversification des outils et des pistes de financement pour les collectivités locales. Pour le ministre, la loi 2014-13 du 1er février 2014 est en vigueur et organise les dispositifs législatifs afin que les collectivités locales puissent bénéficier d’outils de financement comme les PPP et les DSP. Un pareil atelier, selon le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, est une occasion pour les collectivités locales d’être accompagnées par le secteur privé et de se familiariser avec des outils modernes de gestion des ressources. Pour ce dernier, l’atelier va permettre aux maires de s’interroger sur l’application de la nouvelle loi en vigueur dans les territoires et trouver des réponses sur l’apport, le système de tarification, la meilleure adaptation à cette loi… et des recommandations pour les collectivités locales dans l’utilisation de ces financements innovants.

Le premier secrétaire de l’ambassade du Grand Duché de Luxembourg au Sénégal, Nicolas Pierre, a salué le partenariat entre nos deux pays qui dure de plus de 30 ans. Il a salué cette belle initiative des maires du Sénégal qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’Acte 3 et qui appelle pour les collectivités locales la recherche de financements innovants pour développer leurs territoires. Il a remercié le ministre pour son engagement en faveur d’une bonne maîtrise, par les maires, de ces outils de financement qui vont apporter des changements profonds dans les territoires. La réaction a aussi été la même pour le président de l’Association des départements, Adama Diouf, qui a qualifié d’initiative cohérente en phase avec les dispositions du Code général des collectivités locales. Le premier intrant de la bonne gouvernance réside dans une bonne recherche et gestion des ressources pour la collectivité locale. C’est pourquoi il a félicité la belle initiative des maires et l’exemplarité des relations entre l’Ams et le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Mbaye Dione, en sa qualité de secrétaire général de l’Ams, a expliqué que l’atelier est l’aboutissement d’une démarche pour apporter aux maires l’information utile pour la recherche de financements innovants.

Rappelons que lors de cet atelier, deux experts du cabinet Bird&Bird Africa Desk, notamment un avocat et un financier, vont travailler avec les maires sur des exemples de financements innovants, notamment les PPP et les DSP qui sont ciblés dans cette formation.

Babacar Bachir SANE

La démocratie locale est la nouvelle trouvaille qui atteste de la participation citoyenne inclusive dans l’élaboration des projets communs de développement, selon le Recopacte qui a organisé hier une Ag à Dakar.  

La première assemblée générale constitutive du Réseau des collectivités pour la participation citoyenne des territoires-Recopacte s’est ouverte depuis hier et ce pour six jours. Une activité ponctuée par des ateliers de co-construction de projets communs autour de quatre thématiques comme l’importance de l’information et de la communication dans la cohésion de la collectivité ; la citoyenneté comme facteur déterminant de stabilité territoriale ; les enjeux financiers et le développement local ; l’organisation de la participation dans la lutte contre les changements climatiques.  Dans son intervention, la première adjointe au maire de Dakar, Mme Shoam El Wardini, a souligné que la création du Recopacte montre que nos villes ont saisi les enjeux des profondes mutations qui s’opèrent dans nos territoires. «Dans un contexte marqué par la municipalité et la complexité des problématiques urbaines, la gestion participative est devenue une nécessité de gouvernance pour répondre aux défis du temps présent et de l’avenir », a souligné la représentante de Khalifa Ababacar Sall, qui précise que ce contexte nous engage à approfondir la démocratie locale, à favoriser un engagement participatif de nos populations.

D’après elle, il s’agit de développer des dynamiques inclusives pour construire des territoires attractifs et durables. Mme Wardini a aussi souligné que le Recopacte a inscrit la démocratie participative au rang d’axe prioritaire de notre coopération pour construire des synergies utiles, où la participation citoyenne redonnera du souffle à l’action publique et pour en faire un levier de formulation et de mise en œuvre de projets communs à nos territoires.

Démocratie locale
A l’en croire, l’assemblée générale de Dakar est un grand pas, qui pourrait être d’un grand effet, si avec les participants, on arrive à faire avancer la démocratie locale dans nos villes et nous engager dans une coopération mutuellement bénéfique et fondée sur la définition et la réalisation de projets communs, au service d’un développement inclusif, durable et solidaire de nos territoires.

Le maire de la ville d’Evry et président des communautés d’agglomération Francis Chouat a encouragé la démocratie locale qui est incontournable. « L’originalité du réseau, c’est de pouvoir changer certaines pratiques pour pouvoir construire des projets en commun. Nos démocraties sont confrontées à des défis majeurs», a affirmé M. Chouat, qui insiste pour que le Recopacte associe les citoyens à l’élaboration des projets de développement. De son côté, le président de l’Union des associations des élus locaux (Uael) Adama Diouf s’est réjoui de la thématique qui montre comment le citoyen doit participer à l’élaboration des projets de développement. D’ailleurs, il a précisé que la participation citoyenne est érigée en principe (directeur) dans le Code général des collectivités locales (Cgcl). « Nous sommes en phase avec le Recopacte. Le territoire est un vécu. Quand nous construisons le développement, chacun à sa pierre à apporter à l’édifice ; cela est important », a fait savoir Adama Diouf.  « Les villes ne meurent pas, elles tombent en désuétude par défaut d’entretien », a dit le modérateur et maire de la commune Dieuppeul -Derklé Cheikh Guèye.« Il faut se départir des projets d’autorité ; mais le leadership doit changer », affirme-t-il. Cette Ag réunit les villes et territoires partenaires : la Ville de Dakar, la Commune V du District de Bamako, la Commune Urbaine de Kayes, la Communauté urbaine de Nouakchott, la Communauté d’agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart et la Ville d’Evry.    

Serigne Mansour Sy CISSE  

L’arrêt précoce des pluies pourrait constituer une menace pour les derniers semis d’arachide et de riz de plateau.

La longue pause pluviométrique enregistrée au cours de ces deux dernières semaines dans la région de Kolda commence à inquiéter les producteurs. Ils craignent que les derniers semis d’arachide ne soient affectés par le manque d’eau si de nouvelles précipitations ne sont pas enregistrées d’ici quelques jours. Ils estiment que l’arrêt précoce de l’hivernage pourrait avoir des conséquences graves sur la production arachidière. Les riziculteurs font également part de leurs préoccupations face à une éventuelle baisse du niveau de l’eau dans les rizières, notamment pour le riz de plateau. Ce qui risque, à leurs yeux, de réduire les prévisions de récoltes. Ils estiment toutefois que la situation n’est pas encore désespérée. « Nous avons besoin d’au moins une pluie pour permettre aux cultures d’arriver à maturité. Je pense que pour ce qui concerne les premiers semis de mil et de maïs, la situation n’est pas désespérée. Mais, les derniers semis d’arachide et de riz des plateaux ont besoin d’une nouvelle pluie, d’ici quelques jours, pour pouvoir boucler leur cycle», déclare Dicory Kandé, producteur de maïs et d’arachide dans la zone de Santankoy, un village situé dans le département de Médina Yoro Foulah. Il prie pour que le ciel accepte d’ouvrir ses vannes avant qu’il ne soit trop tard.

La semaine du 7 au 13 octobre derniers est marquée par une pause pluviométrique, reconnaît le Directeur régional du développement rural (Drdr) de Kolda.

Ce qui s’est traduit, selon Mamadou Badiane, par une diminution de la moyenne des 13 postes suivis par la Drdr à travers les départements de Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah qui est de 998,56 mm contre 1009,1 mm en 2015-2016. «Les parcelles de riz sur le plateau ont besoin d’eau pour boucler véritablement leur cycle et arriver à maturité complète. Les derniers semis de maïs et d’arachide tardive (69-101) sont également menacés s’il y a un arrêt précoce des pluies. Par contre, le riz semé dans la nappe et celui repiqué dans les bas-fonds ne sont pas, pour le moment, affectés par cette pause », précise-t-il. Il y a cependant cinq postes qui affichent, selon lui, des cumuls supérieurs à 1 140 mm et à la moyenne des 13 postes. Il s’agit notamment de ceux de Kolda (1193,9 mm), Dioulacolon (1 163,80 mm), Saré Bidji (1 356,1 mm), Fafacourou (1 142,4 mm) et N’Dorna (1 205,8 mm). Par contre, les postes de Vélingara, Pakour et Sinthiang Koundara dans le département de Vélingara affichent un déficit par rapport à l’année dernière à la même époque. Idem pour ceux de Dabo dans le département de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Depuis quelques temps, la mairie de Saint-Louis s’est lancé dans le désencombrement de la berge du fleuve avec comme objectif, d’y dérouler un projet d’assainissement et d’extension des routes. Mais les opérations s’étaient heurtées à la détermination de certaines populations qui n’entendaient pas voir deux mosquées détruites.

Hier, le quartier a été quadrillé depuis la matinée, pour permettre aux bulldozers de détruire ces édifices. Mais, le travail a été stoppé par les autorités communales. Ce second faux départ est dû à la réticence des conducteurs d’engins. Néanmoins des heurts ont éclaté avec la police qui a reçu des jets de pierres de la part des manifestants, tandis qu’elle ripostait avec des gaz lacrymogènes et des jets d’eau. L’approche de la municipalité a commencé à créer des remous dans son conseil, avec la démission de Pape Larou Mar de son poste de président de la commission chargée des affaires domaniales, foncières et du cadre de vie. En effet, dans ses propos, ce dernier a déploré la démarche utilisée à Guet Ndar car à son avis, « il fallait privilégier une communication intense et ne pas essayer de mettre la population les uns face aux autres, ou encore face aux forces de l’ordre. Au-delà, l’ancien président de commission a souligné que depuis quelques temps, « des décisions importantes ont été prises sur le champ de compétence que le maire a confiée à la Commission consacrée, sans que l’avis de celle-ci ne soit requis ou qu’il soit écarté sans autre forme de justification ». En guise d’exemple, il a rappelé les dossiers relatifs aux attributions du domaine national et du domaine public ferroviaire, la gestion des logements sociaux de Bango ou plus récemment  « celle du projet d’assainissement total et intégré du quartier de Guet Ndar (Acting) pour lequel des actes ont été posés relativement au déguerpissement du domaine fluvial de manière peu orthodoxe ».

Pour rappel Pape Larou Mar est Le leader local du  Mouvement politique et citoyen (Mpcl) de l’ancien ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio.  

A. M. NDAW

Dans le cadre de la recherche de partenariat, l’ambassadeur de l’Inde Rajeev Kumar a tenu une séance de travail avec les autorités de la chambre de commerce de Saint-Louis. Il était accompagné d’investisseurs indiens afin de réfléchir sur une collaboration entre son pays et les hommes d’affaires Saint-Louis.

Lors de cette séance d’échanges, l’ambassadeur Rajeev Kular a rappelé les domaines d’interventions de son pays au Sénégal. C’est dans ce sens qu’il a évoqué le portefeuille de 300 millions de FCfa destinés à la coopération avec le Sénégal, notamment dans les secteurs du transport, de l’agriculture, de l’énergie entre autres. Plus spécifiquement dans la vallée du fleuve, il y’a des opportunités importantes et « nous sommes dans l’agrobusiness et nous travaillons à densifier notre partenariat avec Saint-Louis », a déclaré l’ambassadeur.   

Pour sa part, Cheikh Sourang  président de la chambre de commerce a rappelé l’importance d’accueillir cette délégation indienne. De son avis, sa structure est dans une dynamique d’organisation plus soutenue, afin d’amener des investisseurs et auteurs acteurs économiques étrangers dans la ville. Après ces échanges, il a émis le vœu de mettre en place un comité, pour assurer le suivi des échanges entre les délégations. Au demeurant, M. Cheikh Sourang s’est insurgé contre le fait que le matériel agricole subventionné par l’Etat est très cher, comparé à celui venant de l’Inde. Dans son entendement, il a fait savoir que les machines utilisées dans la vallée ont les mêmes caractéristiques que celles indiennes.

Mais, « le hic elles coutent 80 millions FCfa or on peut l’avoir pour 40 millions FCfa en Inde ». Pour lui, en se tournant vers ce pays, les coûts pourraient être amoindris pour l’Etat et pour les producteurs aussi.

Aussi, le président de la chambre de commerce a rappelé les énormes opportunités de la Vallée. En effet, sur les 200 000 ha disponibles seuls 120 000 sont exploités, « et le reste peut être mis en valeur par des investisseurs comme l’Inde » a-t-il suggéré.

A. M. NDAW

Beaucoup de parents n’ont pas encore le réflexe de déclarer leurs enfants à l’état civil dès la naissance dans les communes de Mbellacadiao et de Ndiob. Selon le secrétaire général de l’Organisation Education et Développement de l’Enfant (Eden), Ibrahima Khalil Diagne, la situation est alarmante car, d’après une étude, 60% des enfants ne sont pas déclarés à l’état civil dès la naissance.

Durant deux jours, Eden a organisé un atelier de formation sur l’état civil à Mbellacadiao pour mieux sensibiliser les acteurs à la base des communes de Mbellacadio et de Ndiob. Le président du tribunal départemental de Fatick, Gorgui Diouf, a rehaussé de sa présence cet atelier. Le secrétaire général de l’Eden, Ibrahima Khalil Diagne, a expliqué que cet atelier a été organisé par son organisation en partenariat avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (Aecid) et l’Ong Espagnole Conemund. Une formation qui entre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet d’amélioration des droits civils des populations rurales des départements de Fatick, Diourbel, Louga et Thiès. Cet atelier fait suite à une étude sur la situation de l’enregistrement des enfants à l’état civil en milieu rural faite au mois de février 2015 dans les communes de Ndiob et de Mbellacadiao. Selon M. Diagne, cette étude a révélé que 60% des enfants de ces localités du département de Fatick ne sont pas déclarés à la naissance à l’état civil. Pour lui, la situation est alarmante. « C’est une question inquiétante parce que beaucoup d’élèves de Cm2 ne peuvent pas faire leur examen de l’entrée en sixième ou du Cfee », a soutenu le secrétaire général de l’Eden qui a noté que beaucoup d’actes fictifs ont été révélés par cette étude. Cette situation est due à l’ignorance et à l’analphabétisme ; d’où la nécessité de mener une vaste sensibilisation des parents pour l’accouchement à la maternité en vue d’une obtention d’un certificat et une déclaration dès la naissance, recommande-t-il. A ces facteurs, constate-t-il, il y a le déficit de matériel, de formation et de collaboration des différents acteurs à l’état civil « qui ne concourt pas à la réalisation de l’enregistrement universel des enfants à l’état civil ».

Une situation préoccupante
Pour ce dernier, l’Etat doit créer des agents d’état civil sinon ce sera un secteur laissé à lui-même. M. Diagne a annoncé que plusieurs activités de sensibilisation seront organisées dans les villages à l’endroit des populations pour encourager l’enregistrement des enfants dans les registres de naissance dans ces deux communes. Pour le maire de la commune de Mbellacadiao, Guéthie Diouf, la situation de l’état civil est préoccupante « car, chaque année, il y a des audiences foraines pour la délivrance d’actes de naissance aux enfants non déclarés à la naissance ». Pour ce dernier, c’est un véritable casse-tête pour la collectivité locale. Le maire révèle que des élèves viennent à l’école sans acte de naissance et, une fois au Cm2, leurs parents sont obligés de recourir aux audiences foraines pour avoir cet acte.

Mais là, a-t-il dit, les parents sont obligés de débourser de l’argent, sans compter les déplacements sur des kilomètres. Conscient de cette situation, Guéthie Diouf a retenu de faire de vastes campagnes de sensibilisation en direction des parents pour régler ce problème. Aussi a-t-il tenu de remercier l’Eden pour l’organisation de cette importante session de formation à l’intention des acteurs à la base qui vont contribuer à rendre performant l’état civil. Le coordonnateur du collectif des directeurs d’école de la localité, Abdou Diouf, a confirmé la situation vécue dans les écoles. En mettant l’accent sur l’importance de cet atelier, il a révélé que généralement ce sont les directeurs qui aident les élèves à trouver un acte de naissance à fournir pour l’examen d’entrée en sixième et du Cfee. L’Eden a offert un important lot de matériel composé de 100 registres de naissance, 3500 imprimés de bulletins et extraits de naissance et 200 cahiers aux villages des communes de Ndiob et de Mbellacadiao.

Oumar Ngatty BA

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a rendu, samedi dernier, un vibrant hommage à Me Aïssata Tall Sall et à l’ensemble des conseillers municipaux de la commune de Podor qui l’ont invité à visiter le fort de Podor et cette ville du Fouta Toro, située à 273 kilomètres de la capitale du Nord.

Accompagné d’une forte délégation, M. Bigot a fait un tour dans cette ville magique pour découvrir et admirer le très beau patrimoine architectural de Podor, notamment les maisons qui donnent sur le quai, quelques anciens comptoirs commerciaux de l’époque coloniale, une mosquée sérère et une autre vieille mosquée de Podor.

Au fort de Podor, M. Bigot a admiré les portraits des anciens combattants et résistants sénégalais et des colons français accrochés aux cimaises de ce monument historique, de ce site touristique qui attire chaque année des milliers de touristes, vacanciers, festivaliers et autres visiteurs. Il a rappelé que ces résistants sénégalais ont combattu les troupes françaises de l’époque coloniale.

Ils ont, cependant, créé une histoire commune avec les français de telle sorte qu'aujourd’hui, ils se côtoient dans cette mémoire du Fouta qu’est le fort de Podor. Selon M. Bigot, ce fort est un témoin vivant des hauts faits de l’histoire, des relations longtemps entretenues par la France et le Sénégal, par le gouverneur Faidherbe et les populations locales.

S’adressant à la presse, il a rappelé que cette tournée qu’il a effectuée dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal lui a permis de sortir de la bulle diplomatique de Dakar pour se rendre dans les départements de  Bakel et de Podor et dans la région de Matam. Il a laissé entendre qu’il a mis à profit son séjour dans la région nord pour visiter le Projet Agriculture Irriguée et Développement Economique des territoires ruraux de Podor (Aidep) et autres programmes de développement agricole financés par l’Agence Française de Développement (Afd), de nombreux casiers rizicoles bien aménagés et mis en valeur avec l’appui de la Saed. Selon M. Bigot, ces périmètres irrigués villageois (Piv) devraient permettre de créer des milliers d’emplois dans la vallée et d’atteindre les objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz initié par le président Macky Sall. La présidente du conseil municipal de Podor, Mme Aïssata Tall Sall, a magnifié l’exemplarité de la coopération entre la France et le Sénégal.

lle s’est surtout réjouie de la promptitude de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, à répondre favorable à son invitation.

Me Aïssata Tall Sall n’a pas manqué de mettre en exergue l’intérêt particulier que nos partenaires français, notamment les responsables de l’Afd, accordent au développement de l’agriculture sénégalaise. Elle s’est appesantie, enfin, sur les retombées économiques et sociales difficilement quantifiables des projets de développement agricoles financés par l’Afd dans le département de Podor. 

A. M. NDAW

Les tracasseries et autres lenteurs notées dans l’administration du Sénégal ne sont pas du goût des anciens gouverneurs du Sénégal qui étaient en journée de réflexion avant-hier.   

L’Association des anciens gouverneurs de région (Aagr) a organisé une journée de réflexion sur l’administration sénégalaise. Celle-ci était une contribution au forum national de l’administration organisé à Diamniadio, en avril dernier et présidé par le chef de l’Etat Macky Sall, précise, en préambule, le président de l’Aagr, Souleymane Diène. «Nous n’avions pas participé à cette rencontre, car notre invitation a été reçue tardivement », éclaire-t-il.

D’après lui, leur structure a voulu apporter sa contribution en jouant sa mission d’alerte. « On se plaint de la lenteur et de certaines tracasseries dans l’administration pour montrer qu’il y a des choses à faire. Nous voulons une meilleure amélioration de notre administration », a affirmé M. Diène, qui se dit optimiste sur une application de leurs recommandations qui sortiront de cette journée de réflexion. D’ailleurs, il révèle une partie des discussions de leur audience avec le chef de l’Etat. « Nous lui avons dit que nous ne voulons pas refaire une autre carrière administrative. Mais nous jouons un rôle de veille. Nous nous félicitons du fait qu’il nous implique dans la gestion du pays», a indiqué M. Diène.

Dans son intervention, Abdoulaye Makhtar Diop, administrateur civil, a affirmé que chaque gouverneur, de par son expérience, est un vecteur sociologique, politique et économique de la région qu’il a gouvernée. « Les anciens gouverneurs roulent pour le prestige de notre pays », a-t-il ajouté, avant de plaider pour que les gouverneurs aient un cabinet avec des conseillers dans tous les domaines. L’ancien ministre d’Etat a déclaré que cette monographie est une excellente chose, car l’expérience acquise leur permettra d’anticiper d’abord avant d’alerter sur certains manquements (problème sur la mise en forme des réformes territoriales), s’il y a lieu.

A l’en croire, il faut définir l’autorité qui doit piloter le pôle de développement. «Est-il une entité administrative, économique, politique ou économico-politique », s’est interrogé le Grand  Serigne de Dakar. Selon celui qui est l’un des vice-présidents à l’Assemblée nationale, nous n’avons pas, de manière formelle, l’organisation des pôles de développement. « On souhaiterait avoir un décret ou un arrêté qui fixe ces pôles de développement et la place du gouverneur dans les trois régions qui forment le pôle», a-t-il analysé. M. Diop a laissé entendre que la répartition des ressources minérales appelle de nouvelles formes de gouvernance.

Cheikh Hamidou Kane, membre d’honneur de l’Aagr, a déclaré que l’autorité, utilisée immodérément, disqualifie celle-ci. « Le développement doit faire l’objet d’une clarification sociale », a-t-il invité. 

Serigne Mansour Sy CISSE

La deuxième phase de la décentralisation doit permettre aux autorités locales d’avoir une fiscalité propre. Sur ce, le président du Conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye, affirme que sa mise en œuvre est plus qu’une urgence.

Le département de Kaolack compte 480.000 habitants. Pour la prise en compte de leurs préoccupations, le Conseil départemental veut des moyens conséquents et refuse de se limiter aux appuis de l’Etat. D’après le président Baba Ndiaye, la phase 2 de l’Acte 3 de la décentralisation va leur permettre d’avoir une fiscalité propre. Mais, en réalité, en fonds de dotation, le Conseil a reçu 144 millions de FCfa et 70 millions en fonds de concours cette année. Même si l’insalubrité est palpable à Kaolack, le cadre s’est amélioré ces derniers temps. « Cette question de la propreté est de notre ressort, de même que l’éclairage public et l’assainissement. Maintenant, il nous faudra aller de l’avant. L’environnement et la salubrité sont devenus porteurs. Les populations doivent s’engager », indique-t-il. Dans la même veine, le Conseil départemental fait face à l’avancée du sel qui réduit les surfaces cultivables. «Aujourd’hui, la salinisation des terres est devenue une question majeure et le Conseil est en train de voir dans quelle mesure on peut trouver des partenaires qui pourront nous appuyer dans le financement et permettre aux populations d’avoir des espaces cultivables », a expliqué M. Ndiaye, précisant que l’entité départementale est en train de travailler avec la région orientale du Maroc, celle d’Hollande etc. « Nous attendons la seconde phase parce que, présentement, nos  ressources sont uniquement les dotations de l’Etat. C’est insuffisant par rapport aux ambitions et à l’attente des populations. Ce sont les communes qui ont une fiscalité et prennent les impôts, mais les départements n’ont que les dotations et les fonds de concours », soutient-il. «Nous avons l’ambition de faire de nos départements des pôles de développement, de porter la territorialisation des politiques publiques », affirme Baba Ndiaye. Le président du Conseil départemental invite les autorités à leur octroyer des ressources à la hauteur des défis, pour mieux prendre en charge leurs responsabilités qui sont les siennes.

Développer le partenariat
Revenant sur les réalisations depuis qu’il est à la tête du Conseil en deux ans, il dira que le département compte 60 collèges et lycées sans compter les instituts franco-arabes qui ne peuvent pas être laissés en rade dans la politique d’accompagnement définie par le département.

«L’intérêt pour nous, c’est de mieux encadrer les jeunes. Nous avons installé des matériels de reprographie, la construction de plusieurs blocs sanitaires », avance M. Ndiaye. Sur le mur du lycée Valdiodio Ndiaye refait par l’ancien Premier ministre Aminata Touré et qui est endommagé aujourd’hui, le président lance un cri : « Le problème, c’est un manque de civisme. Je voudrai protester pour qu’il ait plus de sens de responsabilité. Si l’on détruit les murs, n’importe qui peut y passer. On la construit et détruit en moins d’un mois. Je ne sais pas à quelle période on aura un lycée réhabilité ».

A l’en croire, l’Acte 3 de la décentralisation donne aux élus locaux la possibilité de développer le partenariat public-privé et la coopération décentralisée. « Nous voulons réfectionner le lycée Valdiodio en profondeur, car c’est un temple du savoir assez digne, qui a vu passer plusieurs autorités du Sénégal. Dans le volet éducatif, des équipements ont été mis à contribution pour la tenue de la journée de l’excellence primant les meilleurs élèves », poursuit-il.

Pour la santé, l’article 306 du Code général des collectivités locales (Cgcl) transfère aux élus locaux la gestion, l’administration et l’entretien des centres hospitaliers de niveau 1 ou 2. A ce sujet, Baba Ndiaye multiplie les subventions comme celle de 30 millions de FCfa donnée à l’hôpital régional de Kaolack malgré les moyens limités, lors de sa première année de gestion. Idem pour les 32 millions remis à la plateforme des femmes du marché central de Kaolack. «Nous avons une administration médicale compétente, engagée, ouverte et très motivée. Chaque année, nous célébrons la journée du parrain qui est une rencontre d’échanges entre administrateurs, médecins, bénéficiaires et les populations sur des questions d’actualité touchant le devenir de l’hôpital », évoque M. Ndiaye, rappelant toujours que dans le cadre de la coopération décentralisée, des équipements modernes (centre de dialyse, couveuse, 7 salons d’opération) ont été mis en place. « Aucune radio ou analyse ne mérite qu’un patient se déplace à Dakar », soutient le président. Il a révélé la construction de services d’urgence par le ministère de la Santé dont un bloc opératoire. « Nous voulons faire de notre hôpital régional l’un des plus grands plateaux médicaux de la sous-région ouest-africaine », dit M. Ndiaye.

Un plan de développement de 11 milliards de FCfa pour Kaolack
Le Conseil a un plan départemental de développement de 11 milliards de FCfa pour une durée de cinq ans (2016-2020). Pour boucler le budget, il compte sur l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahim Niass et l’appui de l’Etat. Une unité de transformation de produits agricoles, le Domaine agricole communautaire (Dac), un projet de 5 milliards de FCfa avec la création de 1000 emplois.

Ces aspirations font partie de l’agenda. « La seule revitalisation du port de Kaolack, de son dragage permettra de voir cette région, en quelque mois, esquisser un développement économique. On ne voit plus l’animation des fêtes de traite qui rythmait la ville quand l’agriculture supportait le développement de la région. Si elle va bien, la transformation économique va suivre. Il faut permettre aux agriculteurs d’être plus riches », ajoute-t-il. En outre, Kaolack compte 3.000 artisans. Dès lors, les travaux d’un Centre de formation des métiers artisanaux (2 ha et R+2) sont en cours ; mais ce projet ne prend pas en compte ceux qui ont arrêté les études en classe de Cm2. Il sera d’un coût de 300 millions de FCfa dont la première phase s’élève à 130 millions. « N’eût été la saison des pluies, on en serait à la seconde phase du projet », justifie-t-il. Ce centre devra jouer son rôle dans les 15% de la commande publique. Il devrait être livré en avril 2017. Sur la culture, le Conseil a relancé le Festival de « Tassu », le Festival national des arts et cultures (Fesnac), le Fentart (Festival national des arts et culture du Saloum). Le président Baba Ndiaye n’oublie pas non plus les appuis aux mouvements sportifs et le projet de construction d’un hippodrome qui font partie de ses chantiers.
 
Serigne Mansour Sy Cissé

Loul Sessène (département de Fatick) peine à décoller à cause de deux principales difficultés liées à l’électrification et à son enclavement. Ce qui pousse le maire de cette commune, Sidya Diouf, à lancer un appel aux autorités supérieures pour que des solutions soient trouvées à ces maux pour le bien-être des populations de cette localité.

Au cours d’un entretien, le maire de la commune de Loul Sessène, Sidya Diouf, a d’abord évoqué les problèmes auxquels les jeunes de sa localité sont confrontés. Pour le maire, la question de l’emploi est une de leurs préoccupations si bien que le phénomène de l’exode rural est une réalité dans la zone. Selon lui, beaucoup de jeunes, après les travaux champêtres, quittent Loul Sessène pour aller à Dakar ou ailleurs à la recherche d’un travail temporaire ou faire du petit commerce à l’image des marchands ambulants. Pour Sidya Diouf, les communes n’ont pas assez de moyens, mais il serait bon de les appuyer afin qu’ils puissent avoir des projets structurants afin de fixer les jeunes au terroir.

« La terre existe mais il se pose le problème du manque d’eau pour le maraîchage. Nous sollicitons un appui de l’Etat pour accompagner ces jeunes », a-t-il soutenu. Sur les autres problèmes des jeunes, il a évoqué celui lié au manque d’infrastructures sportives pour l’épanouissement des jeunes dans les villages. Une autre difficulté est relative au problème de connexion à l’internet. Dans cette zone, beaucoup de jeunes, pour se connecter à l’internet, sont obligés de faire des kilomètres afin de se rendre à Dioffior, à Fimela ou à Thiadiaye. « Nous avons un centre mais on n’arrive pas à l’équiper. Nous avons contacté  la Sonatel qui a promis que le wifi sera disponible avant décembre. Si c’est fait, il y aura une amélioration de la connectivité à Loul Sessène », a-t-il expliqué.

Adduction d’eau
Sur la question de l’eau dans la commune, le maire a d’abord soutenu que le département de Fatick a un grand problème lié à l’eau. Sidya Diouf a saisi cette occasion pour remercier le directeur général de l’Ofor (Office national des forages ruraux) et son directeur technique qui ont fait bénéficier à la commune une adduction d’eau de plus de 10 km dans le village de Sakhor qui est une île et certains hameaux de Loul Sessène, en attendant l’approvisionnement en eau des villages de Ndiol et de Nobadane grâce à une adduction d’eau qui sera réalisée par l’Ofor. « Il nous faut une adduction dans le  l’agriculture », a-t-il dit.  Loul Sessène a bénéficié du projet «Eau potable » Notto-Ndiosmone-Palmarin. Le maire a annoncé que la commune a bénéficié de 30 branchements sociaux pour les villages. « Mais c’est cher », fait-il remarquer. « Nous allons mettre en place un mécanisme pour en faire bénéficier au maximum de maisons », a-t-il promis.

Sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le maire a rappelé que la commune a déjà bénéficié d’une vingtaine de matériels d’allègement des travaux, à savoir des moulins à mil, des décortiqueuses à mil et à riz.  Selon lui, si des villages ont en ont bénéficié, d’autres attendent leur dotation. « C’est un ouf de soulagement chez les femmes car aujourd’hui ces dernières ont le temps de s’occuper pleinement de leurs activités économiques », s’est-il plu à dire. Aussi Sidya Diouf a-t-il annoncé que la commune a reçu de l’Etat 25 tonnes de riz à distribuer aux personnes démunies qui ont été recensées. Cette commune de Loul Sessène n’est pas nantie sur le plan de l’électrification.

Construction de classes
Sur les 19 villages de cette commune, seul celui de Loul Sessène est sorti des ténèbres. Sur le plan de l’éducation, le maire, ayant bien compris le message « Ubi tay, Jang Tay », a pris toutes les dispositions pour mettre des fournitures scolaires d’un coût de 3,5 millions de FCfa à la disposition des enseignants afin que les élèves puissent démarrer l’année dans de bonnes conditions. Selon le maire, la situation des écoles est acceptable. Tout récemment, a-t-il dit, la commune a bénéficié du budget d’investissement consolidé (Bci) pour renforcer les salles de classe.

Selon lui, grâce à un partenaire, une salle de classe a été construite à Ndof, un village qui n’avait pas d’école et l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Fatick va envoyer un enseignant là-bas cette année. Pour lui, il y a quelques villages qui doivent être dotés d’écoles dans cette commune qui compte 23 écoles dont un lycée, deux Cem publics et un Cem privé. Sidya Diouf a également rappelé que le plus grand village de la commune qu’est Ndiol Mangane n’a pas d’école préscolaire. Pour les abris, a-t-il signalé, la tendance est à la baisse car, l’année dernière, six abris provisoires ont été recensés. De plus, il a fait noter que la plupart des écoles disposent de bornes-fontaines. « La commune doit clôturer  le centre de formation professionnelle. Le marché a été attribué et l’entrepreneur a démarré les travaux », a-t-il annoncé. Sidya Diouf a indiqué qu’ils ont des difficultés sur le plan de la sécurité. De plus, a-t-il signalé, c’est un partenaire français qui a aidé à la construction de la clôture de l’école de Mboudaye.

Parmi les projets du maire Sidya Diouf, il y a le projet d’informatisation de l’état civil, la création d’une bibliothèque communale, d’un cybercafé et la construction d’un marché. Son combat c’est aussi l’électrification de certains villages avec l’appui de l’Etat.

Oumar Ngatty BA

Tivaouane : Au regard de sa position côtière, le département de Tivaouane recèle un potentiel extraordinaire, notamment dans le maraîchage, la pêche, l'agriculture surtout dans les zones du littoral des communes de Mboro et de Darou Khoudoss. Le Conseil départemental, selon sa présidente, est conscient de ces enjeux de développement.

« Il est vrai qu’au regard de sa position côtière, de son important potentiel agro-pastoral, touristique ainsi que des perspectives intéressantes qu’il offre en matière de production halieutique, de transport routier et ferroviaire, Tivaouane présente un cadre institutionnel et spatial pour le développement d’initiatives stratégiques. Cela en articulation aux politiques publiques dans toutes leurs dimensions », a indiqué Mme Seynabou Gaye.

Elle souligne, parlant de la pêche, qu’en attente de la finalisation du quai de pêche de Fass Boye, d’importantes actions sont prévues dans le cadre du Plan stratégique de développement départemental en phase de finalisation et qui a pour objectif d’établir une cartographie des vocations du département en mettant en évidence ses principaux atouts en matière de développement.

Lutte contre l’exode
Dans cette dynamique, le département ambitionne de mettre en contribution les entreprises locales dans le cadre de partenariats axés sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Les conditions hydrologiques favorables combinées à la largeur de son plateau continental confèrent au département une abondance et une diversité des espèces halieutiques et pélagiques côtières ». Pour les zones de Mboro et de Darou Koudoss qui regorgent d’énormes potentialités agricoles, la présidente du Conseil départemental souligne que « Tivaouane a très tôt compris qu’étant située en zone sahélienne et mise à part sa partie située dans les Niayes, le département se trouve dans la zone agro-écologique du Centre-nord du Bassin arachidier. Cette zone est caractérisée par une pluviométrie qui ne dépasse guère 400 mm/an et des sols dior. Ces sols sableux originellement pauvres en matières organiques sont soumis à différents processus érosifs (érosion éolienne, hydrique).

Ainsi, l’introduction et la densification du maraîchage dans les systèmes de production permettra d’améliorer de manière significative les revenus des producteurs ». Pour Mme Seynabou Gaye, dans le cadre de la coopération décentralisée, un important projet agricole sera lancé non seulement dans cette zone, mais aussi dans le zone du Cayor (Mékhé, Merina Dakhar, Niakhéne…), dénommé projet de promotion de l’emploi durable et décent des jeunes en milieu rural et périurbain. Le projet a pour objectifs de contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural et périurbain du département de Tivaouane. Ce, à travers l’insertion professionnelle des jeunes dans des filières agricoles porteuses de croissance. En effet, la finalité est de lutter contre l'exode rural et de participer à l’éradication de la pauvreté en milieu rural en améliorant durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles et leurs revenus. Le coût du projet est estimé à 133.333 €, soit 87.460.800 FCfa. Par ailleurs, pour ce qui est de la coopération décentralisée, on ne se plaint pas car, sans risque de nous tromper, nous avons pu emmener plus d’un (1) milliard de FCfa en nouant des partenariats en France, aux USA et en Mauritanie ».

Seynabou Gaye Touré : « Faire du département un hub touristique »
« Pour ce qui du volet touristique qui est encore sous-exploité, notre ambition est de faire du département un hub touristique avec l’implantation prochaine de partenaires (coréens) qui ont pour objectif de développer considérablement le tourisme balnéaire dans le littoral des Niayes », a révélé Mme la présidente du Conseil départemental de Tivaouane. Des perspectives allant dans le sens de promouvoir ce secteur sont ouvertes par la collectivité locale, dit-elle. Car, elle souligne « qu’outre les potentialités halieutiques, du point de vue de sa position côtière et de son ensoleillement permanent, le département de Tivaouane dispose d’atouts naturels importants dans le secteur du tourisme et de l’artisanat, deux secteurs indissociables. Donc, des atouts sont là. Il suffit de prendre des initiatives pour les valoriser en nous ouvrant aux partenaires ».

Aussi, pour encourager les femmes dans leurs activités génératrices de revenus, Mme Seynabou Gaye s’appuie sur le réseau d'appui aux initiales des femmes du Cayor qu’elle a elle-même créé en 2014. Une organisation qui fait son bonhomme de chemin selon ses propres termes, « même si l’élan du début a été ralenti par ma prise de fonction de présidente du Conseil département de Tivaouane. Mais, j’ai finalement trouvé un administrateur en charge d'organiser cet important outil de développement qui ambitionne d'aider les femmes de mon département dans la création d'activités génératrices de revenus. En mars dernier (5 mars), nous avons signé avec un organisme de microcrédit une convention de 100 millions de FCfa pour financer ces femmes organisées en groupement de 100 membres. Ce financement va doper leur économie pour ainsi les aider à mieux se prendre en charge ».

Propos recueillis par El Hadji Mohamadou SAGNE

Un raz de marée d’une rare violence a détruit, hier, une vingtaine de maisons situées dans le Gandiolais, plus précisément dans le village de Pilote-Barre. Du fait des conséquences désastreuses de ces inondations dues aux eaux marines, de nombreuses familles sinistrées ont dû passer la nuit à la belle étoile. Le raz-de-marée n’a rien laissé sur son passage. Les autorités administratives et municipales notamment le préfet du département de Saint-Louis et les adjoints au maire se sont rendus sur les lieux pour constater, de visu, les dégâts et autres désagréments occasionnés par ce raz-de-marée au village de pilote-Barre, situé à une trentaine de kilomètres de la ville tricentenaire de Saint-Louis.

Dans cette localité du Gandiolais, les populations, depuis l’année dernière, n’ont cessé d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’élargissement de la brèche qui est passée de 4 m de large en 2003 à 6 km en janvier 2015. Ce qui pousse les Gandiolais de Pilote-Barre à souvent veiller toute la nuit pour surveiller le comportement des vagues.

Hier, par les voix de Massaer Diop et Katy Diop, ils ont encore invité le président Macky Sall, le gouverneur Alioune Aïdara Niang et le maire Mansour Faye, d’intercéder en leur faveur auprès des services de l’Etat, en vue de leur permettre de bénéficier, dans les plus brefs délais, d’un projet de recasement dans une zone plus viable et qui n’est pas éloignée de Pilote-Barre. Les autorités ont pris bonne note des doléances et promis de les transmettre à qui de droit. 

A.M.NDAW

Par peur de ne plus pouvoir contenir ses effectifs, la direction du Centre de formation professionnel de Saint-Louis plaide pour l’élargissement de ses locaux. Malgré un concours d’entrée qui est organisé annuellement, l’offre de sélection n’absorbe qu’une infime part de jeunes de Saint-Louis.

Le Centre de formation professionnelle de Saint-Louis (ex-Cretef) a été entièrement réhabilité par l’Etat avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, dans le cadre de son programme Sen/028. Il a été inauguré le 7 décembre 2005 par Macky Sall quand il était Premier ministre. Cette école est de plus en plus fréquentée par des élèves qui viennent d’horizons divers et qui parviennent à trouver un emploi décent à l’issue d’une très bonne formation professionnelle. Certains d’entre eux ont même pu bénéficier d’un financement (obtenu avec l’appui des responsables de ce centre) pour élaborer et mettre en œuvre des projets générateurs de revenus.

Selon Hady Bâ, secrétaire administratif de cet établissement scolaire et chargé de communication du conseil communal de la jeunesse, le problème est qu’aujourd’hui le Cfp ne peut plus contenir ces élèves et est obligé d’organiser chaque année un concours d’entrée très sélectif. « Nous n’avons pas les moyens d’absorber ces effectifs, cette année nous risquons de nous retrouver avec plus de 800 élèves dont 350 d’entre eux fréquentent déjà l’école ». Hier, en marge du démarrage des épreuves de ce concours d'entrée pour l'année scolaire 2016/2017, le directeur de cabinet du maire de Saint-Louis, Ababacar Bitèye, le président de l’association des parents d’élèves, Mamadou Wane, le président du Conseil régional de la jeunesse, Fara Ndiaye et le président du Conseil communal de la jeunesse, Adama Kâne Diallo, sont intervenus, tour à tour, pour plaider longuement en faveur de l’élargissement des locaux de ce centre et le renforcement des moyens dont dispose actuellement le Cfp. Ils ont insisté sur la nécessité de construire en hauteur pour avoir d’autres salles de cours et de faire en sorte que ces nombreux jeunes qui désirent subir une formation professionnelle dans cette école ne soient pas laissés en rade. Sinon, ils risquent de finir dans la rue.

Ces intervenants ont fait allusion à la possibilité de soumettre ce problème à nos partenaires de la coopération luxembourgeoise, de rechercher d’autres partenaires extérieurs en vue de disposer dans les plus brefs délais des moyens financiers dont le Cfp a besoin pour élargir ses locaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le chef de service régional de la statistique et de la démographie de Dakar, Samba Ndiaye, plaide pour la promotion des statistiques. Pour cela, il exhorte les élèves à choisir les séries scientifiques.

La statistique est une science qui a sa place dans tout projet de développement. La ville de Dakar l’a compris en célébrant hier la journée mondiale de la statistique au lycée de la Patte d'Oie, situé derrière le centre de santé Nabil Choucair, sur le thème : « L'utilité des statistiques dans la planification du développement local ».

D’après le chef de service régional de la statistique et de la démographie de Dakar, Samba Ndiaye, l’utilité des statistiques est à chercher dans la planification. Il a souligné l’existence de trois catégories de statistique. La statistique administrative qui permet de prendre les bonnes décisions, la statistique mathématique et celle dite appliquée. Dans les statistiques, M. Ndiaye parle de la méthode probabiliste ou empirique.

Devant l’assemblée, le statisticien a exhorté les élèves à embrasser les séries scientifiques. « Si vous le voulez, faites des concours », a-t-il invité.

Prenant la parole, le maire de la Patte d’Oie, Banda Diop, a soutenu que la journée mondiale de la statistique se tient dans un contexte important. Selon lui, les données doivent être maitrisées. « Pour faire une planification opérationnelle, il faut des statistiques fiables», a déclaré l’édile, qui précise que la journée du 20 octobre est mémorable.

Au nom du maire de Dakar, sa première adjointe Mme Soham El Wardini a invité les lycéens à redoubler d’efforts pour embrasser les séries scientifiques. Elle dira que l’on a tendance à voir les élèves fuir les sciences, mais cela doit être inversé. Dès lors, Mme Wardini pense que les parents ont un rôle à jouer. « Nous avons besoin des statisticiens et des scientifiques », a-t-elle avancé.

Serigne Mansour Sy CISSE

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