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Régions (1541)

L’union régionale des syndicats de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), section Ziguinchor, a tenu son assemblée générale de renouvellement de bureau à la bourse du travail samedi. Au terme des travaux, le secrétaire général sortant Amadou Camara, qui était le seul candidat à sa propre succession, a été réélu pour un deuxième mandat de cinq ans.

Face à la presse, le secrétaire général réélu a, devant représentant du bureau confédéral Lamine Fall, remercié l’ensemble des travailleurs pour lui avoir renouvelé leur confiance. Ensuite, Amadou Camara s’est engagé à consolider les acquis au cours des cinq prochaines années de son second mandat. Il a promis de mettre l’accent sur la formation afin de disposer davantage de ressources humaines locales compétentes au sein de sa centrale syndicale pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs. Il a également assuré de s’investir auprès du bureau confédéral de la Cnts pour l’éradication et la réactualisation d’un certain nombre de conventions et de décrets obsolètes « qui, a-t-il dit, lèsent les travailleurs ».

Auparavant, le secrétaire général réélu avait dressé un bilan positif de ses cinq dernières années. Selon lui, des « efforts énormes » ont été faits en matière de défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs. D’ailleurs, pour une meilleure gestion de ses dossiers, l’union régionale des syndicats de la Cnts a choisi de jeunes assesseurs dont une femme pour siéger au tribunal du travail. Amadou Camara n’a pas occulté la massification de sa centrale syndicale qui a enregistré plus de 200 nouvelles adhésions de travailleurs de l’hôpital régional et d’autres syndicats.

Il y a eu également, à la bourse du travail, siège de l’union régionale des syndicats Cnts de Ziguinchor, de nombreuses formations sur le rôle du délégué du personnel, du mandataire syndical, de l’assesseur au tribunal du travail, ainsi que sur le règlement intérieur et le statut de la Cnts. Par ailleurs, des renouvellements de sections syndicales et des élections de délégués du personnel d’un certain nombre d’entreprises et d’établissements ont été organisés dans les régions de Kolda et de Ziguinchor. En plus, une fabrique de glace d’un coût de 130 millions de francs Cfa a été réalisée au quai de Boudody au profit des ex-travailleurs de l’ancienne usine Sosechal, avec l’entregent du secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro, dans le cadre du partenariat du bureau confédéral de sa centrale syndicale avec un groupe d’italiens dénommé Iscos. Amadou Camara a révélé un autre projet dénommé « Développement durable et dignité du travail dans la filière pêche à Ziguinchor ». Il n’a pas passé sous silence la réhabilitation en cours de la bourse du travail, sollicitant au passage le bureau confédéral pour l’achèvement rapide des travaux.

El Hadj Moussa SADIO

 

L’association L’Abcd pour tous a remis des cartables remplis de matériels didactiques composés de cahiers, de livres de stylos… à l’école primaire de Ngouye Thianguine dans la commune de Réfane (département de Bambey). En marge de cette cérémonie de remise de dons, Mamy Ndiaye, membre fondatrice de L’abcd pour tous, revient sur la genèse de cette association qu’elle a mise sur pied avec ses deux sœurs Mame Diarra et Ndèye Ngoné et une de ses amies.

C’est quoi L’Abcd pour tous ?
L’Abcd pour tous est une association à but non lucratif qui vient en aide aux enfants pour l’éducation. L’abcd va consister à les aider dans leur éducation, c’est-à-dire leur fournir du matériel didactique.

Quand a-t-elle été créée ?
L’Abcd a été créée en 2014. Avec mes sœurs et une amie, nous avons décidé de créer cette association. Nous n’avions pas fait d’actions et cette opération est la première action de l’association.

Pourquoi vous avez choisi, en premier, le village de Ngouye Thianguine pour commencer vos actions?
Parce que c’est le village  de notre père. Mame Diarra (présidente de L’abcd pour tous) et Ndèye Ngoné sont venues il y a deux ans et ont fait le constat sur la situation de l’école. A partir de ce moment, nous avons pris la décision d’engager des actions. Le directeur a établi un cahier de charges qu’il nous a remis ; et en fonction de cela, nous avons décidé d’entreprendre ces actions. Nous avons commencé par le plus petit. Pour nous, le plus petit, c’est le cartable pour tous. L’école manque de clôture, elle a un besoin d’eau, de cantines et d’autres besoins que nous ne pouvons même pas citer. Notre première action est de leur permettre d’avoir les fournitures scolaires pour travailler et ensuite nous verrons après les actions qui vont suivre.

L’Abcd pour tous va œuvrer seulement au Sénégal où elle dépasse le cadre national ?
Pour le moment, elle œuvre au Sénégal. Notre objectif serait d’étendre nos actions à d’autres villages dans le pays ; par la suite on verra si nous devons l’étendre au niveau national ou non. Beaucoup d’autres villages ont besoin de cet appui juste que Ngouye était beaucoup plus facile pour nous. On a un pieds à terre, on connaît les gens, notre famille est là. Même dans l’organisation des besoins, l’approche était beaucoup plus facile. C’est normal qu’on commence par le village de mon père. Ensuite pour les autres villages, avec les activités et la publicité qu’on aura, maintenant on pourra divulguer nos actions plus largement. En fonction de cela, on verra quel village on pourra aider. Mais pour l’instant on n’a pas ciblé.

En tant que sénégalaise née à l’étranger quelle appréciation avez-vous de notre système éducatif national ?
C’est compliqué ! Nous avons de la chance. Quand je regarde les conditions de travail, cela n’a rien à voir avec ce qu’on a en Europe. Pour moi, le plus important est de concentrer tous nos efforts sur l’éducation. L’éducation, c’est l’avenir. Ce sont nos enfants, ils vont nous remplacer demain. Si l’on ne leur donne pas cette éducation, leur avenir sera compromis. Quand je vois les structures qui ne sont pas adaptées, les classes qui sont surchargées, le matériel qui n’est pas forcément disponible, les parents n’ont pas les moyens d’acheter ce matériel, je dis que c’est dur. A un moment, cela fait mal.

Propos recueillis par
Aliou Ngamby NDIAYE

 

L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance a offert un chèque de 500.000 FCfa et un important lot de tee-shirts au roi d’Oussouye, Sibilumbaï, pour l’aider à organiser la fête « Humeubeul ». La cérémonie de remise a eu lieu dans le bois sacré où réside sa majesté.

Le « Humeubeul » est une grande fête qui est organisée chaque année en fin de saison des pluies. Il réunit tous les villages du royaume d’Oussouye et dure plusieurs jours. C’est l’occasion pour les populations locales de remercier Dieu de les avoir gratifiées d’un hivernage pluvieux et de prier pour de bonnes récoltes et la paix. Des rites traditionnels de paix et de communion, ainsi que des danses, percussions et combats de lutte sans frappe ont lieu également pendant le « Humeubeul ».

Le président du conseil de surveillance a estimé que son agence avait le devoir de venir soutenir le roi Sibilumbaï à l’occasion de cette fête du « Humeubeul », qui est une des plus grandes manifestations dans le Kassa, et au cours de laquelle sa majesté mobilise autour de sa personne beaucoup de monde. Pascal Kotimagne Manga a soutenu que la contribution de l’Anrac est modeste, « mais elle est importante pour ce qu’elle représente pour la communauté d’Oussouye et surtout pour le roi qui a des relations particulières avec la directrice générale de l’Anrac, Aminata Angélique Manga, qui est devenue ministre du gouvernement du Sénégal », a-t-il fait remarquer.

Quant à sa majesté Sibilumbaï, son vice-roi Koumanibo Diédhiou et le roi d’Essaout, Silondébile, ont bien apprécié le soutien financier de l’Anrac, qui est encore une fois venue à leur rescousse. Ils ont formulé des prières pour la directrice sortante de l’Anrac, aujourd’hui ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, afin qu’elle réussisse sa mission.

El Hadj Moussa SADIO  

Les travaux de réhabilitation de la route nationale 2 et du désenclavement de l’Ile à Morphil en cours seront achevés en 2019, a indiqué, jeudi à Matam, Saliou Ndiaye, chargé du Suivi-Evaluation du projet à l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute). M. Ndiaye présentait les contours du projet de réhabilitation de la route nationale numéro 2 et du désenclavement de l’Ile à Morphil au cours d’un comité régional de développement (Crd). « Le projet de réhabilitation du tronçon Ndioum-Bakel et le désenclavent de l’Ile à Morphil long de plus de 680 kilomètres est le plus grand projet routier du gouvernement sénégalais.

Il va coûter 280 milliards de FCfa », a informé M. Ndiaye. Il a ajouté que la plus grande partie est financée par l’Etat du Sénégal, avec la participation d’autres bailleurs de fonds. Et Saliou Ndiaye de préciser que la construction de la route sera accompagnée par celle de salles de classe, de clôture d’écoles, de cases de santé et de plateforme pour les femmes. « L’installation de ces plateformes va permettre aux femmes de pouvoir développer leurs activités commerciales et agricoles et à pouvoir assurer la sécurité alimentaire dans cette partie nord à vocation agricole », a-t-il expliqué.                         

APS

 

Le collectif des victimes des démolitions de Tivaouane Peulh est toujours en phase avec le maire de la commune, Momar Sokhna  Diop. « Nous lui réaffirmons, aujourd’hui plus que jamais, notre soutien indéfectible et notre confiance résolue pour la défense de nos droits et de nos intérêts », a indiqué un communiqué signé par le président du Collectif des victimes des démolitions de la commune de Tivaouane Peulh, Papa Khalile Gaye. Il a démenti avec la dernière énergie des informations parues dans la presse et qui font état de l’opposition à la personne du maire. Le collectif réitère toute sa confiance au maire Momar Sokhna Diop qui n’a ménagé aucun effort pour la défense des  intérêts des victimes des démolitions en question. « Toutes autres déclarations contraires et de quelque source que ce soit ne sont que superfétatoires et n’engagent que leurs propres auteurs », a fait savoir le président du collectif Papa Khalile Gaye.                     

E. KALY

 

Les membres des Conseils de développement des quartiers (Cdq) de Tambacounda ont été sensibilisés sur les questions de nettoiement. Ces derniers sont invités à s’investir dans la gestion des déchets solides.    

Le Système intégré de nettoiement et de valorisation des déchets (Sinvad) a réuni les membres des Conseils de développement des  quartiers (Cdq) pour partager des informations concernant la gestion des déchets. Cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre du programme annuel du Sinvad. Elle a permis de sensibiliser les membres des Cdq sur leurs responsabilités pour ce qui concerne le cadre de vie de la commune de Tamba. Le secrétaire général du conseil municipal, Mamadou Diallo, a livré le message du maire de Tambacounda qui souhaite l’implication des conseils de quartier dans la propreté de la commune.

Il veut que les membres de ces conseils associent à ces activités de salubrité les acteurs de l’éducation, du sport, de la santé, des femmes, entre autres, pour réussir cette mission de gestion des déchets solides. La politique du maire de Tambacounda est d’intégrer dans la gestion des cellules démocratiquement élues à la base pour qu’elles participent à la prise en charge des préoccupations des citoyens. Ils comptent aussi sur des programmes comme le Pudc et Promovilles pour satisfaire les besoins des populations de Tambacounda en matière de modernisation de leur ville. Pour Maodo Ndao, coordonnateur du Sinvad, sa structure a l’habitude d’organiser des formations pour les membres des Conseils de développement des quartiers, les présidents de commissions, les charretiers, en définissant pour chaque démembrement sa mission.

« Ces derniers sont aussi sensibilisés sur les mesures d’hygiène à prendre afin de faire face aux risques sanitaires qui peuvent engendrer des ordures ménagères. Cette année, nous avons choisi d’innover pour mieux nous faire comprendre », a indiqué M. Ndao. Un sketch a été d’ailleurs présenté par le groupe « Niani Wuli » pour ressortir tous les problèmes auxquels les Conseils de développement de quartiers font face dans leur quotidien. Cette rencontre organisée par la mairie et ses  partenaires va aider à lever des doutes sur certaines considérations des Cdq. Lesquelles constituent une entrave à la bonne marche des conseils pour la propreté des quartiers de la commune de Tambacounda. Le Conseil de développement des quartiers de Saré Guilléle a été félicité pour son travail. Il a été d’ailleurs choisi pour exposer sa méthode devant les autres.

Pape Demba SIDIBE

 

Trouver une maison, un studio voire une chambre à louer en cette période d'hivernage relève du parcours d'un combattant à Pikine. Non pas parce qu'il en manque. Juste parce que l'implication d'une nouvelle race de courtiers qui ne vivent que de commissions complique les choses aux locataires.

Assise sous un abri de fortune sis à Pikine Tally Bou Mack, un bébé sur le dos, la dame Farmata Sylla est à la recherche d'un studio à louer. Elle vit avec son époux et ses trois enfants ainsi que sa propre sœur qui l'aide dans les travaux domestiques. Logiquement, elle devrait disposer d'un appartement afin de mettre toute la famille à l'aise. Malheureusement, les prix pratiqués par les agences immobilières sont élevés et le recours aux courtiers est loin de faire l'affaire. Pour la simple raison que ces derniers exigent le paiement d'une commission représentant souvent le montant à payer pour le mois. « Les plus traitables exigent la moitié de la mensualité à payer au bailleur, mais il y en a qui ne touchent pas moins de la somme globale à payer par mois en guise de commission », se lamente Farmata Sylla. « Ces gens-là ne vivent que de rente surtout à Pikine où tout le monde veut habiter », ajoute-elle. Sur ces entrefaites surgit une autre femme qui, après avoir lancé des salutations collectives, s'installe aussitôt sans attendre de se faire prier. Ngoné Seck est venue, elle aussi, pour rencontrer un courtier capable de l'aider à trouver une chambre à louer. « C'est une connaissance qui m'a indiqué ce lieu en me précisant que j'aurai de fortes chances de rencontrer un courtier », déclare-t-elle.

C'est une femme assise derrière une table jonchée de fruits (mangues, oranges, etc.) qui intervient en rassurant les deux chercheuses de gîte à louer. « C'est ici que les courtiers ont l’habitude de se regrouper ; si vous daignez faire preuve d'un tant soit de patience, ils vont bientôt débarquer », affirme la vendeuse. Les deux femmes patientent une demi-heure, contrairement à d'autres demandeurs de chambres ou d’appartements à louer qui, après avoir constaté l'absence des courtiers, préfèrent repartir en promettant de repasser quelques instants plus tard. Soudain, Vieux Diop surgit dans un caftan bleu foncé, un bonnet bien vissé sur la tête. Un bref instant de salamalecs et c'est Farmata qui l'interpelle en premier en ces termes: « Tonton, je voudrais un studio à louer et j’aimerais savoir si vous êtes disposé à m'aider », dit-elle au vieux qui, après l'avoir écouté, fait mine d'hésiter un instant avant de réagir.

Une commission excessive à verser
« J'en ai vu un à la technopole. Le propriétaire le loue à cent mille francs le mois, mais il réclame trois mois d'avance », soutient le vieux, l'air serein. La femme porta la paume de sa main droite sur sa bouche et manifeste ainsi son étonnement face à au montant de trois cents mille qu'elle devra débourser pour pouvoir signer le contrat de location dudit studio. « C'est trop cher, je me débrouille pour faire vivre ma progéniture avec l'aide de mon mari qui n'est pas du tout aisé financièrement », répond Farmata Sylla. « J'habite Pikine Icotaf, mais le propriétaire des deux chambres que j'occupe avec ma famille m'avait donné un délai qui va expirer demain pour lui remettre les clés de ses chambres. Je suis inquiète car je n'ai pas les moyens de louer un studio à cent mille le mois », ajoute-t-elle. Ngoné Seck sort du silence dans lequel elle était plongée jusqu'ici et soutient: « Ça alors ! Moi, je n'ai besoin que d'une chambre, certainement je vais payer moins », lance-t-elle. « En tous cas, moi, je n'ai pas une chambre isolée à louer, mais une chose est sûre, quel que soit le montant à payer pour la chambre que tu vas trouver, tu seras obligée de verser trois mois d'avance. Les deux mois iront au bailleur et le troisième au courtier », réplique Vieux Diop.

L'offre du vieux ne semblant pas trouver preneur ni auprès de Farmata Sylla, ni auprès de Ngoné Seck. La première nommée s'interroge: « Je me demande où pourrais-je trouver ce que je cherche ? » « Que Dieu me vienne en aide ! », prie-t-elle. C'est la même vendeuse qui réagit à nouveau en leur lançant : « Ou bien vous revenez demain dans l'espoir de rencontrer d'autres courtiers ou bien vous continuez à attendre, peut-être que d'autres courtiers vont se présenter bientôt ». Déçues, Farmata Sylla et Ngoné Seck prient Vieux Diop de prendre leurs numéros de téléphone au cas où il trouverait entre-temps des occasions qui pourraient les intéresser.

Des courtiers se défendent en accusant les propriétaires des  maisons
« Tout ce qu'ils cherchent du matin au soir, c'est de rendre la vie compliquée aux locataires, le métier de courtier me répugne », martèle Talla Fall. « Je croyais être la seule personne qui condamne la pratique  des courtiers, mais en voilà une autre qui partage mon avis sur eux », intervient Aly Diop. « Pour une seule chambre à louer, ils poussent les bailleurs à élever la barre si haut que le locataire est obligé de verser tout ce qu'il avait comme argent, ils sont mauvais », lâche-t-il. Apparemment indifférent aux critiques de ses copains, Tapha Thiam se fend dans un sourire et tente tant bien que mal de défendre ses collègues. « La réalité est que ce sont les bailleurs qui fixent les prix. Dans ce cas, comment le courtier peut-il tordre le bras au propriétaire d'une maison à louer et lui imposer un prix ? », se demande-t-il. Talla Fall et Aly Diop le coupent net en lui répondant : « Hé, il ne faut pas faire la politique de l'autruche », fulmine Aly Diop. « Ce n'est point le cas », balance Talla Fall qui répond à Tapha Thiam. « C'est vous qui cherchez à vivre moyennant les commissions sur les prix des maisons ou des chambres à louer », fait-il remarquer. Au fur et à mesure que la discussion continue, d'autres individus arrivent ; et comme s'ils s'étaient préalablement passé le mot, tous condamnent unanimement la présence des courtiers (véreux) dans les transactions immobilières ; à l'image de Penda Diagne venue effectuer un transfert d'argent dans le cybercafé. « Tu ne peux pas comprendre les dérives des courtiers tant que tu n'es pas dans le besoin de trouver où habiter. Tu deviens tellement fâché contre eux que tu n'auras plus envie de les regarder », dénonce-t-elle.

Reportage de Abdou DIOP 

La déléguée générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) Anta Sarr Diacko était ce jeudi à Kaolack où elle s’est rendue au chevet des personnes déplacées suites aux inondations de la première semaine de septembre. Au nom du gouvernement, elle leur a offert 17,5 tonnes de riz et une enveloppe financière de près de 20 millions de FCfa.  

L’élan de solidarité des populations victimes des dernières inondations dans la capitale régionale du Saloum se poursuit. Après les autorités locales et l’ancien premier Aminata Touré, c’est autour de la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) de rendre visite aux victimes des inondations.

Dr Anta Sarr Diacko a  apporté le soutien du gouvernement aux sinistrés des zones inondables. Les services de la structure qu’elle dirige ont déchargé 17,5 tonnes de riz destinées aux sinistrés en plus d’une enveloppe financière évaluée à 17.050.000 FCfa. « J’étais venue, il y a une semaine, accompagner le ministre Diène Farba Sarr pour avoir une idée de l’ampleur du sinistre et par la même occasion présenter les condoléances à la famille de la personne décédée. Une semaine après, nous sommes revenus pour apporter notre solidarité et réconfort  aux sinistrés au nom du président de la République dans ces périodes de difficultés », a rappelé la déléguée générale. Accueillie à l’école élémentaire Senghane Badiane, principal site de recasement des victimes des pluies diluviennes de la première semaine du mois de septembre, la responsable de la Dgpsn a constaté de visu les conditions d’existence de centaines de familles obligées de s’abriter dans des établissements scolaires. En attendant leur retour dans leurs foyers, elles peuvent compter sur le soutien des autorités gouvernementales.

« Le recensement établi par les services de la préfecture ont permis d’identifier six quartiers touchés par les inondations concernant 341 ménages. Nous leur avons apporté 17,5 tonnes de riz et une enveloppe financière de 17.050.000 FCfa », a indiquée la déléguée générale.
Elle a procédé à une remise symbolique de denrées alimentaires et d’enveloppes d’argent à certaines familles. Les pluies diluviennes ont fait un mort et causé  d’importants dégâts matériels dans six quartiers de la commune de Kaolack, notamment dans la zone de Khaxoum, de Tiofac et de Ndorong.

Elimane FALL

L’ambassadeur de l’Espagne au Sénégal vient d’effectuer une visite de 48 heures dans la région de Kolda où il a procédé à l’inauguration de la Maison du citoyen de Kolda. Les régions de la Casamance constituent une priorité pour l’Espagne qui a injecté plus de 47 milliards de FCfa dans la zone.

La Casamance constitue une priorité pour la coopération espagnole. Depuis le début de son intervention en 2004, le montant de l’aide accordée par l’Espagne aux trois régions de la Casamance naturelle s’élève à 47 milliards de FCfa. Ce chiffre ne tient cependant pas compte des financements injectés dans ces régions entre 2016 et 2017. Le budget annuel de la coopération espagnole en Casamance s’élève à environ 1,6 milliard de FCfa. Malgré la crise économique qui frappe de plein fouet l’Espagne depuis 2014 et qui s’est traduite par une forte réduction de l’aide étrangère, le Sénégal demeure encore un partenaire privilégié pour les autorités de Madrid.

La révélation a été faite mercredi à Kolda par son Excellence Alberto Virella, ambassadeur du  royaume d’Espagne au Sénégal, lors d’une conférence de presse tenue en marge de la cérémonie d’inauguration du Centre régional de gouvernance participative appelé « Maison du citoyen » de Kolda.  « Pour éviter la dispersion des ressources, nous avons ciblé deux secteurs que sont la bonne gouvernance, notamment de l’appui à l’Acte 3 de la décentralisation, aux droits humains, surtout des femmes et des enfants.

Le second secteur est le développement agricole comme la lutte contre la malnutrition. La Maison du citoyen dans laquelle nous nous trouvons en ce moment constitue un bon exemple », déclare à ce propos l’ambassadeur de l’Espagne au Sénégal. Il estime par ailleurs que l’appui financier de la coopération espagnole à l’Ong Anida qui met en place les fermes agricoles Natangue constitue un exemple de réussite en matière de développement agricole.

La Maison du citoyen de Kolda dont le coût des travaux s’élève à environ 35,2 millions de FCfa est financée par l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (Aecid) pour un montant de 30 millions de FCfa, « la Fondation Guné » basée en Espagne pour 3 millions de nos francs et le Forum civil avec 2 millions de FCfa. Ce centre qui est le fruit d’un partenariat exemplaire entre la Fondation Guné, l’Association Guné de Kolda et l’antenne régionale du Forum civil vise à promouvoir la bonne gouvernance locale et la participation des citoyens à la prise des décisions dans leurs collectivités locales respectives. Plus de 22 457 personnes dont 54,47% des femmes ont déjà bénéficié de ses services qui tournent autour des trois axes majeurs : accroître les pratiques politiques dans les communes à travers les mécanismes de certification citoyenne, renforcer la parité entre hommes et femmes et contribuer au renforcement des espaces de dialogue au sein des organisations de la société civile, mais aussi entre autorités locales et membres de la société civile.

Les communes de Médine Yoro Foulah, Diaobé-Kabendou et Salikégné qui font partie d’une liste de cinq collectivités locales de la région de Kolda qui ont accepté de se soumettre  volontairement à la certification citoyenne ont reçu, à cette occasion, des labels en guise de reconnaissance pour leur performance dans les domaines de la bonne gouvernance locale et de la participation citoyenne.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a présidé, hier, la remise d’attestations de fin de formation à 14 artisans de la commune de Ngayokhème. Après 16 jours d’apprentissage au Centre de formation artisanale de Dakar, ces menuisiers ont acquis de nouvelles connaissances.

Quatorze (14) artisans de la commune de Ngayokhème (département de Fatick) ont reçu, hier, au Centre de formation artisanale (Cfa) de Dakar, leurs attestations de fin de formation en menuiserie du bois. La cérémonie de remise des attestations a été présidée par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, en présence du directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, et du maire de Ngayokhème, le ministre Mbagnick Ndiaye. Après 16 jours de formation pour un volume horaire de 112 heures, soit 7 heures par jour, ces artisans ont acquis de nouvelles connaissances techniques et technologiques en menuiserie du bois. L’Office national de formation professionnelle a assuré cette formation d’un coût de près de 6 millions de F Cfa.

Le ministre Mamadou Talla a rappelé à cette occasion que tous les jeunes et ceux qui sont en activité dans les secteurs de la menuiserie du bois ou métallique, de l’électricité, de la cuisine… doivent avoir une qualification pour exercer correctement leurs métiers. « La mission qu’on m’a donnée est de développer les compétences techniques et professionnelles dans toutes les filières », a précisé Mamadou Talla. D’après lui, le chef de l’Etat a décidé que 15% de la commande publique puissent être accordés aux artisans locaux. Ce qui permettra, dit-il, de mieux positionner l’artisanat sénégalais comme « un secteur clé dans le développement économique et social du Sénégal ».
Cependant, pour accéder à cette commande publique, les artisans ont besoin d’être formés et d’avoir les capacités managériales pour pouvoir soumissionner aux passations de marchés publics. D’après le ministre Mamadou Talla, en 2016, les artisans sénégalais ont beaucoup gagné dans la commande publique.

Le maire de la commune de Ngayokhème, le ministre Mbagnick Ndiaye, a, dans son discours, remercié le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat qui a permis à 14 artisans de sa commune d’acquérir de meilleures connaissances dans leur discipline. C’est grâce à Mamadou Talla, a-t-il rappelé, qu’un centre de Formation professionnel et technique est en cours de construction à Toucar dans la commune de Ngayokhème. Ce centre, une fois achevé, dit-il, va développer la formation professionnelle dans cette localité. Ainsi, les habitants des communes de Patar, Niakhar, Diarrère (Fatick) jusqu’à Ngoye Aliou Sylla dans le département de Bambey pourront, à son avis, bénéficier de ce centre de formation. Ce qui, renseigne le maire Mbagnick Ndiaye, va permettre à ces artisans de bénéficier de la commande publique.

Toutefois, le maire invite le ministre de la Formation professionnelle Mamadou Talla à accompagner sa municipalité dans la mise en place d’un groupement d’intérêt économique (Gie) qui va réunir tous les artisans qui ont bénéficié de cette formation. « La municipalité s’engage à les encadrer pour créer un Gie des artisans de la commune de Ngayokhème. Les démarches sont entreprises ; et sous peu nous allons vous transmettre les documents créant ce Gie pour leur permettre de bénéficier de crédits, de matériels », promet le maire. Il appelle les artisans à se fédérer pour permettre à tous les villages environnants de la commune de bénéficier des connaissances acquises à Dakar pendant leur formation.

Aliou Ngamby NDIAYE


                                          

Le forum emploi des jeunes pour la promotion du développement et la paix sociale s’est déroulé sous la présidence du directeur pays du Pnud, Mathieu Ciowela. Le forum a réuni les jeunes de Matam et de Tambacounda. Les intervenants ont salué le programme d’urgence dédié à l’emploi.

Les jeunes de Matam et de Tambacounda se sont regroupés au camp militaire Mamadou Lamine Dramé situé dans la commune de Tambacounda. Ce sont au total 14 conseils régionaux des deux régions qui ont pris part à cette rencontre. Cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la cohésion sociale et à la création d’opportunités d’emplois (Procosoc). Le projet est financé par le Pnud et la Coopération japonaise.

Le parrain de ce forum, Mamadou Kassé, directeur de la Sn Hlm, estime que cette rencontre se tient dans un contexte où les autorités ont pris la décision de relancer la création d’emplois. Cette décision a été réaffirmée lors du conseil des ministres le 13 septembre. Pour lui, le fait d’avoir un ministère plein pour s’occuper de l’emploi des jeunes à l’issue du dernier remaniement ministériel dénote de la volonté du président de la République de faire des résultats dans ce domaine, tout comme la création d’une délégation générale pour l’emploi rapide des jeunes et des femmes de prendre à bras le corps cette problématique.

« Le président Macky Sall a parlé d’un élan national pour l’emploi. Les jeunes doivent saisir la balle au rebond et donner du contenu à cela », a souligné Monsieur Kassé. Pour sa part, la directrice pays du Pnud, Mathieu Ciowela, a exprimé ses remerciements au gouvernement japonais pour l’appui considérable qu’il apporte au peuple sénégalais dans la recherche de solutions à l’insertion de cette couche de la population.

La directrice pays Pnud, Mathieu Ciowela, a abondé dans le même sens. Elle a invoqué le fait que le sous-emploi fait partie des facteurs qui peuvent menacer la sécurité mondiale et la monté des tensions sociales.

Pape Demba SIDIBE

 

Madame Mariama Sarr, l’édile de la ville de Kaolack, a annoncé, mardi dernier, la mise en œuvre prochaine d’un programme de logements sociaux en faveur des victimes d’inondations dans sa commune. Une déclaration faite en marge d’une visite rendue aux familles déplacées des zones inondables de la zone de Khaxoum.

La commune de Kaolack entend trouver des solutions radicales contre les inondations récurrentes qui touchent la circonscription administrative. C’est la substance du message délivré ce mardi par le maire Mariama Sarr en marge d’une visite rendue aux personnes victimes de ces intempéries dans la capitale du Saloum. Un déplacement motivé par le souci de s’enquérir des conditions de relogement de ses administrés. « Les populations ont occupé des zones inondables, souvent celles des bas-fonds. Mais comme le mal est là, nous allons nous battre pour privilégier le programme de logements sociaux.

Ce qui va nous permettre de construire en hauteur mais dans des zones normales qui peuvent abriter les sinistrés », a révélé le premier magistrat de la ville de Kaolack. Un programme immobilier qui nécessite d’importants moyens financiers que la municipalité compte mobiliser avec des partenaires extérieurs.  « La mairie de Kaolack n’a pas de budget pour construire des logements sociaux, mais elle compte sur la coopération décentralisée pour capter des financements auprès de ses partenaires étrangers afin de pouvoir régler cette question », a précisé Mme le maire. Venue s’enquérir des conditions de relogement des victimes des zones inondables de Khaxoum et environs, elle n’est pas arrivée les mains vides. « Avant tout, la commission sociale de la mairie et les sapeurs-pompiers ont pu recenser quatre grandes familles, 17 familles moyennes et 21 petites familles. Et nous avons jugé  nécessaire d’appuyer ces déplacés en matériel et en denrées alimentaires. Nous avons ainsi acheté 46 sacs de riz, 18 cartons de détergent, 18 cartons d’eau de javel et 101 matelas au profit des 42 familles.
Outre les personnes déplacées de la zone de Thiofac, Khaxoum et Ndorong extension, le recensement va se poursuivre dans d’autres quartiers de la commune abritant des espaces inondables. C’est le cas par exemple du Bas Dialègne, de la bande d’Aozou et des Abattoirs-Ndangane.

Elimane FALL     

 

Une convention de financement a été signée, lundi dernier, entre l’Union Européenne et l’Agence Belge de Développement pour l’accompagnement des producteurs agricoles et la création d’emplois ruraux durables dans le Bassin arachidier à travers le Parerba.  

Le montant de ce financement du Fonds fiduciaire d’urgence européen devrait permettre, selon Aïda Seck, chargée de la communication à la Coopération technique belge, « de mettre en œuvre des actions d’urgence destinées à répondre aux défis de la migration irrégulière ». Elle a ajouté que « le projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale et à la réintégration dans le Bassin arachidier (Parerba) vise à développer une agriculture familiale durable participant au développement de l’économie rurale et à créer des emplois dans les chaînes de valeurs agricoles, stabilisant ainsi localement la population rurale, les jeunes en particulier ».

L’articulation du projet s’est inspirée des acquis des projets d’eau productive et des leçons tirées de divers projets mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Mme Seck soutient que « le Parerba capitalisera les acquis du projet de bassins de rétention et de valorisation de forages (Barvafor), un projet bilatéral de la Coopération belge qui a consacré d’importants investissements dans la construction de barrages de rétention, digues semi-filtrantes, digues anti-sel et d’équipements de forages dans la zone arachidière». 

Les premiers exemples de fixation des jeunes sur leur terroir grâce aux possibilités de développement d’activités maraîchères sont des éléments prometteurs pour le Parerba dont la mise en œuvre sera basée sur la synergie des acteurs pour assurer un réel impact à long terme du projet. « C’est un des principes transversaux fondamentaux retenus dans le Parerba pour sa durabilité. En plus, de son ancrage central au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le Parerba procédera par une approche participative avec les différents acteurs, partenaires de mise en œuvre : l’Anpej, l’Ancar, les Drdr, les Ong, les Ard, les organisations paysannes, les communes, les institutions financières ».

Les résultats attendus vont tendre vers la mise à disposition des exploitantes et des exploitants de l’eau productive pour une utilisation des ressources foncières pendant toute l’année. De ce point de vue, il est prévu l’organisation et le renforcement des capacités de 5000 productrices et producteurs afin d’augmenter leur production et trouver des débouchés pour leurs produits (légumes et riz). Il est également prévu un accompagnement de 1000 jeunes femmes et hommes souhaitant développer une activité dans les filières agricoles importantes de la région et 200 seront sélectionnés et financés pour créer leur micro-entreprise, a indiqué Mme Aïda Seck. Dans l’exécution du Parerba, une cohérence et des synergies seront recherchées avec d’autres projets financés par le Fonds fiduciaire tels que le projet d’appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux au Sénégal (Coopération italienne - Coopération espagnole), ou encore le Programme « Développer l’emploi au Sénégal » (LuxDev- Afd).

Mohamadou SAGNE

Le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a lancé, hier, l’opération « Un chef de Service, un arbre ». Objectif : reverdir les espaces publics, services administratifs et sièges de collectivités locales de la région.

L’opération encadrée par une dizaine d’agents des Eaux et Forêts a démarré hier par la gouvernance de Louga. Tous les chefs de service présents ont planté un arbre. L’ambiance était cordiale.
A la grande satisfaction du gouverneur de Louga. « Je me réjouis de voir tous les chefs de service mobilisés pour cette opération qui entre dans le cadre de la lutte contre la désertification », a dit Alioune Badara Mbengue.

Il a rappelé que le processus est un prolongement de la journée de l’arbre célébrée récemment à Déaly, dans le département de Linguère. « Notre région est rudement affectée par la désertification. Il nous faut agir en plantant le maximum d’arbres », a indiqué le gouverneur Mbengue, saluant le remarquable travail qui se fait dans le cadre de la Grande muraille verte (Gmv). L’opération « Un chef de service, un arbre », a-t-il expliqué, va aboutir au reverdissement de tous les espaces publics, les services administratifs ainsi que les sièges de collectivités locales de la région.

« C’est notre manière à nous de contribuer à cette lutte qui est aujourd’hui un défi majeur pour la planète entière », a précisé Alioune Badara Mbengue. Le Service régional des Eaux et Forêts a mobilisé un impressionnant dispositif humain, logistique et végétal ; tout cela pour une parfaite réussite de l’opération. Au total, plus de 600 plants seront reboisés dont des eucalyptus, des manguiers, des citronniers et des anacardiers. « Le gouverneur a eu cette idée originale de lancer cette opération. Nous allons activement nous impliquer pour l’atteinte de l’objectif recherché », a assuré Badara Thioune, adjoint au chef de Service régional des Eaux et forêts de Louga. Le commandant Thioune est largement revenu sur les enjeux liés à l’opération qui va contribuer « de manière significative à la santé et au bien-être » des populations.

Abdoulaye DIALLO

 

Divers acteurs se sont retrouvés pour la phase 3 du projet de sauvegarde et de mise en valeur de la mangrove dans les communes de Saint-Louis, Gandon et Gandiol. A travers cette action initiée par l’Ong « le Partenariat », de concert avec le Conseil départemental de Saint-Louis, il est question de développer les fonctions écologiques, économiques et sociales de la mangrove.

Dans ce projet, outre l’intercommunalité, c’est-à-dire des communes se mettent ensemble et conjuguent leurs efforts, les différents partenaires veulent permettre aux populations de tirer le maximum de la mangrove, en usant de ses fonctions écologiques, économiques entre autres. En effet, les collectivités locales ont souvent des problèmes quand il s’agit de mettre en valeur certains types d’écosystèmes comme la mangrove.
C’est dans ce sens que pour Nicolas Dupuy de l’Ong « le Partenariat », il est important, dans le sillage des Phase 1 et 2 de ce projet, d’élaborer un plan d’actions pour la sauvegarde de la mangrove dans ces collectivités locales à travers un dispositif intercommunal. M. Dupuy a, en outre, rappelé que le delta du fleuve Sénégal demeure fragile du point de vue écologique même s’« il y a de grands enjeux dans cet écosystème sous un angle environnemental et économique avec le développement du tourisme, de la pêche… ».

Pour sa part, M. Amath Dia, secrétaire général du Conseil départemental de Saint-Louis, a loué l’intervention de différentes structures dans ces communes. Pour lui, cet atelier trouve son sens dans le fait qu’il permet aux collectivités locales d’utiliser pleinement les opportunités économiques qu’offre une utilisation efficiente de la mangrove. En fait, souligne M. Dia, « les populations peuvent y trouver des moyens de subsistance ».

Lors de cet atelier, ont été abordées les questions liées à la mise en place d’un cadre de concertation intercommunal de sauvegarde et de gestion de la mangrove, l’articulation entre la stratégie de sauvegarde et de mise en valeur de cet écosystème et la territorialisation des politiques publiques. Il faut souligner que dans les deux premières phases du projet, l’Ong « le Partenariat » et ses partenaires opérationnels ont réussi à mettre en place un dispositif durable de sauvegarde de la mangrove à Saint-Louis à travers une approche intercommunal. Des activités de restauration, de sensibilisation et de formations ont été mises en œuvre pour une appropriation du projet par les acteurs. Dans cette même logique, souligne M. Dupuy, des outils audiovisuels et didactiques ont également été créés dans l’esprit de mieux changer les comportements des populations qui ont pour nom coupe de la mangrove, exploitation irrationnelle, rejet de déchets, urbanisation dans cette zone humide.

A. M. NDAW

 

Les conséquences des dernières pluies diluviennes de la semaine dernière à Kaolack continuent de se faire sentir chez les populations. Des centaines de personnes sont relogées dans des établissements scolaires de la ville. Venu leur porter une aide, Ahmed Youssouf Benjelloun, le leader de Kaolack Nouvelle vision (Knv), en a profité pour solliciter du gouvernement la mise en œuvre rapide du plan d’assainissement financé par la Boad.

Les pluies diluviennes enregistrées dans la capitale régionale du Saloum ont mis à nu la vulnérabilité de la commune de Kaolack face aux intempéries, notamment les inondations. Conçu pour pallier cette défaillance structurelle, le plan d’assainissement évalué à environ 10 milliards de francs Cfa obtenus sur financement de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) tarde à se mettre en place. Tout récemment, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, avait évoqué des retards dans les procédures de passation du marché pour expliquer ce fait. Une semaine après, la situation précaire vécue par des centaines de victimes relogées dans les établissements scolaires de la place a fini par interpeller des personnalités locales.

Le cas du jeune chef de file du mouvement Kaolack Nouvelle vision (Knv), Ahmed Youssouf Benjelloun, a saisi l’occasion d’une cérémonie de remise de denrées alimentaires et de produits détergents aux victimes des pluies diluviennes pour solliciter une accélération du processus. « Nous devons d’abord féliciter le ministre Diène Farba Sarr pour le travail accompli en manière d’assainissement dans la ville de Kaolack. Aujourd’hui, si les inondations n’ont pas connu leur ampleur habituelle, c’est grâce aux actions préventives qu’il a menées avec son équipe à la veille des législatives de juillet dernier. Il reste à embrayer sur les solutions pérennes avec la mise en œuvre diligente du plan d’assainissement de la commune qui devrait être mis en place avant le mois de juin 2018.

Et pour ce faire, nous interpellons le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement sur le caractère urgent de cette infrastructure », a soutenu le leader de cette organisation de la société civile locale. En attendant de trouver une solution, l’organisation a mis à la disposition des victimes des inondations relogées dans des écoles publiques et des maisons quartiers de Sam et de Ndorong des denrées de première nécessité et des détergents pour la prévention des maladies liées à la présence des eaux stagnantes. « Une délégation ministérielle dirigée par Diène Farba Sarr avait apporté le soutien et l’assistance de l’Etat. Il est normal que nous nous joignions à cet élan de solidarité en faveur de nos frères qui vivent cette situation difficile », a-t-il affirmé. Il a, par ailleurs, sollicité de la direction de Senelec le branchement à l’électricité des structures d’accueil des victimes ainsi que l’aménagement de toilettes démontables.

Elimane FALL

 

Dans la nuit du dimanche au lundi, une pluie diluvienne s’est abattue sur Touba. Elle a rendu certaines artères de la ville impraticables, occasionnant des désagréments qui ont retardé le démarrage de la cérémonie officielle du Magal de Serigne Abdou Khadre. Certains talibés, surtout ceux qui habitent les bas quartiers inondés de Ndamatou, ont passé la nuit à lutter contre les eaux pluviales. Souleymane et son épouse Nabou n’ont pas fermé  l’œil toute la nuit. Le couple a essayé de sauver son bien en sortant l’eau des chambres. « Je suis vraiment fatigué, chaque année nous vivons la même situation. Les autorités doivent trouver une solution à ce problème », s’est lamenté Souleymane. Le scenario est à peu près le même dans les autres quartiers des zones basses de Touba où  Assane est obligé d’interpeller le gouvernement à venir à leur aide.

Le bassin de Keur Niang qui devait soulager les populations des quartiers vulnérables est aussi envahi par les eaux qui ont, pendant plusieurs heures, stagné autour de l’infrastructure avant d’être évacuées difficilement. Fatiguées, les populations riveraines n’excluent pas de déménager parce qu’estimant que la station de pompage ne règle plus le problème. Au marché Ocass, la situation n’est guère meilleure avec une insalubrité indescriptible constatée sur les lieux. Les équipes de la commune et des sapeurs-pompiers ont été mobilisées toute la nuit pour évacuer les eaux dans la cité religieuse et permettre le bon déroulement du magal.  

Mamadou DIEYE

Les communes de Kothiary, de Koar, de Goumbayel et de Balla  (Kkgb) ont remis le « Prix Baobab » à 44 personnes pour leurs actions en faveur de la restauration du couvert végétal dans la région de Tambacounda.  

Les autorités et les partenaires techniques au développement, comme la communauté de communes de Montrevel en Bresse encouragent la préservation de l’environnement. Au total, 44 personnes issues des différentes communes ont reçu le « Prix Baobab » pour leur engagement éco-citoyen. Dans le cadre de l’intercommunalité regroupant des communes de Kothiary, de Koar, de Goumbayel et de Balla (Kkgb), 20.000 plants ont été mis en terre au mois d’août dernier. Mieux, les quatre communes ont adopté une charte des valeurs sur le respect de l’environnement.  

Au cours d’une cérémonie présidée par l’adjointe au gouverneur Awa Diop Ndiaye, les intervenants ont salué l’émergence de comportements visant à préserver nos écosystèmes. Le président du Kkgb, Baganda Sakho, s’est réjoui de ce que le projet ait atteint un « taux de réussite de 95% » sur les 20.000 plants mis en terre dans le cadre de ce projet. Il a également salué le dynamisme des femmes,  les brigades de reboisement, les animatrices, les agro-forestiers dont les jeunes les « calebasses de solidarité » et surtout l’apport de la Coopération solidarité internationale (Csi), la communauté des communes de Montrevel en France, l’Etat du Sénégal et la Coopération française. Il s’agit là d’une « célébration des meilleures pratiques écologiques ». Le projet a mis l’accent sur les principes d’équité de genre en faisant participer les jeunes et les femmes à toutes les activités de formation, et de reboisement.

Sur le compte des acquis figure l’adoption d’une charte des valeurs sur le respect de l’environnement par les quatre communes. « Contrairement à ce qui se faisait avant, ce projet a opté pour la sensibilisation et la responsabilisation des populations à travers le parrainage », a informé M. Faye. Rappelons que 10 films ont été réalisés et diffusés. Ces productions mettent l’accent sur l’utilité des arbres, la valorisation de la pharmacopée, entre autres. D’un coût de 42 millions de francs Cfa, le projet est financé par l’Etat du Sénégal à hauteur 30%, le ministère français des Affaires étrangères (30%), la communauté de communes de Montrevel en Bresse (France) (30%) et les quatre communes bénéficiaires (10%). Avec ou sans l’appui des partenaires, le Kkgb souhaite reboiser 30.000 plants l’année prochaine. Il a été mis en place un fonds de soutien à l’entretien, à la promotion et à la protection de l’arbre. L’adjointe au gouverneur de Tambacounda chargée du développement Awa Diop Ndiaye a saisi cette opportunité pour apprécier le regain d’intérêt pour la restauration de nos formations forestières. Elle a encouragé les quatre communes à maintenir le cap de préservation de nos écosystèmes.

Pape Demba SIDIBE

 

En visite au Sénégal, la directrice des Opérations de Plan International, Gabriella Bucher, a rencontré les associations de jeunes des départements de Pikine et de Guédiawaye implantées dans les zones d’intervention du projet « Ville amie des enfants et des jeunes ». Retrouvés à salle de pédiatrie de la commune de Djeddah Thiaroye Kao, les jeunes de Médina Gounass, de Djeddah Thiaroye Kao, de Ndiarème Limamoulay et de Diamaguène Sicap Mbao sont revenus sur ce projet qui, à leur avis, place la jeunesse au cœur du développement, permettant ainsi de lutter contre l’oisiveté et la délinquance juvénile. Marème Ndiaye, bénéficiaire du projet et présidente de l’association des jeunes pour le développement de Sicap Mbao, a indiqué que ce projet est d’une grande utilité pour la formation de jeunes dynamiques, acteurs de développement. Ces jeunes sont maintenant bien formés par Plan Sénégal en gestion urbaine et de projet, en planification opérationnelle, en communication, animation, théâtre, entre autres.

D’ailleurs, devant la délégation, ils ont présenté, dans un sketch, les différentes réalisations dans leurs localités avec le soutien de la structure. Avec leur nouvel engagement, ces jeunes ont pu nettoyer et réhabiliter des espaces publics abandonnés qui faisaient l’objet de dépotoirs d’ordures. Ils ont aussi rendu propres et accessibles des structures comme le poste de santé de Gounass avec l’appui de Plan Sénégal. Des jeunes de la banlieue dakaroise ont aussi bénéficié des formations en production musicale engagée. Certains ont commencé à produire et chanter tout en restant collés au thème, « la musique comme plaisir pour la promotion des droits des enfants ».

O. KANDE

Le projet « Ville amie des enfants et des jeunes » financé par Plan International a fait de bons résultats dans la banlieue dakaroise. En séjour au Sénégal, la directrice des Opérations de Plan International au niveau mondial, Gabriella Bucher, a effectué une visite de terrain pour constater les réalisations et l’impact de ce projet sur la vie des jeunes de Médina Gounas, Djeddah Thiaroye Kao, entre autres.

A Médina Gounass, dans la banlieue dakaroise (Guédiawaye), les rues étroites et sinueuses entre les maisonnettes mènent, après quelques détours, au bassin de rétention des eaux de pluie construit sur le site de maisons inondées. Ces maisons sont finalement déplacées. Cette localité reçoit la visite d’un partenaire stratégique. Il s’agit de la directrice des opérations de Plan International mondial. Le cortège de sa délégation va à la rencontre des jeunes de quatre quartiers de la banlieue ayant bénéficié du projet  « Ville amie des enfants et des jeunes » financé par Plan Danemark et mis en œuvre par Plan Sénégal, accompagné de deux partenaires locaux que sont Admg et Eve. En visite au Sénégal, la directrice des opérations de Plan International au niveau mondial, Gabriella Bucher, accompagnée par le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest de Plan, Rotimy Djossaya, s’est entretenue avec des bénéficiaires du projet. La commune de Médina Gounass, peuplée de 40.000 âmes, n’avait qu’une seule école construite en tentes chaudes et humides constituant des abris provisoires.

Le maire Médina Gounass, Baidy Bâ, se souvient qu’à son arrivée à la tête de ladite commune, il avait fait la promesse de changer les choses. Mais, il n’avait pas les moyens de construire des salles de classe en dur pour les nombreux élèves de la zone qui squattaient le seul établissement de la localité. C’est ainsi que l’Ong Plan International est venue à son secours pour aider à la construction des salles de classe. « C’est un grand plaisir de vous accueillir car Plan International fait partie de nos premiers partenaires. Ils sont toujours à nos côtés. Ils ont beaucoup fait pour la commune de Médina Gounas pour avoir contribué au développement de toute la banlieue de Dakar », se réjouit le maire de Médina Gounass. Ce dernier de rappeler que Plan International a participé à l’amélioration de l’alimentation des élèves.

Plan International a réhabilité le poste de santé de la localité et alerté les autorités sur le problème de malnutrition dont sont victimes les enfants de la zone. Une salle de nutrition a été construite pour lutter contre ce phénomène. La directrice de Plan Sénégal, Oumy Lakh, a assuré que sa structure continuera à accompagner cette partie de la banlieue. Mme Lakh a indiqué que Plan International va même prendre en charge de nouvelles sollicitations dans son plan stratégique 2017-2021. Rotimy Djossaya, directeur Afrique de l’Ouest et du Centre de Plan International, a indiqué qu’il y a un niveau de partenariat élevé entre sa structure et le Sénégal qui regorge de potentialités. Pour ce dernier, il est crucial d’impliquer les collectivités locales si l’on veut atteindre la jeunesse à la base. Le directeur d’Afrique de l’Ouest et du Centre de confier qu’il est heureux de constater que dans la banlieue dakaroise, il y a avait des situations compliquées avant l’intervention de Plan. Lesquelles ont été améliorées.

Oumar KANDE

 

 Les populations des villages de Ndakhar et de Taalbakhlé se sont mobilisées pour une vaste opération de reboisement dans leur localité. Elles ont implanté plus de 500 pieds de diverses plantes qui permettront de préserver une bonne partie de la forêt classée de Mpal.
Selon Djiby Sow, ces opérations de reboisement entrent dans le cadre de la deuxième phase du projet de réhabilitation de la forêt classée de Mpal financée par le Programme de Microfinancement du Fem (Pmf/Fem) à plus de 13 millions de francs pour une durée de deux ans.

Au cours de cette opération, Malang Diatta et M. Niang se sont adressés à la presse pour expliquer que ces espèces forestières qui viennent d’être plantées dans cette forêt classée, sont adaptées à cette zone car ils résistent à la sécheresse. Elles enrichissent le sol et produisent des fruits prisés par le bétail. Djiby Sow a promis que populations bénéficiaires du projet vont entretenir cette forêt en veillant scrupuleusement sur la coupe abusive d’arbres, l’exploitation anarchique du bois. Elles veilleront également sur l’entretien des pare-feux, des bornes et des pancartes qui délimitent la forêt classée.

Un vibrant hommage a été rendu à la délégation du Pmf/Fem conduite par le coordonnateur national Khatary Mbaye pour la tournée nationale effectuée l’année dernière. Elle a permis de remettre des financements à une dizaine d’organisations communautaires de base (Ocb) bénéficiaires d’un financement de près de 174 millions de F Cfa.
 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Lancé en 2016 et financé par l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), le projet Usaid/Spring participe à la lutte contre la malnutrition à travers l’agriculture dans les régions de Kaolack, de Fatick et de Kaffrine.

Le projet Usaid/Spring entre dans le cadre d’une approche multisectorielle. Il sensible à la nutrition, au genre, à l’hygiène et promeut les bonnes pratiques liées à l’agriculture. Cette promotion des bonnes pratiques se fait, selon le conseiller en communication pour le changement social et comportemental du projet, Albert Yéra Boubane, par le biais de la radio, de la mobilisation sociale mais surtout d’une innovation de taille : les vidéos communautaires. Il s’agit de vidéos produites par les communautés pour les communautés sur des thématiques définies par ces dernières. Les acteurs appelés « local stars » sont également issus de la communauté. Usaid/Spring a formé trois équipes de production vidéo basées dans ses régions d’intervention : Kaffrine, Kaolack et Fatick.

Ces équipes ont produit, avec l’appui du projet, une dizaine de vidéos communautaires sur des thèmes aussi variés que l’hygiène, le lavage des mains, l’alimentation complémentaire, la diversification de la production agricole, l’allaitement maternel exclusif, l’aviculture villageoise améliorée… Une fois produites, ces vidéos sont disséminées dans plus de 100 villages du Sine-Saloum (dans les départements de Nioro, de Foundiougne, de Kaolack et de Koungheul). A ce jour, des milliers de personnes ont été touchées à travers ces vidéos communautaires. Albert Yéra Boubane, ancien présentateur à la télévision Rdv, aujourd’hui spécialiste en communication pour le changement de comportements, indique qu’un suivi du niveau d’adoption des bonnes pratiques véhiculées dans les vidéos est fait auprès des populations cibles avec des résultats positifs.

« Cette stratégie innovante de communication est partagée avec les partenaires au développement, notamment les autres projets d’Usaid mais aussi de l’Etat du Sénégal à travers le Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips) », souligne-t-il, non sans insister sur la promotion de l’approche multisectorielle dans la lutte contre la malnutrition entreprise par Usaid/Spring. Il en est de même du maïs Obatampa, du mil bio-fortifié mais aussi de la patate douce à chair orange par le biais des réseaux d’agriculture.

Alassane Aliou MBAYE

 

 Les ressources financières de la commune de Niakhar pour l’exercice 2017 se trouvent « dans une situation alarmante », s’est désolé, samedi, le maire Macodou Sène. Il s’exprimait lors de la remise d’un don composé de plusieurs lots d’équipements sportifs d’une valeur de plus de 4 millions de francs Cfa à 25 Asc de la commune. 

Cette situation est due, selon lui, au « refus » d’une « bonne frange des administrés de s’acquitter du minimum fiscal annuel de 900 francs Cfa prévu par habitant ». « La taxe rurale est remplacée par le minimum fiscal depuis que nous sommes passés au statut de commune. Et au titre de la présente gestion 2017, sur une prévision de plus de 10 millions de francs Cfa, nous sommes à moins d’un million de francs à la date d’aujourd’hui, soit à peu près à 800.000 francs Cfa, soit entre 7 % à 8% de recouvrement », a indiqué M. Sène. Selon lui, à quatre mois de la fin de l’exercice 2017 le 31 décembre prochain, vous imaginez que nous n’allons pas atteindre les objectifs que nous nous étions fixés. Et c’est vraiment alarmant pour qui sait ce que représentent les ressources financières issues du minimum fiscal dans les ressources propres d’une commune.

D’après M. Sène, si aujourd’hui la mairie ne devait compter que sur ses ressources propres, rien n’aurait été fait. « C’est grâce à l’appui de l’Etat dans le cadre de son fonds de concours que nous arrivons à faire des réalisations, mais aussi avec l’appui de nos partenaires et parfois sur nos économies personnelles pour faire marcher nos communes », a-t-il expliqué, tout en admettant que « c’est très difficile ». Le maire a expliqué que le très faible niveau de recouvrement fiscal est causé par le refus d’une bonne frange de la population de la commune, soit entre 40% à 45 % habitant dans le village de Niakhar. « Le village de Niakhar est le mauvais élève en terme de payement du minimum fiscal par habitant concerné. Donc, si à ce niveau le bât blesse, alors vous comprenez pourquoi nous avons un niveau de recouvrement faible dans l’ensemble de la commune forte de 32 villages », a-t-il expliqué. « Toutefois, a-t-il indiqué, nous ne ratons aucune occasion pour lancer un message de sensibilisation à l’endroit des populations ». « Nous comptons, après l’hivernage, faire le tour des quartiers de Niakhar pour sensibiliser tout en misant aussi sur les jeunes de la commune qui pourront être des relais et sensibiliser leurs parents », a-t-il souligné. Le maire a assuré que dans le cadre de cette démarche, le dialogue et la concertation seront privilégiés.

APS

 

Les vacances vertes sont lancées à Pikine sous la présidence effective du maire de la ville, Abdoulaye Thimbo. Des agents de l’Unité de coordination de la gestion de déchets solides (l'Ucg) et des étudiants se sont mobilisés pour une opération d’ « augias » au marché à fruits dénommé « Sandica ». Elle a permis de rendre salubre ces lieux et des artères de certaines communes.

Habillés en tee-shirt blanc, un balai, râteau ou pelle à la main, un groupe de jeunes a nettoyé les alentours du marché  « Sandica » aux odeurs pestilentielles. Cette partie comprise entre le stade Alassane Djigo et le marché était jusqu’ici infréquentable car, à quelques centaines de mètres, l'odeur infecte des eaux usées mélangées aux ordures rend l'air irrespirable. Après le passage de l’équipe chargée de nettoyer ces lieux dans le cadre des vacances vertes, cet espace est redevenu propre ; au grand bonheur des commerçants et autres vendeurs dudit marché, ainsi que du maire de la ville Abdoulaye Thimbo qui a salué cette initiative en ce sens qu'elle vise la salubrité, l'entretien et le respect de l'environnement. L'édile de la ville de Pikine pense que le concept de vacances vertes destiné à combattre l’insalubrité en période de vacances est à saluer.

Il a indiqué qu'après le marché « Sandica », les opérations de nettoiement vont se poursuivre dans les communes de Pikine-nord, Guinaw-nord, Pikine-est, Djeddah Thiaroye Kao, aux plages de Malika et de Mbao. « Ces opérations vont se continuer pendant quatre à cinq jours en partenariat avec des étudiants de l'université de Dakar, de l'Ucg et  des maires des communes concernées ainsi que les populations », a-t-il soutenu.

« La gestion du marché Sandica a toujours posé problème. C'est le lieu de remercier le président de la République Macky Sall qui envisage de reconstruire ce marché. Les études ont même démarré. Une fois terminé, le visage du marché va changer », a-t-il ajouté. Les vacances vertes sont une initiative de Kc-Events en relation avec Aïssatou Cissé, conseillère spéciale du chef de l’Etat. Elles sont destinées à nettoyer les marchés, les écoles, les espaces publics, les lieux de culte, mais aussi à faire du reboisement afin de diminuer la pollution dans les villes de la commune. Avec les reboisements, les concepteurs des vacances vertes pensent pouvoir reverdir l’environnement et améliorer ainsi notre cadre de vie.

Abdou DIOP

 

Dans le département de Fatick, où les Bt/Pse ont été lancées courant 2017, un total de 446 projets en provenance des 18 communes du département a été sélectionné pour une subvention globale de plus de 164 millions de francs Cfa dont plus 82 millions de nos francs en apport de l’Agence de développement local (Adl) et 83 autres  millions de F Cfa émanant du Conseil départemental de Fatick. Cette bourse est conjointement versée par l’Adl et le Conseil départemental. Elle permettra de mobiliser pour le premier appel à projet de Fatick 772 millions de francs Cfa auprès d’institutions financières partenaires, avec lesquelles l’Adl et le Conseil départemental de Fatick ont signé des conventions. Ces projets vont générer, pour ce premier appel, 909 emplois dans le seul département de Fatick.

Il convient de rappeler, selon M. Camara,  l’attention particulière de la commission de sélection, dans le libellé des projets, sur les questions liées à environnement, le changement climatique, le développement durable et à la lutte contre l’émigration clandestine.  
 

A. M. NDAW

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