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Régions (907)

Avec l'appui du Programme de micro financement du Fem (Pmf/Fem), les populations des communes de Gandon, Fass-Ngom et de Mpal, sont résolument déterminées et mobilisées pour mener une vaste campagne de sensibilisation sur la nécessité de protéger, sauvegarder et préserver les ressources naturelles dans leur terroir.

A cet effet, Djiby Sow, président du Gie Suxali Thianialdé et Alé Diagne, président de l’Aiv de Gandon, ont réitéré l’engagement indéfectible des populations bénéficiaires du Pmf/Fem, à mieux entretenir ces forêts classés de Mpal et de Rao, en veillant scrupuleusement sur la coupe abusive des arbres, sur l’exploitation anarchique du bois de chauffe, sur l’entretien des pare feu, des bornes et des pancartes qui délimitent ces forêts classées, des lampes solaires qui seront bientôt installées dans leur terroir, etc. Ils ont invité les populations à contribuer efficacement à la reconstitution du potentiel ligneux dans ces forêts classés, à tout mettre en œuvre pour disposer des fourneaux Djambar qui seront mis en place dans ces projets du Pmf/Fem.

Khatary Mbaye, coordonnateur national du Pmf/Fem, a laissé entendre que cette tournée de remise de financements aux Ocb, se poursuit et qu’elle permettra de lancer le projet de conservation de la biodiversité de la mangrove du terroir de Bany dans la réserve de biosphère du delta du Saloum (financé pour 18 millions FCfa).

Cette délégation procèdera également au lancement à Sokone du projet de conservation de la biodiversité de la mangrove du terroir de Mboul Diamé (financé à hauteur de 20.280.000 FCfa).

Le projet de Sanghako pour 18.850.000 FCfa, le projet d’appui à l’Aire marine protégée de Sangomar (financé à hauteur de 16.820.000 FCfa), le projet de contribution à l’amélioration de la diversité biologique dans l’Amp de Gandoul (pour un coût de 16.800.000 FCfa), vont bientôt démarrer leurs activités.

Les cérémonies de lancement officiel du projet communautaire de préservation de la biodiversité marine et côtière au niveau de l’Amp de Joal-Fadiouth (17 millions FCfa), du projet de protection des ressources naturelles du terroir de Kabada, région de Sédhiou, contre les diverses formes de dégradations (18 millions Cfa), figurent en bonne place dans ce programme de tournée nationale du Pmf/Fem.

 

Mbagnick Kharachi Diagne

THIES : La société Grande cote opérations (Gco) vient de doter les postes de santé de Fass Boye et de Taiba Ndiaye de deux ambulances médicalisées flambant neuves d’un montant de  33. 800.000 de FCfa.

Un geste de haute portée salué hier à Fass Boye et à Taiba Ndiaye par les maires des communes, Magore Kane (Darou Khoudoss) et Alé Lo (Taiba Ndiaye). Ce don entre dans la mise en œuvre du programme social minier de la société Gco pour l’année 2016. Ce, comme l’a indiqué le Dg, Daniel Marini, « à travers des actions sociales à fort impact économique pour ainsi réaffirmer notre engagement durable à améliorer les conditions de vie des populations avec des investissements dans différents ordres dont l’amélioration de la santé des populations avec une dotation d’ambulances  médicalisées et des médicaments, l’éducation avec le financement à hauteur de 34. 100.  000 de FCfa de la construction de murs de clôtures du CEM de Méouane et de Ndomor ainsi que la construction de trois (3) salles de classes équipées dans la commune de Méouane (Ndankh, Gade et Mbaye Diallo) ».

Il s’y ajoute également, selon M. Morini, « le développement socioéconomique avec la mise à la disposition des populations de Mboro d’un centre commercial de 18 cantines, des toilettes et un espace d’étalage de 200m2 bâti et la réhabilitation d’un hangar d’un coût global de 35. 000. 000 de frs Cfa. Une enveloppe de 27 000. 000 de FCfa est mise à la disposition de la commune de Mékhé pour l’acquisition et l’installation de 60 lampadaires solaires. Il s’y ajoutent également la construction de  50 cantines et l’aménagement d’espaces verts ».

De belles perspectives s’annoncent aussi avec le projet de ferme pilote agricole qui sera dotée de l’énergie solaire pour l’irrigation pour une enveloppe de 50. 000. 000 de FCfa. De même qu’il est prévu, dans le développement communautaire, le lancement d’un nouveau programme agricole générateur de revenus qui viendront en appoint à tout ce qui touche le domaine agricole. « Nous l’avons dénommé : Mutuelle des services communautaires (Msc) qui sera dotée d’un fonds de roulement de 25. 000. 000 de FCfa », a laissé entendre le Dg de Gco.

Les maires de Darou Khoudoss, de Mboro et de Taiba Ndiaye ont magnifié toutes ces actions au bénéfice des populations des communes bénéficiaires qui ont manifesté leur totale satisfaction à travers la forte mobilisation à la cérémonie de remise des clés des ambulances présidée par le sous-préfet de Méouane, Richard Birame Faye.

Ce dernier a d’ailleurs invité les différentes parties au respect des dispositions du nouveau code minier qui vient d’être voté par l’assemblée nationale   afin que tout le monde puisse s’y retrouver et en tirer profit.

 

 

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’observateur national des lieux de privation des libertés (Onlpl), le Cicr, la direction de l’administration pénitentiaire et ses cadres en poste en Casamance ont entamé, hier, à Ziguinchor, une réflexion de trois jours sur les problèmes dans les prisons de la région méridionale du Sénégal. L’objectif visé est de leur trouver des solutions idoines et durables, qui puissent permettre d’améliorer les conditions de détention de nos concitoyens en conflit avec la loi.  

Parlant des problèmes de nos prisons, l’observateur national des lieux de privation des libertés, Boubou Diouf Tall, et le colonel Daouda Diop, directeur de l’administration pénitentiaire du Sénégal, ont évoqué la vétusté des établissements pénitentiaires et le nombre important de détenus, soulignant que « ces deux facteurs conjugués font qu’on a des soucis à l’intérieur de nos prisons ». A les en croire, des efforts soutenus sont en train d’être faits par l’Etat pour solutionner les problèmes progressivement. Ils ont cité, entre autres, le projet de réfection, de réhabilitation et de construction de nouveaux établissements pénitentiaires.

MM. Tall et Diop n’ont pas occulté les efforts qui ont été faits, en termes d’amélioration des conditions de vie dans les prisons du Sénégal, citant l’amélioration de l’alimentation, du couchage et de la prise en charge sanitaire. Sans compter les efforts, en termes d’occupation des détenus pour leur trouver des activités saines. Par ailleurs, le patron de l’administration pénitentiaire s’est félicité du fait qu’il y a maintenant une prise de conscience généralisée au Sénégal sur la nécessité d’améliorer les conditions de détention de nos concitoyens, qui sont en conflit avec la loi. Il a estimé que cela permettra d’améliorer sensiblement les conditions de détention des prisonniers et les conditions de travail de ses agents.

La coordinatrice Protection du Cicr basée à Dakar, Emanuela Bertingi, a souhaité que la réunion de Ziguinchor puisse proposer des pistes d’actions objectives et réalistes, allant dans le sens de l’amélioration des conditions de détention dans nos prisons ; et ce, « dans le plein respect des droits des détenus au Sénégal».
           

 

El Hadj Moussa SADIO

TAMBACOUNDA : Après chaque hivernage, ce sont toutes sortes d’herbes, de reptiles ou de personnes inconnues qui règnent en maître sur le lit mineur et majeur du Mamacounda, la rivière qui divise en cinq la ville de Tambacounda. Une situation qui a fini de créer la psychose chez les populations des quartiers contigus Abattoirs et Pont dont les enfants traversent chaque jour ces lieux.

La riposte apportée contre cette peur par l’équipe municipale de Tambacounda vise à poser un acte concret de la politique de nettoyage de la ville en facilitant la mobilité des populations.
Cette opération d’assainissement du Mamacounda rivière qui divise en Cinq partie la ville de Tambacounda, a eu lieu sous la houlette du député maire Mame Balla Lô, et conduit sous la direction de Mamadou Kassé, conseiller municipal, président de la commission de l’assainissement de la mairie. Cette action est une réponse apportée à une préoccupation des habitants des quartiers Pont et Abattoirs de la commune de Tambacounda.
En effet, pour Mamadou Kassé, conseiller municipal et président de la commission de l’assainissement, « Nous consolidons, par cette acte, toutes les actions que le Maire a eu à mener depuis son arrivée à la tête de la municipalité, ayant trait au nettoyage de la ville. Nous avons eu l’appui du Maire. Le suivi sera fait pour faciliter davantage la traversée des lieux. C’est donc une action en soutien à la mairie à laquelle nous appartenons».
Mamadou Diallo, secrétaire municipal de la Mairie de Tambacounda, a félicité toutes les personnes qui ont participé à cette opération de nettoyage avant de rassurer que «l’équipe technique chargée de l’assainissement de la mairie sera régulièrement sur les lieux pour suivre et maintenir propre cet axe du Mamacounda» et de conclure que « l’année prochaine, la mairie interviendra très tôt pour dégager cette voie du Mamacounda afin de permettre aux élèves ainsi qu’aux femmes qui vont au marché de traverser cet endroit en toute quiétude. »

 

Pape Demba SIDIBE

L’émergence de Matam est en marche, mais la commune reste confrontée à des problèmes d’inondation occasionnée aussi bien par les eaux pluviales que par les eaux de crue. Pour éliminer ce point noir qui freine le développement de cette ville, la municipalité souhaite un accompagnement de l’État et de l’Agence de développement municipal (Adm).

Malgré les nombreux efforts consentis dans ce secteur, l’assainissement demeure toujours une équation pour la ville de Matam. Certaines zones inondables continuent de souffrir dès la tombée des premières averses du fait de l’insuffisance d’infrastructures pour l’évacuation. « Le quartier de Médine était coupé de la commune dès les premières pluies. Un début de solution avait été trouvé en 2006. L’État, à travers l’Onas, avait réglé une partie du problème et avait même promis une nouvelle phase qu’on attend toujours », a expliqué Malick Bâ, secrétaire municipal de la commune. Aujourd’hui, encore, des quartiers comme Tantadji et Gourel Serigne qui concentre 90 % des services administratifs ne sont pas épargnés par les eaux pluviales. D’où l’urgence, selon le secrétaire municipal, que cette question de l’assainissement soit réglée. De l’avis de M. Bâ, Matam fait partie des dix villes qui ont bénéficié du programme de drainage des eaux usées qui, a-t-il précisé, va coûter 3 milliards de FCfa et dont le démarrage est prévu pour 2017. Mais, a-t-il souligné, la priorité de la municipalité, c’est l’assainissement et le drainage des eaux pluviales qui constituent un véritable casse-tête.

Construction d’une digue-route
Au-delà des eaux de pluie, Matam est aussi victime des inondations des eaux de crue. « Il y a le fleuve Sénégal qui traverse la commune qui est entourée par les bras de fleuve de Diamel et Nawel Matam ; ce qui fait que souvent, Matam est frappé par les inondations des eaux de crue. Quand le fleuve déborde, les bras de fleuve débordent aussi et reversent une partie de leurs eaux dans la commune », a déploré le secrétaire municipal. Selon lui, la municipalité est en train de négocier avec l’Agence de développement municipal (Adm) pour la prise en charge de la construction de la digue de protection dans le cadre du Programme d’amélioration des communes et agglomérations du Sénégal (Paca-Sen) qu’elle compte dérouler à partir de 2017. « Ce sera une digue-route qui protégera définitivement la ville Matam des inondations liées à la crue du fleuve », a assuré M. Bâ. La situation est aussi préoccupante à Alwar, un quartier nouvellement loti, qui compte une forte densité de population fait également partie des zones touchées par les inondations. « C’est dans ce quartier que le vénéré marabout, Thierno Mouhamadou Samassa, organise chaque année sa ziarra devenue aujourd’hui internationale. Quand il pleut, il n’y a pas de voies d’accès. On souhaiterait aussi que le Paca-Sen intègre l’assainissement de ce quartier dans ses projets », a plaidé M. Bâ. Il a également invité le directeur général de l’Adm, Cheikh Issa Sall, à intégrer, si les moyens le permettent, le problème d’adduction d’eau pour régler définitivement cette question. « Matam fait face à un manque criant d’eau, surtout dans les nouveaux quartiers où les gens ont fini de construire, mais qui peinent à rejoindre leurs maisons », a fait savoir M. Bâ.

Par ailleurs, a relevé Malick Bâ, la municipalité a beaucoup investi dans l’éclairage public pour sécuriser les populations. « On a eu quatre projets allant dans ce sens avec le Programme national de développement local (Pndl), pour satisfaire tout le monde. En 2017, nous espérons, avec le Pndl, un financement que nous comptons injecter dans l’éclairage public », a laissé entendre M. Bâ.

Une nouvelle gare routière
Parmi les projets figure la nouvelle gare routière qui porte le nom de Thierno Mouhamadou Samassa, figure religieuse emblématique de la région. L’inauguration de cette infrastructure est prévue ce samedi 10 décembre. Il s’y ajoute, selon M. Bâ, la construction et la réhabilitation du centre de santé de Diamel. « Ces deux projets dans le cadre du Precol avec l’Agence de développement municipal (Adm) pour un coût global de 300 millions de FCfa ». La Ville de Matam va également se doter d’un nouveau marché central. Il sera composé de trois halls (légumes, boucherie et poisson) pour un total de 210 cantines. « L’actuel marché ne répond plus aux normes sécuritaires. En accord et en collaboration avec les commerçants, on a pu identifier un site, un projet pour que Matam puisse bénéficier d'un marché digne de ce nom et répondre à son image de capitale régionale », a noté M. Bâ. Selon lui, la première phase a déjà démarré et concerne les trois halls, en plus de 16 cantines. La deuxième phase, a-t-il assuré, va bientôt démarrer. Ce marché sera opérationnel dès 2017.

Samba Oumar FALL

Les acteurs du développement local du Pôle Casamance sont réunis à Kolda pour échanger sur l’avenir des régions sud.

La ville de Kolda abrite, depuis jeudi et ce pendant deux jours, un atelier interrégional de partage de l’état d’avancement des activités de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local (Onddl). Cet atelier réunit les acteurs du développement local du Pôle Casamance qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor et une mission de l’Agence de développement local du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. La rencontre vise, entre autres objectifs, à faire valider la plateforme Système d’information générale (Sig) et géo portail de l’Onddl par les acteurs locaux et les partenaires du Pôle Casamance. « L’objet de cet atelier, c’est de partager les résultats d’une étude extrêmement importante de mise en place de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local. Nous avions partagé les termes de références avec les acteurs du Pôle Casamance qui constitue notre zone d’expérimentation. Aujourd’hui, nous revenons ici pour partager les résultats avec les acteurs pour leur permettre de donner leurs avis par rapport à ce que nous avons produit », déclare Malal Camara, directeur général de l’Agence de développement local. L’objectif de cet observatoire est de centraliser, selon lui, l’information territoriale pour aider les acteurs à prendre les décisions qui collent avec les réalités locales et les besoins des populations en matière de développement. Les résultats obtenus du Pôle Casamance seront, ensuite, étendus sur l’ensemble du territoire national.

Les acteurs locaux saluent cette initiative de l’Etat qui vient ainsi concrétiser une promesse du président de la République, Macky Sall. « Cet atelier va valider le dispositif à l’issue duquel on saura quel rôle nous allons jouer dans la collecte et le traitement de l’information dans le cadre de ce projet de mise en place d’un système d’information géographique et de géo portail de l’observatoire. La journée de demain sera justement consacrée à l’étude du dispositif de collecte et de traitement des données que nous allons récolter sur le terrain », précise Boubacar Sonko, directeur de l’Agence régionale de développement de Ziguinchor. Il salue la mise en place de cet observatoire qui permettra aux acteurs locaux et nationaux de disposer, selon lui, d’une information fiable sur le territoire.

Mamadou Aliou DIALLO

Une vigilance accrue est de mise dans la réserve naturelle communautaire du Boundou. Il s’agit de faire face aux menaces de conservation notamment la poussée démographique, l’amodiation et la transhumance sauvage au niveau du Corena (Conservatoire de la réserve naturelle communautaire du Boundou).

Pour cet écosystème fragilisé converti en zone de chasse et en réserve de 120.000 ha  qui a été créé en juin 2009 par les défuntes communautés rurales devenues communes de Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura, il est entamé, avec les acteurs, le processus d’élaboration du plan pastoral. La Réserve naturelle communautaire (Rnc) du Boundou, à 155 km de Tambacounda, au sud-est, est une aire protégée intercommunautaire située dans la région de Tambacounda, au Sénégal.

Créée en juin 2009 par les communautés rurales de Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura, « cette réserve a pour but de protéger un écosystème fragilisé et de  préserver les ressources naturelles nécessaires aux activités des populations qui y vivent », souligne Alassane Omar Sy, le maire de Sinthiou Fissa, président du Corena. « Pour la gestion de cette réserve qui a été déléguée au  Conservatoire de la  Rnc du  Boundou (Corena), il est mis en place un plan de gestion, initialement défini sur une période de 7  ans, et qui décrit l’ensemble des actions de préservation et de développement local proposé pour atteindre les objectifs de la réserve », maintient le président Alassane Omar Sy.

Pour lui, dans les 20 villages de la réserve, essentiellement de culture peule et diakhanké, la principale activité  socio-économique est le  pastoralisme. Les troupeaux de bovins et de petits ruminants sont  présents sur l’ensemble de la  réserve, auxquels il faut ajouter le cheptel impressionnant des transhumants qui y sont accueillis pendant la saison sèche. Pour le maire de Sinthiou Fissa, cette activité constitue, par conséquent, une forte pression sur l’environnement et les ressources naturelles, tant par l’occupation des points d’eau que  par la recherche permanente de pâturages. Alassane Diallo, le maire de Koussan qui a abrité cette importante rencontre, a révélé que ce projet est inscrit dans le cadre de la coopération Isère/Tambacounda.

Le Conseil général de l’Isère est un partenaire global de la réserve. Les structures iséroises compétentes dans le domaine de l’élevage (Fai, Pastoralisme du monde, etc.) ont été mobilisées pour certaines étapes. Ce sont une vingtaine d’éco-gardes qui ont, pour l’occasion, été habillés et déployés. « En plus du matériel de gestion des déchets pour les écoles primaires, les collèges et le lycée dans la cadre de l’éducation environnementale qui est initiée dans ces localités », a indiqué le capitaine Abdou Diouf, conservateur de la Rnc. Selon ce dernier, afin de gérer au mieux les ressources présentes dans la réserve et de rétablir un équilibre global des écosystèmes, de préserver les ressources disponibles, les acteurs impliqués dans le processus de gestion de la Rnc ont sollicité une prestation technique et organisationnelle qui devrait  aider, à terme, à disposer d’un  document de planification opérationnelle orienté vers les ressources et l’espace exploités par les troupeaux locaux et transhumants.

Il s’agit, selon Momar Mbaye, expert forestier en charge de l’étude, pour l’élaboration du plan pastoral, de mobiliser les compétences des agriculteurs, des éleveurs, des habitants dans l’évolution des pratiques agro-pastorales repérées ou à venir. Il est mis en bonne place, souligne M. Mbaye, de redéfinir de nouvelles conduites des troupeaux compatibles sur le plan de la préservation de la Rnc et de restaurer, de ce fait, les équilibres écologiques globaux sur cette zone. Et, en même temps, sécuriser l’activité d’élevage dans le cadre du plan de développement de la Rnc.

 

 

Pape Demba SIDIBE

Le comité régional d’organisation du Fesnac met les bouchées doubles pour la réussite de l’évènement.

La 9ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac), prévu du 26 au 31 décembre prochains, à Kolda, se prépare activement. A 10 jours de l’évènement, le Comité régional d’organisation multiplie les initiatives pour relever le défi de l’organisation et de la participation.

La Commission communication s’est réunie la veille, pour élaborer son plan de communication. « Nous avons prévu des spots et des émissions qui vont se faire dans les radios de la place, mais aussi des reportages dans la presse écrite. Nous allons également utiliser les réseaux sociaux, et peut-être même, éditer un journal sur le Fesnac. Nous avons, en outre, prévu d’organiser une caravane qui va sillonner les différents quartiers de la commune pendant trois jours pour sensibiliser davantage les populations », déclare Bassirou Kane, président de la Commission communication. Il invite les journalistes en service dans la région de Kolda à se mobiliser pour assurer la médiatisation du Fesnac qui se tient pour la première fois dans la capitale du Fouladou.

Le président de la Commission scientifique, Seydou Wane, revient, quant à lui, sur les principaux axes du colloque qui sera organisé durant ce Fesnac. « Le thème du Festival national des arts et cultures de cette année est « Patrimoine culturel, tourisme et développement durable ».

La Commission scientifique qui est chargée d’organiser ce colloque (le 28 décembre prochain) qui accompagne le Fesnac, a essayé de travailler sur cette thématique en donnant au festival une touche koldoise. C’est pourquoi le panel que nous allons organiser sera centré sur l’élevage qui est un patrimoine économique de la région », déclare-t-il. L’organisation de ce colloque permettra, selon lui, de montrer la contribution de l’élevage au développement socio-économique de la région et l’étroite relation qui existe entre la vache et le Peulh. Il permettra ainsi aux participants de revisiter certains rites du Fouladou comme le « Mondé » ou la cure salée, mais aussi le cousinage à plaisanterie entre les Peulhs et les autres composantes ethniques du pays comme les Sérères (par exemple) qui pratiquent également l’élevage.

Ce colloque sera également mis à profit par les organisateurs pour montrer quelques facettes de la culture de l’éleveur peulh à travers ses accoutrements, les instruments utilisés dans l’élevage traditionnel et, peut-être, une séance de dégustation des produits de l’élevage.  

 

Mamadou Aliou DIALLO

La ville de Ziguinchor vient de se doter d’un projet d’amélioration de la gestion et de la valorisation des boues de vidange. Le député-maire Abdoulaye Baldé a procédé à son lancement officiel, hier, en présence de délégués de quartiers et de plusieurs autres personnalités au grand bonheur des populations locales.


Le projet d’amélioration de la gestion et de la valorisation des boues de vidange devra permettre d’accroître sensiblement l’accès des populations pauvres aux toilettes, et d’offrir un bon service de collecte et de transport des boues de vidange dans toute la ville. Il va favoriser également la mise en place d’un service communautaire de traitement et de valorisation des boues. Le projet aura aussi l’avantage de susciter une bonne communication sur la gestion des boues de vidange, entre les différentes parties prenantes, au niveau de la région naturelle de Casamance. Ce projet consistera, entre autres, à réaliser 52 km de réseau, une station d’épuration, une autre station pour le traitement des boues de vidange et 820 toilettes domiciliaires. Les quartiers ciblés sont Boucotte Sud, Cobitène, Colobane, Djiabir, Djiringho, Coboda, Kénia, Lyndiane et Soucoupapaye.

Le député-maire de la ville s’est félicité du lancement du projet, soulignant ses nombreux aspects « très bénéfiques » pour les populations. En effet, en termes d’avantages, le projet d’amélioration de la gestion et de la valorisation des boues de vidange de la commune de  Ziguinchor va favoriser ici le respect des normes d’hygiène et d’environnement. En outre, l’utilisation des toilettes domiciliaires exigera de faibles quantités d’eau de chasse en comparaison avec les Wc classiques (chaises anglaises). Par ailleurs, au niveau de chaque toilette, il y aura une bonne aération de la fosse, ainsi que des possibilités de raccordement à un réseau d’égouts et de réutilisation des boues de minéralisées sous forme de fertilisant. Et puis, l’entretien sera aisée et sans frais de vidange.
Abdoulaye Baldé n’a pas manqué d’exprimer la gratitude des populations au gouvernement pour l’accompagnement des services étatiques dans la mise en place de ce projet, considérant qu’il est très important dans le cadre de l’assainissement de la ville de Ziguinchor

 

 

El Hadj Moussa SADIO

Les acteurs culturels de Sédhiou viennent de participer à un atelier de formation aux techniques de communication qui permettent de  mieux atteindre les cibles visées, dans le cadre du projet de lutte contre les violences faites aux enfants que va dérouler l’Ong Enfance et Paix de Sédhiou dans quatre communes, notamment à Madina Wandifa dans le département de Bounkiling, Diendé, Sédhiou et Oudoucar dans le département de Sédhiou.

La campagne de sensibilisation que les acteurs culturels auront à mener dans ces communes doit se faire à travers les nouvelles techniques de communication apprises. Les acteurs culturels devront aussi utiliser le créneau qu’ils connaissent le mieux : le théâtre classique, mais surtout le sketch recommandé en raison de sa longueur qui n’ennuie  pas et permet ainsi de retenir l’essentiel du message véhiculé. La sensibilisation des communautés sur les méfaits des violences faites aux enfants, particulièrement aux filles, se fera dans la langue la plus parlée dans la zone concernée.

Il est, en effet, prouvé qu’à travers le rire, on peut aussi faire passer un message et, Cheikh Diaw, chargé du suivi et de l’évaluation de l’Ong Enfance et Paix consolide cette pratique : « Aujourd’hui, la sensibilisation par le théâtre sous sa forme simple, le sketch, est choisi par tout le monde pour véhiculer un message destiné à des communautés. C’est pourquoi nous avons convié des acteurs culturels à cet atelier de formation pour faire d’eux des partenaires.

L’objectif visé à travers cette campagne, c’est d’arriver à l’éradication du phénomène des violences faites aux enfants qui n’a que trop duré dans nos communautés ». Les artistes, par la voix de leur porte-parole, M. Bodian, se sont réjouis du choix porté sur eux et ont indiqué qu’ils feront tout pour honorer cette confiance en innovant, puisque les sketches qu’ils vont présenter devant les communautés au cours de cette campagne seront différents de ceux habituellement exécutés et auxquels les populations commencent à s’habituer. Les enfants conviés également à cet atelier ont salué l’existence d’un tel projet, dont l’objectif, s’il était atteint, leur donnerait plus de dignité dans la société.

 

 


Malamine KAMARA

Le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification des ressources en eau (UGp) de Sandougou est matérialisé par un projet de 18 milliards de FCfa du Fonds européen de développement (11ème Fed). Pour cet affluent de la Gambie, la promotion de la gestion durable des ressources en eau, le renforcement de la gouvernance du secteur, mais aussi l’amélioration des connaissances et des moyens de gestion des ressources en eau sont devenus incontournables.

Cet atelier est un « exercice de planification » et « un exemple complet de territorialisation d’une politique publique », en ce sens qu’il traduit la prise en compte des préférences des acteurs territoriaux dans la mise en œuvre d’une politique nationale, a dit l’adjoint au gouverneur Hamet Tidiane Thiaw qui a lancé le processus à Tambacounda. Pour lui, il est question d’arriver à une gestion intégrée des ressources en eau adaptée au contexte national conforme aux orientations définies par le gouvernement du Sénégal pour la réduction de la pauvreté et l’atteinte des Objectifs de développement (Odd).

L’atelier d’information et d’échanges qui s’est tenu au conseil départemental de Tambacounda, a enregistré la participation des organisations d’éleveurs, de services régionaux, des producteurs de banane, des associations de femmes, entre autres. Pour Hugo Van Tilborg, 2ème secrétaire au bureau de l’Union européenne, les infrastructures hydrauliques souvent mises en avant ne serviraient à rien si en l’absence d’une gestion durable de l’eau, la ressource n’était plus disponible. Du coup, il a prôné l’amélioration des conditions de vie des populations par l’approvisionnement correcte en eau potable comme s’évertue à réussir les gouvernants. Le processus d’élaboration des plans de gestion prend « à peu près deux ans », à compter de leur date de lancement, a, pour sa part, relevé Hugo Van Tiborg, responsable des infrastructures au sein de l’Ue pour le Sénégal. Une cinquantaine de forages ont été réalisés dans les régions de Sédhiou, Kolda et Tambacounda dans le cadre du projet Pepam-Ue, qui s’occupe aussi d’assainissement.

Pour Hubert Ndèye du Conseil départemental, il est nécessaire de mettre l’accent sur la valorisation des fleuves comme la Falémé et le Sénégal dans leur partie orientale. Inscrit dans une dynamique de gestion intégrée impliquant tous les acteurs, un plan de gestion est « une nécessité pour maîtriser tous les usages et protéger les ressources en eau », a dit Niokhor Ndour, directeur de la Gestion et de la Planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. C’est dans le projet Pepam-Ue, financé par le 11ème Fonds européen de développement (Fed) (2014-2016), que la composante Gestion des ressources en eau va réduire la pauvreté en milieu rural.

Pape Demba SIDIBE

Kolda - L’enclavement et le manque de ressources freinent le développement socio-économique de la commune de Médina El Hadj.

La commune de Médina El Hadj, au sud du département de Kolda, est très mal lotie en matière d’infrastructures. 60% de ses villages sont inaccessibles, surtout pendant l’hivernage. C’est le cas notamment de Sanka et de Saré Coubé qui abritaient l’unique marché hebdomadaire de la commune, aujourd’hui fermé à cause de l’enclavement. Les quelques rares visiteurs qui veulent se rendent dans ces localités frontalières avec la Guinée-Bissau doivent emprunter des pistes étroites, sinueuses et cahoteuses qui traversent, par endroits, de petits ponts de fortune suspendus au-dessus d’un petit cours d’eau. L’axe Kolda-Saré Ndiaye est l’unique voie qui permet de rallier la capitale départementale à certaines localités de la commune comme Bantankountou Maoundé par exemple. La commune ne dispose pas non plus de ressources pour générer des recettes indispensables à son développement socio-économique à l’exception de l’agriculture, du maraîchage et des agrumes. Il n’existe pas de marché hebdomadaire et de gare-routière. Et on enregistre un faible taux de recouvrement de la taxe rurale et une forêt non exploitée, faute d’aménagement.

L’électrification rurale et l’eau potable constituent encore un luxe pour les populations. L’unique forage construit à Médina El Hadj village est en arrêt depuis belle lurette. Les villageois consomment de l’eau des puits traditionnels en attendant la réhabilitation du château d’eau et la construction d’un forage par l’Asufor.

Au plan sanitaire, la commune de Médina El Hadj dispose d’un poste de santé et de 8 cases de santé. Mais, les évacuations sanitaires entre les cases de santé comme celle de Saré Coubé et Médina El Hadj relèvent d’un véritable parcours de combattant. Les malades sont transportés à bord de charrettes pour ensuite être transférés à Kolda par l’ambulance. De nombreux patients dont des femmes enceintes meurent au cours de leur évacuation. « On perd des femmes enceintes. Dès fois, les femmes accouchent en pleine brousse, soit elles perdent l’enfant soit c’est la mère qui décède », se désole Mamadou Baldé, premier-adjoint au maire de Médina El Hadj.

Pour ce qui est de l’éducation, la commune compte de nombreux établissements scolaires. Malheureusement, les Collèges d’enseignement moyen sont tous concentrés dans la zone de Médina El Hadj-Bantancountou Maoundé alors que le secteur de Kanfodiang qui regroupe de nombreux gros villages est laissé en rade. Les élèves originaires de ces localités quittent vers 6 heures du matin leur domicile pour parcourir 7 à 8 km à vélo pour se rendre à Médina El Hadj où ils sont confrontés à un problème de tutorat.

Mamadou Aliou DIALLO

L’Ong Eden (Education et développement de l’enfant) poursuit sa campagne de sensibilisation et d’information sur l’importance de l’état civil dans l’arrondissement de Ndiob. A Farar (Commune de Ndiob), où une mobilisation sociale a été organisée par cette Ong, il a été signalé que sur 26 élèves de Cm2, 14 n’ont pas encore de pièce d’état civil et même sur les 12 restants, seul 1 seul a déjà déposé son extrait de naissance.

La campagne de sensibilisation et d’information initiée par l’Ong Eden, pour permettre aux populations de saisir l’importance et les procédures de déclaration des enfants dès la naissance ou après le délai imparti, se poursuit dans l’arrondissement de Ndiob. Cette Ong est appuyée dans cette campagne par l’Agence espagnole pour la coopération et le développement (Aecid), la Cedeao et l’Ong espagnole Conemund. Dans cet arrondissement, les communes de Ndiob et de Mbellacadiao où la situation est préoccupante ont été ciblées par Eden. Durant deux jours, les populations de ces deux localités ont été sensibilisées sur cette question.

A Farar (Commune de Ndiob), Babacar Fall, chargé de l’état civil, a expliqué que la situation est préoccupante dans ce village. Selon lui, sur 26 élèves de Cm2, 14 n’ont pas encore d’extrait de naissance et même sur les 12 restants, seul 1 a déposé son extrait. C’est pourquoi, M. Fall a invité les parents à aller régulariser ces cas auprès du tribunal départemental de Fatick.

« L’objectif recherché à travers cette campagne, c’est de mieux faire comprendre à la population l’importance d’enregistrer leurs enfants dès la naissance. C’est une préoccupation de l’Ong Eden et de ses partenaires », a-t-il déclaré. Sur les mesures d’accompagnement, il a rappelé que suite à la formation acteurs locaux, Eden a doté chaque commune de 50 registres, 1.750 bulletins et extraits de naissance, 200 cahiers de village et a  offert des produits détergents pour mieux motiver les parents à faire enregistrer leurs enfants dès la naissance. « Nous voulons que 90% des enfants à Ndiob et à Mbellacadiao soient déclarés », a-t-il dit.  

Oumar  Ngatty BA

Erigée en commune en 2017, Fatick se prépare pour célébrer son centenaire. Selon le maire de la commune, Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, ce centenaire sera marqué par une série de conférences qui seront organisées par un comité scientifique qui sera mis en place.

Lors de la réunion du Conseil municipal consacrée au débat d’orientations budgétaires de 2017, le maire a annoncé aux conseillers que la ville de Pelvès a décidé de nouer un partenariat avec celle de Fatick à travers des échanges entre écoles parce que la ville de Fatick a contribué à la construction de cette ville française pour une somme de 8000 FF après la Première guerre mondiale (1914-18).

Lors de cette rencontre, le maire de la commune a rappelé que ce débat d’orientations budgétaires de 2017 a été précédé par un forum  qui a regroupé la commune et les services déconcentrés. Selon lui, ce forum leur a permis de mieux cerner la question et identifier les préoccupations des populations tout en tenant en compte des projets initiés par le niveau central. Aussi, a-t-il rappelé que quelques domaines notamment la santé, la jeunesse, l’éducation, la culture ont été ciblées,  en plus de quelques investissements utiles pour la commune de Fatick. Matar Bâ a indiqué qu’il y a des préoccupations qui ont été déjà prises en charge par les projets de l’Etat mais d’autres le seront par la commune. De plus, a-t-il rappelé que la commune reçoit des fonds de dotation et des fonds de concours qui touche les secteurs de l’éducation, de la santé, de  la jeunesse et de la culture. Mais, a-t-il dit, l’ambition de la commune de Fatick, c’est d’aller au-delà de ces enveloppes pour disposer suffisamment de fonds.

Au cours de cette réunion, le maire a annoncé qu’il est prévu dans le prochain budget, l’enrôlement de 200 jeunes pour assurer leur suivi médical  dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu). Ensuite, il a révélé que la commune a  de très grands projets qui nécessitent une ouverture de la ville à l’international dans le cadre de la coopération décentralisée pour régler ces questions. Au chapitre des  investissements, il a annoncé que la commune veut avoir un centre commercial, une corniche  équipée et embellie. Il y a également des salles de classe, des terrains de sport, l’extension du réseau électrique et du réseau d’eau qui sont programmés. Au-delà de cela, a-t-il ajouté, il y a les investissements qui concernent les privés, à savoir l’inauguration de la biscuiterie. Matar Bâ a signalé qu’ils sont en train de travailler pour attirer d’autres investisseurs. « La commune de Fatick ne peut plus se limiter au recouvrement traditionnel ; il faudrait d’autres valeurs ajoutées pour nous permettre de recouvrer beaucoup d’argent pour satisfaire les préoccupations des populations de notre commune », a-t-il déclaré. C’est dans ce sens que la commune compte accélérer l’hôtel écologique et aussi attirer des investisseurs pour la construction de la gare des gros porteurs.

Lors de cette rencontre, le maire Matar Bâ a fait part aux conseillers d’une lettre que la ville de Pelvès (France) a envoyée à la ville de Fatick. Selon lui, dans cette lettre, les autorités de cette ville française ont signalé que la ville de Fatick a contribué à la reconstruction de Pelvès pour une somme de 8.000 FF  après la Première guerre mondiale. Le maire a annoncé que cette ville française veut que des élèves de Pelvès soient en contact avec une école de la ville de Fatick. Pour lui, c’est une fierté pour les populations de Fatick. Le maire a ainsi demandé au président de la commission de l’éducation de choisir cette école pour établir ce lien qui va permettre de revivre l’histoire qui a lié ses deux villes. Erigée en commune en 2017, la ville de Fatick aura 100 ans en 2017. Le maire a annoncé que la commune a l’ambition de fêter les 100 ans de la ville de Fatick. Dans ce cadre-là, a-t-il dit, un comité scientifique sera mis en place. « Nous allons poursuivre pour que Fatick et Pelvès soient en contact et tissent des relations très solides », a-t-il promis. Le maire a également appelé à la mobilisation pour que tous les conseillers aillent s’inscrire et faire inscrire le maximum de  populations pour l’obtention de cartes d’identité biométrique. Par ailleurs, il a déclaré que la coupe du maire aura lieu le 25 décembre au stade Massène Sène de Fatick.            

Oumar  Ngatty BA

 

Le maire de Thiadiaye, Me Oumar Youm, a reçu, vendredi dernier, une délégation du département des Yvelines conduite par son président, Pierre Bédier. Ce début de partenariat qui s’est traduit par le don d’un camion-benne de 19 tonnes à l’Association pour le développement de Thiadiaye augure de lendemains meilleurs.

Cette coopération naissante avec le Conseil départemental des Yvelines devrait, selon Me Oumar Youm, être profitable à sa commune. « Nous souhaitons que cette coopération sera fructueuse et porteuse de progrès économique et social », a dit le premier magistrat de Thiadiaye. Dans le cadre du ramassage des ordures, sa commune a, à travers l’Association pour le développement de Thiadiaye, qui se trouve à Mantes la Jolie, bénéficié de matériel roulant, notamment d’un camion-benne de 19 tonnes offert par les Yvelines et qui sera réceptionné en février 2017. « Ce don très utile devrait permettre de renforcer nos capacités en matière de gestion des déchets, en particulier en termes de collecte et de transport, et contribuer de manière efficace à la santé publique des populations », a indiqué Me Youm. Selon lui, cette initiative de l’Association pour le développement de Thiadiaye, appuyée par les partenaires des Yvelines, est en parfaite cohérence avec leur ambition de promouvoir le développement inclusif et participatif de la commune de Thiadiaye. « Cette ambition, nous la tirons du président Macky Sall qui ambitionne de bâtir le Sénégal à partir de l’émergence de ses territoires », a assuré le maire de Thiadiaye qui a remercié les membres de cette association pour leur implication dans cette mission.

Ainsi, a fait savoir Me Youm,  le Conseil municipal de Thiadiaye a pris l’option de faire de la coopération décentralisée un levier essentiel pour matérialiser cette ambition de développer leur terroir à travers ses atouts et potentialités. « Notre commune entend œuvrer pour la mobilisation et  la participation responsable de ses fils qui sont à l’extérieur à travers un moment de partenariat afin de relever les défis de la gouvernance de rupture axée sur nos propres énergies, nos forces et nos potentialités », a noté le maire. Il a invité les amis de l’Association pour le développement de Thiadiaye et les partenaires à appuyer sa commune dont les populations sont occupées par l’élevage, l’agriculture, le commerce à l’élaboration de programmes cohérents de développement axés secteurs vitaux tel que la santé des populations, mais aussi à travers la mise en place de mécanismes de financement innovant.

La municipalité, selon Me Youm, entend travailler sur la mise en place d’un centre hospitalier moderne à la hauteur des attentes des populations pour remplacer l’actuelle structure qui date de 1967. « Nous sommes en attente d’avoir un projet en partenariat sur le centre hospitaliser de Thiadiaye. Nous sommes actuellement à la phase Etudes et conception. C’est un projet qui tournerait autour de 1 milliard de FCfa et cela nécessite l’implication de tous les partenaires mais aussi de l’Etat du Sénégal dans le cadre de sa contribution », a fait savoir le maire de Thiadiaye. « Il y a aussi l’accès en eau potable qui est une problématique à Thiadiaye, même si beaucoup d’efforts ont été faits, et l’éducation.

Pour l’énergie également, on a injecté 150 millions de FCfa pour permettre aux populations de bénéficier des bienfaits de l’électricité », a dit Me Oumar Youm qui a réaffirmé toute sa détermination et celle du Conseil municipal à amplifier cette relation avec les Yvelines qui augure des lendemains meilleurs dans des secteurs phares comme la santé et l’éducation.

Le président du Conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier, a magnifié la vivacité des liens séculaires entre la France et le Sénégal. « Les relations entre nos deux pays ont toujours été fraternelles. C’est cette relation que nous devons avoir entre le département des Yvelines et la commune de Thiadiaye », a dit M. Bédier.

S. O. F.

L’arrêt brusque de la saison des pluies est diversement ressenti par le monde rural.

La moyenne de la pluviométrie enregistrée cette année, dans la région de Kolda, est de 992 mm contre 1069 mm durant la précédente campagne agricole. Ce stress hydride très prononcé de fin de cycle a affecté les derniers semis d’arachide, de maïs et de riz repiqué et semé. En revanche, les producteurs qui avaient procédé aux semis de mil, de maïs, de sorgho, de niébé, du riz de plateau, de l’arachide hâtive communément appelée bourgouss et de l’arachide tardive encore appelée 69-101 durant le mois de juillet ont fait de bonnes récoltes. Ils procèdent actuellement au séchage des gousses en meule et aux opérations de battage-vannage en prélude à la campagne de commercialisation. « L’hivernage de cette année est caractérisé par une installation timide des pluies, une excellente répartition spacio-temporelle de ces pluies pendant les mois d’août et de septembre et un arrêt brusque des précipitations intervenues pendant le mois de septembre. Les dernières pluies furent enregistrées le 30 septembre et durant tout le mois d’octobre, la région n’a pas  enregistré de pluie », déclare Solo Ibrahima Dramé, contrôleur général des semences à la Direction régionale de développement rural de Kolda et chargé de l’intérim du Drdr. Cet arrêt brusque des pluies s’est traduit par un flétrissement général sur les parcelles de riz. Idem pour le maïs qui était au stade floraison-épiaison. Les épis sont là, mais il n’y pas de graines à l’intérieur pour les 2ème et 3ème semis du maïs, du riz du plateau et parfois, de l’arachide sauf pour le niébé qui a un cycle court de 45 jours.

En revanche, pour le bassin de l’Anambé, les riziculteurs n’ont pas de souci à se faire. Les rendements prévisionnels pour les variétés Nerica et Sahel sont de 4,5 à 5 tonnes à l’hectare. C’est le cas aussi pour le riz des vallées où les producteurs auront la chance de faire quelques récoltes grâce à l’eau stagnante qui permettra aux cultures de boucler leur cycle. Il en est de même pour le riz des bas-fonds où les espoirs de récolte sont réels avec l’humidité et l’apport de la rosée. Dans le département de Médina Yoro Foulah, les récoltes d’arachide, de mil et de maïs sont également prometteurs.  
Le Drdr par intérim demande aux producteurs de ne pas vendre toutes leurs récoltes. « Si on ne prend pas garde, l’année prochaine, on risque d’avoir des problèmes de semences dans le pays. Certes, les producteurs ont beaucoup travaillé cette année.

L’Etat a aussi consentis des gros efforts pour équiper le monde rural. Malheureusement, beaucoup d’entre eux ne pourront pas récolter cette année », déclare-t-il. Pour éviter ces déconvenues, il demande aux paysans de semer dès la première pluie supérieure à 25 mm, de mettre sous terre, au moins, 50% de leurs semences et de garder le reste par prudence. Il insiste également sur la nécessité de mettre en place les intrants agricoles à temps et demande aux paysans d’utiliser les variétés hâtives. 

Mamadou Aliou DIALLO

Au cours de cette rencontre, Aliou Sall a soulevé plusieurs urgences. Ces questions, a indiqué le président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), devraient figurer dans la plateforme qui sera mise en place par la Cndt. « Ces questions sont d’abord le financement dont une partie concerne la fiscalité, la cohérence territoriale », a fait savoir M. Sall. Au quotidien, a-t-il noté, les collectivités locales font face à la question de limites géographiques, mais aussi de compétences. « Avec la problématique entre la ville et la commune, il y a urgence à revisiter la répartition des compétences entre ces deux entités. L’urgence, c’est aussi le statut des acteurs, principalement les autorités locales que sont les maires, leurs adjoints, les présidents de départements ». Pour le président de l’Ams, la revalorisation de leur statut doit se faire à travers une meilleure reconnaissance de leurs qualités d’autorités locales, donc de représentants de l’État, mais aussi à travers leur rémunération. Il a déploré la diminution des rémunérations des maires des communes qui étaient auparavant des maires de communes d’arrondissement ; des rémunérations qui sont passées de 500.000 à 300.000 FCfa, sans compter la modicité des revenus alloués aux adjoints aux maires. Il s’y ajoute l’ordre protocolaire, la reconnaissance de la dignité des élus. La question de la retraite des maires fait aussi partie des préoccupations. « Il faut mettre en place un mécanisme qui permette une certaine retenue d’une indemnité pour sécuriser les maires au-delà de leurs mandats, à l’image de ce qui se fait pour les parlementaires. Ce qui est tout à fait justifié », a jugé le président de l’Ams. Selon Aliou Sall, toutes ces questions constituent des urgences de l’heure et devraient figurer dans l’agenda de la Cndt.

S.O.FALL

Selon Adama Diouf, les élus départementaux attendent de cet atelier des actions fortes et des solutions efficientes. Pour le président de l’Association des départements du Sénégal (Ads), la commission a pour mission de faire des propositions au gouvernement et leurs attentes consistent en l’aboutissement de l’Acte 3 de la décentralisation au tour de trois thématiques. Il s’agit d’abord de la question du financement du développement. Selon M. Diouf, l’Acte 3 a déjà fait quelque chose, mais la fiscalité pour les communes et des départements pose problème. « Nous fonctionnons sur la base du transfert de l’État, or il est envisagé une nouvelle fiscalité pour le département pour promouvoir le développement comme on l’espère. Nous estimons que le département est l’échelle de gouvernance intermédiaire qui harmonise qui oriente les programmes d’investissement, ce n’est possible que si le département a ses mains propres pour faire et porter les questions de développement ». 

La deuxième problématique concerne, selon M. Diouf, l’assiette fiscale pour les communes, qui, a-t-il souligné, ont des difficultés à recouvrer leur fiscalité dans leur totalité. La cohérence territoriale fait aussi partie des préoccupations des élus du fait des conflits enregistrés entre les communes capitales régionales et celles qui les entourent. Il en est de même pour la question des pôles territoire. « Les régions ont été supprimées, mais il faut, dans le cadre d’une phase transitoire, examiner la dimension territoriale qui doit regrouper les régions qui ont les mêmes réalités éco-géographiques », a fait savoir Adama Diouf. À son avis, ce sont ces pôles économiques qui doivent porter les grands projets structurants de l’État. Le pôle de Kaolack, toute la région du Sine Saloum reconnaît que le port de Kaolack devait porter les questions de développement au niveau central. Le grand fleuve de la Casamance qui est interterritorial devait porter les questions de développement au niveau de la Casamance. Le bassin de Ferlo doit charrier les questions de développement au niveau de la vallée. Selon M. Diouf, l’espérance est fondée sur ces pôles territoires pour donner du sens à la réforme. Et, à son avis, la commission doit faire des propositions concrètes. Il se pose également, selon M. Diouf, les questions de compétence.

« Il y a des conflits de compétence, même s’il y a la clause de compétence générale cernée par chaque commune, mais spécifiquement, on devait déterminer ce qui est du ressort de la ville et aussi de la commune », a laissé entendre M. Diouf. Selon lui, la Cndt a pour mission de régler la question du consensus pour que les parties prenantes puissent promouvoir le développement dans la synergie, la performance et la complémentarité.

S.O.FALL

Dans le cadre de sa politique d’appui et d’assistance sociale aux personnes vulnérables, l’association italienne « l’Aurora », dont le siège national au Sénégal se trouve aux Parcelles assainies à Thiès, a apporté, avant-hier, son soutien aux régions médicales de Kaffrine, Diourbel, Fatick, Louga et Ziguinchor.

Le représentant de l’association italienne, Simone Canapini, a indiqué que les 20.000 boîtes d’anti-inflammatoire puissant, pouvant être utilisées dans différentes pathologies, doivent pouvoir prendre en charge 140.000 malades. « En relation avec les régions médicales concernées, environ 150 postes de santé vont profiter de ces médicaments dont l’échéance d’expiration est fixée à 2020 », a-t-il précisé.

Outre les médicaments, s’ajoutent divers équipements sanitaires utiles pour améliorer le plateau technique des postes de santé et un cabinet ophtalmologique pour l’hôpital régional El Hadji Ahmadou Ndiéguène de Thiès.

Venus prendre les médicaments, les délégations des cinq régions touchées par l’aide ont exprimé, au nom de leurs médecin-chefs respectifs, toute leur gratitude à l’endroit de l’association « l’Aurora » qui est en train de leur apporter un soutien précieux au vu de la place du médicament dans le traitement des malades.

Au-delà du secteur de la santé, l’association italienne s’investit aussi dans le développement rural à travers l’agriculture, la transformation des produits locaux et la formation des acteurs agricoles. En guise d’exemple, leur intervention à Oussouye, près du centre de promotion technique agricole de Mlomp où l’installation d’un outillage a été fourni par l’association « Programma sviluppo 76 » de Gênes en Italie, a permis d’augmenter la production et d’améliorer la qualité de l’huile de palme. « Non seulement, avec ce système, la production a augmenté, mais elle est aussi de meilleure qualité avec un gain de temps de plus de 40 heures en plus d’une économie intéressante sur la consommation d’eau par rapport à la méthode traditionnelle », a confié Simone Canapini.

Une technologie qui est en train d’être transférée parce que les élèves de l’institut de formation professionnelle de Mlomp sont formés pour pouvoir fabriquer cet outillage sur place dans l’optique d’une autonomisation devant faciliter une diffusion plus large dans les différentes communautés de la Casamance naturelle.

D’après Souleymane Diop, pour l’année en cours, les actions de leur association, en collaboration avec des partenaires, ont porté sur les équipements sanitaires, les outillages utiles dans la transformation des produits agricoles et la fourniture de médicaments pour un coût d’ environ un milliard de FCfa. « Nous pouvons dire que l’année 2016 est une année faste, et prions pour qu’en 2017, nous puissions faire plus et mieux pour notre pays », a-t-il confié.

Mbaye BA

L’enclavement du département de Médina Yoro Foulah ne sera bientôt qu’un lointain souvenir.

La réhabilitation de l’axe Kolda-Pata suscite beaucoup d’espoir dans la région de Kolda. La réfection de ce tronçon, long de 66 Km, permettra de désenclaver le département de Médina Yoro Foulah et faciliter l’évacuation des produits agricoles et maraîchers vers les grands centres urbains. Les populations expriment leur satisfaction et leur reconnaissance à l’Etat pour la réalisation de cette route vitale pour les échanges entre les pays de la sous-région. Elle facilite le déplacement des biens et des personnes entre le Sénégal et les pays de la sous-région dont la Gambie, la Guinée et la Guinée Bissau. Elle constitue également un raccourci pour les automobilistes de Kolda voulant se rendre à Dakar.

Ils peuvent rallier facilement le bac de Farafenni en passant par Pata et Soma (en Gambie) au lieu d’effectuer un long détour par carrefour-Ndiaye-Sénoba dans la région de Sédhiou. « C’est un sentiment de satisfaction parce que depuis plusieurs années, les populations couraient derrière l’Etat du Sénégal et les partenaires pour que cette route-là soit réalisée. Je rappelle que depuis bien avant les indépendances, la gare-routière Pata-Kolda existait déjà et beaucoup de transporteurs qui utilisaient ce tronçon à cette époque sont, aujourd’hui, morts. Les retombées de cette route sont immenses pour l’évacuation des produits agricoles et maraîchers qui pourront être acheminés à Kolda et ailleurs au Sénégal au lieu d’être déversés en Gambie », déclare Alioune Badara Baldé, maire de la commune de Pata, dans l’arrondissement de Niaming. Il cite notamment le cas de l’arachide dont une bonne partie des récoltes a déjà été vendue de l’autre côté de la frontière par les producteurs.

Le maire de Ndorna, une commune située dans l’arrondissement du même nom, abonde également dans le même sens. « Cette route est très importante pour nous. Elle facilite la mobilité des personnes mais aussi l’évacuation des produits agricoles et l’accès aux structures sanitaires. La réfection de cette route aura un impact très important pour les populations car, comme vous le savez, le département de Médina Yoro Foulah est le grenier de la région de Kolda », déclare Souleymane Diamanka. Les collectivités locales vont mettre en place une ligne budgétaire pour assurer le financement des travaux d’entretien de cette route. Ce qui leur permettra ainsi de créer des emplois temporaires pour les jeunes en proie au chômage.

Mamadou Aliou DIALLO

Les évacuations sanitaires relèvent d’un parcours de combattant. Le manque de routes et l’avancée de la langue salée inquiètent les populations de la commune de Baghère.

Les riziculteurs de Baghère, une commune située dans le département de Goudomp, sud de la région de Sédhiou, s’inquiètent de l’avancée de la langue salée dans les rizières. Ce qui se traduit par une diminution progressive des superficies consacrées à la riziculture et une réduction des rendements. Conséquence : la production du riz qui était naguère l’aliment de base des paysans a nettement baissé au cours de ces dernières années. Le phénomène risque d’ailleurs de s’accélérer au cours des prochaines décennies avec les changements climatiques. Les producteurs demandent à l’Etat de prendre les mesures nécessaires pour éviter d’en arriver là. Ils se sentent, aujourd’hui, impuissants face à l’inexorable avancée de la langue salée qui continue de grignoter, d’année après année, les terres arables. « Elle pose un sérieux problème pour le développement de la riziculture. Entre Baghère et Bambaly, le sel a complètement envahi les rizières. Si l’Etat peut nous aider à lutter contre ce phénomène, je pense que cela permettra aux riziculteurs d’exploiter convenablement ces vallées-là», déclare Karim Faty, prestataire de service privé de l’Ong Caritas, par ailleurs animateur des producteurs et agent de la micro-finance au Crs (Catholic relief service).

Les populations de la commune de Baghère misent, selon lui, sur l’aménagement de la vallée comprise entre le pont Bolong de Tanaff et Bambaly en passant par Sansankoutoto pour stopper l’avancée de la lange salée afin d’augmenter la production rizicole. Elles demandent également à l’Etat de construire des pistes de production pour désenclaver leur collectivité locale où les évacuations sanitaires relèvent d’un véritable parcours de combattant. Les quelques rares pistes qui existent sont impraticables, notamment pendant la saison des pluies. Dans les villages reculés, le transport des malades se fait à bord des charrettes avec tout ce que cela comporte comme risque, pariculièrement pour les femmes en état de grossesse. Mais, les villageois n’ont pas le choix. Ils sont obligés d’utiliser ces moyens de transport pour acheminer leurs malades dans les localités accessibles comme Baghère où ils seront récupérés par l’ambulance qui les évacue ensuite vers Sandiégnéry. Ils vont ensuite traverser le fleuve Casamance avant de débarquer à Sédhiou pour pouvoir bénéficier d’une prise en charge médicale de qualité. La commune de Baghère dispose de 2 cases de santé à Sansankoutoto et à Kandjénou 1, pour une population estimée à environ 8.000 âmes.

M. A. DIALLO

L’Ong Jeunesse et Développement (Jed) a organisé, hier, au centre Espace Jeunes de la capitale du Nord, un forum communautaire sur le thème « Emigration clandestine : quelles alternatives durables pour les jeunes ? ».

En présence de plus de 250 jeunes venus de tous les coins de la région Nord, le directeur exécutif de cette Ong, Ibrahima Gueye, a rappelé que Jed, dans le cadre de la mise en œuvre de l’axe Migration, paix et sécurité, développe un projet important sur la lutte contre l’émigration clandestine, intitulé « L’arrière-goût amer des oranges sucrées d’Europe », en partenariat avec l’Ambassade du Luxembourg, l’Ambassade d’Autriche et avec le soutien du ministère de la Culture du Grand-Duché de Luxembourg.

Ce forum communautaire de Saint-Louis, a-t-il précisé, est organisé dans le cadre de ce projet qui vise la sensibilisation des jeunes candidats sénégalais à l’émigration clandestine, sur les conséquences désastreuses de ce phénomène, sur les risques induits et les conditions des émigrés irréguliers en Europe, sur les procédures de migrations régulières. Selon Ibrahima Gueye, l’objectif majeur du forum de Saint-Louis est d’expliquer à ces nombreux jeunes candidats à l’émigration clandestine comment identifier les opportunités et alternatives existantes au Sénégal pour leur formation et leur insertion dans le circuit productif et dans la vie économique.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un atelier de deux jours organisé par l’Agence de développement municipal (Adm) et la Direction des impôts et des domaines (Dgid) a rassemblé divers acteurs venus de la Direction des impôts et domaines et des municipalités, entre autres. L’objectif est d’accélérer le processus de création des commissions de la fiscalité locale.

Cette rencontre trouve sa pertinence dans le fait que les autorités, après l’opérationnalité de la première phase de l’Acte 3 de la décentralisation, sont de plain-pied dans la préparation de la seconde phase qui sera essentiellement fiscale. Le tout adossé au vœu de créer des territoires viables, compétitifs et porteurs de richesses. C’est pourquoi la réunion qui a permis d’échanger sur les modalités de création et de fonctionnement des commissions de fiscalité locale est, selon Alioune Sall, président de l’Association des maires du Sénégal, « importante car elle porte sur un axe stratégique de l’Acte 3 de la décentralisation, à savoir l’amélioration des ressources financières des communes et des départements, à travers la fiscalité locale ». En effet, pour M. Sall, les collectivités locales doivent compter d’abord sur leurs ressources propres, pour mieux prendre en charge leurs besoins en financement. C’est pourquoi « les recettes fiscales constituent la plus grande proportion de nos ressources, et il est évident que toute stratégie concourant à leur augmentation significative ne peut être que saluée et magnifiée ». De son avis, Cheikh Issa Sall, Dg de l’Adm, a rappelé le vœu de sa structure qui consiste à identifier les voies et moyens de contribuer à l’atteinte des objectifs déclinés dans toutes ces réformes et stratégies, notamment l’Acte 3 de la décentralisation et le Pse. C’est dans ce sens, renseigne M. Sall, que « l’Adm va formuler le Pacasen (Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal) qui a pour objectifs, en ce qui concerne cet atelier, l’opérationnalisation du régime de la fiscalité locale à travers la mise en place d’un bureau, l’installation de commissions fiscales dans les communes, la signature de contrats de performance avec la Dgid, entre autres ».

En outre, la problématique de la disponibilité des ressources au niveau des collectivités locales interpelle l’administration, les collectivités locales, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile, le citoyen… C’est en ce sens que M. Cheikh Ahmed Tidiane Ba, Dg de la Dgid, a évoqué la place qu’occupent les recettes fiscales dans le renforcement des moyens des collectivités locales. Ainsi, pour apporter son concours, la Dgid, à travers les propos de son directeur, a décidé, en étroite collaboration avec l’Ambassade de France, d’organiser ces moments d’échanges ».

M. Ba a également dit que le bureau qui va être mis en place se chargera exclusivement des questions relatives à l’assiette et au recouvrement des prélèvements destinés au budget des collectivités locales ainsi que celles relatives à la satisfaction des besoins de statistiques ou de toute autre information ou réclamation. Il a aussi évoqué « la fixation, en début de chaque année, d’objectifs en matière de fiscalité locale pour chacun de nos services, comme cela se fait en matière de fiscalité d’Etat, ainsi que leur évaluation périodique ». Egalement, a poursuivi M. Ba, dès 2017, des contrats de performance entre la Dgid et les collectivités locales (ou leurs regroupements) peuvent être envisagés, la poursuite de la mise en place des commissions de fiscalité locale est envisagée de même que la création d’une plateforme d’échanges de données informatiques entre la Dgid et les collectivités locales, entre autres.

A.M.NDAW

Sur initiative du maire de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, les communes de Diama, Gnith, Ronkh et Ross-Béthio ont mis en place l’Entente intercommunale Diéry – Delta (E2D), pour mettre en exergue ce qu’ils ont en commun dans les domaines de l’agriculture en général et de la riziculture en particulier.

Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sall s’est lancé dans une véritable refondation de l’action territoriale avec l’Acte 3 de la décentralisation qui vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs d’un développement durable.

Selon le maire Bécaye Diop, c’est dans l’optique de renforcer cette territorialisation que ces 4 collectivités locales du département de Dagana se sont réunies pour former cette Entente intercommunale telle que définie dans le nouveau code général des collectivités locales et qui stipule la mutualisation de leurs moyens et l’harmonisation de leurs interventions à travers des projets structurants. Cette Entente Delta/Diery (E2D) » est un conglomérat de 4 collectivités locales du département de Dagana (Ross–Béthio, Diama, Ronkh et Ngnith).

Située à l’extrême ouest et au sud du département de Dagana, elle compte une population qui s’élève à 95.120 habitants représentant 37% de la population départementale et répartie sur une superficie  d’environ 2.989 km², soit une densité de 31 habitants /Km². Elle occupe près de la moitié du territoire départemental (Diama : 1.352 km² ; Ngnith : 920 km² ; Ronkh : 595 km² ; Ross-Béthio : 122 km²).

L’Entente, a précisé l’édile de Ross-Béthio, par ailleurs directeur national des Equipements scolaires, compte 166 villages et quartiers de taille très différentes ; Diama : 67 villages, Ngnith : 64 villages, Ronkh : 43 villages et Ross-Béthio : 10.

Cette zone à vocation agro–sylvopastorale est partagée entre le Walo (partie inondable où prédomine la culture du riz) et le Diéry (à texture sablonneuse qui accueille le maraîchage et l’horticulture).

Ces 4 communes, a-t-il poursuivi, que compte l’Entente intercommunale dispose, depuis 2014, d’un potentiel de terres aménagées de l’ordre de 60.059,82 ha sur un total de 88.000 ha, soit presque les 3/4 du dispositif existant dans la vallée du fleuve Sénégal.

Sur ce potentiel déjà aménagé dans ce conglomérat, seuls les 8.837,8 ha sont de texture sablonneuse et tout le reste est destiné à la riziculture.
Bécaye Diop, initiateur de ce projet de développement local ambitieux, a enfin rappelé que la présidence de l’Entente est confiée au maire de Ronkh, Dr Amadou Tidiane Ndiaye, connu pour sa riche expérience dans la coopération décentralisée.

L’entente va s’atteler à la prise en charge effective des problèmes d’électricité, notamment dans la commune de Gnith, et à la mise en place de fermes agro-sylvo-pastorales dans les 4 communes pour les jeunes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une forte délégation du Programme de micro-financement du Fem (Pmf/Fem), conduite par le coordonnateur national Khatary Mbaye, a entamé, hier, à partir du département de Saint-Louis, une grande tournée qui lui permettra de remettre des financements à une dizaine d’organisations communautaires de base (Ocb) sénégalaises, bénéficiaires d’un financement global de près de 174 millions de FCfa.

Le Gie Suxali Thianialdé de la commune de Fass-Ngom, dirigé par Djiby Sow, fait partie de ces Ocb. Il a reçu ainsi un financement de 13.350.000 FCfa, qui lui permettra de mettre en œuvre, pour une durée de deux ans, la deuxième phase de son projet de réhabilitation de la forêt classée de Mpal.

Le président de l’Association inter-villageoise (Aiv) de Gandon, Alé Diagne, a également reçu une attestation de financement de 14 millions de FCfa pour la deuxième phase du projet de restauration et de conservation de la biodiversité dans la forêt classée de Rao et dans les forêts communautaires de Gandon. Ces cérémonies officielles de remise d’attestations de financements, se sont déroulées dans les locaux des maisons communautaires de Fass-Ngom et de Gandon.

En présence du sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Ibrahima Ndao, du maire de Fass, Aliou Sarr, du représentant de Mme Khoudia Mbaye, maire de Gandon, des représentants des services des Eaux et Forêts, le coordonnateur national du Pmf/Fem, Khatary Mbaye, a rappelé que ce programme est un mécanisme financier qui appuie des actions communautaires visant à faire face aux grands problèmes d’environnement dans le monde, à travers la mise en œuvre de petits projets (d’un montant maximal de 50.000 dollars Us) relatifs aux six domaines de priorité du Fem.

Selon M. Mbaye, il s’agit des domaines de la diversité biologique, des changements climatiques, des eaux internationales, de la lutte contre la dégradation des terres, de la gestion durable des forêts et des polluants organiques persistants.

Le Pmf/Fem, a-t-il précisé, procède de la conviction que les problèmes environnementaux mondiaux peuvent trouver des solutions à partir d’initiatives des communautés locales. Lancé en 1993 au Sénégal, le Pmf/Fem a octroyé des subventions à plusieurs Ocb et Ong sur l’ensemble du territoire national.

Ce programme, a-t-il poursuivi, administré par le Pnud, fonctionne de manière décentralisée, démocratique et transparente, à travers sa coordination nationale et son Comité national de pilotage (Cnp) multisectoriel et pluridisciplinaire. L’octroi de subventions est orienté par la Stratégie nationale du programme, élaborée sur la base des priorités du gouvernement dans les différents domaines d’intervention du Fem.

Dans le cadre de la deuxième année de la phase opérationnelle 6 du Fem (Fem 6), le Cnp, a-t-il souligné, a ainsi retenu une dizaine de projets sénégalais pour un montant global de près de 174 millions de FCfa, dont la mise en œuvre s’étalera sur une période de deux ans (août 2016/juillet 2018).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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