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Régions (1962)

Des élus locaux et des organisations communautaires de base de la région de Kolda sont outillés sur la gestion protection des ressources naturelles. Ils ont été aussi sensibilisés sur les conséquences de la coupe abusive de bois. Des éco-villages sont également annoncés dans la région.

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable va installer des éco-villages dans la région de Kolda pour permettre aux populations rurales d’avoir des revenus décents afin de réduire la pression sur les ressources forestières. L’information a été donnée hier à Kolda par Seydou Diallo, coordonnateur de la Cellule d’éducation et de formation environnementale dudit ministère, lors d’un atelier régional d’information et de partage sur la gestion des ressources naturelles. L’atelier est organisé à l’intention des collectivités locales et des organisations communautaires de base. La rencontre qui se tient du 27 au 28 juillet à Kolda porte sur des thèmes ayant trait à l’Acte 3 de la décentralisation. Il s’agit des compétences des collectivités locales dans la gestion des ressources naturelles, notamment le rôle des populations, de la société civile et des collectivités locales. Il était aussi question de faire le point sur les questions de gestion et d’exploitation frauduleuse du bois au niveau des frontières. Les participants ont également réfléchi sur des stratégies permettant de lutter contre la coupe abusive de bois.

« Nous sommes à Kolda pour une formation des élus locaux sur le rôle des collectivités locales et des organisations communautaires de base sur la protection de l’environnement et des ressources naturelles », a souligné Seydou Diallo. Il a soutenu que l’atelier entre dans une série de formation qu’organise par la Cellule d’éducation et de formation environnementale. Selon lui, la pauvreté qui est souvent invoquée par une certaine frange de la population rurale qui exploite de manière abusive le bois, ne peut pas servir d’excuse pour enfreindre la loi. Il est cependant d’avis qu’il faut faire quelque chose pour permettre à ces populations de trouver un emploi décent pour vivre à la sueur de leur front sans avoir mailles à partir avec la loi.

Certes, le projet éco-village et autres emplois verts préconisés pour la région de Kolda ne peuvent pas permettre, à eux seuls, d’éradiquer définitivement la coupe abusive de bois, mais ils constituent néanmoins une alternative.

Mamadou Aliou DIALLO

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a réceptionné, hier, à Dakar, un lot de véhicules dans l’enceinte du Centre international de commerce extérieur du Sénégal (Cices). Les véhicules estimés à 3,8 milliards de FCfa ont été livrés devant le président directeur général (Pdg) du groupe Tse-Afrique, Cheikh Amar. Ils sont destinés aux maires des différentes locales du Sénégal.

« Un premier lot de véhicules a été déjà donné aux maires. Ce second lot est destiné à ceux qui n’en ont pas encore reçu », précise le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui indique que ces véhicules constituent un don ou un appui de l’Etat aux collectivités locales. Selon M. Sarr, le travail local se passe sur le terrain ». « Ces véhicules d’un montant d’environ 3,8 milliards de FCFA sont destinés aux maires des différentes collectivités locales », a déclaré le ministre. Abdoulaye Diouf Sarr a salué l’importance de ces « moyens de travail » qui vont aider l’exécutif local dans sa mobilité, surtout dans les zones rurales où les villages sont assez éloignés les uns des autres. « Ces véhicules climatisés de type tout terrain seront d’un apport important pour les élus locaux afin qu’ils puissent mieux répondre aux besoins des populations », a souligné le ministre. Il recommande aux bénéficiaires d’en prendre soin. Il exhorte ces derniers à utiliser les voitures dans les meilleures conditions afin de les préserver. Abdoulaye Diouf Sarr a informé que la date de remise officielle de ces véhicules aux maires n’est pas encore fixée par le président de la République. Dans sa réaction, Cheikh Amar, Pdg du groupe TSE-Afrique, a salué la patience et la confiance du ministre suite aux rumeurs sur la livraison des voitures. Il explique que  le prix du dollar était à 467 FCFA, mais par la suite il a grimpé à 620. 

C’est ce qui a occasionné la différence de prix entre l’attribution du marché et la livraison. Il ajoute que « Tse automobile assurera le service après-vente » en mettant à disposition des pièces détachées. 

La société garantit la vidange tous les 50 000 kilomètres. A cet effet, il précise qu’une équipe de dépannage va assurer la maintenance. 

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Pour évaluer les problèmes que connaissent les populations avec l’avancée de la mer, une délégation conduite par Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable et composé du maire de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et Mme Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, a séjourné à Saint-Louis. Ils ont apporté un réconfort aux habitants de la Langue de Barbarie, tout en rappelant l’importance de trouver une solution durable à ce phénomène.

L’image de cette maisonnette éventrée par les assauts des vagues dont un pan du mur, la croupe en l’air, essaie vaille que vaille de résister aux assauts des vagues, illustre le désastre causé par l’avancée de la mer à Gokhou-Mbathie. Dans cette partie de Saint-Louis, les populations semblent s’accommoder de cet état de fait où chaos, promiscuité et lendemains incertains sont les maux les plus partagés. Plus loin, c’est l’insouciance de ce propriétaire reconstruisant sa maison à moitié emportée qui attire l’attention des autorités. Mais ce dernier a des mots simplistes pour justifier sa bravade contre la mer : « Je n’ai pas où aller et si l’on me propose un autre lieu, je quitterai car les vagues vont revenir et détruire tout ce que l’on a comme bien».
Mais la réponse de Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, maire de la ville, le sourire aux lèvres, est aussi évocatrice de la détermination des autorités à régler ce problème. « Il faut néanmoins savoir que nous allons détruire toutes ces constructions, mettre en place des édifices de détente pour les populations qui veulent profiter de la mer et aussi recaser les impactés », informe le maire.
Dans ce concert de complaintes et de demandes d’aide, le patriarche El Hadji Tidiane Gaye, tout en faisant le point aux autorités, a rappelé la nécessité de reloger les sinistrés. Une donnée bien prise en compte par le gouvernement, souligne le ministre Abdoulaye Bibi Baldé. Ce dernier a rappelé être venu avec cette délégation partager la souffrance des populations de Guet Ndar, tout en les assurant que des mesures idoines et durables, allaient être prises pour régler ce problème environnemental.

…et annonce des solutions durables
Cette visite fait suite à l’annonce du chef de l’Etat, qui, lors du Conseil des ministres délocalisé dans la banlieue, avait instruit le gouvernement de diligenter une mission pour s’enquérir de la situation dans la Langue de Barbarie qui a connu des problèmes environnementaux avec l’avancée de la mer. En effet, c’est une visite au pas de charge, avec une délégation composée de Mansour Faye ministre et maire de Saint-Louis, de Mme Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, de même que les autorités administratives, coutumières et politiques de la ville. Pour le ministre de l’Environnement, la lutte contre l’érosion côtière est une question centrale dans la politique du gouvernement.

Pour lui, il s’agira, à court terme, de déplacer les populations et de les mettre dans de bonnes conditions de vie. A cela s’ajoute, selon Abdoulaye Bibi Baldé, « la nécessité de travailler à aménager toute cette bande, de mettre à jour les différentes études afin d’ensabler, de draguer pour avoir un bel espace tout le long de la Langue de Barbarie, avec des infrastructures structurantes qui prendront en compte les aspects économiques, sociologiques et autres de ces populations ». A ces solutions durables, la complainte de cette jeune fille vient jeter le trouble. En fait, pour elle, « il n’est pas question de quitter les lieux, car nous ne vivions que de la mer ». Le match du recasement de toutes ces populations et la destruction des maisons menacées ne semble pas être encore gagné.

Amadou Maguette NDAW

Guet ndar et gokhou-mbathie : guet ndar et gokhou-mbathie
Mme Anta Sarr DiackoAu croisement de Ngalléle-Bango, dans le quartier de Khar Yalla, 48 familles sinistrées de Guet Ndar ont été relogées. Mme Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, a compati à leur douleur en les appuyant en nature et en espèce. Ainsi, chaque famille a reçu 100 kilos de riz, une enveloppe de 100 000 FCfa, des matelas et des couvertures. Pour Mme Diacko, le travail de sa structure consiste à aider toutes les populations sinistrées où qu’elles se trouvent. Pour sa part, le maire Mansour Faye a, au nom des populations, remercié la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale.

A. M. NDAW

Les élus de Djassing ont réfléchi sur le devenir de leur terroir pendant trois jours. La rencontre sous formes de l’atelier a permis aux maires de lister les contraintes qui empêchent leurs collectivités locales de se développer.

Le Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (Grdr), en partenariat avec l’Agence française de développement (Afd), va continuer d’accompagner les quatre communes du Djassing dans la région de Sedhiou. Il s’agit  des localités de Bémet, Sansamba, Djibabouya et Marsassoum. L’accompagnement permet d’assurer à ces collectivités locales un développement économique et social enviable, avec comme objectif principal : l’amélioration des conditions de vie des populations de cette zone appartenant à l’une des régions les plus pauvres du pays. 

L’étude a fait un focus sur les contraintes que connaît chacune des quatre communes rurales.
C’est à ce travail que les participants de Grdr se sont livrés durant plusieurs mois, avant d’organiser à Marsassoum, capitale du Djassing, un atelier de trois jours portant sur la restitution des conclusions de l’enquête. Laquelle a concerné cinq secteurs qui sont la démographie, la gouvernance foncière, les modes de vie et de consommation, l’économie et l’occupation du sol. Le document présenté par le Grdr a été complété au cours de la plénière sanctionnée par une synthèse des travaux d’atelier.

La rencontre qui entre dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation a mis l’accent sur les objectifs de cette réforme qui œuvre pour la territorialisation des politiques publiques locales synonymes de création de territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. « Dans chaque commune rurale, on sait désormais les actions de développement à mener à court, moyen et long terme », a expliqué le deuxième adjoint au maire de Marsassoum, Ousmane Cissé. Il a demandé aux populations de ces localités d’être patientes et de ne pas considérer l’avenir comme une fatalité puisque qu’il se construit pas à pas. La recherche de partenaires et la coopération décentralisée sont des voies à explorer pour le financement des projets de développement économique et social des quatre  communes du Djassing.

Les élus ont posé sur la table une ancienne doléance : le bitumage du tronçon Sédhiou-Marsassoum et la construction d’un pont sur le fleuve Soungroungou à Marsassoum.
Ces élus sont conscients que sans ces infrastructures aucun développement n’est possible dans leurs terroirs.

Malamine KAMARA

En partenariat avec l’Ong Jamra, World Vision Sénégal a organisé, hier, une journée d’orientation sur l’Acte 3 de la décentralisation au profit des leaders religieux parmi lesquels des prêtres, des imams et des pasteurs. L’objectif de cette rencontre est de les outiller dans la gestion participative des collectivités locales grâce à une meilleure compréhension de cette option des pouvoirs publics. Il s’agit également de mettre en relief l’intérêt des relations qui doivent exister entre les organisations basées sur la foi, les autorités locales et les services déconcentrées de l’Etat.

Une compréhension des politiques publiques et de leurs enjeux par les leaders religieux est nécessaire à leur mise en œuvre. La nature proximale de l’Acte 3 de la décentralisation requiert une plus grande diffusion de ses implications. Cela passe inéluctablement par l’association de toutes les forces vives de la nation à la conscientisation sur ses retombées. Sous ce rapport, les acteurs religieux, grâce à la portée de leurs messages, ont un rôle important à jouer. C’est pourquoi, World Vision (Vision mondiale), en partenariat avec l’Ong Jamra, s’est inscrite dans une démarche tendant à outiller ces relais présents à tous les échelons de la société. 

En leur donnant les éléments nécessaires à la compréhension de ce dispositif décentralisé, les organisateurs contribuent à « la vulgarisation de l’importante réforme qui a pour objectif d’asseoir des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable », souligne Abdoul Aziz Diop, conseiller technique au ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Il s’est réjoui que la réflexion sur des questions essentielles soit partagée avec les leaders des organisations religieuses dont le rôle dans la médiation sociale est unanimement reconnu. Dès lors, il urge, selon lui, de comprendre l’Acte 3 de la décentralisation et ses implications dans le développement communautaire et de permettre aux organisations basées sur la foi de mieux cerner leur rôle dans la prise en charge des besoins des communautés. Les leaders religieux sont invités à être au cœur des politiques publiques initiées par l’Etat du Sénégal.

Cette exhortation du représentant du ministre Abdoulaye Diouf Sarr est en parfaite cohérence avec les actions que déroule World Vision depuis des années. Cette organisation s’emploie quotidiennement à promouvoir le bien-être des populations dans ses zones d’intervention. Cette session de formation sur l’Acte 3 de la décentralisation s’inscrit dans cette généreuse mission d’accompagner les autorités publiques dans la mise en œuvre de leur politique. Vision mondiale travaille avec les collectivités locales en se basant sur leurs documents de planification. « L’Acte 3 consacre plus de responsabilité aux collectivités locales. Cela confère, en même temps, plus de responsabilité à ses composantes, y compris les leaders religieux.

Leaders religieux
On ne peut pas œuvrer pour leur développement socio-économique en ignorant un de ses éléments constitutifs les plus influents », indique Diégane Ndiaye, directeur des opérations de World Vision Sénégal. Il faut permettre aux leaders religieux, selon lui, de contribuer aux efforts de développement de leurs collectivités locales car ayant un travail important à accomplir dans la conscientisation et l’engagement des populations.

Bamar Guèye, directeur exécutif de l’Ong Jamra, voit, à travers cette rencontre de promotion citoyenne, un moyen d’élargir davantage l’action des hommes religieux si souvent confinés dans les lieux de culte par la conscience collective. « Les imams, les prêtres, les pasteurs…doivent être au courant de l’évolution des politiques publiques afin de contribuer à l’effort collectif de développement. Nous avons dépassé le dialogue religieux. Il est question aujourd’hui de le renforcer et de trouver ensemble, dans la diversité des obédiences, des solutions aux préoccupations de la société », dit-il, prolongeant ainsi la réflexion du pasteur de l’Eglise méthodiste unie au Sénégal, Joseph Bleckn, qui trouve nécessaire de multiplier ces actions de sensibilisation des religieux afin d’en faire des relais efficaces dans des communautés.

Alassane Aliou MBAYE

Les fortes pluies enregistrées ce week-end dans la région de Kaffrine ont détruit 90 concessions et inondé 3 structures sanitaires envahies par les eaux. Au chevet des sinistrés, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, apporte le soutien de l’Etat.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, était au chevet des sinistrés des inondations de la région de Kaffrine. Il a transmis le message de solidarité du président de la République. Selon lui, le chef de l’Etat a donné des instructions pour la restructuration des zones inondables. Mais le chef du département du Cadre de vie, accompagné d’une forte délégation, est venu s’enquérir d’abord de la situation des populations durement affectées par les eaux de pluies. Au cours de sa visite, il a visité les quartiers de Diamaguène, de Diobène et de Guinaw Rail. Diène Farba Sarr et sa délégation ont ensuite effectué un tour dans la localité de Samba Lamo à Malem Hodar où l’on a enregistré, en 48 heures, un pic de 185 millimètres de pluies occasionnant des dégâts matériels. Au total, 90 concessions ont été détruites par les pluies et trois structures sanitaires sous les eaux.

Le constat fait sur place par la commission régionale de la protection civile montre qu’il s’agit de deux postes et d’un centre de santé.

Elle est à pied d’œuvre pour le recensement des sinistrés. En attendant, ces structures sanitaires sont situées dans une dépression qui a enregistré 144 millimètres. Des mesures conservatoires ont été prises pour délocaliser les services dans des postes de santé moins affectés. Faudrait-il rappeler que le début d’hivernage de l’année dernière avait été marqué par des inondations qui ont entraîné le déplacement du Premier ministre et de quatre ministres parmi lesquels Diène Farba Sarr. En plus des localités précitées, Birkilane, Darou Minam Saloum et Diaga Keur Serigne sont aussi touchés par des inondations.

Elimane FALL

Les rues de Thiaroye Gare respirent après la vaste opération de désengorgement initiée par la commune en relation avec la préfecture de Pikine. Les artères où régnait l’anarchie ont retrouvé l’ordre et la fluidité au grand bonheur des riverains.

Retrouvé à l’angle d’une rue menant au marché de Thiaroye en train de regarder le nouveau visage de cette voie, Alioune Badara Ndiaye se demande comment la mairie est parvenue à transformer le visage hideux de sa commune. Les rues de Thiaroye ressemblent maintenant à une sorte de sanctuaire de la quiétude. Sourire aux lèvres, notre interlocuteur a apprécié cette initiative qu’il a qualifiée de louable. «C’est une noble initiative et je souhaite que des mesures soient prises pour que le suivi soit assuré », a-t-il indiqué. Cependant, il sera difficile, d’après lui, de maintenir l’état actuel des artères désengorgées. Il justifie son inquiétude par la simple raison que les marchands ambulants n’accepteront pas de quitter les artères de la commune. A défaut d’avoir la réaction du maire sur l’interpellation d’Alioune Badara Ndiaye qui a peur de voir la ville redevenir ce qu’elle était il y a quelques jours, c’est le président de la commission du domaine foncier, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire et des infrastructures, Mahdi Dieng, qui a tenté d’apporter la réponse. Selon lui, cette opération de désengorgement des rues des quartiers Darou Salam, Fass, Hamdallaye est salutaire.

Les rues de ces quartiers avaient été envahies de façon désordonnée par des tabliers et autres vendeurs. Ces derniers avaient occupé ces espaces, rendant ainsi la circulation difficile. «Avec l’aide du préfet, cette opération qui a l’onction des délégués de quartier a finalement eu lieu. Le marché de Thiaroye a été aménagé de façon à ce que tout le monde puisse y retrouver sa place », ajoute-t-il. L’opération a commencé à porter ses fruits car les rues sont devenues libres, accessibles et la circulation fluide.

Occupation anarchique
Pour maintenir cet acquis important, la mairie a pris des mesures nécessaires afin que la ville ne connaisse plus cette situation d’occupation anarchique. « Des dispositions utiles ont été prises, car la commune dispose déjà d’une cellule de sécurité qui sera appuyée par des agents de sécurité de proximité. En outre, le maire a recruté des jeunes volontaires pour une période temporaire dans le cadre du suivi de cette opération de désengorgement », a-t-il déclaré. A Thiaroye, l’opération menée a permis de libérer aussi la voie ferrée. « Malheureusement certaines personnes ont la culture du désordre et de l’anarchie », a déploré Mahdi Dieng. Il promet que les autorités municipales vont prendre langue avec Transrail afin que le suivi  de la libération des emprises ferroviaires puisse se prolonger.

A l’en croire, Thiaroye sera en chantier sous peu. « Tally Diallo sera élargi à partir du croisement Thiaroye (centre Jacques Chirac) jusqu’à Keur Massar en passant d’une à deux voies. Le financement est déjà bouclé. Mieux, l’entrepreneur a été sélectionné. Les riverains seront bientôt recensés », a informé M. Dieng. Ajoutant que la mairie est actuellement à la phase d’information sur les modalités de compensation. «Nous osons espérer que d’ici à la fin de l’année, les travaux vont démarrer et que Thiaroye sera en chantier », a-t-il souligné. Ensuite, la R103 située entre le camp militaire et le marché de Thiaroye va passer à deux voies. Elle va enjamber la voie ferrée pour déboucher à celle où se croisent la route de Yeumbeul et de Tally Diallo entre autres chantiers.

Abdou DIOP

La commune de Tivaouane va bénéficier de 550 millions de FCfa dans le cadre d’un contrat de ville signé avec l’Agence de développement municipal (Adm). Le montant permettra d’ouvrir de nouveaux chantiers dans la ville.

Le maire de Tivaouane, Mamadou Diagne Sy Mbengue, annonce l’ouverture des chantiers dans sa commune. Ils seront financés en collaboration avec l’Agence de développement municipal (Adm). D’ailleurs la commune a signé un contrat de ville et obtenu la levée de fonds de près de 550 millions de FCfa. Ces montants ont été bloqués à cause du non-paiement de la contrepartie municipale.

« Maintenant, c’est chose faite, nous avons commencé à payer et tous les marchés y afférents seront bientôt lancés pour le démarrage des chantiers », a informé le maire de Tivaouane. Les chantiers concernent, selon Mamadou Diagne Sy Mbengue,  l’extension et la modernisation de la gare routière, la construction d’un centre socio-collectif, des abattoirs sur un site de 16 hectares.

Ces abattoirs comprennent un foirail et un forage. « Il faut ajouter dans ce même registre le chantier presque achevé de la nouvelle mairie qui devrait être réceptionnée les semaines à venir. Il y a aussi le centre social et multimédia en cours de construction dans l’enceinte de l’ancienne mairie », a expliqué le maire. Mamadou Diagne Sy Mbengue s’exprimait lors de la conférence organisée par le mouvement des femmes pour célébrer l’an deux de son élection à la tête de la mairie. Il a profité de cette rencontre pour annoncer la construction des cités dans la ville sainte par des partenaires américains en collaboration avec la mairie. Une convention a été signée dans ce sens entre les deux parties ainsi qu’un réceptif hôtelier qui œuvre pour la promotion du tourisme religieux. L’ouverture de ces nombreux chantiers ont fait dire au maire que 2016 sera l’année de grandes réalisations de la commune. A ces chantiers s’ajoutent les investissements consentis par l’Etat dans le domaine des infrastructures routières, l’assainissement, l’éclairage public. Sans compter des espaces d’accueil et d’hébergement d’hôte qui sont prévus dans la ville.

Mohamadou SAGNE

Le maire de la commune de Ndiob, Oumar Bâ, a aussi lancé le programme « Eau et Assainissement pour tous ». D’un coût global de 200 millions de FCfa, ce programme a pour finalité de doter chaque ménage de latrine et de robinet. Avec le soutien des partenaires français, l’autorité locale compte régler définitivement la question de l’eau et de l’assainissement dans la commune. La disponibilité de l’eau va également alléger les souffrances des femmes qui, quotidiennement, se livrent à la corvée d’eau à partir des puits. Selon lui, les membres du conseil municipal travaillent depuis un an sur ce programme qui entre aujourd’hui dans sa phase opérationnelle. La commune a déjà mobilisé un apport de 20 millions de FCfa dans le cadre de ce programme. Le maire a précisé que la commune doit dégager un apport de 30%. Le reste a été déjà mobilisé par les partenaires de la ville. Ces partenaires français sont d’ailleurs à Ndiob pour finaliser les études techniques. Ils vont aussi rencontrer les populations pour déterminer les modèles de latrines et estimer leur coût des installations des latrines et des adductions d’eau. Il a, en outre, annoncé que ce programme connaîtra sa phase opérationnelle dans les mois à venir. 

Oumar Ngatty BA

Des élus du Pôle territorial du Sine Saloum ont préconisé, le week-end dernier, l’accélération des programmes d’accès à l’énergie et à la téléphonie dans le cadre du Plan d’urgence de développement communautaire (Pudc).

L’idée d’un plan d’accélération de l’accès à l’énergie et une plus grande couverture du réseau de téléphonie grâce au développement du numérique a été émise samedi dernier à Kaolack. C’était en marge d’un atelier d’échanges entre les élus locaux du Sine Saloum et l’opérateur leader de téléphonie au Sénégal. L’Union des associations des élus locaux (Uael) a noté avec satisfaction les acquis du Pudc et a proposé que ce dernier intègre les Technologies de l’information et de la communication (Tic). « Avec le Pudc, le monde rural est en chantier. Les pistes de production, les forages et les salles de classe des communes rurales sont en train d’être construits dans plusieurs localités », a déclaré Macoumba Diouf, maire de Latmingué. D’ailleurs, il a estimé que « le même dispositif pourrait être reconduit pour accélérer l’accès à l’énergie et la couverture généralisée du réseau téléphonique ».

L’initiative est bien accueillie par les autres élus du Sine Saloum et le directeur de la communication institutionnelle et des relations extérieures de la Sonatel. « Dans notre cahier des charges, en tant qu’opérateur, l’Etat nous oblige à renforcer la couverture du réseau, notamment en direction des zones frontalières », a indiqué Abdou Karim Mbengue.

L’atelier de Kaolack sur le thème « Ensemble pour des départements émergents » est une initiative de l’Association des départements du Sénégal (Ads) et de la Sonatel. La rencontre est élargie aux maires du Pôle Sine Saloum.

Elimane FALL

Le Conseil municipal de Richard-Toll a obtenu auprès des partenaires un financement qui lui a permis d’acquérir deux camions benne-tasseuse. Les deux véhicules sont destinés aux services de nettoiement et de ramassage des ordures ménagères et des déchets solides dans la commune. Le maire de Richard-Toll, Dr Mame Diop, s’est réjoui de cet appui des partenaires. Selon lui, ce matériel de nettoiement permettra de satisfaire une vieille doléance des populations de Richard-Toll. Il s’agit de débarrasser la ville des ordures ménagères.

Les habitants de Richard-Toll n’ont jamais raté la moindre occasion pour exprimer leur désir d’avoir ce genre de matériel pour le nettoiement de leur cité. Les tas d’immondices jonchent le sol dans certains endroits de cette commune située à 115 km de Saint-Louis. Son maire cherche des ressources pour lutter contre l’insalubrité dans cette partie du département de Dagana. En plus du corbillard obtenu, Dr Mame Diop est en train de mobiliser des moyens financiers pour une mise en œuvre des projets d’amélioration de l’éclairage public.

Il a aussi promis de mettre en place un aménagement d’aires de jeux pour les jeunes de Richard-Toll.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Association des départements du Sénégal (Ads) présidée par Adama Diouf a accepté de jouer les bons offices dans le différend qui oppose la Sonatel et l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).

L’institution de régulation a infligé une amende de près de 14 milliards de FCfa à la société de téléphonie pour une infraction sur le droit des consommateurs à l’information.

E. FALL

Les quatre départements de la région de Dakar vont bénéficier, dans les prochaines années, de plus de deux milliards de FCfa. Ce montant sera octroyé par le Programme national de développement local (Pndl).

Le Programme national de développement local (Pndl) compte investir dans chacun des quatre départements de Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque, un montant de 536.250.000 FCfa, soit un total de 2.145.000.000 FCfa, d’ici au 31 décembre 2018. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, la mise en œuvre de ce fonds de développement local à Dakar concernera les secteurs socio-économiques avec investissement dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique, de l’énergie, de l’agriculture et de l’élevage. Le secrétaire exécutif du Pndl, Mamadou Thiaw, a indiqué que l’institution qu’il dirige a financé la réalisation de trois foyers de jeunes, quatre halles de marchés et même nombre de souks. Le Programme a réhabilité  deux marchés, 31 microprojets d’aménagement et des équipements d’infrastructures socio-économiques et de batiments administratifs. A cela s’ajoute la construction des complexes socio-économiques, des microprojets d’équipements sportifs. Dans le domaine de l’éducation, le Pndl a construit et équipé des salles de classe. Il a également procédé à l’installation de six blocs administratifs et d’hygiène, entre autres. Le secteur de la santé n’est pas en reste. Dans ce domaine, 20 postes de santé, 5 maternités et des cases de santé sont construits et équipés. Sans compter l’octroi de deux logements aux infirmiers chefs de poste et aux sages-femmes. Le Pndl a procédé, dans la même lancée, à la réhabilitation de 11 établissements de santé. Pour ce qui concerne l’hydraulique et l’assainissement, le programme a aussi construit quatre bornes fontaines, neuf microprojets d’assainissement.

Pôles Internet
« Nous avons installé un forage à pompe manuelle », a informé Mamadou Thiaw. L’agriculture et l’élevage avec l’acquisition des équipements d’allégement des trauvaux des femmes, la constructon d’un abreuvoir, l’aménagement d’un foirail ainsi que la mise en place d’un projet aviculture, entre autres, ont été réalisés. Pour ce qui concerne l’énergie des microprojets d’extension de réseau électrique sont réhabilités. La région de Dakar a aussi bénéficié de panneaux solaires. Mamadou Thiaw a indiqué que la convention de financement de la ville de Guédiawaye signée avec l’Agence régionale de développement prévoit la réalisation de pôles Internet et service associé (Pisa), dans le cadre d’un partenariat public-privé. « Cette même opération sera déroulée dans les villes de Pikine et de Rufisque », a-t-il soutenu. Dans le domaine du renforcement des capacités, 44 sessions de formation ont été organisées au profit de 2.245 acteurs territoriaux de la région de Dakar. Pour l’expérimentation du guide enrichi de planification locale participative, huit collectivités locales ont été identifiées par le comité technique pour la réalisation des documents de planification, en conhérence avec le Pse et l’Acte 3 de la décentralisation. Au plan technique, 231 conventions signées pour un montant de 2,3 milliards de FCfa sont exécutées à hauteur de 80% pour la réalisation de 182 microprojets au profit des collectivités locales de la région de Dakar.

Eugène KALY

Le maire de la commune de Ndiob (département de Fatick), Oumar Bâ, ambitionne de relancer le secteur agricole dans sa collectivité locale. Il a lancé, mercredi, un programme de développement agricole qui prévoit la culture d’arachide et du mil sur une superficie de 60 hectares. L’élevage y sera aussi développé.

Le maire de la commune de Ndiob n’a pas seulement focalisé ses interventions sur des infrastructures sociales. Il travaille à rendre autonome les populations de sa commune. Cette autonomie passe par le développement de l’agriculture et de l’élevage à Ndiob. C’est pour cette raison que la municipalité a mis en place un programme de développement agricole d’un coût de 10 millions de FCfa grâce à l’accompagnement de tous les services techniques tels que l’Isra, l’Ong cluza, l’Ancar, l’Anida. Selon lui, ce dispositif permet de développer l’agriculture agro-écologique communément appelée l’agriculture bio. « L’objectif est de supprimer, d’ici trois ans, l’usage de pesticides », a-t-il souligné. A son avis, ces produits chimiques ont contribué à la dégradation des sols et à la baisse des rendements.

Ce programme de relance du développement agricole va prendre en compte tous ces facteurs de dégradation du sol. Pour le maire Oumar Bâ, ce programme va démarrer cette année. Il aura une sélection de 60 producteurs qui seront des multiplicateurs de semences. Ils seront aussi dotés de semences et d’engrais organiques et bénéficieront de l’encadrement technique à travers les partenaires et la commune.

Le maire a signalé que cette année, 60 hectares seront emblavés en semences d’arachide et de mil et l’année prochaine 320 hectares le seront également. « Avec ces 320 hectares, nous serons en mesure de couvrir les besoins de la commune en matière de semences certifiées », a-t-il assuré.

Annonçant que des contrats seront signés avec les producteurs qui seront obligés de revendre les semences et autres récoltes à la communauté. Oumar Bâ a rappelé que ce programme a été lancé en partenariat avec l’Ong Cluza. Il compte aussi développer l’élevage et construire des infrastructures de transformation de l’arachide et des produits locaux. Il a signalé que la commune a acquis, avec l’appui du Pudc, deux huileries semi-industrielles.

Oumar Ngatty BA

Les élus locaux travaillent à l’élaboration d’un plan de développement durable pour la localité de Koar dans l’arrondissement de Balla, département de Goudiry, région de Tambacounda.

L’objectif est d’asseoir une bonne gouvernance des ressources au niveau local et une meilleure prise en charge des personnes démunies.

Le maire de la commune de Koar, Baganda Sakho, compte donner un nouveau souffle à la préservation des ressources naturelles et à la sécurité alimentaire. Le plan de développement durable en cours d’élaboration prévoit la réalisation d’infrastructures structurantes et de services socio-économiques. Située dans le département de Goudiry (partie septentrionale de la région de Tambacounda), Koar compte 24 villages où vivent 11.000 habitants.

Les émigrés ont construit beaucoup d’infrastructures de base dans les domaines de l’hydraulique, de la santé et de l’éducation. Les émigrés ont mis en place une association dans une perspective de mieux appuyer la collectivité. L’Association des ressortissants de la commune de Koar en France est en train de jouer un rôle d’interface entre les partenaires, ses membres et le conseil rural. C’est pour cela que le conseil municipal a associé les émigrés au partage des axes stratégiques de développement de cette collectivité locale. « Dans les orientations stratégiques, il est mis en bonne place la promotion de la gestion durable des ressources naturelles selon une approche participative et favorable à la sécurité alimentaire », a informé le maire Baganda Sakho. Aussi, a-t-il été retenu l’amélioration de l’accès aux services socio-économiques à travers le renforcement d’infrastructures (soutien au développement) et aussi la promotion de la gestion concertée du renforcement de la sécurité, de la stabilité. C’est pourquoi l’accent est mis sur le développement durable, la sécurité alimentaire et la réalisation d’infrastructures. Le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Tambacounda, Abdoul Aziz Tandia, accompagné par Mamadou Fade de l’Ard de Bakel et du chef de service régional de planification, a rappelé que le développement doit partir de la base avec des schémas clairs.

Pape Demba SIDIBE

Cent quatorze maires du pôle territoire du Sine Saloum regroupant les régions administratives de Fatick, Kaffrine et Kaolack ont échangé hier, sur les nouvelles réformes en cours dans le sous-secteur de l’hydraulique rurale.

Contrairement à la période d’avant l’avènement de l’Office des forages ruraux (Ofor), les collectivités locales seront au cœur de la gestion de l’eau potable dans leur circonscription. Mieux, elles assureront la coordination des comités transitoires de gestion des forages suite au retrait des associations d’usagers de forages (Asufor). L’assurance est donnée par le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho. Il a présenté les grands axes des réformes de l’hydraulique rurale aux maires des 114 communes du pôle territoire du Sine Saloum. Avec ces réformes, c’est une nouvelle ère de gestion de l’eau dans le monde rural qui s’ouvre. « Il y aura désormais une gestion tripartite du service de l’eau en milieu rural avec tout d’abord l’Etat qui a la propriété des ouvrages hydrauliques, les collectivités locales représentant les populations et des opérateurs privés concessionnaires d’une délégation de service de l’eau », a expliqué M. Sakho. Soutenant que c’est un partenariat de transparence dans la gestion des ressources générées. Selon Lansana Gagny Sakho, l’Ofor est le pendant de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) en milieu rural. Il a annoncé le lancement d’un appel d’offres pour la délégation du service public de l’eau dans le pôle Sine Saloum.

Selon lui, l’opérateur choisi devrait être connu en février 2017. « C’est une société privée qui aura la lourde responsabilité de fournir le liquide précieux à une population globale de 2.870.000 de personnes pour un parc total de 365 forages », a-t-il souligné. Des élus qui, à travers le vote d’une résolution, ont marqué leur accord à cette nouvelle démarche des pouvoirs publics. « Aujourd’hui, dans le cadre de l’association des maires du pôle Sine Saloum, nous avions initié le principe de la concertation en notre sein pour donner plus de poids à nos positions dans les questions touchant le développement local », a exprimé le président de l’association des maires du pôle Sine Saloum, Omar Bâ, qui a salué cette rencontre d’échanges sur la question l’hydraulique rurale.

Elimane FALL

La commune de Kolda a abrité hier un Comité régional de développement (Crd) d’information et de partage sur le projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité des genres. C’est un projet financé par la coopération italienne à hauteur de plus d’un milliard de FCfa pour lutter contre la discrimination.

Malgré la promulgation de la loi sur la parité, l’accès des femmes aux sphères de décision se heurte encore à de nombreuses résistances. C’est du moins le sentiment des participants au Comité régional de développement d’information et de partage sur le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité des genres (Pasneeg) qui s’est tenu à Kolda jeudi. Ce projet qui est coordonné par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance à travers la Direction de l’équité et de l’égalité des genres, est financé par la coopération italienne pour un montant de plus d’un milliard de FCfa pour une durée d’un an. Il se fixe un triple objectif.

Il s’agit de renforcer les capacités du gouvernement dans l’application du budget sensible au genre, de l’appui à la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les discriminations et les violences basées sur le genre ainsi que le soutien à l’autonomisation des femmes. « C’est un projet qui vient de démarrer il y a quelques mois et qui a une de ses zones d’intervention à Kolda.

Donc, nous sommes venues ici pour partager avec les acteurs de la région, les autorités administratives, la société civile, les services techniques déconcentrés et les élus locaux sur ce projet dont les objectifs visés est de mieux affiner nos stratégies et nous déployer sur le terrain », déclare Awa Nguer Fall, coordonatrice dudit projet. Elle se réjouit de la qualité des contributions et des recommandations pertinentes des participants et promet d’en tenir compte afin d’améliorer la stratégie nationale d’intervention. Certains intervenants déplorent la forte centralisation du projet et estiment qu’il met plus l’accent sur la défense des droits de la femme sans tenir compte des autres groupes vulnérables comme les personnes vivant avec un handicap.

Ils insistent sur la nécessité d’impliquer les acteurs locaux afin de faciliter la mise en œuvre du projet dans les régions. Ils dénoncent également la durée du projet qu’ils trouvent courte pour pouvoir réaliser quelque chose d’important en faveur de ses cibles. D’autres intervenants estiment, par contre, que le fait de commencer par le niveau national et descendre, ensuite, dans les régions est beaucoup plus pertinent pour la réussite du projet.

Mamadou Aliou DIALLO

En visite à la Chambre des métiers de la région de Thiès, la directrice générale de l’artisanat de la République ivoirienne, Mme Aïssata Thiémokho Boundy Doucouré, a promis de développer la coopération avec le Sénégal dans ce domaine.

Quelques jours après son installation à la tête de la Chambre des métiers de la région de Thiès pour un nouveau mandat, Amadou Moctar Sèye a reçu Mme Aïssata Thiémokho Boundy Doucouré, directrice générale de l’artisanat de la République ivoirienne.

La rencontre a eu lieu le 20 juillet en fin d’après-midi. Au cours des échanges, les responsables des services techniques de la Chambre des métiers de la région de Thiès ont expliqué leur mission en tant que chambre consulaire. Les deux parties ont aussi partagé l’approche filière développée au Sénégal dans le secteur de l’artisanat. Celui-ci pousse les artisans à s’organiser en structures faîtières. « Cette vision de la direction de l’artisanat du Sénégal privilégie les personnes morales sans pour autant bannir les initiatives individuelles », a expliqué le président de la Chambre des métiers de Thiès. Amadou Moctar Sèye est largement revenu sur l’importance du secteur artisanal au sein du Plan Sénégal émergent. «Etant un secteur d’activités transversales, l’artisanat contribue de façon certaine à la création d’emplois, à la valorisation des produits locaux, à la construction d’équipements utiles dans tous les secteurs d’activités. Ce qui confère à l’artisanat la capacité d’insuffler une transformation structurelle à une économie, en y apportant de la forte valeur ajoutée », a expliqué Amadou Moctar Diakhaté.

Or, pour atteindre un tel objectif, M. Diakhaté a insisté sur l’importance d’avoir des ressources humaines qualifiées ; d’où l’importance de s’assurer une formation continue des jeunes ouvriers sénégalais et aussi en matière de renforcement de capacités des adultes. « Ici, à la Chambre des métiers de Thiès, il y a un centre d’incubation où en quelques jours des compétences avérées dans le domaine de la transformation des fruits et légumes, des céréales locales, peuvent être données aux acteurs qui le désirent, mais aussi un centre de formation en menuiserie bois », a-t-il dit à son hôte et sa délégation. Durant son séjour, Mme Doucouré a visité les deux centres de formation de l’artisanat de la région. Le Sénégal serait enchanté de recevoir de jeunes Ivoiriens, a souligné Amadou Moctar Diakhaté. Ces jeunes ont besoin de se recycler afin de pouvoir partager avec ceux du Sénégal l’évolution des techniques et de la technologie de l’artisanat. La directrice générale de l’artisanat de la Côte d’Ivoire a promis de renforcer son partenariat avec les artisans sénégalais.

Mbaye BA

Les quelques gouttes de pluie tombées dans la nuit du 20 au 21 juillet ont suffit pour inonder la ville de Mbour. Les raisons sont simples, les aménagements de la ville ne répondent pas aux normes. Interpelé, le maire promet que dans 48 heures l’eau sera évacuée. A l’en croire, les travaux en cours sont bloqués alors qu’ils doivent permettre la jonction des canalisations en cours de construction. Pour l’heure, la mobilité dans la commune pose problème aux populations car partout dans les quartiers traditionnels comme périphériques, les eaux stagnent. Il faut user de subterfuges et faire des détours pour se rendre au centre-ville.

Amath Sigui NDIAYE

Le nouveau directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré (Sn Hlm), Mamadou Kassé, a réceptionné, mercredi, 52 maisons sur une unité de 104 logements située dans le quartier de Kenya à Ziguinchor (sud) où la réalisation 2000 autres logements est attendue.

Accompagné de quelques-uns de ses collaborateurs et des partenaires, Mamadou Kassé a visité le site de Kenya situé derrière l’Université Assane Seck de Ziguinchor où des ouvriers sont à pied d’œuvre. « Ici nous avons une unité de 104 logements sur une assiette globale de quatre hectares. Nous avons réceptionné aujourd’hui les 52 logements. Présentement 14 logements sont en cours de construction. Il nous reste à réaliser 38 logement dans le même site », a expliqué M. Kassé. Dans le site, une rangée de maisons de trois modèles différents est visible.

De gros chantiers sont en cours et des espaces publics aménagés commencent à prendre forme. « Une équipe technique a été mise en place par la Sn Hlm pour encadrer le travail depuis le début du projet. Mais aussi nous avons constaté que l’entreprise engagée a fait un travail aux normes de la Sn Hlm », s’est félicité Mamadou Kassé. Il a ajouté que le gouverneur a fait part à ses équipes des préoccupations dans d’autres départements, notamment à Bignona où la société compte marquer de sa présence. « Mais il y a surtout un terrain de 150 hectares à Kantène où nous prévoyons 2000 unités de logements », a souligné M. Kassé reçu auparavant par le gouverneur Al Hassan Sall.

Mamadou Kassé a donné des assurances quant à l’accessibilité de ses logements aux populations. « Nous avons conçu des logements qui respectent la mixité sociale. Nous avons trois types de logement à Ziguinchor. Il y a d’abord le logement très économique, le logement économique et le logement de moins standing. Le but est de toucher toutes les cibles pour permettre à chacun d’accéder à un logement décent », a indiqué le directeur général de la Sn Hlm. Il a fait état d’un besoin de « rééquilibrage » en matière d’habitat. « Le président de la République et le ministre de l’Habitat nous ont instruits de commencer par les zones de l’intérieur du pays. Nous avons remarqué qu’en matière d’habitat, Dakar a la part belle avec une forte concentration... », a-t-il soutenu. Pour marquer la présence de la société nationale à l’intérieur du pays, le directeur général de la Sn Hlm et son équipe comptent se rendre à Saint-Louis (nord), Nioro et Kaolack (centre), Kébémer, Diass, Diamniadio et tant d’autres localités de l’intérieur où des projets de logements d’envergure sont soit en cours ou envisagés.

APS

La commune de Kolda, grâce aux actions concrètes de son maire Abdoulaye Bibi Baldé, est en train de changer de visage. Les réalisations entreprises sont en parfaite cohérence avec la vision du chef de l’Etat qui veut faire des collectivités locales des pôles de développement. Le conseiller municipal Abdourahmane Diao salue les initiatives de l’équipe actuelle et invite l’opposition à l’accompagner pour le bien-être des populations koldoises.

Depuis l’élection d’Abdoulaye Baldé à la tête de la commune de Kolda en 2014, plusieurs actions d’envergure ont été entreprises pour soulager la population. Dans le domaine de l’éducation qui est une priorité, il octroie, chaque année, des fournitures scolaires pour les écoles élémentaires en sus des uniformes contribuant ainsi à lutter contre les inégalités sociales dans ce milieu. « Des efforts importants ont été déployés dans le secteur de la santé pour répondre aux vieilles doléances des Koldois. Le financement d’un poste de santé dans le quartier Zone Lycée a été bouclé. Les travaux vont bientôt commencer », renseigne Abdourahmane Diao, par ailleurs chef de division des recettes de la commune.

La création de la mutuelle de santé de la commune s’inscrit aussi dans cette volonté de doter la capitale du Fouladou d’outils nécessaires à son progrès. Le maire y a injecté trois millions, à en croire ce professeur de Sciences de la vie et de la terre (Svt). En plus des subventions octroyées aux associations culturelles et sportives, « une enveloppe de 5 millions de FCfa va être dégagée pour financer les groupements féminins et les jeunes porteurs de projets », informe-t-il.

La coopération avec une ville espagnole porte aussi les germes d’un renouveau et pourra accompagner l’édile de la ville dans sa politique. L’organisation, cette année, du Festival national de la culture qui est venue couronner le « Festikolda » témoigne de la vitalité de la politique culturelle menée par l’équipe municipale.
La question de l’assainissement est également au centre des préoccupations du maire de Kolda, par ailleurs ministre de l’Environnement et du Développement durable. L’acquisition d’un matériel de nettoiement d’une valeur de 10 millions de FCfa et la constitution d’une équipe chargée de collecter des ordures l’attestent.

« Le projet de restructuration des quartiers et la réfection d’une usine de glace sans compter les réalisations de l’Etat comme le pont de l’émergence de Kolda contribuent également à améliorer les conditions de vie des populations », se réjouit-il, non sans rappeler la production record de riz. En raison de toutes ces réalisations concrètes et des projets importants de l’équipe municipale, Abdourahpmane Diao exhorte l’opposition à se réunir autour de l’essentiel.

Alassane Aliou MBAYE

Les conclusions des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture attendues en fin juillet agitent déjà des milieux économiques du Saloum. En attendant le schéma institutionnel qui sera adopté, certains responsables sont favorables aux chambres consulaires régionales calquées sur le modèle des pôles territoires.

Les conclusions de la Commission nationale de réforme des chambres de commerce, d’industrie et d’agricultures du Sénégal (Cnrccias) divisent les acteurs du Saloum. Trois options seraient sorties de la réflexion inclusive pilotée par les collaborateurs du ministre du Commerce. 

La première consisterait à maintenir le statu quo avec une union nationale et 14 chambres régionales. La seconde s’inspire de la réforme territoriale avec des regroupements par pôle territorial. La troisième option est d’ériger une chambre nationale unique suivant la démarche adoptée au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Cette dernière option n’agrée pas certaines organisations de commerçants, comme le président régional de l’Union nationale des commerçants et industriels de la région de Kaolack, El Hadj Fallou Ba.

« Aujourd’hui le secteur privé national subit une agression sans précédent de la part d’un groupuscule qui n’est patron que de nom et qui a décidé de se substituer aux vrais acteurs économiques pour bénéficier de privilèges et de prébendes sur le dos des représentants légitimes du secteur privé », a souligné EL Hadj Fallou Ba. Le responsable régional demande une réforme des chambres consulaires calquée sur celle des pôles territoires tels que prévus par la deuxième phase de l’Acte 3 de la décentralisation. « Ainsi, on pourrait voir une chambre de commerce du Sine Saloum, de la Casamance ou de Dakar. Cela serait cohérent et permettra de promouvoir des dynamiques internes », a soutenu El Hadj Fallou Ba.

Elimane FALL

L’agence de développement et d’encadrement des petites moyennes entreprises (Adpme) a tenu hier une rencontre avec des acteurs de la région de Saint-Louis pour présenter les avantages de son programme de labellisation. L’objectif visé est de permettre aux Pme d’être outillées et bancables devant les institutions financières. Mabousso Thiam, directeur général de l’Adpme, a expliqué la démarche par le besoin d’aider ces genres de structures à se formaliser et  à aller vers les structures financières pour contracter des crédits. L’Adpme vise à labéliser 300 Pme et à répondre à la formalisation de l’économie, vocable utilisé par les décideurs dans le cadre du Pse. Pour M. Thiam, « il faut travailler à ce que les Gie grandissent ». A. M. NDAW

Le président sortant de la Chambre des métiers de la région de Tambacounda, Abdoulaye Sarr, a été réélu à la tête de l’institution. Il a promis de travailler pour améliorer les conditions de vie et de travail des artisans de cette région.

Cinq mois après l’élection du président de la Chambre des métiers du Sénégal, celles des régions ont aussi élu leurs dirigeants. A Tambacounda, Abdoulaye Sarr a été réélu pour la deuxième fois par les artisans de la région. C’était devant le gouverneur El Hadji Bouyé Amar. Après son élection, Abdoulaye Sarr a demandé aux autorités gouvernementales de soutenir les chambres de métiers régionales avec plus de moyens. « A Tambacounda, nous ne disposons que de budgets mécaniques avec la modique somme de 50 millions de FCfa. Ce montant n’a permis d’employer que 14 personnes ; ce qui ne répond pas aux besoins et ambition du secteur », a regretté M. Sarr. Il a cependant promis de travailler durant son deuxième mandant pour améliorer les conditions de travail des artisans qui peinent à accéder aux marchés nationaux et régionaux. Pourtant ces derniers ont des compétences et des qualités professionnelles requises. «Seulement, il va falloir leur assurer une formation continue pour mieux les outiller au plan professionnel.

Cette formation permettra à ces derniers de bénéficier de marchés au même titre que ceux des autres régions », a argumenté Abdoulaye Sarr. Il a promis créer des espaces d’échange, d’exposition et de commercialisation des produits artisanaux. Il s’est félicité de la réhabilitation en cours de l’institution. Elle est entièrement financée par la direction de l’artisanat. Cette institution permettra d’avoir une chambre digne de ce nom. A cette infrastructure s’ajoute la construction d’une salle polyvalente multifonctionnelle dont les travaux sont également en cours. « Nous avons l’intention de doter les artisans d’un espace d’expression et de concertation appropriée et adapté, avec toutes les commodités requises », a-t-il dit. Abdoulaye Sarr de poursuivre en déclarant que la prise en charge médicale des membres est l’une de ses priorités. Il compte le faire adhérer à une mutuelle de santé qui permettra une prise en charge sanitaire des artisans de la région. Pour ce qui concerne le financement des activités des artisans, une mutuelle d’épargne et de crédit est déjà mise en place. Elle se chargera de cette question tout aussi importante, aux côtés des services offerts par le Fongip. Abdoulaye Sarr compte aussi sur des partenaires comme le Kora, le Padaer, le cabinet exchange, entre autres, pour trouver des moyens permettant de faire la promotion de l’artisanat local. Le président Abdoulaye Sarr a aussi promis de travailler pour assurer aux artisans de la région l’accès au logement. « Dans le cadre de la politique d’habitat social, la chambre, à travers la commission qui sera mise en place, essayera, avec l’appui des collectivités locales et des partenaires, de trouver des zones aménagées et viabilisées destinées à loger les artisans », a-t-il souligné. L’objectif est de trouver un toit à chaque artisan de la région.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre de la responsabilité sociétale, Sabodala Gold Operations (Sgo) a mis à la disposition des femmes de Kédougou plus 131 millions de FCfa. La somme permettrait à 599 femmes de pouvoir exploiter 6,5 hectares et produire 200 tonnes de légumes.

Le directeur adjoint des relations communautaires à Sabodala Operation (Sgo) a réaffirmé la volonté de sa société de bâtir une économie forte dans un environnement sécurisé. Issa Dabo a révélé que 131,3 millions de FCfa ont été octroyés à 599 femmes. Le montant permettrait à ces femmes d’exploiter 6,5 hectares. Avec cet appui, elles pourront produire plus 200 tonnes de légume. Le groupe apporte son soutien au développement économique durable, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Il soutient aussi la formation des jeunes de la région. «Toutes ces actions nous ont valu une reconnaissance au niveau international en matière de Rse », a commenté le directeur des relations communautaires. La Sgo a été primée au Canada par le Réseau canadien du Pacte mondial des Nations Unies pour avoir inscrit les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies dans son schéma. « Le département des relations communautaires a pour objectif d’assurer un dialogue inclusif et permanent avec les communautés avant de gérer les risques associés aux relations avec les parties prenantes », souligne le directeur adjoint des relations communautaires.

Selon M. Dabo, la confiance est à jamais établie entre la Sgo et les populations. « Elles ont compris notre philosophie de partage de nos bénéfices d’exploitation avec les communautés directement impactées », a-t-il défendu.

 Pape Demba SIDIBE


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