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Régions (1677)

Adama kane DialloLe consensus a finalement prévalu lors des opérations de renouvellement des instances de base du conseil communal de la ville tricentenaire de Saint-Louis.

Les jeunes de la vieille cité, après avoir échangé des propos malveillants et des invectives, se sont entendus pour élire démocratiquement et à l’unanimité Adama Kâne Diallo, investi de la mission noble et exaltante de diriger le conseil communal de la jeunesse.

Grâce aux démarches conciliantes entreprises par des doyens comme Amadou Sy Diongue et Fara Tall, les candidats au poste de président du conseil communal de la jeunesse, notamment Adama Kâne Diallo, Alioune Fall, Momar Fall et leurs militants ont pu taire leurs querelles de tendance, enterrer la hache de guerre et pris la ferme décision d’œuvrer pour l’intérêt général.

Sur la base de propositions consensuelles, ces derniers ont, d’un commun accord, porté leur choix sur Adama Kâne Diallo pour présider aux destinées de ce conseil communal de la jeunesse. Il remplace à ce poste Babacar Seck pour une durée de trois ans. Un bureau exécutif consensuel et représentant 20 associations de jeunesse a été mis en place. Les deux autres candidats, Alioune Fall et Momar Fall, deviennent respectivement premier vice-président et secrétaire général du conseil communal de la jeunesse. Le deuxième vice-président est Pape Aly Sow. Si Aissatou Ndiaye occupe désormais le poste de trésorière générale, le jeune Massow Kâ a été choisi par ses pairs pour occuper le poste de président de la formation. Quant à Maimouna Tounkara et Ndèye Fatou Sylla, elles sont chargées de la commission Finances et développement durable.

Amadou Kâne Diallo s’est réjoui de ces opérations de renouvellement des instances de base du conseil communal de la jeunesse, insistant longuement sur l’urgence et la nécessité de se retrousser les manches et de se ceindre les reins pour sortir cette structure de la léthargie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Hirzel gertrudeFidèle à une tradition bien établie, l’Association « Diapalanté helping hand», grâce à un précieux appui de la Fondation Hirzel Gertrude de Genève, vient de construire une quatrième salle de classe au Collège d’enseignement moyen de Mboudaye Sérère, village situé dans le département de Kaolack, arrondissement de Ndiédieng.

Une salle de classe par année, c’est donc ce qui a réussi l’Association Diapalanté qui matérialise un partenariat fécond avec les villageois de Mboudaye Sérère qui, entre 2013 et 2016, ont bénéficié de quatre salles de classe grâce à la Fondation Hirzel basée en Suisse, notamment à Genève.

A noter que les œuvres humanitaires que mène Momar Seck, initiateur de ce projet, s’inscrivent dans le prolongement de ses activités en tant qu’artiste. En effet, cet artiste plasticien sénégalais de renommée et par ailleurs professeur à l’école internationale de Genève qui vit en Suisse depuis plusieurs années, est de ceux qui croient que l’éducation reste une opportunité à saisir pour développer un pays.

En tout cas, les actes posés à Mboudaye Sérère par l’association coachée au Sénégal par Libasse Ngom ont été bien appréciés par les enseignants du Cem de ce village, ainsi que par les populations de la localité qui n’ont pas manqué de remercier les mécènes suisses, les responsables de Diapelanté et tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce projet porteur. Pour sa part, Momar Seck a souligné que son objectif n’est autre que d’aider les autorités à développer la société sénégalaise. Une œuvre qu’il va poursuivre si la fondation accepte de continuer le compagnonnage qui est basé sur la confiance, parce qu’ayant porté ses fruits.

Mamadou CISSE


Les agents des collectivités locales ont battu le macadam hier. Ils exigent le rétablissement de leurs acquis. Si rien n’est fait d’ici la fin du mois, ils promettent de paralyser le système.


Les travailleurs des collectivités locales ont entonné un hymne de dénonciation, drapés de foulards de couleur rouge, symbole de leur courroux.
« Nous en avons marre de l’Acte 3 » ; « Nous voulons nos salaires à temps » ; « Retour à la Ville » ; « Une application du statut général des fonctionnaires des collectivités locales » ; « La suppression de tous les arrêtés portant redéploiement du personnel » ; les slogans n’ont pas manqué pour dire leur mécontentement. 
Cheikh Guèye, maire de Derklé, pense que la dignité des travailleurs doit être préservée alors que cette Réforme remet en cause leurs acquis. « Comme exemple, des retraités, depuis l’entrée en vigueur de la réforme, sont restés sans pension. Ils n’ont ni couverture médicale ni indemnités », explique-t-il. Paraphrasant l’homme politique français Jean-Pierre Chevènement, il dira qu’un pays qui déshonore ces travailleurs se suicide. « Nous avons pensé qu’après cette réforme, les collectivités locales allaient être renforcées. Nous voulons qu’elles soient fortes », a dit M. Guèye, qui invite ses collègues et agents à la lutte. « Ceci n’est qu’un lancement. Les travailleurs sont fatigués. Nous ne pouvons pas avoir 400 millions de recettes et payer 350 millions de salaires. Cette loi votée en catimini est un mort-né. Nous exigeons sa deuxième lecture à l’Assemblée nationale », a avancé le maire des Parcelles Assainies. Amadou Khouma de la Cnts a exhorté à une massification du mouvement. « Le mot d’ordre ne sera levé qu’après satisfaction de nos revendications. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout. Le combat ne fait que commencer. D’ici la semaine prochaine, s’il n’y a pas d’amélioration, le système sera paralysé», jure-t-il.
Jean-Baptiste Diouf et Banda Diop, maires respectifs de Grand Dakar et de Patte d’Oie, disent partager le même combat avec ces agents. La marche a duré une quarantaine de minutes. Elle a commencé à la place de l’Obélisque pour se terminer au building communal.

Serigne Mansour Sy CISSE    


La ville de Pikine a voté son projet de budget qui est arrêté à 6,947 milliards de FCfa. Cette année, c’est le programme de pavage des rues de Pikine qui se taille la part de lion dans l’enveloppe prévue pour les investissements.

Le budget de la ville de Pikine arrêté à 6,947 milliards de FCfa a été voté à l’unanimité lors du conseil municipal tenu jeudi. Cette année, deux grandes lignes feront l’objet d’investissements majeurs. A savoir, le changement du cadre de vie de la population de Pikine avec un grand programme de pavage des rues. Le marché est déjà attribué à hauteur de 280 millions de FCfa et le fournisseur a déjà reçu une avance. En outre, l’entreprise en charge d’exécuter les travaux va incessamment commencer le travail.
Le pavage sera élargi au fur et à mesure. La ville de Pikine va s’atteler aussi à la finalisation des travaux de réhabilitation du complexe culturel Léopold Sédar Senghor qui sera équipé ainsi que les trois blocs opératoires du département. Il sera aussi question de la livraison du stade de Mbao, des études sur le stade des Niayes qui sera construit à Malika.
En outre, le conseil a pris la décision de poursuivre le travail entamé dans le domaine de l’éducation. A ce titre, le maire Abdoulaye Thimbo a indiqué que le conseil municipal continuera d’accompagner les élèves et étudiants du département en payant les bourses des 1.064 élèves pris en charge depuis l’année dernière. La mairie de la ville va aussi poursuivre ses efforts sur le plan social. Abdoulaye Thimbo s’est également prononcé sur la situation des agents de santé du centre de santé Baye Talla Diop (ex-Dominique) confrontés à un problème de salaires. A ce propos, le maire a déclaré qu’une solution sera trouvée. La ville de Pikine va prendre en charge 55% du salaire de ces agents. La commune de Pikine-Ouest où est érigé le centre de santé va prendre en charge entre 25 et 27% des salaires. Le reste sera réparti aux six autres communes que polarise ce centre de santé. Le maire a révélé que le même schéma sera appliqué avec les deux autres centres de santé. Il a été convenu, avec les autres maires, que les communes que polarise chaque centre de santé vont contribuer en moyenne à hauteur de 5% pour faire face aux charges.

Abdou DIOP


Le service départemental de l’action sociale de Linguère, dans le cadre du programme de la carte d’égalité des chances, vient d’enrôler 538 personnes vivant avec un handicap.
Selon le chef de service départemental, Moussa Djité, un programme d’accélération en collaboration avec les autorités administratives, les élus locaux, les associations des handicapés a permis d’enrôler 538 personnes à travers les différentes communes de Linguère. Le diagnostic établi a montré un déficit par rapport aux indicateurs à atteindre. Parmi les personnes enrôlées, 213 ont déjà pu bénéficier de la  carte d’égalité des chances ». Avec l’appui de la Direction générale de l’action sociale, l’ensemble des communes ont été sillonnées pour enrôler les personnes handicapées du département de Linguère. La première difficulté rencontrée au cours de cette tournée, est  la  mobilité des personnes handicapées, qui éprouvent toutes les peines du monde pour venir s’enrôler.
L’autre difficulté est liée à l’Etat civil. « Nous avons noté que plusieurs personnes handicapées ne sont pas inscrites à l’état civil, ce qui pose un énorme problème pour leur enrôlement », a souligné M. Djité, avant de faire un plaidoyer auprès des autorités administratives et du tribunal départemental pour que ces personnes handicapées puissent disposer d’un Etat civil. « En collaboration avec l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Linguère, nous avons recensé plus d’une  soixantaine d’élèves handicapés non enrôlés, faute de pièce d’état civil », ajoute-t-il.
Rappelons que le Cprs a doté ces élèves des kits scolaires et donné un financement de 3 millions de FCfa à l’association des personnes vivant avec un handicap.

Masse NDIAYE


L’Acte 3 de la décentralisation au Sénégal et les aspects genre et inclusion des jeunes étaient au centre de la réflexion des élus locaux de Dialacoto. Dans cette réflexion figurent en bonne place les axes de collaboration et de partenariat entre le Padaer et le Programme national des bourses de sécurité familiale. Le système de planification des collectivités locales in fine va mettre l’accent sur les stratégies de mobilisation des ressources fiscales, une manière de booster les financements innovants pour développer Dialocoto.
En faveur de la communalisation intégrale et dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, le maire Bafodé Dramé s’est réjoui du soutien du Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer). Ce soutien a permis l’organisation de l’atelier d’informations et de partage sur l’Acte 3  de la décentralisation, tout comme sur les aspects genre et inclusion des jeunes dans la commune de Dialacoto. La commune de Dialacoto compte 17 000 habitants avec ses 67 villages et 13 hameaux adossés au parc national du Niokolo Koba qui est une zone d’intervention très dynamique du Padaer. Il faut se féliciter que dans ce cadre, trois ouvrages hydro-agricoles d’envergure y aient été aménagés, favorisant ainsi la retenue d’eau et au-delà, l’amélioration des rendements agricoles.
Du coup, ces ouvrages facilitent le désenclavement des localités en période hivernale et en même temps promeuvent le développement économique local. Les organisations de producteurs identifiées depuis le démarrage du programme ont bénéficié de tout le paquet d’appui offert, à savoir les semences de qualité, l’engrais, l’herbicide, les équipements agricoles, les renforcements de capacités sur les itinéraires techniques et les maladies hydriques, etc., souligne le maire de Dialacoto. Il est aussi prévu, avance-t-il, la construction d’un magasin de stockage. Pour Abdoul Aziz Tandia, directeur régional de l’Agence régionale de développement de Tambacounda et coordonnateur du pool économique de Tambacounda, il s’agit de dérouler pour les élus l’Acte 3 de la décentralisation. Hormis cette innovation majeure, il est question de promouvoir le Plan Sénégal émergent.

Mobilisation des ressources fiscales
Au cours de cette formation sur le système de planification des collectivités locales et sur la nouvelle loi portant Code général des collectivités locales, plusieurs thèmes ont été visités, notamment la gestion des organes des communes, les missions et le rôle du maire et des élus. Des commissions thématiques ont permis de discuter des relations entre les élus locaux et les différents acteurs de l’administration ; les projets et programmes et autres partenaires financiers ; sur la coopération décentralisée et le secteur privé. L’accent a été mis sur les stratégies de mobilisation des ressources fiscales qui rentrent dans le cadre des financements innovants. Ce qui permettra de mobiliser le maximum de recettes pour mieux contribuer à la mise en œuvre de la politique de l’Etat, souligne M. Tandia. Ibrahima Soumaré, spécialiste en genre et gestion des savoirs au Padaer, a présenté les orientations genre du Padaer dans la zone test et des sites de référence du programme. Il a été retenu de partager avec les élus locaux  l’importance de l’accès des femmes et des jeunes au foncier, au financement, aux instances de décision et de gouvernance.
Dans cette optique, il a été recommandé la sensibilisation des femmes élues pour un meilleur portage et positionnement du Padaer sur l’entreprenariat rural, en vue d’impliquer les élus locaux de la commune dans la mise en œuvre et le suivi des activités du Padaer.  Ibrahima Dièye, coordonnateur régional des bourses de sécurité familiale, a présenté les axes de collaboration et de partenariat entre le Padaer et le Programme national des bourses de sécurité familiale au bénéficie des populations locales.

Pape Demba SIDIBE


La reconstruction du marché central pour en faire un centre de transit et celle du foyer des jeunes pour un coût de 150 millions de FCfa, la réalisation d’un foirail moderne ont été, entre autres, citées comme les priorités du maire Mayacine Camara au cours de la nouvelle année budgétaire.
La tenue du conseil municipal sur l’orientation budgétaire 2016 a été le prétexte pour le maire adjoint Souleymane Mboup de décliner les réalisations de la commune en 2015 et les grands chantiers de l’année qui commence. « L’année 2015 s’achève avec beaucoup d’actions menées par la commune, notamment dans le cadre de l’assainissement », a souligné le premier adjoint du maire de Koungheul. Souleymane Mboup indique que les huit  quartiers de la commune ont été enrôlés et dotés de charrettes et d’ânes, alors qu’auparavant seuls quatre  quartiers étaient concernés.
Les prévisions budgétaires ne dépassant pas les 250 millions de FCfa, alors que seuls 60 millions de FCfa sont recouvrés. La commune, renseigne M. Mboup, a développé un vaste partenariat qui lui permet de faire face aux préoccupations des populations. C’est ainsi qu’avec le Prodel, l’extension du réseau électrique dans la commune est en cours pour 22 millions de FCfa, tout comme la réhabilitation du foyer des jeunes pour la même somme.
Au cours de l’année 2016, une vieille doléance des populations va être prise en charge avec la construction d’un foirail à l’entrée de la commune, a renseigné Souleymane Mboup. Au marché Santhie, 20 souks sont en finition. Les quartiers périphériques vont accéder à l’eau au courant de l’année, annonce-t-il.
Pour renflouer les caisses de la mairie et ainsi booster l’économie locale, des équipes du trésor et des impôts ont séjourné pendant plusieurs semaines à Koungheul pour procéder à un recensement du patrimoine bâti et non bâti qui n’ont jamais été recouvrés, a dit Souleymane Mboup. Il considère que ce sera là un saut qualitatif sur le recouvrement des frais de bornage. Ce qui, à ses yeux, va impacter sur les ressources pour aborder 2016 sous de bons auspices.
La pérennisation du projet d’assainissement sera une priorité en 2016, tout comme la modernisation des services de la commune à travers l’informatisation de la gestion financière et de l’état-civil. La santé et l’éducation ne seront pas en reste. Les populations, promet le premier adjoint de Mayacine Camara, seront accompagnées dans le cadre de la couverture maladie universelle. Dans le domaine de l’éducation, en plus de la réhabilitation des cases communautaires, la construction de l’école 7 va démarrer. Un complexe culturel sera aussi bâti pour 150 millions de FCfa et constituera sans doute le cadeau du nouvel an à la jeunesse.

Amath Sigui NDIAYE


Il a été noté, lors du débat d’orientation du budget de la session ordinaire qui s’est tenu à Kédougou, la bonne santé des recettes fiscales de la commune. Une séance durant laquelle on pouvait constater la présence du préfet du département de Kédougou, les chefs de service, délégués de quartier et  plusieurs invités dans la salle de délibération de l’hôtel de ville. Les recettes fiscales sont estimées à 104. 640.000 FCfa
Les conseillers municipaux ont examiné et adopté l’allocation d’un site de 05 hectares pour la construction du stade régional de Kédougou. Il en a été de même pour le lotissement viabilisé de 125 hectares pour la réalisation de 2.000 parcelles d’habitation à Dinguessou Plateau. En sus de cette volonté du maire de faire de la commune de Kédougou une ville neuve depuis son avènement à la tête de la municipalité, les conseillers municipaux ont aussi initié une motion de félicitation et d’encouragement au maire Mamadou Adji Cissé pour le grand programme de développement et de modernisation de la ville qu’il est en train de dérouler. Et pour conforter leur soutien à l’édile, ils ont mis en exergue les travaux d’assainissement entrepris par un Gie communal. Au titre des actions phares menées par la municipalité de Kédougou, il ya les travaux d’adduction d’eau, l’éclairage public, les démarches en cours pour l’implantation du commissariat de police, la construction du poste de santé de Ndiormi et l’entretien de la place de l’indépendance (monument aux morts). A cela, il faut ajouter l’appui régulier que la municipalité apporte aux différents secteurs qui relèvent de ses compétences.
La liste n’est pas exhaustive. La ville de Kédougou vient d’obtenir un financement avec l’AMS pour l’enlèvement des ordures ménagères. Sur le plan de la coopération décentralisée, il a été rappelé aux conseillers les jalons d’une coopération bilatérale posés par le maire Adji Cissé avec des villes du Canada, de la France et de l’Espagne.
Le conseil, dans sa majorité écrasante, a renouvelé sa confiance et son soutien indéfectible au maire. Il l’a aussi exhorté de poursuivre le travail entamé dans la ville de Kédougou.

Seydou TOUNKARA


Ce sont plus de 13 millions de FCfaque la municipalité de Tambacounda a débloqué pour la remise de médicaments au centre et au district de santé de Tambacounda, à travers le fonds de dotation 2015.
Le maire adjoint, Bounama Kanté, en charge du secteur de la santé qui a présidé la séance a relevé les difficultés que rencontrent les structures sanitaires de la ville de Tambacounda pour faire face aux patients et aux exigences de la couverture maladie universelle, notamment avec la gratuité des soins pour une certaine classe de la population. C’est donc un rituel qui est ainsi perpétué et qui a permis la remise, dans les locaux de la pharmacie régionale d’approvisionnement de Tambacounda, d’un important lot de médicaments pour les structures de santé de Tambacounda. La municipalité a, à ce titre, libéré une valeur de 13 millions de FCfa sur les fonds de dotation de 2015. A en croire l’adjoint en charge du secteur de la santé, 10 millions de FCfa seront affectés au centre de santé et les 3 millions de FCfa au district de Tambacounda. « Nous donnons ces médicaments avec beaucoup d’humilité et de modestie parce que nous savons que les besoins sont plus élevés. Mais c’est juste un jalon qui est ainsi posé et nous nous évertuerons à améliorer cette prestation », a promis M. Kanté. Il informe que le député maire Mame Balla Lô ambitionne de soutenir les secteurs sociaux, notamment celui très sensible et vital de la santé. « Le district travaille dans des conditions extrêmement difficiles, eu égard à la mise en place des programmes de l’Etat qui tardent souvent à reverser aux structures leurs dus. Ce qui entraîne très souvent un déficit en médicaments car les remboursements ne se font pas à temps », a expliqué Bounama Kanté.

A sa suite, Mamadou Sow, le président du comité de santé du centre de santé de Tambacounda, a soutenu que cet appui va changer beaucoup de choses dans la prise en charge des malades. Il a tenu à préciser que sa structure, pour cette présente dotation, bénéficie de six millions de FCfa en médicaments et que l’appui arrivera aux ayants droit qui en sont les seuls bénéficiaires. Le président Sow a tout de même souhaité que les efforts soient faits jusqu’à hauteur de 20 millions de FCfa pour une prise en charge totale des malades. Il a été précisé que les postes de santé du périmètre communal se partageront équitablement 3 millions de FCfa, et que le seul centre de santé qui a un besoin de plus de 13 millions de FCfa reçoit 10 millions de FCfa à cause du rythme des fréquentations qui a largement doublé, voire même triplé.

Pape Demba SIDIBE


A Diouf Sarr MaireAbdoulaye Diouf Sarr, maire de Yoff, était avant-hier à l’école Diamalaye qui a été réhabilitée grâce à son soutien. La réception de l’ouvrage a été une occasion pour les populations de Yoff de lui témoigner leur satisfaction à travers une grande manifestation.

Les élèves, parents et enseignants peuvent pousser un ouf de soulagement grâce à l’appui du maire Abdoulaye Diouf  Sarr, qui a accepté de prendre en charge le coût total de la réhabilitation des travaux de l’école Diamalaye de Yoff.  Les premiers mots de remerciements ont été prononcés par le directeur de l’établissement, Malick Laye Ndoye. Pour ce dernier, cet appui  entre dans le cadre du Programme d'amélioration de la qualité, de l'équité et de la transparence (Paquet) car les apprenants vont être désormais dans un lieu plus favorable aux apprentissages. « Grâce à votre sollicitude, les travaux de réhabilitation ont démarré le 1er octobre dernier pour terminer le 23 décembre 2015 », précise-t-il. Malick Laye Ndoye a remercié le guide religieux Cheikh Mansour Diouf, qui a mis à leur disposition du matériel de bureau complet d’une valeur de 340.000 FCfa.

De son côté, le président du comité de gestion de l’école, El hadji Ibrahima Thiaw, a salué le geste noble du maire Abdoulaye Diouf Sarr. « Vous avez comblé le déficit de classe. Les parents  d’élèves avaient  commencé la réhabilitation ; mais faute de moyen, ils ont renoncé. Vous avez pris la décision de réhabiliter les deux classes alors que vous n’étiez pas encore maire de la commune de Yoff. Nous prions pour que Dieu vous accompagne dans votre mission », a réagi M. Thiaw, qui a rappelé aux écoliers leurs droits et devoirs pour l’éducation.

Quant au maire Abdoulaye Diouf Sarr, il a parlé du monde en perpétuelle compétition et qui exige pour les populations de se mettre à l’ère de la modernité. Il a souligné le rôle historique des populations et des décideurs de mettre en bon état les écoles de nos communes. « Notre mission est basée sur l’action », a indiqué le maire de Yoff. Il a aussi expliqué que la mairie a entamé des travaux pour faire de cette municipalité, une ville moderne. Pour ce dernier, la place mythique Mame Ndiaré sera livrée et le stade de Yoff va être prêt d’ici six mois. Mieux, il a avancé que dans trois mois, les travaux du quai de pêche répondant aux normes internationales vont être achevés ; tout comme dès l’année prochaine, l’école « Ken Zéro » va être remise à neuf. Conscient du rôle que doivent jouer les enfants, le maire Abdoulaye Diouf Sarr a insisté pour que ces derniers soient davantage studieux. Il a révélé que la consécration du meilleur enseignant de l’année 2015 dans la commune de Yoff vient de l’école Diamalaye.

Serigne Mansour Sy CISSE


Forage 2Le village de Bokki Dior Peulh (Koungheul, Centre), a réceptionné un nouveau forage d’une capacité de 120 m3, entièrement financé par l’Etat du Sénégal à hauteur de 250 millions de francs CFA, a constaté l’Aps.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée vendredi en présence du directeur de la communication et responsable politique local, Alioune Dramé et du maire de la commune de Ribot Escale, Yaya Sow. « Ce forage va permettre aux populations locales de disposer de l’eau qui va désormais couler à flot dans ce village et les localités environnantes », s’est réjoui le maire Yaya Sow.

L’élu local a renseigné que le village de Bokki Dior Peulh n’a bénéficié que de trois puits traditionnels durant ces 70 dernières années. Il a fait savoir que ce forage va donc mettre fin au calvaire des populations de ces localités du département de Koungheul. Yaya Sow a annoncé dans la foulée un projet hydro-agricole en vue de permettre aux bénéficiaires de sortir de la tyrannie de la culture pluviale, en précisant que le forage va polariser 14 villages de la commune de Ribot Escale.

Le directeur de la communication, Alioune Dramé, a salué cette initiative de l’Etat sénégalais qui, selon lui, va faciliter l’accès des populations de cette collectivité locale à une eau de qualité. Il a indiqué que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), récemment lancé par le gouvernement du Sénégal, a permis la réalisation de 40 forages dans le pays, ajoutant que « l’eau était une demande sociale numéro 1 ».

(APS)


TambacoundaLa région de Tambacounda est de plain-pied dans la promotion de l’Acte 3 de la décentralisation et du Pse. Les communes de Koar et de Kidira tout comme les départements  de Tambacounda et de Koumpentoum vont servir de test pour le lancement de l’élaboration des plans de développement communaux et départementaux.

Dans le cadre de son programme de développement, l’Etat  est en train de consolider le système de planification dans les collectivités décentralisées par la mise en place des plans de développement communaux. A ces deux plans sont associés les plans de formation et de communication, souligne Abdoul Aziz Tandia, directeur de l’Agence régionale de développement de Tambacounda. « Aujourd’hui le Sénégal, note-t-il, est en train de consolider son système de planification pour y intégrer les aspects de développement économique local ». Pour ce faire, explique-t-il, l’Etat a confié au Programme national de développement local (Pndl) la charge de lancer des expériences tests. C’est ainsi que la région de Tambacounda a participé à l’atelier d’habilitation zonale tenu à Kaolack et qui a vu la participation des régions de Fatick, de Tambacounda et de Kaolack, et l’implication des services régionaux de la planification, de l’aménagement du territoire et de l’appui au développement local et communautaire.

Pour ce qui est des quatre collectivités territoriales qui ont été retenues pour la phase test, le directeur de l’Ard de Tambacounda souligne que des Smartphones sont déjà en place comme base du travail qui sera effectué. Des tablettes accompagnées d’un logiciel avec des programmes, des tableurs électroniques ont été réceptionnés aux fins d’une prise en compte non seulement des aspects infrastructurels, mais aussi des aspects économiques. Et aujourd’hui, souligne-t-il, dans toutes les collectivités locales retenues, le travail effectué a permis d’identifier des animateurs qui ont été formés et qui sont en train de boucler la phase diagnostic. Ce dernier ajoute que bientôt vont démarrer la phase de synthèse et d’élaboration de cette partie diagnostic, la validation et la planification. A la suite de cette phase test, l’Etat envisage, à en croire M. Tandia, de passer à une échelle plus grande pour étendre la dotation de moyens à la majorité des collectivités locales. Celles-ci vont ainsi disposer de cette première génération d’outils de planification liée au nouveau Code des collectivités locales.

Pape Demba SIDIBE

Le futur pôle territoire Sénégal oriental en chantier
La région de Tambacounda se mobilise pour l’organisation du forum interrégional entre Tambacounda et Kédougou avec l’appui de l’administration pour sensibiliser les élus sur le futur pôle territoire Sénégal oriental en chantier. Cela conformément aux orientations qui ont été définies par le président de la République Macky Sall, dira le Pr Abdoul Aziz Tandia, le directeur de l’Ard et coordinateur de l’instance mise en place par les ministères de la Planification et des Finances.

Pour ce faire, des rencontres, sous la présidence du ministre Sidiki Kaba, ont permis de dégager le cadrage des activités à mettre en œuvre lors du forum. L’élaboration des Tdr et de la feuille de route pour la mise en œuvre de ce forum a permis de recueillir l’engagement de toutes les collectivités des deux régions en vue d’aller ensemble vers le pôle territoire. Le forum proprement dit va se tenir en fin mars comme l’a indiqué le ministre de la Justice Sidiki Kaba.

P. D. SIDIBE


Regions SNLa réunion de partage du rapport d’évaluation de la première année de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisée tenue hier à Thiès a retenu plusieurs recommandations. Il s’agit, entre autres, de parfaire le cadre institutionnel et juridique de la réforme par une actualisation des textes législatifs et réglementaires, de mettre en application la charte de la déconcentration pour un accompagnement efficace de la décentralisation. A cela s’ajoute l’adaptation et la refondation de certains textes organisant la décentralisation aux fins d’une meilleure répartition et lisibilité des compétences.

Autorités administratives, chefs de services techniques et acteurs locaux se sont livrés à un véritable exercice pour mieux maîtriser cette nouvelle politique de décentralisation qui a suscité de nombreux espoirs pour faire des territoires des espaces compétitifs, viables et porteurs de développement durable. Le directeur de l’Agence régionale de développement de Thiès, Cherif Diagne qui présentait le rapport, a souligné la pertinence de l’Acte 3. Ce dernier indique qu’après une année d’application, la réforme a entraîné l’adhésion de plusieurs acteurs du développement territorial. Cependant, constate-t-il, entre les objectifs fixés et les résultats du moment, on note un gap parfois important  du fait notamment  du non achèvement du processus enclenché. Selon lui, dans le fonctionnement institutionnel des collectivités locales, l’on peut mettre en évidence la faiblesse des ressources financières, matérielles, logistiques et humaines. Par ailleurs, Chérif Diagne ajoute que «la non-parution des décrets et des arrêtés d’application de la nouvelle loi ainsi que le caractère encore quasi transitoire de ladite loi affectent l’élan de bon nombre de collectivités locales dans les domaines d’intercommunalité, de recrutement de personnel, des finances locales et de la sauvegarde des acquis de la coopération décentralisée surtout».

Le directeur de l’Ard de Thiès a aussi souligné que les structures techniques qui ont besoin davantage de moyens pour accompagner la mise en œuvre de la reforme, ont subi des coupes budgétaires drastiques. «D’où l’urgence de mettre en œuvre les solutions préconisées par les différents acteurs pour faire ressortir toute la pertinence et l’efficacité de la réforme, en vue d’atteindre  ses objectifs majeurs, notamment la contribution à l’émergence du  Sénégal à partir de  ses territoires». De ce point de vue, le gouverneur Amadou Sy qui présidait la rencontre, a invité les responsables des services techniques à se rapprocher davantage des collectivités locales, pour mieux jouer leur rôle d’assistants des maires de communes, «quel que soit leur couleur politique, mais également à assister aux réunions des conseils municipaux pour une bonne prise en charge des enjeux de l’Acte III». Selon lui, il y a également la nécessité d’apporter des correctifs aux incohérences territoriales, en prenant en compte certaines spécificités sociologiques, historiques, culturelles, éco-géographiques, économiques.

Pour Chérif Diagne, il s’agit de finaliser le cadre normatif en mettant à disposition les décrets d’application et les arrêtés relatifs à certaines dispositions de la loi 2013-10- du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités locales, le statut de l’élu local et de redéfinir la place et le rôle du chef de village dans le contexte de la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation. Le transfert de manière concomitante et conséquente des compétences à vocation économique et les ressources y afférentes, aux collectivités locales pour des projets territoriaux structurants, figurent parmi les recommandations, tout comme la prise en charge des dispositions adéquates pour la gestion partagée des stades de ville ou de commune, des centres de santé d’un certain niveau et la mise à la disposition des nouvelles communes, des ressources humaines de qualité et des moyens matériels adéquats pour la prise en charge correcte des compétences, notamment en matière d’urbanisme.

Mohamadou SAGNE


Eau potableDepuis lundi, l’eau a recommencé à couler dans les robinets des quartiers situés en hauteur dans l’axe sud de la ville de Thiès. Si pour certains de ces quartiers ont souffert du manque d’eau depuis trois ans, à Mbour III par exemple ce calvaire date de 2000.

Les femmes ont retrouvé le sourire tout comme les élèves habitant ces quartiers dont certains ont échoué parce qu’épuisés par les longues attentes toutes les nuits jusqu’à deux heures du matin pour remplir les récipients d’eau avant cinq heures. Selon Abdou Aziz Diop, un des responsables du collectif des habitants de Mbour I, Mbour II, Mbour III, Mbour IV, HLM Route de Mbour, Route de Dakar et de Sofraco, l’eau est revenue en quantité et aussi en qualité dans les maisons. « En raison de la vétusté des tuyaux, il y a eu quelques usagers qui n’ont pas pu avoir de l’eau. Mais grâce à la diligence des agents de la Sénégalaise des eaux (SDE), les branchements sont en train d’être réparés ou repris et ce problème est en train d’être résolu au cas par cas», a-t-il-confié.

Une embellie que les populations veulent pérenne afin que les longues attentes la nuit devant le robinet, l’achat d’un baril d’eau à 1000 ou 1500 francs Cfa, le fait d’être un fardeau pour des parents ou amis demeurant dans des quartiers mieux desservis en eau soient un mauvais souvenir. Du côté de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) qui s’occupe de la production, l’injection de 6000 mètres cubes supplémentaires dans le réseau de l’alimentation en eau potable de Thiès à partir de la nouvelle station de pompage est en train d’améliorer la disponibilité de la ressource sur deux points. Il s’agit du niveau de la  production dans les quartiers en hauteur comme Mbour I, Mbour II, Mbour III, Mbour IV, HLM Route de Mbour, Route de Dakar ou encore Sofraco qui ont perçu une nette amélioration du service. Pour certains habitants, la présente situation leur était inconnue ces dix dernières années. Des ménages commencent à utiliser à nouveau la chasse pour se laver

L’eau est aujourd’hui de meilleure qualité parce que la station est connectée à la conduite qui vient du Lac de Guiers où l’eau ne comporte pas de calcaire,  un des problèmes de  la nappe  à Thiès. Cette nouvelle station, après des essais concluants effectués, il y a quelques semaines, entre dans le cadre du programme d’investissement prioritaire pour Thiès d’un montant de près 6,3 milliards de francs. D’ailleurs, un château d’eau d’une capacité de 2000 mètres cube, implanté au quartier Mbour III, va être connecter à la station de pompage qui vient juste d’être mis en service par la Sones qui a fini de la confier à la société exploitante à savoir la Sénégalaise des eaux (Sde). Ainsi, à la fin des travaux entamés, la production totale de la région de Thiès va augmenter de 17 820 m3 par jour dont 8800 m3/j pour la seule ville de Thiès.

Content des résultats constatés dans leurs maisons, Abou Dia, président du collectif des habitants de Mbour I, note qu’ils ont mis en place un comité de suivi pour accompagner sur le terrain la Sde en remontant toutes les informations pouvant l’aider à mieux gérer le réseau.

Mbaye BA


Valise diagnostiqueLes mécaniciens de l’automobile de la région de Ziguinchor vont bientôt disposer de valises de diagnostic modernes et performantes pour mieux détecter les pannes des véhicules électroniques afin de bien les réparer. L’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat va lancer incessamment un important projet dans ce sens, en collaboration avec le Fongip.

Hier, lors d’une mission d’information et de sensibilisation, le Fongip et l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat ont rencontré les mécaniciens de l’automobile de la région à Ziguinchor pour partager avec eux sur ce projet d’équipement en valises diagnostic communément appelées kits de diagnostic automobile. Les mécaniciens de l’automobile de cette partie de la région méridionale ont bien accueilli le projet, exprimant leur impatience d’acquérir les valises de diagnostic pour enfin intégrer le nouvel environnement de l’automobile. C’est d’ailleurs une des finalités du projet. L’autre est de promouvoir le développement des Très petites entreprises et micro entreprises artisanales (Tpemea), évoluant dans le secteur de la mécanique auto.

L’intérêt que les mécaniciens de l’automobile de la région ont manifesté pour ces valises de diagnostic a réjoui le chef de la division « Etudes, planification et formation » à l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat, en l’occurrence Nfaly Sagna. Il en a déduit que les valises de diagnostic sont un équipement dont les mécaniciens de l’automobile d’ici ont besoin. Parce ce qu’il n’en existe pas dans la région. Les seules valises de diagnostic disponibles sont de petite taille, qui ne peuvent pas détecter certaines pannes. Et on n’en trouve qu’à Ziguinchor, contraignant les mécaniciens d’Oussouye et de Bignona à remorquer les véhicules en panne jusqu’à Ziguinchor, avec tout ce que cela coûte en énergie et en dépense.

Selon Nfaly Sagna qui a dirigé la mission d’information et de sensibilisation à Ziguinchor, les mécaniciens de l’automobile pourront acquérir les valises de diagnostic grâce à un financement de 2 600 000 FCfa du Fongip remboursable en trois ans. Mais chacun d’eux devra apporter un apport de 10% pour prétendre au crédit. Le Fongip, d’après le chef de son département commercial et optimisation des partenariats techniques, Souleymane Bachir Diallo, va garantir le prêt à hauteur de 80%.

Pour ce faire, l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat a signé un partenariat avec le Fongip et la Bimao (Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest).

Moussa SADIO


Les élus de la région de Fatick comptent s’appuyer sur une entente interdépartementale pour poursuivre la belle coopération que l’ex-conseil régional leur a léguée. Dans le cadre de la mise en place de cette entente, les élus des trois départements de la région ont tenu un atelier d’échanges et de partage de deux jours à Ndangane pour définir les modalités de fonctionnement.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le président du Conseil départemental de Fatick, Omar Sène, a indiqué que l’Etat, en responsabilisant les départements pour une prise en charge  de certaines préoccupations locales avec l’Acte 3 de la décentralisation, a également imaginé des leviers sur lesquels ces entités territoriales peuvent s’appuyer pour remplir correctement leurs missions. Parmi ces leviers, souligne-t-il, figurent les ententes que les collectivités locales peuvent développer pour mettre en synergie leurs efforts et prendre en charge leurs défis communs. « S’inspirant de ces dispositions législatives, nos trois institutions ont, dès leurs installations, exprimé leur ferme volonté et leur engagement à cheminer ensemble pour davantage capitaliser tous les acquis de la région et poursuivre le combat pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations », a soutenu le président Omar Sène. Aussi a-t-il ajouté que cet atelier d’échanges et de partage est une  illustration parfaite de cette volonté commune, et cet engagement des trois départements de la région à travailler toujours ensemble, à mutualiser leurs efforts pour un développement territorial durable et harmonieux. Le président Omar Sène a fait savoir que l’ambition à travers cette entente interdépartementale est d’aller ensemble à la recherche de nouveaux partenaires pour le financement de projets et programmes structurants dans tous les domaines. Il a noté que la coopération avec la région de Poitou-Charentes (France) a été relancée, avant de remercier les partenaires financiers qui ont apporté leur soutien pour l’organisation de cet atelier, à savoir l’Agence de développement local (Adl), le programme d’appui à la décentralisation et au développement local, ainsi que d’autres partenaires. Il a salué la disponibilité de l’ancien président du conseil régional de Fatick, Abdoulaye Sène, expert de la décentralisation et du développement local choisi pour animer cet atelier.

Le directeur général de l’Agence de développement local, Malal Camara, s’est félicité de l’initiative prise par les trois institutions départementales pour mettre en place une entente interdépartementale pour promouvoir la coopération décentralisée dans le cadre de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Aussi a-t-il rappelé l’engagement du ministre de tutelle, Abdoulaye Diouf Sarr, de mettre en place des pôles territoires. Selon Malal Camara, le projet d’entente interdépartementale est important, soulignant qu’il peut être un modèle au Sénégal. Il a déclaré que le ministre Abdoulaye Diouf Sarr accorde un intérêt particulier aux conclusions de l’atelier. En ouvrant les travaux, le sous-préfet de l’arrondissement de Fimela, Marcel Mbaye Thiaw, a mis l’accent sur les avantages de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Il a également invité les élus à discuter sur le fond pour éviter les problèmes afin que cette entente soit une union efficace.

Oumar Ngatty BA


Pont FaidherbeAmadou Mansour Faye, maire de la commune de Saint-Louis, a remis du matériel informatique à 12 écoles pour permettre aux apprenants de se familiariser avec les nouvelles technologies. Il a aussi annoncé la réhabilitation de certaines écoles de la ville.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de Siaka Goudiaby, inspecteur de l’éducation et de la formation de la commune de Saint-Louis, qui s’est réjoui de ce geste. Pour lui, le maire, à travers ce don, s’inscrit en droite ligne des orientations du gouvernement et du coup participe à l’accroissement de la qualité dans le système éducatif. Dans son propos, Amadou Mansour Faye, maire de Saint-Louis, a souligné les efforts faits par la municipalité pour appuyer l’école. C’est dans ce sens qu’il a évoqué les 40 millions alloués à la rénovation et la réhabilitation de certains établissements scolaires, avec surtout l’apport de partenaires qui ont mis plus d’une centaine de millions dans ce cadre. Ainsi, les écoles Kayar Mbengue, Abdoulaye Mbengue Khaly de Guet Ndar et autres vont être réhabilitées.

De même, le premier magistrat de la ville a évoqué les 400 tables bancs à ajouter aux 500 autres que va octroyer l’Etat aux écoles de la commune. Toutes ces entreprises visent, selon M. Faye, à faire de Saint-Louis un creuset pour l’éducation. Quant à la question des factures d’eau et d’électricité des écoles, Mansour Faye a dit que de son avis, l’Etat devait s’en charger et trouver des solutions. Il a en outre salué les contributions d’Amadou Bécaye Diop, maire de Ross Bétio et du directeur de l’équipement scolaire qui ont rendu possible ce don.

A. M. NDAW


Regions SNOutrés par la perte de leurs acquis née de l’Acte 3 de la décentralisation, les travailleurs des collectivités locales décident, encore une fois, d’aller en grève pour 72 heures les 25, 26 et 27 janvier. Ils étaient hier en assemblée générale aux Parcelles Assainies.

« L’Acte 3 de la décentralisation est plombé dans sa mise en œuvre ». Ces mots sont de Sidiya Ndiaye, coordonnateur de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal. Réunis hier en assemblée générale au Foyer des jeunes des Parcelles Assainies, ces agents ont sorti de leur carquois une trouvaille qui s’appelle « Gnibi !» (retour au bercail). Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette mobilisation ? Selon Sidiya Ndiaye, la réforme a alourdi les charges des communes et que celles-ci ne peuvent plus payer les salaires et autres pensions des retraités. « Nous allons vers une bataille épique, car dès la semaine prochaine, l’Intersyndicale a décidé d’aller en grève pour 72 heures (les 25, 26 et 27 janvier). Nous voulons que tous les maires soient sensibilisés », a souligné le syndicaliste.

D’après M. Ndiaye, depuis 18 mois, les travailleurs vivent le calvaire et  cette situation doit cesser. «Il faut que chacun soit conscient de cette situation. Nous allons vous proposer un nouveau plan d’actions qui nous mènera vers une grève illimitée », a soutenu le secrétaire général de la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts).

Quant à Bamba Diop, chargé des revendications du Syndicat unique des travailleurs des collectivités locales (Sutracol), cette assemblée générale fait suite à une tournée dans les communes de Dakar depuis le 5 décembre 2015. L’Intersyndicale compte faire une tournée dans les départements de Guédiawaye, de Pikine et de Rufisque pour clôturer par une marche le vendredi 22 janvier qui partira de la Place de l’obélisque au building communal de Dakar. Selon Bamba Diop, les agents déployés dans les communes souffrent le martyre, n’arrivent plus à percevoir leurs salaires, indemnisations, primes, pensions de retraite et ne bénéficient non plus de couverture médicale.

Venu prêter main forte aux syndicalistes, le maire Moussa Sy a indiqué que la réforme est une mise à mort des communes dont certaines sont en cessation de paiement depuis l’année dernière. « Nous avons refusé de payer des secours aux indigènes parce que les salaires sont obligatoires», a dit M. Sy. L’ édile des Parcelles Assainies invite ses collègues maires à prendre leur responsabilité. Aussi, a-t-il exhorté les travailleurs à plus de vigilance.

Pour le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Force du changement (Cnts-Fc), Cheikh Diop, c’est avec  l’entrée en vigueur de l’Acte 3 de la décentralisation que les problèmes ont commencé.

Serigne Mansour Sy CISSE


Samira GhazalLa commune de Saint-Cyr-sur-Loire et ses partenaires (le Comité des villes jumelées et le Syndicat international de l’eau) ont fait des investissements considérables à Koussanar (commune du département de Tambacounda). Grâce à l’Association de jumelage Saint-Cyr-Koussanar, c’est un montant de 338.801.790 FCfa qui a été investi dans cette collectivité locale entre 1989 et 2014.

La coopération entre les communes de Koussanar (département de Tambacounda) et de Saint-Cyr-sur-Loire a été bénéfique pour la collectivité locale sénégalaise. Entre 1989 et 2014, c’est un montant de 338.801.790 FCfa que cette commune française et ses deux principaux partenaires (le Comité des villes jumelées et le Syndicat international de l’eau) ont investi à Koussanar. Tout a été rendu possible grâce à l’Association de jumelage Saint-Cyr-Koussanar qui a été créée en 1990 à Koussanar.

Selon sa présidente, Mme Samira Ghazal Azar, l’idée de jumelage de Saint-Cyr-sur-Loire et de Koussanar est née de la participation des écoles Rolland Engerand et de Kouman Sané de Koussanar suite au rallye pédagogique parallèle au rallye Paris-Dakar de 1988. D’apré elle, après le rallye, il y a eu des séjours respectifs des élèves des deux écoles en France et au Sénégal. « Les Sénégalais et les Français ont pensé que ces relations ne devaient pas s’arrêter, d’où l’idée du jumelage entre Saint-Cyr et Koussananr », a expliqué Mme Azar dont le défunt mari Elias Azar a joué un rôle déterminant. Au début, poursuit-elle, le rayon d’action de la collaboration se limitait aux dons de fournitures, de matériels scolaires et de médicaments à l’école de Koussanar. Par la suite, les dons de médicaments ont été étendus au poste de santé de Koussanar pour toucher une bonne partie de la population. La collaboration s’est poursuivie avec la jeunesse qui a reçu un groupe électrogène et un réfrigérateur. Le forage du village a également pu bénéficier d’un lot important de pièces de rechange. Le don de fournitures et de matériels scolaires s’est étendu à des écoles de l’ensemble de la collectivité locale. La maternité a été réfectionnée et équipée.

Fournitures scolairesà trois mille élèves
Les partenaires français ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Le Cem bénéficie, chaque année, de fournitures scolaires. «Chaque année, une mission ophtalmologique fournit à la population de Koussanar, du département de Tambacounda et de la région, des lunettes correctrices. Au total, mille lunettes ont été distribuées», a confié Mme Azar qui, depuis la disparition de son mari, dirige l’association. La collaboration entre Saint-Cyr et le Syndicat international de l’eau (Sie) de Tours a permis de foncer plusieurs puits qui sont équipés en pompes manuelles sans oublier la réparation du dispositif du forage.

Un puits a été foncé et équipé en pompe manuelle dans l’enceinte du Cem de Koussanar. Au total, ce sont 34 puits qui ont été équipés de pompes mécaniques. En somme, explique Mme Azar, les actions en faveur des populations couvrent plusieurs domaines.

Dans le domaine des infrastructures, il s’agit de la construction d’un complexe socio-éducatif. Il y a également la construction de plus d’une dizaine de salles de classe, sans oublier la réhabilitation de la case des tout-petits. Mieux, deux bibliothèques ont été construites à l’école élémentaire de Kouman Sané et au Cem. Les opérations de soins pour les écoliers et les parents démunis, l’assistance aux sinistrés du village de Keur Ousmane, le don d’une ambulance, figurent également dans le lot des réalisations de Saint-Cyr et de ses partenaires. «Chaque deux ans, notre partenariat donne à trois mille élèves de Koussanar des fournitures. Près de 4,7 tonnes de matériels scolaires ont été déjà acheminées », a souligne Mme Azar. Entre 1989 et 2014, c’est un montant de 338.801.790 FCfa qui a été investi par la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et ses partenaires dont le Cvj et le Sie.

Aliou KANDE


 

MissirahA la tête d’une forte délégation, le député maire de Tambacounda a visité une vingtaine de villages de la commune de Missirah qui avait organisé des marches de protestation sur leur mal vivre. Mame Balla Lô leur a exposés les avancées significatives de leurs doléances et les programmes et projets du Pse de même que le plan d’urgence pour le développement communautaire.

Venu présenter ses condoléances à des familles éplorées, le député maire de la commune de Tambacounda, Mame Balla Lô, a passé toute la journée du samedi dernier dans la commune de Missirah (département de Tambacounda). En retour, les populations lui ont exposé leurs difficultés dont la résolution participerait fort bien à l’amélioration de leurs conditions d’existence.

Parmi ces doléances figurent le manque d’une université à Tambacounda, la construction de ralentisseurs sur la RN7 pour limiter les nombreux accidents constatés sur cet axe, l’accès à l’eau potable, aux soins de santé et à une éducation de qualité.

En réponse, Mame Balla Lô a pris l’engagement de transmettre au gouverneur de région, à l’Ageroute et aux différents ministères concernés, pour que des réponses favorables soient vite trouvées.

Pape Demba SIDIBE


Le département de Podor doit être le moteur de l’émergence au Sénégal, a déclaré hier le président du Conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, au terme d’une grande tournée économique qui lui a permis de sillonner, pendant cinq jours, toutes les localités du Fouta Toro, du Lao, du Yirlabé, etc.

Face à la presse, le président Mamadou Dia, par ailleurs responsable politique et ancien directeur général de la Sde (La Sénégalaise des eaux), a précisé que le département de Podor dispose des atouts et autres potentialités hydro-agricoles dont il a besoin pour sortir ses populations de l’engrenage de la pauvreté et aider le gouvernement à atteindre ses objectifs d’ici 2017. Nous avons, a-t-il poursuivi, « le soutien total du président Macky Sall et de l’ensemble du gouvernement, de l’eau en abondance, du soleil, des ressources humaines de qualité, les intrants agricoles (semences de qualité, engrais, etc.), le crédit agricole, l’encadrement technique (assuré par la Saed, l’Ancar, etc.), les résultats de la recherche agricole (Isra, Africa Rice), pour faire du département de Podor la Californie du Sénégal ».
Il s’est rendu ainsi à Fanaye, Ndiayène Pendao, Thillé Boubacar, Guédé village, Guédé chantier, Ndioum, Gamadji Saré, Namarel, Dodel, Déméth, Walaldé, Cas-Cas, Madina-Ndiatbé, Moumba, Doumga, Aéré Lao, Goléré et Mery. Accompagné d’une forte délégation de conseillers départementaux et de chefs de services départementaux de l’administration déconcentrée, le président Mamadou Dia a été chaleureusement accueilli par les populations de l’île à Morphil, de Bokké Dialloubé, de Galoya, de Mbolo Birane. Partout où il est passé, il s’est entretenu avec les autorités administratives, coutumières, religieuses, les notables, les responsables des projets et programmes, des hôpitaux, centres et postes de santé, des Ong, des lycées, collèges et écoles primaires, des organisations paysannes, des associations des parents d’élèves (Ape), des forages et des châteaux d’eau.

Gestion de proximité
Il s’est adressé aux populations de son département pour leur rappeler que cette tournée économique s’inscrit dans une dynamique de gestion de proximité des problèmes sociaux, économiques et culturels auxquels ces dernières sont quotidiennement confrontées. Plus explicite, le président Mamadou Dia a précisé que cette visite à pas de charge milite en faveur de cette démarche participative, novatrice et de rupture entreprise par le Conseil départemental de Podor en vue de traduire en actes la vision (prospective) du chef de l’Etat en matière de développement local, d’inciter les populations du Fouta à contribuer efficacement à la mise en œuvre de la réforme administrative portant sur l’Acte 3 de la décentralisation, du Plan Sénégal émergent (Pse), du Pracas (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture au Sénégal) et du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar).
Selon le président Mamadou Dia, le Conseil départemental de Podor s’évertue déjà à écouter régulièrement les populations, à recueillir leurs avis, suggestions, préoccupations sur tous les plans et à tous les niveaux, à réfléchir constamment avec ses partenaires sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour réaliser des choses visibles, palpables. Il a laissé entendre que le Conseil départemental, conformément aux directives et aux instructions du président Macky Sall, ne ménage aucun effort pour résoudre les problèmes des populations du Fouta avec l’appui de ses partenaires de la coopération décentralisée.
M. Dia a réaffirmé sa farouche volonté de consolider les acquis hérités du Conseil régional, en poursuivant le travail remarquable de construction et d’équipement des salles de classe, de réalisation des projets d’adduction d’eau potable dans les villages et les établissements scolaires, de programmes d’assainissement, de lutte contre l’insalubrité, etc.
Il a surtout émis le souhait de collaborer étroitement avec l’Office des forages ruraux (Ofor) pour la mise en œuvre de projets de construction de nouveaux forages et châteaux d’eau dans les localités où le problème d’approvisionnement en eau potable se pose toujours avec acuité.

Coopération décentralisée
Parlant de la coopération décentralisée, il s’est réjoui du projet de gestion des ordures ménagères mis en œuvre, en partenariat avec les Yvelines, à Niandane, Mboumba, Pété, Aéré Lao et qui va toucher Goléré, Galoya, Déméth et Mery. Il a aussi rendu un vibrant hommage aux partenaires de Mon 3 qui ont contribué à la réalisation d’un centre de santé et à la mise en valeur d’un périmètre maraîcher (pour les femmes) à Cas-Cas, à la réalisation d’un projet de pisciculture à Madina Ndiatbé, à l’aménagement d’un périmètre maraîcher pour les femmes de Diaga, à la construction d’un collège à Mery, d’un forage à Fondé Ngandé.
Pour ce qui est des problèmes constatés dans le secteur de l’éducation, le président Mamadou Dia a juré, la main sur le cœur, que dans un délai de deux ans, il ne sera plus question de parler de déficit de tables-bancs dans le département de Podor, de difficultés pour les enseignants et les élèves de se connecter au réseau Internet. Il a, à ce propos, souligné qu’il est inadmissible et inconcevable que les populations de base ne puissent pas avoir la moindre possibilité de se connecter au réseau Internet. D’autant plus qu’à l’instar de leurs concitoyens, ces dernières ont le droit et le devoir d’être à la pointe de l’actualité nationale et internationale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


En présence des infirmiers chefs de poste de la commune de Thiès-nord, du Dr Moustapha Diop, médecin chef du district sanitaire de Thiès, des présidents des comités de santé, le maire Lamine Diallo a procédé, mercredi dernier, à la remise des fonds de dotation de l’année 2015 dévolus à la santé.

Le geste a été amplement salué par Khadim Ciss, représentant des infirmiers chefs de poste. Ce dernier est revenu sur les lourdes charges qui grèvent le budget des postes de santé, surtout avec la gratuité des soins des enfants de 0 à 5 ans. « Ceci a beaucoup accru les besoins en médicaments et par ricochet l’argent dépensé par les comités de santé pour s’en procurer ; c’est pourquoi nous souhaitons que l’essentiel de ces médicaments soient destinés à la pédiatrie », a-t-il soutenu. Sur la même lancée, M. Guèye a, au nom des présidents des comités de santé des structures sanitaires de la commune de Thiès-nord, salué ce coup de main des autorités municipales. Selon lui, la situation financière des comités de santé dans les postes est de manière générale très tendue depuis l’avènement de la gratuité des soins des enfants de 0 à 5 ans. C’est pourquoi il a invité les autorités municipales à mettre l’accent sur les médicaments destinés à la santé de la mère et de l’enfant. « Car, dans ce programme de prise en charge gratuit, l’Etat traîne un reliquat de six mois dû aux postes de santé de notre commune ; en plus du fait que quel que soit le coût de la prise en charge, les pouvoirs publics paient à hauteur de 1.400 FCfa par enfant », a-t-il déploré. Revenant sur les autres charges liées au personnel communautaire, M. Guèye précise que sur les 40% de recettes dévolues, le comité de santé intéresse les agents de santé communautaires, le gardien, les femmes de ménage et  doit assurer l’approvisionnement en fournitures de bureau du comité. « Or, l’écrasante majorité des postes de santé de la ville de Thiès ne peuvent pas atteindre des recettes de 600. 000 francs le mois », a-t-il indiqué.
Alors, dans un environnement financier si difficile, M. Guèye a dit sans ambages que les postes de santé ne peuvent pas faire payer les factures d’eau et d’électricité. « Donc, nous souhaitons ardemment pouvoir participer au débat d’orientation budgétaire de nos collectivités locales afin d’attirer l’attention des conseillers sur les véritables enjeux dans nos structures sanitaires », a-t-il insisté.  

Des mesures d’accompagnement salutaires
Mieux, en tant que bras technique des collectivités locales, le médecin chef du district sanitaire de Thiès, Dr Moustapha Diop, soutient qu’il faut des rencontres périodiques entre les spécialistes de la santé et les collectivités locales. « Ceci va permettre d’être au même niveau d’information afin de pouvoir agir le plus efficacement possible au bénéfice exclusif des populations que nous servons tous », a-t-il noté. Pour le médecin chef du district sanitaire de Thiès, les postes de santé de Pognière, de Keur Issa, de Kawsara Fall, de Nguinth, de Petit Thialy ont besoin d’un soutien en équipements ou en infrastructures. « En tant que médecin chef du district sanitaire de Thiès, je tiens à saluer l’engagement de l’ensemble de nos collectivités locales qui se sont mobilisées pour verser les fonds de dotation au secteur de la santé conformément à la loi », a confié Dr Moustapha Diop.
Dans son intervention, le maire de la commune de Thiès-nord, Lamine Diallo, a expliqué qu’au-delà de cette enveloppe de 8 millions de FCfa destinée à l’achat de médicaments pour les postes de santé, dans le budget de 2016 qui vient d’être approuvé, une enveloppe de 43 millions va être injectée dans le secteur de la santé. « Ainsi, nous allons pouvoir intervenir dans la réhabilitation et l’équipement des postes de santé de Pogniène, de Keur Issa, de Kawsara », a-t-il confié. Concernant les factures d’eau et d’électricité des postes de santé dans sa commune, le maire de Thiès-nord dit avoir accordé, pour cette année, une subvention de 500. 000 FCfa à chaque poste de santé. « Sur l’accès des populations à la couverture maladie universelle, nous avons décidé d’aider 1.000 personnes  », a-t-il déclaré.

Mbaye BA


Dans le cadre de la convention de partenariat entre l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda) et le Fongip (Fonds de garantie dédié aux Pme/Pmi), 100 valises de diagnostic et autres équipements modernes de dernier cri seront mis à la disposition des artisans mécaniciens. C’est l’annonce faite hier par le directeur administratif et financier de l’Apda, Moussa Dandio, au cours d’une séance d’animation économique qui s’est déroulée dans la capitale du Nord.
En présence de Yacouba Diagana, représentant du Fongip, Moussa Dandio a réaffirmé la farouche volonté de l’Apda et du Fongip de mettre à la disposition de tous les artisans mécaniciens automobile ces valises de diagnostic. Ceci, en vue de les aider à faire face aux exigences du renouvellement du parc automobile sénégalais, constitué aujourd’hui, essentiellement, de véhicules qui fonctionnent avec un système électronique très complexe. Ainsi, il leur faut impérativement et dans les plus brefs délais disposer de ces outils très modernes qui leur permettront de réparer facilement et en un temps record toutes les pannes détectées sur ces véhicules.
M. Dandio a précisé que cette tournée nationale de rencontre avec les entreprises de mécanique automobile permettra de sensibiliser, en étroite collaboration avec les responsables des différentes chambres de métiers de notre pays, tous les artisans mécaniciens automobiles sur les enjeux et les perspectives de ce projet de dotation de valises de diagnostic.
 Parlant du contexte et de la justification de ce projet, Moussa Dandio a laissé entendre que les responsables de l’Apda, en collaboration avec le Fongip, ont décidé de lancer cet important projet d’équipement des mécaniciens en valises de diagnostic afin de promouvoir le développement des TPEMEA évoluant dans le secteur de la mécanique auto.
 Au-delà de son aspect transfert de technologie, a-t-il poursuivi, il s’agit aussi, à travers ce projet, de former des artisans sur de nouveaux équipements qui permettront de valoriser les prestations des mécaniciens impliqués dans la maintenance d’une nouvelle génération d’automobiles. Avec le rajeunissement du parc automobile sénégalais ces dix dernières années, il n’y a pas eu concomitamment une transformation de la qualité de service des mécaniciens au Sénégal. Or les nouveaux véhicules importés par notre pays requièrent de la part de ceux qui sont chargés d’assurer la maintenance une mise à niveau constante face aux nouvelles technologies. D'où l’importance du volet formation sur les équipements.
A en croire M. Dandio, il s’agit pour le présent projet de doter les artisans mécaniciens des valises de diagnostic en recourant au dispositif de financement mis en place dans le cadre de la convention tripartite Fongip/Bimao/Apda.
Yacouba Diagana a rappelé que le Fongip est un fonds de garantie dédié aux Pme et Pmi, aux groupements de femmes et de jeunes et à tout porteur de projet. Le Fongip découle aussi de l’engagement du chef de l’Etat à mettre en place un fonds de garantie de 50 milliards de FCfa dans son programme « Yonnu Yokkuté ». Les objectifs consistent à accroître l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises, à réduire le coût du financement des projets en minimisant les risques liés aux crédits, le risque de défauts des Pme et faciliter une relation de confiance avec les institutions financières, favoriser la création d’emplois durables par l’accompagnement et le suivi des porteurs de projets.
Les pôles sectoriels prioritaires, a-t-il enfin souligné, tournent essentiellement autour de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’agro-industrie, de l’aquaculture, de l’artisanat, des industries culturelles, des textiles, du tourisme, des infrastructures, des énergies renouvelables, du transport, de l’habitat social, des Tic, des Télé-services ainsi que leurs sous-secteurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le directeur de l’entreprise « Jean Lefebvre », Bara Tall, vient de lancer le projet de réhabilitation de l’école élémentaire « Moundiaye Thiaw » au quartier Takhikao de Thiès.
L’établissement qui date depuis 1957 croule aujourd’hui sous le poids de l’âge avec ses bâtiments en état de délabrement avancé, avons-nous constaté lors de la visite des lieux par l’initiateur du projet. Le plafonnage des salles de classe complètement vétustes tout comme les toilettes aussi laissent à désirer. Un constat amer qui s’accommode mal avec l’ambiance de travail qui doit prévaloir et les bonnes performances scolaires de l’établissement, selon le directeur de l’école.  C’est dans cette école que Bara Tall a débuté son cursus scolaire qui lui a valu ce qu’il est devenu aujourd’hui et tant d’autres personnalités originaires de Thiès et du même quartier de Takhikao. Pour M. Tall, « l’établissement ne mérite pas une telle situation. C’est pourquoi, j’ai envisagé de procéder à sa réhabilitation complète mais en mettant à contribution tout le monde, les anciens de l’école, l’association des parents d’élèves, les populations, bref toute la communauté éducative. Ce qui nous permettra ensemble de remettre à neuf notre école ».
Après une visite des lieux, Bara Tall a ainsi tenu une séance de travail avec la communauté éducative (direction, personnel enseignant et parents d’élèves) pour étudier les préalables à dégager en perspective du démarrage des travaux. Il en appelle également à la mobilisation de tous derrière l’école à travers leurs moyens financiers, physiques, intellectuels.
Le coordonnateur du projet, Mody Diouf, s’est félicité de l’initiative qui vient à son heure et qui devrait être couronnée par la célébration en 2017 du 60e anniversaire de l’école. Selon lui, « un ingénieur est chargé de produire le plus rapidement possible les devis et les travaux vont aussitôt démarrer, en collaboration avec le comité mis en place ». Il est prévu la reprise du mur situé à l’Est et la réhabilitation de toutes les classes, des toilettes et du logement du directeur. « D’autres salles de classe seront aussi construites », a indique M. Diouf.

Mohamadou SAGNE


Pour les besoins du financement du Programme d’appui à la décentralisation, une enveloppe de 100 milliards de FCfa sera mobilisée. C’est ce qui a été annoncé, hier, lors de la cérémonie d’installation du Comité de coordination de la préparation du programme d'appui à la décentralisation.

Le Comité de coordination de la préparation du programme d'appui à la décentralisation a été officiellement installé hier par le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l'aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Ce nouveau programme – qui va durer cinq ans – prend le relais du Programme de renforcement des équipements des collectivités locales (Precol, 2007-2013). Une enveloppe de 100 milliards de FCfa sera mobilisée pour son financement. L’exécution est  confiée à l’Agence de développement municipal (Adm), qui bénéficie de l’appui de la Banque mondiale (Bm), de l’Agence française de développement (Afd) et de la Banque islamique de développement (Bid).
Sont éligibles les communes qui ont bénéficié des programmes antérieurs comme le Precol et qui ont intégralement remboursé leurs dettes. Ce qui pour l’instant écarte certaines communes comme Ziguinchor, Saint-Louis, Thiès et Guédiawaye, qui n’ont pas encore épongé l’intégralité de leurs dettes vis-à-vis desdits programmes. Les chefs-lieux de département, les communes de plus de 30. 000 habitants, etc., sont aussi éligibles à ce programme. Au total, selon Mamadou Wade qui a présenté le projet, il est envisagé de toucher 6,5 millions d’habitants, soit la quasi-totalité de la population sénégalaise.
La création de ce comité, selon Abdoulaye Diouf Sarr, fait suite à une mission conjointe de la Bm et de l’Afd qui a séjourné à Dakar, respectivement du 05 au 09 octobre et du 19 au 30 octobre 2015. Ce séjour entre dans le cadre de la pré-identification technique du programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal. « En le mettant en place, j’ai voulu que ce comité de coordination soit un cadre de concertation et de travail qui cible les différentes thématiques nécessaires à la préparation du futur Programme d’appui à la décentralisation destiné aux communes et aux agglomérations », a précisé le ministre de la Gouvernance locale.

Comité de coordination
Pour lui, le nouveau programme est fortement attendu par les acteurs territoriaux. Car, il sera l’un des plus importants programmes d’accompagnement de l’Acte 3 de la décentralisation, en cohérence avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Il viendra, a poursuivi Abdoulaye Diouf Sarr, contribuer, de manière substantielle, à la territorialisation des politiques publiques et surtout à la promotion du développement. Les objectifs de ce programme sont d’appuyer les reformes transversales par la rationalisation de la répartition des transferts du Fercl destinés à l’investissement des communes, de renforcer les capacités des communes pour les aider à mieux exécuter leurs missions par la mise en place d’un système basé sur la performance, de contribuer à l’émergence des pôles urbains à l’intérieur du pays, d’améliorer l’accès des populations aux services et aux équipements urbains de base et intercommunaux.
Pour sa part, le patron de l’Agence de développement municipal (Adm), Adama Diouf, a estimé que le secteur de la décentralisation doit être plus attractif pour que les partenaires ne partent pas.
Selon lui, l’Etat ne doit pas être seul dans le combat parce que la décentralisation est un processus multi acteurs. « Nous devons tous nous engager pour la maîtrise de notre destin. Beaucoup de partenaires se retirent alors que la réforme a ouvert ses portes et ses fenêtres», s’est-il désolé. Les maires du Sénégal, par la voix de Aliou Sall, édile de Guédiawaye et président de l’Association des maires du Sénégal, ont dit leur disponibilité à aider à la réussite du programme compte tenu des avantages   qu’il offre aux villes.
Pour ce dernier, sa commune s’est engagée à rembourser ses dettes à partir de 2016. Il a également appelé les autres collectivités locales concernées à faire de même pour pouvoir bénéficier de ce nouveau programme.

Ndiol Maka SECK



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