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Régions (1284)

Toutes les populations de Nguéniène, avec l’appui de leurs partenaires de l’Ircod (Institut régional de coopération et de développement) et l’Ucg (Unité de coordination de la gestion des déchets solides), se sont mobilisées, le week-end, pour rendre leur ville propre.

L’opération s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée entre les communes de Nguéniène et de Benwhir, en France. La  gestion des déchets a toujours constitué une priorité pour la commune de Nguéniène qui, depuis 2016, avec ses partenaires, a pris le taureau par les cornes pour définitivement se départir des déchets qui jonchent le sol et constituent un danger pour les populations et
l’environnement. Pour la circonstance, les autorités communales ont sonné la mobilisation. Hommes, femmes et jeunes ont donné un coup de balai au cours d’un grand «set-sétal» à l’échelle du village pour assainir leur localité. Avec l’entremise des partenaires, Ircod et l’Ucg, les déchets déversés au quotidien dans les rues, coins et recoins ont été ramassés. Quentin Vilsalmon de l’Ircod s’en est félicité et a soutenu que pour la pérennisation et le renforcement des actions engagées, la commune et ses partenaires prévoient une prise en charge progressive de la gestion des déchets, avec la construction d’un container de tri et de stockage du plastique. Au nom des femmes, Mme Thiam a demandé à ses homologues d’assurer le suivi puisque, à son avis, il ne sert à rien d’enlever des ordures sans changer de comportement. « Mieux vaut ne pas salir que de nettoyer », s’est-elle exclamée, promettant de poursuivre la sensibilisation pour que Nguéniène reste et demeure propre.

Au nom de la commune, Gaby Diouf a remercié les populations, les partenaires et le chef de village pour leur engagement. Pour assurer le suivi, a-t-il dit, un comité de pilotage dirigé par Michel Ndour sera mis en place par arrêté du maire et va étaler ses activités dans l’année. M. Diouf a aussi annoncé qu’un prix sera décerné au quartier le plus propre, de manière à créer une émulation saine au niveau des populations. Quant au coordonnateur régional du pôle de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides, Ibrahima Mbaye, il a soutenu qu’avec l’aide de son agent cartographe, ils ont déjà recensé une trentaine de dépôts sauvages sur l’ensemble du territoire communal. Dès lors, M. Mbaye a avancé que la mise en place d’une stratégie d’éradication desdits dépôts est envisagée.

Amath Sigui NDIAYE

L’Agroforesterie entrepreneuriale et les techniques d’élevage du Germe (Gérer mon entreprise), les techniques de production, de transformation, de conservation et de commercialisation des produits agricoles sont au centre de la formation de près de 300 jeunes des régions de Tambacounda et Matam.

Initié par le Procosoc (appui à la cohésion sociale et à la création d’opportunités d’emplois au nord et à l’est du Sénégal (Tambacounda, Matam) et l’Ard de Tambacounda, le projet vise la promotion de la paix, de la cohésion sociale et la création d’opportunités d’emplois pour la jeunesse afin de prévenir la poussée éventuelle de la violence. C’est par Goudiry, à 120 km de Tambacounda, que le Procosoc et l’Ard de Tambacounda ont lancé la série de formations au profit des jeunes des quatre départements de Tambacounda et de la région de Matam sur l’agroforesterie, la transformation, la conservation et la commercialisation des produits agricoles financée par le Pnud et la coopération japonaise et exécutée par l’Ard de Tambacounda.

Pour Hamdy Moustapha Bâ, adjoint au préfet de Goudiry qui a présidé cette rencontre, c’est une belle opportunité pour maintenir les jeunes dans leurs villages respectifs. M. Bâ s’est félicité de la territorialisation des politiques publiques qui permet de trouver les jeunes dans leur terroir pour des sessions de formation qui ont démarré par la formation se rapportant à l’agroforesterie avec des sessions théoriques et des travaux de terrain.

Promotion de la paix
L’adjoint au préfet de Goudiry s’est réjoui que l’approche retenue par le projet va permettre d’anticiper et de limiter toute résistance susceptible de se produire lors de la mise en œuvre et des changements proposés en instaurant un dialogue permanent dans des cadres déjà existants. Cela avec les différents acteurs, à travers des alliances considérées comme méthode garantissant la participation. Pour obtenir les effets attendus du programme, une attention particulière sera accordée à sa cohérence avec les autres initiatives entreprises par le Pnud et la coopération japonaise dans les deux régions, souligne M. Bâ.

Pour Abdoul Aziz Tandia le directeur de l’Ard, au cours des dernières années, la région du Sahel a été le théâtre d’une flambée de foyers de tension. Les manifestations de ce phénomène sont particulièrement prononcées dans les pays voisins du Sénégal, au nord et à l’est, avec des répercussions dans les régions de Tambacounda et Matam. Ces régions qui ont enregistré des taux de pauvreté de 60,4 et 45,2% respectivement en 2011 (Ansd, 2011) sont marquées par des conditions économiques précaires et un taux élevé de chômage des jeunes. Ces conditions rendent ces régions vulnérables aux phénomènes migratoires et à leurs conséquences sur la paix et la stabilité.

Le présent projet, pour Dr Tandia, a été élaboré pour réduire le risque de propagation de la violence amplifiée par la pauvreté et le chômage endémique dans ces zones. C’est pourquoi Gallo Kébé, le coordinateur de l’équipe locale, retient que l’objectif du projet est d’inverser la menace et ces tendances enregistrées à travers la promotion de la paix et de la cohésion sociale et la création d’opportunités d’emplois pour les jeunes (18 à 35 ans) et les femmes chefs de famille dans les régions au nord-est du Sénégal.

Pape Demba SIDIBE

La commune de Pikine-Est a organisé, samedi dernier, une randonnée pédestre sur fond de solidarité sociale. Il s’agit d’une randonnée pédestre à double enjeux, car au-delà l’objectif sanitaire visé, elle a permis aux randonneurs d’aller au chevet des personnes malades de l’hôpital Baye Talla Diop de Pikine et de les réconforter.

Il est dix heures passées de quelques minutes lorsqu’une cohorte de jeunes, habillés en tee-shirts blancs et casques bien vissés sur la tête, arpentent les artères de Pikine-Est en direction du centre de santé Baye Talla Diop (ex-Dominique). On est dans le cadre d’une randonnée pédestre d’une certaine particularité. Car arrivés au bout de l’itinéraire, les marcheurs, à la place des étirements et autres échauffements, vont se solidariser avec les malades de la structure de santé susmentionnée.

Dans une ambiance décontractée, les randonneurs arrivent au portail du centre de santé qu’ils ont franchi dans la plus grande sérénité. Le maire de Pikine-Est, Issakha Diop, a saisi cette occasion pour offrir au centre de santé du matériel médical ainsi qu’un lot de médicaments. « Le matériel médical provient du container que nous avons réceptionné la semaine dernière. Par contre, des amis et moi avons mis la main à la poche pour mobiliser une importante somme d’argent ayant servi à l’achat des médicaments que nous avons mis à la disposition du centre de santé », a-t-il déclaré. M. Diop a estimé que cette action est à inscrire dans le registre de l’intercommunalité. « Le centre de santé Baye Talla Diop ne se trouve pas dans la commune de Pikine-Est que je dirige, mais c’est un hôpital qui polarise sept communes, dont la nôtre, et nous pensons que c’est également l’intercommunalité qui est en marche, car c’est une opportunité aussi de la vivre  avec la commune de Pikine-Est que dirige le ministre délégué Pape Gorgui Ndong.

Ce dernier a salué le geste du maire Issakha Diop. Il l’a d’ailleurs encouragé à poursuivre les efforts qu’il est en train de déployer au profit de ses administrés.

Abdou DIOP

Dans le cadre de la coopération décentralisée entre la ville de Pikine et celle de Nanterre, une bibliothèque et une salle informatique ont été inaugurées hier à l’école élémentaire El Hadj Iba Sène.

Il s’agit d’un bâtiment de deux pièces (R+1) dont la construction est assurée par la ville de Pikine, mais qui est entièrement équipé par l’association « Espoirs». Ce sont des manuels scolaires pour la bibliothèque et des ordinateurs de dernière génération pour la salle informatique. Un joyau mis à la disposition de cette école élémentaire dans le cadre d’un projet qui lie la ville de Pikine et l’association « Espoirs » devant prendre fin en 2019. Outre la réalisation de ce bâtiment abritant la bibliothèque et la salle informatique, le projet comporte également la construction du mur de clôture, le remplacement du matériel scolaire des seize classes qui constituent 1.100 places, la fourniture d’équipements complémentaires (bureaux enseignants, armoires, etc.) mais aussi la fourniture de blouses à l’ensemble des élèves, de livres de bibliothèque et de rayonnage.

Le président de l’association « Espoirs », Jean Michel Parent, a invité les élèves à bien se servir de ces outils en veillant à leur entretien. Il a précisé qu’en France, il y a des écoles qui ne disposent pas de ce joyau. Il a promis de repasser chaque année pour s’assurer que les potaches en font un bon usage. Le représentant du maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a révélé que ce projet fera l’objet d’une évaluation dans un futur proche pour mesurer son impact sur le niveau des élèves et apprécier l’état des locaux et des équipements mis à la  disposition de cette école. « Cela est un gage de la consolidation de notre partenariat avec la ville de Nanterre et l’association », a-t-il indiqué. Inspecteur de l’académie de Pikine et Guédiawaye, Seyni Wade a estimé que ces deux outils permettront d’améliorer les résultats dans cet établissement qui, a-t-il indiqué, fait partie des meilleures écoles élémentaires du département. Directrice de l’école El Hadji Iba Sène, Khardiata Thiam Thioune a adressé ses remerciements à l’association bienfaitrice ainsi qu’à la ville de Pikine.

Abdou DIOP

Dans le cadre de la chaîne de solidarité qui a d’ailleurs prévalu à la naissance de l’association Tambacounda-Reillanne, un important lot de jouets d’enfant a été gracieusement offert à la l’école maternelle municipale de Tambacounda.

Un élan de solidarité que les enfants de Reillanne ont entrepris par la collecte de ces jouets pour les apprenants de la maternelle ainsi que ceux de l’école élémentaire Adja Aïda Mbaye. Ce lot d’une vingtaine de cartons est composé de livres, de jouets, etc. Selon Bangaly Diallo, président de Tambacounda-Reillanne, la chaîne de solidarité est en train de s’élargir au secteur de la santé car un lot de deux cartons est destiné à la pédiatrie du Centre hospitalier régional de Tambacounda. « Si les collègues enseignants se donnent le temps de se familiariser avec les différents jouets, cela pourra être d’un apport très bénéfique dans le processus d’enseignement-apprentissage ». M. Diallo de poursuivre que le défi est maintenant à relever par l’équipe pédagogique. « Que chaque enseignant sache qu’il y a du matériel pédagogique disponible pour les enfants ».

Bangaly Diallo de prévoir une évaluation après le premier trimestre de l’année prochaine afin de voir l’apport que ce matériel sur les performances des pensionnaires des deux établissements. Pour la directrice madame Bâ, le besoin en jouets était là. C’est dire, selon elle, que cet appui vient renforcer le peu qu’il y avait d’existant. « Cela va contribuer énormément à l’amélioration des enseignements-apprentissages. Elle a vivement tenu, au nom de l’équipe pédagogique, de l’association des parents d’élèves ainsi que de l’association des mères d’élèves, à remercier l’association qui œuvre véritablement pour la promotion de l’éducation dans son établissement. M. Ba de souligner que grâce à cette coopération, son établissement qui entretient près de 335 potaches de 3 à 5 ans et 9 classes, se targue de voir son essor soutenu par cette coopération qui a permis de construire des salles d’informatique multifonctionnelles, une bibliothèque, un forage et un terrain de sport. L’inspecteur Wade, représentant de l’inspecteur de l’éducation et de la formation, a affirmé « qu’on ne cessera jamais de remercier les donateurs ». Ces derniers, selon lui, ont déjà beaucoup fait et continuent d’accompagner ces deux établissements scolaires.

Pape Demba SIDIBE

25 millions de FCfa, c’est le montant alloué aux groupements de femmes des villages impactés par les deux projets de construction de centrale solaire à Ten Mérina dans la commune de Mérina Dakhar et Sinthiou Mékhé dans la commune de Méouane.

La cérémonie de remise de ces financements dans le cadre de la responsabilité sociale d’entreprise (Rse) a été présidée par M. Aymérou Gningue, maire de Mérina Dakhar, par ailleurs président du conseil de surveillance d’Aviation Handling Services (Ahs), en présence du président du conseil d’administration de la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec) de la Fédération des associations de développement communautaire (Fadec) ainsi que plusieurs membres des groupements bénéficiaires. Il s’agit des groupements de femmes des villages de Sinthiou Mékhé, Yeuma, Sine Kane, Tenghor, Mékhé village et Ngakham (Méouane), de Tibo et Mboulom (Mérina Dakhar) et ceux de la commune de Mékhé. A travers la clé de répartition qui s’établit comme suit : 10 millions de FCfa pour les groupements des villages de la commune de Méouane, 5 millions de FCfa pour ceux de Mérina Dakhar et 10 millions de FCfa pour les groupements de la commune de Mékhé.

« Ces financements devraient ainsi permettre aux femmes de bénéficier de ressources pour doper l’économie rurale et leur rendre la dignité aux fins de pouvoir subvenir à leurs besoins vitaux », a indiqué Aymérou Gningue, le maire de Mérina Dakhar qui, on se rappelle, avait plaidé la cause de ces femmes du Cayor lors de leur journée du 8 mars 2017 dont il était le parrain. Il s’était engagé à les appuyer pour le financement de leurs activités à travers une ligne de crédit de 100 millions de FCfa et que lui-même avait effectué le dépôt de 20 millions de fonds de garantie à la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec). « Les sociétés en charge des deux projets de centrales solaires à Ten Mérina et à Sinthiou Mékhé ont répondu à notre plaidoyer en faveur des femmes et que ce geste de les octroyer un financement de 25 millions de FCfa est une suite logique des actions de mobilisation de ressources avec lesquelles les femmes vont disposer de crédits pour le financement de leurs activités mais aussi de leur implication dans le développement de la zone », affirme M. Gningue.

Les femmes du Cayor, plus particulièrement celles de la zone de Mékhé, s’activent le plus dans l’artisanat, la vannerie, l’agriculture, le maraîchage, le commerce, la transformation des produits locaux, entre autres. En leur nom, Fatma Guèye Camara de Mékhé village, Dial Ndiaye de Méouane et Binta Diakhaté ont manifesté toute la gratitude des bénéficiaires pour ce geste de haute portée sociale.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de Ndiébène Gandiole, Arona Sow, et ses proches collaborateurs ont rendu un vibrant hommage aux responsables de l’Ong allemande « Aide Gandiole » qui ont pris la ferme décision de financer la construction d’un stade de football dans cette commune, plus précisément au village de Tassinère, pour un coût global de près de 700 millions de FCfa.

En présidant samedi dernier à l’école primaire de cette localité, la cérémonie officielle de pose de la première pierre de ce projet de grande envergure, Arona Sow s’est adressé au fondateur et président de cette Ong allemande, Bernd Hansen, afin de le remercier vivement, au nom du président Macky Sall et de l’ensemble du gouvernement, pour les efforts constants et louables déjà déployés par cette Ong en vue de contribuer efficacement au développement de cette commune du Gandiolais qui abrite pas moins de 22.000 habitants répartis dans trente villages.
 En effet, a rappelé le président du conseil municipal de Ndiébène Gandiole, cette Ong a injecté depuis 1999 une enveloppe de plus de 200 millions de FCfa dans la construction du collège d’enseignement moyen (Cem) et d’un grand stade omnisports dans le village chef-lieu de cette commune.

Nos partenaires allemands de la coopération décentralisée ont ainsi financé la construction d’un grand bloc administratif dans ce Cem, des salles de classe, de la salle des professeurs, du bloc d’hygiène, avant d’équiper entièrement ce stade omnisports doté d’une piste d’athlétisme très moderne.

Le président et fondateur de l’Ong, Bernd Hansen, a réitéré l’engagement à poursuivre une étroite collaboration avec le conseil municipal de Ndiébène Gandiole, qui date de plus de 25 ans. Il s’est dit très fier d’aider le maire Arona Sow et ses proches collaborateurs à satisfaire entièrement les doléances des jeunes Gandiolais qui tournent essentiellement autour de l’urgence et de la nécessité de mettre en place dans ce terroir de l’arrondissement de Rao des infrastructures sportives très modernes, d’améliorer de manière significative les conditions de vie des populations vulnérables de cette commune.

Mbagnick Kharachi Diagne


Une ville chargée d’histoire
Située dans l’arrondissement de Rao, à quelques encablures de l’embouchure du fleuve Sénégal et à une vingtaine de km de la ville de Saint-Louis, Ndiébène Gandiole fut fondé par un certain Ndiambé ou Ndieumbe Diop. Selon de nombreux témoignages concordants et recueillis sur place auprès de cinq sexagénaires du village de Tassinère, Ndieumbe Diop fut un chasseur provenant du Djolof toujours accompagné de son fidèle griot Deuleuss Diouck.

Pendant plusieurs années, il mettait à profit la saison sèche pour chasser. La viande de ses proies était mise en boucanée « séél » et lui servait de nourriture une fois de retour au Djolof. Pendant une année, les pluies, qui l’ont surpris dans la région, ont fait pourrir toutes ses provisions. Après une longue méditation, il décida de rester dans ce terroir, car il n’avait plus de nourriture en réserve.
 Il rejoignit le village de Gantour qui se trouvait être le plus proche et qui daterait de plus d’un siècle. Quelques années après son intégration, Ndiambé ou Ndieumbe épousa une fille du village et fut envoyé par les gens de Gantour auprès du Damel du Kayor pour lui décrire l’état du lieu où il vivait tout en revendiquant l’appartenance de cette localité du Gandiolais au roi du Kayor. D’innombrables taxes ont été offertes au Damel à cet effet.

A en croire ces vieux notables, Ndieumbe fut, à cette occasion, nommé «Diawdine» de cette région du Gandiolais. Pour ne pas bouleverser la hiérarchie déjà établie à Gantour, Ndiambé Diop eût le réflexe de fonder un nouveau village plus à l’Ouest de Gantour. Ce village porte le nom de Ndiébène. Ce fut une déformation du mot «Ndiobène» et toute la partie septentrionale de Gandiol lui fut confiée.  Ce village, ont précisé nos sources, fut l’un des trois villages-mères de la province de Gandiol.

Après l’annexion de la province par le Brack du Walo, Diack Aram Bacar en 1749, des suites de la bataille de Ndob, le Cadi (Imam et Juge musulman), par ailleurs représentant du roi du Walo, s’installa pour la première fois à Ndiébène. À partir de ce moment, Ndiébène devenait la capitale de la province de Gandiol et cela jusqu’à la cession de la province à la colonie du Sénégal en 1861. Avant cette date, toutes les décisions importantes étaient prises à Ndiébène: les batailles de Dign sakh (opposant le Gandiol aux guerriers du Walo), la bataille de Ricote quand les Gandiol-gandiols se battaient contre les ravisseurs d’esclave (les maures du Trarza), la bataille de Safilème surnommée le conflit des épaves quand le Gandiol entrait en conflit contre la colonie du Sénégal le 04 septembre 1826 ou même la signature du traité entre la colonie du Sénégal et les gens de Gandiol le 15 décembre 1826. La bataille de Safilème fut la première défaite que la France eut enregistrée en Afrique.


Mb. K. Diagne

Dans le cadre de la chaîne de solidarité de l’association Tambacounda-Reillanne, un important lot de jouets d’enfant a été gracieusement offert à la l’école maternelle municipale de Tambacounda. Après 13 ans de soutien qui ont permis de construire des salles d’informatique multifonctionnelles, une bibliothèque, un forage et un terrain de sport, la solidarité Reillane s’oriente vers le secteur de la santé avec un lot de deux cartons destinés à la pédiatrie du Centre hospitalier régional de Tambacounda.

Un élan de solidarité que les enfants de Reillanne ont entrepris par la collecte de ces jouets pour les apprenants de la maternelle ainsi que ceux de l’école élémentaire Adja Aïda Mbaye. Ce lot d’une vingtaine de cartons est composé de livres, de jouets, etc. Selon Bangaly Diallo, président de Tambacounda-Reillanne, la chaîne de solidarité est en train de s’élargir au secteur de la santé car un lot de deux cartons est destiné à la pédiatrie du Centre hospitalier régional de Tambacounda. « Si les collègues enseignants se donnent le temps de se familiariser avec les différents jouets, cela pourra être d’un apport très bénéfique dans le processus d’enseignement-apprentissage ». M. Diallo de poursuivre que le défi est maintenant à relever par l’équipe pédagogique. « Que chaque enseignant sache qu’il y a du matériel pédagogique disponible pour les enfants ». Bangaly Diallo de prévoir une évaluation après le premier trimestre de l’année prochaine afin de voir l’apport que ce matériel sur les performances des pensionnaires des deux établissements. Pour la directrice madame Bâ, le besoin en jouets était là. C’est dire, selon elle, que cet appui vient renforcer le peu qu’il y avait d’existant. « Cela va contribuer énormément à l’amélioration des enseignements-apprentissages. Elle a vivement tenu, au nom de l’équipe pédagogique, de l’association des parents d’élèves ainsi que de l’association des mères d’élèves, à remercier l’association qui œuvre véritablement pour la promotion de l’éducation dans son établissement. M. Bâ de souligner que grâce à cette coopération, son établissement qui entretient près de 335 potaches de 3 à 5 ans et 9 classes, se targue de voir son essor soutenu par cette coopération qui a permis de construire des salles d’informatique multifonctionnelles, une bibliothèque, un forage et un terrain de sport. L’inspecteur Wade, représentant de l’inspecteur de l’éducation et de la formation, a affirmé « qu’on ne cessera jamais de remercier les donateurs ». Ces derniers, selon lui, ont déjà beaucoup fait et continuent d’accompagner ces deux établissements scolaires. L’inspecteur exhorte ainsi la direction et son équipe pédagogique à une gestion rigoureuse du matériel afin que plusieurs générations d’enfants puissent en bénéficier.

Pape Demba SIDIBE

Les souffrances endurées par les populations de la zone de Diohine qui polarise 11 villages pour l’évacuation des malades vers Fatick sont devenues de mauvais souvenirs. Mme le maire de la commune de Diarrère, Thérèse Faye Diouf, a offert une ambulance au poste de santé de Diohine. Cette ambulance a été acquise grâce à l’Association des amis du capitaine Mbaye Diagne et à l’entreprise Rebo Tech. Mme Thérèse Faye Diouf a procédé à la remise de cette ambulance mercredi en présence des autorités et des populations.

Diohine, une localité de la commune de Diarrère, dispose désormais d’une ambulance pour l’évacuation des malades vers les structures sanitaires de Fatick. Lors de la cérémonie de remise, Mme le maire de la commune de Diarrère a exprimé toute sa satisfaction de remettre cette ambulance aux populations de Diohine. Ce qui a toujours été une doléance pressante pour les populations de cette localité.

Selon Mme Thérèse Faye Diouf, Diohine polarise 11 villages et la commune a toujours accordé une priorité à cette localité pour toutes les questions liées à la santé. « C’est pourquoi, lorsque nous avons reçu cette ambulance, nous avons pris toutes les dispositions pour la remettre au poste de santé de Diohine », a-t-elle déclaré.

Pour elle, cette ambulance est venue à son heure pour soulager les souffrances de toute une population qui a toujours souhaité disposer d’une ambulance. Aussi a-t-elle insisté sur l’entretien de cette ambulance qui est un don de l’association des amis du capitaine Mbaye Diagne et de l’entreprise Rebo Tech.

« Nous travaillons pour alléger les souffrances du monde rural comme nous le recommande le président de la République, Macky Sall », a-t-elle soutenu.

Oumar Ngatty BA

Les artisans de Pikine sont préoccupés par le développement de leur secteur d’activité. Ils ont organisé un forum pour diagnostiquer les difficultés qui entravent l’émergence de l’artisanat à Pikine.

Les artisans de Pikine font face, depuis plusieurs années, à des obstacles majeurs qui semblent plomber le secteur. C’est pourquoi, ils ont pris cette initiative pour trouver les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de promouvoir l’activité artisanale. Inexistence d’un site artisanal, manque de formation, déficit de financements, voilà les principaux thèmes sur lesquels les acteurs de l’artisanat se sont penchés durant trois jours aux côtés de mairie de ville de Pikine afin que les écueils qu’ils déplorent puissent être levés. A cet effet, les associations d’artisans de Pikine se sont ainsi unies, le temps d’un forum, pour peaufiner une stratégie à mettre en œuvre afin d’arriver à un développement effectif de ce secteur. Il s’agit de répertorier tous les maux auxquels les artisans font face dans le département de Pikine et de les consigner dans un mémorandum à remettre à l’autorité de tutelle. Président de la chambre des métiers de Pikine, Ibrahima Ndiaye a rappelé que l’Etat est toujours resté muet face aux doléances des artisans de Pikine. «Dans la banlieue, les artisans ont un réel problème d’espace. C’est-à-dire, un site où ils pourront s’installer et exercer tranquillement leur métier», a-t-il déclaré. Il a estimé que le président de la République est en train de régler les problèmes des autres secteurs alors que les artisans continuent de souffrir en silence. «Outre le manque d’un site, nous avions aussi déploré les difficultés liées à l’absence d’un label pour protéger nos œuvres», a-t-il ajouté. A l’en croire, la population de Pikine est composée à plus de 80% d’artisans qui, aujourd’hui, tirent le diable par la queue. Ibrahima de rappeler que les artisans sont de loin plus nombreux que les lutteurs. Il a proposé à l’Etat de construire un village artisanal sur le site du technopôle pour offrir aux artisans un lieu de travail. Maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo a estimé que ce forum est un moment crucial dans la vie de l’artisanat à Pikine. Il a promis de ne ménager aucun effort pour que les complaintes émises par les artisans de Pikine puissent trouver des solutions dans les meilleurs délais. Le maire de Pikine a rappelé la volonté de l’Etat du Sénégal de doper le secteur de l’artisanat. Il a rappelé les différentes structures que l’Etat du Sénégal a créées pour accompagner le développement de l’artisanat au Sénégal.

Abdou DIOP

Du fait des nouveaux paradigmes induits par l’Acte III de la décentralisation qui nécessitent la mobilisation d’importantes ressources financières pour faire face aux besoins des collectivités locales, l’Adm a envisagé le recours à des formes de « financements innovants ». Ceux-ci concernent particulièrement les Partenariats publics-privés (Ppp) ainsi que l’accès aux financements bancaires et au marché financier.

Une telle initiative trouve son justificatif dans la volonté de l’Adm de permettre le renforcement des capacités des municipalités dans l’identification, la conception et la réalisation de projets en Partenariats publics-privés (Ppp) et la mise en place de mécanismes de financement des municipalités par les banques locales et le marché financier sous-régional. Ainsi, aux fins de faciliter un meilleur rapprochement entre les collectivités locales et les banques, l’Adm a démarré hier à la Somone un séminaire sur « le financement des collectivités territoriales par le système bancaire : enjeux et opportunités ». Cette rencontre, en plus de constituer une plateforme d’échanges, permettra, d’une part, de mieux faire connaître aux banques les « procédures administratives, comptables et financières des collectivités locales » et, d’autre part, de renforcer les capacités des collectivités locales sur les « modalités et les procédures bancaires, en ce qui concerne particulièrement l’emprunt destiné au financement de projets locaux ».

La politique de décentralisation a longtemps souffert d’une inadéquation entre les compétences transférées aux collectivités territoriales et les ressources financières mises à la disposition de celles-ci, a indiqué Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire en ouvrant la rencontre.

En initiant l’Acte 3 de la décentralisation, a-t-il ajouté, Son Excellence Monsieur le président de la République a exprimé sa volonté de lever cette grande contrainte de notre système de décentralisation, soulignant en effet que la question du financement des collectivités territoriales constitue le cœur de la réforme. Il est apparu clair que les mécanismes classiques, jusque-là mis en œuvre, n’ont véritablement pas permis aux collectivités territoriales de surmonter leurs difficultés, a encore estimé le ministre.

Pour justement trouver des solutions aux difficultés d’accès au financement, a-t-il dit, depuis son lancement en 2013, l’Acte 3 de la décentralisation promeut les mécanismes innovants de financement du développement territorial dont le financement bancaire. Il s’agit de faciliter aux collectivités territoriales l’accès au système bancaire et aux banques de s’ouvrir davantage aux collectivités territoriales, notamment pour le financement de projets d’investissements, a-t-il fait comprendre.

Ce séminaire constitue une belle plateforme d’échanges autour de la problématique du financement par le système bancaire, les élus locaux, les autorités administratives ainsi que les agents territoriaux ayant une belle opportunité en participant à la rencontre, de se familiariser avec le système bancaire, de mieux connaître les modalités et procédures d’accès au financement de projets locaux, a indiqué Abdoulaye Diouf Sarr. Sa conviction est que les Banques dont une des missions premières est de financer l’économie et les collectivités territoriales peuvent travailler ensemble et participer, dans une confiance mutuelle et dans un esprit gagnant-gagnant, à la réalisation de projets d’infrastructures et d’équipements afin de fournir à nos concitoyens des services publics de qualité. Tout l’enjeu de ce séminaire qui est de susciter l’intérêt du secteur bancaire pour contribuer au financement du développement territorial, mais aussi d’amener les collectivités territoriales à s’imprégner des conditions d’accès au financement bancaire. Ce rapprochement banques-collectivités territoriales est nécessaire. Il est devenu un impératif dans ce contexte où les dotations de l’Etat et les produits de la fiscalité locale, à eux seuls, ne suffisent plus à procurer aux communes et aux départements les ressources dont elles ont besoin pour accomplir leurs missions, a-t-il conclut.

Amath Sigui Ndiaye

« Je voudrais rappeler que cette rencontre s’inscrit dans le cadre plus global de la mise en œuvre du «Projet financements innovants» ». Cet important projet initié et mis en œuvre par l’Agence de développement municipal a pour objectif principal d’accompagner les collectivités territoriales dans le but de leur permettre de tirer le maximum de profits des énormes potentialités qu’offre le marché financier, les partenariats publics-privés, le secteur bancaire, les fonds verts, etc. A l’évidence, thème ne pouvait être plus indiqué et plus pertinent si l’on se réfère à ce contexte d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation, réforme structurante à travers laquelle son Excellence Monsieur Macky Sall, président de la République, manifeste sa vision d’«organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable ».

Aussi confère-t-il aux communes et aux départements un rôle de premier plan dans l’essor socio-économique du Sénégal, notamment grâce à la territorialisation des politiques publiques érigée en principe directeur par le Plan Sénégal Emergent (Pse) qui est le référentiel unique de notre stratégie de développement. C’est le lieu, une fois encore, de remercier très chaleureusement son Excellence Monsieur le Président Macky Sall. Il nous a beaucoup facilité la tâche dans ce domaine en mettant en place des programmes à fort impact socio-économiques tels que le Progep, le Pudc, Promovil, le Puma, le Pacasen, le Ppc/Pndl, etc.

De 32,5 milliards de FCfa en 2012, année marquant son accession à la magistrature suprême, le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) et le Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd) ont connu un bond significatif salué par l’ensemble des élus. En effet, en 2017, le Fecl et le Fdd ont cumulativement dépassé les 43 milliards de FCfa ».
 

A. S. NDIAYE

La lutte contre les mouches de fruits va monter d’un cran cette année dans la région de Ziguinchor, à la faveur d’un projet sous-régional de la Cedeao qui a déjà mobilisé quelque 67 millions de francs Cfa à cet effet. Et 400 producteurs sont en train d’être capacités sur les techniques appropriées pour apporter la riposte idoine. Car les dégâts restent importants et appauvrissent les paysans, même s’ils sont passés de 80 à 40% sur les récoltes.  

Baraf est un village de la commune de Niaguis dans le département de Ziguinchor. C’est une zone de production de mangues par excellence. Les vergers s’étalent à perte de vue. Le visiteur qui y débarque est impressionné par la floraison des plantations qui poussent comme des champignons. Et ici à Baraf tout comme à Darsalam (une localité de la commune rurale de Nyassia) ou ailleurs encore dans la région de Ziguinchor, on admettrait difficilement que des populations locales soient découragées à ne plus planter des mangues à cause des mouches de fruits, tellement les vergers sont nombreux. Mais, les producteurs persistent que les dégâts n’encouragent pas à continuer. « Nous en souffrons depuis 1989 avec 80 à 90% de pertes sur les récoltes », raconte le président de l’association régionale des planteurs de Ziguinchor, Mame Moussé Guèye.

Nous l’avons trouvé en pleine formation avec une dizaine de ses collègues producteurs de mangues au milieu d’une plantation. Et il s’est déclaré heureux de savoir que l’Etat et la Cedeao ont décidé de voler à leur secours, à travers le projet régional de lutte contre les mouches de fruits en Afrique de l’Ouest et en mobilisant pour cette année quelque 67 millions de francs Cfa au profit des départements de Ziguinchor, Bignona et Oussouye. L’enveloppe est destinée à la formation des producteurs et à l’achat de produits et équipements de lutte. Déjà 80 relais ont été formés aux techniques de lutte et ont commencé à renforcer les capacités des producteurs de la région en la matière. Au total, 38 sessions de formation sont prévues à cet effet. « Nous sommes contents de voir que tout se passe bien dans la mesure où les producteurs se sont appropriés les technologies de lutte », s’est réjoui le coordonnateur national du projet régional de lutte contre les mouches de fruits en Afrique de l’Ouest, El Hadj Omar Dieng. Il n’a pas manqué de les encourager à appliquer toute la technologie de lutte et les produits dans leurs vergers. Par ailleurs, M. Dieng a tenu à expliquer que ce projet dont il est responsable regroupe 9 pays de la sous-région dont le Sénégal. Il vise à harmoniser toutes les stratégies de lutte contre la mouche des fruits au niveau sous-régional et à éradiquer le fléau.

Méthodes de lutte
« Nous utilisons les mêmes méthodes de lutte contre les mouches de fruits depuis 2004 », a indiqué El Hadj Omar Dieng. Ces méthodes consistent à faire des piégeages pour attraper les mouches mâles. Il y a aussi des traitements avec des appâts alimentaires qu’on fait pour tuer les mouches femelles. En plus de cela, on conseille aux producteurs de faire un nettoyage systématique et régulier du verger. Donc, ramasser les mangues tombées au sol, les détruire soit par incinération soit par enfouissement. « En outre, la Dpv est en train de faire de la lutte biologique par l’utilisation d’un auxiliaire. C’est-à-dire un insecte ennemi de la mouche des fruits que nous sommes en train d’élever au laboratoire et pour le lâcher dans les vergers afin de compléter les activités de lutte que les producteurs sont en train de mener », a expliqué notre interlocuteur. Il a soutenu qu’une seule technique ne suffit pas pour combattre la mouche des fruits. « Il faut une association de techniques de lutte qu’on appelle la lutte intégrée que nous sommes en train de mettre en œuvre dans la région de Ziguinchor ».

Selon le chef du service départemental du développement rural de Ziguinchor, Mamoudou Mansaly, les résultats de la lutte contre la mouche des fruits sont encourageants à Ziguinchor. « A l’apparition des mouches de fruits en Casamance, on était à 80% de pertes. Actuellement on en est aux environs de 40% », a-t-il révélé. Il va falloir que les producteurs redoublent d’efforts pour que les infestations de mouches des fruits diminuent davantage. M. Mansaly a déploré le fait que certains producteurs n’entretiennent pas leurs vergers. « Ce qui est dommage, dit-il, parce que quand un verger n’est pas bien traité, bien nettoyé, il constitue un refuge pour les mouches de fruits ». Il a ajouté que la persistance de ces mouches est liée également à l’insuffisance de la quantité de produits nécessaires pour couvrir toute la région. « Les dotations actuelles sont insuffisantes pour satisfaire les besoins des producteurs ». Le patron local de la Sddr en appelle à la bienveillance des autorités compétentes afin de réduire et de contrôler les mouches de fruits dans la région pour que les dégâts de ces insectes ravageurs ne soient pas plus importants.

Même son de cloche du secrétaire général de l’Ong Apran, Demba Keïta, par ailleurs producteur à Darsalam. A l’en croire, ce programme de lutte contre les mouches de fruits redonne espoir aux horticulteurs, notamment aux producteurs de mangue d’ici. Mais, il a estimé que les producteurs doivent prendre leurs responsabilités et ne plus tout attendre des services de l’Etat et des bailleurs de fonds. « Ce que l’Etat est en train de faire est d’apporter la technologie, les produits et le matériel nécessaires. Il appartient maintenant aux producteurs d’appliquer cette formation et de s’engager dans la lutte ».

Maintenir propres les plantations
Pour Demba Keïta, ce ne sont pas les agents de l’Etat qui vont se consacrer à la fabrication des pièges, ainsi qu’à la préparation des produits et leur mise en place dans les vergers. « C’est aux producteurs d’appliquer ces techniques sur le terrain ».

Par ailleurs, M. Keïta a engagé les producteurs à tenir toujours propres leurs plantations. « Si le verger n’est pas propre, il devient un foyer de reproduction pour les mouches de fruits ».

Donc, il faut tout un travail de ramassage des mangues qui ont été piquées par les mouches de fruits et qui sont tombées. Il faut les enfouir ou les mettre dans des sachets plastiques pour réduire au maximum la reproduction de ces mouches. Notre vis-à-vis a estimé qu’il faut carrément déclarer la guerre aux mouches des fruits, « parce qu’elles affectent énormément la sécurité alimentaire du Sénégal. « Autrefois, les familles consommaient moins de riz pendant les périodes de récolte des mangues, parce que c’est un fruit qui est très prisé surtout par les enfants, et tout le monde s’en régale ». Sa commercialisation procure également des revenus substantiels aux familles, leur permettant de faire face à certains de leurs besoins. « Mais maintenant, avec des 14 années de présence nuisible des mouches de fruits, les revenus des familles ont baissé considérablement. Et là, nous sommes dans une situation où les producteurs sont pauvres et beaucoup de plantations tendent à disparaître parce que les gens pensent que faire des manguiers, c’est peine perdue ».

El H. M. SADIO

Créée depuis 2013 à Dakar, l’Association Aube Africaine œuvre pour la réduction de la pauvreté sous toutes ses formes. L’éducation étant le principal moteur de cette lutte contre la pauvreté, l’alphabétisation des filles est un défi majeur à relever, d’autant plus que la femme, quelle que soit ses origines, est source de stabilité et de développement.

Ce sont autant de raisons pour lesquelles Aube Africaine a pris la ferme décision de décentraliser ses activités vers les 14 régions de notre pays en vue de contribuer efficacement au développement local. C’est ce qu’a déclaré hier, en substance, sa présidente Mme Sophie Dior Diack. A cet effet, Sophie Diack, accompagnée d’une forte délégation, s’est déjà entretenue avec les conseils de quartier, les groupements de promotion féminine, les organisations communautaires de base et autres mouvements associatifs de la commune de Saint-Louis sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour former et insérer dans le tissu économique plus de 5000 jeunes de la région Nord dans un délai de trois ans.

Plus explicite, elle a laissé entendre que cette association ambitionne de former les bacheliers non orientés, les jeunes diplômés chômeurs, les femmes ménagères et autres jeunes Sénégalais qui veulent gagner honnêtement leur vie à la sueur de leur front dans les domaines de la gestion de l’environnement, de la conservation de la biodiversité, de la fabrication des fours solaires, de la transformation de produits agricoles ou de produits halieutiques, etc.

Aube Africaine, a-t-elle précisé, apprendra à ces jeunes (à travers des sessions de renforcement de capacités) comment trouver un emploi décent dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, du commerce et du tourisme.

Ce cadre en marketing qui collabore étroitement avec des partenaires tels que l’université privée Euro-Afrique, l’Institut Edge (spécialisé dans l’économie et la cybercriminalité), le Caif (Centre d’appui à l’insertion féminine), a déjà à son actif l’encadrement de nombreux étudiants dans le cadre de son programme de Mentoring. Un programme ambitieux de formation pratique des étudiants, qui permet à ces derniers de côtoyer des acteurs économiques (artisans, opérateurs économiques, hommes d’affaires, chefs d’entreprise, etc.) en vue de leur trouver régulièrement des clients moyennant une petite rétribution mensuelle.

Ainsi, a-t-elle ajouté, ces étudiants ont pu travailler en dehors de leurs heures de cours et gagner honnêtement de l’argent qui leur a permis de payer leurs études.
Sophie Diack a rappelé que son association est née de la volonté de contribuer de façon décisive au développement du continent africain en général et du Sénégal en particulier. Avec son équipe, elle veut ainsi contribuer à l’épanouissement des femmes, des jeunes et des enfants. Leur objectif est que les jeunes puissent accéder à une éducation de qualité, à un pourcentage d’insertion égal. Avec la main sur le cœur, cette association ambitionne d’aider 5.000 jeunes de Saint-Louis à améliorer de manière significative leurs conditions de vie.

Mbagnick Kharachi Diagne

Pour une parité efficace et efficiente, les femmes conseillères municipales de Mbour réclament l’alphabétisation et le maintien des jeunes filles à l’école.

Dans la commune de Mbour, même si la parité n’est pas respectée à 100%, les femmes élues ne se plaignent pas pour autant, elles qui sont fortement représentées dans le conseil municipal comme adjointes au maire ou présidentes de commission. Elles ont tenues récemment une rencontre à la mairie de Mbour. Madame Khady Thioune, adjointe au maire et présidente de la commission santé, est formelle. « Nous avons beau réclamer la parité totale et entière, mais il faut que nous puissions aussi occuper dignement des postes de responsabilité en étant à la hauteur ».

A son avis, il faut que les femmes acceptent de se former à travers l’alphabétisation mais aussi et surtout en inscrivant les jeunes filles à l’école et en les y maintenant. C’est, selon Madame Thioune, la seule voie à emprunter pour que les femmes puissent jouer pleinement leur rôle. La conviction de l’adjointe au maire est qu’au-delà de la représentation des femmes dans le conseil municipal, qu’elles soient alphabétisées dans leurs langues nationales pour pouvoir comprendre les textes en sachant lire et écrire, mais aussi et surtout qu’elles puissent prendre en charge leurs propres affaires et ainsi répondre aux attentes des populations qui les ont élues. Khady Thioune s’est par ailleurs félicitée qu’à l’horizon 2035 la parité soit partout totale et entière, mais insiste-t-elle, d’ici là, les jeunes filles doivent être inscrites et maintenues à l’école pour qu’au final, notre pays puissent disposer d’autant de filles intellectuelles que de garçons. Pour y arriver, la présidente de la commission santé du conseil municipal lance un appel pressant aux parents qui, de son point de vue, doivent non seulement encadrer leurs progénitures mais éviter, autant que faire se peut, de confier aux jeunes filles les travaux domestiques qui, finalement, ne leur donnent pas le temps d’apprendre à la maison. Santé et éducation allant de paire, Khady Thioune s’est toujours battue et continue à se battre pour la santé maternelle et infantile.

« La commission santé qu’elle dirige dans le conseil municipal s’est toujours battue pour une bonne prise en charge de la mère et de l’enfant », a-t-elle soutenue, se félicitant de l’engagement du maire et du bureau municipal à toujours accompagner les femmes dans la réussite de cette mission. Des campagnes de sensibilisation en direction des femmes, pour l’espacement des naissances, les consultations prénatales, les accouchements assistés et la vaccination des enfants, ont toujours été le crédo de la commission santé qui remercie au passage tout le personnel sanitaire à la tête duquel Dr Fatma Fall, médecin-chef du district sanitaire.

Amath Sigui NDIAYE

Mamadou Mbaye, le préfet du département de Bakel, a présidé le Comité départemental de développement sur la clôture du projet Usaid/Yaajeende à la salle des fêtes de Bakel. Pendant les sept années de mise en œuvre, le projet Yaajeende a laissé des taches indélébiles en termes de savoir, savoir-faire et de savoir faire faire dans huit communes partenaires dans les départements de Bakel et de Matam.

Usaid/Yaajeende est un projet de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire financé par le peuple américain qui prend en considération les problèmes liés à la disponibilité, à l’accessibilité et à l’utilisation des ressources alimentaires par la mise en œuvre d’une approche novatrice de la sécurité alimentaire intégrant l’agriculture, l’élevage, la nutrition et la gouvernance. En effet, l’approche Agriculture pour la Nutrition (Apn) développée par Usaid/Yaajeende repose sur l’accroissement de la production et de la productivité agricoles par la promotion de technologies innovantes, sur l’émergence d’un secteur privé local capable de fournir de façon durable les services et produits agricoles et nutritionnels requis, et sur l’amélioration de la gouvernance et de la résilience par le renforcement de capacités des élus locaux et des citoyens, à travers la mise en œuvre de mécanismes, d’outils de planification et de suivi des questions de sécurité alimentaire.

Les officiels conduits par le préfet du département ont jugé satisfaisant le bilan du projet. Lors des débats, il a été beaucoup question de la pérennisation des activités. C’est dans ce cadre de partage et d’échange qu’il est ressorti  l’approche de mise en place du projet et surtout les résultats et impacts de ce dernier dans la zone. Aussi les participants ont-ils mis l’accent sur les stratégies et mécanismes de mise à l’échelle (seules quatre communes n’ont pu bénéficier du projet dans le département de Bakel) et de pérennisation des actions entreprises par les communes partenaires dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition.

Pape Demba SIDIBE

L’activité phare du Système intégré de nettoiement et de valorisation des déchets domestiques (Sinvad) de cette année porte sur le curage du Mamacounda, la rivière qui divise en cinq la ville de Tambacounda. Une action prioritaire dans le cadre de la batterie de mesures retenues pour éviter les inondations en cas de fortes pluies enregistrées dans la ville.

Depuis 2014, l’Ucg, à travers le Programme national de gestion des déchets, a véritablement changé le visage de la capitale régionale de Tambacounda. Pour Ousmane Diallo, coordinateur du pôle oriental, depuis son avènement, l’Ucg déploie une cinquantaine d’agents en plus de deux camions, deux tracteurs et trois tricycles pour mailler le territoire du pôle oriental (Tambacounda-Kédougou et Medina Gounass pour les besoins du Daaka). Ce combat a permis d’éradiquer 52 dépôts sauvages dans la commune. Les 11 sites relais gérés par l’Ucg doivent impérativement être délogés par des moyens plus importants.

Un volet de communication est mis en œuvre pour le changement de comportement et pérenniser les acquis, nous confie Ousmane Diallo. Au cours d’un atelier de lancement du plan annuel 2017 du Sinvad, il a été mis en bonne place de renouveler les poubelles d’aménagement, de réaliser un jardin test en vue de promouvoir dans les prochaines années et à grande échelle le jardinage tout au long de la vallée afin de permettre aux populations de consommer des légumes de qualité et à bas prix. « Il nous faut une vraie éducation environnementale pour rendre propre la ville de Tambacounda. Il y a des comportements déplorables qui font qu’il sera toujours difficile de réussir le pari de la propreté dans cette ville ».

Education environnementale
C’est pourquoi, il urge de renforcer la sensibilisation en inculquant aux enfants qui seront les adultes de demain une vraie éducation environnementale. Car nettoyer c’est bien, mais ne pas salir, c’est encore mieux », a déclaré M. Maodo Ndao, coordinateur du Sinvad, en présence des autorités municipales et administratives, des délégués de quartier  et des présidents de Cdq (comité de développement des quartiers).

M. Ndao est revenu sur le bilan 2016 dans lequel il a été créé un dépôt relais à Tamba Socé, la réhabilitation de deux autres dépôts relais, la distribution de matériels dont 1.445 poubelles, des masques, gants, etc., la formation ou le renforcement de capacités des acteurs, une séance de formation sur les rôles et responsabilités de chaque acteur dans un Cdq pour limiter les conflits qui entravent le bon fonctionnement de la structure. Au total, les Cdq de huit quartiers ont été renforcés et bien équipés. Il s’agit de Médina Coura, Liberté-Est, Liberté-Ouest, Dépôt, Camp Navétane, Gouye, Abattoirs et Qinzambougou.

Dans le volet de la sensibilisation, le Sinvad a organisé des thés débats, des émissions à la radio et à la télévision, des réunions d’information publique, des investissements humains communément appelés «set setal» dans le cadre d’une démarche participative. La valorisation des ordures reste une composante non négligeable, c’est pourquoi le Sinvad a promu la fabrication du compost qui est utilisé dans le maraîchage. 100 femmes ont été formées à la réalisation et à l’utilisation du compost pour favoriser le jardinage tout au long de la vallée du fleuve Mamacounda et la consommation de produits bio. Le Sinvad a offert des équipements à ces femmes, note-t-on. 1.000 poubelles seront distribuées cette année, signale-t-on. Le curage de la vallée de Mamacounda va bientôt démarrer, annonce Maodo Ndao, pour éviter les inondations en cas de fortes pluies enregistrées dans la ville. Il a souligné qu’un jardin test sera aménagé cette année en vue de promouvoir, dans les prochaines années et à grande échelle, le jardinage tout au long de la vallée afin de permettre aux populations de consommer des légumes de qualité et à petit prix.

« De meilleures stratégies de collecte et de gestion »
Le Système intégré de nettoiement et de valorisation des déchets domestiques (Sinvad) est le fruit d’un partenariat entre la mairie de Tambacounda et ses partenaires belges de Sint-Niklaas. L’ambition  affichée consiste à lutter contre l’insalubrité à travers les meilleures stratégies de collecte et de gestion pour promouvoir la santé publique afin de prévenir les maladies liées à la saleté et aux ordures, souligne Bounama Kanté, adjoint au maire de Tambacounda qui a présidé la rencontre.

Dans cette optique, la ville de Tambacounda, capitale régionale, a su, depuis l’avènement du programme de nettoiement financé par Sint-Niklaas, organiser les quartiers en comités de développement (Cdq) qui organisent les collectes primaires entre autres  initiatives pour la promotion des organisations de base des jeunes et des femmes dont certaines se mobilisent pour la valorisation des déchets, le maraîchage, la transformation des produits locaux, entre autres. Le budget du Sinvad, qui intervient dans 19 quartiers sur les 30 que compte la ville de Tambacounda, s’élève à 30 millions de FCfa. Depuis 2014, l’Ucg, à travers le Programme national de gestion des déchets (Pngd), a fini de redonner à la ville son lustre d’antan.

Pape Demba SIDIBE

En marge de la fête du riz organisée samedi dans sa commune, le maire Amadou Tidiane Ndiaye s’est adressé à la presse pour remettre sur le tapis l’épineux problème de l’enclavement de cette zone du delta à vocation agricole et longtemps considérée comme la capitale de la riziculture.

En effet, une bonne partie (45%) de la production du riz de la vallée, provient de cette commune. Cependant, a-t-il précisé, en période hivernale, cette commune est définitivement coupée du reste du Sénégal. En saison sèche, on est confronté également à d’énormes difficultés pour y accéder. Etant entendu que les pistes qui mènent à Ronkh sont en général impraticables.

Déplorant avec la dernière énergie cette situation, Dr Amadou Tidiane Ndiaye a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité d’améliorer l’environnement de la production du riz, précisant que « c’est un aspect important et un préalable à toute action de développement agricole ». De l’avis du maire de Ronkh, les producteurs doivent disposer de pistes rurales bien aménagées en vue de pouvoir acheminer toute la production agricole dans de bonnes conditions vers les marchés de l’intérieur du pays. Il a attiré l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de mobiliser toutes les énergies pour permettre à la commune de Ronkh de disposer de routes goudronnées. Parlant du  fonds de commercialisation agricole de 5 milliards de FCfa que l’Etat a mis en place dans la vallée, Dr Tidiane Ndiaye a laissé entendre que les plus grands bénéficiaires de ce fonds devraient être les producteurs qui demeurent les premières actrices de la filière riz à subir les conséquences si des problèmes sont enregistrés au sein de cette filière. Il estime que ce fonds doit être géré par les producteurs eux-mêmes.

Le maire de Ronkh s’est enfin réjoui de cette première édition de la grande fête de la moisson du riz qui a réuni pendant 24 heures les autorités administratives et politiques du département de Dagana, les représentants des institutions financières, des différentes sociétés d’appui au développement (Saed, Ancar, Drdr, Isra, Africa Rice, etc.), des Ong et autres partenaires extérieurs, les producteurs et autres invités de marque. Les participants ont saisi cette occasion pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour atteindre à 100% et, dans les plus brefs délais, les objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz.

Mbagnick Kharachi Diagne

Avec le Plan Sénégal Emergent (Pse), le Sénégal a opté pour un modèle de développement solidaire mettant en avant un intérêt particulier pour la territorialisation des politiques publiques. Dans un tel contexte, la rupture a été consommée en établissant un pont direct entre la planification nationale et celle territoriale à l’aide d’instruments entièrement placés sous la responsabilité de l’Etat.

Kédougou à l’Est du pays a abrité le lancement des Programmes d’actions stratégiques de l’Etat dans les régions et dans les départements (Paser-Pased) au moment où le développement territorial est encore marqué par la faible mise en œuvre des politiques d’aménagement du territoire. Cela a eu pour conséquences les disparités démographiques, le déséquilibre dans la dotation des services sociaux de base et des équipements et l’inégale répartition des activités économiques sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement tente de concrétiser sa vision en faveur du développement territorial avec l’organisation de Conseils des ministres décentralisés (Cmd). Ceux-la ont abouti à des engagements importants vis-à-vis des régions en matière d’investissements à réaliser sur une base triennale, selon Cheikhou Diakhaby, coordinateur de l’unité de suivi des programmes d’investissements territoriaux de l’Etat de la Direction générale de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Economie et des Finances.

Pour Cheikhou Diakhaby qui s’est prononcé en marge de l’atelier de lancement à Kédougou, le gouvernement avait aussi lancé, dans cette même perspective, l’idée de doter toutes les régions et tous les départements de Programmes d’actions stratégiques de l’Etat (Pase), Paser pour les régions et Pased pour les départements, et mis en place d’une structure dédiée à leur suivi en 2013, en l’occurrence l’unité de suivi des programmes d’investissement territoriaux de l’Etat (Uspite).

Territorialisation des politiques publiques
Cependant, pour lui, la volonté politique de territorialiser les politiques publiques est aujourd’hui encore de plus en plus affirmée, avec plusieurs initiatives nouvelles comme la création de l’Unité de suivi des programmes d’investissements territoriaux de l’Etat (Uspite), la réalisation de Conseils des ministres décentralisés, la phase II de l’Acte III de la décentralisation, la nouvelle charte de la déconcentration, la création de pôles économiques de développement et la réalisation de conférences territoriales, etc.

Dans un tel contexte, selon le coordinateur de l’unité de suivi des programmes d’investissements territoriaux de l’Etat, il convient de rompre avec le passé en établissant un pont direct entre la planification nationale et la planification territoriale à l’aide d’instruments entièrement placés sous la responsabilité de l’Etat et préconisés depuis l’alternance par les plus hautes autorités de l’Etat, c’est-à-dire les Programmes d’actions stratégiques de l’Etat dans les territoires et plus urgemment dans les régions (Paser). De cette manière, on devrait parvenir à replacer la région au cœur du dispositif de prise de décisions pour le développement des territoires. Les Programmes d’actions stratégiques de l’Etat (Pase), selon M. Diakhaby, sont appelés à constituer des cadres appropriés et fédérateurs pour la prise de décisions en faveur du développement territorial. Ils ont pour but de traduire la volonté du gouvernement d’adapter les priorités nationales aux enjeux de développement des territoires. Une fois élaborés, les Paser serviront de référentiel aux travaux préparatoires des Conseils de ministres délocalisés, les conférences territoriales dont le premier exercice vient de commencer et, plus généralement, toutes les actions de l’Etat dans les régions. Ils sont ainsi destinés à renforcer le rôle de coordination, de mise en cohérence et de suivi de l’action de l’Etat dans les territoires. Dans cette perspective, la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), suite aux activités d’appropriation du Plan Sénégal Emergent qu’elle a menées à travers toutes les régions, envisage de lancer le processus d’expérimentation des programmes d’actions stratégiques de l’Etat dans les régions (Paser) en collaboration avec tous les acteurs concernés, notamment ceux du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, du ministère en charge des Collectivités locales, les ministères sectoriels et les acteurs locaux.

Pape Demba SIDIBE

Les représentants des 22.000 habitants de la commune de Ndiébène Gandiole, répartis dans trente villages, ont tenu hier à l’école primaire de Mouit une assemblée générale en vue de statuer sur le bilan à mi-parcours présenté par le maire Arona Sow et les membres de son staff.

Ainsi, en l’espace de trois ans, Arona Sow, son équipe et ses partenaires de la coopération décentralisée ont construit de nombreuses salles de classe et des murs de clôture dans plusieurs écoles primaires de la commune. Il a été installé des comités villageois de protection des enfants, et soutenu les étudiants ressortissants de Ndiébène Gandiole. Dans le domaine de la santé, Mme Dione Saoudatou Sall, conseillère en communication du maire, a cité le don de six lits d’hospitalisation au poste de santé de Tassinère, la réfection de la case de santé de Mboumbaye, la dotation annuelle de médicaments aux postes et cases de santé de la commune, l’installation de la mutuelle de santé de Ndiébène Gandiole avec 263 adhérents pour faciliter l’accès aux services de santé, l’octroi d’une ambulance au poste de santé de Tassinère.

Des séances de sensibilisation sur les risques liés aux accouchements à domicile et la lutte contre le paludisme et la malnutrition ont été organisées dans la commune. Parlant de l’assainissement et de l’accès à l’eau potable, Mme Dione a fait allusion à l’installation de latrines dans certains villages, au projet de mise en place de plusieurs bornes fontaines lancé récemment au village de Ricotte pour un coût de 25 millions de FCfa.

Affectation de terres pour des infrastructures de base
Saoudatou Sall a mis en exergue les 3.052 jugements supplétifs de naissance établis en faveur des populations qui n’avaient pas déclaré la naissance de leurs enfants, l’aide sociale aux populations en difficulté à l’occasion des fêtes religieuses, la distribution de chaises roulantes, de béquilles et de lits aux personnes vivant avec un handicap, la subvention annuelle aux Asc, la construction de magasins de stockage à Gouye Rène, Sate Banda, Mboumbaye, Keur Barka, la construction d’un grand poulailler à Ndiébène Gandiole (pour un coût de 14 millions de FCfa), l’installation d’associations villageoises d’épargne et de crédit, la formation de 1.000 femmes en leadership, gestion et entreprenariat, la réfection d’une piste de production sur 13 km, l’installation d’une usine de fabrication de farine de poisson, la don (de l’Etat) de 50 moteurs de pirogue et la construction d’un grand marché central.

2.000 parcelles à usage d’habitation
Le maire Arona Sow s’est surtout réjoui de la visite d’une délégation du Forum civil, qui a bien apprécié le travail réalisé par son équipe. Il a aussi rappelé que la municipalité, en étroite collaboration avec le Pdidas, a œuvré pour l’affectation de 60 ha pour un projet de pisciculture à Toucoupeulh, de 5 ha pour la formation des pisciculteurs à Mbambara, de 32 ha au bénéfice d’un projet de lotissement à Toucoupeulh pour la régularisation de plus de 2.000 parcelles à usage d’habitation (en cours de traitement), la régularisation de plus de 1507 parcelles à usage agricole (en cours de traitement). Avec Ascor Afrique, il est prévu l’installation d’une autre usine de farine de poisson à Ndiol. Avec le Pudc, il est prévu la construction d’un poste de santé et des pistes de production.

Mbagnick Kharachi Diagne

Les vrombissements d’une pelle mécanique s’attaquant à deux dépôts sauvages d’ordures situés le long de la voie ferrée du côté des résidences de la cité Ibrahima Sarr, un va-et-vient incessant de camions bennes ont troublé la quiétude des habitants de la cité Ibrahima Sarr ce samedi matin.

Munis de râteaux, de coupe-coupe, de pelles, de brouettes, de cache-nez, les habitants de la cité Ibrahima Sarr ont, aux côtés de Mme Awa Mbaye, responsable de l’Alliance pour la république (Apr), balayé les coins et recoins de leur cité. Selon elle, cette action visant à agir sur le cadre de vie fait partie d’un faisceau de préoccupations exprimées par les populations au cours de rencontres d’échanges tenues à la base. « Outre le nettoyage de la cité, des réparations sur le réseau d’éclairage public en changeant toutes les ampoules grillées dans les rues mais aussi dans l’enceinte de la mosquée où nos anciens se rendent tôt le matin et la nuit pour prier ont été effectuées », a-t-elle expliqué.

A cela s’ajoutent les travaux d’embellissement des arbres peints en blanc. « D’ailleurs, tout au long de cet espace longeant les emprises de la voie ferrée, nous allons sollicité les autorités de notre commune de Thiès-Est pour l’installation d’un parcours sportif », a confié Mme Awa Mbaye. Pour cette responsable politique de l’Apr, sa seule préoccupation est de voir dans quelle mesure elle pourrait apporter sa modeste contribution au développement économique et social des populations dans leurs quartiers. « Demeurant à la cité Ibrahima Sarr, ex-Ballabet, nous avons décidé de commencer par notre environnement immédiat mais notre ambition est de tendre la main à toutes les personnes qui pensent comme nous dans la recherche de solutions durables et pratiques à l’amélioration des conditions d’existence de nos concitoyens », a-t-elle affirmé.

Mbaye BA

C’est le réveil des énergies dans le Fogny (Bignona) grâce à l’accalmie qu’on observe dans le conflit armé en Casamance. Les responsables et autres élus locaux des communes de Suelle et de Djibidione sont en train de tout mettre en œuvre pour saisir la balle au bond. L’occasion leur paraît trop belle pour ne pas être mise à profit, au grand bonheur des populations éprises de paix et de lendemains meilleurs. Et ils comptent sur l’Etat pour venir à bout des obstacles qui sont nombreux mais pas insurmontables.

Dans tout le Fogny, les populations ont repris vie à la faveur de l’accalmie qui présage la fin imminente du conflit armé en Casamance. Nous nous en sommes aperçus à partir du village de Koutenghor. Une localité qui est située à moins de 2 km à l’Ouest de la ville de Bignona. On y accède par la RN5 (Bignona-Diouloulou-Séléty) en bifurquant vers la droite sur la route menant vers Soutou. Partout sur notre parcours à bord d’un minibus voyageur vieillot, les populations vaquent tranquillement à leurs occupations habituelles.

Contrairement à un passé récent où, la plupart du temps, ils se terraient dans leurs maisons et autres endroits sûrs à cause de l’insécurité. Et le visiteur peut le constater de visu, notamment de Koutenghor à Djibidione (chef-lieu de la commune éponyme), en passant par Soutou, Kaoudioul, Diaboudior, Suelle, Niankitte, Diakoye-Banga et Batong. D’un côté, les femmes s’activent dans les travaux comme le maraîchage, le traitement et le conditionnement de produits agricoles destinés à l’alimentation. De l’autre, les hommes s’attèlent à la reconstruction des maisons et à la remise en état de leurs moyens de substance (champs, vergers et autres domaines d’activités de production). Tous travaillent dans un état de sérénité et de confiance. Sans la moindre menace d’une détonation, synonyme d’insécurité. On ne se croirait pas dans cette partie nord-est du département de Bignona dénommée « zone rouge ». Et pour cause, le conflit armé qui sévissait dans la région méridionale du Sénégal en avait fait, le plus souvent, le théâtre d’affrontements sanglants entre l’armée et des combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc).

Ces derniers s’entre-tuaient aussi. Autrefois même, certains endroits du secteur n’étaient pas accessibles à tout le monde. « Ce n’est plus le cas », rassure le cultivateur Lamine Diédhiou que nous avons rencontré dans son village Diakoye-Banga. « Aujourd’hui, affirme-t-il, le commun des mortels peut parcourir sans problème tout le Fogny, notamment le Nord-Sindian qui était considéré dangereux à cause de l’intensité de l’insécurité qui y a prévalait ». Nous en avons fait l’expérience lors du voyage qui nous a conduits à Djibidione (chef-lieu de la commune éponyme) pour les besoins de la couverture d’un forum des villageois.

Dynamique de relance des activités économiques
La réunion a été organisée par le président du Mouvement national pour le développement humain durable (« Les 4K »), Bakary Dingding Djiba, en étroite collaboration avec les communes de Suelle et de Djibidone. Elle s’inscrit dans cette dynamique de relance des activités économiques qui est enclenchée dans tout le Fogny (arrondissements de Sindian, Kataba1 et une partie de celui de Tenghory).

Son but est de promouvoir le développement endogène dans les communes citées plus haut. « Parce que toutes les populations d’ici aspirent toutes à la paix et veulent enfin vivre correctement, après toutes ces longues années de guerre en Casamance », a renchéri le maire de Djibidione, Ansoumana Sagna. Il a raconté que du fait du conflit armé, beaucoup de villages du Fogny ont enregistré des déplacements massifs de populations vers la Gambie voisine. Il n’a pas occulté les nombreuses écoles fermées, la multitude de localités abandonnées et les activités économiques délaissées. Cette situation, d’après l’édile de Djibidione, a entraîné la déchéance de l’économie locale dont le système avait fini par être déstructuré. Elle a aussi perturbé la bonne dynamique de développement du Fogny. « Nous avons vécu cette situation douloureuse pendant 8 ans au moins », a indiqué Ansoumana Sagna. Actuellement il est content que de l’arrêt des hostilités : « Grâce à Dieu, nous notons une accalmie depuis 2012. La quiétude s’installe progressivement au sein des populations; celles qui avaient fui sont en train de rentrer petit à petit et les villages abandonnés commencent à se repeupler ».

A ce sujet, les leaders de Djibidione et de Suelle n’ont pas manqué de saluer le concours de l’Etat, celui de ses partenaires, du Mfdc et des populations locales. Le maire Ansoumana Sagna a assuré ceci : « Les gens du Fogny sont plus que jamais engagés à soutenir toute initiative allant dans le sens du retour rapide d’une paix définitive et durable en Casamance ».

Régler le problème d’eau potable pour faciliter le retour des déplacés
Le liquide précieux fait grandement défaut dans les communes rurales de Djibidione et de Suelle (Bignona) au point de constituer un facteur bloquant au retour en cours des populations déplacées dans leurs villages d’origine.

Les villageois ont expliqué que le retour des populations déplacées est bloqué en ce moment par le manque d’eau. « Cette eau, rappellent-ils, est nécessaire à la fabrication des briques pour la construction des maisons ». C’est ainsi qu’à Djibidione, les habitants de la commune ont déploré le nombre « très limité » de puits améliorés et de forages fonctionnels, les exposant à des problèmes d’eau potable. « La situation est aggravée par le défaut d’extension du réseau hydraulique dans les villages ne bénéficiant pas encore de forage », a déploré Nfansou Badj, un agriculteur du village de Batong. Quant à Fanta Goudiaby qui se réclame « femme du Fogny », elle a indiqué que cela contraint les femmes à des corvées d’eau. Dans la commune de Djibidione, l’édile interpelle l’Etat, à travers le ministère de l’Hydraulique, pour qu’une solution rapide et définitive puisse être trouvée à cette lancinante question de l’eau potable dans les villages des communes rurales de Sindian et de Djibidione. « Ce qui encouragera un retour massif des populations déplacées et contribuera à satisfaire les besoins des villageois en eau potable », a anticipé le maire de Djibidione. Toutefois, il a félicité et encouragé le Cicr et des Ong comme Copi.

Grâce au ppdc, plusieurs infrastructures de base en cours de réalisation
Le Fogny, qui a tout perdu dans le conflit armé en Casamance, souffre de beaucoup de maux : manque d’eau potable, inexistence de routes praticables, défaut d’électrification, etc. Autant de manquements que le Ppdc est en train de corriger.

Leurs productions pourrissent également sur place faute de pouvoir être acheminées vers les marchés de Bignona, Ziguinchor et autres ou de moyens de conservation. Elles en appellent à la bienveillance du président de la République pour les sortir de l’ornière, estimant qu’elles sont « très fatiguées » après avoir subi de plein fouet les affres du conflit armé en Casamance. Mais, un début de solution est en train d’être apporté à leurs préoccupations, notamment pour ce qui est des routes. En effet, l’Etat, par le biais du Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc), a débuté les travaux de construction d’un certain nombre de pistes comme Sindian-Suelle-Djibidione, Mampalago-Balandine-Dibidione et Baïla-Suelle. La réalisation de la route Djibidione-Balandine est déjà terminée. Pour leur part, les nombreuses femmes maraîchères du Fogny ont appelé les autorités compétentes à les aider à trouver des marchés où elles pourraient écouler leurs légumes. Leurs sœurs qui s’activent dans l’agroalimentaire ont également fait la même demande à l’Etat pour avoir des revenus qui puisent leur permettre de subvenir aux besoins de leurs familles. Les femmes du Fogny, notamment celles des communes de Suelle et de Djibidione, souhaitent aussi bénéficier de matériels d’allégement de leurs travaux (moulins à mil, décortiqueuses à riz, etc.) de qualité et en nombre suffisant.

Un reportage d’El Hadj Moussa SADIO

Le Projet de pistes communautaires en appui au Programme national de développement local (Ppc/Pndl) a organisé hier un atelier national de revue à mi-parcours à Dakar. A ce jour, le projet affiche un taux de mise en œuvre des activités très appréciable selon les acteurs.

Le projet vise, d’après Toussaint Houeninvot, responsable pays par intérim de la Banque africaine de développement (Bad) au Sénégal, à contribuer à l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services socio-économiques de base ainsi qu’à l’augmentation des revenus et emplois ruraux. Le coût du Ppc/Pndl est de 34,9 milliards de francs Cfa dont 11,5 milliards du Fonds africain de développement (Fad), 10 millions de dollars américains (6.035.400.000 F Cfa) du Fonds de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Ofid/Opep). Le reste est constitué de la contrepartie de l’Etat, du Fonds d’entretien routier autonome (Fera) et des collectivités bénéficiaires.

A mi-parcours, informe M. Houeninvot, le Ppc/Pndl affiche un taux de mise en œuvre des activités très appréciable avec la signature de l’ensemble des contrats de travaux. « Ces contrats se traduisent à ce jour pour le prêt Fad par un taux de décaissement de 84% et pour le prêt Ofid par un taux de 52%. Les travaux de pistes ont tous débuté, dont un linéaire total de 537 km sont déjà achevés et 358 km réceptionnés. Les effets sur les populations commencent à se sentir à travers l’amélioration de la mobilité de 160.440 habitants des 512 villages polarisant 27 communes et une progression des indices routes », a dit le responsable pays par intérim de la Banque africaine de développement (Bad) au Sénégal.

Le représentant Toussaint Houeninvot a précisé que lors de la réunion du Groupe consultatif de Paris en février 2014, un engagement de 400 milliards de francs Cfa a été pris et à la date du 11 mai 2017, 364 milliards francs Cfa ont été mobilisés. Pour dire que la question du désenclavement est centrale dans le Plan Sénégal émergent (Pse), comme l’a révélé le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, réagissant dans un film et qui s’est fait représenter par son directeur de cabinet Alassane Mbengue.

Lutte contre les disparités
D’après son émissaire, les 537 km de pistes réalisées et les 473 km réhabilitées dans le cadre du projet représentent un des principaux atouts au développement en ce sens qu’elles favorisent le stockage et l’écoulement de la production, le déroulement des activités commerciales et l’accès aux services socio-économiques, repositionnant ainsi les résidents ruraux dans une agriculture diversifiée, avec une mobilité fortement améliorée.

« L’approche du Ppc/Pndl consiste à faire de la piste rurale un outil important dans la conduite de notre processus de décentralisation convaincu que si la qualité des infrastructures de communication augmente, les collectivités territoriales deviendront invariablement les moteurs de développement », a souligné le directeur de cabinet du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, qui précise que le Ppc/Pndl va lutter contre les disparités, la pauvreté en favorisant l’emploi et l’accès à la santé. « Toutes les contraintes seront étudiées », a affirmé Alassane Mbengue, rappelant que le projet devra prendre fin en décembre 2018 (dans 18 mois) et qu’il va falloir relever le défi de l’entretien des routes et hausser le rythme d’exécution des pistes de qualité. « Nous allons relever le développement à la base. La première préoccupation des élus est les infrastructures routières », a dit Adama Diouf, président de l’Association des départements du Sénégal (Ads) qui invite à un meilleur désenclavement du pays et de nos frontières.

Dans un film vantant les avantages du Ppc/Pndl, Djibril Thiaw, maire de la commune de Refane, parle de satisfaction. Quant à Oumar Sy, chef du Bureau de suivi des organisations d’autopromotion à la Direction de l’agriculture, confie que « d’une pierre, on en a fait plusieurs coups ».

De son côté, Youssouf Sakho, ancien ministre des Infrastructures, a expliqué que les délais de passation du Ppc/Pndl sont largement inférieurs. De l’avis de Boubacar Diaw du Fouladou, les routes sont de très bonne qualité.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Forum civil vient d’éditer un guide sur la décentralisation à l’intention de 10 collectivités locales des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Le Forum civil veut renforcer la fonction de veille et d’action citoyenne sur les politiques de développement pour une meilleure amélioration de la qualité du service public fourni aux citoyens. L’annonce a été faite mardi, à Kolda, par Moudjibourahmane Baldé, coordinateur de la section du Forum civil à Kolda, lors de l’atelier régional de lancement d’un guide illustré en décentralisation. Ce document est édité par le Forum civil dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Bonne gouvernance locale et citoyenneté ».

Ce projet qui est financé par l’Union européenne pour une durée de 24 mois intervient dans 10 collectivités locales de la Casamance naturelle, en l’occurrence Kolda, Vélingara, Pata, Sédhiou, Goudomp, Bona, Ziguinchor, Oussouye, Bignona et Djimbéreng. « La rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du programme bonne gouvernance locale et de contrôle citoyen qui est déroulé par le Forum civil avec l’appui de l’union européenne. A la suite de la certification citoyenne et la remise du label des collectivités locales, dans le cadre de ce programme, nous avons constaté, avec les enjeux de la nouvelle gouvernance locale qui sont liés à l’Acte 3 de la décentralisation, notamment avec la naissance du Haut Conseil des collectivités territoriales et à la promotion de la gouvernance locale, qu’il y a eu beaucoup de réformes qui ont été introduites dans l’arsenal juridique sénégalais », déclare M. Baldé.

Il espère que ce guide permettra aux citoyens de mieux comprendre le rôle dévolu à chaque institution de la gouvernance locale, mais aussi aux collectivités locales et aux simples citoyens. Le diagnostic actuel de la décentralisation a permis, selon lui, de relever un certain nombre de faiblesses, notamment le problème du profil des acteurs de la gouvernance locale. Près de 90% des personnes qui sont dans les collectivités locales et des citoyens qui sont interpelés directement pour les questions de gouvernance n’ont pas fait de grandes études, selon le Forum civil. C’est dire l’importance de ce guide qui leur permettra sans nul doute de mieux comprendre comment sont générées les collectivités locales et leurs différentes composantes comme le bureau municipal et les commissions techniques, entre autres.

M. A. DIALLO

Une ambulance médicalisée et d’autres lots de matériel médical ont été réceptionnés avant-hier par la commune de Pikine Est, grâce à un partenariat noué avec l’Ong italienne Thipsi.

Issakha Diop, maire de la commune de Pikine-Est, a réceptionné d’importants lots de matériel médical avant-hier, fruit d’un partenariat entre l’institution municipale et l’Ong italienne Thipsi. Le matériel est composé d’une ambulance médicalisée, de 40 lits d’hospitalisation, de deux appareils d’échographie, d’armoires et de deux appareils échocardiogrammes.

La cérémonie a eu lieu en présence des notables, des femmes, des acteurs de la santé, du maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, ainsi que les partenaires italiens. « Ce don a été une vieille revendication des populations de la commune de Pikine-Est qui a été satisfaite grâce à nos partenaires italiens. Nous étions partis en Italie parce que la santé fait partie de nos priorités. Nous avons pu exposer tous les besoins de la population de Pikine-Est. La commune étrenne sa première ambulance médicalisée et beaucoup de matériel de santé d’une valeur de plus de 50 millions de FCfa », a souligné le maire.

Ce matériel sera réparti entre les deux postes de santé de la commune. « Notre ambition est d’améliorer le quotidien des populations en renforçant le secteur de la santé », a ajouté le maire. Issakha Diop a saisi l’occasion pour annoncer le démarrage des travaux de construction de la maternité du poste de santé de la Cité Pépinière. Il prévoit aussi l’inauguration prochaine d’une bibliothèque communale abritant un cybercafé pour permettre aux jeunes d’avoir plus accès aux technologies de l’information et de la communication. C’est pourquoi il a demandé l’accompagnement de l’Etat. « Nous considérons les communes comme le prolongement de l’Etat central. Nous continuons à demander l’appui de l’Etat particulièrement dans les domaines de la santé et de l’éducation. Ce sont des leviers sur lesquels nous devons agir pour créer les conditions d’un développement local », a-t-il justifié.

Assane Ndiaye, médecin-chef du district sanitaire de Pikine, a loué l’engagement des autorités municipales dans le domaine de la santé. « L’ambulance médicalisée peut faire les premiers soins du malade avant l’hôpital. Je crois à l’ambition des dirigeants de la commune. Le développement d’un pays ne peut pas se faire sans l’éducation et la santé », a dit Dr Ndiaye.

San Paolo, le représentant de l’Ong Thipsi, s’est réjoui de la coopération nouée entre son organisation et la commune de Pikine-Est. Il a promis la poursuite du partenariat au grand bénéfice des populations locales.

Babacar DIONE

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