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Régions (1175)

Les toilettes du groupe scolaire Bara Guèye du village de Hann ont été réhabilitées à l’occasion du chantier solidaire de volontaires de la localité française de Fos-sur-Mer. La cérémonie de réception du bloc sanitaire a été effectuée hier au groupe scolaire Bara Guèye en fin de soirée en présence des édiles Babacar Mbengue pour la commune de Hann-Bel-Air et René Raimondi pour la localité de Fos-sur-Mer.

C’est une forte mobilisation des populations du village de Hann qui a salué hier les actions entreprises en si peu de temps par les partenaires de la localité française de Fos-sur-Mer. Les jeunes écoliers du groupe scolaire Bara Guèye, les notables du village et les femmes en tenues d’apparat ont bruyamment manifesté, au son du Tam-Tam, leur reconnaissance aux partenaires français. Un enthousiasme que l’on retrouve à travers les mots de remerciement du représentant des élèves du groupe scolaire, le directeur de l’école Boniface Sarr et Alioune Dia, président du comité de gestion des écoles.

Depuis les mois de janvier et mars 2013 qui ont permis aux localités de Fos-sur-Mer et Hann de célébrer le jumelage aller et retour, beaucoup d’actes ont été posés entre les deux collectivités locales, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la formation, de la santé, de la culture et des sports qui constituent les axes de coopération retenus entre les deux communes. Pour le cas spécifique des actions entreprises dans le groupe scolaire Bara Guèye, il s’est agi de la dotation de 172 tables-bancs et la réhabilitation des toilettes de l’établissement scolaire du village de Hann. Des actions qui ont un impact sur les enseignements et apprentissages, à en croire les propos du directeur de l’établissement qui regroupe 1.300 élèves.

Le groupe scolaire Bara Guèye, lors des derniers examens du Certificat de fin d’études élémentaires et du concours de l’entrée en sixième, a obtenu plus de 85% d’admis et il est dans l’attente de ses partenaires de la construction d’une salle informatique, selon le représentant des élèves du groupe.

B. B. SANE

La commune de Labgar a lancé mardi son plan de développement avec l’appui du Programme national de développement local (Pndl) et d’autres partenaires, a constaté l’Aps.

« La commune de Labgar a eu à bénéficier de cet appui du Pndl et d’autres partenaires locaux, notamment le Centre d’études et de recherches en langues africaines, mais aussi le projet fleuve d’Enda énergie », a dit Idrissa Diop, le maire de la ville. M. Diop s’exprimait au cours d’un atelier d’élaboration et de restitution présidé par le sous-préfet de l’arrondissement de Dodji, Ndiogou Ndong. Des chefs de services techniques, des chefs de villages, des conseillers municipaux et des membres d’associations de jeunes et d’éleveurs ont participé à cette rencontre.

Le maire a expliqué que cet atelier a permis aux participants d’échanger sur le processus d’élaboration du plan communal qui devrait être un véritable outil de développement de leur ville d’ici à 2021. Idrissa Diop a par ailleurs rappelé que l’Agence régionale de développement (Ard) de Louga a financé 10 documents de planification dans la région de Louga, après avoir administré la grille de performances.

(APS)

Soixante-quinze (75) collectivités territoriales ont décidé de mettre en synergie leurs moyens d’action à travers un réseau pour amplifier les résultats du projet budget participatif au Sénégal. L’assemblée générale constitutive se tient à Saly ce 07 avril 2017 et regroupe des élus locaux, les partenaires actifs dans le milieu de la gouvernance territoriale du budget participatif et devra faciliter l’avènement de collectivités territoriales socialement mieux intégrées, en permettant aux catégories sociales traditionnellement marginalisées de rompre le cycle de l’exclusion.

« La pratique du budget participatif a permis de créer des méthodes d’intelligence collective très précises pour que les citoyens soient en mesure de s’exprimer intelligemment », a déclaré le secrétaire exécutif du Pndl en ouvrant la rencontre. De l’avis de Mamadou Thiaw, cela peut se comprendre parce que le budget participatif promeut l’élargissement de la participation des citoyens à l’affectation des ressources publiques, mais aussi, ajoute-t-il, encourage l’avènement de collectivités territoriales socialement mieux intégrées, en permettant aux catégories sociales traditionnellement marginalisées de rompe le cycle de l’exclusion. En posant les jalons pour la consolidation de la démocratie participative à la base, la rencontre va développer des apprentissages du dialogue, de la discussion, de la priorisation et surtout du compte rendu et de la gestion des plaintes dans les territoires. C’est pourquoi le Programme national de développement local a souscrit à l’idée d’accompagner cette activité d’une brulante actualité, a encore soutenu Mamadou Thiaw.

Pour sa part, Baba Ndiaye, président du Conseil départemental de Kaolack, par ailleurs président du comité de pilotage des collectivités locales pour le budget participatif, a salué l’initiative, considérant que la rencontre initiative conjointe du Pndl et de Enda Ecopop est extrêmement importante.

Baba Ndiaye a affirmé que les collectivités locales ont, en 2015, bénéficié d’un appui du Pndl pour exercer et mettre en œuvre un budget participatif. Un budget, a-t-il précisé, qui obéit à des normes depuis le choix des projets. Il s’est par ailleurs félicité que les populations soient impliquées en donnant leur point de vue sur la gestion du budget. Le Programme national de développement local, s’est-il plu à rappeler, a joué un rôle important en offrant un budget participatif.

Bachir Kanouté d’Enda Ecopop a estimé que le réseau mis en place permettra aux collectivités locales de promouvoir l’apprentissage entre elles; le rôle de Enda étant d’accompagner ces collectivités locales. Selon lui, le réseau devra nouer un partenariat avec ceux du Brésil, du Cameroun, de la France, du Maroc, de la Tunisie et de Madagascar.

Amath Sigui NDIAYE

Les populations du village historique et religieux de Mbacké-Djolof, à quelques encablures de Dahra, ont marché, hier, pour se faire entendre sur les maux dont souffre le village créé il y a plus de quatre siècles.

Pour le temps d’une matinée, Mbacké-Djolof était un « village mort » car les boutiques, les marchés et les gargotes avaient baissé leurs rideaux. Les marcheurs qui ont emprunté l’artère principale du village ont convergé vers le mausolée de Mame Marame Mbacké, grand-père du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba  Mbacké. Tout le trajet durant, les populations n’ont cessé de fustiger les conditions difficiles auxquelles elles sont confrontées quotidiennement.

A ce point de chute, le porte-parole des marcheurs, Baba Thiam, a listé les maux dont souffre le village: « Aujourd’hui, nous avons battu le macadam pour réclamer des meilleures conditions de vie. Les gens parlent d’un Sénégal émergent, au moment où certains villages historiques comme Mbacké Djolof n’ont pas accès à l’électricité ». Les populations se rabattent sur le village de Sagatta-Djolof, chef-lieu de commune, distant de 9 kilomètres, dit-il, pour charger leurs téléphones portables ou regarder des téléfilms. « Le forage est électrifié par la haute tension qui existe depuis 2008. Qu’est-ce qui retarde aujourd’hui le raccordement du village », ajoute-t-il.
Dans le même sillage, Cheikh Mbacké Ndiaye, un natif du village, se désole des conditions précaires dans la case de santé. « La matrone utilise des lampes torches pour faire accoucher les femmes.

L’évacuation des patients se fait par charrettes ou par des voitures à ciel ouvert. Il arrive dès fois que des femmes y accouchent. Pis encore, toute la charge de l’évacuation revient aux malades qui peinent énormément à les supporter ». « Tout le village qui plonge dans le noir est exposé aujourd’hui. La nuit, les bandits dictent leur loi aux populations. Il faut signaler aussi que la rareté de l’électricité favorise le vol de bétail et de chevaux », a laissé entendre le chef de village, Baba Niang.
Les jeunes menacent de durcir le ton, en boycottant les élections législatives qui pointent à l’horizon, si jamais les autorités compétentes ne décantent pas la situation.

Masse NDIAYE

Lors de ces vingt dernières années, juste avant 2015, la région ouest-africaine a réalisé des progrès notables en matière de réduction de la proportion de personnes souffrant de la faim (en baisse de 60 %), se rapprochant ainsi de l’Objectif du millénaire pour le développement durable. Aujourd’hui pourtant, au Nigéria, l’un des pays ayant enregistré les meilleurs résultats pendant cette période, nous constatons une grave crise de la faim. Les souffrances liées à la faim se répandent rapidement dans les régions du nord-est du pays où la guerre civile provoque des déplacements de populations et empêche les agriculteurs de cultiver et de produire. Il y a de fortes possibilités que la tendance sur les progrès réalisés récemment s’inverse et que l’on assiste à une régression de la situation. Il devrait être hors de question que les efforts fournis soient vains.

C’est dans ce contexte particulier que j’ai choisi de me rendre dans la région du Bassin du lac Tchad, pour sensibiliser sur l’urgence de renforcer notre intervention face aux défis rencontrés. Jusqu’à présent, le manque d’attention et l’inadéquation des interventions n’ont fait qu’amplifier ces défis. La crise qui prévaut dans le Bassin du lac Tchad (constitué de plusieurs régions du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Niger) est actuellement l’une des plus importantes crises humanitaires au monde avec 11 millions de personnes ayant besoin d’aide. Parmi eux, 69 millions de personnes sont confrontées à une situation d’insécurité alimentaire grave sans oublier les 2,5 millions de déplacés dans le même cas. Il s’agit de la deuxième plus importante crise de déplacement au monde.

Il est important de garder à l’esprit que cette crise dans la région sahélienne est multidimensionnelle et trouve ses racines dans des problèmes liés à la sécurité, à l’humanitaire, au changement climatique et à l’économie. Venir en aide aux pays affectés en consolidant les processus de pays tout en faisant face à l’urgence humanitaire est la priorité.

Dans l’État de Borno, au Nigeria, le nombre de personnes en situation de crise devrait augmenter pour atteindre les 3,6 millions en août, soit presque le double l’année dernière. Dans le nord-est du Nigeria, plus de 5,2 millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire pendant la période de soudure. De plus, 2,4 millions de personnes ont quitté leur domicile en raison de l’insécurité. Le secteur agricole a subi d’énormes dégâts  (infrastructures, systèmes d’irrigation, lieux de stockage et services de vulgarisation) dans les trois zones affectées du Nigeria, du nord du Cameroun, du sud-est du Niger et de l’ouest du Tchad. Nombreux sont ceux à avoir déjà vendu leurs biens, dont leurs semences, leurs outils et leur bétail, pour survivre.

Le soutien immédiat aux moyens d’existence contribue à ce que les besoins alimentaires essentiels soient satisfaits à court terme. Mais, il s’agit uniquement de la première étape pour changer la donne actuelle qui force les agriculteurs à épuiser leurs moyens d’existence et entraine de graves souffrances dans les zones affectées. Le cercle vicieux de la pauvreté doit être interrompu. Et dans cette optique, nous devons nous assurer que les populations vulnérables ont la possibilité de récolter et de reconstruire leurs stocks alimentaires cette année. Si nous ne réussissons pas à restaurer la production alimentaire maintenant, les souffrances liées à la faim s’aggraveront et se généraliseront, tandis que la dépendance à l’aide extérieure s’intensifiera.

Il est temps d’agir, et maintenant. En plus de la nourriture, les agriculteurs ont besoin de semences. Il y a un mois, la communauté humanitaire s’est réunie à Oslo pour lever des fonds pour le Bassin du lac Tchad. Là-bas, la saison de plantation commence dans moins d’un mois. L’agriculture ne peut être pensée furtivement. Plus de 80 % des personnes dépendent de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage pour leurs moyens d’existence. Les progrès impressionnants réalisés dans le passé ont pu l’être grâce à des années de programmes de développement agricole progressifs. Nous devons nous assurer que ces progrès ne sont pas réduits à néant par la crise actuelle.

Nous devons protéger les biens et les moyens d’existence des agriculteurs et des éleveurs non seulement aujourd’hui, mais également pour demain et pour les années à venir. Cela implique un renforcement de la résilience à long terme. Il est nécessaire d’adopter une approche holistique pour lutter contre les principaux facteurs de la faim, à savoir une production alimentaire limitée, le prix élevé des produits alimentaires, les déplacements de population, une croissance démographique et la concurrence pour les ressources naturelles.

Le manque d’accès aux services sociaux de base (santé, eau, éducation) et aux programmes de protection sociale vont obligatoirement menacer la vie de millions de personnes vivant dans une région déjà très vulnérable aux chocs. Le changement climatique, en particulier, pose un risque sur cette région exposée aux sécheresses et aux inondations. La Fao lance une stratégie de réponse sur trois ans (2017-2019) afin d’atténuer l’impact de la crise et de renforcer la résilience et la sécurité alimentaire des communautés du Bassin du lac Tchad affectées par le conflit.

La Fao continuera à soutenir les pays de la région et travaillera en collaboration avec les institutions régionaux, telles que le Cilss (le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel), la Commission du Bassin du lac Tchad, les agences des Nations unies et autres partenaires humanitaires et au développement. La Fao associe son intervention d’urgence (dont fait partie la distribution de semences) à des priorités programmatiques à moyen terme visant à promouvoir des moyens d’existence viables et la diversification tout en réduisant la vulnérabilité et les risques. Il sera également question de chercher à prévenir les conflits.

La résilience des moyens d’existence ruraux est essentielle pour faire du développement durable une réalité et s’assurer de la productivité de l’agriculture et des systèmes alimentaires tout en prenant compte des risques. Les agences des Nations unies ont également entrepris des efforts afin de maximiser l’impact de leurs interventions. L’aide alimentaire et les transferts d’argent par le Programme alimentaire mondial permettent aux ménages de protéger leurs semences, tandis que les distributions d’outils, d’engrais et de semences par la Fao facilitent la production agricole des petits exploitants.

La crise est complexe et par conséquent, la route vers le développement durable l’est aussi. Pour faire face efficacement aux impacts économiques, sociaux et environnementaux de manière cohérente, nous devons adopter une approche régionale, intégrée et complète dans laquelle les acteurs nationaux sont en ligne de front. La Fao s’efforce de jouer un rôle afin de contribuer à une évolution historique, axée vers le progrès. La paix et la sécurité sont nécessaires, et améliorer la résilience des populations vulnérables dans le Bassin du lac Tchad peut non seulement aider à y parvenir, mais sera crucial pour la maintenir à l’avenir.

Par José Graziano
Da Silva

Directeur général de
l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao)

L’environnement occupe, de nos jours, une place géostratégique aussi bien à l’échelle locale, nationale qu’internationale. C’est donc fort de cette réalité que le président de la République a choisi ce thème en perspective de la célébration du 57ème anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Nous ne pouvons que saluer cette heureuse initiative. Le rôle de nos forces de sécurité dans la protection de notre environnement occupe une place de choix et mérite d’être ainsi mis en exergue.

Par forces de sécurité, nous pouvons citer les agents du service d’hygiène (lutte contre les pollutions et nuisances liées, entre autres, à la lutte contre les dépôts d’ordures sauvages, à l’hygiène publique, surveillance des systèmes sanitaires), les sapeurs-pompiers qui veillent au respect des normes pour les établissements classés, les douaniers qui surveillent, au niveau des frontières, l’entrée dans notre pays des types de produits en rapport avec le code de l’environnement,  le code forestier, les militaires qui, en rapport avec la gendarmerie, la police, les agents des Eaux et Forêts et ceux des Parcs nationaux, combinent leurs efforts dans la protection des eaux continentales et marines sous divers aspects (transport des produits dangereux, lutte contre les espèces végétales envahissantes, lutte contre l’enlèvement du sable marin, les pollutions des eaux, la protection des ressources halieutiques, des espèces ligneuses). En un mot, ces forces de sécurité veillent à la promotion des trois conventions : biodiversité, désertification, changement climatique.

Que ce soit le code de l’eau, le code de l’hygiène, le code l’assainissement, le code de l’environnement, le code forestier, le code de construction ou le code de l’urbanisme, nos braves et infatigables forces de sécurité sont là, toujours prêtes à remplir leur mission, en vue de promouvoir un environnement compatible avec un cadre de vie en rapport avec les normes environnementales. Aujourd’hui, la meilleure façon de rendre hommage à ces forces de sécurité serait de mieux les outiller en logistique, mais aussi en effectif, car l’environnement présente des enjeux géopolitiques et géostratégiques de sorte qu’il y a nécessité d’anticiper sur toutes les actions.

Choisir une date aussi sacrée que le 04 avril pour la dédier à la thématique relative au rôle de nos forces de sécurité dans la protection de l’environnement témoigne, sans doute, d’une volonté politique des autorités de notre pays de rendre hommage à nosvaleureux hommes et femmes en charge de notre sécurité. Celle-là sans laquelle aucun développement durable ne peut se réaliser. C’est aussi la preuve que l’environnement a fini d’être inscrit parmi les grandes actions prioritaires dans l’agenda du président de la République ainsi que dans celui du gouvernement, à travers la mise en œuvre des différentes politiques publiques. Ce n’est donc pas par hasard que le Sénégal rayonne et affirme son leadership dans le domaine de la politique environnementale aussi bien à l’échelle sous-régionale et régionale que mondiale.

Encore une fois, hommage à tous les acteurs dans le domaine de l’environnement et particulièrement à nos infatigables forces de sécurité qui n’ont plus rien à prouver et méritent la reconnaissance du chef de l’État ainsi que de l’ensemble du peuple souverain.

Par Abdou SANE

Ancien député
Email :
abdousanegnanthio@
gmail.com

Niakhar dispose désormais d’une nouvelle gare routière d’un coût de 45 millions de FCfa et aussi d’une place publique qui porte le nom du premier président de la communauté rurale, Dibocor Diouf. Ces deux infrastructures ont été inaugurées lundi dernier sous la présidence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, invité par le maire de la commune, Amacodou Diouf.

Lors de la cérémonie, le maire de la commune, Amacodou Diouf, a tenu d’abord à rappeler que c’est l’ancien président de la communauté rurale, Oumar Diouf, actuellement haut-conseiller des collectivités territoires, qui a démarré la construction de la gare routière pour offrir un cadre plus vaste aux transporteurs. Selon lui, ces derniers occupent actuellement le centre-ville d’une façon anarchique. Dès son arrivée à la tête de la commune, a-t-il indiqué, l’urgence a été pour lui de terminer les travaux de cette gare pour répondre à une préoccupation des populations. C’est ainsi qu’il a dégagé une enveloppe de 1 million de FCfa pour les travaux de finition. Selon le maire Amacodou Diouf, cette gare routière est devenue fonctionnelle car il y a de l’eau, de l’électricité, des toilettes, des souks et autres commodités pour satisfaire les doléances des transporteurs. Lors de cette cérémonie,  le maire Amacodou Diouf a lancé un vibrant appel aux transporteurs pour qu’ils déménagent à la nouvelle gare routière pour libérer les voies du centre-ville. De plus, il a renouvelé toute sa disponibilité à poursuivre le dialogue pour qu’une solution soit trouvée à ce problème. Aussi, en baptisant la place publique, place Dibocor Diouf, il a tenu a rendre à ce dernier un vibrant hommage pour tout ce qu’il a fait pour le développement de la localité.

Le ministre a salué les actions menées par le maire Amacodou Diouf pour rendre agréable la place publique. Selon lui, le maire a finalisé les travaux de cette place pour offrir à Niakhar l’une des plus belles places de la commune. Aussi, Mbagnick Ndiaye a soutenu que la gare routière « va permettre à la commune d’avoir des ressources additionnelles ». Le ministre a rappelé qu’il y a encore quelques réticences notées chez les transporteurs. A ces derniers, il leur a fait savoir qu’ils doivent comprendre que tout changement est difficile. Aussi, il a soutenu que l’occupation anarchique du centre-ville est devenue une situation invivable voire insupportable à tous les niveaux. C’est pourquoi, le ministre Mbagnick Ndiaye a lancé un appel aux transporteurs pour rejoindre cette infrastructure. « Nous allons poursuivre le dialogue pour faire en sorte qu’ils aillent occuper cette gare routière d’une manière pacifique », a-t-il souligné.

Oumar  Ngatty BA

Les jeunes de Kagnarou, un village de la commune de Sindian, ont lancé, samedi dernier, un appel pressant au président de la République, pour bénéficier du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Leur ambition est de doper l’agriculture et atteindre l’autosuffisance alimentaire dans leur localité

Ils s’y investissent depuis plusieurs années en vain, faute d’équipements agricoles modernes et de moyens pour mécaniser l’agriculture dans leur village.
Le premier vice-président de la fédération de leurs associations, Cheikh Tidiane Goudiaby, a assuré qu’ils ont les moyens humains et la détermination pour bien exploiter le nombre de domaines agricoles communautaires que le président de la République mettra à leur disposition. « La seule chose qui nous manque, c’est l’accompagnement de l’Etat, en mettant sur place un financement conséquent, ainsi que du matériel moderne pour mécaniser l’agriculture et la doper à Kagnarou », a indiqué M. Goudiaby.

Notre vis-à-vis s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la 25ème édition des journées culturelles, sportives et économiques de la fédération des associations de Kagnarou. Il n’a pas manqué de faire savoir que les jeunes de son village sont très motivés pour tirer le maximum de profits du programme des domaines agricoles communautaires qu’ils souhaitent obtenir de tous leurs vœux. A l’en croire, leur fédération a des domaines de 7 hectares qu’ils n’arrivent pas à exploiter faute de moyens de mécanisation. « Ce qui fait qu’aujourd’hui, si l’Etat met à la disposition de la fédération des associations de Kagnarou les moyens qu’il faut, je vous garantis que l’autosuffisance alimentaire tant prônée par nos dirigeants sera assurée à 100% », a soutenu Cheikh Tidiane Goudiaby.

El Hadj Moussa SADIO

D’une capacité d’accueil de 60 enfants, la pouponnière « La Maison du sourire », ouverte il y a seulement quelques mois, a accueilli une douzaine de pensionnaires dont trois garçons, tous abandonnés ou issus de familles en grande difficulté confiés provisoirement à la structure par le Tribunal des mineurs sénégalais.

Si ce bijou a pu voir le jour, c’est grâce à la collaboration avec plusieurs associations sœurs qui ont bien voulu assurer le financement de la construction de la pouponnière. Il s’agit, a indiqué Fabrice Elie de l’association « Sourires d’enfants » dont la présidente Alba Carpineti « La Forza di un sorriso », de l’association française « La Force d’un sourire » et de celle d’Espagne « La Fuerza de ina sonriza » respectivement dirigées par Bernardina Giampaoli, Christine Tavernier – Haumont et Marie Virtuels Lamo Herrero. Il faut aussi noter que deux associations partenaires de France et de Belgique « amitié solidaire, les poupous de là-bas » se sont beaucoup investies.

Au total 12 mômes sont actuellement accueillis à la pouponnière « la maison du sourire » dont trois garçons. Une fois tous les travaux achevés, la pouponnière pourrait recevoir jusqu’à 60 enfants a renseigné M. Elie qui indique tout le personnel est recruté sur place. Il s’agit de six aides maternelles, de deux gardiens et de deux femmes de charge.

Le projet est né de la difficulté d’accès aux soins pour les populations démunies. Ce qui, aux yeux de Fabrice Elie, a entraîné des situations où leur progéniture peut se trouver en danger à cause du décès de la mère en couche, de maladie ou de l’impossibilité des parents à prendre en charge l’enfant. « La Maison du sourire » a donc vu le jour pour justement accueillir des tout-petits enfants de 0 à 3 ans provenant de ces familles. L’objectif est de garder le lien avec la famille d’origine afin de permettre le retour de l’enfant après un court délai.

Amath Sigui NDIAYE

La Fondation Sonatel a offert une table de réanimation pédiatrique à l’hôpital de la paix de Ziguinchor, samedi dernier. Le geste, qui est d’une haute portée humanitaire, a été salué et loué par le personnel médical, les autorités administratives, les élus locaux et autres couches de la population.

Cette table de réanimation pédiatrique permettra aux nouveau-nés, qui ont des problèmes à la naissance et qui sont à l’hôpital de la paix, de ne pas être référés à l’hôpital régional de Ziguinchor. L’administrateur général de la Fondation Sonatel, Mme Aminata Fall Sidibé, s’en est félicitée, soulignant « l’apport humain » que sa structure va apporter aux nouveau-nés de l’hôpital de la paix à travers ce don. Mme Sidibé n’a pas occulté l’impact important de ce matériel sur les cas d’urgence. Elle s’exprimait ainsi lors du séjour de sa Fondation, vendredi, samedi et dimanche derniers, à Ziguinchor, dans le cadre de son concept « La Fondation en Régions » visant à la rapprocher davantage des populations et à être à l’écoute de ces dernières pour mieux répondre à leurs attentes.

Outre ce don, la Fondation Sonatel a organisé, samedi et dimanche derniers, en partenariat avec le district sanitaire de Ziguinchor (appelé communément « hôpital silence »), des séances médicales gratuites au profit de plus de 500 personnes du troisième âge. Ces dernières ont ainsi bénéficié de soins très pointus auprès de nombreux spécialistes : urologues, cardiologues, ophtalmologues, gynécologues, etc. Elles ont également bénéficié d’un dépistage et d’un suivi diabétologie, ainsi que d’une prise en charge de l’hypertension artérielle. Par ailleurs, la Fondation Sonatel a participé de très belle manière à la finale du concours d’excellence « Les palmes du Sud » de l’association Ikana en offrant beaucoup de cadeaux ainsi que des bourses aux lauréats.

El Hadj Moussa SADIO

Un nouveau bureau de Poste a été ouvert officiellement samedi dernier à Médina-Mary, dans le département de Vélingara. Une infrastructure qui va aider à désenclaver davantage toute la zone frontalière avec la République de Gambie, à l’ouest de Vélingara, de manière à l’intégrer définitivement dans l’économie nationale.

Rattaché à la Direction régionale des postes (Drp) de Ziguinchor, le nouveau bureau de poste de Médina-Mary est de poste de plein exercice. Toutes les opérations postales et financières, telles que les affranchissements, dépôts et livraisons de courriers, de paquets et de colis, ainsi que les transferts d’argent, les opérations de chèques postaux et de caisse d’épargne, mais aussi de vente de produits non postaux peuvent y être effectuées. C’est le cinquième bureau de poste du département de Vélingara après ceux de cette ville, chef-lieu du département, de Médina Gounass (sud-est), de Diaobé (sud-ouest) et de Mandat-Douane (Est) informe un communiqué qui nous est parvenu.

Lors du coup d’envoi des activités du bureau de poste de Médina-Mary, Boubacar Gassama, responsable commercial à la Drp de Ziguinchor, a transmis à la population les félicitations chaleureuses du Directeur général du groupe « La Poste », Siré Dia. Il leur a, ensuite, exprimé la disponibilité de la société et son personnel à accompagner la zone de Médina-Mary dans son développement social et économique. Il a aussi invité la population locale à faire « bon usage » de cette nouvelle infrastructure. A noter que ce nouveau bureau de poste renforce les infrastructures sociales de base à Médina-Mary. La localité qui aspire à devenir commune, abrite un poste de santé, un   Collège d’enseignement moyen, un parc de vaccination de bétail, une laiterie communautaire.
De son côté, le groupe Sonatel-Orange y a installé l’une de ses antennes relais de dernière génération et la 4G pour de meilleures communications téléphoniques et l’accès à Internet.

La localité de Médina-Mary est fortement soutenue par un réseau de partenaires en Suisse et en France.

B. B. SANE

Le préfet Saer Ndao a indiqué, avant-hier, que l’intercommunalité était un important moyen de développement. « Nous sommes aujourd’hui dans des collectivités locales qui sont très limitées. Avec la communalisation intégrale, les anciennes communes se trouvent à l’étroit. C’est l’exemple de la commune de Mbour qui est encerclée de partout par les anciennes communautés rurales devenues communes », a indiqué Saer Ndao. Pour développer des projets d’envergure, a-t-il fait savoir, il faut nécessairement une grande assiette foncière. Toutefois, a-t-il noté, il est difficile de disposer d’assiette à Mbour. D’où la nécessité, selon lui, de développer l’intercommunalité. « On peut avoir les frontières physiques, mais dans la conscience des personnes et des biens, tout doit être lié », a fait savoir le chef de l’exécutif départemental. « Il est important, si on veut construire un grand hôpital à Mbour, qu’une grande partie soit localisée dans la commune de Malicounda; et dans une gestion intercommunale, on pourra tirer les bénéfices pour mettre les populations plus à l’aise dans le secteur de la santé », a-t-il dit.   

Samba Oumar FALL

Localité frontalière de Kédougou, Diaka Guémédji a reçu, le mercredi dernier, la visite du coordonnateur national du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), Moussa Sow, accompagné du gouverneur de Kédougou, William Manel et d’une forte délégation de techniciens.

La localité frontalière de Diaka Guémédji, en territoire guinéen, a été l’objet, mercredi dernier, d’une visite de Moussa Sow, coordonnateur national du Puma (Programme Le Programme  d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) a été créé par le président de la République pour contribuer au renforcement de la politique de gestion des localités en zones frontalières. A ce titre, il est chargé de réaliser, pour le compte du Gouvernement, des projets sectoriels destinés à assurer la sécurité des zones et axes frontaliers en vue d’améliorer durablement les conditions de vie des populations polarisées, par la promotion d’activités économiques et la mise à disposition d’infrastructures et d’équipements sociaux adéquats. Il assure aussi le désenclavement routier, fluvial, maritime, téléphonique et numérique.

C’est à cet effet que le coordonnateur national du Puma, Moussa Sow et sa forte délégation composée du chef d’état-major particulier du président de la République, le Général Abou Thiam, d’autorités administratives et de son personnel, notamment des ingénieurs, se sont rendus au village frontalier de Diaka Guémédji où se trouvent 397 Sénégalais chassés de Diaka Médina en territoire guinéen. Il s’agissait d’abord de s’enquérir de la situation de ces populations, les rassurer et apporter des solutions afin d’améliorer leurs conditions de vie.

A cet effet, Moussa Sow et sa forte délégation ont passé toute la journée du mercredi à Diaka Guémédji où ils ont été chaleureusement accueillis par des populations enthousiastes et rassurées en présence des élus locaux de Madina Baffé, notamment son maire Baba Niakhasso. Moussa Sow avec l’ensemble des chefs de services régionaux ont décidé de l’aménagement de 10 ha qui seront divisés en 71 parcelles pour reloger 32 ménages. L’hivernage s’annonçant dans cette partie du pays, les autorités souhaitent que les travaux soient bouclés ce mois-ci par la société minière Iam Gold en charge des travaux. Le coordonnateur du Puma a promis la construction d’un forage, d’un établissement scolaire, d’un poste de santé, d’un poste frontalier mixte abritant la gendarmerie, la Police, la Douane et les Eaux et Forêts, l’électrification avec des panneaux solaires et l’octroi de moulins et un périmètre maraîcher pour alléger les femmes.

Quant au maire Baba Niakhasso, il s’est félicité de la présence de la délégation et a listé les nombreuses difficultés auxquelles est confrontée sa localité. Entre autres, le manque d’eau potable, d’électricité, de salles de classe, de postes de santé, de personnel d’encadrement, souhaitant bénéficier des projets et programmes initiés par le chef de l’Etat afin de juguler le chômage des jeunes de sa localité.

Devant ces populations, il a été convenu de réaliser la parcellarisation des infrastructures sociales de bases, la case de santé, l’aménagement d’un air de jeu pour les jeunes, une route reliant le village à Madina Baffé dont dépend le village, un poste frontalier mixte pour les gendarmes et la police, la construction d’une école assurée par le MEN, des moulins pour les femmes et un périmètre maraicher pour alléger leurs travaux. A la fin des activités, des remerciements forts ont été formulées à l’endroit du Président de la République.

Seydou TOUNKARA

Le colonel Moumar Guèye, écrivain, l’a dit dimanche : Thioumadé Nguèyèné, village situé à 22 km de Louga, aura bientôt une Grande mosquée, de l’eau potable et de l’électricité.

Thioumadé Nguèyène, commune de Nguer Malal, dans le département de Louga, a vécu, dimanche, d’intenses moments de prières et de lecture du Saint Coran. Les ressortissants de ce village situé à 22 km de Louga et d’éminents érudits venus de toutes les régions du Sénégal ont pris part à cet événement religieux. La conférence publique tenue au centre du village a été un des temps forts de la journée. Les échanges ont essentiellement porté sur le Coran et les enseignements du prophète Mohamed (Psl). « Si nous voulons la paix et le développement, je veux dire le véritable développement, il n’y a pas autre choix que de mettre en avant le Coran et les enseignements du prophète Mohamed (Psl) », a fait savoir le conférencier, Idrissa Guèye, devant une assistance composée en majorité de femmes et de jeunes.

En bon pédagogue, il a aussi beaucoup fait référence aux compagnons du prophète Mohamed, appelant vivement à un changement de comportement et à un retour aux valeurs de l’Islam. Cette journée, organisée chaque année par les ressortissants de Thioumadé Nguèyène, est aussi un moment privilégié pour parler des conditions de vie des populations, particulièrement préoccupées par trois projets majeurs : la construction de la Grande mosquée, l’accès à l’eau potable et à l’électricité. « Tous ces projets sont en très bonne voie de réalisation », a rassuré le colonel Moumar Guèye, ressortissant dudit village. Colonel Guèye dit avoir interpellé le président de la République pour la construction de la Grande mosquée. Celui-ci, a-t-il partagé, est favorable au projet et l’a même inscrit dans son programme.

S’agissant de l’accès à l’eau et à l’électricité, les responsables de l’Office des lacs et des cours d’eau (Olac) et du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) ont été respectivement saisis. Tous, a indiqué Colonel Guèye, ont donné des réponses rassurantes. « Je suis optimiste. Ces trois projets seront bientôt réalisés pour le plus grand bonheur des populations.

Abdoulaye DIALLO

Bientôt beaucoup de villages de la commune de Sindian (Bignona) vont sortir des ténèbres. L’annonce a été faite, le week-end dernier, par le maire Yancouba Sagna. Il a également révélé le bitumage de la route Bignona-Boutolate-Kagnarou-Sindian-Frontière Gambie, entre autres programmes de l’État qui sont en vue dans sa collectivité locale.

Le maire de Sindian a, en effet, annoncé, samedi dernier, l’extension du programme d’électrification rurale dans sa commune, avec l’introduction du courant continu dans les villages de Kagnarou et de Sindian, et du courant par intermittence au village de Médiédj. Par ailleurs, Yancouba Sagna a annoncé l’électrification, par l’énergie solaire, des villages de Djiness-Sibogola, Silick, Kourouck et Wouniock, « grâce toujours à l’appui et à l’accompagnement de l’État central ». L’édile de Sindian s’exprimait à Kagnarou, lors de la 25ème édition des journées culturelles, sportives et économiques de la fédération des associations dudit village.

De plus, l’édile de Sindian a annoncé la construction progressive de la boucle du Fogny, « avec l’accompagnement du programme d’urgence pour la modernisation des  axes frontaliers, lancé par le chef de l’État », précise-t-il. Yancouba Sagna a assuré que d’autres programmes sont en vue pour d’autres villages de sa commune. Il a cité, entre autres, le Pudc, pour le bitumage prochain de la route Bignona-Boutolate-Kagnarou-Sindian-Frontière Gambie.

M. Sagna n’a pas manqué de faire savoir que sa commune a bénéficié de 63 km de routes, grâce au Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Il n’a pas oublié l’appui du gouvernement, dans la construction des salles de classe et l’équipement des postes de santé des localités qui composent sa commune.

El Hadj Moussa SADIO

Un raz-de-marée s’est encore produit à Guet-Ndar et dans le Gandiolais. Cette fois-ci, une trentaine de concessions et autres maisons en dur, a été envahie par les eaux marines. Les populations de Guet-Ndar, celles de certaines localités de la commune de Ndiébéne Gandiole et d’une partie de Gokhou-Mbathie, ne savent plus à quelle mer se fier.

Jusqu’au moment où nous écrivions ces lignes, l’Océan Atlantique n’arrêtait pas d’envoyer un volume d’eau important dans les vieilles chaumières de la Langue de Barbarie. Les autorités municipales, sous la houlette du maire Mansour Faye, se sont mobilisées au moment opportun pour apporter un soutien moral, matériel et financier à ces nombreux sinistrés dont la plupart passe la nuit à la belle étoile depuis vendredi.

A l’occasion d’une rencontre de l’Apr dénommée « Yendou Marron » organisée, hier, par Serigne Sène à Guet-Ndar, le maire Mansour Faye a encore évoqué l’épineux problème des raz-de-marée, précisant qu’ils constituent un phénomène naturel récurrent. Il a ainsi annoncé le démarrage effectif des travaux d’installation des brise-lames dans un délai d’un mois et demi.
Ces travaux, a-t-il précisé, vont durer 12 mois et ils seront effectués sur une distance de 4 Kms sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, et coûteront globalement à l’État, 4 milliards de Cfa.

En attendant, a-t-il souligné, il urge de déplacer les familles sinistrés, d’effectuer de petits travaux de protection des maisons inondées par les eaux marines. Il s’agit notamment de mettre en place des diguettes de protection faites de sacs de sable, etc.
 Le président du conseil municipal de Saint-Louis a laissé entendre qu’il a été sur les lieux avec les autorités administratives, en vue de constater de visu les dégâts occasionnés par ces raz-de-marée et de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour créer un espace entre le rivage et les maisons impactées par ces raz-de-marée.

Le Premier magistrat de la ville tricentenaire a aussi évoqué la tenue du conseil interministériel sur les problèmes de la pêche et de la protection de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer.  Ce conseil interministériel, a-t-il rappelé, a été déjà programmé et reporté pour des raisons relatives au décès du pêcheur qui a été fusillé par les garde-côtes mauritaniens. Il se tiendra dans les plus brefs délais à Dakar et permettra de réfléchir sur l’amélioration des conditions de vie des populations de la Langue de Barbarie et celles des pêcheurs rapatriés de la Mauritanie.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le village de Keur Balla Lô, une localité de la commune de Malicounda, dans le département de Mbour, situé sur la route nationale N°1, a étrenné, samedi dernier, son nouveau forage, marquant ainsi son accès à une eau potable.

Le maire de Malicounda, Maguette Sène, a loué les efforts de l’État du Sénégal et de Eau-for, qui, selon lui, ont facilité la réalisation du nouveau forage. Il a invité les populations locales à faire preuve de patience en ce qui concerne leurs doléances relatives aux problèmes au sein du poste de santé. Selon l’élu local, les jeunes de cette localité ont, désormais, la possibilité d’exploiter leur périmètre maraîcher. Le chef de village de Keur Balla Lô, Doudou Lô, a remercié les autorités communales de les avoir soulagés de la corvée d’eau. Il a aussi salué le geste hautement humanitaire, non sans regretter les difficultés endurées par les populations locales, notamment les femmes du village qui se levaient, tous les jours, tard dans la nuit, pour faire la queue  devant les puits des villages environnants ou, à défaut, se rabattre sur l’eau des rivières, dans le but de trouver de l’eau.

Pour sa part, Ibrahima Hanne, secrétaire général du comité, l’exploitation de ce forage a donné la garantie, à son équipe, de sécuriser les lieux et de ne plus favoriser le gaspillage de ce liquide précieux. Il a, par ailleurs, invité ses pairs à faire preuve de rigueur et de responsabilité. En dehors des aspects techniques, ‘’le forage va faire l’objet d’un entretien sans faille’’, a promis M. Hanne.

Amath Sigui Ndiaye

Le mouvement politique et  de développement dénommé Alliance pour sa localité(Apl)  a volé aux secours de trois (3) postes de santé du département de  Nioro à savoir Darou Salam, Diamaguène et de Fass Boye, qui avaient un déficit de matériel médical. Ils ont bénéficié d’un lot d’équipements d’une valeur de  3 millions de FCfa.

L’Alliance pour sa localité (Apl) un mouvement politique orienté vers le développement, s’est investi dans l’appui aux structures médicales et éducatives du département de Nioro. Ces promoteurs ont mis la main dans la poche pour voler au secours de 3 postes de santé de la circonscription administrative en leur offrant du matériel médical.

«Chaque poste de santé est doté d’une table d’accouchement,  de deux lits d’hospitalisation, de 3 peseurs , des  détergents, des poubelles, d’un poste téléviseur, d’un réfrigérateur et de ventilateurs », a détaillé  Mamadou Seck,  président dudit  mouvement. « Nous avons jugé  nécessaire de répondre aux préoccupations les plus urgentes dans ces postes de santé, en attendant que les moyens nous permettent de subvenir à tous les besoins de notre localité », a poursuivi  M.  Seck.  Faisant une  priorité les actions de développement en faveur de Nioro, il a précisé des actions  sur  les 5 secteurs  les plus importants que sont   l’éducation, la santé, l’agriculture, le sport et la culture. «  Dans chacun de ces secteurs, nous avons défini un plan d’actions et nous comptons  agir plus et communiquer moins. Dans un premier temps, nous avons fait l’état des lieux et nous nous sommes rendu compte qu’il y a urgence dans le secteur de la santé ».  Pour sa part, Seynabou  Ndiaye, Infirmière  Chef de  Poste (Icp) de Diamaguène a  magnifié ce geste désintéressé au nom de tout  le personnel et des usagers, précisant que le matériel est venu à son heure. Selon elle, l’Alliance pour sa localité (Apl) va ainsi permettre de combler un déficit de matériel et d’équipement pour la structure sanitaire qui polarise une trentaine de localités.

Profitant de l’occasion, la représentante du médecin chef de district, a exhorté les autres personnalités du département à prendre exemple sur le généreux donateur pour  être utiles  aux communautés auxquelles elles appartiennent. Le président de l’Apl s’est engagé à appuyer, prochainement, le système éducatif de Nioro.

Elimane FALL

Le conseil municipal de la ville de Dakar s’est réuni vendredi 31 mars dans la salle de délibérations de l’hôtel de ville pour voter une résolution de soutien au maire Khalifa Ababacar Sall.   

Réunis en session ordinaire, les conseillers de la mairie de Dakar ont voté, dans leur écrasante majorité, une résolution de soutien au maire Khalifa Ababacar Sall, détenu en prison depuis le 7 mars 2017 pour des chefs d’accusation que sont association de malfaiteurs, faux et usage de faux, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux concernant l’exercice 2011-2015.

Selon la première adjointe au maire, Soham El Wardini, conseillère municipale à la ville de Dakar, cette convocation de la session ordinaire répond aux exigences légale et réglementaire de fonctionnement de l’organe délibérant.
«La détention du maire et de ses collaborateurs n’a pas affecté le fonctionnement de la ville qui continue à être assuré par le bureau municipal, son cabinet ses différents services », a expliqué Mme Wardini, qui poursuit que le maire les exhorte à poursuivre la culture de l’institution sans cesse inscrite dans l’objectif public local de qualité.

Elle dira que la mairie continuera sur son mode de fonctionnement inclusif et participatif pour permettre à tous les conseillers d’apprécier la situation. « Cela fait trois semaines de détention que Khalifa et ses coaccusés bénéficient de présomption d’innocence ; M. le maire nous manque et nous ne désespérons pas de le retrouver parmi nous très bientôt, au grand bonheur de ses administrés », a-t-elle expliqué.   
Selon Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul-Derklé, il arrive que le conseil formule des prières au profit de personnes proches des conseillers.

Mieux, l’édile avance qu’à ce moment d’épreuve, des maires de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglua), de l’Association internationale des maires francophones (Aimf) ont témoigné leur soutien au maire de Dakar.  « Quoi de plus normal de manifester notre soutien au maire de Dakar ? Demain, il fera jour ; et il reviendra parmi nous pour reprendre service », a-t-il avancé.

Prenant la parole, Moussa Sy déclare que ce dossier est politique ! « J’encourage le maire à ne rien négocier ; car il n’a rien fait », a affirmé le maire des Parcelles Assainies.

Serigne Mansour Sy CISSE

En perspective de l’arrivée prochaine de 39 bus, la municipalité de Mbour s’est dotée d’un nouveau plan de circulation pour assurer une plus grande mobilité, qui constitue un véritable casse-tête dans la capitale de la Petite-Côte.  

Confrontée depuis des années au défi croissant du transport urbain, la municipalité de Mbour a pris des initiatives pour décongestionner la ville. Après l’opération d’immatriculation des véhicules à usage de taxi lancée il y a plus de deux ans, le maire Fallou Sylla a  mis en œuvre le plan de circulation pour assurer une plus grande cohérence et une plus grande fluidité du trafic.
Le premier magistrat de la ville a procédé, avant-hier, à la pose de panneaux de direction. Avec plus de 5.000 taxis urbains, Mbour, a-t-il dit, constitue un important centre sur le plan du transport et l’implantation de ces tableaux d’indication va, à l’en croire, sonner un nouveau départ.

Ce plan de circulation sera, selon Fallou Sylla, accompagné par l’arrivée, dans deux à trois semaines, de 39 bus dans le cadre d’une convention signée avec le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud). « Nous avons au moins quatre lignes avec des destinations bien précises. Le prix des billets variera entre 100 et 120 francs sur des distances avoisinant les 15 km », dit le maire. Selon Fallou Sylla, la formation des receveurs est en cours et sera suivie très prochainement d’une campagne de sensibilisation des populations sur l’importance de ces bus qui vont régler la lancinante question de la mobilité urbaine à Mbour.

Pour le président de la commission transport et mobilité urbaine de la mairie, des panneaux seront implantés sur toute l’étendue du centre-ville avec des sens uniques pour permettre la fluidité de la circulation. « Nous avons aussi initié des panneaux de direction pour des indications concernant les grands services et les grands centres dans la commune. Le démarrage est imminent », a indiqué El Hadji Guèye. Selon lui, l’entrepreneur a déjà apporté des spécimens appréciés et validés par la mairie. « Après la réunion avec les acteurs et la communication avec les populations, l’entrepreneur va mettre en œuvre le nouveau plan de circulation qui va complètement changer le visage de la ville », a laissé entendre El Hadji Guèye.

Samba Oumar FALL

Le centre d’état civil de Sédhiou, complètement réhabilité et équipé en matériel informatique par la coopération espagnole, a été inauguré par l’ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella.

La cérémonie qui s’est déroulée dans la sobriété n’était pas moins importante, car «il y a des actions qui parlent d’elles-mêmes et qui n’ont pas besoin de tout ce folklore qui accompagne la plupart des cérémonies d’inauguration», fait remarquer un conseiller. Son excellence l’Ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella, n’a pas manqué de marquer son étonnement: «Il nous a été signalé qu’ici 68 % des enfants dont 70 % de filles n’ont pas accès à l’état civil; ils ne sont donc pas citoyens, car ceux qui ont atteint l’âge de voter n’accompliront pas ce devoir civique».

C’est pour faire face à cette situation que l’Espagne a entrepris cette action pour faciliter l’accès de tous les enfants de la commune à l’état civil.

Pourtant, des efforts ont été faits dans ce domaine par la commune, qui a rendu l’état civil gratuit, encouragé les parents à s’acquitter de ce devoir qui permet d’être citoyen de son pays. C’est à la fin de l’année scolaire que le manque d’une pièce d’état civil se fait sentir, surtout quand l’élève vient dire à son père qu’il ne pourra pas faire l’examen faute d’extrait de naissance. Cette situation a été rappelée par l’ambassadeur pour qui elle ne devra plus exister sous peu.
Les autorités municipales ont salué ce soutien à sa juste valeur et ce sera le début de la modernisation de l’état civil. Les archives qui ne sont presque plus manipulables seront introduites dans les ordinateurs, au grand bonheur des populations qui avaient du mal parfois à retrouver une pièce d’état civil dont les plus vieilles vont bientôt avoir 100 ans.
L’Espagne, dans l’appui pour la modernisation des centres d’état civil dans la région, entend soutenir comme elle l’a fait pour Sédhiou, les communes de Marsassoum, Bounkiling, Samine, Tanaff, etc. Après les travaux de réhabilitation, viendra l’équipement.

Elimane FALL

Dans sa quête d’émergence, la commune de Mbour compte se doter d’un Plan communal de développement (Pcd). Le lancement du processus d’élaboration de ce document stratégique qui va jeter les bases du développement de cette ville cosmopolite a été effectué avant-hier.

Longtemps à la traine malgré ses nombreuses potentialités, la commune de Mbour aspire à l’émergence et l’équipe municipale compte sur un plan communal de développement quinquennal (2017-2022) avec des objectifs très ambitieux. Le processus d’élaboration de ce document a été lancé hier, en présence du préfet de Mbour, Saer Ndao, du directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm) et des différents chefs de service du département. Cette ambition de l’équipe municipale s’insère dans une dynamique nationale visant un développement intégré et équilibré de toutes les collectivités locales du pays.

Le préfet a salué l’approche participative et décentralisée privilégiée par l’équipe municipale qui a associé les populations et mobilisé l’ensemble des acteurs du développement. Selon Saer Ndao, ce plan de développement communal est indispensable à plusieurs titres et devait être fait depuis très longtemps. Ce document, a-t-il noté, va permettre à la commune de Mbour d’avoir une vision claire des activités et projets à réaliser, mais aussi leur répartition dans l’espace. Ce qui, a-t-il assuré, permettra à Mbour de connaître une nouvelle tournure. « Le plan va relancer le développement local et cela nécessite l’implication de tous les acteurs pour avoir un document excellent et des financements conséquents », a indiqué le préfet, qui a invité le maire et son équipe à privilégier une action technique qui aura un impact positif. Saer Ndao a magnifié l’accompagnement de l’Adm et a exhorté l’équipe municipale à faire en sorte que ce Pcd puisse être le déclic pour un développement intégral de la commune de Mbour.

Le directeur général de l’Adm a également salué le caractère participatif avec la présence de tous les acteurs intervenant dans le développement socio-économique de la ville et même au-delà. « Nous savons que les limites territoriales de nos communes ne permettent plus de développer efficacement nos collectivités territoriales et le maire de Mbour l’a compris. Ce document de pilotage va donc nous permettre de définir une vision pour Mbour, mais également de déterminer les différentes niches de ressources qui vont nous permettre de financer le développement et l’émergence de Mbour », a indiqué Cheikh Issa Sall. Ce plan de développement communal, a-t-il dit, est aujourd’hui devenu une nécessité pour être en phase avec l’Acte III de la décentralisation et le Pse.

Le maire Fallou Sylla a remercié l’Adm pour son accompagnement. Pour le premier magistrat de la ville de Mbour, il est difficile de conduire sans tableau de bord. « Avec ce plan, on saura où on va, quand on y va et pourquoi on y va », a assuré Fallou Sylla.

Ce plan, a soutenu le maire, sera un outil de planification efficace qui prend en compte tous les plans sectoriels (environnement, santé, éducation, agriculture) et va faciliter le plaidoyer auprès des partenaires au développement pour rechercher les financements nécessaires à la réalisation des différents projets.

Ce Pcd de la commune de Mbour sera élaboré sur la base du guide pour l’élaboration des Pdc mis en œuvre en 2013 avec l’Adm et qui a été déjà expérimenté dans 45 collectivités locales du Sénégal.

Samba Oumar FALL

Le Ministère de la gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, à travers le projet de promotion de la participation citoyenne, a organisé à Mbour, pendant une semaine, avec des acteurs des collectivités territoriales, un atelier en partenariat avec le Pndlet Enda Ecopop.

La session a été organisée pour combler un gap constaté, suite au fait que l’Etat ait transféré certaines de ses responsabilités aux collectivités locales. En vue du respect indispensable des droits humains et de l’effectivité de la citoyenneté, le projet de promotion de la participation citoyenne a donc organisé la rencontre.

Au nom du secrétaire exécutif du Programme national du développement local (PNDL), Ousseynou Touré, spécialiste en formation et communication au PNDL, a indiqué que les droits humains sont des droits fondamentaux et libertés consubstantiels à l’existence de l’être humain. Il s’agit, a-t-il dit, de prérogatives tellement importantes reconnues à tout homme, que toute autorité politique, devrait en garantir le respect.

Ousseynou Touré a encore indiqué que les droits humains sont universels, interdépendants, indivisibles, inaliénables et permettent de mener une vie digne. Une dignité qui ne consiste pas toutefois à réclamer ses droits en occultant ses devoirs. C’est pourquoi, Abdoulaye Cissé, chargé de la rencontre, a essentiellement axé son intervention autour des droits humains et de la participation citoyenne. Abdoulaye Seynabou Diallo, chef de la division planification à l’Agence de développement municipal de Kolda, soutient qu’il est indiqué de faire une pareille activité, selon les textes de la décentralisation. Il a donc estimé que les cadres de concertation sont utiles et nécessaires, où l’ensemble des acteurs peuvent définir un horizon et avoir une vision de développement.

Pour ce dernier, insiste-t-il, il faut que l’action sociale soit mise effectivement en œuvre. Il faut arrêter l’incivisme et les mauvais comportements en protégeant la chose publique qui n’est pas l’apanage de l’Etat, mais quelque chose qui appartient à tous.

Abdou DIOP

Plan International va dérouler un important programme portant sur l’assainissement liquide, la gestion des déchets et l’érosion côtière dans les communes de Médina Gounass, Djedah Thiaroye Kao et Wakhinane Nimzatt. Il est question, à travers la mise en œuvre de ce projet, d’aller vers un mouvement citoyen dans les quartiers précaires.

Il s’agit d’un projet que Plan International Sénégal compte mettre en œuvre en partenariat avec Urbasen sur une durée de deux ans. Il est financé par l’Union européenne à hauteur de 80%, soit 450 000 euros et par Plan International Danemark à hauteur de 20%, soit 112 500 euros. Le projet a pour objectifs spécifiques de renforcer les capacités des organisations de femmes et de jeunes et de mettre en place des mécanismes qui permettent à des organisations de gérer ces financements, mais aussi de développer des micro-projets d’assainissement de qualité. Toujours, au chapitre des objectifs, figure la concertation à travers la mise en place d’alliances qui ont pour ambition de créer un mouvement transversal des citoyens de la banlieue.

Ce troisième objectif vise à soutenir le plaidoyer et la concertation entre les acteurs du secteur et les pouvoirs publics. Le programme intervient dans les trois communes suivantes : Médina Gounass, Djeddah Thiaroye Kao et Wakhinane Nimzatt. Il a cinq domaines prioritaires que sont : l’assainissement liquide (latrines, la gestion des eaux grises, la gestion des eaux usées, maintenance et entretien des ouvrages). Il y a aussi la gestion des déchets (ordures, collecte, tri, traitement valorisation), la gestion des eaux de surface. Chef de ce projet, Makhtar Seck a rappelé que l’État a réalisé d’importants ouvrages (bassins de rétention) dans ces trois communes. « Il est question de voir comment, à travers ces ouvrages, réaliser des micro-projets allant dans le sens d’améliorer la gestion des eaux de surface dans ces trois communes », a soutenu Makhtar Seck. L’autre priorité est liée à l’érosion côtière qui intéresse beaucoup plus la commune de Wakhinane Nimzatt. Il sera question de développer un programme d’information et de sensibilisation pour mieux préserver les côtes de ces communes. « Ce volet a aussi son importance quand on sait que l’extraction frauduleuse du sable et autres formes d’agression ont déjà droit de cité dans ces zones », poursuit Makhtar Seck. La dernière priorité est l’aménagement urbain à travers l’aménagement des alentours des bassins, mais aussi de jardins et d’éclairage publics. « Le projet va s’attaquer à ces priorités en donnant le pouvoir aux organisations de femmes et de jeunes », a déclaré Makhtar Seck.

Abdou DIOP

La commune rurale de Bona dans le département de Bounkiling vient de voter, pour l’année en cours, son budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 42 millions de francs.

Un budget modeste parce que, selon le maire Famara Sané, c’est un budget réaliste. La commune n’a pas répété les erreurs du passé consistant à voter des budgets costauds et dont la moitié n’est même pas recouvrée; ce qui a toujours faussé les données qui permettent de faire une évaluation exacte.

Pour les investissements conséquents, la priorité a été donnée à l’éducation, secteur dans lequel on dénombre encore de nombreux abris provisoires. La résorption de ce mal nécessaire a été demandée lors de la session budgétaire à l’Etat. Dans ce secteur de l’éducation, les établissements bâtis sont le plus souvent sans clôture.

La commune, malgré ses faibles moyens, entend y faire face. Dans le domaine de l’hydraulique, les femmes devront prendre leur mal en patience puisque, pour elles, la corvée d’eau va se poursuivre. Le forage en construction n’est pas terminé. Le spectacle désolant des puits qui tarissent par endroits est difficilement supporté par les populations et les bêtes. Quid de la santé ? Le maire estime que dans ce domaine, la commune n’est pas mal lotie, puisqu’il existe au moins quatre postes de santé.

Les conseillers ont reconnu à l’unanimité qu’il faut beaucoup de moyens financiers pour que les petites communes rurales qui ne font presque pas de recettes puissent prendre leur envol économique. C’est pourquoi, ils demandent à l’Etat d’augmenter les fonds de dotation alloués à toutes les communes du pays.

Le budget ainsi voté est la synthèse des doléances des populations exprimées au cours de deux foras. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui un budget participatif.

Malamine KAMARA

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