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Régions (966)

Pour l’année 2017, le budget de la commune de Notto Diobass  s’élève en recettes et dépenses à la somme de 155.600.000 FCfa. Il a été voté hier à l’unanimité par les conseillers présents.

Une occasion saisie par le maire de la commune, Alioune Sarr, pour rappeler les priorités qu’il s’est fixées. « Tout d’abord, Il s’agit  du volet de  l’électrification de nos villages dont la quasi moitié est sortie des ténèbres pour accéder aux autoroutes de l’information et de la communication, de la construction des pistes de production où nous allons  faire 40 kilomètres avec le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) sur les 200 répertoriés et des énormes efforts consentis dans la mise en place des infrastructures  de base », a-t-il indiqué. Selon lui, malgré des avancées notoires  dans ces différents secteurs, le maire de Notto Diobass a rappelé qu’il ne sera satisfait que le jour où l’ensemble des  67 villages de sa commune auront de l’électricité et  accessibles  grâce à de bonnes voies de communication. « D’ailleurs, à l’aide de notre plan de développement local et surtout l’accompagnement  des partenaires sociaux, l’accès aux infrastructures de santé et de  l’éducation  des populations s’est  considérablement amélioré », a-t-il déclaré.

Dans le cadre de l’appui aux populations dans la sécurisation du foncier, les villages, les responsables des organisations communautaires de base et les conseillers municipaux sont conviés à une rencontre pour échanger sur une opération d’alignement des concessions dans les villages. « Celle-ci entre dans le cadre de la préservation des intérêts domaniaux des populations », a précisé Alioune Sarr.

C’est dans ce sillage qu’il a inscrit la fermeture des carrières situées entre les villages de Ngolar et de Pout Diack pour cause de nuisances avérées sur l’environnement.
Une décision, selon lui, qui prouve que la municipalité de Notto Diobass n’a jamais eu les mains liées sur ce dossier comme distillé par des adversaires politiques.

Mbaye BA

Depuis que la conduite du projet d’aménagement de la place de l’Indépendance a été affectée, par le Premier ministre, à la mairie de Dakar, les travaux tardent à démarrer. Selon Khalifa Sall, le maire de la ville de Dakar, les retards notés sont dus à des lenteurs administratives et à la conduite de la Sones à réaménager. 

C’est en marge de la réunion du conseil municipal de la ville de Dakar, qui s’est tenue, avant-hier, sous sa présidence, que Khalifa Sall est revenu sur les causes qui plombent les travaux de réhabilitation de la place de l’Indépendance. A l’en croire, deux raisons sont à l’origine des lenteurs notées dans les travaux de réaménagement de ladite place. « Il y a des retards en ce qui concerne la demande de construction, qui est dans le circuit, et le tuyau de la Sones qui doit être réaménagé », a-t-il fait savoir. En outre, par rapport à la conduite de la Sones, le maire a dit avoir « interpellé personnellement » le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, qui, « par la suite, a joint le directeur général de la Sones pour accélérer le processus d’aménagement ». Pendant ce temps, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Renouveau urbain, Diène Farba Sarr, a, lui, fini de réceptionner la place de la Nation ex place de l’Obélisque visitée par le Premier ministre, en attendant son inauguration prévue dans les jours à venir.

M. L. DIEYE

Ces projets ont été lancés en présence de Dieh Mandiaye Bâ, directrice du Centre national d’état civil au ministère de la Gouvernance locale, et de Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm). La construction du centre secondaire d’état civil de Nianing constitue, selon le maire de Malicounda, une vieille doléance. En effet, explique Maguette Sène, la spécificité de sa ville a fait que les populations étaient obligées de faire un grand détour en passant par Mbour pour aller se faire établir un acte de naissance ou déclarer leurs enfants au niveau de la mairie de Malicounda. « Cette situation a longtemps pénalisé les enfants de cette zone dont une bonne partie n’avait pas d’acte d’état civil.

Pour remédier à cela, nous avons décidé de construire un centre secondaire ici, à Nianing », laisse-t-il entendre. D’un coût de 60 millions de FCfa et financé sur fonds propres, ce nouveau centre, qui sera réceptionné d’ici six mois, assure le maire, soulagera les populations et rapprochera davantage les administrés de l’administration. « L’objectif de ce centre d’état civil de Nianing  est de faciliter l’enregistrement des enfants dès leurs naissances afin de leur faire bénéficier de toutes les commodités qu’offrent l’obtention d’acte d’état civil », indique M. Sène. Pour lui, les enregistrements des actes d’état civil permettront à la municipalité de disposer de données stratégiques, en vue d’élaborer une politique de planification stratégique en court, moyen et long termes.

Sécurisation de l’état civil
Au-delà du centre d’état civil secondaire, il a été aussi lancé les travaux de construction de trois ponts de franchissement du ravin de Nianing qui constitue un lieu de convergence des eaux pluviales de toute la zone et coupe en deux le village en période hivernale. A en croire le premier magistrat de Malicounda, les populations sont, à cette période, dans l’impossibilité de se mouvoir. Ces trois infrastructures, d’après lui, vont régler cette équation. Ces projets comportent également une bretelle de piste de 3,5 km qui part de la ville de Mbour jusqu’à Mboulème avec un autre pont vers Santhiou Mbadane. Tous ces travaux, d’un coût global de 150 millions de FCfa, assure Maguette Sène, seront financés par l’Agence de développement municipal (Adm).
Pour madame Dieh Mandiaye Bâ, le maire de Malicounda a relevé un défi qui lui permettra de maitriser sa population. « Nous allons vers la modernisation, la sensibilisation et l’informatisation.
Et à ce niveau, nous sommes accompagnés par des partenaires techniques et financiers, particulièrement l’Union européenne qui a mis de gros investissements pour accompagner l’informatisation de l’état civil, mais également sécuriser les archives », explique la directrice du Centre national d’état civil au ministère de la Gouvernance locale. Selon elle, la numérisation des archives permettra de les sécuriser. « Nous sommes en train d’informatiser la gestion pour rendre l’accès plus facile aux documents », fait savoir Mme Bâ. Avec la finalisation de la réforme du Code de la famille, la généralisation de l’informatisation de l’état civil, le Sénégalais n’aura plus à se déplacer pour se faire établir un acte de naissance. Tous ces acquis, indique-t-elle, sont des pas importants réalisés par le gouvernement du Sénégal avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.

Samba Oumar FALL

La station qui avait pour mission principale la vulgarisation de la production fruitière et maraîchère dans la zone a joué un grand rôle dans l’expansion des Niayes en général.

Le départ des colons et des techniciens sénégalais, qui les avaient supplantés vers les années 1970-1980, n’a rien entaché au fonctionnement de la station agricole de Mboro puisque les organisations de producteurs maraîchers de l’arrondissement de Méouane ont, depuis lors, assuré la relève. Leur président, Modou Ndiaye, trouvé sur les lieux, nous montre quelques-uns des bâtiments qui abritaient la station agricole. « Aujourd’hui, ils nous servent de bureaux de notre association, et c’est là également que se trouve le siège du Réseau des mutuelles d’épargne et de crédit des producteurs des Niayes. Il s’y ajoute aussi l’unité de transformation des femmes qui fabriquent du savon antiseptique. Et tout récemment, nous avons été dotés d’un magasin de stockage des produits maraîchers grâce à un financement du Programme de développement économique des Niayes (Paden) », explique-t-il.

Au niveau de l’unité de transformation, près d’une vingtaine de femmes s’y activent. La secrétaire du groupement, Mme Fatou Top, déclare : « Nous produisons du savon antiseptique à base de « mbeurbeuf » (momardica charantia), d’huile de palme, d’un peu de miel et du citron ». Le produit, souligne-t-elle, est très prisé « par les postes de santé et hôpitaux qui viennent faire leurs commandes chez nous, de même que divers clients qui nous sollicitent. Mais, il faut dire également que nous procédons à des expositions au niveau des foires régionales et à la Fiara. Ce, non seulement pour le savon, mais aussi pour tous les produits tirés de nos diverses activités génératrices de revenus », ajoute Mme Top. Par ailleurs, au niveau de la station agricole, les organisations ont la possibilité d’y tenir leurs rencontres d’échanges et sessions de formation des producteurs.

Par Mamadou Lamine DIATTA et Mouhamadou SAGNE

Mboro est ceinturée de toute part par sa voisine Darou Khoudoss, récemment érigée en commune à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation. Les autorités municipales souhaitent alors une redéfinition des limites communales des deux localités qui ont un même destin. Darou n’est distant de Mboro que de 2 km.

Mme Seynabou Gaye Touré, la présidente du conseil départemental de Tivaouane, souligne que « le conseil départemental va soutenir toutes les initiatives allant dans le sens de l’intercommunalité. Et pour le cas des deux communes de Mboro et Darou Khoudoss, il convient d’opérer une combinaison intelligente sur le plan technique ».

Car, pour la présidente du conseil départemental de Tivaouane, « l’essence du compagnonnage stratégique entre département et communes dans la mise en œuvre des  politiques publiques  devrait se réaliser dans la cadence à entretenir entre collectivités locales sans se marcher sur les pieds ». Elle envisage même de convoquer « La conférence départementale d’harmonisation des interventions pour mieux traduire en actes le soutien du conseil départemental à toutes les actions allant dans le sens de l’intercommunalité surtout entre ces deux collectivités locales ».

D’ailleurs, poursuit-t-elle, « l’exemple a été donné dans le cadre du Peddj où d’un partenariat, la commune de Tivaouane ayant délibéré, sous la demande conjointe du conseil départemental et de la commune de Mboro, pour l’octroi d’un site dans son domaine, nécessaire pour l’aménagement d’une décharge d’ordures et de valorisation des déchets par la transformation en compost ».

A ce titre, Mme Gaye avance : « Nous devons opérer, sur le plan technique, une combinaison intelligente entre les collectivités locales là où des potentialités sont identifiées, les tendances lourdes constatées ainsi que les transformations structurelles sous forme d’innovations majeures dans les secteurs où un impact conséquent est susceptible d’être produit sur la réalité globale ». Une telle démarche permettrait, à son avis, « de définir, de façon commune, inclusive et lisible, toutes les dynamiques de développement cohérentes au regard des options stratégiques fondamentales. Ce, afin d’asseoir les mécanismes pertinents d’intervention des différentes collectivités locales tenant compte de la posture à chaque échelle ». D’ailleurs, sous ce rapport, ajoute-t-elle, « on pourrait parfaitement imaginer que si l’intervention du département et des communes devait être globalement paramétrée à 100, le département devrait prendre en charge 80 % de stratégie et 20 % d’opérationnel, tandis que chaque commune serait amenée à faire l’inverse, c’est-à-dire 20 % de stratégie et 80 % dans l’opérationnel ».

Deuxième commune la plus vaste du pays après Touba, Darou Khoudoss, qui s’étend sur 520 km2, est située à près de 2 km de Mboro (département de Tivaouane). Le site est célèbre pour avoir toujours été la zone d’extraction du phosphate des Industries chimiques du Sénégal (Ics). Toutefois, la présence de grandes entreprises minières comme les Ics et Gco, qui exploite le zircon, ne profite pas encore aux habitants de la contrée, selon le maire Magor Kane.

Entre Darou Khoudoss et les Ics, il s’agit d’une vieille histoire d’amour et de raison. Depuis la création de l’entreprise, par le président Senghor, au début des années 60, les Ics ont toujours beaucoup investi dans le social en assurant notamment à la localité de l’électricité et l’eau gratuitement. Avec la crise économique et la pression démographique, les Ics ne peuvent plus satisfaire la forte demande sociale. « La société avait promis à Darou et Mboro un forage, mais jusque là, cela n’a pas été fait », se désole Magor Kane, le maire de Darou, par ailleurs membre du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Pourtant, depuis près de deux ans, les Ics ont recouvré une santé financière avec l’arrivée des Indiens d’Indorama.

Mais, le maire a assuré que rien n’a changé. « Bien qu’ayant une centrale à charbon, dit-il, l’entreprise ne nous fournit pas même pas l’éclairage public ». Pour les habitants de Darou, l’impact social du géant industriel est encore très faible parce que la commune ne recouvre directement aucune taxe appliquée à la société. « Les Ics paient directement au Centre des grandes entreprises de la Direction générale des impôts et domaines et non à la collectivité locale », déplore le maire de Darou. Même cas de figure pour l’entreprise Grande côte opérations (Gco) qui exploite le zircon dans la zone.

Aujourd’hui, Darou en appelle à l’arbitrage du chef de l’Etat pour recouvrer directement les taxes appliquées aux deux mastodontes de l’économie nationale. Outre des avantages comparatifs dans les domaines du maraîchage (80 % de la production nationale) et de la pêche, Darou compte sur le projet Africa énergy, une centrale électrique à charbon qui sera implantée dans le village de Sao Mékhé 2.

Des impenses ont déjà été payées aux populations à hauteur d’un milliard 500 millions de FCfa. Un ambitieux projet qui va s’étaler sur 150 ha.

Le collège d’enseignement moyen (Cem) de Mboudaye sérère, dans la commune de Ndiendieng, département de Kaolack, a réceptionné une cinquième salle de classe entièrement réalisée par la fondation suisse Hirzel en partenariat avec l’association ‘‘Diapalanté–Helping Hand’’ basée à Genève.

Démarrée en 2013, cette coopération a abouti à la construction de 5 salles de classe dans cette localité du Saloum. Fidèle à une tradition bien établie, l’association « Diapalanté–Helping Hand », grâce à un appui de la Fondation Hirzel Gertrude de Genève, vient de construire une cinquième salle de classe au Cem de Mboudaye sérère, village situé dans le département de Kaolack, arrondissement de Ndiédieng.

Une salle de classe par année, c’est donc ce qu’a réussi l’association franco-suisse qui matérialise un partenariat fécond avec les villageois de Mboudaye sérère qui, entre 2013 et 2016, ont bénéficié de cinq salles de classe grâce à la Fondation Hirzel basée en Suisse, précisément à Genève.

Un partenariat qui porte l’empreinte de Momar Seck, initiateur de ce projet. Ces actions s’inscrivent dans le prolongement de ses activités en tant que professionnel de l’art. En effet, cet artiste plasticien sénégalais de renommée, par ailleurs professeur à l’école internationale de Genève, vit en Suisse depuis plusieurs années. Il est de ceux qui croient que l’éducation reste une opportunité à saisir pour développer un pays.

En tout cas, les actes posés à Mboudaye sérère par l’association coachée au Sénégal par Libasse Ngom ont été bien appréciés par les enseignants du Cem bénéficiaire de cette infrastructure scolaire.

Les parents d’élèves, par la voix de leur porte-parole, ont magnifié ce soutien et réitéré leur reconnaissance aux partenaires qui ont offert aux pensionnaires un cadre adéquat d’éducation. Avant d’assurer aux généreux mécènes une bonne maintenance de l’infrastructure. Pour sa part, Momar Seck a souligné que son objectif n’est autre que d’aider les autorités à développer la société sénégalaise à travers l’éducation. Une action qu’il compte pérenniser avec le précieux soutien de la fondation Hirzel, réputée à travers le monde pour l’attention particulière qu’elle porte aux questions d’éducation comme vecteur principal de développement économique et social.

Elimane FALL

Des populations de Maka Coulibantang ont remis cela samedi. Elles ont rué dans les brancards, à travers une procession les ayant conduites à l’hôtel de ville et à la sous-préfecture, pour exiger le départ du maire Khouraïchi Thiam. Parmi leurs  griefs, l’on note le  bradage des terres, le détournement des fonds de concours en passant par le recrutement d’un secrétaire municipal. Au terme de la procession, elles ont remis un mémorandum au sous-préfet de l’arrondissement.

Les partisans du maire réfutent ces allégations fantaisistes et simplement politiques et menacent de saisir la justice. A noter qu’il est reproché au maire plusieurs choses dont le bradage des terres, le détournement des fonds de dotation, de ceux du Programme national de développement local (Pnld) et du Budget consolidé d’investissement (Bci), tout comme le recrutement d’un secrétaire municipal qui n’aurait guère le profil de l’emploi. Selon le conseiller municipal Seydou Kane, « le maire a octroyé plus de 5.000 ha de terre à des fonctionnaires de la haute administration de Tambacounda et aux conseillers influents de la commune. Et il s’est avéré que la plupart de ces fonctionnaires n’ont jamais fait de demande de terre. C’est pourquoi certains ont tout bonnement rejeté l’offre ». Ce qui semble être grave dans cette affaire, toujours selon M. Kane, c’est que « la plupart de ces parcelles sont tombées entre les mains des exploitants de charbon de bois qui ne font que de la carbonisation. Ainsi, la parcelle de 100 ha se monnaierait entre 5 et 8 millions de FCfa »,  fulmine le conseiller.

Le porte-parole du jour ajoutera dans ses récriminations le fait que la gestion des fonds de dotation de 2014 et 2015 est d’une opacité déroutante, et que, pour ceux de 2016, « ils n’ont, à ce jour, pas été présentés au conseil municipal alors que nous entrons bientôt dans la nouvelle année budgétaire ». Dans le même registre, le conseiller municipal se posera des questions qui demeurent, pour l’heure, sans réponses sur l’utilisation des 16 millions de FCfa de dotation du Bci destinés à la réhabilitation des postes de santé de Fadiacounda et Soubacounda.

Les détracteurs du maire, toujours par la voix de Seydou Kane, soutiendront que « le conseil municipal est en léthargie, que rien ne fonctionne, et aucune réunion n’a été convoquée depuis le 3 février 2013 ». Ils ajouteront que « le maire s’est entêté, malgré le refus de l’autorité administrative, de recruter un secrétaire général qui n’a ni les compétences, ni le niveau d’instruction exigés pour ce poste. Mieux, poursuivront-ils, « Maka bénéficie de deux massifs forestiers aménagés avec l’encadrement du Progede 2. Cela engendre des tonnes de charbon de bois, mais sans aucun impact pour les populations. Les sommes tirées de cette exploitation, à raison de 200 FCfa par sac, sont récupérées directement par le secrétaire général auprès des présidents de massifs forestiers et que la Commission environnement du conseil municipal n’a jamais été associée à quoique ce soit ».

D’autres « fautes de gestion » seront exhibées. C’est pourquoi Seydou Kane soulignera, avec force, que cette fois-ci, les populations passeront à la vitesse supérieure si le maire s’entête à convoquer une session d’orientation budgétaire. « Nous ne lui laisserons point cette opportunité, il n’a qu’à partir », a-t-il averti.

Cependant, les partisans du maire bottent en touche et menacent de saisir la justice. Dady Kane et Mamadou Lamine Bâ n’ont pas aussi mis de gants pour mettre sur la table « la mauvaise foi des détracteurs du maire qui se noient dans des allégations mensongères dont le seul but est de ternir l’image de Khouraïchi Thiam qui a commencé a donné le sourire aux populations de la commune ».

Positions opposées
Dady Kane s’est, lui, posé cette question : « Comment est-ce que l’autorité chargée du contrôle de légalité peut parapher une délibération portant attribution de terres si les choses étaient aussi peu transparentes ? » Le président de la Commission jeunesse » d’ajouter que « c’était une décision du conseil municipal d’attribuer des terres à des gens supposés avoir les moyens d’investir dans la forêt se situant entre Koussanar et Maka, avec la décision de les mettre en valeur au bout de 2 ans ». « Nous avions pensé que ce serait une des façons de juguler le fléau de l’émigration clandestine qui a vu notre commune subir les plus grosses pertes de ce pays avec les possibilités d’emplois que cela aurait pu générer. Ceux qui parlent ont aussi eu leurs lots dedans. Pourquoi voudraient-ils faire croire à l’opinion que ces terres ont été bradées ? » Dady et Mamadou Lamine sont passées à l’offensive pour exiger des comptes « sur les 9 millions de FCfa devant servir à connecter la municipalité au réseau électrique et qui ont été votés sous l’ancienne équipe, tout comme les 40 tonnes de ciment pour la construction de latrines, les 1600 ha attribués à un opérateur économique, les 300 parcelles distribuées et autres ». Ils soutiennent que les détracteurs du maire « sont coutumiers des faits, et ce sont eux qui avaient barré la route à Wade et attaqué le cortège de Macky Sall qui viennent s’ériger, aujourd’hui, en donneurs de leçons. Eux qui ont aussi dilapidé les fonds du comité de gestion du forage. En effet, en 8 ans de gestion, ils n’ont versé que 306.000 FCfa, là où la nouvelle équipe a présenté, en seulement une année, 10 millions FCfa ». dady et Mamadou vont ajouter que « les fonds du Pnld sont utilisés à bon escient, que les montants du Bci serviront effectivement à la réhabilitation des postes de santé cités plus haut et que les jeunes ne doivent point se plaindre, car pour la première fois, dans l’histoire de la commune, toutes les Asc ont été équipées et que des gratifications et autres récompenses ont été offertes lors de la finale de la coupe du maire ». Pour tirer tout cela au clair, ils ont promis de saisir justice afin que leurs accusateurs apportent les preuves qu’ils détiendraient.

Le maire à qui il est reproché une longue absence, soutiendra être présent et convoquera toutes les populations et les journalistes pour tirer l’affaire au clair.

Pape Demba SIDIBE

La voie de contournement de la Gambie via Koumpentoum en passant par Méréto pour joindre Gouloumbou est le meilleur tracé pour désenclaver les régions sud du pays. Les études déjà enclenchées pour la réalisation de ce tracé par les pouvoirs publics ont été fortement saluées par les populations lors du forum axé sur le développement de la localité. Le Comité d’initiative pour le développement de Méréto (Cidem), qui regroupe 22 villages, a demandé, lors de cette rencontre, entre autres réalisations, l’électrification de la zone, la promotion de l’éducation, des infrastructures sanitaires, des forages, des équipements de communication et sportives...

Au cœur des terres neuves, Méréto polarise 22 villages et dessert des agglomérations comme la commune de Niani Toucouleur et celle de Bamba thialène. La localité entend donc jouer son rôle de plaque tournante du tronçon de 100 km qui va désenclaver la zone à travers des pistes de production. La route bitumée promise par le chef de l’Etat, Macky Sall, au cours de la dernière campagne, est très attendue dans cette contrée. Ici, les populations se sont résolument engagées pour la promotion socio-économique de la localité à travers un Comité d’initiative pour le développement de Méréto (Cidem). Pour Abdou Faye, porte-parole du jour, la capitale naturelle des terres neuves veut profiter de cette aubaine, dans la cadre de l’équité territoriale, en misant sur sa forte contribution à la production nationale en mil et en arachide. Pour lui, Méréto, avec son marché hebdomadaire de renom et son rôle économique qui reste très important pour le pays, doit mériter beaucoup d’égards des autorités du pays. Au sortir de leur assise, les membres du Cidem ont souligné que la localité, bien que peu peuplée jusqu’en 1970, a vite connu une boum démographique avec l’implantation de plusieurs villages par la société des terres neuves. Ainsi, le recensement de 2013 a fait ressortir plus de 17.000 âmes. A présent, explique M. Faye, il s’agit de voir les voies et moyens pour concourir à l’implantation d’infrastructures de base pour l’épanouissement des populations.

Inexistence d’infrastructures de base
Dans cette partie du Sénégal, les routes bitumées sont quasi inexistantes, tout comme il est loisible de noter l’absence d’ambulance pour le seul poste de santé de la localité érigé depuis 30 ans et dont l’infirmier est payé par la communauté, soutient le porte-parole. « Ici, le seul collège est en abris provisoires depuis 8 ans. On demande même un lycée pour fixer les 620 élèves de la localité qui ont atteint le niveau du secondaire et représentent 40 % de l’effectif des élèves de Koumpentoum (chef lieu départemental) », ajoute-t-il. « Normal, soutient Abdou Faye, d’autant que le taux d’abandon, surtout des filles, est important et dont l’une des causes reste le manque de tutorat à Koumpentoum distant de Méréto de 50 kilomètres ».

Le mémorandum qui va être transmis aux autorités révèle que tous les paramètres socio-économiques et démographiques justifient fortement que la commune de Méréto mérite une plus grande attention et considération des autorités du pays. Les membres du Cidem ont, par ailleurs, plaidé pour la réalisation de plusieurs infrastructures de base afin de rattraper le retard de la localité en termes de développement. Le défaut d’éclairage, selon eux, ayant pour corollaire l’insécurité ambiante avec les nombreuses attaques à main armée et le phénomène du vol de bétail.

Dans ce bourg, on compte mordicus sur le bitumage de la route Koumpentoum-Méréto-Maka Coulibantang-Gouloumbou qui a été une promesse électorale du président Macky Sall lors de son passage du 3 mars 2011.

Ce tronçon de moins de 100 km de Koumpentoum à Gouloumbou en passant par Méréto désenclave Nettéboulou, la cité religieuse de Maka Coulibantang, entre autres villages traditionnels comme Ndoungousine. Il constitue aussi la voie de contournement naturelle de la Gambie et pourrait contribuer considérablement au désenclavement des régions du Sud. Une politique déjà engagée par le gouvernement actuel, lit-on dans le mémorandum.

Pape Demba SIDIBE

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de soutien au développement agricole et rural à travers la formation et la promotion (Psdar II), le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), Ousmane Sow, ses proches collaborateurs et ses partenaires ont organisé des sessions de renforcement de capacités des acteurs locaux sur la gouvernance économique locale dans les communes de Gamadji Saré, Doumga Lao (département de Podor), Gnith, (département de Dagana), Fass-Ngom, Ndiébène Gandiole et de Saint-Louis.
Au cours de l’atelier de Saint-Louis, ouvert, hier, par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, a rappelé que l’Etat a pris l’option de renforcer la gouvernance locale et le suivi-évaluation des politiques publiques à travers la promotion de territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable.

Selon M. Sow, l’un des défis majeurs à relever consistera à améliorer les capacités des acteurs locaux en matière de pilotage, de coordination et d’animation du développement économique local. A cet effet, a-t-il précisé, l’Ard, dans le cadre de la consolidation du Projet de soutien au développement agricole et rural à travers la formation et la promotion (Psdar II/Sl), a organisé, dans la région Nord, des ateliers sur la gestion des projets de développement économique en mettant le focus sur les coopératives multifonctionnelles. Il s’est agi ainsi de faire un état des lieux sur la prise en compte de la gouvernance économique locale dans nos collectivités, de mettre à niveau les acteurs territoriaux sur la pertinence de l’approche de la coopérative multifonctionnelle pour la promotion du développement économique local et de créer une synergie d’actions entre les différents acteurs locaux, pour une valorisation des potentialités territoriales. 

L’option méthodologique de cet atelier a porté essentiellement sur une approche participative et interactive pour  permettre aux  différents  participants d’exprimer leurs points de vue et d’échanger leurs expériences. D’après le directeur de l’Ard, dans l’optique de contribuer à l’amélioration du niveau de vie des populations dans la région de Saint-Louis, à travers le développement agricole et rural, le Psdar vient de boucler une phase importante de son intervention. Par la réalisation d’infrastructures et équipements modernes, il a été donné à plus d’un millier de personnes bénéficiaires la possibilité d’améliorer substantiellement leurs revenus.  Ousmane Sow a indiqué que la mise en œuvre de la deuxième phase du projet va améliorer et consolider les processus de production engagés dans la phase 1 du Psdar. Au-delà de l’amélioration des outils de production (infrastructures et équipements), il y a besoin de mettre davantage l’accent sur le renforcement des capacités des parties prenantes du projet dans le sens de garantir une bonne dynamique dans la pérennisation des résultats obtenus.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le maire de la commune de Tataguine, Déthié Diouf, veut réaliser, pour 2017, des logements destinés au personnel de santé, des salles de classe pour éradiquer les abris provisoires et de doter la jeunesse d’infrastructures sportives. Il a fait cette déclaration en marge de la finale de la coupe de la municipalité à l’occasion de laquelle les 26 équipes de la commune ont bénéficié de jeux de maillots offerts par le ministre Dage à la présidence, Abdoulaye Ndour.

Le maire de la commune de Tataguine a rappelé que, depuis leur avènement, ils ont adopté une ligne de conduite qui consiste à essayer de prendre en charge les préoccupations des populations. Selon Déthié Diouf, ils ont à leur actif de nombreuses réalisations sur le plan de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique… Aussi, il a rappelé que les populations, notamment les femmes, ont bénéficié d’un matériel d’allègement dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Sur le plan de l’hydraulique, il a promis que certaines localités seront dotées d’eau avec l’Office national des forages ruraux (Ofor). Concernant la santé, M. Diouf a dit vouloir construire des logements pour le personnel de santé. Sur ce, il a cité le cas de Tataguine-Escale où il faut construire un nouveau bâtiment devant servir de logement à la sage-femme d’Etat. Pour l’éducation, il va continuer à ériger de nouvelles salles de classe dans le but de remplacer les abris provisoires. Toutefois, le maire de Tataguine a rappelé que l’Etat a un programme pour éradiquer lesdits abris. S’agissant de la jeunesse, Déthié Diouf souhaiterais qu’elle soit dotée d’un terrain fonctionnel pour cette nouvelle année. Sur le plan de la coopération décentralisée, il a fait savoir que leur plan de développement communal, qui est un outil de planification, va leur faciliter la recherche de partenaires. Parlant du développement, il a annoncé la tenue prochaine d’un forum des partenaires pour qu’ils puissent les aider à développer leur commune. S’exprimant sur les inscriptions pour l’obtention de carte d’identité biométrique, M. Diouf a fait noter que c’est un défi pour eux. « Nous avons déjà envoyé, dans les villages, des équipes de sensibilisation. Nous voulons que Tataguine ait le meilleur taux d’inscription », a-t-il déclaré. Quant aux questions d’état civil, le maire a indiqué que, depuis deux à trois ans, ils ont fait des efforts considérables avec le soutien de son partenaire Vision mondiale.  Le maire s’est plu à dire qu’en 2016 ils n’ont  pas connu un seul cas d’enfant de Cm2 qui n’a pas fait l’examen.  Pour lui,  c’est presque un problème qui est réglé dans sa commune.

Oumar  Ngatty BA

Mme Mané vient de remettre 37 cartons de livres à 10 communes du département de Fatick et au lycée Coumba Ndoffène Diouf. Ces ouvrages de culture générale, maths, physique, anglais et sciences de la vie et de la terre ont été offerts par Gérard Espinéra, conseiller municipal de Melin (France).

En recevant ces paquets, dimanche dernier, à la mairie de Fatick, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a souligné que ces livres vont contribuer à l’amélioration des bibliothèques scolaires. Aussi a-t-il magnifié ce geste de la native de Fatick avant de la féliciter. Mme Mané Joséphine Diouf, ingénieur-documentaliste de l’institut  français de Dakar, a rappelé que c’est dans le cadre d’un partenariat personnel que ces 37 cartons de livres venant de la ville de Melin et offerts par Gérard Espinéra, conseiller municipal de cette ville française, ont été acquis. Ces ouvrages sont destinés aux communes de Diouroup, Tataguine, Loul Sessène, Fimela, Palmarin, Diakhao, Patar, Ngayokhème, Diofior et Diarrère, et au lycée Coumba Ndoffène Diouf de Fatick. Aussi, Mme Mané a rappelé qu’en  en 2006, elle a eu à offrir, grâce à ses partenaires belges,  un fax et des livres aux élèves du lycée Coumba Ndoffène Diouf. Trois ans après, a-t-elle dit,  c’est au tour du Cem Khar Ndoffène Diouf de bénéficier  des livres pilonnés de l’institut français. A cette occasion,  Boubacar  Siguini Sy, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière d’éducation,  a remis au Cem des ordinateurs offerts par l’Adie. Pour Mme Mané, c’est une manière d’aider les Fatickois à accéder à la lecture. Elle a annoncé que prochainement, elle va remettre des camions de ramassage d’ordures et du matériel médical acquis grâce à ses partenaires.

M. Sy, qui est son principal collaborateur, a indiqué que le geste de Mme Mané est une sorte de retour de l’ascenseur. « C’est à travers la lecture qu’on peut améliorer les savoir, les connaissances, la qualité d’éducation des enfants », a-t-il dit. Selon lui, l’acte de la bienfaitrice est une manière d’appuyer la politique du président de la République qui tient au renforcement du capital humain à travers l’éducation, la formation et l’enseignement supérieur.

O.  Ng. BA

Le maire de la commune de Latmingué, dans le département de Kaolack, a prôné, samedi dernier, un approfondissement de la politique de décentralisation au Sénégal, à travers notamment d’autres transferts de compétences et de ressources financières. Selon le Dr Macoumba Diouf, des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique rurale  ou le tourisme devraient revenir aux collectivités locales. Il intervenait en marge d’un tournoi de football dont il est parrain.  

Plus de deux ans après sa mise en place, la réforme de la politique de décentralisation au Sénégal, communément appelée Acte 3, jouit d’un préjugé très favorable de la part des principaux acteurs : les maires. Ces derniers, à l’instar de l’édile de Latmingué, dans le département de Kaolack, voudraient néanmoins un élargissement du champ de leurs compétences pour mieux avoir une maitrise du développement local. «  L’Acte 3 de la décentralisation, de manière générale, est bien perçu de la part des maires, notamment en ce qu’il instaure des communes de plein exercice sur la totalité du territoire. Toutefois, nous estimons qu’il est temps de renforcer les compétences dévolues aux maires pour leur permettre de mieux peser sur le développement à la base dont certains aspects fondamentaux relèvent toujours du pouvoir central ² », a estimé le premier magistrat de Latmingué, anticipant sur les attentes des élus locaux à l’occasion du message du Nouvel An du chef de l’Etat, Macky Sall.

Se voulant beaucoup plus précis, le Dr Macoumba Diouf a cité l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique rurale et le tourisme comme des domaines susceptibles de faire l’objet de transferts aux exécutifs locaux. « En plus de transférer lesdites compétences, l’Etat devrait renforcer les flux financiers en direction des collectivités locales, d’autant plus que, comme l’a reconnu le président de la République, il y a, aujourd’hui, à la tête des communes, de vrais managers capables de diriger des départements ministériels. Il y a un nivellement par le haut au niveau des personnes ressources élues dans les différentes mairies du pays  »,  a justifié le directeur national de l’Horticulture. Prenant l’exemple de l’Office des forages ruraux (Ofor), il a soutenu que l’hydraulique rurale, par son caractère stratégique en milieu rural, doit leur revenir pour plus de cohérence dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). « En milieu rural, les communes qui y sont implantées ont la responsabilité de la mise en œuvre efficiente du Pse. Sous ce rapport, un élargissement de nos compétences et un renforcement de nos ressources ne seraient pas superflus  », a  argué l’élu local en marge de la finale de l’édition 2016 d’un tournoi de la Zone 5 B de Kaolack dont il est le parrain. Il avait à ses côtés les maires du Pôle territoire Sine-Saloum, conduits par le président Omar Bâ, et plusieurs parlementaires de la région de Kaolack. 

Elimane FALL

Le projet de budget 2017 du conseil départemental de Ziguinchor s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 315 millions de FCfa contre 298 millions en 2016. Soit une hausse de 17 millions de FCfa. Il a été examiné et voté vendredi dernier.

Lors du vote du budget du conseil départemental, son président, Fiacre Coly, a assuré que la structure va poursuivre, cette année encore, ses efforts dans les domaines de la santé et de l’éducation.

M. Coly a ainsi annoncé la réhabilitation, l’extension et la modernisation de la morgue du Centre hospitalier régional (communément appelé « hôpital régional » de Ziguinchor. Il a également fait savoir que l’institution qu’il dirige va continuer à apporter son appui financier dans la prise en charge du  personnel d’appoint des lycées et collèges, révélant une prévision budgétaire de quelque 11 millions de FCfa à cet effet.

Fiacre Coly a assuré aussi que le conseil départemental  ne va pas arrêter son apport financier à l’Ief (inspection de l’éducation et de la formation) et à l’inspection d’académie (Ia), afin qu’elles puissent toujours assumer leurs dépenses liées à la prise en charge du personnel qu’il a mis à leur disposition.

En outre, le conseil s’emploiera à équiper les lycées et collèges du département en matériels didactiques et pédagogiques (imprimantes, photocopieuses, rames de papier, craie, etc.), leur construire des toilettes et à organiser à leur profit des journées de l’excellence pour primer les meilleurs élèves, susciter l’émulation en leur sein et contribuer ainsi au relèvement du niveau des lycéens et collégiens de Ziguinchor. Par ailleurs, le conseil départemental prévoit de mener d’importantes actions sur les plans sportif et culturel, et en direction des jeunes.

El Hadj Moussa SADIO

Une grande mobilisation sociale a eu lieu, hier, à l'Espace jeunes de Malika, à l'initiative des femmes conseillères municipales. Elle est destinée à matérialiser leur engagement à s'impliquer pleinement pour l'atteinte des objectifs que se fixe la Couverture maladie universelle.

En présence du directeur général de la Cmu, Cheikh Aboubacar Mbengue, les conseillères municipales ont fait part de leur détermination à contribuer à faire de Malika une commune phare dans la mise en œuvre de la Cmu. Leur porte-parole, Mme Ngayta Wade, a indiqué que l'accent sera mis sur la sensibilisation et la communication pour faire adhérer le maximum de personnes à cette initiative dans la localité de Malika. "Une campagne de communication sera menée. Et partout où le besoin se fera sentir, nous y irons pour sensibiliser la masse", a-t-elle indiqué.

Cheikh Aboubacar Mbengue a estimé qu’au-delà de la sensibilisation de la population, les conseillères municipales de Malika doivent pouvoir jouer un rôle de plaidoyer au niveau du conseil municipal dans le sens d’amener la collectivité locale à faire encore plus pour la Cmu. A ce titre, il s’est réjoui de cette forte mobilisation des femmes de Malika tout en assurant que si toutes les femmes des autres communes se mobilisaient comme celles-ci, l’objectif de 75 % fixé au 31 décembre 2017 sera largement atteint. Il a également salué la réaction du maire Talla Gadiaga qui s’est engagé au nom de la mairie à renforcer les efforts consentis jusqu’ici par la municipalité dans ce domaine.

M. Mbengue a profité de cette opportunité pour expliquer les différents enjeux de la Cmu. Il s’est dit optimiste quant à l’atteinte des objectifs que s’est fixée cette structure consistant à une couverture à hauteur de 75 %. « Il y a déjà 671 mutuelles de santé dans les 552 communes du pays. 11 % des Sénégalais sont couverts par le système des imputations budgétaires et celui des Ipm. Les enfants, qui représentent 15 %, sont pris en charge par l’initiative de gratuité instituée par le chef de l’Etat. Les personnes de troisième âge, couvertes par le Plan sésame, représentent 6 % de la population.

A cela s’ajoutent les 15 % bénéficiaires du programme de bourse, les 700.000 personnes qui, dans les départements pilotes, ont cotisé au niveau des différentes mutuelles de santé. « Si nous maintenons ce rythme, et en intensifiant la communication, nous pourrons dépasser cet objectif. D’autant plus qu’en liaison avec le ministère de l’Education, nous travaillons sur l’initiative de Couverture maladie universelle dans les écoles (primaires, secondaires) sans compter les unités professionnelles (menuisiers, mécaniciens, coiffeurs, etc.) qui, dans le secteur informel, sont aussi concernées », a soutenu Cheikh Aboubacar Mbengue il a ajouté que la Cmu ira vers tout le monde ; ce qui permettra, selon lui, arriver à des résultats heureux.

Abdou DIOP

Abdoulaye Lô est, depuis juin 2014, le maire de la commune de Sébikotane (communément appelée Sébi). Dans cette interview, il revient sur les enjeux d’extension de sa commune qui reçoit de plus en plus de monde. Conscient de ce subit intérêt pour son agglomération, le maire soutient constamment travailler afin d’accueillir, dans les meilleures conditions possibles, ceux qu’il convient d’appeler les « nouvelles populations de Sébikotane ».

Présentez-nous votre commune ?
Sébikotane est l’un des villages les plus connus au Sénégal depuis plus d’un siècle.  C’est là où se situe la première grande école coloniale : « Ecole Sébi William Ponty ». Le séminaire de Sébikotane  qui forme les prêtres est implanté ici depuis 1917. Sébikotane est une bourgade qui existe depuis le 17ème siècle.  Lors de la construction de la voie ferrée Dakar-Saint Louis,  Sébi a eu sa propre gare. C’était d’ailleurs la seule gare construite dans toute la sous-région à part celles qui se trouvaient dans les communes de plein exercice. Ce qui faisait que Sébi constituait une attraction, un lieu de retrouvailles et d’échanges commerciaux. Actuellement, la commune grandit vite. Selon le dernier recensement, elle abrite plus de 30.000 habitants. Ce qui fait que Sébi n’est plus cette petite bourgade d’autrefois. La commune est même plus peuplée que certains chefs-lieux de départements. En effet, depuis la construction de l’autoroute à péage, bon nombre des déguerpis ont quitté Dakar pour venir habiter ici. Ce qui confère plusieurs nouvelles habitations à la localité. Nous pensons que l’intérêt pour cette localité va continuer avec notamment la construction du nouvel aéroport et la nouvelle ville que va constituer le pôle urbain de Diamniadio.

Est-ce que des mesures d’accompagnement ont été prises pour faire face à cette arrivée massive de nouvelles populations ?
Des mesures anticipatrices ont effectivement été prises pour faire face à ces déplacements devenus massifs. Des lotissements ont été prévus à cet égard. Malheureusement, les lotissements qui ont précédé n’ont pas été faits dans les règles de l’art. Nous sommes en train de régler cette situation.  En tout état de cause, il y a suffisamment de places pour recevoir du monde. Sous peu, nous allons procéder à l’affectation d’au moins un millier de parcelles. Il y a également un nouveau lotissement de plus de 20 hectares qui sera bientôt fait. Nous avons aussi créé une deuxième zone industrielle pour accueillir les industries qui aimeraient développer des activités ici. De même, une troisième zone industrielle exclusivement dédiée aux produits agricoles et sylvo-pastorales, et la transformation des produits halieutiques sera créée. Les communes n’ont pas le droit de vendre les terrains. Elles ne doivent percevoir que deux taxes : les frais de bornage et les frais d’autorisation de construction, rien d’autre. Nous n’accepterons pas que des lotissements clandestins viennent mettre en cause ou dérégler le plan d’habitat. Nous en avons d’ailleurs trouvé beaucoup sur place, plus de 150 lotissements clandestins que nous sommes en train de régulariser. Nous ne voulons pas que Sébikotane soit une ville dortoir. Nous voulons en faire une zone d’industrie et de commerce  pour pouvoir englober toute cette jeunesse qui est là et qui a besoin de travailler. Ce sont, pour l’essentiel, des jeunes très qualifiés. Nous avons d’ailleurs procédé à un recensement afin de connaître le profil des uns et des autres pour pouvoir soumettre leur dossier en cas de besoin. 

N’êtes-vous pas confrontés à la pression des promoteurs immobiliers, vu que la commune grandit ?
Actuellement, il y a une pression terrible des promoteurs immobiliers sur les populations qui détiennent notamment des champs et autres.  Ces promoteurs viennent munis de leurs argents,  dans le but d’acheter les terrains, pour ensuite s’adonner à de la spéculation.  Les gens qui sont dans le besoin sont tentés de vendre les terrains. Alors qu’ici, c’est un domaine national ; ce qui fait que personne n’a le droit de vendre les terrains. Ils appartiennent à l’Etat. Nous sommes en train de faire comprendre aux populations qu’elles n’ont aucun pouvoir de certification ou d’appartenance de ces terrains. L’autre particularité de Sébikotane, c’est la forêt classée.  A cet égard, nous remercions le président de la République, Macky Sall, qui a pris la décision de réaménager cette forêt, de lui rendre son lustre d’antan de poumon vert.  Nous lui sommes gré de la réhabilitation de cette forêt et de l’initiative d’amener des solutions sur les manquements. Une partie de Sébikotane était ensevelie, et si l’on ne prend pas garde, cette localité sera, dans 150 ans, sous terre. La décision du président de la République est tombée à l’heure.

En ce qui concerne les infrastructures sanitaires et scolaires, quels actes ont été posés par l’Etat et qu’est-ce qui manque ?
C’est un sujet très important. Mais, j’ai été agréablement surpris de trouver que sur le plan enseignement et éducation, Sébikotane est bien pourvue. Il faut quand même le noter. Nous avons un lycée qui reçoit plus de 2000 élèves. L’Etat est en train de construire un nouveau Cem à l’Est de Sébikotane. Également, un deuxième lycée et un deuxième Cem sont en construction au Sud de Sébi, des infrastructures financées par l’Afd,  qui seront opérationnelles  dès l’année prochaine. Sur le plan de la santé, la commune dispose d’une maternité déjà opérationnelle depuis vingt cinq ans. Nous avons quatre cases de santé. Nous disposons également d’un dispensaire fonctionnel. Lors du dernier conseil interministériel de Dakar, le président de la République a annoncé  la construction d’un hôpital à Sébikotane. Disons, dans deux ans, la commune sera complètement équipée en matière d’infrastructures sanitaires. Au niveau de la mairie, une géomaticienne s’occupe de ce volet. Nous avons des informations très précises et des statistiques qui permettent de connaitre en temps réel les défis à relever. Conformément aux orientations des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), sur le plan sanitaire et éducationnel, nous respectons les normes. 

Avez-vous pensé à la jeunesse qui constitue essentiellement la population, notamment sur les volets aires de jeux et autres ?
Actuellement, nous sommes en discussion avec l’Agence de développement municipal (Adm). Nous disposons d’un stade. Mais, qui n’est stade que de nom.  L’aire de jeu est parsemée de pierres. Il n’y a pratiquement pas de tribunes. Nous sommes en discussion avec l’Adm pour la construction du stade. Avec le pôle urbain de Diamniadio, les communes environnantes peuvent bénéficier d’une infrastructure, et nous avions choisi un stade. Au niveau du ministère des Sports, nous avons fait une requête pour disposer d’un stade fonctionnel pouvant abriter au moins 1000 places avec une aire de jeu gazonnée. Nous espérons que, d’ici à 2019, ce sera fait. Il faut signaler que Sébikotane est l’une des seules communes à détenir une équipe qui joue dans une compétition nationale. Nous sommes en troisième division du championnat national. Il y a une jeunesse qui est vraiment en attente de cette infrastructure.

Vous l’avez dit, il y a pas mal d’usines qui se trouvent dans les alentours de Sébikotane, est-ce qu’elles s’acquittent pour autant des taxes par exemple ?
Pratiquement, une seule usine s’acquittait des patentes.  C’était Fil-Fili. Les autres, non. Nous avons vraiment le cœur gros sur ce sujet, surtout vis-à-vis d’une société comme Senac qui se trouve dans la localité depuis 1966 et qui ne paye pas sa patente et ses impôts à la mairie de Sébikotane, préférant s’en acquitter à Thiès. Nous avons fait tout le nécessaire. Nous avons été à la Dgie. Nous avons vérifié les terres sur lesquelles la Senac est bâtie. Elles sont un titre foncier qui appartient à Sébikotane et domicilié à Rufisque. Rien ne justifie cette posture. Ce sont des amis,  voilà pourquoi nous devons nous dire la vérité. Ce serait vraiment dommage qu’ils attendent que les Finances leur imposent de payer. Les autres nouvelles sociétés qui se sont implantées ici aussi ne payaient pas leur patente. Si ce n’est depuis deux ans. Il y a la Dhl qui paye également à Dakar alors qu’elle se trouve à Sébikotane.

Propos recueillis par O. BA

En dépit de l’heure tardive, en ce samedi de surcroît, de la poussière soulevée par le vent sec souffle sur une immense étendue de terre argileuse. Les ouvriers sont à pied d’œuvre. Nous sommes à Sébikotane. Une localité qui retient l’intérêt des citadins dakarois qui sont de plus en plus nombreux à venir y habiter. Et pour cause, l’Etat du Sénégal compte développer dans les alentours un projet qui répond à la volonté des pouvoirs publics de rééquilibrer les activités de la capitale vers Diamniadio. Une localité qui se situe justement à quelques kilomètres de Sébikotane.

Les temps changent. D’où la perpétuelle nécessité de repenser les temporalités urbaines. Les différents territoires n’évoluent pas tous dans le même sens, ni selon le même rythme. Il demeure, dès lors, nécessaire de prendre acte de l’imprévisibilité des évolutions urbaines. En attendant, la société de bus Dakar Dem Dikk (Ddd) étend son réseau pour couvrir les nouvelles zones d’habitation et d’activité. Elle met aussi en place des lignes express. C’est dire la détermination du gouvernement à faire de ce nouveau pôle la principale attraction.

Les citoyens ayant flairés le coup ne se font guère prier pour venir s’offrir un toit dans les alentours. Le village de Sébikotane, devenu commune, a été fondé par les Sérères en 1736. Chemin faisant, l’implantation, en 1886, de la gare ferroviaire dotée d’un grand quai d’embarquement lui permit d’exercer une polarisation de toute la zone arachidière, se positionnant alors en pôle d’attraction économique dans les années 1900. L’aménagement du chemin de fer Dakar-Niger aura engendré la création des nouveaux quartiers de Sébi-Gare, Keury Kao, Ndiola et Sébi Escale. Son importance va s’accroître avec l’implantation, en 1911, du Grand séminaire Libermann Catholique et surtout l’Ecole normale William Ponty, en 1938, qui fut un creuset de cadres pour l’Afrique noire francophone jusqu’au début des indépendances, en 1960. La population est, aujourd’hui, constituée de Sérères Saafènes en majorité, de Wolofs, de Halpulaars, de Mancagnes, de Diolas, de Soninkés, de Manjaks, etc.

Principales occupations
D’une manière générale, l’économie locale de Sébikotane reste largement tributaire du secteur primaire, notamment l’agriculture. La population est essentiellement composée d’agriculteurs et d’ouvriers agricoles. Cependant, la forme traditionnelle de cultures sous pluies et le déficit pluviométrique cyclique constituent parfois des obstacles majeurs pour la valorisation du potentiel local. Le marché important de la capitale, Dakar, en plus de l’axe routier Dakar-Thiès, font que la plupart des femmes de la localité s’adonnent au commerce des fruits et légumes. L’on y note une unité agro-industrielle et première pourvoyeuse d’emplois dans la commune et ses environs. Les productions de haricot vert, poivron, tomate-cerise, fraise, melon, chou pomme de terre… sont surtout destinées à l’exportation. Puisque la grande majorité de la population est composée de paysans et d’ouvriers agricoles, le style de vie est essentiellement rural. Cependant, une culture de la ville s’installe progressivement par le fait du désengorgement de Dakar et le phénomène de l’émigration. Le type d’habitat le plus répandu est la construction en dur. Néanmoins, les plus démunis vivent encore dans la promiscuité, non sans compter avec la solidarité qui règne dans les concessions.


L’élevage est du type extensif et reste encore l’apanage des Peulhs, installés dans la partie Nord de la commune. Le cheptel cumulé est composé d’ovins, de caprins et de porcins. Par ailleurs, l’aviculture connaît une évolution progressive. Toutefois, le coût élevé de l’aliment de volaille est un obstacle majeur à l’exploitation. Les autres activités sont l’artisanat qui est peu dynamique et l’industrie qui s’implante timidement.

Oumar BA

Les représentants de près de 1.000 familles d’éleveurs des communes de Gnith et Ronkh ont reçu, hier, des mains du sous-préfet de l'arrondissement de Ndiayes, Guedj Diouf, du responsable de la sécurité dans la zone d'intervention de Senhuile, Sambel Touré, accompagné des membres de sa structure, une importante quantité de paille de riz destinée à l’alimentation du bétail.

Une remise de don qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d'un protocole d'accord signé depuis longtemps par Senhuile et les populations bénéficiaires.

Sambel Touré a rappelé qu'un médecin du travail, secondé par d'autres agents de santé, consulte, toutes les semaines, les travailleurs de Senhuile et les populations, avant de leur offrir des médicaments. L'assistance aux circoncis est évidente. Aussi, quatre salles de classe ont été érigées et équipées (deux salles au Cem de Gnith pour contribuer à la création d'un lycée et deux autres à l'école primaire de Tordionabé de Ronkh). Des lots importants de fournitures scolaires sont régulièrement offerts aux élèves de Gnith et Ronkh. Des journées de reboisement des espèces adaptées au milieu ont été également organisées dans certains établissements scolaires.
Selon M. Touré, les responsables de Senhuile libèrent régulièrement des parcelles récoltées aux cheptels pour toute la durée de la soudure. Des passages de bétail ont été ouverts pour faciliter l'accès aux zones de pâturage.

Dans le domaine de l'agriculture, a-t-il précisé, les deux collectifs des populations bénéficiaires des actions de Senhuile à Gnith et à Ronkh ont bénéficié de terres aménagées avec amenées d'eau : 75 ha pour Gnith, dont 42,60 ont récemment été exploités. Pour Ronkh, le responsable de la plantation va changer le dispositif d'irrigation qui permettra aux villages concernés d'aller en campagne.

A l’en croire, Senhuile a aussi doté de mégaphones et de nattes de prière aux mosquées des communes de Ronkh et Gnith. Durant le mois de Ramadan, des dons de sucre sont octroyés. Un appui en gasoil est noté aussi lors du Grand Magal de Touba et le Gamou de Tivaouane en faveur des pèlerins et autres travailleurs de Senhuile. Après les récoltes, les femmes glanent les arraches laissées par la moissonneuse. Les canaux d'irrigation de "Yoro Diaw" et "Yetty Yone" font régulièrement l'objet de curage, permettant ainsi aux agriculteurs et pasteurs d'accéder à l'eau. Trois jardins maraîchers ont, en outre, été créés et aménagés pour les femmes.

Au nom des habitants de Gnith, Djiby Bâ, président du Collectif des villages bénéficiaires, s’est réjoui de ces actions qui entrent dans le cadre de la mise en œuvre du programme social de cette société et du protocole d’accord signé par les responsables de ce projet et les populations bénéficiaires. Le président des éleveurs du département de Dagana, Djiby Demba Diéry, et les représentants des conseils municipaux de Gnith et Ronkh ont invité les responsables de Senhuile à poursuivre les activités de ce projet qui s'évertue à prendre en compte les intérêts et les préoccupations des populations.

Le sous-préfet de l'arrondissement de Ndiayes, Guedj Diouf, s'est réjoui, au nom du chef de l'Etat et de l'ensemble du gouvernement, de l'intérêt particulier que Senhuile accorde au développement économique et social de ces deux communes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les populations des villages de Mbadatt, Kathialite et Kessoukhate (commune de Keur Mousseu) impactées par la construction de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) et recasées dans 342 logements au niveau du site baptisé Médinatoul Salam ont bénéficié d’infrastructures d’accompagnement.

C’est dans ce cadre et en relation avec l’Aibd que le Centre départemental d'éducation populaire et sportive (Cdeps) de Thiès tient une rencontre de renforcement de capacités des dirigeants du foyer socio-éducatif et des leaders du mouvement associatif de la localité en gestion administrative et financière d’une association, la création de projet et l’étude de marché. Selon l’inspecteur de la jeunesse Moussa Touré, directeur du Cdeps de Thiès, le site de recasement Médinatoul Salam a bénéficié d’un fleuron spacieux et bien construit de l’Aibd qui mérite d’être bien géré et rentabilisé au bénéfice exclusif des jeunes et des femmes de la localité. «  Alors, durant deux jours, nous allons renforcer les compétences des dirigeants du foyer socio-éducatif et des responsables de femmes évoluant dans des groupements féminins à se familiariser avec les outils de gestion administrative et financière capables de leur faciliter l’accès au marché de l’Aibd, mais aussi la résorption de la demande des populations en termes de besoins inhérents à tout regroupement humain », a-t-il déclaré.

Au-delà du fait que le foyer soit un lieu de convivialité, il doit aussi et surtout être  un endroit où la formation continue d’éléments appartenant à des organisations sociales de base est correctement prise en charge. Sur la même lancée, le sous-préfet de Keur Mousseu,  chef de la circonscription territoriale et président du Comité local de concertation, Makhtar Mbengue, a indiqué que le foyer socio-éducatif fait partie des infrastructures sociales qui, par sa vocation, participe à l’amélioration des conditions de vie d’un groupe. «  Ici, à Médinatoul Salam qui regroupe les populations des villages de Mbadatt, Kathialite et Kessoukhate, le potentiel est riche en termes de nombre d’organisations et de perspectives avec les activités de l’Aibd ; d’où la nécessité de préparer les jeunes et les femmes à pouvoir profiter de toutes les opportunités économiques que va offrir la mise en service de l’aéroport » a-t-il souligné.

Mbaye BA

Un atelier de deux jours s’est tenu à la salle de délibération de l’hôtel de ville de Kaolack. L’objectif visé est le renforcement de capacités des élus en matière de décentralisation mais aussi de stratégies de mobilisation des ressources.

Cette session de renforcement de capacités vient à son heure dans la collectivité locale qui ambitionne de dépasser le cap des 2,5 milliards de FCfa de budget estimatif en 2014, au démarrage de la présente législature. La commune de Kaolack veut ainsi accroitre ses ressources financières, un objectif qui passe par la formation de ses élus, notamment dans le domaine financier. C’est dans ce cadre qu’un  atelier  de deux jours sur le renforcement de capacités des élus sur la décentralisation, mais aussi de stratégies de mobilisation des ressources s’est tenu.

Ayant pour mission essentielle de promouvoir le développement économique et social de leur terroir, les collectivités locales  doivent, dès lors, disposer de ressources conséquentes pour prendre en compte la satisfaction de la demande sociale. « Le plan communal de la ville de Kaolack a retenu, au niveau de son deuxième axe stratégique, l’amélioration de la mobilisation des ressources financières, car les élus comme les populations ont constaté un niveau de recouvrement en deçà de leurs attentes. Pour la satisfaction de la demande sociale, la commune a un besoin croissant de ressources financières issues des populations en général et des acteurs économiques en particulier. A travers  respectivement les  impôts et  les taxes. Pour toutes ces raisons, le conseil municipal veut mettre à contribution l’expertise des services techniques de la commune et du département afin d’améliorer, de manière significative, la mobilisation des ressources financières, a argumenté Dr Thierno Dièye, premier adjoint au maire de la capitale régionale de Kaolack, lors de l’ouverture officielle de l’atelier. « La municipalité a par ailleurs bénéficié de l’appui du Programme national de développement local (Pndl) à hauteur de 50 millions de FCfa au titre du budget participatif. Des crédits entièrement utilisés dans le programme d’assainissement de la commune.

Elimane FALL                                                            

Un atelier de validation politique de la Stratégie de développement économique local (Sdel) a réuni, avant-hier, tous les élus de la région de Louga.

Louga dispose désormais d’une stratégie pour impulser son développement économique dont l’ancrage sera naturellement les conseils départementaux, mais intégrant l’ensemble des collectivités locales de la région. Ladite stratégie, appelée à juste titre « Stratégie de développement économique local (Sdel), a fait l’objet, avant-hier, d’un atelier régional de partage et de validation. Les acteurs territoriaux (maires, conseillers municipaux, départementaux, services techniques, etc.) étaient massivement représentés, parce qu’il s’agissait précisément de validation politique.

Le portage technique du processus a déjà été assuré par l’Agence régionale de développement (Ard) avec l’appui du Comité technique régional mis en place par arrêté du gouverneur. La rencontre avait principalement trois objectifs : partager le document de la Sdel avec les élus, afin qu’ils se l’approprient, le valider sur le plan politique et échanger sur les perspectives. L’élaboration de cette stratégie régionale était devenue une nécessité.

En effet, Louga a expérimenté et opérationnalisé plusieurs outils de promotion du développement économique local. Mais, le constat sur le terrain est décevant. Les résultats des différents projets et programmes sont loin des attentes des populations. « Jusqu’ici, la région ne s’était pas dotée d’une stratégie claire de développement économique local validée par tous les acteurs et susceptible de constituer un modèle adaptable et applicable dans différents contextes », a relevé Cheikh Guèye, directeur de l’Ard, saluant vivement l’élaboration de cette Sdel. Le processus, s’est-t-il félicité, a été participatif.
Des ateliers ont été organisés à Louga, Linguère et Kébémer pour établir une cartographie économique de la région et des trois départements. Les résultats de cette cartographie ont été partagés avec l’ensemble des parties prenantes à travers l’organisation de trois ateliers départementaux ayant notamment pour objet d’identifier, dans chaque département, les filières économiques à fort potentiel de croissance pouvant contribuer à impulser une dynamique de développement économique profitable aux populations de la région.

Au total, six filières ont été identifiées et validées : oignon, niébé, avicole, pêche, lait et viande. Et trois projets d’ancrage seront mis en œuvre en raison d’un projet par département. Bien sûr, en tenant compte des spécificités agro-économiques des départements. « Cette Sdel annonce de belles perspectives économiques pour la région », a commenté l’adjointe au gouverneur en charge du développement, Aïssatou Bâ Touré, qui a présidé les travaux de cet atelier qui a vu également la participation massive d’agriculteurs, d’éleveurs, d’artisans, de groupements de femmes, d’associations de jeunes et de représentants des projets et programmes.

 

Abdoulaye DIALLO

La mairie de Ziguinchor (sud) a procédé, mardi, au lancement du Projet de gestion écologiquement rationnelle des déchets municipaux et déchets dangereux (Prodemud) d’un coût de 9 milliards de FCfa et financé par l’Etat du Sénégal et d’autres bailleurs, a constaté l’Aps.  "Ce projet est venu accompagner les populations pour la gestion des déchets municipaux et déchets dangereux. Seules deux villes sénégalaises ont bénéficié de ce programme. Il s’agit de Tivaouane et Ziguinchor", a expliqué la directrice du Prodemud, Aïta Sarr Seck. Elle s’exprimait au cours de la cérémonie officielle de lancement du projet à la mairie de Ziguinchor, en présence du premier adjoint au maire, Seydou Sané, du préfet de Ziguinchor, des délégués de quartier, des conseillers municipaux et de plusieurs autres acteurs. Devant des journalistes, Mme Seck a insisté sur le cofinancement du projet par l’Etat du Sénégal, à travers le Programme de gestion des déchets (Pngd), le Fonds mondial de l’environnement (Fem), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Unido), ainsi qu’une participation des deux communes concernées.

De son côté, le représentant du maire de Ziguinchor a révélé que sa municipalité dépense "11 millions de FCfa par mois pour la gestion des ordures". Il a affirmé que ce nouveau projet permettra de former "20 agents municipaux par un expert international sur la problématique de la gestion des déchets".                         
(APS)

L’importance du port de la blouse dans l’espace scolaire est devenue une réalité dans notre pays. Comprenant cette donne, la direction générale de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a offert au lycée de la commune de Diass un lot de 1.500 blouses d’une valeur de 3,5 millions de FCfa, réduisant ainsi a néant les disparités dans l’habillement des élèves.

La cérémonie de remise des blouses s’est déroulée, mardi, dans l’enceinte du lycée de Diass. C’est le Dr Kaly Niang, sociologue et responsable du volet déplacement et réinstallation des populations, qui a représenté la direction générale de l’Aibd. D’emblée, il a qualifié  le geste de noble, indiquant que le port de l’uniforme est un facteur de démocratisation du système éducatif. « Avec le port d’une tenue unique et uniforme, les clivages et discriminations disparaissent à l’école.

Personne ne pourra reconnaitre le fils du nanti et du Sénégalais lambda. C’est pour cette raison que nous travaillons à équiper nos chers élèves en blouses », a-t-il expliqué, félicitant les élèves du lycée de Diass pour les résultats satisfaisants obtenus. M. Niang les a encouragés en leur demandant de redoubler d’effort pour que leur établissement soit élitiste et apte à former de futurs cadres qui vont travailler dans le nouvel aéroport. Pour lui, l’Aibd continuera à venir en aide au lycée de Diass dans le cadre de son plan d’action sociale.

Il a, par ailleurs, suggéré aux élèves et aux populations de manière générale à venir visiter et s’approprier l’aéroport qui se trouve dans leur terroir et qui fait partie des plus importants projets du Sénégal avec un investissement de 500 milliards de FCfa. Kaly Niang s’est engagé à la satisfaction des doléances du lycée qui ont trait à l’obtention d’une imprimante, de rames de papiers, d’encre, de la réhabilitation du terrain de sport et de l’équipement de la cantine scolaire. Le proviseur du lycée, El Hadji Abdoulaye Diop, tout comme le représentant du personnel, s’est réjoui de l’acte posé par l’Aibd qui, à leurs yeux, n’est qu’un prélude à ce partenariat que le lycée et l’aéroport doivent avoir. Le geste est d’autant plus important, ont-ils soutenu, qu’il permet d’uniformiser la communauté scolaire et, du coup, casser les disparités sociales.

Le représentant du maire Aliou Samba Ciss a remercié chaleureusement l’Aibd et souhaité que la commune de Diass soit le partenaire privilégié de l’aéroport. Ce, pour qu’à l’avenir les fils de la localité ne regrettent pas que les terres de leurs parents soient attribuées à l’État pour la construction de cet aéroport.

Amath Sigui NDIAYE

Les groupements des femmes de Kolda bénéficient d’une mini-boulangerie et des équipements pour leurs salons de coiffure.

Les femmes de Kolda viennent de bénéficier d’une mini-boulangerie grâce à l’appui du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, à travers le Centre national d’assistance des femmes (Cenaf). Aussi, une trentaine de membres des groupements des femmes et des filles de la commune et du département de Kolda ont suivi une formation sur la boulangerie et la pâtisserie. Cette session, qui a duré 5 jours, portait sur la fabrication du pain, de gâteaux et de beignets à base des céréales locales, notamment le mil et le maïs, avec de la farine de blé. « Aujourd’hui, nous clôturons l’atelier de formation des groupements de femmes sur la boulangerie et la pâtisserie que nous avons mené durant ces 5 jours. Le ministre Mariama Sarr a donné des instructions à Mme la directrice du Cenaf pour appuyer les femmes dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent.

Pour réussir ce pari, la directrice du Cenaf a acheté des équipements comprenant, entre autres, des réfrigérateurs, des cuisinières, des mini-boulangeries, des machines à coudre dernier cri et de nombreux accessoires, pour venir en aide aux femmes », a déclaré la coordonnatrice des Centres départementaux d’assistance des femmes (Cedaf), Mme Aw née Fatoumata Diamanka. Elle a invité les bénéficiaires à faire un bon usage de ces équipements qui ont été donnés à tous les Cedaf du Sénégal. Le montant du financement pour l’achat de ce matériel est estimé à environ 5 millions de FCfa par Cedaf qui bénéficie également de salons de coiffure équipés. Les bénéficiaires ont salué cette initiative du Cenaf et exprimé leur profonde gratitude à l’Etat du Sénégal à travers le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance pour les efforts qu’il est en train de consentir en faveur des femmes.

Le chef du Service régional du développement communautaire de Kolda, Chérif Badji, s’est félicité de cette initiative. « Le Cenaf, avec l’appui des partenaires, que nous saluons au passage pour leur engagement sans faille à accompagner l’Etat du Sénégal, a organisé cet atelier de formation des femmes et des filles du département de Kolda pour l’exploitation et la gestion d’une mini-boulangerie implantée dans le Cedaf de Kolda.               

Mamadou Aliou DIALLO

Le nouveau préfet du département de Dagana, Fary Sèye, le directeur général de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), André Froissard, et le maire de Mbane ont inauguré, hier, le nouveau pont de la Taouey réalisé par la Css.

Selon M. Froissard, la construction de ce pont entre dans le cadre du projet Kt/200 dont la réalisation a nécessité une extension substantielle de ses superficies cultivées en canne à sucre dans la zone de Bardial. C’est dans cette perspective et conformément à ses engagements en matière de Responsabilité sociétale d’entreprise, que la Css a décidé de construire un pont sur le canal de la Taouey, reliant le fleuve Sénégal au lac de Guiers, afin de permettre l’interconnexion de la zone d’extension Bardial et l’ancien casier. C’est un acte technique dont la Css avait besoin.
L’ouvrage, a-t-il précisé, répond à un double objectif. Il s’agit notamment de la sécurisation, de l’opération transport des récoltes de canne et de la participation à la prévention routière en évitant que les camions-remorques traversent la ville. Ce qui pourrait contribuer à diminuer, de manière significative, les risques d’accident de circulation.

Cet ouvrage, a-t-il poursuivi, est érigé sur le canal de la Taouey, sur un profil en travers reliant le bloc C, en rive droite à Bardial et sur la rive gauche. La longueur entre culées rive droite rive gauche est de 115,60 m. Un passage souterrain de 2,5 m de hauteur et 3,5 m de large est aménagé sur la rive droite (ouest) pour le passage de troupeaux et/ou véhicules légers.
A en croire M. Froissard, le pont a une largeur de 6 m ; ce qui permet un croisement entre deux véhicules légers. Cependant, les trains de remorques et les camions ne pourront pas s’y croiser. Ils appliqueront la règle de priorité (first in, first out). Par ailleurs, des passages piétons sont installés de chaque côté du pont.

Plus explicite, le Dg André Froissard a souligné que c’est un pont mixte béton acier appuyé sur deux culées et trois piles intermédiaires. Les fondations, le nombre de piles et la structure du tablier ont été définis en fonction des charges. Les méthodes de construction ont été établies en fonction de certains critères. Il s’agit de la limitation au maximum des risques environnementaux, du risque d’ensablage de la station de pompage Taouey et de l’augmentation de la turbidité du canal et du lac de Guiers. La Css s’est évertuée également à assurer la sécurité du personnel intervenant. Les travaux ont duré 7 mois (ils ont débuté le 7 juin 2016).

Le préfet Fary Sèye s’est réjoui de la réalisation de ce joyau réalisé par la Css dans des délais relativement courts. Il a rappelé qu’en parcourant le courrier de la Css, il s’est rendu compte que ce pont a coûté globalement 1 milliard de FCfa.

De l’avis du chef de l’exécutif départemental de Dagana, c’est un projet très important pour la Css et pour les populations. Après avoir vivement félicité les autorités de la Css pour les efforts qu’elles ne cessent de déployer, en vue d’atteindre les objectifs de l’autosuffisance en sucre dans notre pays, le préfet Fary Sèye a laissé entendre que la Css est en train d’améliorer en même temps la sécurité des hommes et de son produit.
Selon M. Sèye, cet ouvrage réalisé sur la Taouey permettra de créer des raccourcis pour l’atteinte des objectifs en autosuffisance en sucre. La Css a ainsi réduit à zéro les risques en créant cet ouvrage qui a une double fonction.
Au nom du chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement, le préfet Fary Sèye a rendu un vibrant hommage à Jean Claude Mimran, au Dg André Froissard et à l’ensemble de ses collaborateurs.                         

A. M. NDAW

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