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Régions (895)

Les femmes rizicultrices de la vallée de Dialacoto qui ont reçu leur batteuse et en attendant une décortiqueuse ont emblavé 40 ha cette année, multipliant par trois leur surface.

Le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition dans le Sénégal (P2RS) est passé par là. Le comité régionale de suivi conduit par l’adjointe au gouverneur chargée du développement Awa Ndiaye Diop s’est rendu sur le terrain pour une visite des productions fourragères à Djinkoré et d’une parcelle de riz à Dialacoto. Des aménagements soutenus par le P2RS qui a permis d’emblaver cette année 900 hectares de riz, mis en place deux tracteurs, cinq batteuses à riz et cinq décortiqueuses.

A l’assaut des terres cultivables dans la région, le P2RS, né des cendres du Programme d’appui à la petite irrigation locale (Papil), est en train de maximaliser le bas-fond où sont installés des ouvrages de retenue d’eau. Pour Sédar Ngom, chef d’antenne du P2RS, le programme a appuyé les producteurs en vue d’assurer la sécurité alimentaire à travers le développement de la riziculture et du maraîchage. «Pour cette année, le programme a développé des cultures d’hivernage, surtout les fourragères pour l’élevage. Ainsi des semences ont été données aux producteurs. Ce qui a permis, en partenariat avec Yaajendé, d’emblaver 25 hectares dans le département de Bakel », souligne M. Ngom. Des semences de mil, de sorgho et de riz ont été données par le truchement de l’encadrement, de même que l’appui-conseil de l’Ancar et de la Direction régionale du développement rural (DRDR). Ce qui a permis de valoriser les ouvrages de rétention disséminés dans le cours d’eau afin de valoriser les vallées ou les bas-fonds.

A Djinkoré, Bouléle Diallo, un éleveur de renom à la tête d’une organisation de pasteurs, a bénéficié de 8 kg de semences de niébé fourragères données par le P2RS. Ce dernier a emblavé un hectare. Et pour sa production, il a récolté 25 charrettes de fourrage et 100 kg de graines de niébé. Selon le Dr Rosalie Seck Béty, chef de service régional de l’élevage de Tambacounda, le programme commence par la multiplication de semences afin de participer à la stabulation des animaux. Son service, poursuit-elle, a reçu 300 kg de semences qui ont permis d’emblaver 20,5 hectares dans la région. L’objectif est la mise à disposition de fourrage en quantité pour l’alimentation du bétail. Et cette disponibilité va aider les éleveurs, surtout en période de soudure, à nourrir leur bétail mais aussi à limiter la divagation des animaux.

L’adjointe au gouverneur chargée du développement, Awa Ndiaye Diop, de souligner que le P2RS vient à la suite du Papil pour le renforcement de la résilience. Et donc ce sont les composantes de l’agriculture et de l’élevage qui ont fait l’objet de la visite de terrain. Elle pense qu’il faut très tôt identifier les bénéficiaires afin de mettre les semences à leur disposition dans les meilleurs délais. Elle s’est également réjouie de la mise à disposition du matériel d’allégement des travaux des femmes comme la batteuse en plein action à Dialacoto.

Pape Dema SIDIBE

Les commerçants s’inquiètent des conséquences de la nouvelleréglementation sur le fer à béton.

Les commerçants, les importateurs et les fabricants de fer à béton doivent désormais afficher le diamètre, la longueur et le nombre de barre par tonne. L’annonce a été faite jeudi, à Kolda, par Bakary Ndiaye, chef du Service régional du Commerce lors d’une réunion d’information des commerçants sur la nouvelle réglementation portant sur le fer à béton. La rencontre était axée sur des questions ayant trait aux caractéristiques du fer à béton, le marquage, l’affichage, les conditions de production, d’importation et d’exportation, les infractions et leurs imputabilités, les sanctions prévues en la matière et les agents en charge du contrôle. « On avait convoqué l’ensemble des acteurs qui tournent autour de la commercialisation du fer à béton pour parler de l’arrêté interministériel portant réglementation des conditions de fabrication, d’importation et de commercialisation du fer au Sénégal. Il faudrait que les commerçants respectent l’affichage en indiquant clairement la longueur des barres et le nombre de barres de fer par tonne, parce que souvent les tromperies se situent à ce niveau-là », déclare M. Ndiaye. Il demande aux commerçants de faire attention lors de l’achat du fer à Dakar, notamment sur le respect de la masse linéaire (nombre de kg par mètre) qui varie en fonction du diamètre. Il leur demande également de prendre les dispositions idoines pour vérifier le respect de la longueur de la barre de fer qui doit être de 12 mètres avec une tolérance de 100 mm. Les contrevenants à ces dispositions s’exposent à des sanctions pécuniaires qui vont de 25 000 à 50 millions de FCfa et même pénales. Il demande aux commerçants de faire l’inventaire de tous les stocks disponibles actuellement à Kolda en précisant le type de barre de fer, le diamètre et la longueur. Le contrôle sur le respect de cet arrêté interministériel pourrait commencer dès le début de l’année prochaine. Les commerçants ont jusqu’à la fin de l’année pour pouvoir écouler leur dernier stock, selon M. Ndiaye qui qualifie la décision de l’Etat de salutaire dans le souci d’assurer la sécurité des populations.

Les commerçants demandent un délai supplémentaire de quelques mois pour leur permettre d’écouler leur stock et estiment qu’ils ne peuvent en aucun cas être tenus responsables du non-respect de cette réglementation. Ils demandent à l’Etat d’intervenir auprès des fabricants et des importateurs qui sont les seuls à pouvoir agir dans ce sens.

Mamadou Aliou DIALLO

Les acteurs de la pêche (pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices de produits halieutiques et Gie Kassoumaye) évoluant au quai de Boudody à Ziguinchor vont pouvoir exercer maintenant avec plus de professionnalisme au grand bonheur des populations. En effet, ils sont en train d’être capacités, chacun dans son domaine d’intervention, à l’occasion d’une session de formation d’une quinzaine de jours qui a débuté lundi dernier.

Les objectifs visés sont de faire en sorte que ces acteurs de la pêche puissent exercer en toute sécurité, valoriser leurs produits, en tirer le maximum de profits, assurer la sécurité alimentaire des consommateurs, contribuera à la lutte contre la pauvreté et à l’émergence du Sénégal. La formation organisée à leur intention est une initiative de l’Ong Iscos, dans le cadre de l’exécution de la deuxième année du projet « Développement durable et dignité du travail dans la filière pêche à Ziguinchor (Sodipe) ». Un programme cofinancé par le ministère des Affaires étrangères de l’Italie, la Cnts, les Ong Iscos et Green Cross Italie.

Les premiers jours du stage ont permis de conscientiser les acteurs de la pêche du quai de Boudody sur les mesures préventives de sécurité. C’est ainsi qu’ils ont été invités à être très vigilants lors de la conception des pirogues, à avoir des équipements nécessaires qui puissent assurer la sécurité de leurs embarcations et des personnes à bord et à suivre l’information météorologique quotidiennement. Ils ont été familiarisés aussi avec les risques et dangers liés à l’hypothermie, avant d’être exhortés à faire des visites médicales régulières pour préserver leur santé.

Quant aux femmes transformatrices de produits halieutiques, elles ont été sensibilisées aux méfaits des mauvaises pratiques de la transformation artisanale. Le souhait est qu’elles puissent avoir des produits finis de qualité pouvant être commercialisés partout dans le monde.

Le patron du service des pêches et de la surveillance de Ziguinchor, Ibrahima Lô, ainsi que le coordonnateur local du projet Sodipe, Amadou Camara, par ailleurs secrétaire général de l’Union régionale de la Cnts, y ont insisté.

Ils en ont fait autant auprès des autres acteurs de la pêche (pêcheurs, mareyeurs et Gie Kassoumaye qui gère le quai de pêche de Boudody). Ils ont estimé que tous ces acteurs de la pêche doivent veiller à ce que le produit soit salubre, de bonne qualité et puisse contribuer à la nutrition ainsi qu’à la santé des populations. Les autres modules de formation qui suivront vont porter sur le marketing, le commerce de gros, la gestion administrative et financière.

El Hadj Moussa SADIO

Le lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack, le principal établissement d’enseignement secondaire de la région éponyme, fait désormais partie du club fermé des écoles classées sur la liste de l’Organisations des Nations Unies pour les Sciences et la Culture (UNESCO). L’annonce a été faite cette semaine par le proviseur Babacar Thiam en marge de l’édition 2016 de l’académie germano-africaine.

Le lycée Valdiodio Ndiaye, principal établissement d’enseignement secondaire de la région de Kaolack au centre du pays, vient de décrocher une distinction de taille avec sa classification sur la liste des écoles associées de l’Organisation des Nations Unis pour les Sciences et la Culture (UNESCO). Un label couru dans le monde de l’éducation sanctionnant la qualité des enseignements et le mode de gouvernance de l’établissement. Le proviseur en a fait la révélation en marge de l’ouverture officielle de l’édition 2016 de l’académie germano-africaine dans la capitale du Saloum. « Cette classification met en avant la qualité des enseignements offerts, la bonne gouvernance de l’établissement et l’excellence dans le management. Ce qui est encourageant, si l’on sait les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés dans la réhabilitation du lycée », a souligné Babacar Thiam, le proviseur. Pour sa part, le président du Conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye qui a présidé la cérémonie d’ouverture de l’académie germano-africaine, s’est réjoui de cette « bonne nouvelle dans la dynamique de faire renouer ce temple du savoir avec l’excellence ». Une distinction qui va ouvrir de nouvelles perspectives à cet établissement qui compte parmi ses anciens élèves le président de la République Macky Sall, l’ancien Premier ministre Aminata Touré, entre autres personnalités.

La tenue de l’académie germano-africaine au Sénégal, la première sur le continent, sera l’occasion pour une trentaine de jeunes Allemands, Tanzaniens et Sénégalais dont des pensionnaires du lycée d’excellence Mariama Bâ de Gorée d’échanger sur les questions telles que le changement climatique ou la crise migratoire. Organisée sous la forme d’un symposium, l’académie germano-africaine de Kaolack va déboucher sur un mémorandum qui sera une contribution des participants des deux continents sur les problématiques précitées et qui sera soumis aux autorités des Etats d’origine des participants et à l’Unesco. Les travaux vont durer une semaine.

Elimane FALL

Il y a quelques temps, l’étranger qui venait à Sédhiou était frappé par la grande propreté de la ville. Partout dans la capitale du Pakao, on voyait les techniciens de surface, portant  gants, cache-nez, arborant un uniforme vert olive, nettoyer tous les coins et recoins des rues, du marché central et des places publiques avec des balais qui ne laissent aucun détritus sur place. Mais, depuis quelques temps, on ne voit aucun technicien de surface au travail. Conséquence, la ville est devenue sale, surtout le marché central. Moussa Thioye, vendeur, déclare : « Aujourd’hui, avant d’étaler nos marchandises, nous balayons. C’est comme si le marché n’appartient à personne ». Du côté de la municipalité, on reconnaît l’insalubrité du marché central et le premier adjoint au maire, Abdoulaye Coly, de donner la raison : « Nous reconnaissons que le marché central est sale. C’est parce que le camion de ramassage des ordures qui a été mis à notre disposition dans le cadre du Programme national de gestion des déchets (PNGD) tombe souvent en panne. C’est actuellement le cas. Les techniciens de surface sont presqu’à l’arrêt, mais nous allons trouver une solution puisque nous allons revenir sur l’utilisation du tracteur ». Le phénomène est devenu préoccupant, raison pour laquelle l’adjoint au maire convoquera bientôt une réunion du bureau municipal afin que cette insalubrité devienne un mauvais souvenir. Abdoulaye Coly demande aux populations d’être des citoyens modèles dans leurs comportements de tous les jours : ne pas déverser partout des ordures mais les mettre plutôt dans les bacs à ordures qu’on trouve partout à travers la ville.

Malamine KAMARA  

En lançant le processus d’élaboration de son plan stratégique de développement local, la commune de Méouane ne veut pas être en reste dans la marche vers l’émergence du Sénégal dont le coup d’envoi est donné par le Président Macky Sall à travers son Plan Sénégal Emergent (Pse).

Le maire de la ville, Bara Ndiaye, a convoqué hier un atelier de validation de deux jours du document élaboré à cet effet et tiré des conclusions d’un forum économique, social et environnemental qui a eu lieu en juin dernier en présence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. La rencontre d’hier organisée à Thiès a regroupé plusieurs acteurs sectoriels du développement local (Ard, Planification aménagement du territoire, urbanisme), les élus, les organisations communautaires de base. Bara Ndiaye et son équipe municipale tracent ainsi les sillons d’une vision commune du développement de leur localité riche d’un potentiel inestimable dans les domaines de l’agriculture, de l’horticulture, de l’artisanat, de la vannerie, de l’élevage et des industries extractives et même de l’énergie avec la construction en cours d’une centrale solaire de 30 MW.

Mais il faut reconnaître que la zone fait face à de nombreuses contraintes qui freinent son développement. Elles sont liées surtout à l’enclavement des villages, au manque de formation des jeunes et des femmes dont il convient de renforcer les capacités, à l’impact peu visible de la présence des industries extractives malgré quelques actions timides de la part des Ics et de Grande Cote opérations (Gco). Pour autant, la collectivité locale et ses partenaires vont échanger sur les voies et moyens d’inverser la tendance. A travers une vision prospective, comme l’a indiqué le sous-préfet de Méouane, Richard Birame Faye, qui, selon lui, « devrait prendre en compte toutes les préoccupations des populations et dans tous les secteurs ».

Ce document de planification stratégique va permettre à l’Etat, à la collectivité locale et à ses partenaires de mieux orienter leurs investissements futurs dans les secteurs définis. Le maire Bara Ndiaye souligne qu’il ne veut pas voir sa collectivité locale de 52 000 habitants pour 59 villages rater le train de l’émergence. « Donc, le plan stratégique de développement est pour nous une manière de contribuer au Plan Sénégal émergent (Pse) avec une première phase de cinq ans », a-t-il indiqué.

Mohamadou SAGNE

Tambacounda - La section régionale de la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfance (Conafe) a célébré le vingt-sixième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) sous le thème « l’investissement public pour les droits de l’enfant : une contribution au développement durable ». Les potaches de Tambacounda ont mis à profit cette journée pour inviter les pouvoirs publics à revoir à la hausse les budgets qui leur sont consacrés. C’est pourquoi nombreux parmi eux sont victimes de discrimination avec des abris provisoires, l’abandon scolaire, l’exploitation par la mendicité, les violences physiques et mentales, etc.

Le coordinateur régional de la Conafe à Tambacounda, Mamadou Sané, a déploré le déficit d’investissement en faveur des enfants pour une meilleure prise en charge de leurs droits. Or, souligne M. Sané, la promotion et la protection des droits de l’enfant interpellent tous les décideurs. Il a expliqué aux participants à la CDE que la convention est composée de 54 articles et 4 principes visant à protéger les enfants et assurer la promotion de leurs droits inaliénables. « Investissement public en faveur des enfants, une contribution au développement durable du pays » est le thème du forum communautaire. En effet, M. Sané a fait savoir que 48% de la population du Sénégal sont des enfants, c’est-à-dire âgés de moins de 18 ans. Et il a constaté que peu de ressources sont affectées à ces derniers. C’est pourquoi nombreux parmi eux sont victimes de discrimination avec des abris provisoires, l’abandon scolaire, l’exploitation par la mendicité, les violences physiques et mentales, etc.

Ainsi, la Conafe, avec l’appui de ses partenaires comme Save the Children, a lancé un plaidoyer pour inverser cette tendance afin d’affecter plus de ressources financières aux enfants, c’est-à-dire des investissements significatifs pour lutter contre les formes d’aliénation de leurs droits imprescriptibles. M. Sané a invité les autorités locales (maires et présidents de Conseil départemental) à mieux investir en faveur des enfants à travers une bonne planification, en évitant surtout les détournements d’objectifs. « C’est un cri du cœur qui vient à point nommé et interpelle aujourd’hui, comme l’ont fait les enfants, les décideurs pour qu’ils fassent beaucoup de progrès dans le cadre de l’allocation des ressources aux enfants », explique Mamadou Sané. Le coordonnateur régional de la Conafe de reconnaître que des efforts non négligeables ont été réalisés par le gouvernement avec le PSE, l’Acte 3 de la décentralisation et la stratégie nationale de protection de l’enfant et d’autres dispositions juridiques. Mais, ajoute-t-il, « du chemin reste à malheureusement encore à parcourir, notamment en matière d’harmonisation de certains instruments juridiques internationaux (convention, charte et protocole) signés et ratifiés par la puissance publique avec la loi fondamentale dont le relèvement à 18 ans de l’âge du mariage et l’adoption du code de l’enfant qui pourrait régler beaucoup de choses, surtout dans la prise en charge correcte des enfants en situation difficile comme les nombreux orphelins. Selon M. Sané, dans le cadre de la Conafe, un travail remarquable est fait dans les communes de Koussanar, Koumpentoum et Missira ces deux dernières années dans le domaine de l’enregistrement des enfants à la naissance et de la promotion de la gratuité des soins chez les enfants de 0 à 5 ans. Des cadres pour enfant, les fameux conseils consultatifs, sont installés et il laissera entendre être prêt à concevoir et mettre en œuvre un autre plan d’action allant dans le sens de mieux s’occuper des enfants, ceux bien portant comme ceux vivant avec handicap ou orphelins.

Pape Dema SIDIBE

Le plan directeur d’assainissement (PDA) de Saly va coûter 42 milliards de FCfa et celui de Pointe Sarène 15 milliards de FCfa, soit un total de 57 milliards de FCfa. « La restitution des deux études de plans directeurs réalisées dans le cadre de la mise en œuvre des directeurs présidentielles, consistant à doter toutes les communes chefs-lieux de département et tous les grands centres urbains de plans directeurs d’assainissement, répond aux nouvelles dispositions de la constitution qui stipulent que les Sénégalais ont droit à un environnement sain », a indiqué Alioune Badara Diop, directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).

De son point de vue, on ne peut parler d’environnement sain, sans avoir un réseau d’assainissement adéquat. Parlant du Plan de Saly, le Dg de l’Onas a renseigné qu’il sera d’un montant global de 42 milliards dont 27 seront consacrés au drainage des eaux de pluies et 15 milliards qui seront dévolus à l’assainissement des eaux usées.

Sous le même registre et invoquant le PDA de Pointe Sarène, Alioune Badara Diop a avancé un montant global de 15 milliards de Fcfa pour aussi bien le drainage des eaux de pluies que l’assainissement des eaux usées. M. Diop a fait savoir que Pointe Sarène fait partie des 27 projets phares définis par le président Macky Sall dans le cadre du Plan Sénégal Emergent.
A cause de la situation de la station balnéaire de Saly Portudal minée par l’érosion côtière et l’épuisement des réserves foncières, il fallait bien que la Société d’aménagement de la Petite-Côte (SAPCO) dirigée par Bocar Ly procède à la prospection de nouveaux sites.

Selon Bocar Sy, ces nouveaux sites que sont Joal, Finio, Mbodiène et Pointe Sarène seront érigés sur une superficie de 920 ha. Pour justement aménager ces sites et doper la deuxième mamelle de notre économie nationale, la Sapco a souhaité recevoir des solutions techniques durables au rejet des eaux usées (EU) et au drainage des eaux de pluies de ces sites. La solution sera vite trouvée par l’Onas qui a commandité des études dont la restitution s’est faite en même temps que celle de Saly. La seconde phase de l’étude consistera à trouver les voies et moyens d’aller directement à la réalisation des travaux dans les meilleurs délais, soutient Alioune Badara Diop. L’Onas déroule tranquillement ce programme qui verra, rassure son Dg, des communes comme Richard-Toll et Touba, entre autres, disposer de ces plans directeurs d’assainissement.

Amath Sigui NDIAYE

Au rythme où vont les choses, les populations s’inquiètent de ne pouvoir obtenir leur carte d’identité biométrique. Et pourtant, la capitale de la Petite-Côte fait partie des départements les plus performants s’il n’est le plus actif, au vu des résultats réalisés jusque-là.

De la date de démarrage du 02 novembre 2016 au 16 du même mois, 1430 personnes ont pu passer à la seule commission de la préfecture. Ce qui donne une moyenne de 120 voire 130 personnes par jour, indique Saër Ndao, préfet du département. A ses yeux, c’est une bonne performance si on tient compte des aléas liés à la technologie qui est nouvelle, aux baisses de réseau ou simplement aux coupures d’électricité.

Si au début de l’opération on a noté un attroupement permanent devant la préfecture, tout le monde se levant au même moment et certains passaient la nuit pour se faire inscrire, il y a aujourd’hui un léger mieux. Le préfet ayant procédé à un réaménagement consistant à se faire inscrire la veille à 18h pour se présenter le lendemain à 8h30mn. Avec la rigueur climatique qui commence, il fallait bien trouver une parade pour protéger les populations du froid et peut être même de l’insécurité, a pensé Saër Ndao qui s’est par ailleurs félicité de l’engagement, de l’assiduité et du professionnalisme de la commission qui va souvent au-delà de l’heure indiquée parce que voulant traiter tous les inscrits (50 par jour plus 25 du 3e âge), en plus des dignitaires, marabouts et fonctionnaires qu’on ne saurait retenir à la préfecture.

Le préfet rassure les populations qui verront bientôt ouvrir des commissions dans les sous-préfectures pour les inscriptions et la carte d’identité biométrique, à la police et à la gendarmerie pour la carte d’identité seulement. Ainsi, tout le monde pourra être servi sans anicroche ni perte de temps.

A. Sigui NDIAYE

La réserve communautaire de la Somone créée en 1999 couvre une superficie de 700 ha. Grâce à ces résultats acquis tant sur le plan économique, social et de la création d’emplois, cette première réserve communautaire du Sénégal constitue un véritable cas d’école. Ces retombées d’aujourd’hui relèvent de tant d’efforts consentis par les populations de Somone, de Thiafoura, de Sorokhassap dans la régénération de la mangrove et le retour des oiseaux migrateurs.

Sur le plan écologique, la réserve de Somone contribue à la lutte contre les inondations grâce à son écosystème de mangrove, a souligné le président du comité de gestion Saliou Ndour. Selon lui, elle contribue à l’atténuation et à l’adaptation aux changements climatiques mais aussi à la régénération des ressources halieutiques en servant de frayères et de nurseries pour plusieurs espèces de poissons. Il y a aussi, note M. Ndour, la préservation de la biodiversité qui sert d’habitat à plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs et de tortues marines.

Au plan local, la création d’emplois et le financement d’actions sociales permettent à la zone d’implantation de la réserve de se développer. Le président du comité de gestion a précisé que 14 éco-gardes travaillent de manière permanente, plus de 30 piroguiers y gagnent leur vie à travers l’activité touristique. Il a aussi fait savoir que plus de 60 emplois sont créés au niveau des paillottes restaurants. Ce qui, à ses yeux, freine un tout petit peu l’immigration clandestine.

Toujours, sous ce même registre, Saliou Ndour signale plus de 50 femmes qui ont comme activité principale la récolte d’huitres et d’arches dans la réserve. Ensuite, souligne-t-il, la réserve contribue à la promotion du tourisme, plusieurs touristes inscrivant dans leur agenda, la visite du site.

En dépit de cet aspect positif, il y a bien des contraintes que rencontre le comité de gestion, liées à l’empiètement de certains réceptifs qui veulent s’installer à côté de la réserve. Il y a aussi l’ensablement de la lagune et la présence de sachets plastiques qui tuent la mangrove.

Le commandant Amar Fall, conservateur de la réserve, s’attèle avec son équipe à barrer la route aux fossoyeurs de cette aire protégée, initie des activités de régénération et de salubrité du site qui doit rester propre et accueillant.

Dans la perspective de mise en place d’un campement touristique écologique, de la formation des éco-gardes et piroguiers pour un meilleur accueil des visiteurs, il compte accompagner le comité dans la recherche de partenaires pour atteindre cet objectif qui va contribuer à mieux rentabiliser la réserve.

La réserve constitue véritablement un cas d'école plusieurs pays de la sous-région venant s'inspirer de l'expérience de Somone.

Amath Sigui NDIAYE

Le partenariat entre les communes de Diofior et de Panazol (France) a été magnifié, dimanche, lors de la quatrième conférence des acteurs de la coopération de ces deux villes. Ce partenariat fécond et fructueux scellé depuis 2011 a permis à la commune de Diofior de bénéficier d’un appui considérable de la ville de Panazol dans un certain nombre de domaines, notamment la petite enfance, l’éducation, le soutien aux handicapés, le microcrédit pour les femmes, l’environnement, la formation, l’informatisation de l’état civil.

Le foyer des jeunes de Diofior a abrité, dimanche, la quatrième conférence des acteurs de la coopération décentralisée des communes partenaires. Cette quatrième conférence à laquelle ont pris part des responsables de la Gironde et d’Aquitaine Métropole avait pour thème : « La coopération décentralisée intercommunale au service du développement local et de la protection de l’environnement ». Les maires de l’arrondissement de Fimela ont également assisté à la rencontre.

A la cérémonie d’ouverture, le maire de la commune de Dioffior, Youssou Diom, est revenu sur la genèse de cette coopération décentralisée entre les deux villes depuis 2013. Selon lui, l’année 2016 est un tournant décisif avec la signature d’une nouvelle convention triennale (2016-2019) entre Diofior et Panazol avec le soutien de la nouvelle région d’Aquitaine (France) pour l’organisation d’une exposition sur feu le président Léoplod Sédar Senghor et l’affection de deux nouvelles volontaires à l’antenne de coopération mise en place à Diofior depuis 2013.

Youssou Diom a indiqué qu’il y a également le projet d’intercommunalité des communes du Sine occidental avec Loul Séssène, Djilasse, Diofior, Fimela et Palmarin et leur possible coopération avec Limoges Métropole. Pour le maire de Diofior, le bilan de cette coopération est plus que positif pour la commune de Diofior dans différents axes que sont l’éducation et la formation professionnelle, l’appui au handicap, la protection de l’environnement, l’appui aux groupements des femmes, la mise en place de microcrédit, la formation à l’entreprenariat, la jeunesse, l’informatisation de l’état civil. Le maire est revenu pour dire que les cinq communes de l’arrondissement de Fimela ont éprouvé la volonté commune de travailler ensemble dans le cadre de l’intercommunalité en regroupant leurs efforts pour des intérêts communs. Aussi a-t-il souhaité que ces cinq communes, dans le cadre de l’intercommunalité, nouent un partenariat avec Limoges Métropole. M. Diom a tenu à remercier vivement le maire de Panazol, Jean Paul Duret qui a toujours soutenu sa ville avec l’appui de l’ambassadeur de France au Sénégal pour ses projets de développement. « La coopération de nos deux communes est un modèle cité en exemple en France et au Sénégal », s’est-il plu à dire. Mettant l’accent sur l’importance du projet de centre de formation professionnelle, il a soutenu que c’est un projet très important qui permet de faire une irrigation automatique solaire avec le système de goutte à goutte. Selon lui, ce centre va permettre aux élèves de faire de la pratique dans l’agro-écologique et même les femmes et les jeunes. De plus, le maire a annoncé que dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière et la salinisation, ils vont, avec ses partenaires, mettre en place des projets pour lutter contre ces phénomènes.

Le maire de la ville de Panazol, Jean Paul Duret, a rappelé que le partenariat entre les deux villes est une belle histoire. Selon lui, c’est une histoire qui se concrétise sur le terrain. Il a également assuré qu’il y aura une continuité des actions entreprises dans le cadre de cette coopération décentralisée avant de remercier vivement le maire de Diofior.

Le représentant de l’ambassadeur de France au Sénégal, Bernard Smolikowski, attaché de coopération finances publiques, décentralisation et coopération non-gouvernementale, a d’abord magnifié le partenariat entre les deux villes. Aussi a-t-il signalé que dans le cadre du fonds conjoint français-sénégalais à parité égale qui tourne entre 300 et 400.000 euros, 22 projets de coopération ont été financés en Casamance, au Sine-Saloum et à Matam. Sur deux ans, a-t-il  dit, il y a eu un financement de 700 à 800.000 euros. De plus, il a soutenu que le fonds privilégie les projets qui touchent le développement économique et le développement durable. Il a aussi rappelé que la coopération française, à travers son ministère des Affaires étrangères, finance des projets de coopération décentralisée sur les thématiques liées aux changements climatiques et à la jeunesse. Il faut retenir qu’après une exposition sur feu le poète-président Léopold Sédar Senghor à Panazol, Diofior a pris le relais.

Oumar Ngatty BA

Le porte-parole du Khalife général des Tidjanes et de la famille d’El Hadji Malick Sy (RTA), Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, a magnifié hier les efforts consentis ces dernières années par l’Etat dans l’alimentation en eau potable de la cité religieuse.

Le guide religieux recevait ainsi une délégation de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) conduite par son directeur général Charles Fall, venue lui présenter les nouveaux projets structurants de la société. Il y a surtout le programme de renforcement et d’extension du réseau de Tivaouane en prélude au gamou, mais surtout le projet de la troisième usine de Keur Momar Sarr qui devrait impacter la ville compte tenue de l’élargissement de son assiette foncière. Le Dg de la Sones a expliqué au guide religieux de Tivaouane que pour ce qui est de l’extension du réseau d’adduction en eau potable de Tivaouane, elle sera faite sur huit (8) kilomètres supplémentaires sur les 10 km qui avaient été réalisés l’année dernière. Mais là, comme l’a indiqué le président de la commission ravitaillement en eau, Ndiawar Gaye, « le recensement que nous avons déjà effectué porte l’extension à 17 km cette année alors que la Sones n’a prévu que 8 km. C’est pourquoi, nous demandons que la distance soit portée à 20 km pour tenir compte des nouveaux quartiers qui ont été rattachés à la commune ».

Par ailleurs, la Sones s’est engagée à octroyer des branchements sociaux pour les ménages les moins nantis pour lesquels, a informé Ndiawar Gaye, «plus de 1000 demandes ont été formulées pour 900 déjà satisfaites ». Tous ces projets, souligne Charles Fall, « entrent dans le cadre du Programme de modernisation des cités religieuses initié par le chef de l’Etat, le président Macky Sall et pour lequel d’importants travaux ont déjà été réalisés ». Le Dg de la Sones a également fait part à Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine du projet de construction de la troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr. « Un projet qui devrait coûter 400 milliards de FCfa et dont les travaux impacteront sur l’espace communal de Tivaouane surtout dans le relogement des populations », a indiqué Charles Fall. Il souligne toutefois que l’option a été prise de contourner la ville par le Sud et qu’en conséquence, ce sont les parcelles à usage agricole qui devraient être plus touchées dans la mise en œuvre du projet.

Le porte-parole du Khalife des Tidjanes a ainsi manifesté toute sa satisfaction au nom des populations bénéficiaires car, a-t-il laissé entendre, « ces dernières années, le manque d’eau ne se fait pas sentir pendant la période du gamou, quelle que soit l’affluence. Nous remercions vivement le Président Macky Sall pour les initiatives allant dans le sens de satisfaire les besoins en eau des populations en général, de Tivaouane en particulier ». Il s’est engagé à assister la Sones dans la mise en œuvre du projet de construction de la nouvelle usine de Keur Momar Sarr dont la conduite traversera 21 communes dont la cité religieuse de Tivaouane, cinq départements et trois régions.

Mohamadou SAGNE

L’école élémentaire Khamad Ngony Sarr du village de Daidjemar (commune de Diouroup) a été entièrement réfectionnée sur financement de la Fondation Myadel soul et Lion’s Club Saint-Germain-en-Laye pour une enveloppe de plus de 20 millions de FCfa. Même les partenaires de cette localité ont construit dans cet établissement un bloc administratif et un bloc sanitaire, en plus d’une bibliothèque. Le tout a été inauguré, samedi, par le maire de la commune, Abdoulaye Ndior et les partenaires, en présence d’une forte mobilisation de la communauté.

Diadjemar est un des villages de la commune de Diouroup (département de Fatick). Aujourd’hui, ce village dispose d’une école élémentaire flambant neuve qui présente un cadre idéal pour les études. Les six salles de classe de cette école ont été complètement rénovées et un bloc administratif, un bloc sanitaire et le mur de clôture ont été construits.

Les partenaires ont également créé une plantation de 300 arbres fruitiers pour l’école. Le tout pour une enveloppe de plus de 20 millions de FCfa financée par la Fondation Myadel Soul et d’autres partenaires comme le Lion’s Club Saint-Germain-en-Laye. Lors de l’inauguration, le directeur de l’école, Mbar Atanase Diouf, comblé de joie, a tenu à remercier vivement la Fondation Myadel Soul et le Lion’s Club Saint-Germain-en-Laye qui ont donné à cet établissement un coup de jeune. Selon lui, l’école est devenue un cadre où toutes les conditions sont réunies pour une éducation de qualité. Aussi, M. Diouf a promis de tout faire pour que l’entretien de l’école soit assuré. Le représentant du Lion’s Club Saint-Germain-en-Laye, Xavier Thomas, a expliqué que c’est la Fondation Myadel Soul qui a financé toutes les actions menées dans cette école. Selon lui, il y a l’apport financier mais aussi l’apport technique pour changer le visage de cette école. Après avoir mis l’accent sur l’entretien de cette école, il a demandé aux responsables de l’établissement de faire de la bibliothèque un outil de culture.

Le maire de la commune de Diouroup, Abdoulaye Ndior, a remercié vivement La Fondation Myadel Soul et le Lion’s Club Saint-Germain-en-Laye. Aussi a-t-il demandé aux responsables de cet établissement de relever le défi de l’entretien et de l’organisation. De plus, M. Abdoulaye Ndior a tenu à remercier l’homme qui a été à l’origine des actions de rénovation, Stanislas Ndour.

Oumar Ngatty BA

Les populations de Diadjemar souffrent de l’enclavement de leur village, surtout en période d’hivernage. C’est pourquoi le maire de cette commune, Abdoulaye Ndior, entend faire un plaidoyer fort auprès du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) pour que l’axe Diouroup-Diadjemar soit intégré dans son volet désenclavement. Distant de 7 km de Diouroup, Diadjemar, peuplé de 900 âmes, est un des villages les plus enclavés de cette commune. Y accéder est très difficile, surtout en période d’hivernage.

Pour se rendre dans ce village à partir de la nationale 1, il faut faire beaucoup de détours. Sur le chemin, le principal obstacle ce sont les eaux qu’il faut contourner. Aussi, le chemin par endroit est sablonneux et les automobilistes sont obligés de bien manœuvrer pour passer. Très préoccupé par cette situation dont souffrent les populations, le maire de la commune de Diouroup a promis de faire un plaidoyer fort auprès du Pudc pour que l’axe Diouroup-Diadjemar soit intégré dans volet désenclavement. Il a également tenu à rappeler qu’une piste reliant Diouroup à Loul Séssène passant par ce village était en train d’être réalisée il y a quelques années, mais ce projet a connu des blocages. « Nous allons engager des discussions avec le niveau central pour voir dans quelle mesure on peut avoir une piste de désenclavement afin de faciliter le déplacement des populations du village », selon Abdoulaye Ndior.

La question de l’électrification des villages et des hameaux se pose dans cette zone où les principales activités sont l’agriculture et l’élevage. Sur cette question, le maire de la commune a signalé qu’il est à la recherche de partenaires pour électrifier ces villages et hameaux avec le solaire.

O. Ng. BA

Le président du Conseil départemental a offert aux collèges et lycées du département 1005 tables-bancs pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Il a aussi livré des fournitures scolaires d’une valeur de 13 millions de FCfa. Ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, Saliou Samb a réceptionné ce samedi deux salles de classe à Kiniabour et 6 autres à Guéréo.

« L’Acte 3 de la décentralisation nous conféré des responsabilités qu’il faut pleinement  assumer », a soutenu le président du Conseil départemental de Mbour. C’est ainsi que sur le plan scolaire, il s’est attelé à mettre les élèves des lycées et collèges dans des conditions optimales d’étude, en mettant à disposition plus de 1.000 tables-bancs.

Ayant bien compris que l’éducation était une compétence transférée, Saliou Samb s’est dit qu’il ne servait à rien de mettre les élèves dans de bonnes conditions d’apprentissage sans leur procurer le matériel nécessaire pour pouvoir apprendre. Ainsi, il a mis la main dans la caisse du conseil pour sortir 13 millions de FCfa qui ont servi à l’achat de fournitures et de matériels didactiques. « Je sais que les parents sortant de la Tabaski et de la Tamkharit ont besoin de souffler un peu et il fallait bien leur permettre d’assurer la rentrée avec tout ce qu’elle comporte de dépenses», a lancé M. Samb.

Comprenant parfaitement que ses responsabilités vont au-delà de la commune, mais embrasse tout le département, Saliou Samb a été, ce samedi, l’hôte des villages de Kiniabour et de Guéréo où il a respectivement offert et équipé deux salles et six salles de classe. Là aussi ce fut un véritable soulagement pour les parents et les élèves et une totale satisfaction des enseignants qui vont désormais officier dans des salles de classe aux normes.

Le président du Conseil départemental appelle les populations à plus de compréhension et de discernement en dissociant les interpellations sur des sujets qui relèvent de ses compétences et celles qui sont de la compétence du maire.

Amath Sigui NDIAYE

Le quartier 11 Novembre qui se dirige irrémédiablement vers son centenaire qui sera fêté en 2018 a pleinement vécu ce week-end les festivités célébrant sa création. Après le récital du saint Coran le vendredi à la Zawia El Hadji Malick Sy, un forum a été organisé dans l’après-midi et a regroupé beaucoup de cadres natifs du quartier.

Ce fut un grand moment pour poser sur la table les nombreux maux qui gangrènent le quartier. Il s’agit d’abord de l’insécurité qui y règne et qu’il faut prendre très au sérieux de l’avis de Seck Ndiaye Wade, natif de 11 novembre et responsable Apr. Après avoir regretté le meurtre qui a eu lieu récemment avec ce jeune homme poignardé à mort, le Pca du Fonds d’entretien routier autonome (FERA) a suggéré la mise en place d’une cellule de veille qui va recruter des jeunes du quartier qui feront la ronde durant les heures avancées de la nuit. Chaque famille va symboliquement remettre une somme pour prendre en charge ces jeunes en attendant la formalisation de la structure.

Le financement des femmes de 11 novembre n’a pas été occulté et Seck Ndiaye Wade a promis de trouver les voies et moyens propres pour financer les femmes en vue de les organiser afin qu’elles puissent accéder à la microfinance. La salubrité du quartier, après l’investissement humain du week-end qui a précédé la manifestation, doit être assurée et Seck Ndiaye Wade décide d’offrir une poubelle par famille pour procéder au ramassage périodique des ordures ménagères.

Il a par ailleurs annoncé la construction d’une route dans le cadre du projet Promovil initié par le président Macky Sall. Abdoulaye Guèye, président du conseil de quartier, s’en est félicité, mais souhaite que pour les problèmes qui peuvent trouver solutions ici et maintenant soient pris à bras le corps. Le délégué de quartier a regretté l’absence des fils du quartier qui ont des responsabilités et qui peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Tout compte fait, tout le monde s’est engagé à faire retrouver au quartier son lustre d’antan.

A. Sigui NDIAYE

La coopération décentralisée que le Conseil départemental de Sédhiou et la commune d’Anderlecht en Belgique ont scellée, il y a seulement deux ans, se porte à merveille. Dès la première année, la commune d’Anderlecht avait doté en matériel informatique et mobilier de bureau chacune des quatorze communes du département de Sédhiou pour faciliter leur travail. Lors de la visite d’échange qui vient de se tenir à Sédhiou, on a fait le bilan de cette coopération.

Concluante, les deux parties ont décidé de la renouveler. Le premier acte qui consacre cette nouvelle phase est la création d’un pôle départemental de développement, le bâtiment qui l’abrite a été inauguré à l’occasion. Ce nouveau service créé par le Conseil départemental pour s’occuper surtout d’économie va coordonner les activités de ce secteur essentiel pour la vie des populations dans un cadre plus vaste. Ainsi toutes les informations relatives au développement du département seront centralisées par ce service qui portera assistance à toutes les communes pour réussir leur projet de développement. Le Conseil départemental vient de mettre 10 millions de francs à la disposition des femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie et, par  ricochet, l’allègement de leurs travaux. Le pôle va assurer aussi le suivi des activités génératrices de revenus créées par les femmes bénéficiaires de ce fonds.

Selon le maire d’Anderlecht, Eric Thomas, cette coopération sera non seulement renforcée, mais également concernera d’autres secteurs qui ne feront que le bonheur des populations, surtout les couches juvéniles. On parle beaucoup de l’immigration clandestine avec les nombreuses pertes de vie dans les mers que la presse relate tous les jours.

Il faut donc des actions qui maintiennent les jeunes dans leur terroir. Si des activités génératrices de revenus existaient pour les jeunes, on n’assisterait pas à ce dépeuplement à double visage puisque les jeunes qui s’en vont dépeuplent les villages ne laissant derrière eux  que des vieux et allongeant le registre des décès.

Le président du Conseil départemental, le député Boubacar Biaye, a salué la nouvelle impulsion qui sera donnée à cette coopération. Ce qui lui permettra d’exécuter facilement  les nombreux projets de développement économique et social envisagés dans le département et qui vont bientôt démarrer.

Malamine KAMARA

Les populations de Thiel, un point de convergence d’éleveurs et de commerçants dans le département de Linguère, continuent de réclamer un poste de gendarmerie dans leur localité où règne « une grande insécurité ». Au courant du mois de novembre 2016, trois  cas d’agression ont été enregistrés ; ce qui sème la panique chez les populations.

Ces dernières l’ont fait savoir le jour du meeting de ralliement du maire, Samba Awa Ka, un ancien rénovateur qui est venu déposer ses baluchons dans le camp de l’Apr, sous la bannière du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.

 « L’implantation d’un poste de gendarmerie à Thiel est une nécessité, en raison de l’insécurité permanente qui y règne. En plus de la surpopulation, la localité est un point de convergence, un important carrefour qui accueille de nombreux éleveurs. Pour se rendre au ranch de Dolly, les éleveurs sont obligés de faire escale  à Thiel, ce qui a créé l’insécurité  dans ma commune », a expliqué le maire Samba Ka.

« Nous sommes éloignés de Linguère. Quand quelque chose se passe ici, avant que les gendarmes de Linguère ne viennent, c’est souvent trop tard », a indiqué le premier adjoint au maire, Mor Top.

La principale doléance des habitants reste l’implantation d’un poste de gendarmerie, pour assurer la sécurité des personnes et des biens. « Nous l’avons toujours réclamé et nous continuerons toujours à le faire, jusqu’à ce que l’on obtienne satisfaction », a dit le chef de village, Daouda Top.

Il ajoute que l'insécurité est très préoccupante où « les populations n’osent même pas sortir à certaines heures par peur d’être victimes des malfaiteurs ». « Les boutiquiers sont obligés de baisser les rideaux à la tombée de la nuit, craignant d'être la cible des malfaiteurs ».

Dans cette localité du département de Linguère « se développent le banditisme, la délinquance et le vol de bétail », s'inquiète le maire Aly Ngouille Ndiaye.
Selon lui, des démarches seront entamées, dans le but de doter la localité d'un poste de gendarmerie. « Nous allons travailler d’arrache-pied afin que cette vieille doléance des populations, soit enfin satisfaite », lance-t-il.

Masse NDIAYE

La cité religieuse de Diognère (département de Sédhiou) située à une vingtaine de kilomètres de Kamoya sur l’axe Marsassoum-Sédhiou souffre d’un enclavement chronique. La période durant laquelle on souffre le plus de cette situation, c’est lors du Gamou annuel du village. Les véhicules s’arrêtent à Kamoya, les pèlerins s’engagent sur une piste très impraticable sur laquelle on ne peut compter les crevasses et les nids de poule. Les pèlerins sont obligés de parcourir cette longue distance avant d’arriver au village. Cette difficile voie d’accès a vu ses crevasses et nids de poule remblayés récemment par les populations des villages dont elle assure la desserte. Pelles, coupe-coupe, haches, râteaux, houes et autres instruments traditionnels de désherbage ont eu raison des aspérités qu’on trouvait sur la piste. Cet investissement humain est effectué chaque année et, après chaque hivernage, c’est comme si rien n’a été fait. A la fin des travaux, le porte-parole des populations a rappelé les doléances contenues dans un mémorandum à remettre au sous-préfet de Djibabouya. « À côté de la réalisation de cette piste qui nous tient à cœur, nous réclamons de l’électricité aussi qui n’est plus un luxe mais une condition de réussite des élèves. Diognère, Wassadou, Tabaly et Kamoya aspirent également à avoir des infrastructures sociales de base », affirme Youssouph Samaté. Cette fois les populations de cette zone ont choisi cette forme civilisée de se faire entendre et elles n’hésiteront à choisir celle qui est en vogue : la marche.

Malamine Kamara

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, James P. Zumwalt, qui est en visite officielle de quatre jours en Casamance, a procédé hier à l’inauguration de la de la piste de production Samine-Marsaille longue de 10,5 km et située dans le département de Goudomp (Sédhiou). 

 Cette route fait partie d’un projet de 130 km de pistes de production qui doivent être réhabilitées en Casamance. Le projet qui prévoit la reconstruction d’autres pistes de production dans le département de Goudomp est financé par le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis. L’Ong Shelter For Live s’est engagée à l’exécuter. Le diplomate américain a félicité l’Ong Shelter For Live, le département de l’agriculture des Etats-Unis et les populations des communes de Yarang-Balante et de Samine pour avoir travaillé sans relâche pour la réhabilitation de cette route reliant le village de Samine à celui de Marsaille. « C’est une preuve de la solidité des liens qui unissent les Etats-Unis d’Amérique et le Sénégal », a indiqué James P. Zumwalt.

Quant aux populations bénéficiaires, notamment celles des communes de Yarang-Balante et de Samine, elles n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude au gouvernement et au peuple américains pour avoir aidé à la restauration de la route Samine-Marsaille. Elles ont fait savoir que la reconstruction de cette piste va faciliter l’écoulement des produits agricoles, la circulation des personnes et des biens, surtout pour les habitants des localités frontalières à la Guinée-Bissau.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal va poursuivre la visite des projets de la mission américaine en Casamance et sera aujourd’hui dans le département de Bignona. James P. Zumwalt se rendra successivement à Kataba 1, Koudioubé et Kafountine.

El Hadj Moussa SADIO

Le séminaire sur le financement des collectivités territoriales par le Marché financier initié par l’Agence de développement municipal (Adm) à Saly-Portudal a pris fin hier. Les collectivités locales ont plaidé pour la finalisation des réformes du financement territorial afin de renforcer leur autonomie financière.

Cette session avait pour objectif de sensibiliser les autorités locales sur les enjeux, les opportunités et les perspectives du marché financier. Pendant trois jours, ils ont échangé et partagé sur une dizaine de contributions avec les experts qui leur ont livré d’une manière graduelle les informations utiles sur ce sujet.

Au terme de la rencontre, les acteurs locaux ont émis quelques recommandations parmi lesquelles la poursuite de la sensibilisation à l’accès aux financements innovants, dont l’accès au Marché financier, la mise à niveau de tous les maires à travers l’organisation d’ateliers régionaux. Les collectivités locales ont aussi plaidé pour la finalisation des réformes du financement territorial pour renforcer leur autonomie financière. De même, elles ont recommandé la mise à niveau de leurs ressources humaines afin d’absorber et de mettre à profit les innovations financières et les mutations de l’environnement institutionnel. Elles ont aussi demandé la mise en place d’un cadre de synergie d’actions entre l’Adm, la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), le Fonsis, la Bnde et le Fongip en faveur du financement des collectivités locales. Les autres recommandations concernent, entre autres, la préparation des collectivités locales à aller vers la Notation financière, la capitalisation de l’expérience de la ville de Dakar et l’initiation par l’Adm d’une phase pilote d’accompagnement des communes vers le marché financier, le renforcement de la capacité d’intervention de l’Adm afin qu’elle accompagne les collectivités locales à accéder aux mécanismes de financement via le Marché financier.

Le directeur général de l’Adm s’est félicité du déroulement du séminaire. Selon Cheikh Issa Sall, les différentes thématiques abordées ont permis de mieux appréhender les mécanismes et procédures d’intervention du Marché financier. Selon M. Sall, la mise en œuvre du « Projet Financements innovants » par l’Adm entre en droite ligne de sa mission qui est d’accompagner les collectivités territoriales dans la recherche de financements nécessaires à leur développement socio-économique. « Le recours au Marché financier peut paraître difficile. Mais, il n’est pas impossible pour qui connaît l’engagement, la détermination et la volonté de l’État et des décideurs territoriaux à satisfaire les besoins des populations », a souligné M. Sall. Et pour relever ce défi, le directeur général de l’Adm a souligné la nécessité de disposer d’un cadre réglementaire spécifiquement dédié aux collectivités locales dont l’autonomie financière et les capacités devront être renforcées, en matière de ressources humaines, de gouvernance et de gestion financière. Cheikh Issa Sall a ainsi invité les différents acteurs, notamment les élus municipaux et départementaux, à contribuer à la dissémination des informations reçues dans le cadre ce séminaire.

S. O. FALL

Après une première phase, le Projet des services des entreprises du mil Usda/Psem va mettre l’accent et sur les technologies et sur la transformation du mil pour avoir des produits finis.

L’annonce a été faite, mardi, par le directeur Laurent Gomis lors d’un atelier de lancement de ce projet d’un coût de 3 à 4 milliards FCfa financé par l’Usda (département américain de l’agriculture). Lors de cet atelier tenu à la gouvernance, le directeur du projet Usda/Psem (Projet des services des entreprises du mil), Laurent Gomis, a expliqué que pour la première phase du projet (2009-2013), il s’est agi de renforcer la chaîne de valeur du mil avec les technologies. Selon lui, pour cette deuxième phase qui a une durée de trois ans (2016-2019), l’accent sera mis sur les technologies et la transformation du mil. Selon Laurent Gomis, avec la transformation du mil, il faut arriver à avoir des produits finis qui peuvent être présentés dans les marchés, les grandes surfaces et les « Loumas » (marchés hebdomadaires) pour que ces produits soient accessibles aux consommateurs.

D’un coût de 3 à 4 milliards de FCfa, a-t-il signalé, ce projet d’une durée de trois ans intervient dans les régions de Fatick, Kaffrine et Kaolack pour la production et la transformation et aussi dans la région de Dakar pour tous les aspects liés à la transformation et à la commercialisation du mil brut et transformé. M. Gomis a souligné que le projet a pour objectif d’augmenter la production du mil pour la consommation et la génération de revenus pour tous les acteurs de la chaîne de valeur du mil. Comme objectifs spécifiques, selon lui, le projet cherche à augmenter la productivité agricole de la chaîne de valeur du mil, à développer le commerce du mil et des produits du mil transformé. Pour la région de Fatick, a-t-il dit, le projet a un objectif de 13000 bénéficiaires directs, 90.500 bénéficiaires indirects, 60 producteurs organisations de producteurs, 31 unités de transformation du mil, 100 négociants et fournisseurs de semences, en plus d’un partenariat avec des services de l’Etat comme la Drdr, l’Ancar, la Csa, l’Isra, l’Ita…

De plus, Laurent Gomis a fait savoir que le projet a prévu 9 activités durant les trois ans.Présidant la réunion, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Alioune Badara Mbengue, est d’avis que c’est un projet est d’une importance capitale parce qu’il intervient dans tous les maillons de la chaîne concernant le mil, de la production jusqu’à  la transformation. Comme recommandations, il a demandé au projet la question liée aux changements climatiques et  d’impliquer les services techniques qui doivent coordonner l’ensemble des projets.

Oumar Ngatty BA

Après les communes de Dakatéli et de Kédougou, le projet de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal Usaid/Yaajeende a procédé, la semaine dernière, à un placement de petits ruminants et de volaille auprès des ménages vulnérables de la commune de Fongolimbi dans le département de Kédougou. Le don s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire.

L’Usaid/Yaajeende compte ainsi accompagner le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de son programme national de bourses de sécurité familiale pour l’autonomisation des couches vulnérables. Au total, ce sont 75 chèvres, 30 boucs et 140 poules qui ont été attribués à soixante-dix-huit (78) familles démunies de la commune de Fongolimbi par le programme de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal Usaid/YaaJeende, en collaboration avec ladite commune. Ainsi, dans sa phase d’extension, ledit programme mise sur l’implication des communes pour assurer une pérennisation du passage des dons d’animaux aux ménages vulnérables dans ses zones d’intervention.

Venu représenter le coordonnateur du projet lors de la cérémonie de remise d’actifs productifs aux ménages vulnérables de la commune de Fongolimbi, Mohamed Bachir Ndiaye a laissé entendre que cette action qui s’inscrit dans la politique de l’Etat du Sénégal va « permettre aux ménages vulnérables d’être artisans de leur propre autonomisation par la création d’activités génératrices de revenus ». En guise de participation, la commune de Fongolimbi, sous la direction de son maire Samba Camara, a mobilisé 500 000 FCfa des 3 millions qu’elle doit donner en contrepartie. Ainsi, à en croire le maire Samba Camara, ils vont donner les 2 millions 500 mille qui restent pour compléter leur participation et permettre à leurs populations de sortir de la pauvreté. Il a également expliqué que « dans le cadre de cette collaboration, la commune doit verser le même montant mobilisé par le programme Usaid/Yaajeende ». Soit un total d’investissement de six (6) millions pour secourir les populations démunies de Fongolimbi.

Pour sa part, l’adjoint au sous-préfet de Fongolimbi, M. Dabo qui a présidé la rencontre, n’a pas caché sa satisfaction. C’est pour lui « un élan de solidarité salutaire. « L’activité est en phase avec la politique sociale tracée par le président de la République pour faire du Sénégal un pays émergeant », renchérira-t-il. M. Dabo a aussi exhorté les collectivités locales à s’approprier du projet pour sa pérennisation au profit de tous. Pour rappel, le placement d’animaux a pour objectif de permettre une amélioration du statut nutritionnel des ménages vulnérables par la consommation de viande, d’œufs, de lait et de produits dérivés. Il permet aussi d’améliorer les revenus des familles en situation d’insécurité alimentaire par la vente d’animaux.

Amadou DIOP

La coopération décentralisée entre la commune des Ulis en France et celle de Sédhiou constitue un bel exemple qui dure depuis dix–huit ans et qui n’a nullement été entamée par l’usure du temps. De nombreuses réalisations sont déjà faites dans les quatre principaux axes de cette coopération : l’éducation et la formation, la santé et l’hygiène, la culture, la microfinance et l’économie solidaire.

Les réalisations de cette année ont été révélées par Mme Monique Trohalène qui a conduit la délégation qui vient de séjourner dans la capitale du Pakao. Dans le domaine de l’éducation, l’école élémentaire de Goudiabya, nouvelle création, bénéficiera d’une classe construite et livrée clefs en main. Quarante enfants de la case des tout-petits seront parrainés par des Ulissiens ; les parrains seront choisis dès la fin de ce mois. Chaque parrain ou marraine ouvrira un compte au profit de l’enfant dont il a la charge. « L’argent ainsi recueilli permettra de prendre en charge tous les frais relatifs à l’éducation de l’enfant », précise Ibrahima Biaye, président du comité de jumelage. Les actions prévues cette année ne s’arrêtent pas là puisque dans le domaine de la santé, des panneaux solaires seront installés au poste de santé Dembo Coly. « On nous a parlé de la souffrance des femmes qui accouchent surtout quand cela coïncide avec une coupure de courant. C’est pourquoi nous commencerons par la maternité », affirme Monique. La réalisation de latrines dans les maisons, les établissements scolaires et sanitaires se poursuivra.

Dans la nouvelle phase, une bonne quantité va s’ajouter aux 340 latrines déjà réalisées à travers la ville de Sédhiou, l’hygiène et la santé étant un domaine privilégié de cette coopération entre les deux communes.

Ce partenariat s’est renforcé au cours des ans depuis Balla Moussa Daffé qui a scellé le pacte de jumelage, jusqu’à l’actuel édile Abdoulaye Diop en passant par Amadou Tidiane Bâ.

Cependant d’autres penses qu’il faut donner une autre orientation à cette coopération très bénéfique à tous points de vue.

Malamine KAMARA  

Les motos Jakarta constituent une sérieuse menace pour la sécurité des élèves et du personnel enseignant du Cem de Gadapara, dans la périphérie de Kolda.

Ils traversent à vive allure la cour de l’établissement à tout moment de la journée, comme s’ils roulaient sur une autoroute. Le principal Ibrahima Baldé veut terminer au plus vite la construction du mur de clôture de l’établissement pour mettre fin à ce danger permanent qui plane sur la tête de ses élèves. Il compte sur les frais d’inscription des élèves pour réaliser ce projet qui lui tient absolument à cœur. Malheureusement, ces fonds suffisent à peine à payer le gardien que l’école est obligée de prendre en charge depuis quelques années. « Il paraît qu’avant, c’est la mairie qui prenait en charge le gardien. Mais, depuis quelques années, c’est l’établissement qui paie son salaire qui nous coûte entre 45.000 et 50.000 FCfa par mois. C’est qui fait que nous avons une marge de manœuvre très étroite pour satisfaire les besoins en matériel pédagogique, la réfection des toilettes  et l’achèvement du mur de clôture », déclare Ibrahima Baldé visiblement écartelé entre les urgences et les priorités. Il envisage d’ouvrir une salle informatique pour permettre aux élèves de s’initier à l’Internet, mais ce projet risque de ne pas voir le jour dans l’immédiat à cause du manque d’argent. L’ancienne salle informatique avait été cambriolée il y a quelques années par des malfaiteurs qui avaient emporté presque tout le matériel. La résorption du déficit d’enseignant constitue aujourd’hui une urgence pour le principal du Cem de Gadapara. Il a besoin d’un professeur de mathématiques et de Svt pour combler ce déficit et compte instaurer, à partir de l’année prochaine, la tenue scolaire en concertation avec les parents d’élèves.

Le Cem de Gadapara ne dispose pas non plus de bibliothèque ni de bloc administratif digne de ce nom encore moins de terrain pour l’éducation physique.

Les élèves sont obligés de se rabattre sur le terrain du Crfpe. Ce qui crée souvent des petits malentendus avec les élèves des écoles et des Asc du quartier de Saré Kémo.

Construit au début des années 2000 sur le site de l’ancien aérodrome de Kolda, le Cem de Gadapara se sent aujourd’hui à l’étroit. Le peu d’espace qui existait est morcelé pour la construction du siège de l’Inspection d’académie et du Bloc scientifique de Kolda. Il devra finalement se contenter d’un tout petit espace qui pourrait lui servir de terrain pour le sport.

Mamadou Aliou DIALLO

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