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Régions (1039)

KOUNGHEUL : Les femmes de la commune de Ribot Escale dans le département de Koungueul ont réceptionné un lot d’équipements dont 15 moulins à mil pour l’allégement de leurs travaux ménagers des mains du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Abdoulaye Diouf Sarr était à la tête d’une importante délégation gouvernementale, parlementaire et d’élus locaux de la région de Kaffrine.

La commune de Ribot Escale, dans le département de Koungueul, a accueilli ce samedi un parterre de personnalités venues prendre part à une cérémonie de remise d’équipements pour l’allégement des travaux domestiques, la pose de la première pierre du foyer des jeunes et la finale du championnat populaire local. Une délégation de haut niveau conduite par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a ainsi remis en mains propres 15 moulins à mil aux membres des Groupements de promotion féminine (GPF) de la collectivité locale dirigée par le maire Yaya Sow. Une occasion saisie par l’édile de Yoff pour louer la dynamique insufflée au développement des collectivités territoriales par le Plan Sénégal Emergent (PSE), qui prouve aux plus sceptiques que le « Sénégal est en marche ».

La pose de la première pierre du foyer des jeunes d’un coût de 18 millions de FCfa, dans la foulée, ajoute de l’eau au moulin du ministre en charge de la décentralisation. « Il en sera ainsi dans toutes les communes du Sénégal qui seront dotées d’infrastructures de dernière génération », a promis  le patron des collectivités locales qui a évoqué pour les grandes agglomérations urbaines, la mise en place du Promovil. Avant lui, le premier questeur de l’Assemblée nationale, Daouda Dia, qui a fait le déplacement de Ribot Escale en compagnie d’autres parlementaires et de ministres conseillers à la présidence de la République, a relevé le leadership du maire de la localité qui, selon lui, en dépit de son jeune âge, « incarne la vitalité et l’esprit d’initiative dont le pays a besoin pour son émergence».

Ce dernier a relevé le défi de la mobilisation en accueillant une centaine d’élus locaux dont une vingtaine de maires de la région de Kaffrine. Yaya Sow a, par ailleurs, lancé un appel solennel à ses camarades de l’Alliance Pour la République (APR) du département afin d’« aborder les prochaines échéances électorales avec le maximum de chance de succès afin d’offrir un second mandat au président de la République Macky Sall en 2017», a-t-il insisté.
A signaler que les ministres conseillers Mor Ngom, Zahra Iyane Thiam et plusieurs directeurs généraux d’agences ont pris part à cette journée dans cette commune aux confins du département de Linguère.

Elimane FALL

Suite à un premier report faute de quorum l’autre samedi, l’ouverture de la session ordinaire du budget 2017 à la mairie de la ville de Thiès a eu lieu la semaine dernière, dans la salle de délibération, en présence de  37 conseillers sur les 80 que compte le conseil.

Au vu des nouveaux textes émanant de l’Acte 3 de la décentralisation, le maire Talla Sylla avait besoin de la présence du quart des conseillers pour pouvoir valablement délibérer ; soit 20 conseillers. Un ouf de soulagement pour le maire de la ville de Thiès et son bureau qui, selon lui, s’est réjoui « du déblocage de l’institution municipale » dans laquelle des divergences politiques entre le maire Talla Sylla et les conseillers appartenant au parti Rewmi sont mis au grand jour.

Le dernier acte de ce bras de fer politique s’est posé récemment lors de la tenue de la session extraordinaire visant à délibérer sur l’acceptation de la construction d’un grand marché au poisson et la proposition de baptiser Feu  Nguirane Ndiaye, un ex-responsable du parti démocratique sénégalais puis de Rewmi, la salle de délibération.
Ayant considéré cette seconde proposition du maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, comme une manœuvre politicienne, les conseillers « Rewmiste » l’ont rejetée à la majorité des voix. Une situation délétère qui s’est invitée, l’autre samedi, le jour d’ouverture de la session ordinaire budgétaire, qui n’a pas pu se tenir faute de quorum et qui a été renvoyée à la semaine dernière.

En attendant, le vote du budget retenu pour le 25 février prochain, la maire indique que le plan de développement de la ville de Thiès sera présenté au grand public puis soumis au conseil municipal pour vote.
En outre, il est rappelé aux populations que les dépôts de demandes de parcelles se poursuivent encore à la mairie. Il a aussi précisé que le numéro qui figure sur le quitus remis aux demandeurs est celui du dépôt et non de la parcelle. « Comme des esprits mal intentionnés tentent de le faire croire aux populations », a précisé Talla Sylla.

Mbaye BA

Les populations de Coumbacara, une commune située au Sud du département de Kolda, affichent le sourire. Huit des 60 villages que compte cette collectivité locale viennent de bénéficier d’un lot de matériels de protection des ressources naturelles grâce à l’appui de l’Association Cœurs unis. Ce don qui est financé par la Fondation Maagdenhuis des Pays-Bas s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de travail annuel environnemental participatif initié par l’Association Cœurs unis. Le matériel est composé de seaux, d’arrosoirs, de râteaux, de coupe-coupe et de charrettes citernes montées de deux fûts à robinet avec des entonnoirs et accompagnées de battes-feux. Il permettra aux populations des villages bénéficiaires d’ouvrir des pare-feux, de procéder à des feux précoces et de participer à la lutte contre la coupe abusive de bois. De nombreuses espèces végétales et animales sont en train de disparaître dans cette zone frontalière avec la Guinée-Bissau à cause des actions anthropiques. « La commune de Coumbacara dispose d’importantes ressources naturelles.

Mais, ces forêts sont menacées par la fréquence des feux de brousse et la coupe abusive de bois par les autochtones et des populations venues d’autres régions du pays. C’est comme si les populations ne sont pas conscientes que la gestion de ces ressources leur revient et que c’est elles qui doivent être l’agent des Eaux et forêts qui doit protéger ces forêts », déclare Samba Diamanka, secrétaire exécutif de l’Association Cœurs unis. Les bénéficiaires ont également reçu 100 000 FCfa par village dans le cadre du renforcement de leurs capacités en matière de formation technique pour la valorisation des ressources naturelles, notamment des produits de cueillette, des racines et des feuilles, entre autres. Le montant du financement de ce matériel et la formation des villageois est estimé à 4,8 millions de FCfa.
Le représentant délégué de la Fondation Maagdenhuis pour le Sénégal, Patrick Demilt, invite les populations à exploiter judicieusement leurs ressources naturelles. « Avec ce matériels, les populations peuvent déjà commencer à lutter contre les feux de brousse. Il y a pleines de richesses ici, mais elles ne sont pas bien gérées », indique-t-il.  

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de la commune de Ndiébène Gandiole, Harouna Sow, le président de l’Association Cap Développement Sénégal (Cds), Frédéric Watthee, ont inauguré la nouvelle école de Keur Boulel, un village du Gandiolais situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Nord. Cet établissement scolaire, ses équipements, sa clôture et autres accessoires ont coûté globalement 16 millions de FCfa.

En présence de l’inspectrice de l’enseignement et de la formation du département de Saint-Louis, Mme Sarr Ndèye Selbé Badiane, du vice-président de Cds, Amadou Mbow, de plusieurs autres autorités administratives, coutumières et religieuses, Frédéric Wathee, a tenu à préciser que le Cds et l’association française « Goutte d’Eau », constituée par les jeunes étudiants en médecine du Chu de Lille, ont cofinancé à Keur Boulel la réalisation de deux salles de classe, d’un bureau/magasin, d’une fresque, d’une haie vive (par la plantation d’essences forestières) qui sert de clôture végétale de l’école, etc.

Grâce à un financement global de 16 millions de FCfa, a souligné M. Watthee, le Cds et l’association « Goutte d’Eau » ont également remis aux élèves de Boulel des kits scolaires et des blouses, planté des bougainvilliers le long de la devanture de cette école, des arbres décoratifs, d’ombrage et des arbres fruitiers dans la cour de cet établissement scolaire. Il a aussi rappelé que le Cds a été créé le 3 janvier 2011 et s’évertue à soulager la souffrance des populations vulnérables, à encadrer et aider les élèves en milieu rural, à contribuer efficacement à la protection de la nature. Le président du Cds s’est dit fier et honoré d’avoir contribué, par l’entremise de cette association et de ses partenaires de la « Goutte d’Eau », à faire de cette école (qui était constituée de salles de classe aménagées sous forme d’abris provisoires en paille) un établissement scolaire très moderne fréquenté par 77 élèves et des enseignants compétents.

Le maire de Gandiole, Harouna Sow, a rendu un vibrant hommage à ses partenaires du Cds et de la « Goutte d’Eau » pour les efforts constants et louables qu’ils ont déployés en vue d’aider le conseil municipal du Gandiolais à traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière de développement de l’éducation nationale.
Auparavant, le vice-président de Cds, Amadou Mbow, El Hadj Mbodj, Modou Diop et autres responsables et membres du Cds ont rappelé les réalisations de Cap Développement Sénégal, qui ont permis, depuis 2011, d’améliorer de manière significative les conditions de vie des populations, les conditions d’enseignement et d’apprentissage des élèves en milieu rural.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Comme la plupart des collectivités locales du Sénégal, le département de Matam fait sa mue depuis l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation. Cette réforme, selon le président du Conseil départemental, a contribué de fort belle manière à doper la coopération décentralisée dans sa collectivité. Les axes de coopération avec les différents partenaires privilégient, selon Amadou Djibril Diallo, des actions en faveur de l’éducation, de la santé, du développement économique, de l’appui institutionnel, de la recherche de financements et de l’appui à la mobilisation des ressources  locales avec à la clef beaucoup de réalisations au profit des populations.

Comment se porte le département de Matam ?
Le département se comporte bien. On a eu un héritage très lourd avec le personnel et les charges du département. Dans l’ancienne région, c’est dans le département de Matam où on a le plus investi, surtout dans le nombre de lycées, de collèges, de districts sanitaires, d’hôpitaux. On a hérité des services régionaux, avec un personnel pléthorique et souvent les crédits ne suivent pas parce nous ne dépendons que de l’Etat en ce qui concerne les recettes. Avec la répartition au niveau national, il y a souvent certaines dimensions qui ne sont pas prises en compte. Mais le département de Matam se porte bien et, avec la coopération, on s’est rattrapé pour faire des réalisations. L’Etat, il faut le souligner, a fait des efforts en crédits de fonctionnement, mais tout cet argent a servi au paiement du personnel qui constitue un véritable goulot d’étranglement. On est en train de réfléchir avec nos partenaires pour voir ce qu’il y a lieu de faire avec ce personnel qui n’est pas tellement opérant.

Vous avez un certain nombre de réalisations à votre actif, mais les attentes restent nombreuses…
Effectivement, on a beaucoup d’acquis à notre actif. Il s’agit, entre autres, de la réalisation de la digue d’Ourossogui, de l’équipement des collèges et lycées du département, de l’hôpital d’Ourossogui, du centre culturel régional. On a réhabilité le stade municipal de Matam et celui Thilogne pour permettre aux collégiens de disposer d’une aire pour des activités physiques et sportives. Avec le financement du Conseil départemental des Yvelines, on a également réalisé le Plan de développement départemental (Pdd) de Matam qui est un outil référentiel extrêmement important. A partir de ce plan-là, on peut, chaque année, mettre en œuvre des programmes au grand bénéfice des populations car les attentes sont nombreuses. Les réalisations sont nombreuses. L’ambition de toute collectivité locale, c’est de se développer sur le plan économique, social et culturel. C’est cela notre vocation. On est dans une mandature et on veut faire le maximum. On a beaucoup d’ambitions pour ce département et chaque année, on va essayer de faire davantage pour promouvoir l’attractivité économique du département à travers des secteurs porteurs comme l’agriculture, l’élevage et la pêche. Malgré toutes les réalisations, il reste encore beaucoup à faire. Parmi les perspectives, on peut noter la construction de l’hôtel de département en voute nubienne, l’amélioration du plateau technique des hôpitaux, la promotion de l’énergie solaire, la promotion du fonds d’appui aux initiatives locales (Fail), la vulgarisation du  Pdd pour rechercher des financements, etc.

Aujourd’hui, est-ce qu’on peut dire que l’Acte 3 de la décentralisation est en marche à Matam ?
Cette réforme ambitieuse est bien en marche. Mais, il faut que les collectivités se sentent responsables et les gens, en se sentant responsables, puissent se lever et essayer de trouver des moyens pour doper le développement de leurs localités respectives. Le financement des collectivités locales constitue un handicap majeur. Il faut donc que l’Etat fasse beaucoup plus d’efforts surtout pour ce qui est des départements. Il faut qu’on ait nos propres recettes. Il faut aussi qu’on puisse, avec les fonds de dotation, libérer certains impôts pour les communes. Mais les subventions accordées par l’Etat ne peuvent pas nous mener au développement. Les populations doivent être conscientes qu’elles doivent prendre leur destin en main, trouver des moyens pour s’autofinancer. Si tout le monde s’acquitte de ses taxes et que le foncier est bien formalisé, bien étudié et bien organisé, on ne devrait pas avoir beaucoup de problèmes. Les gens doivent comprendre que l’aide c’est bon tout comme le partenariat et la coopération mais ça ne peut pas occulter ce qui doit revenir aux populations. Tant que chacun ne prendra pas conscience que son développement partira de lui-même, on n’ira nulle part.

La coopération décentralisée profite-t-il à votre département ?
Absolument. La coopération décentralisée nous est d’un apport essentiel et primordial. C’est l’occasion de féliciter les différents partenaires qui aiment le département et ses populations. Ce sont des coopérations qui ont existé avant l’Acte 3 de la décentralisation. Ils ont réalisé des choses mais c’est avec nous que les choses ont commencé à prendre forme. Avec cette réforme, il est dit que toutes les collectivités qui sont d’égale dignité peuvent nouer un partenariat avec n’importe quelle collectivité au niveau international. Avec la coopération, nous avons pu souffler. Le département de Matam a signé des conventions avec le Conseil départemental des Yvelines, le département de l’Ardèche et Mantes-la-Jolie. Les axes de coopération privilégient des actions en faveur de l’éducation, de la santé, du développement économique, de l’appui institutionnel, de la recherche de financements et de l’appui à la mobilisation des ressources  locales. Cela nous a valu beaucoup de réalisations. L’un des projets majeurs qui est le « Projet d’appui au développement hydraulique du département de Matam dans une approche concertée de développement durable/développement économique/énergies alternatives », d’un montant global de 682.195.280 de FCfa dont une contribution du département de l’Ardèche pour un montant de 249.263.660 FCfa, sera mis en œuvre. Le département de Matam, dans le cadre d’un autre dispositif avec l’AFD, a sollicité un financement de 426.372.050 FCfa. Bokidiawé est la commune bénéficiaire avec deux villages tests : Doumga Rindiaw et Thiéhel Sébé. L’objectif de ce projet est de promouvoir l’équipement en solaire pour des forages hydrauliques, de valoriser l’énergie solaire, de développer le mixe énergétique, de développer des activités économiques liées à l’eau par la création de périmètres maraîchers, des unités de séchage, la transformation, de renforcer l’autosuffisance alimentaire et le  pouvoir d’achat des ménages avec la diminution du prix de l’eau.

Qu’est-ce qui rendra possible l’émergence du département de Matam ?
Elle passe d’abord par l’agriculture. Nous sommes une zone essentiellement agricole et d’importants programmes sont en cours. Ce qu’il faut véritablement, c’est d’aller encore plus en profondeur, rentabiliser davantage nos terres du Walo. Il y a de l’eau souterraine et, avec la digue d’Ourossogui, on est en train de voir avec les Yvelines dans quelle mesure créer des bassins de rétention et développer tout autour des activités agricoles. Dans le cadre de la coopération, on est en train d’expérimenter un projet dans plusieurs localités. Il s’agit de mettre en place des centrales solaires autour des forages pour assurer d’abord l’abreuvage mais aussi le développement d’activités agricoles. Je crois que si on parvient à régler de façon globale le problème de l’agriculture, à cultiver de façon continue avec plusieurs campagnes par saison, à relever le défi de la conservation et de la transformation, on pourrait entrevoir des lendemains meilleurs pour notre cher département.

Propos recueillis par Samba Oumar FALL

L’engagement citoyen de jeunes Sénégalais volontaires de « CorpsAfrica Sénégal » affectés dans des communautés déshéritées de quatre régions cibles du pays (Casamance naturelle, Fatick, Diourbel et Thiès) pendant un an ont vu l’élaboration et la mise en œuvre de projets visant à satisfaire aux besoins de leurs communautés d’accueil.

C’est en collaboration avec les communautés de base que de jeunes Sénégalais, constitués pour l’essentiel de maîtrisards et de doctorants issus des universités du pays (UCAD, UGB), ont pris de leurs temps et de leurs compétences pour renforcer leurs efforts de développement à travers les méthodes de développement participatif, notamment l’autonomisation des communautés, la promotion de la collaboration entre Ong locales, suivi et évaluation de l’impact des projets.

Actifs dans trois pays Africains (Maroc, Sénégal et  Malawi), les 24 stagiaires de CorpsAfrica dont 12 au Sénégal et 12 au Malawi,  « se sont engagés en 2016 comme volontaires, dans une expérience de mixité culturelle, avec deux volontaires marocains dans chaque groupe », a estimé Mamadou Sarr, directeur de CorpsAfrica Sénégal.

A l’en croire, les jeunes Africains compétents « peuvent faire partie de la solution dans leurs propres pays ». Ainsi, pour un an, les volontaires de CorpsAfrica, dont l’une des valeurs fondamentales est d’être à l’écoute des communautés bénéficiaires, « habitent dans des collectivités de leur pays d’origine où ils s’intègrent en apprenant les coutumes locales ». Et par cet immersion, « ils participent aux activités journalières afin de s’adapter et d’adopter le vécu de la communauté hôte pour identifier leurs besoins dans différents domaines comme l’éducation, la santé, le développement des petites entreprises, l'urbanisme et l'infrastructure », a-t-il soutenu. Les volontaires de CorpsAfrica jouent le rôle de « liaison entre les communautés et les agents de développement, notamment des Ong, des entreprises engagées dans le développement, des responsables gouvernementaux, des universitaires, des entrepreneurs sociaux et d'autres qui facilitent la mise en œuvre des projets identifies par les bénéficiaires », a-t-il fait savoir.

Un partage mutuel d’expériences
Selon Abdou Cissé, intervenant sur le site de Diémbéreng, originaire de Ziguinchor et doctorant en Sociologie du Développement à l'université Gaston Berger de Saint-Louis, s'investit beaucoup dans le bénévolat pour contribuer au développement du monde rural de la région naturelle de la Casamance. Idem pour Ndèye Awa Gueye du site de Baba garage, originaire de la région de Louga et titulaire d’une Licence en Affaires et Commerce international et qui vient de soutenir son Master professionnel d’Ingénierie en Développement local cette année, se dit « ravie de faire partie de la première cohorte de volontaires de CorpsAfrica » dans laquelle elle a retrouvé beaucoup de camarades de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Quant à Gnagna Dabo du site de Loul Sessène originaire de la Petite-Côte, elle est titulaire d’une licence et d’un Master I en sociologie du travail et des organisations et prépare un Master II en communication d’entreprise et des organisations et une Licence III en Sciences de l’éducation à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Cette monitrice diplômée pour les collectivités éducatives dit faire du bénévolat dans les patronages et camps de vacances pour des enfants issus de quartiers défavorisés avec l’association GRACE (Groupe de Recherche et d’Action pour les Collectivités Educatives) mais aussi pour partager ses expériences professionnelles dans des structures comme Enda Graf sahel, le CROUS, la SN.HLM  et fait du monitorat au niveau du Bureau Accueil, Orientation Information (BAOI) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis en tant que bénévole pour l’année 2015-2016, pour l’accueil et l’orientation des nouveaux bacheliers.

Rappelons que « CorpsAfrica » est une organisation à but non lucratif fondée en 2011 par Liz Fanning, une ancienne volontaire du Corps de la paix au Maroc qui œuvre pour partager son expérience similaire offre aux leaders émergents africains une opportunité pour contribuer au développement humain dans leur pays d’origines.

CorpsAfrica s’est engagée dans un processus de collaboration avec les structures d’encadrement du développement qui œuvrent déjà sur le terrain pour qu’elles soient plus efficientes. En outre, elle est dans le processus de finaliser des accords de partenariat avec des structures comme le Corps de la Paix, Village X, Save the Children, PSI, MEPI et Fondation OCP au Maroc qui a généreusement supporté l’extension de CorpsAfrica au Sénégal et au Malawi.

Mamadou Lamine DIEYE

Pape Sidy Ndiaye, maire de la commune de Sadio, a évoqué les doléances des populations de la localité. Enclavée, avec un seul forage pour 20.000 habitants, les activités de maraîchage sont à la peine. S’y ajoute une grande insécurité à cause d’une électrification réduite au centre-ville. Les populations interpellent le Président Macky Sall.

Le premier magistrat de la commune de Sadio a vivement interpellé le président de la République pour aider les populations de Sadio à gouter aux fruits de leur sacrifice. Sadio marque le pas depuis le président Senghor et c’est parce que, clame-t-il, nous sommes ancrés dans nos convictions de commune de l’opposition et pendant plus de 10 ans, nous avons résisté au régime libéral, aujourd’hui il est évident qu’on ne peut émerger sans forages, sans électricité tout en étant enclavé, a fait savoir M. Ndiaye. Nous voulons d’ici 2019 une route Taïf-Sadio bitumée, une route qui sera inscrite dans le bilan des réalisations de Macky Sall et que lui-même va inaugurer en 2019.

La commune de Sadio fait partie des communes les plus vastes du Sénégal, nous  sommes reliés à la commune de Taïf, par une piste latéritique en très mauvaise état et longue de 10 km. Une situation qui participe à l’enclavement de notre commune et freine notre émergence dans presque tous les domaines, s’est offusqué le maire Pape Sidy Ndiaye, qui s’est aussi plaint de l’inexistence de forages. Il a fait savoir que le PUDC a réalisé beaucoup de forages dans les localités avoisinantes que sont à Gassane, Thiel et Déaly, or, soutient-il, « nous avons des jeunes très entreprenants dans cette zone agro-sylvo-pastorale. Ils s’activent en majorité dans la culture de contre-saison. Le maraîchage marche bien, mais Sadio ne dispose que d’un seul forage ». « Cette situation nous pénalise gravement alors qu’avec quatre forages dans la commune, nous seront une grande zone de maraîchage », a-t-il fait savoir  en présence du coordonnateur des cadres progressistes, par ailleurs ministre du Commerce, Alioune Sarr, venu s’enquérir de leur situation sur instruction du président Moustapha Niasse.

Bastion progressiste depuis la naissance de l’AFP, les populations de Sadio fortement mobilisées ont, par le biais de leur hôte, demandé au président Macky Sall de prêter beaucoup plus d’attention à leur localité qui gagne toute les élections depuis 1999 avec ses 15000 voix. Le ministre Alioune Sarr très satisfait a pris bonne note et demandé aux autorités locales d’adresser des correspondances à qui de droit pour la satisfaction de leurs doléances.

Mamadou DIEYE

Michael Berkowitz, président de « 100 villes résilientes », a remercié le maire Khalifa Sall pour avoir organisé cet événement important. A l’en croire, l’élaboration de la stratégie marque deux années de dur labeur, dont Dakar est la première ville à publier son document. « Les villes sont également à l’avant-garde des défis majeurs pour le futur ; l’avenir de l’urbanisation sera rapide avec une vitesse sans précédent », a souligné le président, qui précise que les années prochaines seront cruciales vu les nombreux enjeux. Il se dit enthousiaste de voir Dakar, en publiant sa stratégie, montrer le chemin aux autres villes grâce à ses capacités de résilience.

Michael Berkowitz  a constaté que la capitale est en expansion continue, tirée par une croissance (démographique, économique…) rapide qui peut donner des services de qualité. Malgré tout, les défis de l’emploi des jeunes, la formalisation du secteur informel, la création d’un label local made in Dakar sont à relever, selon le président.

D’après Antoine Faye, responsable en charge des questions de résilience, la publication de la stratégie est l’aboutissement d’un long processus qu’il a lui-même mené. Plus de 50 acteurs institutionnels, économiques, associatifs et académiques ont pris part aux ateliers consultatifs. Le chômage, la demande énergétique, la dégradation de l’environnement et du cadre de vie, un faible engagement civique ainsi que les effets du changement climatique, plus particulièrement l’érosion côtière, ont été identifiés comme principales contraintes et potentielles causes de stress auxquelles la ville de Dakar est confrontée.

En lançant le programme « 100 Rc », La Fondation Rockefeller a voulu inciter les villes du monde à anticiper les crises et perturbations qui peuvent survenir et à les transformer en opportunités de développement. Dr Oumar Cissé, directeur de l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu), a invité les élus locaux à rendre leur espace vert, comme l’a invité le maire de Dakar. 

Il a ajouté que le budget de la ville de Dakar doit être aligné sur cette stratégie, qu’il faut renforcer son image et favoriser son appropriation. 
Pour rappel, le programme « 100 villes résilientes » a été annoncé le jour du centenaire de la Fondation en 2013. Dakar avait été sélectionnée aux côtés des villes comme Londres, Durban, Paris, New York, Bangkok et Kigali.

Après la signature en mars 2015 d’un protocole d’entente entre la commune de Nguékhokh et la société West African green group, la première phase du centre d’énergies propres a été lancée avec l’inauguration mardi de l’usine de recyclage de déchets urbains. Elle permet, à partir des pneus usagers, de déchets plastiques, d’huile de graisse usée, de produire du fuel lourd, du gasoil et de la poudre de carbone transformable en briquettes de charbon.

La cérémonie qui s'est déroulée mardi, à Nguékhokh, a été rehaussée par la présence de Mme l’ambassadeur de Canada au Sénégal. Cette usine marque, selon madame Lise Filiatrault, une première avancée pour le Canada dans le domaine des technologies propres. « Les partenariats des "Énergies du futur", de la Bnde, de la municipalité de Nguékhokh et des investisseurs canadiens démontrent qu’avec une vision, un savoir-faire, de la détermination, des solutions créatives peuvent être apportées aux problèmes des municipalités du Sénégal », a indiqué la diplomate.

Ainsi, a-t-elle indiqué, la commune de Nguékhokh disposera, avec ce centre d’énergies propres, de moyens significatifs qui lui permettront de mieux gérer les déchets nocifs et toxiques qui contaminent son espace. Elle s’est félicitée du fait que cette initiative vienne d’une firme canadienne basée sur la Côte ouest. Ce qui, a-t-elle dit, ouvre de nouveaux horizons pour les fournisseurs et investisseurs canadiens au Sénégal. « Les partenariats des "Énergies du futur", de la Bnde, de la municipalité de Nguékhokh et des investisseurs canadiens démontrent qu’avec une vision, un savoir-faire, de la détermination, des solutions créatives peuvent être apportées aux problèmes des municipalités du Sénégal », a soutenu madame Lise Filiatrault, qui a assuré que cette première phase du projet permettra de poursuivre le travail pour la planification d’autres centres dans d’autres municipalités du Sénégal.

Par ailleurs, a relevé l’ambassadeur, l’incendie de la décharge de Mbeubeuss vient poser avec acuité la nécessaire gestion durable des déchets, surtout dans un contexte de forte croissance économique. « Le fonctionnement du centre permettra d’éviter la combustion à ciel ouvert de 9 millions de kilogrammes de pneus usés et de plastique annuellement. Les déchets seront traités dans un environnement contrôlé avec des machineries efficaces qui permettra de diminuer les impacts négatifs sur les ressources naturelles, avec un recyclage de tous les matériaux », a-t-elle soutenu. De même, a laissé entendre madame Lise Filiatrault, ce centre qui constitue la première installation de biocarburant au Sénégal fournira une source de production de carburant à échelle commerciale.

Pour l’administratrice du groupe « Énergies du futur », cette usine est un projet innovant qui apporte une réponse adéquate à la problématique de la gestion des déchets urbains et industriels d’une part et à celle de l’énergie d’autre part. « À partir des pneus usagers, de déchets plastiques, d’huile de graisse usée, elle permet de produire du fuel lourd, du gasoil et de la poudre de carbone transformable en briquettes de charbon », a indiqué madame Katy Lô.

Cette usine, avec une capacité de production de 15.000 litres de carburant par jour, soit 1.500 pneus, est équipée de panneaux solaires et d’une éolienne qui lui assurent son autosuffisance en énergie électrique. Les produits, selon Katy Lô, seront conformes aux spécifications techniques en vigueur au Sénégal, en ce qui concerne fuel lourd et gasoil. En outre, a fait savoir l’administratrice du projet, une importance particulière est accordée à la RSE. Ainsi, 5 % du capital ont été octroyés à la commune de Nguékhokh. « Avec ces dividendes tirés de cette participation, la commune pourra financer bon nombre de projets de développement. Grâce au projet également, le centre de santé de Nguékhokh est équipé en panneaux solaires ; ce qui lui assure une entière autonomie énergétique », a-t-elle fait savoir.

Le conseiller technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable a magnifié cette initiative. Pour le docteur Diomaye Dieng, tout projet de cette envergure doit faire l’objet d’une évaluation environnementale. Pour le cas de ce projet-ci, a-t-il noté, il y a eu une étude d’impact environnemental qui a pris en compte tous les aspects liés aux pollutions et nuisances, mais également aux aspects socio-économiques. « Cela montre l’intérêt du projet, mais aussi tout ce que projet apporte à la population en matière de préservation de l’environnent, de gestion des déchets plastiques, qui est une préoccupation pour l’État du Sénégal », a-t-il relevé. « Nous avons initié une loi en 2016 qui est entrée en vigueur depuis le 4 janvier 2016 pour lutter contre les déchets plastiques. Cet exemple enregistré à Nguékhokh est révélateur de l’effort que la commune est en train de faire, mais aussi que l’État du Sénégal, dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques, est sur le point de mettre en œuvre ».

Pour le maire de Nguékhokh, la gestion des ordures ménagères constitue un casse-tête pour les collectivités territoriales à cause de son coût et des moyens qu’elle demande. Ce projet, a dit Pape Diouf, aidera sa commune à traiter les déchets solides, mais aussi à disposer de l’énergie. « Le groupe "Énergie du futur" est un partenaire précieux au vu de toutes les actions qu’il mène. Il est prévu de doter la commune de deux camions pour appuyer le Gie en charge de la gestion des ordures et aussi le poste de santé de panneaux solaires, sans compter la création d’emplois », a laissé entendre le maire de Nguékhokh qui a félicité les responsables du projet pour tout le travail accompli.

Samba Oumar FALL

Les populations du village de Diam Diam, une localité du département de Malem Hodar, ont réceptionné mercredi un forage équipé d’une capacité de 83 m3. Une réalisation de l’Ong Hydraulique Sans Frontière avec l’appui financier de la Fondation Eiffage. Cet ouvrage va desservir des bénéficiaires estimés à plus de 4.000 personnes et du bétail.  

L’accès à l’eau potable, une vielle doléance des populations de Diam Diam, un hameau perdu dans le département de Malem Hodar, est devenu depuis quelques semaines une réalité.

Un forage d’une capacité de 83 m3 entièrement équipé est sorti de terre permettant aux êtres humains et au bétail d’étancher leur soif. Dans un passé récent, deux puits très profonds faisaient le désespoir des habitants obligés de faire parfois une dizaine de kilomètres à la recherche du liquide précieux à Malem Hodar, chef-lieu du département. « En 2013, j’ai effectué des recherches sur internet pour trouver des partenaires susceptibles de nous accompagner dans ce projet vital pour Diam Diam et les villages environnants. C’est ainsi que j’ai pris contact avec les responsables de Hydraulique Sans Frontières qui ont aussitôt dépêché une équipe pour les travaux exploratoires », a rappelé Oustaz Mouhamadou Ndao, le président de l’association Suxali Diam Diam à l’initiative de la réalisation du forage.

Moins de trois ans plus tard, l’ouvrage trône au centre du village, à la grande satisfaction des usagers qui ont mis en place une structure de gestion locale. Un modèle de partenariat Nord-Sud magnifié par le préfet du département, Mamadou Guèye, qui a présidé la cérémonie de réception de l’ouvrage hydraulique qui a coûté pour la première phase 75 millions de FCfa.

Le représentant de cette société de travaux publics a réitéré l’engagement de la multinationale d’accompagner les populations de Diam Diam dans la réalisation de la deuxième phase. Il est prévu la construction d’un château d’eau, l’extension du réseau d’adduction à travers le village, la généralisation des latrines ainsi qu’un soutien à l’école primaire locale.

Elimane FALL

Lutter contre l’insalubrité sur toutes ses formes, c’est le défi du Service d’hygiène de Dakar qui a lancé, hier, la campagne « Karangué » 3 dans la commune des Parcelles Assainies.

Les opérations ont démarré sous la houlette du Major Alla Ngom, chef de la sous-brigade départementale du service d’hygiène de Dakar.
Trente-deux éléments et six véhicules d’intervention articulés en cinq groupes vont investir les quartiers des Parcelles Assainies, domiciles et services hospitaliers. C’est à l’Unité 10 de la commune que la délégation s’est rendue pour constater de visu un tas de gravats devant un domicile en démolition très avancée. Mais, comme le propriétaire n’était pas sur les lieux, le Major Ngom a précisé qu’il fallait poursuivre les investigations. A en croire le chef de la sous-brigade départementale du Service d’hygiène, le Plan « Karangué » 3 est un mécanisme de prévention qui a été élaboré par leur unité et discuté avec les autorités. Il est basé sur une approche holistique permettant d’assurer la sauvegarde effective de la santé des populations par l’application des mesures de police sanitaire édictées par le Code de l’hygiène (loi 83-71 du 5 juillet 1983 portant Code de l’hygiène).

Ce Plan « Karangué » 3, qui va concerner les 19 communes de Dakar pendant 12 mois, consiste à lutter contre les dépôts de gravats et de ferraille sur la voie publique, les vidanges de fosse, etc. « C’est une situation d’insalubrité qui met en mal la santé publique et, selon une étude récente de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 13 millions de décès par an en Afrique pouvaient être évités si on respectait les règles d’hygiène. L’insalubrité tue plus que le terrorisme », a-t-il dit.
« Nous allons innover en investissant les structures sanitaires telles que les hôpitaux pour voir si le personnel soignant est immunisé contre certaines maladies comme la dysenterie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, mais voir si les déchets anatomiques et contagieux sont incinérés, parce que la loi exige l’incinération, comme le mode de destruction écologiquement rationnel de ces maladies», précise le Major Ngom.

Le chef de la sous-brigade départementale du Service d’hygiène de Dakar affirme également que les agents iront dans les sociétés de fabrique d’eau pour procéder à des contrôles technique et scientifique du liquide précieux (Ndlr : ils vont faire un prélèvement d’eau pour l’acheminer au laboratoire) et vérifier les normes physique, chimique, bactériologique pour s’assurer de sa potabilité. « Nous voulons que la population consomme une eau saine », dit-il.

Pour sa part, le maire de la commune des Parcelles Assainies, Moussa Sy, a affirmé son engagement à appuyer cette campagne de lutte contre les gravats, épaves et les actes d’insalubrité. Il a déploré le comportement des populations qui se font fi du cadre de vie. « En un mois (16 octobre au 6 novembre 2016), 120 tonnes de déchets ont été enlevés grâce à l’appui de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) lors d’une opération qui s’est déroulée sur quatre marchés des Parcelles Assainies. Nous avons vu des choses anormales comme les sachets d’urine abandonnés sous des étals, tables ou mis dans des seaux. Cela pose problème parce que tout ce que nous mangeons vient des marchés et ils méritent d’être nettoyés », a-t-il fait comprendre. M. Sy a déploré les épaves de véhicules abandonnés sur les voies publiques et que malgré les sommations, les personnes continuent toujours de s’entêter. « Dans les communes, nous devons appuyer cette action du service d’hygiène qui travaille pour que le bien-être des populations soit une réalité », a affirmé le maire.

Moussa Sy a souligné que du carburant et des produits d’une valeur de 2,5 millions de FCfa ont été donnés en guise de contribution pour la réussite de cette campagne de lutte contre l’insalubrité. « Nous ferons un suivi nécessaire tous les mercredis avec notre équipe et des agents du service  d’hygiène pour voir la situation sur le terrain », a-t-il noté.
Le responsable communal des Parcelles Assainies a salué le travail du Service d’hygiène car ils sont les premiers à être interpellés en cas d’insalubrité.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un engagement commun face à la résilience dans le nouvel agenda urbain, tel est l’enjeu qui unit, aujourd’hui, Dakar et la Foundation Rockefeller des Etats-Unis.  

Le maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall et le président de « 100 Resilient cities – Pioneered by the Rockefeller Foundation » procéderont ce jeudi 2 février 2017, à partir 9 heures 30 minutes, à l’hôtel de ville de Dakar dans la salle de délibérations du conseil municipal, à la publication de la stratégie de résilience de la capitale. Elle est un produit du partenariat collaboratif entre la ville et 100 Rc. Cette collaboration met en exergue l’engagement commun à installer la résilience dans le nouvel agenda urbain. Le concept de résilience réinterroge la façon de penser le système urbain et ses perturbations. Appliqué à la ville, il peut être défini comme la capacité d'un système urbain à absorber une perturbation et à retrouver ses fonctions à la suite de cette perturbation.

Dès lors, l’opérationnalité du concept passerait par la nécessité d’adapter le fonctionnement du système urbain tout comme ses composants aux perturbations potentielles, à reconstruire le système urbain, suite à une perturbation majeure ou à définir des modalités de gestion de crise en intégrant la complexité même de la ville. Ainsi, le concept de résilience appliqué à la ville semble trouver des traductions opérationnelles, notamment en matière de services urbains qui répondent également aux objectifs de durabilité. En partant de l’analyse des définitions des deux concepts de durabilité et de résilience appliqués à la ville, l’objectif de cet article est de s’interroger sur la façon dont s’articulent les concepts de résilience et de ville durable, puis de proposer des outils et méthodes contribuant à la résilience de la ville dans une optique de durabilité, avant d’en étudier les limites.

S. M. Sy CISSE

Le centre de santé de Nioro, dans la région de Kaolack, pourrait prochainement changer de statut. C’est du moins la volonté exprimée par les élus de la circonscription. Ils ont réclamé, lors du débat d’orientation budgétaire, un statut de centre hospitalier de niveau II pour la structure sanitaire. Un changement de standing justifié aux yeux des élus du Conseil départemental par la difficulté rencontrée pour l’évacuation des malades vers la capitale régionale.

Les élus du département de Nioro nourrissent de réelles ambitions pour leur circonscription. Ils en ont administré la preuve ce mardi, lors du débat d’orientation budgétaire de l’instance locale. Une revendication motivée, selon les conseillers, par le parcours de combattant que constituent les évacuations sanitaires dans la circonscription.
Le président de l’institution, Momath Sow « Malaw », compte mener le plaidoyer auprès des autorités sanitaires nationales. « Le département, en dépit du centre de santé qui existe, rencontre de sérieuses difficultés pour l’évacuation des malades vers l’hôpital régional distant de plus d’une centaine de kilomètres pour certaines localités frontalières avec la Gambie voisine.

Avec la reconstruction du seul axe routier bitumé Dinguiraye-Keur Ayib, la situation devient impossible », a–t-il affirmé. Selon lui, la seule solution reste la transformation du centre de santé en hôpital de niveau II. « Si nous parvenons obtenir ce statut qui va s’accompagner d’un relèvement du plateau technique avec l’implantation de services hospitaliers spécialisés, les évacuations périlleuses vers Kaolack ou la Gambie vont prendre fin », soutient M. Sow qui a inscrit sur le budget 2017 des dotations en vue de l’acquisition d’une ambulance médicalisée et des crédits additionnels pour la construction de poste de santé et l’élargissement de l’accès à la Couverture maladie universelle (CMU) dans le département.

Outre le secteur sanitaire, l’éducation a bénéficié d’un traitement conséquent avec la construction de blocs administratifs au lycée de Médina Sabakh et au Cem de Kabacoto ainsi qu’une salle d’informatique à Wack Ngouna. Il faut rappeler que le Conseil départemental de Nioro avait bénéficié, lors du dernier exercice du budget participatif, des investissements dans les secteurs de l’éducation et de l’environnement. Dans ce dernier domaine, cet appui financier a permis la mise en place de brigades de volontaires pour la lutte contre les feux de brousse qui constitue un fléau dans la zone.

Elimane FALL

La commune de Loul Séssène a organisé sa deuxième édition de la journée de l’excellence pour récompenser les élèves les plus méritants. A cette occasion, 186 meilleurs élèves de cette commune ont été primés. Lors de cette manifestation, le maire Sidya Diouf a plaidé pour l’électrification des villages de la localité car, dans cette commune, seul le village de Loul Séssène est électrifié.

Le maire de la commune, Sidya Diouf, a expliqué que l’objectif visé à travers cette journée de l’excellence, qui à sa deuxième édition, est de contribuer au renforcement des capacités des élèves et à la mise en place d’une compétition saine entre élèves tout comme entre enseignants. Cette journée ne concerne pas uniquement les élèves, les enseignants sont également primés. Selon lui,  les 186 meilleurs élèves du primaire jusqu’au Cem ont été primés. Le maire Sidya Diouf a souligné la fête de l’excellence a eu des impacts certains sur les résultats. Par rapport aux résultats de 2015, il y a eu une nette évolution. Aussi a-t-il déclaré qu’en dehors des constructions de murs de clôture et des dotations en tables-bancs, la journée de l’excellence peut servir de déclic pour les parents dans l’encadrement des enfants.

Le maire s’est réjoui des résultats obtenus par deux enseignants  qui ont eu  99% ou 100% au Bfem en 2016. Le taux d’abandon est faible mais il y a un centre de formation pour les élèves qui persévèrent dans les études. Selon le maire, la commune est en train de travailler pour ouvrir d’autres filières comme la soudure métallique, la menuiserie en bois, la cuisine, l’agroforesterie pour ces élèves qui n’ont réussi aux examens. Rappelant que les ressources de la commune sont maigres, Sidya Diouf a indiqué que son équipe s’est engagée à construire les murs de clôture des écoles, à réhabiliter ou à construire des classes et des toilettes, à faire des adductions d’eau dans certaines écoles. Leur combat, a-t-il dit, est d’éradiquer tous les abris provisoires. Mais, il soutient que leur principale préoccupation demeure l’électrification des villages. Seul le village de Loul Séssène est électrifié dans cette vaste commune. Ce qui a amené Sidya Diouf à regretter que dans cette zone, les jeunes restent analphabètes parce qu’ils ne peuvent pas manipuler l’outil informatique.

Oumar Ngatty BA

Thiès : Ndiar est un village d’environ 5.000 habitants. Il est situé dans la commune de Diender, soit à peu près une vingtaine de kilomètres de Dakar, dans la zone des Niayes du département de Thiès.

A Ndiar, les périmètres maraîchers limités par des haies vives où des reptiles dangereux comme les serpents peuvent trouver refuge sont mitoyens à l’école élémentaire. Ce qui constitue un risque permanent pour les élèves et leurs instituteurs. Alors, conscient de la gravité de la situation, le conseiller du président de la République, Ibrahima Ndoye, fils de Diender, avait pris l’engagement de contribuer à la construction d’un mur de clôture afin de sécuriser l’école élémentaire de Ndiar. « Ce fut lors d’une remise de fournitures scolaires aux élèves que nous avions initiée à la rentrée des classes. Sachant que nos moyens sont très limités, je m’en suis ouvert au ministre du Travail, Mansour Sy, qui a accepté de nous accompagner », a-t-il rappelé.

Selon lui, c’est pourquoi le ministre du Travail a offert 10 tonnes de ciment à l’école élémentaire de Ndiar. « Nous lui témoignons toute notre reconnaissance et disons qu’à la rentrée des classes 2017-2018, l’école sera entièrement clôturée, s’il plaît à Dieu », a-t-il lancé. Dans son adresse en présence des notables du village, le ministre du Travail, Mansour Sy, accompagné par son directeur de cabinet Amath Camara, a salué l’engagement notoire d’Ibrahima Ndoye aux côtés des populations de sa commune de Diender.

« Partout où on le voit  agir ou l’entendre parler, il porte en bandoulière les préoccupations des populations de sa commune ; alors, son ambition pour améliorer les conditions d’existence des siens et ma fibre d’enseignant au début de ma carrière ont pesé sur la promptitude de la décision », a-t-il confié. Car, le ministre du Travail dit avoir bien compris l’importance de la sécurité dans une école. Aux femmes et aux notables, il a promis que leur souhait de pouvoir recevoir le chef de l’Etat ou d’aller le rencontrer va être porté à l’attention du Président Macky Sall.

Mbaye BA

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de la commune de Saint-Louis et son collègue Mame Mbaye Niang, ministre de la Jeunesse, ont coprésidé, samedi dernier dans les locaux de « l’Espace Jeunes », une assemblée générale des jeunes en vue d’expliquer à ces derniers les voies et moyens à mettre en œuvre pour bénéficier de l’enveloppe financière de 100 millions de FCfa mise en place par le Fongip et destinée aux jeunes entrepreneurs.

Devant un auditoire fort attentif, composé essentiellement de responsables d’Associations culturelles et sportives (Asc), de groupements de promotion féminine et autres mouvements associatifs, le maire Mansour Faye s’est réjoui de l’intérêt particulier que le ministre Mame Mbaye Niang a accordé à cette assemblée générale d’information des jeunes sur les modalités d’accès à ce financement global de 100 millions du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip). Selon l’édile de Saint-Louis, il s’agit d’un crédit revolving qui permettra à tous les jeunes qui désirent mettre en œuvre un projet bancable de travailler dur et de gagner honnêtement leur vie, à la sueur de leur front. Mansour Faye et Mame Mbaye Niang se sont adressés ainsi à ces centaines de jeunes qui ont pris d’assaut le centre « Espace Jeunes » dès les premières heures de la matinée pour réaffirmer la farouche volonté du président Macky Sall d’aider nos jeunes concitoyens à faire face au chômage endémique et au sous-emploi. « Lorsque j’ai rencontré les Asc, j’ai constaté le manque d’informations des jeunes sur les mécanismes et les dispositifs de financement mis en place par l’Etat pour les aider à trouver un emploi décent », a expliqué Mansour Faye.

« Nous sommes dans un monde d’initiatives et d’entrepreneuriat, de nombreuses opportunités de travailler honnêtement dans tous les domaines de la vie économique de notre pays s’offrent aux jeunes. Il suffit qu’ils sachent tout simplement comment exploiter ces nouveaux créneaux du développement pour bénéficier largement des financements mis en place par l’Etat, en vue de mener des activités génératrices de revenus. C’est la raison pour laquelle j’ai invité le ministre de la Jeunesse à prendre part à cette assemblée générale d’information », a-t-il ajouté. Le ministre Mame Mbaye Niang, qui a pris part à ces échanges, a salué l’initiative du maire Mansour Faye, invitant par la même occasion ces jeunes bénéficiaires de ce financement revolving de 100 millions de FCfa du Fongip à se retrousser les manches, se ceindre les reins, pour permettre à d’autres jeunes de bénéficier à leur tour de ce système de crédit revolving.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un forum s'est tenu samedi à Dakar à l'initiative du maire de la commune de Thiomby (région de Kaolack). Il était question d'entretenir les ressortissants de cette commune des opportunités de financement, de formation, d'insertion et d'emploi, mais aussi de création d’infrastructures et d’équipements. Notamment en les mettant en contact direct avec les structures intervenant dans ces domaines au Sénégal.

La promotion de la jeunesse constitue l'une des trois priorités identifiées par le gouvernement du Sénégal dans le cadre de référence pour la stratégie économique et sociale que constitue le Plan Sénégal émergent (Pse). A cet effet, le gouvernement a créé des structures chargées d'accompagner la jeunesse vers l'insertion ou l'auto-emploi. C'est ainsi que le maire de Thiomby a jugé utile de mettre en contact direct la jeunesse de cette commune avec les structures de financement, d'insertion, de formation ou d'accompagnement voire les structures dédiées aux infrastructures et à l’équipement telles que l’Anpej, le Fongip, le Papejf, l'Anida, l'Adepeme, le Cacsup, entre autres structures dont les représentants ont présenté aux jeunes de Thiomby leurs différents services. C'est d'ailleurs la raison d’être de ce forum qui est de vulgariser et de faire bénéficier aux jeunes de la commune de Thiomby l'offre de services des structures dédiées à la formation, à l'emploi et la mise en place d'infrastructures et d'équipements. Il a été surtout question de faire connaître aux jeunes de Thiomby ces structures tournées vers l'emploi et la formation en les informant sur les offres de leurs services.

Le forum a été aussi l'occasion d'identifier et d'inscrire les jeunes porteurs de projets et de les entretenir des possibilités de financement de projets déjà identifiés. Sans oublier les perspectives de formation et de création d'infrastructures et d'équipements pour les jeunes de Thiomby. Il en sera de même pour l'insertion et l'emploi des jeunes diplômés. Maire de la commune de Thiomby, Alexandre Ngom a laissé entendre que tout est parti d'un premier forum économique organisé récemment à Thiomby par l'Apix.

Après avoir constaté qu'une frange importante de la population que représentent les jeunes n'était pas bien représentée à ce forum, un second forum a suivi en relation avec l’Anpej. Le maire dit avoir fait la remarque que même si beaucoup de jeunes étaient présents à ce second forum, une partie importante de la cible basée à Dakar n'a pas répondu à l'appel. C’est pourquoi, il a organisé ce forum délocalisé pour atteindre la cible que constituent les jeunes et les femmes de façon complète. «Notre objectif est de promouvoir nos jeunes pour que les effets du Pse puissent se faire sentir dans notre commune de façon inclusive », a indiqué le maire de Thiomby. « Nous avons constaté que beaucoup d’actions sont en train d'être faites pour les jeunes en matière d’insertion, de formation professionnelle, d'aide à l'emploi et au financement, d’aide au montage de projets.

Nous souhaitons que nos jeunes soient informées de ces programmes et qu'ils soient mis en rapport avec ces structures en charge de leur mise en œuvre afin qu'ils puissent bénéficier de ces programmes qui sont extrêmement importants », a-t-il ajouté. L'une des recommandations de ce forum a été la nomination d'un point focal et la mise en place d'un comité de suivi en vue d'intégrer l'ensemble des actions. Pour le maire, l'objectif de mettre en rapport les jeunes avec les structures gravitant autour de l'emploi afin qu'ils puissent en profiter est déjà atteint. Il reste maintenant des actions à mener sur le terrain.

Abdou DIOP

Le Pasa qui intervient dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine, a offert cinq unités pastorales à la commune de Téssékéré, une localité située dans le département de Linguère. Le plan de gestion de ces cinq unités pastorales a été validé à l’unanimité par le conseil municipal.

L’implantation de ces cinq unités pastorales dans la commune de Tessékéré est une véritable aubaine pour les éleveurs qui peinaient énormément pour la survie du cheptel. « L’objectif de notre visite à Tessékéré est de présenter au maire Samba Ba et à son équipe municipale un plan de gestion de cinq unités pastorales. Tous les conseillers municipaux qui ont compris le sens, sans exception, ont validé ce plan », a laissé entendre le spécialiste du volet élevage de Pasa-Loumakaf, Bocar Sow.
Selon toujours lui, « au niveau national, le projet d’appui à la sécurité

alimentaire a mis sur pied 25 unités pastorales dans les trois régions citées dont quatre unités à Louga et 11 dans le département de Linguère ». Rien que la commune de Tessékéré en a bénéficié cinq, plus précisément à Tessékéré, Labardi, Ganinayelle, Widou Thingoli et Amali.

 La validation du plan de gestion s’est déroulée sous les yeux du sous-préfet de Yang-Yang,  Youssoupha Guèye, du  maire Samba Ba et de quelques chefs de village.

Le maire et le chef de village, Cherif Ba, se réjouissent des multiples réalisations faites à Tessékéré entièrement financées par le Pasa. Rappelons que le projet d’appui à la sécurité alimentaire a réhabilité le château d’eau et le réseau d’extension de cinq kilomètres, des villages de Ganinayelle et de Wendou Bokki. Une pompe neuve, un groupe électrogène, un logement du conducteur et un mur de clôture pour sécuriser le site sont mis à la disposition de chacune des bourgades d’Amali et de Widou Thingoli.

Sur les sites de tous les nouveaux forages (Ganinayelle, Labardi et Wendou Bokki), deux abreuvoirs triples de 30 m chacun et un château d’eau d’une grande capacité de 250 m3 sur une hauteur de 25 m ont été installés.

Masse NDIAYE

L’objectif zéro enfant non déclaré à la naissance est en passe de devenir une réalité dans la commune de Coumbacara.

La commune de Coumbacara, une collectivité locale située dans le sud du département de Kolda, veut atteindre zéro enfant non déclaré dans les deux prochaines années. Cet objectif est aujourd’hui en passe d’être atteint puisque les parents qui acceptent désormais de déclarer les enfants à la naissance auprès des chefs de village qui remontent immédiatement les références à la mairie pour l’enregistrement. Ce qui permet aux enfants de disposer d’un premier volet qui prouve qu’ils sont enregistrés à l’état civil. Les agents du centre d’état civil sillonnent de temps à autre les différentes localités pour expliquer aux populations et aux chefs de village l’importance de déclarer les enfants à la naissance. Pour réussir ce pari, la mairie a décidé de mettre en place des comités d’enregistrement des enfants dans les différentes localités. Cette démarche saluée par les villageois a permis de réduire le nombre d’enfants non déclarés à la naissance dans cette commune frontalière avec la Guinée-Bissau. Le maire Ibrahima Baldé et son équipe ont pris à bras le corps cet épineux problème pour qu’il n’y ait plus d’enfants sans bulletin de naissance dans les 60 villages que compte la collectivité locale.

« Depuis quelques années, nous avons pris conscience de ce problème et nous travaillons dans ce sens pour que les gens puissent déclarer rapidement les enfants à leur naissance. Pour cela, nous avons été appuyés par l’Unicef qui nous a fournis des carnets de village que nous avons remis aux différents chefs de village. Il est mentionné dans ces carnets dès qu’un enfant est né, le parent doit le déclarer immédiatement auprès du chef de village qui doit remonter le carnet au bureau d’état civil de Coumbacara pour l’enregistrement », déclare Abdoulaye Diallo, secrétaire municipal et responsable du bureau de l’état civil de la mairie de Coumbacara. Il remercie également le président du tribunal départemental de Kolda qui s’est personnellement impliqué dans la formation et la sensibilisation des chefs de village détenteurs de ces carnets.
Actuellement, le bureau d’état civil de la marie reçoit chaque semaine ou deux des carnets où sont enregistrés les derniers nouveau-nés en provenance des différentes localités. Ce qui s’est traduit par une nette baisse des demandes de régularisation des élèves des classes de CM2 au cours de ces trois dernières années.  

Mamadou Aliou DIALLO

Les problèmes soulevés par les populations de la ville de Diofior dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Eau potable Notto-Ndiosmone-Palmarin » vont bientôt trouver des solutions. Selon le maire de cette commune, Youssou Diom, l’Etat a dégagé plus de 80 millions de FCfa pour remplacer les tuyaux vétustes, construire trois abreuvoirs pour le bétail et étendre le réseau d’eau vers les nouveaux quartiers.

Le maire de la commune de Diofior, Youssou Diom, a rappelé que la question de l’eau n’est pas une compétence transférée. Aussi, a-t-il rappelé que la gestion de l’eau reste une compétence de l’Etat. Selon lui, les maires ne font qu’accompagner cette politique où l’Etat leur donne un mandat à suivre des travaux. « L’Etat définit la politique de l’eau parce que l’eau est une substance vitale pour la vie humaine », a ajouté le maire. Si l’Etat a obtenu un financement de plus de 27 milliards de FCfa pour approvisionner les populations en eau potable à partir du projet «Notto-Ndiosmone-Palmarin » pour toutes les populations des communes de la zone, « quelle est la motivation réelle d’une partie de la population à refuser cette eau ? », s’est-il demandé.

Sur les questions liées à la vétusté des tuyaux, a-t-il annoncé, l’Etat  a consenti plus de 80 millions pour remplacer tous les tuyaux vétustes, construit trois abreuvoirs pour les animaux et fait l’extension du réseau dans les nouveaux quartiers. « Si l’Etat a fait ce geste, nous devons tous être raisonnables, faire l’essentiel et mettre de côté la politique politicienne », a-t-il déclaré. « Les gens disent qu’ils aiment l’eau potable et maintenant ils créent des problèmes avec ce projet », a soutenu le maire Youssou Diom. Pour lui, ces agissements doivent cesser. Aussi, a-t-il invité les populations de saisir cette occasion pour remercier vivement le président de la République Macky Sall.

Le président du collectif pour la défense des droits et libertés des populations de Diofior, Dr Abdourahmane Thiam, lors de leur dernier rassemblement sur la place publique, a eu à dire à dire que les populations ne refusent pas l’eau potable du projet mais elles veulent la réhabilitation du forage pour l’abreuvement du bétail.

Oumar Ngatty BA

Pour développer la région Sud, l’Etat du Sénégal a mis en place une trouvaille dénommée « Projet de pôle de développement de la Casamance (Ppdc) » qui a mobilisé des ressortissants de cette région ce week-end.

Le Collectif des cadres casamançais (Ccc) a organisé, avant-hier, une conférence publique à son siège de Liberté VI. Réunis autour du thème « le Projet de pôle de développement de la Casamance (Ppdc) vecteur de paix et de développement dans un Sénégal émergent », des membres de cette entité ont expliqué la teneur de ce projet créé par le chef de l’Etat Macky Sall le 12 juin 2013. « C’est une belle vision du président de la République Macky Sall. En cas de problème, il pourra être saisi directement», renseigne Sékou Sambou, président du comité de pilotage. Il dira que ce projet de 23 milliards de FCfa est un supplément aux autres projets de développement destinés à la Casamance ; car cette région n’est pas exclue du Budget consolidé d’investissement (Bci). « C’est un projet test ; s’il réussit, il pourrait être étendu aux autres régions. Les trois milliards sont supportés par l’Etat du Sénégal et la Banque mondiale finance les 20 autres milliards. C’est un prêt que l’Etat du Sénégal va rembourser », a souligné M. Sambou, qui se dit ouvert aux critiques constructives. « Si le projet échoue, nous allons reculer de 25 ans ; c’est pourquoi nous nous sommes fixés une obligation de résultats », a-t-il laissé entendre.

Le président du comité de pilotage soutient qu’il fallait signer des conventions de partenariat pour éviter de consacrer 80% du budget au paiement de salaires. « Nous allons favoriser les localités les plus désavantagées. Pour qu’il ait la paix, il faut que les gens mangent quantitativement et qualitativement », a-t-il avancé.

Youssouph Badji, coordonnateur du projet, a parlé des réalisations du Ppdc. Il dira que son but est de relancer les activités économiques. « Quand on parle de la Casamance, on parle de la culture du riz, d’ostréiculture (huitres), du maraîchage ; on est une région très agricole », évoque M. Badji, qui précise que les agriculteurs retenus dans le cadre du projet sont évalués annuellement même si le contrat dure cinq ans. L’autre composante, c’est l’aspect des pistes, histoire de désenclaver cette région. A l’en croire, l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute) exécute la moitié du budget du projet en entretenant les pistes rurales. « En principe, entre juillet et début août 2017, il est prévu qu’on réceptionne toutes les pistes si l’hivernage n’est pas précoce. A défaut, ce sera à la fin de cette année », informe M. Badji. Et d’indiquer que pour cette année, il est prévu de réceptionner toutes les études des vallées. La Société de développement agricole et industriel (Sodagri) va devoir ouvrir ses locaux à Ziguinchor pour créer des emplois, mettre en valeur des terres et aménager un total de 8000 ha.

Le secrétaire général du Collectif des cadres casamançais (Ccc), Moussa Cissé, a rappelé les objectifs majeurs de leur entité qu’est la paix durable, le développement de la Casamance, mais aussi la création d’un lien de solidarité fort avec tous les fils de cette région. « Nous connaissons une accalmie qui nous fait rêver d’une paix définitive. Avec le nouveau régime, il y a un changement de paradigme qui a créé des instruments de développement comme le Ppdc », a soutenu Dr Cissé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Conseil départemental de Linguère a procédé au vote du budget pour l’exercice 2017 en présence de son président Me Amadou Kâ et de l’adjoint au préfet Mamadou Bachir Ndao. Avec un budget de 507.561.864 millions de FCfa, le Conseil départemental souhaite consolider un budget solidaire et continuer à agir pour un développement économique de Linguère.

Le Conseil départemental de Linguère a voté, vendredi dernier, son budget pour l’exercice 2017. Il s’équilibre en dépenses et en recettes à 507.561.864 millions de FCfa. Les recettes de fonctionnement s’élèvent à 146.161.864 de nos francs. Ainsi donc, le budget d’investissement est de 361.400.000 FCfa. Il faut ajouter les fonds de dotation de la décentralisation (130.000.000 de nos francs), les fonds de concours de l’Etat à 70 millions et les autres fonds tirés des conventions 291.400.000 FCfa.

Selon le président du Conseil départemental, par ailleurs président du Conseil d’administration du Port autonome de Dakar (Pad), Maître Amadou Ka, « il est prévu de construire un pavillon spécialisé avec un plateau technique à l’hôpital Maguette Lô de Linguère d’un coût de 50.000.000 FCfa. Ce qui va permettre à cette structure sanitaire d’accueillir les multiples patients dans de meilleures conditions ».  Et dans le domaine de l’éducation, le Conseil départemental injectera 75 millions de nos francs pour la construction de salles de classe physiques, la dotation de tables-bancs, entre autres équipements scolaires.

« L’année dernière, les abattoirs de Dahra-Djolof avaient bénéficié d’un financement de 11.000.000 FCfa. La cagnotte a été augmentée cette année jusqu’à 20 millions, soit une hausse de 9 millions de francs », a-t-il ajouté.L’adjoint au préfet Mamadou Bachir Ndao s’est réjoui de la qualité des débats houleux parfois. « C’est le charme de la démocratie qui fait qu’il faut des contradictions, mais celles-ci doivent pousser à une positivité. Le conseil s’est tenu légalement et le budget a été voté presque à l’unanimité ».

Masse NDIAYE

C’est l’arrondissement de Djibabouya, dans le département de Sédhiou, que la journée régionale des personnes âgées a été célébrée en présence du gouverneur de région. En marge de la cérémonie, les personnes du 3e âge de la commune de Bémet ont reçu un financement de 2,5 millions de FCfa pour un projet bancable qu’elles ont initié.

Au cours de la cérémonie de célébration de cette journée, tous les efforts faits par l’Etat à l’endroit des personnes âgées ont été magnifiés parce que la prise en charge du vieillissement  est devenue une préoccupation. Il est plus question donc de marginalisation d’une catégorie de citoyens qui, le plus souvent, a rendu d’énormes services à la nation. D’ailleurs c’est une de ces personnes, Manding Djitté, ancien inspecteur régional de la jeunesse et des sports et actuel président du corps des volontaires du 3e âge (CV3A), qui a pris la parole au nom de ses pairs. Il est longuement revenu sur les difficultés que rencontrent ces personnes et c’est surtout dans le domaine de la santé car, signale-t-il, « le 3e âge est synonyme d’éternels problèmes de santé ». Et ce dernier de s’étonner de l’arrêt des services du plan sésame et de demander tout naturellement la relance de ce programme destiné à la prise en charge de la santé des personnes âgées. Le chef du service régional de l’Action sociale, Mamadou Ibrahima Ndiaye, de dire que cela ne saurait tarder puisque l’Etat est en train d’étudier la question, ce qui prendra tout le temps qu’il faut pour que le plan Sésame nouvelle version connaisse moins de problèmes... Il ajoutera que le financement octroyé au 3e âge de Bémet, vient d’un programme mis en place par la direction générale de l’Action sociale pour que toutes les personnes du 3e âge soient non pas des individus oisifs mais plutôt de véritables acteurs du développement qu’ils furent pendant qu’ils étaient actifs. On estime à 1,1% le taux des personnes âgées de 60 ans et plus. Rapporté à la population générale en 2013, ce taux serait de 7,2%. La jeune génération ne demande qu’à bénéficier de la grande expérience des personnes du 3e âge, affirme Mamadou Ibrahima Ndiaye.

Malamine KAMARA

La réunion du deuxième comité de pilotage concernant le dispositif conjoint de soutien à la coopération décentralisée franco-sénégalaise s’est tenue hier à Dakar. Pour mieux appuyer les collectivités locales, nos deux pays vont devoir redynamiser ce partenariat.  

Le comité conjoint de soutien à la coopération décentralisée franco-sénégalaise, créé en septembre 2013 et mis en œuvre en mai 2015, est un cadre d’actions au bénéfice des acteurs des territoires (associations, lycées, migrants, entreprises, etc.). Les thématiques prioritaires retenues sont le développement économique, l’appui institutionnel, le développement durable et le changement climatique. Les régions concernées sont Saint-Louis, Louga, Matam, Tambacounda, Fatick, Dakar et Ziguinchor pour une durée de trois ans.

Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, a souligné qu’entre la France et le Sénégal, il existe des liens forts et étroits. « Depuis très longtemps, nos deux pays mènent une coopération multiforme et développent des partenariats dynamiques au profit de nos deux populations. Le dispositif conjoint a été bâti dans un contexte marqué par la mise en œuvre de réformes territoriales engagées au Sénégal et en France. Opportunité ne peut être plus belle pour les collectivités territoriales françaises et sénégalaises de renforcer leurs liens de coopération », a affirmé le ministre. Selon lui, au Sénégal, l’Acte 3 de la décentralisation positionne la coopération décentralisée comme un levier important de financement du développement territorial, au-delà du raffermissement des liens avec les collectivités territoriales étrangères. S’y ajoute que les thématiques jusque-là couvertes par le dispositif conjoint s’intègrent parfaitement dans le Plan Sénégal émergent (Pse) et la Lettre de politique sectorielle de son département.

Abdoulaye Diouf Sarr a ajouté que les missions de terrain menées conjointement par la direction des collectivités locales, le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France et les collectivités territoriales ont bien aidé à identifier les forces et faiblesses de l’instrument.   « C’est la preuve que l’instrument est apprécié par les élus locaux et les autres acteurs. Nous devons poursuivre le renforcement de notre communication, mais surtout l’accroissement des ressources qui lui sont destinées », a affirmé le ministre.

M. Sarr a révélé qu’au cours de la réunion du conseil national de développement des collectivités locales tenue le 19 janvier 2017, 150 millions de FCfa, soit près de 230.000 euros, ont été arrêtés pour la participation du Sénégal dans ce dispositif conjoint. Ce qui signifie une augmentation de 50 millions de FCfa par rapport aux années 2015 et 2016. « Une exigence de bonne gouvernance, un appui technique disponible, tels sont les crédos qui doivent nous guider. L’enjeu du prochain appel à projets est un enjeu de territoire, d’attractivité, mais aussi d’équilibre. C’est un enjeu de dynamisme, un enjeu d’ouverture », a expliqué Diouf Sarr, qui félicite les collectivités françaises et sénégalaises dont les projets ont été sélectionnés suite au premier appel à projets.

460.000 euros
« Elles devront relever le défi de l’exécution correcte de ces projets, car l’appréciation de leurs expériences dépendra certainement de la suite que nos deux gouvernements accorderont à cet instrument », a-t-il retenu. Au titre des recommandations, Abdoulaye Diouf Sarr compte s’y appuyer pour améliorer l’efficacité des interventions, après deux années de mise en œuvre.

Dans son intervention, Baba Ndiaye, président du Conseil départemental de Kaolack, au nom de l’Union des associations des élus locaux (Uael), a manifesté sa satisfaction. Il est revenu sur les réformes importantes de l’Acte 3 de la décentralisation. « Ce dispositif, avec le soutien de la France, permet aux collectivités locales de jouer leur rôle majeur qu’est le développement », a-t-il présagé. M. Ndiaye a souligné la disponibilité des élus locaux et la démarche participative de ce dispositif conjoint.
L’ambassadeur Christophe Bigot a expliqué que ce dispositif est le seul en Afrique subsaharienne. « Nous voulons développer notre coopération avec tous les départements du Sénégal, il faut que du côté français, nous nous adaptions à l’évolution de la décentralisation au Sénégal », note-t-il. Il a soutenu qu’on pourrait faire mieux avec la possibilité d’avoir plus de dossiers de candidature. Rien que pour cette année, 460.000 euros ont été mobilisés par les collectivités de France au bénéfice de celles du Sénégal. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a signé le nouvel arrangement administratif entre Dakar et Paris, peu après la cérémonie officielle.

Serigne Mansour Sy CISSE

Devant l’ambassadeur Bigot, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a informé, hier, de la tenue, en 2018, des assises des collectivités locales qui seront un moment de dialogue (permanent) avec les partenaires du Sénégal. L’ambassadeur se dit favorable à cette rencontre avant de soutenir qu’il faut renforcer le rôle des régions et réduire celui des départements du côté français. Aussi a-t-il souhaité qu’il ait plus de rythme à cette coopération, pour un portefeuille de décentralisation conséquent.

S. M. Sy CISSE

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