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Régions (1451)

Les populations de la commune de Sabodala, en 2016, ont reçu une importante manne financière d’un milliard de FCfa de la compagnie Sabodala Gold Operations (Sgo). De quoi impulser le développement socioéconomique durable de cette commune qui abrite la première entreprise exploitant l’or à l’échelle industrielle.

Mamadou Cissokho se veut formel: « Je ne suis pas d’avis avec ceux qui s’agitent pour dire que la compagnie Sgo ne fait rien chez nous ». Le maire dit se fonder sur les nombreuses réalisations de ladite entreprises en faveur de ses administrés, mais également sur la patente qui a commencé à tomber en 2016. La convention de financement de 2016 entre Sgo et la commune de Sabodala, et qui entre dans le cadre de sa responsabilité sociétale d’entreprise, a atteint 300 millions de FCfa en termes d’investissements. Le mode opératoire consiste pour la commune à décliner ses priorités en termes d’investissements dans le cadre de son plan annuel d’investissement et la compagnie minière finance en contractualisant avec des entreprises. Ainsi, des problèmes relatifs à l’éducation, à la santé, à l’agriculture, à l’allègement des travaux des femmes, sont, entre autres, résolus. A cela s’est ajoutée la patente que l’entreprise a payée à la collectivité locale en décembre 2016 et qui fait 700 millions de nos francs. Au total, cette commune qui groupe 12 000 âmes, a bénéficié d’un milliard de nos francs. Selon Boubacar Tamba, expert en communication sur les mines, si l’on se réfère aussi à la loi portant code minier, la commune de Sabodala va aussi entrer dans les bonnes grâces de l’Etat qui va lui ristourner d’autres espèces sonnantes et trébuchantes dans le cadre du fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales. Cerise sur le gâteau, la nouvelle loi minière parle en outre d’un fonds de développement local, de quoi véritablement développer cette contrée.

Pour rappel, il n’y a pas que cette commune qui bénéficie du programme de responsabilité sociétale d’entreprise de Sgo, toutes les autres communes du département de Saraya (Médina Baffé, Missira Sirimana, Saraya, Bembou et Khossanto) ont été touchées en 2016 tout comme la commune de Kédougou. Si l’on en croit le directeur général de la compagnie Sgo, une stratégie globale de développement de la région de Kédougou est conçue et est en train d’être mise en œuvre au grand bonheur des populations de cette région.
Pour le coordonnateur national de « Publiez Ce Que Vous Payez », les montants perçus par la commune de Sabodala en 2016 sont considérables, des acteurs de la société civile applaudissent mais proposent un contrôle citoyen de l’utilisation de ces fonds qui pourraient constituer un bon début de transformation économique et sociale de cette collectivité. Ibrahima Sory Diallo, le coordonnateur national de « Publiez Ce Que Vous Payez d’abord », de se féliciter de l’entreprise qui, dans le cadre de sa responsabilité sociétale des entreprises, signe et exécute une convention de partenariat et de financement avec la commune de Sabodala.

Pape Demba Sidibé

Thiès : La journée africaine de la décentralisation et du développement local a été célébré avant-hier (jeudi) à Thiès à travers un forum initié par le maire de Thiès, Talla Sylla, qui a invité les jeunes à une pleine participation au développement du Sénégal.

Plusieurs experts de haut niveau, théoriciens et praticiens du développement local et de la décentralisation, entre autres acteurs dont une forte mobilisation des jeunes étudiants et membres d’associations, ont pris part à la rencontre à l’auditorium de l’Université de Thiès. L’auditoire a suivi avec intérêt la présentation par le Pr Mamadou Diouf, ancien directeur des collectivités locales et consultant international, du thème général de la journée : « Egalité des chances, autonomisation socioéconomique et participation des jeunes à la gouvernance et au développement local en Afrique ». Le public a été également attentif à la présentation de deux autres sous-thèmes : « Participation de la jeunesse africaine à la gouvernance locale » et « l’économie numérique, moteur du progrès socio-économique des jeunes en Afrique » en rapport avec le thème général.

Des thèmes qui, comme l’a souligné le maire de la ville de Thiès, « se référent aux droits, libertés et obligations de la jeunesse en Afrique, traduisent ainsi l’engagement des Etats à créer les conditions d’une bonne application des instructions et mécanismes juridiques dont les jeunes sont parties prenantes ». Notamment, fait noter Talla Sylla, « l’acte constitutif de l’Union africaine, certaines chartes dont celle des droits de l’homme et des peuples et celle de la jeunesse africaine mais également le plan décennal 2009-2018, la constitution de la République du Sénégal, entre autres lois et règlements portant sur le code des collectivités locales, le Plan Sénégal Emergent (Pse) et les lettres de politiques sectorielles des ministères chargés de mettre en œuvre ces politiques en faveur des collectivités territoriales et des jeunes ».

Le Pr Mamadou Diouf est revenu sur la notion de politique de jeunesse qui s’est enrichie au Sénégal et est devenue globale, donnant aujourd’hui une place importante à la participation des jeunes à la prise de décision. Par ailleurs, les avancées du Sénégal en matière de numérique ont également été notées même si une véritable stratégie tarde à être insufflée pour asseoir les opportunités offertes au jeunes dans le secteur. Pour autant, le projet Sénégal Numérique à l’horizon 2025 semble s’inscrire dans cette trajectoire avec les germes d’une véritable dynamique dont la valorisation permettra des avancées significatives. Ainsi, les jeunes sont invités, selon Talla Sylla, « à mieux traduire en actes leur pleine participation au développement du Sénégal en étant des partenaires égaux. C’est une préoccupation de l’Etat qui a voulu ainsi faire partager avec toutes les populations à travers les collectivités territoriales sur l’ensemble du territoire, pour donner l’occasion à tous citoyens de s’approprier l’une des conditions incontournables du développement durable à travers surtout la participation effective des jeunes à la gouvernance locale ».          

Mouhamadou SAGNE

Plus de 103 collectivités locales sont en train d’expérimenter le budget participatif dans les 45 départements, selon Bachir Kanouté d’Enda Ecopop.

Quel est l’état des lieux du budget participatif ?    
Cet atelier entre dans le cadre de l’évaluation régulière que nous faisons de la qualité de la gouvernance dans plusieurs pays comme le Sénégal pour en identifier les éléments caractéristiques de la gouvernance : les forces et limites pour ensuite faire des recommandations aux Etats en vue d’une amélioration de la qualité. En termes d’état des lieux, il y a deux aspects. Au Sénégal, il plus de 103 collectivités locales qui sont en train de faire le budget participatif dans les 45 départements. Des processus sont accompagnés par les Ard, des Ong ou associations locales et qui sont portées par les élus locaux. Du point de vue qualitatif, d’après ce que nous avons partagé aujourd’hui, il y a des points positifs qui sont encourageants, parce qu’on parvient à fournir des infrastructures et services sociaux de base à des communautés qui sont en rupture. Celles-ci ont besoin d’un accès amélioré à l’éducation, à la santé et qui ne sont pas en état de disposer de ces services-là. Donc, les approches d’engagement citoyen et de participation dans la planification de budgétisation et gestion des affaires locales parviennent à satisfaire ces communautés, étant entendu que les citoyens et les élus y participent suivant un ensemble de besoins et de priorités qu’ils ont et qui peuvent être inscrits dans le budget de l’exercice prochain pour être prise en compte dans la réalisation de l’année suivante.

Dites-nous les goulots d’étranglement du budget participatif ?
D’abord, il y a la faiblesse des ressources. Cela a été souligné par les élus et les citoyens. Je crois que dans plusieurs communes, les approches de planification sont faites avec les citoyens mais, au moment de la réalisation, le budget des collectivités locales ne permet pas de prendre en charge des besoins en infrastructures. Il y a aussi le manque de capacités (formation). La participation ne se décrète pas, elle se construit. Autant auprès des citoyens, ils ont besoin de se former, autant les autorités administratives ont besoin d’être renforcées pour accompagner ce processus de gouvernance participative.

Qu’est-ce qu’il faut pour que le budget participatif soit une réalité ?  
Il faut qu’on s’engage dans des processus participatifs, se mettre dans une dynamique où les citoyens s’engagent dans la définition des besoins et la mobilisation des ressources, notamment la citoyenneté fiscale, être plus audacieux avec une remise en cause du mode d’élection qui doit être questionné. Puisque aujourd’hui, le mode d’élection au second degré à un impact souvent négatif dans plusieurs collectivités locales. Du fait que ceux qui viennent à la tête des communes ne sont pas identifiés par les populations comme étant ceux qui doivent les diriger.

S. M. Sy CISSE

C’est un projet d’un coût global de 12 milliards de FCfa qui s’étale sur quatre ans qui va prendre en compte la question migratoire dans notre pays. Il s’agira de renforcer la gouvernance migratoire au Sénégal, l’assistance au retour, la réintégration économique et sociale, et la promotion de l’investissement productif.

La rencontre co-organisée par l’Ong Vis (Volontariato Internazionale per lo Sviluppo) et la Direction des Sénégalais de l’Extérieur a permis de lancer le processus de concertation au niveau régional pour apporter des réponses aux questions liées à l’émigration irrégulière.

La région de Tambacounda est profondément affectée par le phénomène de l’émigration irrégulière, de même que toutes les autres régions. Il est bon de prioriser les actions dans une approche qui permet aux acteurs à la base de se saisir des problèmes et que les solutions soient envisagées par eux-mêmes et accompagnés par la Direction des Sénégalais de l’extérieur.

Ce qui permettra de venir à bout du phénomène qui, si l’on n’y prend garde, risque de porter un coup fatal à la jeunesse du pays.

C’est un phénomène qui va au-delà de ce qui est visible qui n’est que la face visible de l’iceberg. C’est un phénomène qui, sociologiquement, affecte profondément nos mœurs. Ce qui peut, à terme, affecter notre économie et notre pays. Parce que si l’on constate les nombreuses pertes dans les différentes zones migratoires qui vont de Tambacounda jusqu’en Nubie en passant par le Mali, le Burkina Faso, le Niger, on ne peut imaginer le nombre de pertes humaines qui est enregistré au quotidien. Le directeur général des Sénégalais de l’Extérieur se veut on ne peut plus clair: « On ne peut pas l’estimer parce que c’est un phénomène qui, au départ, ne se signale guère. Aujourd’hui le dispositif qui sera mis en place devra permettre de suivre tous les candidats au départ; ce qui seront dans ce contexte seront informés sur les dangers qu’ils encourent, mais au-delà leur proposer des perspectives sur la base des opportunités qu’offrent le territoire ». Pour ce dernier, il est sûr que des régions comme Tambacounda offre beaucoup de perspectives en termes de niches d’emplois à identifier. La table ronde va permettre, selon Sory Kaba, à chaque acteur dans son domaine, dans son territoire, dans sa perspective d’actions, d’adhérer à l’harmonisation pour un plan d’actions, le tout coordonné par le gouverneur qui, à son niveau, aidera à impulser la dynamique territoriale. A terme, « c’est la territorialisation de la migration qui est visée, c’est de l’emploi qui est offert aux différents jeunes car le financement avec l’Union européenne (Ue) est acquis. Cela n’a rien à voir avec les accords de réanimations. Ce financement concerne la gouvernance de l’émigration dans toutes les régions du pays », explique-t-il. La région de Tambacounda va servir de laboratoire pour le lancement de ce grand projet. L’approche concertée est inévitable car il y a deux semaines de cela, deux agences se trouvant dans la région de Tambacounda ont été démantelées. Le retour des compatriotes de la Lybie qui sont accompagnés avec le concours de l’Oim permet de collecter des informations sur ces agences que nous mettons à la disposition du ministère de l’Intérieur qui mène des enquêtes et le démantèlement suit.

Et effectivement tous ces agences seront pistées et démantelées parce qu’il est exclu d’avoir des pratiques anti-monde à côté qui favorisent l’émigration clandestine malgré tous les efforts consentis par les différents acteurs. Des actions à tous les niveaux seront menées pour venir à bout de ce phénomène.

P. D. SIDIBE

Démarrer une dynamique de concertation et de coordination des acteurs intervenants dans le secteur de la lutte contre la migration irrégulière dans la région de Tambacounda, c’est le but de la Direction des Sénégalais de l’extérieur et l’Ong « Vis Volontariato Internazionale per lo Sviluppo ». Cela afin de produire un cadre conceptuel et opérationnel commun qui facilitera l’efficacité et la durabilité des actions réalisées sur le territoire régional.

En donnant le coup d’envoi d’une table ronde qui cherche à établir un plan d’actions sur la migration dans la région de Tambacounda, l’adjoint au gouverneur de Tambacounda chargé des affaires administratives Cheikh Ahmed Tidiane Thiaw a noté le partage des différentes actions en cours et prévues dans la région qui ont comme finalité la lutte contre la migration irrégulière. Il y a, selon lui, la présentation des réflexions nationales et locales menées par les autorités étatiques sur la gestion de la migration afin de dégager des lignes stratégiques d’actions locales pour la lutte contre la migration irrégulière sur la base des expériences réalisées sur le terrain et des orientations des programmes en cours ou en phase de démarrage.

Pour le président du Conseil départemental Alassane Sina Cissokho, la région orientale a payé un lourd tribut à l’émigration irrégulière. Pour M. Cissokho, toute initiative œuvrant à son éradication est une aubaine pour la région de Tambacounda meurtrie et désabusée par ce phénomène triste et désolant. Pour lui, le Pse reste le cadre de référence économique et social savamment initié par le président Macky Sall. Ce plan a déjà balisé le terrain en mettant l’accent sur le potentiel et l’importance des transferts financiers des migrants sur notre économie.
Pendant deux jours, un tour d’horizon a été fait sur toutes les actions déjà menées et en cours d’être faites dans la région de Tambacounda. La situation de la migration dans la région de Tambacounda a été présentée par l’Ard, tout comme l’expérience de la coopération non gouvernementale pour le développement local (Vis et Adafo) avec un accent sur le projet « Actions de lutte contre la migration irrégulière à travers l’appui au développement local ». Les mêmes actions ont été menées avec des structures comme le Fonds fiduciaire de l’Ue, l’Oim et les  actions en faveur des migrants de retour par l’Aecid/Aics (projet de développement rural), Luxdev/Afd (le projet « Développer l’emploi au Sénégal)... Toutes ces dynamiques ont été passées en revue avant l’étude de territorialisation d’une politique de migration.

L’expérience des Ard de Sédhiou, de Diourbel et de Kaolack dans la territorialisation de la politique de migration a été citée en exemple. Il s’agit de reproduire un schéma identique et de l’adapter aux réalités de la région, tout en intégrant l’équation des migrants de retour par un diagnostic des défis des jeunes potentiels migrants ressortissants à travers des actions de planification du développement local menées par l’Ard. Les enjeux pour un plan d’actions concertées sur la migration au niveau local ont été consignés dans les conclusions de la rencontre. Et cela passera par des séances de travail par département avec comme thème : « les lignes directrices pour un plan d’actions concertées sur la migration dans les quatre départements de la Région de Tambacounda ».

Pape Demba SIDIBE

AMBASSADEUR SORY KABA, DIRECTEUR GÉNÉRAL DES SÉNÉGALAIS DE L’EXTERIEUR : 12 MILLIARDS DE FCFA POUR LA GOUVERNANCE MIGRATOIRE
Sory KabaC’est un projet d’un coût global de 12 milliards de FCfa qui s’étale sur quatre ans qui va prendre en compte la question migratoire dans notre pays. Il s’agira de renforcer la gouvernance migratoire au Sénégal, l’assistance au retour, la réintégration économique et sociale, et la promotion de l’investissement productif.

La rencontre co-organisée par l’Ong Vis (Volontariato Internazionale per lo Sviluppo) et la Direction des Sénégalais de l’Extérieur a permis de lancer le processus de concertation au niveau régional pour apporter des réponses aux questions liées à l’émigration irrégulière.

La région de Tambacounda est profondément affectée par le phénomène de l’émigration irrégulière, de même que toutes les autres régions. Il est bon de prioriser les actions dans une approche qui permet aux acteurs à la base de se saisir des problèmes et que les solutions soient envisagées par eux-mêmes et accompagnés par la Direction des Sénégalais de l’extérieur.

Ce qui permettra de venir à bout du phénomène qui, si l’on n’y prend garde, risque de porter un coup fatal à la jeunesse du pays.

C’est un phénomène qui va au-delà de ce qui est visible qui n’est que la face visible de l’iceberg. C’est un phénomène qui, sociologiquement, affecte profondément nos mœurs. Ce qui peut, à terme, affecter notre économie et notre pays. Parce que si l’on constate les nombreuses pertes dans les différentes zones migratoires qui vont de Tambacounda jusqu’en Nubie en passant par le Mali, le Burkina Faso, le Niger, on ne peut imaginer le nombre de pertes humaines qui est enregistré au quotidien. Le directeur général des Sénégalais de l’Extérieur se veut on ne peut plus clair: « On ne peut pas l’estimer parce que c’est un phénomène qui, au départ, ne se signale guère. Aujourd’hui le dispositif qui sera mis en place devra permettre de suivre tous les candidats au départ; ce qui seront dans ce contexte seront informés sur les dangers qu’ils encourent, mais au-delà leur proposer des perspectives sur la base des opportunités qu’offrent le territoire ». Pour ce dernier, il est sûr que des régions comme Tambacounda offre beaucoup de perspectives en termes de niches d’emplois à identifier. La table ronde va permettre, selon Sory Kaba, à chaque acteur dans son domaine, dans son territoire, dans sa perspective d’actions, d’adhérer à l’harmonisation pour un plan d’actions, le tout coordonné par le gouverneur qui, à son niveau, aidera à impulser la dynamique territoriale. A terme, « c’est la territorialisation de la migration qui est visée, c’est de l’emploi qui est offert aux différents jeunes car le financement avec l’Union européenne (Ue) est acquis. Cela n’a rien à voir avec les accords de réanimations. Ce financement concerne la gouvernance de l’émigration dans toutes les régions du pays », explique-t-il. La région de Tambacounda va servir de laboratoire pour le lancement de ce grand projet. L’approche concertée est inévitable car il y a deux semaines de cela, deux agences se trouvant dans la région de Tambacounda ont été démantelées. Le retour des compatriotes de la Lybie qui sont accompagnés avec le concours de l’Oim permet de collecter des informations sur ces agences que nous mettons à la disposition du ministère de l’Intérieur qui mène des enquêtes et le démantèlement suit.

Et effectivement tous ces agences seront pistées et démantelées parce qu’il est exclu d’avoir des pratiques anti-monde à côté qui favorisent l’émigration clandestine malgré tous les efforts consentis par les différents acteurs. Des actions à tous les niveaux seront menées pour venir à bout de ce phénomène.

P. D. SIDIBE

IMPACTS SUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL
Au moins cinq ou six candidats sur dix départs à l’émigration irrégulière quittent les régions de Tambacounda et de Kolda. Ceux qui nous viennent de la Lybie à plus de 90% sont originaires de ces régions. Le projet en tant que tel va durer quatre ans et, avant cette date, il sera possible de venir à bout de ce phénomène. Mais il est impossible d’arrêter ce mouvement. Par contre, il sera possible de le contenir et les effets négatifs pourront être minorés. Parce que l’objectif reste que la migration impacte positivement sur le développement économique et social du pays. Des pays comme l’Italie se sont développés grâce à la migration. C’est aussi le cas de l’Espagne. Les Français du monde influent sur le devenir de leur pays tout comme les Américains. C’est cette démarche que les acteurs de la lutte contre la migration irrégulière tentent d’insuffler au Sénégal. C’est près de 12 milliards de FCfa qui sont alloués à trois différentes composantes, notamment celles de la gouvernance migratoire, de l’assistance au retour et à la réintégration économique et sociale, et celle de la promotion de l’investissement productif. Et pour ces trois composantes, il y a différents acteurs qui vont mettre en œuvre ces politiques avec l’animation territoriale.

La mise en ouvre du plan d’actions concertées qui est mis à la disposition du gouverneur offrira un tableau de bord sur l’ensemble des zones à risques des départs potentiels, sur les zones qui ont des déficits d’actions communautaires contre l’émigration irrégulière.

P. D. SIDIBE

Dans le cadre de l’exécution de son projet intitulé Agriculture, développement, Education, Restauration de l’environnement, l’Association sénégalaise d’appui à la formation pour le développement à la base (Asafodeb) a mis en place, dans la phase 3 dudit projet, un modèle organisationnel. Il s’agit du Regroupement villageois des ménages agricoles ruraux (Revimar). Hier, les populations du village de Niakhip ont partagé leur expérience.

Selon le chargé du projet Cheikh Ahmed Tidiane Sèye, le Revimar est un réseau dynamique d’organisations communautaires de type coopérative qui assure le partage du projet dans une zone et en bonne intelligence avec les élus locaux. « Une ouverture vers toutes les forces vives qui lui donne une position transversale lui permettant d’être un point de convergence des échanges sur des questions liées au développement de la localité et ainsi participer à la recherche de solutions simples et efficaces », a-t-il confié. C’est là toute l’importance de la rencontre d’échanges des 22 Revimars existants tenue à Niakhip, un village de la commune de Mont Rolland, non loin de la cimenterie de Pout. Après avoir rappelé que sans une volonté manifeste doublée d’une conviction solide, rien ne peut être construit, le secrétaire général du Revimar de Niakhip, Ngagne Ciss, a indiqué que leur organisation a démarré en 2015 avec 30 ménages qui se sont acquittés d’un droit d’adhésion de 2.500 FCfa. Une somme qui leur a permis de démarrer immédiatement les activités. « Etant dans notre écrasante majorité des cultivateurs, nous avons fait un achat groupé de semences pour les grandes cultures que nous avons redistribuées. Et un délai de 3 à 5 mois au plus a été donné pour les remboursements moyennant un tout petit intérêt pour renflouer la caisse en sus d’une cotisation mensuelle de 200 FCfa par membre », a-t-il expliqué.

Le même procédé est reconduit durant la saison sèche où les activités horticoles mobilisent les membres du Revimar de Niakhip, mais le délai maximum pour rembourser est fixé à 7 mois. Ainsi, pour les grandes cultures, les principales spéculations sont le mil, le maïs, le gombo, le manioc, la pastèque; et en horticole, la production d’oignon, d’aubergine, de choux, de piment, d’aubergine amère, dominent les activités.

Au plan organisationnel, Ngagne Ciss confie qu’à chaque fin de mois, tous les membres du Revimar ont l’obligation d’être présent à leur réunion et à l’heure indiquée.

« Car tout retardataire ou absent paie une amende supérieure au montant de la cotisation mensuelle fixée à 200 FCfa. En période de recouvrement des dettes, tout retard sur le délai est taxé à 10.000 FCfa jusqu’au paiement intégral de la somme due », a-t-il ajouté.

Pérennisation des acquis
Une rigueur payante dans le suivi constant de recouvrement du crédit au Revimar de Niakhip qui, en l’espace de moins de deux ans, a pu faire passer sa caisse de 75.000 FCfa à 1.443 000 FCfa présentement. Une prouesse qui a fait dire à M. Loum, responsable du Crédit mutuel Sénégal qui loge une ligne de crédit mise en place par l’Asafodeb pour accompagner ces structures formées, que leur caisse a été bâti sur la même philosophie: « agir sur le développement du pays à partir d’une mobilisation de ses forces internes ».
Regroupant en son sein les femmes, les jeunes, les chefs de ménages et les notables du village, le Revimar de Niakhip est en train de régler une question qui taraude l’esprit de tous les agents de développement du Sénégal et devenue au fil des années un casse-tête, celle de la pérennisation des acquis.

Mais, à travers ce modèle conceptuel du Revimar trouvé par l’Asfodeb et qui est en train d’être confronté aux réalités du terrain, les populations de Niakhip viennent de montrer que bâtir le développement local à partir du ménage rural peut être un gage de réussite.

Mbaye BA

Baba Ndiaye, patron du Conseil départemental de Kaolack, a été installé officiellement vendredi dans ses fonctions de Président du conseil d’administration (Pca) du Centre hospitalier régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chrein) de Kaolack. Un acte en accord avec la réforme territoriale créant des conseils départementaux à la place des institutions régionales dont le chef de l’exécutif occupait ce poste. Son ambition est d’en faire un Eps de niveau 3.

Le président du Conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye, nommé par décret du président de la République Président du conseil d’administration (Pca) du Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niasse (Chrein), a été installé officiellement dans ces nouvelles fonctions ainsi que les autres membres de l’instance par le gouverneur de la région Al Alassane Sall. Il hérite de ce poste anciennement dévolu au président du défunt conseil régional de ladite circonscription emportée dans la foulée de la mise en œuvre de la réforme territoriale dite Acte 3 de la décentralisation en 2014. Par conséquent, le président du Conseil départemental abritant sur son territoire l’établissement de santé considéré hérite du même coup de la présidence du conseil d’administration. Baba Ndiaye qui devient d’office le Pca de la structure hospitalière, exerçait de manière provisoire ces fonctions depuis trois ans.

Pour le directeur de l’Etablissement public de Santé (Eps) de niveau 2, Saliou Tall, l’application du décret présidentiel est d’une importance capitale dans la mesure où elle va beaucoup contribuer à l’amélioration des services dans cette structure. Et d’après lui, c’est le maillon qui manquait pour que l’hôpital puisse avoir une organisation normalisée, car c’est le Pca qui détermine les orientations et le fonctionnement de la structure.

Le président du Conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye, tout comme le directeur Tall qui constituent le binôme de la gouvernance de l’établissement se sont fixés comme objectif principal d’offrir des services appropriés dans les cas d’urgence. Eu égard aux nombreuses évacuations de victimes d’accidents au sein de l’hôpital répertoriés dans le centre du pays et même dans la sous-région. « Mon combat sera de renforcer les services de l’hôpital ainsi que le dispositif pour améliorer le plateau technique. Avec comme ambition de faire du Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niasse un établissement public de santé de niveau 3. Et pour ça, il faut que cette structure soit plus performante en matière d’équipement, de travail, de planification et de recrutement de spécialistes; ce qui nécessite aussi davantage de ressources budgétaires », a argumenté M. Ndiaye. Un challenge qui sera articulé à la mise en œuvre du projet d’établissement que les différents acteurs de l’hôpital (personnels administratifs, médecins et autres partenaires) ont proposé au Conseil d’administration comme feuille de route pour offrir à la structure des lendemains meilleurs. A l’exemple du relèvement des fonds de dotation alloués par l’Etat du Sénégal à l’établissement public de santé périodiquement et qui ne correspondent plus aux besoins sans cesse croissants de l’hôpital régional de Kaolack.

Elimane FALL

Dans un passé très récent, la banlieue ne cessait de bruire en période d’hivernage aux cris d’alerte et de secours ainsi qu’aux autres lamentations émanant des familles chassées de chez elles par les inondations. Un tour dans quelques zones d’inondations nous permet d’avoir le cœur net sur la seconde vie qui est en train d’y reprendre en plein hivernage.

A pareils moments des hivernages derniers, l’humidité avait fini de s’emparer de la banlieue. Des flaques d’eaux étaient visibles sporadiquement. Si bien que les passants recourraient à des voies de contournement pour traverser. Des familles entières étaient chassées de leur gîte dans un tollé indescriptible que les inondations étaient le sujet principal de discussions dans les rues et dans les salons. Aujourd’hui, le phénomène n’est pas totalement éradiqué, mais notre passage dans des zones inondables nous a permis de comprendre l’évolution positive de la situation au bonheur des populations moins obsédées par les effets des inondations, mais aussi des élus vers lesquels se ruaient ceux qui étaient vus comme étant des sinistrés. Au quartier Médina 5 de Djeddah Thiaroye Kao, les flaques d’eau et autres tapis hydriques qui nous accueillaient en de pareilles circonstances ont cédé la place à un sol sec par-ci, moite par-là, ou simplement recouvert de petites herbes sur lesquelles des gamins s’ébattent innocemment. Devant une maison redevenue habitable après avoir été remblayée, une jeune fille surveille tranquillement une table sur laquelle sont posés des fruits à vendre. Invitée à commenter la situation du quartier à ce stade de l’hivernage, elle nous oriente vers sa mère qui nous accueille dans un large sourire. «Pour ne pas vous mentir, nous sommes bien car, à pareils moments des derniers hivernages, personne, à l’exception de mon mari et moi, n’osait se pavaner dans les parages du fait de l’eau qui régnait en maîtresse dans ces lieux», réagit Ndèye Diao, la cinquantaine sonnée. «Les travaux que les autorités ont réalisés dans la commune ont véritablement eu des impacts positifs sur l’environnement», ajoute-t-elle. «Je suis convaincue qu’à la fin de ces travaux, notre quartier retrouvera son visage d’antan», soutient-elle.

Plus loin, se dresse progressivement une maison qui, deux ans avant, était un îlot. En l’absence de son propriétaire, c’est un voisin qui  loue l’impact positif des travaux réalisés dans le cadre de la lutte contre les inondations. «Tu as vu, le propriétaire de cette maison est en France, mais son fils est en train de la reconstruire après avoir remarqué que les inondations causent moins de calvaire à la population», explique Moustapha Lèye. «Dans un passé récent, des individus faisaient le tour des maisons abandonnées à la recherche de leurs propriétaires en vue de les leur acheter. Mais aujourd’hui, personne ne veut vendre sa maison, fût-elle une maison abandonnée», renchérit-il. Conseiller spécial du maire de la ville de Pikine, Gaél Niang nous explique que la grande canalisation réalisée à l’endroit communément appelé Poste courant, à partir d’où les eaux drainées de l’intérieur des quartiers sont acheminées vers le bassin de Bagdad, a beaucoup soulagé la population qui habite dans cette zone. «Aujourd’hui, c’est un secret de Polichinelle que de dire que les inondations ne hantent plus le sommeil des habitants de la commune de Djeddah Thiaroye Kao. Ici, c’est la zone comprise entre Léona et Messéré qui continue à poser problème mais, à la fin de la construction du bassin de rétention qui y est prévu, tout cela ne sera que vieux souvenirs», informe-t-il.

La situation maîtrisée à Médina Gounass
A Médina Gounass aussi, le constat est le même. Le long de la route qui était toujours fermée à la circulation durant la saison des pluies, pas grand-chose à signaler en rapport avec un éventuel calvaire des populations ou automobilistes lié aux inondations. «A vrai dire, il y a une grande amélioration, car aucun automobiliste ne s’aventurait à emprunter cet axe à ce stade de l’hivernage», soutient Gorgui Adama Fall au volant de sa voiture rangée sur le bas-côté. A l’en croire, la population de Médina Gounass ne peut que se réjouir de ce qui est à l’origine de ce grand ouf de soulagement qu’elle est en train de pousser du fait des avancées réalisées dans la lutte contre les inondations. Un avis partagé par la dame Astou Ciss que nous avons croisée le long de la route principale. «Moi, je fais la navette entre Dakar et Thiès, mais le constat que j’ai fait est que je ne subis plus les tracasseries liées aux eaux de pluie stagnantes que j’étais obligées de contourner pour poursuivre mon chemin», ajoute-t-elle. Mare de Médina Gounass, Beïdy Ba souligne avec fierté l’absence de flaques d’eau dans le périmètre communal en ce moment de l’hivernage. «Je peux vous assurer qu’il n’y a plus d’eau stagnante dans la commune. Même les poches de résistance qui se formaient après les interventions que nous faisons pour soulager la population ont disparu», renseigne l’édile de Médina Gounass. Beïdy Ba précise somme toute que le problème n’est pas totalement éradiqué même si les efforts consentis par le pouvoir ont aidé à faire sortir à la population la tête de l’eau. «Ici, c’est à Bagdad où persiste le mal et d’ailleurs un système de pompage y est mis en place faisant que l’eau qui stagne après la pluie est systématiquement pompée», souligne Beîdy Ba. Le maire de Médina Gounass a indiqué que, parallèlement aux infrastructures réalisées par le régime, le projet «Vivre avec l’eau» également a fait des voies secondaires dans les rues et précisé que ces travaux ont contribué à maîtriser la situation à Médina Gounass. «Il ne faut pas oublier aussi l’apport non négligeable du projet «Vivre avec l’eau» dans la lutte contre les inondations. Ce projet a réalisé des voies d’accès dans les quartiers de Champs de course, Beïdy Ndiaye, Diape Diop, Darou Salam etc.

Abdou DIOP

Keur Massar doit être érigé en département, selon le maire Moustapha Mbengue, en marge d’une tournée de remerciement effectuée ce week-end, suite à la victoire aux élections législatives.

« Nous voulons que la commune de Keur Massar soit érigée en ville. Notre municipalité s’étend sur 25 km2, compte 130 quartiers et 600.000 habitants », a dit le désormais député-maire Moustapha Mbengue. D’après lui, c’est à l’Agence nationale pour l’aménagement du territoire (Anat) de faire des propositions au chef de l’Etat, qui a le dernier mot. « Keur Massar a ses spécificités dans le département de Pikine. Nous avons plusieurs étudiants », a-t-il affirmé. Aussi est-il revenu sur la décharge de « Mbeubeuss », qui est assise sur un ancien lac asséché et qui devient un dépotoir d’ordures depuis 1966. Pour lui, il faut trouver une alternative à cela.

S. M. S. CISSE

Les trois derniers jours de la semaine écoulée ont été mis à profit par le projet la «Kora programmes, ressources, développement» (Kora Prd) pour réunir, à Thiès, artisans, apprentis, décideurs, formateurs et experts en pédagogie et en gestion, pour peaufiner des kits touchant la formation des apprentis dans les ateliers artisanaux.

Depuis de nombreuses années, la question de l’accès des jeunes Sénégalais à l’emploi taraude l’esprit des autorités qui ont en charge la gestion du pays. Dans ce débat économique et social, très technique pour ne pas dire théorique, la question de la qualification professionnelle a été un point de convergence de quasiment toute la réflexion sur ce sujet.

Seulement, malgré beaucoup d’efforts consentis par les décideurs sur la champ de la formation professionnelle classique à travers des centres ou écoles de formations professionnelle, l’écrasante majorité des jeunes, non ou peu scolarisés, se retrouve dans l’artisanat, dans les ateliers où ils apprennent les rudiments d’un savoir-faire avéré. C’est donc là toute la pertinence de l’approche de la «Kora, ressources, développement» qui, depuis plus de vingt ans, travaille dans le secteur artisanal. Ainsi, dans le cadre de son « projet de valorisation du secteur informel de l’artisanat pour la formation et l’insertion des jeunes au Sénégal », une rencontre de trois jours a réuni 45 participants. Il s’agit des formateurs, des maîtres artisans et des apprentis venus des quatre sites que sont : Guédiawaye, Grand Yoff (région de Dakar), ville de Thiès (région Thiès), Touba, Mbacké (région de Diourbel).

Au cours de cette rencontre de trois jours, Mamadou Diongue, animateur à la Kora Prd, a souligné que l’accent a été surtout mis sur la question du contenu pédagogique des kits de formation dans différents métiers artisanaux, mais aussi des modules touchant l’entreprenariat. « Nous avons  réuni décideurs, maîtres artisans, apprentis et experts pour que chacun puisse apporter sa propre expérience, son savoir en vue de pouvoir déboucher sur un contenu pédagogique adapté au contexte sénégalais de l’apprentissage, clair et solide, qui devrait permettre de former les jeunes apprentis dans une même moule », a-t-il confié.

Selon lui, cela est d’une importance capitale si les artisans veulent que dans leurs productions respectives, secteur par secteur, des normes requises par tous puissent être respectées. « A partir de ce moment, il sera par exemple plus facile d’exécuter des marchés captés dans la commande publique », a soutenu Mamadou Diongue.

Dans cette quête d’harmonisation des méthodes d’apprentissage au Sénégal, le président de la chambre des métiers de Thiès, Amadou Moctar Sèye, est formel. « Dans ce contexte de mondialisation, il est important voire même urgent que nous puissions valoriser notre savoir-faire artisanal en fixant dans chaque corps de métier des éléments professionnels standards.

A partir de ce moment, il nous sera possible d’évaluer en toute objectivité un travail présenté », a-t-il indiqué.

Sur la même lancée, Cheikh Mbengue, venu de la direction de l’apprentissage, a réitéré toute leur disposition et donc celle de la tutelle à accompagner cette conception participative des formations artisanales, surtout dans le suivi. « Nous sommes persuadés que l’insertion des jeunes dans le tissu économique du pays passe inéluctablement par une formation standardisée », a-t-il fait remarquer. D’ailleurs, la dynamique d’ensemble constatée au sein des quatre territoires cités plus haut entend s’ouvrir davantage aux collectivités locales pour mieux huiler les relations entre tous les acteurs concernés.

Mbaye BA

Des responsables politiques de la commune de Popenguine-Ndayaane (Mbour, ouest) ont plaidé, samedi, auprès des autorités de l’Etat pour la construction d’un hôpital moderne, d’un quai de pêche, entres autres services sociaux de base.

«Chaque année, le président de la République nous fait l’honneur de passer ses vacances ici dans notre commune. Compte tenu de ce qui nous lie à lui, nous souhaitons, lors de ses prochaines vacances, qu’il nous accorde une audience au nom des populations afin que nous puissions lui soumettre les préoccupations de notre commune», a déclaré Mamadou Ndoye, un des responsables de la section locale de BBY.

M. Ndoye, porte-parole de BBY à Popenguine-Ndayaane, s’exprimait au cours d’un point de presse pour faire le bilan des élections législatives de dimanche dernier remportées par la coalition au pouvoir. Selon lui, Popenguine-Ndayaane est une petite commune, mais aussi une importante cité religieuse qui reçoit chaque année des milliers de pèlerins dont les préoccupations, outre la nécessité d’avoir un hôpital moderne de grande dimension, tournent «essentiellement» autour du bien-être des populations. «Notre commune étant une véritable zone de pêche, nous avons aussi besoin d’infrastructures dans le domaine, puisque nous avons un nombre important de pêcheurs et autres acteurs de la pêche qui sont à Djiffère, Joal-Fadiouth, Palmarin et dans d’autres zones de pêche. Il serait bon qu’on puisse avoir un quai de pêche moderne, à l’image des autres zones de pêche de pays, pour lutter contre l’exode à ce niveau», a lancé Ndoye.

«Parmi ces préoccupations, il y a surtout l’urgence de réaliser le tronçon Ndayaane-Toubab Dialaw qui n’a pas encore été bitumé, de même que la route qui mène vers Popenguine-Sérère, une préoccupation majeure des populations de la commune confrontée à une démographie galopante et une urbanisation qui se développent», a plaidé Mamadou Ndoye.

Les membres de BBY ont remercié le chef de l’Etat pour tous les efforts qu’il a consentis dans cette commune, notamment dans les domaines de la Couverture maladie universelle (Cmu), des bourses de sécurité familiale, entre autres programmes et infrastructures qui sont en train d’être mis en œuvre pour le développement de cette localité.

«Nous sommes déjà sur le chemin du travail dès à présent pour pouvoir donner au président de la République un deuxième mandat, avec une victoire écrasante en 2019 dès le premier tour.

(APS)

Après avoir annoncé son intention de démissionner de ses fonctions de maire de la commune de Sokone à la suite de sa défaite lors des élections législatives, Moustapha Guèye dit « Petit Guèye » renonce à démissionner. Il l’a fait savoir, vendredi dernier, aux populations de Sokone lors d’un rassemblement de ses partisans, sympathisants et de quelques membres du Conseil municipal sur la place de l’indépendance de ladite localité.

Après sa défaite lors des élections législatives face à la coalition «Benno Bok Yaakaar», Moustapha Guèye dit « Petit Guèye » menace de démissionner de ses fonctions de premier magistrat de la ville de Sokone. Mais, il a clairement déclaré qu’il va soumettre son intention de démissionner au Conseil municipal extraordinaire qu’il a voulu convoquer vendredi dernier. Après avoir reçu une lettre d’invitation du maire à cette réunion extraordinaire et en toute réponse, le préfet du département de Foundiougne, Gorgui Mbaye a interdit cette réunion. Le représentant de l’Etat a fait savoir à l’édile de la ville de Sokone que s’il veut démissionner, il doit tout simplement adresser une lettre de démission au ministre des collectivités locales. Finalement, le maire de Sokone a déclaré, vendredi, qu’il renonce à démissionner lors d’un rassemblement de ses partisans et de quelques conseillers municipaux sur la place de l’indépendance de ladite localité.

A cette occasion, l’édile de la ville de Sokone a soutenu avoir reçu beaucoup de messages de solidarité, des conseils des populations et de ses amis à travers le Sénégal. Selon lui, ils lui ont demandé de poursuivre le travail de modernisation déjà entamé dans ce terroir.

Oumar Ngatty BA

Le secrétaire général du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Etienne Turpin, a souligné la dimension transversale de la lutte contre les inondations, qui ne saurait se limiter à la réalisation d’ouvrage de drainage.

L’Etat du Sénégal et ses partenaires techniques et financiers sont engagés dans une réflexion consistant à apporter des solutions pérennes à la récurrence des inondations, «en intégrant d’autres thématiques transversales comme l’environnement, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, le changement climatique, le foncier, le genre et la protection des groupes vulnérables», a-t-il indiqué.

M. Turpin présidait mardi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le démarrage d’une session de formation de l’Agence de développement municipal, la troisième du genre, visant à renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux en matière de planification urbaine à travers une maîtrise des documents et outils de planification.  Selon lui, «la solution viable et durable à la problématique des inondations ne saurait être réduite à la seule construction d’ouvrages de drainage d’eaux pluviales de façon continue».  «Les risques liés au changement climatique et aux catastrophes naturelles telles que les inondations constituent une préoccupation croissante des autorités publiques du fait des menaces qu’ils font peser sur les personnes et les biens», a souligné le secrétaire général du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

 A titre illustratif, il a rappelé que les inondations d’août 2009 au Sénégal avaient occasionné des pertes estimées à plus de 44 milliards de FCfa et plus de 300 mille sinistrés en zone périurbaine, à Dakar, citant une évaluation des services de l’Etat et des partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale. «D’après le même bilan, plusieurs secteurs avaient ressenti l’ampleur du phénomène pour ne pas dire la catastrophe. Le plus lourd tribut avait été payé par le logement avec 49% des pertes occasionnées», a-t-il dit. «De même, les secteurs sociaux, les infrastructures et la production avaient eu leur part du sinistre qui avait impacté notoirement les ménages dont la plupart avaient vécu dans une situation de précarité et d’insécurité alimentaire», a ajouté M. Turpin.

APS

Après sa défaite lors des élections législatives, le maire de la commune de Sokone a menacé de démissionner de son poste de premier magistrat de la ville. Mais il a ensuite déclaré qu’il va soumettre son intention de démission au Conseil municipal convoqué par lui hier. Finalement, le préfet du département de Foundiougne, Gorgui Mbaye Mbaye, en réponse à la lettre d’invitation que le maire lui a adressée, a interdit la tenue de la réunion  extraordinaire du Conseil municipal de Sokone.

Finalement, la réunion extraordinaire du Conseil municipal convoquée hier vendredi par le maire de la commune de Sokone n’a pas eu lieu. Cette réunion  a été interdite par le préfet du département de Foundiougne, Gorgui Mbaye. En réponse à la lettre d’invitation qu’il a reçue pour assister à cette réunion, le préfet Gorgui Mbaye a répondu par voie de lettre au maire pour interdire cette réunion. « On ne peut pas convoquer 46 membres du Conseil municipal de Sokone pour débattre d’une démission du maire dans une institution qui représente un démembrement de l’Etat », a soutenu le préfet. Selon lui, si le maire veut démission, il doit adresser une lettre au ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Moustapha Guèye dit « Petit Guèye », maire de la commune de Sokone, a été la tête de liste départementale de la coalition Sénégal « Day Dem » de Foundiougne. Battu dans sa commune et son département par la coalition «Benno Bokk Yaakaar», il a menacé de démissionner.

Oumar Ngatty BA

L’organisme «Caurie Microfinance» a dégainé 34 millions de nos francs pour financer 340 femmes du département de Linguère qui vont  mener des activités génératrices de revenus.

Les femmes du département de Linguère peuvent pousser un ouf de soulagement.

Elles viennent de bénéficier d’une troisième tranche de financement à hauteur de 12.000.000 FCfa signée par la Coopérative autonome pour le renforcement des initiatives économiques par la Microfinance (Caurie-MF). Pour rappel, cet organisme financier avait déjà injecté 22.000.000 FCfa en deux tranches pour 220 femmes du département de Linguère. La cérémonie de remise de la troisième tranche de douze millions de francs s’est tenue à Dahra au quartier «Almadies», en présence de la présidente du réseau des femmes pour l’émergence du Djolof, Coumba Imam Kâ, qui est la facilitatrice. « Notre mission est de contribuer durablement à la promotion économique et sociale des micro-entrepreneurs pauvres, principalement les femmes, en leur offrant des produits et services financiers appropriés », a laissé entendre Coumba Imam Kâ. Selon toujours elle, ces financements vont épargner les femmes des peines énormes auxquelles elles étaient confrontées quotidiennement pour s’adonner à des activités génératrices de revenus. Meissa Thiam et Ndèye Ndiaye, toutes des bénéficiaires, ont salué cette action hautement sociale qui va leur permettre de faire du commerce afin de subvenir aux besoins familiaux.

Masse NDIAYE

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «villes amis des enfants et des jeunes» par l’Ong Eve, un forum s’est tenu avant-hier au Carrefour des Stars sis à Pikine sous le thème suivant: « Place et rôles des enfants et des jeunes dans les politiques de décentralisation». Un plaidoyer a été mené dans le sens d’un renforcement de la gouvernance urbaine par les jeunes à travers leur participation aux instances de décisions.

En Afrique subsaharienne, une personne sur quatre, soit 213 millions de personnes, vit dans un bidonville. Les zones urbaines de l’Afrique subsaharienne ont le taux de pauvreté le plus élevé du monde et sont aussi caractérisées par un faible accès aux services sociaux de base (soins de santé, éducation, assainissement, sécurité, etc.), le manque de protection sociale, les infrastructures délabrées et un niveau élevé d’insécurité foncière.

Les enfants et les jeunes vivant dans les bidonvilles sont de plus en plus tenus à l’écart des opportunités sociales, politiques et économiques et de la participation dans la prise de décisions (gouvernance) et d’initiatives de développement. C’est dans ce contexte qu’il a été mis en place le programme de gouvernance urbaine des jeunes pour une durée de trois ans (2016-2018) dans cinq villes subsahariennes (Dakar, Freetown, Lusaka et Monrovia). Ce programme est financé par Plan Danemark avec le soutien financier de l’agence danoise pour le développement (Danida). Il a pour objectif général de lutter contre la pauvreté et l’exclusion de la jeunesse urbaine en contribuant au développement de villes amies des enfants et des jeunes dans lesquelles les enfants et les jeunes jouissent de leurs droits et participent activement à la transformation de leur environnement urbain. Secrétaire exécutif de l’Ong Eve, Abdou Diouf a expliqué que d’une manière plus spécifique, le programme vise le renforcement des capacités de la société civile urbaine pour soutenir la gouvernance de la jeunesse et la citoyenneté active, mais aussi le développement communautaire urbain en engageant le dialogue et la coopération avec les autorités pour le développement urbain. Il vise également à porter une attention accrue et prioritaire au développement urbain centré sur les enfants et les jeunes au Danemark et dans les pays d’intervention de Plan International.

Directrice de Plan Dakar Urbain, Ndèye Adama Mbengue pense que le projet est important en ce sens qu’il va fédérer tous les jeunes et les inciter à participer activement à la prise de décisions dans leur localité. En ce qui le concerne, le maire Beïdy Ba a estimé que ce projet est venu à son heure. Il considère que les jeunes qui seront formés prendront le relais de la gestion des communes à un moment où les imperfections notées dans l’Acte 3 de la décentralisation seront déjà corrigées.

Abdou DIOP

A quatre semaines de la célébration de la fête de la Tabaski, ce sont plus de 22 758 moutons qui sont passés par la région de Tambacounda, contrairement aux 10 288 têtes qui sont notées à la même période l’année dernière.

Le comité régional spécial présidé pour le gouverneur El hadji Bouya Amar a permis de renouveler l’engagement de tous les acteurs pour permettre à la région de Tambacounda, principale porte d’entrée pour l’approvisionnement du mouton de Tabaski de toutes les régions du Sénégal, de jouer son véritable rôle. La région de Tambacounda joue un rôle essentiel dans le cadre de l’approvisionnement en moutons de Tabaski. C’est pourquoi l’ensemble des  acteurs concernés, autorités de l’élevage, de l’administration, les services de sécurité, entre autres élus et organisations d’éleveurs, se sont penchés sur ce qui n’a pas marché l’année dernière pour apporter des correctifs et s’accorder sur les mesures à prendre pour cette année. Pour le gouverneur El hadji Bouya Amar, selon le bilan de l’année écoulée, le pays a été bien approvisionné et les statistiques déjà engrangées montrent que cette année sera meilleure en termes d’organisation pour l’approvisionnement correcte du marché.

Tambacounda, un hub pour la redistribution des moutons
Pour Tambacounda, affirme le gouverneur, il faut une organisation spéciale comme d’habitude car la région joue un rôle capital, spécial et central. Parce que la plupart des moutons consommés durant la fête de la Tabaski viennent du Mali, de la Mauritanie, du Burkina Faso, et passent par Kidira, localité frontalière dans la région de Tambacounda qui représente la porte d’entrée. Il faut prendre des mesures spéciales à ce niveau pour faciliter l’entrée et la progression vers les régions de l’intérieur comme Dakar, Kaolack, Diourbel et vers le Sud, notamment Kolda, Ziguinchor et Kédougou. Pour cela, des mesures de sécurité sont à prendre, soutient le gouverneur de Tambacounda.
L’Etat a décidé, comme toujours, d’alléger le contrôle routier des camions de moutons par la douane, la police et la gendarmerie. Le bilan de l’opération de l’année dernière, dit M. Amar, a montré que toutes les mesures ont été respectées sur toute l’étendue du territoire régional. Cela n’exclut pas le volet sécurité avec une vigilance accrue à cause de la situation outre-frontière. Il est toléré trois convoyeurs, mais détenteurs de carte nationale d’identité. Tambacounda est, selon M. Amar, un hub pour la redistribution des moutons de Tabaski. Ce sont les axes Dakar-Diourbel-Kaolack ou Kolda-Ziguinchor. Il faut faciliter ces acheminements, affirme le gouverneur de Tambacounda. Il a salué l’attention de son collègue gouverneur de Kayes au Mali, région frontalière avec celle Tambacounda au Sénégal. Ce sont d’excellents rapports qui ont permis d’aboutir à un travail serein et réussi. En plus, le Crd spécial de Tambacounda s’est penché sur la sécurité des points de vente des villes et les points et couloirs d’acheminement terrestre pour les éleveurs locaux qui quittent le Ferlo en direction des différents marchés hebdomadaires de la région. Durant la Tabaski, il y a des vols qui sont signalés. C’est pourquoi, il a été demandé à la police et à la gendarmerie de prendre toutes les dispositions utiles pour veiller à la sécurité du bétail et des personnes vendeurs et clients.
Pour le gouverneur de Tambacounda, l’Etat a pris des mesures pour détaxer, faciliter et amener l’eau et l’électricité, des intrants très chers, pour que le Sénégalais moyen puisse avoir un mouton à un prix acceptable.

Mesures de détaxation
Ces mesures doivent avoir un impact réel sur le prix du mouton. Mais il y a des soucis car, malgré toutes ces mesures, les moutons coûtent cher, souligne-t-il. Il a lancé un appel aux éleveurs afin qu’en contrepartie, ils rendent les prix des moutons abordables à tous les Sénégalais pour que chacun ait un mouton correspondant à sa bourse pour la Tabaski.
Pour sa part, Dr Seck Rosalie Gbétie, chef du service régional de vétérinaire, a noté qu’à quatre semaines de la célébration de la fête de la Tabaski, ce sont plus de 22.758 moutons qui sont passés par la région de Tambacounda, contrairement aux 10.288 têtes notées à la même période de l’année dernière.
« A la fin des opérations, l’année dernière, ce sont 187.789 moutons qui sont venus du Mali et de la Mauritanie avec 716 opérateurs qui ont employé 1.224 camions. Dienaba Sidibé, la présidente régionale et nationale du directoire des femmes en élevage, s’est félicitée des actions de l’Etat conduites par Aminata Mbengue Ndiaye pour la réussite des opérations de vente du mouton de Tabaski.

Pape Demba SIDIBE

Bokidiawé – Le projet Soleil, eau, développement, économique local (Seaudel) va investir sur le mix-énergétique pour équiper deux forages multi-villages à Doumga-Rindiaw et Thiéhel Sebbe (Matam), a appris l’APS, mardi.

«C’est un projet de développement économique local porté par le département de l’Ardèche (France), la commune de Bokidiawé et le Conseil départemental de Matam», a précisé Dame Ndiaye, le coordonnateur de l’association «Ardèche-Drôme, Ourossogui, Sénégal» (Ados).

M. Ndiaye intervenait lors d’un comité de pilotage du projet qui a eu lieu à Bokidiawé pour échanger avec les bénéficiaires sur les réalisations envisagées dans cette commune de la région de Matam.
Le projet Seaudel est financé à hauteur de 400 millions de francs CFA par l’Agence française de développement (Afd) pour une durée de deux ans.

Le coordonnateur de l’Ados a indiqué que les collectivités françaises et sénégalaises vont investir dans ce projet pour développer le mix-énergétique dans des forages qui polarisent des villages de la zone du «dièri». Selon lui, l’équipement des forages en énergie solaire pourrait permettre de réduire le coût de l’eau. Il a ajouté que cette réduction va encourager les populations à pratiquer le maraîchage avec notamment le système goutte à goutte.
«L’opérateur Ados compte accompagner la mise en œuvre globale du projet en facilitant les échanges entre les collectivités, les partenaires, la société civile et les agents des services de l’Etat», a-t-il promis.
APS

Le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a organisé hier un atelier de validation du rapport de mesure de performances des collectivités territoriales en partenariat avec la direction de la bonne gouvernance et l’appui financier de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Aecid). Selon Etienne Turpin, secrétaire général dudit département ministériel, la recherche de performance devient plus que jamais un impératif pour asseoir un développement durable. Il explique que les participants se sont réunis après l’élaboration du guide de mesure de performances des collectivités territoriales, articulé au Code général des collectivités territoriales et aux enjeux du développement territorial pour répondre à l’émergence des territoires. A en croire le secrétaire général, le rapport soumis aux participants est la suite logique de l’élaboration du guide de mesure de performances des collectivités territoires qui s’inscrit dans le prolongement des orientations définies par le chef de l’Etat.

« Ce rapport nous présente les forces et les faiblesses de la gouvernance des collectivités territoriales et permet de prendre des décisions, allant dans le sens de l’amélioration des performances et du renforcement de la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales », a-t-il confié.

Etienne Turpin a laissé entendre que nos collectivités territoriales ont capitalisé beaucoup d’expériences, mais des faiblesses demeurent. « C’est là où nous mesurons toute la pertinence de cet exercice qui vient apporter des éléments de réponse, en identifiant les besoins en renforcement des capacités afin de mieux cibler de manière efficiente les ajustements nécessaires », a-t-il affirmé.

Avant d’ajouter que 45 collectivités territoriales ont servi de cadre d’expérimentation pour aboutir au produit recherché. « Il faut retenir que la finalité est d’arriver à ce que toutes les collectivités aient un niveau de performance assez soutenu pour asseoir un développement viable », a confié le représentant du ministre de la Gouvernance locale. Aussi a-t-il indiqué que cet atelier va permettre de partager le système de mesure de performance, mais également de partir d’une situation de référence des collectivités territoriales sur la mesure de performance grâce aux résultats du rapport national.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Union des associations des élus locaux (Uael) Abdou Khadre Ndiaye, par ailleurs maire de Gaé, a déclaré que la validation du rapport de mesure des performances des collectivités territoriales va déboucher sur des améliorations de celles-ci.  

De son côté, Samba Barry de l’Usaid a reconnu que l’outil de performance est une exigence des temps modernes. Et que le Sénégal va désormais disposer d’un référentiel capable de rendre les Ct plus performantes.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est plus de 50 millions de FCfa que l’Agence de développement local (Adl) a mis dans un programme pour promouvoir des systèmes performants de gouvernance politique, administrative, économique et partenariale dans les territoires.

Dans ce programme sont ciblés les ordinateurs, les rétroprojecteurs et autres intrants numériques pour la modernisation de la gestion administrative, le renforcement des capacités pour l’attractivité des collectivités locales, les conseils départementaux, les associations d’élus, les chambres consulaires et les services comme les stades régionaux, les structures administratives de gouvernance. Il s’agit, selon le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar qui a réceptionné le matériel, de permettre aux collectivités et structures de l’administration de saluer l’action de l’Agence de développement local dans son domaine d’activité. Son rôle principal reste le renforcement des capacités des structures décentralisées dans le cadre du développement. L’Etat, selon lui, a pour mission de développer les territoires et gère le niveau macro. Mais, dira le gouverneur El Hadji Bouya Amar, le niveau micro est géré par les collectivités locales. S’il n’y a pas une bonne mise à niveau entre les niveaux macro et micro, le développement des terroirs ne pourra pas se réaliser harmonieusement. C’est pourquoi, note-t-il, il est important de voir les collectivités locales équipées et renforcées en ressources humaines. Ce geste du Dg de l’Adl précédé d’autres dans des proportions beaucoup plus importantes est à saluer, dira El Hadji Bouya Amar. Il faut noter la mise à niveau des deux salles de délibération de l’hôtel départemental et de l’hôtel de ville de Tambacounda et de Kidira à la frontière avec le Mali, pour près de 60 millions de FCfa. Missirah a bénéficié de 35 millions de FCfa pour un marché hebdomadaire à mettre à l’actif de l’Adl, soulignent Bounama Kanté, adjoint au maire de Tambacounda et Sina Cissokho, président du conseil départemental de Tambacounda. Au nom des bénéficiaires, le maire de Sinthiou Malème, Saliou Baldé, a salué les efforts du Dg de l’Adl pour maintenir à flot les collectivités locales.

Il s’agit pour le Dg de l’Adl, Malal Camara, d’appuyer les collectivités locales dans la conception et l’utilisation d’outils d’amélioration de la gestion des affaires locales. Il est question, selon M. Camara, de renforcer les capacités des collectivités locales dans la mobilisation et la gestion des ressources dans les territoires et surtout de promouvoir les cadres de concertation et de partenariat au sein et entre les territoires. Pour Malal Camara, c’est un projet d’envergure nationale qui met l’accent sur le renforcement de capacités des acteurs et des élus locaux à travers la modernisation de la gestion des collectivités locales centrée sur les Tic. Il vise à promouvoir des systèmes performants de gouvernance politique, administrative, économique et partenariale dans les territoires (E-gouvernance). Il devra contribuer à accompagner la mise en place de la fonction publique locale, à appuyer les acteurs territoriaux dans la planification, le pilotage et la gestion du développement local.

Pour le Dg de l’Agence de développement local, la mise en œuvre d’un tel programme exige avant tout la modernisation de la gestion des territoires par l’implémentation d’une masse critique d’infrastructures numériques afin de prendre en charge le renforcement de capacités à distance des élus et des acteurs locaux d’une part et, d’autre part, de mettre en réseau l’ensemble des collectivités locales du pays.

Pape Demba SIDIBE

Récemment, la cour de l’école IV de la commune de Khombole a abrité la 11ème édition des compétitions de génie en herbe organisée par le centre de lecture et d’animation communautaire (Clac) de la localité. Des moments de communion studieuse mis à profit par le parrain Maguèye Boye, inspecteur des impôts et domaines, un fruit de l’école publique à Khombole, pour inciter les enfants à toujours persévérer dans l’effort.

. « Dans cette compétition, les élèves doivent, dès l’élémentaire, être préparés pour qu’ils sachent qu’il leur faut de l’engagement, de la pugnacité, s’ils veulent faire partie des meilleurs futurs cadres du monde », a-t-il lancé aux élèves. Se considérant comme un militant déterminé sur le champ de l’éducation, le parrain a rendu un vibrant hommage aux doyens enseignants, aujourd’hui à la retraite, et qui ont contribué énormément à faire rayonner beaucoup d’enfants de la localité de Khombole et qui sont devenus de très grands cadres. « Ceci explique qu’après avoir parrainé le club Unesco, nous avons accepté avec plaisir d’apporter notre modeste contribution à la fête des enfants qui ont participé à la compétition de la 11ème édition du génie en herbe du Clac », a précisé Maguèye Boye.

Podium de l’excellence
Poursuivant son propos, il a annoncé une grande manifestation baptisée le podium de l’Excellence à Khombole pour août ou septembre prochain. « Ainsi, nous allons récompenser les meilleurs élèves des classes de l’élémentaire à celle de la Terminale tout comme les premiers dans leurs centres d’examen, sans oublier leurs enseignants. Cette manifestation de grande envergure devra être portée par un mouvement citoyen dénommé « A l’appel de Khombole », qui va s’inscrire au-dessus des clivages politiques, entre autres intérêts de groupes », a-t-il déclaré.
En attendant, Maguèye Boye a offert des médailles d’or et d’argent aux deux équipes finalistes du concours génie en herbe, deux enveloppes contenant l’une soixante mille francs pour l’équipe victorieuse et l’autre quarante mille francs à l’équipe perdante, plus deux trophées dont l’un en couleur or et l’autre argenté.

Un soutien magnifié à sa juste valeur par le directeur régional des Clac de Thiès, Horace Dacosta, qui a remercié chaleureusement le parrain Maguèye Boye pour sa disponibilité et son engagement pour la cause de l’école. Après avoir salué la présence d’enseignants émérites, aujourd’hui à la retraite et qui ont marqué le système éducatif dans la commune de Khombole par leur professionnalisme, « nous avons tenu à vous offrir des livres parce que le développement du livre et de la lecture à l’école participe au façonnement du style des élèves, futurs cadres et décideurs de notre pays », a-t-il confié.

Sensibilisation pour la lecture
Selon lui, cette compétition de génie en herbe est un prétexte pour sensibiliser les élèves tout comme leurs enseignants à fréquenter davantage le Clac de Khombole qui est un outil communautaire et utile à l’épanouissement des élèves. « Mais, pour l’instant, une enquête a fini de montrer que seuls 13% des élèves fréquentent le Clac et pourtant 40% disent bien le connaître », a-t-il indiqué.
Pour cette onzième édition de génie en herbe, l’école élémentaire Ismaïla Diop est sortie victorieuse devant l’école IV. Durant la remise des récompenses, l’animateur du Clac, Ablaye Ba, fait remarquer au passage que les joueurs de la première édition de cette compétition passent cette année leur Master.

Mb. BA

Keur Pape Dioub n’est ni le nom de village encore moins celui d’un quartier de Tivaouane, mais bel et bien le chez-soi de Pape Thioub situé à environ deux cents mètres de l’inspection de la ville de Maodo. Dans cette maison pas comme les autres où, depuis 30 ans, un homme, entouré de quelques autres bonnes volontés imbus des mêmes valeurs, a tronqué la quiétude et le confort de sa famille contre l’éducation des jeunes démunis.  

Dans un cadre rustique où de vieux tables-blancs et des nattes quasi usées installées dans des enclos délimités par des tôles ondulées qui servent aussi de toiture à une hauteur qui renseigne sur la température de chaudière qui y règne dès février jusqu’à la fin de l’année. Suspendus à des poteaux en fer, les tableaux sur lesquels figurent encore les derniers exercices sous forme d’énoncés ou de solutions vous renvoient l’image d’un « daara » ou une école coranique améliorée. Voilà le cadre dans lequel une horde d’apprenants évoluent pour faire reculer l’ignorance en général et surtout tendre la perche aux jeunes sénégalais qui ont buté sur un examen ou qui sont découragés pour une raison ou une autre.

Selon Pape Thioub, l’initiateur de ce projet à vocation sociale au service de l’éducation des jeunes à Tivaouane, il fonctionne, au plan pédagogique, comme une école normale. « Nous avons un directeur des études qui s’occupe de tous les problèmes pédagogiques liés aux programmes, aux emplois du temps ; bref au bon fonctionnement de l’école », a-t-il confié.
Pour cette année scolaire consommée, Pape Thioub indique qu’ils ont fonctionné avec plus de 1.300 élèves allant de l’élémentaire à la classe de terminale. « Nous démarrons à 8 heures pour finir à 15 heures avec les élèves du cycle moyen-secondaire puis ceux de l’élémentaire prennent le relai jusqu’à 18 heures », a-t-il précisé.

D’excellents résultats enregistrés
A propos des résultats obtenus par Keur Pape Thioub aux examens du Brevet de fin d’études moyennes et du baccalauréat, il soutient que sur 200 candidats présentés au Bfem, 170 ont été admis et sur 100 prétendants au Bac, 93 ont pu réussir. Parmi les nouveaux bacheliers, une fille  demeurant au quartier Cheikh Awa Balla, Dado Touré, qui fut première de son centre au Bfem, a obtenu, cette année, son baccalauréat en série L’ avec la mention Assez-Bien. « Ici chez KPT, au-delà des cours reçus, nous vivons en famille en se soutenant mutuellement et notre responsable nous considère comme ses propres enfants en nous prodiguant beaucoup de conseils et d’encouragements », a-t-elle témoigné. C’est pourquoi elle ne cesse de tarir déloges sur leur encadreur à qui elle compte faire davantage honneur en gardant le même cap pour ses études universitaires afin d’avoir, à l’issue de son cursus universitaire, les possibilités d’épauler à son tour ses cadets et son bienfaiteur.

Juste après Dado, Ndèye Diouf, maman d’un tout nouveau bachelier venue dire sa gratitude à Pape Thioub pour avoir, pendant plus de trois années, accompagné son enfant qui avait presque perdu goût aux études à décrocher son baccalauréat. « Je vous serai éternellement reconnaissant de ce coup de main paternel car je n’ai pas les moyens de lui payer la scolarité. Mais, depuis qu’il a intégré votre école, j’ai senti en lui beaucoup de changements positifs dans son comportement. Que Dieu vous garde et vous rende ce bienfait », a-t-elle prié.
Crée en octobre 1990, Pape Thioub déclare que cette entité vole de ses propres ailes sans aucun soutien. « Et pourtant, je suis un conseiller municipal », fait-il remarquer. Outre les jeunes, des acteurs du secteur informel sont aidés pour pouvoir lire, écrire et calculer en français.

Mbaye BA

Vingt (20) femmes venues de 6 des 9 communes du département en compagnie de quatre Italiens, d’une Allemande et d’une Hollandaise ont participé, vendredi et samedi derniers, à une formation sur les techniques traditionnelles de massage « damp » en wolof.

La rencontre organisée par le Centre d’orientation des études africaines Cosa basé en Italie, a permis aux participants de partager des expériences et techniques de massage, mais aussi de mettre en place une structure qui démultipliera les leçons apprises chez les jeunes. Au Sénégal le massage se faisait à plusieurs niveaux. En cas de fatigue générale, on se faisait masser le corps au coucher avec du beurre de karité et tôt le matin on se lavait avec de l’eau chauffée mélangée avec un peu de sel et on retrouvait la forme. Lorsque l’on avait une entorse ou une enflure au niveau d’une articulation, on allait chez celui ou celle du quartier qui s’est spécialisé en la matière. Aussi et surtout, les nouveaux-nés et leurs mamans subissaient des séances de massage. Pour le bébé, c’était pour lui faire retrouver la plénitude des mouvements une fois devenu grand. Pour les mères, elles étaient envoyées chez elles pour que leur maman, en plus du beurre de karité, utilisent des feuilles de « Rat », de « neem » ou de « Xoos » pour bien les masser afin qu’elles retrouvent leur forme d’antan.

Au cours de la rencontre de Koungheul, une démonstration a été faite par la formatrice Coumba Mané Seck, une dame de 85 ans qui a hérité la technique du « damp » de sa mère. Pour mieux renforcer les acquis, un film a été visionné et commenté par le médecin-chef du district sanitaire, Dr Amar. Après une discussion générale, il est ressorti que les leçons ont été bien comprises à la satisfaction de Baye Ndiaye, président de Cosa. Il a félicité son point focal à Koungheul, Diafara Fofana, qui a promis d’assurer le suivi pour que la démultiplication soit effective et permette une nette amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. Par ailleurs, le président de Cosa a remercié Souleymane Mboup, premier adjoint au maire, qui a présidé la cérémonie d’ouverture et assuré la prise en charge des hôtes.

Amath Sigui NDIAYE

La mise en place d’actions dans le cadre de l’intercommunalité pour le développement durable et les changements climatiques a permis de présenter et d’adopter une charte des valeurs pour Kothiary, Koar, Goumbayel et Bala (KKGB).

En bonne place, l’indépendance énergétique, éducationnelle et sanitaire des terroirs a été retenue avec la  construction d’une économie en circuits courts, créatrice d’emplois. La concrétisation d’un plan de sauvegarde des écosystèmes et de l’eau potable à travers une réforme complète des d’exploitations forestières et de bonnes pratiques agricoles ont aussi été retenues comme option fondamentale.

« Nous avons perdu près de 70% de nos précieuses ressources forestières du fait des comportements inciviques de certains de nos concitoyens, de l’exploitation anarchique de nos ressources forestières et fauniques par certains exploitants forestiers étrangers à la zone et ceci malgré les efforts réels mais pas encore suffisamment efficaces des services de l’Etat, des programmes et projets de gestion de l’environnement dans la région de Tambacounda », souligne Baganda Sakho, président de l’association KKGB Dr Louis Janelle, qui est en train de s’organiser pour rendre effectif leur intercommunalité.

Pour M. Sakho qui est le maire de Kothiary, « l’échec d’une bonne partie des projets et programmes de reboisement dans notre région est dû à des approches classiques sans suivi, folklorisées et tantôt politiciennes sans grand résultat, mais aussi aux feux de brousse récurrents et dévastateurs provoqués par certaines populations locales, exploitants forestiers, transhumants et autres ennemis de l’environnement détruisant nos ressources forestières ». Pour ce dernier, le non-renouvellement des ressources environnementales des localités est provoqué par les mauvais comportements collectifs précarisant les plans d’aménagement et d’exploitation forestière. « Les parcours de bétail », ajoute-t-il, « ne sont pas toujours actualisés par les communes et respectés par les éleveurs ».
L’Etat, les collectivités locales et les Eaux et forêts devraient améliorer les politiques de suivi et d’exploitation des permis de chasse dans nos terroirs pour un bon renouvellement du potentiel faunique, suggère-t-il.

Reprendre les actes écocitoyens
C’est pourquoi Baganda Sakho avoue que les communautés vivent dans un environnement agro-sylvo-pastorale qui s’appauvrit d’une manière accélérée. Et ce dernier de recommander qu’il faut, pour chacun d’eux, reprendre fortement et sérieusement les actes éco-citoyens majeurs qui consistent à planter des arbres, à les protéger, à les entretenir régulièrement et à renforcer le portefeuille de carbone. Il est aussi nécessaire qu’ils en viennent à pratiquer l’agriculture biologique et l’agroforesterie dans les champs, les périmètres maraîchers, tout en assurant la promotion et la défense des terres. Le respect des parcours de bétail et la contribution à la sécurité et à la surveillance des troupeaux à travers une bonne gestion du nomadisme/transhumance dans les différents terroirs autour d’un pacte commun tout en appliquant les règles arrêtées de commun accord.
Comme recommandations, il a été retenu l’interdiction de couper les arbres sans autorisation, d’occasionner des feux de brousse et de faire le brûlis sur les champs sans coordination avec les autorités locales.
Pour M. Sakho, les villages résidents dans les zones où se déclenchent les feux de brousse sont tenus responsables et sont chargés de la vigilance préventive et d’identifier et de dénoncer les malfaiteurs. Il est aussi à noter l’interdiction d’exploitation des fruits de cueillette (bouye, maad…) en dehors des périodes autorisées publiquement par les communes/commissions de gestion de l’environnement/eaux et forêts.

Pape Demba SIDIBE

La gestion des ordures ménagères a toujours été une équation à plusieurs inconnues dans la commune de Ndiébène Gandiole qui est aujourd’hui en pleine expansion. Et, pour mieux vendre la destination de Ndiébène Gandiole, l’équipe municipale du maire Arona Sow et l’Agence régionale de développement (Ard) ont élaboré un grand projet de gestion des ordures ménagères.

De par sa position géographique et son microclimat, la commune de Ndiébène Gandiole continue d’attirer des milliers de touristes, qui désirent chaque année visiter le parc national de la Langue de Barbarie, la réserve spéciale de faune de Guembeul, les dunes du Gandiolais et autres lieux et monuments historiques. Une autre initiative a été prise par l’association « Hahatay » mise en place par Mamadou Dia et qui a consisté à organiser une vaste opération « Augias » dans cette commune, en partenariat avec une quinzaine de jeunes partenaires français de Poitiers et avec l’appui de partenaires belges.

Ces derniers ont même eu le réflexe de mobiliser trois charrettes, du matériel de nettoiement et autres accessoires, qui ont permis de nettoyer toute la plage du Gandiolais, les espaces publics de Tassinère, Pilote et de Ndiébène. Par la même occasion, ils ont contribué à la réhabilitation du poste de santé de Mouit. Le maire Arona Sow et le représentant de l’Ard, Abdourahmane Guèye, ont effectué le déplacement pour encourager ces jeunes. Sur place, le représentant de l’Ard leur a fait comprendre que cette vaste opération « Augias » est en phase avec ce grand projet de gestion des ordures que la municipalité est en train de mettre en œuvre avec l’appui de l’Ard.

M. Zoss, un citoyen du monde qui s’est installé dans le Gandiolais depuis une dizaine d’années et désigné président du groupe de réflexion de cette commune s’est réjoui de cette opération qui a duré trois jours. «Une journée ne suffit pas pour ces travaux de nettoiement car le Gandiole a des problèmes d’environnement, de santé publique, de développement local et de tourisme», a-t-il dit, tout en remerciant le maire Arona Sow.  Jacques Alard, consultant belge qui a travaillé pendant 30 ans dans la gestion des ordures  s’est également réjoui de ce projet de gestion des ordures du Gandiolais qui peut servir de modèle pour d’autres communes. Il s’est engagé à aider la municipalité à relever progressivement, et en étroite collaboration avec les populations, tous les défis de ce projet.

Abdourahmane Guèye a rappelé que l’Ard s’intéresse au développement des 38 communes de la région. Et la gestion des ordures ménagères figure en bonne place dans les différents Plans de développement communal (Pdc) déjà mis en place par l’Ard dans toutes les communes des départements de Podor, Dagana et Saint-Louis.  Dans ce département, il s’agira surtout de ramasser les ordures dans les communes de Saint-Louis, Gandiole, Gandon, Mpal et Fass-Ngom pour les décharger au centre d’enfouissement technique de Gandon où elles seront ensuite traitées.

C’est ce qu’Abdourahmane Guèye appelle « Mise à Zéro »,.

Il s’agira aussi de mettre en place dans chaque village, un comité de suivi dirigé par le chef de village lui-même.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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