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Régions (907)

Les populations de Diadjemar souffrent de l’enclavement de leur village, surtout en période d’hivernage. C’est pourquoi le maire de cette commune, Abdoulaye Ndior, entend faire un plaidoyer fort auprès du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) pour que l’axe Diouroup-Diadjemar soit intégré dans son volet désenclavement. Distant de 7 km de Diouroup, Diadjemar, peuplé de 900 âmes, est un des villages les plus enclavés de cette commune. Y accéder est très difficile, surtout en période d’hivernage.

Pour se rendre dans ce village à partir de la nationale 1, il faut faire beaucoup de détours. Sur le chemin, le principal obstacle ce sont les eaux qu’il faut contourner. Aussi, le chemin par endroit est sablonneux et les automobilistes sont obligés de bien manœuvrer pour passer. Très préoccupé par cette situation dont souffrent les populations, le maire de la commune de Diouroup a promis de faire un plaidoyer fort auprès du Pudc pour que l’axe Diouroup-Diadjemar soit intégré dans volet désenclavement. Il a également tenu à rappeler qu’une piste reliant Diouroup à Loul Séssène passant par ce village était en train d’être réalisée il y a quelques années, mais ce projet a connu des blocages. « Nous allons engager des discussions avec le niveau central pour voir dans quelle mesure on peut avoir une piste de désenclavement afin de faciliter le déplacement des populations du village », selon Abdoulaye Ndior.

La question de l’électrification des villages et des hameaux se pose dans cette zone où les principales activités sont l’agriculture et l’élevage. Sur cette question, le maire de la commune a signalé qu’il est à la recherche de partenaires pour électrifier ces villages et hameaux avec le solaire.

O. Ng. BA

Le président du Conseil départemental a offert aux collèges et lycées du département 1005 tables-bancs pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Il a aussi livré des fournitures scolaires d’une valeur de 13 millions de FCfa. Ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, Saliou Samb a réceptionné ce samedi deux salles de classe à Kiniabour et 6 autres à Guéréo.

« L’Acte 3 de la décentralisation nous conféré des responsabilités qu’il faut pleinement  assumer », a soutenu le président du Conseil départemental de Mbour. C’est ainsi que sur le plan scolaire, il s’est attelé à mettre les élèves des lycées et collèges dans des conditions optimales d’étude, en mettant à disposition plus de 1.000 tables-bancs.

Ayant bien compris que l’éducation était une compétence transférée, Saliou Samb s’est dit qu’il ne servait à rien de mettre les élèves dans de bonnes conditions d’apprentissage sans leur procurer le matériel nécessaire pour pouvoir apprendre. Ainsi, il a mis la main dans la caisse du conseil pour sortir 13 millions de FCfa qui ont servi à l’achat de fournitures et de matériels didactiques. « Je sais que les parents sortant de la Tabaski et de la Tamkharit ont besoin de souffler un peu et il fallait bien leur permettre d’assurer la rentrée avec tout ce qu’elle comporte de dépenses», a lancé M. Samb.

Comprenant parfaitement que ses responsabilités vont au-delà de la commune, mais embrasse tout le département, Saliou Samb a été, ce samedi, l’hôte des villages de Kiniabour et de Guéréo où il a respectivement offert et équipé deux salles et six salles de classe. Là aussi ce fut un véritable soulagement pour les parents et les élèves et une totale satisfaction des enseignants qui vont désormais officier dans des salles de classe aux normes.

Le président du Conseil départemental appelle les populations à plus de compréhension et de discernement en dissociant les interpellations sur des sujets qui relèvent de ses compétences et celles qui sont de la compétence du maire.

Amath Sigui NDIAYE

Le quartier 11 Novembre qui se dirige irrémédiablement vers son centenaire qui sera fêté en 2018 a pleinement vécu ce week-end les festivités célébrant sa création. Après le récital du saint Coran le vendredi à la Zawia El Hadji Malick Sy, un forum a été organisé dans l’après-midi et a regroupé beaucoup de cadres natifs du quartier.

Ce fut un grand moment pour poser sur la table les nombreux maux qui gangrènent le quartier. Il s’agit d’abord de l’insécurité qui y règne et qu’il faut prendre très au sérieux de l’avis de Seck Ndiaye Wade, natif de 11 novembre et responsable Apr. Après avoir regretté le meurtre qui a eu lieu récemment avec ce jeune homme poignardé à mort, le Pca du Fonds d’entretien routier autonome (FERA) a suggéré la mise en place d’une cellule de veille qui va recruter des jeunes du quartier qui feront la ronde durant les heures avancées de la nuit. Chaque famille va symboliquement remettre une somme pour prendre en charge ces jeunes en attendant la formalisation de la structure.

Le financement des femmes de 11 novembre n’a pas été occulté et Seck Ndiaye Wade a promis de trouver les voies et moyens propres pour financer les femmes en vue de les organiser afin qu’elles puissent accéder à la microfinance. La salubrité du quartier, après l’investissement humain du week-end qui a précédé la manifestation, doit être assurée et Seck Ndiaye Wade décide d’offrir une poubelle par famille pour procéder au ramassage périodique des ordures ménagères.

Il a par ailleurs annoncé la construction d’une route dans le cadre du projet Promovil initié par le président Macky Sall. Abdoulaye Guèye, président du conseil de quartier, s’en est félicité, mais souhaite que pour les problèmes qui peuvent trouver solutions ici et maintenant soient pris à bras le corps. Le délégué de quartier a regretté l’absence des fils du quartier qui ont des responsabilités et qui peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Tout compte fait, tout le monde s’est engagé à faire retrouver au quartier son lustre d’antan.

A. Sigui NDIAYE

La coopération décentralisée que le Conseil départemental de Sédhiou et la commune d’Anderlecht en Belgique ont scellée, il y a seulement deux ans, se porte à merveille. Dès la première année, la commune d’Anderlecht avait doté en matériel informatique et mobilier de bureau chacune des quatorze communes du département de Sédhiou pour faciliter leur travail. Lors de la visite d’échange qui vient de se tenir à Sédhiou, on a fait le bilan de cette coopération.

Concluante, les deux parties ont décidé de la renouveler. Le premier acte qui consacre cette nouvelle phase est la création d’un pôle départemental de développement, le bâtiment qui l’abrite a été inauguré à l’occasion. Ce nouveau service créé par le Conseil départemental pour s’occuper surtout d’économie va coordonner les activités de ce secteur essentiel pour la vie des populations dans un cadre plus vaste. Ainsi toutes les informations relatives au développement du département seront centralisées par ce service qui portera assistance à toutes les communes pour réussir leur projet de développement. Le Conseil départemental vient de mettre 10 millions de francs à la disposition des femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie et, par  ricochet, l’allègement de leurs travaux. Le pôle va assurer aussi le suivi des activités génératrices de revenus créées par les femmes bénéficiaires de ce fonds.

Selon le maire d’Anderlecht, Eric Thomas, cette coopération sera non seulement renforcée, mais également concernera d’autres secteurs qui ne feront que le bonheur des populations, surtout les couches juvéniles. On parle beaucoup de l’immigration clandestine avec les nombreuses pertes de vie dans les mers que la presse relate tous les jours.

Il faut donc des actions qui maintiennent les jeunes dans leur terroir. Si des activités génératrices de revenus existaient pour les jeunes, on n’assisterait pas à ce dépeuplement à double visage puisque les jeunes qui s’en vont dépeuplent les villages ne laissant derrière eux  que des vieux et allongeant le registre des décès.

Le président du Conseil départemental, le député Boubacar Biaye, a salué la nouvelle impulsion qui sera donnée à cette coopération. Ce qui lui permettra d’exécuter facilement  les nombreux projets de développement économique et social envisagés dans le département et qui vont bientôt démarrer.

Malamine KAMARA

Les populations de Thiel, un point de convergence d’éleveurs et de commerçants dans le département de Linguère, continuent de réclamer un poste de gendarmerie dans leur localité où règne « une grande insécurité ». Au courant du mois de novembre 2016, trois  cas d’agression ont été enregistrés ; ce qui sème la panique chez les populations.

Ces dernières l’ont fait savoir le jour du meeting de ralliement du maire, Samba Awa Ka, un ancien rénovateur qui est venu déposer ses baluchons dans le camp de l’Apr, sous la bannière du ministre de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.

 « L’implantation d’un poste de gendarmerie à Thiel est une nécessité, en raison de l’insécurité permanente qui y règne. En plus de la surpopulation, la localité est un point de convergence, un important carrefour qui accueille de nombreux éleveurs. Pour se rendre au ranch de Dolly, les éleveurs sont obligés de faire escale  à Thiel, ce qui a créé l’insécurité  dans ma commune », a expliqué le maire Samba Ka.

« Nous sommes éloignés de Linguère. Quand quelque chose se passe ici, avant que les gendarmes de Linguère ne viennent, c’est souvent trop tard », a indiqué le premier adjoint au maire, Mor Top.

La principale doléance des habitants reste l’implantation d’un poste de gendarmerie, pour assurer la sécurité des personnes et des biens. « Nous l’avons toujours réclamé et nous continuerons toujours à le faire, jusqu’à ce que l’on obtienne satisfaction », a dit le chef de village, Daouda Top.

Il ajoute que l'insécurité est très préoccupante où « les populations n’osent même pas sortir à certaines heures par peur d’être victimes des malfaiteurs ». « Les boutiquiers sont obligés de baisser les rideaux à la tombée de la nuit, craignant d'être la cible des malfaiteurs ».

Dans cette localité du département de Linguère « se développent le banditisme, la délinquance et le vol de bétail », s'inquiète le maire Aly Ngouille Ndiaye.
Selon lui, des démarches seront entamées, dans le but de doter la localité d'un poste de gendarmerie. « Nous allons travailler d’arrache-pied afin que cette vieille doléance des populations, soit enfin satisfaite », lance-t-il.

Masse NDIAYE

La cité religieuse de Diognère (département de Sédhiou) située à une vingtaine de kilomètres de Kamoya sur l’axe Marsassoum-Sédhiou souffre d’un enclavement chronique. La période durant laquelle on souffre le plus de cette situation, c’est lors du Gamou annuel du village. Les véhicules s’arrêtent à Kamoya, les pèlerins s’engagent sur une piste très impraticable sur laquelle on ne peut compter les crevasses et les nids de poule. Les pèlerins sont obligés de parcourir cette longue distance avant d’arriver au village. Cette difficile voie d’accès a vu ses crevasses et nids de poule remblayés récemment par les populations des villages dont elle assure la desserte. Pelles, coupe-coupe, haches, râteaux, houes et autres instruments traditionnels de désherbage ont eu raison des aspérités qu’on trouvait sur la piste. Cet investissement humain est effectué chaque année et, après chaque hivernage, c’est comme si rien n’a été fait. A la fin des travaux, le porte-parole des populations a rappelé les doléances contenues dans un mémorandum à remettre au sous-préfet de Djibabouya. « À côté de la réalisation de cette piste qui nous tient à cœur, nous réclamons de l’électricité aussi qui n’est plus un luxe mais une condition de réussite des élèves. Diognère, Wassadou, Tabaly et Kamoya aspirent également à avoir des infrastructures sociales de base », affirme Youssouph Samaté. Cette fois les populations de cette zone ont choisi cette forme civilisée de se faire entendre et elles n’hésiteront à choisir celle qui est en vogue : la marche.

Malamine Kamara

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, James P. Zumwalt, qui est en visite officielle de quatre jours en Casamance, a procédé hier à l’inauguration de la de la piste de production Samine-Marsaille longue de 10,5 km et située dans le département de Goudomp (Sédhiou). 

 Cette route fait partie d’un projet de 130 km de pistes de production qui doivent être réhabilitées en Casamance. Le projet qui prévoit la reconstruction d’autres pistes de production dans le département de Goudomp est financé par le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis. L’Ong Shelter For Live s’est engagée à l’exécuter. Le diplomate américain a félicité l’Ong Shelter For Live, le département de l’agriculture des Etats-Unis et les populations des communes de Yarang-Balante et de Samine pour avoir travaillé sans relâche pour la réhabilitation de cette route reliant le village de Samine à celui de Marsaille. « C’est une preuve de la solidité des liens qui unissent les Etats-Unis d’Amérique et le Sénégal », a indiqué James P. Zumwalt.

Quant aux populations bénéficiaires, notamment celles des communes de Yarang-Balante et de Samine, elles n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude au gouvernement et au peuple américains pour avoir aidé à la restauration de la route Samine-Marsaille. Elles ont fait savoir que la reconstruction de cette piste va faciliter l’écoulement des produits agricoles, la circulation des personnes et des biens, surtout pour les habitants des localités frontalières à la Guinée-Bissau.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal va poursuivre la visite des projets de la mission américaine en Casamance et sera aujourd’hui dans le département de Bignona. James P. Zumwalt se rendra successivement à Kataba 1, Koudioubé et Kafountine.

El Hadj Moussa SADIO

Le séminaire sur le financement des collectivités territoriales par le Marché financier initié par l’Agence de développement municipal (Adm) à Saly-Portudal a pris fin hier. Les collectivités locales ont plaidé pour la finalisation des réformes du financement territorial afin de renforcer leur autonomie financière.

Cette session avait pour objectif de sensibiliser les autorités locales sur les enjeux, les opportunités et les perspectives du marché financier. Pendant trois jours, ils ont échangé et partagé sur une dizaine de contributions avec les experts qui leur ont livré d’une manière graduelle les informations utiles sur ce sujet.

Au terme de la rencontre, les acteurs locaux ont émis quelques recommandations parmi lesquelles la poursuite de la sensibilisation à l’accès aux financements innovants, dont l’accès au Marché financier, la mise à niveau de tous les maires à travers l’organisation d’ateliers régionaux. Les collectivités locales ont aussi plaidé pour la finalisation des réformes du financement territorial pour renforcer leur autonomie financière. De même, elles ont recommandé la mise à niveau de leurs ressources humaines afin d’absorber et de mettre à profit les innovations financières et les mutations de l’environnement institutionnel. Elles ont aussi demandé la mise en place d’un cadre de synergie d’actions entre l’Adm, la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), le Fonsis, la Bnde et le Fongip en faveur du financement des collectivités locales. Les autres recommandations concernent, entre autres, la préparation des collectivités locales à aller vers la Notation financière, la capitalisation de l’expérience de la ville de Dakar et l’initiation par l’Adm d’une phase pilote d’accompagnement des communes vers le marché financier, le renforcement de la capacité d’intervention de l’Adm afin qu’elle accompagne les collectivités locales à accéder aux mécanismes de financement via le Marché financier.

Le directeur général de l’Adm s’est félicité du déroulement du séminaire. Selon Cheikh Issa Sall, les différentes thématiques abordées ont permis de mieux appréhender les mécanismes et procédures d’intervention du Marché financier. Selon M. Sall, la mise en œuvre du « Projet Financements innovants » par l’Adm entre en droite ligne de sa mission qui est d’accompagner les collectivités territoriales dans la recherche de financements nécessaires à leur développement socio-économique. « Le recours au Marché financier peut paraître difficile. Mais, il n’est pas impossible pour qui connaît l’engagement, la détermination et la volonté de l’État et des décideurs territoriaux à satisfaire les besoins des populations », a souligné M. Sall. Et pour relever ce défi, le directeur général de l’Adm a souligné la nécessité de disposer d’un cadre réglementaire spécifiquement dédié aux collectivités locales dont l’autonomie financière et les capacités devront être renforcées, en matière de ressources humaines, de gouvernance et de gestion financière. Cheikh Issa Sall a ainsi invité les différents acteurs, notamment les élus municipaux et départementaux, à contribuer à la dissémination des informations reçues dans le cadre ce séminaire.

S. O. FALL

Après une première phase, le Projet des services des entreprises du mil Usda/Psem va mettre l’accent et sur les technologies et sur la transformation du mil pour avoir des produits finis.

L’annonce a été faite, mardi, par le directeur Laurent Gomis lors d’un atelier de lancement de ce projet d’un coût de 3 à 4 milliards FCfa financé par l’Usda (département américain de l’agriculture). Lors de cet atelier tenu à la gouvernance, le directeur du projet Usda/Psem (Projet des services des entreprises du mil), Laurent Gomis, a expliqué que pour la première phase du projet (2009-2013), il s’est agi de renforcer la chaîne de valeur du mil avec les technologies. Selon lui, pour cette deuxième phase qui a une durée de trois ans (2016-2019), l’accent sera mis sur les technologies et la transformation du mil. Selon Laurent Gomis, avec la transformation du mil, il faut arriver à avoir des produits finis qui peuvent être présentés dans les marchés, les grandes surfaces et les « Loumas » (marchés hebdomadaires) pour que ces produits soient accessibles aux consommateurs.

D’un coût de 3 à 4 milliards de FCfa, a-t-il signalé, ce projet d’une durée de trois ans intervient dans les régions de Fatick, Kaffrine et Kaolack pour la production et la transformation et aussi dans la région de Dakar pour tous les aspects liés à la transformation et à la commercialisation du mil brut et transformé. M. Gomis a souligné que le projet a pour objectif d’augmenter la production du mil pour la consommation et la génération de revenus pour tous les acteurs de la chaîne de valeur du mil. Comme objectifs spécifiques, selon lui, le projet cherche à augmenter la productivité agricole de la chaîne de valeur du mil, à développer le commerce du mil et des produits du mil transformé. Pour la région de Fatick, a-t-il dit, le projet a un objectif de 13000 bénéficiaires directs, 90.500 bénéficiaires indirects, 60 producteurs organisations de producteurs, 31 unités de transformation du mil, 100 négociants et fournisseurs de semences, en plus d’un partenariat avec des services de l’Etat comme la Drdr, l’Ancar, la Csa, l’Isra, l’Ita…

De plus, Laurent Gomis a fait savoir que le projet a prévu 9 activités durant les trois ans.Présidant la réunion, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Alioune Badara Mbengue, est d’avis que c’est un projet est d’une importance capitale parce qu’il intervient dans tous les maillons de la chaîne concernant le mil, de la production jusqu’à  la transformation. Comme recommandations, il a demandé au projet la question liée aux changements climatiques et  d’impliquer les services techniques qui doivent coordonner l’ensemble des projets.

Oumar Ngatty BA

Après les communes de Dakatéli et de Kédougou, le projet de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal Usaid/Yaajeende a procédé, la semaine dernière, à un placement de petits ruminants et de volaille auprès des ménages vulnérables de la commune de Fongolimbi dans le département de Kédougou. Le don s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire.

L’Usaid/Yaajeende compte ainsi accompagner le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de son programme national de bourses de sécurité familiale pour l’autonomisation des couches vulnérables. Au total, ce sont 75 chèvres, 30 boucs et 140 poules qui ont été attribués à soixante-dix-huit (78) familles démunies de la commune de Fongolimbi par le programme de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal Usaid/YaaJeende, en collaboration avec ladite commune. Ainsi, dans sa phase d’extension, ledit programme mise sur l’implication des communes pour assurer une pérennisation du passage des dons d’animaux aux ménages vulnérables dans ses zones d’intervention.

Venu représenter le coordonnateur du projet lors de la cérémonie de remise d’actifs productifs aux ménages vulnérables de la commune de Fongolimbi, Mohamed Bachir Ndiaye a laissé entendre que cette action qui s’inscrit dans la politique de l’Etat du Sénégal va « permettre aux ménages vulnérables d’être artisans de leur propre autonomisation par la création d’activités génératrices de revenus ». En guise de participation, la commune de Fongolimbi, sous la direction de son maire Samba Camara, a mobilisé 500 000 FCfa des 3 millions qu’elle doit donner en contrepartie. Ainsi, à en croire le maire Samba Camara, ils vont donner les 2 millions 500 mille qui restent pour compléter leur participation et permettre à leurs populations de sortir de la pauvreté. Il a également expliqué que « dans le cadre de cette collaboration, la commune doit verser le même montant mobilisé par le programme Usaid/Yaajeende ». Soit un total d’investissement de six (6) millions pour secourir les populations démunies de Fongolimbi.

Pour sa part, l’adjoint au sous-préfet de Fongolimbi, M. Dabo qui a présidé la rencontre, n’a pas caché sa satisfaction. C’est pour lui « un élan de solidarité salutaire. « L’activité est en phase avec la politique sociale tracée par le président de la République pour faire du Sénégal un pays émergeant », renchérira-t-il. M. Dabo a aussi exhorté les collectivités locales à s’approprier du projet pour sa pérennisation au profit de tous. Pour rappel, le placement d’animaux a pour objectif de permettre une amélioration du statut nutritionnel des ménages vulnérables par la consommation de viande, d’œufs, de lait et de produits dérivés. Il permet aussi d’améliorer les revenus des familles en situation d’insécurité alimentaire par la vente d’animaux.

Amadou DIOP

La coopération décentralisée entre la commune des Ulis en France et celle de Sédhiou constitue un bel exemple qui dure depuis dix–huit ans et qui n’a nullement été entamée par l’usure du temps. De nombreuses réalisations sont déjà faites dans les quatre principaux axes de cette coopération : l’éducation et la formation, la santé et l’hygiène, la culture, la microfinance et l’économie solidaire.

Les réalisations de cette année ont été révélées par Mme Monique Trohalène qui a conduit la délégation qui vient de séjourner dans la capitale du Pakao. Dans le domaine de l’éducation, l’école élémentaire de Goudiabya, nouvelle création, bénéficiera d’une classe construite et livrée clefs en main. Quarante enfants de la case des tout-petits seront parrainés par des Ulissiens ; les parrains seront choisis dès la fin de ce mois. Chaque parrain ou marraine ouvrira un compte au profit de l’enfant dont il a la charge. « L’argent ainsi recueilli permettra de prendre en charge tous les frais relatifs à l’éducation de l’enfant », précise Ibrahima Biaye, président du comité de jumelage. Les actions prévues cette année ne s’arrêtent pas là puisque dans le domaine de la santé, des panneaux solaires seront installés au poste de santé Dembo Coly. « On nous a parlé de la souffrance des femmes qui accouchent surtout quand cela coïncide avec une coupure de courant. C’est pourquoi nous commencerons par la maternité », affirme Monique. La réalisation de latrines dans les maisons, les établissements scolaires et sanitaires se poursuivra.

Dans la nouvelle phase, une bonne quantité va s’ajouter aux 340 latrines déjà réalisées à travers la ville de Sédhiou, l’hygiène et la santé étant un domaine privilégié de cette coopération entre les deux communes.

Ce partenariat s’est renforcé au cours des ans depuis Balla Moussa Daffé qui a scellé le pacte de jumelage, jusqu’à l’actuel édile Abdoulaye Diop en passant par Amadou Tidiane Bâ.

Cependant d’autres penses qu’il faut donner une autre orientation à cette coopération très bénéfique à tous points de vue.

Malamine KAMARA  

Les motos Jakarta constituent une sérieuse menace pour la sécurité des élèves et du personnel enseignant du Cem de Gadapara, dans la périphérie de Kolda.

Ils traversent à vive allure la cour de l’établissement à tout moment de la journée, comme s’ils roulaient sur une autoroute. Le principal Ibrahima Baldé veut terminer au plus vite la construction du mur de clôture de l’établissement pour mettre fin à ce danger permanent qui plane sur la tête de ses élèves. Il compte sur les frais d’inscription des élèves pour réaliser ce projet qui lui tient absolument à cœur. Malheureusement, ces fonds suffisent à peine à payer le gardien que l’école est obligée de prendre en charge depuis quelques années. « Il paraît qu’avant, c’est la mairie qui prenait en charge le gardien. Mais, depuis quelques années, c’est l’établissement qui paie son salaire qui nous coûte entre 45.000 et 50.000 FCfa par mois. C’est qui fait que nous avons une marge de manœuvre très étroite pour satisfaire les besoins en matériel pédagogique, la réfection des toilettes  et l’achèvement du mur de clôture », déclare Ibrahima Baldé visiblement écartelé entre les urgences et les priorités. Il envisage d’ouvrir une salle informatique pour permettre aux élèves de s’initier à l’Internet, mais ce projet risque de ne pas voir le jour dans l’immédiat à cause du manque d’argent. L’ancienne salle informatique avait été cambriolée il y a quelques années par des malfaiteurs qui avaient emporté presque tout le matériel. La résorption du déficit d’enseignant constitue aujourd’hui une urgence pour le principal du Cem de Gadapara. Il a besoin d’un professeur de mathématiques et de Svt pour combler ce déficit et compte instaurer, à partir de l’année prochaine, la tenue scolaire en concertation avec les parents d’élèves.

Le Cem de Gadapara ne dispose pas non plus de bibliothèque ni de bloc administratif digne de ce nom encore moins de terrain pour l’éducation physique.

Les élèves sont obligés de se rabattre sur le terrain du Crfpe. Ce qui crée souvent des petits malentendus avec les élèves des écoles et des Asc du quartier de Saré Kémo.

Construit au début des années 2000 sur le site de l’ancien aérodrome de Kolda, le Cem de Gadapara se sent aujourd’hui à l’étroit. Le peu d’espace qui existait est morcelé pour la construction du siège de l’Inspection d’académie et du Bloc scientifique de Kolda. Il devra finalement se contenter d’un tout petit espace qui pourrait lui servir de terrain pour le sport.

Mamadou Aliou DIALLO

Ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a présidé, hier à Saly, un séminaire consacré au thème « financement des collectivités territoriales par le marché financier : enjeux, opportunités et perspectives ». Abdoulaye Diouf Sarr a invité les collectivités locales à miser davantage sur les financements dits innovants pour mobiliser les ressources nécessaires au développement de leurs territoires.

Cette rencontre de trois jours initiée par l’Agence de développement municipal (Adm) a regroupé les représentants des collectivités territoriales, de l’Administration centrale, du secteur financier et bancaire, de la société civile, entre autres. En plus de constituer une plateforme d’échanges, ce séminaire a pour objet de sensibiliser les collectivités locales sur le fonctionnement du marché financier, mais aussi sur la structuration d’une émission d’emprunt obligataire à la Brvm destiné au financement de projets locaux ; surtout que l’Adm a mis en place un projet dénommé « Projet Financements innovants » dont l’un des objectifs est de promouvoir l’accès des collectivités territoriales au financement du marché financier. Cette rencontre a été rehaussée par la présence du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire qui a salué la pertinence du thème de cette rencontre qui se tient à la suite de l’évaluation de la première phase de l’Acte 3. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, l’amélioration des mécanismes de financement et la gouvernance budgétaire est un objectif majeur à atteindre pour traduire la vision du chef de l’État d’« organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable ».

Selon le ministre, les difficultés liées au financement auxquelles les départements et communes sont confrontées sont nombreuses. Et les acteurs, a-t-il indiqué, ne manquent jamais de souligner la faiblesse des moyens financiers qui leur sont alloués pour le fonctionnement et l’investissement. « Nos territoires disposent d’immenses potentiels qui ne sont pas souvent exploités. L’Acte 3 de la décentralisation est venu offrir le cadre d’exploitation et de valorisation de toutes ces potentialités, en vue d’améliorer fortement la mobilisation de ressources pour les collectivités territoriales », a-t-il indiqué. Et selon le ministre, le renforcement du financement des collectivités locales est un impératif, si l’on veut que nos territoires soient « viables, compétitifs et porteurs de développement durable ». De plus, a-t-il souligné, les autorités locales sont amenées à assumer, de plus en plus, un rôle dans la fourniture de services publics, la mise en œuvre des politiques sociales, la réalisation d’infrastructures et d’équipements, la gestion de l’environnement, etc. 

Selon le ministre, la prise en charge de ces responsabilités appelle la mobilisation d’importantes ressources financières, autres que celles dont disposent, jusqu’ici, les collectivités territoriales.

43 milliards de FCfa de transfert prévus en 2017
riales. A son avis, les modes classiques de financement ne suffisent plus à garantir un fonctionnement adéquat des organes et services des collectivités territoriales ainsi qu’à doper l’investissement local. Ainsi, a-t-il noté, le gouvernement a déployé des efforts considérables dans le sens d’améliorer la fiscalité locale et d’accroître les transferts financiers vers les collectivités territoriales. Selon le ministre, ces transferts atteindront plus de 43 milliards de FCfa en 2017. Cependant, a-t-il prévenu, il faut que les collectivités locales misent davantage sur les financements dits innovants pour mobiliser les ressources nécessaires au développement de leurs territoires. Le ministre Diouf Sarr a invité les collectivités locales à explorer pleinement le marché financier, le Partenariat public-privé, l’emprunt bancaire et les fonds verts qui sont autant de gisements qui pourraient leur apporter des réponses aux difficultés de financement.

Toutefois, a précisé le ministre, même si le dispositif mis en place par l’Uemoa permet aux collectivités territoriales de lever des ressources sur le marché financier régional, le recours à ces types de financements innovants ou alternatifs n’est pas aussi aisé. Un certain nombre de pré-requis et une ingénierie pointue dans divers domaines qui font défaut dans la plupart des collectivités territoriales sont exigés. « Ce séminaire constitue donc une opportunité pour les acteurs du développement territorial d’être sensibilisés, informés, outillés et mieux préparés à aller vers le marché financier », a indiqué le ministre qui a remercié et félicité le directeur général de l’Adm ainsi que l’ensemble de ses collaborateurs pour avoir mis en place le projet « Financements innovants » et initié ce séminaire.

Concevoir de nouvelles ingénieries financières
Le recours aux marchés financiers est aujourd’hui un mode de financement que l’on ne peut plus ignorer. Pour Mamadou Sarr, directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, la conception de nouvelles ingénieries financières et l’expérimentation de nouveaux mécanismes de financement constituent une exigence pour promouvoir le développement économique local.
Le rôle des collectivités locales dans l’émergence de notre pays n’est plus à démontrer. C’est la conviction du directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget. Selon Mamadou Sarr, les stratégies de mobilisation des recettes de ces collectivités locales doivent avoir un souffle nouveau. « La construction d’équipements socio-éducatifs de base de qualité, la multiplication des équipements marchands, la modernisation de nos villes nécessitent des moyens financiers conséquents que le simple recouvrement des recettes fiscales, des produits du domaine et autres ressources identifiées par le Code général des collectivités locales ne suffit plus à assurer », a-t-il indiqué. « Il nous faut donc concevoir de nouvelles ingénieries financières, explorer de nouvelles pistes, expérimenter de nouveaux mécanismes de financement pour promouvoir le développement économique local », a-t-il souligné. Ce séminaire sur le « financement des collectivités territoriales par le marché financier : enjeux, opportunités et perspectives » va permettre aux participants d’aborder la réflexion sur tous ces paradigmes déjà présents dans notre dispositif normatif. « Il y a, dans ce mécanisme innovant, de vastes possibilités de combler le déficit d’infrastructures de nos collectivités locales.
 
Cependant, nous devons y aller de manière prudente et réfléchie, car les marchés financiers ont leurs exigences, imposent des contraintes et comportent des risques qu’il est impératif, selon le cas, d’identifier, de lever et d’éviter afin d’optimiser les interventions », a-t-il prévenu. De l’avis de M. Sarr, la qualité de la gouvernance territoriale constitue le socle sans lequel on ne saurait bâtir une politique d’intervention optimale sur les marchés de capitaux. Il a ainsi plaidé pour la mise en place et le renforcement de la bonne gouvernance politique et financière au niveau des collectivités locales. « La transparence, la sécurité juridique, la fiabilité et la disponibilité des données financières sont autant de sources dans lesquelles les marchés puisent pour éteindre leur soif de confiance. Nous devons alors en amont apporter des réponses sur le plan normatif et conceptuel pour permettre à nos collectivités locales d’intervenir aisément sur les marchés financiers », a-t-il souligné. Et cette nouvelle approche, a-t-il indiqué, nécessite une synergie des acteurs que sont le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire et les élus locaux.
 
Pour le vice-président et secrétaire permanent de l’Association des maires du Sénégal (Ams), le « Projet Financements Innovants » initié et mis en œuvre par l’Adm trouve toute sa justification dans la nécessité de prendre efficacement en charge les nouveaux paradigmes induits par l’Acte 3 de la décentralisation.

« À l’image des États, les collectivités territoriales doivent être en mesure de capter les autres opportunités de financement du développement portées par le marché financier, le partenariat public-privé et l’emprunt bancaire qui constituent des alternatives pertinentes pour la diversification des sources de financement du développement local », a indiqué Oumar BA. Selon lui, l’adoption de ces mécanismes exige des collectivités territoriales qu’elles se mettent aux normes du marché pour devenir suffisamment attractives grâce à l’amélioration de leur gouvernance et de leurs ratios financiers.
 
S. O. FALL

Lendemain d’émeutes dans Guet-Ndar, suite à la démolition des deux mosquées, objet d’intenses tensions dans cette partie de la Langue de Barbarie. En effet, les manifestants furieux se sont attaqués à l’école Cheikh Touré et ont incendié le poste de gendarmerie. Pour l’heure, la quiétude est revenue, mais pour combien de temps encore.

La messe est dite et la troisième tentative a été la bonne. Les mosquées, objet de tant de controverses, ont finalement étaient détruites par les autorités, sous forte présence policière.

Dimanche, les populations se sont encore réveillées avec la tête pleine d’interrogations. Pourquoi tant de résistance de certains devant des projets qui sont censés donner une autre allure à la localité qui a des problèmes récurrents d’aménagement ? Tandis que d’autres soulignent le manque criant de communication de la municipalité, dont la consultation autour des projets à dérouler n’a pas été inclusive.

Malgré tout, à l’emplacement des deux mosquées, un business se joue avec les badauds et autres ouvriers qui récupèrent la ferraille dans les gravats. Le bonheur des uns… N’empêche les populations riveraines sont toujours choquées, après un samedi plutôt mouvementé, où les lacrymogènes ont été balancés à foison dans la cité traditionnelle. Mais force est de reconnaître que la berge commence à offrir un meilleur spectacle. La vue est dégagée, en attendant les travaux qui y sont prévus. « Aujourd’hui personne ne peut dire ce qui est prévu sur le site et ces incompréhensions ont été à l’origine de ces émeutes », souligne  Adama Diouf, un habitant. Dans son entendement, rien ne devrait justifier la destruction de lieux de culte.

« Déficit de communication de la municipalité », selon Ameth Fall Braya
Même si, fait-il noter, la bataille pour un environnement de qualité doit être quotidienne. Dans cette même logique, le responsable libéral de premier plan Ameth Fall Braya, enfant de Guet-Ndar, a fait part de son sentiment de frustration avec les événements. En effet, il a rappelé que les gens étaient ouverts à la discussion afin de trouver une solution qui satisfasse tout le monde. Le vin est tiré, maintenant Braya appelle les populations au calme et annonce des discussions afin que pareille situation ne reproduise plus. Même si, avec cette posture de l’exécutif local, « nous constatons qu’il y a rupture entre l’autorité municipale et les administrés ; ce qui pose problème », se désole l’opposant politique.

Il est évident que l’élève Bambour Sène, fils de Mamadou et Aïssatou Touré, devra batailler ferme pour avoir un bulletin de naissance et poursuivre aisément ses cours. Ses papiers qui étaient logés dans le bureau du directeur adjoint fait partie de ceux qui ont été cramés, devant la furie des manifestants qui s’en ont pris à l’école Cheikh Touré de Guet-Ndar.

Désolation à l’école Cheikh Touré
En ces lieux, plus de 12 classes ont été vandalisées, avec des portes fracassées, des fenêtres qui ont volé en éclat sous les coups de boutoirs de protestataires surexcités. A la petite section, les livrets d’animation et autres peluches qui meublaient les journées de l’élève Ndeye Thiané Diagne et amis jonchent le sol. L’armoire est éventrée. Des crayons de couleurs et autres matériels pédagogiques sont dispersés un peu partout dans la pièce. A la cantine scolaire, même constat avec des matières premières destinées au repas essaimées un peu partout.

La mort dans l’âme, Omar Thioye, directeur de cette école récemment à la retraite après 18 ans de service, et Arona Ndiaye, président du comité de gestion  de l’école, ont le moral au fond des chaussettes. Même après une nuit de sommeil, ils se demandent toujours comment des enfants de Guet-Ndar ont pu faire preuve d’autant de cruauté, avec cette école qui appartient à la communauté locale d’abord. En effet, cet établissement, comme le souligne M. Ndiaye, « est le fruit d’un partenariat divers à 80% avec le dernier apport de l’association Formation, informations, développement, échanges internationaux (Fidei). Dans cette même logique, l’ancien directeur Omar Thioye, représentant de la Fidei Afrique, la mine triste, rappelle tous les efforts faits pour remettre l’école à flot. « Au moment de mon départ à la retraite l’an dernier, la Fidei a mis presque 23 millions pour équiper et refaire l’établissement, et c’est dommage pour eux et pour nous de constater les dégâts », soutient-il. Au-delà, le poste de gendarmerie a été calciné par la bande de jeunes surexcités.

8 personnes aux arrêts et 6 policiers blessés
De part et d’autre, on panse les plaies. Chez les forces de sécurité, on a enregistré quelque 6 blessés, dus essentiellement à des brulures. En fait, ont fait savoir les autorités policières, les manifestants utilisaient des cocktails Molotov artisanaux. Aussi, 8 personnes sont dans les liens de la détention et attendent d’être présentées au procureur.

Il est 14 heures dans l’une des mosquées détruites. Les nattes sont étalées sur la route, en attendant les fidèles.

Les populations, avec stoïcisme, comme si rien ne s’était produit, se mettent en ordre pour sacrifier au rituel. Défis ou détermination à en découdre avec l’autorité, qui sait. En tout cas une chose est certaine, à Guet-Ndar des populations n’en ont pas fini avec la contestation et disent attendre de pied ferme le début des travaux.

Mbagnick KH. DIAGNE
et Amadou M. NDAW

LA MUNICIPALITÉ VA CONSTRUIRE DEUX AUTRES MOSQUÉES DE HAUTE FACTURE
Pour rappel, les autorités municipales avaient évoqué la construction de deux autres lieux de culte qui respectent les normes cadastrales, environnementales, architecturales, de salubrité, d'assainissement dans le cadre du projet qui sera déroulé à Guet-Ndar.

Ces deux mosquées de haute facture aux normes seront légalement installées avec des plans cadastraux, des permis d'occuper et des autorisations de construire en bonne et due forme.

Et la berge sera entièrement aménagée avec un budget disponible de deux milliards de francs CFA, y compris la construction de ces deux mosquées, entres autres, renseigne l’autorité municipale. Au demeurant, il est prévu un projet d’Assainissement concerté, total et intégré du quartier de Guet-Ndar (Acting) avec un budget de près de deux milliards, qui prendra en charge les réseaux principaux, secondaires des grandes artères et des ruelles intermédiaires de Guet-Ndar de même que la construction d'une mini station de relevage, la réhabilitation de la station de pompage existante et l'installation de latrines dans les maisons reliées aux réseaux collectifs. Toujours, dans ce lot de projets, la reconstruction de la route de l'Hydrobase pour deux milliards, qui va du pont Moustaph Malick Gaye au port polonais est prévue. Cette route sera étendue sur une largeur de 10 mètres ; ce qui fait qu’elle va impacter sur les deux mosquées qui sont trop proches de la route actuelle et sur une longueur de plus de neuf cent mètres. Une plateforme pour les camions frigorifiques sera aussi construite sur cette même berge après les cimetières dont les murs seront entièrement reconstruits avec un aménagement interne des allées. Une digue de protection côtière dont le budget est de 3,742 milliards sera érigée sur la berge maritime de Goxumbaaj à Guet-Ndar en passant Ndar Toute.

Mba. KH. DIAGNE et A. M. NDAW

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a eu, samedi, une journée très chargée à Ngayokhème sur l’invitation de son collègue Mbagnick Ndiaye, maire de cette localité. Lors de cette visite, Abdoulaye Diouf Sarr a procédé à la pose de la première pierre du foyer socio-éducatif et de la place publique. Aussi a-t-il visité l’ancienne maison communautaire et l’ancien foyer de la femme réfectionnés par la Fondation Sonatel. Un des temps forts de sa visite a été la rencontre avec les maires du département de Fatick et la remise d’une ambulance au poste de santé de Toucar.

Ngayokhème a connu, samedi, une grande effervescence avec la visite du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Dès son arrivée, en compagnie du maire de la commune de Ngayokhème, Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la Communication, le ministre a d’abord visité la maison communautaire et le foyer de la femme réfectionnés par la Fondation Sonatel pour un coût de 12 millions de FCfa. Selon le maire Mbagnick Ndiaye, ces infrastructures vont leur permettre de trouver aujourd’hui des bureaux pour les chefs de village, les jeunes, la mutuelle de santé et aussi d’accueillir la bibliothèque municipale, le conseil communal de la jeunesse. Pour la bibliothèque, il y aura également un centre multimédia qui va permettre de familiariser les jeunes avec l’outil informatique. Après, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a procédé à la pose de la première pierre du foyer socio-éducatif. Selon le maire Mbagnick Ndiaye, Ngayokhème est dépourvue d’infrastructures et le foyer socio-éducatif leur permettra d’avoir des lieux de rencontre. Après cet acte, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement de l’Aménagement du territoire a rencontré les maires du département de Fatick.

Rencontre avec les maires
Lors de cette réunion, chaque maire a fait part de  ses attentes au ministre. La principale doléance de la plupart des maires, notamment ceux de Ngayokhème, de Patar, de Niakhar, est relative à la construction d’un lycée. Selon Mbagnick Ndiaye, le maire de la commune de Thiaré Ndialgui a fait une intervention pathétique. Selon ce dernier, depuis qu’il a été élu maire, il paye la location du siège de la commune de sa propre poche. Très sensible à cette situation, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, séance tenante, lui a demandé d’arrêter une date pour qu’il vienne procéder à la pose de la première pierre de l’hôtel de ville de Thiaré Ndialgui. D’autres maires ont souhaité disposer de marché qui constitue leur priorité. Au cours de cette journée, 250 tables-bancs ont été remis aux établissements scolaires. Pour Mbagnick Ndiaye, il y a un besoin de 450 tables-bancs, donc il reste à chercher les 200 pour mettre les élèves dans de bonnes conditions de travail. La première pierre de la place publique qui va coûter 50 millions de FCfa a été également posée par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr.  Le maire Mbagnick Ndiaye s’est plu à dire que cette place publique va radicalement changer le visage de Ngayokhème. La réception d’une ambulance destinée au poste santé de Toucar a été un des temps forts. Le maire a signalé que cette ambulance a été offerte par un Sénégalais vivant en France, Pape Ndiaye, un grand couturier. Ce n’est pas tout, car le maire Mbagnick Ndiaye a remis aux établissements des fournitures scolaires d’une valeur de 12 millions de FCfa.

Le bitumage de l’axe Wakhal Diam-Ngayokhème-Toucar-Diohine-Keur Martin a été réclamé. Aussi, MBagnick Ndiaye a fait un plaidoyer fort pour le bitumage de l’axe Wakhal Diam-Ngayokhème-Toucar-Diohine-Keur Martin. L’édile de Ngayokhème pense que cette route sera bitumée d’ici 2019.

Sur le plan des réalisations pour le secteur de l’éducation, la commune a construit, en 2015, quatre salles de classe équipées et deux blocs latrines à Barry Sine, Ngonime et à Kalone et a mis 375 tables-bancs à la disposition des écoles élémentaires. En 2016, la commune a construit quatre salles de classe à Ngalagne Kop,  Ndokh, Ngayokhème et Monèmer et réhabilité des bureaux des directeurs de Ngane Fissel et de Nbinondor. Pour les infrastructures marchandes, elle a construit un bloc de latrines pour le marché de Toucar en 2015 et procédé à la reconstruction et à l’élargissement du hall du marché de Toucar, en plus des 8 moulins à mil et 8 décortiqueuses remis aux populations dans le cadre du Pudc. Sur le plan de l’hydraulique, en 2015, il y a eu des actions de fonçage de cinq puits pour Diokoul, Sob Kalom et Ngonime, 5 km d’adduction d’eau  pour Toucar, Mboyène, Ngine et Barry, 18 millions de FCfa pour l’adduction d’eau des villages de Datel et Sass-Ndiafadji, le fonçage de quatre mini-forages pour Ngayokhème, Ngangariam et Ngonine. Pour cette année, un forage multi-villages a été réalisé pour couvrir Toucar, Poudaye, Datel, Mboyène, Ndokh et Ngangariam.  Aussi, d’importantes actions ont été faites par la commune dans les domaines de la jeunesse, de la santé et des loisirs.

Oumar Ngatty BA

Le Conseil départemental de Koungueul dans la région de Kaffrine a procédé, dimanche à la signature d’une convention de financement de 100 millions avec le PAMECAS, une institution de financement décentralisée, pour faciliter l’accès au crédit des jeunes et des femmes du Bamboouck dans le cadre d’activités génératrices de revenus. 

Au lendemain de la présentation du Plan Départemental de Développement (PDD) de la circonscription administrative, Koungueul met les bouchées doubles pour mobiliser les 36 milliards nécessaires à son décollage économique. C’est dans ce cadre qu’il vient de bénéficier d’une ligne de crédit de 100 millions de francs CFA, fruit d’un partenariat entre l’institution départementale et une structure de financement décentralisée. La convention ratifiée par le ministre conseiller Assane Diop et Baba Top, respectivement président du Conseil départemental de Koungueul et président du conseil d’administration des agences zones centre et sud du PAMECAS, stipule que « si le département dépose un fonds de garantie de 10 millions de francs CFA, le PAMECAS portera le crédit à 100 millions de francs CFA», a précisé le patron du département du Bambouck à l’issue de la cérémonie.

L’ancien ministre de la santé et de l’action sociale de justifier cette initiative. Il invoque les difficultés des couches vulnérables telles que les jeunes, les femmes et les handicapés à accéder à des lignes de crédits classiques. « Dans le cadre de notre plan de développement départemental, nous avons évalué les besoins pour ces groupes vulnérables à 400 millions. Avec la ligne de crédits négociée avec le PAMECAS, nous en sommes déjà au tiers des financements, avec comme principal enjeu le remboursement effectifs par les premiers bénéficiaires pour poursuivre et même amplifier le mouvement», a-t-il indiqué. Une perspective de renforcement de cette collaboration mise en exergue par le représentant de l’institution de financement décentralisée. « Cette première convention de financement avec le Conseil départemental de Koungueul sera suivie d’autres, si les premiers bénéficiaires jouent le jeu pour permettre de renforcer le fonds de garantie et partant la ligne de crédit», a analysé Baba Top. Ce dernier a par ailleurs informé que leur partenaire a déjà recruté un agent chargé d’orienter, de recevoir les dossiers et de les déposer. « Le PAMECAS se chargera de faire la formation des bénéficiaires sur les stratégies de rentabilisation de leurs crédits», explique-t-il.

Dans la pratique, chaque bénéficiaire va recevoir un crédit plafonné à 150 000 francs. Ce qui fait un total de 450 000 pour chaque groupement de trois personnes. Le taux d’intérêt fixé à 10% annuel, avec le Conseil départemental se chargeant de prendre en charge l’apport de 10% indispensable pour prétendre à un financement auprès de cette ligne de crédits.

Elimane FALL

Le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, rencontrera, aujourd’hui, ses homologues du département de Fatick à l’occasion de sa visite de travail à Ngayokhème. Il y visitera quelques infrastructures parmi lesquelles l’ex-Maison communautaire et le Foyer de la femme qui ont été réhabilités par la Fondation Sonatel.

Le ministre de la Gouvernance Locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, sera aujourd’hui l’hôte de marque des populations de Ngayokhème, une commune du département de Fatick. En plus d’une rencontre qu’il compte tenir avec les maires de la localité dès son arrivée, le maire de Yoff procédera à une visite de l’ex-Maison communautaire et du Foyer de la femme, deux infrastructures réfectionnées par la Fondation Sonatel.

Le ministre de la Gouvernance Locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire procédera dans la même lancée, à la pose de la première pierre du Foyer socio-éducatif puis de la Place publique. Dans l’après-midi, il présidera la cérémonie de remise d’une ambulance au poste de santé du village de Toucar et de fournitures scolaires. Il s’agit notamment de 250 tables-bancs qui seront distribués aux écoles de la commune. Selon le ministre de la Communication et de la Culture,  Ngayokhème traîne encore un déficit de 200 tables-bancs. Le clou de cette visite sera marqué par la tenue d’un meeting politique dans la soirée.

D. SARR

Dans le cadre du volet 3 du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) onze (11) moulins à mil ont été octroyés aux femmes de la commune de Keur Baka dans la région de Kaolack. Du matériel destiné à l’allégement des travaux ménagers alloués à 11 villages sur les 28 sélectionnés dans le cadre du programme précité.

Les femmes de 11 villages de la commune de Keur Baka, une localité située à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Saloum affichent le sourire. Elles disposent depuis mercredi dernier de onze moulins à mil pour alléger les travaux ménagers dans le cadre du volet III du Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC). La cérémonie de réception et de distribution de ce matériel qui a eu pour cadre l’hôtel communautaire a été l’occasion pour le maire de la localité de se réjouir de l’arrivée de cet équipement dans sa circonscription. « Ces moulins constituent un soulagement important pour les femmes dans l’exécution de certaines taches ménagères», s’est félicité le maire Mamadou Ba, par ailleurs conseiller spécial du président de la république en matière de santé, au cours de la manifestation.

Selon lui, la réception de ce premier lot d’équipements sera suivie d’autres. « L’année prochaine, dix huit autres moulins à mil seront réceptionnés pour compléter la liste des 18 villages restant », a indiqué le Pr Ba. En effet, c’est au total une liste de 29 villages sur la soixantaine que compte la commune qui a été prise en compte par les responsables du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) pour bénéficier de cette dotation en matériels. « C’est le PUDC qui a mis à notre disposition les moulins et la liste des villages retenus dans la commune», a tenu à préciser l’édile de Keur Baka pour écarter tout parti pris de sa part dans le choix des localités bénéficiaires. Ces équipements remis aux chefs de village et aux responsables de comité de gestion seront dans un premier temps logés dans des abris spécialement construits à cet effet, en attendant la formation par le PUDC des conducteurs de ces machines qui vont changer le quotidien des femmes bénéficiaires engluées dans de rudes travaux domestiques.

Pour rappel, c’est le 19 octobre dernier que le chef de l’Etat avait procédé à Kaolack, en marge de sa tournée économique au centre et à l’est du pays, à la réception officielle de près de 2000 équipements destinés à l’allégement des travaux ménagers et à la transformation des produits locaux. La commune de Keur Baka, dans le département de Kaolack qui est constituée de 60 villages pour près de 25 000 habitants a ainsi bénéficié de 11 moulins à mil de la part du PUDC.
E. FALL

La phase économique de l’Acte 3 de la décentralisation est au cœur des préoccupations de l’Agence de développement municipal (ADM) qui compte, selon son directeur général, appuyer l’émergence de pôles de croissance et d’équilibre du territoire par la promotion de l’inter-territorialité. Selon Cheikh Issa Sall, l’accès des collectivités territoriales au marché financier est devenu une nécessité avec le PSE et l’Acte 3 de la décentralisation.   

Le financement des infrastructures municipales et des services urbains demeure un casse-tête au Sénégal. Quels sont les mécanismes que l’ADM compte mettre en œuvre pour lever ce goulot d’étranglement dans les collectivités locales ?
Le relèvement du niveau de développement des territoires constituera, dans la décennie à venir, le vecteur et l’axe fédérateur des interventions de l’ADM. Cette quête, en cohérence avec la planification nationale et les aspirations locales, renforcera, entre autres, l’orientation économique et sociale des collectivités territoriales.
Dans cette perspective, les enjeux centraux d’une croissance économique partagée et de durabilité du développement structureront l’action et les investissements de l’ADM dans les territoires. Ainsi, l’agence inscrira son action, entre autres, dans la finalité stratégique d’appuyer la réalisation d’équipements et d’infrastructures de soutien à un développement socio-économique intégré et inclusif. Dans ce cheminement, l’agence renforcera sa participation à l’opération du système intégré de financement des collectivités territoriales, comme c’est le cas avec les objectifs du séminaire qui vise à mobiliser les acteurs du développement territorial autour de la problématique du marché financier.

Comment l’ADM compte-t-elle mettre en œuvre la phase économique de l’Acte 3 de la décentralisation ?
L’Acte 3 de la décentralisation compte « organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable ». Cette volonté d’associer les collectivités territoriales aux efforts de croissance et de développement durable déclinés dans le PSE s’inscrit dans la double perspective de « réhabilitation, de l’aménagement du territoire » et de « territorialisation des politiques publiques ». La réhabilitation de l’aménagement du territoire apparaît comme une exigence au Sénégal, pour donner des réponses durables et pertinentes aux cloisonnements territoriaux et faire des grandes zones éco-géographiques des « pôles de développement » et « des pôles urbains » et leurs hinterlands des centres d’animation du développement territorial. 

Dans ce cadre, l’ADM prévoit de renforcer son intervention pour accompagner la concrétisation du virage économique de l’Acte 3 de la décentralisation en appuyant l’émergence de « pôles de croissance et d’équilibre du territoire » par la promotion de l’inter-territorialité.

En plus, l’agence poursuivra son travail pour appuyer l’internalisation de la démarche « Développement économique des territoires » pour faciliter l’organisation du déploiement d’une synergie optimale entre les acteurs économiques et les ressources multiples des territoires.

Dans cette dynamique, une meilleure prise en charge de la dimension économique dans la planification du développement territorial sur la base d’un système d’information fiable. Aussi, il s’agira, entre autres, de soutenir la gouvernance et la capacitation des acteurs territoriaux du développement économique local, la valorisation de l’approche « chaîne des valeurs » pour le développement des filières porteuses de croissance et la coproduction des acteurs impliqués.

Ne pensez-vous pas que les élus ont besoin d’être très bien outillés surtout dans le cadre de l’accès des collectivités territoriales au marché financier?
L’Agence de développement municipal (ADM) envisage d’organiser une formation sur les opportunités qu’offre le marché financier sous-régional ce vendredi. Les cibles de cette session de trois jours sont, entre autres, l’Association des Maires du Sénégal (AMS), les experts des ministères de l’Économie, des Finances et du Plan (MEFP) ainsi que ceux de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire (MGLDAT) et beaucoup d’autres acteurs du marché financier. Cette session s’inscrit dans les engagements de l’ADM consistant à accompagner le Ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, ainsi que les territoires dans la construction de collectivités territoriales viables contribuant à l’émergence du pays. Les effets attendus de l’initiative sont, entre autres, le renforcement des moyens d’action et l’amélioration de l’attractivité des collectivités territoriales. Ces effets, il faut le souligner, constituent une bonne contribution à la concrétisation de certaines lignes d’action du Plan Sénégal émergent (PSE), notamment la transformation structurelle de l’économie et l’amélioration de la gouvernance des territoires. L’élément déclencheur de ce processus de valorisation du mécanisme de financement « Marché financier » est la forte recommandation de l’atelier international organisé par l’ADM en mars 2014 sur les « Partenariats public-privé dans les collectivités locales et le financement des infrastructures municipales par le système bancaire local et le marché financier ». Le contexte assez favorable né de la volonté de l’État du Sénégal de refonder son action territoriale, à travers la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation qui propose la structuration d’un système de financement intégré au profit des territoires. L’ADM est fortement motivée pour faire aboutir ce processus qui verra, certainement, l’ouverture du marché financier à quelques collectivités territoriales du Sénégal. Je suis persuadé que les résultats du séminaire accroîtront notre enthousiasme et notre persévérance à soutenir les territoires aux fins de conforter leur attractivité et leur compétitivité au bénéfice des populations.

Qu’est-ce qu’une telle session va changer chez les élus locaux pour ne pas dire les collectivités territoriales ?
Elle permettra de familiariser les décideurs municipaux avec le mécanisme de l’emprunt obligataire et la réglementation du fonctionnement du marché financier régional ainsi que ses exigences de transparence financière, de protection des investisseurs et de liquidité des titres émis. Les communications attendues ciblent l’examen des cadres réglementaires des collectivités territoriales et du marché financier, les mécanismes de structuration d’une émission obligataire municipale, d’offre publique de ventes des titres, les modalités d’introduction et de négociations des obligations sur le marché secondaire qu’est la BRVM. Il s’agira aussi d’ouvrir la voie à l’utilisation effective de l’emprunt obligataire par les collectivités territoriales. Pour une bonne compréhension de la démarche à emprunter, la parole sera donnée aux investisseurs institutionnels tels que la Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC), le Fonds souverain d’Investissements stratégiques (FONSIS), des spécialistes du Ministère de l’Économie et des Finances, des Agences de notation et des organismes de garantie comme le Fonds de Garantie des Investissements prioritaires (FONGIP) qui sont des réducteurs de risque. L’accent sera aussi mis sur les facteurs clés pour la réussite d’un financement de projet municipal par l’appel public à l’épargne, notamment les aspects de gouvernance, d’organisation et de gestion du risque opérationnel. Cette formation va aussi permettre d’identifier les principales recommandations issues des travaux afin d’établir un plan d’actions pour mener des expériences pilotes d’émission d’emprunts obligataires par des collectivités locales. L’ADM est tout à fait disposée à accompagner la mise du plan d’action partagé et accepté par les parties prenantes.

Propos recueillis par Samba Oumar FALL

Les populations de Médina Yoro Foulah acceptent désormais de payer leurs impôts

La mise en place des Conseils de quarter par le Programme de promotion de la bonne gouvernance locale et de la citoyenneté initié par le Forum civil a permis à la commune de Médina Yoro Foulah d’augmenter le taux de recouvrement des impôts. Elle a également favorisé l’enregistrement des enfants à l’état civil. Cent vingt-huit dossiers sont actuellement dans les rouages de la justice pour demande de régularisation.

Les conseillers de quartier qui constituent aujourd’hui des relais de la mairie dans leurs quartiers respectifs ont voulu donner le bon exemple en payant leurs impôts à la commune. Outre les activités menées dans leur propre quartier, les conseillers se retrouvent, à chaque fois que de besoin, pour effectuer un travail d’intérêt commun pour la collectivité locale.  « Les conseils de quartier ont élaboré des plans d’actions. Je viens de procéder à une évaluation de leurs activités et je me suis rendu compte qu’ils font un excellent travail. Je dois dire que toutes les commissions qui sont dans ces Conseils de quartier font correctement leur travail », déclare Ibrahima Seydi, coordonnateur du Centre régional de gouvernance participative et secrétaire du bureau local du Forum civil à Kolda. Il félicite la commission de la santé et celle ayant en charge l’état civil.

Il se réjouit également du bon travail effectué par la commission de l’éducation qui a organisé des cours de vacances tout comme celles chargées de l’environnement et de l’assainissement qui ont mené une campagne de nettoyage dans les différents quartiers de la commune.

Les groupements d’intérêt économique des jeunes femmes ont également bénéficié de ce programme qui leur a permis de s’initier à l’élaboration des projets de développement.

A ce jour, 19 projets ont été élaborés par des stagiaires et la restitution déjà faite. Pour ce qui concerne les indicateurs sur les activités de la mairie, la notification faite à la suite de l’audit blanc effectué par le comité local de certification citoyenne indique que des efforts ont déjà été consentis par la commune de Médina Yoro Foulah, mais qu’il reste encore beaucoup à faire.

Le Programme de promotion de la bonne gouvernance locale et de la citoyenneté intervient dans cinq communes partenaires dont Kolda, Vélingara, Médina Yoro Foulah, Salikégné et Diaobé-Kabendou.

Mamadou Aliou DIALLO

Les populations de la commune de Mbellacadiao poussent aujourd’hui un ouf de soulagement. Distante de 9 km de Fatick, cette localité est aujourd’hui complètement désenclavée avec la réalisation en cours d’une nouvelle piste de production de 18,5 km allant de Fatick jusqu’à Diaolé en passant par Mbellacadiao, dans le cadre du Plan d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Les populations de Mbellacadiao ont longtemps souffert de l’enclavement de leur localité à cause d’un manque de pistes de production.

Le déplacement a toujours constitué un calvaire pour ces populations qui, aujourd’hui, sont soulagées. Leurs souffrances sont devenues un mauvais souvenir.

La nouvelle piste de 18,5 km allant de Fatick jusqu’à Diaolé en passant par Mbellacadiao réalisée dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et la piste de plus de 18 km partant de Diakhao jusqu’à Ngouloul ont complètement désenclavé cette localité. Pour le maire Guéthie Diouf, ces pistes concourent à aider les populations à se déplacer très facilement dans les quatre coins de la commune.

Aussi a-t-il rappelé que pour atteindre Fatick distante seulement de 9 km, c’était un véritable calvaire à cause des tannes pendant l’hivernage. De plus, il a soutenu que l’évacuation était très difficile. Après avoir remercié le président de la République et son gouvernement, Guéthie Diouf a souhaité que d’autres pistes comme Mbellacadiao-Gandiaye et Mbellacadiao-Maroute soient réalisées pour le bonheur des populations. Dans le cadre du Pudc, cette commune a déjà bénéficié de 18 machines d’allègement des travaux dont des moulins, des décortiqueuses et une batteuse à mil pour 9 villages.

La salinisation de l’eau de forage constitue une préoccupation pour ces populations. Ce qui a amené le maire à solliciter un nouveau forage. Au cours de cet entretien, Guéthie Diouf a évoqué la question relative à l’électrification rurale.

Dans ce cadre, a-t-il dit, le village de Poukham Toque attend d’être connecté depuis 6 à 7 mois au réseau électrique car les poteaux sont déjà installés. Parmi ces projets, le maire ambitionne de construire un marché moderne de plus de 100 souks, un foyer de la femme, un foyer des jeunes, des terrains de football pour les Asc.

De plus, il compte se battre pour améliorer les conditions de travail des exploitants de sel en les dotant de matériel. Aujourd’hui, a-t-il rappelé, le travail se fait de façon artisanale. Guéthie Diouf veut disposer de tracteurs pour doper l’agriculture. Dans le secteur de la santé, il a souhaité avoir une sage-femme pour le poste de santé de Mbouma.

Sur le plan de l’éducation, le maire de la commune de Mbellacadiao a une préoccupation qui lui tient à cœur. Selon lui, c’est la doléance relative à l’implantation d’un Cem à Diaglé. Il affirme que les enfants de Diaglé qui réussissent à l’entrée en sixième font 8 km à l’aller et le même trajet au retour pour se rendre à Mbellacadiao.

La conséquence de cette situation, a-t-il affirmé, c’est un taux de déperdition scolaire élevé avant d’arriver en classe de troisième. « Nous devons implanter un Cem à Diaglé et un autre à Ndayeri pour aider les enfants à être à côté de leurs parents », a-t-il plaidé.

Oumar Ngatty BA

Le quartier 11 novembre, le seul qui porte cette appellation, tire son nom de l’armistice de la Première guerre mondiale signé à Rethondes en France en 1918. C’est un quartier situé au cœur de la ville de Mbour. Longtemps considéré comme un quartier pilote, 11 Novembre se meurt aujourd’hui à petit feu. Et pour le revigorer ou le ressusciter, le conseil de quartier dirigé par Abdoulaye Guèye va célébrer, ce 11 Novembre, ce quartier qui porte le même nom.

 « Cette célébration est un alibi pour honorer tous les grands dignitaires politiques, religieux et coutumiers qui ont fait l’histoire de la ville et qui habitaient le quartier », a indiqué Abdoulaye Guèye. Aussi a-t-il soutenu que cette célébration servira à raffermir les liens entre les populations, mais aussi et surtout elle sera un grand moment de recherche de solutions aux nombreux problèmes qui affectent le quartier. Le quartier 11 Novembre dont le nom renvoie à l’armistice de la Première guerre mondiale, a rappelé M. Guèye, est mitoyen au centre-ville et fait partie des quartiers traditionnels qui ont fait la notoriété de Mbour, renseigne le président du conseil de quartier. Selon lui, 11 Novembre a toujours été une locomotive pour le développement de la capitale de la Petite-Côte, mais est aujourd’hui, avec ses 8000 âmes, en perte de vitesse. « Aucune édifice n’y a été réalisé par la mairie », signale-t-il.

Pourtant, la seule évocation de noms comme El Hadji Amadou Wade, El Hadji Gorgui Wade, Thierno Mansour Barro, El Hadji Youssoupha Fall et El Hadji Doudou Guèye, entre autres, mérite qu’une attention particulière soit apportée à 11 Novembre qui abrite la Zawia Seydi Hadji Malick Sy. En plus de ces guides religieux, Abdoulaye Guèye Médoune Diop, un des premiers conseillers municipaux noirs, a choisi son neveu El Hadji Abdoulaye Samba comme chef de quartier. Il y a aussi Demba Diop, René Louis Legrand, El Hadji Youssou Diop, El Hadji Mor Sylla et Doudou Samba Sow.Les festivités commémorant la reconnaissance de ces illustres fils du quartier ont démarré le week-end dernier par un coup balai et se poursuivront ce vendredi 11 Novembre par un récital du Coran, un forum dans l’après-midi qui va permettre de poser les problèmes du quartier. La cérémonie officielle est prévue le samedi et sera l’occasion de faire des témoignages, de remettre des diplômes de reconnaissance, avant la finale d’un tournoi qui a regroupé les équipes du quartier : Dekheulé, Kayafi, ODB et Walidaan.

Amath Sigui NDIAYE

Le chef du service économique de l’ambassade de France à Dakar, Christian Delherm, a appelé à Diembéring (Oussouye), les opérateurs économiques de la Casamance à s’organiser pour pouvoir conclure avec son ambassade des contrats de destination pouvant permettre à leur région de redorer son blason, après la décision du Quai d’Orsay de la sortir de la liste rouge des zones à risque.

Le chef du service économique de l’ambassade de France à Dakar a expliqué que cette décision de son  pays est un frein qui a été levé aux investissements et au développement économique de la Casamance. Il a soutenu que la levée de la restriction de circulation pour les  touristes français qui existait sur le site du ministère des Affaires étrangères de son  pays ouvre des perspectives heureuses pour l’économie de la Casamance. Christian Delherm a donc tenu à exhorter les opérateurs économiques (tous secteurs d’activités confondus) de la région méridionale du Sénégal à se mobiliser pour trouver ce qui peut le mieux redonner à la Casamance son  image positive originale. Il les a assuré l’appui des autorités sénégalaises et l’accompagnement de l’ambassade de France pour relancer le tourisme en Casamance et même faire beaucoup mieux qu’auparavant. M. Delherm était dans une délégation d’une vingtaine de chefs d’entreprises français qui a visité la région de Ziguinchor le week-end dernier. Le chef du service économique de l’ambassade de France n’a pas occulté les possibilités d’accroissement des investissements français en Casamance. A cet effet, il a réaffirmé le plaisir de son ambassade et des chefs d’entreprises français de contribuer au développement de la Casamance naturelle (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), qui était en proie à un conflit armé trentenaire. Par ailleurs, les chefs d’entreprises français, qui étaient venus visiter cette partie Sud du Sénégal en famille, ont retenu que cette région est accueillante et paisible. Bruno Paret, président du comité sénégalais des conseils du commerce extérieur de la France, a fait savoir que leur visite en Casamance est un signe symbolique « qui va entraîner pas mal de velléités dans la région ». Cette visite de chefs d’entreprises français a coïncidé avec l’accueil, à l’aéroport du Cap-Skirring, du premier vol de 169 touristes européens (Français, Belges, Italiens, Allemands, Portugais) dont 125 pour le club Med et le reste destinés aux autres hôtels de la zone.

El hadji Moussa SADIO

Un atelier international de partage des connaissances et de renforcement des capacités sur les aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (Apac) a été ouvert dans la capitale du Nord par le secrétaire général du Conseil départemental de Saint-Louis, Amath Dia, au nom du gouverneur Alioune Aïdara Niang et en présence du secrétaire général de l’Union des associations des élus locaux (Uael), Abdoul Khadre Ndiaye, maire de la commune de Gay.

En présence de Mme Grazia Borrinui-Feyerabenus, coordonnatrice globale du Consortium Apac basé en Suisse, de 40 participants venus du Bénin, de la Guinée Conakry, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, du Maroc et du Burkina-Faso, le coordonnateur national du programme de microfinancement du Fem, Khatary Mbaye, a rappelé que l’Afrique est le berceau de l’humanité.

 Elle abrite des millions de personnes, des cultures anciennes et une biodiversité unique. L’Afrique de l’Ouest, en particulier, comprend une myriade de territoires habituellement gouvernés, gérés et conservés par ses peuples et communautés autochtones. Ces territoires couvrent forêts et montagnes, zones marines et côtières, lacs et rivières, plaines inondables, pâturages et zones agricoles. La terminologie Apac (Icca en anglais) a été utilisée seulement dans les dernières décennies pour décrire les aires et les terroirs qui sont patrimoine des peuples autochtones et des communautés locales et qui existent depuis des centaines d’années et ils possèdent une multitude de noms locaux.

Khatary Mbaye s’est réjoui du fort écho de cette vision aux résultats du Congrès mondial des parcs de Sydney en 2014 et à la Promesse de Sydney en particulier, qui utilisent « Diversité, qualité et vitalité de la gouvernance » en tant que mots clés pour une nouvelle et prometteuse vision de la conservation de la nature où les Pac seront pleinement reconnues et soutenues en Afrique de l’Ouest comme partout dans le monde. En accord avec cette vision, a-t-il précisé, le ministère allemand de l’environnement, le Pnud/Fem/Ppd, le Consortium Apac, l’Uicn et le Pnue/Wcmc collaborent activement à mettre en œuvre l’Initiative d’appui mondial aux Apac.

Mme Grazia Borrinui et Assane Goudiaby du Programme de microfinancement du Fem ont laissé entendre que l’objectif principal de cette Initiative est de favoriser la reconnaissance appropriée et le soutien aux Apac et la promotion de leur efficacité par l’intermédiaire du renforcement des capacités dans au moins 26 pays pilotes. En Afrique, les pays pilotes sont le Sénégal, le Bénin et le Maroc. Le représentant du gouverneur, Amath Dia, s’est réjoui du choix de Saint-Louis pour abriter cette rencontre, précisant que la région nord est fragile sur le plan des écosystèmes. « C’est une région d’eau, à vocation agricole, pastorale, cynégétique, où de nombreuses activités se télescopent et ne font pas bon ménage », affirme-t-il.

Les collectivités locales de la région nord, a-t-il souligné, sont très conscientes des défis environnementaux, mais elles sont confrontées à d’énormes difficultés (défaut de moyens matériels et financiers) pour mieux gérer, sauvegarder et préserver ces aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire. Le problème majeur est le défi du soutien politique. 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le cadre du Programme de modernisation des villes (Promovil) a évalué plus de 75 milliards de FCfa pour Tambacounda. Il est prévu la réalisation de 6 kilomètres de voirie dans une première phase qui va démarrer en janvier et février et 10 autres dans la seconde phase. Les axes proposés ont été visités et validés par les délégués de la Banque africaine de développement. Il faut noter l’aménagement d’espaces dont un garage gros porteurs de près de 250 millions de FCfa, un jardin public entre la gouvernance et la mairie et l’esplanade de la mairie. 500 jeunes seront formés à l’entretien des routes, des lampadaires publics et à la pose de pavages.

La visite des sites retenus dans le cadre du Promovil à Tambacounda a été menée à pas de charge avec les délégués de la Banque africaine de développement, le conseiller spécial du chef de l’Etat, Seydou Diouf, la coordinatrice de Promovil, le préfet de Tambacounda, Mor tine. Pour Aïssatou Diokhané Sow, coordinatrice du Programme de modernisation des villes (Promovil) qui est sollicité par le gouvernement du Sénégal et mis en œuvre par le chef de l’Etat, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des populations.


Il est prévu dans ce programme la réalisation de voiries, l’aménagement d’espaces publics, l’éclairage public et autre assainissement. Pour Mme Sow, une partie du programme est soumise à la Banque africaine de développement qui est passée pour une mission de préparation.

Au mois de juillet dernier, c’était Thiès, Louga et Saint-Louis qui ont reçu la visite de la mission de la Bad. Cette mission d’évaluation est depuis le mois d’octobre allée à Kaolack, Kolda, Ziguinchor et Tambacounda.

Pour Tambacounda, il est prévu la réalisation de 6 km de voiries. Les axes proposés, affirme Aïssatou Diokhané Sow, ont été visités et validés par la banque. Il faut noter l’aménagement d’espaces comme un garage gros porteurs à Tambacounda, le jardin public de la mairie et l’esplanade de la mairie.

L’accent sera mis sur l’emploi des jeunes dans le cadre de ce programme. Tous les axes qui seront réalisés comporteront leurs éclairages publics, souligne M. Sow. Les travaux vont commencer après les appels d’offres au mois de novembre pour avoir un accord de prêt de la banque en janvier. La Bad va participer à hauteur de 75 milliards de FCfa pour les 13 villes ciblées par le programme. C’est sur cette base que ce qui sera alloué à Tambacounda sera défini, souligne Aïssatou Diokhané Sow, la coordinatrice de Promovil. Le programme vise à améliorer le cadre de vie pour l’ensemble des centres urbains du pays. Pour le moment, explique-t-elle, quelques villes sont visées, car il y a beaucoup de choses à faire dans les centres urbains.

Hormis les 13 localités dans lesquelles il y aura une intervention de la Bad, il y aura une deuxième phase et Tambacounda sera aussi concernée. Dans la deuxième phase, il et prévu 10 km de voiries de plus pour la ville de Tambacounda. Pour l’emploi des jeunes, ce sont près de 500 jeunes qui seront formés pour la pose de pavées, la mise en place de lampadaires, l’entretien de ces infrastructures et l’aménagement urbain. Pour le député maire de Tambacounda, Mame Balla Lô, c’est un sentiment de gratitude et de fierté qui anime son conseil municipal et l’ensemble des populations de Tambacounda. Pour le député maire, depuis l’avènement du président Macky Sall en 2012, il est en train de tout mettre en œuvre pour l’amélioration des conditions de vie des populations longtemps laissées pour compte.

C’est bien heureux que Tambacounda obtienne des routes bitumées et des espaces à aménager dans ce programme Promovil. Il est choisi six axes pour lesquels personne n’aurait pensé voir une route bitumée. Il s’agit des tronçons l’hôtel Asta Kebe jusqu’au collège de formation professionnelle Don Bosco, la route nationale de la Banque of Africa jusqu’au « faro » le Mamacounda, ensuite de l’école élémentaire du plateau jusqu’au marché Marinière. L’axe allant de la route nationale en passant par la gare routière jusqu’au quartier de Saré Guilé. Il y a enfin la route qui part du lycée en passant par la maison d’arrêt. En plus, soutient le maire, les 10 autres kilomètres de la deuxième phase vont changer le visage et la physionomie de la ville. Il y a plus de 250 millions de FCfa pour le garage gros porteurs à l’entrée de la ville afin de décongestionner le centre-ville dont les grands axes sont obstrués par ces mastodontes.

Le jardin public, les allées entre la gouvernance et la mairie seront aménagés.

Pape Demba SIDIBE

Seydou Diouf, conseiller spécial du président de la République : « 40 milliards de FCfa pour les marchés mobilisés par l’Etat dans le Bci »
Promovil est une philosophie et une vision du président de la République dont le soubassement reste son passage et son expérience de maire, mais surtout sa ferme volonté de voir un développement équilibré. Selon le président Macky Sall, tous les Sénégalais, partout où ils se trouvent, doivent avoir la même qualité de vie avec des infrastructures dignes de ce nom. C’est une philosophie que soutiennent Promovil et le Pudc, c'est-à-dire rétablir les équilibres dans l’intervention de l’Etat.

Le président Macky Sall a mobilisé les moyens de l’Etat sur le budget national et en s’ouvrant aux partenaires techniques. La Banque africaine de développement, partenaire privilégié, a été le premier à réagir. Pour une seconde phase, deux partenaires se sont signalés, affirme M. Diouf. Il y a que l’Ageroute qui, dans sa démarche sur chaque réalisation de route nationale, fait des incursions pénétrantes dans les villes pour aménager quelques kilomètres. Tambacounda, après avoir bénéficié des retombées des routes de l’Ageroute pour de plus grandes avenues, s’inscrit dans la vision du président Sall qui veut la mobilité des populations avec un intérêt particulier pour les élèves. L’identification des projets est réalisée sur la base et sous la conduite des municipalités au cours des foras.

La commune sera responsabilisée pour l’entretien de ces infrastructures, un élément déterminant si Tambacounda veut être éligible pour la seconde phase qui suit le programme d’urgence de deux ans. Un embryon de service technique sera mis en place avec le soutien du projet pour la pérennisation des ouvrages routières et l’électrification.

La formation des jeunes est aussi intégrée dans la démarche. Promovil est une philosophie du président Macky Sall qui fait dans les villes des réalisations concrètes pour les élus locaux qui ont en charge l’amélioration des conditions de vie des populations en vue de leur développement.

Ce sont 75 milliards de francs qui sont mobilisés par la Banque africaine de développement. Ce sont 40 milliards pour des marchés mobilisés par l’Etat dans le budget consolidé, avant que les partenaires ne réagissent.

Pape Demba SIDIBE

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