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Régions (1865)

La mairie de Ziguinchor (Sud), qui vient de se doter d’un Conseil communal des enfants, se targue d’être une commune pionnière en matière d’implication des plus jeunes dans la vie des collectivités locales.

« Nous avons décidé d’installer le Conseil communal des enfants. C’est une première dans la région et même dans le pays. Nous nous félicitons d’être les pionniers en matière d’implication des enfants dans un conseil communal », a déclaré l’édile de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé.

M. Baldé présidait, l’autre dimanche, la cérémonie officielle d’installation du Conseil communal des enfants de la commune de Ziguinchor, une instance composée de 70 garçons et filles issus de tous les quartiers de la capitale sud du Sénégal.

Plusieurs chefs de quartiers, des partenaires techniques et financiers, des responsables de structures de protection de l’enfance et plusieurs parents ont assisté à cette cérémonie organisée en partenariat avec la fédération Dymbaya Kagnaleen, une structure spécialisée dans la protection de l’enfance. « Ces 70 enfants ont été élus par les 35 quartiers de la ville à raison de deux jeunes par quartier, selon une démarche paritaire (35 garçons et 35 filles). Ils vont représenter et défendre les intérêts des enfants dans le conseil communal de Ziguinchor », a expliqué l’édile.

Abdoulaye Baldé s’est félicité de l’aboutissement d’un « processus qui a duré plusieurs mois et qui a suscité beaucoup d’énergie et de mobilisation dans les quartiers ». « Ces jeunes conseillers ne feront pas de la figuration. Ils auront bientôt un siège. Et dès la semaine prochaine, ils vont subir une formation de deux jours avant d’installer leur bureau municipal et d’élire le maire des enfants », a ajouté M. Baldé.

Il a promis d’associer les enfants à toutes les sessions municipales pour « une meilleure prise en charge des préoccupations liées à la protection de l’enfance dans les 35 quartiers de la ville de Ziguinchor ».

APS

Foundiougne : « D’ici les deux voire trois prochaines années, la presqu’île de Foundiougne va devenir une zone très importante, une véritable plaque tournante au Sénégal. Une ville promise à un bel avenir », nous a indiqué Georges Console, ex-propriétaire du bateau Bou El Mogdad, un navigateur qui a pris le pari de vivre définitivement au Sénégal depuis qu’il a foulé le sol de cette localité de la région de Fatick.

« A cette époque, il faut savoir que Foundiougne ne disposait même pas d’électricité », nous raconte M. Console que l’épouse, Mme Angélique Console, a convaincu de s’installer définitivement à Foundiougne. Et ce, après avoir « exploré ensemble le Maroc où je suis né à Casablanca et vécu pendant une trentaine d’années. On a aussi visité la Petite-Côte, surtout Somone au Sénégal. Mais, la proximité avec les eaux de l’océan que mon épouse avait du mal à supporter à cause du froid nous a obligés à venir nous installer à Foundiougne, surtout pour être proches des îles. Car, pendant les années que j’ai vécues en croisière sur le bateau Bou El Mogdad, j’ai pu me rendre compte de la gentillesse et de la chaleur accueillante des habitants de cette zone. Donc, nous avions convenu qu’on pourrait se plaire ici à Foundiougne où on a fini par nous installer », nous indique Georges Console.

Une ville qui va devenir une plaque tournante
Mais, aujourd’hui et après plusieurs années, il faut reconnaître qu’au rythme où vont les choses, la ville de Foundiougne est promise à un bel avenir. A coup sûr, elle va devenir une zone très importante du Sénégal en devenant une plaque tournante. Et cela, grâce aux efforts de tous les élus qui aiment leur terroir et aussi et surtout pour l’amour que le Président Macky Sall a pour cette ville qui l’a vue grandir ». Car, il suffit de constater, selon l’armateur et ex-propriétaire du bateau Bou El Mogdad, « l’existence de la gare maritime qui a été inaugurée il y a plus de deux ans et la construction entamée du pont qui va relier le pays à cette presqu’île, où le trafic ne manquera pas d’être très dense puisqu’il conduira en peu de temps les véhicules du Sénégal aux divers pays de la sous-région qui sont tributaires, pour s’en convaincre ».

Georges Console évoque également le dépôt d’hydrocarbures en cours de réalisation au port de Ndakhonga, que le maire de la ville Babacar Diamé a confirmé dans ses propos, qui permettra à Foundiougne de connaître un bouillonnement avec les camions citernes, surtout maliens, qui viendront se ravitailler à partir de ce dépôt d’hydrocarbures, en perspective du décongestionnement du port de Dakar.

Par ailleurs, selon toujours Georges Console, « le secteur touristique sénégalais devrait pouvoir également profiter à la ville de Foundiougne ». Car, fait-t-il noter, « aujourd’hui, le tourisme sénégalais en général commence à s’apercevoir de sa richesse et de la beauté de ses paysages. Et, que les populations savent maintenant qu’elles sont dans un beau pays que des étrangers veulent bien visiter.

Le tourisme va aussi jouer un rôle important
Par conséquent, Foundiougne ne devrait pas être en reste dans cette mouvance d’autant que le Sénégal, bien qu’il soit un pays de « téranga » (hospitalité) », les Foundiougnois sont aussi particulièrement accueillants et gentils ; et la chaleur humaine est le bien le plus précieux au monde. C’est pourquoi, mon épouse et moi nous nous sentons ici dans un environnement qui nous plait le plus au monde comme également tous ceux qui choisissent de visiter cette ville ».

Les autorités locales sont éprises de leur terroir
L’autre particularité de la ville de Foundiougne est, de l’avis de Georges Console, « cette chance d’avoir, depuis mon arrivée dans ce lieu, des autorités très compétentes, toutes éprises de Foundiougne et qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour faire émerger leur terroir. C’est à l’image d’un homme de plus de 80 ans, Seydou Sène, opérateur économique, qui a eu le premier à transformer cette ville qui n’était pas attractive en ville réelle pour avoir bâti les boutiques et les maisons sur la rue principale. Cet homme continue de mener des actions après avoir payé de ses efforts physiques et d’une partie de son argent la construction de la nouvelle mosquée et tant d’autres édifices, de même que les différents maires qui se sont succédé à la tête de la mairie ».

Georges Console n’a pas également manqué de manifester sa satisfaction sur la gestion de la municipalité dirigée par le maire actuel Babacar Diamé dont, selon lui, il compte parmi ceux qu’il apprécie et comprend qu’en tant que maire. Il ne peut pas être tout le temps assis sous un arbre à palabres et il doit souvent être absent de la ville pour aller chercher les moyens de financer la prospérité de sa ville.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Lors d’une visite dont le point d’orgue était le concert de l’artiste Elage Diouf, Mme Lise Filiatrault, ambassadeur du Canada au Sénégal, en a profité pour débattre des questions de genre à l’Ugb et aussi faire le point de l’intervention de son pays dans la région nord.

Il y a d’abord eu cette visite à l’Université Gaston Berger où la diplomate a pu, sur initiative du Groupe d'études et de recherches genre et sociétés (Gestes), échanger sur les questions liées à la femme. Mme Lise Filiatrault a expliqué la politique internationale du Canada, dans le cadre de la recherche de l’autonomisation des femmes et des filles. Elle a également salué cette volonté politique de son pays dans ce domaine qui a conduit à des avancées significatives. Au-delà, Mme Filiatrault a rappelé les différents partenariats qui existent avec l’Ugb, parmi lesquels des collaborations avec des universités canadiennes et aussi avec le Centre de recherche en développement international (Crdi).

Aussi, dans le cadre de l’accompagnement pour l’employabilité des jeunes de Saint-Louis, Mme Filiatrault a salué le travail des volontaires canadiens dans un incubateur à Ugb. Mais le plus important, renseigne-t-elle, « nous avons pris connaissance du plan stratégique de l’Ugb et allons voir comment approfondir et développer davantage notre partenariat à l’image de celui existant avec lycée André Peytavin, avec le Bts en machinisme agricole ».

Toujours, dans le domaine de l’éducation, elle a évoqué la tenue prochaine à Dakar du Forum Edu-Canada, une activité annuelle qui regroupe 17 universités, collèges techniques et institutions canadiennes. Et ce sera l’occasion, rappelle l’ambassadeur, « de nouer des partenariats entre ces structures, des écoles, universités et instituts sénégalais ».

Dans le domaine de l’économie, Mme Filiatrault a eu des rencontres avec des opérateurs de la Chambre de commerce de Saint-Louis et a échangé avec eux sur le potentiel agricole de la vallée du fleuve Sénégal. C’est ainsi que des discussions se sont tenues avec la fédération des périmètres agricoles, « car nous travaillons à contribuer à la sécurité alimentaire, avec l’augmentation de la production rizicole », précise-t-elle.

Dans le cadre de l’accès des femmes aux financements, de même que la mise en place d’entrepôts, le Canada a également soutenu les acteurs dans la vallée. L’ambassadeur s’est également rendu à Podor, à la laiterie La Bergère de Baghoré Bathily, un membre du réseau d’entrepreneurs de développement économique (Enablis), structure appuyée par le Canada. Pour Mme Lise Filiatrault, « ce sera une visite de contacts pour voir les opportunités et le potentiel touristique de Podor durant cette virée exploratoire ».

Amadou Maguette NDAW

Georges Console a découvert le Sénégal grâce à feu Bara Diouf, ancien directeur général du quotidien national le Soleil. Ce dernier, selon lui, l’avait connu par l’intermédiaire d’un certain Fernand Diédhiou et l’a convaincu, par la suite, de venir au Sénégal y mener ses activités de pêche à l’espadon.

« A l’époque, j’avais une vedette de 15 m que j’utilisais pour la pêche et c’est en 1975 que je rachète le bateau Bou El Mogdad auprès d’une société des messageries du Sénégal. Le bateau était amarré et abandonné pendant plus d’une dizaine d’années à Saint-Louis. Je l’ai fait réparer mais, par la suite, je suis resté coincé sur le fleuve Sénégal par le pont Faidherbe qui était bloqué et ne s’ouvrait pas ».

Quelques temps après, la chance lui sourit parce que, selon Georges Console, « certains bateaux ne pouvaient pas naviguer sur le fleuve Sénégal contrairement au Bou El Mogdad qui fut le seul bateau du côté de Saint-Louis à pouvoir aller jusqu’à Podor, Matam, Bakel et Kaedi (Mauritanie). D’ailleurs, les Mauritaniens vont me proposer une location pour la distribution de vivres de sécheresse au Sahel que j’ai acceptée. Et, plus tard, le pont a été rouvert et je suis allé à Dakar, à l’arsenal, pour les réparations du bateau Bou El Mogdad avec lequel j’ai commencé le tourisme de croisière en 1973 sur le fleuve Sénégal pendant une dizaine d’années ».

Bou El MogdadCette activité sera suspendue, fait-il noter, « à cause de la construction du barrage de Maka Diama ; ce qui m’obligea à changer d’itinéraire pour atterrir sur le fleuve Saloum. Mais, entre temps, j’ai été avec le Bou El Mogdad en Sierra Leone trois ans avant la révolution et je suis revenu au Sénégal après sur le fleuve Saloum ». Depuis lors, Georges Console est resté dans la presqu’ile de Foundiougne où il menait tranquillement avec son bateau des activités de croisière entre Kaolack et Djiffer avec une partie sur le Saloum et une autre à travers les îles des mangroves.

Mais, avec l’âge, il finit, selon lui, par arrêter les croisières à cause surtout de la fatigue qui le gagnait. « Je décide donc de chercher un acheteur sénégalais pour que le Bou El Mogdad ne quitte pas le Sénégal. Ce que j’ai réussi puisque maintenant, le bateau est exploité pour des croisières sur le fleuve Sénégal par une société sénégalaise dont le gérant est le Sénégalais Jean Jacques Bancal », a-t-il affirmé.

C’est un charme d’embarquer sur le bateau Bou El Mogdad le temps d’une croisière pour remonter le temps. Surtout à travers les bolongs des îles du Saloum où le touriste découvre le vrai visage touristique de la destination Sénégal. Le bateau construit dans un chantier naval hollandais en 1954 et pour le compte de la société les « Messageries du Sénégal » avait pour vocation première la desserte des villes et des ports fluviaux de l'intérieur du Sénégal et de la Mauritanie : Rosso, Dagana, Richard-Toll, Podor, Matam, Kaedi et jusqu'à Kayes au Mali, soit près de 1.000 km à l'intérieur des terres.

A l’époque, les routes étaient quasi-inexistantes, le rail également et le seul accès aux villes de l'intérieur était la voie fluviale. Le Bou El Mogdad avait donc pour vocation de transporter non seulement le courrier, les vivres, l’eau, les matières premières, les fruits et légumes et le bétail, mais aussi les populations riveraines à travers tous les comptoirs coloniaux qui jalonnaient le fleuve. Avec son rachat en 1975 par Georges Console, le bateau changea d’itinéraire pour se diriger vers le fleuve Saloum après quelques croisières sur le fleuve Sénégal en 1980. Des aventures, il y en a eu également en 1984 vers la Casamance et ensuite en Sierra Léone, sur le Fleuve Kono en 1992, avant de revenir dans le Delta du Sine Saloum en 1998 entre Djiffer et Kaolack via Foundiougne, nous raconte cet ancien parachutiste. Et, c’est en 2003 que le Sénégalais Jean-Jacques Bancal réalise ce rêve de racheter le bateau et lui assurer l’avenir que son ancien propriétaire Georges Console voulait gagner comme pari. Celui de faire en sorte que le bateau Bou El Mogdad reste et demeure à Saint-Louis, sa maison natale. Ce fut fait en 2005. Et Georges, nostalgique, édifie sa résidence actuelle au large de Foundiougne sous la forme du bateau Bou El Mogdad.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Tivaouane : Plus d’une vingtaine de femmes transformatrices plaident la cause du consommer local au cours d’un atelier de renforcement de formation de trois jours sur la promotion de la consommation des produits locaux dans le département de Tivaouane. Un plan d’actions a été élaboré dans ce sens et un comité de suivi mis en place.

Cette session de formation organisée en droite ligne de la démarche participative pour une bonne valorisation des expériences des membres du collège des femmes dans le cadre de la stratégie paysanne de plaidoyer pour la promotion de la consommation des produits locaux devrait permettre aux femmes du département de Tivaouane de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des exploitations familiales. Ce qui sera possible, souligne Mme Maguette Diop de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (Fnab), à travers l’amélioration des performances techniques et commerciales des systèmes alimentaires locaux.

Aussi, ajoute cette dernière, « les femmes devraient être en mesure au terme de la formation d’avoir les outils nécessaires à une bonne promotion de la consommation des produits locaux en vue de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ainsi que le pouvoir économique des femmes. « Elles devraient également être outillées pour être capables de concevoir et de conduire des actions d’animation portant sur la promotion de la consommation locale de nos produits, de pouvoir expliquer en illustrant le sens et les enjeux des notions de base liées à la promotion de la consommation des produits », a-t-elle argumenté. En fait, les femmes de Tivaouane sont conscientes de cette nécessité de promouvoir le consommer local compte tenu du potentiel maraîcher énorme exploité dans la zone des Niayes et dont une bonne partie est située dans leur département.  Selon Mme Ndeye Fatou Ndao du Gie « Takou Liguey de Mboro », « il y va même de l’intérêt de nos populations de consommer les produits locaux pour améliorer leur santé nutritionnelle car ceux-ci renferment des éléments nutritionnels et même des éléments à valeurs pharmaceutiques comme l’oiselle (Bissap), le pain de singe (Bouye), le gingembre, le corossol et des produits halieutiques qui renferment du sel, entre autres ».

Les femmes de Tivaouane exhortent les productrices à mieux produire tout en insistant sur la bonne qualité des produits de consommation. Par ailleurs, elles ont insisté sur la nécessité pour l’Etat d’accompagner cette dynamique en rendant accessible le matériel de production et de transformation à subventionner, mais aussi la facilitation de la commercialisation des produits à travers le gel des importations, surtout pour l’oignon, la pomme de terre, entre autres produits de consommation. Pour la dame Magatte Ndiaye, il convient également de faciliter aux femmes l’acquisition d’une autorisation FRA pour qu’elles soient en mesure d’investir le marché intérieur comme extérieur. L’occasion de la rencontre a également été saisie pour élaborer un plan d’actions et mettre en place un comité de suivi des actions à entreprendre dans le futur.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le directeur général de l’Agence de développement local (Adl), Malal Camara, a remis 35 titres de propriétés de parcelles de 300 m2  à Sindia à des agents avant-hier. Il a rappelé sa mission qui consiste à doper l’économie locale en soutenant les porteurs de projets.

Malal Camara a révélé que depuis quelques années, ses services travaillent pour la maîtrise de l’information territoriale. « Nous avons une plateforme assez importante et quelques détails techniques sont en train d’être finalisés. Nous voulons doper l’économie locale en accompagnant les porteurs de projets », a déclaré M. Camara, indiquant qu’à Fatick, près de 450 projets ont été retenus. Ces projets vont créer environ 1000 emplois directs.

Le directeur général de l’Agence de développement local (Adl) qui remettait 35 titres de propriétés de parcelles de 300 m2 à des agents avant-hier, a soutenu que ces derniers ont consenti un apport de 1 million de Francs Cfa étalé en fonction de la solvabilité du travailleur.

« Sur le plan social, on est en train d’accompagner nos agents afin qu’ils puissent avoir un toit », a-t-il dit. En marge de la cérémonie, le Dg de l’Adl a indiqué qu’un rapport extrêmement important de suivi des transferts financiers de l’Etat aux collectivités locales dont 125 municipalités est en phase d’être réalisé. « Il est déjà bouclé et sera transmis au  ministre de la Gouvernance territoriale et qui, certainement, le transmettra aux autorités supérieures », a affirmé le Dg de l’Adl.

« On est actuellement dans notre processus de réactualisation de notre plan stratégique 2018-2022 qui devra être finalisé. Il va nous permettre de nous déployer dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation », a souligné le Dg de l’Adl, qui ajoute qu’avec le financement de la phase 2, cette réforme va s’améliorer. Il a, aussi, soutenu que l’Adl rencontre beaucoup de difficultés, mais s’appuie sur des partenaires et son capital humain.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Un violent incendie a ravagé un entrepôt de motos « Jakarta » à Kaolack samedi dernier, faisant des dégâts évalués à une dizaine de millions de FCfa. Le feu dont l’origine demeure inconnue s’est déclaré vers les coups de 19 heures dans un commerce de « Jakartas » situé en face de la permanence régionale de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) au centre-ville de Kaolack. Alertés, les éléments de  la 31ème compagnie de la Brigade des sapeurs-pompiers mettront 3 heures pour circonscrire le feu. A l’instar du commandant Guèye, ils ont déploré le déficit de bouches d’incendie dans la commune empêchant une intervention rapide des soldats du feu. Le propriétaire, M. Koné, déplore la perte de plus de 40 motos et des pièces détachées, et évalue le sinistre à une dizaine de millions de FCfa. La police a ouvert une enquête.

Elimane FALL

Des murs, portes, toitures, fenêtres défoncées, le tout  calciné dans un incendie criminel l’autre vendredi, qui a eu lieu la nuit au siège du Centre de guidance infantile et familial sis au quartier Grand Thiès. Ce centre accueille des enfants victimes d’agressions sexuelles ou de maltraitances dont la plupart y sont référés par la police, la gendarmerie ou le corps médical.

Devant le spectacle désolant trouvé sur place, le directeur du Cegid, Serigne Mor Mbaye, psychologue clinicien, a indiqué que le feu a été mis au siège après que les malfaiteurs ont volé les ordinateurs et une moto dont la valeur est  estimée  à au moins  à 1,5 million de FCfa. « Nos archives ont été totalement brûlées », a-t-il noté.

Face à cet acte crapuleux, Serigne Mor Mbaye soutient que  le travail qu’accomplissent les éléments du Cegid est un sacerdoce, c’est pourquoi personne ni aucun acte ne peut les pousser à céder au découragement. « Mais, nous sommes tristes parce qu’étant obligés de suspendre les activités au Cegid de Thiès en attendant de pouvoir disposer d’un cadre apte pour la poursuite de nos activités », a-t-il déploré.

C’est pourquoi, il dit lancer un appel aux autorités en charge de la sécurité pour que les auteurs de cet acte criminel puissent être recherchés, pris et traduits devant les juridictions compétentes. Outre cette préoccupation majeure, le directeur du Cegid invite les autorités locales et administratives de la ville de Thiès à les aider à avoir un lieu adéquat pour pouvoir reprendre, dans les plus brefs délais, les offres de services dont les enfants victimes d’abus sexuels ou de maltraitance et leurs familles attendent du projet. « Le préjudice subi est estimé à 4 millions de FCfa », a-t-il confié.

Ayant ouvert ses portes depuis six ans au cours desquels 400 enfants victimes d’abus sexuels ou de maltraitance ont pu être accompagnés dans leur prise en charge psycho-sociale, médicale et judiciaire, le directeur du Cegid regrette que ce travail humanitaire puisse connaître une pause. « Ce projet est présent à  Dakar, Touba Mbacké, Kédougou et Thiès », a-t-il précisé.

Mbaye BA

 

La contribution des 17 entreprises minières et 7 entreprises pétrolières retenues dans le périmètre de Kédougou s’élève à 118,1 milliards de FCfa pour l’année 2015 et 116,8 milliards de FCfa pour l’année 2016, avec comme plus grand contributeur le secteur minier (107,4 milliards de FCfa), soit 92% des recettes extractives. C’est ce qui est ressorti de l’adresse du ministre Mankeur Ndiaye, président du comité national Itie, présentant les rapports 2015-2017.

Les membres du secrétariat technique tout comme les représentants de « Publiez Ce Que Vous Payez » ont fait face à l’ensemble des couches de la population de la région de Kédougou, des membres du commandement territorial, des chefs de services techniques, des responsables de projets et programmes, pour présenter les grandes articulations des rapports Itie 2015 et 2016.

La problématique de la répartition effective des fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales, parmi tant d’autres éléments, a été au cœur des discussions.

A l’issue de la rencontre, le gouverneur de la région de Kédougou a donné des assurances quant à la redynamisation du cadre régional de concertation sur le secteur minier à Kédougou. Ce cadre, note-t-il, permettra de résorber le déficit de communication qui alimente les incompréhensions entre l’Etat, les communautés affectées et les compagnies minières présentes dans la zone.

Le président du comité national Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), le ministre Mankeur Ndiaye, de rappeler que l’Itie « est un outil de référence crédible pour informer les communautés locales sur la gestion des revenus issus du secteur extractif et sur les dépenses sociales ». Il est revenu sur ce qu’il a appelé « les aspects cruciaux des rapports Itie publiés en 2017 » pour laisser entendre que « la contribution des 17 entreprises minières et 7 entreprises pétrolières retenues dans le périmètre s’élève à 118,1 milliards de FCfa pour l’année 2015 et 116,8 milliards de FCfa pour l’année 2016 » avec comme plus grand contributeur le secteur minier et ses 107,4 milliards de FCfa, soient 92% des recettes extractives. Pour Mankeur Ndiaye, « ces revenus sont destinés à prendre en charge les politiques publiques destinées à favoriser la croissance économique et le développement durable ». Il expliquera que la dynamique tendant à opérer la seconde dissémination des rapports Itie à Kédougou se justifie par le fait que cette dernière est la collectivité territoriale aurifère par excellence du Sénégal et, à ses yeux, « l’or est devenu une ressource importante d’exportation du pays car les exportations en d’or industriel ont connu une augmentation exponentielle de 2009 à 2016, passant de 85,4 milliards à 193,3 milliards de FCfa ». M. Ndiaye de souligner que « les contributions des entreprises minières dans la région de Kédougou sont de 13 milliards en 2014, de 18,4 milliards en 2015 et de 32,4 milliards en 2016, soit une hausse de 43% entre 2015 et 2016 », compte non tenu des dépenses sociales comme la patente de Sabodala Gold Operations de 709 millions de FCfa versée en 2016 à la commune de Sabodala.

Pape Demba SIDIBE

KÉDOUGOU, UNE RÉGION MINIÈRE PAR EXCELLENCE
Mines Kedougou OkEn plus de l’or, la région de Kédougou recèle d’importantes réserves d’un fer de qualité dont la mise en valeur est plombée par la non-réalisation d’infrastructures de désenclavement comme « le transport ferroviaire et l’évacuation portuaire » qui représentent 80 % des investissements. « Des indices et gisements d’uranium, du granite de Saraya, d’importants gisements de marbres et autres roches ornementales, mais aussi des indices de minerais industriels tels que le phosphate et le kaolin, sont en bonne place dans la panoplie de ressources minières de la région de Kédougou.

Le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie a passé en revue quelques données inhérentes à la région de Kédougou. Alioune Badara Paye, secrétaire permanent adjoint du comité national de l’Itie, a précisé «qu’un protocole d’accord de deux ans a été signé le 25 mai 2016 entre l’Etat du Sénégal et le groupement sud-africain « Transnet-Ntonga-Bakghat-la Renaissance » et, à l’issue de deux années, le groupement doit réaliser une étude complète de faisabilité bancable du projet intégré et s’engager à le financer et le réaliser en accord avec l’Etat du Sénégal.

M. Paye ajoute que « des indices et gisements d’uranium localisés dans et autour du granite syntectonique de Saraya et dans les formations de couverture du Précambrien supérieur (série de Ségou MadinaKouta) ont été mis en évidence durant les travaux de la Cea (Commissariat Energie Atomique), puis Cogema (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) dans la période 1975-1984 et la récente campagne d’Uramine en 2009 ». A cet important potentiel, il faudra ajouter « d’importants gisements de marbre et autres roches ornementales mais aussi des indices de minerais industriels tels que le phosphate et le kaolin. Les marbres sont localisés principalement à l’Ouest de Kédougou dans trois secteurs: Ndébou, Bandafassi et Ibel. Des ressources en marbre, moins bien connues, sont également localisées dans les secteurs de Sanigourou, de Yéro Nguédo et de Thiokoye situés au Sud de l’axe Ndébou-Ibel ». Selon toujours le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie, une seconde mine d’or est en construction à Mako, et c’est le fait de Petowal Mining Company dont le début de production est attendu courant 2018 avec des réserves prouvées probables d’un million d’onces, soit environ 31 tonnes d’or avec une durée pour la mine estimée à 8 ans.

2,2 millions d’onces, soit environ 68 tonnes d’or de réserves prouvées, se trouveraient dans le projet de Massawa de la compagnie Randgold Resources avec des ressources mesurées incluant Sofia qui fera monter les chiffres à plus de 5 millions d’onces, environs 156 tonnes d’or compte non tenu des autres projets miniers en cours dans la région.

Alioune Badara Paye de signifier que « les Rapports Itie relèvent une hausse de 43 % des contributions des entreprises présentes dans la région de Kédougou entre 2015 et 2016. En effet, les industries extractives de la région ont effectué des paiements cumulés de 32,4 milliards en 2016 contre 18,4 milliards en 2015. Alors qu’en 2014, les entreprises de la région n’avaient versé que 13 milliards au Trésor public. Cette hausse est due notamment à la fin de la période d’exonération de Sabodala Gold Operations combinée à l’augmentation des contributions des entreprises Agem Iamgold, Mako Exploration et Sabodala Mining Company ».

P. D. SIDIBE

PÉRÉQUATION ET APPUI AUX COLLECTIVITÉS LOCALES
Pour la quasi-totalité des maires et autres représentants des différentes collectivités locales de la région, tout comme pour les acteurs de la société civile, il est bon d’ériger la transparence et la redevabilité en sacerdoce, mais il serait encore mieux de répartir effectivement entre les collectivités locales les 20 % des recettes générées par le secteur géo-extractif.

Sur cette lancinante problématique, le ministre Mankeur Ndiaye soulignera que « pour mettre en œuvre cette recommandation qui constitue une source de financement pour les collectivités territoriales, un comité interministériel a été mis en place pour travailler sur les arrêtés portant répartition de la dotation du fonds de péréquation et d’appui aux collectivités territoriales tiré des ressources annuelles provenant des opérations minières de 2010 à 2015 ». En plus, le président du comité national Itie indiquera que « le nouveau code minier prévoit en son article 115 un fonds d’appui au développement local alimenté à hauteur 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxe annuelle des entreprises en exploitation et sur la base des engagements financiers négociés pour les entreprises en phase de recherche et de développement. M. Ndiaye d’affirmer que « la mise en place effective du fonds d’appui et l’opérationnalisation de la péréquation vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers des activités génératrices de revenus favorisant le développement durable ».

Il encouragera « la société civile et les communautés à s’approprier davantage l’Itie comme outil de redevabilité, d’évaluation et de contrôle des revenus tirés de l’exploitation minière » et a vivement « salué le rôle actif de la coalition "Publiez Ce Que Vous Payez" ».

P. D. SIDIBE

En plus de l’or, la région de Kédougou recèle d’importantes réserves d’un fer de qualité dont la mise en valeur est plombée par la non-réalisation d’infrastructures de désenclavement comme « le transport ferroviaire et l’évacuation portuaire » qui représentent 80% des investissements. « Des indices et gisements d’uranium, du granite de Saraya, d’importants gisements de marbres et autres roches ornementales, mais aussi des indices de minerais industriels tels que le phosphate et le kaolin, sont en bonne place dans la panoplie de ressources minières de la région de Kédougou.

Le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie a passé en revue quelques données inhérentes à la région de Kédougou. Alioune Badara Paye, secrétaire permanent adjoint du comité national de l’Itie, a précisé «qu’un protocole d’accord de deux ans a été signé le 25 mai 2016 entre l’Etat du Sénégal et le groupement sud-africain « Transnet-Ntonga-Bakghat-la Renaissance » et, à l’issue de deux années, le groupement doit réaliser une étude complète de faisabilité bancable du projet intégré et s’engager à le financer et le réaliser en accord avec l’Etat du Sénégal.

M. Paye ajoute que « des indices et gisements d’uranium localisés dans et autour du granite syntectonique de Saraya et dans les formations de couverture du Précambrien supérieur (série de Ségou MadinaKouta) ont été mis en évidence durant les travaux de la Cea (Commissariat Energie Atomique), puis Cogema (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) dans la période 1975-1984 et la récente campagne d’Uramine en 2009 ». A cet important potentiel, il faudra ajouter « d’importants gisements de marbre et autres roches ornementales mais aussi des indices de minerais industriels tels que le phosphate et le kaolin. Les marbres sont localisés principalement à l’Ouest de Kédougou dans trois secteurs: Ndébou, Bandafassi et Ibel. Des ressources en marbre, moins bien connues, sont également localisées dans les secteurs de Sanigourou, de Yéro Nguédo et de Thiokoye situés au Sud de l’axe Ndébou-Ibel ». Selon toujours le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie, une seconde mine d’or est en construction à Mako, et c’est le fait de Petowal Mining Company dont le début de production est attendu courant 2018 avec des réserves prouvées probables d’un million d’onces, soit environ 31 tonnes d’or avec une durée pour la mine estimée à 8 ans.

2,2 millions d’onces, soit environ 68 tonnes d’or de réserves prouvées, se trouveraient dans le projet de Massawa de la compagnie Randgold Resources avec des ressources mesurées incluant Sofia qui fera monter les chiffres à plus de 5 millions d’onces, environs 156 tonnes d’or compte non tenu des autres projets miniers en cours dans la région.

Alioune Badara Paye de signifier que « les Rapports Itie relèvent une hausse de 43 % des contributions des entreprises présentes dans la région de Kédougou entre 2015 et 2016. En effet, les industries extractives de la région ont effectué des paiements cumulés de 32,4 milliards en 2016 contre 18,4 milliards en 2015. Alors qu’en 2014, les entreprises de la région n’avaient versé que 13 milliards au Trésor public. Cette hausse est due notamment à la fin de la période d’exonération de Sabodala Gold Operations combinée à l’augmentation des contributions des entreprises Agem Iamgold, Mako Exploration et Sabodala Mining Company ».

P. D. SIDIBE

Le responsable régional du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr), Dr Abdoul Kader Diop, a déploré avec la dernière énergie le fait qu’une bonne partie de la population de notre pays ne soit pas inscrite à l’état civil. M. Diop s’exprimait à l’occasion de la cérémonie d’ouverture officielle d’un colloque international sur « Droit à la nationalité et apatridie en Afrique de l’Ouest ». Cette grande rencontre a été organisée par le Hcr, l’Agence universitaire de la francophonie (Auf) et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

En présence des sommités du monde académique, de nombreux étudiants et autres invités venus d’horizons divers, le directeur de l’Ufr des Sciences juridiques et politiques de l’Ugb, Pr Mbissane Ngom, a plaidé pour la mobilisation de toutes les énergies en vue d’arriver à « une citoyenneté universelle pour tous ».

Le Pr Ngom a souhaité que tout soit mis en œuvre afin de permettre à tout le monde de faire valoir son droit à la nationalité car « la nationalité est une reconnaissance juridique de la personne ».

Quant au Dr Abdoul Kader Diop, il a été formel lorsqu’il affirmait que 30% des populations du Sénégal « ne sont pas inscrits sur les registres de l’état civil ».

S’adressant à la presse, il a laissé entendre que « du fait de cette situation pénible et désagréable, ces citoyens sénégalais qui n’ont pas eu la chance d’être enregistrés à l’état civil dès la naissance sont souvent confrontés (plus-tard) à prouver leur nationalité, ceci pour la bonne et simple raison qu’ils ne disposeront pas du moindre document qui puisse donner une idée de leur état civil ».

Dans son argumentaire, Dr Abdoul Kader Diop a révélé que 10 millions de personnes sont des apatrides dans le monde alors que l’Afrique en compte 1 million. Ce dernier a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mener une grande croisade contre l’apatridie en Afrique et dans le monde. Ce qui permettra, a-t-il ajouté, à ces braves et honnêtes citoyens, considérés partout comme des étrangers, de faire valoir l’ensemble de leurs droits, sur tous les plans et à tous les niveaux.

A en croire le Dr Diop, l’espoir est permis et le défi sera, à coup sûr, relevé à travers la campagne décennale (2014/2024) de sensibilisation et d’éradication de l’apatridie dans le monde. En effet, un travail remarquable effectué dans ce sens dans 12 Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a permis de mettre en place un plan d’action et d’enregistrer la déclaration de Banjul en 2017 pour un droit à la nationalité.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les organisations de la société civile et les institutions communautaires de base de Kolda vont bénéficier d’une série de formations pour renforcer leurs capacités d’intervention sur le terrain.

La section locale du Forum civil va mettre en place des coalitions citoyennes regroupant les organisations de la société civile et les institutions communautaires de base de la commune de Kolda. La révélation a été faite mardi par Moudjibourahmane Baldé, coordonnateur du Forum civil/section de Kolda, lors de la cérémonie de lancement du projet « Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour une participation à la gestion des affaires publiques ». Ce projet est financé par le Consortium Fondation Guné (Espagne)/Forum civil avec l’appui de la mairie de Barcelone et une contribution de la commune de Kolda pour un coût global de plus de 36,840 millions de FCfa.

Les conseils de quartier, le réseau des femmes de la commune, les comités de gestion des écoles, le Conseil communal de la jeunesse, les relais communautaires et les comités de santé sont les principaux bénéficiaires de ce projet qui doit durer 12 mois. « Aujourd’hui, nous avons organisé la cérémonie de lancement qui marque officiellement le démarrage du projet. Ce programme va beaucoup insister sur le renforcement de capacités des institutions communautaires de base qui vont, aujourd’hui, travailler dans avec la société civile et les organisations communautaires de base », déclare Moudjibourahmane Baldé. Il remercie la mairie de Barcelone pour son appui à la mise en œuvre de ce projet qui contribuera, selon lui, à l’émergence d’une citoyenneté active dans la commune de Kolda. Il estime que les organisations de la société civile et communautaires de base sont en train d’accomplir un excellent travail sur le terrain, mais leurs interventions ont un impact plutôt limité à cause de leur dispersion.

Le Consortium Fondation Guné/Forum civil compte, à travers ce projet, apporter des correctifs à ces lacunes en regroupant les acteurs à la base en fonction de leur domaine d’intervention. Ce qui leur permettra d’avoir beaucoup plus d’impact sur le terrain et de pouvoir dénoncer, au besoin, tout ce qui leur semble ne pas aller dans le sens de l’intérêt général. Pour les trois premiers mois, l’accent sera surtout mis sur la formation des membres de ces organisations qui devront ensuite dérouler seuls leurs activités sans avoir besoin de l’appui du Forum civil et de ses partenaires.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de Dioffior, Youssou Diom considère qu’il y a beaucoup de choses à améliorer dans l’Acte 3 de la décentralisation, notamment les dysfonctionnements territoriaux et la collecte des impôts et taxes. A l’en croire, cela nécessité de la part des autorités étatiques de rapprocher certains services des communes, mais aussi de revoir à la hausse les fonds de dotation qui, en réalité, sont insuffisants pour aider davantage les communes.

L'Acte 3 de la décentralisation est une bonne chose car il suscite une sorte d'émulation entre les communes. C’est l’avis du maire de Dioffior. Cependant, il n’en pense pas moins que les anciennes communes créées par décret, avec des limites bien définies, ont des difficultés. « Notre commune était entourée de communautés rurales érigées maintenant en communes qui, aujourd'hui, nous ceinturent. Ce qui veut dire que nous avons des problèmes de limites ou d’incohérences territoriales à corriger. Une ville comme Dioffior  qui constitue la deuxième ville de la région de Fatick, une très grande agglomération, s’est engluée dans des problèmes d’autant plus réels que partout où nous nous tournons, nous risquons d'empiéter sur le territoire communal de l'autre », a souligné le maire Youssou Diom. Il se souvient qu’au moment de procéder à la délimitation, il y avait eu des problèmes que nous appelons l'Etat à corriger. Principalement dans les anciennes communes qui doivent être étendues afin de rendre possible l'existence de plan d'urbanisation », a-t-il ajouté. Maintenant, en ce qui concerne les problèmes soulevés sur la collecte, il trouve que la balle est dans le camp des communes qui doivent faire plus d'efforts. Seulement, le maire de Dioffior met aussi en exergue la difficulté liée à l'insuffisance de services des impôts et domaines. « A Fatick, nous n'avons qu'un service des impôts et domaines qui polarise l'ensemble des départements de Fondiougne, de Fatick et de Gossas et un seul service ne peut pas, à lui seul, assurer avec efficacité la collecte de toutes les taxes locales », a signalé l’édile de Dioffior. En guise de remède, il a proposé de trouver un moyen de décentraliser le service des impôts et domaines dans les communes afin que l’on puisse améliorer la collecte des taxes. « A défaut de pouvoir créer des commissions fiscales locales, c’est la solution à laquelle il faut recourir pour aider nos communes », a-t-il relevé. Le maire de Dioffior a expliqué que les problèmes d'effectifs notés dans certaines communes n'existent guère à Dioffior. Pour la simple raison que l'effectif de la commune a déjà été limité même s'il n'en pense pas moins que cet effectif doit être revu à la hausse.

 Fixer la jeunesse sur place
« L'effectif dont nous disposons aujourd'hui est insuffisant par rapport au volume de travail dans la commune de Dioffior. Par conséquent, d'autres compétences (comme la santé) sollicitent la commune pour recruter des agents communautaires. Ce qui, à ses yeux, semble impossible au regard de l'insuffisance des ressources financières dont dispose la commune. « Une fois que nous en aurons la possibilité, nous n'hésiteront pas à recruter un à deux agents de santé. Mais, pour le moment, la vérité est que nous ne sommes pas en mesure de le faire », a averti l’édile de Dioffior. En ce qui concerne les avantages de l'Acte 3 de la décentralisation, Youssou Diom a noté l'intercommunalité. « Nous sommes leaders de la zone concernant l’intercommunalité car, quand je suis venu en 2014, nous avions déjà une coopération avec une commune de la France qui nous avait conseillé, jusqu’en 2016, de travailler à établir une intercommunalité comme c'est le cas en France », a-t-il signalé. « Lorsque je suis convaincu des avantages d'une intercommunalité, j'ai réuni tous les maires de la zone. Il s'agit de ceux de Palmarin, de Fimela, de Dioffior, etc. Et tout le monde est d'accord. Nous avons signé le traité de l'intercommunalité dont le premier président est Louis Seck », informe-t-il.

Le maire de Dioffior a la conviction ferme que cette intercommunalité va permettre à tous ces maires de travailler autour de projets structurants communs qui vont leur permettre d'impulser le développement de toute la zone. « Nous avons pensé au traitement des déchets, mais aussi aux projets agricoles et avicoles, entre autres projets qui pourront fixer la jeunesse locale et d'éviter qu'elle ne se livre à l'émigration clandestine dans des pirogues de fortune. La ville de Limoges avec laquelle nous avons signé une convention est prête à nous aider », a-t-il mentionné. Cependant, il a appelé à reconnaître que les communes, elles aussi, doivent redoubler d'efforts. « A ce titre, celle de Dioffior est très lucide sur ce que nous faisons. Nous avons réalisé un plan de développement communal. Nous envisageons de réaliser un plan local d'urbanisation et nous ne pouvons pas le faire si les dysfonctionnements territoriaux ne sont pas corrigés », conclut-il.

Abdou DIOP

Le président du Conseil régional de la jeunesse de Kolda demande à l’Etat d’accompagner les jeunes pour les inciter à rester au pays.

La région de Kolda a payé un lourd tribut à l’émigration clandestine. Une situation que déplore Papis Baldé, président du Conseil régional de la jeunesse de Kolda, qui estime que des nombreux jeunes attirés par l’eldorado européen ont pris le chemin de l’aventure dans l’espoir d’un lendemain meilleur. Mais, pour la plupart d’entre eux, l’aventure s’est arrêtée sur les dunes de sable du Sahara ou sous les vagues de la mer Méditerranée ou encore dans les geôles libyennes. Pour Papis Baldé, il est illusoire de vouloir freiner l’émigration clandestine tant qu’on ne s’attaquera pas aux véritables causes qui poussent cette jeunesse à partir à l’aventure. Les difficultés d’accès au foncier et au crédit bancaire, le manque de formation qualifiante des jeunes et l’absence d’usines pour leur permettre de trouver un emploi décent constituent, selon lui, un sérieux obstacle à l’employabilité des jeunes.

La solution à ce drame collectif qui prive le Fouladou d’une bonne partie de ses bras valides passe, selon lui, par la formation des jeunes pour leur permettre d’acquérir des compétences dans le domaine de l’entrepreneuriat et la création des projets dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. « La région de Kolda est confrontée à un problème réel d’emploi ; les jeunes n’ont pas de solution pour se prendre en charge et de soutenir leurs parents. C’est pourquoi, ils décident d’emprunter le chemin de l’émigration. Malheureusement, de nombreux bras solides qui devaient porter le développement de la région ont disparu soit dans le désert soit dans l’océan ou sont aujourd’hui dans des situations précaires en Libye ou dans d’autres régions frontalières de l’Europe », se désole-t-il. Il se réjouit du discours prononcé par le président de la République à l’occasion du nouvel an. « Dans le discours du président de la République, nous avons entendu beaucoup d’initiatives qui nous encouragent. Je sais que si elles sont concrétisées, ils auront un impact favorable sur la situation de cette jeunesse », dit-il. Il demande à l’Etat d’encourager les investisseurs nationaux à créer des unités de transformation des produits locaux à Kolda pour résorber le chômage endémique des jeunes.

Il invite également les Koldois vivant à Dakar et ailleurs dans le monde d’investir dans leur région d’origine pour faciliter le décollage économique du Fouladou.

Mamadou Aliou DIALLO

L’opération « Mékhé ville propre » a été lancée dimanche dernier dans ladite commune.

La campagne, tel un slogan des populations de la commune de Mékhé, a été démarrée en présence du maire Magatte Wade, d’Ibrahima Diagne, coordonnateur du Programme nationale de gestion des déchets (Pngd) et de Mohamed Ndao, directeur de la communication et des relations extérieures de la Sonatel. Cette vaste opération est une campagne de nettoiement de la ville et d’amélioration du cadre de vie, selon un communiqué reçu.

D’après la même source, cette opération, financée par la Sonatel Sa, avec l’appui du Pngd, vise la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des populations en vue de contribuer au renforcement de l’hygiène et de la santé.

« And défar sunu Gox » ou « tous ensemble pour l’amélioration de notre environnement » est un programme initié par l’opérateur téléphonique Sonatel, qui, en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, entend appuyer les collectivités locales à relever les importants défis que pose la gestion des ordures et de l’assainissement. « Nous apprécions à sa juste valeur la contribution de nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans la réalisation de notre vision de faire de Mékhé une ville verte, illuminée et propre.

Le soutien de nos partenaires vient à point nommé d’autant que la gestion des déchets dans la commune pose une importante question de santé publique avec les ateliers de cordonnerie qui produisent beaucoup de déchets chimiques et industriels », a déclaré Magatte Wade, maire de Mékhé. Ngaye Mékhé est une commune depuis 1908. L’activité économique est dominée par l’artisanat avec un label de chaussure de renommée mondiale appelé « chaussure de Mékhé ». La ville compte plus de 200 ateliers de cordonnerie qui nourrissent directement plus de 4.000 personnes sur les 26.000 habitants que compte la commune.

Serigne Mansour Sy CISSE

Des sessions de formation en informatique seront dédiées aux jeunes mais aussi aux personnels de l’état civil et celui chargé de la collecte des différentes taxes. Il s’agit, explique l’édile de la commune de Tambacounda, Mame Balla Lô, de permettre aux jeunes d’être initiés à l’outil informatique.

La mairie de Tambacounda veut que sa jeunesse soit imprégnée des nouvelles techniques de l’information et de la communication. C’est dans le cadre du programme « Digital unify » que s’inscrit cette session de formation en informatique dédiée aux jeunes. Les précisions sont du secrétaire municipal Mamadou Diallo qui explique que la formation fait suite à une lettre que l’institution municipale avait reçue du Centre national de l’information et de la documentation et qui faisait état d’une formation en informatique dédiée à la jeunesse. Cependant, précise M. Diallo, il fallait remplir une certaine conditionnalité dont celle relative à la prise en charge totale des formateurs qui auront à se déplacer avec toute une équipe, y compris tout le matériel inhérent à la formation. Le maire Mame Balla Lô, conscient de la demande croissante et de l’importance de la formation, a tout de suite répondu par l’affirmatif et décidé de tout mettre en œuvre pour que cette opportunité soit saisie en faveur des jeunes, poursuit son secrétaire. C’est ce qui a permis aujourd’hui à un nombre important de jeunes de pouvoir bénéficier d’une formation.

Pour le moment, plus d’une centaine de jeunes se sont inscrits sur les listes, informe M. Diallo, qui dit avoir aussi inscrit sur les listes le personnel du centre d’état civil et le personnel chargé de collecter les différentes taxes. Pour cette dernière catégorie de travailleurs citée, il justifie le choix par le fait que la mairie va bientôt intégrer l’e-taxe ; et pour cela le personnel a besoin de connaître l’outil informatique et ses différentes fonctions. D’autres catégories de jeunes seront aussi de la formation car le chef de cabinet du maire a pris langue avec le président du Ccj pour qu’une proposition puisse être faite afin que des jeunes puissent bénéficier de la session.

Les personnes retenues seront réparties par groupe de 20 et chaque groupe recevra 20 heures de formation durant lesquelles toutes les fonctions et programmes de l’outil informatique seront enseignés, soutient le secrétaire municipal qui dit appeler toute la population à profiter de cette opportunité offerte et à l’issue de laquelle une attestation sera délivrée.               

Pape Demba SIDIBE

 

Des jeunes de la commune de Guinguinéo dans la région de Kaolack dénoncent le manque criant d’infrastructures sportives dans la circonscription. Ils réclament la réception du stade municipal entamé depuis 2005 et qui tarde à être réceptionné. Des doléances exprimées en marge des journées d’investissement humain initiées par le mouvement Synergie des actions pour un Guinguinéo émergent (Sage).

Le chantier du stade municipal de Guinguinéo dont la première pierre a été posée en 2005 par l’ancien ministre des Collectivités locales sous le magistère du président Abdoulaye Wade, Aliou Sow, désespère les jeunes de ladite commune.  Ces derniers qui ont initié cette semaine des journées d’investissement humain sous l’égide du mouvement Synergie des actions pour un Guinguinéo émergent (Sage) ont mis à profit cette manifestation pour exprimer leurs doléances. Dans le lot, le manque criant d’infrastructures sportives dans la circonscription départementale. « Dans tout le département de Guinguinéo, il n’y a aucun stade de football en dépit du fait que l’équipe fanion du chef-lieu de département figurait naguère en championnat national amateur. Le plus frustrant, c’est la situation du stade municipal dont le chantier fut lancé en 2005 et qui est complètement à l’abandon ; et personne, à ce jour, ne nous a donné les raisons de cet arrêt », a expliqué Ousmane Faye, porte-parole de Sage, lors d’un point de presse clôturant les activités des journées d’actions parrainées par l’ancien député Moustapha Ndiaye et Me Khassimou Touré. Face à ce blocage, ces jeunes proches de l’ancien parlementaire entendent interpeller le ministre des Sports.  « Le ministre Matar Ba devrait nous édifier sur les raisons du blocage du chantier du stade municipal, car c’est un sérieux handicap pour le développement des activités sportives. Il n’est pas acceptable que dans tout le département, on ne puisse pas trouver le moindre stade fonctionnel », a renchéri le porte-parole du mouvement. Outre les infrastructures sportives, ce département de la région de Kaolack souffre aussi d’un enclavement prononcé avec l’absence de routes bitumées entre les différentes communes de la circonscription administrative. Des manquements que les initiateurs des journées lient à la non-reconduction du député sortant Moustapha Ndiaye. « Aujourd’hui tous les élus du département ne sont pas résidents de la commune chef-lieu de département, ce qui ne milite pas pour une meilleure prise en charge de nos préoccupations dans les différentes assemblées du pays », regrette le jeune responsable des jeunesses républicaines de Guinguinéo.

Les journées d’investissement humain initiées par le mouvement Sage ont permis des actions d’assainissement dans la commune, un dépistage volontaire au Vih et un don de sang.               

Elimane FALL

 

Dans le cadre de son programme intitulé « Jotayou Gokh », G Hip hop a organisé, une rencontre où il a été question pour les responsables de la commune de Ndiarème Limamou Laye de se soumettre aux femmes de cette commune qui voulaient en savoir plus sur comment la municipalité est gérée. Les femmes en ont profité pour interpeler les représentants du maire de la localité sur des questions touchant le budget, la sécurité, l'environnement, etc.

Une équipe de conseillers municipaux conduite par le secrétaire municipal Khalifa Dione a fait face à des femmes motivées par la volonté de s’imprégner des réalités qui entourent la gestion de la commune.  

La scène se déroule à Ndiarème Limamou Laye où se tenait « Jotaayou Gokh » (assemblée de quartier) qui sert à établir un dialogue entre les élus et les populations en milieu défavorisé sur des questions liées à des actions citoyennes pour une meilleure citoyenneté participative. Le débat s’anime progressivement et les femmes sont édifiées sur divers sujets au fur et à mesure que la rencontre se poursuit. En effet, cette activité a pour but d’installer un environnement de dialogue entre les populations et les élus locaux ; histoire de se concerter sur comment la commune de Ndiarème Limamou Laye est gérée par l’actuel maire et son équipe. Les questions qui ont été débattues ont porté sur le budget de la commune, la sécurité, l’environnement, entre autres sujets sur lesquels les femmes ont fait part de leurs préoccupations aux représentants du maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye. Daouda Diagne et Khalifa Dione qui ont représenté la mairie, ont tous les deux apporté des réponses aux différentes questions qui ont été posées par l’assistance composée majoritairement de femmes.

Président de G Hip hop, initiateur de cette cérémonie, Malal Talla alias Fou malade considère que les femmes sont souvent utilisées par les hommes politiques pour aller applaudir dans les meetings et autres. Il pense que c’est le moment pour ces femmes de se départir de cette casquette de spectatrice et de s’impliquer à fond pour le développement de leur localité. C’est la raison pour laquelle il trouve pertinente l’idée de mettre en place le programme « Jotayou Gokh yi » pour renforcer la citoyenneté participative. Il s’agit, en clair, de donner aux femmes l’opportunité d’interpeller de façon directe ceux qui ont en charge la gestion des affaires de leur localité. Ce qui permettra d’élever le niveau de conscience citoyenne chez les femmes.                      

Abdou DIOP

Dans le cadre de la coopération décentralisée, les relations de jumelage entre le Conseil départemental de Kaolack et la commune d’Osterode am Harz ont débouché, après plusieurs séjours d’immersion linguistique de part et d’autre, à la construction d’une salle multimédia au lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack.

Les autorités de la commune d’Osterode ont saisi l’occasion qui leur est offerte par l’inauguration de cette infrastructure pour faire la genèse du partenariat avec l’institution départementale.
Au cours de la séance de travail à l’hôtel départemental entre les deux délégations, le Buergermeister de la commune d’Osterode Am Harz, M. Klaus Becker, a fait part de sa détermination à concrétiser cet axe de coopération qui se dessine. Il a réaffirmé sa ferme conviction de pouvoir rapidement aboutir à la mise en œuvre d’un programme de partenariat multiforme dans les secteurs de l’éducation, de l’environnement, de l’agriculture, de la foresterie, entre autres. Il a aussi appelé à l’implication des autorités de l’Etat du Sénégal dont le président Macky Sall en sa qualité d’ancien élève du lycée Valdiodio Ndiaye pour renforcer ces liens de coopération et de fraternité entre les peuples allemand et sénégalais.

Pour sa part, Baba Ndiaye, président du Conseil départemental, a appelé à l’implication de tous (Conseil départemental, communes du département, établissements scolaires et autorités étatiques) pour la consolidation de ces relations qui, en dehors des secteurs évoqués par l’édile allemand, peuvent toucher des domaines tels que la santé, l’énergie photovoltaïque, le transfert de technologies, le renforcement des compétences, etc. Il a, par ailleurs, demandé à son hôte d’être l’ambassadeur du département de Kaolack auprès du Land de Hanovre pour la mise en place d’une relation de coopération et de partenariat bénéfiques pour les deux entités.

Une ouverture qui les rend sensibles à ce qui semble hors de leurs frontières et ses dirigeants davantage plus regardant sur la contribution du pays au développement international », a souligné M. Diouf, professeur d’allemand au lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack.

Pour rappel, la délégation allemande, forte d’une douzaine de membres et conduite par le maire de la commune d’Ostérode Am Harz, a séjourné dans la région et rencontré, outre les membres du bureau de l’institution régionale, des élus du département éponyme dont le maire de Kahone, Ousseynou Senghor. Un échange de cadeaux  à cette cérémonie organisée dans les installations de l’institution départementale.              

Elimane FALL  

Le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), Ousmane Sow, s’est réjoui de l’appropriation par les cinq collectivités locales du département de Saint-Louis du projet de mise en place d’une entente entre les communes de Mpal, de Ndiébène Gandiole, de Fass-Ngom, de Saint-Louis et de Gandon. Un projet ambitieux qui sera mis en œuvre par l’Ard avec l’appui financier de l’Adm.

Le directeur de l’Ard a indiqué que le processus de mise en place de cette entente intercommunale entre les collectivités locales du département de Saint-Louis suit son cours car « les différentes entités territoriales conscientes des enjeux et des perspectives de ce projet sont résolument engagées à en relever les défis ». Ainsi, les responsables de ces collectivités locales ont mis à profit la dernière réunion du comité de pilotage de ce projet d’entente intercommunale présidée par l’adjoint au préfet de Saint-Louis, Abdoul Meuye Thiam, dans la capitale du Nord pour réitérer leur engagement indéfectible à travailler, la main dans la main et en étroite collaboration avec les autorités administratives, l’Ard et l’Agence de développement municipal (Adm), pour avoir le meilleur format qui permettra, dans un premier temps, de créer cette association des collectivités territoriales du département de Saint-Louis.

Cette dernière réunion du comité de pilotage de ce projet d’intercommunalité, qui s’est déroulée dans les locaux du Conseil départemental de Saint-Louis, en présence de la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aïda Mbaye Dieng, du point focal de ce projet à l'Ard, Mandao Guèye, les représentants de ces collectivités locales et quelques chefs de services de l’administration déconcentrée ont encore réfléchi sur le modèle d’entente entre ces cinq communes.

Sur la base d’un diagnostic sans complaisance des forces et des faiblesses, des atouts, avantages et contraintes de chaque commune du département de Saint-Louis, les membres de ce comité de pilotage ont pu identifier des projets faisant l’objet sur lequel cette entente intercommunale devra travailler. Parmi ces projets, il a été retenu l’idée de mettre en place un système très performant de collecte et de valorisation des ordures ménagères et autres déchets solides et plastiques. Et, pour concrétiser cette idée novatrice, il s’agira surtout de relancer les activités du centre d’enfouissement technique (Cet) de Gandon qui sera le réceptacle des ordures que chaque commune (qui disposera de son propre système de collecte) y déposera. Selon Abdourahmane Gueye, expert de l’Ard, lors des réunions précédentes, d’autres idées de projet ont également été émises parmi lesquelles on peut citer la résolution commune des problèmes engendrés par l’avancée de la mer, la nécessité de créer un grand marché départemental tournant dans les cinq communes, la prise en charge commune des problèmes d’habitat, du foncier, etc., l’urgence de créer des espaces économiques et des domaines agricoles dans le département de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Mballing, dans la commune de Malicounda, a étrenné, vendredi dernier, son centre de drainage des eaux pluviales. Un projet pilotée par l’Agence de développement municipale (Adm) et la mairie qui va soulager les populations qui, une fois les fortes pluies enregistrées, se réfugiaient à l’école du village. Il se pose désormais le souci de la maintenance à laquelle le maire invite les bénéficiaires.

Les inondations qui poussaient les habitants à déserter certains quartiers du village de Mballing seront bientôt un vieux souvenir. Le maire de la commune de Malicounda a inauguré, vendredi dernier, un centre de drainage qui permet d’évacuer l’eau de pluies vers la mer et de soulager ainsi les populations des désagréments.

Pour Maguette Sène, cet ouvrage était une forte demande des populations qui, « après la première forte pluie de chaque hivernage, quittaient leurs maisons (au moins cinquante ménages) et passaient toute cette période à l’école élémentaire ». Une situation pénible à laquelle les habitants ont eu à faire face des années durant et à laquelle les autorités municipales veulent désormais mettre un terme. « Je me suis rapproché des autorités étatiques qui m’ont appuyé pour un montant de 250 millions de FCfa.

Un projet dont l’exécution a été confiée à l’Adm qui a réalisé le projet pour un coût de 160 millions », a-t-il souligné. Etant entendu que l’autre partie de cette manne est destinée à un autre projet d’adduction d’eau qui n’a pas encore démarré. Ainsi, ajoute-t-il, c’est un grand ouf de soulagement pour les populations qui ont d’ailleurs expérimenté l’ouvrage provisoirement opérationnel lors du dernier hivernage. « Même si toutes les conduites n’étaient pas connectées, toutes les eaux ont été évacuées vers la mer et il n’y avait pas d’inondation », s’est-il félicité. C’est à la fin des pluies qu’il a été finalisé. Adiouma Cissé, chargé de projets techniques à l’Adm, a souligné que le projet de drainage est composé d’un canal principal de 400 m et d’un réseau de systèmes secondaires en Pvc 315 d’une longueur totale de 1000 m avec des bouches d’égout pour collecter l’eau à l’intérieur des quartiers et les amener vers la  mer.

Du côté des exécutants du projet, c’est surtout l’entretien de l’ouvrage qui constitue le principal souci. Ainsi, l’entrepreneur Mamadou Fall de souligner que l’ouvrage peut durer plus de 50 ans mais il faut des conditions, en particulier l’entretien. « Pour cela, les populations doivent respecter les conditions pour lesquelles il a été conçu. Il n’est pas fait pour les eaux usées ou les déchets pour les eaux pluviales », prévient-il.

Ousseynou POUYE

 

A travers le dividende démographique, le Fnuap veut améliorer les conditions de vie des populations. L’annonce est du maire (Gueule Tapée-Fass-Colobane) Ousmane Ndoye qui a présidé la cérémonie scellant leur collaboration vendredi dernier.

Une convention de partenariat vient d’être établie entre la commune de Gueule Tapée-Fass-Colobane et le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) à travers le « Projet dividende démographique ». Ceci vise à transformer le poste de santé de Fass en centre de santé.

Selon le maire Ousmane Ndoye, cette importante initiative du Fnuap a pour but, encore une fois, d’assister les pays en voie de développement, notamment les pays africains qui aspirent tous à l’émergence économique. « Le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges de la population.

Il s’agit, en particulier, de favoriser la croissance de la population active par rapport à celle inactive », a dit M. Ndoye.  D’après le premier magistrat de la commune, un pays peut profiter du dividende démographique avec une croissance économique rapide, si les bons investissements économiques, sociaux et politiques élaborés en matière de santé, d’éducation et de gouvernance sont menés conséquemment pour l’épanouissement des populations, actrices et cibles desdites politiques. « Dans ce cadre, une politique massive et efficiente de l’emploi est aussi une exigence qui devra être suivie de manière rigoureuse ; faute de quoi les résultats escomptés risquent de ne pas être au rendez-vous », a-t-il déclaré, non sans saluer le Fnuap qui a pris la commune pour servir de collectivité pilote. « Pour cette phase test, le Fnuap compte réhabiliter tout d’abord notre poste de santé à Fass en y construisant une maternité dernier cri avec tout l’équipement adéquat. Cette option qui va désengorger l’hôpital Abass Ndao rejoint bien l’approche de dividende démographique qui privilégie la satisfaction des besoins primaires des populations que sont la santé et l’éducation.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Conseil départemental de Sédhiou a voté, le week-end dernier, son projet de budget 2018 qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 446 928 316 FCfa. Les recettes sont essentiellement de deux ordres : le fonds de dotation à la décentralisation (Fdd) et le fonds de concours provenant tous de l’Etat.

La raison de l’importance de cette dernière enveloppe est donnée par le président du Conseil départemental, le député Boubacar Biaye. « La poursuite de la lutte contre les abris provisoires et autres équipements qui seront installés dans les établissements et le soutien à apporter à l’équipe fanion de football créée dans la commune sont les priorités. Sur le plan de la culture, il est, de plus en plus, agité l’idée d’avoir un orchestre régional, mais cela se fera à partir des orchestres départementaux. Sédhiou entend donner l’exemple le premier. « Les autres secteurs  comme le cabinet du maire, l’éclairage public, la santé, l’hygiène et l’action sociale etc., n’ont pas été oubliés dans les dépenses de fonctionnement qui s’élèvent à 308 428 316 FCfa. Il faut noter que depuis trois ans, le Conseil départemental peine à assurer le bon fonctionnement de l’institution malgré les efforts de l’Etat. Pendant cette période, on s’est fait une idée du montant annuel des dotations de l’Etat même si chaque année on constate une augmentation. Pour autant on n’a pas voulu être au Conseil départemental trop ambitieux. Les charges fixes comme les salaires, les cotisations sociales, les indemnités, etc., absorbent presque la totalité du budget de fonctionnement. Les membres du Conseil départemental souhaitent alors voir les dotations de l’Etat revues à la hausse pour une meilleure prise en charge des préoccupations des populations. Pour mieux appréhender les dépenses d’investissement, elles ont fait préalablement l’objet d’une session d’orientation budgétaire. Pour ces dépenses, c’est l’équipement administratif avec 57 millions de FCfa qui se taille la part du lion, suivi de la jeunesse, de l’éducation, de la culture et du sport avec 32 millions de FCfa. Au total, les dépenses d’investissement ont concerné une dizaine de secteurs pour une enveloppe globale de 138 500 000 FCfa. A la fin de la rencontre, l’adjoint au préfet, Madiaw Kandji, venu pour le contrôle de légalité, s’est félicité de l’esprit dans lequel se sont déroulés les travaux, avant d’ajouter que le budget voté a pris en compte les secteurs clefs du développement économique et social.                                                                   

Malamine KAMARA

L’objectif global du nouveau Plan de développement communal de la ville de Tambacounda (Pdc) qui va être présenté dans trois mois est de créer le cadre et les instruments de planification permettant à la commune d’infléchir les tendances lourdes observées en milieu communautaire. Il s’agit de la baisse des revenus, du faible accès aux services sociaux de base, de la dégradation continue des ressources naturelles et de l’environnement. Pour ce Pdc, les groupes les plus vulnérables vont faire l’objet d’une attention particulière.

La commune de Tambacounda s’est lancée dans un processus d’élaboration de son Plan de développement communal horizon 2022. La cérémonie de démarrage des travaux des équipes techniques en charge de l’élaboration a été présidée par le député et maire Mame Balla Lô, en présence du préfet Mor Talla Tine ainsi que du directeur de l’Agence régionale de développement, le Dr Abdoul Aziz Tandia et des chefs de services et représentants des différentes couches de la société. Le Sénégal s’est engagé dans une politique résolue de décentralisation progressive et durable. Pour cela, l’Acte 3 de la décentralisation vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, a expliqué le préfet Mor Talla Tine. M. Tine a indiqué que l’élaboration du Plan de développement communal de Tambacounda se justifie par rapport aux éléments du contexte qui montrent le faible niveau d’accès des populations aux équipements et infrastructures socioéconomiques de base.

Pour Dr Abdoul Aziz Tandia, directeur de l’Agence régionale de développement de Tambacounda, ce Pdc est un plan d’orientation stratégique qui définit les objectifs et le cadre des actions prioritaires envisagées par la municipalité et la population. Lors de sa conception, il reste, par excellence, un outil de dialogue et d’échange entre les élus, les services techniques, les  populations, les organisations de la société civile, les  partenaires financiers, etc., affirme le directeur de l’Ard. Cette planification du développement communal va devoir être une action collective et participative. En un mot, l’objectif global du Pdc, note-t-il, est de créer le cadre et les instruments de planification permettant à la commune de Tambacounda d’infléchir les tendances lourdes observées en milieu communautaire qui ont trait à la baisse des revenus, au faible accès aux services sociaux de base et à la dégradation continue des ressources naturelles et de l’environnement. Pour l’édile de ville, le député et maire Mame Balla Lô, « c’est une étape importante pour la vie de notre commune. En effet, ce jour va marquer l’amorce d’importants changements dans la planification de nos actions de développement ».         

Pape Demba SIDIBE

 

La commune de Touba Mosquée a procédé, hier, au vote de son budget pour l’exercice 2018. Arrêté, en recettes et en dépenses, à 4 milliards deux cent quarante millions deux cents mille FCfa (4.240.200.000). Le budget d’investissement s’élève à 1.600.000.000, soit 37,73 %, et celui du fonctionnement à 2.640.200.000 FCfa, soit 62,27 % des recettes globales. Le budget 2018 connaît ainsi une hausse légère de 73.378.451 par rapport au budget de l’an dernier qui était de 4.166.821.549 FCfa.

L’institution est confrontée à des difficultés dans le recouvrement des taxes. Ce qui plombe le bon fonctionnement de l’institution. Le budget a été adopté à la majorité des conseillers présents. Le maire Abdoulahad Ka a précisé que « les communes comme Touba fonctionnent à partir des recettes d’investissement allouées par l’Etat du Sénégal. Nous avons prélevé sur le fonctionnement pour en arriver à ce montant », a fait savoir le maire. Evoquant les taxes, le problème, reconnaît-il, se situe du côté du recouvrement. « Les niches de recettes sont infructueuses puisque les populations ne s’acquittent ni des taxes, ni des impôts ». Et ce dernier de s’inquiéter pour la mobilisation de son budget d’autant que, précise-t-il, la municipalité n’a pas un service dédié au recouvrement. « L’ancien directeur du budget national, Mor Fall, et d’autres experts des impôts et domaines ont été commis et ils sont en train de travailler sur ce sujet pour la mise en place de ce service de recouvrement et éviter les amalgames entre les autorités de Touba et le percepteur », rassure-t-il. Présent à la réunion auprès du sous-préfet, le représentant du Trésor a affirmé qu’environ 1.300.000.000 FCfa ont été recouvrés sur le budget de l’an dernier. Quarante (40) personnes ont été recrutées et mises à la disposition du percepteur pour palier le déficit de recouvrement, a fait savoir le maire. « Le potentiel existe à Touba, mais nous allons échanger sur les stratégies à mettre en place », promet-il.

Education et éclairage public comme priorité
Revenant sur les priorités de ce présent budget, le maire a fait savoir qu’il sera axé sur l’éducation et l’éclairage public pour renforcer la sécurité. L’éclairage public représente 8,52 % des dépenses de fonctionnement et la part de l’Education s’élève à 225.000.000 car ce secteur est un réel problème à Touba. « Nos avons des milliers d’élèves qui fréquentent des établissements à Mbacké Bagnathie, Touba Belel, etc., à raison de l’inexistence d’établissements à l’intérieur de la ville de Touba. Toutefois, il y a des villages en dehors de ce périmètre sacré où on peut mettre des écoles, notamment à Kairé Mbaye, où l’effectif des établissements scolaires quintuple.

Le transport de ces élèves pose aussi beaucoup de problèmes, a fait savoir le maire. Une commission a été créée pour réfléchir avec les autorités sur ces questions d’éducation et d’enseignement afin de voir comment faciliter l’accès de ces milliers d’enfants à l’école. Sur la construction d’établissement scolaires à Touba, des « daaras modernes » sont en train d’être construits, mais, ajoute-t-il, il faudrait que les enseignements qui y sont dispensés puissent rencontrer l’assentiment des autorités religieuses. D’ailleurs, fera-t-il savoir, un séminaire d’une dizaine de jours a été organisé pour travailler sur la question.

Mamadou DIEYE

 


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