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Régions (1284)

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) en conclave à Tambacounda avec les acteurs du développement régional pour la restitution du rapport national d’auto-évaluation de notre pays a retenu des manquements dans les domaines économiques, politiques et sociaux.

La rencontre présidée par le gouverneur de région, El Hadj Bouya Amar, est un moment pour connaître les perceptions des populations sur la manière dont elles ont été administrées. Pour Bassirou Dia, membre de la commission nationale de gouvernance, il s’agit aujourd’hui de rendre compte du travail fait en 2016 sur les consultations citoyennes menées à Tambacounda sur la gouvernance dans notre pays. M. Dia a souligné que le Maep a pour ambition de promouvoir la bonne gouvernance dans touts les Etats membres. Et ces derniers ont pour mission de rendre le Maep plus visible au niveau local et de contribuer à l’appropriation des principes clés de bonne gouvernance et à la mise en œuvre des recommandations issues de l’évaluation du Sénégal. Dans le cadre des entretiens avec les populations, ce sont elles qui disent comment elles sont administrées. A elles de montrer que dans un secteur précis, elles sont gouvernées d’une certaine manière ou d’une autre. Plus de 100 citoyens ont alors été questionnés dans chacune de 14 régions du Sénégal. Toutes les recommandations sorties des ces consultations citoyennes seront portées à l’attention du chef de l’Etat, qui, à son tour, va les porter à ses pairs africains de l’Union Africaine dans le cadre du Nepad et du club Maep. Bassirou Dia soutient, pour sa part, que des clubs Maep seront installés dans chacune des régions. Et tous les deux ans, des rapports de progrès réalisés seront présentés. A l’en croire, dans les secteurs de la santé et de l’éducation, la question de la prise en charge des personnes vivant avec handicap, etc., ont été beaucoup cités par les citoyens interrogés. C’est dire que malgré les efforts consentis, il faut améliorer ces secteurs et prendre en charge de manière intégrale certaines questions pour un règlement définitif de la manière dont les populations sont administrées.

Pape Demba SIDIBE

La Commission nationale de gouvernance a présenté, ce lundi, le rapport national d’auto-évaluation du Sénégal aux acteurs locaux.

Le Sénégal a enregistré de grands progrès en matière de démocratie et d’Etat de droit même si des efforts restent encore à faire pour améliorer la situation dans les domaines de l’éducation, de la citoyenneté, de la situation des femmes et des talibés, entre autres. C’est du moins ce que déclare Pape Mody Niang, Professeur à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, par ailleurs commissaire chargé de la communication et des relations extérieures de la Commission nationale de gouvernance (Cng). Il a fait cette déclaration lors de l’atelier régional de restitution du processus d’évaluation de la gouvernance au Sénégal dans le cadre du Mécanisme africain d’auto-évaluation par les pairs (Maep) tenu lundi à Kolda.

Les discussions ont été précédées par la présentation du rapport national d’auto-évaluation du Sénégal et du Plan national d’action du Sénégal. Les intervenants ont estimé que certains points qui avaient été retenus lors des consultations régionales ne figuraient pas dans le rapport national. Ils citent notamment la question de l’émigration, les écoles coraniques et des menaces que pourraient poser la religion dans la cohésion nationale si l’on ne prend pas garde. Le chef de la mission de la Cng a tenté de rassurer la société civile et les Ong tout en reconnaissant le rapport national d’auto-évaluation du Sénégal comporte effectivement des insuffisances qui seront améliorées pour permettre au président de la République de mieux défendre le rapport national devant ses pairs lors des prochains sommets des chefs d’Etat africains. Il estime que le chef de l’Etat a bien défendu le rapport du Sénégal lors du dernier sommet tenu à Addis-Abeba, en Ethiopie. « Le Sénégal, compte tenu de ses ressources, a pu, avec des moyens assez limités mis à la disposition de la Cng, faire des réalisations qui nous ont été enviées par la plupart des pays qui ont eu à subir ce processus-là avant nous. Le 28 janvier dernier, après le rapport national d’auto-évaluation qui est le résultat des consultations citoyennes, le président Macky Sall a pu défendre le rapport du Sénégal devant ses pairs à Addis-Abeba.

Ce rapport-là a été le travail collectif puisque l’équipe continentale d’experts était venue au Sénégal pour élaborer le rapport national d’évaluation de notre pays et qui a été bien défendu par le président de la République », déclare le Pr Niang.

Mamadou Aliou DIALLO

La ville de Kaolack, capitale du bassin arachidier, est, avec celles de Fatick, Diourbel et Gossas au centre du pays, une des grandes bénéficiaires du Programme de modernisation des villes (Promovilles) cofinancé par l’Etat du Sénégal, la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque islamique de développement (Bid) à hauteur de 280 milliards de nos francs sur dix ans. L’agglomération aura droit à au moins 15 km de voiries éclairées et assainies.

L’exécution des travaux du Programme de modernisation des villes (Promovilles) se déroule de manière satisfaisante dans l’agglomération de Kaolack, au centre du pays. C’est du moins le constat établi par une mission du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement venue évaluer sur le terrain l’évolution des chantiers dans les villes concernées au centre du Sénégal. La délégation conduite par le ministre Mansour Elimane Kane s’est rendue dans le quartier périphérique des Abattoirs à la sortie Est de la commune où une voirie communale de 1,5 km est en train d’être construite par l’entreprise Eiffage. Cette route d’accès qui va permettre l’accès à la Nationale 1 illustre parfaitement l’une des vocations essentielles dudit programme, notamment l’amélioration de la mobilité urbaine et la réduction des coûts et des temps de déplacement. Une préoccupation du Promoville rappelée par le ministre qui a révélé, en marge de cette visite de chantier, que l’exécution était en avance sur les délais en ce qui concerne les quatre villes du centre du pays (Fatick, Gossas, Diourbel et Kaolack). « Après le Pudc essentiellement orienté vers les zones rurales, l’Etat du Sénégal, en partenariat avec la Bad et la Bid, a financé à hauteur de 280 milliards pour 10 ans un Programme de modernisation des villes (Promovilles) articulés sur quatre objectifs que sont l’amélioration de la mobilité urbaine, le renforcement du système d’assainissement, le renforcement de la sécurité des biens et des personnes et l’amélioration du cadre de vie urbaine », a rappelé M. Kane. Ce dernier a, par ailleurs, souligné que sur le budget global du programme, 200 sur les 280 milliards attendus sont déjà mobilisables. Ce qui, à ses yeux, démontre la volonté politique du président Macky Sall d’asseoir sur l’étendue du territoire des centres urbains avec un cadre de vie assaini. En effet, pour les 15 km à réaliser dans la commune de Kaolack, elles seront accompagnées par un système d’assainissement et d’éclairage, avec la collaboration de l’Office nationale d’assainissement du Sénégal (Onas) et la Société nationale d’électricité (Senelec).

Elimane FALL

La cité Ibrahima Sarr Ex-Ballabey et les ateliers de l’ex-régie des chemins de fer actuel Dakar-Bamako ferroviaire, le nouveau quartier Momar Lô situé juste avant Keur Issa, la cité Niakh, un vieux quartier de cheminots africains adossé à la cité Maurice Pillot où logeaient les cadres africains de la régie des chemins de fer et le quartier Silmang au Sud-Est de la ville de Thiès, ont reçu une délégation conduite par le député Abdou Mbow, accompagné du directeur général de la Sones, Charles Fall, du directeur de l’exploitation de la Sénégalaise des Eaux (Sde), Diéry Ba.
La visite de terraind’hier leur a permis d’échanger avec les populations. A la cité Ibrahima Sarr, le forage de la régie qui la dessert est tombé en panne depuis au moins 16 mois et, malgré des tentatives de réparation, il n’a pas pu être récupéré. Une situation qui fait que les populations se débrouillent tant bien que mal en allant chercher de l’eau dans des bidons souvent très loin de leur quartier.

C’est pourquoi, les autorités ont décidé de forer dans l’enceinte du Dakar-Bamako- Ferroviaire à Thiès un nouveau forage dont le débit estimatif est de 80m3/heure. Selon les techniciens trouvés sur les lieux, après une semaine de travail, ils ont dépassé les 100 mètres de profondeur et qu’à ce rythme, ils espèrent pouvoir atteindre les 460 mètres dans une durée raisonnable. D’ailleurs, un des techniciens soutient que dans un délai de 60 jours l’objectif devrait être atteint. Pour régler définitivement cette question d’approvisionnement en eau dans cette zone, cet ouvrage va coûter à l’Etat du Sénégal environ 500 millions de francs Cfa, dit-on.

Vétusté du réseau
A la cité Momar Lô, les populations ont exprimé de vive voix leur calvaire vécu en tant que nouveau quartier âgé de 13 ans. Les bâtiments en chantier côtoient des maisons déjà habitées et séparées par des rues sablonneuses bien tracées. Ici, une bonne partie du quartier n’a pas d’eau faute de réseau. Ainsi, les charretiers font de bons chiffres d’affaire comme l’explique Mme Penda Ba qui indique dépenser au moins 700 francs par jour pour s’approvisionner en eau. « Souvent, faute de disposer de cet argent, je suis obligé d’aller dans les puits à ciel ouvert », a-t-elle confié. Très ravies d’avoir en face d’eux les deux sociétés ayant en charge la production et la distribution de l’eau au Sénégal, les populations ont montré le point d’eau le plus avancé où elles espèrent pouvoir bénéficier d’un raccordement sur le réseau de la Sde. *

Pour parer au plus pressé, le député Abdou Mbow a proposé aux populations l’installation de deux bornes fontaines pour alléger les travaux domestiques des femmes en attendant que les dossiers de devis d’extension signalés çà et là tout comme ceux des branchements sociaux puisent être diligentés par la Sde. En présence des populations, des patrons de la Sones et de la Sde, un engagement ferme de réaliser deux bornes fontaines à la cité Momar Lô et d’un troisième à Wassila, juste à côté, dans un délai maximum d’un mois, a été pris. Une décision qui a fini de susciter beaucoup d’espoir du côté des populations. Que ce soit à la cité Niakh ou à Silmang, la situation est la même que dans les quartiers cités plus haut.

« Thiès a beaucoup souffert de la vétusté de son réseau accentué par une eau avec une forte teneur en calcaire qui bouche les tuyaux, entraînant une baisse de pression pouvant conduire à un manque d’eau, mais aussi d’un déficit important de production », a rappelé le député Abdou Mbaye.

Après avoir mis en service plusieurs forages pour résorber le déficit de production, une nette amélioration a été ressentie dans les quartiers sud de la ville de Thiès depuis au moins six mois. Une politique de la Sones qui est en train d’être poursuivie avec la livraison du forage numéro 11 construit à Keur Samba Guèye et dont la mise en service est annoncée avant le début du mois de Ramadan, fin mai. « Ce sera un débit de 250 m3/heure qui vient s’ajouter à la capacité de fourniture d’eau par la Sde dans la ville de Thiès », a ajouté le directeur de l’exploitation de la Sde, Diéry Bâ.

Mbaye BA

La commune de Fissel, dans le département de Mbour, n’échappe pas aux problèmes liés au foncier. Pour éviter les conflits à l’avenir, cette localité, appuyée par le Conseil des organisations gouvernementales d’appui au développement (Congad), va bientôt se doter d’une charte locale de gouvernance foncière qui érige en règle de conduite la concertation dans la préparation, la mise en œuvre et l’évaluation des décisions foncières.

Pour épargner la commune de Fissel des conflits fonciers, le Congad a décidé de venir au chevet de cette localité après une première expérience réussie avec Fass Ngom, dans le département de Saint-Louis. Ainsi, le processus d’élaboration de la charte locale de gouvernance foncière a été lancé hier. Sous la présidence du sous-préfet, les conseillers municipaux, les chefs de village, les organisations communautaires de base (Ocb), les responsables de cadres locaux de concertation ont échangé sur les objectifs et enjeux locaux de mise en place de ce document stratégique en vue de l’adoption d’une méthodologie et d’un planning de son élaboration.

Pour Mbaye Niang, responsable de programme du Congad, il s’agit, par cette rencontre, d’appuyer la commune à disposer d’une charte de gouvernance locale qui permet aux populations et acteurs de participer de manière inclusive et transparence à la gestion foncière de la commune de Fissel qui a été un laboratoire en matière d’outils participatifs. « En 2013, nous avons expérimenté, avec l’appui de l’Union européenne, la première charte de gouvernance foncière au Sénégal. Après deux ans de mise en œuvre, nous avons noté beaucoup de satisfactions sur cette charte qui a été mise en place à Fass Ngom. C’est pour cette raison que dans le cadre de dissémination des directives volontaires au Sénégal, nous avons jugé nécessaire de l’élargir à d’autres communes dont Fissel et Warkhokh dans le département de Linguère », a indiqué M. Niang. C’est ainsi qu’une première action a été démarrée à Fissel à travers la mise en place d’une commission domaniale élargie aux jeunes et aux femmes. Et selon le responsable programme du Congad, « cette commission a aujourd’hui permis à ces acteurs locaux de jouer leur rôle dans la gouvernance foncière, l’attribution des terres de la commune et a eu des résultats encourageants ».

Cette charte, a noté Khadidiatou Sène, sous-préfet de l’arrondissement de Fissel, vient à son heure car, a-t-elle indiqué, cette localité est en butte à beaucoup de difficultés liées au foncier. Il s’agit de problèmes entre agriculteurs et éleveurs liés à la divagation des animaux, de problèmes d’affectations multiples de terres, de problèmes d’installation des projets et programmes voulant des assiettes foncières. « Si le Congad vient pour nous permettre de faire en sorte que les populations participent à la prise de décision, aient des informations sur les affectations et surtout qu’il y ait une bonne appropriation de la charte, c’est une très bonne chose », a-t-elle soutenu. De l’avis du sous-préfet, cette charte changera la donne et le foncier connaîtra une meilleure gestion. Son avis est partagé par le maire de Fissel, Cheikh Tidiane Ba. Aujourd’hui, a-t-il relevé, une forte demande est notée alors que la réserve foncière n’est pas suffisante.

Samba Oumar FALL

Outre l’octroi de minibus, l’Etat a lancé le Promiville a Diourbel. « On est aussi à Diourbel pour Promoville, à la suite du Pudc lancé par le président de la République. Il s’agit de rendre aux villes leur dignité en améliorant l’accès aux infrastructures routières », a dit le ministre. Selon lui, dorénavant le Promoville sera couplé avec la modernisation des transports urbains. Le Promoville fait des routes avec l’assainissement, l’électricité. Ce qui permet de réduire les risques d’inondations et assurer la sécurité des biens et des personnes.

M. DIEYE

Interpellé sur la question de l’utilisation de l’argile dans la construction de l’autoroute « Ila Touba », Mansour Elimane Kane a indiqué qu’« il n’ya pas de problème à Ila Touba ». Il explique : « une fois, il y avait de l’argile utilisée pour faire une partie de l’autoroute. Quand nos services ont été faire le contrôle, ils ont indiqué que l’argile ne répondait pas aux critères techniques. J’ai dit, après vérification, qu’il faut enlever l’argile. C’est juste un problème de sécurité. Les matériaux utilisés sont testés par nos laboratoires et sur les sites. On va ouvrir cette autoroute 12 mois à l’avance et vous verrez la qualité de cet ouvrage ».           

M. DIEYE

Évoquant les accidents de la circulation, le ministre Mansour Elimane Kane a fait savoir que 3 facteurs aggravants ont été décelés dans ce cadre des audits effectués : soit l’état de la route, soit l’état mécanique du véhicule, soit le comportement du conducteurs. Les statistiques ont montré que c’est plus le comportement du conducteur qui, à 90%, est responsable des accidents de la route, même s’il reconnaît que les autres facteurs doivent aussi être considérés. Il a fait savoir que l’idéal n’est plus d’avoir des routes de 6,5 m ou de 7,5 m, mais des routes séparés pour éviter les chocs de front. « Comme solution, il faut sensibiliser, ensuite contrôler, après sévir », a dit M. Kane, notant que les opérations coup de poing avec le directeur du Cetud ont donné des résultats probants. « On va continuer à combattre l’indiscipline qui plombe le développement du pays », a-t-il promis, relevant qu’aucun évènement ne donne une légitimité à la surcharge.                           

M. DIEYE

La cérémonie, de remise de clés de 14 minibus neufs s’est déroulée hier, à la gouvernance de Diourbel. Le ministre Mansour Elimane Kane, a remis aux bénéficiaires les clés, en présence du gouverneur de la région, du maire, Malick Fall et du directeur général du Conseil exécutif des Transports urbains de Dakar (Cetud), Thierno Birahim Aw et le Dg de l’Ageroute, Ibrahima Ndiaye. A noter la grande mobilisation des populations de la capitale régionale du Baol.

L’opération de modernisation du transport urbain se poursuit. Mansour Elimane Kane, le ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement était, hier, l’hôte de la région de Diourbel. « En 2015, le président de la République nous a instruit de passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne la modernisation des transports urbain. Aujourd’hui, on est à Diourbel dans la cadre du programme de modernisation des transports urbains placé dans un contexte plus global », a dit le ministre qui affirme que ce programme s’inscrit dans la lutte contre les accidents. Il a informé que la 1ère phase a concerné 250 minibus pour 16 villes. « Aujourd’hui, avec cette 2ème phase, on est à 450 minibus pour 10 villes, soit 11.000 emplois directs sur les localités impactés.

A Diourbel, on est à 70 emplois », s’est-il félicité. Selon M. Kane, les 14 bus flambant neufs contribueront à améliorer la mobilité urbaine, assurer le confort et réduire les coûts avec 100 FCfa par trajet. Ce qui va aussi contribuer à la compétitivité et à la transformation structurelle de notre pays qui est l’axe 1 du Pse. Le maire Malick Fall a dit toute sa fierté et a félicité le président Macky Sall qui a respecté sa promesse. M. Fall promet de convoquer incessamment une réunion entre les différents usagers de la routes -Jakartas charretiers et conducteurs de taxis et de minibus - pour un comportement responsable et une saine cohabitation avant la mise en service des bus.

Revenant sur le programme, le ministre s’est réjoui du travail abattu par l’Aftu et révélé que les villes de Fatick et Mbour seront les prochaines bénéficiaires du programme, affirmant que les bus sont compétitifs, sécurisés et confortables. A Diourbel, 3 lignes d’une longueur totale de 40 km seront desservies par les bus, avec en priorité les écoles, les marchés, les services administratifs, les services de santé, les banques sans oublier les liaisons avec l’usine Sonacos, Thierno Kandji et marché « Kadd ».

Mamadou DIEYE

Après l’arrêt par la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (Dscos) des lotissements entamés au quartier Liberté 1 de Mbour, le directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm), Cheikh Issa Sall, est monté au créneau vendredi pour préciser que ce site a été retenu pour abriter plusieurs projets d’intérêt public.

Le boulevard du quartier Liberté 1 abritera des projets structurants et non des lotissements. C’est ce qu’a indiqué Cheikh Issa Sall, le directeur général de l’Adm, qui a précisé au passage que son agence n’est en rien impliquée au blocage des lotissements engagés par la municipalité de Mbour. L’arrêt des travaux, a-t-il soutenu, a été ordonné par la Descos, une structure étatique logée à la Primature, le site devant servir à abriter de grands projets qui vont changer le visage de la ville. À en croire M. Sall, le président Macky Sall a même décidé de faire bénéficier à Mbour 14,5 km de route au lieu des 6 km prévus. De même, a ajouté M. Sall, le Programme de modernisation des villes (Promovil), avec l’appui de la Banque islamique de développement (Bid), est en train de mettre en place un projet de plus de 50 milliards de francs destiné à cinq villes dont Mbour qui a été également choisi par le président Macky Sall. « A l’Adm, nous avons le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Paca-Sen) qui prévoit d’injecter beaucoup d’argent à Mbour et parmi ces projets-là, figure ce boulevard qui fait 70 mètres et qui doit permettre aux Mbourois de rejoindre très rapidement l’autoroute à péage tandis que le reste sera aménagé pour améliorer le cadre de vie », a fait savoir le directeur général de l’Adm. Avec ce boulevard, a indiqué Cheikh Issa Sall, les sapeurs-pompiers et les ambulances vont gagner plus de trente minutes à chaque sortie. Ce qui, a-t-il assuré, équivaut à un gain en vies humaines de 100 personnes par an. « A contrario, celui qui va bloquer ce boulevard pour des intérêts personnels va tuer 100 Mbourois par an ».

Aujourd’hui, a soutenu Cheikh Issa Sall, beaucoup de projets du président de la République sont destinés à Mbour. « Si nous n’avons pas d’espaces pour abriter tous ces grands projets, ce sont d’autres villes qui vont en bénéficier. Si l’on n’a plus d’espaces pour faire des routes, ces projets vont quitter Mbour alors que ce ville en a vraiment besoin », a-t-il averti.

Les 300 familles qui occupent le site ont demandé à être régularisées. Mais, selon le directeur général de l’Adm, « tout le monde est intervenu pour que ces lotissements n’aient pas lieu, mais ils se sont entêtés parce que beaucoup d’entre eux ont vendu ces terrains ». De plus, a-t-il précisé, « dans le nouveau Code de l’urbanisme, tout morcellement qui dépasse quatre lots doit être autorisé par décret ; ce qui n’est pas le cas pour ces populations ».

Samba Oumar FALL

Le maire de la commune de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a sollicité et obtenu du chef de l’Etat l’implication du Génie militaire dans la gestion urgente de l’avancée de la mer.

C’est une intervention très importante des militaires, en prélude au démarrage des travaux de grande envergure prévus dans le cadre du projet de mise en place des brise-lames sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie pour un coût global de 4 milliards de FCfa et sur une distance de 4 km entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie. Ainsi, conformément aux instructions et directives du Président Macky Sall, des éléments du génie militaire du commandement de la zone nord, en étroite collaboration avec ceux de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, se sont rendus hier sur les plages de Guet-Ndar, Santhiaba et Gokhou-Mbathie, pour y effectuer une opération « coup de poing » visant à protéger des édifices qui ne pourraient jamais résister à la furie des vagues si un raz-de-marée se produit.

Cette intervention, qui se déroule en prélude au démarrage effectif du projet de construction de cette digue de 4 km, dont l’étude d’impact environnemental est en cours de finalisation, devra permettre de protéger momentanément l’école primaire Cheikh Touré de Guet-Ndar, une mosquée du sous-quartier « Dakk » et plusieurs concessions en péril, contre l’avancée de la mer. Le maire Mansour Faye, qui dirigeait cette opération, s’est réjoui de cette intervention des militaires, précisant que ces derniers bénéficient de l’appui de toutes les structures privées qui travaillent pour le compte de la municipalité de la capitale du Nord. Une synergie d’efforts qui permet déjà de mettre en place des diguettes faites de sacs de sable remplis sur place ou provenant de la Direction de la Protection civile. Cette opération, a-t-il souligné, permettra d’atténuer la menace et de boucher les brèches ouvertes par les vagues. Le premier magistrat de la commune n’a pas manqué de rendre une visite de courtoisie à certaines familles sinistrées victimes des derniers raz-de-marée.

Mbagnick Kharachi Diagne

La commune de Ndiaganiao aspire à l’émergence et compte sur sa jeunesse. Consciente des enjeux, la municipalité a initié, ce week-end, une formation en leadership et en entrepreneuriat à l’intention d’une cinquantaine de jeunes.

Pour gagner le pari du développement, Ndiaganiao doit miser sur une jeunesse bien formée. C’est la conviction du maire Gana Gningue, qui a initié une session de formation en leadership et entrepreneuriat pour une cinquantaine de jeunes de sa commune ce week-end. « Nous pensons qu’il faut engager les jeunes dans la voie de luttes politiques et économiques pour que Ndiaganiao soit émergent. Mais Ndiaganiao ne peut pas être émergent sans qu’on forme des jeunes à être des leaders capables de mener ces combats », a indiqué le maire Gning. « Pour avoir des territoires viables et compétitifs, il faut créer de la richesse et on ne peut pas créer de la richesse sans que les jeunes aient l’esprit d’entrepreneuriat », a fait savoir le maire Gana Gningue, qui dit avoir été motivé par le chômage des jeunes. « Aujourd’hui, l’État ne peut pas tout faire. Il faut que nous créions les conditions pour qu’ils puissent se battre. Il y a des self-made-men qui sont parvenus à créer leur entreprise et à employer des jeunes ».

Pour le formateur, Tofène Ndione, ingénieur agronome membre de l’Union citoyenne pour le développement, la problématique de l’emploi des jeunes est mondiale. « L’Etat du Sénégal ne peut pas à lui tout seul régler ce problème », a-t-il noté. Cette formation, a-t-il dit, est partie du constat que plus de 90% des opportunités que les jeunes ont en termes de formation et d’accompagnement se limitent à Dakar et les grandes villes. « On a jugé nécessaire d’aller rencontrer les populations du monde rural pour les accompagner dans les notions de leadership et d’entrepreneuriat », a-t-il soutenu. « On a compris que nous pouvons pousser les jeunes à aller de l’avant dans la voie de l’entrepreneuriat, mais tout le monde ne peut pas être entrepreneur », a-t-il précisé. L’objectif de cette formation, a-t-il relevé, est de leur montrer la voie pour qu’à l’avenir, « ils puissent créer quelque chose pour eux et pouvoir être aptes à créer de la richesse ».

Pour le représentant des jeunes, se former en leadership apporte des opportunités qui peuvent faciliter l’accès à la microfinance et aux petits projets. Pour Mamadou Diouf, un jeune ne peut pas porter ou demander un projet sans être formé. « Dans le monde d’aujourd’hui, on ne peut pas avancer sans une formation solide. Pour que la commune se développe, les jeunes doivent se former pour contribuer au développement de l’économie locale, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat », a-t-il indiqué.

S. O. FALL

Le domaine agricole communautaire de Notto Diobass qui s’étend sur 1500 hectares et situé à proximité de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) est en train de prendre forme. Après les études de faisabilité et de sondage, les choses s’emballent et le doute émis par des indécis sur ce projet commence à s’estomper. La piste de 25 kilomètres reliant le village de Keur Ibra Niane et de celui de Mbousnakh, soit un investissement de 500 millions de francs Cfa, est en cours d’être réalisée. A cela s’ajoutent deux forages.

La semaine dernière a été mise à profit par le génie militaire qui a en charge la réalisation de ces ouvrages et de la piste pour venir effectuer les ultimes réglages en vue d’un rapide démarrage des travaux. Selon Alioune Sarr, maire de la commune de Notto Diobass, l’adhésion des populations au projet est acquise depuis le début. « Cette acceptation nous a permis de délibérer sur la mise à disposition des 1.500 hectares sans aucune difficulté majeure », a-t-il rappelé.

Un domaine agricole communautaire étant un espace intégré de production agricole, animale, végétale, de transformation des produits, de conditionnement et de commercialisation, offre la possibilité de création de nombreux emplois. « Nous attendons plus de 7.000 emplois dans le domaine communautaire de Notto Diobass et aussi des opportunités à l’exportation des produits », a précisé le maire et ministre du Commerce. Des enjeux économiques et sociaux bien perçus par les jeunes de la localité qui, aux côtés d’Abdou Karim Goudiaby en charge de la mise en œuvre du projet, s’engagent à participer massivement à la caravane de partage avec les populations dans leurs villages respectifs. « Vous savez la dimension communautaire est la clef de voûte pour réussir notre mission parce que ce projet est volumineux. Une fois cette phase bouclée, la machine va s’emballer », a-t-il expliqué.

Pathé Mbaye, président du Conseil de la jeunesse, a réitéré la satisfaction et l’engagement des jeunes, filles comme garçons, à participer à fonds dans la mise en œuvre du Dac de Notto Diobass.

Mbaye BA

Une cérémonie de remise de récompenses aux quartiers labellisés « Quartiers propres » s’est tenue hier à Wakhinane Nimzatt. La cérémonie entre dans le cadre des Opérations quartiers propres (Oqp) mises en œuvre pour cerner l’effet de l’engagement communautaire dans la gestion des déchets pour la lutte contre les inondations.

La manifestation s’est déroulée autour de temps forts qui ont mis en exergue les enjeux de la salubrité de nos localités dans un contexte de précarité environnementale et climatique. Cette activité vise à encourager les organisations communautaires de base (Ocb) focales et tous les acteurs qui ont pris part aux opérations quartiers propres (Oqp) à se mobiliser davantage pour pérenniser la dynamique communautaire de la salubrité des quartiers. Sur quatre-vingt quartiers retenus dans le cadre des Oqp, une cinquantaine a été récompensée, histoire de susciter une émulation dans la gestion de l’environnement dans les communes d’intervention du Progep. Les distinctions sont constituées de diplômes d’honneur de salubrité, de drapeaux de reconnaissance (avec nom du quartier propre), de maillots aux Asc et des tee-shirts (avec message de sensibilisation), d’ustensiles de cuisine de cérémonies familiales pour les groupements de femmes, de chaises en plastique pour les réunions communautaires de quartiers. La cérémonie sera suivie, dans les jours qui viennent, de cérémonies de remises de récompenses à l’échelle de chaque commune concernée. Directeur de l’Agence de développement municipale, Cheikh Issa Sall a rappelé que l’opération quartiers propres (Oqp) est une approche expérimentale mise en œuvre en collaboration avec l’unité d’évaluation d’impact de la Banque mondiale (Dime) pour afin d’appréhender l’effet de l’engagement communautaire dans la gestion des déchets pour la lutte contre les inondations.

Expériences et pratiques partagées
L’opération quartiers propres est réalisée dans 80 quartiers suite à un tirage au sort organisé par les organisations communautaires de base (Ocb focales) implantées dans les communes d’intervention du Progep. Les Ocb focales sont signataires d’une lettre d’engagement vis-à-vis de leurs municipalités respectives. Ce qui leur a permis de bénéficier de matériels de nettoiement octroyés par le Progep pour impulser une dynamique communautaire de salubrité. A l’issue d’une année d’expérimentation, le niveau de salubrité des 80 quartiers Oqp a été évalué à travers une grille de notation préétablie. Cette évaluation a permis de labelliser 50 quartiers « Quartiers propres » parce qu’ayant obtenu une note supérieure à soixante points (60/100 pts).

Le directeur de cabinet du ministre de la Bonne gouvernance, Alassane Mbengue, a, au nom du ministre, indiqué que la cérémonie s’inscrit dans une dynamique de parachèvement de ce processus en vue de présenter ces quartiers primés comme des références dans les dynamiques communautaires de salubrité et de préservation durable des voies et ouvrages de drainage d’eaux pluviales. De manière spécifique, poursuit-il, la cérémonie a permis de partager certaines expériences et pratiques concluantes de nettoiement des quartiers, de renforcer les stratégies et initiatives communautaires de lutte contre l’insalubrité pour une meilleure préservation des ouvrages de drainage, mais aussi de valoriser la démarche des acteurs locaux auprès des autorités.

Une nouvelle conscience collective de responsabilité citoyenne à partager
En remettant ces récompenses, Alassane Mbengue a affirmé que le ministère magnifie les meilleures pratiques en matière de salubrité, de préservation des ouvrages de drainage des eaux pluviales et d’amélioration du cadre de vie mises en œuvre par des organisations communautaires des quartiers situés dans la zone d’intervention du Progep. « Au-delà de mesurer le niveau de l’engagement communautaire, l’approche expérimentale d’évaluation d’impact adoptée pour l’opération quartiers propres (Oqp) a permis de faire naître une nouvelle conscience collective de responsabilité citoyenne qui mérite d’être partagée avec d’autres localités du pays », a-t-il soutenu. C’est la raison pour laquelle, il s’est réjoui que l’Adm et l’Ucg aient mutualisé leurs efforts. A l’en croire, l’opération quartiers propres témoigne de cette réussite et de la détermination de l’Adm, de l’Ucg et de l’ensemble des services du ministère à contribuer efficacement à la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation pour une véritable territorialisation des politiques publiques. « Cette collaboration doit être consolidée en vue d’une meilleure préservation des ouvrages d’assainissement et du cadre de vie dans les collectivités territoriales des départements de Pikine et Guédiawaye », a-t-il déclaré, en souhaitant que tous les quartiers soient labellisés « Quartiers propres ». Les maires des communes d’intervention ont tous salué cette initiative qui, selon eux, va aider à une meilleure gestion de l’environnement.

Abdou DIOP

La Senelec s’engage à faciliter l’accès à l’électricité à 37 000 familles à travers le compteur « Woyafal » en 2017 et 2018.

Le compteur prépayé ou « Woyafal » est en train de faire son bonhomme de chemin dans le dispositif de distribution de l’électricité par la Senelec au sein des ménages sénégalais. Il est de plus en plus utilisé par les ménages, des agents de l’entreprise et même du directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé venu lancer, avant-hier, à Thiès le compteur « Woyofal » social. D’ailleurs, c’est pour cette raison que la Banque mondiale a rejoint la Senelec sur son approche en s’engageant dans un programme similaire visant 37 000 familles courant 2017-2018. « Mais, seul le point concernant l’abonnement ne sera pas pris en compte », a expliqué le directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé.

Selon lui, 300 clients rigoureusement sélectionnées par les chefs de quartiers, l’association des consommateurs, entre autres, bénéficient d’un abonnement gratuit d’un an, d’un acompte mensuel de 5.000 FCfa et d’une installation électrique gratuite. « L’ensemble des coûts liés à cette opération humanitaire est supporté par les œuvres sociales de la Senelec », a-t-il précisé. Pour le directeur général de la Senelec, le « Woyafal » social vise à améliorer les conditions de vie et d’existence des membres de ces familles bénéficiaires. « Car, au-delà de l’éclairage, l’accès d’une famille au courant impacte sur les études des enfants, leur épanouissement, etc. », a-t-il ajouté.

Mbaye BA

Gérard Sénac, le patron de l’entreprise de Bâtiments et de travaux publics (Btp) Eiffage Sénégal, a été fêté ce week-end par les populations de Gagué Bocar, une localité située dans le département de Foudiougne, région de Fatick. Une cérémonie haute en couleurs présidée par le ministre secrétaire général du gouvernement Abdou Latif Coulibaly, où les nombreuses réalisations du chef d’entreprise ont été mises en exergue par les élus et chefs de services déconcentrés de la localité.

Entre le directeur général d’Eiffage Sénégal et les populations de Gagué Bocar dans la commune de Mbam, les relations ont pris l’air de longues fiançailles qui vont aboutir inéluctablement à un mariage entre amoureux. La cérémonie d’hommage rendu ce week-end au premier avait tous les contours d’une union sacrée entre les composants du couple. Une relation construite au fil du temps entre le jeune chef d’entreprise envoyé par sa hiérarchie en 1989 pour fermer la société spécialisée en génie civile et son chauffeur Abdoulaye Ndiaye, natif de ce village perdu sur les rives du Saloum, à une dizaine de kilomètres de Foundiougne. Débute alors une idylle entre le Français tombé sous les charmes du Log et les populations partagées entre les activités agricoles et la pêche. « Pour mon premier passage sur les lieux en marge d’une visite de chantier dans la zone, il y a 15 ans, je devais au plus faire une heure sur place, j’ai passé toute la journée chez la famille de M. Abdoulaye Ndiaye dont le père avait l’âge du mien. Le courant était vite passé entre moi et les populations dont l’accueil était particulièrement chaleureux », s’est rappelé M. Sénac. Reçu par les dignitaires et notables du village au cours de son séjour, l’entrepreneur remarque le blocage du chantier de la mosquée du village. Dès son retour à Dakar, il fait acheminer 30 tonnes de ciment, du fer et un camion de sable à ses hôtes. Une première action de bienfaisance qui sera suivie d’autres notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’assainissement et de l’électrification. C’est ainsi que le Collège d’enseignement moyen (Cem) va bénéficier de la construction d’un mur de clôture, d’une salle de classe, d’un puits et de toilettes, ainsi qu’une dotation annuelle en fournitures scolaires et en matériels didactiques. Une attention particulière pour le secteur de l’éducation qui a poussé les autorités académiques et le conseil de gestion de l’établissement à solliciter du président de la République le baptême du Cem au nom de Gérard Sénac. Ces actions sont aussi orientées en direction des groupements de femmes du village sous forme de dotations d’intrants agricoles ou pour l’achat de denrées alimentaires pendant la période de soudure. Un soutien sur les 12 ans évalué à plus de 30 millions. Responsable politique du département, le ministre Abdou Latif Coulibaly s’est réjoui de la démarche du chef d’entreprise qui, selon lui, s’est parfois substitué à l’Etat pour soulager les populations par des réalisations majeures dans le secteur de l’éducation et de l’assainissement, en rappelant le rôle de sa société dans la construction d’infrastructures majeures pour le Sénégal.

Elimane FALL

« Dans le cadre de notre politique de soutien à l’autonomisation des femmes, le Conseil municipal de Thiès-Ouest vous a offert ce moulin à mil, conformément à votre demande », a affirmé le maire de la commune de Thiès-Ouest, Aliou Sow. Une déclaration faite hier lors de la livraison de cet outil de travail qui va aider une douzaine d’associations de femmes, installées au quartier Grand Standing et environs, dans la transformation des céréales locales, des fruits et légumes.

Selon lui, après avoir, dès leur première année de mandature, mis le paquet sur l’éducation, la santé, les évacuations des eaux de ruissellement aux abords de la mosquée toucouleur à Grand Thiès, de l’environnement en dégageant un budget conséquent pour réhabiliter le marché Grand-Thiès, la mairie s’engage dans l’accompagnement des femmes dans leur développement. « En fait, si nous voulons combattre la demande sociale, après avoir agi sur les leviers cités plus haut, il est important de contribuer, dans la mesure de nos moyens, à l’autonomisation des femmes, noyau dur de la cellule familiale, afin de faire reculer la pauvreté », a soutenu le maire Aliou Sow.

Dans cette croisade contre la politique de la main tendue, l’équipement des femmes organisées dans des associations lui semble le chemin le mieux indiqué. C’est pourquoi, il a précisé qu’au-delà des équipements, la mairie va aider aux renforcements de capacités des femmes dans la transformation des produits locaux par des formations pratiques. « S’il plaît à Dieu, ce sera la prochaine étape ; ceci pour vous dire que votre maire et son conseil municipal sont dans l’action et non dans la médisance, la haine », a-t-il souligné.

Très contente de pouvoir parler au nom de ses sœurs, Mme Nafi a tenu à féliciter le maire pour avoir concrétisé une sollicitation majeure des femmes décidées à gagner leur vie à la sueur de leur front dans Grand Standing et ses environs. « Etant un quartier éloigné du centre-ville, ce moulin à mil va aider les mères de familles qui se rendaient dans les marchés éloignés pour moudre leurs céréales. Alors, nous vous félicitons et vous remercions pour nous avoir enlevé cette épine du pied », a-t-elle soutenu.

Vivant dans un quartier excentré ou à la périphérie de la commune de Thiès-Ouest, les femmes de Grand Standing ont demandé plus de vigilance dans la gestion de l’éclairage public en veillant au changement régulier des ampoules grillées des lampadaires du quartier. « Car, faute d’éclairage, les agressions se multiplient surtout sur les femmes », a constaté Mme Nafi. En outre, la question de pouvoir disposer d’un marché dans la zone a été aussi posée par les femmes.

Mbaye BA

Le président du Conseil départemental de Koumpentoum fonde beaucoup d’espoir sur l’insertion des femmes dans le circuit économique. En partenariat avec l’Adepme, un atelier d’information et de partage pour l’identification des besoins d’accompagnement des Gie et autres structures du département et pour la promotion de l’entreprenariat a été organisé dans le département.

Le projet, qui est en œuvre et pour lequel le conseil a signé une garantie de 2 millions de FCfa, va certainement apporter un souffle nouveau à cette partie de la région de Tambacounda. Le président Omar Sy veut à, cet effet, un suivi rapproché des structures que l’Etat a mises en place pour financer cette frange de la population qui reste le moteur du développement local, souligne M. Sy. La rencontre présidée par le président du Conseil départemental de Koumpentoum, le député Oumar Sy, s’est déroulée à la maison des jeunes. Elle a ciblé les dirigeants d’entreprises et les porteurs de projets en vue de susciter et de renforcer en eux l’esprit d’innovation, la créativité et ainsi proposer des solutions à impact durable. Il est également question de voir ensemble les critères d’éligibilité au Fonds financier de développement mise en place par l’Adepme. L’objectif général de l’atelier est de susciter la culture entrepreneuriale auprès des jeunes et des femmes du département de Koumpentoum en donnant aussi le maximum d’informations sur les critères d’éligibilité au Fonds financier de développement de l’Adepme et aux conditions d’accompagnement et de coaching. Plus précisément, il s’agit d’amener les participants à saisir la quintessence des informations sur les critères d’éligibilité, de communiquer sur les conditions d’accompagnement, d’étude et de veille des différentes structures, de contribuer à renforcer le partenariat entre l’Adepme et le Conseil départemental de Koumpentoum au bénéfice des populations.

Pape Demba SIDIBE

Le gouverneur de Kaffrine (centre), Jean Baptiste Coly, a évoqué avant-hier la nécessité d’ouvrir la gare réservée aux camions dans la commune chef-lieu de région pour éviter le stationnement de ces véhicules près de la route nationale. «Nous allons [essayer de] voir pourquoi la gare des gros porteurs qui est construite à Kaffrine est restée fermée jusqu’à présent», a dit M. Coly au terme d’un contrôle routier mené par le ministère des Transports routiers, la police et la gendarmerie locales. «Nous [voulons] faire en sorte que cette gare des gros porteurs construite dans la commune de Kaffrine soit ouverte. C’est la meilleure solution au stationnement des gros porteurs» aux abords de la route, a-t-il insisté.

Jean Baptiste Coly signale que «des camions continuent de stationner sur la route, ce qui est dangereux». «Des instructions ont été déjà données au préfet, il y a une dizaine de jours, pour nous trouvions des solutions, de concert avec la mairie de Kaffrine», a-t-il assuré.

Le gouverneur de Kaffrine souhaite aussi mettre fin au stationnement des camions aux abords de la route, dans la commune de Koungheul, située dans la région.

APS

Il a été procédé, avant-hier, au lancement du fonds de développement local du département et des communes de Bignona. C’est un fonds chiffré dans sa première phase à près de 51 millions de francs Cfa et qui sera porté à un niveau plus élevé sous peu.

Les partenaires de Savoie (France) se sont engagés à verser dans les plus brefs délais leur contribution annoncée à hauteur de 13 millions de francs Cfa. Egalement, chacune des 19 communes et le Conseil départemental de Bignona cotiseront à hauteur de 100 FCfa par habitant et par an. La mise en place de ce fonds est une initiative du président du Conseil départemental, Mamina Kamara. Ce dernier en a décidé, dans un souci de mutualiser les moyens financiers de son institution et ceux des 19 communes de la circonscription administrative de Bignona pour mettre en place un système de financement qui puisse permettre de relancer le financement du développement local et économique, mais aussi de favoriser l’accès des populations à la microfinance.

La directrice des collectivités locales, Fatou Bintou Fall Camara, s’en est félicitée. A l’en croire, ce fonds avait été proposé au dispositif conjoint de coopération décentralisé franco-sénégalais lors de sa première mise en œuvre en 2015. « Et dès sa première proposition, il a été accepté par le comité de sélection du dispositif ». Selon la directrice des collectivités locales, ce fonds qui va être mis en place permettra de relancer les mécanismes de financement du développement local et économique à Bignona. Par ailleurs, il va promouvoir le dialogue intercommunal et toutes les modalités de solidarité et de mutualisation entre les communes et le département de Bignona.

En outre, ce fonds donnera la possibilité aux différentes communes de Bignona, sur la base des apports financiers de leurs habitants, de bénéficier de financements publics pour conduire des micro-projets de développement. De plus, il favorisera l’accès des services financiers de base aux populations les plus défavorisées, notamment les femmes. Ce fonds aura aussi le mérite d’encourager l’entreprenariat pour sortir les populations de Bignona de la pauvreté. La directrice des collectivités locales a exhorté ces dernières à se l’approprier et à s’acquitter des remboursements pour que les générations futures puissent en bénéficier.

El Hadj Moussa SADIO

Le Conseil départemental de Malem Hodar dans la région de Kaffrine a procédé, ce dimanche, à la remise d’importants lots d’équipements pour l’allégement des travaux domestiques destinés aux femmes de la circonscription administratives. Un matériel composé de moulins à mil, de machines à coudre et de congélateurs mis à la disposition du réseau local des femmes de l’émergence installé à cette occasion.

Le Réseau départemental des femmes de l’émergence de Malem Hodar installé ce dimanche a démarré ses activités pied au plancher. Les camarades de la présidente Adama Ndao ont reçu, dans la foulée de l’installation de leur mouvement, un lot d’équipements pour l’allégement des travaux domestiques facilité par le président de l’institution départementale, l’honorable député Cheikh Ndiaye. « Conscients que le Conseil départemental ne disposait pas des ressources budgétaires nécessaires pour accompagner le réseau des femmes pour l’émergence de Malem Hodar, nous en sommes ouverts aux ministres de la Femme Mme Mariama Sarr et à son collègue de l’Agriculture, le Dr Pape Abdoulaye Seck, afin de donner corps à la vision du président de la République de faire des femmes les fers de lance du développement économique et social du Sénégal. Répondant favorablement, ils m’ont permis de mettre à la disposition des femmes de la localité ce lot de matériels qui va les soulager dans les travaux ménagers », a souligné le patron du département de Kaffrine. L’équipement, composé d’une vingtaine de moulins à mil, de cinq machines à coudre et de deux congélateurs, est destiné à des activités génératrices de revenus pour les membres dudit réseau. «

Je voudrai faire remarquer en présence de tous les membres de la coalition Benno Bokk Yakaar que l’acquisition de ce matériel ne peut être supporté par un Conseil départemental aux ressources faibles. Nous avons été appuyés dans notre démarche, il n’y a aucune raison de le cacher par le gouvernement de son excellence, Monsieur le président de la République Macky Sall. C’est pourquoi nous n’avons jamais cessé de nous engager à lui donner une majorité parlementaire absolue et lui assurer un second mandat dès le premier tour en 2019 », s’est engagé le président de l’institution départementale.  Signalons qu’outre les femmes du département, les sinistrés du village de Goudié ravagé par un violent incendie ont eu droit à une vingtaine de houes Sine et de semoirs.

Elimane FALL

Il n’y a pas de chrétiens au sein du conseil municipal de la capitale du Nord, a constaté Basile Kantoussan, responsable politique et membre de l’Alliance des cadres républicains du département de Saint-Louis. C’est l’une des raisons qui ont amené M. Kantoussan à organiser dimanche dernier, au foyer Prosper Dodds de la ville tricentenaire, une grande conférence publique sur le thème « la citoyenneté et les jeunes chrétiens dans un Sénégal émergent » introduite par le Professeur de Philosophie et enseignant-chercheur, Henry Diatta.

En présence du Vicaire, Abbé Jean Louis Coly, représentant Mgr Ernest Sambou, Évêque de Saint-Louis, Mme Elisabeth Diouf, Alex Tendeng, directeur de la Caritas de Saint-Louis, Benoit Sène et autres invités de marque, Basile Kantoussan a tenu à rappeler que les Sénégalais chrétiens sont des citoyens à part entière et non « entièrement à part ». Autrement dit, ces derniers doivent s’intéresser à tout ce qui se passe dans leur terroir, leur communauté, leur patrie, sur tous les plans et à tous les niveaux.

De l’avis de M. Kantoussan, les jeunes chrétiens doivent s’inspirer des actions de développement économique et social entreprises régulièrement dans notre pays par l’Eglise, la Caritas et autres structures chrétiennes, pour avoir le réflexe de participer activement à la vie politique de leur patrie.

Si Henry Diatta a accepté d’animer cette conférence, c’est parce que tout simplement le thème lui paraît capital dans un pays où tout est politique et au même moment la jeunesse chrétienne semble n’être toujours pas ébranlée par toutes les mutations sociales, politiques, éducatives, culturelles, religieuses, etc. Si par citoyenneté, « nous pouvons comprendre un statut qui confère des droits ainsi que des obligations, alors la participation du citoyen dans la vie de la nation dont il se réclame, devient l’autre pilier sans lequel aucune existence ou identité ne peut avoir de sens ».

Dès lors, a poursuivi ce professeur de philosophie, la problématique soulevée ici est de savoir quelle doit être l’attitude des jeunes chrétiens, voire leur participation dans la construction du pays ? Ou bien quelle doit être la place des citoyens chrétiens dans la vie politique de la nation qui se joue à des échelons divers (local, national et international) ? En clair, quel comportement politique devrait-on attendre des citoyens chrétiens, en particulier les jeunes, dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques et des programmes de développement que le Sénégal a décidés d’adopter pour son émergence ? Sommes-nous de véritables citoyens ? s’est encore demandé Henry Diatta.

Assumer ses responsabilités
 « Et si c’est le cas, que faisons-nous, que disons-nous sur tout ce qui se décide pour nous mais bien souvent sans nous ? Quel comportement doit adopter la jeunesse de notre pays en général dont on dit qu’elle est l’espoir et l’avenir de demain, dans un Sénégal où tout a été, tout est, et où tout sera politique ? Entre le centre et la périphérie, où est-ce qu’il faudra se positionner, si par centre il s’agit d’être pleinement un acteur et par périphérie adopter la posture du spectateur, de l’indifférent ? Telle est la problématique que ce professeur de philosophie a eu l’ambition d’analyser avec les jeunes chrétiens qui ont répondu massivement à l’invitation de Basile Kantoussan.

De l’avis d’Henry Diatta, ce thème marque le processus de maturation d’une conscience (prise de conscience) devenant de plus en plus réalité et la décision implicite de changer l’ordre des choses. Revendiquer des droits, c’est bien ; encore faudrait-il s’acquitter de ses devoirs. Car, a-t-il précisé, « de notre engagement dépendra l’avenir de notre village, de notre ville, de notre commune et sa place dans le Sénégal ». « Si choisir, c’est préférer une situation et laisser une autre, il faut aussi savoir que le choix suppose assumer ses responsabilités. En ne participant pas à la vie publique et politique de notre pays, les jeunes chrétiens devraient aussi éviter de s’offusquer lorsque le maire d’une commune, parfois même l’autorité administrative ou pire l’autorité rectorale d’une université ne réponde pas à nos événements qui nous tiennent pourtant à cœur », a-t-il enfin souligné.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le service régional des pêches et de la surveillance a saisi une importante quantité de poissons « yaboy » (sardine) impropres à la consommation dans un camion frigorifique. Le produit qui est estimé à deux tonnes et évalué à environ 1,5 million de FCfa, a été incinéré. Il est annoncé la construction d’un marché au poisson d’un coût de 200 millions de FCfa digne de son nom pour les populations de Tambacounda.

La saisie est une résultante de l’opération de routine de l’inspection régionale des Pêches. Son chef Aliou Diop en a profité pour inviter les populations à plus de collaboration afin d’éviter de consommer des produits impropres. Il urge, selon lui, de cultiver l’esprit de dénonciation pour aider son service à réussir la mission de surveillance qui lui est dévolue. Pendant l’opération d’incinération dudit produit impropre à la consommation, Aliou Diop, inspecteur régional des pêches, d’inviter la municipalité à plus de soutien dans la gestion du lieu qui sert de marché au poisson. M. Diop d’annoncer la construction prochaine d’un marché au poisson, précise-t-il.

Pape Demba SIDIBE

Le maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy, a inauguré, dimanche 30 avril, la rue baptisée El Hadji Ousmane Fansou Bodian, qui va du terrain de l’Acapes des Parcelles Assainies, des Hlm Grand Médine au cimetière musulman de Yoff, séparant du coup les unités 24 et 26. Ce geste vise à promouvoir les valeurs de paix du guide religieux.

Dans son intervention, le maire Moussa Sy a qualifié ce jour de mémorable après la délibération du 3 janvier 2017. Le choix, selon lui, se justifie par l’attitude du guide, qui est un érudit exemplaire. « C’est un homme de paix ; il a beaucoup contribué à la pacification de la crise casamançaise ; il a été à plusieurs reprises dans le maquis. Avant que je ne sois maire, il venait présider des veillées religieuses (Gamou) de ressortissants de la Casamance à travers l’association des ressortissants de Diégoune, de Kartiack, etc.», a-t-il affirmé. Moussa Sy a souligné que rendre hommage à ce saint homme de son vivant est une marque de considération. D’après lui, le marabout entretient le dialogue islamo-chrétien.

Quant au Grand Serigne de Dakar, El Hadji Abdoulaye Makhtar Diop, il a loué les liens séculaires qui existent entre Diolas et Lébous. Se réjouissant de cette cérémonie, il a affirmé qu’elle est inscrire dans la vie des institutions municipales du Sénégal. « Il n’y a pas de témoignage meilleur que celle-ci », a-t-il confié.

Le guide religieux El hadji Ousmane Fansou Bodian est né en 1942 à Diégoune, dans l’arrondissement de Tendouck, en plein Blouf. Chef religieux, c’est à l’âge de 7 ans que son père l’initia au saint Coran via l’alphabet arabe. A 14 ans, il maîtrise des œuvres de la jurisprudence islamique communément appelées « fik » telles que « Lakhdary », Asmawya », Moukhadimatoul izya », etc.

L’imam Bodian obtient son baccalauréat à l’école franco-arabe de la rue Thiers et commence alors une carrière d’enseignement et de prêcheur. Soufi humaniste connu à travers la Casamance et dans des pays de la sous-région comme la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali et la Mauritanie, Fansou a séjourné dans plusieurs pays comme au Maroc, en Egypte, en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Iran et en Syrie, pour approfondir ses connaissances islamiques. Maintenant, il s’est établi à Bignona pour vulgariser l’Islam. Considéré comme l’une des grandes figures de l’Islam dans la région de Ziguinchor, El Hadji Ousmane Fansou Bodian a réussi à implanter un réseau de plus de 300 écoles et instituts islamiques pour la formation des jeunes et l’encadrement de plusieurs imams sénégalais et de pays étrangers. Il est aussi connu pour l’instauration du dialogue interreligieux.
Avant-hier, étaient présents à cette rencontre l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, Ousmane Sonko, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

Ancienne communauté rurale, Diossong a été érigée en commune en 1997. Cette commune dirigée par le maire Momath Touré a fêté ses 20 ans d’existence le dimanche dernier. Cela a été un moment fort de communion et de partage. La cérémonie de lancement des festivités a été présidée par le ministre secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, en présence autorités locales, religieuses et coutumières. Cette cérémonie a été animée par la fanfare gambienne.

La célébration des 20 ans d’existence de cette commune a été une occasion pour le maire Momath Touré de faire un bilan d’étape de leur processus de développement. Diossong est entourée de part et d’autre par les communes de Djilor, Passy et Sokone. Peuplée de 28.000 âmes, cette commune dispose d’un budget de 111 millions de FCfa.

Selon le maire, Diossong ne dispose pas de beaucoup de ressources et les activités dominantes sont l’agriculture, le maraîchage, l’élevage et le petit commerce. Aussi a-t-il rappelé que le système de planification appliqué dans cette localité avec l’appui des Ong a permis de mettre Diossong sur le chemin du développement. Le maire Momath Touré s’est plu à dire que cette commune a bénéficié de beaucoup de réalisations du gouvernement et des partenaires dans les domaines de l’électrification, de l’hydraulique, de l’éducation, de la santé, des pistes de production, de l’allègement des travaux de la femme…  « Nous fêtons les 20 ans de notre commune parce que nous sommes satisfaits des réalisations du gouvernement et des partenaires », a-t-il déclaré.

Aujourd’hui, l’ambition du maire Momath Touré est de faire véritablement de Diossong une commune émergente. Momath Touré a plaidé pour la réalisation d’un stade municipal, d’un centre de santé, d’un lycée, d’un Cem de proximité, de «daaras» modernes, d’un village artisanal, d’une salle des fêtes, etc. Aussi a-t-il lancé un appel pour l’électrification de certains villages, le renforcement de la connexion  internet et l’implantation d’une radio communautaire. Momath Touré est d’avis que si tous ces projets sont réalisés, Diossong sera bien entendu une collectivité locale émergente. Sur les projets de développement, il a rappelé que le Papej est en train de réaliser trois fermes agricoles dans le territoire communal. Il a également cité en exemple le projet de maraîchage des femmes qui récoltent 7 millions de FCfa par an. Dans la même lancée, le maire a fait savoir que dans cette commune, les producteurs ont une quantité de 100 tonnes de semences d’arachide pré-base et ils attendent un peu pour la distribution. De plus, le maire a rappelé que le gouvernement, à travers le Pudc, a fait bénéficier à cette commune 20 km de pistes de production. Aujourd’hui, Diossong est liée à la transgambienne par une piste de production réalisée par le projet Pafa.

Le Pudc a aussi réalisé un forage multi-village d’une capacité de 200 m3 pour l’approvisionnement en eau de 10 villages. Ce n’est pas tout car à côté de ce forage, a-t-il dit, une ferme agricole de 5 ha qui emploie 200 jeunes a été réalisée par le Pudc. Présidant la cérémonie, le ministre secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, a d’abord transmis ses salutations aux autorités locales, chefs religieux et coutumiers ainsi qu’aux populations très mobilisées. Latif Coulibaly a saisi l’occasion pour magnifier les excellentes relations qui existent entre Momath Touré et lui. Selon lui, Momath Touré est un homme intelligent, courageux et plein d’initiatives. C’est un homme, a-t-il ajouté, qui fait siennes les préoccupations des populations.

Le ministre Abdou Latif Coulibaly a tenu à remercier vivement Abdoulaye Ndiaye, maire de Keur Samba Guèye et Momath Touré qui ont été choisis comme étant les meilleurs maires du Sénégal par le projet Pafa pour leur travail remarquable allant dans le sens du développement et de la résolution des problèmes des populations.

Oumar  Ngatty BA

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