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Régions (809)

Le programme national de biogaz domestique a un objectif de réalisation de 600 bio-digesteurs sur l’axe Fatick-Kaolack. L’annonce a été faite récemment par Mor Ndiaye, responsable du volet communication, marketing et point focal genre du programme, lors d’une réunion d’information tenue récemment à Fatick.

En présence des autorités administratives et locales, ainsi que des bénéficiaires, le responsable du volet communication, marketing et point focal genre du programme national de biogaz domestique du Sénégal, Mor Ndiaye, a rappelé que l’objectif qui est dans sa phase de consolidation après une phase-pilote de 3 à 5  ans, est de travailler pour créer un marché de biogaz au Sénégal. Selon lui, cela consiste à faciliter l’accès des ménages ruraux à une source d’énergie propre, renouvelable et naturelle dont le biogaz. Pour lui, le bio-digesteur est  une technologie simple, facile d’utilisation pour les usagers et qui fonctionne sur la base de mélange de matières organiques végétale et animale. Après la transformation, a-t-il dit, cela donne deux sous-produits que sont le gaz pour la cuisson et le gaz pour l’éclairage. Aussi a-t-il fait noter que le processus donne de l’engrais d’une très grande facture qui a la faculté de restructurer les sols et de doper considérablement les rendements. Selon lui, cela permet de développer beaucoup d’activités économiques et constitue une valeur ajoutée car le biogaz permet de développer des chaînes de valeur.

Au cours de cette rencontre, Mor Ndiaye a indiqué que l’objectif de réalisation de 600 bio-digesteurs sur l’axe Fatick-Kaolack est recherché dans cette phase de consolidation de ce programme après la phase-pilote. De plus, a-t-il rappelé qu’en 2015, Fatick a été la première région dans la production de bio-digesteurs et c’est l’une des dernières régions à faire son entrée dans le programme. Dans cette région, a-t-il dit, 120 à 150 bio-digesteurs ont été installés par ce programme.

Durant la phase-pilote, certaines contraintes d’ordre technique, surtout le problème de paramétrage, ont été relevées. Selon M. Ndiaye, le programme a renforcé les  prototypes, à savoir les volumes. L’autre problème reste lié au suivi technique dans la maintenance des bio-digesteurs. Aujourd’hui, a-t-il signalé, le programme a agréé une cinquantaine d’entreprises pour une gestion de proximité des bio-digesteurs. Lors de cette réunion, il a été décidé la mise en place d’un cadre de concertation.

Oumar Ngatty BA

 

Le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA), un organe spécialisé du système des Nations Unis (NU), a appuyé la réhabilitation du bureau de poste secondaire de Ndorong, un quartier de la commune de Kaolack. Le bâtiment réceptionné samedi dernier, en marge de la célébration de la journée mondiale de la poste, va renforcer l’offre de services de cette société nationale, notamment dans le paiement des bourses familiales.

La société nationale La Poste inaugure une nouvelle stratégie de partenariat. Elle compte désormais le système des Nations Unis (ONU) parmi ses supporters. Le Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (FIDA) basé à Rome en Italie a contribué à la réhabilitation de son bureau secondaire sis au quartier périphérique de Ndorong Kaolack.

Une initiative qui se justifie par le rôle joué par cette société nationale dans les transferts financiers en faveur des couches les plus défavorisées. Un positionnement stratégique consacré par le paiement des bourses familiales sur l’ensemble de son réseau national. « Cette coopération avec le FIDA, qui nous a permis la rénovation du bureau de poste secondaire de Ndorong et son équipement, participe de la stratégie de diversification et d’adaptation de nos offres de services dans le cadre de nos missions de services publics. Nous essayons de nous rapprocher davantage des usagers et de leur offrir des produits adaptés à leurs besoins», a indiqué Abdou Aziz Diallo, le directeur régional des Postes de Kaolack. Un centre qui polarise les régions administratives de Fatick, de Kaffrine, de Kaolack et la commune de Diourbel.

Très largement sollicité lors des paiements des bourses familiales pour les bénéficiaires résidants dans les communes rurales voisines de la capitale du Saloum, ce bureau, outre la distribution du courrier, dispose de tous les services financiers offerts par l’entreprise. Venu présider la cérémonie de réception, le directeur de la logistique et de la maintenance a annoncé un programme de construction de nouvelles agences dans la zone du Sine Saloum, notamment à Sokone et à Foundiougne. « Nous nous inscrivons dans une dynamique d’innovation pour convaincre les plus sceptiques qui annonçaient prématurément la mort de la poste, qu’on est plus que jamais vivante et apte à relever les défis qu’exige notre mission de service public », a soutenu pour sa part Mme Fatou Mbaye, la directrice commerciale de la société nationale.

Elimane FALL

Dans le souci de rendre plus efficace ses agents face au défi de l’entreprise, la mairie de Dakar a organisé récemment une session de formation.  

Pour être un « seigneur » de l’entreprise, l’on a besoin de bien se former. C’est ce qu’a compris la ville de Dakar qui a initié, du 26 septembre au 7 octobre dernier, une session de formation des formateurs tenue au Centre de formation professionnelle et de perfectionnement du personnel municipal (Cefoppem) à l’intention de 22 agents du Fonds de développement et de solidarité municipale (Fodem). Celle-ci a été possible grâce au Service d’assistance canadienne aux organismes (Saco) pour la revalorisation du capital humain et technique des agents des collectivités territoriales. En effet, après la gestion du crédit en 2013 et la gestion axée sur les résultats en 2014, lesdits agents ont renforcé leurs capacités dans le domaine de la gestion d’entreprise.  Le directeur du Centre de formation professionnelle et de perfectionnement du personnel municipal (Cefoppem) Mouhamed Diop a loué le professionnalisme des formateurs qui viennent du Canada. Selon lui, le renforcement des capacités permet au personnel d’être plus performant, alors que la formation est aujourd’hui le parent pauvre des collectivités locales.

A l’en croire, la démarche qualité du Cefoppem est à inscrire dans le souci de bien former le capital humain. «Il y a lieu de faire calquer notre évolution dans la cadence du progrès de nos métiers. Nous entendons jouer pleinement notre rôle dans la formation pour accompagner le ministère et permettre à nos cadres d’être plus compétents », a souligné M. Diop, précisant que la meilleure manière de perpétuer ses compétences, c’est de se mettre toujours à niveau. Mme Soham El Wardini, première adjointe au maire de la ville de Dakar, a salué le professionnalisme du personnel du Cefoppem qui remplit bien sa mission. Toutefois, elle déplore qu’il ne soit pas assez connu par les élus. « Nous avons besoin de la formation en entreprenariat. Il rend visible le rôle de la ville de Dakar dans la formation des élus locaux. Tout au long de la vie, nous apprenons. Les attentes sont grandes, mais nous sommes déterminés à relever ces défis de la formation », a-t-elle affirmé.  

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur de cabinet du maire de Saint-Louis, Ababacar Bitèye, a annoncé jeudi dernier un financement de 85 millions de FCfa pour la mise en œuvre du projet de réhabilitation du mur de clôture des cimetières de Thième et de Thiaka Ndiaye. Ces travaux seront effectués sur une longueur de 1,7 km et vont démarrer dans un délai de quinze jours. Les populations de Guet-Ndar, de Santhiaba, de Gokhou-Mbathie et autres localités de la Langue de Barbarie et du Gandiolais, ont poussé un « Ouf » de soulagement, lorsqu’elles ont appris cette nouvelle. Par la voix de Mme Ndèye Mariguy, transformatrice de produits halieutiques, de Mame Makha Sène, pêcheur des sennes tournantes, domiciliés respectivement à Dack et à Pondokholé, cette communauté des pêcheurs de Saint-Louis, a rendu un vibrant hommage au maire Mansour Faye et à l’ensemble du conseil municipal de la ville tricentenaire.

Ils se sont réjouis de ce geste qui vient satisfaire une doléance importante et relative à la réhabilitation d’un pan important de ce mur de clôture, qui s’est effondré à la suite de la dernière tempête (accompagnée de pluies diluviennes) qui s’est abattue sur la ville de Saint-Louis. Selon M. Bitèye, l’entreprise chargée d’exécuter ces travaux va détruire l’ancien mur afin de construire à la place un nouveau mur en béton, pour une protection durable de ce cimetière. Il est prévu également, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, d’aménager des allées à l’intérieur de ce cimetière, afin de faciliter l’accès des véhicules mortuaires dans ce lieu de repos éternel. A. M. Ndaw

Le Pndl, par l’entremise de l’Ard de Saint-Louis, a injecté plus de 4 milliards de FCfa dans la région nord entre 2007 et 2016, a révélé hier Ousseynou Touré, responsable de la communication de ce programme national.

Dans le souci  de partage de l’information entre acteurs investis des missions similaires, le Secrétariat exécutif (Sep) du Programme national de développement local (Pndl), conformément à son Ptba 2016, a organisé une réunion de coordination pendant deux jours, dans la capitale du Nord. Cette rencontre importante, qui se tient tous les trois mois dans une région, a été présidée à Saint-Louis par le nouveau Secrétaire exécutif du Programme (Sep), Mamadou Thiaw, en présence des autorités administratives, des chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée, des responsables des collectivités locales de la région nord et de plusieurs autres partenaires de l’Ard de Saint-Louis et du Pndl.
M. Thiaw s’est réjoui de la tenue de cet atelier national du Pndl, qui a permis de faire le point sur le niveau d’avancement des activités du Pndl, notamment les composantes « Financement du développement local – Fdl » et « Appui technique et renforcement des capacités », qui concernent, au premier chef, les Ard. Mamadou Thiaw a vivement félicité les participants pour les efforts déployés en vue de faire le point sur la gestion des conventions, de partager sur un exemple de projet structurant (le cas de la région de Ziguinchor), sur les réalisations et les difficultés du Pndl, etc.

Coordination et harmonisation des activités par les Ard
Pour une gestion optimale des activités de la coordination, des informations ont été transmises au Sep/Pndl sur la mise en œuvre des actions menées, le suivi des conventions et les perspectives d’intervention, aux fins d’une synthèse didactique et d’une mise en exergue des faits saillants. Mamadou Thiaw a rappelé que les informations issues de la mise en œuvre du Pndl sont plurielles et que leurs manifestations sur le champ local sont multiples. Dans cette foulée, sous le prisme d’une meilleure implication de plusieurs protagonistes sociaux, les Ard accompagnent et facilitent la coordination et l’harmonisation des activités du programme au niveau régional. La finalité est le positionnement des collectivités locales à l’épicentre du développement local.

Dans le même sens, le directeur de l’Ard de Saint-Louis, Ousmane Sow, a précisé qu’il s’est agi de mettre à jour les participants sur le suivi du Fdl, des activités de renforcement des capacités et du suivi environnemental, sur la mise en œuvre des projets, sur les perspectives relatives au suivi financier.
Les participants, a-t-il ajouté, ont eu l’opportunité de partager sur le plan d’opérations en termes de suivi financier, les innovations des projets et les spécificités de l’Ard de Saint-Louis (actions réussies, menaces et opportunités).

Selon Ousmane Sow, plusieurs projets au sein du Pndl, articulés au financement de l’Etat (Bci/Fecl), concourent positivement au financement du développement territorial. Il s’agit notamment du projet d’appui au développement économique local en ancrage au Pndl (2007/2017), du Projet pistes communautaires en appui au Pndl (2013/2018), du projet de capitalisation et de diffusion d’un système harmonisé de mesure de performance des collectivités locales (2015/2017), du projet de promotion du budget participatif avec la participation d’Osiwa, Onu femme et Enda/ Ecopop (2015/2017).

Consolidation des résultats des différents projets en ancrage au sein du Pndl
D’autres expériences porteuses de dynamiques alternatives sont en cours de formulation. Il s’agit du Projet de promotion de l’emploi et de l’employabilité des jeunes et l’autonomisation des femmes avec l’Agence catalane de coopération pour le développement, du Projet de développement durable des territoires du millénaire (P2DTM) à travers une plateforme comprenant plusieurs acteurs. M. Sow s’est surtout réjoui de la consolidation des résultats des différents projets en ancrage au sein du Pndl qui a permis d’avoir d’importants acquis en termes de participation à l’élaboration de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation, d’amélioration de l’accès aux services sociaux de base (microprojets et pistes communautaires) dans les collectivités locales, de mise en œuvre d’une approche d’appui technique et de renforcement de capacités des acteurs territoriaux, de maîtrise de l’information territoriale, à travers les prémices d’élaboration de la Plateforme d’Information et de Suivi évaluation pour l’émergence des territoires incluant une prise en charge d’autres thématiques.

A en croire Ousseynou Touré, responsable de la communication au Sep, le Pndl, cadre fédérateur des interventions en matière de développement local, est mis en œuvre auprès des quatre cinquième des collectivités locales du pays. Ayant capitalisé les acquis des principaux projets et programmes actifs dans le secteur de la décentralisation et du développement local, le Pndl opère une mue et s’oriente vers une approche de développement territorial. Sa finalité est de répondre aux nouvelles demandes des acteurs des territoires à partir d’une pleine valorisation et connaissance des territoires destinées à la promotion du co-développement et à l’harmonisation des interventions inter et intra-territoriales.
Pour Ousseynou Touré, l’atelier de Saint-Louis a permis de plancher sur les réalisations et les difficultés des Ard, d’étudier les faiblesses des ressources dont disposent actuellement ces agences, étant entendu que certains partenaires extérieurs ont arrêté leurs contributions.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

De 2011 à nos jours, d’intenses campagnes de lutte contre les chiens errants ont été menées dans la commune de Tambacounda.  Cela, en partenariat avec les collectivités locales et le service d’hygiène. Elles ont permis d’abattre 525 chiens. Lors de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la rage, il a été fortement recommandé de mettre en place des comités de veille et d’alerte en vue d’éradiquer ce fléau à Tambacounda où des cas mortels ont été malheureusement notés.

La ville de Tambacounda a, à l’instar de la communauté mondiale, célébré la journée mondiale de lutte contre la rage. Cet événement de deux jours a permis d’organiser une caravane de sensibilisation à travers les artères de la commune et de faire la présentation publique du bilan des activités de lutte contre les chiens errants, de procéder à une sensibilisation tous azimuts sur le vaccin, le carnet délivré à cet effet et sur la distribution de supports.
 Cette manifestation qui s’est déroulée en présence de nombreux éleveurs, de plusieurs organisations faîtières et des praticiens de la santé et des soins vétérinaires de la région, a servi de cadre pour sensibiliser davantage les populations sur la prise en charge des cas de morsure. L’un des moments forts de cet événement a été, sans nul doute, la vaccination gratuite de chiens qui a vu une grande affluence de leurs propriétaires.
 Pour le chef de service régional de l’élevage de Tambacounda, Dr Rosalie Seck Betty, l’accent est mis sur les risques des cas de rage.
De 2011 à nos jours, des campagnes de luttes contre les chiens errants ont été menées dans la commune de Tambacounda. Elles ont permis, en partenariat avec les collectivités locales, le service d’hygiène, d’abattre 525 chiens.
La sensibilisation est axée sur les cas de morsure et sur l’urgence de se rapprocher des services vétérinaires privés pour vacciner les animaux. Mme Rosalie Seck Betty a invité les populations à avoir le reflexe de vacciner les animaux afin de freiner cette maladie mortelle qui se transmet à l’homme par la salive des chiens. Au nom des éleveurs, le secrétaire général de la Maison des éleveurs, Issaga Camara, a  invité toutes les parties prenantes  à une convention de partenariat qui va permettre de mettre  en place des comités de veille et d’alerte pour lutter contre le phénomène des chiens errants et éradiquer la rage.
  Pour cheikh Tidiane Thiaw,  l’adjoint au gouverneur, chargé des affaires administratives, cette journée, célébrée dans le monde entier, permet d’alerter et de sensibiliser les populations. Elle permet également de prévenir et de communiquer avec les populations en vue de changer leurs comportements. Selon lui, cette année, c’est la région de Fatick qui a été choisie pour l’organisation de la cérémonie nationale de célébration de cette journée, mais Tambacounda a tenu à marquer cet événement par l’animation et l’organisation de caravanes, depuis le début, pour toucher les populations. A travers les présentations, il est loisible de constater que la lutte contre les chiens errants et contre la rage fait l’objet d’une attention particulière dans cette région, a-t-il souligné.

Pape Demba SIDIBE

Le Conseil départemental a lancé, hier, la dernière phase du processus d’élaboration de son plan de développement territorial. Un atelier de quatre jours a été ouvert hier dans ce sens.

La rencontre devrait ainsi permettre, selon la présidente du Conseil départemental, Mme Seynabou Gaye Touré, « de faire le diagnostic, un état des lieux de tous les potentiels pour pouvoir arriver à la planification stratégique des projets à mettre en œuvre ». Mais déjà, a-t-elle indiqué, d’importantes étapes ont été franchies depuis le lancement du processus au mois de mars dernier. « Des enquêteurs et un facilitateur ont été envoyés sur le terrain pour des opérations d’enquête et l’élaboration d’un revue documentaire. Un travail dont la restitution et la centralisation des données et résultats d’enquête sont disponibles à l’Agence régionale de développement (Ard), notre partenaire technique », a souligné Mme Seynabou Gaye Touré.
L’atelier d’hier ouvre donc une nouvelle étape et cela, a-t-elle expliqué aux participants, « compte tenu de l’urgence de présenter aux conseillers départementaux le document définitif du plan départemental de développement (Pdd) à travers un partage du diagnostic dans le cadre de la nouvelle orientation du processus accéléré de planification ». Les différents participants  composés de plusieurs acteurs des collectivités locales, des services déconcentrés de l’Etat, la société civile, les groupements de femmes et de jeunes, les organisations communautaires de base (OCB), entre autres, vont, pendant quatre jours étalés en deux phases, plancher sur ce diagnostic, lister tous les atouts et contraintes afin de proposer des stratégies de sorties des difficultés auxquelles le département de Tivaouane est confronté à travers son plan de développement départemental qui devrait prendre en compte toutes les dimensions communales.
« Ainsi, il convient de réfléchir sur un zonage territorial définitif et la formulation d’un inventaire des potentialités de chaque zone, ses contraintes de développement territorial et les dynamiques internes tout en prenant en compte la dimension religieuse conférée au département de Tivaouane », comme l’a souligné Mme le chef du service régional de la planification de Thiès, Adjaratou Oumy Mbaye Sy qui représente le directeur de l’ARD.

Zonage territorial et inventaire des potentialités
Mme Sy a même tressé des lauriers à Mme la présidente du Conseil départemental pour cette belle initiative qui va permettre à Tivaouane de disposer d’un outil de planification qui partage les idées et visions des uns et des autres dans une dynamique de développement économique et social.  
Le départemental de Tivaouane recèle d’importants atouts de développement économique et social dans les secteurs miniers, agricoles et touristiques. Et, la présidente du Conseil départemental, Mme Seynabou Gaye Touré, est consciente de l’urgence qu’il convient d’exploiter ces potentiels. « Surtout pour ce qui concerne le secteur touristique avec la façade maritime de Mboro sous-exploitée et pour laquelle le conseil départemental veut faire une destination à l’image de la Petite-Côte mais aussi développer le tourisme religieux qui peut aboutir à la réalisation d’un musée où pourront être exposées toutes les œuvres des érudits qui ont marqué la vie religieuse du département », a-t-elle laissé entendre.
Pour la présidente du Conseil départemental de Tivaouane, « le Plan départemental de développement (Pdd) va constituer non seulement un outil important de planification stratégique mais aussi et surtout de promotion du département, en ce sens qu’il va nous permettre de pouvoir vendre notre département et capter des partenaires pour le financement des projets ».

El Hadj Mouhammadou SAGNE

Les travaux de la centrale solaire de Senergy Pv aussitôt entamés, voilà que l’impact social produit ses effets positifs dans les villages polarisés de sa zone d’implantation dans la commune de Méouane.

La société promotrice vient de réaliser la construction de murs de clôture des écoles de Mékhé village, Sinthiou Mékhé, Yeumeu, Dine, ainsi que la clôture du cimetière de Tongor. Une cérémonie de remise des clés a été organisée avant-hier à Sinthiou Mékhé en présence de l’adjoint au sous-préfet de Méouane, Modou Mohamadou Ndiaye. Une occasion saisie également pour remettre aux élèves de ces établissements des fournitures scolaires (cahiers et stylos) pour leur permettre de pouvoir démarrer aussitôt à l’ouverture des classes les cours dans le cadre du concept « Oubi Tey Jang tey ».

Un acquis important dans la longue liste de doléances que les populations de ces villages impactés avaient soumis aux promoteurs qui s’étaient engagés, comme l’a souligné l’adjoint au sous-préfet de Méouane, « à satisfaire après plusieurs rencontres entre les deux parties dans le cadre d’un partenariat fécond ». Dans ce lot, figurent une maternité, des salles de classe, un centre multifonctionnel, un magasin de stockage. Il s’y ajoute un forage dont la réalisation est en bonne voie et devrait permettre à termes aux populations d’aménager des zones agricoles. Des espaces pour le reboisement aussi ont été identifiés et dont les travaux ne vont pas tarder.  

A la cérémonie empreinte de solennité, les différents orateurs représentant les populations et la communauté éducative ont apprécié à sa juste valeur ce geste de la société Senergy. Ils leur ont témoigné leur totale reconnaissance et leur entière satisfaction et plus particulièrement Same Wébé, porteur initial du projet. La directrice de l’école de Sinthiou Mékhé, Mme Anna Ly qui s’est réjoui de la réalisation du mur de clôture qui permet de sécuriser et l’établissement et ses pensionnaires, souhaite maintenant l’éclairage des lieux pour qu’à l’heure du numérique, ses élèves puissent être au diapason des nouvelles technologies.

La centrale qui aura une puissance de 30 MW dans la zone pour un coût de 27 milliards de FCfa est dans la phase des travaux de génie civil et de préparation du site qui a d’ailleurs été déjà déblayé à notre passage. Selon le chef du projet, Amadou Diallo, « la centrale sera équipée de 92 000 panneaux solaires et devrait démarrer ses activités dans le premier trimestre de 2017 ».

El Hadj Mouhammadou SAGNE

L’Ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a présidé hier, dans la capitale du Nord, la cérémonie officielle de la Journée du Volontariat Français organisée par « France Volontaires Sénégal ». Les manifestations ont été marquées par une belle prestation de la troupe théâtrale de Zoumba (qui a permis de sensibiliser le public sur la jeunesse et l’interculturalité), une exposition de portraits de volontaires, une conférence-débat, le visionnage d’un documentaire sur l’engagement citoyen, la visite du centre d’insertion des jeunes « Diapalanté ».

Christophe Bigot a mis à profit son séjour à Saint-Louis pour visiter le Projet Patrimoine AFD (visite suivie d’un tour de calèche), le chantier de construction du centre de formation aux métiers du machinisme agricole à Diama. C’est un projet d’appui au renforcement de qualification des ressources humaines par la formation professionnelle réalisé avec l’appui financier de l’Afd. M. Bigot s’est réjoui de constater que pour la deuxième fois consécutive depuis 2011, ce bel événement est organisé hors de Dakar. Il a vivement félicité les volontaires français pour le travail réalisé dans des domaines aussi variés que la santé, l’éducation, l’environnement, l’agriculture ou encore le développement local.

Saint-Louis, a-t-il rappelé, est une ville réputée pour ses nombreuses richesses traditionnelles, le Fanal et le Jazz. « La forte concentration des volontaires français dans la région de Saint-Louis témoigne d’une société civile forte et dynamique dans le développement de cette région », note-t-il. Il a précisé que cette sixième édition de la Journée du Volontariat Français est organisée sous l’égide de la jeunesse, « c’est pour 2016/2017 un des secteurs d’intervention prioritaire pour la coopération française d’une manière générale et pour la coopération franco-sénégalaise en particulier ».
Selon M. Bigot, cette journée a permis d’aborder la problématique de la jeunesse sous l’angle de l’employabilité des jeunes, la laïcité et la liberté d’expression, « des sujets qui sont des défis prioritaires pour nos deux pays, des défis qui sont au cœur de la mission des volontaires français ».

Une démarche solidaire
L’Ambassadeur de France a laissé entendre que le Volontariat est en effet une formidable école de la citoyenneté, un bon outil d’intégration et d’insertion favorisant l’accès des jeunes à la vie professionnelle. 
C’est aussi une démarche solidaire, a-t-il poursuivi, et France Volontaires s’engage chaque jour à proposer aux volontaires français des missions en accord avec les objectifs de développement durable adoptés au Sommet pour le développement durable à New York en 2015.
Ces missions, a-t-il souligné, constituent une opportunité pour apprendre d’autres pratiques, partager des compétences et des valeurs, progresser et valoriser des actions, créer des liens, développer et renforcer la solidarité. Les savoir et savoir-faire acquis ou transmis perdureront bien au-delà du séjour des volontaires français au Sénégal.

A en croire M. Bigot, le Sénégal dispose d’une expérience tout à fait significative et reconnue en matière de promotion et de développement du Volontariat. C’est un des premiers pays d’accueil de volontaires internationaux en Afrique et dans le monde, un des premiers pays à reconnaître et à promouvoir le volontariat comme outil de développement économique et social.

Les volontaires de solidarité (près de 150) représentent un apport en ressources humaines important pour le dispositif français de coopération au Sénégal, qui permet encore une présence significative de la coopération française sur le territoire sénégalais. Un tiers des volontaires contribuent à renforcer les liens très étroits que la coopération française entretient avec la société civile, les Ong sénégalaises, françaises et internationales ; un tiers auprès des services publics français (service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade, consulat, instituts de recherche, écoles françaises) ; un tiers auprès des entreprises françaises. L’expertise des volontaires français, est appréciée et représente un apport technique significatif pour le pilotage de nombreux projets.

L’Ambassadeur Christophe Bigot a aussi fait allusion aux volontaires français qui travaillent auprès des Nations Unies, à ceux qui conduisent des actions de courte durée, telles que les chantiers de jeunes qui mobilisent près de 400 jeunes français et sénégalais, à ceux qui contribuent aux actions de solidarité menées avec l’aide de la diaspora sénégalaise établie en France.

Mb. K. DIAGNE et A. M. DIAW

 

Le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a fait de la formation des élus locaux une priorité, selon le ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui présidait hier l’ouverture de l’atelier de validation du document de stratégie nationale.

Le Code général des collectivités locales (Cgcl), à son article 12, consacre au profit des élus locaux le droit à une formation adaptée à leur fonction. C’est tout le sens de l’atelier de validation du document de stratégie nationale de formation des élus et autres acteurs du développement territorial qui a été organisé hier par le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Selon le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, le président de la République attache un intérêt particulier au développement du capital humain. En effet, l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) intitulé « Capital humain protection sociale et développement durable » montre bien que le président de la République Macky Sall mise sur la qualité des ressources humaines pour atteindre la croissance forte et inclusive qu’il ambitionne pour le Sénégal. « Mon département a fait de la formation un chantier prioritaire qu’il faut construire avec l’ensemble des acteurs », a reconnu le ministre.

Quatre orientations majeures
Parlant de diagnostic qui révèle de nombreux dysfonctionnements relatifs à la coordination, à la supervision des interventions, à la multiplicité des intervenants et des programmes de formation, à la diversité des approches et à l’absence de suivi évaluation desdites actions, le document de stratégie qui est soumis à la validation propose quatre orientations majeures pour corriger des dysfonctionnements tels que l’harmonisation des interventions, le renforcement des capacités des acteurs, le contrôle qualité des actions de formation et l’amélioration de l’offre de formation.

A en croire Abdoulaye Diouf Sarr, les objectifs poursuivis sont, entre autres, la mise en place de cadre d’intervention cohérent adapté, l’assurance à tous les acteurs du développement territorial d’une formation de base continue, de mettre en place un dispositif de labellisation de contrôle des actions et des interventions.
Il s’agit aussi d’assurer le suivi-évaluation des actions de formation et de mettre en place des infrastructures dédiées qui seront le cadre de référence pour le développement et l’adaptation des compétences techniques administratives et managériales des acteurs cibles. « La mise en œuvre de ces orientations ainsi que des différentes actions retenues dans le document stratégique doit nous engager tous (Etat, collectivités locales, société civile) si nous voulons contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs de territorialisation des politiques publiques », a souligné M. Sarr. « Cette phase de validation est décisive ; elle est la dernière étape avant la mise en œuvre. Une stratégie de formation adaptée favorisera correctement, j’en suis persuadé, le développement durable de nos territoires », a laissé entendre le ministre.

De son côté, le secrétaire général de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Oumar Ba, s’est félicité de l’initiative du ministère qui permet de renforcer les capacités des élus locaux. Aussi a-t-il magnifié la démarche inclusive de la tutelle. D’après lui, au transfert de moyens, devrait être précédé dutransfert de compétences d’abord, pour une bonne gestion des ressources. « Par le biais de l’Acte 3, on a changé de paradigme. Nous sommes des maires porteurs de projets de développement », a souligné M. Ba.

Pour M. Danny Dedeyan, chef de l’équipe démocratie, droits humains et bonne gouvernance (Usaid/Sénégal), a précisé que l’intérêt de la formation est d’harmoniser les interventions dont l’ absence était un handicap ; avant de plaider pour une large diffusion du document de la stratégie.   

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Papa Birama Thiam, Directeur de la Coopération Technique, a rappelé que le choix porté sur Saint-Louis pour abriter cette manifestation, est pertinent, d’autant plus que cette ville tricentenaire a été un témoin privilégié de l’histoire des relations franco-sénégalaises. Pour M. Thiam, le thème de cette année est une invite à l’engagement, à la promotion des valeurs démocratiques, au respect de la différence et du caractère républicain de l’Etat, mais aussi à la promotion des jeunes à travers leur employabilité. Plus explicite, il a précisé qu’il s’agit en effet de thématiques majeures et actuelles qui sont en parfaite cohérence avec la politique de l’Etat du Sénégal définie en particulier dans le cadre du Pse. Et tout particulièrement c’est pendant cette année 2016 que le président Macky Sall a placée sous le signe de la jeunesse, qui constitue ainsi une priorité fortement affirmée dans l’ensemble de nos politiques publiques. M. Thiam s’est réjoui d’avoir constaté que le volontariat français, à travers France Volontaires et ses différentes organisations membres, s’intéresse à ces thématiques qui contribuent à la cohésion sociale et à la construction citoyenne. Elles permettent notamment de rappeler avec force que le volontariat, par les valeurs d’entraide et de participation qu’il véhicule, est un vecteur majeur pour promouvoir une solidarité nationale active au service du développement économique et social.

La commune de Saint-Louis fut l’une des premières collectivités à avoir bénéficié des services de France Volontaires. Elle reste le berceau d’échanges fructueux entre nos deux peuples. Mme Aïda Mbaye Dieng a vivement magnifié cette solidarité agissante qui a permis à Saint-Louis de mettre en place la première et encore seule structure municipale apte à identifier, concevoir et mettre en œuvre une politique de développement communal. Ceci a été possible par la coopération avec la ville de Lille, à travers des femmes et des hommes dont le seul souci aura été le partage de la langue, des valeurs, des connaissances, d’un espoir vivant d’un monde solidaire.

Propos recueillis par Mb.K. Diagne et A.M. Ndaw

Le bilan d’exécution des programmes comme la « Carte d’égalité des chances », « Enfance déshéritée », « Appui à la promotion des aînés », « Appui aux personnes affectées par la lèpre et leurs familles » (dont le taux d’exécution a atteint 81%, avec un budget alloué de 14.500.000 FCfa dont 12.266.375 FCfa exécutés) » a été, hier, au centre d’un large débat animé par l’adjoint au gouverneur chargé du développement Sahite Fall et la Directrice générale de l’Action sociale, Mme Khadissatou Gaye.

A l’occasion de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) qui s’est déroulée hier dans les locaux de la préfecture, les chefs de services régionaux et départementaux de l’administration déconcentrée et plusieurs autres partenaires de l’Etat ont bien apprécié le bilan des projets et programmes mis en œuvre dans la région nord par la Direction générale de l’Action sociale. Selon les résultats du bilan d’exécution 2015 présenté par le chef du service régional de l’Action sociale, Gora Sèye, plus de 147 personnes affectées par la lèpre ont bénéficié d’activités socioculturelles, de secours d’urgence, d’appuis scolaires pour 120 élèves, de sessions de formation professionnelle et de projets économiques pour une dizaine de jeunes. Avec un budget alloué de 2.850.000 FCfa et exécuté à 100%, le Service régional de l’action sociale a pu encadrer 63 enfants en difficulté, dont 30 talibés enrôlés dans les mutuelles d’épargne et de crédit, 10 pensionnaires des « daaras » placés en apprentissage, 20 autres talibés placés en formation professionnelle. Certains « daaras » ont aussi bénéficié d’appui alimentaire et de subventions. Une association de femmes veuves a également obtenu des financements individuels pour la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus. S’agissant de l’appui à la promotion des aînés, un budget de 8.250.000 FCfa a été exécuté pour aider 30 aînés durant la période de la Tabaski afin de financer 13 microprojets individuels et collectifs.

Appel au renforcement des moyens
Le Programme de prise en charge médicale et des initiatives locales a été réalisé avec un budget de 250.000 FCfa. En étroite collaboration avec les autorités municipales de Saint-Louis, Richard-Toll et Dagana, plus de 2.000 pauvres et indigents ont bénéficié de secours et plus de 100 élèves issus de familles défavorisées ont reçu des kits scolaires. Dans le cadre de ce programme, une journée de solidarité avec les nécessiteux et la journée nationale des talibés ont été organisées.

Gora Sèye s’est réjoui de l’implication des autorités administratives et politiques de la région nord dans l’exécution des projets et programmes, de l’adhésion des populations de base à ces programmes réalisés par la Direction générale de l’Action sociale, de la collaboration entre les services régionaux de l’administration déconcentrée. 

Il a, cependant, plaidé pour le renforcement des moyens logistiques, financiers et des ressources humaines, dont disposent les services régionaux et départementaux de l’Action sociale. Il a surtout insisté sur la nécessité de revoir le système d’information géographique. 

Abondant dans le même sens, Mme Khadissatou Gaye a rappelé que l’Acte 3 de la Décentralisation est un maillon très important pour le développement des collectivités locales. Autant de raisons pour lesquelles, a-t-elle souligné, la Direction de l’Action sociale s’est évertuée à décentraliser ses projets et programmes.

 Dans la région nord, a-t-elle poursuivi, des programmes de développement importants ont été réalisés correctement et dans de très bonnes conditions par le service régional de l’Action sociale.

 Elle a surtout mis en exergue sa farouche volonté de sceller un partenariat fécond avec les collectivités locales, afin d’amener ces dernières à contribuer efficacement à la réalisation des projets de l’Action Sociale, à comprendre surtout que l’Action sociale est une compétence transférée.

 L’adjoint au gouverneur, Sahite Fall, et Mme Khadissatou Gaye ont rendu un vibrant hommage à Gora Sèye et à ses proches collaborateurs, pour les efforts déployés en vue d’exécuter à 94% ces projets dans la région nord, en dépensant la somme de 39.608.375 FCfa sur un budget de près de 44 millions de FCfa.

A. M. NDAW

Au début du programme, en 1996, dans les bourgades de Ngogom et de Réfane, l’eau potable était une denrée rare. Un faible accès à l’Éducation, un environnement macro-économique défavorable, des pesanteurs socioculturelles, des affres de la sécheresse, de la malnutrition limitaient le développement des terroirs.

Le lycée de Bambey Sérère a abrité un forum d’évaluation des vingt ans de développement et d’assistance des anciennes communautés rurales de Ngongom et de Réfane récemment communalisées. Pendant 20 ans, les populations de ces localités ont bénéficié de constructions de salles de classe, de magasins de stockage, de produits agricoles, de postes de santé, de maternités, de petites et moyennes entreprises de transformation de céréales, d’une mise en place de finances locales, des tontines et des relèvements qualificatifs de taux de scolarisation et la lutte contre la pauvreté. World Vision est un partenaire technique, financier et stratégique qui décide de se retirer après de bons et loyaux services rendus à ces communautés. Les maires Baboucar Ndiaye de Ngogom et Djibril Thiaw de Réfane ont, tour à tour, remercié les agents, décideurs, managers de programmes de World Vision et autres acteurs qui ont favorablement contribué à la réussite des objectifs de cette intervention. Selon le directeur national André Catford, c’est un programme qui a démarré depuis 1996 suite à des études d’implantation synonymes de réponses humanitaires et répondu aux attentes des populations avec des résultats très satisfaisants. Mme Ndoya, représentant le sous-préfet de Lambaye, a invité les élus à relever les défis de transfert, d’appropriation de l’héritage de World Vision dans ces contrées. Baboucar Ndiaye a insisté sur des questions qui interpellent tous les élus, partenaires et populations. « Sommes-nous prêts à faire plus et mieux que ce partenaire ? Avons-nous les ressources plurielles nécessaires pour garder et pérenniser les résultats obtenus ? », s’interroge-t-il. « Il est clair que ces défis restent difficiles mais pas impossibles », ajoute-t-il.

Plusieurs orateurs ont souligné que les efforts combinés entre les partenaires dont World Vision ont permis de rendre l’au potable accessible dans tous les villages. Un taux de 100% de couverture. Des instruments de finances ont permis de doper l’activité de plus de 3.000 micro-entrepreneurs dont 75% sont des femmes. Un satisfecit des enfants, des femmes, des parents d’élèves, retracé dans un film documentaire de Babacar Diouf et une  appréciation de l’évaluation dans le secteur de l’éducation favorable de l’inspecteur départemental de l’éducation et de la formation. Bassirou Tine a félicité World Vision de ses efforts dans la mise en place des infrastructures et équipements scolaires et la formation des enseignants. Un taux brut de scolarisation de 45 à 90% entre 1997 et 2013.

D’ailleurs, en ce sens, l’inspecteur souhaite faire maintenir ces acquis mais aussi appliquer une mesure du ministère de l’éducation qui est de faire déployer les pédagogues qui étaient dans le dispositif de World Vision. Les programmes de l’ADP Thiappy couvrent 65 villages dans les communes de Réfane et de Ngogom soit une superficie de 214 km2 ciblant une population environ de 60.000 âmes.

Mamadou Aicha NDIAYE

Le programme de désenclavement de la région de Sédhiou est en train de connaître sa phase de concrétisation, puisqu’on n’attend que la fin des pluies pour démarrer le bitumage de la route Sédhiou–Marsassoum. 

Suivra ou se fera en même temps la réhabilitation de la boucle du Boudhié qui traverse la zone de production fruitière du Balantacounda.

Les populations, à travers une récente manifestation, ont dit non à cette réhabilitation. Elles réclament plutôt le bitumage comme l’autre piste. Un autre programme va bientôt démarrer, celui qui va réaliser deux pistes dans la commune rurale de Sakar. Il s’agit de la piste Sakar-Dar–Es–Salam et croisement-Soumboundou la religieuse. Une mission de reconnaissance de ces deux pistes conduite par le directeur des pistes à l’Ageroute vient de séjourner à Dassilamé Pakao. Mamadou Faye de rappeler que la première piste est longue de trois kilomètres, l’autre de sept, soit au total dix kilomètres à faire.

Ces voies seront réalisées par une entreprise malaisienne suivant une technique bien connue dans ce pays et qui permet d’avoir des pistes de durée minimale de dix ans.

C’est pourquoi, si cette expérience est concluante, elle sera généralisée dans la réalisation de pistes dans notre pays. « Ces pistes sont en réalité des routes goudronnées », a dit le directeur. C’est la Banque islamique de développement (Bid) qui va financer ce programme qui est dans sa phase d’étude. Celle-ci pourrait durer quelque six mois, puis le dossier sera déposé sur la table de la Bid pour instruction. C’est seulement après que les travaux vont démarrer.

Malamine KAMARA

Les travaux prévus dans le cadre de la restructuration de Pikine irrégulier sud (Pis) sont très avancés. C’est la révélation d’Abdoul Hamid Diouf, secrétaire général de l’Agetip en charge de l’exécution de ces travaux dont le maître d’ouvrage est l’Apix lors d’un séminaire d’échanges avec les journalistes de la banlieue. Le projet comporte trois volets. L’amélioration de la voirie existante, la construction d’équipements socio-collectifs et la mise hors d’eau destinée à prévenir les inondations. Un paquet de services ayant pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations des cinq communes traversées par le projet. Sur ce dernier volet, les travaux sont si avancés que 78% des espaces occupés par les eaux de pluie sont déjà libérés. Mieux, 50.000 personnes seront bientôt soulagées grâce à ces travaux. Au cours de cette rencontre avec la presse, le secrétaire général de l’Agetip a révélé que la démarche participative adoptée par l’agence a permis d’éviter certains écueils qui auraient pu retarder les travaux. La visite guidée effectuée au terme du séminaire a permis aux journalistes de constater de visu que la plus grande partie des travaux a été déjà réalisée. D'ailleurs, la maison de la femme, l'école maternelle tout comme l'école primaire sont entièrement réalisées.

Les inscriptions ont même démarré dans ces établissements scolaires où le défi que les deux directions se sont lancées consiste à faire du concept « Oubi Tay, Diangue Tay » (commencer dès l’ouverture) soit une réalité. De la même manière, les travaux de voirie sont très avancés. Le projet constitue une composante de l'autoroute à péage et est financé par l'Etat du Sénégal, la Banque mondiale et l'Agence française de développement (Afd). La direction de l'Agetip compte sur la collaboration des autorités municipales pour sensibiliser les populations à s'approprier le projet.

Abdou DIOP

Le maire de la ville de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a tenu hier, dans les locaux de la préfecture, une séance de travail avec les représentants des populations de Guet-Ndar, portant essentiellement sur les enjeux et les perspectives des projets d’assainissement total concerté « Acting », de développement touristique de Saint-Louis (Pdt).

Cette rencontre s’est déroulée en présence du préfet, Mme Mariama Traoré, de l’imam Idrissa Mbengue, des gestionnaires des mosquées, des délégués de quartier et autres notables de Guet-Ndar, etc. Après avoir pris bonne note des doléances exprimées par les intervenants, le maire Mansour Faye a laissé entendre que cette vaste opération de désencombrement de la berge de Guet-Ndar va se poursuivre. Il a précisé qu’en attendant l’élaboration et la mise en œuvre du plan d’aménagement, il sera question de voir ensemble s’il est nécessaire de démolir ou de contourner les deux mosquées érigées sur la berge. 

Une réflexion plus poussée permettra également de savoir s’il est possible de construire d’autres mosquées, dans le cadre de la mise œuvre des projets Acting et Pdt. Les représentants des comités de gestion de ces deux mosquées ciblées ont encore émis le souhait de voir ces deux lieux de prière épargnés par les opérations de désencombrement de la berge du petit bras du fleuve. Ils ont surtout déploré avec véhémence le manque de concertation dans cette affaire et la réception tardive des sommations de déguerpissement.

 Le maire Mansour Faye a reconnu les manquements notés dans son dispositif de communication, avant de promettre de les corriger, d’autant plus qu’ils sont à l’origine de certains malentendus et incompréhensions.
 L’édile de Saint-Louis a rappelé que l’emplacement des deux mosquées n’obéit pas aux normes de construction requises et aux dispositions exigées par les services de l’environnement. Etant entendu que ceux qui ont construit ces édifices n’ont pas eu, au préalable, une autorisation de construire. Cependant, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement est largement revenu sur la farouche volonté de son équipe municipale d’œuvrer pour améliorer, de manière significative, les conditions de vie des populations de Guet-Ndar.
« C’est notre seule et unique ambition et nous sommes tenus d’améliorer le cadre de vie des populations », a-t-il enfin souligné.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Depuis quelques jours, une pénurie de sucre est enregistrée dans la ville de Saint-Louis. Les commerçants grossistes, détaillants et autres revendeurs de sucre en poudre sont actuellement confrontés à d’énormes difficultés pour approvisionner leurs clients.

Au grand marché « Tendjiguène » du faubourg de Sor et dans les grands centres commerciaux de la Langue de Barbarie et de l’île de Ndar, les ménagères et les gérants de boutiques, d'échoppes et autres cantines font actuellement le pied de grue devant les magasins de grossistes. L’objectif est clair pour eux, il faut tout faire pour disposer d’une grande quantité de sucre en poudre ou en morceaux. 

Selon certains boutiquiers, il faut se lever le matin, de très bonne heure, pour avoir la possibilité de jouer des coudes au marché de Sor, en vue d’obtenir une petite quantité de sucre cristallisé. Amadou Diop Fall, commerçant grossiste établi au marché Tendjiguène, nous a fait comprendre qu’il n’a pas encore reçu la quantité de sucre cristallisé qu’il a commandée auprès des responsables de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). 

Le chef du service régional du commerce Seydou Nourou Barro a laissé entendre que des lenteurs sont actuellement notées dans la livraison des commandes de sucre entre la Css qui est la seule entreprise à détenir en quantité suffisante cette denrée de première nécessité et les commerçants grossistes de notre pays.  

Selon M. Barro, les cours mondiaux du sucre sont en hausse et tous les commerçants qui avaient par devers eux une autorisation d’importation ont finalement renoncé à importer du sucre pour la bonne et simple raison qu’ils risquent de travailler à perte sachant que le prix du sucre est homologué au Sénégal. 

Et du fait de cette situation, a-t-il poursuivi, seule la Css détient du sucre. Par conséquent, tous les commerçants grossistes sont obligés de se rabattre sur cette compagnie pour se ravitailler en sucre cristallisé. Dans la commune de Saint-Louis, a-t-il précisé, les agents du service régional du commerce ont passé en revue tous les marchés. Finalement, ils se sont rendu compte qu’aucun commerçant grossiste ne détient du sucre, excepté Bada Diaw, qui a confirmé qu’il doit recevoir incessamment quarante tonnes de sucre qu’il a commandées à la Css.

A. M. NDAW

Le Projet d’appui à la modernisation de l’état civil (Pamec) est une volonté qui reflète l’ambition des autorités sénégalaises de réformer l’état civil. Appuyé par l’Union européenne et lancé hier.
Le projet permettra d’améliorer le quotidien des populations.

Le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a procédé, hier, au lancement de l’opération nationale de numérisation des archives d’état civil du Sénégal dans le cadre du Projet d’appui à la modernisation de l’état civil (Pamec). « Aujourd’hui, le centre national d’état civil va démarrer la sécurisation de tous les actes d’état civil au Sénégal avec le Projet d’appui à la modernisation de l’état civil (Pamec), financé à hauteur de 3,3 milliards de francs Cfa par l’Union européenne », a expliqué le représentant de la délégation de l’Ue Clemens Schroeter, conseiller économie, commerce et gouvernance. D’après lui, la digitalisation des actes existants sur les naissances, les mariages et décès est une étape décisive dans l’établissement d’un système d’état civil moderne et efficace, car il constitue la base d’un Etat démocratique.

Six mois de mission
« Il est essentiel pour l’établissement de l’identité et les droits de chaque citoyen (inscription à l’école, aux examens et concours, l’obtention de la carte nationale d’identité et du passeport, héritages, droits à la pension, etc.).
L’état civil est aussi un élément essentiel pour garantir la fiabilité des statistiques et du fichier électoral », a dit le représentant de l’Ue.
A l’en croire, une équipe de 120 contractuels dont 60 archivistes et 60 vacataires en numérisation vont travailler dans tous les centres d’état civil pour saisir tous les actes existants. Toutefois, M Clemens Schroeter constate que la mauvaise tenue des registres, l’insécurité des locaux, l’inadaptation du matériel de conservation, les conditions climatiques, etc., justifient le recours à l’archivage électronique des documents d’état civil afin de mieux les sécuriser.
« Ces actes vont être scannés et indexés pour créer une base de données nationale sur l’état civil de la population sénégalaise dans l’ensemble des 689 centres d’état civil du Sénégal », a souligné le conseiller économie, commerce et gouvernance de la délégation de l’Ue.

« Avec la numérisation de tous les actes d’état civil existants au Sénégal, un pas important est fait pour créer dans l’avenir une base de données dynamique qui permettra aux centres d’état civil d’échanger les informations entre eux et avec le centre national d’état civil », a expliqué Clemens Schroeter, affirmant qu’avec la numérisation, le ministère de l’ Education nationale pourra utiliser, à tout moment, des données de l’état civil sur le nombre d’enfants, leur âge et leur localisation géographique. « Cela pourrait rendre le système éducatif plus efficace et plus transparent », a-t-il reconnu. « Nous sommes loin d’un système parfait, cependant on espère que l’appui de l’Ue permettra d’aller vers cet objectif », a déclaré M Schroeter. Pour sa part, Alassane Mbengue, directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a précisé que cette opération de numérisation des registres va durer six mois. Il dira que les agents du ministère seront à leurs côtés pour une meilleure assistance. Les vacataires ont reçu chacun un ordinateur, un scanner et un disque dur pour mener à bien leur travail. Ces matériels devraient être retournés après leur mission.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un comité départemental s’est réuni sous la présidence de l’adjointe au gouverneur de Tambacounda, Awa Diop Ndiaye, et s’est penché sur les recommandations issues du Conseil interministériel du 24 avril 2013 sur le développement de la région de Tambacounda où un programme d’investissement d’un montant de 201,9 milliards de FCfa sur la période triennale 2013-2015 avait été mis en branle. Il ressort de cette rencontre que c’est dans des secteurs comme l’élevage, les infrastructures routières… que des avancées notoires ont été observées.

Pour l’adjointe au gouverneur chargée du développement de Tambacounda, il s’agit de faire le point des recommandations du conseil des ministres délocalisé. Le comité restreint vient de présenter son rapport qui a été bien apprécié. Les contraintes et les amendements seront joints au document qui a pris en compte la situation des recommandations entièrement réalisées, en cours de réalisation et celles qui n’ont pas connu de début de réalisation. « Nous avons passé en revue les programmes réalisés dans le domaine de l’élevage et de l’hydraulique, où la troisième phase est enclenchée. Il y a des projets qui n’ont pas connus de début d’exécution comme dans le domaine de la sécurité du chemin de fer et qui nécessitent de gros investissement au plan financier.

Dans les débats, il a surtout été question du marché sous-régional des femmes et surtout de l’Université du Sénégal Oriental, entre autres», a dit Mme Ndiaye. Pour Saliou Bathily, chef du service régional de la planification qui a présenté le rapport, il est mis en bonne place dans les objectifs de la région, l’accroissement des productions agro-sylvo-pastorales, la régénération et la gestion des ressources halieutiques, la modernisation de l’artisanat et le développement du tissu industriel et minier, la valorisation du potentiel touristique. Enfin, le renforcement de l’accès aux infrastructures et services sociaux de base de qualité et la promotion de l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes occupent une bonne place dans le rapport. M. Bathily a cité dans les recommandations entièrement réalisées, l’élevage avec le Programme de développement de l’élevage au Sénégal Oriental (Pdsoc) qui a démarré en 2010. Ce projet a pris fin en juin 2016. Son objectif étant de réaliser, dans les délais requis, des infrastructures pastorales et communautaires d’élevage, la réhabilitation des bâtiments administratifs et collectifs de base, la finalisation de la création des unités pastorales et des Plans d’occupation des sols. Toutes les prévisions ont été réalisées à cent pour cent.

Pistes de désenclavement
Pour les infrastructures routières, il s’est agi plus de la réalisation des travaux d’entretien, de construction et de réhabilitation des pistes de désenclavement pour plus de 650 km dans la région de Tambacounda dans le cadre du Programme d’entretien routier autonome (Pera) 2013-2014 et des travaux d’entretien des routes en terre – Pera 2015. Dans le cadre de la santé, l’achèvement des constructions des centres de santé de Diankemakha et de Makacoulibantang, l’extension de l’hôpital régional et la construction du centre de santé de Kidira, notamment avec la mise en place d’une banque de sang et d’un laboratoire régional à l’hôpital régional et de l’unité de radiologie du centre de santé de Bakel ont été réalisés en plus de la dotation des districts de Diankemakha et de Makacoulibantang d’ambulances par l’Unfpa.

Pour Saliou Bathily, l’accès des femmes au crédit est en cours de réalisation à travers le renforcement de la dotation budgétaire du fonds national de l’entreprenariat féminin. Il sera question de favoriser la diversification des produits et services à leur profit.
L’objectif est d’appuyer les femmes dans les activités génératrices de revenus pour lutter contre la pauvreté. Sur un montant prévisionnel de 540 millions de FCfa, 40 millions ont été mobilisés pour le département de Bakel.

Le Programme d’eau potable initié dans le cadre du Pepam-Bad 2, Pepam-Ida, 10 forages ont été réalisés, les fouilles des fondations des châteaux d’eau sont en cours sur cinq sites. Des réseaux adduction d’eau sont également en cours de réalisation sur cinq sites. Il y a le relèvement du niveau de service de l’aéroport de Tambacounda. L’étude de projet est en train d’être exécutée par la société Transcom Electronic System pour la reconstruction totale de l’aéroport de Tambacounda. Sur le plan sportif, il est attendu la construction du stade régional sur un terrain de 16 ha identifié pour abriter le site. Il est aussi prévu l’augmentation de la capacité d’accueil des stades régional et départemental de Tambacounda par la construction d’une nouvelle tribune. Le programme de construction d’infrastructures sportives et aires de jeu des communes et le programme d’encadrement sportif des jeunes de la région sont aussi à inscrire dans le même volet.

Pape Demba SIDIBE

 

 

L’Association « NUUN AK YENN » a organisé, samedi, une journée de consultations médicales et procédé, dimanche, à la remise de lots de matériels en faveur de six « daaras » de la commune de Louga.

Avec l’aide de médecins et d’infirmiers, l’Association humanitaire « Nuun ak Yeen » a organisé, le week-end, une journée de consultations gratuites au Centre de formation inclusif de la commune de Louga. Plus de 500 talibés provenant de six « daaras » ont pu bénéficier de soins médicaux. Mieux, des médicaments ont été gratuitement donnés et un important lot de matériels remis. Matériel composé de nattes, de matelas, d’habits, de kits d’hygiène et de denrées alimentaires.

« Nous avons organisé cette journée d’investissement humain pour participer, à notre manière, à l’amélioration des conditions de vie des talibés de Louga », a expliqué Fatima Diop, chargée de la communication de « Nuun ak Yeen », soulignant que la journée est aussi une occasion pour l’Association de sensibiliser les talibés sur les bonnes pratiques d’hygiène. « Beaucoup de maladies vécues dans les "daaras" peuvent être évitées. Il suffit juste de respecter un minimum de règles d’hygiène. C’est pourquoi nous mettons un focus sur les questions de propreté. L’objectif est d’amener les talibés à en prendre conscience », a soutenu Fatima Diop. Le geste de « haute portée sociale » a été positivement salué par les acteurs de Louga.

Matar Fall et Matar Sow, respectivement chef du Service départemental de l’Action sociale et responsable du Centre inclusif de formation, ont vivement remercié « Nuun ak Yeen ». Tous les deux souhaitent que les actions de l’Association humanitaire en faveur des talibés soient pérennisées. Le choix de Louga n’est pas fortuit. Il a été noté, explique l’Association « Nuun ak Yeen », que la plupart des talibés de cette commune vivent de la mendicité et n’ont pas souvent accès aux services sociaux de base. « Avec l’appui des partenaires, nous verrons comment pérenniser nos actions », ont promis les responsables de « Nuun ak Yenn », association à but non lucratif qui milite pour un « monde plus juste et plus solidaire ».

Abdoulaye DIALLO

L’Association sénégalaise pour le développement intégré (Asdi) a, depuis 1988, comme objectif de lutter contre la pauvreté en milieu rural. Autour du triptyque souplesse, proximité et regroupement des compétences variées au service du développement endogène, l’association a ciblé une centaine de superviseurs pour une formation de 15 jours.

Dans les départements de Koumpentoum et de Tambacounda, Asdi entend déployer plus d’un milliard de FCfa pour ouvrir 90 centres d’alphabétisation pour enrôler 3.600 femmes au minimum et développer avec elles des activités génératrices de revenus. Oumy Diouf, la présidente des comités de gestion, de souligner que l’alphabétisation qui est à la base du ce projet permet de développer la lecture, l’écriture et le calcul. Car, avec les connaissances acquises, « nous devenons de vraies actrices de développement. Ecrire nous permet de conserver des données ». Ces prêts permettent également la pratique sur le terrain de ce qui est appris à l’école. Ils génèrent des bénéfices qui ont considérablement amélioré le pouvoir d’achat et la prise en charge sanitaire des femmes de ce projet d’alphabétisation financé par des partenaires allemands KLB.

ILD, le Lions clubs et le gouvernement allemand. Mieux, ce projet a, selon Adja Oumy Diouf, « transformé la vie des bénéficiaires » qui sont devenues beaucoup plus solidaires, plus ouvertes et mieux sensibilisées sur les maladies, surtout dans le cadre de la protection des enfants. Ce qui du coup augmente le taux de fréquentation des structures sanitaires. Et même sur le plan politique, les femmes se sont totalement impliquées au point d’enregistrer beaucoup de conseillères pour participer au développement de leur contrée. Les femmes qui ont pris la parole lors de la formation des superviseurs ont magnifié les bienfaits du projet. A en croire l’une d’entre elles, Ndiambour Traoré, « grâce à ce projet, nous savons maintenant lire, écrire, compter, calculer, entre autres activités.

Le  projet a plusieurs volets dont le sanitaire, la protection de la nature, la conservation et la transformation des produits, l’accouchement à domicile en plus du respect des consultations prénatales… ». En plus de tout cela, « le projet nous a permis de gagner sainement notre vie », souligne-t-elle. Et malgré la fin de la première phase du projet, le coordonnateur Bernard Seck a affirmé que le partenaire est satisfait des avancées dans la lutte conte l’obscurantisme. Après les  40 centres qui ont été ouverts, ce sont 90 centres  qui sont encadrés dans les localités de Tambacounda et de Koumpentoum.

En plus de l’alphabétisation, les femmes bénéficiaires sont financées pour des activités génératrices de revenus. Ce qui, aux yeux du coordonnateur Bernard Seck, représentant  d’Asdi, ce sont près de 90 millions de FCfa qui sont mis en place pour permettre à ces femmes de se faire une santé financière. Un fonds revolving de motivation a été mis en place pour doper l’économie locale et entretenir les femmes. Tous les centres reçoivent 1.000.000 de FCfa. L’objectif, selon le coordonnateur du projet Bernard Seck,  est de faire en sorte que les femmes soient mieux intéressées par l’alphabétisation.

Pape Demba SIDIBE

La cité religieuse de Gaé est en train de bénéficier de projets de développement économique et social très importants mis en œuvre par l’actuelle équipe municipale dirigée par le maire Abdou Khadre Ndiaye.

A cet effet, le nouveau préfet du département de Dagana, Fary Sèye, à la tête d’une forte délégation, a tenu, vaille que vaille, à effectuer une grande tournée dans cette commune qui a vu naître le saint homme, Seydi El hadj Malick Sy, en vue de constater de visu les réalisations du premier magistrat de la ville de Gaé.
Ainsi, le chef de l’exécutif départemental de Dagana s’est réjoui des efforts constants et louables déployés par l’édile de Gaé pour élaborer et mettre en œuvre des projets de grande envergure dans les domaines du commerce, de la santé, de l’éducation et du sport.

Le préfet Fary Sèye a saisi cette occasion pour réaffirmer la farouche volonté de l’Etat d’accompagner, de manière significative, le développement des collectivités locales de notre pays. Avec l’appui du Pndl et sur fonds propres, Gaé, selon le maire Abdoukhadre Ndiaye, déroule des programmes sectoriels. Dans le contexte actuel, a-t-il précisé, son équipe municipale a mis le curseur sur l’éducation, « qui est le socle  du développement ». « Dans notre cité, nous avons tenu à cultiver l’excellence pour stimuler les fils de Gaé et les exhorter à être plus performants», a-t-il dit. Autant de raisons pour lesquelles, a-t-il souligné, le conseil municipal de Gaé a entamé la mise en œuvre d’un grand projet de réfection des écoles primaires de la commune. Cependant, a-t-il fait remarquer, les entrepreneurs ne sont pas sûrs de pouvoir terminer les travaux avant la rentrée scolaire 2016/2017. Ceci, pour la bonne et simple raison que ces travaux ont été perturbés par les intempéries enregistrées récemment dans le département de Dagana (inondations dues aux eaux de pluie, à la forte crue du fleuve et autres catastrophes naturelles). Le maire Abdoukhadre Ndiaye n’a pas manqué de réitérer son engagement indéfectible à poursuivre ses actions d’aide et d’assistance aux étudiants ressortissants de Gaé.

 A ce propos, il a laissé entendre qu’une enveloppe de deux millions de FCfa est dégagée pour assister et appuyer ces derniers dans la prise en charge de leurs problèmes sociaux.

 L’édile de Gaé a aussi envisagé de distribuer aux élèves de sa commune des lots importants de fournitures scolaires. Dans le secteur de la santé, le maire de Gaé a déjà déployé des efforts pour mettre à la disposition des postes de santé de la commune des lots de médicaments.

Dans le domaine du commerce, des marchés ont été construits, aménagés et équipés. Dans le domaine des infrastructures sportives, la commune de Gaé, grâce à la bonne diligence de son maire Abdoukhadre Ndiaye, dispose désormais d’un stade municipal flambant neuf.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo et son collègue des sports, Matar Bâ, ont inauguré, samedi, le stade municipal et la case des tout-petits de Bokké Dialloubé, une commune du Fouta située dans le département de Podor, à plus de 350 kilomètres de la capitale du Nord. Il a, en outre, annoncé la construction de l'hôtel de ville de Fanaye pour 70 millions de FCfa.

Auparavant, ils ont coprésidé la cérémonie officielle de pose de première pierre du poste de santé de Bokké Dialloubé et du stade municipal de la commune de Fanaye Dièri, en présence du gouverneur Alioune Aïdara, du directeur général de l’Agetip, El Hadj Malick Gaye, de la directrice de l’Agence nationale des cases des tout-petits, Mme Thérèse Diouf Faye et de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses. Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a annoncé un important projet de construction du building communal de Fanaye Dièri. Selon le Dg de l’Agetip, El Hadj Malick Gaye, les travaux de construction de cet hôtel de ville de Fanaye vont démarrer incessamment et seront exécutés dans un délai de huit mois, pour un coût global de 70 millions de FCfa (y compris le coût des équipements).


A l’issue du match final « navétane » qu’il a parrainé au stade municipal de Bokké Dialloubé, le maire de cette localité, Abdoulaye Daouda Diallo, s’est réjoui, au nom du président Macky Sall, de l’intérêt particulier que les populations de cette partie du Fouta accordent à toutes les actions de développement économique et social entreprises par le chef de l’Etat et l’ensemble du Gouvernement. Il s’est dit fier et honoré d’avoir appris que le stade municipal de sa propre commune porte son nom.

Abondant dans le même sens, le ministre des sports, Matar Bâ, a salué l’esprit de fair-play dont ont fait montre les jeunes de Bokké Dialloubé. Il a laissé entendre que ces jeunes ont fait preuve d’humilité et de modestie, en acceptant d’organiser leurs compétitions dans des infrastructures sportives qui ne sont pas très modernes, au moment où les citadins se plaignent, de manière intempestive, de l’état de dégradation de certains stades de football. Il a, à ce propos, réitéré son engagement indéfectible à tout mettre en œuvre pour doter le stade municipal de Bokké Dialloubé d’une grille de protection.

Amadou Maguette NDAW

 

Le projet d’amélioration de la nutrition et de l’alimentation en Casamance appuie les organisations de la société civile qui excellent dans l’amélioration de la sécurité alimentaire. Le projet bénéficie de l’appui de la communauté européenne et il est expérimenté dans quatre régions dont celle de Sédhiou où il intervient dans trois communes rurales que sont Sakar, Diendé et Oudoucar.

Différentes offres de services et d’expertises sont proposées aux populations qui devront s’en approprier afin d’être autonomes. Moussa Mandiang, coordonnateur du projet, d’expliquer : « L’objectif du projet est de promouvoir l’intégration de la nutrition dans les stratégies de production alimentaire des ménages ruraux très pauvres dans les régions où il intervient. C’est également quelque 26 261 ménages ruraux qui sont ciblés ». Les fermes-écoles, souligne-t-il, seront des lieux d’apprentissage, d’acquisition de connaissances diverses et de compétences requises. Après la théorie, la pratique se fait sur le terrain. A Sakar par exemple, 2 ha sont en cours d’exploitation.

Le site est emblavé en niébé, maïs et arachide... et c’est au grand bonheur des exploitants. « Ces activités nous permettent de gagner honnêtement notre vie », selon Gnima Camara. Un calendrier cultural est établi chaque semaine, un jour est choisi pour le travail collectif. Les réunions qui regroupent tous les membres se tiennent régulièrement et les bénéficiaires sont également formés en agro-écologie. Ce qui est un atout majeur pour les populations. Une série de formations permettra aux populations de savoir le dosage de l’engrais abondamment utilisé dans l’agriculture conventionnelle.

L’autre engrais dont l’utilisation doit être connue, c’est bien  l’engrais bio entré dans les techniques culturales de cette zone depuis l’année dernière.  Le phénomène séculaire de la divagation des animaux devient parfois dramatique. On se rappelle, il y a quelques années, une femme, en voyant sa rizière dévastée par des vaches, a subi un choc émotionnel qui lui a fait perdre la vie. Pour faire face à ce genre de phénomène, les exploitants ont appris différentes techniques de confection de grillages pour protéger les spéculations cultivées.

Selon le maire de la commune de Sakar où a eu lieu le lancement du projet, celui-ci va doper l’économie dans les collectivités locales cibles où l’agriculture constitue l’activité principale, malgré les revenus insignifiants tirés de l’activité dans le cadre nutritionnel et pour la sauvegarde de la sécurité alimentaire. Un correctif apporté pourra améliorer le niveau de vie des braves populations. Le projet qui prend fin en décembre pourrait bénéficier d’une prolongation pour achever l’installation de toutes les compétences dont les producteurs ont besoin pour se prendre en charge de façon autonome.

Malamine KAMARA

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