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Régions (970)

La mairie de Ziguinchor (sud) a procédé, mardi, au lancement du Projet de gestion écologiquement rationnelle des déchets municipaux et déchets dangereux (Prodemud) d’un coût de 9 milliards de FCfa et financé par l’Etat du Sénégal et d’autres bailleurs, a constaté l’Aps.  "Ce projet est venu accompagner les populations pour la gestion des déchets municipaux et déchets dangereux. Seules deux villes sénégalaises ont bénéficié de ce programme. Il s’agit de Tivaouane et Ziguinchor", a expliqué la directrice du Prodemud, Aïta Sarr Seck. Elle s’exprimait au cours de la cérémonie officielle de lancement du projet à la mairie de Ziguinchor, en présence du premier adjoint au maire, Seydou Sané, du préfet de Ziguinchor, des délégués de quartier, des conseillers municipaux et de plusieurs autres acteurs. Devant des journalistes, Mme Seck a insisté sur le cofinancement du projet par l’Etat du Sénégal, à travers le Programme de gestion des déchets (Pngd), le Fonds mondial de l’environnement (Fem), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Unido), ainsi qu’une participation des deux communes concernées.

De son côté, le représentant du maire de Ziguinchor a révélé que sa municipalité dépense "11 millions de FCfa par mois pour la gestion des ordures". Il a affirmé que ce nouveau projet permettra de former "20 agents municipaux par un expert international sur la problématique de la gestion des déchets".                         
(APS)

L’importance du port de la blouse dans l’espace scolaire est devenue une réalité dans notre pays. Comprenant cette donne, la direction générale de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a offert au lycée de la commune de Diass un lot de 1.500 blouses d’une valeur de 3,5 millions de FCfa, réduisant ainsi a néant les disparités dans l’habillement des élèves.

La cérémonie de remise des blouses s’est déroulée, mardi, dans l’enceinte du lycée de Diass. C’est le Dr Kaly Niang, sociologue et responsable du volet déplacement et réinstallation des populations, qui a représenté la direction générale de l’Aibd. D’emblée, il a qualifié  le geste de noble, indiquant que le port de l’uniforme est un facteur de démocratisation du système éducatif. « Avec le port d’une tenue unique et uniforme, les clivages et discriminations disparaissent à l’école.

Personne ne pourra reconnaitre le fils du nanti et du Sénégalais lambda. C’est pour cette raison que nous travaillons à équiper nos chers élèves en blouses », a-t-il expliqué, félicitant les élèves du lycée de Diass pour les résultats satisfaisants obtenus. M. Niang les a encouragés en leur demandant de redoubler d’effort pour que leur établissement soit élitiste et apte à former de futurs cadres qui vont travailler dans le nouvel aéroport. Pour lui, l’Aibd continuera à venir en aide au lycée de Diass dans le cadre de son plan d’action sociale.

Il a, par ailleurs, suggéré aux élèves et aux populations de manière générale à venir visiter et s’approprier l’aéroport qui se trouve dans leur terroir et qui fait partie des plus importants projets du Sénégal avec un investissement de 500 milliards de FCfa. Kaly Niang s’est engagé à la satisfaction des doléances du lycée qui ont trait à l’obtention d’une imprimante, de rames de papiers, d’encre, de la réhabilitation du terrain de sport et de l’équipement de la cantine scolaire. Le proviseur du lycée, El Hadji Abdoulaye Diop, tout comme le représentant du personnel, s’est réjoui de l’acte posé par l’Aibd qui, à leurs yeux, n’est qu’un prélude à ce partenariat que le lycée et l’aéroport doivent avoir. Le geste est d’autant plus important, ont-ils soutenu, qu’il permet d’uniformiser la communauté scolaire et, du coup, casser les disparités sociales.

Le représentant du maire Aliou Samba Ciss a remercié chaleureusement l’Aibd et souhaité que la commune de Diass soit le partenaire privilégié de l’aéroport. Ce, pour qu’à l’avenir les fils de la localité ne regrettent pas que les terres de leurs parents soient attribuées à l’État pour la construction de cet aéroport.

Amath Sigui NDIAYE

Les groupements des femmes de Kolda bénéficient d’une mini-boulangerie et des équipements pour leurs salons de coiffure.

Les femmes de Kolda viennent de bénéficier d’une mini-boulangerie grâce à l’appui du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, à travers le Centre national d’assistance des femmes (Cenaf). Aussi, une trentaine de membres des groupements des femmes et des filles de la commune et du département de Kolda ont suivi une formation sur la boulangerie et la pâtisserie. Cette session, qui a duré 5 jours, portait sur la fabrication du pain, de gâteaux et de beignets à base des céréales locales, notamment le mil et le maïs, avec de la farine de blé. « Aujourd’hui, nous clôturons l’atelier de formation des groupements de femmes sur la boulangerie et la pâtisserie que nous avons mené durant ces 5 jours. Le ministre Mariama Sarr a donné des instructions à Mme la directrice du Cenaf pour appuyer les femmes dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent.

Pour réussir ce pari, la directrice du Cenaf a acheté des équipements comprenant, entre autres, des réfrigérateurs, des cuisinières, des mini-boulangeries, des machines à coudre dernier cri et de nombreux accessoires, pour venir en aide aux femmes », a déclaré la coordonnatrice des Centres départementaux d’assistance des femmes (Cedaf), Mme Aw née Fatoumata Diamanka. Elle a invité les bénéficiaires à faire un bon usage de ces équipements qui ont été donnés à tous les Cedaf du Sénégal. Le montant du financement pour l’achat de ce matériel est estimé à environ 5 millions de FCfa par Cedaf qui bénéficie également de salons de coiffure équipés. Les bénéficiaires ont salué cette initiative du Cenaf et exprimé leur profonde gratitude à l’Etat du Sénégal à travers le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance pour les efforts qu’il est en train de consentir en faveur des femmes.

Le chef du Service régional du développement communautaire de Kolda, Chérif Badji, s’est félicité de cette initiative. « Le Cenaf, avec l’appui des partenaires, que nous saluons au passage pour leur engagement sans faille à accompagner l’Etat du Sénégal, a organisé cet atelier de formation des femmes et des filles du département de Kolda pour l’exploitation et la gestion d’une mini-boulangerie implantée dans le Cedaf de Kolda.               

Mamadou Aliou DIALLO

Le nouveau préfet du département de Dagana, Fary Sèye, le directeur général de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), André Froissard, et le maire de Mbane ont inauguré, hier, le nouveau pont de la Taouey réalisé par la Css.

Selon M. Froissard, la construction de ce pont entre dans le cadre du projet Kt/200 dont la réalisation a nécessité une extension substantielle de ses superficies cultivées en canne à sucre dans la zone de Bardial. C’est dans cette perspective et conformément à ses engagements en matière de Responsabilité sociétale d’entreprise, que la Css a décidé de construire un pont sur le canal de la Taouey, reliant le fleuve Sénégal au lac de Guiers, afin de permettre l’interconnexion de la zone d’extension Bardial et l’ancien casier. C’est un acte technique dont la Css avait besoin.
L’ouvrage, a-t-il précisé, répond à un double objectif. Il s’agit notamment de la sécurisation, de l’opération transport des récoltes de canne et de la participation à la prévention routière en évitant que les camions-remorques traversent la ville. Ce qui pourrait contribuer à diminuer, de manière significative, les risques d’accident de circulation.

Cet ouvrage, a-t-il poursuivi, est érigé sur le canal de la Taouey, sur un profil en travers reliant le bloc C, en rive droite à Bardial et sur la rive gauche. La longueur entre culées rive droite rive gauche est de 115,60 m. Un passage souterrain de 2,5 m de hauteur et 3,5 m de large est aménagé sur la rive droite (ouest) pour le passage de troupeaux et/ou véhicules légers.
A en croire M. Froissard, le pont a une largeur de 6 m ; ce qui permet un croisement entre deux véhicules légers. Cependant, les trains de remorques et les camions ne pourront pas s’y croiser. Ils appliqueront la règle de priorité (first in, first out). Par ailleurs, des passages piétons sont installés de chaque côté du pont.

Plus explicite, le Dg André Froissard a souligné que c’est un pont mixte béton acier appuyé sur deux culées et trois piles intermédiaires. Les fondations, le nombre de piles et la structure du tablier ont été définis en fonction des charges. Les méthodes de construction ont été établies en fonction de certains critères. Il s’agit de la limitation au maximum des risques environnementaux, du risque d’ensablage de la station de pompage Taouey et de l’augmentation de la turbidité du canal et du lac de Guiers. La Css s’est évertuée également à assurer la sécurité du personnel intervenant. Les travaux ont duré 7 mois (ils ont débuté le 7 juin 2016).

Le préfet Fary Sèye s’est réjoui de la réalisation de ce joyau réalisé par la Css dans des délais relativement courts. Il a rappelé qu’en parcourant le courrier de la Css, il s’est rendu compte que ce pont a coûté globalement 1 milliard de FCfa.

De l’avis du chef de l’exécutif départemental de Dagana, c’est un projet très important pour la Css et pour les populations. Après avoir vivement félicité les autorités de la Css pour les efforts qu’elles ne cessent de déployer, en vue d’atteindre les objectifs de l’autosuffisance en sucre dans notre pays, le préfet Fary Sèye a laissé entendre que la Css est en train d’améliorer en même temps la sécurité des hommes et de son produit.
Selon M. Sèye, cet ouvrage réalisé sur la Taouey permettra de créer des raccourcis pour l’atteinte des objectifs en autosuffisance en sucre. La Css a ainsi réduit à zéro les risques en créant cet ouvrage qui a une double fonction.
Au nom du chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement, le préfet Fary Sèye a rendu un vibrant hommage à Jean Claude Mimran, au Dg André Froissard et à l’ensemble de ses collaborateurs.                         

A. M. NDAW

Le désenclavement de sept villages, dont six de la commune de Keur Mousseu et un de Montrolland, est devenu effectif grâce à Dangote Cement Sénégal qui a financé la construction d’un pont qui relie ces localités.  

L’ouvrage, dénommé « Pont de la solidarité » et financé à hauteur de 25 millions de FCfa par la société des ciments, a été inauguré, lundi dernier, en présence des autorités administratives et locales dont le sous-préfet de Keur Mousseu, les maires des deux communes bénéficiaires ainsi que les populations des villages polarisées avec à leur tête leurs différents chefs de villages et imams.

Aussi, a-t-on noté la présence d’une forte délégation de la société de cimenterie dirigée par leur directeur pour le Sénégal, Aramine Mbacké. Tous les intervenants au nom des populations, que ce soient les chefs de villages, (Ndeeye, Ngomène, Niakhite, Seune sérère, Seune Wolof, Galane et Floume), les maires Momar Ciss de Keur Mousseu et Yves Lamine Ciss de Montrolland, l’adjointe au maire de Pout, ainsi que le sous-préfet, Macktar Mbengue, ont reconnu l’impact social avéré de l’ouvrage qui va désormais contribuer au désenclavement de ces localités qui abritent près de 6000 habitants. Lesquelles  ont maintenant accès direct à la route principale de Pout.

La réalisation d’une telle infrastructure avait constitué une doléance principale de ces populations qui avaient du mal à se fréquenter entre elles encore moins joindre la piste qui mène à Pout pour relier la route nationale. Surtout, selon El Hadji Mor Kébé, chef de village de Niakhite, le plus proche du site d’implantation du pont, « en période hivernale où on était toujours bloqué à cause de l’eau qui envahit la vallée qui traverse la foret de Yogadiack avec ses nombreux arbres, dont le baobab, et que les villageois étaient contraints de traverser en empruntant des pirogues ». Plusieurs années se sont écoulées et aucune infrastructure digne de ce nom ne permettait de relier les villages à la route nationale.

Même si une passerelle de fortune a été érigée, mais impraticable en saison des pluies et extrêmement étroite, au point qu'il n'y avait pas suffisamment d'espace pour le passage d'une charrette encore moins d’un véhicule.
Des témoignages poignants de conducteurs de charrettes tombés sur les lieux avec leurs chargements et de véhicules embourbés donnent une idée claire des difficultés d’accès que les populations rencontraient dans cette zone du Diender.

Aujourd’hui, grâce à la société de cimenterie de Pout, une nouvelle page s’ouvre avec ce pont de la solidarité de 2,5 mètres de hauteur, 13,5 mètres de longueur et 4 mètres de largeur. Une infrastructure suffisamment apte à résister et qui correspond parfaitement aux normes d'évacuations en cas d'urgence de malades ou des femmes enceintes. Les responsables de la société se sont engagés à poursuivre ses actions d’envergure au grand bénéficie des populations de la zone.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Abdoul Khadre Ndiaye, maire de la commune de Gaé, département de Dagana, est résolument engagé à mener une grande croisade contre l’insalubrité. A cet effet, et en étroite collaboration avec ses collègues conseillers municipaux, il a pris la décision de mettre en œuvre un programme de nettoiement de la sainte cité d’El Hadj Malick Sy, pour un coût global de 15 millions de Cfa. Ce projet permettra de ramasser les ordures ménagères et autres déchets solides.

S’adressant à la presse, hier, à Gaé, à l’issue de la session budgétaire, il a rappelé que le débat d’orientation budgétaire de sa commune a permis au conseil municipal de mettre l’accent sur la gestion du cadre de vie et le développement économique local. Abdoul Khadre Ndiaye a laissé entendre qu’une enveloppe de 15 millions de FCfa a été dégagée pour lutter contre l’insalubrité à Gaé.

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a-t-il souligné, les a appuyés dans le cadre du Programme de gestion des déchets. « Et en ce sens, nous voulons que cette ville sanctuaire du tidianisme au Sénégal soit très propre », a ajouté le maire.
Selon lui, cela passe nécessairement par la formation des populations. « C’est pourquoi la mairie a organisé une session de formation au profit des  jeunes et des femmes. Une cérémonie a été organisée au terme de cette session pour leur remettre leurs attestations », a expliqué M. Ndiaye.

En effet, pour une bonne gestion des projets, l’édile de Gaé a jugé nécessaire de former les jeunes et les femmes aux techniques informatiques et au management.
 Mais, de l’avis de Abdou khadre Ndiaye, une chose est de trouver des financements, une autre est de doter les acteurs d’outils leur permettant d’acquérir des connaissances solides, en vue d’élaborer, de mettre en œuvre et d’administrer ces projets dans de très bonnes conditions ».
Les responsables de certains mouvements associatifs ont également reçu des mains du premier magistrat de la ville sainte de Gaé des subventions importantes. Ce dernier s’est réjoui aussi du geste de son collègue maire de Guédiawaye, Aliou Sall, qui n’a ménagé aucun effort pour offrir des lots de fascicules aux élèves des classes de Terminale de sa commune.

Il a, en outre, révélé que les femmes de Gaé ont reçu une subvention de plus de 80 millions de FCfa, en attendant le décaissement d’une autre enveloppe de 30 millions de FCfa qui leur permettra de mener des activités génératrices de revenus. Ce qui fait qu’en une seule année, ces femmes bénéficieront d’une enveloppe de plus de 100 millions de FCfa destinée à la mise en œuvre de leurs projets économiques et sociaux.
     

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 232.358.000 FCfa, le budget 2016-2017 de la commune de Keur Mousseu (département de Thiès) a connu une hausse de 51.995.692 FCfa par rapport à la gestion précédente. Il a été voté le 17 décembre dernier à la réunion du conseil municipal, tenue dans un climat serein.

Un vote à l’unanimité des conseillers présents de toutes les propositions qui ont été faites par le bureau municipal dirigé par le maire Momar Ciss qui a manifesté toute sa satisfaction. Joint au téléphone, il affiche ses ambitions d’élargir l’assiette fiscale de sa commune à travers, selon lui, « les taxes municipales conformément à la loi portant code général des collectivités locales. La nature des taxes et les taux qui seront proposés ont fait l’objet d’une étude minutieuse en tenant compte, d’une part, de la particularité de la zone de Keur Mousseu et, d’autre part, des possibilités financières des populations ».

Une autre particularité évoquée par le maire de Keur Mousseu est « le changement de statut de sa commune lié à l’Acte 3 de la décentralisation instituant une communalisation intégrale qui fait obligation maintenant aux populations à consentir des sacrifices pour améliorer le cadre de vie et rendre attractif leur collectivité afin d’attirer de potentiels investisseurs ».

Momar Ciss nourrit beaucoup d’espoirs, eu égard aux potentialités de sa commune qui abrite plusieurs entreprises dont le respect du paiement des redevances d’exploitation et de permis d’occuper pourrait contribuer à booster les recettes municipales. Il donne l’exemple de l’article 41 du code des télécommunications qui accorde aux exploitants de réseaux de télécommunications la possibilité de bénéficier de prérogatives et servitudes ,sur le domaine public et les propriétés privées.

« Et qu’en conséquence, l’occupation du domaine par un exploitant donne lieu au paiement de redevances dont le produit est versé dans les conditions fixées par les dispositions
du code général des collectivités locales », indique M. Ciss, soulignant qu’une attention particulière sera accordée au foncier dans une large mesure.

 

 

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de la commune de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, a remis hier une vingtaine de motos aux jeunes, un financement global de 5 millions FCfa aux femmes et des lots importants de matériels de sonorisation aux responsables des comités de gestion des mosquées de son terroir.

Cette cérémonie officielle de remise des clefs des motos et de la subvention destinée aux femmes, s’est déroulée en présence des maires Mame Diop de Richard-Toll, Tidiane Ndiaye de Ronkh, Oumar Mboulé Sow de Diama, Adama Sarr de Gnith et d’une forte délégation représentant le ministre des Affaires Etrangères, Mankeur Ndiaye et le Directeur Général de la Senelec, Makhtar Cissé. Invités par Bécaye Diop à cette cérémonie, ces maires se sont réjouis, tour à tour, des efforts constants et louables déployés par le premier magistrat de la commune de Ross-Béthio, en vue de contribuer à traduire en actes, en étroite collaboration avec les présidents des conseils municipaux de Ronkh, Richard-Toll, Diama et Gnith, la vision prospective du président Macky Sall en matière de développement économique et social.

Dr Mame Diop et ses collègues maires, membres de l’entente intercommunale Dièry/Delta (E2D), ont saisi cette occasion pour mettre en exergue toutes les réalisations du président Macky Sall enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre du Pse, du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), du Pracas (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture), du Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire), etc.

Le maire Amadou Bécaye Diop, par ailleurs, directeur national des équipements scolaires, a vivement remercié ses collègues maires qui ont rehaussé de leur présence cette cérémonie. Il a réitéré son engagement indéfectible à poursuivre cette étroite collaboration avec ces derniers, dans le cadre de cette entente intercommunale dont la mission et les objectifs sont en phase avec les dispositions de l’Acte 3 de la Décentralisation, qui vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable.

Il a rappelé que ces motos permettront aux jeunes de vaquer tranquillement à leurs occupations (certains d’entre eux pourraient même les utiliser pour en faire des moto-taxis). Quant aux femmes, elles peuvent bénéficier du système de crédit-revolving (système de crédit rotatif) qui sera mis en place par les responsables de la mutuelle de solidarité des femmes de Ross-Béthio, avec ce financement global de 5 millions Cfa. Elles pourront ainsi mener des activités génératrices de revenus avec cette subvention, en vue de survivre et de subvenir aux besoins de leurs famille.
 

Mb. Kh. Diagne

La commune de Kaolack a réceptionné, vendredi dernier, du matériel d’assainissement d’un coût de près de 70 millions de FCfa grâce à un financement obtenu dans le cadre du budget participatif et un don du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

La voierie urbaine de la commune de Kaolack va renforcer sa capacité d’intervention en matière de gestion des déchets solides. Avec une production journalière de 95 tonnes, la structure a fait face à des difficultés logistiques pour ce travail. Le matériel, composé de tricycles, brouettes, gants, pelles et outils de ramassage, a été réceptionné au cours d’une cérémonie dans la cour centrale de l’hôtel de ville. « Cet important matériel acquis, d’une part, dans le cadre du budget participatif, avec l’appui du Programme national de développement local, pour 50 millions de FCfa, et, d’autre part, grâce à un don du ministère de l’Environnement et du Développement durable à hauteur de 20 millions de FCfa, devrait aider la commune à gérer, de manière optimale, la question des ordures ménagères », a indiqué le Dr Dièye, premier adjoint au maire de Kaolack. Il a loué l’action du Pndl dans le cadre du budget participatif dont l’institution est bénéficiaire pour la deuxième législature de suite. Avec ce matériel, la voierie urbaine de Kaolack va notamment pouvoir se déployer dans les quartiers périphériques de la capitale régionale.

M. Dièye, également représentant du maire Mariama Sarr, a indiqué que la gestion des déchets solides, en partie externalisée au niveau du centre ville et privatisée dans les quartiers traditionnels, sera renforcée. Pour sa part, le chef de la subdivision de l’environnement et du développement durable  a souligné la volonté des autorités municipales de prendre à bras-le-corps la problématique des déchets solides. Il a ainsi réitéré l’engagement du ministre Abdoulaye Bibi Baldé d’appuyer les grandes agglomérations urbaines du pays à faire face à ce défi. Le colonel Mor Talla Diagne a promis d’autres dons à la commune dans le cadre de l’assainissement.

 

Elimane FALL

Kothiary, Koar, Goumbayel et Bala (Kkgb) ont entamé une forte communication et se sont engagés à mener des actions contre le changement climatique à travers le reboisement et la revalorisation des systèmes culturaux afin de toucher 10.000 personnes dans la zone du Boundou.


Il est prévu, dans ces quatre collectivités locales, le reboisement de 25.000 plants dans les espaces publics des quatre chefs-lieux de commune et leurs terroirs de culture. Il est aussi ciblé le reboisement de plus de 50 exploitations familiales pour 500 personnes. Il en est de même du soutien de 8 périmètres maraîchers, la création de 4 sites de décharge d’ordures ménagères et 2 pépinières communautaires. Ce projet d’un coût total de 64 715.55 €, soit 42.388.690 FCfa, permettra d’initier et d’expérimenter les contacts avec le « marché volontaire » pour l’achat de crédit-carbone.

C’est un appel à projet en soutien à la coopération décentralisée franco-sénégalaise que ces communes, contraintes par les difficultés pour former leur intercommunalité, ont décidé de s’associer pour relever le combat pour le développement durable, souligne le chef du projet, Benjamin Faye. Le projet consiste à faire des actions de reboisement et de sensibilisation pour la protection de l’environnement dans les collectivités locales du Kkgb dans la région de Tambacounda.

Il permettra la création de deux pépinières dans deux communes, souligne M Faye. Des pépiniéristes où des femmes et des jeunes seront formés et soutenus pour la production des plants dans les quatre communes. Il est prévu des séances de sensibilisation sur le reboisement et le changement climatique  dans les différents quartiers des communes, de même que des fora dans chacune des communes pour l’émergence de comportements éco-responsables au sein des populations, relate Benjamin Faye, le chargé du projet. Pour la pérennisation des acquis, des brigades de reboisement seront constituées en plus d’une charte de valeur sur le reboisement et la protection de l’environnement qui sera validée dans chaque commune. Une forte campagne de communication, avec les nouvelles technologies sera déployée, souligne M. Faye. La pérennité sera assurée par l’engagement politique et financier des quatre communes, tient-il à rappeler. Le projet s’exécutera en collaboration avec les services régionaux, nationaux et de la coopération décentralisée.

Pour Baganda Sakho le président du Kkgb, il est mis en bonne place le développement d’une forte communication et des actions suivies de résilience contre le changement climatique par le reboisement et la revalorisation des systèmes culturaux dans quatre collectivités locales de la zone du Boundou de la région de Tambacounda.

Pour Baganda Sakho, le maire de Koar, président du Kkgb, les quatre collectivités locales verront dans leurs espaces publics et leurs terroirs de culture émerger 50 exploitations familiales (500 personnes), 8 périmètres maraîchers, 4 sites de décharge d’ordures ménagères et 2 pépinières communautaires. L’innovation, selon Abdoulaye Kanté, maire de Kothiary qui a réuni son Conseil municipal pour planifier les actions à venir, c’est l’existence d’une forte volonté des quatre collectivités locales de lutter contre le changement climatique, d’une manière suivie par un système d’information géo-référencé, la mise en œuvre de la stratégie équité genre, par l’installation de pépinières décentralisées.

 

Pape Demba SIDIBE

MBACE - Elu au Hcct, Lamine Top le maire élu de Sadio a choisi de démissionner et de passer la main à Pape Sidy Ndiaye, désigné par ses pairs pour poursuivre l’œuvre de son prédécesseur. Le nouveau maire, après avoir salué la présence de Lamine Top au Hcct et magnifié son œuvre, déclare que son action s’inscrit dans la continuité.

Le nouveau maire de la commune de Sadio, dans le département de Mbacké, Pape Sidy Ndiaye, a invité ses pairs à l’appuyer dans sa mission, en travaillant dans l’unité pour l’intérêt de leur commune, afin de préserver le legs de Lamine Top et aller de l’avant. Sadio fait partie des communes les plus importantes en superficie et sur le plan économique du territoire de Mbacké. Gagnée par la coalition « Benno Bokk Yaakar », Sadio affirme son ancrage dans la coalition et se dit, à en croire le nouveau maire et ses partisans, prête à réélire le président Macky Sall à 80%, voire 90%, au 1er tour des élections présidentielles de 2019.

Par ailleurs, l’édile de la ville a souhaité l’installation d’une commission pour la confection de cartes dans la commune de Sadio car, déclare-t-il, compte tenu de la distance, avec la seule commission qui se trouve a Taif, le risque est grand de voir beaucoup de personnes ne pas être dans les conditions pour faire le déplacement et obtenir leur carte d’identité.

Distant de Taif de 12 km, Sadio est une localité enclavée, reconnaît le maire, réussir le désenclavement de la localité à travers le bitumage du tronçon est un acquis important pour le président Macky Sall.                                                               

 

Mamadou DIEYE

Tocky Gare : Ils étaient nombreux à répondre à la cérémonie de sensibilisation sur l’état civil à la place publique de Tocky Gare prise d’assaut.

Populations et autorités éducatives et locales des deux communes de Tocky Gare et de Ndoulo ont été invitées à mieux cerner l’importance de cet acte d’état civil par l’Ong Eden, initiatrice de la rencontre. « Ce sont des activités de mobilisation sociale à travers des causeries et séances de sensibilisation sur l’importance et les procédures de déclaration des enfants dès la naissance. Mais également la poursuite de l’identification des enfants non déclarés et leur accompagnement moral », a souligné Babacar Fall, le président de l’Ong Eden. Selon lui, « l’objectif visé est d’inverser la tendance des audiences foraines qui sont devenues courantes en menant des séances de sensibilisation auprès des parents ».

L’Ong Eden, en dépit du manque de moyens, vise à aider les parents à comprendre l’importance de l’enregistrement à l’état-civil dans les centres souvent  éloignés des villages, empêchant une déclaration dès la naissance. « Nous avons fait huit (8) communes et procédé à deux (02) séances de mobilisation sociale, 25 causeries à Tocky Gare (13) et Ndoulo (12) en collaboration avec l’administration. D’ailleurs, un atelier de sensibilisation s’est déroulé à  Ndoulo avec comme facilitateur : Me Mouhamadou Bamba Mbaye, président du tribunal départemental de Diourbel avec la participation des élus, les sages-femmes, les chefs de villages, le collectif des directeurs d’écoles, les volontaires de sensibilisation, entre autres ».

L’initiative qui a été saluée par le collectif des directeurs d’école de Tocky Gare à travers son président, M. Fall selon qui, « l’initiative est venue à son heure dans la zone où, plus de 1500 élèves sans pièces d’état civil ont été recensés. Notamment dans la commune de Tocky Gare qui polarise 54 villages et 24 écoles ». Il a saisi l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme en direction de l’administration municipale, les parents d’élèves qui, souligne-t-il, « doivent se faire entendre, car si l’école rejette ceux qui n’ont pas de pièces, il n’y aura plus d’élèves. C’est une situation très grave ».

Par ailleurs, pour le doyen Khollé Diouf, 50 ans, conseiller municipal à Tocky Gare et originaire du village de Ngoulé, « nous apprécions beaucoup cette initiative que nous allons poursuivre à travers la sensibilisation, ce qui permettra a nos enfants de poursuivre leurs études sans problèmes ».

A Tocky Gare, le maire Mbaye Dione a dit toute sa satisfaction pour cette collaboration car l’encadrement de la communauté commence par l’enregistrement à la naissance d’un enfant nouveau-né. « Nous aurons 13 causeries à faire dans la commune pour palier le problème. Tout en sachant qu’un enfant non identifié est un enfant inexistant », a-t-il fait savoir.

 

 

Mamadou DIEYE

Counterpart international a formé 540 cuisinières du delta et de la vallée du fleuve, domiciliées plus précisément dans certaines localités de Saint-Louis, Dagana et Podor (entre Pété et Saint-Louis), a révélé récemment, Mme Khady Diallo, responsable de la santé scolaire dans cette Ong.

Dans son ambition d’améliorer l’état nutritionnel en milieu scolaire, l’Ong Counterpart international a organisé, pendant deux jours, dans la capitale du Nord et au profit des cuisinières du département et de la Commune de Saint-Louis, une session de formation aux techniques d’art culinaire, qui permettront à ces dernières de préparer, dans les établissements scolaires, des repas variés et riches en vitamines.

Selon Mme Khady Diallo, cet atelier entre dans la mise en œuvre du  programme « Food for éducation », financé par le Département américain de l'Agriculture, pour une durée de trois ans. A en croire Khady Diallo, l’action de Counterpart dans la fonctionnalité des cantines scolaires, est décisive avec la mise à la disposition dans 270 écoles, de denrées alimentaires constituées de farine de maïs, de lentilles, de petits poids, de l’huile enrichie à la vitamine A et du riz. Cette formation, a-t-elle précisé, permet à ces femmes bénévoles de diversifier les recettes culinaires quotidiennement servies aux enfants, en s’appuyant sur les denrées alimentaires fournies par cette Ong et les produits locaux disponibles.  Elle a laissé entendre que le lien entre état nutritionnel, sanitaire et performances scolaires, n’est plus à démontrer ».

Le développement, a-t-elle poursuivi, et la bonne gestion des cantines scolaires, permettent de booster le taux de scolarisation. Elles permettent également aux enfants d’être assidus à l’école, d’y rester et de bien suivre les cours, parce qu’on leur sert régulièrement et dans de bonnes conditions le petit déjeuner et le déjeuner, les jours de classe. Elle a enfin réitéré l’engagement indéfectible de son Ong, à poursuivre sa collaboration avec le gouvernement sénégalais dans sa politique de mise en place des cantines scolaires.     

 

 

Mbagnick Kharachi  DIAGNE  

Avec l'appui du Programme de micro financement du Fem (Pmf/Fem), les populations des communes de Gandon, Fass-Ngom et de Mpal, sont résolument déterminées et mobilisées pour mener une vaste campagne de sensibilisation sur la nécessité de protéger, sauvegarder et préserver les ressources naturelles dans leur terroir.

A cet effet, Djiby Sow, président du Gie Suxali Thianialdé et Alé Diagne, président de l’Aiv de Gandon, ont réitéré l’engagement indéfectible des populations bénéficiaires du Pmf/Fem, à mieux entretenir ces forêts classés de Mpal et de Rao, en veillant scrupuleusement sur la coupe abusive des arbres, sur l’exploitation anarchique du bois de chauffe, sur l’entretien des pare feu, des bornes et des pancartes qui délimitent ces forêts classées, des lampes solaires qui seront bientôt installées dans leur terroir, etc. Ils ont invité les populations à contribuer efficacement à la reconstitution du potentiel ligneux dans ces forêts classés, à tout mettre en œuvre pour disposer des fourneaux Djambar qui seront mis en place dans ces projets du Pmf/Fem.

Khatary Mbaye, coordonnateur national du Pmf/Fem, a laissé entendre que cette tournée de remise de financements aux Ocb, se poursuit et qu’elle permettra de lancer le projet de conservation de la biodiversité de la mangrove du terroir de Bany dans la réserve de biosphère du delta du Saloum (financé pour 18 millions FCfa).

Cette délégation procèdera également au lancement à Sokone du projet de conservation de la biodiversité de la mangrove du terroir de Mboul Diamé (financé à hauteur de 20.280.000 FCfa).

Le projet de Sanghako pour 18.850.000 FCfa, le projet d’appui à l’Aire marine protégée de Sangomar (financé à hauteur de 16.820.000 FCfa), le projet de contribution à l’amélioration de la diversité biologique dans l’Amp de Gandoul (pour un coût de 16.800.000 FCfa), vont bientôt démarrer leurs activités.

Les cérémonies de lancement officiel du projet communautaire de préservation de la biodiversité marine et côtière au niveau de l’Amp de Joal-Fadiouth (17 millions FCfa), du projet de protection des ressources naturelles du terroir de Kabada, région de Sédhiou, contre les diverses formes de dégradations (18 millions Cfa), figurent en bonne place dans ce programme de tournée nationale du Pmf/Fem.

 

Mbagnick Kharachi Diagne

THIES : La société Grande cote opérations (Gco) vient de doter les postes de santé de Fass Boye et de Taiba Ndiaye de deux ambulances médicalisées flambant neuves d’un montant de  33. 800.000 de FCfa.

Un geste de haute portée salué hier à Fass Boye et à Taiba Ndiaye par les maires des communes, Magore Kane (Darou Khoudoss) et Alé Lo (Taiba Ndiaye). Ce don entre dans la mise en œuvre du programme social minier de la société Gco pour l’année 2016. Ce, comme l’a indiqué le Dg, Daniel Marini, « à travers des actions sociales à fort impact économique pour ainsi réaffirmer notre engagement durable à améliorer les conditions de vie des populations avec des investissements dans différents ordres dont l’amélioration de la santé des populations avec une dotation d’ambulances  médicalisées et des médicaments, l’éducation avec le financement à hauteur de 34. 100.  000 de FCfa de la construction de murs de clôtures du CEM de Méouane et de Ndomor ainsi que la construction de trois (3) salles de classes équipées dans la commune de Méouane (Ndankh, Gade et Mbaye Diallo) ».

Il s’y ajoute également, selon M. Morini, « le développement socioéconomique avec la mise à la disposition des populations de Mboro d’un centre commercial de 18 cantines, des toilettes et un espace d’étalage de 200m2 bâti et la réhabilitation d’un hangar d’un coût global de 35. 000. 000 de frs Cfa. Une enveloppe de 27 000. 000 de FCfa est mise à la disposition de la commune de Mékhé pour l’acquisition et l’installation de 60 lampadaires solaires. Il s’y ajoutent également la construction de  50 cantines et l’aménagement d’espaces verts ».

De belles perspectives s’annoncent aussi avec le projet de ferme pilote agricole qui sera dotée de l’énergie solaire pour l’irrigation pour une enveloppe de 50. 000. 000 de FCfa. De même qu’il est prévu, dans le développement communautaire, le lancement d’un nouveau programme agricole générateur de revenus qui viendront en appoint à tout ce qui touche le domaine agricole. « Nous l’avons dénommé : Mutuelle des services communautaires (Msc) qui sera dotée d’un fonds de roulement de 25. 000. 000 de FCfa », a laissé entendre le Dg de Gco.

Les maires de Darou Khoudoss, de Mboro et de Taiba Ndiaye ont magnifié toutes ces actions au bénéfice des populations des communes bénéficiaires qui ont manifesté leur totale satisfaction à travers la forte mobilisation à la cérémonie de remise des clés des ambulances présidée par le sous-préfet de Méouane, Richard Birame Faye.

Ce dernier a d’ailleurs invité les différentes parties au respect des dispositions du nouveau code minier qui vient d’être voté par l’assemblée nationale   afin que tout le monde puisse s’y retrouver et en tirer profit.

 

 

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’observateur national des lieux de privation des libertés (Onlpl), le Cicr, la direction de l’administration pénitentiaire et ses cadres en poste en Casamance ont entamé, hier, à Ziguinchor, une réflexion de trois jours sur les problèmes dans les prisons de la région méridionale du Sénégal. L’objectif visé est de leur trouver des solutions idoines et durables, qui puissent permettre d’améliorer les conditions de détention de nos concitoyens en conflit avec la loi.  

Parlant des problèmes de nos prisons, l’observateur national des lieux de privation des libertés, Boubou Diouf Tall, et le colonel Daouda Diop, directeur de l’administration pénitentiaire du Sénégal, ont évoqué la vétusté des établissements pénitentiaires et le nombre important de détenus, soulignant que « ces deux facteurs conjugués font qu’on a des soucis à l’intérieur de nos prisons ». A les en croire, des efforts soutenus sont en train d’être faits par l’Etat pour solutionner les problèmes progressivement. Ils ont cité, entre autres, le projet de réfection, de réhabilitation et de construction de nouveaux établissements pénitentiaires.

MM. Tall et Diop n’ont pas occulté les efforts qui ont été faits, en termes d’amélioration des conditions de vie dans les prisons du Sénégal, citant l’amélioration de l’alimentation, du couchage et de la prise en charge sanitaire. Sans compter les efforts, en termes d’occupation des détenus pour leur trouver des activités saines. Par ailleurs, le patron de l’administration pénitentiaire s’est félicité du fait qu’il y a maintenant une prise de conscience généralisée au Sénégal sur la nécessité d’améliorer les conditions de détention de nos concitoyens, qui sont en conflit avec la loi. Il a estimé que cela permettra d’améliorer sensiblement les conditions de détention des prisonniers et les conditions de travail de ses agents.

La coordinatrice Protection du Cicr basée à Dakar, Emanuela Bertingi, a souhaité que la réunion de Ziguinchor puisse proposer des pistes d’actions objectives et réalistes, allant dans le sens de l’amélioration des conditions de détention dans nos prisons ; et ce, « dans le plein respect des droits des détenus au Sénégal».
           

 

El Hadj Moussa SADIO

TAMBACOUNDA : Après chaque hivernage, ce sont toutes sortes d’herbes, de reptiles ou de personnes inconnues qui règnent en maître sur le lit mineur et majeur du Mamacounda, la rivière qui divise en cinq la ville de Tambacounda. Une situation qui a fini de créer la psychose chez les populations des quartiers contigus Abattoirs et Pont dont les enfants traversent chaque jour ces lieux.

La riposte apportée contre cette peur par l’équipe municipale de Tambacounda vise à poser un acte concret de la politique de nettoyage de la ville en facilitant la mobilité des populations.
Cette opération d’assainissement du Mamacounda rivière qui divise en Cinq partie la ville de Tambacounda, a eu lieu sous la houlette du député maire Mame Balla Lô, et conduit sous la direction de Mamadou Kassé, conseiller municipal, président de la commission de l’assainissement de la mairie. Cette action est une réponse apportée à une préoccupation des habitants des quartiers Pont et Abattoirs de la commune de Tambacounda.
En effet, pour Mamadou Kassé, conseiller municipal et président de la commission de l’assainissement, « Nous consolidons, par cette acte, toutes les actions que le Maire a eu à mener depuis son arrivée à la tête de la municipalité, ayant trait au nettoyage de la ville. Nous avons eu l’appui du Maire. Le suivi sera fait pour faciliter davantage la traversée des lieux. C’est donc une action en soutien à la mairie à laquelle nous appartenons».
Mamadou Diallo, secrétaire municipal de la Mairie de Tambacounda, a félicité toutes les personnes qui ont participé à cette opération de nettoyage avant de rassurer que «l’équipe technique chargée de l’assainissement de la mairie sera régulièrement sur les lieux pour suivre et maintenir propre cet axe du Mamacounda» et de conclure que « l’année prochaine, la mairie interviendra très tôt pour dégager cette voie du Mamacounda afin de permettre aux élèves ainsi qu’aux femmes qui vont au marché de traverser cet endroit en toute quiétude. »

 

Pape Demba SIDIBE

L’émergence de Matam est en marche, mais la commune reste confrontée à des problèmes d’inondation occasionnée aussi bien par les eaux pluviales que par les eaux de crue. Pour éliminer ce point noir qui freine le développement de cette ville, la municipalité souhaite un accompagnement de l’État et de l’Agence de développement municipal (Adm).

Malgré les nombreux efforts consentis dans ce secteur, l’assainissement demeure toujours une équation pour la ville de Matam. Certaines zones inondables continuent de souffrir dès la tombée des premières averses du fait de l’insuffisance d’infrastructures pour l’évacuation. « Le quartier de Médine était coupé de la commune dès les premières pluies. Un début de solution avait été trouvé en 2006. L’État, à travers l’Onas, avait réglé une partie du problème et avait même promis une nouvelle phase qu’on attend toujours », a expliqué Malick Bâ, secrétaire municipal de la commune. Aujourd’hui, encore, des quartiers comme Tantadji et Gourel Serigne qui concentre 90 % des services administratifs ne sont pas épargnés par les eaux pluviales. D’où l’urgence, selon le secrétaire municipal, que cette question de l’assainissement soit réglée. De l’avis de M. Bâ, Matam fait partie des dix villes qui ont bénéficié du programme de drainage des eaux usées qui, a-t-il précisé, va coûter 3 milliards de FCfa et dont le démarrage est prévu pour 2017. Mais, a-t-il souligné, la priorité de la municipalité, c’est l’assainissement et le drainage des eaux pluviales qui constituent un véritable casse-tête.

Construction d’une digue-route
Au-delà des eaux de pluie, Matam est aussi victime des inondations des eaux de crue. « Il y a le fleuve Sénégal qui traverse la commune qui est entourée par les bras de fleuve de Diamel et Nawel Matam ; ce qui fait que souvent, Matam est frappé par les inondations des eaux de crue. Quand le fleuve déborde, les bras de fleuve débordent aussi et reversent une partie de leurs eaux dans la commune », a déploré le secrétaire municipal. Selon lui, la municipalité est en train de négocier avec l’Agence de développement municipal (Adm) pour la prise en charge de la construction de la digue de protection dans le cadre du Programme d’amélioration des communes et agglomérations du Sénégal (Paca-Sen) qu’elle compte dérouler à partir de 2017. « Ce sera une digue-route qui protégera définitivement la ville Matam des inondations liées à la crue du fleuve », a assuré M. Bâ. La situation est aussi préoccupante à Alwar, un quartier nouvellement loti, qui compte une forte densité de population fait également partie des zones touchées par les inondations. « C’est dans ce quartier que le vénéré marabout, Thierno Mouhamadou Samassa, organise chaque année sa ziarra devenue aujourd’hui internationale. Quand il pleut, il n’y a pas de voies d’accès. On souhaiterait aussi que le Paca-Sen intègre l’assainissement de ce quartier dans ses projets », a plaidé M. Bâ. Il a également invité le directeur général de l’Adm, Cheikh Issa Sall, à intégrer, si les moyens le permettent, le problème d’adduction d’eau pour régler définitivement cette question. « Matam fait face à un manque criant d’eau, surtout dans les nouveaux quartiers où les gens ont fini de construire, mais qui peinent à rejoindre leurs maisons », a fait savoir M. Bâ.

Par ailleurs, a relevé Malick Bâ, la municipalité a beaucoup investi dans l’éclairage public pour sécuriser les populations. « On a eu quatre projets allant dans ce sens avec le Programme national de développement local (Pndl), pour satisfaire tout le monde. En 2017, nous espérons, avec le Pndl, un financement que nous comptons injecter dans l’éclairage public », a laissé entendre M. Bâ.

Une nouvelle gare routière
Parmi les projets figure la nouvelle gare routière qui porte le nom de Thierno Mouhamadou Samassa, figure religieuse emblématique de la région. L’inauguration de cette infrastructure est prévue ce samedi 10 décembre. Il s’y ajoute, selon M. Bâ, la construction et la réhabilitation du centre de santé de Diamel. « Ces deux projets dans le cadre du Precol avec l’Agence de développement municipal (Adm) pour un coût global de 300 millions de FCfa ». La Ville de Matam va également se doter d’un nouveau marché central. Il sera composé de trois halls (légumes, boucherie et poisson) pour un total de 210 cantines. « L’actuel marché ne répond plus aux normes sécuritaires. En accord et en collaboration avec les commerçants, on a pu identifier un site, un projet pour que Matam puisse bénéficier d'un marché digne de ce nom et répondre à son image de capitale régionale », a noté M. Bâ. Selon lui, la première phase a déjà démarré et concerne les trois halls, en plus de 16 cantines. La deuxième phase, a-t-il assuré, va bientôt démarrer. Ce marché sera opérationnel dès 2017.

Samba Oumar FALL

Les acteurs du développement local du Pôle Casamance sont réunis à Kolda pour échanger sur l’avenir des régions sud.

La ville de Kolda abrite, depuis jeudi et ce pendant deux jours, un atelier interrégional de partage de l’état d’avancement des activités de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local (Onddl). Cet atelier réunit les acteurs du développement local du Pôle Casamance qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor et une mission de l’Agence de développement local du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. La rencontre vise, entre autres objectifs, à faire valider la plateforme Système d’information générale (Sig) et géo portail de l’Onddl par les acteurs locaux et les partenaires du Pôle Casamance. « L’objet de cet atelier, c’est de partager les résultats d’une étude extrêmement importante de mise en place de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local. Nous avions partagé les termes de références avec les acteurs du Pôle Casamance qui constitue notre zone d’expérimentation. Aujourd’hui, nous revenons ici pour partager les résultats avec les acteurs pour leur permettre de donner leurs avis par rapport à ce que nous avons produit », déclare Malal Camara, directeur général de l’Agence de développement local. L’objectif de cet observatoire est de centraliser, selon lui, l’information territoriale pour aider les acteurs à prendre les décisions qui collent avec les réalités locales et les besoins des populations en matière de développement. Les résultats obtenus du Pôle Casamance seront, ensuite, étendus sur l’ensemble du territoire national.

Les acteurs locaux saluent cette initiative de l’Etat qui vient ainsi concrétiser une promesse du président de la République, Macky Sall. « Cet atelier va valider le dispositif à l’issue duquel on saura quel rôle nous allons jouer dans la collecte et le traitement de l’information dans le cadre de ce projet de mise en place d’un système d’information géographique et de géo portail de l’observatoire. La journée de demain sera justement consacrée à l’étude du dispositif de collecte et de traitement des données que nous allons récolter sur le terrain », précise Boubacar Sonko, directeur de l’Agence régionale de développement de Ziguinchor. Il salue la mise en place de cet observatoire qui permettra aux acteurs locaux et nationaux de disposer, selon lui, d’une information fiable sur le territoire.

Mamadou Aliou DIALLO

Une vigilance accrue est de mise dans la réserve naturelle communautaire du Boundou. Il s’agit de faire face aux menaces de conservation notamment la poussée démographique, l’amodiation et la transhumance sauvage au niveau du Corena (Conservatoire de la réserve naturelle communautaire du Boundou).

Pour cet écosystème fragilisé converti en zone de chasse et en réserve de 120.000 ha  qui a été créé en juin 2009 par les défuntes communautés rurales devenues communes de Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura, il est entamé, avec les acteurs, le processus d’élaboration du plan pastoral. La Réserve naturelle communautaire (Rnc) du Boundou, à 155 km de Tambacounda, au sud-est, est une aire protégée intercommunautaire située dans la région de Tambacounda, au Sénégal.

Créée en juin 2009 par les communautés rurales de Dougué, Koussan, Sinthiou Fissa et Toumboura, « cette réserve a pour but de protéger un écosystème fragilisé et de  préserver les ressources naturelles nécessaires aux activités des populations qui y vivent », souligne Alassane Omar Sy, le maire de Sinthiou Fissa, président du Corena. « Pour la gestion de cette réserve qui a été déléguée au  Conservatoire de la  Rnc du  Boundou (Corena), il est mis en place un plan de gestion, initialement défini sur une période de 7  ans, et qui décrit l’ensemble des actions de préservation et de développement local proposé pour atteindre les objectifs de la réserve », maintient le président Alassane Omar Sy.

Pour lui, dans les 20 villages de la réserve, essentiellement de culture peule et diakhanké, la principale activité  socio-économique est le  pastoralisme. Les troupeaux de bovins et de petits ruminants sont  présents sur l’ensemble de la  réserve, auxquels il faut ajouter le cheptel impressionnant des transhumants qui y sont accueillis pendant la saison sèche. Pour le maire de Sinthiou Fissa, cette activité constitue, par conséquent, une forte pression sur l’environnement et les ressources naturelles, tant par l’occupation des points d’eau que  par la recherche permanente de pâturages. Alassane Diallo, le maire de Koussan qui a abrité cette importante rencontre, a révélé que ce projet est inscrit dans le cadre de la coopération Isère/Tambacounda.

Le Conseil général de l’Isère est un partenaire global de la réserve. Les structures iséroises compétentes dans le domaine de l’élevage (Fai, Pastoralisme du monde, etc.) ont été mobilisées pour certaines étapes. Ce sont une vingtaine d’éco-gardes qui ont, pour l’occasion, été habillés et déployés. « En plus du matériel de gestion des déchets pour les écoles primaires, les collèges et le lycée dans la cadre de l’éducation environnementale qui est initiée dans ces localités », a indiqué le capitaine Abdou Diouf, conservateur de la Rnc. Selon ce dernier, afin de gérer au mieux les ressources présentes dans la réserve et de rétablir un équilibre global des écosystèmes, de préserver les ressources disponibles, les acteurs impliqués dans le processus de gestion de la Rnc ont sollicité une prestation technique et organisationnelle qui devrait  aider, à terme, à disposer d’un  document de planification opérationnelle orienté vers les ressources et l’espace exploités par les troupeaux locaux et transhumants.

Il s’agit, selon Momar Mbaye, expert forestier en charge de l’étude, pour l’élaboration du plan pastoral, de mobiliser les compétences des agriculteurs, des éleveurs, des habitants dans l’évolution des pratiques agro-pastorales repérées ou à venir. Il est mis en bonne place, souligne M. Mbaye, de redéfinir de nouvelles conduites des troupeaux compatibles sur le plan de la préservation de la Rnc et de restaurer, de ce fait, les équilibres écologiques globaux sur cette zone. Et, en même temps, sécuriser l’activité d’élevage dans le cadre du plan de développement de la Rnc.

 

 

Pape Demba SIDIBE

Le comité régional d’organisation du Fesnac met les bouchées doubles pour la réussite de l’évènement.

La 9ème édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac), prévu du 26 au 31 décembre prochains, à Kolda, se prépare activement. A 10 jours de l’évènement, le Comité régional d’organisation multiplie les initiatives pour relever le défi de l’organisation et de la participation.

La Commission communication s’est réunie la veille, pour élaborer son plan de communication. « Nous avons prévu des spots et des émissions qui vont se faire dans les radios de la place, mais aussi des reportages dans la presse écrite. Nous allons également utiliser les réseaux sociaux, et peut-être même, éditer un journal sur le Fesnac. Nous avons, en outre, prévu d’organiser une caravane qui va sillonner les différents quartiers de la commune pendant trois jours pour sensibiliser davantage les populations », déclare Bassirou Kane, président de la Commission communication. Il invite les journalistes en service dans la région de Kolda à se mobiliser pour assurer la médiatisation du Fesnac qui se tient pour la première fois dans la capitale du Fouladou.

Le président de la Commission scientifique, Seydou Wane, revient, quant à lui, sur les principaux axes du colloque qui sera organisé durant ce Fesnac. « Le thème du Festival national des arts et cultures de cette année est « Patrimoine culturel, tourisme et développement durable ».

La Commission scientifique qui est chargée d’organiser ce colloque (le 28 décembre prochain) qui accompagne le Fesnac, a essayé de travailler sur cette thématique en donnant au festival une touche koldoise. C’est pourquoi le panel que nous allons organiser sera centré sur l’élevage qui est un patrimoine économique de la région », déclare-t-il. L’organisation de ce colloque permettra, selon lui, de montrer la contribution de l’élevage au développement socio-économique de la région et l’étroite relation qui existe entre la vache et le Peulh. Il permettra ainsi aux participants de revisiter certains rites du Fouladou comme le « Mondé » ou la cure salée, mais aussi le cousinage à plaisanterie entre les Peulhs et les autres composantes ethniques du pays comme les Sérères (par exemple) qui pratiquent également l’élevage.

Ce colloque sera également mis à profit par les organisateurs pour montrer quelques facettes de la culture de l’éleveur peulh à travers ses accoutrements, les instruments utilisés dans l’élevage traditionnel et, peut-être, une séance de dégustation des produits de l’élevage.  

 

Mamadou Aliou DIALLO

La ville de Ziguinchor vient de se doter d’un projet d’amélioration de la gestion et de la valorisation des boues de vidange. Le député-maire Abdoulaye Baldé a procédé à son lancement officiel, hier, en présence de délégués de quartiers et de plusieurs autres personnalités au grand bonheur des populations locales.


Le projet d’amélioration de la gestion et de la valorisation des boues de vidange devra permettre d’accroître sensiblement l’accès des populations pauvres aux toilettes, et d’offrir un bon service de collecte et de transport des boues de vidange dans toute la ville. Il va favoriser également la mise en place d’un service communautaire de traitement et de valorisation des boues. Le projet aura aussi l’avantage de susciter une bonne communication sur la gestion des boues de vidange, entre les différentes parties prenantes, au niveau de la région naturelle de Casamance. Ce projet consistera, entre autres, à réaliser 52 km de réseau, une station d’épuration, une autre station pour le traitement des boues de vidange et 820 toilettes domiciliaires. Les quartiers ciblés sont Boucotte Sud, Cobitène, Colobane, Djiabir, Djiringho, Coboda, Kénia, Lyndiane et Soucoupapaye.

Le député-maire de la ville s’est félicité du lancement du projet, soulignant ses nombreux aspects « très bénéfiques » pour les populations. En effet, en termes d’avantages, le projet d’amélioration de la gestion et de la valorisation des boues de vidange de la commune de  Ziguinchor va favoriser ici le respect des normes d’hygiène et d’environnement. En outre, l’utilisation des toilettes domiciliaires exigera de faibles quantités d’eau de chasse en comparaison avec les Wc classiques (chaises anglaises). Par ailleurs, au niveau de chaque toilette, il y aura une bonne aération de la fosse, ainsi que des possibilités de raccordement à un réseau d’égouts et de réutilisation des boues de minéralisées sous forme de fertilisant. Et puis, l’entretien sera aisée et sans frais de vidange.
Abdoulaye Baldé n’a pas manqué d’exprimer la gratitude des populations au gouvernement pour l’accompagnement des services étatiques dans la mise en place de ce projet, considérant qu’il est très important dans le cadre de l’assainissement de la ville de Ziguinchor

 

 

El Hadj Moussa SADIO

Les acteurs culturels de Sédhiou viennent de participer à un atelier de formation aux techniques de communication qui permettent de  mieux atteindre les cibles visées, dans le cadre du projet de lutte contre les violences faites aux enfants que va dérouler l’Ong Enfance et Paix de Sédhiou dans quatre communes, notamment à Madina Wandifa dans le département de Bounkiling, Diendé, Sédhiou et Oudoucar dans le département de Sédhiou.

La campagne de sensibilisation que les acteurs culturels auront à mener dans ces communes doit se faire à travers les nouvelles techniques de communication apprises. Les acteurs culturels devront aussi utiliser le créneau qu’ils connaissent le mieux : le théâtre classique, mais surtout le sketch recommandé en raison de sa longueur qui n’ennuie  pas et permet ainsi de retenir l’essentiel du message véhiculé. La sensibilisation des communautés sur les méfaits des violences faites aux enfants, particulièrement aux filles, se fera dans la langue la plus parlée dans la zone concernée.

Il est, en effet, prouvé qu’à travers le rire, on peut aussi faire passer un message et, Cheikh Diaw, chargé du suivi et de l’évaluation de l’Ong Enfance et Paix consolide cette pratique : « Aujourd’hui, la sensibilisation par le théâtre sous sa forme simple, le sketch, est choisi par tout le monde pour véhiculer un message destiné à des communautés. C’est pourquoi nous avons convié des acteurs culturels à cet atelier de formation pour faire d’eux des partenaires.

L’objectif visé à travers cette campagne, c’est d’arriver à l’éradication du phénomène des violences faites aux enfants qui n’a que trop duré dans nos communautés ». Les artistes, par la voix de leur porte-parole, M. Bodian, se sont réjouis du choix porté sur eux et ont indiqué qu’ils feront tout pour honorer cette confiance en innovant, puisque les sketches qu’ils vont présenter devant les communautés au cours de cette campagne seront différents de ceux habituellement exécutés et auxquels les populations commencent à s’habituer. Les enfants conviés également à cet atelier ont salué l’existence d’un tel projet, dont l’objectif, s’il était atteint, leur donnerait plus de dignité dans la société.

 

 


Malamine KAMARA

Le processus d’élaboration du plan de gestion intégrée des ressources en eau de l’Unité de gestion et de planification des ressources en eau (UGp) de Sandougou est matérialisé par un projet de 18 milliards de FCfa du Fonds européen de développement (11ème Fed). Pour cet affluent de la Gambie, la promotion de la gestion durable des ressources en eau, le renforcement de la gouvernance du secteur, mais aussi l’amélioration des connaissances et des moyens de gestion des ressources en eau sont devenus incontournables.

Cet atelier est un « exercice de planification » et « un exemple complet de territorialisation d’une politique publique », en ce sens qu’il traduit la prise en compte des préférences des acteurs territoriaux dans la mise en œuvre d’une politique nationale, a dit l’adjoint au gouverneur Hamet Tidiane Thiaw qui a lancé le processus à Tambacounda. Pour lui, il est question d’arriver à une gestion intégrée des ressources en eau adaptée au contexte national conforme aux orientations définies par le gouvernement du Sénégal pour la réduction de la pauvreté et l’atteinte des Objectifs de développement (Odd).

L’atelier d’information et d’échanges qui s’est tenu au conseil départemental de Tambacounda, a enregistré la participation des organisations d’éleveurs, de services régionaux, des producteurs de banane, des associations de femmes, entre autres. Pour Hugo Van Tilborg, 2ème secrétaire au bureau de l’Union européenne, les infrastructures hydrauliques souvent mises en avant ne serviraient à rien si en l’absence d’une gestion durable de l’eau, la ressource n’était plus disponible. Du coup, il a prôné l’amélioration des conditions de vie des populations par l’approvisionnement correcte en eau potable comme s’évertue à réussir les gouvernants. Le processus d’élaboration des plans de gestion prend « à peu près deux ans », à compter de leur date de lancement, a, pour sa part, relevé Hugo Van Tiborg, responsable des infrastructures au sein de l’Ue pour le Sénégal. Une cinquantaine de forages ont été réalisés dans les régions de Sédhiou, Kolda et Tambacounda dans le cadre du projet Pepam-Ue, qui s’occupe aussi d’assainissement.

Pour Hubert Ndèye du Conseil départemental, il est nécessaire de mettre l’accent sur la valorisation des fleuves comme la Falémé et le Sénégal dans leur partie orientale. Inscrit dans une dynamique de gestion intégrée impliquant tous les acteurs, un plan de gestion est « une nécessité pour maîtriser tous les usages et protéger les ressources en eau », a dit Niokhor Ndour, directeur de la Gestion et de la Planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. C’est dans le projet Pepam-Ue, financé par le 11ème Fonds européen de développement (Fed) (2014-2016), que la composante Gestion des ressources en eau va réduire la pauvreté en milieu rural.

Pape Demba SIDIBE

Kolda - L’enclavement et le manque de ressources freinent le développement socio-économique de la commune de Médina El Hadj.

La commune de Médina El Hadj, au sud du département de Kolda, est très mal lotie en matière d’infrastructures. 60% de ses villages sont inaccessibles, surtout pendant l’hivernage. C’est le cas notamment de Sanka et de Saré Coubé qui abritaient l’unique marché hebdomadaire de la commune, aujourd’hui fermé à cause de l’enclavement. Les quelques rares visiteurs qui veulent se rendent dans ces localités frontalières avec la Guinée-Bissau doivent emprunter des pistes étroites, sinueuses et cahoteuses qui traversent, par endroits, de petits ponts de fortune suspendus au-dessus d’un petit cours d’eau. L’axe Kolda-Saré Ndiaye est l’unique voie qui permet de rallier la capitale départementale à certaines localités de la commune comme Bantankountou Maoundé par exemple. La commune ne dispose pas non plus de ressources pour générer des recettes indispensables à son développement socio-économique à l’exception de l’agriculture, du maraîchage et des agrumes. Il n’existe pas de marché hebdomadaire et de gare-routière. Et on enregistre un faible taux de recouvrement de la taxe rurale et une forêt non exploitée, faute d’aménagement.

L’électrification rurale et l’eau potable constituent encore un luxe pour les populations. L’unique forage construit à Médina El Hadj village est en arrêt depuis belle lurette. Les villageois consomment de l’eau des puits traditionnels en attendant la réhabilitation du château d’eau et la construction d’un forage par l’Asufor.

Au plan sanitaire, la commune de Médina El Hadj dispose d’un poste de santé et de 8 cases de santé. Mais, les évacuations sanitaires entre les cases de santé comme celle de Saré Coubé et Médina El Hadj relèvent d’un véritable parcours de combattant. Les malades sont transportés à bord de charrettes pour ensuite être transférés à Kolda par l’ambulance. De nombreux patients dont des femmes enceintes meurent au cours de leur évacuation. « On perd des femmes enceintes. Dès fois, les femmes accouchent en pleine brousse, soit elles perdent l’enfant soit c’est la mère qui décède », se désole Mamadou Baldé, premier-adjoint au maire de Médina El Hadj.

Pour ce qui est de l’éducation, la commune compte de nombreux établissements scolaires. Malheureusement, les Collèges d’enseignement moyen sont tous concentrés dans la zone de Médina El Hadj-Bantancountou Maoundé alors que le secteur de Kanfodiang qui regroupe de nombreux gros villages est laissé en rade. Les élèves originaires de ces localités quittent vers 6 heures du matin leur domicile pour parcourir 7 à 8 km à vélo pour se rendre à Médina El Hadj où ils sont confrontés à un problème de tutorat.

Mamadou Aliou DIALLO

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AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.