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Régions (1106)

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, son collègue du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie et le ministre délégué chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues ont procédé, avant-hier, à la pose de la première pierre pour la construction du jardin public de la cité Bceao de Yoff.

Les populations de la cité Bceao vont voir une de leursvieilles doléances satisfaites grâce à la volonté commune des ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Diène Farba Sarr. Selon le maire de Yoff, la vision politique est portée par des hommes d’action qui ont la mission d’en faire une réalité. En soutenant cela, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr souligne que la volonté de rendre attrayant le jardin public de la cité Bceao répond à un soucis de satisfaire les riverains.

« La vision du chef de l’Etat est de faire de nos cités des villes vertes pour un développement urbain », a dit le maire de Yoff, qui réitère son souhait de voir la cité Bceao être une cité phare de la commune.

Se tournant vers le ministre Diène Farba Sarr, il a affirmé que c’est avec lui qu’on a compris le contenu du ministère du Cadre de vie. A l’en croire, Yoff est sa priorité, même si 94 demandes sont enregistrées par son département. Il a révélé avoir trois projets dont le plus important est celui de la construction du jardin public de la cité Bceao sans entrer dans les détails. Il a indiqué que 60 millions de FCfa seront mobilisés pour les trois projets. « D’ici trois semaines, les travaux vont démarrer. Nous mettrons des projecteurs pour un éclairage public avec des pavages, un espace gazonné et intelligent (wifi). Un cadre de vie, ce n’est pas seulement du béton. Je m’appliquerai pour les populations que j’invite à être derrière leur maire. Vous serez très contents quand on aura terminé ce joyau de Yoff auquel nous avons réservé la part léonine. Le cadre de vie est important », a-t-il ajouté, avant de leur assurer de la mobilisation de ses services. Le maire Abdoulaye Diouf Sarr dira que ces travaux permettront à la cité Bceao de s’épanouir. Pour le président de l’Association des résidents de la cité, Mamadou Thiello Ba, cette doléance date du temps de l’ancien régime, qui avait endommagé leur espace vert pendant les chantiers de l’Anoci.

Serigne Mansour Sy CISSE

La commune de Fanaye a installé hier sa section de l’Union nationale des organisations d’éleveurs du Sénégal (Unoes) à Tatki, en présence de Harouna Galo Ba, son président, par ailleurs haut conseiller territorial.

Tatki, l’un des principaux centres d’élevage du département de Podor, est difficilement accessible. Cette localité pourrait bientôt voir la piste sablonneuse de 35 km qui la sépare de Fanaye réhabilitée, selon le maire de Fanaye, Aliou Gaye, qui prenait part à la cérémonie aux côtés d’Amadou Seydou Diallo, son deuxième adjoint.

Les populations ont des difficultés pour se déplacer entre les différentes localités de la zone sylvo-pastorale. Une doléance que les représentants des habitants de Tatki et des villages environnants ont soumise au président Harouna Galo Bâ, chargé de la transmettre au président Macky Sall. Les populations ont souhaité bénéficier, dans les plus brefs délais, d’un projet de construction et d’aménagement d’une piste qui quitte Tatki pour traverser tout le sud du département de Podor, d’Est en Ouest, jusqu’à  Gayekadaar. Et une autre qui partira de Namarel pour rejoindre Labgar dans le Djoloff. Auparavent, le président de l’Unoes s’est réjoui des réalisations du gouvernement, insistant sur les forages dans le monde pastoral, la vaccination du cheptel pendant toute l’année, la lutte contre les feux de brousse, la criminalisation du vol de bétail et la volonté réaffirmée à Ndioum de corser les sanctions. Non sans oublier la réalisation grandiose du ranch de Dolly, etc. Par ailleurs, Tatki va accueillir une sage-femme dans quelques semaines. Mais le poste de santé n’a pas encore de logement pour celle que toutes les femmes attendent avec impatience.

Le président de l’Unoes s’est engagé, séance tenante, à construire sur fonds propres ce logement. La localité a bénéficié d’une ambulance médicalisée. Un don de Kalidou Kane, chef de Cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Le collaborateur d’Abdoulaye Daouda Diallo et le président de l’Unoes se sont félicités de l’implantation d’une commission de révision des listes électorales avant d’inciter les populations à s’inscrire massivement pour obtenir leurs cartes d’identité Cedeao et leurs cartes d’électeur.

Deux pièces qui leur permettront de participer aux élections législatives de juillet 2017 et aux élections présidentielles de 2019.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal et Moustapha Lô Diatta, maire de Djinaki, ont procédé, vendredi dernier, à la pose de la première pierre du poste de santé de cette commune du département de Bignona. Cette infrastructure sera réalisée grâce au soutien du Fonds social de développement (Fsd) qui a mobilisé 40 millions de FCfa sur un budget de 68 millions de FCfa.

La commune de Djinaki (arrondissement de Kataba 1, département de Bignona) aura bientôt un poste de santé moderne. La pose de la première pierre a été effectuée, vendredi dernier, par Christophe Bigot, ambassadeur de la France au Sénégal et Moustapha Lô Diatta, le maire. La fin des travaux est prévue en juin prochain. Toutes les infrastructures sanitaires de la commune sont construites intégralement ou partiellement en banco, y compris celle du chef-lieu de commune. Ces infrastructures sont peu fonctionnelles à cause de la vétusté des bâtiments et le manque d’équipements. De plus, la configuration du poste de santé de Djinaki n’offre plus les meilleures conditions de prise en charge des besoins en soins de santé pour la population, du fait d’une infrastructure trop exiguë et vieillissante alors que le taux de fréquentation ne cesse d’augmenter. Ce centre est l’établissement sanitaire de référence des 25 villages de la commune. Djinaky étant par ailleurs la porte d’entrée du district sanitaire de Diouloulou, un nouveau poste de santé fonctionnel est devenu une nécessité.

Le projet consiste en la construction d’un poste de santé qui remplacera l’ancienne structure constituée d’un seul bâtiment. Il sera construit un dispensaire, une maternité, un logement et un mur de clôture afin de sécuriser le site (situé en bordure d’un axe principal). Le budget total est de 68.000.000 FCfa. La subvention octroyée par le Fonds social de développement est de 40.000.000 FCfa, soit 59% du budget. Le reste du financement est apporté par la commune, soit 22 millions de FCfa (32%) et l’Asdecod 6 millions.

Le maire Moustapha Lô Diatta s’est réjoui du choix de Djinaki pour le financement du Fonds social de développement dans la santé. « En choisissant la santé, vous ne vous êtes pas trompé d’axe. Il n’y a pas de développement sans la santé. Cet appui à Djinaki constitue quelque chose d’important », a déclaré M. Diatta, par ailleurs secrétaire d’Etat à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes. Il a indiqué que cet investissement permettra l’érection d’un poste de santé moderne et le relèvement du plateau technique. Il a salué l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et la France.

Le maire de Djinaki a donné rendez-vous dans quatre mois pour l’inauguration de l’infrastructure. « Ce projet de poste est un grand soulagement pour les populations. Il disposera de toutes les commodités d’un poste de santé de référence », a souligné Youssouph Faye, sous-préfet de l’arrondissement de Kataba 1.

De nos envoyés spéciaux à Kolda : Aliou KANDE (textes )
et Mbacké BA (photos)

La commune de Koungueul dans la région de Kaffrine innove dans le cadre du processus d’élaboration de son Plan développement communal (Pdc). Les élus de la capitale du Bambouck ont convoqué pour aujourd’hui une table ronde des partenaires techniques et financiers en vue d’harmoniser et de planifier les différentes contributions pour le financement du budget estimé à 6 milliards de FCfa.

Les partenaires publics et privés de la commune de Koungueul dans la région de Kaffrine sont attendus ce mercredi dans la capitale du Bambouck pour les besoins de la première table ronde des bailleurs pour le financement du Plan de développement communal (PDC). Une initiative novatrice en matière de développement local qui porte l’empreinte de son maire Mayacine Camara, par ailleurs coordonnateur de la Direction de la planification et des politiques économiques au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

L’objectif visé par cette rencontre qui va mobiliser une trentaine d’organismes publics et privés évoluant dans l’appui au développement local est précisé par le coordonnateur du comité de pilotage. « Nous voulons reproduire au plan local ce que notre pays fait avec ses partenaires financiers dans le cadre du club de Paris, en soumettant aux bailleurs publics et privés le cadre stratégique pour impulser le développement de notre commune les quatre prochaines années. La démarche se fait dans un souci de cohérence et d’efficacité», a souligné Souleymane Mboup, premier adjoint au maire qui coordonne ledit comité. La table ronde qui parachève le processus d’élaboration du Plan de développement communal (Pdc) va permettre d’évaluer les engagements financiers en faveur de cet instrument de planification. « Le budget du PDC est arrêté à 6 milliards de FCfa couvrant une période de quatre ans, à savoir de 2017 à 2021.

Des secteurs stratégiques comme l’agriculture, le tourisme écologique et l’élevage ont été identifiés, sans oublier l’éducation et la formation à Koungueul qui a un hinterland aux potentialités énormes », a soutenu le maître d’œuvre de la rencontre.
Située à l’Est de la région de Kaffrine, la commune de Koungueul constitue une place forte de la commercialisation arachidière et bénéficie d’une position géographique  privilégiée comme principal carrefour des voies de communication routières vers les pays frontaliers tels que le Mali, la Guinée Conakry ou la Gambie.

Elimane FALL 

Le secteur de la santé constitue une des priorités de la France au Sénégal, a indiqué Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. C’était lors de la pose de la première pierre du poste de santé de Djinaki. Selon M. Bigot, un poste de santé est important. Il a  demandé le respect des délais de réalisation de l’infrastructure. « 15 juin, c’est le délai fixé pour l’inauguration du nouveau poste de santé. J’espère qu’il sera respecté », a-t-il lancé. Le diplomate français affirme qu’un poste de santé est essentiel pour lutter contre la mortalité néonatale. « La santé est une des priorités de l’action de la France au Sénégal. Le Fonds social de développement a mobilisé 40 millions de FCfa pour la réalisation de cette infrastructure. Il finance d’autres projets dans ce domaine», a ajouté M. Bigot. Il a déclaré être sensible à la chaleur de l’accueil et le folklore avec le Koumpo (masque traditionnel en pays diola). Ce qui lui rappelle l’accueil chaleureux qui avait été réservé en décembre dernier en France à  Macky Sall.                        

A. KANDE

En présidant hier l’atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des élus locaux sur l’intercommunalité, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a loué les immenses possibilités dont disposent les collectivités territoriales à travers l’intercommunalité.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a présidé, hier, à Dakar, l’atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des élus locaux sur l’intercommunalité organisé par l’Agence pour le développement municipal (Adm). Il s’agit d’une formation de deux jours des maires du Sénégal sur l’intercommunalité au service du développement local durable dans le contexte de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. Une rencontre animée par l’ancien ministre, député, maire de Yoff et président de la Communauté urbaine de Dakar, Mamadou Diop, qui n’est pas un inconnu dans le domaine et qui a porté l’écharpe de maire pendant plusieurs décennies.

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a souligné que la rencontre de Dakar était une opportunité pour les élus d’apprécier les immenses possibilités dont disposent les collectivités territoriales, notamment à travers l’intercommunalité. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, « cette forme de coopération permet à un ensemble de collectivités territoriales, sur la base d’un engagement volontaire, de mutualiser leurs compétences et leurs ressources, d’assumer ensemble des missions et de réaliser des projets de diverses natures (infrastructures, services, etc.) ». Se voulant plus explicite, il a précisé que le nouveau Code général des collectivités locales prévoit, au Titre premier consacré à la libre administration et à la participation citoyenne, des dispositions pertinentes relatives à la coopération et à la solidarité. Il a souligné l’expérience pratique capitalisée dans notre pays en matière d’intercommunalité depuis les années 80, avec les Groupements d’intérêt rural (Gir), la Communauté urbaine de Dakar (Cud), les Groupements d’intérêt communautaire (Gic), les Communautés d’agglomérations de Dakar et de Rufisque (Cadak et Car), les ententes interrégionales du Ferlo ou de la Casamance, les ententes communales, etc.

Valorisation de la réforme financière
Abdoulaye Diouf Sarr a dit toute l’importance et la pertinence de l’atelier qui est une occasion pour les acteurs du développement territorial d’être sensibilisés, informés, outillés et mieux préparés à aller vers ces diverses formes de partenariat qui seront présentées durant ces deux jours. Outre la réflexion sur l’intercommunalité, il a recommandé aux élus de saisir l’occasion pour la mise en place de pôles territoires. Le maire de Ndiob, Oumar Ba, au nom de l’Association des maires du Sénégal (Ams), a transmis les remerciements de son président Aliou Sall absent du pays. Pour ce dernier, cette formation est un creuset de dialogue et d’échange entre les acteurs des territoires. Il a néanmoins souligné, dans son allocution, les problèmes que constituent l’insuffisance des ressources humaines et financières et, d’autre part, l’insuffisance d’espaces viables pour les collectivités territoriales. Des écueils qui induisent, pour y faire face, la mise en œuvre d’une coopération entre les collectivités territoriales, souligne-t-il. Pour le formateur et consultant, l’ancien édile Mamadou Diop, les problèmes des collectivités territoriales trouveront une entame de solution lors de la seconde phase de la réforme avec la valorisation de la réforme financière. Durant les deux jours, les élus échangeront sur les concepts, les enjeux…, la communauté urbaine de Dakar (un cas d’école), sur l’expérience internationale de l’intercommunalité.

Babacar Bachir SANE

Niakhène : Depuis son installation à la tête de la mairie de Niakhène en juillet 2014, le maire Moustapha Sylla s’est engagé à satisfaire les préoccupations de ses concitoyens. Il veut, selon lui, mettre cette ancienne communauté rurale sur la voie de l’émergence.

« Nous avons inscrit notre programme dans la dynamique du Plan Sénégal Emergent (PSE) lancé par le chef de l’Etat, le président Macky Sall », nous a-t-il confié dans un entretien que nous avons eu avec lui à Niakhène. C’était en marge de la pose de la première pierre par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr de la Gouvernance locale et de la Décentralisation de la maternité du poste de santé de la ville. Notre ambition, a indiqué M. Sylla, « est de faire de Niakhène une commue émergente à travers des réalisations concrètes et cela dans tous les secteurs d’activités qui impliquent les populations ».

Mais, souligne le maire de Niakhène, « l’éducation, la santé, l’hydraulique, l’économie et le social sont, entre autres, nos principales urgences ajoutées à cela la jeunesse, les sports et loisirs ainsi qui la gouvernance locale participative, démocratique, sobre et transparente ». Mais il faut souligner que les activités économiques de la commune de Niakhène sont essentiellement dominées par l’agriculture et l’élevage. Ces deux activités sont largement tributaires de la pluviométrie ; ce qui explique la dégradation des sols observée ces dernières années. Le commerce est dominé par la vente des produits tirés de l’agriculture, de l’élevage, de l’artisanat et des produits forestiers. « Mais on note une quasi inexistence des circuits de commercialisation, une insuffisance des magasins de stockage, une baisse du pouvoir d’achat et le coût élevé des denrées de première nécessité », souligne le maire de Niakhène.

Prendre en charge les facteurs bloquants
La commune ne compte même pas de marché hebdomadaire encore moins une piste de production. Les principaux axes routiers sont sablonneux et très peu praticables surtout en période d’hivernage. Ici, l’élevage, avec la diversité de son cheptel (bovin, ovin, caprin, arsin et équin), est de type extensif et les animaux bénéficient des terrains en jachère en période d’hivernage alors qu’en saison sèche ils parcourent l’ensemble du terroir. Les conditions d’alimentation et d’abreuvement du bétail dont les effectifs varient d’un village à un autre deviennent de plus en plus contraignantes. En tenant compte du tapis herbacé, des pâturages post culturaux et du fourrage aérien, le taux de satisfaction des besoins fourragers tournerait autour de 40%. En effet, dès le mois de mai, le bétail commence à souffrir de sous-alimentation. Quant à l’artisanat, il regroupe plusieurs activités : la cordonnerie, la vannerie, la couture, la forge, la broderie, etc. Il offre une gamme assez variée de produits à bon marché. Cependant, il reste toujours informel. Pour le maire Moustapha Sylla, « il convient alors de prendre en charge tous ces facteurs et réorganiser les différents secteurs pour pouvoir satisfaire les besoins des populations. La commune de Niakhène compte une population totale de 9 411 habitants dont 4 733 hommes et 4 679 femmes selon le maire, « mais relativement jeune (74,52 % pour la tranche comprise entre 0 et 34 ans) et à majorité (100%) de religion musulmane répartie dans une superficie de 128 km2 pour 62 villages.

Une organisation sociale structurée
A Niakhène, l’organisation sociale est structurée dans les villages dirigés par un « chef de village » issu de la famille fondatrice ou choisi parmi les personnes ressources dont le comportement est jugé probant par ses collaborateurs. Aussi, les regroupements de population se font sous différentes formes à travers les « Mbootay » (regroupement de personnes de même classe d’âge), les « Dahira » (association à caractère religieux et menant des activités à caractère socio-économique), les Associations sportives et culturelles (ASC - regroupement de jeunes menant des activités socioculturelles et sportives) et les groupements de promotion féminine (Gpf). Ces différents villages entretiennent de bonnes relations entre eux, s’ouvrent également de plus en plus au reste du monde par l’intermédiaire de leurs ressortissants qui sont établis un peu partout dans le monde, en France, en Espagne, en Italie, en Allemagne, au USA plus particulièrement. Pour autant, les atouts ne manquent pas à Niakhène même si certaines contraintes plombent son développement. Car, comme l’a indiqué le maire Moustapha Sylla, « quel que soit le secteur d’activité, les potentialités de la commune résident dans ses ressources humaines qui, on l’a vu précédemment, sont composées à plus de 74 % de la population par des jeunes dont la tranche d’âge est comprise entre 0 et 34 ans qu’il nous faut mettre en valeur en investissant dans l’économie populaire comme le font les femmes à travers leurs GIE et groupements de promotion féminins.
 
Des investissements de plusieurs centaines millions de FCfa
Pour tout dire donc, ce sont autant d’atouts qu’il ne faut pas négliger si nous voulons réussir notre projet qui renferme tous les secteurs d’activité dont l’agriculture avec la nature de ses sols. C’est pourquoi il urge de revitaliser la vallée morte pour développer le maraîchage et la réalisation de parcelles agro-forestières pour la régénération, l’élevage, l’artisanat, l’économie et le social, entre autres ». D’ores et déjà, beaucoup d’investissements de plusieurs millions de FCfa ont été consentis depuis lors dans ces secteurs pour améliorer les conditions de vie de nos populations, selon Moustapha Sylla. Ce, note-t-il, « à travers la construction d’infrastructures, éducatives (salles de classe et murs de clôture), électrification par le solaire, magasins de stockage, dotation de moulins à mil et de batteuses à certains villages comme Khouma Ngana, Thilla 2, Nguembé Ndilakh, Lamsing, Khouma Samané, Kébé, Khawlou et Khatta Youga, mise à disposition de la commune de matériels informatiques (2 ordinateurs, 2 imprimantes, 2 photocopieuses et un appareil). Il s’y ajoute la construction de cases de santé, l’extension du réseau d’adduction d’eau potable dans plus de trente (30) maisons (branchements individuels), dotation en médicaments pour les postes de santé de Niakhène, Khawlou et Ndémène, don de cinq lits d’hôpitaux au poste de santé de Ndémène dans le cadre d’un partenariat avec le collectif Solidarité Sénégal de Dortmund en Allemagne, ainsi que la mise en place d’une mutuelle de santé communautaire « Fagarou » de Niakhène, dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu) ».

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de la commune de Goudiry veut que les jeunes de sa localité aient une qualification professionnelle. Thiédel Diallo demande au Paisd de le faire rêver, en érigeant un collège universitaire à défaut d’une université.

Après la visite de chantier du lycée de Goudiry, la délégation de l’ambassadeur de France s’est rendue au Collège d’enseignement moyen de la localité qui abrite un cycle secondaire. Dans cet établissement d’enseignement moyen, Chritophe Bigot a eu droit à tous les honneurs. Elèves et corps professoral se sont mobilisés pour remercier le diplomate français et sa délégation. Cette visite a également servi de tribune au maire de la commune, le socialiste Thédel Diallo, pour plaider l’érection d’un collège universitaire à Goudiry pour mieux former les jeunes. «Après le lycée, faites nous rêver encore. Pourquoi ne pas nous construire un collège universitaire à défaut d’une université », a lancé M. Diallo. Selon lui, les jeunes doivent avoir une formation professionnelle pour pouvoir s’insérer dans le marché de l’emploi. Mamadou Sao, représentant des émigrés, a abondé dans le même sens. «Il faut aider les jeunes pour qu’ils ne tentent pas l’émigration clandestine », a renchéri M. Sao.  

Christophe Bigot reconnaît que parfois les besoins sont considérables pour la construction de collèges ou de lycées. Il a souligné que son pays fait beaucoup d’efforts au Sénégal pour la construction d’infrastructures dans le secteur de l’éducation. Il a indiqué que l’Agence française de développement (Afd) a un programme de construction de collèges en Casamance et à Dakar. M. Bigot s’est félicité de  la mobilisation de la diaspora de Goudiry qui accompagne le Paisd dans la réalisation d’un lycée moderne. Pour Papa Birama Thiam, rien ne peut se faire sans des ressources humaines de qualité. «Ensemble, on peut relever le défi. Il faut aller plus loin qu’un collège universitaire. Pourquoi pas une université à Goudiry», a dit le coordonnateur du Paisd. « Si aujourd’hui nous avons certaines infrastructures dans le département de Goudiry, c’est grâce au Paisd qui a su fédérer toutes les initiatives », a confié Djimo Souaré, président du Conseil départemental. Il a rappelé que l’éduction constitue une des priorités de son institution et a invité le Paisd à accompagner encore Goudiry en vue de son émergence. Le corps professoral du collège a magnifié la construction d’un lycée moderne à Goudiry.

A. KANDE

Goudiry aura bientôt un lycée d’enseignement moderne. L’établissement en chantier sera opérationnel à la prochaine rentrée académique. L’annonce a été faite lundi dernier par Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Il accompagnait l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, qui était venu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.

Bonne nouvelle pour les parents et les élèves de Goudiry. A la prochaine rentrée académique, le lycée d’enseignement général en chantier sera fonctionnel, a confié, lundi, Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Il accompagnait l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, qui visitait le chantier du lycée. « En juin prochain, il sera inauguré en même temps que le système d’adduction d’eau potable du village de Séling (commune de Bélé, département de Bakel). Nous allons le réceptionner pour permettre à l’administration logée dans le Cem de bien préparer le déménagement », a affirmé M. Thiam. Le chef du chantier assure que le délai sera respecté. « Nous y travaillons. Si le ciment, le fer sont disponibles, nous ferons tout pour terminer le chantier en juin », a déclaré Ibrahima Sène, qui précise que le taux de réalisation a dépassé les 30%.  Lors du passage de la délégation de l’ambassadeur, de nombreux ouvriers s’affairaient sur les lieux.

Le lycée de Goudiry est le résultat de l’organisation des journées du Boundou en France, en mai 2015, qui a réuni, grâce à l’appui technique du Paisd, l’ensemble de la communauté originaire de Goudiry résidant en France et des élus locaux du département, en présence des autorités administratives et techniques. Le département de Goudiry compte quatre collèges et un lycée sans locaux logé au collège de Goudiry qui compte 17 salles physiques pour 22 classes pédagogiques et près de 1.500 élèves. Le département compte deux autres collèges accueillant un cycle secondaire (à Bala à 70 km et à Kothiary à 100 km) mais aucun de ces établissements n’a une salle spécialisée pour les séries scientifiques ni de salle informatique. Dans ce projet, il est prévu la construction et l’équipement d’un bloc pédagogique en R+1 (6 salles ordinaires et 2 spécialisées), d’un bâtiment administratif, d’une bibliothèque – salle informatique, d’un bloc toilettes composé de 10 boxes sanitaires, d’une loge pour le gardien et d’un plateau multifonctionnel de sport et du mur de clôture.

Partenaires impliqués
Le budget total est de 187.992.498 FCfa. L’Association agir pour le département de Goudiry en France et partenaires (dont le Conseil départemental de Goudiry) ont mobilisé 58.037.299 FCfa, l’Etat du Sénégal (Bci) 41.000.000 FCfa et la subvention du Paisd d’un montant de 88.195.499 FCfa. Après avoir démarré en retard le chantier, précise la cellule de coordination du Paisd, l’entreprise en charge des travaux maintient actuellement un rythme d’avancement satisfaisant, sous la supervision du bureau d’études en charge du suivi et des visites régulières de la cellule de coordination du Paisd. Les travaux de gros œuvre concernent actuellement l’élévation des différents bâtiments.
Le président du Conseil départemental de Goudiry, Djimo Souaré, qui prenait part à cette visite de chantier, a annoncé qu’un centre d’accueil sera construit pour les élèves qui habitent loin de l’établissement et qui auront des problèmes de tuteurs.

 

De nos envoyé spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes) et Mbacké BA (photos)

 

Dans quatre mois, le village de Séling sera doté d’un système d’adduction d’eau potable. L’annonce a été faite, samedi dernier, par Papa Birama Thiam, coordonnateur du Paisd. Il prenait part à la pose de la première pierre du système d’adduction d’eau par l’ambassadeur de France au Sénégal.  

Quatre mois, c’est le délai imparti à l’entreprise chargée de réaliser le système d’adduction d’eau dans le village de Séling, commune de Bélé, arrondissement du même nom, département de Bakel. L’annonce a été faite par Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) qui prenait part à la pose de la première pierre du système d’adduction d’eau de ce village situé près de la Falémé. « Dans quatre mois, l’eau coulera à flots à Séling. Nous tenons au respect du délai car le ramadan approche », a déclaré M. Thiam qui s’adressait au responsable de l’entreprise chargée du chantier. « Dans quatre mois, l’infrastructure sera réceptionnée », a répondu celui-ci, avec assurance. Le coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement a invité l’administration territoriale à veiller à l’exécution, dans les délais, de l’ouvrage. « Si dans quatre mois, le chantier n’est pas achevé, il y aura des sanctions », a prévenu M. Thiam. « On n’en arrivera pas à cette situation », a assuré l’entrepreneur. « C’est une cérémonie de pose de première pierre. Il faudra qu’on revienne pour l’inauguration. Le délai est de quatre mois.

On fera tout pour que cela soit vrai », a confié Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Les populations et les autorités locales ont réservé un accueil chaleureux à la délégation. Elles ont magnifié l’engagement du Paisd et des émigrés pour la réalisation du système d’adduction d’eau potable dans le village. « Le Paisd est un outil de développement dont l’importance n’est plus à démonter dans le département de Bakel », a déclaré Abdoulaye Guiro, porte-parole du chef de village. Il a affirmé que depuis l’indépendance, la localité, en dehors de l’école,  n’a bénéficié d’aucune infrastructure de la part de l’Etat. Malgré tout, il dit garder espoir avec la politique du chef de l’Etat, notamment avec le Pudc. Pour Seydou Kane, maire de la commune de Bélé, la France et le Sénégal ont une coopération exemplaire dans beaucoup de domaines. « L’eau de la Falémé n’est pas propre à la consommation car elle est contaminée par les produits chimiques utilisés dans l’orpaillage. Avec ce système d’adduction d’eau, vous sauvez des centaines de vies », a indiqué M. Kane.   

Accueil chaleureux
Mamadou  Mbaye, le préfet du département de Bakel, soutient que ce système d’adduction d’eau, une fois réalisé, améliorera significativement les conditions de vie des populations du village et contribuera à alléger les travaux des femmes. Selon M. Mbaye, celles-ci auront plus de temps pour se consacrer à leur bien-être.

Le village de Séling et le hameau de Boussera qui y est rattaché, peuplé de mille habitants, est alimenté en eau par un forage équipé d’une pompe manuelle. L’association de jeunes ressortissants originaires de la localité basée à Porcheville, en France, a sensibilisé l’association des aînés et mobilisé leur collectivité de résidence pour remédier à cette situation. Le projet compte doter ce village d’un château d’eau, équiper le forage existant par un système d’exhaure électromécanique et un réseau de distribution d’eau potable avec divers points d’accès. Il y est prévu un château d’eau de 50 m3 à 15 mètres de hauteur, un local technique de pompage et de protection du groupe électrogène, trois bornes fontaines, quatre branchements communautaires, deux abreuvoirs, une potence à charrettes.

Le budget total est de 62.442.629 FCfa. L’Association des migrants de Séling contribuera à hauteur de 15.137.697 FCfa, contre 9.839.355 FCfa pour le Conseil départemental des Yvelines et 37.465.577 FCfa du Paisd.                      

A.KANDE

Les conseillers de la jeune commune de Baghère dans le département de Goudomp viennent de voter à l’unanimité le budget 2017 de l’institution municipale, en présence du sous-préfet de l’arrondissement de Simbandy Brassou venu assurer le contrôle de légalité.
Le budget s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 104 millions de FCfa.

Un budget très modeste qui ne fait même pas la moitié du montant alloué à un chapitre de certains budgets de grandes communes. Le maire Ababacar Sané justifie : « Nous avons voulu voter un budget réaliste. Il ne sert à rien de voter un grand budget alors qu’on n’est pas sûr  de le recouvrer.

Les populations, compte tenu d’une certaine pauvreté, s’acquittent difficilement du paiement du minimum fiscal ». Malgré la faiblesse du budget, la commune dans le domaine de l’éducation a construit deux salles de classe dans deux de la vingtaine d’écoles que compte la commune rurale qui ne peut pas tout faire. C’est pourquoi la commune demande à bénéficier des grands projets de l’Etat, dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’allègement des travaux de la femme, l’ouverture de pistes de production, etc. Des investissements sont prévus certes, mais ils ne peuvent pas concerner les gros chantiers. Le fonctionnement et le cabinet du maire bénéficient d’une modeste enveloppe.
Les ressources de la commune sont insuffisantes parce qu’elle n’a ni marché ni « louma » (marché hebdomadaire).            

Malamine KAMARA

Quatre salles de classe ont été réalisées dans les écoles élémentaires des localités de Marandan (commune d’Oudoucar) et de Bissari Lang (Diaroumé) par le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Les deux établissements de la région de Sédhiou ont reçu, jeudi, la visite de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

L’école élémentaire de Bissari Lang, village de la commune de Diaroumé (département de Bounkiling), a changé de visage. Créée en 2000, elle n’était composée que d’abris provisoires. Les salles de classe de l’école étaient constituées de deux abris provisoires exigus et d’une salle en banco réalisée par l’Association des parents d’élèves (Ape) pour augmenter les capacités d’accueil. L’école dispose également d’un bloc sanitaire (financé par l’Unicef). Cette école n’avait pas jusqu’ici bénéficié de financements de l’Etat, de la commune ou d’autres partenaires. Mais, grâce à l’intervention du Fonds social de développement, les abris provisoires ont disparu. Ce  mécanisme franco-sénégalais a permis la construction et l’équipement d’un bloc de deux salles de classe et d’un bloc administratif afin que l’école puisse bénéficier d’infrastructures de qualité et fonctionnelles. Le budget total est de 14.900.000 FCfa. Le Fonds social de développement a apporté 70% du budget, soit 10.430.000 FCfa ; le reste par la commune à travers son budget d’investissement pour 2.470.000 FCfa et l’Agence régionale de développement (Ard) dans le cadre du projet « budget participatif », soit  2.000.000 FCfa. L’établissement a reçu, jeudi, la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal.

Les populations locales, pour exprimer leur satisfaction, ont accueilli le diplomate et sa délégation à l’entrée du village aux sons du Diambadon. « Nous avons vécu 17 ans de calvaire dans des abris provisoires avec des conditions d’apprentissage difficiles. Aujourd’hui, grâce au Fonds social de développement, nous sommes dans un bon complexe. Je n’ai pas les mots pour qualifier cette belle réalisation », a déclaré Adja Djité, élève en classe de CE1. Le chef du village, Bassirou Dramé, abonde dans le même sens. « Nous remercions vivement le gouvernement français pour ce joyau qui est le fruit d’une longue amitié entre nos deux pays », affirme Karfa Samaté, maire de Diaroumé.
Le préfet du département de Bounkiling soutient que l’école constitue un outil important de développement. « Il faut être bien formé pour pouvoir être utile à sa communauté », a indiqué Abdoul Wahab Talla, qui n’a pas manqué de remercier les bienfaiteurs. Selon M. Talla, désormais à Bissari Lang, le cadre est agréable et approprié pour l’enseignement et l’apprentissage. Il a plaidé pour la construction de lycées dans le département de Bounkiling.

Avant Bissari Lang, Christophe Bigot s’est arrêté au village de Marandan (commune d’Oudoucar, département de Sédhiou). L’école élémentaire de ce village a bénéficié du concours du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement et d’autres partenaires qui ont réalisé un bloc de deux salles de classe avec un bureau et un magasin, un mur de clôture semi-grillagé, un bloc sanitaire et l’équipement mobilier. Le coût de la réalisation est de 22.474.640 FCfa.

Le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement a apporté 15.732.249 FCfa comme subvention et l’Association Pakao Kafoo 6.742.391 FCfa.

EN visitant l’école élémentaire du village de Bissari Lang, l’ambassadeur de France au Sénégal a précisé que ce projet intervient en complémentarité des engagements en cours de l’Agence française de développement avec le Paebca. Il s’agit, selon Christophe Bigot, de la formation de mille enseignants dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor. Pour Sédhiou, 605 enseignants sont concernés.

M. Bigo est d’avis que les enseignants doivent être outillés sur la pédagogie afin qu’ils puissent s’adapter aux nouvelles réalités. Il a annoncé la construction par l’Agence française de développement de 200 salles de classe dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor  pour remplacer les abris provisoires.

A. KANDE

Les résultats du projet Bassin de rétention et valorisation des forages ruraux (Barvafor) ont été positifs dans tous les domaines. C’est ce qui est ressorti du bilan des six ans d’activités du projet fait à Saly hier. Selon le représentant de la Coopération technique belge (Ctb), le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, financé par l’Union européenne à hauteur de 18 millions d’euros, soit un peu près de 12 milliards de FCfa, pour renforcer les acquis.

La phase de clôture du projet Barvafor (2011-2016), fruit d’une coopération entre le Sénégal et le royaume de la Belgique, a réuni hier toutes les parties prenantes pour faire le bilan des activités déroulées sur six ans. Un bilan jugé satisfaisant par les différents acteurs des zones d’intervention, à savoir les régions de Thiès, Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Que ce soit pour la réalisation de bassins de rétention, la construction de digues anti-sel, le rééquipement de Forages ou encore pour la régénération de la mangrove, les résultats ont été salués. Nicolas Widmer, co-responsable du projet Barvafor, a relevé toute la satisfaction de la Coopération technique belge (Ctb) au point même d’envisager de discuter d’un deuxième projet qui prendra la suite du Barvafor. « Ce sera à l’occasion d’une commission mixte Sénégal-Belgique prévue en octobre 2017. Il y a encore certains préalables à examiner, mais c’est en bonne voie », a assuré M. Widmer. Selon lui, le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, qui sera sous maîtrise d’œuvre de la Coopération technique belge sur financement de l’Union européenne pour un montant de 18 millions d’euros. Ce projet, a-t-il noté, va permettre l’aménagement de tout le potentiel agricole dégagé par le projet Barvafor et va créer environ 10.000 emplois dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.

De l’avis du responsable national du projet, le bilan est positif. Selon Aly Sané Niang, les cibles sont très satisfaites des réalisations et demandent même le prolongement du projet à travers une deuxième phase. À en croire M. Niang, la production agro-sylvo-pastorale a été renforcée par l’accès durable à l’eau productive dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. « Par la mobilisation des ressources en eau, nous avons réussi à développer le maraîchage après la saison des pluies, mais aussi des activités piscicoles et à augmenter les revenus des populations des zones ciblées », a-t-il indiqué. Le maire de Soum, commune située dans le département de Foundiougne, dans la région de Fatick, a magnifié l’approche participative du projet. « Tous les acteurs ont été associés du début à la fin. C’est ce qui a fait qu’on a eu d’excellents résultats à tous les niveaux », a laissé entendre Moustapha Ngor Léon Diop, qui a invité les bénéficiaires à valoriser et à pérenniser les ouvrages réalisés dans le cadre de ce projet qui a été lancé en octobre 2011.

Samba Oumar FALL

Le projet de budget 2017 de la commune de Sindian (Bignona) s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 141 millions de FCfa. Il a été voté samedi dernier. Plus de 60% du budget estimé à 87,5 millions de FCfa sont destinés aux investissements.

Dans cette commune de Sindian, les priorités sont la santé, l’éducation, la jeunesse, la culture et le sport. L’équipe municipale a assuré d’y consentir davantage d’efforts financiers pour continuer à satisfaire progressivement les besoins des populations. A cet effet, le maire Yancouba Sagna a fait un plaidoyer fort pour l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 afin d’abréger les souffrances de ses concitoyens grâce à un accès facile et à moindre coût à des structures et services de santé de qualité. D’après M. Sagna, le poste de santé de Sindian, qui polarise tout l’arrondissement éponyme, n’a pas un plateau technique qui puisse prendre en charge certains problèmes de santé des populations d’ici. Il s’y ajoute que l’arrondissement est enclavé et ses routes, constituées de pistes de production, ne sont plus praticables.

Actuellement, les évacuations sanitaires ne peuvent plus se faire par des véhicules. Les malades et les femmes enceintes de la commune de Sindian sont évacués vers Bignona par des motos Jakarta, dans des conditions difficiles et pénibles à cause de l’état de dégradation très avancé de la route. La situation est plus grave pour les populations qui sont situées à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Yancouba Sagna a estimé que l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 mettra les populations locales à l’abri de ces difficultés d’évacuation sanitaire. Il a ajouté que cela permettra de réduire considérablement le taux « très élevé » de mortalité maternelle et infantile dans les 19 villages qui composent sa commune, notamment dans les localités qui sont situées dans le Nord Sindian, à la frontière avec la Gambie.

Dans le domaine de l’éducation, la mairie va reconduire ses appuis en intrants (fournitures scolaires) pour le fonctionnement des écoles. Elle va apporter à nouveau son aide financière aux élèves issus de familles défavorisées, ainsi que pour une bonne prise en charge des commissions d’examen et des candidats. Par ailleurs, Yancouba Sagna et son équipe municipale prévoient une sensibilisation à grande échelle des populations afin de conscientiser ces dernières sur la nécessité et l’urgence de procéder au lotissement des villages de la commune.

El Hadj Moussa SADIO

Les femmes de la commune de Ndiarème Limamou Laye vont bientôt disposer d'une maison où elles pourront se retrouver pour discuter, mais surtout développer des activités génératrices de revenus. La première pierre a été posée le week-end dernier par le maire de cette commune, Beïdy Sèye.

La maison servira de lieu d'exposition de produits aux femmes de la commune. Le maire de Ndiarème Limamou Laye a estimé que la maison de la femme répondra à un certain nombre de conditions d'hygiène pour permettre aux femmes de produire de la qualité. Et, au cas où il y aurait des financements dans un avenir proche, qu’elles puissent réaliser des produits qui seront compétitifs tant au niveau national qu'international. Beïdy Sèye a révélé que le coût de cette maison de la femme dépasse 20 millions de FCfa financés par la commune de Ndiarème Limamou Laye. Les travaux devront durer deux à trois mois.

Cependant, l'édile de Ndiarème a profité de cette cérémonie pour inviter les autorités centrales, notamment le ministère de la Femme, à prévoir des équipements pour cette infrastructure afin qu'une fois réceptionnée, elle puisse être fonctionnelle de manière systématique. « Cette maison se veut apolitique et s’ouvre donc à toutes les femmes de la commune sans considération d’ordre politique », a expliqué le maire. En effet, le souci qui a guidé le conseil municipal, en prenant sur lui de construire cette maison de la femme, est de mettre un local à la disposition des femmes de la commune afin qu’elles puissent avoir un lieu approprié où elles pourront se retrouver, causer et échanger sur des sujets qui les préoccupent. «Il est même imaginable que les femmes de la commune puissent avoir une boutique témoin pour exposer leurs produits et les vendre », espère-t-il.

Beïdy Sèye a salué la bienveillance du maire de la ville de Guédiawaye. «Dans toutes les activités que nous menons dans notre territoire communal, il met la main à la poche », a-t-il lancé à l’endroit de Cheikh Ndongo Guèye, premier adjoint au maire de la ville de Guédiawaye ayant représenté Aliou Sall. M. Guèye s’est réjoui des réalisations importantes que l’actuel maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye est en train de faire dans la localité. Il s’agit notamment de la construction d’une école primaire, une case des tout-petits, la maison de la sage-femme et cette maison de la femme dont la construction va bientôt démarrer.      

Abdou DIOP

Christophe Bigot vient de boucler une tournée de 2 jours dans la région de Kolda pour voir l’état d’exécution des projets financés par son pays. L’ambassadeur français est d’avis qu’il faut miser sur l’éducation mais également sur l’agriculture pour développer le Sénégal.

L’ambassadeur de France au Sénégal a bouclé, mercredi, sa tournée dans la région de Kolda. Au dernier jour de sa tournée de deux jours, Christophe Bigot s’est rendu dans le village de Thiarap (commune de Coumbacara). Le reste de la visite a été effectuée dans la ville de Kolda, notamment l’Ong Agronomes et vétérinaires sans frontières, le périmètre maraîcher de Saré Moussa Ndour situé près de la gare routière, la Mac de Kolda, le lycée privé Mamadou Macky Diallo et le chantier du poste de santé de la zone du lycée Alpha Molo Baldé. Il a été édifié sur les réalisations dans ces projets qui ont reçu des financements soit de l’Agence française de développement (Afd), soit de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), soit du Paisd ou du Fonds social de développement (Fsd).

Le représentant de la France dit avoir constaté que les besoins, que ce soient dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la formation, de l’accès à l’eau potable, sont énormes. Cependant, il soutient que les choses bougent. Il estime qu’il faut miser sur l’éduction pour arriver à l’émergence. Visitant le lycée privé Mamadou Macky Diallo, il a indiqué que la principale richesse du Sénégal n’est pas l’or ni le pétrole.

Selon lui, ce sont les jeunes, les ressources humaines qui vont inventer le Sénégal de demain, créer des entreprises et qui feront que dans 20 ans, notre pays soit émergent. « Il faut miser sur l’éducation. C’est un bon pari », a affirmé M. Bigot. « Je vois que les choses avancent. La formation est importante. Je crois qu’il faut former plus de jeunes aux métiers », a confié l’ambassadeur de France après avoir visité le Centre Campos de Thiarap dans la commune de Coumbacara. Il recommande même de former les jeunes dans l’agriculture, l’élevage, des secteurs, selon lui, très porteurs dans la région. S’entretenant avec un Gie de femmes du village de Saré Moussa Ndour (périphérie de Kolda), le diplomate français reste convaincu que l’agriculture ne doit pas seulement être un moyen de survie, mais aussi un moyen pour assurer l’éducation et la formation des enfants, leur santé. Tout cela, explique-t-il, est important.

Il déclare qu’au Fouladou, les terres et l’eau sont disponibles. « On peut faire de l’agriculture un moteur de développement. C’est ce qu’ont compris les autorités sénégalaises. Pour cela, il faut produire, transformer puis distribuer », recommande M. Bigot. Terminant sa visite par le chantier du poste de santé, il se dit heureux de constater que le projet progresse et espère que l’infrastructure sera inaugurée d’ici juin prochain. Il a réitéré la volonté de son pays d’appuyer davantage cette région. « Nous sommes avec vous pour développer le Fouladou », a-t-il dit en guise de conclusion.

Poursuite de l’aide
Partout où il s’est rendu, Christophe Bigot a eu un accueil coloré et enthousiaste. Les populations du Fouladou ont salué l’appui de la France mais souhaitent encore plus d’aide dans la région. « Il faut nous aider encore dans la formation professionnelle afin que nos jeunes puissent trouver des emplois », lance Samba Kandé, premier adjoint au maire de Coumbacara. « Nous sommes contents pour la réalisation de ce centre de formation professionnelle. Nous remercions vivement la France. Nous sommes dans une zone pauvre. C’est pourquoi, nous sollicitons encore votre soutien et accompagnement », note, à son tour, Samba Baldé, le chef du village de Thiarap. Alpha Diallo, promoteur du lycée Mamadou Macky Diallo dans la commune de Kolda, abonde dans le même sens. « Nous avons encore besoin de l’aide pour équiper l’école et élargir nos locaux. Nous avons de la peine à obtenir des financements du fait que c’est une entreprise individuelle alors que nous faisons des missions d’intérêt général », souligne M. Diallo. Après Kolda, Christophe Bigot se rendra dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor.


Sénégal, un état de droit

Après avoir sillonné le Fouladou pendant deux jours, l’ambassadeur de France a rencontré la presse. Christophe Bigot dit avoir été sur le terrain rencontrer les Sénégalais, voir les projets financés par son pays, les difficultés quotidiennes des populations, les besoins et les moyens pour y répondre avec les instruments mis en œuvre par la France. « J’ai fait deux jours dans la région de Kolda. Avec la Sodagri, il y a ce projet de 30 milliards de FCfa pour développer l’agriculture et assurer la sécurité alimentaire», a-t-il rappelé à la presse.
M. Bigot a également évoqué les abris provisoires qui seront résorbés dans la Casamance grâce à l’Afd. Sur un autre point, le diplomate français soutient que le Sénégal est un état de droit, une démocratie, un modèle reconnu dans le monde.         


De nos envoyés spéciaux à Kolda  : Aliou KANDE (textes )
et Mbacké BA (photos)

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a bouclé, lundi, sa tournée dans le département de Goudiry par l’inauguration des postes de santé de Thiara et de Kouthia Kassé, localités de la commune de Bala. Ces deux structures sanitaires ont été réalisées dans le cadre du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd).

Grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), la carte sanitaire de la commune de Bala dans le département de Goudiry s’élargit. Cette structure, fruit d’un fécond partenariat entre le Sénégal et la France, a construit deux postes de santé dans les villages de Thiara et de Kouthia Kassé qui ont été inaugurées lundi dernier par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Dans la matinée du lundi, M. Bigot, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu à Thiara où il a réceptionné l’ouvrage. Le village de Thiara est situé à 12 kilomètres du poste de santé de Bala et à 74 kilomètres du centre de santé de Goudiry et compte plus de 500 habitants. Ce poste de santé est implanté dans une zone qui manque d’infrastructures et polarise 21 villages.

Il comporte une salle de soins, des bureaux avec une pharmacie, une salle d’accouchement, des toilettes internes et externes, un abri pour accompagnant, un bloc de logement pour le personnel et l’équipement. Le coût est de 21.238.819 FCfa réparti comme suit : 4.160.000 FCfa de l’Association des ressortissants de Thiara en France, 5.247.656 FCfa de la Fondation Adoma, 3.935.742 FCfa du Conseil départemental de l’Essonne et 11.831.163 du Paisd. Il offre une prise en charge intégrant des infections respiratoires aiguës (Ira), le paludisme, les diarrhées et l’accouchement.Le chef de village et le maire de la commune de Bala ont salué la réalisation de ce poste de santé qui contribue à améliorer de manière significative l’accès aux soins. « Cette cérémonie d’inauguration est une étape importante dans la vie de notre collectivité locale.

Prendre l’exemple sur les émigrés
Le Paisd constitue notre principal partenaire en réalisant de nombreuses infrastructures. Ce poste de santé va améliorer l’offre de soins », s’est félicité Seydou Yatassaye. L’édile de Bala a invité le Paisd à accompagner davantage sa collectivité en y réalisant des infrastructures d’adduction d’eau, de pistes et en la dotant d’une ambulance. Très ému, Mamadou Diao, le représentant des émigrés, n’a pu prononcer qu’une phrase, exprimant sa satisfaction de voir, aujourd’hui, ce projet se réaliser au grand bénéfice des populations.

Coordonnateur du Paisd, Papa Birama Thiam a rendu un hommage aux émigrés et a salué le leadership de Mamadou Diao qui, a-t-il souligné, s’est beaucoup investi pour la construction du poste de santé. Djimo Souaré, le président du Conseil départemental de Goudiry, a déclaré que l’inauguration de ce poste de santé marque la vitalité de la coopération entre la France et le Sénégal. « Le développement est l’affaire de tout le monde. Les émigrés l’ont bien compris. Les élus locaux doivent prendre exemple sur eux », a affirmé M. Souaré.

Après Thiara, l’ambassadeur de France a également inauguré le poste de santé de Kouthia Kassé, un village de la commune de Bala. Disposant des mêmes caractéristiques que le poste de santé de Thiara, celui de Kouthia Kassé qui dispose aussi d’une maternité, a été réalisé pour un coût de 72.198.033 FCfa. L’Association Kouthia Terano Feddé et partenaires (département des Yvelines et région Île-de-France) ont  contribué à hauteur de 21.659.410 FCfa et une subvention du Paisd pour un montant de 50.538.623 FCfa. Dans ce village, Christophe Bigot se dit heureux de constater que la France participe à l’effort de solidarité.

Christophe Bigot : « D’autres projets vont suivre »

L’ambassadeur de France au Sénégal a déclaré, lundi, au village de Thiara, que d’autres projets seront mis en œuvre dans le département de Goudiry afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Thiara, confie M. Bigot, est une des étapes de notre périple dans la région de Tambacounda. « Ce poste de santé est indispensable. Le village manque de piste d’accès, d’ambulance et les conditions de vie sont difficiles. Heureusement, des efforts sont faits pour vous soutenir.

Je suis sûr que d’autres projets vont suivre », a-t-il dit à l’endroit des villageois, venus en masse accueillir le représentant de la France. Evoquant le Paisd, M. Bigot soutient qu’il constitue une belle histoire d’amour entre la France et le Sénégal, « une aventure commune ». « Depuis quelques jours, ajoute-t-il, nous suivons cette aventure commune ». Il a salué le bon geste de solidarité et de générosité des migrants. Après Tambacounda, Christophe Bigot poursuit sa tournée dans la région de Kolda.                                                

De nos envoyés spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a magnifié, lundi, l’exemplarité du processus de mise en place du pôle territoire du Sine Saloum. Abdoulaye Diouf Sarr a fait cette déclaration en marge d’un forum sur l’intercommunalité organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Foire Internationale de Kaolack (Fika).  

Le processus de mise en place du pôle territoire du Sine Saloum avance à grands pas. C’est la conviction du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, venu présider un forum sur l’intercommunalité initié dans le cadre de la deuxième édition de la Foire Internationale de Kaolack (FIKA). Justifiant ces propos, le maire de Yoff a mis en exergue les acquis engrangés par les acteurs de cette région naturelle. « Votre pôle territoire Sine Saloum joue un rôle pilote dans le processus de mise en place de ces cadres fédérateurs pour la promotion du développement local dans le cadre de la deuxième phase de l’Acte 3. C’est pourquoi, soucieux de voir concrétiser le pôle territoire Sine Saloum, mon département, à travers l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), va procéder dans les prochains jours au lancement du processus d’élaboration du schéma d’aménagement du pôle », a révélé le ministre. Il a ainsi exhorté les acteurs de la région susnommée à développer des synergies pour matérialiser le projet.

« J’invite les collectivités territoriales et tous les autres acteurs territoriaux à développer des dynamiques fortes d’intercommunalité à même de soutenir une action territoriale cordonnée ayant un rayonnement sur des espaces d’actions toujours plus vastes », a appelé Abdoulaye Diouf Sarr. Présente au forum, l’ancien Premier ministre Aminata Touré s’est réjouie, elle aussi, de l’avance que le projet de pôle territoire du Sine Saloum a prise sur les autres. Elle a préconisé la prise en compte de manière plus accentuée de la dimension citoyenne dans le processus. Pour sa part, le président du comité de pilotage de la FIKA, hôte de la rencontre, a rappelé les interactions entre les collectivités territoriales et le secteur privé local en citant les partenariats entre la chambre de commerce de Kaolack et les communes de la région consacrés par la mise en place d’un centre de ressources et un service de coordination au sein de l’instance consulaire.

Rappelons qu’une convention tripartite entre le ministère de la Gouvernance locale, l’association des départements et l’union des chambres de commerce a été ratifiée. L’objectif est de renforcer les synergies entre les trois parties prenantes pour promouvoir le développement local au Sénégal.                                                   

Elimane FALL

Le Pasa qui intervient dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine vient encore de se distinguer. Il a installé une unité pastorale à Labgar, dans le département de Linguère.

Cette douzième unité pastorale est une véritable aubaine pour les populations du département de Linguère, plus particulièrement celles de la commune de Labgar. Le plan de gestion a été adopté à l’unanimité par les conseillers municipaux de Labgar, le lundi, dans la salle de délibération. C’était sous la conduite du sous-préfet de Dodji, Ndiogou Ndong, du député Adama Sow, du chef de service départemental, Mamadou Moustapha Cissé, du pastoraliste du Pasa, Bocar Sow et des partenaires comme l’Ong « Agronome vétérinaire sans frontières », le Fonds alimentaire mondial (Fao), la Direction des eaux et forêts et le Centre de suivi écologique (Cse).

Pour l’inspecteur départemental de l’élevage Mamadou Moustapha Cissé, «l’unité pastorale est une entité. Il fallait délibérer sur cette entité pour permettre aux acteurs, aux éleveurs et agriculteurs de mieux gérer cet espace, de profiter des ressources pastorales et hydriques de la collectivité locale pour éviter les conflits.

« Ce n’est pas notre première intervention dans la commune de Labgar. Nous sommes en train de construire un château d’eau, des forages et le système de pompage sera réhabilité avec un nouveau groupe électrogène et une électropompe neuve.

Le logement du conducteur de ce forage est en cours de réalisation. Pour sécuriser cet ouvrage tant attendu par les populations, nous avons jugé nécessaire de faire un mur de clôture qui va lutter contre la divagation des animaux», a lancé le pastoraliste Bacar Sow, qui a informé que deux abreuvoirs triples avec des antennes de cinq kilomètres chacun verront le jour sous peu. « Pour l’alimentation en eau potable des populations de Labgar, ajoute-t-il, un réseau d’adduction d’eau sera mis sur place ».Selon lui toujours, « des potences sont offertes gratuitement aux populations pour leur permettre de remplir facilement les chambres à air et les autres réservoirs des charrettes ».

Masse NDIAYE

L’Agence française de développement (Afd) va participer activement à la résorption des abris provisoires en Casamance. Selon Christophe Bigot qui visitait hier le Cem d’Anambé dans le département de Kolda, un montant de 7 milliards est prévu par l’Afd pour construire 200 salles de classe dans la région sud du pays.

Les abris provisoires dans les établissements scolaires de la Casamance seront bientôt un mauvais souvenir. Avec le concours de l’Agence française de développement (Afd), 200 salles de classe seront construites pour résorber les abris provisoires. L’annonce a été faite hier à Anambé, département de Kolda, par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

M. Bigot séjourne depuis hier dans cette partie du pays où il est venu voir l’état des réalisations des projets financés par l’Afd, le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Le diplomate français au Sénégal a visité le collège d’Anambé, localité située dans la commune de Médina Chérif qui a bénéficié du concours du Fsd pour la construction de salles de classe. Le montant du financement est de 28.661.126 FCfa, soit près de 70% du budget. Le projet consiste en la construction et l’équipement de 5 salles de classe et d’un bloc sanitaire pour permettre aux élèves du Cem de l’Anambé d’évoluer dans un cadre.

Cet établissement était entièrement composé d’abris provisoires et ne disposait ni de bloc administratif ni d’infrastructures sanitaires. Mais, grâce à l’implication du Fsd, du Conseil départemental de Kolda et de la commune de Médina Chérif, les abris provisoires ont disparu au grand bonheur des élèves, des professeurs et des parents. L’ambassadeur de France a expliqué que si son pays s’est impliqué dans ce projet en constatant beaucoup d’abris provisoires en Casamance. « A la prochaine rentrée, les cours se dérouleront normalement », a déclaré M. Bigot. « L’Afd va remplacer 200 abris provisoires en Casamance par des salles de classe. Pour cela, un budget de 10 millions d’euros, soit près de 7 milliards de FCfa, est prévu pour la réalisation de ces salles et des mesures d’accompagnement », a annoncé l’ambassadeur de France. Il dit constater que beaucoup d’efforts sont en train d’être faits par les pouvoirs publics, notamment dans l’élargissement de la carte universitaire.

Le maire de la commune de Médina Chéri, Mamadou Gano, s’est félicité de l’implication du gouvernement français pour le développement de l’éducation au Sénégal. « Vous avez compris que le développement commence par l’éducation. Il y a un an, il n’y avait que des abris provisoires au collège d’Anambé. Grâce à vous, cette situation est aujourd’hui derrière nous », a déclaré M. Gano. Il souhaite que ce dernier soit présent lors de la cérémonie d’inauguration de l’établissement en chantier. « L’éducation est une sur-priorité pour le Conseil départemental de Kolda. C’est pourquoi, on s’est attaqué aux abris provisoires dès notre prise de fonction en 2014 », a souligné Moussa Baldé. Il a rappelé que c’est dans ce cadre que le Conseil départemental de Kolda s’est impliqué dans le projet de construction de salles de classe au Cem d’Anambé.

A. K.

L’Agence française de développement (Afd) va, pour les prochaines années, concentrer ses activités en Casamance, notamment dans le domaine de l’agriculture. Elle a décidé de financer le Projet Tiers Sud/Beydaare pour un montant de 47 millions d’euros, soit près de 30 milliards de FCfa. L’annonce a été faite hier dans le Bassin de l’Anambé par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Ce projet est destiné aux régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou.

Après Tambacounda, l’ambassadeur de France au Sénégal a entamé hier sa tournée dans la région de Kolda. Christophe Bigot a été reçu dans le Bassin de l’Anambé géré par la Société de développement agricole et industriel (Sodagri). Après avoir visité les périmètres rizicoles, le diplomate français a eu une séance de travail avec le directeur général de la Sodagri, Moussa Baldé. Au cours de la rencontre, il a eu droit à une présentation de cette structure créée en 1974. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé le démarrage prochain du projet « Développement agricole et sécurité alimentaire des territoires ruraux du Tiers sud du Sénégal » (Projet tiers Sud/Beydaare) sur financement de l’Agence française de développement et de l’Union européenne. Selon M. Bigot, ce projet sera doté d’un budget de 47 million d’euros, soit près de 30 milliards de FCfa. Sur ces 47 millions d’euros, il y a 20 million d’euros de subvention de l’Ue délégués à l’Afd. Le montant total du financement de l’Afd est 27 millions d’euros dont 25 millions d’euros en prêt très concessionnel et 2 millions d’euros comme subvention. Ce projet sera confié à la Sodagri. Il va toucher les régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou.

Dans ces trois régions, le projet interviendra dans les départements de Vélingara, Tambacounda, Salémata,  Kédougou et Saraya. Selon une note de la représentation de l’Afd au Sénégal, ce projet sera axé sur un programme de  réalisation d’infrastructures afin d’améliorer les conditions de culture et de diversification des types de production par le développement et l’amélioration de la commercialisation des productions céréalières, bananières et laitières. Selon le document, le projet a pour finalité le développement économique durable des terroirs ruraux du Tiers Sud du Sénégal et l’amélioration des conditions de vie, de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de la résilience des populations rurales de ces zones. « Il a pour objectif de contribuer à la diversification de l’agriculture locale, à l’augmentation de la productivité des cultures et à une valorisation accrue des ressources en eau dans la zone d’intervention afin de sécuriser les revenus des producteurs et améliorer la viabilité des exploitations familiales », lit-on dans le document.

1.200 hectares dans le bassin de l’Anambé
Ce qui permettra d’aménager près de 1.200 hectares dans le bassin de l’Anambé et la réhabilitation de nombreux périmètres rizicoles dans cette zone. Ce projet bénéficiera également à plus de trois mille exploitations familiales. Il est aussi prévu la réalisation de 100 kilomètres de pistes de désenclavement. La date de signature de la convention de financement est prévue au 2ème ou 3ème trimestre de l’année.

Selon Christophe Bigot, c’est un projet d’envergure qui va impacter les trois régions en développant l’agriculture. Il va répondre aux besoins des populations », a confié M. Bigot. Selon Laurence Hart de l’Afd, le projet va démarrer avant la fin de l’année. Elle a rappelé que depuis longtemps, l’Afd axait ses interventions au Sénégal au Nord, notamment dans la vallée du fleuve. Maintenant, elle compte accompagner la zone sud, avec la Sodagri pour doper le secteur de l’agriculture. « C’est un rééquilibrage de nos interventions que nous allons faire », a-t-elle dit. Le directeur général de la Sodagri a salué l’intervention de l’Afd à travers ce projet Tiers sud. Selon Moussa Baldé, cela permettra à la Casamance avec le soutien de la Sodagri de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

7 milliards de FCfa pour construire 200 salles de classe en Casamance
L’Agence française de développement (Afd) va participer activement à la résorption des abris provisoires en Casamance. Selon Christophe Bigot qui visitait hier le Cem d’Anambé dans le département de Kolda, un montant de 7 milliards est prévu par l’Afd pour construire 200 salles de classe dans la région sud du pays.

Les abris provisoires dans les établissements scolaires de la Casamance seront bientôt un mauvais souvenir. Avec le concours de l’Agence française de développement (Afd), 200 salles de classe seront construites pour résorber les abris provisoires. L’annonce a été faite hier à Anambé, département de Kolda, par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

M. Bigot séjourne depuis hier dans cette partie du pays où il est venu voir l’état des réalisations des projets financés par l’Afd, le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Le diplomate français au Sénégal a visité le collège d’Anambé, localité située dans la commune de Médina Chérif qui a  bénéficié du concours du Fsd pour la construction de salles de classe. Le montant du financement est de 28.661.126 FCfa, soit près de 70% du budget. Le projet consiste en la construction et l’équipement de 5 salles de classe et d’un bloc sanitaire pour permettre aux élèves du Cem de l’Anambé d’évoluer dans un cadre.

Cet établissement était entièrement composé d’abris provisoires et ne disposait ni de bloc administratif ni d’infrastructures sanitaires. Mais, grâce à l’implication du Fsd, du Conseil départemental de Kolda et de la commune de Médina Chérif, les abris provisoires ont disparu au grand bonheur des élèves, des professeurs et des parents. L’ambassadeur de France a expliqué que si son pays s’est impliqué dans ce projet en constatant beaucoup d’abris provisoires en Casamance.

« A la prochaine rentrée, les cours se dérouleront normalement », a déclaré M. Bigot. « L’Afd va remplacer 200 abris provisoires en Casamance par des salles de classe. Pour cela, un budget de 10 millions d’euros, soit près de 7 milliards de FCfa, est prévu pour la réalisation de ces salles et des mesures d’accompagnement », a annoncé l’ambassadeur de France. Il dit constater que beaucoup d’efforts sont en train d’être faits par les pouvoirs publics, notamment dans l’élargissement de la carte universitaire.

Le maire de la commune de Médina Chéri, Mamadou Gano, s’est félicité de l’implication du gouvernement français pour le développement de l’éducation au Sénégal. « Vous avez compris que le développement commence par l’éducation. Il y a un an, il n’y avait que des abris provisoires au collège d’Anambé. Grâce à vous, cette situation est aujourd’hui derrière nous », a déclaré M. Gano.

Il souhaite que ce dernier soit présent lors de la cérémonie d’inauguration de l’établissement en chantier. « L’éducation est une sur-priorité pour le Conseil départemental de Kolda. C’est pourquoi, on s’est attaqué aux abris provisoires dès notre prise de fonction en 2014 », a souligné Moussa Baldé. Il a rappelé que c’est dans ce cadre que le Conseil départemental de Kolda s’est impliqué dans le projet de construction de salles de classe au Cem d’Anambé.                

De notre envoyé spécial à Kolda, Aliou KANDE

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, accompagné de Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de soutien pour le développement (Paisd) et du préfet du département de Goudiry, Amadou Sakho, a inauguré, avant-hier, les systèmes d’adduction d’eau potable de six villages de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou. 

L’accès à l’eau potable est une réalité dans les villages de Diaré Mbolo, Diaré Maboubé, Garala, Médina Guiraye et Djida. Grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), on ne voit plus dans ces localités de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou (arrondissement de Boynguel Bamba, département de Goudiry) des femmes faire des va-et-vient entre leurs maisons et les puits à la recherche du liquide précieux. L’eau est maintenant disponible dans les concessions grâce à l’intervention du Paisd qui a mis en place un système d’adduction d’eau multi-villages à Diaré Mbolo et un autre système à Gognédji. Les deux infrastructures ont été inaugurées dimanche dernier par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, en présence de Papa Birama Thiam, coordonnateur du Paisd et d’Amadou Sakho, préfet du département de Goudiry. Les populations du village de Diaré Mbolo où se trouve le premier système d’adduction d’eau ont réservé un accueil chaleureux à la délégation. Celle-ci a eu droit à de belles prestations chorégraphiques des populations locales qui ont tenu à exprimer toute leur gratitude. Grâce à ce projet engagé par le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement et les ressortissants de ces villages en France, les habitants de cette zone enclavée, sans piste aménagée, sans électricité, ni réseau téléphonique, et distante de plus de 30 km de la route nationale, ont pu accéder à un service d’eau potable. Le système dessert cinq localités : Diaré Mbolo, Diaré Maboubé, Garala, Médina Guiraye et Djida.

Le projet a réalisé un nouveau forage dans le village de Diaré Mbolo par l’État du Sénégal (Uemoa 2009) et au dynamisme du Paisd et des ressortissants qui ont réussi à fédérer les différentes localités entourant Diaré Mbolo et à mobiliser divers partenaires financiers et techniques (Coallia, Fondation Adoma, Gret). En plus d’un château d’eau de 75 m3, 7 bornes fontaines, 4 branchements communautaires, 6 abreuvoirs et 2 potences à charrette ont été réalisés. Le coût de l’infrastructure est de 103.204.834 FCfa. L’association des ressortissants de Diaré Mbolo et environs en France et leurs partenaires ont mobilisé 30.961.450 FCfa et 72.243.384 FCfa pour le Paisd.

Lutter contre le désenclavement
Le chef de village de Diaré Mbolo et le maire de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou ont salué cet important soutien de ce programme. Rappelant les liens historiques entre le Sénégal et la France, le maire Adama Ndome a indiqué que ce partenaire est à l’origine de la réalisation de nombreuses infrastructures dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’hydraulique. M. Ndome a invité les deux pays à renforcer leur coopération et se dit convaincu que la France sera toujours aux côtés de sa collectivité locale et du département de Goudiry. « Nous avons vu les belles réalisations de la France dans notre localité. Elle a poussé nos émigrés à s’impliquer dans le développement socio-économique du village », a déclaré Boubou Ly, le porte-parole des émigrés. Malgré la mise en place de ce système d’adduction d’eau, les habitants du village sont confrontés à l’enclavement, au mauvais signal du réseau téléphonique. « Nous sommes coupés du reste du monde car le réseau de téléphonie mobile est mauvais », regrette M. Ly qui demande le soutien du Paisd et de la France. Djimo Souaré, député et président du Conseil départemental, tout comme Amadou Sakho, le préfet de Goudiry, ont également salué ces réalisations.

Après Diaré Mbolo, la délégation s’est rendue le même jour à Gognédji, localité de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou. Ce village est également doté d’un système d’adduction d’eau potable par le Paisd qui a été inauguré dimanche. Avant, les populations se servaient des puits et des mares temporaires. Le coût de l’infrastructure est de 45.820.000 FCfa. Les émigrés établis en France ont contribué à hauteur de 14.415.785 FCfa. Dans ce village également les populations ont exprimé leur satisfaction aux bienfaiteurs.

De nos envoyé spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Le coordonnateur du Paisd, par ailleurs directeur de la coopération technique à la présidence de la République, a magnifié, dimanche, à Diaré Mbolo, le dynamisme des émigrés de Tambacounda établis en France. Il a rappelé que le Paisd traduit la volonté de la France et du Sénégal de renforcer le rôle des migrants dans le développement économique et social de leur pays d’origine. « Je voudrais profiter de cette occasion pour saluer, encore une fois, le dynamisme de la diaspora de la région de Tambacounda pour sa mobilisation aux côtés des pouvoirs publics, en faveur du développement de cette région riche de potentialités », a déclaré M. Thiam. Il a indiqué que la réussite du projet d’adduction d’eau potable de Diaré Mbolo a suscité une émulation dans toute la zone du Boundou et celui de Gognédji qui a été inauguré le même jour en est une parfaite illustration. 

A. K.

L’ambassadeur de France a annoncé, dimanche, lors de l’inauguration du système d’adduction d’eau potable à Diaré Mbolo, que le Paisd sera poursuivi pour les trois prochaines années. « Aux côtés de l’Etat du Sénégal et de l’Agence française de développement, c’est l’Union européenne qui va poursuivre cet investissement dans les régions d’origine des Sénégalais de France, afin de contribuer à l’émergence de cette zone confrontée à de multiples défis qu’il nous faut relever ensemble : l’enclavement, la désertification, le manque d’eau, le changement climatique », a déclaré Christophe Bigot. «Le Paisd va pouvoir poursuivre sa route au cours des trois prochaines années avec un investissement de 14 millions d’euros (soit près de 9 milliards de FCfa) ; ce qui est une excellente nouvelle », a-t-il précisé. Le diplomate a salué la solidarité des émigrés, leur engagement et organisation qui ont permis de doter ces villages de systèmes d’adduction d’eau potable. Il a assuré aux populations de cette région qu’avec le Paisd, des moyens seront mobilisés encore pour leur bien-être.

Au village de Gognédji, le représentant de la France a invité les jeunes à ne pas tenter l’émigration clandestine. Selon M. Bigot, l’émigration clandestine est souvent associée au naufrage, à la désillusion, à la déception et au chômage pour ceux qui réussissent à entrer en Europe. « Je ne vous encourage pas à faire l’émigration clandestine. Vous pouvez rester dans votre pays et y réussir. Vous pouvez y avoir le soutien nécessaire », a-t-il conseillé.

A. KANDE

La région de Tambacounda est l’une des principales bénéficiaires du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Depuis 2006, ce sont 55 projets d’infrastructures socioéconomiques qui ont été réalisés pour un montant de 3,02 milliards de FCfa.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) qui vise à soutenir les initiatives de développement portées par les ressortissants sénégalais établis en France, la région de Tambacounda, bassin historique de migration vers la France (avec la vallée du fleuve Sénégal), est une des régions bénéficiaires d’un important soutien dans la réalisation d’infrastructures d’accès à l’eau potable, d’éducation, de formation professionnelle et hydro-agricoles. «Depuis,  2006, 55 projets d’infrastructures socio-économiques ont été réalisés dans la région de Tambacounda pour un montant global de 3,02 milliards FCfa, faisant du Paisd un des principaux partenaires au développement de la région », lit-on dans un document de la cellule de coordination du Paisd.

La même source renseigne que les associations de ressortissants sénégalais établis en France ont mobilisé 35% des financements, soit 1,05 milliard de FCfa sur fonds propres et grâce à la mobilisation de partenaires (collectivités locales, Ong, fondations). Le secteur de l’hydraulique se taille la plus grosse part avec 1,18 milliard de FCfa d’investissement.

Dans ce secteur, 15 systèmes d’adduction d’eau complets (château d’eau, forages, équipements d’exhaure), 3 adductions multi-villages, 77 km de réseau de distribution ont été réalisés. Grâce au Paisd, 48.400 personnes ont désormais accès à l’eau. Concernant le secteur de l’éducation, le Paisd a mobilisé 728 millions de FCfa. Ces investissements ont contribué à la  scolarisation de plus de 3.000 élèves de la région dans des conditions optimales à travers la réalisation d’écoles élémentaires (9), de collèges (2), de lycées (2), comptabilisant 54 nouvelles salles de classe construites et équipées (dont quatre salles scientifiques), trois bibliothèques et trois salles informatiques.

Densification du tissu des Pme
Le secteur de la santé arrive en troisième position avec 444 millions de FCfa. Les investissements ont permis de réaliser quatre postes de santé, une maternité, huit cases de santé améliorées, 12 logements pour le personnel soignant.  
La formation professionnelle n’a pas été en reste puisque le Paisd a consenti 407 millions de FCfa pour ce secteur. Deux centres de formation professionnelle et d’apprentissage ont été réalisés permettant la scolarisation annuelle de 500 élèves de la région. Dans le secteur hydro-agricole, ce sont 194 millions de FCfa qui ont été dégagés pour la réalisation de cinq barrages.

Le Paisd ne s’est pas seulement limité à ces secteurs. Au titre de sa composante « Soutien aux initiatives des promoteurs d’investissement économique privé individuels et collectifs », il s’est fixé comme objectif de densifier le tissu des Pme et de garantir la pérennité des investissements des migrants sénégalais établis en France. « 552 promoteurs ont bénéficié à ce jour du soutien du Paisd qui met à disposition des cabinets spécialisés pour accompagner les migrants investisseurs qui ont mobilisé au total 6 milliards de FCfa d’investissement pour des créations d’entreprise dans de nombreux secteurs de l’économie sénégalaise », lit-on dans le document.

Désenclavement numérique
Selon la cellule de coordination du Paisd, 26 projets privés ont été accompagnés dans la région de Tambacounda dont six initiatives collectives. La société de transport « Niokolo Transport Sa » est un de ces bels exemples de réussite collective. En 2012, le Paisd a conduit, avec le soutien de l’Agence française de développement, une étude sur les opportunités d’investissement productif collectif dans les régions du Fleuve Sénégal et du Sénégal Oriental en vue d’orienter davantage et d’accompagner les investissements de la diaspora dans le privé au sein des secteurs identifiés comme porteurs. Plusieurs accompagnements d’associations de ressortissants originaires de la région de Tambacounda sont actuellement en cours concernant des projets d’investissement productif collectif dans le secteur de l’agriculture, de l’hôtellerie et du transport.

Le Paisd a lancé en janvier 2013 la réalisation d’un centre d’accès aux Tic réceptionné fin 2013 dans la commune de Tambacounda. Rétrocédé à la commune qui a appuyé le projet en affectant le site d’accueil, ce centre offrira un bouquet de services multimédia comme la visioconférence, la formation en ligne et à distance, l’accès aux services de e-santé et également au e-business pour intéresser les investisseurs au développement d’activités économiques dans ces localités. Selon le Paisd, les associations de ressortissants sénégalais établies en France originaires de la région de Tambacounda sont au nombre de 80 environ et comptent plus de 15.000 membres.  

De nos nvoyés spéciaux à Bakel Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

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