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Régions (557)

Les populations di village de Niafor, commune Simbandy Balante, département de Goudomp, ont tenu pendant trois jours leur assemblée générale sous forme de congrès. Il a été question de réfléchir sur le devenir de ce village.

Les participants à la rencontre ont passé en revue les facteurs qui freinent le développement du village situé à seulement 11 kilomètres de la frontière avec la Guinée-Bissau. Malheureusement ce village a comme principale difficulté le vol de bétail. Ce phénomène dure non seulement depuis presque un demi-siècle, mais a surtout pris des proportions inquiétantes, car les malfaiteurs utilisent des armes à feu pour s’emparer du bétail. Le manque d’éclairage oblige aussi les populations à ne pas sortir la nuit. Surtout que depuis qu’on leur a interdit le port d’armes, elles n’ont plus des moyens de se défendre. Selon Seyni Sadio, coordinateur du congrès, les voleurs profitent de tout cela pour amener leurs bœufs. Ce qui fait que l’élevage, un facteur de développement, connaît ainsi des difficultés.

Actives dans le développement, les femmes font face au manque financement. Mme Gnima Sonko a profité de cette rencontre pour recueillir les difficultés de ces dernières et les porter à la connaissance du gouvernement qui essaiera de trouver des solutions. Au cours du congrès, il a été également question d’unité des villageois, seul moyen d’impulser le développement. Les expatriés dont la participation au développement du village est attendue ne pourront investir qu’au profit d’une population unie et soucieuse du devenir de ce village.

Les populations de cette localité de la région de Sédhiou attendent toujours le matériel agricole qui va leur permettre d’améliorer des conditions de travail des paysans et de doper l’agriculture.

M. KAMARA

Les ministres des Forces armées, Augustin Tine, celui l’Intérieur et de la Sécurité publique, Daouda Dialllo, et de l’Environnement, Abdoulaye Bibi Baldé, après Kolda, se sont rendus à Bignona. Ils ont promis une guerre sans merci aux trafiquants de bois dans la région naturelle de Casamance. Les trois ministres y ont procédé à l’incinération de 122 charrettes, un camion gros porteur, 11 bicyclettes et une moto qui avaient été saisis sur des trafiquants.

L’incinération a eu lieu, en milieu d’après-midi, à Diarone, un village de la commune de Tenghory (Bignona), en présence des autorités administratives, militaires (armée, gendarmerie, police), paramilitaires (douane, Eaux et forêts, etc.). Le ministre des Forces armées a tenu à faire savoir que c’est le lancement du durcissement de la croisade pour l’éradication de la coupe illicite et du trafic de bois dans les régions de Ziguinchor et de Kolda. Et pour cause, ces deux régions constituent les dernières réserves forestières du Sénégal. Malheureusement, leurs forêts font l’objet de coupes abusives et de trafic de bois tous azimuts par des fossoyeurs de notre économie nationale.

Le ministre des Forces armées a déploré ces actes « criminels », indiquant que « ce sont de grands arbres, d’une cinquantaine d’années, qui avaient été littéralement coupés par centaines.

C’était une situation calamiteuse, très difficile à observer ». Augustin Tine a cependant averti que les forces de défense et de sécurité ont identifié les sites de coupe. Il s’agit de Médina Yoro Foulah dans le département de Kolda, Toubacouta à Ziguinchor et à Bignona. Le ministre des Forces Armées a expliqué que c’est pour passer à l’action qu’il a procédé en compagnie de ses collègues Daouda Diallo de l’Intérieur et de la Sécurité publique et Abdoulaye Bibi Baldé de l’Environnement à l’incération du matériel roulant saisi sur les trafiquants de bois par les forces de défense et de sécurité. «Nous voulons montrer à tous les Sénégalais et plus particulièrement aux trafiquants que ce trafic de bois doit être arrêté de manière définitive, compte tenu du fait que c’est l’environnement et l’économie de notre pays qui sont agressés », a lancé le ministre des Forces armées. Augustin Tine a déclaré que les forces de défense et de sécurité ne ménageront aucun effort pour faire arrêter le phénomène dans la région méridionale du Sénégal. Il a d’ailleurs annoncé la mise en place d’un dispositif approprié dans ce sens et qui devrait permettre aux forces de défense et de sécurité de faire un « travail de sape » dans toutes les zones de coupe et de trafic de bois. « Les peines seront largement alourdies pour tout trafic et coupe frauduleuse de bois en Casamance. A propos des camions immatriculés en Gambie et qui ont été saisis par les Eaux et forêts, le ministre des Forces armées a révélé : « Instruction a été donnée de les détruire. Ils seront tous détruits », a souligné le ministre.

El Hadj Moussa SADIO

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, annonce une opération d’envergure dans les zones frontalières avec la Gambie pour mettre fin au trafic illicite de bois. Hier, il a présidé la cérémonie d’incinération symbolique de charrettes, bicyclettes et motos saisies par les forces de sécurité.

Les forces de défense et de sécurité vont entreprendre une vaste opération de lutte contre le trafic illicite de bois à destination de l’étranger à partir de la semaine prochaine. Ces opérations qui dureront un mois vont impliquer l’armée, la gendarmerie, la police et les Eaux et forêts. Elles seront menées dans les zones frontalières situées au sud et au nord de la Gambie, notamment dans les régions de la Casamance naturelle, de Kaolack et de Kaffrine, entre autres. L’annonce a été faite vendredi 08 juillet, à Dabo, une commune située à une cinquantaine de kilomètres, à l’Est de Kolda, par Augustin Tine, ministre des Forces armées, lors d’une cérémonie d’incinération symbolique de charrettes, bicyclettes et motos saisies par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de bois.

Il était accompagné par Abdoulaye Daouda Diallo et Abdoulaye Bibi Baldé, respectivement ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique et de l’Environnement et du Développement durable. C’est la seconde fois, en l’espace de deux semaines, que les trois ministres effectuent une visite dans la région de Kolda qui est considérée comme l’un des principaux épicentres de la coupe abusive et du trafic illicite du bois à destination de l’étranger. Au total, 75 charrettes et une quinzaine de motos et de vélos saisis sur des trafiquants de bois ont été incinérés lors cette cérémonie.

3.000 charrettes à incinérer
« Il y a deux semaines, nous étions-là, sur instruction de Monsieur le président de la République qui a lancé la lutte contre le trafic illicite et la coupe de bois. Nous avions promis de revenir et nous sommes-là aujourd’hui pour procéder à l’incinération de tout ce qui avait été pris sur ces trafiquants, c’est-à-dire les voitures, les charrettes, les motos et autres. C’est pour dire que le combat est lancé pour éradiquer, de manière définitive, le trafic illicite de bois dans les régions de Kolda et de Ziguinchor », a déclaré M. Tine.

Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à éradiquer ce fléau conformément aux instructions du président de la République, Macky Sall, et invite les populations à participer à ce « noble combat pour la sauvegarde de notre environnement ». Le ministre des Forces armées met en garde les individus tentés de détruire ce patrimoine forestier et promet de « sévères sanctions » contre les contrevenants quel que soit leur nationalité. Près de 3.000 charrettes et autres moyens de locomotion saisis sur des trafiquants seront détruits, selon lui, dans les prochains jours dans cette partie méridionale du pays. Le gouverneur de Kolda est chargé de poursuivre les opérations d’incinération de cet arsenal.

Mamadou Aliou DIALLO


Une « guerre » sans merci promise aux trafiquants à Ziguinchor
Les ministres des Forces armées, Augustin Tine, celui l’Intérieur et de la Sécurité publique, Daouda Dialllo, et de l’Environnement, Abdoulaye Bibi Baldé, après Kolda, se sont rendus à Bignona. Ils ont promis une guerre sans merci aux trafiquants de bois dans la région naturelle de Casamance. Les trois ministres y ont procédé à l’incinération de 122 charrettes, un camion gros porteur, 11 bicyclettes et une moto qui avaient été saisis sur des trafiquants.

L’incinération a eu lieu, en milieu d’après-midi, à Diarone, un village de la commune de Tenghory (Bignona), en présence des autorités administratives, militaires (armée, gendarmerie, police), paramilitaires (douane, Eaux et forêts, etc.). Le ministre des Forces armées a tenu à faire savoir que c’est le lancement du durcissement de la croisade pour l’éradication de la coupe illicite et du trafic de bois dans les régions de Ziguinchor et de Kolda. Et pour cause, ces deux régions constituent les dernières réserves forestières du Sénégal. Malheureusement, leurs forêts font l’objet de coupes abusives et de trafic de bois tous azimuts par des fossoyeurs de notre économie nationale.

Le ministre des Forces armées a déploré ces actes « criminels », indiquant que « ce sont de grands arbres, d’une cinquantaine d’années, qui avaient été littéralement coupés par centaines. C’était une situation calamiteuse, très difficile à observer ». Augustin Tine a cependant averti que les forces de défense et de sécurité ont identifié les sites de coupe. Il s’agit de Médina Yoro Foulah dans le département de Kolda, Toubacouta à Ziguinchor et à Bignona. Le ministre des Forces Armées a expliqué que c’est pour passer à l’action qu’il a procédé en compagnie de ses collègues Daouda Diallo de l’Intérieur et de la Sécurité publique et Abdoulaye Bibi Baldé de l’Environnement à l’incération du matériel roulant saisi sur les trafiquants de bois par les forces de défense et de sécurité. «Nous voulons montrer à tous les Sénégalais et plus particulièrement aux trafiquants que ce trafic de bois doit être arrêté de manière définitive, compte tenu du fait que c’est l’environnement et l’économie de notre pays qui sont agressés », a lancé le ministre des Forces armées. Augustin Tine a déclaré que les forces de défense et de sécurité ne ménageront aucun effort pour faire arrêter le phénomène dans la région méridionale du Sénégal. Il a d’ailleurs annoncé la mise en place d’un dispositif approprié dans ce sens et qui devrait permettre aux forces de défense et de sécurité de faire un « travail de sape » dans toutes les zones de coupe et de trafic de bois. « Les peines seront largement alourdies pour tout trafic et coupe frauduleuse de bois en Casamance. A propos des camions immatriculés en Gambie et qui ont été saisis par les Eaux et forêts, le ministre des Forces armées a révélé : « Instruction a été donnée de les détruire. Ils seront tous détruits », a souligné le ministre.

El Hadj Moussa SADIO

Mansour Faye a émis le souhait de mettre en place, avec les populations de sa commune, un cadre de réflexion qui permettrait aux habitants de la ville de voir comment tirer profit de l'exploitation du gaz et du pétrole découverts au large de Saint-Louis. Il a annoncé qu’une politique d’anticipation sera mise en œuvre pour permettre à la ville de tirer pleinement profit de ces ressources.

Le maire de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye, s’exprimait en marge d’un « ndogou » qu’il a offert aux 33 délégués de quartier de la ville. Il a invité ces derniers à se joindre aux autres notabilités de Saint-Louis pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre, à travers un plan d’actions, afin d’aider les populations de sa commune à bénéficier du futur projet national d’exploitation de gaz et de pétrole.

Evoquant l’aménagement du territoire communal et la nécessité d’une « vision prospective » pour développer cette ville, le maire a déclaré avoir diligenté une étude confiée à l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, en vue d’une délimitation exhaustive du périmètre communal. Il a indiqué que cette démarche est indispensable et demeure un préalable à l’installation d’infrastructures structurantes et industrielles capables de doper l’économie locale. « Nous avons la chance d’être édile, nous avons le devoir de prendre des décisions qui doivent influer positivement sur les générations futures », a affirmé Mansour Faye.

Le premier magistrat de la ville de Saint-Louis s’est inspiré du Brésil, qu’il a visité récemment, pour avoir cette vision prospective. « C’est un pays tracé mathématiquement, de manière rationnelle et pertinente. Nous allons nous inspirer de ce modèle d’aménagement du territoire pour développer notre ville », a-t-il confié. De même, il a soutenu que le conseil municipal n’arrêtera pas l’opération de désencombrement de la voie publique initiée dans le cadre d’une dynamique d’exploitation judicieuse et rationnelle de l’espace public communal. Cette opération touchera tous les quartiers de la commune de Saint-Louis et certaines parties de la Langue de Barbarie, a assuré M. Faye.

Il a invité les délégués de quartier à mener une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès des populations sur les retombées économiques et sociales difficilement quantifiables de cette opération de désencombrement de la voie publique, qui entre dans le cadre d’une meilleure gestion du cadre de vie. « Nous ne pouvons pas accepter qu’un bien commun soit confisqué par une seule personne », a-t-il souligné.

Le maire a, enfin, longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de retenir, dans l’enceinte du Rogniat-Sud, un espace dans lequel sera aménagé le siège de l’Amicale des délégués de quartier de Saint-Louis.

Les 33 délégués de quartier se sont réjouis de cette rencontre, précisant que Mansour Faye est le premier maire à prendre cette initiative qui permet de développer une solidarité agissante.

Il a offert aux populations des billets pour le pèlerinage à la Mecque.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En séjour dans le cadre d’une coopération entre le village Médina-Mary, département de Vélingara et la commune Vuisternens-devant-Romont (Suisse), les élèves et les enseignants de l’école élémentaire de Hansel et Gretel ont découvert plusieurs facettes de la culture des populations de cette partie de la Casamance.


Deux cent cinquante (250) élèves et 25 enseignants de l’école élémentaire « Hansel et Gretel » de la commune de Vuisternens-devant-Romont, dans le canton de Fribourg, République de Suisse, étaient des hôtes de Médina-Mary, un village du département de Vélingara, région de Kolda. Ces élèves et leurs enseignants ont séjournée dans ce village pendant une semaine. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, ces jeunes suisses ont pris part à la semaine thématique organisée du 30 juin au 6 juillet 2016, dans ce village de la Casamance.

Cet événement, premier du genre, a permis de faire découvrir aux élèves de la commune de Vuisternens-devant-Romon, la culture, la cuisine et les conditions de vie de la population du village de Médina-Mary. Le séjour des visiteurs a été marqué aussi par des ateliers et des expositions sur la danse, l’art, la musique, les loisirs et découverte du drapeau sénégalais. Les différentes couleurs du drapeau ont été expliquées aux hôtes. Ces derniers ont aussi fait connaissance de la vie, de l’éducation, de la santé et de l’habitat de Médina-Mary. « Une forte mobilisation des élèves, des enseignants et de la population a été notée pendant toute la durée de la semaine », a souligné le communiqué, où il a été signalé que près d’un millier de personnes dont le juge des mineurs à la retraite Michel Lachat et André Porchet, ancien directeur général de Nestlé Sénégal, ont pris part à la cérémonie de clôture de ce séjour des élèves et enseignants suisses.

Le document informe que pendant 30 minutes, les élèves de l’école, sous la direction d’enseignants, ont égayé le public par des chants et danses sénégalais, entrecoupés par des récitals de poèmes dédiés au village de Médina-Mary. Avant cette belle prestation, la directrice de l’école, Mme Laurence, a réaffirmé son admiration pour le Sénégal qu’elle a visité en octobre 2015, lors d’un  voyage en Casamance. Philippe Christe, président de l’Association internationale pour Médina-Mary (Aimm),  a salué l’initiative des élèves et enseignants de l’école élémentaire « Hansel et Gretel ». Il a rappelé qu’il y a eu de nombreuses actions de l’association aux côtés de l’Etat du Sénégal pour améliorer les conditions de vie des populations de Médina-Mary. Le représentant du village de Médina-Mary et de l’Aimm au Sénégal, Ibrahima Cissé, a transmis aux élèves et enseignants de la commune de Vuisternens-devant-Romont, les remerciements de sa communauté. Il a souligné devant l’assistance les efforts du gouvernement du Sénégal et des autorités suisses en faveur du village. Ce qui a permis de hisser Médina-Mary au rang des localités les plus en vue au Sénégal.

Depuis quelques années, a-t-il poursuivi, les autorités sénégalaises et suisses, avec la collaboration de l’Aimm, sont très attentives à Médina-Mary, tant pour son développement que pour sa sécurité. Ibrahima Cissé a réaffirmé l’ambition de la localité d’être érigée en commune pour tirer le plus grand profit de ses relations avec les partenaires suisses.

Eugène KALY

Le secrétaire général de l’Union régionale Cnts de Ziguinchor, Amadou Camara, s’investit, depuis un certain temps, dans la formation syndicale des responsables de sa centrale et des délégués du personnel. Ils ont été formés sur plusieurs aspects, notamment leurs devoirs.   

Amadou Camara a expliqué sa démarche par une volonté de faire en sorte que les responsables des syndicats de l’union régionale de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) puissent être plus efficaces, dans l’essor et la pérennité de leur outil de travail. « Après y avoir créé un climat social propice et de bonnes conditions d’exercice de l’activité professionnelle. Le préalable à tout cela, c’est une formation soutenue », a indiqué le patron régional de la Cnts. D’après lui, « dans une organisation syndicale, si le secrétaire général, le délégué du personnel et le délégué syndical sont bien formés, ils auront immanquablement les coudées franches pour mieux accomplir leurs devoirs et faire jouir pleinement à leurs mandants leurs droits dans l’entreprise ».

Il n’a pas occulté les possibilités qui leur sont offertes pour participer « de façon absolue » à la pacification du climat social au sein de leur outil de travail et d’y favoriser des lendemains enchanteurs. C’est dans ce sens que M. Camara a dispensé une série de formations aux délégués du personnel et des responsables syndicaux régionaux. La formation s’est déroulée la semaine dernière à Ziguinchor. Au total, 31 secrétaires généraux de sections syndicales de l’union régionale de la Cnts en ont bénéficié.

Ils connaissent maintenant, entre autres, la définition du délégué de personnel, ses missions et attributions, son mode d’élection, la durée de son mandat et sa protection, ses fonctions, ses moyens d’action et ses moyens de communication avec les travailleurs.

Par ailleurs, des recommandations importantes leur ont été faites pour le choix d’un bon délégué du personnel. En plus, tout sur le délégué syndical leur a été appris. Ils ont tous apprécié les connaissances acquises, indiquant que celles-ci vont leur être d’une très grande utilité dans l’accomplissement de leurs missions syndicales. La série de formation va se poursuivre la semaine prochaine et les jours à venir, avec d’autres modules comme le règlement intérieur et le statut de la Cnts, les mandataires syndicaux et les assesseurs au niveau du tribunal du travail, etc. En attendant que ces formations soient étendues aux autres travailleurs de la Cnts des départements d’Oussouye et de Bignona, les secrétaires généraux des sections syndicales qui viennent d’en bénéficier sont invités à faire une démultiplication dans leurs bases respectives.

El Hadj Moussa SADIO 

C’est dans la ferveur religieuse que l’Aïd-el-fitr (Korité) a été célébrée à Sédhiou, la capitale du Pakao. De nombreux fidèles, dans leurs habits de fête, ont convergé vers la grande mosquée pour accomplir le dernier acte du mois béni de Ramadan. Les autorités administratives, municipales et autres chefs de services régionaux ont également prié à la grande mosquée.

Dans son sermon, l’imam El Hadji Boubacar Dramé est revenu sur les questions de l’heure comme le retrait des enfants des rues et le chômage des jeunes. Il a surtout demandé aux jeunes de retourner vers l’agriculture qui nourrit toujours son homme. « Un jeune, à un certain âge, ne doit plus être nourri par ses parents. A un certain âge, c’est à lui de nourrir ses ascendants. L’Etat ne pouvant donner un emploi à tous les jeunes, ils doivent alors devenir les principaux acteurs des domaines agricoles communautaires (Dac)», a-t-il dit. Selon lui, les bienfaits de l’agriculture sont multiples.

El Hadji Boubacar Dramé a interpelé le maire Abou Diop sur « l’impossibilité de faire l’extension de la commune  en raison des collectivités locales environnantes qui étouffent Sédhiou ». L’édile de répondre que « des négociations sont en cours pour trouver une solution ».

Quant à l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, il s’est réjoui de « la célébration à l’unisson de la Korité », avant d’inviter les communautés à « s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme » et à « prendre les précautions nécessaires pour échapper aux catastrophes liées à la foudre pendant l’hivernage ».

Malamine KAMARA

La célébration à l’unisson de la fête religieuse de l’Aïd-el-fitr, communément appelée Korité, a été magnifiée dans la région de Kaolack. Un fait assez rare pour être souligné dans les différents sermons à Médina Baye, à Léona Kanéne et à la mosquée omarienne de Kasnack par les imams.

A Médina Baye, la prière de l’Aïd-el-fitr a été dirigée par l’imam ratib Cheikh Ahmed Tidiane Aly Cissé qui avait à ses côtés le khalife Cheikh Tidiane Ahmed Ibrahima Niasse, Cheikh Mahi et Cheikh Macky. Dans son sermon, le guide religieux s’est appesanti sur le sens de cette célébration en appelant les fidèles à un retour à Dieu. « C’est un jour de fête pour tout musulman qui se doit d’être dans son plus beau apparat, se parfumer et rendre grâce à Dieu et à son prophète Mohamed (Psl) », a suggéré l’imam de la grande mosquée de Médina Baye.

Il est aussi revenu sur le respect de la zakat qui lie tout musulman dans ce contexte de privation. « La zakat est 1.070 grammes en produit de consommation courante. Elle peut être libellée en argent le cas échéant », a précisé le successeur de Cheikh Assane Cissé, devant une délégation de l’administration locale dirigée par le préfet du département de Kaolack, Fodé Fall, en compagnie des membres du Comité départemental de développement (Cdd). L’imam a par ailleurs salué l’unité dans la célébration de la Korité par toute la communauté musulmane du Saloum et au-delà du Sénégal.

Même appréciation à la grande mosquée de Léona où l’imam Pape Takhi Kane s’est aussi félicité de l’union des cœurs des musulmans dans la célébration de l’Aïd-el-fitr. Il a commenté que seule la vérité des enseignements du prophète Mohamed (Psl) pourrait expliquer ce fait. Abordant l’actualité de l’interdiction de la mendicité dans la rue, il dit approuver cette décision de l’Etat, en précisant que les enfants victimes de cette errance sont aussi des Sans domicile fixe (Sdf) qu’il faut soustraire du joug de soi-disant maîtres coraniques.

Il a conclu son sermon en invitant les musulmans à persévérer dans la ferveur et la piété observées durant tout le mois de Ramadan.

A la mosquée omarienne de Kasnack, dans la commune de Kaolack, l’imam Abou Ly, qui est revenu sur ce thème de l’unité des musulmans, a considéré que c’est le contraire qui devrait surprendre. Il a par ailleurs estimé que le sermon ne devait pas seulement être circonscrit à la seule actualité. « La meilleure actualité pour un musulman est de revisiter les enseignements du prophète Mohamed (Psl) pour se remettre à chaque fois sur le bon chemin et se rappeler l’exigence de la crainte permanente de Dieu », a rappelé l’imam Abou Ly devant des milliers de fidèles venus prendre part à la prière rituelle de la Korité dans ce haut lieu de l’islam qu’est Kaolack.

Elimane FALL

Pour mieux mener leurs activités, les femmes de la commune de Ndiaganiao, dans le département de Mbour, veulent avoir un siège et des infrastructures. Elles souhaitent également la réhabilitation de leur foyer qui est dans état de vétusté et de délabrement avancé.

« Je lance un appel pressant au maire pour refaire notre siège et nous permettre de mener nos activité », a souligné Awa Diouf. Elle a aussi réclamé une ligne de crédit pour les femmes dans la nomenclature budgétaire. Les populations de Ndiaganiao attendent toujours l’effectivité de l’électrification rurale dans la commune et les villages environnants.

Par ailleurs, elles souhaitent le butinage de la route Sandiara-Ndiaganiao vers Khombole. Celle-ci facilitera la mobilité des populations et de leurs biens. Le maire Gana Gning et ses collaborateurs ont été félicités par la présidente de la commission santé.

Amath Sigui NDIAYE

C’est sous le signe de l’unité, de la concorde et de la communion que Tambacounda a célébré la fête de l’Aïd-el-fitr ou Korité. En présence Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, garde des Sceaux, l’imam ratib Thierno Souleymane Agne a formulé des prières ardentes pour la réussite des politiques de développement initiées par le président de la République Macky Sall.

C’est sous un soleil ardent que l’iman Thierno Souleymane Agne a dirigé la prière de l’Aïd-el-fitr à la place Salikégné. L’imam Agne a fustigé les contrevaleurs comme le mensonge, la trahison, et demandé de respecter les autorités. Il a magnifié les « avancées significatives » à l’actif des dirigeants, sous la houlette du président Macky Sall. Après avoir mis l’accent sur la zakat, la charité et l’entraide, l’iman a prié pour un bon hivernage.

Le ministre de la Justice s’est félicité que la prière ait été célébrée dans l’unité. En présence du gouverneur El hadji Bouyé Amar, du maire Mame Balla Lô et du président du Conseil départemental, il a, au cours de sa visite de courtoisie, sollicité des chefs religieux des prières pour le Sénégal et le président Macky Sall qui a ouvert les grands chantiers de l’émergence dans tout le pays.

Pape Demba SIDIBE

Contrairement aux dernières années, hier, l’ensemble de la communauté musulmane de Ziguinchor a célébré l’Aïd-el-fitr à l’unisson, en toute quiétude, dans la paix, le bonheur et l’allégresse, à la grande satisfaction des fidèles.   

L’imam ratib Ismaïla Aïdara, qui a dirigé la prière à la grande mosquée de Boucotte, en présence du gouverneur de la région, a saisi l’occasion pour rappeler les vertus et les valeurs qui font de l’Islam une religion de tolérance, de paix, de solidarité et de générosité.

C’est ainsi donc que le guide religieux s’est fait un devoir d’appeler ses coreligionnaires à plus de rigueur dans la foi et dans leurs actions de tous les jours, à davantage de tolérance et de solidarité entre eux. Il n’a pas occulté les contrevaleurs qu’ils doivent bannir en tant que « musulmans croyants et pratiquants ».

Par ailleurs, l’imam ratib a invité les autorités locales à tout mettre en œuvre pour privilégier le dialogue avec l’ensemble des couches sociales pour des lendemains encore meilleurs dans cette partie de la région méridionale du Sénégal. « Nous allons tout capitaliser », a promis le gouverneur de la région, Al Hassan Sall, non sans appeler les populations à s’approprier les valeurs et vertus rappelées par l’imam dans son sermon. Il les a encouragées également à faire du culte de la paix et de celui du travail leurs « compagnons » de tous les jours.

En outre, le patron local de l’administration territoriale a souhaité que les politiques publiques, « annoncées par le chef de l’Etat et exécutées par son gouvernement », soient conduites à bon port dans la région, en parfaite intelligence avec les populations.

D’autre part, le gouverneur a sollicité un hivernage pluvieux. Il n’a pas manqué d’exhorter les producteurs à se rapprocher des commissions compétentes pour pouvoir disposer de semences, afin qu’ils puissent avoir de bons rendements, atteindre l’autosuffisance alimentaire et ainsi relever, aux côtés du président de la République, le défi d’un Sénégal émergent.

El Hadj Moussa SADIO

La décision du chef de l’Etat de retirer les talibés de la rue a été bien appréciée par l’imam ratib de la grande mosquée du Nord de l’île de Saint-Louis, Cheikh Tidiane Diallo.

Dans le sermon à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-fitr communément appelée Korité et marquant la fin du mois béni du Ramadan, l’imam Cheikh Diallo a invité le gouvernement à dissocier les vrais talibés qui ne sont jamais sortis des « daaras », des petits enfants innocents que de nombreux maîtres coraniques envoient mendier dans la rue. Il a, à ce propos, rappelé qu’il existe toujours, dans la capitale du Nord, de très grands « daaras » où on compte de nombreux talibés qui n’ont jamais été jetés en pâture dans la rue.

Sur ce, l’imam a cité les « daaras » de Serigne Mamoune Ndiaye, de Serigne Mohsine Diop et plusieurs autres écoles coraniques de la ville tricentenaire qui ont formé des érudits du Saint Coran. A l’époque, a-t-il précisé, les autorités administratives, municipales, les Ong et autres associations caritatives avaient l’habitude d’aller trouver ces talibés dans ces grands « daaras », en vue de les aider et de les assister sur tous les plans et à tous les niveaux. « On a tendance à abandonner cette bonne pratique. C'est dommage », a-t-il regretté. L’imam Cheikh Diallo a souligné que l’Islam est contre la mendicité. « C’est une religion qui prône la dignité, l’humilité dans la richesse et la pauvreté, qui recommande aux maîtres coraniques d’inculquer aux talibés les vertus qui consistent à acquérir (parfois dans l'endurance) des connaissances dans les « daaras », à apprendre à gagner honnêtement sa vie, à la sueur de son front, tout en évitant de tendre la main pour subvenir à ses besoins », a-t-il rappelé.

Il a enfin invité tous les fidèles musulmans à s’inspirer du comportement du Prophète Mohammed (Psl). A en croire Cheikh Diallo, des maîtres penseurs comme Lamartine, Victor Hugo, Roger Garodi, etc., ont même écrit sur ce Prophète de l’Islam, qui a prêché par l’exemple jusqu’à son dernier souffle.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les autorités étatiques sont invitées à prendre des mesures pour protéger les quartiers de Djeddah Thiaroye Kao des inondations.

Dans cette commune de la banlieue dakaroise, 63 quartiers sur 66 sont inondés chaque année. Le maire réclame des réseaux secondaires autour du bassin.

Le maire de Djeddah Thiaroye Kao a peur de voir certains quartiers de sa commune envahis par les eaux de pluie. «Cette année plusieurs quartiers risquent d’être sous les eaux si des réseaux secondaires ne seront pas réalisés », a averti le maire Cheikh Dieng.

Selon lui, dans cette commune 63 sur 66 quartiers qui comptent la ville sont inondés à chaque hivernage. Il invite les autorités étatiques à prendre des mesures préventives à temps pour amoindrir les effets dévastateurs de ce phénomène.

«D'abord, il faut préciser que la gestion des inondation n'est pas une compétence transférée », a rappelé Dr Cheikh Dieng qui a signalé quelques fautes dans la réalisation des travaux du bassin de rétention. D’après lui, le projet du bassin de rétention a prévu un pavage qui permettrait d’éviter l'ensablement des parages susceptibles d'obstruer le canal de drainage des eaux. Cela n’a pas été réalisé. Les responsables des travaux dudit projet sont appelés à retourner à la conception technique en vue de remédier à ces manquements. « Sinon, nous ne seront pas surpris que les mêmes tracasseries ne refassent surface pendant cet hivernage », a expliqué Dr Cheikh Dieng.

Cependant, les griefs relevés par le maire ne se limitent pas à la nécessité de pavage du pourtour du bassin. Notre interlocuteur est convaincu de la nécessité et de l’urgence de mettre en place des réseaux de drainage secondaires. La réalisation de ces réseaux permettra à l’eau qui stagne dans les coins d’être évacuée sans difficulté. Cheikh Dieng a, au cours de cet entretien, sollicité du carburant pour alimenter les trois stations de pompage confiées à la brigade des sapeurs-pompiers. Cette quantité devrait permettre à ces stations de fonctionner de manière permanente. Le maire Djeddah Thiaroye Kao dit avoir constaté que ces manquements n'ont pas été relevés au niveau des bassins de rétention de Dalifort et de Wakhinane Nimzatt. Les populations ont cependant salué le jardin du bassin. « C'est vraiment beau et bien inspiré. Les gens auront envie de venir ici, seul ou accompagné pour passer de bons moments car l'endroit est maintenant éclairé et agréable », commente un passant. Il a ajouté que cela va certainement dissuader les malfaiteurs qui avaient fait de cette zone leur quartier général.

Le jeune Yacine Sagna donne aussi son point de vue sur les travaux réalisés autour du bassin. Selon lui, le projet doit intégrer le pavage du pourtour du bassin avec des dos-d’âne pour ralentir la circulation des véhicules, de même que des ruelles versantes vers le bassin. L’installation des grilles avaloirs dans les ruelles menant au bassin et autour est souhaitée.

Abdou DIOP

Alioune Diagne, directeur de l’école primaire de Thialène, un quartier de la commune de Mpal, région de Saint-Louis, a profité de la journée d’excellence de l’arrondissement de Rao pour dénoncer les mauvaises conditions d’études et de travail des élèves et instituteurs. M. Diagne s’est fait le porte-parole des élèves en relayant leur cri du cœur. Il a expliqué que du fait de l’absence de clôture, les élèves de cette école sont souvent agressés par des malades mentaux qui fréquentent régulièrement l’établissement. Créée en 2004, l’école primaire de Thialène compte cinq classes et des abris provisoires. Elle est fréquentée par 239 élèves qui, selon le directeur, n’arrivent pas à suivre leurs cours normalement à cause de la divagation constante des animaux. « Ils empêchent nos élèves de se concentrer sur les enseignements », a-t-il regretté. A cette divagation s’ajoute le bruit du marché hebdomadaire (louma) du vendredi qui perturbe également les élèves et les enseignants de cet établissement scolaire.

Le directeur Alioune Diagne invite les autorités municipales de Mpal à aider cette école primaire à disposer d’un mur. Il a sollicité des autorités municipales le paiement des factures d’eau et d’électricité. L’école, a-t-il ajouté, doit bénéficier d’un projet d’aménagement, d’une cantine scolaire, de lots importants de matériels didactiques et de mobiliers de bureaux. Malgré toutes ces difficultés, l’école enregistre chaque année de bons résultats au concours de l’entrée en sixième et à l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires.

Mbagnick Kh. DIAGNE 

Le maire de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye, est touché par les conséquences désastreuses engendrées par le dernier raz-de-marée survenu, lundi dernier, à Guet-Ndar à cause de l’avancée de la mère. Plus de cinq concessions et autres maisons ont été détruites par la houle. Pour protéger les maisons de Guet-Ndar, le maire a prévu d’injecter 4 milliards de FCfa pour construire le brise-lames.

Des abris de fortune qui étaient dressés sur la plage par les pêcheurs ont été emportés par les eaux à cause du dernier raz-de-marée.

Conscient de ce phénomène récurrent qui empêche les populations de Guet-Ndar, de Gokhou-Mbathie, de Santhiaba, de l’Hydrobase, entre autres localités de la Langue de Barbarie, de dormir, Mansour Faye a réitéré l’engagement des autorités municipales et de l’Etat d’accélérer les travaux de d’installation de brise-lames sur 4 km. Le coût global de ce projet se chiffre 4 milliards de FCfa d’après Mansour Faye. Il a d’ailleurs réaffirmé la volonté du conseil municipal de reloger, dans les plus brefs délais, les trois familles sinistrées de Guet-Ndar qui passent actuellement la nuit à la belle étoile.

L’autorité municipale a rappelé que lors du dernier conseil interministériel sur les inondations, le Premier ministre a pris toutes les dispositions afin de lutter contre l’érosion côtière et maritime dans la Langue de Barbarie.

Les représentants des familles sinistrées, Baye Sène et Ndèye Mariguy, ont rendu un vibrant hommage au maire de Saint-Louis.

L’édile de la ville vient ainsi soulager les populations de la Langue de Barbarie en leur annonçant cette bonne nouvelle. Ils ont aussi remercié le maire qui, l’année dernière, a relogé 13 familles sinistrées de Gokhou-Mbathie dans les logements sociaux.

Ce dernier raz-de-marée continue de traumatiser les populations de Guet-Ndar. Même les enclos de bétail, certaines pirogues et autres embarcations frêles et vétustes n’ont pas été épargnés par la furie des vagues. Des pans entiers de clôture de certaines maisons se sont effondrés à cause de ce phénomène.


 Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le cadre de la dématérialisation du permis de construire et en application de l’Acte 3 de la décentralisation, l’Adie a octroyé, hier, des équipements informatiques à 52 mairies et 10 sous-préfectures de la région de Dakar. Les autorités locales et administratives ont manifesté leur satisfaction et marqué leur détermination à en faire bon usage.

Les progrès technologiques et la nécessité de se doter d’outils pour s’en accommoder obligent les pouvoirs publics à s’inscrire dans des logiques d’innovation. L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) s’y est engagée pour être en cohérence avec la vision du chef de l’Etat qui a montré, selon son directeur Cheikh Bakhoum, « son attachement pour un Sénégal numérique qu’il considère, à juste titre, comme un chemin incontournable pour l’émergence ». L’autorité centrale a pris conscience, à l’en croire, des enjeux de cet indicateur de l'environnement des affaires, d’où l’intérêt qu’elle lui porte. La remise d’équipements informatiques, « étape décisive dans la phase d’extension du projet Teledac », dans le cadre de la dématérialisation du permis de construire, à des autorités locales et administratives par l’Adie, témoigne de cette volonté de contribuer à l’émergence de manière décisive. « Nous avons très tôt opté pour une approche de conduite du changement, permettant ainsi à notre administration de s'adapter à un environnement nouveau qui implique de nouvelles manières d'être et de faire », souligne-t-il, convaincu de l’efficience de cette démarche. Celle-ci s’inscrit dans un vaste projet de dématérialisation de l’autorisation de construire dans la région de Dakar entamé depuis deux ans en partenariat avec l’Apix, le Bom et l’Urbanisme.

L’intranet administratif
La participation notable des autorités administratives et locales aux ateliers de sensibilisation sur la dématérialisation, la méthodologie du Doing Business, entre autres thématiques, attestent de la portée des actions de l’Adie. Il en est ainsi des sessions de formation sur la plateforme Teledac, l’informatique de base et le télépaiement. En plus du câblage informatique, leurs structures seront, selon Cheikh Bakhoum, dans des jours proches, connectées à l’intranet administratif. Et au sortir de cette rencontre, tous les équipements informatiques nécessaires à l’instruction de la demande d’autorisation de construire seront disponibles et fonctionnelles dans ces communes et sous-préfectures », promet-il, certain que cela contribuera à élargir l’assiette locale des impôts grâce aux conditions diligentes attachées à la nouvelle formule. Le directeur de l’Adie a exhorté les bénéficiaires à œuvrer pour la pérennisation des acquis, notamment la gestion et la maintenance du matériel mis à leur disposition. Il a également indiqué que des équipes supports seront à leurs côtés pour les assister dans l’utilisation des équipements et de la plateforme dont le déploiement est prévu dans les jours à venir. C’est la meilleure façon de « prouver notre reconnaissance à l'organisation panafricaine qui œuvre pour l'amélioration des climats des affaires ». Ce vœu exprimé trouve une réponse dans la détermination des élus locaux représentés par Cheikh Guèye, le maire de Dieuppeul, à pérenniser des équipements qui permettent aux régions de jouer leur partition dans l’œuvre collective. Cette initiative, symbole de la complémentarité entre l’Etat central et les collectivités locales, est une opportunité à saisir, selon lui, pour que les autorisations de construire ne soient plus en souffrance dans les institutions qui en assurent la délivrance.

Pour le représentant des sous-préfets, cette action est une réponse pertinente aux exigences des usagers de l’administration. « C’est un outil informatique, c’est ce qu’on en fera qui produira des résultats et c’est en cela qu’il est un palier », tient-il à dire.

Alassane Aliou MBAYE

Une coordination des adjoints au maire a vu le jour dans la région de Kaffrine. Elle travaille pour la mise en place au niveau national de l’association des adjoints au maire du Sénégal. Cette structure parallèle à l’Association des maires du Sénégal se chargera de défendre les intérêts des adjoints qui fustigent le mauvais traitement dont ils sont victimes à cause des nouvelles dispositions du Code des collectivités locales.

Les adjoints au maire de la région de Kaffrine montent au créneau pour dénoncer leur situation dite précaire. Ils veulent désormais avoir voix au chapitre dans la gestion des collectivités locales. Réunis à la salle de délibération du Conseil départemental du Ndoucoumane, ces élus locaux ont montré leur mécontentement. « Nous sommes engagés dans la gestion de nos communes, avec des maires titulaires souvent travaillant hors de leur circonscription. Nous faisons face à une surcharge de travail et une assiduité malheureusement très mal récompensées », a laissé entendre Babacar Mbaye, premier adjoint au maire de la commune de Nganda choisi par ses pairs pour assurer la coordination de la structure dans la région de Kaffrine. Dans une résolution diffusée à l’issue de la rencontre, ces élus locaux, les plus proches collaborateurs des premiers magistrats du Ndoucoumane, ne mettent pas de gants pour fustiger l’attitude de l’Association des maires du Sénégal (Ams). « Elle ne plaide jamais en faveur des adjoints au maire, alors que ses membres n’ignorent pas les conditions de travail difficiles auxquelles ces derniers sont soumis. C’est pourquoi, dans notre résolution, nous envisageons d’étendre notre initiative à travers tout le pays, en vue de la mise en place de l’Association des adjoints au maire du Sénégal (Aams) », annonce Babacar Mbaye.

Une sorte de structure parallèle à l’Ams qui risque de faire grincer des dents au sein de l’association dirigée par l’édile de la ville de Guédiawaye. Parmi les initiateurs de la coordination, Souleymane Mboup, l’adjoint au maire de Koungueul, décèle dans les silences du Code des collectivités locales et de ses décrets d’application les failles expliquant la relative mise à l’écart des adjoints au maire. « Nous allons officiellement saisir le président de la République pour qu’il puisse revoir le décret fixant les attributions et les indemnités des adjoints au maire dans le sens d’une meilleure prise en charge de nos préoccupations », a-t-il précisé.

La rencontre de Kaffrine a réuni 47 adjoints au maire sur 63 dans la région. Ils couvrent ainsi 28 communes sur les 30. A signaler que la commune de Khelcom est administrée par une délégation spéciale.

Elimane FALL

A la veille de l’hivernage, le spectre des inondations hantent le sommeil des populations de la capitale du Ndoucoumane (Kaffrine).

Une situation qui alerte les élus de la région. Ils ont appelé à l’élaboration d’un plan directeur d’urbanisme pour ladite commune.

C’était en marge d’une tournée de mobilisation et de prise de contact initiée par des maires et des conseillers du Conseil économique, social et environnemental.

La ville de Kaffrine construite sur une dépression est sujette à des inondations récurrentes, dévastant tout sur son passage. La dernière en date a eu lieu la saison des pluies 2015 avec d’importants dégâts dans les quartiers Diamaguène et Escale. Avec les premières pluies qui s’installent, les populations de ces zones ne dorment plus que d’un seul œil. De quoi interpeller les élus de la localité dans la recherche de solutions durables. Interrogé sur la question à l’issue d’un périple dans la région, Abdoulaye Seydou Sow, conseiller technique à la présidence de la République, par ailleurs élu de la commune, a exprimé ses craintes.

«En cette période d’hivernage, le spectre des inondations ressurgit dans cette ville qui est construite sur une cuvette. Ce qui fait d’elle une localité vulnérable pendant la saison des pluies. Nous avons tous en mémoire les affres des inondations qui occasionnent d’importants dégâts et qui obligent certaines victimes à abandonner leurs maisons pour s’installer dans des écoles durant plus de trois mois. Il est temps que cette question trouve une réponse définitive », a lancé le responsable de l’Alliance pour la république (Apr) répondant à une interpellation de la presse régionale avec à ses côtés des maires et des cadres du parti au pouvoir. Dans sa réponse, il a indiqué que les élus locaux de Kaffrine comptent sur le soutien des pouvoirs publics pour lutter contre ces inondations.

Le concours de l’Etat souhaité
« Le Premier ministre a tout récemment présidé un conseil des ministres consacré aux inondations à Kaffrine qui est identifiée comme une zone inondable faisant partie des villes devant bénéficier des infrastructures à construire pour juguler le fléau.

Mais il faut au préalable l’élaboration d’un plan directeur d’urbanisme et éventuellement envisager la réalisation de digues pour canaliser les eaux pluviales », a soutenu le conseiller technique à la présidence de la République qui compte énormément sur le concours de l’Etat devant la modicité du budget de la municipalité de la ville de Kaffrine. La délégation d’élus locaux de Kaffrine s’est rendue auparavant dans la commune de Dianké Souf dans le département de Malem Hoddar pour l’inauguration de deux magasins de stockage réalisés par ladite commune dirigée par le maire apériste Seydou Ndiaye.

« La zone est régulièrement ravagée par des feux de brousse dévastant les greniers. Cause pour laquelle on a pensé à la construction de telles infrastructures pour sauvegarder les vivres dans le cadre des fonds d’investissement alloués par l’Etat.

Chaque magasin a coûté 25,5 millions de FCfa », a renseigné l’édile de la commune. Par ailleurs, Yaya Sow, maire de la commune de Ribo-Escale, a annoncé la construction d’une cinquantaine d’ouvrages hydrauliques dans la région de Kaffrine. Ils seront construits dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) initié par l’Etat du Sénégal en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Elimane FALL

Les populations de la commune de Soum, département de Foundiougne dans la région de Fatick, au centre au Sénégal, souhaitent la reprise des travaux de bitumage de la route du Logue sur l’axe Foundiougne-Soum-Mbassis-Mbam. Les travaux de cette route de l’espoir, longue de 17 km, ont connu un arrêt. Elles veulent également un lycée et des infrastructures pour leur commune.

 Soum est une des communes du département de Foundiougne (région de Fatick). Distant de 7 km de la ville de Foundiougne, elle souffre de son enclavement. Pour sortir Soum et les autres localités environnantes de cette situation, l’Etat a initié un projet de construction de la route du Logue à partir de Foundiougne jusqu’à Mbam en passant par Soum et Mbassis. Longue de 17 km, cette route est appelée la route de l’espoir par les populations. Les travaux ont commencé mais n’avancent plus. Ils ont arrêté depuis près de deux ans. Le maire de la commune de Soum a réclamé la reprise des travaux de cette route qui, à terme, devrait désenclaver de nombreux villages. Le maire de la commune de Soum, Moustapha Ngor Léon Diop, a rappelé que durant l’hivernage, toute la zone est inondée. Ce qui rend difficile le déplacement des populations. Le maire a annoncé la construction de la voirie urbaine avec des pistes qui devaient être faites par l’Ageroute.

Eau potable
En plus de la route, Soum n’a pas de lycée digne de ce nom. « La situation du lycée de Soum demeure toujours une préoccupation pour les populations et les autorités locales et académiques », a regretté le maire. Selon lui, le collège d’enseignement moyen (Cem) a été érigé en lycée depuis trois ans, mais les infrastructures n’ont pas suivi. Le lycée est fait d’abris provisoires ; du coup, les conditions de travail et d’études sont difficiles. Mais, l’édile de la ville de Soum a informé qu’un appel d’offres a été lancé pour la construction de ce lycée et de la case des tout-petits pour que les élèves puissent étudier dans de bonnes conditions.

Pour ce qui concerne la question de l’eau, le maire a révélé que le forage est tombé en panne depuis 2015. Il précisé que la nappe est devenue complètement salée. Les populations sont obligées de s’approvisionner à partir du forage de Foundiougne à l’aide d’une conduite posée par l’Office national des forages ruraux (Ofor).

Pour régler définitivement cette question, les populations veulent un transfèrement d’eau potable à partir de l’île de Baout qui va bénéficier du projet eau potable des îles du Saloum-Notto-Ndiosmone-Palmarin. Dans le domaine de l’électrification, Moustapha Ngor Léon Diop a souligné qu’il y a encore des poches à électrifier dans certains quartiers de la ville et il faut une extension du réseau électrique pour régler cette question. M. Diop a indiqué que le ministère de l’Urbanisme et du Cadre de vie doit procéder au lotissement de la commune. Les techniciens du ministère sont attendus. Sur le plan de l’allègement des travaux des femmes en milieu rural, le maire a reçu du matériel comme des décortiqueuses à riz, des broyeuses d’arachide, des machines de presse à huile, des batteuses à riz…

Selon lui, ce matériel qui n’est qu’un premier lot va considérablement contribuer à l’allègement des travaux des femmes. La digue anti-sel en construction avec le Barvafor (Projet de bassins de rétention et de valorisation des forages) fait partie des projets de la ville. Engagé à améliorer les conditions de vie des populations, le maire va acquérir une unité de dessalement du Programme de sécurité alimentaire dans le département grâce à l’aide des membres de l’église luthérienne.

L’Aire marine protégée (Amp) sera bientôt créée à Soum. Le conseil municipal a déjà délibéré lors de sa dernière session et il reste maintenant à poursuivre le processus.

Oumar Ngatty BA

Le maire de la ville de Guédiawaye, Alioune Sall, organise depuis le début du Ramadan, une série de rencontres avec les différentes franges de sa population. Le but visé à travers cette initiative est d’informer la population sur les différents projets de la ville et de recueillir leurs avis.

Le maire de ville de Guédiawaye, Aliou Sall, a rencontré différentes catégories socioprofessionnelles de Guédiawaye. Cette rencontre entre dans le cadre de l'amélioration des rapports de collaboration avec les citoyens de sa commune. Le but de cette initiative est d’informer la population des projets de la ville, d'écouter et de prendre en compte les préoccupations des uns et des autres. Une occasion pour le maire de communier avec les citoyens de sa ville, car il est impossibilité pour lui d’accorder une audience à tous ceux qui le désirent. Cette rencontre a également permis au maire de jauger le degré de participation de la population dans les projets de la ville. A terme, ces initiatives permettront de rencontrer 2.000 personnes.

« Au-delà du plaisir de partager le "Nodgou", il s’agit d’un mécanisme efficace de dialogue et de participation qui va impliquer une grande diversité des représentants de la population dans les activités de la ville », a expliqué Alioune Sall. D’après lui, la ville de Guédiawaye et ses collectivités locales préparent activement le prochain conseil des ministres décentralisé de la région de Dakar. « La ville est en train formuler des projets qui seront proposés à l'autorité gouvernementale en vue de préparer les plans d'investissement qui seront décidés lors de ce conseil des ministres délocalisé pour le département de Guédiawaye.
Il s'agira aussi pour nous de profiter de ces moments importants où toute l'attention du pays va se concentrer sur la banlieue pour faire la promotion de notre ville, de nos projets, y compris la culture », a-t-il soutenu. Guédiawaye, a-t-il rappelé, est un carrefour de culture, de littérature, d’arts plastiques, de théâtre.

Bande de filaos
Pour le maire Alioune Sall, le conseil des ministres est un excellent moment de faire la promotion des différentes facettes de la culture de la ville. L’édile de Guédiawaye a été aussi interpellé sur la question de la bande de filaos fait l’objet. En réponse, il a fait savoir : «Nous avons trouvé une bande des filaos meurtrie car ces dernières décennies, elle a été agressée par les promoteurs immobiliers, des trafiquants de bois et de sable de mer, mais aussi par des projets d’utilité publique comme la Vdn qui n'a laissé de la place à la bande qu'un mince filet », a-t-il indiqué. D’après Alioune Sall, depuis l’érection de cette Vdn, l’appétit a augmenté chez les promoteurs immobiliers qui veulent vendre plus de terres dans ces endroits. C’est pour cette raison que les autorités municipales ont pensé qu'au lieu de laisser l’exclusivité de cette bande aux promoteurs immobiliers, il est bon d’en faire profiter aux collectivités locales en y mettant en place des projets importants pour l’avenir des populations.

Il a été aussi conçu un plan d’aménagement intégré et participatif qui prend en compte des projets importants du département de Guédiawaye dans ces lieux. Le maire a rappelé que pour un certain nombre de projets liés à la santé et à la formation, l'Etat est confronté au manque de terres permettant de les réaliser.

Abdou DIOP

Le village de Simaal, dans le département de Fatick, produit depuis 2010 une partie de ses besoins annuels en riz grâce à la diminution de la salinité de ses sols.

Des membres des groupements féminins du village de Simaal et les responsables de l’exploitation de la vallée rizicole et les riziculteurs ont reçu la visite des techniciens de l’Institut national de pédologie (Inp). Ils ont tenu à témoigner de l’évolution positive du projet. Selon les producteurs, les interventions des techniciens de l’institut ont permis de diminuer le niveau de salinité des sols de la vallée de Simaal. « Ces interventions ont consisté à l’introduction dans les sols salés de la vallée de solutions à base de coques d’arachide et de phosphates naturels », a précisé Gora Faye, un jeune agro-pasteur du village de Simaal. Il a indiqué que cela a aidé à une régénération du couvert végétal ; ce qui a occasionné de manière positive une augmentation des rendements rizicoles. « Ces rendements ont atteint un niveau record entre 2010-2011, avec l’arrivée de l’Inp ajoutée a une bonne pluviométrie.

Lors de cette première année, on avait obtenu une récolte abondante de riz issue de la vallée qui a été consommée par les familles des riziculteurs sur une durée relative selon ces dernières », a souligné M. Faye. La porte-parole des groupements de femmes, Fatou Faye, précise que le riz cultivé dans la vallée est autoconsommé par les familles des riziculteurs. Il s’agit de les aider à diminuer leur dépendance du riz importé ou impropre à la consommation, comme c’est souvent le cas. « Conscients de cette situation, nous nous sommes réunis au sein de plusieurs Groupements d’intérêt économique (Gie) pour retourner dans la vallée et reprendre la culture du riz, comme le pratiquaient nos ancêtres pour assurer leur consommation quotidienne », a-t-elle expliqué.

Avec le soutien technique de l’Inp, les rendements à l’hectare du riz ont été améliorés. « Mais, nous souhaitons un élargissement des périmètres traités grâce aux solutions à base de coques d’arachides et de phosphates naturels pour augmenter les quantités de riz, aller vers une autosuffisance alimentaire en riz dans le village », a-t-elle réclamé. Elle rappelle que les groupements souhaitent une augmentation de la quantité de phosphate naturel utilisé sur le site, des engrais, des semences, de l’urée, en quantité suffisante et un tracteur pour atteindre l’autosuffisance et augmenter les hectares exploités dans la vallée. En attendant Gorgui Sarr, coordonnateur des activités rizicoles dans la vallée, appelle à la poursuite du partenariat avec l’Inp pour davantage diminuer le niveau de salinité de la vallée. « Si l’Inp poursuit cette expérience initiée depuis 2010 dans la vallée de Simaal, ce site agricole pourrait être, dans quelques années, un grenier alimentaire pour tout le village, voire pour la commune de Fimela », a fait savoir Gorgui Sarr. Limitée par une digue anti-sel réalisée par le Projet d’appui à la petite irrigation locale (Papil), la vallée de Simaal s’étend sur environ 1.600 hectares, dont seuls 90 sont récupérés et exploités par les populations à la faveur d’une baisse de la salinité. Le village de Simaal compte 3.500 habitants.                              

Des membres des groupements féminins du village de Simaal et les responsables de l’exploitation de la vallée rizicole et les riziculteurs ont reçu la visite des techniciens de l’Institut national de pédologie (Inp). Ils ont tenu à témoigner de l’évolution positive du projet. Selon les producteurs, les interventions des techniciens de l’institut ont permis de diminuer le niveau de salinité des sols de la vallée de Simaal. « Ces interventions ont consisté à l’introduction dans les sols salés de la vallée de solutions à base de coques d’arachide et de phosphates naturels », a précisé Gora Faye, un jeune agro-pasteur du village de Simaal. Il a indiqué que cela a aidé à une régénération du couvert végétal ; ce qui a occasionné de manière positive une augmentation des rendements rizicoles. « Ces rendements ont atteint un niveau record entre 2010-2011, avec l’arrivée de l’Inp ajoutée a une bonne pluviométrie.

Lors de cette première année, on avait obtenu une récolte abondante de riz issue de la vallée qui a été consommée par les familles des riziculteurs sur une durée relative selon ces dernières », a souligné M. Faye. La porte-parole des groupements de femmes, Fatou Faye, précise que le riz cultivé dans la vallée est autoconsommé par les familles des riziculteurs. Il s’agit de les aider à diminuer leur dépendance du riz importé ou impropre à la consommation, comme c’est souvent le cas. « Conscients de cette situation, nous nous sommes réunis au sein de plusieurs Groupements d’intérêt économique (Gie) pour retourner dans la vallée et reprendre la culture du riz, comme le pratiquaient nos ancêtres pour assurer leur consommation quotidienne », a-t-elle expliqué.

Avec le soutien technique de l’Inp, les rendements à l’hectare du riz ont été améliorés. « Mais, nous souhaitons un élargissement des périmètres traités grâce aux solutions à base de coques d’arachides et de phosphates naturels pour augmenter les quantités de riz, aller vers une autosuffisance alimentaire en riz dans le village », a-t-elle réclamé. Elle rappelle que les groupements souhaitent une augmentation de la quantité de phosphate naturel utilisé sur le site, des engrais, des semences, de l’urée, en quantité suffisante et un tracteur pour atteindre l’autosuffisance et augmenter les hectares exploités dans la vallée. En attendant Gorgui Sarr, coordonnateur des activités rizicoles dans la vallée, appelle à la poursuite du partenariat avec l’Inp pour davantage diminuer le niveau de salinité de la vallée. « Si l’Inp poursuit cette expérience initiée depuis 2010 dans la vallée de Simaal, ce site agricole pourrait être, dans quelques années, un grenier alimentaire pour tout le village, voire pour la commune de Fimela », a fait savoir Gorgui Sarr. Limitée par une digue anti-sel réalisée par le Projet d’appui à la petite irrigation locale (Papil), la vallée de Simaal s’étend sur environ 1.600 hectares, dont seuls 90 sont récupérés et exploités par les populations à la faveur d’une baisse de la salinité. Le village de Simaal compte 3.500 habitants.                              

APS

Le maire veut changer le visage de la ville de Diakhao. Papa Birame Touré promet de doter sa commune d’infrastructures modernes telles que des centres commerciaux. Il a cependant invité les autorités éducatives à offrir à sa collectivité un lycée digne de ce nom.  

 Le député-maire Papa Biram Touré ambitionne de faire de Diakhao une ville moderne. Lors de la pose de la première pierre du stade municipal par le ministre des Sports Matar Bâ, il a exprimé toute sa satisfaction, en soulignant que cette infrastructure sportive va compléter sa vision de modernisation de la commune. Et dans le cadre de la modernisation de la ville, l’autorité municipale a  informé que plusieurs chantiers ont démarré dans la commune. Ainsi, Diakhao aura bientôt des infrastructures dignes d'une commune. Selon lui, cette ville doit se transformer en zone urbaine avec la communalisation intégrale. Pour concrétiser sa vision, le maire a lancé le concept de « Cyber-case » destiné à abriter toutes les activités de développement de la ville. La situation du marché central constitue aussi une des préoccupations pour l’équipe municipale.

C’est pour cette raison qu’il a été décidé de la création d’un centre d'échanges économiques avec des équipements nécessaires. Il est prévu aussi un hangar de 600 millions de FCfa dans cette commune rurale. Selon le maire, Diakhao est un grand centre commercial car son marché hebdomadaire est fréquenté par les commerçants de Fatick et des régions limitrophes. Cependant la ville souffre de manque d’infrastructures éducatives parce que peinant à avoir un lycée digne de ce nom. Le maire a indiqué qu’après l'érection du collège d'enseignement moyen (Cem) en lycée, les infrastructures n'ont pas suivi. « Nous voulons un lycée moderne. C'est le besoin de toute la population », a-t-il lancé. Sur le plan de la santé, le maire a rappelé que le poste de santé de Diakhao est actuellement en chantier. Ce poste, après la réception, sera érigé en centre de santé avec tous les équipements nécessaires. La municipalité travaille également dans le sens de l'amélioration du cadre de vie.

Oumar Ngatty BA 

Les populations de Wassadou dans la région de Tambacounda ont marché samedi dernier pour demander l’arbitrage des pouvoirs publics sur le litige opposant avec l’entrepreneur Gilbert Khayat.

Les populations de Wassadou étaient déplacées du Parc de Niokolo Koba en 1972. Par la suite, elles sont installées sur un terrain appartement à Gilbert Khayat, détenteur d’un titre foncier depuis 1932 sur 3.123 ha. Malgré cela, les populations désemparées continuent de réclamer l’intervention des plus hautes autorités pour vider ce problème qui remonte à 1970 lors de l’extension du parc national de Niokolo Koba. Rappelons que c’était au total 14 villages qui étaient délogés. C’est en 2009, avec la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana), que le fils de Khayat, Gilbert Khayat, est venu pour régulariser les papiers et demander aux occupants de quitter les lieux. En ce début d’hivernage, les populations ne peuvent pas cultiver sur les terres (1.354,5 ha) qu’elles avaient l’habitude d’exploiter correspondant à 43,37% de son domaine. Face à cette situation, des manifestations, marches, pétitions, fora, pour un règlement définitif de ce différent, sont régulièrement organisés par le comité de veille et d’alerte mis en place par des organisations comme Aprovag, Gadec, Corprobat, Actionaid, Radho, Pgpf, Cesiri, Cncr, Crafs.

D’ailleurs, au nom de ce partenaire, Alassane Guissé du Gadec, Khadim Diop d’Actionaid et aussi M. Tine de la Raddho ont tous exigé de l’Etat le respect et la protection des droits fonciers par Khayat, la cessation de toute menace ou agissement, l’arrêt des poursuites ainsi que l’annulation de toutes les décisions de justice à l’endroit des populations. Les marcheurs ont scandé toutes sortes de messages inscrits sur les banderoles demandant la libération de leurs proches : « non à un second déguerpissement des populations de Wassadou ».

Pape Demba SIDIBE

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, a inauguré, jeudi dernier, le Centre hospitalier inter-militaire de Ziguinchor d’un coût de 1,100 milliard de FCfa. Cette infrastructure sanitaire dispose d’un plateau technique performant avec un bloc chirurgical, des unités d’urgence et de radiologie, un cabinet dentaire et un laboratoire. Ce centre hospitalier, qui correspond à un hôpital de niveau 2, est le fruit de la transformation du centre médical de garnison de Ziguinchor en un centre hospitalier militaire. « Ce centre est doté d’appareils de haute technologique et permettra de renforcer les capacités opérationnelles pour mettre le soldat dans les meilleures conditions de travail.

Au-delà des équipements, il va être renforcé par l’affectation de différents spécialistes », a expliqué Augustin Tine. Il présidait la cérémonie d’inauguration en présence du chef d’état-major général des forces armées, le général Mamadou Sow, des autorités administratives, locales et militaires, des personnels sanitaires et des notabilités publiques de Ziguinchor.

La réalisation de ce centre, qui était une promesse du chef de l’Etat Macky Sall, va permettre de « minimiser les risques de pertes en vies humaines liées aux opérations, par une plus rapide et plus efficiente prise en charge ». Cela permettra aussi de réduire les évacuations d’urgence à Dakar qui entraînaient souvent des aggravations secondaires en cours de route et des pertes fonctionnelles majeures », a ajouté Augustin Tine, avant de couper le ruban inaugural et de dévoiler la plaque inaugurale.

Situé au sein du camp militaire numéro 5 de Ziguinchor, le centre hospitalier inter-armée va contribuer à l’amélioration de la prise en charge médicale des personnels militaires et de leurs familles. Il va aussi constituer un appui aux autres structures médicales de la région par la prise en charge de patients civils, « pour mieux faire vivre le concept Armée-Nation ».

 (APS)

El Hadj Seyni Seck, à la tête de la Chambre des métiers de Kaolack (Cmk) depuis sa création en 1981, a été réélu de nouveau pour présider le bureau de l’instance consulaire. Ce dernier acte conclut le processus électoral démarré au dernier trimestre de 2015 avec l’ouverture des listes d’inscriptions, suivie en janvier dernier par le scrutin qui a consacré la victoire de la liste conduite par le président de l’Union nationale des chambres de métiers du Sénégal (Ucms).

Le long bail entre El Hadji Seyni Seck et la chambre des métiers de la région de Kaolack (Cmk) se poursuit. L’entrepreneur a été réélu hier à la présidence de l’instance consulaire par ses pairs à l’issue d’un vote unanime. Un nouveau bail pour cet artisan de formation plébiscité par les membres de l’assemblée générale.

En janvier dernier, la liste « Beug Diam », seul en lice, s’est imposée lors du scrutin propulsant le patron d’une entreprise de génie civile à la présidence de la Cmk. Une confiance renouvelée des artisans du Saloum, qui cache mal un nouveau challenge pour cet octogénaire « Cette réélection du président El Hadj Seyni Seck traduit une certaine stabilité de l’instance au moment où d’autres ont changé d’exécutif au cours des deux derniers mandats. La chambre des métiers de Kaolack a ainsi joué la carte de la continuité avec un dirigeant qui fait l’unanimité chez ses pairs et force le respect pour son parcours professionnel », témoigne Ndiaga Ndiaye, le secrétaire général de l’instance consulaire du Saloum à l’issue du vote présidé par l’adjoint au gouverneur chargé du développement. M. Faye a ainsi salué le caractère apaisé du processus électoral pour les chambres de métiers et a loué la maturité des acteurs de la région de Kaolack. Une situation qui ne surprend guère le chef de l’instance des artisans de la région de Kaolack. « Les artisans de Kaolack qui se sont regroupés au sein d’une seule liste dirigée par le président El Hadj Seyni Seck sont cités en référence dans l’application des réformes dans le secteur et dans la mise en œuvre des programmes structurants initiés en faveur des artisans et des ouvriers par le gouvernement du Sénégal », a souligné M. Ndiaga Ndiaye faisant allusion au programme de mobilier national et à celui de développement de l’apprentissage (Pader).

Outre le président, six autres postes du bureau de l’instance ont été renouvelés, notamment celui de vice-président avec Sidi Diop qui rempile et le trésorier général qui ne bouge pas. Pour rappel, le président Seck cumule la fonction de président de la Chambre des métiers de Kaolack (Cmk) et celle de patron de l’Union nationale des chambres de métiers du Sénégal (Uncms) où il a aussi rempilé.

Elimane FALL


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