banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (1358)

Désormais à Médina Diakha, des filles auront plus de temps à consacrer à leurs études et le village comptera moins de cas de maladies liées à l’eau. L’Office des forages ruraux vient d’inaugurer un forage réalisé dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans les zones rurales.  

Le château d’eau de Médina Diakha, dans la commune de Missirah, s’élève sur 25 mètres de hauteur. Il surplombe les modestes maisons et les habitations modernes construites par les émigrés. L’aspiration à une vie meilleure était contrariée par le manque d’eau. Au fil des années, des générations de femmes ont hérité de la corvée d’eau. « Je me souviens lorsque nous étions à l’école primaire, nos mamans se levaient tôt pour aller puiser de l’eau. Elles pouvaient passer des heures sans avoir suffisamment d’eau pour les besoins de la famille. Avant la construction de ce forage, nous aussi nous étions confrontées à ces problèmes », témoigne Fanta Diaby née en 1990 et qui a fait des études jusqu’en classe de terminale. Elle a plus de chance que d’autres filles de l’école. Le manque d’eau est cité comme une cause d’abandon scolaire des jeunes filles. « Il y a un paradoxe à Médina Diakha. Il pleut beaucoup. Mais dès mars, les puits tarissent. Ils peuvent mesurer jusqu’à 25 mètres de profondeur. Dans ce village, les pénuries d’eau ont été la cause d’absentéisme et d’abandon de l’école par des filles », témoigne Mamadou Kaba Sylla, titulaire d’une licence en géographie décrochée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cette page est tournée.

Le forage, le château d’eau de 150 mètres cubes et les 12 km de réseau entre autres ouvrages vont briser le cycle de pénurie des villages de Médina Diakha, Sitaoulin, Bira, Vélingara Yaya, Goumaly, Sitaoulin Ndebbo. « Avec ces ouvrages, il y aura des changements. Parce que les filles auront plus de temps à consacrer à leurs études. Il y aura moins de maladies diarrhéiques. Auparavant nous buvions l’eau des puits qui n’étaient pas couverts », compare le jeune étudiant. Le directeur de l’Assainissement, Arona Traoré, a d’ailleurs démontré que l’absence de toilettes dans des écoles oblige des collégiennes à rester chez elles durant leurs périodes de menstruations. La construction de toilettes par ce projet financé par le gouvernement du Japon améliorera le taux d’achèvement à l’école chez les filles. « L’eau, c’est la vie. L’hygiène, c’est la dignité. La politique du gouvernement du Sénégal est de faire en sorte que partout où il y a un point d’eau qu’il ait des services d’accès à l’assainissement », a dit le directeur de l’Assainissement, Arona Traoré.

Les femmes peuvent se payer le luxe d’exploiter les périmètres maraîchers parce que les besoins des usagers primaires seront largement couverts. « Nos mamans ne pouvaient pas s’adonner au maraîchage à cause d’un manque d’eau. Maintenant elles peuvent faire le jardinage », indique Fanta Diaby. Au regard de l’espoir suscité par l’accès à cette denrée précieuse, le gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar, a demandé avec insistance aux populations de s’impliquer dans la gestion de ces ouvrages. « Le devoir de chacun est de veiller à la préservation de ces infrastructures.

Pape Demba SIDIBE

Le problème d’eau sera un mauvais souvenir dans le village religieux de Djinkoré dans la commune de Néttéboulou et les villages environnants. La localité a bénéficié d’un forage dans le cadre d’un projet soutenu par le gouvernement du Japon.

L’accès à l’eau potable n’a pas de prix pour les autorités. Le village religieux de Djinkoré vient d’intégrer la liste des villages qui auront enfin de l’eau potable. L’ouvrage financé par le gouvernement du Japon va fournir de l’eau à plusieurs villages. Ainsi c’est un nouveau cycle qui commence pour des habitants. C’est une belle page qui s’ouvre pour la protection des populations contre les vulnérabilités liées au manque d’eau. Ce lundi 29 mai n’est pas un jour ordinaire à Djinkoré. Malgré la chaleur étouffante et la rigueur du ramadan, des femmes et des hommes sont venus en masse accueillir le gouverneur de la région de Matam, les directeurs de l’Ofor et de l’Assainissement au pied du château d’eau. Après la visite des ouvrages, la délégation a été accueillie par le chef religieux devant plusieurs dignitaires du village et de nombreuses femmes. « Nous avions formulé une demande de construction de forage depuis plusieurs années. Mais c’est sous le régime de Macky Sall que Dieu a fait que nous ayons un forage. Nous remercions le président Macky Sall et le gouvernement japonais pour ce travail », s’est exprimé le guide religieux El Hadji Batou Diallo.

Le maire de Néttéboulou, Issa Signaté, a saisi cette occasion pour revisiter les progrès accomplis par le régime depuis 2012. Pour l’édile de cette commune, des efforts considérables ont été faits pour couvrir les besoins en eau des localités les plus reculées y compris dans la région de Tambacounda. « En 2010, le taux d’accès à l’eau potable était de 5% ; après 2012, il est à 38% dans bien des localités de cette zone. Aujourd’hui, avec le Pudc, le programme de l’Union Européenne et le projet financé par le Japon, le niveau de couverture a considérablement augmenté », a reconnu le maire de Néttéboulou, Issa Signaté, qui a remercié le président de la République Macky Sall.

Dans ce village, la sécurisation de l’accès à cette ressource contribuera à la lutte contre l’insécurité alimentaire. En réalité, le déficit en eau a parfois entraîné des migrations d’éleveurs avec leur troupeau vers des zones où cette ressource est accessible. « Djinkoré est un village religieux mais aussi d’élevage. En 2010, celui qui avait le plus  grand nombre de bêtes de la région de Tambacounda était de Djinkoré. Maintenant ces éleveurs n’ont plus besoin de se déplacer avec leur troupeau pour chercher de l’eau », a fait remarquer le maire. Le gouverneur El hadji Bouya Amar et le directeur de l’Ofor Lansana Gagny Sakho ont, dans leur discours, présenté la nouvelle feuille de route de l’hydraulique rurale centrée sur la réparation d’une injustice sociale.

P. D. SIDIBE

Le représentant du gouverneur de Kédougou, le directeur général de l’Ofor et le directeur de l’Assainissement ont inauguré lundi dernier un paquet d’ouvrages hydrauliques qui valent de l’or à Mako, une localité située dans la commune de Tomboronkoto. Jusqu’ici près de 3000 personnes étaient astreintes à boire l’eau du fleuve Gambie à une période de l’année.

A partir de la nationale sur le pont à Mako, on aperçoit des femmes faire le linge sur le fleuve Gambie. Ce cours d’eau était leur source de liquide précieux. Depuis plusieurs décennies, ce village coincé entre une chaîne de collines était plongé dans un stress hydrique permanent. Les habitants avaient alors jeté leur dévolu sur le fleuve. Elles n’avaient pas le choix. C’était le moindre risque. « Le village de Mako est associé à l’orpaillage. Ces forages et ce château d’eau sont aussi de l’or pour nous. Depuis que je suis né ici en 1974, nos mamans cherchaient de l’eau au fleuve Gambie pour la boisson et la cuisine. Les maladies diarrhéiques étaient fréquentes au sein de la population y compris chez les élèves », raconte l’actuel directeur de l’école primaire Sina Keïta de Mako, Lamine Traoré. Les anciens forages n’ont pas pu régler la lancinante question de l’accès à l’eau potable. Ce lundi 29 mai, le fleuve s’est considérablement rétréci. Les roches de basalte affleurent. Au mois de mai, ce cours d’eau s’assèche à hauteur de Mako plongeant ainsi les femmes dans le désarroi. Ainsi va la vie depuis que l’ancien champ de culture de maïs (origine du nom Mako) est devenu un bourg. Aujourd’hui cette localité peut afficher fièrement son forage perché sur une élévation. Des bornes fontaines sont construites çà et là, dans les coins de rue, dans des écoles et dans des points de convergence. L’eau potable est accessible depuis le mois de mai.

L’or fait oublier les réalités
Avant la réception de ces ouvrages, c’était une denrée précieuse à cette période de l’année. C’était de l’or pour reprendre avec ironie la formule du directeur de l’école de Mako. Des femmes ne sont pas discrètes sur cette séquence douloureuse de leur existence dans une zone rocheuse. « Lorsque que le fleuve tarissait en mai, nous creusions sur certaines parties de son lit pour avoir de l’eau. Parfois, nous attendions que la nappe se recharge pour puiser », confesse la dame Alimatou Diallo. Les confessions se suivent et convergent sur un point commun : la corvée d’eau.

Cette souffrance n’est pas pourtant connue des autres Sénégalais qui ont une autre image de Mako. Elle semble être reléguée au second plan par l’orpaillage. « Mako et Niménéké sont des localités qui s’illustrent dans l’exploitation de l’or mais qui ont des problèmes d’accès à l’eau potable. Nous accueillons avec beaucoup de joie ces ouvrages. Nous exprimons notre gratitude aux autorités sénégalaises et au gouvernement japonais », s’est exprimé l’adjoint au gouverneur de la région de Kédougou chargé du développement local, Hadim Hann.

Le chef de village n’avait pas les mots justes pour remercier le président de la République Macky Sall. Ces infrastructures seront surveillées comme des pépites d’or. Puisque l’entreprise japonaise compte y rester encore au moins un an avant de plier bagage. C’est un service gratuit après la construction. L’approche devrait être inscrite dans les cahiers de charges des entreprises qui gagnent des marchés de construction dans des zones rurales. « Pour nous, c’est une pré-réception car nous allons encore rester pendant au moins un an pour suivre l’évolution du forage », a dévoilé Hidiki Kawakami, un des responsable de Japan Techno.

Le défi de la maintenance
Les autorités administratives ont pris l’engagement d’être des acteurs dans la gestion. « La construction de ces ouvrages demande de l’argent. Il revient aux populations d’assurer l’entretien et la maintenance de ces réalisations », a souligné Hadim Ndiaye. Ces forages vont également alimenter les villages de Bafoundou, Badon, Niménéké. Ces ouvrages auront toute leur importance dans ces localités où il pleut beaucoup mais, du fait des contraintes de recharge de la nappe, des milliers d’habitants sont plongés dans une psychose à partir du mois de mars. Cette contrainte particulière a été prise en compte en amont dans la construction de forages. « A Mako, nous avons un forage de 14 mètres cubes par heure et un autre de 5 mètres cubes par heure en plus d’un château d’eau de 150 mètres cubes. Nous aurons pour les deux forages une capacité de production de 19 mètres cubes par heure ».

Pape Demba SIDIBE

L’accompagnement des femmes dans la quête de leur autonomisation et la participation à l’épanouissement des jeunes sont deux volets que la commune de Thiès-Ouest, conduite par le maire Aliou Sow, sous la vigilance du conseil municipal, est en train de se matérialiser dans les quartiers de Thiès-None et de Sapco.

Depuis vendredi dernier, les femmes de la zone située sur l’axe de Dakar de la commune de Thiès-Ouest ont fini d’étrenner une unité de transformation de céréales, d’avoir des bâches conçues pour accueillir les étals des femmes qui s’adonnent au petit commerce à hauteur de l’arrêt où la municipalité a construit un poste de perception des taxes sur les véhicules de transport en commun et un poste de police. Des infrastructures qui vont aider les femmes de la zone de Thiès-None, Sapco, Route de Dakar I et II à développer leurs activités génératrices de revenus à plein temps.

Etant excentré par rapport au centre-ville, le poste de santé de Thiès-None a longtemps eu des difficultés énormes dans les évacuations d’urgence, surtout de femmes en travail à des heures avancées de la nuit, vers la maternité de l’hôpital El hadji Amadou Sakhir Ndiéguène. « Nous étions obligés d’utiliser des charrettes à défaut d’avoir un véhicule particulier pour évacuer », a rappelé Astou Faye, présidente du groupe Assos Sapco. C’est dire la portée de l’ambulance mise à la disposition du poste de santé de Thiès-None par la mairie de Thiès-Ouest pour les populations de la zone. « Nous, les femmes de Sapco, Thiès-None, Route de Dakar I et II de la commune de Thiès-Ouest sommes très ravies par ce coup de main du maire Aliou Sow qui répond à nos préoccupations de mères de famille engagées sur le champ de l’autonomisation à travers des activités de transformation et de commercialisation », a-t-elle lancé. Avant de clore  son propos, Astou Faye a demandé au maire que des efforts soient encore faits dans l’éclairage public à l’intérieur de leurs quartiers respectifs. « Car, vous avez fini de poser des jalons qui vont accroître nos activités et nous allons rentrer un peu plus tard chez nous », a-t-elle affirmé. Outre les femmes, les jeunes ont vu leur aire de jeu aménagé, des buts et des filets installés pour leur permettre de s’adonner à leur sport favori comme dans les autres quartiers de la commune de Thiès-Ouest.

Dès l’entame de son adresse, le maire de Thiès-Ouest, Aliou Sow, s’est d’abord adressé aux jeunes en ces termes : « Vous avez la chance d’avoir un maire appartenant à la même génération ; donc, nous pouvons mieux nous comprendre. Soyez vigilants, concentrés et engagés sur les questions de développement économique et social de votre quartier. Votre maire et tout le conseil municipal vous prêteront une oreille attentive parce que nous sommes là pour essayer de trouver des solutions satisfaisantes à de telles questions à hauteur de nos moyens et de notre portefeuille relationnelle en tant qu’institution locale », a-t-il confié.
Selon lui, tous ces actes posés par le maire rentrent dans le cahier de charges que vous aviez soumis au président Idrissa Seck lorsqu’il est venu solliciter vos suffrages lors des dernières élections locales. « Votre poste de santé, au-delà de l’ambulance qui règle la question des évacuations, doit être aux normes techniques pour pouvoir occuper sa place sur la pyramide sanitaire comme partout ailleurs dans la commune de Thiès-Ouest. Tout ce qu’il faut dans ce sens est inscrit dans le budget en cours. Nous avons entamé les procédures pour pouvoir lancer en toute légalité les travaux de réhabilitation du poste de santé de Thiès-None », a-t-il soutenu.

Mbaye BA

Keur Mousseu : Grâce à l’intercommunalité entre les communes de Keur Mousseu, Pout et Diender dans le département de Thiès, le village de Touly vient de voir réhabilitée et équipée sa case de santé qui ne l’était en réalité que de nom. Le village situé dans la commune de Keur Mousseu a ainsi bénéficié du programme de coopération dénommé « KeMoPoDi-LoWaZoNe », né de la volonté des collectivités locales du Sénégal et de Belgique de nouer un partenariat Nord-Sud entre elles à travers une inter-collectivité. Celle-ci est constituée pour la partie sénégalaise des communes : de Keur Mousseu, Pout et Diender (KeMoPoDi) et pour la partie belge des communes de : Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et de Nevele (LoWaZoNe).

Ceci grâce à l’entremise du Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) qui a favorisé le partenariat fondé sur des enjeux qui s’inscrivent dans une vision commune de développement durable, d’échanges d’expériences et d’expertises autour des thèmes liés à la gestion de l’environnement, à l’éducation et à la santé. C’est ainsi que le village de Touly situé dans une zone très enclavée de la commune de Keur Mousseu a pu bénéficier de ce projet pour la réhabilitation et l’équipement de sa case de santé. Ses habitants, en majorité des femmes et des enfants, rencontraient beaucoup de difficultés d’accès pour aller se faire consulter. Le village est relié par une piste en mauvais état et la case de santé ne disposait pas de commodités pour mettre à l’aise les patients tout comme son personnel compte tenu de l’étroitesse des locaux (salle de soins et salle d’accouchement). Ce qui fait que la capacité d’accueil était insuffisante et il s’y ajoute l’état de délabrement des toilettes et leur manque d’eau et d’électricité. Les populations villageoises étaient parfois obligées d’avoir recours à d’autres structures sanitaires (poste de santé de Soune, centre de santé de Pout, hôpital régional de Thiès) pour faire soigner leurs malades et avec tous les soucis financiers que cela englobe surtout pour le transport dont les moyens sont quasi inexistants du fait de l’enclavement de la zone », nous indique Mme Mariétou Diaw, chargée du programme de coopération KeMoPoDi-LoWaZoNe-Graim. Selon elle, le programme est venu contribuer de fort belle manière au bien-être des communautés villageoises.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Les Conseils départementaux de Matam, Kanel et Ranérou se dotent d’un document d’harmonisation des interventions des différentes structures de développement évoluant dans la région, a constaté l’Aps.

«Le document confectionné va servir de guide aux trois Conseils départementaux. Il va constituer un outil de référence qui devra nous aider dans la conduite d’une politique de développement à Matam», a indiqué le secrétaire général du Conseil départemental de Matam, Chérif Kébé. Les conseillers et autres agents de développement se sont penchés sur le document lors d’un atelier d’échanges d’informations sur les organismes de développement travaillant dans la région organisé en partenariat avec la Mairie française de Mantes-la-Jolie, les Yvelines et d’autres structures françaises.

«Les informations collectées au cours de l’atelier portent essentiellement sur les missions, les réalisations, la pertinence des services rendus aux populations, etc., par les structures de développement qui évoluent dans la région», a souligné M. Kébé. «La possession de ces informations nous permettra de pouvoir diagnostiquer les compétences de ses structures, de quantifier les contraintes et leurs besoins techniques afin de mieux les accompagner pour l’atteinte des objectifs de développement recherchés», a-t-il ajouté.

APS

La Commission natianale du dialogue des territoires (Cndt), a organisé un atelier de partage et de validation du cadre législatif et réglementaire de l’intercommunalité au Sénégal. Ouvert hier à Saly par Djibo Leyti Kâ, président de la Cndt, cette rencontre a permis la validation dudit cadre.

Notre pays s’est engagé dans une nouvelle politique de décentralisation dénommée Acte 3 de la décentralisation dont l’une des recommandations liée à sa mise en œuvre préconise l’intercommunalité comme axe majeur d’approfondissement de la décentralisation. La Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) a ainsi mené une étude de synthèse sur le bilan de l’intercommunalité au Sénégal qui a révélé, à son terme, la nécessité de disposer d’un cadre législatif et réglementaire. Le projet de loi d’orientation de l’intercommunication a été adopté le 18 avril 2017.
La réflexion est donc engagée autour du cadre législatif par les acteurs territoriaux pour qu’à terme, la loi d’orientation de l’intercommunalité au Sénégal soit discutée et enrichie. Il s’agira, a souligné Djibo Ka, président de la Commission nationale du dialogue des territoires, de faire l’état des lieux depuis 1960 et ainsi corriger les disproportions et formuler des propositions au cours de la rencontre. Face à l’inadaptation notée, quelles solutions préconiser pour que l’intercommunalité puisse corriger les disparités ? C’est ce que la Cndt s’est attelée à faire, a indiqué son président. Il a également indiqué que la production d’un projet de loi va permettre à l’intercommunalité d’occuper une place plus importante dans le développement local. En tant que levier décisif, a-t-il ajouté, l’intercommunalité favorisera la participation réelle et l’implication effective des différents acteurs des territoires dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement territorial.

Mise en œuvre de la loi d’orientation
De l’avis du président du Cndt, pour relever les défis liés à l’accessibilité géographique et financière des services sociaux de base, de l’insuffisance de la valorisation des potentialités et des ressources disponibles dans les territoires et celle des moyens humains et financiers, la mise en œuvre de la future loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable des territoires permettra d’aller vers une nouvelle intercommunalité fondée sur la nécessité de mettre en synergie la richesse et les potentialités dynamiques des collectivités territoriales, a insisté Djiby Leyti Ka. En engageant le dialogue autour d’une question aussi fondamentale que l’élaboration des instruments juridiques de l’intercommunalité, la Cndt a voulu, dans le cadre de l’exercice de ses missions, insister sur son option partenariale forte en direction de l’ensemble des catégories d’acteurs vers qui l’invite au dialogue est variablement adressée et de manière permanente.

Amath Sigui NDIAYE

(Bignona) : Les populations de Diègoune ont, le week-end dernier, réservé un accueil chaleureux au directeur de l’hydraulique Moustapha Sané lors de l’inauguration du forage de cette localité du département de Bignona. Un ouvrage qui a coûté la somme de 26 millions de FCfa. Une somme issue des cotisations des populations et du soutien des autorités.

Le village de Diégoune disposait depuis les années 80 d’un forage équipé d’un château d’eau réalisé à l’époque par l’Etat du Sénégal et qui assure l’alimentation en eau potable des populations. Toutefois le réseau d’eau ne peut plus couvrir suffisamment le village du fait de l’accroissement démographique, mais surtout de la salinisation de plus en plus prononcée des forages de la zone. Une frange importante de la population n’a toujours pas accès à une eau potable. Face à cette situation, les populations dudit village ont pris l’initiative de régler ce problème d’eau potable.

C’est dans ce contexte qu’un projet a vu le jour dans le quartier Kathiamba avec l’implication de la diaspora et des populations restées au village. Ainsi, grâce au fruit de leurs cotisations d’environ 12 millions de FCfa, elles ont pu réaliser un forage et un château d’eau et poser près de 1000 ml de conduites Pvc. Une borne fontaine a été réalisée et les femmes sont soulagées puisqu’elles faisaient 2,5 km pour aller chercher de l’eau potable. La Direction de l’hydraulique qui a été saisie du problème s’est efforcée de tout mettre en œuvre pour alléger la souffrance des populations en général et des femmes en particulier, en posant le complément de la canalisation de près de 4000 ml (diamètres 63 et 90 confondus) tout en raccordant plusieurs domiciles pour un coût de 14 millions de FCfa. Les populations, par les voix du chef de village et de l’imam ratib, ont tenu à remercier le chef de l’État Macky Sall et son gouvernement ainsi que toutes les personnes qui se sont investies pour la réalisation de cette œuvre importante qui aura coûté au total 26 millions de FCfa.

Le directeur de l’Hydraulique, Moustapha Sané, qui a représenté le ministre Mansour Faye lors de l’inauguration du forage, a souligné que le chef de l’Etat Macky Sall a un ambitieux programme dans le cadre du Pudc pour la construction et la réhabilitation de 16 forages sur les 22 prévus dans la région. Ainsi, sous son impulsion, le département de l’hydraulique a développé une stratégie de traitement de potabilité des eaux de forages dont les eaux sont devenues saumâtres, comme celles de certains forages de la région de Ziguinchor. Tout cela, dit-il, c’est pour soulager les populations afin qu’elles puissent obtenir de l’eau potable.

Babacar Bachir SANE

La mise en œuvre de la phase pilote de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local va bientôt démarrer. La campagne de collecte des données commencera avant la fin de l’année. Pour ce qui concerne la région de Ziguinchor, un lot de matériel informatique et de moyens roulants a été mis à la disposition des acteurs territoriaux par l’Agence de développement local (Adl) vendredi dernier.       

Il s’agit de 16 ordinateurs et de 7 motos. Ces équipements sont destinés à la collecte de données sur le terrain et à faire remonter ces informations au niveau central. Ils ont été remis aux points focaux des services qui vont accompagner la mise en œuvre de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local à Ziguinchor. Le gouverneur de la région, Guedj Diouf, a invité les bénéficiaires à en faire une bonne utilisation pour réussir la phase pilote en Casamance. Auparavant, le directeur des systèmes d’information et de l’observatoire à l’Agence de développement local, Aliou Kandji, avait expliqué la mise à disposition de ces équipements par la volonté de l’Adl de faciliter les campagnes de collecte dans le pôle territoire Casamance. « La finalité est de pouvoir donner des informations fiables à l’autorité, dans le cadre de la maîtrise de l’information territoriale pour un bon pilotage de la politique de développement local », a-t-il fait savoir.

El Hadj Moussa SADIO

Les femmes de Pikine-Est vont disposer d’une ligne de crédit d’un montant de cent millions grâce à une convention de partenariat entre la commune et le Pamecas. L’objectif visé à travers cette initiative est d’accompagner les femmes de cette commune vers l’autonomisation. La signature de cette convention a eu lieu samedi à la maison de la femme de cette commune.

Pour lutter contre la pauvreté, il faut surtout aider les femmes à aller vers l’indépendance économique. C’est sur la base de ce principe que la commune de Pikine-Est a décroché une ligne de crédit d’un montant de cent millions à l’intention des femmes de cette localité. Il s’agit là d’un pas que la commune a fait vers l’autonomisation des femmes de cette localité. Autrement dit, la commune a décidé d’accompagner ses femmes pour aller vers la promotion économique des activités qu’elles mènent depuis longtemps. En effet, le premier magistrat de la commune de Pikine-Est est convaincu que les femmes constituent le levier le plus important pour aller vers un développement économique du Sénégal. Au cours de la cérémonie de signature, le maire de la commune, Issakha Diop, a affirmé que la femme occupe une place centrale dans les stratégies de développement de notre pays. C’est pourquoi, la mairie a pris une telle initiative afin de permettre aux femmes de Pikine-Est de disposer de ce financement et de participer à l’œuvre de développement économique du Sénégal. A cet effet, l’ensemble des groupements féminins de Pikine-Est ont été identifiés grâce à des partenaires italiens de la commune.

Il ne restait qu’à décrocher ce financement en vue de les accompagner dans le cadre de leurs activités génératrices de revenus. La mairie a pris en charge l’apport ayant permis de pouvoir bénéficier de cette enveloppe de cent millions. Issakha Diop a déclaré que la mairie va également prendre les frais de dossiers pour l’ensemble des femmes qui seront financées. Il a aussi affirmé que c’est à un taux bas que les prêts seront octroyés aux femmes de la commune. « L’ensemble des frais à porter par la femme bénéficiaire seront supportés par la mairie. Celle-ci ne prendra en charge que le remboursement de son prêt et nous avons veillé à ce que cela se fasse dans des conditions légères », a ajouté le maire Issakha Diop qui a tenu à préciser que l’accès à ce financement se fera sans discrimination liée à une quelconque coloration politique des femmes.

Abdou DIOP

Le maire Matar Bâ a enrôlé 440 personnes démunies de la commune de Fatick dans le programme de couverture maladie universelle. L’édile de la ville a fait cette annonce vendredi, lors d’une réunion du conseil municipal axée sur une autorisation spéciale. Le premier magistrat de la ville a également annoncé que la fête du centenaire de la commune de Fatick se tiendra au mois de décembre prochain.

A l’issue de cette rencontre du conseil municipal, le maire de la commune de Fatick a indiqué qu’il s’est agi d’une réunion qui consacre la première autorisation spéciale du conseil municipal destinée aux fonds de concours et aux fonds de dotation. Selon Matar Bâ, ce sont des fonds qui leur sont alloués par le niveau central et qui ciblent un certain nombre de secteurs comme la santé, l’éducation, la jeunesse et les sports, la culture, l’environnement… Aussi a-t-il renseigné que les fonds de dotation qui se chiffrent à 98 millions de FCfa vont permettre à cette institution municipale de prendre en charge ces structures. De plus, le maire a expliqué que les fonds de concours qui s’élèvent à 26 millions de FCfa sont, dans ce volet investissement, réservés à l’extension  des réseaux d’électricité et d’eau.

L’édile de la ville a annoncé l’enrôlement de 440 Fatickois démunis dans le programme de couverture maladie universelle. Matar Bâ a également annoncé la fête du centenaire de la commune de Fatick qui se tiendra au mois de décembre 2017 pour que les réflexions commencent et que les partenaires soient saisis. De plus, il a révélé que les travaux vont être lancés au courant du mois de ramadan. Pour la nouvelle usine de biscuiterie de Fatick, le maire a fait savoir que les premiers biscuits seront consommés dans une semaine en attendant l’inauguration. Il a ajouté que toutes les conditions sont réunies pour le démarrage de l’usine de production d’aliment pour les poissons. Le maire a également souligné que la pâtisserie moderne de l’Anpej sera installée dans la cité « Emetteur » où un terrain a été déjà attribué au projet. « Les chantiers de l’Etat et les chantiers de la commune montrent que Fatick est une ville en devenir, qui va vers le développement », s’est-il plu à dire. Lors de cette réunion, le maire Matar Bâ a informé le conseil municipal sur la disponibilité des parcelles déjà attribuées. Aujourd’hui, a-t-il dit,  il y a 700 parcelles qui ont été identifiées et les bornes sont posées.

C’est pourquoi, il a demandé aux attributaires d’allers vers les services fiscaux pour identifier leurs parcelles et commencer les travaux de construction. A Fatick, a-t-il déclaré, personne ne pouvait avoir un bail. Aujourd’hui, a-t-il soutenu, tout Fatickois qui veut avoir un bail ou un titre foncier peut démarrer la procédure et tout cela grâce à une commission ad hoc. Selon Matar Bâ, c’est une avancée notoire avant de féliciter les services compétents pour le travail accompli dans ce sens. « Aujourd’hui, nous avons un fichier fiable car le foncier de Fatick est maîtrisé », a-t-il conclu.

Oumar Ngatty BA

Kédougou : Les populations, à travers une déclaration lue vendredi dernier par le chef du village Sambaly Keita en présence du gouverneur de la région de Kédougou et du coordonnateur national du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), ont officialisé la nouvelle dénomination de leur village.

En effet, les habitants du village Diaka Macky ont voulu exprimer toute leur gratitude et leur reconnaissance au président de la République Macky Sall qui a bien voulu, à travers l’un de ses plus grands programmes (le Puma), trancher le litige foncier qui les opposait aux autorités guinéennes, du fait de leur installation en territoire guinéen. Et pour les soulager en leur donnant leur dignité, le président de la République a su intelligemment et de façon responsable les ramener au Sénégal sur un autre site dans le territoire sénégalais, car ce sont des citoyens sénégalais et non des Guinéens. C’est à cet effet que des travaux de reconstruction et de réaménagement dudit site ont été engagés par le Puma, un programmes gigantesque que le président de la République a mis sur pied pour prendre en charge avec équité et dignité les populations vivant dans des axes frontaliers qui manquent d’infrastructures sociales de base et dont les conditions de vie doivent être améliorées. Donc c’est sur les instructions du président de la République que le Puma, sous la conduite de son coordonnateur Moussa Sow, a effectué le déplacement jusqu’à ce village pour apporter un appui financier à ces populations démunies et délogées dans le but de reconstruire leur habitat, surtout à l’orée de l’hivernage. Il faut rappeler que c’est une enveloppe de dix millions de francs qui a été distribuée aux populations, soit trois cent mille francs par famille. Cette somme pourra sans doute permettre à ces dignes habitants de Diaka Macky qui, après avoir refusé de changer de nationalité et de rester purement sénégalais, de faire face à la reconstruction de leurs cases. Mais, avant d’en arriver là, il faut signaler que les autorités sénégalaises, à travers le Puma, l’administration territoriale et les autorités locales, ont effectué plusieurs déplacements pour s’enquérir des problèmes de ces populations et apporté des solutions idoines. La cérémonie de remise des dons s’est déroulée dans un parfait climat de joie, de convivialité et d’enthousiasme en présence du gouverneur, du préfet et des autorités locales telles que le maire de Madina Baffé. La rencontre a eu lieu sur le site de reclassement historique et légendaire qui va désormais marquer l’histoire de ce village (Diaka Macky). Le Puma, dans un de ses volets/actions humanitaires dans des cas extrêmes qui surviennent aux frontières, va continuer à faire certaines réalisations (forages, écoles, centres de santé, etc.). D’ailleurs le démarrage des travaux de quelques infrastructures comme le forage est effectif, il reste le château d’eau de 18 m3 qui est attendu grâce à la société minière I am Gold. Outre l’eau, le coordonnateur et le gouverneur ont procédé à la pose de la première pierre du centre de santé qui comportera le logement de l’infirmier chef de poste.

Seydou TOUNKARA

Comme convenu, le premier magistrat de la ville tricentenaire Mansour Faye a remis hier aux Imams, délégués des sous-quartiers et autres notables de Guet-Ndar une enveloppe de 10 millions de FCfa pour les besoins de la délocalisation de certains «daaras» installés sur la berge du fleuve et qui font face à l’autre berge du côté du quartier Sindoné de l’île de Saint-Louis.

Compte tenu de l’urgence et de la nécessité de déplacer ces «daaras» pour permettre aux autorités municipales et à leurs partenaires de la coopération décentralisée d’effectuer, dans de très bonnes conditions, les travaux prévus dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Acting d’assainissement total et concerté de Guet-Ndar, le maire Mansour Faye s’était engagé, lors du Yendou Marron organisé à Guet-Ndar par son directeur de cabinet Serigne Sène, à mettre à la disposition des gérants de ces «daaras» une enveloppe financière qui leur permettra de quitter la berge et de s’installer dans un autre endroit. En présence de ses proches collaborateurs parmi lesquels on peut notamment citer le directeur général de la Sones, Charles Fall, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a tenu à remettre personnellement cet appui financier aux sages de Guet-Ndar.

Un beau geste bien salué par les notables de cette partie de la Langue de Barbarie et qui fait suite au lancement officiel des travaux de construction de la grande mosquée de Guet-Ndar pour un coût global de 500 millions de FCfa. Au mois de février 2017, l’édile de la capitale du Nord avait déjà remis 20 millions de FCfa aux responsables du comité de gestion de la mosquée « Yankhoba ». Le financement de 10 millions de FCfa qu’il a remis hier aux Imams de Guet-Ndar permettra ainsi de reconstruire dans de bonnes conditions les «daaras» Serigne Djiby Seck, Imam Madické Ndiaye et Imam Massata Ndiaye, le daara Moubarak de Serigne Abdoulaye Bamba Sarr.

Le maire Mansour Faye a mis à profit cette cérémonie pour faire comprendre à l’assistance qu’il fait toujours ce qu’il dit, qu’il ne promet jamais ce qu’il n’est pas capable de faire, tout en rappelant que cette démarche responsable s’inspire de celle du président Macky Sall, qui demeure un leader sincère, loyal, honnête et résolument engagé à être constamment au chevet des populations. Il a enfin réaffirmé la farouche volonté du chef de l’Etat de contribuer efficacement à la réintégration socio-économique des nombreuses familles de pêcheurs de la Langue de Barbarie rapatriées de la Mauritanie. Ces familles font actuellement l’objet d’un recensement exhaustif.

Mbagnick Kharachi Diagne

La commune de Kahone, capitale de l’ancienne province du Saloum, a réceptionné un complexe socioculturel d’un coût de 250 millions de FCfa réalisé par le Programme national de développement local (Pndl). C’est le ministre du Renouveau urbain, du Cadre de vie et de l’Habitat, Diène Farba Sarr, qui a procédé à l’inauguration de l’infrastructure en présence du maire Ousseynou Senghor.

En procédant à l’inauguration du complexe socioculturel de Kahone, le ministre du Renouveau urbain,  du Cadre de vie et de l’Habitat, Diène Farba Sarr, a indiqué que le Sénégal est à un niveau de développement jamais atteint en moins de cinq ans. Une manière pour le ministre de dire que le président Macky Sall a complètement transformé le visage du pays par ses nombreuses réalisations d’infrastructures et autres programmes qui, tous, contribuent notablement à l’amélioration des conditions de vie des populations. Selon Diène Farba Sarr, « il est heureux que beaucoup de Sénégalais qui sont à des postes de responsabilité s’inspirent de la volonté du chef de l’Etat de faire du Sénégal un pays émergent et fassent de la réalisation d’infrastructures sociales de base une priorité ».

La réalisation du complexe socioculturel de Kahone, selon le ministre, en est un exemple patent et honore le maire de Kahone et son équipe qui se sont définitivement inscrits dans la dynamique du Plan Sénégal émergent.

Diène Farba Sarr a ainsi loué les qualités du maire de Kahone, Ousseynou Senghor, qui est un exemple d’efficacité, d’affabilité et de correction.
S’adressant à l’opposition, Diène Farba Sarr a indiqué qu’elle gagnerait à s’adresser aux Sénégalais en brandissant des arguments valables et en s’appuyant sur un programme qui puisse convaincre. Le ministre s’est désolé de la tendance à intoxiquer les Sénégalais en leur servant des contrevérités. Une telle option, selon M. Sarr, ne saurait prospérer chez les Sénégalais qui savent distinguer la bonne graine de l’ivraie.

Pour le ministre, le bilan de Macky Sall est là, visible et embrasse les différents secteurs de l’économie, avec le Pse, les infrastructures routières, l’hydraulique, la santé avec le Cmu, le social, le sport, etc. Pour le chef du département de l’Habitat, entre 2000 et 2012, le Sénégal était à 987 heures de coupures d’électricité. Aujourd’hui, en 2017, on est à 87 heures. Et Diène Farba d’appeler les Sénégalais et les leaders de «Manko» à apprécier cette performance.

Auparavant, le président du Conseil communal de la jeunesse, la représentante des femmes, en l’occurrence l’adjointe au maire Arame Ndiaye, par ailleurs présidente des groupements des femmes, ont tour à tour pris la parole pour insister sur les qualités du maire Ousseynou Senghor et réitéré l’engagement des populations de Kahone derrière le président Macky Sall.

A noter enfin que le Complexe socioculturel de l’ancienne capitale du royaume du Saloum, d’un coût de 250 millions de FCfa et financé par le Programme national de développement local (Pndl) avec une contrepartie de la commune de Kahone, comprend un bloc administratif, un hall, un cyberespace, des salles de formation, une grande salle polyvalente, six chambres d’hébergement, une galerie d’exposition, un terrain multifonctionnel, une  bibliothèque, etc.

Elimane FALL

Le Centre de formation et de perfection des travaux publics (Cfptp), en partenariat avec le Projet pistes communautaires en appui au Programme national de développement local (Ppc/Pndl) et le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) ont formé, pendant cinq jours, une trentaine de secrétaires municipaux sur le budget participatif pour une massification de cette approche de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des politiques publiques.

Pour le secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), Mamadou Thiaw, le budget participatif apparaît comme un catalyseur des réformes locales et de transformation sociale, et les collectivités locales se doivent de l’appliquer pour une meilleure implication des populations. «Si de nos jours les investissements des collectivités locales doivent être réorientés vers les infrastructures économiques de base en faveur des populations défavorisées, il reste évident qu’une bonne maîtrise de l’assiette fiscale en vue de l’amélioration des recettes demeure suspendue à un renforcement et une bonne collaboration entre élus et les autres segments de la communauté», a-t-il ajouté.

Dans de nombreux cas, il est communément admis que le budget participatif, qui apparaît de plus en plus comme une innovation des pratiques d’administration des collectivités territoriales, peut apporter une réponse pertinente, a ajouté M. Thiaw lors de la clôture d’un atelier de formation de secrétaires municipaux sur les modalités pratiques d’élaboration du budget participatif. Cette formation de cinq jours qui s’est tenue à Saly Portudal (Mbour) constitue, à en croire Mamadou Thiaw, une réponse au besoin de faire participer la population et les parties intéressées à la prise de décision efficace relative aux projets qui sont prioritaires pour leurs communautés, mais aussi une réponse à la nécessité de générer assez de fonds pour lancer des projets favorisant le développement durable. « La promotion des principes de bonne gouvernance locale est au cœur de l’approche du budget participatif. Son efficacité se lit dans le souci de rendre les dépenses des collectivités territoriales plus transparentes, mais aussi la volonté de stimuler la participation des citoyens à la prise de décisions relatives aux ressources publiques », a soutenu le secrétaire exécutif du Pndl. Il est convaincu que le budget participatif promeut l’élargissement de la participation citoyenne à l’affectation des ressources publiques, encourage l’avènement de collectivités territoriales socialement mieux intégrées, en permettant aux catégories sociales traditionnellement marginalisées de rompre avec le cycle de l’exclusion.

Amath Sigui Ndiaye

Pour une gestion concertée et transparente du foncier dans la localité, la commune de Warkhokh dans le département de Linguère a lancé son processus d’élaboration d’une Charte locale de gestion foncière. Avec l’appui du Congad, le processus vient d’être bouclé avec un atelier de validation et d’adoption de la charte.

L’atelier de validation a vu la participation d’une centaine de participants représentant les différentes catégories d’acteurs du foncier. Ils se sont retrouvés pendant plus d’une semaine pour réfléchir ensemble et s’entendre sur les grandes lignes qui sont conformes aux directives volontaires de la Fao par rapport à la sécurité alimentaire. Pour le point focal départemental du Congad, Pape Masseck Seck, « cette présente session du Conseil municipal de Warkhokh se réunit pour la restitution des travaux de zones. Une concertation citoyenne qu’on a eue sur la question foncière dans toute la commune de Warkhokh.

Pour ce dernier, le résultat attendu est l’élaboration d’une charte locale de gouvernance foncière pour la commune de Warkhokh. « Les enjeux sont réels et évidents, la  pression démographique, les problèmes de terre et de pâturage se compliquent davantage. Parce qu’effectivement, il y a un mouvement de retour vers la terre », note-t-il. Mais l’installation des pouvoirs locaux constituent aujourd’hui un défi à relever pour qu’on puisse avoir une gouvernance foncière transparente de manière participative et inclusive. « Ces concertations ont eu lieu dans tous les 86 villages de la commune de Warkhokh, toutes les couches de la population ont participé à l’élaboration de cette charte locale », a fait savoir le responsable départemental du Congad. Montant au créneau, le maire de Warkhokh souligne : « On est en train de tenir une dernière session dans le cadre de cet important projet sur la charte de la gouvernance foncière avec l’accompagnement du Congad.

A la suite de l’atelier de lancement, on a procédé à des ateliers zonaux, les enquêteurs et les techniciens fonciers du Congad se sont rendus dans les cadres de concertation où ils ont recueilli les avis des populations sur la gestion foncière ». Les populations, explique-t-il, sont convaincues aujourd’hui qu’elles vont avoir un espace convivial, pacifique et stable, où elles pourront mener des activités économiques, sociales et culturelles.
 Selon le responsable des programmes du Congad, Mbaye Niang, « l’atelier a pour objectifs de présenter les résultats des ateliers zonaux, notamment les contraintes identifiées par les populations et les pistes de solutions esquissées et de faire la synthèse et la priorisation des pistes d’amélioration de la gouvernance foncière ». « Un comité de veille et d’appui à l’opérationnalisation de la charte a été mis en place et regroupe tous les acteurs intervenant sur le foncier », ajoute M. Niang.

Masse NDIAYE

En tournée dans la région, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a révélé, mardi dernier, à Ziguinchor, que 67 millions d’euros environ sont engagés en Casamance par l’Agence française de développement, le service culturel et de coopération technique, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour promouvoir des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du développement des entreprises et du tourisme.

Lors de son séjour dans la région, le diplomate français a visité différents projets issus du partenariat sénégalo-français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, de l’appui au secteur privé et du soutien à la relance du tourisme. Et au terme de sa tournée, Christophe Bigot a affirmé que la France poursuivra ses efforts pour aider le Sénégal à améliorer considérablement les conditions de travail des enseignants et des élèves, afin d’augmenter les taux de réussite dans les établissements scolaires. Il n’a pas manqué d’évoquer les actions réalisées, celles en cours et en vue, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Déjà, quelque 6 milliards et demi de francs Cfa ont été mobilisés pour ledit projet. L’éducation n’est pas le seul domaine où la coopération française intervient en Casamance.

La France, d’après son représentant au Sénégal, finance avec l’Unesco la distribution de carnets de santé et l’inscription sur les registres d’état civil des nouveau-nés, dans le cadre de l’initiative « Solidarité et santé sahel ». Elle participe aussi activement à la réhabilitation des centres de santé des régions de Sédhiou et de Kolda, ainsi qu’à l’amélioration de leurs volets destinés aux enfants. L’hôpital régional de Sédhiou bénéficie également de son aide. Outre l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor qui est un creuset culturel, la coopération française a beaucoup investi dans les périmètres d’irrigation de Vélingara et de Kolda. « Nous y menons une action très importante à hauteur de 27 millions d’euros », a révélé le diplomate français.

El Hadj Moussa SADIO

L’enfant a des droits dont celui d’avoir une pièce d’état civil et tous les croyants en Dieu savent que les enfants sont confiés par le Créateur à leurs parents qui en deviennent absolument responsables, a déclaré hier Mgr Ernest Sambou, évêque de Saint-Louis, à l’occasion d’un atelier de lancement d’un projet de Caritas/Saint-Louis et de Caritas/Espagne intitulé « Respect du droit à l’obtention de pièces d’état civil pour les enfants vulnérables de Saint-Louis ».

Il s’agit d’un projet pilote d’une durée d’un an et d’un coût global de plus de 120.000 euros, soit près de 79 millions de FCfa. En présence de la première adjointe au maire, Aïda Mbaye Dieng, de l’inspectrice de l’éducation et de la formation du département de Saint-Louis, Mme Sarr Ndeye Selbé Badiane, du directeur de Caritas/Saint-Louis, Alex Tendeng et de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses, Mgr Ernest Sambou a rappelé que dans toutes sociétés humaines vivant en ce monde, les enfants, les adolescents et les jeunes forment les catégories inéluctablement faibles et fragiles. Ils constituent l’espoir et la continuité. De l’avis de Mgr Sambou, c’est pour cette raison qu’il convient d’avoir une vision pour l’éducation et la préparation de l’avenir des enfants, notamment des enfants vulnérables. L’enfant, a-t-il précisé, a besoin de l’adulte pour préparer et réussir son avenir. « Nous n’avons pas le droit de laisser un seul enfant en rade. Les enfants qui ne peuvent pas fréquenter l’école faute de pièce d’état civil sont appelés à être un jour classés dans la catégorie des illettrés ou analphabètes avec des conséquences désastreuses ». Dans sa présentation, la coordonnatrice du projet, Mme Agnès Seck, a rappelé que Caritas/Saint-Louis est présente plus particulièrement à travers son programme Claire Enfance depuis plusieurs décennies dans l’accompagnement de l’Etat du Sénégal dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de la protection des enfants.

La problématique, a-t-elle ajouté, de l’inscription à l’état civil des enfants en situation de scolarisation constitue aujourd’hui une véritable préoccupation pour le système éducatif, les collectivités locales et l’Etat du Sénégal. Elle est devenue de ce fait un motif incontestable de déperdition scolaire. Ce qui a amené Caritas/Saint-Louis à initier avec Caritas/Espagne le projet « Respect du droit à l’obtention de pièce d’état civil pour les enfants vulnérables de Saint-Louis ».

Mbagnick Kharachi Diagne

La ville de Kolda va bientôt changer de visage. Elle vient de bénéficier de 7,57 km de routes.

Le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promoville) initié par le gouvernement, avec l’appui de la Banque africaine de développement (Bad), va construire près de 8 km de routes dans la commune. Le coût  des travaux qui vont durer environ trois ans, est estimé à près 7,6 milliards de FCfa. Le Conseil municipal va se réunir incessamment pour faire une délibération sur la question pour permettre à la mairie de signer une convention avec l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute). Les travaux qui devaient en principe démarrer au mois de février dernier ont été retardés pour des raisons de procédures. Ils vont finalement commencer au plus tard dans quatre mois.

La première phase sera financée par le budget de l’Etat pour un linéaire de 3 km environ. Elle concerne l’axe qui relie le carrefour de la Brigade de Gendarmerie à la mosquée Diacounda en passant par la région médicale et le «daara» moderne de Médina Chérif. Le second axe concerne le tronçon qui va de la route de Pata au pont d’Hilèle à partir du croisement de l’Ong Pellital alors que le troisième axe va de l’école élémentaire zone Lycée au poste de santé de zone Lycée. La seconde phase sera réalisée grâce à un financement de la Bad et de l’Etat du Sénégal pour un linéaire de 5 km environ. Les travaux doivent en principe démarrer avant la fin de l’année. Elle concerne le tronçon qui va de l’insertion du Boulevard Alpha Molo Baldé à l’ancienne salle des fêtes en passant par la mosquée Toucouleur et la station de radio Dunya. Le deuxième tronçon concerne la route qui relie la station Oil Libya au cimetière Gadapara, l’axe Daral Sikilo en face du camp des gardes à Médina Chérif en passant par le Lycée Alpha Molo Baldé de Kolda. « L’objectif de la rencontre d’aujourd’hui était de discuter avec les autorités municipales et les populations du programme qui a été retenu pour Kolda dans le cadre de la modernisation des villes du Sénégal, mais également d’échanger avec elles sur le cadre de mise en œuvre qui va être mis en place à Kolda pour l’exécution du programme Promoville. Nous avons également discuté de la convention qui doit lier l’Ageroute à la municipalité de Kolda pour l’entretien des infrastructures qu’on aura à réaliser dans le cadre de Promovil », déclare Madame Sow Astou Diokhané, coordonnatrice nationale de Promovil.

Mamadou Aliou DIALLO

Mbour : « Intercommunalité et développement local au Sénégal : état des lieux et perspectives », c’est le thème du forum organisé avant-hier (mardi) par le collectif de la presse locale de Mbour.

Une belle occasion saisie par le directeur de l’Agence de développement municipal (Adm), Cheikh Issa Sall, pour annoncer le lancement prochain du nouveau Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen). Ceci « à travers la constitution d’agglomérations dans le sillage de l’intercommunalité qu’il convient de promouvoir aujourd’hui pour répondre de manière efficace aux objectifs de l’Acte 3 de la décentralisation, notamment dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques », souligne-t-il. Ainsi, le Dg de l’Adm, Cheikh Issa Sall, a indiqué que « l’agglomération mbouroise figure parmi les autres agglomérations comme Touba-Mbacké, Saint-Louis, Ziguinchor et Dakar, qui vont constituer les phases tests du programme. Et pour ce faire, nous allons mettre ensemble les communes de Mbour, Malicounda, Ngaparou, Saly et Somone pour ainsi promouvoir l’intercommunalité et faciliter l’exécution des projets surtout du Plan Sénégal émergent (Pse) et même ceux programmés au niveau local. Le constat étant que l’espace pour abriter ces projets manque énormément dans certaines collectivités locales, il convient alors de travailler à les mettre ensemble pour plus d’efficacité et une meilleure cohérence territoriale ». Dans cette lancée, le préfet de Mbour, Saër Ndao, s’est réjoui de cette initiative des journalistes qui se sont constitués en véritables acteurs du développement, rangeant stylos, blocs-notes, dictaphones et caméras pour se consacrer à cette réflexion sur l’intercommunalité qui, selon lui, « est devenue un impératif pour promouvoir le développement local. Des indications sont claires dans ce sens à cette phase de la décentralisation pour permettre aux collectivités locales de mutualiser leurs forces. D’ailleurs, l’Etat les a presque devancées dans cette démarche à travers les pôles territoires en perspective ».

Rééquilibrer le développement des territoires
Pour le préfet, certains maires semblent faire la sourde oreille et refusent de faire de cette nouvelle dimension de l’intercommunalité un projet d’avenir alors que celle-ci est devenue même une réalité vécue tous les jours par les populations des communes proches les unes des autres dont les délimitations d’ailleurs posent de nombreux litiges. Ce qui fait que selon le préfet de Mbour, « les maires devaient être tous présents à ce forum qui est en quelque sorte organisé pour eux. D’autant que nous vivons tous dans ce département de Mbour des difficultés énormes de limite territoriale que nous avons de plus en plus du mal à déterminer ».

Heureusement, la présence du maire de Fissel, Tidiane Ba et de l’adjointe au maire de Joal a effacé cette absence des maires du département à cette journée de réflexion qui devrait leur permettre, comme l’a souligné le président du collectif des journalistes de Mbour, Ndiawar Guèye, « de comprendre davantage les enjeux de l’intercommunalité qui est une voie à privilégier pour rééquilibrer le développement et organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, mais également d’identifier les axes de coopération, de définir des thématiques prioritaires et d’élaborer une feuille de route pour faire de l’intercommunalité une réalité ». En tout cas, l’ambition est clairement affichée, il reste la volonté des entités elles-mêmes de traduire en actes concrets cette nouvelle dimension de l’Acte 3 de la décentralisation. Toutefois, le préfet Saër Ndao fait remarquer que l’Etat pourrait être amené à prendre ses responsabilités en cas de force majeur pour obliger les maires à mutualiser leurs forces et aller vers cette intercommunalité si la situation l’exige. D’autres communications ont été faites sur : « Quels modèles d’intercommunalité à adopter dans le cadre du Pacasen », « l’Intercommunalité, un instrument de l’organisation des territoires » et « L’intercommunalité peut-elle être une réponse aux problèmes de gestion que rencontrent les nombreuses communes », par respectivement Bachir Fofana de l’Adm, Ousseynou Touré du Pndl et Cheikh Ndiaye de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’Adl a organisé, pour deux jours, un atelier de partage et de validation du dispositif de collecte et des indicateurs de l’Onddl à l’intention des acteurs locaux.

La Casamance naturelle constitue une zone d’expérimentation de l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local (Onddl). C’est du moins ce qu’a déclaré lundi, à Kolda, Malal Camara, directeur général de l’Agence de développement local (Adl), lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de partage et de validation du dispositif de collecte et des indicateurs de l’Onddl aux acteurs de la région. L’Adl entend, à travers cette rencontre, améliorer et faire valider les indicateurs prioritaires, les circuits de collecte et de mise à jour des données et les dispositifs de collecte des données de l’Onddl pour la phase pilote. Cet atelier lui permettra également de choisir ses points focaux dans la région de Kolda qui seront sélectionnés sur la base des critères bien définis avec les acteurs locaux. Des ateliers similaires seront également organisés dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor dans le cadre de la construction du Pôle Casamance. « Ces ateliers ont pour objectif de travailler avec les acteurs locaux sur les domaines à l’Observatoire national de la décentralisation et du développement local, mais également les sous-domaines et les critères que nous devons stabiliser ensemble. Nous sommes vraiment à la dernière phase de la construction de cet observatoire qui va nous permettre de maîtriser l’information territoriale et qui va être un outil d’aide à la décision », déclare M. Camara. La mise en place de cet observatoire permettra de centraliser les données par territoire pour aider les décideurs à avoir des données fiables et scientifiquement vérifiables afin de pouvoir prendre leurs décisions.

Le responsable de la coordination et du suivi, Abdoulaye Ndiaye, par ailleurs représentant du directeur de l’Appui au développement local, abonde également dans le même sens. « Vous savez qu’avec la réforme de l’Acte 3 de la Décentralisation, il faudrait que dans la gouvernance territoriale, on puisse avoir une information sur le développement économique territoriale et cela demande beaucoup d’informations territoriales dans les entités qui sont mises en œuvre », souligne-t-il..

L’Adl procédera à une remise de moyens de transport et des ordinateurs à ses points focaux pour faciliter la collecte et la remontée des données.

Mamadou Aliou DIALLO

La ville de Dakar, en partenariat avec Lighting Urban Community International (Luci), a organisé hier, à Dakar, une conférence internationale sur les lumières urbaines dans les villes. A l’occasion, les responsables de la ville de Dakar ont, à l’instar de leurs homologues des autres villes, signé la charte Luci pour un développement durable de l’éclairage.

Lighting Urban Community International (Luci) est le réseau international des villes sur l’éclairage urbain. Il rassemble plus de 70 municipalités à travers le monde qui conçoivent l’éclairage comme un véritable outil d’une politique favorisant un développement urbain durable. Le thème choisi pour cette conférence « Meilleure lumière urbaine africaine » renseigne à suffisance sur la volonté des responsables locaux à relever le défi de l’éclairage dans nos villes.

Le but de cette rencontre est d’échanger sur des expériences et des pratiques mais également d’engager la réflexion relative aux solutions pour relever les défis de l’éclairage des villes africaines. Cela traduit l’engagement de ces villes à inscrire l’éclairage public au cœur des politiques urbaines de développement durable. Selon le directeur des services techniques de la ville de Dakar, Serigne Lèye Thioune, « les travaux se sont articulés autour de sessions thématiques où chaque ville africaine présente son système d’éclairage, sa stratégie, ses défis et ses enjeux. L’autre volet de la conférence s’articule autour de deux tables rondes dont l’une a porté sur la durabilité, l’efficacité énergétique et les technologies en matière d’éclairage publique. Des experts feront des présentations pour démontrer l’efficacité de leurs technologies en tenant compte de la durabilité.

La deuxième table ronde sera beaucoup plus axée aux financements, aux infrastructures, à l’aménagement de l’espace urbain et à la sécurité urbaine comme objectif final ». La cérémonie de signature de la charte Luci a été l’un des moments forts de la cérémonie. Elle marque la première étape vers la création d’une dynamique régionale qui explore les bonnes pratiques en éclairage public sur le continent africain et identifie les défis communs, les opportunités et les solutions attendues. Mme Soham El Wardini, première adjointe au maire de Dakar a pour sa part, tenu à exprimer sa joie et a dit son engagement à relever ce défi. « La lutte contre le changement climatique est une question environnementale qui nous engage, en tant qu’autorités locales, à faire de l’éclairage public une priorité stratégique pour le développement durable. Nous sommes heureux d’exprimer au monde notre engagement envers le développement en signant la Charte ». Même son de cloche chez Mark Burton-Page. Pour le directeur général de Luci, « en Afrique, les villes ont des caractéristiques très spécifiques et des contraintes très précises avec des enjeux différents. Nous devons regarder le futur en gardant en tête d’avoir les meilleures qualités d’éclairage pour les habitants ».

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

La diffusion et l’opérationnalisation des directives volontaires au Sénégal sur la gouvernance foncière dans la zone agro-écologique des Niayes bat son plein depuis avant-hier au siège de l’Union des groupements et producteurs de Mékhé.

Devant cette plateforme de divers acteurs, Dr Cheikh Oumar Bâ, directeur exécutif d’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), un espace de réflexion, de dialogue et de proposition pour des politiques agricoles et rurales concertées au Sénégal et Afrique de l’Ouest, a indiqué qu’une gestion intelligente du foncier garantit la paix sociale. « Pour un pays comme le nôtre qui dispose d’environ 3.800.000 hectares de terres cultivables dont 2,5 millions non cultivées face à une démographie galopante tendant vers une réduction continue de la surface cultivable, il est important de partager entre acteurs. Car, le but ultime des directives volontaires dans la gouvernance foncière est de garantir la sécurité alimentaire pour tous », a-t-il confié.

Selon lui, les directives volontaires visent à apporter un accès équitable à la terre, aux pêches et aux forêts pour éliminer la faim et la pauvreté, tout en préservant l’environnement pour un développement durable. « A l’heure des changements climatiques qui influent négativement sur la pluviométrie, il est stratégique de veiller sur les intérêts des petits producteurs aux côtés des gros investisseurs », a-t-il ajouté.

Au nom des producteurs, Fallou Diagne, président de l’Ugpm, de noter que de tels échanges sur le foncier sont d’une grande utilité pour les populations. Car, « sans terre pas d’agriculture », a-t-il lancé. Au vu de la pression démographique dans certaines localités entraînant un manque de terres cultivables et d’une disponibilité énorme d’espace dans d’autres, des ateliers échanges comme celui de Mékhé doivent aider à corriger. « Alors, si nous voulons régler d’une façon pacifique et durable certaines incohérences territoriales, la concertation doit être permanente et loyale entre toutes les parties concernées, acteurs, administrations, société civile », a-t-il noté.

Mbaye BA

 

Le Coordonnateur du projet « Apprentissage pour le Développement des Territoires Ruraux » (Adeter), Mamadou Moustapha Fall, a remis des lots importants d’équipements de transformation agroalimentaire et de protection individuelle aux responsables de groupements de promotion féminine (Gpf) des départements de Saint-Louis et Dagana.

C’était en présence de l’inspecteur d’Académie de Saint-Louis, du secrétaire général de la Chambre de commerce, de la directrice du Centre de formation professionnelle (Cfp) et de plusieurs autres partenaires. En prélude à cette cérémonie, Adeter a mis à la disposition de chaqueGpf une tonne de mil ou de riz. M. Fall a ainsi saisi cette occasion pour rappeler qu’Adeter est un projet de trois ans (2014/2017) financé par l’Agence française de développement (Afd).

Il est mis en œuvre par le Gret (Groupe de recherches et d’échanges technologiques) en partenariat avec Enda Graf Sahel au Sénégal. Il a pour objectif de valoriser le potentiel de l’économie rurale en vue de lutter contre la pauvreté, de contribuer à la sécurité alimentaire et d’améliorer les conditions de vie au Sénégal.

Pour atteindre cet objectif, a-t-il précisé, les acteurs régionaux se sont organisés autour d’organes locaux de concertation pour piloter l’identification, la conception et la mise en œuvre des formations par apprentissage, d’une part, et préparer les appui-conseils à apporter aux Gie de femmes transformatrices de produits agroalimentaires, d’autre part. Il s’agit de la Commission de concertation opérationnelle pour la formation par apprentissage (Cocop/Fpa) et de la Commission de concertation opérationnelle pour l’appui-conseil aux Gie (Cocop/Gie). Ces Gpf appuyés par Adeter sont suivis par les conseillères en promotion féminine de la Saed. L’équipe du projet, en rapport avec un consultant chargé d’accompagner ces conseillères de la Saed, a réalisé le bilan de compétences de ces dernières, en identifiant leurs besoins en renforcement.

L’Adeter, a-t-il poursuivi, a également procédé au diagnostic approfondi de ces Gpf bénéficiaires du projet, élaboré les plans de renforcement de capacités des conseillères de la Saed et des Gpf, en les formant aux techniques de gestion des micro-entreprises, en dynamique organisationnelle, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Toutes les populations de Nguéniène, avec l’appui de leurs partenaires de l’Ircod (Institut régional de coopération et de développement) et l’Ucg (Unité de coordination de la gestion des déchets solides), se sont mobilisées, le week-end, pour rendre leur ville propre.

L’opération s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée entre les communes de Nguéniène et de Benwhir, en France. La  gestion des déchets a toujours constitué une priorité pour la commune de Nguéniène qui, depuis 2016, avec ses partenaires, a pris le taureau par les cornes pour définitivement se départir des déchets qui jonchent le sol et constituent un danger pour les populations et
l’environnement. Pour la circonstance, les autorités communales ont sonné la mobilisation. Hommes, femmes et jeunes ont donné un coup de balai au cours d’un grand «set-sétal» à l’échelle du village pour assainir leur localité. Avec l’entremise des partenaires, Ircod et l’Ucg, les déchets déversés au quotidien dans les rues, coins et recoins ont été ramassés. Quentin Vilsalmon de l’Ircod s’en est félicité et a soutenu que pour la pérennisation et le renforcement des actions engagées, la commune et ses partenaires prévoient une prise en charge progressive de la gestion des déchets, avec la construction d’un container de tri et de stockage du plastique. Au nom des femmes, Mme Thiam a demandé à ses homologues d’assurer le suivi puisque, à son avis, il ne sert à rien d’enlever des ordures sans changer de comportement. « Mieux vaut ne pas salir que de nettoyer », s’est-elle exclamée, promettant de poursuivre la sensibilisation pour que Nguéniène reste et demeure propre.

Au nom de la commune, Gaby Diouf a remercié les populations, les partenaires et le chef de village pour leur engagement. Pour assurer le suivi, a-t-il dit, un comité de pilotage dirigé par Michel Ndour sera mis en place par arrêté du maire et va étaler ses activités dans l’année. M. Diouf a aussi annoncé qu’un prix sera décerné au quartier le plus propre, de manière à créer une émulation saine au niveau des populations. Quant au coordonnateur régional du pôle de l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides, Ibrahima Mbaye, il a soutenu qu’avec l’aide de son agent cartographe, ils ont déjà recensé une trentaine de dépôts sauvages sur l’ensemble du territoire communal. Dès lors, M. Mbaye a avancé que la mise en place d’une stratégie d’éradication desdits dépôts est envisagée.

Amath Sigui NDIAYE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.