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Régions (1547)

Une enveloppe de 5,3 millions de FCfa a été débloquée par le premier magistrat de la ville de Tambacounda, Mame Balla Lô, pour permettre à 530 responsables de familles de passer une bonne fête de Tabaski 2017. Il a aussi remis 10 millions de FCfa a été remis à plusieurs mosquées de la ville pour des travaux de rénovation et faire face à certaines charges.

Les bénéficiaires ont reçu, mardi dernier, les tickets leur permettant de passer à la caisse du Trésor public. Selon Mamadou Diallo, secrétaire municipal de la Mairie, cette enveloppe a considérablement été revue à la hausse. Car en 2016, cette enveloppe n’était que de 3,2 millions de FCfa. Une volonté politique du maire qui vise à permettre à plusieurs nécessiteux de la commune de Tambacounda de faire face aux besoins et passer ainsi une bonne fête de Tabaski.

Cet appui vient après celui de l’Etat qui a remis une enveloppe de 2,4 millions de FCfa. Certaines mosquées ont eu 1 million de FCfa et d’autres 500.000 FCfa. C’est pour l’Edile de la ville une manière de permettre à ces mosquées de faire face soit à des charges fixes (factures), soit pour pouvoir continuer les constructions ou travaux de réfection entamés dans ces hauts lieux de culte. Selon le secrétaire municipal, Mamadou Diallo, d’autres mosquées bénéficieront de cette aide afin de contribuer à leur modernisation.

Il a indiqué qu’un dossier de soutien financier à des familles qui ont enregistré des dégâts durant les fortes précipitations du 22 juin dernier, est en cours de traitement au Trésor public pour une valeur estimée à plus d’1,5 million de FCfa. Et cette somme permettra à chacune des familles de la vingtaine recensée par le service départemental de l’action sociale de recevoir 75.000 FCfa.

Pape Demba SIDIBE

 

Le maire de Keur Mousseu, Momar Ciss, a fait visiter l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) aux villageois impactés par l’infrastructure. Ces derniers en sont sortis émerveillés. Alors que le maire qui pense aux retombées de cet aéroport, souhaite que le pavillon présidentiel soit baptisé au nom du village historique de Mbadatte.

 « Notre commune pourrait beaucoup bénéficier des retombées de cet aéroport. Les villageois, surtout les déplacés, n’étaient pas bien informés de l’importance du projet d’intérêt national. C’est pour cela que nous avons associé tous les 36 villages à la visite de ce joyau qui est maintenant prêt à accueillir des avions gros porteurs et devrait impacter positivement sur le vécu quotidien des populations de la zone », a affirmé le maire de Keur Mousseu. C’était le vendredi dernier. Par cette visite, le maire Momar Ciss qui a souhaité le pavillon présidentiel porte le nom du village historique de Mbadatte, a semblé marquer un grand coup à quelques mois de l’inauguration de l’infrastructure aéroportuaire. A cet effet, Momar Ciss affirme que la mairie fera une délibération pour demander au président de la République, Macky Sall, de parrainer le pavillon présidentiel en guise de reconnaissance et rendre ainsi hommage aux villageois.

Les visiteurs du jour ont été accueillis par les responsables du chantier mais également des représentants de la direction de l’aéroport qui les ont guidés pour la visite de l’imposant bâtiment qui abrite les restaurants, cafés, salles de prière, mais également les terminaux de départ comme d’arrivée, ainsi que la zone de transit. Ainsi, ont-ils bien apprécié la qualité des travaux entrepris dans leurs anciens terroirs où, à l’époque, on se le rappelle, le processus avait donné lieu à de nombreuses supputations et incompréhensions. Aussi, de nombreuses populations s’étaient opposées au projet devenu aujourd’hui une réalité.

« Il a fallu beaucoup de concertations et tractations entre les autorités et ces populations pour voir démarrer les travaux de ce grand projet d’aéroport de standard international qui couvre une superficie totale de 4.500 ha pour un investissement de plus de 400 milliards de FCfa », a dit le maire Momar Ciss.
On se souvient encore de la visite de l’actuel Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine sur les sites de recasement composés de 342 logements et dotés de tout l’équipement socio-éducatif. Cela, afin de convaincre les plus réticents. Depuis lors, les choses se sont estompées. Après dix ans de travaux, l’infrastructure sera livrée en décembre prochain. « C’est pour cette raison que nous avons initié cette visite guidée par les populations des villages impactés afin qu’elles puissent voir de près l’importance de ce grand projet et se l’approprier d’ores et déjà », a souligné le maire et Haut conseiller Momar Ciss.

Mouhamadou SAGNE

Le gouverneur El Hadj Bouya Amar, les pieds dans l’eau, a rendu visite, dans la commune de Kahène, aux sinistrés des fortes précipitations (180 mm) du week-end dernier qui ont entraîné des inondations pour apporter la compassion du président de la République, Macky Sall.

La commune de Kahène, dans le département de Koumpentoum, située à 157 km de la capitale régionale Tambacounda vit un drame. Les fortes précipitations du week-end dernier ont causé d’énormes dégâts dans plusieurs villages de la commune. Le week-end dernier, l’eau a pris possession de son lit et les concessions à ce niveau ont complètement disparu, laissant des amas d’argile et des toits de chaume. C’est le même décor dans les 18 villages qui ont eu des dégâts sur les 45 que compte la commune de Kahène.

Le recensement des dégâts montre que quatre puits se sont effondrés dans des villages comme Kawsara 14 où les populations ne savent à quel saint se vouer pour avoir accès à l’eau potable.
Au total, plus de 1.071 cases se sont affaissées, surtout celles qui ont été construites sur le lit d’un cours d’eau asséché à la faveur des longues périodes de sécheresse. Cin blessés ont été également dénombrés. Les sinistrés ont perdu plus 22 tonnes de vivres et 15 bêtes ont été emportées par les eaux. C’est pourquoi, le gouverneur qui était sur les lieux a donné des instructions fermes aux services compétents pour une « intervention urgente» afin de réparer le pont d’assurer la mobilité des personnes. La piste relie la commune de Méréto à celle de Kahène.

Le gouverneur a annoncé la réaction spontanée de la Direction de la protection civile qui prévoit de remettre 16 tentes, des moustiquaires et des kits d’hygiène. Cet appui devait arriver à Koumpentoum ce mardi (ndlr : hier). Et le gouverneur exhorte le maire à en faire un bon usage, car c’est une aide destinée aux familles qui se trouvent dans le besoins.

Une chaîne de solidarité a commencé à se tisser pour venir en aide aux sinistrées accueillis dans les écoles les mosquées et les églises. D’ailleurs le haut conseiller des collectivités locales, Abou Bâ, a remis 10 sacs de riz au maire Mamady Thiam. Quant au président du Conseil départemental de Koumpentoum, Oumar Sy, qui avait accompagné le gouverneur, il ne manquera pas sans nul doute de venir en aide aux sinistrés de cette commune. A Kawsara 14, le chef de village, Aliou Ndiaye, salut cette descente sur le terrain du gouverneur de région. Cela démontre, selon lui, que les autorités ont beaucoup de considération pour eux et veillent sur la sécurité et le bien-être des populations. Pierre Ndour, un des sinistrés relogés à l’école de ce village, souhaite un appui en matériel de construction comme le zinc, le ciment, etc.

Un appel qui cadre avec le point de vue du gouverneur qui soutient que le véritable appui est d’aider les populations qui ont perdu leurs concessions à les reconstruire de manière durable. A ce titre, il leur demande de le faire en tenant en compte du phénomène de changement climatique pour éviter de telles situations.

Le maire Mamady Thiam et l’ensemble des populations n’ont pas caché leur satisfaction de voir le gouverneur à la tête d’une forte délégation venir partager, avec eux, ces moments difficiles.

Pape Demba SIDIBE

La vieille église de l’île historique de Carabane (Oussouye) vient d’être entièrement réhabilitée par l’Etat. Le ministre de la Culture et de la Communication, qui a visité le chantier la semaine dernière, s’est réjoui de la remise à neuf de ce lieu de culte, au grand bonheur des insulaires de la zone, notamment les fidèles chrétiens.

  Le ministre a rappelé que cette église était complètement délabrée et même abandonnée. Sa rénovation a été faite dans le cadre du programme de réhabilitation des lieux de culte et des lieux de mémoire historiques auxquels les populations locales sont fortement attachées. C’est un programme initié par le chef de l’Etat. Il s’inscrit dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques que le Président Macky Sall a instaurée et qui met le terroir au cœur du développement local.

Pour Mbagnick Ndiaye, réhabiliter ces sites du patrimoine historique classé, c’est leur redonner une seconde vie et leur permettre de continuer à demeurer le socle de l’affirmation de notre identité culturelle. « Le projet a coûté presque 200 millions de FCfa », a révélé M. Ndiaye.

Le ministre s’est félicité du fait que le chantier ait été magnifiquement réalisé par Eiffage qu’il a remercié d’avoir retapé à neuf cette église en six mois de travaux. Il a estimé que l’édifice peut encore durer une cinquantaine d’années. D’après les informations historiques, l’église de Carabane a été construite en 1885. Elle est une des premières du Sénégal. Quant aux populations locales, elles ont tenu à saluer la bonne qualité des travaux et à féliciter les techniciens de l’entreprise Eiffage, ainsi que les ouvriers qui ont été recrutés sur place pour l’exécution correcte du chantier.
Pour sa part, le directeur du Patrimoine culturel, Abdoul Aziz Guissé, a fait remarquer que le choix de Carabane, dans le cadre du programme de réhabilitation des lieux de culte et des lieux de mémoire historiques, se justifiait par l’importance historique de cette île. Il a rappelé que celle-ci avait accueilli le premier comptoir colonial français.

A en croire toujours M. Guissé, la construction de cette église de style breton, qui remonte à 1885, était partie intégrante d’un plan d’urbanisme de l’île de Carabane initié sous l’administrateur Emmanuel Bertrand Bocandé en 1852. « Carabane, avec l’ancienne mission catholique, son église bretonne, les ruines du pénitencier, asile de déportation des résistants à la colonisation, pudiquement appelé l’école spéciale et les vestiges des maisons commerciales bordelaises, constitue un ensemble historique important qui figure sur la liste indicative du Sénégal des sites susceptibles d’être proposés au patrimoine mondial de l’Unesco ».
Au moment de quitter Carabane, le ministre a demandé à la direction du Patrimoine et à Eiffage de trouver une cloche pour l’église, avant son inauguration prévue en février 2018. A ce sujet, le vicaire d’Elinkine, Père Pierre Francesco, au nom du conseil paroissial, a invité le chef de l’Etat à venir honorer de sa présence ladite cérémonie. En outre, le ministre a invité le directeur des Arts à appuyer les initiatives des acteurs culturels locaux pour contribuer à l’animation de Carabane, l’île historique.

El Hadj Moussa SADIO

Une enveloppe de 2,4 millions de FCfa a été distribuée à 96 responsables de familles de la région de Tambacounda. Cet appui du président Macky Sall est destiné à des familles vulnérables pour leur permettre de passer une bonne fête de Tabaski 2017.

La cérémonie de remise de ces appuis a été présidée par le gouverneur de région, El Hadj Bouya Amar. Selon lui, cet appui destiné à des familles vulnérables a pour but de leur permettre de passer une bonne fête de Tabaski 2017. Une tradition respectée à travers la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale. L’enveloppe de 2,4 millions de FCfa a ainsi été distribuée à 96 familles nécessiteuses dans l’ensemble de la région de Tambacounda. Dans la même foulée, chaque préfet a reçu 10 enveloppes de 25.000 FCfa à remettre, à leur tour, au nécessiteux de leur département respectif. Le gouverneur a fait savoir que plus de 400 demandes ont été reçues par ses services techniques. Ce qui montre à suffisance l’ampleur du phonème de pauvreté dans la région. Mais avec l’appui du service régional de l’action sociale, un tri a été effectué pour retenir les 96 familles vulnérables afin de leur permettre de faire face aux exigences de la fête de Tabaski. Il précise tout de même que les bénéficiaires de cette année laisseront la place à d’autres l’année prochaine, car il est impossible de servir les mêmes personnes chaque année.
Cette mesure permettra à d’autres citoyens d’être soutenus par le chef de l’Etat et le gouvernement sénégalais. Lors de la présente cérémonie, 56 enveloppes ont été remises par le gouverneur. A cet appui s’ajoute celui de la Délégation générale de l’action sociale. Les collectivités locales font également la même chose, confie le gouverneur.

P. D. SIDIBE

Près de 2.000 talibés ont bénéficié de la générosité de l’honorable député Demba Diop appelé Diop Sy. Ce dernier les a habillés pour la Tabaski prévue ce 2 septembre 2017.

La cérémonie de remise des lots composés d’habits et de chaussures neufs a eu lieu avant-hier à la grande salle polyvalente de l’esplanade des mosquées, sous la présidence de Serigne Habib Sy Ibn Serigne Mouhamadou Mansour Sy « Borom Daradji » au nom du Khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, et en présence de plusieurs notables et invités. Les jeunes talibés sont issus de 90 « daaras » (écoles coraniques) de la ville et environs, selon le responsable de la communication El Hadji Mbengue Diop.

Une occasion pour Serigne Habib Sy Ibn Serigne Mouhamadou Mansour Sy « Borom Daradj » de magnifier ce geste « de haute portée sociale » du député Demba Diop Sy à l’endroit de cette couche déshéritée de la population qui n’a comme activité que l’apprentissage et la mémorisation du Coran.

« La majeure partie de ces enfants talibés ne vit pas avec leur famille dans la cité religieuse. Leur prise en charge reste un goulot d’étranglement pour les responsables des différents « daaras » d’accueil. Donc, y contribuer, comme l’a fait le député Diop Sy, constitue une aubaine dont l’impact se mesurera le jour de la fête quand les populations verront, à travers les rues de la ville, ces talibés bien habillés communier avec leurs enfants », a indiqué le responsable de la communication. Autre impact de cette action humanitaire qui en est à sa huitième édition, c’est bien la sollicitation des couturiers de la ville qui en tirent un grand profit pour la confection des habits. Ce qui leur permet de passer une bonne fête après règlement des prestations.

Mouhamadou SAGNE

Le département de Médine Yoro Foulah n’est pas, non plus, épargné par les inondations. Le deuxième pont situé sur la route de Fafacourou, dans la commune de Bignarabé, qui relie Kolda à Médina Yoro Foulah, a été emporté par les eaux rendant ainsi la circulation sur cet axe quasiment impossible. Des jeunes charretiers venus des villages environnants profitent de l’occasion pour gagner de l’argent. Ils encaissent entre 300 et 1.000 FCfa par passager pour leur faire traverser ce bras du fleuve avec leurs chevaux.

Le Service de pêche a également décidé de porter secours aux villageois en offrant une vingtaine de gilets de sauvetage pour la traversée à bord des deux embarcations qui font la navette entre les rives. Les dégâts matériels sont également importants dans la commune de Ndorna où plus de 40 cases se sont effondrées dans le village de Tankon Fara, situé sur l’axe Kolda-Pata.

Le maire de Pata, Alioune Badara Baldé, fait également état de nombreuses cases tombées dans sa commune au cours de ces derniers jours.

M. A. DIALLO

Des dizaines d’habitations sont envahies par les eaux après les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours à Kolda.

Les fortes pluies qui se sont abattues, au cours de ces derniers jours, à Kolda ont fait d’importants dégâts matériels. Des dizaines d’habitations se sont effondrées obligeant leurs occupants à trouver refuge auprès des parents, des amis ou des voisins. De nombreux quartiers sont aujourd’hui sous les eaux à la suite du débordement du fleuve Casamance qui est sorti de son lit pour envahir les maisons avoisinantes. C’est le cas notamment à Saré Kémo, Hilèle, Bantaguel, Gadapara où on note ça et là des maisons et des cases en banco effondrées et des bâtiments inondés. Dans certaines habitations, le niveau des eaux dépasse les 50 cm. « Toute la famille est partie, depuis quelques jours, rejoindre les parents au quartier Sikilo. Je suis là pour récupérer les bagages qui peuvent l’être pour les mettre à l’abri chez les chez des amis où les emmener dans la grande famille.

Les voisins sons également dans la même situation et certains sont même partis depuis quelques jours », déclare cet enseignant domicilié au quartier Hilèle.

La situation est quasiment la même à Gadapara où de nombreuses habitations sont aussi sous les eaux. « Nous sommes dans le désarroi. Certes, aucune perte en vie humaine n’est signalée pour l’instant, et Dieu merci, mais toutes les maisons de mes voisins sont actuellement inondées. Des cases sont également effondrées dans le quartier, mais je ne peux vous en dire plus pour le moment », déclare de son côté Mamadou Charifou Diallo, notable à Gadapara. Il dit craindre le pire avec les risques d’effondrement d’autres maisons dont les murs en banco sont actuellement imbibées d’eau et pourraient donc céder à tout moment. Dans de nombreux quartiers, les rues sont devenues impraticables à cause des eaux stagnantes ou dégradées par les eaux de ruissellement. Ce le cas notamment à Doumassou, Gadapara, Hilèle Saré Kémo et Sinthiang Tountouroun, entre autres.

A Faraba, un village situé à la périphérie de Kolda, au moins, une vingtaine de cases sont également effondrées et une centaine d’autres menacent de tomber.

Les habitants sont complètement coupés de la commune de Kolda à cause des eaux qui ont envahi les trois voies d’accès qui mènent dans ce village de la commune de Dioulacolon.

Mamadou Aliou DIALLO

DEPARTEMENT DE MEDINA YORO FOULAH : PLUS DE 40 CASES EFFONDRÉES DANS LA COMMUNE DE NDORNA
Le département de Médine Yoro Foulah n’est pas, non plus, épargné par les inondations. Le deuxième pont situé sur la route de Fafacourou, dans la commune de Bignarabé, qui relie Kolda à Médina Yoro Foulah, a été emporté par les eaux rendant ainsi la circulation sur cet axe quasiment impossible. Des jeunes charretiers venus des villages environnants profitent de l’occasion pour gagner de l’argent. Ils encaissent entre 300 et 1.000 FCfa par passager pour leur faire traverser ce bras du fleuve avec leurs chevaux.

Le Service de pêche a également décidé de porter secours aux villageois en offrant une vingtaine de gilets de sauvetage pour la traversée à bord des deux embarcations qui font la navette entre les rives. Les dégâts matériels sont également importants dans la commune de Ndorna où plus de 40 cases se sont effondrées dans le village de Tankon Fara, situé sur l’axe Kolda-Pata. Le maire de Pata, Alioune Badara Baldé, fait également état de nombreuses cases tombées dans sa commune au cours de ces derniers jours.

M. A. DIALLO

Après les fortes averses tombées en ce milieu  d’hivernage, plusieurs localités sont submergées par les eaux à Linguère. Parmi elles, la caserne des sapeurs-pompiers, les cimetières  et le stade Cheikh Tacko Coumé. Le maire Aly Ngouille Ndiaye a volé au secours des populations.

De fortes pluies à hauteur de 216 mm sont tombées sur la commune de Linguère, occasionnant d’énormes dégâts matériels. Les populations qui vivent dans l’inquiétude totale demandent de l’aide à l’Etat. « Les pluies ont causé d’énormes dégâts. Des concessions ont été  ravagées et des maisons entières inondées. Certains moutons de Tabaski ont même péri dans ces eaux. Nous demandons aux autorités, surtout municipales, de nous construire des  canaux d’évacuation de l’eau », a dit l’une des victimes Awa Diankha. « Les eaux n’ont rien laissé sur leur passage. Elles ont tout emporté, des vivres, des sacs de ciment, des vêtements, du  matériel et même les téléphones portables », a dit Mor Mangane dont la maison est complètement sous les eaux. Il a sollicité l’aide des autorités.

Le préfet a fait le tour de quelques sites inondés en compagnie de l’équipe municipale. « Nous venons de faire le tour de certains sites inondés avec les services techniques et l’équipe municipale, avec à sa tête le maire Aly Ngouille Ndiaye. Avec 216 mm de pluies enregistrés à Linguère, vous conviendrez qu’avec moi qu’il y aura des dégâts. Certaines maisons sont complètement envahies par les eaux et nous nous efforcerons de mettre les populations dans des conditions les meilleures, en les logeant dans les écoles », a dit le préfet Amadou Bamba Koné.

Même son de cloche chez le maire. « Nous avons vécu une journée assez folle, il y a une forte pluie de 216 mm enregistrés à Linguère, une première fois d’ailleurs. Plus de 150 mm ont été enregistrés entre 10h et 11h. Ce qui a d’ailleurs causé des problèmes, parce qu’à Linguère, même avec 50 mm de pluie, on a des difficultés, à plus forte raison avec plus de 200 mm », a affirmé le maire Aly Ngouille Ndiaye. « Depuis ce matin, nous sommes au chevet des populations avec le préfet, les sapeurs-pompiers, la gendarmerie et toute l’équipe municipale. Nous avons également pris les dispositions pour reloger certaines populations au niveau de certaines écoles. On les assistera en vivres, le temps de passer cette dure épreuve », ajoute le maire.

Masse NDIAYE

Avant de quitter Ziguinchor, après une visite de travail de quatre jours, le ministre délégué auprès du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, Pape Gorgui Ndong, a mis en place, samedi dernier, un comité de suivi de l’exécution des mesures qu’il a prises face aux inondations dans la commune.

Le ministre délégué a indiqué que ce comité de suivi travaillera en étroite collaboration avec le comité « Environnement et cadre de vie » déjà existant, « en attendant le démarrage, ce soir ou demain (Ndlr, samedi ou dimanche derniers), des grands travaux pour soulager totalement les populations des inondations ».

Le comité de suivi est présidé par le gouverneur de la région, Guédj Diouf. « Il fera le suivi jusqu’à la réception des travaux qui ont été retenus », a assuré Pape Gorgui Ndong.  A propos des mesures qu’il avait prises après avoir visité les sept sites qui abritent les canaux d’évacuation des eaux pluviales réalisés autour du stade Aline Sitoë Diatta, de la gare routière, des quartiers de Kansahoudy, Belfort, Korentas, Colobane et Koboda, M. Ndong s’est félicité que certaines soient déjà en train d’être mises en œuvre. C’est le cas du curage manuel du canal, en attendant le matériel lourd qui doit arriver certainement aujourd’hui (Ndlr, samedi dernier) pour faire le reprofilage des voies d’évacuation des eaux et mettre en place des tranchées drainantes.

Il a assuré que la pose des bâches pour le pompage des eaux par les sapeurs-pompiers est déjà effective. Le ministre délégué a annoncé des mesures durables dans le cadre du programme décennal de gestion des inondations en cours au Sénégal. Entre autres, il a cité de « gros projets imminents » qui doivent être entamés dans la commune de Ziguinchor pour l’assainissement (eaux usées et eaux pluviales). Pape Gorgui Ndong n’a pas manqué de rassurer que l’Etat est engagé dans une dynamique irréversible de rendre meilleurs nos territoires, d’améliorer le cadre de vie des populations et de permettre à ces dernières d’être dans un environnement qui leur donne la possibilité de participer à l’émergence.

El Hadj Moussa SADIO

 

La commune de Kahène, située à 157 km de Tambacounda, a enregistré de fortes précipitations la nuit du vendredi au samedi. Ce sont 180 mm d’eau qui sont tombés. Dix-huit (18) villages sont sinistrés dont le village chef-lieu qui a perdu un pont sur la nouvelle piste qui désenclave plus de cinq villages. Des puits sont ensevelis. Trois blessés ont été notés à Ngouta Toucouleur et deux autres à Kanta. Des animaux et vivres ont été emportés. Le maire Mamady Thiam et le nouveau député Sidy Traoré, qui ont fait une tournée, invitent les autorités à venir en aide aux villages sinistrés.

Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région orientale les vendredi et samedi derniers, avec plus de 180 mm dans la commune de Kahène au sud-ouest de Tambacounda, ont entraîné des inondations qui fait de nombreux dégâts. Près d’un millier d’habitations en ruine ont été dénombrées. En plus des cinq blessés dans deux villages (Ngouta Toucouleur et Kanta) sur lesquels se sont effondrés des pans de mur, des animaux (chèvres, moutons, bœufs et chevaux) et des vivres ont été emportés par les eaux. Des habitants affirment avoir perdu leur mouton de Tabaski. Au total, ce sont 18 villages qui ont été touchés sur les 45 que compte la commune de Kahène. Le village chef-lieu a aussi perdu son pont érigé sur la nouvelle piste et 225 cases et 10 bâtiments.

Dans plus de cinq localités des terres neuves, des puits ont été ensevelis. Il s’agit de Medina Chékène, Fadia Ouolof, Ndiayène Ciré, Sinthiou Niomène et Nialeng Siré qui n’ont plus accès à l’eau potable. C’est aussi le cas pour le village 14 Kawsara, situé à la frontière gambienne où plus de 199 cases ont été emportées par les eaux. Ici, plus de 45 familles sont sinistrées, a confié le maire Mamady Thiam, joint au téléphone.
Il a affirmé que les dégâts sont importants dans sa commune. Ces familles sont pour le moment entassées dans l’église, les mosquées et dans l’école élémentaire du village. Selon toujours Mamady Thiam, plusieurs tonnes de vivres ont été emportées par les eaux. D’où leur cri de cœur aux autorités pour qu’elles viennent en aide à ces populations sinistrées au plus vite.

Pape Demba SIDIBE

 

Depuis son élection à la tête de la commune de Malem Hodar en 2009, Abdou Ndao octroie chaque année, à l’occasion de la fête de la Tabaski, des aides aux indigents. Cette année encore, il n’a pas dérogé à la règle. Selon un communiqué reçu à notre rédaction, l’équipe municipale a dégagé un montant de deux millions de FCfa pour assister des imams, les 35 « daaras » et des indigents. La cérémonie de remise de cette aide, précise-t-on, a eu lieu mercredi dernier. « Enfin, comme chaque année, il assiste, sur fonds propres, ses conseillers municipaux et le personnel de la commune pour un million de FCfa», lit-on dans le document. Les jeunes n’ont pas été en reste. Au cours de cette même cérémonie, le maire Abdou Ndao a remis la subvention annuelle aux huit associations sportives et six culturelles pour un montant global de deux millions de FCfa. « Geste hautement apprécié par la jeunesse de Malem Hodar et tous les acteurs culturels. L’ouverture, le dialogue et l’engagement du maire ont été magnifiés par les jeunes », renseigne le communiqué. Le maire a salué le geste des jeunes qui ont accepté de prélever sur l’enveloppe une somme de 500.000 FCfa pour la confection d’une tribune dont le coût est estimé à deux millions de FCfa. Il s’engage ainsi à les accompagner pour trouver le montant restant avant la fin des travaux (…). « Comme les jeunes, les chefs religieux et toute la population ont salué ce geste régulier depuis 2009 », fait savoir le maire. 

Abdou Ndao annonce l’organisation des journées culturelles d’ici la fin de l’année. Il a révélé du même coup le planning de paiement  de la bourse spéciale allouée au département de Malem Hodar suite aux mauvaises récoltes de 2016. Pour la commune, le paiement est prévu les 28 et 29 août prochains.

Aliou KANDE

L’Ugb a accueilli un atelier d’élaboration de curricula théoriques et pratiques pour la mise en œuvre de programmes d’encadrement en développement local qui s’inspirent du modèle Saemaul adapté aux réalités locales.

L’une des missions de l’Institut Saemaul Sénégal (Iss) est la capacitation des populations des villages pilotes Saemaul, des populations rurales ou périurbaines et des habitants, en civisme et en volontariat, pour le changement des mentalités d’une part. D’autre part, l’Iss a pour objectif de renforcer et de moderniser leur savoir-faire en techniques agricoles, en gestion des ressources générées dans un cadre communautaire. Telles sont, en résumé, les raisons qui justifient la tenue de cet atelier.

Au cours de cette rencontre présidée par le recteur Baydallaye Kâne, il s’est agi principalement de regrouper des enseignants-chercheurs, le personnel administratif, technique et de service de l’Ugb, des experts et techniciens de la Fondation Saemaul, des représentants des ministères de la jeunesse, de l’agriculture, de la Saed, de l’Isra, du Cifa, d’AfricaRice et des villages-pilotes Saemaul tels que Tal Bakhlé (Dagana), NdomboAlarba (Richard-Toll), Mbenguegne Boye (Saint-Louis) et MboloBirane (Podor).

En présence du directeur de l’Ufr des sciences agronomiques et de l’aquaculture de l’Ugb, Pr Mateugue Diack, du point focal du Seamaul à l’Ugb, Pr Badara Sall, le directeur du Bureau Saemaul/Sénégal, Kim Hyang Chul, et sa collaboratrice Mme Thiaw Fatou Sène ont, tour à tour, rappelé que le Saemaul Undong est un mouvement de réforme spirituelle du peuple sud-coréen allant de la dépendance à l'autonomie et de l'égoïsme individuel à la coopération. 

En effet, les Coréens ont fini par le décrire comme concept de base de la révolution sociale de la société rurale coréenne, qui a permis d’utiliser le capital humain en vue de développer un pays à ressources naturelles limitées (70% du territoire sont constitués de montagnes).

Cette approche, ont-ils précisé, qui s’articule autour de la diligence, du Self-Help (auto-assistance) et de la coopération, a été initié par le président Park Chung Hee dans les années 1970, avec comme objectif principal d'améliorer les conditions de vie des résidents ruraux par la promotion des efforts d'auto-assistance, sur la base de la coopération entre les agriculteurs, les organismes gouvernementaux concernés et les dirigeants du programme agricole. Le lancement de ce concept a ainsi permis de mettre en œuvre un programme de développement économique et social de grande envergure.

Abondant dans le même sens, le recteur de l’Ugb, Pr Baydallaye Kâne, s’est réjoui de la mise en œuvre de ce concept sud-coréen au Sénégal, conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait souhaité que cette belle expérience de développement communautaire soit dupliquée dans notre pays.

A. M. NDAW

Le nouveau siège de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Kédougou a été inauguré par le gouverneur de la région William Manel. La cérémonie d’inauguration a eu lieu en présence du directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec), Abdoulaye Diop, des élus locaux, des opérateurs économiques et du président de la Chambre de commerce de Kédougou, Mamadou Adji Cissé.

Le nouveau siège de l’institution régionale a été financé par le Cosec dans son programme de construction des chambres de commerce départementales. Le Cosec a débloqué 270.000.000 FCfa pour construire ce joyau. C’est un gigantesque joyau flamboyant neuf qui surplombe tous les services et habitants environnants de la commune de Kédougou. En plus du siège, le Cosec a promis de soulager substantiellement les opérateurs économiques en instituant dans un avenir immédiat le Porsec à Kédougou. Le président de la Chambre de commerce de Kédougou, Mamadou Adji Ciss, a rendu hommage à l’Etat mais au Cosec qui accepté de financer la construction du siège régional.

Le directeur général du Cosec Abdoulaye Diop est revenu sur le sens et l’importance de cette infrastructure. Il a invité les responsables de la Chambre de commerce à bien préserver cet outil qui peut doper le développement économique de la région.

Au nom de l’Etat, le gouverneur de Kédougou, William Manel, a salué l’esprit entrepreneurial des opérateurs économiques de la région. Il s’est félicité de la générosité du Cosec qui a permis à Kédougou de disposer d’un nouveau siège. Il a invité le président de la Chambre de commerce et ses collaborateurs à veiller à l’entretien et au bon fonctionnement de cette infrastructure.

Seydou TOUNKARA

Le Fonds de garantie pour les villes (Fogaville) initié par le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) vise à résoudre les difficultés d’accès aux financements des communes du Sénégal, a indiqué, jeudi, Bassirou Ngom, le chef de zone du Fongip des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine. « Ce nouveau sous-produit du Fongip, en l’occurrence le Fogaville, est destiné à appuyer les collectivités locales à mieux faire face à leurs difficultés de financement », a-t-il expliqué. Bassirou Ngom s’exprimait en marge d’une rencontre d’information des acteurs économiques de Fatick sur les missions dudit fonds. Le préfet du département de Fatick, Mouhamadou Mactar Watt, a présidé la rencontre. « A titre d’exemple, si un maire dispose d’un budget de 5 millions de FCfa pour un financement dans un secteur donné, s’il juge ce financement insuffisant, il peut se rapprocher du Fongip », a fait savoir M. Ngom.  « Et à travers ce sous-fonds, le Fongip peut apporter un appui financier tout en se portant garant auprès d’une institution de microfinance. Donc, on est dans un scénario où le maire demandeur peut se retrouver avec un financement de 30 à 50 millions de FCfa », a-t-il poursuivi. Selon Bassirou Ngom, les communes doivent savoir où trouver de l’argent pour prendre en charge leurs financements sans dépendre de l’administration centrale. « On doit plus dépendre de l’administration centrale pour trouver une solution aux problèmes de financement des villes », a-t-il affirmé. Avant de signaler que des communes de la région de Fatick comme celles de Ndiop et de Niakhar tirent déjà profit du Fogaville qui est opérationnel depuis un certain temps.

APS

 

Le ministre délégué auprès du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, a visité les sept sites qui abritent les principaux canaux d’évacuation des eaux pluviales. Au terme de cette visite, il a demandé le curage d’urgence des ouvrages d’évacuation pour libérer les eaux pluviales afin qu’elles puissent être drainées vers le fleuve.

Le ministre délégué auprès du ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, en charge de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, Pape Gorgui Ndongue, a visité les sept sites réalisés autour du stade Aline Sitoë Diatta, de la gare routière, des quartiers de Kansahoudy, Belfort, Korentas, Colobane et Koboda. A cette occasion, il a  déploré le fait que les ouvrages susmentionnés soient complètement obstrués par des ordures ménagères et l’ensablement. Ce qui empêche l’eau des pluies de circuler. Pape Gorgui Ndongue a, au terme de sa visite, proposé le curage des ouvrages d’évacuation des eaux vers le fleuve pour réduire les inondations. En parcourant la ville de Ziguinchor, le ministre délégué a constaté qu’il y a des ouvrages primaires qui ont été déjà mis en œuvre. Mais, il a relevé deux problèmes majeurs.

« Le premier, c’est l’obstruction des canaux et caniveaux par les ordures ménagères. Le second a trait à l’ensablement du fait du drainage des eaux », a-t-il fait savoir. Toutefois, Pape Gorgui Ndongue a assuré qu’il est venu apporter des mesures transitoires pour soulager les populations locales des inondations. « Ces mesures, a-t-il indiqué, c’est d’abord les entreprises qui sont déjà identifiées et pré-positionnées pour faire le curage des canaux et caniveaux ». Le ministre délégué a annoncé d’autres mesures, en termes de réalisation de tranchées de drainage.

Il a également assuré que la réhabilitation complète de la Rn6 Ziguinchor-Tanaff-Kolda, communément appelée route du Sud, et le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles) permettront de régler dans une large mesure les inondations qu’on constate aujourd’hui dans la commune de Ziguinchor. Par ailleurs, le ministre délégué a lancé un appel à la mobilisation citoyenne, notamment à la jeunesse et tous les acteurs qui sont autour de la gestion des risques d’inondation. Il n’a pas aussi manqué de demander à la mairie « de faire beaucoup plus d’efforts » pour entretenir les caniveaux et les canaux en procédant régulièrement à leur curage. Pape Gorgui Ndongue a tenu à assurer de la disponibilité de l’Etat, particulièrement du ministère en charge des questions d’inondation, à accompagner les populations de la commune de Ziguinchor à se débarrasser des eaux pluviales qui hantent actuellement leur sommeil. Avant de quitter Ziguinchor, M. Ndiongue a appelé les chauffeurs et les travailleurs de la gare routière confrontés aux eaux pluviales au calme.

El Hadj Moussa SADIO

 

Le Programme de renforcement de la nutrition (Prn) rencontre d’énormes difficultés pour atteindre ses cibles dans le département de Linguère.

Peu de choses à signaler à Louga et à Kébémer. Dans ces deux départements, le Programme de renforcement de la nutrition (Prn) a obtenu de bons résultats. Les séances de causerie ont amené les mères d’enfants à adopter les comportements recommandés. Et les résultats sont visibles sur le terrain : la malnutrition a sensiblement baissé dans ces deux départements. En revanche, pour Linguère, le constat fait est alarmant : les principales cibles ne sont toujours pas atteintes par le programme. Ce département reste à la traine. On y compte encore un nombre important d’enfants malnutris malgré les efforts déployés par l’Etat et ses partenaires.

Le Comité régional de suivi des activités du Prn qui s’est réuni hier à Louga, a mis le doigt sur les facteurs bloquants : département vaste, habitat dispersé mais aussi et surtout la transhumance. « Il faut revoir les stratégies pour que le Prn puisse atteindre ses cibles et réussir dans le département de Linguère », a recommandé l’adjoint au gouverneur en charge des affaires administratives Hamdy Mbengue, qui présidait cette rencontre du comité de suivi des activités du Prn. « Pourquoi pas mener des activités mobiles, je veux dire suivre les transhumants pour les sensibiliser », a précisé l’adjoint au gouverneur. Le suivi nutritionnel des bénéficiaires comme le dépistage et la prise en charge des enfants malnutris modérés, aigus et sévères était au cœur des échanges. Responsable du Bureau exécutif régional de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Ber/Clm) couvrant les régions de Matam, de Saint-Louis et de Louga, Ndèye Rokhaya Seck a profité de la rencontre pour rappeler les orientations stratégiques du Programme national de développement de la nutrition (Pndn). Elle est favorable à une « revue des stratégies » par le programme dans le département de Linguère. « C’est une question importante. Et tous les efforts sont à déployer si nous voulons atteindre les objectifs assignés », a indiqué Mme Seck qui est aussi largement revenue sur le Plan stratégique multisectoriel de la nutrition (2017-2021) à travers 12 ministères (Agriculture, Elevage, Décentralisation, Pêche, Industrie et des mines, entres autres).

« L’implication de ces ministères prouve que la prise de conscience des enjeux est aujourd’hui une réalité », s’est réjouie Ndèye Rokhaya Seck qui invite les Collectivités locales à suivre la même démarche, en inscrivant des lignes pour la nutrition dans leurs budgets.

Abdoulaye DIALLO

 

Les riziculteurs de Fanaye dans le département de Podor ont reçu un important de lot de matériel agricole. Ce matériel est offert par  l’Agence internationale de coopération coréenne (Koica) au Sénégal.

Le président Macky Sall et son gouvernement sont satisfaits de la contribution de la Corée du Sud (à travers la Koika) à la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, a déclaré hier, à Fanaye, le directeur scientifique de l’Isra, Dr El Hadj Traoré. Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie officielle de remise de lot de matériels agricoles offerts par la Koika aux riziculteurs de la commune de Fanaye, une localité du département de Podor située à plus de 200 kilomètres de la capitale du Nord. Les producteurs ont reçu le matériel sous le regard du directeur du centre de recherches agricoles (Cra) de l’Isra de Saint-Louis, Dr Abdoul Aziz Mbaye, de la directrice de l’Agence internationale de coopération coréenne (Koika) au Sénégal, Mme EunJuCha.

Au nom du ministre de l’Agriculture, Dr Pape Abdoulaye Seck, du Dg de l’Isra, Dr Alioune Fall, Dr Traoré s’est réjoui de ce don de matériels à Fanaye, composé de deux véhicules, deux motoculteurs, des batteuses de riz, d’une unité de conditionnement des semences pré-base et autres accessoires. En l’espace de deux ans, a-t-il rappelé, le projet Koika/Isra a pu développer avec brio un modèle de partenariat Sud-Sud à diffuser pour servir d’exemple. Dr Traoré a longuement insisté sur la couverture totale (grâce à la Koika) des besoins en semences pré-base, qui peut assurer une production de paddy avec des semences certifiées . « Nos partenaires sud-coréens ont également mis en place un paquet de technologies composées de nouvelles variétés et de bonnes pratiques qui vont permettre d’améliorer sensiblement les productions de riz », a indiqué Dr Traoré.

Selon Mme EunJuCha, cet équipement mis à la disposition des producteurs de Fanaye doit permettre aux riziculteurs d’améliorer leur production de semences certifiées de riz. Ce projet Koika/Isra, a-t-elle précisé, a été financé par le gouvernement de la Corée du Sud pour un coût global de 500 millions de FCfa et pour une durée de deux ans. Il a permis de contribuer à l’autosuffisance en riz et à la sécurité alimentaire au Sénégal et de renforcer cette coopération exemplaire entre le Sénégal et la Corée du Sud, matérialisée par un partenariat enrichissant et fructueux entre la Koika et l’Isra.  Auparavant, Dr Oumar Ndaw Faye de l’Isra et les experts de l’Ita ont animé un atelier dans les locaux de l’Isra de Saint-Louis, axé sur les résultats satisfaisants du projet Koika/Isra.          
 

A. M. NDAW

 

Une vingtaine de femmes résidant dans la commune de Kaolack ont reçu une formation dans les techniques de transformation de céréales locales. Une initiative de l’Office nationale de formation professionnelle (Onfp) qui a bénéficié du partenariat de l’opératrice Mme Astou  Mbacké Gaye de la cité religieuse de Touba.

Une vingtaine de nouvelles entrepreneuses originaires de Kaolack arrivent sur le marché de l’offre de produits alimentaires.
C’est le résultat d’un atelier de renforcement des capacités initié par l’Office nationale de la formation professionnelle (Onfp) dans le cadre du programme 3Fp, piloté par le Ministère de la Formation technique, professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. Une formation qualifiante à laquelle ont pris par les membres de l’association des femmes « And  liggey ngan saer »  de ce  quartier de Koalack. Pendant près de deux semaines, ces femmes opératrices économiques ont acquis un savoir-faire dans la transformation des céréales locales comme le mil, sous la houlette de Mme Astou Mbacké Gaye dont l’expertise a été vantée par Mme Sow Safiétou Fall, coordonnatrice de l’antenne centre de l’organisme public de qualification professionnelle. Pour cette dernière, le marché des céréales locales, en plus de donner une forte valeur ajoutée à la production agricole nationale, permet une insertion à des milliers de femmes qui bénéficient ainsi d’une réelle opportunité de se réaliser personnellement et d’asseoir leur autonomie au sein de leur famille.

Elle a loué la démarche novatrice de la formatrice dans l’introduction du papier kraft dans l’emballage proposé aux nouvelles opératrices formées. « En orientant les bénéficiaires de la formation dans le volet packaging vers le papier kraft en lieu et place des produits plastiques, Mme Mbacké a fait preuve  d’innovation car les préoccupations de développement durable sont au cœur des stratégies économiques pour des pays en développement comme le Sénégal », a-t-elle fait savoir au cours de la cérémonie de clôture de la session de formation présidée par l’Inspecteur d’académie de Kaolack, Mme Khadidiatou Diallo.

La patronne de la communauté scolaire de la région a, pour sa part, salué les réalisations du programme dans la circonscription administrative, en matière de formation technique et professionnelle, au même titre que l’Onfp.  Elle a réitéré sa disponibilité à appuyer tous les projets tant individuels que collectifs pour bénéficier des formations ouvertes par cette importante initiative gouvernementale mise en œuvre par l’Onfp à travers l’antenne locale qui couvre les régions administratives de Fatick, de Kaffrine et de Kaolack.

Les bénéficiaires, à travers leur porte-parole, ont sollicité un appui en matériel de transformation pour se lancer résolument dans la transformation de céréales locales.

Elimane FALL  

 

Le gouverneur de la région de Ziguinchor a visité mardi des quartiers inondés de la commune. A la fin de la visite, Guedj Diouf a préconisé le redimensionnement des canaux, le déguerpissement ou la démolition des constructions qui gênent le passage de l’eau.

Le gouverneur de la région de Ziguinchor, Guedj Diouf, a effectué le une visite dans certains endroits inondés de la ville mardi. Actuellement, le visiteur qui débarque à Ziguinchor peut voir de visu que certains canaux d’évacuation des eaux sont débordés du fait des fortes pluies. D’autres sont obstrués soit par des détritus de toutes sortes ou des constructions. En tous cas, les habitants des quartiers inondables comme Goumel, Diéfaye, Djibock, Santhiaba, Belfort, Korentas, Boudody, Boucotte, Néma 2, Kandialang, Alwar, Grand-Dakar et Lyndiane cohabitent avec les eaux, les exposant à un certain nombre de maladies. Les commerçants, riverains et usagers de la rue Javelier située au quartier Escale en pleine ville et des routes adjacentes, sont logés à la même enseigne.

Dans ce quartier des affaires qui abrite des banques, de grands magasins et beaucoup de services étatiques, certaines routes sont fermées à la circulation à cause des eaux pluviales qui y stagnent, rendant leur usage périlleux. Quant aux transporteurs interurbains, ils embarquent et débarquent maintenant leurs passagers au rond-point Aline Sitoë Diatta à cause de l’envahissement de la gare routière par les eaux de pluie. Lesquelles ont fini de rendre les lieux inaccessibles, aussi bien aux véhicules qu’aux motocyclettes, bicyclettes, charrettes et piétons.  Le chef de la circonscription administrative de Ziguinchor a assuré avoir transmis au ministre délégué chargé des questions d’inondation des propositions que le préfet du département, Ibra Fall, a faites suite à sa visite, avec les services techniques, d’un certain nombre de sites à problème. « Et à partir de demain (Ndlr, hier), je pense que des entreprises vont démarrer les travaux pour l’ouverture de tranchées, afin de permettre aux différentes eaux de pouvoir converger vers les canaux existants », a indiqué Guedj Diouf.
Le gouverneur a, par ailleurs, annoncé le curage des différents canaux pour faciliter le drainage des eaux. L’autorité régionale n’a pas manqué de plaider pour des « solutions structurelles », afin de venir à bout des inondations dans la ville de Ziguinchor.

A cet effet, il a annoncé l’arrivée, jeudi, du ministre délégué chargé de la Restructuration et de la requalification des banlieues, auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie.   

El Hadj Moussa SADIO

 

La coalition « Publiez ce que vous payez », un réseau d’organisations de la société civile qui travaillent pour la gouvernance transparente des industries extractives dans beaucoup de pays, a réuni différents acteurs à Thiès pour échanger sur  le contenu local concernant l’exploitation des ressources minières.

Selon Demba Seydi, coordonnateur régional en Afrique de l’Ouest de la coalition « Publiez ce que vous payez », Thiès est la première région du Sénégal en termes d’exploitation de ressources minérales diverses. C’est un bon lieu pour tenir ce forum dont l’objectif est de permettre aux uns et aux autres d’apporter leur pierre à la construction du concept  du contenu local ». Ayant une antenne dans sept régions du Sénégal, la coalition « Publiez ce que vous payez » est en train de mobiliser la communauté, les organisations de la société civile et les exploitants à faire dans la transparence. « Aujourd’hui, le Sénégal devient de plus en plus un pays riche de ses ressources minéralières, mais nous constatons que les communautés sont encore loin de pouvoir  suffisamment en bénéficier faute d’un cadre bénéfique et transparent pour tous », a constaté Demba Seydi. D’après lui, il est important d’accompagner les communautés afin que leurs préoccupations en termes d’impacts environnementaux, de mobilisation des recettes et des ressources, puissent être justement prises en compte.

« Dans ce forum de Thiès, il est surtout question de discuter sur un contenu local, c’est-à-dire l’ensemble des mécanismes de mobilisation des ressources, des bénéfices et profits qui peuvent servir aux communautés locales », a-t-il indiqué. Outre ces questions d’ordre financier, celle de la formation locale pour pouvoir offrir aux industries minières une expertise locale. Selon lui, dans toutes les exploitations minérales, il existe des mécanismes institutionnels établis à travers les différents codes qui régissent l’activité. Cependant, cette osmose recherchée entre acteurs par la coalition « Publiez ce que vous payez » est un gage de paix sociale et de transparence. Le responsable de l’antenne régionale de la coalition à Thiès, Abdou Aziz Diop, et Ibrahima Diop du groupe Gco ont partagé leurs expériences avec les populations locales de la zone en termes de responsabilité sociétale d’entreprise qui leur a permis d’épauler des populations locales impactées par l’exploitation minière. Une vision  bien appréciée par Lamine Diouf, chef du service régional des mines de Thiès. Pour le représentant du gouvernement, la responsabilité sociétale d’entreprise, dans l’esprit du texte, suscite une collaboration franche et directe entre populations locales et exploitants miniers. Au nom des élus locaux, Mouhamed Moustapha Aïdara, président du réseau national des élus locaux dans le secteur  des industries extractives, a encouragé la dynamique au moment où des richesses en hydrocarbures sont apparues au Sénégal. « Nous saluons cette belle capacité d’anticipation sur une gestion saine et transparente des ressources minérales axée sur une concertation permanente et prospective », a-t-il relevé.

Mbaye BA

Beaucoup de villages de la commune de Paoskoto ont bénéficié de l’électricité, des forages, entre autres, grâce aux projets du président de la République. Selon le maire Aly Mané, ces projets ont eu un impact positif sur les conditions de vie des populations.  

Le maire de la commune de Paoskoto, Aly Mané, est satisfait du travail du président de la République. La commune de Paoskoto, située  à  quelques kilomètres de la ville de Nioro, a bénéficié des avantages de tous les grands projets mis en œuvre par le chef de l’Etat. « Il faut saluer le travail que le président de la République est en train de faire. Depuis l’indépendance, on n’a jamais pensé aussi fort aux populations rurales. C’est pour la première fois dans l’histoire de l’Afrique qu’un chef d’Etat s’investit autant dans le développement local, surtout dans le monde rural, en mettant en place des projets comme le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) », s’est félicité Aly Mané. Cependant le maire socialiste est conscient que le président Sall ne peut faire tout d’un seul coup. Il se réjouie des projets mis en place et qui sont en train de changer le visage des communes rurales. Il a cité l’exemple de l’adduction d’eau. « Dans ma commune, à part deux villages, nous avons réalisé l’adduction d’eau dans le reste de la commune », a expliqué M. Mané. Sa commune dispose d’un stade municipal construit pour les jeunes. A côté du stade, il y a un lycée, une case des tout-petits.

Il a également souligné que par l’entremise du  président de la République, le barrage d’une centaine de millions de francs Cfa a été réalisé sur le site de Pathé Badiane grâce à la coopération belge. Il a permis la création de milliers d’emplois dans les villages pour les jeunes qui s’investissent dans l’agriculture. Il permettra aussi de mener des activités agricoles 12 mois sur 12. « Pourtant Abdoulaye Wade a abandonné cette zone durant 12 ans. C’est le président Macky Sall qui a construit cette route transgambienne qui avait causé des accidents d’une dizaine de morts », a regretté le maire. En plus de ces infrastructures, le président de la République, grâce aux projets mis en place, a aidé à la construction des marchés hebdomadaires, des postes et cases de santé dans les villages les plus reculés du département de Nioro. « Ce sont des réalisations que nous saluons. En tant autorités municipales, nous allons continuer à défendre nos populations parce que le Sénégal ne s’arrête pas dans les grandes villes », a signifié Aly Mané. Il a indiqué que les ressources sénégalaises doivent être distribuées dans toutes les contrées du pays. Ce qui permettra aux Sénégalais, quels que soient leurs lieux d’habitations, de bénéficier d’une bonne prise en charge sanitaire, une éducation de qualité de même qu’un résident de Dakar, de Thiès et de Saint-Louis.

Eugene KALY    

Le programme « Au fil de l’eau » va entreprendre la réalisation de 20 km de réseau d’adduction d’eau et la construction de 20 bornes fontaines dans le département de Koussanar.  

Le programme « Au fil de l’Eau » est financé à hauteur de 785.000 euros, soit environ 511 millions de francs Cfa. Ce programme est exécuté par l’Ong Icd-Afrique depuis 2013. L’organisation intervient dans les communes de Sinthiou Malème, de Koussanar, de Niani Toucouleur et de Tambacounda. C’est dans ce cadre qu’il est prévu la construction de 20 km de canalisation et de réseau d’adduction d’eau dont 18 déjà réalisés. La construction de 20 bornes fontaines est également prévue. Déjà des voix autorisées ont fait des suggestions pour la réussite du programme.

« Nous avons formé des leaders communautaires, des conseillers municipaux et des élus de Sinthiou Malème et de Koussanar, les membres des comités d’hygiène sur les techniques de mobilisation, d’information et sensibilisation pour la réussite du projet », a indiqué le directeur général d’Icd-Afrique, Boubacar Sangaré. La sensibilisation à la gestion intégrée de l’eau, aux bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement, le recyclage du conducteur du forage et du surveillant, ont, entre autres, été au menu de cette session de formation. Après Sinthiou Malème où 5,5 km d’extension du réseau d’adduction d’eau, 5 bornes fontaines, 10 latrines publiques, entre autres,  ont été réalisés, le programme prévoit la construction de 20 bornes fontaines à Koussanar. Pour le formateur Ousmane Diallo, chef du service régional de l’assainissement, le séjour de trois jours à Koussanar a été une occasion pour dérouler des activités sur l’approche « Sarar fast » qui est une méthode participative, d’animation et de sensibilisation de ceux qui sont chargés de véhiculer les bonnes pratiques liées à l’eau et à l’assainissement. Le maire de Sinthiou Malème, Mamadou Saliou Bâ, et le premier adjoint au maire de Koussanar, Ndouye Camara, ont salué cette initiative. D’autant plus que l’eau est une denrée rare dans ces collectivités locales. La conseillère Fatou Sow de Sinthiou Malème et Fatoumata Sow de Koussanar ont abondé dans le même sens.

Pape Demba SIDIBE

L’Agence turque de Coopération (Tika) et le Cacsup/Sénégal viennent de réhabiliter 36 maisons, ainsi que la mosquée et la chapelle de l’ex-village de reclassement social de Djibélor. Les deux organismes partenaires ont aussi remis à neuf les six salles de classe de l’école élémentaire publique de Talloum, un village de la commune de Suelle (Bignona). Avant d’offrir des fournitures scolaires à 332 élèves de Djibélor et de Talloum et un ordinateur portable au directeur de l’école de Talloum.

Situé à l’ouest de la sortie de la ville de Ziguinchor, sur la route menant vers Oussouye, l’ex-village de reclassement social de Djibélor a bénéficié d’un soutien de l’Agence turque de coopération (Tika) et  du Cacsup/Sénégal. Les deux organismes partenaires ont réhabilité des maisons et des lieux de culte dudit village. Ces actions citoyennes de haute portée sociale et éducative s’inscrivent dans le cadre du programme d’échange d’expériences entre des étudiants bénévoles du Cacsup/Sénégal et des étudiants turcs. Elles ont été saluées par les populations bénéficiaires.

Les habitants de l’ancien village de reclassement social de Djibélor ont indiqué qu’avec cette aide, leur cadre de vie est devenu plus agréable et salubre. Quant aux populations de Talloum, elles ont fait savoir que la réhabilitation des salles de classe de l’école élémentaire publique de leur village et les fournitures scolaires qui ont été offertes aux élèves vont beaucoup contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements, dans leur localité. Ils se sont tous réjouis du fait que les parents d’élèves vont être allégés, à la prochaine rentrée des classes, du lourd fardeau que constituent les fournitures scolaires. Selon le président de Cacsup/Sénégal, Ibrahima Eloï Sarr, et ses partenaires turcs, leur volonté est d’aider les populations démunies à améliorer leurs conditions de vie. Après les deux caravanes médicales que Cacsup/Sénégal avait organisées successivement en 2015 et 2016 à Taloum, entre autres villages de la Casamance, l’organisme que dirige Eloï Sarr a concocté ce programme d’échange d’expériences turco-sénégalaises 2017.

Lequel vise la promotion et une plus grande participation des jeunes à l’œuvre de développement durable de leurs terroirs et du reste de la nation toute entière. Il se déroulera du  19 au 27 août.            

El Hadj Moussa SADIO

Le maire Mont Rolland, Yves Lamine Ciss, a interdit la coupe de bois à la réserve communautaire de sa ville. D’après le maire, cette interdiction permettra de faire reverdir la réserve. Yves Lamine Ciss s’exprimait lors de la journée de reboisement au profit de cette réserve. L’autorité municipale compte sur le soutien des services forestiers pour faire appliquer sa mesure.
Yves Lamine Ciss est convaincu que « si l’on réussit à faire respecter cet arrêté, d’ici 4 à 5 ans, la commune de Mont Rolland va reverdir. Donc, ceci est un objectif noble. Nous devons nous atteler à ce que cela puisse réussir, parce que l’environnement est la base du développement », a-t-il souligné. L’édile de Mont Rolland veut faire de cette réserve le poumon vert de sa commune. Les autorités municipales ont profité de cette campagne de reboisement pour sensibiliser les populations et planter des arbres. Plus 5.000 plants ont été plantés dans la réserve communautaire. Pour réussir cette opération, la mairie, avec l’appuie des jeunes, le service des Eaux et Forêts et l’Asafodeb, a planté des arbres sur une superficie de 400 hectares.
Le maire se réjouie de cet engagement de la population car estimant que c’est un geste noble qui contribue à la sauvegarde de l’environnement et des ressources naturelles. Le représentant de l’inspecteur régional des Eaux et Forets, major Seydou Ba, a salué cette belle initiative du maire de Mont Rolland.                                                                                      

M. SAGNE

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