banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (907)

Une importante étape a été franchie dans le processus de finalisation du Plan de développement départemental (Pdd) de Koungueul avec la présentation du document de planification aux acteurs locaux. De l’avis du président du Conseil départemental, Assane Diop, maître d’œuvre de l’exercice, il faudra mobiliser 36 milliards de nos francs pour mettre le Bambouck sur la voie de l’émergence économique.

Le département de Koungueul dans la région de Kaffrine veut jouer un rôle de premier plan dans le pôle territoire du Sine Saloum. Les autorités politiques de la circonscription l’ont fait savoir cette semaine au cours de la cérémonie de présentation du Plan de développement départemental (Pdd) dans la capitale du Bambouck. Un document de planification chiffré à 36 milliards est à mobiliser du côté des pouvoirs publics, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

Un montant financier colossal qui n’impressionne nullement le patron du département, l’ancien ministre de la santé et de l’action sociale Assane Diop. « La somme de 36 milliards peut paraître démesurée à l’échelle du département, mais si on considère que ce budget devrait être recherché à la fois du côté de l’Etat, du secteur privé local, national et international et chez les partenaires techniques et financiers, c’est à relativiser. D’autant que le département recèle d’immenses potentialités dans les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et des services qui, sur la base d’un bon marketing territorial, peuvent amener des investisseurs privés à s’intéresser à notre département », a analysé le ministre conseiller à la présidence de la République.

Sur le plan stratégique, les concepteurs du document préconisent trois axes essentiels. D’abord la valorisation des énormes potentiels hydro-agricoles d’un département trois fois plus vaste que la région de Thiès traversé par le babolong et le mini bolong, ensuite son positionnement en un hub logistique par l’exploitation de sa centralité aux confluents des axes nord-est et centre-est et enfin une vocation de zone de service avec notamment l’aménagement d’une réserve animalière à Maka Yop et un hôtel de luxe pour attirer des touristes avides de découverte faunique. Un positionnement économique dans le pôle territoire du Sine Saloum que les concepteurs du document de planification comptent l’assumer pleinement. « C’est vrai que dans le pôle Sine Saloum, certaines villes comme Kaolack avec son port commercial qui sera réhabilité, son aéroport et bientôt son université partent avec des pré-requis, mais le département de Koungueul, avec une population fortement jeune (74% ont moins de 35 ans), possède d’immenses terres agricoles, une position géographique de carrefour des voies de communication des pays limitrophes (Mali, Guinée, Gambie) et des ressources humaines de qualité, a sa carte à jouer à la fois pour le Sine Saloum et pour la partie orientale du Sénégal », a souligné pour sa part le ministre délégué général du pôle urbain de Diamniadio et du Lac Rose, Seydou Sy Sall, président du comité scientifique pilotant le plan de développement local.

Signalons que Koungueul, un des quatre départements de la région de Kaffrine avec une superficie de 4237 km2, occupe 38% du Ndoucoumane et 28% de la population.

Ce qui en fait le poumon économique de cette partie centrale du pays. Par ailleurs, avec 171.731 hectares de zones amodiées, il dispose d’importants atouts en matière d’écotourisme.

Elimane FALL

Mme Aminata Touré, Envoyée spéciale du président de la République, a plaidé, vendredi dernier, un partenariat entre collectivités territoriales et le secteur privé local sur la problématique du financement du développement local. L’ancien Premier ministre présidait un atelier de formation du Cercle des communicants en décentralisation (2CD) à Kaolack sur le thème du budget participatif.

Comment asseoir de manière durable des cadres de participation citoyenne autour de la gestion des collectivités territoriales à travers notamment le concept de budget participatif ? C’est autour de cette problématique que les membres du Cercle des communicants en décentralisation (2CD) ont convié à la réflexion les acteurs du développement local de la région de Kaolack.

Venue ouvrir la rencontre, Mme Aminata Touré, Envoyée spéciale du président de la République, a saisi l’opportunité pour suggérer des financements innovants en faveur des collectivités territoriales en donnant l’exemple de la centrale solaire de Malincounda inaugurée jeudi dernier par le président Macky Sall. « L’exemple qui me vient en tête en matière de financements innovants pour les collectivités locales est celui de Malicounda dans le département de Mbour où la commune a offert un espace géographique à l’opérateur privé pour exploitation, en contrepartie elle a obtenu des actions à hauteur de 5% du capital, ce qui va lui apporter des recettes de l’ordre de 400 millions, soit le double du budget de l’institution», a-t-elle fait savoir en guise de piste en matière de stratégies de financements alternatives aux collectivités territoriales.

Réagissant sur le thème « Budget participatif : Quelles stratégies pour le renforcement et la durabilité des cadres de participation citoyenne ? », l’ancien chef du gouvernement a par ailleurs prôné des partenariats entre le secteur privé local et les communes dans lesquelles elles sont installées dans le cadre des commandes publiques, pour « asseoir une dimension locale au Plan Sénégal Emergent». A ce propos, elle a convoqué la responsabilité sociétale des entreprises de plus en plus de mise dans notre pays. L’atelier de Kaolack qui s’inscrit dans le programme de la deuxième édition de l’Université de la décentralisation initiée par un réseau de journalistes en décentralisation a réuni dans la capitale du Saloum, outre les membres de la structure, des élus locaux, des chefs de services déconcentrés et des experts de la décentralisation. « La problématique du financement des collectivités locales est au cœur de la réflexion pour rendre effective la deuxième phase de l’Acte 3 de la politique de décentralisation au Sénégal », a soutenu le président du 2CD, Ibrahima Ethia, lors de l’ouverture de la formation. La troisième édition de ce cycle de formation se tiendra en décembre à Saint–Louis, a-t-il informé à l’issue de la cérémonie de ratification de la convention de partenariat avec Enda-Ecopop qui soutient cette initiative.

Elimane FALL

Les investissements pour l’année scolaire 2016/2017 pour la commune de Diass que les ciments du sahel vont réaliser s’élèvent à 181.717.242 FCfa. C’est dans le cadre de ses responsabilités sociétales que l’entreprise a remis ce mercredi à Kirène un lot de fournitures scolaires d’une valeur de 41.486.617 FCfa et construira 08 salles de classe équipées et un mur de clôture pour 140.230.625 FCfa.

En remettant les fournitures destinées à 11 établissements de la commune de Diass, au nom du président directeur général Latfallah Layousse, Alioune Sarr des Ciments du sahel a déploré les lenteurs constatées dans la production par les directeurs d’écoles de correspondances relevant les besoins de chaque école. Dans le cadre de la réalisation du slogan Ubbi Tey Jang Tey, les Ciments du Sahel mettrait à disposition les fournitures dès le 1er octobre de chaque année, si les besoins étaient connus à temps, a fait savoir Aliou Sarr. Il a indiqué que Latfallah Layousse est un partisan de l’excellence et son souhait le plus ardent est de mettre élèves, maîtres et professeurs dans les meilleures conditions de réussite. M. Sarr s’est félicité des nettes améliorations des résultats de 2016 qui sont passés de 55,55% contre 29,54% en 2015, des résultats à améliorer et à consolider en 2016-2017.

 Alioune Sarr a par ailleurs rassuré que l’entreprise qui va débloquer cette année scolaire pour la construction et les équipements 140.230.625 FCfa et pour les fournitures 41.486.617 FCfa, soit un total de 181.717.242 FCfa, et continuera à respecter et à mettre en œuvre ses responsabilités sociétales. Pour ses multiples actions humanitaires, éducatives et sanitaires, les Ciments du Sahel, faut-il le rappeler, a été plébiscitée entreprise de l’année dans le département de Mbour.

La situation de l’inscription des enfants à l’état civil dans la commune de Diass n’est pas élogieuse. Elle a soulevé l’ire du président des parents d’élèves du collège de Kirène. « Il est inadmissible qu’au 21ème siècle que des enfants n’aient pas de pièces d’état civil », a indiqué Assane Sène, ancien proviseur et actuel président de l’APE du collège de Kirène. Il a mis à profit la rencontre pour regretter que des sommes importantes soient dépensées le jour du baptême pendant que l’enfant est oublié parce que non déclaré. Il a appelé à un changement de comportements pour que ce problème trouve une solution définitive. Assane Sène a, au nom des parents, remercié les Ciments du Sahel qui va permettre, avec les 08 nouvelles classes construites au Cem et à l’élémentaire, de réduire drastiquement les effectifs.

Amath Sigui NDIAYE 

Les femmes de Nguékokh constituées en fédération ont trouvé un moyen de combattre la pauvreté. Avec l’appui de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) et de la Direction des financements verts, elles ont investi dans la pisciculture et ont produit deux tonnes de poissons pour une valeur marchande de 3 millions de FCfa.

La Fédération des femmes de Nguékokh a créé une véritable révolution avec la pisciculture. Une ferme pilote de démonstration dotée de deux bassins a été implantée dans le Centre d’appui au développement local de cette commune, sur un espace de 300 mètres carrés. En moins de sept mois, ces femmes ont produit deux tonnes de poissons pour une valeur marchande de 3 millions de FCfa. Ces femmes ont indiqué qu’avec cette activité, elles ont plus d’argent qu’elles pouvaient dépenser à leur guise.

Oulimata Cissokho, vice-présidente de la Fédération des femmes de Nguekokh, cette activité leur a permis d’améliorer leur quotidien en leur apportant une source de revenus pour peu d’investissements. « Pour avoir du poisson, on était obligées d’aller jusqu’à Mbour. Avec ce projet, on ne se déplace plus. Au départ, on n’y croyait pas trop, mais on a été formé, on nous a expliqué le processus et on a compris. On s’est mis au travail, qui a porté ses fruits », a-t-elle expliqué. Aujourd’hui, a soutenu madame Cissokho, grâce à la combinaison de la pisciculture avec le maraîchage, les conditions de vie des femmes se sont nettement améliorées. « On a gagné beaucoup d’argent grâce à cette activité. Notre souhait, c’est que toutes les femmes de Nguékokh viennent profiter de cette opportunité qui constitue un moyen efficace de lutte contre la pauvreté », a-t-elle indiqué en remerciant le directeur de l’Ana et celui des financements verts pour leur appui.

43 projets financés
Pour le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana), Magatte Bâ, cette expérimentation est très importante. « On a fait un empoissonnement de deux bassins de pisciculture en fin mars avec 7.000 alevins. Le résultat montre qu’on a 320 g de taille moyenne sur environ 2.000 individus, ce qui constitue un profit intéressant. Si les femmes arrivent à vendre 1.500 FCfa le kilogramme, elles peuvent gagner jusqu’à 2 et 3 millions de FCfa », a-t-il indiqué. Selon M. Bâ, la pisciculture contribue à améliorer les revenus des femmes.

À son avis, aucune production végétale ne permet de gagner autant d’argent dans ces espaces aussi réduits. « Il y a une forte plus-value dans le poisson qui est incontournable et avec sa rareté, il faut passer par la pisciculture pour combler le gap », a noté M. Bâ.

En outre, a-t-il précisé, les bassins de pisciculture sont bien intégrés avec le maraîchage. « Avec l’appui de l’Ansra, on a des serres pour pratiquer le maraîchage et on peut avoir une production rapide et récolter en moins de trois mois de la tomate, du gombo, de la salade et d’autres produits à forte valeur ajoutée », a indiqué M. Bâ. Selon lui, cette ferme pilote de démonstration est à démultiplier sur l’étendue du pays pour accroître la production de poisson.

Selon le directeur des financements verts et des partenariats, cette initiative fait partie du projet de promotion des emplois verts qui a pu financer 43 microprojets dans plusieurs localités du pays. De l’avis du Docteur Amadou Lamine Diagne, la pisciculture fait partie des filières retenues. « Dans ce cadre, nous avons un partenariat avec l’Ana qui maîtrise la technique et la technologie. Aujourd’hui, il y a des unités à Nguékokh, à Ngazobil, à Ndangalma, à Dabo, à Gouloumbou, etc. » S’agissant de la ferme de Nguékokh, la Direction des financements verts s’occupe de la maîtrise d’eau et de la protection, tandis que les bassins ont été réalisés par l’Ana. L’objectif final, a-t-il soutenu, c’est de trouver des activités génératrices de revenus à des jeunes et à des femmes, mais aussi de ne pas perdre le volet environnemental. « Si on a des ressources pour cultiver, qu’on peut entretenir et générer, on repose l’environnement. L’emploi vert, c’est de générer des revenus à travers des activités qui préservent l’environnement et ses ressources », a relevé M. Diagne.

Samba Oumar FALL

La commune de Fatick n’a recouvré que 43,44% des taxes pour l’année 2015 car Sur une prévision de 790.435.792 FCfa, 301.241.289 FCfa ont été recouvrés. Lors de la réunion du conseil municipal tenue vendredi dernier et axée sur le compte administratif 2015 voté par la majorité des conseillers, le maire Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, a déploré la faiblesse du recouvrement.

Lors de cette réunion du conseil municipal axée sur le compte administratif 2015 qui a été voté par la majorité des conseillers, l’accent a été mis sur la question liée à la faiblesse du taux de recouvrement (43,44%) en 2015 dans la commune de Fatick. Pour l’édile la ville, Matar Bâ, c’est un véritable problème pour la municipalité qui n’a pas encore trouvé le remède qu’il faut pour améliorer ce taux de recouvrement. Selon lui, il a soutenu qu’il y a un problème de comportement. C’est pourquoi, il a lancé un appel pour que tous ceux qui doivent payer des taxes aillent le faire à temps.

Pour le maire Matar Bâ, la municipalité misait sur le recouvrement des frais de bornage de près de 900 parcelles attribuées qui n’ont connu un démarrage effectif qu’en 2016. M. Bâ a annoncé qu’il va bientôt présider une réunion dans ce sens pour voir comment renforcer le dispositif afin d’avoir un recouvrement correct, sinon la mairie ne pourrait pas être très efficace aux côtés des populations qui les ont mandatés. Le maire n’exclut pas des « opérations coup de poing » pour amener les gens à s’acquitter de leur devoir. Sur l’éclairage public dans la commune, il a confié que l’éclairage n’est pas très satisfaisant, mais Fatick dispose d’un bon réseau électrique. Aussi, lors de cette rencontre, il a signalé que dans le quartier Ndiaye Ndiaye, il y a une zone qui n’est pas réglementée, de même qu’une autre zone derrière le quartier Saïgon situé derrière la nationale. Selon lui, les discussions vont se poursuivre pour que ces deux zones soient structurées afin que les populations puissent avoir de l’eau et de l’électricité. Au cours de cette réunion, le maire Matar Bâ a annoncé la construction d’un hôtel écologique à Fatick. Selon lui, la municipalité aura 10% du capital et les zones ciblées par le promoteur sont des zones inondables qui demandent beaucoup d’investissement pour pouvoir les rentabiliser. Le conseil municipal a autorisé ce projet, mais il veut sa présentation aux conseillers.

Matar Bâ rassure qu’avec la signature d’une convention avec le promoteur, tous les garde-fous seront mis en place pour garantir la réussite du projet. La Sicap voudrait venir accompagner la commune de Fatick sur un périmètre de 5 ha. Rappelant la politique d’habitat du président de la République qui consiste à mettre tout le monde dans de bonnes conditions, le maire Matar Bâ a affirmé que sur le Fatick étouffe car il a peu de réserve foncière. Pour lui, il ne reste qu’à jouer sur la carte de l’intercommunalité avec les localités de Niakhar, Diouroup, Mbellacadiaw afin de permettre à la Sicap de réaliser son projet au bénéfice des populations.

A Fatick, le projet de construction d’une biscuiterie financée par des Turcs est en cours de réalisation. D’ailleurs l’ambassadeur de Turquie au Sénégal va venir visiter le chantier de l’usine de biscuiterie ce lundi.

Oumar Ngatty BA

Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, a plaidé, jeudi dernier, à Kaolack, pour une orientation économique plus affirmée dans la politique de décentralisation au Sénégal. Le maire de Yoff procédait à l’ouverture de la deuxième université de la décentralisation initiée par le réseau des communicants en la matière.

La deuxième édition de l’Université de la décentralisation organisée par le Cercle des communicants en décentralisation (2CD) a démarré avant-hier dans la ville de Kaolack et se poursuivra jusqu’au 5 novembre prochain. Portant sur les nouveaux mécanismes de financement du développement local et la participation citoyenne, l’objectif est d’identifier et de partager avec les collectivités locales de la zone des stratégies innovantes du financement du développement local. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, « l’initiative du Cercle des communicants en décentralisation de créer un espace de réflexion et d’échanges est à saluer, car étant le cadre optimal en la matière avec des cibles répondant toujours présentes, notamment les élus locaux et les autres acteurs de la décentralisation.

Notre souhait étant que cette organisation soit présente dans les 14 régions du Sénégal parce que le développement doit se faire dans la proximité. Faire de telle sorte que les élus locaux utilisent les leçons de la décentralisation est également à encourager ». Pour le maire de la commune de Yoff dans l’agglomération dakaroise, l’Acte 3 de la décentralisation doit s’orienter vers une dimension économique, de manière à implémenter une économie locale et générer des ressources endogènes comme la fiscalité locale.

« Les collectivités locales doivent être opérationnelles pour pouvoir attaquer le marché financier, et nous invitons les entreprises du secteur privé à développer cette culture de la citoyenneté et à mieux s’intégrer dans leur milieu à travers la responsabilité sociétale de l’entreprise», a ajouté le chef du département des collectivités locales.

Par ailleurs, Ibrahima Ethia, le président du Cercle des communicants en décentralisation, qui a initié cette deuxième université avec l’appui d’Enda Ecopop, après le panel inaugural sur le financement du développement local, le budget participatif sera au menu de la formation qui réuni une trentaine de journalistes et reporters des régions centrales. Se prononçant sur le choix de Kaolack pour abriter cette rencontre, il le justifie par le rôle économique stratégique de la capitale du Saloum et les avancées encourageantes dans la mise en place du pôle territoire du Sine Saloum. « Ce qui nous intéresse, c’est comment trouver une solution à cette problématique du financement de l’Acte 3 de la décentralisation de manière générale parce que beaucoup de communes issues de la nouvelle réforme sont confrontées à d’énormes problèmes financiers.

Rappelons que la troisième édition de l’Université de la décentralisation est prévue à Saint-Louis dans l’axe nord du Sénégal.

Elimane FALL

Le prix du sucre vient de connaître une hausse à Kolda. Cette situation s’explique par l’épuisement des stocks chez les grands commerçants.

Il est difficile aujourd’hui de trouver du sucre à Kolda. Les quelques rares commerçants qui disposent encore des stocks se livrent à une spéculation au grand dam des consommateurs. Le prix du Kg du sucre en morceaux est passé de 600 à 650 voire 700 Fcfa. Une situation qui commence à inquiéter les chefs des ménages et les amateurs de thé qui se voient privés de leur petit déjeuner et de leurs trois normaux quotidiens. Les vendeurs de café et autres boissons à base de produits locaux comme l’osséine de Guinée encore appelé bissap, le gingembre et le pain de singe se disent également pénalisés par cette rupture qui leur cause un énorme manque-à-gagner. « Je ne parviens plus à vendre le petit déjeuner parce que quand on parle de café, il faut forcément avoir du sucre. J’ai fais le tour des boutiques pour acheter du sucre pour servir mes clients, mais, je n’ai rien trouvé, les boutiquiers disent qu’ils n’ont plus du sucre », confie cette dame qui gère une gargote.

Pour le chef du Service régional du commerce, Bakary Ndiaye, il n’y a pas de périls en la demeure. La compagnie sucrière sénégalaise dispose suffisamment du sucre pour satisfaire la demande nationale. « Je tiens à préciser qu’il existe suffisamment de sucre auprès de la compagnie sucrière sénégalaise pour satisfaire toute la demande nationale. Mais, il faut souligner également qu’il existe des perturbations dans la distribution du sucre dans certaines zones comme Kolda. Cette perturbation s’explique essentiellement par le fait que nos commerçants n’avaient pas l’habitude de s’approvisionner auprès de la Css ; ils achetaient leurs commandes auprès des importateurs », déclare-t-il. Ces derniers n’ont pas voulu importer cette année du sucre à cause de la flambée des prix sur le marché mondial. Ils préfèrent se ravitailler directement auprès de la compagnie sucrière sénégalaise qui importe également du sucre.

Du coup, les commerçants locaux sont obligés de tenir compte de la hausse du prix du sucre à l’international et de la marge bénéficiaire de leurs fournisseurs pour fixer leur prix de vente.

Pour contourner cette situation, Bakary Ndiaye leur demande de se ravitailler directement auprès de la Css. Malheureusement, sur les 4 commerçants qui ont fait actuellement des commandes de sucre, un seul est passé par la Css pour un total de 20 tonnes.

Mamadou Aliou DIALLO

Baye Ndiaye n’a pas oublié sa ville natale de Kougueul. Cet immigré vivant depuis des décennies en Italie essaie, tant bien que mal, de rendre à sa ville ce qu’elle lui a donné. Avec le soutien financier de l’une des ses amies, l’avocate hongkongaise Delpha Ho, il a construit et équipé une salle de formation à Koungheul en partenariat avec la mairie de la ville.

Baye Ndiaye est un cadre koungheulois très attaché à son terroir. Grâce au soutien d’une ancienne camarade au Collège du monde uni en Italie dans les années 80, il a construit dans sa ville natale Koungheul une salle ultramoderne, entièrement équipée, destinée à la formation des jeunes et des femmes. L’infrastructure qui a coûté environ 19 millions de FCfa sera inaugurée ce dimanche. Cette cérémonie sera suivie d’un workshop sur les techniques à mettre en œuvre pour minimiser et relativiser le stress en partant de certain traumatisme comme l’accouchement.

« Le but visé à travers ce centre est de permettre aux jeunes et aux femmes d’avoir une formation de base. Nous avons l’ambition d’y organiser, au courant de l’année 2017, des ateliers sur le développement durable, les problèmes liés aux maladies sexuellement transmissibles, le diabète, etc. », a expliqué Baye Ndiaye, non sans revenir les circonstances dans lesquelles il a retrouvé sa vielle amie. « Delpha, on s’est perdu de vue depuis 1986. On s’est retrouvé par la magie de Facebook. Mais quand elle a vu les activités que nous sommes en train de mener à Koungheul, elle s’est intéressée et m’a demandé ce qu’elle pouvait faire en guise de contribution. J’ai demandé l’avis du médecin du district qui m’a fait savoir qu’un centre de formation était une excellente idée », a relaté le fondateur du Centre d’orientation pour les études africaines.

Selon Delpha Ho, si elle a décidé de s’investir aux côtés de son vieil ami, c’est parce qu’elle sait que son argent sera utilisé à bon escient. « C’est une façon de rendre les femmes autonomes. Un bon accouchement et une bonne formation sont une richesse inestimable pour elles. La salle va aider la communauté à s’aider elle-même », a estimé la Hongkongaise. Elle dit avoir connu beaucoup d’Africains au collège et s’est finalement rendu compte que sa culture n’était pas trop éloignée de celle africaine en général et sénégalaise en particulier. « Mon mari est blanc et originaire de la Nouvelle-Zélande. Mais, il a grandi au Kenyan et parle le Swahili comme il parle l’Anglais », a souligné Delpha Ho.

Baye Ndiaye n’en est pas à son coup d’essai. En 2012, sur conseil du médecin qui était en poste à Koungheul, qui lui avait fait part du taux élevé de la mortalité infantile dans la localité, il avait construit une maison d’accueil pour femmes enceintes en face de l’hôpital.

Nd. M. SECK

C’est la cinquième fois que le maire de Thiès fait face aux citoyens de sa localité depuis son avènement à la tête de la ville. Un rendez-vous semestriel où il expose les actes posés dans tous les secteurs d’activités que lui confère la mission de maire de la ville. Puis, la parole est donnée au public pour des suggestions, des critiques ou des propositions.

C’est dans ce cadre que l’après-midi dominical a été mis à profit pour tenir l’audience publique en présence des chefs de services déconcentrés de l’Etat, des conseillers de la ville et d’une forte présence de Thiessois. Dès l’entame de son propos, le maire Talla Sylla a annoncé que depuis le 20 octobre dernier, une équipe de jeunes spécialistes a débuté le travail d’informatisation de l’état civil pour la ville de Thiès. « Ce travail va durer six mois, le câblage est effectué, le serveur sécurisé. Cette informatisation concerne les archives datant de 1880 à 2016. Nous remercions l’Etat du Sénégal et l’Union européenne qui nous ont appuyés », a-t-il déclaré. Revenant sur la matérialisation du concept Caay Cess qui consiste à varier l’offre d’activités et par ricochet l’emploi dans d’autres secteurs que le ferroviaire et le textile, l’édile de la ville de Thiès a révélé qu’une usine de fabrique de prothèses pour les handicapés, de matériaux de construction, une autre de traitement et de revalorisation de déchets sont en bonne voie de réalisation grâce à des partenaires dans le cadre de la coopération décentralisée.
Toujours dans cette quête de moyens pour accompagner le développement économique et social de la ville de Thiès, la construction d’un centre gériatrique et de Keur Xaleyi qui doit servir de lieu de transit pour des enfants en situation vulnérable a été annoncée.

Les attentes d’une ville en marche
En ce qui concerne le recouvrement sur le foncier bâti de la ville, Talla Sylla  a déclaré des rentrées de plus de 102 millions de FCfa présentement, mais a cependant dit avoir constaté un taux de recouvrement faible par rapport à l’assiette fiscale. « Là, j’exhorte les citoyens de Thiès à plus de diligence », a-t-il lancé. Demeurant dans le sillage des attentes, le maire de la ville de Thiès confie que la réorganisation des services de l’institution municipale va s’accompagner d’une série de renforcement des compétences, de l’amélioration de l’environnement de travail avec une climatisation totale des bureaux des agents et du hall de l’état civil. Pour mieux gérer la fluidité de la circulation  et la sécurité dans la ville de Thiès, un plan de circulation est conçu et sera éminemment mise en application. « Ainsi, de 6 heures du matin à 20 heures, aucun camion ne sera admis à circuler dans la ville de Thiès ; un arrêté sera pris et toutes les parties concernées vont y travailler étroitement », a affirmé Talla Sylla.

Selon lui, une gestion améliorée du cadre de vie va être prise en charge par le projet de restauration et de réhabilitation des écosystèmes dans la ville de Thiès ; dans  son volet espace vert, préservation et multiplication des arbres sur les artères de la ville, les trois prochaines années. « Le lancement est en train d’être fait », a-t-il ajouté. Au plan politique, Talla Sylla réaffirme que dans une démocratie, le choix politique est libre. « C’est pourquoi, j’invite tous ceux qui partagent la même vision politique que moi à rester zen et à utiliser leur énergie à m’accompagner sur les objectifs que nous nous sommes assignés au lieu de répondre à des invectives », a-t-il dit à ses partisans.

Sur le champ de l’institution municipale, il a rappelé à tous les agents leur devoir de fournir le même service à tous les citoyens de la ville de Thiès sans parti pris. Répondant à une question d’un citoyen, Talla Sylla affirme que le foncier appartient à tous les habitants de la ville de Thiès. « Donc, un audit du foncier va permettre d’avoir une situation claire et nette des possibilités dans la ville et, conformément à la loi en la matière, être géré en adéquation avec le plan de développement de la ville de Thiès en chantier », a soutenu Talla Sylla. Cela va sans doute faciliter une dotation au profit du marché aux poissons dont le financement a été budgétisé par le ministère de la pêche ces cinq dernières années, d’après Mme Oumou Mbaye Sy, chef du service régional de la planification de Thiès, qui a modéré l’audiencepublique.

Mbaye BA

La commune de Kolda a abrité un atelier de formation des élues locales du département à l’initiative du Programme d’appui à la gouvernance au Sénégal (Pags).

Malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires, le développement des ressources humaines constitue encore une contrainte pour l’amélioration de la gouvernance locale et la conduite des changements attendus de la mise en œuvre des réformes engagées par le gouvernement. C’est du moins ce que déclare Waly Faye, coordonnateur du Programme d’appui à la gouvernance au Sénégal (Pags) du ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance. C’était lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur le rôle et les responsabilités des élus, la décentralisation, les techniques de préparation, d’élaboration et d’exécution de budget qu’organise son département à l’intention des femmes élues locales du département de Kolda. Le Pags entend, à travers cette formation, outiller les bénéficiaires pour leur permettre de jouer un rôle de leadership dans leurs collectivités locales respectives.

Il compte les accompagner jusqu’à la fin de leur mandat, notamment à travers des formations, des mises à jour régulières des connaissances et la distribution des outils sur la décentralisation, le rôle et les responsabilités des élues locales. Il mettra à la disposition des collectivités locales bénéficiaires la documentation et les supports de communication et d’information dont elles ont besoin pour leur bon fonctionnement. « Nous sommes ici dans le cadre du suivi/consolidation des activités que nous avions initiées dans la région de Kolda en 2015. Comme vous le savez, nous avions choisi le département de Kolda comme région de concentration du Programme d’appui à la gouvernance au Sénégal.

Le travail que nous sommes en train de faire ici entre dans le cadre de la mission du ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la promotion de la bonne gouvernance qui fait du développement humain un levier de promotion de la bonne gouvernance et du renforcement des capacités des femmes élues locales », déclare M. Faye. La région de Kolda constitue, selon lui, une prioritaire pour le Pags au même titre que celles de Ziguinchor et de Thiès.

Les élues du département de Kolda se réjouissent de cette belle initiative.
« Cette formation vient au point nommé. Elle nous permettra de mieux connaître notre rôle et nos responsabilités dans nos collectivités locales respectives », déclare Khady Sagna, conseillère municipale à Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de la commune de Dioffior (Département de Fatick), Youssou Diom, ambitionne de faire de cette localité une grande agglomération avec de grandes infrastructures. Pour ce faire, cette commune a procédé, samedi lors d’une rencontre à Dioffior, au lancement du programme de développement communal 2016-2022, en présence des services techniques, des populations.

Le maire de la commune de Dioffior a expliqué que cette rencontre marque le lancement du programme de développement communal de Dioffior 2016-2022. Selon Youssou Diom, le premier programme de  développement communal a été le programme d’investissement communal démarré en 2010 et qui s’est achevé en 2015. Aujourd’hui, a-t-il dit, il fallait renouveler ce programme qui est un outil de planification. Le maire a tenu à remercier les services techniques notamment l’Agence régionale de développement (Ard) et la directrice du centre culturel régional.

Le maire youssou Diom ambitionne de faire de Dioffior une agglomération, une métropole.   Aussi, a-t-il indiqué que compte tenu de son  expérience et du Pic qui a été mis en œuvre, pour l’urbanisation de Dioffior, il faut de grandes infrastructures comme une caserne des sapeurs pompiers, un centre artisanal mais aussi des bâtiments commerciaux comme des infrastructures commerciales notamment les cantines, un grand marché… 

Sur le plan de l’éducation, a-t-il affirmé,  Dioffior a bénéficié de  beaucoup de réalisations. Mais pour le maire,  il reste à construire un lycée technique clés en main  par l’Etat. Sur le plan agricole, a-t-il soutenu,  il faut que Dioffior soit dotée  de grands projets de développement agricole à savoir  des fermes agricoles, des fermes d’élevage. Sur le plan de la pêche,  Youssou Diom a rappelé que Dioffior  partage des cours d’eau avec les localités voisines. Selon lui,  avec l’intercommunalité qu’ils sont   en train de mettre en place, il faut que des quais de pêche soient réalisés dans cette zone. De  plus, a-t-il plaidé pour le développement de l’aquaculture et l’aviculture à Dioffior.

Oumar  Ngatty BA

En application de la Directive du président de la République, Macky Sall, lors du Conseil des ministres du 29 juin 2016, l’Agence de Développement Municipal (ADM) vient de se doter d’un Plan d’Orientation Stratégique (POS) pour la période 2016-2025. La validation dudit plan a réuni tous les acteurs de la décentralisation, rapporte un communiqué de la cellule de communication de l’Adm.

L’Agence de Développement Municipal (ADM) est l’une des premières agences à se doter d’un Plan d’Orientation Stratégique (POS) pour la période 2016-2025. La validation dudit plan a réuni les acteurs de la décentralisation. Il s’agit des ministères en charge de la Gouvernance locale, de l’Economie, des Finances et du Plan, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Des représentants de l’Association des maires du Sénégal (AMS) et de l’Union des Associations des Elus locaux (UAEL), entre autres, ont également fait acte de présence, rapporte un communiqué signé de la cellule communication de l’Adm.

Par cet élan, l’Adm se donne pour vision de «bâtir des territoires résilients, solidaires et porteurs de développement», rapporte le communiqué. Dans le  mandat, il s’agit pour l’Adm d’être le «partenaire de référence des territoires» en travaillant au renforcement de leur attractivité, de leur compétitivité et de leur gouvernance, rapporte le texte.

De façon plus concrète, l’Adm se propose de contribuer au renforcement des capacités stratégiques, financières, administratives et techniques des collectivités territoriales. Elle se veut aussi  d’accompagner les collectivités territoriales et leurs regroupements dans la mobilisation des finances. Elle veillera à concourir à la maîtrise de l’information territoriale, en facilitant la coopération entre territoires et la promotion de l’intercommunalité. Le tout viendra renforcer la conception et l’exécution des projets et programmes de développement au profit des territoires.

En effet, 20 ans après sa création, il s’est agi pour l’Adm de s’interroger sur son avenir institutionnel et de se doter d’un instrument de pilotage adapté à l’évolution du contexte et aux nombreux changements de paradigmes ainsi qu’aux enjeux liés au Plan Sénégal Emergent (PSE), à l’Acte 3 de la Décentralisation, aux Directives de l’UEMOA, à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, informe les services de communication de ladite structure. Dans le communiqué parvenu à notre rédaction, il est noté que le Directeur Général de l’Adm, Cheikh Issa Sall, a rappelé que ce Plan est le fruit d’un processus de concertation et de consultation impliquant toutes les parties prenantes de l’Adm.

Un  Plan, fruit d’un processus de concertation
De ce fait, il sera articulé autour d’un regard rétrospectif et critique sur la vie et le bilan de l’organisation, d’un cadre stratégique qui précise la vision, les orientations stratégiques, les valeurs, les principes et les missions de l’Agence pour les  dix (10) prochaines années, rapporte le texte. De même, poursuit le communiqué, ce plan consigné  aux  activités que l’Adm entend mettre en œuvre pour l’atteinte de ses objectifs axés sur la satisfaction des besoins des collectivités territoriales, en termes de relèvement de leur niveau d’équipement et de renforcement de leurs capacités.

Qualifiant l’Adm de «l’un des fleurons du dispositif d’appui aux collectivités territoriales», Adama Diouf, président de l’UAEL, s’est félicité des «efforts consentis dans le processus d’élaboration de ce plan stratégique». Il est, en outre, revenu sur les réalisations de l’Adm et qui ont contribué à relever le niveau d’équipement et les capacités techniques et institutionnelles des communes du Sénégal. Il s’agit notamment du Programme d’Appui aux Communes (PAC), du Programme de Renforcement et d’Equipement des Collectivités locales (PRECOL) et du Projet de gestion des Eaux pluviales et d’Adaptation aux Changements climatiques (PROGEP), rapporte la cellule de communication. L’exécution de ces projets et programmes ont permis également, au-delà de leurs impacts positifs dans l’amélioration des conditions de vie des populations, de concevoir des outils d’une grande importance parmi lesquels le contrat de ville, l’audit urbain, organisationnel et financier. Pour rappel, lors du Conseil des ministres du 29 juin 2016, le chef de l’Etat avait demandé au Gouvernement d’engager, dans les meilleurs délais, le processus de révision globale» du cadre juridique des agences, en vue de recentrer leur action sur la réalisation des objectifs fixés par l’Etat. Dans ce cadre, le président de la République avait indiqué au Gouvernement l’impératif de renforcer les pouvoirs de la tutelle technique, de rendre obligatoire, pour chaque agence, l’adoption d’un plan stratégique, d’un dispositif d’évaluation et la signature, avec l’Etat, d’un contrat de performance, ou d’objectifs et de moyens.

Oumar BA

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire Abdoulaye Diouf Sarr a accordé une audience au collectif des maires de Thiès il y a quelques jours. Ces derniers, venus récupérer les véhicules que le président leur a offerts, se sont engagés à le soutenir dans sa politique.

Venu récupérer leurs véhicules pick-up double cabine la semaine dernière, des édiles de la région de Thiès ont été reçus par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr en charge de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement  du territoire.

Prenant la parole, Mamadou Thiaw, maire de la commune de Tassèt et secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), a laissé entendre que la majeure partie des maires du département de Thiès sont avec le président Macky Sall. « Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr se dit satisfait du département », a-t-il révélé. M. Thiaw a indiqué que les 615 véhicules remis aux maires coutent 7 milliards 80 millions de FCfa. « Le Fonds de dotation (Fdd) sera augmenté. Le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) est de 20 milliards en 2016 ; il passera à 23 milliards en 2017. Toutes les communes du Sénégal auront des ristournes à hauteur de 4.362.909.000 FCfa », a dit le maire de Tassèt. Louant ses efforts, il cite l’Agence de développement local (Adl), l’Office des forages ruraux (Ofor), l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et le Pndl qui sont des programmes suffisants capables de donner au chef de l’Etat un second mandat.

Serigne Fallou Fall, maire de la commune de Ndiéyène Sirakh, a expliqué sa satisfaction au chef de l’Etat et au ministre de tutelle. « Nous avons rencontré le maire Abdoulaye Diouf Sarr, qui nous a bien accueilli. Nous remercions le chef de l’Etat qui a tenu sa promesse. Ces moyens de transport vont faciliter notre mobilité. Nous prions pour qu’il réussisse sa mission », a laissé entendre le maire. « Nous avions des difficultés, car nos véhicules étaient en panne. Ceux-là peuvent jouer le rôle d’ambulance », a-t-il applaudi.

De son côté, Papa Mboup, maire de la commune de Khombole, au nom du collectif des maires de Thiès, a laissé entendre que ces voitures sont bien venus. « Cela nous soulage ; certains maires utilisaient leurs propres véhicules pour des services liés à la commune. Nous sommes affranchis afin d’accomplir nos nombreuses tâches. Le chef de l’Etat développe une politique locale qui tire le Sénégal vers l’avant comme le Plan Sénégal émergent (Pse). La trouvaille du chef de l’Etat, c’est de pouvoir compter sur les maires pour refonder sa politique. Ce qui le distingue des autres, c’est le Pudc. Le jour où l’électrification rurale, les pistes de production, les matériels agricoles seront une réalité concrète sur le terrain, ce sera un bilan pour réélire le président de la République en 2019 », soutient-il.

Talla Diagne, maire de la commune de Thiénaba, a soutenu que le Sénégal vient d’avoir un président qui correspond à son époque. Il s’est félicité de l’Acte 3 de la décentralisation qui érige les communautés rurales d’alors en communes. « Thiès est un département très difficile », a reconnu M. Diagne, non sans saluer la démarche du ministre Abdoulaye Diouf Sarr et Mamadou Thiaw, secrétaire exécutif du Pndl.

Serigne Mansour Sy CISSE

La dotation en véhicules de toutes les municipalités du pays a été vivement saluée par les édiles du département de Saraya qui voient là une autre action du chef de l’Etat pour renforcer la politique de la décentralisation mise en œuvre depuis 1996.

Le président de la République, dans sa magnanimité et son souci de rendre plus performante la politique de décentralisation, a mis à la disposition de chaque maire un véhicule tout terrain. Le maire de la commune de Sabodala, au nom de ses collègues du département de Saraya qui se trouve être l’une des zones les plus difficiles d’accès, a exprimé toute sa gratitude et sa reconnaissance au président de la République.

En effet, selon Mamadou Cissokho, édile de Sabodala, ces véhicules leur permettront d’être plus proches de leurs mandants pour ne pas dire leurs concitoyens.

Avec ces véhicules, ils pourront régulièrement mener des campagnes de sensibilisation sur les réalisations auprès des populations. Ensuite, ils pourront à chaque fois que de besoin se rendre à Kédougou, Tambacounda et Dakar pour participer aux différentes rencontres auxquelles ils sont conviés.Le maire a saisi l’occasion pour réaffirmer leur ancrage dans la famille politique Apr et Benno Bokk Yakaar et dire leur soutien indéfectible dans toutes les actions de développement que mène le président de la République pour un Sénégal prospère.

Seydou TOUNKARA

Après avoir procédé à la pose de la première pierre du marché et à l’inauguration de l’hôtel de ville de Diarrère (département de Fatick), le ministre des Collectivités locales, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé qu’il y aura un plan d’investissement plus vaste pour l’ensemble des communes de l’arrondissement de Tattaguine lors d’une cérémonie organisée à la place publique bondée de monde. Aussi s’est-il réjoui de l’amélioration de la situation de Diarrère où une enveloppe de 120 millions de FCfa a été injectée pour la construction des marchés de cette commune et de Diohine.

Le ministre des Collectivités locales, Abdoulaye Diouf Sarr, a indiqué  que dans le cadre de la convention que son ministère a confiée au directeur général de l’Agetip, El Hadj Malick Guère qu’il a vivement remercié, ils sont  dans une vaste opération de construction d’infrastructures dans les communes du Sénégal. Selon lui, ils travaillent selon la vision du chef de l’Etat qui les a instruits  d’appliquer cette convention conformément aux besoins des populations et par ricochet des communes. Pour le ministre, tout cela entre dans le cadre de la communalisation intégrale voulue par l’Acte 3 de la décentralisation. De plus, il a rappelé que la communalisation intégrale, c’est aussi et surtout pour l’Etat une occasion de doter les communes de moyens qui leur permettent de réaliser de manière performante les attentes des populations. « Partout où le besoin d’infrastructures se fait sentir, nous demanderons à l’Agétip d’intervenir et nous, en tant qu’Etat, nous apporterons notre concours», a-t-il promis. Abdoulaye Diouf Sarr a soutenu que sur le coût de 120 millions de FCfa pour les deux marchés de Diarrère et de Diohine, ce n’est pas limitatif, « parce que dans la zone de Tattaguine qui polarise Diarrère, ils vont travailler à avoir un plan d’investissement plus vaste qui permettrait à l’ensemble des communes de l’arrondissement de disposer de l’appui de la convention ». Après s’être réjoui de la situation de Diarrère qui est en train d’être améliorée, le ministre s’est plu à dire que dans l’histoire de cette localité, on n’a jamais vu 120  millions de FCfa injectés en un seul coup pour des infrastructures marchandes. Nous sommes en train d’apporter une valeur ajoutée à la valeur marchande. De plus, a-t-il tenu à rappeler, « il n’y a jamais eu  d’hôtel de ville digne de ce nom et aujourd’hui il est complètement réhabilité ». Le ministre a annoncé qu’une piste de production qui va rallier Fatick à Diohine en passant par Diarrère sera bientôt construite. Selon lui, cette piste va connecter cette commune aux zones de production et faciliter également le déplacement des populations. Les travaux de cette piste longue de 19 km, a-t-il dit, seront lancés bientôt.

Pour le maire de la commune de Diarrère,  Thérèse Faye Diouf,  ce  geste du gouvernement du Sénégal leur va droit au cœur. C’est pourquoi, elle a tenu à remercier vivement le président de la République Macky Sall et le ministre Abdoulaye Diouf Sarr « pour avoir compris les souffrances de nos populations et pour avoir trouvé des solutions durables ». Rappelant que la commune de Diarrère compte 35000 âmes, Mme Thérèse Faye Diouf a affirmé que les infrastructures socio-économiques de base étaient inexistantes dans cette localité. « Nous sommes en train de vivre depuis un certain temps l’émergence à Diarrère avec des marchés, une piste qui va quitter Fatick jusqu’à Diohine en passant par Diarrère, une autre piste Diouroup-Diarrère-Niakhar et d’autres infrastructures qui vont aider les populations à mieux s’épanouir », a-t-elle dit. Selon elle, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) prend forme dans sa localité. « Nous disons une fois de plus merci au président de la République Macky Sall », a-t-elle conclu. A noter que dans l’après-midi, le directeur général de l’Agetip accompagné de Mme Thérèse Faye Diouf a procédé à la pose de la première pierre du marché de Diohine.

Oumar Ngatty BA

Les difficultés de conservation des produits périssables comme le poisson ne seront bientôt qu’un lointain souvenir.

Un complexe frigorifique d’une capacité de plus de 20 tonnes est en cours de réalisation à Kolda. La construction de cette unité qui est fort attendue par les populations permettra aussi de ravitailler la commune et ses environs en glace notamment pendant la forte canicule qui sévit pendant une bonne partie de l’année dans la région de Kolda. Elle pourra certainement servir aussi les autres départements, notamment le marché hebdomadaire de Diaobé et la commune de Médina Yoro Foulah où l’électricité constitue encore un luxe pour la majorité de la population. « Un complexe frigorifique d’une capacité de plus de 20 tonnes et deux chambres froides de 10 tonnes est en cours de construction à Kolda. Elle dispose également d’une fabrique de glace d’une capacité de trois tonnes par jour pour 21 heures de conservation. Le bâtiment est déjà là, il est fin prêt, il ne reste que les finitions », déclare en substance Ismaïlia Ndiaye, chef du Service régional de la pêche de Kolda.

La réception est prévue dans trois mois. La mise en service de cette unité permettra aux populations de Kolda d’avoir des produits de meilleure qualité pour leur consommation. C’est du moins l’avis du chef du Service régional de la pêche qui dit avoir saisi 50 kg de poisson impropres à la consommation la semaine dernière. Cette opération qualifiée de salutaire par les consommateurs a été organisée au marché central encore appelé syndicat. Ce n’est pas la première fois que le Service régional de la pêche procède à la saisie de poisson impropre à la consommation à Kolda. Une opération similaire avait récemment permis de mettre la main sur deux tonnes de produits altérées à bord d’un camion frigorifique. Les vendeurs avaient passé une semaine dans la région et voulaient écouler le reste du poisson qui, malheureusement, était déjà pourri faute de glace. Alerté, le chef du Service régional de pêche s’est aussitôt rendu sur les lieux pour constater la mauvaise qualité de la marchandise. Il avait alors procédé à la saisie du produit qui a été ensuite détruit. Ce poisson impropre à la consommation provient pour l’essentiel des régions nord, notamment de Saint-Louis et de Thiès, plus particulièrement de Mbour et de Joal. La détérioration du produit s’explique, selon Ndiaye, par la longue distance que les camions frigorifiques sont obligés de parcourir avant d’arriver à Kolda où il n’y a pas de fabrique de glace pour assurer la conservation du poisson.

Mamadou Aliou DIALLO

Le niveau d’exécution des engagements pris par l’Etat lors du conseil des ministres délocalisé tenu il y a un peu plus d’un an à Sédhiou a été évalué. Le gouverneur de région, Habib Léon Ndiaye, a, au cours d’une conférence territoriale tenue à la chambre des métiers qu’il a présidée, recommandé aux différents acteurs d’accélérer la cadence.

On retiendra cependant que des efforts restent à faire, d’où les recommandations faites par le gouverneur de la région pour qu’on accélère la cadence pour certains projets et programmes qui en ont bien besoin. Il y a lieu de procéder à un rééquilibrage des investissements dans l’espace régional et c’est surtout valable pour le département de Goudomp qui peine à prendre son envol économique malgré ses énormes potentialités, surtout en fruits, qu’on ne peut pas exploiter sur place à cause des infrastructures routières peu praticables et en toutes saisons. L’attitude de certains entrepreneurs qui, dans le domaine de l’éducation par exemple, refusent de réaliser des salles de classe dans certaines zones de ce département qu’ils considèrent comme dangereuse à cause de l’insécurité a été condamnée. La conférence souhaite qu’on fasse une discrimination positive pour ce département frontalier avec la Guinée-Bissau. L’éradication du vol de bétail est le combat qu’il faut gagner pour cette partie méridionale de la région.

Dans le cadre de la riziculture pour l’autosuffisance en riz assignée au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), de nombreuses vallées ont été aménagées et les productions attendues cette année peuvent atteindre des records si les pluies reprennent. La mise en valeur d’autres vallées doit cependant être effective puisque c’est la condition sine qua non pour que la région atteigne le taux de production de riz paddy qui lui est assigné. Les fermes agricoles, les exploitations aquacoles, la pisciculture se développent certes mais à un rythme qui ne répond pas aux attentes. Les réalisations en cours sont nombreuses dans la région. Cependant, à cause d’une mauvaise communication, elles ne sont pas connues des populations et même parfois de l’administration. Le gouverneur de la région, Habib Léon Ndiaye, de  déplorer : « Il y a des projets ou programmes qui viennent s’installer sans mettre au courant les autorités administratives, celles–ci ne le sont qu’en cas de problème. Il faut que cela cesse ». L’harmonisation des interventions est également souhaitée pour éviter des doublons et ne prendre en compte que les besoins les plus pressants des populations. Les actions de la Couverture maladie universelle (Cmu), la carte d’égalité des chances, très connues des populations et très appréciées par elles, gagneraient à être mieux organisées, surtout pour la perception des bourses familiales. Car, devant la poste de Sédhiou, les braves femmes souffrent beaucoup en bravant la faim toute une journée parfois même deux avant de passer à la caisse pour percevoir leur bourse.

Malamine KAMARA

Les départements ministériels de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire et de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance ont procédé, avant-hier, à la validation du guide de mesure des performances des collectivités territoriales ; un outil destiné à « contribuer et à asseoir une gouvernance performante » dans ce secteur. Pour le directeur de cabinet du ministère de la Gouvernance locale, Alassane Mbengue, son département a inscrit sa démarche dans cette dynamique.

Le Programme national de développement local (Pndl), la direction des collectivités locales et la direction de la promotion de la bonne gouvernance ont mutualisé leurs efforts pour mettre en place cet outil dont l’objectif est de contribuer à asseoir une gouvernance de performance des collectivités territoriales. Selon Alassane Mbengue, directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, cet atelier se tient dans un contexte marqué par la poursuite des politiques publiques pour un développement durable et axées sur les résultats. « Dans un tel contexte, la performance qui devient un viatique pour les acteurs est devenue un impératif majeur et reste suspendue aux mesures d’accompagnement à valeur didactique », a dit M. Mbengue. A l’en croire, le département ministériel a érigé en priorité la bonne gouvernance assimilable à la culture de la performance. Avant de saluer l’implication du Pndl pour l’atteinte de ce défi. Il dira que l’outil destiné à contribuer et à asseoir une gouvernance performante s’inscrit dans le prolongement des orientations définies par le chef de l’Etat pour une décentralisation cohérente. Ce guide, ajoute-t-il, facilite le travail de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et partenaires au développement. Il est aussi un moyen qui permet au pouvoir local de disposer d’un référentiel pratique dans les territoires respectifs ; d’où l’intérêt de sa vulgarisation pour promouvoir une culture de performance.

De son côté, le directeur de la bonne gouvernance Ibrahima Dème a souligné que ce guide permet aux citoyens de mesurer les performances avec une bonne évaluation. Cet outil servira de moyen adéquat pour une participation citoyenne. « La performance est un principe fondamental de la bonne gouvernance », a-t-il expliqué.

Allocation de performances
Au nom de l’Union des associations des élus locaux (Uael), Abdou Khadre Ndiaye a souligné que l’efficience n’est pas un vain mot dans les territoires. Ce  guide, informe le document remis aux journalistes, est la synthèse analytique de plusieurs outils éprouvés tels que le baromètre de la bonne gouvernance avec le Projet paix et gouvernance de l’Usaid, la certification citoyenne avec le Forum civil, etc.

Quarante-cinq collectivités territoriales ont servi de cadre d’expérimentation pour aboutir au guide de mesure de performance de ces dites  collectivités. La finalité est d’arriver à institutionnaliser cet outil au sein de toutes les collectivités territoriales pour y ancrer définitivement la culture de la performance en vue de permettre aux collectivités territoriales d’identifier leurs forces et faiblesses dans leurs différents domaines de compétence et de prendre des décisions allant dans le sens de l’amélioration des performances. Il devrait, en définitive, permettre à l’Etat et ses partenaires de disposer d’un instrument de promotion de la bonne gouvernance par la saine émulation qu’elle crée au sein des collectivités territoriales et par l’incitation à l’application des principes de bonne gouvernance, avec la mise en place de mécanismes, comme l’allocation de performances.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’enregistrement des enfants à la naissance par les parents avant le délai d’un an imparti par la loi est loin de suffire aux chefs de familles de la commune de Ngoudiane. Car, selon Isma Dioum, le secrétaire municipal, 50% des enfants de leur collectivité locale ne sont pas déclarés à l’état civil.

Pour pallier cette insuffisance notoire, Isma Dioum a salué l’approche de l’organisation non-gouvernementale dénommée Education et développement de l’Enfant (Eden) dans la banlieue de Guédiawaye qui a décidé de mettre à contribution des élèves dans  toutes les écoles de la commune. Ainsi, des causeries sont programmées dans les écoles où les parents d’élèves sont conviés pour faire reculer le nombre  impressionnant de 500 dossiers enrôlés lors de la dernière audience foraine à Ngoundiane. « Cela va nous permettre d’installer des clubs Eden où les enfants vont continuer à porter le plaidoyer auprès de leurs familles respectives et de la communauté », a confié Babacar Fall, un responsable d’Eden en charge du volet enregistrement des enfants à l’Etat civil. Il a invité tous les acteurs (parents, enseignants, personnel de santé, chefs de village et imam) à faire preuve davantage de vigilance pour faire reculer au fur et à mesure ce taux élevé d’enfants non déclarés à la naissance dans la commune de Ngoundiane. « Dans ce projet d’amélioration des droits civils des populations rurales, nous visons à faire admettre aux parents que l’enregistrement de l’enfant à la naissance est un droit pour lui, mais un devoir pour tout parent. Ce qui justifie les mobilisations sociales organisées afin de toucher le maximum d’acteurs à divers endroits du département de Thiès », a affirmé Babacar Fall.

Mbaye BA

Tous les chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée, les élus locaux et ruraux et autres partenaires, réunis autour du gouverneur Alioune Aïdara Niang, ont organisé une conférence territoriale d’harmonisation pour évaluer l’état de mise en œuvre des mesures prises par le gouvernement, le 7 juin 2012, dans la capitale du Nord, lors du Conseil des ministres délocalisé.

Le chef de l’exécutif régional s’est réjoui du taux d’exécution des engagements pris lors de ce Conseil des ministres tenu à Saint-Louis, où on a enregistré un taux de 89% de mobilisation des ressources financières (sur un engagement global du gouvernement de 306,7 milliards de FCfa).

Il a vivement félicité les responsables de l’Agence régionale de développement (Ard) et les chefs de services régionaux et départementaux qui n’ont ménagé aucun effort pour aider le gouvernement à honorer ses engagements pris à l’issue de ce Conseil des ministres délocalisé.

Le gouverneur Alioune Aïdara Niang a rappelé que dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques, le Président Macky Sall a initié, depuis 2012, la tenue de Conseils des ministres délocalisé. C’est dans cette optique que le 7 juin 2012 s’est tenue à Saint-Louis un Conseil des ministres délocalisé, précédé par un Conseil interministériel de développement. Ces rencontres ont constitué les cadres globaux de programmation de certains investissements publics dans la région.

Ainsi, a précisé le chef du service régional d'appui au développement local, Abdou Dione, la région nord a bénéficié d'un portefeuille de projets et programmes d'un montant global de 306,7 milliards de FCfa, dont 89% ont été déjà mobilisés.

Sur instruction du président de la République, a souligné Alioune Aïdara Niang, ce portefeuille de projets et programmes a été décliné en Projets d’Action Stratégiques de l’Etat dans les Régions (PASER). En février 2014, après près de deux ans de mise en œuvre, il a été réalisé un rapport de suivi de la mise en œuvre des mesures prises. Ce rapport avait signalé quelques manquements et des recommandations ont été formulées.

Ainsi, après plus de deux ans de mise en œuvre de ces recommandations, il s’avère nécessaire d’évaluer leur état d’exécution et d’apporter si nécessaire les correctifs appropriés aux différentes contraintes identifiées.

Selon le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, depuis 2012, l’Etat et ses partenaires, mais aussi les collectivités locales et leurs partenaires, ainsi que les ONG évoluant dans la région ont initié un certain nombre de projets et programmes qu’il est intéressant de capitaliser et de rectifier au besoin.

C’est pourquoi, a-t-il rappelé, lors du Conseil des ministres tenu le 14 septembre 2016, le président de la République a instruit les gouverneurs d’organiser simultanément dans leurs régions respectives une conférence territoriale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Assainissement à Saint-Louis : Un projet de 283 millions de FCfa pour Ndiolofène, Léona et Eaux Claires
Les autorités municipales de la ville tricentenaire ont procédé, samedi dernier, au lancement des travaux d’assainissement des quartiers de Ndioloféne sud, Léona, Eaux Claires et Diamaguène, financés par les partenaires français de la ville de Toulouse, de Toulouse Métropole et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, pour un coût global de 430.000 euros, soit près de 283 millions de FCfa.

Selon la première adjointe au maire, Aïda Mbaye Dieng, ces travaux vont durer six mois et permettront de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations dans ces quartiers ciblés par ce projet, en aidant ces dernières à bénéficier de ce programme de mise en place d’un système performant d’évacuation des eaux usées.

Les travaux vont durer six mois et concernent la fourniture et la pose de 1.820 mètres linéaires de conduites en PVC/DN-250 ml, de 2.347 ml de conduites en PVC/DN-160 ml, la réalisation de 142 branchements domiciliaires, la construction de 36 regards de visite en béton armé, la démolition et la réfection de chaussées sur environ 2822 ml et de trottoirs cimentés ou dallés.

Le porteur du projet, a-t-elle précisé, est la commune de Saint-Louis, appuyée par l’Agence de Développement Communal (ADC) et l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). L’entreprise d’exécution est l’Entreprise Sénégalaise de Construction et d’assainissement (ESCA).

En effet, ont rappelé nos partenaires de Toulouse, en octobre 2015, dans la continuité du partenariat qui lie les deux villes,  Toulouse et Saint-Louis ont signé une convention de coopération décentralisée qui s’articule autour de certains points.

Il s’agit de favoriser les liens, la connaissance et la valorisation de chaque culture, d’associer les populations à la mise en œuvre des projets par la participation d’associations et d’habitants, de privilégier les actions de développement durable, intégrant la dimension sociale, environnementale et la démocratie locale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le projet de modernisation des transports urbains dans la ville religieuse de Tivaouane a été présenté samedi dernier au porte-parole du khalife général des Tidianes, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, par une importante délégation du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, conduite par Thierno Birahim Aw, directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) et de Cheikh Oumar Gaye, directeur des transports routiers.

Ce projet, selon le communiqué reçu par notre rédaction, concerne pour sa première phase la mise en circulation de 15 minibus. Une initiative appréciée à sa juste valeur par le guide religieux. Pour Serigne Abdoul Aziz Sy, ce projet coïncide avec la modernisation de la ville religieuse de Tivaouane. Après l’avoir béni, révèle le communiqué, le guide religieux a insisté pour que la gestion de ces minibus soit confiée à des transporteurs habitant à Tivaouane et responsables. Après plusieurs heures de discussion, le guide religieux a prié pour la réussite de ce projet qui fera beaucoup de bien à la population de la ville religieuse qui ne cesse d’augmenter. Il a aussi prié pour les deux nouveaux directeurs qui viennent de prendre fonction afin qu’ils réussissent dans leur travail. Le communiqué souligne que le Dg du Cetud souhaite mettre en circulation ces bus avant la célébration du Maouloud. Ainsi, après Saint-Louis (87 minibus), Louga (13 minibus), Thiès (78 minibus), Kaolack (51 minibus), Tambacounda (20 minibus), Ziguinchor (38 minibus) et Touba (150 minibus suite à une initiative privée soutenue par le Cetud), Tivaouane va étrenner sous peu ses minibus neufs de transport urbain.

Ces nouveaux véhicules vont assurer les déplacements des populations dans le respect de l’environnement et dans des conditions de confort et de sécurité améliorées. Cette activité s’inscrit dans le cadre du Programme de modernisation du transport urbain à Dakar et dans les capitales régionales mis en œuvre par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) et initié par l’Etat du Sénégal depuis 2005.

Babacar Bachir SANE

La commune de Kolda va bientôt changer de visage. Le Programme de modernisation des villes du Sénégal va construire quatre kilomètres de routes bitumées ou pavées grâce à un financement de la Banque africaine de développement (Bad) pour la première phase. Les travaux doivent en principe démarrer dans le courant du premier trimestre de l’année prochaine. C’est du moins ce qui ressort de la visite que vient d’effectuer à Kolda une mission d’évaluation de l’Ageroute et de la Bad. La délégation s’est rendue sur le terrain en compagnie des autorités municipales pour voir si les axes proposés par la mairie de Kolda sont conformes à la politique de la Banque africaine de développement. Les deux parties se sont ensuite retrouvées dans un réceptif de la place pour tenter de s’entendre sur le choix des tronçons devant bénéficier de ce programme qui est encore provisoire. Il sera validé à l’issu de cette visite par le partenaire financier et les autorités municipales. « Les axes qui ont été proposés par la commune de Kolda ont été soumis à la Banque africaine de développement qui devait financer ce programme-là. Nous sommes en mission d’évaluation aujourd’hui à Kolda pour pouvoir apprécier la qualité des axes qui ont été proposés et voir si ces axes correspondent à la politique qui est appliquée par la banque. On s’est rendu compte qu’il y a beaucoup de défis liés à l’assainissement qu’on doit relever », déclare Madame Diokhané Sow, coordonatrice nationale du Programme de modernisation des villes du Sénégal. Une seconde phase de construction de la voirie est également prévue pour la commune de Kolda avec d’autres partenaires, selon Madame Sow, qui promet de tout mettre en œuvre pour aider les populations confrontées à un ravinement qui menace leurs habitations.

Le premier adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé, se dit rassuré par cette visite et espère que les travaux vont démarrer comme prévu pour permettre à la cité de Koly Dado de changer de visage. « Trois tronçons doivent être proposés. Il s’agit du tronçon Daral Sikilo à côté du camp de Gardes jusqu’au Lycée Alpha Molo Baldé. C’est un grand boulevard qui va faciliter la mobilité dans la commune de Kolda. Le second axe qui leur a été proposé, c’est l’intersection boulevard Alpha Molo Baldé jusqu’à la salle des fêtes (centre-ville) alors que le troisième tronçon va de la station oil Libya jusqu’au cimetière de Gadapara », précise-t-il. 

Mamadou Aliou DIALLO

Les autorités municipales de la ville tricentenaire ont procédé, samedi dernier, au lancement des travaux d’assainissement des quartiers de Ndioloféne sud, Léona, Eaux Claires et Diamaguène, financés par les partenaires français de la ville de Toulouse, de Toulouse Métropole et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, pour un coût global de 430.000 euros, soit près de 283 millions de FCfa.

Selon la première adjointe au maire, Aïda Mbaye Dieng, ces travaux vont durer six mois et permettront de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations dans ces quartiers ciblés par ce projet, en aidant ces dernières à bénéficier de ce programme de mise en place d’un système performant d’évacuation des eaux usées.

Les travaux vont durer six mois et concernent la fourniture et la pose de 1.820 mètres linéaires de conduites en PVC/DN-250 ml, de 2.347 ml de conduites en PVC/DN-160 ml, la réalisation de 142 branchements domiciliaires, la construction de 36 regards de visite en béton armé, la démolition et la réfection de chaussées sur environ 2822 ml et de trottoirs cimentés ou dallés.

Le porteur du projet, a-t-elle précisé, est la commune de Saint-Louis, appuyée par l’Agence de Développement Communal (ADC) et l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). L’entreprise d’exécution est l’Entreprise Sénégalaise de Construction et d’assainissement (ESCA).

En effet, ont rappelé nos partenaires de Toulouse, en octobre 2015, dans la continuité du partenariat qui lie les deux villes,  Toulouse et Saint-Louis ont signé une convention de coopération décentralisée qui s’articule autour de certains points.

Il s’agit de favoriser les liens, la connaissance et la valorisation de chaque culture, d’associer les populations à la mise en œuvre des projets par la participation d’associations et d’habitants, de privilégier les actions de développement durable, intégrant la dimension sociale, environnementale et la démocratie locale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Thiès : La nécessité d’assurer une bonne gouvernance foncière a été l’une des principales recommandations de la conférence territoriale consacrée à la revue des projets et programmes élaborés dans la région de Thiès. 

Le gouverneur Amadou Sy, qui a présidé la rencontre en présence de nombreux acteurs de l’administration locale et de la décentralisation dont les élus, a révélé que tout a été fait pour permettre une exécution correcte de politiques publiques à travers les projets qui ont été listés lors du conseil des ministres délocalisés de juin 2014 et dont le taux de réalisation a atteint aujourd’hui la barre des 80%.

Le chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour insister sur ce volet. Il convient, selon lui, « de veiller à ce que les terres soient bien gérées et de façon optimale ». Car, a-t-il indiqué, « depuis quelques temps on a noté et de façon régulière que les litiges fonciers sont devenus de plus en plus nombreux de même que les occupations anarchiques. Cela semble être lié à l’urbanisation galopante des nos villes face au rush que connaît actuellement la région de Thiès avec ses nombreux projets en cours dont l’AIBD, les autoroutes, entre autres, qui ont fini d’épuiser l’assiette foncière de Thiès. Mais aussi et surtout il faut noter la présence de nombreux spéculateurs fonciers qui sillonnent le territoire avec souvent de faux documents et cachets pour arnaquer les populations ».

Une véritable problématique qu’est cet accès à la terre qui, il faut le souligner aussi, ne milite pas en faveur des couches vulnérables.

Couches vulnérables
Pour le gouverneur de Thiès, « il faut mettre fin à cette situation. Nous y travaillions au niveau régional, comme nous l’y a instruit le chef de l’Etat Macky Sall, en relation avec la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (DSCOS) rattachée à la primature ». C’est dans cette dynamique que des occupants irréguliers sont sommés à chaque fois de déguerpir les lieux qu’ils occupent et dans les plus brefs délais. Aussi convient-il de mettre en place des mécanismes performants d’une bonne gouvernance foncière.

Plus de 380 milliards de FCfa déjà investis dans la région
S’agissant de la mise en œuvre des projets et programmes qui ont été listés lors du Conseil des ministres délocalisé de Thiès, en juin 2014, des investissements de 382 milliards ont été consentis depuis lors dans la région sur les besoins initialement exprimés de 448 milliards de FCfa. Le gouverneur Amadou Sy l’estime « à un taux de réalisation de 80% axé plus particulièrement sur les infrastructures et dans presque tous les secteurs d’activités, comme en témoigne les inaugurations auxquelles j’ai assisté depuis mon installation à Thiès. Notamment dans les domaines de l’élevage, de la pêche, de l’énergie et des pistes ». Par ailleurs, il a été noté des réalisations qui n’ont pas été prises en compte initialement dans la matrice des projets et programmes initiés en 2014. Ce qui fait que les besoins de la région aurait même dépassé le montant de 442 milliards pour atteindre les 1000 milliards de FCfa. Tous ses besoins financiers pour le développement de la région de Thiès sont consignés dans le rapport de présentation qui a été lu par Mme Sy, chef du service régional de la planification, complétée par le directeur de l’Agence régionale de développement de Thiès, Cherif Diagne. L'éducation, la santé, l'industrie, le sport, la culture et l'emploi figurent parmi les secteurs identifiés parmi l’important potentiel économique et social de la région de Thiès qui dispose déjà d’une plateforme industrielle basée sur les industries extractives, le textile, l’automobile, entre autres.

El Hadji Mohamadou SAGNE



Améliorer la gouvernance foncière en levant les goulots d’étranglement à travers la rationalisation et la transparence du dispositif de gestion et par l’amélioration de la disponibilité, la fiabilité et l’accessibilité des données foncières et domaniales, c’est la trame d’un atelier de partage et de concertation qui a ciblé les acteurs concernés par la question à Tambacounda et à Kédougou.

Les acteurs concernés par la question foncière (notaire, huissier de justice, acteurs des tribunaux d’instances, maires des nouvelles communes, organisations de la société civile, et autres…) ont partagé les contraintes dans le dispositif de gestion du foncier, les axes de modernisation de la gestion du foncier prévus par le Projet d’appui à la réforme de la gestion du foncier urbain (Pagef). Et enfin, les préoccupations des acteurs relativement aux axes de modernisation de la gestion du foncier ont aussi été recueillies. Pour le directeur du Pagef Macodou Guèye, le Gouvernement du Sénégal, dans sa quête d’une nouvelle gouvernance foncière, a mis en place, en coopération avec l’Union Européenne, dans le cadre du dixième Fonds européen de développement (FED), le Projet d’appui à la réforme de la gestion du foncier urbain (Pagef). Macodou Guèye note l’importance du contentieux relatif à la terre et la nécessité d’une évolution dans le mode de gestion du foncier. Pour lui, on note un décalage entre le dispositif légal et réglementaire d’une part et d’autre part la perception des populations locales qui accordent encore une grande importance à une gestion foncière traditionnelle. En outre, la multiplicité des textes dont certains sont très anciens, mais aussi très disparates ne facilite pas une bonne maîtrise de la réglementation même pour les professionnels. Pour lui, ces limites ont un impact négatif sur l’environnement juridique actuel qui ne permet pas de mettre en œuvre toutes les modernisations nécessaires. Pour Sada Timera, le chef du Centre des services fiscaux de Tambacounda et de Kédougou, le Sénégal a adopté depuis son indépendance une politique foncière qui s’est voulue « équilibrée » avec la cohabitation de différents régimes relatifs à la gestion du foncier qui donne à l’Etat un rôle prépondérant en ce qu’il dispose de son patrimoine propre (Domaine privé de l’Etat), tout en assurant la gestion du Domaine public et l’administration du Domaine national ; lesquels sont « dépositaires » de l’essentiel des terres.

Pour le gouverneur El hadji Bouya Amar qui a ouvert les travaux, les besoins sans cesse croissants pour satisfaire l’accès à l’habitat, la prise en charge des infrastructures sociales et économiques ainsi que les projets de développement accentuent l’intérêt porté au foncier et placent sa problématique au cœur des préoccupations des différents acteurs. Ainsi, pour M. Amar, la question de la gouvernance foncière au Sénégal est posée par tous les acteurs qui interviennent directement ou indirectement dans la gestion de la terre (Etat, collectivités locales, populations, société civile, acteurs économiques, partenaires techniques et financiers, etc.).

Pour le gouverneur de Tambacounda, les axes de modernisation ont pour substrat les difficultés notées dans le secteur et que les différents acteurs ont relevées, en faisant allusion à l’Acte 3 qui a permis de mettre en place la communalisation intégrale.

Pape Demba SIDIBE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.