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Régions (1037)

Le maire de Saint-Louis a mis à profit le week-end pour lancer les travaux du projet d’assainissement concerté, total et intégré du quartier de Guet Ndar (Acting) et a mis en service l’éclairage de la boucle de Sor parcourant l’avenue Charles De Gaulle.

Une bonne nouvelle pour les commerçants et autres habitués de l’avenue Charles De Gaulle. En effet, du rond-point de la police jusqu'à l’entrée du pont Faidherbe, tout est maintenant éclairé.Une réalisation qui a coûté, selon le maire Mansour Faye, 80 millions de FCfa et va permettre une nette amélioration de l’éclairage dans la ville. Cette occasion a été saisie par l’édile pour annoncer son vœu de poursuivre cette dynamique, avec le démarrage de la mise en place de 2.500 points lumineux dans tous les quartiers dans 6 mois. M. Faye a rappelé que les entreprises sont connues. Concernant la question des ordures, « on est en train de trouver des solutions avec des camions dédiés à cet effet », a-t-il dit. Pour la gestion de ces installations, le maire a souligné qu’un travail de sensibilisation de toutes les organisations sera fait pour protéger les lampadaires. Avec ces réalisations, a-t-il souligné, « il sera question de lutter contre la délinquance et en mettant les populations dans des conditions de sécurité. S’agissant de l’utilisation du mix énergétique pour amoindrir les factures de la municipalité, Mansour Faye a fait savoir que cette source d’énergie sera utilisée pour l’éclairage de la digue de Djoloffène.

13.000 personnes concernées
Le ministre maire a aussi lancé l’assainissement de Guet Ndar. Il a rappelé que ce projet d’un coût de près de 2 milliards de FCfa et d’une durée de 12 mois va ériger un réseau d’assainissement des eaux usées dans Guet Ndar. Ce, à travers un projet total et intégré du quartier de Guet Ndar (Acting).

Dans la première phase, a souligné Mansour Faye, « avant la fin 2017, 435 concessions représentant la moitié des habitants, soit plus de 13.000 personnes, seront raccordées à ce réseau ».
Le ministre a, en outre, salué la détermination des Guet Ndarien de voir enfin le quartier doté d’infrastructures d’assainissement modernes et adéquates. Pour Marc Boucey, chef de coopération au niveau de la délégation de l’Union européenne (un partenaire financier), « le prix d’accès subventionné est de 22.700 FCfa et ces travaux vont s’accompagner de la construction de cinq blocs sanitaires dont la gestion sera assurée par la communauté ». Il a aussi rappelé que, pour la réussite de cette entreprise, « il faut que la construction, par l’Onas, de la station de pompage sur la berge du fleuve soit effective pour permettre le raccordement de Guet Ndar au réseau de la ville. D’un autre côté, le représentant de l’Union européenne a aussi évoqué la nécessité de la gestion et l’exploitation quotidienne des ouvrages d’assainissement.

A. M. NDAW

Le défi de la diversification des revenus, de la variété dans l’alimentation des populations et de la production agricole est en phase d’être  perdu dans la commune de Mont Rolland  si les bonnes décisions ne sont pas prises.

Au sortir d’un des hivernages où la pluviométrie est la plus mauvaise durant les 70 dernières années, selon des octogénaires de la localité, le bassin de rétention s’est asséché. A la place de l’eau du bassin dont profitaient les producteurs maraîchers installés aux alentours pendant la saison sèche, mais aussi les pisciculteurs, sont installés de petits jardins.

Dans ces espaces réduits, des paysans désemparés par un mauvais hivernage dont le cumul de la pluviométrie est autour de 219 millimètres, cultivent des tomates cerises ; une culture qui, au sortir d’un hivernage pluvieux, occupe les populations  six mois après la fin de la saison des pluies. « Pour n’avoir pas eu de récoltes cette année, au moment où les cultures de contre-saison ne sont pas possibles faute d’eau, même dans  le bassin de rétention, les autorités du pays doivent savoir qu’à Mont Rolland, nous sommes déjà dans la période de  soudure », a lancé Yves Lamine Ciss, le maire de la commune. Selon lui, cette situation pose, avec acuité, la question consistant à arrimer encore la plus grande partie de la production agricole sur une pluviométrie aléatoire d’une zone sahélienne.

« En tout cas, pour ce qui est de la commune de Mont Rolland, où une dizaine de forages de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) sont forés et participent à la fourniture de Dakar en eau potable, il est injuste que nos populations ne puissent pas disposer au moins d’un forage à usage agricole », a-t-il déploré. En guise d’exemple, le maire a cité le forage de Caritas qui alimente une ferme agricole où 20 jeunes produisent des haricots et font travailler beaucoup de personnes durant les périodes de récolte. « Nous avons choisi ce moment solennel du vote du budget 2017 qui s’équilibre en recettes et dépenses à la somme de 407 millions de FCfa pour informer le président de la République sur la situation difficile que vivent nos populations. », a confié M. Ciss.

 

Mbaye BA

Les sorties du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, associant la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) aux facteurs bloquant le démarrage des travaux de réaménagement  de la Place de l’indépendance ont fait réagir la société d’eau en charge du patrimoine. Son directeur de la communication, Habib Demba Fall, s’inscrit en faux contre toute « saisine officielle » de leurs services par la mairie de Dakar pour prendre en charge le déplacement de cette conduite d’eau tantôt évoquée.

Malgré l’arbitrage du Premier ministre en faveur de Khalifa Sall  pour les travaux de réaménagement de la Place de l’indépendance, le démarrage des travaux d’embellissement traîne toujours. En effet, un an après le feu vert donné par Mahammed Boun Abdallah Dionne à l’édile de la ville de Dakar, le projet, estimé à près de 5 milliards de FCfa, ne connaît pas encore un début d’exécution.

La Mairie de Dakar indexe la Sones…
Lors de la dernière réunion du conseil municipal, le maire de Dakar est encore revenu sur les lenteurs administratives qui plombent le démarrage des travaux de réhabilitation de la Place de l’indépendance, notamment avec l’Etat qui a failli à sa promesse d’accompagner la mairie de Dakar dans les travaux. « Nous avons bloqué 2,5 milliards de FCfa depuis un an pour démarrer les travaux, mais le maire de Plateau à qui le dossier est confié est bloqué dans les procédures administratives », a avancé Khalifa Sall. A l’en croire, ce sont la télé-demande d’autorisation de construire (Télé Dac) et le ministère de l’Hydraulique qui plombent, jusqu’ici, le démarrage effectif des travaux de rénovation. « Le parking souterrain devra être doté de caméras. Nous sommes dans une zone de priorité, il faut toutes les autorisations dans ce domaine. Le second point, le vrai problème, est que ce parking est traversé par une conduite d’eau qui part de l’hôtel Indépendance et traverse la Place », a-t-il fait savoir. Qui plus est, le ministre de l’Hydraulique et le directeur général de la Sones auraient été saisis depuis plusieurs mois pour la prise en charge du déplacement de cette conduite, mais en vain.  

…Qui nie toute saisine officielle
Arguments balayés d’un revers de main par la Sones par l’entremise de son directeur de la communication, Habib Demba Fall, selon qui, « à ce jour, il n’ ya aucune saisine officielle de la Sones par la mairie de Dakar, ni par courriel ni par correspondance écrite de la Sones ». Arguant le fait que « ce n’est pas via la presse que la saisine s’effectue », le maire de Dakar et ses services « connaissent mieux que quiconque le circuit administratif et les canaux adéquats pour ce faire », a soutenu M. Fall. Non sans reconnaître les difficultés de déplacer des tuyaux de la dimension de la Place de l’indépendance qui requiert à la fois « des moyens colossaux du fait de leur spécificité, car ça touche un réseau d’adduction d’eau potable avec tous les désagréments que cela induit », mais aussi « des coûts assez importants ». Loin de cette polémique, la Place de la nation (ex Obélisque) a fini, elle, d’être aménagée par le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, en collaboration avec la commune de Gueule Tapée-Fass-Colobane. Toutefois, le chargé de communication a rejeté tout « à priori » et réitéré la disponibilité de la Sones qui, a-t-il dit, « reste ouverte à toute sollicitation de la mairie de Dakar ». Ce, en attendant l’aménagement de la dizaine de places à Dakar et dans sept régions par Diène Farba Sarr, tel que rappelé par le chef du gouvernement, Mahammed Boun Abdallah Dionne, lors de la visite effectuée sur ces lieux.

 

Mamadou Lamine DIEYE

Le président de l’Institut Mozdahir international et le maire de la commune de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, ont inauguré,  samedi, une école de six salles de classe à Kolda.  Elle a été construite et offerte par l’Institut Mozdahir international

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda s’enrichit de 6 nouvelles salles de classe grâce à l’Institut Mozdahir international (Imi). Ce joyau a été inauguré, samedi, par le président fondateur de cet institut et guide de la communauté Mozdahir internationale, Chérif Mouhamed Aly Aïdara.  C’était en présence du maire de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, et d’une forte délégation de l’Ong Comfort Aide basée aux Etats-Unis d’Amérique conduite par son président, Youssouf Aly.

La construction de cette école s’inscrit dans le cadre du combat contre l’ignorance, la lutte contre la maladie et la pauvreté que mène l’Institut Mozdahir international au Sénégal. Cet établissement vient ainsi s’ajouter à d’autres infrastructures sociales, notamment la mosquée et le centre d’accueil pour enfants réalisés sur ce site par l’Imi. L’institut prévoit aussi de construire un centre de santé. Le montant global des investissements qui seront injectés dans ces infrastructures est estimé à environ 4 milliards de FCfa.

Plus de 72 villages de la région de Kolda ont bénéficié, cette année, des puits modernes, des écoles et des mosquées. Toutes ces infrastructures sont construites dans les trois départements de la région de Kolda. « Notre objectif est d’améliorer les conditions de vie et d’existence des populations. Nous ne faisons pas de distinction entre les communautés, car notre aide est destinée à l’être humain », a précisé Chérif Mouhamed Aly Aïdara. Le maire de Kolda s’est réjoui de la construction de cette école et des autres infrastructures sociales qui permettront de prendre en charge les besoins sociaux des  populations.      

 

Mamadou Aliou DIALLO

La première phase du Programme d’urgence communautaire (Pudc) a été jugée largement positive par les élus locaux regroupés au sein du collectif des maires du département de Kaolack, Alexandre Ngom et ses pairs, qui procédaient à une évaluation du projet gouvernemental, ont annoncé un prochain Comité régional de développement (Crd) pour mieux affiner la phase II.

Les élus locaux du département de Kaolack ont unanimement salué, ce week end, les réalisations obtenues par leurs collectivités locales du Programme d’urgence de développement  communautaire (Pudc). Une satisfaction exprimée au cours d’une rencontre à laquelle étaient également conviés des responsables du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et des représentants du secteur privé local. L’objectif de ses assises multipartites était d’évaluer la première phase de ce programme et d’en tirer des enseignements utiles pour la seconde.

Une opportunité saisie par les membres du collectif des maires du département éponyme de tirer un bilan à mi-parcours. « Il ressort des concertations menées au sein du collectif que le Pudc  a été d’une grande utilité avec notamment des pistes rurales, l’électrification, les équipements pour l’allègement des travaux ménagers et le financement des activités génératrices de revenus pour les groupes vulnérables », a indiqué le maire de Thiomby, coordonnateur du collectif des maires, Alexandre Ngom. Des élus qui ont mis en exergue la contribution décisive de l’initiative gouvernementale pilotée par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) pour la mise en œuvre des plans de développement communal.

« La commune de Gandiaye a bénéficié d’un programme d’électrification rurale pour des anciens villages rattachés à la commune, d’équipement pour l’allègement des travaux des femmes même si, en ce qui concerne les pistes rurales, nous attendons toujours  », a soutenu Pape Songde Diop, l’édile de la capitale de l’ancienne province de Diokhoul-Gandiaye. Un plébiscite du programme, toutefois, tempéré par des retards dans la mise en œuvre dans certaines communes.

A l’instar de celle de Ndoffane où le maire parle d’oubli dont sa localité a été victime dans la réalisation de pistes rurales. Un sentiment qu’il partage avec son collègue de Tiaré dans le même arrondissement. Des préoccupations que le représentant du Fongip a voulu dissiper. « Notre structure a en charge le volet financement des groupements de promotion économique du Pudc. Le retard évoqué s’explique par les exigences des études préalables des microprojets qui nous sont soumis, mais tout cela est derrière nous. Sous peu, tous les bénéficiaires seront financés  », a rassuré le directeur des partenariats du Fongip, M. Diallo, à l’issue de la rencontre.

Signalons que le Collectif des maires du département de Kaolack (Cmdk), mis en place au lendemain du scrutin local de mai 2014, a élaboré un plan d’actions économiques. Cette rencontre sur le Pudc a constitué un temps fort.

Elimane FALL

L’inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Bignona 2 a récompensé les 456 meilleurs élèves de l’année scolaire 2015/2016. Elle a également primé les 200 acteurs qui ont contribué à l’amélioration du niveau des élèves.  

L’Inspection d’académie de Bignona 2 a récompensé les 456 meilleurs élèves de l’année scolaire 2015/2016. Ces derniers viennent des communes des arrondissements de Kataba1 et Tendouck. C’était samedi, lors de la journée de l’excellence et du partenariat organisée dans la commune de Diouloulou. A cette occasion, 200 acteurs ont été donnés en exemple. Parmi ces derniers figurent les maîtres et professeurs qui ont fait preuve de dévouement, des directeurs et principaux reconnus pour leur esprit d’initiative et leurs capacités managériales. Les meilleures cellules d’animation pédagogiques du moyen et de l’élémentaire, les maires, les partenaires, ainsi que les enseignants à la retraite ont été aussi primés pour services rendus. Cette journée dont le parrain était feu Chérif Chamsidine Aïdara Diato de Daroul Khaïry a été placée sous le thème : « L’excellence des filles à l’école, gage de développement de notre société ».
« Cette journée de l’excellence et du partenariat vise à améliorer les performances scolaires à tous les niveaux, à renforcer la mobilisation des partenaires, à créer un environnement social et favorable à l’épanouissement des enseignants et des élèves », a indiqué l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Bignona 2, Made Faye. Au cours de cette rencontre, le maire de la commune de Diouloulou, Malang Thiam, et les autorités administratives se sont engagés à soutenir davantage l’Ief de Bignona 2 pour qu’elle puisse maintenir le cap de la performance. Les taux de réussite étaient de 76 % au Cfee et 85 % au Bfem dans la région de Ziguinchor.

El Hadj Moussa SADIO

Les populations de Doué, dans l’île à Morphil, lors de la 36ème édition de la ziarra en l’honneur du vénéré marabout feu Apha Issa Watt, ont formulé des prières pour la réussite des projets du chef de l’Etat. Elles ont salué les efforts des autorités pour soulager les habitants de la contrée.

Lors de cette manifestation, outre le cachet religieux, des questions économiques ont été abordées par les organisateurs. Les populations, elles, ont salué la décision du chef de l’Etat de désenclaver davantage l’île à Morphil. Abdoulaye Sall, secrétaire de l’Association des ressortissants de Doué, a saisi l’occasion pour signifier aux autorités que l’île à Morphil commence dans la localité de Doué et non à Démette ou Diattar. Pour ce dernier, des villages qui se greffent à Doué doivent être pris en compte dans ce désenclavement. M. Sall de noter que les populations de Doué ont bon espoir qu’avec les interventions d’Ibrahima Bocar Sow, chargé du désenclavement, et son ministre de tutelle, Mansour Elimane Kane, leurs interpellations seront bien prises en charge. Au cours des échanges, les habitants ont évoqué les problèmes sanitaires auxquels la localité est confrontée tout en sollicitant l’appui des autorités. Pour Abdoulaye Sall, l’association a construit et équipé, sur fonds propres, un centre de santé d’une valeur de 36 millions de FCfa, mais tout appui sera la bienvenue. Aussi, le raccordement électrique de Doué est en bonne voie.
Pour rappel, cette 36ème édition a eu comme parrain Amadou Bâ, un originaire de Doué. Les organisateurs ont tenu à saluer l’appui du ministre des Finances pour la réussite de l’évènement.                  

 

A. M. DIAW

Les autorités municipales de Ndiaffate continuent de contester la délimitation géographique de leur commune avec celle de Kaolack. Elles l’ont réaffirmé au cours d’une conférence de presse où l’immixtion de leurs collègues de la capitale régionale dans le différend avec la direction des Salins a été dénoncée.


Le différend entre les autorités municipales de la commune de Ndiaffate et la direction des Salins, une entreprise privée exploitant du sel dans la zone, persiste. Pire, les premières en ont rajouté une couche en accusant leurs collègues de la ville de Kaolack d’immixtion dans ce conflit à travers la sortie du Collectif de défense du territoire communal. Au cours d’une rencontre avec la presse, les élus de cette petite commune, située au sud-est de la capitale du Saloum, semblent sur le pied de guerre dans cette affaire qui pollue la société privée et ses voisins immédiats. « Nous avons constaté que, malgré toutes les démarches qui ont été entreprises pour régler le différend qui nous oppose à la direction des Salins, le problème reste entier. Il s’est aggravé par l’immixtion de la commune de Kaolack dans ce dossier.  Il faut rappeler que  la  communauté rurale naguère, la commune de Ndiaffate aujourd’hui, n’a reçu aucun document administratif instituant une quelconque délimitation des communes concernées autre que le décret 68-715 du 21 juin 1968  », a rappelé Yaya Kâ, premier adjoint au maire qui animait la conférence de presse.
Faisant l’économie de ce décret fixant les limites territoriales de l’ancienne communauté rurale, il a placé la partie litigeuse dans le périmètre municipal de Ndiaffate. Signalant au passage des incohérences dans la carte établie par les services du cadastre de Kaolack en décembre 2016.  Loin de faiblir dans leur détermination à empêcher le projet d’extension de la société d’exploitation de sel, M. Kâ et ses camarades envisagent de nouvelles actions, ce weekend, pour bloquer le chantier des Salins.

Elimane FALL

La mairie des Parcelles assainies a voté, avant-hier, son budget annuel. Il s’élève à 2.240.000.000 FCfa. Le maire Moussa Sy a décliné, après ce vote, les nouveaux  chantiers de sa commune.

Les conseillers municipaux des Parcelles assainies ont porté le budget de la commune pour l’exercice 2017 à 2.240.000.000 FCfa contre 2.784.000.000 FCfa l’année dernière. Il a connu une diminution de 544.000.000 de FCfa en valeur absolue et de 19,54 % en valeur relative. Cette baisse est due à la diminution des impôts locaux et le résultat de fonctionnement reporté.
Le maire des Parcelles assainies, Moussa Sy, a promis de veiller à l’équilibre de ce budget, car le paiement des salaires est plus que sacré. Il a expliqué qu’à cause de l’Acte 3 de la décentralisation, il débourse plus de 280.000.000 de FCfa pour payer les salaires du personnel sanitaire. Malgré ces charges salariales supplémentaires et la baisse du budget, Moussa Sy a dit vouloir procéder à une extension de l’éclairage public, de poser du gazon au terrain d’Acapes. Il compte aussi sur les 20 boutiques mises en place pour trouver des fonds afin de soutenir les Associations sportives et culturelle (Acs) de sa commune.

A l’en croire, 95 % des Parcellois sont contents du travail de la commune. Cependant, il a demandé aux présidents de Comité de santé d’investir dans leur structure au lieu de se partager les recettes. Pour ce qui concerne le terrain qui opposait la mairie  à un promoteur privé, M. Sy a informé que c’est le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, qui avait décanté la situation en lui donnant 530.000.000 de FCfa alors que la banque voulait le vendre. L’édile des Parcelles assainies a, en outre, informé qu’un séminaire de formation sera organisé  à Saly pour permettre aux conseillers de pouvoir maitriser la lecture des budgets.

Selon lui, la mairie ne donnera plus de carburant à des présidents de commission qui ne viennent pas en réunion de commission. Moussa Sy a ainsi menacé de suspendre les salaires de ceux qui défient l’autorité municipale en refusant de rejoindre leur poste de travail. Concernant l’amélioration du cadre de vie, il a annoncé que, d’ici le mois de mars, toutes les emprises des routes seront déguerpies. Lors du débat précédant le vote du budget, le conseiller Bassirou Ndiaye a déploré les prévisions de 55.000.000 de FCfa dédiés au cabinet du maire. Il a estimé que cette somme est exorbitante. De même, il s’est opposé aux 20.000.000 de FCfa arrêtés pour la dépense en carburant. Abdoulaye Sène a, de son côté, fustigé le cumul des dépenses diverses chiffrées à 331.120.000 FCfa, soit 14 % du budget prévisionnel. L’adjoint au sous-préfet des Parcelles assainies, Ousmane Ngom, a expliqué que l’année 2017 s’annonce sous de nouveaux auspices.

Serigne Mansour Sy CISSE 

Thiaroye Gare souffre de maux qui ont pour noms l'impraticabilité de la route 103 (route du marché) et le chômage des jeunes auxquels s'ajoutent d'autres inquiétudes liées notamment à l'éventualité d'un déguerpissement annoncé par des voies officieuses. Mais aussi l'absence d'informations sur le sort des impactés du train express régional (Ter).

Lors d'une rencontre organisée, hier, dans cette commune, le responsable commune du parti au pouvoir a alerté les plus hautes autorités dans le sens d'éclairer la lanterne des commerçants et riverains de la voie ferrée sur ces dossiers. Samba Niang a expliqué que la réfection de la route 103 est d'une importance capitale en période d'hivernage, car elle est la seule voie permettant d'amortir les contrecoups liés aux embouteillages infernaux qui se produisent sur la route de Tally Diallo. "Mieux, c'est cette voie que les camions, chargés de marchandises, empruntent pour accéder au marché", a-t-il indiqué. Samba Niang de relever que des rumeurs circulent, faisant croire à la possibilité de déguerpir les commerçants du marché de Thiaroye.

Ce qui, selon lui, constitue une source d’inquiétude pour eux. « 300 à 400 commerçants sont venus me voir pour expliquer que ce ne sont pas les véritables représentants qui ont été reçus par le chef de l'Etat lors de l'audience qu'il avait accordée à des commerçants au nom de leurs collègues du marché de Thiaroye », a-t-il indiqué. A son avis, il serait bon que les vrais commerçants soient reçus par le président de la République, afin qu'ils lui fassent part de leurs préoccupations.  De la même manière, Samba Niang a invité Macky Sall à intervenir dans le dossier relatif à la prise en charge des "impactés" du Ter. « Il y a lieu de pointer du doigt un déficit de communication qui inquiète la population de Thiaroye qui, jusqu'ici, ignore tout sur ce dossier », a ajouté, entre autres griefs, le coordonnateur de l'Apr de Thiaroye Gare. «Je ne me vais pas me voiler la face, il y a des mécontents dans la commune de Thiaroye Gare qui continuent de croire que le chef de l'Etat doit davantage s'orienter vers eux. Pas plus tard que lors de la cérémonie d'inauguration du stade Alassane Djigo de Pikine, au cours de laquelle le chef de l'Etat a omis de citer la commune de Thiaroye Gare lorsqu'il s'est agi, pour lui, d'évoquer ses souvenirs dans certaines localités de la banlieue», a-t-il soutenu avant de conclure : « Cela a suscité un sentiment de frustration et d'inquiétude chez certains qui me l'ont exprimé ouvertement ».

La rencontre a été l’occasion de distribuer 300 sacs de riz offerts par le président Sall à la commune de Thiaroye Gare.

Abdou DIOP

Le maire de la commune de Sédhiou vient de procéder à la pose de la 1ère pierre de deux aires de prière pour femmes dans deux mosquées. Il en sera de même pour les sept mosquées restantes.

Le maire a d’abord rencontré les différents imams des mosquées qui ont non seulement salué l’initiative, mais aussi souhaité que les travaux démarrent immédiatement. Le manque de commodité des aires de prière pour femmes dans certaines mosquées fait qu’elles sont pressées que la prière prenne fin. Seule une profonde foi les amène à prier dans de mauvaises conditions. C’est une enveloppe de 3,5 millions qui est ainsi prévue pour chaque mosquée. Le maire a saisi cette occasion pour saluer les efforts consentis par la Sénélec pour régler définitivement le problème de la fourniture d’électricité à Sédhiou grâce au groupe installé récemment et qui alimente même les localités voisines. Dans ce domaine, il est prévu une extension sur 3 km, soit une enveloppe de 100 millions de FCfa, et les études préliminaires ont démarré.

Cette politique de fourniture correcte de l’électricité à plusieurs localités est en cours dans la région et va se poursuivre au grand bonheur des populations rurales qui ne demandent qu’à sortir de l’obscurité, puisque l’électricité, aujourd’hui, n’est plus un luxe, mais un moyen d’acquisition de connaissances surtout pour les élèves.  La voirie, presque partout défectueuse et un casse-tête pour toutes les communes, va, elle aussi, bénéficier de quelques kilomètres goudronnés dans certains quartiers que les conducteurs de moto-jakarta ne fréquentaient pas.

Malamine KAMARA

Des conseillers municipaux de la commune de Kaolack ont annoncé, au cours d’un point de presse, mardi dernier, la mise en place d’un Collectif pour la défense du territoire de la circonscription. Leur objectif est de vulgariser les textes législatifs et réglementaires délimitant la commune pour prévenir les conflits territoriaux favorisés par l’Acte 3 de la décentralisation généralisant les communes de plein exercice en milieu rural.

Lors d’un point de presse organisé, mardi dernier, pour une meilleure vulgarisation de la délimitation géographique des collectivités locales, le Collectif pour la défense du territoire communale (Cdtc) a demandé aux autorités étatiques de promouvoir des mesures techniques pour la délimitation systématique des frontières de toutes les communes. Ces conseillers communaux de la ville de Kaolack entendent ainsi prévenir les conflits territoriaux engendrés par le principe de la communalisation intégrale posé par l’entrée en vigueur de l’Acte 3 de la décentralisation dans notre pays.

Selon Cheikh Ndao, adjoint au maire de Kaolack, qui coordonne ce collectif dans lequel on retrouve des élus de la majorité et de l’opposition, « la pertinence de mettre en place une telle structure s’impose à toutes les grandes villes aux frontières ayant subi des modifications substantielles avec les vagues de découpages territoriaux dont la dernière a eu lieu avec l’avènement de l’Acte 3. Créant ainsi des communes de plein exercice en lieu et place des anciennes communautés rurales  ».

Avec ses pairs, il compte poursuivre dans la dynamique d’encourager les services techniques habilités de l’Etat à procéder systématiquement à des délimitations des frontières entre les communes partageant le même espace géographique. « Pour la commune de Kaolack, ce travail a été fait en se basant sur le décret 68.175 de 1969 qui lui rattache le village de Ngane Saer au nord est, ainsi que sur l’axe Ndiaffate et Kahone. Il reste d’en faire de même pour notre frontière avec Mbadakhoune », a-t-il précisé. Interpellé sur le contexte de la mise en place de ce mouvement au lendemain de la manifestation des populations de Ndiaffate qui s’opposaient à l’extension des périmètres de production de sel par une société de la place, M. Ndao s’est refusé à établir tout lien avec cette affaire.

Toutefois, il a consenti à avouer leurs préoccupations sur un fait : « la commune de Kaolack étouffe  ». L’adjoint au maire a ajouté qu’ « il faut que les autorités se saisissent de cette question avec responsabilité pour éviter un autre Mbane », en esquivant soigneusement d’évoquer un quelconque conflit territorial avec les communes qui ceinturent la ville de Kaolack.

Elimane FALL

Asstel, un programme d’appui à l’élevage pastoral dans le département de Dagana (région de Saint-Louis), est mis en œuvre par l’Ong Gret en partenariat avec Ldb, Asodia et Ard, pour un coût global de plus d'un milliard de FCfa. Il a comme principaux bailleurs l’Afd et la coopération monégasque, et aussi le soutien de la région Occitanie.

Dans un entretien avec la presse, Sidaty Sow, assistant chef de projet et chargé du volet suivi, évaluation et concertation du projet Asstel, s'est réjoui du bilan de la première phase du programme, jugé satisfaisant par l'ensemble des partenaires. Il a tenu à préciser que le Groupe de recherches et d’échanges technologiques (Gret) est le fil conducteur de ce projet très ambitieux de développement de l’élevage laitier. De même, il a rappelé que la première phase du projet Asstel 2013/2015 portant sur les services et la structuration des éleveurs laitiers était axée sur la production de lait des exploitations familiales pour répondre à la fois aux besoins des familles rurales (dégager des revenus plus élevés et plus réguliers, limiter l’exode rural et l’abandon de vastes territoires), aux dynamiques économiques locales, avec notamment la collecte par la Laiterie du berger (Ldb) et aux enjeux du marché national (Dakar, Saint-Louis, Thiès, etc. ; limitation des importations et dépendance du pays).

Selon M. Sow, les objectifs étaient d’accroître et d’améliorer la production laitière et les revenus des familles d’éleveurs par la création de conditions propices à l’évolution des systèmes d’élevage (accès aux services financiers et non financiers, valorisation du lait et de la viande), de renforcer le rôle des éleveurs dans l’environnement de la filière lait par l’appui des organisations professionnelles, de favoriser la concertation et la collaboration entre acteurs professionnels, collectivités locales et services de l’Etat par la création et l’animation d’un cadre d’échanges entre acteurs.

A en croire l’assistant chef de projet, les résultats sont globalement positifs. La collecte, selon lui, s’est améliorée. Elle est plus compétitive (passage de la collecte par véhicule à une collecte par moto ou tricycle), y compris en saison sèche, lorsqu’il y a peu de lait. La fourniture de paille de canne introduite par le projet s’est largement améliorée avec une évolution de 400 à 900 tonnes par campagne. Le dispositif d’appui conseil, expérimenté avec des « élevages pilotes », a également donné des résultats intéressants en matière de changement des pratiques d’élevage avec une meilleure maîtrise et l’augmentation de la production laitière autour d’un projet de développement de l’exploitation défini avec tous les membres du ménage. Les volumes collectés ont augmenté d’environ 30 % la première et seconde année du projet (environ 1000 t collectées en 2014, 50 % des besoins de la Ldb), avec un accroissement du prix payé aux éleveurs (+ 12,5%).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les tailleurs constituent la première catégorie socioprofessionnelle à bénéficier du programme de soutien aux corps de métiers (Sam) initié par le conseil départemental de Sédhiou. Ils ont reçu des mains de l’honorable député et président du conseil départemental, Boubacar Biaye, une enveloppe de 5 millions de FCfa, un montant qui entre dans le cadre du démarrage du projet.

Cette enveloppe permettra l’ouverture d’une mercerie avec toutes les fournitures dont les tailleurs ont besoin. Ces derniers n’auront plus besoin d’aller en chercher à Kolda, Ziguinchor et même Dakar. Les tailleurs ont salué cette initiative qui va améliorer considérablement leurs conditions de travail. Les fournitures commandées depuis Dakar se perdaient parfois en cours de route ; ce qui sera un mauvais souvenir. Aussi, ils n’hésiteront pas à envoyer un des leurs faire les achats là où le prix est plus abordable. Le président du conseil départemental leur a demandé de créer un label typique de Sédhiou et qui fera connaître le département à l’extérieur comme la chaussure l’est pour Ngaye Mékhé. Les marchands ambulants seront le prochain corps de métier qui va bénéficier de ce programme, et ils sont pressés de savoir le montant qui leur sera alloué pour faire fructifier leurs affaires.  L’occasion fut saisie aussi pour remettre aux 14 communes du département du matériel consommable après les avoir dotées d’ordinateurs et de matériel informatique. Rappelons que les femmes ont bénéficié, il y a quelques temps, dix millions de FCfa pour les Agr et le club de football en gestation, Sédhiou Fc. Lequel veut être un club professionnel à l’image du Casa sport qui a, pour sa part, reçu dix millions de FCfa.

Malamine KAMARA

Le maire de Médina Chérif demande aux populations de s’impliquer dans l’élaboration du Plan de développement communal (Pdc).

L’électrification rurale, l’adduction d’eau et la construction d’infrastructures marchandes constituent, aujourd’hui, une sur priorité pour la commune de Médina Chérif, une collectivité locale située dans l’arrondissement de Mampatim, département de Kolda. C’est du moins ce que déclare le maire Mamadou Gano qui vient d’organiser une réunion d’information sur le processus d’élaboration du Plan de développement communal (Pdc) et du budget participatif.

Outre les Conseillers municipaux, les 62 chefs de villages que compte la commune de Médina Chérif, les groupements féminins, les associations de jeunes et les imams ont pris part à cette rencontre. « Nous avons organisé une journée extrêmement importante pour le devenir de la commune de Médina Chérif qui est tournée vers la planification. Nous sommes maintenant une commune rurale et cela nous oblige à mettre en place un document de planification communément appelé Plan de développement communal qui doit couvrir l’horizon 2017-2022. Pour cela, il était important qu’il y ait la participation citoyenne à tous les niveaux, notamment au niveau des enquêtes effectuées et des informations venant de chaque zone, de chaque secteur et de chaque village », explique Mamadou Gano. Il demande, dès lors, aux populations de s’impliquer dans l’élaboration du Pdc qui doit, en principe, s’achever au mois de février prochain.

Ce document lui permettra d’aller rechercher des fonds auprès des partenaires pour la réalisation des projets et programmes indispensables au développement de la commune de Médina Chérif qui dispose d’énormes potentialités agricoles, pastorales et hydrauliques. L’approvisionnement en eau des populations et du cheptel, surtout pendant la saison sèche, et la construction d’un grand marché à l’entrée de Diaobé constituent, pour lui, des sur priorités.

Le second volet de cette réunion porte sur l’élaboration du budget participatif. Une initiative qui vient à point nommé puisque Médina Chérif fait partie des deux communes choisies pour l’expérimentation du budget participatif sur les 42 collectivités locales que compte la région de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a dévoilé, hier, le montant du budget de 2017 de la capitale sénégalaise.

Les chiffres du budget 2017 sont répartis comme suit : fonctionnement, 40.880.624.304 FCfa et investissement, 25.792.421.722 FCfa. Ce qui fait un total de 66.673.046.026 FCfa. La session ordinaire a été ouverte la semaine dernière, avant d’être suspendue ; histoire de permettre aux conseillers de bien s’imprégner des dossiers à travers les inter-commissions. Lors des débats, le conseiller Mbacké Seck avait regretté les embouteillages à Dakar où il est difficile de se frayer un chemin. Pour sa part, le conseiller municipal de Yoff, Ibrahima Fall, avait interpellé le maire Khalifa Sall sur les dons offerts à la mairie. A l’en croire, la ville doit éviter la politique de la main tendue. 

Au chapitre des réponses, le maire a signifié à M. Fall, que les projets efficaces de la ville justifient les dons venant des partenaires. Il a cité les projets comme « Le lait à l’école », les uniformes, sans oublier les programmes culturels urbains. « Si nous n’étions pas crédibles, nous ne recevrions rien de nos partenaires », a-t-il expliqué, non sans rappeler les grands chantiers de la mairie de Dakar.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

M. Diop procédait à l’ouverture d’un atelier national de cinq jours d’analyse intégrée du contexte au nom du secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire. Il a saisi l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme. Car, selon lui, « si rien n’est fait d’ici la période de soudure (juin-juillet), plus de 800.000 personnes pourraient être affectées par la pauvreté dans ces zones. Il s’agit des départements de Louga, Kébémer (région de Louga), Matam, Ranérou, Kanel (région de Matam), Goudiry et Bakel (région de Tambacounda). 

Ainsi, il a souligné l’urgence qu’il convient d’accorder à la recherche de solutions pour permettre un accès à l’alimentation à ces ménages. C’est dans cette dynamique que la Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (Snsar) a été lancée en janvier 2016 comme unique référentiel, a souligné Mody Diop, pour assurer aux populations sénégalaises une sécurité alimentaire durable et une meilleure résilience face aux chocs à l’horizon 2035. Ce faisant, il a soutenu que « l’opérationnalisation de la stratégie ne sera effective que par un vaste projet dénommé Programme d'appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnsar) qui sera lancé au courant de ce mois avec la volonté des partenaires au développement d'accompagner l'Etat dans le processus d'élaboration ».

Auparavant, M. Diop a rappelé l’engagement du Sénégal, depuis le mois de mai 2014, dans le processus d'identification des priorités nationales en matière de résilience dans le cadre de l’Alliance globale pour la résilience (Agir) –Sahel et Afrique de l’Ouest. Et ce, afin d'atteindre l’objectif « faim zéro dans 20 ans ».

Un engagement appuyé d’ailleurs par le Programme alimentaire mondial (Pam) dont le représentant à l’atelier, le Dr Diaba Bâ, a réitéré la détermination de l’organisation humanitaire à supporter l’ensemble des politiques de l’Etat. A travers surtout le Comité national de suivi et d’alerte précoce qui permet de suivre ces ménages et d’identifier les zones à risques, mais aussi d’élaborer le plan de réponse qu’il convient de mettre en œuvre.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Les femmes de Koulor, localité située dans le département de Goudiry, à une cinquantaine de kilomètres de Tambacounda, sont aux anges après avoir procédé à la récolte des poissons ensemencés dans leur périmètre piscicole.

Grâce à l’appui du Programme d’appui à la petite irrigation locale (Papil), de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) et aux conseils de l’Ancar, les braves dames ont pu obtenir, pour cette récolte (la énième du genre cette année), quelque 500 kg de poissons qu’elles commercialisent dans la commune et les localités environnantes.
Les femmes de la commune de Koulor s’activent dans la pisciculture. Grâce au projet Papil qui leur a permis la réalisation d’un bassin et à l’Ana qui les accompagne et les suit dans la mise en œuvre, la localité, bien que ne disposant pas de cours d’eau, a tout de même du poisson frais.

Selbé Diouf, la présidente du groupement des femmes, s’en félicite et informe qu’elles mangent du poisson frais et en vendent dans la commune et les localités environnantes. A l’en croire, cette activité leur permet de subvenir à leurs besoins et participe grandement à la lutte contre la malnutrition dans la zone. Poursuivant, Mme Diouf indique : « Nous, les femmes, avons un jardin maraîcher qui produit bien. Maintenant, avec la pisciculture, nous avons du poisson. Voilà, à notre avis, des avancées louables au grand bénéfice des populations ». Outre ce qu’elles en prélèvent pour leurs repas, elle se réjouit aussi du fait que l’activité leur permet d’avoir des revenus pour mieux subvenir à leurs besoins, car les poissons sont commercialisés à 1.500 FCfa le kilogramme. « Et les gens en raffolent », assure-t-elle. Aujourd’hui, les femmes du village trouvent, à travers la pisciculture, une réelle source de devises.

Après chaque récolte, le poisson coule à flots dans la commune où les populations ont pris goût de ce que nous produisons », se félicite la présidente du groupement des femmes.

Autosuffisance en poissons
Malgré ces résultats, elles rencontrent des difficultés. « Nous faisons face à beaucoup de problèmes dont les solutions contribueraient grandement à l’amélioration de la qualité des poissons produits », affirme Selbé Diouf. Entre autres difficultés, elle cite l’approvisionnement en eau du bassin. « Le seul puits dont nous disposons ne peut alimenter le bassin. Si on nous aidait à avoir un mini forage dans le périmètre, nul besoin de dire que la commune sera autosuffisante en poissons, mais aussi en légumes et autres condiments nécessaires à la cuisson », clame-t-elle tout en jetant un regard d’espoir vers le Programme d’urgence communautaire (Pudc).

« La récolte est bonne », atteste Bakary Biaye, le chef d’antenne Est de l’Ana qui accompagne, avec l’Ancar, ces femmes. Cependant, il laisse entendre que si les poissons avaient été correctement alimentés, leurs poids seraient encore beaucoup plus importants. M. Biaye soutient qu’en un certain moment, les femmes avaient des difficultés pour trouver la nourriture nécessaire à la croissance des poissons. « C’est pourquoi, pour cette récolte, les femmes du Gie « Takku Ligguey » ont obtenu 500 kg », dit-il.

Parlant toujours de la récolte, il fait savoir qu’elle se fera progressivement, selon les besoins du marché. Et à chaque fois que de besoin, précise Bakary Biaye, il sera procédé à une pêche et les poissons seront vendus sur place ou dans les autres localités de la commune. Il se réjouit aussi du fait que les autorités de la région s’intéressent à la production des femmes. Selon lui, partout dans la région, des commandes sont envoyées aux dames. «C’est un réel motif de satisfaction », s’enorgueillit le patron de l’Ana dans la zone Est, plaidant également pour la réalisation d’un mini forage en faveur des femmes, éreintées par l’approvisionnement en eau du bassin.

Pape Demba SIDIBE

La lecture du Coran, le vernissage de photos et des activités sportives ont marqué, dimanche dernier, l’agenda de la 3ème édition du mémorial des sportifs disparus de la commune de Plateau.

La journée a été organisée par le doyen Moussa Wane et parrainée, cette année, par le diaraf Baye Meissa Paye de Yakhe Dieuf et de Joher Hachem, directeur d’Aridim. Elle a eu aussi pour marraine Mme Hawa Abdoul Bâ. Comme à l’accoutumée, la lecture du Coran a été faite sous la direction de l’imam Abdoul Sall de Niayes Thiocker, assisté de Tidiane Wane et des imams de la communauté guinéenne, notamment celui de Sandiniéry. Des prières ont été faites pour les anciens sportifs disparus, à l’image de l’international de football Ola Samb, le boxeur El Hadj Keïta et Alioune Sow, ancien champion d’athlétisme de l’Aof, pour ne citer que ceux-là. Le mini basket a été à l’honneur cette année comme activité phare. Les jeunes de l’académie du plateau se sont donné à cœur joie sur le terrain du Cem Abbé Pierre Sock qui a abrité l’ensemble des activités de cette édition chez les cadets tout comme les cadettes. Il en est de même des vétérans qui ont disputé une partie de football. Des démonstrations de « katas » ont été faites par les « karatékas » du Plateau, avant que des diplômes de participation ne soient délivrés au public venu nombreux assister à l’évènement.

B. B. SANE

Le problème d’accès aux soins de santé auquel plus d’une dizaine de villages de la commune de Patar Sine sont confrontés va bientôt devenir un mauvais souvenir. Les populations de ces localités viennent de bénéficier d’un poste flambant neuf de 62 millions de FCfa construit dans le village de Tellayargouye, région de Fatick, par l’Ong Enda Graf.

Organisateur de la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu samedi,  le directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd), Abdoulaye Mbodj, natif de Tellayargouye, a remercié ses partenaires tout en lançant un appel aux autorités supérieures pour qu’un infirmier chef de poste et une sage-femme y soient affectés. La cérémonie a été présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Niakhar, Ameth Sarr, en présence de plusieurs haut-conseillers des collectivités territoriales, maires et invités, ainsi que des populations.

Le directeur général de l’Aibd a d’abord remercié tous ceux qui ont permis à la localité de bénéficier de ce bijou bâti avec une architecture moderne. Il a également remercié leur frère Birame Diouf qui, du fait de sa magnanimité, a scellé le partenariat entre Tellayargouye et l’Ong Enda Graf. Abdoulaye Mbodj a associé à ces remerciements M. camara, directeur général de Miferso, qui a remplacé Birame Diouf et a poursuivi l’ouvrage.  Selon lui, ce poste de santé, d’un coût de 62 millions de FCfa, symbole d’une solidarité agissante par le biais d’une responsabilité sociétale d’entreprise, a été réalisé grâce à un financement de la société sud-africaine « Kumba Ressources », ancien partenaire de Miferso.

Le maire de la commune de Patar Sine, Alioune Diallo, a tenu d’abord à remercier le directeur général de l’Aibd pour toutes actions.

De même, il a magnifié les nombreuses actions de développement d’Enda Graf dans le village de Tellayargouye. Mme Fatou Ndoye d’Enda Graf a indiqué que ce poste de santé va permettre un accès équitable aux soins de santé. Aussi a-t-elle annoncé que le village de Sorokh va bientôt inaugurer son poste de santé en cours de construction. Présidant la cérémonie, le sous-préfet Ameth Sar a tenu à remercier les partenaires qui ont permis la réalisation de ce poste de santé. Il a également beaucoup insisté sur l’entretien de l’infrastructure sanitaire.

Oumar Ngatty BA

 

La commune de Mérina Dakhar est à la recherche de 1,7 milliard de FCfa, précisément pour l’électrification d’une centaine de villages polarisés.

Une requête de financement a été adressée à l’Union européenne (Ue) dans le cadre d’un projet qui été soumis à l’appréciation des populations lors d’un forum organisé, samedi, sur le thème : « Accès à l’énergie pour tous ». Le maire de la ville, Aymérou Gningue, par ailleurs président du Conseil de surveillance de la société Avion handling service (Ahs) Sénégal, a présidé la rencontre en présence du sous-préfet de l’arrondissement, Ndiaté Bakhoum, et des représentants de partenaires intéressés par le projet.
L’ensemble des conseillers municipaux, du Collectif des chefs de village et de nombreux acteurs y ont également pris part pour témoigner, comme l’a souligné M. Gningue, « de l’intérêt tout particulier qu’ils portent au projet d’électrification des villages en phase avec la réalisation de la centrale solaire de Ten-Mérina, dans le village de Touba Mbouki ». Une centrale solaire déjà en cours de construction et dont les travaux sont mis en œuvre par l’entreprise Eiffage, pour le compte de la société française Méridiam, est en phase de terrassement et d’approvisionnement. Le site de 82 ha sur lequel elle sera implantée a impacté une trentaine de propriétaires terriens qui ont été tous dédommagés, a assuré le président du Collectif des chefs de village de la commune.

Seuls 10 % du territoire est pourvu d’électricité
Ce qui fera dire au maire Aymérou Gningue que sa « commune entre de plain pied dans une nouvelle aire de développement endogène ». Poursuivant, il a noté : « Les réalités d’il y a 30 ans ne sont plus celles d’aujourd’hui, et cela doit nous imposer à adopter d’autres comportements et avoir de nouvelles ambitions. La centrale solaire nous a inspirés à initier ce projet d’accès à l’énergie pour tous à travers nos différents villages ». La commune de Mérina Dakhar compte actuellement 115 villages, mais une trentaine bénéficient de l’électricité, dont un peu plus d’une vingtaine connectés au réseau Sénélec et les autres par le biais du solaire grâce à la coopération décentralisée. « Soit 10 % seulement du territoire de 20.000 km2 de superficie pour près de 50.000 habitants disposent de l’électricité », a rappelé Ndiaté Bakhoum, le sous-préfet de Mérina Dakhar.
« Un véritable gap que le projet d’accès à l’énergie pour tous devrait corriger à côté de l’unité de production d’énergie de 30 mégawatts pour un montant de plus de 20 milliards de FCfa », a souligné l’ancien ministre Abdou Fall qui a eu à introduire le thème du forum en tant qu’administrateur de la centrale de Ten-Mérina et président du Conseil patronal des énergies renouvelables du Sénégal (Coperes).

Des partenaires se manifestent
Concernant les avantages liés à cette centrale, il a fait savoir que la production sera reversée à la Sénélec. Et dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, un protocole d’accord a été signé pour la mise en œuvre de mesures sociales d’accompagnement. Pour ce qui est du projet d’accès à l’énergie pour tous, Abdou Fall nourrit déjà l’espoir de le voir bénéficier d’un financement. Pour lui, « le projet est, en somme, une solution réaliste économiquement qui permet d’assurer l’éclairage d’une trentaine de villages par le biais de la coopération à coté du programme d’électrification rurale de l’Etat. Pour ce faire, à côté de la requête adressée à l’Union européenne, des partenaires portugais de Ltp Energy ont manifesté leur intérêt au projet de même que la Compagnie sahélienne d’énergie renouvelable (Coser), une société sénégalaise qui s’investit dans l’installation de mini-centrales solaires dans la région de Matam et dont l’expérience pourrait être dupliquée à Mérina Dakhar ».

Mohamadou SAGNE

Pour l’année 2017, le budget de la commune de Notto Diobass  s’élève en recettes et dépenses à la somme de 155.600.000 FCfa. Il a été voté hier à l’unanimité par les conseillers présents.

Une occasion saisie par le maire de la commune, Alioune Sarr, pour rappeler les priorités qu’il s’est fixées. « Tout d’abord, Il s’agit  du volet de  l’électrification de nos villages dont la quasi moitié est sortie des ténèbres pour accéder aux autoroutes de l’information et de la communication, de la construction des pistes de production où nous allons  faire 40 kilomètres avec le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) sur les 200 répertoriés et des énormes efforts consentis dans la mise en place des infrastructures  de base », a-t-il indiqué. Selon lui, malgré des avancées notoires  dans ces différents secteurs, le maire de Notto Diobass a rappelé qu’il ne sera satisfait que le jour où l’ensemble des  67 villages de sa commune auront de l’électricité et  accessibles  grâce à de bonnes voies de communication. « D’ailleurs, à l’aide de notre plan de développement local et surtout l’accompagnement  des partenaires sociaux, l’accès aux infrastructures de santé et de  l’éducation  des populations s’est  considérablement amélioré », a-t-il déclaré.

Dans le cadre de l’appui aux populations dans la sécurisation du foncier, les villages, les responsables des organisations communautaires de base et les conseillers municipaux sont conviés à une rencontre pour échanger sur une opération d’alignement des concessions dans les villages. « Celle-ci entre dans le cadre de la préservation des intérêts domaniaux des populations », a précisé Alioune Sarr.

C’est dans ce sillage qu’il a inscrit la fermeture des carrières situées entre les villages de Ngolar et de Pout Diack pour cause de nuisances avérées sur l’environnement.
Une décision, selon lui, qui prouve que la municipalité de Notto Diobass n’a jamais eu les mains liées sur ce dossier comme distillé par des adversaires politiques.

Mbaye BA

Depuis que la conduite du projet d’aménagement de la place de l’Indépendance a été affectée, par le Premier ministre, à la mairie de Dakar, les travaux tardent à démarrer. Selon Khalifa Sall, le maire de la ville de Dakar, les retards notés sont dus à des lenteurs administratives et à la conduite de la Sones à réaménager. 

C’est en marge de la réunion du conseil municipal de la ville de Dakar, qui s’est tenue, avant-hier, sous sa présidence, que Khalifa Sall est revenu sur les causes qui plombent les travaux de réhabilitation de la place de l’Indépendance. A l’en croire, deux raisons sont à l’origine des lenteurs notées dans les travaux de réaménagement de ladite place. « Il y a des retards en ce qui concerne la demande de construction, qui est dans le circuit, et le tuyau de la Sones qui doit être réaménagé », a-t-il fait savoir. En outre, par rapport à la conduite de la Sones, le maire a dit avoir « interpellé personnellement » le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, qui, « par la suite, a joint le directeur général de la Sones pour accélérer le processus d’aménagement ». Pendant ce temps, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Renouveau urbain, Diène Farba Sarr, a, lui, fini de réceptionner la place de la Nation ex place de l’Obélisque visitée par le Premier ministre, en attendant son inauguration prévue dans les jours à venir.

M. L. DIEYE

Ces projets ont été lancés en présence de Dieh Mandiaye Bâ, directrice du Centre national d’état civil au ministère de la Gouvernance locale, et de Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm). La construction du centre secondaire d’état civil de Nianing constitue, selon le maire de Malicounda, une vieille doléance. En effet, explique Maguette Sène, la spécificité de sa ville a fait que les populations étaient obligées de faire un grand détour en passant par Mbour pour aller se faire établir un acte de naissance ou déclarer leurs enfants au niveau de la mairie de Malicounda. « Cette situation a longtemps pénalisé les enfants de cette zone dont une bonne partie n’avait pas d’acte d’état civil.

Pour remédier à cela, nous avons décidé de construire un centre secondaire ici, à Nianing », laisse-t-il entendre. D’un coût de 60 millions de FCfa et financé sur fonds propres, ce nouveau centre, qui sera réceptionné d’ici six mois, assure le maire, soulagera les populations et rapprochera davantage les administrés de l’administration. « L’objectif de ce centre d’état civil de Nianing  est de faciliter l’enregistrement des enfants dès leurs naissances afin de leur faire bénéficier de toutes les commodités qu’offrent l’obtention d’acte d’état civil », indique M. Sène. Pour lui, les enregistrements des actes d’état civil permettront à la municipalité de disposer de données stratégiques, en vue d’élaborer une politique de planification stratégique en court, moyen et long termes.

Sécurisation de l’état civil
Au-delà du centre d’état civil secondaire, il a été aussi lancé les travaux de construction de trois ponts de franchissement du ravin de Nianing qui constitue un lieu de convergence des eaux pluviales de toute la zone et coupe en deux le village en période hivernale. A en croire le premier magistrat de Malicounda, les populations sont, à cette période, dans l’impossibilité de se mouvoir. Ces trois infrastructures, d’après lui, vont régler cette équation. Ces projets comportent également une bretelle de piste de 3,5 km qui part de la ville de Mbour jusqu’à Mboulème avec un autre pont vers Santhiou Mbadane. Tous ces travaux, d’un coût global de 150 millions de FCfa, assure Maguette Sène, seront financés par l’Agence de développement municipal (Adm).
Pour madame Dieh Mandiaye Bâ, le maire de Malicounda a relevé un défi qui lui permettra de maitriser sa population. « Nous allons vers la modernisation, la sensibilisation et l’informatisation.
Et à ce niveau, nous sommes accompagnés par des partenaires techniques et financiers, particulièrement l’Union européenne qui a mis de gros investissements pour accompagner l’informatisation de l’état civil, mais également sécuriser les archives », explique la directrice du Centre national d’état civil au ministère de la Gouvernance locale. Selon elle, la numérisation des archives permettra de les sécuriser. « Nous sommes en train d’informatiser la gestion pour rendre l’accès plus facile aux documents », fait savoir Mme Bâ. Avec la finalisation de la réforme du Code de la famille, la généralisation de l’informatisation de l’état civil, le Sénégalais n’aura plus à se déplacer pour se faire établir un acte de naissance. Tous ces acquis, indique-t-elle, sont des pas importants réalisés par le gouvernement du Sénégal avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.

Samba Oumar FALL

La station qui avait pour mission principale la vulgarisation de la production fruitière et maraîchère dans la zone a joué un grand rôle dans l’expansion des Niayes en général.

Le départ des colons et des techniciens sénégalais, qui les avaient supplantés vers les années 1970-1980, n’a rien entaché au fonctionnement de la station agricole de Mboro puisque les organisations de producteurs maraîchers de l’arrondissement de Méouane ont, depuis lors, assuré la relève. Leur président, Modou Ndiaye, trouvé sur les lieux, nous montre quelques-uns des bâtiments qui abritaient la station agricole. « Aujourd’hui, ils nous servent de bureaux de notre association, et c’est là également que se trouve le siège du Réseau des mutuelles d’épargne et de crédit des producteurs des Niayes. Il s’y ajoute aussi l’unité de transformation des femmes qui fabriquent du savon antiseptique. Et tout récemment, nous avons été dotés d’un magasin de stockage des produits maraîchers grâce à un financement du Programme de développement économique des Niayes (Paden) », explique-t-il.

Au niveau de l’unité de transformation, près d’une vingtaine de femmes s’y activent. La secrétaire du groupement, Mme Fatou Top, déclare : « Nous produisons du savon antiseptique à base de « mbeurbeuf » (momardica charantia), d’huile de palme, d’un peu de miel et du citron ». Le produit, souligne-t-elle, est très prisé « par les postes de santé et hôpitaux qui viennent faire leurs commandes chez nous, de même que divers clients qui nous sollicitent. Mais, il faut dire également que nous procédons à des expositions au niveau des foires régionales et à la Fiara. Ce, non seulement pour le savon, mais aussi pour tous les produits tirés de nos diverses activités génératrices de revenus », ajoute Mme Top. Par ailleurs, au niveau de la station agricole, les organisations ont la possibilité d’y tenir leurs rencontres d’échanges et sessions de formation des producteurs.

Par Mamadou Lamine DIATTA et Mouhamadou SAGNE

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