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Régions (1120)

Quatre salles de classe ont été réalisées dans les écoles élémentaires des localités de Marandan (commune d’Oudoucar) et de Bissari Lang (Diaroumé) par le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Les deux établissements de la région de Sédhiou ont reçu, jeudi, la visite de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

L’école élémentaire de Bissari Lang, village de la commune de Diaroumé (département de Bounkiling), a changé de visage. Créée en 2000, elle n’était composée que d’abris provisoires. Les salles de classe de l’école étaient constituées de deux abris provisoires exigus et d’une salle en banco réalisée par l’Association des parents d’élèves (Ape) pour augmenter les capacités d’accueil. L’école dispose également d’un bloc sanitaire (financé par l’Unicef). Cette école n’avait pas jusqu’ici bénéficié de financements de l’Etat, de la commune ou d’autres partenaires. Mais, grâce à l’intervention du Fonds social de développement, les abris provisoires ont disparu. Ce  mécanisme franco-sénégalais a permis la construction et l’équipement d’un bloc de deux salles de classe et d’un bloc administratif afin que l’école puisse bénéficier d’infrastructures de qualité et fonctionnelles. Le budget total est de 14.900.000 FCfa. Le Fonds social de développement a apporté 70% du budget, soit 10.430.000 FCfa ; le reste par la commune à travers son budget d’investissement pour 2.470.000 FCfa et l’Agence régionale de développement (Ard) dans le cadre du projet « budget participatif », soit  2.000.000 FCfa. L’établissement a reçu, jeudi, la visite de l’ambassadeur de France au Sénégal.

Les populations locales, pour exprimer leur satisfaction, ont accueilli le diplomate et sa délégation à l’entrée du village aux sons du Diambadon. « Nous avons vécu 17 ans de calvaire dans des abris provisoires avec des conditions d’apprentissage difficiles. Aujourd’hui, grâce au Fonds social de développement, nous sommes dans un bon complexe. Je n’ai pas les mots pour qualifier cette belle réalisation », a déclaré Adja Djité, élève en classe de CE1. Le chef du village, Bassirou Dramé, abonde dans le même sens. « Nous remercions vivement le gouvernement français pour ce joyau qui est le fruit d’une longue amitié entre nos deux pays », affirme Karfa Samaté, maire de Diaroumé.
Le préfet du département de Bounkiling soutient que l’école constitue un outil important de développement. « Il faut être bien formé pour pouvoir être utile à sa communauté », a indiqué Abdoul Wahab Talla, qui n’a pas manqué de remercier les bienfaiteurs. Selon M. Talla, désormais à Bissari Lang, le cadre est agréable et approprié pour l’enseignement et l’apprentissage. Il a plaidé pour la construction de lycées dans le département de Bounkiling.

Avant Bissari Lang, Christophe Bigot s’est arrêté au village de Marandan (commune d’Oudoucar, département de Sédhiou). L’école élémentaire de ce village a bénéficié du concours du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement et d’autres partenaires qui ont réalisé un bloc de deux salles de classe avec un bureau et un magasin, un mur de clôture semi-grillagé, un bloc sanitaire et l’équipement mobilier. Le coût de la réalisation est de 22.474.640 FCfa.

Le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement a apporté 15.732.249 FCfa comme subvention et l’Association Pakao Kafoo 6.742.391 FCfa.

EN visitant l’école élémentaire du village de Bissari Lang, l’ambassadeur de France au Sénégal a précisé que ce projet intervient en complémentarité des engagements en cours de l’Agence française de développement avec le Paebca. Il s’agit, selon Christophe Bigot, de la formation de mille enseignants dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor. Pour Sédhiou, 605 enseignants sont concernés.

M. Bigo est d’avis que les enseignants doivent être outillés sur la pédagogie afin qu’ils puissent s’adapter aux nouvelles réalités. Il a annoncé la construction par l’Agence française de développement de 200 salles de classe dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor  pour remplacer les abris provisoires.

A. KANDE

Les résultats du projet Bassin de rétention et valorisation des forages ruraux (Barvafor) ont été positifs dans tous les domaines. C’est ce qui est ressorti du bilan des six ans d’activités du projet fait à Saly hier. Selon le représentant de la Coopération technique belge (Ctb), le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, financé par l’Union européenne à hauteur de 18 millions d’euros, soit un peu près de 12 milliards de FCfa, pour renforcer les acquis.

La phase de clôture du projet Barvafor (2011-2016), fruit d’une coopération entre le Sénégal et le royaume de la Belgique, a réuni hier toutes les parties prenantes pour faire le bilan des activités déroulées sur six ans. Un bilan jugé satisfaisant par les différents acteurs des zones d’intervention, à savoir les régions de Thiès, Fatick, Diourbel, Kaolack et Kaffrine. Que ce soit pour la réalisation de bassins de rétention, la construction de digues anti-sel, le rééquipement de Forages ou encore pour la régénération de la mangrove, les résultats ont été salués. Nicolas Widmer, co-responsable du projet Barvafor, a relevé toute la satisfaction de la Coopération technique belge (Ctb) au point même d’envisager de discuter d’un deuxième projet qui prendra la suite du Barvafor. « Ce sera à l’occasion d’une commission mixte Sénégal-Belgique prévue en octobre 2017. Il y a encore certains préalables à examiner, mais c’est en bonne voie », a assuré M. Widmer. Selon lui, le Barvafor a permis d’obtenir un autre projet, le Parerba, qui sera sous maîtrise d’œuvre de la Coopération technique belge sur financement de l’Union européenne pour un montant de 18 millions d’euros. Ce projet, a-t-il noté, va permettre l’aménagement de tout le potentiel agricole dégagé par le projet Barvafor et va créer environ 10.000 emplois dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès.

De l’avis du responsable national du projet, le bilan est positif. Selon Aly Sané Niang, les cibles sont très satisfaites des réalisations et demandent même le prolongement du projet à travers une deuxième phase. À en croire M. Niang, la production agro-sylvo-pastorale a été renforcée par l’accès durable à l’eau productive dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. « Par la mobilisation des ressources en eau, nous avons réussi à développer le maraîchage après la saison des pluies, mais aussi des activités piscicoles et à augmenter les revenus des populations des zones ciblées », a-t-il indiqué. Le maire de Soum, commune située dans le département de Foundiougne, dans la région de Fatick, a magnifié l’approche participative du projet. « Tous les acteurs ont été associés du début à la fin. C’est ce qui a fait qu’on a eu d’excellents résultats à tous les niveaux », a laissé entendre Moustapha Ngor Léon Diop, qui a invité les bénéficiaires à valoriser et à pérenniser les ouvrages réalisés dans le cadre de ce projet qui a été lancé en octobre 2011.

Samba Oumar FALL

Le projet de budget 2017 de la commune de Sindian (Bignona) s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 141 millions de FCfa. Il a été voté samedi dernier. Plus de 60% du budget estimé à 87,5 millions de FCfa sont destinés aux investissements.

Dans cette commune de Sindian, les priorités sont la santé, l’éducation, la jeunesse, la culture et le sport. L’équipe municipale a assuré d’y consentir davantage d’efforts financiers pour continuer à satisfaire progressivement les besoins des populations. A cet effet, le maire Yancouba Sagna a fait un plaidoyer fort pour l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 afin d’abréger les souffrances de ses concitoyens grâce à un accès facile et à moindre coût à des structures et services de santé de qualité. D’après M. Sagna, le poste de santé de Sindian, qui polarise tout l’arrondissement éponyme, n’a pas un plateau technique qui puisse prendre en charge certains problèmes de santé des populations d’ici. Il s’y ajoute que l’arrondissement est enclavé et ses routes, constituées de pistes de production, ne sont plus praticables.

Actuellement, les évacuations sanitaires ne peuvent plus se faire par des véhicules. Les malades et les femmes enceintes de la commune de Sindian sont évacués vers Bignona par des motos Jakarta, dans des conditions difficiles et pénibles à cause de l’état de dégradation très avancé de la route. La situation est plus grave pour les populations qui sont situées à la frontière entre le Sénégal et la Gambie. Yancouba Sagna a estimé que l’érection du poste de santé de Sindian en hôpital de niveau 1 mettra les populations locales à l’abri de ces difficultés d’évacuation sanitaire. Il a ajouté que cela permettra de réduire considérablement le taux « très élevé » de mortalité maternelle et infantile dans les 19 villages qui composent sa commune, notamment dans les localités qui sont situées dans le Nord Sindian, à la frontière avec la Gambie.

Dans le domaine de l’éducation, la mairie va reconduire ses appuis en intrants (fournitures scolaires) pour le fonctionnement des écoles. Elle va apporter à nouveau son aide financière aux élèves issus de familles défavorisées, ainsi que pour une bonne prise en charge des commissions d’examen et des candidats. Par ailleurs, Yancouba Sagna et son équipe municipale prévoient une sensibilisation à grande échelle des populations afin de conscientiser ces dernières sur la nécessité et l’urgence de procéder au lotissement des villages de la commune.

El Hadj Moussa SADIO

Les femmes de la commune de Ndiarème Limamou Laye vont bientôt disposer d'une maison où elles pourront se retrouver pour discuter, mais surtout développer des activités génératrices de revenus. La première pierre a été posée le week-end dernier par le maire de cette commune, Beïdy Sèye.

La maison servira de lieu d'exposition de produits aux femmes de la commune. Le maire de Ndiarème Limamou Laye a estimé que la maison de la femme répondra à un certain nombre de conditions d'hygiène pour permettre aux femmes de produire de la qualité. Et, au cas où il y aurait des financements dans un avenir proche, qu’elles puissent réaliser des produits qui seront compétitifs tant au niveau national qu'international. Beïdy Sèye a révélé que le coût de cette maison de la femme dépasse 20 millions de FCfa financés par la commune de Ndiarème Limamou Laye. Les travaux devront durer deux à trois mois.

Cependant, l'édile de Ndiarème a profité de cette cérémonie pour inviter les autorités centrales, notamment le ministère de la Femme, à prévoir des équipements pour cette infrastructure afin qu'une fois réceptionnée, elle puisse être fonctionnelle de manière systématique. « Cette maison se veut apolitique et s’ouvre donc à toutes les femmes de la commune sans considération d’ordre politique », a expliqué le maire. En effet, le souci qui a guidé le conseil municipal, en prenant sur lui de construire cette maison de la femme, est de mettre un local à la disposition des femmes de la commune afin qu’elles puissent avoir un lieu approprié où elles pourront se retrouver, causer et échanger sur des sujets qui les préoccupent. «Il est même imaginable que les femmes de la commune puissent avoir une boutique témoin pour exposer leurs produits et les vendre », espère-t-il.

Beïdy Sèye a salué la bienveillance du maire de la ville de Guédiawaye. «Dans toutes les activités que nous menons dans notre territoire communal, il met la main à la poche », a-t-il lancé à l’endroit de Cheikh Ndongo Guèye, premier adjoint au maire de la ville de Guédiawaye ayant représenté Aliou Sall. M. Guèye s’est réjoui des réalisations importantes que l’actuel maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye est en train de faire dans la localité. Il s’agit notamment de la construction d’une école primaire, une case des tout-petits, la maison de la sage-femme et cette maison de la femme dont la construction va bientôt démarrer.      

Abdou DIOP

Christophe Bigot vient de boucler une tournée de 2 jours dans la région de Kolda pour voir l’état d’exécution des projets financés par son pays. L’ambassadeur français est d’avis qu’il faut miser sur l’éducation mais également sur l’agriculture pour développer le Sénégal.

L’ambassadeur de France au Sénégal a bouclé, mercredi, sa tournée dans la région de Kolda. Au dernier jour de sa tournée de deux jours, Christophe Bigot s’est rendu dans le village de Thiarap (commune de Coumbacara). Le reste de la visite a été effectuée dans la ville de Kolda, notamment l’Ong Agronomes et vétérinaires sans frontières, le périmètre maraîcher de Saré Moussa Ndour situé près de la gare routière, la Mac de Kolda, le lycée privé Mamadou Macky Diallo et le chantier du poste de santé de la zone du lycée Alpha Molo Baldé. Il a été édifié sur les réalisations dans ces projets qui ont reçu des financements soit de l’Agence française de développement (Afd), soit de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), soit du Paisd ou du Fonds social de développement (Fsd).

Le représentant de la France dit avoir constaté que les besoins, que ce soient dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la formation, de l’accès à l’eau potable, sont énormes. Cependant, il soutient que les choses bougent. Il estime qu’il faut miser sur l’éduction pour arriver à l’émergence. Visitant le lycée privé Mamadou Macky Diallo, il a indiqué que la principale richesse du Sénégal n’est pas l’or ni le pétrole.

Selon lui, ce sont les jeunes, les ressources humaines qui vont inventer le Sénégal de demain, créer des entreprises et qui feront que dans 20 ans, notre pays soit émergent. « Il faut miser sur l’éducation. C’est un bon pari », a affirmé M. Bigot. « Je vois que les choses avancent. La formation est importante. Je crois qu’il faut former plus de jeunes aux métiers », a confié l’ambassadeur de France après avoir visité le Centre Campos de Thiarap dans la commune de Coumbacara. Il recommande même de former les jeunes dans l’agriculture, l’élevage, des secteurs, selon lui, très porteurs dans la région. S’entretenant avec un Gie de femmes du village de Saré Moussa Ndour (périphérie de Kolda), le diplomate français reste convaincu que l’agriculture ne doit pas seulement être un moyen de survie, mais aussi un moyen pour assurer l’éducation et la formation des enfants, leur santé. Tout cela, explique-t-il, est important.

Il déclare qu’au Fouladou, les terres et l’eau sont disponibles. « On peut faire de l’agriculture un moteur de développement. C’est ce qu’ont compris les autorités sénégalaises. Pour cela, il faut produire, transformer puis distribuer », recommande M. Bigot. Terminant sa visite par le chantier du poste de santé, il se dit heureux de constater que le projet progresse et espère que l’infrastructure sera inaugurée d’ici juin prochain. Il a réitéré la volonté de son pays d’appuyer davantage cette région. « Nous sommes avec vous pour développer le Fouladou », a-t-il dit en guise de conclusion.

Poursuite de l’aide
Partout où il s’est rendu, Christophe Bigot a eu un accueil coloré et enthousiaste. Les populations du Fouladou ont salué l’appui de la France mais souhaitent encore plus d’aide dans la région. « Il faut nous aider encore dans la formation professionnelle afin que nos jeunes puissent trouver des emplois », lance Samba Kandé, premier adjoint au maire de Coumbacara. « Nous sommes contents pour la réalisation de ce centre de formation professionnelle. Nous remercions vivement la France. Nous sommes dans une zone pauvre. C’est pourquoi, nous sollicitons encore votre soutien et accompagnement », note, à son tour, Samba Baldé, le chef du village de Thiarap. Alpha Diallo, promoteur du lycée Mamadou Macky Diallo dans la commune de Kolda, abonde dans le même sens. « Nous avons encore besoin de l’aide pour équiper l’école et élargir nos locaux. Nous avons de la peine à obtenir des financements du fait que c’est une entreprise individuelle alors que nous faisons des missions d’intérêt général », souligne M. Diallo. Après Kolda, Christophe Bigot se rendra dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor.


Sénégal, un état de droit

Après avoir sillonné le Fouladou pendant deux jours, l’ambassadeur de France a rencontré la presse. Christophe Bigot dit avoir été sur le terrain rencontrer les Sénégalais, voir les projets financés par son pays, les difficultés quotidiennes des populations, les besoins et les moyens pour y répondre avec les instruments mis en œuvre par la France. « J’ai fait deux jours dans la région de Kolda. Avec la Sodagri, il y a ce projet de 30 milliards de FCfa pour développer l’agriculture et assurer la sécurité alimentaire», a-t-il rappelé à la presse.
M. Bigot a également évoqué les abris provisoires qui seront résorbés dans la Casamance grâce à l’Afd. Sur un autre point, le diplomate français soutient que le Sénégal est un état de droit, une démocratie, un modèle reconnu dans le monde.         


De nos envoyés spéciaux à Kolda  : Aliou KANDE (textes )
et Mbacké BA (photos)

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a bouclé, lundi, sa tournée dans le département de Goudiry par l’inauguration des postes de santé de Thiara et de Kouthia Kassé, localités de la commune de Bala. Ces deux structures sanitaires ont été réalisées dans le cadre du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd).

Grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), la carte sanitaire de la commune de Bala dans le département de Goudiry s’élargit. Cette structure, fruit d’un fécond partenariat entre le Sénégal et la France, a construit deux postes de santé dans les villages de Thiara et de Kouthia Kassé qui ont été inaugurées lundi dernier par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.
Dans la matinée du lundi, M. Bigot, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu à Thiara où il a réceptionné l’ouvrage. Le village de Thiara est situé à 12 kilomètres du poste de santé de Bala et à 74 kilomètres du centre de santé de Goudiry et compte plus de 500 habitants. Ce poste de santé est implanté dans une zone qui manque d’infrastructures et polarise 21 villages.

Il comporte une salle de soins, des bureaux avec une pharmacie, une salle d’accouchement, des toilettes internes et externes, un abri pour accompagnant, un bloc de logement pour le personnel et l’équipement. Le coût est de 21.238.819 FCfa réparti comme suit : 4.160.000 FCfa de l’Association des ressortissants de Thiara en France, 5.247.656 FCfa de la Fondation Adoma, 3.935.742 FCfa du Conseil départemental de l’Essonne et 11.831.163 du Paisd. Il offre une prise en charge intégrant des infections respiratoires aiguës (Ira), le paludisme, les diarrhées et l’accouchement.Le chef de village et le maire de la commune de Bala ont salué la réalisation de ce poste de santé qui contribue à améliorer de manière significative l’accès aux soins. « Cette cérémonie d’inauguration est une étape importante dans la vie de notre collectivité locale.

Prendre l’exemple sur les émigrés
Le Paisd constitue notre principal partenaire en réalisant de nombreuses infrastructures. Ce poste de santé va améliorer l’offre de soins », s’est félicité Seydou Yatassaye. L’édile de Bala a invité le Paisd à accompagner davantage sa collectivité en y réalisant des infrastructures d’adduction d’eau, de pistes et en la dotant d’une ambulance. Très ému, Mamadou Diao, le représentant des émigrés, n’a pu prononcer qu’une phrase, exprimant sa satisfaction de voir, aujourd’hui, ce projet se réaliser au grand bénéfice des populations.

Coordonnateur du Paisd, Papa Birama Thiam a rendu un hommage aux émigrés et a salué le leadership de Mamadou Diao qui, a-t-il souligné, s’est beaucoup investi pour la construction du poste de santé. Djimo Souaré, le président du Conseil départemental de Goudiry, a déclaré que l’inauguration de ce poste de santé marque la vitalité de la coopération entre la France et le Sénégal. « Le développement est l’affaire de tout le monde. Les émigrés l’ont bien compris. Les élus locaux doivent prendre exemple sur eux », a affirmé M. Souaré.

Après Thiara, l’ambassadeur de France a également inauguré le poste de santé de Kouthia Kassé, un village de la commune de Bala. Disposant des mêmes caractéristiques que le poste de santé de Thiara, celui de Kouthia Kassé qui dispose aussi d’une maternité, a été réalisé pour un coût de 72.198.033 FCfa. L’Association Kouthia Terano Feddé et partenaires (département des Yvelines et région Île-de-France) ont  contribué à hauteur de 21.659.410 FCfa et une subvention du Paisd pour un montant de 50.538.623 FCfa. Dans ce village, Christophe Bigot se dit heureux de constater que la France participe à l’effort de solidarité.

Christophe Bigot : « D’autres projets vont suivre »

L’ambassadeur de France au Sénégal a déclaré, lundi, au village de Thiara, que d’autres projets seront mis en œuvre dans le département de Goudiry afin d’améliorer les conditions de vie des populations. Thiara, confie M. Bigot, est une des étapes de notre périple dans la région de Tambacounda. « Ce poste de santé est indispensable. Le village manque de piste d’accès, d’ambulance et les conditions de vie sont difficiles. Heureusement, des efforts sont faits pour vous soutenir.

Je suis sûr que d’autres projets vont suivre », a-t-il dit à l’endroit des villageois, venus en masse accueillir le représentant de la France. Evoquant le Paisd, M. Bigot soutient qu’il constitue une belle histoire d’amour entre la France et le Sénégal, « une aventure commune ». « Depuis quelques jours, ajoute-t-il, nous suivons cette aventure commune ». Il a salué le bon geste de solidarité et de générosité des migrants. Après Tambacounda, Christophe Bigot poursuit sa tournée dans la région de Kolda.                                                

De nos envoyés spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a magnifié, lundi, l’exemplarité du processus de mise en place du pôle territoire du Sine Saloum. Abdoulaye Diouf Sarr a fait cette déclaration en marge d’un forum sur l’intercommunalité organisé dans le cadre de la deuxième édition de la Foire Internationale de Kaolack (Fika).  

Le processus de mise en place du pôle territoire du Sine Saloum avance à grands pas. C’est la conviction du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, venu présider un forum sur l’intercommunalité initié dans le cadre de la deuxième édition de la Foire Internationale de Kaolack (FIKA). Justifiant ces propos, le maire de Yoff a mis en exergue les acquis engrangés par les acteurs de cette région naturelle. « Votre pôle territoire Sine Saloum joue un rôle pilote dans le processus de mise en place de ces cadres fédérateurs pour la promotion du développement local dans le cadre de la deuxième phase de l’Acte 3. C’est pourquoi, soucieux de voir concrétiser le pôle territoire Sine Saloum, mon département, à travers l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), va procéder dans les prochains jours au lancement du processus d’élaboration du schéma d’aménagement du pôle », a révélé le ministre. Il a ainsi exhorté les acteurs de la région susnommée à développer des synergies pour matérialiser le projet.

« J’invite les collectivités territoriales et tous les autres acteurs territoriaux à développer des dynamiques fortes d’intercommunalité à même de soutenir une action territoriale cordonnée ayant un rayonnement sur des espaces d’actions toujours plus vastes », a appelé Abdoulaye Diouf Sarr. Présente au forum, l’ancien Premier ministre Aminata Touré s’est réjouie, elle aussi, de l’avance que le projet de pôle territoire du Sine Saloum a prise sur les autres. Elle a préconisé la prise en compte de manière plus accentuée de la dimension citoyenne dans le processus. Pour sa part, le président du comité de pilotage de la FIKA, hôte de la rencontre, a rappelé les interactions entre les collectivités territoriales et le secteur privé local en citant les partenariats entre la chambre de commerce de Kaolack et les communes de la région consacrés par la mise en place d’un centre de ressources et un service de coordination au sein de l’instance consulaire.

Rappelons qu’une convention tripartite entre le ministère de la Gouvernance locale, l’association des départements et l’union des chambres de commerce a été ratifiée. L’objectif est de renforcer les synergies entre les trois parties prenantes pour promouvoir le développement local au Sénégal.                                                   

Elimane FALL

Le Pasa qui intervient dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine vient encore de se distinguer. Il a installé une unité pastorale à Labgar, dans le département de Linguère.

Cette douzième unité pastorale est une véritable aubaine pour les populations du département de Linguère, plus particulièrement celles de la commune de Labgar. Le plan de gestion a été adopté à l’unanimité par les conseillers municipaux de Labgar, le lundi, dans la salle de délibération. C’était sous la conduite du sous-préfet de Dodji, Ndiogou Ndong, du député Adama Sow, du chef de service départemental, Mamadou Moustapha Cissé, du pastoraliste du Pasa, Bocar Sow et des partenaires comme l’Ong « Agronome vétérinaire sans frontières », le Fonds alimentaire mondial (Fao), la Direction des eaux et forêts et le Centre de suivi écologique (Cse).

Pour l’inspecteur départemental de l’élevage Mamadou Moustapha Cissé, «l’unité pastorale est une entité. Il fallait délibérer sur cette entité pour permettre aux acteurs, aux éleveurs et agriculteurs de mieux gérer cet espace, de profiter des ressources pastorales et hydriques de la collectivité locale pour éviter les conflits.

« Ce n’est pas notre première intervention dans la commune de Labgar. Nous sommes en train de construire un château d’eau, des forages et le système de pompage sera réhabilité avec un nouveau groupe électrogène et une électropompe neuve.

Le logement du conducteur de ce forage est en cours de réalisation. Pour sécuriser cet ouvrage tant attendu par les populations, nous avons jugé nécessaire de faire un mur de clôture qui va lutter contre la divagation des animaux», a lancé le pastoraliste Bacar Sow, qui a informé que deux abreuvoirs triples avec des antennes de cinq kilomètres chacun verront le jour sous peu. « Pour l’alimentation en eau potable des populations de Labgar, ajoute-t-il, un réseau d’adduction d’eau sera mis sur place ».Selon lui toujours, « des potences sont offertes gratuitement aux populations pour leur permettre de remplir facilement les chambres à air et les autres réservoirs des charrettes ».

Masse NDIAYE

L’Agence française de développement (Afd) va participer activement à la résorption des abris provisoires en Casamance. Selon Christophe Bigot qui visitait hier le Cem d’Anambé dans le département de Kolda, un montant de 7 milliards est prévu par l’Afd pour construire 200 salles de classe dans la région sud du pays.

Les abris provisoires dans les établissements scolaires de la Casamance seront bientôt un mauvais souvenir. Avec le concours de l’Agence française de développement (Afd), 200 salles de classe seront construites pour résorber les abris provisoires. L’annonce a été faite hier à Anambé, département de Kolda, par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

M. Bigot séjourne depuis hier dans cette partie du pays où il est venu voir l’état des réalisations des projets financés par l’Afd, le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Le diplomate français au Sénégal a visité le collège d’Anambé, localité située dans la commune de Médina Chérif qui a bénéficié du concours du Fsd pour la construction de salles de classe. Le montant du financement est de 28.661.126 FCfa, soit près de 70% du budget. Le projet consiste en la construction et l’équipement de 5 salles de classe et d’un bloc sanitaire pour permettre aux élèves du Cem de l’Anambé d’évoluer dans un cadre.

Cet établissement était entièrement composé d’abris provisoires et ne disposait ni de bloc administratif ni d’infrastructures sanitaires. Mais, grâce à l’implication du Fsd, du Conseil départemental de Kolda et de la commune de Médina Chérif, les abris provisoires ont disparu au grand bonheur des élèves, des professeurs et des parents. L’ambassadeur de France a expliqué que si son pays s’est impliqué dans ce projet en constatant beaucoup d’abris provisoires en Casamance. « A la prochaine rentrée, les cours se dérouleront normalement », a déclaré M. Bigot. « L’Afd va remplacer 200 abris provisoires en Casamance par des salles de classe. Pour cela, un budget de 10 millions d’euros, soit près de 7 milliards de FCfa, est prévu pour la réalisation de ces salles et des mesures d’accompagnement », a annoncé l’ambassadeur de France. Il dit constater que beaucoup d’efforts sont en train d’être faits par les pouvoirs publics, notamment dans l’élargissement de la carte universitaire.

Le maire de la commune de Médina Chéri, Mamadou Gano, s’est félicité de l’implication du gouvernement français pour le développement de l’éducation au Sénégal. « Vous avez compris que le développement commence par l’éducation. Il y a un an, il n’y avait que des abris provisoires au collège d’Anambé. Grâce à vous, cette situation est aujourd’hui derrière nous », a déclaré M. Gano. Il souhaite que ce dernier soit présent lors de la cérémonie d’inauguration de l’établissement en chantier. « L’éducation est une sur-priorité pour le Conseil départemental de Kolda. C’est pourquoi, on s’est attaqué aux abris provisoires dès notre prise de fonction en 2014 », a souligné Moussa Baldé. Il a rappelé que c’est dans ce cadre que le Conseil départemental de Kolda s’est impliqué dans le projet de construction de salles de classe au Cem d’Anambé.

A. K.

L’Agence française de développement (Afd) va, pour les prochaines années, concentrer ses activités en Casamance, notamment dans le domaine de l’agriculture. Elle a décidé de financer le Projet Tiers Sud/Beydaare pour un montant de 47 millions d’euros, soit près de 30 milliards de FCfa. L’annonce a été faite hier dans le Bassin de l’Anambé par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal. Ce projet est destiné aux régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou.

Après Tambacounda, l’ambassadeur de France au Sénégal a entamé hier sa tournée dans la région de Kolda. Christophe Bigot a été reçu dans le Bassin de l’Anambé géré par la Société de développement agricole et industriel (Sodagri). Après avoir visité les périmètres rizicoles, le diplomate français a eu une séance de travail avec le directeur général de la Sodagri, Moussa Baldé. Au cours de la rencontre, il a eu droit à une présentation de cette structure créée en 1974. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé le démarrage prochain du projet « Développement agricole et sécurité alimentaire des territoires ruraux du Tiers sud du Sénégal » (Projet tiers Sud/Beydaare) sur financement de l’Agence française de développement et de l’Union européenne. Selon M. Bigot, ce projet sera doté d’un budget de 47 million d’euros, soit près de 30 milliards de FCfa. Sur ces 47 millions d’euros, il y a 20 million d’euros de subvention de l’Ue délégués à l’Afd. Le montant total du financement de l’Afd est 27 millions d’euros dont 25 millions d’euros en prêt très concessionnel et 2 millions d’euros comme subvention. Ce projet sera confié à la Sodagri. Il va toucher les régions de Kolda, Tambacounda et Kédougou.

Dans ces trois régions, le projet interviendra dans les départements de Vélingara, Tambacounda, Salémata,  Kédougou et Saraya. Selon une note de la représentation de l’Afd au Sénégal, ce projet sera axé sur un programme de  réalisation d’infrastructures afin d’améliorer les conditions de culture et de diversification des types de production par le développement et l’amélioration de la commercialisation des productions céréalières, bananières et laitières. Selon le document, le projet a pour finalité le développement économique durable des terroirs ruraux du Tiers Sud du Sénégal et l’amélioration des conditions de vie, de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de la résilience des populations rurales de ces zones. « Il a pour objectif de contribuer à la diversification de l’agriculture locale, à l’augmentation de la productivité des cultures et à une valorisation accrue des ressources en eau dans la zone d’intervention afin de sécuriser les revenus des producteurs et améliorer la viabilité des exploitations familiales », lit-on dans le document.

1.200 hectares dans le bassin de l’Anambé
Ce qui permettra d’aménager près de 1.200 hectares dans le bassin de l’Anambé et la réhabilitation de nombreux périmètres rizicoles dans cette zone. Ce projet bénéficiera également à plus de trois mille exploitations familiales. Il est aussi prévu la réalisation de 100 kilomètres de pistes de désenclavement. La date de signature de la convention de financement est prévue au 2ème ou 3ème trimestre de l’année.

Selon Christophe Bigot, c’est un projet d’envergure qui va impacter les trois régions en développant l’agriculture. Il va répondre aux besoins des populations », a confié M. Bigot. Selon Laurence Hart de l’Afd, le projet va démarrer avant la fin de l’année. Elle a rappelé que depuis longtemps, l’Afd axait ses interventions au Sénégal au Nord, notamment dans la vallée du fleuve. Maintenant, elle compte accompagner la zone sud, avec la Sodagri pour doper le secteur de l’agriculture. « C’est un rééquilibrage de nos interventions que nous allons faire », a-t-elle dit. Le directeur général de la Sodagri a salué l’intervention de l’Afd à travers ce projet Tiers sud. Selon Moussa Baldé, cela permettra à la Casamance avec le soutien de la Sodagri de contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

7 milliards de FCfa pour construire 200 salles de classe en Casamance
L’Agence française de développement (Afd) va participer activement à la résorption des abris provisoires en Casamance. Selon Christophe Bigot qui visitait hier le Cem d’Anambé dans le département de Kolda, un montant de 7 milliards est prévu par l’Afd pour construire 200 salles de classe dans la région sud du pays.

Les abris provisoires dans les établissements scolaires de la Casamance seront bientôt un mauvais souvenir. Avec le concours de l’Agence française de développement (Afd), 200 salles de classe seront construites pour résorber les abris provisoires. L’annonce a été faite hier à Anambé, département de Kolda, par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

M. Bigot séjourne depuis hier dans cette partie du pays où il est venu voir l’état des réalisations des projets financés par l’Afd, le Fonds social de développement (Fsd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Le diplomate français au Sénégal a visité le collège d’Anambé, localité située dans la commune de Médina Chérif qui a  bénéficié du concours du Fsd pour la construction de salles de classe. Le montant du financement est de 28.661.126 FCfa, soit près de 70% du budget. Le projet consiste en la construction et l’équipement de 5 salles de classe et d’un bloc sanitaire pour permettre aux élèves du Cem de l’Anambé d’évoluer dans un cadre.

Cet établissement était entièrement composé d’abris provisoires et ne disposait ni de bloc administratif ni d’infrastructures sanitaires. Mais, grâce à l’implication du Fsd, du Conseil départemental de Kolda et de la commune de Médina Chérif, les abris provisoires ont disparu au grand bonheur des élèves, des professeurs et des parents. L’ambassadeur de France a expliqué que si son pays s’est impliqué dans ce projet en constatant beaucoup d’abris provisoires en Casamance.

« A la prochaine rentrée, les cours se dérouleront normalement », a déclaré M. Bigot. « L’Afd va remplacer 200 abris provisoires en Casamance par des salles de classe. Pour cela, un budget de 10 millions d’euros, soit près de 7 milliards de FCfa, est prévu pour la réalisation de ces salles et des mesures d’accompagnement », a annoncé l’ambassadeur de France. Il dit constater que beaucoup d’efforts sont en train d’être faits par les pouvoirs publics, notamment dans l’élargissement de la carte universitaire.

Le maire de la commune de Médina Chéri, Mamadou Gano, s’est félicité de l’implication du gouvernement français pour le développement de l’éducation au Sénégal. « Vous avez compris que le développement commence par l’éducation. Il y a un an, il n’y avait que des abris provisoires au collège d’Anambé. Grâce à vous, cette situation est aujourd’hui derrière nous », a déclaré M. Gano.

Il souhaite que ce dernier soit présent lors de la cérémonie d’inauguration de l’établissement en chantier. « L’éducation est une sur-priorité pour le Conseil départemental de Kolda. C’est pourquoi, on s’est attaqué aux abris provisoires dès notre prise de fonction en 2014 », a souligné Moussa Baldé. Il a rappelé que c’est dans ce cadre que le Conseil départemental de Kolda s’est impliqué dans le projet de construction de salles de classe au Cem d’Anambé.                

De notre envoyé spécial à Kolda, Aliou KANDE

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, accompagné de Papa Birama Thiam, coordonnateur du Programme d’appui aux initiatives de soutien pour le développement (Paisd) et du préfet du département de Goudiry, Amadou Sakho, a inauguré, avant-hier, les systèmes d’adduction d’eau potable de six villages de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou. 

L’accès à l’eau potable est une réalité dans les villages de Diaré Mbolo, Diaré Maboubé, Garala, Médina Guiraye et Djida. Grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), on ne voit plus dans ces localités de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou (arrondissement de Boynguel Bamba, département de Goudiry) des femmes faire des va-et-vient entre leurs maisons et les puits à la recherche du liquide précieux. L’eau est maintenant disponible dans les concessions grâce à l’intervention du Paisd qui a mis en place un système d’adduction d’eau multi-villages à Diaré Mbolo et un autre système à Gognédji. Les deux infrastructures ont été inaugurées dimanche dernier par Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, en présence de Papa Birama Thiam, coordonnateur du Paisd et d’Amadou Sakho, préfet du département de Goudiry. Les populations du village de Diaré Mbolo où se trouve le premier système d’adduction d’eau ont réservé un accueil chaleureux à la délégation. Celle-ci a eu droit à de belles prestations chorégraphiques des populations locales qui ont tenu à exprimer toute leur gratitude. Grâce à ce projet engagé par le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement et les ressortissants de ces villages en France, les habitants de cette zone enclavée, sans piste aménagée, sans électricité, ni réseau téléphonique, et distante de plus de 30 km de la route nationale, ont pu accéder à un service d’eau potable. Le système dessert cinq localités : Diaré Mbolo, Diaré Maboubé, Garala, Médina Guiraye et Djida.

Le projet a réalisé un nouveau forage dans le village de Diaré Mbolo par l’État du Sénégal (Uemoa 2009) et au dynamisme du Paisd et des ressortissants qui ont réussi à fédérer les différentes localités entourant Diaré Mbolo et à mobiliser divers partenaires financiers et techniques (Coallia, Fondation Adoma, Gret). En plus d’un château d’eau de 75 m3, 7 bornes fontaines, 4 branchements communautaires, 6 abreuvoirs et 2 potences à charrette ont été réalisés. Le coût de l’infrastructure est de 103.204.834 FCfa. L’association des ressortissants de Diaré Mbolo et environs en France et leurs partenaires ont mobilisé 30.961.450 FCfa et 72.243.384 FCfa pour le Paisd.

Lutter contre le désenclavement
Le chef de village de Diaré Mbolo et le maire de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou ont salué cet important soutien de ce programme. Rappelant les liens historiques entre le Sénégal et la France, le maire Adama Ndome a indiqué que ce partenaire est à l’origine de la réalisation de nombreuses infrastructures dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’hydraulique. M. Ndome a invité les deux pays à renforcer leur coopération et se dit convaincu que la France sera toujours aux côtés de sa collectivité locale et du département de Goudiry. « Nous avons vu les belles réalisations de la France dans notre localité. Elle a poussé nos émigrés à s’impliquer dans le développement socio-économique du village », a déclaré Boubou Ly, le porte-parole des émigrés. Malgré la mise en place de ce système d’adduction d’eau, les habitants du village sont confrontés à l’enclavement, au mauvais signal du réseau téléphonique. « Nous sommes coupés du reste du monde car le réseau de téléphonie mobile est mauvais », regrette M. Ly qui demande le soutien du Paisd et de la France. Djimo Souaré, député et président du Conseil départemental, tout comme Amadou Sakho, le préfet de Goudiry, ont également salué ces réalisations.

Après Diaré Mbolo, la délégation s’est rendue le même jour à Gognédji, localité de la commune de Sinthiou Mamadou Boubou. Ce village est également doté d’un système d’adduction d’eau potable par le Paisd qui a été inauguré dimanche. Avant, les populations se servaient des puits et des mares temporaires. Le coût de l’infrastructure est de 45.820.000 FCfa. Les émigrés établis en France ont contribué à hauteur de 14.415.785 FCfa. Dans ce village également les populations ont exprimé leur satisfaction aux bienfaiteurs.

De nos envoyé spéciaux à Goudiry, Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

Le coordonnateur du Paisd, par ailleurs directeur de la coopération technique à la présidence de la République, a magnifié, dimanche, à Diaré Mbolo, le dynamisme des émigrés de Tambacounda établis en France. Il a rappelé que le Paisd traduit la volonté de la France et du Sénégal de renforcer le rôle des migrants dans le développement économique et social de leur pays d’origine. « Je voudrais profiter de cette occasion pour saluer, encore une fois, le dynamisme de la diaspora de la région de Tambacounda pour sa mobilisation aux côtés des pouvoirs publics, en faveur du développement de cette région riche de potentialités », a déclaré M. Thiam. Il a indiqué que la réussite du projet d’adduction d’eau potable de Diaré Mbolo a suscité une émulation dans toute la zone du Boundou et celui de Gognédji qui a été inauguré le même jour en est une parfaite illustration. 

A. K.

L’ambassadeur de France a annoncé, dimanche, lors de l’inauguration du système d’adduction d’eau potable à Diaré Mbolo, que le Paisd sera poursuivi pour les trois prochaines années. « Aux côtés de l’Etat du Sénégal et de l’Agence française de développement, c’est l’Union européenne qui va poursuivre cet investissement dans les régions d’origine des Sénégalais de France, afin de contribuer à l’émergence de cette zone confrontée à de multiples défis qu’il nous faut relever ensemble : l’enclavement, la désertification, le manque d’eau, le changement climatique », a déclaré Christophe Bigot. «Le Paisd va pouvoir poursuivre sa route au cours des trois prochaines années avec un investissement de 14 millions d’euros (soit près de 9 milliards de FCfa) ; ce qui est une excellente nouvelle », a-t-il précisé. Le diplomate a salué la solidarité des émigrés, leur engagement et organisation qui ont permis de doter ces villages de systèmes d’adduction d’eau potable. Il a assuré aux populations de cette région qu’avec le Paisd, des moyens seront mobilisés encore pour leur bien-être.

Au village de Gognédji, le représentant de la France a invité les jeunes à ne pas tenter l’émigration clandestine. Selon M. Bigot, l’émigration clandestine est souvent associée au naufrage, à la désillusion, à la déception et au chômage pour ceux qui réussissent à entrer en Europe. « Je ne vous encourage pas à faire l’émigration clandestine. Vous pouvez rester dans votre pays et y réussir. Vous pouvez y avoir le soutien nécessaire », a-t-il conseillé.

A. KANDE

La région de Tambacounda est l’une des principales bénéficiaires du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Depuis 2006, ce sont 55 projets d’infrastructures socioéconomiques qui ont été réalisés pour un montant de 3,02 milliards de FCfa.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) qui vise à soutenir les initiatives de développement portées par les ressortissants sénégalais établis en France, la région de Tambacounda, bassin historique de migration vers la France (avec la vallée du fleuve Sénégal), est une des régions bénéficiaires d’un important soutien dans la réalisation d’infrastructures d’accès à l’eau potable, d’éducation, de formation professionnelle et hydro-agricoles. «Depuis,  2006, 55 projets d’infrastructures socio-économiques ont été réalisés dans la région de Tambacounda pour un montant global de 3,02 milliards FCfa, faisant du Paisd un des principaux partenaires au développement de la région », lit-on dans un document de la cellule de coordination du Paisd.

La même source renseigne que les associations de ressortissants sénégalais établis en France ont mobilisé 35% des financements, soit 1,05 milliard de FCfa sur fonds propres et grâce à la mobilisation de partenaires (collectivités locales, Ong, fondations). Le secteur de l’hydraulique se taille la plus grosse part avec 1,18 milliard de FCfa d’investissement.

Dans ce secteur, 15 systèmes d’adduction d’eau complets (château d’eau, forages, équipements d’exhaure), 3 adductions multi-villages, 77 km de réseau de distribution ont été réalisés. Grâce au Paisd, 48.400 personnes ont désormais accès à l’eau. Concernant le secteur de l’éducation, le Paisd a mobilisé 728 millions de FCfa. Ces investissements ont contribué à la  scolarisation de plus de 3.000 élèves de la région dans des conditions optimales à travers la réalisation d’écoles élémentaires (9), de collèges (2), de lycées (2), comptabilisant 54 nouvelles salles de classe construites et équipées (dont quatre salles scientifiques), trois bibliothèques et trois salles informatiques.

Densification du tissu des Pme
Le secteur de la santé arrive en troisième position avec 444 millions de FCfa. Les investissements ont permis de réaliser quatre postes de santé, une maternité, huit cases de santé améliorées, 12 logements pour le personnel soignant.  
La formation professionnelle n’a pas été en reste puisque le Paisd a consenti 407 millions de FCfa pour ce secteur. Deux centres de formation professionnelle et d’apprentissage ont été réalisés permettant la scolarisation annuelle de 500 élèves de la région. Dans le secteur hydro-agricole, ce sont 194 millions de FCfa qui ont été dégagés pour la réalisation de cinq barrages.

Le Paisd ne s’est pas seulement limité à ces secteurs. Au titre de sa composante « Soutien aux initiatives des promoteurs d’investissement économique privé individuels et collectifs », il s’est fixé comme objectif de densifier le tissu des Pme et de garantir la pérennité des investissements des migrants sénégalais établis en France. « 552 promoteurs ont bénéficié à ce jour du soutien du Paisd qui met à disposition des cabinets spécialisés pour accompagner les migrants investisseurs qui ont mobilisé au total 6 milliards de FCfa d’investissement pour des créations d’entreprise dans de nombreux secteurs de l’économie sénégalaise », lit-on dans le document.

Désenclavement numérique
Selon la cellule de coordination du Paisd, 26 projets privés ont été accompagnés dans la région de Tambacounda dont six initiatives collectives. La société de transport « Niokolo Transport Sa » est un de ces bels exemples de réussite collective. En 2012, le Paisd a conduit, avec le soutien de l’Agence française de développement, une étude sur les opportunités d’investissement productif collectif dans les régions du Fleuve Sénégal et du Sénégal Oriental en vue d’orienter davantage et d’accompagner les investissements de la diaspora dans le privé au sein des secteurs identifiés comme porteurs. Plusieurs accompagnements d’associations de ressortissants originaires de la région de Tambacounda sont actuellement en cours concernant des projets d’investissement productif collectif dans le secteur de l’agriculture, de l’hôtellerie et du transport.

Le Paisd a lancé en janvier 2013 la réalisation d’un centre d’accès aux Tic réceptionné fin 2013 dans la commune de Tambacounda. Rétrocédé à la commune qui a appuyé le projet en affectant le site d’accueil, ce centre offrira un bouquet de services multimédia comme la visioconférence, la formation en ligne et à distance, l’accès aux services de e-santé et également au e-business pour intéresser les investisseurs au développement d’activités économiques dans ces localités. Selon le Paisd, les associations de ressortissants sénégalais établies en France originaires de la région de Tambacounda sont au nombre de 80 environ et comptent plus de 15.000 membres.  

De nos nvoyés spéciaux à Bakel Aliou KANDE (textes)
et Mbacké BA (photos)

La carte sanitaire du département de Bakel s’élargit. Grâce aux actions du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), le village de  Sinthiou Dialinguel (commune de Bellé) dispose maintenant d’un poste de santé moderne. L’infrastructure qui a coûté près de 32 millions de FCfa a été inaugurée, samedi, par l’ambassadeur de France, Christophe Bigot, en présence de Papa Birama Thiam, coordonnateur dudit programme.

BAKEL : L’exemplarité de la coopération franco-sénégalaise a été magnifiée, samedi, dans toutes ses facettes au village de Sinthiou Dialinguel. Les habitants de cette localité de la commune de Béllé, dans le département de Bakel, avaient leurs raisons d’exprimer leur satisfaction. Sinthiou Dialinguel dispose maintenant d’un poste de santé moderne grâce au Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Avant la mise en place de ce projet, le village de Sinthiou Dialinguel n’avait qu’une case de santé qui n’était pas aux normes malgré sa population estimée à près de 1.500 habitants. Cette case de santé était dans des locaux vétustes et incapables d’assurer une prise en charge sanitaire et de qualité aux populations de ce village.

Les ressortissants de Sinthiou Dialinguel établis en France regroupés au sein d’une association ont initié ce projet en partenariat avec le Paisd. Le projet a ainsi porté sur la construction et l’équipement d’une case de santé améliorée pouvant évoluer en poste de santé. Samedi, lors de l’inauguration de l’infrastructure, les populations sont sorties en masse pour réserver un bel accueil à la délégation de l’ambassadeur de France. Arrivés sur les lieux vers midi, Christophe Bigot et sa délégation ont reçu les reconnaissances des populations. Toutes les facettes de la culture locale ont été revisitées. Danses, chants, défilé traditionnel des jeunes filles ont rythmé l’inauguration du poste de santé. Tous les intervenants ont salué la coopération remarquable entre le Sénégal et la France. Le chef du village, Djiby Dème, dans son mot de bienvenue, a exprimé sa reconnaissance à la France qui a permis la réalisation de cette structure de santé. « Ce poste de santé est l’expression d’une collaboration forte entre le Sénégal, la France et les ressortissants de Sinthiou Dialinguel en France », a confié Idrissa Niang, représentant des émigrés. Selon lui, ce poste de santé contribuera à l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaire des populations.

Il a salué la contribution de tous les partenaires du projet. M. Niang a saisi cette occasion pour inviter les autorités françaises à poursuivre l’accompagnement du village pour l’amélioration des conditions de vie des populations. « Grâce à la France et au Paisd, les conditions de vie des populations de Sinthiou Dialinguel seront fortement améliorées. Le poste de santé offre toutes les commodités », s’est félicité Baba Diallo, secrétaire général de l’Association « Bamtaré Sinthiou Dialinguel ». Le maire de la commune de Béllé, Seydou Kane, soutient que le Paisd est un partenaire important pour le développement socioéconomique de sa collectivité locale. Il n’a pas manqué de magnifier le rôle des émigrés et a sollicité l’appui de la France et du Paisd pour que sa collectivité locale puisse disposer de forages et de mini-barrages. « Dans notre commune, beaucoup de villages n’ont pas accès à l’eau potable. Il faut nous aider », a lancé M. Kane.

Le poste de santé a coûté 32.055.440 FCfa dont 16.733.264  FCfa du Paisd. Les ressortissants du village basés en France ont contribué à hauteur de 12.822.176 FCfa et 2.500.000 FCfa pour l’Etat du Sénégal pour l’acquisition des équipements. Il dispose d’un logement pour le personnel soignant.

Aliou Kande,
envoyé spécial à Bakel

Les populations de Sinthiou Dialinguel qui demandaient que la France poursuive son accompagnement aux initiatives de développement ont été bien entendues. Samedi, Christophe Bigot leur a signifié que la France va renforcer son appui aux populations du département de Bakel. « Depuis ma prise de fonction, c’est la deuxième fois que je visite Bakel. Ce département et cette région sont importants pour la France. C’est pourquoi, nous avons décidé de renforcer notre présence et notre appui », a déclaré M. Bigot. Il a rappelé la solidarité des ressortissants de ce village établis en France qui ont contribué à la réalisation de la structure de santé. « Le Paisd permet de multiplier et de renforcer cette solidarité. C’est un programme phare qui fête ses dix ans », a souligné le diplomate français.

Papa Birama Thiam, coordonnateur du Paisd, a invité les populations à accorder un intérêt particulier à l’entretien et à la gestion de cette infrastructure. Il a indiqué que les réalisations du Paisd ont largement dépassé les ambitions de départ. M. Thiam a annoncé qu’une nouvelle phase du Paisd est en cours d’élaboration. « Les acticités pourraient démarrer au mois de juin prochain avec des moyens financiers importants pour réaliser des projets de développement local dans les régions d’origine des migrants », a-t-il précisé. Christophe Bigot effectue depuis le 11 février, une visite de dix jours dans les régions de Tambacounda, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor pour voir l’état des réalisations de projets du Paisd. Il a entamé sa visite par le département de Bakel.

A. KANDE

Pékesse : Sur la principale rue qui longe la ville, les populations vaquent à leurs occupations quotidiennes. C’est le jour du marché hebdomadaire (Louma) qui fait, en réalité, le charme de Pékesse. Le rendez-vous qui a lieu chaque jeudi afin de faire de cette localité du « Cayor » pleine d’histoires, un important centre commercial.

« C’est une belle ambiance qui marque, à chaque fois, ce marché hebdomadaire », nous lance Hamadine Thiam, le 1er adjoint au maire de la ville. Il qualifie la ville de Pékesse, « d’un grand centre commercial qui est véritablement dominé par son marché hebdomadaire. Un rendez-vous d’échanges commerciaux de tous produits de première nécessité, mais aussi marqué par le marché du bétail et de la volaille où l’on ne retrouve pas moins de 1.000 bêtes, bœufs, moutons ou chèvres réunis ».  Le « Louma » qui a lieu de manière hebdomadaire est considéré à Pékesse comme faisant partie du décor qui fait tout le charme de la localité. A tel point que Hamadine Thiam souligne « qu’il draine autant de monde composé d’hommes d’affaires, de commerçants, de Foutanké, et autres visiteurs venant des différentes localités : Dakar, Thiès, Touba, Mékhé, Diourbel, entre autres. Ils sont aussi originaires de la ville et ne ratent jamais l’occasion de venir échanger leurs marchandises ou se ravitailler ici ».

Développement spatial
L’adjoint au maire de Pékesse souligne le rôle important que ce marché hebdomadaire joue dans le développement spatial de la commune. « Car non seulement il constitue une belle opportunité pour les populations d’accroître leurs revenus, à travers les diverses activités (économique, agricole, commerciale, élevage), génératrices de revenus des femmes par la transformation, mais également il est un important moyen d’aménagement dont l’effet induit est le rush lié à l’installation, dans notre localité, de beaucoup d’étrangers », indique l’adjoint au maire. M. Thiam, étant originaire de Podor de par son père qui y était affecté, a fini par s’installer à Pékesse. Et en tant que professeur d’histoire et de géographie, il travaille sur la corrélation entre le « Louma » et l’aménagement du territoire. Il trouve, selon lui, « que le village et la ville ont des différences d’approche dans les activités des deux secteurs primaire et secondaire. Car le constat est que 70% des acteurs du secteur primaire migrent vers le secteur secondaire plus important en ville. Ce qui favorise leur installation en ville particulièrement. Et, pour le cas de Pékesse, c’est surtout à cause de son marché hebdomadaire (Louma) que la ville a connu un tel développement spatial ».

La conséquence immédiate est la montée en puissance du coût de la parcelle à usage d’habitation. « Aujourd’hui, une parcelle peut coûter à Pékesse jusqu’à un million de FCfa », indique-t-il. Une donnée que la mairie a prise en compte dans son programme d’aménagement et dans les futurs projets d’infrastructures sociales de base. Des services étatiques, il n’en existe pas beaucoup, mais le maire Djibo Mbaye prend beaucoup au sérieux la dimension éducative pour permettre la scolarisation des enfants. Ce, à travers la construction, depuis l’année dernière, de salles de classe et la création de nouveaux établissements à Yendakhène et à Ndiogomaye 1.  « Cette année, plusieurs écoles ont été dotées de fournitures scolaires conséquentes et un appui aux « daaras », en plus des kits solaires et du matériel de sonorisation à plus de 45 villages, ainsi que la dotation de cinq ordinateurs au lycée de Pékesse », renseigne l’adjoint au maire. Il faut ajouter que la construction de murs de clôture des écoles élémentaires de Ngalick, Mbeurleup, Diamatyl et Souguère figure parmi les priorités de la commune qui s’est aussi engagée à éradiquer les abris provisoires.

Un nouveau centre de santé à Pékesse
Dans le domaine sanitaire, le maire souligne l’urgence de mettre en place, et de manière diligente, des fonds pour l’achat de médicaments pour les postes de santé et surtout l’élargissement de la carte sanitaire de la commune. La construction de nouveaux postes de santé à Mérina Diop et à Pékesse ainsi que la dotation d’une ambulance au poste de santé de Ngalick sont en ligne de mire. Par ailleurs, aux nombreuses réalisations qui ont été effectuées entre 2014 et 2016, dans les pistes, la construction et l’équipement des locaux de la brigade de gendarmerie, l’électrification des villages de Nguèye Nguèye, Mbaylard et de Ndjinguène, la dotation de moulins à mil, ainsi que la modernisation et l’informatisation de l’état civil et la facilitation de l’obtention de l’extrait d’acte de naissance par l’organisation de deux audiences foraines.

La mairie accorde également la priorité à de nouveaux projets. Dans ce cadre, l’on note la construction de pistes sur l’axe Pékesse-Mérina Diop et Pékesse-Lislam Kane, la construction du foyer pour les jeunes, la réalisation d’un centre commercial et l’appui aux groupements féminin. Au plan agricole, il est envisagé la mise en place de périmètres agricoles pour le développement du maraîchage, l’extension du réseau électrique dans les zones aménagées et l’électrification des gros villages.

L’autre préoccupation pour la mairie de Pékesse, c’est le recensement administratif à effectuer pour mieux prendre en charge le paiement de l’impôt minimum fiscal en rapport avec le nombre de villages (111) que compte la commune. « Un taux de 50% de taxe a été enregistré et là, c’est le maire qui s’est beaucoup investi pour permettre à la commune d’atteindre ce résultat », nous révèle l’adjoint au maire. Il déplore cependant le fait qu’aucune sanction n’est prévue dans le cas de non-paiement de l’impôt minimum fiscal. « Mais la seule stratégie dont nous disposons est la sensibilisation qui n’est pas souvent suivie d’effet », déclare-t-il.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Fatick : La construction de la piste Soum-Foudiougne-Mbassis-Mbam a été entamée. Mais depuis plus d’un an les travaux de cette piste qu’on appelle la boucle du « Log » se sont arrêtés. Selon le maire de la commune de Soum, Moustapha Ngor Léon Diop, les populations réclament l’achèvement des travaux. Aussi a-t-il demandé que Soum soit bénéficiaire du projet « Eau potable Notto-Ndiosmone-Palmarin ».

Les travaux de la piste Soum-Foundiougne-Mbassis-Mbam ont été entamés. Mais depuis plus d’un an, ces travaux sont à l’arrêt. Ce qui a amené le maire de la commune de Soum à tirer la sonnette d’alarme pour l’achèvement des travaux que réclament régulièrement les populations. Le maire de la commune de Soum a rappelé qu’en 2016, il a eu à son actif certains projets réalisés, notamment l’arène municipale, un centre socioculturel, une digue anti-sel, le marché central. Selon Moustapha Ngor Léon Diop, il lui est difficile de réaliser ses ambitions compte tenu de la faiblesse des ressources.

Le forage de Soum-Thiaré est tombé en panne depuis plus d’un an. Comme solution, Soum a été raccordée au forage de Foundiougne. Mais le maire souhaite que Soum soit raccordée au projet « Eau potable Notto-Ndiosmone-Palamarin » à partir de l’île de Baout. Selon lui, avec le forage de Foundiougne, les factures que la commune doit payer tournent autour de plus de 10 millions de FCfa. Sur le plan de l’énergie, M. Diop a noté des avancées mais il reste encore des poches qui ne sont pas sorties des ténèbres.

Aussi a-t-il rappelé que la commune a fait une extension d’un coût de 22 millions de FCfa, mais c’est insuffisant, admet-il. Soum dispose d’un seul poste de santé implanté à Thiaré et qu’il faut délocaliser. Dans ce cadre-là, le maire a sollicité le soutien des partenaires pour la construction de ce poste de santé. Dans cette zone, les évacuations des malades se font par les charrettes.

C’est pourquoi, le maire a sollicité un soutien auprès des autorités supérieures pour que Soum dispose d’une ambulance. Autres préoccupations évoquées par le maire, c’est la construction d’une case des tout-petits et d’un lycée à Soum. Moustapha Ngor Léon Diop a déclaré que l’état civil pose un grand problème pour les populations parce que le transfert n’a pas été fait. Selon lui, les registres sont toujours à la sous-préfecture de Djilor. Le non-enregistrement des enfants constitue est un phénomène dans cette commune. Le maire a indiqué que les problèmes d’état civil sont réglés avec les audiences foraines.

Oumar Ngatty BA

Après dix mois d’attente, suite à une panne de moteur, l’ambulance des sapeurs-pompiers de Linguère a repris service ce jeudi 9 février 2017. La réparation  de l’ambulance a été  faite par le Conseil départemental de Linguère dirigé par son président, par ailleurs Pca du Port autonome de Dakar, maître Amadou Ka.

Le Conseil départemental a dégainé une manne financière de 3.000.000 de nos  francs pour décanter une situation alarmante chez les hommes du feu de Linguère. Du côté des sapeurs-pompiers, c’est un ouf de soulagement qui est noté depuis la remise en service de leur ambulance. Les sapeurs-pompiers peinaient énormément à faire normalement leurs  interventions.

Ils se rabattaient sur des voitures à ciel ouvert communément  appelées « wopouyas » pour sauver des vies. Un tel dépannage constitue également une véritable aubaine pour les populations qui ne savaient pas à quel saint se vouer. « Après les différentes démarches entreprises, celle-ci fut la bonne. Le président du Conseil départemental a répondu à notre appel. Son secrétaire général nous a remis l’enveloppe afin que nous puissions acheter un moteur tout neuf », a fait savoir le commandant des sapeurs-pompiers, l’adjudant-chef  Mamadou Diao.

« Il s’agit d’une compétence transférée au Conseil départemental. Chaque année, en votant notre budget, nous allouons des sommes à l’environnement, à l’éducation et à la santé. Cette année, le Conseil départemental a jugé nécessaire d’en faire une priorité, une urgence, notamment la panne de l’ambulance des sapeurs-pompiers de Linguère », a lancé le président du Conseil départemental, maître Amadou Ka, qui se réjouit de cette action hautement sociale.

Toujours, selon lui, « nous sommes en période de saison sèche et les feux de brousse sont récurrents dans le département de Linguère. Donc si nous offrons aux sapeurs-pompiers la chance d’avoir une voiture fonctionnelle, cela ne peut que faciliter leur tâche ».

Masse NDIAYE

C’est le président du Conseil départemental, Saliou Samb, qui a décroché ce marché qui permet au groupe Auchan de réaliser à Mbour son plus grand centre commercial après ceux de Dakar, Yarakh, Yoff, Bourguiba et Point E. D’un coût de 2 milliards 100 millions, ce projet sera réalisé dans un site de 10.000 m2, un titre foncier de l’Etat rétrocédé au Conseil départemental par bail et va générer près de 200 emplois.

Comprenant parfaitement son rôle dans la prise en charge des préoccupations des populations, le Conseil départemental, dans sa quête d’impulser un développement économique et social des communes du département, a pu trouver, après moult concertations, un partenariat gagnant-gagnant avec le groupe français Auchan. Ainsi donc, sera réalisé dans l’emprise du stade Caroline Faye un centre commercial proposant des marchandises à prix bas après qu’un comité de pilotage avec services techniques a effectué une étude de projet et défini clairement les termes de références. Se fondant sur une gestion participative des affaires de la cité, le président du Conseil départemental et le maire de Mbour ont tenu une conférence d’information pour rassurer les populations sur l’intérêt et l’impact du projet en matière de retombées.

Saliou Samb a informé que le projet va créer près de 200 emplois directs et plusieurs autres indirects et permettra aux Mbourois de disposer sur place, à des prix compétitifs, de tout ce dont ils auront besoin en fruits et légumes, en produits halieutiques et artisanaux. En plus, un centre culturel à vocation départemental sera construit au sein de la mairie pour 700 millions de FCfa entièrement financés par le partenaire, sans compter l’entretien du stade Caroline Faye, la réalisation d’un terrain d’entraînement, de handball et la promenade des Mbourois en face du stade. Toutes choses qui ont convaincu le maire Fallou Sylla d’adhérer au projet et surtout que ses conditions ont été acceptées par Auchan qui les réalisera avant le démarrage du projet proprement dit. Il est heureux que cette convergence de vues entre le président du Conseil départemental et le maire ait été notée ; ce qui conforte la dynamique unitaire de Benno Bokk Yakaar.

Le projet entre dans le cadre de la dynamique d’émergence initiée par le président de la République et vient s’illustrer, à la grande satisfaction des populations, comme un projet structurant, durable et rentable. Il constitue par ailleurs un signal fort lancé aux acteurs politiques qui doivent cheminer avec Saliou Samb.

Amath Sigui NDIAYE

Le maire de la commune de Ross-Bétio, Amadou Bécaye Diop, a équipé  le centre de santé de la localité avec du matériel essentiellement dentaire d’une valeur marchande globale de plus de 15 millions de FCfa. A travers ce geste, l’édile de cette partie de l’arrondissement de Ndiayes a réitéré son engagement indéfectible à poursuivre ses actions afin de contribuer efficacement à l’érection de ce centre de santé en structure sanitaire secondaire.

Ce lot de matériel acquis par la municipalité est composé d’un groupe électrogène de 40 Kva, d’un fauteuil dentaire accompagné d’un appareil de radio avec un stérilisateur, d’un instrument échographique, d’une table gynécologique multifonction, entre autres. Dans son entendement, le maire Bécaye Diop, par ailleurs directeur national des équipements scolaires, a souligné que l’objectif de ce rythme d’équipement est de permettre au poste de santé d’aller au-delà de ce qui se fait actuellement dans ces types de structures. 

En effet, affirme le maire, « avec tous ces efforts, nous avons espoir que le poste de santé de Ross-Béthio  sera érigé en centre de santé secondaire ». Le premier magistrat de la ville de Ross-Béthio a émis ce vœu en présence  du secrétaire général du ministère de la Santé.

Dans le cadre des consultations médicales gratuites organisées au profit des populations de cette commune, le maire a rappelé que la pathologie la plus importante était relative aux problèmes dentaires. C’est la raison pour laquelle, a-t-il fait savoir, un accent particulier a été mis sur ce type de matériel. « Nous pensons que faire des soins dentaires ne doivent pas être coûteux pour les populations », soutient le maire. Avec l’équipement de ce centre, en plus de Ross-Béthio, les populations de Ronkh et celles de Diama vont bénéficier de ce type de soin.

A. M. NDAW

Ndothie, un village historique centenaire, a besoin d’un nouveau souffle. Il est situé dans la commune de Kamb, dans le département de Linguère. Il manque presque de tout. Aujourd’hui, c’est un vrai parcours du combattant pour se rendre dans cette localité distante seulement d’une trentaine de kilomètres de la commune de Dahra. Les chauffeurs, éprouvant toutes les peines du monde pour rallier ce village, empruntent la piste latéritique qui est dans un état de dégradation trop avancée ou les pistes tracées par les charrettes. A l’occasion de leur gamou annuel, en effet, le Dr Baba Dior Diop, coordonnateur du comité de réflexion pour le développement dudit village, a égrené un chapelet de doléances. « Notre village a toujours joué un rôle prépondérant  autrefois. Tous les rois  du Djolof prenaient leur bain rituel à Ndothie avant leur intronisation. Aujourd’hui, il a perdu son lustre d’antan. Notre village est complètement plongé dans le noir malgré toutes nos tentatives pour son électrification », a-t-il dit. 

Le village, peuplé de plus de mille habitants, ajoute-t-il, court derrière un poste de santé qui prendra en charge les patients dans des conditions les meilleures. Selon M. Diop, la plupart des élèves ne terminent pas leur cursus scolaire, faute d’un bon hébergement.

Il faut rappeler que pour la réhabilitation de la grande mosquée du village, les disciples n’ont pas lésiné sur les moyens. Ainsi, au cours de la cérémonie officielle, une manne financière de 1.300.000 de nos francs, 62 tonnes de ciment, deux charges de béton ont été collectés au grand bonheur des populations. Ces dernières ont ovationné l’initiative du marabout de Nguet, El hadji Ousmane Niang qui s’est engagé, avec l’appui des bonnes volontés, à réhabiliter la mosquée.

Il faut signaler qu’une journée de consultations médicales gratuites était au menu. Au final, 148 pathologies sont dépistées dont 12 cas de chirurgie, un cas d’accouchement et 32 cas de diabète.

Les autorités administratives ont saisi cette opportunité pour demander à la commission d’inscription de l’arrondissement de Yang-Yang, de se déplacer à Ndothie afin d’inscrire massivement des pèlerins qui résident ailleurs. Au total, 138 personnes ont bénéficié d’une inscription pour l’obtention d’une carte biométrique.

Masse NDIAYE

FATICK : La commune de Thiaré Ndialgui veut des pistes, de l’électrification et une ambulance. Selon le maire de cette commune, Sanigui Niane, ce sont les principales préoccupations des populations de cette localité. Il l’a fait savoir lors de leur rencontre  sur le budget participatif avec toutes les composantes de la population et les partenaires.

Lors d’une rencontre sur le budget participatif, le maire de Thiaré Ndialgui, Sanigui Niane, a rappelé que durant l’année 2016, des réalisations ont été faites par la commune peuplée de 23.000 âmes. Sur le plan de l’éducation, a-t-il déclaré, les réalisations portent sur la construction du mur de clôture de l’école de Marame pour un coût de 10 millions de FCfa, de deux salles de classe à Mbour Sine pour 11 millions de FCfa, en plus des toilettes pour 2 millions de FCfa.

Aussi a-t-il révélé que l’école de Ndoffène a été clôturée pour un coût de 2 millions de FCfa. De plus, il a dégagé 6,5 millions de FCfa pour l’achat de fournitures scolaires. Selon lui, il a consacré une enveloppe de 36 millions de FCfa au secteur de l’éducation en 2016. Le maire a tenu à remercier l’Ong Vision mondiale qui a pris en charge les frais de formation des enseignants. Sur le plan de l’hydraulique, a-t-il fait savoir, la commune a réalisé trois puits pour un coût de 9 millions de FCfa pour l’approvisionnement en eau des populations de certains villages. Ce n’est pas tout, car le maire a posé des adductions pour l’alimentation en eau de certains villages. Aussi a-t-il remercié le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, qui a réhabilité les mausolées de Maba Diakhou Bâ et de Bour Sine Famack.

Soucieux de la conservation des produits agricoles, il va construire un magasin de stockage des céréales dont les travaux démarrent durant ce mois de janvier. La sécurité des populations constitue une réelle préoccupation pour Sanigui Niane. Selon lui, les accidents sont très nombreux dans cette zone. C’est pourquoi, il a demandé à chaque village de recenser les charrettes afin que des catadioptres soient mis à leur dispositif pour les rendre visibles la nuit. Le maire a soutenu qu’il n’est rare de voir une moto « Jakarta » heurter une charrette parce qu’elle n’est pas visible la nuit et les dégâts sont énormes. Mettant l’accent sur le vol de bétail, il a invité les populations à dénoncer les voleurs. Le maire s’est réjoui du recouvrement de la taxe rurale de 3 millions de FCfa sur un objectif de 6 millions de FCfa. Mais, il a lancé un appel aux populations afin qu’elles puissent redoubler d’effort pour s’acquitter de ce devoir citoyen. Il a également rappelé que les produits de la taxe permettent à la commune de verser à chaque fois une contrepartie si un partenaire décide de les accompagner.

…La municipalité dans l’espoir de voir la construction de son hôtel de ville
Sur le plan sanitaire, le maire a affirmé que la commune dégage chaque année 5 millions de FCfa pour l’achat de médicaments. Cela est insuffisant, a-t-il dit, car la  commune compte trois postes de santé et quatre cases de santé. Une de ses préoccupations est liée à l’absence d’une ambulance. Selon lui, c’est son propre véhicule qui sert d’ambulance pour les évacuations de malades. C’est pourquoi, il a lancé un appel à l’Etat, aux bonnes volontés et aux partenaires pour que Thiaré soit dotée d’une ambulance. Pour lui, la reconnaissance du poste de santé de Tofaye aiderait beaucoup à l’accès aux soins de santé. Pour 2017, le maire ambitionne de clôturer toutes les écoles et de renforcer les toilettes. Cette commune ne dispose pas encore de siège qui lui est propre.

Actuellement, a-t-il déclaré, c’est lui qui prend en charge en frais de location le siège de la mairie. Mais, il a tenu à rappeler que Thiaré Ndialgui va bientôt bénéficier d’une mairie flambant neuve qui sera construite par l’Agétip, car il ne reste que la pose de la première pierre par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr. Le maire Sanigui Niane s’est plu à dire que la commune de Thiaré a bénéficié de 21 équipements du Programme d’urgence de développement (Pudc), à savoir des moulins, des décortiqueuses, une presse à huile. Mais, il a plaidé pour l’électrification des villages de sa commune et la réalisation de pistes de production afin de faciliter le déplacement des populations.

Oumar Ngatty BA

Taïba Ndiaye : Bientôt l’énergie éolienne deviendra une réalité à Taïba Ndiaye. Le processus d’implantation de ce grand projet de 185 milliards de FCfa qui va participer à la fourniture de 151,1 MW de courant électrique à la Senelec a connu des avancées très significatives.

Ainsi, selon le représentant de la société Parc éolien de Taïba Ndiaye SA (PETN/SA), Abdoulaye Ndiaye, « le contrat est maintenant entré en vigueur depuis le mois de novembre 2016 (le 7 plus précisément) suite à la signature de la convention de garantie avec l’Etat du Sénégal et l’aval de la Senelec. D’ailleurs, une caution de bonne exécution a été remise par la suite à la Senelec le 30 novembre ». L’installation de ce parc éolien à Taïba Ndiaye a incité la commune à mettre plus de 40 ha à la disposition des promoteurs pour la réalisation sur le site d’infrastructures d’accès et d’entreposage. Abdoulaye Ndiaye note d’ailleurs que dans la convention qui les lie à la commune de Taïba Ndiaye, « le projet a décidé de verser, en sus de la patente, plus d’un milliard de nos francs par an et 46 millions supplémentaires représentant 1 million de francs par éolienne installée sur le territoire communal de Taïba Ndiaye ».

De bonnes perspectives pour la commune
Ce dont se réjouit Assane Ndiaye, l’adjoint au maire de la ville, par ailleurs coordonnateur local de l’APR et de la coalition BBY. Il pense que l’implantation de ce projet pourrait considérablement améliorer les recettes communales à travers les taxes et patentes mais aussi d’autres promesses qui ont été tenues par les responsables du projet dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Notamment, souligne M. Ndiaye, « l’emploi des jeunes et le respect des normes environnementales pour la protection des productions agricoles, maraîchères et arboricoles.

Il s’y ajoute également la disponibilité de l’énergie jusqu’aux différents villages de la commune ». « Au cours de nos rencontres avec les habitants et les représentants locaux, nous avons entendu les doléances des populations : sur l’accès à la santé, à l’éducation, à la formation et à l’emploi, sur le développement économique des femmes, l’agriculture et la micro-entreprise ainsi que sur l’électrification rurale. Nous allons nous évertuer à accompagner ces populations à travers un protocole d’accord car nous allons cohabiter avec elles pour avoir décidé d’installer notre siège à Taïba Ndiaye. L’amélioration de leurs conditions de vie restent pour nous une préoccupation », souligne Abdoulaye Ndiaye, le représentant du projet.

Un parc de 46 pylônes
En attendant, le parc comprendra 46 pylônes éoliens dont chacune mesure 117 mètres de haut à la nacelle pour un diamètre de 125 mètres de rotor. « Ces pylônes seront construits par la société Vestas choisie par le projet et soutenue par l’agence de crédit d’export danoise (EKF), à travers ses initiatives de développement à l’exportation dans la fabrication d’éoliennes. Il faut aussi souligner que l’agence danoise participera également au financement à hauteur de 50% », a affirmé Abdoulaye Ndiaye. Il a révélé que l’approbation du financement du projet par le Board d’EKF a eu lieu le 16 novembre 2016 et que les négociations pour la signature des contrats de financement sont dans une phase très avancée, une rencontre ayant été organisée en novembre à Paris et à Londres au mois de décembre 2016.

Pour rappel, la société « Lekela Power », devenue au mois de juin 2016 Co-développeur aux côtés de Sarreole, est l’investisseur majoritaire exclusif aux côtés des fondateurs du Parc éolien Taïba Ndiaye. Lekela Power est une plateforme panafricaine de production d'énergies renouvelables, solaire et éolienne, à l’échelle des distributeurs nationaux d’électricité qui devrait s’occuper de la prise en charge de la maintenance des installations pour les quinze (15) prochaines années et également de la formation d’une quinzaine voire vingtaine de techniciens sénégalais en France pour qu’ils puissent à leur retour assurer toutes les tâches préventives, mais aussi de réparation.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

En offrant aux femmes de cette commune de Rufisque des tabliers, la Fondation Sococim veut participer à la modernisation du commerce et à l’autonomisation des femmes. Un geste bien apprécié par les femmes elles-mêmes ainsi que leur maire Alioune Mar.

Jusque-là, les femmes commerçantes de Rufisque vendaient leurs légumes en plein air. Certaines provisions sont exposées à même le sol ; ce qui ne garantit pas toujours l’hygiène et la qualité des marchandises. C’est pour cela que la Fondation Sococim a conçu des tabliers pour ces femmes. Le président de la Fondation, Jean Paul Diémé, a procédé, jeudi, au lancement du programme « espace ndugu » (espace de vente des légumes) en compagnie de l’administrateur de ladite fondation, Patricia Diagne, ainsi que du maire de la commune de Rufisque-Ouest, Alioune Mar. « Ces tabliers participent à la modernisation du commerce et vont contribuer à assurer l’hygiène et la salubrité des produits ainsi que leur qualité », a informé Patricia Diagne, l’administrateur de la fondation Sococim.

Pour Mme Diagne, l’objectif de sa structure est, entre autres, « d’accompagner les femmes entrepreneuses dans le financement de leurs projets, leur organisation, mais aussi dans le renforcement de leur confiance ». A ce titre, elle a rappelé le Programme d’appui aux initiatives locales féminines qui est une initiative de la fondation en faveur des femmes. La présidente du cadre de concertation des femmes de Rufisque-Ouest, Ndèye Diène Fall, a magnifié à sa juste mesure cet appui de la fondation Sococim, tout en affirmant que ces tabliers vont développer l’entreprenariat des femmes de Rufisque-Ouest et permettre aux populations de consommer des légumes frais. Saluant la « belle vision » de la fondation pour les femmes, le maire de Rufisque-Ouest, Alioune Mar, a demandé la démultiplication des « Espaces ndugu » dans sa commune. En le faisant, dit-il, « vous allez aider plusieurs familles de cette commune ». Pour l’édile de la commune, il y a des centaines de femmes qui vendent quotidiennement des légumes sous le soleil et sans aucune protection. « Nous sommes preneurs pour vous accompagner », a rassuré le maire.

Avant le lancement du programme, trois femmes de Rufisque-Ouest ont bénéficié d’une formation de trois jours afin de mieux gérer leur commerce. En dehors de Rufisque-Ouest, les « Espaces ndugu » seront implantés dans les autres communes de Rufisque (Est et Nord) de Bargny.

Maguette NDONG

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