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Régions (1240)

Fatoumata Déo Cissé, chargée de mission à la présidence de la République, conseillère municipale départementale et dirigeante sportive dans cette partie orientale, a organisé une randonnée pédestre pour amener les populations de Tambacounda à s’inscrire sur les listes électorales.

Fatoumata Déo Cissé, chargée de mission à la présidence de la République, conseillère municipale départementale et dirigeante sportive dans cette partie orientale, a organisé avec succès une randonnée pédestre pour amener les populations de Tambacounda à s’inscrire sur les listes électorales.
Le but visé est de relever le taux d’inscription qui est de 51% dans la commune et de 59% dans le département et de pousser 1.000 personnes à s’inscrire sur les listes électorales. C’est tôt le matin, vers 7h 30, que les randonneurs, vêtus de tee-shirts et de casquettes, se sont lancés pour  battre le macadam.

Partis de l’esplanade de la gouvernance en déversant des spots citoyens par les hauts-parleurs qui invitaient les habitants à aller s’inscrire, ils ont fait le grand tour pour atteindre le plus grand nombre en passant par la place feu Abdou Cissokho à l’Ouest, le rond-point dit Tassangoro, la gare routière Kothiary à l’Est, avant de revenir sur leurs pas. A la fin de cette randonnée pédestre, Fatoumata Déo Cissé de souligner que l’initiative a reçu l’appui du président de la République. Pourtant, dans la région, seul le socialiste président du Conseil départemental, Sina Cissokho,  l’adjoint au maire Bounama Kanté du Psa et Ibrahima Bâ, responsable de l’Apr à Koussanar, ont répondu à son appel.

« Les autres responsables de son parti Apr ont peu fait cas de cette initiative », s’offusque la conseillère. Après avoir invité les populations de la ville, notamment les femmes cinquantenaires, à faire du sport comme c’est le cas ce jour dans la capitale pour prévenir les maladies cardio-vasculaires, Mme Cissé a soutenu qu’il faut relever le faible taux d’inscription qui est de 51% dans la commune et de 59% dans le département. C’est pourquoi elle a invité les populations à s’inscrire massivement sur les listes afin que l’objectif de «100% ou même 200% soit atteint» avant la clôture de l’opération.

Elle s’est fixée comme objectif, à travers cette manifestation, de mobiliser 1.000 personnes à inscrire dimanche sur les listes électorales.

Plaidant pour l’augmentation du nombre de commission, Fatoumata Cissé a indiqué qu’il reste «insuffisant», bien qu’il soit passé d’une à trois commissions dans la commune. Deux nouvelles machines ont été installées depuis le 23 février dans la commune, qui s’ajoute à l’unique commission qui y opérait. Elle a lancé un appel vibrant au président de la République et au ministre de l’Intérieur d’aider les populations en amenant surtout des commissions mobiles à faire face à l’immensité de la région.

Pape Demba SIDIBE

Les populations de quatre villages, (Tintinkome, Dialandinto, Béroto et Soukoutoto), tous de la commune rurale de Djirédji, viennent de battre le macadam pour réclamer de meilleures conditions d’existence.  L’appel lancé pour une grande mobilisation a été bien entendu puisque la satisfaction des doléances tenait à cœur ces populations qui se sont toutes présentées sans tenir compte de l’âge. La première doléance à satisfaire et dans les plus brefs délais est l’extension de l’électricité jusque dans cette zone. Cela ne demande pas un investissement colossal puisque les villages plaignants sont à moins d’un kilomètre du chef-lieu de la commune qui est desservie par la haute tension. La doléance, précise Souleymane Diaby, le porte-parole du jour des populations, est vieille de plus de dix ans. Si l’on sait aujourd’hui que l’électricité n’est plus un luxe.

La conséquence de cette absence est que même pour charger les portables, il faut aller jusqu’à Djirédji ou une localité plus éloignée qui a de l’électricité. Autre point de complainte des populations, le manque de forage; et là ce sont les femmes qui souffrent le plus puisqu’elles parcourent de longues distances pour aller se procurer le liquide précieux. Autre conséquence, leur degré de pauvreté est devenu plus aigu, ne pouvant plus s’adonner à leur principale activité génératrice de revenus qui est le maraîchage.

«Ne pensez surtout pas à la connexion, les populations vous répondent: nous ignorons cette nouvelle technologie pourtant aujourd’hui indispensable dans ce domaine. Nous sommes toujours au Moyen âge comme les élèves de la zone d’ailleurs. C’est pourquoi ils sont moins performants que leurs camarades des zones électrifiées», répond le porte-parole du jour. Avec toutes ces difficultés, ce n’est pas de si tôt que cette partie de la commune rurale de Djirédji prendra son envol économique. En attendant des lendemains meilleurs. La doléance sera portée à la connaissance du chef de l’Etat.

Malamine Kamara

La septième session de dialogue sur la justice et la sécurité s’est tenue hier à la mairie de ville en présence du général Cissé, président de Partners west africa-Sénégal (Pwa). Elle entre dans le cadre d’un programme pilote financé par l’Usip (United states institute of peace) et mis en œuvre par Pwa.

Guédiawaye a été retenue comme la localité qui doit abriter la phase pilote du programme au Sénégal. L’atelier organisé à Guédiawaye à cet effet avait permis de noter entre autres que les défis sécuritaires étaient nombreux au niveau de la localité : vol, agression physique et sexuelle, bagarre, affrontements entre équipes et supporters (navétanes), entre autres défis qui, somme toute, ne sont pas spécifiques à Guédiawaye car se retrouvant dans toutes les mégalopoles d’Afrique.

Guédiawaye a été choisie grâce à l’engagement des acteurs justifié par l’intérêt manifesté par les populations, les autorités des services déconcentrés et décentralisés, la jeunesse, etc. Lesquelles ont procédé, avec les organisateurs, à un diagnostic de qualité et une analyse fine pour aboutir aux résultats ayant conduit à ce choix, parmi d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Président de Pwa, le général Lamine Cissé a indiqué que le but du programme est d’améliorer les relations entre les communautés et les forces de sécurité ainsi que leurs capacités à identifier et résoudre en synergie les défis sécuritaires locaux grâce à un processus de réforme inclusif et participatif dans les localités pilotes. En effet, dans le but d’identifier conjointement et de résoudre les problèmes locaux de sécurité grâce à des processus de réforme transparents et participatifs, le processus de dialogue a été inclusif et organique à travers l’organisation de séances de dialogue intra et inter groupes, ainsi que d’autres activités déterminées par les participants tout le long du processus.

Le général Lamine Cissé a estimé qu’on ne peut pas épuiser les questions de sécurité. «Chacun fait ce qu’il peut et essayer d’anticiper les violences», a-t-il soutenu. Cette présente session permet de lancer le premier projet de collaboration développée conjointement à l’issu des six sessions antérieures entre les acteurs précités dans le but de soulever les défis de sécurité dans notre communauté. Directrice exécutive de Pwa, Aîdara Ndiaye a rappelé que la présente session marque la fin de la première partie du projet qui a enregistré l’organisation de six sessions de dialogues dans les cinq communes de Guédiawaye, mais aussi le redémarrage d’un nouveau cycle avec le financement de projets identifiés par les acteurs (participants aux précédentes sessions de dialogue).

Abdou DIOP

Une autre enveloppe financière de 130 millions de FCfa sera injectée dans la mise en œuvre du programme d’éclairage public de la commune de Saint-Louis, a annoncé samedi, à Balacoss, le premier magistrat de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), Amadou Mansour Faye.   

Le président du conseil municipal de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’exprimait à l’occasion d’un « Yendou marron ou Yendou républicain » organisé à Balacoss par l’adjoint au maire Alioune Badara Diop, responsable de l’Apr et directeur général de l’Onas.

Devant un public très nombreux qui a répondu à l’invitation d’Alioune Diop, le maire Mansour Faye a précisé que cette enveloppe supplémentaire de 130 millions de FCfa permettra d’achever le travail remarquable effectué par les autorités municipales et leurs partenaires dans le cadre du projet d’amélioration de l’éclairage public de la ville tricentenaire.
L’édile de Saint-Louis n’a pas manqué de rappeler que lors de la première phase de ce projet, une première enveloppe de 50 millions de FCfa a déjà permis d’éclairer l’avenue Général De Gaulle et de nombreux quartiers du faubourg de Sor, de l’île de Ndar et de la Langue de Barbarie.

Au cours de cette rencontre d’échanges avec les populations de Balacoss et des quartiers environnants, le maire Mansour Faye a pris bonne note des doléances formulées par les intervenants et a promis de les examiner en vue de leur trouver les solutions les plus adéquates. Il s’agit notamment de l’épineux problème du chômage endémique des jeunes, du pavage de certaines rues et artères de la commune, de la vétusté des bâtiments qui abritent certains établissements scolaires, du défaut d’éclairage public constaté dans certaines parties enclavées de la ville de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux à Saint-Louis).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le conseiller économique, social et environnemental, Mbaye Ndiaye, a mis à profit les journées économiques organisées par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) pour inviter les autorités municipales de la capitale du Nord à saisir les nombreuses opportunités offertes par l’intercommunalité. Cela, en vue de disposer, dans les plus brefs délais, d’un terrain viable et à usage d’habitation, destiné au relogement de ces nombreuses familles sinistrées de la Langue de Barbarie et du Gandiolais victimes des derniers raz-de-marée.

Selon Mbaye Ndiaye, conseiller départemental et responsable de l’Apr à Pikine Saint-Louis, il faut impérativement trouver assez d’espace entre les périmètres communaux de Saint-Louis, Ndiébène Gandiole, Diama et Gandon, pour recaser ces sinistrés dans de très bonnes conditions.

Ceci, a-t-il précisé, pour la bonne et simple raison que la commune de Saint-Louis étouffe et ne dispose pas d’une grande zone qui pourrait accueillir toutes ces familles vulnérables.

Après avoir rendu un vibrant hommage au maire Mansour Faye pour les efforts constants et louables qu’il a déjà déployés en vue de reloger une bonne partie de ces familles sinistrées dans les logements sociaux du croisement de Bango/Ngallèle, Mbaye Ndiaye a exhorté les populations de la ville tricentenaire à changer de comportement.

Il s’est adressé notamment aux charretiers pour les sommer de mettre définitivement un terme à leurs activités délictueuses consistant à prélever régulièrement, de manière abusive et anarchique, le sable marin pour le vendre à des tiers.
Mbaye Ndiaye a également demandé aux pêcheurs d’avoir le réflexe de respecter les consignes des services de la météorologie. Et même s’ils sont autorisés à aller en haute mer, ils doivent nécessairement porter leurs gilets de sauvetage.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Ils ont été plusieurs centaines d’hommes, de chefs coutumiers, de femmes, de jeunes garçons et filles des villages de Youtou et d’Effoc à battre le pavé, la semaine dernière, pour réclamer le désenclavement, l’approvisionnement en eau potable et l’électrification de leur commune Santhiaba-Manjacque. A cet effet, les marcheurs ont parcouru 15 km, sous un soleil ardent, pour rallier Oussouye, le chef-lieu de département.  Au chef de la circonscription administrative, ils ont remis un  mémorandum destiné au président de la République, Macky Sall.

Rodrigue Diatta, porte-parole de l’Entente Effoc-Youtou pour la paix et le développement, initiatrice de la manifestation note que dans les villages d’Effoc et Youtou les malades meurent au cours de leur évacuation vers le district d’Oussouye. Les structures de santé existantes dans la commune de Santhiaba-Manjacque sont dépourvues de tout. Les produits pourrissent sur place faute de piste de production pour les acheminer vers les marchés. Les jeunes ne sont pas initiés aux Tic. Par ailleurs, leur commune n’est couverte par aucun réseau téléphonique.

L’adjoint au préfet, Cheikh Gningue, qui a reçu les marcheurs, a tenu à rassurer ces derniers sur tous les problèmes qu’ils ont soulevés dans leur mémorandum. Il leur fait savoir que le président de la République, Macky Sall et son gouvernement accordent une attention particulière à la situation d’Effoc-Youtou « et, par extension, à tous les villages de la commune de Santhiaba-Manjacque ».
C’est ainsi que l’adjoint au préfet a annoncé aux populations de Youtou et d’Effoc un certain nombre de réalisations que l’Etat compte faire dans la commune de la commune de Santhiaba-Manjacque, dans le cadre du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma).

El Hadj Moussa SADIO

Le Mouvement patriotique pour le développement de Diass (Mpd) regroupant des jeunes de cette localité ont manifesté samedi pour dénoncer le bradage de leurs terres et une mauvaise gestion de leur municipalité. Ils ont invité le président Macky Sall à prendre des mesures pour sécuriser le foncier dans leur commune.

La gestion du foncier de Diass préoccupe les jeunes du Mouvement patriotique pour le développement (Mpd) qui ont manifesté samedi pour dénoncer ce qu’ils appellent le « bradage de leurs terres ». Selon ces jeunes, « les terres de leur commune sont bradées par des élus insouciants de l’avenir de la jeunesse ». À en croire Demba Bâ, un des responsables du mouvement, « une grande arnaque est notée sur le foncier ». Pour exemple, ont-ils relevé, 200 ha ont été octroyés à l’entreprise Van Oers qui s’active dans l’agriculture hors saison à ses débuts. Aujourd’hui, ont-ils dénoncé, le patrimoine foncier de cette entreprise est passé à 700 ha. Sans compter des lotissements qui ne respectent pas les règles de l’art. « La mairie est en train de bazarder nos terres à de vils prix à des producteurs étrangers sans se soucier de l’avenir de sa jeunesse », a laissé entendre M. Bâ. À ce problème viennent s’ajouter ceux de l’absence d’électrification de certains villages, le manque d’infrastructures routières, l’exploitation des femmes à Van Oers, l’accès limité à l’eau potable, l’absence de marché, entre autres. Pour Demba Bâ et ses camarades, « la mairie d’une commune comme Diass devrait être mise entre les mains d’une équipe ambitieuse, dynamique, vertueuse et visionnaire portée par toutes les populations ».  
La mairie n’a pas tardé à apporter la réplique. Mamadou Diouf, président de la commission urbanisme et habitat, a dégagé en touche toutes ses accusations.

Selon lui, ce mouvement est inconnu et veut se faire un nom. La commune, a-t-il indiqué, est en train de se conformer aux réglementations du Code de l’urbanisme, même s’il reconnaît que le lotissement dont font état ces jeunes a fait beaucoup de bruit. « Ces jeunes ne maîtrisent pas les tenants et les aboutissements de ce lotissement. Mais la réglementation a été bien respectée et l’avenir nous donnera raison », a assuré M. Diouf. Il a invité ces jeunes à s’inscrire dans une dynamique de développement au lieu de raconter des contrevérités. Dans le domaine de la santé et de l’éducation, a-t-il indiqué, la mairie a réalisé beaucoup d’infrastructure, même s’il reste  des efforts à faire.

Samba Oumar FALL

C’est à Pikine Bas Sénégal, dans la ville tricentenaire de Saint-Louis, que l’opération « And defar Sunu Gox » de la Sonatel a été lancée samedi dernier, en présence des adjoints au maire, Alioune Badara Diop et Balla Guèye.

Les responsables de la Sonatel, en étroite collaboration avec l’Unité de coordination du ramassage des déchets (Ucd) et la mairie de Saint-Louis, s’évertuent à rendre propre la vieille cité, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) longtemps considérée comme un centre d’élégance, de la téranga, du bon goût, de la mode et de la douceur. Selon cheikh Diallo de la Sonatel, dans la cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse), la Sonatel a initié ce projet qui a été conçu pour soutenir les collectivités locales dans leur lutte quotidienne contre l’insalubrité et pour l’amélioration du cadre de vie des populations. Saint-Louis est la neuvième ville bénéficiaire de ce projet de grande envergure et très ambitieux de lutte contre l’insalubrité dans les collectivités locales.

Cette cérémonie de lancement de ce projet à Pikine Bas Sénégal a été également l’occasion pour le directeur de la communication institutionnelle et des relations extérieures, Abdou Karim Mbengue, le chargé des relations avec la presse, Cheikh Diallo, Mme Ndoumbé Bâ Soumaré, chef du service presse et des médias sociaux, Mohammed Ndao, chef du département des relations extérieures de la Sonatel, de remettre aux autorités municipales des lots importants de matériels de nettoiement qui permettront de ramasser les ordures dans la ville de Saint-Louis.

Ainsi, une grande opération « Augias » permettra de nettoyer la ville durant sept jours et plus de 100 poubelles seront mises en place dans la vieille cité. Cette opération sera clôturée par une randonnée pédestre.

Mbagnick Kharachi Diagne

La rencontre avec les chefs de village du bureau de la fédération départementale de Fatick a permis, dimanche dernier, au ministre de la Culture et de la Communication d’avoir une idée nette et claire des problèmes auxquels ces auxiliaires de l’administration sont confrontés. Il a promis de les accompagner pour améliorer leurs conditions de travail en les formant et en plaidant pour la résolution de leurs problèmes.

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a rappelé que cette rencontre fait suite à la demande formulée par le président de ladite fédération, Mamadou Faye. Au cours de cette réunion, l’ensemble des problèmes auxquels les chefs de village sont confrontés ont été passés en revue, notamment l’absence de moyens d’identification comme les cartes professionnelles, le drapeau national et aussi des moyens de travail comme les registres de départ et d’arrivée, en plus des registres pour l’enregistrement de l’identification des passagers. Sur la question liée à l’absence de drapeaux et de registres, le ministre Mbagnick Ndiaye, en relation avec son collègue Abdoulaye Diouf Sarr, va doter chacun des 268 chefs de villages d’un mat pour drapeau, d’un drapeau et des registres dans le courant du mois de juin. D’ailleurs, a-t-il précisé, c’est le ministre de la Bonne gouvernance, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, qui va présider la cérémonie de remise de ce matériel.

Accompagnement des autorités
S’agissant du recouvrement de l’impôt, Mbagnick Ndiaye a déclaré que les chefs de village ont beaucoup insisté sur le fait que l’autorité locale ne puisse pas les appuyer à collecter la taxe. Le ministre a également noté d’autres problèmes liés à la gestion du domaine national, à la gestion des affaires domaniales, l’Acte 3 de la décentralisation. Selon lui, il y a un problème de formation sur ces questions qui se posent. C’est pourquoi il a promis d’accompagner ces auxiliaires de l’administration pour le renforcement de leurs capacités. Lors de cette rencontre, les chefs de village ont saisi l’occasion pour solliciter une audience avec le président de la République. Au total, les chefs de village ont posé sur la table 17 points de revendication.
Le président de la fédération départementale des chefs de village, Mamadou Faye, a témoigné sa disponibilité à accompagner Mbagnick Ndiaye dans les projets phares du chef de l’Etat, notamment le Plan Sénégal Emergent, l’Acte 3 de la décentralisation, le Pudc et la Bourse de sécurité familiale. Il a magnifié les actions du ministre Mbagnick Ndiaye, « l’apôtre de la culture sérère qui fait la fierté des chefs de village dans le poumon du royaume du Sine ».
De plus, le président Mamadou Faye a fait savoir que la décision du chef de l’Etat de rémunérer les chefs de village a été accueillie comme une bouffée d’oxygène par ces auxiliaires de l’administration centrale.

Oumar Ngatty BA

(Commune rurale de Bambaly). La 3e édition de l’assemblée générale villageoise de Kinthienkhrou, commune rurale de Bambaly, a vécu. Deux jours durant, les fils de la localité résidents comme non-résidents ont planché sur les difficultés que connaissent non seulement leur localité mais également sur la situation des villages environnants comme Manécounda ou Dakabantang.

Les maux diagnostiqués ont été les mêmes. Il s’agit entre autres du manque d’eau potable, d’électricité et d’infrastructures sanitaires. Dans ce secteur, ce sont les femmes qui sont les principales victimes. Elles parcourent parfois de longues distances avant d’atteindre une structure sanitaire, certaines perdent la vie avant de la donner. L’éducation est caractérisée par la présence d’abris provisoires, et c’est pourquoi d’ailleurs l’orchestre Njaama Niaba, comme à son habitude et fidèle à son concept « un concert, une salle de classe », s’est produit durant le congrès. Dans cette zone, on attend de voir concrétisée la notion d’émergence. Pour ce qui est de l’électricité, des poteaux sont implantés depuis des années, mais ils attendent toujours les fils pour qu’enfin brille  la lumière qui mettra fin aux ténèbres.
Les populations ont reconnu à l’ancien régime le mérite d’avoir implanté les poteaux. Il est du devoir, selon elles, de l’actuel régime de faire passer les fils. Le chômage des jeunes a également nourri les réflexions et l’exode rural a été fustigé. Les jeunes dépeuplent la localité pour une véritable aventure à Dakar, estiment-elles. Il leur est demandé de rester, de s’adonner à l’agriculture puisque la terre ne ment pas. La raison pour laquelle l’agriculture est en train de mourir de sa belle mort a été également reconnue. Les champs sont de nos jours remplacés par des plantations d’anacardiers avec tout ce que cela comporte parfois comme conflits sociaux. Le peu de producteurs dont l’agriculture constitue la principale activité ont de la peine à faire écouler la production faute de pistes carrossables.

Les axes prioritaires
Il ne s’est pas agi seulement de complaintes au cours de cette assemblée générale villageoise (congrès), mais on a aussi mené une grande réflexion pour baliser les axes de développement du village. Pour cela, on compte d’abord sur soi avant de solliciter l’Etat pour les investissements qui dépassent la possibilité des populations. La réalisation de la boucle du Boudhié est exigée. Le bitumage de cette boucle est une décision prise lors du conseil des ministres délocalisé tenu à Sédhiou, il y a presque deux ans, mais elle ne le sera plus, seule la promesse de bitumer l’axe Sédhiou-Marsassoum est tenue. Et les travaux vont bientôt démarrer puisque l’entrepreneur et ses engins sont déjà présents dans la capitale du Pakao. Pour l’équité, l’électrification de toute la zone est demandée aussi pour ne pas avoir «des Sénégalais entièrement à part», a-t-on fait entendre.
Le président de la section de Dakar, Léopold Sadio qui connaît bien la valeur de l’agriculture, a condamné la trop grande importance donnée à l’exploitation de la noix d’anacarde. Il a invité les jeunes à retourner à la terre, à rester auprès des vieux qui ont besoin de leur soutien. Ces jeunes doivent bannir de leur comportement la paresse constatée chez certains.
La multiplication des cases et postes de santé, la disparition progressive des abris provisoires, etc., constituent les principales doléances des populations de cette partie du Balantacounda.

Malamine Kamara

S’il est une commune qui tient à son émergence, c’est bien celle de Foundiougne. Consciente des enjeux, l’équipe municipale a organisé le week-end dernier un grand panel pour tracer les sillons d’un développement harmonieux de cette ville qui fut, à l’époque coloniale, le deuxième port de l’Afrique occidentale française (Aof).

« Foundiougne : parcours d’un terroir vers l’émergence ». Tel était le thème de ce panel qui a rassemblé la semaine dernière les fils de Foundiougne autour des enjeux majeurs de développement. L’objectif de cette rencontre scientifique était de faire le diagnostic des forces et faiblesses de cette ville qui fut le premier port arachidier du Sénégal, mais aussi de s’interroger sur son avenir.
Ce panel, modéré par Abdoulaye Racine Senghor, a été animé par Maurice Ndéné Warore, inspecteur d’académie à la retraite qui, en 1980, avait soutenu un mémoire de maîtrise intitulé : « Recherche sur l’évolution d’une ville d’estuaire, Foundiougne ».
Dans sa communication, M. Warore a ainsi revisité le passé du vieux port de commerce. Il s’est attelé à montrer le riche passé de Foundiougne de par sa situation géographique, son site, le contexte historique et aussi le système économique que le colon avait mis en place. La ville de Foundiougne, a-t-il expliqué, a été, de 1875 à 1939, un important centre administratif, un port arachidier et une ville d’immigration avec toutes les possibilités d’emplois qu’offrait le port, la présence de sept maisons de commerce et de cinq unités de décorticage. Sa population, a-t-il renseigné, dépassait les 15 000 en 1927 avec la présence d’une vingtaine d’ethnies, en dehors des Français et des Libano-syriens.

Après avoir mis en exergue le glorieux passé de Foundiougne, Maurice Ndéné Warore a analysé les causes de son déclin dû en partie au retour de la paix au Saloum et au Sine sur le plan politique. Ce qui, a-t-il relevé, a permis à Kaolack de retrouver sa situation stratégique de centre d’une région à fortes potentialités agricoles. « À la fin de la 2éme Guerre Mondiale, la France devait reprendre en main ses colonies et exploiter au maximum leurs potentialités. Cela devait passer par le tracé de nouveaux axes routiers et de chemins de fer. La naissance d’un réseau de routes allait éclipser la navigation fluviale. Désormais, Kaolack était devenu le cœur du bassin arachidier avec la marche de l’arachide vers de nouvelles zones pionnières (nord Kaffrine, aux environs de Boulel) », a expliqué le panéliste.  

Cette nouvelle donne a entraîné, selon M. Warore, le retrait de maisons de commerce. « Les bateaux poursuivaient leur route vers Kaolack, les centres de décorticage fermaient à leur tour pour rejoindre Kaolack. Le port perdait son attraction et ses activités s’amenuisaient. Foundiougne commença alors à perdre sa population. Il en sera ainsi jusqu’à l’accession du Sénégal à l’indépendance en 1960 ».

Dans ce contexte d’une ville qui veut atteindre l’émergence, Maurice Ndéné Warore a également listé les potentialités de Foundiougne. Selon lui, les atouts géographiques, les données qui en avaient fait un chef-lieu administratif, un port et un centre commercial demeurent toujours. Ces atouts, a-t-il soutenu, peuvent être mis à profit dans le contexte politique et socio-économique actuel. M. Warore est d’avis que Foundiougne peut retrouver son lustre d’antan dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) et d’autres projets de développement en cours.

Lamine Sarr, un des panélistes, a aussi abondé dans le même sens. Selon lui, Foundiougne a toutes les potentialités requises pour devenir, à l’avenir, l’un des plus grands pôles économiques de la région de Fatick. Des infrastructures comme le pont, a-t-il dit, vont contribuer à ressusciter Foundiougne et lui faire revivre son glorieux passé.


...Des potentialités pour devenir un grand pôle économique…
Pour le maire de Foundiougne, la ville a commencé à décoller avec l’avènement de Macky Sall par la création d’infrastructures routières, du port inauguré en juillet 2015, du pont en construction. « L’émergence de Foundiougne va partir de ce pont qui va permettre le désenclavement totalement de Foundiougne et de ses environs. Son arrivée va aussi entraîner des mesures d’accompagnement et le développement incontournable de la commune », a laissé entendre Babacar Diamé, non sans préciser que la voirie intérieure constitue également une préoccupation de la commune. L’équipe municipale, a-t-il assuré, va faire un état des lieux et procéder au découpage des quartiers, au traçage des voies d’accès et à l’adressage des rues. « Nous allons construire des infrastructures qui vont permettre de développer l’artisanat, une unité de transformation des produits halieutiques, de l’arachide, de l’huile. Le tourisme sera aussi développé. Tout ce qui permettra aux commerçants de développer leur commerce et aux industriels de s’installer et de créer leurs entreprises sera fait », a-t-il indiqué. « Nous avons beaucoup de projets en cours qui vont conduire forcément à l’émergence de Foundiougne et dans cinq ans, notre ville connaîtra un développement et si on n’y prend garde, nous risquons d’être envahis », a-t-il prévenu.

Pour le maire, Foundiougne dispose de tous les atouts pour être la capitale du pôle Sine Saloum, d’autant plus que les colons en avaient fait la capitale du Sine Saloum. « La construction des autres villes est partie de Foundiougne qui fut un pôle économique très important. Si le président de la République, Macky Sall, porte le même combat, nous pouvons gagner. Mais cela ne sera pas facile, car il y a Kaolack, Fatick et Kaffrine qui veulent tous être chef-lieu, mais notre souhait est que ce soit Foundiougne qui assure la coordination centrale », a noté M. Diamé.

Pour l’ancien maire de Foundiougne, Pape Momar Diagne, le pont et le port sont deux infrastructures essentielles pour le développement. « Quand le pont sera terminé, Foundiougne va avoir un autre visage, avec des possibilités énormes qui seront offertes ». Mais, a-t-il averti, les populations de Foundiougne doivent être conscientes de leur rôle. « On ne doit pas attendre que les gens viennent de Fatick pour développer Foundiougne à notre place. Il faut donc une forte implication des populations », a-t-il indiqué. Selon M. Diagne, Foundiougne peut tirer un très grand profit du tourisme et de la pêche, même si, a-t-il relevé, beaucoup d’efforts restent à faire dans ces deux secteurs.

« Dans le domaine du tourisme, les potentialités sont nombreuses, mais les infrastructures hôtelières sont vieilles. Il faut trouver des partenaires pour doper le secteur. Foundiougne est une zone de pêche et a donc besoin d’un quai de pêche, de fabriques de glace », a noté l’ancien maire de Foundiougne.
Ainsi, de grandes potentialités économiques existent dans cette collectivité qui aspire à un plus grand épanouissement socioéconomique.

Même si beaucoup d’efforts ont été faits, des contraintes freinent son essor. Pape Momar Diagne a ainsi invité les populations à apporter leur pierre à l’édifice pour contribuer au développement de la localité. Et dans cette quête de développement, a-t-il souligné, la politique politicienne n’a pas sa place. « Les populations doivent se ceindre les reins, former un seul bloc et avoir comme seul objectif, le développement de Foundiougne. Si on ne le fait pas, d’autres vont venir s’enrichir et Foundiougne tombera encore dans sa léthargie », a-t-il prévenu.


...Un port qui suscite beaucoup d’espoir
Ce panel a permis de dégager des pistes devant conduire à l’émergence de Foundiougne. La construction d’un musée a été fortement recommandée. Selon le maire, l’idée de faire de l’hôtel de ville, un patrimoine construit en 1917, un musée a germé depuis des années. « Nous allons porter le combat et en faire la proposition au prochain conseil municipal. Une fois ce musée créé, nous allons voir comment le gérer avec les bailleurs et la possibilité d’avoir des activités touristiques  ».

La commune de Foundiougne compte également se préparer à l’arrivée prochaine du port avec la création d’un centre de formation professionnelle pour former les jeunes aux métiers portuaires. L’aménagement du territoire ne sera pas aussi laissé en rade. « La voirie, la consolidation des acquis du patrimoine culturel, l’intercommunalité avec les communes environnantes pour engager un développement harmonieux, le développement du tourisme ne seront pas en reste », a assuré le maire. Un document final de ce panel est prévu après la mise en place d’une commission spéciale, de même que la publication de la Déclaration de Foundiougne.

M. SAGNE et S. O. FALL

Deux conseillers municipaux de la commune de Dialambéré sont actuellement en garde à vue pour coupe abusive de bois.

Malgré les efforts consentis par l’Etat pour mettre fin au pillage systématique des ressources forestières de la région de Kolda, la coupe abusive de bois n’a pas complètement cessé. Certes, l’intensité du phénomène a nettement baissé par rapport aux années précédentes. Mais les coupeurs de bois n’ont pas pour autant renoncer à leurs activités. C’est du moins le constat fait après l’arrestation, le 2 avril dernier, de deux conseillers municipaux de la commune de Dialambéré, dans le département de Kolda. Boubacar Baldé et Oumar Baldé et leur compagnon Mady Gaye Koita sont actuellement en garde à vue au commissariat urbain de Kolda pour les besoins de l’enquête. Ils ont été arrêtés dans la commune de Fafacourou, dans le département de Médina Yoro Foulah, par les agents des Eaux et Forêts. Ils sont accusés d’associations de malfaiteurs, d’usurpation de fonction, d’extorsion de fonds et de détention d’armes sans autorisation administrative. Les agents des Eaux et Forêts entendent ainsi maintenir la pression sur les coupeurs de bois et leurs complices. Mais, leur travail n’est pas de plus aisé. En effet, si dans certaines localités, ils bénéficient de l’appui des populations, notamment des chefs de village qui acceptent de dénoncer les trafiquants, ils font souvent face aux résistances de certains villageois hostiles à leur présence dans leurs zones. « On rencontre souvent des gens qui ne veulent pas arrêter cette activité. Ces personnes font tout pour nous bloquer. Tous les moyens sont bons pour nous créer des problèmes et très souvent, nous sommes agressés comme c’est fut le cas, il y a deux mois, à Saré Dicory dans la zone de Dialambéré », déclare le capitaine Abdoulaye Traoré, chef de secteur des Eaux et Forêts de Kolda.
L’incident de Saré Dicory n’est pas isolé. Des cas similaires se sont également produits dans d’autres localités de la région de Kolda selon le capitaine Traoré. En dépit de ce climat d’hostilité, les agents des Eaux et Forêts continuent les patrouilles de nuit comme de jour afin de préserver le patrimoine forestier de la région.

Mamadou Aliou DIALLO

L’unité de production artisanale de la farine de Bouillie amylasée mil, soja et arachide (Bamisa) a organisé une journée portes ouvertes pour vulgariser son produit destiné essentiellement à récupérer les enfants malnutris. Le cap est mis sur l’industrialisation qui pourrait permettre à l’UPA de satisfaire une demande qui existe et devrait toutefois s’opérer « progressivement », après des conventions avec l’Institut de technologie alimentaire (ITA), les ministères du Commerce et de la Santé.

L’Unité de production artisanale (Upa) de Tambacounda a été créée en 2013 avec le soutien de l’association française Aide médicale et développement (Amd) qui lui a construit un siège pour une valeur de 30 millions de FCfa. Pour le médecin-chef de la région, le docteur Habibou Ndiaye, l’Upa est membre du réseau Bamisa présent dans sept communes à travers le pays. Avec une capacité de production de 1.500 sachets de 500 grammes tous les 15 jours, l’Upa de Tambacounda peut aller au-delà, en cas de commande où elle fait appel à l’aide d’autres Upa.
Au cours de cette manifestation qui s’est déroulée au siège de l’Upa au quartier Liberté, qui a enregistré la participation du président du réseau Bamisa, Ibrahima Guèye, de représentants des retraités, du personnel de santé, du Service départemental de développement rural (Sddr) et du Conseil départemental, le médecin-chef a déclaré que ce produit participe au renforcement des enfants malnutris, des femmes enceintes et des femmes allaitantes, tout en relevant qu’elle contribue à la promotion des produits locaux.
Bamisa est composé de 60% de mil ou de maïs, 20% de soja grillé, 10% d’arachide grillée, 9% de sucre et 1% de sel iodé, a indiqué Mamoudou Diallo, secrétaire général de l’association Doolel askan wi, en charge de la fabrication de la farine. Cette journée vise à « vulgariser » la farine Bamisa auprès des populations afin qu’elles connaissent son importance pour les enfants malnutris, mais aussi pour les personnes âgées, les femmes enceintes et celles allaitantes. La journée cible surtout les agents de santé qui prescrivent le produit à leurs patients, a noté Mamoudou Diallo, ajoutant que de « grands efforts » sont faits pour que les personnes âgées en particulier s’approprient ce produit disponible dans toutes les officines de la capitale orientale.

Elles sont implantées à Dakar, Dagana, Thiès, Podor, Bakel et Gandiaye. En plus du Centre de récupération nutritionnelle (Cren) logé au district sanitaire de Tambacounda, son principal partenaire, l’Upa compte parmi ses clients les postes de santé du département, la Croix-Rouge sénégalaise, la Croix-Rouge française, l’Ong Africare ainsi que des individuels. La farine est même vendue au-delà de la région, jusqu’à Kédougou. Elle coûte 500 à 1.000 FCfa, selon qu’elle est achetée sur place, en grande commande ou dans les officines. Grâce à un fonds de l’Amd, elle livre de la farine au Cren qui la donne gratuitement à des enfants malnutris qui y sont internés. Certains participants ont suggéré l’industrialisation de la production de Bamisa. Pour Mamoudou Diallo, l’industrialisation pourrait permettre à l’Upa de satisfaire une demande qui existe. Ce processus d’industrialisation devrait toutefois s’opérer « progressivement », a-t-il relevé. Le médecin-chef a estimé qu’il faudrait signer des conventions avec l’Institut de technologie alimentaire (Ita), les ministères du Commerce et de la Santé pour mieux appuyer la production de Bamisa. L’une des contraintes auxquelles l’Upa est confrontée est le fait que le soja n’est pas cultivé à Tambacounda et elle doit l’importer du Mali ou de la Guinée. Des étudiants français avaient expérimenté l’année dernière la culture de cette légumineuse à Tambacounda, mais l’expérience n’a pas été concluante, a-t-il dit, annonçant que le test sera réédité prochainement.

Pape Demba SIDIBE

Thiès : Le comité technique régional de suivi des activités du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) a tenu, avant-hier, une rencontre avec les responsables du projet.

Une première réunion depuis la mise en place de la structure présidée par le gouverneur de région, Amadou Sy, s’est tenue avant-hier en présence de nombreux participants dont la plupart sont des maires des communes ou leurs représentants ainsi que des chefs de services et membres de la société civile de la région de Thiès, avec une forte présence également des autorités administratives.

Le directeur national du Pudc, Cheikh Diop, a expliqué aux participants la philosophie du projet et le choix porté sur le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) pour son exécution.

Un ambitieux programme conçu pour améliorer conséquemment les conditions de vie et d’existence des populations surtout rurales à travers la dotation d’équipements et d’infrastructures de qualité, mais aussi pour la redynamisation de l’économie rurale comme l’a souligné le gouverneur de Thiès. Amadou Sy a magnifié « cette volonté du chef de l’Etat Macky Sall, à travers le Programme d’urgence de développement communautaire, de prendre en charge les préoccupations du monde rural. La première phase ayant concerné les régions les plus éloignées, celles de l’intérieur comme Thiès ne devraient pas être en reste pour la 2e phase ». La rencontre devait permettre au directeur du Pudc et son équipe de mieux cerner les préoccupations des populations portées par leurs élus en termes de besoins en infrastructures socio-économiques de base comme les pistes rurales, les forages et châteaux d’eau, les équipements de transformation agricole surtout pour les femmes ainsi que l’électrification rurale.

Des recommandations ont été faites par des représentants de la société civile pour une harmonisation des interventions du Pudc au niveau local et des autres structures qui interviennent dans la région.

Ceci pour mieux optimiser les résultats et permettre une rationalisation des ressources du Pudc pour laquelle une large concertation est souhaitée avec les acteurs à la base. Dans cette perspective un bureau a été ouvert à Thiès.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Cap-Skirring va sortir de la pénombre et étrenner son premier lot de robinets comprenant 13 bornes fontaines. Le directeur général de la Sapco, Boucar Ly, a annoncé, mercredi dernier, la réalisation imminente d’un projet d’éclairage public et d’adduction d’eau dans ce village de la commune de Diembéring qui abrite plusieurs hôtels et réceptifs touristique

 Le Dg de la Sapco, le marché du projet d’éclairage public de Cap-Skirring est déjà attribué à une entreprise qui commence à s’installer. Parlant de l’adduction d’eau pour les populations locales, Boucar Ly d’ ajouter: « Nous avons fini de faire les études et nous étions en phase de lancer le marché quand nous nous sommes rendu compte qu’il y a eu d’autres acteurs sur le même volet, notamment l’Office des forages ruraux (Ofor). Actuellement, les études et les fonds sont disponibles, il manque juste l’harmonisation nécessaire entre le projet de l’Ofor et celui de la Sapco pour qu’on puisse très rapidement réaliser ce volet ».
Le directeur général de la Sapco a situé ces projets d’éclairage public et d’adduction d’eau dans le cadre de la mise à niveau de la zone touristique du Cap-Skiring.

Il s’exprimait lors du lancement de la semaine du tourisme interne prévue du 5 au 10 avril à travers les différents villages de la commune de Diembéring et visant la promotion du tourisme dans la zone de Cap-Skirring.

Quant à la mise à niveau de Cap-Skiring, le Dg de la Sapco a estimé qu’il faut, entre autres, avoir un produit de qualité en améliorant l’existant, faire la promotion et avoir une bonne connectivité de la Casamance. Il n’a pas occulté les difficultés pour rallier le Cap-Skirring, y mettre en place des routes, l’assainissement, l’adduction d’eau, l’éclairage public, des espaces verts et aménager cette station balnéaire. « Ce sont des questions que nous voulons prendre à bras le corps », a affirmé Boucar Ly.
A cet effet, M. Ly a déclaré que la Sapco va discuter avec tous les services compétents de l’Etat et lancer très rapidement des études qui permettront d’identifier clairement les réalisations à faire, leurs coûts et leur faisabilité. « Quand nous aurons ces dossiers complets, dit-il, nous les mettrons sur la table du gouvernement, qui va voir comment financer les différents projets qui en résulteront ».

Pour sa part, le maire de la commune de Diembering, Tombon Guèye, a assuré que les populations locales seront impliquées dans tous les projets que sa collectivité locale entreprendra avec la Sapco, en vue d’un tourisme haut de gamme dans la zone du Cap-Skirring. « La Sapco, précise-t-il, ne peut pas venir ici s’accaparer des terres des populations ».

El Hadj Moussa SADIO

Les toilettes du groupe scolaire Bara Guèye du village de Hann ont été réhabilitées à l’occasion du chantier solidaire de volontaires de la localité française de Fos-sur-Mer. La cérémonie de réception du bloc sanitaire a été effectuée hier au groupe scolaire Bara Guèye en fin de soirée en présence des édiles Babacar Mbengue pour la commune de Hann-Bel-Air et René Raimondi pour la localité de Fos-sur-Mer.

C’est une forte mobilisation des populations du village de Hann qui a salué hier les actions entreprises en si peu de temps par les partenaires de la localité française de Fos-sur-Mer. Les jeunes écoliers du groupe scolaire Bara Guèye, les notables du village et les femmes en tenues d’apparat ont bruyamment manifesté, au son du Tam-Tam, leur reconnaissance aux partenaires français. Un enthousiasme que l’on retrouve à travers les mots de remerciement du représentant des élèves du groupe scolaire, le directeur de l’école Boniface Sarr et Alioune Dia, président du comité de gestion des écoles.

Depuis les mois de janvier et mars 2013 qui ont permis aux localités de Fos-sur-Mer et Hann de célébrer le jumelage aller et retour, beaucoup d’actes ont été posés entre les deux collectivités locales, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la formation, de la santé, de la culture et des sports qui constituent les axes de coopération retenus entre les deux communes. Pour le cas spécifique des actions entreprises dans le groupe scolaire Bara Guèye, il s’est agi de la dotation de 172 tables-bancs et la réhabilitation des toilettes de l’établissement scolaire du village de Hann. Des actions qui ont un impact sur les enseignements et apprentissages, à en croire les propos du directeur de l’établissement qui regroupe 1.300 élèves.

Le groupe scolaire Bara Guèye, lors des derniers examens du Certificat de fin d’études élémentaires et du concours de l’entrée en sixième, a obtenu plus de 85% d’admis et il est dans l’attente de ses partenaires de la construction d’une salle informatique, selon le représentant des élèves du groupe.

B. B. SANE

La commune de Labgar a lancé mardi son plan de développement avec l’appui du Programme national de développement local (Pndl) et d’autres partenaires, a constaté l’Aps.

« La commune de Labgar a eu à bénéficier de cet appui du Pndl et d’autres partenaires locaux, notamment le Centre d’études et de recherches en langues africaines, mais aussi le projet fleuve d’Enda énergie », a dit Idrissa Diop, le maire de la ville. M. Diop s’exprimait au cours d’un atelier d’élaboration et de restitution présidé par le sous-préfet de l’arrondissement de Dodji, Ndiogou Ndong. Des chefs de services techniques, des chefs de villages, des conseillers municipaux et des membres d’associations de jeunes et d’éleveurs ont participé à cette rencontre.

Le maire a expliqué que cet atelier a permis aux participants d’échanger sur le processus d’élaboration du plan communal qui devrait être un véritable outil de développement de leur ville d’ici à 2021. Idrissa Diop a par ailleurs rappelé que l’Agence régionale de développement (Ard) de Louga a financé 10 documents de planification dans la région de Louga, après avoir administré la grille de performances.

(APS)

Soixante-quinze (75) collectivités territoriales ont décidé de mettre en synergie leurs moyens d’action à travers un réseau pour amplifier les résultats du projet budget participatif au Sénégal. L’assemblée générale constitutive se tient à Saly ce 07 avril 2017 et regroupe des élus locaux, les partenaires actifs dans le milieu de la gouvernance territoriale du budget participatif et devra faciliter l’avènement de collectivités territoriales socialement mieux intégrées, en permettant aux catégories sociales traditionnellement marginalisées de rompre le cycle de l’exclusion.

« La pratique du budget participatif a permis de créer des méthodes d’intelligence collective très précises pour que les citoyens soient en mesure de s’exprimer intelligemment », a déclaré le secrétaire exécutif du Pndl en ouvrant la rencontre. De l’avis de Mamadou Thiaw, cela peut se comprendre parce que le budget participatif promeut l’élargissement de la participation des citoyens à l’affectation des ressources publiques, mais aussi, ajoute-t-il, encourage l’avènement de collectivités territoriales socialement mieux intégrées, en permettant aux catégories sociales traditionnellement marginalisées de rompe le cycle de l’exclusion. En posant les jalons pour la consolidation de la démocratie participative à la base, la rencontre va développer des apprentissages du dialogue, de la discussion, de la priorisation et surtout du compte rendu et de la gestion des plaintes dans les territoires. C’est pourquoi le Programme national de développement local a souscrit à l’idée d’accompagner cette activité d’une brulante actualité, a encore soutenu Mamadou Thiaw.

Pour sa part, Baba Ndiaye, président du Conseil départemental de Kaolack, par ailleurs président du comité de pilotage des collectivités locales pour le budget participatif, a salué l’initiative, considérant que la rencontre initiative conjointe du Pndl et de Enda Ecopop est extrêmement importante.

Baba Ndiaye a affirmé que les collectivités locales ont, en 2015, bénéficié d’un appui du Pndl pour exercer et mettre en œuvre un budget participatif. Un budget, a-t-il précisé, qui obéit à des normes depuis le choix des projets. Il s’est par ailleurs félicité que les populations soient impliquées en donnant leur point de vue sur la gestion du budget. Le Programme national de développement local, s’est-il plu à rappeler, a joué un rôle important en offrant un budget participatif.

Bachir Kanouté d’Enda Ecopop a estimé que le réseau mis en place permettra aux collectivités locales de promouvoir l’apprentissage entre elles; le rôle de Enda étant d’accompagner ces collectivités locales. Selon lui, le réseau devra nouer un partenariat avec ceux du Brésil, du Cameroun, de la France, du Maroc, de la Tunisie et de Madagascar.

Amath Sigui NDIAYE

Les populations du village historique et religieux de Mbacké-Djolof, à quelques encablures de Dahra, ont marché, hier, pour se faire entendre sur les maux dont souffre le village créé il y a plus de quatre siècles.

Pour le temps d’une matinée, Mbacké-Djolof était un « village mort » car les boutiques, les marchés et les gargotes avaient baissé leurs rideaux. Les marcheurs qui ont emprunté l’artère principale du village ont convergé vers le mausolée de Mame Marame Mbacké, grand-père du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba  Mbacké. Tout le trajet durant, les populations n’ont cessé de fustiger les conditions difficiles auxquelles elles sont confrontées quotidiennement.

A ce point de chute, le porte-parole des marcheurs, Baba Thiam, a listé les maux dont souffre le village: « Aujourd’hui, nous avons battu le macadam pour réclamer des meilleures conditions de vie. Les gens parlent d’un Sénégal émergent, au moment où certains villages historiques comme Mbacké Djolof n’ont pas accès à l’électricité ». Les populations se rabattent sur le village de Sagatta-Djolof, chef-lieu de commune, distant de 9 kilomètres, dit-il, pour charger leurs téléphones portables ou regarder des téléfilms. « Le forage est électrifié par la haute tension qui existe depuis 2008. Qu’est-ce qui retarde aujourd’hui le raccordement du village », ajoute-t-il.
Dans le même sillage, Cheikh Mbacké Ndiaye, un natif du village, se désole des conditions précaires dans la case de santé. « La matrone utilise des lampes torches pour faire accoucher les femmes.

L’évacuation des patients se fait par charrettes ou par des voitures à ciel ouvert. Il arrive dès fois que des femmes y accouchent. Pis encore, toute la charge de l’évacuation revient aux malades qui peinent énormément à les supporter ». « Tout le village qui plonge dans le noir est exposé aujourd’hui. La nuit, les bandits dictent leur loi aux populations. Il faut signaler aussi que la rareté de l’électricité favorise le vol de bétail et de chevaux », a laissé entendre le chef de village, Baba Niang.
Les jeunes menacent de durcir le ton, en boycottant les élections législatives qui pointent à l’horizon, si jamais les autorités compétentes ne décantent pas la situation.

Masse NDIAYE

Lors de ces vingt dernières années, juste avant 2015, la région ouest-africaine a réalisé des progrès notables en matière de réduction de la proportion de personnes souffrant de la faim (en baisse de 60 %), se rapprochant ainsi de l’Objectif du millénaire pour le développement durable. Aujourd’hui pourtant, au Nigéria, l’un des pays ayant enregistré les meilleurs résultats pendant cette période, nous constatons une grave crise de la faim. Les souffrances liées à la faim se répandent rapidement dans les régions du nord-est du pays où la guerre civile provoque des déplacements de populations et empêche les agriculteurs de cultiver et de produire. Il y a de fortes possibilités que la tendance sur les progrès réalisés récemment s’inverse et que l’on assiste à une régression de la situation. Il devrait être hors de question que les efforts fournis soient vains.

C’est dans ce contexte particulier que j’ai choisi de me rendre dans la région du Bassin du lac Tchad, pour sensibiliser sur l’urgence de renforcer notre intervention face aux défis rencontrés. Jusqu’à présent, le manque d’attention et l’inadéquation des interventions n’ont fait qu’amplifier ces défis. La crise qui prévaut dans le Bassin du lac Tchad (constitué de plusieurs régions du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Niger) est actuellement l’une des plus importantes crises humanitaires au monde avec 11 millions de personnes ayant besoin d’aide. Parmi eux, 69 millions de personnes sont confrontées à une situation d’insécurité alimentaire grave sans oublier les 2,5 millions de déplacés dans le même cas. Il s’agit de la deuxième plus importante crise de déplacement au monde.

Il est important de garder à l’esprit que cette crise dans la région sahélienne est multidimensionnelle et trouve ses racines dans des problèmes liés à la sécurité, à l’humanitaire, au changement climatique et à l’économie. Venir en aide aux pays affectés en consolidant les processus de pays tout en faisant face à l’urgence humanitaire est la priorité.

Dans l’État de Borno, au Nigeria, le nombre de personnes en situation de crise devrait augmenter pour atteindre les 3,6 millions en août, soit presque le double l’année dernière. Dans le nord-est du Nigeria, plus de 5,2 millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire pendant la période de soudure. De plus, 2,4 millions de personnes ont quitté leur domicile en raison de l’insécurité. Le secteur agricole a subi d’énormes dégâts  (infrastructures, systèmes d’irrigation, lieux de stockage et services de vulgarisation) dans les trois zones affectées du Nigeria, du nord du Cameroun, du sud-est du Niger et de l’ouest du Tchad. Nombreux sont ceux à avoir déjà vendu leurs biens, dont leurs semences, leurs outils et leur bétail, pour survivre.

Le soutien immédiat aux moyens d’existence contribue à ce que les besoins alimentaires essentiels soient satisfaits à court terme. Mais, il s’agit uniquement de la première étape pour changer la donne actuelle qui force les agriculteurs à épuiser leurs moyens d’existence et entraine de graves souffrances dans les zones affectées. Le cercle vicieux de la pauvreté doit être interrompu. Et dans cette optique, nous devons nous assurer que les populations vulnérables ont la possibilité de récolter et de reconstruire leurs stocks alimentaires cette année. Si nous ne réussissons pas à restaurer la production alimentaire maintenant, les souffrances liées à la faim s’aggraveront et se généraliseront, tandis que la dépendance à l’aide extérieure s’intensifiera.

Il est temps d’agir, et maintenant. En plus de la nourriture, les agriculteurs ont besoin de semences. Il y a un mois, la communauté humanitaire s’est réunie à Oslo pour lever des fonds pour le Bassin du lac Tchad. Là-bas, la saison de plantation commence dans moins d’un mois. L’agriculture ne peut être pensée furtivement. Plus de 80 % des personnes dépendent de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage pour leurs moyens d’existence. Les progrès impressionnants réalisés dans le passé ont pu l’être grâce à des années de programmes de développement agricole progressifs. Nous devons nous assurer que ces progrès ne sont pas réduits à néant par la crise actuelle.

Nous devons protéger les biens et les moyens d’existence des agriculteurs et des éleveurs non seulement aujourd’hui, mais également pour demain et pour les années à venir. Cela implique un renforcement de la résilience à long terme. Il est nécessaire d’adopter une approche holistique pour lutter contre les principaux facteurs de la faim, à savoir une production alimentaire limitée, le prix élevé des produits alimentaires, les déplacements de population, une croissance démographique et la concurrence pour les ressources naturelles.

Le manque d’accès aux services sociaux de base (santé, eau, éducation) et aux programmes de protection sociale vont obligatoirement menacer la vie de millions de personnes vivant dans une région déjà très vulnérable aux chocs. Le changement climatique, en particulier, pose un risque sur cette région exposée aux sécheresses et aux inondations. La Fao lance une stratégie de réponse sur trois ans (2017-2019) afin d’atténuer l’impact de la crise et de renforcer la résilience et la sécurité alimentaire des communautés du Bassin du lac Tchad affectées par le conflit.

La Fao continuera à soutenir les pays de la région et travaillera en collaboration avec les institutions régionaux, telles que le Cilss (le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel), la Commission du Bassin du lac Tchad, les agences des Nations unies et autres partenaires humanitaires et au développement. La Fao associe son intervention d’urgence (dont fait partie la distribution de semences) à des priorités programmatiques à moyen terme visant à promouvoir des moyens d’existence viables et la diversification tout en réduisant la vulnérabilité et les risques. Il sera également question de chercher à prévenir les conflits.

La résilience des moyens d’existence ruraux est essentielle pour faire du développement durable une réalité et s’assurer de la productivité de l’agriculture et des systèmes alimentaires tout en prenant compte des risques. Les agences des Nations unies ont également entrepris des efforts afin de maximiser l’impact de leurs interventions. L’aide alimentaire et les transferts d’argent par le Programme alimentaire mondial permettent aux ménages de protéger leurs semences, tandis que les distributions d’outils, d’engrais et de semences par la Fao facilitent la production agricole des petits exploitants.

La crise est complexe et par conséquent, la route vers le développement durable l’est aussi. Pour faire face efficacement aux impacts économiques, sociaux et environnementaux de manière cohérente, nous devons adopter une approche régionale, intégrée et complète dans laquelle les acteurs nationaux sont en ligne de front. La Fao s’efforce de jouer un rôle afin de contribuer à une évolution historique, axée vers le progrès. La paix et la sécurité sont nécessaires, et améliorer la résilience des populations vulnérables dans le Bassin du lac Tchad peut non seulement aider à y parvenir, mais sera crucial pour la maintenir à l’avenir.

Par José Graziano
Da Silva

Directeur général de
l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao)

L’environnement occupe, de nos jours, une place géostratégique aussi bien à l’échelle locale, nationale qu’internationale. C’est donc fort de cette réalité que le président de la République a choisi ce thème en perspective de la célébration du 57ème anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale. Nous ne pouvons que saluer cette heureuse initiative. Le rôle de nos forces de sécurité dans la protection de notre environnement occupe une place de choix et mérite d’être ainsi mis en exergue.

Par forces de sécurité, nous pouvons citer les agents du service d’hygiène (lutte contre les pollutions et nuisances liées, entre autres, à la lutte contre les dépôts d’ordures sauvages, à l’hygiène publique, surveillance des systèmes sanitaires), les sapeurs-pompiers qui veillent au respect des normes pour les établissements classés, les douaniers qui surveillent, au niveau des frontières, l’entrée dans notre pays des types de produits en rapport avec le code de l’environnement,  le code forestier, les militaires qui, en rapport avec la gendarmerie, la police, les agents des Eaux et Forêts et ceux des Parcs nationaux, combinent leurs efforts dans la protection des eaux continentales et marines sous divers aspects (transport des produits dangereux, lutte contre les espèces végétales envahissantes, lutte contre l’enlèvement du sable marin, les pollutions des eaux, la protection des ressources halieutiques, des espèces ligneuses). En un mot, ces forces de sécurité veillent à la promotion des trois conventions : biodiversité, désertification, changement climatique.

Que ce soit le code de l’eau, le code de l’hygiène, le code l’assainissement, le code de l’environnement, le code forestier, le code de construction ou le code de l’urbanisme, nos braves et infatigables forces de sécurité sont là, toujours prêtes à remplir leur mission, en vue de promouvoir un environnement compatible avec un cadre de vie en rapport avec les normes environnementales. Aujourd’hui, la meilleure façon de rendre hommage à ces forces de sécurité serait de mieux les outiller en logistique, mais aussi en effectif, car l’environnement présente des enjeux géopolitiques et géostratégiques de sorte qu’il y a nécessité d’anticiper sur toutes les actions.

Choisir une date aussi sacrée que le 04 avril pour la dédier à la thématique relative au rôle de nos forces de sécurité dans la protection de l’environnement témoigne, sans doute, d’une volonté politique des autorités de notre pays de rendre hommage à nosvaleureux hommes et femmes en charge de notre sécurité. Celle-là sans laquelle aucun développement durable ne peut se réaliser. C’est aussi la preuve que l’environnement a fini d’être inscrit parmi les grandes actions prioritaires dans l’agenda du président de la République ainsi que dans celui du gouvernement, à travers la mise en œuvre des différentes politiques publiques. Ce n’est donc pas par hasard que le Sénégal rayonne et affirme son leadership dans le domaine de la politique environnementale aussi bien à l’échelle sous-régionale et régionale que mondiale.

Encore une fois, hommage à tous les acteurs dans le domaine de l’environnement et particulièrement à nos infatigables forces de sécurité qui n’ont plus rien à prouver et méritent la reconnaissance du chef de l’État ainsi que de l’ensemble du peuple souverain.

Par Abdou SANE

Ancien député
Email :
abdousanegnanthio@
gmail.com

Niakhar dispose désormais d’une nouvelle gare routière d’un coût de 45 millions de FCfa et aussi d’une place publique qui porte le nom du premier président de la communauté rurale, Dibocor Diouf. Ces deux infrastructures ont été inaugurées lundi dernier sous la présidence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, invité par le maire de la commune, Amacodou Diouf.

Lors de la cérémonie, le maire de la commune, Amacodou Diouf, a tenu d’abord à rappeler que c’est l’ancien président de la communauté rurale, Oumar Diouf, actuellement haut-conseiller des collectivités territoires, qui a démarré la construction de la gare routière pour offrir un cadre plus vaste aux transporteurs. Selon lui, ces derniers occupent actuellement le centre-ville d’une façon anarchique. Dès son arrivée à la tête de la commune, a-t-il indiqué, l’urgence a été pour lui de terminer les travaux de cette gare pour répondre à une préoccupation des populations. C’est ainsi qu’il a dégagé une enveloppe de 1 million de FCfa pour les travaux de finition. Selon le maire Amacodou Diouf, cette gare routière est devenue fonctionnelle car il y a de l’eau, de l’électricité, des toilettes, des souks et autres commodités pour satisfaire les doléances des transporteurs. Lors de cette cérémonie,  le maire Amacodou Diouf a lancé un vibrant appel aux transporteurs pour qu’ils déménagent à la nouvelle gare routière pour libérer les voies du centre-ville. De plus, il a renouvelé toute sa disponibilité à poursuivre le dialogue pour qu’une solution soit trouvée à ce problème. Aussi, en baptisant la place publique, place Dibocor Diouf, il a tenu a rendre à ce dernier un vibrant hommage pour tout ce qu’il a fait pour le développement de la localité.

Le ministre a salué les actions menées par le maire Amacodou Diouf pour rendre agréable la place publique. Selon lui, le maire a finalisé les travaux de cette place pour offrir à Niakhar l’une des plus belles places de la commune. Aussi, Mbagnick Ndiaye a soutenu que la gare routière « va permettre à la commune d’avoir des ressources additionnelles ». Le ministre a rappelé qu’il y a encore quelques réticences notées chez les transporteurs. A ces derniers, il leur a fait savoir qu’ils doivent comprendre que tout changement est difficile. Aussi, il a soutenu que l’occupation anarchique du centre-ville est devenue une situation invivable voire insupportable à tous les niveaux. C’est pourquoi, le ministre Mbagnick Ndiaye a lancé un appel aux transporteurs pour rejoindre cette infrastructure. « Nous allons poursuivre le dialogue pour faire en sorte qu’ils aillent occuper cette gare routière d’une manière pacifique », a-t-il souligné.

Oumar  Ngatty BA

Les jeunes de Kagnarou, un village de la commune de Sindian, ont lancé, samedi dernier, un appel pressant au président de la République, pour bénéficier du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Leur ambition est de doper l’agriculture et atteindre l’autosuffisance alimentaire dans leur localité

Ils s’y investissent depuis plusieurs années en vain, faute d’équipements agricoles modernes et de moyens pour mécaniser l’agriculture dans leur village.
Le premier vice-président de la fédération de leurs associations, Cheikh Tidiane Goudiaby, a assuré qu’ils ont les moyens humains et la détermination pour bien exploiter le nombre de domaines agricoles communautaires que le président de la République mettra à leur disposition. « La seule chose qui nous manque, c’est l’accompagnement de l’Etat, en mettant sur place un financement conséquent, ainsi que du matériel moderne pour mécaniser l’agriculture et la doper à Kagnarou », a indiqué M. Goudiaby.

Notre vis-à-vis s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la 25ème édition des journées culturelles, sportives et économiques de la fédération des associations de Kagnarou. Il n’a pas manqué de faire savoir que les jeunes de son village sont très motivés pour tirer le maximum de profits du programme des domaines agricoles communautaires qu’ils souhaitent obtenir de tous leurs vœux. A l’en croire, leur fédération a des domaines de 7 hectares qu’ils n’arrivent pas à exploiter faute de moyens de mécanisation. « Ce qui fait qu’aujourd’hui, si l’Etat met à la disposition de la fédération des associations de Kagnarou les moyens qu’il faut, je vous garantis que l’autosuffisance alimentaire tant prônée par nos dirigeants sera assurée à 100% », a soutenu Cheikh Tidiane Goudiaby.

El Hadj Moussa SADIO

D’une capacité d’accueil de 60 enfants, la pouponnière « La Maison du sourire », ouverte il y a seulement quelques mois, a accueilli une douzaine de pensionnaires dont trois garçons, tous abandonnés ou issus de familles en grande difficulté confiés provisoirement à la structure par le Tribunal des mineurs sénégalais.

Si ce bijou a pu voir le jour, c’est grâce à la collaboration avec plusieurs associations sœurs qui ont bien voulu assurer le financement de la construction de la pouponnière. Il s’agit, a indiqué Fabrice Elie de l’association « Sourires d’enfants » dont la présidente Alba Carpineti « La Forza di un sorriso », de l’association française « La Force d’un sourire » et de celle d’Espagne « La Fuerza de ina sonriza » respectivement dirigées par Bernardina Giampaoli, Christine Tavernier – Haumont et Marie Virtuels Lamo Herrero. Il faut aussi noter que deux associations partenaires de France et de Belgique « amitié solidaire, les poupous de là-bas » se sont beaucoup investies.

Au total 12 mômes sont actuellement accueillis à la pouponnière « la maison du sourire » dont trois garçons. Une fois tous les travaux achevés, la pouponnière pourrait recevoir jusqu’à 60 enfants a renseigné M. Elie qui indique tout le personnel est recruté sur place. Il s’agit de six aides maternelles, de deux gardiens et de deux femmes de charge.

Le projet est né de la difficulté d’accès aux soins pour les populations démunies. Ce qui, aux yeux de Fabrice Elie, a entraîné des situations où leur progéniture peut se trouver en danger à cause du décès de la mère en couche, de maladie ou de l’impossibilité des parents à prendre en charge l’enfant. « La Maison du sourire » a donc vu le jour pour justement accueillir des tout-petits enfants de 0 à 3 ans provenant de ces familles. L’objectif est de garder le lien avec la famille d’origine afin de permettre le retour de l’enfant après un court délai.

Amath Sigui NDIAYE

La Fondation Sonatel a offert une table de réanimation pédiatrique à l’hôpital de la paix de Ziguinchor, samedi dernier. Le geste, qui est d’une haute portée humanitaire, a été salué et loué par le personnel médical, les autorités administratives, les élus locaux et autres couches de la population.

Cette table de réanimation pédiatrique permettra aux nouveau-nés, qui ont des problèmes à la naissance et qui sont à l’hôpital de la paix, de ne pas être référés à l’hôpital régional de Ziguinchor. L’administrateur général de la Fondation Sonatel, Mme Aminata Fall Sidibé, s’en est félicitée, soulignant « l’apport humain » que sa structure va apporter aux nouveau-nés de l’hôpital de la paix à travers ce don. Mme Sidibé n’a pas occulté l’impact important de ce matériel sur les cas d’urgence. Elle s’exprimait ainsi lors du séjour de sa Fondation, vendredi, samedi et dimanche derniers, à Ziguinchor, dans le cadre de son concept « La Fondation en Régions » visant à la rapprocher davantage des populations et à être à l’écoute de ces dernières pour mieux répondre à leurs attentes.

Outre ce don, la Fondation Sonatel a organisé, samedi et dimanche derniers, en partenariat avec le district sanitaire de Ziguinchor (appelé communément « hôpital silence »), des séances médicales gratuites au profit de plus de 500 personnes du troisième âge. Ces dernières ont ainsi bénéficié de soins très pointus auprès de nombreux spécialistes : urologues, cardiologues, ophtalmologues, gynécologues, etc. Elles ont également bénéficié d’un dépistage et d’un suivi diabétologie, ainsi que d’une prise en charge de l’hypertension artérielle. Par ailleurs, la Fondation Sonatel a participé de très belle manière à la finale du concours d’excellence « Les palmes du Sud » de l’association Ikana en offrant beaucoup de cadeaux ainsi que des bourses aux lauréats.

El Hadj Moussa SADIO

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