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Régions (809)

La ville tricentenaire de Saint-Louis a abrité, pendant trois jours, un grand atelier de restitution des résultats d’une étude sur le Budget sensible au genre (Bsg) menée par des experts et autres enseignants-chercheurs dans les communes de Saint-Louis et de Nabadji Civol (région de Matam).

Ces travaux de recherche ont été effectués dans le cadre de la mise en œuvre du projet BSG et coordonnés par le pôle Beutou Askanwi et Genre en Action dans ces deux collectivités locales des régions de Saint-Louis et de Matam. 

Cet atelier a vu la participation des membres des neuf équipes de recherche qui ont été déployées sur le terrain ainsi que d’une experte en genre de l’Ong Le Monde selon les femmes (Belgique) en mission pour le compte du Cif/Bit.

Ces travaux de recherche ont été supervisés et animés par le Dr Cheikh Sadibou Sakho, socio-anthropologue et enseignant-chercheur en poste à l’Université Gaston Berger. 
Les représentants des communes de Nbadji Civol et de Saint-Louis concernées par cette étude sur le BSG ont salué l’organisation de cet atelier de fin de recherche.
Marcella La Pena, experte en genre et les adjoints au maire Aliou Badiane de Nabadji Civol (Matam) et Balla Guèye de la commune de Saint-Louis se sont réjouis, tour à tour, de l’importance du Bsg qui permet aux collectivités locales de mettre en œuvre de nombreux projets et de favoriser la promotion et l’autonomisation des femmes.

 Mb. Kh. DIAGNE

Le souci et la volonté du président de la République de soutenir les villes où les sociétés minières se matérialisent à travers son fonds. En effet, depuis son installation à Sabodala, la société Sgo, en rapport avec les autorités municipales de Bembou, a réalisé plusieurs infrastructures de base dans le département de Saraya en général, surtout à Bembou où beaucoup d’énergie a été fournie pour soulager les populations. L’édile de cette ville, Mady Danfakha, est parvenu à construire un logement pour l’infirmier chef de poste, quatre postes de santé et assurer en même temps la dotation en médicaments dans ces structures avec l’aide de la société Sgo. Dans la même zone, quatre forages ont aussi vu le jour réglant ainsi la lancinante question de l’eau potable.

Dans le secteur de l’éducation, quatre salles de classe ont été construites, des fournitures scolaires distribuées aux élèves et du matériel didactique aux enseignants. Il faut rappeler que l’équipe sportive de Bembou a été couronnée l’année dernière comme l’équipe championne de la région de Kédougou lors des phases régionales « navétanes » de Kédougou.
Et pour assurer une bonne participation à cet événement, la municipalité n’a pas lésiné sur les moyens financiers et matériels. Un foyer des jeunes est sorti de terre grâce à cette société et la mairie de Bembou. Pour toutes les réalisations faites dans sa localité, le maire de Bembou a remercié la Société Sgo.

Seydou TOUNKARA

La commune de Bandafassi est située à 15 kilomètres de la capitale régionale. Elle est entourée de grandes collines qui caractérisent  la flore et la verdure de la région de Kédougou. Cette commune fonde tout son espoir sur l’exploitation prochaine du marbre d’Ibel. Consciente des lenteurs que connaissent ces types de procédures, l’équipe municipale dirigée par le maire, Mamadou Yoro Bâ, fait de son mieux pour régler les préoccupations des populations. C’est ainsi que dans des secteurs sociaux de base, des efforts importants ont été consentis dans l’éducation avec la construction des salles de classe à Thiabédji et Dandé et des cases de tout-petits à Bandafassi et Thiabédji. Les fournitures scolaires sont aussi offertes aux écoles et collèges pour soulager les parents d’élèves. Dans le domaine de la santé, trois postes de santé ont bénéficié de médicaments d’une valeur de 6 millions de FCfa.

Le village  de Syllacounda a reçu une ambulance médicalisée grâce aux partenaires de la commune.
Le premier magistrat de la ville, dans sa politique de jeunesse, a accordé une subvention de 4 millions de FCfa aux Associations sportives et culturelles (Asc) pour l’achat des équipements sportifs.

S. TOUNKARA

L’Agence régionale de développement (Ard) de Saint-Louis a pu obtenir auprès de l’Agence andalouse de coopération internationale pour le développement (Aacid) un financement de 350.000 euros, soit 227 millions 500.000 FCfa, pour mettre en œuvre la deuxième phase du projet AWA d’amélioration de l’accès à l’eau potable avec des technologies à faible coût et de sa gestion publique locale dans 6 villages des communes de Gamadji-Saré et de Dodel (situés dans le département de Podor) et dans 5 villages mauritaniens.

Le directeur de l’Ard de Saint-Louis, Ousmane Sow, présidait avant-hier, dans la capitale du Nord, un atelier organisé dans le cadre des préparatifs du démarrage de la deuxième phase du Programme Awa qui permet de corriger certaines discriminations, disparités et déséquilibres notés dans la mise en œuvre des projets d’adduction d’eau potable. Cette phase-test, a-t-il souligné, exécutée sur une durée de 18 mois, a déjà permis à ces 6 petits villages (dont chacun abrite en moyenne 500 âmes) du département de Podor situés à quelques encablures du fleuve de disposer désormais de l’eau potable à partir de forages à moindre coût et adaptés à leurs conditions d’existence. De plus, a précisé Ousmane Sow, la satisfaction des partenaires espagnoles sur le niveau d’exécution de cette première phase a motivé leur engagement à renforcer la collaboration avec l’Ard et la Division régionale de l’hydraulique (Drh) qui a débouché sans difficultés sur la formation d’un nouveau programme (pour la mise en valeur de la deuxième phase) qui intégrera les volets « assainissement », « développement économique » (activités génératrices de revenus, maraîchage, élevage, etc.). Ce programme sera officiellement lancé en octobre ou novembre 2016 et ciblera, en plus des six villages bénéficiaires, d’autres localités. 

Selon Francisco Madruga, coordonnateur technique de Famsi (Fonds andalou des municipalités pour la solidarité internationale) pour le Sénégal et la Mauritanie, grâce à une première phase-pilote de ce projet, les populations de six villages des communes de Gamadji Saré et de Dodel, localités situées dans le département de Podor, à quelques encablures de la commune de Ndioum, ont pu enfin accéder à l’eau potable.

Les résultats enregistrés sont satisfaisants et ont été obtenus grâce à une étroite collaboration entre l’Agence régionale de développement (Ard) et le service régional de l’hydraulique (un modèle efficace pour mieux contribuer à l’atteinte des objectifs du Pse, relatif à un accès équitable aux services sociaux de base). Ce qui a permis de décrocher pour cette première phase un financement de 275.000 euros, soit près de 179 millions Cfa, auprès de l’Agence andalouse de coopération internationale pour le développement (Aacid).

Le maire de Mery, Aboubakry Sow et plusieurs autres représentants des collectivités locales du département de Podor ont laissé entendre que les populations de ces villages enclavés, qui demeurent des citoyens sénégalais à part entière et non entièrement à part, ont enfin la possibilité de s’alimenter correctement en eau potable. Ce projet qui a déjà enregistré des résultats satisfaisants en Mauritanie est parti pour satisfaire les doléances de ces braves habitants de Gamadji Saré et de Dodel.

Mbagnick Kharachi DIAGNE



Une caravane d’une douzaine de représentants d’organisations intervenant dans le domaine de la nutrition et de la sécurité alimentaire, de l’Uael (Union des associations d’élus locaux), des partenaires techniques et financiers parcourt les régions du centre du pays afin de porter un plaidoyer aux élus locaux pour une meilleure prise en charge des questions de nutrition dans les collectivités locales.

Mettre en place un cadre  de dialogue inclusif multi-acteurs et multisectoriel pour offrir à chaque Sénégalais un état nutritionnel optimal, tel est l’un des objectifs recherchés dans une vaste campagne de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de la nutrition. C’est dans ce cadre qu’un panel s’est tenu à Ndangalma avec une plateforme d’organisations de la société civile sous la délégation du Réseau africain pour le droit à l’alimentation (Rapda) de Seydou Ndiaye et de l’Ong Eve (Eau, vie, environnement) pilotée par Abdou Diouf et autres partenaires. La mairie de Ndangalma a abrité ces travaux en présence de plusieurs conseillers.

Le secrétaire général Ndiamé Sène a magnifié cette rencontre qui préconise une meilleure prise en charge de la nutrition dans les nomenclatures budgétaires des collectivités locales, affirmant que la nutrition est «une question vitale». Cela, en droite ligne, a dit Abdou Diouf, avec les compétences de ces communes. Pour le secrétaire général de la mairie de Ndangalma, « cette rencontre vient à son heure pour les élus locaux et relais communautaires, car la nutrition reste une préoccupation majeure pour nos populations». Les collectivités locales ayant en charge la promotion du développement local dont la nutrition est un secteur essentiel.

Elles doivent, selon lui, être mieux sensibilisées afin que le leadership continue à se développer au niveau local où il existe une déconnexion entre l’engagement du niveau national et la mise en œuvre des services de nutrition. Très conscients de l’importance de cette problématique, des conseillers se sont engagés à relayer dans les instances de décisions ce cri du cœur porté par la plateforme d’organisations de la société civile.

L’itinéraire de la caravane sur l’axe 1 ou Centre-Est du pays touche les communes de Ndangalma, de Bambey, de Kaffrine et de Tambacounda où un important atelier de partage entre acteurs, jeunes, élus locaux est prévu. A en croire Seydou Ndiaye, à l’issue de cette première phase de caravane de sensibilisation, l’axe nord sera  visité dans la même optique de sensibiliser les acteurs et partenaires sur cet engagement pour le renforcement de la nutrition à l’horizon 2017. 

Mamadou Aicha NDIAYE



Le nombre de cas de morsures de chiens dans la région nord est passé de 41 cas en 2015 à 29 cas en 2016, a révélé avant-hier le chef du service régional de l’élevage, Dr Youssou Ndiaye, au cours de la dernière réunion du comité régional de développement consacrée à la lutte contre la rage.

De 2012 à 2016, a-t-il précisé, 359 chiens ont été vaccinés et 1.410 chiens errants ont été éliminés dans la région de Saint-Louis. Dans sa communication, Dr Youssou Ndiaye a insisté sur la nécessité de vacciner les animaux de compagnie contre la rage, afin de protéger l’homme contre cette maladie mortelle. D’autant plus qu’il n’existe aucun traitement efficace de la rage après l’apparition des signes cliniques. Pour le traitement, il faut éviter de se rapprocher des tradipraticiens. Il faut plutôt faire recours aux services de santé ou à l’Institut Pasteur de Dakar pour le traitement post-exposition.

 Parlant des mesures de prophylaxie sanitaire préconisée, Dr Ndiaye a recommandé l’isolement et l’abattage des animaux malades, la destruction des cadavres par enfouissement et incinération, le port de collier et de la muselière, la lutte contre les chiens errants (Service vétérinaire, mairie, Service d’hygiène) et une très bonne gestion des ordures ménagères (déchets). 

Dr Ndiaye a rappelé que la rage est une maladie virale qui affecte le système nerveux central des mammifères, dont l’homme, donc une zoonose. Le virus est présent notamment dans la salive et le cerveau des animaux infectés. Elle se transmet par la salive d'un animal malade, le plus souvent d’un chien, à la suite de morsures. La période d’incubation est variable, de plusieurs jours à plusieurs mois.

Les symptômes, a-t-il enfin souligné, peuvent varier selon les espèces. Mais, ils sont le plus souvent caractérisés par un changement de comportement, puis des troubles divers : incoordination motrice, paralysie, cris anormaux, agressivité, salivation abondante, morsures de personnes ou d’objets inanimés. Une fois que les symptômes sont présents, la maladie est fatale, aussi bien chez les animaux que chez l’homme.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Mékhé : Le maire de la commune de Mékhé dans le département de Tivaouane vient de prendre un arrêté portant création d’un comité chargé de la promotion du projet de protection des équidés dont il est le président.

Le maire Maguette Wade a signé la note qui a pris effet depuis le mois dernier. Plusieurs acteurs dont les forces de sécurité (gendarmerie), les présidents de l’union des groupements de paysans et des cochers de la ville figurent parmi les membres de ce comité qui va se charger de la protection des équidés, les chevaux et les ânes plus particulièrement. D’ailleurs, selon Fallou Diagne, président de l’Ugpm, « pour ce qui concerne le cheval, il est connu grand herbivore social, à la fois un animal d’élevage, utilisé pour différents usages (courses, obstacles, dressage, traction, médiation, randonnée, production de viande..). Il est connu aussi comme étant un animal symbolique ».

Mais, l’organisation paysanne de Mékhé s’est engagée dans cette croisade pour la protection des équidés à travers son programme « Wormaal Mala » (respect des animaux de trait). Elle bénéficie du partenariat de l’organisation anglaise Brooke pour contribuer de manière durable à la promotion du bien-être des équidés dans la zone d’intervention du projet et pour promouvoir des changements de comportements des communautés favorables à leur bien-être.

Aussi, ajoute Fallou Diagne, « il convient de travailler à l’amélioration de la qualité, de l’accessibilité et de la durabilité des services aux équidés, notamment dans les domaines de la santé, de la maréchalerie et la sellerie ». A noter que la commune de Ngaye est située à une quarantaine de kilomètres de Kébémer qui abrite l’un des haras les plus importants du Sénégal.

Mouhamadou SAGNE

La commune de Kolda va bientôt changer de visage avec le démarrage annoncé des travaux d’aménagement de la berge du fleuve et de l’esplanade de la ville.

Les travaux d’aménagement de la berge du fleuve Casamance qui traverse la commune et l’Esplanade de la ville de Kolda encore appelée la promenade des Koldois vont bientôt démarrer. Les études de faisabilité commanditées par la mairie ont déjà été faites pour un coût de 5 millions de FCfa. La réalisation de ces travaux qui seront financés par l’Etat du Sénégal à travers le programme Promovil et une participation de la commune de Kolda coûtera entre 300 et 500 millions de FCfa pour chacun de ces projets. « Ce sont deux projets phares pour le maire de la commune de Kolda. A terme, ces projets vont changer le visage de la ville.

Du point de vue environnemental, la réalisation de ces projets aura un impact très positif sur la physionomie de la commune. Parce qu’il y aura une meilleure visibilité de l’hôtel de ville d’abord, mais aussi l’aération de la circulation dans cette partie de la ville qui est la porte d’entrée de la commune en venant de l’Est. Cet espace permettra également d’accueillir les grandes manifestations à l’instar des autres grandes villes du pays », déclare Ibrahima Baldé, secrétaire général de la commune.

Il appelle les populations à plus de compréhension pour faciliter la réalisation de ces projets phares pour le maire de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, par ailleurs ministre de l’Environnement et du Développement durable et son équipe. Ils cherchent, selon lui, à rendre propre la berge du fleuve Casamance qui est transformée en dépotoir d’ordures avec tout ce que cela comporte comme risque pour la santé des populations qui consomment les fruits et légumes qui y sont cultivés par les maraîchers. La mairie va y créer des espaces de convergence pour permettre aux Koldois d’avoir des aires de loisirs et de détente tout en respirant l’air pur.

De nombreux citoyens ont construit des habitations, des gargotes, des commerces et des ateliers de soudure dans le domaine fluvial sans aucune autorisation de la municipalité. Ils sont priés de libérer les lieux pour faciliter la réalisation de ce projet. Une première sommation leur a déjà été servie. Il en est de même pour ce qui concerne l’esplanade de la ville dont le site doit être libéré avant le démarrage des travaux. Certains occupants ont déjà plié bagages alors que d’autres s’apprêtent à leur emboiter le pas. La mairie est à la recherche d’un site d’accueil pour permettre à ces derniers de libérer les emprises.

Mamadou Aliou DIALLO

Des équipements sportifs installés sur la corniche ouest dakaroise, évalués environ à 50 millions de FCfa, ont été inaugurés avant-hier, en présence de Soham El Wardini, première adjointe du maire de Dakar.

Les sportifs qui empruntent le parcours de la corniche ouest ont bénéficié d’un lot de matériels sportifs. Cela a été possible grâce à des entreprises chinoises. Ce geste de solidarité témoigne, une fois de plus, du partenariat qui lie Dakar et Pékin.

Dans sa communication, Soham El Wardini, première adjointe du maire de Dakar, a laissé entendre que les travaux d’installation de ce matériel fixé au sol ont respecté le délai. Ce qui témoigne du symbole que revêt la coopération sino-sénégalaise. A l’en croire, ce parcours sportif est le cadre d’un lien social, de convivialité, de solidarité et… de fraternité. «Ce joyau est le vôtre ; et prenez soin de lui», a exhorté l’adjointe de Khalifa Ababacar Sall. Non sans inviter les Sénégalais à faire du sport, pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, la tension artérielle, etc.

Prenant la parole, Jianguo Zhang, président de l’Association des entreprises chinoises, a loué l’exemplarité des relations qui existent entre les deux pays. Il a rappelé les milliers de sportifs qui empruntent le parcours sportif. Quant au chargé d’affaires de l’ambassade de Chine He Ping, il a magnifié la coopération importante et stratégique entre les deux pays. De son avis, d’autres entreprises chinoises devraient s’inspirer d’elle.

Ce projet social est pour Cheikh Ahmet Tidiane Diagne, représentant de l’Association du parcours sportif, une aubaine car le matériel est de bonne qualité, tout en les invitant à bien l’entretenir pour qu’il dure.

Serigne Mansour Sy CISSE

La mairie de Thilogne (Matam), en proie à des querelles partisanes, peine à voter son budget pour dérouler son programme de développement, a appris l’Aps.

« Des querelles de positionnement entre le maire Sidy Dia et le conseiller Sidy Ben Oumar Kane pour l’occupation du poste de coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr), au pouvoir) », expliquent cet état de fait, a indiqué, mardi, le porte-parole des jeunes du parti au pouvoir, Papa Pierre Diop.

Papa Pierre Diop qui animait un point de presse a sollicité l’arbitrage du chef de l’Etat pour décanter cette situation préjudiciable à la mairie de Thilogne qui « n’arrive pas à appliquer le programme de développement » initié par le maire Sidy Dia.

« Si cela perdure, la commune risque de retourner à la case de départ, c’est-à-dire en délégation spéciale et nous ne souhaitons pas en arriver là », a-t-il souligné, avertissant que ses camarades « n’excluent pas de dérouler des actions de lutte multiformes ».

Joint au téléphone, le conseiller municipal Sidy Ben Oumar Kane a qualifié la sortie du maire et de ses partisans de « gesticulation ». Il dit attendre que « le maire fournisse le compte administratif de 2014 » avant de voter le budget de la commune. « Mes camarades et moi, conseillers municipaux, ne vont pas cautionner une gabegie dans la gestion. S’il n’est pas à la hauteur, il n’a qu’à rendre le tablier », a souligné M. Kane.

(APS)

Mobilisées derrière leur porte-parole, Arona Dia, les populations de Ndiébène Toubé Peulh, un village situé dans la commune rurale de Gandon, ont bruyamment manifesté leur colère pour se faire entendre. A travers une marche pacifique et bien organisée, elles ont battu hier le macadam pendant deux tours d’horloge pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’urgence et la nécessité de connecter leur terroir au réseau électrique.

Selon le jeune Arona Dia, depuis plus de deux ans, ces populations ne ratent pas la moindre occasion pour remettre sur le tapis cet épineux problème d’accès à l’électricité dans un village situé à moins d’un kilomètre de la route nationale n°2.

Arborant des brassards rouges, ils ont barré la piste qui mène vers les habitations à l’aide de branches d’arbres en vue de faire comprendre au régime actuel qu’il est grand temps de satisfaire cette vieille doléance qui, selon eux, a été, depuis 2012, une promesse électorale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pour sa première session ordinaire, la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) a adopté un organigramme et un chronogramme. Elle compte travailler pour le bien-être des démembrements de l’Etat que sont les collectivités locales. Le dialogue inter et intra communal est au centre de son action.

La première session extraordinaire de l’année 2016 de la Commission nationale du dialogue des territoires (Cndt) a réuni 13 sur 14 membres que compte la commission. A l’ordre du jour, l’organigramme et le chronogramme (2016-2019) ont été discutés, renseigne Djibo Leyti Kâ, président de la commission à l’issue de la réunion tenue à huis clos. L’organigramme est composé de 17 membres choisis parmi des experts. La commission souhaite avoir un représentant au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Des propositions relatives au secteur privé et à la société civile sont aussi adressées au chef de l’Etat.

Les représentants de l’Assemblée nationale, du ministère de la Justice, du ministère des Finances, de la Primature, entre autres, ont répondu présent. La première urgence de la commission est l’établissement de son chronogramme. Celui-ci recense les actions à accomplir à l’horizon 2019. Selon le président de la commission Djibo Leyti Kâ, d’ici peu, un atelier de thématiques devra réunir les élus locaux, notamment les maires. « Il s’agit de cas précis sur lesquels on doit faire des propositions claires », renseigne-t-il.

Au cours du point de presse, l’accent a été mis sur l’équité territoire, considérant « que toutes les collectivités locales ne sont pas logées à la même enseigne ». La commission compte mener une réflexion poussée et faire des propositions adressées au président de la République au sujet des moyens financiers que l’Etat alloue aux collectivités locales. Pour lui, de 1972 à 2013 en passant par 1996, le transfert de ressources a été le parent pauvre des réformes de décentralisation.

Après sa rencontre avec l’Association des maires du Sénégal (Ams), la commission doit se réunir prochainement avec le ministre de la Gouvernance locale. Ces séances de travail entrent dans le cadre de « l’esprit du dialogue des territoires » qui promeut les échanges entre les collectivités locales elles-mêmes ainsi que celles-ci avec l’Etat. « Il y a beaucoup de problèmes en termes de fiscalité et de ressources insuffisantes », entre autres, précise Djibo Leyti Kâ, ajoutant que tout cela fait partie du « dialogue inter et intra communal ». Dans ce sens, un accent particulier est mis sur les nouveaux pôles économiques territoriaux.

Satisfait de cette session qui, pour lui, augure de bonnes perspectives, le président de la commission s’engage « à servir l’Etat sénégalais ». Il engage un « dialogue franc à la base avec les acteurs territoriaux », notamment sur la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Pour réussir toutes les actions, poursuit le président, l’engagement et l’expérience des membres de la commission seront mis à profit. Enfin Djibo Leyti Kâ a sollicité le concours de la presse pour vulgariser le travail de la Commission nationale du dialogue des territoires.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

 

Du matériel solaire d’une valeur de 20 millions de FCfa a été remis, hier, à des imams de Louga. Un appui du Conseil départemental visant à améliorer la fonctionnalité des lieux de culte.

Les mosquées bénéficiaires, au nombre de quarante, sont situées en zone non encore électrifiée. Le matériel reçu permettra à ces lieux de culte d’être éclairés avec près de dix ampoules. Des haut-parleurs pourront aussi être connectés pour les appels à la prière. Mieux, les fidèles auront la possibilité de recharger gratuitement leurs téléphones portables. « Ce geste de l’institution n’est que le début d’un vaste programme qui, à terme, touchera l’ensemble des mosquées du département », a souligné Amadou Mberry Sylla, président du Conseil départemental de Louga.

La cérémonie de remise de ce matériel qui s’est déroulée hier à l’hôtel du département a vu la participation des élus, des autorités administratives, des notables et bien évidemment des imams. Ces derniers, fortement mobilisés, ont salué les efforts accomplis par le Conseil départemental. « Nous suivons tout ce que vous faites. Vous avez notre soutien et nos prières vont vous accompagner », a dit Imam Chérif Aïdara, s’exprimant au nom de ses collègues. Mberry Sylla, très ému, a rappelé que cet appui aux mosquées entre dans le cadre du programme d’investissement 2016 du Conseil départemental de Louga, doté d’une enveloppe de 214 millions de FCFA entièrement consacrée à des actions de développement communautaires impactant directement le vécu quotidien des populations.

« Bientôt, d’autres actions seront réalisées dans le domaine des infrastructures scolaires, culturelles et sportives. Sans oublier tout ce que nous comptons faire en faveur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche », a partagé Mberry Sylla. Il s’est félicité de la concrétisation de deux de ses promesses : la remise, il y a quelques mois, d’une ambulance neuve au Groupement des sapeurs-pompiers de Louga et la mise en place du Fonds départemental de développement avec une enveloppe disponible de plus de 50 millions de FCFA pour financer les projets des jeunes et des femmes. Très prochainement, s’est encore réjoui le président Sylla, le Conseil départemental procédera au lancement de la phase pilote d’installation des mini fermes agricoles intégrées dans toutes les communes du département. « Continuez de prier. Le meilleur reste à venir », a-t-il lancé aux imams, visiblement fiers d’avoir fait le déplacement.

Abdoulaye DIALLO

Ce sont 82 jeunes des régions de Tambacounda et de Kolda, rapatriés des pays comme la Libye, l’Algérie, l’Espagne, le Niger, le Maroc, la Mauritanie et le Nigéria, entre autres, qui viennent, grâce à l’organisation internationale des migrations (Oim) et l’Ong La Lumière, de recevoir un financement de près de 25 millions de FCfa pour leur projet d’insertion. Un projet pilote et communautaire de réintégration des migrants retournés dans leurs régions leur a permis de se lancer dans le maraîchage, l’embouche, l’arboriculture et l’agriculture.

Tambacounda et Kolda représentent plus de 62% de l'immigration illégale. Cette clandestinité, selon Ibrahima Sory Diallo, secrétaire exécutif de l’Ong « La Lumière », concerne généralement les habitants de pays relativement pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays plus riches que celui dont ils sont issus. Mais, contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les plus pauvres qui migrent, mais ceux qui en ont les moyens (coût très élevé du voyage) et qui espèrent une meilleure promotion sociale à l'étranger que celle qu'ils auraient dans leur pays. Le Sénégal, pays pauvre avec un taux de chômage avoisinant les 60% de sa population active, a vécu très douloureusement ce phénomène avec des pertes incommensurables en vies humaines. C’est dans le souci d’appuyer le Gouvernement du Sénégal à juguler cette tragédie que l’Oim a initié des actions louables dans ce domaine, souligne Sory Diallo. Il s’agit, selon le secrétaire exécutif de l’Ong « La lumière », de mettre en place deux exploitations maraîchères et d’embouche à Temento, Bonconto, Kandia et Saré Coly Sallé à Kolda. 

Tous les bénéficiaires (migrants et jeunes membres de la communauté et potentiels candidats à la migration irrégulière) au sein de chaque localité d’intervention ont été formés. Ce qui a permis de créer une exploitation maraîchère à Tambacounda dans le cadre du projet communautaire, d’assurer la mise œuvre des activités de maraîchage/embouche, le suivi et l’encadrement des groupements identifiés. Il est question, dit M. Diallo, d’assurer aussi la génération de revenus aux jeunes migrants revenus au bercail afin de contribuer à leur fixation dans leur terroir d’origine et de contribuer à leur insertion socio-économiques. 

L’existence et la persistance du phénomène dans les deux régions, selon M. Diallo, sont dues à la complicité des parents, à la faiblesse des activités de prévention et surtout à l’inexistence d’une politique publique clairement définie dans ce secteur. Pour ce dernier, il faut mettre en place une politique d’incitation à l’immigration régulière et accentuer l’intérêt accordé aux projets d’intégration pour les migrants et leur entourage. 

Pape Demba SIDIBE

Certaines populations de la langue de Barbarie qui déploraient avec véhémence les conditions dans lesquelles les autorités municipales ont démarré les opérations de désencombrement de Guet-Ndar sont revenues à de meilleurs sentiments, à l’issue d’un dialogue et d’une large concertation entre les notables de ce quartier des pêcheurs et les conseillers municipaux. 

Ces manifestants, qui étaient contre la destruction de certaines mosquées, ont finalement compris les enjeux et les perspectives du programme Acting d’assainissement de Guet-Ndar, qui sera réalisé par la municipalité de Saint-Louis, avec l’appui financier du Conseil général de l’Eure et de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, pour un coût global de 1 milliard 235 millions de FCfa, pour le grand bonheur de 13.000 bénéficiaires issus de plus de 400 ménages. Ils ont finalement adhéré massivement à ce projet d’assainissement concerté total « Acting ». Ils ont été sensibilisés sur les avantages de ce projet qui a pour objectif majeur l’amélioration des conditions de vie de cette importante communauté des pêcheurs de Guet-Ndar.

Par la voix de M. B. Sène, ils ont rendu un vibrant hommage à l’équipe municipale dirigée par Mansour Faye, qui leur a annoncé la construction de deux nouvelles mosquées dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet. En améliorant les conditions d’assainissement des habitants du quartier, le projet contribuera à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, par un meilleur accès au service de collecte, d’évacuation et de traitement des eaux usées et excrétas. Ainsi, l’environnement de vie de ces populations sera amélioré avec moins de rejets sauvages d’eaux usées et excrétas, moins d’eaux stagnantes, de maladies, etc. 

Selon le directeur de cabinet du maire, Ababacar Biteye, il est attendu des résultats du projet global pluriannuel (2013-2017), la sensibilisation de 25.000 personnes à l'hygiène et à l'environnement. Il est aussi prévu de mettre en place des infrastructures d'assainissement desservant 13.000 personnes, d’élaborer et de mettre en œuvre des  schémas de gestion et de financement durables du service d'assainissement de Guet-Ndar.

Les acteurs locaux seront renforcés dans leurs rôles et responsabilités en assainissement et assureront une exploitation et un suivi efficaces des services d'assainissement. La station de traitement et le réseau de transfert seront réhabilités et un système de dépotage et de prétraitement des matières de vidanges sera créé.

Mb. Kh. DIAGNE

Plus de 50 millions de FCfa ont été investis, entre 2015 et 2016, dans les communes de Saint-Louis, de Ndiébène Gandiole et de Ross-Béthio, par le Mouvement action Sénégal (Mas) dirigé par le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), Yérim Thioube, a révélé hier, Massar Gaye, coordonnateur de ce mouvement.

M. Gaye s’exprimait à Lahrar, un village du Gandiolais situé à plus de 40 km de la ville tricentenaire de Saint-Louis, à l’occasion d’un match final de navétane parrainé par Yérim Thioube. Massar Gaye a annoncé la décision du Dg de l’Anam de mettre en place, dans les plus brefs délais, un système très performant de crédit revolving (crédit rotatif) dans le Gandiolais, qui permettra aux jeunes et femmes de cette partie du département de Saint-Louis de disposer des financements dont ils ont besoin pour mener des activités génératrices de revenus (Agr).
Les bénéficiaires de ces financements, a précisé M. Gaye, seront, au préalable, bien organisés et formés aux techniques d’élaboration et de mise en œuvre de projets bancables.

Selon M. Gaye, Yérim Thioube veut, à travers ce programme de grande envergure, aider le gouvernement, les maires Mansour Faye, Harouna Sow de Gandiole et Bécaye Diop de Ross-Béthio à traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière de développement économique et social, à mieux lutter contre la pauvreté et l’émigration clandestine, à aider les jeunes ruraux à se fixer définitivement dans leur terroir.
Massar Gaye a rappelé certaines actions de développement économique et social entreprises depuis l’année dernière par Yérim Thioube, par l’entremise du Mas, pour soulager la souffrance des populations vulnérables.

Il a, à ce propos, cité une dizaine de moulins à mil offerts aux femmes de certains villages du Gandiolais et d’une localité de la commune de Léona (région de Louga), la réhabilitation des mosquées, la mise à disposition de trois ambulances médicalisées, d’une valeur marchande globale de plus de 30 millions de FCfa, destinées aux communes de Saint-Louis, de Gandiole et de Ross-Béthio. Le Mas, a-t-il poursuivi, continue d’entreprendre d’autres actions de développement visant à alléger les travaux des femmes, à financer régulièrement les branchements sociaux au réseau d’adduction d’eau potable, à offrir des lots importants de médicaments, de fournitures, de matériels scolaires et d’équipements sportifs aux populations.

A l’issue de cette finale navétane, les jeunes de Lahrar ont rendu un vibrant hommage à Yérim Thioube pour les efforts constants et louables qu’il a déployés en vue de remettre des équipements sportifs à 29 Asc de Saint-Louis et de Gandiole.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les populations de Diofior dans la région de Fatick ont manifesté vendredi dernier pour dénoncer le manque d’eau dans leur commune. S’exprimant au nom des manifestants, Dr Abdourahmane Thiam, coordonnateur du collectif pour la défense des droits et des libertés des populations de la ville de Diofior, a salué la mobilisation des populations. Il a soutenu que les habitants de Diofior ne contestent pas la politique gouvernementale en matière de l’accès à l’eau parce que le Sénégal est dans un contexte de réforme hydraulique. « Mais, comme toute politique publique, il y a une phase importante à respecter.

C’est la mise en œuvre », a signifié Dr Thiam qui a demandé aux autorités de restaurer le forage de la ville pour au moins sauvegarder le cheptel. Les populations qui étaient dans la rue ont aussi plaidé pour la baisse du  prix de l’eau. Il est fixé actuellement  à 275 FCfa le mètre cube. « Le combat que nous menons concerne tout l’axe Notto-Ndiosmone-Palmarin et même jusqu’aux îles du Saloum », a-t-il souligné. Venu soutenir les populations de Diofior, Me El Hadj Diouf, député à l’Assemblée nationale, a promis aux populations de faire un plaidoyer auprès du président de la République pour que leur forage soit restauré.

Il a promis de soutenir les populations pour que leurs préoccupations trouvent des solutions rapides. Les manifestants ont rappelé que le gouvernement a initié une réforme hydraulique avec la mise en place de l’Office national des forages (Ofor). C’est dans ce cadre que le forage de la ville de Diofior a été supprimé pour permettre la mise en œuvre du projet « Eau potable » Notto-Ndiosmone-Palmarin qui va jusqu’aux îles du Saloum.

Oumar Ngatty BA

 Une rude bataille a éclaté, dimanche dans l’après-midi, entre deux parties membres de la collectivité mandingue de Mbour, occasionnant plusieurs graves blessés dont certains dans un état critique.

En effet, depuis l’année dernière, les membres de la collectivité mandingue dite « régulière » qui se réclament la paternité du kankourang, n’ont jamais digéré que cette richesse culturelle de la communauté ne soit sortie par « un élément extérieur », « un dissident ». Et des jeunes « surexcités » ont cru bon de mettre un bémol aux agissements de ceux-là qui s’entêtent à véhiculer l’idée que « le kankourang est la propriété de tous ». Et s’ensuivit une altercation « sans retenue ».

Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre, usant de grenades lacrymogènes, pour éviter le pire et disperser ces jeunes qui, armés de pierres et autres, ont même tenté d’envahir les locaux du commissariat urbain de Mbour. Ainsi, ces jeunes appelés « selbés » (accompagnants du kankourang), toujours armés de bâtons et même de gourdins pour bon nombre d’entre eux, ont investi la principale avenue baptisée « Demba Diop », barrant la route avec de grosses pierres et brûlant des pneus non loin du siège de la Sonatel. La circulation des véhicules a en reçu un sacré coup.

Le préfet, Saer Ndao, qui avait vu les problèmes arrivés, avait pourtant, produit un arrêté préfectoral portant « interdiction de sortie du kankourang sur toute l’étendue du territoire du département de Mbour ». « A compter du dimanche 28 septembre et ce jusqu’à nouvel ordre, la sortie du kankourang et toutes les manifestations y afférentes sont formellement interdites sur la voie publique, dans tous les lieux et espaces publics du département de Mbour pour menaces sérieuses de l’ordre public », lit-on dans l’arrêté qui ajoute que « toute infraction au présent arrêté sera punie des peines prévues par le code pénal et la loi n°78-02 du 09 janvier 1978 relative aux réunions ». Pour le chef de l’exécutif départemental de Mbour, « la sortie du kankourang ne doit pas être un moment de restriction ou de privation des libertés car on doit respecter les us et coutumes, mais la liberté est sacrée pour les autres ».

Comble de désarroi, les différentes parties antagonistes avaient trouvé un terrain d’entente à la suite d’âpres discussions sous l’accompagnement de bonnes volontés.  Dans résolution qui avait sanctionné cette réunion, la collectivité mandingue avait reconnu le « leul » (case des hommes) d’El Hadji Ibrahima Cissé, différent d’une cellule comme « faisant partie de cette collectivité ». Le « leul » est un lieu où sont circoncis des enfants et où peuvent se tenir des activités culturelles, mais n’est pas autorisé à sortir le kankourang contrairement à la cellule.

Toutefois, dans le souci de protéger les 227 enfants circoncis par El Hadji Ibrahima Cissé suivant le rite de la collectivité mandingue, il a été décidé d’envoyer le kankourang au niveau de Dioudiou Cissé Counda. Il était aussi écrit que « la collectivité mandingue donne l’autorisation à El Hadji Ibrahima Cissé d’avoir une cellule l’année prochaine. Cette cellule va lui permettre de sortir le kankourang sous l’autorité et le respect du règlement intérieur de la collectivité mandingue ». Cela avait permis de lever l’interdiction préfectorale. Mais aujourd’hui, avec cette nouvelle donne, le préfet Saër Ndao, joint au téléphone par l’Aps, a promis de prendre « dès demain (lundi) des mesures radicales et que les fauteurs de troubles seront traqués ».

(APS)

La région de Kolda perd chaque année des dizaines d’hectares de forêts à cause de la déforestation. Une quarantaine de personnes a pris part samedi, à Kolda, à une marche pacifique organisée par l’association les Gardiens de la cité pour dénoncer la déforestation, les méfaits des sachets plastiques et la dégradation des ressources naturelles.

Le cortège dans lequel se trouvaient des élus locaux dont le premier adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé et le premier vice-président du Conseil départemental, Alseyni Ba et des membres des organisations de la société civile, a quitté l’hôtel de ville pour se rendre à la gouvernance afin de remettre un mémorandum à l’autorité administrative.

Les manifestants arboraient des pancartes et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des slogans tels que : « Préservons notre environnement pour les générations futures » ; « Mon devoir pour des forêts débout » ; ou encore « La verte Casamance ne doit pas devenir le Sahara », entre autres. « Cette marche pacifique a été organisée dans le but de faire connaître et/ou de rappeler à l’opinion nationale ainsi qu’internationale le danger qui guette notre environnement à travers la déforestation, mais également l’usage des sachets plastiques. Le péril est imminent car, chaque année, ce sont des dizaines d’hectares de massifs forestiers qui disparaissent du fait d’une exploitation irrégulière, illégale et abusive. Une agression à outrance du couvert végétal qui perturbe l’équilibre de l’écosystème avec comme conséquence le réchauffement climatique, la sécheresse et autres », déclare Bakary Marone Seydi, président de l’Association les Gardiens de la cité qui a lu le mémorandum.

Il dénonce également l’usage des sachets plastiques qui constituent la pollution visuelle la plus agressive car ils provoquent, selon lui, la perte du cheptel et menacent le cadre de vie, l’agriculture, la santé des populations et la diversité des espèces. Pour lui, la protection de l’environnement n’incombe pas seulement aux pouvoirs publics, mais doit être l’affaire de tous les citoyens. Il demande aux populations de prendre leur responsabilité avant d’attendre tout de l’Etat et des collectivités locales.
L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Maurice Dione, se félicite de cette initiative. Il demande toutefois aux responsables de l’association les Gardiens de la cité de ne pas s’arrêter au simple discours, mais de matérialiser leurs propos par des actes concrets sur le terrain.

Mamadou Aliou DIALLO

Les ordures ménagères font partie du décor dans la capitale du Saloum. Les déchets solides trustent toujours le décor de la ville de Kaolack après la fête de l’aïd-el-kébir, car ceux qui s’occupent du ramassage ne sont pas encore rentrés.

Les lendemains de Tabaski sont souvent difficiles pour les populations de la commune de Kaolack. Elles sont confrontées à l’odeur des ordures ménagères qui meublent le décor de la ville faute de ramassage de ces saletés par les services municipaux. Une situation déplorée par une bonne partie de la population dans certaines artères. C’est le cas au quartier de Leona, en plein centre-ville, derrière la paroisse Saint Théophile, le dépôt contrôlé offre l’image d’une monticule d’ordures où s’adonnent à cœur joie des chiens errants et marginaux à quelques encablures des principaux services administratifs de la cité , tels que le Centre fiscal régional, le commissariat central ou l’inspection départemental de l’éducation. Riveraine de ce dépôt sauvage, la dame Y.G. avoue son impuissance devant cette situation qui les expose à des périls sanitaires. « L’aménagement d’un dépôt d’ordures par la mairie sans l’accord des riveraines nous pose problème. Les véhicules de la voierie municipale censées assurer le ramassage sont aux abonnés absents en dépit de nos nombreuses interpellations », se désole cette habitante du premier quartier loti de Kaolack. Même tonalité de récrimination dans la zone de Kasnack. Ici, à défaut de la voierie défaillante, ce sont des promoteurs privés qui se chargent du ramassage des ordures ménagères. Seulement les charretiers qui sont originaires de l’intérieur de la région prennent plus d’une semaine de congé après la Tabaski.
 

« Nous enregistrons une perte de nombre de nos abonnés les lendemains de l’aïd-el-kébir. Ces derniers ne tolèrent pas l’absence des charretiers partis passer la fête dans leur village», fait savoir A. Sané, animatrice d’un réseau de ramassage communautaire initié par l’Association sénégalaise pour un développement solidaire (Asdes). Du côté de la municipalité, le chef de service du ramassage des ordures, Abdou Ndiaye, renvoie la balle à une entreprise privée concessionnaire en charge de cette tâche dans le centre-ville.

Elimane FALL

Le maire de la commune de Kandia, El Hadj Malick Dia, a récemment réceptionné une ambulance médicalisée d’une valeur de 13,7 millions de francs Cfa. Ce véhicule va faciliter les évacuations sanitaires.

Des ressortissants de la commune de Kandia, dans le département de Vélingara, vivant en Espagne, ont offert à leur commune une ambulance médicalisée d’une valeur de 21.000 euros, soit plus de 13,7 millions de FCfa. Le véhicule a été réceptionné mercredi 21 septembre 2016, au port de Dakar, par le maire de la commune, El Hadj Malick Dia, en présence de ses collaborateurs dont le secrétaire administratif de la commune, Ibrahima Baldé, a indiqué un communiqué parvenu à la rédaction. Il permettra de faciliter les évacuations sanitaires du poste de santé de Kandia, siège de la commune, vers le centre de santé de Vélingara, chef-lieu de département. L’ambulance va aussi renforcera le dispositif sanitaire dans la commune de Kandia, explique-t-on dans le communiqué. Pour El Hadj Malick Dia, par ailleurs conseiller départemental de Vélingara au Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), cette action des émigrés de sa commune en Espagne est « un geste de haute portée humanitaire qui aidera à sauver de nombreuses vies humaines ». La commune de Kandia, l’une des moins nanties en infrastructures socio-économiques du Sénégal, dispose de deux postes de santé. Il s’agit du poste de santé de Kandia et celui de Médina-Mary, au nord de la commune, à la frontière avec la Gambie. Ouvert en mai 2011, cette structure de santé accueille, outre des patients de la zone et du département voisin de Médina Yoro Foulah, ceux de la Gambie voisine.

« C’est un reversement de tendance, car de tout temps, c’était les populations sénégalaises de la zone de Médina-Mary qui allaient se soigner en Gambie », se réjoui l’auteur du communiqué. Selon son Plan local de développement (Pld) 2011, en plus des deux postes de santé, la commune de Kandia compte officiellement 10 cases de santé, 12 matrones, 12 Asc (Associations sportives et culturelles), 37 relais communautaires et deux infirmiers d’Etat pour une population d’environ 24.000 habitants. Ce qui, d’après le document, dépasse largement les normes internationales qui sont  d’un poste de santé pour 5.000 habitants.
Eugène KALY

La gestion des ordures ménagères constitue un véritable casse-tête pour la mairie de Kolda. Mais, des efforts sont en train d’être faits pour rendre la ville propre. Les populations sont satisfaites des moyens déployés par la mairie pour rendre leur cadre de vie agréable.

Désormais, il est formellement interdit de déposer des ordures ménagères sur la berge du fleuve Casamance. Le site qui servait de dépôt secondaire situé près du pont Abdoul Diallo est fermé depuis le 1er septembre dernier par arrêté municipal. La mairie a posté des agents pour surveiller les lieux 24 heures sur 24 afin d’empêcher les récalcitrants à y déverser leurs immondices. 

Toute personne qui sera prise en train d’y jeter des ordures sera purement et simplement déférée au commissariat urbain de Kolda, selon Ibrahima Diao, Secrétaire général de la commune. Il estime que des gros efforts ont été faits par l’équipe municipale en matière de gestion des ordures. Pour réussir ce pari, la mairie a mis en place des bacs à ordures autour du marché central pour faciliter la collecte et le ramassage des ordures ménagères au centre-ville.

« Depuis deux ans, les camions sont en train de sillonner la ville pour enlever les ordures ménagères. Avant, il y avait beaucoup de dépôts sauvages dans les quartiers, mais les gens oublient ces efforts. Aujourd’hui, il y a certes des ordures, mais ce n’est pas quand même comme avant. Tous les grands dépôts sauvages qui se trouvaient dans le périmètre communal ont été enlevés. Il reste à huiler le système de ramassage», déclare-t-il. Avant de reconnaître qu’il y a encore des efforts à faire pour rendre la commune propre. Cependant la situation s’est nettement améliorée. L’équipe municipale a récemment acquis du matériel pour renforcer les capacités opérationnelles de l’équipe de nettoiement dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau schéma de ramassage d’ordures ménagères.

Elle a envoyé des émissaires auprès des délégués de quartier pour identifier des endroits appropriés pouvant servir de dépôt secondaire. L’objectif étant de créer des dépôts de transite dans chaque quartier de la commune. Des populations rencontrées ont salué les efforts consentis par l’équipe municipale pour débarrasser la commune de ses ordures ménagères. « Les alentours du marché sont beaucoup plus propres maintenant. Partout où les équipes de nettoiement de la mairie passent, tout est propre. Comme vous le voyez, les rues qui se trouvent autour du marché sont propres. Je pense qu’il faut encourager la mairie », déclare Abdou Diouf, président des commerçants du marché central. 

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le maire de Ndiarème Limamou Laye, Mamadou Beïdy Sèye, est convaincu que le Haut conseil des collectivités territoriales (Hctt) est venu à point nommé. Pour avoir capitalisé plusieurs années à la tête d'une institution municipale, il croit savoir que cette institution sera d'un grand apport à la démocratie sénégalaise. Ancien maire de ladite commune vers les années 1984, il est réinvesti de la confiance de la population qui l’a réélu une nouvelle fois.

Il pense que le Httc va bénéfic ier des expériences des membres qui auront le privilège d’y siéger. Lesquels mettront leurs expériences et leur expertise au service de cette institution qui, selon lui, permettra aussi de pouvoir réorienter l'Acte 3 de la décentralisation et tendre vers une sorte d'Acte 4. Mamadou Beidy Sèye est d’avis qu’à travers la conception et la concrétisation de l’idée de mettre sur pied le Hcct, Macky Sall vient de démontrer qu’il est « un visionnaire ». Il croit aussi savoir que ceux qui, aujourd'hui, sont en train de douter de l'importance de cette institution se rendront compte demain qu'ils n'ont pas raison.

Mieux, l'édile de la commune de Ndiarème perçoit cette institution comme le bébé des conseillers municipaux et des institutions municipales qui ont le devoir de l'aider à grandir. D'ores et déjà, Mamadou Beidy Sèye est déjà à pied d'œuvre pour contribuer à faire atteindre les objectifs que se fixe le Hcct.

Abdou DIOP

Quatre-vingt-dix organisations de producteurs de mil de la région de Kaffrine se sont engagées dans le Projet des services d’entreprises du mil (Psem). Soutenu par le département de l’agriculture des Etats-Unis (Usda), ce projet compte doper la production de mil dans cette partie du Sénégal.

Le gouverneur de la région de Fatick, Guedj Diouf, a présidé avant-hier un comité régional de développement (Crd) du lancement du Projet des services d’entreprises du mil (Psem). Treize mille personnes des dix communes de la région de Fatick vont directement bénéficier de ce projet. Lequel a bénéficié d’un soutien du ministère de l’agriculture des Etats-Unis d’Amérique pour près de 5 milliards de FCfa. Il vise, dans un premier temps, à augmenter la productivité de la chaîne de valeur, du mil et, dans un second, à développer le commerce du mil et des produits de ladite céréale transformée.

« Le projet va contribuer à renforcer la vocation de grenier de la région de Kaffrine qui, en dehors des céréales traditionnelles connues dans la zone comme le mil, le maïs et le sorgho, a vu l’introduction réussie du riz », a analysé le directeur régional du développement rural (Drdr) Omar Mbengue. Une rencontre à laquelle ont pris part plusieurs intervenants du projet.

« Dans sa phase opérationnelle, le Psem va travailler avec 60 organisations de producteurs de mil, 31 unités de transformation, 100 négociants et des fournisseurs de services dans la région de Kaffrine », a indiqué le directeur du Psem, Laurent Gomis. Le Psem intervient dans les trois régions du bassin arachidier, à savoir Fatick, Kaffrine et Kaolack. Le projet, de l’avis du gouverneur de Kaffrine, bénéficie aussi du soutien de l’Etat du Sénégal dans le cadre des efforts du gouvernement pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Il prend le relais de celui du renforcement de la chaîne de valeurs du mil déroulée dans la zone de 2009 à 2013. Un partenariat sera développé dans ce sens avec des organismes publics tels que la Direction régionale du développement rural (Drdr), l’Agence nationale du conseil agricole (Ancar) et l’Institut de technologie alimentaire (Ita).

E. FALL

Le programme Gsf/Sénégal financé par le Fonds mondial pour l’assainissement a permis le déclenchement de l’Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) dans 1.226 villages. Après six ans de mise en œuvre, 740 villages ont déclaré la fin de la défécation à l’air libre.

Le programme Gsf/Sénégal financé par le Fonds mondial pour l’assainissement a touché 25.343 personnes. C’est qui est ressorti d’un atelier de partage tenu à Tambacounda. Au total plus de 740 villages ont mis fin à la défécation à l’air libre. « Cette expérience est louable. Elle encourage la communauté à analyser sa propre situation en matière d’hygiène et d’assainissement, tout comme ses pratiques afin de revoir leurs comportements », a souligné le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar. Il a exhorté les maires à perpétuer la mise en œuvre de cette approche dans une optique et de maintenir propre le cadre de vie et par ricochet préserver la santé des populations.

Pour El Hadji Malick Gaye, le directeur général de l’Agetip, le programme n’intervient que dans quatre départements que sont Goudiry, Matam, Kédougou et Mbacké. «L’assainissement a souvent été en retrait des préoccupations gouvernementales et de celles des donateurs. Toutefois cette situation évolue dans le bon sens puisque les stratégies sectorielles tendent de plus en plus à placer l’assainissement au premier rang des priorités », a fait remarquer El Hadji Malick Gaye.

Le Sénégal, par le biais du Pepam, a mis en place un vaste programme d’assainissement. L’objectif, c’est d’accroître l’accès aux services à plus de Sénégalais. C’est dans ce cadre que le programme Gsf Sénégal qui a une unité de coordination est basé à l’Agetip et exécuté par le cabinet Msa. C’est une agence de mise en œuvre dans la région de Tambacounda et plus précisément dans le département de Goudiry où intervient le programme.

Ce programme mis en œuvre dans 1.226 villages a touché 25.343 personnes. Il y a 740 villages qui ont mis fin à la défécation à l’air libre.
A cela s’ajoute la construction de 24.500 latrines par les populations et la mobilisation de 1.700 ouvriers qui ont été formés. Des changements de comportement ont été constatés chez les populations, surtout dans la gestion de l’eau de boisson. Pour David Shimkus du Gsf/Wssscc Fonds mondial pour l’assainissement, cette organisation a été créée en 2008 pour l’amélioration des conditions de vie des populations, surtout rurales pauvres, pour l’accès au système d’assainissement. C’est dans 13 pays dont le Sénégal qu’intervient cette organisation.

Pape Demba SIDIBE

 

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