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Régions (1914)

Trente acteurs territoriaux de la région de Saint-Louis, notamment des maires, des assistants communautaires, des secrétaires généraux de conseildépartemental et autres agents des services régionaux de l’administration déconcentrée, ont reçu des certificats de compétence en « Développement économique local et en développement territorial » hier.

Cette cérémonie officielle de remise de diplômes a été organisée par le Pr Sambou Ndiaye de l’Ugb, à l’issue d’une formation qui a encore permis à l’Ugb de mettre cette institution universitaire de Sanar au service de la communauté. Ainsi, comme l’a rappelé le Pr Alioune Badara Sall, représentant le recteur Baydallaye Kâne, grâce à une étroite collaboration entre l’Ard, l’Apdn (coopération marocaine), l’Aacid (coopération andalouse), l’Ugb et l’Alliance de Recherche-Action Université-Territoires (Arut), cette formation a permis à l’Ufr des Lettres et sciences humaines de l’Ugb de dépasser la barrière du baccalauréat (en ne négligeant pas ce diplôme) en vue de faire bénéficier à ces 30 acteurs territoriaux une session de formation sanctionnée par un diplôme.

Partenariats stratégiques
Plus explicite, le directeur de l’Ufr Lsh, Boubacar Camara, a précisé que cette session de formation résulte d’un partenariat stratégique entre l’Ufr Lettres et Sciences humaines (Ugb), l’Agence régionale de développement de Saint-Louis, la Coopération andalouse (Espagne) et l’Agence pour la Promotion et le développement du Nord (Maroc). C’est ce partenariat qui a offert 30 bourses de formation à des élus et à des professionnels des conseils départementaux et communaux de la région, en plus de quelques services techniques déconcentrés.

Selon le Pr Sambou Ndiaye, par souci de flexibilité, la formation s’est déroulée en trois temps. Des experts de terrain ont, à côté d’universitaires spécialistes du champ, offert une formation pratique soumise à une démarche andragogique en mettant à la disposition des participants une documentation fournie. L’offre de formation, a-t-il ajouté, qui contribue à renforcer l’ancrage territorial de l’Ugb, a été une occasion pour les acteurs des départements et des communes de la région de prendre conscience de plusieurs aspects tels que la réaffirmation de l’orientation économique de la politique de décentralisation et de développement territorial, le défi de mettre en place un dispositif d’animation économique des territoires, de production de l’information économique territoriale et de promotion de la gouvernance économique locale, le défi des acteurs territoriaux d’affirmer leur leadership dans la mise en place d’espace de dialogue à l’intérieur des territoires et entre collectivités territoriales (intercommunalité bâtie sur l’équité et la volonté de partager des projets communs) en vue de jeter les bases d’une démarche auto-entretenue de mise en place du pôle territorial Saint-Louis.

Chantiers majeurs pour l’Etat

Le Pr Sambou Ndiaye est largement revenu sur les chantiers majeurs pour l’Etat en matière d’aménagement des territoires, de promotion du développement économique local, de refondation du financement des collectivités territoriales de plus en plus autonomisées, de renforcement de la compétitivité des territoires déjà dotés en infrastructures et services d’appui, l’enjeu de la contractualisation entre Etat et territoires bâtie sur le paradigme du développement territorial « Un Sénégal émergent à partir des territoires émergents d’abord ».

A ce propos, a-t-il souligné, la vulgarisation et la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement économique des territoires pourraient alimenter ce changement de paradigme positionnant désormais les territoires comme levier de l’action publique.
Auparavant, le président du Conseil départemental de Saint-Louis, Me Moustapha Mbaye, par ailleurs Pca de l’Ard et le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, Kalidou Bâ et Balla Guèye, respectivement adjoints aux maires de Gandon et de Saint-Louis, se sont réjouis de ce partenariat entre l’Ugb, l’Aacid (coopération andalouse), l’Ard et l’Apdn (coopération marocaine), qui a permis de dérouler cette formation diplômante à l’Ugb.

En marge de cette cérémonie, le maire de Fanaye, Aliou Gaye, a rappelé que l’Ugb, l’Ard de Saint-Louis et leurs partenaires sont fortement attendues par les acteurs territoriaux dans l’accompagnement pour la relance du dialogue territorial, pour le renforcement des capacités et, enfin, pour l’expérimentation d’un dispositif d’information territoriale ainsi que d’un système productif local.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La réalisation du projet « Balouo Salo » dans la vallée de Tanaf (région de Sédhiou) est sujette à des risques de forclusion compte tenu de la faible organisation locale qui entraîne de sérieux retards affectant les conditions sociales des populations. Des retards qui amèneraient le déplacement projet dans un autre pays.

Pour des problèmes de procédure à suivre dans la mise en œuvre et l’exécution du projet, des retards sont observés et risquent de réduire à néant un travail d’étude entamé depuis trois ans. Un travail qui a touché aussi bien les populations qui sont parties prenantes à travers des séances de sensibilisation dans une centaine de villages que les collectivités locales et l’administration déconcentrée à travers un comité local de développement (Crd) pour la réalisation du pont barrage anti-sel de 850 mètres, unique dans son genre, sur un des bras du fleuve Casamance. Pour le président et fondateur de l’association « Balouo Salo », l’architecte Raoul Vecchio, il ne reste plus pour les membres et volontaires du projet que de s’ouvrir aux hautes autorités du pays pour plaider la cause de plus de 40.000 personnes qui seront impactées par le projet.

Le projet consiste en la construction d’un pont barrage anti-sel entre les villages de Sanoufily (commune de Diouduobou) dans la zone de la ville de Sédhiou et de Sambacounda (commune de Simbandi Brassou) sur la rive située dans la zone de Tanaf. Il s’agit, à travers la réalisation du pont barrage, de permettre la désalinisation de toutes les vallées impactées par le projet, la décontamination des sols et de la nappe superficielle, la création d’un bassin de rétention pour l’approvisionnement en eau et le lessivage de la vallée, le désenclavement des 25 villages touchés par le projet et la valorisation de la vallée de Tanaf. Avec la réalisation de l’œuvre qui profitera à plus de 40.000 personnes, il s’agira de récupérer plus de 10.000 ha voire 15.000 ha de terres. Une action qui va régler les problèmes d’alimentation et aider la décontamination de l’eau de pluie, le désenclavement de plus de 20 villages et la reforestation de plusieurs bois de village.

Ce projet, à en croire l’architecte Raoul Vecchio, a été partagé dans le monde entier à travers les canaux de communication du projet et est soutenu par des personnalités célèbres. Un soutien qui est exclusivement volontaire du fait que le projet est porté par une organisation caritative. D’ailleurs, note-t-il, c’est ce qui explique qu’en plus d'avoir mené une étude technique d'une valeur de 80 millions de FCfa, le projet et ses partenaires seraient également prêts à contribuer économiquement à sa réalisation.

Pour l’heure, 1500 volontaires sont engagés à participer à la réalisation du pont barrage et le projet bénéficie du soutien financier et technique de l’association et de ses partenaires. Pour Raoul Vecchio qui séjourne actuellement à Dakar, il ne reste que d’avoir la certitude de la participation de l’Etat dans sa mise en œuvre.

Babacar Bachir SANE

Erigée en commune à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation consacrant la communalisation intégrale, Toubacouta va bientôt entrer dans une nouvelle phase de modernisation. Le Conseil municipal en a ainsi décidé lors du vote de son budget de 180 millions de FCfa de l’exercice 2018, qui a été validé à l’unanimité des conseillers présents.

Le maire de la ville, Pape Seydou Dianko, a, en effet, fait inscrire un montant de 54,3 millions de FCfa pour la réalisation de 2,5 km de route bitumée à travers certaines artères de la ville. « Nous avons l’ambition de rehausser le niveau de notre localité pour la rendre plus attractive car elle est devenue une commune avec l’avantage d’être une ville cosmopolite située dans le département de Foundiougne (région de Fatick) et presque frontalière avec la Gambie ». Mais, ajoute-t-il, « c’est une localité qui a toujours gardé et garde jusqu’à présent son cachet traditionnel qui se caractérise par un profond brassage ethnique car Sérères, Mandingues, Diolas et Wolofs y vivent en parfaite harmonie ».

La ville a également ses diversités culturelle et biologique, son patrimoine naturel et ses ressources animalières et fauniques composées de forêts très denses et communautaires qui ont fini de la rendre attractive. Donc, comme l’indique le maire Pape Seydou Dianko, « le devoir de l’équipe municipale que je dirige est de travailler à changer la physionomie actuelle de notre ville dont l’accès est rendu difficile par les rues très sablonneuses et cahoteuses en certains endroits, surtout les axes qui mènent vers les nombreux réceptifs installés à Toubacouta ».

En plus, il faut souligner que, ajoute le maire de Toubacouta, « l’admission du Delta du Saloum qui appartient à plusieurs circonscriptions territoriales au sein du club très fermé des Plus belles baies du Monde en 2005 et son classement en juin 2011 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco qui ont contribué à rehausser le niveau de notre collectivité territoriale qui garde toute son authenticité, à travers un véritable condensé culturel du Sénégal, son melting-pot de croyances, de pratiques et de valeurs culturelles qui font son charme et sa fierté ». Le maire de Toubacouta estime que sa commune étant une ville carrefour, la vie rythmée par les fêtes et cérémonies traditionnelles, mérite de changer de visage autre que celui qu’elle présente actuellement.

« La voirie urbaine que nous voulons réaliser avec  le concours de l’Etat, à travers ses services techniques comme l’Ageroute, l’Adm, entre autres, s’inscrit dans cette perspective », a souligné le maire Pape Seydou Dianko.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’Agence de développement local a organisé un atelier de sensibilisation des exécutifs et acteurs locaux sur les enjeux de l’Observatoire national des territoires du Pôle Casamance.

La commune de Kolda a abrité un atelier interrégional de sensibilisation des autorités administratives, des services techniques et des acteurs locaux sur les enjeux de l’utilisation de la plateforme de l’Observatoire national des territoires (Ont) et des indicateurs 4sb jeudi. Cette rencontre qui est organisée par l’Agence de développement local (Adl), en partenariat avec l’Unicef, a permis à l’Administration territoriale, aux maires des différentes communes et aux secrétaires municipaux des régions de Kolda, de Ziguinchor et de Sédhiou d’échanger sur les enjeux de l’observatoire et du Système de suivi des services sociaux de base (4sb) du Pôle Casamance. L’observatoire a été mis en place dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques initiée par le gouvernement et constitue un important outil pour structurer l’information dans les territoires sous formes de domaines, de sous-domaines et d’indicateurs. « Pour cela, nous avons travaillé avec des acteurs locaux qui ont stabilisé les domaines et nous allons monter en puissance. Pour le moment, nous avons retenu six domaines et on va, avec un ensemble d’indicateurs, suivre le comportement de ces différents domaines.

Les acteurs vont collecter, remonter et analyser le comportement des indicateurs au niveau local », déclare Malal Camara, directeur général de l’Agence de développement local.
Il se réjouit des résultats enregistrés au cours de ces derniers mois, même s’il reconnaît qu’il reste encore beaucoup à faire pour que la plateforme de l’observatoire soit opérationnelle et durable. L’observatoire va ainsi montrer la cartographie des interventions sur le plan territorial. Les données qui constituent un important outil d’aide à la décision vont permettre aux acteurs d’avoir des informations fiables sur les besoins des territoires en matière de développement.

Le Pôle Casamance qui regroupe les régions de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor a été choisi comme zone teste de l’observatoire national des territoires. Après deux ans et demi d’expérimentation, l’Agence de développement local du Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire va évaluer l’intérêt de cet observatoire durant l’année 2018 avant le passage à l’échelle. Ce qui lui permettra ainsi de voir ses impacts, ses enjeux et d’apporter les correctifs nécessaires, avant d’étendre cet outil dans les autres régions.

Mamadou Aliou DIALLO

L’association « Regard de Tambacounda en France » (Rtf), qui ambitionne de promouvoir le développement de la région orientale du Sénégal, vient d’offrir un négatoscope pour la radio dentaire, des ultrasons et bagues, 8 turbines qui coûtent plus de 800 mille francs l’unité, des pièces à main, des sondes, un piston d’anesthésie, etc.

L’association dénommée « Regard de Tambacounda en France » a bouclé la série d’activités de ses 72 heures par des dons à plusieurs services dentaires des différentes structures de santé de Tambacounda. C’est ainsi que le Centre de santé communément appelé CM de Tambacounda a réceptionné un lot important de matériel hospitalier. Il s’agit d’un négatoscope pour la radio dentaire. Il permet de bien voir le chemin dentaire du patient. Des ultrasons, bagues, et 8 turbines qui peuvent rouler jusqu’à  plus de mille tours par seconde. Du matériel qui coûte plus de 800 mille francs l’unité. Des pièces à main, des sondes, un piston d’anesthésie pour éviter la douleur pendant l’extraction d’une dent, des plateaux d’examen, etc. « Du matériel de très haute qualité », souligne la présidente Mme Ndiaye Thioya Dièye.

Un important don qui a fait dire à Mamadou Sow, président du comité de santé du Centre de santé de Tambacounda, que « Ce  matériel qui coûte énormément cher, est arrivé au bon moment car le besoin est là ». Une action humanitaire bien saluée par le représentant de la population pour qui aucun effort ne sera ménagé pour que ce don soit utilisé à bon escient ». Dr Oumar Diop, chirurgien dentiste du district, a tenu à remercier l’Artf pour ce geste noble. Pour lui, malgré les efforts consentis par l’Etat pour le développement de la santé des populations, il reste encore des choses à faire. « C’est dans ce cadre que l’Etat sénégalais a toujours appelé à l’implication de la communauté. Si des fils de la région s’engagent à s’impliquer dans la santé des populations, nous ne pouvons que les encourager », clame-t-il.

Pape Demba SIDIBE

La Haute-Casamance est confrontée, elle aussi, à la coupe abusive de bois. Dans le département de Vélingara, les acteurs politiques ont saisi les enjeux de la préservation de la forêt. Président de l’association des maires du département de Vélingara, Chérif Habib Aïdara, maire de Bonconto et président de la commission Environnement, Ressources naturelles et Industries extractives, propose des alternatives. Entretien.

Le scandale de l’exploitation abusive de bois a conduit à la tragédie de Bofa dans le département de Ziguinchor. Mais vous aussi, à Vélingara, vous êtes confronté au même problème…
Permettez-moi de présenter mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes de ceux qui ont péri dans cette tuerie, en tant que maire de Bonconto et membre du Haut conseil des collectivités territoriales, président de la Commission Environnement, ressources naturelles et industries extractives. Il y a quelques mois, en échangeant avec certains responsables, j’ai été choqué en découvrant la perception qu’ils avaient du problème. Là où je parlais d’exploitation abusive, ils me parlaient de réglementation. Bref, qu’il n’y avait pas de problème et que la coupe était réglementée. Là où je parlais de destruction de nos écosystèmes, ils me parlaient d’exploitation. Nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. Membre d’une famille religieuse aussi, nous sommes souvent interpellés dans le règlement des conflits ; ce qui nous permet d’être au courant des réalités locales. La destruction de notre écosystème est inquiétante, c’est pour cela que nous saluons la décision de son excellence, le président de la République, de suspendre les permis d’exploitation de toute coupe de bois dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. On sent la volonté de trouver une solution à ce problème. Les efforts que nous fournissons pour arrêter les trafiquants qui ont déjà coupé des arbres qui ont mis des décennies à grandir sont louables. C’est bien d’annoncer l’arrestation de X personnes, mais il faut agir en amont, dans la prévention. Saisir le bois déjà coupé, les charrettes, c’est bien, mais c’est le médecin après le mort, le mal est déjà fait. Nous proposons d’inverser les choses et de travailler dans la prévention, dans l’intérêt de tout le monde, exploitants et populations. Ensuite, il faut des projets alternatifs, proposer autre chose aux exploitants. Dans la commune de Bonconto, nous sommes sur un projet de développement durable alternatif qui coûtera un peu plus de 100 millions de FCfa.

Concrètement, quels sont ces projets verts ?
Nous travaillons avec des partenaires français pour la mise en place d’une pyrolyse permettant de valoriser les déchets en énergies et engrais organiques puis planter des espèces endémiques pour reboiser afin d’offrir aux populations une reconversion. Un des volets du projet sera l’équipement en bio-digesteur pour minorer l’utilisation du bois de chauffe. Avec la bouse produite par quatre vaches, il est possible d’obtenir de l’énergie nécessaire au besoin d’un foyer rural et que fournit habituellement le bois. Le troisième volet du projet alternatif est relatif à la création d’une ferme agricole de 100 hectares pour l’agro-écologie, 50 ha pour les femmes, 50 ha pour les jeunes.

Quels sont les écueils qui freinent cette transition ?
Il faut une plus grande fluidité entre les ministères et les collectivités locales pour la maîtrise des procédures, pour une plus grande communication sur les lois qui changent, les nouveaux règlements, les opportunités. Aujourd’hui, il y a beaucoup de mécanismes de financements verts à l’instar du Mécanisme de développement propre (Mdp). Le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Cameroun en bénéficient déjà. Donc, en résumé, il faut travailler dans la prévention et élaborer des propositions alternatives. Aujourd’hui, la forêt est assaillie aussi bien par les autochtones que par des gens d’ailleurs. Il sera difficile de régler le problème sans une solution alternative et c’est faisable.

Propos recueillis par Samboudian KAMARA

Le budget de la commune de Keur Samba Guèye s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 81.451.212 FCfa. Il a été voté à l’unanimité des conseillers présents mardi dernier. Ils ont saisi l’occasion pour décliner les priorités de la commune en présence du sous-préfet de Toubacouta, Ahmet Seyco Ly.

La réunion présidée par le maire Abdoulaye Ndiaye a permis de décliner les priorités de l’équipe municipale en place depuis 2014. Le maire de Keur Samba Guèye souligne que cela s’est fait en relation avec leurs partenaires dont les interventions dans la zone ont permis à leur commune de toucher du bois aujourd’hui. « Les investissements ont été orientés vers le développement économique et social, notamment hydro-agricole, de la zone toute entière à vocation agricole et horticole. Ce qui fait que nous avons voté un budget réaliste en tenant compte du flux financier que nos partenaires injectent dans notre zone », affirme le maire.  

Bitumage de pistes de production
Aujourd’hui, selon Abdoulaye Ndiaye, le maire de Keur Samba Guèye, « avec tous ces investissements qui sont venus s’ajouter à nos moyens propres, tous nos villages sont raccordés au réseau d’adduction d’eau pour l’alimentation en eau potable des populations et il s’y ajoute au plan de l’éducation la résorption depuis 2010 des abris provisoires dans les établissements scolaires, entre autres acquis dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations. Surtout que les barrages et digues de retenues des eaux permettent aujourd’hui aux populations d’avoir de bonnes productions agricoles et maraîchères ». Pour autant, d’autres priorités ont été évoquées en termes de doléances lors de cette séance du Conseil municipal de Keur Samba Guèye, notamment le bitumage du tronçon très dégradé de l’axe qui relie la commune à partir du poste frontalier de Karang en passant par le village religieux de Sirmang réputé pour son ziarra annuel qui accueille de nombreux fidèles à chaque édition et particulièrement en période de gamou.

Un espoir est fondé sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) qui devrait pouvoir prendre en compte cette préoccupation de la commune de Keur Samba Guèye, mais aussi et surtout la piste de désenclavement des trois communes de Nioro Alassane Tall, Keur Saloum Diané et Keur Samba Guèye ; tout comme le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) pour le développement des villes frontalières.

Sous un autre registre, les conseillers municipaux de Keur Samba Guèye ont fait sienne l’impérieuse nécessité de doper les recettes municipales à travers l’impôt du minimum fiscal, nouvelle appellation de la taxe rurale que le secrétaire municipal a tenu à expliquer aux conseillers et différents chefs de village.

Paiement du minimum fiscal
M. Diébakhaté, le secrétaire municipal, a informé que cette taxe sur le minimum fiscal a connu un grand bond dans le recouvrement avec 7,8 millions de FCfa de recettes de même que l’état civil (3 millions de FCfa) lors de la gestion précédente. « Donc, il y a lieu de mettre en accent particulier sur ce minimum fiscal en demandant aux populations des efforts supplémentaires », a-t-il indiqué.

Les chefs de village ont été invités à mener des séances de sensibilisation dans leurs localités respectives pour le paiement des impôts et taxes. Ce qui permettra à la commune de disposer des fonds de contrepartie à titre de contribution financière de la commune dans les projets financés par ses partenaires comme le Pafa, le Parerba et le P2rs dont les contributions avoisinantes plus de 500 millions de FCfa ont permis de réaliser des ponts, PIV, digues de retenues et pistes de production.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal a entamé une grève de trois jours hier. C’est ce vendredi qu’elle compte faire une évaluation et n’exclut pas de durcir le ton. .

Dans un mémorandum remis au préfet de Dakar, les camarades de Sidiya Ndiaye demandent « la mise en place urgente et sans délai de la Fonction publique locale avec l’extension du statut à tous les travailleurs des collectivités locales ».

Dans le document, les signataires approuvent l’effectivité des décrets relatifs aux autres corps qu’il faut créer, les décrets de titularisation de tous les agents intégrés dans la Fonction publique locale, mais aussi la mise en place de la structure d’accueil du personnel de ladite administration locale. Pour le président de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, Sidiya Ndiaye, il faut surtout finaliser la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation pour apporter les correctifs appropriés à cette réforme.

Le texte de sept pages rappelle aux autorités l’opérationnalisation du Conseil supérieur de la Fonction publique locale, entre autres recommandations. M. Ndiaye indique que depuis le vote de la loi n°2011-08 relative au Statut général des fonctionnaires des collectivités locales le 30 mars 2011, suivi de la signature de plusieurs décrets d’application et autres promesses, les travailleurs attendent de voir le parachèvement de cette réforme (Acte 3), qui, pourtant, avait suscité beaucoup d’espoir. « Il faut une évaluation du coût des rappels d’ancienneté pour les agents titularisés dans la Fonction publique locale », a exigé le syndicaliste, sans omettre le paiement des rappels de salaires aux agents contractuels de la commune de Kaolack conformément à la décision du tribunal et la régularisation de leur situation. Il a également fustigé le « licenciement abusif » des agents d’Ourossogui.

A en croire Sidiya Ndiaye, « l’Etat ne leur accorde pas d’importance » d’autant plus que l’entente qui avait été scellée entre leur mouvement syndical et le gouvernement n’a pas été respectée par ce dernier. Il en veut pour preuve la non-tenue d’un Conseil interministériel dédié à la question malgré la promesse du Premier ministre. « Tous les secteurs que nous contrôlons, à savoir les structures de santé, l’état civil, les cimetières…, iront en grève jusqu’à ce que l’Etat règle nos revendications », a dit Sidiya Ndiaye.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le différend qui oppose la commune de Wakhinane Nimzatt à celle de Djeddah Thiaroye Kao est finalement vidé après que le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a décidé de couper la poire en deux. Autrement dit, chaque commune va collecter les taxes à payer par les acteurs du marché installés sur son territoire communal.

Le ministre de l'Intérieur Aly Ngouille a coupé la poire en deux dans le conflit qui oppose le marché Djeddah Thiaroye Kao à celle de Wakhinane Nimzatt. En vertu de cette décision, chacune des deux communes en conflit va se contenter à recouvrer les taxes à la limite de ses frontières. Une décision saluée par le maire de Djeddah Thiaroye Kao qui a parlé de la victoire du droit sur l'injustice. « Il s'agissait d'un combat difficile et de longue haleine qui nous avait opposés à tout un régime », a-t-il avancé.

Le maire a rappelé que c'est en 1996 que le maire d'alors de la ville de Pikine, Demba Seck, avait prêté le marché au défunt maire de la ville de Guédiawaye, Chérif Macky Sall. « A son arrivée à la tête de la commune d'arrondissement (devenue commune) de Djeddah Thiaroye Kao, le maire libéral Cheikh Hann a demandé que le marché soit restitué à Djeddah Thiaroye Kao. Jusqu'à son départ de la tête de la commune de Djeddah Thiaroye, cela n'a pas été fait. Son successeur Sidy Sall a aussi réclamé le marché, mais en vain. Alioune Badara Diouck qui a succédé à Sidy Sall, a passé cinq ans à se battre pour reprendre le contrôle du marché sans y parvenir », s'est désolé M. Dieng. « A notre arrivée, nous nous sommes basés sur l'Acte 3 de la décentralisation et le décret qui réglemente les conditions de dévolution des patrimoines pour écrire une lettre au préfet de Pikine avec tous les arguments juridiques qu'il faut. Nous avons démontré au préfet que toutes les conditions sont réunies pour que marché Boubess qui appartient légalement à Djeddah Thiaroye Kao lui soit restitué », poursuit-il. Cheikh Dieng considère que c'est sur la base des preuves qu'il a reçues de Djeddah Thiaroye Kao que le préfet de Pikine a instruit le sous-préfet de réintégrer le marché Boubess dans le patrimoine de Djeddah Thiaroye Kao. Par la suite, le maire Cheikh Dieng a dénoncé ce qu'il appelle des manipulations souterraines ayant été à l'origine de la dépossession de la commune Djeddah Thiaroye Kao du marché Boubess. « Nous avons ainsi passé deux ans à nous battre afin que nous soyons rétablis dans nos droits. La Cour suprême s'est déplacée vers marché Boubess pour effectuer un constat de terrain sur la base duquel elle a sorti l'arrêt 004 du 12 janvier 2017 donnant gain de cause à Djeddah Thiaroye Kao », a soutenu l'édile de Djeddah Thiaroye Kao.

Wakhinane Nimzatt se conforme à la décision
Ce qui, selon lui, constitue une gifle magistrale à l’administration territoriale. Le maire Cheikh Dieng a rappelé que cette décision rendue par la Cour suprême a été ensuite attaquée par la ville de Guédiawaye. Ce qui a poussé le ministre Aly Ngouille Ndiaye à organiser une nouvelle rencontre qui a réuni les maires de Wakhinane Nimzatt, de Djedah Thiaroye Kao, le gouverneur de Dakar, les préfets de Pikine et de Guédiawaye dans le but de trouver une solution consensuelle. « Nous saluons le courage du ministre Aly Ngouille Ndiaye qui nous a proposé que chacune des deux communes en conflit se contente de la part du marché se trouvant sur son territoire.

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye s'est rendu compte que ce que nous lui avons dit est conforme à la vérité et il a pris sur lui de faire cette proposition. C'est ce que Djeddah Tharoye Kao a toujours réclamé et nous avons été intransigeant sur ce principe », a ajouté Cheikh Dieng qui a précisé que cette décision satisfait les exigences de la commune de Djeddah Thiaroye Kao. Il a  aussi évoqué le préjudice subi par Djeddah Thiaroye Kao en expliquant que ce conflit a coûté à la commune qu'il dirige une collecte quotidienne de cent mille francs (100.000 FCfa) pendant trois ans. Cheikh Dieng a annoncé que le conseil municipal va explorer les voies et moyens pour déposer une plainte contre l’instigateur de ce préjudice afin qu’il rembourse à la collectivité de Djeddah Thiaroye Kao les sommes qu’elle a perdues. Cependant, le directeur de cabinet du maire de la commune de Wakhinane Nimzatt, Pape Fall, a répondu que la municipalité va se conformer à cette décision de l'arrêté de la sous-préfecture fixant les limites de la commune. Ceci, en attendant que la justice vide ce conflit de manière définitive. « Je tiens à préciser que la population de Wakhinane Nimzatt continue de considérer que ce marché est leur patrimoine », a-t-il avancé.

Abdou DIOP

L’association Dynamique convergence en lien pour une implication citoyenne (Dclic) des Hlm, en partenariat avec la mairie, a tenu, les 20 et 21 janvier derniers, les assises sur la réforme de l’Acte 3. Le consultant Mamadou Diouf ancien directeur des collectivités locales a, à cette occasion, invité à une alimentation du Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales pour mieux accompagner les communes en manque de ressources.

« Acte 3 de la décentralisation : contraintes et opportunités pour le développement de notre commune » est le thème central qui a réuni les populations des Hlm à l’école Aynina Fall de ladite commune le week-end dernier. Mamadou Diouf, expert en décentralisation, a fait un rappel historique des différentes phases de la réforme territoriale (Acte 1 : Réforme administrative territoriale et locale (Ratl) en 1972 ; Acte 2 initié en 1996 consacrant les communes d’arrondissement ; et 2013 ou l’Acte 3 de la décentralisation qui bénit les communes de plein exercice). En effet, c’est le décret n° 2015-1879 du 16 décembre 2015 qui porte création et fixe le taux et les modalités de répartition du Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales.


Pour M. Diouf, ce mécanisme devrait être opérationnel et alimenté à plus de 10 milliards de francs Cfa. Ce fonds alimenté en partie par des ressources minières du Sénégal (phosphate, or de Sabodala, pétrole, gaz, zircon, etc.) fait l’objet de réflexions depuis trois ans, comme l’a informé l’expert de ces assises. « On est en train de réfléchir sur la clé de répartition. Cette proposition d’opérationnalisation du fonds est importante et j’y tiens », a-t-il dit. « Dans le partage de l’appui, il faudra avantager les communes qui sont moins nanties sinon elles resteront toujours faibles par rapport aux plus viables », a-t-il insisté.

L’ancien directeur des collectivités locales jusqu’en 2001 a fait savoir que cette clé de répartition va permettre de combler les disparités, car les forces et faiblesses ne sont pas les mêmes pour nos communes.

Emprunts obligataires
L’expert en décentralisation a rappelé que la Réforme de l’Acte 3 va, après un second passage à l’Assemblée nationale, ajouter aux communes cinq domaines de compétences que sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, le tourisme, l’hydraulique et l’assainissement.

« Ces compétences sont à dominante économique alors que les autres, sauf l’environnement et la gestion des ressources naturelles, sont à dominante sociale. Cette réforme est le virage économique de la décentralisation », a confié l’ancien professeur de Lettres.

Mamadou Diouf a déclaré que les emprunts et autres bons (obligations) sont autorisés aux communes sur le marché financier. Toutefois, il précise qu’il faut un accord de la Banque centrale et une garantie du ministère de l’Economie et des Finances. « L’Etat du Sénégal fait ces émissions pour lever des milliards. La commune d’Ahmedabad en Inde avait une fois émis un bond de 3 milliards de FCfa pour les payer sur 6 ans. Mais, elle l’a payé en 3 ans. Lors d’une deuxième émission pour le même montant, elle a obtenu 8 milliards de FCfa. Les pays du Sud ont adopté ce système d’émission pour avoir de l’argent », a-t-il révélé, non sans ajouter que la commune de Douala au Cameroun, les Mexicains et Américains sont connus dans ces mécanismes de levée de fonds ou titres municipaux. « Mais, il faut que leur gestion soit saine. Une commune qui n’est pas transparente, sans une publication de son compte administratif et une bonne agence de notation ne saurait recourir à l’emprunt et un Etat n’apporte jamais la garantie à une commune déficitaire. C’est pourquoi, les communes ont intérêt à assainir leur gestion pour pouvoir recourir à ces mécanismes financiers innovants qui doperont leurs économies », a indiqué M. Diouf.

« Ces émissions permettent à la commune de s’autofinancer. Car les impôts, taxes et fonds de dotation ne peuvent pas régler le problème des mairies », a-t-il déclaré.

Rénovation fiscale locale
D’après ce consultant, grâce à cette dernière réforme, le maire peut mutualiser ses efforts en travaillant avec certaines organisations comme c’est le cas aux Hlm, où l’association Dclic a initié ces assises de la commune.

L’expert a indiqué que les autorités doivent tout faire pour parachever la fiscalité locale dans cette réforme, car désuète. A l’en croire, les bonnes niches d’impôts sont recouvrées par l’Etat. Avant de déplorer le fait que certaines communes aient un budget de 20 millions de francs Cfa.

M. Diouf a plaidé pour un élargissement du Budget consolidé d’investissement (Bci) aux domaines de compétences et autres communes car, en ce moment, il ne concerne que la santé et l’éducation.

Le partenariat public-privé est pour lui une chose importante parce que cela a permis de réaliser l’autoroute à péage. M. Diouf a fait savoir que l’implication des Organisations communautaires de base (Ocb) facilite le développement local.

« Dans la deuxième phase de l’Acte 3, il y aura une étude sur la rénovation de la fiscalité locale. Dans cette étude, on va aménager la péréquation financière. Il ne s’agira pas de créer de nouveaux impôts et taxes, parce que, suivant les nouveaux critères de convergence de l’Uemoa, le Sénégal ne peut plus faire ce qu’il veut », a confié l’ancien professeur en finance publique. Il a également rappelé que les pays de cette zone doivent élaborer des critères de convergence pour aller vers une monnaie unique d’ici les années 2020-2022.

Interpellé sur le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen), Mamadou Diouf a rappelé que l’année financière des bailleurs de fonds n’est pas celle des pays tiers qu’ils aident. « La Banque mondiale ne finance plus seule les projets africains ; ce n’est pas bon pour sa politique. Cela rend difficile le démarrage des projets, mais le Pacasen 2018-2023 va démarrer éminemment », a-t-il assuré.

Le président du comité de pilotage des assises Ousmane Touré a précisé que ce rendez-vous sera une occasion de proposer des solutions aux problèmes des Hlm qui est une réalité démographique et industrielle. « Nous voulons que nos populations s’approprient le concept. C’est pourquoi, dans le cadre d’une démarche itérative et holistique, nous avons effectué une visite de proximité depuis avril 2017 », a-t-il laissé entendre. Il a aussi fait noter que ces assises doivent leur permettre de se projeter dans l’avenir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Conformément au plaidoyer du maire Mansour Faye à Washington et à Dakar pour l’amélioration des conditions de vie de plus de 300 familles de la Langue de Barbarie victimes de l’avancée de la mer et relogées sur le site de recasement du croisement de Bango Khar Yalla, une mission conjointe de l’Agence de développement municipal (Adm), de la Banque Mondiale (BM) et de l’Agence française de développement (Afd), conduite par le Dg de l’Adm, Cheikh Issa Sall, a séjourné dans la capitale du Nord.

Ces experts, accompagnés de l’adjoint au gouverneur chargé du développement Sahite Fall, de l’adjoint au maire, Balla Gueye, du directeur général de l'Agence de développement communal (Adc) Boun Daouda Soumaré, etc., ont visité des sites qui pourraient accueillir ces sinistrés, avant de tenir une séance de travail à l'hôtel de ville. Cette mission a été organisée par l'Adm en vue de permettre à ces experts de s’entretenir avec les autorités administratives, municipales et les sinistrés, de sillonner toute la ville et d’étudier les voies et moyens à mettre en œuvre pour élaborer et réaliser un projet d’urgence de relèvement des populations impactées par les raz-de-marée.

Selon Adama Gueye, conseiller technique du directeur général de l’Adm, cette mission de prospection permet d’avoir, avant la fin du mois de février prochain, une idée précise du plan d’action d’urgence qui devra permettre de réaliser le projet de relèvement des sinistrés de la Langue de Barbarie. Abondant dans le même sens, l’adjoint au maire, Balla Guèye, a longuement insisté sur l’intérêt particulier que le chef de l’Etat, le maire Mansour Faye et la Banque mondiale accordent à ce projet.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Synergie d’actions pour le développement économique et social de Linguère (Sades) a remis une ambulance médicalisée au poste de santé de Mbaye Aw. C’est un soulagement pour les populations de cette localité située à 60 km de la commune de Dahra. En effet, ces populations évacuaient leurs patients à bord de charrettes ou de voitures à ciel ouvert.

La place publique du village de Mbaye Aw a refusé du monde pour réceptionner les clés d'une ambulance médicalisée. Ce don est le fruit d'un partenariat entre la Sades et la Fondation espagnole dénommée Luna Nueva. L’objectif de la Synergie d’actions pour le développement économique et social de Linguère est de permettre aux populations d’accéder aux soins de santé. « Nous remercions la Sades qui nous a octroyé cette belle ambulance qui est une vieille doléance. Elle va faciliter notre travail car, autrefois, nous peinions énormément à référer nos patients dans les centres de référence. Pour rallier le centre le plus proche qui est celui deDahra-Djolof, il faut faire 60 kilomètres sur une piste tracée par des charrettes. Jadis, nous nous rabattions sur des voitures à ciel ouvert communément appelées "Vopou-Yaha" pour évacuer les malades et les charges y afférentes étaient entièrement prises en charge par les patients », a laissé entendre l’Infirmier chef de poste (Icp) Moustapha Cissé. « En effet, c’est la huitième ambulance que nous amenons dans le département de Linguère avec nos partenaires de la fondation Luna Nueva en Espagne. Cette action entre dans le cadre de nos activités de développement social. Nous sommes une association qui œuvre pour le bien-être social. Et nous avons dit que l’Etat du Sénégal fait beaucoup d’efforts dans le cadre de la santé et du développement et nous venons en appoint pour soutenir les efforts du gouvernement dans ce cadre », a laissé entendre le président de la Sades, Momar Talla Bèye. Selon ce dernier, Linguère est un département très vaste, avec deux districts sanitaires qui polarisent beaucoup de postes de santé, mais malheureusement dépourvus d’ambulances.

C’est pourquoi d’ailleurs nous nous attelons à toujours amener des ambulances médicalisées dans ce département afin de soulager un peu les populations. Chaque année, nous organisons une semaine de solidarité au cours de laquelle nous offrons une ambulance, des médicaments, du matériel médical et des bourses scolaires aux élèves. Ainsi nous avons distribué 200 bourses aux élèves les plus méritants dont les parents sont confrontés quotidiennement à des problèmes, ajoute-t-il. Chaque bourse est évaluée à 32.500 de nos francs.

Masse NDIAYE

Le ministre de l’Aménagement du territoire s’est rendu à Kolda samedi dernier pour vérifier l’état d’avancement des travaux des chantiers de son département.

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, a procédé à la pose de la première pierre du Projet de construction du Pôle informatique des services annexes (Pisa) de Kolda ce week-end. Cet édifice qui était initialement prévu sur l’emplacement de l’ancienne salle des fêtes sera finalement érigé sur le site de l’ancienne gare routière. Il abritera plusieurs services liés à l’utilisation de l’Internet dont l’e-commerce, l’économie numérique et la télémédecine, entre autres.

Yaya Abdoul Kane s’est ensuite rendu à Thiéty, une commune située à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Kolda, pour inaugurer le nouveau marché hebdomadaire d’une capacité de 136 cantines. Il a mis à profit cette visite pour procéder à la réception de la piste Kolda-Thiéty longue de 21,5 km. La réalisation de ce tronçon va faciliter l’évacuation des malades vers les principales structures sanitaires de la région et l’écoulement des produits agricoles vers la ville de Kolda. « C’est avec un immense plaisir que nous avons procédé, tout à l’heure, à l’inauguration du marché hebdomadaire de Thiéty et à la réception de la piste Thiéty-Kolda financée par le gouvernement du Sénégal à hauteur de 1,42 milliard de FCfa et exécuté par le Programme national de développement local. « Populations de Thiéty, comme vous le savez, nos villages et nos régions ont été toujours marginalisés du point de vue économique avant les indépendances, mais également après les indépendances, par la plupart des gouvernements qui se sont succédé », déclare Yaya Abdoul Kane s’adressant à son auditoire. La réalisation des infrastructures sociales de base s’inscrit, selon lui, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique initiée par le président Macky Sall pour rétablir l’équité territoriale.

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire s’est, ensuite, rendu dans la commune de Coumbacara, au Sud du département de Kolda, pour réceptionner la piste Thiarap-Dialacoumbi longue de 16,25 km. Les travaux sont financés par la coopération allemande à travers la Kfw et l’Etat du Sénégal pour un montant global de plus de 598 millions de FCfa. Ce tronçon polarise 11 villages pour une population de 10 325 habitants et fait la jonction avec la piste Thiara-Coumbacara. Il facilite le transport des personnes et l’évacuation des produits agricoles de cette zone frontalière vers Kolda et le marché hebdomadaire de Diaobé tout en contribuant aux échanges commerciaux avec la Guinée-Bissau.

Mamadou Aliou DIALLO

L’alimentation en eau potable constitue l’une des principales priorités de la commune de Karang Poste. C’est ce qui ressort des grandes décisions du Conseil municipal de cette commune frontalière avec le pays voisin de la Gambie lors du vote de son budget de l’exercice 2018.  

Le maire de la ville, Diokine Gomis, a indiqué « qu’un accent sera mis sur ce volet hydraulique pour satisfaire la demande d’alimentation en eau potable qui reste un grand besoin des populations souvent obligées de se rendre à Hamdallah en Gambie pour se ravitailler ». Pour ce faire, souligne M. Gomis, « en plus de forer un nouveau château d’eau que nous avons sollicité, il convient d’effectuer une extension du réseau d’adduction d’eau d’au moins 3 km dans les quartiers périphériques ». Aussi, l’extension du réseau électrique pour mieux prendre en charge les problèmes de sécurité, le volet sanitaire avec l’impératif d’ériger le poste de santé en centre qui devrait intervenir au terme des travaux en cours de l’hôpital de Sokone, de même que l’éducation et l’environnement figurent, entre autres, parmi les préoccupations du Conseil municipal, selon le maire de Karang.

« Il s’y ajoute le volet salubrité où nous avons constaté des tas d’ordures dans les différents quartiers, offrant un visage peu enviable », ajoute le maire.

La ville en a vraiment besoin, surtout pour l’éclairage public, plus particulièrement le long de la route principale où il est rare de voire s’allumer les lampadaires alors que la plupart des commerces y sont installés. Dans ce cadre d’ailleurs, a laissé entendre le maire de Karang, « nous avons récemment acheté 70 lampadaires qui seront montés ».

« S’agissant du volet éducation, nous avons l’ambition ferme de résorber les abris provisoires encore existants dans certaines écoles ; et là, nous avons la promesse ferme de l’Inspection de l’éducation et de la formation de Foundiougne », affirme le maire Diokine Gomis. L’autre défi du Conseil municipal de Karang, « c’est de mieux profiter des opportunités de nos partenaires mais aussi des projets comme le Puma et l’Office des forages ruraux (Ofor) ».

Il faut souligner, note-t-il, « que le budget a été élaboré en fonction des suggestions et recommandations faites lors de la rencontre d’orientation budgétaire à laquelle ont été conviées toutes les Organisations communautaires de base (Ocb) et dont les différents représentants ont établis leurs expressions de besoins que le Conseil municipal compte prendre en charge dans la mesure de ses moyens durant l’exercice 2018. Le village de Karang qui a été érigé en commune en 2008, compte aujourd’hui une population de 22 000 habitants et est situé à une dizaine de kilomètres de Keur Samba Guèye, proche de la cité religieuse de Sirmang et non loin du Parc national du Delta du Saloum.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

La mairie de Tambacounda a octroyé un important lot de fournitures scolaires d’une valeur estimée à 14,5 millions de francs Cfa. Un appui substantiel du fonds de dotation qui permet à 30 écoles du périmètre communal de bénéficier de l’ensemble du matériel scolaire et de bureau.

La dotation a été directement remise aux directeurs d’école par la commission du Conseil municipal en charge des questions d’éducation. Le député maire Mame Balla Lô qui a procédé à la remise officielle de ces fournitures, a vivement remercié l’Etat du Sénégal, surtout le président de la République qui a facilité la mise à disposition de ces fonds de dotation. Le député maire, après s’être félicité de ce geste de l’Etat, souhaite vivement que ce fonds soit revu à la hausse afin de pouvoir aider de manière rationnelle toutes les structures dans cette commune chef-lieu de région. « Nous considérons que 14 millions de FCfa, c’est très peu. Si cette enveloppe pouvait être doublée jusqu’à 30 millions de FCfa, cela permettrait de mettre plusieurs fournitures à la disposition des établissements car les effectifs ont nettement augmenté », a conclu le député maire.

Pape Demba SIDIBE

Le maire de Sicap-Liberté, Santi Sène Hagne, croise les doigts et pense que le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen), financé à hauteur de 140 milliards de FCfa, sera une solution aux incohérences de la réforme sur la décentralisation. Il va être mis en œuvre entre 2018 et 2023 pour l’opérationnalisation de l'Acte 3 de la décentralisation.

« Le transfert des Fonds de dotation (Fdd) et Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) de 2011 à 2015 est de 1,41 % du Pib national et de 5 % des dépenses de l’Etat ; ce qui est dérisoire. C’est pourquoi l’Etat décide de les changer par le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen)», a dit, avant-hier, le maire de Sicap-Liberté, Santi Sène Hagne, au cours d’un entretien. Voté le 21 décembre dernier 2017, le budget de la commune s’élève cette année à 989.400.000 FCfa, soit 766.500.000 FCfa pour les dépenses de fonctionnement et 222.900.000 f Cfa en investissements.

« Nous avons essayé de rendre sincère autant que possible ce budget ; c’est une hausse de 20 % en valeur relative par rapport à l’année dernière », a-t-il déclaré. « Je précise : c’est après avoir scruté ce programme que nous nous sommes dits que le budget, de manière raisonnable, peut être revu à la hausse. Notre budget a été voté à l’unanimité des conseillers. Après sa transmission au percepteur, il nous est revenu sans aucune modification. Nous l’avons ensuite envoyé pour avis et observation au sous-préfet, qui nous l’a rendu sans aucune observation », a indiqué le magistrat de la commune.

« Nous avons depuis longtemps tiré sur la sonnette d’alarme en ce qui concerne l’insuffisance des ressources allouées aux communes. Nous recevions des Fdd et Fecl 35 voire 40 millions de FCfa. Mais nous attendons de la phase test du Pacasen le quadruple, c’est-à-dire 160 millions. Nous pensons que le chef de l’Etat, connaissant sa volonté, va le faire », a indiqué M. Hagne, qui précise qu’au Sénégal, 123 collectivités sont éligibles au Pacasen. « Nous avons rencontré les partenaires techniques et financiers comme la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd) qui financent ce programme où une commission de fiscalité locale sera mise en place », a affirmé l’édile de la municipalité.  Le député-maire a fait savoir qu’il y a des critères à remplir pour être éligible au Pacasen : la gestion transparente, le vote du compte administratif, les bonnes ressources humaines (car le programme prône l’organigramme commun), la formation, l’exigence d’un plan triennal d’investissement, etc. « Si on ne remplit pas ces critères, l’on n’est pas éligible à la deuxième phase du programme en 2019. Sauf, on a à recevoir que ce que tout le monde reçoit », a-t-il expliqué. A l’en croire, la mairie a fait un effort intérieur pour maximiser ses recettes, améliorer son administration en recrutant un personnel qualifié dont cinq jeunes ayant Bac+5 affectés aux services recettes et aux ressources humaines.   

Elargir le Bci
M. Hagne a affirmé que le Budget consolidé d'investissement (Bci) doit être étendu à toutes les communes et sa généralisation à tous les domaines de compétences. « Que certaines taxes qui ne bénéficient pas aux communes puissent être réorientées ; il faut que la patente soit répartie entre la ville et la commune pour une bonne péréquation, car on nous a transféré beaucoup de charges sans que des moyens conséquents ne suivent », a développé le parlementaire. Dans le cadre de la dévolution du patrimoine, la mairie s’est vu transférer une centaine d’agents pour une charge de 18 millions de FCFa par mois ; alors qu’avant l’Acte 3 de la décentralisation, le maire payait 6 millions de FCfa et durant l’année, il recevait une dotation de la ville de Dakar d’un montant de 120 millions de FCfa. Revenant sur le manque à gagner de la municipalité, Santi Sène avance ceci : « Il y a beaucoup de terrains dans la commune, mais qui sont immatriculés au nom de l’Etat malgré nos multiples demandes pour qu’on nous les transfère. En tant que maire, je ne connais rien des rôles d’impôts de ma commune. Mais avec le Pacasen, cela sera vite révolu ».

Le maire de Sicap-Liberté se fixe comme priorités l’environnement, le cadre de vie, le social, « last but not least », l’éducation et la santé.  En guise d’illustration, cette année 800 bourses vont être remises à des étudiants dans le but de soulager les parents. Avec une population de 60.000 habitants, M. Hagne invite ces dernières à payer leurs impôts, même si la conjoncture est difficile. « Notre niche fiscale, c’est la taxe d’occupation sur la voie publique (Ovp) : les affichages, la publicité, les parkings, les petits commerces », a, enfin, affirmé M. Hagne.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, a procédé, jeudi dernier, au lancement des travaux de construction des pistes Diakéne-Loudia Ouolof (10 km) et Kagnout-Pointe Saint Georges (13 km), qui ont été financés par le gouvernement du Sénégal et la coopération allemande pour un coût global de 1 milliard 250 millions de francs Cfa.

Selon le ministre, la durée prévue pour les travaux de réalisation de ces pistes est de six mois. Des instructions fermes ont été données à l’entreprise pour que ces délais puissent être respectés. Les importantes voies de communication que constituent les axes Diakéne-Loudia Ouolof et Kagnout-Pointe Saint Georges permettront de désenclaver plusieurs villages, de promouvoir le développement du tourisme et de faciliter aux populations le transport et l’acheminement des produits agricoles, halieutiques, forestiers, entre autres, vers les marchés. Le ministre n’a pas manqué de rappeler que le président de la République, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), a donné des « instructions fermes » au gouvernement pour accompagner les collectivités territoriales dans la réalisation de projets structurants pour mieux prendre en charge les besoins prioritaires des populations. Par ailleurs, Yaya Abdoul Kane a assuré aux villageois de Diakène qu’il a bien pris en compte leurs doléances, et que celle-ci seront transmises au chef de l’Etat pour que des solutions idoines puissent leur être apportées. Ces doléances portent sur le bitumage de l’axe Diakéne-Loudia Ouolof, l’électrification de Diakène et l’eau courante dans ledit village.

Sur un autre registre, le ministre a dit aux populations de Diakène et de Kagnout qu’il ne ménagera aucun effort pour appuyer leurs collectivités territoriales que sont les communes d’Oukout et de Mlomp (Oussouye).

Elhadj Moussa SADIO

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, a procédé, jeudi dernier, à la pose de la première pierre du premier hôtel de département du Sénégal à Bignona.

Le ministre a tenu à féliciter, d’entrée de jeu, le président du Conseil départemental de Bignona, Mamina Kamara, ainsi que tous les membres de son institution pour le privilège qui leur est donné de recevoir du gouvernement en premier « cet important projet infrastructurel de dernière génération ». Pour le ministre, « cet acte prouve à suffisance l’engagement du gouvernement à soutenir, à travers ce futur joyau, le rayonnement de cette nouvelle échelle de gouvernance – le département – issue du remodelage de l’architecture territoriale décentralisée de notre pays ». En ce qui le concerne, Yaya Abdoul Kane a assuré que ses services ne ménageront aucun effort pour accompagner le département de Bignona dans la fourniture de services publics aux populations.

Selon le ministre, ce projet d’hôtel de département de Bignona sera réalisé par l’Etat avec les ressources du Fonds d’équipement des collectivités locales. Ce sera à travers la convention de maîtrise d’ouvrages délégués signée entre son ministère et l’Agetip. « Cela témoigne de notre ferme volonté de renforcer le patrimoine infrastructurel de nos territoires et à répondre avec diligence aux difficultés liées au manque de siège pour nos élus surtout dans les localités reculées de notre pays », a expliqué M. Kane. A cet effet, le ministre a exhorté le Dg de l’Agetip à veiller au démarrage rapide des travaux, ainsi qu’au respect des délais contractuels de livraison du premier siège du Conseil départemental du Sénégal que la commune de Bignona va avoir le privilège d’abriter. Donc, l’histoire retiendra que le premier siège de Conseil départemental du Sénégal a été construit à Bignona.

Dans sa conception, le projet de l’hôtel de département de Bignona est de dernière génération, doté de toutes les commodités. Il sera construit sur près d’un hectare en un bâtiment R+2. Il comprendra un hall d’accueil, un poste de sécurité, des sanitaires, une salle de délibération, un local technique, le bureau du président, de son secrétariat, une dizaine de bureaux, une terrasse, un parking, un mur de clôture et des espaces verts. Les délais de construction sont de 8 mois, à compter de la date de démarrage des travaux. Le Dg de l’Agetip a rassuré sur son engagement à donner entière satisfaction dans le respect des délais et à livrer des ouvrages de qualité. Pour leur part, le maire de la commune, Mamadou Lamine Keïta, et le président du Conseil départemental, Mamina Kamara, ont exprimé la profonde gratitude des populations du département de Bignona au Président Macky Sall pour sa sollicitude soutenue à leur égard.          

El Hadj Moussa SADIO   

 

Inscrivant sa démarche dans la prise en charge correcte des préoccupations, la commune des Hlm va tenir ses assises sur la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation les 20 et 21 janvier. L’annonce a été faite hier lors d’une conférence de presse.

« Acte 3 de la décentralisation : contraintes et opportunités pour le développement de notre commune » est le thème central qui va réunir les populations des Hlm à l’école Aynina Fall de ladite commune. Prévues les 20 et 21 janvier à 9 heures, ces assises citoyennes seront introduites par Mamadou Diouf, expert en décentralisation et ancien directeur des collectivités locales.

Hier, en conférence de presse, le président du comité de pilotage Ousmane Touré a précisé que ce rendez-vous sera une occasion de proposer des solutions au chômage des jeunes, aux problèmes de la santé, de l’éducation des enfants et des jeunes, du cadre de vie, de l’économie, de la formation professionnelle, des sports mais aussi de la culture. Ces thématiques seront débattues lors des 6 ateliers prévus à cet effet.

« A l’issue des travaux, seront élaborés les actes des assises devant constituer le référentiel pour toute action institutionnelle ou citoyenne aux Hlm. Nous avons la chance d’avoir un tissu économique et industriel adossé à la commune », a dit M. Touré, précisant que la municipalité, dans un contexte fondamental de communalisation intégrale et de territorialisation des politiques publiques, n’est intéressée que par la prise en charge correcte des populations « Hlmoises ». « Notre fierté est de mettre la commune des Hlm sur l’orbite du développement », a révélé le président du comité de pilotage, rappelant que l’année 2018 est placée sous le signe du social. La commune des Hlm compte 70.000 habitants.

Serigne Mansour Sy CISSE

De nombreux projets touchant l’éducation, la santé, la jeunesse, les femmes, entre autres secteurs, seront finalisés au cours de l’année qui vient de débuter dans la commune de Ndiarème Limamou Laye (Guédiawaye). C’est Beïdy Sèye, maire de ladite commune, qui en a fait l’annonce avant-hier au cours de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an.

L'année 2018 sera consacrée à la finalisation de certains projets que la commune de Ndiarème Limamou Laye a initiés sur son territoire. Parmi ces projets, figurent la construction de deux stades multi-sports (basket et handball) en partenariat avec le Programme national de développement local (Pndl) pour un montant de vingt millions. Dans le domaine de l'éducation, six autres classes vont être ajoutées aux six déjà construites à l’école Amadou Ndiaye Diéguène. Ce qui va porter à douze le nombre de classes existantes dans cet établissement scolaire qui a vu le jour grâce à la volonté du maire de cette commune. A cela vont s'ajouter un bureau de direction, des toilettes pour les enseignants et un mur de clôture. Dans le même ordre, le mur de clôture de l'école 18 sera reconstruit et la même école sera rebaptisée école Cheikh Wade tandis que l'école Ndiarème portera le nom d’Aliou Gadiaga. Le maire de Ndiarème Limamou Laye a fait part de la volonté du Conseil municipal de continuer à accompagner l'école. Il s'est dit d'autant plus engagé dans ce sens que les efforts que la mairie est en train de déployer au service de l'éducation sont en train de porter leurs fruits à travers les bons résultats obtenus par la commune aux examens. Concernant le projet de réhabilitation des installations marchandes, l’édile de Ndiarème Limamou Laye a révélé que deux mois sont ajoutés au délai de six mois que l'entrepreneur en charge des travaux du marché de Ndiarème avait sollicités pour terminer le travail. D'ailleurs, Beïdy Sèye a expliqué que le marché Mame Diarra tout comme les autres marchés de Ndiarème Limamou Laye feront l'objet d'une attention particulière auprès du Conseil municipal, histoire de voir comment faire en sorte qu'ils puissent être réhabilités. Sur le plan de la santé, après la construction du logement de la sage-femme, c'est la construction de la maison de l'infirmier chef de poste (Icp) que le Conseil municipal a en ligne de mire. En outre, le cadre citoyen déjà mis en place continuera à conscientiser davantage les jeunes en vue de les responsabiliser et de les pousser à prendre en charge leur propre destin en main. En ce qui concerne les femmes, le Conseil municipal s'est attelé à chercher les équipements qui vont servir pour la maison de la femme de Ndiarème Limamou Laye construite par la commune. L’édile de Ndiarème Limamou Laye a manifesté sa satisfaction liée à la mise en œuvre de deux projets phares qui, à terme, auront un impact réel sur le vécu des habitants de cette localité.

A. DIOP

Les éleveurs du parc des petits ruminants de la Seras sont montés au créneau hier pour marquer leur opposition face à la décision annoncée de les reloger dans un site à Diamniadio, après le déguerpissement entamé par le préfet dans le site et les alentours mais finalement suspendu. En conférence de presse hier, ils ont aussi invité l’Etat à poursuivre les opérations de nettoyage du site afin de mettre fin à l’anarchie qui y règne.

Les éleveurs du parc des petits ruminants sis à la Sogas ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme du deux poids deux mesures concernant les opérations de déguerpissement mises en œuvre la semaine dernière. Ils considèrent que cette opération est salutaire tout en prévenant contre toute forme de protection en faveur d'un groupe de personnes au détriment d'un autre. « L'opération de déguerpissement est une bonne chose car elle nous a permis, en quelque sorte, d'assainir le milieu », a indiqué Mamadou Tall, président des éleveurs du parc des petits ruminants de la Sogas. Il a reconnu l’existence de maisons closes, de maisons de passe ainsi que des bars et abattoirs clandestins aux alentours du parc des petits ruminants, que l'opération de déguerpissement a aidé à nettoyer. Cependant, il a tenu à préciser que le relogement des éleveurs déguerpis dans un site sis à Diamniadio peut être perçu comme étant une mesure qui va à l’encontre de leurs intérêts si la Sogas reste sur le même site. « Nous avons les mêmes clients que la Sogas car ce sont les mêmes clients qui recourent aux services de la Sogas qui viennent acheter nos bétails. Par conséquent, Mamadou Tall a invité les autorités du pays à ne pas déménager le parc. En lieu et place, il a proposé à l'Etat de se mettre aux côtés des occupants du site afin de les aider, une fois les emprises du Train express régional (Ter) libérées, à se réorganiser afin de continuer à vaquer à leurs occupations dans le même endroit. « Nous savons que le parc sera "impacté" par le Ter. Nous demandons ainsi aux autorités de ne pas nous amener à Diamniadio où nous courrons le risque de nous retrouver dans un désert où personne ne viendra nous trouver pour acheter nos produits », a-t-il lancé. « Diamniadio est une nouvelle ville où il n'y a pas encore une population conséquente et cela peut entraîner les éleveurs dans une situation de précarité financière et sociale », a-t-il ajouté.

Au nom de ses collègues, Mamadou Tall a sollicité la construction d'une centrale qui sera destinée à la vente de la viande comme il en existe une au marché central au poisson de Pikine. Dans le même ordre, les éleveurs du parc des petits ruminants de la Seras ont demandé aux autorités de leur construire des salles où ils pourront continuer à exercer tranquillement leur métier.

Abdou DIOP

D’une ville de la banlieue dakaroise, la commune de Diamniadio est sur le point de devenir l’une des principales cités du Sénégal avec des infrastructures modernes. Selon Mamadou Moulaye Guèye, maire de la commune, ce nouveau statut a suscité beaucoup d’espoir chez les populations locales qui espèrent trouver des emplois. Le maire souhaite aussi que la partie de la commune qui n’est pas ciblée par le pôle soit dotée d’infrastructures modernes.

D’une ville de la banlieue dakaroise, Diamniadio est sur le point de devenir l’une des cités les plus modernes du Sénégal. Comment vivez-vous ce nouveau statut ?
« Nous devons être fiers, en notre qualité de maire de Diamniadio, de voir notre commune devenir une commune où le président de la République place beaucoup d’espoir. Cela est d’autant plus vrai que Diamniadio est devenue une commune non seulement connue par l’ensemble des Sénégalais, mais par le monde entier. Le président de la République veut faire de Diamniadio un pôle économique. Une ville moderne qui pourrait être démultipliée à travers le pays. Nous avons noté, depuis quatre ans, la création du pôle urbain de Diamniadio. Ce pôle a pris forme avec les grands projets du président de la République. Compte tenu de cette situation, nous ne pouvons que dire et reconnaître que le pôle déteint un peu sur le visage de la commune de Diamniadio et celui de l’ancien tissu de Diamniadio. Il est vrai que le pôle a un statut particulier. Le délégué général a une mission spécifique. Néanmoins, la délégation spéciale entretient de bonnes relations avec l’équipe municipale. A chaque fois que de besoin, le délégué nous interpelle ou nous invite à certaines rencontres où nous apportons souvent notre point de vue sur les orientations que le président de la République a données au pôle. Compte tenu de la spécificité du pôle, nous ne donnons que des recommandations.

Quelles sont les attentes ?
Les attentes sont nombreuses. Nous ne voudrions pas qu’il yait deux visages différents entre le pôle et l’ancien tissu de Diamniadio. Nous avons décliné ce souci auprès du chef de l’Etat pour qu’il prenne en compte la nécessité de doter Diamniadio d’infrastructures qui seraient un peu à la hauteur de ce qui est réalisé dans le pôle. C’est vrai que le pôle est dans Diamniadio, mais la commune est restée une cité qui manque d’infrastructures. Nous manquons de voies de communication acceptables. La voirie pose problème. Nous manquons d’infrastructures sportives et culturelles. Nous avons aussi le chômage des jeunes qui se pose avec acuité. Nous avons une commune semi-rurale. L’essentiel des activités porte sur l’agriculture et l’élevage. Nous avons aussi d’autres petits métiers. Nous avons l’urbanisation et l’arrivée sur le marché de jeunes diplômés ayant une formation. Nous avons entrepris de créer avec le pôle une synergie qui permet d’être dans un avenir proche avec les projets qui seront en place de résoudre le problème d’emplois. Nous sommes en pourparlers avec les responsables du pôle. Nous avons récemment organisé un panel où le délégué général avait convié l’ensemble des responsables des différentes structures qui seront implantées dans le pôle. Nous avions aussi des développeurs qui pilotent les projets. Des échanges fructueux ont eu lieu au cours de ce panel.

Les jeunes et les étudiants étaient conviés à ce panel. Ils n’ont pas manqué de poser tous les problèmes relatifs à l’emploi. Il a été constaté une bonne réaction des développeurs et des chefs d’entreprise. Ces acteurs ont reconnu l’objectivité de la demande des jeunes. Ils ont été sensibles aux problèmes d’emplois que les jeunes ont posés. Ils ont promis de satisfaire ces demandes dans la mesure de leur possibilité. Au cours de la rencontre, des bourses d’études ont été octroyées à des jeunes. Ils ont aussi posé des conditions qui permettraient aux jeunes d’être insérés dans le circuit. La première condition est la formation. Quelle que soit la volonté de vouloir satisfaire la demande, si les jeunes n’ont pas la formation qualifiante, il leur sera difficile d’être recrutés. Le message a été bien perçu par les jeunes.

Est-ce que la mairie a une réponse ?
En tant qu’autorité locale, nous avons pris en compte la question de la formation des jeunes. Nous avons immédiatement fait des recommandations pour que, dans les meilleurs délais, on puisse avoir un dispositif qui permettrait aux jeunes de se former pour une intégration future dans le pôle. Le pôle va aussi accompagner les jeunes à se former. Dans un avenir proche, les jeunes de Diamniadio et ceux du département de Rufisque pourront trouver du travail dans le pôle. Les entreprises ont dit qu’il y aura des milliers d’emplois dans le pôle urbain, mais la seule condition qu’elles exigent est la qualification. Les jeunes espèrent bénéficier de ces milliers d’emplois.

Ces promesses d’emplois n’augmentent-elles pas la pression des populations sur le Conseil municipal ?
Elles augmentent la pression. Nous avons sollicité la rencontre avec les entreprises. La délégation a aussi toujours voulu rencontrer les jeunes qui attendaient cela parce qu’ils portent beaucoup d’espoir sur le pôle. A chaque fois, ils expriment à la mairie le souhait d’avoir du travail. La pression demeure. Le pôle constitue un secteur d’activités pour les Sénégalais. Les jeunes de Diamniadio doivent, en priorité, bénéficier de ses retombés. Personnellement, je me déplace souvent pour rencontrer les entreprises qui travaillent sur le site afin de poser les problèmes des jeunes. Nous sommes conscients de la nécessité de tout faire pour que les jeunes de Diamniadio puissent trouver du travail.

Les demandes pour l’habitat ont-elles augmenté ?
Par rapport à l’habitat, des efforts ont été faits. Quand nous sommes arrivés en 2009, il n’y avait pas d’attribution à Diamniadio qui concernait les populations locales. Il y avait des lotissements, mais ils n’étaient pas destinés aux populations. Quand nous avons fait l’état des lieux, nous avons vite compris qu’il fallait immédiatement un effort pour que les populations puissent accéder à l’habitat. C’est ainsi que nous avons entrepris des lotissements au Sud, au Nord vers Sébi Ponty et à l’Est vers Dougar. Nous avons réussi à attribuer des logements à la majorité des populations locales, particulièrement aux jeunes. Nous avons attribué plus de 8 000 parcelles au Sud, 6000 à Sébi Ponty, 4000 à Déni Babacar. Vers Dougar, nous avons eu 3000. Sur le total des parcelles, une part est attribuée aux populations. L’autre partie aux propriétaires terriens et aux promoteurs. Dans la commune, nous n’avons pas résolu les problèmes liés à l’habitat, mais beaucoup d’efforts ont été faits. Nous avons quelques soucis. Au pôle, compte tenu de l’importance que revêt aujourd’hui le foncier, l’Etat a mis sous sa tutelle une grande partie de la réserve foncière notamment dans le pôle urbain. Au Sud, une assiette est maintenant immatriculée au nom de l’Etat. Ce qui réduit les perspectives que nous avons d’avoir des lotissements pour les populations. La seule alternative que nous avons est de solliciter l’Etat pour qu’il nous rétrocède la forêt classée qui n’est une forêt que de nom parce qu’il y a pas d’arbres. Cela permettra de compenser ce que l’Etat nous a pris.

Quel impact la présence du pôle a sur les finances de la commune ?
Présentement, les activités du pôle n’ont pas impacté les finances de la mairie. Le pôle a un statut particulier. La délégation est directement rattachée à la Présidence. Ce que nous attendons du pôle, c’est l’accompagnement que le président de la République a consenti pour doter notre localité d’infrastructures, notamment matière de voirie. Une enveloppe de 500 millions de FCfa est prévue annuellement pendant cinq ans pour permettre à Diamniadio de régler sa voirie.

Nous espérons que l’accompagnement va continuer après les cinq ans, parce que nous espérons accueillir des milliers de personnes dans les lotissements. Nous souhaitons aussi que Diamniadio puisse bénéficier du projet Promovilles. Dans quelques années, notre localité va être une très grande ville.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait sollicité auprès du gouvernement sud-coréen un appui pour doper le développement agricole dans notre pays, le projet de développement inclusif et durable de la chaîne de valeur riz a démarré ses activités depuis l'année dernière et se déroule dans de bonnes conditions dans le département de Podor.

C’est ce qu’a déclaré hier, en substance, le maire de Fanaye, Aliou Gaye, au cours d’une réunion présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Thillé Boubacar, Thierno Ndiapaly Ndiaye, dans les locaux de la Saed à Nianga. M. Gaye s’est réjoui du processus enclenché par le directeur général du projet Rak Myeong Jung et son staff pour amener les populations bénéficiaires de ce projet de la Koika à mettre en place, avant la fin du mois d’avril 2018, le comité de pilotage de la gestion intégrée et plurielle du centre polyvalent de formation des producteurs appelé « centre-union » de Pendao.

Dans sa présentation, M. Jung de la Koika (Agence sud-coréenne pour la coopération internationale) a rappelé que ce projet intervient dans certaines localités du département de Podor, notamment dans les communes de Fanaye, de Ndiayène Pendao et de Guédé village. Il contribue à l’augmentation de la sécurité alimentaire et à l’établissement d’un modèle de projet d’union rurale en renforçant la chaîne de valeur riz au Sénégal. Il a laissé entendre que les premières récoltes de riz sont attendues en juin 2019 dans la zone d’intervention de ce programme de développement agricole financé par le gouvernement sud-coréen pour un coût global de 8 millions 500.000 dollars Us, soit 4 milliards 250 millions de FCfa, et pour une durée de 7 ans.

M. Jung a annoncé une grande cérémonie officielle de mise en place de ce comité de pilotage qui aura lieu au mois de mai prochain, en présence des représentants du gouvernement sud-coréen et du bureau de la Koika de Dakar. Il a précisé que les commandes pour la mise en place du matériel agricole entre juin et septembre 2018 seront bientôt faites.

Ce projet, a-t-il poursuivi, a un rapport avec les projets Cipa (Centre d’initiation et de perfectionnement des métiers de l’agriculture) et Isra. Les producteurs des trois sites cibles du projet peuvent cultiver des semences certifiées et des variétés coréennes. Les jeunes de ces localités peuvent obtenir une formation agricole au Cipa. Le centre de l’union de Pendao disposera de salles de conférence et de formation. Ainsi, les producteurs de Podor auront la possibilité d'améliorer leurs connaissances en agriculture.

Dr Sang Gon Jeon, expert sud-coréen en agroéconomie, a ensuite expliqué à l’assistance les voies et moyens à mettre en œuvre pour doper de manière significative la production rizicole dans la zone d’intervention de ce projet. Il a, surtout, mis en exergue l’urgence et la nécessité pour les producteurs de travailler dans l’unité et la cohésion, de savoir que les partenaires sud-coréens peuvent les aider à réaliser ce projet et qu’ils sont tenus d’apporter la main-d’œuvre.

Dans le même sens, le Pr Pil Joo Kim, expert sud-coréen en pédologie, a également présenté avec brio des techniques de fertilisation du sol, d’utilisation des engrais, etc.

Auparavant, l’adjoint de l’ingénieur délégué de la Saed de Podor, Assane Diarra et les représentants des populations bénéficiaires se sont engagés à poursuivre ce processus de mise en place du comité de pilotage du « centre-union » de Pendao qui sera chargé de gérer démocratiquement cette infrastructure et le matériel agricole qui sera mis à la disposition des producteurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le geste salué par les populations de Yéba est venu de la société Eiffage. Avec ces nouvelles salles de classe, les élèves disposent d’un environnement plus attrayant.

Les élèves de Yéba, un village périphérique de la commune de Sébikotane, ont retrouvé le sourire grâce à la réhabilitation de leurs salles de classe par la société Eiffage Sénégal. Un geste qui a été fort apprécié par l’ensemble des populations de cette localité du département de Rufisque impactées par l’autoroute à péage. Abdoulaye Pouye, le président du comité de gestion de cette école élémentaire, a salué cette réalisation sous l’impulsion de Gérard Senac, Pdg d’Eiffage. « Nous disposons désormais de quatre nouvelles salles de classe, les travaux des deux salles étaient arrêtés depuis 2011 et vous en avez construit deux autres au grand bonheur des élèves », a dit M. Pouye. Outre la réhabilitation de salles de classe, l’entreprise a aussi équipé l’école en tables-bancs et d’ordinateurs. Selon le directeur de l’école, Abdoulaye Faye, ce geste vient mettre un terme à la surcharge à laquelle les élèves étaient confrontés par manque d’espace et de tables-bancs. « Avec le décongestionnement créé par ces nouvelles classes, la performance des élèves va forcément augmenter », signale M. Faye. Au nom de ses camarades, l’élève Siré Dramé renseigne qu’ils évoluent maintenant dans un cadre plus propre et plus attrayant, entouré d’arbres. « Il n’est plus question de s’asseoir à trois voire à quatre sur une même table-banc », se réjouit le porte-parole des élèves de Yéba, rappelant toutefois que le mur de clôture reste une équation pour eux à cause de la divagation des animaux qui les perturbent souvent.

Pour Didier Payerne, le directeur opérationnel d’Eiffage, ce geste entre en droite ligne des actions maintes fois effectuées par sa société dans le cadre de sa responsabilité sociétale d’entreprise.

Une telle action sera pérennisée dans d’autres domaines prioritaires.

M. NDONG

La mairie de Ziguinchor (Sud), qui vient de se doter d’un Conseil communal des enfants, se targue d’être une commune pionnière en matière d’implication des plus jeunes dans la vie des collectivités locales.

« Nous avons décidé d’installer le Conseil communal des enfants. C’est une première dans la région et même dans le pays. Nous nous félicitons d’être les pionniers en matière d’implication des enfants dans un conseil communal », a déclaré l’édile de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé.

M. Baldé présidait, l’autre dimanche, la cérémonie officielle d’installation du Conseil communal des enfants de la commune de Ziguinchor, une instance composée de 70 garçons et filles issus de tous les quartiers de la capitale sud du Sénégal.

Plusieurs chefs de quartiers, des partenaires techniques et financiers, des responsables de structures de protection de l’enfance et plusieurs parents ont assisté à cette cérémonie organisée en partenariat avec la fédération Dymbaya Kagnaleen, une structure spécialisée dans la protection de l’enfance. « Ces 70 enfants ont été élus par les 35 quartiers de la ville à raison de deux jeunes par quartier, selon une démarche paritaire (35 garçons et 35 filles). Ils vont représenter et défendre les intérêts des enfants dans le conseil communal de Ziguinchor », a expliqué l’édile.

Abdoulaye Baldé s’est félicité de l’aboutissement d’un « processus qui a duré plusieurs mois et qui a suscité beaucoup d’énergie et de mobilisation dans les quartiers ». « Ces jeunes conseillers ne feront pas de la figuration. Ils auront bientôt un siège. Et dès la semaine prochaine, ils vont subir une formation de deux jours avant d’installer leur bureau municipal et d’élire le maire des enfants », a ajouté M. Baldé.

Il a promis d’associer les enfants à toutes les sessions municipales pour « une meilleure prise en charge des préoccupations liées à la protection de l’enfance dans les 35 quartiers de la ville de Ziguinchor ».

APS


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