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Régions (970)

L’Ong Eden (Education et développement de l’enfant) poursuit sa campagne de sensibilisation et d’information sur l’importance de l’état civil dans l’arrondissement de Ndiob. A Farar (Commune de Ndiob), où une mobilisation sociale a été organisée par cette Ong, il a été signalé que sur 26 élèves de Cm2, 14 n’ont pas encore de pièce d’état civil et même sur les 12 restants, seul 1 seul a déjà déposé son extrait de naissance.

La campagne de sensibilisation et d’information initiée par l’Ong Eden, pour permettre aux populations de saisir l’importance et les procédures de déclaration des enfants dès la naissance ou après le délai imparti, se poursuit dans l’arrondissement de Ndiob. Cette Ong est appuyée dans cette campagne par l’Agence espagnole pour la coopération et le développement (Aecid), la Cedeao et l’Ong espagnole Conemund. Dans cet arrondissement, les communes de Ndiob et de Mbellacadiao où la situation est préoccupante ont été ciblées par Eden. Durant deux jours, les populations de ces deux localités ont été sensibilisées sur cette question.

A Farar (Commune de Ndiob), Babacar Fall, chargé de l’état civil, a expliqué que la situation est préoccupante dans ce village. Selon lui, sur 26 élèves de Cm2, 14 n’ont pas encore d’extrait de naissance et même sur les 12 restants, seul 1 a déposé son extrait. C’est pourquoi, M. Fall a invité les parents à aller régulariser ces cas auprès du tribunal départemental de Fatick.

« L’objectif recherché à travers cette campagne, c’est de mieux faire comprendre à la population l’importance d’enregistrer leurs enfants dès la naissance. C’est une préoccupation de l’Ong Eden et de ses partenaires », a-t-il déclaré. Sur les mesures d’accompagnement, il a rappelé que suite à la formation acteurs locaux, Eden a doté chaque commune de 50 registres, 1.750 bulletins et extraits de naissance, 200 cahiers de village et a  offert des produits détergents pour mieux motiver les parents à faire enregistrer leurs enfants dès la naissance. « Nous voulons que 90% des enfants à Ndiob et à Mbellacadiao soient déclarés », a-t-il dit.  

Oumar  Ngatty BA

Erigée en commune en 2017, Fatick se prépare pour célébrer son centenaire. Selon le maire de la commune, Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, ce centenaire sera marqué par une série de conférences qui seront organisées par un comité scientifique qui sera mis en place.

Lors de la réunion du Conseil municipal consacrée au débat d’orientations budgétaires de 2017, le maire a annoncé aux conseillers que la ville de Pelvès a décidé de nouer un partenariat avec celle de Fatick à travers des échanges entre écoles parce que la ville de Fatick a contribué à la construction de cette ville française pour une somme de 8000 FF après la Première guerre mondiale (1914-18).

Lors de cette rencontre, le maire de la commune a rappelé que ce débat d’orientations budgétaires de 2017 a été précédé par un forum  qui a regroupé la commune et les services déconcentrés. Selon lui, ce forum leur a permis de mieux cerner la question et identifier les préoccupations des populations tout en tenant en compte des projets initiés par le niveau central. Aussi, a-t-il rappelé que quelques domaines notamment la santé, la jeunesse, l’éducation, la culture ont été ciblées,  en plus de quelques investissements utiles pour la commune de Fatick. Matar Bâ a indiqué qu’il y a des préoccupations qui ont été déjà prises en charge par les projets de l’Etat mais d’autres le seront par la commune. De plus, a-t-il rappelé que la commune reçoit des fonds de dotation et des fonds de concours qui touche les secteurs de l’éducation, de la santé, de  la jeunesse et de la culture. Mais, a-t-il dit, l’ambition de la commune de Fatick, c’est d’aller au-delà de ces enveloppes pour disposer suffisamment de fonds.

Au cours de cette réunion, le maire a annoncé qu’il est prévu dans le prochain budget, l’enrôlement de 200 jeunes pour assurer leur suivi médical  dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu). Ensuite, il a révélé que la commune a  de très grands projets qui nécessitent une ouverture de la ville à l’international dans le cadre de la coopération décentralisée pour régler ces questions. Au chapitre des  investissements, il a annoncé que la commune veut avoir un centre commercial, une corniche  équipée et embellie. Il y a également des salles de classe, des terrains de sport, l’extension du réseau électrique et du réseau d’eau qui sont programmés. Au-delà de cela, a-t-il ajouté, il y a les investissements qui concernent les privés, à savoir l’inauguration de la biscuiterie. Matar Bâ a signalé qu’ils sont en train de travailler pour attirer d’autres investisseurs. « La commune de Fatick ne peut plus se limiter au recouvrement traditionnel ; il faudrait d’autres valeurs ajoutées pour nous permettre de recouvrer beaucoup d’argent pour satisfaire les préoccupations des populations de notre commune », a-t-il déclaré. C’est dans ce sens que la commune compte accélérer l’hôtel écologique et aussi attirer des investisseurs pour la construction de la gare des gros porteurs.

Lors de cette rencontre, le maire Matar Bâ a fait part aux conseillers d’une lettre que la ville de Pelvès (France) a envoyée à la ville de Fatick. Selon lui, dans cette lettre, les autorités de cette ville française ont signalé que la ville de Fatick a contribué à la reconstruction de Pelvès pour une somme de 8.000 FF  après la Première guerre mondiale. Le maire a annoncé que cette ville française veut que des élèves de Pelvès soient en contact avec une école de la ville de Fatick. Pour lui, c’est une fierté pour les populations de Fatick. Le maire a ainsi demandé au président de la commission de l’éducation de choisir cette école pour établir ce lien qui va permettre de revivre l’histoire qui a lié ses deux villes. Erigée en commune en 2017, la ville de Fatick aura 100 ans en 2017. Le maire a annoncé que la commune a l’ambition de fêter les 100 ans de la ville de Fatick. Dans ce cadre-là, a-t-il dit, un comité scientifique sera mis en place. « Nous allons poursuivre pour que Fatick et Pelvès soient en contact et tissent des relations très solides », a-t-il promis. Le maire a également appelé à la mobilisation pour que tous les conseillers aillent s’inscrire et faire inscrire le maximum de  populations pour l’obtention de cartes d’identité biométrique. Par ailleurs, il a déclaré que la coupe du maire aura lieu le 25 décembre au stade Massène Sène de Fatick.            

Oumar  Ngatty BA

 

Le maire de Thiadiaye, Me Oumar Youm, a reçu, vendredi dernier, une délégation du département des Yvelines conduite par son président, Pierre Bédier. Ce début de partenariat qui s’est traduit par le don d’un camion-benne de 19 tonnes à l’Association pour le développement de Thiadiaye augure de lendemains meilleurs.

Cette coopération naissante avec le Conseil départemental des Yvelines devrait, selon Me Oumar Youm, être profitable à sa commune. « Nous souhaitons que cette coopération sera fructueuse et porteuse de progrès économique et social », a dit le premier magistrat de Thiadiaye. Dans le cadre du ramassage des ordures, sa commune a, à travers l’Association pour le développement de Thiadiaye, qui se trouve à Mantes la Jolie, bénéficié de matériel roulant, notamment d’un camion-benne de 19 tonnes offert par les Yvelines et qui sera réceptionné en février 2017. « Ce don très utile devrait permettre de renforcer nos capacités en matière de gestion des déchets, en particulier en termes de collecte et de transport, et contribuer de manière efficace à la santé publique des populations », a indiqué Me Youm. Selon lui, cette initiative de l’Association pour le développement de Thiadiaye, appuyée par les partenaires des Yvelines, est en parfaite cohérence avec leur ambition de promouvoir le développement inclusif et participatif de la commune de Thiadiaye. « Cette ambition, nous la tirons du président Macky Sall qui ambitionne de bâtir le Sénégal à partir de l’émergence de ses territoires », a assuré le maire de Thiadiaye qui a remercié les membres de cette association pour leur implication dans cette mission.

Ainsi, a fait savoir Me Youm,  le Conseil municipal de Thiadiaye a pris l’option de faire de la coopération décentralisée un levier essentiel pour matérialiser cette ambition de développer leur terroir à travers ses atouts et potentialités. « Notre commune entend œuvrer pour la mobilisation et  la participation responsable de ses fils qui sont à l’extérieur à travers un moment de partenariat afin de relever les défis de la gouvernance de rupture axée sur nos propres énergies, nos forces et nos potentialités », a noté le maire. Il a invité les amis de l’Association pour le développement de Thiadiaye et les partenaires à appuyer sa commune dont les populations sont occupées par l’élevage, l’agriculture, le commerce à l’élaboration de programmes cohérents de développement axés secteurs vitaux tel que la santé des populations, mais aussi à travers la mise en place de mécanismes de financement innovant.

La municipalité, selon Me Youm, entend travailler sur la mise en place d’un centre hospitalier moderne à la hauteur des attentes des populations pour remplacer l’actuelle structure qui date de 1967. « Nous sommes en attente d’avoir un projet en partenariat sur le centre hospitaliser de Thiadiaye. Nous sommes actuellement à la phase Etudes et conception. C’est un projet qui tournerait autour de 1 milliard de FCfa et cela nécessite l’implication de tous les partenaires mais aussi de l’Etat du Sénégal dans le cadre de sa contribution », a fait savoir le maire de Thiadiaye. « Il y a aussi l’accès en eau potable qui est une problématique à Thiadiaye, même si beaucoup d’efforts ont été faits, et l’éducation.

Pour l’énergie également, on a injecté 150 millions de FCfa pour permettre aux populations de bénéficier des bienfaits de l’électricité », a dit Me Oumar Youm qui a réaffirmé toute sa détermination et celle du Conseil municipal à amplifier cette relation avec les Yvelines qui augure des lendemains meilleurs dans des secteurs phares comme la santé et l’éducation.

Le président du Conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier, a magnifié la vivacité des liens séculaires entre la France et le Sénégal. « Les relations entre nos deux pays ont toujours été fraternelles. C’est cette relation que nous devons avoir entre le département des Yvelines et la commune de Thiadiaye », a dit M. Bédier.

S. O. F.

L’arrêt brusque de la saison des pluies est diversement ressenti par le monde rural.

La moyenne de la pluviométrie enregistrée cette année, dans la région de Kolda, est de 992 mm contre 1069 mm durant la précédente campagne agricole. Ce stress hydride très prononcé de fin de cycle a affecté les derniers semis d’arachide, de maïs et de riz repiqué et semé. En revanche, les producteurs qui avaient procédé aux semis de mil, de maïs, de sorgho, de niébé, du riz de plateau, de l’arachide hâtive communément appelée bourgouss et de l’arachide tardive encore appelée 69-101 durant le mois de juillet ont fait de bonnes récoltes. Ils procèdent actuellement au séchage des gousses en meule et aux opérations de battage-vannage en prélude à la campagne de commercialisation. « L’hivernage de cette année est caractérisé par une installation timide des pluies, une excellente répartition spacio-temporelle de ces pluies pendant les mois d’août et de septembre et un arrêt brusque des précipitations intervenues pendant le mois de septembre. Les dernières pluies furent enregistrées le 30 septembre et durant tout le mois d’octobre, la région n’a pas  enregistré de pluie », déclare Solo Ibrahima Dramé, contrôleur général des semences à la Direction régionale de développement rural de Kolda et chargé de l’intérim du Drdr. Cet arrêt brusque des pluies s’est traduit par un flétrissement général sur les parcelles de riz. Idem pour le maïs qui était au stade floraison-épiaison. Les épis sont là, mais il n’y pas de graines à l’intérieur pour les 2ème et 3ème semis du maïs, du riz du plateau et parfois, de l’arachide sauf pour le niébé qui a un cycle court de 45 jours.

En revanche, pour le bassin de l’Anambé, les riziculteurs n’ont pas de souci à se faire. Les rendements prévisionnels pour les variétés Nerica et Sahel sont de 4,5 à 5 tonnes à l’hectare. C’est le cas aussi pour le riz des vallées où les producteurs auront la chance de faire quelques récoltes grâce à l’eau stagnante qui permettra aux cultures de boucler leur cycle. Il en est de même pour le riz des bas-fonds où les espoirs de récolte sont réels avec l’humidité et l’apport de la rosée. Dans le département de Médina Yoro Foulah, les récoltes d’arachide, de mil et de maïs sont également prometteurs.  
Le Drdr par intérim demande aux producteurs de ne pas vendre toutes leurs récoltes. « Si on ne prend pas garde, l’année prochaine, on risque d’avoir des problèmes de semences dans le pays. Certes, les producteurs ont beaucoup travaillé cette année.

L’Etat a aussi consentis des gros efforts pour équiper le monde rural. Malheureusement, beaucoup d’entre eux ne pourront pas récolter cette année », déclare-t-il. Pour éviter ces déconvenues, il demande aux paysans de semer dès la première pluie supérieure à 25 mm, de mettre sous terre, au moins, 50% de leurs semences et de garder le reste par prudence. Il insiste également sur la nécessité de mettre en place les intrants agricoles à temps et demande aux paysans d’utiliser les variétés hâtives. 

Mamadou Aliou DIALLO

Au cours de cette rencontre, Aliou Sall a soulevé plusieurs urgences. Ces questions, a indiqué le président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), devraient figurer dans la plateforme qui sera mise en place par la Cndt. « Ces questions sont d’abord le financement dont une partie concerne la fiscalité, la cohérence territoriale », a fait savoir M. Sall. Au quotidien, a-t-il noté, les collectivités locales font face à la question de limites géographiques, mais aussi de compétences. « Avec la problématique entre la ville et la commune, il y a urgence à revisiter la répartition des compétences entre ces deux entités. L’urgence, c’est aussi le statut des acteurs, principalement les autorités locales que sont les maires, leurs adjoints, les présidents de départements ». Pour le président de l’Ams, la revalorisation de leur statut doit se faire à travers une meilleure reconnaissance de leurs qualités d’autorités locales, donc de représentants de l’État, mais aussi à travers leur rémunération. Il a déploré la diminution des rémunérations des maires des communes qui étaient auparavant des maires de communes d’arrondissement ; des rémunérations qui sont passées de 500.000 à 300.000 FCfa, sans compter la modicité des revenus alloués aux adjoints aux maires. Il s’y ajoute l’ordre protocolaire, la reconnaissance de la dignité des élus. La question de la retraite des maires fait aussi partie des préoccupations. « Il faut mettre en place un mécanisme qui permette une certaine retenue d’une indemnité pour sécuriser les maires au-delà de leurs mandats, à l’image de ce qui se fait pour les parlementaires. Ce qui est tout à fait justifié », a jugé le président de l’Ams. Selon Aliou Sall, toutes ces questions constituent des urgences de l’heure et devraient figurer dans l’agenda de la Cndt.

S.O.FALL

Selon Adama Diouf, les élus départementaux attendent de cet atelier des actions fortes et des solutions efficientes. Pour le président de l’Association des départements du Sénégal (Ads), la commission a pour mission de faire des propositions au gouvernement et leurs attentes consistent en l’aboutissement de l’Acte 3 de la décentralisation au tour de trois thématiques. Il s’agit d’abord de la question du financement du développement. Selon M. Diouf, l’Acte 3 a déjà fait quelque chose, mais la fiscalité pour les communes et des départements pose problème. « Nous fonctionnons sur la base du transfert de l’État, or il est envisagé une nouvelle fiscalité pour le département pour promouvoir le développement comme on l’espère. Nous estimons que le département est l’échelle de gouvernance intermédiaire qui harmonise qui oriente les programmes d’investissement, ce n’est possible que si le département a ses mains propres pour faire et porter les questions de développement ». 

La deuxième problématique concerne, selon M. Diouf, l’assiette fiscale pour les communes, qui, a-t-il souligné, ont des difficultés à recouvrer leur fiscalité dans leur totalité. La cohérence territoriale fait aussi partie des préoccupations des élus du fait des conflits enregistrés entre les communes capitales régionales et celles qui les entourent. Il en est de même pour la question des pôles territoire. « Les régions ont été supprimées, mais il faut, dans le cadre d’une phase transitoire, examiner la dimension territoriale qui doit regrouper les régions qui ont les mêmes réalités éco-géographiques », a fait savoir Adama Diouf. À son avis, ce sont ces pôles économiques qui doivent porter les grands projets structurants de l’État. Le pôle de Kaolack, toute la région du Sine Saloum reconnaît que le port de Kaolack devait porter les questions de développement au niveau central. Le grand fleuve de la Casamance qui est interterritorial devait porter les questions de développement au niveau de la Casamance. Le bassin de Ferlo doit charrier les questions de développement au niveau de la vallée. Selon M. Diouf, l’espérance est fondée sur ces pôles territoires pour donner du sens à la réforme. Et, à son avis, la commission doit faire des propositions concrètes. Il se pose également, selon M. Diouf, les questions de compétence.

« Il y a des conflits de compétence, même s’il y a la clause de compétence générale cernée par chaque commune, mais spécifiquement, on devait déterminer ce qui est du ressort de la ville et aussi de la commune », a laissé entendre M. Diouf. Selon lui, la Cndt a pour mission de régler la question du consensus pour que les parties prenantes puissent promouvoir le développement dans la synergie, la performance et la complémentarité.

S.O.FALL

Dans le cadre de sa politique d’appui et d’assistance sociale aux personnes vulnérables, l’association italienne « l’Aurora », dont le siège national au Sénégal se trouve aux Parcelles assainies à Thiès, a apporté, avant-hier, son soutien aux régions médicales de Kaffrine, Diourbel, Fatick, Louga et Ziguinchor.

Le représentant de l’association italienne, Simone Canapini, a indiqué que les 20.000 boîtes d’anti-inflammatoire puissant, pouvant être utilisées dans différentes pathologies, doivent pouvoir prendre en charge 140.000 malades. « En relation avec les régions médicales concernées, environ 150 postes de santé vont profiter de ces médicaments dont l’échéance d’expiration est fixée à 2020 », a-t-il précisé.

Outre les médicaments, s’ajoutent divers équipements sanitaires utiles pour améliorer le plateau technique des postes de santé et un cabinet ophtalmologique pour l’hôpital régional El Hadji Ahmadou Ndiéguène de Thiès.

Venus prendre les médicaments, les délégations des cinq régions touchées par l’aide ont exprimé, au nom de leurs médecin-chefs respectifs, toute leur gratitude à l’endroit de l’association « l’Aurora » qui est en train de leur apporter un soutien précieux au vu de la place du médicament dans le traitement des malades.

Au-delà du secteur de la santé, l’association italienne s’investit aussi dans le développement rural à travers l’agriculture, la transformation des produits locaux et la formation des acteurs agricoles. En guise d’exemple, leur intervention à Oussouye, près du centre de promotion technique agricole de Mlomp où l’installation d’un outillage a été fourni par l’association « Programma sviluppo 76 » de Gênes en Italie, a permis d’augmenter la production et d’améliorer la qualité de l’huile de palme. « Non seulement, avec ce système, la production a augmenté, mais elle est aussi de meilleure qualité avec un gain de temps de plus de 40 heures en plus d’une économie intéressante sur la consommation d’eau par rapport à la méthode traditionnelle », a confié Simone Canapini.

Une technologie qui est en train d’être transférée parce que les élèves de l’institut de formation professionnelle de Mlomp sont formés pour pouvoir fabriquer cet outillage sur place dans l’optique d’une autonomisation devant faciliter une diffusion plus large dans les différentes communautés de la Casamance naturelle.

D’après Souleymane Diop, pour l’année en cours, les actions de leur association, en collaboration avec des partenaires, ont porté sur les équipements sanitaires, les outillages utiles dans la transformation des produits agricoles et la fourniture de médicaments pour un coût d’ environ un milliard de FCfa. « Nous pouvons dire que l’année 2016 est une année faste, et prions pour qu’en 2017, nous puissions faire plus et mieux pour notre pays », a-t-il confié.

Mbaye BA

L’enclavement du département de Médina Yoro Foulah ne sera bientôt qu’un lointain souvenir.

La réhabilitation de l’axe Kolda-Pata suscite beaucoup d’espoir dans la région de Kolda. La réfection de ce tronçon, long de 66 Km, permettra de désenclaver le département de Médina Yoro Foulah et faciliter l’évacuation des produits agricoles et maraîchers vers les grands centres urbains. Les populations expriment leur satisfaction et leur reconnaissance à l’Etat pour la réalisation de cette route vitale pour les échanges entre les pays de la sous-région. Elle facilite le déplacement des biens et des personnes entre le Sénégal et les pays de la sous-région dont la Gambie, la Guinée et la Guinée Bissau. Elle constitue également un raccourci pour les automobilistes de Kolda voulant se rendre à Dakar.

Ils peuvent rallier facilement le bac de Farafenni en passant par Pata et Soma (en Gambie) au lieu d’effectuer un long détour par carrefour-Ndiaye-Sénoba dans la région de Sédhiou. « C’est un sentiment de satisfaction parce que depuis plusieurs années, les populations couraient derrière l’Etat du Sénégal et les partenaires pour que cette route-là soit réalisée. Je rappelle que depuis bien avant les indépendances, la gare-routière Pata-Kolda existait déjà et beaucoup de transporteurs qui utilisaient ce tronçon à cette époque sont, aujourd’hui, morts. Les retombées de cette route sont immenses pour l’évacuation des produits agricoles et maraîchers qui pourront être acheminés à Kolda et ailleurs au Sénégal au lieu d’être déversés en Gambie », déclare Alioune Badara Baldé, maire de la commune de Pata, dans l’arrondissement de Niaming. Il cite notamment le cas de l’arachide dont une bonne partie des récoltes a déjà été vendue de l’autre côté de la frontière par les producteurs.

Le maire de Ndorna, une commune située dans l’arrondissement du même nom, abonde également dans le même sens. « Cette route est très importante pour nous. Elle facilite la mobilité des personnes mais aussi l’évacuation des produits agricoles et l’accès aux structures sanitaires. La réfection de cette route aura un impact très important pour les populations car, comme vous le savez, le département de Médina Yoro Foulah est le grenier de la région de Kolda », déclare Souleymane Diamanka. Les collectivités locales vont mettre en place une ligne budgétaire pour assurer le financement des travaux d’entretien de cette route. Ce qui leur permettra ainsi de créer des emplois temporaires pour les jeunes en proie au chômage.

Mamadou Aliou DIALLO

Les évacuations sanitaires relèvent d’un parcours de combattant. Le manque de routes et l’avancée de la langue salée inquiètent les populations de la commune de Baghère.

Les riziculteurs de Baghère, une commune située dans le département de Goudomp, sud de la région de Sédhiou, s’inquiètent de l’avancée de la langue salée dans les rizières. Ce qui se traduit par une diminution progressive des superficies consacrées à la riziculture et une réduction des rendements. Conséquence : la production du riz qui était naguère l’aliment de base des paysans a nettement baissé au cours de ces dernières années. Le phénomène risque d’ailleurs de s’accélérer au cours des prochaines décennies avec les changements climatiques. Les producteurs demandent à l’Etat de prendre les mesures nécessaires pour éviter d’en arriver là. Ils se sentent, aujourd’hui, impuissants face à l’inexorable avancée de la langue salée qui continue de grignoter, d’année après année, les terres arables. « Elle pose un sérieux problème pour le développement de la riziculture. Entre Baghère et Bambaly, le sel a complètement envahi les rizières. Si l’Etat peut nous aider à lutter contre ce phénomène, je pense que cela permettra aux riziculteurs d’exploiter convenablement ces vallées-là», déclare Karim Faty, prestataire de service privé de l’Ong Caritas, par ailleurs animateur des producteurs et agent de la micro-finance au Crs (Catholic relief service).

Les populations de la commune de Baghère misent, selon lui, sur l’aménagement de la vallée comprise entre le pont Bolong de Tanaff et Bambaly en passant par Sansankoutoto pour stopper l’avancée de la lange salée afin d’augmenter la production rizicole. Elles demandent également à l’Etat de construire des pistes de production pour désenclaver leur collectivité locale où les évacuations sanitaires relèvent d’un véritable parcours de combattant. Les quelques rares pistes qui existent sont impraticables, notamment pendant la saison des pluies. Dans les villages reculés, le transport des malades se fait à bord des charrettes avec tout ce que cela comporte comme risque, pariculièrement pour les femmes en état de grossesse. Mais, les villageois n’ont pas le choix. Ils sont obligés d’utiliser ces moyens de transport pour acheminer leurs malades dans les localités accessibles comme Baghère où ils seront récupérés par l’ambulance qui les évacue ensuite vers Sandiégnéry. Ils vont ensuite traverser le fleuve Casamance avant de débarquer à Sédhiou pour pouvoir bénéficier d’une prise en charge médicale de qualité. La commune de Baghère dispose de 2 cases de santé à Sansankoutoto et à Kandjénou 1, pour une population estimée à environ 8.000 âmes.

M. A. DIALLO

L’Ong Jeunesse et Développement (Jed) a organisé, hier, au centre Espace Jeunes de la capitale du Nord, un forum communautaire sur le thème « Emigration clandestine : quelles alternatives durables pour les jeunes ? ».

En présence de plus de 250 jeunes venus de tous les coins de la région Nord, le directeur exécutif de cette Ong, Ibrahima Gueye, a rappelé que Jed, dans le cadre de la mise en œuvre de l’axe Migration, paix et sécurité, développe un projet important sur la lutte contre l’émigration clandestine, intitulé « L’arrière-goût amer des oranges sucrées d’Europe », en partenariat avec l’Ambassade du Luxembourg, l’Ambassade d’Autriche et avec le soutien du ministère de la Culture du Grand-Duché de Luxembourg.

Ce forum communautaire de Saint-Louis, a-t-il précisé, est organisé dans le cadre de ce projet qui vise la sensibilisation des jeunes candidats sénégalais à l’émigration clandestine, sur les conséquences désastreuses de ce phénomène, sur les risques induits et les conditions des émigrés irréguliers en Europe, sur les procédures de migrations régulières. Selon Ibrahima Gueye, l’objectif majeur du forum de Saint-Louis est d’expliquer à ces nombreux jeunes candidats à l’émigration clandestine comment identifier les opportunités et alternatives existantes au Sénégal pour leur formation et leur insertion dans le circuit productif et dans la vie économique.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un atelier de deux jours organisé par l’Agence de développement municipal (Adm) et la Direction des impôts et des domaines (Dgid) a rassemblé divers acteurs venus de la Direction des impôts et domaines et des municipalités, entre autres. L’objectif est d’accélérer le processus de création des commissions de la fiscalité locale.

Cette rencontre trouve sa pertinence dans le fait que les autorités, après l’opérationnalité de la première phase de l’Acte 3 de la décentralisation, sont de plain-pied dans la préparation de la seconde phase qui sera essentiellement fiscale. Le tout adossé au vœu de créer des territoires viables, compétitifs et porteurs de richesses. C’est pourquoi la réunion qui a permis d’échanger sur les modalités de création et de fonctionnement des commissions de fiscalité locale est, selon Alioune Sall, président de l’Association des maires du Sénégal, « importante car elle porte sur un axe stratégique de l’Acte 3 de la décentralisation, à savoir l’amélioration des ressources financières des communes et des départements, à travers la fiscalité locale ». En effet, pour M. Sall, les collectivités locales doivent compter d’abord sur leurs ressources propres, pour mieux prendre en charge leurs besoins en financement. C’est pourquoi « les recettes fiscales constituent la plus grande proportion de nos ressources, et il est évident que toute stratégie concourant à leur augmentation significative ne peut être que saluée et magnifiée ». De son avis, Cheikh Issa Sall, Dg de l’Adm, a rappelé le vœu de sa structure qui consiste à identifier les voies et moyens de contribuer à l’atteinte des objectifs déclinés dans toutes ces réformes et stratégies, notamment l’Acte 3 de la décentralisation et le Pse. C’est dans ce sens, renseigne M. Sall, que « l’Adm va formuler le Pacasen (Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal) qui a pour objectifs, en ce qui concerne cet atelier, l’opérationnalisation du régime de la fiscalité locale à travers la mise en place d’un bureau, l’installation de commissions fiscales dans les communes, la signature de contrats de performance avec la Dgid, entre autres ».

En outre, la problématique de la disponibilité des ressources au niveau des collectivités locales interpelle l’administration, les collectivités locales, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile, le citoyen… C’est en ce sens que M. Cheikh Ahmed Tidiane Ba, Dg de la Dgid, a évoqué la place qu’occupent les recettes fiscales dans le renforcement des moyens des collectivités locales. Ainsi, pour apporter son concours, la Dgid, à travers les propos de son directeur, a décidé, en étroite collaboration avec l’Ambassade de France, d’organiser ces moments d’échanges ».

M. Ba a également dit que le bureau qui va être mis en place se chargera exclusivement des questions relatives à l’assiette et au recouvrement des prélèvements destinés au budget des collectivités locales ainsi que celles relatives à la satisfaction des besoins de statistiques ou de toute autre information ou réclamation. Il a aussi évoqué « la fixation, en début de chaque année, d’objectifs en matière de fiscalité locale pour chacun de nos services, comme cela se fait en matière de fiscalité d’Etat, ainsi que leur évaluation périodique ». Egalement, a poursuivi M. Ba, dès 2017, des contrats de performance entre la Dgid et les collectivités locales (ou leurs regroupements) peuvent être envisagés, la poursuite de la mise en place des commissions de fiscalité locale est envisagée de même que la création d’une plateforme d’échanges de données informatiques entre la Dgid et les collectivités locales, entre autres.

A.M.NDAW

Sur initiative du maire de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, les communes de Diama, Gnith, Ronkh et Ross-Béthio ont mis en place l’Entente intercommunale Diéry – Delta (E2D), pour mettre en exergue ce qu’ils ont en commun dans les domaines de l’agriculture en général et de la riziculture en particulier.

Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sall s’est lancé dans une véritable refondation de l’action territoriale avec l’Acte 3 de la décentralisation qui vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs d’un développement durable.

Selon le maire Bécaye Diop, c’est dans l’optique de renforcer cette territorialisation que ces 4 collectivités locales du département de Dagana se sont réunies pour former cette Entente intercommunale telle que définie dans le nouveau code général des collectivités locales et qui stipule la mutualisation de leurs moyens et l’harmonisation de leurs interventions à travers des projets structurants. Cette Entente Delta/Diery (E2D) » est un conglomérat de 4 collectivités locales du département de Dagana (Ross–Béthio, Diama, Ronkh et Ngnith).

Située à l’extrême ouest et au sud du département de Dagana, elle compte une population qui s’élève à 95.120 habitants représentant 37% de la population départementale et répartie sur une superficie  d’environ 2.989 km², soit une densité de 31 habitants /Km². Elle occupe près de la moitié du territoire départemental (Diama : 1.352 km² ; Ngnith : 920 km² ; Ronkh : 595 km² ; Ross-Béthio : 122 km²).

L’Entente, a précisé l’édile de Ross-Béthio, par ailleurs directeur national des Equipements scolaires, compte 166 villages et quartiers de taille très différentes ; Diama : 67 villages, Ngnith : 64 villages, Ronkh : 43 villages et Ross-Béthio : 10.

Cette zone à vocation agro–sylvopastorale est partagée entre le Walo (partie inondable où prédomine la culture du riz) et le Diéry (à texture sablonneuse qui accueille le maraîchage et l’horticulture).

Ces 4 communes, a-t-il poursuivi, que compte l’Entente intercommunale dispose, depuis 2014, d’un potentiel de terres aménagées de l’ordre de 60.059,82 ha sur un total de 88.000 ha, soit presque les 3/4 du dispositif existant dans la vallée du fleuve Sénégal.

Sur ce potentiel déjà aménagé dans ce conglomérat, seuls les 8.837,8 ha sont de texture sablonneuse et tout le reste est destiné à la riziculture.
Bécaye Diop, initiateur de ce projet de développement local ambitieux, a enfin rappelé que la présidence de l’Entente est confiée au maire de Ronkh, Dr Amadou Tidiane Ndiaye, connu pour sa riche expérience dans la coopération décentralisée.

L’entente va s’atteler à la prise en charge effective des problèmes d’électricité, notamment dans la commune de Gnith, et à la mise en place de fermes agro-sylvo-pastorales dans les 4 communes pour les jeunes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une forte délégation du Programme de micro-financement du Fem (Pmf/Fem), conduite par le coordonnateur national Khatary Mbaye, a entamé, hier, à partir du département de Saint-Louis, une grande tournée qui lui permettra de remettre des financements à une dizaine d’organisations communautaires de base (Ocb) sénégalaises, bénéficiaires d’un financement global de près de 174 millions de FCfa.

Le Gie Suxali Thianialdé de la commune de Fass-Ngom, dirigé par Djiby Sow, fait partie de ces Ocb. Il a reçu ainsi un financement de 13.350.000 FCfa, qui lui permettra de mettre en œuvre, pour une durée de deux ans, la deuxième phase de son projet de réhabilitation de la forêt classée de Mpal.

Le président de l’Association inter-villageoise (Aiv) de Gandon, Alé Diagne, a également reçu une attestation de financement de 14 millions de FCfa pour la deuxième phase du projet de restauration et de conservation de la biodiversité dans la forêt classée de Rao et dans les forêts communautaires de Gandon. Ces cérémonies officielles de remise d’attestations de financements, se sont déroulées dans les locaux des maisons communautaires de Fass-Ngom et de Gandon.

En présence du sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Ibrahima Ndao, du maire de Fass, Aliou Sarr, du représentant de Mme Khoudia Mbaye, maire de Gandon, des représentants des services des Eaux et Forêts, le coordonnateur national du Pmf/Fem, Khatary Mbaye, a rappelé que ce programme est un mécanisme financier qui appuie des actions communautaires visant à faire face aux grands problèmes d’environnement dans le monde, à travers la mise en œuvre de petits projets (d’un montant maximal de 50.000 dollars Us) relatifs aux six domaines de priorité du Fem.

Selon M. Mbaye, il s’agit des domaines de la diversité biologique, des changements climatiques, des eaux internationales, de la lutte contre la dégradation des terres, de la gestion durable des forêts et des polluants organiques persistants.

Le Pmf/Fem, a-t-il précisé, procède de la conviction que les problèmes environnementaux mondiaux peuvent trouver des solutions à partir d’initiatives des communautés locales. Lancé en 1993 au Sénégal, le Pmf/Fem a octroyé des subventions à plusieurs Ocb et Ong sur l’ensemble du territoire national.

Ce programme, a-t-il poursuivi, administré par le Pnud, fonctionne de manière décentralisée, démocratique et transparente, à travers sa coordination nationale et son Comité national de pilotage (Cnp) multisectoriel et pluridisciplinaire. L’octroi de subventions est orienté par la Stratégie nationale du programme, élaborée sur la base des priorités du gouvernement dans les différents domaines d’intervention du Fem.

Dans le cadre de la deuxième année de la phase opérationnelle 6 du Fem (Fem 6), le Cnp, a-t-il souligné, a ainsi retenu une dizaine de projets sénégalais pour un montant global de près de 174 millions de FCfa, dont la mise en œuvre s’étalera sur une période de deux ans (août 2016/juillet 2018).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Depuis une vingtaine d’années, les ressortissants, en Italie, du village de Thor, dans la commune de Diander, réunis au sein d’une association pour s’appuyer mutuellement mais surtout accompagner leur localité dans le développement, ont offert, hier, un poste de santé flambant neuf. Le bijou entièrement construit sur fonds propres a coûté 25.000.000 de FCfa plus une ambulance, estimée au moins à 5 millions de FCfa, acquise grâce à des partenaires italiens.

Selon Mbaye Dièye, le président de l’association, à l’instar de leurs aînés qui ont porté sur les fonts baptismaux leur association, leur seule préoccupation reste l’amélioration des conditions de vie des siens à Thor. « Avec cet objectif en bandoulière, l’association a, durant ces 20 années d’existence, agi sur le champ de l’éducation, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité en finançant des extensions dans le village, de la santé qui nous réunit ; ainsi en deux décennie, notre association a  investi 41.260.000 FCfa à Thor », a-t-il indiqué.

Poursuivant son propos, il a magnifié l’accompagnement du ministre conseiller Ibrahima Ndoye, un fils de Diander, qui s’est beaucoup investi pour que l’ambulance puisse arriver jusqu’aux populations sans que l’association ne supporte des frais administratifs supplémentaires. « Nous saluons son engagement et sa disponibilité aux côtés des populations de Thor », a-t-il ajouté. S’adressant aux jeunes du village de Thor, Mbaye Dièye les a exhortés à s’investir dans des actions utiles pour le développement de leur communauté parce que c’est cela qui doit être la mission d’une jeunesse consciente de son rôle.

Une philosophie totalement partagée par le maire de la commune de Diander, Alassane Ndoye qui a rappelé que le choix fait par les ressortissants de Thor en Italie cadre avec un des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba. « Serigne Touba a dit que toute personne partie gagné sa vie en dehors des siens doit faire en sorte d’envoyer aux siens l’essentiel des fruits de son travail ; une manière de préparer son retour dans des conditions les meilleures », a-t-il rappelé. C’est pourquoi, il dit souhaiter que cette approche des ressortissants émigrés de Thor en Italie puisse inspirer les jeunes des autres localités.

En tant que maire de la commune Diander, il a assuré que les efforts consentis par le Conseil municipal dans le secteur de la santé vont se poursuivre dans l’intérêt exclusif des populations. Ragaillardi par l’élan populaire des habitants de Thor et des villages environnants venus témoigner leur reconnaissance à leurs fils émigrés qui ne les ont jamais oubliées, le ministre conseiller Ibrahima Ndoye, un fils de Diander, a assuré aux bienfaiteurs nationaux l’accompagnement de l’Etat. « L’acte que vous venez de poser peut être considéré comme une mission de service public. Donc, en tant que fils du terroir, choisi par le président de la  République pour travailler à ses côtés au profit des populations du pays, mon engagement  à Thor est tout à fait normal, naturel », a-t-il lancé.

D’ailleurs, outre cet accompagnement dans les procédures administratives, Ibrahima Ndoye a annoncé que grâce à l’appui d’un partenaire, l’appareil pour faire des échographies sollicité par le poste de Santé de Thor est acquis. « Nous sommes dans les formalités mais, "Incha Allah", dans les prochains jours, Thor va disposer d’un appareil performant d’échographie.

Notre seule condition est de tout faire pour que le prix des  prestations ne dépassent pas 10.000 FCfa », a-t-il précisé. Sur la même lancée, le ministre conseiller à la présidence d’annoncer que l’ambulance va être repeinte, équipée comme il se doit tout comme des efforts consentis dans l’accompagnement en médicaments du poste de santé en mobilisant des connaissances et des structures d’appui. «  L’accès à l’eau potable étant un intrant  en matière de santé publique, les prochains jours, 200 millions de FCfa seront mis dans le forage de Bayakh pour que cette lancinante question soit définitivement résolue », a-t-il souligné.

Au nom du médecin-chef de région, le médecin-chef du district sanitaire de Pout qui polarise Thor s’est réjoui de constater que cette œuvre gigantesque soit venue de compatriotes sénégalais émigrés et non d’étrangers comme à l’accoutumée. « Nous veillerons à gérer à bon escient ces outils et invitons toutes les populations à fréquenter davantage le poste de santé de Thor », a-t-il lancé.

 

Mbaye BA

Dans son orientation budgétaire de l'année 2017, la mairie de Yoff va réserver une part belle à l'emploi des jeunes. L'annonce est du maire de la commune.

Le ministre-maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, est formel. « Les collectivités locales ont une mission de proximité ». Dès lors, les autorités municipales doivent promouvoir l'emploi, surtout des jeunes. « Notre budget de 2017 sera à haute intensité de main-d'œuvre », a précisé, vendredi dernier, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l'Aménagement du territoire, alors qu'il remettait la coupe aux équipes finalistes de la zone 6 pour les besoins du Navétanes ; une cérémonie organisée autour d'un dîner de Gala.
D'après lui, sa commune va davantage orienter ses activités vers l'emploi les jeunes.

« Bientôt, nous irons en débat d'orientation budgétaire ; nous avons déjà fait un atelier dans ce sens », a souligné le maire de Yoff. « J'ai lancé un appel pour que les entreprises qui sont dans notre périmètre communal soient des entreprises qui comprennent qu'elles sont dans un environnement socio-économique et socioculturel, et elles doivent tout faire pour s'intégrer dans cet environnement. Le premier acte d'intégration, c'est d'essayer d’engager la jeunesse ; et ces dernières sont disposées à nous accompagner dans notre commune », a-t-il affirmé.

Le maire a laissé entendre que le plus important dans un pays, c'est d'avoir une jeunesse qui regarde devant, en termes de perspectives. « Et au-delà, ils doivent participer au développement social du pays. C'est pourquoi, la jeunesse de Yoff l'a bien compris », a expliqué le maire. Diouf Sarr a indiqué que le véritable argument, ce n'est pas celui de la force, mais plutôt celui qui construit avec de bonnes idées.

« C'est ensemble que nous construisons une Nation. La violence doit être bannie, condamnée et rejetée et nous sommes désolés quand nous la voyons. La conscience collective nationale est une conscience de paix. Mais il y a des écarts à résoudre le plus rapidement possible, parce que notre société ne peut se développer que si l'on règle certaines contradictions, notamment celles qui créent des situations de violence. Il faut que l'on se retrouve entre jeunes, dans l'unité et la paix, pour notre émergence », a poursuivi le ministre.

Abdoulaye Diouf Sarr a informé que le stade de Yoff sera livré, peut-être, l'année prochaine et d'autres projets en cours suivront. Concernant la question portant sur les correctifs à apporter à l'Acte 3 de la réforme sur la décentralisation qui en est à la seconde phase, le maire de Yoff n'a pas souhaité y répondre.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

La région de Kolda regorge d’importantes ressources en eau. Mais, les populations ne profitent que très peu de ces ressources. 

La région de Kolda perd, chaque année, d’importantes ressources en eau qui se volatilisent dans la nature à cause du phénomène d’infiltration, d’évaporation et d’écoulement. Pour mettre fin à ce gâchis, l’Etat préconise une gestion efficiente de ces ressources dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de maîtrise de l’eau. C’est dans cette optique que s’inscrit l’atelier régional de lancement de l’étude des plans de gestion des ressources en eau de la région, tenu ce mercredi, à Kolda. La rencontre est organisée par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en relation avec celui de l’Economie et des Finances. Ce projet qui est financé par l’Union européenne intervient dans 22 communes ainsi que dans les régions de Tambacounda et Sédhiou.

« L’objectif est de maîtriser la ressource et de mettre en place un plan pour soutenir les activités socio-économiques. Comme vous le savez, nous sommes dans un contexte de variabilité climatique et une croissance accrue des activités socio-économiques. Et toutes ces activités sont sous-tendues par l’eau. Donc, il faudrait mettre en place un document qui permettrait d’être le guide pour soutenir toutes ces activités pour le bien-être des populations de la région de Kolda », déclare Niokhor Ndour, directeur de la Gestion et de la Planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Il est également revenu sur les autres composantes de la politique hydraulique de l’Etat qui vise à faciliter l’accès à l’eau potable des populations. En effet, outre la gestion des ressources, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a également mis en place un vaste programme de réalisation des forages dans la région de Kolda. Parlant au nom de ses collègues, le maire de la commune de Saré Coly Sallé, dans le département de Vélingara, se réjouit du lancement de ce projet qui, à son avis, doit mettre l’accent sur la problématique de la maîtrise de l’eau. « Ce projet est extrêmement important puisque, comme on le dit souvent, gouverner c’est prévoir. Je pense qu’il faut, dès à présent, commencer à gérer l’eau de manière convenable pour les futures générations », déclare Mamadou Baldé, par ailleurs membre du Conseil économique, social et environnemental.

Mamadou Aliou DIALLO

Les acteurs culturels de Sédhiou viennent de participer à un atelier de formation aux techniques de communication qui permettent de mieux atteindre les cibles visées. C’est dans le cadre du projet de lutte contre les violences faites aux enfants que va dérouler l’Ong Enfance et Paix de Sédhiou, dans quatre communes : Madina Wandifa dans le département de Bounkiling, Diendé, Sédhiou et Oudoucar dans celui de Sédhiou.

La campagne de sensibilisation que les acteurs culturels auront à mener dans ces communes doit se faire à travers les nouvelles techniques de communication apprises. Ces derniers devront aussi utiliser le créneau qu’ils connaissent le mieux, le théâtre classique, mais surtout le sketch, recommandé en raison de sa longueur qui n’ennuie pas et permet ainsi de retenir l’essentiel du message véhiculé. La sensibilisation des communautés sur les méfaits des violences faites aux enfants, particulièrement aux filles, se fera dans la langue la plus parlée dans la zone concernée. Il est, en effet, prouvé qu’à travers le rire, on peut aussi faire passer un message, et Cheikh Diaw, chargé du suivi et de l’évaluation de l’Ong Enfance et Paix, le consolide : « Aujourd’hui, la sensibilisation par le théâtre sous sa forme simple, le sketch, est choisie par tout le monde pour véhiculer un message destiné à des communautés. C’est pourquoi nous avons convié des acteurs culturels à cet atelier de formation pour faire d’eux des partenaires. L’objectif visé à travers cette campagne, c’est d’arriver à l’éradication du phénomène des violences faites aux enfants  qui n’a que trop duré dans nos communautés ».

Les artistes, par la voix de leur porte-parole, M. Bodian, se réjouissent du choix porté sur eux. Celui’ci a indiqué qu’ils feront tout pour honorer cette confiance, en innovant, puisque les sketches qu’ils présenteront devant les communautés, durant cette campagne, seront différents de ceux habituellement exécutés et auxquels les populations commencent à s’habituer. Les enfants conviés également à cet atelier ont salué l’existence d’un tel projet, dont l’objectif, s’il était atteint, leur donnerait plus de dignité dans la société.

Malamine KAMARA

Grâce à l’Agence régionale de développement (Ard), appuyée par Onu femmes, 420 élus locaux issus des 58 collectivités locales de Louga ont été formés dans la mise en œuvre du budget participatif sensible au genre.

Tout a commencé par la formation des services techniques et des autorités administratives qui appuient les collectivités locales dans la budgétisation. Après, ce fut le tour des élus de la région : maires, présidents de Conseil départemental, présidents de commission, femmes élues leaders communautaires, secrétaires municipaux et secrétaires généraux. Au total, 420 élus dont 116 femmes et 56 agents des structures d’appui aux collectivités locales sont touchés par ces formations. L’idée est d’accompagner les collectivités locales de Louga dans la mise en œuvre du budget participatif sensible au genre. « Il s’agit de contribuer au renforcement des capacités techniques des élus à travers une démarche d’appui harmonisé pour les emmener à mieux intégrer la dimension genre dans la gestion des affaires publiques et une meilleure prise en charge des préoccupations de toutes les catégories d’acteurs par une démarche participative inclusive », a expliqué, hier, Dieynaba Wane Ndiaye, coordonnatrice du projet Geld (Equité de genre dans la gouvernance locale) à l’Ard de Louga. La mise en œuvre de ces formations, soutient Mme Ndiaye, constitue une réponse à une demande formulée par les élus qui ont toujours souhaité bénéficier d’un guide pratique harmonisé pouvant leur permettre de mieux prendre en compte le genre au moment de la budgétisation. Cheikh Guèye, directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), s’est félicité de l’organisation de ces sessions de formation cofinancées, a-t-il précisé, par le Programme national de développement local (Pndl), la Coopération Sénégal-Luxembourg et Onu femmes. « Elles (ces formations) viennent renforcer le partenariat déjà tissé dans le cadre du Projet Promotion de la participation citoyenne à la planification, budgétisation et gestion des affaires locales avec le Pndl, Enda Ecopop, la Coopération Sénégal-Luxembourg et le mouvement citoyen », a souligné le directeur de l’Ard de Louga. Et Cheikh Guèye d’inviter les bénéficiaires à démultiplier la formation reçue auprès de leurs conseils municipaux et départementaux. L’objectif est clairement affiché : emmener les élus de la région à adopter la démarche de budgétisation sensible au genre pour le prochain exercice budgétaire.

Abdoulaye DIALLO

Le Crd tenu hier a pris d’importantes mesures pour un bon déroulement de la 53e édition de la ziarra annuelle de Thierno Mountaga Daha Tall prévue les 6 et 7 janvier 2017 à Louga.

Les services du gouverneur Alioune Badara Mbengue ont pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour la réussite de la 53e édition de la ziarra annuelle de Thierno Mountaga Daha Tall prévue à Louga les 6 et 7 janvier 2017. Les besoins exprimés par le comité d’organisation ont fait l’objet de larges échanges. Et conformément au souhait du gouverneur, les chefs de service ont tous réaffirmé leur volonté de faire « plus et mieux » que la précédente édition. Cette année, pas de soucis concernant la sécurité car 350 à 400 éléments du Gmi seront mobilisés. Le comité d’organisation et les forces de l’ordre s’engagent à parfaire leur collaboration. « Les agents préposés à la sécurité doivent impérativement collaborer avec le comité d’organisation pour assurer un bon déroulement de l’événement », a estimé Alioune Badara Mbengue, qui compte sur « le professionnalisme des forces de sécurité » pour que tout se passe bien. Des engagements ont été aussi pris par les chefs de service, notamment en matière de fourniture d’électricité, d’eau, d’assainissement et de santé.

La Senelec promet précisément de mettre hors délestage le domicile du Khalife et environs. La Sde s’engage à l’approvisionner correctement en eau. La région médicale, le Service d’hygiène, la Croix-Rouge, l’Onas, la Gendarmerie, la brigade des sapeurs-pompiers et le Commissariat à la sécurité alimentaire se sont tous engagés à jouer pleinement leur partition. « Nous n’avons aucun doute. L’engagement et l’implication des chefs de service sont rassurants », s’est félicité le président du comité d’organisation, Ciré Ka, soulignant que des rencontres périodiques seront tenues avec les services concernés pour éviter « les quelques couacs » décelés l’année dernière. Comme par le passé, des prières ont été formulées pour le Sénégal mais aussi et surtout pour le chef de l’Etat Macky Sall qui a engagé un vaste programme de modernisation des foyers religieux du pays.

A. DIALLO

L’association Food for children (Ffc), en partenariat avec le projet d’agriculture pour la nutrition Usaid/YaaJeende, a mis à la disposition des populations de Dialacotoba, dans l’arrondissement de Sabodala, un paquet de services intégrés composé de volaille, de jardins maraîcher et fruitier… La cérémonie de donation s’est tenue samedi dernier sous la présidence du sous-préfet de la localité Mbaye Sy.

Le sous-préfet Mbaye Sy a tenu à saluer l’approche qui va permettre « aux enfants d’être dans de bonnes dispositions d’études et de réussite et de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire des ménages en renforçant leur résilience ». Ainsi, ce sont au total 20 poules, 50 cailles, 10 jardins maraîcher et fruitier en plus d’un dispositif de lavage des mains avec de l’eau et du savon qui ont été distribués à dix ménages vulnérables de la localité de Dialacotoba, en termes de paquet de services intégrés. Revenant sur l’importance de la cérémonie de lancement du paquet, le président de l’association Food for children, Moussa Seydou Diallo, soutiendra : « Ce n’est que le début d’une série de placements. Cette activité marque le démarrage de placement du paquet auprès de 170 ménages dans la région de Kédougou. L’objectif est d’améliorer la qualité nutritionnelle des ménages, leur donner les moyens de garantir une bonne scolarisation et une prise en charge sanitaire de leurs enfants et asseoir leur résilience face à l’insécurité alimentaire», précisera Moussa Seydou Diallo.

A cet effet, dit-il, dans le cadre de notre collaboration avec le projet d’agriculture pour la nutrition Usaid/YaaJeende, nous avons développé une approche « école/ménage ». «Cette approche a consisté à passer par les établissements scolaires pour la formation des comités de gestion des écoles et des gouvernements scolaires sur les techniques de maraîchage et d’arboriculture fruitière, pour l’aménagement de jardins potagers dans les écoles afin d’améliorer la qualité des repas des écoliers et la formation des élèves sur les questions liées à l’eau, l’hygiène, l’assainissement et la nutrition », expliquera le président de l’association Food for children. Il n’a pas manqué de louer à cet effet «l’imagination, l’esprit d’initiative et de créativité du coordonnateur du projet Usaid/Yaajeende à Kédougou avant d’indiquer: « On n’est parti de l’école pour toucher les ménages. Au total, 10 élèves appartenant aux gouvernements scolaires ont été choisis dans les 17 écoles qui ont été ciblées dans cette collaboration. Soit un total de 170 élèves appelés les jeunes volontaires de la nutrition communautaire (Vnc). A travers ces derniers, chacun des enfants a la possibilité de parrainer 10 autres élèves pour permettre à la famille de ces derniers de bénéficier du même paquet».

A terme, l’idée est de toucher 1700 ménages à travers 1700 élèves issus des gouvernements scolaires. Ainsi, le coordonnateur du projet d’agriculture pour la nutrition, Modou Marie Diagne, a estimé que la cérémonie est le « fruit de la collaboration féconde qu’on nous avons eue avec l’association Food for children. Depuis le démarrage du projet à Kédougou, nous avons mené des activités d’aménagement de jardins scolaires pour améliorer la situation nutritionnelle des enfants dans les cantines scolaires », a-t-il précisé.

 

Amadou DIOP

Les responsables de l’association « Jappo Liggeyel Dagana », mobilisés derrière leur président Amadou Lamine Dial dit Bara, ont tenu samedi un grand forum au centre de formation professionnelle de la capitale du Oualo. Les échanges et les débats ont essentiellement porté sur le développement économique et social de Dagana à partir de ses potentialités.

A la suite de la première adjointe au maire de Dagana, Mme Anta Diop Niang, qui s’est appesantie sur l’importance de ce forum, l’adjoint au préfet, Macodou Sy, a invité tous les fils et ressortissants de Dagana à dépasser les clivages politiques et partisans afin d’œuvrer, la main dans la main, pour le développement du Oualo. Il s’est réjoui de la tenue de ce forum qui a permis de diagnostiquer sans complaisance les maux qui gangrènent la commune de Dagana.

De l’avis de Macodou Sy, il est grand temps de fédérer toutes les compétences, toutes les ressources humaines dont dispose Dagana, en vue de développer harmonieusement cette partie de la région nord qui recèle d’énormes potentialités économiques.
Le président de Jappo Liggeyel Dagana, Amadou Lamine Dial, a rappelé que l’Etat du Sénégal a, depuis quelques décennies, opté pour une politique de décentralisation progressive. Cette option vise à responsabiliser davantage les collectivités locales dans la gestion publique.

Cette politique, a-t-il précisé, part du postulat que le développement économique et social d’une localité n’est pas l’affaire exclusive des pouvoirs publics, mais celle de tous ses habitants et ressortissants. Chaque individu, chaque groupe, quelle que soit sa nature, a le droit et le devoir d’apporter sa pierre à l’édification de sa cité.

Malgré les progrès enregistrés dans les différentes étapes de la décentralisation, force est de reconnaître, selon M. Dial, qu’au moment d’entamer l’Acte 3 de la décentralisation, le citoyen de Dagana est de plus en plus absent de la gestion de sa cité. Laquelle aurait connu un développement plus marqué, si un cadre adéquat ouvert aux porteurs d’idées novatrices ou de projets avait été créé à cet effet.

M. Dial a longuement insisté sur la nécessité de mettre en synergie toutes les compétences que compte la ville, d’exploiter le potentiel économique de ce terroir, en élaborant et en mettant en œuvre des projets en adéquation avec les ressources d’une ville qui peut se vanter d’avoir des ressources humaines de qualité qui opèrent dans tous les secteurs de l’économie et de l’administration.

 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les durs travaux des populations, notamment des femmes du village de Keur Moda (Commune de Djilor), sont devenus un mauvais souvenir. Rotary International a financé pour un coût de 30 millions de FCfa une plateforme multifonctionnelle de transformation des produits agricoles composée de bâtiments décortiqueuses, de batteuses et de moulins à mil. Cette infrastructure a été inaugurée, dimanche, en présence d’une délégation venue de Dakar et de la Belgique.

D’un coût de 30 millions de FCfa, cette plateforme multifonctionnelle de transformation des produits agricoles a été financée à travers le montage d’un Global Grant commun au Rotary club Dakar Millénium du Sénégal et à 12 clubs Rotary belges, avec une contribution de la Fondation du Rotary international en cofinancement. Cette plateforme polarise 7 villages (Keur Moda, Keur Bouba, Guédé, Ndiomdi, Yerwago, Daga Soukoum, Keur Wali). Pour la mise en œuvre de cette plateforme, une coopérative a été créée  et dont les membres sont issus des 7 villages. Cette infrastructure a été baptisée « Plateforme multifonctionnelle Jean Georges Imbo », initiateur de ce projet rappelé à Dieu au mois d’août dernier.

Lors de l’inauguration de cette infrastructure, Boubacar Malal Bâ, assistant-gouverneur du district 9101, a expliqué qu’avec cette plateforme, Rotary donne des moyens de développement à 7 villages. Selon lui, cette plateforme va permettre aux femmes et aux hommes de ce terroir de générer des revenus. M. Bâ est d’avis que le principe de base d’une économie, c’est qu’il faut générer des ressources et ces revenus permettent de faire face aux dépenses et de régler les problèmes.

Aussi a-t-il indiqué que Rotary club donne l’opportunité aux villageois qui tournent autour de ce projet d’avoir des revenus fixes et stables. « Si ces derniers prennent soin de ces revenus, cela va constituer un bon levier pour pouvoir développer d’autres activités génératrices de revenus. M. Bâ a aussi demandé aux bénéficiaires de fructifier cette plateforme et  de développer des activités. L’assistant-gouverneur du district 0101 a insisté sur l’entretien et la maintenance de cet outil de développement. Mme Bâ Anna Aïcha, présidente du Rotary club Dakar Millénium, a tenu à dire que cette unité a été un rêve réalisé après trois ans d’études.                                                                

Oumar Ngatty BA

Un lac artificiel sera bientôt créé dans la commune de Djirnda par la ville de Martignasse (France). Cette initiative entre dans le cadre d’une convention signée entre la région d’Aquitaine Métropole et le Conseil départemental de Foundiougne.

L’annonce a été faite par le premier vice-président du Conseil départemental de Foundiougne, Amadou Dème, qui a signalé que dans le cadre de cette coopération, des fromageries modernes seront également mises en place pour des produits de qualité dans ce département.

Le premier vice-président du Conseil départemental de Foundiougne, Amadou Dème, est d’avis que ce département est sur la voie de l’émergence. Selon lui, il y a un déclic dans sa marche vers son développement. Sur le plan des infrastructures, a-t-il affirmé, l’Etat est en train d’investir des moyens considérables dans ce département. Aussi a-t-il rappelé que le port de Ndakhonga en est une illustration parfaite et il y a le pont qui va relier Ndakhonga à Foundiougne dont les travaux vont bientôt démarrer. Ce pont, a-t-il dit, va relier la région à la Gambie. Dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), a-t-il indiqué, les actions sont énormes, notamment les nombreuses pistes de production pour désenclaver les localités et faciliter le déplacement des populations. Des routes comme celle de Passy-Sokone a été entièrement reconstruite, renseigne M. Dème. « L’Etat  est en train de réaliser d’importants projets dans le cadre de la prise en charge des préoccupations des populations », a-t-il rappelé. Du côté du Conseil départemental, des initiatives allant dans le sens du développement sont en train d’être prises. Dans le cadre de la coopération décentralisée, des conventions ont été signées avec la région Aquitaine Métropole (France) qui regroupe Poitou-Charentes, la Limousin et la Gironde. 

M. Dème annonce que des partenaires de la ville de Martignasse vont créer un  récif artificiel dans la commune de Djirnda. « Ce récif va capter en quantité toutes les espèces de poisson et  il y aura  des touristes qui vont venir faire des plongées et filmer ces espèces de poisson », a-t-il signalé. Selon Amadou Dème, cela va permettre, dans le cadre de l’écotourisme, de vendre la destination Foundiougne « qui peut servir de levier de développement touristique pour le Sénégal ». Autre chose, a-t-il dit,  un groupe de jeunes volontaires français, dans le cadre d’un camp, vont réfectionner le collège d’enseignement moyen (Cem) de Dionewar. Concernant l’amélioration de la filière caprine, a-t-il annoncé, une nouvelle convention a été signée avec la région d’Aquitaine pour la mise en place de fromageries modernes. Selon le premier vice-président de cette institution, il y a beaucoup de fromageries dans le département de Foundiougne voire la région mais la qualité du fromage laisse à désirer. « Nous allons vers des fromageries modernes pour faire bénéficier aux populations de Foundiougne des retombées financières que la vente de ces fromages va donner », a-t-il dit. Dans le cadre du Programme de développement des énergies renouvelables (Proder), il a révélé la signature d’une nouvelle convention avec la région d’Aquitaine Métropole pour la poursuite des actions menées avec la région de Poitou-Charentes qui est aujourd’hui dans la région d’Aquitaine Métropole. Selon M. Dème, ce sont des actes concrets. Avec le port, l’université qui sera bâtie à Toubacouta, le pont et d’autres infrastructures, a-t-il soutenu, sous peu le département de Foundiougne va faire un bond qualitatif. Par ailleurs, il a espoir que l’exploitation du pétrole et ses retombées vont impacter sur le devenir des populations de Foudiougne.

Oumar Ngatty BA

La commune de Labgar va bientôt disposer d'un foirail moderne de plus de 40 millions de FCfa. Le maire Idy Diop a posé la première pierre de cette infrastructure en présence des autorités administratives et locales.

En présence de certains maires du département de Linguère, des autorités et des populations venues de toutes les contrées du Djolof, du Ferlo et du Fouta, le maire de la commune de Labgar, Idy Diop, a procédé à la pose de la première pierre du foirail, une vieille doléance des éleveurs de ladite localité. Lors de la cérémonie, les intervenants ont mis en exergue l’importance de ce foirail qui, selon eux, va développer l’élevage dans leur commune. Demba Ba et Samba Sow, tous des éleveurs, se réjouissent des efforts consentis par leur maire pour l’implantation du foirail de Labgar, une zone carrefour.

Le député de Ranérou, Aliou Dembrou Sow, a estimé que cette réalisation va faciliter les transactions dans cette zone. « Aujourd’hui, les éleveurs  de Labgar et des communes environnantes n’auront plus besoin de faire des centaines de kilomètres pour se rendre à Dahra–Djolof. Ils attendront leur jour du marché hebdomadaire pour se ravitailler ou vendre leur bétail.

« La pose de la première pierre de ce foirail constitue une réponse au vol de bétail. Nous avons constaté que le marché hebdomadaire de Labgar, depuis des décennies, draine beaucoup de monde. Les  gens de Podor, de Matam et de partout s’y rendent chaque mardi, jour du marché hebdomadaire », a souligné le maire Idy Diop.

Selon ce dernier « il y a une perte énorme en matière de recouvrement de recettes qui est constatée. Le fait que tous les sujets se réunissent dans un même endroit va permettre  à l’organisation des éleveurs mise sur place de lutter contre le vol de bétail et de recouvrir les recettes municipales ». Il a rappelé que ce foirail est financé par le Programme national de développement local (Pndl) pour récupérer la plus-value qui échappait la municipalité. « Aujourd’hui on a beau parler de territorialisation de politiques publiques. Si on ne propulse pas le développement économique de nos terroirs, cette politique sera vouée à l’échec », a-t-il indiqué.

Il a réclamé un poste de gendarmerie à Labgar pour veiller à la sécurité des populations. « C’est le moment d’implanter un poste de gendarmerie, contre tenu des nombreux cas d’agression qui sont enregistrés dans la localité. Il est clair que la piste communautaire va permettre à certains malfrats de dicter leur loi aux populations », a-t-il déclaré.

Masse NDIAYE

Le directeur de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac) Angélique Manga a installé, il y a moins d’un mois, le bureau des clubs « genre et santé en milieu scolaire » des Cem Fodé Kaba Doumbouya et Cem 3, les deux établissements bénéficiaires du projet dans la commune de Sédhiou. Elle avait promis aux vingt filles leaders choisies un renfrocement des capacités dans les plus brefs délais. Ce qui a été fait ce week-end au Cdeps, en présence de Khady Cissé Badji, chargée du suivi à l’Anrac, qui a rappelé que l’Agence nationale de relance des activités économiques en Casamance dispose d’un composant « appui aux initiatives féminines, scolaires et des filles ». Le composant insiste sur surtout le maintien des filles à l’école, d’où le projet genre et santé en milieu scolaire déroulé par l’Anrac dans toute la Casamance naturelle. Il s’agit d’impliquer les filles elles-mêmes dans la croisade contre les fléaux que sont les mariages et grossesses précoces et qui constituent un frein à leur maintien à l’école. Les vingt filles leaders issues des deux établissements choisies ont récemment vu leurs capacités renforcées en technique de communication publique parce qu’elles auront à parler aux autres dont leurs paires des méfaits de ces fléaux, mais surtout aux filles qui tombent facilement dans le travers des grossesses précoces.

L’atelier animé par le directeur du Centre d’orientation académique, scolaire et de formation professionnelle (Caosfp) est largement revenu sur les méfaits de ces fléaux sue les plans sanitaire et social pour bien armer les filles quand elles auront à convaincre sur la nécessité de les faire disparaître. La  présidente du Club au Cem Fodé Kaba Doumbouya, Soukeyna Sène Ndiaye, a insisté auprès de ses sœurs sur la méfiance à observer vis-à-vis des conducteurs de moto Jakarta. L’un d’eux qui vous amène une fois, deux fois, trois fois, gratuitement, explique-t-elle, te demandera ce qui est cher à toute fille et celle-ci doit aussi se passer de certaines coquetteries qui font qu’elle sera attirée par les garçons. Pour les mariages précoces, la sensibilisation des parents se fera même si on reconnaît que la tâche ne sera pas facile. Surtout quand on leur fera comprendre que ce n’est parce qu’on est  pauvre qu’on  doit  donner sa fille en mariage au premier venu même s’il est riche.

Malamine KAMARA

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