banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (1058)

Le tout nouvel hôtel de ville de Tivaouane sera inauguré ce vendredi. Un complexe de dernière génération d’un coût de plus de 600 millions de FCfa entièrement supporté par l’Etat. La cérémonie sera présidée par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr.

C’est en 2013 que l’ancien ministre de la Décentralisation, El hadji Oumar Youm, avait lancé les travaux après l’incendie de l’ancienne mairie de la ville lors de l’élection présidentielle de 2012 (11 mars).

L’équipe dirigeante d’alors dirigée par le député maire El Hadji Malick Diop, en plus de rechercher des espaces pour accompagner l’extension de la ville avec son nouveau développement urbain, avait vu la nécessité de réorganiser de façon définitive le centre-ville à travers l’aménagement d’espaces autour des grandes mosquées et mausolées, la réhabilitation de la place El hadji Malick Sy et la définition d’un nouveau plan de circulation dans le centre-ville afin d’assurer une fluidité du trafic à tout moment et surtout lors des nombreuses manifestations religieuses. Mais surtout la construction d’un nouvel hôtel de ville dont le processus a été accéléré avec l’incendie de l’ancienne mairie. « La conception et la réalisation ont été faites dans un esprit inclusif par les techniciens de l’Etat, l’entreprise, les agents de la mairie et le chef de quartier Fogny, qui est de surcroît une dame », a laissé entendre El Hadji Malick Diop, ancien maire de Tivaouane joint par téléphone. Il a d’ailleurs indiqué que « le choix du site était guidé par sa proximité avec l’esplanade des mosquées ».

La nouvelle mairie est située dans un périmètre de 120 sur 60 m sur le site anciennement occupé par le théâtre de verdure au quartier Fogny qui servait de salle de spectacles pour les jeunes et de lieu de réunions politiques.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le village de Gorom 2, dans le département de Rufisque, étrenne un poste de santé d’un coût de 85 millions de FCfa, a appris l’Aps.

L’infrastructure sanitaire réalisée par la commune de Bambilor a été inaugurée jeudi en présence des autorités municipales, du ministre de la Pêche et du directeur de la Santé venu représenter le ministre de la Santé. Le poste de santé a été réalisé en partenariat avec l’Ong Réseau africain pour le développement intégré (Radi) qui a contribué à hauteur de 53 millions de FCfa, a précisé la municipalité dans un communiqué à l’Aps.

Dame Sall, directeur exécutif de l’Ong, a salué «un projet qui a été validé par l’Etat du Sénégal pour faciliter l’effectivité du droit à la santé des populations». Pour le directeur de la Santé, Docteur Papa Abdoulaye Diack, «la réalisation d’un tel projet renseigne sur le niveau de prise en charge par le maire des questions liées à la décentralisation». Le ministère de la Santé a offert au poste de santé des moustiquaires imprégnées et des produits d’hygiène. Pour sa part, le maire de Bambilor, Ndiagne Diop, a remis 1 million de FCfa au comité de gestion, indique le communiqué. La même source rappelle que la municipalité a déjà construit plusieurs infrastructures comme des foyers de jeunes, des terrains de football et de basket, des marchés, des postes de santé, entre autres.

La mairie, rappelle-t-on, s’est également engagée dans des travaux d’électrification et d’adduction d’eau dans certaines zones. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a salué la réalisation de cette infrastructure, soulignant que le maire de Bambilor «est en train de traduire concrètement l’émergence» de sa localité à travers différents actes en faveur des populations.

APS

Le ministre délégué auprès du ministre du renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie, chargé de la restructuration et de la requalification des banlieues, Pape Gorgui Ndong, a plaidé hier, dans la capitale du Nord, pour la mise en place d’une brigade civile d’intervention rapide des sapeurs-pompiers. Elle sera chargée de collaborer étroitement avec les autorités administratives, municipales et les populations en vue de faire face à d’éventuelles inondations dues aux eaux de pluies.

Après avoir visité les zones inondables du faubourg de Sor, le ministre Pape Gorgui Ndong s’est adressé à la presse pour préciser que des mesures exceptionnelles doivent être prises par l’Etat dans le cadre de la lutte contre les inondations, car « on note une situation exceptionnelle de risques d’inondations dans certains quartiers du faubourg de Sor, notamment à Pikine, Diaminar, Ndiolofène, Cité Niakh, Diamaguene, etc. »

M. Ndong s’est dit impressionné par la bravoure des populations de Sor qui déploient des efforts constants pour faire face à ces inondations répétitives dues aux eaux de pluies. Il a laissé entendre qu’une vieille dame de Cité Niakh, faible et fragile, est intervenue spontanément auprès de lui pour expliquer les problèmes d’inondations enregistrés chaque année dans son quartier. Une attitude qui prouve que les populations de Sor sont très conscientes des conséquences désastreuses engendrées régulièrement par ces inondations, qu’elles adhèrent massivement à cette démarche participative et inclusive initiée par le président Macky Sall dans le cadre de la mise en œuvre du Plan décennal de lutte contre les inondations.

Pape Gorgui Ndong a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité d’élaborer un document sur cette situation exceptionnelle de risques d’inondations constatée à Saint-Louis et les mesures exceptionnelles qui doivent être prises pour faire face à ce fléau pernicieux.

Le ministre n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage au président Macky Sall qui a, à son actif, de nombreuses réalisations dans le cadre de la lutte contre les inondations. Il a, à ce propos, cité les actions entreprises par le chef de l’Etat par l’entremise de l’Onas. Il s’agit notamment de la mise en service de 20 stations de pompage à Saint-Louis, qui permettront d’évacuer, dans de bonnes conditions, les eaux usées et pluviales. Il a vivement félicité le Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, et son équipe pour les efforts déployés en vue de faire en sorte que la ville tricentenaire dispose de 13 stations de pompage des eaux pluviales et de 7 stations de pompage des eaux usées équipées, chacune, de deux motopompes très puissantes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Union départementale d’assurance maladie (Udam) de Koungheul va bientôt disposer d’un siège fonctionnel pour mieux accompagner cette politique de déconcentration de la Couverture maladie universelle dans la circonscription administrative. La cérémonie de pose de la première pierre du chantier a eu lieu ce mercredi en présence du maire de la capitale du Bambouck, Mayacine Camara.

La pose de la première pierre de l’Unité départementale d’assurance maladie (Udam) vient d’être faite à Koungheul dans la région de Kaffrine sous la présence des autorités de la région. Cette structure traduit une volonté de déconcentration du programme gouvernemental de Couverture maladie universelle (Cmu) en vue de faciliter l’accès aux services de santé.

La cérémonie présidée par l’adjoint au préfet du département consacre des acquis importants dans le développement de cette initiative publique. Au cours de la rencontre, le maire de la capitale du Bambouck, Mayacine Camara, a lancé un appel à toutes les structures déconcentrées mais aussi à toutes les collectivités territoriales du département pour accompagner les populations en les encourageant à venir adhérer dans les mutuelles de santé. « L’avènement de la Cmu, qui était un engagement essentiel du programme du président Macky Sall «Yoonu Yokute», constitue un moyen puissant pour promouvoir l’accès à la santé des populations résidant dans des zones rurales. En notre qualité d’élu local assumant l’exécutif, notre devoir est de rendre opérationnel ce dispositif à vocation sociale sur le terrain », a soutenu l’édile de Koungheul.

Pour sa part, Serigne Diouf, chef de service régional de la Couverture maladie universelle (Cmu) de Kaffrine a indiqué que « ce partenariat avec la commune de Koungheul autour de l’édification du siège de l’Udam est une traduction concrète du rôle que doit jouer les collectivités locales dans la mise en œuvre de ce programme de Couverture maladie universelle qui est un des piliers du Plan Sénégal Emergent (Pse) ».

Selon lui, la construction d’un siège est fondamentale pour poursuivre la dynamique de développement de l’assurance maladie dans la zone.

A cet égard, il a exhorté les autres élus locaux du département à s’inspirer de l’exemple du maire du chef-lieu de département en facilitant l’accès à un siège fonctionnel pour assurer la coordination des mutuelles de santé. M. Diouf a, par ailleurs, souligné l’importance toute particulière que le président de la République accorde à l’accès des populations à des soins de santé de qualité.

Elimane FALL

Hier, c’est aux pas de charge que le ministre délégué en charge de la reconstruction et de la requalification des banlieues, Papa Gorgui Ndong, a fait le tour des points bas dans la ville de Thiès.

En présence du maire de la ville, Talla Sylla, de Lamine Diallo, l’édile de la commune de Thiès-nord et des représentants des autres communes de Thiès, il s’est rendu au terrain Cosmos du quartier Serigne Abdoulaye Yakhine Diop où l’aire de jeu est déserté pendant l’hivernage parce que transformée en un vaste marigot. Même phénomène évoqué du côté du marché de « Xeulga » à Darou Salam par des populations riveraines qui soutiennent qu’après chaque grande pluie, elles sont envahies par les eaux de ruissellement jusque dans leurs chambres. « Il arrive même que des gens pris de panique appellent au secours », a confié Libassa Diop, un habitant de la zone.

Puis le convoi s’est rendu au quartier Sampathé où le canal qui passe sous la voie ferrée est quasi obstrué par le sable et des gravas déposés par les eaux de ruissellement. Une situation qui provoque un refoulement des eaux vers les maisons avoisinantes qui sont ainsi inondées à chaque saison des pluies.

A Nguinth où la nappe phréatique affleure, la végétation aquatique confirme que cette zone n’est pas appropriée pour des habitations. A la fin visite, le ministre délégué a annoncé que la requalification de la zone de Nguinth est bien engagée parce que Thiès a bénéficié de 210 logements dont l’appel d’offres a été lancé, l’espace trouvé et le marché attribué. « Il ne reste que de tous petits réglages à faire pour le démarrage de la construction des maisons destinées à reloger ces populations », a-t-il lancé.

Selon lui, ses techniciens ont pris bonne note de ce qu’ils ont vu et, après examen, des solutions transitoires afin de soulager les populations seront proposées parallèlement au plan décennal de lutte contre les inondations comme réponse durable. « Le tout pour une enveloppe de 766 milliards de FCfa dont 66 ont déjà été engagés dans des travaux depuis 2012 », a-t-il ajouté. Au quartier Nguinth, 176 familles ont déjà été recensées comme devant quitter la zone névralgique.

Mbaye BA

En tournée dans le cadre du programme de la modernisation du transport urbain à l’intérieur du pays, le secrétaire général du ministère du transport et des infrastructures, Jules Aubin Sagna, a procédé, avant-hier, à la remise des clefs de 8 minibus au groupement d’intérêt économique des transports à Thiès. Ce fut à la gouvernance en présence du gouverneur, Amadou Sy et des professionnels locaux.

Un dernier lot qui boucle les 86 véhicules dont la ville de Thiès a bénéficié dans le programme de renouvellement du parc automobile destiné au transport urbain. Selon lui, 400 emplois ont déjà été créés dans l’activité dans la ville de Thiès. « Il est heureux de constater, au vu de l’exposé des transporteurs de Thiès, que l’activité est rentable », s’est-il réjoui. Du côté des clients, la mobilité à moindre coût est à saluer même s’ils souhaitent que le rythme dans la rotation des bus dans les lignes devienne plus fluide.

Mb. BA

La cérémonie de pose de la première pierre des travaux de construction du siège de l’unité départementale a été effectuée mardi dernier à Sokone. C’est une réalisation d’un coût de 50 millions de FCfa financée par la coopération belge à travers son Projet d’appui à l’offre et à la demande de soins (Paodes). La cérémonie a été présidée par l’adjoint au préfet, Yagou Bâ, en présence du maire de la commune de Sokone, El Hadj Moustapha Guèye, des autorités sanitaires et locales ainsi que des populations.

L’Unité départementale d’assurance maladie (Udam) de Foundiougne initiée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale et la coopération technique belge à travers son projet Paodes va bientôt disposer d’un siège flambant neuf pour un coût de 50 millions de FCfa. Financé par Paodes, ce bâtiment R+2 sera bâti sur un terrain de 600 m2 attribué par le maire de la commune de Sokone. Le Conseil d’administration (Pca) de l’Unité départementale d’assurance maladie (Udam) de Sokone, Bassirou Dia, a exprimé toute sa satisfaction pour cette action de la coopération technique belge. Aussi a-t-il remercié vivement la coopération technique belge « qui a compris que pour un système de santé performant, il faut appuyer la demande de soins et l’offre de soins ». Selon lui, dans le département de Foundiougne, tout un chacun peut constater les réalisations de la coopération technique belge à travers son Projet d’appui à l’offre et à la demande de soins, notamment la construction d’un poste de santé et le relèvement du plateau technique du centre de santé de Sokone. Il a également indiqué que ce siège qui sera inauguré dans trois mois va encore rendre visible la mutuelle et augmenter sa crédibilité.

Un taux de couverture maladie de 75%
Il a tenu à remercier le maire de la commune, El Hadj Moustapha Guèye, pour sa promptitude à octroyer à l’Udam la parcelle.

« Si nous avons eu ces résultats en peu de temps, nous le devons à la synergie d’actions des acteurs qui se trouvent dans ce département », s’est-il plu à dire. Le Pca est d’avis que la particularité du département de Foundiougne est que tous les maires ont enrôlé des indigents dans les mutuelles de santé et cela a permis de relever le taux d’enrôlement. « Aujourd’hui, sur le plan de la couverture par rapport à l’objectif national, Sokone est la première commune du Sénégal à atteindre un taux de couverture de 75% et globalement pour le département de Foundiougne, nous sommes à un taux de 46%. Nous ne sommes pas trop loin de l’objectif national dans le département de Foundiougne », a-t-il déclaré. C’est pourquoi il a lancé un appel à l’ensemble des acteurs à travailler davantage pour qu’ils puissent atteindre l’objectif national qui est de 75%.

La directrice de l’Udam de Foundiougne, Mme Ndèye Bineta Mbow Sané, a rappelé que l’Etat du Sénégal, pour créer les conditions d’une extension durable de la protection sociale, s’est fixé comme objectif de porter le taux de couverture à 75% d’ici 2017 dans le plan stratégique de développement de la couverture maladie universelle (2013-2017). L’ Udam de Foundiougne créée en 2014 polarise les 17 antennes dont tous les maires et le président du conseil départemental sont membres du conseil d’administration. Mme Sané a révélé que l’Udam a atteint son taux d’autonomie de 25%. L’ Udam de Foundiougne compte aujourd’hui 71.000 bénéficiaires. Les autorités, notamment l’adjoint au préfet, Yagou Bâ et le maire de la commune de Sokone, El Hadj Moustapha Guèye, ont tenu à saluer les efforts fournis par la coopération technique belge à travers le projet Paodes. Ils ont invité tous les acteurs, notamment les maires, à poursuivre l’enrôlement des populations.

Oumar Ngatty BA

L’incidence des contraintes liées à l’instabilité du cadre d’intervention et à la gestion de ses instruments de gouvernance, sur la délivrance de services par les Ong, fait ressortir l’urgente nécessité de trouver des solutions immédiates mais aussi d’engager le dialogue avec l’Etat pour la création d’un environnement et l’instauration d’un partenariat favorables à l’exercice apaisé des missions de service public des Ong.

L’incidence des contraintes liées à l’instabilité du cadre d’intervention et à la gestion de ses instruments de gouvernance, sur la délivrance de services par les Ong, fait ressortir l’urgente nécessité de trouver des solutions immédiates mais aussi d’engager le dialogue avec l’Etat pour la création d’un environnement et l’instauration d’un partenariat favorables à l’exercice apaisé des missions de service public des Ong.

C’est ce qu’a déclaré, en substance, le coordonnateur du Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc, 10ème Fed), Abdel Kader Ndiaye.
Au cours d’un atelier régional de partage sur le cadre d’intervention des Ong, qui a regroupé dans la capitale du Nord une cinquantaine de membres du Congad et de la société civile, M. Ndiaye a justifié l’organisation de cette rencontre.

A cet effet, il a rappelé que les organisations de la société civile (Ong et associations de développement) jouent un rôle important dans divers secteurs de la vie nationale. Elles participent, aux côtés du gouvernement, de ses partenaires et des communautés de base, à l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques et programmes de développement. Cependant, a-t-il précisé, plusieurs Osc (organisations de la société civile) vivent une certaine vulnérabilité qui limite leur autonomie et leurs capacités à livrer durablement des services de qualité aux couches défavorisées. En outre, a-t-il poursuivi, avec l’adoption du décret 2015-145 du 4 février 2015 portant sur les modalités d’intervention des Ong ainsi que la signature attendue de la Convention cadre Etat-Ong, un nouveau mécanisme se met en place, qui nécessite une appropriation et un suivi efficient à tous les niveaux. Plus explicite, l’un des responsables du Congad, Demba Diallo, a laissé entendre que, dans un tel contexte, le Congad (Conseil des Ong d’appui au développement) s’engage dans une action globale autour des axes que sont « le renforcement des échanges entre l’Etat et les Osc, la diversification des sources de financement et des modalités d’accès, la poursuite du processus d’analyse des capacités opérationnelles et de la viabilité institutionnelle des Osc au Sénégal, avec l’outil d’indice de pérennisation des Osc, en partenariat avec Management System International/Msi ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans un communiqué du mouvement national pour le Développement humain durable « Les 4K » qui nous est parvenu à la rédaction, il est souligné que le Forum « Convergences endogènes & intercommunalités » sur le développement humain durable se déroulera à Djibidionne dans le département de Bignona, le 29 avril 2017. Le forum est organisé par le Mouvement national pour le développement humain durable « les 4K » en collaboration avec les municipalités de Djibidionne et de Suelle, accompagnées des associations de développement de plus de 100 villages des communes de Suelle, de Djibidionne, de Sindian et d’organisations de la société civile nationales et internationales. Le Forum, à en croire les informations fournies par le coordonnateur du mouvement Magatte Dièye, se tiendra à la fois dans l’année d’aboutissement des Objectifs de développement pour le millénaire et l’année de lancement de l’Agenda post 2015 du développement, de la maturité de l’Acte 3 de la Décentralisation et de la mise en œuvre des politiques et programmes de développement du Plan Sénégal Emergent.

L’objectif d’un tel forum cherche, selon Magatte Dièye, à garantir une adéquation entre les projets de développement à réaliser et les besoins exprimés à la base. Il s’agira aussi de formuler des stratégies à mettre en œuvre, à partager avec l’ensemble des acteurs participant au développement du territoire (populations, société civile, élus, Etat, partenaires au développement, chefferies traditionnelles, coopération décentralisée, migrants, etc.). Le mouvement « Les 4K » vise, à travers cette activité, à promouvoir un développement endogène intercommunal concerté.

B. B. SANE

Les Ziguinchorois sont mécontents de l’inachèvement de la reconstruction du tronçon rond-point « Jean Paul 2-Aline Sitoë Diatta », dans le cadre de la réhabilitation de la RN6. Ils ont déploré le fait que les travaux soient arrêtés depuis plus d’un an. Ils souhaitent que l’Etat débloque la situation au grand bonheur des usagers et occupants des habitations riveraines.

Les populations locales ont expliqué qu’elles souffrent beaucoup des lenteurs qui sont notées dans les travaux de reconstruction de ce tronçon de la route du Sud, Ziguinchor-Tanaff-Kolda, située sur l’avenue Dr Gabriel Carvalho. « Nous ne connaissons pas les raisons et ne voyons même pas l’ombre d’un ouvrier. C’est comme si c’était un laisser-aller en ce moment ». Les Ziguinchorois ont déploré, entre autres désagréments, la fermeture de cette route à la circulation, contraignant ses usagers à faire un détour. Ils n’ont pas manqué de faire état de l’accès difficile de certaines maisons riveraines et des cas récurrents d’inondations durant l’hivernage dernier.

« Nous craignons que cela se répète cette année encore, puisque la reconstruction de la route n’est pas terminée, y compris les caniveaux pour l’écoulement des eaux pluviales vers le fleuve », a fait remarquer la dame Coumba Diatta, ménagère de son état et habitant le quartier Santhiaba.  Par ailleurs, les populationsdisent redouter une recrudescence des accidents sur ce tronçon, qui continue à être emprunté malgré sa fermeture. En fait, à cause son inachèvement, cet axe routier est très étroit pour l’instant et ne dispose d’aucun aménagement secondaire tel que les trottoirs, ralentisseurs et autres panneaux de signalisation. Selon cet administrateur de société, par ailleurs conseiller municipal, Jacques Idrissa Guèye, « nous sommes tous exposés à des risques d’accidents graves sur cette voie : piétons, cyclistes, automobilistes et cyclomotoristes ».

Il n’a pas occulté les personnes âgées, les enfants et les tout-petits ».
M. Guèye a cité l’exemple « des conducteurs des motos Jakarta qui roulent à tombeau ouvert, au risque de leur vie et de celle de leurs passagers ». Sans compter l’indiscipline de certains chauffeurs et conducteurs de motocyclettes, ainsi que le non-respect du code la route par beaucoup d’entre eux.

El Hadj Moussa SADIO

Grâce à un financement de 25 millions de FCfa du Programme national de développement local (Pndl), les populations d’une partie de la commune de Ndiébène Gandiole, plus précisément celles du village de Ricotte et des localités environnantes, bénéficieront d’un important projet d’adduction d’eau potable dans les plus brefs délais.

Au cours de la cérémonie officielle de lancement de ce programme d’extension du réseau d’eau potable vers Ricotte présidée par le maire de Ndiébène Gandiole, Arona Sow, les populations du Gandiolais ont poussé des cris de joie pour témoigner leur gratitude et leur reconnaissance aux autorités municipales de cette partie de l’arrondissement de Rao, aux autorités administratives, aux responsables du Pndl et de l’Agence régionale de développement (Ard), qui n’ont ménagé aucun effort pour leur permettre de nourrir l’espoir de disposer bientôt du liquide précieux.

Salimata Bâ et Khardiata Sow, au nom des populations de Ricotte, se sont réjouies de la mise en œuvre de ce projet qui envisage de mettre incessamment en place des bornes fontaines dans ce terroir. Elles ont vivement remercié le maire Arona Sow et son équipe pour l’intérêt particulier qu’ils accordent aux doléances du Gandiolais relatives à l’accès à l’eau potable.  Le maire s’est dit très touché par ces remerciements et a réitéré l’engagement indéfectible du président Macky Sall à tout mettre en œuvre pour permettre aux populations des villages les plus reculés, des localités les plus enclavées, d’avoir de l’eau potable en permanence.
 Arona Sow a également rendu un vibrant hommage à l’Ong « Le Partenariat », à Sicoval, qui a lancé, le mois dernier, à Ndoye Diagne, un autre programme d’extension du réseau d’eau potable à partir du nouveau château d’eau de Leybar.

Mb. Kh. DIAGNE

C’est dans une ambiance carnavalesque, riche en sons et couleurs, que le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a inauguré l’espace public « Khalifa Oumar Niane » bien aménagé dans la commune de Niandane (une localité du département de Podor située à plus de 200 km de Saint-Louis) par l’Agetip pour un coût global de plus de 80 millions de FCfa.

En présence du maire de la commune de Niandane, El Hadj Malick Gaye, par ailleurs Directeur général de l’Agetip, de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses du département de Podor, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a laissé entendre que cet espace est une très belle place pour l’organisation des grands évènements sociaux, économiques, religieux et culturels. Cette esplanade est juste à côté du mausolée d’El Hadj Oumar Niane, qui était un grand Mouhadam de Seydi Ababacar Sy.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr s’est surtout réjoui de la ferveur et de l’engagement des populations de la commune de Niandane derrière leur maire, El Hadj Malick Gaye: « c’est remarquable et c’est rare de voir cette symbiose entre un maire et ses populations. Je félicite et j’encourage El Hadj Malick Gaye pour les efforts constants et louables qu’il a déployés en vue de mobiliser derrière lui toute une population acquise à sa cause et résolument engagée à collaborer étroitement avec lui pour le développement de Niandane ». A en croire le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, le maire El Hadj Malick Gaye est dans la dynamique citoyenne et cela est rassurant.

Abdoulaye Diouf Sarr a également pris bonne note des du message fort délivré par les représentants des maires du département de Podor et de l’arrondissement de Thillé Boubacar.

A ce propos, il a précisé que ces derniers sont conscients que le développement du Sénégal sera porté par les territoires. Et, de ce point de vue, les représentants de ces maires ont formulé des préoccupations déjà prises en charge dans le cadre des différents programmes de l’Etat, notamment le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), et autres projets de développement de grande envergure mis en œuvre par le Pndl et l’Agetip.

Ici à Niandane, a-t-il ajouté, « nous réitérons l’engagement indéfectible du président Macky Sall à faire en sorte que le Sénégal se développe à partir de territoires viables, compétitifs et porteurs de développement ». Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a souligné que l’expérience enrichissante de Niandane fera tache d’huile dans notre pays grâce à la compétence avérée du maire El hadj Malick Gaye, qui prêche par l’exemple dans l’humilité et la discrétion. Le premier magistrat de Niandane s’est réjoui de cette mobilisation dont ont fait montre les populations pour adhérer massivement à ce projet d’aménagement de cet espace public et à toutes les actions de développement entreprises par son équipe municipale. Il a enfin réaffirmé sa farouche volonté de traduire en actes concrets la vision du président Macky Sall en matière de développement économique, social et culturel de la nation.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

« Bâtissons notre grande mosquée : un Mbourois, un sac de ciment ». Tel est le thème de la seconde édition de la randonnée pédestre de l’Association « Solidarité mbouroise » pour apporter un appui conséquent aux travaux de construction de la grande mosquée de Mbour qui s’est effondrée en 2008. Cette activité est prévue le dimanche 30 avril.

L’information a été donnée samedi par les membres de l’association, lors d’un point de presse au cours duquel il a été fait le bilan de la première édition qui a permis de rassembler un peu plus de 200 tonnes de ciment.

De l’avis de Fodé Danfa, les fonds et le ciment collectés n’ont même pas permis de faire la première dalle à cause de l’immensité du chantier qui nécessite plusieurs centaines de millions de francs. Selon Fodé Danfa, près de 25 millions de FCfa en nature et en espèce ont été remis à l’imam de la grande mosquée pour la réalisation des arcades, mais aussi pour compléter les poteaux. « Après estimation, les techniciens en charge des travaux ont fait savoir qu’il leur manquait 30 millions de FCfa pour réaliser la dalle », a-t-il indiqué.  L’objectif de cette randonnée pédestre est, selon le président de l’association « Solidarité mbouroise », de collecter au moins 50 millions de FCfa.

M. Danfa a jugé anormal que les travaux de cette grande mosquée traînent encore au vu des nombreuses potentialités dont regorge Mbour dans tous les domaines. Il a invité tous les fils du terroir à apporter leur contribution pour  finir les travaux dans les meilleurs délais.

S. O. FALL

De nombreux cadres supérieurs, fils et ressortissants de Saint-Louis ont tenu, samedi dernier, une assemblée générale dans la capitale du Nord en vue de mettre en place une nouvelle association apolitique, qui se mettra au service du développement économique et social de la ville.

Le président de séance, le Pr Mamoussé Diagne, a saisi cette occasion pour rappeler que « le seul parti qui compte pour tous les membres de cette association, c’est Saint-Louis ».

M. Diagne s’est réjoui de la mise en place d’un bureau provisoire de cette association, des contributions éminemment positives de tous ceux qui ont assisté à cette première assemblée générale, qui ont permis de réfléchir globalement sur le fonctionnement de cette nouvelle structure qui s’évertue à œuvrer pour le développement économique, social et culturel de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), longtemps considérée comme un centre d’excellence, de «téranga», du bon goût, de la mode et de la douceur.

Selon le Pr Mamoussé Diagne, cette association a pour but de rassembler les fils, amis et sympathisants de Saint-Louis, de toutes opinions, de toutes obédiences, de tous âges, pour réfléchir sur les problèmes auxquels est confrontée cette ville tricentenaire. Elle ambitionne de promouvoir le développement durable de cette vieille cité, de concevoir et de veiller scrupuleusement sur la mise en œuvre de projets de développement économique, social, environnemental, culturel, etc., de la ville de Saint-Louis. Il sera question également pour cette association, d’appuyer les initiatives, les actions et les programmes conçus pour exécution par les autorités municipales, départementales, locales et gouvernementales.

Au cours d’un débat large, démocratique, enrichissant et fructueux, il a été retenu que tout membre titulaire doit posséder une carte de membre, payer régulièrement ses cotisations et participer aux activités de l’association. Peut être membre d’honneur, toute personne qui aura témoigné, par ses actes, d’un intérêt marquant pour la ville de Saint-Louis (l’ancien maire de Saint-Louis, Abdoulaye Diaw Chimère a été proposé comme membre d’honneur).

La qualité de membre d’honneur est toutefois conférée par l’Assemblée Générale sur proposition du bureau. Cette association qui n’a pas encore de nom (de nombreuses propositions faites dans ce sens ont été enregistrées et seront étudiées) peut également comprendre en son sein un collège de conseillers dont les membres sont choisis par l’Assemblée Générale en fonction de leur expérience et de leurs capacités à aider à la réflexion et à la mise en œuvre des programmes économiques, sociaux et culturels.

Synergie prometteuse
L’Imam Ratib de la grande mosquée de la pointe Nord de l’île de Ndar, Cheikh Ahmeth Tidiane Diallo, a formulé d’intenses prières pour un succès éclatant de cette association en gestation, qui se veut le porte-étendard d’un engagement citoyen, le fer de lance d’un développement harmonieux et durable de la ville amphibie de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux).

L’Imam Cheikh Diallo a exprimé sa joie d’être l’un des témoins de cette nouvelle synergie prometteuse, qui rassemble des fils et ressortissants de Saint-Louis de tous les horizons, autour de l’essentiel, c’est-à-dire le devenir de la ville. L’Imam a surtout invité tous les membres de cette association à se retrousser les manches, à se ceindre les reins, pour travailler dans l’unité et la cohésion. Ceci en vue de dépasser les clivages politiques et de s’entendre sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour relever dans un élan de mobilisation et de solidarité tous les défis qui interpellent cette ville. La réflexion se poursuit et d’autres Ag permettront de parfaire le travail remarquable effectué samedi dernier par les membres de cette association.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Asc « Jamm Bugum » de Niakhar devenue une véritable association de développement a organisé, durant deux jours, sa quatrième édition de l’agriculture et de l’élevage. Selon le président de ladite association, Mame Birame Sène, « Jamm Bugum » s’investit dans l’agriculture avec principalement la culture du mil (200 ha emblavés en mil chaque année) pour montrer un nouveau type de jeune qui sait pendre des initiatives locales et personnelles. Aussi, a-t-il rappelé que son modèle qui consiste à la contractualisation avec un opérateur de marchés lui a valu de nombreuses distinctions et une aura internationale.

Le président de l’Asc « Jamm Bugum » de Niakhar, Mame Birame Sène, a rappelé que cette rencontre a été organisée pour fêter la quatrième édition des journées de l’agriculture et de l’élevage organisée par cette association. Selon lui, trois ans déjà, l’Asc a institué ces journées qui consistent à mettre en évidence tout ce qui est lié à l’activité de l’agriculture et de l’élevage. Il a également fait savoir que la finalité est de participer au développement du Sénégal qui doit émerger. Il est d’avis que cette émergence doit passer par l’ancrage de la base voire de la jeunesse. « L’élevage et l’agriculture sont des secteurs-clés pour le développement du Sénégal. Nous avons jugé nécessaire de nous investir pour montrer un nouveau type de jeune, un nouveau type qui n’attend plus quelque chose de l’Etat mais qui prend ses initiatives locales et personnelles pour véritablement aller de l’avant et poser les actes afin d’aller vers ce développement-là», a-t-il souligné.

Lors de ces journées, le président Mame Birame Sène a rappelé que cette association exploite chaque année 200 ha. Les principales actions sont, entre autres, l’exploitation de 200 ha de mil chaque année avec des jeunes (garçons et filles). Cette association occupe la chaîne de valeurs qui va de la production à la transformation en passant par la commercialisation. Dans leur programme, elle organise des consultations gratuites du bétail et aussi le concours pour le meilleur cheval et le meilleur mouton de la localité. Cette Asc est aussi agréée par l’Etat parce que ses membres sont des semenciers. « Ce sont des activités que nous faisons et qui nous permettent de prendre en charge les préoccupations des populations à la base pour lutter contre l’insécurité alimentaire », a-t-il dit. Aussi, a-t-il cité le cas d’un producteur qui a fait deux tonnes à l’hectare cette année. Selon lui, cela leur permet de faire du mil non seulement une culture vivrière mais également une culture de rente. « C’est la nouvelle orientation que nous avons prise dans nos activités d’agriculture », a-t-il ajouté. « Jamm Bugum » est une Asc qui allie football et oriente également plus ses actions vers les activités de développement. Elle est devenue une association de développement. « Nous avons été lauréat de plusieurs prix à travers notre activité d’agriculture et sur le plan du sport. Nous avons gagné cette année la coupe du maire. Nous continuons à allier les deux activités », s’est-il plu à dire.

Fixation des jeunes
Le président Mame Birame Sène a indiqué que son association à réussi à fixer beaucoup de jeunes dans le terroir. Aujourd’hui, a-t-il révélé, beaucoup de jeunes qui étaient partis à Dakar leur reviennent. « Ils y gagnent leur vie. Par exemple, un jeune parvient à avoir 2 à 3 tonnes de mil qu’il vend et investit dans l’élevage de petits ruminants. Les jeunes ont dit qu’ils ne veulent plus aller à Dakar, ils préfèrent rester dans le terroir et participer à son développement », a-t-il témoigné. M. Sène a expliqué que tout cela leur a valu beaucoup de prix et une aura internationale. Cette Asc a été primé lauréat premier prix de la sécurité alimentaire 2016 par le ministère de l’Agriculture et c’est le projet Pafa qui leur a permis d’arriver à ce niveau. Son association a participé au concours international sur l’éducation au développement durable pour représenter le Sénégal. En dehors de cela, a-t-il confié, il y a deux routes d’apprentissage que nous avons accueilli cette année. Il a également dit qu’il s’est agi d’une première route qui a regroupé sept pays de la sous-région et une autre qui a regroupé 16 pays du monde entier pour venir apprendre le modèle qu’ils sont en train de vulgariser, de réaliser ici à Niakhar. « Cela a fait tache d’huile, car nous recevons chaque mois des gens qui viennent de l’étranger. Mais nous voulons que cela fasse d’abord tache d’huile au Sénégal », a-t-il expliqué. Le président Mame Birame Sène a fait savoir que l’association a créé une sorte de faîtière à laquelle plus d’une cinquantaine d’associations sont affiliées. Pour la commercialisation du mil récolté, il a fait savoir que l’association a un modèle qui consiste à contractualiser avec un opérateur de marchés et ce modèle est en train d’être vulgarisé. Cette Asc se distingue de par son ouverture vers l’extérieur. Lors de ces journées de l’agriculture et de l’élevage, le président Mame Birame Sène a expliqué que plus de 150 petits ruminants, une cinquantaine de chevaux et une trentaine de vaches ont été vaccinés gratuitement. Un concours du plus beau cheval et du plus beau mouton de Niakhar a été organisé.

Oumar Ngatty BA

La mairie de Saint-Louis, en partenariat avec la Direction générale des impôts et domaines (Dgid), le Service de coopération et d’action culturelle (Scac) de l’ambassade de France et avec l’appui technique de l’Ong Le « Partenariat », a tenu une rencontre dans le cadre de la mise en place de la commission de la fiscalité locale (Cfl). Cette réunion devait marquer l’effectivité de cette entité.

Les autorités l’avaient soutenu lors de la première phase d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation, censée permettre la création de territoires viables, compétitifs et porteurs de richesse. En effet, dans leur logique, après la phase 1, il fallait décentraliser les ressources. C’est pourquoi il était convenu que la seconde phase de cette réforme majeure devait être financière afin d’accroître les ressources des collectivités locales. Cette volonté  correspondait avec la dernière révision du Code général des impôts entrée en vigueur en  janvier, qui instaurait une commission de la fiscalité locale dans chaque commune. Cette structure pilote, devenue effective dans la ville du Nord, devra permettre, de manière inclusive, aux populations de participer au recensement de l’assiette fiscale et à la participation de toute la communauté de manière inclusive à l’effort de l’imposition. Pour Aïda Mbaye, adjoint au maire, dans le souci d’associer les populations, « nous avons pris les chefs de quartier et parmi ceux-ci 16 commissaires ont été désignés pour recenser le bâti dans chaque partie de la commune, avec l’appui des techniciens de la Dgid ».

Dans la pratique, Nicolas Dupuis, coordonnateur de l’Ong « Le Partenariat », opérateur de la dernière année d’exécution du projet gouvernance urbaine et fiscalité locale, a souligné l’importance de mettre en place des fiches d’imposition. Pour M. Dupuis, il est important de créer les mécanismes d’une discussion entre les collectivités locales, les populations par le biais des commissaires et les autres acteurs avec comme objectif, « permettre aux municipalités de pouvoir capter les ressources fiscales nécessaires aux financements de certains de leur projets ». Le responsable de l’Ong Partenariat a aussi fait savoir que la Cfl est un élément essentiel de la gouvernance posée par l’Acte 3 de la décentralisation, avec comme but recherché la territorialisation des politiques publiques. Au-delà des fonds de concours que verse l’Etat aux collectivités, la question des financements innovants devient de plus une réalité avec surtout les Partenariats publics-privés (Ppp) pouvant permettre aux mairies et conseils départementaux de dérouler des projets structurants. C’est pourquoi M. Ngor Dione, chef des services fiscaux de Saint-Louis, a souligné l’importance de ce dispositif dont le but est de mobiliser les recettes locales. Il a rappelé que l’Etat et les populations sont au cœur de la gestion fiscale, avec la recherche au niveau de la Cfl, d’une approche transparente, inclusive dans le domaine de l’imposition.
Pour rappel, cette première rencontre des Cfl suscite des attentes fortes au niveau local et national car devant servir de référence aux autres collectivités locales.

A. M. NDAW

Hier, le maire de la ville de Thiès, Talla Sylla, a effectué une visite de chantier sur la route qui passe devant l’école élémentaire et le poste de santé du quartier Hersent. Devant les chefs de quartier de Hersent et autres environnants, il a tenu à dire que « ces chantiers du programme de modernisation des villes ont été lancés par l’Etat du Sénégal et ses partenaires que sont la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement.

Avec les 15 kilomètres de routes bitumées offertes à la ville de Thiès accompagnés de réseaux d’assainissement et de systèmes d’éclairage public de qualité mais aussi de l’opportunité de voir toutes les infrastructures telles que les écoles ou les postes de santé réhabilités, le programme de modernisation des villes va changer le visage des quartiers bénéficiaires comme Hersent, Jaxaw, Cité Lamy, entre autres.

« En tant que démembrement de l’Etat, j’avais annoncé que mon magistère à la tête de la ville de Thiès sera marquée par une politique de décrispation avec le pouvoir central tout en tenant compte de la fierté et de la dignité légendaires de notre communauté, car la ville Thiès est au cœur du Sénégal », a-t-il rappelé. Selon ce dernier, cette rupture est déjà effectuée avec l’amorce du développement de la ville balisée par le plan de développement ficelé et dont le financement avoisine les 79 milliards de FCfa. « Ceci pour dire que nous sommes en mouvement et sur ce chemin du développement économique et social de notre ville, nous ferons en sorte que les populations elles-mêmes puissent l’accompagner à tout point de vue, voire même financière. Voilà les véritables enjeux à  gagner », a soutenu le maire de la ville de Thiès. Dans sa phase 1 portée par l’Etat du Sénégal, le programme de modernisation des villes a démarré des travaux sur une distance de 6 kilomètres. Pour la phase 2, accompagnée par les partenaires financiers, l’appel d’offres sera lancé en ce mois d’avril et va concerner 9 autres kilomètres linéaires de routes bitumées.

Mbaye BA

Une mission exploratoire du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma)  est en tournée au centre du pays, dans l’optique d’un démarrage imminent de ses activités. La délégation conduite par le coordonnateur Moussa Sow et du général Abou Thiam s’est notamment rendue dans les localités frontalières des régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick.

 Les localités frontalières de Niaguène Walo dans le département Nioro et Pathé Thiagaye dans celui de Kaffrine   ont reçu, mercredi et jeudi, le coordinateur du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) avec à sa tête son coordonnateur Moussa Sow accompagné des gouverneurs des deux  régions de Kaolack et de Kaffrine, du général Abou Thiam et des membres du comité de pilotage dudit programme. L’objectif de cette visite est de préparer, sur le terrain, le démarrage imminent des activités de cette initiative gouvernementale visant à « contribuer et à renforcer la politique de gestion des localités situées en zones frontalières, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations et la mise en place d’infrastructures et d’équipements » selon le coordonnateur national Moussa Sow. Il a ajouté que ledit programme « relevait d’une volonté politique du président de la République de désenclaver les zones frontalières, de les doter d’équipements et d’infrastructures de base et d’assurer la sécurité de ces zones limitrophes des pays voisins ». Le Puma est en instance de lancement dans les 10 régions frontalières du Sénégal. S’adressant à ses interlocuteurs  dans les régions visitées, le patron du Puma est revenu sur les raisons de son déplacement: « C’est de partager le programme avec les acteurs territoriaux, les élus locaux et les populations à travers la commission régionale dirigée par le gouverneur qui va permettre d’optimiser la maîtrise des actions qui doivent être initiées dans le programme d’investissements frontaliers ».

Par ailleurs, M. Sow a promis une hiérarchisation des actions dans les zones frontalières afin de régler le problème de désenclavement et d’assurer le développement durable et la sécurité dans ces territoires. La finalité est d’apporter des solutions et d’améliorer les conditions de vie des populations riveraines. A signaler qu’avant les régions de Kaolack et de Kaffrine, la délégation du programme gouvernementale était dans celle de Fatick pour une mission similaire.

 

Elimane FALL

Fatoumata Déo Cissé, chargée de mission à la présidence de la République, conseillère municipale départementale et dirigeante sportive dans cette partie orientale, a organisé une randonnée pédestre pour amener les populations de Tambacounda à s’inscrire sur les listes électorales.

Fatoumata Déo Cissé, chargée de mission à la présidence de la République, conseillère municipale départementale et dirigeante sportive dans cette partie orientale, a organisé avec succès une randonnée pédestre pour amener les populations de Tambacounda à s’inscrire sur les listes électorales.
Le but visé est de relever le taux d’inscription qui est de 51% dans la commune et de 59% dans le département et de pousser 1.000 personnes à s’inscrire sur les listes électorales. C’est tôt le matin, vers 7h 30, que les randonneurs, vêtus de tee-shirts et de casquettes, se sont lancés pour  battre le macadam.

Partis de l’esplanade de la gouvernance en déversant des spots citoyens par les hauts-parleurs qui invitaient les habitants à aller s’inscrire, ils ont fait le grand tour pour atteindre le plus grand nombre en passant par la place feu Abdou Cissokho à l’Ouest, le rond-point dit Tassangoro, la gare routière Kothiary à l’Est, avant de revenir sur leurs pas. A la fin de cette randonnée pédestre, Fatoumata Déo Cissé de souligner que l’initiative a reçu l’appui du président de la République. Pourtant, dans la région, seul le socialiste président du Conseil départemental, Sina Cissokho,  l’adjoint au maire Bounama Kanté du Psa et Ibrahima Bâ, responsable de l’Apr à Koussanar, ont répondu à son appel.

« Les autres responsables de son parti Apr ont peu fait cas de cette initiative », s’offusque la conseillère. Après avoir invité les populations de la ville, notamment les femmes cinquantenaires, à faire du sport comme c’est le cas ce jour dans la capitale pour prévenir les maladies cardio-vasculaires, Mme Cissé a soutenu qu’il faut relever le faible taux d’inscription qui est de 51% dans la commune et de 59% dans le département. C’est pourquoi elle a invité les populations à s’inscrire massivement sur les listes afin que l’objectif de «100% ou même 200% soit atteint» avant la clôture de l’opération.

Elle s’est fixée comme objectif, à travers cette manifestation, de mobiliser 1.000 personnes à inscrire dimanche sur les listes électorales.

Plaidant pour l’augmentation du nombre de commission, Fatoumata Cissé a indiqué qu’il reste «insuffisant», bien qu’il soit passé d’une à trois commissions dans la commune. Deux nouvelles machines ont été installées depuis le 23 février dans la commune, qui s’ajoute à l’unique commission qui y opérait. Elle a lancé un appel vibrant au président de la République et au ministre de l’Intérieur d’aider les populations en amenant surtout des commissions mobiles à faire face à l’immensité de la région.

Pape Demba SIDIBE

Les populations de quatre villages, (Tintinkome, Dialandinto, Béroto et Soukoutoto), tous de la commune rurale de Djirédji, viennent de battre le macadam pour réclamer de meilleures conditions d’existence.  L’appel lancé pour une grande mobilisation a été bien entendu puisque la satisfaction des doléances tenait à cœur ces populations qui se sont toutes présentées sans tenir compte de l’âge. La première doléance à satisfaire et dans les plus brefs délais est l’extension de l’électricité jusque dans cette zone. Cela ne demande pas un investissement colossal puisque les villages plaignants sont à moins d’un kilomètre du chef-lieu de la commune qui est desservie par la haute tension. La doléance, précise Souleymane Diaby, le porte-parole du jour des populations, est vieille de plus de dix ans. Si l’on sait aujourd’hui que l’électricité n’est plus un luxe.

La conséquence de cette absence est que même pour charger les portables, il faut aller jusqu’à Djirédji ou une localité plus éloignée qui a de l’électricité. Autre point de complainte des populations, le manque de forage; et là ce sont les femmes qui souffrent le plus puisqu’elles parcourent de longues distances pour aller se procurer le liquide précieux. Autre conséquence, leur degré de pauvreté est devenu plus aigu, ne pouvant plus s’adonner à leur principale activité génératrice de revenus qui est le maraîchage.

«Ne pensez surtout pas à la connexion, les populations vous répondent: nous ignorons cette nouvelle technologie pourtant aujourd’hui indispensable dans ce domaine. Nous sommes toujours au Moyen âge comme les élèves de la zone d’ailleurs. C’est pourquoi ils sont moins performants que leurs camarades des zones électrifiées», répond le porte-parole du jour. Avec toutes ces difficultés, ce n’est pas de si tôt que cette partie de la commune rurale de Djirédji prendra son envol économique. En attendant des lendemains meilleurs. La doléance sera portée à la connaissance du chef de l’Etat.

Malamine Kamara

La septième session de dialogue sur la justice et la sécurité s’est tenue hier à la mairie de ville en présence du général Cissé, président de Partners west africa-Sénégal (Pwa). Elle entre dans le cadre d’un programme pilote financé par l’Usip (United states institute of peace) et mis en œuvre par Pwa.

Guédiawaye a été retenue comme la localité qui doit abriter la phase pilote du programme au Sénégal. L’atelier organisé à Guédiawaye à cet effet avait permis de noter entre autres que les défis sécuritaires étaient nombreux au niveau de la localité : vol, agression physique et sexuelle, bagarre, affrontements entre équipes et supporters (navétanes), entre autres défis qui, somme toute, ne sont pas spécifiques à Guédiawaye car se retrouvant dans toutes les mégalopoles d’Afrique.

Guédiawaye a été choisie grâce à l’engagement des acteurs justifié par l’intérêt manifesté par les populations, les autorités des services déconcentrés et décentralisés, la jeunesse, etc. Lesquelles ont procédé, avec les organisateurs, à un diagnostic de qualité et une analyse fine pour aboutir aux résultats ayant conduit à ce choix, parmi d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Président de Pwa, le général Lamine Cissé a indiqué que le but du programme est d’améliorer les relations entre les communautés et les forces de sécurité ainsi que leurs capacités à identifier et résoudre en synergie les défis sécuritaires locaux grâce à un processus de réforme inclusif et participatif dans les localités pilotes. En effet, dans le but d’identifier conjointement et de résoudre les problèmes locaux de sécurité grâce à des processus de réforme transparents et participatifs, le processus de dialogue a été inclusif et organique à travers l’organisation de séances de dialogue intra et inter groupes, ainsi que d’autres activités déterminées par les participants tout le long du processus.

Le général Lamine Cissé a estimé qu’on ne peut pas épuiser les questions de sécurité. «Chacun fait ce qu’il peut et essayer d’anticiper les violences», a-t-il soutenu. Cette présente session permet de lancer le premier projet de collaboration développée conjointement à l’issu des six sessions antérieures entre les acteurs précités dans le but de soulever les défis de sécurité dans notre communauté. Directrice exécutive de Pwa, Aîdara Ndiaye a rappelé que la présente session marque la fin de la première partie du projet qui a enregistré l’organisation de six sessions de dialogues dans les cinq communes de Guédiawaye, mais aussi le redémarrage d’un nouveau cycle avec le financement de projets identifiés par les acteurs (participants aux précédentes sessions de dialogue).

Abdou DIOP

Une autre enveloppe financière de 130 millions de FCfa sera injectée dans la mise en œuvre du programme d’éclairage public de la commune de Saint-Louis, a annoncé samedi, à Balacoss, le premier magistrat de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), Amadou Mansour Faye.   

Le président du conseil municipal de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’exprimait à l’occasion d’un « Yendou marron ou Yendou républicain » organisé à Balacoss par l’adjoint au maire Alioune Badara Diop, responsable de l’Apr et directeur général de l’Onas.

Devant un public très nombreux qui a répondu à l’invitation d’Alioune Diop, le maire Mansour Faye a précisé que cette enveloppe supplémentaire de 130 millions de FCfa permettra d’achever le travail remarquable effectué par les autorités municipales et leurs partenaires dans le cadre du projet d’amélioration de l’éclairage public de la ville tricentenaire.
L’édile de Saint-Louis n’a pas manqué de rappeler que lors de la première phase de ce projet, une première enveloppe de 50 millions de FCfa a déjà permis d’éclairer l’avenue Général De Gaulle et de nombreux quartiers du faubourg de Sor, de l’île de Ndar et de la Langue de Barbarie.

Au cours de cette rencontre d’échanges avec les populations de Balacoss et des quartiers environnants, le maire Mansour Faye a pris bonne note des doléances formulées par les intervenants et a promis de les examiner en vue de leur trouver les solutions les plus adéquates. Il s’agit notamment de l’épineux problème du chômage endémique des jeunes, du pavage de certaines rues et artères de la commune, de la vétusté des bâtiments qui abritent certains établissements scolaires, du défaut d’éclairage public constaté dans certaines parties enclavées de la ville de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux à Saint-Louis).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le conseiller économique, social et environnemental, Mbaye Ndiaye, a mis à profit les journées économiques organisées par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) pour inviter les autorités municipales de la capitale du Nord à saisir les nombreuses opportunités offertes par l’intercommunalité. Cela, en vue de disposer, dans les plus brefs délais, d’un terrain viable et à usage d’habitation, destiné au relogement de ces nombreuses familles sinistrées de la Langue de Barbarie et du Gandiolais victimes des derniers raz-de-marée.

Selon Mbaye Ndiaye, conseiller départemental et responsable de l’Apr à Pikine Saint-Louis, il faut impérativement trouver assez d’espace entre les périmètres communaux de Saint-Louis, Ndiébène Gandiole, Diama et Gandon, pour recaser ces sinistrés dans de très bonnes conditions.

Ceci, a-t-il précisé, pour la bonne et simple raison que la commune de Saint-Louis étouffe et ne dispose pas d’une grande zone qui pourrait accueillir toutes ces familles vulnérables.

Après avoir rendu un vibrant hommage au maire Mansour Faye pour les efforts constants et louables qu’il a déjà déployés en vue de reloger une bonne partie de ces familles sinistrées dans les logements sociaux du croisement de Bango/Ngallèle, Mbaye Ndiaye a exhorté les populations de la ville tricentenaire à changer de comportement.

Il s’est adressé notamment aux charretiers pour les sommer de mettre définitivement un terme à leurs activités délictueuses consistant à prélever régulièrement, de manière abusive et anarchique, le sable marin pour le vendre à des tiers.
Mbaye Ndiaye a également demandé aux pêcheurs d’avoir le réflexe de respecter les consignes des services de la météorologie. Et même s’ils sont autorisés à aller en haute mer, ils doivent nécessairement porter leurs gilets de sauvetage.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Ils ont été plusieurs centaines d’hommes, de chefs coutumiers, de femmes, de jeunes garçons et filles des villages de Youtou et d’Effoc à battre le pavé, la semaine dernière, pour réclamer le désenclavement, l’approvisionnement en eau potable et l’électrification de leur commune Santhiaba-Manjacque. A cet effet, les marcheurs ont parcouru 15 km, sous un soleil ardent, pour rallier Oussouye, le chef-lieu de département.  Au chef de la circonscription administrative, ils ont remis un  mémorandum destiné au président de la République, Macky Sall.

Rodrigue Diatta, porte-parole de l’Entente Effoc-Youtou pour la paix et le développement, initiatrice de la manifestation note que dans les villages d’Effoc et Youtou les malades meurent au cours de leur évacuation vers le district d’Oussouye. Les structures de santé existantes dans la commune de Santhiaba-Manjacque sont dépourvues de tout. Les produits pourrissent sur place faute de piste de production pour les acheminer vers les marchés. Les jeunes ne sont pas initiés aux Tic. Par ailleurs, leur commune n’est couverte par aucun réseau téléphonique.

L’adjoint au préfet, Cheikh Gningue, qui a reçu les marcheurs, a tenu à rassurer ces derniers sur tous les problèmes qu’ils ont soulevés dans leur mémorandum. Il leur fait savoir que le président de la République, Macky Sall et son gouvernement accordent une attention particulière à la situation d’Effoc-Youtou « et, par extension, à tous les villages de la commune de Santhiaba-Manjacque ».
C’est ainsi que l’adjoint au préfet a annoncé aux populations de Youtou et d’Effoc un certain nombre de réalisations que l’Etat compte faire dans la commune de la commune de Santhiaba-Manjacque, dans le cadre du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma).

El Hadj Moussa SADIO

Le Mouvement patriotique pour le développement de Diass (Mpd) regroupant des jeunes de cette localité ont manifesté samedi pour dénoncer le bradage de leurs terres et une mauvaise gestion de leur municipalité. Ils ont invité le président Macky Sall à prendre des mesures pour sécuriser le foncier dans leur commune.

La gestion du foncier de Diass préoccupe les jeunes du Mouvement patriotique pour le développement (Mpd) qui ont manifesté samedi pour dénoncer ce qu’ils appellent le « bradage de leurs terres ». Selon ces jeunes, « les terres de leur commune sont bradées par des élus insouciants de l’avenir de la jeunesse ». À en croire Demba Bâ, un des responsables du mouvement, « une grande arnaque est notée sur le foncier ». Pour exemple, ont-ils relevé, 200 ha ont été octroyés à l’entreprise Van Oers qui s’active dans l’agriculture hors saison à ses débuts. Aujourd’hui, ont-ils dénoncé, le patrimoine foncier de cette entreprise est passé à 700 ha. Sans compter des lotissements qui ne respectent pas les règles de l’art. « La mairie est en train de bazarder nos terres à de vils prix à des producteurs étrangers sans se soucier de l’avenir de sa jeunesse », a laissé entendre M. Bâ. À ce problème viennent s’ajouter ceux de l’absence d’électrification de certains villages, le manque d’infrastructures routières, l’exploitation des femmes à Van Oers, l’accès limité à l’eau potable, l’absence de marché, entre autres. Pour Demba Bâ et ses camarades, « la mairie d’une commune comme Diass devrait être mise entre les mains d’une équipe ambitieuse, dynamique, vertueuse et visionnaire portée par toutes les populations ».  
La mairie n’a pas tardé à apporter la réplique. Mamadou Diouf, président de la commission urbanisme et habitat, a dégagé en touche toutes ses accusations.

Selon lui, ce mouvement est inconnu et veut se faire un nom. La commune, a-t-il indiqué, est en train de se conformer aux réglementations du Code de l’urbanisme, même s’il reconnaît que le lotissement dont font état ces jeunes a fait beaucoup de bruit. « Ces jeunes ne maîtrisent pas les tenants et les aboutissements de ce lotissement. Mais la réglementation a été bien respectée et l’avenir nous donnera raison », a assuré M. Diouf. Il a invité ces jeunes à s’inscrire dans une dynamique de développement au lieu de raconter des contrevérités. Dans le domaine de la santé et de l’éducation, a-t-il indiqué, la mairie a réalisé beaucoup d’infrastructure, même s’il reste  des efforts à faire.

Samba Oumar FALL

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.