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Régions (824)

Les tailleurs constituent la première catégorie socioprofessionnelle à bénéficier du programme de soutien aux corps de métiers (Sam) initié par le conseil départemental de Sédhiou. Ils ont reçu des mains de l’honorable député et président du conseil départemental, Boubacar Biaye, une enveloppe de 5 millions de FCfa, un montant qui entre dans le cadre du démarrage du projet.

Cette enveloppe permettra l’ouverture d’une mercerie avec toutes les fournitures dont les tailleurs ont besoin. Ces derniers n’auront plus besoin d’aller en chercher à Kolda, Ziguinchor et même Dakar. Les tailleurs ont salué cette initiative qui va améliorer considérablement leurs conditions de travail. Les fournitures commandées depuis Dakar se perdaient parfois en cours de route ; ce qui sera un mauvais souvenir. Aussi, ils n’hésiteront pas à envoyer un des leurs faire les achats là où le prix est plus abordable. Le président du conseil départemental leur a demandé de créer un label typique de Sédhiou et qui fera connaître le département à l’extérieur comme la chaussure l’est pour Ngaye Mékhé. Les marchands ambulants seront le prochain corps de métier qui va bénéficier de ce programme, et ils sont pressés de savoir le montant qui leur sera alloué pour faire fructifier leurs affaires.  L’occasion fut saisie aussi pour remettre aux 14 communes du département du matériel consommable après les avoir dotées d’ordinateurs et de matériel informatique. Rappelons que les femmes ont bénéficié, il y a quelques temps, dix millions de FCfa pour les Agr et le club de football en gestation, Sédhiou Fc. Lequel veut être un club professionnel à l’image du Casa sport qui a, pour sa part, reçu dix millions de FCfa.

Malamine KAMARA

Le maire de Médina Chérif demande aux populations de s’impliquer dans l’élaboration du Plan de développement communal (Pdc).

L’électrification rurale, l’adduction d’eau et la construction d’infrastructures marchandes constituent, aujourd’hui, une sur priorité pour la commune de Médina Chérif, une collectivité locale située dans l’arrondissement de Mampatim, département de Kolda. C’est du moins ce que déclare le maire Mamadou Gano qui vient d’organiser une réunion d’information sur le processus d’élaboration du Plan de développement communal (Pdc) et du budget participatif.

Outre les Conseillers municipaux, les 62 chefs de villages que compte la commune de Médina Chérif, les groupements féminins, les associations de jeunes et les imams ont pris part à cette rencontre. « Nous avons organisé une journée extrêmement importante pour le devenir de la commune de Médina Chérif qui est tournée vers la planification. Nous sommes maintenant une commune rurale et cela nous oblige à mettre en place un document de planification communément appelé Plan de développement communal qui doit couvrir l’horizon 2017-2022. Pour cela, il était important qu’il y ait la participation citoyenne à tous les niveaux, notamment au niveau des enquêtes effectuées et des informations venant de chaque zone, de chaque secteur et de chaque village », explique Mamadou Gano. Il demande, dès lors, aux populations de s’impliquer dans l’élaboration du Pdc qui doit, en principe, s’achever au mois de février prochain.

Ce document lui permettra d’aller rechercher des fonds auprès des partenaires pour la réalisation des projets et programmes indispensables au développement de la commune de Médina Chérif qui dispose d’énormes potentialités agricoles, pastorales et hydrauliques. L’approvisionnement en eau des populations et du cheptel, surtout pendant la saison sèche, et la construction d’un grand marché à l’entrée de Diaobé constituent, pour lui, des sur priorités.

Le second volet de cette réunion porte sur l’élaboration du budget participatif. Une initiative qui vient à point nommé puisque Médina Chérif fait partie des deux communes choisies pour l’expérimentation du budget participatif sur les 42 collectivités locales que compte la région de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a dévoilé, hier, le montant du budget de 2017 de la capitale sénégalaise.

Les chiffres du budget 2017 sont répartis comme suit : fonctionnement, 40.880.624.304 FCfa et investissement, 25.792.421.722 FCfa. Ce qui fait un total de 66.673.046.026 FCfa. La session ordinaire a été ouverte la semaine dernière, avant d’être suspendue ; histoire de permettre aux conseillers de bien s’imprégner des dossiers à travers les inter-commissions. Lors des débats, le conseiller Mbacké Seck avait regretté les embouteillages à Dakar où il est difficile de se frayer un chemin. Pour sa part, le conseiller municipal de Yoff, Ibrahima Fall, avait interpellé le maire Khalifa Sall sur les dons offerts à la mairie. A l’en croire, la ville doit éviter la politique de la main tendue. 

Au chapitre des réponses, le maire a signifié à M. Fall, que les projets efficaces de la ville justifient les dons venant des partenaires. Il a cité les projets comme « Le lait à l’école », les uniformes, sans oublier les programmes culturels urbains. « Si nous n’étions pas crédibles, nous ne recevrions rien de nos partenaires », a-t-il expliqué, non sans rappeler les grands chantiers de la mairie de Dakar.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

M. Diop procédait à l’ouverture d’un atelier national de cinq jours d’analyse intégrée du contexte au nom du secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire. Il a saisi l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme. Car, selon lui, « si rien n’est fait d’ici la période de soudure (juin-juillet), plus de 800.000 personnes pourraient être affectées par la pauvreté dans ces zones. Il s’agit des départements de Louga, Kébémer (région de Louga), Matam, Ranérou, Kanel (région de Matam), Goudiry et Bakel (région de Tambacounda). 

Ainsi, il a souligné l’urgence qu’il convient d’accorder à la recherche de solutions pour permettre un accès à l’alimentation à ces ménages. C’est dans cette dynamique que la Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (Snsar) a été lancée en janvier 2016 comme unique référentiel, a souligné Mody Diop, pour assurer aux populations sénégalaises une sécurité alimentaire durable et une meilleure résilience face aux chocs à l’horizon 2035. Ce faisant, il a soutenu que « l’opérationnalisation de la stratégie ne sera effective que par un vaste projet dénommé Programme d'appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnsar) qui sera lancé au courant de ce mois avec la volonté des partenaires au développement d'accompagner l'Etat dans le processus d'élaboration ».

Auparavant, M. Diop a rappelé l’engagement du Sénégal, depuis le mois de mai 2014, dans le processus d'identification des priorités nationales en matière de résilience dans le cadre de l’Alliance globale pour la résilience (Agir) –Sahel et Afrique de l’Ouest. Et ce, afin d'atteindre l’objectif « faim zéro dans 20 ans ».

Un engagement appuyé d’ailleurs par le Programme alimentaire mondial (Pam) dont le représentant à l’atelier, le Dr Diaba Bâ, a réitéré la détermination de l’organisation humanitaire à supporter l’ensemble des politiques de l’Etat. A travers surtout le Comité national de suivi et d’alerte précoce qui permet de suivre ces ménages et d’identifier les zones à risques, mais aussi d’élaborer le plan de réponse qu’il convient de mettre en œuvre.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Les femmes de Koulor, localité située dans le département de Goudiry, à une cinquantaine de kilomètres de Tambacounda, sont aux anges après avoir procédé à la récolte des poissons ensemencés dans leur périmètre piscicole.

Grâce à l’appui du Programme d’appui à la petite irrigation locale (Papil), de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) et aux conseils de l’Ancar, les braves dames ont pu obtenir, pour cette récolte (la énième du genre cette année), quelque 500 kg de poissons qu’elles commercialisent dans la commune et les localités environnantes.
Les femmes de la commune de Koulor s’activent dans la pisciculture. Grâce au projet Papil qui leur a permis la réalisation d’un bassin et à l’Ana qui les accompagne et les suit dans la mise en œuvre, la localité, bien que ne disposant pas de cours d’eau, a tout de même du poisson frais.

Selbé Diouf, la présidente du groupement des femmes, s’en félicite et informe qu’elles mangent du poisson frais et en vendent dans la commune et les localités environnantes. A l’en croire, cette activité leur permet de subvenir à leurs besoins et participe grandement à la lutte contre la malnutrition dans la zone. Poursuivant, Mme Diouf indique : « Nous, les femmes, avons un jardin maraîcher qui produit bien. Maintenant, avec la pisciculture, nous avons du poisson. Voilà, à notre avis, des avancées louables au grand bénéfice des populations ». Outre ce qu’elles en prélèvent pour leurs repas, elle se réjouit aussi du fait que l’activité leur permet d’avoir des revenus pour mieux subvenir à leurs besoins, car les poissons sont commercialisés à 1.500 FCfa le kilogramme. « Et les gens en raffolent », assure-t-elle. Aujourd’hui, les femmes du village trouvent, à travers la pisciculture, une réelle source de devises.

Après chaque récolte, le poisson coule à flots dans la commune où les populations ont pris goût de ce que nous produisons », se félicite la présidente du groupement des femmes.

Autosuffisance en poissons
Malgré ces résultats, elles rencontrent des difficultés. « Nous faisons face à beaucoup de problèmes dont les solutions contribueraient grandement à l’amélioration de la qualité des poissons produits », affirme Selbé Diouf. Entre autres difficultés, elle cite l’approvisionnement en eau du bassin. « Le seul puits dont nous disposons ne peut alimenter le bassin. Si on nous aidait à avoir un mini forage dans le périmètre, nul besoin de dire que la commune sera autosuffisante en poissons, mais aussi en légumes et autres condiments nécessaires à la cuisson », clame-t-elle tout en jetant un regard d’espoir vers le Programme d’urgence communautaire (Pudc).

« La récolte est bonne », atteste Bakary Biaye, le chef d’antenne Est de l’Ana qui accompagne, avec l’Ancar, ces femmes. Cependant, il laisse entendre que si les poissons avaient été correctement alimentés, leurs poids seraient encore beaucoup plus importants. M. Biaye soutient qu’en un certain moment, les femmes avaient des difficultés pour trouver la nourriture nécessaire à la croissance des poissons. « C’est pourquoi, pour cette récolte, les femmes du Gie « Takku Ligguey » ont obtenu 500 kg », dit-il.

Parlant toujours de la récolte, il fait savoir qu’elle se fera progressivement, selon les besoins du marché. Et à chaque fois que de besoin, précise Bakary Biaye, il sera procédé à une pêche et les poissons seront vendus sur place ou dans les autres localités de la commune. Il se réjouit aussi du fait que les autorités de la région s’intéressent à la production des femmes. Selon lui, partout dans la région, des commandes sont envoyées aux dames. «C’est un réel motif de satisfaction », s’enorgueillit le patron de l’Ana dans la zone Est, plaidant également pour la réalisation d’un mini forage en faveur des femmes, éreintées par l’approvisionnement en eau du bassin.

Pape Demba SIDIBE

La lecture du Coran, le vernissage de photos et des activités sportives ont marqué, dimanche dernier, l’agenda de la 3ème édition du mémorial des sportifs disparus de la commune de Plateau.

La journée a été organisée par le doyen Moussa Wane et parrainée, cette année, par le diaraf Baye Meissa Paye de Yakhe Dieuf et de Joher Hachem, directeur d’Aridim. Elle a eu aussi pour marraine Mme Hawa Abdoul Bâ. Comme à l’accoutumée, la lecture du Coran a été faite sous la direction de l’imam Abdoul Sall de Niayes Thiocker, assisté de Tidiane Wane et des imams de la communauté guinéenne, notamment celui de Sandiniéry. Des prières ont été faites pour les anciens sportifs disparus, à l’image de l’international de football Ola Samb, le boxeur El Hadj Keïta et Alioune Sow, ancien champion d’athlétisme de l’Aof, pour ne citer que ceux-là. Le mini basket a été à l’honneur cette année comme activité phare. Les jeunes de l’académie du plateau se sont donné à cœur joie sur le terrain du Cem Abbé Pierre Sock qui a abrité l’ensemble des activités de cette édition chez les cadets tout comme les cadettes. Il en est de même des vétérans qui ont disputé une partie de football. Des démonstrations de « katas » ont été faites par les « karatékas » du Plateau, avant que des diplômes de participation ne soient délivrés au public venu nombreux assister à l’évènement.

B. B. SANE

Le problème d’accès aux soins de santé auquel plus d’une dizaine de villages de la commune de Patar Sine sont confrontés va bientôt devenir un mauvais souvenir. Les populations de ces localités viennent de bénéficier d’un poste flambant neuf de 62 millions de FCfa construit dans le village de Tellayargouye, région de Fatick, par l’Ong Enda Graf.

Organisateur de la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu samedi,  le directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd), Abdoulaye Mbodj, natif de Tellayargouye, a remercié ses partenaires tout en lançant un appel aux autorités supérieures pour qu’un infirmier chef de poste et une sage-femme y soient affectés. La cérémonie a été présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Niakhar, Ameth Sarr, en présence de plusieurs haut-conseillers des collectivités territoriales, maires et invités, ainsi que des populations.

Le directeur général de l’Aibd a d’abord remercié tous ceux qui ont permis à la localité de bénéficier de ce bijou bâti avec une architecture moderne. Il a également remercié leur frère Birame Diouf qui, du fait de sa magnanimité, a scellé le partenariat entre Tellayargouye et l’Ong Enda Graf. Abdoulaye Mbodj a associé à ces remerciements M. camara, directeur général de Miferso, qui a remplacé Birame Diouf et a poursuivi l’ouvrage.  Selon lui, ce poste de santé, d’un coût de 62 millions de FCfa, symbole d’une solidarité agissante par le biais d’une responsabilité sociétale d’entreprise, a été réalisé grâce à un financement de la société sud-africaine « Kumba Ressources », ancien partenaire de Miferso.

Le maire de la commune de Patar Sine, Alioune Diallo, a tenu d’abord à remercier le directeur général de l’Aibd pour toutes actions.

De même, il a magnifié les nombreuses actions de développement d’Enda Graf dans le village de Tellayargouye. Mme Fatou Ndoye d’Enda Graf a indiqué que ce poste de santé va permettre un accès équitable aux soins de santé. Aussi a-t-elle annoncé que le village de Sorokh va bientôt inaugurer son poste de santé en cours de construction. Présidant la cérémonie, le sous-préfet Ameth Sar a tenu à remercier les partenaires qui ont permis la réalisation de ce poste de santé. Il a également beaucoup insisté sur l’entretien de l’infrastructure sanitaire.

Oumar Ngatty BA

 

La commune de Mérina Dakhar est à la recherche de 1,7 milliard de FCfa, précisément pour l’électrification d’une centaine de villages polarisés.

Une requête de financement a été adressée à l’Union européenne (Ue) dans le cadre d’un projet qui été soumis à l’appréciation des populations lors d’un forum organisé, samedi, sur le thème : « Accès à l’énergie pour tous ». Le maire de la ville, Aymérou Gningue, par ailleurs président du Conseil de surveillance de la société Avion handling service (Ahs) Sénégal, a présidé la rencontre en présence du sous-préfet de l’arrondissement, Ndiaté Bakhoum, et des représentants de partenaires intéressés par le projet.
L’ensemble des conseillers municipaux, du Collectif des chefs de village et de nombreux acteurs y ont également pris part pour témoigner, comme l’a souligné M. Gningue, « de l’intérêt tout particulier qu’ils portent au projet d’électrification des villages en phase avec la réalisation de la centrale solaire de Ten-Mérina, dans le village de Touba Mbouki ». Une centrale solaire déjà en cours de construction et dont les travaux sont mis en œuvre par l’entreprise Eiffage, pour le compte de la société française Méridiam, est en phase de terrassement et d’approvisionnement. Le site de 82 ha sur lequel elle sera implantée a impacté une trentaine de propriétaires terriens qui ont été tous dédommagés, a assuré le président du Collectif des chefs de village de la commune.

Seuls 10 % du territoire est pourvu d’électricité
Ce qui fera dire au maire Aymérou Gningue que sa « commune entre de plain pied dans une nouvelle aire de développement endogène ». Poursuivant, il a noté : « Les réalités d’il y a 30 ans ne sont plus celles d’aujourd’hui, et cela doit nous imposer à adopter d’autres comportements et avoir de nouvelles ambitions. La centrale solaire nous a inspirés à initier ce projet d’accès à l’énergie pour tous à travers nos différents villages ». La commune de Mérina Dakhar compte actuellement 115 villages, mais une trentaine bénéficient de l’électricité, dont un peu plus d’une vingtaine connectés au réseau Sénélec et les autres par le biais du solaire grâce à la coopération décentralisée. « Soit 10 % seulement du territoire de 20.000 km2 de superficie pour près de 50.000 habitants disposent de l’électricité », a rappelé Ndiaté Bakhoum, le sous-préfet de Mérina Dakhar.
« Un véritable gap que le projet d’accès à l’énergie pour tous devrait corriger à côté de l’unité de production d’énergie de 30 mégawatts pour un montant de plus de 20 milliards de FCfa », a souligné l’ancien ministre Abdou Fall qui a eu à introduire le thème du forum en tant qu’administrateur de la centrale de Ten-Mérina et président du Conseil patronal des énergies renouvelables du Sénégal (Coperes).

Des partenaires se manifestent
Concernant les avantages liés à cette centrale, il a fait savoir que la production sera reversée à la Sénélec. Et dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, un protocole d’accord a été signé pour la mise en œuvre de mesures sociales d’accompagnement. Pour ce qui est du projet d’accès à l’énergie pour tous, Abdou Fall nourrit déjà l’espoir de le voir bénéficier d’un financement. Pour lui, « le projet est, en somme, une solution réaliste économiquement qui permet d’assurer l’éclairage d’une trentaine de villages par le biais de la coopération à coté du programme d’électrification rurale de l’Etat. Pour ce faire, à côté de la requête adressée à l’Union européenne, des partenaires portugais de Ltp Energy ont manifesté leur intérêt au projet de même que la Compagnie sahélienne d’énergie renouvelable (Coser), une société sénégalaise qui s’investit dans l’installation de mini-centrales solaires dans la région de Matam et dont l’expérience pourrait être dupliquée à Mérina Dakhar ».

Mohamadou SAGNE

Pour l’année 2017, le budget de la commune de Notto Diobass  s’élève en recettes et dépenses à la somme de 155.600.000 FCfa. Il a été voté hier à l’unanimité par les conseillers présents.

Une occasion saisie par le maire de la commune, Alioune Sarr, pour rappeler les priorités qu’il s’est fixées. « Tout d’abord, Il s’agit  du volet de  l’électrification de nos villages dont la quasi moitié est sortie des ténèbres pour accéder aux autoroutes de l’information et de la communication, de la construction des pistes de production où nous allons  faire 40 kilomètres avec le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) sur les 200 répertoriés et des énormes efforts consentis dans la mise en place des infrastructures  de base », a-t-il indiqué. Selon lui, malgré des avancées notoires  dans ces différents secteurs, le maire de Notto Diobass a rappelé qu’il ne sera satisfait que le jour où l’ensemble des  67 villages de sa commune auront de l’électricité et  accessibles  grâce à de bonnes voies de communication. « D’ailleurs, à l’aide de notre plan de développement local et surtout l’accompagnement  des partenaires sociaux, l’accès aux infrastructures de santé et de  l’éducation  des populations s’est  considérablement amélioré », a-t-il déclaré.

Dans le cadre de l’appui aux populations dans la sécurisation du foncier, les villages, les responsables des organisations communautaires de base et les conseillers municipaux sont conviés à une rencontre pour échanger sur une opération d’alignement des concessions dans les villages. « Celle-ci entre dans le cadre de la préservation des intérêts domaniaux des populations », a précisé Alioune Sarr.

C’est dans ce sillage qu’il a inscrit la fermeture des carrières situées entre les villages de Ngolar et de Pout Diack pour cause de nuisances avérées sur l’environnement.
Une décision, selon lui, qui prouve que la municipalité de Notto Diobass n’a jamais eu les mains liées sur ce dossier comme distillé par des adversaires politiques.

Mbaye BA

Depuis que la conduite du projet d’aménagement de la place de l’Indépendance a été affectée, par le Premier ministre, à la mairie de Dakar, les travaux tardent à démarrer. Selon Khalifa Sall, le maire de la ville de Dakar, les retards notés sont dus à des lenteurs administratives et à la conduite de la Sones à réaménager. 

C’est en marge de la réunion du conseil municipal de la ville de Dakar, qui s’est tenue, avant-hier, sous sa présidence, que Khalifa Sall est revenu sur les causes qui plombent les travaux de réhabilitation de la place de l’Indépendance. A l’en croire, deux raisons sont à l’origine des lenteurs notées dans les travaux de réaménagement de ladite place. « Il y a des retards en ce qui concerne la demande de construction, qui est dans le circuit, et le tuyau de la Sones qui doit être réaménagé », a-t-il fait savoir. En outre, par rapport à la conduite de la Sones, le maire a dit avoir « interpellé personnellement » le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, qui, « par la suite, a joint le directeur général de la Sones pour accélérer le processus d’aménagement ». Pendant ce temps, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Renouveau urbain, Diène Farba Sarr, a, lui, fini de réceptionner la place de la Nation ex place de l’Obélisque visitée par le Premier ministre, en attendant son inauguration prévue dans les jours à venir.

M. L. DIEYE

Ces projets ont été lancés en présence de Dieh Mandiaye Bâ, directrice du Centre national d’état civil au ministère de la Gouvernance locale, et de Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm). La construction du centre secondaire d’état civil de Nianing constitue, selon le maire de Malicounda, une vieille doléance. En effet, explique Maguette Sène, la spécificité de sa ville a fait que les populations étaient obligées de faire un grand détour en passant par Mbour pour aller se faire établir un acte de naissance ou déclarer leurs enfants au niveau de la mairie de Malicounda. « Cette situation a longtemps pénalisé les enfants de cette zone dont une bonne partie n’avait pas d’acte d’état civil.

Pour remédier à cela, nous avons décidé de construire un centre secondaire ici, à Nianing », laisse-t-il entendre. D’un coût de 60 millions de FCfa et financé sur fonds propres, ce nouveau centre, qui sera réceptionné d’ici six mois, assure le maire, soulagera les populations et rapprochera davantage les administrés de l’administration. « L’objectif de ce centre d’état civil de Nianing  est de faciliter l’enregistrement des enfants dès leurs naissances afin de leur faire bénéficier de toutes les commodités qu’offrent l’obtention d’acte d’état civil », indique M. Sène. Pour lui, les enregistrements des actes d’état civil permettront à la municipalité de disposer de données stratégiques, en vue d’élaborer une politique de planification stratégique en court, moyen et long termes.

Sécurisation de l’état civil
Au-delà du centre d’état civil secondaire, il a été aussi lancé les travaux de construction de trois ponts de franchissement du ravin de Nianing qui constitue un lieu de convergence des eaux pluviales de toute la zone et coupe en deux le village en période hivernale. A en croire le premier magistrat de Malicounda, les populations sont, à cette période, dans l’impossibilité de se mouvoir. Ces trois infrastructures, d’après lui, vont régler cette équation. Ces projets comportent également une bretelle de piste de 3,5 km qui part de la ville de Mbour jusqu’à Mboulème avec un autre pont vers Santhiou Mbadane. Tous ces travaux, d’un coût global de 150 millions de FCfa, assure Maguette Sène, seront financés par l’Agence de développement municipal (Adm).
Pour madame Dieh Mandiaye Bâ, le maire de Malicounda a relevé un défi qui lui permettra de maitriser sa population. « Nous allons vers la modernisation, la sensibilisation et l’informatisation.
Et à ce niveau, nous sommes accompagnés par des partenaires techniques et financiers, particulièrement l’Union européenne qui a mis de gros investissements pour accompagner l’informatisation de l’état civil, mais également sécuriser les archives », explique la directrice du Centre national d’état civil au ministère de la Gouvernance locale. Selon elle, la numérisation des archives permettra de les sécuriser. « Nous sommes en train d’informatiser la gestion pour rendre l’accès plus facile aux documents », fait savoir Mme Bâ. Avec la finalisation de la réforme du Code de la famille, la généralisation de l’informatisation de l’état civil, le Sénégalais n’aura plus à se déplacer pour se faire établir un acte de naissance. Tous ces acquis, indique-t-elle, sont des pas importants réalisés par le gouvernement du Sénégal avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.

Samba Oumar FALL

La station qui avait pour mission principale la vulgarisation de la production fruitière et maraîchère dans la zone a joué un grand rôle dans l’expansion des Niayes en général.

Le départ des colons et des techniciens sénégalais, qui les avaient supplantés vers les années 1970-1980, n’a rien entaché au fonctionnement de la station agricole de Mboro puisque les organisations de producteurs maraîchers de l’arrondissement de Méouane ont, depuis lors, assuré la relève. Leur président, Modou Ndiaye, trouvé sur les lieux, nous montre quelques-uns des bâtiments qui abritaient la station agricole. « Aujourd’hui, ils nous servent de bureaux de notre association, et c’est là également que se trouve le siège du Réseau des mutuelles d’épargne et de crédit des producteurs des Niayes. Il s’y ajoute aussi l’unité de transformation des femmes qui fabriquent du savon antiseptique. Et tout récemment, nous avons été dotés d’un magasin de stockage des produits maraîchers grâce à un financement du Programme de développement économique des Niayes (Paden) », explique-t-il.

Au niveau de l’unité de transformation, près d’une vingtaine de femmes s’y activent. La secrétaire du groupement, Mme Fatou Top, déclare : « Nous produisons du savon antiseptique à base de « mbeurbeuf » (momardica charantia), d’huile de palme, d’un peu de miel et du citron ». Le produit, souligne-t-elle, est très prisé « par les postes de santé et hôpitaux qui viennent faire leurs commandes chez nous, de même que divers clients qui nous sollicitent. Mais, il faut dire également que nous procédons à des expositions au niveau des foires régionales et à la Fiara. Ce, non seulement pour le savon, mais aussi pour tous les produits tirés de nos diverses activités génératrices de revenus », ajoute Mme Top. Par ailleurs, au niveau de la station agricole, les organisations ont la possibilité d’y tenir leurs rencontres d’échanges et sessions de formation des producteurs.

Par Mamadou Lamine DIATTA et Mouhamadou SAGNE

Mboro est ceinturée de toute part par sa voisine Darou Khoudoss, récemment érigée en commune à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation. Les autorités municipales souhaitent alors une redéfinition des limites communales des deux localités qui ont un même destin. Darou n’est distant de Mboro que de 2 km.

Mme Seynabou Gaye Touré, la présidente du conseil départemental de Tivaouane, souligne que « le conseil départemental va soutenir toutes les initiatives allant dans le sens de l’intercommunalité. Et pour le cas des deux communes de Mboro et Darou Khoudoss, il convient d’opérer une combinaison intelligente sur le plan technique ».

Car, pour la présidente du conseil départemental de Tivaouane, « l’essence du compagnonnage stratégique entre département et communes dans la mise en œuvre des  politiques publiques  devrait se réaliser dans la cadence à entretenir entre collectivités locales sans se marcher sur les pieds ». Elle envisage même de convoquer « La conférence départementale d’harmonisation des interventions pour mieux traduire en actes le soutien du conseil départemental à toutes les actions allant dans le sens de l’intercommunalité surtout entre ces deux collectivités locales ».

D’ailleurs, poursuit-t-elle, « l’exemple a été donné dans le cadre du Peddj où d’un partenariat, la commune de Tivaouane ayant délibéré, sous la demande conjointe du conseil départemental et de la commune de Mboro, pour l’octroi d’un site dans son domaine, nécessaire pour l’aménagement d’une décharge d’ordures et de valorisation des déchets par la transformation en compost ».

A ce titre, Mme Gaye avance : « Nous devons opérer, sur le plan technique, une combinaison intelligente entre les collectivités locales là où des potentialités sont identifiées, les tendances lourdes constatées ainsi que les transformations structurelles sous forme d’innovations majeures dans les secteurs où un impact conséquent est susceptible d’être produit sur la réalité globale ». Une telle démarche permettrait, à son avis, « de définir, de façon commune, inclusive et lisible, toutes les dynamiques de développement cohérentes au regard des options stratégiques fondamentales. Ce, afin d’asseoir les mécanismes pertinents d’intervention des différentes collectivités locales tenant compte de la posture à chaque échelle ». D’ailleurs, sous ce rapport, ajoute-t-elle, « on pourrait parfaitement imaginer que si l’intervention du département et des communes devait être globalement paramétrée à 100, le département devrait prendre en charge 80 % de stratégie et 20 % d’opérationnel, tandis que chaque commune serait amenée à faire l’inverse, c’est-à-dire 20 % de stratégie et 80 % dans l’opérationnel ».

Deuxième commune la plus vaste du pays après Touba, Darou Khoudoss, qui s’étend sur 520 km2, est située à près de 2 km de Mboro (département de Tivaouane). Le site est célèbre pour avoir toujours été la zone d’extraction du phosphate des Industries chimiques du Sénégal (Ics). Toutefois, la présence de grandes entreprises minières comme les Ics et Gco, qui exploite le zircon, ne profite pas encore aux habitants de la contrée, selon le maire Magor Kane.

Entre Darou Khoudoss et les Ics, il s’agit d’une vieille histoire d’amour et de raison. Depuis la création de l’entreprise, par le président Senghor, au début des années 60, les Ics ont toujours beaucoup investi dans le social en assurant notamment à la localité de l’électricité et l’eau gratuitement. Avec la crise économique et la pression démographique, les Ics ne peuvent plus satisfaire la forte demande sociale. « La société avait promis à Darou et Mboro un forage, mais jusque là, cela n’a pas été fait », se désole Magor Kane, le maire de Darou, par ailleurs membre du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Pourtant, depuis près de deux ans, les Ics ont recouvré une santé financière avec l’arrivée des Indiens d’Indorama.

Mais, le maire a assuré que rien n’a changé. « Bien qu’ayant une centrale à charbon, dit-il, l’entreprise ne nous fournit pas même pas l’éclairage public ». Pour les habitants de Darou, l’impact social du géant industriel est encore très faible parce que la commune ne recouvre directement aucune taxe appliquée à la société. « Les Ics paient directement au Centre des grandes entreprises de la Direction générale des impôts et domaines et non à la collectivité locale », déplore le maire de Darou. Même cas de figure pour l’entreprise Grande côte opérations (Gco) qui exploite le zircon dans la zone.

Aujourd’hui, Darou en appelle à l’arbitrage du chef de l’Etat pour recouvrer directement les taxes appliquées aux deux mastodontes de l’économie nationale. Outre des avantages comparatifs dans les domaines du maraîchage (80 % de la production nationale) et de la pêche, Darou compte sur le projet Africa énergy, une centrale électrique à charbon qui sera implantée dans le village de Sao Mékhé 2.

Des impenses ont déjà été payées aux populations à hauteur d’un milliard 500 millions de FCfa. Un ambitieux projet qui va s’étaler sur 150 ha.

Le collège d’enseignement moyen (Cem) de Mboudaye sérère, dans la commune de Ndiendieng, département de Kaolack, a réceptionné une cinquième salle de classe entièrement réalisée par la fondation suisse Hirzel en partenariat avec l’association ‘‘Diapalanté–Helping Hand’’ basée à Genève.

Démarrée en 2013, cette coopération a abouti à la construction de 5 salles de classe dans cette localité du Saloum. Fidèle à une tradition bien établie, l’association « Diapalanté–Helping Hand », grâce à un appui de la Fondation Hirzel Gertrude de Genève, vient de construire une cinquième salle de classe au Cem de Mboudaye sérère, village situé dans le département de Kaolack, arrondissement de Ndiédieng.

Une salle de classe par année, c’est donc ce qu’a réussi l’association franco-suisse qui matérialise un partenariat fécond avec les villageois de Mboudaye sérère qui, entre 2013 et 2016, ont bénéficié de cinq salles de classe grâce à la Fondation Hirzel basée en Suisse, précisément à Genève.

Un partenariat qui porte l’empreinte de Momar Seck, initiateur de ce projet. Ces actions s’inscrivent dans le prolongement de ses activités en tant que professionnel de l’art. En effet, cet artiste plasticien sénégalais de renommée, par ailleurs professeur à l’école internationale de Genève, vit en Suisse depuis plusieurs années. Il est de ceux qui croient que l’éducation reste une opportunité à saisir pour développer un pays.

En tout cas, les actes posés à Mboudaye sérère par l’association coachée au Sénégal par Libasse Ngom ont été bien appréciés par les enseignants du Cem bénéficiaire de cette infrastructure scolaire.

Les parents d’élèves, par la voix de leur porte-parole, ont magnifié ce soutien et réitéré leur reconnaissance aux partenaires qui ont offert aux pensionnaires un cadre adéquat d’éducation. Avant d’assurer aux généreux mécènes une bonne maintenance de l’infrastructure. Pour sa part, Momar Seck a souligné que son objectif n’est autre que d’aider les autorités à développer la société sénégalaise à travers l’éducation. Une action qu’il compte pérenniser avec le précieux soutien de la fondation Hirzel, réputée à travers le monde pour l’attention particulière qu’elle porte aux questions d’éducation comme vecteur principal de développement économique et social.

Elimane FALL

Des populations de Maka Coulibantang ont remis cela samedi. Elles ont rué dans les brancards, à travers une procession les ayant conduites à l’hôtel de ville et à la sous-préfecture, pour exiger le départ du maire Khouraïchi Thiam. Parmi leurs  griefs, l’on note le  bradage des terres, le détournement des fonds de concours en passant par le recrutement d’un secrétaire municipal. Au terme de la procession, elles ont remis un mémorandum au sous-préfet de l’arrondissement.

Les partisans du maire réfutent ces allégations fantaisistes et simplement politiques et menacent de saisir la justice. A noter qu’il est reproché au maire plusieurs choses dont le bradage des terres, le détournement des fonds de dotation, de ceux du Programme national de développement local (Pnld) et du Budget consolidé d’investissement (Bci), tout comme le recrutement d’un secrétaire municipal qui n’aurait guère le profil de l’emploi. Selon le conseiller municipal Seydou Kane, « le maire a octroyé plus de 5.000 ha de terre à des fonctionnaires de la haute administration de Tambacounda et aux conseillers influents de la commune. Et il s’est avéré que la plupart de ces fonctionnaires n’ont jamais fait de demande de terre. C’est pourquoi certains ont tout bonnement rejeté l’offre ». Ce qui semble être grave dans cette affaire, toujours selon M. Kane, c’est que « la plupart de ces parcelles sont tombées entre les mains des exploitants de charbon de bois qui ne font que de la carbonisation. Ainsi, la parcelle de 100 ha se monnaierait entre 5 et 8 millions de FCfa »,  fulmine le conseiller.

Le porte-parole du jour ajoutera dans ses récriminations le fait que la gestion des fonds de dotation de 2014 et 2015 est d’une opacité déroutante, et que, pour ceux de 2016, « ils n’ont, à ce jour, pas été présentés au conseil municipal alors que nous entrons bientôt dans la nouvelle année budgétaire ». Dans le même registre, le conseiller municipal se posera des questions qui demeurent, pour l’heure, sans réponses sur l’utilisation des 16 millions de FCfa de dotation du Bci destinés à la réhabilitation des postes de santé de Fadiacounda et Soubacounda.

Les détracteurs du maire, toujours par la voix de Seydou Kane, soutiendront que « le conseil municipal est en léthargie, que rien ne fonctionne, et aucune réunion n’a été convoquée depuis le 3 février 2013 ». Ils ajouteront que « le maire s’est entêté, malgré le refus de l’autorité administrative, de recruter un secrétaire général qui n’a ni les compétences, ni le niveau d’instruction exigés pour ce poste. Mieux, poursuivront-ils, « Maka bénéficie de deux massifs forestiers aménagés avec l’encadrement du Progede 2. Cela engendre des tonnes de charbon de bois, mais sans aucun impact pour les populations. Les sommes tirées de cette exploitation, à raison de 200 FCfa par sac, sont récupérées directement par le secrétaire général auprès des présidents de massifs forestiers et que la Commission environnement du conseil municipal n’a jamais été associée à quoique ce soit ».

D’autres « fautes de gestion » seront exhibées. C’est pourquoi Seydou Kane soulignera, avec force, que cette fois-ci, les populations passeront à la vitesse supérieure si le maire s’entête à convoquer une session d’orientation budgétaire. « Nous ne lui laisserons point cette opportunité, il n’a qu’à partir », a-t-il averti.

Cependant, les partisans du maire bottent en touche et menacent de saisir la justice. Dady Kane et Mamadou Lamine Bâ n’ont pas aussi mis de gants pour mettre sur la table « la mauvaise foi des détracteurs du maire qui se noient dans des allégations mensongères dont le seul but est de ternir l’image de Khouraïchi Thiam qui a commencé a donné le sourire aux populations de la commune ».

Positions opposées
Dady Kane s’est, lui, posé cette question : « Comment est-ce que l’autorité chargée du contrôle de légalité peut parapher une délibération portant attribution de terres si les choses étaient aussi peu transparentes ? » Le président de la Commission jeunesse » d’ajouter que « c’était une décision du conseil municipal d’attribuer des terres à des gens supposés avoir les moyens d’investir dans la forêt se situant entre Koussanar et Maka, avec la décision de les mettre en valeur au bout de 2 ans ». « Nous avions pensé que ce serait une des façons de juguler le fléau de l’émigration clandestine qui a vu notre commune subir les plus grosses pertes de ce pays avec les possibilités d’emplois que cela aurait pu générer. Ceux qui parlent ont aussi eu leurs lots dedans. Pourquoi voudraient-ils faire croire à l’opinion que ces terres ont été bradées ? » Dady et Mamadou Lamine sont passées à l’offensive pour exiger des comptes « sur les 9 millions de FCfa devant servir à connecter la municipalité au réseau électrique et qui ont été votés sous l’ancienne équipe, tout comme les 40 tonnes de ciment pour la construction de latrines, les 1600 ha attribués à un opérateur économique, les 300 parcelles distribuées et autres ». Ils soutiennent que les détracteurs du maire « sont coutumiers des faits, et ce sont eux qui avaient barré la route à Wade et attaqué le cortège de Macky Sall qui viennent s’ériger, aujourd’hui, en donneurs de leçons. Eux qui ont aussi dilapidé les fonds du comité de gestion du forage. En effet, en 8 ans de gestion, ils n’ont versé que 306.000 FCfa, là où la nouvelle équipe a présenté, en seulement une année, 10 millions FCfa ». dady et Mamadou vont ajouter que « les fonds du Pnld sont utilisés à bon escient, que les montants du Bci serviront effectivement à la réhabilitation des postes de santé cités plus haut et que les jeunes ne doivent point se plaindre, car pour la première fois, dans l’histoire de la commune, toutes les Asc ont été équipées et que des gratifications et autres récompenses ont été offertes lors de la finale de la coupe du maire ». Pour tirer tout cela au clair, ils ont promis de saisir justice afin que leurs accusateurs apportent les preuves qu’ils détiendraient.

Le maire à qui il est reproché une longue absence, soutiendra être présent et convoquera toutes les populations et les journalistes pour tirer l’affaire au clair.

Pape Demba SIDIBE

La voie de contournement de la Gambie via Koumpentoum en passant par Méréto pour joindre Gouloumbou est le meilleur tracé pour désenclaver les régions sud du pays. Les études déjà enclenchées pour la réalisation de ce tracé par les pouvoirs publics ont été fortement saluées par les populations lors du forum axé sur le développement de la localité. Le Comité d’initiative pour le développement de Méréto (Cidem), qui regroupe 22 villages, a demandé, lors de cette rencontre, entre autres réalisations, l’électrification de la zone, la promotion de l’éducation, des infrastructures sanitaires, des forages, des équipements de communication et sportives...

Au cœur des terres neuves, Méréto polarise 22 villages et dessert des agglomérations comme la commune de Niani Toucouleur et celle de Bamba thialène. La localité entend donc jouer son rôle de plaque tournante du tronçon de 100 km qui va désenclaver la zone à travers des pistes de production. La route bitumée promise par le chef de l’Etat, Macky Sall, au cours de la dernière campagne, est très attendue dans cette contrée. Ici, les populations se sont résolument engagées pour la promotion socio-économique de la localité à travers un Comité d’initiative pour le développement de Méréto (Cidem). Pour Abdou Faye, porte-parole du jour, la capitale naturelle des terres neuves veut profiter de cette aubaine, dans la cadre de l’équité territoriale, en misant sur sa forte contribution à la production nationale en mil et en arachide. Pour lui, Méréto, avec son marché hebdomadaire de renom et son rôle économique qui reste très important pour le pays, doit mériter beaucoup d’égards des autorités du pays. Au sortir de leur assise, les membres du Cidem ont souligné que la localité, bien que peu peuplée jusqu’en 1970, a vite connu une boum démographique avec l’implantation de plusieurs villages par la société des terres neuves. Ainsi, le recensement de 2013 a fait ressortir plus de 17.000 âmes. A présent, explique M. Faye, il s’agit de voir les voies et moyens pour concourir à l’implantation d’infrastructures de base pour l’épanouissement des populations.

Inexistence d’infrastructures de base
Dans cette partie du Sénégal, les routes bitumées sont quasi inexistantes, tout comme il est loisible de noter l’absence d’ambulance pour le seul poste de santé de la localité érigé depuis 30 ans et dont l’infirmier est payé par la communauté, soutient le porte-parole. « Ici, le seul collège est en abris provisoires depuis 8 ans. On demande même un lycée pour fixer les 620 élèves de la localité qui ont atteint le niveau du secondaire et représentent 40 % de l’effectif des élèves de Koumpentoum (chef lieu départemental) », ajoute-t-il. « Normal, soutient Abdou Faye, d’autant que le taux d’abandon, surtout des filles, est important et dont l’une des causes reste le manque de tutorat à Koumpentoum distant de Méréto de 50 kilomètres ».

Le mémorandum qui va être transmis aux autorités révèle que tous les paramètres socio-économiques et démographiques justifient fortement que la commune de Méréto mérite une plus grande attention et considération des autorités du pays. Les membres du Cidem ont, par ailleurs, plaidé pour la réalisation de plusieurs infrastructures de base afin de rattraper le retard de la localité en termes de développement. Le défaut d’éclairage, selon eux, ayant pour corollaire l’insécurité ambiante avec les nombreuses attaques à main armée et le phénomène du vol de bétail.

Dans ce bourg, on compte mordicus sur le bitumage de la route Koumpentoum-Méréto-Maka Coulibantang-Gouloumbou qui a été une promesse électorale du président Macky Sall lors de son passage du 3 mars 2011.

Ce tronçon de moins de 100 km de Koumpentoum à Gouloumbou en passant par Méréto désenclave Nettéboulou, la cité religieuse de Maka Coulibantang, entre autres villages traditionnels comme Ndoungousine. Il constitue aussi la voie de contournement naturelle de la Gambie et pourrait contribuer considérablement au désenclavement des régions du Sud. Une politique déjà engagée par le gouvernement actuel, lit-on dans le mémorandum.

Pape Demba SIDIBE

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de soutien au développement agricole et rural à travers la formation et la promotion (Psdar II), le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), Ousmane Sow, ses proches collaborateurs et ses partenaires ont organisé des sessions de renforcement de capacités des acteurs locaux sur la gouvernance économique locale dans les communes de Gamadji Saré, Doumga Lao (département de Podor), Gnith, (département de Dagana), Fass-Ngom, Ndiébène Gandiole et de Saint-Louis.
Au cours de l’atelier de Saint-Louis, ouvert, hier, par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, a rappelé que l’Etat a pris l’option de renforcer la gouvernance locale et le suivi-évaluation des politiques publiques à travers la promotion de territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable.

Selon M. Sow, l’un des défis majeurs à relever consistera à améliorer les capacités des acteurs locaux en matière de pilotage, de coordination et d’animation du développement économique local. A cet effet, a-t-il précisé, l’Ard, dans le cadre de la consolidation du Projet de soutien au développement agricole et rural à travers la formation et la promotion (Psdar II/Sl), a organisé, dans la région Nord, des ateliers sur la gestion des projets de développement économique en mettant le focus sur les coopératives multifonctionnelles. Il s’est agi ainsi de faire un état des lieux sur la prise en compte de la gouvernance économique locale dans nos collectivités, de mettre à niveau les acteurs territoriaux sur la pertinence de l’approche de la coopérative multifonctionnelle pour la promotion du développement économique local et de créer une synergie d’actions entre les différents acteurs locaux, pour une valorisation des potentialités territoriales. 

L’option méthodologique de cet atelier a porté essentiellement sur une approche participative et interactive pour  permettre aux  différents  participants d’exprimer leurs points de vue et d’échanger leurs expériences. D’après le directeur de l’Ard, dans l’optique de contribuer à l’amélioration du niveau de vie des populations dans la région de Saint-Louis, à travers le développement agricole et rural, le Psdar vient de boucler une phase importante de son intervention. Par la réalisation d’infrastructures et équipements modernes, il a été donné à plus d’un millier de personnes bénéficiaires la possibilité d’améliorer substantiellement leurs revenus.  Ousmane Sow a indiqué que la mise en œuvre de la deuxième phase du projet va améliorer et consolider les processus de production engagés dans la phase 1 du Psdar. Au-delà de l’amélioration des outils de production (infrastructures et équipements), il y a besoin de mettre davantage l’accent sur le renforcement des capacités des parties prenantes du projet dans le sens de garantir une bonne dynamique dans la pérennisation des résultats obtenus.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le maire de la commune de Tataguine, Déthié Diouf, veut réaliser, pour 2017, des logements destinés au personnel de santé, des salles de classe pour éradiquer les abris provisoires et de doter la jeunesse d’infrastructures sportives. Il a fait cette déclaration en marge de la finale de la coupe de la municipalité à l’occasion de laquelle les 26 équipes de la commune ont bénéficié de jeux de maillots offerts par le ministre Dage à la présidence, Abdoulaye Ndour.

Le maire de la commune de Tataguine a rappelé que, depuis leur avènement, ils ont adopté une ligne de conduite qui consiste à essayer de prendre en charge les préoccupations des populations. Selon Déthié Diouf, ils ont à leur actif de nombreuses réalisations sur le plan de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique… Aussi, il a rappelé que les populations, notamment les femmes, ont bénéficié d’un matériel d’allègement dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Sur le plan de l’hydraulique, il a promis que certaines localités seront dotées d’eau avec l’Office national des forages ruraux (Ofor). Concernant la santé, M. Diouf a dit vouloir construire des logements pour le personnel de santé. Sur ce, il a cité le cas de Tataguine-Escale où il faut construire un nouveau bâtiment devant servir de logement à la sage-femme d’Etat. Pour l’éducation, il va continuer à ériger de nouvelles salles de classe dans le but de remplacer les abris provisoires. Toutefois, le maire de Tataguine a rappelé que l’Etat a un programme pour éradiquer lesdits abris. S’agissant de la jeunesse, Déthié Diouf souhaiterais qu’elle soit dotée d’un terrain fonctionnel pour cette nouvelle année. Sur le plan de la coopération décentralisée, il a fait savoir que leur plan de développement communal, qui est un outil de planification, va leur faciliter la recherche de partenaires. Parlant du développement, il a annoncé la tenue prochaine d’un forum des partenaires pour qu’ils puissent les aider à développer leur commune. S’exprimant sur les inscriptions pour l’obtention de carte d’identité biométrique, M. Diouf a fait noter que c’est un défi pour eux. « Nous avons déjà envoyé, dans les villages, des équipes de sensibilisation. Nous voulons que Tataguine ait le meilleur taux d’inscription », a-t-il déclaré. Quant aux questions d’état civil, le maire a indiqué que, depuis deux à trois ans, ils ont fait des efforts considérables avec le soutien de son partenaire Vision mondiale.  Le maire s’est plu à dire qu’en 2016 ils n’ont  pas connu un seul cas d’enfant de Cm2 qui n’a pas fait l’examen.  Pour lui,  c’est presque un problème qui est réglé dans sa commune.

Oumar  Ngatty BA

Mme Mané vient de remettre 37 cartons de livres à 10 communes du département de Fatick et au lycée Coumba Ndoffène Diouf. Ces ouvrages de culture générale, maths, physique, anglais et sciences de la vie et de la terre ont été offerts par Gérard Espinéra, conseiller municipal de Melin (France).

En recevant ces paquets, dimanche dernier, à la mairie de Fatick, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a souligné que ces livres vont contribuer à l’amélioration des bibliothèques scolaires. Aussi a-t-il magnifié ce geste de la native de Fatick avant de la féliciter. Mme Mané Joséphine Diouf, ingénieur-documentaliste de l’institut  français de Dakar, a rappelé que c’est dans le cadre d’un partenariat personnel que ces 37 cartons de livres venant de la ville de Melin et offerts par Gérard Espinéra, conseiller municipal de cette ville française, ont été acquis. Ces ouvrages sont destinés aux communes de Diouroup, Tataguine, Loul Sessène, Fimela, Palmarin, Diakhao, Patar, Ngayokhème, Diofior et Diarrère, et au lycée Coumba Ndoffène Diouf de Fatick. Aussi, Mme Mané a rappelé qu’en  en 2006, elle a eu à offrir, grâce à ses partenaires belges,  un fax et des livres aux élèves du lycée Coumba Ndoffène Diouf. Trois ans après, a-t-elle dit,  c’est au tour du Cem Khar Ndoffène Diouf de bénéficier  des livres pilonnés de l’institut français. A cette occasion,  Boubacar  Siguini Sy, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière d’éducation,  a remis au Cem des ordinateurs offerts par l’Adie. Pour Mme Mané, c’est une manière d’aider les Fatickois à accéder à la lecture. Elle a annoncé que prochainement, elle va remettre des camions de ramassage d’ordures et du matériel médical acquis grâce à ses partenaires.

M. Sy, qui est son principal collaborateur, a indiqué que le geste de Mme Mané est une sorte de retour de l’ascenseur. « C’est à travers la lecture qu’on peut améliorer les savoir, les connaissances, la qualité d’éducation des enfants », a-t-il dit. Selon lui, l’acte de la bienfaitrice est une manière d’appuyer la politique du président de la République qui tient au renforcement du capital humain à travers l’éducation, la formation et l’enseignement supérieur.

O.  Ng. BA

Le maire de la commune de Latmingué, dans le département de Kaolack, a prôné, samedi dernier, un approfondissement de la politique de décentralisation au Sénégal, à travers notamment d’autres transferts de compétences et de ressources financières. Selon le Dr Macoumba Diouf, des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique rurale  ou le tourisme devraient revenir aux collectivités locales. Il intervenait en marge d’un tournoi de football dont il est parrain.  

Plus de deux ans après sa mise en place, la réforme de la politique de décentralisation au Sénégal, communément appelée Acte 3, jouit d’un préjugé très favorable de la part des principaux acteurs : les maires. Ces derniers, à l’instar de l’édile de Latmingué, dans le département de Kaolack, voudraient néanmoins un élargissement du champ de leurs compétences pour mieux avoir une maitrise du développement local. «  L’Acte 3 de la décentralisation, de manière générale, est bien perçu de la part des maires, notamment en ce qu’il instaure des communes de plein exercice sur la totalité du territoire. Toutefois, nous estimons qu’il est temps de renforcer les compétences dévolues aux maires pour leur permettre de mieux peser sur le développement à la base dont certains aspects fondamentaux relèvent toujours du pouvoir central ² », a estimé le premier magistrat de Latmingué, anticipant sur les attentes des élus locaux à l’occasion du message du Nouvel An du chef de l’Etat, Macky Sall.

Se voulant beaucoup plus précis, le Dr Macoumba Diouf a cité l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique rurale et le tourisme comme des domaines susceptibles de faire l’objet de transferts aux exécutifs locaux. « En plus de transférer lesdites compétences, l’Etat devrait renforcer les flux financiers en direction des collectivités locales, d’autant plus que, comme l’a reconnu le président de la République, il y a, aujourd’hui, à la tête des communes, de vrais managers capables de diriger des départements ministériels. Il y a un nivellement par le haut au niveau des personnes ressources élues dans les différentes mairies du pays  »,  a justifié le directeur national de l’Horticulture. Prenant l’exemple de l’Office des forages ruraux (Ofor), il a soutenu que l’hydraulique rurale, par son caractère stratégique en milieu rural, doit leur revenir pour plus de cohérence dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). « En milieu rural, les communes qui y sont implantées ont la responsabilité de la mise en œuvre efficiente du Pse. Sous ce rapport, un élargissement de nos compétences et un renforcement de nos ressources ne seraient pas superflus  », a  argué l’élu local en marge de la finale de l’édition 2016 d’un tournoi de la Zone 5 B de Kaolack dont il est le parrain. Il avait à ses côtés les maires du Pôle territoire Sine-Saloum, conduits par le président Omar Bâ, et plusieurs parlementaires de la région de Kaolack. 

Elimane FALL

Le projet de budget 2017 du conseil départemental de Ziguinchor s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 315 millions de FCfa contre 298 millions en 2016. Soit une hausse de 17 millions de FCfa. Il a été examiné et voté vendredi dernier.

Lors du vote du budget du conseil départemental, son président, Fiacre Coly, a assuré que la structure va poursuivre, cette année encore, ses efforts dans les domaines de la santé et de l’éducation.

M. Coly a ainsi annoncé la réhabilitation, l’extension et la modernisation de la morgue du Centre hospitalier régional (communément appelé « hôpital régional » de Ziguinchor. Il a également fait savoir que l’institution qu’il dirige va continuer à apporter son appui financier dans la prise en charge du  personnel d’appoint des lycées et collèges, révélant une prévision budgétaire de quelque 11 millions de FCfa à cet effet.

Fiacre Coly a assuré aussi que le conseil départemental  ne va pas arrêter son apport financier à l’Ief (inspection de l’éducation et de la formation) et à l’inspection d’académie (Ia), afin qu’elles puissent toujours assumer leurs dépenses liées à la prise en charge du personnel qu’il a mis à leur disposition.

En outre, le conseil s’emploiera à équiper les lycées et collèges du département en matériels didactiques et pédagogiques (imprimantes, photocopieuses, rames de papier, craie, etc.), leur construire des toilettes et à organiser à leur profit des journées de l’excellence pour primer les meilleurs élèves, susciter l’émulation en leur sein et contribuer ainsi au relèvement du niveau des lycéens et collégiens de Ziguinchor. Par ailleurs, le conseil départemental prévoit de mener d’importantes actions sur les plans sportif et culturel, et en direction des jeunes.

El Hadj Moussa SADIO

Une grande mobilisation sociale a eu lieu, hier, à l'Espace jeunes de Malika, à l'initiative des femmes conseillères municipales. Elle est destinée à matérialiser leur engagement à s'impliquer pleinement pour l'atteinte des objectifs que se fixe la Couverture maladie universelle.

En présence du directeur général de la Cmu, Cheikh Aboubacar Mbengue, les conseillères municipales ont fait part de leur détermination à contribuer à faire de Malika une commune phare dans la mise en œuvre de la Cmu. Leur porte-parole, Mme Ngayta Wade, a indiqué que l'accent sera mis sur la sensibilisation et la communication pour faire adhérer le maximum de personnes à cette initiative dans la localité de Malika. "Une campagne de communication sera menée. Et partout où le besoin se fera sentir, nous y irons pour sensibiliser la masse", a-t-elle indiqué.

Cheikh Aboubacar Mbengue a estimé qu’au-delà de la sensibilisation de la population, les conseillères municipales de Malika doivent pouvoir jouer un rôle de plaidoyer au niveau du conseil municipal dans le sens d’amener la collectivité locale à faire encore plus pour la Cmu. A ce titre, il s’est réjoui de cette forte mobilisation des femmes de Malika tout en assurant que si toutes les femmes des autres communes se mobilisaient comme celles-ci, l’objectif de 75 % fixé au 31 décembre 2017 sera largement atteint. Il a également salué la réaction du maire Talla Gadiaga qui s’est engagé au nom de la mairie à renforcer les efforts consentis jusqu’ici par la municipalité dans ce domaine.

M. Mbengue a profité de cette opportunité pour expliquer les différents enjeux de la Cmu. Il s’est dit optimiste quant à l’atteinte des objectifs que s’est fixée cette structure consistant à une couverture à hauteur de 75 %. « Il y a déjà 671 mutuelles de santé dans les 552 communes du pays. 11 % des Sénégalais sont couverts par le système des imputations budgétaires et celui des Ipm. Les enfants, qui représentent 15 %, sont pris en charge par l’initiative de gratuité instituée par le chef de l’Etat. Les personnes de troisième âge, couvertes par le Plan sésame, représentent 6 % de la population.

A cela s’ajoutent les 15 % bénéficiaires du programme de bourse, les 700.000 personnes qui, dans les départements pilotes, ont cotisé au niveau des différentes mutuelles de santé. « Si nous maintenons ce rythme, et en intensifiant la communication, nous pourrons dépasser cet objectif. D’autant plus qu’en liaison avec le ministère de l’Education, nous travaillons sur l’initiative de Couverture maladie universelle dans les écoles (primaires, secondaires) sans compter les unités professionnelles (menuisiers, mécaniciens, coiffeurs, etc.) qui, dans le secteur informel, sont aussi concernées », a soutenu Cheikh Aboubacar Mbengue il a ajouté que la Cmu ira vers tout le monde ; ce qui permettra, selon lui, arriver à des résultats heureux.

Abdou DIOP

Abdoulaye Lô est, depuis juin 2014, le maire de la commune de Sébikotane (communément appelée Sébi). Dans cette interview, il revient sur les enjeux d’extension de sa commune qui reçoit de plus en plus de monde. Conscient de ce subit intérêt pour son agglomération, le maire soutient constamment travailler afin d’accueillir, dans les meilleures conditions possibles, ceux qu’il convient d’appeler les « nouvelles populations de Sébikotane ».

Présentez-nous votre commune ?
Sébikotane est l’un des villages les plus connus au Sénégal depuis plus d’un siècle.  C’est là où se situe la première grande école coloniale : « Ecole Sébi William Ponty ». Le séminaire de Sébikotane  qui forme les prêtres est implanté ici depuis 1917. Sébikotane est une bourgade qui existe depuis le 17ème siècle.  Lors de la construction de la voie ferrée Dakar-Saint Louis,  Sébi a eu sa propre gare. C’était d’ailleurs la seule gare construite dans toute la sous-région à part celles qui se trouvaient dans les communes de plein exercice. Ce qui faisait que Sébi constituait une attraction, un lieu de retrouvailles et d’échanges commerciaux. Actuellement, la commune grandit vite. Selon le dernier recensement, elle abrite plus de 30.000 habitants. Ce qui fait que Sébi n’est plus cette petite bourgade d’autrefois. La commune est même plus peuplée que certains chefs-lieux de départements. En effet, depuis la construction de l’autoroute à péage, bon nombre des déguerpis ont quitté Dakar pour venir habiter ici. Ce qui confère plusieurs nouvelles habitations à la localité. Nous pensons que l’intérêt pour cette localité va continuer avec notamment la construction du nouvel aéroport et la nouvelle ville que va constituer le pôle urbain de Diamniadio.

Est-ce que des mesures d’accompagnement ont été prises pour faire face à cette arrivée massive de nouvelles populations ?
Des mesures anticipatrices ont effectivement été prises pour faire face à ces déplacements devenus massifs. Des lotissements ont été prévus à cet égard. Malheureusement, les lotissements qui ont précédé n’ont pas été faits dans les règles de l’art. Nous sommes en train de régler cette situation.  En tout état de cause, il y a suffisamment de places pour recevoir du monde. Sous peu, nous allons procéder à l’affectation d’au moins un millier de parcelles. Il y a également un nouveau lotissement de plus de 20 hectares qui sera bientôt fait. Nous avons aussi créé une deuxième zone industrielle pour accueillir les industries qui aimeraient développer des activités ici. De même, une troisième zone industrielle exclusivement dédiée aux produits agricoles et sylvo-pastorales, et la transformation des produits halieutiques sera créée. Les communes n’ont pas le droit de vendre les terrains. Elles ne doivent percevoir que deux taxes : les frais de bornage et les frais d’autorisation de construction, rien d’autre. Nous n’accepterons pas que des lotissements clandestins viennent mettre en cause ou dérégler le plan d’habitat. Nous en avons d’ailleurs trouvé beaucoup sur place, plus de 150 lotissements clandestins que nous sommes en train de régulariser. Nous ne voulons pas que Sébikotane soit une ville dortoir. Nous voulons en faire une zone d’industrie et de commerce  pour pouvoir englober toute cette jeunesse qui est là et qui a besoin de travailler. Ce sont, pour l’essentiel, des jeunes très qualifiés. Nous avons d’ailleurs procédé à un recensement afin de connaître le profil des uns et des autres pour pouvoir soumettre leur dossier en cas de besoin. 

N’êtes-vous pas confrontés à la pression des promoteurs immobiliers, vu que la commune grandit ?
Actuellement, il y a une pression terrible des promoteurs immobiliers sur les populations qui détiennent notamment des champs et autres.  Ces promoteurs viennent munis de leurs argents,  dans le but d’acheter les terrains, pour ensuite s’adonner à de la spéculation.  Les gens qui sont dans le besoin sont tentés de vendre les terrains. Alors qu’ici, c’est un domaine national ; ce qui fait que personne n’a le droit de vendre les terrains. Ils appartiennent à l’Etat. Nous sommes en train de faire comprendre aux populations qu’elles n’ont aucun pouvoir de certification ou d’appartenance de ces terrains. L’autre particularité de Sébikotane, c’est la forêt classée.  A cet égard, nous remercions le président de la République, Macky Sall, qui a pris la décision de réaménager cette forêt, de lui rendre son lustre d’antan de poumon vert.  Nous lui sommes gré de la réhabilitation de cette forêt et de l’initiative d’amener des solutions sur les manquements. Une partie de Sébikotane était ensevelie, et si l’on ne prend pas garde, cette localité sera, dans 150 ans, sous terre. La décision du président de la République est tombée à l’heure.

En ce qui concerne les infrastructures sanitaires et scolaires, quels actes ont été posés par l’Etat et qu’est-ce qui manque ?
C’est un sujet très important. Mais, j’ai été agréablement surpris de trouver que sur le plan enseignement et éducation, Sébikotane est bien pourvue. Il faut quand même le noter. Nous avons un lycée qui reçoit plus de 2000 élèves. L’Etat est en train de construire un nouveau Cem à l’Est de Sébikotane. Également, un deuxième lycée et un deuxième Cem sont en construction au Sud de Sébi, des infrastructures financées par l’Afd,  qui seront opérationnelles  dès l’année prochaine. Sur le plan de la santé, la commune dispose d’une maternité déjà opérationnelle depuis vingt cinq ans. Nous avons quatre cases de santé. Nous disposons également d’un dispensaire fonctionnel. Lors du dernier conseil interministériel de Dakar, le président de la République a annoncé  la construction d’un hôpital à Sébikotane. Disons, dans deux ans, la commune sera complètement équipée en matière d’infrastructures sanitaires. Au niveau de la mairie, une géomaticienne s’occupe de ce volet. Nous avons des informations très précises et des statistiques qui permettent de connaitre en temps réel les défis à relever. Conformément aux orientations des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), sur le plan sanitaire et éducationnel, nous respectons les normes. 

Avez-vous pensé à la jeunesse qui constitue essentiellement la population, notamment sur les volets aires de jeux et autres ?
Actuellement, nous sommes en discussion avec l’Agence de développement municipal (Adm). Nous disposons d’un stade. Mais, qui n’est stade que de nom.  L’aire de jeu est parsemée de pierres. Il n’y a pratiquement pas de tribunes. Nous sommes en discussion avec l’Adm pour la construction du stade. Avec le pôle urbain de Diamniadio, les communes environnantes peuvent bénéficier d’une infrastructure, et nous avions choisi un stade. Au niveau du ministère des Sports, nous avons fait une requête pour disposer d’un stade fonctionnel pouvant abriter au moins 1000 places avec une aire de jeu gazonnée. Nous espérons que, d’ici à 2019, ce sera fait. Il faut signaler que Sébikotane est l’une des seules communes à détenir une équipe qui joue dans une compétition nationale. Nous sommes en troisième division du championnat national. Il y a une jeunesse qui est vraiment en attente de cette infrastructure.

Vous l’avez dit, il y a pas mal d’usines qui se trouvent dans les alentours de Sébikotane, est-ce qu’elles s’acquittent pour autant des taxes par exemple ?
Pratiquement, une seule usine s’acquittait des patentes.  C’était Fil-Fili. Les autres, non. Nous avons vraiment le cœur gros sur ce sujet, surtout vis-à-vis d’une société comme Senac qui se trouve dans la localité depuis 1966 et qui ne paye pas sa patente et ses impôts à la mairie de Sébikotane, préférant s’en acquitter à Thiès. Nous avons fait tout le nécessaire. Nous avons été à la Dgie. Nous avons vérifié les terres sur lesquelles la Senac est bâtie. Elles sont un titre foncier qui appartient à Sébikotane et domicilié à Rufisque. Rien ne justifie cette posture. Ce sont des amis,  voilà pourquoi nous devons nous dire la vérité. Ce serait vraiment dommage qu’ils attendent que les Finances leur imposent de payer. Les autres nouvelles sociétés qui se sont implantées ici aussi ne payaient pas leur patente. Si ce n’est depuis deux ans. Il y a la Dhl qui paye également à Dakar alors qu’elle se trouve à Sébikotane.

Propos recueillis par O. BA

En dépit de l’heure tardive, en ce samedi de surcroît, de la poussière soulevée par le vent sec souffle sur une immense étendue de terre argileuse. Les ouvriers sont à pied d’œuvre. Nous sommes à Sébikotane. Une localité qui retient l’intérêt des citadins dakarois qui sont de plus en plus nombreux à venir y habiter. Et pour cause, l’Etat du Sénégal compte développer dans les alentours un projet qui répond à la volonté des pouvoirs publics de rééquilibrer les activités de la capitale vers Diamniadio. Une localité qui se situe justement à quelques kilomètres de Sébikotane.

Les temps changent. D’où la perpétuelle nécessité de repenser les temporalités urbaines. Les différents territoires n’évoluent pas tous dans le même sens, ni selon le même rythme. Il demeure, dès lors, nécessaire de prendre acte de l’imprévisibilité des évolutions urbaines. En attendant, la société de bus Dakar Dem Dikk (Ddd) étend son réseau pour couvrir les nouvelles zones d’habitation et d’activité. Elle met aussi en place des lignes express. C’est dire la détermination du gouvernement à faire de ce nouveau pôle la principale attraction.

Les citoyens ayant flairés le coup ne se font guère prier pour venir s’offrir un toit dans les alentours. Le village de Sébikotane, devenu commune, a été fondé par les Sérères en 1736. Chemin faisant, l’implantation, en 1886, de la gare ferroviaire dotée d’un grand quai d’embarquement lui permit d’exercer une polarisation de toute la zone arachidière, se positionnant alors en pôle d’attraction économique dans les années 1900. L’aménagement du chemin de fer Dakar-Niger aura engendré la création des nouveaux quartiers de Sébi-Gare, Keury Kao, Ndiola et Sébi Escale. Son importance va s’accroître avec l’implantation, en 1911, du Grand séminaire Libermann Catholique et surtout l’Ecole normale William Ponty, en 1938, qui fut un creuset de cadres pour l’Afrique noire francophone jusqu’au début des indépendances, en 1960. La population est, aujourd’hui, constituée de Sérères Saafènes en majorité, de Wolofs, de Halpulaars, de Mancagnes, de Diolas, de Soninkés, de Manjaks, etc.

Principales occupations
D’une manière générale, l’économie locale de Sébikotane reste largement tributaire du secteur primaire, notamment l’agriculture. La population est essentiellement composée d’agriculteurs et d’ouvriers agricoles. Cependant, la forme traditionnelle de cultures sous pluies et le déficit pluviométrique cyclique constituent parfois des obstacles majeurs pour la valorisation du potentiel local. Le marché important de la capitale, Dakar, en plus de l’axe routier Dakar-Thiès, font que la plupart des femmes de la localité s’adonnent au commerce des fruits et légumes. L’on y note une unité agro-industrielle et première pourvoyeuse d’emplois dans la commune et ses environs. Les productions de haricot vert, poivron, tomate-cerise, fraise, melon, chou pomme de terre… sont surtout destinées à l’exportation. Puisque la grande majorité de la population est composée de paysans et d’ouvriers agricoles, le style de vie est essentiellement rural. Cependant, une culture de la ville s’installe progressivement par le fait du désengorgement de Dakar et le phénomène de l’émigration. Le type d’habitat le plus répandu est la construction en dur. Néanmoins, les plus démunis vivent encore dans la promiscuité, non sans compter avec la solidarité qui règne dans les concessions.


L’élevage est du type extensif et reste encore l’apanage des Peulhs, installés dans la partie Nord de la commune. Le cheptel cumulé est composé d’ovins, de caprins et de porcins. Par ailleurs, l’aviculture connaît une évolution progressive. Toutefois, le coût élevé de l’aliment de volaille est un obstacle majeur à l’exploitation. Les autres activités sont l’artisanat qui est peu dynamique et l’industrie qui s’implante timidement.

Oumar BA

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