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Régions (1178)

Le Conseil départemental de Kaolack, en collaboration avec l’Agence de développement local (Adl) et le Crédit mutuel du Sénégal (Cms), a initié un programme de financement du développement local à travers des bourses territoriales. Des porteurs de projets pouvant bénéficier d’une ligne de crédit de près de 200 millions dans la zone centrale du pays.

Les acteurs du développement local peuvent désormais bénéficier de dispositifs innovants pour accéder aux financements de leurs projets. C’est un besoin auquel le projet des « Bourses territoriales » pour le Plan Sénégal émergent (Bt/Pse) compte apporter une réponse. Conçu comme une plateforme multi-acteurs de financement placée sous le signe du Partenariat public-privé (Ppp), du leadership des collectivités locales et de la prise en charge par les communautés de base de leur propre destin, ce nouveau dispositif a fait l’objet d’une contractualisation entre l’institution départementale et une Institution de financement décentralisé (Ifd) de la place. Ainsi des porteurs locaux individuels ou collectifs de projets pourront bénéficier à hauteur de plus de 200 millions de FCfa d’accès à des crédits auprès du partenaire financier susmentionné dans le département de Kaolack, a fait noter le patron de l’institution Baba Ndiaye à l’issue de la cérémonie de signature de la convention tripartite.

« Ce projet est le fruit d’une capitalisation d’expériences dans le financement du développement local, notamment les Bourses tremplins pour la lutte contre la pauvreté mise en œuvre par l’ancien Conseil régional de Fatick avec l’appui de la région Poitou-Charentes en France et d’autres menées dans la région de Thiès  », a informé M. Ndiaye, qui a mis en exergue le soutien décisif de l’Agence de développement local en fournissant la caution bancaire indispensable à l’accès au crédit pour les porteurs de projet. Se félicitant du patriotisme manifesté par les autorités du Crédit mutuel du Sénégal (Cms) dans l’accompagnement des initiatives de développement local, il a exhorté le secteur privé de la région à jouer sa partition dans la mise en œuvre de l’Acte 3.

Pour sa part, le directeur général de l’Agence de développement local (Adl), Malal Camara, a loué le partenariat tripartite incarné selon lui par la synergie entre acteurs publics et privés dans la mise en œuvre effective de la territorialisation des politiques publiques. Il a précisé le rôle de caution financière que joue son agence pour permettre le financement d’initiatives individuelles et collectives dans le cadre de ces bourses qui, selon lui, épousent la philosophie des bourses familiales de la Délégation générale à la solidarité nationale (Dgsn). A noter qu’outre les trois institutions précitées parties prenantes de cette convention, le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) intervient dans la bonification des prêts pour amoindrir la contrepartie des bénéficiaires.

Elimane FALL

Les pêcheurs des 13 villages qui constituent le Conseil local de la pêche artisanale de la commune d’Oukout (Oussouye) ont été sensibilisés sur la sécurité en mer hier par le service régional des pêches de Ziguinchor et l’Agence nationale de l’aviation civile et la météorologie (Anacim).

Les pêcheurs du Conseil local de la pêche artisanale (Clpa) d’Oukout ont été exhortés à respecter les conditions et dispositifs réglementaires de sécurité pour éviter les accidents en mer. Il leur a été fortement recommandé de disposer toujours de matériel de sécurité à bord des pirogues : Gps, compas, signalisation, moyens de communication, boîte à pharmacie et autres moyens.

Autant de dispositifs qui peuvent permettre d’organiser très rapidement les secours en cas d’accident ou de risque. L’accent a été également mis sur la sécurité dans la construction des embarcations. La disponibilité des gilets de sauvetage et leur port obligatoire à bord des pirogues n’ont pas été occultés, de même que l’hygiène et la santé de l’équipage.

En fin de compte, le service régional des pêches et l’Anacim ont engagé les pêcheurs ainsi que les propriétaires et capitaines de pirogues d’Oukout à intégrer les notions de risques et d’accidents dans leurs activités de tous les jours. Spécifiquement, les propriétaires et capitaines de pirogue ont été appelés à toujours faire preuve de responsabilité pour protéger leur vie, celle du reste de l’équipage et les biens à bord. Par ailleurs, les pêcheurs du Clpa de la commune d’Oukout ont été formés et sensibilisés sur l’utilisation des informations climatiques et météorologiques en vue de leur sécurité et celle de leurs biens en mer.

El Hadj Moussa SADIO

Le conseil municipal de Diamal (Kaffrine) a voté à l’unanimité, samedi, contre l’implantation d’une usine de décorticage d’arachide à Guisseum, un village du département de Mbirekelane, a constaté l’Aps.

D’une surface de 25 hectares, cette usine appartient à l’opérateur économique Maodo Sarr, par ailleurs président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine. «La construction de cette usine est totalement bannie par les populations de la commune de Diamal, à travers un vote du conseil municipal», a expliqué le maire de la commune de Diamal, Mouhameth Kâ, lors d’un point de presse tenu le même jour. «Maodo Sarr a voulu implanter depuis 2015 une usine de décorticage d’arachide dans le village de Guisseum, commune de Diamal», mais «la population a dit niet à l’implantation de cette infrastructure qui risque de les priver de leurs champs», a-t-il ajouté.

Selon lui, «2 ou 3 hectares suffisent largement» pour abriter cette usine, mais «vouloir prendre 25 hectares de nos terres, c’est trop».  «Le conseil municipal a voté à l’unanimité en faveur de la population. Les conseillers ne veulent donc pas de l’implantation de cette usine dans leur localité’’, même en sachant qu’elle pourrait «apporter quelque chose à notre commune pour ne pas dire à la région de Kaffrine».

«Nous invitons Maodo Sarr à retirer son matériel (conteneur) qu’il a amené sur le site», a lancé le maire de Diamal, selon qui le conseil municipal a recouru au vote pour préserver « l’esprit de la paix» dans la localité. «Nous avons voulu trancher sans invectives ni calomnie», a-t-il soutenu. Selon le promoteur du projet joint au téléphone par le correspondant de l’APS, ce dossier se trouve désormais entre les mains de l’Etat. «C’est une usine qui peut apporter beaucoup à la population de Kaffrine, particulièrement à la commune de Diamal. Elle pourra générer au moins 6.600 emplois», a soutenu Maodo Sarr. «Donc, je ne vois pas l’intérêt de refuser l’implantation d’une telle usine dans une localité», a-t-il dit, soulignant qu’il est dans l’attente de «la décision de l’Etat pour voir si les travaux vont se poursuivre ou pas», puisque les conseillers de la commune de Diamal ont refusé de délibérer en faveur du projet.

APS

Dans le cadre du Programme d’accès universel à l’électricité, la commune de Malicounda va électrifier, dans les deux prochains mois, ses 22 villages pour un coût global de 300 millions de FCfa.

Dans moins de deux mois, les 22 villages de la commune de Malicounda seront tous éclairés. Le maire a réceptionné le matériel destiné à ce programme d’électrification samedi. Il s’agit de 671 poteaux en bois, 8 transformateurs et 20 km de câble. Selon le maire Maguette Sène, ce programme découle d’un financement propre de la commune d’un montant de 300 millions de francs Cfa tirés dans le cadre du partenariat pour la construction de la centrale solaire dans lequel la commune de Malicounda détient 5% des parts de la société d’exploitation. « Nous avons bénéficié de cet appui-là, nous avons fait un appel d’offres qui nous a permis d’acheter tout ce matériel qui nous permettra de connecter tous les 22 villages de Malicounda », a fait savoir Maguette Sène, qui a précisé que ce marché est réalisé sur ressources propres.

Grâce à ce Programme d’accès universel à l’électricité, des villages comme Takhoum, Sinthiou Mbadane peul et sérère, Gandiol, Sinthiou Keïta, Croisement peul, Gagnabougou et Roof qui vivent dans les ténèbres depuis leur création, sortiront très bientôt des ténèbres. De même, a fait savoir le maire, d’autres villages qui étaient insuffisamment électrifiés vont bénéficier d’une extension réseau. A en croire le maire, ce programme va être réalisé d’ici deux mois maximum.

Les chefs de village ont magnifié ce geste qui, à leur avis, va permettre aux populations de profiter de meilleures conditions de vie, mais aussi d’abréger leurs souffrances.

S. O. F.

Après le financement d’environ 63  Groupements  d’intérêt économique (Gie) de femmes à raison de 500.000 FCfa par groupement, l’Association pour le développement du Sénégal Oriental (Adesor) que dirige le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba a offert cette fois-ci 300 casques et 1.200 gilets aux conducteurs de « Jakarta » pour l’amélioration de leur sécurité.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a présidé, samedi dernier, la cérémonie de remise d’un important lot de matériels de protection pour les jeunes chauffeurs de moto taxi « Jakarta » de la commune de Tambacounda. Ce sont 300 casques et 1.200 gilets qui ont été distribués aux conducteurs. Un don qui entre dans le cadre des activités d’accompagnement des jeunes et des femmes initiées par l’Association pour le développement du Sénégal Oriental (Adesor). Une association créée pour venir en aide aux jeunes et aux femmes de la région naturelle du Sénégal Oriental pour le développement social.

Le port de gilet et des casque va à coup sûr permettre à ces bénéficiaires de faire convenablement leur travail. Mamadou Lamine Sow, représentant le directeur régional des Transports terrestres, de soutenir que ces casques sont de très bonne qualité et vont participer  au renforcement de la sécurité des conducteurs. Il  précisera également que pour les mutations des motos, depuis maintenant deux mois, ces jeunes peuvent s’adresser au service des transports sans verser le plus petit franc. Pour M. Sow, « ils auront la carte grise et leur numéro ».

M. Sow a regretté qu’aucun jeune ne se soit présenté et pourtant ils ont été bien informés. Il en a profité pour alerter sur un danger qui guette les populations car, note-t-il, « aujourd’hui des jeunes de 13 ans sont devenus des conducteurs de moto taxi ». Pour ce dernier, souligne-t-il, « les parents doivent savoir qu’il faut 18 ans à chacun de ces garçons pour avoir l’autorisation de conduire afin de passer le permis de conduire ». Le président du Conseil communal de la jeunesse Amadou Bâ qui a salué ce geste de soutien à travers le don que vient de faire l’Adesor, juge qu’il satisfait un besoin pressent dans la sécurisation des jeunes conducteurs. Cette activité concerne plus de 1.500 jeunes de la ville. Parmi eux, certains ont le bac en poche, n’ayant aucune issue pour soutenir leurs familles, avec l’absence d’école supérieure publique.

Ce sont certains élèves en classe de terminale et même d’autres qui ont leur métier qui s’adonnent à cette activité pour arrondir les angles. Il est rappelé que l’association Adesor a fini de financer 63 Gie de femmes, à raison de 500.000 FCfa par groupement. En plus, des ordinateurs ont été remis à des écoles pour améliorer les enseignements-apprentissages.

Pape Demba SIDIBE

Une quarantaine de responsables et représentants d’organisations paysannes, de la société civile, d’Ong intervenant dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, entre Bakel et Mpal, se sont retrouvés pendant deux jours dans la capitale du Nord, dans le cadre d’un atelier de concertation locale organisé par le Groupe de dialogue social et politique (Gdsp) sur le processus de formulation de la deuxième phase du Pniasan.

Selon Alioune Guèye, point focal du Gdsp et membre du Comité interprofessionnel national de la filière riz (Ciriz), l’évaluation de la première génération du Pniasan, qui a eu lieu en 2015, a recommandé de poursuivre l’élaboration d’une seconde phase de ces investissements en incorporant les leçons de la première phase.

Ainsi, a-t-il précisé, sept enjeux majeurs ont été identifiés en Afrique de l’Ouest. Ils tournent essentiellement autour de la nécessité d’assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire, de mieux intégrer la dimension nutritionnelle, d’affirmer et de développer la complémentarité/spécialisation des agricultures dans l’espace régionale, de promouvoir des modèles d’intensification durable, de réduire les impacts sur le climat et de s’adapter aux changements climatiques.

Il est également prévu d’accroître la résilience des exploitations familiales, de mieux hiérarchiser les priorités au niveau régional, de gouverner l’intersectoriel.
En outre, a-t-il poursuivi, le bilan en appelle à la promotion de chaînes de valeur, à une plus large prise en compte de l’élevage et des sous-produits animaux ainsi qu’à accorder une plus forte priorité à l’emploi des jeunes.  Selon Alioune Guèye, cette seconde génération, pour y arriver, devra répondre à plusieurs défis dont une plus forte implication des OP dans la gouvernance de cet instrument.

Il s’agira surtout de faire en sorte que les investissements ne soient pas source de spoliation foncière et d’exploitation minière dans les zones agricoles, de relancer le partenariat entre les OP et les autres acteurs du secteur privé pour transformer et moderniser aussi bien l’agriculture ouest-africaine croissante et urbanisée. Partant de ces considérations et conscients de leurs rôles et responsabilités dans les transformations sociales et économiques de l’agriculture au sens large, les Op et les organisations de la société civile, à travers le Gdsp, se sont résolument engagées à participer, à contribuer et à s’impliquer significativement dans le processus de formulation, de mise en œuvre et de suivi-évaluation du Pniasan.

A cet effet, a-t-il enfin souligné, elles travaillent de façon concertée à la construction de leurs propositions à travers la réalisation d’une série de concertations locale dans les 6 zones agro-écologiques de notre pays, ainsi qu’à l’organisation de deux ateliers nationaux sur le rôle des jeunes et des femmes dans l’agriculture.
Mbagnick Kharachi Diagne                                                                                          


Contexte spécifique
Les activités agricoles dominantes de la zone de la vallée sont la culture irriguée, la pêche continentale et l’élevage. Cette zone agro-écologique, en plus de faire face au défi commun du besoin de protection et de renforcement des exploitations familiales, se voit confrontée notamment aux défis de la réduction des coûts d’accès à l’énergie et à l’eau, de l’instauration de relations contractuelles de confiance entre les acteurs et de valorisation du potentiel hydro-agricole au profit des communautés de base. C’est dans ce contexte spécifique que s’est déroulé cet atelier de concertation locale du Gdsp dans le processus de formulation du Pniasan.
 
Mb. K. Diagne

Une stratégie de lutte innovante contre la prolifération des déchets plastiques se mène à Kaolack, dans la capitale du bassin arachidier. L’initiative soutenue par la municipalité et l’antenne diocésaine de Caritas porte l’empreinte du Comité de développement de Kaolack (Codeka) une plateforme des acteurs locaux.

L’image peu reluisante d’une ville au décor de plastiques dans toutes ses déclinaisons qui colle à la capitale du Saloum, Kaolack, pourrait sous peu appartenir au passé. Pour éradiquer le fléau de la prolifération du plastique qui affleure à chaque coin de rue, parfois sur les arbres, une démarche innovante a été mise en place sous l’égide d’une association locale, le Comité de développement de Kaolack (Codeka), en partenariat avec l’antenne régionale de Caritas. Un combat qui prend les allures d’une croisade, tant l’engagement des acteurs semble sans faille. Parmi les premières communes à disposer d’un centre de prétraitement des déchets plastiques, la municipalité de Kaolack veut prendre le taureau par les cornes. La structure installée sur le front de mer dans le quartier de Koundam réceptionne chaque année 40 tonnes de cette substance non recyclable. En amont, le dispositif fait la part belle aux actions d’information, d’éducation et de communication.

Des écoles élémentaires de la ville déroulent un programme d’éducation environnementale axé sur la lutte contre la prolifération des déchets plastiques et l’acquisition de connaissances sur le tri à domicile des ordures ménagères. Des enfants qui constituent un relais pour les adultes au sein des différentes concessions. Ici le choix s’est porté sur des quartiers périphériques souvent destinataires des ordures ménagères collectées par la voirie municipale et les opérateurs privés.

C’est ainsi que les zones de Touba Ndorong-Ndorong Extension et Diamaguene-Nimzat ont été ciblées par le projet pour un tri primaire des déchets plastiques qui sont acheminés par la suite au centre de Koundam installé avec l’appui de la commune de Kaolack en charge de sa gestion.

Selon Edouard Ndong, responsable de la cellule de l’animation urbaine de Caritas Kaolack, la clé du succès dans cette lutte passe par une démarche inclusive de tous les acteurs sociaux. « Ce qui s’est passé à Kaolack où la commune, à travers le Codeka, a appuyé la mise en place d’un centre de prétraitement. Elle travaille en synergie avec les autres acteurs sociaux comme les conseils de quartier, les communautés scolaires ou les Asc, et elle est à la base des résultats encourageants obtenus dans cette croisade contre la prolifération des déchets plastiques », a analysé cette figure régionale des problèmes urbains. Du côté de la subdivision régionale de l’environnement et des établissements classés, on suit de près cette dynamique. D’autant qu’avec l’adoption d’une législation contraignante visant l’élimination à long terme des emballages plastiques, un signal fort a été donné par l’Etat en la matière. Outre la nocivité du plastique pour la régénération des sols, sa prolifération dans les zones urbaines offre un décor inesthétique et inhospitalier pour nos villes, soulignent les techniciens de l’aménagement des territoires.

Elimane FALL

Une forte délégation du Haut commissariat aux réfugiés (Hcr) conduite par le Délégué régional (Agent de rapport régional) de l’Afrique de l’Ouest résident au Sénégal, M. Simplice Kpandji, a visité pendant trois jours les réalisations de cette institution des Nations Unies dans le delta et la vallée du Fleuve Sénégal.

Accompagné du chargé de projet Mamadou Bâ, de l’Office africain pour le développement et la coopération (Ofadec) et des journalistes, M. Kpandji a constaté de visu dans le département de Podor les réalisations du Hcr dans les domaines de la riziculture, du maraîchage, de l’élevage, de l’artisanat, etc.

Selon Mamadou Bâ de l’Ofadec, ces projets ont été réalisés par le Hcr, en étroite collaboration avec l’Ofadec (Ong sénégalaise), de 2010 à 2017, dans le cadre de son programme « Intégration locale » pour un coût global de près d’un milliard de FCfa. Plus de 12.000 réfugiés mauritaniens ont largement bénéficié de ces projets.
A en croire M. Simplice, les actions de développement entreprises par le Hcr, par l’entremise de l’Ofadec, ont permis non seulement aux réfugiés d’améliorer de manière significative leurs conditions de vie, mais surtout d’être de plus en plus autonomes.

M. Kpandji a laissé entendre que le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Unhcr) a enregistré des résultats satisfaisants dans le cadre de la mise en œuvre de son programme ambitieux, portant essentiellement sur « l’intégration juridique » de milliers de réfugiés mauritaniens dont la volonté est de rester dans la région nord du Sénégal, où ils continuent de vivre dignement leur expulsion de leur pays d’origine depuis avril 1989.

Il s’est réjoui de cette mission du Hcr qui a permis de visiter avec les journalistes et les représentants de l’Ofadec, des parcelles rizicoles et maraîchères, des salles de classe, des projets d’embouche bovine, des cases de santé, des ateliers de tailleurs, de menuisiers ébénistes, d’électriciens, de mécaniciens.

M. Kpandji et sa forte délégation ont également mis à profit cette grande tournée effectuée à Ndioum, Dodel, Ndiackwar, Diolly, Taredji, Mboyo, Ranéré, Guédé village, pour s’entretenir avec les producteurs et les femmes bénéficiaires de l’intervention du Hcr dans la vallée. Ils ont pris bonne note des difficultés auxquelles ces bénéficiaires sont quotidiennement confrontées dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Des difficultés qui tournent essentiellement autour de l’urgence et de la nécessité d’augmenter les surfaces cultivables, les rendements agricoles, d’améliorer les techniques d’irrigation, l’acquisition des intrants et autres moyens financiers pour mettre en valeur des terres cultivables, etc.

Partout où ils sont passés, M. Simplice et sa suite ont été félicités par les populations bénéficiaires des projets du Hcr mis en œuvre par l’Ofadec. Elles se sont réjouies de ce partenariat enrichissant, fécond et fructueux, qui a permis de mettre en place dans le département de Podor un système très performant de crédit revolving (crédit rotatif) destiné à développer et promouvoir les différentes activités génératrices de revenus menées par les braves femmes du Fouta.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le maire de Djignaki veut que les travaux de construction en cours du poste de santé de sa commune aillent jusqu’à leur terme. A cet effet, Moustapha Lô Diatta a très vivement souhaité que les fonds de concours qu’il attend jusqu’à présent puissent lui parvenir afin que la mairie complète les 10 millions de FCfa restants de la contrepartie.

L’édile de Djignaki a assuré qu’il est en train de faire des mains et des pieds pour que le chantier ne soit pas bloqué. « Je ne cesse de me battre, en rapport avec les autorités, pour que rapidement les fonds de concours que nous attendons jusqu‘à présent puissent venir. Puisqu’il a des risques que le chantier soit bloqué », a-t-il fait savoir. Et Moustapha Lô Diatta de demander instamment à l’Etat pour que cet obstacle des fonds de concours puisse être levé rapidement. « J’en ai parlé au ministre de la Gouvernance locale, je me suis ouvert aussi ce matin (vendredi 2 juin 2017, Ndlr) au gouverneur de la région de Ziguinchor, qui m’a apporté son soutien. Et j’ai bon espoir que la contrepartie qui reste pour la commune va être versée et que les travaux vont être achevés dans peu de temps », a dit le secrétaire d’Etat. Il faut souligner que la construction du poste de santé de Djignaki implique la coopération française et la mairie. Quant aux travaux, ils suivent leur cours normal.

Désenclavement de la zone des palmiers
Le désenclavement de la zone des palmiers préoccupe beaucoup le maire de la commune de Djignaki. A l’en croire, il s’en est ouvert au Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc) en vain. « Je dois vous dire qu’on n’est pas arrivé pour le moment à décrocher la moindre piste de production dans la commune de Djignaki, alors qu’on a des difficultés pour relier les villages », a fait savoir Moustapha Lô Diatta. Il n’a pas manqué de rappeler que la zone des palmiers est un secteur de production par excellence de céréales, fruits et légumes. « Malheureusement, il n’y a de routes praticables pour évacuer ces productions », s’est désolé le maire, au même titre que les populations locales. « Je vais continuer les plaidoyers, en ma qualité de maire, pour qu’au moins on ait une piste de production dans la zone des palmiers », a promis Lô Diatta. Il s’est engagé à porter cette récurrente doléance auprès des autorités compétentes pour qu’elle trouve une solution.

Selon l’édile de Djignaki, la reconstruction, telle que prônée par le Président Macky Sall, est en marche en Casamance, de même que la consolidation du processus de paix. A son avis, « le chef de l’Etat, qui a choisi de développer la Casamance pour atteindre la paix, est en train de réaliser des choses extraordinaires dans ce sens ». Et il a tenu à le remercier au nom des ses populations et de ses autres compatriotes du reste de la région naturelle de Casamance. Moustapha Lô Diatta s’est félicité que partout où il est passé lors de sa tournée économique, les populations lui aient confié ceci : « Dites au Président Macky Sall que nous avons vu ce qu’il est en train de faire en Casamance et Inch’Allah (« si Dieu le veut, en arabe), nous serons avec lui, nous allons le soutenir pour les échéances futures ».

El Hadj Moussa SADIO

En proie à une baisse de tension du réseau électrique, des quartiers périphériques de la commune de Tambacounda bénéficient désormais d’une fourniture normale d’électricité.

Retour progressive à la normale. Des quartiers périphériques de la commune de Tambacounda en proie à une baisse de tension du réseau électrique bénéficient désormais d’une fourniture correcte de l’électricité. Cela fait suite à des travaux de remplacement de câbles commandités par la Senelec, pour un coût de 120 millions de francs Cfa. « Nous avons passé deux semaines difficiles », a rappelé le gouverneur El Hadji Bouya Amar au cours d’un Comité régional de développement (Crd). Selon lui, certains quartiers de la commune avaient connu une baisse de tension terrible ; les gens ne pouvaient même pas allumer un frigo, a fortiori un climatiseur.

Répondant à une interpellation sur l’électrification de certains centres d’examen, El Hadji Bouya Amar en a profité pour évoquer ces baisses de tension dernièrement enregistrées. Certains clients touchés par cette situation « étaient dans leur bon droit d’en vouloir à la Senelec », la société nationale d’électricité, qui a « fort heureusement bien réagi », d’après le gouverneur.

Six entreprises recrutées pour cette tâche ont fait « un travail magnifique » afin de remplacer les câbles électriques. M. Amar a reconnu que cela avait été « dur » pour nombre d’usagers d’être privés d’électricité de 8 heures à 23 heures le soir dans certains secteurs, surtout en cette période de canicule, en raison des travaux engagés, mais c’était dans le but de « mieux faire ». « Dans certains quartiers, les gens vous diront (maintenant) que la tension est revenue à la normale et ce travail va continuer avec la Senelec », a assuré le gouverneur ajoutant qu’« en raison du Ramadan, ces travaux ont été suspendus pour éviter les désagréments ». 

La Senelec avait auparavant fait passer des communiqués à la radio pour annoncer ces arrêts de service d’électricité dus à ces travaux.

Pape Demba SIDIBE

La commune de Djignaki, à l’image de beaucoup de collectivités locales de la Casamance, est en pleine reconstruction grâce aux efforts soutenus du président de la République Macky Sall.  Dans cette partie nord-est du département de Bignona, où certains secteurs étaient des zones de non-droit à cause du conflit armé, les villages sont en train de sortir des ténèbres les uns après les autres, au grand bonheur des populations. Des actions sont également en cours pour régler les problèmes d’eau potable, d’éducation et de santé.

Ebinkine, vendredi 2 juin, 12h21mn. Nous sommes dans un des 25 villages qui constituent la commune de Djignaki. C’est la première étape d’une visite de suivi de l’exécution des projets et programmes en cours dans cette collectivité locale. Elle est à l’initiative du maire Moustapha Lô Diatta, par ailleurs Secrétaire d’Etat à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes. « L’objectif de cette tournée économique que j’effectue, justifie-t-il, est de faire l’état des lieux des projets et programmes qui sont mis en œuvre dans la commune de Djignaki. Donc, il s’agit de voir le travail que le président Macky Sall est en train de faire dans ma commune pour accompagner la dynamique de paix et de le montrer aux populations bénéficiaires ». Il lui a paru bon, à la veille des élections législatives et présidentielles, de venir défendre le bilan du chef de l’Etat dans sa collectivité locale. Le premier magistrat municipal de Djignaki l’a fait avec aisance, au regard des nombreuses réalisations du chef de l’Etat ici, à travers le gouvernement.

Il fait une chaleur de plomb à notre arrivée à Ebinkine. Néanmoins, des ouvriers s’emploient à placer des poteaux sur lesquels ils ont commencé à installer des câbles pour l’électrification de la localité. Selon le responsable du chantier, les travaux sont réalisés à 80%. Ils ont débuté en mars, à quelques encablures de la route nationale n°5, à hauteur du village d’Ebinako, qui est distant d’Ebinkine de 3,800 km. « Le raccordement à l’électricité se fera sous peu », a affirmé notre interlocuteur anonyme. Cela ne manquera pas de combler les populations locales qui veulent que les choses se réalisent au plus vite. « Nous sommes pressés d’avoir l’électricité pour pouvoir jouir pleinement de ses commodités », a indiqué Fatou Goudiaby, une des habitantes de la localité.

Ses voisins, Nfaly Diédhiou et Khady Sambou ont renchéri que l’électrification d’Ebinkine leur permettra d’être au courant de tout ce qui se passe dans le monde, à travers la télévision et de disposer d’Internet. Ils n’ont pas oublié que cela sortira leur village des ténèbres. « On pourra également faire de la glace, des jus, des crèmes, ainsi que d’autres friandises pour les vendre, afin d’avoir de l’argent qui puisse nous aider à soutenir nos époux dans les familles », a expliqué la dame Khady Sambou. « Sans compter les possibilités de pouvoir conserver nos produits périssables ». La plupart des Ebikinois ont souhaité avoir le courant avant la Korité.

98% des villages connectés à l’énergie électrique et solaire
La même préoccupation est partagée par les populations d’Ekinako et de Baline. Dans ces deux villages, le processus d’électrification rurale est en cours. D’après les techniciens rencontrés sur place, ces localités et celle d’Ebinkine seront alimentées par la moyenne tension. « Je suis satisfait d’avoir constaté de visu que le programme est en train de bien se dérouler, malgré quelques difficultés que nous allons nous employer à lever », a confié l’édile de Djignaki. Moustapha Lô Diatta a poursuivi sa tournée dans « la zone des palmiers » située non loin de la frontière avec la Gambie et que le conflit armé qui sévissait en Casamance avait rendue tristement célèbre. Le vieil homme Ousmane Diédhiou, usé par le temps et les travaux champêtres, rappelle que « c’était une zone de non-droit et le théâtre d’affrontements sanglants entre l’armée et des combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc). Ces derniers s’y entre-tuaient aussi ». M. Diédhiou n’a pas oublié qu’autrefois, certains endroits du secteur n’étaient pas accessibles.

Sur les lieux, nous avons constaté que tout a changé dans le bon sens. En Casamance, la situation revient à la normale. On note que l’accalmie règne partout et que les populations qui avaient fui leurs villages à cause de l’insécurité sont rentrées en masse et ont repris leurs activités traditionnelles. D’autres s’apprêtent à le faire, avec toujours le soutien de l’Etat et la bonne compréhension des responsables du Mfdc.

Et le visiteur qui débarque dans cette zone des palmiers peut constater que la vie a repris son cours. A cet endroit, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) a installé des panneaux solaires dans une dizaine de villages qui sont distants du réseau de 5 à 15 km. On peut en citer, entre autres, Koussabel, Tendine, Djinone, Balonguine, Birkamanding, Wangarang, Essom-Silathiaye et Djounoungui. « Chaque maison a son système individuel. C’est-à-dire un panneau solaire, une batterie (qui peut fonctionner 24h/24 et dont la durée de vie peut dépasser 15 ans), 5 ampoules et une prise où les populations peuvent charger un téléphone portable ou une radio », a expliqué ce travailleur de l’Aser, Dia Badj. Selon lui, la commune de Diganki est électrifiée à 98% en réseau et en solaire. Il n’y a que trois villages qui ne sont pas encore électrifiés : Baranlir, Djounoune et Biti-Biti, tous situés dans la zone des palmiers et proches du réseau. Le maire de la commune a assuré qu’il va porter la demande auprès des autorités centrales compétentes « pour que le programme de moyenne tension puisse y être diligenté très rapidement ».La volonté de Moustapha Lô Diatta est que tous les villages de sa commune aient le courant. « Je me bats pour cela, avec l’appui de l’Etat », a assuré le maire de Djignaki.                

Un Cem flambant neuf à Baranlir
Les populations visitées, notamment celles de la zone des palmiers, ont beaucoup apprécié « les efforts énormes » que le chef de l’Etat est en train de faire pour leur permettre de combler le retard de plus de 30 ans qu’elles ont accusé dans leur évolution à cause du conflit armé qui a sévi en Casamance. Elles ont encouragé le président de la République à aller de l’avant, en continuant à les accompagner dans leur longue marche vers le développement. C’est ainsi qu’à Baranlir, les villageois ont dit un grand merci au président Sall pour le collège d’enseignement moyen flambant neuf qu’il a leur a réalisé. « C’est le Cem pratiquement le plus moderne de notre zone et nous remercions Macky Sall pour cela », a dit le maire de Djignaky. 
   
4 nouveaux forages annoncés à Kabiline, Djignaki, BitiBiti et Baranlir
Moustapha Lô Diatta a tenu à assurer aux populations qui attendent l’inauguration du Cem que cela va se faire incessamment. Quant à leurs doléances relatives à l’alimentation en eau et en électricité de ce nouveau collège, ainsi qu’à l’opérationnalisation d’une aire de jeux pour les élèves, il a assuré qu’il va les porter au ministre de l’Education nationale pour que des solutions idoines leur soient apportées. Sur un autre registre, l’édile de Djignaki a annoncé 4 nouveaux forages dans sa commune. « Outre le forage qu’il nous a installé au village d’Ebinako (c’est d’ailleurs le seul que compte actuellement notre collectivité locale), le président Macky Sall nous a promis, à travers le ministre de l’Hydraulique, de nous installer 4 châteaux nouveaux forages : un à Kabiline, un autre à Djignaki, un troisième à Biti-Biti et le dernier à Baranlir », a révélé Moustapha Lô Diatta. « J’ai pu avoir les assurances du secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale qui m’a dit que ces forages seront construits cette année ».
 
Le secrétaire d’Etat s’en est réjoui, estimant que les besoins en eau potable de ses populations vont pouvoir être satisfaits maintenant. En effet, dans beaucoup de localités de la commune de Djignaki, les villageois ne cessent de réclamer de l’eau pour eux-mêmes, mais également pour les animaux, parce que c’est un facteur essentiel pour promouvoir l’élevage dans la zone. L’eau est également importante pour développer des activités comme le maraîchage où les femmes s’activent énormément.
 
Un reportage d’El Hadj Moussa SADIO

Dans le cadre du projet d’appui aux femmes tanneuses de Guédiawaye installées dans la commune de Wakhinane Nimzatt, l’Unsas leur a offert des équipements de protection individuelle destinés à mieux assurer leur sécurité dans leur travail au quotidien. Ils sont destinés à améliorer les conditions de tannage de ces femmes.

Trois cents (300) paires de gants, une centaine de paires de tabliers, autant de paires de bottes, de lunettes, des casques et des masques ont été remis aux femmes tanneuses par l’Union des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) grâce à un partenariat qui le lie au Bureau international du travail (Bit). Ces équipements sont accompagnés de kits destinés au suivi de la formation que ces tanneuses ont déjà eue. Coordonnatrice des projets de l’Unsas, Mame Saye Seck a estimé que ces femmes tanneuses sont vulnérables car faisant face à des difficultés nombreuses. « Elles sont des femmes marginalisées du point de vue économique et de leur statut social, car elles ont des revenus très faibles et travaillent dans des conditions indécentes », a-t-elle indiqué.

Elle a rappelé que l’Unsas a jugé utile de formaliser l’économie informelle dans laquelle évoluent ces femmes avant de pouvoir tendre vers leur syndicalisation. C’est la raison pour laquelle l’Unsas a renforcé les capacités de ces femmes, notamment dans le domaine de la gestion. Elle considère que la coopération entre l’Unsas et du Bit a donné un coup de fouet à ce projet. « Le Bit a une approche intégrée en prenant en charge le côté santé et sécurité, l’amélioration des conditions de travail de ces tanneuses et de leur productivité », a-t-elle indiqué.

« Nous avons pensé que l’économie solidaire et sociale est un levier très important pour la formalisation. Et nous avons opté pour la société coopérative car nous pensons qu’elle est l’outil le plus viable parmi ceux de l’économie informelle », a-t-elle ajouté. Les femmes tanneuses ont ainsi pu accéder à la société coopérative et à l’épargne grâce à l’Unsas qui a aussi mis un fonds à leur disposition. Le Bit a pris en charge leur formation y compris l’alphabétisation. Présidente de la coopérative des tanneuses de Guédiawaye, Youma Fall a affirmé que l’Unsas a toujours rendu un service inestimable aux femmes qui pratiquent le tannage à Guédiawaye. « Ce que l’Unsas a fait pour nous a beaucoup contribué à améliorer les contions dans lesquelles nous travaillons », a-t-elle souligné.

Abdou DIOP

Le directeur général de l’Ofor a procédé à l’inauguration de plusieurs forages dans les régions de Kédougou et de Tambacounda. Lansana Gagny Sakho a campé les enjeux de la construction de ces ouvrages dans le monde rural.

Vous avez procédé à la réception de trois forages dans les régions de Kédougou et de Tambacounda. Au-delà de l’accès à l’eau, quels sont les impacts socio-économiques de ces ouvrages dans le monde rural ?  
Nous poursuivons l’inauguration des forages. Nous l’avions récemment fait à Toubacouta. Nous sommes en train de le faire dans les régions de Kédougou et de Tambacounda. Cela correspond à la vision du président de la République, son Excellence Macky Sall. L’équité est au cœur du système de gouvernance. L’accès à l’eau est un droit. A travers ces ouvrages, nous cherchons aussi à réduire la pénibilité des travaux domestiques pour les femmes et à fixer les jeunes afin qu’ils puissent s’adonner aux activités génératrices de revenus. Ces forages de Mako, de Médina Diakha et de Dinkori sont financés par le gouvernement japonais. Au nom du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Monsieur Mansour Faye, je remercie le gouvernement japonais.

Est-ce qu’il est possible que le Sénégal atteigne la couverture universelle en milieu rural d’ici à quatre ans ?
La question ne se pose pas en termes de possibilité. Nous n’avons pas le choix. Lorsqu’on parle d’équité sociale, nous voulons que les citadins et les ruraux aient la même qualité de service de l’eau. C’est dans ce cadre que le gouvernement du Sénégal a commencé l’exécution de 281 forages avec le gouvernement chinois. Je pense que si ce projet arrive à son terme, les pénuries seront un mauvais souvenir et les maladies diarrhéiques vont diminuer. L’objectif est d’arriver à un accès universel à l’eau dans le monde rural.   

Quelle est la place qui sera réservée à la maintenance de ces forages ?
Le problème de maintenance est réglé à notre avis parce que nous avons impliqué le secteur privé dans la gestion de ces forages. La région de Tambacounda est déjà sous Délégation de service public (Dsp). Il ne reste qu’à faire certains réglages. L’objectif est de permettre aux populations du monde rural d’avoir accès à l’eau potable comme en zone urbaine. Nous voulons, comme en milieu urbain, que le robinet ne soit plus un luxe dans le monde rural. Nous ne voulons plus voir des images des femmes qui se déplacent pour aller chercher de l’eau.

Propos recueillis par Pape Demba SIDIBE

Le village de Tatène Sérère, situé dans la commune de Notto, où vivent environ 5000 âmes, se trouve dans une zone qui sert de château à des villages dans le cadre du projet Notto-Ndiosmone-Palmarin et qui lui sont distants des centaines de kilomètres. Et pourtant les populations de Tatène Sérère n’avaient pas encore accès à l’eau courante. Un paradoxe ou une injustice qui est en train d’être corrigée par la commune de Notto en relation avec l’Ofor.

En visite de terrain hier avec le directeur exécutif de l’office des forages ruraux ( Ofor) Lansana Gagny Sakho sur le chantier, le maire de Notto, Alioune Sarr, a salué la diligence avec laquelle le gouvernement, sur instruction du chef de l’Etat Macky Sall, est en train de matérialiser une demande sociale des populations de Tatène Sérère. Selon le directeur exécutif de l’Ofor, malgré la position géographique de Tatène Sérère qui se trouve sur une élévation, le choix d’y construire une adduction d’eau le raccordant au forage de Tassette et un château d’eau équipé d’une pompe solaire va permettre de solutionner le manque d’accès à l’eau potable dans ce village. « Au-delà de la question de l’accès à l’eau potable des populations de Tatène Sérère, je tiens à préciser qu’ici le prix unitaire du mètre cube d’eau est de 275 francs Cfa, donc largement en-deçà des 460 francs le m3 vendu dans les grandes villes comme Thiès, Dakar, entre autres », a-t-il noté.

En assurant la continuité de la fourniture d’eau potable à Tatène Sérère avant la fin de ce mois du Ramadan, l’Ofor vient, sans doute, d’enlever une grosse épine du pieds de la municipalité de Notto Diobass mais aussi des femmes de Tatène Sérère. Par la voix d’une des leurs, Marie Sarr, elles disent attendre avec un grand espoir ce moment qui sera celui de la joie et de l’allégresse. « En ce mois béni du Ramadan, nous rendrons tous grâce à Dieu, remercions le président Macky Sall qui a entendu l’appel des populations de Tatène Sérère et celui de leur maire Alioune Sarr. Le seul fait de penser que la corvée d’eau dans des puits souvent éloignés et risqués pour nous et la santé de nos familles puisse devenir un mauvais souvenir, nous comble de bonheur », a-t-elle martelé. Outre la résolution de la lancinante question d’accès à l’eau potable, la maire de la commune de Notto Diobass, Alioune Sarr, a procédé au lancement des travaux du stade de Baback où une tribune, des vestiaires, une grille de protection et des buts seront construits. Une action qui rentre dans le cadre de la promotion des activités sportives au sein de la jeunesse du Diobass.

Mbaye BA

La présidente du Conseil d’administration de la mutuelle des femmes de Kolda exhibe ses bons résultats.

La mutuelle des femmes de Kolda vient d’organiser son assemblée générale ordinaire. L’occasion pour la présidente du Conseil d’administration d’exhiber les excellents résultats obtenus au cours de ces deux dernières années. A en croire Moussou Koro Touré, la mutuelle a réalisé un excédent de plus de 50,5 millions de FCfa en 2016 contre un peu plus de 33,7 millions l’année précédente. Ces chiffres témoignent, selon elle, de la bonne santé financière de la mutuelle et du dynamisme de ses sociétaires. La mutuelle des femmes de Kolda constitue aujourd’hui un bel exemple de réussite dans une région où beaucoup de gens passent leur temps à se plaindre de leur sort au lieu de se retrousser les manches pour prendre leur destin en main. Malgré la forte concurrence qui existe entre les différentes institutions de microcrédit, la mutuelle des femmes de Kolda continue d’enregistrer des nouveaux adhérents. Elle compte actuellement 6262 membres issus des différents quartiers de la commune et des zones rurales. « Il est de coutume, chaque année, après un travail bien déterminé, d’organiser une assemblée générale ordinaire pour rendre compte du travail accompli aux sociétaires. Si le travail est acceptable, on peut avancer, sinon, on redouble d’efforts pour corriger ce qui ne va pas. Et Dieu merci, en tout cas, des résultats obtenus », déclare Moussou Koro Touré, présidente du Conseil d’administration de la mutuelle des femmes de Kolda. Pour cette année, la mutuelle a financé 1160 demandes de crédit à ses sociétaires. Elle ne compte pas cependant s’arrêter en si bon chemin. Elle prévoit d’accorder des crédits pour la campagne agricole qui doit en principe démarrer dans les tous prochains jours. Le Conseil d’administration a signé une convention de refinancement d’un montant de 100 millions de FCfa avec le Fongip qui répond ainsi favorablement à sa requête. La présidente du Conseil d’administration demande aux mauvais payeurs de procéder au remboursement de leurs crédits pour permettre à d’autres membres de pouvoir en bénéficier. « S’ils ne font pas attention, il y en a qui n’auront pas de crédits campagne cette année, parce que nous n’avons suffisamment pas de moyens pour faire le recouvrement dans les zones rurales. Nous prenons nos motos pour descendre dans les villages afin de faire le recouvrement, ce qui n’est pas bon. On les invite vraiment à redoubler d’efforts pour qu’on ne soit pas obligé d’aller réclamer notre dû », ajoute Moussou Koro Touré.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de Bagadadji, Massiré Touré, s’engage à mettre fin à la divagation des animaux dans sa commune.  

La divagation des animaux domestiques qui empoisonne les relations entre éleveurs et agriculteurs ne sera plus qu’un lointain souvenir dans la commune de Bagadadji, une collectivité locale située à une trentaine de km à l’Est de Kolda. La décision a été prise par le maire de la commune, Massiré Touré, lors des assises citoyennes organisées jeudi dans sa collectivité locale par l’Ong 7a maa-rewee.

Les participants ont mis à profit cette rencontre pour diagnostiquer les différents maux dont souffre la commune de Bagadadji comme le manque d’infrastructures sociales et économiques de base et d’équipements. Ils ont également fait un plaidoyer auprès de l’équipe municipale pour l’allègement des travaux domestiques des femmes, l’équipement des cases de santé et l’aménagement des périmètres maraîchers pour permettre à la population de se lancer dans des activités génératrices de revenus afin de lutter contre la précarité.

Un jury de 24 membres a été mis en place pour réfléchir sur les causes de ces difficultés et les solutions pour résoudre ces problèmes afin d’impulser le développement socio-économique de la collectivité locale. « Nous avons identifié de nombreux problèmes liés au manque de programme d’alphabétisation pour les femmes et les hommes, l’insuffisance de moulins céréaliers, de cases de santé et l’absence d’électricité dans tous les villages de la commune de Bagadadji. Nous avons également constaté un manque de périmètres maraîchers aussi bien pour les femmes que pour les hommes et une insuffisance notoire de matériels agricoles dans les différents villages de la commune de Bagadadji », déclare Aissatou Kandé,  secrétaire du jury citoyen.

 Il faut dire que ce plaidoyer n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le maire de Bagadadji réaffirme en effet son engagement à tout mettre en œuvre pour répondre aux attentes des populations. « Je m’engage, pour l’année 2017/2018, à respecter le programme que je vais énumérer ici. Je vais tout faire pour l’alphabétisation des femmes et des jeunes avant la fin de cette année. Pour ce qui concerne la divagation des animaux, je vais convoquer un comité local de développement où je vais inviter tous les chefs de village afin de redéfinir les parcours du bétail pour enrayer définitivement ce phénomène dans ma commune. Pour ce qui est des cases de santé, nous allons redynamiser la fonctionnalité de celles déjà existantes », déclare Massiré Touré.

Mamadou Aliou DIALLO

La mairie de la commune de Thiès-Ouest a abrité, depuis trois jours, une formation des femmes en transformation des produits locaux. Des coiffes, des tenues blanches, des cache-nez, des sandales, des gants en plus du matériel technique nécessaire pour la transformation de céréales, fruits et légumes locaux, ont été mis à la disposition de 100 femmes venues de différents groupements d’intérêt économique et leur formatrice Dr Valérie Ndiaye, nutritionniste, par la commune de Thiès-Ouest.

« Il s’agit de donner aux femmes des compétences en termes de respect des normes standards et des techniques appropriées qui doivent leur permettre de maîtriser les dosages et les astuces nécessaires en vue de pouvoir conserver les produits locaux transformés sur une période d’au moins un an », a expliqué Dr Valérie Ndiaye.

Outre ce volet technique, la formatrice entend aussi mettre un accent particulier sur le respect strict des normes d’hygiène d’où tout l’équipement exigé dans cette formation. « L’hygiène des lieux, la propreté des transformatrices et du matériel à utiliser vont aussi constituer des points nodaux dans cette formation », a-t-elle ajouté.

Après avoir transmis les félicitations de l’ensemble des membres du conseil municipal de la commune de Thiès-Ouest aux 100 femmes ayant accepté de venir se former, le maire Alioune Sow a précisé qu’il n’a fait qu’accéder à une demande des femmes de la commune. « Je suis ravi en tant que maire de constater que le choix des femmes à former s’est fait sans exclusif, sans considérations partisanes. Voilà un exemple donné encore à partir des femmes car je suis l’édile de toutes les personnes qui vivent dans l’espace de notre commune, s’il plaît à Dieu, jusqu’à la fin de ma mandature », a-t-il lancé.

Alioune Sow a également indiqué que la toute prochaine étape demeure la recherche de financements pour accompagner les femmes formées à exploiter le savoir-faire acquis. « Au besoin, nous n’attendrons personne tout en nous ouvrant à tout partenaire désireux de nous accompagner à soutenir financièrement nos braves femmes de la commune de Thiès-Ouest », a-t-il souligné. Dans ce coup de main aux femmes, la municipalité n’exclut pas d’ailleurs d’installer un point de vente des produits dans chaque quartier de la commune de Thiès-Ouest.

Mbaye BA

L’atelier de restitution d’une étude sur la disponibilité du fruit du baobab communément appelé « bouye » ou pain de singe dans la commune de Bala, à 60 km de Tambacounda, à été mis a profit pour les femmes et les autorités de cette localité, de concert avec leur partenaire stratégique ActionAid Sénégal, de statuer sur le développement de cette plante à usages multiples.

L’atelier, selon les organisateurs, est une nécessité afin de permettre aux producteurs locaux de s’organiser en cercles de réflexion et d’action pour améliorer le niveau des revenus tirés de cette activité de cueillette. C’est aussi une manière d’accompagner les populations vulnérables, notamment les femmes, afin de combattre l’injustice et les inégalités sociales. Cette activité demeure une des plus importantes sources de revenus des femmes de Balla avec des productions en 2016 de l’ordre de 1.291.000 de kilogrammes représentant 19,3 millions de FCfa en termes de redevances payées pour 15 FCfa le kilogramme dans la région de Tambacounda.

A Bala gare ce sont des tonnes de ce fruit qui sortent des forêts dans une inorganisation complète qui frise le désordre. L’autre problème soulevé par les femmes réside dans les difficultés d’exploitation, de la cueillette à la transformation. Cela, à côté des exploitants véreux qui n’attendent même pas que le fruit soit à point et qui l’exploitent d’une manière irrationnelle, soulignent les femmes de cette localité qui ont émis le vœu de voir le partenaire Actionaid Sénégal continuer ses cycles de formation et d’organisation afin de les pousser vers l’autonomie. ActionAid appuie actuellement 175 femmes membres des cercles de réflexion et d’action issus des villages de Bala, Ndioum, Thiara, Kouthia, Tivaouane et Sabouciré dans la commercialisation du pain de singe. Malgré la charge de travail liée à la transformation du fruit du baobab, les bénéfices tirés de cette vente sont insignifiants. C’est l’enjeu de cette démarche, souligne l’adjoint au sous-préfet de Bala, Massamba Mbaye, qui a salué le soutien de ActionAid permettant aux femmes de s’organiser et d’avoir leur premier financement pour concurrencer les hommes sur cette difficile cueillette qui est longtemps restée la chasse gardée des hommes. Le sous-préfet a mis en garde conte « l’exploitation sauvage » constatée dans la zone qui risque de menacer la pérennité de la ressource. M. Mbaye a cité parmi les contraintes la pénibilité des tâches de cueillette pour les femmes, l’inexistence de magasin de stockage, tout en saluant les initiatives annoncées pour la gestion des ressources naturelles dans cette zone où le « bouye » est la principale richesse.

Pour sa part, Dr Constance Mbaye qui a mené l’étude, a dit avec force que l’atteinte de tous les résultats attendus de cette initiative visant à faciliter aux femmes l’exploitation et la commercialisation de ce produit non ligneux, devrait déboucher sur la création d’une organisation faîtière forte regroupant les productrices et transformatrices du fruit de baobab. Déjà cinq villages ont mis la main à la pâte pour s’activer dans la commercialisation de ce fruit.

Pape Demba SIDIBE

En lançant le Promovilles à Ouest Foire hier, le ministre de la Gouvernance locale dit satisfaire une doléance des populations de la localité.

L’« important » Projet de modernisation des villes (Promovilles), comme l’a dit le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, a été lancé hier à Ouest Foire. Il vise à améliorer l’investissement et les infrastructures des communes du département de Dakar. Il s’agit de réaliser très rapidement la voirie, qui était une vieille demande de la population et sera fonctionnelle d’ici la fin du mois de juillet.

Ce tronçon de 1,8 km, dont les travaux vont durer quatre mois, passe derrière le siège de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) et le marché pour aller jusqu’au centre de santé Philippe Maguilène Senghor. « Elle va transformer de manière très qualitative Ouest Foire. La prochaine zone sera Nord Foire. On est en phase pilote », a dit le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

A l’en croire, la route qui ceinture Nord Foire et passe devant l’école japonaise sera réalisée au courant du mois de juillet de même que celle qui passe devant la pharmacie Diamalaye. « Promovilles est un pendant du Pudc ; il devra aider les populations à avoir des infrastructures, de la voirie, de l’éclairage. En plus du projet rural, il y a le projet urbain », a souligné le ministre. De son côté, Mme Ndiaye Aïssatou Ndoye, chargée du projet Promovilles/Ageroute, a souligné que d’autres communes vont en bénéficier. « Promovilles facilite l’accès et la mobilité urbaine ; nous prenons en compte l’aménagement du paysage. Cet axe coûtera environ 800 millions de FCfa ; les autres axes sont les communes de Fass, Grand Yoff, Grand Dakar », a laissé entendre Mme Ndiaye. Elle a indiqué que la phase pilote a été financée à 100% par l’Etat du Sénégal ; mais l’autre partie, c’est le partenaire technique et financier (Banque africaine de développement - Bad) qui va s’en charger. Cette phase va concerner 13 communes du Sénégal pour un délai d’exécution de 16 mois.

La note discordante de cette rencontre est venue d’une poignée de jeunes avec à leur tête Modou Guèye, coordonnateur du mouvement pour la refondation des valeurs. Il se dit outré par la démarche du ministre qui leur avait promis 24 projets, à l’époque, alors qu’il était candidat à la mairie de Yoff. « Il est resté pendant 3 ans sans venir à Ouest Foire ; maintenant pour des raisons politiques, il vient lancer Promovilles », a-t-il dénoncé.

Serigne Mansour Sy CISSE

Comme recommandations, la consultante a préconisé le renforcement institutionnel des structures et entités existantes par la mise en place d’un plan de renforcement des capacités, le renforcement des moyens matériels et financiers des organisations existantes, l’amélioration du niveau d’organisation des femmes productrices et transformatrices de Bala. S’y ajoute l’organisation d’une journée d’échanges sur le statut de l’organisation fédérative pour l’exploitation du « bouye » par les femmes. Elle a aussi suggéré la tenue de diverses sessions de formation sur la recherche de partenaires et la négociation, la dynamique organisationnelle, la gestion financière et le greffage de baobab. Le recrutement de surveillants forestiers par la commune ou encore la création d’un parc à baobab d’au moins 20 hectares avec des parcours touristiques constituent une recommandation. Pour la chargée de programmes d’ActionAid, Bougouma Ndiaye, l’objectif de ce projet était d’aider à améliorer les revenus tirés de l’exploitation du « bouye », tout en pensant aux générations futures. Pour ce faire, l’Ong souhaite qu’il y ait une alliance entre les différents acteurs et les autorités locales pour notamment une meilleure protection de l’environnement.

Dr Mbaye a aussi retenu la « mal gouvernance récurrente » observée dans la gestion des ressources naturelles. Pour Mme Ndiaye, ActionAid a un domaine d’intervention centré sur l’accompagnement des populations vulnérables, surtout les femmes, afin de combattre l’injustice, les inégalités sociales, mais aussi d’appuyer les populations à réclamer des politiques publiques basées sur le respect des droits humains. Dans la zone de Bala située dans la région de Tambacounda, les femmes exploitent le pain de singe qui est utilisé pour la consommation des ménages ou destiné à la commercialisation.

P. D. SIDIBE

Désormais à Médina Diakha, des filles auront plus de temps à consacrer à leurs études et le village comptera moins de cas de maladies liées à l’eau. L’Office des forages ruraux vient d’inaugurer un forage réalisé dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans les zones rurales.  

Le château d’eau de Médina Diakha, dans la commune de Missirah, s’élève sur 25 mètres de hauteur. Il surplombe les modestes maisons et les habitations modernes construites par les émigrés. L’aspiration à une vie meilleure était contrariée par le manque d’eau. Au fil des années, des générations de femmes ont hérité de la corvée d’eau. « Je me souviens lorsque nous étions à l’école primaire, nos mamans se levaient tôt pour aller puiser de l’eau. Elles pouvaient passer des heures sans avoir suffisamment d’eau pour les besoins de la famille. Avant la construction de ce forage, nous aussi nous étions confrontées à ces problèmes », témoigne Fanta Diaby née en 1990 et qui a fait des études jusqu’en classe de terminale. Elle a plus de chance que d’autres filles de l’école. Le manque d’eau est cité comme une cause d’abandon scolaire des jeunes filles. « Il y a un paradoxe à Médina Diakha. Il pleut beaucoup. Mais dès mars, les puits tarissent. Ils peuvent mesurer jusqu’à 25 mètres de profondeur. Dans ce village, les pénuries d’eau ont été la cause d’absentéisme et d’abandon de l’école par des filles », témoigne Mamadou Kaba Sylla, titulaire d’une licence en géographie décrochée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cette page est tournée.

Le forage, le château d’eau de 150 mètres cubes et les 12 km de réseau entre autres ouvrages vont briser le cycle de pénurie des villages de Médina Diakha, Sitaoulin, Bira, Vélingara Yaya, Goumaly, Sitaoulin Ndebbo. « Avec ces ouvrages, il y aura des changements. Parce que les filles auront plus de temps à consacrer à leurs études. Il y aura moins de maladies diarrhéiques. Auparavant nous buvions l’eau des puits qui n’étaient pas couverts », compare le jeune étudiant. Le directeur de l’Assainissement, Arona Traoré, a d’ailleurs démontré que l’absence de toilettes dans des écoles oblige des collégiennes à rester chez elles durant leurs périodes de menstruations. La construction de toilettes par ce projet financé par le gouvernement du Japon améliorera le taux d’achèvement à l’école chez les filles. « L’eau, c’est la vie. L’hygiène, c’est la dignité. La politique du gouvernement du Sénégal est de faire en sorte que partout où il y a un point d’eau qu’il ait des services d’accès à l’assainissement », a dit le directeur de l’Assainissement, Arona Traoré.

Les femmes peuvent se payer le luxe d’exploiter les périmètres maraîchers parce que les besoins des usagers primaires seront largement couverts. « Nos mamans ne pouvaient pas s’adonner au maraîchage à cause d’un manque d’eau. Maintenant elles peuvent faire le jardinage », indique Fanta Diaby. Au regard de l’espoir suscité par l’accès à cette denrée précieuse, le gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar, a demandé avec insistance aux populations de s’impliquer dans la gestion de ces ouvrages. « Le devoir de chacun est de veiller à la préservation de ces infrastructures.

Pape Demba SIDIBE

Le problème d’eau sera un mauvais souvenir dans le village religieux de Djinkoré dans la commune de Néttéboulou et les villages environnants. La localité a bénéficié d’un forage dans le cadre d’un projet soutenu par le gouvernement du Japon.

L’accès à l’eau potable n’a pas de prix pour les autorités. Le village religieux de Djinkoré vient d’intégrer la liste des villages qui auront enfin de l’eau potable. L’ouvrage financé par le gouvernement du Japon va fournir de l’eau à plusieurs villages. Ainsi c’est un nouveau cycle qui commence pour des habitants. C’est une belle page qui s’ouvre pour la protection des populations contre les vulnérabilités liées au manque d’eau. Ce lundi 29 mai n’est pas un jour ordinaire à Djinkoré. Malgré la chaleur étouffante et la rigueur du ramadan, des femmes et des hommes sont venus en masse accueillir le gouverneur de la région de Matam, les directeurs de l’Ofor et de l’Assainissement au pied du château d’eau. Après la visite des ouvrages, la délégation a été accueillie par le chef religieux devant plusieurs dignitaires du village et de nombreuses femmes. « Nous avions formulé une demande de construction de forage depuis plusieurs années. Mais c’est sous le régime de Macky Sall que Dieu a fait que nous ayons un forage. Nous remercions le président Macky Sall et le gouvernement japonais pour ce travail », s’est exprimé le guide religieux El Hadji Batou Diallo.

Le maire de Néttéboulou, Issa Signaté, a saisi cette occasion pour revisiter les progrès accomplis par le régime depuis 2012. Pour l’édile de cette commune, des efforts considérables ont été faits pour couvrir les besoins en eau des localités les plus reculées y compris dans la région de Tambacounda. « En 2010, le taux d’accès à l’eau potable était de 5% ; après 2012, il est à 38% dans bien des localités de cette zone. Aujourd’hui, avec le Pudc, le programme de l’Union Européenne et le projet financé par le Japon, le niveau de couverture a considérablement augmenté », a reconnu le maire de Néttéboulou, Issa Signaté, qui a remercié le président de la République Macky Sall.

Dans ce village, la sécurisation de l’accès à cette ressource contribuera à la lutte contre l’insécurité alimentaire. En réalité, le déficit en eau a parfois entraîné des migrations d’éleveurs avec leur troupeau vers des zones où cette ressource est accessible. « Djinkoré est un village religieux mais aussi d’élevage. En 2010, celui qui avait le plus  grand nombre de bêtes de la région de Tambacounda était de Djinkoré. Maintenant ces éleveurs n’ont plus besoin de se déplacer avec leur troupeau pour chercher de l’eau », a fait remarquer le maire. Le gouverneur El hadji Bouya Amar et le directeur de l’Ofor Lansana Gagny Sakho ont, dans leur discours, présenté la nouvelle feuille de route de l’hydraulique rurale centrée sur la réparation d’une injustice sociale.

P. D. SIDIBE

Le représentant du gouverneur de Kédougou, le directeur général de l’Ofor et le directeur de l’Assainissement ont inauguré lundi dernier un paquet d’ouvrages hydrauliques qui valent de l’or à Mako, une localité située dans la commune de Tomboronkoto. Jusqu’ici près de 3000 personnes étaient astreintes à boire l’eau du fleuve Gambie à une période de l’année.

A partir de la nationale sur le pont à Mako, on aperçoit des femmes faire le linge sur le fleuve Gambie. Ce cours d’eau était leur source de liquide précieux. Depuis plusieurs décennies, ce village coincé entre une chaîne de collines était plongé dans un stress hydrique permanent. Les habitants avaient alors jeté leur dévolu sur le fleuve. Elles n’avaient pas le choix. C’était le moindre risque. « Le village de Mako est associé à l’orpaillage. Ces forages et ce château d’eau sont aussi de l’or pour nous. Depuis que je suis né ici en 1974, nos mamans cherchaient de l’eau au fleuve Gambie pour la boisson et la cuisine. Les maladies diarrhéiques étaient fréquentes au sein de la population y compris chez les élèves », raconte l’actuel directeur de l’école primaire Sina Keïta de Mako, Lamine Traoré. Les anciens forages n’ont pas pu régler la lancinante question de l’accès à l’eau potable. Ce lundi 29 mai, le fleuve s’est considérablement rétréci. Les roches de basalte affleurent. Au mois de mai, ce cours d’eau s’assèche à hauteur de Mako plongeant ainsi les femmes dans le désarroi. Ainsi va la vie depuis que l’ancien champ de culture de maïs (origine du nom Mako) est devenu un bourg. Aujourd’hui cette localité peut afficher fièrement son forage perché sur une élévation. Des bornes fontaines sont construites çà et là, dans les coins de rue, dans des écoles et dans des points de convergence. L’eau potable est accessible depuis le mois de mai.

L’or fait oublier les réalités
Avant la réception de ces ouvrages, c’était une denrée précieuse à cette période de l’année. C’était de l’or pour reprendre avec ironie la formule du directeur de l’école de Mako. Des femmes ne sont pas discrètes sur cette séquence douloureuse de leur existence dans une zone rocheuse. « Lorsque que le fleuve tarissait en mai, nous creusions sur certaines parties de son lit pour avoir de l’eau. Parfois, nous attendions que la nappe se recharge pour puiser », confesse la dame Alimatou Diallo. Les confessions se suivent et convergent sur un point commun : la corvée d’eau.

Cette souffrance n’est pas pourtant connue des autres Sénégalais qui ont une autre image de Mako. Elle semble être reléguée au second plan par l’orpaillage. « Mako et Niménéké sont des localités qui s’illustrent dans l’exploitation de l’or mais qui ont des problèmes d’accès à l’eau potable. Nous accueillons avec beaucoup de joie ces ouvrages. Nous exprimons notre gratitude aux autorités sénégalaises et au gouvernement japonais », s’est exprimé l’adjoint au gouverneur de la région de Kédougou chargé du développement local, Hadim Hann.

Le chef de village n’avait pas les mots justes pour remercier le président de la République Macky Sall. Ces infrastructures seront surveillées comme des pépites d’or. Puisque l’entreprise japonaise compte y rester encore au moins un an avant de plier bagage. C’est un service gratuit après la construction. L’approche devrait être inscrite dans les cahiers de charges des entreprises qui gagnent des marchés de construction dans des zones rurales. « Pour nous, c’est une pré-réception car nous allons encore rester pendant au moins un an pour suivre l’évolution du forage », a dévoilé Hidiki Kawakami, un des responsable de Japan Techno.

Le défi de la maintenance
Les autorités administratives ont pris l’engagement d’être des acteurs dans la gestion. « La construction de ces ouvrages demande de l’argent. Il revient aux populations d’assurer l’entretien et la maintenance de ces réalisations », a souligné Hadim Ndiaye. Ces forages vont également alimenter les villages de Bafoundou, Badon, Niménéké. Ces ouvrages auront toute leur importance dans ces localités où il pleut beaucoup mais, du fait des contraintes de recharge de la nappe, des milliers d’habitants sont plongés dans une psychose à partir du mois de mars. Cette contrainte particulière a été prise en compte en amont dans la construction de forages. « A Mako, nous avons un forage de 14 mètres cubes par heure et un autre de 5 mètres cubes par heure en plus d’un château d’eau de 150 mètres cubes. Nous aurons pour les deux forages une capacité de production de 19 mètres cubes par heure ».

Pape Demba SIDIBE

L’accompagnement des femmes dans la quête de leur autonomisation et la participation à l’épanouissement des jeunes sont deux volets que la commune de Thiès-Ouest, conduite par le maire Aliou Sow, sous la vigilance du conseil municipal, est en train de se matérialiser dans les quartiers de Thiès-None et de Sapco.

Depuis vendredi dernier, les femmes de la zone située sur l’axe de Dakar de la commune de Thiès-Ouest ont fini d’étrenner une unité de transformation de céréales, d’avoir des bâches conçues pour accueillir les étals des femmes qui s’adonnent au petit commerce à hauteur de l’arrêt où la municipalité a construit un poste de perception des taxes sur les véhicules de transport en commun et un poste de police. Des infrastructures qui vont aider les femmes de la zone de Thiès-None, Sapco, Route de Dakar I et II à développer leurs activités génératrices de revenus à plein temps.

Etant excentré par rapport au centre-ville, le poste de santé de Thiès-None a longtemps eu des difficultés énormes dans les évacuations d’urgence, surtout de femmes en travail à des heures avancées de la nuit, vers la maternité de l’hôpital El hadji Amadou Sakhir Ndiéguène. « Nous étions obligés d’utiliser des charrettes à défaut d’avoir un véhicule particulier pour évacuer », a rappelé Astou Faye, présidente du groupe Assos Sapco. C’est dire la portée de l’ambulance mise à la disposition du poste de santé de Thiès-None par la mairie de Thiès-Ouest pour les populations de la zone. « Nous, les femmes de Sapco, Thiès-None, Route de Dakar I et II de la commune de Thiès-Ouest sommes très ravies par ce coup de main du maire Aliou Sow qui répond à nos préoccupations de mères de famille engagées sur le champ de l’autonomisation à travers des activités de transformation et de commercialisation », a-t-elle lancé. Avant de clore  son propos, Astou Faye a demandé au maire que des efforts soient encore faits dans l’éclairage public à l’intérieur de leurs quartiers respectifs. « Car, vous avez fini de poser des jalons qui vont accroître nos activités et nous allons rentrer un peu plus tard chez nous », a-t-elle affirmé. Outre les femmes, les jeunes ont vu leur aire de jeu aménagé, des buts et des filets installés pour leur permettre de s’adonner à leur sport favori comme dans les autres quartiers de la commune de Thiès-Ouest.

Dès l’entame de son adresse, le maire de Thiès-Ouest, Aliou Sow, s’est d’abord adressé aux jeunes en ces termes : « Vous avez la chance d’avoir un maire appartenant à la même génération ; donc, nous pouvons mieux nous comprendre. Soyez vigilants, concentrés et engagés sur les questions de développement économique et social de votre quartier. Votre maire et tout le conseil municipal vous prêteront une oreille attentive parce que nous sommes là pour essayer de trouver des solutions satisfaisantes à de telles questions à hauteur de nos moyens et de notre portefeuille relationnelle en tant qu’institution locale », a-t-il confié.
Selon lui, tous ces actes posés par le maire rentrent dans le cahier de charges que vous aviez soumis au président Idrissa Seck lorsqu’il est venu solliciter vos suffrages lors des dernières élections locales. « Votre poste de santé, au-delà de l’ambulance qui règle la question des évacuations, doit être aux normes techniques pour pouvoir occuper sa place sur la pyramide sanitaire comme partout ailleurs dans la commune de Thiès-Ouest. Tout ce qu’il faut dans ce sens est inscrit dans le budget en cours. Nous avons entamé les procédures pour pouvoir lancer en toute légalité les travaux de réhabilitation du poste de santé de Thiès-None », a-t-il soutenu.

Mbaye BA

Keur Mousseu : Grâce à l’intercommunalité entre les communes de Keur Mousseu, Pout et Diender dans le département de Thiès, le village de Touly vient de voir réhabilitée et équipée sa case de santé qui ne l’était en réalité que de nom. Le village situé dans la commune de Keur Mousseu a ainsi bénéficié du programme de coopération dénommé « KeMoPoDi-LoWaZoNe », né de la volonté des collectivités locales du Sénégal et de Belgique de nouer un partenariat Nord-Sud entre elles à travers une inter-collectivité. Celle-ci est constituée pour la partie sénégalaise des communes : de Keur Mousseu, Pout et Diender (KeMoPoDi) et pour la partie belge des communes de : Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et de Nevele (LoWaZoNe).

Ceci grâce à l’entremise du Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) qui a favorisé le partenariat fondé sur des enjeux qui s’inscrivent dans une vision commune de développement durable, d’échanges d’expériences et d’expertises autour des thèmes liés à la gestion de l’environnement, à l’éducation et à la santé. C’est ainsi que le village de Touly situé dans une zone très enclavée de la commune de Keur Mousseu a pu bénéficier de ce projet pour la réhabilitation et l’équipement de sa case de santé. Ses habitants, en majorité des femmes et des enfants, rencontraient beaucoup de difficultés d’accès pour aller se faire consulter. Le village est relié par une piste en mauvais état et la case de santé ne disposait pas de commodités pour mettre à l’aise les patients tout comme son personnel compte tenu de l’étroitesse des locaux (salle de soins et salle d’accouchement). Ce qui fait que la capacité d’accueil était insuffisante et il s’y ajoute l’état de délabrement des toilettes et leur manque d’eau et d’électricité. Les populations villageoises étaient parfois obligées d’avoir recours à d’autres structures sanitaires (poste de santé de Soune, centre de santé de Pout, hôpital régional de Thiès) pour faire soigner leurs malades et avec tous les soucis financiers que cela englobe surtout pour le transport dont les moyens sont quasi inexistants du fait de l’enclavement de la zone », nous indique Mme Mariétou Diaw, chargée du programme de coopération KeMoPoDi-LoWaZoNe-Graim. Selon elle, le programme est venu contribuer de fort belle manière au bien-être des communautés villageoises.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

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