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Régions (1601)

La section du Forum civil de Kolda a organisé, du 27 au 28 novembre derniers, une journée d’échange et de partage sur les techniques de collecte de données.

Cet atelier a permis aux représentants des partis et coalitions des partis politiques, des organisations de la société civile, des services techniques de l’Etat et des mouvements de jeunesse de comprendre leur rôle et leur mission dans l’approfondissement de notre jeune démocratie. Il fait suite à un voyage que le coordonnateur régional du Forum civile, Moudjibourahmane Baldé, a effectué récemment en Allemagne dans le cadre d’un partenariat entre le Forum civil et la Fondation Frederick Neumann. Le séminaire avait porté sur la formation citoyenne, les coalitions des partis politiques, les partenariats stratégiques et la communication politique.

Dès son retour au bercail, Moudjibourahmane Baldé décida de faire profiter cette riche expérience aux jeunes leaders des partis et coalitions de partis politiques, aux membres de la société civile et aux mouvements de jeunesse. « C’est un atelier de renforcement des capacités dans le cadre de la formation des coalitions et des partenariats stratégiques.

Le Forum civil est en partenariat avec la Fondation Frederick Neumann qui est notre partenaire technique et qui nous a permis d’effectuer ce voyage en Allemagne dans le cadre d’un atelier de formation et nous avons alors voulu partager ce que nous avons appris durant ce séminaire », déclare-t-il tout en insistant sur le rôle important des jeunes et de la nécessité de faire un choix éclairé des partis et coalitions des partis politiques quand on veut s’engager sur le terrain politique. « Comment les jeunes, en tant que leaders de leur partis, peuvent s’engager dans le cadre de création des coalitions des partis politiques. Nous avons dit qu’aujourd’hui, aucun parti politique ne peut gagner seul les élections. Il est donc important d’avoir des coalitions, mais aussi de faire la différence entre les coalitions, que les coalitions puissent surtout s’orienter vers des intérêts externes et non des intérêts internes », souligne-t-il. Il insiste sur la nécessité pour les membres de coalitions de s’entendre sur l’essentiel afin que ces conglomérats de partis puissent prendre en charge les intérêts supérieurs des populations.

Des formations similaires seront organisées prochainement pour permettre aux représentants des partis et coalitions des partis politiques et aux autres membres de la société de comprendre la pertinence de cette démarche.

Mamadou Aliou DIALLO

La prise en charge des personnes vivant avec un handicap a fait l’objet d’un atelier d’information des élus locaux du département de Goudomp. Il s’est déroulé au siège du Conseil départemental.

Le thème « personnes handicapées et insertion professionnelle » a été introduit par Calbert Coly de Handicap Ziguinchor. La forte participation des élus locaux est la preuve de l’importance qu’ils accordent à l’atelier qui visait surtout à sensibiliser les élus sur la situation des handicapés qui doivent vivre dans une société où ils sentiront moins leur handicap. Pour Calbert Coly, la société moderne crée un handicap pour les personnes à mobilité réduite. Il prendra pour exemple les bâtiments à usage d’habitation et mêmes les bureaux, où rarement, l’on prévoit des rampes pour les handicapés.

Un certain genre de carreaux au sol, parce que glissants, ne convient pas le plus souvent à certaines personnes handicapées. Dans les familles, on doit prendre en compte les possibilités de mobilité physique du handicapé et l’environnement est aussi important pour lui. L’autre objectif de l’atelier était de sensibiliser la communauté à prendre conscience de la situation des handicapés pour ne pas en rajouter à leur handicap. Des recommandations sont faites aux nombreux élus locaux présents. Ils ont été également chargés de porter l’information à la connaissance de toutes les populations. Le secrétaire général du Conseil départemental de Goudomp s’est félicité de la tenue de cet atelier qui a permis au facilitateur de faire lever la confusion qu’on fait souvent entre les mots : déficience, personne handicapée, personne en situation de handicap. Des recommandations et suggestions relatives à une meilleure prise en charge des handicapés ont été faites à l’endroit des médecins chefs de district, des infirmiers chefs de poste, des directeurs de case de santé, des directeurs d’écoles, des principaux de collège et proviseurs, pour les amener à prendre à bras le corps la situation des handicapés. Ils devront veiller pour l’avenir à ce que les bâtiments à construire répondent aux normes pour les handicapés.

Malamine KAMARA

La région de Kolda occupe la première place dans la production laitière et le second rang pour le cheptel au niveau national.

La région de Kolda dispose d’énormes potentialités en matière d’élevage. Elle a une pluviométrie abondante et un pâturage disponible presque toute l’année avec un tapis herbacée bien fourni. Les graines de coton de la Sodefitex constituent également une source inestimable d’aliments fourrageurs pour nourrir le bétail. La filière porcine constitue également un poids économique important pour la région de Kolda. « Comme vous le savez, la région de Kolda occupe une place importante dans le secteur de l’élevage au Sénégal. C’est la deuxième région d’élevage et la première en matière de production laitière. C’est une région où la production laitière est extrêmement importante. Elle a été estimée l’année dernière à plus de 650 000 litres de lait. Le cheptel bovin est, à peu près, estimé à 400 000 têtes et le cheptel des petits ruminants à plus de 600 000 », déclare le Docteur Sarr Mouhamed Moustapha, chef du Service régional de l’élevage de Kolda. La région compte une vingtaine d’unités de transformation de lait qui offrent des produits d’une excellente qualité.

En dépit de ces multiples atouts, la région de Kolda fait face à de nombreuses contraintes qui freinent le développement optimal de l’élevage. La faible intensification du système d’élevage et les feux de brousse constituent un véritable goulot d’étranglement pour ce secteur. Le ministère de l’Elevage et des Productions animales donne, chaque année, des semences fourragères aux éleveurs pour les inciter à faire des réserves alimentaires pour leur bétail.

La région a également bénéficié de trois broyeurs de fourrages dans le cadre de la politique d’intensification de l’élevage et de l’augmentation de la production laitière initiée par ledit ministère. Le vol de bétail est perçu par les éleveurs comme un des fléaux qui empêchent le développement du secteur de l’élevage dans la région de Kolda. Il faut dire que ce phénomène a nettement régressé grâce à la collaboration entre les comités de lutte contre le vol de bétail qui ont été mis en place dans la région de Kolda mais aussi en Guinée-Bissau et en Gambie pour traquer les voleurs. Il faut, par ailleurs, souligner que la divagation des animaux constitue une véritable pomme de discorde entre éleveurs et agriculteurs au Fouladou. Le Docteur Mouhamed Moustapha Sarr demande aux maires de s’impliquer dans la recherche d’une solution pérenne par la délimitation des parcours de bétail pour éviter ce genre de conflits à l’avenir.

Mamadou Aliou DIALLO

Dindéfélo, qui veut dire au pied de la montagne, est une localité célèbre aux quatre coins du monde grâce à sa cascade pittoresque. A travers sa réserve naturelle, la commune accueille annuellement des milliers de touristes et chercheurs qui s’intéressent aux chimpanzés, l’animal le plus proche de l’homme. Des atouts qui poussent les populations de cette partie de la région de Kédougou à soutenir leur édile Kikala Diallo dans son combat pour le développement durable.

La cascade de Dindéfélo sort de la nature du mont Dandé. A 318 mètres d’altitude, un torrent s’extrorse et l’eau dévale les pentes de la montagne à grande vitesse.

Un vacarme au contact du ressac. L’eau est attendue dans une piscine naturelle bordée par une colonie de roches. Dindéfélo, qui signifie en peul « au pied de la montagne », a fini de faire valoir et vanter ses caractéristiques attirant des milliers de touristes. Ce paradis perdu au cœur de la forêt galerie de Kédougou s’extirpe des retombées des montagnes du Fouta-Djalon de la République de Guinée. Ce site attire et fascine beaucoup de Sénégalais mais aussi des touristes qui viennent à la découverte des merveilles qu’offre le pays.

C’est un des charmes de la région de Kédougou. Avec ses collines, ses nombreux cours d’eau, sa végétation luxuriante et sa richesse faunique, elle est indubitablement une destination touristique. Selon une croyance populaire locale, au-delà de la beauté visuelle et la douceur de la température ambiante, l’eau de la cascade de Dindéfélo a des vertus thérapeutiques. Elle permet de conjurer le mauvais sort et de laver la personne de toute souillure. « Cette eau est bénite. Celui qui plonge dans cette piscine y sortira propre comme au jour de sa naissance.

Kikala Diallo, le maire de Dindéfélo, croise des doigts. Le tout premier président des conseils rural et municipal de Dindéfélo entre dans l’histoire. Quand Dindéfélo est érigée en communauté rurale, en 2009, Kikala Diallo avait bénéficié de la confiance des populations pour présider aux destinées du conseil rural. Dindéfélo devient commune et Kikala rempile comme premier maire de la dite collectivité locale. Entre 2009 et 2017, Kikala a réussi la prouesse de réaliser pas mal de choses au profit de ses administrés. Lui et ses administrées sont entrés dans les bonnes grâces de la nature ; lui, qui, au-delà des cascades qui font courir le monde, entretient une réserve communautaire devenue très prisée par les chercheurs européens.

Sauvegarde de l’environnement
« La réserve, créée en 2010 dans le cadre de la coopération décentralisée avec le Conseil général du département de l’Isère, a pour but essentiel de réduire la déforestation, générer des ressources et renforcer les capacités », explique-t-il. La réserve est, aujourd’hui, dotée d’une station de recherches biologiques très fréquentée par des Européens surtout des chercheurs espagnols qui travaillent à l’habitation des chimpanzés.

« Nous y trouvons notre compte, car un ticket de visiteur pour les chimpanzés nous rapporte 30 000 FCfa », révélera l’édile de Dindéfélo selon qui des emplois sont aussi générés. C’est pourquoi Kikala Diallo ne veut point entendre parler d’opérations minières. « Les impacts négatifs de l’exploitation minière, à quelque échelle que ce soit, sont inestimables et c’est une activité qui n’est pas durable. La recherche de l’or vient avec le recul de l’agriculture, la délinquance, la prostitution, les grands malfrats transfrontaliers, la pollution de l’eau par le mercure, le Sida et la dépravation des mœurs. C’est toute notre jeunesse qui sera dépravée ». En plus, ajoute-t-il, l’abandon scolaire au profit de la recherche de l’or reste un mal qui gangrène la région de Kédougou. « Non », renchérit-il, « ici, on opte pour le développement durable. Nous préférons opérer dans les activités durables que sont l’agriculture et la conservation de la nature, nos principales richesses », soulignera le maire, insistant sur le développement de partenariats féconds avec des institutions, projets ou programmes qui s’intéressent à cette cause.

A l’entrée des fameuses cascades, une guérite est implantée par les autorités municipales pour encaisser des taxes de visiteurs et, tout près, est érigé un campement villageois. « Les retombées financières de ces opportunités touristiques sont gérées par un comité pour aider les communautés dans leurs principaux domaines d’activités. Le seul hic pour davantage développer le tourisme dans cette contrée est son accessibilité, le tronçon Siling-Dindéfélo, long de 24 km, est dans un état valétudinaire. Le maire Kikala Diallo espère que sa réhabilitation, programmée avec la réalisation de la grande route qui va désenclaver Salémata, dans le département, ne saurait tarder.

Pape Demba SIDIBE

Essor communal
La commune de Dindéfélo voit se réveiller quelque 10 000 âmes regroupées dans 14 villages qui entendent jouer pleinement leur rôle pour l’épanouissement de leur communauté.

Dans cette collectivité locale, où les principales activités humaines tournent au tour du tourisme et de l’agriculture, le maire compte déployer des efforts dans tous les domaines pour améliorer, de façon sensible, les conditions de vie de ses administrés. « Quand j’arrivais à la tête de cette collectivité, il n’y avait que six classes construites. Aujourd’hui, nous en avons réalisé 18. Nous avons clôturé et électrifié les écoles et construit des blocs sanitaires à l’intérieur. Dans la même mouvance, nous avons érigé deux cases des tout-petits. Même au lycée de Dindéfélo et au collège de Sougou qui ne sont pas dans nos domaines de compétence, nous avons construit des salles de classe », ajoute-t-il. S’agissant de l’amélioration de la couverture sanitaire des populations, Kikala Diallo soutient en faire une priorité.

« Nous avons construits quatre cases de santé ; nous avons aussi équipé et électrifié 12 d’entre elles, construit le mur de clôture du poste de santé au sein duquel nous envisageons la construction et l’équipement d’une maternité », poursuit le natif de Thianghé, non sans lister les réalisations faites dans le domaine de l’accès à l’eau potable avec les huit forages mis en service, dont celui du Pudc. A en croire le maire de Dindéfélo, les jeunes ne sont pas laissés en rade. Car outre le projet de construction d’un centre socioculturel, un terrain municipal est en cours de réalisation. Auparavant, lance-t-il, les jeunes avaient bénéficié de matériel de sonorisation et de chaises pour leurs activités.

P. D. SIDIBE

Pour le maire de Rufisque Est, il est urgent pour Rufisque de faire vite au risque d’être dépassée par les localités environnantes, telles que Diamniadio. C’est pourquoi il compte défendre le projet de « Rufisque Villeneuve » contre les spéculateurs fonciers qui tentent de le saboter.

Avec le développement croissant de Diamniadio, où sera érigée une nouvelle ville ultra-moderne, Rufisque craint d’être marginalisée. Elle pourrait même être le dortoir de la nouvelle cité, si rien n’est fait. C’est dans ce sens que les autorités municipales de la « vieille ville » et surtout celles de Rufisque Est ont défendu l’érection de nouvelles infrastructures comme le projet Rufisque Villeneuve qui s’étend sur 15 hectares. « Ce projet peut contribuer à corriger le déséquilibre qu’il y a entre le Pôle urbain de Diamniadio et la ville de Rufisque. A cela s’ajoutent les naissances prochaines des Pôles de Daga Kholpa et du Lac Rose », a expliqué le maire de Rufisque Est, Boubacar Albé Ndoye.

En réunissant, samedi dernier, l’ensemble des notabilités, les chefs coutumiers ainsi que les membres du conseil municipal, l’édile de Rufisque Est a fait part de ses craintes. « Si on n’y prend garde, dans deux ans, Rufisque va être divisée en deux parties avec une partie bien moderne et une autre constituée de bidonvilles », a-t-il martelé. Cela est d’autant plus vrai que, dernièrement, un collectif des maraîchers de Lendeng a rué dans les brancards pour accuser la mairie de s’accaparer de leurs terres.

Boubacar Albé Ndoye a balayé d’un revers de main ces accusations. Pour lui, les lotissements qu’il a entamés ne concernent guère la zone de maraichage. « Le site concerné pour ce projet ne se situe pas à Lendeng, mais à l’extension de la série G », a-t-il souligné, précisant que Rufisque ne dispose plus d’espaces pour y reloger ses populations.

Pour lui, le problème, ce sont les maraichers eux-mêmes qui sont en train de morceler et de vendre des terrains auxquels ils n’avaient guère le droit. « Vous verrez, dans ce site, qu’un petit quartier est créé à cause de ces gens qui vendent occasionnellement à de tierces personnes. La partie Ouest du site faisait huit hectares. Mais, aujourd’hui, cette zone ne fait plus trois hectares. Ce sont eux qui les ont vendus. Vous pouvez trouver des maisons là-bas », a dit le maire de Rufisque Est. Il a toutefois averti que le conseil municipal ne reculera pas face aux maraichers de Lendeng.

D’ailleurs, M. Ndoye a signalé qu’aucun de ces maraichers ne dispose de document administratif attestant une quelconque appartenance de la parcelle où il cultive. « La loi est de notre côté et nous n’entendons guère laisser prospérer certains actes », a-t-il souligné.

Maguette NDONG

Mbomboye est un village « sérère » de la commune de Notto Diobass situé à quelques  kilomètres de la ville de Thiès. Dans ce village centre se trouve l’école élémentaire Samba Sène qui accueille aussi les enfants des villages environnants.

Grâce au soutien des partenaires français de l’ « Association partage amitié solidarité Sénégal » avec qui la communauté scolaire de Mbomboye travaille depuis 2009, l’école élémentaire dispose de l’électricité. Les lampes sont allumées, les ordinateurs, la photocopieuse et l’imprimante  fonctionnent au grand bonheur des élèves et surtout de leurs enseignants.

Selon Djiby Ndione, directeur de l’école Samba Sène, l’approche pédagogique est telle qu’il est très difficile pour une école élémentaire  de fonctionner correctement sans électricité. «  Présentement, toutes les évaluations sont imprimées, puis photocopiées », a-t-il déclaré.

En son statut de chef d’établissement d’une école  rurale qui compte neuf classes pour un effectif de 357 élèves, il a vivement remercié les partenaires français de l’ « Association partage amitié solidarité Sénégal » pour le soutien constant durant huit ans. « Ils nous ont accompagnés dans l’amélioration de la commodité des classes par leur carrelage. Aujourd’hui, ces partenaires nous ont permis d’accéder à l’énergie solaire en nous  offrant l’installation de puissantes batteries reliées à des panneaux solaires », s’est-il réjoui.

Un plaisir partagé par Lionel Guille et Véronique Coorevits, représentant l’ « Association partage amitié solidarité Sénégal ». Affectueusement appelée Tata Véro dans le village de Mbomboye, elle note un impact réel de leurs actions dans l’amélioration des conditions de travail des élèves dont les effectifs sont montés en flèche. «  L’impact est réel chez les enfants et nous voyons aussi que les parents sont très engagés pour la réussite de leurs enfants. Cela nous fait énormément plaisir », a-t-elle ajouté. Pour cette originaire de la région de Normandie, en France, cette amitié est plus importante que les investissements consentis.

Mbaye  BA

Dans le cadre des activités commémoratives de la Journée internationale des droits de l'enfant, l'Ong éducation et développement de l'enfant (Eden) a organisé, samedi, à Guédiawaye, la 16ème édition de la rentrée des clubs Eden. Une tribune saisie pour appeler les collectivités locales à hausser le budget dédié à la protection des droits de l’enfant.

La protection de l’enfant étant un domaine particulièrement important, toutes les collectivités locales doivent consentir plus d’efforts pour maximiser leur attention à l’égard des couches vulnérables de la société. C’est le sentiment exprimé par les clubs Eden lors de la 16ème édition de leur rentrée. Le thème retenu cette année est « La place des enfants dans les politiques de développement local ». En effet, le président de l’Ong Eden, Mame Gor Diouf, a rappelé que le Plan Sénégal émergent (Pse), dans son axe 2, « Développement du capital humain, la protection sociale et le développement durable », intègre déjà un grand nombre de cibles des Objectifs de développement durable (Odd) contribuant au développement et au bien-être de l'enfant. C'est pourquoi, a-t-il dit, l'action publique doit veiller à ce que tous les enfants, en particulier ceux les plus vulnérables ou marginalisés, bénéficient des investissements publics surtout au niveau local. Eden est d’avis qu’aucun enfant ne doit être privé de protection contre les maladies, la maltraitance, les abus. Il ne doit également pas être privé de soins, de non déclaration à l'état civil, d'une éducation de qualité, d'un environnement sain…, et surtout de pouvoir réaliser son potentiel. Autrement dit, l’enfant doit être mieux pris en compte dans les politiques locales en allant nettement au-delà de la part qui lui est réservée dans la confection des budgets des collectivités locales. D’ailleurs, l’appel lancé par Mame Gor Diouf est allé dans ce sens. C'est dans ce cadre aussi que l'Ong Eden et la commune de Wakhinane Nimzatt comptent renforcer leur partenariat afin de prendre en compte les droits de l'enfant dans la politique de développement. Les activités lancées la semaine dernière vont se poursuivre jusqu'au 16 juin 2018 à l'occasion de la célébration de la Journée de l'enfant africain coïncidant avec le Festival des Clubs Eden. Démarrée en 2002, la rentrée des Clubs Eden marque le démarrage officiel de leurs activités de formation, d'information, de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer pour la promotion et la protection des droits de l'enfant.

Abdou DIOP

Les jeunes de Kolda peuvent désormais compter sur l’appui du directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp) pour acquérir des compétences nécessaires leur permettant de prétendre à un emploi décent. 

Le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), le Pr Sanoussi Diakité, veut aider les femmes et les jeunes du département de Kolda à capter les opportunités d’emploi et de développer des initiatives entrepreneuriales pour sortir des affres de la misère. Il promet de leur faire bénéficier de son expertise pour le montage des dossiers et de les accompagner dans le démarrage ou le renforcement d’initiatives entrepreneuriales, de collecter et de mettre à leur disposition les informations sur les opportunités d’emploi et de les accompagner en matière de formation et de placement. Il s’engage également à leur donner les résultats obtenus et à rechercher des partenaires et des soutiens pour les aider dans leurs initiatives. M. Diakité a lancé, le weekend dernier, à Kolda, l’ « Initiative pour l’encadrement et l’accompagnement à l’insertion professionnelle des femmes et des jeunes de [cette localité] ». Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent pour l’intensification de la politique de création d’emplois et d’insertion professionnelle des jeunes et des femmes. « Compte tenu de l’expérience que j’en ai eue, de la formation que j’ai pu avoir sur la question et des réalisations à mon actif avec mes compagnons, j’ai jugé nécessaire de promouvoir la mise en place d’un dispositif au niveau départemental pour accompagner les jeunes à avoir de l’emploi et accompagner les femmes à avoir des activités génératrices de revenus », promet-il. Les témoignages des bénéficiaires qui sont se sont succédés sur la tribune pour montrer leur profonde reconnaissance au Dg de l’Onfp, car leur ayant permis de voler de leurs propres ailes, traduisent la pertinence de cette démarche qu’il souhaite faire profiter aux Koldois. Le Dg de l’Onfp s’engage ainsi à aider les jeunes de Kolda à surmonter les obstacles qui les empêchent d’obtenir des emplois rémunérateurs, faute de compétence professionnelle. « On s’est rendu compte que, généralement, lorsqu’un emploi est disponible dans une entreprise, les jeunes ne sont pas au courant ou ne disposent pas des compétences nécessaires pour l’obtenir », indique-t-il. Dès lors, Sanoussi Diakité compte mettre son énergie et son savoir-faire pour rechercher, à travers le département, des opportunités d’emploi pour que, massivement, les jeunes de Kolda puissent travailler et gagner dignement leur vie.

Mamadou Aliou DIALLO

Les habitants de Aïnoumady, sis à Diamaguène Sicap Mbao, dans la banlieue dakaroise, ont déclenché, mardi, une chasse aux chiens errants qui sèment la terreur dans le quartier. Une opération qui s’est soldée par la mort de quatre chiens qui avaient transformé les maisons abandonnées de cette localité en refuge.

Munis de coupe-coupe, de bâtons, de pierres, entre autres armes, les habitants de Aïnoumady ont pris d’assaut les maisons abandonnées que les chiens errants squattent de jour comme de nuit, avec l’objectif de les massacrer. Dans ce quartier, ces animaux agressifs hantaient le sommeil des populations après qu’ils se sont attaqués à certaines d’entre elles et en ont mordu six. D’ailleurs, une personne a perdu la vie suite à une morsure de ces chiens errants. Depuis lors, la population s’est décidée de booter hors du quartier ces chiens qui continuent à dicter leur loi dans le quartier. Au cours de cette opération, la population a investi, l’une après l’autre, les maisons encore prisonnières des eaux de pluie et devenues inhabitables depuis 2005. Elles ont ainsi tué quatre chiens sous les cris d’hystérie des enfants du quartier. Ramatoulaye Fall, une habitante de Aïnoumady, profite de cette opération de chasse aux chiens pour laisser éclater sa colère. « Beaucoup d’habitants du quartier ont été mordus par les chiens errants, lesquels ont déjà blessé six personnes. D’ailleurs, l’une entre elles n’a pas survécu à la morsure du chien », déclare-t-elle. Quant aux « parents d’élèves, ils sont obligés d’accompagner leurs enfants à l’école pour éviter qu’ils ne soient attaqués en cours de route », explique Amy Ndiaye dont l’enfant, selon elle, a été victime de morsure de chien dans le quartier. Aussi, elle dit ne pas comprendre le silence des autorités municipales face à cette terreur imposée dans le quartier par ces animaux. « Les élus viennent à chaque campagne électorale pour pêcher des voix. Mais, une fois élus, ils oublient complètement les promesses qu’ils avaient faites à la population », souligne Mme Ndiaye. Abondant dans le même sens, Yakhya Fall va plus loin en révélant que les effets des inondations des années précédentes n'ont pas épargné l'école Thiaroye Gare. « Dans cet établissement scolaire, quatre salles de classe ne sont plus fonctionnelles et personne ne pipe mot pour trouver une solution », se désole-t-il. M. Fall dénonce aussi le silence des deux parlementaires qui vivent dans le quartier. « Ils sont amorphes alors que pendant la campagne électorale, ils ont promis monts et merveilles à la population », balance-t-il. 

Abdou DIOP

Le Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc), à travers le Ppec (Projet pilote d’engagement citoyen), va injecter une enveloppe de 100 millions de FCfa dans une collectivité locale de chacune des trois régions de la zone. Le comité de sélection a finalement porté son choix sur Diaroumé (arrondissement du même nom, département de Bounkiling) parmi les 45 communes éligibles.

C’est lors d’un Crd, consacré au suivi de l’exécution des actions en cours et d’explication de celles à venir du Ppdc,  que le nom de la collectivité gagnante a été rendue publique, non sans que les raisons qui ont guidé ce choix ne soient révélées par le président du comité de sélection, le chef du Service régional de l’appui au développement local.

Le projet pilote d’engagement citoyen qui sera développé dans la commune de Diaroumé est la dernière trouvaille du Ppdc. Il s’agira de financer dans cette collectivité des projets de jeunes, de femmes et de groupements paysans qui présenteront un projet bancable. Le fonds disponible au Projet pôle de développement de la Casamance permettra également aux collectivités locales choisies dans les trois régions de procéder à une planification des Plans de développements communaux (Pdc). Dans chaque région, les actes de financement des projets concerneront les trois villages ou trois zones d’intervention choisis dans la collectivité locale. C’est au cours de la planification que les projets à financer seront sélectionnés. Il faudra également un engagement citoyen pour dire qu’on respecte toutes les conditions tournant autour du projet financé.

La commune bénéficiera également d’un fonds pour le renforcement des capacités. Le plafond de chaque projet à financer est laissé à l’appréciation du comité de sélection, mais devra être fixé de façon à ne créer aucune difficulté ultérieure dans quelque domaine que ce soit. Le maire de la commune de Diaroumé, Karfa Samaté, s’est réjoui de cette victoire non sans exprimer quelques inquiétudes : ‘‘100 millions dans ma commune qui pouvaient aller ailleurs, c’est un sentiment de joie que j’éprouve. Cependant, je souhaite que ce projet ne soit pas à l’image de ceux que ma commune a connus, à savoir rester trois, quatre, voire cinq ans, sans que le programme ne démarre’’. Il précisera que l’accent sera mis sur les projets de jeunes garçons comme filles sans oublier les regroupements de producteurs qui se seront les mieux illustrés.

Les projets financés connaîtront une bonne répartition dans les zones choisies, pour qu’il y ait moins de contestation, comme sera de rigueur aussi le choix des projets à financer.

Malamine KAMARA

L’entrée en préscolaire est un moment décisif pour l’accrochage des enfants avec l’école. C’est ce qu’a compris l’Ong sénégalo-allemande « Sénégal hilfe Vereine » (Shv) qui a construit et  équipé la nouvelle école maternelle du village de Ndioukh Thiorokh, dans la commune de Sandiara. Cet établissement, réceptionné samedi, a coûté un peu plus de 28 millions de FCfa.

Les années de maternelle sont cruciales dans le cursus scolaire des enfants. Ceux du village de Ndioukh Thiorokh vont désormais avoir le privilège d'aller à l'école maternelle grâce à l’Ong sénégalo-allemande « Sénégal hilfe Vereine » (Shv). Cet établissement de trois classes va ainsi les accompagner dans l’acquisition des apprentissages premiers et leur permettra de découvrir diverses activités. Le porte-parole des partenaires, Wanja Greuel, a insisté sur la nécessité de donner aux enfants une bonne éducation pour leur assurer un meilleur avenir. Selon lui, la maternelle constitue une bonne base. Il a  invité les bénéficiaires à bien entretenir cet établissement pour que d’autres enfants puissent, à l’avenir, en bénéficier. Mbaye Ly, le superviseur de ce projet de construction et responsable de l’Ong Shv, a abondé dans le même sens. A son avis, cet établissement préscolaire, qui a coûté 28 millions de francs Cfa, mérite un bon entretien. Il a remercié Ibrahima Dione qui a offert son terrain pour abriter l’école. Mor Talla Sylla, au nom des enseignants, a indiqué que le fait de fréquenter la maternelle ne peut être que bénéfique pour l’entrée en primaire. Les enfants de Ndioukh Thiorokh, a-t-il dit, étaient dans une situation inconfortable.

Grâce à ces locaux, ils pourront évoluer dans d’excellentes conditions. Le premier adjoint au maire de la commune de Sandiara a rappelé l’importance accordée à l’éducation par leur municipalité.

Pour Aliou Gning, l’éducation constitue le meilleur passeport pour l’avenir.  C’est ce qu’a compris la mairie de Sandiara qui a construit beaucoup de salles de classe et un lycée d’une valeur de 1 milliard de FCfa. Selon M. Gning, la municipalité s’est engagée à prendre en charge l’entretien de cette école et l’enseignant qui y est affecté. L’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 2, Ablaye Niom, a, pour sa part, indiqué que l’Education et la protection de la petite enfance (Eppe) constitue l’un des meilleurs investissements que puisse faire un pays pour favoriser le développement de ses ressources humaines.   « Pour les enfants, l’Eppe joue un rôle important, car permettant de compenser les insuffisances au sein des familles et de combattre les inégalités sur le plan éducatif », a-t-il indiqué. De même, M. Niom a rappelé les écarts concernant les taux de scolarisation dans le pré-primaire. Selon lui, entre les pauvres et les riches, les écarts sont considérables. « Si l’Eppe exige toute l’attention de l’État, c’est parce qu’elle joue un rôle majeur dans la mise en place des fondements de l’apprentissage et du développement tout au long de la vie qu’elle contribue, de façon décisive, à la réduction des écarts de réussite scolaire entre les groupes défavorisés et les groupes favorisés », a-t-il assuré.

S. O. F

 

Le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse), Cheikh Kanté, s’est rendu, samedi, à Kolda où il a promis d’aider les femmes à obtenir des financements.

Cheikh Kanté, ministre en charge du Plan Sénégal émergeant (Pse) a effectué, samedi, une visite à Kolda pour s’enquérir de l’état d’exécution des projets et programmes de l’Etat dans la région. Il a présidé un Comité régional de développement spécial auquel ont pris part les autorités administratives, les élus locaux et les chefs des services déconcentrés de l’Etat. M. Kanté a eu droit à une présentation introduite par Maurice Dionne, adjoint au gouverneur de la région de Kolda chargé du développement, de la situation dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la santé, de la Bourse de sécurité familiale, de la Couverture maladie universelle, de l’hydraulique rurale, de l’urbanisme, de la petite enfance et du désenclavement, etc. Les chefs de services régionaux et les maires ont pris la parole pour compléter la présentation de l’adjoint au gouverneur de la région et louer les efforts de l’Etat, ces cinq dernières années, pour assurer le développement socioéconomique des populations avant de poser leurs doléances au ministre en charge du Pse.

Auparavant, Cheikh Kanté avait visité le périmètre rizicole du Gie Maoba, situé au quartier Hilèle, dans la périphérie de la commune de Kolda, et le Centre hospitalier régional. « Je suis heureux de constater que le rêve du président de la République, à travers le Plan Sénégal émergent, est en train de se réaliser ici », a-t-il déclaré devant les membres dudit Gie. Il a demandé aux femmes de se mobiliser pour assurer la réélection du président Macky Sall en 2019 et promis de les aider à obtenir des financements pour leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus. Le ministre en charge du Pse a, en outre, invité les populations à profiter des efforts consentis par le gouvernement en matière d’équipements et intrants agricoles, depuis 2012, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire afin de réduire la facture des importations, notamment du riz qui s’élève à plusieurs milliards de FCfa par an. A son avis, cela permettra à l’Etat de réinjecter les fonds économisés dans d’autres secteurs clés de l’économie nationale et faire du Sénégal un pays émergent. Le choix du Gie Maoba, qui est constitué en majorité de femmes, pour recevoir Cheikh Kanté, n’est pas fortuit, parce qu’il a réussi, en l’espace de quelques années seulement, à porter la superficie emblavée de 2 ha à plus de 300 ha avec des rendements satisfaisants.                                                                                                       

Mamadou Aliou DIALLO

Lourdement déficitaire il y a quelques années, la ville de Rufisque a fait des efforts d’investissement de l’ordre de 12 % en 2016. C’est ce qui ressort de l’examen du compte administratif soumis aux conseillers ce week-end. Pour le Trésor, Rufisque est redevenu bon élève.

La perception municipale a tiré un bilan globalement positif sur la gestion des finances de la ville de Rufisque. C’était à l’occasion de l’examen du compte administratif de l’exercice 2016 par les conseillers qui a eu lieu ce week-end. Une occasion saisie par l’adjoint au payeur, El Hadj Gorgui Touré, pour saluer la franche collaboration qu’il y a entre la ville de Rufisque et le Trésor. « Le maire Daouda Niang consulte le payeur pour avis sur l’ensemble des grandes décisions qu’il prend. Et généralement, il y a une parfaite cohésion et une parfaite harmonie. En tant que conseillers de la collectivité, nous pouvons dire que Rufisque est un bon élève », a dit l’adjoint au payeur qui est revenu sur les 12 % d’investissement réalisés par le maire Daouda Niang et son équipe.

Un résultat non négligeable, d’autant plus qu’en 2015 la ville a bénéficié d’une subvention d’un milliard de FCfa de l’Etat pour la prise en charge de la masse salariale. « Nous avons constaté qu’il y a eu beaucoup de restitutions qui ont permis à la ville de faire face à ses dépenses et de terminer l’année en beauté. Aujourd’hui, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que les finances de la ville sont en train d’être assainies et se portent globalement bien », a fait savoir M. Touré qui a salué la volonté de la municipalité « d’asseoir un développement basé sur ses propres ressources ». Sur ce, il a invité les autorités municipales à perpétuer leurs efforts tout en s’orientant vers l’investissement. Car, a-t-il insisté, « l’investissement reste et marque l’empreinte d’un maire par rapport à son époque et son passage à la municipalité. « Je lui suggère de mieux s’investir et de s’orienter vers cela, pour l’intérêt de la collectivité et de la ville de Rufisque », a renchéri l’adjoint au payeur.

Une école des Beaux-arts
Le maire Daouda Niang a affirmé que des efforts seront orientés vers les services sociaux de base, tels que l’assainissement, l’environnement, le cadre de vie, les travaux de voirie, l’énergie, mais aussi l’éducation, la santé, les affaires sociales, etc. Au cours de cette séance, les conseillers ont procédé à une délibération portant sur le déclassement d’un tronçon de la rue de Gorée prolongée située derrière les hangars des Ptt ainsi que du terrain d’une superficie de 1124 m2 pour la réalisation d’une résidence de médiation et d’animation artistique de Rufisque.

Un projet inscrit dans la convention de partenariat (2017-2019) entre la ville de Nantes et celle de Rufisque. « L’infrastructure dont les travaux vont démarrer en 2018 servira de camp universitaire international  pour l’école supérieure des Beaux-arts et pour la ville de Rufisque. Ce sera un cadre d’exposition et d’expression culturelle pour les artistes de la ville. Des cours d’éducations artistiques y seront dispensés au profit des élèves », peut-on lire dans le rapport de présentation  et de délibération soumis par le maire Daouda Niang au conseil.

Le compte administratif de 2016 de la ville de Rufisque fait état d’un recouvrement des recettes de fonctionnement à la date du 31 décembre de l’ordre de 3 milliards 416 millions de FCfa sur une prévision se chiffrant à 5 milliards 610 millions de FCfa, soit un taux de 60,89 %. Tandis que 166 millions de FCfa des recettes d’investissement ont été réalisés sur un budget prévisionnel d’un milliards 348 millions.

Maguette NDONG


Le ministère de l’Elevage et des Productions animales vient de mettre gratuitement à la disposition des éleveurs des régions de Ziguinchor et Sédhiou 149 géniteurs porcins. L’objectif est d’améliorer les performances des races locales de porcs et  booster la production.

Les géniteurs ont été remis aux bénéficiaires par le chef du Service régional de l’élevage, Dr Evariste Bassène, vendredi dernier à Ziguinchor. La région de Sédhiou a bénéficié de 60 géniteurs et celle de Ziguinchor 89. Ils vont permettre d’améliorer les performances des races locales de porcs en termes de gabarit. Donc, le poids actuel de 17 kilogrammes en général que pèse un porc d’ici pourrait être porté à 120 kg ou plus.

Le patron de l’élevage a affirmé que cela permettra aux éleveurs d’augmenter leurs chiffres d’affaires. « Egalement, les populations pourront accéder à une viande de qualité », a souligné Dr Bassène.  Pour toutes ces raisons, il a invité les éleveurs à ne pas laisser les géniteurs divaguer, mais à les mettre en stabulation fixe et à les alimenter régulièrement.

Il n’a pas occulté le suivi vétérinaire. Selon la présidente régionale de l’Association des éleveurs de porcs, Olga Senghor Kayounga, le croisement entre les géniteurs qui viennent d’être mis à leur disposition et les porcs locaux vont permettre d’avoir des porcs métis plus costauds, grands par la taille et le poids, avec plus de chair, et qui grandissent plus vite. « Ce qui va contribuer au développement de la filière et nous permettre de vendre un peu plus tôt. Car avec nos porcs locaux, il faut attendre trois ans pour qu’ils grandissent et puissent être vendables », a indiqué Mme Kayounga.

Elle a remercié le président de la République et le ministre Aminata Mbengue Ndiaye pour leur soutien. Son collègue éleveur de porcs Jean-Jacques Rodriguez s’est également réjoui de cette donation de géniteurs, indiquant que cela va aider la Casamance à sortir progressivement de l’élevage traditionnel de porcs et à aller vers un élevage intensif. M. Rodriguez a évoqué aussi les opportunités qui leur sont ainsi offertes pour booster la race et la production porcines. Ce qui va contribuer à une forte réduction de la pauvreté et participer au développement de la région méridionale du Sénégal. Il a rappelé que l’élevage de porc est un secteur porteur en termes de création de richesses, d’emplois, etc.    

El Hadj Moussa SADIO

La commune de Sandiara va faire un pas de plus dans l’accès à l’eau potable. Le maire Serigne Guèye Diop a reçu, dimanche, un chèque d’un montant de 185 millions de FCfa de l’association française « Vivre en brousse » pour la réalisation du projet « Course contre la soif ».

Doter tous les villages et hameaux de la commune d’eau potable. C’est l’objectif du maire Serigne Guèye Diop, et de son équipe qui ont déjà fait beaucoup d’efforts dans ce sens. Et dimanche, ils ont reçu un soutien de taille. L’association française « Vivre en brousse » a offert une enveloppe de 185 millions  de FCfa à la commune de Sandiara pour aider l’équipe municipale à réussir son projet  « Course contre la soif ».

Ce soutien, a indiqué M. Diop, permettra d’offrir à l’ensemble des populations des villages de la commune de l’eau potable. « Ce projet est d’autant plus important que cela va enlever une épine des pieds à nos braves dames qui parcouraient des kilomètres pour avoir de l’eau non potable », a-t-il souligné,  remerciant l’association « Vivre en brousse » qui a également donné à sa commune un camion-benne d’un coût de 100 millions de FCfa pour le ramassage des ordures ménagères. Des équipements sportifs ont aussi été offerts par le partenaire pour contribuer au développement du sport dans les établissements scolaires.

Pour Martine Moy, le projet va consister à raccorder un branchement sur la conduite Notto-Ndiosmone-Palmarin pour alimenter 12 villages en eau potable. Selon elle, leur association a eu des sollicitations de plusieurs communes, mais a préféré travailler avec celle de Sandiara. « Nous souhaitons que l’inauguration se fasse rapidement, pour que d’autres partenaires puissent se joindre à nous pour poursuivre ce projet pour l’adduction d’eau dans chaque concession », a indiqué Mme Moy. Elle a  rappelé l’importance de l’accès à l’eau pour les populations. « L’eau est vitale et engendre un développement considérable. Avec l’eau, on peut faire des choses considérables dont avoir des activités génératrices de revenus, libérer les femmes de cette lourde tâche d’aller chercher la ressource et les filles qui sont souvent pénalisées et ne peuvent pas aller à l’école à cause des corvées d’eau », a laissé entendre Martine Moy. Son association, a-t-elle promis, va continuer à apporter sa petite goutte d’eau à la commune de Sandiara.

S. O. F.

 

Le maire de la commune de Thiès-Ouest,  Alioune Sow, a déploré la baisse des impôts locaux. Il a invité les populations à payer les impôts pour permettre à la municipalité de faire face à ses obligations.  

Le débat d’orientation budgétaire, une exigence stipulée dans l’article 258 du Code général des collectivités locales, doit être tenu un mois avant l’examen du budget d’une commune. Pour être en conformité avec la loi, la commune de Thiès-Ouest a tenu, ce week-end, sa réunion d’orientation budgétaire. Elle s’est déroulée en présence des conseillers municipaux, des chefs de services, des notables, d’associations de la société civile, des citoyens et du  maire Alioune Sow. L’autorité municipale a, dans son rapport introductif, fait le bilan détaillé des réalisations de la municipalité conformément aux orientations budgétaires de l’année précédente. Du point de vue des recettes, le maire a noté que le taux de recouvrement baisse d’année en année et le citoyen qui doit payer refuse de s’exécuter.  « Ainsi, il refuse de participer à l’effort de développement de sa commune. Pourtant ce dernier attend tout de la mairie, or l’institution doit d’abord compter sur les impôts et taxes payés par ses administrés », a-t-il déploré.

Face à ce qu’il considère comme un incivisme fiscal, Alioune Sow a fait un plaidoyer poignant à l’endroit des populations. Il a supplié ces dernières à avoir l’habitude de payer les impôts. Sur ce point, le représentant du Service  régional de Thiès a soutenu que même s’ils ne sont pas évalués sur le recouvrement des impôts locaux, la mise en place d’un bureau y affairant dans leur service est un signe d’engagement pour accompagner les collectivités locales. Revenant sur le bilan des engagements pris lors du débat budgétaire de 2016, le maire a cité, entre autres, la guérite de Thiès-None qui est fonctionnelle, les travaux des toilettes du marché Mbour2 achevées et dont l’ouverture est imminente. Il a ajouté que les travaux de la  gare routière sont très avancés et qu’elle pourrait être fonctionnelle en décembre prochain. « Cependant, pour ce qui concerne les travaux des toilettes du marché Grand-Thiès, nous avons retiré le marché de l’entreprise pour non-respect des délais et la commune est en train de chercher un autre prestataire pour assurer la finition », a-t-il indiqué. Qu’il s’agisse du secteur de l’éducation, de la santé, du sport, de l’assistance sociale et de l’éclairage public, tous les actes posés ont été exposés devant l’assemblée. A propos de la gestion des ordures, dévolue à la mairie de ville qui peine, faute de moyens conséquents, à faire face à l’ampleur de la tâche, le maire de la commune de Thiès-Ouest a invité ses mandants à consentir des efforts pour gérer la situation.  «  Il faut que chacun veille à la propreté de sa demeure et les alentours. Outre le paiement de la taxe annuelle sur les ordures ménagères à la ville, si chaque ménage s’abonne auprès d’un charretier pour l’évacuation des ordures sur des sites relais, nul doute que notre commune aura un cadre de vie meilleure », a souligné Alioune Sow. Pour le prochain budget, des efforts seront consentis sur le plan des investissements et des dépenses.

Mbaye BA

 

Le président Amadou Diaw est formel lorsqu’il affirme que c’est un défi d’avoir choisi Saint-Louis pour abriter le forum « L’Afrique pour un monde repensé ». Cette rencontre, dit-il, est la concrétisation de l’injonction qu’avait adressée Mongo Betti qui, au comble du désespoir, criait : « Africains, si vous parliez ! » Le Forum a débuté le 25 novembre et prend fin aujourd’hui.

Pour M. Diaw, l’initiateur du forum, c’est déjà un défi d’avoir choisi Saint-Louis, « la belle endormie », pour abriter cette rencontre intellectuelle, en lieu et place de la capitale que l’on devrait désormais appeler « Dakar-Diamniadio ».

Pourtant lorsqu’on s’imprègne de la philosophie qui le porte, l’on réalise que nul autre endroit n’était mieux indiqué pour affirmer, selon le mot de Césaire, que « le temps de nous-mêmes » est arrivé et pour jeter les bases d’un monde qui n’est pas celui qu’on impose, mais celui qui est conforme aux choix des hommes.  De l’avis du président Diaw, ce forum est un Ovni et que Saint-Louis ou plutôt Ndar relève, par sa légende, de l’ordre du dépassement, du mystique et du transrationnel. Son génie protecteur, Mame Coumba Bang, n’a-t-il pas donné à ses descendants le privilège de réussir là où échouent les génies modernes que sont les sapeurs pompiers : sortir le noyé du fond des eaux qui l’ont englouti ? Parce que ce forum est une incroyable convergence de talents et que Saint-Louis a toujours été un lieu de rencontres.

Elle a été la porte par laquelle les peuples venus du Nord sont entrés, brutalement, en contact avec les populations sub-sahariennes, le terrain où Africains, Blancs et Noirs ont appris à gouverner ensemble.  Elle a été surtout le lieu de brassage, le laboratoire où s’est forgée la nation sénégalaise. A deux ans d’intervalle à peine (septembre 1895-janvier 1899), faillirent s’y croiser deux éminentes figures de la résistance contre l’oppression coloniale.

Imaginons ce qu’aurait pu être le dialogue entre Samory Touré et Cheikh Ahmadou Bamba (le politique qui terminait un long et poignant engagement, et le mystique, à l’aube de sa légende) qui, tous deux, combattaient le même adversaire avec des armes différentes. Peut-être nous auraient-ils appris comment vaincre sans être le plus fort. Parce que ce forum est un challenge et que Saint-Louis et surtout les Saint-Louisiens ont, à de multiples reprises, surpris leur monde et déjoué tous les pronostics. Ils ont survécu aux colères de l’océan et imposé au colonisateur leur langue et leurs traditions.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Saint-Louis accueille, du 25 au 28 décembre 2017, des universitaires, des économistes, des financiers et des acteurs culturels venus d’horizons divers. Ce, dans le cadre du « Forum de Saint-Louis » sur la thématique « l’Afrique pour un monde repensé ».

Samedi dernier, une belle frénésie a régné dans la ville de Saint-Louis avec des animations le long du Quai Henry Jay, jusqu’au bout de la partie sud de l’île où des espaces ont été aménagés pour les artistes. Cette fièvre qui a précédé l’ouverture du Forum de Saint-Louis rappelle le « takussanu Ndar » où, de tradition à Saint-Louis, les populations, joliment habillées, se pavanaient en ville. C’est pourquoi le maire Mansour Faye a dit toute sa joie d’accueillir le gratin des intellectuels venus du continent et d’ailleurs. Pour lui, « Saint-Louis est la ville des premières en étant la  première capitale de l'Aof (Afrique occidentale française) et aussi la localité à accueillir le premier forum de cette nature au Sénégal ». Et toute la soirée, il a régné une belle ambiance dans les rues de la ville, avec des défilés de mode, des vernissages et expositions.

Hier, lors de la cérémonie d’ouverture, au Quai des Arts, dans un tableau accompagné d’enfants et d’une conteuse, le  koriste Ablaye Cissokho s’est interrogé sur les notions de partage, de devenir, d’ouverture et de tolérance. Après cette prestation teintée de questionnement,  Romuald Hazoumé, plasticien béninois, s’est proposé de répondre aux enfants si interrogateurs sur leur avenir. L’artiste Hazoumé a ainsi déclamé : « Hier, je ne savais pas où j'allais, mais je savais d'où je venais. Et aujourd'hui, je sais où je vais : je vais en Afrique ».

Vivre ensemble
Les travaux du forum ont été ouverts avec un premier panel sous la direction du journaliste Zyad Limam,  de Mansour Kama, président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), et des anciens ministres Amadou Kane du Sénégal et Jean Louis Billon de la Côte d'Ivoire. Ces derniers se sont interrogés  sur  « Société de demain : repenser le vivre-ensemble ».

Si, pour Amadou Kane le vivre ensemble, c’est d'abord de ne pas avoir peur de l'autre, ensuite de ne pas se croire dépositaire des valeurs universelles, Jean Louis Billo pense, lui, que cette notion englobe aussi une dimension de partage des richesses dans le monde. Vivre ensemble, c'est bien, mais  « ce qu’il faut, c'est vivre décemment et de manière équitable », a affirmé ce dernier.

La position de Mansour Kama quant à la définition de ce concept a semblé à la fois ambigüe et claire. Il a utilisé  le concept d’utopie en le plaçant sous un prisme de désirable et de complètement accessible. A partir de là, a-t-il soutenu, le vivre ensemble devient une utopie désirable et parfaitement réalisable. Durant cette matinée,  Felwine Sarr, universitaire, compositeur, économiste et écrivain sénégalais, et Fleur Pellerin, magistrate à la Cour des comptes et ancien ministre de la Culture et de la Communication de la France, ont ébloui l’assistance en échangeant autour de la notion « Repenser le vivre ensemble ».

Repenser la cohabitation avec l’autre
Sous la houlette du Franco-sénégalais  Pap'Amadou Ngom (Pdg des systèmes et des Hommes,  une entreprise de services informatiques qui emploie près de 200 consultants et ingénieurs en France, en Suisse et en Inde), les deux protagonistes ont proposé un débat de haute facture.

Pour Felwine Sarr, on évoque, avec désolation, les actes de l’Homme qui ont participé actuellement à « détériorer la qualité de la relationnelle ». Tandis que Fleur Pellerin a rappelé qu’il est important de se demander quand est-ce que la relation des hommes a été meilleure. A son avis, « les exigences sont maintenant comparées au passé et plus croissantes ». « Ce qui pose, selon elle, un problème d’équité et d’égalité ». «  Et je ne pense pas que nos relations soient moins bonnes au 17ème ou 18ème  siècle qu’actuellement », a assuré Mme Pellerin. S’agissant de la gouvernance, le Pr Sarr a souligné qu’il faut « repenser la forme de notre désir de démocratie pour en respecter l’essence, avec la participation du plus grand nombre. Car c’est l’intelligence collective qui crée le contrat social inclusif ».

De son côté, Fleur Pellerin est revenue sur l’accroissement des crises que connaissent les institutions. Aujourd’hui, a-t-elle expliqué, « ces crises sont à un niveau jamais égalé avec des populations qui défient les institutions ; ce qui donne naturellement naissance au populisme et à la démagogie qui permettent à ceux qui ont des discours radicaux de prospérer ».

A. M. NDAW

Les participants ont réfléchi sur le financement de la santé    
L’Initiative  de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) Sénégal a aussi organisé, samedi, au Quai des Arts, la 9ème édition du «Forum sur la Rse au Sénégal» sur le thème :
« Les enjeux de la Rse dans la prise en charge de la Couverture maladie universelle de la région de Saint-Louis », sous le co-parrainage du ministère de la Santé et de l’Action sociale et de l’Alliance du secteur privé pour la santé (Asps). Cette activité, bien coordonnée par le président de l’Initiative Rse Sénégal, Philippe Barry, s’est déroulée en prélude à l’organisation du « Forum de Saint Louis ».  A l’initiative d’un groupement d’acteurs du secteur privé de la santé, constitués du Laboratoire Bio 24, Sos médecin Sénégal et l’entreprise sociale « Nest For All, » deux panels ont permis de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour enrichir le document de Stratégie nationale du financement de la santé. Un large débat, enrichissant et fructueux, a porté essentiellement sur « des soins de qualité pour tous, les responsabilités et opportunités du partenariat public-privé des acteurs de la santé ». L’importance de l’engagement communautaire des acteurs de la santé et des entreprises dans le domaine de la santé a été aussi évoquée.  Une remise de trophée à des entreprises engagées dans la Rse à travers la publication de rapports Rse conformes à la norme internationale sur la Rse a marqué ce forum sur la Rse.
 
Des partenariats signés
Un acte de partenariat a été conclu et signé par le président du « Forum de Saint-Louis », Amadou Diaw, et le président de l’Initiative Rse Sénégal, Philippe Barry. Ce qui a permis d’organiser ces deux événements qui ont enregistré un succès éclatant dans la vielle ville. Selon M. Ndiaw, cette rencontre est le rendez-vous  de la créativité et de l’engagement social en Afrique. Il a justifié cela par le fait que le « Forum de Saint-Louis » est un évènement unique qui place le continent africain et ses villes secondaires au cœur d’une dynamique nouvelle.

La responsabilité sociale d’entreprise jouant de plus en plus un rôle important dans le développement durable des villes secondaires, il était important pour les initiateurs de ces deux évènements d’associer l’Afrique, le  Sénégal en particulier, les ressources et expertises scientifiques dans cette rencontre.

Mbagnik Kharachi DIAGNE

Les jeunes qui sont dans des universités sénégalais veulent une paix durable en Casamance. Ils ont organisé une série d’activités pour consolider le processus de paix.

Les jeunes nés en 1983 s’engagent dans la consolidation du processus de paix en Casamance. Ils se rendent dans des universités pour sensibiliser leurs camarades à s’impliquer. « 35 ans après le début de la crise casamançaise, les jeunes qui ne se sont jamais prononcés sur la question faute d’espace d’expression montent au créneau  pour partager avec toute la jeunesse et particulièrement les universitaires », a lancé, Saliou Konté, Dp à la fondation Friedrich Ebert. Après les universités Assane Seck de Ziguinchor, Gaston Berger de Saint-Louis, celle de Thiès a pris le relai en début de semaine.

Selon Henri Ndecky, coordonnateur de la dynamique de paix en Casamance et la sous-région (Banjul, Bissau, Conakry), toute la jeunesse sénégalaise est concernée par la fin de la crise casamançaise et particulièrement les jeunes des universités. « En venant partager avec eux, toutes les potentialités de développement économique dont regorgent les régions sud du Sénégal, nous cherchons à ce que la jeunesse sénégalaise comprenne que nous sommes tous interpellés, en tant que jeunes Sénégalais sur un conflit qui n’a que trop duré », a-t-il confié. Dans un discours aux relents de plaidoyer, Henry Ndecky affirme que les attentes de cette couche de la population, c’est la fin définitive du conflit. « Nous tendons la main à l’Etat du Sénégal, au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) et à toutes les forces sociales pour qu’ensemble, nous  puissions  réussir à faire bouger les lignes vers la paix », a-t-il martelé.

Considérant le Plan Sénégal émergent comme une opportunité de développement pour la Casamance, le professeur Nouha Cissé a fait une communication sur les potentialités socioéconomiques de la Casamance naturelle. Devant les étudiants de l’Université de Thiès, il est revenu sur les potentialités agricoles de la région sud qui, selon lui, confèrent à la Casamance le rôle de « grenier » du pays.

Le professeur Nouha Cissé a aussi fait cas de l’exploitation du zircon. Il a rappelé que l’origine de la crise était une insatisfaction de la prise en charge de la demande, économique et sociale des populations et aussi l’enclavement géographique. Pour le conférencier, pour engager dans la direction de pouvoir  régler efficacement ces problèmes, Nouha Cissé indique que le Plan Sénégal émergent est un cadre adéquat si toute la jeunesse du Sénégal se mobilise.

Mbaye BA

Le ministre auprès du président de la république chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Dr. Cheikh Kanté, a visité, jeudi, à Ziguinchor, un certain nombre de grands chantiers du président de la République. Il a affirmé que les constructions sont en train d’être réalisées au grand bonheur des populations de la Casamance naturelle.

Le ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Dr. Cheikh Kanté, tire un bilan satisfaisant des chantiers du président de la République dans la région de Ziguinchor. Selon le ministre, le développement du Sénégal peut se lire à travers les indicateurs dans plusieurs domaines.  Selon le ministre, l’option du président de la République est orientée vers une croissance inclusive. Il a expliqué que c’est la raison de sa visite de certains chantiers « qui étaient au demeurant des promesses du président de la République », a rappelé Dr. Cheikh Kanté.

Le ministre a commencé par l’Université Assane Seck qu’il a qualifiée d’établissement. A lui en croire, à l’image des autres projets du Pse, l’Université de Ziguinchor est dans une phase de montée en puissance. Ensuite, le ministre a fait le tour au chantier des Hlm, concernant le Programme Habitat social du président de la République. Sur ce site, il a constaté que les travaux avancent. Il en est de même pour les opérations de reconstruction du tronçon  « Rond-point Jean Paul 2 – Rond-point Aline SitoëDiatta » de la Rn6 (communément appelée route du Sud : Ziguinchor-Tanaff-Kolda). Concernant cet axe, en effet, le ministre s’est déclaré satisfait de l’état d’avancement des travaux, précisant qu’il n’y a pas de facteurs de blocage particulier. Il a assuré que le gouverneur, qui est le représentant du président de la République dans la région, mène un suivi assez rigoureux du chantier.                         

El Hadj Moussa SADIO

 

Dans le cadre d’un partenariat, l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) et AfricaRice ont initié la mise en place de parcelles de démonstration et l’organisation de journées aux champs en vue d’une large diffusion de ces technologies.

Les tests ont produit des résultats escomptés à Koulor Sinthiou Malème et Gouloumbou. Le Nérica 4 et 6, des variétés de riz cultivées sur les plateaux, ont produit des rendements à la hauteur des attentes. Ces bons résultats ont poussé le sous-préfet de Koussanar, Ndary Dême, à inviter la cinquantaine d’agricultrices et d’agriculteurs de Sinthiou Maléme à une large diffusion, de faire de la vision du chef de l’Etat leurs combats quotidiens. Plusieurs variétés de riz ont été mises au point et inscrites au catalogue variétal du Sénégal et de la sous-région. Jusqu’ici, il existe des variétés qui sont méconnues or elles présentent des opportunités pour relancer la riziculture dans des zones rurales. « Plusieurs de ces variétés restent encore peu connues et donc faiblement utilisées par les producteurs de riz, alors qu’elles offrent de réelles opportunités d’amélioration de la productivité et des revenus des acteurs de la chaine de valeur riz », souligne Lucien Ndecky, le coordinateur de l’Ancar de la zone Tambacounda-Kédougou et Haute Casamance. L’Ancar et AfricaRice ont initié la mise en œuvre de parcelles de démonstration et l’organisation des journées aux champs en vue d’une large diffusion de ces technologies. Ces visites de champs favorisent des échangent de connaissances sur les performances de ces variétés évaluées,  leur acquisition et leur utilisation à grande échelle. « La stratégie de mise en œuvre du programme de démonstration repose sur le principe des activités et charges partagées qui ont permis d’identifier les producteurs et les sites, et d’assurer la fourniture des intrants », a souligné Monsieur Ndecky.

Pour sa part, Africarice met à disposition les semences des variétés à évaluer dans les démonstrations et assure leur transport jusqu’à la  Direction générale de l’Ancar à Dakar. Les producteurs qui cèdent une superficie suffisante de leurs domaines pour abriter la démonstration, assurent à la fois, la gestion de la parcelle (labours, semis, entretiens des parcelles) et les opérations de surveillance, de récolte et battage. En contre partie, ils bénéficient des récoltes. Le conseiller agricole rural, Doudou Sonko, a affirmé que pour les rendements, les meilleurs tournent autour de 3 à 4 tonnes à l’hectare.

Pape Demba SIDIBE

 

Le Programme d’appui au développement économique de la Casamance (Padec) est un projet de l’Etat qui vise à lutter contre la pauvreté. Sur ce plan, d’importants résultats ont été enregistrés à travers des activités de valorisation de l’anacarde, du miel, de la mangue, de la banane et des fruits forestiers.

Le but du Programme d’appui au développement économique de la Casamance est de contribuer à l’atteinte de l’objectif du gouvernement de réduire de moitié l’incidence de la pauvreté des ménages. La finalité est de concourir au développement et à la mise en œuvre du potentiel agricole et agro-alimentaire de la région méridionale du Sénégal par les petits producteurs. Cela, grâce à un appui à des filières porteuses comme l’anacarde, le miel, la mangue, la banane et les fruits forestiers. Hier, lors d’un atelier de capitalisation du Padec, à Ziguinchor, le colonel Daouda Diallo, coordonnateur du Programme, a affirmé que beaucoup de résultats ont été atteints.  

Bilan encourageant
En termes de bilan, le colonel Diallo a cité, entre autres, le financement de 258 sous-projets productifs par le Padec au profit des petits producteurs. Il a indiqué que ces projets sont en train de contribuer à l’amélioration significative des revenus et conditions de vie des bénéficiaires. De même, ils ont favorisé la création de plus de 2500 emplois permanents et temporaires dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Il y a eu également 12 % d’accroissement des revenus annuels des opérateurs ciblés dans les secteurs de la transformation du miel, de l’anacarde et des fruits. Au total, 9142 bénéficiaires directs ont été touchés par les sous-projets productifs, dont 60 % de femmes, à travers le financement d’activités de renforcement des capacités et des sous-projets productifs.

Ces sous-projets productifs ont porté sur 103 ruchers, 37 unités de transformation et de conditionnement, 113 plantations (anacarde, mangue et banane) d’une superficie de 654 ha et 5 magasins de stockage de noix brutes d’anacarde d’une capacité 220 tonnes. Selon les statistiques, 2682 bénéficiaires touchés, dont 1252 femmes (47%), ont connu des changements majeurs comme l’amélioration de leurs conditions de vie socio-économique. Notamment, sur les plans de la santé, de l’éducation, de l’habitat, de l’alimentation des jeunes enfants, de l’accès à l’eau potable et au téléphone. Par ailleurs, le Padec a financé beaucoup d’outils de gestion au profit des acteurs institutionnels, services de l’Etat, collectivités locales et de la recherche-développement pour les filières anacarde et mangue, les plans d’aménagement forestier, etc.   

El Hadj Moussa SADIO

Une frange de la population de Dindéfélo s’est attaquée à la gestion du maire qu’elle accuse de semer la division et de mener une gestion partisane. Ce dernier considère ces attaques comme de « fausses accusations de dissidents politiques » qu’il aurait battus lors des dernières échéances électorales.

Le maire de la commune de  Dindéfélo est accusé par une frange de la population de mauvaise gestion. Des accusations qui ne dérangent pas le maire Kikala Diallo. Selon lui, ce sont ses adversaires politiques qui essaient de semer le doute chez les populations parce qu’ils veulent le pouvoir. « C’est juste une question politique », a-t-il souligné, balayant ainsi « les fausses accusations de dissidents politiques qu’ il a battus aux municipales de 2009 et 2014 et qui ne sont animés que par les questions électoralistes, mais pas de développement ». Les populations ont aussi dénoncé la gestion financière du maire, faisant savoir que ce dernier encaisse 5000 FCfa par cantine auprès des commerçants du marché hebdomadaire de Dindéfélo, somme dont elles ignorent la destination.

De même, elles ont fait état de l’immixtion de personnes étrangères au conseil municipal dans la gestion foncière de la commune. Sur ces points, M. Diallo a fait comprendre que la gestion des domaines est une compétence transférée. « Lorsqu’on vous affecte un terrain, une place ou lorsque vous exercez une activité commerciale au sein du territoire communal, c’est à la mairie de récupérer les recettes liées à cette gestion économique. Et c’est pour permettre à la collectivité d’avoir des recettes », a expliqué l’autorité municipale. Concernant les 2.000.000 de FCfa encaissés pour l'électrification des villages, les populations ont estimé n’avoir jamais vu de réalisations. Ce que réfute le maire. « Treize écoles de la commune, sept mosquées, deux cases de santé et une partie de la mairie qui en était dépourvue ont été électrifiées. L’argent est géré à partir de Dakar ; mon rôle est seulement de choisir les sites », a-t-il argumenté.

Toujours sur le registre des remontrances, les populations n’ont pas manqué de s’attaquer à sa gestion des Bourses de sécurité familiale qu’elles jugent de nébuleuse. Sur ce point, l’édile de Dindéfélo a rappelé que chaque village a mis en place un comité de sélection composé du chef de village, de l’imam, du président des jeunes, des femmes et de quelques personnes ressources.  

Amadou DIOP



Les réalisations du Padec dans le village de Kamobeul (Nyassia) et au niveau de la commune de Ziguinchor ont été visitées, mardi dernier, par les bailleurs de fonds et les autorités administratives, en compagnie des responsables de ce Programme d’appui au développement économique de la Casamance. Les bénéficiaires ont saisi l’occasion pour réclamer une deuxième phase du projet, afin qu’ils puissent consolider les acquis et promouvoir leurs activités au grand bonheur de leurs familles.

Depuis avril 2010, le Programme d’appui au développement économique de la Casamance (Padec) soutient, entre autres, beaucoup de groupements d’intérêt économiques (Gie) qui se sont spécialisés dans la transformation et le conditionnement de l’anacarde, du miel, de la mangue, de la banane ainsi que des fruits forestiers. Après une phase initiale de 5 ans, il y a eu une prolongation de 3 ans qui doit s’achever en mars 2018. Les bénéficiaires ont apprécié « l’appui important » du Padec « qui a amélioré considérablement, ont-ils dit, leurs conditions de travail et de vie ». Ces derniers exerçaient manuellement avec un matériel archaïque. Actuellement, ils sont bien équipés par le projet en unités de transformation et de conditionnement acquises à un prix abordable. Le projet a également beaucoup participé au renforcement de leurs capacités professionnelles. Il les a, en effet, aidés à prendre part à des voyages d’études et à des formations aussi bien au Sénégal, avec l’Institut de technologie alimentaire (Ita), qu’à l’extérieur. Ce qui leur permet maintenant de travailler dans des conditions meilleures, de développer leurs activités et d’augmenter leurs revenus au grand bonheur de leurs progénitures.

« Nous, à notre niveau, nous dormons actuellement sur nos deux oreilles, parce que nous n’avons plus de souci pour assurer les trois repas dans nos familles et subvenir aux autres besoins de nos enfants. Ce, grâce au Padec », a témoigné la dame Siré Coly. Elle est membre du Gie « Ahoumoula » de Kamobeul, un village de la commune d’Enanmpor situé dans l’arrondissement de Nyassi et que le Padec a doté d’une unité de transformation et de conditionnement du miel. Ici, les produits (miel et savon fabriqué à base du miel) se vendent bien au bénéfice de Mme Coly et des siens.

Donc, Siré Coly et sa collègue Solange Diédhiou ont bien raison de se faire un peu de souci à propos de la fin de la prolongation du Padec. Elles ont réclamé sa 2ème phase. « Nous demandons une deuxième phase pour que nous puissions consolider, renforcer et développer nos activités, nous approprier le programme et le pérenniser au profit de tous ses bénéficiaires », ont-elles expliqué. Même son de cloche auprès de Noëlle Niouky, présidente du Gie « Demiir », sis à Kénia, dans la commune de Ziguinchor, et qui s’active, entre autres, dans la transformation et le conditionnement de la pomme de cajou. Nous avons recueilli les mêmes souhaits au niveau du Gie « Kand Jibu » de Tilène-Ziguinchor qui est doté, par le Padec, d’une unité de transformation et de conditionnement de mangue et fruits forestiers.

El Hadj Moussa SADIO

 

L’Initiative des maires pour l’autosuffisance en moutons (Imam), un projet du ministère de l’Elevage et des productions animales, en collaboration avec les collectivités locales, a été officiellement lancé ce mardi à Latmingué, dans le département de Kaolack. Il concerne 150 communes du pays pour une enveloppe financière de 574 millions de FCfa.  

Les collectivités territoriales du Sénégal se sont engagées à relever le défi de l’autosuffisance en moutons. A cet effet, des maires de 150 communes travaillent de concert avec le département de l’Elevage et des productions animales dans le cadre de l’Initiative des maires pour l’autosuffisance en moutons (Imam). L’objectif recherché est de diminuer l’importation de moutons en stimulant la productivité et la production nationale tout en générant des revenus pour les familles vulnérables. Une dimension du projet rappelé lors de l’ouverture par Mme Aminata Mbengue Ndiaye. « Il s’agit particulièrement, pour l’Association des maires du Sénégal, d’impulser une participation des communes pour accompagner les populations, notamment les plus vulnérables, en vue d’améliorer les revenus des ménages à travers la promotion de l’élevage ovin qui joue un rôle économique  et social important dans notre pays  », a-t- elle déclaré devant la déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, un parterre d’élus locaux et d’éleveurs de la région de Kaolack. Le projet dont le démarrage a été acté, ce mardi, à Latmingué, dans le département de Kaolack, va, dans sa première phase, bénéficier à plus de 1000 familles vulnérables réparties dans 21 communes des régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Thiès et Dakar. A termes, se sont 150 communes à travers l’étendue du territoire national qui seront concernées. L’élargissement se fera grâce à une démarche novatrice. Chaque commune partenaire a contribué à cette initiative à hauteur de 3 millions de FCfa. Autres stratégies du projet, la dotation de géniteurs en semences fourragères et la prise en charge sanitaires des bergeries par les services départementaux de l’élevage. Sans compter le renforcement des capacités des bénéficiaires par l’équipe du projet. Une contribution du ministère de tutelle détaillée par Aminata Mbengue Ndiaye. « Mon département met à la disposition des 21 communes 67 géniteurs ladoum, 2 tonnes de semences niébé fourrager, 65 bergeries modèles en cours de construction et 150 kits de mangeoires /abreuvoirs  », a-t-elle égrené.  Ce projet qui va mobiliser dans sa phase active 150 collectivités territoriales nécessitera une enveloppe budgétaire de 574 millions de FCfa répartis entre l’Etat, les communes bénéficiaires et l’appui de l’Ong Heifer International. Le représentant de cette organisation a pris part au lancement du projet.

Elimane FALL

 

 

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