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Régions (966)

Samedi dernier, une vaste mobilisation sociale a eu lieu devant le centre de formation professionnelle Don Bosco au quartier Médina Fall pour sensibiliser la communauté sur l’importance, la nécessité de déclarer leurs enfants à la naissance. Une activité portée par le projet intitulé « Autonomisation et participation citoyenne des femmes et des filles », l’Ong Equitas/ Sénégal et la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho) dans son volet état civil et droit à l’éducation.

Daprés le point focal, Mme Sophie Diouf Ndong, suite à une enquête conduite, rien qu’au quartier Médina Fall, 1.666 élèves qui fréquentent les 4 écoles élémentaires dudit quartier ne disposent pas d’extrait de naissance. « Leurs parents n’ont pas déclaré leur naissance et, dans bien des cas, même les parents, à leur tour, n’ont jamais eu de pièces d’état civil (certificat de mariage, extrait de naissance) », a-t-elle déploré. Au vu du nombre de personnes qui se sont déplacées sur le lieu où s’est déroulée la sensibilisation, de nombreux participants sont venus pensant qu’on pouvait leur délivrer sur place un extrait de naissance parce qu’elles n’en disposent pas. Ce qui montre que la situation dans les écoles à Médina Fall reste la partie visible de l’Icerberg dans la communauté et que le phénomène est d’une ampleur encore insoupçonnée. « Ici à Médina Fall, le fait de ne pas avoir d’acte d’état civil est la chose la mieux partagée », a affirmé la dame Aïda Ndiaye.

Interrogée sur les raisons d’une telle situation dans un quartier de la commune de Thiès-nord dans la ville de Thiès, elle a confié que les premiers habitants de Médina Fall étaient des talibés « Baye Fall », ils gagnaient leur vie dans des activités artisanales ou informelles; donc ils n’ont jamais senti la nécessité d’avoir des pièces d’état civil. « Aujourd’hui, même si la tendance est en train de changer, cette négligence sur la déclaration des enfants à la naissance poursuit encore une bonne partie des habitants de Médina Fall », a-t-elle noté.

Pour tenter de renverser la tendance, le projet a fini de former une douzaine d’acteurs communautaires sur la question de l’état civil et que ces derniers vont poursuivre la sensibilisation dans tous les espaces de la communauté et accompagner les gens à régulariser leur statut de citoyen.

Mbaye BA

La commune de Coumbacara constitue aujourd’hui un exemple en matière de recouvrement de la taxe rurale dans le département de Kolda.

Les chefs de village de la commune de Coumbacara, en collaboration avec le Conseil municipal et l’Agence régionale de développement, ont entrepris une vaste campagne de sensibilisation des populations pour augmenter le taux de recouvrement de la taxe rurale afin de renflouer les caisses de la mairie.

Cette démarche vise à palier le manque criant de ressources financières dont la commune a tant besoin pour la réalisation d’infrastructures sociales de base dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’hydraulique rurale, entre autres. Et elle commence déjà à porter ses fruits puisque plus de 2.700.000 FCfa ont déjà été récoltés depuis le début de cette opération alors que le taux de recouvrement n’avait jamais atteint les 2% durant les années passées.

Les chefs de village ne comptent pas cependant s’arrêter en si bon chemin. « Ils se sont fixés l’objectif d’atteindre un taux de recouvrement de 100% cette année. Cela fait suite à l’accord entre l’Ard et le Conseil municipal de Coumbacara qui ont décidé de sensibiliser les chefs de village sur l’importance de la taxe rurale dans le développement local. Nous avons tenu beaucoup de réunions au niveau zonal avec eux et je peux dire que cette collaboration est aujourd’hui en train de porter ses fruits, puisqu’à partir de cette année c’est les chefs de village eux-mêmes qui ont pris l’engagement de porter le taux de recouvrement de la taxe rurale à 100% », déclare Amadou Baldé, maire de Coumbacara. Il remercie l’Ard pour son appui et invite les populations à s’acquitter de la taxe rurale afin de permettre à la mairie de verser la contrepartie que réclament les partenaires au développement comme les projets et les Ong pour la réalisation des infrastructures. Certes, le chemin est encore long pour atteindre les 100% du taux de recouvrement de la taxe rurale, soit un peu plus de 7 millions de FCfa, mais l’engagement des chefs de village ne souffre d’aucune ambiguïté. Ils se disent prêts à faire le porte-à-porte si nécessaire pour convaincre les populations du bien-fondé de leur démarche.

Mamadou Aliou DIALLO

Le responsable départemental de la Dpv de Dagana, Assane Samba, a annoncé, à Richard-Toll, le démarrage, d’ici la semaine prochaine, des opérations de lutte contre les oiseaux granivores par voie aérienne. 

M. Samba s’exprimait à l’occasion d’un atelier de formation de deux jours financé par l’Uemoa sur la gestion des oiseaux granivores, des rongeurs et autres ravageurs qui détruisent les cultures de riz. Il a précisé que ce traitement par voie aérienne sera effectué, dans un premier temps, dans les zones de grande production rizicole de Ross-Béthio, par les agents de la Dpv, en étroite collaboration avec la Compagnie agricole de Saint-Louis (qui va mobiliser un hélicoptère pour les besoins de cette opération de grande envergure), la Saed, le service départemental du développement rural et les organisations paysannes, etc. 

Au nom du directeur de la Dpv, Emile Victor Coly, Assane Samba a rendu un vibrant hommage à l’Uemoa, qui n’a ménagé aucun effort pour financer cette formation. Il a laissé entendre que l’objectif principal de ce traitement par voie aérienne est d’arriver à réduire les populations aviaires à un seuil économiquement acceptable. Plus explicite, il a précisé qu’il est hors de question de les éliminer entièrement.

Dans la mesure où ces oiseaux granivores peuvent aider les producteurs à se débarrasser de certains insectes nuisibles. Mamadou Diaby, expert protecteur, Ismaïla Mbengue du service départemental du développement rural, Mody Gaye de la Dpv et autres formateurs ont invité tous ceux qui participeront à ce traitement à être très vigilants afin de ne pas se tromper de cibles. Etant entendu que ce traitement ne doit pas concerner certains oiseaux migrateurs qui ne détruisent pas les cultures de riz, les aigles et autres oiseaux carnivores.
Ces derniers ont aussi expliqué aux séminaristes comment utiliser les raticides pour lutter contre les rats et autres rongeurs.

Les oiseaux granivores, un fléau pour les cultures céréalières
Les oiseaux granivores sont un fléau pour les cultures, surtout celles céréalières. Ils n’épargnent pas non plus les tapis herbacés des brousses, savanes et prairies d'Afrique au sud du Sahara. Ils sont absents des zones forestières équatoriales denses (Guinée, Sierra Leone, Ghana, majeure partie du Nigéria, Cameroun, Gabon), la lisière des zones agricoles et ils n'évitent ni les villages ni les zones de peuplement. Selon Assane Samba, un oiseau consomme 3 g de riz/jour et en gaspille 20. Près de 100.000 oiseaux consommeraient tous les jours 300 tonnes de riz et en gaspilleraient 2000 tonnes. Cette formation, a-t-il poursuivi, outre la mise à niveau des partenaires (producteurs, agents Saed, Drdr…), a permis d’avoir dans chaque zone de production rizicole un ou des représentant.
 
Ceux-ci, en plus du dispositif de base de la Dpv de Richard-Toll, permettront de faire, au moment opportun, des prospections en vue de signaler aux agents de la DPV des dortoirs d’oiseaux granivores et autres sites de regroupement des ravageurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La gestion des ressources naturelles constitue une véritable préoccupation à Dialambéré. 

La commune de Dialambéré, une collectivité locale située dans le département de Kolda, a mis en place une brigade verte pour tenter de juguler le pillage de la forêt. Cette initiative ne semble cependant pas susciter l’enthousiasme chez certains chefs de village. « Cette brigade a pour mission de contrôler et de saisir le matériel des trafiquants de bois. Mais, il faut reconnaître que cela se fait avec tous les problèmes du monde parce que, malgré notre volonté, nous n’avons pas les moyens de notre politique », déclare Bouna Koita, maire de Dialambéré. Il remercie au passage les agents des Eaux et Forêts qui abattent un travail colossal pour protéger les ressources naturelles. Il salue, par ailleurs, la décision du gouvernement de bitumer la route Dabo-Pata en passant par Fafacourou et Médina Yoro Foulah. La réalisation de ce tronçon long de plus de 100 Km permettra, selon lui, de désenclaver de nombreux villages de la commune de Dialambéré. Il estime cependant que des gros efforts doivent être faits pour sortir cette collectivité locale du désenclavement. La construction des tronçons Sinthiang Dialambéré-Dialambéré, Thiara-Médina Mamadou Aliou-Dialambéré, Médina Mamadou Aliou-Ngoundoumane-Sinthiang Koursiba-Sinthiang Mâma et l’axe Bassoum-Thiéwalawo-Médhio-Saré Dicory-Vélingara Yellé constitue une sur-priorité pour les populations de Dialambéré. Ces localités sont complètement coupées du reste de la commune pendant l’hivernage. Bouna Koita compte sur le Ppdc, le Pudc et Ageroute/sud pour l’aider à construire des pistes rurales afin de sortir sa commune de son enclavement. Il se dit également préoccupé par le manque d’eau potable auquel les populations sont aujourd’hui confrontées. Mais, il pense que ce problème ne sera bientôt qu’un vieux souvenir. La mairie a soumis deux projets pour la construction de châteaux d’eau à Dialambéré-village et Diataling dans la cadre de la mise en œuvre du Projet Union européenne/Pepam. La réalisation de ces ouvrages va également faciliter l’approvisionnement en eau potable des localités environnantes. Le maire de Dialambéré annonce également le démarrage d’un autre projet axé sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement pour soulager les populations qui s’approvisionnent encore dans des puits traditionnels. « Dans le cadre du Projet Union européenne/Pepam, nous avons deux projets de châteaux d’eau à Dialambéré et Diataling pour approvisionner les populations en eau potable. Il nous reste la zone de Fassagna, c’est-à-dire les villages situés dans le massif forestier de Kandiator. Les populations de cette zone de même que le bétail sont confrontées à un manque criant d’eau potable qui est dû à l’absence de forages et de châteaux d’eau », déclare Bouna Koita.

Mamadou Aliou DIALLO

Andréas Schroeder, chargé d’affaires à l’ambassade d’Allemagne auprès de Fabrice Elie, fondateur et directeur de la « maison du sourire », a indiqué que son pays a mis sur la table 8000 euros (5. 240. 000FCfa) pour appuyer l’association « sourires d’enfants ». Un geste qui permet d’équiper la deuxième pouponnière du département de Mbour.

 L’ambassade d’Allemagne, dans son programme dédié au microprojet, a financé l’achat de matériel ayant servi à la mise en place de la pouponnière « la maison du sourire », a indiqué son chargé d’affaires. Cet investissement qui s’est élevé à 8000 euros et qui a permis d’acheter les équipements de la pouponnière, a soutenu Andreas Schroeder, est destiné aux populations locales pour améliorer la santé des femmes et procéder à l’accueil des enfants abandonnés ou en grande difficulté. Le chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne s’est félicité du sens des responsabilités des membres de l’association « sourires d’enfants » qui ont, de son point de vue, utilisé les sommes reçues à bon escient.

Fabrice Elie, directeur de la pouponnière installée à Mbodiène à Mbour, a indiqué que les enfants qui y seront accueillis seront des enfants orphelins de mère que les parents ne peuvent pas prendre en charge dans leur première année de vie et ceux dont les parents sont malades ou en détention. L’association initiatrice du projet travaille avec les autorités du Sénégal, notamment avec le ministère de la Justice, a-t-il renseigné, ajoutant que tous les enfants pensionnaires de la pouponnière sont envoyés par le tribunal des mineurs sénégalais. C’est aussi, poursuivra-t-il, le tribunal qui va lever l’ordonnance pour que l’enfant retourne chez lui.

La capacité d’accueil de la pouponnière est de 30 enfants pour le moment et, à la fin des travaux, elle pourrait en prendre le double, de 0 à 3 ans. Sur la base de l’expérience, Fabrice Eli souligne que chaque enfant peut rester entre un et deux ans dans la structure et que, sur 5 ans, environ, 200 enfants pourront être accueillis et soignés.

Amath Sigui NDIAYE

La commune de Thiomby, dans le département de Kaolack, a réceptionné, samedi dernier, une ambulance médicalisée, don d’un particulier anonyme à la collectivité territoriale. Une cérémonie de réception du véhicule s’est déroulée en présence du sous-préfet de Gothie, du président du Conseil départemental, des députés et maires de la circonscription administrative.

Le poste de santé de Thiomby, dans la commune éponyme, est désormais doté d’une ambulance médicalisée. Le véhicule spécialisé est un don d’un particulier qui a préféré garder l’anonymat, selon le maire de la localité, Alexandre Ngom, au cours d’une cérémonie officielle présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Gothie. Une acquisition rendue nécessaire par les difficultés d’évacuation sanitaire de cette localité enclavée dans la partie sud-ouest du département de Kaolack. Venu prendre part à la cérémonie, l’adjoint au médecin-chef du district a loué une action salutaire pour les populations des 26 villages qui composent la commune. « La position géographique de la commune de Thiomby rendait difficile les évacuations vers les structures hospitalières de Kaolack distantes d’une trentaine de kilomètres. Disposer d’une ambulance médicalisée va permettre de soulager l’infirmier chef de poste pour référencer les parturientes qui viennent parfois de villages à l’intérieur du chef-lieu de circonscription. Nous encourageons les autres maires à s’inspirer de l’exemple de leurs collègues de Thiomby dans ce sens», a déclaré le Dr Kanté, représentant le médecin-chef du district de Kaolack. Une réception marquée par la présence massive des membres de l’association des maires du département, le président du Conseil départemental et le député Cheikh Koraichi Niasse. Faisant la genèse de ce don, le maire bénéficiaire a évoqué l’expérience poignante d’une évacuation sanitaire difficile qui a ému le généreux donateur. « C’est fort de ce cas émouvant que le donateur s’est renseigné sur le coût et les modalités pour doter le poste de santé d’une ambulance. Un don accepté selon la réglementation par délibéré du conseil municipal. C’est sur ce genre de soutien que des petites communes comme la nôtre peuvent compter pour apporter des solutions aux problèmes récurrents qui constituent le lot quotidien de nos communes», a expliqué le maire de Thiomby. Ce dernier s’est engagé, dans le prolongement de ce geste désintéressé, de mettre gracieusement l’intégralité de ses indemnités mensuelles dans l’entretien du véhicule et son fonctionnement.

Le maire de la localité, par ailleurs le directeur général de l’Urbanisme et de l’Habitat, a annoncé le lancement prochainement du Plan Thiomby émergent, une déclinaison locale du document stratégique de référence du Sénégal en rapport avec les partenaires techniques et financiers de la commune.

Elimane FALL

A l’issue d’une assemblée générale, les représentants de 10.000 maraîchers du Gandiolais venus de 29 villages de la commune de Ndiébène Gandiole se sont adressés à la presse pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur les énormes difficultés auxquelles ils sont confrontés depuis 2012 pour exploiter dans de bonnes conditions leurs terres cultivables qui s’étendent sur une superficie de plus de 5000 ha.

La doléance principale qu’ils ont exprimée tourne essentiellement autour de la salinité des terres et de l’accès à l’eau d’irrigation. Par la voix d’El Hadj Niang et d’Aliou Sow de Ricoote, ces maraîchers ont invité l’Etat à tout mettre en œuvre pour diligenter, dans les plus brefs délais, les travaux d’extension du canal du Gandiolais. Situé à 500 mètres de leur terroir, ce canal qui quitte la vallée de Ndialakhar doit pouvoir traverser le Gandiolais sur, au moins, une distance de 30 km pour permettre aux maraîchers d’irriguer leurs terres.

Ces cultivateurs dans le désarroi ont demandé avec déférence au président Macky Sall et à l’ensemble du gouvernement d’intercéder en leur faveur auprès des services de l’Etat, en vue de leur permettre de bénéficier d’un projet d’urgence d’extension du canal du Gandiolais vers leurs parcelles maraîchères. Depuis 2012, a précisé Aliou Sow de Ricoote, l’eau saumâtre tirée des puits et longtemps utilisée pour irriguer les champs a rendu inexploitables ces terres. Et, du fait de la salinité des terres, les paysans n’arrivent plus à tirer grand-chose de ces champs de légumes. Actuellement, a souligné Aliou Sow, « non seulement, tous ces cultivateurs ne savent plus à quelle eau se fier, mais ce qui est plus choquant et poignant, on constate de plus en plus une paralysie des activités économiques dans le Gandiolais, entraînant des conséquences désastreuses sur tous les plans et à tous les niveaux, d’autant plus qu’on ne parle plus du "soblé" de Gandiole ou oignon de Gandiole ».

Le problème, a-t-il poursuivi, est que les bras valides de ce terroir sont des milliers à se tourner les pouces, au moment où d’autres jeunes maraîchers, qui commencent à avoir le rêve de l’étranger, nourrissent l’espoir d’aller monnayer leur talent sous d’autres cieux plus cléments. Certains d’entre eux sont devenus des candidats malheureux à l’émigration clandestine.
Selon Aliou Sow et El Hadj Niang, du fait de ce déficit préoccupant en eau d’irrigation, les paysans ne peuvent plus cultiver, rembourser les crédits de campagne de production agricole et n’arrivent plus à bénéficier de financements auprès des institutions financières.

Cependant, le chef du service régional de l’hydraulique, M. Diédhiou, a tenu à préciser que des études ont été commanditées par l’Etat depuis 2016 en vue de voir dans quelle mesure on pourrait alimenter cette zone du Gandiolais en eau d’irrigation à partir de ce canal du Gandiolais. M. Diédhiou a laissé entendre que l’Etat est résolument engagé à apporter les solutions les adéquates à ce problème par l’entremise du Pdidas. 

…Des solutions envisagées
Le chef du service régional de l’hydraulique de Saint-Louis, M. Diédhiou, a rappelé que le Pdidas est un projet de développement inclusif et durable de l’agrobusiness au Sénégal (Pdidas) financé par la Banque Mondiale (80 millions de dollars Us) et le Fonds Mondial pour l’Environnement (6 millions de dollars Us), soit un coût global de 86 millions de dollars (43 milliards de FCfa) pour une durée de 6 ans. Un programme qui contribuera à la réalisation des objectifs de la Loasp, à l’atteinte des objectifs du Pracas et du Plan Sénégal Emergent (Pse). L’objectif du Pdidas, a-t-il précisé, qui est entré en vigueur le 26 juin 2014, est de développer une agriculture commerciale inclusive et une gestion durable des terres dans les zones du projet, notamment dans les régions de Saint-Louis et de Louga. Ce programme va aider à lever une masse critique de contraintes liées à la réalisation d’infrastructures physiques (systèmes d’irrigation et routes d’accès) ainsi qu’un appui aux institutions et au secteur privé tout au long des chaînes de valeur de l’Agrobusiness. Un programme qui développera et mettra en œuvre des solutions inclusives et durables dans les systèmes de gestion des terres et de l’eau menés par les collectivités locales qui seront évolutives et reproductibles dans d’autres régions du Sénégal. 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La salle des banquets de la mairie de Bambey a abrité le vote du budget du Conseil départemental sous la présidence d’Adja Fatou Sène dite Aïda Mbodj, du préfet et de plusieurs conseillers. Sur 49 présents, 11 conseillers sont absents à l’appel, 2 conseillers se sont abstenus au vote et la majorité mécanique a fait le reste.

Pourtant on a assisté à de rudes empoignades car les conseillers départementaux de la mouvance présidentielle, bien que minoritaires, ont beau fustiger le rapport de budget par des critiques, diatribes et observations pertinentes, la majorité favorable à l’ancienne présidente du Conseil départemental, Mme Aïda Mbodj, a fait voter ce budget que d’aucuns qualifient de « scandaleux » et « aberrant ». A l’arrivée, le budget du Conseil départemental s’élève à 449.987.683 FCfa. Les recettes de fonctionnement s’élèvent 230.007.626 FCfa dont 11.660.000 FCfa pour les ateliers et garages, alors que le conseil départemental, selon des conseillers, ne compte qu’un seul véhicule. Même ahurissement dans les 10.000.000 FCfa prévus pour l’achat de carburant et diverses participations pour un unique véhicule, dans les 76.900.000 FCfa du cabinet de la présidente, 51.996.930 de FCfa pour le secrétariat et les bureaux, alors que les allocations du personnel tournent autour de 7.000.000 FCfa.

« Beaucoup de chiffres que des conseillers ont tenté de critiquer durant cette session sont justifiées, selon Mme la présidente du Conseil. « Je parcours le département avec trois véhicules et des conseillers dans des cérémonies religieuses et officielles dans 12 communes. Des activités qui ont un coût », rassure-t-elle. Signalons qu’un montant de 121.980.057 FCfa constitue les recettes d’investissement reportées sur l’exercice 2017, soit des projets lancés, déjà attribués, non encore réalisés, et qui risquent d’être un sujet à supputation, car, selon la présidente du Conseil départemental, « les lenteurs de procédures d’attribution de marchés, de demandes de renseignements de prix et le manque de secrétaire général dans cette institution auraient causé le report de ces montants ».

Pour le conseiller Baboucar Ndiaye, « la présidente doit prendre toutes ses responsabilités afin d’éviter d’éventuels détournements d’objectifs, toutes formes de discrimination ou de mauvaise gestion des deniers publics, car sa responsabilité personnelle est engagée ». La présidente Adja Fatou Sène a promis de prendre en compte les remarques faites pour un bon déroulement des activités et la bonne gouvernance, conformément aux attentes des élus et des populations ». Plusieurs tours d’horloge ont été nécessaires afin de boucler ce marathon budgétaire. Si d’aucuns fustigent ce budget qu’ils disent ne pas voir changer l’environnement scolaire, sanitaire et social de leur terroir, d’autres maintiennent que la dynamique de développement de Bambey est bien visible.

Mamadou Aicha NDIAYE

Acteurs et partenaires de Louga se sont réunis lundi dernier pour définir les modalités de redynamisation et d’opérationnalisation du cadre régional de concertation pour la recherche/développement.

Les acteurs l’ont dit et répété. La Cellule Recherche/Développement, mise en place en 2004, n’a pas fonctionné comme ils l’auraient souhaité. Pourquoi cela n’a pas marché ? Quels sont les obstacles ? L’atelier régional d’avant-hier a été justement organisé pour trouver des réponses à ces interrogations. Tous étaient présents : autorités administratives, élus locaux, responsables de projets et de programmes, structures financières, instituts de recherche et membres de la société civile. De grands moments de partage et d’échanges. A l’arrivée, trois contraintes majeures ont été décelées : manque de moyens, rôle d’animation non joué par l’Agence nationale de Conseil agricole et rural (Ancar) et faible implication des bénéficiaires. « Nous saluons la tenue de cet atelier régional qui nous permettra de repartir sur de nouvelles bases », a souligné Dioumorou Ka, président du Cadre régional de concertation des ruraux (Crcr). Il a plaidé pour une plus grande implication des producteurs dans le choix des thèmes de réflexion de la cellule. Le gouverneur adjoint en charge du développement, Amdy Mbengue, a abondé dans le même sens. « Le cadre doit systématiser les rencontres périodiques, identifier les acteurs, définir les rôles de chacun et impliquer les bénéficiaires. C’est dire qu’il y a un ensemble d’éléments à prendre en compte si nous voulons que la cellule joue pleinement son rôle », a expliqué Amdy Mbengue.

L’atelier a eu le mérite de diagnostiquer les causes du dysfonctionnement du cadre régional, de proposer des solutions, d’élaborer un plan d’action opérationnel et de formuler une approche consensuelle de mise en œuvre. « A tous les niveaux, la concertation doit être organisée pour permettre la mise en œuvre d’un partenariat fonctionnel, la cohérence des différentes stratégies d’intervention des acteurs, l’échange d’information et la synergie dans les actions », a recommandé la directrice régionale de l’Ancar, Dr Lalla Diassé Sall, rappelant qu’une production agricole soutenue à long terme est intimement liée à une stratégie de recherche/développement. La mise en place et l’animation des cellules ou cadres de concertation pour la recherche/développement dans les zones agro-écologiques du Sénégal traduisent la volonté des organisations de producteurs, des institutions de recherche et de formation, des services de conseil agricole et rural et du secteur privé de construire ensemble une dynamique de partenariat pour générer des innovations technologiques pertinentes, opportunes et utiles. Les acteurs de Louga ont besoin d’être soutenus pour rendre leur cellule fonctionnelle. « Le cadre est une bonne idée. Mais on ne peut rien faire sans moyens financiers », a insisté le président du Crcr, Dioumorou Ka, qui attend « un plus grand soutien de la part des partenaires ».

Abdoulaye DIALLO

Les populations de Tambacounda vivent la pauvreté même si les autorités cherchent à renverser cette donne.

Le Conseil départemental de Tambacounda a voté, il y a quelques semaines, son budget qui s’élève à 418 millions de FCfa dont près de 100 millions sont consacrés à l’investissement. Les secteurs prioritaires sont l’éducation et la santé. Selon le président du Conseil départemental, Sina Cissokho, avec l’Acte 3 de la décentralisation, il faut être près des populations. « C’est le vœu du président de la République. Je souhaite allouer à ces deux secteurs « éducation et santé » plus de 50% de notre budget. Mais, les départements n’ont pas de ressources propres comme la fiscalité. Nous n’avons rien à cacher. Nous avons le droit de rendre compte au conseil et aux populations qui nous ont élus », a dit le président du Conseil départemental. Toutefois, selon lui, l’entorse, c’est la pauvreté absolue à Tambacounda, même si le chef de l’Etat est en train de régler certaines priorités pour le développement socio-économique de la localité. « Les correctifs à apporter sont de donner plus de recettes au département qui en manque », a-t-il souligné. « Nous avons une masse salariale de 145 millions de FCfa par an sans compter les indemnités de session et frais de transport. Selon le Code général des collectivités locales, nous organisons quatre sessions par an qui nous coûtent 11.830.000 FCfa. Malgré ces difficultés, nous faisons face à nos obligations. Nous souhaiterons que le président de la République fasse une discrimination positive à l’endroit des départements chefs-lieux de région », a souhaité Sina Cissokho, accompagné de 60 conseillers.

«Nous avons commencé le renforcement de capacité des conseillers, surtout sur le foncier en invitant les maires des 9 communes », a-t-il indiqué, avant de se féliciter du Programme d'appui au développement agricole et à l'entreprenariat rural (Padaer).

Il a aussi regretté que la plupart des conseillers ne maîtrisent pas le budget et le compte administratif.

« Nous organiserons une formation sur le fonctionnement des collectivités locales. En fonds de dotation, nous avons reçu 149 millions l’année dernière et en fonds de concours 70 millions », révèle M. Cissokho, rappelant les charges du département comme l’eau, l’électricité, etc.

Le président Sina a indiqué que les niches de recette du département sont à chercher dans l’environnement avec les permis de coupe de bois délivrés par le service des Eaux et forêts qui ne leur versent pas les revenus.

« Le Code général des collectivités locales nous le donne de droit ; cela c’est un manque à gagner de plusieurs millions », s’est-t-il désolé.
Le département de Tambacounda a une superficie de 20.328 Km2 pour une population de 299.161 habitants dont 151.003 hommes pour 148.158 femmes. De par sa densité démographique, Tambacounda est le département le plus peuplé de la région avec 41% de la population.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est un sympathique vin d’honneur mais plein de mélancolie qui a été organisé dans les locaux du centre culturel régional à l’occasion de la passation de service entre le médecin-chef de région sortant, Youssoupha Ndiaye, devenu directeur national de la planification au ministère de la Santé et de l’Action sociale et son successeur, le Dr Amadou Yiri Camara. 

Le sortant a dirigé la région médicale de Sédhiou pendant trois ans. La nouvelle promotion qu’il vient d’obtenir ne doit pas surprendre, « telle la compétence de l’homme s’est avérée partout où il est passé ». S’adressant à l’assistance constituée des autorités administratives, municipales, de chefs de services régionaux, d’amis, d’admirateurs, mais surtout du personnel de la santé, Youssoupha Ndiaye a croulé sous le poids des cadeaux. Le secteur de la santé a parlé d’une seule voix.

Le sortant n’a pas voulu beaucoup parler des actions qu’il a eu à mener pour faire la promotion de la santé dans la région. Il en  laisse le soin aux populations. Mais, s’il y a succès, c’est dû en partie à l’Etat et il cite : « A mon arrivée, il n’y avait qu’une trentaine de sages-femmes aujourd’hui elles sont une centaine ». Son successeur, le Dr Amadou Yiri Camara, tout en reconnaissant qu’il sera difficile de remplacer le médecin-chef de région sortant, n’a pas moins décliné sa feuille de route : pour ce qui est du personnel par exemple, puisque l’Etat vient de recruter un nombre important de contractuels, ceux qui n’avaient pas de contrats pourront en avoir. Il a aussi demandé aux populations d’adhérer à tous les programmes de santé et il ne manquera pas de faire un diagnostic organisationnel approfondi pour connaître tous les besoins des populations. Il compte s’appuyer également sur cette équipe dynamique qui a permis au médecin-chef sortant d’atteindre les résultats appréciables qui ont été rappelés par des orateurs dont le gouverneur de région, Habib Léon Ndiaye, qui a dit toute sa satisfaction de ce chef de service qui doit être une référence pour tous. Des prières ont été formulées afin que le plus grand succès accompagne Youssoupha Ndiaye dans ses nouvelles fonctions de directeur national de la planification au ministère de la Santé et de l’Action social.  

Malamine KAMARA

Dans le classement des villes qui offrent le plus d’opportunités de vie, Dakar du Sénégal fait bonne figure à la 23e place, mais devrait grimper selon des chercheurs de l’Ecole polytechnique de Lausanne, en Suisse, grâce au volontarisme du maire de la ville Khalifa Ababacar Sall. Dans le top 30 aussi, on retrouve Libreville au Gabon (20e) et Yaoundé au Cameroun (30e).

Quelle est la ville africaine qui offre à sa population la meilleure qualité de vie ? Un classement, publié la semaine dernière, après une année d’enquête, a été établi par une équipe de l’École polytechnique de Lausanne, en Suisse, pour répondre à cette question.

L’étude s’est concentrée sur 100 villes du continent africain, les capitales et les plus peuplées, en se basant sur des critères répartis dans 7 catégories : société, habitat, développement spatial, infrastructures, environnement, gouvernance et économie. Le chercheur Jérôme Chenal a dirigé cette étude. D’après lui, la taille d’une ville n’est pas liée à sa place dans le classement. Il n’y a pas non plus de rapport avec le système politique du pays, mais en queue de palmarès, on trouve des capitales déstabilisées par des crises ou des conflits comme Kinshasa (RDC) ou Bangui (Centrafrique).

Les chercheurs ont révélé que Dakar qui occupe actuellement la 23ème place a un programme. De grandes infrastructures routières sont notées - même si c’était un modèle un petit peu dépassé déjà - et aujourd’hui, on voit qu’on réinvestit le train qui est une vraie bonne idée pour Dakar. On y voit un maire (Khalifa Ababacar Sall) qui est présent et qui a envie de faire des choses. « Il y a un terreau favorable pour que tous les effets actuels de ce qui se passe aujourd’hui à Dakar se transforment en chiffres et se voient d’ici quelques années. On a des villes comme ça où il y a des potentiels ». a estimé Jérôme Chenal.

Selon l’étude, ce n’est pas parce qu’on a un potentiel que cela va forcément augmenter.
La gagnante de ce classement est Marrakech du Maroc, suivie de Johannesburg en Afrique du Sud, Alexandrie en Égypte et Port-Louis à Maurice.
En tête, figurent les villes qui ont investi dans les logements, les transports ou encore les réseaux d’eau et d’électricité. Et la combinaison des indicateurs peut donner des résultats surprenants.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les habitants de Salikégné demandent la réhabilitation de l’axe Kolda-Salikégné. Ils menacent de ne pas voter lors des prochaines législatives si leurs doléances ne sont pas satisfaites.

Les populations de Salikégné, une commune située à une trentaine de km au sud de Kolda, menacent de boycotter les élections législatives du 31 juillet prochain si les autorités ne prennent pas en compte leurs revendications. Elles réclament la réhabilitation de la route Kolda-Salikégné qui se trouve aujourd’hui dans un piteux état. La décision a été prise lors d’une réunion tenue à Salikégné suite à l’interdiction par les autorités locales de la marche pacifique que ces populations voulaient organiser pour protester contre le mauvais état de cet axe routier qui relie le Sénégal à la Guinée-Bissau. « Avant notre naissance, nous avons entendu que c’est la Cedeao qui doit faire la route Kolda-Salikégné et qui va continuer en Guinée-Bissau. Pas mal d’entrepreneurs aussi sont venus ici mesurer, mais jusqu’à nos jours on ne voit pas la faisabilité tant souhaitée pour que la route soit au moins goudronnée. Compte tenu de cette longue attente, la population de Salikégné en a marre de vivre dans ce calvaire ; nous sommes complètement enclavés au sud du Sénégal et nous risquerons d’aller rejoindre la Guinée-Bissau de l’autre côté de la frontière », déclare Bambo Diaité, leur porte-parole. Il déplore le non-prise en compte de la réhabilitation de ce tronçon dans le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et du Puma et demande aux autorités compétentes de prendre les mesures idoines pour rectifier le tir.

Il faut dire que les habitants de Salikégné ne sont pas les seules à souffrir à cause du mauvais état de cette route. Les populations des communes de Guiro Yoro Bocar et de Dioulacolon, situées également sur l’axe Kolda-Salikégné éprouvent également beaucoup de difficultés à emprunter cet axe international qui est aussi fréquenté par les ressortissants des pays de la sous-région comme la Guinée-Bissau, la Guinée et la Gambie.

La plupart des camions transportant des produits agricoles bissau-guinéens vendus au marché hebdomadaire de Diaobé passent par Salikégné. De nombreux commerçants sénégalais se rendent également chaque semaine au marché hebdomadaire de Cambadju, en Guinée-Bissau, en passant par l’axe Kolda-Salikégné. A noter par ailleurs qu’une bonne partie de la marchandise sénégalaise exportée vers la Guinée-Bissau transite par le poste frontalier de Salikégné.

Mamadou Aliou DIALLO

Le désenclavement de la région de Sédhiou, une promesse du chef de l’État lors du conseil des ministres délocalisé tenu dans la capitale du Pakao, est en train de prendre forme. L’entreprise en charge la réalisation des ouvrages vient de s’installer à Sédhiou.

L’entreprise Eiffage aura à réaliser le bitumage des 56 km qui relient Sédhiou à Marsassoum et ce n’est pas tout, puisque la même entreprise aura à réaliser 5 km de goudron dans la commune de Sédhiou et 3 km dans celle de Marsassoum.

L’édile de la capitale du Djassing salue le démarrage des travaux. «Non seulement nous remercions le chef de l’État de cette marque de considération pour notre commune de Marsassoum mais nous saluons également la décision de faire de la canalisation.

Nous n’aurons plus d’inondations», dira Seyni Mandiang à l’endroit de l’honorable député Boubacar W. Biaye, président du Conseil départemental, lors de la tournée d’explication auprès des guides religieux sur l’effectivité du démarrage des travaux de réalisation des infrastructures tant attendues par les populations.

Le président du Conseil départemental d’exhorter chaque guide religieux rencontré d’user de son influence pour amener les populations à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales.

De leur côté, les guides religieux ont décidé de faire de cette invite un point de leur prêche chaque fois que l’occasion se présentera.

Malamine KAMARA

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’urgence d’électrification rurale, l’État, sur fonds propres et par l’entremise de l’Aser, a mis en place, sur une distance de 85 km, une dorsale moyenne tension qui a permis de connecter au réseau électrique 34 villages enclavés du département de Podor, situés dans l’île à Morphil.

Selon le Directeur général de l’Aser, Baba Diallo, qui effectuait une tournée dans cette partie importante du Fouta, les populations de ces localités enclavées de l’île à Morphil sont restées pendant très longtemps dans les ténèbres.

Aujourd’hui, a-t-il précisé, grâce au projet d’électrification de l’île à Morphil initié par le président Macky Sall, ces populations se sentent citoyens sénégalais à part entière et non entièrement à part.

Le chef de l’État, le Gouvernement et l’Aser ont ainsi, à travers cette électrification rurale de 34 villages enclavés, réduit, de manière significative, certaines inégalités et injustices sociales. Ces villages, a précisé Baba Diallo, sont situés dans les communes de Dodel, Démette, Madina N’Diatbé, Doumnga Law, Walaldé, Gamadji Saré et Guédé Village.

La tournée effectuée par le DG de L’Aser (Agence sénégalaise d’électrification rurale) à Pathé Gallo, Siwré Thiambé, Dara Alaybé, Walaldé, Démette, entres autres localités, a permis ainsi de s’assurer de la réalisation des travaux dans les règles de l’art. M. Diallo et sa forte délégation ont pu constater de visu l’état d’avancement des projets de l’Aser dans le Fouta.
Et avec cette électrification, a-t-il souligné, les braves populations de ces villages sont désormais dans les conditions requises pour contribuer efficacement au développement économique, social, politique et culturel de la nation, en général et à l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance en riz, en particulier.

Mbagnick Karachi Diagne

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire a procédé hier, à l’inauguration de deux infrastructures sanitaires à Falokh et Pointe Sarène, dans la commune de Malicounda. Ces infrastructures permettront, selon Abdoulaye Diouf Sarr, d’élargir la couverture médicale des populations de ces dites localités et de contribuer à réduire sensiblement le taux de mortalité maternelle et de mortalité infantile.

Le poste de santé de Falokh et la maternité de Pointe Sarène sont le fruit d’un partenariat entre l’État du Sénégal, à travers le Programme national de développement local (Pndl) et la commune de Malicounda. Ces deux infrastructures, construites chacune sur une superficie de 172,64 mètres carrés, ont coûté 40 millions de FCfa avec une contribution de 10% de la municipalité de Malicounda et vont soulager les nombreux patients dans la quête de soins de santé primaires propices à l’amélioration de leur bien-être.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui présidait la cérémonie d’inauguration a rappelé que le chef de l’État, Macky Sall, a fait de la santé des populations une de ses priorités, en atteste les nombreuses réalisations dans ce domaine. Ces infrastructures sanitaires, a-t-il souligné, vont avoir des effets positifs dans la politique sanitaire de l’équipe municipale de Malicounda. « Elles vont permettre de soulager les nombreux patients en quête de soins primaires propices à l’amélioration de leur bien-être », a indiqué le ministre.

« Falokh et Pointe Sarène étaient deux villages très distants des infrastructures sanitaires. Cette situation rendait difficile l’accès des populations aux structures sanitaires. Aujourd’hui, les services de santé sont à proximité des populations », a dit le ministre. Ces nouvelles structures, a-t-il dit, vont élargir la couverture médicale des populations et contribuer à réduire les taux de mortalité maternelle et infantile.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a salué l’engagement et la détermination du maire Maguette Sène à faire de Malicounda une commune émergente. Il a assuré l’engagement de son département à accompagner la commune de Malicounda dans plusieurs projets à travers le Pndl. Déjà, a souligné le ministre, 129 millions de FCfa ont été injectés dans la réalisation d’un poste de santé à Mboulème, la réhabilitation du poste de santé de Malicounda Wolof, la construction de salles de classe, l’extension du réseau électrique, entre autres. En plus de l’ouverture du centre d’état civil, Abdoulaye Diouf Sarr a annoncé la finalisation des travaux du centre socio-collectif de cette collectivité. Il a, en outre, félicité le Pndl pour son travail et a magnifié le cap mis par l’État sur la réduction du gap infrastructurel dans les collectivités territoriales.

Pour le médecin-chef du district de Mbour, ces infrastructures permettent d’assurer une accessibilité géographique des populations de Malicounda à la santé. Cette double inauguration prouve, selon le maire de Malicounda, de la volonté de son équipe à prendre en charge les besoins des populations en matière de santé. Ces infrastructures, a dit Maguette Sène, vont renforcer le dispositif sanitaire et offrir aux populations des services de santé accessibles et de qualité.

Samba Oumar FALL

L’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar qui a valu à l’édile de la capitale une audition chez les limiers de la Division des Investigations Criminelles (DIC) s’est invitée à la rencontre sur le schéma directeur de l’aménagement et du développement territorial de Kaolack.

Ministre de tutelle des collectivités locales, Abdoulaye Diouf Sarr a été interpellé sur cette question. Réitérant ses accusations d’escroquerie financière contre le maire mis en cause dans cette affaire, il affirme : « Ce qui est constant est qu’il y a eu des manœuvres frauduleuses dans l’utilisation des fonds mis en place pour des dépenses non prévues et c’est ce qu’on appelle escroquerie ». « Si cette affaire n’était pas tirée au clair sous prétexte qu’il s’agit d’un homme politique, on allait créer une jurisprudence Khalifa Sall donnant la possibilité à tout homme politique de se soustraire du principe de la reddition des comptes, ce qui serait inacceptable », a-t-il souligné en marge de l’ouverture de l’atelier. Il a par ailleurs dénoncé la posture du maire de Dakar : « Khalifa Sall joue à la victimisation pour éviter d’assumer pleinement ses responsabilités dans cette affaire qui n’a rien d’un règlement de compte politique. Il n’a qu’à répondre de ses actes dans sa confrontation avec la justice », a conclu le ministre de la Gouvernance locale.

Elimane FALL

Les femmes de la commune de Rufisque-nord vont bientôt disposer de leur marché. Selon leur maire Mame Omar Mané, le financement de ce marché d’un coût de 12 milliards de FCfa soulagera en grande partie les femmes. M. Mané s’exprimait à l’occasion de la cérémonie d’installation de l’Espace Ndugu de la fondation Sococim.

Les femmes de la commune de Rufisque-nord peuvent espérer des lendemains meilleurs grâce aux nombreux projets que la municipalité a conçus en leur faveur. Pour le maire Mame Omar Mané, la commune va bientôt abriter un grand marché qui facilitera aux femmes leurs activités commerciales et leur évitera les nombreux déplacements en ville. « Ce marché sera doté de 1700 cantines, boutiques, magasins, de plusieurs appartements d’affaires, de trois chambres froides et d’une boulangerie », a expliqué le maire en marge de la cérémonie d’installation de l’espace Ndugu de la fondation Sococim dans sa commune. Ce futur marché dont le financement est « bouclé », selon le maire, va coûter 12 milliards de FCfa.

Au-delà de ce marché qui a toujours été une demande prégnante des femmes de la commune, Mame Omar Mané compte mettre à leur disposition une ligne de crédit afin de leur faciliter l’accès au financement. « En tant qu’institution municipale, notre politique est, en grande partie, axée sur la promotion des femmes et des jeunes. Parce que ces entités sont les forces vives d’un développement », a indiqué M. Mané. Un protocole sera bientôt signé avec le Crédit mutuel du Sénégal (Cms) en vue d’alléger aux jeunes et aux femmes de Rufisque-nord l’obtention de crédits.

En effet, la mairie va mettre en place un fonds de garantie qui va faciliter les décaissements au Crédit mutuel du Sénégal. Même si les négociations avaient achoppé sur le taux d’intérêt, le maire de Rufisque-nord renseigne qu’un consensus a été trouvé entre le Cms et sa commune. C’est ainsi que pour les femmes, le taux d’intérêt est fixé à 1,5% et à 2,5% pour les jeunes. Toutefois, Mame Omar Mané a félicité la Sococim à travers sa fondation qui a permis l’installation de ces espaces Ndugu. « Non seulement ce programme permet aux femmes d’avoir des revenus, mais il participe aussi à la sécurité alimentaire », a-t-il souligné.

« Une vision conforme à celle de l’Etat »
Par le biais de son partenaire Afrique distribution, la fondation Sococim est en train d’installer des tabliers dans les différentes communes de Rufisque et de Bargny en faveur des femmes vendeuses. « Au-delà de l’aspect économique, ces tabliers participent à la modernisation du commerce de produits frais en offrant de meilleures conditions d’exercice de leurs activités commerciales pour les femmes vendeuses », a expliqué Patricia Diagne, administrateur de la fondation Sococim. Pour elle, cette démarche de la cimenterie entre dans le cadre du programme d’appui aux « initiatives entrepreneuriales locales », en particulier pour les femmes. Après l’installation de ces tabliers, ce programme va entrer dans sa phase opérationnelle.

Saluant à sa juste valeur l’installation de cet espace Ndugu, la présidente de l’association « Takku Fass diom », Fatou Gningue, estime que ce programme vient à point nommé. Car leur Gie qui mène plusieurs activités manque de tout à l’heure actuelle. Enfin, le sous-préfet de Rufisque-Est, Madjiguène Diagne Niang, a salué ce programme d’installation d’espaces Ndugu de la Sococim. Pour elle, cette vision est « conforme » à celle de l’Etat  du Sénégal dans sa politique de renforcement des capacités financières et d’amélioration des conditions de vie des femmes.

Maguette NDONG

Une soixantaine d’acteurs du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) bénéficient depuis hier, à Saly, d’un renforcement de capacités sur « la résilience en milieu urbain et l’adaptation au changement climatique, la gestion et capitalisation des connaissances ». Pour une prise en charge efficiente de cette problématique, l’Agence de développement municipal (Adm), chargée d’exécuter ce programme, prône une participation citoyenne.

Cet atelier de quatre jours participe à l’opérationnalisation du plan de formation du personnel technique des villes et communes bénéficiaires des ouvrages du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep), des acteurs du Groupe opérationnel technique de ce projet, des membres des Comités locaux d’initiatives pour la gestion des eaux pluviales (Coligep), entre autres. L’objectif est de renforcer leurs capacités dans la maîtrise des outils et des connaissances relatifs à la résilience climatique en milieu urbain, mais aussi la maîtrise de la communication et l’approche sociale résiliente en période de crise.

Pour le secrétaire général de l’Agence de développement municipal (Adm), la participation citoyenne est au cœur de la gestion de la problématique des inondations. Selon lui, l’État, à lui seul, ne peut pas arriver à bout des inondations. Selon Mamadou Wade, « la lutte contre ce fléau appelle toutes les forces vives, toutes les composantes de la nation : l’État, la société civile, les organisations communautaires de base.

Tout le monde est impliqué, c’est ce que tente le Progep en faisant de sorte que tous les acteurs s’associent pour mettre en commun leurs ressources, mutualiser leurs moyens afin d’arriver à bout de ce fléau mondial qui frappe notre pays, notamment la zone périurbaine de Dakar où intervient le Projeb : Guédiawaye et Pikine. Le Progeb s’est étendu à Saint-Louis, au Pôle urbain de Diamniadio pour mieux prendre en charge les effets du changement climatique. 

M. Wade a souligné l’impérieuse nécessité d’avoir, dans le cadre de la gestion des inondations, une approche beaucoup plus globale et plus holistique. Selon lui, il ne s’agit plus uniquement de réaliser des infrastructures, mais d’aller au-delà pour développer la résilience au changement climatique.

Baïdy Ba, maire de Médina Gounass, dans le département de Guédiawaye, a magnifié les réalisations du Progeb qui, a-t-il dit, ont beaucoup soulagé les populations de la banlieue. « Ce projet a changé à 85% les conditions de vie des populations de notre commune qui, depuis 1989, était sous les eaux. Il y a quelques poches qui restent, mais on est dans une bien meilleure situation », a indiqué M. Ba. Selon lui, les gens qui avaient abandonné leurs maisons sont revenus et la route principale de Médina Gounass qui est restée non opérationnelle pendant près de 20 ans est aujourd’hui ouverte avec un système de canalisation bien fait.

Mis en place par le gouvernement du Sénégal avec l’appui de la Banque mondiale, le Programme de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) a permis la réalisation d’ouvrages de drainage et d’équipement pour faire face à la problématique des inondations dans la région de Dakar concourant à soulager les populations confrontées à ce fléau. Pour assurer une durabilité des ouvrages et équipements, l’Agence de développement municipal (Adm) chargé d’exécuter ce programme a jugé nécessaire de renforcer la capacité des personnels techniques des villes et communes, acteurs du Groupe opérationnel technique du Progep en gestion, exploitation, entretien et maintenance, à travers un plan de formation assuré par le cabinet Malick Sow et Associés (MSA).

Samba Oumar FALL

La ville de Mbour fait face à une insuffisance de routes. Pour résorber le gap, le maire et son équipe ont engagé des travaux sur différents axes. Selon Fallou Sylla, la municipalité est prête à réaliser 20 km de route au courant de cette année 2017.

Les populations mbouroises ont, de tout temps, déploré le manque d’infrastructures routières dans leur ville. La densité du réseau goudronné était jugée très faible, empêchant ainsi plusieurs quartiers d’être desservis. Dès lors, la modernisation et l’expansion des infrastructures constituaient un défi majeur. Pour répondre avec efficacité à la demande, la municipalité a initié un programme pour doter Mbour de nouvelles routes. Un programme qui a démarré il y a cinq mois avec la route qui mène au quartier 44. Lors de la visite de chantiers, le maire et ses adjoints se sont félicités du stade d’avancement des travaux. Selon Fallou Sylla, ce tronçon qui sera prochainement prolongé jusqu’à la route de Kaolack a été financé à hauteur de 91 millions de FCfa par la mairie sur fonds propres. Le maire de Mbour a ajouté que 150 millions de FCfa étaient réservés pour d’autres artères.

S’agissant du prolongement des deux routes de Saly que la mairie de Mbour devait prendre en charge, Fallou Sylla a fait savoir que chaque commune travaille suivant sa méthode. « Pour le prolongement de ces deux routes, il fallait une enveloppe de 500 millions de FCfa et la mairie de Mbour devait contribuer à hauteur de 170 millions de FCfa pour l’Agence de développement municipal (Adm) », a indiqué Fallou Sylla en précisant que la ville de Mbour a épongé sa dette de plus de 200 millions de FCfa à l’Adm. La finalisation de ces deux routes qui viennent de Saly et qui s’arrêtent aux limites de Mbour sera bientôt une réalité si l’on en croit le maire qui a annoncé la signature d’un contrat tripartite entre l’Adm, l’Ageroute et la commune. Mbour, selon Fallou Sylla, va aussi bénéficier du projet Promovil, qui permettra, dans une première phase, de réaliser 6 km de route, puis une autre phase de 10 km. « Nous allons aussi travailler sur la route de Diamaguène. Il est aussi prévu une nouvelle route qui va passer par le quartier 11 Novembre pour aller directement jusqu’à la route de Joal », a expliqué le maire. Selon Fallou Sylla, la municipalité est prête à réaliser 20 km au courant de cette année.

38 bus attendus pour améliorer la circulation
Avec l’explosion démographique que connaît la ville de Mbour, la mobilité urbaine a toujours constitué un gros challenge. Le maire a annoncé l’arrivée de bus afin de soulager les populations qui éprouvaient toutes les difficultés pour se mouvoir à l’intérieur de la ville. « Nous avons signé une convention avec le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) pour avoir 38 cars et améliorer la circulation ». Selon le maire, un plan de circulation sera mis en œuvre au centre-ville pour une meilleure organisation du trafic et assurer une traçabilité qui permettrait aux bus de pouvoir circuler normalement. Cette nouvelle donne va régler le problème de transport urbain à Mbour où circulent près de 5.000 taxis immatriculés. Avec l’intercommunalité, a noté Fallou Sylla, les bus vont aller jusqu’à Saly, Ngaparou et autres localités du département.

L’assainissement constitue également un casse-tête et, selon le maire, l’Union européenne est revenue pour accompagner la commune de Mbour en ce sens. « Il y a des projets qui concernent l’assainissement et qui viennent à leur heure. Pour l’instant, trois quartiers en ont bénéficié. La deuxième phase va profiter à 12 autres quartiers ; ce qui fera un total de 15 quartiers », a souligné Fallou Sylla. Selon lui, une jonction sera faite, dans le cadre de ce projet, entre le réseau des eaux de pluie et celui des eaux usées.
La municipalité, a-t-il dit, est en train de tout faire pour que 2017 soit l’année de toutes les réalisations.

Toutefois, le maire a sollicité le soutien de l’État pour accompagner le développement de sa commune. « La ville de Mbour a besoin d’un programme spécial pour émerger. Il faut que l’État nous aide, car le développement, ce n’est pas seulement les routes, il y a aussi des infrastructures à faire. Nous tendons la main à l’État et nous avons bon espoir que notre appel sera entendu », a dit le maire.

Samba Oumar FALL

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, a procédé, la semaine dernière, au lancement des « Projets de formation et insertion des régions du Nord » financés par le Grand-duché de Luxembourg à travers le programme de coopération bilatérale PIC 3, et plus précisément par le biais de sa composante SEN/028 « Programme d’appui à la formation et à l’insertion professionnelle ». 

Ainsi, plus de 240 millions de FCfa sont déjà mobilisés pour sept établissements de formation professionnelle des régions de l’axe Nord, notamment Louga, Matam et Saint-Louis. Le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat expérimente ainsi  la mise  en œuvre  de projets de formation/insertion dans ces établissements.

Le représentant résident de la coopération Lux/Dev, Quentin Bourdeaux, est revenu largement sur les bonnes relations longtemps entretenues par le Luxembourg et le Sénégal, avant de rappeler que la formation professionnelle est un levier important pour le développement socio–économique de notre pays.

Il a salué les innovations apportées par le ministre de la Formation professionnelle qui ont pour but d’insérer les jeunes dans le tissu économique national. Cette convention, a-t-il précisé, permet de pérenniser les financements de la formation professionnelle et surtout d’optimiser les ressources disponibles, de favoriser l’ouverture des établissements de formation sur leur environnement par un partenariat public-privé et leur autonomie.

Le directeur général de Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT), Dame Diop, a rappelé que cette convention signée avec les établissements de formation professionnelle du Nord va pérenniser les offres de formation. Dame Diop a exhorté ces établissements à œuvrer dans le sens d’une réussite totale de ces projets. Conformément à l’option de l’exécution nationale, a-t-il poursuivi, qui constitue un des principes d’intervention du projet SEN/028, mais aussi dans la perspective de pérenniser ce type de projet, le financement des Projets de formation et d’insertion (PFI) a été confié au Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La promesse du Président Macky Sall de soutenir l’équipe municipale lors de l’audience qu’il avait bien voulu accorder à l’édile de Diourbel est en train d’être mise en œuvre. L’aveu est du maire Malick Fall, par ailleurs président du mouvement «Geum Sa Bopp».

Selon l’édile de Diourbel, « le démarrage de certains travaux comme la réhabilitation du réseau routier défectueux et l’extension de la voirie urbaine, la reconstruction de l’hôtel Baobab, la construction d’un stade municipal, entre autres projets dans lesquels le chef de l’Etat avait manifesté sa volonté de soutenir la ville de Diourbel, est bien effectif ». Le maire de Diourbel d’indiquer « que pour la voirie urbaine, la commune va bénéficier, en plus des travaux de réhabilitation de 6 km dans le cadre du Fonds d’entretien routier (Fera), d’un autre programme de 12 km dans le cadre du grand projet Promovil ». Par ailleurs, pour la reprise totale de l’hôtel Baobab dont les travaux sont en cours, la capacité d’accueil sera portée à 72 chambres dont deux suites présidentielles, deux piscines, une salle de conférence et un restaurant pour un montant de 2 milliards de FCfa, note-t-il. D’ailleurs, l’ordre service a été signé et une avance de démarrage versée à l’entreprise adjudicataire ». Malick Fall y ajoute « la construction d’un parc d’attraction en face de l’hôtel de ville pour un montant d’un milliard de FCfa de l’Agetip, d’un foirail pour 70 millions de FCfa et deux postes de santé à Barkhane et Ngouye, en plus du réseau d’assainissement de 400 millions de FCfa avec l’Onas au marché Ndoumbé Diop à Roukou Bou Sew et à Ngol Mbit dans le quartier Thierno Kandji. Il faut aussi noter l’extension prévue du réseau d’électrification sur 14 km, le démarrage du transport urbain par bus Tata et celui des travaux du théâtre de verdure au mois de mars ». De belles perspectives qui s’offrent donc à la commune de Diourbel et qui ont fait dire au maire Malick Fall : « Nous assumons pleinement notre soutien au Président Macky Sall qui s’est d’ailleurs concrétisé à travers l’apport de notre mouvement Geum Sa Bopp à la coalition présidentielle à l’élection référendaire avec la victoire du front du Oui en mars 2016 ».

Le maire de Diourbel n’a pas manqué d’évoquer les réalisations qui ont été déjà faites depuis sa prise de service à la tête de la mairie, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique et des affaires sociales, surtout la prise en charge des lieux de culte, entre autres.

Mohamadou SAGNE

Une convention de partenariat a été signée hier entre le Conseil départemental de Mbour et le département d’Allier, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes en France. Elle met l’accent sur l’économie solidaire pour mieux prendre en charge la question de l’emploi des jeunes.

Le Conseil départemental de Mbour a élargi la liste de ses partenaires.

L’institution dirigée par le président Saliou Samb a signé une convention de partenariat avec le département d’Allier, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce partenariat, selon monsieur Samb, se veut gagnant-gagnant. « Il nous permettra, d’une manière consensuelle, de pouvoir drainer des investissements et en faire profiter au département de Mbour et à ses populations », a indiqué le président du Conseil départemental de Mbour qui a précisé que cette convention est née à la suite d’un voyage initié en 2016. Grâce à cette convention, a-t-il noté, la jeunesse du département aura des formations dans plusieurs domaines. Il est aussi prévu des investissements sur l’économie solidaire qui leur permettra d’être indépendants et de pouvoir participer activement au développement de leur terroir. « Ce partenariat permettra, avec des projets structurants, de capter des fonds au niveau européen », a-t-il relevé.

Pour la vice-précédente du département de l’Allier en charge du Sport et de la Ruralité, cette convention ouvrira la possibilité de travailler à la même échelle sur des projets structurants, notamment dans les domaines de la santé, de l’environnement, de l’éducation, de l’animation. « Elle offrira aussi la possibilité d’échanger entre nous des connaissances et compétences de nos techniciens pour avoir des expériences sur ce savoir-faire et la formation que nous pouvons vous apporter », a noté madame Carine Coupas.

S. O. FALL

C’est une vraie opération d’assistance sanitaire aux populations de Mbour que le mouvement Am Dem a déclenchée les 23 et 24 février à travers des journées de consultations gratuites qui ont touché plus de 2.000 personnes.

C’est plus de 2.000 personnes qui ont bénéficié de ces consultations médicales gratuites étalées sur deux jours au stade Caroline Faye de Mbour. Le docteur Alioune Diop, chargé de la commission santé du mouvement Agir avec Macky pour le Développement de Mbour (AM DEM), a jugé les résultats plus que satisfaisants.

Selon lui, toutes les spécialités étaient présentes. Ce qui a permis la prise en charge des populations dans plusieurs spécialités médicales. « Il y avait des ophtalmologues, des Orl, des cardiologues, des pédiatres, des gynécologues, des urologues, des orthopédistes, des médecins généralistes. Nous avons aussi convié l’équipe de dépistage du cancer du col, l’unité mobile du Programme national de lutte contre la tuberculose et le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) a envoyé une équipe mobile pour le dépistage du Sida. Nous avons investi de gros moyens pour permettre aux populations de bénéficier de maximum de consultations spécialisées », a indiqué le docteur Diop qui a fait savoir que 1.000 personnes ont été consultées la première journée le jeudi 23 février contre 881 le vendredi en mi-journée. Les consultations ophtalmologiques et en médecine générale se taillent les parts les plus importantes. Elles sont suivies les consultations en cardiologie, en gynécologie et du dépistage du cancer du col de l’utérus.

Ces journées ont également permis la circoncision de plus d’une centaine d’enfants talibés. Pour le président Cheikh Issa Sall, le pari était de pouvoir amener à Mbour tous les grands spécialistes afin de réduire la barrière géographique qui, a-t-il dit, décourage souvent les patients qui rechignent à aller jusqu’à Dakar ou à Thiès pour se faire consulter. Il y a aussi, a-t-il indiqué, la barrière financière qui a été levée dans la mesure où ces consultations étaient gratuites.

Samba Oumar FALL

L’entreprenariat féminin promeut par ailleurs l’allégement des travaux ménagers et les foyers de cuisson améliorés en sont un, selon le groupement des femmes de Goudiry.

La délégation de l’Ong Energy for impact a effectué une visite dans le Sénégal oriental. C’est d’abord à la mission du groupement des femmes catholiques de Goudiry qu’elle a été reçue. Cette association créée en 2007 compte 30 membres.

Selon sœur Régina Sagna, conseillère dudit groupement, l’énergie solaire est une chance pour les femmes entrepreneuses qui, avec les foyers améliorés, travaillent mieux et rapidement. La particularité de ces moyens de cuisson est qu’ils consomment moins de charbon mais aussi n’agressent pas l’environnement avec du gaz carbonique. « Nous sommes dans les activités génératrices de revenus et organisons des manifestations (soirées dansantes) pour collecter des fonds. L’énergie solaire réduit les coûts de la facture d’électricité. Avec le bois de chauffage, nous préparions nos repas pendant 3 heures d’horloge, maintenant il nous suffit juste 1h30mn pour le faire. Ces foyers améliorés sont très intéressants », explique la religieuse, qui précise : « Grâce aux foyers améliorés, les femmes n’inhalent plus le gaz carbonique facteur parfois de maladies respiratoires telles que l’asthme, la tuberculose, etc.».

Dès lors, sœur Régina Sagna plaide pour qu’il ait plus de foyers améliorés afin que les autres femmes puissent en bénéficier. « Sur 40 demandes, nous n’avions pu recevoir que 15. Nous avons organisé une grande sensibilisation pour expliquer aux femmes les avantages de ces fourneaux », a indiqué la conseillère du groupement des femmes catholiques de Goudiry, qui précise que ces fourneaux se vendent entre 7500 et 11.500 FCfa.

D’après elle, les revenus des foyers améliorés serviront à acheter des bâches et des chaises qui seront mises en location pour accroître leurs profits.
« Cela nous permettra de doter notre association de matériels propres », a-t-elle affirmé.

La présidente du groupement, Thérèse Bindia, a indiqué qu’avant l’arrivée des fourneaux, les femmes avaient d’énormes difficultés et leur santé était précaire. Elle a souligné que pour chaque foyer amélioré vendu, le groupement en tire un bénéfice de 2100 francs qui est versé dans leur caisse. Louis Seck, directeur pays de l’Ong Energy for impact, se dit satisfait de l’initiative des femmes catholiques entrepreneuses de Goudiry. Les foyers de cuisson améliorés permettent de réduire de moitié la consommation de bois de chauffage utilisé par chaque ménage pour la cuisson des aliments.

Coumba Gawlo Seck promet son soutien aux femmes du Sénégal oriental
A Tambacounda, dans le village de Vélingara Bidiankoto, Coumba Gawlo Seck a précisé qu’Energy for impact va permettre aux femmes de gagner leur vie tout en préservant leur dignité.
« Il contribue au développement social de nos pays, surtout dans les zones rurales. C’est un excellent projet. C’est pourquoi j’ai accepté d’en être le porte-drapeau et de véhiculer des messages pour encourager les femmes et les jeunes. Je les apprécie beaucoup. Les femmes sont dignes et motivées. Je suis toujours engagée s’il s’agit d’aller les voir. Avec le minimum de moyens qu’elles ont et vu leurs réalisations, je me dis que ce qu’elles auraient pu faire avec autant de ressources. Je leur demande de continuer. Nous ne devrions pas être là où nous sommes en Afrique. Quand on a le soleil, on ne devrait plus avoir de problèmes d’électricité. Elles peuvent compter sur ma personne et que le meilleur reste à venir », a apprécié la cantatrice.
 
S. M. S. CISSE

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