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Régions (1289)

Le secrétaire général du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Etienne Turpin, a souligné la dimension transversale de la lutte contre les inondations, qui ne saurait se limiter à la réalisation d’ouvrage de drainage.

L’Etat du Sénégal et ses partenaires techniques et financiers sont engagés dans une réflexion consistant à apporter des solutions pérennes à la récurrence des inondations, «en intégrant d’autres thématiques transversales comme l’environnement, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, le changement climatique, le foncier, le genre et la protection des groupes vulnérables», a-t-il indiqué.

M. Turpin présidait mardi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le démarrage d’une session de formation de l’Agence de développement municipal, la troisième du genre, visant à renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux en matière de planification urbaine à travers une maîtrise des documents et outils de planification.  Selon lui, «la solution viable et durable à la problématique des inondations ne saurait être réduite à la seule construction d’ouvrages de drainage d’eaux pluviales de façon continue».  «Les risques liés au changement climatique et aux catastrophes naturelles telles que les inondations constituent une préoccupation croissante des autorités publiques du fait des menaces qu’ils font peser sur les personnes et les biens», a souligné le secrétaire général du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

 A titre illustratif, il a rappelé que les inondations d’août 2009 au Sénégal avaient occasionné des pertes estimées à plus de 44 milliards de FCfa et plus de 300 mille sinistrés en zone périurbaine, à Dakar, citant une évaluation des services de l’Etat et des partenaires techniques et financiers dont la Banque mondiale. «D’après le même bilan, plusieurs secteurs avaient ressenti l’ampleur du phénomène pour ne pas dire la catastrophe. Le plus lourd tribut avait été payé par le logement avec 49% des pertes occasionnées», a-t-il dit. «De même, les secteurs sociaux, les infrastructures et la production avaient eu leur part du sinistre qui avait impacté notoirement les ménages dont la plupart avaient vécu dans une situation de précarité et d’insécurité alimentaire», a ajouté M. Turpin.

APS

Après sa défaite lors des élections législatives, le maire de la commune de Sokone a menacé de démissionner de son poste de premier magistrat de la ville. Mais il a ensuite déclaré qu’il va soumettre son intention de démission au Conseil municipal convoqué par lui hier. Finalement, le préfet du département de Foundiougne, Gorgui Mbaye Mbaye, en réponse à la lettre d’invitation que le maire lui a adressée, a interdit la tenue de la réunion  extraordinaire du Conseil municipal de Sokone.

Finalement, la réunion extraordinaire du Conseil municipal convoquée hier vendredi par le maire de la commune de Sokone n’a pas eu lieu. Cette réunion  a été interdite par le préfet du département de Foundiougne, Gorgui Mbaye. En réponse à la lettre d’invitation qu’il a reçue pour assister à cette réunion, le préfet Gorgui Mbaye a répondu par voie de lettre au maire pour interdire cette réunion. « On ne peut pas convoquer 46 membres du Conseil municipal de Sokone pour débattre d’une démission du maire dans une institution qui représente un démembrement de l’Etat », a soutenu le préfet. Selon lui, si le maire veut démission, il doit adresser une lettre au ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Moustapha Guèye dit « Petit Guèye », maire de la commune de Sokone, a été la tête de liste départementale de la coalition Sénégal « Day Dem » de Foundiougne. Battu dans sa commune et son département par la coalition «Benno Bokk Yaakaar», il a menacé de démissionner.

Oumar Ngatty BA

L’organisme «Caurie Microfinance» a dégainé 34 millions de nos francs pour financer 340 femmes du département de Linguère qui vont  mener des activités génératrices de revenus.

Les femmes du département de Linguère peuvent pousser un ouf de soulagement.

Elles viennent de bénéficier d’une troisième tranche de financement à hauteur de 12.000.000 FCfa signée par la Coopérative autonome pour le renforcement des initiatives économiques par la Microfinance (Caurie-MF). Pour rappel, cet organisme financier avait déjà injecté 22.000.000 FCfa en deux tranches pour 220 femmes du département de Linguère. La cérémonie de remise de la troisième tranche de douze millions de francs s’est tenue à Dahra au quartier «Almadies», en présence de la présidente du réseau des femmes pour l’émergence du Djolof, Coumba Imam Kâ, qui est la facilitatrice. « Notre mission est de contribuer durablement à la promotion économique et sociale des micro-entrepreneurs pauvres, principalement les femmes, en leur offrant des produits et services financiers appropriés », a laissé entendre Coumba Imam Kâ. Selon toujours elle, ces financements vont épargner les femmes des peines énormes auxquelles elles étaient confrontées quotidiennement pour s’adonner à des activités génératrices de revenus. Meissa Thiam et Ndèye Ndiaye, toutes des bénéficiaires, ont salué cette action hautement sociale qui va leur permettre de faire du commerce afin de subvenir aux besoins familiaux.

Masse NDIAYE

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «villes amis des enfants et des jeunes» par l’Ong Eve, un forum s’est tenu avant-hier au Carrefour des Stars sis à Pikine sous le thème suivant: « Place et rôles des enfants et des jeunes dans les politiques de décentralisation». Un plaidoyer a été mené dans le sens d’un renforcement de la gouvernance urbaine par les jeunes à travers leur participation aux instances de décisions.

En Afrique subsaharienne, une personne sur quatre, soit 213 millions de personnes, vit dans un bidonville. Les zones urbaines de l’Afrique subsaharienne ont le taux de pauvreté le plus élevé du monde et sont aussi caractérisées par un faible accès aux services sociaux de base (soins de santé, éducation, assainissement, sécurité, etc.), le manque de protection sociale, les infrastructures délabrées et un niveau élevé d’insécurité foncière.

Les enfants et les jeunes vivant dans les bidonvilles sont de plus en plus tenus à l’écart des opportunités sociales, politiques et économiques et de la participation dans la prise de décisions (gouvernance) et d’initiatives de développement. C’est dans ce contexte qu’il a été mis en place le programme de gouvernance urbaine des jeunes pour une durée de trois ans (2016-2018) dans cinq villes subsahariennes (Dakar, Freetown, Lusaka et Monrovia). Ce programme est financé par Plan Danemark avec le soutien financier de l’agence danoise pour le développement (Danida). Il a pour objectif général de lutter contre la pauvreté et l’exclusion de la jeunesse urbaine en contribuant au développement de villes amies des enfants et des jeunes dans lesquelles les enfants et les jeunes jouissent de leurs droits et participent activement à la transformation de leur environnement urbain. Secrétaire exécutif de l’Ong Eve, Abdou Diouf a expliqué que d’une manière plus spécifique, le programme vise le renforcement des capacités de la société civile urbaine pour soutenir la gouvernance de la jeunesse et la citoyenneté active, mais aussi le développement communautaire urbain en engageant le dialogue et la coopération avec les autorités pour le développement urbain. Il vise également à porter une attention accrue et prioritaire au développement urbain centré sur les enfants et les jeunes au Danemark et dans les pays d’intervention de Plan International.

Directrice de Plan Dakar Urbain, Ndèye Adama Mbengue pense que le projet est important en ce sens qu’il va fédérer tous les jeunes et les inciter à participer activement à la prise de décisions dans leur localité. En ce qui le concerne, le maire Beïdy Ba a estimé que ce projet est venu à son heure. Il considère que les jeunes qui seront formés prendront le relais de la gestion des communes à un moment où les imperfections notées dans l’Acte 3 de la décentralisation seront déjà corrigées.

Abdou DIOP

A quatre semaines de la célébration de la fête de la Tabaski, ce sont plus de 22 758 moutons qui sont passés par la région de Tambacounda, contrairement aux 10 288 têtes qui sont notées à la même période l’année dernière.

Le comité régional spécial présidé pour le gouverneur El hadji Bouya Amar a permis de renouveler l’engagement de tous les acteurs pour permettre à la région de Tambacounda, principale porte d’entrée pour l’approvisionnement du mouton de Tabaski de toutes les régions du Sénégal, de jouer son véritable rôle. La région de Tambacounda joue un rôle essentiel dans le cadre de l’approvisionnement en moutons de Tabaski. C’est pourquoi l’ensemble des  acteurs concernés, autorités de l’élevage, de l’administration, les services de sécurité, entre autres élus et organisations d’éleveurs, se sont penchés sur ce qui n’a pas marché l’année dernière pour apporter des correctifs et s’accorder sur les mesures à prendre pour cette année. Pour le gouverneur El hadji Bouya Amar, selon le bilan de l’année écoulée, le pays a été bien approvisionné et les statistiques déjà engrangées montrent que cette année sera meilleure en termes d’organisation pour l’approvisionnement correcte du marché.

Tambacounda, un hub pour la redistribution des moutons
Pour Tambacounda, affirme le gouverneur, il faut une organisation spéciale comme d’habitude car la région joue un rôle capital, spécial et central. Parce que la plupart des moutons consommés durant la fête de la Tabaski viennent du Mali, de la Mauritanie, du Burkina Faso, et passent par Kidira, localité frontalière dans la région de Tambacounda qui représente la porte d’entrée. Il faut prendre des mesures spéciales à ce niveau pour faciliter l’entrée et la progression vers les régions de l’intérieur comme Dakar, Kaolack, Diourbel et vers le Sud, notamment Kolda, Ziguinchor et Kédougou. Pour cela, des mesures de sécurité sont à prendre, soutient le gouverneur de Tambacounda.
L’Etat a décidé, comme toujours, d’alléger le contrôle routier des camions de moutons par la douane, la police et la gendarmerie. Le bilan de l’opération de l’année dernière, dit M. Amar, a montré que toutes les mesures ont été respectées sur toute l’étendue du territoire régional. Cela n’exclut pas le volet sécurité avec une vigilance accrue à cause de la situation outre-frontière. Il est toléré trois convoyeurs, mais détenteurs de carte nationale d’identité. Tambacounda est, selon M. Amar, un hub pour la redistribution des moutons de Tabaski. Ce sont les axes Dakar-Diourbel-Kaolack ou Kolda-Ziguinchor. Il faut faciliter ces acheminements, affirme le gouverneur de Tambacounda. Il a salué l’attention de son collègue gouverneur de Kayes au Mali, région frontalière avec celle Tambacounda au Sénégal. Ce sont d’excellents rapports qui ont permis d’aboutir à un travail serein et réussi. En plus, le Crd spécial de Tambacounda s’est penché sur la sécurité des points de vente des villes et les points et couloirs d’acheminement terrestre pour les éleveurs locaux qui quittent le Ferlo en direction des différents marchés hebdomadaires de la région. Durant la Tabaski, il y a des vols qui sont signalés. C’est pourquoi, il a été demandé à la police et à la gendarmerie de prendre toutes les dispositions utiles pour veiller à la sécurité du bétail et des personnes vendeurs et clients.
Pour le gouverneur de Tambacounda, l’Etat a pris des mesures pour détaxer, faciliter et amener l’eau et l’électricité, des intrants très chers, pour que le Sénégalais moyen puisse avoir un mouton à un prix acceptable.

Mesures de détaxation
Ces mesures doivent avoir un impact réel sur le prix du mouton. Mais il y a des soucis car, malgré toutes ces mesures, les moutons coûtent cher, souligne-t-il. Il a lancé un appel aux éleveurs afin qu’en contrepartie, ils rendent les prix des moutons abordables à tous les Sénégalais pour que chacun ait un mouton correspondant à sa bourse pour la Tabaski.
Pour sa part, Dr Seck Rosalie Gbétie, chef du service régional de vétérinaire, a noté qu’à quatre semaines de la célébration de la fête de la Tabaski, ce sont plus de 22.758 moutons qui sont passés par la région de Tambacounda, contrairement aux 10.288 têtes notées à la même période de l’année dernière.
« A la fin des opérations, l’année dernière, ce sont 187.789 moutons qui sont venus du Mali et de la Mauritanie avec 716 opérateurs qui ont employé 1.224 camions. Dienaba Sidibé, la présidente régionale et nationale du directoire des femmes en élevage, s’est félicitée des actions de l’Etat conduites par Aminata Mbengue Ndiaye pour la réussite des opérations de vente du mouton de Tabaski.

Pape Demba SIDIBE

Bokidiawé – Le projet Soleil, eau, développement, économique local (Seaudel) va investir sur le mix-énergétique pour équiper deux forages multi-villages à Doumga-Rindiaw et Thiéhel Sebbe (Matam), a appris l’APS, mardi.

«C’est un projet de développement économique local porté par le département de l’Ardèche (France), la commune de Bokidiawé et le Conseil départemental de Matam», a précisé Dame Ndiaye, le coordonnateur de l’association «Ardèche-Drôme, Ourossogui, Sénégal» (Ados).

M. Ndiaye intervenait lors d’un comité de pilotage du projet qui a eu lieu à Bokidiawé pour échanger avec les bénéficiaires sur les réalisations envisagées dans cette commune de la région de Matam.
Le projet Seaudel est financé à hauteur de 400 millions de francs CFA par l’Agence française de développement (Afd) pour une durée de deux ans.

Le coordonnateur de l’Ados a indiqué que les collectivités françaises et sénégalaises vont investir dans ce projet pour développer le mix-énergétique dans des forages qui polarisent des villages de la zone du «dièri». Selon lui, l’équipement des forages en énergie solaire pourrait permettre de réduire le coût de l’eau. Il a ajouté que cette réduction va encourager les populations à pratiquer le maraîchage avec notamment le système goutte à goutte.
«L’opérateur Ados compte accompagner la mise en œuvre globale du projet en facilitant les échanges entre les collectivités, les partenaires, la société civile et les agents des services de l’Etat», a-t-il promis.
APS

Le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a organisé hier un atelier de validation du rapport de mesure de performances des collectivités territoriales en partenariat avec la direction de la bonne gouvernance et l’appui financier de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (Aecid). Selon Etienne Turpin, secrétaire général dudit département ministériel, la recherche de performance devient plus que jamais un impératif pour asseoir un développement durable. Il explique que les participants se sont réunis après l’élaboration du guide de mesure de performances des collectivités territoriales, articulé au Code général des collectivités territoriales et aux enjeux du développement territorial pour répondre à l’émergence des territoires. A en croire le secrétaire général, le rapport soumis aux participants est la suite logique de l’élaboration du guide de mesure de performances des collectivités territoires qui s’inscrit dans le prolongement des orientations définies par le chef de l’Etat.

« Ce rapport nous présente les forces et les faiblesses de la gouvernance des collectivités territoriales et permet de prendre des décisions, allant dans le sens de l’amélioration des performances et du renforcement de la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales », a-t-il confié.

Etienne Turpin a laissé entendre que nos collectivités territoriales ont capitalisé beaucoup d’expériences, mais des faiblesses demeurent. « C’est là où nous mesurons toute la pertinence de cet exercice qui vient apporter des éléments de réponse, en identifiant les besoins en renforcement des capacités afin de mieux cibler de manière efficiente les ajustements nécessaires », a-t-il affirmé.

Avant d’ajouter que 45 collectivités territoriales ont servi de cadre d’expérimentation pour aboutir au produit recherché. « Il faut retenir que la finalité est d’arriver à ce que toutes les collectivités aient un niveau de performance assez soutenu pour asseoir un développement viable », a confié le représentant du ministre de la Gouvernance locale. Aussi a-t-il indiqué que cet atelier va permettre de partager le système de mesure de performance, mais également de partir d’une situation de référence des collectivités territoriales sur la mesure de performance grâce aux résultats du rapport national.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Union des associations des élus locaux (Uael) Abdou Khadre Ndiaye, par ailleurs maire de Gaé, a déclaré que la validation du rapport de mesure des performances des collectivités territoriales va déboucher sur des améliorations de celles-ci.  

De son côté, Samba Barry de l’Usaid a reconnu que l’outil de performance est une exigence des temps modernes. Et que le Sénégal va désormais disposer d’un référentiel capable de rendre les Ct plus performantes.

Serigne Mansour Sy CISSE

C’est plus de 50 millions de FCfa que l’Agence de développement local (Adl) a mis dans un programme pour promouvoir des systèmes performants de gouvernance politique, administrative, économique et partenariale dans les territoires.

Dans ce programme sont ciblés les ordinateurs, les rétroprojecteurs et autres intrants numériques pour la modernisation de la gestion administrative, le renforcement des capacités pour l’attractivité des collectivités locales, les conseils départementaux, les associations d’élus, les chambres consulaires et les services comme les stades régionaux, les structures administratives de gouvernance. Il s’agit, selon le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar qui a réceptionné le matériel, de permettre aux collectivités et structures de l’administration de saluer l’action de l’Agence de développement local dans son domaine d’activité. Son rôle principal reste le renforcement des capacités des structures décentralisées dans le cadre du développement. L’Etat, selon lui, a pour mission de développer les territoires et gère le niveau macro. Mais, dira le gouverneur El Hadji Bouya Amar, le niveau micro est géré par les collectivités locales. S’il n’y a pas une bonne mise à niveau entre les niveaux macro et micro, le développement des terroirs ne pourra pas se réaliser harmonieusement. C’est pourquoi, note-t-il, il est important de voir les collectivités locales équipées et renforcées en ressources humaines. Ce geste du Dg de l’Adl précédé d’autres dans des proportions beaucoup plus importantes est à saluer, dira El Hadji Bouya Amar. Il faut noter la mise à niveau des deux salles de délibération de l’hôtel départemental et de l’hôtel de ville de Tambacounda et de Kidira à la frontière avec le Mali, pour près de 60 millions de FCfa. Missirah a bénéficié de 35 millions de FCfa pour un marché hebdomadaire à mettre à l’actif de l’Adl, soulignent Bounama Kanté, adjoint au maire de Tambacounda et Sina Cissokho, président du conseil départemental de Tambacounda. Au nom des bénéficiaires, le maire de Sinthiou Malème, Saliou Baldé, a salué les efforts du Dg de l’Adl pour maintenir à flot les collectivités locales.

Il s’agit pour le Dg de l’Adl, Malal Camara, d’appuyer les collectivités locales dans la conception et l’utilisation d’outils d’amélioration de la gestion des affaires locales. Il est question, selon M. Camara, de renforcer les capacités des collectivités locales dans la mobilisation et la gestion des ressources dans les territoires et surtout de promouvoir les cadres de concertation et de partenariat au sein et entre les territoires. Pour Malal Camara, c’est un projet d’envergure nationale qui met l’accent sur le renforcement de capacités des acteurs et des élus locaux à travers la modernisation de la gestion des collectivités locales centrée sur les Tic. Il vise à promouvoir des systèmes performants de gouvernance politique, administrative, économique et partenariale dans les territoires (E-gouvernance). Il devra contribuer à accompagner la mise en place de la fonction publique locale, à appuyer les acteurs territoriaux dans la planification, le pilotage et la gestion du développement local.

Pour le Dg de l’Agence de développement local, la mise en œuvre d’un tel programme exige avant tout la modernisation de la gestion des territoires par l’implémentation d’une masse critique d’infrastructures numériques afin de prendre en charge le renforcement de capacités à distance des élus et des acteurs locaux d’une part et, d’autre part, de mettre en réseau l’ensemble des collectivités locales du pays.

Pape Demba SIDIBE

Récemment, la cour de l’école IV de la commune de Khombole a abrité la 11ème édition des compétitions de génie en herbe organisée par le centre de lecture et d’animation communautaire (Clac) de la localité. Des moments de communion studieuse mis à profit par le parrain Maguèye Boye, inspecteur des impôts et domaines, un fruit de l’école publique à Khombole, pour inciter les enfants à toujours persévérer dans l’effort.

. « Dans cette compétition, les élèves doivent, dès l’élémentaire, être préparés pour qu’ils sachent qu’il leur faut de l’engagement, de la pugnacité, s’ils veulent faire partie des meilleurs futurs cadres du monde », a-t-il lancé aux élèves. Se considérant comme un militant déterminé sur le champ de l’éducation, le parrain a rendu un vibrant hommage aux doyens enseignants, aujourd’hui à la retraite, et qui ont contribué énormément à faire rayonner beaucoup d’enfants de la localité de Khombole et qui sont devenus de très grands cadres. « Ceci explique qu’après avoir parrainé le club Unesco, nous avons accepté avec plaisir d’apporter notre modeste contribution à la fête des enfants qui ont participé à la compétition de la 11ème édition du génie en herbe du Clac », a précisé Maguèye Boye.

Podium de l’excellence
Poursuivant son propos, il a annoncé une grande manifestation baptisée le podium de l’Excellence à Khombole pour août ou septembre prochain. « Ainsi, nous allons récompenser les meilleurs élèves des classes de l’élémentaire à celle de la Terminale tout comme les premiers dans leurs centres d’examen, sans oublier leurs enseignants. Cette manifestation de grande envergure devra être portée par un mouvement citoyen dénommé « A l’appel de Khombole », qui va s’inscrire au-dessus des clivages politiques, entre autres intérêts de groupes », a-t-il déclaré.
En attendant, Maguèye Boye a offert des médailles d’or et d’argent aux deux équipes finalistes du concours génie en herbe, deux enveloppes contenant l’une soixante mille francs pour l’équipe victorieuse et l’autre quarante mille francs à l’équipe perdante, plus deux trophées dont l’un en couleur or et l’autre argenté.

Un soutien magnifié à sa juste valeur par le directeur régional des Clac de Thiès, Horace Dacosta, qui a remercié chaleureusement le parrain Maguèye Boye pour sa disponibilité et son engagement pour la cause de l’école. Après avoir salué la présence d’enseignants émérites, aujourd’hui à la retraite et qui ont marqué le système éducatif dans la commune de Khombole par leur professionnalisme, « nous avons tenu à vous offrir des livres parce que le développement du livre et de la lecture à l’école participe au façonnement du style des élèves, futurs cadres et décideurs de notre pays », a-t-il confié.

Sensibilisation pour la lecture
Selon lui, cette compétition de génie en herbe est un prétexte pour sensibiliser les élèves tout comme leurs enseignants à fréquenter davantage le Clac de Khombole qui est un outil communautaire et utile à l’épanouissement des élèves. « Mais, pour l’instant, une enquête a fini de montrer que seuls 13% des élèves fréquentent le Clac et pourtant 40% disent bien le connaître », a-t-il indiqué.
Pour cette onzième édition de génie en herbe, l’école élémentaire Ismaïla Diop est sortie victorieuse devant l’école IV. Durant la remise des récompenses, l’animateur du Clac, Ablaye Ba, fait remarquer au passage que les joueurs de la première édition de cette compétition passent cette année leur Master.

Mb. BA

Keur Pape Dioub n’est ni le nom de village encore moins celui d’un quartier de Tivaouane, mais bel et bien le chez-soi de Pape Thioub situé à environ deux cents mètres de l’inspection de la ville de Maodo. Dans cette maison pas comme les autres où, depuis 30 ans, un homme, entouré de quelques autres bonnes volontés imbus des mêmes valeurs, a tronqué la quiétude et le confort de sa famille contre l’éducation des jeunes démunis.  

Dans un cadre rustique où de vieux tables-blancs et des nattes quasi usées installées dans des enclos délimités par des tôles ondulées qui servent aussi de toiture à une hauteur qui renseigne sur la température de chaudière qui y règne dès février jusqu’à la fin de l’année. Suspendus à des poteaux en fer, les tableaux sur lesquels figurent encore les derniers exercices sous forme d’énoncés ou de solutions vous renvoient l’image d’un « daara » ou une école coranique améliorée. Voilà le cadre dans lequel une horde d’apprenants évoluent pour faire reculer l’ignorance en général et surtout tendre la perche aux jeunes sénégalais qui ont buté sur un examen ou qui sont découragés pour une raison ou une autre.

Selon Pape Thioub, l’initiateur de ce projet à vocation sociale au service de l’éducation des jeunes à Tivaouane, il fonctionne, au plan pédagogique, comme une école normale. « Nous avons un directeur des études qui s’occupe de tous les problèmes pédagogiques liés aux programmes, aux emplois du temps ; bref au bon fonctionnement de l’école », a-t-il confié.
Pour cette année scolaire consommée, Pape Thioub indique qu’ils ont fonctionné avec plus de 1.300 élèves allant de l’élémentaire à la classe de terminale. « Nous démarrons à 8 heures pour finir à 15 heures avec les élèves du cycle moyen-secondaire puis ceux de l’élémentaire prennent le relai jusqu’à 18 heures », a-t-il précisé.

D’excellents résultats enregistrés
A propos des résultats obtenus par Keur Pape Thioub aux examens du Brevet de fin d’études moyennes et du baccalauréat, il soutient que sur 200 candidats présentés au Bfem, 170 ont été admis et sur 100 prétendants au Bac, 93 ont pu réussir. Parmi les nouveaux bacheliers, une fille  demeurant au quartier Cheikh Awa Balla, Dado Touré, qui fut première de son centre au Bfem, a obtenu, cette année, son baccalauréat en série L’ avec la mention Assez-Bien. « Ici chez KPT, au-delà des cours reçus, nous vivons en famille en se soutenant mutuellement et notre responsable nous considère comme ses propres enfants en nous prodiguant beaucoup de conseils et d’encouragements », a-t-elle témoigné. C’est pourquoi elle ne cesse de tarir déloges sur leur encadreur à qui elle compte faire davantage honneur en gardant le même cap pour ses études universitaires afin d’avoir, à l’issue de son cursus universitaire, les possibilités d’épauler à son tour ses cadets et son bienfaiteur.

Juste après Dado, Ndèye Diouf, maman d’un tout nouveau bachelier venue dire sa gratitude à Pape Thioub pour avoir, pendant plus de trois années, accompagné son enfant qui avait presque perdu goût aux études à décrocher son baccalauréat. « Je vous serai éternellement reconnaissant de ce coup de main paternel car je n’ai pas les moyens de lui payer la scolarité. Mais, depuis qu’il a intégré votre école, j’ai senti en lui beaucoup de changements positifs dans son comportement. Que Dieu vous garde et vous rende ce bienfait », a-t-elle prié.
Crée en octobre 1990, Pape Thioub déclare que cette entité vole de ses propres ailes sans aucun soutien. « Et pourtant, je suis un conseiller municipal », fait-il remarquer. Outre les jeunes, des acteurs du secteur informel sont aidés pour pouvoir lire, écrire et calculer en français.

Mbaye BA

Vingt (20) femmes venues de 6 des 9 communes du département en compagnie de quatre Italiens, d’une Allemande et d’une Hollandaise ont participé, vendredi et samedi derniers, à une formation sur les techniques traditionnelles de massage « damp » en wolof.

La rencontre organisée par le Centre d’orientation des études africaines Cosa basé en Italie, a permis aux participants de partager des expériences et techniques de massage, mais aussi de mettre en place une structure qui démultipliera les leçons apprises chez les jeunes. Au Sénégal le massage se faisait à plusieurs niveaux. En cas de fatigue générale, on se faisait masser le corps au coucher avec du beurre de karité et tôt le matin on se lavait avec de l’eau chauffée mélangée avec un peu de sel et on retrouvait la forme. Lorsque l’on avait une entorse ou une enflure au niveau d’une articulation, on allait chez celui ou celle du quartier qui s’est spécialisé en la matière. Aussi et surtout, les nouveaux-nés et leurs mamans subissaient des séances de massage. Pour le bébé, c’était pour lui faire retrouver la plénitude des mouvements une fois devenu grand. Pour les mères, elles étaient envoyées chez elles pour que leur maman, en plus du beurre de karité, utilisent des feuilles de « Rat », de « neem » ou de « Xoos » pour bien les masser afin qu’elles retrouvent leur forme d’antan.

Au cours de la rencontre de Koungheul, une démonstration a été faite par la formatrice Coumba Mané Seck, une dame de 85 ans qui a hérité la technique du « damp » de sa mère. Pour mieux renforcer les acquis, un film a été visionné et commenté par le médecin-chef du district sanitaire, Dr Amar. Après une discussion générale, il est ressorti que les leçons ont été bien comprises à la satisfaction de Baye Ndiaye, président de Cosa. Il a félicité son point focal à Koungheul, Diafara Fofana, qui a promis d’assurer le suivi pour que la démultiplication soit effective et permette une nette amélioration de la santé de la mère et de l’enfant. Par ailleurs, le président de Cosa a remercié Souleymane Mboup, premier adjoint au maire, qui a présidé la cérémonie d’ouverture et assuré la prise en charge des hôtes.

Amath Sigui NDIAYE

La mise en place d’actions dans le cadre de l’intercommunalité pour le développement durable et les changements climatiques a permis de présenter et d’adopter une charte des valeurs pour Kothiary, Koar, Goumbayel et Bala (KKGB).

En bonne place, l’indépendance énergétique, éducationnelle et sanitaire des terroirs a été retenue avec la  construction d’une économie en circuits courts, créatrice d’emplois. La concrétisation d’un plan de sauvegarde des écosystèmes et de l’eau potable à travers une réforme complète des d’exploitations forestières et de bonnes pratiques agricoles ont aussi été retenues comme option fondamentale.

« Nous avons perdu près de 70% de nos précieuses ressources forestières du fait des comportements inciviques de certains de nos concitoyens, de l’exploitation anarchique de nos ressources forestières et fauniques par certains exploitants forestiers étrangers à la zone et ceci malgré les efforts réels mais pas encore suffisamment efficaces des services de l’Etat, des programmes et projets de gestion de l’environnement dans la région de Tambacounda », souligne Baganda Sakho, président de l’association KKGB Dr Louis Janelle, qui est en train de s’organiser pour rendre effectif leur intercommunalité.

Pour M. Sakho qui est le maire de Kothiary, « l’échec d’une bonne partie des projets et programmes de reboisement dans notre région est dû à des approches classiques sans suivi, folklorisées et tantôt politiciennes sans grand résultat, mais aussi aux feux de brousse récurrents et dévastateurs provoqués par certaines populations locales, exploitants forestiers, transhumants et autres ennemis de l’environnement détruisant nos ressources forestières ». Pour ce dernier, le non-renouvellement des ressources environnementales des localités est provoqué par les mauvais comportements collectifs précarisant les plans d’aménagement et d’exploitation forestière. « Les parcours de bétail », ajoute-t-il, « ne sont pas toujours actualisés par les communes et respectés par les éleveurs ».
L’Etat, les collectivités locales et les Eaux et forêts devraient améliorer les politiques de suivi et d’exploitation des permis de chasse dans nos terroirs pour un bon renouvellement du potentiel faunique, suggère-t-il.

Reprendre les actes écocitoyens
C’est pourquoi Baganda Sakho avoue que les communautés vivent dans un environnement agro-sylvo-pastorale qui s’appauvrit d’une manière accélérée. Et ce dernier de recommander qu’il faut, pour chacun d’eux, reprendre fortement et sérieusement les actes éco-citoyens majeurs qui consistent à planter des arbres, à les protéger, à les entretenir régulièrement et à renforcer le portefeuille de carbone. Il est aussi nécessaire qu’ils en viennent à pratiquer l’agriculture biologique et l’agroforesterie dans les champs, les périmètres maraîchers, tout en assurant la promotion et la défense des terres. Le respect des parcours de bétail et la contribution à la sécurité et à la surveillance des troupeaux à travers une bonne gestion du nomadisme/transhumance dans les différents terroirs autour d’un pacte commun tout en appliquant les règles arrêtées de commun accord.
Comme recommandations, il a été retenu l’interdiction de couper les arbres sans autorisation, d’occasionner des feux de brousse et de faire le brûlis sur les champs sans coordination avec les autorités locales.
Pour M. Sakho, les villages résidents dans les zones où se déclenchent les feux de brousse sont tenus responsables et sont chargés de la vigilance préventive et d’identifier et de dénoncer les malfaiteurs. Il est aussi à noter l’interdiction d’exploitation des fruits de cueillette (bouye, maad…) en dehors des périodes autorisées publiquement par les communes/commissions de gestion de l’environnement/eaux et forêts.

Pape Demba SIDIBE

La gestion des ordures ménagères a toujours été une équation à plusieurs inconnues dans la commune de Ndiébène Gandiole qui est aujourd’hui en pleine expansion. Et, pour mieux vendre la destination de Ndiébène Gandiole, l’équipe municipale du maire Arona Sow et l’Agence régionale de développement (Ard) ont élaboré un grand projet de gestion des ordures ménagères.

De par sa position géographique et son microclimat, la commune de Ndiébène Gandiole continue d’attirer des milliers de touristes, qui désirent chaque année visiter le parc national de la Langue de Barbarie, la réserve spéciale de faune de Guembeul, les dunes du Gandiolais et autres lieux et monuments historiques. Une autre initiative a été prise par l’association « Hahatay » mise en place par Mamadou Dia et qui a consisté à organiser une vaste opération « Augias » dans cette commune, en partenariat avec une quinzaine de jeunes partenaires français de Poitiers et avec l’appui de partenaires belges.

Ces derniers ont même eu le réflexe de mobiliser trois charrettes, du matériel de nettoiement et autres accessoires, qui ont permis de nettoyer toute la plage du Gandiolais, les espaces publics de Tassinère, Pilote et de Ndiébène. Par la même occasion, ils ont contribué à la réhabilitation du poste de santé de Mouit. Le maire Arona Sow et le représentant de l’Ard, Abdourahmane Guèye, ont effectué le déplacement pour encourager ces jeunes. Sur place, le représentant de l’Ard leur a fait comprendre que cette vaste opération « Augias » est en phase avec ce grand projet de gestion des ordures que la municipalité est en train de mettre en œuvre avec l’appui de l’Ard.

M. Zoss, un citoyen du monde qui s’est installé dans le Gandiolais depuis une dizaine d’années et désigné président du groupe de réflexion de cette commune s’est réjoui de cette opération qui a duré trois jours. «Une journée ne suffit pas pour ces travaux de nettoiement car le Gandiole a des problèmes d’environnement, de santé publique, de développement local et de tourisme», a-t-il dit, tout en remerciant le maire Arona Sow.  Jacques Alard, consultant belge qui a travaillé pendant 30 ans dans la gestion des ordures  s’est également réjoui de ce projet de gestion des ordures du Gandiolais qui peut servir de modèle pour d’autres communes. Il s’est engagé à aider la municipalité à relever progressivement, et en étroite collaboration avec les populations, tous les défis de ce projet.

Abdourahmane Guèye a rappelé que l’Ard s’intéresse au développement des 38 communes de la région. Et la gestion des ordures ménagères figure en bonne place dans les différents Plans de développement communal (Pdc) déjà mis en place par l’Ard dans toutes les communes des départements de Podor, Dagana et Saint-Louis.  Dans ce département, il s’agira surtout de ramasser les ordures dans les communes de Saint-Louis, Gandiole, Gandon, Mpal et Fass-Ngom pour les décharger au centre d’enfouissement technique de Gandon où elles seront ensuite traitées.

C’est ce qu’Abdourahmane Guèye appelle « Mise à Zéro »,.

Il s’agira aussi de mettre en place dans chaque village, un comité de suivi dirigé par le chef de village lui-même.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un important lot de fournitures et d’équipements médicaux a été reçu avant-hier par le district de Popenguine. Ce don qui représente une valeur de 300 millions de francs vient renforcer le plateau technique des structures sanitaires de cette zone.

Ce don de deux containers de matériels médicaux qui a été fait par le groupe Kirène, la fondation Coca-Cola et la fondation Medshare International a été magnifié par madame Seynabou Ba qui représentait le ministre de la Santé. Elle a salué les efforts du groupe Kirène qui s’est engagé auprès des populations de la localité à travers la construction d’une maternité pour lutter contre la mortalité néonatale et infantile, son équipement, le recrutement de personnel.

Elle a assuré qu’un bon usage sera fait de ce matériel de qualité. Par ailleurs, madame Ba a tenu à rassurer les populations de Diass qui ont réclamé une ambulance pour faciliter les évacuations.

Elle a assuré que cette préoccupation sera rapportée au ministre pour sa matérialisation. De même, a fait savoir madame Ba, le poste de santé de Diass, vu son importance et le nombre de population qu’elle polarise, mérite d’être érigé en centre de santé.

Cette option, a-t-elle noté, facilitera une meilleure prise en charge des patients.

S. O. F

Le Centre d’orientation pour les études africaines (Coea) a fait don vendredi de 400 livres et 4 ordinateurs au lycée El Hadji Ibrahima Ba de Koungheul, a appris l’APS.

"Nous avons offert un lot de 400 livres et 4 ordinateurs pour équiper la médiathèque du lycée de Koungheul", a annoncé le président de ce centre, Baye Ndiaye, vendredi, lors d’un atelier de partage entre des étudiants étrangers et les élèves du lycée de Koungheul.

"Nous avons entamé cette année de travailler dans deux domaines : l’éducation et la santé qui sont particulièrement importantes pour le développement d’un pays", a t-il indiqué.

Selon M Ndiaye, le Centre d’orientation pour les études africaines ambitionne de "construire un pont" entre les pays du Nord et ceux du Sud, à travers des appuis en matière d’éducation et de santé, mais surtout par le biais d’échanges entre différentes cultures.

De même, cette structure compte apporter son appui à l’Etat du Sénégal dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, selon son président.

Dans ce cadre, le Centre d’orientation pour les études africaines va organiser samedi à Koungheul "un autre atelier sur les techniques de massage des femmes après l’accouchement", a-t-il signalé.  Celui de ce vendredi, centré sur les problématiques de l’immigration, de la crise de la lecture et du maintien des filles à l’école, a enregistré la participation de délégations venues de l’Allemagne, de l’Italie et des Pays-Bas, sans compter les participants sénégalais.

(Aps)

La forte pluie qui s’est abattue dans l’après-midi d’hier à Nioro a fait un mort. Un enfant de dix ans est tombé dans un caniveau où toutes les eaux pluviales du département sont déversées. Son corps a été retrouvé par les sapeurs-pompiers après quelques heures de recherche.    

La ville de Nioro a enregistré, dans la soirée d’hier, une grosse pluie qui a provoqué beaucoup de dégâts matériels et une perte en vie humaine. La pluie qui a ouvert ses vannes aux environs de 16 heures passées de quelques minutes, a interrompu le scrutin dans plusieurs bureaux de vote du département. Elle a obligé des électeurs à vider les lieux de vote. Ils sont rentrés chez eux pour s’occuper des eaux pluviales qui ont pris d’assaut les artères de la commune et certains domiciles. « L’eau est rentrée dans nos chambres. Chaque année, c’est le même scénario. Nous sommes fatigués.

Nous demandons au président de la République de nous venir en aide. Nous ne pouvons plus continuer à vivre dans cette situation », ont lancé les populations. Sans vaincre les eaux pluviales, les populations apprennent qu’un enfant d’environ 10 ans au nom d’El Hadj Babou Ndiaye est tombé dans un caniveau où toutes les eaux pluviales sont déversées. Alertés, les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux quelques minutes après. Après des heures de recherches, les  hommes du feu ont sorti le corps sans vie du jeune garçon. Les populations qui sont venues en masse sauver le disparu sont rentrées en larmes. La mort d’El Hadj Babou Ndiaye a plongé les quartiers de Nioro dans la tristesse. Les populations invitent l’Etat à accélérer les travaux de canalisation de la route trans-gambienne pour éviter ces genres de drame pendant la saison des pluies.

Eugene KALY

L’isolement géographique n’est pas un facteur d’exclusion dans la répartition des ouvrages hydrauliques. Un nouveau forage et un château marquent une nouvelle étape dans la vie des habitants de Sourouyel, une localité qui comptait pourtant des ministres et des députés sous le régime socialiste.

Il faut se ceindre les reins pour se rendre à Sourouyel, dans la commune de Nétéboulou, région de Tambacounda. La route carrossable s’arrête à Bantantinty.
Le reste du trajet est rythmé par des secousses. La splendeur de la nature réconforte le visiteur. L’accès n’est pas facile. Mais l’isolement n’est plus une raison pour laisser les populations mourir de soif. Après avoir traversé les 44 km qui séparent Tambacounda de Néttéboulou, il faut bien s’accrocher pour entamer un rallye. Au bout de plusieurs dizaines de minutes de route, Sourouyel, qui veut dire le petit figuier, se déploie sur une plaine arborée. Le village est dans l’arrondissement de Maka Coulibantang qui porte le cliché de l’éloignement. L’enclavement n’est plus un prétexte d’exclusion dans la répartition des ouvrages. Le forage et le château d’eau réalisés sont les nouveaux symboles de l’équité. L’Etat du Sénégal, avec le concours de l’Union Européenne, a changé le visage du village. Il compte désormais 19 bornes fontaines et château d’eau de 200 mètres cubes d’eau. Cette zone aurait pu en avoir plus. Sourouyel a eu la chance rare d’avoir deux ministres, Mamady Touré et Souty Touré, et des députés. On comprend alors toute la joie de l’étudiante Fama Sow. Le chef de village, Omar Bâ, regarde les ouvrages comme un cadeau tombé du ciel.  Dans cette localité, le manque d’eau a été la source des maladies. Cette rareté a entraîné des flux migratoires temporaires des éleveurs. Un ancien député Sira Bailo Sow n’avait pas les mots justes pour mesurer la portée sociale et économique de ces infrastructures. « Après les travaux champêtres, des femmes partaient à la recherche de l’eau. C’était une surcharge de travail pour elles », témoigne l’ancien député. Dans la foulée, elle ajoute : « Le président Macky Sall tient ses promesses. Il pourra revenir vers les populations pour les regarder dans les yeux ».

Le jour de l’inauguration de ces ouvrages est considéré comme le plus beau jour de Sourouyel. Parce que tout simplement, c’est le début de l’émancipation des femmes. Elles pourront désormais prétendre à entreprendre d’autres initiatives. « C’est le plus beau jour de notre village. Depuis notre naissance, nous avons étaient témoins de l’effort fourni par nos mamans et nos filles pour chercher de l’eau au profit de toute la famille », rapporte Ibrahima Sow. Dans cette zone, des forages sortent de terre. Le bassin des villages desservis s’élargit. Sur 117 villages, seuls cinq n’ont pas accès à l’eau potable. Des progrès ont été accomplis. « Le président Macky Sall est en train de marquer l’histoire du Sénégal. Ses actions sociales ont des impacts positifs sur les conditions de vie des populations », clame le maire de Néttéboulou, Issa Signaté. La politique de l’hydraulique rurale est à la croisée des chemins, une première depuis les indépendances. Le rythme de construction et de réception des forages est sans précédent. Le chef de l’Etat a fait du secteur une priorité. Le volume des investissements au cours de ces cinq dernières années n’est pas comparable avec ce qui a été fait jusqu’ici. 

Dans le Néttéboulou, le taux de couverture était de 9 % en 2002. Aujourd’hui, la courbe s’est inversée dans le sens de l’ascendance. « Le président Macky Sall a compris que l’eau est source de vie et entend mettre dans chaque foyer un robinet. Le gouvernement veut mettre fin à l’injustice », assure le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), Lansana Gagny Sakho.

Pape Demba SIDIBE

Saint-Louis: Le chef du Centre des services fiscaux de la région de Saint Louis, Ngor Ndione, a reçu avant-hier des mains de la coordonnatrice  du Projet de développement inclusif et durable de l’agribusiness au Sénégal (Pdidas), Mme Ndèye Coura Mbaye Diop, un Gps différentiel et une Station Totale, d’un coût global de 40 millions de FCfa. La remise dudit matériel a pour objectif de faciliter le travail de régularisation foncière que le Pdidas est en train d’effectuer dans les neuf communes d’intervention des régions de Saint-Louis et de Louga.

La coordonnatrice du Pdidas a rappelé que cette remise du matériel s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le Pdidas et la Direction générale des impôts et domaines (Dgid). Plus explicite, Mme Ndèye Coura Mbaye Diop a précisé que les services de la Dgid ont accompagné le Pdidas dans le processus de préparation et de mise en œuvre du schéma foncier du Pdidas. Elle a, à ce propos, souligné que le Pdidas est un projet de grande envergure de l’Etat du Sénégal, financé avec l’appui de la Banque Mondiale (Bm) et du Fonds pour l’Environnement Mondial (Fem), avec comme objectif de développer l’agribusiness dans la zone du Ngalam et autour du Lac de Guiers.

Pour cela, a-t-elle poursuivi, la sécurisation foncière constitue un levier important pour la sécurisation des investissements agricoles. « Pour parvenir à des terres sécurisées, il est indispensable de disposer d’outils performants pour leur cartographie. C’est pour cela que le Pdidas a acquis au profit du Cadastre de Saint-Louis une station Totale et un Gps différentiel de dernière génération, d’une valeur d’environ 40 millions de FCfa. La réception et les tests de fonctionnalité du matériel ont eu lieu dans les locaux du Pdidas en présence des représentants du Cadastre », a-t-elle souligné.

Selon Mme Diop, le Pdidas et le Cadastre partagent un engagement, « celui de l’appui à la sécurisation des données foncières des communautés. Nous partageons également les mêmes inquiétudes face à l’insécurité foncière dont sont victime la plupart des communes du Sénégal, dit-elle ».

Elle a enfin souhaité que cet équipement contribue à améliorer les conditions de travail des agents du Cadastre, à renforcer et à garantir la sécurité des données foncières, à améliorer la gestion du foncier rural, notamment avec l’expérience des Bureaux fonciers initiés par le Pdidas en étroite collaboration avec la Dgid.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Thiès : Une centaine de femmes membres du réseau des femmes du Sénégal ont manifesté à Thiès leur volonté de transformer en petites et moyennes entreprises (Pme) leurs groupements de promotion féminine (Gpf).

Cette manifestation a été à l’ordre du jour de la rencontre de mise en place d’un comité exécutif tenue à la salle du Conseil départemental de Thiès et qui a réuni plusieurs femmes venues des régions du Sénégal. La transformation des groupements de femmes en petites et moyenne entreprise devrait, selon le coordonnateur de ce réseau Dame Sall, « permettre aux vaillantes femmes de pouvoir bénéficier d’un accompagnement de la part de l’Etat mais aussi des partenaires financiers ».

M. Sall reste convaincu que cette initiative devrait porter ses fruits. « D’autant que, avec les Pme plus porteuses et efficaces, les actrices seront beaucoup plus productives, il y aura des laboratoires de recherche à côté des exploitations agricoles et des unités de transformation », a-t-il indiqué.

Pour le coordonnateur du réseau des femmes du Sénégal, « nous savons tous que l’agriculture traditionnelle est dépassée et qu’il faut donc la moderniser tout en tenant compte de la qualité du produit à proposer sur le marché que ce soit local qu’extérieur ». Le coordonnateur national du réseau de femmes du Sénégal estime « qu’il faut pour les femmes, instaurer un rapport de force à travers des initiatives audacieuses d’activités génératrices de revenus (Agr) pour pouvoir avancer et sortir du sous-emploi ».

L’ambition affichée par Dame Sall est bien de favoriser auprès des femmes du Sénégal « leur autonomisation et de développer en elles l’esprit de chefs d’entreprise créateurs de richesse et de valeur ajoutée ». Le réseau des femmes du Sénégal qui a vu le jour il y a seulement un an, est composé présentement, selon le coordonnateur, « de 200 groupements pour 10.250 femmes qui y ont déjà adhéré avec des droits de 10. 000 FCfa par groupement.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le secrétaire d’Etat à l’Accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lô Diatta, a procédé, hier, à Ziguinchor, au nom du ministre de l’Agriculteur et de l’équipement rural, à la remise d’un important lot de matériel agricole d’une valeur de 91 millions que le président de la République a offert gracieusement aux organisations de producteurs de la région, dans le cadre du Programme national de l’autosuffisance en riz.

Le matériel est composé de 15 décortiqueuses à riz, 5 batteuses à riz, 40 semoirs et 4 motoculteurs. Le secrétaire d’Etat, par ailleurs maire de la commune de Djignaki (Bignona), a expliqué ce don par la volonté du Président Macky Sall d’accompagner davantage les producteurs de la région de Ziguinchor. Moustapha Lô Diatta a estimé qu’avec ce matériel de dernière génération, ces derniers vont pouvoirs augmenter très sensiblement la production de riz dans cette partie de la région Sud du Sénégal. Il a ajouté que cet équipement contribuera à l’atteinte de l’objectif de 120 000 tonnes de riz, qui est assigné à Ziguinchor par le chef de l’Etat, dans le cadre du Programme national de l’autosuffisance en riz. Ledit matériel va également alléger les activités post-récolte de battage et de décorticage du riz.

Le secrétaire d’Etat n’a pas manqué de lancer un appel aux groupements de producteurs bénéficiaires (une cinquantaine) pour qu’ils en fassent un bon usage et ne le vendent pas dans les pays limitrophes, notamment en Guinée-Bissau ou en Gambie. « C’est un matériel qui est destiné pour doper la production du riz dans la région », leur a-t-il lancé. Quant au président du Cadre régional de concertation des ruraux (Crcr), Abdou Aziz Badji, il a saisi l’occasion de la cérémonie de remise de ce matériel agricole pour demander des tracteurs à l’Etat, « afin d’accélérer le rythme de modernisation de l’agriculture, notamment de la riziculture, dans la région de Ziguinchor », a-t-il fait comprendre.

EL Hadj Moussa SADIO

(Ziguinchor) : L’administrateur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires, Doudou Kâ, a offert un don de 5 valises diagnostiques aux artisans travaillant autour de l’automobile lundi dernier à Ziguinchor. L’objectif visé est de relever le niveau de leur service afin qu’ils puisent mieux répondre à la demande des automobilistes.

Le lancement du Programme national de financement de la modernisation des équipements des artisans du Sénégal a permis au Fongip, en partenariat avec l’Agence pour le développement de l’artisanat, l’Agence pour la maison des outils et le ministère en charge de l’Artisanat, de venir en aide à ceux qui travaillent autour de l’automobile dans la ville. Selon l’administrateur général du Fongip, ces valises diagnostiques permettront de rehausser la qualité de service des artisans travaillant autour de l’automobile de Ziguinchor. Chaque kit coûte 2 600 000 francs Cfa. « Mais le président de République a estimé que c’est trop cher pour les mécaniciens. Il y a eu donc une forte subvention du gouvernement grâce à laquelle le kit revient maintenant à 1 500 000 FCfa ».

D’après toujours Doudou Kâ, le Programme national de financement de la modernisation des équipements des artisans de notre pays est développé par le Fonds de garantie des investissements prioritaires, en partenariat avec l’Agence pour le développement de l’artisanat, l’Agence pour la maison des outils et le ministère en charge de l’Artisanat. Le Fongip a apporté sa garantie et a structuré le financement. Le rôle des agences susmentionnées est d’assurer le suivi et la formation. Pour ce faire, les deux agences vont parcourir le Sénégal pour identifier les différents bénéficiaires. Le Fongip s’évertuera à former ces derniers à une meilleure utilisation du matériel de technologie de dernière génération qui sera mis à leur disposition. Cela se fera par le biais de l’Agence pour le développement de l’artisanat et des techniciens.

 El H. M. SADIO

La commune de Sédhiou, comme chaque année avant le démarrage des activités de vacances, procède à la remise de subventions au mouvement associatif dont les Asc constituent le gros lot. Cette année, ce sont quelque 3 605 000 FCfa qui ont été distribués aux Asc en raison de 75 000 FCfa par association sportive et culturelle, le même montant que l’année dernière.  Chacune des deux zones a reçu 100 000 FCfa; ce que Nouha Coly président de la zone n°1 trouve insignifiant. «Nous amenons les jeunes à s’adonner à des activités saines pendant au minimum deux mois et on nous donne seulement cette modique somme, quand même».

Les présidents d’Asc qui s’attendaient à une augmentation de la subvention ont dû déchanter. Pour Kécouta Mané, «une partie des millions reçus pour la campagne devrait servir à augmenter la subvention mais peut-être que cette fois-ci on ne veut pas faire de détournement d’objectif, car les élections législatives sont importantes». Malgré cette petite déception, l’octroi de la subvention a été unanimement saluée, mais tout le monde est aussi d’accord qu’il y avait mieux, notamment la mise à disposition du stade municipal. Là, Nouha Coly, président de la zone n°1, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : «Si la remise de ces subventions était accompagnée de la réception du stade municipal, nous serions aux anges. Nous ne pouvons pas comprendre que le stade dont les travaux étaient lancés par le ministre des Sports et qui avait donné un délai de 7 mois pour la construction, soit encore en chantier trois ans après». Très amer, il demande que la jeunesse de Sédhiou soit traitée comme les autres jeunes du pays. Il est, en effet, incompréhensible que partout des jeunes jouent sur des stades somptueux avec souvent du gazon synthétique et qu’à Sédhiou, non seulement ni gazon, ni éclairage ne sont prévus, mais que la construction de l’ouvrage puisse prendre trois ans.

Malamine KAMARA

Les populations de la capitale industrielle du fleuve se sont mobilisées pour fêter, dans une ambiance riche en sons et couleurs, dans la joie et l’allégresse, la cérémonie officielle de lancement des grands travaux initiés par le député maire Amadou Mame Diop.

A cette occasion, les conseillers municipaux ont mobilisé des orchestres, des troupes folkloriques, une armada de griots, troubadours et autres aèdes, pour assurer l’ambiance. Tout le monde était content, d’autant plus que les populations de Richard-Toll sont conscientes des enjeux et des perspectives de ces grands projets lancés par le maire, Dr Amadou Mame Diop, qui vont, à coup sûr, changer positivement le visage de leur commune. En présence de ses partenaires, de ses hôtes de marque et autres illustres invités, Dr Mame Diop s’est réjoui de lancer les travaux de réhabilitation du pont Sermat, un ouvrage qui date de la seconde guerre mondiale et qui sera entièrement réhabilité sur une longueur de 50 m et une largeur de 10 m, pour un coût total de 775 millions de francs dont 300 millions de l’Etat du Sénégal. Un projet très important qui sera réalisé par l’Agetip et qui permettra, dans un délai de sept mois, de désenclaver les quartiers Campement, Diacksao, Ndombo etc., et de faire circuler aisément les camions gros porteurs.
Le directeur général de l’Agetip, El Hadj Malick Gaye, a saisi cette occasion pour se réjouir de la pertinence de ce projet de réhabilitation du pont Sermat, avant de laisser entendre que la nouvelle gare routière de Ndiaw sera une infrastructure moderne, fonctionnelle et sécurisée, pour un coût global de 240 millions de FCfa. Cette infrastructure sera construire par la municipalité sur fonds propres.
Le projet d’extension du réseau d’adduction d’eau potable, d’un coût global de 103 millions de FCfa, permettra aussi, selon Dr Mame Diop, à plus de 800 ménages de Richard-Toll d’accéder à l’eau potable dans de très bonnes conditions.

Imagination et pragmatisme
A en croire Charles Fall, directeur général de la Sones, ce genre de projet qui sera réalisé sur une distance de 16 km ne peut être élaboré et mis en œuvre dans les collectivités locales que par l’Etat. Cette fois-ci, a-t-il souligné, Dr Mame Diop a pris les devants, en faisant preuve d’imagination fertile et de pragmatisme pour élaborer d’abord ce projet avant de solliciter l’appui d’autres partenaires. « Il ne s’est pas contenté d’attendre que l’Etat fasse tout à sa place », a-t-il dit.
Le premier magistrat de la ville de Richard-Toll s’est également réjoui de lancer les travaux de « l’Entrée de ville », qui vont coûter 20 millions de FCfa et qui permettront aux visiteurs d’avoir une idée précise de l’identité de la ville de Richard-Toll. Le maire Mame Diop a rendu un vibrant hommage à l’Etat qui, à travers ses agences spécialisées telles que l’Adm et l’Agetip, déploie des efforts constants pour appuyer et soutenir toutes les actions de développement entreprises par le conseil municipal de Richard-Toll. Il s’est engagé à offrir à la jeunesse de sa commune un espace multifonctionnel où elle pourra s’épanouir. Autant de raisons pour lesquelles le Dg de l’Agetip a qualifié Mame Diop de « grand maire qui est constamment au chevet de sa population ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

(Saint-Louis) : Les responsables et membres de six groupements d’intérêt économique (Gie) de Gokhou-Mbathie ont poussé hier des cris de joie lorsqu’ils ont vu le directeur général du Fongip (Fonds de garantie des investissements prioritaires), Doudou Kâ, se déplacer pour venir personnellement sceller un partenariat qui leur permettra de bénéficier d’une ligne de crédit de 30 millions de FCfa.

Dans le but de renforcer les activités génératrices de revenus menées régulièrement par ces groupements d’intérêt économique et de promotion féminine, le Fongip, selon Doudou Kâ, a pris la ferme décision d’aider ces nombreux pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices de produits halieutiques et autres promoteurs de Pme de la Langue de Barbarie, à se professionnaliser davantage. Ces six Gie auront chacun une enveloppe financière de 5 millions de FCfa, soit un fonds global de 30 millions de FCfa. Ce qui permettra, à en croire Doudou Kâ, à plus de 400 personnes d’autofinancer, tour à tour, leurs activités sur la base du système de crédit revolving (crédit rotatif) mis en place par l’institution de microfinance Ufm/Louga.

Mme Mbaye Penda Faye, présidente du Gie And Liguey pour le développement de Gokhou-Mbathie, s’est réjouie de cet appui financier du Fongip, réitérant l’engagement indéfectible des membres de son Gie à utiliser rationnellement et à bon escient ce financement. De l’avis de Penda Faye, la cérémonie officielle de remise de ces financements organisée en dépit des pressions de la  campagne électorale prouve l’engagement de Doudou Kâ à traduire en actes la vision du Président Macky Sall en matière de développement économique et social de la nation. Quant à Doudou Kâ, il a révélé que près de 5 milliards de FCfa ont été injectés par le Fongip dans la région Nord, dont 3 milliards dans l’agriculture. Il a annoncé que dans le cadre de la relance du secteur de la pêche, le Fongip envisage de mettre à la disposition des mareyeurs sénégalais 400 nouveaux camions frigorifiques. Saint-Louis recevra une part importante des 133 camions prévus dans le cadre de la première phase de distribution de ces gros porteurs frigorifiques.

A. M. NDAW

Dans le cadre des opérations d’assainissement compensatoires, le ministre Diène Farba Sarr a dégagé une enveloppe de 177 millions de FCfa pour la lutte contre les inondations et le saupoudrage de la commune de Kaolack en proie à des infestations larvaires en cette période hivernale.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, s’est dit préoccupé par le sort des populations de la commune de Kaolack en cette période de saison des pluies. Une posture administrative qu’il tient à assumer même au cœur de la campagne des législatives du 30 juillet 2017. « Dès le départ avec les autres membres du comité électoral départemental, nous avons estimé qu’il serait malvenu de mener campagne en occultant le désarroi de populations engluées dans les inondations et ses conséquences. C’est pourquoi, avec nos prérogatives en matière d’assainissement compensatoire, nous avons opté pour des opérations de pompage et de saupoudrage afin de venir en aide aux riverains des zones inondables de la commune de Kaolack », a justifié le ministre du cadre de vie, en marge d’une cérémonie de remise d’une centaine de sacs de poudre pour lutter contre les infestations larvaires de moustiques dans la capitale régionale. Une manifestation au cours de laquelle il a dressé le bilan des interventions de son département sur le front des inondations depuis l’entame de la saison hivernale. « Pour le volet pompage, nous avons mobilisé 4 camions hydrocureurs dont 2 pour le seul quartier de Bongré, les deux autres mis à la disposition du préfet pour un coût avoisinant 10 à 15 millions de FCfa.

Le curage des canaux sur 4 km dans la commune a nécessité une enveloppe de 47 millions de FCfa et va concerner les zones de Ndangane et du marché central. Dans le même sillage, des tranchées drainantes seront aménagées à Ndangane et à Tabagoye à hauteur de 30 millions de FCfa. A côté de ses opérations de terrain, l’équipement n’a pas été oublié avec l’achat de 10 motopompes de 80 m3 /h et 1000 litres de carburant, sans compter l’achat de produits pour les opérations de saupoudrage, pour des investissements globaux de près de 177 millions de FCfa imputés aux crédits destinés à financer la Matrice d’actions prioritaires (Map) de notre département pour ce qui concerne l’assainissement compensatoire qui relève de nos prérogatives », a détaillé le ministre de l’habitat qui procédait à la remise de produits de saupoudrage à la brigade régional de l’hygiène de Kaolack. Ce dernier volet vise à prémunir les populations des maladies liées aux inondations avec la prolifération de larves dans les zones inondables. Une démarche vivement saluée par le patron de la structure déconcentrée, le commandant Goudiaby qui s’est engagé avec ses hommes en à faire bon usage, notamment dans les zones cibles de Xanxum, Ndangane, Tabagoye et dans la bande d’Auzout à la sortie nord est de la commune de Kaolack. Une cérémonie similaire a été organisée au démarrage de la campagne des locales pour la réception des camions hydrocureurs et des motopompes.

Elimane FALL

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