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Régions (1962)

Assainissement à Saint-Louis

L’Onas invite les populations
à entretenir les caniveaux

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a exhorté, hier, les populations du faubourg de Sor à plus de vigilance dans l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux usées et pluviales de Saint-Louis. Plus explicite, il a invité celles-ci à éviter de jeter dans les caniveaux des ordures ménagères, des déchets solides et autres impuretés, qui ne font que les obstruer.

Le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, est venu superviser le démarrage des travaux de curage et d’entretien des réseaux d’assainissement de la ville de Saint-Louis. Devant être effectués dans de très bonnes conditions en prélude à l’hivernage 2018, ceux-ci doivent permettre aux populations de faire face à d’éventuelles inondations qui pourraient être causées par des pluies diluviennes. M. Sakho s’est rendu dans plusieurs endroits du quartier populeux de Pikine, où il a pu constater de visu l’introduction de corps étrangers dans le réseau d’assainissement de cette partie du faubourg de Sor, et la connexion de certaines fosses septiques aux canaux d’évacuation des eaux usées et pluviales. En effet, certaines personnes mal intentionnées mettent à profit l’hivernage pour reverser le contenu de ces fosses septiques dans des caniveaux, causant ainsi un lourd préjudice aux populations. Du fait d’une telle pratique malsaine, ces égouts finissent par dégager une odeur pestilentielle.   « Ces canaux ne devraient pas avoir d’impuretés. C’est dommage qu’on en arrive à constater ces pratiques. Nous allons encore curer ces canaux d’évacuation et demander aux autorités administratives et municipales de nous aider à mieux sensibiliser les populations sur l’urgence et la nécessité d’entretenir ces réseaux d’assainissement », a-t-il déclaré.  D’après lui, ces opérations de curage et d’entretien coûtent à l’Etat entre 3 et 4 milliards de FCfa.  Il a aussi annoncé le lancement prochain du « projet des 10 villes », précisant que ce dernier apportera les solutions les plus adéquates à la problématique de l’assainissement à Pikine.
Abondant dans le même sens, Mbaye Ndiaye, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese), par ailleurs responsable de l’Apr à Pikine, a demandé aux habitants d’adopter « un comportement citoyen » et d’avoir le réflexe d’entretenir le « bien commun ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Lancée à quelques jours de la fin du Ramadan, l’opération mixte de sécurisation des produits commercialisés sur le marché de la ville de Thiès qui a réuni les services de l’hygiène, de l’élevage, du commerce et de la consommation, en collaboration avec les forces de police, est en train de se poursuivre.

Ayant eu vent  de l’introduction dans le circuit commercial de produits d’origine animale tels que la volaille et le foie impropres à la consommation, Amdy Mbengue, adjoint au gouverneur de Thiès en charge des affaires administratives, a mis en place une brigade mixte pour combattre ces vendeurs véreux. « Cette mutualisation des moyens et des efforts a permis de prendre une trentaine de personnes pour les motifs de produits périmés impropres à la consommation, de viande en état de putréfaction, d’abattage clandestin et répugnance entre autres », indique-t-il.

Ainsi, la valeur des produits impropres saisis dans l’opération est estimée à 1.917.700 de FCfa. C’est pourquoi, le capitaine Mané de la brigade d’hygiène de Thiès invite les populations à la vigilance dans l’approvisionnement. «  Il ne sert à rien d’avoir l’œil uniquement rivé sur le prix modique à payer au détriment de sa santé et celle de toute la famille », déclare-t-il. Avec le courage en bandoulière, le capitaine Mané rappelle qu’aucun effort ne sera ménagé pour traquer ces  vendeurs  de poison qui, une fois appréhendés, vont être mis, conformément à la loi, à la disposition du procureur de la République.

A ce problème crucial de santé publique s’ajoute l’acheminement du pain des boulangeries vers les points de vente, qui se fait dans des taxis clandos et autres véhicules destinés au transport des personnes qui n’obéit pas aux normes d’hygiène et de salubrité.

Mbaye BA

Une centaine de jeunes, de responsables de mouvements associatifs et autres adolescents de la capitale du nord et des localités environnantes de Ndiébène Gandiole, Gandon, Fass-Ngom, Mpal et Rao ont assisté à une grande conférence publique sur le thème «  Religion et Emploi », organisée, dans les locaux du centre Espace-Jeunes, par l’institut Al Azhar de Saint-Louis, en étroite collaboration avec la coopération allemande, la Giz.

« Nos partenaires allemands déroulent, dans les quatorze régions de notre pays, le programme « Réussir au Sénégal », qui ambitionne, avec de nouvelles perspectives d’emploi pour les jeunes, d’aider ces derniers à se fixer définitivement dans leur terroir. Un programme ambitieux de développement économique et social, qui intervient au moment où des milliers de jeunes concitoyens sénégalais ont été bien sensibilisés sur les conséquences désastreuses engendrées par l’émigration clandestine, l’exode rural, etc. » Autant de raisons pour lesquelles Mme Mame Binta Diouf, chargée du volet communication et des perspectives de ce programme, est revenue largement sur l’importance d’un tel partenariat, scellé entre Al Azhar et Giz. D’après elle, il s’agit d’un projet de grande envergure, qui permet aux jeunes d’apprendre à s’adosser à nos valeurs culturelles, nos croyances et nos vertus, pour développer, de manière durable, la mystique du travail bien fait.

Ainsi, cette conférence publique a été une tribune pour sensibiliser les jeunes sur les possibilités de création d’emplois décents qu’ils pourraient bien exploiter dans notre pays. Une allusion a été faite aux énormes potentialités économiques du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, où on a toujours la possibilité d’élaborer et de mettre en œuvre des micro projets dans les domaines de l’agriculture (riziculture irriguée, production d’oignon, de pomme de terre, de tomate industrielle et autres produits céréaliers et maraîchers), de l’élevage (embouche bovine et ovine, aviculture, production de lait), de l’aquaculture, de la pêche continentale et maritime, de la maintenance des machines agricoles, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La production de la campagne 2016-2017 à Kédougou, pilotée par le Domaine agricole communautaire (Dac) d’Itato, a battu le record avec 152 tonnes de maïs contre 42 tonnes obtenues lors de la précédente. Un résultat qui est l’œuvre de vingt-six Groupements d’entrepreneurs agricoles (Gea), qui ont créé 390 emplois directs. Cette production inattendue a généré un revenu de 34. 245. 000 FCfa et permis la commercialisation de 68,178 tonnes de maïs et aux Gea d’encaisser la somme de 15.339. 600 FCfa.  

Le Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac) a démarré dans la commune de Bandafassi, dans le sud-est du pays, depuis 2014. Celle-ci a affecté 1.000 hectares de terres pour accueillir les composantes du programme, fait savoir  Bakary Biaye, coordinateur du Dac d’Itato (Itato veut dire en mandingue  « c’est parti »). Selon lui, « il s'agira de faire d'Itato un pôle agro-industriel, le premier du genre dans la région de Kédougou ». A côté de la pisciculture, il est prévu le développement du maraîchage et de l'aviculture. La culture sous serre, qui va être pratiquée, pourrait satisfaire la demande locale.

Le Dac abrite aussi des logements sociaux pour les membres des Unités autonomes d’exploitation (Uae) qui en seront les bénéficiaires. De mémoire d’agriculteur, la production de maïs n’avait jamais atteint cette proportion dans la région de Kédougou. Cela  suscite, par la même occasion, l’engagement, l’effervescence et l’adhésion des populations qui saluent  la vision du Président Macky Sall qui accorde à l’agriculture une place de choix dans le Plan Sénégal émergent. Une telle prouesse a été rendue possible grâce à l’encadrement du Prodac et son accompagnement externe en termes de semences, d’engrais  et d’assistance technique. A noter que cet appui a permis aux agriculteurs du Dac d’Itato de disposer de semences certifiées.

Vingt-six Groupements d’entrepreneurs agricoles (Gea), en raison de quinze par unité, et 390 emplois directs ont été créés à cet effet. Vendue à 225 FCfa  le kg, cette production inattendue a généré un revenu de 34.245.000 FCfa. Rien que la commercialisation de 68,178 tonnes a permis aux Gea d’encaisser la somme de 15.339.600 FCfa, dont 3.844.145 FCfa destinés aux remboursements des charges liées à l’exploitation.
 Les 11.195.455 FCfa restants les poussent à envisager l’avenir avec sérénité et espoir. Agnan Diallo, le président régional des maïsiculteurs, a formulé des remerciements et des prières à l’endroit des autorités et des responsables dudit programme. D’après lui, l’orientation de celui-ci a été largement saluée par les populations à travers la stratégie qui consiste à faire passer les entrepreneurs de l’assistanat au travail à l’autonomie financière pour l’épanouissement économique de la collectivité.

Pour M. Biaye  les entrepreneurs ont fini de s’approprier ce nouveau concept qui est une invite à la persévérance : «Itato », « c’est déjà parti», comme dirait l’autre. C’est bien parti pour une révolution de l’agriculture par le biais des fermes intégrées avec la pisciculture qui, à terme, doit desservir le marché local en poissons.
Sur place, plusieurs bassins ont été aménagés pour la pisciculture,  l’empoissonnement a démarré avec plus de 10.000 alevins.

Pape  Demba SIDIBE

 

Les populations des villages de Ndakhar 1 et 2 ainsi que de Taalbakhlé, mobilisées derrière le président du Gie Soxali Thianialdé, Djiby Sow, ont encore effectué une vaste opération de reboisement dans leur terroir. Ainsi, plus de 500 pieds d’acacia/Sénégal (gommier), d’acacia radiana (sung) et d’acacia melifera ont été plantés dans cette partie de la forêt classée de Mpal.

Des pieds de leucaena, de manguiers et de flamboyants ont également été plantés à l’école primaire et au poste de santé de Fass-Ngom. M. Sow a fait savoir que d’autres opérations ont permis de réaliser des mises en défens, des pare-feux, d’installer des bornes de délimitation de cette forêt classée de Mpal, de confectionner des tee-shirts, banderoles, pancartes et autres supports de communication utilisés dans le cadre des séances de mobilisation sociale. D’après lui, ces opérations de reboisement entrent dans le cadre de la deuxième phase du projet de réhabilitation de ladite forêt, financée par le Programme de micro-financement du Fem (Pmf/Fem), pour un montant de 13 350 000 FCfa, sur deux ans. Il a rendu un vibrant hommage à la délégation du Pmf/Fem conduite par son coordonnateur national, Khatary Mbaye, pour la grande tournée nationale qu’elle a effectuée l’année dernière en vue de remettre des financements à une dizaine d’Organisations communautaires de base sénégalaises (Ocb), bénéficiaires d’un crédit de près de 174 millions de FCfa.

Le Gie Suxali Thianialdé de la commune de Fass-Ngom, a précisé son président, fait partie de ces Ocb. Il a vivement remercié Malang Diatta, chef du service départemental des Eaux et Forêts de Saint-Louis, et Mamadou Niang, responsable de la brigade de l’arrondissement de Rao, qui ont contribué efficacement à ces actions de reboisement.

MM. Diatta et Niang se sont adressés à la presse pour rappeler que ces espèces forestières, qui viennent d’être plantées, sont adaptées à cette zone et résistent mieux à la sécheresse. Celles-ci enrichissent le sol et produisent des fruits bien prisés par le bétail.

Séance tenante, le capitaine Diatta a demandé aux populations d’arroser ces plantes. Un réflexe qui permettra d’avoir au moins un taux de 98% de reprise de la plante.

Autrement dit, cet arrosage donnera plus de chances de survie à la plante, surtout si on note une petite pause pluviométrique.

Djiby Sow de Thianialdé a enfin réitéré l’engagement indéfectible des populations bénéficiaires dudit projet, à mieux entretenir la forêt susmentionnée, en veillant scrupuleusement sur la coupe abusive des arbres, sur l’exploitation anarchique du bois de chauffe, sur l’entretien des pare-feux, des bornes et des pancartes, des lampes solaires qui seront bientôt installées dans leur terroir, etc. Il a invité les habitants à contribuer efficacement à la reconstitution du potentiel ligneux et à tout mettre en œuvre pour disposer des fourneaux Djambar qui seront mis en place dans le cadre du projet du Pmf/Fem.

Mbagnick Kharachi DIAGNE  

LE REBOISEMENT, UN ART
Selon les experts des Eaux et Forêts en poste à Saint-Louis, le monde est actuellement confronté à une grave et très rapide dégradation des terres. Déboisement et désertification, deux types de menaces étroitement liés, sont en train de prendre une ampleur sans précédent. Les images de télédétection nous montrent les sols nus qui gagnent du terrain dans les plus grandes forêts.

L’Amazonie, par exemple, cette immense réserve naturelle a perdu entre 300 000 et 400 000 km2  de ses forêts. Des statistiques prédisent même qu’elle pourrait se transformer en désert en peu de temps. Toutefois, si la désertification touche une centaine de pays, c’est en Afrique au Sud du Sahara (en particulier au Sahel), au Nord Ouest de l’Asie et au Moyen Orient, qu’elle est la plus sévère. Chaque année, 200 000 km2 soit une superficie plus grande que celle du Sénégal, deviennent totalement stériles sous l’effet de la désertification et le processus ne fait que s’accélérer. Aujourd’hui, il menace plus de 20% de la surface terrestre, soit 80 millions d’êtres humains. Les défrichements, les incendies, la surexploitation des terres, le surpâturage, le déboisement, les méfaits de la lutte biologique, les pluies acides, etc., sont à l’origine de la destruction du couvert végétal.

De l’avis de nos interlocuteurs, on a calculé que, pour faire face à leur besoin quotidien en énergie, 1, 3 milliard d’êtres humains doivent couper du bois de feu. Le principe de reboisement répond à trois phases distinctes et successives : nettoyage, réflexion et réfection.

Le sol jonché d’immondices est passé au broyeur dont le compost fournit un excellent engrais. La réflexion consiste à chercher les causes des destructions, les autres origines possibles et le moyen d’éviter de nouveaux sinistres. Dernier stade : la réfection. Le choix est délicat : sélectionner les espèces les mieux adaptées au sol et aux conditions climatiques, poussant rapidement et assurant une autoprotection, est un art.

Mb. K. DIAGNE

Selon les experts des Eaux et Forêts en poste à Saint-Louis, le monde est actuellement confronté à une grave et très rapide dégradation des terres. Déboisement et désertification, deux types de menaces étroitement liés, sont en train de prendre une ampleur sans précédent. Les images de télédétection nous montrent les sols nus qui gagnent du terrain dans les plus grandes forêts.

L’Amazonie, par exemple, cette immense réserve naturelle a perdu entre 300 000 et 400 000 km2  de ses forêts. Des statistiques prédisent même qu’elle pourrait se transformer en désert en peu de temps. Toutefois, si la désertification touche une centaine de pays, c’est en Afrique au Sud du Sahara (en particulier au Sahel), au Nord Ouest de l’Asie et au Moyen Orient, qu’elle est la plus sévère. Chaque année, 200 000 km2 soit une superficie plus grande que celle du Sénégal, deviennent totalement stériles sous l’effet de la désertification et le processus ne fait que s’accélérer.

Aujourd’hui, il menace plus de 20% de la surface terrestre, soit 80 millions d’êtres humains. Les défrichements, les incendies, la surexploitation des terres, le surpâturage, le déboisement, les méfaits de la lutte biologique, les pluies acides, etc., sont à l’origine de la destruction du couvert végétal.

De l’avis de nos interlocuteurs, on a calculé que, pour faire face à leur besoin quotidien en énergie, 1, 3 milliard d’êtres humains doivent couper du bois de feu. Le principe de reboisement répond à trois phases distinctes et successives : nettoyage, réflexion et réfection.

Le sol jonché d’immondices est passé au broyeur dont le compost fournit un excellent engrais. La réflexion consiste à chercher les causes des destructions, les autres origines possibles et le moyen d’éviter de nouveaux sinistres. Dernier stade : la réfection. Le choix est délicat : sélectionner les espèces les mieux adaptées au sol et aux conditions climatiques, poussant rapidement et assurant une autoprotection, est un art.

Mb. K. DIAGNE

Située dans l’arrondissement de Rao, à quelques encablures de l’embouchure du fleuve Sénégal et à une vingtaine de km de Saint-Louis, le Gandiolais fut fondé par un certain Ndiambé ou Ndieumbe Diop. A l’occasion de cette opération « ndogou » organisée par le maire Arouna Sow au village de Mboumbaye, certains conseillers municipaux et notables du Gandiolais ont été très détendus lorsqu’il s’est encore agi de faire un bref survol de la belle histoire de cette commune.

Selon de nombreux témoignages concordants recueillis sur place auprès de cinq sexagénaires du village de Tassinère, Ndieumbe Diop fut un chasseur provenant du Djolof, toujours accompagné de son fidèle griot Deuleuss Diouck. Plusieurs années durant, il mettait à profit la saison sèche pour chasser. La viande de ses proies était mise en boucanée « séél » et lui servait de nourriture une fois de retour au bercail. A un certain moment, les pluies, l’ayant surpris dans la région, ont fait pourrir toutes ses provisions. Après une longue méditation, il décida de rester dans ce terroir car il n’avait plus de nourriture en réserve. Il rejoignit le village de Gantour se trouvant être le plus proche, dont la fondation daterait de plus d’un siècle. Quelques années après son intégration, Ndiambé ou Ndieumbe épousa une fille du village et fut envoyé par les gens de Gantour auprès du Damel du Kayor pour lui décrire l’état du lieu où il vivait tout en revendiquant l’appartenance de cette localité du Gandiolais à celui-ci.

D’après nos interlocuteurs, Ndieumbe fut nommé « Diawdine » de la région du Gandiolais. Pour ne pas bouleverser la hiérarchie déjà établie à Gantour, ce dernier eut le réflexe de fonder un nouveau village plus à l’ouest de Gantour, sous le nom de Ndiébène. Ce fut une déformation du mot « Ndiobène » et toute la partie septentrionale de Gandiol lui fut confiée.  Ce village, ont précisé nos sources, fut l’un des trois villages-pères de la province de Gandiol. Après l’annexion de celle-ci par le Brack du Walo, Diack Aram Bacar, en 1749, des suites de la bataille de Ndob, le cadi (imam et juge musulman) et par ailleurs représentant du roi du Walo, s’installa pour la première fois à Ndiébène. À partir de ce moment, Ndiébène devenait la capitale de la province de Gandiol et cela jusqu’à la cession de celle-ci à la colonie du Sénégal en 1861. Avant cette date, toutes les décisions importantes étaient prises à Ndiébène : les batailles de Dign Sakh (opposant le Gandiol aux guerriers du Walo), de Ricote quand les « Gandiol-Gandiol » se battaient contre les ravisseurs d’esclaves (les maures du Trarza), de Safilème surnommée le conflit des épaves quand le Gandiol entrait en guerre contre la colonie du Sénégal le 04 septembre 1826 ou même la signature du traité entre celle-ci et celui-là le 15 décembre 1826. La bataille de Safilème fut la première défaite que la France a eu à enregistrer en Afrique.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Arona Sow MaireLE MAIRE VEUT ASSURER L’ACCÈS À L’EAU POTABLE
Les nombreux problèmes auxquels sont quotidiennement confrontées les populations de Ndiébène Gandiole pour avoir de l’eau potable, ne seront bientôt qu’un vieux souvenir, a déclaré Arouna Sow, député-maire de cette localité du département de Saint-Louis. Le premier magistrat de ladite commune du Gandiolais a mis à profit une rencontre organisée sous forme de « « ndogou » avec le conseil municipal » au village de Mboumbaye, pour s’adresser aux conseillers municipaux, aux chefs de village, aux notables et à une centaine d’administrés. Ceci,  pour leur donner une idée des efforts consentis par sa municipalité en vue d’assurer l’accès au liquide précieux dans ce terroir.

A ce propos, il a rendu un vibrant hommage au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-louis et coordonnateur départemental de l’Apr, ainsi qu’au directeur général de la Sones, Charles Fall, qui ont récemment dépêché une mission dans cette commune, chargée d’étudier les voies et moyens à mettre en œuvre pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable dans les villages de Ndiébène Gandiole. Il a longuement insisté sur l’urgence de remplacer les tuyaux qui partent de Ndiock Sall pour approvisionner les villages de Ndiébéne Gandiole.

Cependant, Arouna Sow a rappelé que son équipe municipale est parvenue à installer une dizaine de bornes fontaines dans la commune susmentionnée, « et cela a permis à certains villages de s’alimenter en eau potable ».

L’édile de Gandiole a aussi évoqué les relations excellentes que son conseil municipal entretient régulièrement avec le directeur de l’Agence régionale de développement, Ousmane Sow, son proche collaborateur Abdourahmane Gueye, et les autres experts de l’Ard, qui œuvrent inlassablement pour le développement économique, social et culturel des trente villages du Gandiolais.

Mb. Kh. DIAGNE

Les nombreux problèmes auxquels sont quotidiennement confrontées les populations de Ndiébène Gandiole pour avoir de l’eau potable, ne seront bientôt qu’un vieux souvenir, a déclaré Arouna Sow, député-maire de cette localité du département de Saint-Louis. Le premier magistrat de ladite commune du Gandiolais a mis à profit une rencontre organisée sous forme de « « ndogou » avec le conseil municipal » au village de Mboumbaye, pour s’adresser aux conseillers municipaux, aux chefs de village, aux notables et à une centaine d’administrés. Ceci,  pour leur donner une idée des efforts consentis par sa municipalité en vue d’assurer l’accès au liquide précieux dans ce terroir.

A ce propos, il a rendu un vibrant hommage au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-louis et coordonnateur départemental de l’Apr, ainsi qu’au directeur général de la Sones, Charles Fall, qui ont récemment dépêché une mission dans cette commune, chargée d’étudier les voies et moyens à mettre en œuvre pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable dans les villages de Ndiébène Gandiole. Il a longuement insisté sur l’urgence de remplacer les tuyaux qui partent de Ndiock Sall pour approvisionner les villages de Ndiébéne Gandiole.

Cependant, Arouna Sow a rappelé que son équipe municipale est parvenue à installer une dizaine de bornes fontaines dans la commune susmentionnée, « et cela a permis à certains villages de s’alimenter en eau potable ».

L’édile de Gandiole a aussi évoqué les relations excellentes que son conseil municipal entretient régulièrement avec le directeur de l’Agence régionale de développement, Ousmane Sow, son proche collaborateur Abdourahmane Gueye, et les autres experts de l’Ard, qui œuvrent inlassablement pour le développement économique, social et culturel des trente villages du Gandiolais.

Mb. Kh. DIAGNE

Les femmes de Gouta, dans le Boundou, se sont engagées à lutter contre l’exode massif des jeunes. Elles sollicitent des projets pour fixer ceux-ci. Cette localité continue de pleurer ses victimes de l’émigration clandestine vers l’Europe.

Les femmes de ces terroirs villageois, points de départ de la plupart des migrants, soulignent que le projet d’embouche bovine de Kothiary et Koulor où 243 jeunes s’activent, celui de culture hivernale et de maraîchage de Dialacoto avec 100 jeunes, et de Missirah avec 23 jeunes, sont des opportunités pour fixer ceux-ci. Les enjeux offerts par les projets et programmes du gouvernement, notamment ceux de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) ou de l’Agence de développement local (Adl) seront mis à profit pour juguler le phénomène, selon le secrétaire exécutif de l’Ong « La lumière ».

Celle-ci, depuis un peu plus d’un an, déroule une campagne de sensibilisation et d’accompagnement  des jeunes potentiels migrants, pour les fixer dans leur terroir respectif. Cette stratégie a été développée  dans les communes de Kothiary et Koulor (département de Goudiry), ainsi que Missirah et Dialacoto (département de Tamba). Les femmes du Boundou (département de Goudiry) ont été émerveillées par ce projet et ont rendu visite au secrétaire exécutif de l’Ong  « La Lumière » pour lui témoigner leur intérêt pour ce projet.

Ces femmes, venues spécifiquement du village de Gouta, sis dans la  commune de Dianké Makhan, ont sollicité l’appui de ladite organisation. Devant le patron de celle-ci, elles ont mis le doigt sur le départ massif de leurs progénitures pour rejoindre les pays européens, à la recherche de meilleures conditions de vie. Mais, très souvent, déclare l’une d’elles, la réussite n’est pas au bout de l’effort. Pire, les pertes en vies humaines subies dans le Boundou sont énormes. Plusieurs de ces candidats à l’émigration clandestine reviennent malades et traumatisés. Ceux qui parviennent à franchir la Méditerranée, mettent encore un temps pour pouvoir bénéficier de papiers pour travailler.

L’Ong « La Lumière » répond avoir entendu leur appel et compte se donner les moyens pour trouver des solutions durables, d’après Ibrahima Sory Diallo, son secrétaire exécutif, qui se félicite d’une telle initiative prise par les femmes.

Pape Demba SIDIBE

Quatre ans après la disparition du doyen Babacar Maurice Ndiaye, ses jeunes confrères ont organisé une journée de prières dans les locaux de la station de radio Fm Téranga, pour lui rendre hommage et se souvenir des beaux moments qu’ils ont passés avec lui dans l’espace médiatique de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). C’était en présence des représentants de la famille de celui-ci.

Des larmes, il en a encore coulé à flots dans cette station de radio, au moment où une dizaine d’orateurs sont intervenus pour se rappeler la dernière image que Maurice, comme on le surnommait affectueusement, a laissée à l’ensemble de ses lecteurs. En effet, le 30 septembre 2014, la triste nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans la région nord. Un éminent journaliste sportif venait de nous quitter. Un grand chroniqueur judiciaire s’est éteint. Un régulateur social, longtemps considéré comme une figure emblématique de la cité magique et mystique de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux), a été rappelé à Dieu, à la suite d’une courte maladie. Il a été inhumé dans sa ville natale, au cimetière Tiaka Ndiaye de Guet-Ndar.
Décédé dans les premières heures de la matinée de la date susmentionnée, au moment où il se rendait au centre hospitalier régional de Saint-Louis, Babacar Maurice Ndiaye venait de tirer sa révérence, après avoir rendu de bons et loyaux services à la nation, pendant une quarantaine d’années, dans le domaine de la communication. Deux jours avant son décès, raconte Moussa Diagne Colombo dit Mbeur Diagne, journaliste et responsable régional de la 2STV, de nombreux amis, parents, voisins et sympathisants lui ont serré la main dans les rues, ruelles et artères de l’île de Ndar au moment où il vaquait tranquillement à ses occupations.

Ce journaliste rompu à la tâche, ancien correspondant du Soleil, qui a eu l’occasion de travailler dans plusieurs organes de presse de notre pays, a quitté ce bas monde, à l’âge de 58 ans, sur la pointe des pieds, laissant derrière lui, toute une famille attristée, domiciliée à Santhiaba, un quartier de la Langue de Barbarie, intercalé entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie.

Selon Babacar Niang, responsable de Zik/Fm à Saint-Louis, Maurice était bien connu dans la presse écrite, grâce à sa plume alerte, acerbe, véridique, élégante, ses analyses pointues et pertinentes, son impartialité, sa neutralité dans la collecte, la vérification, le recoupement et le traitement des informations.

Jusqu’à son dernier souffle, a précisé Baye Diagne de Fm/Téranga, il a exercé ce métier avec passion dans sa ville natale où il avait réussi à mettre en place le journal Domou Ndar et un site web d’informations générales. L’ami de toutes les personnalités de notre pays, ne passait pas inaperçu.

Coriace, tenace, courageux et très résistant, il n’a jamais accepté d’être torturé par une quelconque maladie. Même avec une fracture du bras gauche (la dernière image qu’il nous a laissée), il arrivait à couvrir correctement les événements, à deviser tranquillement avec ses concitoyens, à distribuer des salamalecs tonitruants aux passants.

Egal à lui-même, très fidèle en amitié, humble et disponible, Maurice ne ratait pas la moindre occasion pour communier avec la population de la vieille cité, dans la joie et l’allégresse. Adama Sène de Direct Info, Gamby Diagne de la Dtv, Adama Sall de L’évidence, Seydou Nourou Guissé de la Rts, Daouda Sène de Stades, Aïda Coumba Diop de L’Observateur, Ousseynou Diop de la Tfm, Babacar Diop de l’Aps et les cameramen Abdou Boye et Habib Seck se sont succédé au micro pour rappeler que sa communication était vivante, ponctuée de tapes amicales et de congratulations. Des témoignages émouvants qui en disent long sur l’empreinte que Maurice a laissée dans cette ville. Ainsi, les populations de Saint-Louis sont restées profondément marquées par sa façon de commercer avec ses prochains, sa manière particulière d’égratigner les autorités administratives, municipales, politiques, coutumières et religieuses, de taquiner ses amis et proches collaborateurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A Bettenty, une véritable prise de conscience s’est instaurée dans les îles du Saloum depuis le chavirement d’une pirogue, en avril 2017, qui avait provoqué la disparition d’une vingtaine de femmes de ce village. Depuis lors, l’utilisation systématique du gilet de sauvetage est au bout des lèvres des populations

Dans cette île où nous nous sommes rendus, samedi dernier, les populations, principalement les femmes, parlent de l’utilisation systématique du gilet de sauvetage dans toutes leurs activités. Surtout les femmes du groupement « Yirwa » de 175 membres qui s’activent, depuis plus d’une quinzaine d’années, pour promouvoir le développement de leur terroir. Notamment à travers la transformation des produits halieutiques, l’ostréiculture par les  guirlandes, le reboisement de la mangrove, l’organisation fréquente d’opérations de nettoiement dans le cadre de l’assainissement du village et la participation aux activités liées à l’écotourisme.

Dans ces îles en général, les femmes sont connues pour leur bravoure et  engouement dans les activités quotidiennes d’exploitation des produits halieutiques, particulièrement la cueillette des huîtres. Un travail très prisé où la pirogue est couramment utilisée pour circuler à travers la mangrove non seulement pour la cueillette ou la pêche mais aussi pour le transport des personnes et des biens d’une île à une autre. La pêche constitue l’activité principale qui fait vivre les populations. Les femmes, en première ligne, s’adonnent, de manière artisanale, à la cueillette des huîtres et la transformation des produits halieutiques toutes espèces confondues. Mais, ce sont les insulaires, en général, qui n’avaient pas ce réflexe du port de gilet de sauvetage, une fois dans une pirogue, sans doute pour des considérations culturelles.

Rendre obligatoire le port du gilet
Les souvenirs sont restés vivaces qu’au moment du chavirement de leur pirogue sous l’effet d’un vent violent, les femmes de Bettenti, parties à la cueillette des huîtres ce jour-là, étaient environ 70 personnes à bord avec seulement deux hommes et aucun parmi ces passagers n’avait par devers lui un gilet de sauvetage. « A notre arrivée au poste de contrôle des pêches qui a été créé au lendemain de cette catastrophe, nous nous sommes attelés à rendre obligatoire le port du gilet de sauvetage par les populations insulaires avec une première dotation à l’époque d’une centaine de gilets par le ministère de l’Economie maritime. Ceci a suscité un certain engouement, installant une nette prise de conscience des populations, particulièrement les femmes », souligne M. Coly. Le chef du poste de contrôle des pêches de Bettenty d’indiquer le travail de sensibilisation qui a été mené jusqu’ici et de noter « que les hommes ont commencé à adopter les mêmes habitudes que les femmes sur le port systématique du gilet de sauvetage ».  

A cet effort des autorités du ministère de la Pêche, est venu s’ajouter l’appui des partenaires au développement comme le Fonds pour l’environnement mondial (Fem). Dans la mise en œuvre de ses projets financés pour la restauration de la biodiversité de l’écosystème de la mangrove, la dotation en gilets de sauvetage aux bénéficiaires figure en bonne place.

C’est le cas du Gie de femmes « Yirwa »  de Bettenti exécutant, depuis l’année dernière, un programme similaire à qui le Fem a attribué une centaine de gilets de sauvetage pour leur sécurité en mer. « Un geste que nous avons accueilli avec enthousiasme car, depuis le naufrage de Bettenty qui a endeuillé tout le Sénégal, nous avions décidé de ne plus aller à la cueillette des huîtres sans porter des gilets de sauvetage », déclare Mme Fatou Mané, la présidente de ladite organisation.

Des propos confirmés par Mme Saly Sène qui met en exergue l’importance du gilet. « Je n’avais plus le courage dans l’activité de cueillette des huîtres. Mais, aujourd’hui, grâce à ce projet financé par le Fem, nous avons la conscience tranquille », témoigne-t-elle. Ainsi, peut-on dire que le port du gilet de sauvetage a fini de s’imposer dans les mentalités des habitants de Bettenti et même dans d’autres localités où la pêche occupe le quotidien des populations.

L’espoir renaît à Bettenty
C’est le cas dans le village de Banny, à quelques encablures de Toubacouta, qui bénéficie également de ce même programme de restauration de la mangrove, exécuté par le groupement de femmes « Jambars ». La présidente de celui-ci, Mme Aminata Sarr, manifeste sa satisfaction. « Les gilets nous permettent de mieux nous protéger pendant les activités de cueillette des huîtres. Mais, notre seule préoccupation est de disposer d’une pirogue qui nous est propre. Car nous marchons à chaque fois à travers les bolongs pour cueillir les huîtres, ce qui est encore plus dangereux. La pirogue va nous permettre de mieux nous concentrer, mais surtout de produire des guirlandes pour accroître nos productions. »

Le Projet de micro financement du Fonds pour l’environnement mondial, qui intervient dans la zone insulaire du Delta du Saloum, est mis à profit, selon le coordonnateur Khatary  Mbaye, « pour doter les femmes de gilets de sauvetage ». « Cela veut dire que c’est important pour elles. L’espoir commence à renaître à Bettenti où nous avons constaté que le projet se déroule correctement.

Les femmes ont eu le courage, malgré toutes les difficultés, de s’organiser et de mener toutes les activités. Et d’après ce que nous avons entendu, il ressort qu’à la fin du projet, elles sont prêtes à poursuivre les activités même si elles n’ont pas de partenaire », fait-il savoir.


Reportage de Mohamadou SAGNE

 

A travers le projet de restauration de da la biodiversité dans le Delta du Saloum, région de Fatick, les femmes de Bettenty s’impliquent fortement dans le reboisement  de la mangrove. Un taux d’exécution de près d’une dizaine d’hectares de plantations a été enregistré dans la zone.  

Dans cette île du département de Foundiougne, le principal problème environnemental est le déboisement abusif du fait de l’utilisation du bois comme source essentielle d’énergie dans les ménages durement affectés par la pauvreté. « Et sur ce plan, le bois de mangrove n’est pas épargné, le gaz butane étant difficilement accessible du fait du manque de ressources financières des ménages », informe Khatary Mbaye, le coordonnateur du Projet de micro-financement du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf-Fem). Une telle situation est la cause, en grande partie, de la dégradation des ressources naturelles de l’ensemble de la réserve de biosphère du Delta du Saloum. Une vaste zone qui a longtemps subi l’effet des péjorations climatiques de ces dernières décennies.

Ainsi, pour inverser cette tendance, le groupement de femmes « Yirwa » du village de Bettenty a initié un projet de restauration de la diversité biologique, appuyé au plan financier par le Programme de micro financements du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem), leur permettant de mener des actions régulières de reboisement de la mangrove. « C’est un projet qui est essentiellement environnemental et social dont l’objectif est de régénérer la biodiversité dans le Delta du Saloum », indique le secrétaire général dudit groupement, Bakary Mané. Il décrit, dans le même temps, sa pertinence  à travers « le reboisement qui est essentiel dans cette zone bordée essentiellement de mangroves, un écosystème vital non seulement pour les insulaires mais aussi pour tout le pays ». « Ce qui a motivé les femmes à atteindre un taux d’exécution de près d’une dizaine d’hectares de surface reboisée pour près de 400.000 propagules au niveau des îlots de Cocondy et Coconba, qui sert de protection au village contre l’avancée de la mer. » L’autre aspect important de ce projet, souligne-t-il, « c’est la formation qui est dispensée aux femmes dans la transformation des produits halieutiques et agricoles ».

M. SAGNE

 

Les populations de la capitale du nord, plus précisément les nombreuses ménagères du faubourg de Sor, de l’île de Ndar et des quartiers de la langue de Barbarie, ont assisté, ébahies, à un spectacle poignant. Depuis quelques jours, certains pêcheurs sénégalais, confrontés à d’énormes difficultés pour conserver l’excédent de leurs prises, s’empressent de jeter dans le fleuve une quantité très importante de sardinelles (yaboye, en wolof) et autres espèces pélagiques.

Les populations condamnent avec la dernière énergie cette pratique malsaine, qui engendre des conséquences désastreuses sur les plans économique et écologique. Le conseiller municipal Lamine Ndiaye, au nom du maire Mansour Faye, a déploré avec véhémence un tel acte qui ne se justifie point, « d’autant plus que ce sont ces mêmes pêcheurs qui occuperont encore la voie publique pour dire qu’ils n’arrivent plus à capturer la plus petite sardinelle ». D’autres concitoyens, comme Adama Sène, communicateur et père de famille domicilié à Pikine, soutiennent que cette grande quantité de poisson, jetée dans le fleuve, pouvait bien servir à quelque chose. « Des milliers de familles sénégalaises n’arrivent pas à mettre la main sur ce poisson frais. Ne serait-ce que pour cette raison, ces pêcheurs irresponsables devaient avoir le réflexe, en cette période du mois béni de Ramadan, de conserver ou d’offrir ce poisson aux familles vulnérables », déclare-t-il.

Le président de l’entente Guet-Ndar/Mool, El Hadj Moctar Gueye, de souligner que ce comportement n’honore pas les communautés de pêcheurs de la Langue de Barbarie et constitue une menace réelle pour d’autres espèces pélagiques dont on a besoin pour survivre et qu’on ira encore chercher en haute mer, dans des conditions très difficiles.

Des experts, comme El Hadj Boubacar Dia, ancien chef du service régional de l’environnement à Saint-Louis, estiment que ce fait est inacceptable et inadmissible. « On doit non seulement sensibiliser ces pêcheurs sur les conséquences de cette pratique, mais on doit même aller jusqu’à sanctionner les auteurs de cet acte », indique-t-il.

Aussi, les supputations vont-elles bon train dans la ville tricentenaire à propos de cette catastrophe écologique. En effet, c’est devenu une habitude chez les pêcheurs de Saint-Louis de déverser le surplus de captures sur la berge. Des milliers de poissons flottent encore sur les grand et petit bras du fleuve Sénégal. Sur le pont Faidherbe, les passants s’arrêtent pour observer la scène. Un spectacle désolant, qui donne une mauvaise image au secteur de la pêche, même si l’on sait que celui-ci souffre d’un manque criard d’unités de conservation des produits halieutiques.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La canicule, enregistrée depuis quelques semaines, était, pour bon nombre de producteurs ayant déjà fini de nettoyer leurs champs, un signe annonciateur du démarrage de l’hivernage. C’est fait dans la soirée du mardi au mercredi. En effet, tout juste après la rupture du jeûne, des gouttes d’eau sont tombées sur la capitale du Pakao, chassant du coup la forte chaleur qui étouffait tout le monde. Celles-ci ne peuvent pas être considérées comme une pluie utile, puisque ne permettant nullement de semer des graines. C’est tout de même un avertissement pour certains agriculteurs qui ont tardé à préparer leurs champs laissés toujours en friche. Mon voisin Landing Danfa entend ne pas tenir compte des rigueurs du Ramadan. Dès demain mercredi, il fera son « entrée agricole », comme on le dit ici, même s’il n’a pas encore reçu de semences d’arachide dont la vente n’a commencé que la semaine dernière. Heureuse coïncidence, c’est au lendemain de cette « première pluie » que s’est tenu le Comité régional de développement (Crd) sur le bilan de la dernière campagne agricole et la préparation de la présente.

Malamine KAMARA

 

Sous peu, les problèmes d’inondation, d’assainissement et d’accessibilité dans certaines localités dakaroises ne seront plus que de mauvais souvenirs. Une visite de chantiers effectuée, hier, dans cinq des six zones prévues dans le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles), dans la région de la capitale, a permis de constater, entre autres, que près de 90 km de voiries sont en cours de réalisation.

Avec un coût prévisionnel de 280 milliards de FCfa sur une période allant de 2015 à 2025, dont 46 milliards pour Dakar, le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles) est né du désolant constat que dans la plupart de nos cités, le transport routier reste confronté, entre autres, à l’étroitesse du réseau inégalement réparti, mais aussi à la vulnérabilité de nombreux centres urbains du Sénégal face aux inondations et à l’insécurité.

Dans ce lot, dans la région de Dakar, des zones comme Malika, Mbeubeus, Keur Massar K2, Jaxaay et Route de Boune s’illustrent tristement chaque année durant l’hivernage. Celles-ci étant presque coupées du monde. Les complaintes de leurs habitants bourdonnaient continuellement dans les oreilles de nombreux Sénégalais. Lors de la visite des chantiers effectuée, hier, le travail était en cours. L’image des engins, des ouvriers en tenue supervisés par des ingénieurs, des populations qui longent avec prudence les chantiers, les coups de klaxons et même des gestes d’énervement rythment le quotidien des habitants de cette partie de la banlieue dakaroise. Le bitumage en cours de 90 km de voiries éclairées et assainies, grâce à un financement de l’Etat à hauteur de 46 milliards FCfa, est passé par là, avec déjà 2. 500 emplois créés, dont les principaux bénéficiaires sont les populations riveraines des chantiers.

Les réalisations sont à 90%
Sur l’axe Vdn-Terminus Malika-Rond point Keur Massar, selon El Hadji Lèye Guèye, chargé de projet, l’assainissement routier est en cours avec des caniveaux et deux voiries de connexion.  

Pour améliorer la mobilité dans ce corridor, une nouvelle route à deux fois deux voies sera réalisée. La durée des travaux est prévue pour deux ans. Interrogés sur l’impact attendu, des riverains n’hésitent pas à afficher leur satisfaction. Même si certains conducteurs coincés dans  les encombrements se disent pris au dépourvu.

La localité Jaxaay, dont les Sénégalais ne connaissaient que les quartiers issus du fameux « Plan Jaxaay » de l’ancien Président Wade, est devenue aujourd’hui une vaste agglomération. Grâce à Promovilles, sur 2,2 km de route prévus, les réalisations en sont à 90 %, selon un des responsables d’Ageroute. Mais, le plus grand ouf de soulagement devrait venir du côté de la zone de Boune. Avec les inondations, certains quartiers de celle-ci étaient difficiles d’accès.

D’après le témoignage de Khady Kâ, une marchande, « hormis les dégâts matériels importants qui faisaient leur cauchemar, certains voisins avaient même déserté les lieux jugés invivables ». C’est pourquoi cette construction de caniveaux  de 80x80 sur une longueur de 5 km est une solution miracle en réponse à leur calvaire.

Maguèye Diouf, habitant aux Parcelles assainies Keur Massar-Rufisque (commune de Jaxaay), apprécie les actions en cours dans le cadre de Promovilles. Sa plus grande joie a été la célérité avec laquelle leur demande a été traitée. Car, un an avant, en sa qualité de président d’une association et en compagnie d’autres habitants, ils avaient interpellé Promovilles sur leur enclavement. Aujourd’hui, grâce à ce programme, une route très large est déjà achevée.

Quelques attentes notées
Pourtant, dans ce bilan globalement satisfaisant, des frustrations ont été exprimées de la part des usagers, des conducteurs particuliers tout comme des chauffeurs de clandos ou de bus Tata. Il ressort que le partage de l’information sur les travaux, les tronçons, la durée ou même les voies alternatives, n’a pas été effectif. Certains, comme Bâ qui faisait la navette avec ses clients toute la journée, se retrouvent avec des revenus moindres à cause des embouteillages.

Pour M. Diouf, malgré un satisfécit donné à ce programme, du fait de cette nouvelle voie presque à grande vitesse, des craintes d’accidents pèsent déjà sur les populations avoisinantes. D’où la nécessité de prévoir des ralentisseurs.
L’autre problème est lié à la hauteur de certains axes de cette nouvelle route. Car, avec l’hivernage, des inondations planent sur certaines concessions.

Selon Lèye Guèye, un des chargés de projet, de telles préoccupations ont été prises en compte, de même que l’éclairage sur cette voie. « C’est prévu dans la finition des travaux », assure–t-il.

Fara Michel DIEYE

 

Pour améliorer durablement les conditions de vie des populations du département  de Salémata, dans la région de Kédougou, 100 agriculteurs ont bénéficié de 200 bœufs de trait, de matériel et intrants.

Un tel soutien vise à améliorer les productions agricoles car malgré l’abondance de la pluviométrie dans le département, les récoltes en céréales restent considérablement faibles pour assurer les besoins en consommation des populations. Présidant la cérémonie de remise des bœufs de trait aux agriculteurs, le sous-préfet de Dar Salam, Malick Mbengue, s’est félicité de la démarche scientifique utilisée par la Caritas avec à la clé une planification adéquate et juste de l’offre et des cibles qui réunit tous les critères de vulnérabilité. « En traduisant en acte concret vos ambitions de résoudre les problèmes d’eau et de résilience dans la zone, vous venez accompagner l’Etat du Sénégal  dans l’option qu’il a prise de faire de 2018 une année sociale », a-t-il déclaré. M. Mbengue a exhorté les 100 bénéficiaires des différentes communes, à s’approprier  ledit projet pour qu’au moment des évaluations, un bilan positif puisse sanctionner les immenses efforts consentis par Caritas.

C’est la raison pour laquelle Léon Sarr, chargé des programmes à Caritas Tamba, a souligné que plusieurs enfants sont en situation de malnutrition dans ce département. L’éduction et le suivi sanitaire de ceux-ci sont compromis et les femmes migrent, pour la plupart, vers les centres urbains à la recherche d’emplois saisonniers. Par ailleurs, a-t-il ajouté, plusieurs enfants sont accueillis à Salémata dans des internats ou des foyers moyennant une contribution des parents en numéraire et en nature (céréales). Le manque de moyens de production (charrues attelées, houes sine, animal de trait, etc.) entraîne de faibles rendements et empêche nombre de parents à respecter leurs engagements. Ce qui explique le nombre élevé de déperdition scolaire dans le département.

Familles vulnérables identifiées
Pour aider ces familles rurales des communes d’Ethiolo, d’Oubadji et de Dar Salam, Léon Sarr estime que le Projet eau et résilience dans le département de Salémata (Pere–Salémata) a décidé de renforcer leur équipement en animaux de trait (bœufs), en matériels et intrants agricoles.  « Il s’agit d’agriculteurs engagés mais ne disposant pas d’équipements adéquats et ne  parvenant pas à assurer de façon régulière les besoins de leurs ménages en matière de céréales », a fait savoir M. Sarr. Ainsi, les internats obtiendront des contreparties en céréales, 100 kg par bénéficiaire. Il a précisé que ce sont des familles vulnérables identifiées qui sont destinataires de cet appui pour leur permettre d’accroître les surfaces à emblaver et les productions agricoles.

Car, pour lui, cette contrée de la région de Kédougou est inscrite dans une zone rouge, à risque élevé d’insécurité alimentaire.

C’est ainsi que dans  un contrat consensuel entre les deux parties, le bénéficiaire donne, après les récoltes, 100 kg de céréales en termes de contribution et ceci durant trois ans. Cette contribution sera distribuée dans les différents foyers d’accueil des élèves venus de ces communes.

Salémata est en train de vivre un tournant décisif de son développement. Une nouvelle route bitumée est en construction, réglant une doléance remontant au lendemain de l’indépendance. Ce département adossé à la Guinée, à 80 Km au nord-est de la capitale régionale Kédougou, regorge d’énormes potentialités agrosylvopastorales, avec une pluviométrie qui dépasse 1.500 mm par an.

Pape Demba SIDIBE

L’autorisation de signer les contrats relatifs aux marchés publics conclus par la ville de Dakar au titre de l'exercice 2018, la seconde lecture de la délibération portant constitution de partie civile de celle-ci dans l'affaire dite de la caisse d'avance et l’adhésion au Parlement mondial des maires sont les points que le conseil municipal a voté dans sa majorité écrasante.

Le conseil municipal de la ville de Dakar était, avant-hier, en session ordinaire pour délibérer sur l'ordre du jour suivant : hommage à feu Mamadou Diop, ancien maire de Dakar, virement de crédits, autorisation spéciale de recettes et de dépenses, autorisation de signer les contrats relatifs aux marchés publics conclus par la ville de Dakar au titre de l'exercice 2018 (4), mémoire dans l'affaire Batirenov contre ville de Dakar, seconde lecture de la délibération portant constitution de partie civile de la ville de Dakar dans l'affaire dite de la caisse d'avance (6), création du centre municipal des métiers, révision du taux des indemnités de chantier des agents des services techniques.

Etait aussi inscrit à l’ordre du jour l’adhésion au Parlement mondial des maires (9), la présentation du projet de Bus rapid transit (Brt) par le Cetud, la présentation du programme d'appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen). La 1ère adjointe au maire de Dakar, Soham El Wardini, a proposé la validation des points 4, 6 et 9. Ce que le bureau municipal a voté dans son écrasante majorité.

Prenant la parole, Ibrahima Fall, adjoint au maire de Yoff, a déclaré qu’il ne voit pas la pertinence de la seconde lecture de la délibération portant constitution de partie civile, car le procès est en cours, alors que le préfet de Dakar en avait fait la demande.

Le préfet de Dakar, Alioune Badara Sambe, s’est dit disposé à accompagner les autorités de la ville. Les autres points énumérés ci-dessus seront traités et examinés en inter commission, aujourd’hui 6 juin, à 13h.

La session ordinaire a vu la présence de 53 conseillers municipaux.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le maire de la commune de  Saint-Louis et par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Amadou Mansour Faye, a mis à profit, hier, la cérémonie officielle du « « ndogou » traditionnel offert aux chefs religieux », pour réitérer son engagement indéfectible à poursuivre sa collaboration avec ceux-ci.

Sacrifiant à la tradition, l’édile de Saint-Louis a communié, dans la joie et l’allégresse, avec les responsables et membres de l’Association des imams et ulémas de Saint-Louis (Aius).

A cette occasion, le premier magistrat de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof) a mis à la disposition de cette association, trois billets pour le pèlerinage à la Mecque et une subvention estimée à un million de FCfa. Mansour Faye a longuement insisté sur la nécessité absolue de faire de cette rencontre annuelle, organisée durant la période du mois béni de Ramadan,  un « cadre d’échanges » sur les stratégies à mettre en œuvre pour renforcer, ensemble, la paix sociale.

Il a laissé entendre que « cette opération de  « ndogou » traditionnel avec les chefs religieux de la commune est un moment très important de prières pour le développement du Sénégal et l’accomplissement de la noble et exaltante mission dévolue au Président Macky Sall, un chef d’Etat qui, à travers une démarche de rupture, novatrice et participative, prêche par l’exemple et ne rate aucune occasion pour être au chevet des populations ».

Au nom de l’Aius, Mamadou Sakho, deuxième vice-président de cette association, conseiller municipal et président de la commission chargée des affaires religieuses, a vivement remercié le maire pour sa disponibilité envers les populations et l’intérêt particulier qu’il a toujours accordé à l’expansion et au rayonnement de l’Islam.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

De fortes averses, accompagnées de vents violents, sont tombées, dimanche dernier, sur Kédougou. Cette partie du Sénégal oriental enregistre une nouvelle pluie après les premières notées, il y a quelques semaines.

De fortes averses sont tombées sur Kédougou. Une pluie accompagnée de vents violents. Cette partie du Sénégal oriental enregistre une nouvelle pluie après les premières tombées il y a quelques semaines. Kédougou a enregistré, dimanche dernier, 51,9 mm, Bandafassi 42,8 mm, Saraya 11,1 mm, Sabodala 5mm, Dakately 4 mm et Fongolemby 20,5 mm. Ces quelques gouttes d’eau sont arrivées à point nommé parce que permettant d’adoucir le climat dans une région secouée, depuis début mars, par une forte canicule. Ces averses ont endommagé des ampoules dans certains foyers. La pluie est tombée de 17 heures à 04 h 30. Une grande tornade accompagnée d'éclairs et de grondements de tonnerre. Il y a des flaques d'eau dans toutes les rues de Kédougou.

Pape demba SIDIBE

Une rencontre de cinq jours réunit à Dakar, depuis hier, près d’une trentaine de participants issus de treize régions du Sénégal, sur la planification et la budgétisation sensible aux droits de l’enfant dans les collectivités territoriales. Cet atelier de formation des formateurs vise à améliorer le dispositif de protection de l’enfant et le renforcement de capacités des organisations de la société civile.

Défini comme le processus par lequel les élus locaux passent pour consulter les communautés, débattre des politiques et décider des ressources publiques disponibles à affecter aux populations, dont les enfants, la « planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant » englobent plusieurs questions. Pour Mme Justine Laison, secrétaire exécutive de la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfant (Conafe), après avoir formé plus de 120 collectivités locales dans ses zones d’intervention au Sénégal, leur organisation, avec l’appui de la fondation Save the children, a jugé nécessaire d’accompagner ses membres à l’intérieur du pays, dans leur travail de proximité avec les élus.

Cette volonté part du constat que les contributions attendues des collectivités territoriales sont souvent freinées par la rigidité de la nomenclature budgétaire, l’emprise des fonds de concours, la faible maîtrise des questions de droits de l’enfant, sans oublier les écarts notés entre les prévisions et les réalisations, rendant plus difficile la traçabilité des ressources allouées, en particulier à la protection. La question toujours pendante des enfants sans extraits de naissance dans certaines localités est assez illustrative. Comme pour étayer ces propos, Imam Elimane Diagne, le président du Collectif pour la modernisation des « daaras », relève que souvent les autorités municipales profitent des moments comme le Ramadan pour ravitailler les écoles coraniques en denrées alimentaires, alors que c’est loin d’être le seul accompagnement nécessaire aux « talibés ». Car, selon lui, parler des « talibés », c’est parler des enfants. Et eux qui sont impliqués dans cette modernisation veulent, à l’issue de cette formation en cours, aider les élus dans une meilleure prise en charge des enfants « talibés » dans leurs nomenclatures budgétaires.

Pour Abdoul Khadre Dieylani Lô, directeur de la Cellule d’appui aux élus locaux, au-delà de ce que les municipalités mettent à la disposition des enfants, il s’agit de faire de l’intégration des besoins de ceux-ci dans la planification et la budgétisation de la municipalité, une priorité.

Fara Michel DIEYE

 

Le transport urbain de Kolda s’enrichit. Les 15 minibus Tata, récemment attribués à la commune, ont démarré la desserte des différents quartiers, le week-end dernier.

Les 15 minibus Tata, récemment attribués aux transporteurs de Kolda, regroupés au sein du Gie Sérigne Sané, par l’Etat du Sénégal, ont démarré, samedi dernier, la desserte des différents quartiers de la commune. Attendu depuis fort longtemps par les populations, ce projet mettra fin à la série d’accidents de la circulation causés par les motos Jakarta qui ont fait de nombreuses victimes à Kolda au cours de ces six dernières années.

Pour cette première phase, quatre lignes ont été retenues, mais le nombre de bus pourrait être augmenté si cela s’avère nécessaire. C’est du moins ce que déclare Kamor Dianté, président du Gie Sérigne Sané. Non sans demander aux habitants de faire dudit projet leur propriété dans la mesure où il appartient à des Koldois qui ont choisi de s’investir dans ce créneau pour faciliter le transport des biens et des personnes dans la commune et pour le respect du parrain, en l’occurrence Sérigne Sané, qui avait fait du travail bien fait, un sacerdoce. «Aujourd’hui, tous les  Koldois ont constaté que l’ensemble des 15 bus prévus pour la phase test sont là présents. Si dans les 4 à 5 mois, le projet devient rentable, on peut passer de 15 à 20 bus, voire 25. Saint-Louis avait commencé par 25 bus, ils sont aujourd’hui à 35. Le Gie Sérigne Sané a réussi à créer au moins 73 emplois directs en temps plein », fait savoir M. Dianté. Il remercie les autorités administratives, la mairie, le conseil départemental de Kolda, le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, le directeur des agences régionales des impôts, Mame Boye Diao, les chefs religieux, dont Chérif Leheib Aidara, et toutes les bonnes volontés qui ont œuvré pour la réussite de cette entreprise. Il ambitionne de faire du Gie Sérigne Sané le plus grand pourvoyeur d’emplois à Kolda, dans les prochaines années.

Les responsables du Gie Sérigne Sané ont organisé, jeudi dernier, une visite gratuite à bord de ces véhicules, avec les autorités et de nombreuses autres personnalités, pour montrer aux Koldois la fiabilité et le confort de ces minibus. Ils ont mis à profit la journée de vendredi dernier pour mettre en place les panneaux d’arrêts qui ont été fixés d’un commun accord avec la mairie.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le président du conseil départemental de Nioro, Momath Sow « Malaw », a procédé, vendredi dernier, à une distribution de vivres dans le cadre du mois béni de Ramadan. Ce don est destiné à des dizaines de « daaras » établis dans la circonscription administrative de la province du Rip.

A l’instar des trois dernières années, le conseil départemental de Nioro, dans la région de Kaolack, a procédé, vendredi dernier, à son siège, à une cérémonie de distribution de denrées alimentaires aux pensionnaires des « daaras » de la province historique du Rip. Une action qui s’inscrit dans le cadre des actions sociales de la collectivité territoriale dirigée par le député Momath Sow « Malaw ». Au total, plus de 19,5 t de riz et près d’une tonne de sucre ont été données à des écoles coraniques (« daaras ») établies dans les 15 communes que compte le département. Une initiative que le parlementaire justifie par le devoir de solidarité qui incombe à tout un chacun à l’occasion du mois béni de Ramadan.  « Depuis mon avènement à la tête du conseil départemental avec la validation des conseillers, on s’est fait le devoir de venir en aide aux responsables des « daaras » qui jouent un rôle majeur dans l’éducation de nos enfants et qui, contrairement aux structures d’enseignement classiques, ne bénéficient pas du soutien des pouvoirs publics. C’est la raison pour laquelle des crédits ont été votés pour prendre en charge cette dépense sociale », a-t-il souligné.
Des denrées alimentaires qui sont les bienvenues, d’après le représentant des récipiendaires, qui a salué le geste du président de l’institution départementale.

Selon El Hadj Aly Ndaga Mbaye, président de l’Association des maîtres coraniques de la commune de Wack Ngouna, la prise en compte des « daaras » dans le secteur de l’éducation constitue un acquis essentiel de la politique de décentralisation. Il a fait remarquer qu’à l’époque du conseil régional, ceux-ci étaient exclus de ces œuvres de solidarité. Des assertions appuyées par son collègue de la commune de Nioro, Abdoulaye Touré.

Présidant la cérémonie, le préfet du département, Pape Malick Ndao, a invité les autres chefs de collectivités territoriales à s’inspirer de l’exemple de Momath Sow « Malaw » dans ses actions sociales au bénéfice des populations de Nioro, les exhortant à s’inscrire dans la volonté du chef de l’Etat de faire de 2018 une année sociale.

A préciser qu’outre les dotations en denrées alimentaires composées de kit de riz et de sucre, chacun des 195 responsables d’écoles coraniques a reçu une enveloppe financière pour le transport des victuailles.

Elimane FALL

A travers une véritable campagne de sensibilisation sur les conséquences désastreuses engendrées par le tabagisme, les populations des communes de Gandon, Ndiébéne-Gandiole, Saint-Louis, Fass-Ngom et Mpal ont célébré la Journée mondiale sans tabac.

Le secrétaire exécutif de la Ligue Sénégalaise contre le tabac (Listab), Bara Diop a rappelé que cette initiative « vise essentiellement à sensibiliser davantage le grand public sur l’impact de la consommation de tabac et du tabagisme passif sur la santé cardiovasculaire ».

Après avoir déploré avec véhémence la tendance de nombreux élèves sénégalais à s’adonner à cœur joie au tabagisme, il a précisé que la consommation du tabac ainsi que l’exposition à sa fumée contribuent à environ 12% aux décès dus à une cardiopathie à travers le monde.

D’après lui, il s’agit aujourd’hui de mettre en exergue les liens entre l’utilisation de produits du tabac et les maladies cardiovasculaires et la cardiopathie. C’est la raison pour laquelle l’édition 2018 de la Journée mondiale sans tabac est axée sur le thème : « Tabac et cardiopathies ».

Il a indiqué que le tabagisme est présenté comme la deuxième cause des maladies cardiovasculaires, après l’hypertension artérielle. Il constitue aussi un facteur de risque pour l’apparition de cardiopathies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux.

Selon M. Diop, au Sénégal, « environ 6% des adultes interrogés fument régulièrement, 30% sont exposés à la fumée de tabac dans leur lieu de travail et 21,6% dans leur maison ».
Etayant ses propos, il a  cité des données d’une Enquête nationale sur le tabagisme des adultes au Sénégal (Global adults tobacco survey, GAts Sénégal), datant de 2015. Créée en 2011, la Listab a beaucoup œuvré pour lutter contre le tabagisme dans les espaces publics, comme le stipule la loi.

D’ailleurs, a-t-il souligné, des actions de sensibilisation ont été menées à Saint- Louis, en étroite collaboration avec les autorités administratives, et ont abouti à des sanctions pécuniaires contre certains fumeurs et propriétaires de bars et restaurants.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les collectivités territoriales bénéficiaires du Programme généralisation de certification citoyenne ont enregistré de bons résultats en matière de participation. Elles doivent, cependant, fournir davantage d’efforts pour améliorer les autres indicateurs.

Le point focal de la zone sud du Programme généralisation de la certification citoyenne aux communes du Sénégal se félicite des résultats obtenus par les collectivités territoriales ciblées. Moudjibourahmane Baldé se réjouit de l’atteinte des objectifs globaux que ces communes s’étaient fixés, notamment la connaissance des rôles et missions de chaque acteur, et de leur engagement dans le processus de bonne gouvernance.  Sur les cinq indicateurs ciblés par ce programme, les collectivités territoriales bénéficiaires ont obtenu une note supérieure à la moyenne dans le domaine de la participation citoyenne. En revanche, pour ce qui concerne l’efficacité, l’équité et la transparence/obligation de rendre compte, les résultats sont plutôt mitigés et des efforts doivent être faits pour améliorer ces indicateurs qui continuent de tirer les performances globales de ces localités vers le bas. Ce programme, financé par l’Union européenne qui a accordé une subvention à l’Association des maires du Sénégal pour une durée de deux ans, et exécuté par le Forum civil. Au total, 50 collectivités territoriales bénéficient de ce programme à travers le Sénégal dont 7 dans les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Il s’agit notamment de Dioulacolon, Diaobé-Kabendou, Médina Chérif, Sakar, Marsassoum, Djibydionne et Adéane. « Ce programme a pour ambition de renforcer la gouvernance dans les collectivités locales. Il a un volet qui s’appelle certification citoyenne qui est un paquet de formation de renforcement des capacités des élus locaux.

Dans une première partie, c’est d’abord, créer le comité local de certification citoyenne qui sera chargé d’évaluer la collectivité locale pour voir quels sont les points forts et les points faibles de la collectivité locale à travers un audit à blanc et ensuite, faire le suivi des indicateurs pour les améliorer avant l’audit final », déclare Moudjibourahmane Baldé. Il appelle les élus locaux à faire des efforts dans la gestion des affaires publiques, notamment en matière de comptabilité, de déclaration du patrimoine du maire, des procédures de passation des marchés et de l’affichage, entre autres.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de la commune de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, a octroyé plus de 350 secours-maladie aux personnes démunies. Ces mandats individuels, destinés à la prise en charge, leur permettront de se soigner sans bourse déliée.  

Le premier adjoint au maire, Abdou Nar Mbengue, a tenu à rappeler que les aides ont augmenté, pour cette année 2018, car elles sont passées de plus de 8 millions en 2014 à  45.725.000 FCfa. « Toutes les demandes ont été satisfaites par le maire de Yoff qui ne cesse d'assister et de soulager les populations », s’est-il félicité.

De son côté, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a salué la politique du chef l’Etat à travers l’Acte 3 de la décentralisation qui lui a permis d’avoir plus de ressources dans la commune de Yoff.  « J’ai dit (au bureau municipal), tant que le budget le permet et la véracité de la maladie établie, il faut satisfaire toutes les demandes », a-t-il répété devant l’assistance. D’ailleurs, la gestion efficace de la mairie, à l’image des entreprises du secteur privé, lui permet de citer Yoff commune en exemple. « Nous avons aujourd’hui informatisé l’état civil et cela permet à chaque usager de se procurer un extrait de naissance sans problème », a expliqué le maire A. D. Sarr. « Savoir bien gérer, c’est se faire bien entourer. C’est la première fois que nous donnons des aides d’un tel montant. Aussi, a-t-il indiqué que notre pays a résorbé son retard en énergie. Le maire a soutenu que la mairie est en train de faire un inventaire pour une prise en charge des élèves habitant Yoff, dans le cadre de la Cmu, même si 6.000 personnes ont été déjà enrôlées.

Serigne Mansour Sy CISSE

 


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