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Régions (1601)

Les jeunes de huit régions vont bénéficier d’une enveloppe de 26 milliards de FCfa de la part l’Union européenne. Ce montant permettra de créer des emplois et lutter contre l’immigration clandestine dans ces zones où des jeunes n’hésitent pas à prendre des pirogues pour aller dans des pays européens.    

Le conseiller économique à la Délégation de l’Union européenne à Dakar, Clemens Schroeter, a annoncé, hier, à Ziguinchor, un programme de 26 milliards de FCfa pour promouvoir l’emploi des jeunes et lutter contre l’immigration clandestine dans les régions de Sédhiou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Kédougou, Matam et Ziguinchor.

Selon le diplomate, ce programme, intitulé « Développer l’emploi au Sénégal - Tekki fii », s’étendra sur 4 ans. Il va favoriser la création d’emplois, notamment des jeunes, grâce à l'amélioration de l'offre, à la formation et à l’insertion professionnelle, ainsi qu’à la mise à niveau des entreprises dans des secteurs à fort potentiel. Clemens Schroeter qui s’exprimait lors d’une rencontre avec les journalistes a renseigné que ledit programme est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l'Union européenne pour lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique. Le conseiller économique a indiqué que ce programme a pour but de renforcer le tissu des entreprises locales, d’élargir l'accès équitable des jeunes à la formation professionnelle et faciliter à ces  jeunes entrepreneurs et entreprises bénéficiaires l'accès au financement.

A cet effet, une caravane d’information de dix jours appelé « Développer l’emploi au Sénégal - Tekki fii », a sillonné Tambacounda, Vélingara, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor du 12 au 21 novembre 2017.

L’objectif de la caravane était d'informer sur les différentes opportunités économiques existant au niveau des régions visitées, notamment dans les domaines de la formation professionnelle, de l’entrepreneuriat et de l’appui au développement des entreprises.

La caravane a renseigné également sur un certain nombre de possibilités pour promouvoir et valoriser les opportunités économiques locales et les réussites individuelles. Les initiateurs de la caravane ont proposé à la jeunesse des alternatives à la migration irrégulière. 

El Hadj Moussa SADIO

La Commission de l’Uemoa apporte un important appui à la région de Kolda dans le cadre du renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnel. En plus de ce soutien, elle a construit des infrastructures sociales de base pour aider les populations à améliorer leur cadre de vie.  

L’Union économique et monétaire ouest-africaine a construit quatre magasins de stockage de céréales dans la région de Kolda dans le cadre de l’application de la politique agricole communautaire initiée par la Commission de l’Uemoa. Une quinzaine de communes, réparties dans les trois départements que compte la région de Kolda, ont bénéficié de ces réalisations.

Ce programme connait cependant des lenteurs dans sa mise en œuvre, mais la situation pourrait être décantée prochainement. Kolda a également bénéficié de 4 forages multi-villages financés par l’Uemoa dans le cadre de la mise en œuvre du programme hydraulique villageois pour faciliter l’approvisionnement des populations rurales en eau potable. « Les réalisations que nous avons eu à faire dans la région de Kolda s’inscrivent généralement dans la politique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle qui nous tient vraiment à cœur. Nous avons eu à construire des magasins de stockage, car, comme vous le savez, l’un des fléaux déplorés ici, c’est que dans les zones de productions agricoles, les récoltes sont souvent perdues, faute de lieux appropriés de stockage. Donc, dans le cadre de la politique agricole de l’Union, nous avions initié cet important programme de construction de magasins de stockages », a déclaré Dossolo Diarra, représentant-résident de la Commission de l’Uemoa au Sénégal.

Il s’exprimait lors de la journée d’information et de sensibilisation sur les chantiers de l’Uemoa au Sénégal tenue mardi à Kolda. M. Diarra a profité de cette rencontre pour rappeler les différentes interventions de l’Uemoa en faveur des populations de la région de Kolda, à savoir les périmètres irrigués, les cultures maraîchères de contre-saison, le programme maïs, l’appui à la filière riz pour booster la production locale la lutte contre les ravageurs des fruits, etc.
La région de Kolda va, par ailleurs, bénéficier de 19 édicules publics et de 750 latrines. Dans son appui à la riziculture, l’Uemoa prévoit également l’aménagement de 800 hectares de bas fonds dans les régions de Kolda et de Tambacounda. La Commission de l’Uemoa n’intervient pas directement dans la construction des routes, mais elle prend en charge les études de faisabilité des projets soumis par les Etats membres pour la réalisation des grands axes routiers.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Dans le cadre de l’élaboration du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt), un atelier territorial a été organisé à Tambacounda. Il a été beaucoup question, lors de cette rencontre, d’équilibre, d’équité, de développement du territoire, de dynamique spatiale et démographique. La région de Tambacounda, 21 % du territoire national et  carrefour ouvert sur 5 pays, réclame sa fonction de zone agro-sylvo-pastorale pourvoyeuse de banane et de coton.      

Organisé sous forme de Comité régional de développement (Crd), l’atelier territorial de partage et de consultation sur le rapport de synthèse du bilan-diagnostic, dans le cadre de l’élaboration du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt) de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, a été riche en débats.  Présidée par le gouverneur El hadji Bouya Amar, cette rencontre a permis de mesurer l’importance de cette planification pour lever les contraintes qui plombent le développement de Tambacounda. Région la plus étendue du pays avec 21 % du territoire national et une faible densité (16 hbts au km²) qui reste une potentialité sur le plan agricole, Tambacounda a un grand rôle à jouer dans le développement des terroirs.

Selon M. Amar, c’est une région qui a une vocation d’avenir et où les potentialités existent surtout dans le domaine du  secteur primaire et doit jouer pleinement sa responsabilité   importante dans la vie et le développement durable de la nation.

Il est question que les actions de l’Etat cadrent avec les besoins de la région en matière d’agriculture, d’élevage, de foresterie, des mines… C’est pourquoi le gouverneur a mis l’accent sur les filières porteuses qui font de la région une zone minière avec le fer, l’or, le calcaire, le gré, le cuivre, le nickel et le chrome. Il y a aussi le développement de l’agro business avec la banane et le coton à redynamiser. « Le défi d’aménager est crucial, car vierge et porteur de développement dans le cadre d’equité de l’équilibre et du développement territoriale », a dit Bouya Amar.

Au nom des maires, Mame Balla Lô a mis l’accent sur la vision économique du président Macky Sall exprimée dans le cadre du Plan Sénégal Emergent et dont l’un des grand axes met l’accent sur la territorialisation des  politiques publiques communément appelée Acte III de la décentralisation. L’objectif principal de cette réforme territoriale est de permettre aux communes d’être porteuses de développement durable. Pour le député maire Mame Balla Lô, Tambacounda, à l’instar des autres communes de la région, est confrontée à d’énormes difficultés de l’aménagement de son espace. L’assiette foncière ne permet plus de recevoir de grands projets de l’Etat, car elle est étouffée. « Elle est aussi bloquée par les anciennes communes et communautés rurales qui la ceinturent et ne facilitent pas son extension », a expliqué le maire de Tamba.

C’est pourquoi Mamadou Djigo, directeur de l‘Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), a souligné qu’aujourd’hui pour promouvoir un développement harmonieux du territoire national, la politique de l’aménagement du territoire devra inéluctablement évoluer de ses principes de base fondateurs à forte connotation distributive et vers une approche de développement  territorial retenant la perspective de recomposition des territoires en relation avec des dotations factorielles et les dynamiques socioéconomiques urgentes. Il est retenu de livrer le travail au courant de juin 2018.

Pape Demba SIDIBE

Les habitants de Aïnoumady, sis à Diamaguène Sicap Mbao, dans la banlieue dakaroise, ont déclenché, mardi, une chasse aux chiens errants qui sèment la terreur dans le quartier. Cette opération s’est soldée par la mort de quatre chiens qui avaient transformé les maisons abandonnées de cette localité en refuge.

Munis de coupe-coupe, de bâtons, de pierres, entre autres armes, les habitants de Aïnoumady ont pris d’assaut les maisons abandonnées que les chiens errants squattent de jour comme de nuit, avec l’objectif de les massacrer. Dans ce quartier, ces animaux agressifs hantaient le sommeil des populations après qu’ils se sont attaqués à certaines d’entre elles et en ont mordu six. D’ailleurs, une personne a perdu la vie suite à une morsure de ces chiens errants. Depuis lors, la population s’est décidée de bouter hors du quartier ces chiens qui continuent à dicter leur loi dans le quartier. Au cours de cette opération, la population a investi, l’une après l’autre, les maisons encore prisonnières des eaux de pluie et devenues inhabitables depuis 2005. Elles ont ainsi tué quatre chiens sous les cris d’hystérie des enfants du quartier.

Ramatoulaye Fall, une habitante de Aïnoumady, a profité de cette opération de chasse aux chiens pour laisser éclater sa colère. « Beaucoup d’habitants du quartier ont été mordus par les chiens errants, lesquels ont déjà blessé six personnes. D’ailleurs, l’une entre elles n’a pas survécu à la morsure du chien », déclare-t-elle. Quant aux « parents d’élèves, ils sont obligés d’accompagner leurs enfants  à l’école pour éviter qu’ils ne soient attaqués en cours de route », explique Amy Ndiaye dont l’enfant, selon elle, a été victime de morsure de chien dans le quartier. Aussi, elle dit ne pas comprendre le silence des autorités municipales face à cette terreur imposée dans le quartier par ces animaux.  Abondant dans le même sens, Yakhya Fall va plus loin en révélant que les effets des inondations des années précédentes n'ont pas épargné l'école Thiaroye Gare. « Dans cet établissement scolaire, quatre salles de classe ne sont plus fonctionnelles et personne ne pipe mot pour trouver une solution », se désole-t-il. M. Fall dénonce aussi le silence des deux parlementaires qui vivent dans le quartier. « Ils sont  amorphes alors que pendant la campagne électorale, ils ont promis monts et merveilles à la population », balance-t-il.

Abdou DIOP

 

 

« S’implanter sur un territoire d’avenir ». C’est autour de ce thème que Rufisque va organiser son premier forum économique et social international.  

Le département de Rufisque prend son destin en main. Avec l’implication de tous les fils de cette collectivité située à une trentaine de kilomètres de la capitale, les autorités entendent poser les jalons de son développement en organisant le premier forum économique et social international, prévu du 12 au 14 mars 2018.  Ce sera une occasion de passer en revue les potentialités du département et d’inciter les populations à jouer un rôle actif pour profiter des nombreux projets et programmes développés par l’Etat dans ce territoire. « Ce forum sera l’occasion d’identifier les stratégies propres à développer le département et à lui donner une certaine attractivité », a déclaré Gorgui Ciss, maire de Yène et président du comité d’organisation dudit forum, lors d’une conférence de presse organisée ce week-end, rehaussée par la présence des ministres Ismaïla Madior Fall (Justice), Oumar Guèye (Pêche et Economie maritime), Samba Sy (Travail et Dialogue social) ainsi que de tous les maires du département.

Pour Gorgui Ciss, même si les potentialités du département restent immenses, les défis sont nombreux. Selon le maire de Yène et vice-président du Conseil départemental de Rufisque, ces défis ont pour noms : accroissement fulgurant des populations, taux de chômage élevé des jeunes, manque de qualification, concentration des activités économiques dans la ville de Rufisque, exploitation forestière inexistante à cause de la pression foncière, etc. Un ensemble d’obstacles qui expliquent, à son avis, les dysfonctionnements notés dans le département. « Nous avons, toutefois, l’exigence de satisfaire les attentes des populations », estime  le maire de Yène.

Pour Oumar Guèye, Rufisque reste un « département particulier », car étant le seul département de Dakar à être érigé en collectivité locale. Il explique qu’on y trouve toutes les formes d’activités allant de l’agriculture au tourisme en passant par la pêche et l’industrie.

Il s’y ajoute, de l’avis du ministre de la Pêche, que les importants projets de l’Etat dans le département, avec le pôle urbain de Diamniadio, le port minéralier de Sendou, la centrale de Bargny, Rufisque reste un département d’avenir. « Mais tout cela dépend de l’engagement de ses filles et de ses fils », a souligné Oumar Guèye.

Pour son collègue de la Justice, Ismaïla Madior Fall, Rufisque a très tôt compris l’esprit de l’Acte 3 de la décentralisation, rappelant que la meilleure manière d’impulser le développement, c’est à partir des territoires  et des communes. Le ministre du Travail et du Dialogue social, Samba Sy, a salué « cette envie de bâtir l’avenir » qu’il a notée avec l’organisation de ce forum en mars 2018. Souleymane Ndoye, le président du Conseil départemental, indique que ces trois journées seront des moments de rencontres et d’échanges intenses « pour découvrir, aimer et s’implanter sur notre territoire ». L’Etat, par la voix du ministre Oumar Guèye, a promis d’accompagner ce forum. Même engagement de la région Ile de France et des Sénégalais de la diaspora.

Maguette NDONG

 

Pour piloter le processus de la mise en place de 32 sociétés coopératives, la plateforme des acteurs non étatiques (Ane) de Tambacounda a organisé un atelier de renforcement de capacités à l’intention d’une quinzaine de relais et Ong des régions de Kédougou et de Tambacounda.  

La rencontre entre dans le cadre d’un partenariat entre Caritas Kaolack et la plateforme des acteurs non étatiques (Ane) qui travaillent pour aider les communautés à bénéficier des infrastructures réalisées par l’Etat à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Ces deux structures  soutiennent le travail des comités villageois et inter-villageois pour qu’ils bénéficient du travail du Pudc.

L’objectif  est d’appuyer la mise en place et le fonctionnement de comités villageois ou inter-villageois des deux régions. En présidant ces travaux, l’adjointe au gouverneur de la région de Tambacounda en charge du développement, Mme Awa Ndiaye Diop, a rappelé que l’objectif du Pudc est d’améliorer l’accès durable aux infrastructures et services socio-économiques de base et contribuer à la réduction des inégalités sociales en corrigeant, entre autres, les disparités locales surtout en matière d’accès aux services sociaux de base. Elle a ajouté que la finalité du programme est d’améliorer significativement les conditions de vie des populations et favoriser l’implication des acteurs locaux dans le développement économique et social de leur localité.

La plateforme des acteurs non étatiques apporte, dans ce cadre, son soutien à la mise en place et au fonctionnement des comités villageois ou inter-villageois. Lesquels sont composés des représentants des différentes catégories d’acteurs locaux pour le pilotage du processus de mise en place des sociétés de coopératives. La mise en œuvre des composantes du programme devrait avoir des effets immédiats sur la réduction de la pauvreté. C’est ainsi que d’après Bangaly Diallo, président de la plateforme, 32 périmètres maraîchers sont aménagés dans la région de Tambacounda. Ces infrastructures de lutte contre la pauvreté doivent être exploitées de façon durable.

M. Diallo a  également souligné que  les communautés ne sont pas suffisamment préparées, car c’est un programme destiné aux jeunes et aux femmes. La Caritas est chargée de l’ingénierie sociale.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre de la mise en œuvre de son concept « Ndar set wethie, lér nagn », initié en 2014, le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a lancé, samedi, une vaste opération de nettoiement à Ndiolofène, son quartier natal.  A cette occasion, il a mobilisé les moyens dont dispose la municipalité. Il s’agit des bennes-tasseuses, des camions et autres matériels de nettoyage.

Des jeunes et des agents de la municipalité ont ramassé, au cours de la journée, des tas d’ordures ménagères et autres déchets solides et plastiques qui jonchent le sol sur cette berge du fleuve. Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a profité de l’occasion pour déplorer le fait que des populations riveraines ne déversent pas les ordures ménagères dans les poubelles installées par la municipalité. Ces dernières, a-t-il précisé, ont tendance à remettre aux talibés leurs ordures pour qu’ils les reversent dans ces poubelles. Malheureusement, ces enfants jettent les ordures ménagères par terre, à quelques encablures de ces poubelles.

M. Faye qui veut faire de Saint-Louis l’une des villes les plus propres du pays et la plus éclairée a avoué que  la question de l’éclairage public est réglée. « C’est plutôt le comportement exécrable des populations qui nous empêche de mener cette grande croisade contre l’insalubrité et qui continue d’annihiler les efforts que nous déployons quotidiennement pour enlever ces ordures ménagères », a-t-il regretté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le directeur général l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac), Ansou Sané, a annoncé, samedi, à Ziguinchor, le démarrage du Programme d’actions stratégiques de l’Etat en Casamance (Pasec). Ce projet va piloter le développement économique, social et culturel de la région méridionale du Sénégal.

Le processus d’élaboration du document relatif au Programme d’action stratégique de l’Etat en Casamance (Pasec) a démarré. L’information est donnée par le directeur général l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac). Selon lui, l’Agence y travaille avec l’ensemble des acteurs locaux de développement. Des bailleurs de fonds sont également disposés y à apporter leur soutien. Ansou Sané, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, a assuré que la mise en œuvre de ce Programme d’actions stratégiques de l’Etat en Casamance va permettre d’y poursuivre les efforts de relance de l’économie et de consolidation de l’accalmie, gages d’une paix définitive et durable. Dans cette perspective, il a sollicité, la semaine dernière, lors d’une tournée dans les régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, une collaboration avec les autorités administratives, coutumières et religieuses, les services techniques de l’Etat, les partenaires et Ong. Ainsi donc, l’Anrac va dorénavant siéger dans les  réunions du Comité régional développement (Crd) de Sédhiou et de Kolda.  Les autorités administratives ont satisfait la demande du Dg dans ce sens. Ce dernier a expliqué sa démarche par sa volonté de « résorber le déficit de présence et d’interventions de son Agence » dans ces deux régions.

Par ailleurs, M. Sané a annoncé l’ouverture d’antennes régionales de l’Anrac à Sédhiou et Kolda. En attendant, des points focaux vont y jouer le rôle de relais de l’Agence. L’objectif visé est d’offrir des perspectives de réinsertion économique et sociale aux populations victimes du conflit armé qui sévissait dans la région méridionale du Sénégal. « Nous nous engageons à travailler avec ces populations pour identifier des créneaux pouvant leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus », a assuré le directeur général de l’Agence nationale de relance des activités économiques en Casamance. Ansou Sané a révélé qu’il va favoriser la stratégie du faire-faire avec un certain nombre de programmes et projets de l’Etat en Casamance pour mettre à la disposition des populations des offres de services qui puissent répondre à leurs préoccupations et les accompagner dans des activités de réinsertion économique et sociale.        

 L’Anrac offre des kits scolaires
L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) a offert, samedi dernier, des kits scolaires d’une valeur de 5.500.000 FCfa à des élèves issus de familles déplacées et victimes de mine ainsi qu’à des filles leaders de deux collèges d’enseignement moyen (Cem) de la région de Ziguinchor.
La cérémonie de remise a été présidée, à Ziguinchor, par le gouverneur de la région, Guedj Diouf, en présence du directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance, Ansou Sané, et de plusieurs autres personnalités. Au total, 200 élèves issus de familles déplacées, 100 élèves dont les parents sont des victimes de mines et 40 filles leaders dans les Cem de Kénia et Kandialang ont reçu d’importants lots de fournitures scolaires de la part de l’Anrac. Ce don s’inscrit dans le cadre de la politique de réinsertion sociale de ladite agence envers cette couche impactée par le conflit armé qui sévissait en Casamance.
M. Sané a annoncé qu’au-delà de cet appui, il va inscrire les actions de son Agence dans une dynamique d’accompagnement des populations susmentionnées pour favoriser le retour de ces dernières dans leurs localités d’origine et leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus. Il a assuré que ce don de kits scolaires est une première d’une série de mesures que l’Anrac va apporter aux populations impactées par le conflit armé en Casamance.                

El Hadj Moussa SADIO

Notto Diobass, dans la région de Thiès, a reçu une ambulance médicalisée. Les populations des villages de la commune ont remercié le maire Alioune Sarr pour ce geste qualifié d’humanitaire.

Le hangar implanté sur la place du village de Sanghé et qui sert de marché pour les femmes a été utilisé comme tribune pour accueillir le maire Alioune Sarr, les autorités sanitaires, religieuses et les notables des villages, le temps de la réception d’une ambulance médicalisée. C’est la deuxième fois que la  commune de Notto reçoit une ambulance.  Au nom des femmes, Mme Adja Rose Ciss a remercié le maire de la commune de Notto qui a usé de ses relations pour leur doter d’une ambulance médicalisée. « Cette ambulance est venue à son heure parce que les malades étaient obligées de marcher jusqu’au poste de santé de Kissane pour être prises en charge », a-t-elle rappelé. « Avec cette ambulance, c’est une grosse épine que notre maire vient d’enlever du pied des populations, en particulier des  femmes du village de Sanghé et environs situé sur l’axe menant vers Mbour », s’est réjoui Mme Ciss. Sur la même lancée, l’infirmier chef de poste de Kissane, Mamadou Alioune Ndao, a soutenu qu’avec cette ambulance médicalisée l’amélioration de l’offre de services sur les évacuations sera assurée.

« Sur le volet santé de la mère et de l’enfant, avoir une ambulance médicalisée pour évacuer le malade dans de bonnes conditions est un motif de soulagement », a-t-il relevé. Ayant en charge de veiller sur la santé d’une population de 12 212 habitants, l’infirmier chef de poste  a apprécié positivement les efforts consentis par la municipalité de Notto visant à les accompagner dans l’accomplissement de leur mission. Après avoir remercié  le ministre de la Santé, le maire de Notto a affirmé que les femmes en général, particulièrement celles de Notto Diobass, méritent tous les sacrifices. En remettant les clefs de l’ambulance entre les mains du comité de gestion, Alioune Sarr souhaite celle-ci soit bien entretenue.

Mbaye BA

 

Le Fonds fiduciaire d’urgence de l'Union européenne pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique a dégagé une enveloppe de 26 milliards de FCfa pour soutenir 12.000 jeunes et 250 entreprises dans plusieurs régions du Sénégal.

L’Agence pour le développement et l’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) et le Bureau de mise à niveau des entreprises (Bmn) vont soutenir des projets portés par 12.000 jeunes. Les bénéficiaires sont issus des régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Saint-Louis, Podor, Tambacounda et Kédougou. Aussi, les 250 entreprises seront accompagnées dans les localités précitées. Cet appui est possible grâce à une enveloppe de 26 milliards de FCfa du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour la stabilité et la lutte contre les causes de la migration irrégulières.

Une caravane d’information a été organisée à cet effet. L’objectif, c’est de persuader les jeunes à rester chez-eux au Sénégal et de dérouler des activités génératrices de revenus. La caravane dont le thème est « Développer l’emploi au Sénégal (Tekki fii), a démarré dans la commune de Tambacounda. Elle a été lancée par l’adjointe au gouverneur chargée du développement, Awa Ndiaye. « L’initiative vise à promouvoir et à valoriser les opportunités économiques locales et les réussites individuelles et à proposer à la jeunesse de la région des alternatives à la migration irrégulière », a-t-elle indiqué. Un accent particulier sera mis sur la formation avec le concours de l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (LuxDev) et le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. En outre, l’accès au financement pour les entreprises sera facilité.

« Tambacounda a été choisi pour lancer la caravane qui va aller à la rencontre des jeunes et des entreprises des régions. Nous voulons, à travers cette opération, faire connaître les solutions proposées pour la formation et l’insertion professionnelle. Il y a des communications sur la création d’entreprises », a fait remarquer Charisse Liautaud, attachée de fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne.  A l’en croire, des activités seront déroulées jusqu’en 2020.Le programme « Développer l’emploi au Sénégal » interviendra dans les régions du nord, du sud-est et dans les régions sud. Il contribuera à renforcer le tissu d’entreprises locales.    

Pape Demba SIDIBE

 

Pour aller vers l’élimination du paludisme qui recule de plus en plus au Sénégal, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) veut une mobilisation des ressources domestiques. Dans ce sens, ce programme a procédé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal, à la signature d’un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie au Sénégal.  

90 % des décès liés au paludisme sont enregistrés en Afrique. Le Sénégal fait partie aussi des 43 pays de l’Afrique subsaharienne où le paludisme est endémique et constitue un problème de santé publique. Mais, depuis 2015, on observe une baisse de plus de 65 % des cas et de plus de 70 % des décès dus au paludisme par rapport à 2000. Nonobstant, il faut poursuivre la mobilisation pour ne pas régresser. C’est ainsi que le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a signé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal (Ams), un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie.

Le coordonateur adjoint du Pnlp, Dr Moustapha Cissé, a indiqué qu’ils sont à « un tournant décisif » dans la lutte contre le paludisme qui a été pendant longtemps la première pathologie dans nos structures de santé. Compte tenu du fait qu’elle a beaucoup reculé grâce à l’engagement des partenaires et de l’Etat, le coordonateur adjoint du Pnlp a demandé de ne pas baisser les bras, car à cette étape, l’Oms pense que l’Etat concerné doit se mobiliser et utiliser plus de ressources domestiques vu que les partenaires internationaux se tournent vers des pays plus touchés. « A l’étape de pré élimination, il faut continuer la mobilisation, il faut des outils plus soutenus qui coûtent plus chers pour faire diminuer davantage la maladie. C’est pour cela que la mobilisation politique comme celle des maires est très importante », a laissé entendre le coordonnateur adjoint du Pnlp.

Pour lui, l’objectif étant d’aller vers l’élimination du paludisme en 2030, le pacte d’engagement avec l’Association des maires du Sénégal est très important, parce que les élus locaux sont plus proches de la population et prennent chaque jour des décisions qui impactent directement sur le vécu des citoyens. Dr Cissé a ainsi invité les maires, dans le cadre de la mobilisation des ressources domestiques, de mener des politiques qui vont permettre aux districts sanitaires d’avoir la gratuité de certains soins du paludisme. « Les collectivités locales doivent jouer leur rôle. Avec ce pacte, on va sentir la volonté politique des maires du Sénégal d’éliminer le paludisme. Il faut une mobilisation politique, citoyenne et domestique, car on est sûr que les partenaires étrangers ne vont plus dépasser leur niveau actuel d’engagement », a plaidé le responsable du Pnlp. Le vice-président de l’Association des maires du Sénégal, Oumar Bâ, a salué ce pacte venu renforcer les compétences des collectivités locales qui prenaient déjà en charge la santé, laquelle est une des compétences transférées. Pour lui, le premier indicateur de l’engagement des maires, c’est la mobilisation  des Fonds de dotation pour appuyer les structures sanitaires à faire face aux maladies dont le paludisme. « Le Pnlp travaille pour nous, car nous représentons les populations. Et toute structure qui s’engage pour la santé des populations le fait à nos côtés », a laissé entendre le vice-président de l’Ams.

Impact de la prévention : La zone nord du pays en pré élimination du paludisme  
Les efforts engagés par le Sénégal dans la lutte contre le paludisme depuis le début des années 2000 sont en train de produire des résultats. Sur la période 2014-2016, la morbidité proportionnelle palustre est passée de 3,59 % à 3,29 % et la mortalité proportionnelle palustre de 3,29 à 2,11 %. Même la zone nord du Sénégal est en pré élimination du paludisme. Il s’agit des régions de Matam, Louga et Saint-Louis. Dans cette zone, sur une moyenne de 1000 habitants, il n’y a que 5 cas de paludisme. Cependant, pour aller vers l’élimination de la maladie, qui est caractérisée par l’interruption de la transmission locale d’un parasite du paludisme dans une zone géographique bien déterminée, il y a d’autres défis à relever.
Dans le pays, il existe toujours des zones de contrôle où le fardeau de la maladie est toujours lourd et les décès qui lui sont attribuables persistent.  C’est ainsi que le Pnlp a indiqué que le Sénégal est sur la voie de l’élimination, mais les enjeux sont énormes en termes de mobilisation de ressources domestiques et de mobilisation citoyenne. De ce fait, l’implication des élus locaux est préconisée.
 

Oumar KANDE

 

La commune de Kaolack a depuis hier 100 ans. Un centenaire qui devait être célébré en grande pompe par le conseil municipal. Mais, à la suite de disparition de figures religieuses de la ville, l’événement a été commémoré sous le signe de la sobriété et du recueillement.

Le centenaire de la commune de Kaolack a été célébré, hier, par une cérémonie officielle de lancement des festivités à la salle de délibération de l’hôtel de ville, en présence du ministre de la Fonction publique et des Organisations de travailleurs et des autorités administratives de la région. Une commémoration tout en sobriété dictée par un contexte de deuil qui frappe la ville avec la disparition de figures religieuses locales. « Nous avons voulu placer cette cérémonie de lancement du centenaire sous le signe de la sobriété et du recueillement. Toutes les manifestations culturelles qui étaient prévues cette semaine ont été reportées à une date ultérieure parce que nous n’avons pas, aujourd’hui, le cœur à la fête. En 15 jours, trois illustres guides religieux ont été rappelés à Dieu.

Il s’agit du khalife général de Léona Niassène, de Serigne Dame Mahmoud Niasse et de Mame Thierno Aliou Dème », a justifié le premier magistrat de la ville à l’ouverture de la cérémonie. Des événements douloureux qui ont amené le comité d’organisation à différer certaines manifestations inscrites dans l’agenda de ladite manifestation.

Ce qui n’enlève en rien à la volonté du maire de donner un éclat particulier à cet anniversaire. « Un siècle jalonné de faits historiques qui ont façonné le Sénégal et marqué, de manière indélébile, son histoire. Date ne saurait être, par conséquent, plus symbolique dans la vie d’une institution. N’ayant pas été ni acteurs ni témoins oculaires de cet événement, ayons l’humilité d’affirmer que nous ne fêterons pas le centenaire de la commune de Kaolack, mais c’est la commune qui fête son centenaire », a nuancé  Mme Mariama Sarr. Toutefois, elle a informé que le programme, certes allégé, comportera des inaugurations d’infrastructures municipales, la tenue de colloques et tables rondes regroupant les forces vives de la cité. « Ce sentiment d’appartenance surtout chez les jeunes doit être développé » a-t- elle soutenu dans son adresse inaugurale devant le gouverneur, les élus municipaux et de nombreux invités.

La commune de Kaolack a été créée le 17 novembre 1917 par le gouverneur du Sénégal en tant que commune mixte. C’est en 1954 qu’il accédera au titre de commune de plein exercice avec comme premier maire Ibrahima Seydou Ndao, par ailleurs président du Conseil colonial. Plus d’une dizaine de maires élus se sont succédé à la tête du conseil municipal dirigé présentement par Mme Mariama Sarr.

Elimane FALL

Grosse frayeur à l’école élémentaire de Safena, une petite localité située dans la commune de Dabo, à environ 50 kilomètres de Kolda. Un serpent a été aperçu sur la poutre d’une salle de classe en abri provisoire en plein cours par les élèves, alors que l’instituteur dispensait les enseignements. Ce fut le sauve-qui-peut. Heureusement, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal. Toutefois, par mesure de sécurité,  les cours ont été suspendus durant toute la journée du lundi, l’enseignant ayant décidé de se débarrasser de son hôte encombrant avant la reprise des apprentissages. Les élèves ont finalement regagné leur salle de classe le lendemain avec la peur au ventre. «  On n’a pas pu faire les cours parce qu’il y a un serpent qui s’est infiltré dans la salle de classe. Je n’ai pas voulu prendre ce risque.  J’ai préféré faire sortir les élèves de la salle de classe d’abord et essayer de trouver le serpent », a déclaré Fadel Kandé, le directeur de l’école élémentaire de Safena. Selon lui, ce sont les élèves eux-mêmes qui ont vu le serpent sur la paille de la toiture. « Ils sont tous sortis pour appeler au secours », a-t-il expliqué.

Profitant de l’occasion, M. Kandé a lancé un appel à l’Etat pour la construction d’un bâtiment en remplacement des huttes. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que des reptiles perturbent le fonctionnement des enseignements et apprentissages dans cette école qui est sous abris provisoires depuis huit ans. « Chaque année, à pareil moment, on voit ici trois à quatre serpents rentrer dans l’école. Nous demandons aux autorités administratives, scolaires, locales et aux  bonnes volontés de nous aider à construire cette école », a ajouté le directeur de l’établissement.  

Mamadou A. DIALLO

Les 53 collectivités territoriales de la région de Thiès sont invitées à saisir les opportunités de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent. Les acteurs régionaux ont partagé, au cours d’un Crd, les orientations de cette deuxième phase.

L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de la région de Thiès, Mbassa Sène, a présidé, hier, un comité régional de développement (Crd) sur l’élaboration de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent qui concerne  la période 2018-2023. La rencontre s’est déroulée en  présence des acteurs économiques,  des représentants des collectivités territoriales et des chefs de services régionaux. Ce Crd a  permis à Mme Oumou Mbaye Sy, chef du service régional de la planification de Thiès, de partager, avec les participants, les orientations qui mettent l’accent sur les modalités du processus d’élaboration de la phase II du Pse. Lesquelles prennent toute leur quintessence dans la territorialisation des politiques publiques. « C’est pourquoi notre région doit en profiter pour disposer d’une bonne situation de référence économique et sociale dans chacune des 53 collectivités territoriales », a-t-elle souligné. Mme Sy a précisé que les acteurs ont huit mois pour exécuter ce travail parce que le document de la région de Thiès doit être remonté au niveau central.  « Au sortir du diagnostic, nous devons élaborer des objectifs stratégiques, puis un plan d’action prioritaire assorti d’une évaluation sommaire » a-t-elle ajouté. Selon le chef du service régional de la planification de Thiès, l’élaboration de la phase II du Pse est une occasion que doivent saisir les collectivités territoriales pour rectifier des impairs constatés dans la première phase. Ces derniers sont liés à des contraintes de temps qui ont fait que des acteurs importants aient été laissés en rade dans le processus de la démarche participative.  Alors que celle-ci devait être respectée.  Outre cette contrainte, elle a noté que, jusqu’ici, la région avait beaucoup de difficultés d’inscrire des projets initiés à la base dans le dispositif de programmation et de financement du développement économique et social.  « Donc, le seul fait de pouvoir lever cette contrainte qui nous freine depuis 2002 mérite une forte mobilisation de tous les acteurs mais surtout des collectivités territoriales dans le lancement du processus d’élaboration du Pse dans sa seconde phase », a plaidé Mme Sy.

Sachant qu’aujourd’hui la balle est dans leur camp, les acteurs ont montré tout leur engagement et disponibilité à participer activement à l’élaboration de la phase II du Pse.

Mbaye BA

 

L’Onfp vole au secours des artisans de Kolda. Quatre-vingt-dix d’entre eux ont bénéficié d’une  session de formation sanctionnée par une remise d’attestations.  

Lueur d’espoir pour les artisans de la région de Kolda. Quatre vingt-dix d’entre ont bénéficié d’une formation professionnelle dans les domaines de la mécanique automobile, de la fabrication de matériels agricoles et de la menuiserie ébéniste, grâce à un partenariat entre la Chambre des métiers de Kolda et l’Office national de formation professionnelle (Onfp), pour un coût global d’environ 19 millions de FCfa. « L’Onfp entreprend, à travers le pays, l’accompagnement des grands chantiers de l’Etat en formant la main d’œuvre qualifiée, en particulier celle locale pour la qualifier afin de lui permettre de s’insérer dans ces grands chantiers », a déclaré le Pr Sanoussi Diakité, directeur général de l’Onfp. Ce dernier s’est longuement appesanti sur la mission de l’Office national de formation professionnelle qui est d’accompagner les institutions de la République pour les doter de ressources humaines qualifiées et les aider au renforcement des capacités des demandeurs d’emplois.

Cette session va aider les bénéficiaires à acquérir des compétences nécessaires pour pouvoir entrer dans le marché de l’emploi. La cérémonie de remise d’attestations, qui a eu lieu mercredi dernier, intervient après celle organisée, la veille, par l’Onfp. Une trentaine de personnes ayant bénéficié de la formation dans les domaines du gardiennage et de la sécurité et en musique ont reçu leur parchemin. Le Dg de l’Onfp a procédé, lundi, au lancement d’une formation pour l’obtention du titre d’attaché en passation des marchés publics. Une cinquantaine de personnes vont bénéficier de cette formation. « Nous venons de procéder au lancement de la formation à l’obtention du titre d’attaché en passation de marchés à Kolda. L’Onfp a fait une recommandation pour que les pays de l’Uemoa puissent se doter d’un attaché en passation de marchés », a précisé Sanoussi Diakité. L’Office national de formation professionnel, établissement public à caractère industriel et commercial, a été créé en 1986 pour mettre en œuvre les formations qualifiantes au bénéfice des demandeurs d’emplois et des travailleurs. Ceci, en vue de leur donner des capacités à assurer des fonctions de travail conformes aux normes.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le maire de la commune de Notto Diobass, Alioune Sarr, a procédé, hier, à Mbomboye, à la signature d’un protocole d’accord avec le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement et la société chinoise Crbc (China Road and Bridge Corporation) pour l’exploitation des carrières de Pout Diak et de Ngollar pour une durée de deux ans.

Le protocole d’accord a pour objet de préciser les relations de partenariat entre la commune de Notto Diobass, la société Crbc et le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres, du Désenclavement pour l’exploitation des carrières des villages de Pout Diak et de Ngollar.

Selon le document, les parties s’engagent à nouer un partenariat en vue d’une exploitation responsable des carrières, avec notamment la réalisation de projets sociaux et économiques au profit des populations, en marge de l’exploitation des carrières situées sur les terres cultivées par ces dernières.

« Les parties prenantes s’engagent à appliquer les principes de la transparence, d’équité et de concertation dans le cadre des domaines couverts par le protocole d’accord », ajoute le protocole d’accord. De l’avis du directeur Zhang Jianguo, Crbc Sénégal va prendre toutes les dispositions nécessaires pour remplir sa part du contrat avec la réalisation des projets qui sont sous sa responsabilité. Et ce, pour le bien-être des populations. « Nous voulons faciliter le déplacement de la population le long du projet Ila Touba. Nous nous engageons à exécuter au minimum 25 km de piste. Ces travaux seront terminés dans 4 mois », promet-il. Le directeur général de l’Agéroute, Ibrahima Ndiaye, explique, pour sa part, que le protocole d’accord, signé avec les autorités locales et l’entreprise chinoise, devrait permettre de faire profiter les populations de Notto Diobass de ce projet.

« C’est un projet important qui ne concerne pas simplement Thiès et Touba. C’est pour toutes les personnes qui empruntent cette route pour se rendre dans d’autres localités », dit-il. M. Ndiaye réaffirme ainsi l’engagement du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement de réaliser toutes les infrastructures (écoles, collèges) contenues dans le protocole d’accord parce qu’il est de la responsabilité des autorités.

Il annonce également le redémarrage, dans les prochains jours, de la piste rurale dont la réalisation avait été suspendue à cause de l’hivernage.
« Nous allons, dans les prochains jours, redémarrer la construction de pistes. Au-delà de ces réalisations contenues dans le protocole, les besoins en pistes sont nombreux dans la zone de Notto Diobass. C’est pour cela que Agéroute va voir la possibilité de faire d’autres pistes en 2018 », assure son Dg.

Il est également prévu de recruter des jeunes de la localité pour travailler dans le projet « Ila Touba » et pour les autres chantiers connexes.
« Ce protocole est issu des concertations que nous avons eues avec les populations de Pout Diak et Ngollar qui souhaiteraient être impliquées dans l’exploitation de ces carrières », précise Alioune Sarr, maire de la commune de Notto Diobass.

Selon lui, la commune n’a pas demandé de l’argent mais plutôt des infrastructures qui pourront bénéficier aux générations futures. L’investissement fait dans le cadre de ce protocole peut avoisiner les 30 millions de FCfa.

Il relève que le document signé par les différentes parties concerne, entre autres,  la sécurité des populations, les infrastructures scolaires, notamment la clôture du Cem de Pout Diak, la construction de salles de classe et des foyers des jeunes, mais aussi la réhabilitation des postes de santé de Pout Diak et Ngollar.

APS

 

La commune de Missirah, située à 30 km de la ville de Tambacounda, sur la route de Kédougou a, une fois de plus respecté la tradition en distribuant des fournitures scolaires aux écoles. L’enveloppe globale s’élève à 6,7 millions de FCfa. « L’école est, aujourd’hui, ce que nous avons de plus important.

A ce titre,  j’invite les différents partenaires à conjuguer leurs efforts pour relever les défis qui nous interpellent. Il s’agira de maintenir le cap et de multiplier les initiatives afin d’accélérer  la scolarisation  dans cette commune »,  a avancé le maire Seyni Sylla. Le corps enseignant a salué cette action de la municipalité. Une initiative qui, en plus de soulager les parents, participe à la bonification du système éducatif. « Depuis qu’il est porté à la tête de la municipalité, il s’est toujours battu pour relever la qualité des enseignements et des apprentissages dans cette commune de Missirah.  

C’est l’une des communes du département qui investit un tel montant uniquement pour des fournitures scolaires. Il veut, par là, mettre les enseignants dans des conditions favorables de travail », a témoigné Aliou Niakhasso qui parlait au nom du Collectif des directeurs d’écoles (Codec) de Gouloumbou. L’un des défis du système éducatif dans cette zone, c’est de relever le taux de réussite à 50 % aussi bien au Cfee qu’à l’entrée en 6e.

L’adjoint au sous-préfet de Missirah, Boubacar Diallo, Il a invité les enseignants à procéder à la distribution des fournitures dans les meilleurs délais avec une dose de discrimination positive en faveur des enfants issus de familles à faible revenu.                                                 

Pape Demba SIDIBE

La salle multimédia « Boubou Sall » de l’école Hamath Bâ de Podor a été inaugurée au grand bonheur des élèves. Elle est l’œuvre de l’association Solidarité africaine francophone (Saf), une structure mise en place par des expatriés de divers pays africains qui, à travers ce geste, participent à la réduction de la fracture numérique dans la localité.

Devant son ordinateur, Fatma est toute joyeuse. L’élève qui n’avait pas l’habitude de s’initier à la magie de l’informatique remercie l’association Solidarité africaine francophone (Saf) qui lui a permis de se mettre au diapason à travers cette salle multimédia.

Les autorités administratives et communales ainsi que les responsables du système éducatif du département de Podor ont aussi rappelé l’importance de cette salle informatique « Boubou Sall » de l’école Hamath Bâ.  Elles ont salué le don d’ordinateurs et des fournitures scolaires diverses mis à la disposition des différents établissements de la localité.  

Pour Adama Dabo, de l’Ief de Podor, la Saf, par ce geste, montre son attachement à rendre les apprentissages des élèves beaucoup moins difficiles. Il a indiqué que « l’association épaule l’Etat dans sa politique consistant à équiper les écoles  en outils informatiques », soulignant néanmoins les efforts du gouvernement dans le cadre du projet « Sankoré » consistant à doter les classes de tableaux numériques.

Dans son propos, le président de la Saf, Soma Niane, originaire de Podor, a remercié toutes les structures qui les accompagnent dans cette association née en France et composée de diverses nationalités africaines qui travaillent pour aider les populations de leur pays d’origine. Il a expliqué que cette salle multimédia, composée de plus d’une quarantaine d’ordinateurs, est destinée à toutes les écoles du département de Podor. « La gestion  et la  maintenance du matériel informatique est sous la responsabilité des bénévoles de la Saf.

Ces derniers vont accompagner et encadrer l’équipe pédagogique » a assuré M. Niane qui a promis d’équiper  deux collèges et de faire des dons de médicaments aux structures de santé du département de Podor. La Saf intervient également dans le Sine-Saloum, à Pikine, région de Saint-Louis, et dans plusieurs  localités du pays.

A. M. NDAW

 

La commune de Pambal sera dotée, dans les prochains mois, d’infrastructures sanitaires, éducatives et environnementales. Evaluées à une centaine de millions de FCfa, elles permettront de soulager les populations.  

La commune de Pambal, dans la région de Thiès, va accueillir de nouvelles infrastructures éducatives, sanitaires et environnementales. Il s’agit des services sanitaires, des salles de classe, d’un parc de stationnement et des espaces verts. Ces infrastructures porteront le nom du feu Yakhya Diop, un urgentiste de Sos Médecin, disparu au cours d’un accident d’avion entre Ouagadougou et Dakar.

Le projet est évalué à plus de 100 millions de FCfa et les 60 millions serviront à la construction du centre de santé. Selon le maire de la commune de Pambal, Serigne Cheikh Mbacké Dione, la pose de la première pierre est prévue le 26 novembre 2017. Il  s’exprimait lors d’une conférence  de presse en prélude à la semaine de l’amitié Espagne-Sénégal (22 au 26 novembre). La manifestation est organisée dans le cadre du partenariat entre la commune de Pambal et le Rotary club « valeurs d’Afrique » avec la participation de groupes folkloriques des Iles Canaries et du Sénégal. Elle devrait servir de cadre pour la collecte de fonds complémentaires qui participeront au financement de la structure sanitaire qui sera édifiée à côté de l’actuel poste de santé. Selon Eduardo Suarez, président du Rotary Club « valeurs d’Afrique », la structure qu’il dirige a bénéficié, grâce à des actions de solidarité des partenaires locaux, d’un important lot de matériels de construction (ciment, fer, carreaux…). Il a aussi reçu une contribution financière d’environ 40.000 euros de collectivités des Iles Canaries. Ce qui permettra d’entamer les travaux dans après la pose de la première pierre.  

L’initiative relève du fait que la commune de Pambal, avec ses 80.000 habitants, dont 15.000 enfants, peine à trouver une structure de santé respectant les normes de l’Organisation mondiale de la santé. La localité a un seul poste de santé qui ne peut plus satisfaire la demande.

Zone difficile d’accès
« C’est une localité dépourvue d’infrastructures sanitaires. Pis, les routes sont cahoteuses. Donc, difficilement praticables. Ce qui pose des difficultés d’accéder aux grandes villes de la région de Thiès surtout en période hivernale », a regretté le maire de Pambal, Serigne Cheikh Mbacké Dione.  Pour se rendre à Tivaouane et Thiès, les populations prennent des charrettes. Les populations transportent leurs malades dans ces engins de fortune, notamment des femmes enceintes dont certains peuvent décéder à cause de l’état de la route. La nouvelle structure médicale devrait permettre de régler ce problème. C’est pour cette raison que les populations ont salué le partenariat  entre la commune de Pambal et le Rotary club « valeurs d’Afrique ». Elles souhaitent aussi le bitumage de la route Darou Alfa-Tivaouane qui longe leur commune.
 
Mohamadou SAGNE

 

L’île de Gorée abrite, du 14 au 17 novembre, la première rencontre annuelle du programme « Smilo » qui réunira des territoires insulaires du monde entier autour du développement durable et des bonnes pratiques de gestion. Selon un communiqué reçu par l’Agence de presse sénégalaise cet événement, va regrouper une cinquantaine de participants. Il  est organisé en partenariat avec la municipalité de Gorée et le Conservatoire du littoral. Le communiqué souligne que cette rencontre permettra aux  participants, représentants de territoires multiples, d’exposer une grande diversité de pratiques et de situations insulaires. Au sujet du programme proprement parlé, le texte explique qu’il a pour objectif d’accompagner les territoires insulaires de moins de 150 km2 qui souhaitent structurer et fédérer leurs actions en faveur d’une meilleure gestion des ressources et de la biodiversité. « Cette démarche se concrétise via un processus de labellisation, reconnaissance internationale des territoires qui s’engagent pour un développement humain résilient compatible avec l’environnement », poursuit le communiqué. Quant à la phase de développement (2017-2021) dudit programme, elle vise à accompagner 18 petites îles localisées en Afrique de l’Ouest, dans l’Océan Indien, en Europe et en Méditerranée.

APS

Une session de formation portant sur « Gestion urbaine : réglementation, normes et standards » s’est ouverte hier à Saly. Il est organisé en faveur des acteurs du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep).

La session de formation en gestion urbaine en faveur des acteurs du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) a démarré hier à Saly. L’objectif est de doter ces acteurs d’une approche globale et intégrée fondée sur un diagnostic exhaustif des différents problèmes rencontrés. Cet atelier de 4 jours participe à l’opérationnalisation du plan de formation du personnel technique des villes et communes bénéficiaires des ouvrages du Progep. Le représentant du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire est revenu sur l’importance stratégique de cette session de formation qui, a-t-il affirmé, contribuera à la consolidation des importantes mutations déjà induites par le Progep.

Au Sénégal, a indiqué Mbagnick Diouf, les risques liés au changement climatique et aux catastrophes naturelles, telles que les inondations, constituent une préoccupation croissante des autorités publiques et des populations. C’est pour cette raison, a-t-il rappelé, que l’Etat du Sénégal, en partenariat avec la Banque mondiale, le Fonds nordique de développement (Fnd) et le Fonds pour l’environnement mondial (Fem), a décidé de poursuivre, à travers la mise en œuvre du Progep, ses efforts en termes de réalisation d’ouvrages de drainage et d’équipements, mais aussi d’éducation et de sensibilisation sur les différentes règles et normes de construction et d’aménagement. Le but est de faire de nos villes des territoires prospères et résilients conformément à l’ambition du président Macky Sall à travers le Pse et l’Acte 3 de la décentralisation. « L’ensemble de ces préoccupations justifie la pluralité des acteurs qui doivent faire le pari de développer ensemble leurs capacités en matière de gouvernance urbaine intégrant les risques liés aux inondations et, au-delà, aux enjeux de résilience au changement climatique », a fait savoir M. Diouf.

Cette formation, a-t-il relevé, devra amener l’ensemble des acteurs territoriaux en charge de la gouvernance urbaine à se doter d’une « approche globale et intégrée » qui devra être fondée sur un diagnostic exhaustif des problèmes, réelle appropriation par les acteurs locaux et les populations des enjeux de ces problématiques. Le directeur de l’Appui au développement local a, au nom du ministre Yaya Abdoul Kane, félicité le cabinet Msa et ses collaborateurs pour la parfaite organisation de l’atelier. Il a décerné une mention spéciale au directeur général de l’Agence de développement municipal pour avoir créé cette opportunité d’échanges et d’apprentissages mutuels entre différents acteurs. Il a, par ailleurs, invité l’Adm, chargé d’exécuter ce programme, à  poursuivre le travail mené pour le renforcement des capacités des acteurs des collectivités territoriales sénégalaises et l’amélioration du cadre de vie des populations.

De son côté, le directeur général de l’Adm a indiqué que l’édification d’ouvrages ne suffit pas pour lutter contre les inondations. De l’avis de Cheikh Issa Sall, il fallait de la planification mais surtout former des acteurs territoriaux en gestion urbaine et des risques et catastrophes. A son avis, cette 4ème session de formation, consacrée à la réglementation aux normes standards de gestion des risques et catastrophes, permettra d’outiller les acteurs territoriaux, la société civile et les directions techniques concernées par la gestion publique locale en matière de prévention, de gestion des risques et catastrophes. Pour M. Sall, les trois précédentes sessions ont permis aux acteurs de faire un bond qualitatif extrêmement important pour soulager les populations aussi bien dans la gestion des inondations que dans d’autres domaines comme l’entretien des ouvrages, la mobilisation des ressources et la recherche de financements.

S. O. F.

 

La radio communautaire Cayar Fm vient d’élaborer un document de business plan en vue de mieux jouer son rôle dans la gouvernance politique de gestion des ressources marines et la réduction de la pauvreté dans l’écorégion Wamer. Ce projet, financé par l’Union européenne, regroupe plusieurs pays de la sous-région dont la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.

Un important projet fera l’objet d’un atelier de validation organisé par le Go-Wamer et la commune de Kayar dans ladite localité. Le lancement et le démarrage des programmes, en décembre 2013, de la radio Cayar Fm avaient été motivés par le souci de conscientiser non seulement les populations sur la préservation de l’environnement et une meilleure gestion des ressources halieutiques, mais également d’aider à créer un cadre de concertation et de réflexion avec toutes les couches sociales. La gestion concertée des ressources était les objectifs visés. « Cela, grâce à l’appui technique du projet Go-Wamer via son partenaire de mise en œuvre, Www-Wampo, qui s’implique  dans la lutte contre la surexploitation et l’appauvrissement de la diversité biologique à travers un  système qui court tout droit à l’effondrement », a indiqué Babacar Mbaye Baldé, le directeur de la radio qui couvre un rayon d’action de 52 km avec une puissance de 500 Watt. Le rôle de cet organe a été salué par les différents acteurs. M. Baldé a estimé que « plusieurs émissions sur la pêche, la santé, l’agriculture, l’éducation, l’élevage, la culture et le sport sont animées à la radio en wolof, pulaar, français, sérère et mandingue ».

Pour autant, tout n’est pas rose. Car, a-t-il souligné, « depuis le mois de décembre 2014, la radio a vécu une situation difficile du fait du retrait de son principal partenaire financier, à savoir le Wwf-Wampo. Cependant, il faut noter que pour l’exercice 2017, elle bénéficie d’un appui financier du projet Go-Wamer pour la réalisation d’émissions portant sur la pêche et l’environnement ; la production du journal Tallar Infos ; la mise en place d’un site web et l’achat d’outils de travail. Etant entendu que ce projet prend fin en décembre 2017, la radio Cayar Fm se doit de trouver des partenaires pour pérenniser ses activités. C’est pourquoi les acteurs ont décidé d’élaborer un business plan qui sera validé lors de l’atelier. Il s’agira de dégager de nouvelles orientations et de trouver de nouveaux partenaires. Plusieurs participants et représentants des partenaires sont attendus à Kayar pour cette rencontre.

Mouhamadou SAGNE

Le Conseil départemental de Goudiry a procédé au lancement de l’élaboration de son Plan de développement. Au cours de cette rencontre, son président, Djimo Souaré, a brossé les enjeux de la conception d’une matrice d’actions prioritaires. Ce plan s’arrime sur les axes du Plan Sénégal émergent (Pse).

Le Plan de développement en cours d’élaboration visera la valorisation des potentialités économiques de Goudiry. Il sera arrimé sur le Plan Sénégal émergent (Pse). D’ores et déjà, le président du Conseil départemental s’engage à relever les défis liés à la gouvernance territoriale, aux politiques d’adaptation aux changements climatiques, etc.

La conception de ce plan est basée sur une approche participative avec l’implication des services techniques de l’administration et des partenaires au développement. Il sera un cadre d’interventions pour les cinq prochaines années. « Les axes prioritaires de ce plan sont, entre autres, l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage et la culture maraîchère », a présenté M. Souaré. Conscient des enjeux et de l’importance de ce document de planification, le Conseil départemental de Goudiry a sollicité l’appui technique de l’Agence régionale de développement (Ard) de Tambacounda. Ce service était représenté par M. Fadé qui compte accompagner ce processus de planification locale.

« C’est une nouvelle démarche, une nouvelle approche avec des innovations compte tenu des outils qui seront utilisés comme le Smartphone, lequel contient des applications. Ceci va nous permettre d’aller très rapidement vers l’inventaire des besoins, des priorités et l’évaluation des coûts. Ce sera un document d’investissement et non un plan de développement avec beaucoup de littérature ; un document très simple qui identifiera les investissements prioritaires », a ajouté M. Fadé.

Pape Demba SIDIBE

 

La commune de Mbour étrennera un Complexe culturel et communal. La société Auchan a apporté une contribution de 100 millions de FCfa à la réalisation de cette infrastructure qui coûtera 169 millions de FCfa.  

La commune de Mbour disposera bientôt d’un Complexe culturel communal (Ccc). C’est un projet structurant, fruit de la coopération entre la commune de Mbour et la société Auchan. Ce complexe sera composé d’une salle de spectacle, d’une salle de conférence, d’un musée d’art, d’un espace d’exposition et d’un théâtre de verdure. Il coûtera 169 millions de FCfa. La société Auchan a apporté une contribution de 100 millions de FCfa ; le reste du montant sera supporté par la commune.

Ce partenariat a déjà permis la création de 140 emplois directs. Auchan a recruté plusieurs Mbourois qui sont en formation dans différents magasins à Dakar. « Nous avons entièrement pris en charge la formation de ces jeunes recrutés qui sont déployés dans les différents magasins de Dakar », a informé Dominique Dupont, directeur du magasin Auchan de Mbour en cours de construction.

Pour le directeur du projet de construction du Complexe culturel communal, Mandiaye Fall, la pertinence du projet qui a pour objectif de créer un cadre d’expression et de valorisation de la culture dans le département est à chercher dans les opportunités liées au contexte socio-économique de la Petite Côte. « Le projet vise à sauvegarder et à valoriser le patrimoine culturel immatériel local dans une approche tripartite impliquant les populations locales, les autorités des structures décentralisées et les professionnels du secteur culturel », a indiqué M. Fall.

Les responsables du projet et les partenaires attendent du complexe la promotion de la diversité culturelle et l’augmentation du nombre de touristes qui fréquentent la Petite Côte. En somme, la valorisation des potentialités économiques de ce département. « Cette infrastructure est un cadeau que le Conseil municipal offre aux populations de Mbour. Du fait de son interconnexion avec les secteurs d’activités économiques, le secteur culturel pourrait jouer un rôle de locomotive dans le grand projet de développement de Mbour », a estimé le maire de Mbour, El Hadji Fallou Sylla. Selon lui, ce complexe s’inscrit dans cette vision globale de développement homogène et endogène et sera un pont entre les professionnels de la culture, du secteur du tourisme et des populations.

Pour le président du Conseil départemental de Mbour, Saliou Samb, grâce à qui ce projet a vu le jour, l’architecture du programme alliera la tradition et la modernité. En plus des emplois, a-t-il ajouté, les artistes auront un espace d’expression. Il a invité à l’appropriation du complexe et d’en faire un outil de développement économique, social et culturel.

Le préfet de la ville a abondé dans le même sens. A son avis, la construction de cette infrastructure cadre avec les nouvelles orientations et missions des collectivités locales. « Le Code général des collectivités locales dit que le développement doit être amorcé à la base par des entités qui sont élues et qui ont une obligation de trouver des moyens. On ne doit plus compter sur la dotation de l’Etat », a rappelé Saër Ndao.

Amath Sigui NDIAYE

 

La section communale du Syndicat des travailleurs des collectivités locales de Ziguinchor a procédé, samedi dernier, au renouvellement de son bureau lors d’une assemblée générale. Le secrétaire général sortant, Mamadou Lamine Cissé, a été réélu pour un 2ème mandat de 5 ans. Il s’est engagé à s’investir pleinement pour que chaque agent municipal ait une parcelle à usage d’habitation et soit intégré dans la fonction publique locale.

La section communale du Syndicat des travailleurs des collectivités locales de Ziguinchor a tenu l’assemblée générale de renouvellement de son bureau samedi dernier. C’était sous la supervision du patron de l’Union régionale de la Cnts, Amadou Camara. Réélu secrétaire général à l’issue des travaux, Mamadou Lamine Cissé s’est fixé deux priorités. « Je ferai  en sorte que chaque agent municipal puisse avoir une parcelle à usage d’habitation et soit intégré dans la fonction publique locale », s’est-il engagé.

Le souhait de M. Cissé est que les agents municipaux de Ziguinchor aient tous un toit et un emploi pérenne. Dans la foulée, le secrétaire général réélu a demandé l’accompagnement de l’Union régionale de la Cnts, notamment de son secrétaire général, ainsi que le soutien de tous les agents municipaux. Aussi, il a exhorté ses collègues à plus d’unité, de cohésion et de solidarité.  Par ailleurs, Mamadou Lamine Cissé a assuré que tous les mécanismes de mobilisation des ressources financières seront exploités, afin que leur section syndicale, qui n’a jamais eu d’aide financière, puisse disposer de fonds nécessaires pour son fonctionnement. De même, il a annoncé des activités lucratives, la vente de cartes de membre et des cotisations. Pour sa part, Amadou Camara de l’Union régionale de la Cnts a réaffirmé l’engagement de sa centrale syndicale à soutenir la section communale du Syndicat des travailleurs des collectivités locales de Ziguinchor dans sa lutte pour la défense des intérêts de ses membres. Il a appelé les militants à resserrer les rangs et à rester soudés.                           

El Hadj Moussa SADIO

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