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Régions (1039)

Le préfet Saer Ndao a indiqué, avant-hier, que l’intercommunalité était un important moyen de développement. « Nous sommes aujourd’hui dans des collectivités locales qui sont très limitées. Avec la communalisation intégrale, les anciennes communes se trouvent à l’étroit. C’est l’exemple de la commune de Mbour qui est encerclée de partout par les anciennes communautés rurales devenues communes », a indiqué Saer Ndao. Pour développer des projets d’envergure, a-t-il fait savoir, il faut nécessairement une grande assiette foncière. Toutefois, a-t-il noté, il est difficile de disposer d’assiette à Mbour. D’où la nécessité, selon lui, de développer l’intercommunalité. « On peut avoir les frontières physiques, mais dans la conscience des personnes et des biens, tout doit être lié », a fait savoir le chef de l’exécutif départemental. « Il est important, si on veut construire un grand hôpital à Mbour, qu’une grande partie soit localisée dans la commune de Malicounda; et dans une gestion intercommunale, on pourra tirer les bénéfices pour mettre les populations plus à l’aise dans le secteur de la santé », a-t-il dit.   

Samba Oumar FALL

Localité frontalière de Kédougou, Diaka Guémédji a reçu, le mercredi dernier, la visite du coordonnateur national du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), Moussa Sow, accompagné du gouverneur de Kédougou, William Manel et d’une forte délégation de techniciens.

La localité frontalière de Diaka Guémédji, en territoire guinéen, a été l’objet, mercredi dernier, d’une visite de Moussa Sow, coordonnateur national du Puma (Programme Le Programme  d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) a été créé par le président de la République pour contribuer au renforcement de la politique de gestion des localités en zones frontalières. A ce titre, il est chargé de réaliser, pour le compte du Gouvernement, des projets sectoriels destinés à assurer la sécurité des zones et axes frontaliers en vue d’améliorer durablement les conditions de vie des populations polarisées, par la promotion d’activités économiques et la mise à disposition d’infrastructures et d’équipements sociaux adéquats. Il assure aussi le désenclavement routier, fluvial, maritime, téléphonique et numérique.

C’est à cet effet que le coordonnateur national du Puma, Moussa Sow et sa forte délégation composée du chef d’état-major particulier du président de la République, le Général Abou Thiam, d’autorités administratives et de son personnel, notamment des ingénieurs, se sont rendus au village frontalier de Diaka Guémédji où se trouvent 397 Sénégalais chassés de Diaka Médina en territoire guinéen. Il s’agissait d’abord de s’enquérir de la situation de ces populations, les rassurer et apporter des solutions afin d’améliorer leurs conditions de vie.

A cet effet, Moussa Sow et sa forte délégation ont passé toute la journée du mercredi à Diaka Guémédji où ils ont été chaleureusement accueillis par des populations enthousiastes et rassurées en présence des élus locaux de Madina Baffé, notamment son maire Baba Niakhasso. Moussa Sow avec l’ensemble des chefs de services régionaux ont décidé de l’aménagement de 10 ha qui seront divisés en 71 parcelles pour reloger 32 ménages. L’hivernage s’annonçant dans cette partie du pays, les autorités souhaitent que les travaux soient bouclés ce mois-ci par la société minière Iam Gold en charge des travaux. Le coordonnateur du Puma a promis la construction d’un forage, d’un établissement scolaire, d’un poste de santé, d’un poste frontalier mixte abritant la gendarmerie, la Police, la Douane et les Eaux et Forêts, l’électrification avec des panneaux solaires et l’octroi de moulins et un périmètre maraîcher pour alléger les femmes.

Quant au maire Baba Niakhasso, il s’est félicité de la présence de la délégation et a listé les nombreuses difficultés auxquelles est confrontée sa localité. Entre autres, le manque d’eau potable, d’électricité, de salles de classe, de postes de santé, de personnel d’encadrement, souhaitant bénéficier des projets et programmes initiés par le chef de l’Etat afin de juguler le chômage des jeunes de sa localité.

Devant ces populations, il a été convenu de réaliser la parcellarisation des infrastructures sociales de bases, la case de santé, l’aménagement d’un air de jeu pour les jeunes, une route reliant le village à Madina Baffé dont dépend le village, un poste frontalier mixte pour les gendarmes et la police, la construction d’une école assurée par le MEN, des moulins pour les femmes et un périmètre maraicher pour alléger leurs travaux. A la fin des activités, des remerciements forts ont été formulées à l’endroit du Président de la République.

Seydou TOUNKARA

Le colonel Moumar Guèye, écrivain, l’a dit dimanche : Thioumadé Nguèyèné, village situé à 22 km de Louga, aura bientôt une Grande mosquée, de l’eau potable et de l’électricité.

Thioumadé Nguèyène, commune de Nguer Malal, dans le département de Louga, a vécu, dimanche, d’intenses moments de prières et de lecture du Saint Coran. Les ressortissants de ce village situé à 22 km de Louga et d’éminents érudits venus de toutes les régions du Sénégal ont pris part à cet événement religieux. La conférence publique tenue au centre du village a été un des temps forts de la journée. Les échanges ont essentiellement porté sur le Coran et les enseignements du prophète Mohamed (Psl). « Si nous voulons la paix et le développement, je veux dire le véritable développement, il n’y a pas autre choix que de mettre en avant le Coran et les enseignements du prophète Mohamed (Psl) », a fait savoir le conférencier, Idrissa Guèye, devant une assistance composée en majorité de femmes et de jeunes.

En bon pédagogue, il a aussi beaucoup fait référence aux compagnons du prophète Mohamed, appelant vivement à un changement de comportement et à un retour aux valeurs de l’Islam. Cette journée, organisée chaque année par les ressortissants de Thioumadé Nguèyène, est aussi un moment privilégié pour parler des conditions de vie des populations, particulièrement préoccupées par trois projets majeurs : la construction de la Grande mosquée, l’accès à l’eau potable et à l’électricité. « Tous ces projets sont en très bonne voie de réalisation », a rassuré le colonel Moumar Guèye, ressortissant dudit village. Colonel Guèye dit avoir interpellé le président de la République pour la construction de la Grande mosquée. Celui-ci, a-t-il partagé, est favorable au projet et l’a même inscrit dans son programme.

S’agissant de l’accès à l’eau et à l’électricité, les responsables de l’Office des lacs et des cours d’eau (Olac) et du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) ont été respectivement saisis. Tous, a indiqué Colonel Guèye, ont donné des réponses rassurantes. « Je suis optimiste. Ces trois projets seront bientôt réalisés pour le plus grand bonheur des populations.

Abdoulaye DIALLO

Bientôt beaucoup de villages de la commune de Sindian (Bignona) vont sortir des ténèbres. L’annonce a été faite, le week-end dernier, par le maire Yancouba Sagna. Il a également révélé le bitumage de la route Bignona-Boutolate-Kagnarou-Sindian-Frontière Gambie, entre autres programmes de l’État qui sont en vue dans sa collectivité locale.

Le maire de Sindian a, en effet, annoncé, samedi dernier, l’extension du programme d’électrification rurale dans sa commune, avec l’introduction du courant continu dans les villages de Kagnarou et de Sindian, et du courant par intermittence au village de Médiédj. Par ailleurs, Yancouba Sagna a annoncé l’électrification, par l’énergie solaire, des villages de Djiness-Sibogola, Silick, Kourouck et Wouniock, « grâce toujours à l’appui et à l’accompagnement de l’État central ». L’édile de Sindian s’exprimait à Kagnarou, lors de la 25ème édition des journées culturelles, sportives et économiques de la fédération des associations dudit village.

De plus, l’édile de Sindian a annoncé la construction progressive de la boucle du Fogny, « avec l’accompagnement du programme d’urgence pour la modernisation des  axes frontaliers, lancé par le chef de l’État », précise-t-il. Yancouba Sagna a assuré que d’autres programmes sont en vue pour d’autres villages de sa commune. Il a cité, entre autres, le Pudc, pour le bitumage prochain de la route Bignona-Boutolate-Kagnarou-Sindian-Frontière Gambie.

M. Sagna n’a pas manqué de faire savoir que sa commune a bénéficié de 63 km de routes, grâce au Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Il n’a pas oublié l’appui du gouvernement, dans la construction des salles de classe et l’équipement des postes de santé des localités qui composent sa commune.

El Hadj Moussa SADIO

Un raz-de-marée s’est encore produit à Guet-Ndar et dans le Gandiolais. Cette fois-ci, une trentaine de concessions et autres maisons en dur, a été envahie par les eaux marines. Les populations de Guet-Ndar, celles de certaines localités de la commune de Ndiébéne Gandiole et d’une partie de Gokhou-Mbathie, ne savent plus à quelle mer se fier.

Jusqu’au moment où nous écrivions ces lignes, l’Océan Atlantique n’arrêtait pas d’envoyer un volume d’eau important dans les vieilles chaumières de la Langue de Barbarie. Les autorités municipales, sous la houlette du maire Mansour Faye, se sont mobilisées au moment opportun pour apporter un soutien moral, matériel et financier à ces nombreux sinistrés dont la plupart passe la nuit à la belle étoile depuis vendredi.

A l’occasion d’une rencontre de l’Apr dénommée « Yendou Marron » organisée, hier, par Serigne Sène à Guet-Ndar, le maire Mansour Faye a encore évoqué l’épineux problème des raz-de-marée, précisant qu’ils constituent un phénomène naturel récurrent. Il a ainsi annoncé le démarrage effectif des travaux d’installation des brise-lames dans un délai d’un mois et demi.
Ces travaux, a-t-il précisé, vont durer 12 mois et ils seront effectués sur une distance de 4 Kms sur une partie du littoral de la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, et coûteront globalement à l’État, 4 milliards de Cfa.

En attendant, a-t-il souligné, il urge de déplacer les familles sinistrés, d’effectuer de petits travaux de protection des maisons inondées par les eaux marines. Il s’agit notamment de mettre en place des diguettes de protection faites de sacs de sable, etc.
 Le président du conseil municipal de Saint-Louis a laissé entendre qu’il a été sur les lieux avec les autorités administratives, en vue de constater de visu les dégâts occasionnés par ces raz-de-marée et de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour créer un espace entre le rivage et les maisons impactées par ces raz-de-marée.

Le Premier magistrat de la ville tricentenaire a aussi évoqué la tenue du conseil interministériel sur les problèmes de la pêche et de la protection de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer.  Ce conseil interministériel, a-t-il rappelé, a été déjà programmé et reporté pour des raisons relatives au décès du pêcheur qui a été fusillé par les garde-côtes mauritaniens. Il se tiendra dans les plus brefs délais à Dakar et permettra de réfléchir sur l’amélioration des conditions de vie des populations de la Langue de Barbarie et celles des pêcheurs rapatriés de la Mauritanie.

Mbagnick Kharachi Diagne

Le village de Keur Balla Lô, une localité de la commune de Malicounda, dans le département de Mbour, situé sur la route nationale N°1, a étrenné, samedi dernier, son nouveau forage, marquant ainsi son accès à une eau potable.

Le maire de Malicounda, Maguette Sène, a loué les efforts de l’État du Sénégal et de Eau-for, qui, selon lui, ont facilité la réalisation du nouveau forage. Il a invité les populations locales à faire preuve de patience en ce qui concerne leurs doléances relatives aux problèmes au sein du poste de santé. Selon l’élu local, les jeunes de cette localité ont, désormais, la possibilité d’exploiter leur périmètre maraîcher. Le chef de village de Keur Balla Lô, Doudou Lô, a remercié les autorités communales de les avoir soulagés de la corvée d’eau. Il a aussi salué le geste hautement humanitaire, non sans regretter les difficultés endurées par les populations locales, notamment les femmes du village qui se levaient, tous les jours, tard dans la nuit, pour faire la queue  devant les puits des villages environnants ou, à défaut, se rabattre sur l’eau des rivières, dans le but de trouver de l’eau.

Pour sa part, Ibrahima Hanne, secrétaire général du comité, l’exploitation de ce forage a donné la garantie, à son équipe, de sécuriser les lieux et de ne plus favoriser le gaspillage de ce liquide précieux. Il a, par ailleurs, invité ses pairs à faire preuve de rigueur et de responsabilité. En dehors des aspects techniques, ‘’le forage va faire l’objet d’un entretien sans faille’’, a promis M. Hanne.

Amath Sigui Ndiaye

Le mouvement politique et  de développement dénommé Alliance pour sa localité(Apl)  a volé aux secours de trois (3) postes de santé du département de  Nioro à savoir Darou Salam, Diamaguène et de Fass Boye, qui avaient un déficit de matériel médical. Ils ont bénéficié d’un lot d’équipements d’une valeur de  3 millions de FCfa.

L’Alliance pour sa localité (Apl) un mouvement politique orienté vers le développement, s’est investi dans l’appui aux structures médicales et éducatives du département de Nioro. Ces promoteurs ont mis la main dans la poche pour voler au secours de 3 postes de santé de la circonscription administrative en leur offrant du matériel médical.

«Chaque poste de santé est doté d’une table d’accouchement,  de deux lits d’hospitalisation, de 3 peseurs , des  détergents, des poubelles, d’un poste téléviseur, d’un réfrigérateur et de ventilateurs », a détaillé  Mamadou Seck,  président dudit  mouvement. « Nous avons jugé  nécessaire de répondre aux préoccupations les plus urgentes dans ces postes de santé, en attendant que les moyens nous permettent de subvenir à tous les besoins de notre localité », a poursuivi  M.  Seck.  Faisant une  priorité les actions de développement en faveur de Nioro, il a précisé des actions  sur  les 5 secteurs  les plus importants que sont   l’éducation, la santé, l’agriculture, le sport et la culture. «  Dans chacun de ces secteurs, nous avons défini un plan d’actions et nous comptons  agir plus et communiquer moins. Dans un premier temps, nous avons fait l’état des lieux et nous nous sommes rendu compte qu’il y a urgence dans le secteur de la santé ».  Pour sa part, Seynabou  Ndiaye, Infirmière  Chef de  Poste (Icp) de Diamaguène a  magnifié ce geste désintéressé au nom de tout  le personnel et des usagers, précisant que le matériel est venu à son heure. Selon elle, l’Alliance pour sa localité (Apl) va ainsi permettre de combler un déficit de matériel et d’équipement pour la structure sanitaire qui polarise une trentaine de localités.

Profitant de l’occasion, la représentante du médecin chef de district, a exhorté les autres personnalités du département à prendre exemple sur le généreux donateur pour  être utiles  aux communautés auxquelles elles appartiennent. Le président de l’Apl s’est engagé à appuyer, prochainement, le système éducatif de Nioro.

Elimane FALL

Le conseil municipal de la ville de Dakar s’est réuni vendredi 31 mars dans la salle de délibérations de l’hôtel de ville pour voter une résolution de soutien au maire Khalifa Ababacar Sall.   

Réunis en session ordinaire, les conseillers de la mairie de Dakar ont voté, dans leur écrasante majorité, une résolution de soutien au maire Khalifa Ababacar Sall, détenu en prison depuis le 7 mars 2017 pour des chefs d’accusation que sont association de malfaiteurs, faux et usage de faux, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux concernant l’exercice 2011-2015.

Selon la première adjointe au maire, Soham El Wardini, conseillère municipale à la ville de Dakar, cette convocation de la session ordinaire répond aux exigences légale et réglementaire de fonctionnement de l’organe délibérant.
«La détention du maire et de ses collaborateurs n’a pas affecté le fonctionnement de la ville qui continue à être assuré par le bureau municipal, son cabinet ses différents services », a expliqué Mme Wardini, qui poursuit que le maire les exhorte à poursuivre la culture de l’institution sans cesse inscrite dans l’objectif public local de qualité.

Elle dira que la mairie continuera sur son mode de fonctionnement inclusif et participatif pour permettre à tous les conseillers d’apprécier la situation. « Cela fait trois semaines de détention que Khalifa et ses coaccusés bénéficient de présomption d’innocence ; M. le maire nous manque et nous ne désespérons pas de le retrouver parmi nous très bientôt, au grand bonheur de ses administrés », a-t-elle expliqué.   
Selon Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul-Derklé, il arrive que le conseil formule des prières au profit de personnes proches des conseillers.

Mieux, l’édile avance qu’à ce moment d’épreuve, des maires de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglua), de l’Association internationale des maires francophones (Aimf) ont témoigné leur soutien au maire de Dakar.  « Quoi de plus normal de manifester notre soutien au maire de Dakar ? Demain, il fera jour ; et il reviendra parmi nous pour reprendre service », a-t-il avancé.

Prenant la parole, Moussa Sy déclare que ce dossier est politique ! « J’encourage le maire à ne rien négocier ; car il n’a rien fait », a affirmé le maire des Parcelles Assainies.

Serigne Mansour Sy CISSE

En perspective de l’arrivée prochaine de 39 bus, la municipalité de Mbour s’est dotée d’un nouveau plan de circulation pour assurer une plus grande mobilité, qui constitue un véritable casse-tête dans la capitale de la Petite-Côte.  

Confrontée depuis des années au défi croissant du transport urbain, la municipalité de Mbour a pris des initiatives pour décongestionner la ville. Après l’opération d’immatriculation des véhicules à usage de taxi lancée il y a plus de deux ans, le maire Fallou Sylla a  mis en œuvre le plan de circulation pour assurer une plus grande cohérence et une plus grande fluidité du trafic.
Le premier magistrat de la ville a procédé, avant-hier, à la pose de panneaux de direction. Avec plus de 5.000 taxis urbains, Mbour, a-t-il dit, constitue un important centre sur le plan du transport et l’implantation de ces tableaux d’indication va, à l’en croire, sonner un nouveau départ.

Ce plan de circulation sera, selon Fallou Sylla, accompagné par l’arrivée, dans deux à trois semaines, de 39 bus dans le cadre d’une convention signée avec le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud). « Nous avons au moins quatre lignes avec des destinations bien précises. Le prix des billets variera entre 100 et 120 francs sur des distances avoisinant les 15 km », dit le maire. Selon Fallou Sylla, la formation des receveurs est en cours et sera suivie très prochainement d’une campagne de sensibilisation des populations sur l’importance de ces bus qui vont régler la lancinante question de la mobilité urbaine à Mbour.

Pour le président de la commission transport et mobilité urbaine de la mairie, des panneaux seront implantés sur toute l’étendue du centre-ville avec des sens uniques pour permettre la fluidité de la circulation. « Nous avons aussi initié des panneaux de direction pour des indications concernant les grands services et les grands centres dans la commune. Le démarrage est imminent », a indiqué El Hadji Guèye. Selon lui, l’entrepreneur a déjà apporté des spécimens appréciés et validés par la mairie. « Après la réunion avec les acteurs et la communication avec les populations, l’entrepreneur va mettre en œuvre le nouveau plan de circulation qui va complètement changer le visage de la ville », a laissé entendre El Hadji Guèye.

Samba Oumar FALL

Le centre d’état civil de Sédhiou, complètement réhabilité et équipé en matériel informatique par la coopération espagnole, a été inauguré par l’ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella.

La cérémonie qui s’est déroulée dans la sobriété n’était pas moins importante, car «il y a des actions qui parlent d’elles-mêmes et qui n’ont pas besoin de tout ce folklore qui accompagne la plupart des cérémonies d’inauguration», fait remarquer un conseiller. Son excellence l’Ambassadeur d’Espagne, Alberto Virella, n’a pas manqué de marquer son étonnement: «Il nous a été signalé qu’ici 68 % des enfants dont 70 % de filles n’ont pas accès à l’état civil; ils ne sont donc pas citoyens, car ceux qui ont atteint l’âge de voter n’accompliront pas ce devoir civique».

C’est pour faire face à cette situation que l’Espagne a entrepris cette action pour faciliter l’accès de tous les enfants de la commune à l’état civil.

Pourtant, des efforts ont été faits dans ce domaine par la commune, qui a rendu l’état civil gratuit, encouragé les parents à s’acquitter de ce devoir qui permet d’être citoyen de son pays. C’est à la fin de l’année scolaire que le manque d’une pièce d’état civil se fait sentir, surtout quand l’élève vient dire à son père qu’il ne pourra pas faire l’examen faute d’extrait de naissance. Cette situation a été rappelée par l’ambassadeur pour qui elle ne devra plus exister sous peu.
Les autorités municipales ont salué ce soutien à sa juste valeur et ce sera le début de la modernisation de l’état civil. Les archives qui ne sont presque plus manipulables seront introduites dans les ordinateurs, au grand bonheur des populations qui avaient du mal parfois à retrouver une pièce d’état civil dont les plus vieilles vont bientôt avoir 100 ans.
L’Espagne, dans l’appui pour la modernisation des centres d’état civil dans la région, entend soutenir comme elle l’a fait pour Sédhiou, les communes de Marsassoum, Bounkiling, Samine, Tanaff, etc. Après les travaux de réhabilitation, viendra l’équipement.

Elimane FALL

Dans sa quête d’émergence, la commune de Mbour compte se doter d’un Plan communal de développement (Pcd). Le lancement du processus d’élaboration de ce document stratégique qui va jeter les bases du développement de cette ville cosmopolite a été effectué avant-hier.

Longtemps à la traine malgré ses nombreuses potentialités, la commune de Mbour aspire à l’émergence et l’équipe municipale compte sur un plan communal de développement quinquennal (2017-2022) avec des objectifs très ambitieux. Le processus d’élaboration de ce document a été lancé hier, en présence du préfet de Mbour, Saer Ndao, du directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm) et des différents chefs de service du département. Cette ambition de l’équipe municipale s’insère dans une dynamique nationale visant un développement intégré et équilibré de toutes les collectivités locales du pays.

Le préfet a salué l’approche participative et décentralisée privilégiée par l’équipe municipale qui a associé les populations et mobilisé l’ensemble des acteurs du développement. Selon Saer Ndao, ce plan de développement communal est indispensable à plusieurs titres et devait être fait depuis très longtemps. Ce document, a-t-il noté, va permettre à la commune de Mbour d’avoir une vision claire des activités et projets à réaliser, mais aussi leur répartition dans l’espace. Ce qui, a-t-il assuré, permettra à Mbour de connaître une nouvelle tournure. « Le plan va relancer le développement local et cela nécessite l’implication de tous les acteurs pour avoir un document excellent et des financements conséquents », a indiqué le préfet, qui a invité le maire et son équipe à privilégier une action technique qui aura un impact positif. Saer Ndao a magnifié l’accompagnement de l’Adm et a exhorté l’équipe municipale à faire en sorte que ce Pcd puisse être le déclic pour un développement intégral de la commune de Mbour.

Le directeur général de l’Adm a également salué le caractère participatif avec la présence de tous les acteurs intervenant dans le développement socio-économique de la ville et même au-delà. « Nous savons que les limites territoriales de nos communes ne permettent plus de développer efficacement nos collectivités territoriales et le maire de Mbour l’a compris. Ce document de pilotage va donc nous permettre de définir une vision pour Mbour, mais également de déterminer les différentes niches de ressources qui vont nous permettre de financer le développement et l’émergence de Mbour », a indiqué Cheikh Issa Sall. Ce plan de développement communal, a-t-il dit, est aujourd’hui devenu une nécessité pour être en phase avec l’Acte III de la décentralisation et le Pse.

Le maire Fallou Sylla a remercié l’Adm pour son accompagnement. Pour le premier magistrat de la ville de Mbour, il est difficile de conduire sans tableau de bord. « Avec ce plan, on saura où on va, quand on y va et pourquoi on y va », a assuré Fallou Sylla.

Ce plan, a soutenu le maire, sera un outil de planification efficace qui prend en compte tous les plans sectoriels (environnement, santé, éducation, agriculture) et va faciliter le plaidoyer auprès des partenaires au développement pour rechercher les financements nécessaires à la réalisation des différents projets.

Ce Pcd de la commune de Mbour sera élaboré sur la base du guide pour l’élaboration des Pdc mis en œuvre en 2013 avec l’Adm et qui a été déjà expérimenté dans 45 collectivités locales du Sénégal.

Samba Oumar FALL

Le Ministère de la gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, à travers le projet de promotion de la participation citoyenne, a organisé à Mbour, pendant une semaine, avec des acteurs des collectivités territoriales, un atelier en partenariat avec le Pndlet Enda Ecopop.

La session a été organisée pour combler un gap constaté, suite au fait que l’Etat ait transféré certaines de ses responsabilités aux collectivités locales. En vue du respect indispensable des droits humains et de l’effectivité de la citoyenneté, le projet de promotion de la participation citoyenne a donc organisé la rencontre.

Au nom du secrétaire exécutif du Programme national du développement local (PNDL), Ousseynou Touré, spécialiste en formation et communication au PNDL, a indiqué que les droits humains sont des droits fondamentaux et libertés consubstantiels à l’existence de l’être humain. Il s’agit, a-t-il dit, de prérogatives tellement importantes reconnues à tout homme, que toute autorité politique, devrait en garantir le respect.

Ousseynou Touré a encore indiqué que les droits humains sont universels, interdépendants, indivisibles, inaliénables et permettent de mener une vie digne. Une dignité qui ne consiste pas toutefois à réclamer ses droits en occultant ses devoirs. C’est pourquoi, Abdoulaye Cissé, chargé de la rencontre, a essentiellement axé son intervention autour des droits humains et de la participation citoyenne. Abdoulaye Seynabou Diallo, chef de la division planification à l’Agence de développement municipal de Kolda, soutient qu’il est indiqué de faire une pareille activité, selon les textes de la décentralisation. Il a donc estimé que les cadres de concertation sont utiles et nécessaires, où l’ensemble des acteurs peuvent définir un horizon et avoir une vision de développement.

Pour ce dernier, insiste-t-il, il faut que l’action sociale soit mise effectivement en œuvre. Il faut arrêter l’incivisme et les mauvais comportements en protégeant la chose publique qui n’est pas l’apanage de l’Etat, mais quelque chose qui appartient à tous.

Abdou DIOP

Plan International va dérouler un important programme portant sur l’assainissement liquide, la gestion des déchets et l’érosion côtière dans les communes de Médina Gounass, Djedah Thiaroye Kao et Wakhinane Nimzatt. Il est question, à travers la mise en œuvre de ce projet, d’aller vers un mouvement citoyen dans les quartiers précaires.

Il s’agit d’un projet que Plan International Sénégal compte mettre en œuvre en partenariat avec Urbasen sur une durée de deux ans. Il est financé par l’Union européenne à hauteur de 80%, soit 450 000 euros et par Plan International Danemark à hauteur de 20%, soit 112 500 euros. Le projet a pour objectifs spécifiques de renforcer les capacités des organisations de femmes et de jeunes et de mettre en place des mécanismes qui permettent à des organisations de gérer ces financements, mais aussi de développer des micro-projets d’assainissement de qualité. Toujours, au chapitre des objectifs, figure la concertation à travers la mise en place d’alliances qui ont pour ambition de créer un mouvement transversal des citoyens de la banlieue.

Ce troisième objectif vise à soutenir le plaidoyer et la concertation entre les acteurs du secteur et les pouvoirs publics. Le programme intervient dans les trois communes suivantes : Médina Gounass, Djeddah Thiaroye Kao et Wakhinane Nimzatt. Il a cinq domaines prioritaires que sont : l’assainissement liquide (latrines, la gestion des eaux grises, la gestion des eaux usées, maintenance et entretien des ouvrages). Il y a aussi la gestion des déchets (ordures, collecte, tri, traitement valorisation), la gestion des eaux de surface. Chef de ce projet, Makhtar Seck a rappelé que l’État a réalisé d’importants ouvrages (bassins de rétention) dans ces trois communes. « Il est question de voir comment, à travers ces ouvrages, réaliser des micro-projets allant dans le sens d’améliorer la gestion des eaux de surface dans ces trois communes », a soutenu Makhtar Seck. L’autre priorité est liée à l’érosion côtière qui intéresse beaucoup plus la commune de Wakhinane Nimzatt. Il sera question de développer un programme d’information et de sensibilisation pour mieux préserver les côtes de ces communes. « Ce volet a aussi son importance quand on sait que l’extraction frauduleuse du sable et autres formes d’agression ont déjà droit de cité dans ces zones », poursuit Makhtar Seck. La dernière priorité est l’aménagement urbain à travers l’aménagement des alentours des bassins, mais aussi de jardins et d’éclairage publics. « Le projet va s’attaquer à ces priorités en donnant le pouvoir aux organisations de femmes et de jeunes », a déclaré Makhtar Seck.

Abdou DIOP

La commune rurale de Bona dans le département de Bounkiling vient de voter, pour l’année en cours, son budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 42 millions de francs.

Un budget modeste parce que, selon le maire Famara Sané, c’est un budget réaliste. La commune n’a pas répété les erreurs du passé consistant à voter des budgets costauds et dont la moitié n’est même pas recouvrée; ce qui a toujours faussé les données qui permettent de faire une évaluation exacte.

Pour les investissements conséquents, la priorité a été donnée à l’éducation, secteur dans lequel on dénombre encore de nombreux abris provisoires. La résorption de ce mal nécessaire a été demandée lors de la session budgétaire à l’Etat. Dans ce secteur de l’éducation, les établissements bâtis sont le plus souvent sans clôture.

La commune, malgré ses faibles moyens, entend y faire face. Dans le domaine de l’hydraulique, les femmes devront prendre leur mal en patience puisque, pour elles, la corvée d’eau va se poursuivre. Le forage en construction n’est pas terminé. Le spectacle désolant des puits qui tarissent par endroits est difficilement supporté par les populations et les bêtes. Quid de la santé ? Le maire estime que dans ce domaine, la commune n’est pas mal lotie, puisqu’il existe au moins quatre postes de santé.

Les conseillers ont reconnu à l’unanimité qu’il faut beaucoup de moyens financiers pour que les petites communes rurales qui ne font presque pas de recettes puissent prendre leur envol économique. C’est pourquoi, ils demandent à l’Etat d’augmenter les fonds de dotation alloués à toutes les communes du pays.

Le budget ainsi voté est la synthèse des doléances des populations exprimées au cours de deux foras. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui un budget participatif.

Malamine KAMARA

Le forage de Diatock (commune de Mangagoulack, département de Bignona) a été officiellement inauguré en présence d’autorités administratives et coutumières. Cette réalisation, d’un coût global de plus de 39 millions FCfa, s’inscrit dans le cadre du projet hydraulique de l’Ong Agence des Musulmans d’Afrique au Sénégal.

Le projet de Diatock est composé d’un forage de 23 m3/h et inclut la réhabilitation totale du château d’eau, du bâtiment abritant le groupe électrogène et du réseau existant avec la remise à neuf de tous les compteurs (au  nombre de 23) en les dotant de niches de protection. La rénovation de la potence qui servait de l’eau aux camions citernes avec son nouveau compteur logé dans un caveau est à inscrire dans cette œuvre ayant une vraie portée humaniste. La preuve est donnée par ce témoignage émouvant de cette âme qui a vécu bien des berges : « Avant, nous peinions à trouver de l’eau. A mon âge, je m’échinais à m’en procurer dans un puits très éloigné de ma maison. En sus, l’eau du forage était saumâtre. Et les rares puits du village ne pouvaient pas satisfaire la demande surtout lors des cérémonies. Nous éprouvions d’énormes difficultés. Aujourd’hui, avec ce geste d’Ama Sénégal, la charge de travail quotidienne est largement allégée ».

L’objectif de ce projet est donc de fournir de l’eau potable à la population de Diatock après des années de souffrance causées par la remontée saline à l’ancien forage. « L’action contribuera donc à apporter des réponses concrètes aux problèmes d‘accès à l’eau potable », s’est réjouie le directeur général d’Ama, Mohamed Ahmed Sneiba.

Le coût total de ce projet, entièrement financé par l’Ong Ama, est de 39,300 millions de FCfa. Il s’inscrit dans la longue tradition de l’Ong Ama qui, depuis son installation au Sénégal en 1991, compte à son actif plusieurs réalisations à travers ses programmes d’investissement avec la bénédiction de l’Etat sénégalais. Elle intervient dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la promotion de la culture, de la femme, de l’enfant, de l’hydraulique villageoise, de la formation professionnelle, des secours et l’assistance aux réfugiés, aux déplacés et aux déshérités…sans tenir compte des obédiences religieuses et des petites appartenances. L’humain est la centralité de ses actions. L’accompagnement des autorités coutumières et des populations en général et la présence des maires de Diatock, Ousmane Diédhiou et de Balinghor, Abdoulaye Sané, lors de la cérémonie, attestent de la pertinence et de l’efficience de cet investissement.

Il convient de signaler, par ailleurs, pour saisir l’importance de cette œuvre, que le forage et le château d’eau construits en 1981 avaient été abandonnés pendant des années à cause de la remontée du sel affectant ainsi la qualité de l’eau. Le nouveau forage creusé à une encablure de l’ancien et la réhabilitation du réseau hydraulique constitue une aubaine pour les populations de Diatock et des localités environnantes.

Alassane Aliou MBAYE

Les parents d’élèves du lycée de Toglou, qui porte désormais le nom d’Aliou Samba Ciss, actuel maire de Diass, ont réclamé, samedi, plus de lycées pour leur localité afin de freiner la problématique de la déperdition scolaire.

L’ancien collège de Toglou, érigé en lycée, a été baptisé samedi « lycée Aliou Samba Ciss ». Ainsi en ont décidé les parents d’élèves de cette localité en reconnaissance au premier magistrat de la commune de Diass pour ses nombreuses actions en faveur de l’éducation. Cette cérémonie de parrainage a été rehaussée par la présence des autorités académiques, politiques, religieuses et coutumières. Pour Issa Diouf, président de l’association des parents d’élèves, cet ancien collège qui ne comptait que deux salles de classe en 2010 a été érigé en lycée pour suppléer le lycée de Diass.

Selon lui, les premières salles de classe de cet établissement ont été financées sur fonds propres par le maire Aliou Samba Ciss qui, a-t-il souligné, a fait de l’éducation une de ses priorités. « Aujourd’hui, nous sommes à 13 classes pour 1200 élèves, avec une demande toujours très forte en en classes pour accueillir le nombre sans cesse croissant d’élèves. Nous avons des classes qui dépassent la centaine d’élèves et malgré cela, le lycée parvient à réaliser de très bons résultats depuis sa création », a laissé entendre M. Diouf.

La transformation du collège de Toglou en lycée, a-t-il dit, vise à lutter contre la déperdition scolaire dans cette zone. En effet, a-t-il souligné, beaucoup de filles se voient obligées d’abandonner leurs études après la troisième faute de pouvoir poursuivre leurs études. D’où la nécessité, selon M. Diouf, de renforcer l’offre. « Depuis 2010, la commune de Diass compte sept collèges pour seulement deux lycées, mais ce n’est pas suffisant. Il faut que l’État et le Conseil départemental nous viennent en aide, sinon nous risquons de recourir à des abris provisoires et de voir augmenter le taux de déperdition », a indiqué M. Diouf, en précisant que le maire Aliou Samba Ciss mérite un poste de député pour prendre en compte les préoccupations majeures de cette zone devenue très stratégique avec l’avènement de l’aéroport international de Diass, la zone économique et sociale, l’autoroute à péage et autres projets structurants de l’État.

Samba oumar FALL

Le maire de la commune de Mpal, Me Issa Diaw et le directeur de régional de Plan/Sénégal, Cheikhou Ndiaye, ont mis à profit la célébration de la journée internationale de la femme dans l’arrondissement de Rao pour féliciter vivement la Fédération des associations villageoises d’épargne et de crédit (Favec) de Mpal, qui a pu collecter pendant deux ans une somme globale de près de 15 millions de FCfa.

En présence de Mor Guèye Gaye, directeur régional de l’Ageroutes et responsable politique à Mpal, des autorités administratives, coutumières et religieuses, le maire Issa Diaw s’est adressé à la présidente de la Favec, Adja Fatou Diaw et à ses proches collaboratrices, pour les inviter à redoubler d’efforts, à se retrousser les manches et se ceindre les reins en vue de relever dans l’unité et la cohésion tous les défis relatifs à l’autonomisation de la femme sénégalaise.

Le président du conseil municipal de Mpal a rendu un vibrant hommage aux responsables de Plan/Sénégal qui interviennent depuis très longtemps dans la ville sainte de Mame Rawane Ngom et dans les localités environnantes, en vue d’assister et d’encadrer régulièrement les femmes et les enfants, sur tous les plans et à tous les niveaux.

Le maire Issa Diaw n’a pas manqué de rappeler que la femme demeure le socle de la famille et le pilier de la société. Dans le même sens, le directeur régional de Plan/Sénégal, Cheikhou Ndiaye, a réaffirmé la farouche volonté de son Ong de poursuivre cette étroite collaboration avec le conseil municipal et la Favec de Mpal. Il a laissé entendre que Plan/Sénégal mettra tout en œuvre pour aider ces femmes à transformer cette Favec en réseau.

La présidente Fatou Diaw s’est réjouie de l’encadrement assuré par Ibrahima Bâ et autres responsables et membres du Groupe de Mise en Œuvre (Gmo) de Plan/Sénégal à Mpal, avant de rappeler que les 1000 membres de cette Favec sont résolument engagées à utiliser rationnellement et à bon escient cette épargne globale de 15 millions de FCfa pour financer leurs activités génératrices de revenus, sur la base d’un système très performant de crédit revolving (crédit rotatif).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Hier, les femmes de la commune de Notto Diobass ont sonné la grande mobilisation. La raison est toute simple, l’annonce faite par leur maire Alioune Sarr de l’effectivité de la mesure visant à leur faciliter l’accès au crédit lors des festivités de la journée de la femme.

Ainsi, durant une dizaine de jours, les agents du Crédit mutuel Sénégal vont sillonner Notto suivant un calendrier et des lieux choisis pour rapprocher le plus possible les femmes de la prestation du service financier. « Une présence de proximité de l’institut de microfinance que je considère comme un choix pour la démocratisation de l’accès au service financier, un droit pour tout citoyen », a noté Alioune Sarr.

Pour l’édile de Notto Diobass, quand l’ambition de femmes déterminées à sortir de la pauvreté croise le choix d’un institut de microfinance soucieux du sort des femmes, « la mayonnaise va vite prendre et c’est cela qui s’est passé ».
Outre l’accès aux financements, le maire a insisté une fois de plus sur la poursuite du renforcement de capacités techniques et managériales des femmes de sa commune. « Car ce n’est que par la qualité et la quantité de vos productions que vous allez pouvoir vous imposer sur le marché et ainsi rentabiliser vos diverses activités », fait-il remarquer.

Lui emboîtant le pas, le directeur régional du Crédit mutuel Sénégal de Thiès, Oumar Diop, a rappelé que depuis deux ans, ils travaillent avec des femmes dans la commune de Notto Diobass. « Vous êtes jusqu’ici dignes de confiance et je vous exhorte à rester dans ce sillage ; c’est pourquoi je vous dis que la ligne de crédit de 300 millions de FCfa est acquise mais tout dépend de votre capacité d’absorption parce que nous ne nous offrons aucune limite objective dans le financement », a-t-il lancé.
Déjà, profitant de cette journée de lancement, un échantillon de 240 femmes choisies dans l’ensemble des villages de la commune de Notto ont démarré l’opération. Ceci à la grande satisfaction de leur responsable, Mme Rose Ciss, qui a tenu à dire aux femmes que la balle est maintenant dans leur camp tant au niveau politique qu’économique.

Mbaye BA

L’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, Alberto Virella, effectue une visite de travail de trois jours en Casamance depuis avant-hier. A Ziguinchor, qui a été la première étape, le diplomate espagnol a annoncé un projet de la coopération espagnole avec l’Université Assane Seck visant à lutter contre la pratique de l’excision dans la région méridionale du Sénégal.

L’ambassadeur d’Espagne au Sénégal a, en effet, révélé ceci : « On va entamer, au cours des prochains mois avec l’Universités Assane Seck, un nouveau projet qui a comme objectif de lutter contre les mutilations génitales féminines, donc la pratique de l’excision ». A cet effet, la coopération espagnole travaillera surtout avec la faculté de médecine l’université publique de Ziguinchor. L’ambassadeur, qui s’exprimait lors d’un point de presse, a assuré qu’un accent particulier sera mis sur la capacitation des agents de santé, surtout des infirmiers. Le but visé est de pouvoir faire, au sein de l’université, une recherche objective sur l’impact négatif de la pratique de l’excision sur la santé de la femme. « Pour bien expliquer aux populations les conséquences de l’excision sur la santé de la femme et de la qualité de vie de cette dernière », a indiqué Alberto Virella.

Le diplomate espagnol a assuré que les agents de santé seront bien préparés afin de pouvoir faire face au phénomène de l’excision en Casamance et de devenir des agents de sensibilisation et de conscientisation des populations dans les communautés. Il a estimé que pour réduire les victimes de l’excision notamment dans les communautés rurales, il faut d’abord renforcer la formation des agents de santé, puis entamer un dialogue avec les communautés et les cultures locales par la voie de l’anthropologie et de la sociologie. Pour l’ambassadeur d’Espagne au Sénégal, c’est ainsi qu’il faudra agir pour trouver des façons de faire de l’initiation sans mettre en danger la santé de la femme. « Donc, notre approche est respectueuse des coutumes traditionnelles, de la santé et des vies humaines », a expliqué M. Virella.

Durant son séjour en Casamance, le diplomate va visiter les projets de la coopération espagnole. Celle-ci est présente dans la région sud depuis 2004. Elle a toujours considéré la Casamance comme une priorité dans ses accords de coopération avec le Sénégal, en ayant cumulé un financement de plus de 45 milliards de FCfa au profit de cette partie méridionale de notre pays.

El Hadj Moussa SADIO

De par sa position géographique qui en fait un carrefour commercial important et regorgeant de potentialités, Karang étouffe à cause d’une réduction drastique de sa réserve foncière qui freine son développement. Malgré cette contrainte, l’équipe municipale se bat pour faire décoller cette localité et en faire, après Kaolack, la plus grande ville de cette partie du pays.

Ville frontalière avec la Gambie, Karang a connu un boom démographique très important, accompagné d’une activité commerciale qui en a fait aujourd’hui un véritable pôle économique. Mais cette position de ville frontière n’est pas sans contraintes pour Karang qui compte pas moins de 15.000 habitants et dont les ambitions sont grandes. L’électrification constitue un casse-tête, selon le maire Dioguine Gomis. Pour des pans entiers de cette ville, l’électricité constitue un luxe. C’est le cas de Karamba, un village rattaché à Karang qui n’a pas un seul poteau, mais aussi Santhie Gane, un quartier complètement oublié, de l’avis du maire. Depuis 2014, affirme-t-il, l’équipe municipale se bat pour corriger cette injustice. « Nous avons installé soixante-dix lampadaires et fait de l’extension du réseau d’éclairage public. L’électrification constitue une priorité pour la période 2017-2019. Nous allons travailler et trouver des ressources pour augmenter l’électricité dans ces zones qui vivent dans l’obscurité », a promis Dioguine Gomis. Karang a également soif, si l’on en croit le maire de cette localité qui a trouvé anormal que les populations boivent l’eau de la Gambie. Il a fait un plaidoyer pour que  Karang soit dotée de forages à l’image des autres villes du pays.

Selon Dioguine Gomis, l’équipe municipale se débat avec les moyens du bord pour améliorer les conditions d’existence des populations. « Avant notre arrivée, les recouvrements étaient plafonnés à 8 millions de FCfa par an. Aujourd’hui, nous sommes à 36 millions de FCfa de ressources propres qui nous permettent de payer les salaires. C’est une belle performance due à la position géographique de notre ville », a-t-il noté. De même, a-t-il relevé, le marché a été rénové avec la construction de dix nouveaux souks. « Nous avons aussi réalisé un hangar de poissons pour régler le problème d’insalubrité du marché qui constituait un problème majeur », a-t-il fait savoir, en précisant que plusieurs efforts ont été également faits dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’assainissement, entre autres.

Un manque d’espace…
La commune, de par sa position stratégique, dispose d’atouts indéniables pour connaître un important essor économique. Malheureusement, a noté le maire, la non-disponibilité de terres empêche les initiatives privées de se développer. Les promoteurs se ruent sur Karang pour y investir, mais il y a un manque de réserve foncier. Aujourd’hui, a noté M. Gomis, Karang étouffe faute d’espace. « La réserve foncière de notre ville s’est épuisée depuis fort longtemps. Il n’y a plus de terres à Karang qui ne peut plus grandir. La gare routière étouffe.

Sa délocalisation aurait pu engendrer un véritable boom économique pour notre ville, mais nous n’avons pas d’espace. Même le marché ne peut pas être agrandi. Karang a du mal à trouver un espace pour ses ordures ». À son avis, le découpage administratif n’a pas été à l’avantage de Karang qui est étouffée par Toubacouta et Keur Samba Guèye. « Si nous avions beaucoup plus d’espace, notre commune serait l’une des plus développées au Sénégal », a laissé entendre Dioguine Gomis qui a, en outre, déploré la non-effectivité de l’intercommunalité dans cette zone. « Avec l’intercommunalité, nous aurions pu tirer notre épingle du jeu, mais elle n’est pas encore une réalité ici, car chaque maire travaille dans son coin », a-t-il regretté. Selon le maire, certains villages dans les communes de Toubacouta, Keur Samba Guèye et Sirmang souhaiteraient intégrer Karang, mais le dossier reste toujours bloqué. Selon M. Gomis, l’arrondissement de Toubacouta ne peut pas compter plus de trois communes. « Certaines d’entre elles n’ont ni garage ni marché. Elles n’ont pas de ressources. Ces communes ne sont pas viables et il leur sera difficile d’émerger parce qu’incapables de mobiliser 5 millions de FCfa. L’État doit donc prendre l’initiative de les éclater », a relevé Dioguine Gomis.

Karang veut aujourd’hui sortir de sa torpeur et devenir, après Kaolack, la prochaine grande ville de l’axe. Et pour réussir cet essor très attendu d’une ville frontière, Karang mise beaucoup sur le capital humain. « Karang compte beaucoup sur sa jeunesse. Nous voulons des jeunes engagés et responsables. C’est pour cette raison que nous misons tous nos efforts sur nos étudiants pour que demain, ils puissent aller en compétition au niveau national », a fait savoir le maire. Pour Dioguine Gomis, une ville frontière comme Karang devrait être gérée par des têtes. Et la municipalité, a-t-il assuré, est en train de poser des jalons pour que la jeunesse puisse, plus tard, faire décoller la commune. « L’école de Karang n’a ouvert ses portes qu’en 1978 seulement, contrairement à Sokone ou à Foundiougne. C’est ce qui fait que nos premiers cadres sont très jeunes. Ce que nous voulons, c’est avoir demain beaucoup de cadres qui travailleront pour notre ville afin de rattraper le retard accusé dans plusieurs domaines ».

Samba Oumar FALL

Le budget de la mairie de Tambacounda pour l’exercice 2017, arrêté à 1,6 milliard de FCfa, est en baisse de 6,52% comparé à celui de 2016. La commune de Tambacounda ne disposant plus de terres, coincée qu’elle est entre les communes de Missirah, Nettéboulou et Sinthiou Malème, compte sur l’intercommunalité afin d’élargir son territoire et faire face à la forte demande en terrains d’habitation.

Après près de 8 tours d’horloge, le budget a été approuvé par le Conseil municipal par 53 voix pour et 3 abstentions et s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1.597.940.759 de FCfa, contre 1.709.535.264 de FCfa en 2016, soit une baisse de 111.594.505 de FCfa en valeur absolue et 6,52% en valeur relative, indique le rapport de présentation du projet de budget. Cette baisse est justifiée par « le souci d’élaborer un budget plus réaliste » par rapport aux prévisions de recettes, indique le document lu par le secrétaire général. Car, les recouvrements n’ont pas dépassé les 45% en 2016.

Selon le maire Mame Balla Lô, le recouvrement des recettes a toutefois connu « une évolution », passant de 526 millions de FCfa en 2014 à 632 millions en 2015 puis à plus de 800 millions de FCfa en 2017. « Si nous redoublons d’efforts, nous allons atteindre le milliard de recettes », a dit le maire, annonçant la mise sur pied d’un bureau des recettes pour élargir l’assiette fiscale de la commune.

Concernant le lotissement des quartiers périphériques comme Saré Guilél, Abattoirs, M. Lô a indiqué que cette question fait partie des projets de l’exercice 2017. Une enveloppe de 25 millions de FCfa à été affectée à cette question, a-t-il assuré, avant d’ajouter que ses services ont retenu de refaire le recensement des parcelles déjà effectué par l’ancienne équipe. Les terrains seront ensuite attribués aux ayants droit, a-t-il indiqué, précisant que son souci est de faire en sorte que « nul ne soit lésé ».
Il a toutefois souligné que la commune de Tambacounda « ne dispose plus de terres », coincée qu’elle est entre les communes de Missirah, Néttéboulou et Sinthiou Malème.

Dans le cadre de l’intercommunalité, a-t-il relevé, il est prévu des discussions avec ces collectivités locales pour que des terres soient mises à la disposition de la ville de Tambacounda, afin de servir les demandeurs, quitte à ce que la municipalité accorde une compensation à ces communes.

Parmi les dépenses d’investissements prévues, figurent entre autres, la modernisation de l’hôtel de ville pour 85,5 millions de FCfa. Il y a aussi le renforcement de l’éclairage public pour 30 millions de FCfa et la construction d’écoles maternelles, un projet qui devrait mobiliser 20 millions de FCfa.

Pape Demba SIDIBE

Le conseil municipal de la commune de Ngayokheme, region de Fatick, s'est réuni en session budgétaire sous la présidence de son maire, Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la Communication et en présence du sous préfet de Niakhar, informe un communiqué parvenu à notre rédaction. Cette session, poursuit le document, a enregistré la présence de 45 conseillers sur 46. Le projet de budget étudié par la dite session, s'élève en recettes et en dépenses à la somme de 117.656.351 de FCfa. 37 conseillers sur 45 ont voté le budget 2017.

Pour la partie Fonctionnement, le projet adopté en recettes et en dépenses s'équilibre à la somme de 57 838 031 de FCfa. Quant à la partie Investissements, le projet de budget lui consacre la somme de 59.818.320 de FCfa.
Au cours de cette session qui a duré plus de cinq tours d'horloge, le bureau du conseil a répondu à toutes les questions des conseillers présents. Le budget de 2016 de la dite commune s'élevait à la somme de 110.026.163 de FCfa et a connu un excédent reporté en fonctionnement de 21.388.031 de FCfa et en investissement de 5.318. 320 de FCfa, lit-on dans le communiqué.

D. MANE

L’Université Alioune Diop de Bambèye et le Gie Darou Salam de Touba Alia ont signé une convention de partenariat.

La signature a lieu au rectorat en présence du recteur Lamine Guèye et de la présidente Sokhna Mbacké Gaye. Pour la présidente du Gie, Mme Sokhna Astou Gaye Mbacké, cette présente convention a pour objet de définir  les conditions générales d’un partenariat bénéfique entre l’Uadb et le « Gie Darou Salam » de Touba dans le cadre d'un appui à la formation, au développement de l'entreprise, à  la recherche et à l’entreprenariat dans le domaine de l'agroalimentaire entre autres. Le renforcement de capacités des étudiants-entrepreneurs et diplômés de l’Uadb, l’insertion des jeunes diplômés et le placement des étudiants en stage, la promotion de l’auto-emploi, la recherche de financement pour des projets d’entreprise sont les axes de ce partenariat. La présidente du Gie « Darou Salam » de Touba s’engage à accompagner l’université en accueillant en stage des étudiants de l’Uadb. Le recteur de l’Université de Bambey est largement revenu sur les enjeux d’un tel partenariat. Il a exhorté les étudiants à en tirer profit. Cette convention comporte des volets  formation pour appuyer le programme du concours de création d’entreprise dénommé « Maenuc » et la foire aux projets de l’Uadb qui visent à favoriser l’auto-emploi des diplômés. La formation de ces femmes, leur certification, comme déjà engagée avec les organisations paysannes réunies au sein de l’Union régionale des associations paysannes de Diourbel (Urapd), sont des pistes de collaboration que les autorités universitaires vont étudier.

Mamadou Aïcha NDIAYE

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall et le coordonnateur national du Projet régional d’appui au pastoralisme dans le Sahel (Praps), Mouhamadou Moustapha Thiam, ont invité l’ensemble des éleveurs et agropasteurs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal à contribuer efficacement à la campagne de vaccination du bétail initiée par l’Etat.        

Au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) qui s’est déroulée dans les locaux de la préfecture de Saint-Louis, en présence du chef du service départemental de l’élevage et des services vétérinaires, M. Diémé, des représentants des Gallé Aynabé (maisons des éleveurs) des communes de Mpal, Fass-Ngom, Gandon, Ndibène Gandiole, etc., le gouverneur Sahite Fall a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de protéger le cheptel contre certaines maladies telles que les pestes bovine et ovine, les mouches tsé-tsé, etc., qui attaquent le bétail et ralentissent la production.

En effet, le cheptel souffre très souvent de maladies pernicieuses qui risquent de décimer les bovins. Parfois, les éleveurs sont dans la psychose avec la propagation de ces maladies qui attaquent les troupeaux de vaches.

Selon certains éleveurs du Gandiolais et du Toubé qui ont été très sensibles à l'appel du gouverneur Sahite Fall et du coordonnateur du Praps, Moustapha Thiam, les taux de mortalité et de maladie du bétail sont encore élevés et la couverture sanitaire est insuffisante du fait du nombre relativement faible de vétérinaires privés au moment où l’Etat s’est désengagé de ce domaine, « les produits vétérinaires sont encore chers et leur distribution et leur accessibilité sont limitées, la mortalité du bétail constitue une perte énorme estimée aussi à plusieurs milliards de FCfa ». Le coordonnateur du Praps, Mouhamadou Moustapha Thiam, a également laissé entendre que la vaccination est obligatoire pour tout le bétail, précisant qu’un animal déjà atteint de certaines maladies ne peut pas être sauvé par une vaccination.

Certains vétérinaires qui ont assisté à cette réunion ont réitéré leur engagement indéfectible à contribuer à la réussite de cette campagne de vaccination du bétail. Ils ont surtout tenu à rappeler que le sous-secteur de l’élevage concerne environ 350.000 ménages au Sénégal, touchant plus de 3.000.000 de personnes et constitue un élément important de la sécurité alimentaire. Avec un cheptel estimé à 3.000.000 de bovins, 9.000.000 d’ovins et caprins et 350.000 porcins, la production de viande qui est de près de 114.260 tonnes en 2005 est destinée à la consommation nationale. La production de lait estimée à un peu plus de 116 millions de litres ne représente qu’un tiers de la consommation intérieure. Les importations contrôlées de produits laitiers en 2005 portent sur 46.229 tonnes, soit pour une valeur de 42,4 milliards de FCFA, mais en progression tandis que les importations de viande portent sur un volume de 19.692 tonnes pour la même année, soit pour une valeur de 16,66 milliards de FCfa. Le sous-secteur de l’élevage représente plus du tiers de la valeur ajoutée du secteur primaire et plus de 7% du Pib du Sénégal.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Acte 3 de la décentralisation doit impulser la valorisation des potentialités des territoires. C’est ce qui est ressorti d’une rencontre qui a pris fin hier à Saint-Louis.

L’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, Amadou Diop, a présidé, hier, la cérémonie de clôture de la troisième édition de l’Université de la décentralisation. Cette réflexion a été organisée par le Cercle des communicants en décentralisation (2CD), avec l’appui du  Programme national de développement local (Pndl) et d’Enda Ecopop. L’Acte 3 de la décentralisation, dit-il, est un moyen de territorialisation des trois piliers du Pse.

Au nom du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, l’adjoint au gouverneur Amadou Diop a présidé un panel axé sur le thème « Gouvernance territoriale, quelle approche pour un Sénégal émergent ? »
Ainsi, en présence du conseiller technique du ministre de la Gouvernance locale, Biram Owens Ndiaye, du président de 2CD, Ibrahima Etia, du représentant du Pndl, Ousseynou Touré, etc., M. Diop a laissé entendre que l’Acte 3 de la décentralisation contribue à l’atteinte des objectifs liés à la transformation structurelle de l’économie et de la croissance aux travers des initiatives locales dans tous les secteurs de l’économie.
 Il a souligné que l’Acte 3 repose sur une nouvelle conception des interventions des collectivités locales, plus ambitieuse, axée sur la promotion et la relance des économies locales des différents territoires du Sénégal. Son pari est de créer les conditions pour que chaque territoire contribue à l’atteinte des objectifs du Pse, par la formation du capital humain dans des territoires, la réalisation d’infrastructures et services et à la création de richesses.

Selon le conseiller technique Biram Owens Ndiaye, il s’agit aussi pour les territoires de poser des actions concrètes afin de faciliter l’accès aux services publics aux citoyens grâce à une gouvernance participative et efficace des affaires publiques locales. Il est souhaitable que les collectivités locales soient des espaces de développement avec la mise en valeur des potentialités et des spécificités des territoires. Aussi les collectivités locales doivent lever les défis de la maîtrise d’ouvrages locaux par la formation des ressources humaines et la mobilisation des fonds. De l’avis de M. Ndiaye, ce développement territorial équilibré n’est possible sans adaptation du mode de gouvernance des territoires.

Mb. Kh. DIAGNE

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