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Régions (1293)

La commune de Sédhiou, comme chaque année avant le démarrage des activités de vacances, procède à la remise de subventions au mouvement associatif dont les Asc constituent le gros lot. Cette année, ce sont quelque 3 605 000 FCfa qui ont été distribués aux Asc en raison de 75 000 FCfa par association sportive et culturelle, le même montant que l’année dernière.  Chacune des deux zones a reçu 100 000 FCfa; ce que Nouha Coly président de la zone n°1 trouve insignifiant. «Nous amenons les jeunes à s’adonner à des activités saines pendant au minimum deux mois et on nous donne seulement cette modique somme, quand même».

Les présidents d’Asc qui s’attendaient à une augmentation de la subvention ont dû déchanter. Pour Kécouta Mané, «une partie des millions reçus pour la campagne devrait servir à augmenter la subvention mais peut-être que cette fois-ci on ne veut pas faire de détournement d’objectif, car les élections législatives sont importantes». Malgré cette petite déception, l’octroi de la subvention a été unanimement saluée, mais tout le monde est aussi d’accord qu’il y avait mieux, notamment la mise à disposition du stade municipal. Là, Nouha Coly, président de la zone n°1, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : «Si la remise de ces subventions était accompagnée de la réception du stade municipal, nous serions aux anges. Nous ne pouvons pas comprendre que le stade dont les travaux étaient lancés par le ministre des Sports et qui avait donné un délai de 7 mois pour la construction, soit encore en chantier trois ans après». Très amer, il demande que la jeunesse de Sédhiou soit traitée comme les autres jeunes du pays. Il est, en effet, incompréhensible que partout des jeunes jouent sur des stades somptueux avec souvent du gazon synthétique et qu’à Sédhiou, non seulement ni gazon, ni éclairage ne sont prévus, mais que la construction de l’ouvrage puisse prendre trois ans.

Malamine KAMARA

Les populations de la capitale industrielle du fleuve se sont mobilisées pour fêter, dans une ambiance riche en sons et couleurs, dans la joie et l’allégresse, la cérémonie officielle de lancement des grands travaux initiés par le député maire Amadou Mame Diop.

A cette occasion, les conseillers municipaux ont mobilisé des orchestres, des troupes folkloriques, une armada de griots, troubadours et autres aèdes, pour assurer l’ambiance. Tout le monde était content, d’autant plus que les populations de Richard-Toll sont conscientes des enjeux et des perspectives de ces grands projets lancés par le maire, Dr Amadou Mame Diop, qui vont, à coup sûr, changer positivement le visage de leur commune. En présence de ses partenaires, de ses hôtes de marque et autres illustres invités, Dr Mame Diop s’est réjoui de lancer les travaux de réhabilitation du pont Sermat, un ouvrage qui date de la seconde guerre mondiale et qui sera entièrement réhabilité sur une longueur de 50 m et une largeur de 10 m, pour un coût total de 775 millions de francs dont 300 millions de l’Etat du Sénégal. Un projet très important qui sera réalisé par l’Agetip et qui permettra, dans un délai de sept mois, de désenclaver les quartiers Campement, Diacksao, Ndombo etc., et de faire circuler aisément les camions gros porteurs.
Le directeur général de l’Agetip, El Hadj Malick Gaye, a saisi cette occasion pour se réjouir de la pertinence de ce projet de réhabilitation du pont Sermat, avant de laisser entendre que la nouvelle gare routière de Ndiaw sera une infrastructure moderne, fonctionnelle et sécurisée, pour un coût global de 240 millions de FCfa. Cette infrastructure sera construire par la municipalité sur fonds propres.
Le projet d’extension du réseau d’adduction d’eau potable, d’un coût global de 103 millions de FCfa, permettra aussi, selon Dr Mame Diop, à plus de 800 ménages de Richard-Toll d’accéder à l’eau potable dans de très bonnes conditions.

Imagination et pragmatisme
A en croire Charles Fall, directeur général de la Sones, ce genre de projet qui sera réalisé sur une distance de 16 km ne peut être élaboré et mis en œuvre dans les collectivités locales que par l’Etat. Cette fois-ci, a-t-il souligné, Dr Mame Diop a pris les devants, en faisant preuve d’imagination fertile et de pragmatisme pour élaborer d’abord ce projet avant de solliciter l’appui d’autres partenaires. « Il ne s’est pas contenté d’attendre que l’Etat fasse tout à sa place », a-t-il dit.
Le premier magistrat de la ville de Richard-Toll s’est également réjoui de lancer les travaux de « l’Entrée de ville », qui vont coûter 20 millions de FCfa et qui permettront aux visiteurs d’avoir une idée précise de l’identité de la ville de Richard-Toll. Le maire Mame Diop a rendu un vibrant hommage à l’Etat qui, à travers ses agences spécialisées telles que l’Adm et l’Agetip, déploie des efforts constants pour appuyer et soutenir toutes les actions de développement entreprises par le conseil municipal de Richard-Toll. Il s’est engagé à offrir à la jeunesse de sa commune un espace multifonctionnel où elle pourra s’épanouir. Autant de raisons pour lesquelles le Dg de l’Agetip a qualifié Mame Diop de « grand maire qui est constamment au chevet de sa population ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

(Saint-Louis) : Les responsables et membres de six groupements d’intérêt économique (Gie) de Gokhou-Mbathie ont poussé hier des cris de joie lorsqu’ils ont vu le directeur général du Fongip (Fonds de garantie des investissements prioritaires), Doudou Kâ, se déplacer pour venir personnellement sceller un partenariat qui leur permettra de bénéficier d’une ligne de crédit de 30 millions de FCfa.

Dans le but de renforcer les activités génératrices de revenus menées régulièrement par ces groupements d’intérêt économique et de promotion féminine, le Fongip, selon Doudou Kâ, a pris la ferme décision d’aider ces nombreux pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices de produits halieutiques et autres promoteurs de Pme de la Langue de Barbarie, à se professionnaliser davantage. Ces six Gie auront chacun une enveloppe financière de 5 millions de FCfa, soit un fonds global de 30 millions de FCfa. Ce qui permettra, à en croire Doudou Kâ, à plus de 400 personnes d’autofinancer, tour à tour, leurs activités sur la base du système de crédit revolving (crédit rotatif) mis en place par l’institution de microfinance Ufm/Louga.

Mme Mbaye Penda Faye, présidente du Gie And Liguey pour le développement de Gokhou-Mbathie, s’est réjouie de cet appui financier du Fongip, réitérant l’engagement indéfectible des membres de son Gie à utiliser rationnellement et à bon escient ce financement. De l’avis de Penda Faye, la cérémonie officielle de remise de ces financements organisée en dépit des pressions de la  campagne électorale prouve l’engagement de Doudou Kâ à traduire en actes la vision du Président Macky Sall en matière de développement économique et social de la nation. Quant à Doudou Kâ, il a révélé que près de 5 milliards de FCfa ont été injectés par le Fongip dans la région Nord, dont 3 milliards dans l’agriculture. Il a annoncé que dans le cadre de la relance du secteur de la pêche, le Fongip envisage de mettre à la disposition des mareyeurs sénégalais 400 nouveaux camions frigorifiques. Saint-Louis recevra une part importante des 133 camions prévus dans le cadre de la première phase de distribution de ces gros porteurs frigorifiques.

A. M. NDAW

Dans le cadre des opérations d’assainissement compensatoires, le ministre Diène Farba Sarr a dégagé une enveloppe de 177 millions de FCfa pour la lutte contre les inondations et le saupoudrage de la commune de Kaolack en proie à des infestations larvaires en cette période hivernale.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, s’est dit préoccupé par le sort des populations de la commune de Kaolack en cette période de saison des pluies. Une posture administrative qu’il tient à assumer même au cœur de la campagne des législatives du 30 juillet 2017. « Dès le départ avec les autres membres du comité électoral départemental, nous avons estimé qu’il serait malvenu de mener campagne en occultant le désarroi de populations engluées dans les inondations et ses conséquences. C’est pourquoi, avec nos prérogatives en matière d’assainissement compensatoire, nous avons opté pour des opérations de pompage et de saupoudrage afin de venir en aide aux riverains des zones inondables de la commune de Kaolack », a justifié le ministre du cadre de vie, en marge d’une cérémonie de remise d’une centaine de sacs de poudre pour lutter contre les infestations larvaires de moustiques dans la capitale régionale. Une manifestation au cours de laquelle il a dressé le bilan des interventions de son département sur le front des inondations depuis l’entame de la saison hivernale. « Pour le volet pompage, nous avons mobilisé 4 camions hydrocureurs dont 2 pour le seul quartier de Bongré, les deux autres mis à la disposition du préfet pour un coût avoisinant 10 à 15 millions de FCfa.

Le curage des canaux sur 4 km dans la commune a nécessité une enveloppe de 47 millions de FCfa et va concerner les zones de Ndangane et du marché central. Dans le même sillage, des tranchées drainantes seront aménagées à Ndangane et à Tabagoye à hauteur de 30 millions de FCfa. A côté de ses opérations de terrain, l’équipement n’a pas été oublié avec l’achat de 10 motopompes de 80 m3 /h et 1000 litres de carburant, sans compter l’achat de produits pour les opérations de saupoudrage, pour des investissements globaux de près de 177 millions de FCfa imputés aux crédits destinés à financer la Matrice d’actions prioritaires (Map) de notre département pour ce qui concerne l’assainissement compensatoire qui relève de nos prérogatives », a détaillé le ministre de l’habitat qui procédait à la remise de produits de saupoudrage à la brigade régional de l’hygiène de Kaolack. Ce dernier volet vise à prémunir les populations des maladies liées aux inondations avec la prolifération de larves dans les zones inondables. Une démarche vivement saluée par le patron de la structure déconcentrée, le commandant Goudiaby qui s’est engagé avec ses hommes en à faire bon usage, notamment dans les zones cibles de Xanxum, Ndangane, Tabagoye et dans la bande d’Auzout à la sortie nord est de la commune de Kaolack. Une cérémonie similaire a été organisée au démarrage de la campagne des locales pour la réception des camions hydrocureurs et des motopompes.

Elimane FALL

Le processus d’élaboration du plan d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose du Sénégal a abouti à Ziguinchor. En effet, l’avant-projet de la région concernant ledit plan a été validé vendredi dernier par l’ensemble des 13 conseils locaux de la pêche artisanale (Clpa) existants à Ziguinchor.

C’était lors d’une réunion qui s’est déroulée à Ziguinchor en présence des membres de la commission sous-régionale des pêches, ainsi que des représentants des projets Usaid Comfish Plus et Gowamer. Auparavant, un atelier organisé à Ziguinchor avait permis de passer en revue le contexte dans lequel la pêcherie de l’ethmalose est exploitée ici, d’identifier les atouts de la région, ses contraintes et de dégager des perspectives, notamment en matière de préalables et de mesures pour bien gérer la ressource.
La rencontre n’avait pas occulté les dispositions d’accompagnement relatives aux infrastructures, aux unités de valorisation et au financement de la filière. Des mesures de précaution et des indicateurs de suivi avaient été également dégagés.

Pour sa part, le chef du service régional des pêches et de la surveillance de Ziguinchor, Ibrahima Lô, s’est félicité de cette adoption de l’avant-projet de la région relatif au plan d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose dans notre pays. M. Lô a assuré qu’il ne reste plus que l’élaboration, à l’échelle nationale, du plan d’aménagement de l’ethmalose et sa ratification par le chef de l’État « sous forme de décret d’application ». A l’en croire, les régions de Saint-Louis, Thiès et Fatick ont déjà validé leur avant-projet du plan d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose. La mise en œuvre de ce plan favorisera une exploitation rationnelle et durable de la ressource au grand bonheur des habitants de cette partie méridionale du Sénégal.

A noter que le plan national d’aménagement de la pêcherie de l’ethmalose de notre pays vise à assurer la sécurité alimentaire des populations, à générer des emplois et à permettre à la ressources de créer une rente dans l’économique. Et comme l’a fait savoir M. Lô, ledit plan intéresse aussi la sous-région. « Parce que la Commission sous-régionale des pêches voudrait que ce plan puisse être géré concomitamment avec tous les pays membres (Guinée-Bissau, Gambie, Sierra Léone, Mauritanie, Sénégal, République de Guinée et Cap-Vert), où l’on sent la présence de l’ethmalose ».

El Hadj Moussa SADIO

Les maraîchers de Lendeng qui s’activent dans l’unique zone agricole de Rufisque-Est peuvent avoir des raisons d’être satisfaits de leur maire Boubacar Albé Ndoye. Ce dernier a demandé à la Fondation Sococim que les produits de ces maraîchers sont pris en compte dans l’approvisionnement des « Espaces Ndugu », ces tabliers modernes installés dans les différentes communes de Rufisque.

« Si l’on parvient à faire le «link» » entre ces producteurs maraîchers et les vendeuses qui vont s’installer dans ces «Espaces Ndugu», cela va créer une chaîne de valeurs importante non seulement pour la commune, mais aussi pour les populations », a dit Boubacar Albé Ndoye à l’occasion de la remise symbolique de tabliers à une association de femmes de sa commune. « Cette action correspond à l’objectif principal de la fondation qui est de créer des emplois et des richesses sur le territoire national en général, à Rufisque en particulier », a expliqué Patricia Diagne, l’administrateur de la Fondation Sococim. Pour Mme Diagne, les tabliers « Espaces Ndugu » participent à la modernisation du commerce de légumes frais en offrant de meilleures conditions d’exercice de l’activité commerciale, mais aussi de diversité et de salubrité pour les produits et pour les clients. Rufisque-Est est la dernière commune où les « Espaces Ndugu » sont implantés dans la « vieille ville », processus qui a débuté par la commune de Rufisque-Ouest. La Fondation Sococim a réussi cela grâce à son « partenaire » Afrique Distribution dont le représentant Amadou Kane était présent à la cérémonie.

M. NDONG

Le gouverneur de la région de Tambacounda, Bouya Amar, a lancé les travaux de construction du deuxième forage et d’un château d’eau. Ces ouvrages sont une réponse à l’évolution de la demande consécutive à la croissance démographique et à l’excroissance de Koumpentoum.

Une revanche sur le déficit en eau avant la lettre. Déjà, les populations de Koumpentoum ont le droit de croire à la fin des pénuries. Sur leur sol, le matériel est en place, la fondation est en train d’être creusée, des engins s’activent. Les techniciens s’affairent. La construction d’un second forage et d’un château d’eau est une demande pressante. Parce que ce chef-lieu de département peuplé de 13.000 habitants est plongé dans un déficit structurel.

La capacité du premier forage était en déphasage avec l’évolution exponentielle des besoins. Le cap de la résorption des déficits se joue sur les chantiers. Les voix crédibles  bénissent les ouvrages. L’imam Ratib Youssouffa Diassy est allé plus loin en remerciant le président de la République. « Beaucoup de quartiers n’avaient pas accès à l’eau. Avec ce forage et ce château d’eau, l’Etat va prendre en charge une doléance des plus pressantes des populations. Nous prions pour que le président Macky Sall réussisse sa politique d’initiatives sociales en faveur des populations des zones démunies », a formulé l’imam Youssouffa Diassy.  

Le 27 octobre 2016, les populations avaient battu le macadam pour entre autres réclamer de l’eau. Le gouvernement accède à leur demande par l’action. C’est pour cela que lors de la cérémonie, le maire Sidy Traoré pouvait regarder ses mandataires dans les yeux. Car la réparation de l’injustice est également en cours à Koumpentoum.  Le président Macky Sall avait déjà assuré l’édile. « Je dois saluer la diligence et la rapidité avec laquelle l’Ofor exécute les travaux. Le forage et le château en cours de construction permettront d’approvisionner des quartiers laissés pour compte. Il s’agit des quartiers qui sont derrière les rails », s’est réjoui le maire, qui a vanté la politique du président Macky Sall au profit des Sénégalais qui sont dans le monde rural. Le maire y marque de considération pour les ruraux. « Le président Macky Sall a la solution aux problèmes du monde rural », défend le maire. Le secrétaire général du Conseil départemental de Koumpentoum, Tidiane Tine, a embouché la même trompette. L’amélioration de l’approvisionnement en eau, dit-il, était le cheval de bataille de tous les conseillers. Heureusement, constate-t-il, en l’espace de deux ans, le département compte plus de forages qu’il en a depuis 50 ans.

Ici, le Conseil municipal n’aura plus à investir pour dépanner un forage. Le nouveau mode de gestion a déjà fait ses preuves. L’argent de l’eau, dit-on, doit servir le secteur de l’eau en premier. « Un forage peut prendre charge ses dépenses. A condition que l’argent soit bien généré. Avec notre nouvelle politique, les forages ne sont plus gérés par les populations, ce sont les privés qui s’occuperont de la gestion », précise le directeur général de l’Ofor. Pour sa part, le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, a remercié le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et le directeur général de l’Ofor qui ont puisé dans le Budget consolidé d’investissement (Bci) pour régler les problèmes d’eau de Koumpentoum.

Pape Demba SIDIBE

(Saint-Louis) : Un raz-de-marée s’est encore produit dans la Langue de Barbarie, plus précisément à Ndar Toute appelé aussi Santhiaba. Cette fois-ci, cinq concessions situées à quelques encablures de l’école Dodds ont été envahies par les eaux marines. Hier, les populations de Santhiaba n’ont pas fermé l’œil, veillant durant toute la nuit sur ces vieilles chaumières qui risquent de s’effondrer si ces vagues géantes se font encore entendre.

Un homme et une dame que nous avons rencontrés sur les lieux ont laissé entendre que les populations ne savent plus à quelle mer se fier. Même s’ils ont bien apprécié le geste du président Macky Sall, qui a permis à 629 familles de pêcheurs rapatriés de la Mauritanie de bénéficier de cette enveloppe globale d’1 milliard 300 millions Cfa et des 461 moteurs hors-bord, ils ont encore invité l’Etat à les protéger durablement contre l’avancée de la mer. Au mois d’avril dernier, à l’occasion d’une rencontre de l’Apr dénommée « Yendou Marron » organisée à Guet-Ndar, le maire Mansour Faye avait évoqué l’épineux problème des raz-de-marée, précisant qu’ils constituent un phénomène naturel récurrent.
Il avait ainsi annoncé le démarrage effectif des travaux d’installation des brise-lames avant la fin de l’année 2017.

Ces travaux, avait-t-il précisé, vont durant 12 mois et seront effectués sur une distance de 4 km sur une partie du littoralde la Langue de Barbarie, entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie, et coûteront globalement 4 milliards de FCfa à l’Etat. Une information confirmée hier par le chef du service régional de l’environnement El Hadj Boubacar Dia, qui a souligné que les études d’impact environnemental et social de ce projet d’urgence de protection des côtes de la Langue de Barbarie sont terminées, «il ne reste que le démarrage des travaux».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor) et le maire de Médina Gounass ont inauguré le forage couplé à un château à Médina Pakane. Ces ouvrages brisent le long cycle de pénurie d’eau dans 13 villages de la commune de Médina Gounass. Les ouvrages ont été financés par l’Union Européenne.

Médina Pakane. Ce village ne vous dit pas grand-chose mais il apparaît sous un nouveau jour. Ce jeudi 20 juillet 2017, le ciel était couvert de nuages. La nature apporte sa bénédiction à l’inauguration des ouvrages en adoucissant les températures. Situé à 10 km de la cité religieuse de Médina Gounass, Médina Pakane n’aura plus un souci d’approvisionnement en eau potable. La vraie vie commence à Médina Pakane. Dans le passé, des femmes étaient soumises à un calvaire imposé par le manque de la denrée précieuse. Des femmes étaient obligées de déployer toute leur énergie pour apporter la vie aux autres membres des ménages. Le forage d’un coût de 185.892.357 FCfa financé par l’Union Européenne abrège la souffrance de toute une communauté. L’ouvrage tire des milliers de personnes d’un régime hydrique contraignant.

Au-delà de l’inauguration, l’ouvrage hydraulique entre en ligne de compte de la création des conditions de transformation socio-économique de cette localité située dans l’arrondissement de Bonconton, commune de Médina Gounass, dans la région de Kolda. Le directeur général de l’Ofor Lansana Gagny Sakho et le maire de Médina Gounass, Seydou Bâ, par ailleurs frère du Khalife de la cité religieuse, ont pris part à l’inauguration riche en couleurs. Les premières victimes ont exprimé leur soulagement à travers leur chorégraphie. Les chants et les danses conjurent à jamais un passé noir, une période où elles ne fermaient pas l’œil parce qu’elles étaient dans une psychose. Le soulagement était le sentiment le mieux partagé. Rien n’est emphatique. Les inaugurations ressemblent à la célébration d’une nouvelle vie. C’est à juste raison.

La partie visible de l’ouvrage, c’est bien ce beau château d’eau qui culmine à 25 mètres. Il s’élève majestueusement au-dessus des chaumières de Médina Pakane. Les ouvrages rompent le cycle de transmission du fardeau de la corvée d’eau. Ce jour de fête, les confessions des femmes électrisent les interlocuteurs. Leurs mains portent les marques indélébiles de l’effort physique déployé pour tirer l’eau des puits. Ruisselant de sueur, Marima Bâ nous plonge dans un passé non lointain. « Les femmes portaient tout ce fardeau. Il fallait se réveiller tôt pour espérer avoir de l’eau afin de laver les enfants et pour les besoins de la consommation de la famille. Nous fournissions des efforts physiques qui fragilisaient notre santé », confesse Mariama Bâ. Le jour commençait tôt pour ces femmes. Elles se réveillaient à 5 heures. Elles se rendaient aux puits où elles pouvaient passer des heures. Les aubes étaient immuables au fil des décennies. « Nous pouvions mettre des heures sans avoir suffisamment d’eau pour la famille. Mais c’était plus dur durant la saison sèche », confie Fatoumata Mballo. Aujourd’hui, c’est une autre aube qui pointe à l’horizon. Médina Pakane a désormais de beaux jours devant lui. L’espoir d’une vie meilleure ne sera pas un idéal. Il est déjà une réalité.

Le recul des maladies associées à l’insalubrité ou au déficit de l’eau, la relance des activités maraîchères sont les attentes des populations. C’est du moins l’avis du chef de village, Thierno Ibrahima Baldé. Mais Médina Pakane peut être considéré comme l’épicentre de la réparation d’une iniquité. Puisque ces ouvrages serviront 13 autres villages pour une population estimée à plus de 2725 habitants. L’autre paire de la manche, c’est la gestion des ouvrages. La longue corvée impose une implication de toute la communauté. C’est dans ce sens que le maire a axé son intervention.

Le maire de Médina Gounass, Seydou Bâ, a lancé un appel pour l’implication de tous dans la gestion des ouvrages hydrauliques construits à Médina Pakane avec l’appui financier de l’Union Européenne. « Le devoir de chacun est de veiller à la préservation de ces infrastructures. Le président de la République, Macky Sall, est au chevet des populations. Le gouvernement et ses partenaires ont consenti beaucoup d’argent pour la réalisation de ces ouvrages. Il revient aux populations de bien les entretenir », conseille le maire de Médina Gounass.
Pape Demba SIDIBE

...Le forage de Touba Darou Salam va desservir 9 villages de Netteboulou
La corvée d’eau relève désormais du passé à Touba Darou Salam et dans 9 autres villages de la commune de Netteboulou dans l’arrondissement de Missirah. Le forage réalisé avec le concours de l’Union Européenne dans ce cadre du programme Pepam-UE fait renaître tous les espoirs et éveille des ambitions chez les femmes qui rêvent déjà d’augmenter leurs productions maraîchères.

L’inauguration du forage multi-villages est empreinte de religiosité. Une jeune psalmodie un verset du Coran avec des variations de son timbre. Des femmes et des jeunes filles reprennent en chœur des chants religieux. Les habitants ont puisé dans ce qu’ils ont de plus cher pour remercier les partenaires, l’Union Européenne, l’Office des forages ruraux (Ofor). Le forage multi-villages d’un coût de 239.307.375 FCfa n’a pas de prix pour eux.

Dans la commune de Néttéboulou, arrondissement de Missirah, 9 villages environnants de Touba Darou Salam étancheront leur soif. Les nuages d’incertitudes s’envolent à jamais au-dessus de ces localités. A la place publique, comme dans des maisons, on y voit une marque de considération. Puisque c’est sous le magistère du président de la République Macky Sall que le village religieux a étrenné son forage. L’eau est la source de la vie. Mais pour le Khalife de Touba Darou Salam, elle sera la source du bien-être. « Nous remercions le président de la République, Macky Sall, pour cette opportunité offerte à Touba Darou Salam et aux 9 autres villages qui ont enfin de l’eau potable », a formulé le khalife de Touba Darou Salam, dans la région de Tambacounda. Malgré leur temps chargé, des villages sont venus en masse pour assister à cette cérémonie. Il s’agit de leur avenir, d’un nouveau point de départ dans leur existence. Au pied des ouvrages, pleuvent des explications techniques. Le forage a une profondeur de 148 mètres. Il communiquera avec une conduite de 20,5 km qui va transporter le liquide précieux vers d’autres villages. Pour la postérité, les bénéficiaires retiendront que c’est sous le régime du président Macky Sall que leurs vieilles doléances ont été résolues. « Nous remercions le président Macky Sall et les partenaires du gouvernement d’avoir construit ce forage pour les populations. Nous avions formulé depuis longtemps cette demande », rappelle le guide religieux El Hadji Batou Diallo.   

Le village religieux n’est pas le premier à étrenner son forage dans la commune de Néttéboulou. Celle-ci compte six autres forages réalisés sous le régime de Macky Sall. Ces infrastructures hydrauliques ont permis à des habitants des zones les plus reculées d’avoir accès à l’eau potable. Les déficits se résorbent au fond des ouvrages qui sortent de terre. Les élus locaux soupèsent tout leur poids sur les conditions de vie des bénéficiaires. « Nous saluons les efforts du gouvernement dans le cadre du Pudc et de ce programme de l’Union Européenne. Le taux de couverture des besoins en eau a augmenté », a souligné le représentant du maire, Faty Traoré.

L’extension des périmètres maraîchers traverse déjà l’esprit des femmes. La disponibilité de l’eau fait renaître les espoirs et suscite des ambitions. Tant mieux pour la lutte contre la pauvreté. A Touba Darou Salam, Saly Coly rêve déjà d’améliorer ses recettes à partir de son exploitation. « Ce forage soulage davantage des femmes que des hommes. Les autorités nous aident à mieux pratiquer le maraîchage », reconnaît Saly Coly. L’étudiante Awa Maréga reconnaît que son village et les localités desservies entrent dans une nouvelle ère.

P. D. SIDIBE

Une cinquantaine de représentants des collectivités locales des départements de Saint-Louis, Dagana et Podor, sont en conclave depuis avant-hier à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Une rencontre organisée sous forme de session de formation certifiante axée sur le développement économique local (Del).

A cette occasion, le directeur de l’Agence régionale de développement de Saint-Louis, Ousmane Sow, s’est adressé à la presse pour préciser que « cette session de formation est une première du genre au Sénégal, animée par des experts et autres professionnels du développement local ».

Le directeur de l’Ard n’a pas manqué de rappeler que ce séminaire « est une initiative de l’Ugb et de l’Ard, soutenue par la coopération andalouse et l’Agence marocaine pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces du Nord du Royaume (Apdn) ».

Avec la démocratisation de l’accès à un enseignement supérieur de qualité, a-t-il souligné, l’Université de Saint-Louis s’ouvre à des acteurs qui disposent d’une expérience enrichissante dans certains domaines du développement local, de la vie économique et sociale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La deuxième édition de l’université communautaire s’est tenue hier à la maison de la femme de Pikine-Est à l’initiative du réseau des organisations pour le développement durable. Cette année, les échanges ont porté sur la promotion de l’économie solidaire et la santé à l’échelle de la communauté.

A la banlieue, existent plusieurs groupements de femmes qui, à travers des tontines, cherchent à aller vers l’autonomisation. Cependant, le constat est qu’il manque une véritable solidarité dans ce système d’éradication de la pauvreté et l’existence d’obstacles au développement de ces petites caisses. C’est pour remédier à tous ces écueils et tendre vers le développement durable que le réseau des organisations pour le développement durable s’emploie à la mutualisation de toutes ces tontines afin que les femmes puissent prétendre à des financements beaucoup plus consistants. «Autrement dit, nous allons augmenter la force de frappe financière de ces femmes pour rendre possible l’amélioration de la prise en charge sanitaire de leurs familles respectives », a-t-il soutenu.

Justement dans le domaine de la santé, le Pr Daouda Ndiaye à la réputation mondiale va entretenir les femmes du paludisme afin de mieux les outiller dans le combat contre cette maladie. «Nous allons travailler avec ce professeur dans le domaine de la prévention, de la méthode curative ainsi que des autres aspects qui entrent dans la prise en charge de cette maladie », a affirmé Amadou Salif Tall. La finalité de l’université communautaire est de produire des documents sur la base de laquelle il sera possible d’aller vers un véritable développement durable. Amadou Salif Tall a révélé qu’il est également question de créer un centre d’impulsion économique en vue de mieux combattre la précarité, le chômage etc. «Nous allons mettre en place une couveuse afin de permettre aux jeunes d’avoir la possibilité de se former d’abord et de maximiser leurs chances de trouver un emploi. Il sera aussi question de renforcer les capacités de ces organisations qui sont nombreuses mais qui, malheureusement, ne sont pas très conscientes de leur force », a-t-il souligné.
Le réseau travaille avec des sommités telles que le professeur Daouda Ndiaye, le professeur Amadou Aly Mbaye de la Faseg pour, à terme, mettre en place un centre de suivi et d’impulsion économique, de manière plus globale de développement communautaire.

Abdou DIOP

C’est la ville de Bakel, à l’image d’autres villes comme Pikine, Rufisque, Saint-Louis et Sédhiou, va bénéficier du Pisa ou centre de télémédecine (acronyme en anglais : Program for International Student Assessment). Cette infrastructure qui va coûter 150.000.000 FCfa est entièrement financée par le Fonds de développement du service universel des télécommunications.

Bakel, une ville du Sénégal oriental située à proximité des frontières avec la Mauritanie et le Mali, souffre de son éloignement. Ses arrondissements et la quasi-totalité des localités du département sont enclavés. Ce sont les élèves qui souffrent le plus de cette position excentrée, affirme le président du Conseil départemental, Ibrahima Diallo dit Demba Ka. Adossé au fleuve Sénégal, cette ville de Soninkés et de Pulaars pour la plupart est à 250 km de sa capitale régionale Tambacounda, qui, lui aussi, n’a ni de collège universitaire ni de station d’enseignement supérieur pour caser les enfants qui n’ont pas les moyens et des attaches pour être dans les grandes villes nanties du pays. Pour le maire de Bakel, Ibrahima Baba Sall, le Pisa est une offre globale packagée de services utiles réunis dans un même espace. Alioune Dieng, directeur général de Turnkey Engineering Dakar Sénégal, accompagné de ses collaborateurs du Mca (Millenium Connect Africa), a souligné que le Programme international pour le suivi des acquis des élèves, souvent désigné par l’acronyme Pisa, est un ensemble d’études menées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres.

Pour M. Dieng, les enquêtes sont menées tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’Ocde, ainsi que dans de nombreux pays partenaires et ont abouti à un classement dit « classement Pisa ». Ce Pisa va comporter des salles de formation numérique (e-learning), de consultation par télédiagnostic (e-Health). Il y a en plus une plateforme de télé-services permettant la dématérialisation de documents administratifs et des services des douanes et comprenant des boutiques de commerce électronique, de paiement de factures par voie électronique, de transfert et de réception d’argent, de services d’assurances, de microcrédits, etc. Il y a également en bonne place un pôle de services d’assistance aux activités économiques de la localité, un espace communautaire de projection visuel et cadre récréatif pour les populations.


Selon M. Dieng, directeur général de Turnkey, ces Pisas sont construits dans cinq villes du Sénégal dont le choix était très difficile à faire. Il s’agit de Pikine, Rufisque, Saint-Louis, Sédhiou et Bakel. A noter que le Président Macky Sall a personnellement tranché en faveur de Bakel. Les populations sont venues nombreuses répondre à l’invitation du maire pour la pause de la première pierre de cette belle infrastructure qui va coûter 150.000.000 FCfa entièrement financé par le Fonds de développement du service universel des télécommunications (le Fdsut) pour 100.000.000 FCfa et le Mica pour 50.000.000 FCfa. Les délégués de quartier et les notables de la ville ainsi que des responsables politiques qui ont compris l’utilité du Pisa, ont envahi le lieu très tôt le matin pour témoigner de leur satisfaction et remercier le chef de l’Etat.

Pape Demba SIDIBE

Ce n’est plus une, mais deux menaces auxquelles doit faire face la population camerounaise. Cela, les représentants régionaux d’Amnesty International l’ont fait savoir lors de la présentation, hier à Dakar, d’un rapport sur les « Chambres de torture secrètes au Cameroun : violations des droits humains et crimes de guerre dans la lutte contre Boko Haram ».

La situation des populations locales est exceptionnellement complexe au nord du Cameroun. Chaque jour, les gens vivent avec la menace constante des exactions du groupe armé Boko Haram qui sévit dans la région depuis 2014. Et ce qu’a révélé, hier, le dernier rapport d’Amnesty International assombrit encore le tableau. D’après l’organisation non gouvernementale (Ong) de défense des droits humains, les autorités camerounaises s’attaquent, elles aussi, à la population. Des dizaines de témoignages recoupés avec des photos et des vidéos trouvées sur les réseaux sociaux, ainsi que des images satellitaires, ont permis de mettre au jour un système de torture tenu secret. La position de « la chèvre ». Une image qui ne doit rien à la douceur de l’animal. Des plus douloureuses, cette position où les bras et les pieds de la victime sont attachés en arrière, revient très souvent sur les dessins des anciens détenus. Une vingtaine d’autres méthodes de torture ont été décrites, des passages à tabac aux simulacres de noyade, menant parfois à la mort. Des « crimes imprescriptibles », apparentés à des « crimes de guerre », selon les mots d’Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Pire, l’immense majorité des victimes arrêtées arbitrairement ont subi les sévisses dans deux sites de détention non officiels, voisins des bureaux de hauts dirigeants de l’armée camerounaise : au siège du Bataillon d’intervention rapide (Bir) à Salak dans l’Extrême-Nord, et à Yaoundé la capitale du pays, dans un centre géré par la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), les services de renseignement camerounais. « Il faut que les hauts gradés en charge de ces centres de détention qui sont soupçonnés d’avoir une responsabilité (…) dans des actes de torture, des morts en détention ou des disparitions forcées fassent l’objet d’une enquête », réclame Alouine Tine.  D’autant que des dizaines de personnes seraient aujourd’hui encore détenues.

Informé des conclusions du rapport d’Amnesty International en avril dernier, le gouvernement camerounais n’a formulé aucune réponse. « Notre rôle n’est pas de porter plainte contre le gouvernement », a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint chargé des recherches de l’Ong, « mais de donner des preuves qui lui fassent prendre ses responsabilités et on ne peut pas nous reprocher d’en manquer ». Le Cameroun n’est pas le seul pays visé. Des vidéos attestent que des soldats de l’armée américaine ont été présents à Salak, jouant au foot avec les soldats camerounais à quelques mètres des cellules de quelques 45 m2 où s’entassaient plus de 70 détenus.

Pendant une visite, des délégués d’Amnesty international ont aussi vu des soldats français. Etaient-ils au courant des tortures perpétrées à leurs pieds ? Beaucoup de questions sans réponse et des secrets que les autorités semblent vouloir garder bien enfouis.

Marie LECHAPELAYS (stagiaire)

Les responsables du Projet de développement inclusif et durable de l’agribusiness au Sénégal (Pdidas) ont organisé, pendant deux jours au centre de formation d’Africa Rice à Boudiouck, un atelier qui a permis d’élaborer une feuille de route pour une meilleure mobilisation de la société civile et des élus locaux dans le cadre de la mise en œuvre de ses projets dans 9 communes et 41 villages de la région nord.

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture de cette rencontre, la coordonnatrice du Pdidas, Mme Ndèye Coura Mbaye Diop, a révélé que près 20.000 hectares de terre ont été mis à la disposition de ce projet par les communautés des zones cibles dans le Nord. Elle a ainsi rappelé qu’un canal primaire d’irrigation a été réalisé dans le Ngalam pour favoriser l’exploitation agricole par des investisseurs du secteur privé national et international.
Selon Mme Coura Mbaye, ces investissements permettront également aux communautés des zones cibles de disposer de 50% des revenus. Elle a laissé entendre que « les concertations et échanges entre les acteurs et la société civile visent essentiellement une bonne maîtrise des données foncières dans les zones d’exploitations agricoles ». Après la cartographie, a-t-elle précisé, « le bornage et la validation technique et sociale, suite à la délibération du conseil municipal approuvée par le préfet, les permis d’immatriculation de chaque parcelle d’exploitation seront établis afin de bien sécuriser les terres affectées à l’exploitation du projet ».

Les experts du Pdidas ont rappelé que ce projet a démarré le 3 novembre 2014 et est financé par la Banque mondiale (80 millions de dollars Us) et le Fonds mondial pour l’environnement (6 millions de dollars Us), soit un coût global de 86 millions de dollars (43 milliards de FCfa) pour une durée de six ans. Un programme qui contribuera à la réalisation des objectifs de la Loasp, à l’atteinte des objectifs du Pracas et du Plan Sénégal émergent (Pse).
L’objectif du Pdidas, qui est entré en vigueur le 26 juin 2014, ont-ils précisé, est de développer une agriculture commerciale inclusive et une gestion durable des terres dans les zones du projet, notamment dans les régions de Saint-Louis et de Louga.
Selon ces experts, les bénéficiaires directs sont estimés à plus de 10.000 personnes dont plus de 65% de femmes et plus de 100 entreprises en dehors des exploitations agricoles dans les zones de la vallée du Ngalam et du Lac de Guiers.
L'administrateur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), Babacar Diop, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui permet aux membres de la société civile d’adhérer massivement à ce projet.

Mb. Kh. DIAGNE

Le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, a mis à profit la dernière réunion du Conseil d’administration de l’Agence régionale de développement de Saint-Louis, présidée par Me Moustapha Mbaye, président du Conseil départemental, pour présenter le rapport régional de mesures de performance des collectivités territoriales (Ct) de la région nord.

Une centaine de représentants des collectivités locales du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, des services régionaux et départementaux de l’administration déconcentrée, ont pris part à cette réunion qui s’est déroulée en présence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement Sahite Fall. Les échanges ont été enrichissants et fructueux et ont permis aux participants de diagnostiquer sans complaisance ce rapport jugé satisfaisant dans l’ensemble.

Ousmane Sow a rappelé que les collectivités locales, comme toute organisation publique, sont appelées à élaborer et à mettre en œuvre des politiques afin de répondre aux préoccupations et aspirations de leurs populations. Ces politiques ont certainement des conséquences sur l’environnement et la société, et doivent faire l’objet de suivi et d’évaluation afin d’apprécier leur efficacité et leur efficience.
C’est dans ce cadre, a-t-il précisé, que l’Etat du Sénégal, à travers le Pndl et ses partenaires, a mis en place un outil pour mesurer les performances des collectivités territoriales dans le but d’améliorer l’exercice de leurs attributions ainsi que leurs compétences et le renforcement de la participation citoyenne.
Au niveau régional, a-t-il ajouté, par le biais du comité technique régional, les acteurs se sont appropriés cet outil de mesure. C’est ainsi qu’ils ont pu procéder, de février à avril 2017, à l’évaluation des performances des 41 collectivités territoriales qui composent la région nord.

Selon Ousmane Sow, le principal objectif de ce travail colossal est d’aider tout simplement ces collectivités territoriales à mettre tous les atouts de leurs côtés pour assurer de façon optimale le service public de proximité. A ce titre, a-t-il souligné, la mesure de performance cible trois domaines d’évaluation répartis en sept critères retenus au niveau institutionnel. Il s’agit essentiellement de la capacité de la collectivité territoriale à satisfaire les besoins prioritaires des populations, de la capacité de pilotage institutionnel, technique et financier de la collectivité territoriale, de la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales.

Recommandations
Des recommandations ont été formulées. Il s’agit de faire de cet outil de mesure de performances un instrument institutionnalisé pour poursuivre les actions de développement durable au sein des collectivités territoriales. Ce qui nécessite au préalable de doter de moyens conséquents de suivi le dispositif régional mis en place, d’accompagner les Ct dans la maîtrise des différents éléments de la grille de mesure des performances à travers des sessions de formation, de rendre la grille opposable aux tiers, notamment aux Ct à travers des conventions Ct/Ard/Pndl pour le respect de son application. Les participants ont discuté de la nécessité de finaliser les 33 documents de planification restants, d’augmenter les parts des budgets alloués au développement économique local (Del) et de renforcer la formation des membres du dispositif local d’animation du Del au sein des Ct, d’élaborer des plans de travail annuels (Pta) qui doivent être en lien avec les plans annuels d’investissement des Ct, d’inciter les Ct à renforcer des initiatives efficaces et incitatives pour accroître significativement le recouvrement des impôts et taxes locaux.
Il a été également question de réfléchir sur la formation des conseillers municipaux et des acteurs communautaires dans les différents modules de gestion des collectivités locales, sur l’augmentation des ressources humaines et des moyens techniques des institutions locales, sur la consolidation de la participation citoyenne aux affaires locales, qui doit être accompagnée d’un plan de communication et d’un dispositif de suivi évaluation des actions de développement territorial, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le département de Bakel, une cinquantaine de femmes sont formées dans la teinturerie, alors qu’à Koussanar un premier groupe de 20 artisans est en train de terminer sa formation dans la fabrication du savon et dans la coupe et la couture. Des activités qui entrent dans le cadre de la formation de 240 artisans de la chambre des métiers de Tambacounda.

Une cinquantaine de femmes du département de Bakel suivent une formation en teinture d’une durée de 15 jours initiée par la chambre des métiers. Pour le président de la chambre des métiers de Bakel, Boubacar Coulibaly dit Soudé, cette initiative «salutaire» des autorités est venue à son heure. Soulignant les efforts des autorités pour «mettre les artisans dans de bonnes conditions», il a ajouté qu’»aider les femmes, c’est aider la société», la femme étant «au début et à la fin du développement». Cette formation qui se déroule depuis près de deux semaines au centre ménager, va permettre aux femmes bénéficiaires de «se prendre en charge convenablement car pouvant exercer et améliorer leur métier de teinturière», a expliqué la formatrice Bintou Camara.

Dans le cadre de l’autonomisation des femmes qui est en vigueur dans les différents plans d’actions des femmes, elle a demandé aux femmes de «se ceindre les reins et de travailler pour ne dépendre de qui que ce soit». L’objectif final étant de les aider à créer leur propre entreprise. La formatrice a conseillé aux femmes de s’organiser et, à travers des cotisations abordables pour toutes, à mettre en place des crédits revolving pour développer leur activité. Après cela, l’Etat pourra leur venir en aide.

P. D. SIDIBE

Résolument engagé à aider les populations du département de Saint-Louis à prendre en charge leur propre développement, le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) Yérim Thioub a sillonné hier de nombreuses localités de la commune de Ndiébène Gandiole en vue recenser les préoccupations, les priorités, les doléances et autres desiderata des Gandiolais.

Accompagné de son proche collaborateur Massar Gaye et autres membres de son staff, Yérim Thioub, par ailleurs président du mouvement Action Sénégal (Mas), a passé en revue une dizaine de villages pendant 24 heures. A cette occasion, il a réaffirmé sa farouche volonté de contribuer à traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière de développement économique et social de la nation, d’aider les maires de Saint-Louis, Mansour Faye et de Gandiole, Arona Sow, à satisfaire les doléances des populations.

A Dégouniayes, il s’est engagé, séance tenante, à construire dans les plus brefs délais et avec l’appui de ses partenaires un forage de 18 mètres dans ce village qui permettra aux populations de ce terroir et des autres localités environnantes (Ndieling Mbao, Lahrar, etc.) de disposer enfin de l’eau potable. Partout où il est passé, il a attiré l’attention des populations sur les réalisations du président Macky Sall et du maire Mansour Faye, parmi lesquelles il a notamment cité le grand château d’eau aménagé à Leybar.

Il a laissé entendre que le chef de l’Etat est très sensible aux préoccupations de l’ensemble des Sénégalais et ne ménagera aucun effort pour mettre définitivement un terme à cette grande corvée, cette galère quotidienne des populations des villages enclavés, pour parcourir de longs trajets à la recherche de ce liquide précieux.

Dans les villages de Dégouniayes et de Ndieling Mbao, il a pris bonne note des doléances formulées par les populations qui tournent essentiellement autour de la nécessité de connecter ces localités aux réseaux hydraulique et électrique, de remettre aux femmes des moulins à mil et autres matériels permettant d’alléger leurs travaux, d’équiper les pêcheurs en gilets de sauvetage, d’aider les groupements de promotion féminine à accéder aux financements qui leur permettront de mener des activités génératrices de revenus, d’appuyer les populations de Ndielling Mbao dans l’organisation de leur journée de ziarra. Le Dg de l’Anam a promis d’examiner toutes ces doléances avec le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Yérim Thioub s’est rendu ensuite à Pikine 2 dans la commune de Saint-Louis pour remettre aux populations quatre tonnes de ciment destinées à la réhabilitation de leur mosquée. Avant de clôturer sa tournée, il a rappelé aux populations les efforts constants et louables déployés par le chef de l’Etat dans le cadre du développement de l’économie maritime, la volonté du président Macky Sall de construire un port fluvio-maritime à Saint-Louis et de mettre en œuvre incessamment un important projet de dragage et de balisage de la brèche pour un coût global de 15 milliards de FCfa.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pape Demba Bitèye, le secrétaire permanent de la Commission nationale de l’énergie, a offert un lot d’ampoules à forte intensité pour l’éclairage du stade Lamine Guèye de Kaolack, unique aire de jeu aux standards internationaux de la région. La cérémonie de réception de cet équipement a été présidée par le ministre du Renouveau urbain Diène Farba Sarr.

Unique aire de jeu de football répondant aux normes internationales, le stade Lamine Guèye de Kaolack a souffert pendant longtemps de la défectuosité de l’éclairage, empêchant l’organisation de rencontres nocturnes. Un problème résolu à la veille des phases nationales de 2015 organisées à Kaolack grâce à l’intervention du Conseil départemental sous l’égide du président Baba Ndiaye. Aujourd’hui l’infrastructure gérée par la collectivité décentralisée souffre de problèmes aigus de maintenance, dont un éclairage plutôt médiocre. A la demande du Conseil départemental, des bonnes volontés ont décidé d’appuyer le mouvement sportif régional dans le renforcement du système d’éclairage du stade.

« Nous avons saisi le secrétaire permanent à l’énergie Pape Demba Bitèye, un digne fils de Kaolack, qui, en moins de 72 heures, est parvenu à nous doter de 16 ampoules pour les projecteurs et, avec ses relations, a requis les services d’un technicien pour un diagnostic complet du système d’éclairage du stade », a témoigné le président Baba Ndiaye au cours de la cérémonie de réception de l’équipement sous la présidence du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr. Le généreux donateur, qui est un produit du mouvement sportif, a justifié son geste comme une démarche naturelle. « Je suis un pur produit du mouvement sportif de Kaolack. Quand le président Baba Ndiaye m’a fait part des difficultés que son institution rencontre dans l’entretien et la maintenance du système d’éclairage, j’ai mis à mon tour un réseau d’amis à contribution pour trouver un lot de 16 ampoules d’une capacité de 1000 watts  l’unité et mis à leur disposition un technicien pour diagnostiquer les dysfonctionnement du système occasionnant l’extinction précoce des ampoules.

Donc tout le mérite revient au président Baba Ndiaye », a soutenu le leader du mouvement Krem 2019. Ce dernier qui est un haut cadre du ministère de l’Energie n’en est pas à son coup d’essai. On lui doit l’éclairage du quartier périphérique de Darou Ridouane à l’entrée nord est de la ville. Un investissement personnel dans le développement économique et social de la capitale régionale de Kaolack salué par le ministre Diène Farba Sarr au nom du mouvement sportif local représenté, entre autres, par les patrons de l’Organisation régionale de coordination des activités de vacances (Orcav), son collègue de l’instance départementale Souleymane Thioune et le président de la ligue régionale de football Thierno Kosso Diané.

Elimane FALL

Kédougou : Un lot composé de 69 charrues, 61 semoirs, 66 houes sine, 02 buteuses, 13 charrettes, 1 moulin à mil, 1 atomiseur pour le traitement phytosanitaire, 03 tricycles et 01 égreneuse à maïs vient d’être offert aux populations riveraines qui sont impactées par les activités d’exploitation minière dans la zone de Mako par la société Petowal Mining Company (Pmc).  

Dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, la société Petowal Mining Company (Pmc) a répondu aux sollicitations des populations riveraines qui sont impactées par les activités d’exploitation minière dans la zone de Mako située à 40 km de la ville de Kédougou.

Pour respecter le cahier de charges, Pmc a déboursé près de 30 millions de FCfa en matériels agricoles. Le lot est composé de 69 charrues, 61 semoirs, 66 houes sine, 02 buteuses, 13 charrettes, 1 moulin à mil, 1 atomiseur pour le traitement phytosanitaire, 03 tricycles et 01 égreneuse à maïs. Le Pmc est en train de s’activer pour réaliser tous les autres projets tels que le tracteur et ses accessoires, les forages pastoraux et les périmètres arboricoles.

Le sous-préfet de Bandafassy, Mamadou Thiamdoun, a salué le geste de la société minière tout en demandant aux populations d’en faire un bon usage. Cependant, rappelle-t-il, « cette activité entre dans le cadre de la signature de convention entre la société Pmc et les populations qui a été faite depuis le 31 juillet 2016 sous la présence du gouverneur de la région, William Manel ». « Ce qui est important de souligner », poursuit l’autorité administrative, « c’est que la société Pmc a respecté le délai de livraison du matériel agricole.

Et aujourd’hui, tout est là, au grand bonheur des populations de Tambanoumouya et de Lenghékoto ». Le sous-préfet a fait savoir qu’avec la saison des pluies qui s’est déjà installée, les producteurs de la zone minière de Mako s’attendent à d’importants rendements dans la mesure où ils étaient très sous-équipés en matériels agricoles.

Pape Demba SIDIBE

La ville de Kaolack, la capitale du bassin arachidier, va renforcer sa vocation de centre d’affaires de la sous-région. Un projet souverain de reconstruction du grand marché central d’un coût global de 45 milliards de FCfa a été validé par le président Macky Sall. C’est le promoteur de l’infrastructure commerciale Guédel Mbodj qui en a fait l’annonce, dimanche dernier.

La ville de Kaolack, principal carrefour des voies de communication en Afrique de l’Ouest, verra cette position stratégique  valorisée dans les années à venir. En effet, outre les projets immobiliers et industriels de l’opérateur économique Ibrahima Ciss dit «Baye», d’autres programmes d’infrastructures sont annoncés. Dans le lot, l’édification d’un grand marché ultramoderne sur le site de l’actuel marché central retient l’attention.

Cet ouvrage sera doté de 6.000 cantines et va générer 2.000 emplois directs, tout en nécessitant un investissement global de 45 milliards de FCfa. Initiateur de ce projet, le promoteur culturel Guédel Mbodj, récemment promu au titre d’ambassadeur itinérant par le président Macky Sall, en a fait l’annonce au cours d’un point de presse dans sa résidence kaolackoise. « Le président Macky Sall m’a fait l’honneur de me recevoir en audience au palais de la République. Un entretien au cours duquel nous lui avons fait part de notre projet «Kaolack Emergent» dont la vitrine est un nouveau marché central doté de 6.000 cantines et qui disposera de toutes les commodités, à l’exemple d’escalators et de systèmes de télésurveillance. Il nous a vivement félicité en nous encourageant pour ce genre d’initiatives qui, selon lui, donne un contenu localisé au Plan Sénégal Emergent », a révélé le promoteur du « Fest  Rire » de Kaolack en marge d’un rassemblement avec les membres de son mouvement citoyen « Kaolack va Changer ». Ce projet phare de son plan de développement de sa ville natale ne va pas rencontrer de difficultés pour son financement. « Il s’agit d’un projet souverain, autrement dit nous ne comptons pas sur des fonds publics, encore moins d’un financement à travers la coopération décentralisée. Des souscriptions seront lancées et les commerçants voulant disposer de cantines vont déposer des cautions qui vont servir en partie à réaliser l’infrastructure », a informé le promoteur. Ce dernier a indiqué qu’en attendant la réception de l’ouvrage, une solution provisoire sera proposée aux occupants de l’actuel marché central sous la forme d’un site de reclassement d’une capacité de 800 cantines qu’ils vont occuper à titre gracieux en attendant la fin des travaux.

Signalons qu’outre la reconstruction de ce site commercial, il est prévu l’édification d’un conservatoire des arts et métiers et un programme de construction de 500 logements sociaux dans la capitale régionale de Kaolack.

Elimane FALL

Les artisans de Kolda vont bientôt disposer d’une cité grâce au «Programme un artisan, un toit».

Le «Programme un artisan, un toit» suscite un réel espoir chez les artisans de Kolda. L’installation de la Coopérative d’habitat des artisans de Kolda ouvre des belles perspectives pour ces braves citoyens qui se battent depuis des années pour pouvoir disposer d’un toit. Une initiative saluée par le président de la Chambre des métiers de Kolda, El Hadj Ndiaye, qui demande à la mairie de leur octroyer un terrain pour abriter la cité des artisans et du siège de la coopérative. Il revient également sur les conditions d’adhésion à cette coopérative pour les artisans qui souhaitent faire partie de cette coopérative. « Nous sommes là, aujourd’hui, pour mettre sur pied la coopérative d’habitat des artisans de la chambre des métiers de Kolda. On s’est rendu en effet compte que la plupart des artisans, surtout dans la commune de Kolda, n’ont pas de maison. Nous avons pensé qu’il faut qu’on aille vers un «Programme un artisan, un toit». C’est de cela qu’on est en train de discuter aujourd’hui. Pour adhérer, il faut être un artisan d’abord, membre de la chambre des métiers et évoluer dans la commune ou dans la région de Kolda », précise-t-il. Il lance par ailleurs un appel au président de la République à les appuyer dans le cadre du Plan Sénégal émergent pour leur permettre notamment de bénéficier des fonds destinés aux logements sociaux.

Le présidée du Conseil départemental qui représente le maire de Kolda à cette cérémonie, salue cette initiative. Moussa Baldé rassure les artisans sur le soutien des autorités locales pour faire aboutir leur projet dans les meilleurs délais. « C’est un plaisir et un honneur pour moi d’avoir présidé cette assemblée générale de lancement de la mise en place de la coopérative d’habitat de la chambre des métiers de la région de Kolda. J’ai rassuré Monsieur Ndiaye du soutien de toutes les autorités locales de notre département et je lui ai fait comprendre que notre souhait est que, dans quelques années, il ait dans un quartier de Kolda une cité flambant neuve abritant les logements des artisans de Kolda », dit-il. Il invite les adhérents à travailler pour la réussite du projet. L’artisanat et l’habitat figurent, selon lui, en bonne place dans le Plan Sénégal émergent cher au président de la République, Macky Sall. Et ils contribuent à l’épanouissement des artisans et constituent des leviers importants pour le développement socioéconomique de notre pays.

Mamadou Aliou DIALLO

Le ministre de l’Environnement a procédé ce week-end à la remise symbolique des tricycles isothermes aux femmes éleveuses et aux jeunes de Kolda.

Les femmes éleveuses et les jeunes de la région de Kolda peuvent légitimement pousser un ouf de soulagement. Ils viennent de bénéficier des tricycles isothermes pour leur permettre de conserver leurs produits laitiers et halieutiques mêmes dans les zones rurales dépourvues d’électricité. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui à la création d’opportunités d’emplois verts initié par le ministère de l’Environnement et du Développement durable avec le soutien du Pnud. La cérémonie de démarrage des activités a été présidée ce week-end, à Kolda, par le ministre de l’Environnement et du développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé, par ailleurs maire de cette ville. « Ce programme que mon département met en œuvre avec l’appui du Pnud offre des nouvelles possibilités d’activités génératrices de revenus aux jeunes et aux femmes dans plusieurs filières dont celles du lait et de la transformation des produits halieutiques. Avec ces tricycles isothermes, les acteurs de ces filières pourront disposer d’un outil de travail approprié pour la distribution et la conservation de leurs produits », déclare-t-il. Pour cette phase de démarrage, c’est le Directoire national des femmes en élevage (Dinfel) qui a été retenu par le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Ce choix s’explique par la place centrale qu’occupe cette importante organisation de femmes dans la filière lait, notamment dans la région de Kolda qui abrite l’un des bassins les plus florissants du Sénégal, d’après le ministre de l’Environnement. Abdoulaye Bibi Baldé invite le Directoire régional des femmes en élevage de Kolda à veiller à une exploitation optimale de ces équipements qui, espère-t-il, vont contribuer à la modernisation de la collecte et la distribution des produits laitiers tout en améliorant les conditions d’existence des bénéficiaires et de leurs familles.

La présidente du Dinfel, Madame Sidibé, se réjouit du choix porté sur son organisation et réaffirme l’engagement des femmes en élevage d’œuvrer pour le développement du Sénégal et de contribuer au Plan Sénégal émergent. « Monsieur le ministre, vous avez très tôt compris que les femmes en élevage sont des femmes actrices de développement. Vous avez réfléchi et compris qu’il faut accompagner les femmes en élevage. Nous nous réjouissons de ce programme car les matières plastiques ont fait beaucoup de dégâts dans le cheptel. Nous avons pris conscience de cela depuis plus de cinq ans, mais nous n’avions pas eu une oreille attentive », déclare Madame Sidibé.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Projet Usda/Psem a organisé un forum sur la promotion de la chaîne de valeurs mil la semaine dernière. Cette rencontre s’est tenue au centre Darou Khoudoss «Liwaoul Hamdy», en présence de Laurent Gomis, directeur du projet, du sous-préfet de Ndame et de certains dignitaires mourides. Les femmes de Touba ont affirmé à cette occasion leur compagnonnage avec l’Etat du Sénégal qui leur a octroyé un soutient de 2 millions de francs.


La salle de conférence de Darou Khoudoss a refusé du monde mardi, lors de l’ouverture du Business Forum sur le développement de la chaîne de valeurs mil. Elle a été prise d’assaut par les femmes de différents groupements venues participer à cette rencontre organisée par le projet Usda/Clusa, Psem (Projet des services d’entreprises du mil).

Le business forum est une rencontre multi-acteurs lors de laquelle chacun présente ses potentialités et essaie de négocier avec les autres pour enrichir ses activités et développer davantage sa présence dans la chaîne de valeurs. Seulement, dans ce cadre, il s’agit de la chaîne de valeurs du mil, a précisé Laurent Gomis, directeur du projet. « Il y a plusieurs activités dans cette chaîne. Les femmes ici présentes s’activent dans la transformation. Il leur faut un mil de qualité qui les aide à aller très vite dans le processus de transformation, ensuite trouver les niches de vente pour les produits transformés. Les seules boutiques disponibles ne peuvent pas parfois absorber la production, il faut donc d’autres alternatives pour aller vendre et c’est à ce niveau que nous intervenons avec une autre voie, avec les cantines «fondé», entre autres », a-t-il expliqué. Il a aussi évoqué le packaging ou la confection d’emballage pour présenter au consommateur un produit attractif. Il y a également les contrats avec les producteurs qui sont aussi présents au forum. « Il faut signer des contrats avec eux pour avoir du mil à la fin de la campagne prochaine », a-t-il signalé. Les artisans sont également de la partie. Ils ont exposé différents types d’engins entrant dans le processus de transformation du mil. Car, dans la chaîne de valeurs, il faut nécessairement des outils et, sans ces machines, impossible de le faire. « Ce sont ces engins qui façonnent le mil. Pour nous permettre d’avoir les infrastructures nécessaires afin de relever le défi, il ne faudrait pas qu’on sous-estime l’ingéniosité de nos artisans », a indiqué M. Gomis. Le mil est un produit de chez nous, le seul à être cultivé au Sénégal sans être importé comme une partie du riz et du maïs. C’est un produit d’autant plus essentiel qu’il est consommé lors de cérémonies comme les « thiants » (chants religieux), les baptêmes, les mariages etc. Et à Touba, le mil est très consommé.

Le Projet Usda/Clusa, Psem intervient dans quatre régions que sont Diourbel, Kaolack, Kaffrine et Fatick pour la production du mil et à Dakar pour la commercialisation. « Nous pouvons intervenir dans tout le Sénégal, mais Touba constitue un bastion très important dans ce dispositif. La collaboration avec Mme Mbacké nous a permis d’avoir un pied à Touba. On a démarré la collaboration avec de petites visites et de fil en aiguille nous sommes à Touba aujourd’hui », a expliqué M. Gomis.

Promotion de « la cantine à «fondé» »
Mme Mbacké Astou Mbacké Gaye, chargée du social, du partenariat et des relations extérieures, a, au nom du réseau des femmes pour le développement de Touba, évoqué tout le bien qu’elle pense de ce projet. « Nous avons bien besoin de ce partenariat car à Touba, les dames qui s’activent dans le secteur de la transformation n’ont jamais connu ce genre de partenariat. Elles se sont beaucoup investies pour la tenue de ce business forum. La « cantine à «fondé» » est symbolique, mais elle constitue la plus petite expression de ce partenariat qui, je l’espère, ira de l’avant. Nous sommes unies derrière notre aînée Sokhna Mame Bousso Mbacké qui est actrice de développement et gère des milliers de personnes », a-t-elle déclaré. La pérennisation de ce forum dépendra du succès qu’il enregistrera. La question de l’hygiène a été au cœur des préoccupations de ces femmes. « Nous allons travailler avec le gouvernement afin de bénéficier d’appuis dans ce sens. Sans l’accompagnement de l’Etat, il sera difficile d’aller plus loin. De ce point de vue, nous saluons l’appui important du Président Macky Sall et de son Premier ministre », a-t-elle ajouté.

Appui des autorités
Auparavant, le préfet Mouhamadou Mbacké Fall qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a annoncé un appui de l’Etat de deux millions au réseau des femmes pour le développement de Touba. Il a magnifié l’activité de développement des transformatrices de Touba et ouvert le business forum 2017. Ce business forum, premier du genre dans la cite religieuse, s’est déroulé pendant trois jours du 11 au 13 juillet 2017. Il a été ponctué de panels, d’échanges, d’exposition d’équipements agro-industriels et de dégustation de mets à base de mil. Des thèmes comme « Comment faciliter l’approvisionnement de la ville de Touba en mil à partir des réseaux de producteurs du Psem », « Quelles opportunités d’affaires pour les entreprises de transformation des produits à base de mil dans le marché de Touba » etc., ont été traités. La présentation d’équipements et d’innovation comme la « cantine à «fondé» » y a été débattue. Il a été également prévu des rencontres « Be to Be » entre acteurs, de même que la signature de contrats et protocoles.

Mamadou DIEYE

Face à l’importance des réseaux sociaux, le Centre national d’état civil (Cnec) a initié une campagne digitale avant-hier pour sensibiliser sur l’importance de la déclaration.

« Sans papier d’état civil, on n’existe pas », déclare d’emblée Magatte Dièye, expert en communication. D’où l’intérêt de la mise en œuvre du Projet d’appui à la modernisation de l’état civil (Pamec) qui est en cours d’exécution. C’est dans ce cadre que s’est tenue une journée de communication digitale sur l’importance de la déclaration civile. L’objectif de cette campagne est de s’adapter aux nouvelles techniques de communication.

« L’état civil est un casse-tête pour les populations ; c’est un problème sérieux, alors que les gens le minorent », explique Magatte Dièye, expert en communication marketing et en développement, qui précise que depuis le 18 février 2015, le chef de l’Etat Macky Sall a érigé l’état civil en priorité nationale. D’après lui, nous voulons avoir des relais (journalistes, badiènù gokh) pour résoudre le problème de l’état civil dû à une méconnaissance des papiers et un manque de communication. « Si nous arrivons à régler ces difficultés, nous aurons un taux élevé de déclaration », a-t-il affirmé. M. Dièye précise que nous pouvons perdre nos biens, autres avantages et acquis (diplômes) faute de papiers d’état civil. Il a révélé que l’Ong Aid action, en 2006, voulant aider les populations de Kolda, leur avait offert des téléphones portables afin qu’elles puissent déclarer les naissances par signalement.

Malheureusement, le projet a capoté, parce que la loi sénégalaise n’accepte pas cette procédure. Toutefois, il a ajouté que les audiences foraines permettent d’aider les populations à avoir ces actes. « Il faut que les services qui travaillent pour l’état civil ne soient pas des véreux », a invité Magatte Dièye, révélant l’existence de logiciel de l’état civil qui va nous mener vers l’automatisation. Aussi a-t-il déploré le fait que : « les centres d’état civil ne sont pas connectés ».  L’expert en communication a affirmé qu’en dépit de l’existence des 589 centres d’état civil, ils pourront être augmentés du fait des besoins liés à la démographie. M. Dièye a souligné qu’ils sont en train de travailler sur des statistiques officielles avec l’Ansd pour savoir le nombre de personnes non déclarées.

« Du 16 au 21 juillet, une sensibilisation liminaire sera organisée pour mieux vulgariser nos activités, car les réseaux sociaux ont un rôle important à jouer », a fait savoir Magatte Dièye, qui regrette le manque de crédibilité de certains services d’état civil.

Serigne Mansour Sy CISSE

Notto Diobass : Ce sont des populations de Pelow, Tatène, Sessène, Sanghé, Keur Ibra Fall et environs, toutes heureuses du démarrage des travaux de la piste qui sépare ces différents villages du Diobass qui l’ont manifesté avant-hier lors du lancement présidé par le maire de Notto, le ministre Alioune Sarr.

« Ce début des travaux de cette bretelle de 5 km constitue une réponse concrète à une doléance des populations qui date depuis 1960 », a indiqué le maire de Notto-Diobass, Alioune Sarr. Il se réjouit que ce soit le président Macky Sall qui ait pensé à satisfaire cette doléance.
Ainsi, a-t-il souligné, « la réalisation de cette piste grâce au partenariat entre l’Ageroute et l’entreprise Crbc, sur instruction du président de la République, va permettre le désenclavement des villages de Notto, Pelow, Tatène, Sessène, Sanghé, Keur Ibra Fall et environs. Cette piste va aussi faciliter le déplacement de plus de 6.000 personnes et de leurs biens par jour qui pourront s’adonner à leurs activités de commerce et autres ».

Le ministre du commerce a remercié le président Macky Sall au nom des populations pour cette attention toute particulière portée aux populations du Diobass qui aspirent au développement. Et contrairement « à l’ancien régime libéral de Me Abdoulaye Wade qui, pendant 12 ans de pouvoir, n’a pas pensé à satisfaire cette doléance légitime des populations du Diobass, encore moins son ancien Premier ministre Idrissa Seck qui est natif de Thiès. Le président Macky Sall a également réglé autant de problèmes de santé pour d’éventuelles évacuations », souligne Alioune Sarr. Ainsi ajoute-t-il au bilan positif du Président Sall, la construction de cette route.

Mouhamadou SAGNE

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