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Régions (1456)

Une trentaine d’agents des Services régionaux du contrôle des finances (Crf) de Louga, de Matam, de Saint-Louis, se sont retrouvés hier dans la capitale du Nord pour un atelier consacré au métier de la solde.

Au cours de la cérémonie officielle d’ouverture de cette rencontre, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall, s’est réjoui de l’organisation de ce séminaire, rappelant que « la modernisation du système informatique de la gestion de la Solde et sa déconcentration vers les régions constituent une avancée significative pour un rapprochement de l’administration avec les administrés ».

Il a indiqué que cet atelier de trois jours est initié par la Direction de la Solde, dans le cadre du projet de modernisation du système informatique de gestion de la solde.

Pour l’amélioration de l’accès à l’information des usagers sur les données de dépenses de personnel, a-t-il précisé, notamment les salaires des agents de l’Etat et la recherche de fluidité dans les activités y afférentes, l’application Solde vient d’être installée dans les postes de travail des services régionaux du contrôle des finances de Diourbel, de Thiès, de Saint-Louis et de Louga.

Selon M. Fall, l’objectif est de déconcentrer certaines prestations effectuées par la direction de la Solde, notamment la gestion des prestations familiales, la validation des domiciliations de salaires, la consultation et l’édition des bulletins de salaires.

Pour un exercice correct de ces compétences déconcentrées, a-t-il ajouté, il a paru opportun d’organiser ce séminaire « afin que cette déconcentration des services de la solde permette de soulager et de faciliter aux agents de l’administration des régions éloignées de Dakar, un meilleur accès aux services des finances et de la Solde, tout en leur évitant des déplacements vers la capitale pour le règlement de dossiers administratifs ».

Quant au directeur adjoint de la Solde, Pape Souhaibou Coulibaly, il a souligné que le séminaire de Saint-Louis a pour but de renforcer les compétences des agents des Crf de Saint-Louis, de Louga et de Matam en les formant sur les métiers de la solde et sur l’application des opérations de saisie au niveau décentralisé.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une visite des réalisations de canaux aux Hlm Grand Médine a été effectuée avant-hier. Ces travaux visent à soulager les populations en période de pluie. Les populations ont salué les travaux qui ont été financés par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.

« Ces conduites d’eau sont un soulagement pour nous. Pendant la saison des pluies, nous avions des inondations. Nous habitons dans la zone la plus dépressive des Hlm Grand Médine. Ce site est inondable », a dit le riverain Mouhamadou Habib Sarr qui ajoute que « cette solution est provisoire face à l’ampleur des inondations ». A l’en croire, la construction de cette double conduite permet d’évacuer les eaux de pluie en période d’hivernage. « Maintenant, 30 minutes après la pluie, l’eau disparaît alors qu’elle atteignait parfois les 70 cm », a révélé M. Sarr. De son côté, l’initiateur de la visite de chantier, Seyni Fall, au nom du ministre Amadou Bâ, a fait savoir que les populations des Hlm Grand Médine ont subi, des années durant, les effets de l’inondation. D’où l’appui de son mentor afin de soulager les populations. « Nous avons eu ces réalisations grâce au ministre de l’Economie », a-t-il précisé. Pour l’imam de la mosquée des Hlm Grand Médine, Demba Thiam, dont le lieu de culte a été dallé, ces travaux sont à saluer.

S. M. S. CISSE

Dans un entretien avec la presse, Abdourahmane Guèye de l’Ard s’est réjoui du bilan de la première phase du projet Asstel, jugé satisfaisant par l’ensemble des partenaires. Il a tenu à préciser que le Groupe de recherches et d’échanges technologiques (Gret) est le fil conducteur de ce programme très ambitieux de développement de l’élevage laitier. Il a aussi rappelé que la première phase du projet Asstel 2013/2015 (Accès aux services et structuration des éleveurs laitiers) était axée sur la production de lait des exploitations familiales pour répondre à la fois aux besoins des familles rurales (dégager des revenus plus élevés et plus réguliers, limiter l’exode rurale et l’abandon de vastes territoires), aux dynamiques économiques locales avec notamment la collecte par la Laiterie du Berger (Ldb) et aux enjeux du marché national (Dakar, Saint-Louis, Thiès, etc., limitation des importations et de la dépendance du pays).  Selon M. Guèye, ses objectifs étaient d’accroître et d’améliorer la production laitière et les revenus des familles d’éleveurs par la création des conditions propices à l’évolution des systèmes d’élevage (accès aux services financiers et non financiers, valorisation du lait et de la viande), de renforcer le rôle des éleveurs dans l’environnement de la filière lait par l’appui des organisations professionnelles, de favoriser la concertation et la collaboration entre acteurs professionnels, collectivités locales (département, communes) et services de l’Etat par la création et l’animation d’un cadre d’échanges entre acteurs.

A en croire Abdourahmane Guèye, l’innovation majeure dans le programme Asstel 2 est la mise en place d’un système d’alerte précoce et d’information (Sapi) qui sera composé d’un portail Web, des émissions radiophoniques et d’autres supports de communication pour la promotion du secteur de l’élevage.

Mb. K. DIAGNE

Les représentants des regroupements d’éleveurs des 11 collectivités locales du département de Dagana se sont retrouvés récemment à l’hôtel de ville de Richard-Toll dans le cadre d’un atelier de deux jours organisé par le Conseil départemental de Dagana, avec l’appui de l’Ong Gret (Groupe de recherches et d’échanges technologiques) et en étroite collaboration avec l’Agence régionale de développement (Ard) de Saint-Louis. Cette rencontre a permis aux participants de plancher sur les enjeux et les perspectives du Plan de développement départemental de l’élevage de Dagana ( Pdde).

En présence de Sidaty Sow du Gret, assistant chef de projet et chargé du volet suivi, évaluation et concertation, le représentant de l’Ard de Saint-Louis, Abdourahmane Guèye, a laissé entendre qu’il était nécessaire que le Conseil départemental de Dagana organise cet atelier de planification du Pdde pour amener les éleveurs à prendre en charge leur propre développement en contribuant efficacement à l’élaboration et à la mise en œuvre de ce plan. C’est la raison pour laquelle, a-t-il précisé, « c’est le cadre de concertation des éleveurs du département de Dagana, mis en place depuis trois mois, qui a lui-même porté l’organisation et l’animation de cet atelier, avec l’appui technique des experts du Gret et de l’Ard ».

Il a aussi rappelé que l’organisation de cet atelier entre dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du projet Asstel (Accès aux services et structuration des éleveurs laitiers), qui est un programme d’appui à l’élevage pastoral dans le département de Dagana (région de Saint Louis), mis en œuvre par l’Ong Gret et ses partenaires (Asodia, Région Occitanie, Ard). Il a comme principaux bailleurs l’Afd, la coopération monégasque et aussi le soutien de la région Occitanie.

Le président du cadre de concertation des éleveurs de Dagana, Abou Idy Sow, s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre de deux jours qui a permis d’informer les éleveurs sur les principales étapes du processus d’élaboration de ce plan et de décliner les orientations stratégiques pour le sous-secteur de l’élevage.

Il a surtout invité les pouvoirs publics à mobiliser toutes les énergies en vue de mettre en cohérence l’agrobusiness avec la relance et le développement de l’élevage dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.

M. Sow a enfin souligné que la Laiterie du Berger (Lbd) de Richard-Toll est une entreprise performante, « qui ne peut pas absorber toute la production laitière locale des 11 collectivités du département de Dagana ».

Mb. K. DIAGNE

PERSPECTIVES PROMETTEUSES DE L’ÉLEVAGE LAITIER
Dans un entretien avec la presse, Abdourahmane Guèye de l’Ard s’est réjoui du bilan de la première phase du projet Asstel, jugé satisfaisant par l’ensemble des partenaires. Il a tenu à préciser que le Groupe de recherches et d’échanges technologiques (Gret) est le fil conducteur de ce programme très ambitieux de développement de l’élevage laitier. Il a aussi rappelé que la première phase du projet Asstel 2013/2015 (Accès aux services et structuration des éleveurs laitiers) était axée sur la production de lait des exploitations familiales pour répondre à la fois aux besoins des familles rurales (dégager des revenus plus élevés et plus réguliers, limiter l’exode rurale et l’abandon de vastes territoires), aux dynamiques économiques locales avec notamment la collecte par la Laiterie du Berger (Ldb) et aux enjeux du marché national (Dakar, Saint-Louis, Thiès, etc., limitation des importations et de la dépendance du pays).

Selon M. Guèye, ses objectifs étaient d’accroître et d’améliorer la production laitière et les revenus des familles d’éleveurs par la création des conditions propices à l’évolution des systèmes d’élevage (accès aux services financiers et non financiers, valorisation du lait et de la viande), de renforcer le rôle des éleveurs dans l’environnement de la filière lait par l’appui des organisations professionnelles, de favoriser la concertation et la collaboration entre acteurs professionnels, collectivités locales (département, communes) et services de l’Etat par la création et l’animation d’un cadre d’échanges entre acteurs.

A en croire Abdourahmane Guèye, l’innovation majeure dans le programme Asstel 2 est la mise en place d’un système d’alerte précoce et d’information (Sapi) qui sera composé d’un portail Web, des émissions radiophoniques et d’autres supports de communication pour la promotion du secteur de l’élevage.

Mb. K. DIAGNE

Trois cent soixante-dix ménages vulnérables de la commune de Dioulacolon viennent de recevoir des bons alimentaires du Programme alimentaire mondial (Pam).

Trois cent soixante-dix familles vulnérables de Dioulacolon, une commune située dans le Sud du département de Kolda, viennent de bénéficier des coupons alimentaires grâce au Pam. La distribution de ces coupons qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme 4R vise à renforcer la résilience des ménages en milieu rural. Le Pam entend, à travers ce programme, accompagner les ménages vulnérables à faire face aux difficultés auxquelles elles sont confrontées en appuyant le gouvernement du Sénégal dans la recherche de solutions.

Ces coupons sont destinés aux ménages qui ont participé au travail d’intérêt communautaire encore appelé travail à haute intensité de main-d’œuvre pour l’aménagement des bas-fonds pour la défense et la restauration des sols pour limiter l’ensablement des vallées et réduire l’impact de l’érosion hydrique. « Ces cordons pierreux et les digues de retenu que nous mettons en place grâce aux communautés prend en charge la mobilisation sociale et encourage les communautés à venir travailler pour leur propre intérêt. Mais, quand on connaît bien le milieu rural, on sait qu’il y a des périodes que nous appelons périodes de soudure qui sont assez difficiles pour les communautés. Et donc, pour leur permettre de passer cette période, le Pam met à leur disposition ces vivres pour avoir suffisamment de quoi vivre jusqu’aux prochaines récoltes », déclare El Hadj Ousmane Badji, chef du sous-bureau du Pam basé à Kolda et qui couvre les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda et Kédougou. Ces bons alimentaires vont permettre à ces familles de rester, selon lui, sur place et exploiter leurs terres pendant l’hivernage au lieu de partir vers d’autres cieux à la recherche d’un bien-être. Dans la région de Kolda, 1810 ménages vulnérables dont 380 dans la commune de Dioulacolon bénéficient de ce programme pour un coût global de plus de 52 millions de FCfa. Il convient cependant de préciser que ces ménages qui ont été choisis en raison de leur extrême vulnérabilité ne sont pas les seuls à bénéficier de ce pactole. « Ces 52 millions seront partagés entre les différents (commerçants) détaillants qui vont gagner entre 1 et 11 millions de FCfa en livrant la marchandise aux ménages bénéficiaires.
Je pense qu’un détaillant qui fait ce chiffre d’affaire en l’espace d’un mois, c’est un grand apport que le Pam lui fait », précise El Hadj Ousmane Badji.

Pour les bénéficiaires, ce programme vient à point nommé. L’ensablement des vallées constitue, selon eux, un véritable casse-tête pour les riziculteurs.

Mamadou Aliou DIALLO

Les autorités administratives et municipales ont pu reloger les 213 familles sinistrées de la Langue de Barbarie victimes des derniers raz-de-marée. Ils sont désormais logés sur le site de Khar Yalla. Ce qui a permis de libérer des établissements scolaires de Santhiaba et de Guet-Ndar à quelques jours de la rentrée des classes.

Pour permettre aux élèves d’entamer l’année scolaire dans la sérénité, les 213 familles sinistrées de la Langue de Barbarie victimes des derniers raz-de-marée ont accepté de quitter les écoles primaires Dodds et Mamour Diallo de Santhiaba, Cheikh Touré de Guet-Ndar. Elles sont relogées par les services de la municipalité sous des tentes dressées sur un site de Khar Yalla situé à quelques encablures du premier site de relogement de la première vague des déplacés de la Langue de Barbarie. Compte tenu de l’urgence et de la nécessité de libérer ces établissements scolaires pour les besoins de la rentrée scolaire 2017-2018, ces familles sinistrées n’ont opposé aucune résistance à la décision des autorités administratives et municipales de Saint-Louis consistant à les recaser ailleurs. Cependant, elles sont confrontées sur ce site à certains problèmes dont l’insuffisance de tentes. Conséquence, quatre familles composées de plusieurs membres sont obligées de vivre sous une même tente. Malheureusement ces abris de fortune ne peuvent pas résister à la moindre tempête. Pis, une seule borne fontaine est installée sur le site et ne peut pas satisfaire tout le monde.

A en croire certains sinistrés comme Mme Dabo, Awa Sow et Pape Niang, dès la tombée de la nuit, ces nouveaux pensionnaires de Khar Yalla endurent un autre calvaire dû au manque d’électricité, à la ronde de chiens errants, aux agissements de certains malfaiteurs, etc. Nos interlocuteurs peinent également à décrire cette chaleur torride et suffocante qui règne sous ces tentes, obligeant les sinistrés à survivre sur ce site dépourvu de blocs d’hygiène, etc. Dans cette zone marécageuse, ont-ils précisé, certains reptiles rampants peuvent pénétrer dans les tentes à tout moment et sans difficulté. Sensibles à toutes ces doléances, les autorités municipales, notamment Balla Guèye, adjoint au maire de Saint-Louis, ont laissé entendre qu’il fallait impérativement et dans les plus brefs délais trouver un site qui pourrait accueillir ces 213 familles sinistrées. Compte tenu de la rentrée scolaire 2017-2018 prévue le 9 octobre prochain, a-t-il précisé, des opérations d’évacuation des eaux pluviales, de remblai, de désinfection et de désinsectisation, doivent permettre de bien nettoyer ces établissements scolaires avant la reprise des cours.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les conducteurs de motos « Jakarta » ont reçu des casques, des gants et des gilets du mouvement « A l’appel de Khomole ». Ce matériel leur permettra de travailler dans la sécurité.

Le mouvement « A l’appel de Khombole » que dirige Maguèye Boye, un inspecteur des impôts et domaines natif de la localité, a remis des gilets, des gants et des casques à 92 conducteurs de moto « Jakarta » de Khombole.  Ce don fait suite à une série de formation en matière de prévention routière et de sécurité en relation avec  le commandant des sapeurs-pompiers et celui de la gendarmerie de Khombole. Selon le donateur, l’étape suivante sera celle  de la régularisation du conducteur. « Il faut que la moto puisse avoir une carte grise, une assurance et le conducteur un permis de conduire », a-t-il indiqué. Sachant que le transport en moto « Jakarta »  est présentement une réalité économique et sociale  aussi bien à Khombole qu’ailleurs au Sénégal, il urge de faire en sorte que le client tout comme le conducteur et leurs familles puissent y trouver leur compte. « Beaucoup de foyers vivent des revenus de ces motos », a-t-il noté. En présence d’un nombre impressionnant conducteurs de moto « Jakarta », Maguèye Boye a soutenu que ces derniers ont tout à gagner en étant en règle. « Cela pourrait vous ouvrir les portes d’appel de fonds dans la microfinance en mettant en gage la carte grise de  votre moto pour accéder aux crédits en vue d’acheter par exemple une seconde  moto ou aider un proche à financer un projet », a-t-il expliqué.

Pour lui, l’objectif visé est de permettre aux conducteurs, à partir  des revenus obtenues de leurs motos, de planifier en vue d’avoir un véhicule ou un autre bien plus sécurisant. Autrement dit, réussir à faire du conducteur de moto « Jakarta » un acteur conscient du financement alternatif solidaire. Satisfaits d’être épaulés dans leur activité, les conducteurs de moto « Jakarta » de Khombole ont exprimé leur gratitude au mouvement « A l’appel de Khombole » par un concert de klaxon. Ils se sont engagés à circuler en tenue complet. « Je pense que c’est le moins que nous puissions faire pour mériter la confiance placée en nous », a soutenu Balla Dieng, le porte-parole des conducteurs de moto « Jakarta ».

Mbaye BA

Les maires de Médina Yoro Foulah, de Salikégné et de Diaobé-Kabendou ont reçu des labels de bonne gouvernance du Forum civile. Ces élus locaux ont été distingués parce que respectant des principes de la transparence dans la gestion des recettes locales.

Tout élu local doit rendre compte de la gestion des ressources de sa collectivité locale pour permettre aux citoyens de savoir comment elles ont été utilisées. C’est du moins l’appel lancé par le premier vice-président du Conseil départemental de Kolda, Alseyni Ba, à l’endroit des élus locaux. Il félicite les maires des communes de Diaobé-Kabendou, de Salikégné et de Médina Yoro Foulah qui ont reçu la semaine dernière des labels de bonne gouvernance du Forum civile. Ces distinctions attestent, selon lui, du respect des principes de la bonne gouvernance locale et de la transparence dans la gestion des recettes locales par ces trois maires. Il demande aux autres maires de s’inspirer de ce modèle de gestion participative pour doper le développement socioéconomique de leur collectivité respective. « Je voudrais tout d’abord féliciter les trois maires qui ont accepté de se soumettre aux audits de certification citoyenne. Je pense que chaque autorité locale doit se soumettre à cet exercice. La démocratie l’exige, la quiétude l’impose et la stabilité de notre pays le recommande. Tout élu doit comprendre qu’il doit rendre compte de sa gestion de sa collectivité locale. Il faudrait que les populations comprennent où vont les recettes de la mairie. Qu’est-ce que la mairie peut faire ? Et qu’est-ce qu’elle ne peut pas faire ? Que chaque citoyen puisse dire voilà ce qui a été fait par son maire dans sa commune », déclare Alseyni Ba. Il estime que certes des efforts sont faits dans ce sens depuis un certain temps, lors des sessions d’orientation budgétaire, notamment par la présentation du compte administratif, mais ce n’est pas suffisant dans la mesure où les populations ne sont pas bien imprégnées de la réalité. Il demande aux citoyens de s’informer sur ce que font leurs élus pour pouvoir faire le bilan de leur gestion. « L’élu d’hier et celui d’aujourd’hui sont diamétralement opposés. On ne doit plus et on ne peut plus s’enrichir au détriment de la collectivité locale s’il y a la transparence, l’équité et la participation effective des populations dans la gestion des ressources », déclare-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

L’anarchie qui règne dans la ville sainte est telle que le Khalife général avait jugé nécessaire de recommander le désencombrement de la corniche et de certains axes routiers de Touba. En effet, des installations anarchiques empêchent une bonne circulation. Hier, à l’issue de la rencontre des autorités, un ultimatum a été fixé à la date du 12 octobre prochain.

La recommandation avait été transmise au gouverneur et au maire de la commune de Touba Mosquée lors du Comité régional de développement (Crd) sur les préparatifs du grand Magal de Touba, le 20 septembre dernier, à Diourbel, par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, président du comité d’organisation du Grand Magal de Touba. Les autorités administratives, communales et coutumières se sont réunies hier à l’hôtel de ville de Touba. Avec les 93 chefs de villages et délégués de quartiers, les représentants de la police et de la gendarmerie, elles ont convenu que les opérations de déguerpissement se dérouleront le jeudi 12 octobre prochain.

Il faut noter que l’administration a pris à bras le corps l’exécution de cette recommandation du Khalife général dans les délais requis. Les chefs de village et de quartier ont été informés et se sont engagés pour l’application de cette recommandation. Ils ont été chargés par les autorités de sensibiliser les personnes concernées.

D’ailleurs, certains occupants auraient déjà reçu des sommations pour le déguerpissement des cantines anarchiquement installés le long de la première corniche longue de 12 km, mais aussi sur les autres axes de circulation de la cité religieuse. Des communiqués dans les radios de la ville continue d’informer sur le « ndiguël » (recommandation) et le délai imparti. Sont concernés par le déguerpissement les garages de mécaniciens, les magasins en tôles ondulés, des tabliers installés anarchiquement sur ces axes et empêchant une bonne circulation.

De l’avis du préfet Modou Mbacké Fall, les occupants de ces lieux ne disposent d’aucun papier administratif les autorisant à s’y s’installer. Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre avait signalé l’existence des places inoccupées dans les marchés déjà construits dans la cité religieuse (Dianatou, Keur Niang, Ndamatou, Guédé, etc.) pour abriter les déguerpis. A cet effet, le maire Abdou Lahad Kâ a indiqué que la cité religieuse de Touba compte 28 marchés actifs et dans certains de ces marchés, il existe des cantines inoccupées et suffisamment de places pour accueillir tous les déguerpis, conformément à la volonté du Khalife général. Le maire a d’ailleurs proposé le marché de Nguiranene pour les vendeurs de fruits et légumes.

Les autorités administratives et municipales ont fait savoir que contrairement aux années précédentes, les déguerpissements seront définitifs car ils vont au-delà du Magal et aucun privilège et aucune dérogation ne sont acceptés. Serigne Abdou Lahad Diakhaté, chef du village de Touba Mosquée et président des chefs de village de la cité religieuse, déclare avoir bon espoir que la recommandation soit respectée. La police et la gendarmerie de Touba promettent d’appuyer les opérations par un déploiement de leurs effectifs respectifs. Le déguerpissement va contribuer à désengorger la corniche et offrir un meilleur cadre de vie à la cité religieuse.

Mamadou DIEYE

Alioune Badara Diop est installé dans ses nouvelles fonctions du nouveau directeur de l’Office des Lacs et des cours d’eau. Il a salué le travail de son prédécesseur.

C’est avec le sentiment du devoir accompli que le directeur général sortant s’est adressé à ses collaborateurs et au nouveau directeur. Amadou Bocoum a évoqué les différentes actions mises en place afin de doter cette structure d’un budget consistant et d’un bon organigramme. Il a insisté sur le projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag). Ce programme a pour objectif le rétablissement des conditions optimales de fonctionnement du lac et la remise en eau de la réserve spéciale d’avifaune du Ndiael, classée site Ramsar. Ce projet doit permettre l’amélioration des conditions de vie des populations avec la réalisation d’une case de santé à Belel Mbaye et l’alimentation en eau potable de 50 000 habitants répartis dans 13 villages. Au plan social, le projet a construit le siège de l’association inter-villageoise du Ndiale (Aiv) et financé des activités génératrices de revenus au profit de 32. « Nous avons réalisé neuf étangs piscicoles, un centre éco-touristique, deux barques pour le développement du tourisme dans la zone », a énuméré M. Bocoum. Il a indiqué le projet Preferlag va coûter plus de 370 milliards de FCfa pour un transfert d’eau d’environ 460 millions de mètres cubes par an, permettant ainsi la mise en valeur annuelle de 52 000 hectares, l’approvisionnement annuel en eau de plus de 1,5 millions de personnes et 2,5 millions de têtes de bétail. Le directeur sortant a souligné que « les études d’impact environnemental et stratégique du projet ont été concluantes et celle relative à la rentabilité économique et financière est en cours de finalisation ainsi que le schéma de gestion dudit ouvrage ».

Alioune Badara Diop, le nouveau directeur, a salué le travail de son prédécesseur. Il a aussi évoqué le changement institutionnel de cette structure qui va se déployer sur l’étendue du territoire national. Il a annoncé que les textes sont finalisés et « il ne reste que les décrets d’application ».

Au nom du personnel, Madické Diagne a remercié Amadou Bocoum pour le travail accompli depuis décembre 2012. Il a rappelé l’engagement du personnel à faire de l’Olac une structure prospère et qui remplit convenablement ses missions. Il a évoqué le champ de compétence de l’Olac qui est élargi à l’échelle nationale et qui « est le fruit de gros efforts fournis par une équipe qualifiée, compétente et déterminée ».

A. M. NDAW

Le maire de la commune de Niakhène dans le département de Tivaouane a mis à la disposition de 1472 élèves des fournitures scolaires à quelques jours de l’ouverture des classes. Un geste salué par des parents d’élèves.

Dans la commune de Niakhène, au coeur du Cayor, le slogan « Ubi tey, jang tey » ou le démarrage  des cours au premier jour de l’ouverture des classes, est devenu  une réalité depuis trois ans. Pour cette année scolaire qui démarre dans une semaine, le premier magistrat de la commune, Moustapha Sylla, a procédé, le samedi dernier, à la remise de fournitures complètes à chaque élève et à tous les niveaux  du cycle élémentaire. Cahiers, stylos, crayons noirs et de couleurs, compas, gommes, équerres, rapporteurs, compas, ardoises, sont remis aux 1472 élèves des 11 écoles élémentaires de la commune de Niakhène. Pour soutenir le maire, l’Union de  la coordination des gestions des écoles de la localité s’est engagée à  effectuer le désherbage et la  désinfection de toutes les classes des écoles de Ndiakhène. Pour atteindre comme à l’accoutumée l’objectif du démarrage effectif des enseignements dès le premier jour de la rentrée des classes, l’autorité municipale a sommé chaque acteur à jouer le jeu. Il a demandé aux parents de libérer et de décharger des enfants des travaux champêtres pour qu’ils puissent regagner les classes. « Chacun de nous doit faire l’effort qui sied pour que l’objectif "Ubi tey, jang tey" soit atteint », a soutenu le maire. Il s’est ensuite félicité de la première place gagnée pour la seconde fois consécutive aux examens du Cefe et à l’entrée en sixième à l’échelle départementale.

« Pour l’année scolaire 2016-2017, nous avons obtenu un taux 75 %, loin devant le 34,2 %  du département de Tivaouane. Donc, la barre a été mise très haute. Pour cette année scolaire en vue, il faut se donner les moyens de ne pas reculer », a-t-il dit. Outre les écoles françaises, 1760 élèves de la commune de Niakhène  sont dans les « daaras » ou écoles coraniques. « Etant tous des enfants de la commune de Ndiakhène, la municipalité leur apporte aussi son soutien dans l’amélioration de leur cadre de vie et de travail », a-t-il ajouté. Sur plus de cinq millions de francs Cfa dépensés en fournitures, les deux tiers sont allés à l’école française et le tiers aux « daaras ».

Mbaye BA

Des jeunes du quartier Gouye-Gall de la commune de Guéoul ont érigé des barrages sur la Route nationale numéro deux (Rn2) en direction de Saint-Louis pendant plus d’une heure, pour protester contre la modification du tracé de la route Guéoul-Saradawo, dans le département de Kébémer. Sur la RN2, les restes de pneus calcinés et les blocs de pierre jonchant la chaussée témoignent de ce mouvement d’humeur de ces jeunes.

Meissa Ndiaye, chef du quartier Gouye-Gall, a regretté le mouvement d’humeur initié par ces jeunes protestataires « excités » par la décision de dévier le tracé initial de ce tronçon routier. Le préfet de Kébémer, Madiop Ka, mis au courant de ce mouvement d’humeur, est venu à la rencontre des protestataires en compagnie des responsables de la brigade de gendarmerie. Il les a invités à privilégier le dialogue avec les autorités sur cette question.

Selon lui, la procédure d’adjudication de cette route « n’est pas encore achevée et il n’est pas question de démarrer un quelconque chantier sans l’aval des autorités » publiques appelées à plancher sur ce dossier. Les éléments de la brigade de Kébémer ont jalonné la Rn2 pour la sécuriser et permettre aux véhicules de circuler.  

APS

L’association « L’Abcd pour tous » a offert à l’école primaire de Ngouye Thianguine 335 cartables remplis de fournitures scolaires. La remise du don a eu lieu hier en présence d’un des membres fondateurs de l’association, Mamy Ndiaye, accompagnée de son père.

 « Le retour de l’enfant prodigue ». « Le retour au royaume d’école ». Le directeur de cabinet du maire de Réfane, Ngouye Ndour, a cherché, par plusieurs reprises, l’expression idoine pour qualifier le geste de Mamy Ndiaye de l’association « L’Abcd pour tous » qui a offert à l’école primaire de Ngouye Thianguine un lot de 335 cartables remplis de matériels didactiques (cahiers, livres, crayons, stylos, gommes…). La cérémonie de remise des fournitures s’est déroulée le samedi 30 septembre 2017 à l’école primaire de Ngouye Thianguine en présence des populations de la localité, des représentants du conseil municipal et du directeur de l’établissement. A travers ce don, l’association « L’abcd pour tous » veut soutenir les parents d’élèves dans l’achat de fournitures scolaires. Un geste magnifié par le directeur de cabinet du maire de Réfane. Surtout que les membres fondateurs de l’association, Mame Diarra Ndiaye, Mamy Ndiaye et Ndèye Ngoné Ndiaye, sont originaires de Ngouye Thianguine, village de leur père. Elles sont toutes nées et grandies en France. Mais, à travers leur association, elles veulent soutenir l’éducation des enfants dans les milieux défavorisés. « Dans chaque cartable, nous avons mis trois cahiers, une trousse, des stylos, des crayons-papiers, des gommes. En plus, nous avons mis à disposition des enseignants des feuilles, des cahiers, des stylos », informe Mamy Ndiaye.  

Pour leur premier test grandeur nature, les sœurs Ndiaye ont choisi leur village d’origine Ngouye Thianguine, une localité située dans la commune de Réfane (département de Bambey). Arrivé à Bambey Sérère, le voyageur qui doit se rendre à Ngouye Thianguine en passant par le chef-lieu de la commune Réfane doit s’armer de courage. L’axe latéritique qui rallie cette localité à la route nationale est difficilement praticable. Mais Mamy Ndiaye et ses sœurs ont bravé ces difficultés pour venir en aide à leurs frères et sœurs restes à Ngouye Thianguine, un village historique du Lambaye, en leur offrant 335 cartables remplis de fournitures scolaires.

A travers cet appui, « L’abcd pour tous », d’après le directeur de l’école, Moussa Badiane ; relève un double défi : celui du soutien inestimable qu’elle apporte « aux braves parents assaillis par la conjoncture actuelle pour se payer les fournitures » et le souci de « valoriser notre éducation afin de contribuer à la promotion d’une école de qualité tant souhaitée par nos autorités à travers le Paquet ». « Le slogan "Ubi tey Jang tey"  (démarrage des apprentissages dès le jour de la rentrée  des classes) vient de trouver un défenseur », se réjouit Moussa Badiane. Toutefois, le directeur de l’école appelle les élèves à faire un bon usage de ce matériel didactique et de bien étudier pour mériter la confiance du bienfaiteur. « Ils ont signé un contrat et il faut tout faire pour respecter ce contrat », dit-il en indexant les nombreux élèves qui étaient venus assister à la cérémonie de remise du don. Pour le chef du village, Saliou Ngom, « L’abcd pour tous » va permettre à chaque chef de famille du village de Ngouye Thianguine et environs d’économiser au moins 30.000 FCfa pour la prochaine rentrée des classes.

Moussa Badiane, directeur de l’école « Nous venons de gagner une bataille mais pas la guerre »
L’école primaire de Ngouye Thianguine, selon son directeur Moussa Badiane, souffre de plusieurs maux : manque de cantines scolaires, manque d’eau, déficit de salles de classe, absence d’un mur de clôture, ignorance des Tic faute de matériel informatique… Le directeur qui a magnifié le don de l’association « L’abcd pour tous » a appelé les autorités municipales présentes lors de la cérémonie de remise du matériel à faire un geste. « Nous venons de gagner une bataille mais pas la guerre. Ces maux empêchent de dormir toute l’équipe pédagogique », dit-il.  

Toutefois, le directeur de cabinet du maire, Ngouye Ndour, a promis que l’école primaire de Ngouye Thianguine va bientôt disposer d’un mur de clôture car la mairie a tout récemment fait des prévisions dans le plan communal de développement et a jugé nécessaire de le construire dans les plus brefs délais. L’école mérite cela parce qu’elle a  obtenu, en 2017, un taux de réussite de 40% au Certificat de fin d’études élémentaires contre 21,98% en 2016. « Malgré les conditions d’évaluation, vous avez travaillé en équipe, en collaboration avec vos adjoints et les villageois pour obtenir ce résultat. Vous n’avez plus droit à l’erreur. La mairie est là pour vous appuyer »,  dit le directeur de cabinet du maire.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

La commune de Kolda abrite, depuis samedi et pour trois jours, un forum sur l’avenir de la ville de Kolda. Le forum organisé avec l’appui de l’Institut mondial pour « la croissance verte » a permis aux Koldois et à leur maire de réfléchir sur la réalisation du projet « Kolda ville verte »  

La ville de Kolda va bientôt changer de physionomie. C’est du moins le souhait exprimé par le maire Abdoulaye Bibi Baldé, par ailleurs ministre de la Communication, qui présidait la cérémonie d’ouverture du forum sur l’avenir de Kolda « en ville verte » ouvert samedi dans la capitale du Fouladou. Il invite les participants à réfléchir sur l’avenir de leur cité en donnant leur point de vue personnel sur ce que devra être la ville de Kolda à l’horizon 2035. « L’objectif de ce forum est de mobiliser l’ensemble des acteurs au niveau local, notamment les services techniques, les associations, la société civile, les conseillers de quartier, la presse, l’Ard, bref, tous les acteurs locaux, pour réfléchir ensemble sur le projet  « Kolda ville verte ». Ma vision est de faire de Kolda une ville dynamique, résiliente, intelligente et attrayante sur le plan touristique et environnemental », déclare-t-il. Il se réjouit du choix porté sur sa commune à faire partie des trois villes pilotes sélectionnées pour la phase teste de ce projet qui suscite un réel intérêt chez les Koldois. A en croire Abdoulaye Bibi Baldé, ce projet aura un impact réel sur le vécu quotidien des populations et transformera radicalement la physionomie de la commune en matière d’occupation du sol, du transport et de l’accès à l’énergie, à l’eau et à l’assainissement.

En effet, la réalisation de ce projet « Kolda ville verte » initié par l’Etat du Sénégal avec l’appui de Global « green growth Institute » permettra à la commune de Kolda d’être une ville économe en matière d’utilisation des ressources tout en minimisant la pollution de l’air et de l’environnement. Le conseiller sénior croissance verte du bureau (Ci) de l’Institut mondial pour la croissance verte (Global green growth Institute), Mamadou Konaté, explique le processus de mis en œuvre de ce projet. « Après le lancement, il y a tout un ensemble d’activités liées à la planification qui doit déboucher sur la formulation d’une stratégie. Dès que cette stratégie sera achevée, il y a aura une feuille de route qui va permettre de renforcer les capacités des principales parties prenantes, de formuler des projets bancables à partir d’études de faisabilité et d’aller sur le marché de la finance pour mobiliser les ressources », déclare-t-il. La commune de Kolda, le pôle urbain de Diamniadio et la cité religieuse de Tivaouane ont été choisis pour la phase pilote de ce projet.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Les populations de Goudomp et de Samine ont battu le macadam pour protester contre les travaux de construction des centres de santé des deux localités qui ont duré plus de 13 ans.

Les populations de Goudoump et de Samine ont marché pour protester contre le retard des chantiers de construction des centres de santé de Goudoump et de Samine. La réalisation de ces structures a duré plus de 13 ans. Le coût du centre de Goudomp est de un milliard de FCfa alors que celui de Samine est évalué à 800 millions de FCfa. « Les travaux devraient être achevés au bout de 18 mois, mais ils ont duré 13 ans. Ces retards ont poussé le Balantacounda à battre le macadam le week-end dernier », a justifié le porte-parole du jour Boubacar Mané.

Ces retards ont des lourdes conséquences au plan sanitaire. L’année dernière, six personnes ont perdu la vie au cours des évacuations sur un total de 392. A cela il faudra ajouter les difficiles conditions d’évacuation des femmes enceintes. A cette marche, beaucoup de personnes arborant des brassards rouges sont venus de partout et ont envahi des rues et se sont dirigées vers la préfecture où elles ont déposé un mémorandum. La représente des femmes a dénoncé les lenteurs notées dans l’exécution des travaux de ces structures sanitaires. Il y avait aussi une forte mobilisation des jeunes. « Nous avons été assez patients. Figurez-vous que nous avons attendu treize ans avant d’organiser cette marche et nous avons toujours attiré l’attention des pouvoirs publics sur cette situation », clame Boubacar Mané. Rappelons que ces travaux ont été lancés sous le régime du président Abdoulaye Wade. Pour les populations, rien ne peut expliquer les lenteurs.

Malimine KAMARA

 

L’union régionale des syndicats de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), section Ziguinchor, a tenu son assemblée générale de renouvellement de bureau à la bourse du travail samedi. Au terme des travaux, le secrétaire général sortant Amadou Camara, qui était le seul candidat à sa propre succession, a été réélu pour un deuxième mandat de cinq ans.

Face à la presse, le secrétaire général réélu a, devant représentant du bureau confédéral Lamine Fall, remercié l’ensemble des travailleurs pour lui avoir renouvelé leur confiance. Ensuite, Amadou Camara s’est engagé à consolider les acquis au cours des cinq prochaines années de son second mandat. Il a promis de mettre l’accent sur la formation afin de disposer davantage de ressources humaines locales compétentes au sein de sa centrale syndicale pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs. Il a également assuré de s’investir auprès du bureau confédéral de la Cnts pour l’éradication et la réactualisation d’un certain nombre de conventions et de décrets obsolètes « qui, a-t-il dit, lèsent les travailleurs ».

Auparavant, le secrétaire général réélu avait dressé un bilan positif de ses cinq dernières années. Selon lui, des « efforts énormes » ont été faits en matière de défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs. D’ailleurs, pour une meilleure gestion de ses dossiers, l’union régionale des syndicats de la Cnts a choisi de jeunes assesseurs dont une femme pour siéger au tribunal du travail. Amadou Camara n’a pas occulté la massification de sa centrale syndicale qui a enregistré plus de 200 nouvelles adhésions de travailleurs de l’hôpital régional et d’autres syndicats.

Il y a eu également, à la bourse du travail, siège de l’union régionale des syndicats Cnts de Ziguinchor, de nombreuses formations sur le rôle du délégué du personnel, du mandataire syndical, de l’assesseur au tribunal du travail, ainsi que sur le règlement intérieur et le statut de la Cnts. Par ailleurs, des renouvellements de sections syndicales et des élections de délégués du personnel d’un certain nombre d’entreprises et d’établissements ont été organisés dans les régions de Kolda et de Ziguinchor. En plus, une fabrique de glace d’un coût de 130 millions de francs Cfa a été réalisée au quai de Boudody au profit des ex-travailleurs de l’ancienne usine Sosechal, avec l’entregent du secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro, dans le cadre du partenariat du bureau confédéral de sa centrale syndicale avec un groupe d’italiens dénommé Iscos. Amadou Camara a révélé un autre projet dénommé « Développement durable et dignité du travail dans la filière pêche à Ziguinchor ». Il n’a pas passé sous silence la réhabilitation en cours de la bourse du travail, sollicitant au passage le bureau confédéral pour l’achèvement rapide des travaux.

El Hadj Moussa SADIO

 

L’association L’Abcd pour tous a remis des cartables remplis de matériels didactiques composés de cahiers, de livres de stylos… à l’école primaire de Ngouye Thianguine dans la commune de Réfane (département de Bambey). En marge de cette cérémonie de remise de dons, Mamy Ndiaye, membre fondatrice de L’abcd pour tous, revient sur la genèse de cette association qu’elle a mise sur pied avec ses deux sœurs Mame Diarra et Ndèye Ngoné et une de ses amies.

C’est quoi L’Abcd pour tous ?
L’Abcd pour tous est une association à but non lucratif qui vient en aide aux enfants pour l’éducation. L’abcd va consister à les aider dans leur éducation, c’est-à-dire leur fournir du matériel didactique.

Quand a-t-elle été créée ?
L’Abcd a été créée en 2014. Avec mes sœurs et une amie, nous avons décidé de créer cette association. Nous n’avions pas fait d’actions et cette opération est la première action de l’association.

Pourquoi vous avez choisi, en premier, le village de Ngouye Thianguine pour commencer vos actions?
Parce que c’est le village  de notre père. Mame Diarra (présidente de L’abcd pour tous) et Ndèye Ngoné sont venues il y a deux ans et ont fait le constat sur la situation de l’école. A partir de ce moment, nous avons pris la décision d’engager des actions. Le directeur a établi un cahier de charges qu’il nous a remis ; et en fonction de cela, nous avons décidé d’entreprendre ces actions. Nous avons commencé par le plus petit. Pour nous, le plus petit, c’est le cartable pour tous. L’école manque de clôture, elle a un besoin d’eau, de cantines et d’autres besoins que nous ne pouvons même pas citer. Notre première action est de leur permettre d’avoir les fournitures scolaires pour travailler et ensuite nous verrons après les actions qui vont suivre.

L’Abcd pour tous va œuvrer seulement au Sénégal où elle dépasse le cadre national ?
Pour le moment, elle œuvre au Sénégal. Notre objectif serait d’étendre nos actions à d’autres villages dans le pays ; par la suite on verra si nous devons l’étendre au niveau national ou non. Beaucoup d’autres villages ont besoin de cet appui juste que Ngouye était beaucoup plus facile pour nous. On a un pieds à terre, on connaît les gens, notre famille est là. Même dans l’organisation des besoins, l’approche était beaucoup plus facile. C’est normal qu’on commence par le village de mon père. Ensuite pour les autres villages, avec les activités et la publicité qu’on aura, maintenant on pourra divulguer nos actions plus largement. En fonction de cela, on verra quel village on pourra aider. Mais pour l’instant on n’a pas ciblé.

En tant que sénégalaise née à l’étranger quelle appréciation avez-vous de notre système éducatif national ?
C’est compliqué ! Nous avons de la chance. Quand je regarde les conditions de travail, cela n’a rien à voir avec ce qu’on a en Europe. Pour moi, le plus important est de concentrer tous nos efforts sur l’éducation. L’éducation, c’est l’avenir. Ce sont nos enfants, ils vont nous remplacer demain. Si l’on ne leur donne pas cette éducation, leur avenir sera compromis. Quand je vois les structures qui ne sont pas adaptées, les classes qui sont surchargées, le matériel qui n’est pas forcément disponible, les parents n’ont pas les moyens d’acheter ce matériel, je dis que c’est dur. A un moment, cela fait mal.

Propos recueillis par
Aliou Ngamby NDIAYE

 

L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance a offert un chèque de 500.000 FCfa et un important lot de tee-shirts au roi d’Oussouye, Sibilumbaï, pour l’aider à organiser la fête « Humeubeul ». La cérémonie de remise a eu lieu dans le bois sacré où réside sa majesté.

Le « Humeubeul » est une grande fête qui est organisée chaque année en fin de saison des pluies. Il réunit tous les villages du royaume d’Oussouye et dure plusieurs jours. C’est l’occasion pour les populations locales de remercier Dieu de les avoir gratifiées d’un hivernage pluvieux et de prier pour de bonnes récoltes et la paix. Des rites traditionnels de paix et de communion, ainsi que des danses, percussions et combats de lutte sans frappe ont lieu également pendant le « Humeubeul ».

Le président du conseil de surveillance a estimé que son agence avait le devoir de venir soutenir le roi Sibilumbaï à l’occasion de cette fête du « Humeubeul », qui est une des plus grandes manifestations dans le Kassa, et au cours de laquelle sa majesté mobilise autour de sa personne beaucoup de monde. Pascal Kotimagne Manga a soutenu que la contribution de l’Anrac est modeste, « mais elle est importante pour ce qu’elle représente pour la communauté d’Oussouye et surtout pour le roi qui a des relations particulières avec la directrice générale de l’Anrac, Aminata Angélique Manga, qui est devenue ministre du gouvernement du Sénégal », a-t-il fait remarquer.

Quant à sa majesté Sibilumbaï, son vice-roi Koumanibo Diédhiou et le roi d’Essaout, Silondébile, ont bien apprécié le soutien financier de l’Anrac, qui est encore une fois venue à leur rescousse. Ils ont formulé des prières pour la directrice sortante de l’Anrac, aujourd’hui ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, afin qu’elle réussisse sa mission.

El Hadj Moussa SADIO  

Les travaux de réhabilitation de la route nationale 2 et du désenclavement de l’Ile à Morphil en cours seront achevés en 2019, a indiqué, jeudi à Matam, Saliou Ndiaye, chargé du Suivi-Evaluation du projet à l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute). M. Ndiaye présentait les contours du projet de réhabilitation de la route nationale numéro 2 et du désenclavement de l’Ile à Morphil au cours d’un comité régional de développement (Crd). « Le projet de réhabilitation du tronçon Ndioum-Bakel et le désenclavent de l’Ile à Morphil long de plus de 680 kilomètres est le plus grand projet routier du gouvernement sénégalais.

Il va coûter 280 milliards de FCfa », a informé M. Ndiaye. Il a ajouté que la plus grande partie est financée par l’Etat du Sénégal, avec la participation d’autres bailleurs de fonds. Et Saliou Ndiaye de préciser que la construction de la route sera accompagnée par celle de salles de classe, de clôture d’écoles, de cases de santé et de plateforme pour les femmes. « L’installation de ces plateformes va permettre aux femmes de pouvoir développer leurs activités commerciales et agricoles et à pouvoir assurer la sécurité alimentaire dans cette partie nord à vocation agricole », a-t-il expliqué.                         

APS

 

Le collectif des victimes des démolitions de Tivaouane Peulh est toujours en phase avec le maire de la commune, Momar Sokhna  Diop. « Nous lui réaffirmons, aujourd’hui plus que jamais, notre soutien indéfectible et notre confiance résolue pour la défense de nos droits et de nos intérêts », a indiqué un communiqué signé par le président du Collectif des victimes des démolitions de la commune de Tivaouane Peulh, Papa Khalile Gaye. Il a démenti avec la dernière énergie des informations parues dans la presse et qui font état de l’opposition à la personne du maire. Le collectif réitère toute sa confiance au maire Momar Sokhna Diop qui n’a ménagé aucun effort pour la défense des  intérêts des victimes des démolitions en question. « Toutes autres déclarations contraires et de quelque source que ce soit ne sont que superfétatoires et n’engagent que leurs propres auteurs », a fait savoir le président du collectif Papa Khalile Gaye.                     

E. KALY

 

Les membres des Conseils de développement des quartiers (Cdq) de Tambacounda ont été sensibilisés sur les questions de nettoiement. Ces derniers sont invités à s’investir dans la gestion des déchets solides.    

Le Système intégré de nettoiement et de valorisation des déchets (Sinvad) a réuni les membres des Conseils de développement des  quartiers (Cdq) pour partager des informations concernant la gestion des déchets. Cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre du programme annuel du Sinvad. Elle a permis de sensibiliser les membres des Cdq sur leurs responsabilités pour ce qui concerne le cadre de vie de la commune de Tamba. Le secrétaire général du conseil municipal, Mamadou Diallo, a livré le message du maire de Tambacounda qui souhaite l’implication des conseils de quartier dans la propreté de la commune.

Il veut que les membres de ces conseils associent à ces activités de salubrité les acteurs de l’éducation, du sport, de la santé, des femmes, entre autres, pour réussir cette mission de gestion des déchets solides. La politique du maire de Tambacounda est d’intégrer dans la gestion des cellules démocratiquement élues à la base pour qu’elles participent à la prise en charge des préoccupations des citoyens. Ils comptent aussi sur des programmes comme le Pudc et Promovilles pour satisfaire les besoins des populations de Tambacounda en matière de modernisation de leur ville. Pour Maodo Ndao, coordonnateur du Sinvad, sa structure a l’habitude d’organiser des formations pour les membres des Conseils de développement des quartiers, les présidents de commissions, les charretiers, en définissant pour chaque démembrement sa mission.

« Ces derniers sont aussi sensibilisés sur les mesures d’hygiène à prendre afin de faire face aux risques sanitaires qui peuvent engendrer des ordures ménagères. Cette année, nous avons choisi d’innover pour mieux nous faire comprendre », a indiqué M. Ndao. Un sketch a été d’ailleurs présenté par le groupe « Niani Wuli » pour ressortir tous les problèmes auxquels les Conseils de développement de quartiers font face dans leur quotidien. Cette rencontre organisée par la mairie et ses  partenaires va aider à lever des doutes sur certaines considérations des Cdq. Lesquelles constituent une entrave à la bonne marche des conseils pour la propreté des quartiers de la commune de Tambacounda. Le Conseil de développement des quartiers de Saré Guilléle a été félicité pour son travail. Il a été d’ailleurs choisi pour exposer sa méthode devant les autres.

Pape Demba SIDIBE

 

Trouver une maison, un studio voire une chambre à louer en cette période d'hivernage relève du parcours d'un combattant à Pikine. Non pas parce qu'il en manque. Juste parce que l'implication d'une nouvelle race de courtiers qui ne vivent que de commissions complique les choses aux locataires.

Assise sous un abri de fortune sis à Pikine Tally Bou Mack, un bébé sur le dos, la dame Farmata Sylla est à la recherche d'un studio à louer. Elle vit avec son époux et ses trois enfants ainsi que sa propre sœur qui l'aide dans les travaux domestiques. Logiquement, elle devrait disposer d'un appartement afin de mettre toute la famille à l'aise. Malheureusement, les prix pratiqués par les agences immobilières sont élevés et le recours aux courtiers est loin de faire l'affaire. Pour la simple raison que ces derniers exigent le paiement d'une commission représentant souvent le montant à payer pour le mois. « Les plus traitables exigent la moitié de la mensualité à payer au bailleur, mais il y en a qui ne touchent pas moins de la somme globale à payer par mois en guise de commission », se lamente Farmata Sylla. « Ces gens-là ne vivent que de rente surtout à Pikine où tout le monde veut habiter », ajoute-elle. Sur ces entrefaites surgit une autre femme qui, après avoir lancé des salutations collectives, s'installe aussitôt sans attendre de se faire prier. Ngoné Seck est venue, elle aussi, pour rencontrer un courtier capable de l'aider à trouver une chambre à louer. « C'est une connaissance qui m'a indiqué ce lieu en me précisant que j'aurai de fortes chances de rencontrer un courtier », déclare-t-elle.

C'est une femme assise derrière une table jonchée de fruits (mangues, oranges, etc.) qui intervient en rassurant les deux chercheuses de gîte à louer. « C'est ici que les courtiers ont l’habitude de se regrouper ; si vous daignez faire preuve d'un tant soit de patience, ils vont bientôt débarquer », affirme la vendeuse. Les deux femmes patientent une demi-heure, contrairement à d'autres demandeurs de chambres ou d’appartements à louer qui, après avoir constaté l'absence des courtiers, préfèrent repartir en promettant de repasser quelques instants plus tard. Soudain, Vieux Diop surgit dans un caftan bleu foncé, un bonnet bien vissé sur la tête. Un bref instant de salamalecs et c'est Farmata qui l'interpelle en premier en ces termes: « Tonton, je voudrais un studio à louer et j’aimerais savoir si vous êtes disposé à m'aider », dit-elle au vieux qui, après l'avoir écouté, fait mine d'hésiter un instant avant de réagir.

Une commission excessive à verser
« J'en ai vu un à la technopole. Le propriétaire le loue à cent mille francs le mois, mais il réclame trois mois d'avance », soutient le vieux, l'air serein. La femme porta la paume de sa main droite sur sa bouche et manifeste ainsi son étonnement face à au montant de trois cents mille qu'elle devra débourser pour pouvoir signer le contrat de location dudit studio. « C'est trop cher, je me débrouille pour faire vivre ma progéniture avec l'aide de mon mari qui n'est pas du tout aisé financièrement », répond Farmata Sylla. « J'habite Pikine Icotaf, mais le propriétaire des deux chambres que j'occupe avec ma famille m'avait donné un délai qui va expirer demain pour lui remettre les clés de ses chambres. Je suis inquiète car je n'ai pas les moyens de louer un studio à cent mille le mois », ajoute-t-elle. Ngoné Seck sort du silence dans lequel elle était plongée jusqu'ici et soutient: « Ça alors ! Moi, je n'ai besoin que d'une chambre, certainement je vais payer moins », lance-t-elle. « En tous cas, moi, je n'ai pas une chambre isolée à louer, mais une chose est sûre, quel que soit le montant à payer pour la chambre que tu vas trouver, tu seras obligée de verser trois mois d'avance. Les deux mois iront au bailleur et le troisième au courtier », réplique Vieux Diop.

L'offre du vieux ne semblant pas trouver preneur ni auprès de Farmata Sylla, ni auprès de Ngoné Seck. La première nommée s'interroge: « Je me demande où pourrais-je trouver ce que je cherche ? » « Que Dieu me vienne en aide ! », prie-t-elle. C'est la même vendeuse qui réagit à nouveau en leur lançant : « Ou bien vous revenez demain dans l'espoir de rencontrer d'autres courtiers ou bien vous continuez à attendre, peut-être que d'autres courtiers vont se présenter bientôt ». Déçues, Farmata Sylla et Ngoné Seck prient Vieux Diop de prendre leurs numéros de téléphone au cas où il trouverait entre-temps des occasions qui pourraient les intéresser.

Des courtiers se défendent en accusant les propriétaires des  maisons
« Tout ce qu'ils cherchent du matin au soir, c'est de rendre la vie compliquée aux locataires, le métier de courtier me répugne », martèle Talla Fall. « Je croyais être la seule personne qui condamne la pratique  des courtiers, mais en voilà une autre qui partage mon avis sur eux », intervient Aly Diop. « Pour une seule chambre à louer, ils poussent les bailleurs à élever la barre si haut que le locataire est obligé de verser tout ce qu'il avait comme argent, ils sont mauvais », lâche-t-il. Apparemment indifférent aux critiques de ses copains, Tapha Thiam se fend dans un sourire et tente tant bien que mal de défendre ses collègues. « La réalité est que ce sont les bailleurs qui fixent les prix. Dans ce cas, comment le courtier peut-il tordre le bras au propriétaire d'une maison à louer et lui imposer un prix ? », se demande-t-il. Talla Fall et Aly Diop le coupent net en lui répondant : « Hé, il ne faut pas faire la politique de l'autruche », fulmine Aly Diop. « Ce n'est point le cas », balance Talla Fall qui répond à Tapha Thiam. « C'est vous qui cherchez à vivre moyennant les commissions sur les prix des maisons ou des chambres à louer », fait-il remarquer. Au fur et à mesure que la discussion continue, d'autres individus arrivent ; et comme s'ils s'étaient préalablement passé le mot, tous condamnent unanimement la présence des courtiers (véreux) dans les transactions immobilières ; à l'image de Penda Diagne venue effectuer un transfert d'argent dans le cybercafé. « Tu ne peux pas comprendre les dérives des courtiers tant que tu n'es pas dans le besoin de trouver où habiter. Tu deviens tellement fâché contre eux que tu n'auras plus envie de les regarder », dénonce-t-elle.

Reportage de Abdou DIOP 

La déléguée générale à la Protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) Anta Sarr Diacko était ce jeudi à Kaolack où elle s’est rendue au chevet des personnes déplacées suites aux inondations de la première semaine de septembre. Au nom du gouvernement, elle leur a offert 17,5 tonnes de riz et une enveloppe financière de près de 20 millions de FCfa.  

L’élan de solidarité des populations victimes des dernières inondations dans la capitale régionale du Saloum se poursuit. Après les autorités locales et l’ancien premier Aminata Touré, c’est autour de la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) de rendre visite aux victimes des inondations.

Dr Anta Sarr Diacko a  apporté le soutien du gouvernement aux sinistrés des zones inondables. Les services de la structure qu’elle dirige ont déchargé 17,5 tonnes de riz destinées aux sinistrés en plus d’une enveloppe financière évaluée à 17.050.000 FCfa. « J’étais venue, il y a une semaine, accompagner le ministre Diène Farba Sarr pour avoir une idée de l’ampleur du sinistre et par la même occasion présenter les condoléances à la famille de la personne décédée. Une semaine après, nous sommes revenus pour apporter notre solidarité et réconfort  aux sinistrés au nom du président de la République dans ces périodes de difficultés », a rappelé la déléguée générale. Accueillie à l’école élémentaire Senghane Badiane, principal site de recasement des victimes des pluies diluviennes de la première semaine du mois de septembre, la responsable de la Dgpsn a constaté de visu les conditions d’existence de centaines de familles obligées de s’abriter dans des établissements scolaires. En attendant leur retour dans leurs foyers, elles peuvent compter sur le soutien des autorités gouvernementales.

« Le recensement établi par les services de la préfecture ont permis d’identifier six quartiers touchés par les inondations concernant 341 ménages. Nous leur avons apporté 17,5 tonnes de riz et une enveloppe financière de 17.050.000 FCfa », a indiquée la déléguée générale.
Elle a procédé à une remise symbolique de denrées alimentaires et d’enveloppes d’argent à certaines familles. Les pluies diluviennes ont fait un mort et causé  d’importants dégâts matériels dans six quartiers de la commune de Kaolack, notamment dans la zone de Khaxoum, de Tiofac et de Ndorong.

Elimane FALL

L’ambassadeur de l’Espagne au Sénégal vient d’effectuer une visite de 48 heures dans la région de Kolda où il a procédé à l’inauguration de la Maison du citoyen de Kolda. Les régions de la Casamance constituent une priorité pour l’Espagne qui a injecté plus de 47 milliards de FCfa dans la zone.

La Casamance constitue une priorité pour la coopération espagnole. Depuis le début de son intervention en 2004, le montant de l’aide accordée par l’Espagne aux trois régions de la Casamance naturelle s’élève à 47 milliards de FCfa. Ce chiffre ne tient cependant pas compte des financements injectés dans ces régions entre 2016 et 2017. Le budget annuel de la coopération espagnole en Casamance s’élève à environ 1,6 milliard de FCfa. Malgré la crise économique qui frappe de plein fouet l’Espagne depuis 2014 et qui s’est traduite par une forte réduction de l’aide étrangère, le Sénégal demeure encore un partenaire privilégié pour les autorités de Madrid.

La révélation a été faite mercredi à Kolda par son Excellence Alberto Virella, ambassadeur du  royaume d’Espagne au Sénégal, lors d’une conférence de presse tenue en marge de la cérémonie d’inauguration du Centre régional de gouvernance participative appelé « Maison du citoyen » de Kolda.  « Pour éviter la dispersion des ressources, nous avons ciblé deux secteurs que sont la bonne gouvernance, notamment de l’appui à l’Acte 3 de la décentralisation, aux droits humains, surtout des femmes et des enfants.

Le second secteur est le développement agricole comme la lutte contre la malnutrition. La Maison du citoyen dans laquelle nous nous trouvons en ce moment constitue un bon exemple », déclare à ce propos l’ambassadeur de l’Espagne au Sénégal. Il estime par ailleurs que l’appui financier de la coopération espagnole à l’Ong Anida qui met en place les fermes agricoles Natangue constitue un exemple de réussite en matière de développement agricole.

La Maison du citoyen de Kolda dont le coût des travaux s’élève à environ 35,2 millions de FCfa est financée par l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (Aecid) pour un montant de 30 millions de FCfa, « la Fondation Guné » basée en Espagne pour 3 millions de nos francs et le Forum civil avec 2 millions de FCfa. Ce centre qui est le fruit d’un partenariat exemplaire entre la Fondation Guné, l’Association Guné de Kolda et l’antenne régionale du Forum civil vise à promouvoir la bonne gouvernance locale et la participation des citoyens à la prise des décisions dans leurs collectivités locales respectives. Plus de 22 457 personnes dont 54,47% des femmes ont déjà bénéficié de ses services qui tournent autour des trois axes majeurs : accroître les pratiques politiques dans les communes à travers les mécanismes de certification citoyenne, renforcer la parité entre hommes et femmes et contribuer au renforcement des espaces de dialogue au sein des organisations de la société civile, mais aussi entre autorités locales et membres de la société civile.

Les communes de Médine Yoro Foulah, Diaobé-Kabendou et Salikégné qui font partie d’une liste de cinq collectivités locales de la région de Kolda qui ont accepté de se soumettre  volontairement à la certification citoyenne ont reçu, à cette occasion, des labels en guise de reconnaissance pour leur performance dans les domaines de la bonne gouvernance locale et de la participation citoyenne.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a présidé, hier, la remise d’attestations de fin de formation à 14 artisans de la commune de Ngayokhème. Après 16 jours d’apprentissage au Centre de formation artisanale de Dakar, ces menuisiers ont acquis de nouvelles connaissances.

Quatorze (14) artisans de la commune de Ngayokhème (département de Fatick) ont reçu, hier, au Centre de formation artisanale (Cfa) de Dakar, leurs attestations de fin de formation en menuiserie du bois. La cérémonie de remise des attestations a été présidée par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, en présence du directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), Sanoussi Diakité, et du maire de Ngayokhème, le ministre Mbagnick Ndiaye. Après 16 jours de formation pour un volume horaire de 112 heures, soit 7 heures par jour, ces artisans ont acquis de nouvelles connaissances techniques et technologiques en menuiserie du bois. L’Office national de formation professionnelle a assuré cette formation d’un coût de près de 6 millions de F Cfa.

Le ministre Mamadou Talla a rappelé à cette occasion que tous les jeunes et ceux qui sont en activité dans les secteurs de la menuiserie du bois ou métallique, de l’électricité, de la cuisine… doivent avoir une qualification pour exercer correctement leurs métiers. « La mission qu’on m’a donnée est de développer les compétences techniques et professionnelles dans toutes les filières », a précisé Mamadou Talla. D’après lui, le chef de l’Etat a décidé que 15% de la commande publique puissent être accordés aux artisans locaux. Ce qui permettra, dit-il, de mieux positionner l’artisanat sénégalais comme « un secteur clé dans le développement économique et social du Sénégal ».
Cependant, pour accéder à cette commande publique, les artisans ont besoin d’être formés et d’avoir les capacités managériales pour pouvoir soumissionner aux passations de marchés publics. D’après le ministre Mamadou Talla, en 2016, les artisans sénégalais ont beaucoup gagné dans la commande publique.

Le maire de la commune de Ngayokhème, le ministre Mbagnick Ndiaye, a, dans son discours, remercié le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat qui a permis à 14 artisans de sa commune d’acquérir de meilleures connaissances dans leur discipline. C’est grâce à Mamadou Talla, a-t-il rappelé, qu’un centre de Formation professionnel et technique est en cours de construction à Toucar dans la commune de Ngayokhème. Ce centre, une fois achevé, dit-il, va développer la formation professionnelle dans cette localité. Ainsi, les habitants des communes de Patar, Niakhar, Diarrère (Fatick) jusqu’à Ngoye Aliou Sylla dans le département de Bambey pourront, à son avis, bénéficier de ce centre de formation. Ce qui, renseigne le maire Mbagnick Ndiaye, va permettre à ces artisans de bénéficier de la commande publique.

Toutefois, le maire invite le ministre de la Formation professionnelle Mamadou Talla à accompagner sa municipalité dans la mise en place d’un groupement d’intérêt économique (Gie) qui va réunir tous les artisans qui ont bénéficié de cette formation. « La municipalité s’engage à les encadrer pour créer un Gie des artisans de la commune de Ngayokhème. Les démarches sont entreprises ; et sous peu nous allons vous transmettre les documents créant ce Gie pour leur permettre de bénéficier de crédits, de matériels », promet le maire. Il appelle les artisans à se fédérer pour permettre à tous les villages environnants de la commune de bénéficier des connaissances acquises à Dakar pendant leur formation.

Aliou Ngamby NDIAYE


                                          

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