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Régions (907)

« En ce 21ème Siècle, quel mouvement de jeunes pour l’émergence du Blouf ? C’est le thème qui a été abordé lors du colloque organisé, dimanche dernier, par le Mouvement des jeunes de Béssire. Les conférenciers ont été unanimes à reconnaître la nécessité de créer un cadre de convergence des mouvements de jeunes de cette aire géographique du Blouf qui regroupe plusieurs villages de la Casamance dans le département de Bignona.

La réflexion a porté, lors de ce colloque auquel d’éminentes personnalités ont participé, sur le modèle de mouvement de jeunes qui doit être en cohérence avec les enjeux de l’heure, avec la situation d’un monde en constante compétition dans le domaine des propositions, des initiatives porteuses de progrès individuels et collectifs. Les jeunes du Blouf, à travers ceux de Béssire, ont exprimé leur volonté de s’inscrire dans cette dynamique. Il y va de la vitalité de leurs associations éparses qu’il convient de tirer vers des objectifs communs. Les organisateurs espèrent ainsi créer une synergie autour d’une idée forte : l’émergence du Blouf. Selon Chérif Saloum Diatta, président du Mouvement des jeunes de Béssire, par ailleurs enseignant-chercheur au département d’anglais de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la léthargique dans laquelle se trouvaient les mouvements de jeunes du Blouf commandait d’impulser des initiatives et de construire de nouveaux paradigmes en ce qui a trait à la jeunesse. « A l’issue de ce colloque, nous voulons adopter une nouvelle approche inclusive pour aller ensemble à l’essentiel », a-t-il déclaré.

Le sociologue Nfally Andy Badiane a, lui, insisté sur la symbolique de cette initiative entreprise par des jeunes conscients de leur rôle dans l’émergence de leur localité. Cela témoigne de leurs ambitions à la fois légitimes et louables. « Le Blouf a été un moteur de progrès en Casamance mais il est laissé en rade aujourd’hui. Et cette capacité des jeunes à identifier les besoins, à comprendre les enjeux et à engager les défis de manière inclusive, à organiser des concertations pour confronter les avis et à mettre en lumière les compétences et les ressources traduit leur volonté de faire bouger les lignes ». Ce qui, à ses yeux, est assez révélateur d’une nouvelle posture porteuse d’espoirs. Cette jeunesse, pense-t-il, doit conduire le devenir des peuples dans un contexte particulier.

Mais il faut « avoir une connaissance de soi, une confiance en soi, acquérir des compétences, s’armer de courage et de conviction par rapport au chemin que l’on s’est tracé ». Cela pose également, à l’en croire, la question de la réappropriation de nos valeurs propres par les jeunes face aux agressions extérieures tout en évitant de s’enfermer dans les petites appartenances, obstacles à l’émergence du Blouf. L’ancien gouverneur de région, Saliou Sambou, a aussi axé son intervention sur la nécessité du réarmement moral de la jeunesse pour faire face aux défis de son temps et de l’avenir.

Alassane Aliou MBAYE

C’est par des actions multiformes en direction des populations de Dagana que Mouhamadou Makhtar Cissé, directeur général de la Senelec, tente d’aider les membres de sa communauté. A Dagana, le geste est ressenti dans tous les secteurs de la vie économique.

En offrant gratuitement aux paysans de la commune de Dagana un soutien financier important, du matériel informatique, la clôture du lieu de stockage du riz, une moto pour les besoins de déplacement des membres du bureau de l’union des producteurs, la possibilité d’exploiter dans de bonnes conditions des terres arables abandonnées (en mettant à la disposition des producteurs les équipements agricoles dont ils ont besoin pour mettre en valeur ces superficies), le directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, demeure résolument engagé à rendre de bons et loyaux services à sa propre communauté, sa ville natale.

Une manière apolitique d’appliquer la théorie américaine dénommée « Back To Your Community ». Un slogan qui rappelle tout simplement l’obligation citoyenne d’être constamment au chevet de sa propre communauté. Cet engagement indéfectible du Dg de la Senelec à contribuer efficacement au développement économique et social de la commune de Dagana a été réitéré par Gora Lô, directeur des affaires juridiques de la Senelec et responsable politique. Il s’est adressé aux producteurs de Dagana pour réaffirmer la farouche volonté de Makhtar Cissé d’installer des équipements solaires au centre de pompage de Dagana pour diminuer de 5 millions de FCfa par mois le coût d’exploitation de cette station de pompage. Ce qui pourrait permettre aux paysans d’économiser de l’argent. Selon Gora Lô, qui conduisait une caravane économique et sociale, Makhtar Cissé entend multiplier ces actions pour sortir les populations de Dagana de l’engrenage de la pauvreté, des ténèbres du sous-développement, en vue de leur permettre d’atteindre, conformément à la vision prospective du président Macky Sall, le sommet de l’émergence. 

A en croire Gora Lô, cette démarche novatrice et de rupture permet de réussir la transition vers une agriculture moderne, pour un développement et un épanouissement citoyens, parce que respectueux du droit des générations actuelles et futures. Parlant des réalisations de Makhtar Cissé, M. Lô a cité la prise en charge des frais de formation de plus de 70 étudiants au sein de grandes écoles dont le seul critère est d’être ressortissant de Dagana et d’avoir le niveau, la prise en charge des malades, l’équipement des hôpitaux et des centres de santé.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l'Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a officiellement procédé hier à l’installation du Comité de pilotage du Programme conjoint de création d’opportunités pour le développement économique du monde rural (Proccodem). Le Proccodem est un programme du gouvernement du Sénégal appuyé par le système des Nations Unies et fondé sur une approche dénommée « communes de convergence ».

L’objectif du Proccodem est de permettre  aux communes concernées de saisir les belles opportunités qui leur sont offertes dans une dynamique de solidarité avec les collectivités territoriales voisines. Cette approche renvoie, entre autres, à «un ensemble d’acteurs partageant des objectifs communs et intervenant de manière concertée et coordonnée dans une ou plusieurs communes, en vue d’accroître l’impact de leurs actions », a d’emblée  précisé le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l'Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Dans la mesure où il contribue à un développement plus équilibré, à la réduction des inégalités territoriales, notamment par la création d’opportunités de développement économique en milieu rural, le Proccodem s’inscrit dans la ligne tracée par le Plan Sénégal émergent et l’Acte 3 de la décentralisation.

Le gouvernement du Sénégal a amorcé un nouveau virage dans l’approfondissement de sa politique de décentralisation, avec la réforme dite « Acte 3 de la décentralisation » sous-tendue, entre autres, par une territorialisation des politiques publiques et une  responsabilisation accrue des  acteurs territoriaux.

« Ce qui traduit l’intérêt particulier qu’accorde le président de la République, Macky Sall, au monde rural dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, tant les interventions en milieu rural se multiplient depuis 2012 », a dit M. Diouf Sarr.

Le ministre a, en outre, magnifié la coopération exemplaire qui existe entre l’Etat du Sénégal et le Système des Nations Unies et exprimé sa profonde gratitude à la Fao et à tous les partenaires membres du système. Il a, dès lors, promis que son département s’attèlera à relever le défi du pilotage, de la mise en œuvre et du suivi du programme. Il compte en outre sur l’engagement de l’ensemble des parties prenantes, en particulier celui des communes des régions de Kolda, Sédhiou et Tambacounda qui constituent la zone pilote. La pertinence du Proccodem et son importance pour les territoires a poussé le ministre à demander de poursuivre le travail avec la même rigueur et le même engagement.

Oumar BA

Le président du Conseil de la Fondation Sonatel, Alioune Ndiaye, en présence des ministres des Télécommunications et des postes, de la Santé et de l’Education nationale, a procédé, hier, à l’inauguration de plusieurs infrastructures réalisées par la Fondation Sonatel, notamment un poste de santé, une école, des panneaux solaires et un point d’eau.

Construites dans le village de Sob 2, situé dans la commune de Dya (département et région de Kaolack), ces infrastructures de base dans cette zone rurale entrent dans le cadre du projet dit «Village» qui en est à sa deuxième phase de réalisation après Thicatt Wolof en 2015. La Fondation Sonatel a décidé de venir en aide aux populations du village de Sob 2 qui ne dispose pas de case de santé mais seulement d’ une école de six classes dans un état de délabrement très avancé indique un communiqué. À travers son projet « Village », elle a mis en place et réhabilité quelques infrastructures de base, notamment une école, un poste de santé, un point d’eau dans le village. Après la réussite du premier projet « Village » en 2015, la Fondation Sonatel ambitionne de pérenniser le concept qui a permis de réaliser ce second ouvrage de développement socioéconomique à Sob 2. Entièrement financé par ladite structure, il a coûté 200 millions de FCfa.

Par ailleurs, un programme de développement endogène basé sur des activités comme le renforcement de capacités de gestion pour la population active, des activités maraîchères et l’alphabétisation pour les adultes est en cours.

Marame Coumba SECK

Le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé, avant-hier, la mise en œuvre d’un important programme de réalisation d’infrastructures sociales de base dans le département de Tivaouane et plus particulière dans l’arrondissement de Niakhène.

Le ministre a saisi l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre de la maternité du poste de santé pour apporter la bonne nouvelle aux populations venues en masse l’accueillir. Abdoulaye Diouf Sarr répondait ainsi aux sollicitations des différents maires de communes : Niakhène, Ngagne, Thilmakha et Mbayenne de cet arrondissement du département de Tivaouane. Des difficultés listées par le maire de Niakhène Moustapha Sylla et qui ont pour noms : le manque ou l’absence totale d’infrastructures socio-économiques et sportives, l’enclavement de certaines zones qui freinent la mobilité des populations et l’écoulement des productions, l’absence de sources de recettes locales et la faiblesse des fonds de dotation par rapport aux compétences transférées. Il s’y ajoute le manque de personnels techniques dans les administrations locales et les structures sanitaires de même que l’absence de formation, d’encadrement pour les jeunes et les femmes ainsi que le financement de leurs activités. Le maire a aussi insisté sur la faible prise en charge des « daaras » et de l’enseignement religieux dans la zone proche de Touba dans la région de Diourbel.

Projets de construction d’infrastructures
Sur tous ces problèmes qui, il faut le souligner, plombent le développement économique de cette zone du Cayor, le ministre a tenu à rassurer les maires et leurs concitoyens en rappelant la décision de l’Etat de mettre, cette année, une enveloppe de 43 milliards de FCfa à la disposition des collectivités locales et d’augmenter également les fonds de dotation de la décentralisation. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, « Niakhène, à l’instar des autres communes du Sénégal, ne sera pas en reste avec des projets de construction d’infrastructures. Je suis venu voir ce qu’il est possible de faire ici en matière d’investissements dans le cadre du Programme national de développement local (PNDL) et de l’Agence de développement municipal (ADM). Dans le cadre de la seconde phase du  Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), il est clair que cet arrondissement bénéficiera aussi des réalisations de pistes communautaires et d’ouvrages hydrauliques ». Il a, dans cette perspective, annoncé qu’à côté de la maternité qui sera réalisée dans le cadre du PNDL, il est prévu la réalisation du stade municipal de Niakhène et la réhabilitation de l’hôtel de ville avec l’Ageptip. La construction d’un lycée réclamé par les jeunes est aussi en ligne de mire des perspectives annoncées à Niakhène.​

EL Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de Maka Coulibantang, Khouraichi Thiam, a retrouvé les siens et ses administrés samedi dernier, après huit mois d’absence. A la fin du mois de janvier, il sera organisé une grande rencontre pour discuter des questions de développement de la commune, tout comme une campagne d’inscription sur les listes électorales en vue d’une participation massive des populations aux prochaines joutes électorales.

Après huit mois d’absence dans sa commune pour des raisons de santé, Khouraichi Thiam soutient avoir été atteint par ses détracteurs qui lui auraient jeté un mauvais sort. « Ceux-là qui croyaient pouvoir m’éliminer en me jetant un mauvais sort peuvent déchanter », a fulminé l’édile de Maka Coulibantang, devant un parterre de militants acquis à sa cause. « Je suis là, en chair et en os et bien portant ». Il s’est exhibé à ses militants et à ses détracteurs à travers une marche sur une distance de 1,5 km. De la mairie à son domicile, l’homme a marché à pas soutenus, histoire de montrer sa forme et sa bonne santé. Je veux juste montrer à ceux-là qui disaient que je suis paralysé et alité, que je suis encore là, bien portant », a dit le maire de Maka Coulibantang. « Depuis la France où je suivais des traitements, j’ai entendu dire beaucoup de choses sur ma personne. Ils peuvent maintenant déchanter », fulmine Khouraichi, visiblement choqué par ces propos. Le travail va reprendre. « De toutes les façons, explique le maire, je vais gérer le reste du mandat et travailler à ce que la commune et ses populations puissent se développer ». Le maire laisse entendre qu’à la fin de ce mois-ci, une grande rencontre sera organisée pour discuter des questions de développement de la commune. Mieux, il est prévu la tenue d’une session d’orientation budgétaire.

Appelant les populations à aller s’inscrire sur les listes électorales, Khouraichi rappelle que la carte électorale est le fusil de l’électeur. Donc, pour participer au choix de ceux qui doivent demain diriger le pays, vous devez aller vous inscrire sur les listes électorales. Cependant, il appelle à ce que des commissions soient installées dans les localités pour permettre aux gens de s’inscrire en toute aisance et éviter les nombreuses tracasseries notées au cours des inscriptions dans le chef-lieu de la commune. Le maire de Maka Coulibantang, commune qui partage la plus longue frontière avec la Gambie (plus d’une centaine de kilomètres), s’est prononcé sur la situation. Selon l’ex-ministre de l’économie maritime sous Wade, Yaya Jammeh doit céder le pouvoir et accepter de partir, après avoir été battu par Barrow aux élections. Khouraichi de renchérir : « Il doit accepter le verdict populaire et laisser le pouvoir à Adama Barrow que les populations ont librement choisi pour diriger la Gambie. C’est cela qui éviterait ce que tout le monde craint, notamment le bain de sang », martèle le maire de Maka Coulibantang. Aujourd’hui, beaucoup de personnes et même des familles entières sont en train de fuir la Gambie.

Pape Demba SIDIBE

Kolda : Le manque de formation des membres de commissions techniques constitue un sérieux handicap pour le Conseil municipal.

Certains conseillers municipaux sont inscrits dans plusieurs commissions sans pour autant connaître leur rôle et responsabilité dans le fonctionnement de la municipalité. Et la plupart des commissions sont plongées dans une léthargie à cause de cette méconnaissance des textes. C’est du moins le constat fait par les participants à l’atelier de partage organisé par le Programme de promotion de la bonne gouvernance locale et de la citoyenneté à l’intention des membres de commissions techniques du Conseil municipal. Les échanges ont porté sur le rôle et la responsabilité dans la prise en charge de la participation citoyenne et du genre dans les politiques publiques de la commune. Le premier thème a porté sur la connaissance des commissions techniques et leurs rôles dans la commune alors que le second est relatif à la responsabilité des commissions techniques dans la mise en œuvre de la participation et du genre dans les politiques publiques de la collectivité locale. « Aujourd’hui, nous sommes là pour renforcer en capacités les élus locaux, c’est-à-dire les différentes commissions techniques du Conseil municipal, surtout les présidents de commissions. Nous savons qu’il y a beaucoup de commissions, mais elles ont du mal à fonctionner. Donc, nous voulons les renforcer en capacité sur leurs rôles et responsabilités pour qu’ils puissent comprendre pourquoi on les a choisis pour être présidents de commission et pour qu’ils prennent aussi en charge la question genre et participation citoyenne », déclare Ibrahima Seydi, coordonnateur du Centre régional de gouvernance participative et membre du Forum civil. Il plaide également pour une meilleure implication des conseillers de quartier dans la mise en œuvre de politiques publiques de la mairie.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de sa grande croisade contre l’insalubrité, le Groupement intercommunal (Gic) de Dagana, grâce aux fonds de la coopération décentralisée avec le Conseil départemental du Nord et en étroite collaboration avec l’Ong « Le Partenariat », a élaboré et mis en œuvre un plan de sensibilisation formative des populations sur la gestion des déchets biomédicaux, pertinent et efficient, dont la finalité est de contribuer à l’amélioration de la santé publique et de la salubrité environnementale dans les structures sanitaires du Walo.

A cet effet, a rappelé le Point Focal du Gic, Vieux Abdoulaye Ndoye, il a été nécessaire d’effectuer une tournée dans le département de Dagana, en vue de remettre aux responsables de ces structures sanitaires (postes et cases de santé, etc.) des lots importants de matériels qui pourraient leur permettre d’améliorer de manière significative la gestion des déchets biomédicaux.

Au cours d’une cérémonie officielle de réception d’une partie de ces matériels qui s’est déroulée samedi au poste de santé de Bokhol, le représentant du maire de Gaé, Saliou Diaw et le chef du village de Bokhol, Abdoukhadre Mbodj, ont rendu un vibrant hommage aux responsables du Gic qui s’évertuent, en étroite collaboration avec les services d’hygiène de Richard-Toll et de Dagana, à vulgariser les bonnes pratiques en matière de lutte contre l’insalubrité, à former les personnels de santé et du nettoiement sur les techniques modernes de gestion des déchets biomédicaux.

Vieux Abdoulaye Ndoye, secrétaire permanent du Gic, a rappelé qu’une enveloppe financière d’une dizaine de millions de FCfa a permis de mettre en œuvre cet ambitieux projet d’appui à la gestion des déchets biomédicaux. Il a souligné que les 38 structures sanitaires du département de Dagana ont ainsi reçu des boîtes de sécurité, des incinérateurs, des poubelles à pédale, des poubelles grand modèle, des corbeilles à papier et des sacs poubelles, etc.M. Ndoye a rappelé que le Gic est une structure intercommunautaire qui permet aux communes de Dagana de gérer en commun toute activité relevant de leurs compétences et présentant un intérêt commun. La création du Gic résulte d’une volonté des collectivités du Walo de renforcer la dynamique de coopération intercommunautaire et de prendre en charge la promotion du développement (dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, de l’économie locale, de l’environnement et du développement durable, de la culture, de la coopération et de la communication) à l’échelle départementale et conformément aux dispositions de l’Acte 3 de la décentralisation.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Juste après le vote du budget de la commune, le maire Abdoulaye Diouf Sarr a réitéré sa volonté d’inscrire dans ses priorités l’assainissement, l’hygiène et la santé, entre autres volets, pour une meilleure prise en charge des préoccupations des populations.

La mairie de Yoff a, avant-hier, voté son budget porté à 1.351.653.932 FCfa, soit une hausse de 26%, avec la même proportion pour l’investissement et le fonctionnement. Dans le rapport de la commission des finances, il est mentionné que 50 millions de FCfa seront alloués aux secours des indigents, 20 millions aux dépenses diverses (gamou, magal, appel) et 10 millions prévus pour les bourses et allocations scolaires.
D’après le maire Abdoulaye Diouf Sarr, les priorités de son budget seront celles des préoccupations de Yoff. Il s’agira de se battre pour l’assainissement, l’hygiène et la santé. C’est aussi tout ce qui est sécurité, éclairage public et aménagement global. « Et si nous investissons dans ce genre de rubrique, nous allons impacter l’emploi. C’est pourquoi, j’ai dit en débat d’orientation budgétaire que le budget 2017 sera orienté vers l’emploi à haute intensité de main-d’œuvre », a souligné le ministre-maire de Yoff.
M. Diouf Sarr affirme qu’avec le consentement du conseil municipal, il a rénové presque 90% des écoles, aménagé des édifices publics et toutes les places. « La ville de Yoff est très éclairée et très propre », a-t-il certifié. Le maire se veut très clair, car sûr de son ancrage : « Je suis assis sur un fond social et culturel qui ne bouge pas. Je reste moi-même et tous les autres attributs viennent après. L’on ne peut pas me différencier des Yoffois, car je suis en parfaite symbiose avec eux et je ne change pas au gré des vents ou des événements. Les mairies ne seront bien gérées que lorsque les maires prendront en compte les populations ».     

Serigne Mansour Sy CISSE

Devant le manque criant d’eau dans des villages de plus de 500 habitants, près de 11 millions de FCfa sont mobilisés pour lever une entrave grave à l’épanouissement des populations.

Le maire de la commune de Ndoga Babacar a initié une tournée dans les différents villages de cette collectivité locale du département de Tambacounda en vue de vérifier l’état d’exécution des travaux entrepris afin de permettre aux populations d’avoir accès à l’eau potable.
Pour satisfaire les besoins les plus urgents des populations de cette collectivité de Ndoga Babacar, qui se résument plus singulièrement à l’accès à l’eau potable, le maire Oumar Dème est en train de mettre des puits à la disposition des villages de Dané Niako, Marecounda 2, Madina Aldiouma, Douta Bassi, Sinthiou Niana Ba, Sinthiou Aladji Modi Ba. Mais, avec l’engagement affiché de mettre un terme à cela, les puits de Sinthiou Aladji Modi Ba et celui de Douta Bassi sont définitivement finis.Au maire Oumar Dème de se dire plus qu’engagé à terminer ces travaux, surtout le puits de Marecounda 2 où réside un grand marabout avec un nombre important de talibés. Il en a également profité pour sensibiliser les populations à se rendre à la commission d’inscription pour l’obtention de la carte d’identité biométrique ainsi que l’inscription aux listes électorales. D’autres actions d’envergure sont inscrites dans le plan de développement de la commune de Ndoga Babacar dont certaines localités souffrent encore d’enclavement ou d’accès à certains services sociaux de base.

Pape Demba SIDIBE

VELINGARA : Le Directeur de l’éducation préscolaire (Deps), Ousmane Diouf, a effectué, lundi dernier, une visite officielle à Médina-Mary, dans le département de Vélingara. A cette occasion, il s’est enquis de la classe maternelle du village qui accueille 63 enfants de 3 à 5 ans, le site d’implantation de la future école maternelle, le chantier du jardin maraîcher pour la cantine scolaire en cours de réalisation, informe un communiqué parvenu à notre rédaction.   

S’adressant aux populations qui s’étaient mobilisées pour son accueil, le DEPS s’est félicité de leur engagement en faveur de l’éducation et a promis d’être leur interprète auprès du ministre de l’Education nationale Sérigne Mbaye Thiam pour l’amélioration des conditions d’études dans les écoles préscolaire, primaire et secondaire de Médina-Mary. D’autant plus qu’elles sont situées dans une zone frontalière avec la Gambie, souligne le communiqué. Ouverte officiellement en 2014, l’école maternelle de Médina-Mary, qui n’était qu’une classe préparatoire, a été érigée en établissement scolaire autonome en octobre 2016, pour mieux répondre aux besoins des populations. Elle est encore logée dans les locaux de l’école élémentaire.
Les doléances portent sur la construction d’un bloc d’hygiène, d’une clôture en mur, de salles de classe, d’un laboratoire et d’un bloc administratif au Collège d’enseignement moyen (Cem), ainsi que d’un autre bloc administratif et la cantine scolaire à l’école élémentaire.
 Selon le communiqué, la directrice de l’école maternelle de Médina-Mary, Madame Aïda Dièye Gaye, a présenté son établissement et dévoilé les difficultés de fonctionnement de son établissement. Elle a particulièrement souhaité la construction de l’école maternelle sur le site choisi afin de pouvoir accueillir tous les enfants du village qui viennent frapper sans arrêt à la porte et mettre les enfants dans les meilleures conditions d’apprentissage. Car, faute de places suffisantes, elle est au regret de ne pouvoir les accueillir tous.

Oumar BA

Le geste de la Première dame Marième Faye Sall qui a récemment pris en charge l'enrôlement de 474 femmes dans la mutuelle de santé de Dalifort a fait tache d'huile. Quelques jours plus tard, c'est le maire de la commune de Diamaguène Sicap Mbao, Coumba Ndoffène Fall qui lui a emboîté le pas en enrôlant, à son tour, quatre cents personnes dans la mutuelle de la commune qu'il dirige. Une cérémonie a été organisée en la circonstance.

La banlieue est en train de montrer la voie pour l'atteinte des objectifs que se fixe la Couverture maladie universelle (Cmu). En effet, après Dalifort où 474 femmes ont été enrôlées dans la mutuelle de santé, c'est Diamaguène Sicap Mbao qui se signale par le biais de son maire Coumba Ndoffène Fall qui a lui aussi pris en charge l'enrôlement de 400 personnes dans les mutuelles de santé de la commune. En présence du préfet de l'arrondissement de Thiaroye, Souleymane Ly, le directeur général de la Cmu, Cheikh Seydi Aboubacar Mbengue, a révélé le mobile de ce geste. « C'est parce que nous estimons que l'accès à des soins de santé de qualité n'est pas facile que nous avons pris sur nous d'enrôler ces quatre cents personnes composées d'imams, de délégués de quartiers, « Badiénou Gokh », relais communautaires et d'une frange vulnérable de la population que sont des personnes handicapées », a-t-il indiqué. Le directeur de la Cmu a estimé que la cérémonie est importante quand on sait que l'approche de la Cmu est basée sur « une commune, une mutuelle de santé ».

Il a révélé que 671 mutuelles de santé ont été installées dans les 502 communes du pays. Diamaguène Sicap Mbao dispose de trois mutuelles de santé. Pour lui, le message qui vaille d'être délivré aux élus locaux est d'aider les mutuelles de santé à acquérir un siège comme l'a déjà fait le maire de la commune de Diamaguène Sicap Mbao qui en a aménagé un pour la mutuelle de santé dans l'état civil qu'il a inauguré en marge de la cérémonie d'enrôlement des quatre cents personnes ou bien faciliter simplement l'enrôlement des personnes défavorisées ou le recrutement d’un gérant d'une mutuelle de santé. « Des maires sont en train d'appuyer les mutuelles de santé, mais ce mouvement doit être accentué. L'exemple de Coumba Ndoffène Fall est fort et il montre que le maire a compris que la santé est au cœur des préoccupations des populations », a-t-il ajouté. Il considère que l’autre message fort du maire est d’avoir pensé aux personnes handicapées en enrôlant les 400 personnes. « Cette manifestation est un appel lancé à tous les maires, présidents de conseils départementaux, maires de ville, bref élus locaux pour leur rappeler que la réforme de l’acte trois de la décentralisation confère aux collectivités locales des compétences relatives à l’appui de la Cmu », a-t-il précisé.

Abdou DIOP

Le maire de la commune de Djeddah Thiaroye Kao, Cheikh Dieng, est monté au créneau hier pour crier sa victoire à la suite du verdict rendu par la Cour suprême sur le différend autour de marché Boubess l’opposant à la commune de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye. Son avocat, Me Moustapha Diop, a annoncé une plainte contre la commune de Wakhinane Nimzatt pour exiger une réparation du préjudice subi par la commune de Djeddah Thiaroye Kao.

Face à la presse, le maire de Djeddah Thiaroye Kao, Cheikh Dieng, a rappelé à la presse le verdict de la Cour suprême sur ce différend en brandissant l’arrêté 0003 du 16 janvier 2017 qui lui a donné raison. Un verdict qui met fin à un feuilleton judiciaire ayant duré deux bonnes années. Il a expliqué que dès lors, le marché Boubess va revenir à la commune de Djeddah Thiaroye Kao en vertu de l’Acte 3 de la décentralisation érigeant les communes d’arrondissements en communes de plein exercice.

Pour rappel, le marché Boubess avait été placé sous la tutelle de la commune de Djeddah Thiaroye Kao en 2004 par le sous-préfet de Pikine Dagoudane qui avait fini par revenir sur cette décision à la suite d’un arrêt rectificatif du préfet de Guédiawaye d’alors, Madame Seynabou Guèye, qui avait estimé que le marché se trouve sur le territoire de la commune de Wakhinane Nimzatt. Cette nouvelle donne avait soulevé l’ire du maire de Djeddah Thiaroye Kao, Cheikh Dieng, qui, par le biais de son avocat Me Moustapha Diop, avait esté en justice auprès de la Cour suprême.

Deux ans plus tard, le verdict tombe et donne gain de cause au maire Cheikh Dieng. Etant donné que c’est Wakhinane-Nimzatt qui collectait quotidiennement les recettes municipales du marché estimées à 700.000 FCfa pendant ces deux années, Maître Moustapha Dieng a également annoncé une plainte contre la commune de Wakhinane-Nimzatt pour exiger la restitution des taxes recouvrées au marché Boubess durant cette période. Il a évoqué un préjudice de 500 millions de FCfa que l’institution municipale de Djeddah Thiaroye Kao aurait subie et réclame une compensation financière. Auparavant, il a salué cette décision de justice en soutenant qu’elle est intervenue après quatre recours déposés à la Cour suprême.

Quant au maire Cheikh Dieng, il s’en est pris au pouvoir en évoquant des tracasseries qu’il dit avoir vécues du fait du régime actuel et qu’il explique par son refus de rejoindre le parti au pouvoir.

Abdou DIOP

Le Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd) est passé de 22.408.000.000 de FCfa en 2016 à 22.908.000.000 de FCfa, soit une augmentation de 500.000.000 de FCfa en valeur absolue et 2,231% en valeur relative.

Suite à une instruction du président de la République, Macky Sall, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a présidé, hier, la réunion de la Commission restreinte du conseil national de développement des collectivités locales, conformément aux dispositions du décret n° 2011-340 du 16 mars 2011 et de l’arrêté n°010443 du 30 septembre 2011, portant création, organisation et fonctionnement de la commission restreinte au sein du Cndcl-Conseil national de développement des collectivités locales. A ce titre, Abdoulaye Diouf Sarr a exprimé son plaisir de présider cette importante rencontre portant sur le financement du développement territorial.

« Le Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd) est passé de 22.408.000.000 en 2016 à 22.908.000.000 de FCfa, soit une augmentation de 500.000.000 de FCfa en valeur absolue et 2,231% en valeur relative. Suivant ce montant, les hypothèses de répartition sont proposées, au vu de la situation des départements, de leurs appliquer une augmentation, sur la base de leurs dotations de l’année 2016.

Cela va dans le sens de couvrir, en partie, les frais de location des bâtiments faisant office de siège des départements pour ceux qui n’ont pas bénéficié des sièges des ex-régions (28/42 départements), mais aussi, pour leur permettre de faire face aux charges de fonctionnement », a-t-il souligné.

Le ministre s’est félicité de la volonté du chef de l’Etat d’allouer plus de ressources aux collectivités locales. Il a ajouté que le dossier sur la fiscalité locale est en cours ainsi que d’autres leviers de financement pour un véritable mécanisme de financement de la décentralisation. Toutefois, il se dit favorable à une évaluation du coût des compétences transférées, non sans rappeler que les dotations aux départements seront basées sur des critères relatifs à la population et aux charges salariales. « Il sera largement tenu compte, dans la répartition, de celles qui abritent des structures de santé de grande envergure. Pour les autres communes et villes, la répartition au détail sera basée, en priorité, sur le critère démographique à partir des données de l’Ansd », a-t-il avancé.

Concernant les dotations aux autres structures, M. Sarr a révélé que les dotations sont proposées aux Agences régionales de développement (Ard) pour leur rôle d’appui technique aux collectivités locales. Abdoulaye Diouf Sarr a noté que les Association d’élus locaux (Ams, Ads, Uael) constituent des cadres de rencontre, d’échanges et de dialogue des autorités locales. Elles sont également des interlocuteurs privilégiés de l’Etat sur les questions intéressant le développement local et jouent un rôle de relais et d’information sur les orientations de l’Etat vers les collectivités locales. « Ainsi, par cette dotation, l’Etat les appuie dans leur fonctionnement», a déclaré le ministre.

Serigne Mansour Sy CISSE

…21 milliards de FCfa pour l’équipement
Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a recommandé aux collectivités territoriales de s’orienter vers les activités génératrices de revenus ou ayant un fort impact de développement socioéconomique. Le fonds pour l’équipement est passé de 20 à 21 milliards de FCfa, soit une hausse d’un milliard de FCfa.

Comme le fonds de dotation, le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl), a aussi connu une hausse. Celle-ci est d’un milliard de FCfa puisqu’il est passé de 20 à 21 milliards de FCfa. « Le critère principal prévu par la loi pour sa répartition est celui de la solidarité nationale qui a cependant montré beaucoup de limites », a consenti le ministre Abdoulaye Diouf Sarr.

Il a proposé de partir, dans un premier temps, d’une dotation minimale de base de 14 millions de FCfa à l’ensemble des communes au titre du Fonds de concours ordinaire.

Pour les communes chefs-lieux de département, « une discrimination positive est faite en vertu du critère de centralité ». Sous ce rapport, elles reçoivent un montant minimal de 20 millions de FCfa. Aussi, le ministre a-t-il recommandé aux collectivités territoriales de s’orienter vers les activités génératrices de revenus ou ayant un fort impact de développement socioéconomique.

Pour les départements, le même principe est adopté, avec un montant de base de 67 millions de FCfa au titre du Fonds de concours ordinaire. Les collectivités locales devront disposer de ces montants avant la fin du mois de mars, informe le ministre Diouf Sarr.

S. M. Sy CISSE

NDIOB : Les maires des communes et villes du Sénégal qui ont une vision écologiste se sont rencontrés à Ndiob lundi dernier, lors d’un atelier national de partage sur la gouvernance durable des ressources naturelles et la promotion de l’agro-écologie au Sénégal organisé avec l’appui d’Enda Pronat.

Le maire de la commune de Ndiob, Oumar Bâ, a expliqué que l’objectif global de cet atelier est de contribuer au développement de politiques territoriales fondées sur les principes de l’agro-écologie et de la bonne gouvernance des ressources naturelles. Spécifiquement, selon lui, il s’est agi de partager avec les participants les recommandations de l’atelier national, les principes du cadre de réflexion et d’action sur le foncier au Sénégal (Crafs), la charte des maires écologiques en vue de renforcer la pertinence du projet de développement de la commune de Ndiob. Conscients de la dégradation de l’environnement, a-t-il affirmé, 53 maires écologistes signataires de la charte des communes et villes vertes du Sénégal ont mis en place un réseau pour la promotion de l’agro-écologie.
Il a également espoir que bientôt l’ensemble des maires du Sénégal vont adhérer à ce réseau « à travers lequel ils comptent mettre en commun leurs moyens et leurs expériences pour influencer de manière forte les dispositions du code de l’environnement pour la restauration des sols ». Le maire Oumar a tenu à remercier vivement Enda Pronat et d’autres partenaires qui les accompagnent.
Mme Marième Sow, coordonnateur d’Enda Pronat et Pca d’Enda Tiers-monde, a salué la tenue de cette rencontre des maires écologistes du Sénégal. Selon elle, ce sont des élus locaux qui sont conscients de la situation de la dégradation de leurs ressources et de l’importance de la gouvernance foncière dans leurs terroirs respectifs.
Aussi a-t-elle salué leur engagement vers une démarche qui va asseoir une meilleure gouvernance de leurs ressources naturelles et qui va également promouvoir une démarche d’exploitation des ressources beaucoup plus rationnelle. Le représentant du président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Macoumba Diouf, maire de la commune de Latmingué, a délivré un message de sensibilisation et d’alerte à l’endroit de ses collègues, des autorités administratives et des populations. Le représentant de la Fao, Cheikh Guèye et le représentant du ministère de tutelle, Ousmane Ndiène, ont salué l’initiative prise par les maires écologistes.

O. N. BA

D’importantes infrastructures, notamment quatre magasins de stockage d’aliment de bétail d’une capacité de 100 tonnes chacun, des puits pastoraux, quatre mares pastorales, quatre magasins de stockage de céréales d’une capacité de 1.000 tonnes chacun, 30 km de pistes de production, une écloserie, six parcs à vaccination du bétail et une ferme en cages flottantes, seront réalisées dans le cadre du projet Drias (Développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal).

Ce projet, d’un coût de 14,5 milliards de FCfa financé par la Banque islamique de développement (Bid), qui intervient dans cinq régions dont Fatick a été présenté hier à la gouvernance, lors de la première réunion semestrielle du comité régional de concertation. Le chef d’antenne du P2rs, Mamadou Camara, point focal du projet Drias, d’une durée de cinq ans, a expliqué qu’il s’agissait de contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire et de contribuer au développement de la résilience des populations vulnérables au Sénégal. Mettant l’accent sur les composantes du projet, M. Camara a fait savoir qu’il y a le développement d’une résilience au changement climatique et l’amélioration de la sécurité alimentaire, la réhabilitation et la préservation des moyens de subsistance en milieu rural, l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité de l’aliment de bétail et la gestion du projet.

Ce projet, a-t-il dit, intervient dans sept communes du département de Fatick, 10 communes du département de Foundiougne et dans toutes les communes du département de Gossas. Dans le cadre de la mise en œuvre du Drias, a-t-il indiqué, il est prévu la réalisation d’importantes infrastructures dans la région de Fatick. Entre autres, a-t-il déclaré, il y aura la construction de quatre magasins pour le stockage d’aliments de bétail d’une capacité chacun de 100 tonnes à Patar Sine, Dionewar, Ouadiour et Patar Lia. La commune de Ndiéné Lagane (Gossas) va bénéficier d’un puits pastoral, sans compter la réhabilitation du puits pastoral de Patar Sine. En plus des mares pastorales seront réalisées. M. Camara a également révélé que quatre magasins de stockage de céréales d’une capacité de 1.000 tonnes seront construits à Loul Séssène, Passy, Nioro Alassane Tall, Ouadiour. Le point focal a annoncé la réalisation de 30 km de pistes de production notamment les 15 km sur l’axe Diouroup-Loul Séssène-Boyard, les 5 km dans le Passy et les 10 autres  dans la commune de Ouadiour. L’aménagement de 50 ha de périmètres rizicoles  dans la commune de Keur Samba Guèye, la construction d’une écloserie à Sinthiou Bara (Sokone), d’une ferme en bassin à Tellayargouye (Patar Sine) et la construction d’une ferme en cages flottantes dans les grands bolongs (Foundiougne) ont été retenus dans le cadre du projet Drias.

 

Oumar Ngatty BA

Le Cadre de concertation des élus locaux de la commune de Patte d’Oie face à la presse vendredi dernier s’insurge contre la gestion du maire Banda Diop et exige la présentation du compte administratif de 2015.

« Le maire ne fait que fouler aux pieds les dispositions des collectivités. Nous lui avons demandé de présenter au conseil le compte administratif de 2015. Des retards considérables sont observés sur l’examen des comptes administratifs (1er janvier au 31 août 2014, 1er septembre au 31 décembre 2014 et du 1er janvier au 31 décembre 2015).

Depuis notre installation, aucun compte administratif n’a été étudié et adopté », a dit Abdoul Karim Sy, coordonnateur du Cadre de concertation des élus locaux de ladite commune. « Pour preuve, convoqués régulièrement, les conseillers se sont présentés pour poursuivre les travaux de la session avortée du 29 décembre. Le compte administratif de 2015, qui est le baromètre le plus fiable pour la sincérité du budget 2017, refait surface. Une bataille s’en est suivie, faisant de nombreux blessés », a-t-il relaté.

« L’Acte 3 de la décentralisation que le maire fustige n’est qu’un prétexte », a poursuivi le coordonnateur, avant de laisser entendre que deux mois après son installation, le maire a réfectionné les locaux de l’hôtel communal à hauteur de 36 millions de FCfa, dans une totale opacité.

Interrogé samedi dernier, le maire Banda Diop, serein, cite l’article 259 du Code général des collectivités locales : « L’arrêté des comptes est constitué par le vote du conseil de la collectivité locale sur le compte administratif présenté par le président du conseil départemental ou le maire, après transmission, au plus tard le 1er juillet de l’année suivant l’exercice, du compte de gestion établi par le comptable de la collectivité locale. Le vote du conseil arrêtant les comptes doit intervenir le 1er octobre de l’année suivant l’exercice ».

M Diop nie en bloc ces accusations de malversations et déplore les faits suivants : « Des conseillers sont venus en session avec cette bombe anti agression (il nous l’a montré, Ndlr). J’ai appelé le commissaire qui m’a rétorqué qu’il gère la sécurité publique. Il fallait que je prenne mes responsabilités ». Pour le compte administratif de 2015, Banda Diop a affirmé avoir envoyé une lettre à Mme le receveur-percepteur de Dakar Bourguiba, correspondance datée du 3 janvier 2017, dont nous détenons une copie. Le lendemain, 4 janvier, Mme Thiam lui a fait parvenir les situations d’exécution des recettes et dépenses du budget 2015 qui, au moment de notre entretien, était entre les mains du secrétaire général de la mairie, absent des lieux.

S. M. Sy CISSE

Les présidents de conseil départemental étaient, la semaine dernière, à Dakar pour la réunion du bureau élargie aux présidents de commission. Mesurant le rôle important qu’ils jouent, ces élus locaux invitent les autorités publiques à leur faciliter un statut spécial.

Les présidents de conseil départemental, regroupés dans l’Association des départements du Sénégal (Ads), veulent une revalorisation de leur statut. Présidant la rencontre sur le bilan des activités de 2016, l’état des dossiers liés à la fiscalité locale et les perspectives, Adama Diouf, président du conseil départemental de Kaffrine, a indiqué que les présidents de conseil départemental plaident pour des rangs protocolaires, des documents de voyage et autres avantages comme les passeports diplomatiques, la retraite pour les élus qui ont fait 2 ou 3 mandats, l’immunité, la sécurité et la protection du maire ou du président de département. « Nous avons tout fait pour les populations à la base.

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) est le Parlement des élus locaux ; il devrait s’autosaisir de la question de l’immunité. Le Code général des collectivités locales (Cgcl) précise bien que le maire et le président du conseil départemental sont protégés dans l’exercice de leur fonction tel qu’indiqué en son article 41», a souligné le président de l’Ads.

D’après lui, la charge de la réparation du préjudice résultant d’un accident survenu dans l’exercice des fonctions de président, de vice-président et membre de bureau… incombe au département. M. Diouf a aussi regretté la précarité des agents. « Les collectivités locales sont d’égale dignité ; j’exhorte tous les présidents de conseil départemental à inscrire un montant pour la formation dans leur budget 2017 », a-t-il insisté.

« Le Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd) était, en 2016, de 5.575.000.000 FCfa pour les 42 départements du Sénégal sur un total de 22.408.000.000 FCfa en 2015, sans compter les différentes subventions accordées aux associations et autres structures. Les 557 communes et villes ont eu 14.332.000.000 Cfa », a affirmé le président Diouf. Toutefois, encourageant une augmentation de ces appuis financiers, vu les nombreuses charges des départements et collectivités locales. Il a ajouté que le Fonds d'équipement des collectivités locales (Fecl) était, en 2016, de 2.820.000.000 FCfa pour les 42 départements sur un total de 18.550.000.000 de FCfa, contre 15.000.000.000 de FCfa en 2015 au total, contre les crédits accordés au Programme national de développement local (Pndl), à l’Agence d'exécution des travaux d'intérêt public (Agetip) et à l'Agence de développement municipal (Adm), entre autres structures intervenant pour les collectivités, selon le principe de la solidarité. Poursuivant, Adama Diouf a déclaré que les communes et villes ont reçu 7.730.000.000 de FCfa. Il a rappelé leur compétence qui est de promouvoir le développement économique, éducatif, social, sanitaire, culturel, scientifique, etc., pour réaliser les plans départementaux de développement et organiser l’aménagement du territoire dans le respect de l’intégrité, de l’autonomie et l’attribution des autres collectivités locales.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le désenclavement de la Casamance est plus qu’une priorité pour ses populations qui continuent de rappeler à l’Etat du Sénégal ses promesses. La Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc) a demandé une voie de contournement.

La Convergence pour le désenclavement et le développement de la Casamance (Cddc) a organisé, hier, une conférence de presse au siège du Collectif des cadres de la Casamance, sis à Liberté 6. A l’entame, la banderole aux messages : « Ça suffit ; début des travaux du pont de Farafénié pour juin 2015 et concrétisation du projet de chemin de fer Dakar-Tambacounda-Ziguinchor », renseigne sur le courroux des membres de la Cddc. « Depuis plus de 60 ans, la Casamance fait preuve d’un stoïcisme remarquable en acceptant de souffrir et de supporter, sur les plans économique, sanitaire, éducatif, sportif et de l’intégration nationale, les effets désastreux d’un enclavement et d’une crise entre l’État du Sénégal et le Mfdc », déplore le secrétaire général de la Cddc, Aliou Diallo, qui regrette que les bateaux « Aline Sitoé Diatta et Aguène » soient loin de satisfaire la demande sociale.

Devant les journalistes, les membres de cette convergence ont réitéré leur désolation face aux « difficultés de réservation constamment évoquées par les voyageurs par voie maritime et particulièrement pendant les périodes de grande affluence comme les fêtes de Tabaski, de Korité, de Pâques, de Noël, etc. ». Par conséquent, la voie terrestre de contournement  demeure toujours une forte priorité pour les populations du Sud.

D’après lui, à la veille du lancement des travaux de construction de l’autoroute « Ila Touba », à hauteur de 413 milliards de FCfa, la Cddc avait invité le président de la République, Macky Sall, à penser à la réalisation d’une voie moderne de contournement de la Gambie afin de désenclaver définitivement la Casamance. « Certaines analyses économiques prenant en compte les potentialités économiques des régions du sud concluent que les retombées socioéconomiques seront plus importantes pour la Casamance et le Sénégal avec la réalisation d’une voie de contournement à 2 voies ou une autoroute, comparativement à celle de Ila Touba », poursuit le secrétaire général. Il se dit convaincu que le train express régional (Ter) pour 57 km, estimé à 568 milliards de FCfa et qui devra être livré le 14 janvier 2019, n’est pas plus prioritaire que leur projet. Aussi, M. Diallo a rappelé au président Sall sa promesse de construction d’une voie ferrée reliant Dakar à Ziguinchor et estimés à 500 millions de dollars (250 milliards de FCfa).

S. M. Sy CISSE

Les 63 meilleurs élèves du primaire (du Ci au Cm2) et du préscolaire de la commune de Fatick, sélectionnés à l’issue du concours de l’excellence, ont été primés samedi à la salle de conférence de la mairie. A cette occasion, le maire de la commune de Fatick, Matar Bâ, s’est réjoui de l’amélioration du taux de réussite aux examens du Cfee qui est passé de 25,26 % en 2015 à 61,36 % en 2016.           

Les 63 meilleurs élèves du primaire et du préscolaire de la commune de Fatick, sélectionnés à l’issue du concours de l’excellence organisé par l’inspection de la formation et de l’éducation, ont été récompensés samedi à la mairie. C’était en présence  des autorités, des enseignants et des parents d’élèves. A cette occasion, le maire Matar Bâ a rappelé que la commune de Fatick a mis l’accent sur l’amélioration des conditions d’études des élèves et sur la qualité des apprentissages. Il a aussi assuré que des efforts seront maintenus pour la prise en charge du personnel, l’achat des fournitures, du matériel de bureau, des produits de désinfection...
 L’édile de la ville de Fatick s’est, par ailleurs, félicité de l’amélioration du taux de réussite des élèves aux examens du Cfee. Lequel est passé de 25,26 % en 2015 à 61,36 % en 2016. Selon lui, c’est un bond quantitatif qui vient d’être accompli dans la recherche de la performance dans le système éducatif. « Avec la volonté et la synergie d’actions de tous les acteurs de l’éducation. Nous pouvons obtenir des résultats qui feront du département de Fatick, voire la région, l’une des académies les plus performantes du Sénégal », a-t-il noté. M. Bâ a également salué l’appui de certaines Ong comme le Radi qui a construit une case des tout-petits au profit de la commune. De même, il a ensuite encouragé les lauréats avant de les inviter à plus d’abnégation.

Oumar  Ngatty BA

Le maire de Saint-Louis a mis à profit le week-end pour lancer les travaux du projet d’assainissement concerté, total et intégré du quartier de Guet Ndar (Acting) et a mis en service l’éclairage de la boucle de Sor parcourant l’avenue Charles De Gaulle.

Une bonne nouvelle pour les commerçants et autres habitués de l’avenue Charles De Gaulle. En effet, du rond-point de la police jusqu'à l’entrée du pont Faidherbe, tout est maintenant éclairé.Une réalisation qui a coûté, selon le maire Mansour Faye, 80 millions de FCfa et va permettre une nette amélioration de l’éclairage dans la ville. Cette occasion a été saisie par l’édile pour annoncer son vœu de poursuivre cette dynamique, avec le démarrage de la mise en place de 2.500 points lumineux dans tous les quartiers dans 6 mois. M. Faye a rappelé que les entreprises sont connues. Concernant la question des ordures, « on est en train de trouver des solutions avec des camions dédiés à cet effet », a-t-il dit. Pour la gestion de ces installations, le maire a souligné qu’un travail de sensibilisation de toutes les organisations sera fait pour protéger les lampadaires. Avec ces réalisations, a-t-il souligné, « il sera question de lutter contre la délinquance et en mettant les populations dans des conditions de sécurité. S’agissant de l’utilisation du mix énergétique pour amoindrir les factures de la municipalité, Mansour Faye a fait savoir que cette source d’énergie sera utilisée pour l’éclairage de la digue de Djoloffène.

13.000 personnes concernées
Le ministre maire a aussi lancé l’assainissement de Guet Ndar. Il a rappelé que ce projet d’un coût de près de 2 milliards de FCfa et d’une durée de 12 mois va ériger un réseau d’assainissement des eaux usées dans Guet Ndar. Ce, à travers un projet total et intégré du quartier de Guet Ndar (Acting).

Dans la première phase, a souligné Mansour Faye, « avant la fin 2017, 435 concessions représentant la moitié des habitants, soit plus de 13.000 personnes, seront raccordées à ce réseau ».
Le ministre a, en outre, salué la détermination des Guet Ndarien de voir enfin le quartier doté d’infrastructures d’assainissement modernes et adéquates. Pour Marc Boucey, chef de coopération au niveau de la délégation de l’Union européenne (un partenaire financier), « le prix d’accès subventionné est de 22.700 FCfa et ces travaux vont s’accompagner de la construction de cinq blocs sanitaires dont la gestion sera assurée par la communauté ». Il a aussi rappelé que, pour la réussite de cette entreprise, « il faut que la construction, par l’Onas, de la station de pompage sur la berge du fleuve soit effective pour permettre le raccordement de Guet Ndar au réseau de la ville. D’un autre côté, le représentant de l’Union européenne a aussi évoqué la nécessité de la gestion et l’exploitation quotidienne des ouvrages d’assainissement.

A. M. NDAW

Le défi de la diversification des revenus, de la variété dans l’alimentation des populations et de la production agricole est en phase d’être  perdu dans la commune de Mont Rolland  si les bonnes décisions ne sont pas prises.

Au sortir d’un des hivernages où la pluviométrie est la plus mauvaise durant les 70 dernières années, selon des octogénaires de la localité, le bassin de rétention s’est asséché. A la place de l’eau du bassin dont profitaient les producteurs maraîchers installés aux alentours pendant la saison sèche, mais aussi les pisciculteurs, sont installés de petits jardins.

Dans ces espaces réduits, des paysans désemparés par un mauvais hivernage dont le cumul de la pluviométrie est autour de 219 millimètres, cultivent des tomates cerises ; une culture qui, au sortir d’un hivernage pluvieux, occupe les populations  six mois après la fin de la saison des pluies. « Pour n’avoir pas eu de récoltes cette année, au moment où les cultures de contre-saison ne sont pas possibles faute d’eau, même dans  le bassin de rétention, les autorités du pays doivent savoir qu’à Mont Rolland, nous sommes déjà dans la période de  soudure », a lancé Yves Lamine Ciss, le maire de la commune. Selon lui, cette situation pose, avec acuité, la question consistant à arrimer encore la plus grande partie de la production agricole sur une pluviométrie aléatoire d’une zone sahélienne.

« En tout cas, pour ce qui est de la commune de Mont Rolland, où une dizaine de forages de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) sont forés et participent à la fourniture de Dakar en eau potable, il est injuste que nos populations ne puissent pas disposer au moins d’un forage à usage agricole », a-t-il déploré. En guise d’exemple, le maire a cité le forage de Caritas qui alimente une ferme agricole où 20 jeunes produisent des haricots et font travailler beaucoup de personnes durant les périodes de récolte. « Nous avons choisi ce moment solennel du vote du budget 2017 qui s’équilibre en recettes et dépenses à la somme de 407 millions de FCfa pour informer le président de la République sur la situation difficile que vivent nos populations. », a confié M. Ciss.

 

Mbaye BA

Les sorties du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, associant la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) aux facteurs bloquant le démarrage des travaux de réaménagement  de la Place de l’indépendance ont fait réagir la société d’eau en charge du patrimoine. Son directeur de la communication, Habib Demba Fall, s’inscrit en faux contre toute « saisine officielle » de leurs services par la mairie de Dakar pour prendre en charge le déplacement de cette conduite d’eau tantôt évoquée.

Malgré l’arbitrage du Premier ministre en faveur de Khalifa Sall  pour les travaux de réaménagement de la Place de l’indépendance, le démarrage des travaux d’embellissement traîne toujours. En effet, un an après le feu vert donné par Mahammed Boun Abdallah Dionne à l’édile de la ville de Dakar, le projet, estimé à près de 5 milliards de FCfa, ne connaît pas encore un début d’exécution.

La Mairie de Dakar indexe la Sones…
Lors de la dernière réunion du conseil municipal, le maire de Dakar est encore revenu sur les lenteurs administratives qui plombent le démarrage des travaux de réhabilitation de la Place de l’indépendance, notamment avec l’Etat qui a failli à sa promesse d’accompagner la mairie de Dakar dans les travaux. « Nous avons bloqué 2,5 milliards de FCfa depuis un an pour démarrer les travaux, mais le maire de Plateau à qui le dossier est confié est bloqué dans les procédures administratives », a avancé Khalifa Sall. A l’en croire, ce sont la télé-demande d’autorisation de construire (Télé Dac) et le ministère de l’Hydraulique qui plombent, jusqu’ici, le démarrage effectif des travaux de rénovation. « Le parking souterrain devra être doté de caméras. Nous sommes dans une zone de priorité, il faut toutes les autorisations dans ce domaine. Le second point, le vrai problème, est que ce parking est traversé par une conduite d’eau qui part de l’hôtel Indépendance et traverse la Place », a-t-il fait savoir. Qui plus est, le ministre de l’Hydraulique et le directeur général de la Sones auraient été saisis depuis plusieurs mois pour la prise en charge du déplacement de cette conduite, mais en vain.  

…Qui nie toute saisine officielle
Arguments balayés d’un revers de main par la Sones par l’entremise de son directeur de la communication, Habib Demba Fall, selon qui, « à ce jour, il n’ ya aucune saisine officielle de la Sones par la mairie de Dakar, ni par courriel ni par correspondance écrite de la Sones ». Arguant le fait que « ce n’est pas via la presse que la saisine s’effectue », le maire de Dakar et ses services « connaissent mieux que quiconque le circuit administratif et les canaux adéquats pour ce faire », a soutenu M. Fall. Non sans reconnaître les difficultés de déplacer des tuyaux de la dimension de la Place de l’indépendance qui requiert à la fois « des moyens colossaux du fait de leur spécificité, car ça touche un réseau d’adduction d’eau potable avec tous les désagréments que cela induit », mais aussi « des coûts assez importants ». Loin de cette polémique, la Place de la nation (ex Obélisque) a fini, elle, d’être aménagée par le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, en collaboration avec la commune de Gueule Tapée-Fass-Colobane. Toutefois, le chargé de communication a rejeté tout « à priori » et réitéré la disponibilité de la Sones qui, a-t-il dit, « reste ouverte à toute sollicitation de la mairie de Dakar ». Ce, en attendant l’aménagement de la dizaine de places à Dakar et dans sept régions par Diène Farba Sarr, tel que rappelé par le chef du gouvernement, Mahammed Boun Abdallah Dionne, lors de la visite effectuée sur ces lieux.

 

Mamadou Lamine DIEYE

Le président de l’Institut Mozdahir international et le maire de la commune de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, ont inauguré,  samedi, une école de six salles de classe à Kolda.  Elle a été construite et offerte par l’Institut Mozdahir international

L’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Kolda s’enrichit de 6 nouvelles salles de classe grâce à l’Institut Mozdahir international (Imi). Ce joyau a été inauguré, samedi, par le président fondateur de cet institut et guide de la communauté Mozdahir internationale, Chérif Mouhamed Aly Aïdara.  C’était en présence du maire de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, et d’une forte délégation de l’Ong Comfort Aide basée aux Etats-Unis d’Amérique conduite par son président, Youssouf Aly.

La construction de cette école s’inscrit dans le cadre du combat contre l’ignorance, la lutte contre la maladie et la pauvreté que mène l’Institut Mozdahir international au Sénégal. Cet établissement vient ainsi s’ajouter à d’autres infrastructures sociales, notamment la mosquée et le centre d’accueil pour enfants réalisés sur ce site par l’Imi. L’institut prévoit aussi de construire un centre de santé. Le montant global des investissements qui seront injectés dans ces infrastructures est estimé à environ 4 milliards de FCfa.

Plus de 72 villages de la région de Kolda ont bénéficié, cette année, des puits modernes, des écoles et des mosquées. Toutes ces infrastructures sont construites dans les trois départements de la région de Kolda. « Notre objectif est d’améliorer les conditions de vie et d’existence des populations. Nous ne faisons pas de distinction entre les communautés, car notre aide est destinée à l’être humain », a précisé Chérif Mouhamed Aly Aïdara. Le maire de Kolda s’est réjoui de la construction de cette école et des autres infrastructures sociales qui permettront de prendre en charge les besoins sociaux des  populations.      

 

Mamadou Aliou DIALLO

La première phase du Programme d’urgence communautaire (Pudc) a été jugée largement positive par les élus locaux regroupés au sein du collectif des maires du département de Kaolack, Alexandre Ngom et ses pairs, qui procédaient à une évaluation du projet gouvernemental, ont annoncé un prochain Comité régional de développement (Crd) pour mieux affiner la phase II.

Les élus locaux du département de Kaolack ont unanimement salué, ce week end, les réalisations obtenues par leurs collectivités locales du Programme d’urgence de développement  communautaire (Pudc). Une satisfaction exprimée au cours d’une rencontre à laquelle étaient également conviés des responsables du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et des représentants du secteur privé local. L’objectif de ses assises multipartites était d’évaluer la première phase de ce programme et d’en tirer des enseignements utiles pour la seconde.

Une opportunité saisie par les membres du collectif des maires du département éponyme de tirer un bilan à mi-parcours. « Il ressort des concertations menées au sein du collectif que le Pudc  a été d’une grande utilité avec notamment des pistes rurales, l’électrification, les équipements pour l’allègement des travaux ménagers et le financement des activités génératrices de revenus pour les groupes vulnérables », a indiqué le maire de Thiomby, coordonnateur du collectif des maires, Alexandre Ngom. Des élus qui ont mis en exergue la contribution décisive de l’initiative gouvernementale pilotée par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) pour la mise en œuvre des plans de développement communal.

« La commune de Gandiaye a bénéficié d’un programme d’électrification rurale pour des anciens villages rattachés à la commune, d’équipement pour l’allègement des travaux des femmes même si, en ce qui concerne les pistes rurales, nous attendons toujours  », a soutenu Pape Songde Diop, l’édile de la capitale de l’ancienne province de Diokhoul-Gandiaye. Un plébiscite du programme, toutefois, tempéré par des retards dans la mise en œuvre dans certaines communes.

A l’instar de celle de Ndoffane où le maire parle d’oubli dont sa localité a été victime dans la réalisation de pistes rurales. Un sentiment qu’il partage avec son collègue de Tiaré dans le même arrondissement. Des préoccupations que le représentant du Fongip a voulu dissiper. « Notre structure a en charge le volet financement des groupements de promotion économique du Pudc. Le retard évoqué s’explique par les exigences des études préalables des microprojets qui nous sont soumis, mais tout cela est derrière nous. Sous peu, tous les bénéficiaires seront financés  », a rassuré le directeur des partenariats du Fongip, M. Diallo, à l’issue de la rencontre.

Signalons que le Collectif des maires du département de Kaolack (Cmdk), mis en place au lendemain du scrutin local de mai 2014, a élaboré un plan d’actions économiques. Cette rencontre sur le Pudc a constitué un temps fort.

Elimane FALL

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.