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Régions (1120)

La digue anti-sel de la vallée de Diégoune, réalisée par le Projet pôle de développement de la Casamance et qui en est à sa deuxième année de fonctionnement, fait actuellement le bonheur des populations des villages polarisés. Des responsables de comités de vallées du département de Bignona ont visité l’ouvrage et se sont déclarés impressionnés par ses nombreux impacts positifs sur la vie des populations locale

Vallée de Diégoune, dimanche 23 avril, 13h50. Nous sommes dans une des communes de l’arrondissement de Tendouck, à 20 km à l’Ouest de Bignona, le chef-lieu de département. Il fait une chaleur de plomb. Mais, Cheikh Ousmane Coly et le groupe de paysans qui sont sur les lieux depuis déjà trois quarts d’heure ne s’en émeuvent pas. Ils ont, au contraire, une attention passionnée sur les villageois qui leur font le récit des transformations positives que la vallée a subies ces deux dernières années grâce à la digue anti-sel qui y est construite par le Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc).

M. Coly et ses collègues agriculteurs sont surpris et émerveillés par les impacts positifs de l’ouvrage. Ils sont tous des membres des comités de vallées dans leurs localités respectives. Ils proviennent des villages de Kafess, Diarone, Boutolate, Bagaya, Diatock, Djimande, Mandégane, Niamone, Guérina, Kabiline (Bignona). Et ils sont venus visiter la digue de Diégoune pour s’imprégner de ses premiers résultats dans la vallée du village et des perspectives qu’elle offre aux populations locales. Il s’agit d’une visite d’échange et de partage d’expériences des comités de vallées partenaires du Ppdc. Elle est à l’initiative du maire de la commune, El Hadj Sonko, des responsables du Ppdc dont le président de son comité de pilotage Séckou Sambou et son coordonnateur Youssouph Badji.

Des impacts positifs sur le vécu des Diégounois
Les hôtes du jour de Diégoune sont contents de savoir que la digue a permis de protéger 80 hectares de terres qui sont devenus exploitables dans la vallée du village. « Ce qui ne l’était pas avant, puisque les infiltrations des eaux saumâtres empêchaient le riz de boucler son cycle », a indiqué le patron de l’Unité de coordination du Ppdc, Yousouph Badji.

Cheikh Ousmane Coly, qui est le secrétaire du comité de vallée de Niamone, s’est déclaré impressionné par un certain nombre de faits réels liés à la réalisation de la digue visitée: l’augmentation des emblavures, le triplement de la production, la réapparition des poissons dans la vallée, l’implication de toutes les couches de la population (femmes, vieux, autorités locales, jeunes garçons et filles) dans le développement du village, chef-lieu de commune. Quant au président du comité vallée de Diengue-Guérina, Edouard Diatta, il a cité la régénération de la palmeraie de Diégoune et la bonne reprise de son exploitation. Il en est de même des manguiers dont certains totalisent trois récoltes par an. Notre interlocuteur n’a pas oublié de mentionner que les villageois ont récupéré aujourd’hui 13 puits dont l’eau n’était plus consommable.

« Actuellement, la nappe s’est adoucie », a assuré le coordonnateur du Projet pôle de développement de la Casamance. Pour sa part, le président du comité de vallée de Djimande, Lamine Diémé, s’est réjoui des possibilités qui s’offrent désormais aux populations de Diégoune pour s’investir dans l’horticulture, l’aquaculture, entre autres activités génératrices de revenus, et améliorer ainsi leurs conditions de vie. « La digue-piste anti-sel longue de 1. 600 mètres et dotée de deux ouvrages de gestion de la lame d’eau leur donne l’opportunité de s’y employer à grande échelle, aussi bien en hivernage qu’en contre-saison », a argumenté M. Diémé.

Gestion des vallées et entretien des ouvrages hydro-agricoles  
 Cheikh Ousmane Coly et ses collègues agriculteurs du département de Bignona peuvent se frotter les mains. Ils vont pouvoir bénéficier des mêmes avantages dans leurs vallées respectives, où le Ppdc vient de terminer la réalisation de digues identiques, avec des ouvrages de gestion de la lame d’eau. Néanmoins, nos vis-à-vis ont souhaité de la part de leur partenaire, le Ppdc, des sessions de formation pour une bonne gestion des vallées et un entretien correct des ouvrages hydro-agricoles mis à la disposition des populations par l’Etat à travers le Projet pôle de développement de la Casamance.

Ils ont également insisté sur la désignation d’une personne qui va être chargée exclusivement de la gestion desdits ouvrages. « L’objectif visé est que ces infrastructures puissent profiter aux populations bénéficiaires et que ces dernières ne souffrent pas de leur mauvaise utilisation », a souligné le président du comité vallée de Diengue-Guérina, Edouard Diatta.

Cet entretien régulier des digues tient beaucoup à cœur le coordonnateur du Ppdc. Certes, ces digues qui ont été faites en entreprise peuvent avoir une durée de vie de 15 ans voire même plus, mais Youssouph Badji a précisé que cela suppose un entretien rigoureux et régulier. « Et il faut préparer les populations locales à cela ». A son avis, cet entretien n’est pas quelque chose de difficile : « A chaque fois qu’il y a des pertes de ressources de terre, dues aux ruissellements provoqués par les pluies, il faudra tout simplement remettre la terre et compacter ».

Par ailleurs, M. Badji a annoncé la formation et l’équipement des populations en matériels appropriés (brouettes, pelles, etc.) pour permettre à ces dernières d’entretenir régulièrement les ouvrages hydro-agricoles qui sont mis à leur disposition.
Le président du comité de pilotage et le coordonnateur du Ppdc n’ont pas manqué de mettre à profit cette visite d’échange et de partage d’expériences pour expliquer aux comités de vallées leur vision de l’organisation et de l’équipement qu’ils comptent leur proposer. La finalité est que les 1. 000 hectares de vallées qui vont être aménagés par le Ppdc dans le département de Bignona puissent être exploités de façon optimale.

Un reportage d’El Hadj Moussa SADIO

Thiès: L’inter-collectivité entre des communes du Sénégal et de la Belgique a pris forme à Thiès et est traduite en actes depuis 2011, au mois de mars plus précisément.

Un mémorandum de partenariat entre les communes de Keur Moussa, Pout et Diender (Sénégal) et des communes belges de Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et Nevele a donné corps à une inter-collectivité. Un partenariat qui est fondé sur des enjeux qui s’inscrivent dans une vision commune de développement durable, d’échange d’expériences et d’expertises. Tout est parti du Groupe de recherche et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim) qui accompagne depuis 1999 les collectivités locales de Diender, Pout, Keur Moussa, Fandène, Darou Khoudoss et Diamniadio, pour une meilleure appropriation de la politique de décentralisation. « Ce processus a permis de doter ces collectivités d’outils de gestion tels que des Plans locaux de développement (Pld), des cadres de concertation et les a aussi conduites à réfléchir entre elles sur les enjeux qu’elles partagent et les moyens à mettre en œuvre pour construire des convergences », nous explique André Demba Wade, coordonnateur du Graim.

Ainsi, ajoute-t-il, « dans un souci de gérer les enjeux socio-économiques qu’elles ont en commun, compte tenu du fait qu’elles partagent le même espace géographique, trois des collectivités locales précitées, à savoir celle de Keur Moussa, de Pout et de Diender, ont exprimé le désir de former une inter-collectivité (KeMoPoDi). Elles ont ainsi entamé un processus de création d’une entente fondée sur différents problèmes et enjeux communs à résoudre. Parallèlement à cette initiative d’inter-collectivité, est née aussi la volonté de nouer un partenariat avec des collectivités locales du Nord dans l’idée d’une coopération décentralisée Nord-Sud ».

Convention de partenariat
C’est dans cette dynamique que des communes du Royaume de Belgique, à savoir Lovendegem, Waarschoot, Zomergem et Nevele, constituées en une inter-collectivité (LoWaZoNe) se sont manifestées pour nouer un partenariat avec leurs homologues du Sénégal : Keur Moussa, Pout et Diender constituées en inter-collectivité (KeMoPoDi). « Le processus fut donc enclenché en mars 2008 avec la visite d’immersion d’une délégation de volontaires de LoWaZoNe à Pout, Diender et Keur Moussa. Une visite qui a abouti à la mise en place d’un comité de pilotage et la signature d’une convention de partenariat entre LoWaZoNe et KeMoPoDi autour de trois axes : environnement, santé et éducation.

En 2011, il s’en est suivi la signature du mémorandum de collaboration et de partenariat, un acte qui est venu formaliser et confirmer la collaboration et l’échange entre les deux inter-collectivités de la Belgique et du Sénégal », fait noter André Demba Wade. Ainsi une démarche partenariale a été instituée entre les deux inter-collectivités dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la gestion des ressources naturelles.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Toubacouta, dans le département de Foundiougne, est aujourd’hui une ville en pleine croissance et son maire compte dérouler des projets susceptibles d’avoir un impact fort sur l’image de sa ville. La priorité, a indiqué Pape Seydou Dianko, reste l’aménagement urbain pour donner plus d’attractivité à sa commune.

Depuis quelques années, Toubacouta connaît une expansion extraordinaire accompagnée d’un important boom démographique. Et le maire et son équipe veulent prendre les devants pour donner à cette ville aux énormes potentialités (tourisme, pêche, agriculture, artisanat) une attractivité digne de son rang. Selon Pape Seydou Dianko, Toubacouta est une zone d’avenir dans la région pour plusieurs raisons. « Toubacouta va abriter le campus universitaire. Une délibération a été déjà faite sur 100 ha. Il y a aussi la base militaire. Avec notre proximité avec la Gambie, ce camp va régler le problème de la sécurité dans le département », a-t-il dit. De plus, a-t-il indiqué, Toubacouta est devenue une destination pour les investisseurs privés qui veulent s’installer dans la zone.

Avec tous ces projets, a-t-il indiqué, Toubacouta doit garder l’image d’une nouvelle moderne. C’est pourquoi, a-t-il indiqué, la commune a pris les devants pour réaliser dans un premier temps l’aménagement de 5000 parcelles pour éviter l’occupation anarchique. « Comme on n’a plus de problème de construction de salles de classe et de postes de santé, tout ce que nous allons récolter va être investi dans l’aménagement de la ville de Toubacouta », a fait savoir le maire. Une enveloppe de 10 millions de FCfa est, selon M. Dianko, prévue dans le budget de la commune pour réaliser cet aménagement. De même, a-t-il souligné, les frais de lotissement ont été revus à la hausse, passant de 20.000 à 50.000 FCfa. « Avec 5000 parcelles, les retombées vont nous aider à investir dans la voirie, même si nous avons un partenariat avec Eiffage qui va nous aider à dégager les allées et voies de communication pour donner à Toubacouta un visage digne de ce nom », a affirmé le maire. « Ce que nous voulons, c’est avoir une ville propre, moderne et attractive », a-t-il ajouté

Seuls 8 villages sur 52 n’ont pas accès à l’eau
Toubacouta, selon son maire, sera dotée prochainement d’un marché, de même qu’un village artisanal pour un coût de 1 milliard de FCfa. La délibération pour cet espace dédié aux artisans a été déjà faite, selon Pape Seydou Dianko.

Pour le maire, l’accès à l’eau est aujourd’hui une réalité à Toubacouta. « Sur les 52 villages et hameaux, seule une quinzaine avaient de l’eau. Aujourd’hui, seuls 8 n’ont pas encore accès à l’eau. Un nouveau forage est en train d’être construit et permettra à tous les villages et hameaux d’être alimentés. C’est un projet de 2,7 milliards de FCfa et nous le devons à l’appui de l’État, du président Macky Sall », a-t-il dit. Pape Seydou Dianko a également remercié le président de la République pour la réhabilitation du ponton de Missirah pour un montant de 150 millions, mais aussi du Centre de pêche pour un coût global de 2 milliards de FCfa.

Ce centre, a-t-il noté, est un noyau dur pour Toubacouta qui vit également de la pêche, avec notamment les pirogues qui viennent de Ndayane, de Bassoul et de partout pour faire leurs campagnes à Missirah. « Avec la réhabilitation du ponton et du centre, le secteur de la pêche va connaître son essor et contribuera fortement à l’économie locale », a noté Pape Seydou Dianko, qui s’est aussi félicité des efforts consentis par son équipe dans le domaine de l’éducation. « En 2009, nous avons trouvé 56 abris provisoires. Aujourd’hui, nous sommes à 42 écoles primaires, un lycée et 7 collèges d’enseignement moyen (Cem). Il n’y a pas un seul abri provisoire à Toubacouta. On n’a pas de problème de construction de salles de classe, on ne fait que clôturer les écoles qui se trouvent près de la route nationale pour éviter les cas d’accident », a-t-il relevé. Toutefois, a-t-il ajouté, beaucoup d’efforts restent à faire dans le domaine de l’électrification, même si la situation a quelque peu évolué.

Avec toutes les mutations en cours, Pape Seydou Dianko est d’avis que les populations de Toubacouta doivent être en premières lignes. « Notre ville va abriter d’importants projets demain. Il nous faut donc préparer le terrain, les populations et faire de la formation des jeunes un cheval de bataille pour qu’ils puissent bénéficier des opportunités d’emplois ».

M. SAGNE et S. O. FALL

Une vingtaine de participants venus des villes de Praia au Cap-Vert, de Douala au Cameroun et de Dakar au Sénégal prennent part, depuis hier, et ce pour 05 jours, au Centre de formation professionnelle et de perfectionnement municipal de la ville de Dakar, à la formation de formateurs en techniques de micro-jardinage.

Il s’agit, comme a tenu à le préciser le représentant du maire de Dakar, Ndiouga Sakho, qui a présidé l’ouverture de la formation, de renforcer les capacités des municipalités de Douala et de Praia afin de favoriser l’émergence d’une agriculture autonome, économe et durable à travers le micro-jardinage et d’améliorer les conditions de vie des familles en enrichissant les qualités nutritionnelles des aliments et en générant des revenus additionnels.

Une formation qui va permettre aux participants d’acquérir des capacités techniques de la technologie du micro-jardin et de les répliquer dans leurs villes respectives. « La formation va valoriser les compétences des participants sur la thématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des micro-jardins comme un des leviers de l’agriculture urbaine et périurbaine », a noté l’assistant du représentant de la Fao au Sénégal, Cheikh Guèye. La Fao, pour faire face à la problématique de l’insécurité alimentaire, a développé l’initiative « City to City » qui justifie un accompagnement des institutions, des gouvernements et des organisations locales en Afrique subsaharienne afin de rendre leurs villes et régions plus interconnectées et plus sécurisées sur le plan alimentaire et nutritionnelle. Une manière de renforcer les systèmes alimentaires urbains pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le pacte de Milan sur les politiques alimentaires urbains, comme a tenu à le souligner Ndiouga Sakho, qui est destiné à impliquer les autorités décentralisées et plus précisément les maires des villes aux côtés des autorités nationales dans les stratégies de sécurité alimentaire et nutritionnelle, est venu renforcer le dispositif d’accompagnement cité plus haut.

Un cadre dans lequel la Fao a signé un protocole avec la ville de Dakar portant sur l’expansion de la technologie du micro-jardin de la ville de Dakar à deux autres villes africaines qui ont exprimé un grand intérêt pour l’initiative, notamment les villes de Douala et de Praia. Des cours pratiques et théoriques, de même que des visites de sites seront au menu de la formation et permettront aux deux villes de concevoir et de développer un projet de micro-jardin avec la création d’un centre de formation et de démonstration pilote. Le suivi et l’assistance technique des deux villes est assurée après la formation ; tout comme les villes ont un plan d’extension du micro-jardin.

B. B. SANE

La salle de délibération de la mairie de Keur Massar a abrité hier un atelier à l’initiative du Programme de modernisation des villes (Promovil). L’objectif est de porter à la connaissance de la population locale les différents projets qui sont retenus pour être exécutés dans le territoire communal de Keur Massar. La rencontre s’est tenue en présence de Seydou Diouf, conseiller spécial du chef de l’État en charge du suivi de Promovil.

Retenue comme étant une commune pilote dans le cadre du Promovil, Keur Massar va bénéficier de 20 kilomètres de voirie, des ouvrages d’assainissement, de l’éclairage public ainsi que des mesures d’accompagnement parmi lesquelles on peut citer la formation des jeunes et des femmes, la réhabilitation d’infrastructures sociales de base, etc. Coordonnatrice de Promovil, Astou Diokhané Sow a estimé que les travaux qui seront réalisés vont aider à améliorer la mobilité urbaine voire les conditions de vie des populations.

Pour sa part, Seydou Diouf qui est le conseiller du chef de l’Etat en charge du suivi du Promovil a rappelé que ce programme vient en soutien au monde urbain après que le président de la République a lancé le Pudc qui s’intéresse au milieu rural avec les mêmes objectifs de désenclavement, d’accès à l’eau, d’éclairage en milieu rural, d’allègement des travaux. « Promovil arrive en milieu urbain pour améliorer la mobilité et l’esthétique urbaines, de même que l’assainissement, renforcer l’éclairage public pour les besoins de sécurité des populations », a-t-il déclaré. « Il s’agit d’un programme pour lequel le chef de l’Etat a pensé débloquer des ressources en vue de démarrer le travail et cela a été une démarche heureuse car, immédiatement après, les partenaires techniques et financiers traditionnels s’intéressent au projet. Déjà la Banque africaine de développement (Bad) a rejoint le gouvernement du Sénégal dans cette démarche », a-t-il ajouté.

A l’en croire, le président de la République a demandé à ce que la philosophie de Promovil irradie la démarche d’Ageroute et lui permette d’entrer dans toutes les collectivités locales traversées et de faire du désenclavement, de la mobilité urbaine, de l’assainissement, des infrastructures scolaires, des équipements sociaux de base, etc.

Seydou Diouf a annoncé que les collectivités locales sont, elles aussi, interpelées car autant le chef de l’Etat a voulu suppléer les collectivités locales en faisant dans l’investissement, autant les collectivités locales sont interpelées sur l’entretien. Il a souligné que l’entretien est une exigence. « Il est bon de réaliser des routes, mais il est encore mieux de les entretenir. Et là, le président de la République insiste beaucoup sur l’implication des collectivités locales dans l’entretien de toutes les infrastructures qui sont réalisées dans le cadre de Promovil », poursuit-il.

Abdou DIOP

Le projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc), chiffré à 32 milliards de FCfa et en cours d’exécution depuis deux ans et demi, est à un taux de décaissement de 47% qui pourrait passer à 60% en juin prochain, compte tenu des travaux très avancés, notamment ceux des pistes de production. « 2017 pour nous, est l’année où nous ferons la réception provisoire de toutes les pistes », a assuré le coordinateur du projet, Youssouph Badji.

Déjà, la piste de production Pata-Kolda, longue de 66 km, est à plus de 90 % de réalisation. Sa réception provisoire interviendra avant l’hivernage prochain. Il en sera de même pour la boucle du Fogny (69 km), qui connaît un taux d’exécution de 40%. Le Ppdc s’achemine également vers la réception provisoire des ouvrages hydro-agricoles, qu’il a presque fini de réaliser dans les vallées de Bignona. « Nous voulons que les 1.000 hectares, sur lesquels nous sommes en travaux depuis l’année dernière, puissent être exploitables cet hivernage », a révélé le patron de l’unité de coordination du projet Pôle de développement de la Casamance.  

M. Badji a annoncé d’autres chantiers qui vont démarrer avant l’hivernage, notamment à Ziguinchor, précisément à Mpack. Dans cette localité, le Ppdc va accompagner la commune de Boutoupa-Camaracounda dans l’aménagement de ses vallées. Cela va contribuer à aider les populations, atteintes par le conflit casamançais et qui étaient parties, à trouver des conditions favorables à leur développement socio-économique.

El Hadj Moussa SADIO

Ngolfagnick ou la forêt de l’éléphant en sérère est un village situé au cœur de la vallée du Diobass où la végétation luxuriante faisait de l’endroit un lieu propice à une belle vie au point que les éléphants avaient voulu aussi en profiter.

Mais, depuis l’installation de la sécheresse au début des années 1970 entraînant des hivernages moins pluvieux sur toute l’étendue du Sahel, la faune tout comme la flore ont quasi disparu, laissant une vaste cuvette dénudée. Si à cela s’ajoute un enclavement dû au manque de pistes de production, d’un collège d’enseignement moyen, d’accès à l’électricité et surtout d’un projet agricole à même d’utiliser une main-d’œuvre jeune et disponible, Ngolfagnick, à l’image de sa position géographique, était au fond du trou de la précarité.

Ce week-end, l’inauguration du projet agricole Lion Beemster Boer de Ngolfagnick qui s’étend sur 100 hectares dont les 22,5 sont déjà emblavés en oignon, en plus des installations faites pour un investissement global estimé à 650 millions de FCfa, est en train de changer le visage du village de Ngolfagnick et des autres hameaux environnants. Aujourd’hui, outre la vingtaine d’emplois permanents générés par le projet, plus de 200 journaliers en profitent.

Et dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise, Beemster Boer, une géante néerlandaise reconnue à travers le monde dans la production et de la vente d’oignons de qualité, a déjà construit une piste de production reliant Ngolfagnick à l’axe Thiès-Sindia en allant sur Mbour, réhabilité, équipé et doté la case de santé en médicaments. Les femmes ont bénéficié d’une salle d’accouchement et de deux toilettes.

La coopération sénégalo-néerlandaise axée sur le concret
« La vente des productions étant un maillon important de la chaîne aussi bien pour les importateurs sénégalais que l’entreprise néerlandaise justifie la pose de la première du marché de Ngolfagnick tout comme la création d’un centre de formation aux métiers agricoles et connexes », a indiqué Alioune Sarr, maire de la commune de Diobass.

Selon lui, ces infrastructures sont des doléances posées par les populations en 2009 lorsqu’il était venu briguer leurs suffrages pour son premier mandat à la tête de la collectivité locale. « Nous sommes heureux davoir réussi à gagner ce pari », a-t-il lancé.

En présence de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, Théo Peters, du promoteur du projet, de son coordinateur, Hans Hams, le maire a magnifié la coopération entre les Pays-Bas et le Sénégal, un gros client des oignons hollandaise. « Ce projet initié par une entreprise privée néerlandaise, bien accueillie par les autorités municipales et coutumières du Diobass, prouve la disponibilité des autorités de l’ambassade dans la mise en relation pour un partenariat gagnant-gagnant. Car notre unique préoccupation est de faire en sorte que les populations soient heureuses là où elles vivent », s’est-il félicité. Il a exhorté les populations à s’engager pour un développement harmonieux de leur localité.

Face aux populations fortement mobilisées pour les accueillir dans la pure tradition sérère aux rythmes des chants et des danses, l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, Théo Peters, a d’abord salué la chaleur de l’accueil. Puis, il a confié que son pays, à travers son secteur privé, est prêt à investir dans les secteurs de la pêche et l’agriculture au Sénégal. « Deux axes importants pour assurer l’autosuffisance alimentaire mais aussi source évidente de transformations sociales du point du vue du nombre d’emplois qu’elles peuvent générer », a-t-il noté.

Enfin, il a souligné toute la place qu’occupe la production agricole dans le Plan Sénégal émergent. Ce qui le pousse à encourager les entreprises de son pays à faire de la prospection au Sénégal en vue d’y nouer des partenariats féconds.  
Une visite du périmètre agricole, équipé au goutte à goutte, a permis de constater sur les deux hectares de la partie expérimentale, une production d’oignon de qualité, estimé entre 30 et 50 tonnes.

C’est sur cette note d’espoir à vivre un avenir radieux dans la zone de la vallée autour de Ngolfagnick qui a mis fin à l’évènement.

Mbaye BA

L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) a procédé, samedi dernier, à la signature de protocoles avec 9 radios communautaires de la région méridionale pour la réalisation et la diffusion d’émissions radiophoniques sur les réalisations du projet Ppdc.

 L’objectif visé est d’en informer largement les populations bénéficiaires afin que ces dernières puissent se les approprier et les pérenniser. L’Anrac est un des partenaires du projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc). Ledit projet lui a confié tout le travail d’information et de sensibilisation des communautés de base sur sa démarche, ses réalisations et actions envisagées. A ce titre, elle met en œuvre, pour le compte dudit projet, des activités d’information, de sensibilisation, de communication et de mobilisation sociale des communautés. Son directeur des opérations, Oumar Cissé, a indiqué qu’elle doit beaucoup communiquer afin de rendre visibles les réalisations du Ppdc, d’éclairer le rôle de chaque acteur engagé dans sa mise en œuvre et de mobiliser les communautés pour assurer la pérennité de ses réalisations.

Pour ce faire, M. Cissé a estimé que les populations bénéficiaires doivent « systématiquement et régulièrement » être bien informées. Il n’a donc pas manqué d’inviter les radios communautaires à s’engager aux côtés de son agence pour donner une information régulière aux populations et atteindre les objectifs du projet Pôle de développement de la Casamance. Le coordonnateur du projet, Youssouph Badji, et le président de son comité de pilotage, Séckou Sambou, y ont insisté. Ils ont demandé aux radios communautaires de faire preuve de beaucoup d’engagement et de sacrifice pour qu’avec le Ppdc, elles puissent contribuer à réduire la vulnérabilité des jeunes (garçons et filles), ainsi que des femmes en Casamance et à asseoir un développement équitable et durable au sein des terroirs de cette partie de la région méridionale du Sénégal.

MM. Badji et Sambou n’ont pas manqué de faire remarquer que le Ppdc est un des projets phares du chef de l’Etat et que sa réussite est une affaire de tous les habitants de la Casamance naturelle (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), entre autres Sénégalais.

El Hadj Moussa SADIO

Le maire de la commune par ailleurs ministre des Sports, Matar Bâ, et le directeur de l’Afrique de l’Ouest de l’association mondiale de la jeunesse musulmane, Mouhamet Fathy, ont procédé, jeudi dernier, à la pose de la première pierre des travaux de construction d’une nouvelle grande mosquée qui sera bâtie sur 400 m2 en présence du gouverneur de région, Souleymane Ciss, du premier conseiller de l’ambassade de l’Arabie Saoudite au Sénégal, Thierno Kâ, et des populations.

La commune de Fatick disposera bientôt d’une nouvelle grande mosquée qui sera bâtie en lieu et place de l’actuelle grande mosquée au quartier Peulgha. Lors de la cérémonie de pose de la première pierre des travaux qui seront entièrement financés par l’Ong saoudienne « Association mondiale de la jeunesse musulmane », le maire de la commune a rappelé que cette mosquée est la première des mosquées de Fatick, si bien que sa réhabilitation a toujours été une préoccupation des autorités locales. Selon Matar Bâ, le président de la République Macky Sall, lorsqu’il était Premier ministre, a eu à prendre contact avec cette Ong saoudienne pour la construction d’une nouvelle grande mosquée. Aujourd’hui, a-t-il déclaré, cette Ong est venue offrir ce bijou au président de la République Macky Sall et à tous les musulmans de la commune de Fatick. Matar Bâ a saisi cette occasion pour remercier le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, qui l’a appelé et l’a mis en rapport avec les partenaires saoudiens. De plus, a-t-il annoncé, les travaux vont durer six mois. La mosquée sera bâtie sur une superficie de 400 m2 avec des toilettes (hommes et femmes), une morgue et des lieux pour les ablutions. Pour Matar Bâ, cela va accompagner le développement de Fatick qui est en chantier et changer le visage de cette ville.

Oumar Ngatty BA

La journée nationale du talibé a été organisée avant-hier par le maire de Patte d’Oie à travers une cérémonie de levée de couleurs. Celle-ci vise à promouvoir le civisme.

Au terme de la cérémonie solennelle, Mamadou Mbodji Diouf, coordonnateur du Projet d’appui à la modernisation des «daaras» (Pamod), est revenu sur la volonté affichée de l’Etat de réaliser cette politique. Il a indiqué qu’avec la Banque islamique de développement (Bid), le Sénégal va construire 64 «daaras» en phase test pour un coût de 100 millions de FCfa par «daara». Cette modernisation est un moyen de former les maîtres coraniques, enseignants, directeurs et inspecteurs afin qu’ils soient mieux outillés. Il a aussi déclaré que les «daaras» seront équipés. « L’Etat du Sénégal, à travers la modernisation, veut connaître le nombre de «daara» au Sénégal et leur géo-localisation », a-t-il souligné.

Le coordonnateur du Pamod a fait savoir qu’un « Waqf » (fondation) sera créé et avec l’érection d’un immeuble en plein centre-ville, il sera mis en location, faire fructifier ses revenus pour les reverser aux «daaras». « A travers la modernisation, nous dépasserons l’éradication de la mendicité. Nous voulons changer le regard sur les «daaras». Si l’objectif du Pamod est atteint, le Sénégal sera un pays pilote dans les «daaras» », a-t-il confié. Le maire Banda Diop a expliqué l’importance du drapeau et le sens des couleurs. Pour lui, le respect des symboles institutionnels est à inculquer aux enfants.

Pour sa part, l’imam et maître coranique, Mansour Samb, a salué cette initiative, une première du genre. A l’en croire, avec l’actuel régime, les «daaras» commencent à être mieux considérés. De son côté, l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) des Parcelles Assainies, Momar Kébé, a plaidé pour une perpétuation d’une telle initiative.

Serigne Mansour Sy CISSE

Dans l’optique d’accompagner les artisans dans le cadre du programme de formation qualifiante pour mieux participer à la satisfaction de la commande publique nationale, une trentaine de maîtres artisans de Tambacounda avaient été sélectionnés par la chambre des métiers et envoyés à Kolda pour une formation assurée par l’Office national de la formation professionnelle (Onfp).

L’objectif d’un tel processus, explique le président de la chambre consulaire, Abdoulaye Sarr, était de les former dans le respect des normes de finition des ouvrages réalisés mais aussi dans la présentation, afin qu’ils soient plus compétitifs. Après le succès retentissant obtenu à Kolda par les maîtres artisans en menuiserie ébénisterie (tous les participants avaient réussi le test), une cérémonie de remise d’attestation à la dimension des efforts consentis a été initiée par la chambre des métiers. En présence du directeur de l’ingénierie et des opérations de formation de l’Office national de la formation professionnelle, tous les maîtres artisans affiliés à la chambre des métiers de Tambacounda et ayant subi la formation ont reçu leur attestation.

La cérémonie qui avait pour cadre la salle de délibération de la mairie a aussi enregistré la présence du député maire Mame Balla Lô. L’ Onfp, par le biais de son directeur chargé de l’ingénierie et des opérations de formation, justifie la session de formation par la requête qu’avait adressée la chambre consulaire à leur structure. « C’est une demande qu’avait formulée l’Onfp, dans sa mission de doter le travailleur d’une qualification afin de pouvoir mieux exercer son métier. Une demande à laquelle il a tout de suite répondu favorablement, explique Ousmane Sène.

Aujourd’hui, malgré les rigueurs de notre structure dans la délivrance de diplômes, tous les artisans de Tambacounda ont réussi les tests. Cela traduit la volonté et la compétence des artisans de la région, se réjouit-il. C’est pourquoi, promet-il, un accompagnement leur sera apporté afin qu’ils puissent soumissionner à des marchés publics, surtout dans le cadre du programme mobilier national où un quota assez significatif leur a été alloué par le chef de l’Etat. D’ailleurs, informe-t-il, plus d’une vingtaine d’artisans ont déjà été formés dans ce sens.

Pape Demba SIDIBE

Les deux collectivités locales de Rufisque ville et la commune de Rufisque-Est ont initié le projet « Carré d’or » qui ambitionne de construire, au cœur de la ville, quatre tours, un marché, des résidences et un centre commercial. Le coût total du projet est évalué à plus de 40 milliards de FCfa.

C’est un ambitieux projet que la ville de Rufisque et la commune de Rufisque-Est s’apprêtent à lancer dans la « vieille » ville. Il s’agit d’ériger sur le site du marché central quatre tours de 20 étages chacun, un centre commercial de 184 commerces, des résidences et un marché flambant neuf d’une capacité de 1.200 places. Ce projet intitulé « Carré d’or » a été proposé et approuvé par les conseils municipaux respectifs. Il est aujourd’hui en bonne voie, d’autant plus que, selon le maire de la commune de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, il y a eu déjà l’approbation du président de la République ainsi que du ministre de l’habitat, Diène Farba Sarr. Pour lui, le « Carré d’or » va donner à Rufisque toute sa centralité face aux pôles de Diamniadio, du Lac Rose et de l’aéroport international Blaise Diagne qui l’entourent. « Devant tous ces projets de l’Etat, nous ne voulons pas que Rufisque soit le dortoir de ces nouvelles cités, mais nous souhaitons que nos petits-fils puissent grandir et trouver une ville moderne avec ses tours et ses jolis monuments », a argué Boubacar Albé Ndoye.

Le conseiller du maire de la ville de Rufisque, Amadou Sène Niang, rassure que ce projet sera « un mariage » entre l’ancien et le nouveau Rufisque et toutes les spécificités de Rufisque seront sauvegardées.

Salif Dramé, l’administrateur de Immosen, l’entreprise immobilière en charge du projet, précise que celui-ci ne peut « aucunement » constituer une menace pour le patrimoine de Rufisque, d’autant plus que la construction se fera avec les pierres de Rufisque et l’architecture va s’inspirer du monde de la pêche et de l’artisanat local.

Cette même entreprise, associée à des partenaires chinois, a déjà donné des garanties sur le financement du projet qui s’élève à un peu plus de 40 milliards de FCfa.
Cette entreprise s’est aussi engagée à réhabiliter, dans le cadre de ce projet, la grande mosquée de Keury Souf, la place Gabard, l’église Sainte Agnès et le poste de santé. Quant aux deux collectivités locales (ville et commune de l’Est), elles ont déjà fourni des assiettes foncières jusqu’à 3,7 hectares pour y construire le projet.

Maguette NDONG

Le tout nouvel hôtel de ville de Tivaouane sera inauguré ce vendredi. Un complexe de dernière génération d’un coût de plus de 600 millions de FCfa entièrement supporté par l’Etat. La cérémonie sera présidée par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr.

C’est en 2013 que l’ancien ministre de la Décentralisation, El hadji Oumar Youm, avait lancé les travaux après l’incendie de l’ancienne mairie de la ville lors de l’élection présidentielle de 2012 (11 mars).

L’équipe dirigeante d’alors dirigée par le député maire El Hadji Malick Diop, en plus de rechercher des espaces pour accompagner l’extension de la ville avec son nouveau développement urbain, avait vu la nécessité de réorganiser de façon définitive le centre-ville à travers l’aménagement d’espaces autour des grandes mosquées et mausolées, la réhabilitation de la place El hadji Malick Sy et la définition d’un nouveau plan de circulation dans le centre-ville afin d’assurer une fluidité du trafic à tout moment et surtout lors des nombreuses manifestations religieuses. Mais surtout la construction d’un nouvel hôtel de ville dont le processus a été accéléré avec l’incendie de l’ancienne mairie. « La conception et la réalisation ont été faites dans un esprit inclusif par les techniciens de l’Etat, l’entreprise, les agents de la mairie et le chef de quartier Fogny, qui est de surcroît une dame », a laissé entendre El Hadji Malick Diop, ancien maire de Tivaouane joint par téléphone. Il a d’ailleurs indiqué que « le choix du site était guidé par sa proximité avec l’esplanade des mosquées ».

La nouvelle mairie est située dans un périmètre de 120 sur 60 m sur le site anciennement occupé par le théâtre de verdure au quartier Fogny qui servait de salle de spectacles pour les jeunes et de lieu de réunions politiques.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le village de Gorom 2, dans le département de Rufisque, étrenne un poste de santé d’un coût de 85 millions de FCfa, a appris l’Aps.

L’infrastructure sanitaire réalisée par la commune de Bambilor a été inaugurée jeudi en présence des autorités municipales, du ministre de la Pêche et du directeur de la Santé venu représenter le ministre de la Santé. Le poste de santé a été réalisé en partenariat avec l’Ong Réseau africain pour le développement intégré (Radi) qui a contribué à hauteur de 53 millions de FCfa, a précisé la municipalité dans un communiqué à l’Aps.

Dame Sall, directeur exécutif de l’Ong, a salué «un projet qui a été validé par l’Etat du Sénégal pour faciliter l’effectivité du droit à la santé des populations». Pour le directeur de la Santé, Docteur Papa Abdoulaye Diack, «la réalisation d’un tel projet renseigne sur le niveau de prise en charge par le maire des questions liées à la décentralisation». Le ministère de la Santé a offert au poste de santé des moustiquaires imprégnées et des produits d’hygiène. Pour sa part, le maire de Bambilor, Ndiagne Diop, a remis 1 million de FCfa au comité de gestion, indique le communiqué. La même source rappelle que la municipalité a déjà construit plusieurs infrastructures comme des foyers de jeunes, des terrains de football et de basket, des marchés, des postes de santé, entre autres.

La mairie, rappelle-t-on, s’est également engagée dans des travaux d’électrification et d’adduction d’eau dans certaines zones. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a salué la réalisation de cette infrastructure, soulignant que le maire de Bambilor «est en train de traduire concrètement l’émergence» de sa localité à travers différents actes en faveur des populations.

APS

Le ministre délégué auprès du ministre du renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie, chargé de la restructuration et de la requalification des banlieues, Pape Gorgui Ndong, a plaidé hier, dans la capitale du Nord, pour la mise en place d’une brigade civile d’intervention rapide des sapeurs-pompiers. Elle sera chargée de collaborer étroitement avec les autorités administratives, municipales et les populations en vue de faire face à d’éventuelles inondations dues aux eaux de pluies.

Après avoir visité les zones inondables du faubourg de Sor, le ministre Pape Gorgui Ndong s’est adressé à la presse pour préciser que des mesures exceptionnelles doivent être prises par l’Etat dans le cadre de la lutte contre les inondations, car « on note une situation exceptionnelle de risques d’inondations dans certains quartiers du faubourg de Sor, notamment à Pikine, Diaminar, Ndiolofène, Cité Niakh, Diamaguene, etc. »

M. Ndong s’est dit impressionné par la bravoure des populations de Sor qui déploient des efforts constants pour faire face à ces inondations répétitives dues aux eaux de pluies. Il a laissé entendre qu’une vieille dame de Cité Niakh, faible et fragile, est intervenue spontanément auprès de lui pour expliquer les problèmes d’inondations enregistrés chaque année dans son quartier. Une attitude qui prouve que les populations de Sor sont très conscientes des conséquences désastreuses engendrées régulièrement par ces inondations, qu’elles adhèrent massivement à cette démarche participative et inclusive initiée par le président Macky Sall dans le cadre de la mise en œuvre du Plan décennal de lutte contre les inondations.

Pape Gorgui Ndong a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité d’élaborer un document sur cette situation exceptionnelle de risques d’inondations constatée à Saint-Louis et les mesures exceptionnelles qui doivent être prises pour faire face à ce fléau pernicieux.

Le ministre n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage au président Macky Sall qui a, à son actif, de nombreuses réalisations dans le cadre de la lutte contre les inondations. Il a, à ce propos, cité les actions entreprises par le chef de l’Etat par l’entremise de l’Onas. Il s’agit notamment de la mise en service de 20 stations de pompage à Saint-Louis, qui permettront d’évacuer, dans de bonnes conditions, les eaux usées et pluviales. Il a vivement félicité le Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, et son équipe pour les efforts déployés en vue de faire en sorte que la ville tricentenaire dispose de 13 stations de pompage des eaux pluviales et de 7 stations de pompage des eaux usées équipées, chacune, de deux motopompes très puissantes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Union départementale d’assurance maladie (Udam) de Koungheul va bientôt disposer d’un siège fonctionnel pour mieux accompagner cette politique de déconcentration de la Couverture maladie universelle dans la circonscription administrative. La cérémonie de pose de la première pierre du chantier a eu lieu ce mercredi en présence du maire de la capitale du Bambouck, Mayacine Camara.

La pose de la première pierre de l’Unité départementale d’assurance maladie (Udam) vient d’être faite à Koungheul dans la région de Kaffrine sous la présence des autorités de la région. Cette structure traduit une volonté de déconcentration du programme gouvernemental de Couverture maladie universelle (Cmu) en vue de faciliter l’accès aux services de santé.

La cérémonie présidée par l’adjoint au préfet du département consacre des acquis importants dans le développement de cette initiative publique. Au cours de la rencontre, le maire de la capitale du Bambouck, Mayacine Camara, a lancé un appel à toutes les structures déconcentrées mais aussi à toutes les collectivités territoriales du département pour accompagner les populations en les encourageant à venir adhérer dans les mutuelles de santé. « L’avènement de la Cmu, qui était un engagement essentiel du programme du président Macky Sall «Yoonu Yokute», constitue un moyen puissant pour promouvoir l’accès à la santé des populations résidant dans des zones rurales. En notre qualité d’élu local assumant l’exécutif, notre devoir est de rendre opérationnel ce dispositif à vocation sociale sur le terrain », a soutenu l’édile de Koungheul.

Pour sa part, Serigne Diouf, chef de service régional de la Couverture maladie universelle (Cmu) de Kaffrine a indiqué que « ce partenariat avec la commune de Koungheul autour de l’édification du siège de l’Udam est une traduction concrète du rôle que doit jouer les collectivités locales dans la mise en œuvre de ce programme de Couverture maladie universelle qui est un des piliers du Plan Sénégal Emergent (Pse) ».

Selon lui, la construction d’un siège est fondamentale pour poursuivre la dynamique de développement de l’assurance maladie dans la zone.

A cet égard, il a exhorté les autres élus locaux du département à s’inspirer de l’exemple du maire du chef-lieu de département en facilitant l’accès à un siège fonctionnel pour assurer la coordination des mutuelles de santé. M. Diouf a, par ailleurs, souligné l’importance toute particulière que le président de la République accorde à l’accès des populations à des soins de santé de qualité.

Elimane FALL

Hier, c’est aux pas de charge que le ministre délégué en charge de la reconstruction et de la requalification des banlieues, Papa Gorgui Ndong, a fait le tour des points bas dans la ville de Thiès.

En présence du maire de la ville, Talla Sylla, de Lamine Diallo, l’édile de la commune de Thiès-nord et des représentants des autres communes de Thiès, il s’est rendu au terrain Cosmos du quartier Serigne Abdoulaye Yakhine Diop où l’aire de jeu est déserté pendant l’hivernage parce que transformée en un vaste marigot. Même phénomène évoqué du côté du marché de « Xeulga » à Darou Salam par des populations riveraines qui soutiennent qu’après chaque grande pluie, elles sont envahies par les eaux de ruissellement jusque dans leurs chambres. « Il arrive même que des gens pris de panique appellent au secours », a confié Libassa Diop, un habitant de la zone.

Puis le convoi s’est rendu au quartier Sampathé où le canal qui passe sous la voie ferrée est quasi obstrué par le sable et des gravas déposés par les eaux de ruissellement. Une situation qui provoque un refoulement des eaux vers les maisons avoisinantes qui sont ainsi inondées à chaque saison des pluies.

A Nguinth où la nappe phréatique affleure, la végétation aquatique confirme que cette zone n’est pas appropriée pour des habitations. A la fin visite, le ministre délégué a annoncé que la requalification de la zone de Nguinth est bien engagée parce que Thiès a bénéficié de 210 logements dont l’appel d’offres a été lancé, l’espace trouvé et le marché attribué. « Il ne reste que de tous petits réglages à faire pour le démarrage de la construction des maisons destinées à reloger ces populations », a-t-il lancé.

Selon lui, ses techniciens ont pris bonne note de ce qu’ils ont vu et, après examen, des solutions transitoires afin de soulager les populations seront proposées parallèlement au plan décennal de lutte contre les inondations comme réponse durable. « Le tout pour une enveloppe de 766 milliards de FCfa dont 66 ont déjà été engagés dans des travaux depuis 2012 », a-t-il ajouté. Au quartier Nguinth, 176 familles ont déjà été recensées comme devant quitter la zone névralgique.

Mbaye BA

En tournée dans le cadre du programme de la modernisation du transport urbain à l’intérieur du pays, le secrétaire général du ministère du transport et des infrastructures, Jules Aubin Sagna, a procédé, avant-hier, à la remise des clefs de 8 minibus au groupement d’intérêt économique des transports à Thiès. Ce fut à la gouvernance en présence du gouverneur, Amadou Sy et des professionnels locaux.

Un dernier lot qui boucle les 86 véhicules dont la ville de Thiès a bénéficié dans le programme de renouvellement du parc automobile destiné au transport urbain. Selon lui, 400 emplois ont déjà été créés dans l’activité dans la ville de Thiès. « Il est heureux de constater, au vu de l’exposé des transporteurs de Thiès, que l’activité est rentable », s’est-il réjoui. Du côté des clients, la mobilité à moindre coût est à saluer même s’ils souhaitent que le rythme dans la rotation des bus dans les lignes devienne plus fluide.

Mb. BA

La cérémonie de pose de la première pierre des travaux de construction du siège de l’unité départementale a été effectuée mardi dernier à Sokone. C’est une réalisation d’un coût de 50 millions de FCfa financée par la coopération belge à travers son Projet d’appui à l’offre et à la demande de soins (Paodes). La cérémonie a été présidée par l’adjoint au préfet, Yagou Bâ, en présence du maire de la commune de Sokone, El Hadj Moustapha Guèye, des autorités sanitaires et locales ainsi que des populations.

L’Unité départementale d’assurance maladie (Udam) de Foundiougne initiée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale et la coopération technique belge à travers son projet Paodes va bientôt disposer d’un siège flambant neuf pour un coût de 50 millions de FCfa. Financé par Paodes, ce bâtiment R+2 sera bâti sur un terrain de 600 m2 attribué par le maire de la commune de Sokone. Le Conseil d’administration (Pca) de l’Unité départementale d’assurance maladie (Udam) de Sokone, Bassirou Dia, a exprimé toute sa satisfaction pour cette action de la coopération technique belge. Aussi a-t-il remercié vivement la coopération technique belge « qui a compris que pour un système de santé performant, il faut appuyer la demande de soins et l’offre de soins ». Selon lui, dans le département de Foundiougne, tout un chacun peut constater les réalisations de la coopération technique belge à travers son Projet d’appui à l’offre et à la demande de soins, notamment la construction d’un poste de santé et le relèvement du plateau technique du centre de santé de Sokone. Il a également indiqué que ce siège qui sera inauguré dans trois mois va encore rendre visible la mutuelle et augmenter sa crédibilité.

Un taux de couverture maladie de 75%
Il a tenu à remercier le maire de la commune, El Hadj Moustapha Guèye, pour sa promptitude à octroyer à l’Udam la parcelle.

« Si nous avons eu ces résultats en peu de temps, nous le devons à la synergie d’actions des acteurs qui se trouvent dans ce département », s’est-il plu à dire. Le Pca est d’avis que la particularité du département de Foundiougne est que tous les maires ont enrôlé des indigents dans les mutuelles de santé et cela a permis de relever le taux d’enrôlement. « Aujourd’hui, sur le plan de la couverture par rapport à l’objectif national, Sokone est la première commune du Sénégal à atteindre un taux de couverture de 75% et globalement pour le département de Foundiougne, nous sommes à un taux de 46%. Nous ne sommes pas trop loin de l’objectif national dans le département de Foundiougne », a-t-il déclaré. C’est pourquoi il a lancé un appel à l’ensemble des acteurs à travailler davantage pour qu’ils puissent atteindre l’objectif national qui est de 75%.

La directrice de l’Udam de Foundiougne, Mme Ndèye Bineta Mbow Sané, a rappelé que l’Etat du Sénégal, pour créer les conditions d’une extension durable de la protection sociale, s’est fixé comme objectif de porter le taux de couverture à 75% d’ici 2017 dans le plan stratégique de développement de la couverture maladie universelle (2013-2017). L’ Udam de Foundiougne créée en 2014 polarise les 17 antennes dont tous les maires et le président du conseil départemental sont membres du conseil d’administration. Mme Sané a révélé que l’Udam a atteint son taux d’autonomie de 25%. L’ Udam de Foundiougne compte aujourd’hui 71.000 bénéficiaires. Les autorités, notamment l’adjoint au préfet, Yagou Bâ et le maire de la commune de Sokone, El Hadj Moustapha Guèye, ont tenu à saluer les efforts fournis par la coopération technique belge à travers le projet Paodes. Ils ont invité tous les acteurs, notamment les maires, à poursuivre l’enrôlement des populations.

Oumar Ngatty BA

L’incidence des contraintes liées à l’instabilité du cadre d’intervention et à la gestion de ses instruments de gouvernance, sur la délivrance de services par les Ong, fait ressortir l’urgente nécessité de trouver des solutions immédiates mais aussi d’engager le dialogue avec l’Etat pour la création d’un environnement et l’instauration d’un partenariat favorables à l’exercice apaisé des missions de service public des Ong.

L’incidence des contraintes liées à l’instabilité du cadre d’intervention et à la gestion de ses instruments de gouvernance, sur la délivrance de services par les Ong, fait ressortir l’urgente nécessité de trouver des solutions immédiates mais aussi d’engager le dialogue avec l’Etat pour la création d’un environnement et l’instauration d’un partenariat favorables à l’exercice apaisé des missions de service public des Ong.

C’est ce qu’a déclaré, en substance, le coordonnateur du Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc, 10ème Fed), Abdel Kader Ndiaye.
Au cours d’un atelier régional de partage sur le cadre d’intervention des Ong, qui a regroupé dans la capitale du Nord une cinquantaine de membres du Congad et de la société civile, M. Ndiaye a justifié l’organisation de cette rencontre.

A cet effet, il a rappelé que les organisations de la société civile (Ong et associations de développement) jouent un rôle important dans divers secteurs de la vie nationale. Elles participent, aux côtés du gouvernement, de ses partenaires et des communautés de base, à l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques et programmes de développement. Cependant, a-t-il précisé, plusieurs Osc (organisations de la société civile) vivent une certaine vulnérabilité qui limite leur autonomie et leurs capacités à livrer durablement des services de qualité aux couches défavorisées. En outre, a-t-il poursuivi, avec l’adoption du décret 2015-145 du 4 février 2015 portant sur les modalités d’intervention des Ong ainsi que la signature attendue de la Convention cadre Etat-Ong, un nouveau mécanisme se met en place, qui nécessite une appropriation et un suivi efficient à tous les niveaux. Plus explicite, l’un des responsables du Congad, Demba Diallo, a laissé entendre que, dans un tel contexte, le Congad (Conseil des Ong d’appui au développement) s’engage dans une action globale autour des axes que sont « le renforcement des échanges entre l’Etat et les Osc, la diversification des sources de financement et des modalités d’accès, la poursuite du processus d’analyse des capacités opérationnelles et de la viabilité institutionnelle des Osc au Sénégal, avec l’outil d’indice de pérennisation des Osc, en partenariat avec Management System International/Msi ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans un communiqué du mouvement national pour le Développement humain durable « Les 4K » qui nous est parvenu à la rédaction, il est souligné que le Forum « Convergences endogènes & intercommunalités » sur le développement humain durable se déroulera à Djibidionne dans le département de Bignona, le 29 avril 2017. Le forum est organisé par le Mouvement national pour le développement humain durable « les 4K » en collaboration avec les municipalités de Djibidionne et de Suelle, accompagnées des associations de développement de plus de 100 villages des communes de Suelle, de Djibidionne, de Sindian et d’organisations de la société civile nationales et internationales. Le Forum, à en croire les informations fournies par le coordonnateur du mouvement Magatte Dièye, se tiendra à la fois dans l’année d’aboutissement des Objectifs de développement pour le millénaire et l’année de lancement de l’Agenda post 2015 du développement, de la maturité de l’Acte 3 de la Décentralisation et de la mise en œuvre des politiques et programmes de développement du Plan Sénégal Emergent.

L’objectif d’un tel forum cherche, selon Magatte Dièye, à garantir une adéquation entre les projets de développement à réaliser et les besoins exprimés à la base. Il s’agira aussi de formuler des stratégies à mettre en œuvre, à partager avec l’ensemble des acteurs participant au développement du territoire (populations, société civile, élus, Etat, partenaires au développement, chefferies traditionnelles, coopération décentralisée, migrants, etc.). Le mouvement « Les 4K » vise, à travers cette activité, à promouvoir un développement endogène intercommunal concerté.

B. B. SANE

Les Ziguinchorois sont mécontents de l’inachèvement de la reconstruction du tronçon rond-point « Jean Paul 2-Aline Sitoë Diatta », dans le cadre de la réhabilitation de la RN6. Ils ont déploré le fait que les travaux soient arrêtés depuis plus d’un an. Ils souhaitent que l’Etat débloque la situation au grand bonheur des usagers et occupants des habitations riveraines.

Les populations locales ont expliqué qu’elles souffrent beaucoup des lenteurs qui sont notées dans les travaux de reconstruction de ce tronçon de la route du Sud, Ziguinchor-Tanaff-Kolda, située sur l’avenue Dr Gabriel Carvalho. « Nous ne connaissons pas les raisons et ne voyons même pas l’ombre d’un ouvrier. C’est comme si c’était un laisser-aller en ce moment ». Les Ziguinchorois ont déploré, entre autres désagréments, la fermeture de cette route à la circulation, contraignant ses usagers à faire un détour. Ils n’ont pas manqué de faire état de l’accès difficile de certaines maisons riveraines et des cas récurrents d’inondations durant l’hivernage dernier.

« Nous craignons que cela se répète cette année encore, puisque la reconstruction de la route n’est pas terminée, y compris les caniveaux pour l’écoulement des eaux pluviales vers le fleuve », a fait remarquer la dame Coumba Diatta, ménagère de son état et habitant le quartier Santhiaba.  Par ailleurs, les populationsdisent redouter une recrudescence des accidents sur ce tronçon, qui continue à être emprunté malgré sa fermeture. En fait, à cause son inachèvement, cet axe routier est très étroit pour l’instant et ne dispose d’aucun aménagement secondaire tel que les trottoirs, ralentisseurs et autres panneaux de signalisation. Selon cet administrateur de société, par ailleurs conseiller municipal, Jacques Idrissa Guèye, « nous sommes tous exposés à des risques d’accidents graves sur cette voie : piétons, cyclistes, automobilistes et cyclomotoristes ».

Il n’a pas occulté les personnes âgées, les enfants et les tout-petits ».
M. Guèye a cité l’exemple « des conducteurs des motos Jakarta qui roulent à tombeau ouvert, au risque de leur vie et de celle de leurs passagers ». Sans compter l’indiscipline de certains chauffeurs et conducteurs de motocyclettes, ainsi que le non-respect du code la route par beaucoup d’entre eux.

El Hadj Moussa SADIO

Grâce à un financement de 25 millions de FCfa du Programme national de développement local (Pndl), les populations d’une partie de la commune de Ndiébène Gandiole, plus précisément celles du village de Ricotte et des localités environnantes, bénéficieront d’un important projet d’adduction d’eau potable dans les plus brefs délais.

Au cours de la cérémonie officielle de lancement de ce programme d’extension du réseau d’eau potable vers Ricotte présidée par le maire de Ndiébène Gandiole, Arona Sow, les populations du Gandiolais ont poussé des cris de joie pour témoigner leur gratitude et leur reconnaissance aux autorités municipales de cette partie de l’arrondissement de Rao, aux autorités administratives, aux responsables du Pndl et de l’Agence régionale de développement (Ard), qui n’ont ménagé aucun effort pour leur permettre de nourrir l’espoir de disposer bientôt du liquide précieux.

Salimata Bâ et Khardiata Sow, au nom des populations de Ricotte, se sont réjouies de la mise en œuvre de ce projet qui envisage de mettre incessamment en place des bornes fontaines dans ce terroir. Elles ont vivement remercié le maire Arona Sow et son équipe pour l’intérêt particulier qu’ils accordent aux doléances du Gandiolais relatives à l’accès à l’eau potable.  Le maire s’est dit très touché par ces remerciements et a réitéré l’engagement indéfectible du président Macky Sall à tout mettre en œuvre pour permettre aux populations des villages les plus reculés, des localités les plus enclavées, d’avoir de l’eau potable en permanence.
 Arona Sow a également rendu un vibrant hommage à l’Ong « Le Partenariat », à Sicoval, qui a lancé, le mois dernier, à Ndoye Diagne, un autre programme d’extension du réseau d’eau potable à partir du nouveau château d’eau de Leybar.

Mb. Kh. DIAGNE

C’est dans une ambiance carnavalesque, riche en sons et couleurs, que le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a inauguré l’espace public « Khalifa Oumar Niane » bien aménagé dans la commune de Niandane (une localité du département de Podor située à plus de 200 km de Saint-Louis) par l’Agetip pour un coût global de plus de 80 millions de FCfa.

En présence du maire de la commune de Niandane, El Hadj Malick Gaye, par ailleurs Directeur général de l’Agetip, de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses du département de Podor, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a laissé entendre que cet espace est une très belle place pour l’organisation des grands évènements sociaux, économiques, religieux et culturels. Cette esplanade est juste à côté du mausolée d’El Hadj Oumar Niane, qui était un grand Mouhadam de Seydi Ababacar Sy.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr s’est surtout réjoui de la ferveur et de l’engagement des populations de la commune de Niandane derrière leur maire, El Hadj Malick Gaye: « c’est remarquable et c’est rare de voir cette symbiose entre un maire et ses populations. Je félicite et j’encourage El Hadj Malick Gaye pour les efforts constants et louables qu’il a déployés en vue de mobiliser derrière lui toute une population acquise à sa cause et résolument engagée à collaborer étroitement avec lui pour le développement de Niandane ». A en croire le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, le maire El Hadj Malick Gaye est dans la dynamique citoyenne et cela est rassurant.

Abdoulaye Diouf Sarr a également pris bonne note des du message fort délivré par les représentants des maires du département de Podor et de l’arrondissement de Thillé Boubacar.

A ce propos, il a précisé que ces derniers sont conscients que le développement du Sénégal sera porté par les territoires. Et, de ce point de vue, les représentants de ces maires ont formulé des préoccupations déjà prises en charge dans le cadre des différents programmes de l’Etat, notamment le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), et autres projets de développement de grande envergure mis en œuvre par le Pndl et l’Agetip.

Ici à Niandane, a-t-il ajouté, « nous réitérons l’engagement indéfectible du président Macky Sall à faire en sorte que le Sénégal se développe à partir de territoires viables, compétitifs et porteurs de développement ». Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a souligné que l’expérience enrichissante de Niandane fera tache d’huile dans notre pays grâce à la compétence avérée du maire El hadj Malick Gaye, qui prêche par l’exemple dans l’humilité et la discrétion. Le premier magistrat de Niandane s’est réjoui de cette mobilisation dont ont fait montre les populations pour adhérer massivement à ce projet d’aménagement de cet espace public et à toutes les actions de développement entreprises par son équipe municipale. Il a enfin réaffirmé sa farouche volonté de traduire en actes concrets la vision du président Macky Sall en matière de développement économique, social et culturel de la nation.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

« Bâtissons notre grande mosquée : un Mbourois, un sac de ciment ». Tel est le thème de la seconde édition de la randonnée pédestre de l’Association « Solidarité mbouroise » pour apporter un appui conséquent aux travaux de construction de la grande mosquée de Mbour qui s’est effondrée en 2008. Cette activité est prévue le dimanche 30 avril.

L’information a été donnée samedi par les membres de l’association, lors d’un point de presse au cours duquel il a été fait le bilan de la première édition qui a permis de rassembler un peu plus de 200 tonnes de ciment.

De l’avis de Fodé Danfa, les fonds et le ciment collectés n’ont même pas permis de faire la première dalle à cause de l’immensité du chantier qui nécessite plusieurs centaines de millions de francs. Selon Fodé Danfa, près de 25 millions de FCfa en nature et en espèce ont été remis à l’imam de la grande mosquée pour la réalisation des arcades, mais aussi pour compléter les poteaux. « Après estimation, les techniciens en charge des travaux ont fait savoir qu’il leur manquait 30 millions de FCfa pour réaliser la dalle », a-t-il indiqué.  L’objectif de cette randonnée pédestre est, selon le président de l’association « Solidarité mbouroise », de collecter au moins 50 millions de FCfa.

M. Danfa a jugé anormal que les travaux de cette grande mosquée traînent encore au vu des nombreuses potentialités dont regorge Mbour dans tous les domaines. Il a invité tous les fils du terroir à apporter leur contribution pour  finir les travaux dans les meilleurs délais.

S. O. FALL

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