banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (809)

Sur initiative du maire de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, les communes de Diama, Gnith, Ronkh et Ross-Béthio ont mis en place l’Entente intercommunale Diéry – Delta (E2D), pour mettre en exergue ce qu’ils ont en commun dans les domaines de l’agriculture en général et de la riziculture en particulier.

Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sall s’est lancé dans une véritable refondation de l’action territoriale avec l’Acte 3 de la décentralisation qui vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs d’un développement durable.

Selon le maire Bécaye Diop, c’est dans l’optique de renforcer cette territorialisation que ces 4 collectivités locales du département de Dagana se sont réunies pour former cette Entente intercommunale telle que définie dans le nouveau code général des collectivités locales et qui stipule la mutualisation de leurs moyens et l’harmonisation de leurs interventions à travers des projets structurants. Cette Entente Delta/Diery (E2D) » est un conglomérat de 4 collectivités locales du département de Dagana (Ross–Béthio, Diama, Ronkh et Ngnith).

Située à l’extrême ouest et au sud du département de Dagana, elle compte une population qui s’élève à 95.120 habitants représentant 37% de la population départementale et répartie sur une superficie  d’environ 2.989 km², soit une densité de 31 habitants /Km². Elle occupe près de la moitié du territoire départemental (Diama : 1.352 km² ; Ngnith : 920 km² ; Ronkh : 595 km² ; Ross-Béthio : 122 km²).

L’Entente, a précisé l’édile de Ross-Béthio, par ailleurs directeur national des Equipements scolaires, compte 166 villages et quartiers de taille très différentes ; Diama : 67 villages, Ngnith : 64 villages, Ronkh : 43 villages et Ross-Béthio : 10.

Cette zone à vocation agro–sylvopastorale est partagée entre le Walo (partie inondable où prédomine la culture du riz) et le Diéry (à texture sablonneuse qui accueille le maraîchage et l’horticulture).

Ces 4 communes, a-t-il poursuivi, que compte l’Entente intercommunale dispose, depuis 2014, d’un potentiel de terres aménagées de l’ordre de 60.059,82 ha sur un total de 88.000 ha, soit presque les 3/4 du dispositif existant dans la vallée du fleuve Sénégal.

Sur ce potentiel déjà aménagé dans ce conglomérat, seuls les 8.837,8 ha sont de texture sablonneuse et tout le reste est destiné à la riziculture.
Bécaye Diop, initiateur de ce projet de développement local ambitieux, a enfin rappelé que la présidence de l’Entente est confiée au maire de Ronkh, Dr Amadou Tidiane Ndiaye, connu pour sa riche expérience dans la coopération décentralisée.

L’entente va s’atteler à la prise en charge effective des problèmes d’électricité, notamment dans la commune de Gnith, et à la mise en place de fermes agro-sylvo-pastorales dans les 4 communes pour les jeunes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Une forte délégation du Programme de micro-financement du Fem (Pmf/Fem), conduite par le coordonnateur national Khatary Mbaye, a entamé, hier, à partir du département de Saint-Louis, une grande tournée qui lui permettra de remettre des financements à une dizaine d’organisations communautaires de base (Ocb) sénégalaises, bénéficiaires d’un financement global de près de 174 millions de FCfa.

Le Gie Suxali Thianialdé de la commune de Fass-Ngom, dirigé par Djiby Sow, fait partie de ces Ocb. Il a reçu ainsi un financement de 13.350.000 FCfa, qui lui permettra de mettre en œuvre, pour une durée de deux ans, la deuxième phase de son projet de réhabilitation de la forêt classée de Mpal.

Le président de l’Association inter-villageoise (Aiv) de Gandon, Alé Diagne, a également reçu une attestation de financement de 14 millions de FCfa pour la deuxième phase du projet de restauration et de conservation de la biodiversité dans la forêt classée de Rao et dans les forêts communautaires de Gandon. Ces cérémonies officielles de remise d’attestations de financements, se sont déroulées dans les locaux des maisons communautaires de Fass-Ngom et de Gandon.

En présence du sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Ibrahima Ndao, du maire de Fass, Aliou Sarr, du représentant de Mme Khoudia Mbaye, maire de Gandon, des représentants des services des Eaux et Forêts, le coordonnateur national du Pmf/Fem, Khatary Mbaye, a rappelé que ce programme est un mécanisme financier qui appuie des actions communautaires visant à faire face aux grands problèmes d’environnement dans le monde, à travers la mise en œuvre de petits projets (d’un montant maximal de 50.000 dollars Us) relatifs aux six domaines de priorité du Fem.

Selon M. Mbaye, il s’agit des domaines de la diversité biologique, des changements climatiques, des eaux internationales, de la lutte contre la dégradation des terres, de la gestion durable des forêts et des polluants organiques persistants.

Le Pmf/Fem, a-t-il précisé, procède de la conviction que les problèmes environnementaux mondiaux peuvent trouver des solutions à partir d’initiatives des communautés locales. Lancé en 1993 au Sénégal, le Pmf/Fem a octroyé des subventions à plusieurs Ocb et Ong sur l’ensemble du territoire national.

Ce programme, a-t-il poursuivi, administré par le Pnud, fonctionne de manière décentralisée, démocratique et transparente, à travers sa coordination nationale et son Comité national de pilotage (Cnp) multisectoriel et pluridisciplinaire. L’octroi de subventions est orienté par la Stratégie nationale du programme, élaborée sur la base des priorités du gouvernement dans les différents domaines d’intervention du Fem.

Dans le cadre de la deuxième année de la phase opérationnelle 6 du Fem (Fem 6), le Cnp, a-t-il souligné, a ainsi retenu une dizaine de projets sénégalais pour un montant global de près de 174 millions de FCfa, dont la mise en œuvre s’étalera sur une période de deux ans (août 2016/juillet 2018).

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Depuis une vingtaine d’années, les ressortissants, en Italie, du village de Thor, dans la commune de Diander, réunis au sein d’une association pour s’appuyer mutuellement mais surtout accompagner leur localité dans le développement, ont offert, hier, un poste de santé flambant neuf. Le bijou entièrement construit sur fonds propres a coûté 25.000.000 de FCfa plus une ambulance, estimée au moins à 5 millions de FCfa, acquise grâce à des partenaires italiens.

Selon Mbaye Dièye, le président de l’association, à l’instar de leurs aînés qui ont porté sur les fonts baptismaux leur association, leur seule préoccupation reste l’amélioration des conditions de vie des siens à Thor. « Avec cet objectif en bandoulière, l’association a, durant ces 20 années d’existence, agi sur le champ de l’éducation, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité en finançant des extensions dans le village, de la santé qui nous réunit ; ainsi en deux décennie, notre association a  investi 41.260.000 FCfa à Thor », a-t-il indiqué.

Poursuivant son propos, il a magnifié l’accompagnement du ministre conseiller Ibrahima Ndoye, un fils de Diander, qui s’est beaucoup investi pour que l’ambulance puisse arriver jusqu’aux populations sans que l’association ne supporte des frais administratifs supplémentaires. « Nous saluons son engagement et sa disponibilité aux côtés des populations de Thor », a-t-il ajouté. S’adressant aux jeunes du village de Thor, Mbaye Dièye les a exhortés à s’investir dans des actions utiles pour le développement de leur communauté parce que c’est cela qui doit être la mission d’une jeunesse consciente de son rôle.

Une philosophie totalement partagée par le maire de la commune de Diander, Alassane Ndoye qui a rappelé que le choix fait par les ressortissants de Thor en Italie cadre avec un des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba. « Serigne Touba a dit que toute personne partie gagné sa vie en dehors des siens doit faire en sorte d’envoyer aux siens l’essentiel des fruits de son travail ; une manière de préparer son retour dans des conditions les meilleures », a-t-il rappelé. C’est pourquoi, il dit souhaiter que cette approche des ressortissants émigrés de Thor en Italie puisse inspirer les jeunes des autres localités.

En tant que maire de la commune Diander, il a assuré que les efforts consentis par le Conseil municipal dans le secteur de la santé vont se poursuivre dans l’intérêt exclusif des populations. Ragaillardi par l’élan populaire des habitants de Thor et des villages environnants venus témoigner leur reconnaissance à leurs fils émigrés qui ne les ont jamais oubliées, le ministre conseiller Ibrahima Ndoye, un fils de Diander, a assuré aux bienfaiteurs nationaux l’accompagnement de l’Etat. « L’acte que vous venez de poser peut être considéré comme une mission de service public. Donc, en tant que fils du terroir, choisi par le président de la  République pour travailler à ses côtés au profit des populations du pays, mon engagement  à Thor est tout à fait normal, naturel », a-t-il lancé.

D’ailleurs, outre cet accompagnement dans les procédures administratives, Ibrahima Ndoye a annoncé que grâce à l’appui d’un partenaire, l’appareil pour faire des échographies sollicité par le poste de Santé de Thor est acquis. « Nous sommes dans les formalités mais, "Incha Allah", dans les prochains jours, Thor va disposer d’un appareil performant d’échographie.

Notre seule condition est de tout faire pour que le prix des  prestations ne dépassent pas 10.000 FCfa », a-t-il précisé. Sur la même lancée, le ministre conseiller à la présidence d’annoncer que l’ambulance va être repeinte, équipée comme il se doit tout comme des efforts consentis dans l’accompagnement en médicaments du poste de santé en mobilisant des connaissances et des structures d’appui. «  L’accès à l’eau potable étant un intrant  en matière de santé publique, les prochains jours, 200 millions de FCfa seront mis dans le forage de Bayakh pour que cette lancinante question soit définitivement résolue », a-t-il souligné.

Au nom du médecin-chef de région, le médecin-chef du district sanitaire de Pout qui polarise Thor s’est réjoui de constater que cette œuvre gigantesque soit venue de compatriotes sénégalais émigrés et non d’étrangers comme à l’accoutumée. « Nous veillerons à gérer à bon escient ces outils et invitons toutes les populations à fréquenter davantage le poste de santé de Thor », a-t-il lancé.

 

Mbaye BA

Dans son orientation budgétaire de l'année 2017, la mairie de Yoff va réserver une part belle à l'emploi des jeunes. L'annonce est du maire de la commune.

Le ministre-maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, est formel. « Les collectivités locales ont une mission de proximité ». Dès lors, les autorités municipales doivent promouvoir l'emploi, surtout des jeunes. « Notre budget de 2017 sera à haute intensité de main-d'œuvre », a précisé, vendredi dernier, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l'Aménagement du territoire, alors qu'il remettait la coupe aux équipes finalistes de la zone 6 pour les besoins du Navétanes ; une cérémonie organisée autour d'un dîner de Gala.
D'après lui, sa commune va davantage orienter ses activités vers l'emploi les jeunes.

« Bientôt, nous irons en débat d'orientation budgétaire ; nous avons déjà fait un atelier dans ce sens », a souligné le maire de Yoff. « J'ai lancé un appel pour que les entreprises qui sont dans notre périmètre communal soient des entreprises qui comprennent qu'elles sont dans un environnement socio-économique et socioculturel, et elles doivent tout faire pour s'intégrer dans cet environnement. Le premier acte d'intégration, c'est d'essayer d’engager la jeunesse ; et ces dernières sont disposées à nous accompagner dans notre commune », a-t-il affirmé.

Le maire a laissé entendre que le plus important dans un pays, c'est d'avoir une jeunesse qui regarde devant, en termes de perspectives. « Et au-delà, ils doivent participer au développement social du pays. C'est pourquoi, la jeunesse de Yoff l'a bien compris », a expliqué le maire. Diouf Sarr a indiqué que le véritable argument, ce n'est pas celui de la force, mais plutôt celui qui construit avec de bonnes idées.

« C'est ensemble que nous construisons une Nation. La violence doit être bannie, condamnée et rejetée et nous sommes désolés quand nous la voyons. La conscience collective nationale est une conscience de paix. Mais il y a des écarts à résoudre le plus rapidement possible, parce que notre société ne peut se développer que si l'on règle certaines contradictions, notamment celles qui créent des situations de violence. Il faut que l'on se retrouve entre jeunes, dans l'unité et la paix, pour notre émergence », a poursuivi le ministre.

Abdoulaye Diouf Sarr a informé que le stade de Yoff sera livré, peut-être, l'année prochaine et d'autres projets en cours suivront. Concernant la question portant sur les correctifs à apporter à l'Acte 3 de la réforme sur la décentralisation qui en est à la seconde phase, le maire de Yoff n'a pas souhaité y répondre.

 

Serigne Mansour Sy CISSE

La région de Kolda regorge d’importantes ressources en eau. Mais, les populations ne profitent que très peu de ces ressources. 

La région de Kolda perd, chaque année, d’importantes ressources en eau qui se volatilisent dans la nature à cause du phénomène d’infiltration, d’évaporation et d’écoulement. Pour mettre fin à ce gâchis, l’Etat préconise une gestion efficiente de ces ressources dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de maîtrise de l’eau. C’est dans cette optique que s’inscrit l’atelier régional de lancement de l’étude des plans de gestion des ressources en eau de la région, tenu ce mercredi, à Kolda. La rencontre est organisée par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en relation avec celui de l’Economie et des Finances. Ce projet qui est financé par l’Union européenne intervient dans 22 communes ainsi que dans les régions de Tambacounda et Sédhiou.

« L’objectif est de maîtriser la ressource et de mettre en place un plan pour soutenir les activités socio-économiques. Comme vous le savez, nous sommes dans un contexte de variabilité climatique et une croissance accrue des activités socio-économiques. Et toutes ces activités sont sous-tendues par l’eau. Donc, il faudrait mettre en place un document qui permettrait d’être le guide pour soutenir toutes ces activités pour le bien-être des populations de la région de Kolda », déclare Niokhor Ndour, directeur de la Gestion et de la Planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Il est également revenu sur les autres composantes de la politique hydraulique de l’Etat qui vise à faciliter l’accès à l’eau potable des populations. En effet, outre la gestion des ressources, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a également mis en place un vaste programme de réalisation des forages dans la région de Kolda. Parlant au nom de ses collègues, le maire de la commune de Saré Coly Sallé, dans le département de Vélingara, se réjouit du lancement de ce projet qui, à son avis, doit mettre l’accent sur la problématique de la maîtrise de l’eau. « Ce projet est extrêmement important puisque, comme on le dit souvent, gouverner c’est prévoir. Je pense qu’il faut, dès à présent, commencer à gérer l’eau de manière convenable pour les futures générations », déclare Mamadou Baldé, par ailleurs membre du Conseil économique, social et environnemental.

Mamadou Aliou DIALLO

Les acteurs culturels de Sédhiou viennent de participer à un atelier de formation aux techniques de communication qui permettent de mieux atteindre les cibles visées. C’est dans le cadre du projet de lutte contre les violences faites aux enfants que va dérouler l’Ong Enfance et Paix de Sédhiou, dans quatre communes : Madina Wandifa dans le département de Bounkiling, Diendé, Sédhiou et Oudoucar dans celui de Sédhiou.

La campagne de sensibilisation que les acteurs culturels auront à mener dans ces communes doit se faire à travers les nouvelles techniques de communication apprises. Ces derniers devront aussi utiliser le créneau qu’ils connaissent le mieux, le théâtre classique, mais surtout le sketch, recommandé en raison de sa longueur qui n’ennuie pas et permet ainsi de retenir l’essentiel du message véhiculé. La sensibilisation des communautés sur les méfaits des violences faites aux enfants, particulièrement aux filles, se fera dans la langue la plus parlée dans la zone concernée. Il est, en effet, prouvé qu’à travers le rire, on peut aussi faire passer un message, et Cheikh Diaw, chargé du suivi et de l’évaluation de l’Ong Enfance et Paix, le consolide : « Aujourd’hui, la sensibilisation par le théâtre sous sa forme simple, le sketch, est choisie par tout le monde pour véhiculer un message destiné à des communautés. C’est pourquoi nous avons convié des acteurs culturels à cet atelier de formation pour faire d’eux des partenaires. L’objectif visé à travers cette campagne, c’est d’arriver à l’éradication du phénomène des violences faites aux enfants  qui n’a que trop duré dans nos communautés ».

Les artistes, par la voix de leur porte-parole, M. Bodian, se réjouissent du choix porté sur eux. Celui’ci a indiqué qu’ils feront tout pour honorer cette confiance, en innovant, puisque les sketches qu’ils présenteront devant les communautés, durant cette campagne, seront différents de ceux habituellement exécutés et auxquels les populations commencent à s’habituer. Les enfants conviés également à cet atelier ont salué l’existence d’un tel projet, dont l’objectif, s’il était atteint, leur donnerait plus de dignité dans la société.

Malamine KAMARA

Grâce à l’Agence régionale de développement (Ard), appuyée par Onu femmes, 420 élus locaux issus des 58 collectivités locales de Louga ont été formés dans la mise en œuvre du budget participatif sensible au genre.

Tout a commencé par la formation des services techniques et des autorités administratives qui appuient les collectivités locales dans la budgétisation. Après, ce fut le tour des élus de la région : maires, présidents de Conseil départemental, présidents de commission, femmes élues leaders communautaires, secrétaires municipaux et secrétaires généraux. Au total, 420 élus dont 116 femmes et 56 agents des structures d’appui aux collectivités locales sont touchés par ces formations. L’idée est d’accompagner les collectivités locales de Louga dans la mise en œuvre du budget participatif sensible au genre. « Il s’agit de contribuer au renforcement des capacités techniques des élus à travers une démarche d’appui harmonisé pour les emmener à mieux intégrer la dimension genre dans la gestion des affaires publiques et une meilleure prise en charge des préoccupations de toutes les catégories d’acteurs par une démarche participative inclusive », a expliqué, hier, Dieynaba Wane Ndiaye, coordonnatrice du projet Geld (Equité de genre dans la gouvernance locale) à l’Ard de Louga. La mise en œuvre de ces formations, soutient Mme Ndiaye, constitue une réponse à une demande formulée par les élus qui ont toujours souhaité bénéficier d’un guide pratique harmonisé pouvant leur permettre de mieux prendre en compte le genre au moment de la budgétisation. Cheikh Guèye, directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), s’est félicité de l’organisation de ces sessions de formation cofinancées, a-t-il précisé, par le Programme national de développement local (Pndl), la Coopération Sénégal-Luxembourg et Onu femmes. « Elles (ces formations) viennent renforcer le partenariat déjà tissé dans le cadre du Projet Promotion de la participation citoyenne à la planification, budgétisation et gestion des affaires locales avec le Pndl, Enda Ecopop, la Coopération Sénégal-Luxembourg et le mouvement citoyen », a souligné le directeur de l’Ard de Louga. Et Cheikh Guèye d’inviter les bénéficiaires à démultiplier la formation reçue auprès de leurs conseils municipaux et départementaux. L’objectif est clairement affiché : emmener les élus de la région à adopter la démarche de budgétisation sensible au genre pour le prochain exercice budgétaire.

Abdoulaye DIALLO

Le Crd tenu hier a pris d’importantes mesures pour un bon déroulement de la 53e édition de la ziarra annuelle de Thierno Mountaga Daha Tall prévue les 6 et 7 janvier 2017 à Louga.

Les services du gouverneur Alioune Badara Mbengue ont pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour la réussite de la 53e édition de la ziarra annuelle de Thierno Mountaga Daha Tall prévue à Louga les 6 et 7 janvier 2017. Les besoins exprimés par le comité d’organisation ont fait l’objet de larges échanges. Et conformément au souhait du gouverneur, les chefs de service ont tous réaffirmé leur volonté de faire « plus et mieux » que la précédente édition. Cette année, pas de soucis concernant la sécurité car 350 à 400 éléments du Gmi seront mobilisés. Le comité d’organisation et les forces de l’ordre s’engagent à parfaire leur collaboration. « Les agents préposés à la sécurité doivent impérativement collaborer avec le comité d’organisation pour assurer un bon déroulement de l’événement », a estimé Alioune Badara Mbengue, qui compte sur « le professionnalisme des forces de sécurité » pour que tout se passe bien. Des engagements ont été aussi pris par les chefs de service, notamment en matière de fourniture d’électricité, d’eau, d’assainissement et de santé.

La Senelec promet précisément de mettre hors délestage le domicile du Khalife et environs. La Sde s’engage à l’approvisionner correctement en eau. La région médicale, le Service d’hygiène, la Croix-Rouge, l’Onas, la Gendarmerie, la brigade des sapeurs-pompiers et le Commissariat à la sécurité alimentaire se sont tous engagés à jouer pleinement leur partition. « Nous n’avons aucun doute. L’engagement et l’implication des chefs de service sont rassurants », s’est félicité le président du comité d’organisation, Ciré Ka, soulignant que des rencontres périodiques seront tenues avec les services concernés pour éviter « les quelques couacs » décelés l’année dernière. Comme par le passé, des prières ont été formulées pour le Sénégal mais aussi et surtout pour le chef de l’Etat Macky Sall qui a engagé un vaste programme de modernisation des foyers religieux du pays.

A. DIALLO

L’association Food for children (Ffc), en partenariat avec le projet d’agriculture pour la nutrition Usaid/YaaJeende, a mis à la disposition des populations de Dialacotoba, dans l’arrondissement de Sabodala, un paquet de services intégrés composé de volaille, de jardins maraîcher et fruitier… La cérémonie de donation s’est tenue samedi dernier sous la présidence du sous-préfet de la localité Mbaye Sy.

Le sous-préfet Mbaye Sy a tenu à saluer l’approche qui va permettre « aux enfants d’être dans de bonnes dispositions d’études et de réussite et de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire des ménages en renforçant leur résilience ». Ainsi, ce sont au total 20 poules, 50 cailles, 10 jardins maraîcher et fruitier en plus d’un dispositif de lavage des mains avec de l’eau et du savon qui ont été distribués à dix ménages vulnérables de la localité de Dialacotoba, en termes de paquet de services intégrés. Revenant sur l’importance de la cérémonie de lancement du paquet, le président de l’association Food for children, Moussa Seydou Diallo, soutiendra : « Ce n’est que le début d’une série de placements. Cette activité marque le démarrage de placement du paquet auprès de 170 ménages dans la région de Kédougou. L’objectif est d’améliorer la qualité nutritionnelle des ménages, leur donner les moyens de garantir une bonne scolarisation et une prise en charge sanitaire de leurs enfants et asseoir leur résilience face à l’insécurité alimentaire», précisera Moussa Seydou Diallo.

A cet effet, dit-il, dans le cadre de notre collaboration avec le projet d’agriculture pour la nutrition Usaid/YaaJeende, nous avons développé une approche « école/ménage ». «Cette approche a consisté à passer par les établissements scolaires pour la formation des comités de gestion des écoles et des gouvernements scolaires sur les techniques de maraîchage et d’arboriculture fruitière, pour l’aménagement de jardins potagers dans les écoles afin d’améliorer la qualité des repas des écoliers et la formation des élèves sur les questions liées à l’eau, l’hygiène, l’assainissement et la nutrition », expliquera le président de l’association Food for children. Il n’a pas manqué de louer à cet effet «l’imagination, l’esprit d’initiative et de créativité du coordonnateur du projet Usaid/Yaajeende à Kédougou avant d’indiquer: « On n’est parti de l’école pour toucher les ménages. Au total, 10 élèves appartenant aux gouvernements scolaires ont été choisis dans les 17 écoles qui ont été ciblées dans cette collaboration. Soit un total de 170 élèves appelés les jeunes volontaires de la nutrition communautaire (Vnc). A travers ces derniers, chacun des enfants a la possibilité de parrainer 10 autres élèves pour permettre à la famille de ces derniers de bénéficier du même paquet».

A terme, l’idée est de toucher 1700 ménages à travers 1700 élèves issus des gouvernements scolaires. Ainsi, le coordonnateur du projet d’agriculture pour la nutrition, Modou Marie Diagne, a estimé que la cérémonie est le « fruit de la collaboration féconde qu’on nous avons eue avec l’association Food for children. Depuis le démarrage du projet à Kédougou, nous avons mené des activités d’aménagement de jardins scolaires pour améliorer la situation nutritionnelle des enfants dans les cantines scolaires », a-t-il précisé.

 

Amadou DIOP

Les responsables de l’association « Jappo Liggeyel Dagana », mobilisés derrière leur président Amadou Lamine Dial dit Bara, ont tenu samedi un grand forum au centre de formation professionnelle de la capitale du Oualo. Les échanges et les débats ont essentiellement porté sur le développement économique et social de Dagana à partir de ses potentialités.

A la suite de la première adjointe au maire de Dagana, Mme Anta Diop Niang, qui s’est appesantie sur l’importance de ce forum, l’adjoint au préfet, Macodou Sy, a invité tous les fils et ressortissants de Dagana à dépasser les clivages politiques et partisans afin d’œuvrer, la main dans la main, pour le développement du Oualo. Il s’est réjoui de la tenue de ce forum qui a permis de diagnostiquer sans complaisance les maux qui gangrènent la commune de Dagana.

De l’avis de Macodou Sy, il est grand temps de fédérer toutes les compétences, toutes les ressources humaines dont dispose Dagana, en vue de développer harmonieusement cette partie de la région nord qui recèle d’énormes potentialités économiques.
Le président de Jappo Liggeyel Dagana, Amadou Lamine Dial, a rappelé que l’Etat du Sénégal a, depuis quelques décennies, opté pour une politique de décentralisation progressive. Cette option vise à responsabiliser davantage les collectivités locales dans la gestion publique.

Cette politique, a-t-il précisé, part du postulat que le développement économique et social d’une localité n’est pas l’affaire exclusive des pouvoirs publics, mais celle de tous ses habitants et ressortissants. Chaque individu, chaque groupe, quelle que soit sa nature, a le droit et le devoir d’apporter sa pierre à l’édification de sa cité.

Malgré les progrès enregistrés dans les différentes étapes de la décentralisation, force est de reconnaître, selon M. Dial, qu’au moment d’entamer l’Acte 3 de la décentralisation, le citoyen de Dagana est de plus en plus absent de la gestion de sa cité. Laquelle aurait connu un développement plus marqué, si un cadre adéquat ouvert aux porteurs d’idées novatrices ou de projets avait été créé à cet effet.

M. Dial a longuement insisté sur la nécessité de mettre en synergie toutes les compétences que compte la ville, d’exploiter le potentiel économique de ce terroir, en élaborant et en mettant en œuvre des projets en adéquation avec les ressources d’une ville qui peut se vanter d’avoir des ressources humaines de qualité qui opèrent dans tous les secteurs de l’économie et de l’administration.

 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les durs travaux des populations, notamment des femmes du village de Keur Moda (Commune de Djilor), sont devenus un mauvais souvenir. Rotary International a financé pour un coût de 30 millions de FCfa une plateforme multifonctionnelle de transformation des produits agricoles composée de bâtiments décortiqueuses, de batteuses et de moulins à mil. Cette infrastructure a été inaugurée, dimanche, en présence d’une délégation venue de Dakar et de la Belgique.

D’un coût de 30 millions de FCfa, cette plateforme multifonctionnelle de transformation des produits agricoles a été financée à travers le montage d’un Global Grant commun au Rotary club Dakar Millénium du Sénégal et à 12 clubs Rotary belges, avec une contribution de la Fondation du Rotary international en cofinancement. Cette plateforme polarise 7 villages (Keur Moda, Keur Bouba, Guédé, Ndiomdi, Yerwago, Daga Soukoum, Keur Wali). Pour la mise en œuvre de cette plateforme, une coopérative a été créée  et dont les membres sont issus des 7 villages. Cette infrastructure a été baptisée « Plateforme multifonctionnelle Jean Georges Imbo », initiateur de ce projet rappelé à Dieu au mois d’août dernier.

Lors de l’inauguration de cette infrastructure, Boubacar Malal Bâ, assistant-gouverneur du district 9101, a expliqué qu’avec cette plateforme, Rotary donne des moyens de développement à 7 villages. Selon lui, cette plateforme va permettre aux femmes et aux hommes de ce terroir de générer des revenus. M. Bâ est d’avis que le principe de base d’une économie, c’est qu’il faut générer des ressources et ces revenus permettent de faire face aux dépenses et de régler les problèmes.

Aussi a-t-il indiqué que Rotary club donne l’opportunité aux villageois qui tournent autour de ce projet d’avoir des revenus fixes et stables. « Si ces derniers prennent soin de ces revenus, cela va constituer un bon levier pour pouvoir développer d’autres activités génératrices de revenus. M. Bâ a aussi demandé aux bénéficiaires de fructifier cette plateforme et  de développer des activités. L’assistant-gouverneur du district 0101 a insisté sur l’entretien et la maintenance de cet outil de développement. Mme Bâ Anna Aïcha, présidente du Rotary club Dakar Millénium, a tenu à dire que cette unité a été un rêve réalisé après trois ans d’études.                                                                

Oumar Ngatty BA

Un lac artificiel sera bientôt créé dans la commune de Djirnda par la ville de Martignasse (France). Cette initiative entre dans le cadre d’une convention signée entre la région d’Aquitaine Métropole et le Conseil départemental de Foundiougne.

L’annonce a été faite par le premier vice-président du Conseil départemental de Foundiougne, Amadou Dème, qui a signalé que dans le cadre de cette coopération, des fromageries modernes seront également mises en place pour des produits de qualité dans ce département.

Le premier vice-président du Conseil départemental de Foundiougne, Amadou Dème, est d’avis que ce département est sur la voie de l’émergence. Selon lui, il y a un déclic dans sa marche vers son développement. Sur le plan des infrastructures, a-t-il affirmé, l’Etat est en train d’investir des moyens considérables dans ce département. Aussi a-t-il rappelé que le port de Ndakhonga en est une illustration parfaite et il y a le pont qui va relier Ndakhonga à Foundiougne dont les travaux vont bientôt démarrer. Ce pont, a-t-il dit, va relier la région à la Gambie. Dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), a-t-il indiqué, les actions sont énormes, notamment les nombreuses pistes de production pour désenclaver les localités et faciliter le déplacement des populations. Des routes comme celle de Passy-Sokone a été entièrement reconstruite, renseigne M. Dème. « L’Etat  est en train de réaliser d’importants projets dans le cadre de la prise en charge des préoccupations des populations », a-t-il rappelé. Du côté du Conseil départemental, des initiatives allant dans le sens du développement sont en train d’être prises. Dans le cadre de la coopération décentralisée, des conventions ont été signées avec la région Aquitaine Métropole (France) qui regroupe Poitou-Charentes, la Limousin et la Gironde. 

M. Dème annonce que des partenaires de la ville de Martignasse vont créer un  récif artificiel dans la commune de Djirnda. « Ce récif va capter en quantité toutes les espèces de poisson et  il y aura  des touristes qui vont venir faire des plongées et filmer ces espèces de poisson », a-t-il signalé. Selon Amadou Dème, cela va permettre, dans le cadre de l’écotourisme, de vendre la destination Foundiougne « qui peut servir de levier de développement touristique pour le Sénégal ». Autre chose, a-t-il dit,  un groupe de jeunes volontaires français, dans le cadre d’un camp, vont réfectionner le collège d’enseignement moyen (Cem) de Dionewar. Concernant l’amélioration de la filière caprine, a-t-il annoncé, une nouvelle convention a été signée avec la région d’Aquitaine pour la mise en place de fromageries modernes. Selon le premier vice-président de cette institution, il y a beaucoup de fromageries dans le département de Foundiougne voire la région mais la qualité du fromage laisse à désirer. « Nous allons vers des fromageries modernes pour faire bénéficier aux populations de Foundiougne des retombées financières que la vente de ces fromages va donner », a-t-il dit. Dans le cadre du Programme de développement des énergies renouvelables (Proder), il a révélé la signature d’une nouvelle convention avec la région d’Aquitaine Métropole pour la poursuite des actions menées avec la région de Poitou-Charentes qui est aujourd’hui dans la région d’Aquitaine Métropole. Selon M. Dème, ce sont des actes concrets. Avec le port, l’université qui sera bâtie à Toubacouta, le pont et d’autres infrastructures, a-t-il soutenu, sous peu le département de Foundiougne va faire un bond qualitatif. Par ailleurs, il a espoir que l’exploitation du pétrole et ses retombées vont impacter sur le devenir des populations de Foudiougne.

Oumar Ngatty BA

La commune de Labgar va bientôt disposer d'un foirail moderne de plus de 40 millions de FCfa. Le maire Idy Diop a posé la première pierre de cette infrastructure en présence des autorités administratives et locales.

En présence de certains maires du département de Linguère, des autorités et des populations venues de toutes les contrées du Djolof, du Ferlo et du Fouta, le maire de la commune de Labgar, Idy Diop, a procédé à la pose de la première pierre du foirail, une vieille doléance des éleveurs de ladite localité. Lors de la cérémonie, les intervenants ont mis en exergue l’importance de ce foirail qui, selon eux, va développer l’élevage dans leur commune. Demba Ba et Samba Sow, tous des éleveurs, se réjouissent des efforts consentis par leur maire pour l’implantation du foirail de Labgar, une zone carrefour.

Le député de Ranérou, Aliou Dembrou Sow, a estimé que cette réalisation va faciliter les transactions dans cette zone. « Aujourd’hui, les éleveurs  de Labgar et des communes environnantes n’auront plus besoin de faire des centaines de kilomètres pour se rendre à Dahra–Djolof. Ils attendront leur jour du marché hebdomadaire pour se ravitailler ou vendre leur bétail.

« La pose de la première pierre de ce foirail constitue une réponse au vol de bétail. Nous avons constaté que le marché hebdomadaire de Labgar, depuis des décennies, draine beaucoup de monde. Les  gens de Podor, de Matam et de partout s’y rendent chaque mardi, jour du marché hebdomadaire », a souligné le maire Idy Diop.

Selon ce dernier « il y a une perte énorme en matière de recouvrement de recettes qui est constatée. Le fait que tous les sujets se réunissent dans un même endroit va permettre  à l’organisation des éleveurs mise sur place de lutter contre le vol de bétail et de recouvrir les recettes municipales ». Il a rappelé que ce foirail est financé par le Programme national de développement local (Pndl) pour récupérer la plus-value qui échappait la municipalité. « Aujourd’hui on a beau parler de territorialisation de politiques publiques. Si on ne propulse pas le développement économique de nos terroirs, cette politique sera vouée à l’échec », a-t-il indiqué.

Il a réclamé un poste de gendarmerie à Labgar pour veiller à la sécurité des populations. « C’est le moment d’implanter un poste de gendarmerie, contre tenu des nombreux cas d’agression qui sont enregistrés dans la localité. Il est clair que la piste communautaire va permettre à certains malfrats de dicter leur loi aux populations », a-t-il déclaré.

Masse NDIAYE

Le directeur de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac) Angélique Manga a installé, il y a moins d’un mois, le bureau des clubs « genre et santé en milieu scolaire » des Cem Fodé Kaba Doumbouya et Cem 3, les deux établissements bénéficiaires du projet dans la commune de Sédhiou. Elle avait promis aux vingt filles leaders choisies un renfrocement des capacités dans les plus brefs délais. Ce qui a été fait ce week-end au Cdeps, en présence de Khady Cissé Badji, chargée du suivi à l’Anrac, qui a rappelé que l’Agence nationale de relance des activités économiques en Casamance dispose d’un composant « appui aux initiatives féminines, scolaires et des filles ». Le composant insiste sur surtout le maintien des filles à l’école, d’où le projet genre et santé en milieu scolaire déroulé par l’Anrac dans toute la Casamance naturelle. Il s’agit d’impliquer les filles elles-mêmes dans la croisade contre les fléaux que sont les mariages et grossesses précoces et qui constituent un frein à leur maintien à l’école. Les vingt filles leaders issues des deux établissements choisies ont récemment vu leurs capacités renforcées en technique de communication publique parce qu’elles auront à parler aux autres dont leurs paires des méfaits de ces fléaux, mais surtout aux filles qui tombent facilement dans le travers des grossesses précoces.

L’atelier animé par le directeur du Centre d’orientation académique, scolaire et de formation professionnelle (Caosfp) est largement revenu sur les méfaits de ces fléaux sue les plans sanitaire et social pour bien armer les filles quand elles auront à convaincre sur la nécessité de les faire disparaître. La  présidente du Club au Cem Fodé Kaba Doumbouya, Soukeyna Sène Ndiaye, a insisté auprès de ses sœurs sur la méfiance à observer vis-à-vis des conducteurs de moto Jakarta. L’un d’eux qui vous amène une fois, deux fois, trois fois, gratuitement, explique-t-elle, te demandera ce qui est cher à toute fille et celle-ci doit aussi se passer de certaines coquetteries qui font qu’elle sera attirée par les garçons. Pour les mariages précoces, la sensibilisation des parents se fera même si on reconnaît que la tâche ne sera pas facile. Surtout quand on leur fera comprendre que ce n’est parce qu’on est  pauvre qu’on  doit  donner sa fille en mariage au premier venu même s’il est riche.

Malamine KAMARA

Les femmes rizicultrices de la vallée de Dialacoto qui ont reçu leur batteuse et en attendant une décortiqueuse ont emblavé 40 ha cette année, multipliant par trois leur surface.

Le Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition dans le Sénégal (P2RS) est passé par là. Le comité régionale de suivi conduit par l’adjointe au gouverneur chargée du développement Awa Ndiaye Diop s’est rendu sur le terrain pour une visite des productions fourragères à Djinkoré et d’une parcelle de riz à Dialacoto. Des aménagements soutenus par le P2RS qui a permis d’emblaver cette année 900 hectares de riz, mis en place deux tracteurs, cinq batteuses à riz et cinq décortiqueuses.

A l’assaut des terres cultivables dans la région, le P2RS, né des cendres du Programme d’appui à la petite irrigation locale (Papil), est en train de maximaliser le bas-fond où sont installés des ouvrages de retenue d’eau. Pour Sédar Ngom, chef d’antenne du P2RS, le programme a appuyé les producteurs en vue d’assurer la sécurité alimentaire à travers le développement de la riziculture et du maraîchage. «Pour cette année, le programme a développé des cultures d’hivernage, surtout les fourragères pour l’élevage. Ainsi des semences ont été données aux producteurs. Ce qui a permis, en partenariat avec Yaajendé, d’emblaver 25 hectares dans le département de Bakel », souligne M. Ngom. Des semences de mil, de sorgho et de riz ont été données par le truchement de l’encadrement, de même que l’appui-conseil de l’Ancar et de la Direction régionale du développement rural (DRDR). Ce qui a permis de valoriser les ouvrages de rétention disséminés dans le cours d’eau afin de valoriser les vallées ou les bas-fonds.

A Djinkoré, Bouléle Diallo, un éleveur de renom à la tête d’une organisation de pasteurs, a bénéficié de 8 kg de semences de niébé fourragères données par le P2RS. Ce dernier a emblavé un hectare. Et pour sa production, il a récolté 25 charrettes de fourrage et 100 kg de graines de niébé. Selon le Dr Rosalie Seck Béty, chef de service régional de l’élevage de Tambacounda, le programme commence par la multiplication de semences afin de participer à la stabulation des animaux. Son service, poursuit-elle, a reçu 300 kg de semences qui ont permis d’emblaver 20,5 hectares dans la région. L’objectif est la mise à disposition de fourrage en quantité pour l’alimentation du bétail. Et cette disponibilité va aider les éleveurs, surtout en période de soudure, à nourrir leur bétail mais aussi à limiter la divagation des animaux.

L’adjointe au gouverneur chargée du développement, Awa Ndiaye Diop, de souligner que le P2RS vient à la suite du Papil pour le renforcement de la résilience. Et donc ce sont les composantes de l’agriculture et de l’élevage qui ont fait l’objet de la visite de terrain. Elle pense qu’il faut très tôt identifier les bénéficiaires afin de mettre les semences à leur disposition dans les meilleurs délais. Elle s’est également réjouie de la mise à disposition du matériel d’allégement des travaux des femmes comme la batteuse en plein action à Dialacoto.

Pape Dema SIDIBE

Les commerçants s’inquiètent des conséquences de la nouvelleréglementation sur le fer à béton.

Les commerçants, les importateurs et les fabricants de fer à béton doivent désormais afficher le diamètre, la longueur et le nombre de barre par tonne. L’annonce a été faite jeudi, à Kolda, par Bakary Ndiaye, chef du Service régional du Commerce lors d’une réunion d’information des commerçants sur la nouvelle réglementation portant sur le fer à béton. La rencontre était axée sur des questions ayant trait aux caractéristiques du fer à béton, le marquage, l’affichage, les conditions de production, d’importation et d’exportation, les infractions et leurs imputabilités, les sanctions prévues en la matière et les agents en charge du contrôle. « On avait convoqué l’ensemble des acteurs qui tournent autour de la commercialisation du fer à béton pour parler de l’arrêté interministériel portant réglementation des conditions de fabrication, d’importation et de commercialisation du fer au Sénégal. Il faudrait que les commerçants respectent l’affichage en indiquant clairement la longueur des barres et le nombre de barres de fer par tonne, parce que souvent les tromperies se situent à ce niveau-là », déclare M. Ndiaye. Il demande aux commerçants de faire attention lors de l’achat du fer à Dakar, notamment sur le respect de la masse linéaire (nombre de kg par mètre) qui varie en fonction du diamètre. Il leur demande également de prendre les dispositions idoines pour vérifier le respect de la longueur de la barre de fer qui doit être de 12 mètres avec une tolérance de 100 mm. Les contrevenants à ces dispositions s’exposent à des sanctions pécuniaires qui vont de 25 000 à 50 millions de FCfa et même pénales. Il demande aux commerçants de faire l’inventaire de tous les stocks disponibles actuellement à Kolda en précisant le type de barre de fer, le diamètre et la longueur. Le contrôle sur le respect de cet arrêté interministériel pourrait commencer dès le début de l’année prochaine. Les commerçants ont jusqu’à la fin de l’année pour pouvoir écouler leur dernier stock, selon M. Ndiaye qui qualifie la décision de l’Etat de salutaire dans le souci d’assurer la sécurité des populations.

Les commerçants demandent un délai supplémentaire de quelques mois pour leur permettre d’écouler leur stock et estiment qu’ils ne peuvent en aucun cas être tenus responsables du non-respect de cette réglementation. Ils demandent à l’Etat d’intervenir auprès des fabricants et des importateurs qui sont les seuls à pouvoir agir dans ce sens.

Mamadou Aliou DIALLO

Les acteurs de la pêche (pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices de produits halieutiques et Gie Kassoumaye) évoluant au quai de Boudody à Ziguinchor vont pouvoir exercer maintenant avec plus de professionnalisme au grand bonheur des populations. En effet, ils sont en train d’être capacités, chacun dans son domaine d’intervention, à l’occasion d’une session de formation d’une quinzaine de jours qui a débuté lundi dernier.

Les objectifs visés sont de faire en sorte que ces acteurs de la pêche puissent exercer en toute sécurité, valoriser leurs produits, en tirer le maximum de profits, assurer la sécurité alimentaire des consommateurs, contribuera à la lutte contre la pauvreté et à l’émergence du Sénégal. La formation organisée à leur intention est une initiative de l’Ong Iscos, dans le cadre de l’exécution de la deuxième année du projet « Développement durable et dignité du travail dans la filière pêche à Ziguinchor (Sodipe) ». Un programme cofinancé par le ministère des Affaires étrangères de l’Italie, la Cnts, les Ong Iscos et Green Cross Italie.

Les premiers jours du stage ont permis de conscientiser les acteurs de la pêche du quai de Boudody sur les mesures préventives de sécurité. C’est ainsi qu’ils ont été invités à être très vigilants lors de la conception des pirogues, à avoir des équipements nécessaires qui puissent assurer la sécurité de leurs embarcations et des personnes à bord et à suivre l’information météorologique quotidiennement. Ils ont été familiarisés aussi avec les risques et dangers liés à l’hypothermie, avant d’être exhortés à faire des visites médicales régulières pour préserver leur santé.

Quant aux femmes transformatrices de produits halieutiques, elles ont été sensibilisées aux méfaits des mauvaises pratiques de la transformation artisanale. Le souhait est qu’elles puissent avoir des produits finis de qualité pouvant être commercialisés partout dans le monde.

Le patron du service des pêches et de la surveillance de Ziguinchor, Ibrahima Lô, ainsi que le coordonnateur local du projet Sodipe, Amadou Camara, par ailleurs secrétaire général de l’Union régionale de la Cnts, y ont insisté.

Ils en ont fait autant auprès des autres acteurs de la pêche (pêcheurs, mareyeurs et Gie Kassoumaye qui gère le quai de pêche de Boudody). Ils ont estimé que tous ces acteurs de la pêche doivent veiller à ce que le produit soit salubre, de bonne qualité et puisse contribuer à la nutrition ainsi qu’à la santé des populations. Les autres modules de formation qui suivront vont porter sur le marketing, le commerce de gros, la gestion administrative et financière.

El Hadj Moussa SADIO

Le lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack, le principal établissement d’enseignement secondaire de la région éponyme, fait désormais partie du club fermé des écoles classées sur la liste de l’Organisations des Nations Unies pour les Sciences et la Culture (UNESCO). L’annonce a été faite cette semaine par le proviseur Babacar Thiam en marge de l’édition 2016 de l’académie germano-africaine.

Le lycée Valdiodio Ndiaye, principal établissement d’enseignement secondaire de la région de Kaolack au centre du pays, vient de décrocher une distinction de taille avec sa classification sur la liste des écoles associées de l’Organisation des Nations Unis pour les Sciences et la Culture (UNESCO). Un label couru dans le monde de l’éducation sanctionnant la qualité des enseignements et le mode de gouvernance de l’établissement. Le proviseur en a fait la révélation en marge de l’ouverture officielle de l’édition 2016 de l’académie germano-africaine dans la capitale du Saloum. « Cette classification met en avant la qualité des enseignements offerts, la bonne gouvernance de l’établissement et l’excellence dans le management. Ce qui est encourageant, si l’on sait les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés dans la réhabilitation du lycée », a souligné Babacar Thiam, le proviseur. Pour sa part, le président du Conseil départemental de Kaolack, Baba Ndiaye qui a présidé la cérémonie d’ouverture de l’académie germano-africaine, s’est réjoui de cette « bonne nouvelle dans la dynamique de faire renouer ce temple du savoir avec l’excellence ». Une distinction qui va ouvrir de nouvelles perspectives à cet établissement qui compte parmi ses anciens élèves le président de la République Macky Sall, l’ancien Premier ministre Aminata Touré, entre autres personnalités.

La tenue de l’académie germano-africaine au Sénégal, la première sur le continent, sera l’occasion pour une trentaine de jeunes Allemands, Tanzaniens et Sénégalais dont des pensionnaires du lycée d’excellence Mariama Bâ de Gorée d’échanger sur les questions telles que le changement climatique ou la crise migratoire. Organisée sous la forme d’un symposium, l’académie germano-africaine de Kaolack va déboucher sur un mémorandum qui sera une contribution des participants des deux continents sur les problématiques précitées et qui sera soumis aux autorités des Etats d’origine des participants et à l’Unesco. Les travaux vont durer une semaine.

Elimane FALL

Il y a quelques temps, l’étranger qui venait à Sédhiou était frappé par la grande propreté de la ville. Partout dans la capitale du Pakao, on voyait les techniciens de surface, portant  gants, cache-nez, arborant un uniforme vert olive, nettoyer tous les coins et recoins des rues, du marché central et des places publiques avec des balais qui ne laissent aucun détritus sur place. Mais, depuis quelques temps, on ne voit aucun technicien de surface au travail. Conséquence, la ville est devenue sale, surtout le marché central. Moussa Thioye, vendeur, déclare : « Aujourd’hui, avant d’étaler nos marchandises, nous balayons. C’est comme si le marché n’appartient à personne ». Du côté de la municipalité, on reconnaît l’insalubrité du marché central et le premier adjoint au maire, Abdoulaye Coly, de donner la raison : « Nous reconnaissons que le marché central est sale. C’est parce que le camion de ramassage des ordures qui a été mis à notre disposition dans le cadre du Programme national de gestion des déchets (PNGD) tombe souvent en panne. C’est actuellement le cas. Les techniciens de surface sont presqu’à l’arrêt, mais nous allons trouver une solution puisque nous allons revenir sur l’utilisation du tracteur ». Le phénomène est devenu préoccupant, raison pour laquelle l’adjoint au maire convoquera bientôt une réunion du bureau municipal afin que cette insalubrité devienne un mauvais souvenir. Abdoulaye Coly demande aux populations d’être des citoyens modèles dans leurs comportements de tous les jours : ne pas déverser partout des ordures mais les mettre plutôt dans les bacs à ordures qu’on trouve partout à travers la ville.

Malamine KAMARA  

En lançant le processus d’élaboration de son plan stratégique de développement local, la commune de Méouane ne veut pas être en reste dans la marche vers l’émergence du Sénégal dont le coup d’envoi est donné par le Président Macky Sall à travers son Plan Sénégal Emergent (Pse).

Le maire de la ville, Bara Ndiaye, a convoqué hier un atelier de validation de deux jours du document élaboré à cet effet et tiré des conclusions d’un forum économique, social et environnemental qui a eu lieu en juin dernier en présence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. La rencontre d’hier organisée à Thiès a regroupé plusieurs acteurs sectoriels du développement local (Ard, Planification aménagement du territoire, urbanisme), les élus, les organisations communautaires de base. Bara Ndiaye et son équipe municipale tracent ainsi les sillons d’une vision commune du développement de leur localité riche d’un potentiel inestimable dans les domaines de l’agriculture, de l’horticulture, de l’artisanat, de la vannerie, de l’élevage et des industries extractives et même de l’énergie avec la construction en cours d’une centrale solaire de 30 MW.

Mais il faut reconnaître que la zone fait face à de nombreuses contraintes qui freinent son développement. Elles sont liées surtout à l’enclavement des villages, au manque de formation des jeunes et des femmes dont il convient de renforcer les capacités, à l’impact peu visible de la présence des industries extractives malgré quelques actions timides de la part des Ics et de Grande Cote opérations (Gco). Pour autant, la collectivité locale et ses partenaires vont échanger sur les voies et moyens d’inverser la tendance. A travers une vision prospective, comme l’a indiqué le sous-préfet de Méouane, Richard Birame Faye, qui, selon lui, « devrait prendre en compte toutes les préoccupations des populations et dans tous les secteurs ».

Ce document de planification stratégique va permettre à l’Etat, à la collectivité locale et à ses partenaires de mieux orienter leurs investissements futurs dans les secteurs définis. Le maire Bara Ndiaye souligne qu’il ne veut pas voir sa collectivité locale de 52 000 habitants pour 59 villages rater le train de l’émergence. « Donc, le plan stratégique de développement est pour nous une manière de contribuer au Plan Sénégal émergent (Pse) avec une première phase de cinq ans », a-t-il indiqué.

Mohamadou SAGNE

Tambacounda - La section régionale de la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfance (Conafe) a célébré le vingt-sixième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) sous le thème « l’investissement public pour les droits de l’enfant : une contribution au développement durable ». Les potaches de Tambacounda ont mis à profit cette journée pour inviter les pouvoirs publics à revoir à la hausse les budgets qui leur sont consacrés. C’est pourquoi nombreux parmi eux sont victimes de discrimination avec des abris provisoires, l’abandon scolaire, l’exploitation par la mendicité, les violences physiques et mentales, etc.

Le coordinateur régional de la Conafe à Tambacounda, Mamadou Sané, a déploré le déficit d’investissement en faveur des enfants pour une meilleure prise en charge de leurs droits. Or, souligne M. Sané, la promotion et la protection des droits de l’enfant interpellent tous les décideurs. Il a expliqué aux participants à la CDE que la convention est composée de 54 articles et 4 principes visant à protéger les enfants et assurer la promotion de leurs droits inaliénables. « Investissement public en faveur des enfants, une contribution au développement durable du pays » est le thème du forum communautaire. En effet, M. Sané a fait savoir que 48% de la population du Sénégal sont des enfants, c’est-à-dire âgés de moins de 18 ans. Et il a constaté que peu de ressources sont affectées à ces derniers. C’est pourquoi nombreux parmi eux sont victimes de discrimination avec des abris provisoires, l’abandon scolaire, l’exploitation par la mendicité, les violences physiques et mentales, etc.

Ainsi, la Conafe, avec l’appui de ses partenaires comme Save the Children, a lancé un plaidoyer pour inverser cette tendance afin d’affecter plus de ressources financières aux enfants, c’est-à-dire des investissements significatifs pour lutter contre les formes d’aliénation de leurs droits imprescriptibles. M. Sané a invité les autorités locales (maires et présidents de Conseil départemental) à mieux investir en faveur des enfants à travers une bonne planification, en évitant surtout les détournements d’objectifs. « C’est un cri du cœur qui vient à point nommé et interpelle aujourd’hui, comme l’ont fait les enfants, les décideurs pour qu’ils fassent beaucoup de progrès dans le cadre de l’allocation des ressources aux enfants », explique Mamadou Sané. Le coordonnateur régional de la Conafe de reconnaître que des efforts non négligeables ont été réalisés par le gouvernement avec le PSE, l’Acte 3 de la décentralisation et la stratégie nationale de protection de l’enfant et d’autres dispositions juridiques. Mais, ajoute-t-il, « du chemin reste à malheureusement encore à parcourir, notamment en matière d’harmonisation de certains instruments juridiques internationaux (convention, charte et protocole) signés et ratifiés par la puissance publique avec la loi fondamentale dont le relèvement à 18 ans de l’âge du mariage et l’adoption du code de l’enfant qui pourrait régler beaucoup de choses, surtout dans la prise en charge correcte des enfants en situation difficile comme les nombreux orphelins. Selon M. Sané, dans le cadre de la Conafe, un travail remarquable est fait dans les communes de Koussanar, Koumpentoum et Missira ces deux dernières années dans le domaine de l’enregistrement des enfants à la naissance et de la promotion de la gratuité des soins chez les enfants de 0 à 5 ans. Des cadres pour enfant, les fameux conseils consultatifs, sont installés et il laissera entendre être prêt à concevoir et mettre en œuvre un autre plan d’action allant dans le sens de mieux s’occuper des enfants, ceux bien portant comme ceux vivant avec handicap ou orphelins.

Pape Dema SIDIBE

Le plan directeur d’assainissement (PDA) de Saly va coûter 42 milliards de FCfa et celui de Pointe Sarène 15 milliards de FCfa, soit un total de 57 milliards de FCfa. « La restitution des deux études de plans directeurs réalisées dans le cadre de la mise en œuvre des directeurs présidentielles, consistant à doter toutes les communes chefs-lieux de département et tous les grands centres urbains de plans directeurs d’assainissement, répond aux nouvelles dispositions de la constitution qui stipulent que les Sénégalais ont droit à un environnement sain », a indiqué Alioune Badara Diop, directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).

De son point de vue, on ne peut parler d’environnement sain, sans avoir un réseau d’assainissement adéquat. Parlant du Plan de Saly, le Dg de l’Onas a renseigné qu’il sera d’un montant global de 42 milliards dont 27 seront consacrés au drainage des eaux de pluies et 15 milliards qui seront dévolus à l’assainissement des eaux usées.

Sous le même registre et invoquant le PDA de Pointe Sarène, Alioune Badara Diop a avancé un montant global de 15 milliards de Fcfa pour aussi bien le drainage des eaux de pluies que l’assainissement des eaux usées. M. Diop a fait savoir que Pointe Sarène fait partie des 27 projets phares définis par le président Macky Sall dans le cadre du Plan Sénégal Emergent.
A cause de la situation de la station balnéaire de Saly Portudal minée par l’érosion côtière et l’épuisement des réserves foncières, il fallait bien que la Société d’aménagement de la Petite-Côte (SAPCO) dirigée par Bocar Ly procède à la prospection de nouveaux sites.

Selon Bocar Sy, ces nouveaux sites que sont Joal, Finio, Mbodiène et Pointe Sarène seront érigés sur une superficie de 920 ha. Pour justement aménager ces sites et doper la deuxième mamelle de notre économie nationale, la Sapco a souhaité recevoir des solutions techniques durables au rejet des eaux usées (EU) et au drainage des eaux de pluies de ces sites. La solution sera vite trouvée par l’Onas qui a commandité des études dont la restitution s’est faite en même temps que celle de Saly. La seconde phase de l’étude consistera à trouver les voies et moyens d’aller directement à la réalisation des travaux dans les meilleurs délais, soutient Alioune Badara Diop. L’Onas déroule tranquillement ce programme qui verra, rassure son Dg, des communes comme Richard-Toll et Touba, entre autres, disposer de ces plans directeurs d’assainissement.

Amath Sigui NDIAYE

Au rythme où vont les choses, les populations s’inquiètent de ne pouvoir obtenir leur carte d’identité biométrique. Et pourtant, la capitale de la Petite-Côte fait partie des départements les plus performants s’il n’est le plus actif, au vu des résultats réalisés jusque-là.

De la date de démarrage du 02 novembre 2016 au 16 du même mois, 1430 personnes ont pu passer à la seule commission de la préfecture. Ce qui donne une moyenne de 120 voire 130 personnes par jour, indique Saër Ndao, préfet du département. A ses yeux, c’est une bonne performance si on tient compte des aléas liés à la technologie qui est nouvelle, aux baisses de réseau ou simplement aux coupures d’électricité.

Si au début de l’opération on a noté un attroupement permanent devant la préfecture, tout le monde se levant au même moment et certains passaient la nuit pour se faire inscrire, il y a aujourd’hui un léger mieux. Le préfet ayant procédé à un réaménagement consistant à se faire inscrire la veille à 18h pour se présenter le lendemain à 8h30mn. Avec la rigueur climatique qui commence, il fallait bien trouver une parade pour protéger les populations du froid et peut être même de l’insécurité, a pensé Saër Ndao qui s’est par ailleurs félicité de l’engagement, de l’assiduité et du professionnalisme de la commission qui va souvent au-delà de l’heure indiquée parce que voulant traiter tous les inscrits (50 par jour plus 25 du 3e âge), en plus des dignitaires, marabouts et fonctionnaires qu’on ne saurait retenir à la préfecture.

Le préfet rassure les populations qui verront bientôt ouvrir des commissions dans les sous-préfectures pour les inscriptions et la carte d’identité biométrique, à la police et à la gendarmerie pour la carte d’identité seulement. Ainsi, tout le monde pourra être servi sans anicroche ni perte de temps.

A. Sigui NDIAYE

La réserve communautaire de la Somone créée en 1999 couvre une superficie de 700 ha. Grâce à ces résultats acquis tant sur le plan économique, social et de la création d’emplois, cette première réserve communautaire du Sénégal constitue un véritable cas d’école. Ces retombées d’aujourd’hui relèvent de tant d’efforts consentis par les populations de Somone, de Thiafoura, de Sorokhassap dans la régénération de la mangrove et le retour des oiseaux migrateurs.

Sur le plan écologique, la réserve de Somone contribue à la lutte contre les inondations grâce à son écosystème de mangrove, a souligné le président du comité de gestion Saliou Ndour. Selon lui, elle contribue à l’atténuation et à l’adaptation aux changements climatiques mais aussi à la régénération des ressources halieutiques en servant de frayères et de nurseries pour plusieurs espèces de poissons. Il y a aussi, note M. Ndour, la préservation de la biodiversité qui sert d’habitat à plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs et de tortues marines.

Au plan local, la création d’emplois et le financement d’actions sociales permettent à la zone d’implantation de la réserve de se développer. Le président du comité de gestion a précisé que 14 éco-gardes travaillent de manière permanente, plus de 30 piroguiers y gagnent leur vie à travers l’activité touristique. Il a aussi fait savoir que plus de 60 emplois sont créés au niveau des paillottes restaurants. Ce qui, à ses yeux, freine un tout petit peu l’immigration clandestine.

Toujours, sous ce même registre, Saliou Ndour signale plus de 50 femmes qui ont comme activité principale la récolte d’huitres et d’arches dans la réserve. Ensuite, souligne-t-il, la réserve contribue à la promotion du tourisme, plusieurs touristes inscrivant dans leur agenda, la visite du site.

En dépit de cet aspect positif, il y a bien des contraintes que rencontre le comité de gestion, liées à l’empiètement de certains réceptifs qui veulent s’installer à côté de la réserve. Il y a aussi l’ensablement de la lagune et la présence de sachets plastiques qui tuent la mangrove.

Le commandant Amar Fall, conservateur de la réserve, s’attèle avec son équipe à barrer la route aux fossoyeurs de cette aire protégée, initie des activités de régénération et de salubrité du site qui doit rester propre et accueillant.

Dans la perspective de mise en place d’un campement touristique écologique, de la formation des éco-gardes et piroguiers pour un meilleur accueil des visiteurs, il compte accompagner le comité dans la recherche de partenaires pour atteindre cet objectif qui va contribuer à mieux rentabiliser la réserve.

La réserve constitue véritablement un cas d'école plusieurs pays de la sous-région venant s'inspirer de l'expérience de Somone.

Amath Sigui NDIAYE

Le partenariat entre les communes de Diofior et de Panazol (France) a été magnifié, dimanche, lors de la quatrième conférence des acteurs de la coopération de ces deux villes. Ce partenariat fécond et fructueux scellé depuis 2011 a permis à la commune de Diofior de bénéficier d’un appui considérable de la ville de Panazol dans un certain nombre de domaines, notamment la petite enfance, l’éducation, le soutien aux handicapés, le microcrédit pour les femmes, l’environnement, la formation, l’informatisation de l’état civil.

Le foyer des jeunes de Diofior a abrité, dimanche, la quatrième conférence des acteurs de la coopération décentralisée des communes partenaires. Cette quatrième conférence à laquelle ont pris part des responsables de la Gironde et d’Aquitaine Métropole avait pour thème : « La coopération décentralisée intercommunale au service du développement local et de la protection de l’environnement ». Les maires de l’arrondissement de Fimela ont également assisté à la rencontre.

A la cérémonie d’ouverture, le maire de la commune de Dioffior, Youssou Diom, est revenu sur la genèse de cette coopération décentralisée entre les deux villes depuis 2013. Selon lui, l’année 2016 est un tournant décisif avec la signature d’une nouvelle convention triennale (2016-2019) entre Diofior et Panazol avec le soutien de la nouvelle région d’Aquitaine (France) pour l’organisation d’une exposition sur feu le président Léoplod Sédar Senghor et l’affection de deux nouvelles volontaires à l’antenne de coopération mise en place à Diofior depuis 2013.

Youssou Diom a indiqué qu’il y a également le projet d’intercommunalité des communes du Sine occidental avec Loul Séssène, Djilasse, Diofior, Fimela et Palmarin et leur possible coopération avec Limoges Métropole. Pour le maire de Diofior, le bilan de cette coopération est plus que positif pour la commune de Diofior dans différents axes que sont l’éducation et la formation professionnelle, l’appui au handicap, la protection de l’environnement, l’appui aux groupements des femmes, la mise en place de microcrédit, la formation à l’entreprenariat, la jeunesse, l’informatisation de l’état civil. Le maire est revenu pour dire que les cinq communes de l’arrondissement de Fimela ont éprouvé la volonté commune de travailler ensemble dans le cadre de l’intercommunalité en regroupant leurs efforts pour des intérêts communs. Aussi a-t-il souhaité que ces cinq communes, dans le cadre de l’intercommunalité, nouent un partenariat avec Limoges Métropole. M. Diom a tenu à remercier vivement le maire de Panazol, Jean Paul Duret qui a toujours soutenu sa ville avec l’appui de l’ambassadeur de France au Sénégal pour ses projets de développement. « La coopération de nos deux communes est un modèle cité en exemple en France et au Sénégal », s’est-il plu à dire. Mettant l’accent sur l’importance du projet de centre de formation professionnelle, il a soutenu que c’est un projet très important qui permet de faire une irrigation automatique solaire avec le système de goutte à goutte. Selon lui, ce centre va permettre aux élèves de faire de la pratique dans l’agro-écologique et même les femmes et les jeunes. De plus, le maire a annoncé que dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière et la salinisation, ils vont, avec ses partenaires, mettre en place des projets pour lutter contre ces phénomènes.

Le maire de la ville de Panazol, Jean Paul Duret, a rappelé que le partenariat entre les deux villes est une belle histoire. Selon lui, c’est une histoire qui se concrétise sur le terrain. Il a également assuré qu’il y aura une continuité des actions entreprises dans le cadre de cette coopération décentralisée avant de remercier vivement le maire de Diofior.

Le représentant de l’ambassadeur de France au Sénégal, Bernard Smolikowski, attaché de coopération finances publiques, décentralisation et coopération non-gouvernementale, a d’abord magnifié le partenariat entre les deux villes. Aussi a-t-il signalé que dans le cadre du fonds conjoint français-sénégalais à parité égale qui tourne entre 300 et 400.000 euros, 22 projets de coopération ont été financés en Casamance, au Sine-Saloum et à Matam. Sur deux ans, a-t-il  dit, il y a eu un financement de 700 à 800.000 euros. De plus, il a soutenu que le fonds privilégie les projets qui touchent le développement économique et le développement durable. Il a aussi rappelé que la coopération française, à travers son ministère des Affaires étrangères, finance des projets de coopération décentralisée sur les thématiques liées aux changements climatiques et à la jeunesse. Il faut retenir qu’après une exposition sur feu le poète-président Léopold Sédar Senghor à Panazol, Diofior a pris le relais.

Oumar Ngatty BA

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.