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Régions (809)

Samira GhazalLa commune de Saint-Cyr-sur-Loire et ses partenaires (le Comité des villes jumelées et le Syndicat international de l’eau) ont fait des investissements considérables à Koussanar (commune du département de Tambacounda). Grâce à l’Association de jumelage Saint-Cyr-Koussanar, c’est un montant de 338.801.790 FCfa qui a été investi dans cette collectivité locale entre 1989 et 2014.

La coopération entre les communes de Koussanar (département de Tambacounda) et de Saint-Cyr-sur-Loire a été bénéfique pour la collectivité locale sénégalaise. Entre 1989 et 2014, c’est un montant de 338.801.790 FCfa que cette commune française et ses deux principaux partenaires (le Comité des villes jumelées et le Syndicat international de l’eau) ont investi à Koussanar. Tout a été rendu possible grâce à l’Association de jumelage Saint-Cyr-Koussanar qui a été créée en 1990 à Koussanar.

Selon sa présidente, Mme Samira Ghazal Azar, l’idée de jumelage de Saint-Cyr-sur-Loire et de Koussanar est née de la participation des écoles Rolland Engerand et de Kouman Sané de Koussanar suite au rallye pédagogique parallèle au rallye Paris-Dakar de 1988. D’apré elle, après le rallye, il y a eu des séjours respectifs des élèves des deux écoles en France et au Sénégal. « Les Sénégalais et les Français ont pensé que ces relations ne devaient pas s’arrêter, d’où l’idée du jumelage entre Saint-Cyr et Koussananr », a expliqué Mme Azar dont le défunt mari Elias Azar a joué un rôle déterminant. Au début, poursuit-elle, le rayon d’action de la collaboration se limitait aux dons de fournitures, de matériels scolaires et de médicaments à l’école de Koussanar. Par la suite, les dons de médicaments ont été étendus au poste de santé de Koussanar pour toucher une bonne partie de la population. La collaboration s’est poursuivie avec la jeunesse qui a reçu un groupe électrogène et un réfrigérateur. Le forage du village a également pu bénéficier d’un lot important de pièces de rechange. Le don de fournitures et de matériels scolaires s’est étendu à des écoles de l’ensemble de la collectivité locale. La maternité a été réfectionnée et équipée.

Fournitures scolairesà trois mille élèves
Les partenaires français ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Le Cem bénéficie, chaque année, de fournitures scolaires. «Chaque année, une mission ophtalmologique fournit à la population de Koussanar, du département de Tambacounda et de la région, des lunettes correctrices. Au total, mille lunettes ont été distribuées», a confié Mme Azar qui, depuis la disparition de son mari, dirige l’association. La collaboration entre Saint-Cyr et le Syndicat international de l’eau (Sie) de Tours a permis de foncer plusieurs puits qui sont équipés en pompes manuelles sans oublier la réparation du dispositif du forage.

Un puits a été foncé et équipé en pompe manuelle dans l’enceinte du Cem de Koussanar. Au total, ce sont 34 puits qui ont été équipés de pompes mécaniques. En somme, explique Mme Azar, les actions en faveur des populations couvrent plusieurs domaines.

Dans le domaine des infrastructures, il s’agit de la construction d’un complexe socio-éducatif. Il y a également la construction de plus d’une dizaine de salles de classe, sans oublier la réhabilitation de la case des tout-petits. Mieux, deux bibliothèques ont été construites à l’école élémentaire de Kouman Sané et au Cem. Les opérations de soins pour les écoliers et les parents démunis, l’assistance aux sinistrés du village de Keur Ousmane, le don d’une ambulance, figurent également dans le lot des réalisations de Saint-Cyr et de ses partenaires. «Chaque deux ans, notre partenariat donne à trois mille élèves de Koussanar des fournitures. Près de 4,7 tonnes de matériels scolaires ont été déjà acheminées », a souligne Mme Azar. Entre 1989 et 2014, c’est un montant de 338.801.790 FCfa qui a été investi par la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et ses partenaires dont le Cvj et le Sie.

Aliou KANDE


 

MissirahA la tête d’une forte délégation, le député maire de Tambacounda a visité une vingtaine de villages de la commune de Missirah qui avait organisé des marches de protestation sur leur mal vivre. Mame Balla Lô leur a exposés les avancées significatives de leurs doléances et les programmes et projets du Pse de même que le plan d’urgence pour le développement communautaire.

Venu présenter ses condoléances à des familles éplorées, le député maire de la commune de Tambacounda, Mame Balla Lô, a passé toute la journée du samedi dernier dans la commune de Missirah (département de Tambacounda). En retour, les populations lui ont exposé leurs difficultés dont la résolution participerait fort bien à l’amélioration de leurs conditions d’existence.

Parmi ces doléances figurent le manque d’une université à Tambacounda, la construction de ralentisseurs sur la RN7 pour limiter les nombreux accidents constatés sur cet axe, l’accès à l’eau potable, aux soins de santé et à une éducation de qualité.

En réponse, Mame Balla Lô a pris l’engagement de transmettre au gouverneur de région, à l’Ageroute et aux différents ministères concernés, pour que des réponses favorables soient vite trouvées.

Pape Demba SIDIBE


Le département de Podor doit être le moteur de l’émergence au Sénégal, a déclaré hier le président du Conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, au terme d’une grande tournée économique qui lui a permis de sillonner, pendant cinq jours, toutes les localités du Fouta Toro, du Lao, du Yirlabé, etc.

Face à la presse, le président Mamadou Dia, par ailleurs responsable politique et ancien directeur général de la Sde (La Sénégalaise des eaux), a précisé que le département de Podor dispose des atouts et autres potentialités hydro-agricoles dont il a besoin pour sortir ses populations de l’engrenage de la pauvreté et aider le gouvernement à atteindre ses objectifs d’ici 2017. Nous avons, a-t-il poursuivi, « le soutien total du président Macky Sall et de l’ensemble du gouvernement, de l’eau en abondance, du soleil, des ressources humaines de qualité, les intrants agricoles (semences de qualité, engrais, etc.), le crédit agricole, l’encadrement technique (assuré par la Saed, l’Ancar, etc.), les résultats de la recherche agricole (Isra, Africa Rice), pour faire du département de Podor la Californie du Sénégal ».
Il s’est rendu ainsi à Fanaye, Ndiayène Pendao, Thillé Boubacar, Guédé village, Guédé chantier, Ndioum, Gamadji Saré, Namarel, Dodel, Déméth, Walaldé, Cas-Cas, Madina-Ndiatbé, Moumba, Doumga, Aéré Lao, Goléré et Mery. Accompagné d’une forte délégation de conseillers départementaux et de chefs de services départementaux de l’administration déconcentrée, le président Mamadou Dia a été chaleureusement accueilli par les populations de l’île à Morphil, de Bokké Dialloubé, de Galoya, de Mbolo Birane. Partout où il est passé, il s’est entretenu avec les autorités administratives, coutumières, religieuses, les notables, les responsables des projets et programmes, des hôpitaux, centres et postes de santé, des Ong, des lycées, collèges et écoles primaires, des organisations paysannes, des associations des parents d’élèves (Ape), des forages et des châteaux d’eau.

Gestion de proximité
Il s’est adressé aux populations de son département pour leur rappeler que cette tournée économique s’inscrit dans une dynamique de gestion de proximité des problèmes sociaux, économiques et culturels auxquels ces dernières sont quotidiennement confrontées. Plus explicite, le président Mamadou Dia a précisé que cette visite à pas de charge milite en faveur de cette démarche participative, novatrice et de rupture entreprise par le Conseil départemental de Podor en vue de traduire en actes la vision (prospective) du chef de l’Etat en matière de développement local, d’inciter les populations du Fouta à contribuer efficacement à la mise en œuvre de la réforme administrative portant sur l’Acte 3 de la décentralisation, du Plan Sénégal émergent (Pse), du Pracas (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture au Sénégal) et du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar).
Selon le président Mamadou Dia, le Conseil départemental de Podor s’évertue déjà à écouter régulièrement les populations, à recueillir leurs avis, suggestions, préoccupations sur tous les plans et à tous les niveaux, à réfléchir constamment avec ses partenaires sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour réaliser des choses visibles, palpables. Il a laissé entendre que le Conseil départemental, conformément aux directives et aux instructions du président Macky Sall, ne ménage aucun effort pour résoudre les problèmes des populations du Fouta avec l’appui de ses partenaires de la coopération décentralisée.
M. Dia a réaffirmé sa farouche volonté de consolider les acquis hérités du Conseil régional, en poursuivant le travail remarquable de construction et d’équipement des salles de classe, de réalisation des projets d’adduction d’eau potable dans les villages et les établissements scolaires, de programmes d’assainissement, de lutte contre l’insalubrité, etc.
Il a surtout émis le souhait de collaborer étroitement avec l’Office des forages ruraux (Ofor) pour la mise en œuvre de projets de construction de nouveaux forages et châteaux d’eau dans les localités où le problème d’approvisionnement en eau potable se pose toujours avec acuité.

Coopération décentralisée
Parlant de la coopération décentralisée, il s’est réjoui du projet de gestion des ordures ménagères mis en œuvre, en partenariat avec les Yvelines, à Niandane, Mboumba, Pété, Aéré Lao et qui va toucher Goléré, Galoya, Déméth et Mery. Il a aussi rendu un vibrant hommage aux partenaires de Mon 3 qui ont contribué à la réalisation d’un centre de santé et à la mise en valeur d’un périmètre maraîcher (pour les femmes) à Cas-Cas, à la réalisation d’un projet de pisciculture à Madina Ndiatbé, à l’aménagement d’un périmètre maraîcher pour les femmes de Diaga, à la construction d’un collège à Mery, d’un forage à Fondé Ngandé.
Pour ce qui est des problèmes constatés dans le secteur de l’éducation, le président Mamadou Dia a juré, la main sur le cœur, que dans un délai de deux ans, il ne sera plus question de parler de déficit de tables-bancs dans le département de Podor, de difficultés pour les enseignants et les élèves de se connecter au réseau Internet. Il a, à ce propos, souligné qu’il est inadmissible et inconcevable que les populations de base ne puissent pas avoir la moindre possibilité de se connecter au réseau Internet. D’autant plus qu’à l’instar de leurs concitoyens, ces dernières ont le droit et le devoir d’être à la pointe de l’actualité nationale et internationale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


En présence des infirmiers chefs de poste de la commune de Thiès-nord, du Dr Moustapha Diop, médecin chef du district sanitaire de Thiès, des présidents des comités de santé, le maire Lamine Diallo a procédé, mercredi dernier, à la remise des fonds de dotation de l’année 2015 dévolus à la santé.

Le geste a été amplement salué par Khadim Ciss, représentant des infirmiers chefs de poste. Ce dernier est revenu sur les lourdes charges qui grèvent le budget des postes de santé, surtout avec la gratuité des soins des enfants de 0 à 5 ans. « Ceci a beaucoup accru les besoins en médicaments et par ricochet l’argent dépensé par les comités de santé pour s’en procurer ; c’est pourquoi nous souhaitons que l’essentiel de ces médicaments soient destinés à la pédiatrie », a-t-il soutenu. Sur la même lancée, M. Guèye a, au nom des présidents des comités de santé des structures sanitaires de la commune de Thiès-nord, salué ce coup de main des autorités municipales. Selon lui, la situation financière des comités de santé dans les postes est de manière générale très tendue depuis l’avènement de la gratuité des soins des enfants de 0 à 5 ans. C’est pourquoi il a invité les autorités municipales à mettre l’accent sur les médicaments destinés à la santé de la mère et de l’enfant. « Car, dans ce programme de prise en charge gratuit, l’Etat traîne un reliquat de six mois dû aux postes de santé de notre commune ; en plus du fait que quel que soit le coût de la prise en charge, les pouvoirs publics paient à hauteur de 1.400 FCfa par enfant », a-t-il déploré. Revenant sur les autres charges liées au personnel communautaire, M. Guèye précise que sur les 40% de recettes dévolues, le comité de santé intéresse les agents de santé communautaires, le gardien, les femmes de ménage et  doit assurer l’approvisionnement en fournitures de bureau du comité. « Or, l’écrasante majorité des postes de santé de la ville de Thiès ne peuvent pas atteindre des recettes de 600. 000 francs le mois », a-t-il indiqué.
Alors, dans un environnement financier si difficile, M. Guèye a dit sans ambages que les postes de santé ne peuvent pas faire payer les factures d’eau et d’électricité. « Donc, nous souhaitons ardemment pouvoir participer au débat d’orientation budgétaire de nos collectivités locales afin d’attirer l’attention des conseillers sur les véritables enjeux dans nos structures sanitaires », a-t-il insisté.  

Des mesures d’accompagnement salutaires
Mieux, en tant que bras technique des collectivités locales, le médecin chef du district sanitaire de Thiès, Dr Moustapha Diop, soutient qu’il faut des rencontres périodiques entre les spécialistes de la santé et les collectivités locales. « Ceci va permettre d’être au même niveau d’information afin de pouvoir agir le plus efficacement possible au bénéfice exclusif des populations que nous servons tous », a-t-il noté. Pour le médecin chef du district sanitaire de Thiès, les postes de santé de Pognière, de Keur Issa, de Kawsara Fall, de Nguinth, de Petit Thialy ont besoin d’un soutien en équipements ou en infrastructures. « En tant que médecin chef du district sanitaire de Thiès, je tiens à saluer l’engagement de l’ensemble de nos collectivités locales qui se sont mobilisées pour verser les fonds de dotation au secteur de la santé conformément à la loi », a confié Dr Moustapha Diop.
Dans son intervention, le maire de la commune de Thiès-nord, Lamine Diallo, a expliqué qu’au-delà de cette enveloppe de 8 millions de FCfa destinée à l’achat de médicaments pour les postes de santé, dans le budget de 2016 qui vient d’être approuvé, une enveloppe de 43 millions va être injectée dans le secteur de la santé. « Ainsi, nous allons pouvoir intervenir dans la réhabilitation et l’équipement des postes de santé de Pogniène, de Keur Issa, de Kawsara », a-t-il confié. Concernant les factures d’eau et d’électricité des postes de santé dans sa commune, le maire de Thiès-nord dit avoir accordé, pour cette année, une subvention de 500. 000 FCfa à chaque poste de santé. « Sur l’accès des populations à la couverture maladie universelle, nous avons décidé d’aider 1.000 personnes  », a-t-il déclaré.

Mbaye BA


Dans le cadre de la convention de partenariat entre l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda) et le Fongip (Fonds de garantie dédié aux Pme/Pmi), 100 valises de diagnostic et autres équipements modernes de dernier cri seront mis à la disposition des artisans mécaniciens. C’est l’annonce faite hier par le directeur administratif et financier de l’Apda, Moussa Dandio, au cours d’une séance d’animation économique qui s’est déroulée dans la capitale du Nord.
En présence de Yacouba Diagana, représentant du Fongip, Moussa Dandio a réaffirmé la farouche volonté de l’Apda et du Fongip de mettre à la disposition de tous les artisans mécaniciens automobile ces valises de diagnostic. Ceci, en vue de les aider à faire face aux exigences du renouvellement du parc automobile sénégalais, constitué aujourd’hui, essentiellement, de véhicules qui fonctionnent avec un système électronique très complexe. Ainsi, il leur faut impérativement et dans les plus brefs délais disposer de ces outils très modernes qui leur permettront de réparer facilement et en un temps record toutes les pannes détectées sur ces véhicules.
M. Dandio a précisé que cette tournée nationale de rencontre avec les entreprises de mécanique automobile permettra de sensibiliser, en étroite collaboration avec les responsables des différentes chambres de métiers de notre pays, tous les artisans mécaniciens automobiles sur les enjeux et les perspectives de ce projet de dotation de valises de diagnostic.
 Parlant du contexte et de la justification de ce projet, Moussa Dandio a laissé entendre que les responsables de l’Apda, en collaboration avec le Fongip, ont décidé de lancer cet important projet d’équipement des mécaniciens en valises de diagnostic afin de promouvoir le développement des TPEMEA évoluant dans le secteur de la mécanique auto.
 Au-delà de son aspect transfert de technologie, a-t-il poursuivi, il s’agit aussi, à travers ce projet, de former des artisans sur de nouveaux équipements qui permettront de valoriser les prestations des mécaniciens impliqués dans la maintenance d’une nouvelle génération d’automobiles. Avec le rajeunissement du parc automobile sénégalais ces dix dernières années, il n’y a pas eu concomitamment une transformation de la qualité de service des mécaniciens au Sénégal. Or les nouveaux véhicules importés par notre pays requièrent de la part de ceux qui sont chargés d’assurer la maintenance une mise à niveau constante face aux nouvelles technologies. D'où l’importance du volet formation sur les équipements.
A en croire M. Dandio, il s’agit pour le présent projet de doter les artisans mécaniciens des valises de diagnostic en recourant au dispositif de financement mis en place dans le cadre de la convention tripartite Fongip/Bimao/Apda.
Yacouba Diagana a rappelé que le Fongip est un fonds de garantie dédié aux Pme et Pmi, aux groupements de femmes et de jeunes et à tout porteur de projet. Le Fongip découle aussi de l’engagement du chef de l’Etat à mettre en place un fonds de garantie de 50 milliards de FCfa dans son programme « Yonnu Yokkuté ». Les objectifs consistent à accroître l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises, à réduire le coût du financement des projets en minimisant les risques liés aux crédits, le risque de défauts des Pme et faciliter une relation de confiance avec les institutions financières, favoriser la création d’emplois durables par l’accompagnement et le suivi des porteurs de projets.
Les pôles sectoriels prioritaires, a-t-il enfin souligné, tournent essentiellement autour de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’agro-industrie, de l’aquaculture, de l’artisanat, des industries culturelles, des textiles, du tourisme, des infrastructures, des énergies renouvelables, du transport, de l’habitat social, des Tic, des Télé-services ainsi que leurs sous-secteurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le directeur de l’entreprise « Jean Lefebvre », Bara Tall, vient de lancer le projet de réhabilitation de l’école élémentaire « Moundiaye Thiaw » au quartier Takhikao de Thiès.
L’établissement qui date depuis 1957 croule aujourd’hui sous le poids de l’âge avec ses bâtiments en état de délabrement avancé, avons-nous constaté lors de la visite des lieux par l’initiateur du projet. Le plafonnage des salles de classe complètement vétustes tout comme les toilettes aussi laissent à désirer. Un constat amer qui s’accommode mal avec l’ambiance de travail qui doit prévaloir et les bonnes performances scolaires de l’établissement, selon le directeur de l’école.  C’est dans cette école que Bara Tall a débuté son cursus scolaire qui lui a valu ce qu’il est devenu aujourd’hui et tant d’autres personnalités originaires de Thiès et du même quartier de Takhikao. Pour M. Tall, « l’établissement ne mérite pas une telle situation. C’est pourquoi, j’ai envisagé de procéder à sa réhabilitation complète mais en mettant à contribution tout le monde, les anciens de l’école, l’association des parents d’élèves, les populations, bref toute la communauté éducative. Ce qui nous permettra ensemble de remettre à neuf notre école ».
Après une visite des lieux, Bara Tall a ainsi tenu une séance de travail avec la communauté éducative (direction, personnel enseignant et parents d’élèves) pour étudier les préalables à dégager en perspective du démarrage des travaux. Il en appelle également à la mobilisation de tous derrière l’école à travers leurs moyens financiers, physiques, intellectuels.
Le coordonnateur du projet, Mody Diouf, s’est félicité de l’initiative qui vient à son heure et qui devrait être couronnée par la célébration en 2017 du 60e anniversaire de l’école. Selon lui, « un ingénieur est chargé de produire le plus rapidement possible les devis et les travaux vont aussitôt démarrer, en collaboration avec le comité mis en place ». Il est prévu la reprise du mur situé à l’Est et la réhabilitation de toutes les classes, des toilettes et du logement du directeur. « D’autres salles de classe seront aussi construites », a indique M. Diouf.

Mohamadou SAGNE


Pour les besoins du financement du Programme d’appui à la décentralisation, une enveloppe de 100 milliards de FCfa sera mobilisée. C’est ce qui a été annoncé, hier, lors de la cérémonie d’installation du Comité de coordination de la préparation du programme d'appui à la décentralisation.

Le Comité de coordination de la préparation du programme d'appui à la décentralisation a été officiellement installé hier par le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l'aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. Ce nouveau programme – qui va durer cinq ans – prend le relais du Programme de renforcement des équipements des collectivités locales (Precol, 2007-2013). Une enveloppe de 100 milliards de FCfa sera mobilisée pour son financement. L’exécution est  confiée à l’Agence de développement municipal (Adm), qui bénéficie de l’appui de la Banque mondiale (Bm), de l’Agence française de développement (Afd) et de la Banque islamique de développement (Bid).
Sont éligibles les communes qui ont bénéficié des programmes antérieurs comme le Precol et qui ont intégralement remboursé leurs dettes. Ce qui pour l’instant écarte certaines communes comme Ziguinchor, Saint-Louis, Thiès et Guédiawaye, qui n’ont pas encore épongé l’intégralité de leurs dettes vis-à-vis desdits programmes. Les chefs-lieux de département, les communes de plus de 30. 000 habitants, etc., sont aussi éligibles à ce programme. Au total, selon Mamadou Wade qui a présenté le projet, il est envisagé de toucher 6,5 millions d’habitants, soit la quasi-totalité de la population sénégalaise.
La création de ce comité, selon Abdoulaye Diouf Sarr, fait suite à une mission conjointe de la Bm et de l’Afd qui a séjourné à Dakar, respectivement du 05 au 09 octobre et du 19 au 30 octobre 2015. Ce séjour entre dans le cadre de la pré-identification technique du programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal. « En le mettant en place, j’ai voulu que ce comité de coordination soit un cadre de concertation et de travail qui cible les différentes thématiques nécessaires à la préparation du futur Programme d’appui à la décentralisation destiné aux communes et aux agglomérations », a précisé le ministre de la Gouvernance locale.

Comité de coordination
Pour lui, le nouveau programme est fortement attendu par les acteurs territoriaux. Car, il sera l’un des plus importants programmes d’accompagnement de l’Acte 3 de la décentralisation, en cohérence avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Il viendra, a poursuivi Abdoulaye Diouf Sarr, contribuer, de manière substantielle, à la territorialisation des politiques publiques et surtout à la promotion du développement. Les objectifs de ce programme sont d’appuyer les reformes transversales par la rationalisation de la répartition des transferts du Fercl destinés à l’investissement des communes, de renforcer les capacités des communes pour les aider à mieux exécuter leurs missions par la mise en place d’un système basé sur la performance, de contribuer à l’émergence des pôles urbains à l’intérieur du pays, d’améliorer l’accès des populations aux services et aux équipements urbains de base et intercommunaux.
Pour sa part, le patron de l’Agence de développement municipal (Adm), Adama Diouf, a estimé que le secteur de la décentralisation doit être plus attractif pour que les partenaires ne partent pas.
Selon lui, l’Etat ne doit pas être seul dans le combat parce que la décentralisation est un processus multi acteurs. « Nous devons tous nous engager pour la maîtrise de notre destin. Beaucoup de partenaires se retirent alors que la réforme a ouvert ses portes et ses fenêtres», s’est-il désolé. Les maires du Sénégal, par la voix de Aliou Sall, édile de Guédiawaye et président de l’Association des maires du Sénégal, ont dit leur disponibilité à aider à la réussite du programme compte tenu des avantages   qu’il offre aux villes.
Pour ce dernier, sa commune s’est engagée à rembourser ses dettes à partir de 2016. Il a également appelé les autres collectivités locales concernées à faire de même pour pouvoir bénéficier de ce nouveau programme.

Ndiol Maka SECK


D’ici le mois de juin prochain, la ville de Dakar sera dotée de 40.000 points lumineux. L’annonce est du maire Khalifa Ababacar Sall lors de l’examen du budget de la ville de Dakar arrêté à 46.583.180.708 FCfa.

 La capitale sénégalaise sera davantage  éclairée avec une consommation d’électricité moindre. «Dakar aura 40.000 points lumineux entre juin et juillet prochain. Nous allons atteindre les normes et standards en matière d’éclairage public et diminuer jusqu’à 60% la consommation énergétique», a expliqué le maire Khalifa Ababacar Sall. Il précise que ce choix se veut judicieux car il permettra de diminuer l’énergie électrique, mais aussi d’avoir des panneaux solaires Led qui coûtent entre 800 à 900. 000 FCfa l’unité. Mieux, dit-t-il, ces lampes Led ont une durée de vie de 20 ans.
Le maire est revenu sur les factures impayées que des mairies doivent à la Senelec. « Nous ne devons rien à cette société. C’est l’ancien président Abdoulaye Wade qui payait les factures pour les communes », a précisé M. Sall, qui indique que le cadre de vie à Dakar sera vraiment amélioré. Il pense à la voirie, au wifi gratuit, aux parkings aménagés, entre autres. « 2016 sera une année où nous allons beaucoup investir », dira Khalifa Sall, en citant des projets comme Dakar City center, des terrains à gazonner, la restructuration urbaine, etc. Il a laissé entendre que la ville contribue beaucoup dans les investissements privés. A l’en croire, Dakar n’est pas une ville en « patchwork » et il faut l’embellir.
Khalifa Sall est revenu sur la mutualisation qu’il compte utiliser pour aider certaines communes dans la réhabilitation de lycées et collèges qui sont en état de délabrement très avancé. D’ailleurs, ce point a été soulevé par l’ancien maire de Patte d’Oie et actuel conseiller à la ville de Dakar, Ibrahima Diamé. M. Sall a abordé le lait à l’école, qui permet d’augmenter le taux de fréquentation des élèves dans les établissements (jusqu’à 85%). Les bourses d’études seront aussi reconduites. L’adjoint au maire de Dakar, Moussa Sy, a demandé aux autorités étatiques de les associer aux différents projets d’autant que, note-t-il, les collectivités locales sont des démembrements de l’Etat. Il a déploré les arriérés de salaire nés de la réforme Acte 3 de la décentralisation. Dans un autre registre, Moussa Sy a mis en garde certains promoteurs immobiliers qui s’adonnent à de faux montages financiers pour capter l’argent des honnêtes citoyens. Le conseiller Mbacké Seck a, pour sa part, souligné que certaines artères de Dakar doivent être décongestionnées. Il a cité, entre autres rues, les axes Soleil-Rond point Hann, la route de Rufisque avec les 1.200 camions qui sortent du Port autonome de Dakar, etc. M. Seck s’émeut des embouteillages lorsqu’un automobiliste effectue 2 heures d’horloge pour faire 5 km de route. « Nous devons penser aux Sénégalais qui souffrent », a-t-il souligné. De son côté, le préfet de Dakar, Baye Oumy Guèye, a assuré que les travailleurs des collectivités locales continueront de recevoir leurs salaires mensuels. Le budget de la ville de Dakar est arrêté à la somme de 46.583.180.708 FCfa.

Serigne Mansour Sy CISSE     


Le Plan d’urgence pour le développement communautaire prévoit pour le pôle territoire Sénégal oriental l’électrification de près de 400 villages, la réalisation de 300 kilomètres de piste, la fourniture de 600 équipements post-récolte et une quarantaine de forages multi villages qui vont sortir de terre. C’est l’annonce faite mardi dernier aux cadres des régions de Tambacounda et de Kédougou par Cheikh Diop, directeur national du Pudc.

La région de Tambacounda va entrer dans les bonnes grâces du Programme d’urgence pour le développement communautaire qui a déjà entamé ses réalisations dans le pôle oriental, notamment avec le démarrage, dans les deux mois à venir, des travaux relatifs aux pistes rurales. Ces travaux viendront s’ajouter à ceux du programme des pistes communautaires du Programme national de développement local (Pndl). Cette révélation a été faite lors de la rencontre préparatoire des cadres de la région orientale en direction du prochain forum sur le projet de territorialisation annoncé par le président de la République au mois de mars prochain. Le directeur national du Pudc a souligné les grands axes des chantiers de sa structure qui concerneront l’électrification rurale (400 villages seront concernés), la réalisation de 300 kilomètres de piste rurale, la fourniture de pas moins de 600 équipements post-récolte, la construction d’une quarantaine de forages multi villages. Le directeur national du Pudc était invité à cette importante rencontre par le garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, une manière pour ce dernier de faire prendre en compte ces projets dans les projections que devront faire les cadres de la région naturelle du Sénégal oriental. Selon Me Kaba, il en sera ainsi pour tous les autres directeurs généraux ou autres ministres, afin que nul n’ignore la feuille de route du président de la République pour le futur pôle territoire du Sénégal oriental.
En présence du directeur de l’Ard Abdoul aziz Tandia, des rencontres préparatoires du grand forum sur le développement de la région naturelle envisagé au mois de mars prochain se tiennent périodiquement. Pour Abdoul aziz Tandia, directeur de l’Ard de Tambacounda, les jalons pour le « pool économique » régional de Tambacounda sont en place avec la définition des orientations cadrées sur les actions et  la maîtrise du contenu du Plan Sénégal émergeant.
D’autre part, ajoute-t-il, les acteurs régionaux des collectivités locales ont tenu un atelier de partage, et  les missions sont définies. Pour ce dernier, sous la houlette du garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba, des gouverneurs des régions, des cadres et élus, des chefs de services…, sont tous de plein pied  dans la dynamique de concevoir et de mettre en œuvre des projets structurants et porteurs de croissance.

Pape Demba SIDIBE


Les membres de l’association communale des personnes vivant avec un handicap de Saint-Louis ont plaidé, à l’occasion de la journée internationale des handicapés, l’urgence et la nécessité pour les pouvoirs publics de les aider à faire face aux problèmes de la mendicité, au manque notoire d’appareillage, au manque d’espace pour l’émergence économique et l’épanouissement socioculturel des femmes handicapées (…), etc.

Les responsables de l’association communale des personnes vivant avec un handicap, notamment Atoumane Kâne Sy, Mme Baldé Diaw Gueye (responsable de la section communale féminine) et Yiribé Ndiaye (président de la fédération départementale des associations des personnes handicapées), ont mis à profit la célébration de la Journée internationale des personnes handicapées pour s’adresser à la presse. Lors de cette rencontre, Mme Diaw Gueye Baldé a précisé que les femmes handicapées de Saint-Louis ont bénéficié auprès de leurs partenaires d’un financement de 5 millions de FCfa qui leur a permis d’acquérir du matériel pour la coiffure, la teinture et la couture. «Nous voulons que les pouvoirs publics nous aident à mener nos activités professionnelles dans un espace qui nous sera attribué », plaide-t-elle.
Ces responsables des personnes handicapées de Saint-Louis n’ont pas manqué de réitérer leur engagement indéfectible à poursuivre cette étroite collaboration avec le chef du service régional de l’Action sociale de Saint-Louis, Gora Seye, les autres services de l’administration déconcentrée et l’Ong « Handicap International ». Ils ont rappelé qu’Handicap International est une association de solidarité internationale spécialisée dans le domaine du handicap. « Cette organisation », ont-ils témoigné, « non gouvernementale, non confessionnelle, sans affiliation politique et à but non lucratif, intervient dans tous les contextes aux côtés des personnes en situation de handicap, pour leur apporter assistance et les accompagner dans leur prise d’autonomie ».
Présent au Sénégal depuis 1996, « Handicap International » a pour mission d’améliorer la qualité de vie des personnes handicapées et de promouvoir leur pleine participation dans la société sénégalaise, dans une démarche inclusive de développement.
Le projet Decisiph (Droit, Egalité, Citoyenneté, Solidarité inclusion des personnes handicapées) fait partie d’un programme sous-régional couvrant le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Il est financé par l’Union Européenne et l’Agence française de développement (AFD). Son objectif est de permettre aux personnes handicapées de la région Afrique de l’Ouest de renforcer leur représentativité, leur participation citoyenne et d’influer sur les politiques publiques nationales et locales ainsi que sur les stratégies des acteurs de développement.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le directoire régional des femmes en élevage de Tambacounda a lancé le programme «une femme, deux moutons». Une opération qui entre dans le cadre de l’autosuffisance en mouton de Tabaski. Le directoire régional a réitéré sa confiance à Dieynaba Sidibé, sa présidente, qui est en train d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur de l’élevage.
A l’issue de leur assemblée générale annuelle qui a été tenue au « Dahral » des petits ruminants, le directoire  régional a évalué son plan et programme et s’est ouvert de nouvelles perspectives. Les femmes en élevage de Tambacounda, au retour de la journée nationale de l’élevage tenue à Koungueul, se sont engagées à répondre à l’appel du président de la République pour l’atteinte de l’autosuffisance en mouton de Tabaski. « Un plan d’action va être rédigé pour engager les femmes à entretenir chacune deux béliers dans les trois départements afin de réaliser cet objectif », souligne Dieynaba Sidibé, la présidente nationale du directoire régional des femmes en élevage.
Une manière, pour elle, d’accompagner le programme d’urgence du ministère. L’autre combat que comptent mener les femmes à côté du ministre de la Justice sera dirigé contre le vol de bétail, à travers l’indentification des bêtes et le carnet qui permettra de les dénombrer. Le casse-tête de la transhumance est revenu dans les débats, tout comme les feux de brousse, l’exploitation abusive du bois, mais surtout la désorganisation des comités de suivi de la lutte contre les feux de brousse.  Le directoire régional des femmes en élevage de Tambacounda a bénéficié de deux programmes concernant l'aviculture dans les exploitations familiales.
Le premier, selon Mme Dieynaba Sidibé, est le transfert des nouvelles technologies de l'aviculture familiale dans le Bassin arachidier. Le deuxième programme est le partenariat Dinfel/Onu/Femme pour « l'éradication des violences  faites aux femmes basées sur le genre par la promotion de l’entrepreneuriat féminin en milieu pastoral ».

Pape Demba SIDIBE


Le maire de Médina Yoro Foulah préconise la création des activités génératrices de revenus pour réduire la pression sur les ressources naturelles.
La lutte contre la déforestation doit s’accompagner d’une politique ardue en matière d’emploi. C’est du moins le sentiment de Kalidou Sy, maire de Médina Yoro Foulah, qui préconise la création des activités génératrices de revenus pour les jeunes afin de réduire la forte pression exercée sur les ressources forestières. Ce qui permettrait, selon lui, d’assurer une gestion durable des ressources naturelles qui sont fortement menacées aujourd’hui dans le département de Médina Yoro Foulah. «Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de coupes de bois dans notre commune. Je pense que la solution au niveau national passe par la sensibilisation des populations qui croient que la forêt constitue une source de financement.
C’est pourquoi elles coupent des troncs d’arbre qu’elles amènent en Gambie pour avoir beaucoup d’argent car, comme vous le savez, elles sont dans des difficultés financières en ce moment. Mais nous pensons que si elles sont bien sensibilisées sur la possibilité de créer des activités génératrices de revenus, on pourra réduire la déforestation », déclare-t-il. Il mise ainsi sur la création des fermes familiales dans les domaines du maraîchage, de la pisciculture, de l’élevage, de l’arboriculture et de la volaille pour permettre aux populations de se lancer dans des activités génératrices de revenus. Pour réussir ce pari, il compte sur l’appui des partenaires comme Anida, la coopération espagnole et les fermes Naatangué, entre autres. Il se dit convaincu que si les jeunes parviennent à trouver des revenus conséquents à travers ces projets, ils renonceront au trafic de bois à destination de la Gambie.
Il invite le secteur privé de la région de Kolda notamment les Ong et les associations œuvrant dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, la promotion de la bonne gouvernance et le civisme à soutenir les efforts de la commune de Médina Yoro Foulah dans ce combat par la création des emplois rémunérés en faveur des populations afin de réduire les actions anthropiques sur les ressources naturelles du département.
La commune de Médine Yoro Foulah est en train de peaufiner un vaste projet d’élevage en partenariat avec le ministère de l’Elevage pour aider les jeunes à créer des activités rémunérées dans le domaine de l’embouche bovine et caprine.  Ce projet sera encadré par l’Association des maires du Sénégal.

Mamadou Aliou DIALLO


Le poste de santé du village de Bangadjie situé dans la commune de Thiénéba, vient d’être doté d’une ambulance médicalisée. Cependant, les femmes de la localité souhaitent la mise à leur disposition d’une sage-femme pour la maternité.

Cette ambulance médicalisée vient à son heure quand on sait qu’elle a toujours été l’une des principales doléances des populations de Bangadjie. C’est grâce au concours de l’association caritative «Ensemble pour le développement de Hann», dont les membres sont des ressortissants Sénégalais vivants en Italie, qui a répondu favorablement à la demande formulée par l’une des matrones du poste, en l’occurrence Mme  Ngoné Sarr. Cette ambulance médicalisée avec tout un équipement sophistiqué (brancard, siège accompagnateur) et le matériel devant assurer les premiers soins en cas d’urgence et d’évacuation vont à coup sûr réduire considérablement les risques de mortalité maternelle et infantile que favorisait l’enclavement du village difficile d’accès. «Ici, les pistes sont très cahoteuses et sableuses. En période hivernale, les populations sont presque coupées du reste du pays. Ce qui ne facilite pas les références vers Thiénaba (17 km) ou Fandène (5 km)», souligne Ousseynou Ngom, président du comité de santé.
Néanmoins, le manque de sage-femme freine l’ardeur des trois agents du poste de santé (l’Icp et les deux matrones) qui se donnent corps et âme pour assurer la politique de la santé reproductive.

L’affectation d’une sage-femme à la maternité souhaitée
Selon l’Infirmier chef de poste de Bangadje, Cheikh Niang, les consultations prénatales des femmes en état de grossesse, les accouchements assistés et le suivi postnatal se font par leurs soins. S’agissant de la planification, il a révélé un taux d’écoute acceptable et une adhésion totale des femmes dans cette croisade pour l’atteinte des Omd 4 et 5. Par ailleurs, a-t-il souligné, il y a également les stratégies avancées «que nous organisons tous les 15 jours dans les différents villages polarisés par le poste, compte tenu de la particularité de la zone très enclavée pour réduire les distances et faciliter des populations l’accès aux soins ».
Toutefois, les populations souhaitent l’affection d’une sage-femme à la maternité du poste de santé pour réduire les charges des agents actuels. Les différentes pathologies jugées fréquentes dans la zone sont variables selon Cheikh Niang. «Il s’agit des infections respiratoires aiguës chez les enfants, les diarrhées, l’hypertension artérielle chez les personnes âgées et les cas de paludisme qui ont sensiblement baissé», indique l’infirmier chef de poste de Bangadje. Il a salué (tout comme le président du comité de santé à qui il a été remis les clés du véhicule), le geste de l’association des ressortissants Sénégalais vivant en Italie qui ont offert cette ambulance. La cérémonie s’est déroulée en présence du sous-préfet de Thiénéba, Mbacké Fall, du maire de la commune, Talla Diagne et du parrain de ce don, Baba Tandian qui s’est engagé à transmettre au ministre de la Santé la doléance des populations. Il a aussi remercié l’association «Entente pour le développement de Hann» et son président Thierno Sow pour les actions sociales consenties en direction des populations des zones rurales.

Mohamadou SAGNE


Les maires de Koussanar, de Koumpentoum et de Missirah, dans le département de Tamba, au terme d’une session de formation sur le budget sensible aux droits de l’enfant organisé par la Coalition nationale des associations et Ong, s’engagent dans la gouvernance des droits de l’enfant. 

Selon le coordonnateur régional de la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfant, Mamadou Sané, un engagement a été pris par les différentes communes et que des expériences doivent être partagées pour permettre à d’autres collectivités de bénéficier des réalisations notées pour la protection de l’enfant. «Chacune des communes a mis en place une commission –protection de l’enfant – en vue de promouvoir et de protéger les droits des enfants, de les impliquer par le biais de leur conseil consultatif  dans tous les processus de développement décentralisé en particulier», a souligné Mamadou Sané. Lors de la planification de la budgétisation, ces collectivités ont décidé d’élaborer et d’appuyer la mise en œuvre de plans de formation et de renforcement des capacités au profit des enfants et des jeunes, en partenariat avec les acteurs de la promotion et de la protection des droits de l’enfant.  
Il s’agit pour lui d’accorder une attention particulière dans les ressources allouées au secteur de l’éducation, au développement intégré de la petite enfance et à la modernisation des « daaras ». Pour le coordinateur des acteurs non étatiques et de la Conaf, Bangaly Diallo, ces collectivités locales ont mis en place un dispositif opérationnel pour l’enregistrement des enfants à la naissance. «C’est ainsi que la commune de Koumpentoum a enregistré 513 enfants dont 361 à la naissance et que le même travail a été observé dans les autres communes de Missirah et de Koumpentoum». Un engagement salué par le sous-préfet Ndary Dème qui a fait part de la disponibilité des autorités.

Pape Demba SIDIBE


Le directeur de l’Ard de Fatick, Djidiack Faye, a, dans un entretien, salué les réelles avancées notoires dans le domaine des infrastructures sociales et économiques constatées dans la région de Fatick, précisant que l’Ard a une mission d’appui-conseil aux collectivités locales.

Selon Djidiack Faye, l’Ard accompagne les collectivités locales  dans les activités de planification locale. «L’agence les assiste dans la maîtrise d’ouvrage et dans les initiatives en matière de coopération décentralisée. Elle les accompagne également dans le suivi et l’évaluation des projets et programmes mis en œuvre et dans le suivi des contrats-plans. Pour dire que l’Ard est le bras technique des collectivités locales».
Mettant l’accent sur les réalisations faites dans la région de Fatick en 2015, le directeur de l’Ard a indiqué que son agence a accompagné la maîtrise d’ouvrages à travers le fonds de développement local financé par le Programme national de développement local (Pndl). Selon lui, plusieurs conventions ont concerné des salles de classe, des postes de santé, des adductions d’eau potable, des souks de marché, des murs de clôture des écoles, etc. Pour 2015, a-t-il dit, environ 25 microprojets ont été retenus dans le cadre des conventions signées avec les collectivités locales. Dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage, Djidiack Faye a cité un autre projet relatif au Programme de pistes communautaires (Ppc/Pndl). Aujourd’hui, a-t-il déclaré, l’Ard est en train d’accompagner la réalisation de trois pistes communautaires dans la région de Fatick. «Il s’agit des pistes Djilor-Sokone, Fatick-Diohine, en passant par Diarrère et Fatick-Diaolé, en passant par Mbellacadiao, pour un coût de 1,5 milliard de FCfa».
Djidiack Faye a aussi indiqué que l’agence accompagne la collectivité dans le cadre de la maîtrise d’ouvrages à travers le programme d’appui aux filières agricoles. «D’ailleurs, 15 magasins de stockage sont en train d’être construits ainsi que quatre autres pistes de production qui concernent Nioro Allassane Tall,  Diossong,  Keur Samba Guèye et Niakhar». Dans la cadre du projet de valorisation des terres agricoles, il a cité des digues anti-sel à Yarwago,  à Soum, à Diofior et à Fimela.
Le directeur de l’Ard a cité le programme de développement local de bonne gouvernance financé par la coopération allemande qui doit appuyer les collectivités locales à mieux gérer leurs infrastructures. Par ailleurs, a précisé Djidiack Faye, dans le cadre d’un partenariat entre l’Adm et la commune de Gossas,  le stade de cette ville est en train d’être réhabilité.

Oumar Ngatty BÂ


L’éducation, la santé, l’agriculture et l’artisanat sont les secteurs clés dans lesquels compte s’investir le Conseil départemental de Tivaouane pour l’année 2016.

Le processus du débat d’orientation budgétaire enclenché par les présidents de commissions techniques a fini d’indiquer cette voie à suivre afin que des actions majeures soient bien menées dans ce sens. La présidente du conseil, Mme Seynabou Gaye Touré, a réaffirmé la volonté de l’institution de s’investir dans ces différents secteurs, sans toutefois oublier l’emploi des jeunes et des femmes. D’ailleurs, elle a laissé entendre que s’agissant du secteur de l’éducation, trois salles de classe construites à l’école de Mbir Ndaw (dans la commune de Notto Gouye Diama) à hauteur de 30 millions de FCfa seront inaugurées les semaines à venir. Selon elle, les autres secteurs ne seront pas occultés «car nous y mettront un accent». Par ailleurs, la présidente du Conseil départemental de Tivaouane a souligné que la création de richesses occupe une bonne place dans les priorités du conseil, afin d’accompagner le Plan Sénégal Emergent à travers la matérialisation des fermes agricoles. Le démarrage du projet de Mbenguène est imminent grâce à un financement mauritanien de près d’un milliard de FCfa déjà disponible.
«Ce qui nous permettra de promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes, de réduire l’exode rural et de contribuer à la promotion de l’autosuffisance alimentaire dans la dynamique du Pse». Par ailleurs, Mme Seynabou Gaye Touré a indiqué la nécessité pour le Conseil départemental de s’investir dans l’entretien et la maintenance des infrastructures réalisées dans le cadre du programme de modernisation de Tivaouane.

Entretien et la maintenance des infrastructures
«La phase prioritaire ayant été récemment inaugurée à la veille de la célébration du dernier Gamou, le président Macky Sall avait insisté sur la nécessité de mettre en synergie les moyens de nos deux collectivités locales (le conseil départemental et la mairie) pour une bonne gestion de ces infrastructures.
Nous allons nous y atteler pour suivre les recommandations du chef de l’Etat, qui nous a instruits à inscrire une contribution dans notre budget afin de relever le défi de l’entretien et de la maintenance», a-t-elle rappelé. La présidente du Conseil départemental de Tivaouane s’est aussi référée au discours de fin d’année du chef de l’Etat et a ainsi réitéré sa volonté de rester dans la dynamique unitaire enclenchée à Tivaouane, tout en nourrissant l’ambition de fédérer toutes les forces républicaines et de la mouvance présidentielle du département pour rendre visible les réalisations du président Macky Sall et créer ainsi les conditions d’un second mandat.

Mouhamadou SAGNE


Le comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Crsfpc/Usoforal) poursuit son combat pour un retour définitif de la paix en Casamance. Dans le cadre de sa deuxième phase du programme national de mobilisation pour la paix dans cette partie sud du Sénégal, ce comité a organisé, jeudi et vendredi, à la mairie de Fatick, un atelier pour sensibiliser les jeunes en milieu scolaire et les associations de jeunes et femmes travailleurs sur cette crise.
Mme Ngara Diouf, coordinatrice d’Usoforal à Fatick, a indiqué que cet atelier entre dans le cadre de la deuxième phase du programme national de mobilisation pour la paix en Casamance initié par le  comité des femmes pour la paix en Casamance (Crsfpc/Usoforal) en partenariat avec l’Ong Fee (femmes-enfance-environnement) dont elle est la coordinatrice. Aussi, a-t-elle rappelé que la première phase a  ciblé les femmes, drapées de boubous blancs,  qui ont fait une procession à travers les rues de Fatick pour la paix avant  de  rencontrer le gouverneur pour lui remettre un mémorandum pour le président de la République. « Cette année, nous avons ciblé, pour la deuxième phase, les jeunes qui sont en milieu scolaire et les associations de jeunes femmes et travailleurs », a-t-elle indiqué.
En 2016, selon Ngara Diouf,  des jeux concours en poésie dont le thème va tourner autour de la Casamance et de la paix et des cérémonies culturelles telles que la lutte seront organisés dans la région pour sensibiliser les jeunes sur la crise casamançaise. « Ce que recherchons, c’est que chaque Sénégalais puisse savoir que la Casamance est l’affaire de tous. C’est une question de citoyenneté, d’appartenance à la République. C’est une question qui interpelle tout le monde, car on est touché par cette crise », a soutenu Mme Ngara Diouf.
Pour elle, il est important que les jeunes puissent entrer dans cette mouvance et sensibiliser leurs pairs sur la question. D’après Ngara Diouf, le retour de la paix est un processus, lequel est enclenché. « Nous essayer de toucher ceux qui négocient entre l’Etat et le Mfdc. Nous voulons que ces gens puissent intégrer nos opinions. C’est important qu’on sache que les Sénégalais sont concernés, que nous ne voulons plus de cette guerre qui dure plus de 30 ans », a-t-elle dit.  Selon lui, des pays ont connu des tensions mais qui aujourd’hui sont devenus de grands géants économiques en Afrique comme le Burundi. « Pourquoi ces pays ont eu ce dépassement et pourquoi pas le Sénégal. Il faut passer à une autre étape. La crise casamançaise n’a plus sa raison d’être », a-t-elle ajouté.

Oumar  Ngatty  BA


En marge de la dernière session budgétaire du conseil municipal de Méry, une localité du département de Podor située à plus de 300 km de Saint-Louis, le maire de cette commune, Aboubakry Sow, par ailleurs conseiller technique du Directeur général de la Saed, s’est adressé à la presse.Il a mis en exergue ses réalisations, ses projets et programmes de développement.

Le recouvrement des recettes prévisionnelles dans la commune de Mery est globalement satisfaisant avec un taux de 62%, a-t-il précisé. Comparativement au budget de 2014, on note une situation favorable des recettes, sans commune mesure avec le passé. Malgré les efforts déployés cette année par l’actuelle équipe municipale, des marges de progrès sont encore possibles pour une meilleure santé financière de la commune. Il a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de prendre des mesures draconiennes pour améliorer les ressources financières de cette commune, équilibrer le budget, d’assurer la viabilité. Avec le concours du Pndl et des services techniques de l’administration de l’Ard, a-t-il poursuivi, le processus d’élaboration du Plan de développement communal de a démarré depuis le mois de septembre 2015. Un atelier de restitution de l’étude-diagnostic et de planification des activités a eu lieu en novembre 2015. Le document de planification sera une déclinaison du Plan Sénégal Emergent à l’échelle communale pour les six prochaines années.

Plusieurs réalisations
Parlant de ses réalisations, il a cité la construction d’une salle de classe à Ndiouganabé Peul et cinq autres salles de classe qui ont été réhabilitées à Souraye et à Dioudé Diabé pour un montant de 11.500.000 FCfa. La commune a acquis 45 tables-bancs pour un montant de 2.000.000 FCfa, a distribué aux élèves et aux enseignants de 17 écoles primaires des lots importants de fournitures scolaires et manuels pour un montant de 5.500.000 FCfa. Les écoles primaires ont reçu un appui financier très important de la commune lors de l’organisation des examens d’essais pour les classes de Cm2. Dans le domaine du sport, la finale de football « navétane », dotée de la coupe du maire, s’est déroulée dans de très bonnes conditions. Des récompenses, composées de lots de maillots, de ballons et autres équipements sportifs de dernier cri, ainsi qu’un trophée, ont été remises aux onze Asc de la commune pour un montant global de 1.700.000 FCfa. Ces dernières ont également reçu une subvention de 1.500.000 FCfa. Dans le secteur de la culture, a-t-il souligné, des activités comme celle de la danse traditionnelle, le rallye berger (course de moutons), le théâtre populaire et autres manifestations traditionnelles, ont été organisées et des récompenses ont été distribuées aux gagnants.
Parlant de la santé et de l’action sociale, Aboubakry Sow a laissé entendre que deux cases de santé ont été réhabilitées à Fondé Elimane et à Ndiouganabé Peul. Des médicaments d’une valeur de 1. 500.000 FCfa ont été distribués aux trois postes de santé de la commune. Un comité d’initiative a été mis en place pour la sensibilisation des populations sur l’impérieuse nécessité de créer une grande mutuelle de santé communale.

Vers la mise en place d’une mutuelle communale
Pour ce qui est de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles, l’édile de Mery a rappelé que sa municipalité a mobilisé des lots importants de matériel de nettoiement composés, entre autres, de balais, de pelles, de brouettes, de râteaux, de pics et de gants, pour un coût global de 2.000.000 FCfa. Elle a procédé aussi à la distribution de 2000 plants (arbres fruitiers) aux populations, à l’organisation de plusieurs journées de nettoiement dans tous les villages de la commune, en étroite collaboration avec les comités de salubrité, à la remise de plus de 2000 plants d’acacias Méliphéra aux populations, pour la protection des jardins des femmes de Fondé Gandé, de Soubalo Mboumba, de Thioubalel et de Dioudé Diabé.
Pour le premier magistrat, étant une plaque tournante de l’économie locale de la région nord, son équipe municipale a jugé nécessaire de réhabiliter le marché central à hauteur de 4.500.000 FCfa, d’aménager un jardin maraîcher sur une superficie de 12 ha pour les femmes, avec l’appui de la Saed, d’installer deux cages piscicoles à Fondé Gandé, en collaboration avec Fondation MON 3 (ces stations piscicoles ont déjà accueilli 2500 alevins dans le cadre du démarrage de ce projet d’aquaculture).
Selon Aboubakry Sow, le conseil municipal a aussi fourni du grillage pour clôturer les jardins de Thioubalel, de Fondé Gandé et de Soubalo-Mboumba, procédé à l’affectation de terres du domaine national à usage agricole sur une superficie de 300 ha, pour aider les Gie ou autres promoteurs qui désirent mettre en œuvre des projets dans le domaine de l’agriculture.
Dans le domaine de l’hydraulique villageoise, le maire a cité la réalisation d’un forage, d’un château d’eau et d’un réseau d’adduction d’eau potable pour le village de Fondé Gandé dans le cadre de la mise en œuvre du Pudc, un programme de développement ambitieux et de très grande envergure initié par le président Macky Sall.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


La région de Kolda peut atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017 si les producteurs bénéficient de mesures d’accompagnement.

La production rizicole de la campagne agricole 2014/2015 est globalement satisfaisante. La région de Kolda pourrait atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017 si cette tendance se confirme dans les deux années à venir. C’est du moins la conviction des paysans qui notent une nette augmentation de la production par rapport aux années précédentes. C’est le cas notamment dans la commune de Médina El hadj, sud du département de Kolda où les rendements dépassent les prévisions. C’est le même constat dans la commune de Bagadadji, une collectivité locale située à une trentaine de kilomètres à l’Est de Kolda où les récoltes sont également assez satisfaisantes. « La production de riz est très bonne cette année dans les villages situés à l’ouest de Bagadadji. Mais, la situation est plutôt mauvaise dans les localités situées à l’est de la commune où des graves inondations ont été enregistrées pendant l’hivernage. Une bonne partie des cultures avaient été détruites à cause de ces inondations. C’est pourquoi les récoltes ne sont pas  bonnes », déclare Maciré Touré, maire de la commune de Bagadadji.
Le président de l’Organisation régionale des paysans agricoles (Opa) de Kolda abonde également dans le même sens. La décision de l’Etat de soutenir la riziculture à travers l’aménagement des vallées et la fourniture de matériels agricoles et d’intrants expliquent, selon  Mamadou Kandé, le regain d’intérêt des paysans pour la culture du riz. Les populations rurales qui étaient naguère confrontées à la famine pendant la période de soudure mangent désormais à leur faim. « Aujourd’hui, dans le tout le Fouladou, la faim est partie, « billâhi », il n’y a plus de famine dans la région de Kolda. Aujourd’hui, si vous allez dans n’importe quel village, vous trouverez les populations en train de manger du riz local. La région de Kolda est sur le point de devenir autosuffisante en riz comme le veut le président Macky Sall », déclare-t-il. Il se félicite de la décision du Padaer de mettre en place les semences de riz pour la prochaine campagne agricole à partir du mois de février. Ce qui permettra aux paysans de commencer les semis dès la première pluie, si l’on en croit M. Kandé. Il demande par ailleurs à la Sodagri de procéder à l’aménagement des vallées supplémentaires pour permettre aux producteurs d’accroître les superficies emblavées pour la prochaine campagne agricole, notamment dans les communes de Bourouco et de Fafacourou, dans le département de Médina Yoro Foulah ainsi qu’à Coumbacara et Médina El hadj, dans le sud du département de Kolda.                                                                                           

Mamadou Aliou DIALLO


Kolda : Originaire de Kathiméty, une petite localité située dans la commune de Paroumba (sud du département de Vélingara), Bouna Boiro avait, en 2004, choisi d’aller en Espagne dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Hélas, il va vite déchanter, au regard des dures conditions de vie et de travail des émigrés clandestins. Aussi a-t-il préféré retourner au bercail pour s’adonner à l’agriculture.
Les jeunes n’ont pas besoin d’aller à l’aventure pour réussir. Ils peuvent rester au Sénégal et travailler pour gagner leur vie. C’est du moins la conviction de Bouna Boiro qui avait tenté sa chance, mais n’avait pu obtenir qu’un modeste emploi en qualité d’ouvrier dans un chantier de construction à Madrid. N’étant pas satisfait, il embarqua pour Lisboa (Portugal) où il exerça le même métier pendant cinq ans. «Parce qu’ici, la situation était plutôt meilleure par rapport à l’Espagne».
Malgré tout, après avoir bien réfléchi sur toutes ces conditions difficiles, Bouna Boiro décida de rentrer au bercail pour cultiver la terre. «Certes je gagnais un peu à l’extérieur, mais pas assez pour mettre ma famille à l’abri du besoin. Alors, j’ai décidé de revenir». Une fois de retour au Sénégal, Bouna s’est lancé dans la culture de l’arachide d’abord, celle du coton ensuite. Tout sourire, il dit ne pas regretter d’être revenu au pays : «car tout se passe au mieux pour moi, quand on sait que la commercialisation de mes récoltes (coton, arachide, maïs et mil) m’a rapporté plus de trois millions de FCfa l’année dernière».
Un réel motif de satisfaction qui fera dire à Bouna Boiro que la terre ne ment pas «et qu’on peut tout obtenir ici au pays, sans être inquiété comme ailleurs dans le monde». D’ailleurs, il se dit attristé par les mauvaises conditions de travail et de séjour des émigrés africains qui sont obligés de vivre dans la clandestinité par crainte d’être arrêtés par la police et conduits dans les centres de détention. «Mes compatriotes à l’étranger vivent généralement en communauté à raison de 30 personnes par chambre et ne sortent que le week-end.
 La qualité de la nourriture laisse souvent à désirer. La police fait des descentes inopinées dans les entreprises pour arrêter les travailleurs émigrés et les envoyer dans les lieux de détention où ils peuvent rester pendant des mois avant d’être renvoyés. Certains d’entre eux ont passé de nombreuses années en Europe, mais, jusqu’à présent, ils n’ont rien réalisé», indique Bouna Boiro qui les invite à suivre son exemple et à revenir au pays de la Téranga.

Mamadou Aliou DIALLO


Des maires dont les communes seront impactées par la construction d’une troisième usine à Keur Momar Sarr ont émis le souhait d’être pris en compte par ce projet qui vise à régler le problème d’alimentation en eau potable de Dakar à l’horizon 2025.

« Il n’est pas concevable que des populations environnantes du Lac de Guiers ne soient pas encore desservies par cette usine qui draine l’eau sur des centaines de kilomètres pour ravitailler d’autres localités », a dit le maire de Keur Momar Sarr, Djimbory Kâ. M. Kâ dit « compter sur les promesses du chef de l’Etat et du ministre de l’Hydraulique pour réparer cette injustice ». Il a fait part de cette préoccupation au cours d’une rencontre d’information présidée par l’adjoint au gouverneur de Louga, Hamdy Mbengue. Cette rencontre portait sur la troisième usine dont l’installation est prévue sur un site du territoire communal. Le maire de Keur Momar Sarr ne comprend pas également que l’usine d’eau qui y est déjà installée et « qui a fait connaître cette commune à travers le pays ne verse aucune indemnité à son institution qui a un budget modeste par rapport à ses charges ».
 Cette demande est revenue dans les interventions d’autres maires qui souhaitent que la Sones, au nom de sa responsabilité sociétale, vienne en appui à leurs communes citées parmi celles qui seront traversées par la conduite de l’usine qui va être construite. Le maire de Ndande Adama Fall a lancé un appel à la Sones pour l’intégration de sa zone dans les programmes des branchements sociaux pour permettre aux populations démunies de bénéficier de ses services. Le directeur général de la Sones, Charles Fall, a annoncé un vaste programme de branchements sociaux qui vont prendre en charge cette préoccupation des maires. Il a dit aussi son espoir de voir bientôt leur revendication liée à l’accès à l’eau potable devenir un mauvais souvenir. « Nous travaillons dans ce sens », a dit M. Fall qui a suivi les explications des responsables du cabinet d’audit sur le Plan d’action de réinstallation (Par) qui va prendre en compte toutes les personnes et localités impactées. Cette troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable, d’une capacité de 100 m3 par jour, est financée à hauteur de 250 milliards par plusieurs bailleurs, dont la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid) et la Banque européenne d’investissement (Bei).

(APS)


Composée de 42 associations villageoises, l’Union Sappate de Tataguine s’investit de fort belle manière, depuis plusieurs décennies, dans le développement des zones de Diarère, de Diouroup et de Tataguine à travers plusieurs domaines.
Lors d’une assemblée générale tenue la semaine dernière, le secrétaire exécutif de l’Union Sappate, Mahawa Diouf, a annoncé l’implantation prochaine d’unités de transformation des produits dans les villages pour créer de la valeur ajoutée. Il a indiqué que cette grande rencontre constitue un moment fort dans la vie de l’union. Selon lui, leurs actions s’inscrivent dans la bonne gouvernance et la transparence. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, il s’agit pour l’union d’aller vers une nouvelle orientation, avec notamment l’agriculture (exploitation individuelle ou collective), la santé, l’élevage et d’autres actions tendant à restaurer les valeurs sociales. «Parce que l’union accorde aussi une attention particulière à la promotion du genre».  Mahawa Diouf a révélé que dans le cadre de la lutte contre l’exode rural, plus de 300 jeunes ont été fixés dans leurs terroirs respectifs où ils mènent des activités de contre-saison comme le maraîchage, grâce au soutien et à l’encadrement de l’organisation. «L’union déroule également un programme de lutte contre la soudure et l’endettement grâce à l’appui d’Action de Carême Suisse. Et c’est dans ce programme que 37 calebasses et 33 greniers de solidarité ont été créés sur apport propre des membres et de façon anonyme». Selon lui, cette solidarité villageoise a stocké plus de 11 tonnes de mil dans les greniers pour soutenir les familles démunies.
En outre, souligne Mahawa Diouf, l’union dispose d’une mutuelle qui a donné entre 2014 et 2015 la somme de 143.165.000 FCfa aux populations pour leur permettre de mener des activités de maraîchage, du petit commerce, de l’embouche ovine, sans oublier les crédits de campagne. D’autres partenaires ont accompagné cette union dans son combat pour le développement des terroirs, notamment le Fonds canadien d’initiatives locales (Fcil) et Rosa Luxembourg, Fonds 1% Suisse, Manos Unidas, qui appuient les femmes et les jeunes dans la gouvernance politique, la promotion féminine et l’adaptation aux changements climatiques.

Oumar Ngatty BA


L’Agence régionale de développement (Ard), fidèle à sa mission de faire de Saint-Louis un pôle territoire émergent, met à la disposition des collectivités locales et des partenaires au développement tous les outils, les informations économiques, sociales, politiques, culturelles et un appui conseil et l’encadrement technique dont ils ont besoin pour développer harmonieusement la région nord. Son directeur Ousmane Sow fait un diagnostic sans complaisance des problèmes des collectivités locales, et dégage des solutions préconisées par l’agence.


M. le Directeur général, pouvez-vous nous parler des enjeux et perspectives de la région nord dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation ?
La région de Saint-Louis est un partenaire du Gret depuis de nombreuses années sur des projets de développement et l’Ard travaille depuis 2012 sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable de la région, à travers le programme Aïcha, en partenariat avec le Gret. La région a une carte à jouer pour assurer une fonction de productivité pour sa population, mais également pour la nation toute entière. Aucune autre région du Sénégal n’a ces atouts pour contribuer à l’autosuffisance en riz du pays. Saint-Louis est aussi une région très vulnérable où nous vivons quotidiennement une dégradation de nos ressources naturelles. Il est important que des initiatives de stratégies soient doublées pour que la région puisse être protégée des effets négatifs du changement climatique.

Pouvons-nous avoir une idée précise des actions entreprises par l’Ard dans le cadre de ses projets d’adduction d’eau potable ?
D’abord, notre collaboration avec le Gret s’inscrit dans la politique de la région de contribuer à lever le paradoxe injuste où des populations n’ont pas accès à l’eau potable, même si elles vivent à proximité de l’eau. Sur ce plan, le projet Aïcha apporte des solutions innovantes en sécurisant et en optimisant la production et la fourniture de services en eau potable pour les populations. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de venir avec des solutions toute faites, mais avec une expérience capitalisée ailleurs et de s’interroger sur les conditions d’adaptabilité de ces expériences. L’Etat a pris l’option d’aller vers la professionnalisation de la gestion de l’eau et de l’assainissement. Il envisage même de confier la production de l’eau et sa distribution à des opérateurs privés. D’autre part, notre dernière visite de terrain nous a permis de constater que la population de la commune de Mpal avoisine 7740 habitants en 2011, avec 808 ménages répartis dans 10 quartiers de la commune.  

Quand on parle de la commune de Mpal, réputé pour son grand marché hebdomadaire du vendredi, pourrait-on ne pas évoquer son économie ?
Je tiens à vous préciser que l’économie locale de Mpal est fortement dominée par le commerce. Le sous-secteur commercial concentre la plus grande majorité des actifs dans cette collectivité. Les sous-secteurs de l’économie locale dans la commune sont fortement dominés par l’informel et le secteur primaire. L’attractivité du marché hebdomadaire du vendredi présente les réelles opportunités d’écoulement des divers produits. Ce qui fait de Mpal un centre commercial de rétention et de redistribution de différents produits agricoles tant pour la région nord du Sénégal que pour l’intérieur du pays. Les principaux produits commercialisés proviennent de l’agriculture, de l’élevage, du maraîchage, des fruits et légumes, des tissus dont les principales destinations sont les régions environnantes et l’intérieur du pays. A Mpal, c’est l’agriculture surtout, qui  occupe une place relativement importante dans  son économie. Le sous-secteur de l’élevage occupe aussi une place très importante.

Quel diagnostic faites-vous de la nouvelle commune de Bokké Dialoubé ?
 Bokké Dialoubé, commune située dans le département de Podor, compte 22 écoles primaires, un Cem à Saldé, plusieurs centres d’alphabétisation et des écoles coraniques. Les contraintes de l’école demeurent l’insuffisance des salles de classe, un déficit en enseignants, la non-électrification des établissements scolaires, un fort taux de déperditions scolaires (surtout les filles qui sont de plus en plus nombreuses à abandonner les études), le manque de dynamisme des comités de gestion des écoles, le manque d’appui à l’enseignement coranique et à l’alphabétisation. Elle compte aussi six postes de santé et 11 cases de santé. Dans l’objectif stratégique d’impulser un développement communal cohérent articulé à une vision planifiée, le conseil municipal s’est lancé, avec l’Ard, dans l’élaboration d’un document de planification.
Le Conseil municipal dispose de réelles potentialités de communication. L’utilisation efficiente des cadres de concertation mis en place dans chaque quartier et l’utilisation de la presse locale, constituent des leviers importants de communication à exploiter pour permettre à tous de disposer de l’information à temps réel. Il s'est avéré nécessaire d’insister davantage sur la sensibilisation à la citoyenneté pour permettre un réel rapprochement entre l’administration et les usagers. La commune de Bokké Dialoubé s’appuie sur ses partenaires techniques et financiers (Ptf), les services techniques déconcentrés, les collectivités locales, les opérateurs privés et la société civile. 

Pouvez-vous nous parler de Niandane, dans le département de Podor ?
Niandane ne dispose d’aucun système adéquat d’évacuation des eaux. La commune utilise des motopompes pour évacuer les eaux vers le fleuve. Les populations, dans leur majorité, déversent les eaux usées dans la rue. La situation des latrines est loin d’être satisfaisante dans la jeune commune car 7,4% des ménages n’en disposent pas. D’autre part, les ordures ménagères sont gérées de façon individuelle et désorganisées par les populations de la commune. Les populations de la commune de Niandane ne disposant pas de robinets à domicile, ni de borne fontaine, sont exemptées du paiement de l’eau de la Sde. Un Niandanois sur trois consomme l’eau du fleuve dans les quartiers de Fass et d’Aïnoumady.
L'agriculture est l’activité économique la plus développée à Niandane. L’agriculture irriguée y constitue une forte potentialité de développement. Les principales spéculations sont le riz, le maïs, la tomate, l’oignon, la banane, les patates douces et les choux. Les populations demandent un appui extérieur pour les cultures de pomme de terre, d’haricot, de poivron, de blé, de tournesol. L’arboriculture fruitière est aussi développée à Niandane avec des vergers de manguiers, de citrons, de goyaves, de pommes d’acajou. L’appui considérable de la Saed a permis de dégager trois types d’aménagements agricoles en matière de maîtrise d’eau : le grand aménagement,  le périmètre irrigué villageois et le périmètre irrigué privé.

 Propos recueillis par Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le maire de la commune de Tataguine, Déthié Diouf, est en train de poser des actes pour contribuer au développement de sa localité. Faisant le bilan de l’année 2015, il a fait savoir qu’il a à son actif des réalisations dont les plus importantes concernent les secteurs de l’éducation et de la santé. Alors, a-t-il estimé, durant cette année 2016, l’accent sera mis sur les adductions d’eau, l’électrification des villages et les aménagements dans certaines localités. Selon lui, la première réalisation a concerné la pose d’un réseau d’adduction d’eau dans la zone de Bakoubofe pour un coût de 35 millions de FCfa afin de permettre aux populations de s’approvisionner en eau sur place. L’édile de Tataguine a aussi révélé que des salles de classe ont été construites à la place des abris provisoires dans les écoles élémentaires de Thiamène et de Khogogne, ainsi qu’un poste de santé en faveur du village de Mbédape, alors qu’à Ndiosmone, la construction d’un poste de santé et d’un logement est en cours.
S’agissant de l’année 2016, le maire ambitionne de renforcer les adductions d’eau, les clôtures des écoles, d’éliminer les abris provisoires. Déthié Diouf a rappelé que dans le cadre d’un partenariat avec l’Italie, à travers la Croix-Rouge sénégalaise, une ambulance a été offerte au poste de santé. «Avec nos partenaires allemands, il est prévu la construction d’un centre de santé à Tataguine», a ajouté le maire.

Oumar  Ngatty BA


Le rapport de 2013 révèle la contribution du secteur extractif des industries minières, notamment du pétrole et du gaz, qui est très insignifiante dans le  budget de l’Etat. Une somme de 46 milliards de FCfa qui est tout de même marginale par rapport au niveau de l’économie nationale. Les collectivités locales ont aussi posé le problème du fonds d’appui et de péréquation qui doit correspondre à 20% des revenus issus du secteur minier.

Depuis la volonté manifestée par le chef de l’Etat, le président Macky Sall, de faire adhérer le pays à cette norme volontaire de transparence, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a maintenant pignon sur rue au Sénégal. Après avoir obtenu le statut de pays candidat, l’exercice pour être un pays conforme consiste à être validé (évaluation objective du respect des principes et règles de l’Itie) et cela devra passer d’abord par la production d’un rapport en 2014. Au préalable, les membres du comité national, sous le magistère du Pr Ismaïla Madior Fall, ont publié un rapport test en 2013 et, conformément aux exigences de l’Itie, il faut procéder à la dissémination du rapport, histoire de susciter le débat public.
Au cours de cet atelier de dissémination à Kédougou présidé par Cheikh Tidiane Touré, secrétaire permanent du comité Itie Sénégal, la substance du rapport 2013 a été présentée à l’assistance par le gestionnaire des données du secrétariat permanent de l’Itie. Alioune Badara Paye a donné un aperçu des informations contextuelles relatives au cadre institutionnel du secteur géo-extractif, aux données de production qui font par exemple ressortir que notre pays a produit en 2013 890 000 tonnes de phosphate et 6 tonnes d’or. Il laissera entendre que 146 entreprises minières sont répertoriées pour intégrer le périmètre Itie et 13 entreprises pétrolières et gazières avec une liste de tous les types de paiements que font ces entreprises à l’Etat, les organismes collecteurs, le registre des licences et autres permis.

46 milliards seulement vont au Trésor public  
Par rapport à la contribution du secteur géo-extractif au budget de l’Etat, M. Paye a indiqué que le rapport 2013 a fait ressortir 46 milliards de nos francs avec seulement 3 milliards de FCfa issus du secteur des hydrocarbures.
Dans cette enveloppe, c’est la région de Dakar qui occupe le peloton de tête avec 16,8 milliards de nos francs payés par la Sococim. Thiès suit avec 15,9 milliards de nos francs dont les 49% sont versés par les Ciments du sahel, 15% par les ICS et 13% par GCO (Grandes Côtes Operations). Kédougou occupe la troisième place avec 11 milliards de FCfa versés par SGO (Sabodala Gold Operations) et SMC (Sabodala Mining Company), toutes deux du groupe Teranga Gold. Le rapport fait ressortir que l’essentiel des paiements est constitué par les redressements et la TVA et que des écarts existent, sans être expliqués par le réconciliateur, entre les montants déclarés par les entreprises et ceux déclarés par l’Etat. Ce qui, aux yeux des acteurs de la société civile, laisse apparaître quelques problèmes de compréhension et des disfonctionnements au niveau de certains services de l’Etat.
Cet exercice qu’est l’Itie a été vivement salué par tous les participants dans la mesure où il permet aux citoyens de voir plus clair dans le secteur géo-extractif. Et pour que la marche du pays vers la conformité ne soit pas compromise, les acteurs de la société civile ont invité l’Etat à tout mettre en œuvre afin que les manquements soulevés par le rapport, comme le manque d’exhaustivité et de fiabilité des données, puissent être corrigés dans les meilleurs délais, conformément aux recommandations de l’administrateur indépendant qui fait état de la nécessité de doter le Trésor public d’outil informatique lui permettant de suivre les liquidations effectuées en temps réel et à l’échelle du territoire tout comme d’encourager les  instances de tutelle du secteur des hydrocarbures à mettre en place un véritable cadastre pétrolier.
La problématique de l’alimentation du fonds d’appui et de péréquation des collectivités locales a aussi été posée par les participants.

Pape Demba SIDIBE


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