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Régions (1037)

Avec ses nombreuses potentialités, le département de Mbour occupe une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Plusieurs projets d’envergure seront réalisés dans cette localité. Mais, pour les acteurs du développement économique de Mbour, leur département devra se mettre à niveau sur le plan des services, des transports, des routes, de l’assainissement, du logement, pour pouvoir bénéficier pleinement de tous ces investissements de l’État.

Depuis quelques années, le département de Mbour connaît une explosion démographique impressionnante accompagnée d’un dynamisme économique sans précédent. Un dynamisme économique qui va s’accroître avec l’ouverture prochaine de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd), la mise en service de l’autoroute Diamniadio-Aibd-Mbour, la réalisation du projet de train express rapide et la concrétisation du plan de développement touristique avec notamment les nouvelles stations balnéaires de Pointe Sarène et Mbodiène. Autant d’atouts qui permettent aujourd’hui d’entrevoir l’avenir avec plein d’optimisme. Mais les acteurs du développement économique de ce département qui aspire à être l’un des premiers pôles économiques du pays, après Dakar, ont sonné l’alerte lors d’un panel organisé le week-end dernier sur « la place de Mbour dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ». Pour Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm), le Pse ne constitue pas que des opportunités pour le département de Mbour. M. Sall a estimé que les menaces sont palpables. Et, à son avis, « si Mbour ne se met pas à niveau sur le plan des services, des transports, des routes, de l’assainissement et du logement, toutes les activités liées à l’Aibd et les autres projets prévus dans la zone peuvent retourner vers Diamniadio, Lac Rose, Thiès ou Dakar ».

Mbour, poumon du tourisme national
Cheikh Issa Sall est formel, le département de Mbour doit vite se mettre à niveau. « L’Aibd n’est pas un aéroport pour Mbour, mais pour tout le Sénégal. Cette infrastructure peut nous apporter beaucoup d’avantages sur le plan économique et social, mais il faudrait qu’on se prépare en conséquence », a-t-il souligné.

Et pourtant ce département regorge d’énormes potentialités. Au cours de ce panel, les cadres ont revisité tous les aspects liés au développement économique et social de ce département. Ils ont passé en revue les secteurs du tourisme, de la pêche qui contribue à l’économie locale, du transport. Dans sa communication, le directeur général de la Sapco est revenu sur la place et l’importance du tourisme dans le département. Pour Bocar Ly, « Mbour, avec la station balnéaire de Saly-Portudal, est le poumon du tourisme national ».

Le directeur général de la Sapco est clair. Selon lui, les 27 projets phares du Pse comportent trois éléments fondamentaux dans le tourisme, notamment le développement des sites intégrés de Pointe Sarène et Mbodiène, mais aussi le développement du micro-tourisme, le financement de l’activité touristique. « Pointe Sarène et Mbodiène sont des projets phares du Pse. Pour ces sites-là, l’État doit mettre 25 milliards de francs Cfa pour l’aménagement », a indiqué Bocar Ly. Pour le directeur général de la Sapco, des investissements étrangers de plus de 190 milliards de francs Cfa sont attendus sur ces deux sites. Aujourd’hui, beaucoup d’investisseurs sont prêts à mettre leur argent, mais il leur faut une vision claire du chronogramme de réalisation des aménagements. « On a des offres sur la table, des gens qui sont prêts à construire des hôtels, mais il faut arriver à signer des contrats avec ces entrepreneurs sur la base des engagements de l’État et souvent cela prend énormément de temps », a-t-il noté.

Aujourd’hui, les travaux sont très avancés, selon M. Ly, et Pointe Sarène sort de terre. Les pistes d’accès ont été réalisées, de même que la connexion au réseau électrique national. Et la Sapco est, selon son directeur général, en négociation très avancée pour l’aménagement avec les groupes Cse-Eiffage qui ont créé un consortium. « L’intérêt dans cette négociation, c’est qu’elle prend aussi en compte les besoins de Mbour. Nous avons demandé à ce que ce groupe fasse une offre qui réglerait le problème de Pointe Sarène, mais aussi celui de Mbour parce qu’en réalité, pour développer le tourisme dans notre zone, il faut des services très modernes », a assuré Bocar Ly.

Des infrastructures routières sortent de terre
Des routes et autres infrastructures sortent de terre au grand bonheur des populations de Mbour. Elles permettront à ce département proche de Dakar de bénéficier des retombés de l’aéroport Blaise Diagne et du Plan Sénégal émergent.

Dans le domaine des infrastructures routières, 6 km de routes sont prévus dans le cadre de Promo villes. A cela s’ajoutent l’aménagement et le bitumage de la route Joal-Samba Dia-Djiffer, la réhabilitation de la route Sindia-Poponguine dont la première phase entre la nationale 1 et l’échangeur de Kiniabour a été déjà réalisée. Les travaux d’entretien de Toglou et de l’axe Mbour-Joal sont également en cours.

Dans le cadre du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations (Paca-Sen) qui va entrer en vigueur en janvier 2017, il sera réalisé beaucoup de routes, des voies de contournement pour permettre une grande fluidité du transport dans le département. « A l’Adm, on a recruté un consultant qui va venir à Mbour pour identifier, avec les autorités locales, les populations et la société civile, l’ensemble des investissements qui seront réalisés dans le cadre de ce programme. Lequel permettra au secteur du transport de pouvoir, après la réalisation de la voirie interne et des routes de connexion entre les différentes communes, de pouvoir réceptionner les bus et les mettre en service dans de très bonnes conditions », a assuré Cheikh Issa Sall. « Pour accompagner toutes les infrastructures qui seront réalisées dans le cadre du Pse et surtout la mise en service de l’Aibd et des différentes stations balnéaires, le président de la République Macky Sall a fait de Mbour le point central du Paca-Sen qui va réaliser beaucoup de voiries et d’équipements collectifs pour le département. Selon les intervenants, Mbour fait face à plusieurs difficultés liées à une excroissance anarchique, à la dégradation de la voirie, à l’inexistence de canaux d’évacuation des eaux usées, à l’insuffisance de canaux de drainage des eaux pluviales, à l’insuffisance du système de collecte des ordures ménagères, à la déficience de l’éclairage public dans beaucoup de ville, entre autres, sans compter l’absence d’infrastructures routières adaptées et d’offre de transport. D’où l’urgence de se mettre à niveau pour accueillir tous ces investissements prévus dans le cadre du Pse. C’est ainsi qu’une liste des routes prioritaires pour Mbour a été établie par le maire Fallou Sylla. Il s’agit, selon M. Ly, d’un linéaire de 20 km qui sera intégré dans l’offre que le consortium Cse-Eiffage fera au gouvernement. Une offre qui, a-t-il précisé, va prendre en charge la réalisation des routes à l’intérieur de la ville, la route de contournement qui connecte le site de Pointe Sarène avec l’autoroute à péage, la reprise de la route Mbour-Joal qui sera refaite, l’élargissement de la traversée de Mbour. Sur ce même registre, a fait savoir Bocar Ly, le mémorandum d’entente a été déjà rédigé et se trouve actuellement sur la table de l’Apix pour approbation. « D’ici quelque temps, on va aboutir à la signature du contrat Cse-Eiffage-Ageroute qui va nous permettre de régler plusieurs problèmes, notamment celui de la circulation, de la traversée de Mbour, du contournement de la ville, de la connectivité des sites de Pointe Sarène et Mbodiène, mais aussi celui de l’aménagement de Pointe Sarène », a assuré M. Ly. Pour le Dg de la Sapco, la création de l’Aibd est un élément déterminant du tourisme à Mbour. « L’intérêt pour l’Aibd, c’est de faciliter le transport aérien. Cela va permettre de baisser les coûts de transport qui va directement se répercuter sur le secteur touristique et agir sur les prix qui vont impacter sur le nombre d’arrivée des touristes chez nous », a-t-il noté. En plus de l’aéroport, il y aura la connectivité par les routes avec l’autoroute Aibd-Mbour qui constitue, selon M. Ly, un élément structurant du tourisme de Mbour.

La pêche, base de l’économie de Mbour
La pêche occupe une place privilégiée dans les stratégies nationales de développement comme le Pse. Elle est la base de l’économie locale à Mbour. Les plus importants ports de pêche du pays (Joal et Mbour) se trouvent dans ce département et fournissent la plus grande partie de la production halieutique de la région de Thiès. Pour le président du Conseil départemental, le département de Mbour occupe 45% de ce secteur au niveau national. À en croire M. Samb, le milieu marin du département de Mbour, en raison des conditions naturelles favorables, possède une grande abondance et une remarquable fertilité. « L’influence de Mbour sur l’espace régional, voire national, s’exerce surtout à travers l’importance de sa population halieutique. Mais malheureusement, Mbour dont l’économie dépend en large partie de la rente des pêches se trouve confronté au phénomène de surpêche et de la diminution des captures qui menacent la survie des populations pour qui l’activité de la pêche est vitale », a déploré le président du Conseil départemental, par ailleurs acteur de ce secteur. Toutefois, a souligné M. Samb, des actions concrètes dans le cadre du Pse permettent d’entrevoir l’avenir avec sérénité. Il s’agit, entre autres, du renforcement de l’immatriculation des pirogues, le renforcement des conseils locaux de pêche artisanale (Clpa), de l’amélioration des conditions de stockage avec la construction de quais de débarquement modernes à Pointe Sarène et Ngaparou, du financement des moteurs hors-bords pour aider les acteurs à s’équiper. L’aquaculture n’est pas en reste, selon M. Samb, avec une production qui est passée de 370 tonnes en 2012 à 1215 tonnes en 2015, soit un taux de croissance de 227%. « Des projets sont en cours, notamment une exploitation de crevetticulture à Guéréo Thiafoura pour un financement de 58 milliards de francs Cfa avec des Brésiliens et un projet de station marine entre Pointe Sarène et Joal-Finio pour deux milliards de francs Cfa », a laissé entendre M. Samb.

Reportage de Samba Oumar FALL

L’association du « comité de jumelage » résidant dans la ville de Pont-Sainte-Maxence en France a doté le lycée Alboury Ndiaye de Linguère d’une infirmerie. L’inauguration de cette structure qui a coûté 13.000.000 de FCfa a eu lieu le 11 juin dernier.

Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Industrie et des Mines, par ailleurs maire de Linguère, a présidé l’inauguration de l’infirmerie du lycée Alboury Ndiaye, samedi dernier. Financée par l’association du « comité de jumelage » résidant en France, cette structure est équipée par le maire. Le président du gouvernement scolaire, Saër Bamba Dieng, s’est réjoui des efforts conjugués de l’association et du maire pour l’implantation de cette infirmerie. Il a interpellé les autorités afin qu’un bon agent de santé et un plateau médical soient mis à la disposition de l’infirmerie.

Le président de l’association des parents d’élèves, Momar Cissé Seck, a saisi cette opportunité pour remercier le maire et formuler quelques doléances. « Notre souhait est de mettre le lycée Alboury Ndiaye en état de lycée mixte après la mise en service du nouveau lycée moderne actuellement en chantier », sollicite-t-il, réclamant également un laboratoire et une salle des professeurs.

Pour le proviseur du lycée, Moustapha Sène, l’association qui a construit cette infirmerie a longtemps œuvré pour l’émergence de Linguère, surtout dans le secteur éducatif. « C’est ainsi qu’elle a planté des arbres fruitiers et ombrageux dans les établissements, fait un don de livres et de médicaments, un versement de 400 euros à la pharmacie pour la prise en charge de 35 élèves ».

M. Sène indique également que « cette structure sanitaire va lutter contre les pertes de temps enregistrées au lycée Alboury Ndiaye », en ce sens que « les élèves étaient évacués à l’hôpital Maguette Lô de Linguère, distant de plus de 800 m. C’est pourquoi ils accusaient un retard par rapport à certains enseignements-apprentissages. Aujourd’hui, ce problème est résolu, car ils peuvent recevoir des soins et retourner dans les salles de classe ». Il ajoute que les sapeurs-pompiers de Linguère ont eu, en un an, à faire plus d’une soixantaine de sorties pour secourir des élèves en crise. Ainsi la construction de cette structure sanitaire de 107 m2, avec  quatre salles physiques, permettra d’assurer la prise en charge médicale d’un peu plus de 2.500 élèves que compte ce lycée. Maître Amadou Kâ, président du Conseil départemental de Linguère, a demandé à l’administration de veiller à la bonne gestion de cette structure afin de ne pas décevoir les donneurs. Il s’est engagé à prendre en charge le salaire de l’infirmier qui sera affecté dans ce poste.

Abdou Aziz Diop, qui a parlé au nom de l’association, a déclaré qu’ils sont plus que déterminés à accompagner les actions du lycée Alboury Ndiaye. Dans ce cadre, répondant aux attentes des apprenants du lycée, cette association va financer une salle de conférence.

Masse NDIAYE

Plus de 500 ménages défavorisés ont bénéficié d’un don de denrées alimentaires à l’occasion de ce mois béni de Ramadan. Ils ont reçu cette ration alimentaire des mains des responsables du centre de l’Agence des musulmans d’Afrique de Kolda.

Le centre de l’Agence des musulmans d’Afrique (Ama) de Kolda vole au secours des populations vulnérables. Elle a procédé hier à la distribution d’un important lot de denrées alimentaires composé du sucre, d’huile végétale, de lait en poudre et du riz aux populations démunies à l’occasion du mois béni de Ramadan. Ce geste d’une haute portée humanitaire s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de rupture du jeûne initié par la direction de l’Ong. La cérémonie a démarré par la lecture de quelques versets du saint Coran en présence des autorités administratives et chefs de services régionaux. Pour le directeur du bureau d’Ama Kolda, Abdoul Karim Arrar, ce geste vise à réduire les souffrances des populations vulnérables durant ce mois de Ramadan. « Nous essayons aussi, à travers ce programme, d’appliquer les préceptes de l’Islam comme le recommande le Prophète Mouhamad (Psl) », a estimé Abdoul Karim Arrar.
Le porte-parole des bénéficiaires El Hadji Sané remercie le directeur du bureau local d’Ama pour ce geste de bienfaisance. L’adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé, abonde également dans le même sens en remerciant le directeur d’Ama pour les multiples et nobles actions qu’il est en train de faire au bénéfice exclusif des populations, surtout de la frange la plus vulnérable. « Vous avez, encore une fois de plus, montré que vous êtes et que vous serez toujours aux côtés des populations », souligne-t-il.

A signaler que ce n’est pas la première fois que le centre Ama de Kolda vole au secours des populations vulnérables. Elle organise chaque année une cérémonie de remise de don de denrées alimentaires aux couches sociales défavorisées pendant le mois de Ramadan. Des activités similaires sont également menées par Ama Sénégal en faveur des populations démunies des régions de Ziguinchor, Sédhiou, Dakar, Kaolack, Fatik, Saint-Louis et Matam. Au total, 4000 ménages dont 550 dans la région de Kolda bénéficient cette année, de ce programme pour un montant de 91, 7 millions de FCfa.

Mamadou Aliou DIALLO

Plus de 1.500 enfants malnutris ont été recensés en 2015 à Maka Coulibantang dans la région de Tambacounda. Dans cette localité, le taux de décès lié à ce phénomène représente 0,8%.

La malnutrition est un problème de santé publique dans certaines localités de la région de Tambacounda comme Maka Coulibantang. Dans cette localité qui regroupe plusieurs villages, plus de 1500 enfants malnutris ont été recensés par l’Unicef et ses partenaires. Pour faire face à ce fléau, l’Ong la « Lumière », avec l’appui du nouveau programme dénommé l’approche communautaire participative, mène des actions sur le terrain pour débarrasser les enfants de cette pathologie. La chargée des programmes de l’Ong « La Lumière », Mme Khadidiatou Camara, a indiqué que pour freiner la malnutrition, l’Unicef et ses partenaires sont en train de renforcer les moyens de la prévention en s’appuyant sur l’approche communautaire participative. Cette approche est d’ailleurs déroulée dans 15 villages de l’arrondissement de Maka Coulibantang et de Koumpentoum pour une phase pilote. « Cette approche ne vient pas avec toutes les solutions, mais accompagne les communautés à trouver des moyens de mettre fin à la malnutrition. Tout est basé sur l’existant pour amener les populations à lutter elles-mêmes contre cette maladie », a soutenu Mme Khadidiatou Camara. Moustapha Keita, animateur à l’Ong « La Lumière », a fait un plaidoyer pour que les femmes enceintes bénéficient d’un bon suivi médical afin de protéger les enfants de la malnutrition. Les populations et les représentants de l’Unicef ainsi que ceux de l’Ong « La Lumière » ont diagnostiqué durant la rencontre avec les populations les principales causes de cette maladie dans la région de Tambacounda. A l’issue de cette assemblée, les villages ont choisi chacun cinq personnes qui se chargeront de suivre les enfants et de rendre compte aux partenaires pour une meilleure prise en charge.

P. D. SIDIBE

Le Conseil départemental de Guinguinéo, région de Kaolack, a offert des équipements scolaires et informatiques d’une valeur de 50 millions de FCfa aux établissements scolaires du département. La cérémonie de remise du matériel a eu lieu le week-end dernier.

Les lycées Khassim Mbacké de Guiguinéo et de Mbadakhoune et les Collèges d’enseignement moyen (Cem) d’Ourour, de Mbosse, de Gagnick et de Ndiago ont reçu un lot d’équipements scolaire et informatique de la part du Conseil départemental de ladite localité. Le matériel a été remis aux responsables des établissements scolaires au cours d’une tournée présidée par le président du Conseil départemental, Pape Malick Ndour. Il était accompagné de l’Inspecteur d’académie de Kaolack et de plusieurs autorités politiques et éducatives. Pour la remise de ce matériel, des cérémonies de remise ont eu lieu dans différentes localités. Les fournitures scolaires sont composées de matériels didactique et informatique d’une valeur de 50 millions de FCfa.

Le président du Conseil départemental de Guinguinéo a profité de cette opportunité pour remercier le chef de l’Etat de la pertinence de l’Acte 3 de la décentralisation. « Si aujourd’hui nous avons les moyens d’appuyer des lycées et collèges du département de Guiguinéo, nous le devons à la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation qui rapproche davantage l’administration des administrés à travers des élus locaux qui sont par nature plus proches des populations », a souligné Pape Malick Ndour. Il a rappelé que la convention de partenariat signée avec les structures d’enseignement privées du département vise à prendre en charge les élèves en classe d’examen exclus des établissements publics. M. Ndour a réitéré la volonté du Conseil départemental d’accompagner le secteur de l’éducation de Guinguinéo. « Nous avons, avec l’aval du conseil, décidé que l’essentiel des fonds de concours reçus de l’Etat sera destiné au secteur de l’éducation en donnant aux différents lycées et collèges, outre le matériel didactique classique avec des cahiers et livres au programme, un lot de 74 ordinateurs pour renforcer les capacités des professeurs et des élèves en matière de Tic. Car nous considérons que la maîtrise de l’outil informatique est de nos jours un atout indispensable en matière d’éducation », a-t-il souligné. Il a par ailleurs promis de prospecter du côté de la coopération décentralisée pour apporter un appui supplémentaire au secteur dans l’avenir. Pour sa part, l’inspecteur d’académie de Kaolack a salué l’initiative du Conseil départemental qui, selon lui, n’en est pas à son coup d’essai dans son soutien au système scolaire de Guinguinéo. Alioune Ndiaye, s’adressant aux élèves bénéficiaires, les a exhortés à veiller sur cet équipement informatique de dernière génération.


La délégation du Conseil départemental de Guinguinéo, accompagnée des autorités académiques, s’est rendue, dans le cadre de la remise de ces équipements, dans les localités de Guinguinéo, d’Ourour et de Mbadakhoune. Pape Malick Ndour a invité ses collègues à faire comme lui parce que la réhabilitation et l’équipement des établissements scolaires sont une affaire des collectivités locales.

Elimane FALL

La commune de Marsassoum qui demandait une ambulance au ministère de la Santé et de l’Action sociale en a reçu deux le week-end dernier. Ces ambulances médicalisées sont offertes par des ressortissants de Marsassoum en Espagne à travers leur association afro-catalan et Bamaro Dramé basé au Cameroun.

Les deux ambulances ont été réceptionnées par le maire Sény Mandiang et son équipe municipale. La cérémonie fut une tribune pour les orateurs de remercier les donateurs qui, à travers ce geste, ont prouvé leur attachement à leur terroir. Baaba Dramé, représentant un des donateurs, recommande un bon entretien de ces deux ambulances. Le représentant du médecin-chef de la région médicale a fait la même recommandation. « Ces ambulances sont également celles des autres postes de santé du district sanitaire du Djassing », a-t-il fait remarquer. L’infirmier chef de poste est le grand bénéficiaire puisqu’il ne va plus demander une ambulance au district sanitaire de Sédhiou distant de 56 kilomètres. « Surtout qu’avant d’arriver à Sédhiou, on a souvent enregistré des décès, notamment des femmes enceintes », a regretté l’infirmier chef de poste. Le maire du Djassing, Seyni Mandiang, a promis une gestion rigoureuse de ces ambulances. « Nous avons demandé une ambulance aux autorités sanitaires, aujourd’hui nous avons reçu deux, on n’en demande plus. Par contre, nous réitérons au ministère de la Santé le souhait de voir notre poste de santé ériger en centre de santé », a sollicité le maire.

Les promesses faites au cours du conseil des ministres délocalisé de l’année dernière se sont invitées à la cérémonie. Les populations ont rappelé au président de la République sa promesse de construire le pont de Marsassoum et le bitumage du tronçon Sédhiou-Marsassoum.

Malamine KAMARA

Le maire Mansour Faye a annoncé que la ville de Saint-Louis aura bientôt un troisième cimetière. Selon M. Faye, les autorités municipales travaillent en étroite collaboration avec le préfet du département, en vue de trouver ensemble un espace où sera aménagé ce troisième cimetière. « Ce sera avant la fin de cette année », a précisé le maire. Mansour Faye a pris part hier à la 20ème édition de la cérémonie de récital du Coran à Marmyal organisée par le directeur général de Fm/Téranga, Alioune Badara Diagne Golbert. Il s’est réjoui de cet événement religieux qui permet chaque année à des centaines de fidèles musulmans de se recueillir dans les cimetières de Marmyal à Sor, de Thième et de Thiaka Ndiaye à Guet-Ndar.

D’intenses prières ont été formulées pour le repos de l’âme des défunts. En présence du gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, le maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a rendu un vibrant hommage au doyen Golbert Diagne qui, depuis 20 ans, organise chaque année cette cérémonie de récital de Coran dans la première semaine du mois béni du Ramadan.

Le directeur général de Fm/Téranga, Golbert Diagne, est très touché par les propos aimables du ministre Mansour Faye. Il a rappelé que tout musulman doit avoir le réflexe de prier pour le repos de l’âme de ses devanciers, « car la mort arrive toujours au moment où l’on s’y attend le moins ».

Les fidèles ont mis à profit cette grande prière pour nettoyer le cimetière de Marmyal, en attendant le rendez-vous de Thiaka Ndiaye prévu dimanche prochain.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Programme national de développement local (Pndl) a réalisé sur fonds propre la piste de production des villages de Samé Kanta-Boussimballo, distante de 21 kilomètres. Le coût de cette réalisation est évalué à 596 millions de FCfa. Elle a été mise en service cette semaine, au terme d’une cérémonie d’inauguration. Les populations ont profité de celle-ci pour exprimer leur satisfaction car estimant que l’on vient de leur enlever une épine du pied. Faute de bonnes pistes dans cette partie de la région de Sédhiou, beaucoup de produits pourrissent entre les mains des producteurs.  Selon le secrétaire exécutif du Pndl, Mamadou Thiaw, la réalisation des pistes de production va non seulement faciliter le mouvement des populations mais surtout permettre aux producteurs d’évacuer leurs productions vers les grandes villes. La zone bénéficiaire compte trente villages pour une population estimée à environ 3.040 habitants. Les représentants de ces villages ont remercié l’Etat de cette belle réalisation. Désormais ces localités pourront  vivre du fruit de leur travail car leurs productions arriveront  sur les marchés.

M. KAMARA

L’association Développement, entreprenariat local, travail et assistance (Delta), à travers le Projet d’amélioration des techniques d’exploitation des produits forestiers (Patepf), s’est déployée dans le Bignona le 22 mai dernier afin de promouvoir une meilleure gestion des ressources naturelles. Cette zone est caractérisée par la surexploitation forestière.

La problématique de la gestion des ressources naturelles reste une question épineuse dans la région de Ziguinchor où les phénomènes de la déforestation et de la surexploitation sont accrus. A travers le Projet d’amélioration des techniques d’exploitation des produits forestiers (Patepf), l’association Développement, entreprenariat local, travail et assistance (Delta) a décidé d’aller au front en faisant la promotion d’une économie verte et d’une bonne gouvernance des ressources naturelles. Ce projet intervient particulièrement dans le département de Bignona, notamment à Thion-Essyl. Selon Alassane Ndiaye, l’un des animateurs de ce programme, « le Patepf se propose de promouvoir l’économie verte alliant la protection de l’environnement, l’exploitation efficiente des produits forestiers par la préservation des intérêts des générations futures ». De manière plus précise, l’ambition de ce projet est de permettre à la cible la plus vulnérable (femmes et jeunes) de cette zone frappée par la pauvreté de s’adonner à des activités génératrices de revenus en respectant la biodiversité.

Le Patepf vise aussi à combattre l’exode rural qui dépeuple cette partie du pays qui est meurtrie par plus de trente ans de crise. Ce projet va permettre d’asseoir une appropriation de la protection de l’environnement par toutes les composantes de la population. Le projet permettra également aux femmes et aux jeunes de s’adonner à des activités génératrices de revenus et les kiosques labellisés produits du terroir ouvert à Dakar va permettre de s’ouvrir à un marché de plus grande capacité d’absorbions », renchérit M. Ndiaye.

Pour plus de pragmatisme et pour mieux dérouler ses activités sur le terrain, l’association Delta a ainsi mené une étude sur le niveau de formation des acteurs dans la gestion des ressources naturelles, la conservation des forêts et la transformation des produits.

La moitié des enquêtés reconnaissent avoir déjà subi une formation en gestion des ressources naturelles, 35% d’entre eux ont déjà reçu dans le passé un renforcement des capacités sur la gestion des feux de brousse, le maraîchage et sur la protection des mangroves et 75% d’entre eux ont été formés en transformation des fruits et légumes.

Concernant la gestion des forêts, l’étude de Delta a montré que les problèmes de la forêt du Blouf ont pour nom déforestation, surexploitation, raréfaction de certaines espèces, cela jusqu’à des proportions de 95%. L’étude a recommandé, entre autres, de combattre les feux de brousse, de lutter contre les coupes abusives par la surveillance des forets, de former et d’équiper des comités de surveillance.

Elhadji Ibrahima THIAM

Usoforal qui veut dire « entente en diola » et le Réseau national des jeunes pour la paix en Casamance multiplient les initiatives pour trouver une paix définitive à la  Casamance. La dernière trouvaille, c’est l’implication des élèves du moyen secondaire nés durant le conflit. Il est demandé à ces derniers de produire sous forme de concours des textes dans le genre théâtral intitulé : « pour une paix définitive en Casamance, quelle implication des élèves ? ». Les  élèves des établissements scolaires de Sédhiou et des communes environnantes ont participé à ce concours. Le jury n’a pas eu la tâche facile puisque les productions étaient de grande qualité. Sans s’épancher sur les vraies raisons du conflit, qu’ils ignorent peut-être, les adolescents ont plutôt insisté sur les conséquences du conflit. On pouvait alors retenir ces mots : « il n’y a pas d’amour sans la paix, sans la paix point de développement ». Ou encore « nous sommes les grands perdants de ce conflit qui nous prive du développement». Les élèves ont, à l’unanimité, demandé au gouvernement et aux responsables du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) de reprendre les négociations en les impliquant dans la recherche de la paix. Ils sont convaincus que leur implication aiderait à mettre fin à ce vieux conflit. Pour Gallaly Mané du Réseau national des jeunes pour la paix en Casamance, l’organisation de ce concours à l’intention des élèves s’inscrit dans le cadre des activités de recherche de la paix que le réseau a souvent menées. Selon lui, quand les enfants feront entendre leur voix, les adultes qui sont les principaux acteurs de ce conflit seront sensibles à leurs cris de détresse. Ils pourront déposer les armes.

Malamine KAMARA

 

Les responsables de l’Espace jeune de la ville de Saint-Louis ont organisé des consultations gratuites, des débats et une sensibilisation autour de la Santé de la reproduction des jeunes et des adolescents (Sraj).

Une nouvelle approche a été initiée par les responsables de l’Espace jeune de Saint-Louis lors de leurs manifestations d’envergure. C’est ainsi qu’ils ont fait intervenir une gynécologue qui vient deux fois la semaine discuter avec les filles et aussi les ausculter. Au total, plus de 25 filles ont été consultées par la gynécologue. L’objectif visé, à travers cette initiative, est de rendre plus populaires ces rencontres pour attirer l’attention des jeunes sur les questions de sexualité et d’Infections sexuellement transmissibles (Ist). Pour M. Birame Tabara Ndiaye, administrateur de l’Espace jeune, cette activité est la deuxième du genre « initiée ici de concert avec leur partenaire stratégique qu’est Unfpa ». Dans la cohue, les discussions sont intenses avec les différents gouvernements scolaires (regroupements d’élèves) issus des lycées Ahmeth Fall, André Peytavin et Charles De Gaulle qui échangent avec la centaine de jeunes présents dans le centre. Aucune question n’est occultée. Pour M. Ndiaye, ces clubs d’animation socioéducative sillonnent également les quartiers pour sensibiliser les jeunes sur les mariages précoces et les comportements à risque pour les jeunes filles et les garçons. Il estime qu’il est important de leur faire comprendre que l’idée primordiale, c’est de s’abstenir et à défaut, « il faut se prémunir pour éviter les Infections sexuellement transmissibles ». Le responsable de l’Espace jeune a rappelé qu’il y a une négociation afin que la structure obtienne la gratuité des médicaments.   

A. M. NDAW

L’efficacité dans l’action de l’Etat est adossée à une réforme des politiques publiques. Cela passe, selon le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire Abdoulaye Diouf Sarr, par le « budget-programme».

« L’approche budget-programme nous offre un cadre approprié de mise en cohérence et de recherche d’efficacité de l’action de l’Etat en structurant les politiques publiques à moyen et long termes », a affirmé, hier, Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. C’était à l’ouverture de l’atelier de maturation des programmes et projets dudit département ministériel qui se tient à Dakar durant deux jours.

Il a laissé entendre que « la réforme des finances publiques ainsi que les nouveaux enjeux du développement territorial centrés sur la territorialisation des politiques publiques imposent de nouvelles formes d’organisation et de méthodes d’intervention ».
Selon lui, planifier l’action sans planifier la mobilisation des ressources qui accompagnent sa mise en œuvre est synonyme d’inefficacité, voire d’échec. « Je demeure convaincu que pour être réellement efficace, l’action de l’Etat doit impérativement s’inscrire dans une perspective à moyen et long termes dans le cadre des mutations institutionnelles, culturelles et sociétales, déclinées sous la forme d’objectifs stratégiques et de programmes opérationnels », a déclaré M. Sarr. A l’en croire, le ministère de la Gouvernance locale qu’il dirige doit, entre autres, optimiser les ressources disponibles, mettre en cohérence ses interventions, procéder au suivi et à l’évaluation de ses projets et programmes. S’inscrivant dans une logique de concrétisation des directives présidentielles et de la primature, ce département mène depuis 2015 l’exercice d’évaluation ex ante de ses projets en vue de leur inscription au Plan triennal d’investissement public (Ptip). « La complexité dudit exercice a conduit au phasage du processus. Ainsi, la première phase a permis d’identifier un portefeuille de onze projets éligibles à l’évaluation ex ante », a expliqué Abdoulaye Diouf Sarr. Toutefois, il reconnaît que des difficultés de divers ordres altèrent la capacité du ministère à piloter ses interventions afin de faire contribuer chaque entité opérationnelle à l’atteinte de l’objectif global. Pour Soyebou Thiam du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, l’instauration d’un nouveau mode de gestion des finances publiques basé sur la logique de performance est gage de transparence.

Serigne Mansour Sy CISSE

La mairie de Mérina Dakhar, dans le département de Tivaouane, région de Thiès, a décidé de sécuriser des établissements élémentaires de sa commune. Elle a dégagé une enveloppe de 40 millions de FCfa pour clôturer les écoles.

Cette décision a été prise par le maire de la ville, Ayemérou Gningue et les conseillers municipaux lors d’une réunion extraordinaire du conseil municipal tenue, avant-hier, dans la localité.

ll a permis de statuer sur la répartition des fonds alloués par l’Etat à la commune. Les conseillers municipaux ont, à l’unanimité, approuvé l’octroi de 40 millions de FCfa pour la clôture des murs d’écoles. Ce montant a connu une augmentation puisqu’il n’était que de 20 millions de FCfa, a rappelé le maire de Mérina Dakhar, Ayemérou Gningue, qui a informé que le budget annuel de la mairie est arrêté à 179,5 millions de FCfa. « Donc, nous avons dû consentir des efforts supplémentaires pour pouvoir satisfaire le plus grand nombre d’écoles », a souligné le maire.

La commune de Mérina Dakhar compte actuellement 33 écoles élémentaires dont la plupart ne dispose pas de murs de clôture. Conséquence, élèves et enseignants sont divertis par les animaux en divagation. Ils sont aussi exposés au danger lié à la présence de reptiles qui se réfugient souvent dans les salles de classe surtout en période de chaleur et dont la morsure peut être fatale aux élèves et enseignants. Il convient donc de régler cette équation et les conseillers municipaux en sont conscients.

En plus de la clôture des mûrs, le conseil municipal de Mérina Dakhar a promis d’octroyer un important lot de fournitures scolaires aux élèves des différents établissements élémentaires à la prochaine rentrée scolaire. Une enveloppe de 7,4 millions de FCfa est déjà disponible pour l’achat de ces fournitures. Lors de cette réunion, il a été convenu d’accorder une priorité aux secteurs de l’hydraulique et de la santé. Selon le maire,  13 millions de FCfa seront consacrés à la réalisation d’ouvrages hydrauliques et à l’extension du réseau d’adduction d’eau destinée à la consommation et au maraîchage. « Nous travaillons également en synergie avec l’Office des forages ruraux dans une perspective d’accès à l’eau potable pour toutes nos populations », a signifié Ayemérou Gningue.

Dans le secteur de la santé, un montant de 6 millions de FCfa est prévu pour l’achat de médicaments au profit des postes de santé de la commune. Les conseillers municipaux de Mérina Dakhar se sont aussi engagés à appuyer les activités sportives et culturelles. Près de 2 millions de FCfa iront au sport et 1 million à la culture.

Mouhamadou SAGNE

Le maire des Parcelles assainies, Moussa Sy, a fait face à la presse, hier, pour, dit-il, éclairer la lanterne de ses concitoyens quant à sa gestion et sur le retard noté dans la livraison du stade. Il s’est dit peiné par les « accusations sans fondement » de ses conseillers. Il a dégagé en touche sa responsabilité en ce qui concerne le retard dans la livraison du stade municipal de ladite commune. Selon lui, le marché portant réhabilitation et construction du stade municipal des Parcelles assainies a fait l’objet d’un appel d’offres national attribué à une entreprise pour un montant de 486.271.923 de FCfa. Mais, l’entreprise a été incapable de fournir une garantie de bonne exécution. « Compte tenu de l’urgence liée à la réalisation desdits travaux et du retard préjudiciel posé, la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) est saisie d’une demande d’autorisation de procéder à un autre appel d’offres restreint en procédure d’urgence, conformément aux dispositions du Code des marchés publics », a expliqué M. Sy.

Pour ce dernier appel d’offres, cinq entreprises ont été invitées à soumissionner. Le maire a expliqué que le marché a été octroyé à une nouvelle société sénégalaise pour une durée 18 mois et un coût de 492.377.306 FCfa payable sur trois ans. « Nous nous inscrivons en faux contre nos détracteurs qui allèguent que la mairie n’a pas les moyens de construire le stade. De 2009 à 2015, nous n’avons fait que des excédents budgétaires », s’est vanté Moussa Sy.

A rappeler que la semaine dernière, le premier adjoint au maire, le socialiste, Mamoudou Wane, et certains conseillers municipaux qui avaient aussi rencontré la presse, ont dénoncé la « gestion solitaire » du maire des Parcelles Assainies. Ils ont également fustigé le retard noté dans la livraison du stade municipal des Parcelles Assainies.

S. M. Sy. CISSE

L’excellence a été célébrée à l’école primaire Badara Sarr de Mbour, l’ex-école régionale n°1, samedi dernier. L’amicale des anciens élèves de cet établissement a distribué 53 prix aux élèves qui se sont distingués par la qualité de leur travail au courant de l’année scolaire 2015-2016.

La journée de l’excellence de l’école Badara Sarr, une tradition ancrée depuis bientôt quatre ans, a vécu. L’amicale des anciens élèves de cet établissement a récompensé les élèves les plus méritants. Au total, 53 prix ont été distribués aux élèves, en présence des parents et des acteurs de l’éducation. Selon le coordonnateur de l’amicale des anciens, Amadou Diakhaté, l’excellence mérite d’être magnifiée chaque année afin de stimuler l’ardeur au travail et de cultiver l’esprit du travail bien fait, gage de meilleurs rendements scolaires. Au total, 37 cartables scolaires ont été distribués aux meilleurs élèves. D’autres prix ont été également décernés dont quatre aux meilleurs élèves en mathématiques, 12 en arabe et un autre au meilleur élève de l’établissement. M. Diakhaté a prodigué ses encouragements aux lauréats et les a exhortés à plus de dévouement et d’abnégation au travail afin de rester dans la même dynamique de l’excellence. L’organisation de cette journée favorise une saine émulation entre les élèves et les récompenses constituent une incitation à faire mieux. C’est pourquoi, a-t-il souligné, leur amicale a initié cette journée de l’excellence qui sera pérennisée. Il a invité les acteurs de l’éducation et les élus locaux à davantage accompagner cette initiative pour maintenir le flambeau de l’excellence dans cette école presque centenaire. Cette cérémonie a été une occasion pour les anciens élèves de l’école élémentaire Badara Sarr qui souffle bientôt ses cent bougies de mettre le doigt dans la plaie. Construit en 1921, cet établissement qui compte douze salles de classe pour un effectif de 747 élèves offre aujourd’hui une image de désolation. Hormis quelques classes rénovées récemment, le reste des salles tombe en ruine et les murs s’effritent au grand dam des anciens élèves. Ces derniers reviennent en pèlerinage sur ces lieux qui ont bercé leur petite enfance. Aujourd’hui, l’ex-école régionale n°1 de Mbour, baptisée Badara Sarr en 1985 par le professeur Iba Der Thiam alors ministre de l’Éducation nationale, se trouve dans un état déplorable. Amadou Diakhaté a exprimé toute son affliction de constater l’état de délabrement avancé de l’école qui, d’après lui, est abandonnée à son propre sort. Il plaide pour la préservation de cet espace qui fait partie du patrimoine de la commune. « Beaucoup de personnalités ont fait leurs humanités dans cet établissement qui agonise lentement. Les autorités municipales et les personnes de bonne volonté doivent faire un geste pour que cette école soit rénovée de façon durable », a indiqué M. Diakhaté. L’amicale des anciens s’est beaucoup investie dans la recherche de partenaires pour reconstruire ce pan de l’histoire de la commune de Mbour, mais, pour l’heure, les nombreuses démarches sont restées vaines.


S. O. FALL

Les acteurs communautaires du département de Pikine, en célébrant leur journée la semaine dernière, ont demandé à ce que leur statut professionnel soit revalorisé. Ces derniers se sont retrouvés sur le terrain de l’ancien cinéma Vox de Pikine où ils ont partagé des moments de communion avec des responsables du district sanitaire de ladite localité.

En effet, la célébration de la journée des acteurs communautaires est la concrétisation d’un rêve tant caressé par ces acteurs dont l’apport dans la prise en charge sanitaire des patients ne fait plus l’ombre d’un doute. Coordonnateur du programme Usaid à Dakar, Adja Maya Faye pense que cette célébration entre dans le cadre de la mise en œuvre du plan national stratégique. A ce propos, elle a souligné qu’un certain nombre de propositions ont été faites au ministère de la Santé et de l’Action sociale en vue de faire la promotion et de renforcer des acquis. « Pour promouvoir la santé communautaire, il faut faire la promotion de ces derniers », a-t-elle ajouté.

Adja Maya Faye a informé qu’un bond important a été noté dans les indicateurs du district sanitaire de Pikine grâce au travail des acteurs communautaires. Le président des relais communautaires, Omar Dia, a estimé que l’institutionnalisation de cette journée traduit à juste raison la récompense des efforts que ces agents abattent dans le système de santé du pays.

Cependant, il a tenu à faire comprendre que c’est le moment de penser à valoriser le travail de ces acteurs en les dotant d’un statut. Au cours de cette cérémonie, deux billets de pèlerinage dont un pour la Mecque et un autre pour Rome ont été offerts aux acteurs communautaires.

Abdou DIOP

L’Amicale des anciens pensionnaires de l’école des garçons de Foundiougne (Apef) a organisé, samedi dernier, la troisième édition des journées de consultation médicale gratuite. A l’hôpital de Foundiougne, 360 personnes ont été consultées et 75 femmes dépistées du cancer du col de l’utérus, soit au total 435 personnes. Les patients ont reçu gratuitement des médicaments. Le secrétaire général de l’Amicale des anciens pensionnaires de l’école des garçons de Foundiougne (Apef) Abass Ndour s’est réjoui du bon déroulement de ces consultations. Selon lui, les populations rencontrent des difficultés dans l’accès aux soins. C’est pourquoi, chaque année, on augmente la quantité des médicaments et renforce l’équipe médicale pour pouvoir prendre en charge tous ceux qui viennent se faire consulter ou traiter. Cette année, 14 médecins ont fait le déplacement à Foundiougne.

L’Apef qui organise ces consultations mène aussi des actions dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, de la citoyenneté. Mais, la santé, selon le président, reste l’activité principale de l’amicale.

Oumar Ngatty BA

La commune de Kolda a abrité, mardi dernier, un atelier interrégional sur la relance du Programme « Bajenu gox » (Pbg). La rencontre entre dans le cadre du partenariat public-privé (Ppp). Elle est organisée par Ademas/Usaid santé en partenariat avec la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (Dsrse). Elle regroupe les acteurs de la santé et les « Bajenu gox » (marraines de quartier) des régions de Kolda, Tambacounda, Sédhiou, Ziguinchor et Kédougou. Les participants ont évalué les contraintes et les besoins du programme et le nombre de « Bajenu gokh » formées. Ils se sont aussi penchés sur la question relative aux mécanismes de collaboration entre le Pbg et les organisations du secteur privé pour la pérennisation du programme « Bajenu gokh ». Mme Ndiaye Sagar Gassama de la Dsrse au ministère de la Santé a rappelé aux participants que l’objectif de la rencontre est de relancer le Programme « Bajenu gox » par le biais du partenariat public-privé. Selon Mme Ndiaye, le leadership féminin participe à la création de la demande dans les structures de santé en matière de santé de la reproduction et de la survie de l’enfant.

La rencontre de Kolda a permis d’établir une cartographie des « Bajenu gox » opérationnelles dans les cinq régions, de définir les modalités d’action pour la matérialisation du partenariat public-privé et de proposer des solutions pertinentes pour la pérennisation du Pbg à travers le Ppp, entre autres. La question de la motivation des « Bajenu gox » a été aussi évoquée.

Mamadou Aliou DIALLO

Les  quatre districts de santé et les sous-brigades d’hygiène de Foundiougne ont bénéficié d’un important lot de matériels et de produits d’hygiène. Ce matériel offert par le conseil départemental, composé de lits, de matelas, de draps, de couvre-lits, de frigos, d’aspirateurs, de kits anti-abeilles, de produits désinsectisant et de kits d’eau, a été remis aux structures de santé par le président du conseil départemental, Moustapha Mbaye. Le matériel est estimé à 17 millions de francs Cfa. En plus de ce don, le conseil départemental a fait adhérer 155 personnes à l’Unité départementale d’assurance maladie (Udam). « Tout cela pour améliorer la santé des populations et garantir aux familles l’accès aux services sociaux de base », a soutenu Moustapha Mbaye. En plus de la santé, le conseil départemental de Foundiougne a auparavant dégagé une enveloppe de 48.500.000 FCfa pour le secteur de l’éducation. Ce montant permettra la construction et la réfection de salles de classe, des murs de clôture, l’achat de 7700 tables-bancs et la distribution de bourses d’excellence et sociales à 450 élèves ainsi qu’à 132 familles démunies.  Le député-maire de Foundiougne, Babacar Diamé, a magnifié les actions du conseil départemental. Le préfet Gorgui Mbaye a salué à son tour le conseil départemental pour ses nombreuses actions en faveur des populations.

O. Ng. BA

Les populations de Nguéniène qui consomment jusque-là une eau avec une forte teneur en fluor vont bientôt pousser un ouf de soulagement. L’Office des forages ruraux (Ofor) va connecter cette commune qui polarise 25 villages au réseau Notto-Diosmone-Palmarin. Ce qui leur permettrait de disposer d’eau potable en qualité et quantité.  

L’eau potable constitue toujours un luxe dans la commune de Nguéniène. Une bonne partie de la population consomme de l’eau de forage, avec une forte teneur en fluor. Lors d’une session ordinaire convoquée hier par le maire Ousmane Tanor Dieng pour échanger sur le projet d’adduction d’eau du réseau Notto-Diosmone-Palmarin avec la délégation de l’Office des forages ruraux (Ofor), les conseillers municipaux et chefs de villages ont achoppé sur la fluoration de l’eau qui, d’après plusieurs intervenants, a occasionné des problèmes osseux graves.

Ils ont ainsi apprécié le projet d’intégration de leur commune sur le réseau Notto-Diosmone-Palmarin ; ce qui va leur permettre de disposer d’eau potable de qualité et en quantité suffisante. Toutefois, ils ont déploré la cherté de l’eau comparée au milieu urbain, le mètre cube étant vendu à 275 FCfa contre 175 FCfa pour le forage de l’Asufor, et aussi des branchements qui varient de 110.000 FCfa à 54.000 FCfa . Ils ont demandé des prix socialement acceptables.

Pour le maire de Nguèniène, ce projet d’intégration au réseau Notto-Diosmone-Palmarin va régler la question de l’accès à l’eau potable qui est une question vitale. « Les populations ont été ravies de cette séance d’explication à l’issue de laquelle les autorités municipales ont promis de régler définitivement la question de l’eau potable. Elles n’auront plus à consommer l’eau des forages que nous avons dans la zone et qui contient du fluor », a indiqué Ousmane Tanor Dieng qui a souhaité que l’eau soit disponible partout dans la commune de Nguéniène qui compte 25 villages. « Nous avions prévu dans notre budget de cette année une enveloppe de 35 millions que nous envisagions de dédier à cette question. Maintenant, nous verrons, en fonction de ce qui sera fait, comment suivre cette question pour qu’on ne continue plus à nous faire boire une eau qu’on n’ose pas donner aux populations des autres villes », a relevé Ousmane Tanor Dieng.

Répondant aux doléances des populations de Nguéniène, le directeur général de l’Ofor a invité l’État à renforcer les moyens pour permettre à sa structure de baisser le prix de l’eau et réduire le prix des branchements. « Dans les grandes villes comme Dakar et Thiès, on paie 13.500 FCfa pour un branchement social, alors que dans le monde rural où les populations ont un pouvoir d’achat beaucoup plus faible, le branchement revient à 110.000 FCfa . Nous avons pris la décision de le passer à 75.000 FCfa , mais c’est toujours excessif. Pour baisser davantage les prix, il nous faut un accompagnement de l’État », a fait savoir Lansana Gagny Sakho
L’exploitation du périmètre Notto-Diosmone-Palmarin et du Gorom-Lampsar au nord qui a démarré depuis le 1er juillet 2015 permet de donner de l’eau potable en quantité suffisante à 500.000 personnes. Mais, pour le directeur général de la Société d’exploitation d’ouvrages hydraulique (Seoh), Fallou Ndao, il restait l’intégration des forages de Nguéniène et de Dioffior dans le périmètre. « Les discussions ont démarré depuis longtemps et, selon M. Ndao, il ne restait que la position du maire Ousmane Tanor Dieng et des conseillers pour faciliter l’intégration dans de bonnes conditions », a-t-il noté. Ainsi, a expliqué M. Ndao, le programme de branchements sociaux de Nguéniène va démarrer au mois de juillet et sera accompagné d’autres types d’extension.

Samba Oumar Fall

Le marché de Thiaroye est en train d’être débarrassé de ses installations anarchiques constituées pour la plupart de tables et autres étals meublant les allées. Les opérations ont débuté le week-end dernier au cours duquel toutes les installations qui encombrent la voie publique ont été rasées au virage de Tally Diallo. Le lendemain (dimanche), c’est au tour du marché et de ses environs d’être nettoyés. En compagnie du maire de Thiaroye Gare, Babou Sène, des responsables de la sous-préfecture ont assisté au travail des bulldozers qui ont été l'attraction de toute la population sortie pour assister à ce travail de nettoyage. Evidemment, cette initiative n'a pas fait que des heureux car beaucoup de propriétaires de tables et étals encombrants ont laissé éclater leur colère pendant que d'autres commerçants du marché voire la population applaudissaient des deux mains ces opérations. C'est le cas du commerçant Talla Ndiaye.

Il a estimé que cette décision prise par des autorités devrait être mise à exécution depuis très longtemps en arguant que les installations anarchiques portent doublement préjudice aux commerçants.Le préfet de Pikine, Pape Demba Diallo, a indiqué qu’une correspondance a été adressée à toutes les  communes dans le sens de faire libérer la voie publique.


Abdou DIOP

La commune Thieppe dans le département de Kébémer est confrontée à des difficultés énormes. Elle ne compte qu’un seul poste de santé pour 20. 000 âmes. Des écoles, elle en a, mais aujourd’hui 13 sont fermées faute d’enseignants. « Nous avons écrit, rencontré les autorités académiques, sans succès. On ne sait plus quoi faire. Beaucoup d’enfants en âge d’aller à l’école sont à la maison. Le ministre de l’Education nationale, le Premier ministre et le président de la République doivent agir pour que ces enfants, l’avenir de notre commune, puissent aller à l’école comme leurs camarades des autres localités du Sénégal », a partagé le maire de Thieppe, Mohamed Dia, obligé de lancer ce cri du cœur pour espérer se faire entendre par les autorités du pays.

A. DIALLO

La corvée d’eau à laquelle les femmes de l’île d’Eloubalir sont soumises sera bientôt un mauvais souvenir. Le ministre Mansour Faye, en visite dans cette localité insulaire du département d’Oussouye, a assuré que les populations vont bientôt disposer d’eau potable.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, a garanti que  les  services de son département vont tout mettre en œuvre pour alimenter les îles Eloubalir en eau potable. L’alimentation se fera à partir du forage du village de Siganar, distant de 6 km. « Je leur donne un délai maximum de trois mois », a ordonné Mansour Faye. « C’est vrai que nous allons vers la période hivernale, l’accès à l’eau pourrait éventuellement être difficile. Mais, nous allons prendre des dispositions pour commencer les travaux le plus rapidement possible », a assuré le ministre. La conduite qui permettra de raccorder l’île d’Eloubalir au forage de Siganar va passer par la terre ferme. « On n’a même pas besoin de l’enterrer », a estimé M. Faye. Il a révélé que dans le court terme, la capacité de stockage du forage de Siganar, qui est de 100 m3 actuellement, sera doublée. « Parce que déjà, précise-t-il, il y a un château d’eau fonctionnel ». Le ministre a annoncé un autre château d’eau à Siganar, dans le cadre du Pudc. Il permettra à ce village de polariser le maximum de localités. « Cela va sans nul doute décharger davantage les populations bénéficiaires, notamment les insulaires d’Eloubalir, des longues et interminables corvées d’eau potable auxquelles elles sont astreintes depuis des lustres », a reconnu le ministre de l’Hydraulique. En attendant, Mansour Faye s’est engagé à faire parvenir aux populations de l’île d’Eloubalir des tablettes pour « potabiliser » l’eau qu’ils utilisent présentement. Pour l’heure, ces derniers imaginent tous les moyens pour se procurer le liquide précieux, réalisant des cases à impluvium par-ci, des citernes par-là. Les citernes sont construites en ciment. Eloubalir en dispose trois. La plus petite a été faite par les populations locales. Son eau, qui est saumâtre, sert à abreuver le bétail, à faire la lessive et la vaisselle. Les habitants l’utilisent aussi pour se laver. Quant aux deux autres citernes, elles ont été réalisées par Enda. Elles ont chacune une capacité de 350 m3. Leur eau est douce. Celle-ci est utilisée exclusivement comme eau de boisson. La distribution est rationnalisée par souci d’économie. Ces réalisations permettent ainsi aux habitants d’Eloubalir de recueillir l’eau de pluie et de la stocker pendant 9 mois après l’hivernage. Mais les réserves se révèlent toujours en deçà des besoins, contraignant les femmes à faire 7 km à la rame pour aller chercher de l’eau potable à Edioungou, le village le plus proche. Ce sera bientôt un mauvais souvenir, d’après le ministre. Naturellement, les populations locales ont accueilli la nouvelle avec beaucoup de joie, non sans exprimer leur gratitude au président de la République. 

Moussa SADIO

Le village de Guéréo, situé dans la commune de Sindia, veut sa part de développement. Ses habitants réclament le bitumage de l’axe Kiniabour-Guéréo qui les sortirait du désenclavement et aussi l’érection d’un centre de santé dans la localité. Des jeunes du village de ce Guéréo, relevant de la commune de Sindia dans le département de Mbour, sont montés au créneau pour réclamer de meilleures conditions de vie. Ils ont demandé le bitumage de la route menant à leur village et qui les désenclaverait totalement. Pour Youssoupha  Ndione, coordonnateur du mouvement « Guéréo émergent », le tronçon Kiniabour-Guéréo longue de 7 km constitue un frein à l’émergence de la localité qui polarise une population d’environ 20.000 habitants. Selon M. Ndione, la construction de ce tronçon permettra de désenclaver les localités de Sorokhassap, Thiafoura, Kignabour de Guéréo et d’assurer une meilleure circulation des personnes. « Le bitumage de cette route goudronnée constitue une vieille doléance et à l’heure où l’autoroute Aibd-Mbour passe par notre commune et que la route Sindia-Poponguine est en train d’être faite, Guéréo ne doit pas être laissée en rade », a-t-il lancé. Les jeunes du village qui se disent marginalisés ont également réclamé un centre de santé. « Guéréo n’a qu’un poste de santé construit par les villageois et qui n’est même pas capable d’accueillir 100 personnes. Nous voulons que le ministre de la Santé nous aide à avoir un centre de santé digne de ce nom, car nos mères et nos femmes vivent le calvaire avec cette route quand elles sont référées à Poponguine », a fait savoir M. Ndione. « Guéréo a aussi besoin d’une ambulance », a-t-il ajouté. Par ailleurs, les jeunes de « Guéréo émergent » ont plaidé pour une gestion plus transparente du portefeuille foncier de leur localité.

S. O. FALL

L’Office des forages ruraux a offert un forage de 22 m3/h pour un coût de 50.000.000 de FCfa à Barkédji, un village situé à une trentaine de kilomètres de Linguère.

Lansana Gagny Sakho, directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor), a inauguré, samedi dernier, le forage de Barkédji. Une localité située à une trentaine de kilomètres de Linguère. A l’occasion, M. Sakho a abordé la réforme de l’hydraulique rurale. Il a souligné que les Asufor (Association des usagers de forages ruraux) ont fait du bon travail par le passé, mais « nous pensons qu’elles ont atteint leur limite. C’est dans ce cadre que l’Etat du Sénégal a décidé de passer à une délégation de service public l’ensemble des forages du monde rural ». Le directeur de l’Ofor a aussi informé du projet de construction de 180 nouveaux forages. « Cet investissement financé par Eximbank Chine va définitivement régler le problème d’accès à l’eau potable pour les populations rurales », a-t-il déclaré, soulignant que l’eau est un service qu’il faut payer. Cependant, il a précisé que « la logique n’est pas d’augmenter le prix de l’eau avec le secteur privé qui va venir, mais c’est d’avoir un prix qui soit cohérent avec le pouvoir d’achat des populations». Sur la vétusté des ouvrages, il estime qu’il faut trouver des privés capables de les mettre à niveau. Il a également indiqué que même si l’eau n’est pas une compétence transférée, des conventions sont signées avec les mairies pour les impliquer totalement dans le processus de délégation de services publics. Le directeur de l’Ofor s’est aussi engagé à augmenter le débit du nouveau forage qui est à 22 m3/h. « Nous allons mettre une pompe de 50 m3/h. Cette pompe est moins puissante, il faut que nous allions beaucoup plus vite en puissance. C’est ainsi que  nous allons remplacer la pompe de Barkédji pour permettre aux populations d’avoir toujours de l’eau en quantité suffisante », a-t-il promis.

Les chefs de village, Mamadou Sow et Mansour Thiane ont salué les efforts de l’Ofor, avant de réclamer plus de transparence dans la gestion du forage. L’équipe municipale de Barkédji s’est réjouie  de cette action sociale.

Masse NDIAYE 

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