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Régions (907)

Plus de 268 équipements de transformation post-récoltes et autres batteuses à riz, moulins à mil, décortiqueuses, presse à huile etc., d’un coût global de plus de 600 millions de FCfa, destinés à 19 communes du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, seront mis en place incessamment dans la région Nord, plus précisément dans les départements de Dagana et de Podor, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Cette annonce a été faite hier à Saint-Louis par l’Administrateur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) Doudou Kâ. Il est prévu aussi dans le département de Saint-Louis la construction de nombreux forages, l’aménagement de pistes rurales et la mise en œuvre de projets d’électrification rurale. Au cours d’un atelier d’harmonisation et d’échanges sur le Pudc qui s’est déroulé à l’hôtel de ville en présence de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Babacar Bâ, de la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aïda Mbaye Dieng, des représentants des communes de la région Nord, Doudou Kâ s’est réjoui de la vision prospective, de la démarche de rupture et novatrice du président Macky Sall. Une démarche, a-t-il précisé, qui a permis d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes de développement de grande envergure tels que l’Acte 3 de la Décentralisation, le Pnar, le Pracas, le Pse, le Fongip, etc.
Il a rappelé que le Fongip, conformément aux orientations, aux instructions et aux directives du président Macky Sall, a été mandaté par le Pnud pour promouvoir l’émergence et la consolidation de micros et petites entreprises rurales dans les localités bénéficiaires et la mise en place d’équipements de transformation de produits agricoles, à travers les deux composantes du Pudc. Pour lutter contre les inégalités, a-t-il souligné, le président Macky Sall a eu le réflexe de mettre en place le Pudc, en vue d’apporter la réponse la plus adéquate à la demande sociale.
A travers ce projet, a-t-il ajouté, le chef de l’Etat veut promouvoir l’entrepreneuriat rural et encourager la création des Pme rurales, en facilitant l’accès à des services financiers durables. Le président Macky Sall, en étroite collaboration avec le Pnud et le Fongip, veut également développer prioritairement les capacités techniques, organisationnelles, institutionnelles et communautaires au niveau local pour une offre de services de qualité en milieu rural. Selon Doudou Kâ, l’objectif global du Pudc est de contribuer à l’amélioration significative des conditions de vie des populations par une lutte plus soutenue contre les inégalités sociales, à travers l’accès durable aux infrastructures et services socio-économiques de base et la création d’une économie locale.
Il a enfin rappelé qu’il est prévu, dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme ambitieux de développement, la réalisation de 250 forages, l’électrification de 325 villages, la construction et la réhabilitation d’un linéaire de près de 3.050 km de pistes rurales, l’acquisition de près de 5.000 équipements de transformation de produits agricoles destinés aux femmes rurales.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Susciter une vocation agricole au sens large du terme, en intégrant la production agricole à l’aviculture, l’embouche, la production laitière ou l’aquaculture, reste un grand défi dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. Pour gagner ce pari du développement économique et social, le Projet d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes (Papejf) est en train de préparer le lancement imminent de fermes intégrées ou fermes vitrines bâties sur un hectare dans sept régions du pays.
Avec un objectif de 66  fermes vitrines à travers le pays, soit 993 emplois directs, sans compter les emplois indirects, le Papejf s’est bien lancé dans lutte contre  le sous-emploi des jeunes et des femmes au Sénégal.
Dans ce lot, la ferme de Mboro, dans le département de Tivaouane, a reçu, mardi dernier, une délégation du Papejf conduite par son coordonnateur national, Moustapha Cissé. Sur les lieux, deux poulaillers de 200 m2  et 100 m2 sont prêts à accueillir respectivement 1.000 pondeuses qui vont, au bout d’une dizaine de jours, commencer à produire des œufs et 1.000 autres élevés pour leur chair.
« Ces poules pondeuses prêtes à produire nous ont été recommandées par le coordonnateur du Papejf pour assurer un démarrage en trombe des activités », a confié Ahmed Tidiane Dieng, point focal d’Anida, maître d’ouvrage délégué ayant en charge le montage et l’accompagnement des fermes du Papejf sur le terrain. Sur l’autre terrain de 0,5 hectare, des installations d’exhaure pour remonter et distribuer l’eau dans le périmètre maraîcher sont faites.
Un réseau de surface a, aussi, été monté en couverture totale suivant la technique de micro-aspersion à raison de la forte teneur en fer de l’eau dans la zone des Niayes. Selon Khadim Diop, un responsable de l’entreprise Agrehysol international, spécialiste en ingénierie du système d’irrigation, cette contrainte due au fer dans l’eau impose d’éviter le système goutte-à-goutte au risque de voir les trous vite bouchés et toute production compromise. « Ici, le débit sera de 200 litres heure assurant une bonne filtration durant l’arrosage et une fertilisation liquide directement injectée dans le réseau », a-t-il soutenu.

Cahier de charges
Après 20 mois mis à profit dans la mise en place d’infrastructures d’exploitation et de formation des 15 jeunes dont sept femmes sélectionnées par une commission locale, Moustapha Cissé, coordonnateur du Papejf, a rappelé aux pensionnaires des fermes vitrines qu’ils ont été choisis conformément à un cahier de charges. « C’est un projet de l’Etat, donc tout élément retenu dans l’équipe qui travaille dans la ferme doit se donner à fond dans l’exécution des tâches afin de mériter l’argent du contribuable mis à votre disposition dans cette ferme », a-t-il martelé.
A Mboro, le coordonnateur national du Papejf indique qu’environ 80 millions de FCfa ont été injectés dans cette ferme vitrine. « Au vu des résultats de nos études sur la rentabilité, chacun des 15 bénéficiaires des emplois directs de la ferme doit avoir des revenus à la hauteur au moins d’un salaire décent », a-t-il souligné. A Ndoyène, un village situé dans la commune Diamniadio, où vivent 2.500 âmes au moins, au plan avicole, cette ferme dispose des mêmes caractéristiques que celle de Mboro. Mais, dans la production maraîchère, le système goutte-à-goutte a été retenu pour nourrir les plantes. Des citronniers greffés, des manguiers et des papayers y sont visibles.

Engagement des maires
Dans ces deux localités, l’engagement des maires constitue un point fort bien apprécié par les responsables du projet Papejf qui ont reconnu que cela a pesé sur les lieux choisis pour accueillir cette innovation dans le secteur agricole. Du côté de l’ensemble des bénéficiaires à Mboro, Cathérine Maguatte Faye a salué, au nom de son groupe, les connaissances engrangées dans les différentes formations dont les membres du groupe ont bénéficié avant le démarrage du projet. « Alors, aujourd’hui, notre seul et unique objectif est de travailler pour faire prospérer notre ferme ; nous croyons au secteur agricole pour gagner dignement notre vie et nous y invitons tous les jeunes de notre pays en quête d’emploi », a-t-elle lancé. Idem à Ndoyène où El hadji Ousmane Kâ, le leader du groupe qui a donné ses terres pour accueillir la ferme, d’affirmer que le développement de toute localité commence d’abord par fixer ses jeunes et ses femmes ; c'est-à-dire sa force de travail. « Ici, à Ndoyène, nous aimons relever les défis et cette ferme en est un qui nous tient tous à cœur », a-t-il confié.
En tant que maître d’ouvrage délégué, le point focal d’Anida, Ahmed Dieng, a tenu à rassurer les uns et les autres sur la capacité du marché à absorber l’ensemble de la production. « Nous travaillons sur un cahier de charges tout en jouant aussi sur la diversification de l’offre sans compter l’organisation des loumas agricoles pour écouler nos productions », a-t-il déclaré.

Mbaye BA


Le Moringa Oleifera, plante aux nombreuses vertus et communément appelée dans notre pays « nébédaye ou mboum » en ouolof, connaît un certain succès dans le Walo, plus précisément au village de Talbakhlé, une localité de la commune de Dagana.

Dans la mise en œuvre du projet « Saemaul », des partenaires sud-coréens mobilisés derrière leur coordonnateur, Kim Hyang Chul, Uicheol Park, Mme Thiaw Mame Fatma Sène, assistante de ce projet, ont aidé les populations de Talbakhlé à planter le « nébédaye » dans toutes les maisons et autres concessions de cette partie du pays. A l’occasion de la dernière visite des réalisations du projet Saemaul à Talbakhlé et à Ndombo Alarba et en présence de Samba Gaye, conseiller technique du ministre de la Jeunesse, le chef du village de Talbakhlé, Cheikh Lô, ses collaborateurs Cheikh Diop et Léon Rigobert Gningue, ont promis de relever les défis dans leur terroir, en développant la culture du « nébédaye ». Ils ont pris toutes les dispositions pour exporter, à court terme, vers la Corée du Sud cette plante sous forme de poudre qu’ils envisagent de transformer avec l’appui des volontaires coréens, qui se présentent tous les jours dans les foyers de Talbakhlé pour s’enquérir de l'état de développement végétatif de cette culture. Cheikh Lô et les membres de son staff ont laissé entendre que les populations de ce village comptent entièrement sur les revenus consistants qui pourraient être générés par l’exportation à partir de Talbakhlé du « nébédaye » vers la Corée du Sud, pour améliorer, de manière significative, leurs conditions de vie.
Selon Cheikh Tidiane Diop et autres Saemaul-leaders de Talbakhlé, d’autres ressources financières additionnelles seront aussi générées par la grande rizerie que les volontaires coréens sont en train de construire à Talbakhlé.
Avec le développement de la culture du nébédaye et la mise en service de cette rizerie, ont-ils précisé, des centaines de bras valides qui étaient allés monnayer leur talent dans les grandes villes n’éprouveront plus le besoin d’aller trimer sous d’autres cieux plus cléments. Même ces nombreux jeunes tentés par l’émigration clandestine pourraient envisager de rester dans leur terroir. Car, ils ont estimé qu’avec ce merveilleux concept « Help-Self » mis en œuvre par leurs partenaires sud-coréens à Talbakhlé, ces jeunes auront, à coup sûr, de nombreuses opportunités de trouver un emploi décent et de se fixer définitivement dans leur terroir.
Selon l’expert Samba Gaye du ministère de la Jeunesse, c’est le résultat attendu du projet Saemaul qui consiste à faire comprendre à ces jeunes ruraux qu’ils doivent se retrouver face à leur destin, en vue de mettre en commun leurs moyens, de se retrousser les manches, de se ceindre les reins, pour développer, dans un bel élan de solidarité et de mobilisation leur village.
Avec l’esprit Saemaul, les populations doivent apprendre à compter sur elles-mêmes, sur leur génie, leur savoir-faire, leur compétence, leurs performances, pour développer harmonieusement leur terroir.
Ces volontaires coréens, a poursuivi Samba Gaye, souhaitent, après leur départ, que les populations soient en mesure de consolider les acquis pour prendre en charge leur propre développement. M. Gaye a rappelé que cette plante aux vertus adoucissantes, hydratantes et valorisantes, possède de nombreuses qualités. Le nébédaye  pousse rapidement, apporte de l’azote aux sols, est riche en vitamines et antioxydants, produit une huile alimentaire et cosmétique, nourrit les familles en période de soudure et est capable de purifier l'eau. C'est la raison pour laquelle on l'appelle « plante miracle ».   

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Me Aïssata Tall Sall a procédé à la réception d’une ambulance, d’une bibliothèque, d’une radio municipale au profit des Podorois. Cette manifestation a été également une occasion pour le maire de décorer des personnalités.
Il y avait du beau monde à la place publique en face de la mairie de Podor pour cette manifestation au double objectifs, à savoir recevoir des dons de partenaires et aussi décorer des Podorois de cœur, de naissance, d’amitié et d’adoption. Pour Me Aïssata Tall Sall, ce don est constitué d’une bibliothèque, du matériel offert par l’Unesco pour une radio et une ambulance, fruit de la générosité de la Fondation Sonatel. Ces dons seront d’un appoint certain pour les populations de Podor.
Aussi, poursuit-elle, la radio dénommée « la voix du fleuve (émettant sur la 96.2 Fm) véhicule des communications très importantes, revient à Podor après 44 ans d’absence et va permettre aux populations de communiquer entre elles et avec le reste du monde. Dans cette même logique, elle  a soutenu que la municipalité, dans sa volonté d’aider les habitants dans leur formation, a construit une bibliothèque municipale. Au-delà de l’ambulance, la mairie de Podor a reçu deux autres voitures qui appartenaient au projet Mca. De même, le maire a également remercié le président Macky Sall qui l’a doté d’une voiture à l’instar de tous les élus. La deuxième phase de cette cérémonie était la distribution de distinctions. Ainsi,  à titre posthume, Taifour Ibra Wane, ancien maire pendant 12 ans, Baaba Maal, l’enfant de la ville qui a porté haut le flambeau de la cité, Gérard Sénac, Pdg du groupe Eiffage, l’Association La Case de la ville de Césane en France et Ibrahima Sorry Ba, personne anonyme qui, par ces gestes citoyens de tous les jours, a montré son attachement à la localité, ont été décorés. Les différentes personnes de même que les familles de récipiendaires ont salué ce geste de la municipalité.

M. NDAW


Deux importants projets de résilience visant à sortir les populations locales de leur situation de vulnérabilité et de dépendance alimentaire aux changements climatiques ont été lancés dans la région de Ziguinchor la semaine dernière.
Il s’agit du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) et du Projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars). Ces deux programmes ont été initiés par l’Etat du Sénégal et le Cilss. Le P2RS a été financé par la Banque africaine de développement à hauteur de quelque 19 milliards de FCfa. Quant au Driars, il a été financé par la Banque islamique de développement pour environ 14,5 milliards de FCfa.
Le P2RS vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations dans la région de Ziguinchor. Son objectif spécifique est d’accroître, sur une base durable, la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques dans cette partie de la région méridionale du Sénégal. Pour ce qui est du Driars, ses objectifs sectoriels sont de contribuer à la réduction de l'insécurité alimentaire et au développement de la résilience des populations locales vulnérables. Il a comme objectifs spécifiques d’améliorer les moyens d'existence des populations bénéficiaires, par l'augmentation de leurs potentiels de production et de renforcer les capacités des communautés ciblées à s'adapter aux changements climatiques.
Le P2RS et le Driars vont avoir une antenne régionale commune à Ziguinchor, dans les locaux de l’ancien projet Paderca. Ils auront également un seul comité régional de concertation.                

Moussa SADIO


La lutte contre la dégradation des terres dans les régions de Fatick et de Kaolack est menée depuis 2011 par le projet Codeval (Projet de renforcement des capacités pour le contrôle de la dégradation des terres et la promotion de leur valorisation dans les zones de sols dégradés). Lors d’un atelier tenu lundi à Fatick, son coordonnateur El Hadj Macodou Diagne a rappelé que ce projet financé par le gouvernement japonais et l’Etat du Sénégal prend fin en 2017. Selon El Hadj Macodou Diagne, il s’agit d’un projet de renforcement des capacités des différents acteurs qui interviennent dans la gestion des ressources naturelles. Aussi le coordonnateur a-t-il indiqué que le projet intervient dans les régions fortement touchées par la dégradation des terres comme Fatick et Kaolack. « Fatick est une région qui a subi des dégâts importants du fait de la salinisation des terres. On estime à 65% le taux de salinisation des terres de cette région. Un phénomène qui est devenu aujourd’hui préoccupant dans la zone. C’est pourquoi, estime-t-il, que le projet Codeval a fait des efforts importants dans le domaine de la récupération des terres. Selon lui, les activités consistent à faire en sorte que les populations s’activent dans la lutte érosive en faisant des diguettes, des cordons pierreux et autres pouvant freiner l’avancée du sel.                  

Oumar Ngatty BA


Plus de 400 femmes de la commune de Diaoulé (département de Fatick) pourront bientôt mener des activités génératrices de revenus grâce au mouvement de développement dénommé Cercle des actions pour la république « Car Natangué ».
Abdou Mboup, le coordonnateur national, a expliqué qu’il est venu avec son staff à Diaoulé, samedi, pour traduire en acte la vision président Macky Sall permettant de développer les femmes actrices d’une manière générale afin qu’elles puissent accéder aux financements pour la réalisation de leurs projets. Dans cette commune de Diaoulé, a-t-il signalé, plus de 400 femmes ont été encadrées pour qu’elles puissent accéder aux financements. Selon Abdou Mboup, ces femmes vont bientôt mener des activités génératrices de revenus car le dossier de financement est très avancé. Pour le financement des femmes, a-t-il expliqué, le président de la république Macky Sall lui a permis d’avoir une lettre de garantie. De plus, a-t-il ajouté, cette lettre de garantie lui a permis d’avoir 600.000 millions de FCfa déposés dans une banque qui a accepté de dégager une enveloppe de 1,8 milliard de FCfa pour le financement des femmes. « Cette vision n’est que rien d’autre que la vision du président Macky Sall pour améliorer les conditions de vie des populations et faire en sorte que le Sénégal soit un pays émergent », a-t-il laissé entendre.

Oumar Ngatty BA


Ayant compris que le développement socio-économique durable passe par un aménagement qui tient compte de l’ensemble des opportunités dans une zone géographique, une délégation d’élus et de techniciens de la coopération de la ville de Genève, en Suisse, est venu constater de visu la promotion de l’agriculture périurbaine dans la ville de Thiès.

L’expansion rapide des habitations de la ville de Thiès qui s’élargit sur les terres agricoles est en train de peser sur l’avenir d’une bonne partie de la jeunesse, étreinte par le chômage faute d’opportunités, mais aussi d’une qualification professionnelle pouvant lui permettre de gagner sa vie. La problématique de la dégradation du plateau de Thiès, une zone écologique clef dans la préservation de la ville contre les inondations ou autres intempéries et surtout des terres agricoles arables, préoccupe le Groupe de recherches et d’appui aux initiatives mutualistes (Graim). Malgré tout Thiès dispose encore de réelles potentialités naturelles telles que la disponibilité de l’eau, de bras pour travailler et d’une réserve foncière qui peut être protégée contre la forte demande de lotissements exclusivement destinée à l’habitation.
Une visite de terrain a conduit les élus suisses au village rattaché de Keur Saib Ndoye, au nord de la ville où d’anciennes carrières d’extraction de sable sont occupées par des exploitants maraîchers qui y produisent des laitues et de la menthe à perte de vue. Là, la main-d’œuvre est constituée en majorité de jeunes venus des régions de Kaffrine qui, durant la saison sèche, viennent gagner leur pain ici en vue de préparer le prochain hivernage. Dans ces périmètres maraîchers de Keur Saib Ndoye, la question de la précarité du statut des terres sur lesquelles ces producteurs développent leur activité a été agitée en présence du maire de la commune de Thiès-nord, Lamine Diallo. A cela s’ajoute la profondeur des puits qui atteignent facilement 25 mètres, rendant difficile la remontée des eaux effectuée par des moyens artisanaux avec une corde attachée à un récipient.
 
Renforcement des capacités techniques
Au quartier Médina Fall, juste à côté, l’association des périmètres maraîchers de Médina Fall, sous la conduite de son président Badara Sylla, en présence des autres membres de son association, a reconnu le renforcement de capacités techniques   tout comme organisationnelles dont ils ont bénéficié avec la collaboration du Graim. « Cette formation a aidé une trentaine de nos membres à acquérir des compétences avérées en matière de productions maraîchères », a-t-il témoigné.
Selon lui, les revenus gagnées dans l’activité ont permis à des jeunes de financer leur scolarité jusqu’à décrocher le baccalauréat, réussir à des concours et s’insérer dans la vie active. « Ces derniers gardent encore le contact avec nous et n’hésitent pas à apporter leur soutien financier dans les moments difficiles », a révélé Badara Sylla. Mais, pour le président de l’association  des maraîchers de Médina Fall, les moyens d’exhaure artisanaux sont tels que la disponibilité de l’eau sur le site ne se ressent pas surtout dans la production. C’est pourquoi il a demandé au maire de la commune de Thiès-nord de les aider sur l’extension de la ligne électrique dont le devis fourni par ala Sénélec est d’un million cinq cent mille francs Cfa. « Ceci va permettre aux 50 familles qui exploitent le site de pouvoir utiliser leurs motopompes pour ce qui en disposent déjà et aux autres de se donner les moyens de s’en procurer », a soutenu Badara Sylla.

Vers une nouvelle approche de production

Très attentive aux explications des producteurs, Mme Amanda Gavinales, conseillère municipale à la ville de Genève en Suisse, a indiqué, au nom de la délégation helvétique, toute l’admiration qu’ils ont pour ces braves populations. « Sur vos difficultés concernant le manque de matériel adéquat pour faciliter la remontée de l’eau des puits vers les bassins, nous disons qu’avec des efforts mutuels, nous pouvons parvenir à régler la question d’autant plus que vous avez dit privilégier une exploitation durable sans engrais chimiques ou pesticides », a-t-elle martelé. Dans cette quête d’emplois et d’auto-emplois des jeunes dans l’agriculture périurbaine dans la ville de Thiès, André Wade, coordonnateur du Graim, d’ajouter que dans cette seconde phase, l’accent est mis sur la formation professionnelle et technique des jeunes dans les métiers agricoles. « Nous allons mettre des centre de formation dans nos champs écoles en créant des modules à même de permettre à nos pensionnaires de se présenter aux examens professionnels organisés par l’Etat du Sénégal », a-t-il expliqué. Selon lui, dans ce format, le champ reste l’espace dans lequel tout l’enseignement va se faire à moindre coût.

Mbaye BA


Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a, le week-end dernier, procédé à la pose de la première pierre du centre socioculturel de Sédhiou qui doit être réalisé en huit mois.

Le nombreux public venu à la cérémonie pouvait d’ailleurs admirer la maquette de l’édifice à réaliser. Le maire Abdoulaye Diop a vivement remercié le chef de l’Etat et son gouvernement pour les nombreux chantiers à réaliser à Sédhiou. Il s’agit du stade municipal, du commissariat, etc., une preuve que toutes les promesses faites lors du conseil des ministres délocalisé sont tenues. Après avoir rappelé le long compagnonnage avec l’Agetip qui a réalisé de nombreuses infrastructures à Sédhiou, l’édile de la ville n’a pas tari d’éloges à l’endroit du ministre de la Gouvernance locale. Ce dernier, dans le cadre de sa mission, trouvera les moyens de pouvoir faire l’extension de l’éclairage public, celle de l’eau sans oublier la voirie. Prenant la parole, le directeur de l’Agétip dira que le centre qui va coûter la bagatelle de 120 millions comprendra un vaste hall pour accueillir les animations et les expositions, des salles d’activité et de réunion, un espace multimédia équipé d’un matériel informatique de dernière génération. On trouvera également dans ce joyau une salle polyvalente, un espace accueil – public de nombreux bureaux pour l’administration. Les associations auront un lieu de ressources, un patio, point central du bâtiment, des salles d’enseignement et de répétition, des salles de grande capacité, l’auditorium avec en annexe une salle pour orchestre et chœur. Il y aura également un théâtre de verdure, un cyberespace, des hébergements avec des studios meublés et des terrains multifonctionnels. Tout cela constitue les axes principaux de ce centre socioculturel considéré comme l’un des plus modernes du pays. Ce sera  un véritable espace d’épanouissement pour les jeunes et les femmes. Ces dernières pourront bénéficier de sessions de formation en coiffure, en restauration, en informatique.

Référendum
Toutes sortes de manifestations culturelles pourront  être organisées au centre qui permettra grâce à l’aide de professionnels de trouver des solutions aux multiples problèmes que vivent quotidiennement les populations. Le directeur d’assurer tout le monde que les délais de réalisation seront respectés.
Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr reviendra longuement sur l’Acte 3 de la décentralisation qui entre dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques. Cette politique consiste, ailleurs comme dans le Pakao, à améliorer fondamentalement les équipements nécessaires à l’accès des populations aux services sociaux de base. La pose de la première pierre du centre socioculturel de Sédhiou entre dans ce cadre. Abdoulaye Diouf Sarr dira avec force que « toute la philosophie de l’Acte 3, c’est de supprimer la fracture entre le rural et l’urbain, d’aider toutes les communes rurales à pouvoir accéder à une véritable urbanisation ». C’est dans ce cadre que le chef de l’Etat a initié le Pudc, à côté d’autres programmes comme le promo-ville. L’amélioration de la voirie dans les communes est également une préoccupation de l’axe 3.
Actualité oblige, Abdoulaye Diouf Sarr est longuement revenu sur le référendum en insistant sur certains propos véhiculés par l’opposition. Selon le ministre, c’est en défenseur de la constitution que le Président a décidé de se conformer à la décision du Conseil constitutionnel. Revenir au quinquennat était un point développé pendant la campagne électorale par le candidat. Seuls les marchands d’illusion disent que « Macky Sall, à travers ce référendum, veut avoir un troisième mandat, selon le ministre. Macky Sall, après son septennat, ne fera qu’un quinquennat et c’est irrévocable car l’homme tient beaucoup à la parole donnée. Pourquoi n’a-t-il pas respecté le quinquennat avancé ? pourrait–on rétorquer. « C’est parce qu’en tant que gardien de la constitution, il ne pouvait pas fouler au pied une décision de la plus haute juridiction du pays. Ensuite il a demandé aux populations du Pakao de voter massivement le Oui le 20 mars prochain. Le deuxième vice–président du conseil départemental, Aliou Diallo, avait auparavant promis au ministre ce vote massif pour la nouvelle constitution. 

Malamine KAMARA


Les populations et le cheptel de Touba-Samali, un village du département de Linguère, plus précisément dans la commune de Barkédji, ont soif. Le forage ne fonctionne plus depuis plus de 100 jours. Les populations sollicitent l’appui de l’Etat.

Depuis quatre mois, précisément le 4 novembre 2015, les populations du village de Touba-Samali, distant de 52 km au sud-est de Linguère, dans  la commune de  Barkédji, vivent un calvaire. Le forage est tombé en panne, contraignant ainsi les habitants à vivre dans une pénurie d’eau. Cette situation alarmante les a poussés à sortir de leurs gonds. Selon Alé Gueye, le chef de  village, c’est la nappe qui a tari. «La nappe phréatique ne peut même pas donner une seule goutte d’eau. Voilà quatre mois que les populations sont confrontées quotidiennement  à des problèmes d’eau », lance-t-il. «La faute incombe à l’hydraulique qui demande une somme colossale pour la réparation du matériel vétuste alors que les populations n’ont même pas de quoi subvenir à leurs besoins quotidiens en cette période de soudure», explique-t-il. Alé Gueye souligne que les techniciens de Louga  et de Linguère ont à maintes reprises essayé de décanter la situation mais toutes leurs tentatives sont restées vaines.
Emboîtant le même pas, le directeur de l’école primaire, Bouna Fall, se désole de la rareté du liquide précieux. « Nous  éprouvons toutes les peines du monde pour avoir de l’eau, surtout pour effacer les tableaux. Parfois, les élèves s’absentent car ils doivent épauler leurs parents à chercher de l’eau », dit-il. Le fut de 20 litres d’eau coûte présentement 50 francs, note-t-il.
En effet, nous explique un habitant du village, les 1500 personnes qui y vivent peinent à trouver de l’eau. Elles se rabattent sur les villages environnants que sont Diagali, Diabale et Barkédji, distants de plus de 30 kilomètres, pour se procurer le liquide précieux. « Beaucoup de villages dans le département de Linguère sont confrontés aux problèmes récurrents que sont l’eau, l’électricité et les pistes de production », dit-il.
 Le village de Touba-Samali  a été créé en 1986 par Serigne Cheikh Sai Mbacké, fils de Serigne Sohibou Mbacké, sous la recommandation du Khalife général des mourides d’alors, Serigne Abdoul Ahad Mbacké. Serigne Cheikh Sai Mbacké, un homme de développement incontestable, a fondé ce village dans le seul souci d’enseigner le Coran et de récolter des tonnes d’arachide pour le Sénégal. Malgré l’emplacement de son village dans la zone sylvo-pastorale, il parvient à vivre en parfaite harmonie avec les éleveurs.
En plus de l’eau, le poste de santé de Touba-Samali construit en 2014 dont les locaux sont flamboyants n’a pas encore un infirmier chef de poste et une sage-femme.

Masse NDIAYE


Sous peu, le pôle territoire du Sine Saloum sera lancé en grande pompe. L’annonce a été faite par le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a ouvert, à Kaolack, un important atelier de réflexion et de partage des maires sur le pôle territoire du Sine Saloum. C’était en présence de l’ex-Premier ministre, Aminata Touré, envoyée spéciale du président de la République, du ministre des Sports, Matar Bâ, du gouverneur de la région de Kaolack, Lamine Sagna, entre autres personnalités.
Les maires issus des régions de Fatick, de Kaolack et de Kaffrine ont décidé d’engager, en collaboration avec les élus départementaux, une profonde réflexion afin d’analyser objectivement les tenants et aboutissants du Pôle territoire du Sine Saloum. Ceci, en contribution au processus en cours piloté par le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. La volonté clairement affirmée, c’est de justifier, après une analyse profonde et documentée, la pertinence ou non de ce pôle territoire en en dessinant, éventuellement, les contours et les mesures d’accompagnement souhaitables.
L’atelier de trois jours est une occasion, pour les compétences internes comme externes, d’introduire des sujets qui vont permettre aux initiateurs de la rencontre de se faire une idée et une vision propre. C’est ainsi que l’ex-Premier ministre, Aminata Touré, a traité le thème : « Atouts et contraintes de l’Acte 3 de la décentralisation comme outil de développement local et d’émergence » avant de se demander quels sont les outils de financement innovant pour accompagner l’Acte 3 et l’émergence des communes. Pour sa part, Mayacine Camara, traitera de l’articulation « Pse/Acte 3 pour une territorialisation effective des politiques publiques ».
Le second jour, le ministre Mbagnick Ndiaye abordera le sujet relatif aux « Fondements historiques et culturels du Pôle territoire du Sine Saloum ». Les ministres Diène Farba Sarr, Abdou Latif Coulibaly, Matar Bâ et Diène Faye, le maire Abdoulaye Wilane et des experts comme Abdoulaye Sène, Mamadou Diouf (ancien directeur des collectivités locales), Amadou Diop, Mamadou Djigo (Dg de l’Anat), le président de la chambre de commerce, Serigne Mboup et Oumar Wade, animeront des panels.

Engagement salué
Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui a beaucoup insisté sur l’importance de cette rencontre, a salué l’engagement des maires des régions de Fatick, Kaffrine Et Kaolack. Pour lui, c’est la preuve que « les élus se sont bien appropriés du processus ». Selon le ministre, la région naturelle du Sine Saloum avait marqué l’histoire politique et économique du Sénégal et aujourd’hui encore, elle continue de poser des actes fort élogieux dans différents domaines de la vie économique, culturelle et sociale. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, au-delà de son statut terroir agricole par excellence, le Sine Saloum peut compter sur son potentiel humain haut de gamme, seul garant de la réussite de cette belle vision du chef de l’Etat. Aussi, a-t-il invité les participants à cet atelier à insister, dans la réflexion, à la gouvernance du pôle.
Pour sa part, l’envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré, qui s’est déclarée partie prenante en tant fille du Sine Saloum, a souligné que le pôle territoire s’inscrit dans le programme du « Yonu Yokuté » du candidat Macky Sall qui le perçoit comme un élément fondamental de la réforme. Un moyen, selon Aminata Touré, d’apporter la dimension économique dans cette politique de décentralisation. D’ailleurs, elle a demandé aux élus, dans leur réflexion, à prendre en compte cette dimension économique.
Le maire de Nganda, Baye Niasse Cissé et celui de Gayé, au nom de l’association des élus et le représentant du comité de pilotage, ont insisté sur l’importance de la mise en place des pôles territoires, avant de féliciter le président de la République pour la belle initiative qui va permettre de corriger des incohérences et autres anachronismes nés des découpages.

Mamadou CISSE (Correspondance particulière)


Les femmes du Gie « Nanor » de Djilor Djidiack disposent désormais d’une magnifique unité de transformation des produits. L’infrastructure qui est  un don d’Eiffage/Sénégal et des furets d’Eiffage/France a été inaugurée mercredi dernier. Après leur participation au marathon organisé par la société Eiffage, plus de 50 furets d’Eiffage/France (les sportifs de l’entreprise) se sont rendus à Djilor-Djidiack pour procéder à l’inauguration d’une unité de transformation construite sous la forme de voûte nubienne qu’ils ont offerte aux femmes de cette localité.
Selon Mme Missira Keïta, chargée du volet qualité, sécurité, environnement et responsabilité sociétale à  Eiffage/Sénégal, les furets ont fait un stage pour la préparation d’une course à pied dans cette localité. « Nous avons pensé que c’était  une excellente chose d’y associer un volet sociétal », a-t-elle indiqué. Aussi, Mme Missira Keïta a souligné qu’en réponse à un besoin des femmes transformatrices du Gie « Nanor » de Djilor-Djidiack, ils ont décidé de leur construire une belle unité de transformation pour leur permettre de mettre en valeur les produits, dans le cadre d’un partenariat avec Eiffage/Sénégal et l’association « La voûte nubienne » pour un coût de 5 millions de FCfa. « C’est ce que nous avons fait il y a un an », concède-t-elle. Saluant le dynamisme de ces femmes actrices de développement, elle a demandé à ces dernières de faire en sorte que ce bijou soit entretenu et partagé pour servir d’exemple.
Sur la labellisation des produits transformés, Missira Keïta a fait que les femmes se sont rapprochées de structures compétentes « qui les ont formées pour leur permettre de réaliser des produits dans des normes d’hygiène réglementaires, mais également de vendre les sur le marché avec un label de qualité ». Selon elle, aujourd’hui, ces dernières sont doublement heureuses puisqu’elles ont non seulement une unité mais aussi une qualification pour vendre leurs produits au grand public.
Les femmes ont beaucoup magnifié cette action d’Eiffage qui va leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. Mme Missira Keïta a également révélé que durant leur séjour, les furets ont complètement réhabilité une école primaire du village de Yayème. Selon elle, ils ont complètement repris la peinture, le système d’électricité, le mur de clôture. Aussi a-t-elle révélé que les furets on fait revivre la zone de jardinage de l’école. La directrice de l’école, Marthe Selbé Faye, a salué ce geste.          

Oumar  Ngatty BA


Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a annoncé hier que la mise en place des pôles territoires va marquer la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation. Abdoulaye Diouf Sarr s’exprimait lors de l’assemblée générale de l’Association des départements du Sénégal (Ads).

L’Ads a tenu hier sa première assemblée générale depuis sa création le 11 janvier 2015. L’objectif était de faire le bilan d’activités, de tracer les perspectives, mais aussi de procéder au partage et à la validation de son plan stratégique. Le ministre de la Gouvernance locale qui présidait la cérémonie d’ouverture s’est félicité du fait que l’Ads s’inscrive déjà dans l’objectif de reddition des comptes, de partage de transparence à l’égard des partenaires. Abdoulaye Diouf Sarr a insisté sur l’importance pour toute structure de présenter le bilan de ses activités, d’en dégager les acquis et les contraintes  afin de pouvoir se projeter dans les perspectives. Le ministre a profité de cette occasion pour annoncer que la mise en place des pôles territoires va marquer la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation. « Le processus de construction est bien lancé et l’orientation définie par le chef de l’Etat privilégie une démarche participative et inclusive pour permettre à tous les acteurs de s’approprier ce projet afin de raffermir le désir de vivre ensemble, de s’accorder un statut et le mode de gouvernance du pôle territoire », a-t-il indiqué. Selon le ministre, son département s’est inscrit dans cette dynamique et compte sur l’appui de l’Ads pour réussir cette mission. « Notre optimisme quant à l’avenir de notre politique de décentralisation et de développement local n’est pas une simple position de principe.

La réalisation des hôtels de département
Cette conviction est fondée sur un engagement soutenu de l’Etat à faire des collectivités locales, des départements en particulier, les fers de lance de la croissance économique dans notre marche vers l’émergence et le progrès économique », a noté Abdoulaye Diouf Sarr. Le ministre a, par ailleurs, relevé l’intérêt de procéder à un exercice de planification stratégique, à engager à toutes les échelles de responsabilité dans la continuité et le prolongement des grandes orientations gouvernementales afin de permettre à l’action publique de gagner en cohérence, en utilité et en efficacité. Abdoulaye Diouf Sarr a salué la pertinence des thématiques choisies par l’Ads, notamment la fiscalité locale et la Rse qui prouvent, à son avis, de la nécessité pour les départements de disposer de plus de ressources pour mener à bien les missions qui leur sont confiés. « A la veille d’un Conseil interministériel consacré au partage de l’évaluation de la première phase de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation, les résultats de cette rencontre alimenteront les propositions et recommandations pour renforcer notre décentralisation », a-t-il relevé. Le ministre a fait savoir que l’enjeu de l’approfondissement de la politique de décentralisation et de développement local n’est pas que financier. « La gestion des ressources humaines est tout aussi importante. C’est pourquoi notre département attache de plus en plus une importance à la fonction publique locale, à la formation des acteurs locaux, à la mise à disposition de sièges fonctionnels », a fait savoir Abdoulaye Diouf Sarr. S’agissant des  sièges des départements, le ministre a dit avoir instruit l’Agetip de mettre l’accent, en 2016, sur la réalisation des hôtels de département conformément aux orientations du chef de l’Etat. Le président de l’Ads, M. Adama Diouf, a assuré que leur association a son mot à dire sur cette deuxième phase de l’Acte 3 de la décentralisation. « Il est important de signaler que dans la perspective de mise en place des pôles territoires les départements ont un rôle extrêmement important à jouer. Nous sommes un échelon d’harmonisation, de mutualisation et de coordination des investissements. Il est donc important que cet échelon se positionne, réfléchisse et donne sa contribution au débat actuel sur la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il soutenu. « Cette assemblée s’inscrit dans ce cadre précis et les résultats et conclusions seront d’un apport important pour le pays », a relevé M. Diouf.

Samba Oumar FALL


Un comité régional de développement (Crd) s’est tenu à Tambacounda en vue de préparer les présidents de Conseil départemental, les maires de la région, la société civil, les  groupements de femmes, de jeunes, les Chambres consulaires, à la perspective de constitution du pôle Sénégal oriental. C’est en prélude au forum interrégional dédié à la mise sur pied de cette grande entité qui se tiendra le 4 mars prochain et qui regroupera les départements et les communes de Tambacounda et de Kédougou.
L’information sur le pôle territorial institué par l’Acte 3 de la décentralisation a été livrée par le gouverneur de Tambacounda, Cheikh Kane Niane, qui a présidé cette rencontre. Pour M. Kane, l’Etat, par ce biais, ouvre les jalons d’un développement socio-économique harmonieux et surtout le schéma de la décentralisation qui va connaître un tournant décisif avec la mise en place du pole territoire. « Les pôles administratifs que sont les départements ont déjà été élevés en collectivités et en conseils départementaux avec pour mission de promouvoir le développement local », raconte-t-il.
A l’en croire, ce sont ces nouvelles entités qui se fédèrent dans un cadre homogène pour construire un pôle économique, social et culturel. « Ces entités seront des regroupements de départements qui pourront travailler dans le cadre d’une intercommunalité afin de définir des projets territoriaux », a indiqué le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Tambacounda, Abdoul Aziz Tandia.
Selon lui, sur cette base, ils pourront signer des conventions avec l’Etat, afin de disposer de fonds autres que le fonds de dotation. « La mise en place des pôles suit un processus allant de la mise sur pied de comités de pilotage à la signature des conventions, en passant par la tenue de Crd, de fora interrégionaux et la stabilisation des modèles de délibération », a relevé M. Tandia.
Le tout sera bouclé par un décret instituant le pôle en question. Le forum interrégional regroupera les deux régions de Tambacounda et de Kédougou qui composent le pôle Sénégal oriental.

Pape Demba SIDIBE


Après avoir rencontré le gouverneur Alioune Aïdara Niang, le préfet du département de Saint-Louis, Mme Mariama Traoré, les responsables et membres du nouveau bureau du conseil communal de la jeunesse, mobilisés derrière Adama Kâne Diallo, ont été reçus en audience par le maire Mansour Faye à l’hôtel de ville. A l’issue de cette rencontre, le premier magistrat de la ville tricentenaire a pris la ferme décision d’accorder une subvention annuelle au Conseil communal de la jeunesse, qui va désormais disposer d’un siège entièrement équipé et logé dans un hôtel de la place.
Le maire Mansour Faye a réaffirmé sa farouche volonté d’aider ces jeunes à trouver dans les plus brefs délais des partenaires nationaux et internationaux, de mettre à leur disposition un véhicule tout terrain 4x4, de réfléchir encore sur d’autres voies et moyens à mettre en œuvre pour les aider à élaborer et à réaliser des projets. Séance tenante, Mansour Faye leur a remis une enveloppe d’un million de FCfa pour les aider à mettre quelque chose dans la caisse, en attendant de voir dans quel sens et dans quelle mesure il pourrait poursuivre cette étroite collaboration, avec l’appui du conseil municipal.
Par la voix de leur responsable, Adama Kâne Diallo, les membres du nouveau bureau du Conseil communal de la jeunesse ont vivement remercié l’édile de Saint-Louis qui, malgré son calendrier très chargé, n’a ménagé aucun effort pour leur accorder cette audience.   

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Les commerçants du marché Tilène se sont affrontés aux forces de l’ordre hier lors d’une manifestation contre l’augmentation de la taxe. Ils criaient leur ras-le-bol sur la hausse de 1.000 FCfa (la taxe est passée de 5.000 à 6.000 FCfa) qui leur a été imposée par la commune de la Médina.
Ils étaient tous sortis dans la rue pour dénoncer de tels agissements des autorités municipales. Ainsi, l’arrivée de la police pour dégager la voie publique a été mal perçue par les occupants qui ont commencé les hostilités en jetant des objets divers. Du coup, l’avenue Blaise Diagne s’était transformée en une scène d’affrontement entre les commerçants et les forces de l’ordre qui ont usé des grenades lacrymogènes pour les disperser. La manifestation a occasionné l’arrêt du trafic automobile sur la voie publique pendant quelques moments.
D’après les informations recueillies auprès des autorités municipales, la hausse de 1.000 FCfa de taxe va servir à la propreté des lieux qui sont souvent mal entretenus par les occupants. « Cette taxe sera utilisée pour nettoyer le marché, parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’il veille sur les conditions d’hygiène de celui-ci où l’on vend les produits destinés à la consommation », dit-on du côté de la Médina.

C. M. COLY


La distribution de l’eau courante est revenue, mercredi, à la normale dans la ville de Saint-Louis (nord) après plus de 24 heures d’interruption occasionnée par des difficultés de mise en marche d’une nouvelle station d’eau censée améliorer la couverture des besoins des habitants de la capitale du Nord. Il s’agit notamment de la nouvelle station d’eau du quartier de Khor dont les travaux de mise en marche ont pris plus de temps que prévu. Cela a occasionné un manque d’eau ayant poussé certains habitants à s’approvisionner dans les puits ou à acheter l’eau de source. « Des difficultés ont été rencontrées au cours d’interventions de raccordement de la nouvelle station de Khor. Des fuites d’eau ont été observées lors des essais. Ces travaux devraient permettre de contenir la demande grandissante en eau à Saint-Louis », a indiqué la Société nationale des eaux (Sde) dans un communiqué repris par les médias locaux.

 (APS)


TambacoundaUn programme d’assainissement de plus de 4 milliards de FCfa et 4 km de goudron, l’installation de lampadaires solaires sont ainsi inscrits au programme des réalisations. Le maire de la commune de Tambacounda a décidé de marquer son passage à la tête de l’institution municipale.

Après un an d’exercice, Mame Balla Lô a, au sortir de la session d’orientation budgétaire, annoncé que 2016 sera une année radieuse. Le maire veut concrétiser ses actions par de vastes programmes qui seront réalisés dans la cité. « L’année 2016 sera celle des grandes réalisations », soutient l’édile de Tambacounda. « Avec l’appui du gouvernement, nous mettrons en œuvre de vastes chantiers d’investissement comme l’assainissement», avance-t-il.

Le maire annonce un programme d’assainissement de plus de quatre milliards de FCfa pour mettre fin à la carence en la matière à Tambacounda. Mame Balla Lô cite un projet d’installation de lampadaires solaires dans la ville qui contribuera grandement à l’éclairage public des artères et autres rues. « Cette énergie, nous en disposons à foison dans cette partie orientale du pays. Il y a aussi 4 km de goudron qui sont aussi inscrits au programme des réalisations », précise Mame Balla Lô. Selon lui, le choix des zones dans le cadre du bitumage se fera de concert avec les populations qui seront écoutées. Tout cela sera possible grâce au projet promo ville.

Dans le domaine du bâtiment, Mame Balla Lô soutient qu’il est prévu la construction de grands édifices et autres chantiers, surtout des cases de tout-petits dans les quartiers périphériques de Gourel Diadié et de Diallobougou.

Pape Demba SIDIBE


T Faye CojerL’absence d’eau potable a toujours été une préoccupation pour les populations de certaines zones de la commune de Diarrère (département de Fatick). Aujourd’hui, ce problème est devenu un mauvais souvenir pour ces populations qui poussent un ouf de soulagement.

Très sensible à cette situation, Mme le maire de la commune de Diarrère, Thérèse Faye Diouf,  a trouvé une solution à ce problème lié au manque criant d’eau, en implantant des bornes-fontaines dans six villages de la commune, notamment Nème, Diohine, Gadiack… pour un montant de 36 millions de FCfa.

Selon Thérèse Faye Diouf, avec ces ouvrages hydrauliques qui ont été réceptionnés dimanche dernier, les populations n’auront plus besoin de puiser dans les marigots, de faire des kilomètres pour chercher de l’eau.

Oumar Ngatty BA


Hotel de ville fatickPour le recouvrement des impôts et taxes de la commune de Fatick, le trésorier payeur régional de la perception municipale, en étroite collaboration avec la mairie, organise, depuis lundi, une opération coup de poing.

Rencontré sur le terrain, Mamadou Kane dit Blaise, président de la commission des finances à la mairie, a expliqué que cette opération coup de poing durera une semaine afin d’obliger les détenteurs de places, souks, gargotes, taxis, vélos-taxis, d’enseignes publicitaires… de s’acquitter des impôts et taxes.

Selon lui, il s’agit, au cours de cette opération, de recenser les niches d’argent pour parfaire l’assiette fiscale de la commune. « Au-delà de l’opération de recouvrement, il y a un autre objectif, c’est la sensibilisation des populations pour le paiement de l’impôt qui est un devoir civique », a-t-il révélé.

Oumar Ngatty BA


ToubaLa commune de Touba mosquée a procédé hier au vote de son budget pour l’exercice 2016-2017 qui s’élève à 4.165.450.000 FCfa. Le sous-préfet de l’arrondissement de Ndame, Modou Mbacké Fall, a supervisé la séance.

Le budget est constitué par les recettes de fonctionnement estimées à 2.529.000.000 FCfa, soit 60,71% des recettes globales. Les recettes d’investissement sont estimées à 1.636.450.000 FCfa, soit 39,28% et le total général des recettes à 4.165.450.000 FCfa.

Serigne Fallou Mbacké Ibn Serigne Cheikh Bara Maty Leye s’est abstenu car, pour lui, « si le précédent budget n’a pas été recouvert, comment ce budget 2016, plus important, peut l’être ». Pour le maire Abdou Lahad Kâ, les investissements constituent une priorité, alors que les recettes d’investissement disponibles proviennent en grande partie de l’Etat : « Ceux qui connaissent le fonctionnement des collectivités locales sont conscients que les communautés rurales devenues communes grâce à l’Acte 3 de la décentralisation ont très peu de recettes d’investissement. Nous avons fait un prélèvement assez substantiel de 400 millions de FCfa sur les recettes de fonctionnement que nous avons mis dans l’investissement pour renverser la tendance, puisque les investissements qui sont des actions visibles constituent une priorité ».

Pour les absences, il déclare que le conseil n’est pas politique et que, même si ces conseillers ne sont pas physiquement présents, ils contribuent intellectuellement, apportent des partenaires et sont très utiles à l’institution municipale. Le maire a enfin fait part de l’informatisation de l’état civil dont le chantier est en cours. Parallèlement, il a évoqué le programme de gestion des eaux usées de l’Etat, avec le concours de la Boad, pour quelques villes dont Touba à raison de 5 milliards par ville.

Priorité à l’éducation et la santé
Les difficultés de recouvrement et l’absence de conseillers ont été soulignées au cours des débats. Abdou Lahd Kâ a reconnu un problème d’organisation et de manque de personnes ressources. Toutefois, il est prévu d’améliorer le fonctionnement de la commune, d’autant plus que le potentiel est là. « Il y a un potentiel de recouvrement d’une vingtaine de milliards dans la ville de Touba. Nous avons recruté un cabinet conseil qui travaille avec nous sur ce registre et nous allons mettre en place un système qui va nous permettre de recouvrer facilement les taxes », a-t-il souligné. Ainsi pour le maire de Touba, l’éducation constitue comme toujours une priorité.

A cet effet, il est prévu la construction de 12 salles de classe à Darou Karim, Kéré Ndao, Sam, dans les localités de Banghadji, Kelel, Kéré Mbaye, Mayel Landang, Touba Bogo, pour 140 millions de FCfa, soit 8,55% des dépenses d’investissement.  La santé, avec 18,21% du budget d’investissement, verra la construction de postes de santé à HLM-Alieu, Touba Baghdâd, Kéré Mbaye et Darou Rahmane II. Il est prévu dans le budget 2016, souligne M. Kâ, des postes de santé à Touba Ndame, Darou Karim et Ndame Al Azhar. « Il nous appartient de mieux communiquer. Nous sommes en train de finir huit postes de santé équipés, une grande partie de la population ignore ces réalisations », note-t-il.

Auparavant, le sous-préfet a procédé à l’installation de Serigne Birane Gaye au poste de Serigne Mass Diop décédé, conformément à la volonté du Khalife générale. Serigne Birane Gaye qui n’est pas un conseiller politique, devient deuxième adjoint au maire. Des conseillers suppléants comme Shouaibou Mbacké, Moustapha Sylla et Cheikh Babou seront installés prochainement par l’autorité administrative.

Mamadou DIEYE


Coree WaloAvec les réalisations des volontaires Sud-Coréens dans les villages de Talbakhlé et de Ndombo Alarba, situés respectivement dans les communes de Dagana et de Richard-Toll, une révolution douce s’opère dans le Oualo.

Les responsables du projet Saemaul, Kim Hyang Chul et Uicheol Park, ont rendu un vibrant hommage au préfet Moustapha Ndiaye et aux maires de Dagana et de Richard-Toll, qui ont déployé d’autres efforts en vue de les aider à fabriquer des chaises en bois et des bancs publics.

C’était lors de la visite guidée des réalisations en cours du programme d’action « Octobre 2015/Août 2016 ». Il s’agit, entre autre, de réaliser dans ces deux villages deux centres polyvalents de formation des enfants, des jeunes et des femmes, dotés de salles de réunion et de conférence (pour divers ateliers ou sessions de formation sur la santé, l’agriculture, la formation professionnelle, etc). En plus de cela, il y aura des salles de soins primaires, d’aires de jeux et autres équipements modernes qui permettront aux populations de tirer largement profit de l’utilisation de ces établissements publics. Une raison pour laquelle les autorités municipales de ces deux collectivités locales ont jugé nécessaire, dans le cadre de cette coopération décentralisée, d’attribuer un espace au projet Saemaul pour l’aménagement et la mise en valeur dans ces villages, de terres cultivables destinées à la culture du Moringa à Talbakhlé (nevedaye en ouolof) et du riz à Ndombo Alarba.

Fini le calvaire de l’eau potable
La mise en place d’un système très performant de collecte et de traitement du fumier est aussi prévue. Car, explique-t-on, ce fumier laissé à l’air libre contribue à la dégradation de l’environnement immédiat, à la contamination des terres situées aux alentours des maisons par les bactéries. Si ce fumier n’est pas ramassé, les populations sont exposées aux infections bactériennes des yeux et de la peau. Toujours, en 2016, il est prévu dans ces deux villages la mise en œuvre d’un projet de lutte contre les insectes. Accompagnés de Mme Thiaw Mame Fatma Sène, assistante de ce projet, Samba Gaye, conseiller technique du ministre de la jeunesse, ces volontaires coréens nous ont fait visiter les parcelles de terrain dont ils disposent dans ceux villages pour y construire des rizeries. La mise en place de ces unités de transformation de céréales sera une source de revenus pour les populations. A Talbakhlé, le chef de village, Cheikh Lô, ses collaborateurs Cheikh Diop et Léon Rigobert Gningue, ont vivement remercié les partenaires coréens, qui sont en train de déblayer le terrain devant abriter dans cette partie de la commune de Dagana, un réservoir d’eau potable et un lavoir.

Selon M. Lô, les populations de Talbakhlé n’auront plus besoin de faire la navette entre le puits et les foyers pour chercher de l’eau qu’elles doivent consommer ou utiliser pour faire le linge. « Avec l’appui de ces volontaires de la Corée du Sud, elles trouveront désormais sur place tout ce dont elles ont besoin pour se désaltérer, laver le linge et faire la vaisselle », relève-t-il. Selon nos interlocuteurs, c’est la fin du calvaire et de la galère pour les femmes du village qui étaient obligées de se livrer quotidiennement à une grande corvée pour aller puiser de l’eau dans le puits. « Non seulement, l’installation d’un réservoir d’eau permettra aux populations d’avoir constamment de l’eau sans se fatiguer, mais l'aménagement d’une buanderie publique à Talbakhlé et la réfection des blocs d’hygiène dans les maisons, contribueront à l’atteinte des objectifs de Saemaul », a encore martelé M. Lô.

Lutte contre la pauvreté
A Ndombo Alarba, Mansour Tall,  Rokhaya Thiam et plusieurs autres jeunes du village sont en train d’effectuer, avec l’appui des volontaires coréens, des travaux de préparation du sol sur une superficie de 4 ha qui doit être emblavée en riz dans quelques semaines (février 2016). Dans ce village de Richard-Toll, les travaux de réfection (un autre projet Saemaul) des toitures des salles de classe de l’école primaire vont démarrer incessamment. Ces volontaires présents à Talbakhlé et à Ndombo Alarba, communément appelés Seamaul-leaders, ont séjourné à plusieurs reprises en Corée du Sud dans le cadre d’un stage ou d’une formation sur le concept Seamaul qui consiste à contribuer à la lutte contre la pauvreté dans les villages. Le projet consiste à aider les populations vulnérables à partir de leur propre créativité à prendre en charge leur propre développement. Ces missions ont été même encadrées par les autorités administratives et municipales de Dagana et de Richard-Toll.

Très discrets, courtois, disciplinés et pragmatiques, ces volontaires coréens ont fait comprendre qu’ils préfèrent ne pas révéler le montant des financements de leurs projets. Ce qui les intéresse plutôt, « c’est de collaborer directement avec les populations et de tenir compte des préoccupations et des priorités des populations dans les projets qu’ils réalisent sur la base du Self-Help (l’auto-assistance) ».

Avec le concept « Aide toi et Dieu t’aidera », ils demandent tout simplement aux bénéficiaires de leurs programmes d’apporter une petite contribution à la réalisation des différents projets. A en croire Mme Thiaw Fatma Sène, ces « volontaires coréens pourraient intervenir ultérieurement à Bokhol, à Gaé ou dans d’autres localités de la région Nord ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Abdoulaye D Sarr MinLa Commune de Bargny étrenne son nouveau centre d’état civil. Il a été inauguré par Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Selon le ministre, cet acte symbolique marque l’engagement de son département à accompagner les communes dans la réalisation d’infrastructures de qualité. Aussi, a-t-il ajouté, il traduit également l’attachement profond du ministère à l’état civil et sa volonté de renforcer les collectivités locales dans ce sens. A cet effet, le Programme d’appui à la modernisation de l’état civil (Pamec), financé à hauteur d’environ 3,3 milliards de FCfa grâce au soutien de l’Union européenne, entre dans cette perspective.

« La construction de ce centre secondaire d’état civil avec l’accord de votre conseil municipal témoigne de votre volonté de rapprocher l’administration des administrés et d’offrir à vos populations des services de proximité », a souligné M. Sarr qui a relevé l’intérêt de l’Acte 3 de la décentralisation. « En initiant cette vision décentralisée, a-t-il fait savoir, le président de la République veut organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteur de développement durable ». Conscient de la place qu’occupe l’état civil dans cette nouvelle réforme, le maire de Bargny, Abou Seck, pense qu’il est indispensable que sa commune ne puisse pas bénéficier des services publics de proximité et de qualité. «Bargny a connu une mutation urbaine et une recomposition de l’habitat avec des expansions sur la partie route nationale et autoroute.

C’est tout l’intérêt de l’implantation de ce centre qui va changer la vie des populations de cette partie de la commune qui n’auront plus à se déplacer et traverser la ville pour déclarer leurs nouveau-nés », a expliqué le maire, ajoutant que « c’est avec des données fiables sur les naissances, les mariages et les décès qu’une bonne planification du développement économique et social peut se réaliser ».

Au-delà des questions d’éducation, de santé, entre autres, l’enfant a droit à un droit fondamental. C’est pourquoi l’équipe municipale, à travers le maire, envisage de porter le plaidoyer pour obliger les parents à enregistrer leurs enfants dès la naissance afin de les identifier. «L’enregistrement des enfants à l’état civil est un droit obligatoire. C’est cela qui lui permettra d’avoir une identité civile », dira-t-il.

Tata SANE


Le conseil départemental de Linguère a procédé au vote du budget pour l’exercice 2016 en présence de son président, Me Amadou Kâ. Avec un budget de 328.047.004  FCfa, le Conseil départemental souhaite consolider un budget solidaire et continuer à agir pour un développement économique de Linguère.

Le conseil départemental de Linguère  a voté, samedi dernier, son budget pour l’exercice 2016. Il s’équilibre en dépenses et en recettes à 328.047.004 FCfa.
Le conseil a voté, à l’unanimité de ses membres présents, le budget dont les 202.491.260 FCfa sont destinés au fonctionnement et les 125.555.744 FCfa aux investissements, a noté le président de l’institution départementale, Me Amadou Kâ, par ailleurs Pca du Port autonome de Dakar (Pad). « Nous avons tenu aujourd’hui la session budgétaire du conseil départemental de Linguère.
Avant cela, nous avons respecté toute la procédure budgétaire. A la fin du mois de décembre, nous avons tenu le débat d’orientation budgétaire conformément à la loi. Puis, la commission des finances s’est réunie et a déposé un rapport en demandant  aux conseillers de voter le budget », a dit Me Kâ. Après un riche débat au cours duquel 23 orateurs ont exprimé leurs préoccupations, le budget a été voté à l’unanimité. Parlant des  priorités, Me Kâ a cité l’éducation, la santé, l’environnement, la culture et le social.
Le préfet Amadou Bamba Koné s’est réjoui de la qualité des débats houleux parfois. « C’est le charme de la démocratie qui fait qu’il faut des contradictions, mais celles-ci doivent pousser à une positivité. Le conseil a voté son budget. Le débat contradictoire a sa raison d’être et je m’en réjouis très fortement », a-t-il souligné.

Masse NDIAYE


Samedi dernier, les membres du comité directeur élargi de l’association des agents à la retraite de l’administration forestière se sont retrouvé au centre forêt de Thiès où ils ont eu à écrire les plus belles pages de leur carrière. Ils veulent faire connaître leur expérience de forestier au bénéfice de la toute la nation sénégalaise.  « Compte tenu de l’expertise et de l’expérience de nos membres sur le champ des eaux, forêts et chasses, nous voulons participer à la réflexion sur des questions pointue qui concernent l’avenir du pays dans notre domaine et aussi voulons demeurer une force de proposition de solutions durables et efficaces pour le pays », a soutenu Oumar Daff, président de l’association des retraités de l’administration forestière.
C’est pourquoi il a tenu à préciser qu’une fois de plus, toutes les personnes qui ont fait carrière dans le service des Eaux, Forêts et Chasse à tous les niveaux, aujourd’hui à la retraite, sont concernées. « Alors, pour avoir bien saisi notre préoccupation, le ministre de l’Environnement et du Développement durable et l’association vont signer un protocole d’accord allant de le sens des objectifs de notre structure », a-t-il noté. Le président de ladite association ajoute qu’« il ne s’agit point de nous substituer aux missions des jeunes compétents et pétris de qualités que nous avons eus à former et qui assurent de façon merveilleuse la relève, mais plutôt de leur offrir, à chaque fois que de besoin, ce coup d’œil de vieux forestiers ». Interrogé sur la question des inondations qu’ont connues les populations partout au Sénégal avec le retour des pluies, Matar Cissé, un ancien directeur national des Eaux, Forêts et Chasse, a indiqué que pour le forestier, ce phénomène est une conséquence de la dégradation des forêts classées dont le rôle classique a toujours été de réguler l’écosystème. « La lutte mécanique menée contre les inondations est onéreuse à tout point de vue, mais aussi ne règle pas la question de façon durable », a-t-il dit. Alors, pour le forestier, il va falloir redonner la place centrale aux forêts classées,  tout en  intégrant dans l’approche sa vocation économique et sociale en corrélation avec le Plan Sénégal émergent », a-t-il indiqué.
Car, pour lui, le plus grand défi à relever, après la rencontre de Paris sur le changement climatique pour le Sénégal, est de rester dans le sillage d’une gestion intégrée, puisque la forêt et globalement l’arbre demeure un maillon essentiel pour une stabilité naturelle et sociale. « Pour cela, il nous faut veiller sur les équilibres, les fonctions sociales de la forêt par la promotion de l’économie verte », a-t-il préconisé.

Mbaye BA


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