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Régions (1120)

La commune des Parcelles Assainies célèbre ses vingt ans. Le démarrage des festivités a été lancé hier par le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr. Les activités commémoratives se dérouleront sur six mois. Panels, expositions, activités sportives et culturelles, etc., seront au menu.

C’est parti pour six mois de festivités. Jusqu’au mois de décembre prochain, la commune des Parcelles Assainies (Pa) vivra aux rythmes de panels, de réflexions, d’expositions, de remises de distinctions et de manifestations sportives et culturelles. Cette agglomération, peuplée par près de 160. 000 habitants, est devenue commune suite à la réforme de 1996 portant création des communes d’arrondissement. Elle célèbre ses vingt ans d’existence. Les activités commémoratives ont été lancées par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, sur invitation du maire Moussa Sy. Ont également marqué de leur présence cette cérémonie, le maire de Dakar, Khalifa Sall, le député libéral Doudou Wade, mais aussi les anciens maires Mohamed Tété Diédhiou et Mbaye Ndiaye. « L’initiative que vous avez prise de commémorer les vingt ans d’existence des Parcelles Assainies est excellente, de mon point de vue, car vous offrez au Parcellois mais également à tous les amis et partenaires de votre commune, l’opportunité de réfléchir sur la trajectoire et les défis de votre cité », a soutenu Abdoulaye Diouf Sarr. Selon lui, le thème choisi, « Les Parcelles Assainies : hier, aujourd’hui et demain », est très évocateur à cet égard. Le ministre de la Gouvernance locale s’est dit aujourd’hui fier de ce que sont devenues les Parcelles Assainies : « une grande commune qui a su préserver son homogénéité, malgré le vicissitudes du temps ».

« En effet, les Parcelles Assainies constituent l’une des communes de la région de Dakar les plus importantes au regard de sa démographie, du nombre de ses établissements humains et au vu de ses ambitions », a estimé le maire de Yoff.

A l’en croire, à la faveur de la loi n°2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code des collectivités locales, les Parcelles Assainies sont devenues une commune de droit commun avec des compétences élargies, plus de dignité et de liberté d’action, mais également avec davantage d’opportunités de ressources.

Réforme de 1996
« En initiant cette reforme, le président de la République Macky Sall a justement souhaité donner aux collectivités locales de base leur pleine dignité mais aussi promouvoir l’équité entre les territoires », a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr, tout en reconnaissant « certaines difficultés inhérentes à tout processus de changement ». Le ministre de la Gouvernance locale a promis le soutien de son département pour la réussite de ces manifestations, car, a-t-il dit, cette célébration est celle de la décentralisation et du développement local. C’est aussi, pour lui, celle de l’ensemble des communes nées il y a vingt ans.

De son côté, le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, a estimé que les vingt ans de la commune des Parcelles Assainies sont les vingt ans de la réforme de 1996 « qui fut une réforme majeure, historique ».

Selon lui, c’est en 1996 que les collectivités locales ont eu leur autonomie d’administration. « Cette loi a consacré la fin de la tutelle, l’autonomisation et la responsabilisation des collectivités locales, l’ancrage définitif et irréversible de la décentralisation dans ce pays. C’est pourquoi cette manifestation est opportune », a laissé entendre le maire de Dakar, non sans magnifier la présence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr qu’il considère comme l’expression d’une volonté de consolider, de raffermir l’Acte 3 en rapport et en accord avec les autorités locales. « Cette commémoration devrait être l’occasion pour chacune de nos collectivités locales de faire le point du chemin parcouru. Mais je suis sûr que le gouvernement, à travers le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, dans l’évaluation continue de ce qui se fait, dans l’appréciation de l’Acte 3, s’inspira des méthodes, de l’approche, des processus de 96 pour que tout ceci soit inclusif pour être efficace », a mentionné le maire de Dakar.

Moussa Sy, maire des Parcelles Assainies : « Remonter l’histoire de notre commune depuis sa création »
La commémoration des vingt ans des Parcelles Assainies est pour Moussa Sy une « occasion de remonter l’histoire de notre commune depuis sa création, de faire l’état des réalisations effectuées à ce jour, de réfléchir et d’imaginer ensemble son futur ».

Selon le maire des Parcelles Assainies, il ne s’agira pas de faire un bilan. D’autres occasions se présenteront pour cela. A l’en croire, des spécialistes seront conviés pour éplucher des thèmes liés à l’urbanisme, l’éducation, la sécurité, la formation, l’environnement, la microfinance, l’hygiène, le financement des projets, les sports, le transport, la culture, l’assainissement, etc. Le responsable municipal a toutefois précisé que l’assainissement, la mobilité urbaine et les transports ne relèvent pas de leurs compétences, mais constituent de véritables casse-tête pour la municipalité et les populations en souffrent énormément.

Nd. M. SECK et S. M. Sy CISSE

L’hydraulique rurale connaît des avancées significatives à Fatick. Selon le chef du service régional de l’hydraulique, le taux d’accès de l’eau potable a dépassé 90% dans cette région. Mieux, il a informé que le projet d’eau potable des îles du Saloum va toucher plus de 72.000 habitants répartis dans 25 villages.

L’hydraulique rurale connaît des avancées significatives dans la région de Fatick. Le chef du service régional de l’hydraulique de Fatick, Amadou Sall, a confirmé ces performances. Il a révélé que le taux d’accès de l’eau potable dans cette région dépasse 90%.

Pour Amadou Sall, il est important de densifier le réseau pour permettre aux populations des localités les plus reculées de la région de s’approvisionner correctement en eau. Cependant, il a fait un plaidoyer pour l’amélioration de la qualité de cette eau qui est toujours saumâtre. Selon lui, une solution est en train d’être trouvée dans beaucoup de localités avec le projet d’eau potable Notto-Ndiosmone-Palmarin. Rappelant que le projet d’eau potable des îles du Saloum va toucher 72.000 habitants répartis dans 25 villages du Delta du Saloum. Amadou Sall est d’accord pour la multiplication de ces genres de projets surtout dans le département de Fatick où il faut mettre en place des unités de potabilisation à côté des forages. Pour le département de Foundiougne, il est nécessaire de créer des mini-transferts d’eau qui permettent aux populations de certaines localités d’avoir plus de l’eau potable. Concernant Gossas, il a également proposé la mise en place d’unités de potabilisation.

Amadou Sall a profité de cet entretien, en informant que la région de Fatick compte 124 forages dont 85 ont été réalisés par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement tandis que les 39 autres ont été construits par la Caritas Sénégal. Il a précisé que ces forages tombent rarement en panne. Notre interlocuteur a rappelé que le programme d’urgence pour le développement communautaire (Pudc), dans ses phases 1 et 2, cible des villages du centre de la région. Il s’agit des villages de Mbam, Tallène, Toucar et Darou Ndiaye, Guélowgal, Médina et Mboba. Il a, en outre, fait savoir que l’Etat, dans le cadre du budget consolidé d’investissement, va construire un château d’eau à Keur Ayib Kâ pour desservir les villages environnants. Amadou Sall a indiqué que les projets ou programmes comme celui Koika (coopération coréenne) et des projets d’amélioration des services d’eau potable et d’assainissement en milieu rural (Pasepar) vont contribuer à l’amélioration de la desserte et de la qualité de l’eau dans la région de Fatick. L’Ong Plan international et un programme chinois joueront le même rôle pour permettre aux populations de disposer d’une eau de qualité.

 Oumar Ngatty BA

Le maire Mansour Faye a réceptionné un important lot de matériel de protection des électriciens pour la gestion du réseau électrique.

Le matériel reçu entre dans le cadre de la première phase du programme d’éclairage public de la commune de Saint-Louis. Il est financé par la ville de Lille en France à hauteur de 325 millions de FCfa pour une durée de trois ans. La délégation lilloise est conduite par Mme Marie Pierre Bresson qui a remis d’ailleurs ce matériel au maire de Saint-Louis, Mansour Faye. Ces équipements permettent aux conseillers municipaux d’entamer la première phase du programme de l’électrification de la ville de Saint-Louis, en particulier de la boucle de Sor. Mansour Faye a profité de cette cérémonie pour rendre un hommage à son homologue Mme Martine Aubry, maire de Lille. Il s’est surtout réjoui de la mission effectuée à Lille par certains agents municipaux de Saint-Louis en vue de renforcer leurs compétences dans le domaine de l’installation et de la maintenance des réseaux d’éclairage public.

Abondant dans le même sens, Mme Bresson a magnifié l’exemplarité de la coopération entre Saint-Louis et Lille qui date de plus de 30 ans. Il convient de rappeler que Martine Aubry avait signé en 2007 avec les autorités municipales de Saint-Louis une convention de partenariat en vue de relancer la coopération entre ces deux villes. Cette coopération décentralisée tourne autour de la santé communautaire, de l’éclairage public, de l’économie urbaine, de l’environnement, entre autres.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Elu « maire » au conseil municipal des enfants de Mont-Rolland dans la région de Thiès, Ibrahima Ndiaye fait de la non-déclaration des enfants au registre d’état civile l’un de ses combats prioritaires.

Dans la commune de Mont-Rolland, à côté du conseil municipal que dirige le maire Yves Lamine Ciss, celui des enfants a été installé lundi dernier. L’installation respecte les conditions prévues par la loi. Ibrahima Ndiaye  a été élu  « maire » des enfants tout comme la première adjointe Alphonsine Mbengue et la deuxième adjointe Aby Ndiaye.

Après avoir remercié ses collègues conseillers qui lui ont fait confiance, Ibrahima Ndiaye a réitéré son engagement à travailler pour régler la  lancinante question de la non-déclaration des enfants au registre d’état civil. Il va aussi s’attaquer au refus de certains parents d’inscrire leurs enfants à l’école. «En plus de ce grand chantier, le conseil municipal des enfants va travailler en étroite collaboration avec le conseil municipal des adultes afin d’améliorer les conditions d’épanouissement des enfants dans la commune de Mont-Rolland », a-t-il ajouté. Ravi du choix effectué par le conseil municipal de Mont-Rolland qui a eu à délibérer sur la création du conseil municipal des enfants dans sa commune.

Le maire Yves Lamine Ciss a précisé que tous les conseillers municipaux des enfants ont été choisis dans les villages par leurs camarades en votant en toute liberté. « C’est pourquoi je salue tout d’abord le processus démocratique conduit par l’Agence régionale de développement de Thiès appuyé par son bras technique Enda éco-pop sur le terrain », a-t-il signifié. Selon lui, au-delà de l’apprentissage des enfants de la gestion de leur communauté, cela va les aider à faire un grand bond dans l’acceptation des règles de fonctionnement démocratique dans la localité de Mont-Rolland. « Dans l’immédiat, en plus des priorités dégagées par le maire du conseil municipal des enfants, nous allons passer par eux pour sensibiliser sur le devoir citoyen de s’acquitter de ses impôts », a-t-il indiqué. Avec cette nouvelle approche dans la gestion de leur commune, Yves Lamine Ciss affirme que les priorités dégagées par les enfants vont être intégrées.

Mbaye BA

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire Abdoulaye Diouf Sarr préside cet après midi la cérémonie d’ouverture de la commémoration des vingt ans d’existence de la commune des Parcelles assainies. Ce sera à l’esplanade de la mairie des Parcelles assainies.

Les Parcelles Assainies existent depuis 20 ans. Les autorités municipales ont décidé de fêter ces années d’existence. La mairie a d’ailleurs concocté un programme qui va s’étendre sur six mois.

« Les Parcelles Assainies : hier, aujourd’hui et demain », c’est le thème des 20 ans d’existence de cette commune d’arrondissement du département de Dakar. Les festivités de ces 20 ans vont se dérouler pendant les six prochains mois.

Face à la presse hier, le président du comité scientifique, Abdoulaye Cissé, a souligné que tous les habitants de la commune sont concernés par les festivités des 20 ans. Elles s’ouvrent à partir de demain par une cérémonie qui sera coprésidée par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement et le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Après, la cérémonie officielle se sera autour de panels, de vernissages, de galas pour distinguer les anciennes gloires, le monde des arts martiaux.

L’inauguration de la piscine municipale, le tournoi de la coupe du maire, l’organisation de tournois de lutte, les séances de workshops et des cérémonies de remises de subventions aux Asc sont aussi programmés pendant ces festivités. Abdoulaye Cissé a promis des débats pour échanger avec les populations sur leurs préoccupations, leur cadre de vie et des difficultés liées à l’assainissement des quartiers de la commune des Parcelles Assainies.

Des panels sur les questions de l’éducation, du sport, de l’hygiène, de la santé avec séance de don de sang sont aussi prévus. « On aura un programme pour chaque mois », a avancé Abdoulaye Cissé qui a indiqué qu’une journée sera dédiée à l’ancien champion de l’athlétisme Amadou Gackou.

« Ce diagnostic sans complaisance et non partisan aboutira à faire des Parcelles Assainies une ville de référence », a déclaré M. Cissé, avant de poursuivre que le programme s’achèvera au 31 décembre 2016. Le bureau municipal a également décidé de donner, à titre posthume, le nom du foyer des jeunes au défunt chanteur Cheikh Demba Dia. Thiendella Fall de la Commission coopération, décentralisation et dialogue citoyen a laissé entendre que depuis 2009, la mairie a un programme de lutte contre les eaux de pluies.

C’est le moment, ajoute-t-il, de convier tous les habitants à ces 20 ans des Parcelles Assainies pour qu’ils proposent des solutions permettant d’améliorer leur cadre de vie.

Serigne Mansour Sy CISSE  

Les autorités municipales de Saint-Louis et leurs partenaires sont engagés à améliorer les conditions de vie des sinistrés de Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie. En visite ce lundi à Saint Louis, le directeur général de la Sones, Charles Fall, a promis de tout mettre en œuvre pour que les sinistrés puissent disposer de l’eau potable dans les jours à venir.

Le directeur général de la Sones, Charles Fall, accompagné des membres du conseil municipal et de la Sénégalaise des eaux (Sde), s’est rendu hier sur le site de recasement des sinistrés de Guet-Ndar et de Gokhou- Mbathie. Les populations de ces deux quartiers de la ville de Saint-Louis ont été victimes la semaine dernière des raz-de-marée qui se produisent depuis l’année dernière dans la Langue de Barbarie. Sur place, le directeur général de la Sones a réitéré l’engagement des autorités à tout mettre en œuvre pour aider les populations sinistrées à accéder à l’eau potable dès jeudi prochain. «Nous tenons à ce que chaque famille sinistrée de Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie dispose d’un robinet pour s’approvisionner correctement en eau potable à partir de la borne fontaine », a indiqué Charles Fall qui a assuré que le gouvernement prendra en charge les frais de ces branchements sociaux. Le directeur général de la Sones s’est entretenu avec les familles sinistrées relogées par la mairie de Saint-Louis dans les logements sociaux. Lesquels sont situés à Khar Yalla à quelques encablures du croisement de Bango/Ngallèle. Les autorités municipales et les directeurs de sociétés qui ont rendu visite aux sinistrés ont promis de soutenir les sinistrés afin d’améliorer leurs conditions de vie sur place. Les représentants des sinistrés ont remercié le directeur de la Sones et les autorités municipales pour les efforts qu’ils font afin d’améliorer leurs conditions de vie. L’adjoint au maire, Balla Gueye, a réaffirmé la volonté de la mairie d’installer, dans les meilleurs délais, des projecteurs sur le site de recasement, en attendant que les foyers soient connectés au réseau électrique de la Senelec.

Il est revenu sur le projet de construction des brise-lames à hauteur de Guet-Ndar, pour préciser que les coûts des travaux ont été reconsidérés par une mission d’experts et de techniciens dépêchée récemment à Saint-Louis. Ces travaux, à en croire Balla Guèye, seront effectués sur 4 kilomètres pour plus de 4 milliards de FCfa. L’équipe municipale a pu mobiliser 2 000 sacs de sable qui permettront de protéger provisoirement quelques concessions de Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie contre l’avancée de la mer. 

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le cadre de la gestion des inondations, l’Etat a prévu une enveloppe de 25 millions de FCfa pour la construction d’ouvrages dans la région de Kaolack.

Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, en visite de travail samedi dernier à Kaolack, a annoncé la construction plusieurs ouvrages dans la région pour lutter contre les inondations. Vingt-cinq millions de FCfa sont prévus pour la « Bande d’Aouzou ». Ce montant vient s’ajouter aux grands travaux lancés dans les cités religieuses de Médina Baye, Léona Niassène et Touba Ndorong. Selon M. Sarr, depuis l’avènement du président Sall, l’Etat accorde une attention particulière à la lutte contre les inondations cycliques qui touchent la banlieue dakaroise et plusieurs localités du pays. Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, répondant à une interpellation des journalistes sur les inondations, a expliqué que le Comité national de lutte contre les inondations s’est réuni pour élaborer une matrice d’actions prioritaires d’un coût global de près de 2 milliards de FCfa.

La somme a été validée par le Premier ministre lors du conseil interministériel sur les inondations. « Nous attendons la mise à disposition des fonds par le ministère des Finances pour démarrer les actions », a informé Diène Farba Sarr qui a souligné que c’est une démarche inscrite dans une dynamique de résolution durable des inondations.

A ce propos, il a estimé a près de 72 milliards de FCfa les dépensés effectuées dans la lutte contre des inondations. « Au départ, les actions étaient circonscrites à la banlieue dakaroise, mais le président de la République nous a instruit de nous déployer sur l’ensemble du territoire nationale sur toutes les zones inondables. Ce qui explique les dispositifs préventifs et les ouvrages de canalisation des eaux pluviales construits dans des villes comme Touba, Kaffrine ou Kaolack », a fait savoir le ministre. Pour l’année en cours, outre les 950 millions de nos francs pour le financement de la matrice d’actions prioritaires, 1 milliard de FCfa a été provisionné pour des fonds de réserve contre les inondations. Toutes ces informations ont été données lors de l’inauguration de la mosquée Ndioloffène située à la sortie de la commune de Kaolack et qui menaçait ruine.

Elimane FALL

Le président sortant de la chambre des métiers de Saint-Louis, Abdoulaye Lèye, a été réélu à son poste. Menuisier ébéniste, M. Lèye a rempilé après avoir obtenu 23 voix contre 3 pour son adversaire Djibril Mbaye. Les femmes sont bien représentées dans cette nouvelle équipe, avec l’élection de Coumba Aïssata Ndiaye et d’Aïssata Bocar Ly, respectivement aux postes de première et de deuxième vice-présidente. Abdoulaye Lèye a exprimé toute sa satisfaction en remerciant ceux qui ont voté en sa faveur, mais surtout de la confiance que les artisans de la région de Saint-Louis ont encore placée sur sa modeste personne. Il a réitéré son engagement à œuvrer pour l’émergence du secteur de l’artisanat dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.

Il n’a pas manqué d’inviter l’État à soutenir davantage l’artisanat en renforçant leurs moyens.

Abdoulaye Lèye a été installé dans ses fonctions samedi 9 juillet par Babacar Bâ, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives.

Il a présidé cette cérémonie suite à la décision du ministre de l’Artisanat, validant les résultats du renouvellement des instances de base de la chambre des métiers de Saint-Louis.

Mbagnick Kh. DIAGNE

Ville dynamique et accueillante, Kolda a connu ces dernières années un essor socio-économique. Dans cet entretien, le maire Abdoulaye Bibi Baldé revient sur les acquis et annonce des projets qu’il souhaiterait mettre en œuvre pour doper le développement local de sa ville et garantir une meilleure qualité de vie aux populations.

Aujourd’hui, la mobilité pose problème à Kolda, qu’est-ce qui a été fait depuis que vous êtes à la tête de la mairie ?
La mobilité constitue une surpriorité. C’est une question qui nous tient à cœur parce que nous avons un centre-ville qui n’est pas très grand, mais la mobilité n’est pas fluide. Nous avons pris beaucoup d’initiatives. Nous avons dégagé des voies, mais nous comptons maintenir le cap dans l’infrastructure avec le projet promo-villes. Nous insistons beaucoup sur la communication. Kolda s’est beaucoup agrandie ces dernières années. La ville a besoin des entreprises et sociétés pour accompagner son développement. Il faut des infrastructures pour créer le cadre structurel de développement du secteur privé. Nous sommes conscients de cela, car l’investisseur attend toujours un minimum avant de pouvoir investir. Le transport intra-urbain constitue un véritable casse-tête à Kolda. Cette situation a favorisé l'avènement des motos Jakarta qui se sont imposées dans le système. Résultat, les taxis n’ont pas pu supporter la concurrence avec les motos Jakarta et ont presque disparu. Cette situation a fini par créer une ville atypique, « à deux roues ». Cela peut être une opportunité ou une contrainte pour la viabilité d’un système de transport intra-urbain, mais la ville s’est agrandie. Cette tare, la municipalité compte la corriger à travers un système de transport beaucoup plus performant.

Nous sommes en discussion avec des partenaires pour qu’au moins le transport à l’intérieur de la ville puisse se moderniser parce qu’il y a beaucoup de risques avec les Jakarta (accidents, morts d’homme). Il nous faut un système de transport plus performant. Ce sont tous des initiatives privées. C’est aux privés de prendre le relai. La municipalité crée le cadre, démontre que c’est possible et ensuite cherche à être accompagnée par le secteur privé parce qu’à terme c’est du business. C’est donc à nous de créer les conditions de départ. Il y a aussi le déplacement de la gare routière qui était au centre-ville vers Saré Kémo, à l’entrée, et qui a quelque peu contribué à la fluidité du trafic. Cela n’a pas été facile. Mais il y a eu une bonne concertation. On a discuté avec les acteurs pour leur faire comprendre qu’il y a une gare routière plus commode. Les chauffeurs et voyageurs ont accepté de se déplacer.

L’assainissement aussi constitue un véritable casse-tête ?
Nous avons mené plusieurs actions, notamment dans le cadre de l’assainissement. Aujourd’hui, il n’y a plus de dépôts sauvages dans la ville. Il y a une collecte qui se fait régulièrement avec l’appui de l’Ugc. De plus, la municipalité a pris quelques initiatives en se dotant de petits matériels pour évacuer nos ordures ménagères. Aujourd’hui, même si l’Ugc arrêtait ses activités, nous avons un dispositif de collecte primaire et de mise en décharge qui nous permet d’assurer la continuité. Nous avons des tricycles avec caisse et nous allons bientôt acquérir une benne pour aider au maintien de la propreté, d’un cadre de vie sain. Mais, le gros problème demeure le traitement des déchets, car la destination finale reste un problème récurrent dans les collectivités locales.

Qu’est-ce qui est prévu pour l’amélioration du cadre de vie ?
Pour améliorer davantage le cadre de vie, nous comptons dérouler un grand projet d’aménagement de la berge du fleuve. Kolda est l’une des rares villes traversées par un fleuve, mais il est ensablé. Nous voulons draguer ce bras du fleuve Casamance et créer un microclimat comme celle de Saint-Louis. Ce projet pourrait créer les conditions d’un développement harmonieux de la ville. Cependant, il faut le souligner, le dragage dépasse les compétences de la commune. Nous sommes à la recherche de partenaires pour concrétiser ce grand projet.

Il y a déjà des études, au besoin nous les mettrons à jour. Parmi les projets figure également la création de l’esplanade de Kolda entre le pont Abdoul Diallo et la mairie. Nous voulons dégager tout ce qui est là-bas et faire des aménagements pour que la ville puisse souffler et avoir un espace viable et attractif afin de permettre aux jeunes de Kolda de s’épanouir. Nous prévoyons aussi d’organiser une grande foire commerciale pour stimuler davantage le développement économique de la ville. Kolda regorge de commerçants originaires de la Guinée et du reste du Sénégal. C’est bon de créer ces genres activités pour faire en sorte que la ville soit aussi une destination pour l’aspect commercial comme c’est déjà le cas pour la chasse et la culture.

La demande sociale est forte et les attentes nombreuses. Quelles sont les stratégies que vous comptez mettre en œuvre pour relever ces défis ?
Malgré les nombreux acquis, les attentes restent nombreuses. Et la mairie envisage de mettre en œuvre plusieurs initiatives pour essayer de créer l’effet levier. Il faut toute une panoplie d’instruments financiers (banques privées, commerciales, institutions de microfinance, partenaires techniques) pour y parvenir. Le problème de capacitation des populations se pose avec acuité. Souvent, celles qui sont à la recherche d’initiatives ou d’emplois sont capacitées en gestion et en entrepreneuriat. C’est pour cela que le renforcement de leurs capacités est important. Pour répondre aux attentes des citoyens, on a mis en place un programme innovant destiné à accroître le développement local et améliorer les conditions d’existence des populations. Il s’agit d’un crédit municipal en partenariat avec une institution financière pour aider au financement des jeunes et des femmes. Nous avons pris un certain nombre de dispositions pour accompagner nos populations qui ne sont pas forcément des investisseurs parce qu’il y a aussi un aspect social à assurer. Nous mettons chaque année un crédit initial de 5 millions de francs Cfa qui prendra en charge tout ce qui est garanti. Donc, l’institution bancaire va donner un financement de 50 millions aux femmes et aux jeunes. Cela nous permet de régler le problème d’accessibilité et la banque assure la mise à disposition du prêt et le recouvrement pour ne pas aussi donner l’impression que c’est l’argent de la mairie. L’objectif est de disposer à terme d’un véritable mécanisme de financement pour accompagner les porteurs de projets.

L’émergence de la ville de Kolda passe par quoi ?
L’émergence de la ville passe d’abord par le changement de comportement.

Les Koldois doivent refuser l’assistanat. Il faut qu’ils soient de vrais développeurs, qu’ils prennent des initiatives privées parce qu’il y a beaucoup d’opportunités dans la petite industrie, la transformation de fruits, de céréales, l’élevage… C’est cela qui peut créer le déclic. Une mairie qui gère des urgences et certains aspects sociaux ne peut pas à elle seule impulser le développement sans un secteur privé dynamique. C’est pour cela que la municipalité essaie toujours d’améliorer ses relations avec les chambres de commerce, celle de métiers pour voir comment organiser tout cela.

Propos recueillis par Samba O. FALL et Souleymane D. SY (textes)
et Pape SEYDI (photos)

Par l’entremise de l’Agence nationale de la case des tout-petits (Anctp), la mairie de Saint-Louis a pu construire une case des tout-petits à Pikine en vue de satisfaire une vieille doléance des habitants de ce quartier populeux de la ville.

Ce joyau réservé pour l’éducation des enfants a été inauguré samedi dernier en présence de la directrice de l’Agence nationale de la case des tout-petits (Anctp), Thérése Faye Diouf. Selon le maire de Saint-Louis, c’est une vielle doléance des populations qui vient d’être satisfaite. Mansour Faye a félicité les responsables de cette agence qui s’évertuent à traduire en actes la vision du chef de l’Etat en matière de développement et de promotion de la petite enfance. Au moment où l’Etat a pris l’initiative de lutter contre le phénomène des enfants de la rue, il est fondamental, de l’avis de Mansour Faye, de mettre en place des structures afin de participer à cet effort. Les enfants, a-t-il poursuivi, constituent l’espoir de demain, qui doit être entretenu par la prise en charge adéquate de ces derniers en leur octroyant une bonne éducation de base.

En plus d’un éveil de l’esprit, cette étape constitue un tremplin obligatoire vers une scolarisation élevée et une réussite presque assurée aux différents niveaux d’éducation et de formation. Thérése Faye Diouf a rappelé que le président de la République a eu le réflexe et le mérite de reprendre en 2012, après son accession à la magistrature suprême, le programme de construction des cases de tout-petits. Ce programme, dira Mme Diouf, va accroître le taux brut de préscolarisation qui est de 16,8%. « Ainsi, 20 structures ont été réalisées entre 2014 et 2015 et 17 autres sont en cours de réalisation », a-t-elle souligné. Ajoutant que les cases de tout-petits constituent un cadre idéal pour les enfants qui bénéficient de l’approche holistique qui y est développée. Mme Thèrèse Faye a informé que dans ces cases, un paquet de services est offert aux enfants. Il concerne les domaines de l’éducation, de la nutrition, de l’informatique, de la religion, de l’enracinement dans les valeurs et de la protection. Après avoir plaidé pour une meilleure implication des collectivités locales et du secteur privé dans la prise en charge de la petite enfance, Mme Diouf a rendu un vibrant hommage à Mansour Faye.

Le maire de Saint-Louis, d’après elle, a entrepris toutes les démarches auprès de son agence pour la réalisation de ce projet à Pikine qui abrite le tiers de la population de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

6 milliards de FCfa pour assainir des quartiers de Saint-Louis
Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a profité de l’inauguration de la case des tout-petits de Pikine pour annoncer un financement de 6 milliards de FCfa destiné à l’assainissement des quartiers de Pikine, Diaminar, Léona, Eaux Claires et du faubourg de Sor.

Ce financement fait partie de l’enveloppe de 7 milliards 800 millions de FCfa prévue pour l’assainissement de la ville de Saint-Louis. Ce projet entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’assainissement des 10 villes du Sénégal. Il s’agit de Kaolack, Touba, Tivaouane, Louga, Saint-Louis, Matam, Tambacounda, Pikine, Rufisque et Dakar. Il sera  financé par la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour un montant global de 60 milliards de francs Cfa.

Selon le maire de Saint-Louis, ce programme permettra la requalification du bassin de rétention de Pikine.

Dans un autre registre, Mansour Faye se dit satisfait de l’approvisionnement d’eau potable dans la commune.

Mb. K. DIAGNE

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a profité de l’inauguration de la case des tout-petits de Pikine pour annoncer un financement de 6 milliards de FCfa destiné à l’assainissement des quartiers de Pikine, Diaminar, Léona, Eaux Claires et du faubourg de Sor. Ce financement fait partie de l’enveloppe de 7 milliards 800 millions de FCfa prévue pour l’assainissement de la ville de Saint-Louis.

Ce projet entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’assainissement des 10 villes du Sénégal. Il s’agit de Kaolack, Touba, Tivaouane, Louga, Saint-Louis, Matam, Tambacounda, Pikine, Rufisque et Dakar.

Il sera  financé par la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour un montant global de 60 milliards de francs Cfa. Selon le maire de Saint-Louis, ce programme permettra la requalification du bassin de rétention de Pikine.

Dans un autre registre, Mansour Faye se dit satisfait de l’approvisionnement d’eau potable dans la commune.

Mb. K. DIAGNE

Ce sont cinq quais en bois qui sont déjà réalisés dans la région de Sédhiou pour faciliter la mobilité des populations, notamment des femmes qui peinent dans la traversée des rives du fleuve Casamance.

Dans la région de Sédhiou, la traversée du fleuve Casamance qui se fait pratiquement en pirogue de fortune est parfois difficile et pénible. Les pirogues que doivent prendre les voyageurs se trouvent à une longue distance de la terre ferme. Il faut alors patauger dans les eaux boueuses avant d’arriver à l’embarcation. Pour cela, on se retrousse le pantalon. Les femmes doivent faire de même jusqu’aux genoux et parfois au-delà.

Celles qui n’acceptent pas d’être soumises à cet exercice prennent la voie terrestre qui est la plus longue. Les handicapés eux ne pensent même pas à emprunter ces pirogues. Pour mettre fin à ce fin ce calvaire qui pousse parfois les femmes de montrer une partie intime de leurs corps, ce qui n’est pas conforme à la culture de la Casamance, le président du collectif des chefs de village de Yarang dans le département de Goudomp a offert aux populations des quais en bois. Aussichaque embarcadère aura son quai en bois. Il permettra aux voyageurs d’accéder aux pirogues avec moins de difficulté.

C’est une aubaine pour tous ceux qui utilisent la voie fluviale afin d’aller d’une rive ou d’un village à autre en traversant les bras du fleuve Casamance. Ce programme consiste à réaliser des quais en bois sur les embarcadères dont certains sont assez longs, comme celui de Boumouda par exemple qui est long de 120 mètres. Pour réaliser le quai, la population de la localité s’est mobilisée autour du directeur du programme, Kunaman Sadio. Ce dernier offre les planches qui viennent de son village Yarang.

Ces planches font parfois de longues distances (plus de 50 kilomètres) pour arriver à Boumouda. Au total, ce sont cinq quais qui sont déjà réalisés.

Malamine KAMARA

Les populations di village de Niafor, commune Simbandy Balante, département de Goudomp, ont tenu pendant trois jours leur assemblée générale sous forme de congrès. Il a été question de réfléchir sur le devenir de ce village.

Les participants à la rencontre ont passé en revue les facteurs qui freinent le développement du village situé à seulement 11 kilomètres de la frontière avec la Guinée-Bissau. Malheureusement ce village a comme principale difficulté le vol de bétail. Ce phénomène dure non seulement depuis presque un demi-siècle, mais a surtout pris des proportions inquiétantes, car les malfaiteurs utilisent des armes à feu pour s’emparer du bétail. Le manque d’éclairage oblige aussi les populations à ne pas sortir la nuit. Surtout que depuis qu’on leur a interdit le port d’armes, elles n’ont plus des moyens de se défendre. Selon Seyni Sadio, coordinateur du congrès, les voleurs profitent de tout cela pour amener leurs bœufs. Ce qui fait que l’élevage, un facteur de développement, connaît ainsi des difficultés.

Actives dans le développement, les femmes font face au manque financement. Mme Gnima Sonko a profité de cette rencontre pour recueillir les difficultés de ces dernières et les porter à la connaissance du gouvernement qui essaiera de trouver des solutions. Au cours du congrès, il a été également question d’unité des villageois, seul moyen d’impulser le développement. Les expatriés dont la participation au développement du village est attendue ne pourront investir qu’au profit d’une population unie et soucieuse du devenir de ce village.

Les populations de cette localité de la région de Sédhiou attendent toujours le matériel agricole qui va leur permettre d’améliorer des conditions de travail des paysans et de doper l’agriculture.

M. KAMARA

Les ministres des Forces armées, Augustin Tine, celui l’Intérieur et de la Sécurité publique, Daouda Dialllo, et de l’Environnement, Abdoulaye Bibi Baldé, après Kolda, se sont rendus à Bignona. Ils ont promis une guerre sans merci aux trafiquants de bois dans la région naturelle de Casamance. Les trois ministres y ont procédé à l’incinération de 122 charrettes, un camion gros porteur, 11 bicyclettes et une moto qui avaient été saisis sur des trafiquants.

L’incinération a eu lieu, en milieu d’après-midi, à Diarone, un village de la commune de Tenghory (Bignona), en présence des autorités administratives, militaires (armée, gendarmerie, police), paramilitaires (douane, Eaux et forêts, etc.). Le ministre des Forces armées a tenu à faire savoir que c’est le lancement du durcissement de la croisade pour l’éradication de la coupe illicite et du trafic de bois dans les régions de Ziguinchor et de Kolda. Et pour cause, ces deux régions constituent les dernières réserves forestières du Sénégal. Malheureusement, leurs forêts font l’objet de coupes abusives et de trafic de bois tous azimuts par des fossoyeurs de notre économie nationale.

Le ministre des Forces armées a déploré ces actes « criminels », indiquant que « ce sont de grands arbres, d’une cinquantaine d’années, qui avaient été littéralement coupés par centaines.

C’était une situation calamiteuse, très difficile à observer ». Augustin Tine a cependant averti que les forces de défense et de sécurité ont identifié les sites de coupe. Il s’agit de Médina Yoro Foulah dans le département de Kolda, Toubacouta à Ziguinchor et à Bignona. Le ministre des Forces Armées a expliqué que c’est pour passer à l’action qu’il a procédé en compagnie de ses collègues Daouda Diallo de l’Intérieur et de la Sécurité publique et Abdoulaye Bibi Baldé de l’Environnement à l’incération du matériel roulant saisi sur les trafiquants de bois par les forces de défense et de sécurité. «Nous voulons montrer à tous les Sénégalais et plus particulièrement aux trafiquants que ce trafic de bois doit être arrêté de manière définitive, compte tenu du fait que c’est l’environnement et l’économie de notre pays qui sont agressés », a lancé le ministre des Forces armées. Augustin Tine a déclaré que les forces de défense et de sécurité ne ménageront aucun effort pour faire arrêter le phénomène dans la région méridionale du Sénégal. Il a d’ailleurs annoncé la mise en place d’un dispositif approprié dans ce sens et qui devrait permettre aux forces de défense et de sécurité de faire un « travail de sape » dans toutes les zones de coupe et de trafic de bois. « Les peines seront largement alourdies pour tout trafic et coupe frauduleuse de bois en Casamance. A propos des camions immatriculés en Gambie et qui ont été saisis par les Eaux et forêts, le ministre des Forces armées a révélé : « Instruction a été donnée de les détruire. Ils seront tous détruits », a souligné le ministre.

El Hadj Moussa SADIO

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, annonce une opération d’envergure dans les zones frontalières avec la Gambie pour mettre fin au trafic illicite de bois. Hier, il a présidé la cérémonie d’incinération symbolique de charrettes, bicyclettes et motos saisies par les forces de sécurité.

Les forces de défense et de sécurité vont entreprendre une vaste opération de lutte contre le trafic illicite de bois à destination de l’étranger à partir de la semaine prochaine. Ces opérations qui dureront un mois vont impliquer l’armée, la gendarmerie, la police et les Eaux et forêts. Elles seront menées dans les zones frontalières situées au sud et au nord de la Gambie, notamment dans les régions de la Casamance naturelle, de Kaolack et de Kaffrine, entre autres. L’annonce a été faite vendredi 08 juillet, à Dabo, une commune située à une cinquantaine de kilomètres, à l’Est de Kolda, par Augustin Tine, ministre des Forces armées, lors d’une cérémonie d’incinération symbolique de charrettes, bicyclettes et motos saisies par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de bois.

Il était accompagné par Abdoulaye Daouda Diallo et Abdoulaye Bibi Baldé, respectivement ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique et de l’Environnement et du Développement durable. C’est la seconde fois, en l’espace de deux semaines, que les trois ministres effectuent une visite dans la région de Kolda qui est considérée comme l’un des principaux épicentres de la coupe abusive et du trafic illicite du bois à destination de l’étranger. Au total, 75 charrettes et une quinzaine de motos et de vélos saisis sur des trafiquants de bois ont été incinérés lors cette cérémonie.

3.000 charrettes à incinérer
« Il y a deux semaines, nous étions-là, sur instruction de Monsieur le président de la République qui a lancé la lutte contre le trafic illicite et la coupe de bois. Nous avions promis de revenir et nous sommes-là aujourd’hui pour procéder à l’incinération de tout ce qui avait été pris sur ces trafiquants, c’est-à-dire les voitures, les charrettes, les motos et autres. C’est pour dire que le combat est lancé pour éradiquer, de manière définitive, le trafic illicite de bois dans les régions de Kolda et de Ziguinchor », a déclaré M. Tine.

Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à éradiquer ce fléau conformément aux instructions du président de la République, Macky Sall, et invite les populations à participer à ce « noble combat pour la sauvegarde de notre environnement ». Le ministre des Forces armées met en garde les individus tentés de détruire ce patrimoine forestier et promet de « sévères sanctions » contre les contrevenants quel que soit leur nationalité. Près de 3.000 charrettes et autres moyens de locomotion saisis sur des trafiquants seront détruits, selon lui, dans les prochains jours dans cette partie méridionale du pays. Le gouverneur de Kolda est chargé de poursuivre les opérations d’incinération de cet arsenal.

Mamadou Aliou DIALLO


Une « guerre » sans merci promise aux trafiquants à Ziguinchor
Les ministres des Forces armées, Augustin Tine, celui l’Intérieur et de la Sécurité publique, Daouda Dialllo, et de l’Environnement, Abdoulaye Bibi Baldé, après Kolda, se sont rendus à Bignona. Ils ont promis une guerre sans merci aux trafiquants de bois dans la région naturelle de Casamance. Les trois ministres y ont procédé à l’incinération de 122 charrettes, un camion gros porteur, 11 bicyclettes et une moto qui avaient été saisis sur des trafiquants.

L’incinération a eu lieu, en milieu d’après-midi, à Diarone, un village de la commune de Tenghory (Bignona), en présence des autorités administratives, militaires (armée, gendarmerie, police), paramilitaires (douane, Eaux et forêts, etc.). Le ministre des Forces armées a tenu à faire savoir que c’est le lancement du durcissement de la croisade pour l’éradication de la coupe illicite et du trafic de bois dans les régions de Ziguinchor et de Kolda. Et pour cause, ces deux régions constituent les dernières réserves forestières du Sénégal. Malheureusement, leurs forêts font l’objet de coupes abusives et de trafic de bois tous azimuts par des fossoyeurs de notre économie nationale.

Le ministre des Forces armées a déploré ces actes « criminels », indiquant que « ce sont de grands arbres, d’une cinquantaine d’années, qui avaient été littéralement coupés par centaines. C’était une situation calamiteuse, très difficile à observer ». Augustin Tine a cependant averti que les forces de défense et de sécurité ont identifié les sites de coupe. Il s’agit de Médina Yoro Foulah dans le département de Kolda, Toubacouta à Ziguinchor et à Bignona. Le ministre des Forces Armées a expliqué que c’est pour passer à l’action qu’il a procédé en compagnie de ses collègues Daouda Diallo de l’Intérieur et de la Sécurité publique et Abdoulaye Bibi Baldé de l’Environnement à l’incération du matériel roulant saisi sur les trafiquants de bois par les forces de défense et de sécurité. «Nous voulons montrer à tous les Sénégalais et plus particulièrement aux trafiquants que ce trafic de bois doit être arrêté de manière définitive, compte tenu du fait que c’est l’environnement et l’économie de notre pays qui sont agressés », a lancé le ministre des Forces armées. Augustin Tine a déclaré que les forces de défense et de sécurité ne ménageront aucun effort pour faire arrêter le phénomène dans la région méridionale du Sénégal. Il a d’ailleurs annoncé la mise en place d’un dispositif approprié dans ce sens et qui devrait permettre aux forces de défense et de sécurité de faire un « travail de sape » dans toutes les zones de coupe et de trafic de bois. « Les peines seront largement alourdies pour tout trafic et coupe frauduleuse de bois en Casamance. A propos des camions immatriculés en Gambie et qui ont été saisis par les Eaux et forêts, le ministre des Forces armées a révélé : « Instruction a été donnée de les détruire. Ils seront tous détruits », a souligné le ministre.

El Hadj Moussa SADIO

Mansour Faye a émis le souhait de mettre en place, avec les populations de sa commune, un cadre de réflexion qui permettrait aux habitants de la ville de voir comment tirer profit de l'exploitation du gaz et du pétrole découverts au large de Saint-Louis. Il a annoncé qu’une politique d’anticipation sera mise en œuvre pour permettre à la ville de tirer pleinement profit de ces ressources.

Le maire de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye, s’exprimait en marge d’un « ndogou » qu’il a offert aux 33 délégués de quartier de la ville. Il a invité ces derniers à se joindre aux autres notabilités de Saint-Louis pour réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre, à travers un plan d’actions, afin d’aider les populations de sa commune à bénéficier du futur projet national d’exploitation de gaz et de pétrole.

Evoquant l’aménagement du territoire communal et la nécessité d’une « vision prospective » pour développer cette ville, le maire a déclaré avoir diligenté une étude confiée à l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, en vue d’une délimitation exhaustive du périmètre communal. Il a indiqué que cette démarche est indispensable et demeure un préalable à l’installation d’infrastructures structurantes et industrielles capables de doper l’économie locale. « Nous avons la chance d’être édile, nous avons le devoir de prendre des décisions qui doivent influer positivement sur les générations futures », a affirmé Mansour Faye.

Le premier magistrat de la ville de Saint-Louis s’est inspiré du Brésil, qu’il a visité récemment, pour avoir cette vision prospective. « C’est un pays tracé mathématiquement, de manière rationnelle et pertinente. Nous allons nous inspirer de ce modèle d’aménagement du territoire pour développer notre ville », a-t-il confié. De même, il a soutenu que le conseil municipal n’arrêtera pas l’opération de désencombrement de la voie publique initiée dans le cadre d’une dynamique d’exploitation judicieuse et rationnelle de l’espace public communal. Cette opération touchera tous les quartiers de la commune de Saint-Louis et certaines parties de la Langue de Barbarie, a assuré M. Faye.

Il a invité les délégués de quartier à mener une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès des populations sur les retombées économiques et sociales difficilement quantifiables de cette opération de désencombrement de la voie publique, qui entre dans le cadre d’une meilleure gestion du cadre de vie. « Nous ne pouvons pas accepter qu’un bien commun soit confisqué par une seule personne », a-t-il souligné.

Le maire a, enfin, longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de retenir, dans l’enceinte du Rogniat-Sud, un espace dans lequel sera aménagé le siège de l’Amicale des délégués de quartier de Saint-Louis.

Les 33 délégués de quartier se sont réjouis de cette rencontre, précisant que Mansour Faye est le premier maire à prendre cette initiative qui permet de développer une solidarité agissante.

Il a offert aux populations des billets pour le pèlerinage à la Mecque.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

En séjour dans le cadre d’une coopération entre le village Médina-Mary, département de Vélingara et la commune Vuisternens-devant-Romont (Suisse), les élèves et les enseignants de l’école élémentaire de Hansel et Gretel ont découvert plusieurs facettes de la culture des populations de cette partie de la Casamance.


Deux cent cinquante (250) élèves et 25 enseignants de l’école élémentaire « Hansel et Gretel » de la commune de Vuisternens-devant-Romont, dans le canton de Fribourg, République de Suisse, étaient des hôtes de Médina-Mary, un village du département de Vélingara, région de Kolda. Ces élèves et leurs enseignants ont séjournée dans ce village pendant une semaine. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, ces jeunes suisses ont pris part à la semaine thématique organisée du 30 juin au 6 juillet 2016, dans ce village de la Casamance.

Cet événement, premier du genre, a permis de faire découvrir aux élèves de la commune de Vuisternens-devant-Romon, la culture, la cuisine et les conditions de vie de la population du village de Médina-Mary. Le séjour des visiteurs a été marqué aussi par des ateliers et des expositions sur la danse, l’art, la musique, les loisirs et découverte du drapeau sénégalais. Les différentes couleurs du drapeau ont été expliquées aux hôtes. Ces derniers ont aussi fait connaissance de la vie, de l’éducation, de la santé et de l’habitat de Médina-Mary. « Une forte mobilisation des élèves, des enseignants et de la population a été notée pendant toute la durée de la semaine », a souligné le communiqué, où il a été signalé que près d’un millier de personnes dont le juge des mineurs à la retraite Michel Lachat et André Porchet, ancien directeur général de Nestlé Sénégal, ont pris part à la cérémonie de clôture de ce séjour des élèves et enseignants suisses.

Le document informe que pendant 30 minutes, les élèves de l’école, sous la direction d’enseignants, ont égayé le public par des chants et danses sénégalais, entrecoupés par des récitals de poèmes dédiés au village de Médina-Mary. Avant cette belle prestation, la directrice de l’école, Mme Laurence, a réaffirmé son admiration pour le Sénégal qu’elle a visité en octobre 2015, lors d’un  voyage en Casamance. Philippe Christe, président de l’Association internationale pour Médina-Mary (Aimm),  a salué l’initiative des élèves et enseignants de l’école élémentaire « Hansel et Gretel ». Il a rappelé qu’il y a eu de nombreuses actions de l’association aux côtés de l’Etat du Sénégal pour améliorer les conditions de vie des populations de Médina-Mary. Le représentant du village de Médina-Mary et de l’Aimm au Sénégal, Ibrahima Cissé, a transmis aux élèves et enseignants de la commune de Vuisternens-devant-Romont, les remerciements de sa communauté. Il a souligné devant l’assistance les efforts du gouvernement du Sénégal et des autorités suisses en faveur du village. Ce qui a permis de hisser Médina-Mary au rang des localités les plus en vue au Sénégal.

Depuis quelques années, a-t-il poursuivi, les autorités sénégalaises et suisses, avec la collaboration de l’Aimm, sont très attentives à Médina-Mary, tant pour son développement que pour sa sécurité. Ibrahima Cissé a réaffirmé l’ambition de la localité d’être érigée en commune pour tirer le plus grand profit de ses relations avec les partenaires suisses.

Eugène KALY

Le secrétaire général de l’Union régionale Cnts de Ziguinchor, Amadou Camara, s’investit, depuis un certain temps, dans la formation syndicale des responsables de sa centrale et des délégués du personnel. Ils ont été formés sur plusieurs aspects, notamment leurs devoirs.   

Amadou Camara a expliqué sa démarche par une volonté de faire en sorte que les responsables des syndicats de l’union régionale de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) puissent être plus efficaces, dans l’essor et la pérennité de leur outil de travail. « Après y avoir créé un climat social propice et de bonnes conditions d’exercice de l’activité professionnelle. Le préalable à tout cela, c’est une formation soutenue », a indiqué le patron régional de la Cnts. D’après lui, « dans une organisation syndicale, si le secrétaire général, le délégué du personnel et le délégué syndical sont bien formés, ils auront immanquablement les coudées franches pour mieux accomplir leurs devoirs et faire jouir pleinement à leurs mandants leurs droits dans l’entreprise ».

Il n’a pas occulté les possibilités qui leur sont offertes pour participer « de façon absolue » à la pacification du climat social au sein de leur outil de travail et d’y favoriser des lendemains enchanteurs. C’est dans ce sens que M. Camara a dispensé une série de formations aux délégués du personnel et des responsables syndicaux régionaux. La formation s’est déroulée la semaine dernière à Ziguinchor. Au total, 31 secrétaires généraux de sections syndicales de l’union régionale de la Cnts en ont bénéficié.

Ils connaissent maintenant, entre autres, la définition du délégué de personnel, ses missions et attributions, son mode d’élection, la durée de son mandat et sa protection, ses fonctions, ses moyens d’action et ses moyens de communication avec les travailleurs.

Par ailleurs, des recommandations importantes leur ont été faites pour le choix d’un bon délégué du personnel. En plus, tout sur le délégué syndical leur a été appris. Ils ont tous apprécié les connaissances acquises, indiquant que celles-ci vont leur être d’une très grande utilité dans l’accomplissement de leurs missions syndicales. La série de formation va se poursuivre la semaine prochaine et les jours à venir, avec d’autres modules comme le règlement intérieur et le statut de la Cnts, les mandataires syndicaux et les assesseurs au niveau du tribunal du travail, etc. En attendant que ces formations soient étendues aux autres travailleurs de la Cnts des départements d’Oussouye et de Bignona, les secrétaires généraux des sections syndicales qui viennent d’en bénéficier sont invités à faire une démultiplication dans leurs bases respectives.

El Hadj Moussa SADIO 

C’est dans la ferveur religieuse que l’Aïd-el-fitr (Korité) a été célébrée à Sédhiou, la capitale du Pakao. De nombreux fidèles, dans leurs habits de fête, ont convergé vers la grande mosquée pour accomplir le dernier acte du mois béni de Ramadan. Les autorités administratives, municipales et autres chefs de services régionaux ont également prié à la grande mosquée.

Dans son sermon, l’imam El Hadji Boubacar Dramé est revenu sur les questions de l’heure comme le retrait des enfants des rues et le chômage des jeunes. Il a surtout demandé aux jeunes de retourner vers l’agriculture qui nourrit toujours son homme. « Un jeune, à un certain âge, ne doit plus être nourri par ses parents. A un certain âge, c’est à lui de nourrir ses ascendants. L’Etat ne pouvant donner un emploi à tous les jeunes, ils doivent alors devenir les principaux acteurs des domaines agricoles communautaires (Dac)», a-t-il dit. Selon lui, les bienfaits de l’agriculture sont multiples.

El Hadji Boubacar Dramé a interpelé le maire Abou Diop sur « l’impossibilité de faire l’extension de la commune  en raison des collectivités locales environnantes qui étouffent Sédhiou ». L’édile de répondre que « des négociations sont en cours pour trouver une solution ».

Quant à l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, il s’est réjoui de « la célébration à l’unisson de la Korité », avant d’inviter les communautés à « s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme » et à « prendre les précautions nécessaires pour échapper aux catastrophes liées à la foudre pendant l’hivernage ».

Malamine KAMARA

La célébration à l’unisson de la fête religieuse de l’Aïd-el-fitr, communément appelée Korité, a été magnifiée dans la région de Kaolack. Un fait assez rare pour être souligné dans les différents sermons à Médina Baye, à Léona Kanéne et à la mosquée omarienne de Kasnack par les imams.

A Médina Baye, la prière de l’Aïd-el-fitr a été dirigée par l’imam ratib Cheikh Ahmed Tidiane Aly Cissé qui avait à ses côtés le khalife Cheikh Tidiane Ahmed Ibrahima Niasse, Cheikh Mahi et Cheikh Macky. Dans son sermon, le guide religieux s’est appesanti sur le sens de cette célébration en appelant les fidèles à un retour à Dieu. « C’est un jour de fête pour tout musulman qui se doit d’être dans son plus beau apparat, se parfumer et rendre grâce à Dieu et à son prophète Mohamed (Psl) », a suggéré l’imam de la grande mosquée de Médina Baye.

Il est aussi revenu sur le respect de la zakat qui lie tout musulman dans ce contexte de privation. « La zakat est 1.070 grammes en produit de consommation courante. Elle peut être libellée en argent le cas échéant », a précisé le successeur de Cheikh Assane Cissé, devant une délégation de l’administration locale dirigée par le préfet du département de Kaolack, Fodé Fall, en compagnie des membres du Comité départemental de développement (Cdd). L’imam a par ailleurs salué l’unité dans la célébration de la Korité par toute la communauté musulmane du Saloum et au-delà du Sénégal.

Même appréciation à la grande mosquée de Léona où l’imam Pape Takhi Kane s’est aussi félicité de l’union des cœurs des musulmans dans la célébration de l’Aïd-el-fitr. Il a commenté que seule la vérité des enseignements du prophète Mohamed (Psl) pourrait expliquer ce fait. Abordant l’actualité de l’interdiction de la mendicité dans la rue, il dit approuver cette décision de l’Etat, en précisant que les enfants victimes de cette errance sont aussi des Sans domicile fixe (Sdf) qu’il faut soustraire du joug de soi-disant maîtres coraniques.

Il a conclu son sermon en invitant les musulmans à persévérer dans la ferveur et la piété observées durant tout le mois de Ramadan.

A la mosquée omarienne de Kasnack, dans la commune de Kaolack, l’imam Abou Ly, qui est revenu sur ce thème de l’unité des musulmans, a considéré que c’est le contraire qui devrait surprendre. Il a par ailleurs estimé que le sermon ne devait pas seulement être circonscrit à la seule actualité. « La meilleure actualité pour un musulman est de revisiter les enseignements du prophète Mohamed (Psl) pour se remettre à chaque fois sur le bon chemin et se rappeler l’exigence de la crainte permanente de Dieu », a rappelé l’imam Abou Ly devant des milliers de fidèles venus prendre part à la prière rituelle de la Korité dans ce haut lieu de l’islam qu’est Kaolack.

Elimane FALL

Pour mieux mener leurs activités, les femmes de la commune de Ndiaganiao, dans le département de Mbour, veulent avoir un siège et des infrastructures. Elles souhaitent également la réhabilitation de leur foyer qui est dans état de vétusté et de délabrement avancé.

« Je lance un appel pressant au maire pour refaire notre siège et nous permettre de mener nos activité », a souligné Awa Diouf. Elle a aussi réclamé une ligne de crédit pour les femmes dans la nomenclature budgétaire. Les populations de Ndiaganiao attendent toujours l’effectivité de l’électrification rurale dans la commune et les villages environnants.

Par ailleurs, elles souhaitent le butinage de la route Sandiara-Ndiaganiao vers Khombole. Celle-ci facilitera la mobilité des populations et de leurs biens. Le maire Gana Gning et ses collaborateurs ont été félicités par la présidente de la commission santé.

Amath Sigui NDIAYE

C’est sous le signe de l’unité, de la concorde et de la communion que Tambacounda a célébré la fête de l’Aïd-el-fitr ou Korité. En présence Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, garde des Sceaux, l’imam ratib Thierno Souleymane Agne a formulé des prières ardentes pour la réussite des politiques de développement initiées par le président de la République Macky Sall.

C’est sous un soleil ardent que l’iman Thierno Souleymane Agne a dirigé la prière de l’Aïd-el-fitr à la place Salikégné. L’imam Agne a fustigé les contrevaleurs comme le mensonge, la trahison, et demandé de respecter les autorités. Il a magnifié les « avancées significatives » à l’actif des dirigeants, sous la houlette du président Macky Sall. Après avoir mis l’accent sur la zakat, la charité et l’entraide, l’iman a prié pour un bon hivernage.

Le ministre de la Justice s’est félicité que la prière ait été célébrée dans l’unité. En présence du gouverneur El hadji Bouyé Amar, du maire Mame Balla Lô et du président du Conseil départemental, il a, au cours de sa visite de courtoisie, sollicité des chefs religieux des prières pour le Sénégal et le président Macky Sall qui a ouvert les grands chantiers de l’émergence dans tout le pays.

Pape Demba SIDIBE

Contrairement aux dernières années, hier, l’ensemble de la communauté musulmane de Ziguinchor a célébré l’Aïd-el-fitr à l’unisson, en toute quiétude, dans la paix, le bonheur et l’allégresse, à la grande satisfaction des fidèles.   

L’imam ratib Ismaïla Aïdara, qui a dirigé la prière à la grande mosquée de Boucotte, en présence du gouverneur de la région, a saisi l’occasion pour rappeler les vertus et les valeurs qui font de l’Islam une religion de tolérance, de paix, de solidarité et de générosité.

C’est ainsi donc que le guide religieux s’est fait un devoir d’appeler ses coreligionnaires à plus de rigueur dans la foi et dans leurs actions de tous les jours, à davantage de tolérance et de solidarité entre eux. Il n’a pas occulté les contrevaleurs qu’ils doivent bannir en tant que « musulmans croyants et pratiquants ».

Par ailleurs, l’imam ratib a invité les autorités locales à tout mettre en œuvre pour privilégier le dialogue avec l’ensemble des couches sociales pour des lendemains encore meilleurs dans cette partie de la région méridionale du Sénégal. « Nous allons tout capitaliser », a promis le gouverneur de la région, Al Hassan Sall, non sans appeler les populations à s’approprier les valeurs et vertus rappelées par l’imam dans son sermon. Il les a encouragées également à faire du culte de la paix et de celui du travail leurs « compagnons » de tous les jours.

En outre, le patron local de l’administration territoriale a souhaité que les politiques publiques, « annoncées par le chef de l’Etat et exécutées par son gouvernement », soient conduites à bon port dans la région, en parfaite intelligence avec les populations.

D’autre part, le gouverneur a sollicité un hivernage pluvieux. Il n’a pas manqué d’exhorter les producteurs à se rapprocher des commissions compétentes pour pouvoir disposer de semences, afin qu’ils puissent avoir de bons rendements, atteindre l’autosuffisance alimentaire et ainsi relever, aux côtés du président de la République, le défi d’un Sénégal émergent.

El Hadj Moussa SADIO

La décision du chef de l’Etat de retirer les talibés de la rue a été bien appréciée par l’imam ratib de la grande mosquée du Nord de l’île de Saint-Louis, Cheikh Tidiane Diallo.

Dans le sermon à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-fitr communément appelée Korité et marquant la fin du mois béni du Ramadan, l’imam Cheikh Diallo a invité le gouvernement à dissocier les vrais talibés qui ne sont jamais sortis des « daaras », des petits enfants innocents que de nombreux maîtres coraniques envoient mendier dans la rue. Il a, à ce propos, rappelé qu’il existe toujours, dans la capitale du Nord, de très grands « daaras » où on compte de nombreux talibés qui n’ont jamais été jetés en pâture dans la rue.

Sur ce, l’imam a cité les « daaras » de Serigne Mamoune Ndiaye, de Serigne Mohsine Diop et plusieurs autres écoles coraniques de la ville tricentenaire qui ont formé des érudits du Saint Coran. A l’époque, a-t-il précisé, les autorités administratives, municipales, les Ong et autres associations caritatives avaient l’habitude d’aller trouver ces talibés dans ces grands « daaras », en vue de les aider et de les assister sur tous les plans et à tous les niveaux. « On a tendance à abandonner cette bonne pratique. C'est dommage », a-t-il regretté. L’imam Cheikh Diallo a souligné que l’Islam est contre la mendicité. « C’est une religion qui prône la dignité, l’humilité dans la richesse et la pauvreté, qui recommande aux maîtres coraniques d’inculquer aux talibés les vertus qui consistent à acquérir (parfois dans l'endurance) des connaissances dans les « daaras », à apprendre à gagner honnêtement sa vie, à la sueur de son front, tout en évitant de tendre la main pour subvenir à ses besoins », a-t-il rappelé.

Il a enfin invité tous les fidèles musulmans à s’inspirer du comportement du Prophète Mohammed (Psl). A en croire Cheikh Diallo, des maîtres penseurs comme Lamartine, Victor Hugo, Roger Garodi, etc., ont même écrit sur ce Prophète de l’Islam, qui a prêché par l’exemple jusqu’à son dernier souffle.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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