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Régions (1240)

De nouvelles routes seront construites dans la commune de Saint-Louis, sur une distance de 15 kilomètres, dans le cadre de la mise en œuvre du Fonds d’entretien routier autonome, pour un coût global estimé à 365 millions de FCfa. L’annoncé a été faite ce week-end par le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, qui a procédé au lancement des travaux routiers de l’artère principale qui mène au centre de santé « Ousmane Ngom » du faubourg de Sor. Les populations de Léona, Eaux Claires, Médina Courses, Diaminar ont saisi cette occasion pour manifester leur joie à l’endroit de l’édile. Elles ont rendu un hommage au maire de Saint-Louis qui est en train de satisfaire une vieille doléance des habitants de Sor.

Elles éprouvaient d’énormes difficultés à se rendre au centre de santé « Ousmane Ngom » car l’artère qui mène à cette structure de santé est impraticable surtout en période hivernale. Cette artère est longue de 800 mètres.

Le maire Mansour Faye a réitéré son engagement à désenclaver, avec l’appui du conseil municipal, ce centre de santé fréquenté par des centaines de patients domiciliés dans le faubourg de Sor et des populations d’autres localités environnantes de Saint-Louis. Le maire de Saint-Louis a pris ses engagements en présence de Pape Ibrahima Faye, secrétaire général de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un important lot de matériel médical a été offert gracieusement  par des partenaires italiens (Région Emilia Romagna) par le biais  de l’Ancien national outre les frontières (Anolf) à l’hôpital de Kaffrine. Ce don est composé de matériel neuf pour laboratoire d’une valeur globale de 40.700.000 FCfa va permettre à la structure de renforcer substantiellement son plateau technique.

L’hôpital régional de Kaffrine a reçu un important lot de matériel médical de partenaires italiens. L’équipement est composé d’un spectrophotomètre, d’une électrophorèse de l’hémoglobine, d’un autoclave de 20 litres et d’un distillateur d’eau. Un matériel pointu qui va permettre, entre autres, le démarrage du pavillon de bactériologie. La remise du matériel s’est déroulée à l’ hôpital de Kaffrine en présence des autorités locales, de la directrice  de l’ hôpital, des membres du comité de santé et des donateurs. Le président de l’association Anolf, Talla Cissé, a indiqué que « la structure est née pour réaliser un objectif ambitieux et difficile mais profondément juste et humaniste, car elle contribue à créer une société ouverte vers les diversités dans le monde toujours plus multiethnique, dans le respect et la valorisation des spécificités ethnique, culturelle et religieuse ».

Selon lui, c’est dans un tel cadre que l’antenne sénégalaise a sollicité son homologue d’Italie pour la réalisation de projets d’amélioration des conditions de vie et de renforcement de capacités des jeunes et des femmes de la région de Kaffrine. Dans le détail, le don est composé de matériels de laboratoire et   d’analyse neufs et un autre de seconde main composé de lits d’hôpital, de chariots, de table d’accouchements, entre autres.

Par ailleurs, le chef de l’antenne centre de l’Anolf a exhorté les populations à prendre soin de ce matériel de dernière génération. M. Cissé a remercié la population kaffrinoise de l’accueil, l’informant de la mise en place d’autres projets, notamment dans le domaine agricole. Un programme de 22 millions de FCfa facilitera la formation des jeunes de cinq communes de la région dans les métiers de l’agriculture ainsi que l’installation d’une pompe solaire pour l’union des groupements de promotion féminine dirigée par Mme Khady Mbaye. La directrice de l’hôpital,  Bineta  Diop, s’est fortement réjouie du geste, indiquant que ce don est venu à point nommé et va soulager les populations qui devaient se déplacer jusqu'à Touba ou Dakar pour se soigner. « Désormais, les populations pourront bénéficier  des soins et réduire mêmes les dépenses dans ce domaine », fait-elle remarquer.
Elimane FALL

…76 millions de FCfa du Conseil départemental aux femmes et aux jeunes


Cent cinquante groupements de femmes et de jeunes porteurs de projets du département de Kaffrine ont reçu leurs subventions la semaine dernière.

Après le secteur de l’éducation nationale, c’est au tour des femmes et des jeunes artisans porteurs de projets de recevoir leurs subventions. Cet appui financier du Conseil départemental de Kaffrine vise à aider ces deux couches sociales à développer des activités génératrices de revenus. Selon le président du Conseil départemental, Adama Diouf, « l’octroi de ces subventions entre dans le cadre d’une convention que le Conseil départemental a signée avec une structure financière de la place (Pamecas) pour financer des activités génératrices de revenus des femmes et des jeunes ».

Ces 76 millions de FCfa constituent le financement de la première phase. Ils sont répartis entre 152 groupements féminins. Les jeunes ont aussi été bien servis. Il s’agit de ceux dont les projets ont été sélectionnés par le comité de crédit mis en place. La plupart de ces jeunes sont des artisans s’activant dans la couture, la menuiserie bois et ou métallique et dans la coiffure.

En plus de ces subventions, le Conseil départemental de Kaffrine a  également offert 05 moulins à mil aux groupements féminins. Il s’agit des groupements de femmes de « Gnéti gouy » (commune de Boulel), de Tambe (commune de Médina Toul Salam2) et ceux de la commune de Diamagadio, pour un montant de 4,5 millions de FCfa. A en croire le président du Conseil départemental, ces subventions seront suivies par une deuxième génération. Celle-ci sera financée à hauteur de 34 millions de FCfa.

Au nom de tous les groupements féminins, la doyenne Khady Mbaye a remercié le président du Conseil département et son équipe pour avoir pensé à l’autonomisation des femmes du terroir. « Cela fait plus de 20 ans que je suis à la tête de l’union communale du groupement de promotion féminine, mais c’est la première fois que nous disposons d’un financement de cette taille », a-t-elle déclaré. La présidente dit être convaincue que ce qu’elles ont obtenu aujourd’hui n’est que le début du commencement car, a-t-elle précisé, « l’ambition du président de la République, Macky Sall, est de réduire significativement la pauvreté. Et cela va passer par l’autonomisation et l’émancipation des femmes, surtout celles rurales ».

Pape Coly NGOME

Trente étudiants de l’Université de Thiès ont été initiés au Droit international humanitaire (Dih) et aux premiers secours, selon un communique de la Croix-Rouge parvenu à notre rédaction.

La Croix-Rouge sénégalaise a formé 30 étudiants de l’Ufr/Set (Sciences économiques et technologies) et de l’Ufr/Ses (Sciences  économiques et sociales) de l’Université de Thiès au droit international humanitaire couplé à une formation aux premiers secours, note le document. Une initiative appréciée par le vice-directeur de l’Ufr/Ses, Ibrahima Bâ. «Nous apprécions la démarche de la Croix-Rouge et souhaitons que nos étudiants soient formés dans ce domaine puis qu’ils sont appelés à frapper un jour à la porte de l’emploi», a-t-il expliqué.

M. Bâ a souhaité que cette manifestation soit organisée l’année prochaine, en début de premier semestre qui constitue « un moment de flottement pour les étudiants qui peuvent en bénéficier». Quant à l’enseignant en droit dans cette Ufr, Ousmane Sanoko, il a indiqué que «les étudiants ciblés doivent être des démultiplicateurs du Dih et des premiers secours dans les communautés vulnérables qui sont les destinataires finaux». Alors que Astou Diouf, conseillère juridique de la Croix-Rouge sénégalaise, a rappelé l’objectif de cette initiative qui vise à «promouvoir le droit international humanitaire et les premiers secours auprès des étudiants, enseignants, chercheurs et autres agents des Universités de Thiès, Bambey, Saint-Louis, Ziguinchor et Dakar».

Elle a également salué la « disponibilité et l’engament » des étudiants, à travers ces moments d’échanges sur la problématique du respect du Dih dans un contexte africain marqué par des conflits et crises sans précédent. Dans le même sillage, elle a noté que cette initiative renforce aussi «la connaissance de la Croix-Rouge et la visibilité des activités de la Société nationale pour une adhésion massive des universitaires aux principes, idéaux et valeurs humanitaires».

Mabinta Germaine M. Coly, juriste du Cicr, est revenu sur l’importance du Dih dans la prise de décisions en lien avec les engagements pris dans le domaine par les Etats et sur l’intérêt pour les étudiants de s’intéresser à l’actualité qui, dans de nombreux contextes, montre que le Dih est plus que jamais pertinent, lit-on dans le document. Au cours de cette session de diffusion du Dih initiée par la Croix-Rouge sénégalaise en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge, différentes thématiques sont passés au peigne fin, dont «les principes généraux du droit international humanitaire et la conduite des hostilités, les formes de protection du Dih, la répression des violations du Dih, les enjeux et défis de la loi n°2005-19 du 5 août 2005 relative à l’utilisation et à la protection de l’emblème Croix-Rouge au Sénégal ». A noter que la formation aux premiers secours sera clôturée aujourd’hui par une cérémonie d’installation de la cellule Croix-Rouge de l’Université de Thiès.

D. MANE

L’ancienne communauté rurale de Kolibantang, dans le département de Goudomp, devenue commune de plein exercice grâce à l’Acte 3 de la décentralisation, manque de tout. D’où le cri du cœur du maire, Sidya Daffé, pour un accompagnent des autorités gouvernementales.

Les anciennes communautés rurales qui deviennent des communes de plein exercice à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation souffrent du manque de mesures d’accompagnement. Conséquence, rien ne différencie la nouvelle commune de l’ancienne communauté rurale. Pour la commune de Kolibantang qui abrite 29 villages pour une population estimée à quelque 13.000 habitants, l’enclavement constitue, entre autres, un casse-tête, selon le maire Sidya Daffé. « L’année dernière, nous n’avons pas reçu de vivres de soudure à cause de l’enclavement. Alors que la commission de réception attendait le camion transportant les 25 tonnes de riz destinées aux populations, le chauffeur a fait savoir qu’il ne pouvait pas venir à cause de l’état défectueux de la piste », s’est souvenu M. Daffé.

L’électricité fait aussi défaut car seule la petite bourgade de Kéracounda village en dispose. La santé ne se porte pas mieux. Il n’existe qu’un seul poste de santé que de nombreux malades ne fréquentent pas, car préférant aller ailleurs pour ne pas venir passer des heures interminables. Le maire demande, au moins, deux autres structures sanitaires pour assurer l’accès aux services de santé.

Cependant, l’espoir est permis pour ce qui concerne le désenclavement et l’éducation. Car, il est prévu, dans le cadre des réalisations, 25 km de pistes de production qui ira du village de Macka à la Rn6, cela grâce au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Pour l’éducation, la commune de Kolibantang ne bénéficie que d’un seul Collège d’enseignement moyen (Cem). Toutefois, des bourses de sécurité familiale ont permis aux femmes d’établir des extraits de naissance pour leurs enfants. Ces dernières ont promis d’inscrire régulièrement leurs enfants à l’état civil.

M. KAMARA  

Le bitumage du tronçon Sédhiou-Marsassoum et celui de la boucle du Boudhié étaient, en matière de désenclavement de la région, deux décisions majeures prises lors du Conseil des ministres délocalisé tenu l’année dernière dans la capitale du Pakao. Un an après, les populations attendent le démarrage des travaux.

Certes, une mission de l’Ageroute vient de rencontrer les populations de Marsassoum pour leur annoncer le démarrage éminent des travaux de bitumage de la route Marsassoum-Sédhiou, puisque le financement (environ 42 milliards de FCfa) est acquis et les études de faisabilité terminées, mais l’agence a indiqué que pour la boucle du Boudhié, c’est finalement une réhabilitation en latérite qui remplace l’asphalte qui était prévu. Suffisant pour que  les populations de la localité descendent dans la rue pour dire non à cette décision et exiger le respect de la promesse du Conseil des ministres. La marche qui a lieu à Djirédji, chef-lieu d’arrondissement, a connu une forte participation des populations qui ont voulu montrer, par ce rassemblement, qu’elles tiennent au bitumage de cette boucle puisque c’est une « promesse faite par le chef de l’Etat lui-même lors du Conseil des ministres délocalisé de Sédhiou », a dit Idrissa Camara, le porte-parole des marcheurs.

Devant les autorités administratives, il est largement revenu sur tout ce qui milite en faveur du bitumage de cette piste qui traverse la plus grande zone économique de la région composée de plus de 136 villages qui pourront évacuer leurs productions vers les principaux marchés dont celui de Sédhiou, capitale régionale mais également vers les deux autres capitales que sont Ziguinchor et Kolda. « Si l’Etat tient à sa politique de développer le pays en partant des zones rurales, il ne faut pas maintenir les facteurs bloquant l’enclavement. Les marcheurs ne s’opposent pas au bitumage du tronçon Sédhiou-Marsassoum, mais demandent que le leur le soit aussi. Si c’est faute de financement, il faut alors attendre de pouvoir réaliser les deux tronçons, mais pas seulement un, surtout quand c’est le moins important puisqu’il ne traverse qu’une cinquantaine de villages », a-t-il avancé.

Malamine KAMARA

« La mise en place de la Fonction publique locale constitue une des priorités du gouvernement qui cherche à satisfaire une vieille doléance des travailleurs des collectivités locales », a affirmé hier le secrétaire général du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Etienne Turpin.  

Un atelier de sensibilisation pour les journalistes sur la Fonction publique locale et leur rôle dans l’accompagnement des acteurs territoriaux, organisé par le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, se tient depuis hier à Dakar. Le but de cette rencontre est d’outiller les acteurs des médias.

ETIENNEEn effet, la loi relative au statut général des fonctionnaires des collectivités locales a été promulguée en mars 2011 et ses 14 décrets d’application signés. Mais les dispositions de cette réforme restent encore méconnues de beaucoup d’acteurs du fait de l’absence d’une campagne de communication. « En lançant l’Acte 3 de la décentralisation, le président de la République a particulièrement insisté sur l’impérieuse nécessité pour les collectivités locales de disposer de ressources humaines de qualité, aux côtés des élus locaux ; car, sans des agents au profil adéquat, bien formés et au fait des enjeux de développement, il sera difficile de rendre nos territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable », a dit Etienne Turpin. Il a ajouté que la mise en place de la Fonction publique locale constitue « une des priorités du gouvernement », qui cherche à satisfaire une vieille doléance des travailleurs des collectivités locales. A l’en croire, la mise en place de la Fonction publique locale est une « importante réforme » engagée par l’Etat du Sénégal pour offrir aux travailleurs des collectivités locales « un statut clair, harmonisé et sécurisant ».

« Elle participe de la volonté du gouvernement de renforcer les ressources humaines des collectivités locales afin de leur permettre de mieux faire face aux nouveaux enjeux de développement », a précisé le secrétaire général dudit ministère. M. Turpin regrette que de nombreux acteurs territoriaux ne connaissent pas ou maîtrisent peu les dispositions législatives et réglementaires régissant les personnels des collectivités locales.

De son côté, le directeur de cabinet du ministère, Alassane Mbengue, a précisé que tous les profils d’emploi sont prévus dans la Fonction publique locale. S’agissant des concours dans le cadre du recrutement, M. Mbengue ajoute qu’il n’est pas exclu de les organiser. La rencontre prend fin aujourd’hui.

Serigne Mansour Sy CISSE

Tambacounda retenue pour abriter le deuxième pôle urbain après Diamniadio est en train de se découvrir comme épicentre de la politique de l’Etat dans le cadre de la gestion des villes frontalières. Le maire de Tambacounda, Mame Balla Lô, s’en est félicité au cours de l’audience publique sur le Programme de modernisation des villes (Promovil). La rencontre a été initiée par le préfet du département de Tambacounda. Plus de 3 milliards de FCfa seront bientôt injectés dans la voierie et l’électrification de la commune de Tambacounda.

La capitale régionale Tambacounda, une des vitrines de notre pays, va bientôt changer de visage grâce à la mis en œuvre du Promivil. En tout cas, les acteurs socioéconomiques et politiques de la ville en sont convaincus et l’ont exprimé lors de l’audience publique organisée par le préfet de Tambacounda, Mor Talla Tine, au Conseil départemental. Tambacounda ouvert à cinq pays de la sous-région ouest-africain va, pour la première fois, bénéficier d’un tel programme d’investissement, a indiqué le député maire Mame Balla Lô, selon qui, depuis l’avènement du président Macky Sall, « ça bouge positivement » à Tambacounda. Ce programme s’ajoute au projet d’assainissement de plus de 3,6 milliards de FCfa. Ce qui fait dire à Mame Balla Lô que « c’est une occasion solennelle, au nom des populations de Tambacounda, de remercier le chef de l’Etat, Macky Sall, qui a accepté de faire bénéficier à notre ville ce vaste programme pour la doter d’infrastructures modernes qui répondent aux exigences technologiques du 21e siècle ». Il a invité les populations à s’approprier le programme.

Selon le préfet du département, Mor Talla Tine, l’audience publique a permis de présenter le programme aux populations de la commune de Tambacounda. Pour lui, « le Promovil vise l’amélioration des conditions de vie des populations de la commune de Tambacounda ». Ainsi, il est prévu la réalisation de 10 km de voirie avec un éclairage moderne, un réseau d’assainissement d’eau pluviale, l’aménagement d’espaces paysagers qui ont un rôle important à jouer dans l’amélioration du cadre de vie de la commune. 

Selon le préfet, il y a une première phase en voie de réalisation qui sera suivie d’une seconde qui va épouser les mêmes contours. Toutefois, a-t-il rappelé, des préalables qui sont requis : à savoir la nécessité pour les occupants des emprises de la voie publique des les libérer à temps. « Le contraire peut constituer une source de retard dans l’exécution des travaux, ce qui serait dommage car le chef de l’Etat a créé ce programme pour réduire les disparités spatiales », a-t-il noté.

Il a souhaité que la dynamique soit accélérée pour que les travaux puissent rapidement être réalisés dans les meilleurs délais. Le préfet a confirmé que la ville a déjà bénéficié d’un autre programme d’assainissement de plus de 3,6 milliards de FCfa.

Pape Demba SIDIBE

Le quartier périphérique de Gourel Diadié ne sera pas oublié, selon Me Sidiki Kaba
Le quartier de Gourel Diadié, dans la périphérie de la commune de Tambacounda, sera doté d’infrastructures. L’information a été donnée par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba. Le ministre de la Justice a affirmé que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) est en train de tout mettre en œuvre pour soulager les populations dans le monde rural. Il a aussi indiqué que dans le cadre du projet Promovil, Gourel aura des routes bitumées et l’éclairage public sera effectif, tout en plaidant pour une équité communale à l’image de celle territoriale. « C’est une question de dignité humaine », a-t-il soutenu. La récurrence de la panne de la morgue du Centre hospitalier régional de Tambacounda a été au centre des interventions.

« Il nous faut avoir un plan B. Il faut impérativement trouver un endroit où on peut bien conserver les corps. C’est pourquoi nous avons insisté sur la réalisation d’une morgue et son équipement », a dit Me Sidiki Kaba.

P. D. SIDIBE

Le quartier de Gourel Diadié, dans la périphérie de la commune de Tambacounda, sera doté d’infrastructures. L’information a été donnée par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sidiki Kaba. Le ministre de la Justice a affirmé que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) est en train de tout mettre en œuvre pour soulager les populations dans le monde rural. Il a aussi indiqué que dans le cadre du projet Promovil, Gourel aura des routes bitumées et l’éclairage public sera effectif, tout en plaidant pour une équité communale à l’image de celle territoriale. « C’est une question de dignité humaine », a-t-il soutenu. La récurrence de la panne de la morgue du Centre hospitalier régional de Tambacounda a été au centre des interventions. « Il nous faut avoir un plan B. Il faut impérativement trouver un endroit où on peut bien conserver les corps. C’est pourquoi nous avons insisté sur la réalisation d’une morgue et son équipement », a dit Me Sidiki Kaba.

P. D. SIDIBE

Le ministre de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall et le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, ont été élevés au rang de citoyens d’honneur par le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr. Tenue dans le cadre de la journée « Sargal », cette cérémonie a permis au ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire de décorer également diverses personnalités administratives, coutumières et religieuses. Celles-ci lui ont rendu, par la même occasion, un vibrant hommage.

C’est en parfaite communion avec les populations de Yoff que des autorités étatiques, coutumières et religieuses ont été célébrées.

La forte mobilisation, les performances des artistes, la chorégraphie des femmes de la communauté lébou et les exaltations des disciples du marabout Cheikh Mansour Diouf ont donné à la cérémonie, au-delà de la solennité requise dont elle est revêtue, toute la symbolique de l’unité dans la réalisation des objectifs de développement à laquelle le président de la République, Macky Sall, a si souvent fait référence.

La présence de diverses personnalités du pays en témoigne tout autant que les allocutions qui y ont été prononcées. Celle adressée à l’assistance par le nouveau citoyen d’honneur de Yoff, le ministre Thierno Alassane Sall, est un émouvant témoignage sur son compagnonnage dans l’opposition avec son hôte du jour. « Yoff a abrité la première sortie des cadres républicains alors que nous étions dans l’opposition avec tout ce que cela impliquait comme difficultés. C’est assez symbolique que nous nous retrouvions ici sept ans après. Cela montre que Yoff est une terre d’hospitalité, d’unité ancrée dans nos valeurs. J’en suis un citoyen de cœur et aujourd’hui un citoyen d’honneur », confie-t-il, non sans louer les qualités humaines d’Abdoulaye Diouf Sarr.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, ne s’est pas moins répandu en éloges sur « ce grand homme, ce ministre rigoureux et compétent », dont il est sûr qu’« il assurera la victoire du président Macky Sall à Yoff en 2019 ». Il a dit, sous les envolées enchanteresses du chanteur Djiby Dramé, toute sa fierté d’être élevé au rang de citoyen d’honneur. Le ciel aura parlé à la place du maire Abdoulaye Diouf Sarr. Il a béni la rencontre en arrosant les lieux d’une fine pluie au moment où il s’apprêtait à toucher quelques mots à une assistance en effervescence.

Des autorités coutumières honorées
Les autorités coutumières, à travers les jaraaf, les saltigué, les sages et les prêtresses, ont été célébrées par le maire Abdoulaye Diouf Sarr devant les siens. Il en a été de même avec les personnalités religieuses de la localité. Le marabout Cheikh Mansour Diouf, escorté par ses disciples dans une touchante ferveur, s’est félicité de cette distinction et des actions menées par le magistrat municipal. Il l’exhorte toutefois à « ne pas rester les bras croisés dans la conquête de Dakar ».

Le guide religieux s’est dit également heureux de voir son camarade de lycée, Thierno Alassane Sall, et le défenseur acharné des droits humains et de la démocratie, Me Sidiki Kaba, être honorés par la commune de Yoff. Des décorations ont été également remises à Abdoulaye Ndour, ministre Dage de la présidence, aux maires honoraires de Yoff, à la conseillère spéciale du président de la République, Ndèye Binta Gassama, au directeur des Aéroports du Sénégal (Ads), Pape Maël Diop... Par ailleurs, le maire de Yoff Abdoualye Diouf Sarr et le promoteur Gaston Mbengue, en présence du lutteur Malick Niang, ont signé une convention de partenariat pour organiser un tournoi de lutte « Mbapat beach ».

Alassane Aliou MBAYE

Le quartier Mbour Toucouleur sera bientôt doté d’un ouvrage de pompage des eaux de pluie, selon le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop, en tournée dans cette ville.

L’ouvrage sera édifié dans sa partie dite « zone Sonatel ». Le préfet de Mbour, Saër Ndao, le maire de la ville, Fallou Sylla et le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop, ont assisté, au lancement des travaux qui doivent durer moins d’une vingtaine de jours seulement, selon le responsable de la société en charge de son exécution. Il s’agit d’installer une bâche de pompage dont quelques prototypes ont été déjà réalisés à Dakar, a indiqué le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop. « C’est une solution universelle qui sera réalisée sur le site avec toutes les normes de sécurité requises avec ses caractéristiques techniques de deux électropompes avec raccordement à la Senelec pour l’alimentation en énergie, mais aussi avec ses deux groupes électrogènes pour pallier les coupures d’électricité », a indiqué Alioune Badara Diop.

Il a aussi informé de la mise en place de batteries de grilles avaloirs pour le drainage d’autres points d’eaux pour faire face à la problématique du drainage des eaux de ruissellement à laquelle la ville de Mbour est confrontée à chaque hivernage.

Selon le délégué de quartier, Mademba Diop, les riverains qui occupent cet espace sont obligés, à l’approche de chaque hivernage, de quitter leurs domiciles pour rejoindre d’autres quartiers. C’est le cas de la dame Rama Sow, une ménagère trouvée sur les lieux. Sa famille a déménagé. « Nous payons entre 75.000 et 100.000 FCfa pour pouvoir nous loger et cela durant 3 voire 4 mois que dure l’hivernage. Ce qui est très dure pour nous avec nos maigres moyens », a indiqué

Point bas
Mme Rama Sow. « Aujourd’hui, nous avons recensé huit maisons qui ont été abandonnées par leurs occupants. Certains veulent vendre leurs maisons», souligne le délégué de quartier, Mademba Diop, non sans aujourd’hui exprimer sa joie. « On peut d’ores et déjà pousser un ouf de soulagement, manifester un sentiment de satisfaction et de réconfort avec l’espoir de voir enfin l’équation de ce bas-fond trouver une solution définitive », a-t-il affirmé.  

En fait, l’espace où sera édifié l’ouvrage de pompage des eaux de pluies constituent un point bas ou convergent toutes les eaux de ruissellement. Le maire de la ville, Fallou Sylla, se rappelle : « tout jeune, on venait attraper des crabes dans ces bas-fonds qui étaient visibles jusqu’à Mballing. C’est pour vous dire combien les inondations récurrentes constituent pour la mairie un véritable casse-tête. Avec cet ouvrage, l’Etat nous ôte une grosse épine du pied». Le Dg de l’Onas a rassuré l’autorité municipale sur l’intervention de l’Etat qui sera effective à travers son plan d’urgence de lutte contre les inondations. En effet, la ville de Mbour figure en bonne place dans ce programme même si le maire Fallou Sylla souhaite un plan spécial pour la ville de Mbour.

Le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop, était aussi à Thiès où il a visité la station de pompage de Sampathé, un quartier jamais épargné par les inondations pendant l’hivernage.

M. SAGNE

Dans le cadre de l’organisation du forum communautaire tenu mercredi dernier, à Sandiara, la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, Anta Sarr Diacko, a apporté des éclairages sur les critères d’attribution des bourses de sécurité familiale.

Le nombre de bénéficiaires des bourses de sécurité familiale a connu une évolution. Il est passé de 85 en 2013 à 189 en 2015. Le nombre de bénéficiaires va augmenter en 2016. « Cette année, nous allons atteindre les 359 bénéficiaires », a promis Anta Sarr Diacko. Des enquêtes sont en cours pour identifier les personnes qui sont réellement dans le besoin. Ce processus est accompagné d’une campagne de sensibilisation afin d’amener les populations à s’approprier les portées sociales d’une telle initiative du président de la République. « Les populations doivent être sensibilisées et cette sensibilisation sera menée par des relais communautaires », a dit Dr Anta Sarr Diacko.

Parmi les critères, il y a la scolarisation des enfants, l’inscription à l’état civil, entre autres. « Nous allons vers une nouvelle phase qui est celle de l’accompagnement des bénéficiaires de bourse de sécurité familiale », a déclaré la déléguée qui s’est félicité de l’appui de la Banque mondiale dans cette phase d’accompagnement à travers le Projet d’appui aux filets sociaux (Pafs). Dr Anta Sarr Diacko a lancé un appel pour que le partenariat entre collectivités locales et populations administrées soient effective. Aujourd’hui, toutes les 557 communes sont couvertes. Dans tous les quartiers et villages, il y a des bénéficiaires. Ce qui va porter, en 2016, le nombre de bénéficiaires à 300.000.

Amath Sigui NDIAYE

Le secrétaire général de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel) Moussa Fall, une formation politique, a offert, dimanche dernier, à l’issue de la visite de plusieurs sites de recasement des victimes d’inondations à Kaloack, des vivres et du matériel phytosanitaire à une trentaine de familles sinistrées.

Conseiller municipal, Moussa Fall, le secrétaire général de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel), a apporté, dimanche dernier, son soutien aux victimes des inondations de Kaolack. Il a offert une demi-tonne de riz, du sucre et du matériel phytosanitaire à une trentaine de familles. A la tête d’une forte délégation, il a, tour à tour, visité les écoles Abdoulaye Diongue, Mansour Bâ, Senghane Badiane et le Collège d’enseignement moyen (Cem) Serigne Bassirou Mbacké, situées aux alentours de l’épicentre des inondations, notamment le bassin de Xanxoum. Des établissements scolaires abritant une trentaine de familles ayant abandonné leurs maisons. Des familles dans le désarroi et hébergées dans des conditions précaires attendant des solutions durables de la part des autorités municipales. « Depuis le 24 juillet dernier, nous vivons dans un établissement scolaire qui n’est pas équipé pour accueillir des familles. C’est pourquoi nous attendons de la municipalité le remblaiement de nos maisons pour pouvoir rentrer chez nous », sollicite Mme Mbengué Ndiaye trouvée aux Cours privés Abdoulaye Diongue, à Gawane. Même requête de la part de Diarra Niang refugiée à l’école élémentaire Mansour Bâ, à Touba Ndorong. Des appels à l’intervention de la commune auxquels leur hôte a répondu en promettant d’être leur porte-voix même si les problèmes d’inondations ne relèvent pas des prérogatives de la commune. « C’est au président de la République, par l’entremise des ministères et agences concernés, de mobiliser les moyens financiers nécessaires pour la réalisation d’infrastructures d’assainissement afin de sortir les populations du cercle vicieux des inondations », a soutenu le conseiller municipal, précisant être venu à titre personnel apporter sa modeste contribution.

Moussa Fall a, par ailleurs, exhorté les personnalités politiques et cadres de Kaolack, à venir apporter soutien et réconfort aux victimes des pluies torrentielles du début de l’hivernage.

Elimina FALL

L’Office national de la formation professionnelle va bientôt entamer la formation des jeunes des localités traversées par l’Autoroute Ila Touba. Cette qualification est le premier acte qui facilitera l’insertion des futures formés. L’Onfp constituera une banque crédible de demandeurs d’emploi qui sera remise aux autorités administratives et locales.

L’emploi des jeunes résidents dans des localités traversées par l’autoroute Ila Touba a été une forte recommandation. Les services compétents comme l’Agéroute et l’Office national de la formation professionnelle travaillent à donner plus de chances d’employabilité à cette cible de la population. Le travail a commencé. « Le président de la République, Macky Sall, dans le montage de ce projet, a fait en sorte qu’il y ait une offre d’emplois importante au bénéfice des jeunes de toutes ces localités. On estime à plus de 7000 emplois qui seront créés », a rappelé le directeur de l’Onfp, Sanoussi Diakhaté. 

Les besoins d’emplois seront identifiés avec les entreprises qui auront en charge les travaux. Cette identification consensuelle des besoins faciliterait l’insertion de ces jeunes. L’objectif est de fournir aux autorités administratives et municipales une base crédible de demandeurs d’emploi ayant des pré-requis pour prétendre travailler dans des chantiers. « Nous devons donc identifier avec l’entreprise des métiers qui correspondent à ces besoins et caractériser les requis avec l’entreprise sous la supervision de Agéroute et sur la base de ces référentiels. Nous ouvrirons des inscriptions de demandeurs d’emploi auprès des autorités administratives de Touba dans un premier temps », a soutenu Sanoussi Diakhité. 

Un titre atteste les compétences des bénéficiaires dans un métier donné sera délivré aux bénéficiaires. Ces derniers peuvent faire valoir ce titre aussi bien dans le cadre de la construction de l’autoroute Ila Touba, mais aussi ailleurs. « Je précise que ces titres professionnels, c’est la reconnaissance d’une aptitude à l’individu d’exercer une activité professionnelle selon la norme. C’est pour cela que l’individu va obtenir une attestation à l’issue de la formation s’il le mérite qui va lui permettre de pouvoir assurer sa promotion et sa mobilité professionnelle », a affirmé le directeur général de l’Onfp. La qualification concerne aussi bien ceux qui n’ont pas de métier que les personnes qui ont déjà une qualification.

Il s’agira pour cette seconde catégorie de les amener à exercer leur métier en respectant les référentiels au niveau international. «Certains sont soit ferrailleurs, coffreurs, soit conducteurs d’engins, mais leur pratique professionnelle n’est pas conforme à la norme. Et, notre formation permet une remise à la conformité d’une pratique professionnelle existante mais non conforme à la norme », a brossé le directeur de l’Onfp. 

Pour ce dernier, le projet Ila Touba aura des retombées sur l’insertion des jeunes de la localité, y compris après la réception de l’ouvrage. Parce que ces jeunes auront des qualifications qui leur permettront de prétendre à un emploi sécurisé. Le premier acte de la lutte contre le chômage, rappelle-t-il, c’est la qualification. « Nous allons donner une nouvelle dimension à l’employabilité des jeunes avec l’autoroute Ila Touba. A l’Onfp créer l’emploi, c’est qualifier l’individu. Dès que la personne est qualifiée pour exercer une activité, pour occuper un emploi, il prend de la valeur sur le marché du travail », a souligné Sanoussi Diakhité.

Idrissa SANE

Priorité à ceux qui ont un métier
Aussi cette formation n’exclut pas les jeunes qui n’ont pas un niveau scolaire. Même si pour former le bassin potentiel de demandeurs d’emplois en temps court, l’Onfp va prioriser d’abord ceux qui ont une base, des pré-requis et puis ceux qui n’ont aucune qualification. L’approche est inclusive. « Tout le monde peut prétendre à la qualification.

Mais chaque formation requiert un acquis. Et en fonction du requis, on détermine un contenu de formation qui permet d’amener l’individu vers son acquis, vers le requis », explique Sanoussi Diakhité, qui ajoute : « Si l’on a déjà une formation dans le domaine, la distance qu’on va parcourir pour atteindre le requis sera moins importante que celle que va parcourir celui qui n’a pas de formation préalable ». Aujourd’hui le grand défi est de former 7000 demandeurs d’emplois dans une période si courte.

Dans le passé, l’office a formé pour les travaux de la Rn1 à Kolda avec le Mci et aussi à Matam. Mais l’effectif de potentiels demandeurs pour l’autoroute Ila Touba est plus important. « Est-ce que nous pourrons former ces milliers de demandeurs d’emplois en temps si court pour offrir à l’entreprise une main qualifiée ?

Nous avons une capacité faible financièrement parlant, mais l’Onfp étant un instrument du gouvernement, nous ne désespérons pas que les autorités vont accroître nos moyens d’intervention », a fait savoir Sanoussi Diakhaté.

I. SANE

Santé et éducation sont des piliers du développement. C’est la conviction des ressortissants de Dondou en France, un village situé à 45 kilomètres de Matam qui ont choisi Amadou Samba Kane, directeur général de la Lonase, comme parrain de leur première journée de développement et de solidarité.

« Nous allons vous aider dans l’acquisition d’un appareil d’échographie et de l’équipement d’une salle informatique ». L’annonce d’Amadou Samba Kane, directeur général de la Lonase, a fini par rendre encore plus électrique la salle Franklin à Elbeuf (près de Rouen) de plus de 500 personnes qui accueillait, samedi 13 août, la première journée de développement et de solidarité des ressortissants de Dondou en France. C’est au cœur de la Normandie que la diaspora « hal pulaaren » s’est retrouvée pour cette première édition. 

Le choix du lieu n’était pas le fruit du hasard. « Sur les 1 450 ressortissants de Dondou en France, on en enregistre 1039 qui habitent en Normandie », souligne Abdoul Guèye, le secrétaire général de l’association. Leur présence en Normandie est le résultat de plusieurs vagues d’immigration dont l’essentiel s’est produit pendant les trente glorieuses ; lorsque l’économie française avait besoin de main-d’œuvre dans ses usines d’automobiles. Aujourd’hui, il y a trois générations de Sénégalais et de franco-sénégalais qui s’y côtoient.

Certains sont devenus des cadres de la vie politique locale. C’est le cas d’Abdoulaye Sall, le maire adjoint d’Elbeuf. Un statut qui ne l’empêche pas de revendiquer son appartenance et son attachement à ses origines. « La jeunesse née en France est fortement et légitimement liée au Sénégal », a-t-il rappelé à la tribune devant une assistance conquise.

De la fierté de ses racines mais aussi de l’action envers sa terre d’origine. L’association des ressortissants de Dondou a participé à 30% (le reste provenant du Paisd) à la construction et à l’équipement du « poste de santé moderne du village ayant la capacité d’accueil d’un centre de santé comprenant une maternité, un dispensaire et deux logements de fonction ».

La diaspora issue de Dondou a également financé les 16 millions de FCfa nécessaires pour l’achat d’une ambulance. A son crédit, on peut toujours citer l’accès à l’eau potable. Il est assuré depuis 1987 avec le partenariat de Cléon, autre ville normande. Fréderic Marche, son actuel maire, était présent à la cérémonie officielle de lancement de la journée.

« Nous sommes dans un monde tourmenté et certaines communautés et minorités sont accusées, a rappelé Frédéric Marche faisant référence, sans les nommer, aux attentats en France.

Moussa DIOP
(correspondant à Paris)

Amadou Samba Kane,parrain de la journée : « La Lonase soutient les initiatives de développement »

Amadou Samba KaneLa Lonase, par la voie de son directeur général, a mis en exergue ses points de jonction avec les actions humanitaires de la diaspora sur l’éducation et la santé de plusieurs localités, notamment dans le monde rural. Dans la région de Matam plusieurs infrastructures sanitaires et éducatives ont été réalisées grâce aux immigrés.

Comment expliquez-vous le choix porté sur votre personne comme parrain de la première édition de la journée de développement des ressortissants de Dondou en France ?
 Les ressortissants de Dondou m’ont invité en tant que parrain à leur journée de développement sur la santé et l’éducation au service du développement. J’en suis très fier. Je ne suis pas de Dondou et je ne suis pas la personnalité la plus importante de cette localité et pourtant ils ont choisi de porter leur choix sur ma modeste personne.

C’est certainement un choix guidé par ce que nous faisons à la Lonase et dans notre commune Hamady Ounaré dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Dans notre région, les principales réalisations sont l’œuvre des immigrés. C’est le cas dans ma commune à Hamady Ounaré où avec la coopération décentralisée, nous avons construit un lycée. Les ressortissants de Dondou sont encore plus dynamiques avec la construction d’une école, d’un lycée, d’un centre de santé, entre autres. Ce sont des citoyens sénégalais qui œuvrent beaucoup pour le développement de leur pays. Ils ont compris que ce n’est pas seulement l’affaire de l’Etat.

La santé et l’éducation sont des points de jonction des trajectoires de la Lonase et de différentes associations issues de la diaspora. Est-ce qu’on peut s’attendre à une collaboration plus accrue entre ces deux parties ? 

 Absolument. Je le souhaite. Maintenant il faut dire que tout est question de moyens. La santé et l’éducation sont deux domaines que nous privilégions. Ce sont les leviers sur lesquels nous intervenons le plus. Nous avons eu à construire des salles de classe, à équiper des écoles, à donner des bourses à des élèves méritants.

Conscient de cela, Dondou voudrait que la Lonase, dans le cadre de ses activités sociales, puisse intervenir dans son développement. Ils nous ont sollicités pour acquérir un appareil permettant d’effectuer des échographies médicales, pour équiper une salle informatique. Je peux vous assurer que si nous en avons les possibilités, nous allons les aider comme nous le faisons avec d’autres structures et localités du Sénégal.

Il y a quelques mois, vous nous déclariez que la Lonase allait commencer à être bénéficiaire à partir de 2015. Est-ce que ces projections se sont réalisées ?
Ce que j’avais prévu s’est parfaitement réalisé. Dieu merci. La Lonase a déposé un bilan qui fait ressortir un résultat positif de 630 millions de FCfa. Si ma mémoire est bonne, depuis 2007, la Lonase n’avait pas été bénéficiaire. Nous avons également réalisé un chiffre d’affaires jamais obtenu avec plus de 50 milliards de nos francs.

Propos recueillis par Moussa DIOP

 

 

 

La commune de Ndiob, département de Fatick, a bénéficié, samedi, d’un lot de 700 livres, du matériel informatique, une imprimante et un scanner. Les élèves les plus méritants ont reçu par la même occasion des fournitures et des sacs. Ce don est de l’association sénégalaise « Main Solidaire». Le matériel et les fournitures ont été réceptionnés par le maire de la commune,  Oumar Bâ, en présence des parents d’élèves, des conseillers municipaux et des jeunes.

En réceptionnant cet important don, le maire de la commune de Ndiob, Oumar Bâ, a remercié les responsables de l’association « Main solidaire». Il a indiqué que c’est un acte assez important  puisque s’inscrivant dans le cadre de la vision qu’ils sont  en train de construire pour décloisonner Ndiob, surtout dans les domaines numériques. Selon lui, cela va leur permettre de réduire la fracture numérique dans cette zone où les enfants ne s’initient pas très tôt à l’outil informatique.

C’est dans ce cadre qu’Oumar Ba a annoncé avoir initié le projet de cybercafé qui est un espace de formation à l’outil informatique avec l’appui de « Main solidaire ». Il a aussi fait savoir dans la même lancée que la bibliothèque de la commune va bientôt ouvrir ses portes aux élèves et jeunes d’une manière générale. Le maire a promis aux populations que plusieurs projets, surtout scolaires, seront bientôt finalisés. « Le niveau scolaire est faible à Ndiob. Il nous faut trouver des leviers à actionner pour le relever », a-t-il soutenu.

Lors de cette cérémonie, les 12 élèves les plus méritants du Ci au Cem2 ont reçu des récompenses, à savoir des sacs contenant des fournitures scolaires. Satisfait de leurs résultats scolaires, le maire a décidé de leur offrir un  séjour de trois jours à Dakar où ils vont visiter les institutions, les monuments historiques, entre autres, pour les motiver davantage. Cette année, un accent particulier sera mis sur le renforcement des capacités des maîtres.

Le maire de Ndiob a annoncé la construction de la maison des jeunes, la case des tout-petits et d’un centre de formation professionnelle. Selon lui, le stade municipal sera clôturé en 2017. Mieux, la commune  va démarrer les travaux de clôture des collèges enseignement moyen de Ndiob et de Darou-Salam pour un coût 22 millions de FCfa. Oumar Bâ a rappelé aux populations de sa commune les deux projets majeurs. Il s’agit du projet « Eau pour tous » qui consiste à doter chaque ménage d’un robinet et le deuxième concerne l’assainissement qui va permettre à chaque concession de disposer d’une latrine.

Oumar Ngatty BA

Après les récurrentes marches et autres mouvements d'humeur initiés par des associations de Malika dénonçant les conséquences désastreuses de la décharge de Mbeubeuss sur la santé de la population, c'est au tour du mouvement dénommé « les ambassadeurs de l'émergence » d'emboucher la même trompette. Ils demandent la fermeture de la décharge de Mbeubeuss.

Ils l’ont fait savoir, ce week-end, lors d’un  meeting tenu dans la commune de Malika. Au cours de cette rencontre, un cri du cœur a été lancé par la population par la voix de la présidente de ce mouvement, Ndèye Awa Ndiaye. Elle a déploré la dégradation de l’environnement provoquée par l’action nocive de la décharge de Mbeubeuss qu’elle considère comme étant à l’origine de tous les maux de cette commune. Par voie de conséquence, elle a exigé la fermeture pure et simple de cette décharge.

A défaut, Ndèye Awa Ndiaye suggère que le dépôt d’ordures ménagères soit délocalisé afin que la population puisse enfin s’en débarrasser. Notre interlocutrice estime que la décharge est la principale cause des maladies qui affectent la population. C’est la raison pour laquelle elle a invité les autorités étatiques à intervenir au plus vite pour prendre en charge cette doléance de la population de Malika. 

Abdou DIOP

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a annoncé la réception de nouveaux ouvrages avant le prochain Magal de Touba. L’autorité de l’Onas effectue depuis quelques jours une tournée à l’intérieur du pays.

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal, Alioune Badara Diop, a visité hier, sous une pluie intermittente, les trois stations de pompage de la cité religieuse : Touba mosquée, Keur Niang, Marche Ocass. « Je suis à Touba afin de voir le dispositif mis en place par l’Onas pour le drainage correct des eaux de pluies et nous sommes heureux de constater, comme l’ont déjà confirmé les autorités administrative et municipales, que les trois (03) stations de Touba sont fonctionnelles », a fait remarquer M. Diop.

La capacité de pompage des ouvrages est impressionnante. Elle est supérieure à 10.000M3/heure. En plus cela, des groupes électrogènes de forte puissance sont installés et prendront le relais en cas d’interruption de la fourniture d’électricité. Ce n’est pas la seule bonne nouvelle. Puisque le directeur général a assuré que la station de Kadd Balodji sera livrée avant le Magal. Alioune Badara Diop a révélé que la station de traitement des boues de vidange de Kadd Balodji aura une capacité de 400M3/jour. Les travaux qui sont lancés depuis le mois de février prendront fin au mois d’août. Et l’objectif, avance-t-il,  est de la réceptionner au plus tard au mois de septembre et de la mettre en service avant le grand Magal de Touba. Cette station et celle de la ville de Mbacké constituent les plus importantes du pays. Elles ont été réalisées à partir du budget consolidé de l’Etat.

Évoquant l’étape de Diourbel, Alioune Diop a fait savoir qu’il y a un point constamment envahi par les eaux de pluie. Toutefois il a ajouté que ce n’était pas une zone inondée. Mais les travaux de drainage ont démarré dans cet endroit et l’entreprise choisie s’est engagée à respecter les délais de livraison. Il est prévu aussi la réalisation d’une bâche de pompage équipée de deux (2) électropompes de 200M3/heure, d’un groupe électrogène et d’un raccordement à la Senelec.

Pour ce qui concerne les travaux d’assainissement réalisés dans la cité religieuse de Touba, le directeur général de l’Onas a fait savoir « que l’assainissement demande des moyens relativement importants  et nous y travaillons avec notre ministère pour mobiliser les ressources et mettre en œuvre tout le plan directeur d’assainissement ». Rappelons que dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations, un montant de plus 10 milliards de FCfa est déjà investi à Touba. Ce lourd investissement a permis la reconstruction d’ouvrages structurants.

Mamadou DIEYE

Ndangane est une zone de pêche où les femmes s’investissent dans la transformation des produits halieutiques, non sans difficultés. Soucieuse de parfaire leur travail, l’Ong Enda Graf Sahel a organisé, mardi, une session de formation sur les techniques de transformation.

La chargée de programme à Enda Graf Sahel, Mme Fatou Ndoye, a expliqué que l’initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme dénommé « Diender » : Genre et développement durable en réseau. Il s’agit d’un programme d’Enda Tiers-monde qui contribue au développement de l’économie verte de la zone et centré sur l’aspect genre.

Aussi a-t-elle indiqué que ce programme est exécuté dans différents pays par Enda Graf Sahel et Enda Pronat au Sénégal. « Nous cherchons à améliorer les techniques et les connaissances pour que les femmes puissent mieux contribuer au développement durable, mais aussi de leur permettre de mieux participer à l’économie locale, à la gouvernance des ressources.

Cette session de formation organisée au profit des femmes de Ndangane-Sambou a pour objectif d’améliorer les techniques de transformation et ainsi permettre aux femmes d’accéder aux marchés », a-t-elle expliqué. A partir d’un diagnostic, l’Ong a pu déceler un certain nombre d’axes sur lesquels elle doit travailler. Ils portent sur l’environnement, l’économie, le social et le politique. A Simal où les ressources se font rares, les vasières permettent d’améliorer celles-ci comme les arches plus connues sous le nom de « pagnes ».

Mme Fatou Ndoye a soutenu que cette initiative est née de l’expérience des femmes transformatrices des produits halieutique de Dionewar qui ont démarré par des ensemencements d’arches. « Après la réussite de cette activité, nous les avons accompagnées à apporter ce savoir-faire dans d’autres localités comme Joal-Fadiouth et l’année dernière à Ndangane-Sambou », a-t-elle dit.

Selon Mme Fatou Ndoye, tout ceci montre l’importance du rôle que les femmes jouent dans le cadre de la préservation de l’écosystème et des ressources. Elle est d’avis que ces femmes doivent être davantage accompagnées, renforcées pour la durabilité des ressources. Non sans plaider pour une meilleure représentativité des femmes dans les instances de gouvernance. Ce programme d’une durée de 3 ans, qui intervient dans les communes de Niodior-Dionewar et de Fimela, prend fin en 2017.

Oumar Ngatty BA

La liste des dégâts matériels et des victimes commence à s’allonger dans la région de Kolda, où l’hivernage s’est pourtant installé de façon tardive cette année.

En fin juillet et au début du mois d’août, les précipitations ont accéléré la cadence, avec la chute de fortes quantités d’eau qui ont occasionné de lourdes pertes matérielles et en vies humaines. Le trop plein d’eau a provoqué l’inondation de maisons et de bureaux à Kolda, la capitale régionale, et environs.

Et, ce mercredi, c’est la foudre qui est venue s’en mêler, en tuant trois personnes, tous membres d’une même famille au village de Médina Thierno, dans la commune de Mampatin, à l’est de la commune de Kolda. Les trois victimes, qui revenaient des champs, ont été surprises par la pluie. Ils s’abritaient sous un arbre, lorsqu’elles ont été toutes foudroyées mortellement. Chaque année pendant l’hivernage, les populations paient un lourd tribut à la foudre qui provoque des dégâts matériels et des pertes en vies humaines. L’installation de la saison des pluies rime avec une psychose chez les habitants de la région de Kolda.

(APS)

Le dispositif de lutte contre les inondations a été substantiellement renforcé dans la commune de Kaolack où l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) vient de livrer un lot d’équipements destiné au pompage et à l’évacuation des eaux pluviales. Le directeur général de la structure étatique est venu sur place s’enquérir de la fonctionnalité du système mis en place.

A la suite du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, il y a deux semaines, c’est autour du directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) de descendre sur le terrain, sur le front des inondations à Kaolack.

M. Alioune Badara Diop, à la tête d’une forte délégation de sa structure, était venu dans la capitale du Saloum ce jeudi. « Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui est venu personnellement s’enquérir de la situation des inondations à Kaolack, nous a donné l’instruction de mettre en place, dans un court délai de 15 à 21 jours, un dispositif opérationnel d’évacuation des eaux pluviales notamment dans la zone de Xanxum », a indiqué M. Diop. « Depuis cinq jours nous avons livré une électropompe d’une capacité de 1500 m3 avec un Hmt de 22 mètres et près de deux kilomètres de tuyaux pour le pompage et l’évacuation des eaux pluviales », a informé le Dg de l’Onas à l’issue d’une visite dans la zone précitée. Selon lui, toutes les conditions sont réunies pour libérer les habitations et la zone des eaux pluviales. «Les travaux de pompage se déroulent correctement et dans moins de 5 jours le dispositif sera totalement fonctionnel pour soulager les populations résident dans la zone concernée », a soutenu Alioune Diop.

Des assurances réitérées par le préfet du département, Fodé Fall. Ce dernier a loué la capacité de réaction de l’Onas qui, exécutant les directives du gouvernement, s’est déployé dans un temps record. « Nous avions une grosse préoccupation avec le bassin de Xanxum. Mais la promptitude avec laquelle le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’Onas, a réagi ont fait bouger les choses dans le bons sens », a souligné l’autorité départementale.

Elimane FALL

La mairie de Dakar a remis des chèques de financement aux bénéficiaires du Projet d'appui aux familles en situation d'extrême pauvreté (Pafsep), hier, à l’hôtel de ville. Les 213 personnes et 14 groupements d’intérêt économique (GIE) ont reçu une enveloppe globale de 50 millions de FCfa, en présence du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall.

Mme Sy vient de recevoir son chèque de 200.000 FCfa comme les 226 autres bénéficiaires (dont 14 GIE) du Projet d'appui aux familles en situation d'extrême pauvreté (Pafsep). Avec ce nouveau financement (le troisième), la jeune femme au sourire communicatif compte bien élargir ses activités. Elle vend des pâtisseries dans sa maison à Arafat (un quartier de Grand Yoff). Elle reconnaît que ce projet lui a « permis de beaucoup évoluer dans son travail ». Au total la ville de Dakar a financé en majorité des femmes à hauteur de 50 millions de FCfa. Les projets financés portent sur le petit commerce, les cosmétiques, l’aviculture, le multiservice, la teinture et autres.

Dans une brève allocution, Khalifa Sall, maire de Dakar, a rappelé la genèse du projet avec l’ancien maire de Dakar. Une initiative du maire d’alors Mamadou Diop. « Nous l’avons élargi », souligne-t-il. Il a enfin mis l’accent sur l’autonomisation des couches pauvres de la population dakaroise. Mme Sonko Dieynaba Ly, chef de division développement social et des services aux personnes à la mairie de Dakar, a précisé l’objectif du projet qui « est d’aider ceux qui n’ont pas accès aux mécanismes de financement traditionnels ». Ainsi le prêt comporte un intérêt de 1% considéré comme une participation symbolique. Cette somme est destinée aux frais de dossier. « On donne aux bénéficiaires deux mois, le temps de démarrer leurs activités, avant de procéder au remboursement », précise Mme Sonko. Le montant des financements varie entre 50.000 et 200.000 FCfa pour les projets individuels. Après deux mois de différé, les bénéficiaires ont 12 mois pour rembourser.

Bamba Fall, adjoint au maire de Dakar chargé de la santé et de l’action sociale, explique que ces financements pourront à terme lutter contre la mendicité. « Nous voulons encourager les populations à entreprendre », souligne le maire de la commune de Médina. Une invite au travail et l’initiative personnelle. Pour lui, cette action entre dans le cadre de la mission sociale de la collectivité locale qui se veut proche des populations. Enfin il a insisté sur la transparence et l’absence de considérations politiques dans l’attribution de ces financements destinés aux Dakarois. Depuis 2011, 599 projets ont été financés pour une valeur d’un peu plus de 100 millions de FCfa. Le Pafsep vise à améliorer les revenus et les conditions de vie des populations.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

A l’instar des autres pays membres de l’Union africaine (Ua), le Sénégal a commémoré hier la Journée africaine de la décentralisation et du développement local. Cette année, la promotion de la femme était au centre des débats.

La cinquième édition de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local (Jaddl) a été célébrée ce 10 août. Le thème central proposé par l’Union africaine (Ua) cette année est : « l’équité, la promotion du genre et l’autonomisation des femmes pour une meilleure réalisation de l’Agenda 2063 et l’atteinte des objectifs de développement durable ». Il a été décliné, selon un communiqué parvenu à la rédaction, en deux sous-thèmes : « quelles stratégies pour améliorer la représentation des femmes dans les différents organes de leurs collectivités locales ? » et « autonomisation des femmes rurales, un atout pour éradiquer la pauvreté et la faim ». Le thème s’aligne sur les objectifs de l’Agenda 2063 et la proclamation par l’Union africaine de l’année 2016 « année des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes ». Il se justifie, d'une part, par la nécessité d'impliquer les femmes dans les instances de prise de décision et, d'autre part, par la nécessité d'asseoir la promotion du développement local à travers une croissance économique locale inclusive.

Selon la note l’Union africaine, le but visé à travers la commémoration de cette journée est de promouvoir les valeurs et principes de décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local en Afrique. Ce qui est, dit-elle, un préalable à l’amélioration des conditions de vies de l’ensemble des peuples du continent. Et ceci conformément aux objectifs poursuivis par la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local. Cette charte est adoptée en 2014 par les Etats membres de l’Union africaine pour assurer la promotion, la protection, le renforcement et la consolidation de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local en Afrique. Le Mali et le Madagascar sont les deux pays ayant déjà ratifié cette charte. La Jaddl a été instituée par le 18e sommet de l'Union africaine qui s'est tenu du 29 au 30 janvier 2012 à Addis-Abeba (Ethiopie).

Ndiol Maka SECK

La commune de Kaolack va bénéficier, dans le cadre de la phase 1 du Programme de modernisation des villes (Promovil), de 5 kilomètres de voiries municipales. L’annonce a été faite hier au cours des audiences publiques de cet important projet piloté par le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire (Mglat).

Kaolack, la capitale du pôle territorial du Sine Saloum, sera l’une des premières circonscriptions administratives à bénéficier des réalisations du Programme de modernisation des villes (Promovil), un projet majeur du ministère en charge des Collectivités locales.

Dans sa première phase, ce dispositif d’appui aux villes va réaliser 5 kilomètres de voirie prenantepour la commune dirigée par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr. Présidées par l’adjoint au gouverneur de la région de Kaolack, ces audiences publiques entrent dans le cadre de la politique de développement économique et social de l’Etat du Sénégal à travers le Plan Sénégal émergent (Pse) qui ambitionne de favoriser une croissance économique à fort impact sur le développement humain.

Dans la commune de Kaolack en plus de ces 5 kilomètres, des aménagements connexes sont prévus dans la phase 1 du programme.

Ces audiences visent à informer les populations bénéficiaires des infrastructures qui seront réalisées dans le projet pour une meilleure appropriation. Lesquelles portent sur la réalisation de voiries, l’assainissement des axes réalisés, la mise en place d’un système d’éclairage public et la réalisation d’aménagements paysagers. Le gouvernent du Sénégal a décidé d’élaborer et de mettre en œuvre le Programme de modernisation des villes (Promovil) pour soutenir les collectivités locales dans leurs efforts d’équipement et d’aménagement urbain. C’est la raison pour laquelle l’adjoint au maire Elimane Mandiaye Cissé a loué la concertation autour du plan développement communal qui, selon lui, a facilité la réalisation des 5 kilomètres de voirie, la reconstruction du marché central.

Pour ce dernier, le marché de Kaolack pose problème de par sa position géographique et sa vétusté. Sa réhabilitation est une urgence. Il a souligné aussi que le fait d’avoir un seul stade plombe les performances des sportifs kaolackois. Il plaide pour la réalisation d’un stade municipal afin de désengorger Lamine Guèye.

Elimane FALL

Lors d’un Comité régional de développement (Crd), Alioune Diop, Dg de l’Office national de l’assainissement (Onas), a fait part de la disponibilité d’une enveloppe de plus de 7 milliards de FCfa pour régler les questions d’assainissement dans la commune de Saint-Louis. Ce projet qui concerne également le drainage des eaux pluviales va se dérouler dans la fourchette 2015-2018.

Ces différents travaux, qui vont changer le cadre de vie des populations de Saint-Louis, font partie d’un ensemble de projets destinés à 10 villes de l’intérieur du pays pour un coût de 60 milliards, a rappelé le directeur général de l’Office national de l’assainissement (Onas), Alioune Diop. Il est prévu une extension du réseau de drainage des eaux usées et pluviales à Saint-Louis. De même, des travaux de réhabilitation de 7 stations de pompage, la construction de 11 nouvelles, la mise en place de plus de 60 km de réseau d’assainissement collectif, plus de 6000 branchements à l’égout son programmés pour Saint-Louis. A ces réalisations va s’ajouter une autre station de traitement des boues de vidange, de même la construction de 50 édicules publics pour les établissements scolaires.

Avec toutes ces infrastructures, les quartiers de Pikine, Ngalelle, Ndiolofène, Cité Niakh, Sanar, entre autres, seront assainies. Ce qui va permettre d’éloigner le spectre des flaques d’eaux puantes et autres désagrément courants dans ces localités où l’assainissement fait défaut. Ainsi, pour Alioune Diop, ce programme va essentiellement être composé pour une large part d’édification d’ouvrages.

elon lui, il faut remarquer que Saint-Louis est une ville vulnérable, avec des quartiers densément peuplés, une nappe affleurant et un sol argileux donc non poreux. C’est pourquoi, « plus de 60.000 personnes seront impactées directement par ces réalisations ». Cette œuvre fait partie d’un ensemble d’activités qui sera déroulé dans une dizaine de ville. Ceci va déboucher sur un investissement global de 60 milliards de FCfa pour 268 kilomètres de réseau à l’égout, 26 000 branchements, 30 stations à édifier ou à réhabiliter. La construction de 503 édicules publics de même que la mise sur pied de 5 stations de traitement de boues de vidange sont aussi envisagés.

Le gouverneur Alioune Aïdara Niang a rappelé qu’avec ces travaux, l’Etat montre, avec l’importance de la manne mobilisée pour les 10 régions, sa volonté de soulager les populations en ce qui concerne l’assainissement. L’autorité a aussi demandé la mise sur pied d’un comité d’accompagnement pour un suivi de toutes les activités à faire au niveau de la région.

A. M. NDAW

Plus de 74.000 personnes menacées par l’insécurité alimentaire ont été identifiées dans la région de Tambacounda, soit 15% de la population régionale. Koumpentoum et Goudiry restent les zones les plus touchées. Dans cette région, une vingtaine de projets et programmes sont mis en œuvre, sous la houlette de l’Etat, pour faire face à ce phénomène.

La région de Tambacounda compte 74.049 des 484.000 personnes vulnérables au niveau national en ce qui concerne la sécurité alimentaire. Ali Mohamed Camara, secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa), a relevé que le département de Koumpentoum est le plus touché avec plus de 18.000 personnes à risque, soit 21% de la population de la région de Tambacounda.

Le département de Goudiry occupe la deuxième place avec 6.464 personnes vulnérables, soit 20% de sa population régionale.

Arrivent ensuite Tambacounda avec 11.669 personnes, ce qui représente 11% et Bakel 4.664 personnes (3%). Ali Mohamed Camara souligne cependant que la situation des personnes vulnérables est bien maîtrisée même si Tambacounda fait partie des localités les plus vulnérables. Un atelier de restitution sous la présidence d’Awa Diop Ndiaye, l’adjointe au gouverneur chargé du développement de Tamba, a été tenu dans ce sens. Il a permis de faire la cartographie des projets et programmes intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire et de la nutrition (Ppsan). Il s’agit, selon Mme Ndiaye, d’une réunion de partage sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans les régions. L’adjointe au gouverneur a expliqué que le Sénégal a adopté un nouveau modèle de développement dans un projet dénommé Plan Sénégal émergeant avec comme ambition de favoriser une croissance économique à fort impact sur le développement humain. D’où la vision « un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire, dan un Etat de droit ».


Pape Demba SIDIBE

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