banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Litige marché «Bou Bess» de Guédiawaye : La collecte des patentes suspendue sur décision préfectorale

27 Déc 2017
902 times

C’est un contentieux vieux de 21 ans qui a connu son paroxysme mardi en fin de matinée avec une manifestation d’élus de Guédiawaye qui a failli tourner au drame. Les communes d’arrondissements de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye et de Djiddah Thiaroye Kao de Pikine se disputent l’autorité et la paternité du marché «Bou Bess». Il rapporte 50 millions de FCfa par an.

Le préfet de Guédiawaye et celui de Pikine se sont entendus pour ordonner l’arrêt de la collecte des patentes au marché «Bou Bess» en attendant les conclusions de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire pour la délimitation communale du marché que se dispute les deux parties. C’est une décision qui clôt un face-à-face tendu entre élus et agents municipaux des deux communes d’arrondissement.

Les uns s’opposant aux autres pour la paternité du marché Bou Bess et donc pour la collecte des patentes auprès des marchands. Ce sont des recettes estimées à 50 millions de FCfa par an.
La police a mis fin à la confusion générale avec des arrestations : six du côté de Wakhinane Nimzatt dont le 1er et 3ème adjoint au maire pour troubles à l’ordre public.
 
Décret présidentiel de 1996
 Créé en 1975 lors de l’installation de populations déguerpies de Dakar en banlieue, le marché «Bou Bess» est l’objet de convoitises entre les deux communes depuis 21 ans. Si la commune de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye en réclame la paternité car étant associée au marché depuis son installation, celle de Djiddah Thiaroye Kao, avec les différentes réformes territoriales sénégalaises dont la dernière en date est l’Acte 3 de la décentralisation, en a récemment hérité des prérogatives de son ancêtre la ville de Pikine qui, par un décret présidentiel en 1996, s’était vue adjuger la paternité du marché. La décision du régime du président Abdou Diouf avait déjà créé, à la fin des années 90, des tensions entre les deux camps. En 1997, le gouverneur Maham Diallo, à travers un arrêté, avait tranché le litige en restituant le marché à Guédiawaye. Pour Pikine, le pouvoir de l’époque avait octroyé deux marchés que sont celui de « Nietty Mbar » et celui de « Peunde ». « Ce gentleman agreement n’a pas finalement été notifié par un autre décret », renseigne Pape Fall, directeur du cabinet du maire de Wakhinane Nimzatt.
 
Bataille juridique
Après l’Acte 3 de la décentralisation, il fallait faire une dévolution du patrimoine. Personnels et biens marchands des communes devaient être « distribués » aux communes d’arrondissement. A cet effet, le sous-préfet de Pikine Dagoudane a sorti un arrêté qui confiait la gestion du marché «Bou Bess» à Djiddah Thiaroye Kao car il se trouvait sur la délimitation territoriale de cette commune ; une décision contestée par Guédiawaye. Finalement l’affaire a été tranchée par la Cour suprême, saisie par la commune de Djiddah Thiaroye Kao, se basant sur les conclusions de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire. Cependant, depuis sa notification, la décision de la Cour suprême fait débat.

Quand Racine Talla fait savoir que sa « mairie de Wakhinane Nimzatt a introduit un rabat d’arrêt par (son) conseil », en face, on jure la main sur le cœur ne pas avoir de notification du rabat suspensif de la décision. «Il y a eu un arrêté du sous-préfet de Pikine Dagoudane qui, conformément à la loi et à l’arrêté de la Cour suprême, nous a dévolu le marché Bou Bess», atteste Omar Ly, conseiller technique de Cheikh Dieng, maire de Djiddah Thiaroye Kao. Les autorités préfectorales vont demander une nouvelle expertise de l’Anat pour tirer au clair une affaire qui empoisonne les activités dans le marché Bou Bess.

Moussa DIOP

Last modified on mercredi, 27 décembre 2017 13:46
Rate this item
(0 votes)


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.