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Acte 3 de la décentralisation : Diofior traîne des problèmes de limites territoriales

11 Jan 2018
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Le maire de Dioffior, Youssou Diom considère qu’il y a beaucoup de choses à améliorer dans l’Acte 3 de la décentralisation, notamment les dysfonctionnements territoriaux et la collecte des impôts et taxes. A l’en croire, cela nécessité de la part des autorités étatiques de rapprocher certains services des communes, mais aussi de revoir à la hausse les fonds de dotation qui, en réalité, sont insuffisants pour aider davantage les communes.

L'Acte 3 de la décentralisation est une bonne chose car il suscite une sorte d'émulation entre les communes. C’est l’avis du maire de Dioffior. Cependant, il n’en pense pas moins que les anciennes communes créées par décret, avec des limites bien définies, ont des difficultés. « Notre commune était entourée de communautés rurales érigées maintenant en communes qui, aujourd'hui, nous ceinturent. Ce qui veut dire que nous avons des problèmes de limites ou d’incohérences territoriales à corriger. Une ville comme Dioffior  qui constitue la deuxième ville de la région de Fatick, une très grande agglomération, s’est engluée dans des problèmes d’autant plus réels que partout où nous nous tournons, nous risquons d'empiéter sur le territoire communal de l'autre », a souligné le maire Youssou Diom. Il se souvient qu’au moment de procéder à la délimitation, il y avait eu des problèmes que nous appelons l'Etat à corriger. Principalement dans les anciennes communes qui doivent être étendues afin de rendre possible l'existence de plan d'urbanisation », a-t-il ajouté. Maintenant, en ce qui concerne les problèmes soulevés sur la collecte, il trouve que la balle est dans le camp des communes qui doivent faire plus d'efforts. Seulement, le maire de Dioffior met aussi en exergue la difficulté liée à l'insuffisance de services des impôts et domaines. « A Fatick, nous n'avons qu'un service des impôts et domaines qui polarise l'ensemble des départements de Fondiougne, de Fatick et de Gossas et un seul service ne peut pas, à lui seul, assurer avec efficacité la collecte de toutes les taxes locales », a signalé l’édile de Dioffior. En guise de remède, il a proposé de trouver un moyen de décentraliser le service des impôts et domaines dans les communes afin que l’on puisse améliorer la collecte des taxes. « A défaut de pouvoir créer des commissions fiscales locales, c’est la solution à laquelle il faut recourir pour aider nos communes », a-t-il relevé. Le maire de Dioffior a expliqué que les problèmes d'effectifs notés dans certaines communes n'existent guère à Dioffior. Pour la simple raison que l'effectif de la commune a déjà été limité même s'il n'en pense pas moins que cet effectif doit être revu à la hausse.

 Fixer la jeunesse sur place
« L'effectif dont nous disposons aujourd'hui est insuffisant par rapport au volume de travail dans la commune de Dioffior. Par conséquent, d'autres compétences (comme la santé) sollicitent la commune pour recruter des agents communautaires. Ce qui, à ses yeux, semble impossible au regard de l'insuffisance des ressources financières dont dispose la commune. « Une fois que nous en aurons la possibilité, nous n'hésiteront pas à recruter un à deux agents de santé. Mais, pour le moment, la vérité est que nous ne sommes pas en mesure de le faire », a averti l’édile de Dioffior. En ce qui concerne les avantages de l'Acte 3 de la décentralisation, Youssou Diom a noté l'intercommunalité. « Nous sommes leaders de la zone concernant l’intercommunalité car, quand je suis venu en 2014, nous avions déjà une coopération avec une commune de la France qui nous avait conseillé, jusqu’en 2016, de travailler à établir une intercommunalité comme c'est le cas en France », a-t-il signalé. « Lorsque je suis convaincu des avantages d'une intercommunalité, j'ai réuni tous les maires de la zone. Il s'agit de ceux de Palmarin, de Fimela, de Dioffior, etc. Et tout le monde est d'accord. Nous avons signé le traité de l'intercommunalité dont le premier président est Louis Seck », informe-t-il.

Le maire de Dioffior a la conviction ferme que cette intercommunalité va permettre à tous ces maires de travailler autour de projets structurants communs qui vont leur permettre d'impulser le développement de toute la zone. « Nous avons pensé au traitement des déchets, mais aussi aux projets agricoles et avicoles, entre autres projets qui pourront fixer la jeunesse locale et d'éviter qu'elle ne se livre à l'émigration clandestine dans des pirogues de fortune. La ville de Limoges avec laquelle nous avons signé une convention est prête à nous aider », a-t-il mentionné. Cependant, il a appelé à reconnaître que les communes, elles aussi, doivent redoubler d'efforts. « A ce titre, celle de Dioffior est très lucide sur ce que nous faisons. Nous avons réalisé un plan de développement communal. Nous envisageons de réaliser un plan local d'urbanisation et nous ne pouvons pas le faire si les dysfonctionnements territoriaux ne sont pas corrigés », conclut-il.

Abdou DIOP

Last modified on jeudi, 11 janvier 2018 13:53
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