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La filière anacarde se développe dans la région de Sédhiou puisqu’elle donne les 40% de la production nationale. La filière connaît cependant un grand paradoxe car les unités de transformation de noix peinent à trouver de la matière première. Le ministre du commerce Alioune Sarr, lors d’un Crd spécial tenu à Sédhiou pour corriger le paradoxe, promouvoir et rendre la filière anacarde plus compétitive, a suggéré aux acteurs une meilleure réorganisation de la filière.

La tenue du Crd spécial a été une occasion saisie par les producteurs «pour étaler à la face du monde», selon leur expression, les énormes difficultés qu’ils rencontrent dans l’exploitation de l’anacarde. Rien n’a été laissé par les acteurs de la filière. De la présentation des douze variétés existantes aux techniques de plantation, en passant par la campagne de commercialisation pour laquelle il n’y pas de prix fixe au producteur (chaque opérateur y va avec son prix), à côté de l’intervention des opérateurs des pays limitrophes de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie, l’entretien des arbres, la lutte contre les insectes, tout y est passé. La part belle a été réservée à la variété la plus productive (plus de 25 kg), la généralisation de son exploitation par tous les producteurs a été suggérée.

Pour promouvoir la filière et la rendre plus compétitive, des mesures concrètes ont été prises. C’est ainsi que pour permettre aux petites unités de disposer de la matière première, un comité régional supervisé par le gouverneur a été mis en place. Il va proposer un plan d’action qui tiendra compte d’abord de l’existant en matière d’infrastructures de séchage, de conservation et de commercialisation de l’anacarde. Toutes les mesures permettant aux producteurs de faire fructifier leurs activités pour devenir de vrais industriels seront envisagées dans ce comité. Ce sera l’occasion de mettre fin à un phénomène qui ne saurait durer, note-t-on. Il s’agit d’arrêter l’exportation d’énormes quantités de noix vers des pays comme l’Inde qui, après les avoir transformées, vient les vendre à un prix souvent inaccessible. Le secteur doit être règlementé pour permettre aux producteurs de gagner beaucoup d’argent, annonce-t-on. On a beaucoup insisté sur la transformation, parce qu’étant un défi majeur du PSE. Même si l’on salue les quelque 20 milliards de francs que la filière injecte dans la région, il est question aujourd’hui pour les acteurs de la filière de Sédhiou de faire plus. Un nouveau défi que se sont lancés les producteurs.

Le fonds fiduciaire en soutien
L’immigration clandestine est un phénomène assez développé dans la région, surtout dans le Balantacounda qui a payé un lourd tribut de ce phénomène. Pourtant, cette partie de la région de Sédhiou est la zone de production par excellence de la noix d’anacarde. « Il faut faire quelque chose pour arrêter l’hémorragie dont la conséquence est visible dans la zone vidée ainsi de ses bras valides », ont laissé entendre les acteurs de la filière anacarde. Dans la région, les acteurs se souviennent encore de la disparition d’un riche commerçant de la zone. C’est pourquoi, le président du Conseil de la jeunesse de Sédhiou a proposé la création de fermes anacardières comme on en trouve dans certaines filières du secteur de l’agriculture.

Pour le ministre du Commerce Alioune Sarr, « il n’y a pas de recherche de fonds à faire de la part de l’Etat pour financer ces fermes. Il y a le fonds fiduciaire de 26 milliards de francs destiné à financer des projets porteurs ». Pour ce dernier, la balle est dans le camp des jeunes. A ce sujet, l’attitude qui consiste souvent pour les jeunes à rester sous les arbres pour boire du thé à longueur de journée a été fustigée. D’aucuns de penser qu’il n’est pas exact de dire que les jeunes n’ont pas de travail dans notre pays. Pour ces derniers, les jeunes ont plusieurs possibilités de financement dont le fonds fiduciaire en est un.

« La balle est dans le camp des jeunes », dira en substance le ministre du Commerce. Alioune Sarr de suggérer l’organisation de deux événements pour la promotion de la filière. Il s’agira de primer chaque année les meilleurs producteurs et de commencer la campagne par une journée de lancement bien colorée. Des actions qui permettront de capter beaucoup de fonds pour la filière.

Malamine Kamara

Thiès : Un partenariat vient d’être noué entre les acteurs de la plateforme d’innovation des chaînes de valeurs de l’huile « Ségal » et la société de produits agroalimentaires locaux « Wayabi ».

L’engagement entre les deux parties a été manifesté à Thiès à l’atelier d’information sur la gouvernance de la Plateforme d’innovation huile d’arachide traitée. Aujourd’hui, comme l’a souligné Mme Dièye Aminata Mbengue, la directrice de l’Ancar zone des Niayes, « il convient d’imposer ce produit sur le marché local à travers la promotion de la chaîne de valeurs et la commercialisation ». Il faut noter que l’arachide est une spéculation connue de longue date au Sénégal et où, en dehors de son utilisation au niveau industriel, sa transformation artisanale occupe une bonne partie des activités de nos braves femmes. C’est un produit végétal extrêmement riche en protéines, matières grasses et minéraux comme il est indiqué dans le guide de bonnes pratiques pour la transformation artisanale de l’arachide.

Dans cette dynamique, l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Waap/Ppaao), soutient les producteurs et les transformatrices afin de développer cette filière locale. Mais, comme l’a souligné Mme Yama Ndiaye, manager de la société de produits agroalimentaires Wayabi, « le manque d’un environnement d’affaires constitue l’une des causes principales de l’absence du produit sur le marché à l’exception de l’huile « Niani » souvent en rupture de stock, favorisant du coup la présence d’huiles raffinées d’origine diverse ». Ainsi, pour faciliter la diffusion à grande échelle de cette huile d’arachide « Segal », il a été recommandé la mise en place d’une plateforme d’innovation axée sur le développement des chaînes de valeurs. Les différents participants de l’atelier dont la plus part des femmes ont été sensibilisés sur les grandes lignes de gouvernance de la plateforme multi acteurs de l’huile d’arachide traitée « Segal ».

Mme Lucia C. Albis Mendy, gérante de la centrale d’achat « Andandoo » pour les emballages agroalimentaires, a indiqué que « cette gouvernance repose sur quatre principes fondamentaux que sont la responsabilité, la transparence, l’Etat de droit, la participation, à travers lesquels il faudrait créer un cadre d’apprentissage pour une synergie d’actions et de diffusion des innovations, améliorer la coordination et les synergies dans la mise en œuvre des activités et accroître le degré de confiance et les relations d’affaires entre acteurs dans la mise en œuvre des échanges ». C’est ainsi que la société Wayabi a été sélectionnée dans la plateforme d’innovation pour assurer la promotion, la valorisation et la diffusion de l’huile d’arachide. « Nous allons prendre en compte la présentation de l’huile pour répondre à la demande et nous avons des arguments à faire valoir pour convaincre les consommateurs sachant que l’Institut de technologie alimentaire forme les femmes à des techniques pour améliorer la qualité. Elles sont également sensibilisées sur l’importance du tri des graines d’arachide et aux mesures d’hygiène à prendre et procèdent ensuite à l’élimination de l’aflatoxine », a affirmé son manager Mme Yama Ndiaye.

Le coordonnateur du projet, Amadou Moustapha Mbaye de l’Ancar, à travers les différentes réactions et contributions lors des discussions, a noté avec satisfaction le degré d’engagement et de motivation des producteurs, transformatrices et leurs partenaires à s’approprier le projet qui est dans sa phase de pérennisation.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

La directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) Thérèse Faye Diouf a rendu visite hier aux pensionnaires du centre «La Maison Rose Dar’ As’ Salam» sise à Guédiawaye. Elle a mis à profit les moments de partage et d’échanges qu’elle a eus avec les encadreurs de ces nombreux chérubins en rupture avec leur famille pour offrir à ces derniers un appui matériel et financier.

Sous la conduite des responsables de la Maison Rose, la directrice générale de l’Anpectp a visité les locaux de ladite structure et obtenu une idée de la tâche ô combien noble, mais pas du tout reposant pour le personnel. Elle a également eu un contact avec quelques pensionnaires avant le démarrage des allocutions. En effet, l’Anpectp étant chargée de la mise en œuvre de la politique nationale de développement intégré de la petite enfance, la volonté du gouvernement du Sénégal, à travers cette politique, est de prendre en charge les enfants de zéro à six ans, les couples mère-enfant et les parents de manière holistique et intégrée. Ce qui a fait dire à la directrice générale de l’Anpectp qu’on doit accorder une attention particulière aux adolescents victimes de maltraitance, de violence physique ou psychologique ainsi que les enfants issus de familles défavorisés. La visite que Thérèse Faye Diouf a rendue aux gamins de la «Maison Rose» entre dans ce cadre et la Dg de la l’Anpectp a jugé utile de remettre cet appui matériel et financier à ces enfants vulnérables afin de permettre aux responsables d’améliorer les interventions et les conditions d’accueil et de prise en charge de ces mômes. Cet appui est constitué de nourriture, de couches pour les bébés ainsi qu’une enveloppe de cinq cent mille FCfa.

Fondatrice de l’association Unies’vers’elles Sénégal, Mona Chasserio considère que l’appui de la Dg de l’Anpectp est utile. Compte tenu du nombre de bébés, d’enfants et de mamans que la structure prend en charge, elle demeure convaincue que ce genre d’aide est toujours bienvenu. Elle a proposé une collaboration entre l’Anpectp et la Maison Rose pour améliorer la prise en charge de ces enfants défavorisés. Le maire de la commune Médina Gounass, Beïdy Ba a salué le geste de l’Anpectp qui, selon lui, va contribuer a raviver la flamme de l’espoir. Il a aussi magnifié le travail remarquable que la maison Rose est en train d’abattre dans le cadre de la protection et de la prise en charge des enfants déshérités.

Abdou DIOP

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a rendu visite, dans l’après-midi du dimanche 25 juin, à plusieurs familles sinistrées à l’occasion des fortes pluies du jeudi 22 juin dernier. Pour ce dernier, être au chevet des populations sinistrées est un acte de solidarité, surtout si c’est pour apporter la compassion du chef de l’Etat, le président Macky Sall.

Le ministre Sidiki Kaba a saisi cette occasion pour rendre visite à la famille Dramé qui a perdu un de ses enfants. Un garçon de 10 ans du nom de Diao Camara qui a été repêché dans une fosse sans vie. Il a annoncé la politique de restructuration de l’Etat qui a fait ses preuves dans les régions comme Dakar. Ainsi plusieurs familles ont été visitées et une dizaine d’entre elles ont reçu un appui en denrées (riz, sucre) pour faire face aux difficultés des premiers jours de ce sinistre. Le garde des Sceaux, à la tête d’une forte délégation, a dit souhaiter une bonne pluviométrie afin d’avoir de bonnes récoltes, mais de l’eau qui apporte le bonheur sans de tels dégâts. « J’ai tenu à marquer ma solidarité et ma compassion à ces familles, avec toute la délégation qui m’accompagne, pour partager leurs douleurs et leurs souffrances ». Il ajoutera que le président Macky Sall est toujours prompte à aller au secours des populations en difficulté. « Individuellement, c’est ce que nous faisons car chaque fois que je suis à Tambacounda, je me rends auprès des familles ou des personnes touchées par un deuil, un sinistre, etc., au nom du président Sall. « A mon avis, il faut travailler davantage. A l’époque, il y avait des dédommagements pour les familles riveraines du Mamacounda. Mais je pense qu’il faut davantage penser sur la manière d’exploiter cette vallée à des fins d’agriculture, de pisciculture ou d’autres activités qui vont faire de sorte que nous puissions régler un certain nombre de besoins en cultures vivrières pour la ville de Tambacounda. C’est un important projet en cours. Et, avec une étude beaucoup plus approfondie, on ira vers la réalisation d’un tel projet de valorisation de cette vallée morte au profit des populations ». Mais pour le ministre, ce qui est important aujourd’hui, c’est d’être aux côtés des populations.

Pape Demba SIDIBE

Pour le gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar, il n’y a pas d’inondation. L’eau est dans son état naturel et suit son passage. Il y a eu 94 mm et l’eau est remontée et les habitations en banco n’ont pas résisté.

« Les personnes ont construit dans le lit mineur de la rivière et ont reçu le trop-plein d’eau qui s’est retirée deux heures d’horloge après en s’écoulant tranquillement de manière naturelle », souligne le gouverneur de Tambacounda.

L’eau n’est pas venue barrer des routes ou entraver la bonne marche des activités des populations. La solution reste de mettre les habitations hors du lit mineur de cette vallée. Il est prématuré de parler d’inondation de façon exponentielle comme c’est le cas, souligne le gouverneur de Tambacounda. Car, pour lui, l’eau ne reste pas. Elle a rapidement disparu des maisons.

Le garde des Sceaux a magnifié les efforts de l’Etat pour structurer les quartiers touchés par les inondations comme à Dakar et dans les autres régions. Il y a 7 ans, beaucoup de zones ont été retirées de l’eau suite à des inondations. « Une situation très difficile, mais à présent des travaux d’aménagement ont été faits avec succès. Cela est à mettre à l’actif des politiques d’assainissement et de lutte contre les inondations menées avec succès. Nous souhaitons des pluies, mais qui ne fassent pas de dégâts matériels et leur lot de sinistres avec des pertes de vies. Notre souhait est d’avoir un hivernage avec des pluies qui vont aider à la production d’excellentes récoltes, note M. Kaba. Il consent à attirer l’attention des pouvoirs publics sur le cas du Mamacounda afin d’apporter des solutions idoines dans la restructuration des habitations autour de ce cours d’eau. Il faut faire face aux déménagements, car chaque fois qu’il y a un trop plein d’eau, des désagréments vont surgir pour ceux qui sont dans le lit de la rivière.

P. D. SIDIBE

La Coscpac invite l’Etat et le Mfdc à se retrouver autour de la table des négociations en vue de mettre fin à la crise casamançaise.

La Coordination sous-régionale des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (Coscpac) se félicite de l’accalmie observée au cours de ces dernières années dans cette partie méridionale du pays. Elle vient d’organiser une rencontre de partage et d’information sur le processus de paix en Casamance et la mission de la Coscpac avec les organisations de la société civile, des projets et programmes de la région de Kolda. La rencontre vise à créer une synergie des acteurs en vue de mettre fin au conflit fratricide qui ensanglante la Casamance depuis plus de trois décennies. Les participants ont suivi avec beaucoup d’intérêts les deux communications qui leur ont été présentées par les responsables de la Coscpac. La première présentation qui porte sur l’état des lieux du processus de paix en Casamance de 1982 à nos jours a été introduite par Ibrahima Gassama, chargé de la stratégie à la Coscpac. La seconde communication qui a été présentée par Henry Ndécky, coordinateur de la Coscpac, est relative, quant à elle, à la vision, à la mission et à l’objectif de ladite coordination. Cette initiative témoigne de la volonté de la société civile des trois régions de la Casamance naturelle d’accompagner les belligérants dans la recherche d’une solution durable à la crise casamançaise. « Le but de cette rencontre est d’échanger avec les organisations afin que nous puissions travailler ensemble pour amener l’Etat du Sénégal et le Mfdc à s’asseoir autour d’une table de négociation pour que la paix puisse revenir en Casamance et au Sénégal », déclare Mariama Daba Diamanka, trésorière générale de la Coscpac et membre de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc). Le directeur de la radio Zig Fm de Ziguinchor, Ibrahima Gassama, abonde dans le même sens. « Nous vivons une situation assez particulière marquée par une forte accalmie que nous saluons et qui dure depuis plusieurs années. Une accalmie qui est née certes de la volonté des deux acteurs, qui sont les parties prenantes du conflit notamment l’Etat et le Mfdc, mais qui découle avant tout d’une forte aspiration des populations de la Casamance à la paix, surtout à une paix véritable et durable. Et dans cette bataille, je crois que la communication est essentielle parce qu’elle est au début et à la fin de tout le processus, autant dans l’information, dans la sensibilisation que dans la communication que mènent les média et les acteurs sur le terrain », déclare-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

Le service régional de l’élevage de Tambacounda soutenu par l’Ong SPD dirigée par les sœurs de l’immaculée conception de Mbour ont procédé à la formation des femmes sur la technique de transformation du lait en fromage, brochette et jus. Un renforcement des capacités qui va permettre aux femmes de maîtriser le procédé de fabrication du produit appelé à Tamba « Budi Kossam ».

« Budi Kossam » est un fromage à base de lait naturel de vache. C’est un produit adapté aux zones qui reçoivent difficilement du poisson ou de la viande. Il y a deux types de conservation du produit. Celle faite à l’aide d’un frigo et celle obtenue avec de l’eau et du sel. Il peut être conservé durant 6 mois. Selon Jean Didas, un des spécialistes, il faut 7 à 8 litres de lait pour un kilogramme de fromage « Budi Kossam ». La transformation se fait à base de lait et de citron. Le citron permet au lait de se former en pâtes molles qui vont à leur tour former le fromage. Il faut d’abord filtrer le lait, bouillir pendant 30 mn, mettre le citron par tasse de thé, un litre de lait pour une tasse de citron. Laisser bouillir pendant 5 à 10 mn pour en suite extraire les différentes pâtes qui se forment.  Ce sont ces pâtes qui vont former le fromage en une galette. A la fin de ce processus, c’est le fromage obtenu qui est dénommé « Budi Kossam ». L’utilité dudit fromage est de remplacer la viande et le poisson dans les plats quotidiens. C’est un aliment qui est constitué de 5 vitamines (A, D, E, K), qui sont tous utiles à la bonne santé humaine. Le citron ajouté pendant la transformation donne de la vitamine C qui joue un grand rôle contre la fatigue. Avec ce fromage, on peut faire des brochettes, du « yassa », des beignets, etc.

Après avoir fini d’extraire la galette, il reste un liquide au fond de la marmite qui est appelé « petit lait », parce qu’il se présente sous la forme de lait avec les mêmes ingrédients que le lait. En plus, il joue le même rôle que le fromage. Plusieurs sortes de jus peuvent être obtenues à partir de ce « petit lait ». Par rapport au goût souhaité, on peut y ajouter du citron, du lait en poudre, du gingembre, etc. Il contribue efficacement à la lutte contre le paludisme, le diabète, la ménopause, les soucis sexuels des hommes, etc. « Avec le petit lait, fini l’inefficacité sexuelle des hommes », dit-on. Seulement il n’existe pas encore de technique de conservation adaptée pour ce « petit lait ». On ne peut que le conserver pendant 24 heures s’il n’est pas dans un frigo.

Dr Rosalie Seck Gbéti, chef service régional de l’élevage, précise que parmi les femmes bénéficiaires de ladite formation, des relais vont descendre sur le terrain pour démultiplier la formation auprès d’autres femmes afin de toucher le maximum dans l’ensemble de la région de Tambacounda. Il s’agit de répondre favorablement au nombre important de demandes enregistrées partout dans la région.

Pape Demba SIDIBE

Près d’une quarantaine de membres de 36 organisations de producteurs de fonio de la région de Tambacounda, futurs bénéficiaires de machines à décortiquer le fonio, ont été formés pour mieux gérer leur outil. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa.  

Ce projet vise à contribuer au développement de la culture et de la consommation du fonio au Sénégal. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa. Il sera déroulé dans 80 collectivités locales des quatre régions que sont Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou, des zones traditionnelles de production de cette céréale, a dit Mamadou Diouf, coordonnateur opérationnel du projet.

La pénibilité du travail manuel de transformation est un des principaux obstacles à la promotion du fonio, a-t-il relevé. Un premier lot de 40 machines a été présenté le 28 mai 2016 à Kolda sur les 80 prévues.
L’identification des 80 localités bénéficiaires a été faite par l’Ancar en fonction des niveaux de production de fonio, de la présence d’une organisation ou d’un groupement, d’infrastructures socio-économiques, de la taille de la population et de la capacité à polariser d’autres localités. Ces organisations doivent disposer d’un compte contenant 10% de la valeur d’une décortiqueuse de fonio qui coûte 1.350.000 de FCfa.

La région de Tambacounda s’est vue affecter 9 machines, dont la moitié a été déjà livrée. Cette formation regroupe aussi bien les producteurs qui ont reçu leur machine que les autres qui n’en disposent pas encore. « Nous voulons que la machine soit le début d’une entreprise rurale », a dit M. Diouf, relevant qu’une enquête a été menée dans les localités bénéficiaires pour établir la monographie de l’économie locale avant l’arrivée de la machine. Diakité Kaba Production (Dkp), société de l’inventeur, souhaite qu’à terme la machine soit produite à Kolda, en raison de sa proximité avec des zones traditionnelles de culture et des pays voisins comme la Guinée et la Gambie.

P. D. SIDIBE

Les femmes handicapées de Kolda et leurs camarades de Mlomp et d’Oussouye viennent de bénéficier d’un financement pour leur autonomisation.

Les femmes handicapées de la commune de Kolda, de Mlomp et d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor, poussent un ouf de soulagement. Elles viennent de bénéficier d’un financement d’un montant de plus de 200 millions de FCfa pour leur permettre de se lancer dans des activités génératrices de revenus. Ce projet intitulé « Création d’emplois dignes et durables des femmes avec diversité fonctionnelle de la région naturelle de la Casamance » a été officiellement lancé jeudi à Kolda. Il est financé par deux Ong espagnoles, en l’occurrence «Aida» et «Dexde», pour une durée de 18 mois.

« C’est à travers la Fédération régionale des associations des personnes handicapées (Fraph) de Kolda que je dirige que ce projet a vu le jour. Mais, les bénéficiaires directes sont les femmes handicapées de la commune de Kolda de même que celles de Mlomp et d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor. Le projet va prendre en charge la formation de 300 personnes pour les initier à la teinture, au batik, à la savonnerie, à la fabrication d’eau de javel et à la transformation des fruits et légumes, entre autres », déclare Boubacar Baldé, président de la Fraph. Le projet va, en outre, assurer le renforcement des techniques managériales des responsables de la Fédération et le renforcement des capacités des organisations bénéficiaires.

Il faut dire que ces dernières n’ont désormais plus de souci à se faire pour l’exportation de leur production à l’étranger. Elles pourront écouler tranquillement leurs produits sur le marché espagnol sans aucune difficulté majeure. Une initiative vivement saluée par la présidente des femmes handicapées de la commune de Kolda, Aïssatou Tounkara, pour qui ce projet est venu à son heure. Il permettra, selon elle, aux bénéficiaires d’atteindre leur autonomie financière. Elle demande toutefois à l’Etat du Sénégal de diminuer les taxes à l’exportation pour permettre aux produits qui seront fabriqués au niveau local d’être beaucoup plus compétitifs sur le marché espagnol. « L’objectif de ce projet est de créer des projets pour les femmes handicapées de la région de Kolda. Nous allons leur donner une formation pour leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires à la fabrication des différents produits. Ce qui leur permettra de vendre leurs produits aux niveaux régional, national et international et générer ainsi des revenus conséquents pour pouvoir améliorer leur qualité de vie », déclare Jordi Albevolu Abois, coordinateur du projet.

Mamadou Aliou DIALLO

Tambacounda est une collectivité amie des enfants, c’est pourquoi cette année son budget sensible au genre prend en compte cette frange de la population juvénile dans les domaines de l’éducation, de la santé et des loisirs. La commune fait de l’éducation inclusive des filles un combat de tous les jours et compte ainsi mener un plaidoyer avec ses partenaires auprès des décideurs au niveau local pour le renforcement des mesures de prévention et de protection des droits et l’égalité des chances entre les enfants.

A Tambacounda les filles continuent d’abandonner les études à cause de plusieurs facteurs sociaux comme le mariage précoce, la violence sous toutes ses formes, la pauvreté, etc., malgré les efforts des autorités académiques et des mouvements pour la scolarisation des filles. Pour porter l’estocade, c’est une union sacrée qui a été scellée autour de la sensibilisation et de la reconversion des mentalités. Pour Bounama Kanté, l’adjoint au maire de Tambacounda, sa commune s’est affichée collectivité locale amie des enfants et prend en compte l’éducation inclusive pour une meilleure intégration des filles. Pour Haby Dieng, présidente du Conseil consultatif des jeunes, l’éducation inclusive profite à tous et reste la problématique du maintien des filles à l’école. Elle doit permettre, selon cette dernière, la prévention des violences, des maltraitances, entre autres discriminations positives sur lesquelles il faudra s’appuyer. Cette année, elle se félicite de la commémoration de la journée de l’enfant africain, du fait qu’en dehors du thème (L’agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique), l’accent est mis sur l’accélération de la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances. A travers ce thème, la coordination de la Conafe a retenu le sous-thème : « L’éducation inclusive pour une meilleure intégration des filles à l’école ». Elle compte ainsi mener un plaidoyer auprès des décideurs au niveau local pour le renforcement des mesures de prévention et de protection des droits et l’égalité des chances entre les enfants pour l’atteinte des Odd, notamment de l’Odd 4 : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » ; mobiliser les leaders religieux et les porteurs de voix (chef religieux, communicateurs traditionnels, leaders d’opinion…) sur le maintien des filles à l’école à travers l’éducation inclusive.

Une situation encore préoccupante
Cette éducation inclusive, précise Bangaly Diallo, secrétaire de la Conafe, vise à fournir une éducation de qualité à tous les apprenants. Afin de parvenir à une école inclusive, il faut que la communauté entière, des décideurs aux utilisateurs finaux (les élèves et les familles), la soutienne. Selon Mamadou Sané, coordonnateur régional de la Conafe, la prise en charge incombe tout d’abord à l’Etat du Sénégal qui a ratifié les chartes et les conventions. Du coup, il a l’obligation de la réalisation effective des droits de l’enfant. Certes, aujourd’hui il y a la stratégie nationale de protection de l’enfant, mais des problèmes existent tout de même. Ceci étant, ajoute M. Sané, les organisations de la société civile, la communauté dans son ensemble, a sa partition à jouer pour le respect scrupuleux des droits dévolus à ces enfants. En ce qui concerne le sous-thème de l’éducation inclusive des filles, le coordonnateur de la Conafe reconnaît les efforts fournis par des organisations de protection des enfants, les autorités scolaires, la Scofi, les organisations de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Néanmoins, soutient-il, la situation reste préoccupante malgré tous les moyens déployés. A ce jour, les filles continuent à abandonner les études à cause de plusieurs facteurs sociaux comme le mariage précoce, la violence sous toutes ses formes, la pauvreté, etc., le combat du maintien des filles à l’école à partir du moyen-secondaire est toujours d’actualité. D’ailleurs, c’est pour cela que l’Aproden se déploie afin de renverser la tendance dans le cadre de la protection mais aussi de la qualité des enseignements-apprentissages. Pour des enfants en conflit avec la loi et ceux dans des zones de conflit comme en Casamance, Mamadou Sané précise que des efforts sont en train d’être faits pour qu’une fois ces enfants libres ou en période d’accalmie, leur insertion sociale soit facilitée.

Pape Demba SIDIBE

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