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Dans le cadre de la coopération décentralisée entre la ville de Pikine et celle de Nanterre, une bibliothèque et une salle informatique ont été inaugurées hier à l’école élémentaire El Hadj Iba Sène.

Il s’agit d’un bâtiment de deux pièces (R+1) dont la construction est assurée par la ville de Pikine, mais qui est entièrement équipé par l’association « Espoirs». Ce sont des manuels scolaires pour la bibliothèque et des ordinateurs de dernière génération pour la salle informatique. Un joyau mis à la disposition de cette école élémentaire dans le cadre d’un projet qui lie la ville de Pikine et l’association « Espoirs » devant prendre fin en 2019. Outre la réalisation de ce bâtiment abritant la bibliothèque et la salle informatique, le projet comporte également la construction du mur de clôture, le remplacement du matériel scolaire des seize classes qui constituent 1.100 places, la fourniture d’équipements complémentaires (bureaux enseignants, armoires, etc.) mais aussi la fourniture de blouses à l’ensemble des élèves, de livres de bibliothèque et de rayonnage.

Le président de l’association « Espoirs », Jean Michel Parent, a invité les élèves à bien se servir de ces outils en veillant à leur entretien. Il a précisé qu’en France, il y a des écoles qui ne disposent pas de ce joyau. Il a promis de repasser chaque année pour s’assurer que les potaches en font un bon usage. Le représentant du maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a révélé que ce projet fera l’objet d’une évaluation dans un futur proche pour mesurer son impact sur le niveau des élèves et apprécier l’état des locaux et des équipements mis à la  disposition de cette école. « Cela est un gage de la consolidation de notre partenariat avec la ville de Nanterre et l’association », a-t-il indiqué. Inspecteur de l’académie de Pikine et Guédiawaye, Seyni Wade a estimé que ces deux outils permettront d’améliorer les résultats dans cet établissement qui, a-t-il indiqué, fait partie des meilleures écoles élémentaires du département. Directrice de l’école El Hadji Iba Sène, Khardiata Thiam Thioune a adressé ses remerciements à l’association bienfaitrice ainsi qu’à la ville de Pikine.

Abdou DIOP

Dans le cadre de la chaîne de solidarité qui a d’ailleurs prévalu à la naissance de l’association Tambacounda-Reillanne, un important lot de jouets d’enfant a été gracieusement offert à la l’école maternelle municipale de Tambacounda.

Un élan de solidarité que les enfants de Reillanne ont entrepris par la collecte de ces jouets pour les apprenants de la maternelle ainsi que ceux de l’école élémentaire Adja Aïda Mbaye. Ce lot d’une vingtaine de cartons est composé de livres, de jouets, etc. Selon Bangaly Diallo, président de Tambacounda-Reillanne, la chaîne de solidarité est en train de s’élargir au secteur de la santé car un lot de deux cartons est destiné à la pédiatrie du Centre hospitalier régional de Tambacounda. « Si les collègues enseignants se donnent le temps de se familiariser avec les différents jouets, cela pourra être d’un apport très bénéfique dans le processus d’enseignement-apprentissage ». M. Diallo de poursuivre que le défi est maintenant à relever par l’équipe pédagogique. « Que chaque enseignant sache qu’il y a du matériel pédagogique disponible pour les enfants ».

Bangaly Diallo de prévoir une évaluation après le premier trimestre de l’année prochaine afin de voir l’apport que ce matériel sur les performances des pensionnaires des deux établissements. Pour la directrice madame Bâ, le besoin en jouets était là. C’est dire, selon elle, que cet appui vient renforcer le peu qu’il y avait d’existant. « Cela va contribuer énormément à l’amélioration des enseignements-apprentissages. Elle a vivement tenu, au nom de l’équipe pédagogique, de l’association des parents d’élèves ainsi que de l’association des mères d’élèves, à remercier l’association qui œuvre véritablement pour la promotion de l’éducation dans son établissement. M. Ba de souligner que grâce à cette coopération, son établissement qui entretient près de 335 potaches de 3 à 5 ans et 9 classes, se targue de voir son essor soutenu par cette coopération qui a permis de construire des salles d’informatique multifonctionnelles, une bibliothèque, un forage et un terrain de sport. L’inspecteur Wade, représentant de l’inspecteur de l’éducation et de la formation, a affirmé « qu’on ne cessera jamais de remercier les donateurs ». Ces derniers, selon lui, ont déjà beaucoup fait et continuent d’accompagner ces deux établissements scolaires.

Pape Demba SIDIBE

25 millions de FCfa, c’est le montant alloué aux groupements de femmes des villages impactés par les deux projets de construction de centrale solaire à Ten Mérina dans la commune de Mérina Dakhar et Sinthiou Mékhé dans la commune de Méouane.

La cérémonie de remise de ces financements dans le cadre de la responsabilité sociale d’entreprise (Rse) a été présidée par M. Aymérou Gningue, maire de Mérina Dakhar, par ailleurs président du conseil de surveillance d’Aviation Handling Services (Ahs), en présence du président du conseil d’administration de la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec) de la Fédération des associations de développement communautaire (Fadec) ainsi que plusieurs membres des groupements bénéficiaires. Il s’agit des groupements de femmes des villages de Sinthiou Mékhé, Yeuma, Sine Kane, Tenghor, Mékhé village et Ngakham (Méouane), de Tibo et Mboulom (Mérina Dakhar) et ceux de la commune de Mékhé. A travers la clé de répartition qui s’établit comme suit : 10 millions de FCfa pour les groupements des villages de la commune de Méouane, 5 millions de FCfa pour ceux de Mérina Dakhar et 10 millions de FCfa pour les groupements de la commune de Mékhé.

« Ces financements devraient ainsi permettre aux femmes de bénéficier de ressources pour doper l’économie rurale et leur rendre la dignité aux fins de pouvoir subvenir à leurs besoins vitaux », a indiqué Aymérou Gningue, le maire de Mérina Dakhar qui, on se rappelle, avait plaidé la cause de ces femmes du Cayor lors de leur journée du 8 mars 2017 dont il était le parrain. Il s’était engagé à les appuyer pour le financement de leurs activités à travers une ligne de crédit de 100 millions de FCfa et que lui-même avait effectué le dépôt de 20 millions de fonds de garantie à la Mutuelle d’épargne et de crédit (Mec). « Les sociétés en charge des deux projets de centrales solaires à Ten Mérina et à Sinthiou Mékhé ont répondu à notre plaidoyer en faveur des femmes et que ce geste de les octroyer un financement de 25 millions de FCfa est une suite logique des actions de mobilisation de ressources avec lesquelles les femmes vont disposer de crédits pour le financement de leurs activités mais aussi de leur implication dans le développement de la zone », affirme M. Gningue.

Les femmes du Cayor, plus particulièrement celles de la zone de Mékhé, s’activent le plus dans l’artisanat, la vannerie, l’agriculture, le maraîchage, le commerce, la transformation des produits locaux, entre autres. En leur nom, Fatma Guèye Camara de Mékhé village, Dial Ndiaye de Méouane et Binta Diakhaté ont manifesté toute la gratitude des bénéficiaires pour ce geste de haute portée sociale.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de Ndiébène Gandiole, Arona Sow, et ses proches collaborateurs ont rendu un vibrant hommage aux responsables de l’Ong allemande « Aide Gandiole » qui ont pris la ferme décision de financer la construction d’un stade de football dans cette commune, plus précisément au village de Tassinère, pour un coût global de près de 700 millions de FCfa.

En présidant samedi dernier à l’école primaire de cette localité, la cérémonie officielle de pose de la première pierre de ce projet de grande envergure, Arona Sow s’est adressé au fondateur et président de cette Ong allemande, Bernd Hansen, afin de le remercier vivement, au nom du président Macky Sall et de l’ensemble du gouvernement, pour les efforts constants et louables déjà déployés par cette Ong en vue de contribuer efficacement au développement de cette commune du Gandiolais qui abrite pas moins de 22.000 habitants répartis dans trente villages.
 En effet, a rappelé le président du conseil municipal de Ndiébène Gandiole, cette Ong a injecté depuis 1999 une enveloppe de plus de 200 millions de FCfa dans la construction du collège d’enseignement moyen (Cem) et d’un grand stade omnisports dans le village chef-lieu de cette commune.

Nos partenaires allemands de la coopération décentralisée ont ainsi financé la construction d’un grand bloc administratif dans ce Cem, des salles de classe, de la salle des professeurs, du bloc d’hygiène, avant d’équiper entièrement ce stade omnisports doté d’une piste d’athlétisme très moderne.

Le président et fondateur de l’Ong, Bernd Hansen, a réitéré l’engagement à poursuivre une étroite collaboration avec le conseil municipal de Ndiébène Gandiole, qui date de plus de 25 ans. Il s’est dit très fier d’aider le maire Arona Sow et ses proches collaborateurs à satisfaire entièrement les doléances des jeunes Gandiolais qui tournent essentiellement autour de l’urgence et de la nécessité de mettre en place dans ce terroir de l’arrondissement de Rao des infrastructures sportives très modernes, d’améliorer de manière significative les conditions de vie des populations vulnérables de cette commune.

Mbagnick Kharachi Diagne


Une ville chargée d’histoire
Située dans l’arrondissement de Rao, à quelques encablures de l’embouchure du fleuve Sénégal et à une vingtaine de km de la ville de Saint-Louis, Ndiébène Gandiole fut fondé par un certain Ndiambé ou Ndieumbe Diop. Selon de nombreux témoignages concordants et recueillis sur place auprès de cinq sexagénaires du village de Tassinère, Ndieumbe Diop fut un chasseur provenant du Djolof toujours accompagné de son fidèle griot Deuleuss Diouck.

Pendant plusieurs années, il mettait à profit la saison sèche pour chasser. La viande de ses proies était mise en boucanée « séél » et lui servait de nourriture une fois de retour au Djolof. Pendant une année, les pluies, qui l’ont surpris dans la région, ont fait pourrir toutes ses provisions. Après une longue méditation, il décida de rester dans ce terroir, car il n’avait plus de nourriture en réserve.
 Il rejoignit le village de Gantour qui se trouvait être le plus proche et qui daterait de plus d’un siècle. Quelques années après son intégration, Ndiambé ou Ndieumbe épousa une fille du village et fut envoyé par les gens de Gantour auprès du Damel du Kayor pour lui décrire l’état du lieu où il vivait tout en revendiquant l’appartenance de cette localité du Gandiolais au roi du Kayor. D’innombrables taxes ont été offertes au Damel à cet effet.

A en croire ces vieux notables, Ndieumbe fut, à cette occasion, nommé «Diawdine» de cette région du Gandiolais. Pour ne pas bouleverser la hiérarchie déjà établie à Gantour, Ndiambé Diop eût le réflexe de fonder un nouveau village plus à l’Ouest de Gantour. Ce village porte le nom de Ndiébène. Ce fut une déformation du mot «Ndiobène» et toute la partie septentrionale de Gandiol lui fut confiée.  Ce village, ont précisé nos sources, fut l’un des trois villages-mères de la province de Gandiol.

Après l’annexion de la province par le Brack du Walo, Diack Aram Bacar en 1749, des suites de la bataille de Ndob, le Cadi (Imam et Juge musulman), par ailleurs représentant du roi du Walo, s’installa pour la première fois à Ndiébène. À partir de ce moment, Ndiébène devenait la capitale de la province de Gandiol et cela jusqu’à la cession de la province à la colonie du Sénégal en 1861. Avant cette date, toutes les décisions importantes étaient prises à Ndiébène: les batailles de Dign sakh (opposant le Gandiol aux guerriers du Walo), la bataille de Ricote quand les Gandiol-gandiols se battaient contre les ravisseurs d’esclave (les maures du Trarza), la bataille de Safilème surnommée le conflit des épaves quand le Gandiol entrait en conflit contre la colonie du Sénégal le 04 septembre 1826 ou même la signature du traité entre la colonie du Sénégal et les gens de Gandiol le 15 décembre 1826. La bataille de Safilème fut la première défaite que la France eut enregistrée en Afrique.


Mb. K. Diagne

Dans le cadre de la chaîne de solidarité de l’association Tambacounda-Reillanne, un important lot de jouets d’enfant a été gracieusement offert à la l’école maternelle municipale de Tambacounda. Après 13 ans de soutien qui ont permis de construire des salles d’informatique multifonctionnelles, une bibliothèque, un forage et un terrain de sport, la solidarité Reillane s’oriente vers le secteur de la santé avec un lot de deux cartons destinés à la pédiatrie du Centre hospitalier régional de Tambacounda.

Un élan de solidarité que les enfants de Reillanne ont entrepris par la collecte de ces jouets pour les apprenants de la maternelle ainsi que ceux de l’école élémentaire Adja Aïda Mbaye. Ce lot d’une vingtaine de cartons est composé de livres, de jouets, etc. Selon Bangaly Diallo, président de Tambacounda-Reillanne, la chaîne de solidarité est en train de s’élargir au secteur de la santé car un lot de deux cartons est destiné à la pédiatrie du Centre hospitalier régional de Tambacounda. « Si les collègues enseignants se donnent le temps de se familiariser avec les différents jouets, cela pourra être d’un apport très bénéfique dans le processus d’enseignement-apprentissage ». M. Diallo de poursuivre que le défi est maintenant à relever par l’équipe pédagogique. « Que chaque enseignant sache qu’il y a du matériel pédagogique disponible pour les enfants ». Bangaly Diallo de prévoir une évaluation après le premier trimestre de l’année prochaine afin de voir l’apport que ce matériel sur les performances des pensionnaires des deux établissements. Pour la directrice madame Bâ, le besoin en jouets était là. C’est dire, selon elle, que cet appui vient renforcer le peu qu’il y avait d’existant. « Cela va contribuer énormément à l’amélioration des enseignements-apprentissages. Elle a vivement tenu, au nom de l’équipe pédagogique, de l’association des parents d’élèves ainsi que de l’association des mères d’élèves, à remercier l’association qui œuvre véritablement pour la promotion de l’éducation dans son établissement. M. Bâ de souligner que grâce à cette coopération, son établissement qui entretient près de 335 potaches de 3 à 5 ans et 9 classes, se targue de voir son essor soutenu par cette coopération qui a permis de construire des salles d’informatique multifonctionnelles, une bibliothèque, un forage et un terrain de sport. L’inspecteur Wade, représentant de l’inspecteur de l’éducation et de la formation, a affirmé « qu’on ne cessera jamais de remercier les donateurs ». Ces derniers, selon lui, ont déjà beaucoup fait et continuent d’accompagner ces deux établissements scolaires. L’inspecteur exhorte ainsi la direction et son équipe pédagogique à une gestion rigoureuse du matériel afin que plusieurs générations d’enfants puissent en bénéficier.

Pape Demba SIDIBE

Les souffrances endurées par les populations de la zone de Diohine qui polarise 11 villages pour l’évacuation des malades vers Fatick sont devenues de mauvais souvenirs. Mme le maire de la commune de Diarrère, Thérèse Faye Diouf, a offert une ambulance au poste de santé de Diohine. Cette ambulance a été acquise grâce à l’Association des amis du capitaine Mbaye Diagne et à l’entreprise Rebo Tech. Mme Thérèse Faye Diouf a procédé à la remise de cette ambulance mercredi en présence des autorités et des populations.

Diohine, une localité de la commune de Diarrère, dispose désormais d’une ambulance pour l’évacuation des malades vers les structures sanitaires de Fatick. Lors de la cérémonie de remise, Mme le maire de la commune de Diarrère a exprimé toute sa satisfaction de remettre cette ambulance aux populations de Diohine. Ce qui a toujours été une doléance pressante pour les populations de cette localité.

Selon Mme Thérèse Faye Diouf, Diohine polarise 11 villages et la commune a toujours accordé une priorité à cette localité pour toutes les questions liées à la santé. « C’est pourquoi, lorsque nous avons reçu cette ambulance, nous avons pris toutes les dispositions pour la remettre au poste de santé de Diohine », a-t-elle déclaré.

Pour elle, cette ambulance est venue à son heure pour soulager les souffrances de toute une population qui a toujours souhaité disposer d’une ambulance. Aussi a-t-elle insisté sur l’entretien de cette ambulance qui est un don de l’association des amis du capitaine Mbaye Diagne et de l’entreprise Rebo Tech.

« Nous travaillons pour alléger les souffrances du monde rural comme nous le recommande le président de la République, Macky Sall », a-t-elle soutenu.

Oumar Ngatty BA

Les artisans de Pikine sont préoccupés par le développement de leur secteur d’activité. Ils ont organisé un forum pour diagnostiquer les difficultés qui entravent l’émergence de l’artisanat à Pikine.

Les artisans de Pikine font face, depuis plusieurs années, à des obstacles majeurs qui semblent plomber le secteur. C’est pourquoi, ils ont pris cette initiative pour trouver les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de promouvoir l’activité artisanale. Inexistence d’un site artisanal, manque de formation, déficit de financements, voilà les principaux thèmes sur lesquels les acteurs de l’artisanat se sont penchés durant trois jours aux côtés de mairie de ville de Pikine afin que les écueils qu’ils déplorent puissent être levés. A cet effet, les associations d’artisans de Pikine se sont ainsi unies, le temps d’un forum, pour peaufiner une stratégie à mettre en œuvre afin d’arriver à un développement effectif de ce secteur. Il s’agit de répertorier tous les maux auxquels les artisans font face dans le département de Pikine et de les consigner dans un mémorandum à remettre à l’autorité de tutelle. Président de la chambre des métiers de Pikine, Ibrahima Ndiaye a rappelé que l’Etat est toujours resté muet face aux doléances des artisans de Pikine. «Dans la banlieue, les artisans ont un réel problème d’espace. C’est-à-dire, un site où ils pourront s’installer et exercer tranquillement leur métier», a-t-il déclaré. Il a estimé que le président de la République est en train de régler les problèmes des autres secteurs alors que les artisans continuent de souffrir en silence. «Outre le manque d’un site, nous avions aussi déploré les difficultés liées à l’absence d’un label pour protéger nos œuvres», a-t-il ajouté. A l’en croire, la population de Pikine est composée à plus de 80% d’artisans qui, aujourd’hui, tirent le diable par la queue. Ibrahima de rappeler que les artisans sont de loin plus nombreux que les lutteurs. Il a proposé à l’Etat de construire un village artisanal sur le site du technopôle pour offrir aux artisans un lieu de travail. Maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo a estimé que ce forum est un moment crucial dans la vie de l’artisanat à Pikine. Il a promis de ne ménager aucun effort pour que les complaintes émises par les artisans de Pikine puissent trouver des solutions dans les meilleurs délais. Le maire de Pikine a rappelé la volonté de l’Etat du Sénégal de doper le secteur de l’artisanat. Il a rappelé les différentes structures que l’Etat du Sénégal a créées pour accompagner le développement de l’artisanat au Sénégal.

Abdou DIOP

Du fait des nouveaux paradigmes induits par l’Acte III de la décentralisation qui nécessitent la mobilisation d’importantes ressources financières pour faire face aux besoins des collectivités locales, l’Adm a envisagé le recours à des formes de « financements innovants ». Ceux-ci concernent particulièrement les Partenariats publics-privés (Ppp) ainsi que l’accès aux financements bancaires et au marché financier.

Une telle initiative trouve son justificatif dans la volonté de l’Adm de permettre le renforcement des capacités des municipalités dans l’identification, la conception et la réalisation de projets en Partenariats publics-privés (Ppp) et la mise en place de mécanismes de financement des municipalités par les banques locales et le marché financier sous-régional. Ainsi, aux fins de faciliter un meilleur rapprochement entre les collectivités locales et les banques, l’Adm a démarré hier à la Somone un séminaire sur « le financement des collectivités territoriales par le système bancaire : enjeux et opportunités ». Cette rencontre, en plus de constituer une plateforme d’échanges, permettra, d’une part, de mieux faire connaître aux banques les « procédures administratives, comptables et financières des collectivités locales » et, d’autre part, de renforcer les capacités des collectivités locales sur les « modalités et les procédures bancaires, en ce qui concerne particulièrement l’emprunt destiné au financement de projets locaux ».

La politique de décentralisation a longtemps souffert d’une inadéquation entre les compétences transférées aux collectivités territoriales et les ressources financières mises à la disposition de celles-ci, a indiqué Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire en ouvrant la rencontre.

En initiant l’Acte 3 de la décentralisation, a-t-il ajouté, Son Excellence Monsieur le président de la République a exprimé sa volonté de lever cette grande contrainte de notre système de décentralisation, soulignant en effet que la question du financement des collectivités territoriales constitue le cœur de la réforme. Il est apparu clair que les mécanismes classiques, jusque-là mis en œuvre, n’ont véritablement pas permis aux collectivités territoriales de surmonter leurs difficultés, a encore estimé le ministre.

Pour justement trouver des solutions aux difficultés d’accès au financement, a-t-il dit, depuis son lancement en 2013, l’Acte 3 de la décentralisation promeut les mécanismes innovants de financement du développement territorial dont le financement bancaire. Il s’agit de faciliter aux collectivités territoriales l’accès au système bancaire et aux banques de s’ouvrir davantage aux collectivités territoriales, notamment pour le financement de projets d’investissements, a-t-il fait comprendre.

Ce séminaire constitue une belle plateforme d’échanges autour de la problématique du financement par le système bancaire, les élus locaux, les autorités administratives ainsi que les agents territoriaux ayant une belle opportunité en participant à la rencontre, de se familiariser avec le système bancaire, de mieux connaître les modalités et procédures d’accès au financement de projets locaux, a indiqué Abdoulaye Diouf Sarr. Sa conviction est que les Banques dont une des missions premières est de financer l’économie et les collectivités territoriales peuvent travailler ensemble et participer, dans une confiance mutuelle et dans un esprit gagnant-gagnant, à la réalisation de projets d’infrastructures et d’équipements afin de fournir à nos concitoyens des services publics de qualité. Tout l’enjeu de ce séminaire qui est de susciter l’intérêt du secteur bancaire pour contribuer au financement du développement territorial, mais aussi d’amener les collectivités territoriales à s’imprégner des conditions d’accès au financement bancaire. Ce rapprochement banques-collectivités territoriales est nécessaire. Il est devenu un impératif dans ce contexte où les dotations de l’Etat et les produits de la fiscalité locale, à eux seuls, ne suffisent plus à procurer aux communes et aux départements les ressources dont elles ont besoin pour accomplir leurs missions, a-t-il conclut.

Amath Sigui Ndiaye

« Je voudrais rappeler que cette rencontre s’inscrit dans le cadre plus global de la mise en œuvre du «Projet financements innovants» ». Cet important projet initié et mis en œuvre par l’Agence de développement municipal a pour objectif principal d’accompagner les collectivités territoriales dans le but de leur permettre de tirer le maximum de profits des énormes potentialités qu’offre le marché financier, les partenariats publics-privés, le secteur bancaire, les fonds verts, etc. A l’évidence, thème ne pouvait être plus indiqué et plus pertinent si l’on se réfère à ce contexte d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation, réforme structurante à travers laquelle son Excellence Monsieur Macky Sall, président de la République, manifeste sa vision d’«organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable ».

Aussi confère-t-il aux communes et aux départements un rôle de premier plan dans l’essor socio-économique du Sénégal, notamment grâce à la territorialisation des politiques publiques érigée en principe directeur par le Plan Sénégal Emergent (Pse) qui est le référentiel unique de notre stratégie de développement. C’est le lieu, une fois encore, de remercier très chaleureusement son Excellence Monsieur le Président Macky Sall. Il nous a beaucoup facilité la tâche dans ce domaine en mettant en place des programmes à fort impact socio-économiques tels que le Progep, le Pudc, Promovil, le Puma, le Pacasen, le Ppc/Pndl, etc.

De 32,5 milliards de FCfa en 2012, année marquant son accession à la magistrature suprême, le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) et le Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd) ont connu un bond significatif salué par l’ensemble des élus. En effet, en 2017, le Fecl et le Fdd ont cumulativement dépassé les 43 milliards de FCfa ».
 

A. S. NDIAYE

La lutte contre les mouches de fruits va monter d’un cran cette année dans la région de Ziguinchor, à la faveur d’un projet sous-régional de la Cedeao qui a déjà mobilisé quelque 67 millions de francs Cfa à cet effet. Et 400 producteurs sont en train d’être capacités sur les techniques appropriées pour apporter la riposte idoine. Car les dégâts restent importants et appauvrissent les paysans, même s’ils sont passés de 80 à 40% sur les récoltes.  

Baraf est un village de la commune de Niaguis dans le département de Ziguinchor. C’est une zone de production de mangues par excellence. Les vergers s’étalent à perte de vue. Le visiteur qui y débarque est impressionné par la floraison des plantations qui poussent comme des champignons. Et ici à Baraf tout comme à Darsalam (une localité de la commune rurale de Nyassia) ou ailleurs encore dans la région de Ziguinchor, on admettrait difficilement que des populations locales soient découragées à ne plus planter des mangues à cause des mouches de fruits, tellement les vergers sont nombreux. Mais, les producteurs persistent que les dégâts n’encouragent pas à continuer. « Nous en souffrons depuis 1989 avec 80 à 90% de pertes sur les récoltes », raconte le président de l’association régionale des planteurs de Ziguinchor, Mame Moussé Guèye.

Nous l’avons trouvé en pleine formation avec une dizaine de ses collègues producteurs de mangues au milieu d’une plantation. Et il s’est déclaré heureux de savoir que l’Etat et la Cedeao ont décidé de voler à leur secours, à travers le projet régional de lutte contre les mouches de fruits en Afrique de l’Ouest et en mobilisant pour cette année quelque 67 millions de francs Cfa au profit des départements de Ziguinchor, Bignona et Oussouye. L’enveloppe est destinée à la formation des producteurs et à l’achat de produits et équipements de lutte. Déjà 80 relais ont été formés aux techniques de lutte et ont commencé à renforcer les capacités des producteurs de la région en la matière. Au total, 38 sessions de formation sont prévues à cet effet. « Nous sommes contents de voir que tout se passe bien dans la mesure où les producteurs se sont appropriés les technologies de lutte », s’est réjoui le coordonnateur national du projet régional de lutte contre les mouches de fruits en Afrique de l’Ouest, El Hadj Omar Dieng. Il n’a pas manqué de les encourager à appliquer toute la technologie de lutte et les produits dans leurs vergers. Par ailleurs, M. Dieng a tenu à expliquer que ce projet dont il est responsable regroupe 9 pays de la sous-région dont le Sénégal. Il vise à harmoniser toutes les stratégies de lutte contre la mouche des fruits au niveau sous-régional et à éradiquer le fléau.

Méthodes de lutte
« Nous utilisons les mêmes méthodes de lutte contre les mouches de fruits depuis 2004 », a indiqué El Hadj Omar Dieng. Ces méthodes consistent à faire des piégeages pour attraper les mouches mâles. Il y a aussi des traitements avec des appâts alimentaires qu’on fait pour tuer les mouches femelles. En plus de cela, on conseille aux producteurs de faire un nettoyage systématique et régulier du verger. Donc, ramasser les mangues tombées au sol, les détruire soit par incinération soit par enfouissement. « En outre, la Dpv est en train de faire de la lutte biologique par l’utilisation d’un auxiliaire. C’est-à-dire un insecte ennemi de la mouche des fruits que nous sommes en train d’élever au laboratoire et pour le lâcher dans les vergers afin de compléter les activités de lutte que les producteurs sont en train de mener », a expliqué notre interlocuteur. Il a soutenu qu’une seule technique ne suffit pas pour combattre la mouche des fruits. « Il faut une association de techniques de lutte qu’on appelle la lutte intégrée que nous sommes en train de mettre en œuvre dans la région de Ziguinchor ».

Selon le chef du service départemental du développement rural de Ziguinchor, Mamoudou Mansaly, les résultats de la lutte contre la mouche des fruits sont encourageants à Ziguinchor. « A l’apparition des mouches de fruits en Casamance, on était à 80% de pertes. Actuellement on en est aux environs de 40% », a-t-il révélé. Il va falloir que les producteurs redoublent d’efforts pour que les infestations de mouches des fruits diminuent davantage. M. Mansaly a déploré le fait que certains producteurs n’entretiennent pas leurs vergers. « Ce qui est dommage, dit-il, parce que quand un verger n’est pas bien traité, bien nettoyé, il constitue un refuge pour les mouches de fruits ». Il a ajouté que la persistance de ces mouches est liée également à l’insuffisance de la quantité de produits nécessaires pour couvrir toute la région. « Les dotations actuelles sont insuffisantes pour satisfaire les besoins des producteurs ». Le patron local de la Sddr en appelle à la bienveillance des autorités compétentes afin de réduire et de contrôler les mouches de fruits dans la région pour que les dégâts de ces insectes ravageurs ne soient pas plus importants.

Même son de cloche du secrétaire général de l’Ong Apran, Demba Keïta, par ailleurs producteur à Darsalam. A l’en croire, ce programme de lutte contre les mouches de fruits redonne espoir aux horticulteurs, notamment aux producteurs de mangue d’ici. Mais, il a estimé que les producteurs doivent prendre leurs responsabilités et ne plus tout attendre des services de l’Etat et des bailleurs de fonds. « Ce que l’Etat est en train de faire est d’apporter la technologie, les produits et le matériel nécessaires. Il appartient maintenant aux producteurs d’appliquer cette formation et de s’engager dans la lutte ».

Maintenir propres les plantations
Pour Demba Keïta, ce ne sont pas les agents de l’Etat qui vont se consacrer à la fabrication des pièges, ainsi qu’à la préparation des produits et leur mise en place dans les vergers. « C’est aux producteurs d’appliquer ces techniques sur le terrain ».

Par ailleurs, M. Keïta a engagé les producteurs à tenir toujours propres leurs plantations. « Si le verger n’est pas propre, il devient un foyer de reproduction pour les mouches de fruits ».

Donc, il faut tout un travail de ramassage des mangues qui ont été piquées par les mouches de fruits et qui sont tombées. Il faut les enfouir ou les mettre dans des sachets plastiques pour réduire au maximum la reproduction de ces mouches. Notre vis-à-vis a estimé qu’il faut carrément déclarer la guerre aux mouches des fruits, « parce qu’elles affectent énormément la sécurité alimentaire du Sénégal. « Autrefois, les familles consommaient moins de riz pendant les périodes de récolte des mangues, parce que c’est un fruit qui est très prisé surtout par les enfants, et tout le monde s’en régale ». Sa commercialisation procure également des revenus substantiels aux familles, leur permettant de faire face à certains de leurs besoins. « Mais maintenant, avec des 14 années de présence nuisible des mouches de fruits, les revenus des familles ont baissé considérablement. Et là, nous sommes dans une situation où les producteurs sont pauvres et beaucoup de plantations tendent à disparaître parce que les gens pensent que faire des manguiers, c’est peine perdue ».

El H. M. SADIO

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