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Malem Hodar a besoin du soutien du gouvernement pour réaliser des infrastructures nécessaires à son décollage. C’est la conviction d’Abdou Ndao, le maire qui est à la tête de la collectivité locale depuis 2009. Déplorant le fait que la localité ne dispose pas de brigade de gendarmerie encore moins de poste de police, M. Ndao invite les plus hautes autorités du pays à corriger cette situation. Dans cet entretien, il est également revenu sur son bilan à la tête de cette commune, chef-lieu de département du même nom.

M. Ndao, vous avez été élu en 2009 à la tête de la commune de Malem Hodar. Pouvez-vous revenir sur la situation que vous aviez trouvée à votre arrivée?
J’ai été élu et installé maire en 2009 après avoir gagné face à un candidat de taille en la personne d’Ahmet Saloum Boye. Quand je prenais fonction, Malem Hodar était dépourvu de tout. C’est pourquoi, à l’époque pendant qu’on soutenait que certaines communes étaient malades, je disais que Malem est en agonie, elle est dans une salle d’urgence. Elle était dépourvue de toutes infrastructures administrative, sportive et sanitaire. Malem était éclairée cinq jours dans l’année, c’est-à-dire la veille et juste après la fête de l’indépendance. Donc, l’éclairage était nul avec des quartiers confrontés à de sérieux problèmes d’adduction d’eau. Les fournitures scolaires ne parvenaient pas régulièrement. Il y avait une organisation à faire au sein des Asc, des jeunes, des femmes, des handicapés. C’est dans cette situation que nous avions pris fonction. Il fallait trouver des solutions.

Qu’est-ce que vous avez eu à faire depuis votre installation ?
Lors de la campagne électorale de 2009, nous avions écouté les populations pour savoir leurs principales doléances. A Malem Hodar, le marché central était dépourvu de toilettes. Ce qui posait problème. C’est pourquoi, la première initiative que nous avons prise, c’est la réalisation de six boxes de toilettes dans ce marché. Après, on s’est attaqué aux abris provisoires dans les écoles. Nous avons démarré par l’école d’Imine Dine (deux salles de classe) pour mettre les élèves dans de bonnes conditions d’études. En tout, nous avons construit près de dix salles de classe dans la commune et réhabilité d’autres.

Ensuite, nous nous sommes attelés aux fournitures scolaires. Pour ce volet, nous sommes passés d’un budget d’un million à 5,5 millions de FCfa élargis aux « daaras ». Nous avons 35 « daaras » dans la commune. Pour éviter la mendicité et l’exode, il fallait retenir les maîtres coraniques et les enfants. En quoi faisant ? En les aidant par l’octroi de vivres, la distribution de livres coraniques et en les associant à tout ce que nous faisons. Ce qui a été bien apprécié par les chefs religieux de la commune et au niveau national. D’ailleurs, l’association nationale des « daaras », lors d’une rencontre à Kolda, avait cité le cas de Malem Hodar en exemple. Nous avons également clôturé les cimetières de Taïba et de Mbadianène.

Avant, il n’y avait pas d’éclairage public. Une situation que nous avons corrigée. Beaucoup de quartiers qui n’étaient pas électrifiés ont été raccordés au réseau. Ils ont aussi bénéficié de l’adduction d’eau. Nous avons également construit un centre pour les handicapés. Nous avons doté notre commune d’une radio qui a démarré ses programmes.

Nous n’avons pas oublié les femmes. Nous avons jugé utile de les former. En rapport avec l’Office national de la formation professionnelle (Onfp), nous avons formé deux cents femmes dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la gestion, de la teinture, de la transformation des fruits et légumes. On ne s’est pas limité à la commune. Nous avons élargi la formation au reste du département comme à Sagna, à Médina Boulèle et d’autres villages. Les jeunes n’ont pas été en reste.

Propos recueillis par A. KANDE

Les fortes précipitations qui se sont abattues ces derniers jours dans la région de Kolda, notamment dans la commune de Bagadadji, ont causé beaucoup de dégâts matériels. La pluie a emporté des digues et détruit les cultures de riz, causant la tristesse des populations qui appellent au secours.  

Les populations de Bagadadji, une commune située à une trentaine de kilomètres à l’Est de Kolda, sont dans le désarroi. Plus de 6000 personnes issues de cette localité sont coupées de leur chef-lieu de  commune après les 150 millimètres de pluies qui se sont abattues en l’espace de deux jours dans cette partie du département de Kolda. Au moins, une quarantaine de villages sont affectés par cette situation comme Oumar Abiya, Medina Abdoul et Sinthiang Dabo, entre autres. Trois digues de rétention d’eau construites en 2015 par une Ong locale et un projet de l’Etat ont été emportées par les eaux. Même le nouveau pont construit, il y a environ un an, à l’entrée du village de Dialambéré n’a pas résisté à la furie des eaux. Les cultures de riz ont également été englouties dans certaines zones par les inondations qui auraient tout emporté dans leur passage.

Du coup, de nombreux villageois ne peuvent plus quitter leur localité pour aller se faire soigner dans les structures de santé situées sur le long de la route nationale numéro 6 communément appelée route du sud. Ils ne peuvent pas non plus se rendre dans les marchés hebdomadaires de Saré Sara, Bagadadji, Saré Sandion et Médina Djidde qui se tiennent également sur le même axe routier pour pouvoir vendre leur bétail ou acheter des produits de première nécessite en cette période de soudure.  

Le maire de Bagadadji, Massire Touré, par ailleurs membre du Haut conseil des collectivités territoriales, lance un appel à l’Etat pour venir en aide aux populations affectées par ces précipitations. Il a mis son véhicule de service à la disposition des populations pour leur permettre de faire face aux urgences, notamment pour l’évacuation des femmes enceintes et des malades vers les différentes structures de santé. « Nous sommes dans un désarroi total. Nous avons trois ponts qui se sont effondrés et une digue emportée. Nous lançons un appel aux autorités et à toutes les bonnes volontés à venir en aide le plus rapidement possible aux populations affectées par ces précipitations », a lancé Massiré Touré.

Selon lui, les populations de ces localités s’étaient beaucoup investies cette année dans la riziculture avec l’appui de la Sodagri qui leur avait octroyé 60 tonnes de riz dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz. « Malheureusement, ces cultures ont été englouties par ces précipitations », a regretté l’élu local.                                                                                                                

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Observatoire national des territoires, l’Agence de développement local a démarré hier, à Ziguinchor, une série de sessions de renforcement des capacités des points focaux régionaux et départementaux du pôle Casamance.

Ces ateliers de formation se poursuivront jusqu’au 26 août dans les régions de Sédhiou et de Kolda. Ils visent à former les points focaux régionaux et départementaux de l’observatoire national des territoires, ainsi que ceux des collectivités locales amies des enfants, à l’utilisation et à la gestion des outils de la plateforme de l’observatoire. Ces points focaux ont pour mission de collecter, de saisir et de faire remonter les différentes informations devant être partagées sur la plateforme Sig et Géo portail de l’observatoire.

La finalité est de pouvoir donner des informations fiables à l’autorité, dans le cadre de la maîtrise de l’information territoriale pour un bon pilotage du développement local. Selon le directeur général de l’Agence de développement local, Malal Camara, la Casamance a été choisie comme zone d’expérimentation pour maîtriser l’information territoriale. Dans chacune des trois régions qui la composent (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), il existe déjà un dispositif de collecte et de remontée des données, qui a été identifié par les acteurs à la base. « Après l’équipement de ce dispositif, nous venons aujourd’hui renforcer les capacités des acteurs afin que ces derniers puissent faire le travail correctement », a indiqué M. Camara.

El Hadj Moussa SADIO  

Il s’est tenu, hier, un atelier de partage du rapport de l’étude sur la détermination des critères de répartition du Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl). La nécessité d’évoluer dans la manière de gérer les fonds transférés par l’Etat aux collectivités territoriales pour garantir l’équité et une meilleure efficacité a été soulignée.

Cet atelier est rendu nécessaire par le fait que le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) mis à la disposition des collectivités territoriales est alloué, pour sa plus grosse part, sur la base de dotations ordinaires ne spécifiant pas les investissements ciblés. En sus, un compte rendu sur l’utilisation des ressources n’est pas établi ;  ce qui ne permet pas d’avoir une visibilité claire sur les réalisations effectuées au niveau local par les collectivités territoriales avec le Fecl. Ainsi, pour mettre fin à une telle situation, un comité technique a été mis en place en vue de coordonner l’étude sur la détermination des critères de répartition de ce fonds et l’amélioration du dispositif du financement du développement local.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la dernière réunion du Conseil national du développement des collectivités locales. Sa tenue est également justifiée par le fait que la détermination de nouveaux critères de répartition du Fecl fait partie des actions prioritaires recensées lors de la formulation du Programme d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation (Proactsen), programme qui vise à améliorer le pilotage du secteur de la décentralisation, la gouvernance territoriale et le financement du développement territorial sur la période 2017-2023.
L’amélioration des mécanismes de financement du développement territorial et la gouvernance budgétaire figurent parmi les trois objectifs majeurs de l’Acte 3 de la décentralisation.

En ce qui a trait à l’investissement, Alassane Mbengue, directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, estime que l’un des obstacles majeurs reste l’émiettement des ressources et l’absence de critères objectifs de répartition. Cela pose à la fois un problème d’efficacité et de transparence. Cette situation est exacerbée par l’absence d’une cartographie complète et d’un suivi régulier des investissements dans les collectivités territoriales.
Il se pose ainsi la problématique de la répartition équitable des ressources entre les différentes collectivités territoriales, alors même que, ces dernières années, le gouvernement a fait un effort considérable qui s’est traduit par l’accroissement significatif du Fonds d’équipement des collectivités ou du fonds de dotation de la décentralisation, sans compter le budget consolidé d’investissement décentralisé.

« L’impératif d’équité et le besoin d’efficacité nous commandent d’évoluer dans la manière de gérer les fonds transférés par l’Etat aux collectivités territoriales. Un comité technique chargé d’assurer le suivi du processus a été mis en place par arrêté du ministre qui a ainsi voulu imprimer une démarche proactive et participative. L’idée est d’impliquer les acteurs concernés et de tenir compte de leurs points de vue. Il s’agit des associations d’élus locaux, des acteurs institutionnels, notamment du ministère en charge des Finances, des partenaires au développement, sans oublier les autres parties prenantes », note-t-il tout en se félicitant des efforts déployés par la direction générale de l’Agence de développement municipal et celle des collectivités locales.    

Alassane Aliou MBAYE

Son excellence Shigeru Omori, ambassadeur du Japon au Sénégal, et Cheikh Ndiaye, secrétaire général de l’Association « Fedde Bamtoore aynaabe jolof », procèderont ce 18 août à l’inauguration du centre de formation en élevage à Linguère.

Ce centre, selon un communiqué parvenu à la rédaction, est financé par le Japon dans le cadre de l’assistance aux projets locaux contribuant à la sécurité humaine.  L’association « Fedde Bamtoore Aynaabe Jolof » a reçu du Japon 65 709 euros, soit environ 43 millions de francs Cfa. Cette aide non remboursable a permis non seulement la construction d’un centre de formation, mais aussi l’acquisition d’un camion frigorifique, de deux réfrigérateurs et d’un groupe électrogène.

Ce centre encadre chaque année près de 1 000 éleveurs en les formant sur différents sujets tels que les actes vétérinaires et le changement climatique. En plus, le centre et les matériaux jouent un rôle important pour la collecte, la conservation et la transformation de 48.000 litres de lait par an. D’après le document, ce projet contribue de manière significative à réduire les pertes de lait et à améliorer la couverture des besoins nutritionnels des populations.      

E. KALY

(Saint-Louis). L’Ong « Le Partenariat » - Centre « Diapalanté», de concert avec divers partenaires, a organisé un atelier de capitalisation sur la démarche de mobilisation des ressources locales à Saint-Louis. Cette rencontre a permis aux différentes autorités municipales de se rendre compte des niches fiscales existantes et pouvant être explorées pour le bénéfice des collectivités locales.

Le problème majeur des collectivités locales réside essentiellement dans cette incapacité (faute de ressources humaines de qualité) à pouvoir, en ce qui concerne la fiscalité locale, explorer toutes les opportunités pouvant permettre de faire grimper les redevances communales.
C’est en fait tout le sens de ce projet dont Saint-Louis commune est précurseur et qui doit permettre d’outiller les mairies dans le recensement, la mise à jour des bases de données, avec comme finalité accroître l’assiette fiscale. C’est pourquoi le maire de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de la démarche de l’Ong « Le Partenariat » et ses partenaires. A son avis, en voyant les mesures préconisées par les experts, « l’on se rend compte que nos communes peuvent lever les fonds pour avoir des financements, accroître l’appui aux couches vulnérables ou encore initier des projets communaux d’envergure ».

Pour le maire de Saint-Louis, le développement des collectivités locales passe par une certaine autonomie et « les ressources fiscales qui seront générées constitueront un financement plus prévisible et plus durable ». De l’avis de Nicolas Dupuy de l’Ong « Le Partenariat », ce travail est le fruit du constat selon lequel la fiscalité locale représente une part trop moindre des impôts communaux. Cette faiblesse se justifie, selon lui, « par les difficultés techniques, notamment la non-maîtrise des méthodes de collecte, les problèmes d’encaissement, l’absence d’informations, la faiblesse des sommes recouvrées malgré une bonne assiette fiscale ».

Au nom de la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) et du Service de coopération et d’action culturelle (Scac) de l’Ambassade de France, Amadou Niang a indiqué que Saint-Louis est le laboratoire des questions liées à l’impôt communal. « C’est ici que la commission fiscale locale a été implantée en premier », a-t-il informé. Il a rappelé que la naissance de territoires viables, compétitifs et porteurs de croissance, comme stipulé dans le code général des collectivités locales, passe par une autonomisation financière des communes qui doivent surtout exploiter les possibilités offertes par la fiscale locale.

Cet atelier s’est tenu sous l’égide de la mairie de Saint-Louis en partenariat avec les services déconcentrés du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, du Service de coopération et d’action culturelle (Scac) de l’ambassade de France, avec l’appui technique de l’Ong « Le Partenariat ». La rencontre a permis de restituer, de partager et de capitaliser avec les élus des collectivités et les partenaires techniques et financiers sur la démarche à suivre de mobilisations des ressources.

Amadou Maguette NDAW

La bonne gestion de la décharge de Gandigal durant l’hivernage nécessite le respect des engagements de la part des communes de Mbour, Saly, Nguékhokh, Somone et Ngaparou.

Les déchets générés à Mbour, Saly, Nguékhokh, Somone et Ngaparou durant l’hivernage sont déversés à la décharge de Gandigal. Elle est située dans la commune de Sindia. Durant cette période, la décharge est inaccessible du fait des pluies qui rendent la zone impraticable.

Aux alentours de la décharge, on constate des tas d’ordures déversées par des camionneurs un peu partout. Cette situation de dégradation de l’environnement est accentuée par le non-respect des engagements des communes précitées. Cette décharge qui couvre une superficie de 12 hectares dont 6 ha exploitables reçoit quotidiennement 415 m3 de déchets. Le directeur des stations  Babacar Mbengue souhaite la mise en place d’un plan de gestion intégrée pour permettre une utilisation plus judicieuse de la décharge afin d’éviter les dysfonctionnements notés pendant l’hivernage. Pour une utilisation rationnelle et optimale de la décharge, toutes les communes concernées doivent adopter un comportement responsable en se conformant au plan de gestion intégrée. Selon le responsable de la station, la mise en œuvre de ce plan nécessite l’implication et la participation de toutes les parties prenantes. Les communes de Mbour, Saly, Nguékhokh et Sindia doivent participer au plan financier à la gestion des déchets pour sauvegarder la décharge de Gandial. Par conséquent, la budgétisation d’une piste latéritique et l’aménagement de la voie d’accès latéritique devant mener aux différentes poches de la décharge pour une meilleure utilisation sont aussi souhaités.

Pourtant, à l’exception de l’unité de coordination des déchets, aucune des parties n’a respecté ses engagements. Face à cette situation, la Sapco est obligée de  louer un bulldozer à raison de 590.000 francs Cfa pour évacuer les tas d’immondices qui jouxtent la route nationale numéro.  

Amath Sigui NDIAYE

L'autonomie dans la gestion des communes est consacrée par l'Acte 3 de la décentralisation. Cependant, même si des avancées notables sont reconnues à travers ce dernier acte par certaines maires, d’autres demandent que des correctifs soient apportés sur certains de ses aspects en vue de le parfaire.

L’Acte 3 de la décentralisation est une excellente politique pour le développement des collectivités locales. Parmi ses avantages, le maire de Keur Masssar, Moustapha Mbengue, cite la dévolution du pouvoir sur le foncier. Il y a quelques années, Keur Massar dépendait de la ville de Pikine qui était chargée d’assurer le lotissement de ses quartiers. Avec l’Acte 3 de la décentralisation, le lotissement est du ressort de la commune de Keur Massar. Ces informations sont données par le maire lors d’une conférence de presse. Mieux, a-t-il indiqué, c'est la commune qui délivre les actes administratifs, y compris les permis de construire. Autres avantages notés dans l'Acte 3, la possibilité pour les communes de nouer des partenariats publics-privés. « Le partenaire public des communes, c'est l'Etat qui, faut-il le souligner, est là pour toutes les communes du Sénégal. Si vous attendez l'Etat pendant que les besoins sont là, la population n’attend pas. Alors le maire a la possibilité de décrocher un partenaire privé avec lequel il peut s’engager dans un partenariat gagnant-gagnant profitable à la population.

Il y a alors de quoi réfléchir », a soutenu le patron de l’équipe municipale, qui a ajouté : « Nous avons fait l'expérience après avoir obtenu des partenariats privés qui nous ont permis de générer beaucoup de recettes à travers les différents domaines de compétences qui nous ont  été transférés ». Cependant, Moustapha Mbengue liste des choses à améliorer dans l’Acte 3 de la décentralisation. Notamment le cadre de dévolution du patrimoine foncier bâti. « Le fait de nous transférer un patrimoine foncier bâti ne pose pas problème, mais quand la commune doit prendre en charge les salaires dus aux ressources humaines, forcément des difficultés majeures vont apparaître », a regretté l’édile de Keur Massar. C’est ce qui se passe dans le secteur de la santé où la mairie est confrontée à des salaires élevés. « Dans ces structures, nous devons faire face chaque mois à une masse salariale  consistante qui vient s'ajouter aux salaires des contractuels, des agents de la mairie et des délégués de quartier », a expliqué M. Mbengue. Keur Massar compte 130 délégués de quartier. « J’avoue que je n'ai pas pu payer ces délégués depuis que je suis élu maire. Pourtant, grâce à l'Acte 3 de la décentralisation, j'ai quadruplé le budget de la commune en le faisant passer de 200 à 800 millions de francs Cfa après avoir réussi à créer de nouvelles recettes », a souligné le maire. Malgré cela, l’équipe de la municipalité peine à faire face à ses charges qui ont considérablement augmenté.

Abdou DIOP

Mamady Thiam est élu maire de  Kahène, une commune  située au sud-est du département de Koumpentoum dans la région de Tambacounda. Il remplace Boubacar Baldé décédé lors des législatives.  Le nouveau maire a promis de relever les défis pour faire avancer sa commune. Cet ancien président du Conseil départemental de la jeunesse de Tambacounda, actuel directeur de l’école élémentaire Thierno Sakho de Koumpentoum et responsable politique de l’Apr, est chargé de mener Kahène au plus haut sommet. Selon lui, c’est un challenge. C’est pour cette raison qu’il a promis de tout mettre en œuvre pour changer le visage de sa commune et améliorer les conditions de vie des populations. « Je vais faire en sorte pour que les populations se retrouvent dans les différents projets ou programmes initiés par le président Macky Sall », a-t-il promis. L’élection a été présidée par le sous-préfet de Kahène qui avait lui-même convoqué les conseillés municipaux pour élire le nouveau maire. Trente conseillés sur 46 ont répondu à l’appel de l’autorité administrative. Comme prévu, le vote s’est déroulé avec deux bulletins (blanc et celui du candidat). Aucun bulletin nul n’a été enregistré car tous les conseillés ont voté pour Mamady Thiam.  

Pape Demba SIDIBE

Les populations de Keur Massamba Guèye 1 et 2, sud stade Lat Dior, ont tiré la sonnette d’alarme sur l’accentuation de la dégradation de la décharge sauvage sur la route de Mbour, à la sortie de Thiès. L’expansion de la décharge contraste avec la poussée des belles villas dans cette zone.

Les lotissements de Keur Massamba Guèye situés sur l’axe Thiès-Mbour  en passant par Sindia matérialise la limite entre la commune de Thiès-ouest et celle de Fandène.  Etant l’entrée sud de la ville de Thiès, la zone offre un décor piteux avec des tonnes d’ordures qui accueillent les visiteurs de la capitale du rail. Pourtant de belles villas poussent dans ce coin à cheval entre Thiès et les communes de Thiès-ouest et de Fandène. Sur environ 400 mètres le long de la route, des monticules d’ordures s’étendent  à perte de vue.

Outre la défiguration des paysages, les populations de Keur Massamba Guèye ne veulent plus de la dégradation et de la pollution de leur environnement. Face à la situation, les populations ont saisi les autorités administratives et locales de Thiès-ouest et de Fandène. Selon Amadou Sy, chef du village de Sintiou Yoro Sadio qui se trouve dans la commune de Fandène, tout comme l’essentiel des plaignants, ils sont de plus en plus exposés à des maladies qu’ils n’avaient jamais connues avant l’ouverture de cette décharge. « Nous n’avons jusqu’ici à aucun moment senti la commune de Fandène à nos côtés pour nous aider », a-t-il déploré. Pour Noël Sambou, qui habite Keur Massamba Guèye depuis 30 ans, la situation se détériore depuis quatre ans. Toutefois, poursuit-il, le maire de Thiès-ouest Alioune Sow est venu à notre secours, il y a exactement un an.

Des opérations d’atténuation des impacts
Des engins ont été déployés pour repousser les ordures loin dans les dénivellations. Des tonnes de latéritique ont été acheminées par camion  pour recouvrir une bande d’environ 50 mètres de large sur 400 mètres de long pour protéger la route Thiès-Sindia. «Des arbustes ont été plantés de façon assez serrée en relation avec le service régional des Eaux, forêts et chasses  afin de constituer une haie pour protéger la décharge. La construction  d’une murette  pour renforcer ce dispositif a été aussi annoncée par le maire de Thiès-ouest, Alioune Sow, qui avait dit être à la disposition de la commune de Fandène pour poursuivre les travaux parce que cette décharge impacte le territoire communal de Fandène », a-t-il rappelé.

Hélas, depuis lors, les populations disent avoir constaté que tous les efforts consentis  par le maire de Thiès-ouest sont tombés à l’eau. Conséquence, les populations sont en train de subir la situation de l’année dernière.

« Aujourd’hui, il est clair que nous sommes plus proches de la commune de Thiès-ouest du point de vue géographique. Alors, nous demandons au chef de l’Etat de faire en sorte que nous soyons rattachés à la commune de Thiès-ouest », a confié Mamadou Mangane, un habitant de Keur Massamba Guèye. Une demande largement partagée par les populations venues en masse bloquer durant  plus d’une heure la circulation sur l’axe Thiès-Sindia.

Mbaye BA

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