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La maison de la femme de la commune de Ndiarème Limamou Laye a été inaugurée en présence de nombreuses autorités administratives et coutumières.

D’un coût de 30 millions de FCfa, la maison de la femme de Ndiarème Limamou Laye a été construite sur fonds propres par ladite commune et constitue un cadre où les femmes de cette localité pourront se retrouver et échanger sur les problèmes qui les concernent. Elles peuvent également y recevoir des formations et contribuer ainsi au développement socio-économique du département de Guédiawaye voire du Sénégal.

C'est aussi un lieu de création d'activités génératrices de revenus qui contribuent efficacement au renforcement du pouvoir économique des femmes et indirectement à la stabilité de leurs familles et de leur communauté. Au cours de la cérémonie d’inauguration, le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye a extériorisé tout son attachement aux femmes. Un sentiment matérialisé par la réalisation de ce bijou qui représente un outil de promotion économique des femmes de Guédiawaye et celles de Ndiarème Limamou Laye en particulier. Conseillère technique numéro un de la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Ndèye Astou Diouf considère que la maison de la femme est un instrument de promotion économique et sociale de la gent féminine. « En la construisant, vous vous êtes embarqués dans la voie la plus sûre vers l'éradication de la pauvreté, la croissance inclusive parce que toutes les femmes y sont représentées et en cela on tend vers l'émergence de la communauté », a déclaré Ndèye Astou Diouf. Elle a exprimé la volonté du  ministre de la Femme à accompagner les femmes de la commune de Ndiarème Limamou Laye dans la mission que le chef de l'Etat lui a confiée.

Préfet de Guédiawaye, Chérif Blondin Ndiaye considère que la réalisation de cette maison de la femme s’inscrit dans les politiques du gouvernement du Sénégal telles que l'autonomisation des femmes du département et de la commune. « A travers cet outil, nous allons davantage outiller les femmes du département de Guédiawaye et celles de la commune de Ndiarème Limamou Laye », a-t-il souligné.

Le préfet de Guédiawaye a salué l’engagement pris par la représentante de la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre d’accompagner les femmes. Il  l’a  cependant invitée à s’y atteler en étroite collaboration avec les services techniques du département qui ont en charge d’encadrer ces genres d’initiatives.

Abdou DIOP

 

Les autorités administratives ont organisé une rencontre avec tous les acteurs de la région en vue de juger l’état d’exécution des décisions prises lors du conseil des ministres décentralisé qui s’était tenu dans la ville. Au sortir de cette rencontre, Alioune Aïdara Niang, gouverneur de Saint-Louis, a jugé les réalisations satisfaisantes.

La région de Saint-Louis ouvre le bal et se conforme au vœu du chef de l’Etat, Macky Sall, qui avait demandé lors d’une rencontre avec les ministres le 4 octobre 2017, de faire le point sur les programmes recensés lors des conseils des ministres décentralisés. C’est dans ce sens que le gouverneur Alioune Aïdara Niang a réuni tous les responsables de l’administration déconcentrée, des projets et autres pour faire le point. Ainsi, fait-il noter, « sur les 33 mesures prises lors du conseil des ministres décentralisés, 22 programmes dont nous avons les données ont été listés pour un besoin financier de 284 milliards de FCfa en 2016 ». Il a également soutenu que sur ces 22 projets, 264 milliards de FCfa ont été mobilisés pour leur exécution, 13 sont totalement terminés, certains sont en cours d’exécution. Pour cette présente évaluation, le gouverneur a souligné que le déroulé de ces 33 mesures est encourageant avec une progression de 20 %. Cette réunion était une occasion de cadrer les interventions faites dans la région, avec les axes stratégiques du Pse.

Dans ce volet, Alioune Aïdara Niang est revenu sur les 118 projets qui sont déroulés dans la région dont 80 sont ceux de l’Etat, pour un montant total de 480 milliards de FCfa et 21 programmes des collectivités territoriales pour 16 milliards de FCfa ; ce qui fait un total de plus de 422 milliards de FCfa. Dans un autre registre, le gouverneur a émis le vœu de déterminer, lors d’une enquête, le poids de la région dans le Pib.

En effet, ajoute-t-il, « dans la vallée, les différents agrobusiness exploitants mis en association pèsent plus de 650 milliards de FCfa ; et quand on y adjoint les 480 milliards de FCfa des programmes, nous voyons que Saint-Louis est la région la plus dynamique après Dakar, avec une capacité de plus de 1.000 milliards de FCfa ».

A. M. NDAW

La commune de Kolda a abrité, mardi, un atelier interrégional de lancement du projet généralisation de la certification citoyenne. Il est organisé par le Forum civil en partenariat avec l’Association des maires du Sénégal (Ams).

Le Programme de généralisation de la certification citoyenne aux communes du Sénégal pour l’axe sud a été officiellement lancé par le Forum civil en partenariat avec l’Association des maires du Sénégal (Ams) à Kolda mardi dernier. Il est financé par l’Union européenne pour un montant d’un million d’Euros et une durée de deux ans. Cinquante collectivités locales dont 7 dans l’axe sud qui regroupe les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, vont bénéficier de ce projet. « Dans le Code général des collectivités locales, même si nous avons un principe de participation citoyenne, jusqu’à présent les modalités de mise en œuvre de cette participation citoyenne ne sont pas encore effectifs. Vu tous ces constats, nous sommes engagés à construire pour renforcer davantage les acteurs au niveau local avec un outil qu’on appelle la certification citoyenne, c’est-à-dire comment le citoyen construit avec son élu un espace de dialogue permanent pour renforcer davantage le dialogue, la gouvernance, la meilleure gestion mais aussi l’efficacité dans l’offre du service public », déclare Madame Mbengue Docteur Binette Ndiaye, responsable dudit projet et membre du Forum civil.

Cet atelier de lancement a également servi de prétexte au Forum civil pour procéder à la signature des conventions avec les communes partenaires. Il s’agit notamment d’Adéane, de Sakar, de Marsassoum, de Suelle, de Dioulacolon, de Médina Chérif et de Diaobé-Kabendou. Il faut dire que les maires n’ont aucune contrainte à se soumettre à la certification citoyenne. 

L’adhésion se fait sur la base du volontariat. Mais certains semblent encore trainer les pieds. « Nous remercions l’Union européenne qui nous a permis d’avoir ce financement de certification citoyenne. Elle nous a mis en rapport avec le Forum civil qui a une expérience avérée en la matière. Il faut rappeler que le Forum civil a déjà fait la certification de 75 collectivités locales à travers le Sénégal ; donc nous sommes très contents de travailler avec lui tout en remerciant l’Union européenne ».   

Mamadou Aliou DIALLO

 

Abdou Lahat Kâ, le maire de la commune de Touba Mosquée, a procédé, samedi dernier, à la pose de la première pierre de deux postes de santé dans les localités de Kairé Mbaye et Mbacké Bari « Taysir » à Boukhatoul Moubarak.

Deuxième ville du pays par sa forte démographie, la commune de Touba Mosquée compte 29 postes de santé à ce jour. Ces deux postes de santé qui seront inaugurés dans six mois, selon l’entrepreneur, s’ajouteront aux six postes déjà réalisés par le maire Abdou Lahad Kâ en quatre ans d’exercice. Ces deux infrastructures d’une valeur de près de 190 millions de FCfa ont été prévues dans le budget 2017 de la commune de Touba Mosquée. Le maire a, à cet effet, rendu un vibrant hommage à la population. Les autorités communales, religieuses et coutumières des deux localités ciblées ont favorablement accueilli les projets.

A Kairé Mbaye, situé à 16 kilomètres de la grande mosquée, Serigne Ndiaga Mbaye et les populations ont massivement assisté à la cérémonie de pose de première pierre et magnifié les actes posés par l’institution municipale et l’édile de la ville de Touba. A Boukhatoul Moubarak, à 13 kilomètres de la grande mosquée, Serigne Khadim Mbacké ibn Serigne Cheikh Sidy Mokhtar et Serigne Saliou Dieng, chef du village, en compagnie des populations locales, ont accueilli la délégation. De part et d’autre, les difficultés d’accès au poste de santé ont été évoquées et les populations piaffent d’impatience de voir le démarrage effectif des postes de santé. L’entrepreneur Serigne Khadim Dème, sur insistance du maire, compte réaliser ces infrastructures avant l’hivernage. A en croire ses propos, Il y aura trois composantes dans les blocs, notamment un dispensaire, une maternité et un logement pour l’Icp (Infirmier chef de poste) et pour la sage-femme, un mur de clôture de 50 m2 à réaliser avant l’hivernage. Serigne Mame Mbaye Niang, président de la commission santé de la commune de Touba, a évoqué la nécessité pour les populations de finir au plus vite la construction des infrastructures. Toutefois, il a fait savoir l’érection par les autorités sanitaires de quatre postes de santé en un centre de santé dans les localités de Darou Tanzil, Darou Marnane, Touba 28, Keur Niang. Cette politique, fait-il savoir, vise une plus grande performance envers les populations.

Le maire, qui a prévu dans son budget, la réalisation de deux postes de santé par an, a par ailleurs dit sa volonté de communiquer davantage concernant les réalisations de l’institution municipale car, affirme-t-il, il y a d’autres localités ciblées dans la cartographie médicale de Touba. Dans les semaines à venir, il sera procédé à la pose de la première pierre d’un nouveau poste de santé à Ndame Al Azhar.

Mamadou DIEYE

 

La région de Kaolack a enregistré un flux migratoire négatif avec beaucoup plus de personnes quittant le territoire par rapport à celles qui se sont installées dans la zone. C’est ce qui ressort d’une enquête initiée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) dont les résultats ont fait l’objet d’un partage au cours d’un atelier à la gouvernance de la localité.

Jadis terre d’accueil de migrants venus du Sénégal et de la sous-région du fait notamment de la culture de rente de l’arachide, la région de Kaolack, cœur du bassin arachidier, a perdu de son attractivité économique. Une situation en partie responsable de la baisse des flux migratoires vers cette région centrale. Un phénomène illustré par les résultats de l’enquête initiée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) et qui ont fait l’objet d’un atelier de partage à la gouvernance de la localité. « Dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire, le gouvernement du Sénégal a projeté d’élaborer un plan national d’aménagement et de développement des territoires. Il ressort du diagnostic établi en amont que le flux migratoire est négatif pour la région de Kaolack par rapport aux migrants qui quittent Kaolack pour d’autres lieux », a indiqué le directeur général de l’agence gouvernementale à l’issue de la rencontre présidée par le gouverneur de Kaolack. Expliquant les raisons de ce recul, le Dg l’Anat a mis en cause la salinisation des sols entraînant une baisse des productions notamment de la culture de rente de l’arachide dont la région est la principale productrice. Conséquence : Kaolack perd du terrain au profit de certaines zones comme la franche côtière à l’instar de Dakar et Mbour. Un tableau peu reluisant des flux migratoires qui doit servir à réorienter les projets de développement et les investisseurs dans des secteurs porteurs d’avenir. « Les objectifs du plan national d’aménagement et de développement du territoire sont de bien structurer les espaces, de proposer des infrastructures de qualité et d’appuyer la production et la mise en place d’équipements adéquats. Le Pnadt va aider la région à identifier ses ressources, à mieux les exploiter et de manière durable », a ajouté Mamadou Djigo devant les membres du Comité régional de développement (Crd). L’avènement de projets structurants dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) comme l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass (Ussein) ou le Port sec de Mbandacoune pourraient, selon certains intervenants, inverser la tendance et faire renouer la région avec son attractivité d’antan. Al Hassan Sall, le chef de l’exécutif régional a, du reste, invité les acteurs régionaux à tirer profit des résultats du bilan diagnostic établi dans le cadre du Pnadt pour identifier les contraintes qui limitent l’attractivité du territoire régional et formuler des stratégies pour rendre Kaolack plus attractive et en faire une terre d’accueil de migrants.

Elimane FALL

 

L’Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal s’est rendu à Kolda jeudi pour visiter des structures sanitaires et scolaires qui bénéficient de l’appui de l’Usaid.

Le programme Gold va investir environ 11 milliards de FCfa dans quatre régions du Sénégal dont celle de Kolda. La révélation a été faite jeudi, à Kolda, par Son Excellence l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Tulinabo Mushingi, lors d’une visite d’une école à Saré Souma, un village situé dans la commune de Bagadadji où l’Usaid a construit deux salles de classe pour un coût de 14 millions de FCfa dans le cadre du Programme Gold. Le montant de la contribution de la commune s’élève à 4 millions de FCfa. L’Agence américaine pour le développement international ne compte cependant pas s’arrêter en si bon chemin. Elle prévoit de construire deux autres salles de classe dans une autre localité. Au total, l’Usaid a injecté 40 millions de FCfa dans la commune de Bagadadji dans le cadre de la mise en œuvre du programme Gold.  « Je suis très content de constater qu’ici, à Bagadadji, la population s’est investie elle-même. Il y a beaucoup de partenaires dont les Etats-Unis d’Amérique et nous tous essayons de jouer notre partition. Mais, c’est votre gouvernement qui trace la politique de décentralisation qui est une politique dont le but est de donner un peu de pouvoir aux collectivités locales pour gérer les services généraux au sein de la collectivité », déclare Son Excellence Tulinabo Mushingi. Il réaffirme l’engagement des Etats-Unis d’Amérique à accompagner le peuple et le gouvernement du Sénégal pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés tout en insistant sur la corrélation entre paix et développement. Le diplomate américain a visité, dans la matinée, une unité de traitement ambulatoire (Uta) pour le dépistage, le traitement et la prise en charge du Vih/Sida. Ce centre offre également des traitements pour la malnutrition et les maladies chroniques.

Pour le maire de Bagadadji, Massiré Touré, l’appui de l’Usaid à sa commune dans le cadre du renforcement de la gouvernance locale a été bénéfique à plus d’un titre. Il a permis à la municipalité de mener une campagne de sensibilisation des populations sur l’importance de s’acquitter de leur impôt. Ce qui lui a permis de renflouer ses caisses qui atteignaient à peine les 150 000 FCfa par an. Les recettes fiscales de la mairie sont passées à 4 millions de FCfa en l’espace de quelques mois seulement.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Jadis village de la communauté rurale de Sindia, Somone est devenue commune en 2008. Elle a le mérite d’être l’une des rares collectivités locales à redynamiser le Comité consultatif des femmes mis en place par les pouvoirs publics. Cette structure qui fédère les différentes associations de femmes est conviée aux débats d’orientation budgétaire, mais elle n’y joue pas un grand rôle, laissant les commandes au maire.

Pour mettre la main sur elle, il faut s’armer de patience et faire preuve de persévérance. Présidente du Comité consultatif des femmes de Somone, Aby Diakhaté Ndiéguène, touche à tout. Avec cette structure, la Maison de la femme, ses activités privées, etc., elle est femme à tout faire. Quand on parvient à lui mettre la main dessus, c’est avec un brin de sourire et des excuses qu’elle lâche : « J’avais une petite réunion avec le secrétaire municipal… ». Instruite en arabe, l’esprit subtil, c’est sur elle aussi qu’a convergé la confiance de ses paires lorsqu’il s’est agi de mettre en place la Maison de la femme de Somone qui fédère les différentes associations féminines. « J’étais assise au fond de la salle parce que je faisais partie des dernières venues. Mais quand on a demandé "Qui est intéressée par le poste de président ?" tout le monde m’a pointée du doigt. J’étais réticente. Je m’en suis ensuite ouverte à mon père qui m’a simplement dit : C’est toi qui a appris dans le Coran qu’aimer sa cité est une façon d’adorer Dieu, non ? Ses propos sonnent encore dans mes oreilles », lance-t-elle sous son voile qui dégage son visage.

Des propos qui ne lui laissaient pas des voies de refus. Aby Diakhaté Ndiéguène, en plus de la Maison de la femme, pilote ainsi le Comité consultatif des femmes dont la mission est de mieux impliquer celles-ci dans la gestion de la collectivité locale en portant leur voix dans les débats d’orientation budgétaire. « Il n’existe pas un Comité consultatif pour les hommes. C’est une discrimination positive qui a pour objet de mieux engager les femmes dans les affaires de la cité. On procède ainsi depuis 2009 », explique le maire Boucar Sadj. Les sessions budgétaires sont publiques. Toutes les associations et organisations de la commune y sont invitées. « On s’attache même les services d’un crieur public qui fait passer l’information partout dans la commune. Des invitations écrites sont également adressées à toutes les associations et organisations du coin. Dans les débats, la parole est à qui veut la prendre. Les uns posent des questions, les autres font des contributions. Puis on fait la synthèse avec l’appui des commissions techniques : environnement, santé, éducation, etc. C’est ce qui donne les grandes lignes de ce que sera le budget », explique M. Sadji.  Avec ce Comité consultatif, les femmes disposent d’un espace pour organiser leur participation à la gestion de la cité, mais celle-ci ne satisfait pas tout le monde. Conseillère municipale, vendeuse d’objets d’art au village artisanal, Aminata Sadji ne cache pas ses récriminations.

Des voix discordantes
Le grief principal qu’elle porte reste lié à la réserve communautaire de Somone qui constitue l’une des principales sources de subsistance des femmes. Créée en 1999, cette première réserve communautaire au Sénégal a commencé à changer le visage de la commune et à impacter la vie des populations au plan social et économique. En plus de régénérer les ressources halieutiques et de renforcer les activités touristiques, elle contribue à l’emploi des femmes. Une cinquantaine d’entre elles s’activent ainsi dans la culture d’huitres. Mais, regrette Mme Sadji, « le Conseil municipal ne veut pas qu’on en parle. A chaque fois que tu poses la problématique de la réserve dans les réunions consacrées au budget, on te dit que ce n’est pas à l’ordre du jour ». Dans la commune, d’aucuns auraient aimé que le site soit protégé de l’empiètement de certains hôteliers qui rêvent de s’installer le plus près possible. En plus de poser les questions liées à l’affectation des recettes.

Par-ci par-là
Somone est l’un des sites touristiques les plus prisés du Sénégal. Le long de la route principale qui traverse la commune, visiteurs et touristes sont attablés aux terrasses des restaurants.  
Par-ci par-là, on tombe sur des espaces de vente d’œuvres d’art. A l’instar d’Aminata Sadji, nombre de femmes se sont lancées dans ce secteur. D’autres s’investissent dans l’exploitation des ressources tirées de la réserve naturelle de la commune. Vice-présidente du Comité de gestion de cette réserve et pionnière dans la restauration de la mangrove à Somone, Aby Ndoye pense qu’une meilleure politique municipale aurait permis à la commune d’aller vers un développement plus inclusif. Mais « la mairie se sert plutôt de nous. Jusqu’à 10 % des recettes du Comité de gestion sont versés aux mairies de Sindia et de Somone », dénonce-t-elle. Le président du comité, Saliou Mbodj, complète la clé de répartition pour révéler que « 20 % des recettes générées sont dédiés à la motivation des éco gardes, 40 % sont destinés à l’aménagement et à l’entretien de la plage pour rendre attrayant le milieu et  10 % sont donnés aux agents des eaux et forêts. Les femmes se retrouvent avec 20 % pour le financement de leurs projets ».

Le maire Boucar Sadji valide cette répartition mais mentionne que la commune est restée longtemps sans voir la couleur de cet argent.

Mme Aminata Sadji aurait aussi aimé que la mairie adopte une attitude plus « positive » à l’endroit des occupants du village artisanal qui ont été déplacés du domaine des hôtels vers un lieu où les vendeurs « ne voient même pas l’ombre d’un touriste. Ici on peut rester du matin au soir sans voir de clients parce que l’endroit est très isolé alors que là où nous étions, les choses marchaient bien ». Mais devant ces frustrations qu’elle égrène, le maire ne manque pas d’arguments. « Le village artisanal était dans le domaine d’un hôtel et les vendeurs ne payaient rien », explique-t-il.

Mais ces critiques ne déparent pas le tableau que les femmes dessinent pour leur maire. « Il ne nous oublie jamais. Il connaît nos préoccupations et s’attèle à les satisfaire tous les jours. Nous n’avons même plus besoin de les lui dire», loue Fatou Diakhaté. Conseillère municipale et présidente de la section féminine de la commune, elle soutient que « le maire (leur) donne toujours ce qui (leur) revient de droit avant même qu’on ne le lui demande. C’est pourquoi lors des débats d’orientation budgétaire, on n’entend pas beaucoup les femmes », confie-t-elle.  

subvention annuelle
La présidente du Comité consultatif des femmes, Aby Diakhaté Ndiéguène,  corrobore. Pour elle, si les femmes de Somone sont aujourd’hui fortes, c’est grâce à l’appui de la mairie. « Toutes nos formations ont été financées par l’institution municipale. C’est la commune qui nous a payé le matériel avec lequel nous avons débuté nos activités à la Maison de la femme, en plus de l’enveloppe de 2 millions qu’elle nous donne chaque année pour mener des activités génératrices de revenus », soutient-elle.

Cette subvention annuelle de 2 millions de francs allouée au Comité consultatif permet de consentir des prêts aux structures de femmes. Engagées dans la transformation des fruits, légumes et céréales à la Maison de la femme, les revenus qu’elles en tirent leur offrent de quoi faire face aux échéances de leur dette. Les prêts tournent autour de 40.000 FCfa et les remboursements échelonnés sur quatre mois.

Chaque jour les bénéficiaires remboursent 1100 F. Mais les fonds servent au-delà de ces prêts. « Nous aidons pour l’inscription des élèves dont les parents sont démunis », confie Aby Diakhaté Ndiéguène. Le maire ajoute : « A travers ces activités les femmes s’épanouissent et s’impliquent davantage dans le développement local ».

Reportage de Ndiol Maka SECK



Les acteurs territoriaux ont évalué, le week-end dernier, à Saly-Portudal, la pertinence, l’efficacité et l’efficience de l’utilisation des ressources financières allouées aux collectivités locales pour l’exercice 2014. Cette rencontre de deux jours a permis de recueillir leurs avis et observations sur le pré-rapport réalisé à cet effet et de l’améliorer avant de le soumettre aux autorités.

Depuis quelques années, l’État du Sénégal a défini des mécanismes de financement parmi lesquels les Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd), le Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl), le Budget consolidé d’investissement décentralisé, les ressources propres aux collectivités locales et celles issues de la coopération avec des partenaires au développement pour permettre aux collectivités locales d’exercer les compétences qui leur sont transférées. Et pour mieux cerner l’utilisation de ces fonds, l’État a confié à l’Agence de développement local (Adl) la charge d’assurer le suivi-évaluation de l’utilisation de ces dits fonds. C’est ainsi que l’Adl a réalisé en 2016 une étude sur la répartition et l’utilisation des ressources financières transférées par l’État aux collectivités locales, notamment le Fdd et le Fecl. Cette étude portant sur un échantillon de 125 collectivités locales réparties selon leur ordre et catégorie sur l’étendue du territoire national vise à avoir une meilleure lisibilité de l’utilisation des ressources financières des collectivités locales et surtout d’apprécier leur volume en rapport avec les compétences transférées, mais aussi la pertinence, l’efficacité et l’efficience de leur utilisation.

Le secrétaire général du ministère de la Gouvernance territoriale a salué les efforts considérables réalisés ces dernières années par le gouvernement et qui se sont traduits par l’accroissement significatif du Fdd, du Fecl et du Bci décentralisé. Étienne Turpin a souligné l’absence de lisibilité sur l’utilisation de ces ressources. « Cela pose un problème d’efficacité et de transparence », a-t-il indiqué. Selon lui, cette situation est exacerbée par l’absence d’une cartographie complète et d’un suivi régulier des investissements dans les collectivités territoriales au moment ou se pose encore la problématique de la répartition équitable des ressources entre les différentes collectivités territoriales. 

Évaluation des ressources
« Le besoin d’efficacité nous commande d’évoluer dans notre manière de gérer les fonds transférés par l’État aux collectivités territoriales ; d’où l’importance de ce travail réalisé par l’Adl  qui, désormais, compte, en rapport avec toutes les parties prenantes, assurer chaque année le suivi de l’évaluation des ressources des collectivités locales afin de mettre à la disposition du Conseil national de développement des collectivités locales (Cndcl) un rapport qui lui servira d’outil d’aide à la prise de décision », a-t-il soutenu.

En outre, a relevé M. Turpin, les nombreuses constatations faites sur l’utilisation du Fdd, du Fecl et des ressources propres aux collectivités locales ont fait ressortir d’importantes recommandations qui ont été adressées aux exécutifs locaux et à leurs associations, au ministère de la Gouvernance territoriale et à celui de l’Économie ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers.

Le représentant l’Association des maires du Sénégal, Cheikhna Camara, maire de la commune de Balou dans le département de Bakel, a souligné l’importance accordée par les élus à ce rapport. Cet atelier, a-t-il dit, leur permettra de discuter de leurs préoccupations centrées essentiellement sur les Fdd et le Fecl et d’évaluer ce qui a été dit, écrit et fait avec l’Acte 3 de la décentralisation.

Ibrahima Djité, représentant de l’Union de l’association des élus locaux (Uael), a abondé dans le même sens.

Cet atelier, a-t-il noté, permettra d’identifier les changements intervenus avec l’Acte 3 de la décentralisation, mais aussi d’identifier les failles pour trouver des solutions. « C’est dans ce sens que nous avons apprécié cette démarche novatrice parce que devant relever les manquements tant dans l’utilisation que dans la répartition. Ces manquements doivent faire l’objet de correction », a dit M. Djité. Selon lui, ce rapport, une fois validé, ne doit pas être rangé dans les tiroirs.

Pour Malal Camara, cette étude est une mission spécifique que l’État a confiée à l’Adl. Il fallait, selon le directeur général de l’Adl, suivre l’utilisation des ressources transférées aux collectivités locales.

Utilisation des fonds
« Les mécanismes de financement qui ont été mis en place depuis 1996 ont permis à l’Etat de leur transférer beaucoup de milliards. Cela peut paraître insuffisant, mais il faudrait, par souci de transparence, d’efficacité et d’efficience, suivre l’utilisation de ces fonds et voir ce que les collectivités en ont fait », a indiqué M. Camara, précisant que cette étude a été réalisée avec toutes les parties prenantes. « Nous sommes aujourd’hui au stade de pré-rapport. Les acteurs vont l’enrichir et nous allons faire les propositions à la tutelle technique qui va également mettre ses intrants et, à partir de là, on aura un document qu’on pourra présenter aux autorités du Sénégal », a fait savoir Malal Camara qui a remercié le ministre qui « a fait le portage politique pour la réalisation de ce document ».

S. O. FALL

La première édition de « Café communal », initiée par la commune de Gueule Tapée-Fass-Colobane, s’est tenue avant-hier à la Place du Souvenir africain. La rencontre a permis au maire Ousmane Ndoye d’encourager les jeunes de sa commune à faire de l’auto-emploi.

Dans toutes les analyses et réflexions sur l’avenir du Sénégal, la question de l’emploi est souvent citée comme un enjeu fondamental autour duquel devra se construire un large consensus. Avec le taux de chômage qui s’accroît de plus en plus, le maire de Gueule Tapée-Fass-Colobane a révélé, que chaque année, plus de 300. 000 nouveaux demandeurs d’emploi arrivent sur le marché. « Alors que notre pays ne peut garantir, pour l’heure, qu’environ 40 000 emplois par an. Si la révolution des technologies de l’information et de la communication contribue à juguler cette bombe sociale, il faut reconnaître que sa mauvaise utilisation développe des effets pervers chez nos jeunes sur les plans cultuel, psychologique et comportemental », a-t-il regretté. Ousmane Ndoye a cependant promis de sensibiliser les jeunes dans la conception de projets. « Cela fait partie des défis auxquels nous devons faire face pour les transformer en opportunités. L’objectif principal sera de dégager progressivement des pistes de solution pour l’éradication du chômage qui certes ne sera pas chose aisée », a-t-il affirmé.

Mieux, le maire s’est dit conscient que tous les obstacles peuvent être levés. Pour sa part, le représentant du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Momar Guèye, s’est félicité du thème. Il a rappelé que l’emploi des jeunes reste une préoccupation des Etats. « Le président de la République du Sénégal a même proposé la mise en place d’une structure qui va s’occuper de la problématique de l’emploi et de l’insertion des jeunes en Conseil des ministres », a argumenté M. Guèye, affirmant que le marché de l’emploi reste difficile vu les nombreuses demandes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Les populations de Tendjiguène, dans le faubourg de Sor, notamment celles de Diawling, de Bayal-Ba, de Corniche et de Balakoss, ont réitéré, samedi dernier, leur engagement indéfectible à lutter efficacement contre la mendicité forcée et la traite des enfants.

Au cours d’un forum organisé dans le cadre du projet « Aar Sunu Xaleyi » mis en œuvre par Enda Jeunesse Action avec l’appui de l’Ong Free Slaves, les populations de Diawling, mobilisées derrière le président de la Coalition des acteurs pour la protection des enfants, Amadou Sèye, ont pris la ferme décision de dénoncer toute personne qui s’amuserait à bafouer les droits des enfants dans tous les quartiers de Sor.

En présence d’Abdoulaye Niang, Professeur de sociologie à l’Université Gaston Berger, de Baye Modou Diop, chef du service régional de l’Aemo (Action éducative en milieu ouvert), des conseillers de quartier, des notables et autres autorités religieuses et coutumières, Madiop Guèye, chargé de projet à Enda Jeunesse Action, a rappelé que la traite des enfants est de loin l’une des violations des droits des enfants les plus manifestes au Sénégal. Malgré la volonté affirmée de l’Etat et soutenue par ses partenaires, le phénomène de l’exploitation des enfants, de la traite et des maltraitances faites aux enfants est loin d’être éradiqué, comme en témoignent les rapports périodiques de la société civile et de l’Etat à l’endroit du comité des droits de l’enfant. Madiop Guèye a précisé que le projet « Aar Sunu Xaleyi » d’Enda Jeunesse Action, qui signifie « Protéger nos enfants », vient appuyer les efforts du gouvernement sénégalais dans la lutte contre la traite des enfants.

Il a laissé entendre que ce programme vise, de manière pratique, à réduire de manière durable le nombre d’enfants victimes de maltraitance à Saint-Louis, considérée comme une zone réceptrice principale d’enfants talibés victimes de ces maltraitances. C’est un projet qui veut également contribuer à freiner cet exode massif et forcé d’enfants talibés en provenance de la région de Kolda (zone pourvoyeuse d’enfants victimes de cette traite) vers les régions de l’axe nord de notre pays.

Madiop Guèye a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité d’amener les communautés à adhérer massivement à ce projet ambitieux d’Enda Jeunesse Action.

Dans le même sens, le responsable régional de l’Aemo, Baye Modou Diop, est largement revenu sur l’urgence de mobiliser toutes les énergies en vue de permettre aux enfants de faire valoir l’ensemble de leurs droits, sur tous les plans et à tous les niveaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.