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Arts et Culture (1244)

« Intellectuel. Langue d’Esope : le meilleur et le pire ». C’est le titre du livre du professeur de Sciences économiques, retraité des universités, Makhtar Diouf, paru aux éditions L’Harmattan. Cet ouvrage de 211 pages apporte une considérable contribution à la compréhension de la catégorie « intellectuel » particulièrement celle-là engagée.

De l’intellectuel, Makhtar Diouf en dit ceci dès l’introduction du livre : « C’est tout penseur qui défend une cause quelle qu’elle soit, qui soutient ou critique une doctrine, une croyance, un point de vue, qui diffuse des idées qui exercent un impact sur la société… L’intellectuel, au sens où il est pris dans ce texte, est toujours engagé contre quelqu’un ou contre quelque chose. « Quelqu’un » est un autre intellectuel dont il ne partage pas les idées ou l’idéologie. « Quelque chose » est une pratique politique, une croyance établie dans la société comme la religion ou une certaine morale, l’ethnocentrisme racial et culturel qui cherche à avilir certains peuples, le patriarcat exercé sur la gent féminine, etc. ».

Cette proposition de l’auteur, élaguée de certaines complexités conceptuelles sur lesquelles il est largement revenu, atteste de la difficulté à attribuer une acception à ce terme. Les productions scientifiques sur les intellectuels ne sont pas légion et celles qui existent se limitent aux penseurs occidentaux. Le professeur Diouf s’attache ainsi à situer cet « athlète de la pensée » dans ses univers d’expression sans se livrer à une hiérarchisation de l’intellectuel qu’il soit des pays occidentaux ou de l’espace négro-africain. Ce qui en fait une étude d’ensemble.

Il ne s’est pas agi, dans cet ouvrage, de catégoriser prétentieusement ceux qui outragent ou prêchent la morale. Le professeur retraité des universités s’est employé à présenter différentes catégories d’intellectuels dans « des lieux différents d’activation de ses talents pour se manifester ». A-t-il tenu d’abord, dès le premier chapitre, à faire un cadrage théorique de l’intellectuel en posant cette question aussi simple dans sa formulation que complexe dans les tentatives d’y apporter réponses : « Qu’est-ce qu’un intellectuel ? ».

Déterminisme et libre arbitre
L’auteur part de la philosophie des lumières à l’émergence du terme avec Emile Zola et l’Affaire Dreyfus pour donner au lecteur les outils nécessaires à la compréhension du mot et dresse des portraits d’intellectuels ; dessinant ainsi une ligne démarcative entre, par exemple, le penseur auquel il fait référence et l’universitaire. La partie consacrée à l’intellectuel africain autodidacte (Lamine Senghor, Ousmane Sembène... donne plus de relief à cette affirmation.

Makhtar Diouf offre également une lecture assez enrichissante de l’intellectuel dans l’Islam en revenant très largement sur l’œuvre du penseur, philosophe, juriste, théologien, Abou Hamid al-Ghazali (1056-1111) et dont les écrits ont suscité éloges et controverses. « L’œuvre de Ghazali se situe dans un contexte où l’Islam connaît une période de trouble intellectuel entre le onzième et le douzième siècle, avec la prolifération de doctrines différentes et opposées comme la philosophie d’inspiration grecque, le soufisme, l’islamisme hostile au sunnisme », peut-on à la page 112. Celles consacrées à la raison, à la révélation, au déterminisme et au libre arbitre traduit la densité de la pensée intellectuelle dans l’Islam qui a très tôt suscité un grand intérêt chez beaucoup de penseurs occidentaux. Ce qui fait dire au professeur à la retraite des universités que l’islamophobie actuelle est l’affaire d’intellectuels penseurs et de politiciens dont les propos n’apportent rien de nouveau par rapport à tout ce qui a été dit contre l’Islam durant des siècles.

« Les intellectuels africains les plus connus restent les contestataires qui ont subi la répression universitaire dans leurs pays ou même dans d’autres universités africaines : comme le Kényan Ali Mazrui, l’Ougandais Mahmood Mamdani contraints à l’exil, le Sénégalais Pathé Diagne, le Nigérian Wole Soyinka… Au Sénégal, lors de l’agitation universitaire de mai 1968, le président poète humaniste n’hésite pas à fermer le département de Sociologie de la Faculté des Lettres et Sciences humaines considéré comme le foyer des troubles, à renvoyer des professeurs de français de l’Assistance technique comme Louis Vincent Thomas, Pierre Fougeyrollas « remis à la disposition de la France », à envoyer les étudiants sénégalais en sociologie en France : qu’ils aillent faire la chienlit là-bas, mais pas ici ! Il ne fallait surtout pas toucher à la négritude de Senghor critiquée par Pathé Diagne et L. V. Thomas. Si le Nigérian Wole Soyinka avait été enseignant à l’université de Dakar, il aurait subi le même sort pour avoir déclaré que le tigre ne proclame pas sa tigritude, il tue sa proie et la mange ».

Alassane Aliou MBAYE

A Genève, sur invitation de notre compatriote Mme Absa Kane, l’artiste peintre et formateur Kalidou Kassé a monté une exposition d'œuvres d'art sur le thème « La Main de l'espoir », en soutien aux talibés et aux enfants de la rue. La vente des œuvres présentées à Genève ont pour but de permettre la construction d’un centre de formation qui permettra aux enfants de la rue d'avoir des outils nécessaires pour re-gagner leur dignité. Dans un entretien, Kalidou Kassé a levé le coin du voile sur certaines déclinaisons de son art, son engagement...

GENEVE - Chez Kalidou Kassé, chaque motif de ses tapisseries raconte une histoire, comme chaque membre du corps humain représenté dans ses œuvres. « Sur ce tableau, il y a une main gauche. C'est la main du cœur. Une main qui donne et qui reçoit, qui est généreuse. C'est la main du cœur que nous sommes venus apporter à Genève, accompagnés du soleil ». La question de la modernisation des écoles coraniques « daaras » et ou de la prise en charge des enfants de la rue préoccupe Kalidou Kassé.

« Comme vous le savez, le problème des talibés au Sénégal, c'est l’un des grands combats du président Macky Sall qui nous interpelle également. Chacun parmi nous, dans son domaine de compétence, peut contribuer pour éradiquer ce fléau. Je me suis dit qu’en tant qu'artiste plasticien, mon devoir c'était de savoir comment amener ma contribution. En marge de cela, chaque année, il y a plusieurs ventes aux enchères pour venir en aide aux enfants malades du cancer, acheter une machine de radiothérapie, avec beaucoup d’associations qui sont actives à Dakar... », explique M. Kassé.

En 2014, l’artiste a lancé un projet qui s'appelait « Un talibé, un métier » pour prendre en charge des enfants qui ont 16 ans, qui n'ont pas de métier et qui traînent dans les rues. « Qui soi-disant apprennent le Coran et après l'apprentissage, ils se retrouvent sans métier. 150 parmi eux ont été formés dans les métiers d'artisanat d'art comme le batik, la teinture traditionnelle, la coiffure hommes, la fabrication de chaussures et la calligraphie arabe », a souligné Kalidou Kassé.

« Un talibé, un métier »
Sa méthode ici est simple et efficace : il s’est dit que l'enfant qui a mis 20 ans à écrire le Coran, pour écrire une banderole, c'est facile. Les enfants initiés à la calligraphie ont un métier et restent travailler à Thiès.

« Je me suis dit qu’il faut qu'on compte sur nous-mêmes. Ce projet est soutenu par l'État du Sénégal : le ministère de la Formation professionnelle avec Mamadou Talla qui est le premier à nous avoir fait une lettre de recommandation et de soutien, le ministère de la Culture qui pendant la Semaine de la Francophonie en 2014, a tenu à participer et à accompagner ce projet.

« Enracinement et ouverture »
Rejoindre la mondialisation, c’est apporter avec soi ce que l’on a et le partager, souligne M. Kassé qui rappelle la fameuse théorie senghorienne de l'enracinement et de l'ouverture. « Le président Senghor nous avait appris depuis la création de l’École des Beaux-Arts, dans les années 1960, qu'il voulait un art nouveau pour une nation nouvelle. C'était un véritable plaidoyer pour dire aux artistes africains : vous avez une préoccupation esthétique, mais vous avez aussi une préoccupation sociale. Essayez de voir comment concilier les deux pour que votre art soit conservé par vos peuples et par vos sociétés. C'est l'art engagé », note l’artiste plasticien.

Un engagement de longue date
« Je le connais depuis très longtemps et je crois beaucoup à ses œuvres. C'est le premier artiste sénégalais qui a, dans le cadre de la lutte contre le sida, pris un de ses tableaux et l’a offert pour qu'il soit vendu et permettre d'avoir des fonds », tient à témoigner notre compatriote Mme Absa Kane, qui a invité Kalidou Kassé à Genève. Pour elle,le pinceau du Sahel est l'artiste qui incarne l'humanisme sénégalais. « Il représente notre pays à travers ses œuvres d'une très belle façon et en plus il a eu cette idée de créer cette association qui s'appelle « Un talibé, un métier » où il récupère les enfants de la rue et leur apprend un métier. Il le fait avec le cœur. J'ai voulu montrer, en tant que Sénégalaise d'origine, installée en Suisse depuis longtemps, à mon pays d'accueil, mon pays d'origine dont je suis très fière, à travers les œuvres de Kalidou et de son association », confie Mme Kane. Kalidou Kassé est également très proche du mouvement de la Croix-Rouge internationale et il est ambassadeur de bonne volonté à la Croix-Rouge sénégalaise. L’artiste plasticien explique son engagement par le fait qu’« il nous faut beaucoup plus d'humanisme pour cette humanité qui souffre et qui s'assombrit de jour en jour ».

Devant un de ses tableaux intitulé « La prière des parents », l’artiste nous donne une exégèse : « Je pense que chaque être aimerait avoir la bénédiction de ses parents ». A titre d’exemple sur la circulation des hautes valeurs humaines, l’artiste qui a échangé avec des étudiants de l’École internationale de Genève sur invitation de leur professeur sénégalais Momar Seck, dira aux jeunes apprenants : « Nous vivons en Afrique où les personnes âgées sont très respectées et intégrées jusqu’à la fin de leur vie à la famille, et nous devons partager cela pour qu'on puisse savoir aussi que de l'autre côté du monde, il y a d'autres valeurs ». Car, a-t-il justifié : « Les valeurs mises ensemble nous permettent d'avoir cette lumière que nous cherchons pour L'Humanité. Ces lumières qui se rencontrent nous permettent aujourd'hui d'avoir un monde meilleur ».

Philosophie d’Al Makhtoum
On sait que le défunt guide des Tidianes était contre l’utilisation des enfants et contre la manipulation exercée sur les talibés. A ce sujet, Kalidou nous dira : « Al Makhtoum ne voulait pas de cette utilisation des enfants. Il comprenait que l'Islam avait une autre signification. C'est-à-dire que les enfants devaient apprendre le Coran et après aller travailler ».

L’artiste se demande alors « comment partager nos vraies valeurs avec ces jeunes, avec ces enfants pour leur donner un meilleur avenir. Ces enfants sont les nôtres ». Alors que le plasticien cogite, l’on tombe sur un autre beau tableau : « Société environnement » qui parle d'un monde de globalisation. « C'est un monde que tout le monde partage à travers des têtes rouges, noires, bleues, jaunes etc., qui rappellent que ce monde nous appartient à tous, quelles que soient nos différentes couleurs. Nous sommes obligés d'être ensemble pour non seulement recréer notre environnement, mais recréer aussi nos différentes sociétés », note-t-il.

Correspondance particulière d’El Hadji Gorgui Wade NDOYE

Après trois ans de pause, le Festival de théâtre et du rire de Kaolack (Fest’rire) a repris de plus belle. Initiateur de la manifestation, le promoteur culturel Guédel Mbodj, en partenariat avec l’association des Artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) est revenu sur les raisons de ce sevrage humoristique et les nouvelles ambitions de ce rendez-vous régional ouest africain du rire et de la bonne humeur.

Après trois ans d’arrêt, le « Fest’rire » est revenu dans l’agenda culturel national. Peut-on savoir les raisons de cette pause forcée pour le public ?
« En fait, il s’est agi de raisons personnelles et, pour tout vous avouer, de problèmes de santé me concernant. Au départ, l’idée était d’accompagner l’association des Artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) pour pérenniser ce festival unique dans son genre autant au niveau national que dans la sous-région ouest africaine. Malheureusement, c’est un manquement de ma part car les artistes comédiens n’ont pas nécessairement une vocation de manager culturel, ce qui a expliqué qu’avec des soucis de santé personnels, il n’y a pas eu la relève attendue pour me suppléer dans ce sens. Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre et après trois ans de pause, l’événement a repris sa place dans l’agenda culturel national.

Quelles sont les innovations majeures apportées à la 11ème édition, qui s’est déroulée du 14 au 17 avril ?
Un certain nombre d’innovations ont été apportées au Fest’rire pour relever le niveau de cet événement culturel marquant de la région de Kaolack. Il s’agit d’abord de renforcer sa dimension internationale à travers la présence, lors de cette édition, de comédiens camerounais, ivoiriens, gambiens et même d’un Italien qui a tenu à participer à ce rendez-vous de l’humour. Ensuite, l’abandon du format uniformisé avec des spectacles regroupés au sein d’une enceinte unique. Pour la 11ème édition, des délocalisations ont été effectuées sur des scènes au terrain Deggo et sur une bâche aménagées au quartier Léona en dehors de l’esplanade Salif Bâ au complexe « Cœur de ville » de Kaolack. Enfin, il y a eu, cette année, l’organisation de compétions de régates sur le fleuve Saloum et de « Tanebeer » avec les grands tambours majors de la ville pour donner un cachet plus populaire à cette manifestation. Ce qui nous fait dire que le Fest’rire de Kaolack a acquis une nouvelle dimension avec cette 11ème édition.

Dans le passé, vous avez eu à déplorer l’absence d’implication des autorités locales dans l’organisation de ce festival. Est-ce qu’avec ce nouveau départ, les choses ont évolué favorablement ?
Absolument pas, rien n’a bougé à ce niveau. Mais pour ma part, je ne me suis pas fait d’illusions, il s’agit d’une initiative personnelle en partenariat avec les membres de l’Arcots. L’idéal serait d’avoir l’accompagnement des autorités à la fois administrative que politique mais vous l’avez vu, l’ouverture s’est déroulée en l’absence des officiels, ce que les artistes comédiens ont du reste déploré unanimement. Au total, il n’est pas utile de pleurer sur notre sort. Nous avons eu l’initiative, il nous appartient d’assumer le choix de positionner ce festival à Kaolack pour donner à cette cité historique la visibilité culturelle qu’il faut. A cet égard, je vous signale que le président de la République qui a honoré, à travers ma personne, l’ensemble des membres de l’Arcots en me faisant ambassadeur itinérant, a pratiquement validé la construction d’un grande salle de spectacle à Kaolack et celle d’un grand marché provisoire pour loger les commerçants victimes d’incendies récurrentes. Ces deux projets participent à donner à la capitale du Saloum son rayonnement culturel et historique au niveau de la sous-région.

L’organisation de cette 11ème édition du Fest’rire s’est tenue au lendemain de votre désignation au titre de Bour Saloum. Qu’est-ce que cette nouvelle casquette va-elle apporter au festival ?
Cela participe de la renaissance culturelle du Saloum. Nous allons pouvoir nous investir davantage pour cette cause, qui est sa vocation naturelle, la hisser à un niveau tel que Kaolack puisse être la capitale culturelle du Sénégal. Les deux projets précités (la salle de spectacle et le grand marché) vont, je l’espère, y contribuer. Sans compter qu’avec notre titre d’ambassadeur itinérant, nous allons nous évertuer à accompagner son excellence le président de la République dans son ambition d’un Kaolack émergent à travers la salle de spectacle, le marché de 700 places et l’esplanade de la mosquée de Médina Baye dans le cadre de la promotion du tourisme religieux dans le Saloum.

Propos recueillis par Elimane FALL

Connue comme créatrice de mode, Fakéba Ndao vient de mettre sur le marché son premier album titré « Made in Africa ». Conçu en format vinyle, le disque est composé de 9 titres chantés en langues wolof, mandingue et pulaar.

Une nouvelle sensation de la musique électronique s'illustre dans le paysage de la musique sénégalaise. Il s'agit bien de l'artiste Fakéba, aux multiples facettes. Connue dans le milieu musical pour avoir chanté en 2007 avec le conteur et poète Ben Zimet en langue russe et allemande ; elle a aussi assuré les chœurs des artistes sénégalais Alibeta et Carlou D. Aujourd’hui, Fakéba revient après un long séjour à Madrid, sous un autre registre musical. Celui de la musique électronique. Elle a mis, ce jeudi 20 avril, sur le marché, son premier album de 9 titres en format vinyle qu’elle entonne en trois langues wolof, mandingue et pulaar à travers une pure musique électronique. Sa voix sublime et imposante laisse imaginer toute cette passion qu’elle a pour ce genre.

Selon Fakéba, c’est par le biais de son producteur, le grand Big Toxic, un des grands producteurs d’Europe, qu’elle s’est lancée dans cette aventure de la musique électronique. Pour cette musique, Fakéba utilise la pop senth, l’ebm et le new beat ; un mélange des trois styles de musique qui en font un genre si particulier.

Lancée dans les années 1950, la musique électronique est une musique de masse, dansée surtout par la jeunesse. Elle est faite à base de machine, tout est programmé sur de l’ordinateur. « C’est en quelque sorte une création », fait savoir l’artiste Fakéba. Précisant que cette musique connue en Europe reste toutefois peu pratiquée par des artistes en Afrique. D’où la production de ce premier album, « Made in Africa », pour la faire connaitre davantage et aimer aux mélomanes sénégalais. Elle veut aussi faire découvrir à ceux qui l’écoute depuis l’étranger ses langues nationales à travers la musique électronique très connue en Europe. « C’est la première fois qu’une Africaine chante la musique électronique et dans ses langues nationales. Ce qui explique d’ailleurs le choix de ce titre, "Made in Africa" », confie-t-elle.

Parmi les titres de cet album figurent « Musique amoul frontière », pour justifier le choix des langues adoptées à travers cette musique électronique. Dans le morceau « Aduna », Fakéba y parle de la vie, de Dieu, de la mort de la jeunesse, de l’énergie des gens. « Il y a "Fabe", le titre phare de l’album qui signifie venez en langue soussou et aussi "Balnalen" ou je chante le pardon, aujourd’hui les gens se font du mal entre eux sciemment ou sans s'en rendre même compte. Donc dans ce morceau, j’invite les gens à cultiver l’esprit de pardon, de tolérance », informe-t-elle.

Pour la promotion de l’album, Fakéba indique qu’elle prévoit de faire des tournées nationales dans certaines régions du Sénégal. Aussi, envisage-t-elle de participer à de grands festivals en Europe.

Outre sa passion pour la musique, l’artiste Fakéba est également une créatrice de mode qui dispose de sa propre marque. « Avant de me lancer dans la musique électronique, j’étais d’abord styliste et c’est sur cette base que je me suis d’ailleurs rendu en Espagne. J’ai ma marque de vêtement, je confectionne des chaussures en cuir et des tenues en wax », confie-t-elle. Elle a également participé à plusieurs spots publicitaires au Sénégal.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le film « Frontières » a remporté, au dernier Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouaga (Fespaco), trois prix. Amélie Mbaye, Sénégalaise établie aux États-Unis, en est l’une des héroïnes. Elle n’est certes pas l’une des artistes les plus connues au Sénégal mais elle n’en est pas moins une digne représentante de la créativité africaine. En plus de s’illustrer dans le cinéma américain et africain, elle s’ouvre un autre chemin dans la musique… à son rythme.

Adjara, le personnage qu’incarne Amélie Mbaye dans le film « Frontières » de la réalisatrice burkinabè, Apolline Traoré, vit une véritable aventure humaine sur les routes tortueuses d’une Afrique que la ravissante Sénégalo-Américaine représente dignement sous d’autres cieux. Ce périple effectué dans six pays de la Cedeao, avec les trois autres héroïnes du film, ressemble fort à un retour aux sources, à un clin d’œil à sa terre d’origine, le Sénégal, dont elle est nostalgique après 18 années passées en Californie. Elle-même le dit : « Il est temps de revenir, de partager les expériences. J’y pense de plus en plus ». Celle qui a grandi à Dakar, a bourlingué pour se fabriquer un destin dans plusieurs sphères professionnelles et de créativité. Elle a très tôt découvert le monde. Amélie l’a ensuite sillonné avec son ouverture d’esprit et son attachement aux valeurs discrètes et fondamentales.

Sa formation en Langues étrangères, en Tourisme et aux métiers de l’aéronautique à l’Ecole internationale de Tunon, en France, ne la prédestinait pas à une carrière dans le cinéma, a fortiori à un niveau aussi enviable quoiqu’à son retour au Sénégal, elle a travaillé à l’Office de radiodiffusion télévision du Sénégal (actuelle Rts). En plus d’y avoir été téléspeakerine, elle a animé une émission de Génies en herbe avec Jérôme Diouf avant de quitter le paysage médiatique, en 1995, pour investir l’aérien.

Son intérêt pour le cinéma découle d’une heureuse rencontre, d’une chance presque insolente ; celle-là dont bénéficient les âmes qui ont rendez-vous avec leur destin. « Après ma formation aéronautique, j’ai travaillé au Festival de Rio dans le domaine du cinéma. J’ai rencontré l’acteur américain Forest Whitaker qui est en même temps réalisateur et producteur et d’autres artistes dont j’étais l’interprète. J’ai la chance de parler français, anglais et portugais. Ce sont ces personnes-là qui m’ont invitée à Los Angeles pour la première fois dans les années 2000, 2001. Les Américains aiment bien quand l’on parle plusieurs langues étrangères. Et c’est avec cet avantage que j’ai commencé à travailler sur la base de ma formation aéronautique. Je commençais à m’intéresser au cinéma par de petites présentations et publicités dans une chaîne privée en tant que présentatrice et animatrice de programmes télé ». La suite de l’aventure est tout aussi digne d’éloges.

Bruce Willis, Karl Koper…
En 2002, la réalisatrice Apolline Traoré la sollicite pour jouer le rôle d’Aline, celle qui taille des croupières aux autres, dans la série à succès, « Monia et Rama ». Les téléspectateurs de plusieurs pays découvrent sa silhouette. Pour donner plus de marge à sa passion, et après avoir travaillé pendant cinq ans dans l’aéronautique, elle choisit l’administration comme point de chute. Les horaires lui permettent de se consacrer à l’activité artistique. Ce choix s’est avéré judicieux car elle a eu l’opportunité de faire d’autres films à Los Angeles avec des sommités du cinéma : « Les larmes du soleil » avec Bruce Willis, « Something about her » avec Karl Koper. Celle qui est également maîtresse de cérémonie aux Etats-Unis fait partie de la palette d’actrices de diverses nationalités chargées de faire des documentaires destinés à l’université de médecine aux États-Unis pour mettre en lumière l’horreur que vivent les femmes victimes de viol et les actions entreprises pour leur venir en aide.

« Frontières », premier long métrage dans lequel elle incarne un personnage principal, consacre la vision et le combat d’une réalisatrice, Appoline Traoré, mais aussi le talent de ses héroïnes. Amélie Mbaye, qui en est une, tire une légitime fierté de cette expérience à la fois professionnelle et humaine : « Mon regard a changé par rapport aux conditions de vie de certaines femmes. J’ai découvert, par le biais de la fiction, une réalité insoutenable, la tortuosité de certains individus et les tracasseries quotidiennes auxquelles sont confrontées ces braves femmes en traversant les frontières. ».

Amélie, la musicienne
Le jury du dernier Fespaco n’a pas été insensible au récit de la réalisatrice burkinabè magistralement exécuté par ses actrices. Candidat à l’Etalon d’or de Yennenga, le « Road movie » d’Apolline Traoré, le premier réalisé par une femme, a remporté deux Prix spéciaux : celui de l’Intégration pour le meilleur film ouest africain offert par la Cedeao et le Prix Félix Houphouët-Boigny du Conseil de l’Entente. Le Prix Paul Robson lui a également été décerné à l’occasion de ce grand rendez-vous du cinéma sous le regard heureux d’Amélie qui y participait pour la première fois. Une première, bien prometteuse.

L’artiste sénégalo-américaine n’a pas enchanté que les cinéphiles. La musique est également son univers de prouesses. Pouvait-il en être autrement après avoir été dans la chorale du défunt Julien Jouga ? Au pays de l’Oncle Sam, elle a souvent été sollicitée par des artistes africains en tant que chanteuse de studio. « J’ai accompagné beaucoup d’artistes comme Prince Eyango, Ismaël Lô... Finalement, les gens m’ont poussée à faire mon premier single beaucoup plus orienté vers le gospel. D’ailleurs, actuellement, je chante dans une grande chorale de gospel à Los Angeles ». Les âmes férues de belles mélodies peuvent espérer en jouir bientôt. Le retour aux sources est fortement envisagé par Amélie.

Par Alassane Aliou MBAYE

Dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, le ministre de la Culture et de la Communication préside, aujourd’hui au Grand Théâtre de Dakar, la cérémonie de remise d’importants lots de livres destinés aux cinq bibliothèques universitaires publiques, aux bibliothèques régionales et aux associations professionnelles. Mbagnick Ndiaye se rendra ensuite à Conakry, où vont se dérouler, du 23 au 27 avril, de nombreuses activités autour du livre, sous la houlette de l’Unesco.

L’Unesco a proclamé le 23 avril de chaque année Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Cette journée est une occasion pour susciter partout au Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, des activités spécifiques destinées à la promotion du livre et de la lecture. La Direction du livre annonce aujourd’hui, au Grand Théâtre de Dakar, une cérémonie de remise d’importants lots de livres destinés aux cinq bibliothèques universitaires publiques, aux bibliothèques régionales et aux associations professionnelles. Elle sera présidée par le ministre de la Culture et de la Communication. Mbagnick Ndiaye devra se rendre ensuite en Guinée. Cette année, la ville de Conakry a été retenue par l’Unesco comme capitale mondiale du livre en 2017. Ainsi, la capitale guinéenne va abriter de nombreuses activités autour du livre parmi lesquelles des expositions, des rencontres professionnelles, des colloques et conférences, du 23 au 27 avril 2017, constituant les temps forts de cet événement culturel mondial qui se prolonge jusqu’en 2018. Les rencontres et expositions seront enrichies par la participation des pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.

A cet effet, la Guinée a choisi le Sénégal comme pays invité d’honneur « grâce à son dynamisme, sa riche production littéraire et ses réalisations dans le secteur du livre, de l’édition et de la lecture. A cela s’ajoute l’amitié exemplaire et les solides relations de coopération entre les deux pays-frères », lit-on dans un communiqué.

Le ministère de la Culture et de la Communication par le biais de la Direction du livre et de la lecture compte participer activement au rendez-vous mondial du livre à Conakry. C’est ainsi que le ministre Mbagick Ndiaye conduira une forte délégation composée d’écrivains, d’éditeurs, d’artistes, de représentants d’associations professionnelles du livre et de la culture, d’institutions nationales, entre autres.

« A la cérémonie officielle du rendez-vous mondial du livre de Conakry, le ministre de la Culture prononcera son allocution en présence des membres du gouvernement guinéen et des pays participants. Ensuite, il présidera avec son homologue guinéen le vernissage de l’exposition de livres au grand stand du Sénégal », informe le communiqué.

Une soirée artistique de reconnaissance animée par la chanteuse Titi et son groupe musical sera offerte aux férus du livre par la délégation sénégalaise. A cette occasion, un hommage mérité sera rendu à Camara Laye (à titre posthume), au Pr Boubacar Barry et à Djibril Tamsir Niane. Au chapitre des colloques et conférences, des écrivains, éditeurs et universitaires sénégalais vont introduire des thèmes aussi variés que « La littérature sénégalaise : mutations et perspectives », Afrique en marche, place du livre en Afrique », « Écriture et diversité : regards croisés », « La Sénégambie aujourd’hui et demain », « Kurukan fuga et nous : leçons d’hier pour demain ».

Oumar BA

Kaolack a été, du 14 au 17 avril, la capitale de l’humour avec la reprise du Fest’rire initié par le promoteur culturel Guédel Mbodj. Une 11ème édition consacrant la relance d’une manifestation suspendue pendant trois bonnes années et où les artistes comédiens venus de toute l’Afrique et même de l’Europe ont distillé la bonne humeur sur les différentes scènes du festival.

Le caractère universel de l’humour s’est vérifié, du 15 au 17 avril, à Kaolack, à l’occasion de la 11ème édition du Festival du théâtre et du rire. Une édition de relance d’un événement initié par le promoteur Guédel Mbodj, en partenariat avec l’Association des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) et mise en veilleuse depuis 2015. De fait, les organisateurs devaient relever le défi de maintenir ce rendez-vous culturel majeur adaptant le standard sous-régional et consolider sa place dans l’agenda national.

Un pari relevé avec panache par une internationalisation de plus en plus accentuée et symbolisée par la présence de comédiens venus du Cameroun, de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée Conakry, de Gambie et même de l’Italie. Une ouverture vers l’extérieur qui pose le problème de l’usage des langues nationales de la part des comédiens sénégalais qui freine leur développement à l’étranger. « C’est un vrai challenge pour les membres de l’Arcots qui sont les initiateurs du Fest’rire avec l’idée de se frotter à un public étranger. C’est le prix à payer pour la professionnalisation des artistes comédiens du Sénégal », avait relevé le promoteur du festival.

Sur les principales scènes disséminées dans la capitale du Saloum, la bande à Pape Faye, Habib Diop alias Baye Ely et Bass Diakhaté a partagé le spectacle décapant avec le Camerounais David Noudji, son collègue ivoirien Raphaël Séa surnommé le « Seigneur du rire », dans des improvisations désopilantes ignorant les barrières linguistiques. Ce fut le cas sur la scène principale de l’esplanade Salif Bâ, du complexe « Cœur De Ville », mais aussi sur les annexes installées au terrain Deggo et sur celui de l’Ipres, tous les deux situés dans des quartiers périphériques de la ville.

Construction d’une salle de spectacle
Une des innovations de l’édition, avec le concours de régates sur le fleuve Saloum, a été le grand « Tanebeer » avec à la baguette les percussionnistes de Kaolack dont la réputation est loin d’être surfaite à travers tout le pays. L’édition 2017 a été une cuvée de tous les espoirs pour la pérennisation de l’événement qui va, dans les prochaines années, bénéficier de la construction d’une grande salle de spectacle avec la caution du président de la République qui promet d’accompagner le promoteur culturel. Seules ombres au tableau, le faux bond de certaines vedettes nationales comme Tann Bombé et Perbu Xaar et les autorités locales qui ont brillé par leur absence, en dépit du parrainage officiel du ministère de la Culture.

Elimane FALL

L’Institut supérieur des arts et des cultures (Isac) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar organise, du 18 au 22 avril 2017, un workshop axé sur l’« Initiation aux langages cinématographiques ». Il est animé par l’enseignant-chercheur et cinéaste français Arnaud Deshayes, de l’École nationale supérieure d’art de Bourges en France. La première séance a été l’occasion, pour ce dernier, de remonter aux origines du cinéma, de parler de son évolution et de s’appesantir sur « ce qui rend possible le cinéma ».

Cet atelier entre dans le cadre d’un partenariat entre l’Institut supérieur des arts et des cultures (Isac) et l’École nationale supérieure d’art de Bourges en France. L’initiative, portée par un institut de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, marque une étape importante dans la prise en charge de la question de la formation qui est essentielle dans le processus de mise en place d’une industrie cinématographique. Le paradoxe au Sénégal, à en croire Hugues Diaz, directeur de la Cinématographie, est que le pays regorge de ressources humaines sans toutefois disposer d’une institution de formation dédiée au cinéma en dehors de quelques initiatives privées. L’absence de capitaux y est pour beaucoup.

Cela est d’autant plus regrettable que le cinéma est à un tournant de son évolution technologique avec « le numérique qui permet de faire des films avec moins de contraintes techniques. Avant, on avait besoin de laboratoires, de toute une chaîne technique très compliquée. Aujourd’hui, avec une caméra, un ordinateur et un micro, on peut faire des films de grande qualité. La technique n’est plus un obstacle », souligne Arnaud Deshayes. Ce qui est important, à ses yeux, c’est de développer, par l’éducation, le regard, la façon de faire les films, de cadrer, de traiter la lumière, de diriger ses films et avant tout de les écrire ou de les préparer.

C’est toute une chaîne qui est en train de connaître une évolution décisive. Il devient, de plus en plus, facile de faire des films. Le plus dur est de les montrer aujourd’hui. « Au fond, il ne manque pas de cinéastes ou de public. Il se pose un problème d’intermédiaires, c’est-à-dire de programmateurs qui jouent le même rôle qu’un commissaire d’exposition », indique-t-il non sans insister, auparavant, sur la nécessité de trouver des réponses à ces questions. « Pourquoi fait-on des films ? » Pour les montrer à qui ? Et comment s’y employer ? Quelles que soient les réponses apportées à ces interrogations, le cinéma reste, selon lui, un travail collectif parce qu’étant la vision de plusieurs personnes. Il est un récit collectif, un outil de pensée.

Travaillant le champ cinématographique par les médias numériques et les outils analogiques, Arnaud Deshayes s’intéresse particulièrement aux dispositifs, aux effets et à leur écriture, ainsi qu’au regard documentaire. Il collabore fréquemment avec des plasticiens, des cinéastes ou encore des musiciens pour lesquels il développe un travail d’écriture sonore et visuelle.

Il a travaillé comme reporter et critique littéraire à France Culture et Beaux-Arts Magazine. Il a enseigné le son, la vidéo ainsi que l’histoire du cinéma, de la musique et de la littérature à l’École d’art d’Avignon. Arnaud Deshayes enseigne l‘image en mouvement à l’École nationale supérieure d’art de Bourges en France.

Alassane Aliou MBAYE

La 9e édition du Festival itinérant des arts et du récit (Festi’Paroles) de Thiès a connu un succès malgré les difficultés notées dans la mise en œuvre du programme entamé depuis le début du mois d’avril pour s’achever le week-end dernier.

La 9e édition du Festival itinérant des arts et du récit, débutée par la ville de Tivaouane, a été marquée par la présence de grands conteurs comme Abdoulaye Ndiaye « Thiossane », Mactar Fall de la troupe « Daraay Kocc », entre autres. L’un des promoteurs de Festi’Paroles, l’écrivain Xalima Sarr, n’a pas manqué d’évoquer l’importance du conte, mais qui, selon lui, « est en voie de disparition à cause surtout la de télévision et des nouvelles techniques de l’information qui ont pris sa place alors qu’il jouait un rôle capital dans l’éducation de la personne ». Ce n’est pas pour rien, souligne M. Sarr, que le président Léopold Sédar Senghor et Birago Diop ont écrit respectivement : « Leuk le lièvre » et « Les contes d’Amadou Coumba ». Le musée de la ville de Thiès a abrité la cérémonie de clôture de cet événement culturel de l’association « Puits à paroles », initié par des conteurs thiessois en partenariat avec leurs homologues de la ville de Toulouse en France, par l’entremise de Boubacar Ndiaye, un citoyen sénégalais vivant en France. Un retour à ces pratiques ancestrales a été recommandé pour les générations actuelles et futures.

Xalima Sarr, président des écrivains en langue nationale de Thiès, a regretté que toutes leurs sollicitations auprès des autorités soient restées vaines. « Mais, par la grâce de Dieu, nous avons pu surmonter ces difficultés inhérentes à toute organisation de cette nature ».

M. SAGNE

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a reçu, hier, dans ses locaux, les leaders de la Coordination des associations de presse (Cap). Cette rencontre a porté sur la situation des médias au Sénégal. A l’occasion, le ministre Mbagnick Ndiaye a exprimé la disponibilité de l’Etat de dialoguer avec la Cap pour trouver des solutions aux obstacles.

Les leaders de la Coordination des associations de presse (Cap), constituée du Synpics, Cored, Cdeps, Appel, Urac, Cjrs, Unpjs, Ctpas ont échangé, hier, avec le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, le secrétaire d’État à la Communication, Yakham Mbaye et leur staff. Une prise de contact a permis aux deux parties de faire un tour de table sur les points que sont le Projet du Code de la presse, la Loi sur la publicité, l’environnement des médias, l’attribution des fréquences, la Maison de la Presse, le passif social des entreprises de médias et le Fonds d’aide à la presse.

A l’occasion, le ministre de la Communication a salué les échanges fructueux et la convergence de vues sur plusieurs points. L’État, selon Mbagnick Ndiaye, est disposé au dialogue et il a souligné qu’un agenda de travail sera mis en place pour trouver des solutions aux obstacles. Ainsi, le ministre a annoncé la distribution de l’Aide à la presse la semaine prochaine. Quant au Code de la presse, Mbagnick Ndiaye affirme que le projet du texte, fidèle à l’esprit des conclusions du séminaire de Saly, est sur la table du gouvernement.

A propos de la Convention collective, le ministre de la Communication a regretté l’absence des patrons de presse aux réunions convoquées antérieurement sur le sujet. Ainsi, il annonce une prochaine rencontre avec son homologue du Travail et des Organisations professionnelles et les patrons de presse… Évoquant la gestion de la Maison de presse, le secrétaire d’ État Yakham Mbaye a souligné que les problèmes ont été cernés et des solutions internes seront mises en œuvre.

« Cette entrevue a permis aux deux parties de comprendre l’impérieuse nécessité d’agir pour sauver la presse et de s’accorder sur un plan de travail afin d’étudier les modalités de mise en place d’un Plan national pour la presse », souligne un communiqué de la Cap. Ses leaders, après une visite de sensibilisation effectuée chez le Khalife général des Mourides, à Touba, vendredi dernier, seront reçus demain, samedi à 15h, par le Khalife général des Tidianes, à Tivaouane. En mars dernier, la Coordination des associations de presse tirait la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur la situation des médias au Sénégal. Une campagne de sensibilisation a été annoncée en avril et une marche nationale des travailleurs des médias le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la presse, pour réclamer à l’État des négociations sérieuses sur plusieurs revendications. Selon les membres de la Cap, le Premier ministre devrait les recevoir aujourd’hui à 10h.

Omar DIOUF

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