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Arts et Culture (1850)

Dakar et sa banlieue accueillent, depuis vendredi 17 novembre, une série de projections de films sénégalais, africains et européens. A l’initiative du groupe des Instituts culturels européens au Sénégal (Eunic), ce projet participe à la promotion du cinéma africain et européen

Dans le cadre de son programme dédié à la promotion des cinémas africains et européens, le Groupe des Instituts culturels européens au Sénégal (Eunic) a lancé, depuis le 17 novembre dernier, une série de projections de films à Dakar et dans sa banlieue. Cette initiative est la suite logique du projet du groupe Eunic, en collaboration avec l’Etat du Sénégal et l’Union européenne, consistant à « soutenir la professionnalisation du secteur par la formation en écriture de scénario de 15 scénaristes nationaux ».

Ainsi, « avec une réelle volonté de favoriser le transfert de compétences, le groupe Eunic s’est appuyé sur la société sénégalaise de production Cinékap, initiateur du programme Up-Courts métrages, pour les activités de formations qui ont commencé fin septembre 2017 », informe un communiqué. Il ajoute que pour « l’organisation des projections, dans les banlieues de Dakar, Eunic s’appuie sur le cinéaste Moussa Touré, réalisateur et promoteur du festival « Moussa invite ». D’où la programmation« des projections de films africains et européens dans différents quartiers populaires de Dakar et de la banlieue sur le thème de la jeunesse avec en guest star le film « Félicité » d’Alain Gomis (Sénégal – France) à la Place publique de Petit Mbao. ». Le quartier Yeumbeul va accueillir, jeudi 23 novembre, la projection du film « Fuocoammare » de l’Italien Gianfranco Rosi. Dans le même temps, le terrain de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar abritera la projection de « I Am Not Your Negro » de Raoul Peck.

Le lendemain, Niary Tally (esplanade en face du Dojo Yukokaï –Grand-Dakar) aura l’honneur de faire vivre « Le Sel de la terre » de Wim Wenders et J. R. Salgado.
« Félicité » du réalisateur sénégalais, Alain Gomis, clôturera cette série de projections, le samedi 9 décembre, à Mbao (Place publique de Petit Mbao).

Ibrahima BA

 

Des dizaines de proches et de personnalités, dont le président Béji Caïd Essebsi, ont rendu lundi un dernier hommage au grand couturier franco-tunisien Azzedine Alaïa, inhumé dans le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd.La dépouille de cette figure atypique et adulée du monde de la mode est arrivée de France accompagnée des mannequins Naomi Campbell et Farida Khelfa, qui étaient très proches du couturier, a indiqué à l’Afp l’ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor. Entourée de dizaines de personnes, elle a quitté le domicile du couturier, décédé à 77 ans, en milieu de journée pour rejoindre le cimetière de Sidi Bou Saïd de Tunis.             

AFP

Comme pour mettre en lumière le patrimoine en commun par un symbole fort, les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) de Thiès sont allées à la rencontre du Monument de la Renaissance africaine, à Dakar, pour y exposer une douzaine de tapisseries d’une beauté sublime. Cette réédition du beau, après l’exposition itinérante marquant la commémoration des 50 ans de cet « emblème » culturel, a été organisée, vendredi dernier, en présence du ministre de la Culture.

Une cohabitation des couleurs. Une coexistence d’harmonies. Et des merveilles à découvrir et à admirer. La magnificence du patrimoine réside dans le dialogue qu’il établit entre le jour d’avant et le matin d’après et dans sa faculté de révéler des horizons. Quand les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès vont à la rencontre du Monument de la Renaissance africaine, à Dakar, cette magie s’opère naturellement. Car, on ne célèbre pas les prouesses d’un autre temps. On magnifie la beauté de l’instant comme cette tapisserie de Souley Keïta voguant entre les ombres diffuses et les lumières vives et indécises dans le fatras d’une « Etude d’artiste » pour reprendre le titre de son œuvre.

Celle de Boubacar Goudiaby, « La pensée », est sublime en cela que le « matériel » du corps humain cède aux sollicitations de l’esprit divagant. Il réussit l’exploit de créer une interaction entre le « trivial » et l’« ésotérique » dans un violent mouvement de couleurs. Le bonheur est dans la communion avec soi et avec le silence comme « Dans la forêt », préoccupation existentielle et humaniste de Seny Diagne Diop. Ici, naissent des espoirs et se consument des vies. L’artiste donne un visage au doute, à la mission d’une humanité qui voit s’ouvrir devant elle des horizons illimités de possibilités qu’embrassent « Les oiseaux bleus » de Mamadou Gaye vivant avec leur anxiété dans la solidarité.

Comme une prémonition, Papa Ibra Tall, défunt directeur général des Msad, donne à voir à travers sa tapisserie « L’homme diapason », une transcendance de l’univers grâce à un entremêlement de vies, de possibilités, de couleurs, une « profusion » d’idées. La chaleur de la tendresse échauffe autant que le déchirement de la distance ; cet éloignement que la « Jombajo » (fraîche épouse) si choyée appréhende tant. Kalidou Kassé fixe, ici, des pratiques communautaires et construit un avenir s’affranchissant du procès de nos temps : soumission-émancipation. Il est plutôt question d’une autre  manière d’exister. Celle que l’on peut trouver « Sur la place du village » (œuvre de Khalifa Guèye), porte l’empreinte de comportements culturels dans lesquels se meuvent et s’épanouissent des peuples en harmonie avec la nature et avec leur passé.

Diversification
La beauté mise en lumière par cette douzaine de tapisseries ne pouvait qu’enchanter le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, pour qui les Msad, entre autres réalisations de la postindépendance, ont balisé la trajectoire culturelle du Sénégal. Il a réitéré l’engagement de l’Etat à œuvrer pour leur rayonnement. L’initiative « un service de l’Etat, une tapisserie », une directive du président de la République, témoigne de cette volonté de faire vivre ces « œuvres éternelles » pour ainsi reprendre Abdoulaye Racine Senghor, administrateur du Monument de la Renaissance africaine.

Les Msad font face, toutefois, aux défis de leur temps : la rentabilité du beau, du produit artistique sans que la qualité n’en pâtisse. La direction s’est ainsi inscrite dans une dynamique de diversification des produits. « Entre 2015 et 2017, nous avons formé 15 jeunes sénégalais dans les métiers d’art (céramique, batik, tapisserie). C’est cela qui a été à l’origine de la création des Msad en 1973 à la place de la Manufacture nationale de tapisserie créée en 1966 par Senghor. En 1973, une loi a été votée pour aller vers la diversification. Nous voulons que cela soit effectif. Après les tapis de sol, ces jeunes ont été formés pour réaliser d’autres œuvres d’art décoratif telles que des œuvres de céramique d’art, de batik », indique Aloyse Diouf, directeur des Msad. Non sans insister sur la nécessité de faire découvrir aux Sénégalais les merveilles de ce patrimoine et de communiquer en direction du marché local. Il y va de son appropriation par les premiers destinataires, les Sénégalais.

Alassane Aliou MBAYE

Le budget de participation de la région de Saint-Louis au Festival national des arts et cultures (Fesnac), prévu en décembre à Louga, est estimé à plus de 4 millions de FCfa, a révélé le directeur du Centre culturel régional, au cours d’une réunion du Comité régional de développement tenue à la préfecture de Saint-Louis.

La 10é édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac) se déroulera du 18 au 22 décembre 2017, à Louga. L’année dernière, la délégation de la région de Saint-Louis à la 9e édition était forte de 36 artistes, qui avaient pu faire de bonnes prestations à Kolda. Saint-Louis avait également remporté au Fesnac 1999, le Grand prix Douta Seck. Depuis, ses artistes reviennent de fort belle manière sur le podium de la consécration de ce rendez-vous national des arts et de la culture.

Lors d’un Crd, en présence de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadou Diop, le directeur du Centre culturel régional, Moustapha Ndiaye, a demandé aux autorités administratives d’inviter d’autres partenaires tels que les responsables des collectivités locales, des institutions publiques et privées, les mécènes et autres personnes ressources, à apporter leur contribution financière aux préparatifs de la participation de la région Saint-Louis au Fesnac 2017.

Selon M. Ndiaye, le budget déjà arrêté par le comité régional d’organisation des préparatifs nécessite d’autres moyens financiers, logistiques et matériels.
Le ministère de la Culture et de la Communication, a-t-il précisé, va appuyer à hauteur de 1.500.000 FCfa chaque délégation régionale (qui sera constituée de 36 festivaliers) pour la préparation artistique. L’hébergement et la restauration des délégations régionales seront pris en charge par le comité national d’organisation. Toutefois, un système de « Ndiatiguiya » sera mis à contribution pour rendre agréable le séjour des différentes délégations régionales dans les quartiers hôtes de la capitale du Ndiambour.

M. Ndiaye a rappelé que le Fesnac offre une formidable occasion de susciter un esprit d’émulation et de saine compétition entre les délégations régionales en décernant à la fin, des prix aux meilleures prestations artistiques dans les domaines de la musique, du théâtre et de la danse, axées cette année sur le thème « Culture et émergence des territoires ». De l’avis de M. Ndiaye, la culture est un puissant facteur de rapprochement entre les peuples et, en conséquence, un puissant outil pour la consolidation de l’unité nationale.

Sédhiou veut une 3ème médaille d’or en Musique
La région de Sédhiou, médaillée d’or aux deux dernières éditions du Festival national des arts et de la culture en musique, entend réussir la passe de trois lors du 10ème Fesnac, prévu, cette année, à Louga. Un Crd tenu au Centre culturel régional en présence du gouverneur de région a été consacré  aux préparatifs de la participation de la région à ce banquet de la culture nationale.

Aliou Kéba Badiane, le directeur du Centre culturel régional, présentant le bilan de la participation de Sédhiou au Fesnac 2016, a dans un rapport très fouillé fait état des difficultés rencontrées. Il a proposé des voies pour les éviter cette année. Le budget n’a pas été bouclé l’année dernière et c’est avec peu de moyens que la délégation a fait des miracles. De nombreuses collectivités locales n’ont, en effet, pas donné la contribution attendue d’elles. La raison a été avancée par de nombreux orateurs. Les collectivités locales ont rechigné à verser leur contribution parce que par le passé, elles le faisaient mais c’est pour finalement voir une délégation essentiellement composée de jeunes de Sédhiou.

La stratégie trouvée cette année, c’est d’aller auditionner dans les capitales départementales les groupes de danse, les troupes théâtrales et les orchestres. Après délibération, les vainqueurs dans ces disciplines représenteront la région au Fesnac de Louga prévu du 18 au 22 décembre prochain. Dans le budget prévisionnel, le transport de la délégation de Sédhiou est estimé à quelque 800.000 FCfa sur un budget global d’environ 4.500.000 FCfa. Les contributions des collectivités locales sont encore sollicitées « mais aussi celles individuelles », a précisé le gouverneur Habib Léon Ndiaye qui a montré l’exemple en donnant le premier sa contribution.

Le thème « Culture et émergence des territoires » du Fesnac 2017 a été envoyé dans tous les départements pour permettre aux groupes voulant participer de l’étudier et de concevoir un scénario en fonction du thème. Que ce soit en danse, théâtre ou en musque, la délégation régionale entend faire, cette année aussi, une participation plus qu’honorable surtout en musique. Dans cette discipline, si la victoire est au rendez-vous, ce sera la troisième fois, et consécutivement, que ces jeunes musiciens auront gagné la médaille d’or comme leurs illustres devanciers.

Mbagnick Kharachi DIAGNE et Malamine KAMARA

La Miss Sénégal 2017, très émue, a eu toute la peine du monde pour placer quelques mots, tout juste après son sacre, samedi dernier. « Je suis trop contente », parvient-elle à confesser. Yacine Dieng Thiam annonce qu’elle va « poursuivre les projets mis en suspens par les miss précédentes ».  « Je suis élève en classe de Seconde ; je vais poursuivre mes études. Ce sont les études avant tout. Je vais suivre aussi les projets que vont mettre en place le Comité Miss Sénégal Nouvelle vision, pour représenter dignement le Sénégal dans le monde », a confié Yacine Dieng Thiam, promettant que le succès ne va pas lui monter à la tête.

Elle a indiqué que 2017 a été sa première tentative de participer au concours Miss Sénégal. Dans le processus de sélection, elle a remporté la première étape en étant sacrée Miss Thiès. Auparavant, elle a eu à participer à d’autres compétitions régionales comme celle de « Miss Eté » qu’elle a remportée en 2016.  La 1ère dauphine de Miss Sénégal, Ramata Ndiaye, 18 ans, élève en classe de Première au Lycée de Goudiry, représentante de la région de Tambacounda, fière de sa place, affirme que « la compétition était un peu dure avec des miss toutes belles qui ont bien défilé ». Quant à la 2ème dauphine, Marième Daouda, 19 ans, représentante de la région de Dakar, elle s’estime « heureuse de terminer deuxième dauphine ». Etudiante en Licence 3, elle va poursuivre son projet sur la protection des enfants. « Je demande aux jeunes filles de croire en elles, car c’est la clé de la réussite…», conseille Mlle Daouda.

O. Kande

 

 

Moussa Ngom, étudiant en 3ème année, Option Télévision, au Centre d’études des sciences et techniques de l’information, a reçu samedi, à Johannesburg (Afrique du Sud), le Prix du Meilleur article de fact-checking (vérification de faits) dans la catégorie dédiée aux étudiants en journalisme en Afrique francophone.

Le Cesti précise, sur sa page Facebook, que le lauréat a été récompensé pour son article « Pourquoi Macron a tout faux », publié en pleine période de polémique sur son blog pédagogique « A vos commentaires ». Dans son texte, plusieurs fois repris sur les réseaux sociaux, Moussa Ngom « remet en cause la véracité de propos et chiffres sur la démographie africaine tenus par le président français lors de sa controversée conférence de presse à Hambourg en juillet dernier ». Le lauréat se dit « heureux et ému » d’avoir remporté cette distinction, d’abord en tant que premier Sénégalais à l’avoir reçu.

« C’est un plaisir de se faire acclamer par un parterre de journalistes d’investigation. Je tiens particulièrement à dédier ce prix au Cesti et à l’encadrement. Quand on vient d’une des meilleures écoles de journalisme du continent, on se doit de le prouver et j’espère l’avoir réussi », se félicite Moussa Ngom.

Initiés par l’Ong « Africa Check », les prix africains de fact-checking « honorent » les meilleures productions de vérification de faits réalisées par les journalistes en activité avec, pour la première fois cette année, l’ouverture d’une catégorie dédiée aux étudiants en journalisme en Afrique francophone.

Abdou DIAW

Au terme de l’événement qui a réuni beaucoup d’ambassadeurs (France, Indonésie, Gambie…), la présidente du Comité d’organisation de « Miss Sénégal Nouvelle vision », Amina Badiane, a rappelé que le processus de ce concours de beauté a été lancé depuis le début de l’année, avec l’organisation au niveau régional, par les Comités d’organisation, des sélections. Très heureuse de cette deuxième édition, elle demande toutefois plus de soutiens internes.

« Au début, il y avait un manque d’accompagnement au niveau des sponsors privés et des autorités, mais au fur et à mesure qu’ils ont vu que nous étions en train de donner à l’événement une ampleur internationale, les institutions ont commencé à nous aider », explique Amina Badiane qui cite le ministère du Tourisme, de la Culture, de la Femme. Pour elle, le concept « Nouvelle vision » de Miss Sénégal est en train de prendre tout son sens avec les partenariats internationaux tels que la participation des stylistes étrangers au défilé. « Notre objectif est de permettre l’échange culturel. Inviter des stylistes indonésiens, italiens, français, c’est donner de la visibilité à la Destination Sénégal. Des gens qui n’ont jamais été au Sénégal sont venus uniquement pour l’événement Miss Sénégal. Nous sommes en train de faire vraiment la promotion de la destination touristique du Sénégal », souligne Amina Badiane. Elle poursuit en demandant ainsi plus d’engagement interne.

« Nous avons plus de partenaires étrangers que sénégalais. C’est positif mais je souhaite que les Sénégalais et les Africains participent plus à l’événement qui n’est pas celui de Amina Badiane, ni un événement commercial, mais national. J’ai fait des entrées par invitation pour permettre à la population sénégalaise d’avoir accès à cet événement », précise-t-elle.

Revenant sur le conflit né avec la lauréate 2016, qui a refusé même de remettre sa couronne, elle dit son regret et espère que cela ne se reproduira plus. « Cette année, nous avons pris nos dispositions en sensibilisant les filles. Je pense que c’est la Miss de l’année dernière qui a perdu des opportunités. Parce que nos lauréates feront un voyage à l’international et défileront pour des stylistes internationaux. C’est dommage pour la miss 2016 qui a voulu gérer elle-même ses affaires », regrette Amina Badiane.  

O. KANDE

Sur initiative de Baobab production, en collaboration avec la Maison de la culture Douta Seck, le troisième Festival international du film de la famille a ouvert ses portes jeudi, à Dakar. L’objectif de cet événement culturel de trois jours (16 au 18 novembre), rythmé par des projections de films liés au mariage, à la famille, au genre, entre autres, est de participer à une nouvelle humanisation de la famille.

« L’éducation familiale en question ». C’est autour de ce thème que des sociologues, chercheurs, spécialistes en développement humain, chefs religieux et coutumiers, communicateurs traditionnels, entre autres, vont axer leur communication pendant trois jours que dure le Festival international du film de la famille (Fiffa), ouvert jeudi à Dakar. Initié par Baobab production, en partenariat avec la Maison de la culture Douta Seck, cette troisième édition s’est dotée d’un programme alléchant rythmé par des projections de films liés au mariage, à la famille, au genre, à l’enfance. Des films en provenance du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Cameroun, du Gabon, du Maroc, de la France, de la Belgique et de l’Ukraine.

Les organisateurs comptent joindre l’utile à l’agréable, à travers un vibrant hommage mérité qui sera rendu à deux personnes qui ont consacré leurs vies durant à œuvrer pour la bonne cause. Il s’agit de Mme Bousso Fall Dieng, spécialiste des questions de genre et militante des droits des femmes, et de M. Abdel Aziz Boye, cinéaste-formateur. Aussi, le festival abritera des ateliers de renforcement de capacités professionnelles des acteurs du cinéma, notamment pour le cadrage, la prise de vue, l’adaptation de démarches esthétiques, des expositions de peinture et de photographies de famille, etc.

Dans le même ordre d’idées, trois trophées dénommés «Cola» seront décernés aux réalisateurs primés. Le film « Jigeen » de la réalisatrice sénégalaise Arame Sall et « Under the bell » du réalisateur Barth Lambert Oubda du Mali-Burkina-Faso ont été projetés à l’ouverture du Fiffa.

Valeurs de la famille
Ces deux courts métrages ont passé en revue les tares de la société africaine. Le premier parle d’une femme enceinte de quatre mois qui a perdu son mari et vivait isolée avec sa petite fille à qui elle devait assurer un avenir. Malgré la pauvreté dans laquelle elle se trouvait, cette femme a su garder sa dignité face aux nombreuses tentations et autres obstacles de la vie, mais à la fin, elle n’a pas pu jouir des fruits de sa fille qui a grandi et qui a trouvé du travail au moment où sa mère se trouvait sur son lit de mort. Quant au second film, il parle de l’effritement des valeurs avec des classifications allant jusqu’à refuser de marier sa fille à une classe considérée comme « inférieure ».

Présidant l’ouverture officielle dudit festival, la directrice de la Famille, Mme Coumba Thiam Ngom, a souligné que le choix du thème « L’éducation familiale en question » montre à suffisance que la famille est une institution. C’est pourquoi, elle estime que le développement économique et social ne peut être pleinement réalisé sans la protection d’une institution sociale qu’est la famille. A l’en croire, la famille est un lieu primaire de socialisation de la personne. A cet effet, elle conserve un rôle important dans l’établissement et la régulation de l’ordre social. D’où l’intérêt de préconiser une bonne synergie en vue d’avoir de bons résultats dans ce sens.

A ce titre, Mme Ngom a salué le rôle des acteurs culturels qui, à travers leurs productions, véhiculent des messages et éveillent les consciences. Aussi, a-t-elle indiqué que la culture peut faciliter la construction d’une société démocratique et participer au développement, par le changement des mentalités.

Pour sa part, le directeur du Fiffa, Alassane Cissé, est revenu sur l’objectif de ce grand événement culturel. Celui-ci consiste, selon lui, à participer à une nouvelle humanité, conformément au slogan du festival « Pour grandir heureux, l’enfant a besoin de foyer familial ». Toutes ces raisons font que M. Cissé estime qu’une révision des valeurs s’impose. Non sans rappeler que la famille est la matrice de toute société, le terreau où la vie se forme, se développe ainsi que les relations humaines.

A cet effet, le Festival international du film de la famille va contribuer à la prévention des effets négatifs qui déstabilisent la famille et facilite le dialogue intergénérationnel. « Aujourd’hui, la société humaine globalisée est menacée par des contre-valeurs. C’est pourquoi il faut agir vite et bien pour préserver la famille ».

Tata SANE

La conférence internationale Acces, exclusivement dédiée au secteur de la musique africaine, s’est ouverte, hier, à Dakar. Deux jours durant, des acteurs issus de différents pays échangeront autour de tables rondes. Il est également prévu l’organisation de concerts, d’expositions et de séances de Networking. Depuis hier, Dakar est la capitale africaine de la réflexion musicale, durant deux jours.

Une panoplie d’acteurs de l’industrie musicale africaine s’est donné rendez-vous dans le cadre d’une conférence internationale exclusivement dédiée au secteur. Initiative d’Acces, elle réunit des artistes, musiciens, journalistes et professeurs qui partagent leur connaissance en musique. Durant ces deux jours, une cinquantaine de spécialistes issus de quinze pays va intervenir. Dix concerts sont organisés et un atelier initié.

Aisha Deme, une des organisatrices de la rencontre, souligne qu’« à travers cette initiative, nous voulons contribuer à la mise en œuvre d’une véritable industrie musicale en Afrique. Il s’agira, durant ces deux jours, de faciliter les échanges entre différents acteurs de la musique, issus de différents pays ». Elle souligne qu’au-delà des échanges qui seront certainement fructueux du point de vue, notamment de la diversité des profils présents, « la rencontre va mettre sur pied des modalités pratiques assujetties sur un maillon d’une longue chaine ».

Dans un discours inaugural, plein d’enseignements, l’artiste, auteur-compositeur sénégalais, Baaba Maal, est revenu sur la nécessité pour la musique africaine d’imposer une marque qui lui est propre. « Il est temps que ce que nous échangeons avec le monde soit élaboré chez nous », a-t-il dit. L’artiste est d’avis que les principaux fondements de la musique doivent avant tout répondre aux normes « d’échange et de partage » qui ne peuvent découler qu’à travers des voyages.

« Nous pouvons et devons échanger avec les autres cultures, tout en gardant intacte la nôtre », a-t-il insisté. Cet échange ne doit, en aucun cas, mener à la déperdition ou la perte des différents acquis. Prenant son exemple, Baaba Maal souligne qu’il est lui-même issu d’une contrée où la diversité constitue une véritable richesse ; « la ville de Podor est née du croisement de richesse et d’échanges ».

Diversité et ouverture
Cette diversité constitue un immense avantage pour l’artiste, qui peut dès lors se permettre de revisiter plusieurs registres musicaux, relève t-il. La recherche est essentielle dans la pratique musicale. Sur ce plan, l’Afrique dispose d’une richesse culturelle inestimable qui ne demande qu’à être explorée, puis exploitée, a-t-il dit. Il invite, à cet égard, la jeune génération à se donner « la peine de faire des recherches ». D’ailleurs, relève-t-il, lui-même a eu à sillonner l’Afrique de l’Ouest deux ans durant, dans le seul but de diversifier son répertoire. Baaba Maal qui prône « l’ouverture » n’en est pas moins engagé pour un « véritable enracinement musical ».

Birane Niang, secrétaire général du ministère de la Culture, a salué « la belle initiative, autant culturelle qu’intellectuelle prise par Acces ». M. Niang est persuadé que de pareille initiative contribue à « la consolidation des compétences, dans un apport du développement de l’industrie musicale ». Il a renouvelé « l’engagement du gouvernement à soutenir la cause ».

Oumar BA

Matériau à usage divers dans nos sociétés traditionnelles africaines, la calebasse a séduit plus d’un, notamment l’artiste designer et acteur culturel Khalifa Dramé. Après une vingtaine d’années de recherche sur la calebasse, Khalifa Dramé a réussi, aujourd’hui, à exploiter ce matériau et en fabriquer des lits, des tables, des chaises, des fauteuils et autres ustensiles de cuisine qu’il commercialise en y mettant toutes les formes et toutes les expressions possibles.

Longtemps utilisée par nos aïeux comme aliment dans les sauces (yomb en wolof) puis comme un récipient ou support dans la cuisine ou dans certaines cérémonies religieuses (mariage, baptême, décès), la calebasse est un matériau du patrimoine culturel sénégalais à exploiter. Découverte 12.000 ans avant J.C, la calebasse continue toujours d’exister dans notre continent et est d’une importance et d’usage divers très vite compris par les artistes et artisans qui la transforme en plusieurs objets utilitaires et décoratifs qui arrivent à satisfaire les populations. L’artiste designer Khalifa Dramé a su exploiter à bon escient ce matériau. Après avoir approfondi sa réflexion sur la calebasse, il finira par travailler juste sur des produits à base de calebasse, dans son atelier de design se trouvant à Yeumbeul. Il est parvenu à réaliser, avec la calebasse, des meubles, des chaises, des fauteuils et des tables, en y mettant toutes les formes et expressions.

De même, Khalifa Dramé souligne que tout ce qui est fait aujourd’hui en plastique non bio dégradable, les paniers pour aller au marché, les assiettes, les tasses, les ustensiles de cuisine, se font également à la calebasse qui est le premier récipient que Dieu a offert à l’être humain. « C’est une innovation, une vraie une révolution », lance-t-il.

Outre ces atouts de la calebasse, Khalifa Dramé indique que d’après des recherches, une vingtaine de maladies pourraient être soignées par la calebasse grâce à ses tiges, ses racines, etc. « Nous avons approfondi la réflexion en rencontrant des gens qui sont dans l’énergie et ces derniers nous disent que la calebasse est l’un des meilleurs produits qui conserve le mieux l’aliment. Aujourd’hui, la calebasse peut être prise en compte dans la diminution de la consommation énergétique. Du point de vue environnemental, nous avons également trouvé que c’est un produit écologique et protège l’écosystème et y contribue parce que c’est un pesticide naturel », fait savoir l’initiateur du Festival Kom Kom de Ziguinchor, prévu cette année du 12 au 17 décembre prochain. Précisant que même les musiciens ont commencé à utiliser la calebasse comme instrument. La calebasse intervient, en effet, dans l’eau, sur le sol et dans l’air, musicalement, avec des notes et des sons différents.

A son avis, un matériau qui parle d’agriculture, de santé, d’énergie, de tourisme, d’artisanat devrait faire l’objet d’une réflexion et c’est à partir de ce moment que nous avons fait une orientation stratégique en mettant en place nos ateliers de design à Yeumbeul, pour travailler juste sur les produits à base de calebasse.

Passion pour l’art vivant
Très engagé dans la culture, Khalifa Dramé est allé jusqu’à organiser, en Casamance, le Festival Kom Kom calebasse, pour montrer toutes les opportunités qui viennent de la calebasse. « Et avec le Gie Goorgorglu que j’ai mis en place en 1989, je commercialise mes produits. Une agence de tourisme a été également mise en place pour promouvoir l’ensemble des activités que nous faisons sur la calebasse et sur le patrimoine en général. Voilà ce qui a fait de moi un acteur culturel, un promoteur et je développe le concept grappe Ticae, (Tourisme, production culturelle, artisanat et environnement) », confie-t-il.

Mais, faut-il le souligner, l’art vivant a toujours été, depuis son tendre jeunesse, la passion de Khalifa Dramé. Il a même été comédien. Mais son histoire avec la calebasse remonte à son voyage à Paris où il était parti séjourné pour étudier la diplomatie. Un jour, devant son poste de télévision, il suivait une émission sur TF1 qui parlait de l’avancée du désert, du problème climatique et de ses conséquences dramatiques en Afrique. C’était en 1989, et dans ce reportage, on disait que d’ici à 2050, des millions de personnes risquent de mourir de faim, des intempéries.

« J’ai alors commencé à m’interroger sur des possibilités de trouver dans le patrimoine culturel africain des objets, des outils et des pratiques qui pourraient concourir à équilibrer l’écosystème et à permettre à nos forêts, nos mers et nos sols de bien se tenir. Quelques semaines plus tard, je n’ai pas pu rester à Paris. J’ai plié bagage, je suis revenu au Sénégal en 1989 dans l’idée de contribuer à retrouver ces éléments du patrimoine culturel », raconte-t-il. Par la suite, Khalifa Dramé mettra en place son Gie goorgoorlu avant d’entamer une tournée dans 33 pays à la recherche des objets ou de pratiques qui ont disparu soit avec la colonisation soit avec l’esclavage et où il a trouvé la calebasse. Depuis lors, un amour fort le lie à ce matériau.

Maguette Guèye DIEDHIOU

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