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Arts et Culture (1063)

Le Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle au Sénégal « Ctpas » a tenu, samedi, son assemblée générale dans les locaux du Cesti. Un nouveau bureau a été mis sur pied avec à sa tête Bouba Sow, web éditeur au journal « Le Soleil ».

Le Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle au Sénégal a un nouveau bureau. A l’issue de l’assemblée générale, organisée samedi au Cesti, Bouba Sow, web éditeur au journal « Le Soleil », a été porté comme nouveau président. Il succède à Amadou Nicolas Thiam. Prenant la parole, Bouba Sow s’est réjoui de la confiance placée en lui tout en félicitant l’équipe sortante.

« Je prends l’engagement d’essayer au mieux de continuer et pérenniser le travail de mes devanciers. A nous de nous montrer à la hauteur des enjeux en faisant preuve de responsabilité. Soyons acteurs proactifs de tout ce qui va se passer à court, moyen et long terme dans les médias et dans la presse », a-t-il lancé. Le nouveau président est un homme d’expériences. Il a voyagé dans plusieurs pays, notamment au Canada et en Afrique de l’Ouest après sa formation effectuée en France. Il a aussi été formateur au Cesti et a collaboré avec plusieurs organes de presse.

Le Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle s’est assigné une mission de formation de ses membres, mais ne s’en est pas arrêté là, selon son président sortant. Il a soutenu que certains des adhérents ont été appuyés pour la recherche et le renforcement de capacité.

Au chapitre des réalisations, Amadou Nicolas Thiam a listé des séminaires de mise à niveau, un atelier pour discuter des enjeux du Code de la presse dont il est membre du comité de pilotage, une reconnaissance des plus grandes entreprises de presse et une tournée nationale de sensibilisation qui n’a pu aller à son terme suite au décès du coordonnateur des régions.

Cette assemblée générale a aussi servi de cadre au conseiller du président du Cnra pour rappeler les enjeux liés à la formation des techniciens. « Vous devriez accentuer l’accent sur la formation de vos membres sur les questions liées à la réglementation pour éviter de montrer des images qui peuvent choquer », a estimé Mame Ndiack Wane, invitant les techniciens à « s’approprier les notions de savoir-faire et de savoir-être comme piliers de la profession ».

A sa suite, le représentant du ministre de la Culture et de la Communication a chaleureusement félicité le bureau sortant qui, selon lui, « a consenti beaucoup de sacrifices à renforcer et élargir les bases du mouvement ». Pour Amadou Kanouté, « ce moment est une étape très importante qui s’impose à toute association structurée et qui se veut productive ». Il a exhorté le nouveau bureau à « poursuivre les importants chantiers entamés, faire preuve d’engagement personnel, une détermination sans faille et surtout un soutien total pour ses membres ».

Mouhamadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Un  an après sa disparition, des artistes amis et collègues  ont tenu à rendre un vibrant hommage, vendredi dernier, à la journaliste et écrivaine Aminata Sophie Dièye.  Le Musée de la Femme Henriette Bathily, à la Place du Souvenir,  a  servi de cadre pour  se souvenir de l’auteure de la chronique « Ndeye Takhawalou » et surtout revisiter  les œuvres de cette  passionnée de lettres et  cinéma. Cette soirée hommage très émotive était ponctuée de chants, slams, déclamations et lectures de textes.

Le Musée Henriette Bathily de la Place du Souvenir de Dakar a refusé du monde, vendredi dernier. Artistes, amis et collèges ont fait le déplacement en masse pour assister à la soirée hommage à l’endroit de la journaliste, chroniqueuse et écrivaine Aminata Sophie Dièye, disparue le 17 février 2016. Initiée par un groupe d’amis  de Sophie, la cérémonie a été une occasion pour témoigner et se souvenir  par  ses écrits,  par des poèmes, des déclamations de cette dame de grands talents.

Une chose qui n’a pas été si facile pour ces amis, car Aminata Sophie Dièye a été arrachée à leur affection   très tôt à l’âge de 40 ans. Devant cette volonté divine,  ils restent toujours  émus et touchés par sa disparition. Consternation, forte émotion et tristesse marquaient, vendredi, les visages de ses amis et collaborateurs  qui ont eu à la  côtoyer ces quelques années, aussi bien dans le journalisme que dans le cinéma et les arts plastiques. Certains ne manqueront pas de verser des larmes de tristesse pour l’âme si gentille et charitable, cette passionnée des Lettres qu’était Aminata Sophie Dièye.

Ami et confident, Wagane fait partie de ces bons amis qui ont pris l’initiative d’organiser cette série d’hommage à l’endroit de  la journaliste. Il  dit l’avoir connu de nom, puis sur une photo avant de la rencontrer à l’île de Ngor. « Ça été une grande amitié entre nous. Je retiens d’elle  son  talent dans le travail et surtout son désir perpétuel d’apprendre. Ce qui m’a le plus  frappé chez Aminata, c’est son désir d’apprendre. Ce côté m’a beaucoup séduit en  elle », témoigne-t-il.

Pour avoir joué dans des films, Aminata  a  également côtoyé le monde du cinéma. Ces derniers n’ont pas voulu être en reste pour cet hommage. La cinéaste Angèle  Diabang, amie de la défunte, a fait découvrir au public  les derniers écrits d’Aminata Sophie Dièye qu’elle voulait adapter en film avec elle. Aussi, Angèle a lu avec la gorge toute serrée un hommage de la française Sabrine de la  Rfi en ces mots : « Aminata où que tu sois tu rayonnes dans nos cœurs, tes mots nous touchent   encore et plus que jamais maintenant que tu es partie. Tes amis sont réunis ce soir  et voudrions te toucher avec les nôtres un petit mot d’amour et d’amitié, partagé sans trop savoir quelle consolation, ils pourraient nous apporter… »

La maison de presse qu’elle a eue à fréquenter ces dernières années avant sa disparition est le Groupe  Futurs médias. Aminata a marqué de son empreinte le quotidien « l’Observateur » par sa chronique « Ndeye Takhawalou ». Et  les gens avec qui  elle a cheminé dans cette entreprise ont aussi voulu témoigner toute leur reconnaissance à son travail de talent. En l’occurrence Alioune Badara Fall et Mamoudou Ibra Kane, actuel directeur de Gfm qui a salué cette initiative des amis à rendre hommage à Aminata Sophie Dièye.

« Nous souffrons tous de sa disparition, mais en voyant cet hommage et tous ces témoignages qui lui  sont rendus, je suis soulagé, rassuré  car je vois  qu’on peut être journaliste dans ce pays et être aimé, être apprécié car Aminata a réussi cette prouesse. Elle nous rend fier en tant que journaliste, fier de nous dire qu’il est finalement possible de réussir dans ce métier. Pas cette réussite matérielle, mais la réussite dans sa dimension immatérielle », argue M. Kane.

La soirée hommage de vendredi dernier n’est  que le premier pas d’une série d’hommages à la journaliste. En effet, d’après Marie Louise Ndiaye de « l’Observateur », l’hommage va se poursuivre la semaine prochaine à l’hôtel de Ville de Dakar, par une exposition de photographies  et d’autres supports. Avant de continuer  à l’Institut français de Dakar sur le volet film, une autre facette de la défunte journaliste. Ce sera au mois de mars. Deux films dans lesquels elle a été actrice seront projetés en une soirée, « Lili  et le Baobab » de Chantal Richard  et « La petite vendeuse de Soleil » de Djibril Diop Mambetty.

La Librairie 4 Vents présentera, quant à elle, les ouvrages de la défunte chroniqueuse, à savoir « La nuit est tombée sur Dakar », aux éditions Grasset et « De la trainée à la Sainte », publié chez Baobabs Editions.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L'unique film africain en compétition à la Berlinale, « Félicité » d’Alain Gomis, portrait d'une chanteuse de bar à Kinshasa se battant pour son fils, a remporté, samedi, le Grand prix du jury.

« C'est un film sur nous, le peuple, nous sommes beaux, nous pouvons aimer ce que nous sommes », a lancé, lors de la remise du prix à son réalisateur, le franco-sénégalais Alain Gomis, déjà venu à Berlin en 2012 avec le remarqué « Tey » (Aujourd'hui).

Dans « Félicité », son quatrième film, il brosse le portrait d'une mère courageuse, qui après son boulot de chanteuse dans un bar tente le tout pour le tout pour amasser la somme nécessaire à l'opération de son fils victime d'un accident. « Félicité » a été tourné dans la capitale congolaise et suit le quotidien de ses habitants, des hôpitaux aux marchés de Kinshasa, mais se refuse à toute dimension sociologique ou documentaire, malgré le contexte politique tendu en République démocratique du Congo (Rdc). « C'était difficile de faire ce film. Ça a été une année difficile en Rdc », a souligné le réalisateur, évoquant notamment les élections.

Le report de l’élection présidentielle, en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila malgré l'expiration de son mandat, a enflammé le pays et donné lieu à de très violents affrontements. « J'ai l'impression que le moment est important » pour le cinéma africain, avait souligné Alain Gomis lors de la présentation de son film à la Berlinale. Le film produit en partie par la France et le Sénégal sera aussi en compétition au Fespaco, le festival panafricain du cinéma qui se tient fin février à Ouagadougou. « Je vois arriver une génération de réalisateurs qui n'a jamais été au cinéma car il n'y a plus de cinémas » sur le continent africain, a-t-il déploré.

Samedi soir, remportant avec lui, le grand prix du Jury, l'Ours d'argent, le cinéaste a notamment plaidé pour un financement plus généreux du cinéma des pays africains.

(AFP)

La galerie Yassine de Dakar a lancé, le week-end dernier, à la mairie des Parcelles assainies de Dakar, une exposition itinérante pour rendre hommage à plusieurs « Grandes figures noires de l’antiquité à nos jours ». Des hommes de lettres, activistes, religieux, politiques, sportifs, scientifiques, offerts à la jeunesse comme exemples….

La mairie des Parcelles assainies de Dakar a abrité, avant-hier, la cérémonie de vernissage d’une exposition dédiée aux « Grandes figures noires de l’antiquité à nos jours ». Cette exposition se tient dans le cadre d’un partenariat entre la galerie Yassine, le ministère de la Culture et de la Communication. Elle vise à rendre hommage aux grandes figures noires de l’histoire, des Etats-Unis au Sénégal, du Mali à l’Afrique du Sud, de la Russie à la France, du Brésil à la Jamaïque, indique Amadou Yandé Thiam, promoteur de l’événement.

Parmi ces personnalités emblématiques qui ont marqué leur époque, figurent des hommes de lettres, des activistes, religieux, hommes politiques, sportifs, scientifiques, historiens. Par exemple, Amadou Mbarick Fall « Battling Siki », boxeur sénégalais né à Saint-Louis en 1897 et premier Africain champion du monde de la boxe.

Mais également des religieux, littéraires, politiques, sportifs, culturels, rois, etc. De Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké à Seydi Hadji Malick Sy, en passant par El hadji Ibrahima Niasse, Cheikh Ibrahima Fall, Léopold Sédar Senghor, la chanteuse capverdienne, Cesaria Evora, le théologien Ahmed Baba de Tombouctou, etc. Sont également retenus par les organisateurs, Philip Emeagwali, un ingénieur et inventeur multidisciplinaire nigérian surnommé le père de l’Internet.

Selon l’initiateur, cette exposition est itinérante. « Elle commence aux Parcelles Assainies pour aller à Keur Massar, au Monument de la Renaissance africaine, à la Place du Souvenir et rallier l’international si Dieu le veut. Pour le cas des Parcelles assainies, le vernissage va durer une semaine. On est en train de voir si dans les autres lieux, on aura le même calendrier », explique l’administrateur de la galerie Yassine Art. Ces 160 figures noires sont représentées à l’aide de 41 artistes plasticiens.
Le maire des Parcelles assainies de Dakar, Moussa Sy a laissé entendre que certains héros sont méconnus du public alors qu’ils ont joué un rôle important dans l’histoire. L’édile a précisé que cette exposition entre dans le cadre de l’agenda culturel annuel de la mairie.

Serigne Mansour Sy CISSE

Voix veloutée, musique hybridée, l’œuvre de l’artiste d’origine sénégalaise, Awa Ly, est portée par les parapets de l’universalité. Vivant en Italie depuis plus de 17 ans, la chanteuse sort officiellement son nouvel album, ce soir, au Sénégal, lors d’un concert, dans le majestueux cadre du Théâtre de verdure de l’Institut français. « Five and a feather », titre de cet opus, est un voyage musical riche en couleurs et en émotion aux rythmes percussifs. Dans cet entretien accordé au « Soleil », l’artiste, qui a grandi dans la banlieue parisienne, revient sur sa nouvelle production riche de 10 titres, et parle de sa musique...

Nouvel album
« Ce nouvel album parle essentiellement d’amour à différents niveaux. Il s’agit de l’amour entre deux personnes, de l’amour pour l’humanité avec grand A. Mais également de l’amitié, qui est une forme d’amour très précieuse. Dans la vie, on ne choisit pas ses parents, mais on choisit ses amis. Les différentes chansons de cet album racontent des histoires d’amour vécues de différentes manières. »

Contenu musical
« Je suis très heureuse d’avoir eu la possibilité de chanter avec de grands artistes qui viennent presque de tous les continents de cette belle planète. Nous avons Ballaké Sissoko à la kora, Greg Cohen à la contrebasse, le maître Guo Gan à l’erhu (violon chinois)… L’album a été réalisé par Jean Lamoot et Pascal Danae, deux grands musiciens et réalisateurs d’album. Tous ont apporté énormément de leur talent et avec beaucoup de générosité. Je pense notamment à Faada Freddy avec qui j’ai partagé un duo, à travers la chanson « Here » qui aborde la question des migrants et des réfugiés. Il a amené dans ce morceau toute l’humanité qu’on lui connaît et avec beaucoup de simplicité. »

Album de fusion
Awa Ly Jazz« Tout le monde essaie de mettre une étiquette, un label sur le genre de musique que je fais. Pourtant l’idée, c’est de ne pas me mettre dans une case. Je fais un mélange de folk, de jazz et de pop. On peut aussi retrouver dans mon travail des bribes de blues. Ce mélange est aussi le résultat de ce que je suis. J’appartiens à différentes cultures et de styles. Cette fusion musicale dans l’album m’est venue naturellement. Ce n’est pas quelque chose que j’ai pensé, mais c’est plutôt le fruit de mon éducation. Mes parents ne sont pas musiciens, mais ils sont des mélomanes. Mon papa écoutait énormément de la musique au même titre que ma maman. Ils écoutaient des styles musicaux différents allant de la musique anglo-saxonne aux orchestres afro-cubains, en passant par Ali Farka Touré, Youssou Ndour, Ismaïla Lô, la musique française… J’ai eu vraiment la possibilité d’écouter beaucoup de choses différentes. Je pense que c’est ce qui a ouvert mon esprit et ma curiosité. »

Part de musique africaine
« Dans « Five and a Feather », il y a beaucoup de rythmes, de percussions. C’est donc plus qu’une question de rythme. Ce n’est pas quelque chose qu’on va reconnaître à travers l’utilisation de djembé ou d’autre chose beaucoup plus clichée. C’est plus une attitude. J’aime bien confondre les lignes. D’ailleurs, c’est pourquoi quand j’ai eu l’opportunité d’utiliser le violon chinois, j’en ai profité, en le mettant ensemble avec le balafon. Le résultat est très surprenant, très intéressant. »

Place de l’amour dans la musique
« L’amour est la base de tout dans la vie d’une personne. C’est ce pourquoi on se lève le matin. Pour moi, il y autant d’amour qu’il y a de personnes dans cette planète. C’est l’amour qui nous amine et qui nous fait vivre. Donc, c’est plus ou moins ce qui ressort de cet amour et en l’occurrence, il en ressort cet album. »

Titre « Five and a feather »
« "Five and a feather" signifie en français Cinq et une plume. La majeure partie des chansons, dans cet album, sont en anglais. Je les ai écrites dans cette langue pour pouvoir dire beaucoup plus de concepts et avec très peu de mots. Par contre sur scène, en live, je chante aussi bien en anglais qu’en français, italien ou wolof. A l’écoute de l’album, j’ai envie que les gens me disent ce qu’ils entendent à travers « Five and a feather ». Par contre, pour moi, il s’agit d’une formule magique. Il y a beaucoup de choses qu’on dénombre par le chiffre cinq. Il s’agit, par exemple, des continents, des sens, des dimensions, des océans etc. »

Source d’inspiration
Awa chanteuse« Je suis inspirée par tout ce qui m’entoure. Toutes les chansons de « Five and a feather » sont parties d’histoires que je n’ai pas vécues directement mais auxquelles j’ai assisté ou ai été témoin. C’est le cas des histoires de déclaration d’amour avec grand A d’une amie à son compagnon ou bien le contraire, c’est-à-dire une séparation très douloureuse. C’est vraiment toutes des histoires dont la plus flagrante et la plus parlante est celle que j’ai enregistrée avec Faada Freddy. « Here », titre de cette chanson, est dédiée aux migrants et aux réfugiés. Je l’ai écrite en 2013 à la suite du drame de Lampedusa. Il y avait plus de 500 personnes dans le petit navire de pêche qui a sombré au large des côtes italiennes. Pendant dix jours, la mer à continuer à rendre des corps. Plus de 360 cadavres ont été repêchés. Ça a été un des moments où les médias se sont intéressés un peu plus à ce qui se passait en mer Méditerranée pour parler des personnes qui, en essayant de fuir la guerre et la pauvreté, mouraient sous les yeux de l’Europe d’une manière aussi dramatique qu’inhumaine.

Pourtant, il y a les moyens de faire arriver les gens sains et saufs. Seulement, la volonté politique n’y est pas. La musique sert à ouvrir les esprits et à faire penser les gens. Sur ce, Faada Freddy a été magnifique. Quand je l’ai consulté pour le duo, il a toute suite accepté. »

Débuts dans la musique
« J’ai tardivement débuté sur la scène musicale. Je faisais des études en Commerce international. Je me suis occupée pendant trop longtemps de la commercialisation de chaines thématiques pour un cabinet satellites en audiovisuel. Toutefois, la passion que j’ai toujours éprouvée vis-à-vis de la musique, depuis toute petite, est toujours restée intacte. Cependant, je ne pensais pas que j’en ferai un métier. La musique a finalement pris le dessus. Tout a commencé à Rome, en Italie. Aujourd’hui, ça fait 10 ans déjà que je fais de la musique. Je pense qu’avec cet album, c’est encore une marche en plus par rapport à beaucoup de choses. Par exemple, c’est la première fois que j’ai eu l’occasion de venir jouer au Sénégal. J’ai commencé par Saint-Louis le 16 février avant de terminer par un concert, ce samedi, au Théâtre de verdure de l’Institut français Léopold Sédar Senghor. »

Perspectives
« Nous avons prévu beaucoup de concerts en France et en Allemagne où l’album va sortir à la fin de ce mois de février. Nous devons également revenir en Afrique pour un festival de jazz au Cap-Vert au mois d’avril prochain. J’espère énormément revenir au Sénégal pour pouvoir jouer et collaborer avec des artistes. »

Propos recueillis par Ibrahima BA

« Niani Wouli » est une troupe qui s’illustre depuis 10 ans à Tambacounda dans le théâtre populaire. Avec cette formation, toutes les questions existentielles sont abordées sous le prisme culturel ; il y va de l’économie à l’éducation en passant par le respect de l’environnement, la santé...

« Au début, la troupe n’avait pas de nom ; on se rencontrait au Centre départemental de l'éducation populaire et sportif (Cedeps) de la région, qui nous servait de siège pour effectuer nos séances de répétition… C’est une bonne volonté qui nous a persuadés de jouer dans la sous-région au mois de décembre, dans le cadre de la Semaine de l’amitié et de la fraternité et aussi à former un groupe pour évoluer ensuite », relate Aliou Mbow, directeur artistique de la troupe « Niani Wouli ».

Chemin faisant, une troupe est formée avec plus de 25 membres pétris de talent et d’inspiration féconde. « Nous avons même de nouvelles personnes qui veulent adhérer dimanche prochain », révèle M. Mbow, qui précise qu’à chaque année, au mois de décembre, la troupe se rend dans la sous-région pour vendre « la diplomatie culturelle » du Sénégal. Même si cela n’est pas déterminant. La Gambie, le Mali, la Mauritanie et les deux Guinée ne sont pas de nouveaux pays d’accueil pour eux.

Collaborant avec les Ong pour faire passer leurs messages socio-éducatifs par la communication de masse, la troupe « Niani Wouli » se positionne en véritable régulateur social. La recherche de fonds pour aider les couches vulnérables fait partie de leur répertoire. « Nous apportons notre contribution dans toutes les structures qui œuvrent dans le social », souligne le directeur artistique, qui précise que certains comédiens s’adonnent à d’autres activités professionnelles pour arrondir les angles à la fin du mois. Toutefois, M. Mbow, lui, ne fait que le théâtre qui reste sa seule préoccupation de tous les jours. La réticence des parents, au début, les acteurs du « Niani » l’ont vécue. Mais, il fallait faire preuve de tact, de persévérance, de conviction pour les convaincre ; car, autrefois, le théâtre ne pouvait être guère considéré comme un métier.

« Nombre d’entre nous allaient aux séances de répétition en catimini ; on nous snobait. Faute de ne plus continuer à jouer à cache-cache avec nos parents, nous nous sommes résolus à leur dire la vérité même si certains programmes prennent fin tardivement la nuit », explique M. Mbow.

Poursuivant, Aliou raconte : « L’un d’entre nous a eu des problèmes avec son parent, car il ne l’avait pas informé. Nous sommes allés pour dissiper les nuages ; depuis lors, chaque nouvel adhérent détient sa fiche d’adhésion qu’il montre à ses parents, chargés de la signer. Maintenant, il n’y a plus d’incompréhension ».

Un amour de théâtre
Cohabiter avec leur passion n’empêche pas à ces comédiens de ne pas vivre en couple. « Nos comédiennes sont épousées par des hommes qui les aiment d’abord par ce qu’elles font. Pour les mariées qui veulent adhérer, en tant que responsables, nous leur demandons premièrement la permission des époux », explique le directeur artistique. Cette approche prudente encadre aussi les sorties du territoire, surtout à l’égard des mères de famille. Les comédiennes Coumba Bâ et Léna Manga peuvent en témoigner. Chaque année, la troupe organise « La Nuit du rire » pour chasser le stress du chômage et des angoisses de la vie qui étranglent la société tambacoundoise. L’année dernière, le budget pour l’organisation de cette soirée était arrêté à la somme de 3,7 millions de FCfa. Pour 2017, le montant sera revu à la hausse ; d’ailleurs, une troupe guinéenne est l’hôte de la 10ème édition.

« Depuis que notre troupe a vu le jour, aucune autorité ne nous a aidée. Nous n’attendons personne dans nos projets ou entreprises ; nous fonctionnons grâce à nos cotisations, même si des moments difficiles ont secoué la vie de la troupe », souligne M. Mbow, qui magnifie l’appui de certaines bonnes volontés. Le cachet plafond de la troupe est (pour le moment) de 3,5 millions de FCfa, mais le tarif plancher oscille entre 50.000 et 200.000 FCfa. « Cela dépend des contrats qui nous lient aux clients et autres particuliers. Vendre la destination de Tambacounda sous le spectre culturel est notre défi le plus important. La visibilité manque terriblement à notre région. Nombre de citoyens croient que le théâtre relève de la futilité. Pour effacer ce préjugé tout fait, nous devons nous comporter en ambassadeur afin que les gens respectent ce que nous faisons, car c’est notre gagne-pain », affirme le directeur artistique.
Une lapalissade de dire que l’art ne nourrit pas son homme sous nos cieux. C’est pour cette raison qu’Aliou Mbow lance un appel aux autorités publiques eu égard au rôle important que les artistes jouent. « En cinq minutes de spectacle, nous faisons comprendre à un public un message, qui nécessitait deux heures de séminaire », remplace-t-il.
Ce 8 avril, au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé de Tambacounda, la troupe théâtrale va encore célébrer son anniversaire prévu pour « La Nuit du rire » qui, chaque année, se tient à pareil moment.

« Nous allons convier les Artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), des régions de Thiès, Kaolack, Saint-Louis, et ceux de la sous-région qui œuvrent dans la musique, la danse, afin de donner un cachet très populaire à la manifestation », affirme Aliou Mbow.  

Serigne Mansour Sy CISSE

Imaginée par l’organisation philanthropique African artists for development (Aad), l’exposition itinérante « Lumières d’Afriques » s’achève ce week-end au Musée Théodore Monod de Dakar. A l’heure du bilan, les organisateurs se réjouissent de la fréquentation du public scolaire estimée à près de 1.000 élèves en l’espace d’un mois et demi. Ils ont été sensibilisés à l’art et l’environnement.

L’exposition itinérante « Lumières d’Afriques », qui s’achève ce week-end au Musée Théodore Monod de Dakar, est le résultat du travail de 54 artistes de renommée mondiale, un pour chacun des 54 Etats du continent africain. L’exposition a été imaginée par l’organisation philanthropique African artists for development (Aad). Au détour de leur imagination, leur sensibilité, les 54 artistes africains se sont s’engagés à révéler l’enjeu que représente l’accès à l’énergie pour l’avenir du continent. Photographies, peintures, sculptures ou encore performances, ces 54 œuvres donnent une vision de la diversité, de la puissance et de la singularité de l’art contemporain africain. D’où le choix de la Fondation Schneider Electric d’accompagner l’exposition avec un volet pédagogique assez développé pour le jeune public scolaire. A l’heure du bilan, le scénographe Nicolas Kerroux se réjouit de la visite de près de 1.000 élèves venus des différents établissements de Dakar et sa banlieue. « L’intérêt d’une telle approche est de permettre aux enfants de réfléchir sur des sujets de société comme la question des énergies renouvelables au travers de l’art », a estimé, hier, N. Kerroux, faisant le point avec la presse. En provoquant cette réflexion, a expliqué le scénographe, il s’agit également de développer la curiosité artistique des tout-petits, les sensibiliser à l’art pour en faire de futurs collectionneurs. Le but est de faire de ces enfants des vecteurs de transmission de l’art.

Par le biais de cette exposition, « les élèves qui ont visité savent ce qu’est une éolienne, un panneau solaire. Les enfants sont très sensibles à l’écologie, l’environnement », a commenté Nicolas Kerroux, souhaitant que l’exposition « Lumières d’Afriques » soit inscrite dans la vie dakaroise, notamment dans le tissu social et éducatif.
Après le Sénégal, les 54 œuvres seront présentées en Suisse et au Maroc.

E. M. FAYE

Le festival « Tiranga » organisé par l’Ambassade de l’Inde au Sénégal tire à sa fin. Ce jeudi, de la musique vocale était proposée au public. Le dernier acte se joue ce soir, à 18h, au Théâtre Sorano.

De belles notes de musique soufi en provenance de l’Etat indien du Cachemire ont été jouées, hier, sur la scène du Théâtre national Daniel Sorano. Le Cachemire, un Etat du nord de l’Inde majoritairement musulman, a profondément influencé la musique classique indienne. Dhananjay Kaul, un musicien de renom et son groupe ont tenu leur rang lors de leur prestation à Dakar. Leur musique douce est accompagnée de voix hétérogènes.

Quatre des cinq composants de l’orchestre chantent tout en jouant d’un instrument. Ils se relaient sur les envolées lyriques. Les voix sont aussi variées que les instruments qu’ils jouent. Le chef d’orchestre, Dhananjay Kaul, joue avec ses cordes vocales, avec beaucoup de confiance. Il tire sur certaines notes pendant des secondes comme pour montrer sa maîtrise vocale sous les applaudissements d’un public enchanté. L’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Rajeev Kumar, a réaffirmé sa volonté d’organiser le festival « Tiranga » tous les ans, avec l’accord des autorités des deux pays. « Je suis satisfait du déroulement du festival. Je remercie le public qui s’est déplacé ; le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye et le directeur du Théâtre national Daniel Sorano, Sahite Sarr Samb qui a mis le Théâtre à notre disposition pendant presque un mois », ajoute-t-il. Cependant, l’organisation de ce festival n’a pas été évidente car son Excellence Kumar n’est au Sénégal que depuis un an. Eu égard de ce fait, il a tenu à remercier le personnel de l’Ambassade à Dakar.

Les rideaux se referment ce soir sur le festival « Tiranga », après presque un mois durant lequel des artistes, danseurs, chanteurs et musiciens ont gratifié le public de spectacle de haute facture. L’exposition sur Mahatma Gandhi, elle, se poursuit jusqu’au 2 octobre au Monument de la Renaissance africaine.

Sokhna Anta Ndiaye (stagiaire)

Les « Editions Dieylani » de Tambacounda viennent de publier deux recueils de poèmes parmi lesquels « Voix de Jouvence » d’Ibrahima Seydou Dia ». Une belle perspective pour les écrivains de la région de Tamba pour se faire éditer.

Ibrahima Seydou Dia, connu comme un homme engagé pour l’alphabétisation et le développement des langues nationales, est un fervent défenseur et vulgarisateur de la littérature traditionnelle. Son style d’écriture est un mélange de sa langue maternelle, le pulaar, et de français. Dans sa préface du recueil, Anta Gassama, professeur de Lettres, souligne que le triangle « Dakar, Fouta, Tamba » est la somme de cet humaniste qu’est Ibrahima Seydou Dia proclamant son amour pour l’Autre. Cela ressort, dit-elle, dans presque tous ses poèmes, qui sont souvent de longues tirades pour la concorde et la compréhension entre les hommes, mais dans un homme happé par « Feu- Force-Fer-Folie ».

Mme Gassama souligne également que le recueil « Voix de Jouvence » est un hymne à la jeunesse et aux maux de l’humanité, particulièrement ceux de l’Afrique (l’Unité africaine, la solitude, la réconciliation). Seulement, la plume d’Ibrahima Seydou Dia a la particularité de dérouter le lecteur à travers les idées qu’il expose dans ses poèmes de façon éparse. Choix subtil ? Coïncidence ou doit-on simplement l’inscrire dans la catégorie des poètes modernes ? Ses thèmes restent d’actualité et ne sauraient laisser indifférent.

Agent de la Sodefitex à Tambacounda depuis 27 ans, il est, aujourd’hui, assistant au Service alphabétisation et communication de « Bamtaare Services », filiale de cette société cotonnière. Depuis 1989, M. Dia est aussi producteur extérieur à la chaîne Rts de Tambacounda. Sur la chaîne régionale de la radio, il anime deux émissions hebdomadaires en pulaar, « Fooyre Pulaagu » (magazine culturel) et « Kumpital » (magazine de développement). En outre, Dia est le présentateur du journal télévisé en pulaar sur la télévision régionale (Rts3) depuis son démarrage et livre les infos en pulaar quotidiennement sur Tamba Fm.

Pape Demba SIDIBE

Au travers des peintures et sculptures, l’artiste-plasticien iranien Chahab met en relation l’Orient et l’Afrique dans son exposition intitulée « Quand l’Orient chante l’Afrique ». L’exposition est à voir jusqu’au 18 mars à la Galerie Arte, Immeuble Lahad Mbacké, Avenue Abdoulaye Fadiga, près siège Bceao, Dakar centre-ville.

Un doux parfum d’Orient flotte à la Galerie Arte. Entre imaginaires et imageries, l’artiste plasticien iranien Chahab expose pour la première fois sur le continent sous le thème « Quand l’Orient chante l’Afrique ». Les créations résultent d’une résidence artistique à Saint-Louis. Ouverte depuis hier, l’exposition est à voir jusqu’au 18 mars à l’Immeuble Lahad Mbacké, Avenue Abdoulaye Fadiga, près siège Bceao, Dakar centre-ville.

En franchissant la porte de la galerie, une sculpture en bois aux allures de totem ne manque pas de surprendre agréablement une visiteuse. Elle en est bouche bée. Le processus de création est simple et ingénieux. Chahab a récupéré des fragments de pirogue qu’il a un peu retravaillés. A l’arrivée, c’est un résultat inattendu qui fait la fierté de l’artiste. Sur les côtés de la sculpture émergent une silhouette de femme qui porte un enfant, un baobab, un masque. Imaginaires et imageries apparaissent.

Réminiscences
« Ce sont des éléments qui renvoient à la société sénégalaise », a expliqué Chahab qui a ajouté quelques mots fétiches en persan sur sa création. Par endroit, un éclat de lumière vient dynamiser la sculpture teintée d’un bleu azur sur un cordage rafistolé et des tissus torsadés. « L’Orient et l’Afrique se retrouvent », se réjouit Chahab saluant l’apport, combien important, du continent noir à la création contemporaine.
En promenant son regard sur les tableaux, le visiteur tombe sous le charme de la finesse des peintures de l’artiste iranien.

Il est à la fois peintre, graveur, céramiste, sculpteur. Poussières, minéraux, acrylique, pigments d’Orient et d’Afrique s’invitent dans une belle alchimie sur la toile de Chahab. « Il réalise enfin un rêve, celui de la rencontre de ces continents à travers son œuvre. Inspiré par la vue qu’il a de son atelier éphémère donnant vue sur le fleuve Sénégal, il extériorise ses émotions, bercé par les quatrains du poète Omar Khayyâm, et se rappelle son enfance », se félicite Joëlle le Bussy, directrice de la Galerie Arte.

Pour elle, « cette exposition est un voyage au Sénégal vu à travers l’univers de Chahab où se conjuguent les réminiscences de sa culture persane avec sa découverte du continent africain ». Sur ce registre, l’Iranien qui s’est beaucoup illustré au travers de l’art rupestre et abstrait a confié : « En tant qu’Oriental, je peux mieux sentir l’esprit africain avec deux thématiques portant sur la croyance et la vie quotidienne. J’ai suivi en captant la profondeur des choses. Je me redécouvre avec de nouvelles expériences ». D’où cette envie de revenir au Sénégal dans le cadre de la prochaine biennale de Dakar.

Au regard de la curatrice Salimata Diop, « pour Chahab, le cours d’une vie n’est pas à enfermer dans une chronologie linéaire. Son propre détour africain est, en réalité, la réalisation d’un rêve et certainement la reconnaissance de quelque chose qui a toujours été là, en lui ». Elle pousse son analyse : « Sa palette en est la preuve. Dans ses pigments bleu intense, ne reconnaît-on pas le fleuve, la mer, le ciel de Saint-Louis ? Sa palette, c’est aussi la poussière et le sable ; en déclinant les jaunes opulents, les oranges, les pourpres et les marrons chauds, l’artiste célèbre la terre. »

Toute éblouie devant autant d’esthétisme, la curatrice soutient : « Des tableaux de Chahab émergent également des formes magiques : poèmes calligraphiés, dessins chargés de sens. Leurs couleurs argentées reflètent la lumière, qui se reflète à son tour dans nos yeux ».
Ainsi, a estimé S. Diop, voyager dans l’univers de l’artiste, c’est découvrir et redécouvrir, au sein d’une même œuvre, les traces de son Orient natal, les couleurs de son parcours, la terre rouge et le sable jaune du Sénégal, sous un bleu luminescent.
L’exposition « Quand l’Orient chante l’Afrique » est à voir jusqu’au 18 mars à la Galerie Arte de Dakar.

E. Massiga FAYE

Le séminaire de recherche sur les politiques culturelles, organisé par l’Institut fondamental d’Afrique noire et la Direction des arts, s’est tenu, hier, au Musée Théodore Monod d’art africain. Les conférenciers ont échangé sur le théâtre et le conte qui ont connu, au Sénégal, une évolution discontinue au gré des options politiques et du bouillonnement culturel.

Le théâtre perpétue une idéologie. Il est important, dès lors, pour les pouvoirs publics, de décider des modalités de conduite de cet art. Au Sénégal, même si son existence précède la colonisation, il a été d’abord encadré par l’autorité coloniale. Et l’Etat postcolonial l’a ensuite institutionnalisé pour, sans le décliner comme objectif, en faire un théâtre d’élite. Il a presque toujours dépendu, à en croire le Professeur Ousmane Diakhaté, de la bonne volonté des décideurs publics chargés de créer un cadre d’expression, un environnement propice à la création. C’est qu’il y a un jeu ternaire entre les créateurs, le destinataire et l’Etat. Le théâtre ne saurait ainsi être indemne de l’action de l’Etat.

L’autorité coloniale a implanté, au Sénégal, les modèles de théâtre occidental. Et l’école a servi de porte d’entrée à ces formes de représentation théâtrale avec des directives de l’administration de l’époque. Il en a été ainsi de l’école normale William Ponty, institution fédérale de l’Afrique occidentale française. Le haut-commissaire de la République en Aof, Bernard Cornut-Gentille a, selon l’ancien directeur du Théâtre national Daniel Sorano, joué un rôle important dans le développement de l’activité théâtrale. Il en avait fait un outil essentiel de la politique française. La création de centres culturels dans beaucoup de capitales sous domination française et la promotion de la revue de liaison « Trait d’union », couvrant huit pays de l’Aof, en témoignent.

Il en est de même de la création du Théâtre du Palais, première institution dramatique du Sénégal, confié à Maurice Sonar Senghor. Le départ de Bernard Cornut-Gentille a cassé cette dynamique que l’Etat postcolonial s’est employé à réorienter. Toutefois, « l’erreur des dirigeants de la jeune République a été de créer un théâtre d’élite et de négliger les autres formes d’expression théâtrale. Ils ont même été éclatés dans deux ministères différents ; le théâtre populaire étant sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports », regrette M. Diakhaté sans cependant occulter les efforts considérables qui ont été entrepris.

De l’aide à la subvention
Mais, il convient de les inscrire dans une politique bien définie qui installe les acteurs dans un cadre réglementaire. C’est l’avis émis par Massamba Guèye qui a produit la même réflexion sur le conte. Celui-ci et le théâtre sont, selon le conseiller technique à la Présidence de la République, en lambeaux. Cet état de fait est, en grande partie, le résultat d’une approche basée sur l’aide alors que la subvention lui semble mieux indiquée pour soumettre les bénéficiaires à une obligation de résultat. « Ce sont souvent des actes ponctuels, spontanés qui ne produisent pas d’effets notables », déplore-t-il. Celui qui est par ailleurs le secrétaire général de l’Association des conteurs du Sénégal impute cela à une absence de projection sur le théâtre et le conte en tant qu’activités de spectacle et par le fait que les actions sont davantage centrées sur les coups d’éclat médiatique que sur leur efficience. Il pose le principe d’un changement de paradigme comme orientation déterminante pour faire renaître le goût du public à aller voir des spectacles car « c’est un acte social, un droit culturel ».

Le directeur du Théâtre national Daniel Sorano a, quant à lui, axé son propos sur l’expérience des compagnies théâtrales privées professionnelles au Sénégal au cours des années 1990 et 2000. Les succès qu’elles ont engrangés et les obstacles rencontrés donnent une large vue sur le contexte socioculturel, les tentatives de structuration, les efforts et les limites de l’action de l’Etat.

Alassane Aliou MBAYE

Le président de l’Association de métiers de la musique du Sénégal (Ams), Daniel  Gomez, a  fait face à la presse hier, pour partager et  informer les ayants droit sur les causes réelles de la révocation de Bouna Manel Fall au poste de directeur général de la Société du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav).

Reproché de « gestion calamiteuse et fautes lourdes », le directeur général de la Société  du droit d’auteur et des droits voisins, Bouna Manel Fall, a été révoqué par les membres du Conseil d’administration de la Sodav. Le bureau de l’Association des métiers de la musique du Sénégal (Ams) s’est réuni hier, pour informer les ayants droit des causes réelles de cette révocation. Selon le président de l’Ams, Daniel Gomez, après examen de tous les griefs reprochés au directeur général, « nous tenons à préciser que la révocation de Bouna Manel Fall est justifiée ». A l’en croire, contrairement aux rumeurs qui parlent de malversations et autres, il s’agit plutôt d’une gestion faite sur plus de160 millions de FCfa, dépensés en trois mois.

« Il ne s’agit pas de détournements, mais il se trouve que le Conseil d’administration n’a pas donné son aval sur des dépenses effectuées à hauteur de 102 millions de FCfa par Bouna Manel Fall et qui porte sur des réfections de bâtiments, recrutements d’experts, de stagiaires, entre autres », a signifié Daniel Gomez. « Etant les représentants d’ayants  droit membres de la Sodav, il était de notre devoir de s’enquérir des vraies raisons de la révocation, en adéquation avec les textes qui régissent la Sodav, afin que leurs revenus soient respectés et gérés dans la transparence », argue M. Gomez. Aussi, informe-t-il que selon la hiérarchie, c’est le secrétaire général de la Sodav, en l’occurrence Aly Bathily, qui prend la relève jusqu’à ce qu’un nouveau directeur général soit nommé.

Lors de ce face-à-face avec la presse, le président de l’Ams a décliné quelques perspectives de sa structure, comme l’organisation, en mars, d’un atelier de formation et de renforcement de capacités organisationnelles et professionnelles de dirigeants et autres responsables du secteur de la diffusion sur les techniques de négociations collectives.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Evénement qui met en exergue les arts visuels, la gastronomie, les arts du spectacle, la danse, le cinéma, la photographie, la musique et la littérature, le patrimoine culturel, la création et l'innovation, « le Grand Tour 2017 » sera un voyage de cent étapes à travers l’espace francophone.

Le « Grand Tour » est un voyage culturel francophone sur les cinq continents qui se déroulera tout au long de l’année 2017 en cent étapes, dont une vingtaine en France. Il rassemble une centaine de grands événements culturels qui illustrent la vitalité et la modernité de la Francophonie culturelle. Selon un communiqué de l’Oif, ces « 100 rendez-vous incontournables » vont, entre autres, des arts visuels à la gastronomie en passant par les arts du spectacle, la danse, le cinéma, la photographie, la musique et la littérature, en mettant en relief le patrimoine culturel, la création et l'innovation.

Ce palmarès, selon le document de l’Oif, prend la forme d'un remarquable agenda présenté comme un passeport pour un voyage à travers une Francophonie interculturelle, envoûtante, pleine de vitalité et résolument tournée vers l’avenir. L’événement a été officiellement lancé à Paris, hier, mercredi 15 février, par la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean,  et le secrétaire d’État français chargé du Développement et de la Francophonie, Jean-Marie Le Guen, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie, dans une ambiance festive, aux côtés de l’administrateur de l’Oif, Adama Ouane, et en présence de l’artiste Olivia Ruiz, membre du Comité de parrainage.

La cérémonie, lit-on dans le communiqué, a été ponctuée de performances artistiques, célébrant l’apport de la culture, la force de la créativité et la riche diversité des expressions et des manifestations culturelles dans tout l'espace francophone et au-delà.

« La Francophonie se réjouit de l'apport vivifiant de la diversité des expressions culturelles. Nous aimons promouvoir ces forces créatives qui participent de la vigueur du tissu social et de l’économie dans nos pays. La Francophonie peut en parler en toute connaissance de cause parce que la promotion de ces expressions plurielles est une réalité quotidienne, un défi de tous les instants, en même temps qu'une conviction profonde qui irrigue l'ensemble de nos actions », a déclaré la secrétaire générale de l’Oif.

Omar DIOUF

Le groupe Sonatel annonce la baisse de ses tarifs internet à compter d’aujourd’hui, 15 février. Une cérémonie officielle a marqué, hier, à son siège sur la Vdn de Dakar, la pose de son « Acte 1 » vers le Projet « Sénégal Numérique 2025 ».

A partir d’aujourd’hui, le groupe Sonatel baisse ses tarifs internet. Désormais, l’Internet fixe résidentiel haut débit connaîtra une baisse de tarif entre 15 et 20% sur les redevances mensuelles et les frais de mise en service des offres Adsl. L’opérateur introduit également l’offre « Keurgui box » qui permettra aux clients d’avoir accès à l’Internet fixe partout  avec une innovation qu’est  l’option « satisfait ou remboursé ».

Pour l’Internet mobile très haut débit, Sonatel augmente jusqu’à 40% les volumes des Pass Internet pour le même prix. L’opérateur historique va également proposer prochainement à ses clients détenteurs de téléphones non accessibles à Internet la possibilité d’échanger leur téléphone 2G avec un smartphone 3G pour une meilleure expérience internet mobile.  En direction des professionnels, à l'heure des services de messagerie, échanges de fichiers, de vidéoconférence…, l’opérateur historique au Sénégal entend offrir dorénavant un débit plus confortable en baissant les redevances mensuelles d’offres prépayées ainsi que les Pass internet à partir d’un Go.

Hier, au cours d’une cérémonie officielle, en présence des représentants du ministre des Télécommunications et Postes et du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdou Karim Mbengue, le directeur de la Communication institutionnelle et des Relations extérieures de Sonatel a réitéré la volonté du Groupe d’accompagner l’Etat du Sénégal dans ses efforts pour « démocratiser l’accès à l’Internet ». Mais également dans la Stratégie « Sénégal Numérique 2025 ». Par cette baisse de ses tarifs internet, l’opérateur pose son « Acte 1 » vers le projet « Sénégal Numérique 2025 ».

« Sonatel répond à la politique du gouvernement du Sénégal à travers sa nouvelle stratégie « Sénégal Numérique 2025 », qui, par une accélération du développement du secteur, vise l’accès du plus grand nombre à un Internet plus abordable et de meilleure qualité », a souligné Abdou Karim Mbengue. L’ambition de la stratégie « Sénégal Numérique 2025 » étant de hisser le Sénégal parmi les 5 premiers pays africains les mieux connectés du continent.

M. Mbengue a rappelé les parts détenues par l’Etat du Sénégal dans le capital du Groupe Sonatel et la « présence efficace et leur compétence avérée » de ses administrateurs au sein du Conseil. Evoquant le niveau d’intervention du Groupe dans la construction d’un meilleur réseau numérique au Sénégal, Abdou Karim Mbengue a affirmé que 140 milliards de FCfa ont été investis par la Sonatel, entre 2015 et 2016, et 80 autres milliards de FCfa le seront en 2017 pour son amélioration. Et la 4G lancée en juillet dernier à Dakar, Touba et Saly, sera déployée bientôt dans d’autres villes de l’intérieur du pays, comme Thiès, Ziguinchor…

La représentante du ministre des Télécommunications et des Postes, citant le slogan du ministère « Le Numérique partout, pour tous et pour tous les usages », a encouragé la Sonatel à persévérer dans cette politique d’abondance.

Omar DIOUF

Notre confrère Idrissa Sané du quotidien « Le Soleil » figure parmi les lauréats des Prix Zimeo Excellence in Media Awards de cette année. La nouvelle est tombée, hier, à travers un communiqué de African media initiative (Ami), structure initiatrice de ce prix.

« Permettez-moi de vous féliciter pour votre performance remarquable dans le cadre des Prix Zimeo Excellence in Media Awards. Votre contribution au concours a été marquée par près de 1.000 entrées qui nous ont été soumises cette année. Nous vous invitons à le maintenir en place et à vous sentir enthousiasmé à l'idée de participer à nos compétitions Zimeo », lit-on dans un communiqué signé par Wangethi Mwangi, responsable d’African media initiative.

Grand reporter au quotidien national « Le Soleil », Idrissa Sané est classé 2ème dans ce concours dans la catégorie « Science et Technologie », venant derrière le Sud-africain Jay Caboz. Le travail de notre confrère a porté sur des charbons actifs à base de tiges de mil, de coques de noix d’acajou et de balles de riz. Ces charbons éliminent l’arsenic contenu dans l’eau et dangereux pour la santé humaine.

Ces travaux du chimiste Moumahed Diémé de l’Université de Ziguinchor ont permis de démontrer que les coques de noix de cajou et les tiges de mil, des résidus agricoles, sont des sources potentielles de production d’énergie. Cet article a été jugé pertinent et utile par le jury. Basé à Nairobi (Kenya), African media initiative récompense l’excellence dans le journalisme qui aborde des sujets traitant de structures qui proposent des « solutions innovantes », malgré le manque de moyen ou de financement.

Spécialiste des questions de l’eau, Idrissa Sané travaille également sur plusieurs thématiques liées aux sciences et à la technologie. D’ailleurs, il anime la chronique hebdomadaire « Inventeurs de chez nous » dans les pages du « Soleil ». Une rubrique qui vise à rendre visibles les découvertes des scientifiques sénégalais.

M. NDONG

L’Institut Confucius de Dakar a célébré, samedi dernier, le Nouvel An chinois dans ses locaux sis à l’Ucad. A cette occasion, la culture de la Chine a été mise en lumière et les valeurs de son peuple exaltées en communion avec celui-là sénégalais. Plusieurs activités y ont été déroulées et les réalisations et défis de l’institut passés en revue.

La fête du Nouvel An chinois n’est pas qu’une commémoration d’un commencement. Elle stimule un imaginaire collectif, bâtit de grandes espérances et exprime le dynamisme d’un peuple souverain dans sa volonté d’accomplir son destin. Les réjouissances ne sont ainsi qu’une exaltation de valeurs qui ont guidé l’itinéraire commun. Elles dessinent l’avenir. Car, le ravissement, ici, n’est point une fatalité. Cette fête, inscrite dans le patrimoine immatériel de la Chine, par ailleurs la plus importante de l’année, évoque le bonheur de mener une merveilleuse aventure pourvoyeuse de sens et de prospérité.

« A la célébration de cette fête, nous mettons des lanternes, mangeons des boulettes de riz glutineux farcies. La forme et la couleur de la nourriture représentent notre famille harmonieuse et notre vie pleine de bonheur », confie le directeur pédagogique de l’Institut Confucius de Dakar, Zhen Sun.

Le bonheur, ici, n’invoque pas une prédestination inhibitrice. Il intervient après le labeur et les épreuves du temps. « Après la difficile période de l’hiver, le temps s’adoucit, la semence germe, la verdure apparaît et se déploie majestueusement », ajoute-t-il, convaincu que cette graine est semblable à celle enfouie par l’Institut Confucius dans le sol sénégalais. Dr Zhen Sun en veut pour preuve les efforts considérables déployés pour participer à l’épanouissement de beaucoup de jeunes. A l’en croire, près de 2.000 étudiants, dont certains étaient présents aux réjouissances, y ont suivi des cours de Chinois. Il y en a, parmi eux, qui sont allés poursuivre leurs études en Chine.

« L’apprentissage de la langue chinoise a permis aux étudiants de comprendre la culture chinoise, de connaître le vrai visage de la Chine, d’avoir des connaissances approfondies, de prendre leur destin en main », souligne-t-il. Le champ de la coopération sino-sénégalaise n’en est que plus élargi et intense.

L’enseignement de cette langue est également une manière de répondre aux attentes des entreprises chinoises au Sénégal. Il en est de même du programme de formation professionnelle qui vise à doter les entreprises de compétences. La formation a d’ailleurs bénéficié du soutien du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique. « A travers la formation professionnelle, l’Institut Confucius va devenir la plateforme et le pont de recrutement du personnel sénégalais par les entreprises chinoises », promet M. Sun.

Cette fête a aussi été l’occasion de mettre en lumière la beauté de la culture chinoise à travers une dégustation de thé et de plats chinois. Une démonstration d’arts martiaux a mis en évidence l’habileté des corps et leurs larges possibilités avec maître Guo Xiaofeng et ses élèves.
D’autres expressions artistiques ont donné lieu à une belle communion entre les communautés chinoise et sénégalaise. Quinze invités, tirés au sort, ont reçu chacun le traditionnel « Hong Bao », une enveloppe rouge contenant de l’argent. Les fleurs du printemps auront été, pour eux, bien embaumées.

Alassane Aliou MBAYE

La deuxième édition du festival « Talibé Taliberté » s’ouvre ce mercredi, à Saly, et se prolongera jusqu’au dimanche 19 février. Cet évènement à caractère humanitaire et solidaire vise, selon les organisateurs,  à aider les enfants de la rue à travers la mise en valeur d’expressions artistiques, mais aussi l’organisation d’activités et de manifestations pour les soutenir.

Après une première édition qui a été une grande réussite, le festival humanitaire « Talibé Taliberté » est de retour. Organisée par l’association Couleur'Musique en partenariat avec l’agence Sen Tour booking agency et Mbe Consulting Inc, la deuxième édition prévoit un programme riche et varié. Les activités démarrent par un atelier de peinture du 15 au 17 février avec les écoles élémentaires de Saly et Excellence de l’Ism. Selon Ibrahima Diankha, coordonnateur du festival, un lot d’ordinateurs sera remis à l’école élémentaire de Saly et en retour, les enfants talibés auront droit à des cours d’informatique et d’alphabétisation.

« Le directeur de l’établissement a donné son accord », a-t-il indiqué. Le samedi 18, il est prévu, dans la matinée, un match de football avec les enfants talibés, à l’Institut Diambars. Dans l’après-midi, le vernissage de l’exposition de l’artiste musicien Baye Gallo aura lieu à la Médina. Les activités se poursuivent dans la soirée avec un dîner de gala et un concert animé par Baye Gallo, Fatou Coly, Elijah kora, Lamine Sagnane, Sangue Bi. Le dimanche 19, des dons seront remis aux enfants talibés. Le festival sera clôturé par un grand concert de rap dans les locaux de la radio Saphir Fm.

S. O. FALL

« La Coordination des associations de presse (Cap) qui regroupe le Synpics, le Cdeps, le Cored, l’Appel, la Cjrs, l’Urac et la presse étrangère a décidé de boycotter la cérémonie de remise symbolique des clés aux associations de presse attributaires d’un siège à la Maison de la presse », lit-on dans un communiqué.

Selon ce document signé par les présidents d’Organisations membres de la Cap, « cette décision est une position de principe validée par toutes les organisations professionnelles de la presse qui dénonce l’ostracisme dans la gestion de cet établissement dédié à toute la presse ». Ces différentes entités qui soulignent « avoir beaucoup œuvré depuis des années pour la mise en place de cet édifice ne peuvent pas comprendre ni accepter de n’être associées à rien alors que la maison nous a été attribuée ».

Toujours selon le communiqué de la Cap, « après les travaux, au début du mandat du président Macky Sall, des concertations inclusives avaient été engagées pour déterminer le modèle de gestion. Finalement, les conclusions de ces travaux ont été rangées dans les placards. Pire, depuis la nomination de l’administrateur, il n’y a eu aucune initiative pour un dialogue avec les organisations faîtières ».

Les membres de la Cap « assimilent cette attitude à du mépris à leur égard ». Ainsi, ils « dénoncent avec véhémence le fait que la Maison de la presse soit aujourd’hui un refuge de clientèle politique ».

Les membres de la Cap refusent également « qu’une seule et unique pièce soit attribuée à chacune de ces organisations professionnelles qui ont toutes une envergure nationale ».

O. DIOUF

Le ministre de la Culture et de la Communication a présidé hier, à la Maison de la presse, la cérémonie de remise de clés aux responsables d'une dizaine d'associations des professionnels des médias. Selon un communiqué du ministère de la Communication, au total, 14 associations vont bénéficier de locaux à la Maison de la presse.

« L'Etat a pris la décision de mettre à votre disposition des locaux pour vous mettre dans des conditions optimales de travail », a indiqué Mbagnick Ndiaye dans le communiqué parvenu à notre rédaction. Il y souligne que la Maison de la presse est maintenant devenue un espace fonctionnel qui offre de nombreux services. Il a cité l’existence de 30 chambres entièrement équipées et climatisées, des salles de réunions et de conférence, un cyber presse, etc. Le ministre de la Communication a ainsi invité l'administration centrale à se tourner de plus en plus vers la Maison de la presse pour l'organisation de séminaires et autres rencontres au regard des opportunités et de la qualité des services offerts.

…La Cap boycotte la cérémonie
« La Coordination des associations de presse (Cap) qui regroupe le Synpics, le Cdeps, le Cored, l’Appel, la Cjrs, l’Urac et la presse étrangère a décidé de boycotter la cérémonie de remise symbolique des clés aux associations de presse attributaires d’un siège à la Maison de la presse », lit-on dans un communiqué.

Selon ce document signé par les présidents d’Organisations membres de la Cap, « cette décision est une position de principe validée par toutes les organisations professionnelles de la presse qui dénonce l’ostracisme dans la gestion de cet établissement dédié à toute la presse ». Ces différentes entités qui soulignent « avoir beaucoup œuvré depuis des années pour la mise en place de cet édifice ne peuvent pas comprendre ni accepter de n’être associées à rien alors que la maison nous a été attribuée ».

Toujours selon le communiqué de la Cap, « après les travaux, au début du mandat du président Macky Sall, des concertations inclusives avaient été engagées pour déterminer le modèle de gestion. Finalement, les conclusions de ces travaux ont été rangées dans les placards. Pire, depuis la nomination de l’administrateur, il n’y a eu aucune initiative pour un dialogue avec les organisations faîtières ».

Les membres de la Cap « assimilent cette attitude à du mépris à leur égard ». Ainsi, ils « dénoncent avec véhémence le fait que la Maison de la presse soit aujourd’hui un refuge de clientèle politique ».

Les membres de la Cap refusent également « qu’une seule et unique pièce soit attribuée à chacune de ces organisations professionnelles qui ont toutes une envergure nationale ».

O. DIOUF

La prochaine édition du Salon international des technologies de l’information et de la communication dédié à l’Afrique se déroulera du 18 au 20 Avril 2017 au Parc des expositions du Kram, à Tunis (Tunisie).

Le Salon international des technologies de l’information et de la communication dédié à l’Afrique est prévu du 18 au 20 avril prochain à Tunis. Il est organisé chaque année par Tunisie Afrique Export en étroite collaboration avec la société des Foires internationales de Tunis et en coopération avec la Fédération des Tic au sein de l’Utica. Selon un communiqué des organisateurs, Sitic Africa comportera, cette année, trois volets importants. Le premier volet, « le noyau dur du salon », sera la présentation d’une offre complète des Tic en Tunisie : System d’information, Télécoms, Digital Marketing, innovations avec un nouveau département Banking.

Tandis que le deuxième volet consistera en l’organisation de rencontres B2b ciblées et préétablies pour les Tunisiens et les étrangers en essayant de favoriser la coopération triangulaire : Europe-Tunisie-Afrique. Et enfin, le troisième volet, l’organisation de workshops sur des sujets d’actualité relatifs au Business Tic en Afrique, partenariat et starts-up en donnant un éclairage particulier sur les starts-up et le Banking. Selon le communiqué, le Salon se veut une plateforme pour promouvoir le partenariat triangulaire franco-tuniso-africain dans le secteur des Tic et également un carrefour d’affaires international puisqu’il accueillera 30% d’exposants étrangers (France, Belgique, Suisse, Allemagne, Canada…)

L’année dernière, le Sitic Africa, événement qui vise à mieux faire connaître l’offre tunisienne des Tic aux Pme et Pmi tunisiennes tout en étant une plateforme pour le partenariat tuniso-africain dans les Tic dans la mesure, avait accueilli, sur trois jours, près de 3.000 décideurs Tic tunisiens, africains et internationaux.

Omar DIOUF

Des directeurs ou responsables des systèmes d’information (Dsi) d’organisations se sont retrouvés, samedi dernier, dans le cadre des assises 2017 du Club des Dsi du Sénégal. La rencontre avait pour thème « Le système d’information au cœur de la stratégie des organisations ».

La question du numérique était au centre des assises, samedi dernier, du club des directeurs ou responsables des systèmes d’information (Dsi). A l’entame de la rencontre, le président du club, Jean-Jacques Ntab, a exposé les enjeux qui interpellent ce secteur. Selon lui, le métier de directeur ou responsable des systèmes d’information (Dsi) a connu, ces dernières années, de profondes mutations et continue de s’adapter aux mouvements permanents de l’innovation technologique. « Ces mutations ne constituent pas une menace, mais il faut y voir une formidable opportunité pour le Dsi de se réinventer en anticipant les évolutions de l'environnement numérique », a lancé J.J-Ntab. Ajoutant : « De simple missionnaire technique, le Dsi est désormais amené à jouer un rôle décisif de manager de l’information au sein des organisations, en tant que partenaire-métier, mais également au plus près des directions générales dans le système de pilotage de l’entreprise ». D’où cette option du Club des Dsi du Sénégal d’être un espace de partage d’expériences et des bonnes pratiques sur les problématiques de la gouvernance des Tic au sein des organisations ; un cadre de réflexion, de veille technologique et de conseil.

Présidant la cérémonie d’ouverture des assises, le directeur de cabinet du ministre des Postes et de Télécommunications a souligné l’intérêt d’une telle manifestation. « C’est une occasion pour tous les acteurs du secteur d’échanger sur les problématiques des systèmes d’information dans l’entreprise sénégalaise », a estimé Malick Ndiaye, soulignant que l’information et la communication occupent une place stratégique au sein des organisations actuelles.

« Une intelligence connective et collective »
Au regard du représentant du ministre Yaya Abdoul Kane, « le numérique apporte des changements profonds dans nos sociétés, nos organisations. Ces mutations prennent forme rapidement et impactent tous les modèles économiques ». Malick  Ndiaye a rappelé que le Sénégal dispose d’un taux relativement élevé d’utilisateurs des Tic notamment dans les entreprises sénégalaises. « Qu’en est-il de la transformation qui est attendue derrière ? s’est interrogé le directeur de cabinet. Quel est le niveau des services professionnels qui impacte sur le processus de travail ? » Sur la même ligne, M. Ndiaye a suggéré un partage de pratiques sur la question de la cyber-sécurité et une mise en commun des bases de données sur les incidents.

A la suite du directeur de cabinet du ministre des Postes et Télécommunications, le Pr Abdoullah Cissé, agrégé et spécialiste du cyber-droit, a animé une conférence sur le thème « Le système d’information au cœur de la stratégie des organisations ». D’emblée, il a mis l’accent sur les enjeux et défis avec la nécessité d’avoir une vision. « On ne devient que ce que l’on voit, a souligné le Pr. Cissé. On est dans un monde où tout est géré à travers un système d’information ». Sur ce registre, le conférencier a relevé que « le système d’information est au cœur de la stratégie, le siège de l’activité principale ».  Avec l’avènement du numérique, « le monde a changé. On doit changer avec », a défendu le professeur agrégé de droit. Pour appuyer son propos, il a cité Victor Hugo qui disait : « Le progrès, c’est la révolution à l’amiable ».

Aux yeux du Pr Abdoullah Cissé, « il y a une nouvelle forme d’intelligence qui est à la fois connective et collective. L’intelligence connective dope celle humaine. Il faut faire en sorte que la société évolue avec l’arrivée de la civilisation du numérique ». Il a conseillé de « changer avec de nouvelles capacités de travailler, s’organiser pour avoir de la compétence en vue de créer de la valeur ajoutée. Pr Cissé est convaincu que « le numérique est au cœur de tout. Il transforme tout sur son passage ».

Le conférencier a déploré le fait que « la stratégie des systèmes d’information n’est pas suffisamment intégrée dans celle des sociétés ». Le propos est clair : « Sans système d’information, impossible de créer de la valeur. Les pays qui progressent se développent avec des systèmes performants. On peut tout faire à condition d’accéder à l’information pertinente ».
Créé depuis 2009, le Club Dsi Sénégal a pour vocation de réunir la communauté des directeurs et responsables informatiques des entreprises et institutions sénégalaises afin d’encourager les échanges et promouvoir le développement des Technologies de l’information et de la communication (Tic) au sein des organisations.

E. Massiga FAYE

Bien qu’elle ne fasse pas partie des groupes en compétition à la huitième édition du festival « Triangle du balafon », la troupe « Niama Njaba » de Balantacounda a impressionné, samedi, lors de la soirée dédiée aux lauréats du festival.

Elle a été la grande surprise de la nuit des lauréats. Invitée pour la troisième fois au festival « Triangle du balafon », la troupe « Niama Njaba » du Sénégal devait prouver tout le bien qu’on pense d’elle. Chose réussie avec brio. Les  « balafoniste » de Balantacounda, localité située dans le sud-est du Sénégal, ont fait bonne impression  devant le public affamé de mélodies, qui avait fini de patienter pendant  plus de deux tours d’horloge avant de voir les premiers artistes se produire sur scène.

Dans une salle de spectacle Lamissa Bengaly bien remplie, les artistes sénégalais ont ouvert la soirée avec la fameuse  danse de fécondité des Balantes. « Naara » du nom de ce premier morceau est singularisé par une synchronisation de mouvement du corps accompagné d’une calebasse  décorée de perles. Chez l’éthnie Balante, cette danse aide la femme, qui a déjà réalisé un certain nombre de rites, à procréer.

Dans une belle séquence d’harmonie au rythme du balafon, « Niama Njaba » a enchainé avec le « Njogta », une vieille danse  expressive qui servait à  accompagner les guerriers dans les combats ou après leur sortie victorieuse. Coupe-coupe en main, deux danseurs, revigorés par un public enthousiaste, se font face-face, en sautillant à une cadence infernale. Enfin, la troupe a clôturé sa prestation par la danse « Ffadun ». Ici, l’agilité prime sur le physique. Les danseurs se font remarquer par leur capacité à poser un seul pied et à utiliser l’autre comme support dans le même temps. Les applaudissements nourris du public qui ont accompagnés la fin de la prestation en disent long sur la qualité de ce  spectacle « made in » Balantacounda.

I. BA

C’est un bilan globalement positif que la directrice de l’Action culturelle  du Mali tire de la huitième édition du festival « Triangle du Balafon ». Haidara Aminata Sy, qui prédit déjà l’élargissement  de l’événement au sein de toute la Cedeao et de l’Uemoa, est convaincue que la culture peut constituer un antidote contre la violence.

Le festival international  « Triangle du balafon » a vécu. Quel bilan peut-on tirer de cette édition de reprise ?
« Le bilan est globalement positif tant qu’en matière de mobilisation  que d’engagement des artistes. Tous ceux qui se sont produits sur scène ont montré quelque chose de remarquable. Le jury a eu la lourde tâche de les départager. Il y a eu une émulation saine entre les différents pays ayant pris part à cette compétition. Finalement, je pense que c’est le balafon qui a gagné. Ce qui nous importe, c’est l’intégration à travers cet élément magique de notre culture.

Toutefois, ce qui me réjouit davantage, c’est l’encrage de l’événement dans la ville. Sikasso s’est approprié le festival « Triangle du balafon » tant qu’au niveau de la mobilisation des personnes que des ressources. Il y a de plus en plus d’intérêt autour de cet événement sous-régional ».

Pour des raisons de sécurité, le festival n’a pas eu lieu depuis cinq ans. Dans quelle condition avez-vous organisé cette édition ?
Le Mali a connu une crise politico-sécuritaire en 2012. D’ailleurs, la dernière édition du festival « Triangle du balafon » a eu lieu  à la veille même de la crise sécuritaire en février 2012. Il a été décidé en 2016 de consacrer l’année sous la renaissance culturelle. Ce faisant, les autorités politiques ont pris la décision de faire revivre certains événements dont le festival « Triangle du balafon ». Aujourd’hui, la manifestation a pris de l’ampleur car, au début, ce n’était que le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui étaient concernés par l’événement. L’ouverture de la compétition à la Guinée et la participation du Sénégal comme pays invité renforce la popularité de ce rendez-vous culturel. Je pense que c’est un festival qui va bientôt s’élargir, si Dieu le veut, au niveau de l’espace de la Cedeao et de l’Uemoa.

 La paix et l’intégration sous-régionale ont rythmé les festivités de cette huitième édition. Dans un contexte d’extrémisme violent, comment aujourd’hui le « Triangle du balafon » peut aider à construire une paix durable ?
La culture est le ciment de la paix.  Cette année, nous avons invité la caravane culturelle de la paix. Laquelle est essentiellement composée d’artistes du Nord, ceux déplacés, des réfugiés ainsi que des artistes nationaux. Je pense qu’il s’agit d’une forme d’intégration. Ils étaient tous présents à la veille de  l’ouverture du festival. Le Mali est un pays de diversité culturelle. Il n’y a pas d’ethnie supérieure dans notre pays. Les gens se marient entre eux. Avec la culture, nous pensons arriver à la paix et à la cohésion sociale.

Propos recueillis par I. BA

Al Jarreau, légendaire chanteur américain de jazz récompensé sept fois par les Grammy Awards, est décédé dimanche à l'âge de 76 ans, a annoncé son manager.

Le chanteur noir au répertoire éclectique, du jazz à la pop en passant par la soul et le funk, est mort dans un hôpital de Los Angeles quelques jours après avoir annoncé sa retraite pour cause d'épuisement, et à quelques heures de la cérémonie des Grammy. « Sa deuxième priorité dans la vie était la musique », a déclaré son manager Joe Gordon dans un communiqué publié sur le site du chanteur. « Il n'avait pas de troisième priorité. Sa première priorité, bien au-delà des autres, était de guérir et de consoler ceux qui souffrent ».

Né le 12 mars 1940 à Milwaukee, Alwyn Lopez Jarreau était le fils d'un pasteur et d'une pianiste d'église. Très jeune, il chante dans les bars de sa ville natale où sa voix ne passe pas inaperçue. Puis il étudie la psychologie, sans abandonner le chant. Il commence à se faire un nom à Los Angeles, New York et à la télévision. Au début des années 70, il se met à écrire ses propres chansons qui ne quitteront plus son répertoire comme « Lock all the gates » et « Sweet potato pie ».

(AFP)

Le pays vainqueur de l’édition 2017 du Prix Lamissa Bengaly de la huitième édition du festival « Triangle du balafon » sera connu cette après-midi, lors de la cérémonie de clôture de ce grand rendez-vous culturel du Kénédougou. Cette année, la récompense est âprement discutée du fait du niveau relevé des candidats au trophée.

(Sikasso-Mali) : Au Centre de formation Charles Lwanga de Sikasso, qui accueille les délégations des groupes d’artistes venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Sénégal, le temps semble s’arrêter pour laisser place à de rigoureuses séances de répétition. Par groupe de huit, des artistes frappent les balafons à un rythme effréné au milieu de la cour piquée de quelques arbres. Difficile de trouver l’accord devant ce jeu d’instruments au son étrange. Mais pour l’heure, ce n’est pas du tout l’essentiel pour les groupes de ces pays excepté le Sénégal (pays invité). Ici, chacun cherche à trouver dans les détails ce « petit diable » qui lui permettra de séduire le jury et, du même coup, remporter le grand Prix Lamissa Bengaly, du nom de ce virtuose du balafon qui a marqué son époque dans le Kénédougou. Cette année, si l’on en croit Ismaïla Soumaré, professeur de musique et membre du comité d’organisation, le niveau des participants est particulièrement élevé. « Ils ont tous assuré lors de leur premier passage. Il y a du haut niveau dans ce festival. Le jury a vraiment du pain sur la planche », soutient-il. Même si l’on se taquine entre cousins, Burkinabé, Maliens, Ivoiriens et Guinéens se vouent un respect mutuel et une admiration qui ne porte nullement préjudice à l’aspect professionnel de la compétition. « C’est le balafon qui va gagner. Nous sommes tous les meilleurs », souligne Keita Seydou, manager du groupe « Kébaphone » de la Côte d’Ivoire.

Question de prestige
Au-delà du cachet, c’est aussi une question de prestige qui est en jeu. Chacun veut donner le meilleur de lui pour davantage accroître ses chances. Victor Sano du Mali a décroché avec son groupe Bwasan, le deuxième Prix Lamissa Bengaly lors de la dernière édition du festival « Triangle du balafon », en 2012. Cette année, il est revenu avec l’ambition d’offrir à son pays le premier Prix. L’artiste croit fortement à ses chances. « Avec tout le travail que nous avons abattu depuis 2012, nous espérons, cette année, faire le meilleur résultat, en remportant le premier Prix », affirme-t-il. Dans ce festival, son groupe Bwasan a de réelles chances de s’imposer. Ses membres, issus d’une même famille, travaillent ensemble depuis une dizaine d’années. Victor Sano et ses camarades ont su, avec le temps, faire le jumelage entre les rythmes traditionnels et ceux modernes. C’est d’ailleurs l’atout principal sur lequel le groupe va mettre l’accent pour séduire le jury.

De leur côté, le groupe Guinéen amené par l’expérimenté Moussa Celestin Camara, directeur du Ballet national Djoliba, ne compte pas non plus jouer les seconds rôles. Même s’il participe, pour la première fois, à cette compétition, ils ont le mérite d’avoir fait une « très bonne » préparation. « Il faut souligner que cette année, le niveau est très élevé, mais cela ne nous empêche pas de faire confiance à notre expérience, à notre rigueur et à l’instrument avec lequel nous jouons », renseigne M. Camara. Berceau de la musique mandingue, la Guinée, contrairement à ses concurrents, joue avec un type de balafon tout à fait différent des autres. La dimension du balafon guinéen est nettement supérieure. Un point fort sur lequel les Guinéens entendent s’appuyer pour faire la différence. « Notre balafon a déjà fait ses preuves. Il est plus facile de l’intégrer dans la musique universelle que les balafons des autres pays », s’enorgueillit El Hadji Famaro Kouyaté, directeur de l’ensemble koral national de la Guinée.

Pour l’heure, les prestations des différents groupes ne permettent pas de faire une projection fiable et objective sur le nom du futur lauréat de l’édition 2017 du festival « Triangle du balafon ». Un dernier passage sur scène est prévu ce vendredi 10 février pour définitivement partager les candidats.

MADOGOYE SADIO DU GROUPE NIAMA NJABA « L’apport du Sénégal dans ce festival est important »
C’est la troisième fois que la troupe « Niama Njaba » du Sénégal prend part au festival « Triangle du balafon » de Sikasso. Bien qu’elle ne participe pas à la compétition officielle, elle est programmée cette année dans les différentes animations. Un choix qui, sans nul doute, traduit le talent du groupe du Balantacounda.

Pour le manager, Madogoye Sadio, ce festival est, à chaque fois, un grand moment permettant de découvrir d’autres sonorités différentes « des nôtres ». Selon lui, l’apport du Sénégal dans ce festival est important avec la présentation du balafon balante. « Ce festival nous permet de gagner beaucoup d’expériences grâce aux différents échanges. C’est un élément extrêmement important », laisse-t-il entendre. Madogoye Sadio prévoit d’utiliser cette expérience pour l’organisation d’un festival prochainement à Balantacounda. L’objectif est de trouver un cadre d’expression pour tous les « balafonistes » de la localité et de la sous-région.

PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL : Le festival « Triangle du balafon » veut assumer son rôle
En même temps qu’il participe à la promotion de la diversité des expressions culturelles, le festival « Triangle du balafon » participe à la sauvegarde du patrimoine immatériel. Il permet le renforcement des conditions d’apprentissage et de connaissances du balafon considéré comme un instrument mythique ayant traversé les siècles.

Pour les experts, qui ont passé au peigne fin le thème : « Le festival « Triangle du balafon » est au service du patrimoine immatériel ». Cette manifestation culturelle est une occasion d’enseigner la fabrication du balafon ainsi que la transcription des musiques et chants de cet instrument légendaire. L’événement est d’autant plus important qu’il s’inscrit, d’après Mamadou Diallo du ministère de la Culture malienne, dans un contexte d’échange culturel inégal où les pays africains souffrent d’un déséquilibre béant.

Ce faisant, poursuit-il, les traditions liées aux expressions culturelles méritent d’être dynamisées en vue d’éviter qu’elles soient exposées à la disparition. Par ailleurs, face à l’enjeu suscité par la mondialisation, l’expert propose aux Africains d’innover et de faire preuve de plus de créativité, en s’inscrivant dans une dynamique d’anticipation et de perspective.

Lassana Cissé, directeur national du Patrimoine culturel du Mali, salue le rôle joué par le festival « Triangle du balafon » dans le renforcement de l’identité culturelle liée à cet instrument. Il suggère sa protection et valorisation dans tous les pays de la sous-région.

De notre envoyé spécial au Mali,
Ibrahima BA

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