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Arts et Culture (607)

Le Code de la presse, en projet depuis 2010 et resté sans suite sur la table des députés sénégalais, est appelé à remplacer  la loi 96-04  qui n’est plus adéquate pour la couverture juridique des activités de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. Ce texte devrait prendre en compte le statut du journaliste, l’organisation de l’entreprise de presse, la dépénalisation du délit de presse, l’entrée de la presse en ligne aujourd’hui, la régulation de l’audiovisuel, le financement des médias, etc. 

En octobre 2002, lors de sa 32e session, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptait une Déclaration de principes sur la liberté d’expression dans laquelle elle stipulait : « Les Etats doivent revoir toutes les restrictions pénales sur le contenu, en vue de s’assurer qu’elles servent un intérêt légitime dans une société démocratique ».

En 2009, l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade demandait au ministre de la Communication d’alors d’ouvrir des consultations pour l’élaboration d’un Code consensuel de la presse. Cela, afin de dépénaliser surtout les délits de presse. En août 2010, lors de la présentation de la dernière mouture du texte  par le Comité scientifique en charge de sa rédaction au palais de la République, le chef de l’Etat soutenait que le nouveau Code embrasse tous les domaines de la presse.

 « Mon sentiment, c’est que c’est un bon Code. Je m’en réjouis. Je vais demander son adoption par le Conseil des ministres. Voilà un Code qui a été fait par les journalistes. C’est bon pour l’image du Sénégal. C’est un bon Code, encore qu’il faut l’appliquer sans excès de pouvoir », commentait Me Wade.

Ce projet du Code de la presse, élaboré par des juristes, des représentants des médias, de la société civile, de parlementaires, etc., est un nouveau texte qui aborde plusieurs aspects dont le financement de l’audiovisuel, le statut du journaliste, les activités des médias et son organisation, les sanctions particulières applicables aux professionnels de la communication, les médias en ligne, le cadre juridique des organes de presse, le fonctionnement de l’autorité, la régulation de l’audiovisuel… « Je ferai de sorte que notre groupe parlementaire l’adopte. Je vais demander à nos députés, à notre groupe parlementaire, d’être les défenseurs de ce Code », ajoutait le président sénégalais d’alors au cours de cette rencontre avec le Comité scientifique, en présence du ministre de la Communication.

Depuis, des députés de la majorité s’étaient opposés à l’idée d’une dépénalisation des délits de presse. Ainsi, l’adoption de ce Code, dit consensuel, est restée bloquée à l’Assemblée nationale depuis plusieurs années. Et l’accession à la magistrature suprême du président de la République Macky Sall n’a pas changé du tout la position des parlementaires sénégalais.

Répondant à une lettre datée du 07 mai 2016 de la députée Hélène Tine adressée sous forme de question écrite au gouvernement sur l’état d’avancement du projet du Code de la presse, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, rassurait que la dernière mouture du projet du Code de la presse a été rédigée.
Et dans un entretien accordé au « Soleil », le directeur de la Communication, Alioune Dramé, soulignait : « Au niveau du ministère, nous avons retravaillé le texte à partir surtout des critiques formulées par l’Assemblée nationale par rapport à la dépénalisation des délits de presse. Nous allons transcender ce problème en l’excluant du Code ».

Ainsi, au terme de ce séminaire de concertation entre acteurs de la presse, institutions, organismes, etc., du 22 au 24 septembre à Saly, un document final du Code de la presse devrait être remis au Conseil des ministres pour validation et, ensuite, soumis à l’Assemblée nationale.

Omar DIOUF

 

L’adoption définitive du nouveau Code de la presse est la principale attente du directeur général de la Sspp « Le Soleil ». Car, selon Cheikh Thiam, il s’agit d’une décision qui va régler beaucoup de problèmes dans le secteur. Toutefois, tient-il à préciser, il s’est toujours opposé à toute idée de dépénalisation des délits de presse.

« Je ne suis pas de ceux qui veulent une dépénalisation des délits de presse. Je pense que tous les citoyens sont d’égale dignité dans ce pays. Il ne faut pas créer deux catégories de Sénégalais, en faisant en sorte que les uns soient justiciables et que les autres ne le soient pas », laisse-t-il entendre. Pour M. Thiam, « les journalistes doivent être responsables de ce qu’ils écrivent, disent et montrent, et assumer pleinement cette responsabilité ».

Le texte du nouveau Code de la presse avait été élaboré en 2010. Mais il est toujours bloqué à l’Assemblée nationale à cause d’une divergence autour de la dépénalisation du délit de presse. Le Dg du « Soleil » salue le consensus trouvé par les acteurs en décidant d’enlever les articles relatifs à la dépénalisation.

Par ailleurs, il y a, selon lui, d’autres aspects qu’il faudrait toiletter dans ce code. Il s’agit, par exemple, explique-t-il, des missions du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) et du volet publicité. « Dans la sous-région ouest-africaine, beaucoup de pays comme la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont, d’une part, adopté un Code de la presse et, d’autre part, un Code de la publicité. Maintenant, pourquoi, au Sénégal, dans un Code de la presse, on veut en faire un fourre-tout pour y mettre des articles concernant la publicité ? » s’est interrogé Cheikh Thiam. D’après lui, pour réguler la publicité, il faut que tous les acteurs du secteur s’assoient et discutent pour concevoir un Code sur la publicité au Sénégal. Sur ce, il propose la mise en place d’un groupe de travail, d’un comité scientifique, qui regroupera l’ensemble des acteurs. De l’avis M. Thiam, il s’agit de « l’autre étape fondamentale qui interpelle aussi bien la presse que les publicistes et les agences de communication ».

L’autre point qu’il faudrait revoir dans ce Code, soutient-il, concerne la régulation de l’espace économique. Selon lui, « nous sommes dans un environnement économique libéral ». Ce faisant, « on ne doit pas fixer un prix, car il s’agit d’une contradiction avec le libéralisme économique dans lequel notre pays s’est inscrit ».

Ibrahima BA

Ibrahima Khalil Ndiaye, Sg du Synpics : « L’essentiel est de dégager des points de consensus forts »
« Je voudrais d’abord saluer cette disponibilité de l’autorité ministérielle à se pencher enfin sur le projet du Code de la presse et à organiser ce séminaire de partage. Néanmoins, nous regrettons, bien qu’invités, de n’avoir pas reçu les termes de références du séminaire. Je pense que, pour avoir des discussions sereines et fructueuses, on aurait dû disposer des documents en amont. Nos attentes, c’est d’aller vers un séminaire où les gens vont essayer d’aplanir les difficultés et bâtir des consensus forts.

Parce que le futur Code de la presse n’est pas qu’un texte d’experts, il faut surtout écouter les principaux acteurs qui doivent dire leurs points vues et attentes. Sur l’aspect de la dépénalisation, il faut relever que c’est une dynamique africaine, voire mondiale. Aujourd’hui, les délits de presse doivent être enlevés de l’arsenal judiciaire, qu’on ne condamne plus les journalistes de peine de prison pour les délits de presse.

C’est ce qui avait amené à demander la dépénalisation. Mais, il y a une alternative à la dépénalisation : ce sont les sanctions pécuniaires ou financières qui sont très lourdes… Il ne faudrait pas que ce point précis ne biaise le débat. Il y a aussi d’autres points très importants. Et rien ne nous empêche, demain, de manifester sur la place publique et demander à l’autorité de dépénaliser le délit de presse. L’essentiel est de discuter et de dégager des points de consensus forts… ».

Jean Meïssa Diop du Cnra : « Tous les journalistes ne méritent pas la dépénalisation… »
Membre du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), Jean Meïssa Diop se veut formel. Pour celui qui est considéré, aujourd’hui, comme l’un des plus grands chroniqueurs de la presse sénégalaise, il faudrait que les journalistes soient capables de mériter la dépénalisation des délits de presse. Selon lui, « tous les journalistes ne méritent pas la dépénalisation ».

Par contre, pense-t-il, un journaliste qui agit en bonne foi ne mérite pas d’aller en prison. Si l’ancien directeur de publication de « Walf Grand-Place » reste « mitigé » sur certains aspects relatifs à ce nouveau Code de la presse, il pense toutefois que son approbation par l’Assemblée nationale permettra de mettre en ordre certains points ayant traits à l’exercice de cette profession et les conditions pour y entrer.

A l’en croire, ce sera l’occasion de faire le ménage dans le secteur et de mettre plus de rigueur dans l’accès à la profession. Mais également de travailler à la stabilisation des entreprises de presse. Aux yeux de Jean Meïssa Diop, la carte nationale de presse, qui sera désormais mise à la disposition des professionnels, sera un atout dans l’organisation et la conduite à tenir dans la pratique du métier. Car en faisant une faute professionnelle, le journaliste court le risque de perdre temporairement ou définitivement cette carte.

Bacary Domingo mane, president du Cored : « Prendre en compte les préoccupations des journalistes… »
« Nos attentes sont que les préoccupations des journalistes soient toujours prises en compte. Pour le moment, nous ne connaissons pas le contenu récent du texte, mais nous tenons à ce que les préoccupations des médias ,dans leur globalité, soient prises en compte. Sur la dépénalisation ou non des délits de presse, le gouvernement et les députés ont la responsabilité de retoucher le texte. S’ils enlèvent le caractère de la dépénalisation des délits de presse, nous, journalistes, prendrons acte ».

Mamadou Ibra Kane, président du Cedeps : « Garder le caractère consensuel du texte… »
« C’est une attente de l’ensemble des acteurs de la presse. Parce que c’est un projet qui a été élaboré depuis plus de six ans et qui n’a pas été adopté par l’Assemblée nationale. Et le fait que le gouvernement ait pris l’initiative de relancer le projet du Code de la presse pour y apporter les modifications, c’est une excellente chose. Donc, nous, le Collectif des éditeurs et diffuseurs de presse (Cedeps), attendons les propositions d’amendements optées par le gouvernement.

Parce que c’était un projet de Code consensuel adopté après une concertation nationale. Donc, nous attendons de connaître les amendements du gouvernement pour apporter la réponse du Patronat de la presse. Concernant la dépénalisation des délits de presse, nous rappelons que le projet doit demeurer consensuel comme l’a voulu l’ancien président de la République. Nous ne pouvons pas faire un procès d’intention sans connaître les propositions du gouvernement. Nous attendons de les connaître, puis les soumettre à l’ensemble des patrons de presse, et ensuite y apporter les réponses point par point ».

Propos recueillis par
O. DIOUF et I. BA

Le 1er Festival culturel des Sérères Noon se déroulera, du 9 au 11 décembre 2016, à Thiès, sur le thème : « L’émergence culturelle du Noon et le défi de son développement ». A cet effet, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a reçu, hier, le Collectif des Sérères Noon de Thiès.

Selon un communiqué, les membres du Collectif étaient venus s’entretenir avec le ministre de l’organisation de l’événement. Au programme, détaille le document, colloques et exposés, expositions sur les produits du rônier ainsi que des animations culturelles et artistiques vont marquer les temps forts de cette grande manifestation culturelle.

Le festival a pour objectif « la sauvegarde des traditions culturelles des Sérères Noon ainsi que la promotion de leur langue Noon », lit-on dans le communiqué. Au cours de la rencontre, Mbagnick Ndiaye s’est réjoui de cette « belle initiative » qui vise à promouvoir les cultures des terroirs et a promis le soutien et l’accompagnement de son ministère pour la réussite de l’événement.

 

Le comité d’écoute du Prix Découvertes Rfi a sélectionné les dix finalistes de l’édition 2016. Il s’agit notamment As Gang de la Côte d’Ivoire, Pamela Badjogo du Gabon, Atis Constant d’Haïti, Daba du Sénégal, Kandia Kora de la Guinée, Minah du Madagascar, Angel Mutoni du Rwanda, Soul Bang's de la Guinée, Sella Afro du Madagascar et The Ben du Rwanda. Ils seront soumis, le 4 novembre prochain, au vote du jury présidé, cette année, par le rappeur français Kery James, informe un communiqué.

Rfi et ses partenaires sont des acteurs  engagés auprès du lauréat. Ils lui offrent un soutien professionnel et une exposition médiatique. Le Prix Découvertes Rfi est organisé en partenariat avec L’Institut français, l’Organisation internationale de la Francophonie, la Sacem, Deezer et Ubiznews. Depuis 1981, le Prix Découvertes Rfi met en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain.

Au cours des années, ce prix a contribué au lancement de nombreux artistes qui ont depuis conquis un public international. Parmi eux Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam (Mali), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal)… L’artiste capverdienne Elida Almeida a remporté l’édition 2015 du Prix Découvertes Rfi. Son Jury, composé de professionnels, est, chaque année, présidé par une personnalité. 

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

 

La troisième édition du Festival ciné droit libre (Cdl) s’ouvre ce soir à l’Institut français Léopold Senghor de Dakar. Prévue jusqu’au 24 septembre, l’édition de cette année sera ouverte par la projection du film « Hissène Habré, une tragédie tchadienne » du réalisateur tchadien Mahamat Haroun Saleh.

Le film « Hissène Habré, une tragédie tchadienne » du réalisateur tchadien Mahamat Haroun Saleh, Prix du jury lors du festival de Cannes de 2010, sera à l’honneur, ce soir, à l’Institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar. Ce film, qui replonge dans la terreur des répressions commises sous le règne du président Habré, sera projeté en lever de rideau de la troisième édition du Festival ciné droit libre (Cdl) et en présence de son réalisateur. L’originalité de ce film, ce n’est point parce qu’il donne la parole aux victimes, mais le fait qu’il soit tourné par un Tchadien en « abordant des aspects qui n’ont jamais été montrés jusqu’ici par d’autres réalisateurs ». D’une durée de 89 minutes, « Hissène Habré, une tragédie tchadienne » est réalisé en 2016 avec l’appui de la télévision Arte et de TV5 monde.

La troisième édition du Festival Cdl va accueillir 16 films avec une dizaine d’invités venus de la Côte d’Ivoire, du Nigéria et du Burkina Faso. Le Camp pénal de liberté 6, l’Institut français, la Maison de la culture Douta Seck et le G Hip Hop de Guédiawaye sont les principaux sites qui ont été choisis pour abriter cet évènement inscrit désormais dans l’agenda culturel sénégalais. « Droit de vivre : luttons contre l’extrémisme violent » est le thème de l’édition 2016 dont le parrain est Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty international. Pour Luc Damiba, un des coordonnateurs du Ciné droit libre, il s’agit d’un thème d’actualité en rapport avec les scènes de violence qui hantent « notre » sous-région. « Il y a des attaques régulières dans nos pays. Je pense qu’il faut se liguer contre l’extrémisme violent et cette nouvelle manière de vivre qu’on nous impose », a-t-il expliqué. Selon lui, le cinéma doit aider à conscientiser les populations devant cette montée en puissance de la violence. Cela, en utilisant l’art comme une arme de sensibilisation et de lutte contre le terrorisme et de toutes les formes de radicalisme en Afrique et dans le reste du monde.

Le Festival Cdl est consacré aux films sur les droits humains et la liberté d’expression en Afrique. Il s’agit d’un espace d’expression pour poser des débats sur les gouvernances politiques dans le continent. C’est également, a rappelé Didier Awadi du Studio Sankara, un est des initiateurs de ce festival, une plateforme de défense des droits de l’Homme et des expressions libres. Ce faisant, des films sur les grands héros africains seront également proposés gratuitement au public.

D’après « Fou Malade » de G Hip Hop, Ciné droit libre donne l’occasion à la population de voir, à travers des projections populaires, des films dont elles n’avaient pas accès. Les débats après projections permettent aux différents acteurs de la société civile et aux artistes de débattre avec ces populations sur les enjeux majeurs auxquels fait face le continent et de proposer des solutions.

Ibrahima BA

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, présidera, ce jeudi 22 septembre à 10 heures, à Saly, à l’ouverture officielle d’un séminaire d’échanges et de partage sur le Code de la presse.

Selon un communiqué, ce séminaire de concertation sur le Code de la presse se déroulera du 22 au 24 septembre et réunira les acteurs de la presse, les institutions, les organismes, entre autres, pour échanger autour d’un large consensus sur les contenus du document.

La rencontre réunira toutes les organisations professionnelles des médias sans exclusive et des personnalités des médias au Sénégal. Les anciens ministres en charge de la Communication au Sénégal et les différentes institutions telles que l’Assemblée nationale du Sénégal prendront également part au séminaire.

Au terme de ces journées de réflexion, le document sera remis au Conseil des ministres pour validation et ensuite transmis à l’Assemblée nationale.

 

La seconde édition du festival « Pencum Niani » (les palabres de Niani) compte montrer la diversité culturelle de ce département de la région de Tambacounda. Payar, le centre du Sénégal, les vestiges de Mansa Kimintang Kamara, l’épopée glorieux du royaume du Niani… seront parcourus et visité par le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, qui a promis de participer à ses rencontres entre Mandingues, Peulhs, Wolofs, Sérères et Kognaguis.

Le Conseil départemental de Koumpentoum a tenu une rencontre, présidée par le préfet Demba Touré, pour une évaluation de la 1ère édition du festival « Pencum Niani » organisée au mois de décembre 2015. Il s’agissait aussi de lancer l’acte 2 de cet événement prévu du 29 au 31 décembre à Koumpentoum. M. Touré, tout en rappelant que ce festival doit être une affaire de toute la communauté, a mis l’accent sur l’adhésion des communes du département à ce festival, appelées en à faire une affaire personnelle. Par conséquent, elles doivent être impliquées dans l’organisation.

Le président du Conseil départemental de Koumpentoum, l’honorable député Oumar Sy, initiateur et maître d’œuvre du festival, de souligner que « Pencum Niani » est un concept mis en place par ledit Conseil en vue de revisiter l’histoire et la tradition du Niani et du Wouly. Une occasion de discuter avec les populations pour que chaque communauté se voit à travers sa culture et constate en l’autre sa différence et ses similitudes. Il s’agit donc d’organiser trois jours de festivités, de rencontres, de réflexions et de communions. Et ce, à travers des activités. Des visites sont, de ce fait, prévues à Payar, au nord du département, où est implantée la borne qui marque le centre du pays, ensuite au sud, Ndoungoussine, une des capitales du royaume du Niani. Malgré les problèmes de recouvrement du budget rencontrés durant l’organisation du premier festival, le président Sy est convaincu que la seconde édition, qui se tiendra du 29 au 31 décembre 2016, aura un cachet particulier, eu égard aux engagements du ministre de la Culture et sa participation personnelle au projet. Oumar Sy a rappelé que Mbagnick Ndiaye a promis de séjourner à Koumpentoum pendant la période du festival pour visiter les différents sites historiques du département. Car rares sont les Sénégalais qui savent que le centre du pays se trouve à Payar, un village du département de Koumpentoum. Ce sera aussi l’occasion pour le ministre de la Culture de visiter le Niani dans sa globalité mais aussi sa diversité culturelle.

C’est un président du comité d’organisation plus que jamais engagé à réussir cette manifestation culturelle qui est, à ses yeux, la seule occasion pour ressortir les véritables facettes du Niani. Il peut sans nul doute compter sur le soutien du nouveau préfet qui en fait un sacerdoce. Pour le député Oumar Sy, l’organisation de la deuxième édition du festival « Pencum Niani » entre dans le cadre de la consolidation et d’un approfondissement des activités vers la construction d’un produit culturel, touristique, communicationnel et de promotion des potentialités que regorge le département de Koumpentoum. Il s’agit aussi de proposer les opportunités d’affaires aux bailleurs et partenaires nationaux et internationaux à travers des produits touristiques de grande valeur culturelle. L’acte sera ainsi inscrit dans l’agenda du pays.

Pape Demba SIDIBE

La première édition du Salon d’art contemporain du Mali, Ségou’Art, est prévue ce week-end à Ségou. L’objectif de cette manifestation dédiée aux talents émergents de l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs est d’offrir à ces jeunes artistes plus de visibilité.

La ville de Ségou, au Mali, va vibrer au rythme de la création d’art africain contemporain du 23 au 25 septembre. La première édition du Salon d’art contemporain du Mali, Ségou’Art, va réunir, à la fin de cette semaine, des amateurs d’art, collectionneurs, critiques d’art et galeristes autour des œuvres des jeunes talents émergents de l’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs. L’objectif de ce rendez-vous dédié à l’art, informe un communiqué, est d’offrir plus de « visibilité à la création contemporaine des artistes de la nouvelle génération du Mali et d’ailleurs ».

Mais également d’offrir une opportunité aux amateurs d’art de « se sentir concernés par la production artistique local et d’élargir le marché à la production des jeunes talents ». Le Sénégal sera représenté par les artistes Mbaye Babacar Diouf dont l’humain est au centre de sa création, le plasticien, sculpteur et vidéaste Alioune Guèye ainsi que le jeune photographe et réalisateur Guistaw Fall. D’autres artistes, venus de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Bénin, du Burkina, prendront également part à l’édition 2016 du Ségou’Art, dans le cadre de l’exposition internationale des talents émergents.

Quant à l’exposition du Mali, elle regroupera une quinzaine de jeunes talents maliens. L’édition de cette année accordera également une place de choix à l’art dans la cité. En effet, il est prévu plus d’une vingtaine d’expositions « Off ».

Le Ségou’Art 2016 sera également ponctuée par un séminaire sur le thème : « Promotion de l’art contemporain africain ». Par ailleurs, pour ce qui est des distinctions, quatre institutions vont offrir des prix. Il s’agit du Prix du ministère de la Culture, du Prix de la Fondation festival sur le Niger, du Prix du Palais des Beaux-arts de Bruxelles et enfin du Prix du Centre Soleil d’Afrique. Ces distinctions permettront de primer les quatre meilleurs jeunes talents.

Ibrahima BA

Le torchon brûle entre les transporteurs et la mairie de Kolda. Les chauffeurs déplorent le mauvais état de la nouvelle gare routière qui manque de tout, notamment de l’éclairage public, de l’entretien des toilettes mais aussi un mauvais état des voies. Ils demandent à rencontrer le maire pour qu’une solution définitive soit trouvée.

Les transporteurs de Kolda sont très remontés contre les autorités municipales. Ils dénoncent le mauvais état de la nouvelle gare routière qui a été ouverte il y a environ trois mois seulement. Ils s’insurgent contre le manque d’entretien des toilettes, l’absence d’éclairage public et le mauvais état des voies de circulation. Ils veulent rencontrer le maire Abdoulaye Bibi Baldé pour lui faire part de leur déception et solliciter son intervention pour mettre fin à cette situation. Ils estiment que les responsables qu’il a laissés sur place ne sont pas en mesure de régler ce problème. « Chaque deux semaines, les toilettes sont pleines parce que le fossé a une profondeur d’un mètre seulement. Depuis deux mois, les voyageurs et transporteurs sont obligés d’aller dans les toilettes en brousse ou dans les maisons d’autrui. C’est vilain », fustige Abdoulaye Manko, vice-président de la gare routière. « En tant que responsables de la gare routière, nous avons été mêmes menacés par les chauffeurs qui nous demandent pourquoi nous avons accepté de rejoindre cette gare dans ces conditions-là », déclare-t-il. Il se dit déçu par l’attitude de la mairie qui n’a pas tenu les promesses qu’elle avait faites lors des différentes rencontres avec les responsables des transporteurs. Pour le Secrétaire général de la mairie, Abdoulaye Diao, à l’impossible, nul n’est tenu. « Le camion de vidange est embourbé depuis quelques temps dans le quartier Gadapara. Et c’est le seul qui fait ce travail à Kolda. Pour ce qui concerne les voies, nous avons envoyé 6 camions chargés de graviers sur place pour remblayer les trous. Nous avons aussi mis des lampes pour l’éclairage de la gare routière », déclare-t-il. Les propos du représentant du Conseil municipal sont battus en brèche par les chauffeurs trouvés hier à la gare routière.

D’après ce conducteur de 7 places, les usagers sont obligés d’aller se soulager en plein air derrière la gare routière. Ils n’osent plus entrer dans les toilettes à cause de l’odeur nauséabonde qu’elles dégagent et de la présence de larves. Les chauffeurs de Kolda avaient décidé de ne plus verser la taxe municipale à partir de ce lundi pour protester contre l’incapacité de la mairie à trouver une solution à leurs doléances, avant d’y renoncer. Ils s’insurgent également contre l’attitude de leurs responsables syndicaux qui ont accepté de rejoindre la nouvelle gare alors que les conditions minimales de travail ne sont pas réunies. Des passagers rencontrés sur place se joignent également à ce concert de protestations pour dénoncer le mauvais état de la gare routière.

Mamadou Aliou DIALLO

Mbour a vécu, ce week-end, un véritable après-midi de diversité culturelle. La Commission féminine du mouvement « Am Dem » a organisé un évènement très coloré qui a permis d’étaler la richesse culturelle du département. À cette occasion, le président du mouvement, Cheikh Issa Sall, a plaidé pour l’érection d’une salle de spectacle au profit des acteurs culturels afin de leur permettre de mieux exprimer leurs talents.

La pluie n’a pas freiné l’ardeur des populations mbouroises qui ont pris d’assaut le chapiteau aménagé du stade municipal de Mbour où se tenait cette manifestation de grande envergure placée sous le haut parrainage de Baba Ndiaye. Cette soirée festive a encore une fois permis à Mbour d’exhiber ses richesses culturelles. Le patrimoine culturel lébou a ainsi été exhumé avec le « ndawrabine » magistralement exécuté par la troupe de Téfess. Habillées de tenues traditionnelles composées de grands boubous jaunes et de pagnes, la tête bien ornée, le visage bien maquillé et portant à leur cou de jolis colliers en perles, les femmes ont délivré de belles chorégraphies qui ont émerveillé le public. Le « sowrouba » était également à l’honneur avec l’orchestre de Tom Koté. L’intensité de ces grands moments a été partagée avec la chanteuse Miss Mbaye. Mais c’est vraisemblablement la tête d’affiche Alphonse Nousar Ngom, chanteur de « nguel », qui a le plus ravi le public qui s’est offert un voyage de tous les enchantements. Le rythme était chauffé à blanc par la musique de ce maestro qui a su varier les ambiances. Et l’émotion était à son comble. Ce panel d’artistes a gratifié le public de deux heures de performance ininterrompue et inoubliable.

Pour Mandiaye Fall, consultant en gestion du patrimoine, le mouvement, à travers cet évènement, a voulu célébrer la diversité culturelle pour participer au rayonnement culturel de la Petite côte et diversifier l’offre culturelle de Mbour. Selon lui, Mbour a un cachet qui fait référence à la diversité culturelle du point de vue de sa composition initiale. « En faisant appel au groupe sérère, au « ndawrabine » lébou, entre autres, nous pensons célébrer la diversité en attendant de dérouler un programme culturel encore plus ambitieux », a-t-il indiqué. Mbour regorge de talents et de potentialités, mais ne dispose malheureusement pas d’un espace d’expression. Le président du mouvement, Cheikh Issa Sall, a déploré ce fait et s’est engagé à porter le plaidoyer des acteurs culturels du département pour l’érection d’une salle de spectacle. « Nous allons voir, avec les autorités municipales et départementales, comment on peut unir nos forces pour porter ce plaidoyer auprès des plus hautes autorités du pays, car Mbour, avec toute sa richesse et diversité culturelle et l’ensemble de ses talents, mérite bien une salle de spectacle digne de ce nom », a fait savoir M. Sall. « Nous allons y mettre tout notre pouvoir d’influence, de plaidoyer, tout notre entregent, pour accompagner les autorités municipales et départementales à réaliser une salle de spectacle digne d’une ville cosmopolite, une ville culturelle comme Mbour », a-t-il promis.

S. O. FALL

 

Distiller des notes de joie et de ferveur pour rendre grâce au Seigneur. Avec brio, le chantre Fulgence Gackou a réussi, samedi dernier, à créer cette alchimie divine dans un Grand théâtre comble. Il a offert au public un voyage au cours duquel les sonorités d’ici et d’ailleurs, de son temps et de sa foi chrétienne, de son terroir et de son espace d’expression universel se sont entremêlées sans qu’il n’y ait discordance.

Trompettes, guitare, piano, instruments de percussions disputent les allées de la gratitude à une puissante voix sous une lumière complice. La scène s’emplit de vie et de blanc dont sont couverts le chœur et les instrumentistes devant une majestueuse « Marie », mère de celui qui y est célébré. La ferveur religieuse n’est pas un intermède à la vie. Elle est aussi jouissance quand les cœurs et les esprits sont en fusion. Il n’a été question que de cela dans une profonde action de grâce. Fulgence Gackou l’a montré par le rythme et le talent dont le Seigneur a bien voulu le gratifier et le message puissant qui a été le sien durant toute la soirée. Il a chanté en chœur avec le public pour atteindre les cœurs et les rivages où échouent « les âmes purifiées, libérées ». Ici, la prouesse n’est pas dans les mots. Elle est dans la manière d’annoncer « la bonne nouvelle ». Et l’enfant de Fadiouth s’y est pris avec bonheur. Il sait tout faire. Bien chanter. Déchirer l’air et la scène par la percussion et son pas un tantinet charmeur. Ceux des deux trompettistes aux corps habiles, à l’autre bout du plateau, sont à la fois exquis et plaisants. Tout était à regarder et à sentir.

Le jeune homme, comme l’avait annoncé l’animatrice Karine Jouanelle, n’a pas prié seul. Il a rendu grâce avec une assistance chantante qui ne s’est pas retenue quand il a fallu quitter les sièges et « fixer les perruques avec des épingles » afin de se conformer aux cadences très souvent infernales. Fulgence explore tous les rythmes, les plus inimaginables délices de sa voix docile, des sonorités les plus exotiques. Il réussit avec la même « bénédiction » les cantiques qui l’ont bercé, le gospel qui a fait charrier bien des âmes, que la rumba congolaise, le reggae ou la salsa, pur moment d’extase pour « la vieille garde » ; comme quand une voix à la fois vibrante et caverneuse a créé une fusion divine sur une scène conquise. De temps en temps, une âme égayante qui n’a rien à envier à Mbaye Dièye Faye, Pape Thiopet et autres « chauffeurs » de chez nous, en rajoute à l’intensité de la fête.

Le morceau « Bayete » donne un second souffle au public. L’enthousiasme déferle, les cœurs s’enflamment, les corps se meuvent quand Fulgence entonne « Yaagnou doy », chanté en chœur, les bras balancés en signe de ferveur et de gratitude envers Jésus Christ. « Ave Maria » sonne comme une autre reconnaissance à l’endroit de la Sainte. L’intensité artistique est à son paroxysme. La communion est touchante. Le bonhomme peut exulter. Il n’a pas fait que remplir une salle. Il a empli les cœurs de joie et d’harmonie.

Riche palette
La deuxième partie de son show est un retour au terroir où également le Seigneur est présent. Les batteurs de Fadiouth, venus le célébrer avec lui, donnent une autre dimension au rythme. Même les mômes n’ont pu résister à « Diambar » ou à « Fog Ole Kertien ». Ils s’emparent de la scène de leur innocence et de leur joie pour danser avec lui sous le regard envieux d’adultes que les « maudits » sièges du Grand théâtre ont du mal à contenir. On n’est ni debout ni assis.

On est en effervescence. Mbaye Ndiaye et Simon Sène, chanteurs sérères de talent, peuvent dormir tranquilles. Fulgence Gackou apporte des délices à la vie. « Finalement, il sait tout faire ! » s’exclame Jean Paul Ndour, venu prendre plaisir, avec sa copine, à la soirée de grâce. Les chantres Urbain Nassalan et Fabrice Bertrand Biagui ont également joué leurs partitions en explorant des styles musicaux de leur foi et de leur temps, preuve de leur riche palette.

Les propos de Vincent Mendy, berger de la communauté « JeunEspérance », donne à cette soirée toute une symbolique par-delà son caractère festif : « Bâtir le Sénégal avec l’apport de chaque religion ». Cela fait suite à la projection d’une vidéo dans laquelle la cohabitation entre musulmans et chrétiens est exaltée et entretenue par des jeunes, maîtres d’œuvre du Sénégal de demain. Fulgence Gackou, par l’étendue de son talent, la profondeur de son texte et les actions qu’il déroule avec les cœurs unis, pourrait en être le porte-étendard. Alléluia.

Alassane Aliou MBAYE

Fresque politico-humoristique, véritable spectacle vivant, « Au pays de Bwakamambé » de l’artiste Alibeta a ravi le public du Just 4 U. C’est une adaptation originale du « Pleurer-rire » d’Henri Lopez représentée sur scène avec du conte, la danse, le théâtre et la musique. La première présentation de cette création en gestation était une occasion, pour Alibeta, d’avoir une opinion du public.

« Au pays de Bwakamambé », réalisé par Alibeta, est un spectacle vivant, un mélange de musique, de conte, de danse et de théâtre, pour une adaptation du « Pleurer rire » d’Henri Lopez. C’est une fresque politico-humoristique, spectacle alliant monologue, conte, chants, danses et expression théâtrale qui met à nue les tares des sociétés africaines.

Le spectacle s’ouvre sur un monologue chant, à la prestation de sermon du roi Bwakamambé Na Sakaddé. Un roi/président qui accéda au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat, pour ensuite régner en dictateur. Annoncé par son bras droit et précédé de ses valets, le « général Anibal, Canibal roi, fils de … », il titube en entrée de scène. A sa prise de parole, le roi prône une bonne gouvernance... Pourtant, les ministres du Peuple sont tous issus de l’ethnie royale, que des parents.

Costumes, décors et instrumental
L’oppression du peuple atteint son apogée quand des démocrates se joignent à la gestion des affaires. Un des pionniers de la révolution s’est fait livrer au roi et la suite est imaginable. Ce citoyen dénonce à vive voix le favoritisme sanguin, la dictature, la personnalisation des institutions, l’assujettissement du peuple et divers maux et bavures de la tyrannie. Un peuple révolté s’attaque au roi afin de faire tomber son règne. Un peuple révolté qui détrône son roi/président de la manière dont il est arrivé : la force. Après tout, l’affaire de la Cité incombe de droit à tous.

Comme décor, le rouge, symbole de la violence, du danger, et le noir qui plonge dans les ténèbres, afflue la vue cassée d’un peu de blanc. Des couleurs symboliques afin de mieux traduire la situation apocalyptique au pays de Bwakamambé… En tenue faite de tissu traditionnel (pantalon bouffant et classique, allant des acteurs aux figurants, ils sont tous en accord par le port vestimentaire. Des arabesques qui renvoie aux guerriers de Shaka Zoulou, des visages peints avec le légendaire signe Dogon… La croix s’impose sur l’arrière-plan de la scène, des visages et les tuniques haussées de capuchon. On se croyait vraiment dans un royaume. L’accoutrement du roi combine la tradimoderne.

Un ancrage culturel profond mais aussi une ouverture par les instruments musicaux. Ainsi, la kora, le djémbé, le ngoni (du Mali), le tama (du Sénégal), la basse, la guitare, la calebasse orchestrant l’ambiance dans une variété musicale, le rythme était au rendez-vous.

Les chorégraphies délivrent également pleins de message. La danse, moyen d’expression, a été un biais d’extérioriser la frustration, la violence, la révolte et l’espoir du peuple de Bwakamambé. D’une polyvalence inouïe, les danseurs font la parade entre les cultures malienne et sénégalaise par des chorégraphies ethnologiques : bambara, diola, sérère, etc.

Les chansons et monologues sont axés sur la paix en Casamance, l’amour et la musique. Les hommages aux personnages religieux font partis des temps forts du spectacle. Il prend fin sur une note musicale, notamment Saraba, un royaume mythique où règnent l’abondance et la paix.

Alibeta et le rappeur Paul Pessety Sagna alias Pps ont rivalisé d’inspiration et de variation de styles musicaux sous l’acclamation du public. Le trajet « au pays de Bwakamambé »  à « Saraba » était riche en évènement et émotion, un spectacle instructif et humoristique.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR (stagiaire)

C’est un alchimiste des arts, Insa Babylas Ndiaye : plastique et musical. Sa plume, sa voix, ses mains, autant d’outils pour traduire ses sensations artistiques. Babylas est juste un jongleur à l’inspiration féconde. Retour sur l’initiation, les réalisations et les perceptives de cet acteur multifacettes.

Allier ses émotions artistiques avec son vécu fait la particularité de son écriture picturale de par les moments forts qu’il puise de la cohabitation avec la nature, le monde et les artistes. Pour Insa Babylas Ndiaye, « l’art n’est pas une fin en soi ». C’est la raison pour laquelle on ne retrouve pas chez lui cette quête de la reconnaissance publique. Car son art se définit comme étant un parcours et un moyen d’expression tel « un murmure à l’oreille d’un complice… »

Une passion née du côtoiement de son père qui a exercé à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad)…  et l’histoire marque ses débuts le jour où  il lui a prêté un appareil photo. « A l’occasion des fêtes de famille, on me donnait un film de 36 poses et je devais immortaliser les temps forts. A l’époque, on ne pouvait pas visualiser les clichés comme avec le numérique d’aujourd’hui, ce n’était pas évident », dixit l’artiste plongé dans une réminiscence lointaine.  Quand la passion et le don se croisent, la formation devient complément. Ainsi, Babylas Ndiaye était sur beaucoup de choses sans trop les maîtriser. Au carrefour de la passion et sur suggestion de Ndoye Douts, il part se perfectionner aux Beaux-Arts de Dakar. Il y acquiert des notions plastiques et taquine les supports. L’artiste excelle et transmet ses sentiments… Il passe de la photographie au dessin, de la peinture sur toile au sous verre. Cette diversification « ne se fait pas au feeling, mais se réalise avec une inspiration profonde ». Cela permet d’investir n’importe quel support. Pour cet artiste aux multiples facettes, l’enracinement est aussi primordial que l’ouverture aux autres pays.

Babylas Ndiaye en a fait l’expérience en 2010 en découvrant le Mali. L’œil plastique lui a permis d’interroger des perceptions et sensibilités qui ne sont pas toujours les mêmes. Il est habité par l’envie de capturer ces moments afin de mémoriser leurs expressions faciales, corporelles et autres, d’une richesse multidimensionnelle qu’il faut partager. D’où la nécessité, au regard de l’acteur culturel, d’ « un marché de l’art qui est une  initiative louable ».

De la scène à la production musicale
Cependant, la réflexion doit être beaucoup plus approfondie. Il suggère une politique culturelle en adéquation avec ce qui se fait de meilleur dans le monde. Il s’agira, selon Babylas, de définir et consolider le rôle de chaque maillon de la chaîne : artistes, galeristes, critiques d’arts, etc. C’est ainsi que l’on pourrait avoir un secteur artistique puissant.                              
Promoteur d’événements de dimension internationale, Insa Babylas Ndiaye est le chargé de production du 1er concert du rappeur Booba à Dakar, du 1er Show of the year (Nit Doff Killer), du 1er concert des Neg’Marrons, etc. Initié au rap depuis 1994 par « Lakalé Poss », compil de « rap galsen », son groupe d’avant, il n’a pas fait long feu dans la carrière de chanteur. Après une formation à l’occasion du Fesman, il a ouvert un agence destinée à l’événementiel et la production. 

« C’est dans le côté business, entreprenariat que j’ai découvert une autre facette de la musique », explique l’acteur culturel. « De là, mon travail de régisseur de spectacle m’a mis en contact avec des artistes », ajoute-t-il. Ces moments privilégiés lui permettent d’avoir des particularités et cela lui donne l’occasion de détenir des images exclusives qu’il expose dans la collection « Icône musicale ». Elle sera une continuité après une première série depuis 6 ans. Ce sera l’occasion de rendre hommage au maestro Doudou Ndiaye Rose, Ablo Zon, musicien batteur, entre autres, lors d’un salon d’art contemporain à Sédhiou.  De la conception d’une œuvre à l’exposition peut s’écouler une éternité, le temps d’une gestation, de couver ses projets. Ainsi, des évènements sont en vue pour la fin de l’année dont une production : rassemblement de sonorités africaines qu’il va montrer dans un festival et donner une idée aux spectateurs de ce qu’il se passe au-delà des frontières.
Par ailleurs, le financement participatif par la masse pour déceler des pépites, des graines de star dans tous les secteurs artistiques par et pour les Africains est en perspective.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR (stagiaire)

« De la Téranga pour Modou » est le premier roman de l’écrivain et artiste plasticien Cheikh Diop. Parue aux Editions Salamata, cette œuvre, étalée sur plus de 200 pages, traite du vécu des émigrés sénégalais d’Europe.

Ses tableaux d’art retraçant, avec une précision clinique, ses souvenirs d’enfance de Mbackol, dans le lointain Cayor, l’histoire coloniale du Sénégal et la beauté de la femme sénégalaise auraient simplement suffit à l’inscrire au panthéon des grands hommes. Mais Cheikh Abass Diop, c’est aussi une plume gracieusement  trempée dans l’encre de la sagesse. Poète dans l’âme, il évoque, dans son tout premier roman, paru aux Editions Salamata, un brûlant sujet d’actualité : l’émigration.  Même si l’écriture « De la Téranga pour Modou » date de plusieurs années, elle évoque des sujets et des faits divers loin d’être ordinaires et qui continuent d’alimenter, de manière quasi permanente, les médias nationaux et internationaux. Dans ce livre, tous les événements sont liés. Chaque paragraphe apporte un élément nouveau dans le destin des personnages, condamnés, tel Sisyphe, à faire face  aux difficiles épreuves de la vie.  
Le roman commence par une sécheresse épouvantable qui avait fini de faire du Cayor une terre de misère où l’apocalypse pointe le bout du nez. Les astuces traditionnelles des populations, des sorciers et des marabouts n’avaient  pas pu attirer la pluie. Le « bawnaan » (incantations pour  provoquer la pluie) des femmes n’avait non plus porté ses fruits. Dans cette scène de chaos, toutes les tentatives  pour faire venir la pluie étaient infructueuses. Cette catastrophe a ainsi poussé les « Baol-Baol », habitant de cette contrée du pays, à partir à l’aventure vers l’Europe ou l’Amérique. Cependant, d’autres avaient fait le choix de rallier la capitale « Ndakarou » pour fuir la misère et la famine.   Modou Diop, l’un de ces jeunes villageois et personnage principal du roman, avait, lui, choisi de vendre de la friperie à  Colobane. Mais finalement, les affaires ne marchaient plus pour les marchands et le travail de la terre non plus, à cause des cycles  de sécheresse.

Racisme
Après des années de combat et de débrouillardise à la recherche d’une fortune dans la tumultueuse  capitale, il fallait, pour Modou,  se résigner à partir à l’aventure comme tout le monde. C’est ainsi qu’il décide de rallier l’Europe à la quête d’un lendemain qui chante.
Modou se rend en France, en Allemagne, puis en Italie. D’ailleurs, c’est en Italie qu’il va succomber à un accident de circulation avec ses deux amis, Assane Sow et Dame Mboup. Dans l’éternité d’une amitié, ils seront rapatriés au Sénégal et enterrés côte à côte au cimetière de la ville sainte de Touba. Cette œuvre, empruntant parfois la cadence d’un simple fait divers, est riche en émotion et plein de rebondissements. Le roman soulève également le problème du racisme et la discrimination dans le vieux continent. L’auteur y montre comment les émigrés d’origine africaine sont parfois « exploités, insultés et leur dignité bafouée par des Blancs se croyant supérieurs ; comment ils haïssent les Noirs à cause de la couleur de leur peau ».  Balla, l’un des personnages, est victime « de propos racistes » de la part de son directeur général, Antonio Sperilla. Il est sous la menace d’un licenciement abusif.  Mais, il ne se laisse pas intimider. Balla est aidé en cela par la secrétaire de son directeur, Alessia, « une belle brune ». Contrairement  à son compatriote, cette dernière prend la défense de Balla et traite son patron de raciste.

Par ailleurs, à travers des récits historiques,  le livre retrace une partie de l’histoire du Sénégal, en abordant la bataille héroïque de Lat Dior Ngoné Latyr Diop contre les colons. Né en 1954 à Thilmakha Mbackol, Cheikh Diop est titulaire de plusieurs diplômes scientifiques d’universités françaises et de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.  A la fois peintre, mathématicien et philosophe, il est également l’auteur des recueils de poèmes « Insomnies rebelle » et de « Tsylla » parus aux éditions Fasal de France.

Ibrahima BA

Le rappeur et producteur américain recevra un prix d'honneur lors de la 11e cérémonie annuelle des Bet Hip-Hop Awards, qui se déroulera le 17 septembre au Cobb Energy Performing Arts Centre, près d'Atlanta.
Bet a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux. Snoop Dogg, qui a sorti son tout premier opus en 1993 avec des morceaux devenus mythiques comme « Who Am I (What's My Name) ? » ou « Gin and Juice », recevra le I Am Hip-Hop Award lors de la prochaine cérémonie, organisée le 17 septembre et diffusée sur Bet le 4 octobre. Soirée récompensant les artistes, producteurs et réalisateurs de clips de hip-hop de l'année, les Bet Hip-Hop Awards seront, pour la première fois, présentés par Dj Khaled, pourtant nominé dans plusieurs catégories. Gucci Mane et Desiigner seront présents pour assurer le show.                      

(AFP)

L’Ecole publique du village de Mbafaye, près de Fatick, abrite, ce samedi après-midi, la projection du film « Un Jour », un court-métrage retraçant une journée dans la peau de Mbayta, une femme agent de crédit au Sénégal.  « Un jour » propose de suivre les déplacements de Mbayta au cours d’une de ses journées. A l’ombre de l’arbre à palabres, le personnage principal est observé dans ses discussions avec un groupe de femmes-emprunteurs. Au centre des échanges, les répercussions positives et durables que le microcrédit aura sur la vie de Marie.
Mbayta, à travers des pistes poussiéreuses, va à la rencontre de Binta, une femme en grande difficulté, à qui elle propose de libérer et développer son potentiel grâce à un microcrédit. La projection d’ « Un jour » sera l’occasion d’entendre l’intervention de Sam Phelps qui a facilité le tournage du film et permis de donner vie au témoignage de Mbayta.  Après la diffusion d’« Un Jour », « Ratatouille », film d’animation de Walt Disney, sera projeté.

Lancé depuis 2012, le processus d’élaboration du document de stratégie « Sénégal numérique 2025 » a franchi une nouvelle étape avec le partage et la validation du rapport provisoire, hier, entre différents acteurs du secteur de l’économie numérique. Pour son financement, un budget de 1.345 milliards de FCfa est nécessaire.

Les besoins de financement du projet « Sénégal numérique 2025 » tournent autour de 1.345 milliards de FCfa. C’est l’une des principales conclusions du rapport provisoire du document de stratégie partagé et validé, hier, par les différents acteurs des Tic et des télécommunications. Ce document, élaboré par le cabinet Performances Group, se veut le cadre de référence déclinant toutes les actions et mesures à prendre, et alignées sur les orientations fixées dans le Pse, pour le développement du secteur numérique. Pour la mobilisation de ces ressources, le secteur privé est appelé à jouer un rôle prépondérant, car sa contribution est estimée à 75 %. Quant à la part attendue de l’Etat, elle est de 15 %, alors que les 10 % restants devraient être mobilisés grâce à des partenariats public-privés.

Pour Malick Ndiaye, directeur de cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications, « la validation de ce document de stratégie marque une étape importante et l’ouverture d’une nouvelle ère pour notre secteur ». Cela, en ce sens qu’il est convaincu que le numérique constitue une opportunité pour moderniser l’économie sénégalaise et accélérer sa marche vers l’émergence. Les statistiques de 2015 mettent en lumière les belles perspectives et les avantages que le Sénégal peut tirer de la mise en œuvre d’une bonne politique d’économie numérique.

En effet, se basant sur l’intervention du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, à l’occasion de la 16ème session des Assises économiques du Meds de la semaine dernière, Malick Ndiaye a rappelé que la contribution de la branche Postes télécommunications en 2015 est évaluée à 566,9 milliards de FCfa sur un Pib national de l’ordre de 8.149 milliards de FCfa, soit près de 7 %, avec plus de 19.000 emplois directes créés dans l’économie formelle. Par rapport à 2014, des améliorations ont été notées en 2015, mais l’ambition du Sénégal demeure, selon le directeur de cabinet, l’atteinte de 10 % de contribution d’ici à 2025.

Par ailleurs, le Sénégal ambitionne de maintenir son leadership régional dans le domaine du numérique et améliorer nettement son positionnement international en gagnant une quarantaine de places à l’horizon 2025. Ces enjeux et défis constituent le soubassement du concept « Sénégal numérique », « une stratégie adossée à un développement industriel accordant une place primordiale au secteur privé national », a insisté M. Ndiaye.

Dividendes du numérique
Ce rapport provisoire est le fruit d’un long processus de maturation adossé sur une démarche participative et inclusive, a fait savoir le consultant Mohamed Tidiane Seck, directeur-associé de Performances Group. « Les préoccupations de tous les acteurs du secteur des télécoms, de la société civile, des consommateurs et des journalistes ont été prises en compte dans l’élaboration de ce document que nous considérons comme la solution aux problèmes qu’on vit aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Selon l’expert, le Sénégal dispose de prérequis solides sur lesquels il peut s’appuyer pour mettre en œuvre ce document stratégique et en tirer tous les dividendes. «McKinsey, une source indépendante, montre que le Sénégal est le premier pays en Afrique en matière de contribution des Tic dans la production du Pib.

Cela montre le caractère stratégique du secteur des télécoms dans notre pays. A ce titre, toutes les mesures tendant à renforcer ce secteur doivent être prises sans délais », a-t-il soutenu. Le concept « Sénégal numérique » n’étant pas une fin en soi, le directeur de cabinet du ministre des Postes et des Télécommunications a révélé que le processus de la réforme et de l’actualisation du cadre juridique du secteur de l’économie numérique est déjà lancé avec le recrutement d’un cabinet.

Elhadji Ibrahima THIAM

 

Pour un développement durable, il faut définir les critères de performance dans l’élaboration d’un projet. C’est la conviction d’El Hadj Malick Soumaré, auteur de l’ouvrage « Performances des projets de développement international » publié chez l’Harmattan Sénégal.

Mercredi, la salle de la librairie Harmattan Sénégal a accueilli parents, collègues et amis venus assistés à la cérémonie de dédicace de son ouvrage riche de 221 pages. Divisé en deux parties, le livre traite des critères de performances en management de projets et ceux exécutés par l’Agence d'exécution des travaux d'intérêt public (Agetip). « La performance est un concept polysémique dont la définition ne fait pas l’unanimité », a dit d’emblée Dr Hadj Malick Soumaré, notant que la performance relève du résultat, du succès né d’une action. A son avis, le porteur d’un projet doit étudier l’environnement, nouer des partenaires techniques et financiers (bailleurs de fonds), mais étudier, au préalable, son impact.  Condition sine qua non à sa réussite.

Mieux, l’auteur a précisé, avec insistance, que le porteur de projet doit bien mesurer son taux de décaissement ; ce qui montre que les activités du programme seront réalisables. Autrement dit, si dans un méga projet le taux de décaissement est faible, le projet est entamé dès le début.

En terme simple, il a soutenu qu’un projet est la transformation d’une idée en action. Mais cela l’est plus difficile en réalité ; ce qui devrait obliger le gestionnaire à jeter un coup d’œil dans sa phase de réalisation, pour une gestion efficiente du projet.  A l’en croire, « le porteur de projet doit s’outiller par rapport aux points faibles », car « les points forts sont déjà des acquis ». Abordant le Plan Sénégal émergent (Pse), Dr El Hadj Malick Soumaré indique qu’un programme, c’est un ensemble de projets ; s’ils réussissent, par inférence, le Plan réussira.

Viatique
De son côté, l’architecte Naby Kane, directeur de l’Ecole d’architecture de Dakar, a indiqué que ce livre aborde les critères de performance d’un projet. « Nous nous désolons à chaque fois qu’un projet est mal exécuté ou ne respecte pas le délai d’exécution. Le chef de l’Etat s’est récemment désolé de la lenteur des projets au Sénégal.  A chaque fois qu’un projet est mal fait, on perd du temps, de l’argent, de l’énergie, car il faut revenir là-dessus. Ce livre est destiné non seulement aux spécialistes, mais aussi aux populations bénéficiaires pour pouvoir juger, elles-mêmes, de ces projets », a-t-il affirmé.

Dr Amadou Amdy Fall, Maître de conférences à l’Ecole supérieure polytechnique (Esp) de Dakar, est revenu sur le parcours riche de l’homme.
Il a loué sa motivation et son engagement. L’économie, le génie civil, les Bâtiments et travaux publics (Btp) ne sont pas un secret pour El Hadj Malick Soumaré ; s’y ajoute ses capacités linguistiques, car étant un polyglotte. « Son livre, ce n’est pas pour de l’argent, c’est pour partager des connaissances », a-t-il déclaré.

Quant au directeur de l’Harmattan Sénégal, Dr Abdoulaye Diallo, il a reconnu le plaisir à travailler avec l’auteur. « Il a toujours le bon mot pour tout le monde. C’est une marque de la grandeur de l’homme. Quand les autres travaillent pour avoir de l’argent, travaille pour nouer des amitiés. Cela te servira. Si la question de la performance était érigée en règle de gestion, nous n’aurions pas connu ces problèmes que nous sommes en train de vivre », a laissé entendre, convaincu, M. Diallo, non sans inviter les uns et les autres à tirer leurs erreurs du passé.

Comme toujours, Abdoulaye Diallo a exhorté les intellectuels à écrire, parce que par leur expérience, ils ont quelque chose à partager avec le public. « A niveau égal, la culture générale fera la différence. Et dans ce cas, la lecture est la voie la plus indiquée », a lancé, tel un viatique, l’éditeur.

Serigne Mansour Sy CISSE 

Aliou Kéba Badiane, coordinateur des Centres de lecture et d’animation culturelle des régions de Sédhiou et Kolda, entend donner une nouvelle impulsion à la lecture publique, dès le mois d’octobre, après la réception d’une importante dotation en livres dont des manuels scolaires.

La remarque est que partout la lecture est en perte de vitesse surtout chez les élèves. C’est pourquoi ces derniers constitueront la cible principale du coordinateur des Centres de lecture et d’animation culturelle des régions de Sédhiou et Kolda. « Pour cela, nous irons dans toutes les écoles de tous ordres d’enseignement, nous parlerons aux élèves, aux enseignants, à l’administration, pour que tous participent à cette campagne de sensibilisation pour la lecture », a confié Aliou Kéba Badiane. 

Pour atteindre l’objectif visé, la cible adulte aussi est concernée. En effet, on ne peut amener un enfant à aimer la lecture que  s’il  voit  les adultes, à l’image des parents, lire. Le Clac n’est pas seulement pour les enfants qui ont une belle panoplie de jouets mais aussi pour les adultes. Toutes les facilités seront offertes pour une fréquentation sans difficultés des Clac et du Centre culturel régional de Sédhiou.

Autre secteur qui connaîtra un certain dynamisme : l’animation culturelle dans les Clac grâce à la puissante et dernière génération de sonorisation qui était déjà à Kolda du temps de l’ancien coordinateur et que M. Badiane a récupérée. Elle sera exclusivement à la disposition des Clac et du Centre culturel régional pour les manifestations culturelles. Cette sono est composée d’un ampli, d’un lecteur, d’un vidéoprojecteur, de micros ; le tout constituant un câblage intégré. Une belle entrée culturelle en perspective dans la région de Sédhiou.

 Malamine KAMARA

 

13 septembre 1996, Tupac Shakur meurt à Las Vegas. Vingt ans après, il inspire toujours la nouvelle génération de rappeurs, son effigie orne des endroits improbables et son hologramme a donné un concert.

« Plus que tout, il incarnait l'angoisse existentielle des gens opprimés, des pauvres, de ceux qui se sentaient marginalisés », avance Khaled M., fils de dissidents libyens et rappeur, en guise d'explication de l'aura de Tupac.
« Il était la voix des sans-voix », ajoute le jeune homme. « Encore aujourd'hui, je ne pense pas qu'il y ait un artiste de hip-hop capable de reproduire sa voix dans toute son ampleur, sa profondeur et sa passion », affirme-t-il.

Il se souvient encore de sa surprise -quand il a débarqué en Libye après la chute de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi en 2011- de voir la silhouette du rappeur orner les murs, si loin de l'Amérique. L'influence du chanteur à l'emblématique bandana noué sur le front ne se dément pas. La richesse de la palette de ses émotions et sa façon de les mettre à nu ont permis à ses chansons de franchir les barrières culturelles et les frontières.

Dam, un groupe palestinien de hip-hop, revendique son héritage, tout comme des rappeurs iraniens, africains ou d'Europe de l'Est. Mais son inspiration n'a pas toujours été positive. Pendant la guerre civile qui a déchiré la Sierra Leone, les rebelles portaient des T-shirts à l'effigie de Tupac. « Hit 'Em Up » -ode à la violence- était leur chant de guerre.

Gangsta mais pas que
Le 7 septembre, il y a 20 ans, Tupac Shakur a été blessé de plusieurs balles à un angle de rues de Las Vegas. Il a succombé six jours plus tard dans un hôpital de la ville.
Le mystère de sa mort n'a toujours pas été totalement levé, laissant libre cours à l'imagination. Comme Elvis, Tupac Shakur est régulièrement « aperçu » vivant. En 2002, le Los Angeles Times avait conclu, après une enquête controversée, qu'il était tombé sous les balles des Crips, l'un des deux grands gangs de Los Angeles. Sa mort, à seulement 25 ans, s'est produite au plus fort de la rivalité entre rappeurs de la côte Ouest, dont il était le porte-drapeau, et ceux de la côte Est. Leur héraut, Notorious B.I.G, sera abattu six mois après Shakur.

La violence a joué un rôle important dans la vie et la musique de Tupac Shakur. « Me Against the World » est devenu le premier album en tête du hit-parade aux Etats-Unis dont l'auteur était en prison.
Shakur y purgeait une peine pour agression sexuelle. Pourtant, il avait débuté comme danseur pour le sensuel groupe Digital Underground et a été l'un des rares rappeurs à ouvertement condamner les violences faites aux femmes.

Concert posthume
Au faîte de sa carrière dans les années 1990, il a aussi été un acteur reconnu et aimait se livrer dans de longues interviews introspectives. Tupac -dont la mère, Afeni, avait participé activement au mouvement des Black Panthers et choisi son prénom en hommage à un révolutionnaire péruvien- n'hésitait pas à s'engager contre les problèmes qui frappaient, et frappent encore, la communauté noire. Le message n'était pas original mais Tupac le faisait passer comme personne, à un moment où le hip-hop devenait grand public.

L'un des moments les plus bizarres de la « vie posthume » de Tupac a sans aucun doute été son apparition sur scène au festival de Coachella en 2012. Il a donné un concert sous forme d'hologramme, une image produite avec un laser. Malgré son influence et les cohortes de fans qui font vivre sa mémoire, les hommages plus formels sont rares. Une école d'art montée par sa mère a fermé et Afeni est décédée en mai cette année.

Travis Gosa, professeur adjoint à la Cornell University, s'inquiète de l'héritage du rappeur. « Il est assez ironique que 20 ans après la mort de Tupac, vous puissiez entrer dans un café Starbucks et entendre du Tupac se déverser des enceintes », note-t-il.

(AFP)

Après plus de trois années d’absence, le musicien originaire de Rufisque, Mame Gor Mboup, sort l’album « Référence », disponible dès le 20 septembre prochain. Il revient sur ce produit musical riche de sept titres.

En chantant « Référence », Mame Gor Diazaka a voulu inviter les jeunes à suivre les pas de leurs aînés, réputés d’être sur la bonne voie afin de réussir. Hier, en conférence de presse, le chanteur a laissé entendre que l’album « Référence » riche de 7 titres (Téranga, Pikine, Chérie, Mbéray (causerie), Djaraf, Abc) a été bien travaillé, les sons bien arrangés. « Les gens sont très stressés et ne peuvent pas rester à écouter 14 titres. C’est pourquoi, j’ai décidé de sortir 7 titres », explique, d’entrée, l’ex manager du groupe Bamba-J Fall.

« Si je suis resté pendant trois années sans sortir d’album, c’est parce que j’étais préoccupé par l’ouverture de ma boîte (ouverte aussi aux autres artistes) et la préparation de mon album », détaille le chanteur. « Tous les musiciens ambitieux veulent être comme lui, car il est planétaire et a fait presque toutes les scènes du monde», dit-t-il, franc !

Si Mame Gor, qui n’est pas né, ni grandi à Pikine, accorde à cette haute banlieue dakaroise un opus, aux sonorités douces à l’oreille, en chantant les lutteurs Eumeu Sène, Ama Baldé et Boy Niang, c’est parce que Pikine symbolise l’hospitalité, la solidarité et l’engagement, mais surtout, la bravoure. « A chacun de mes concerts, des habitants de Pikine répondent présents. Les lutteurs, je veux juste les encourager », souligne le chanteur Baye Fall.

Thématique non moins importante qui figure en très bonne place dans l’album : l’amour. Mame Gor le vit intensément. Dès lors, l’artiste chante ses deux épouses dans (Chérie) et (Mbéray). Sachant que la femme nous aide à surpasser certains obstacles. Dans l’album aussi, Mame Ngor Diazaka a collaboré avec Idrissa Diop, Habib Faye et Lamp Fall du studio Factory. 

Le chanteur est accompagné encore une fois, par les musiciens de son orchestre dans son style live, qu’il aime tant. Il compte faire une tournée nationale et internationale pour la promotion de l’album « Référence ».

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Suite à un recours gracieux introduit par l’opérateur Sonatel contre la décision portant sanction par l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes pour violation du droit à l’information des consommateurs, le Collège de l’Artp a ramené le montant de la pénalité à 1,5 milliard au lieu de 13,9 milliards de FCfa.

En juillet dernier, l’Artp avait annoncé une sanction de près de 14 milliards de FCfa contre l’opérateur de Sonatel, pour violations de certaines obligations liées au droit de l’information des consommateurs. A savoir « prendre les mesures appropriées de dimensionnement de leurs réseaux de nature à garantir à leurs clients un accès ininterrompu à leur service client commercial ou technique en respectant un taux d’efficacité minimal fixé par décision de l’autorité de régulation des télécommunications et des postes ».

L’opérateur Sonatel, affirmant être en conformité avec les lois en vigueur, avait fait un recours hiérarchique suite à cette sanction. Dans son recours, Sonatel a fait valoir que depuis le 26 janvier 2016, elle s'est entièrement conformée à toutes les dispositions du décret 2014-770 du 14 juin 2014 précisant certaines obligations quant au droit à l'information des consommateurs, sur le fondement duquel la pénalité lui a été infligée. Elle a ainsi appelé le Collège de I'Artp « à l'exonérer de toute sanction, d'autant plus que sa bonne volonté ne faisait l'objet d'aucun doute ».

Le Collège de l’Artp a considéré que cette mise en conformité aux dispositions du décret susvisé intervenue tardivement, après seulement son audition par le Collège, les nombreuses mises en demeure ainsi que la notification de griefs qui lui ont été faites étant toujours restées sans effet, ne saurait nullement effacer les manquements relevés aux dispositions du décret précité ; qu'il y a lieu en conséquence de confirmer la responsabilité de Sonatel. Mais, « cependant que le respect par Sonatel des dispositions du décret est devenu effectif avant la notification de la décision lui infligeant une pénalité, il est équitable de réduire le montant de celle-ci, surtout que de réelles difficultés techniques de mise en œuvre des dispositions du décret ont pu au moins en partie justifier le retard accusé ». Par ces motifs, le Collège de l’Artp a déclaré recevable en le recours gracieux de Sonatel et a ainsi fixé le montant de la pénalité à1,5 milliard de FCfa. Le Directeur général de l'Artp est chargé de l'application de cette décision.

O. DIOUF

 

« Amine », le nouveau single de Baaba Maal, sorti en prélude de son prochain album annoncé en octobre, évoque l’actualité au Sénégal et dans le monde caractérisée par des turbulences de divers ordres.

« Le titre Amine est une prière et une exhortation pour la consolidation des facteurs de paix », a souligné un communiqué de presse. Selon le musicien, aujourd’hui, le monde, secoué tant au niveau politique que social et économique, a besoin davantage de dialogue, de tolérance et de solidarité. Autant de valeurs que nous devons ensemble entretenir. Et c’est pour atteindre cette entente, la stabilité et la cohésion dans l’unisson, que ce message/prière « Amine » a été concocté.

En version pulaar/wolof et français, le single dont le clip est déjà disponible sera distribué à grande échelle en Afrique. Cette version de la chanson « Amine » souligne la « Suprématie de Dieu sur toutes les considérations d’appartenances sociale, idéologique, religieuse… », lit-on dans le document.

Baaba Maal a sorti ce single en prélude de son prochain album devant être disponible dans le courant du mois prochain. Ce disque sera composé d’une douzaine de titres, selon le leader du « Daande Lenol » qui a animé, le jour de la Tabaski, une soirée dite « Juul mo wuuri » au Théâtre Daniel Sorano, à Dakar. Baaba Maal annonce un album d’une douzaine de titres, en octobre.

Yaye Awa Ly Ngoné SARR
(stagiaire)

 

La foire internationale de Casablanca abritera, du 21 au 24 septembre 2016, la 1ère édition du Salon des technologies de l’information  « Aitex-Africa It Expo », renseigne un communiqué de Global media corporate.

Cette plateforme de l’innovation et de la transformation digitale en Afrique va réunir 150 exposants, 200 donneurs d’ordre, mais aussi des experts et des utilisateurs venus d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe. La Fédération marocaine des technologies, de l’information, des télécommunications et de l’Offshoring (Apebi), organisateur de l’évènement, va être le catalyseur d’une dynamique nouvelle qui va accélérer le développement du numérique dans le continent. Cette édition sera marquée par une présence d’experts de haut niveau, des opérateurs nationaux et internationaux reconnus.

Organisé avec le soutien institutionnel de Maroc export, ce salon va accueillir principalement des distributeurs, des fournisseurs de technologie, des intégrateurs de solutions, éditeurs, opérateurs télécoms, délocalisation de fonctions de gestion, big data, Cloud, réseaux, e-Commerce…

Cette rencontre sera l’occasion pour les participants d'échanger sur les problématiques quotidiennes des entrepreneurs et de trouver les réponses appropriées grâce au concours de spécialistes, eux-mêmes engagés dans les processus de développement des économies émergentes et de la coopération sud-sud.

Placé sous le thème de la « Transformation digitale : levier de développement en Afrique », le salon offre une nouvelle occasion de « conscientiser et sensibiliser » nos sociétés sur la formidable opportunité offerte par les technologies numériques pour accélérer le développement du continent.

Sénégal  et Côte d’Ivoire à l’honneur
Pour cette édition, indique le communiqué, l’Apebi met à l’honneur le Sénégal et la Côte d’Ivoire, deux pays amis avec lesquels le Royaume entretient des relations de longue date, qui constituent un modèle de coopération exemplaire.

La note de Global media corporate précise que le Sénégal et la Côte d’Ivoire font partie des premiers pays africains à initier des projets de gouvernance électronique (e-Gouv). Ils ont réalisé, au fil des années, des progrès importants dans les domaines, tels l’économie numérique, la monétique, le courrier hybride, ou encore le taux de connectivité internet, etc.).

Abdou DIAW

« Inflation cosmique » est le propos de l’exposition que l’artiste-peintre, Caroline Guèye, a récemment présenté. Dans le prolongement de la Biennale de Dakar, elle a exposé des œuvres à l’acrylique avec en toile de fond l’astrophysique.

L’artiste Caroline Guèye a récemment présenté ses dernières créations au tour de l’exposition « Inflation cosmique ». Dans le prolongement de la 12ème Biennale de Dakar, elle s’est inspiré de théories astrophysiques, la théorie des cordes et ses 10 dimensions et la gravité quantique à boucle et ses 4 dimensions pour représenter des mondes parallèles dans l’espace, à 3 dimensions. Elle explique sa démarche : « La théorie des cordes prétend unifier, dans un seul cadre, toute la physique fondamentale, la gravité quantique à boucle stipule que notre univers serait le résultat du rebond d’un univers précédent d’où les mondes parallèles apparaissant dans mes œuvres, ainsi que les dimensions et l’espace-temps mis en évidence par des épaisseurs de traits différents ».

La tonalité des nouvelles créations de Caroline Guèye est axée sur les sciences physiques. Elle intègre ainsi son parcours plus des sujets auxquels elle porte énormément d’intérêt, dans ses œuvres. « Je crée un lien au lieu d’une rupture entre mon passé et mon présent, entre les sciences et l’art », explique l’artiste. Elle travaille, de plus en plus, des grands formats, un mètre quarante au carré et plus. Le travail sur de grandes surfaces s’adapte bien aux sujets que Caroline aborde. Ils vont de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Le monochrome donne une dimension à l’espace et nous plonge dans l’interstellaire. « La structure, la géométrie, les dimensions, les différents référentiels, s’inspirent de la relativité générale et questionnent la théorie du tout », estime la plasticienne. 

Son travail se situe dans le sillage de l'exposition « Les étoiles sur terre » qu’elle a présentée à la Galerie Kemboury. « Cette exposition dans le cas du Dak’Art est la continuité de ce qui avait été présenté à la galerie Kemboury où il y avait déjà là, des œuvres à l’acrylique inspirées par l’astrophysique », a souligné Caroline Guèye. Elle a développé son travail et approfondie ses concepts, par de nouvelles lectures, et une réflexion plus approfondie sur une représentation artistique de théories scientifiques. Cela, a-t-elle estimé, découle davantage de détails et un affinement des structures, dans ces nouvelles créations. 

Sur ce point, le critique d'art, Massamba Mbaye, disait de l’artiste: « Elle n'a pas les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Sûrement a-t-elle les pieds dans les étoiles… ». 

E. M. FAYE


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