banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Arts et Culture (1586)

La section sénégalaise de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) a tenu, samedi, une rencontre autour du thème « La presse papier peut-elle survivre à la presse électronique ? ». Lors de ce débat qui a regroupé des professionnels de l’information, les intervenants ont reconnu qu’Internet a changé les paradigmes dans l’exercice de la profession de journalisme, ce qui peut être une menace pour la presse papier. Cependant, compte tenu de l’importance de la presse écrite pour un peuple, l’adaptation est préconisée comme solution.

La section sénégalaise de l’Union internationale de la presse francophone (Upf) a réuni ses membres et acteurs des médias autour d’un débat actuel dans l’exercice de la profession, samedi dernier. Le thème, « La presse papier peut-elle survivre à la presse électronique ? », introduit par le journaliste Momar Seyni Ndiaye, a permis de revenir sur les relations de complémentarité ou de menace qui existent entre Internet et la presse classique. Le journaliste analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, a expliqué que la presse écrite et la presse électronique, c’est une complémentarité qui pose surtout problème à la presse papier qui doit s’adapter.

« La presse a perdu beaucoup de choses, notamment dans le contenu mais aussi dans la gestion économique. Beaucoup d’organes sénégalais ne sont pas des entreprises de presse », laisse entendre d’emblée le conférencier. Il poursuit qu’Internet est venu changer, depuis son apparition, beaucoup de paradigmes, car, avec cet outil, « ce qui est important, ce n’est plus de savoir, mais de savoir comment et où chercher ce savoir parce qu’Internet n’est pas un média, mais un média de synthèse ».

A la lumière des explications de l’analyste, on retient qu’avec Internet, il y a une amplification des événements qui dépasse un peu la presse écrite qui est un rapport entre le journaliste et son lecteur, contrairement à l’interactivité que crée la presse en ligne. Internet et la dématérialisation de la pratique du journalisme font aussi qu’avec les réseaux sociaux et le e-journalisme, n’importe qui se réclame journaliste.

Des dérives en ligne
« Notre métier perd son professionnalisme avec Internet. Avec un simple téléphone, des non professionnels peuvent faire le travail du journaliste. Nous sommes en train d’être dépassés par les non professionnels et de fausses informations injurieuses sont publiées dans les sites et sont plus vues que les bonnes informations de la presse. Il y a de moins en moins de lecteurs de la presse écrite avec le digital. Il faut que la presse écrite s’adapte, améliore son contenu et réponde mieux à la demande des lecteurs et aille vers les journaux spécialisés. Il faut aussi réfléchir sur la meilleure périodicité des journaux et sur les formats adaptés », constate Momar Seyni Ndiaye.

Compte tenu de tout cela et pour protéger la presse écrite qui est la mémoire d’un peuple, M. Ndiaye indique qu’il faudrait savoir que l’avenir de la presse sénégalaise et même audiovisuelle, ce sont les langues nationales. L’analyste politique propose aussi de profiter d’Internet pour gagner en visibilité et avoir des sites en ligne actualisés à temps. La presse écrite étant importante pour la démocratie d’un peuple, Momar Seyni Ndiaye préconise un plan de sauvetage et que l’aide à la presse soit centralisée sur ce médium avec, notamment, une aide fiscale des entreprises de presse, mais aussi une publicité collective que les entreprises publiques doivent obligatoirement remettre aux journaux privés.

Abondant dans le même sens, Madiambal Diagne, éditeur de presse et président de l’Union internationale de la presse francophone (Upf), demande de réfléchir aussi sur l’offre proposée au public. « Il faut faire des papiers fouillés, des analyses car on est déjà battu dans le factuel par la presse en ligne et même par la radio. Il faut aussi une législation sur le marché de la publicité », considère Madiambal Diagne. En outre, ce M. Diagne salue le travail de la section sénégalaise de l’Upf qui est « la plus dynamique de l’association et qui prend beaucoup d’initiatives dans le cadre de l’animation la structure ». Pour le directeur de publication du « Quotidien », c’est toujours bien de faire la symbiose entre l’ancienne et la nouvelle génération qui a besoin d’encadrement et de conseils.
 Auparavant, Abdoulaye Thiam, président de la section sénégalaise de l’Upf, a soutenu que cette rencontre célèbre l’An 1 du bureau national de la structure. Il a salué la présence des acteurs du milieu pour évoquer le sujet qui est d’une « brûlante actualité ».                            

Oumar KANDE

Le 19 août 2015, disparaissait le percussionniste Doudou Ndiaye Rose après avoir enchanté le monde et montré le génie de son peuple pendant plus d’un demi-siècle. Des hommages lui ont été rendus à la Place du Souvenir africain, samedi dernier, pour commémorer l’anniversaire de son décès à travers le rythme qui n’avait pas de secret pour sa baguette.

Les stagiaires de l’Ecole des Sables, venus des quatre coins du monde, entonnent un chant exotique comme celui des bourdonnements émanant d’une ruche. Ils atteignent les cœurs et épatent l’assistance qui savoure un spectacle digne de celui qui est célébré à la Place du souvenir africain, le tambour-major Doudou Ndiaye Coumba Rose. Ils pointent leurs doigts vers le ciel comme pour rendre grâce au génie du rythme d’avoir si souvent excité les corps de sa baguette magique. L’instant est émouvant. Il est même sublime. Leur partition est à la hauteur de la grâce du percussionniste.

Et quand ces jeunes gens investissent leur univers de prédilection et de prouesse, la danse, en explorant les possibilités de leur « charpente », ils se mettent en harmonie avec l’espace qu’ils domptent de leur habileté. Un hommage ne pouvait être plus grand et plus admiratif que ce qui a été donné à voir sur la scène. Au travers de ce délice, ils font également honneur à la « divinité des sables », Germaine Acogny qui était en affinité artistique avec Doudou Ndiaye Rose. Les spectacles de bonne facture offerts chaque année par les majorettes du Lycée John F. Kennedy à l’occasion des fêtes d’indépendance portent leur empreinte. Patrick Acogny, le directeur artistique de l’Ecole des Sables, ne pouvait ainsi rater cette « belle occasion de rendre hommage à un monument de la culture » malgré les contraintes auxquelles il est soumis.

La « relève » Wadane
C’est même un « devoir de mémoire qu’il convient d’accomplir annuellement » pour ainsi reprendre Adja Sy, administratrice de la Place du Souvenir. Ce n’est pas une promesse. C’est un engagement. L’événement sera inscrit, à l’en croire, dans l’agenda culturel de cet espace qui se doit d’être de commémoration des figures marquantes du Sénégal, de la diaspora et de l’Afrique. Doudou Ndiaye Rose est, à ses yeux, un artiste multidimensionnel qui mérite tous les éloges parce qu’il a rehaussé la fierté des fils de l’Afrique par sa créativité, par la portée de son œuvre utile qu’il faut revisiter et consigner dans la conscience collective. Le communicateur traditionnel, Mamadou Mbaye Garmi, emmitouflé dans un somptueux grand boubou bleu, quant à lui, dit de l’homme qu’il était généreux, courtois avec l’opulent et le pauvre, distilleur de bonnes notes et de sens.

Quelques artistes des cultures urbaines et le chanteur Boy Marone ont opéré une jonction de diverses sonorités, sous les coups de génie des percussionnistes du groupe Wadane Ndiaye Rose, pour montrer à une assistance en communion avec la famille artistique et biologique de Doudou Ndiaye Rose combien celui-ci se mouvait dans les univers de rythmes. Un homme n’a pas seulement été célébré. C’est toute une œuvre qui a été magnifiée et, à travers elle, la créativité d’un peuple. Celle débordante de son fils, Wadane Ndiaye Rose, tambour-major du groupe du même nom, est à la fois captivante et émouvante. Il rappelle le défunt père par sa morphologie, le geste et l’énergie qu’il déploie dans son jeu de maître et de séduction. Wadane Ndiaye, qui se positionne comme la relève de son illustre père, est revenu poursuivre l’œuvre de ce dernier, après 16 années passées en Italie à enchanter le monde.

Alassane Aliou MBAYE

Traduit littéralement par celui qui a une cuillère ne se brûle pas, ce proverbe wolof, « Ku am kuddu du lakk » est, selon Dr Massamba Guèye, fondateur de la maison de l’oralité et du patrimoine Ker Leyti, un proverbe de protection. « Dans le vrai sens du terme, il se traduit par lorsqu’on est socialement bien entouré, on peut limiter ses erreurs. C’est en quelque sorte une garantie sociale qui renvoie à quiconque avec l’utilisation du mot « ku », indique Dr Guèye.

« Le terme kuddu "renvoie" à la cuillère et le terme "lakk", la brûlure, cela veut dire l’image qui n’est pas présente est l’image la plus importante. Se brûle les doigts, celui qui touche à quelque chose de chaud. La cuillère n’est pas ici à prendre au sens culinaire du terme, mais au sens imagé du terme », explique-t-il. A l’en croire, dans la société wolof et la société ouest-africaine en général, chaque individu doit avoir un maître, une référence sociale qui est sa protection sociale et empêche qu’il ne fasse certaines erreurs qui peuvent lui « brûler les doigts ». Mais, se désole Massamba Guèye, l’utilisation du terme, « Ku am kuddu du lakk » a dérivé de son sens étymologique et son utilisation est devenue négative notamment lors des négociations sociales. « Ce n’est plus une protection au bénéfice du groupe, mais une protection discriminatoire qui renvoie plus à de la corruption, du favoritisme etc. », regrette-t-il. « De nos jours, on entend par exemple dire « Ku am kuddu du lakk » lorsque qu’un candidat doit passer un examen et qu’il est sûr de tomber sur quelqu’un qu’il connaît ou un membre de sa famille et que ce dernier lui fera des faveurs. Aussi, « dans le cas où quelqu’un se voit retirer son permis de conduite et qu’il va au commissariat et qu’il bénéficie aussi de faveurs », argue Massamba Guèye. Il précise que, dans ces cas précités, l’utilisation de ce proverbe devient très négative. Avant, c’était débrouillez-vous pour être bien entouré car si vous l’êtes socialement, vous ne commettrez pas d’erreurs.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

La structure Jokkolabs a organisé, jeudi, un atelier de programmation pour les enfants à l’Institut français de Dakar. Intitulé « De l’heure du conte à l’heure du code », ce programme (Jokkokids) vise à élaborer des opportunités éducatives pour stimuler la créativité de cette catégorie d’âge à travers le développement personnel et les technologies.

Pieds nus, large sourire sur presque tous les visages, animateurs et enfants sont debout sur le parquet de l’espace-enfants de la médiathèque de l’Institut français de Dakar. Le groupe forme un cercle, chacun tenant le bout des doigts de son voisin. Ils tiennent une séance de « brise-glace ». Cela consiste à se retrouver en binômes dans le centre, et chacun dit le nom, l’activité et les motivations de son pair. Au bout de l’exercice, le champion sera celui qui se rappellera le nom de tous les participants. Le but est de développer l’expression de soi. Un point qui, avec le numérique et le « maker » (pratiques du faire), constituent les trois champs disciplinaires de « Jokkokids ».
Une séance de conte s’ensuit. Puis les enfants, déclament ces récits qu’ils ont eux-mêmes imaginés et écrits. Durant la lecture, Maodo, parmi les plus âgés des participants, a le regard hagard. Tantôt il se ronge les ongles, tantôt il se courbe et maugrée à l’endroit de son camarade du même gabarit à côté. L’activité ne semble pas captiver le jeune homme. Son attitude s’explique par le fait qu’il ne sait pas lire. Il ne comprend pas le français non plus. « Maodo est un enfant de la rue. Il est envoyé ici avec quelques-uns de ses camarades par l’association Help the Street Chlidren », renseigne Fatoumata Niang Niox, coordinatrice de « Jokkokids » et directrice exécutive de « Jokkolabs ». L’ambiance a l’air de l’ennuyer, mais le bonhomme ne dissimule pas sa joie. Il affirme qu’il est heureux de découvrir et d’apprendre en compagnie de camarades issus d’autres horizons et couches sociales. Il prend tout cela comme une motivation pour s’améliorer.

Sa timidité jure d’avec la hardiesse de son camarade Zale, qui lance quelquefois des boutades et amuse la galerie.
A la fin de la session de contes, le groupe rejoint la Salle informatique. Devant les seize ordinateurs, les enfants, toujours en tandems, vont transcrire les contes et les personnages qu’ils ont créés. Cette étape matérialise l’intérêt de cet atelier, le passage du conte au code. Par-là, « les enfants, avec le logiciel Scratch, adaptent les contes en dessin animé », apprend Fatoumata N. Niox.
L’animatrice Namaou Radji donne les instructions et les mômes appliquent avec enthousiasme. Ils s’y prennent avec une dextérité et une gaieté débordantes certes, mais leur intelligence et leur esprit créatif charment plus que tout.

Mamadou Oumar KAMARA
(stagiaire)

Loul Sessène, une commune située dans la région de Fatick, a revisité, durant 72h, son « riche » folklore culturel en montrant une facette de sa culture champêtre à l’occasion des manifestations socio-culturelles organisées par l’Asc « Soumkaré ».

Une scène à elle seule résume l’esprit de cette manifestation : un groupe de femmes, dans une chorégraphie harmonisée, mimant les gestes de la culture du riz, une tradition dans la commune.
Un tableau auquel il faut ajouter la prestation du guitariste Ibou Ndama et du rappeur Amadou Diop de Diofior, qui ont de leur côté grandement joué leur partition.
Mais peu avant, le ton avait été donné par les pas de danse esquissés par les jeunes de l’Asc devant le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, accompagné d’une forte délégation.
 Il y avait aussi le maire de la commune de Loul Sessène, Sidya Diouf, et la première adjointe au maire de Fimela, Seynabou Ndiom.
 Mbagnick Ndiaye, visiblement conquis, a exhorté les populations à « s’enraciner » davantage dans leur culture, suivant l’exemple de la commune de Loul Séssène qui depuis 16 éditions, revisite son patrimoine immatériel à l’occasion de cette manifestation tenue entre dimanche et lundi.
Cette manifestation culturelle initiée depuis 1978 doit être inscrite à l’agenda culturel du Sénégal, a dit Mbagnick Ndiaye, s’adressant au directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, et à la directrice du centre culturel régional de Fatick, Ngakane Gningue.
 « Cette manifestation mérite d’être inscrite dans l’agenda culturel du Sénégal pour bénéficier au minimum d’une subvention de 500 mille voire 1 million de FCfa », a déclaré le ministre de la Culture.
 Les populations de Loul Sessène ont profité de la présence de l’autorité pour présenter leurs doléances liées à l’emploi des jeunes, au financement des projets des femmes, à l’acquisition de tracteurs et à l’extension du réseau électrique dans la commune.
Le ministre de la Culture et de la Communication a répondu à une partie des demandes en prenant en charge le salaire de trois mois (août-septembre- octobre) de 3 gardiens commis pour protéger les terres rizicoles des femmes à hauteur de 225.000 FCfa par mois.
 Il a aussi promis de les mettre en relation avec le ministre délégué chargé de la Micro-finance et de l’Economie solidaire, Moustapha Diop, pour le financement des projets des femmes pour l’acquisition de moulins et de batteuses, en vue de contribuer à alléger « le lourd travail des femmes de Loul Sessène ».
 Car Mbagnick Ndiaye se dit convaincu que Loul Sessène va contribuer au « développement de la riziculture au Sénégal voire à l’autosuffisance en riz ».

(APS)

 

 

 

L’Ong Childfund international au Sénégal et la Direction de la cinématographie ont procédé, hier, à la signature d’un protocole d’accord de partenariat au profit des enfants. Ce partenariat d’une durée de trois ans, portera sur des actions de formation aux techniques audiovisuelles et sur la production et la diffusion de films.

L’Ong Childfund International au Sénégal et la Direction de la cinématographie ont noué, hier, un partenariat. La signature de ce protocole d’accord par le directeur pays de l’Ong Childfund International au Sénégal, Amadou Bocoum, et le directeur général de la Cinématographie, Hugues Diaz, couvrira une durée de trois ans et va porter sur des actions de formation aux techniques audiovisuelles à l’endroit des enfants et la production de films par ces derniers. Selon le Directeur Pays de l’Ong Childfund international au Sénégal, Amadou Bocoum  au bénéfice des enfants, ce projet vise à améliorer la participation des enfants qui est un droit fondamental dans la convention des Nations unies pour le droit des enfants.

« L’Ong Childfund croit beaucoup à l’éducation au développement. Nous sponsorisons 25.000 enfants  dans le pays et avons mis en place des forum et clubs d’enfants et nous pensons que ces enfants doivent participer dans leur vie et être des citoyens assez modèles pour participer au développement du Sénégal », dit-il. A l’en croire, les actions de ce projet avec la Direction de la cinématographie vont porter sur l’apprentissage de ces enfants aux techniques audiovisuelles pour qu’ils puissent savoir exprimer leur point de vue, promouvoir leur droit et faire comprendre leur point de vue aussi bien à leurs parents qu’aux décideurs étatiques à travers la réalisation de films.
Le directeur général de la Cinématographie, Hugues Diaz, s’est félicité de ce protocole d’accord de collaboration et de partenariat entre Childfund et la Direction de la cinématographie. « Nous avons l’obligation d’apporter l’expertise, pour encadrer les enfants et les personnes impliquées par ce projet. C’est, à la fois, la formation aux techniques audiovisuelles, à l’utilisation des nouveaux médias pour que ces enfants soient leurs propres producteurs d’image », informe-t-il. Selon lui, il s’agira de donner le matériau, la caméra pour les images, le matériel audiovisuel après les avoir bien formés pour parler avec leurs pairs et aux adultes.
A son avis, c’est un défi qui pourrait être relevé et qui ne devrait pas s’arrêter à ce niveau. Car, soutient Hugues Diaz, pour que cette expérience ait un effet, il faudrait aussi développer le volet diffusion afin de mieux sensibiliser sur le sort des enfants en difficulté et que cette bonne pratique soit partagée, auprès des partenaires de Childfund, des autorités, de la population et pour le reste de l’Afrique et du monde. Aussi, souligne-t-il, ce projet pourra pousser les créateurs et cinéastes sénégalais à aborder des sujets d’une importance capitale comme ceux liés aux bonnes conditions des enfants au Sénégal.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’icône du gospel et de la soul Aretha Franklin, qui a annoncé début 2017 sa prochaine retraite, réfléchit sérieusement à ouvrir une boîte de nuit à Detroit où elle « chanterait de temps à autre », a-t-elle indiqué au journal local Detroit Free Press. La « reine de la soul », âgée de 75 ans, qui réside actuellement dans une banlieue lointaine de Detroit, avait annoncé en février qu’elle s’apprêtait à enregistrer un dernier album, produit en partie par Stevie Wonder, avant de mettre un terme à sa carrière en studio. Dans l’interview donnée mercredi au quotidien de Detroit, la chanteuse aux 18 Grammy Awards précise qu’elle réfléchit depuis quelques années déjà à la possibilité d’ouvrir un « petit club » dans la capitale américaine de l’automobile, où elle a grandi et entend se réinstaller prochainement. Le club « s’appellerait Aretha’s (chez Aretha) », tout simplement, a ajouté la chanteuse, née à Memphis, dans le Tennessee.                       

AFP

Pendant 10 semaines, jusqu’aux délibérations du jury, « Le Soleil » présente un extrait des 10 romans finalistes du 16e Prix des cinq continents de la Francophonie. Parmi les auteurs, figure la romancière Shumona Sinha avec son œuvre «Apatride» (Editions l’Olivier, France).

Native de Calcutta (Inde), la romancière Shumona Sinha vit à Paris depuis 2001. Elle figure parmi les 10 finalistes du Prix des Cinq continents de la Francophonie avec son œuvre «Apatride» (Editions l’Olivier, France). S. Sinha est également l’auteur du livre «Assommons les pauvres !» (l’Olivier, 2011) qui a reçu le Prix du roman populiste 2011 et le Prix Valéry-Larbaud 2012. «Calcutta» (l’Olivier, 2014) a reçu le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature française, décerné par l’Académie française, ainsi que le Grand Prix du Roman de la Société des gens de lettres. Traduits dans plusieurs langues, ces deux romans connaissent un grand succès, notamment en Allemagne, où Shumona Sinha a reçu le prestigieux Internationaler Literaturpreis.
Dans «Apatride», Shumona Sinha raconte l’histoire d’Esha qui a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or, d’année en année, les déceptions s’accumulent, tout devient plus sombre et plus violent autour d’elle. Elle s’épuise dans d’innombrables batailles, et ne se sent plus en sécurité.
Issue d’une famille de paysans pauvres, Mina vit près de Calcutta. Par ignorance, ou par crédulité, elle est entraînée à la fois dans un mouvement d’insurrection paysanne qui la dépasse et dans une passion irraisonnée pour son cousin Sam, qui lui fait commettre l’irréparable.

Extrait :
 (…) « Pourtant ce n’était pas ainsi au début. Ce qui lui revenait sans cesse à l’esprit, c’étaient les après-midi, la Seine qui n’était pas grise mais verte, transparente de lumière et de soleil, les ponts, les parapets de pierre, le réchauffement lent de la pierre, les rambardes aux grilles couvertes de cadenas accrochés par les amoureux, que plus tard elle retrouverait comme motif sur le manteau d’une créatrice rêveuse. C’était tout de même curieux d’associer l’amour à l’emprisonnement, pensait-elle.
Esha eut envie d’en parler à l’homme qui lui avait donné rendez-vous pour étudier sa demande de naturalisation. La première fois il l’avait reçue dans une pièce au béton revêche dans le sous-sol du ministère, les murs aspiraient chacun de leurs mots, la moquette dégageait une odeur de chaussettes et de sueur, mais ce jour-là ils se rencontraient au Four Seasons. D’immenses bouquets de fleurs étaient posés aux quatre coins du hall, du sol marbré montait le cliquetis des talons aiguilles des femmes qui le traversaient, accompagnées d’hommes et de sacs de shopping, les fauteuils et les canapés pataugeaient dans la lumière tamisée du bar, les corps s’inclinaient avec l’heure et l’alcool, les mollets blancs des serveuses frôlaient l’obscurité croissante, disparaissaient derrière le rideau rouge, réapparaissaient.
Il lui offrit une vodka-litchi. Il était aussi pâle que le cocktail, avec son sourire blond. Transpirant dans sa veste noire et avec les mains posées sur sa serviette sombre, il ressemblait plus à un agent d’assurances qu’à un haut fonctionnaire. Il utilisait un faux nom, n’était jamais joignable sur son numéro de téléphone portable, Esha tombait invariablement dans un trou de silence. Mais il revenait toujours vers elle, la rappelait.
Au bar du Four Seasons il se donna un mal fou pour paraître courtois, lisse et discret. Les papiers, photos, photocopies, lettres et certificats ne l’intéressaient pas, il savait que l’essentiel n’était pas là, que les choses se passaient dans les alcôves, sous la table, entre les lignes.

« Monsieur Richard…
– Appelez-moi Christophe. » L’homme se faisait appeler
Christophe Richard, il lui avait même laissé une carte de visite à ce nom. Puis il ajouta : « Ça vous plaît, votre métier de prof ? Ce n’est pas trop dur ?
– J’aime enseigner. Je pense vraiment que c’est un métier noble », dit Esha énergiquement redoutant que le moindre signe de faiblesse ne joue contre elle, contre son dossier. Elle était persuadée qu’elle devait montrer une volonté de fer et d’acier, prouver qu’elle était heureuse, et déterminée à l’être, qu’elle disposait de moyens suffisants, et n’avait aucune hésitation dans ses intentions. Car si elle ne réussissait pas sa vie, on n’aurait pas besoin d’elle ici. Il lui fallait apparaître partout et à tout moment triomphante, comme si elle avait gagné un prix, une médaille, un trophée, elle ne devait pas dévoiler ses doutes ni ses angoisses, parce que au moindre signe de fragilité elle serait écrasée et rejetée. Esha n’osa pas confier son quotidien à cet homme. Le lycée et la banlieue semblaient si loin de ce décor feutré.
Elle but le cocktail qui rafraîchit sa bouche, puis brûla sa gorge. Elle regarda discrètement Christophe Richard, lui sourit, décida de lui conter ses premières années dans ce pays, ses mille et une nuits. Elle lui décrivit comment, sortant de son campus, elle rôdait, tournait en rond autour de la fontaine Saint-Michel, montait et descendait le boulevard, faisait le tour du jardin du Luxembourg en s’attardant devant les photos exposées sur les grilles, feuilletait les livres neufs et anciens, regardait les programmes des petites salles de cinéma où, dans l’obscurité, les fauteuils surgissaient comme des tulipes rouges, buvait du café, léchait la cuillère de crème fouettée et sympathisait avec les serveurs, vendeurs, guichetières, libraires, mendiants et étudiants étrangers.
Elle lui décrivit cette ville qu’elle aimait tant, ses passages aux pavés effondrés, ses galeries qui s’ouvrent sur une arrière-cour arborée, son sol ondulé, ses buttes et ses marches, ses interminables rues et ruelles qui forment régulièrement des petites places, comme les pirouettes d’une danseuse, et d’où monte parfois des odeurs de fromages et de légumes, de poissons et de fruits de mer, et la clameur du marché lui rappelait le bourdonnement des mouches de son pays, moite et poisseux ». (…)

 

La star américaine oscarisée Emma Stone est devenue l’actrice la mieux payée du monde, surpassant Jennifer Lawrence, d’après un classement annuel du magazine Forbes publié mercredi.
Emma Stone, 28 ans, sacrée Oscar de la meilleure actrice cette année pour la comédie musicale « La La Land », a remporté 26 millions de dollars avant impôts au cours des douze mois qui se sont terminés fin juin, d’après ce classement du magazine des affaires.
La star de la sit-com culte « Friends », Jennifer Aniston, 48 ans, a elle aussi réussi à dépasser Jennifer Lawrence: elle est seconde avec 25,5 millions de dollars, grâce à de nombreux contrats publicitaires ou promotionnels à travers le monde.

Les 24 millions de dollars engrangés sur les douze mois terminés en juin ont valu à Jennifer Lawrence la troisième place du podium, mais semblent bien chiches par rapport à ses gains de l’an dernier. La vedette de 27 ans, oscarisée pour « Happiness Therapy » (2012), avait dominé le classement 2016, pour la deuxième année de suite, avec 46 millions de dollars de revenus, dopés par sa performance dans la saga futuriste « Hunger Games ». Melissa McCarthy et Mila Kunis - avec 18 et 15,5 millions de dollars respectivement - ferment le quinté de tête.
(AFP)

 

(L’envie de goûter à une sauce ne me poussera pas à porter en chapeau une marmite chaude)

Dans la vision de la relation au monde matériel, la société wolof a toujours enseigné la retenue dans la quête du plaisir, renseigne le chercheur Dr Massamba Guèye. Ce proverbe « Bëggum ñeex du ma tax a dëppoo cin lu tàng » en est un exemple de cet appel à la retenue par rapport à certains plaisirs de ce bas monde. « Il convient de constater que la syntaxe de l’aphorisme renseigne par ses images. Les termes sont ainsi liés « Bëgum » : le désir de ; « ñeex » : la sauce ; « du ma tax a » : négation à la première personne ; « dëppoo » : porter en chapeau ; « cin » : une marmite, « lu tàng » : chaude. Ce qui fait que la parole, tout en évoquant le désir du bonheur, suggère la brûlure que pourrait causer une volonté à tout prix d’arriver à cet objet », explique le fondateur de la Maison de l’oralité et du patrimoine Ker Leyti.

A l’en croire, cette sentence dite à la première personne permet de dire une vérité à une personne prête à tout pour arriver à ses fins sans la heurter car le locuteur parle de lui. Mais, c’est un égotisme absolu. Avec ce genre de proverbe, relève Dr Massamba Guèye, la société attire l’attention de ses membres sur les limites du « tout pour tout ». C’est un appel à la retenue devant les folles envies de la vie.
C’est le cas, par exemple, des émigrés qui risquent leur vie en bravant la mer pour aller en Europe.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

Le Monument de la Renaissance africaine a abrité, hier, le lancement de la deuxième édition de « Summer Pencc ». Programme éducatif et divertissant qui sert de cadre d’expression et de liberté aux jeunes à travers la production de courts métrages, pendant les vacances, « Summer Pencc » met cette année en compétition une trentaine de jeunes issus de Dakar et de sa banlieue.  

 Ouverte jusqu’en début d’octobre, la deuxième édition de « Summer Pencc », dont le lancement a eu lieu, hier, au Monument de la Renaissance africaine, mettra cette année en compétition 37 jeunes âgés de 10 à 17 ans en compétition. Ces jeunes sont appelés à réaliser des courts métrages (mini sketch, mini reportage) sur des thématiques traitant, entre autres, du mariage précoce, de la sexualité des jeunes, de l’excision, de l’émigration clandestine ou encore la mendicité. Ce concours sous forme de téléréalité diffusé sur la Rts1  tous les dimanches, pendant 8 semaines, se veut un programme éducatif et divertissant qui espère donner aux jeunes un cadre d’expression et de liberté pendant les vacances.

« Summer Pencc »  met davantage l’accent sur la contribution des jeunes sénégalais dans un monde marqué par une explosion du numérique. L’objectif des initiateurs de cet événement est de faire en sorte  que les enfants soient non pas seulement de simples consommateurs des Technologies de l’information et de la communication, mais de producteurs de contenus de qualité. Parmi les 37 enfants participants au concours, 27 sont des filles. Cette discrimination s’inscrit en parfaite cohésion avec le thème de cette année portant sur les filles. En effet, il s’agit, pour les organisateurs, de travailler à une plus grande présence des femmes dans le milieu du septième art sénégalais.
« Nous avons constaté que la présence des filles dans le domaine de l’audiovisuel est très minime. Dans le cinéma, les femmes sont souvent des actrices. Aussi, avec « Summer Pencc », nous faisons une discrimination positive, en choisissant 27 filles sur 10 garçons comme candidats. Nous voulons qu’elles accèdent aux postes clés », a indiqué le cinéaste Adams Sie, initiateur du projet. Ces enfants viennent de Guédiawaye, Parcelles assainies, Ouakam, Pikine, Grand-Dakar, Golf… Abdoulaye Racine Senghor, administrateur du Monument de la Renaissance africaine, qui a représenté le ministre de la Culture et de la Communication à cette activité, a rappelé « l’incarnation parfaite des idéaux de «Summer Pencc» avec ceux » de sa tutelle. Lesquels idéaux consistent à « construire l’enfant, à le libérer, l’éduquer et l’aider à grandir » pour ensuite « le porter très haut à l’image du statut du Monument de la Renaissance. »

Utilisation responsable des Tic
Pour Mame Ngor Diouf, représentant la Cellule d’appui à la protection de l’enfance, cette initiative participe à l’éducation aux médias, tout en promouvant les enfants ainsi que la réalisation de leurs droits. Selon lui, dans un contexte marqué par la violence verbale, l’insolence au niveau des réseaux sociaux,  « Summer Pencc » offre l’opportunité d’éduquer les enfants par rapport à une utilisation responsable des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. « Nous vous invitons à sensibiliser vos camarades pour les éduquer... A l’arrivée, ce sont les enfants qui y gagnent », a-t-il souligné.
 
De son côté, Layli Mochiri, représentant résidente de l’Unicef, s’est félicitée de cette  initiative. A l’en croire, « Summer Pencc » participe au droit fondamental de l’enfant d’exprimer son opinion. Ainsi, a-t-elle poursuivi, en « réunissant les enfants autour d’activités qui allient divertissement et éducation, vous contribuez fondamentalement à les doter de compétences pour non seulement leur auto-prise en charge mais aussi pour leur contribution au bien-être de leurs frères et sœurs. Cela, à travers « l’utilisation de procédés audiovisuels et numérique, pour produire des films d’information, d’éveil et d’éducation sur des thématiques aussi important comme le mariage des enfants, les violences faites aux filles, l’éducation des jeunes filles, la traite des enfants et ainsi de suite. »
 
Ibrahima BA

Le fondateur de la maison de disques « Keyzit », Moussa Wagué, en séjour au Sénégal, a animé, hier, un point de presse, à Dakar. Il a, au passage, renouvelé la disponibilité de sa structure à collaborer avec le maximum d’artistes sénégalais, à travers une filiale de son label implantée à Dakar.

Une bonne partie du milieu artistique local s’était donné rendez-vous, hier,  dans un coin huppé de Dakar. Un public convié à l’occasion d’une rencontre de presse initiée par le label « Keyzit ». Cette structure se réclame « d’une maison de disque née de la nécessité de reformuler au sein d’une même structure un circuit d’acteurs clés indispensables au développement des groupes de musique ».

Moussa Wagué, fondateur de « Keyzit International » basée en France, souligne que son groupe et lui ont « repensé le modèle en tournant leur  stratégie non plus vers la rentabilité aveugle au détriment de la création, mais vers l’humain afin de permettre aux artistes de travailler dans de bonnes conditions ». En plus du Sénégal, la structure s’est déjà déployée dans plusieurs pays de la sous-région, dont le Mali, la Côte-d’Ivoire, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso. Et Moussa Wagué est d’avis qu’il y a énormément de choses à faire au Sénégal.

«  Il y a de très bons artistes qui ont juste besoin de passer à un niveau supérieur. Il s’agira de les aider à atteindre cet objectif », a-t-il dit. Il veut  permettre aux artistes d’être suffisamment beaucoup plus productifs. « Nous voulons, dans ce cadre, faire en sorte que ces artistes soient distribués dans des plateformes internationales. On veut également leur permettre de pouvoir se produire à l’étranger. A cet égard, des tournées et des concerts seront initiés un peu partout à travers le monde », a promis M. Wagué.

Il est persuadé qu’il faut juste davantage travailler la communication afin que ces artistes soient connus dans le monde. Pour cela, « Keyzit » fait recours à de nouvelles stratégies de distribution. Parmi celles-ci figure la distribution digitale.
Elle constitue un maillon entre le producteur de contenus et le point de consommation digitale de la musique. Pour faire plus simple, c’est le chaînon entre le label et les sites de vente. Actuellement, huit artistes sénégalais sont en production dans cette structure en plus de 150 artistes en distribution. Se prononçant sur la lutte contre la piraterie, Moussa Wagué invite tous les acteurs de l’industrie musicale à se réunir afin de combattre ce phénomène.

« Il faut, pour cela, des plateformes de téléchargement qui soient adaptées aux réalités africaines. Nous avons une branche informatique essentiellement tournée vers cet aspect. Dans chaque pays où la structure s’est implantée, nous avons ouvert un bureau avec une équipe de représentants », a-t-il dit. Il invite, par ailleurs, les artistes sénégalais à rejoindre la structure s’ils estiment être dans ce besoin. Ceux qui pensent qu’on peut mutuellement s’aider n’ont qu’à se rapprocher de nous, a-t-il dit. Là, toute une palette de propositions les attend, a-t-il promis.

Toutefois, aucune contrainte ne sera faite aux artistes. Il leur revient de travailler librement en conformité avec leur vision musicale. « Chaque pays a son identité, ses coutumes et ses cultures. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut préserver les identités de chacun. Notre rôle est de permettre à chaque artiste de se développer en restant lui-même », souligne le fondateur de « Keyzit ».

Oumar BA

(Si tu pisses, couché sur le dos, tu seras le premier à être submergé avant que quelqu’un d’autre ne soit mouillé.)
Selon Dr Massamba Guèye, fondateur de la maison de l’oralité et du patrimoine Ker Leyti, ce « léebu » ou proverbe dont l’image crée une situation bizarre d’une personne couchée et qui pisse en l’air traduit la notion de responsabilité et la manifestation des conséquences de nos actes. A l’en croire, il arrive que ce proverbe soit dit dans une discussion lorsqu’une personne persiste à faire des actes interdits ou en voulant également attirer l’attention des jeunes sur les dangers de leurs actes nocifs. « L’image, combinée au caractère négatif de l’urine qui est considéré comme une souillure, en donne un sens assez précis », indique-t-il. Il faut aussi comprendre par ce « léebu » que celui qui fait du mal en subit d’abord les conséquences, surtout, lorsque la personne fait mal à sa propre communauté. Aussi, précise Dr Massamba Guèye que ce proverbe ne récuse pas le résultat de l’acte sur les autres car ils seront probablement mouillés mais après que l’auteur de l’acte est puni.

Il est souvent prononcé dans les situations sociales lorsqu’une personne refuse d’entendre raison et s’entête dans ses erreurs. Pour clore le débat, l’autorité de la famille ou du clan peut tenir ces propos, « Ku jaaxaan di saw balaa kénn a tooy nga lóor » pour lever la séance en présence ou en l’absence de l’intéressé.

Par Maguette Guèye DIEDHIOU

Dans le cadre de sa diversification et de sa modernisation, l’Institut français de Dakar a organisé, hier, un atelier d’éducation corporelle à travers les arts, destiné aux enfants.

Cette matinée, les nombreux enfants venus participer à l’atelier d’éducation corporelle à travers les arts à l’Institut français de Dakar, ont reçu des cours sur les jeux du cirque. Il s’agit du jonglage de balle, de l’acrobatie, de la gymnastique et des techniques d’équilibre. A travers cette formation, l’Institut français de Dakar vise à initier les participants à mieux comprendre leur corps, à bien réfléchir,  à imaginer et créer des choses. Selon Nogaye Diop, responsable de la médiathèque de l’Institut français, « l’objectif est de faire découvrir aux enfants les nouvelles innovations de l’institut, les nouvelles offres de la médiathèque et de réconcilier ainsi le public avec l’institut pendant les vacances ». Et pour cela, il faut passer par les enfants pour pouvoir attirer les parents.  Les cours sont gratuits et ouverts à tous les enfants de 7 à 15 ans.

Ainsi, pendant trois séances, les participants reçoivent des cours sur les techniques des arts gymnastiques. Et ceci, dans une bonne ambiance. « C’est super, j’ai adoré les jeux et les exercices physiques. On forme maintenant un groupe d’amis pour l’éternité », témoigne Juliette, une petite fille venue participer à la formation avec son jeune frère. Pour Adji Benne Lam, formatrice en gymnastique, ces exercices permettent aux enfants de faire du sport, mais aussi de découvrir beaucoup de choses et d’être plus créatifs. Selon les organisateurs, ces séances ont vu la participation de plusieurs enfants et sont une grande réussite.

Abba BA (stagiaire)

Nommée en juillet 2016 à tête la direction de la Maison de la Culture Douta Seck, Mme Fanta Kane Gassama évoque l’urgence d’une rénovation totale de ce haut lieux des arts. Nous l’avons rencontrée lors du lancement du centre aéré organisé à destination des enfants.

Depuis un an vous êtes nommée directrice de l’institution. Quels sont vos défis à la tête de la Maison de la Culture Douta Seck ?
Notre défi, c’est de lancer le chantier pour la rénovation de la Maison de la Culture Douta Seck. Cette Maison, vous devez vous en rendre compte, a pris un coup de vieux. Il faut reprendre tout dans les plus brefs délais. Nous lançons ce cri du cœur à l’endroit des autorités du pays, aux bailleurs de fonds et autres bonnes volontés. Nous observons des fissures sur les bâtiments. Les installations électriques sont devenues un risque pour tous les usagers de la Maison. Au départ, ce n’était pas prévu pour recevoir autant de manifestations culturelles comme les concerts. Nous sommes trop sollicités.

En somme, vous avez déjà fait le diagnostic des lieux…
Nous avons commis un cabinet d’expertise pour suivre et faire une étude que nous allons proposer au ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, pour faire la situation de l’îlot en reprenant tout le mur de clôture et en l’élevant. Il nous faut reprendre les espaces verts (arbres et pelouse) qui font notre identité. Il faut aussi restaurer la salle Alioune Diop, la mise en norme de la scène héritée du Fesman, sans omettre la modernisation du restaurant.

Quel est votre parcours, avant d’être portée à la tête de la Maison de la Culture ?
J’ai eu la chance de bénéficier d’une promotion à l’interne. J’étais d’abord agent dans la Maison de la Culture depuis sa date de création en 1997. Elle a été inaugurée par l’ancien président du Sénégal, Abdou Diouf. J’ai pris le temps d’apprendre aux côtés de tous mes prédécesseurs, depuis Papa Ibnou Sarr, le premier directeur, Marième Aïssatou Ndiaye, Mamadou Kébé, Awa Cheikh Diouf Camara, nommée ici deux fois, Fatou Sidibé Diallo, à Fatou Binetou Sarr. Toute modestie à part, j’étais à tous les niveaux (sauf à la Finance), par amour pour la Maison de la Culture Douta Seck. J’ai eu à servir mes directeurs avec entrain et beaucoup de franchise. J’étais conseillère chargée de l’espace enfant, de la programmation, de la coopération, du genre. Et depuis juillet 2016, j’ai été nommée par le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye.

Propos recueillis par Serigne Mansour Sy CISSE

Le tournage du sixième opus de la saga « Mission: Impossible » a été suspendu après que sa star Tom Cruise se soit blessée à la cheville lors d’une cascade, indiquent les médias américains mercredi.

L’acteur de 55 ans, connu pour réaliser lui-même la plupart de ses cascades, s’est blessé en tentant de sauter entre deux bâtiments tout en étant attaché par des câbles : son saut était un peu trop court et il s’est heurté à un mur en béton. D’après la presse spécialisée dans le cinéma et les célébrités, la superstar américaine souffre d’une sérieuse blessure à la cheville, peut-être une fracture, après l’accident survenu samedi dans le centre de Londres, dont des images ont fait le tour d’internet.

La sortie de « Mission: Impossible 6 », avec également Angela Bassett et Alec Baldwin entre autres, est prévue dans un an. A cause de l’incident, le clap de fin du tournage a été repoussé de deux mois aux alentours de Noël, d’après le Hollywood Reporter.

L’autre bible de l’ « entertainment » américain, le magazine Variety, évoque jusqu’à trois mois de retard, citant plusieurs sources anonymes dont l’une, « proche de la production », précise que Tom Cruise pourrait s’être cassé la cheville en deux endroits et s’être aussi blessé à la hanche. Le studio Paramount, qui distribue le film d’action, et des porte-parole de la vedette n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires de l’Afp. Cruise est admiré à Hollywood pour sa témérité sur les plateaux, ce qui s’est traduit par plus d’un incident ou frayeurs.

(AFP)

La cérémonie de présentation du livre « Au-delà de Tombouctou. Erudition islamique et histoire intellectuelle en Afrique occidentale » s’est tenue, hier, au Centre de recherche ouest-africain (Warc). L’auteur, le Professeur titulaire de l’Université de Harvard aux Etats-Unis, Ousmane Oumar Kane, y retrace la genèse de l’érudition islamique en Afrique de l’Ouest et examine les contextes de production et de dissémination du savoir islamique et présente les débats majeurs au sein des lettrés arabisants au cours des cinq derniers siècles.

L’Afrique a une très riche tradition intellectuelle qui s’est exprimée dans de nombreuses langues y compris dans celles-là occidentales. Néanmoins, la création de l’école occidentale en Afrique de l’Ouest datant de la première moitié du dix-neuvième siècle y a été précédée par de nombreux centres d’érudition où un savoir complexe était transmis. Le Professeur Ousmane Oumar Kane ne cherche pas à faire la dichotomie des connaissances. Il rétablit certaines vérités historiques. Il le dit lui-même dans le prologue de son ouvrage : « L’objectif de ce livre est de corriger la perception de l’Afrique noire comme continent d’oralité essentiellement. J’y analyse la genèse de la transformation de l’érudition islamique du XVIe siècle au XXIe siècle en passant par la période coloniale ». L’accent est ainsi mis sur la contribution des lettrés musulmans à la production et la transmission du savoir et aux processus de transformation sociétale et de construction étatique.

L’idée d’un ordre épistémologique occidental dominant l’Afrique de l’Ouest postcoloniale est battue en brèche dans cet ouvrage. Selon le Professeur titulaire de la Chaire Alwaleed Islam et Sociétés musulmanes contemporaines à la Harvard Divinity School, aucune étude de l’histoire de l’éducation ou de la production du savoir en Afrique de l’Ouest ne saurait être complète si elle ne tient pas compte de cette tradition intellectuelle. « Cela fait huit siècles que les Africains écrivent en arabe. Au treizième siècle déjà, des étudiants africains allaient étudier à l’Université d’Al Azhar. D’autres se rendaient dans les pays arabes pour étudier et enseigner. Si on doit écrire l’histoire intellectuelle de l’Afrique de l’Ouest, il faut nécessairement reconnaître le rôle important joué par les intellectuels formés à l’école arabe », souligne-t-il.

Il est d’abord question, dans cet ouvrage, de la formation de cette tradition littéraire exemplifiée par Tombouctou. Parmi ces écrits, fait-il observer, ceux qui ont été traduits en langues occidentales sont en grande majorité l’œuvre d’intellectuels ou de leaders politico-religieux musulmans. Très peu de philosophes et spécialistes de l’histoire intellectuelle africaine écrivant en langues occidentales sont au courant de l’existence de ces traductions. Dans un second lieu, Ousmane Oumar Kane retrace la genèse de cette érudition depuis le début de l’expansion de l’Islam en Afrique de l’Ouest. L’idée est de voir comment les croyances islamiques, à partir de l’Afrique du Nord et à travers le Sahara, ont été introduites en Afrique de l’Ouest. Il y est accordé une singulière attention à la culture matérielle et à l’économie politique de l’érudition arabo-islamique.

La question des groupes ayant enseigné l’Islam et la langue arabe en Afrique de l’Ouest y est également abordée de même que des textes et matières les plus étudiés. L’identification des principaux genres littéraires de cette tradition d’érudition sur la base des manuscrits disponibles occupe une place importante dans ce travail. Il en est de même de l’impact du colonialisme sur la tradition d’érudition islamique en Afrique de l’Ouest.

Champ intellectuel fragmenté
Le Professeur Kane estime que la création d’institutions d’enseignement supérieur islamique délivrant des diplômes universitaires témoigne de la présence continue de l’éducation arabe en Afrique de l’Ouest. Leur nombre est insignifiant comparé aux universités europhones. Néanmoins, plus d’une trentaine d’universités islamiques ou de facultés d’études islamiques ont été créées depuis le milieu des années 1980. Elles donnent ainsi l’opportunité, à ses yeux, aux arabisants de recevoir une formation universitaires sanctionnée par des diplômes dans leur propre pays. En ce qui a trait à leur insertion dans l’ordre postcolonial dominé par les langues occidentales, il a mis en évidence les difficultés auxquelles ils font face. « Certains s’initient aux langues occidentales, d’autres s’efforcent de promouvoir l’arabe à l’aide des pétrodollars arabes. Nombre d’entre eux étaient convaincus que l’islamisation serait un moyen de réaffirmer la suprématie de la langue arabe et de restaurer l’influence perdue des arabisants. Ils créent des associations et des mouvements politiques et dénoncent la séparation de la religion et de l’Etat. Ils recrutent des sympathisants auprès de différentes couches sociales, y compris au sein des intellectuels europhones. L’auteur porte aussi un regard sur le grand impact que les partisans de l’islamisation et de l’arabisation ont eu pendant la période postcoloniale. A l’en croire, la plupart des Etats ouest-africains qui avaient adopté une politique rigide de séparation de la religion et de l’Etat, sont en train de faire des concessions de taille à la coalition dirigée par les arabisants.

Dans l’épilogue de son livre, il fait remarquer une fois de plus que les Africains au sens large du terme ont apporté une contribution décisive au développement de la langue arabe. Celui qui est également professeur de langues et civilisations du Proche Orient à l’université de Harvard insiste également sur le fait que les populations africaines disposent de formes élaborées de connaissance dont la transmission ne requiert pas le recours à l’écriture.

Il convient, selon lui, de continuer le travail de traduction dans les langues occidentales et de créer des ponts entre ces différentes communautés intellectuelles. « Tant qu’on aura un champs intellectuel fragmenté, il ne sera pas possible de lire notre héritage intellectuel. Il faut remembrer tout cet héritage intellectuel en tenant compte de la contribution des langues occidentales, africaines et arabe », dit-il tout en saluant les efforts déployés pour la préservation et la diffusion de ce patrimoine par les chercheurs et certaines institutions.

Alassane Aliou MBAYE

La Maison de la Culture Douta Seck, à Dakar, organise jusqu’au 26 août, la 17ème édition de son centre aéré pour enfants sur le thème : « 2017, Année de la culture : contribution des enfants ». Venus des différentes régions du Sénégal, les jeunes bénéficient, depuis lundi 14 août, d’ateliers de loisirs et de formation aux métiers culturels.

Lorsque Bana Sadio, élève à l’Ecole nationale des arts du Sénégal, demande aux enfants de l’atelier de faire un mélange de couleurs jaune-rouge et bleu-rouge, les 16 chérubins présents s’exécutent. Ce formateur-stagiaire souligne que ce camp ouvert ce lundi 14 août, est une occasion pour voir les aptitudes des enfants dans le domaine artistique, culturel, tout court. « Les mélanges de couleurs permettent de leur donner de la gaité. Ils pourront se divertir, se distraire et scruter d’autres horizons. Les meilleures représentations pourront faire l’objet d’une petite exposition », informe Bana Sadio. A côté d’elle, Lamine Fall, élève en classe de Terminale S1 à l’Institution Notre Dame et encadreur, souligne que les enfants seront initiés au portrait et à la délimitation des couleurs.

En cette veille du 15 août, « c’est timidement qu’ils ont démarré » car, sur les 500 prévus, soit 250 à la Maison de la Culture Douta Seck et autant au Grand Théâtre, le centre aéré a plutôt commencé avec près de 60 enfants ». Ils sont venus des 14 régions du Sénégal et même au-delà.

Selon la directrice Mme Fanta Kane Gassama de la Maison de la Culture Douta Seck, en collaboration avec le Grand Théâtre national, ce camp de vacances-loisirs est organisé en mutualisant des efforts, de l’expertise et des moyens financiers et logistiques à destination des enfants âgés de 5 à 17 ans. Pour l’édition de cette année, décrétée « Année de la Culture » par le chef de l’Etat, il s’agira pour les enfants du centre aéré de marquer les temps forts de la culture en 2017. « Nous avons l’habitude d’organiser ce centre aéré. Nous en sommes à la 17ème édition. Il est placé sous l’égide du ministère de la Culture et de la Communication. C’est un grand rendez-vous de vacances pour les enfants. Il nous échoit le droit d’offrir aux enfants des moments de loisirs articulés aux différents corps de métiers de la culture : peinture, danse, poterie, bricolage, bandes dessinées, théâtre, musique, percussion, journalisme en audiovisuelle, culture urbaine, contes, écritures… », affirme la directrice de la Maison de la Culture Douta Seck.

Mme Gassama précise que les enfants pourront s’exprimer, à travers des ateliers, pour le renforcement de leur niveau scolaire à travers une quinzaine d’ateliers.

Aussi, s’est-elle félicitée du soutien financier de la Direction de la Francophonie. « Nous attendons, aussi, les autres services de Direction pour faire de cet évènement une réussite. Il faut que les enfants de ce pays puissent s’épanouir dans des cadres bien structurés et organisés », dit-elle.  

Sorties pédagogiques
 « Notre mission, ce n’est pas de faire de ces enfants des artistes-plasticiens, chanteurs ou danseurs, parce qu’ils ont déjà d’autres perspectives d’avenir. Donc, leurs parents savent ce qu’ils veulent plus tard après avoir investi sur eux. Ce n’est pas à nous, structure du ministère de la Culture, d’orienter leur choix », réplique-t-elle. Toutefois, Mme Gassama pense que ces derniers pourraient être des artistes créateurs en devenir.

Hamidou Kane, chef de Division de la programmation au Grand théâtre national, poursuit que le programme de cette édition du centre aéré est alléchant. Même si depuis 2011, le centre aéré était en hibernation, parce qu’il fallait revoir et proposer aux parents un nouveau programme.

Au-delà des ateliers d’expressions artistiques, des sorties pédagogiques avec une visite au Monument de la Renaissance africaine, au musée Théodore Monod etc. sont au menu de cette manifestation ; de même que des activités de spectacles et loisirs qui vont se dérouler du 14 au 26 août, au bénéfice des pensionnaires du centre aéré âgés de 5 à 17 ans. Il est prévu, précise M. Kane, une journée à Ngayokhème, la commune dirigée par le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye. Une excursion est également envisagée à la Présidence de la République pour, éventuellement, rencontrer le chef de l’Etat.

La Maison de la Culture Douta Seck propose, depuis 2001, pendant les grandes vacances scolaires, ces activités d’éveil, dans le cadre de la prise en charge des enfants en matière de culture et de loisirs.

Serigne Mansour Sy CISSE

Cette année, pour la fête de l’Assomption à Saint-Louis, la municipalité a fait les choses en grand. Outre la traditionnelle virée à la plage de l’Hydrobase, les populations ont bénéficié de trois jours de concerts avec Waly Seck, Pape Diouf et des artistes locaux.

A Saint-Louis, l’ambiance, en cette période de fête du 15 août, était très animée. En effet, par centaines, des visiteurs et touristes avaient pris d’assaut la ville, comme à l’accoutumée. Le point d’orgue était, avant-hier, le concert de Waly Seck sur la Place Faidherbe, qui avait refusé du beau monde. Le chanteur, en véritable chouchou des mélomanes, a proposé une belle copie à un public déchaîné.

Venus des quartiers Sor, Diamaguéne, Bango et même de la région de Louga, les spectateurs se sont réjouis de ce concert offert par la municipalité. Même si, comme le souligne Ibnou Diouf venu de Pikine, « le lieu n’était pas bon pour tenir cette manifestation populaire, avec les bousculades monstres notées, le pire a été évité de justesse et des blessés légers enregistrés ».  
Au-delà, on notait également une belle atmosphère à la plage de l’Hydrobase. En ces lieux, situés dans la Langue de Barbarie, à 4 km du centre-ville, le célèbre pilote Jean Mermoz atterrissait, avec son hydravion, après la première traversée de l’Atlantique. Tout un symbole.

Les populations viennent en famille ou non accompagnées pour passer la fête. Mais, comme chaque année, le préfet du département avait pris un arrêté pour l’arrêt des baignades en fin d’après-midi.

A. M. NDAW

Chaque jour, des centaines de personnes s’attardent, silencieuses, le coeur gros et les yeux parfois humides, pour déposer un ours en peluche, un message ou un bibelot sur la tombe d’Elvis Presley dans le jardin de sa célèbre maison Graceland à Memphis. Plus de 600.000 visiteurs viennent chaque année rendre hommage à cette icône de la culture populaire, ancien sex-symbol sulfureux devenu artiste tout public. John Lennon avait affirmé qu’« avant Elvis, il n’y avait rien ». Quarante années après son décès, à l’âge de 42 ans, hommages et fleurs affluent toujours du monde entier pour décorer le Jardin de la méditation où le « King » repose. Plusieurs dizaines de milliers de personnes devaient participer mardi à la veillée aux chandelles marquant l’anniversaire de sa mort, le 16 août 1977.

(AFP)

Arnold Schwarzenegger a annoncé les tournages prochains de deux suites très attendues, « Terminator 6 » et « Legend of Conan ». Au détour d’une interview accordée à un média autrichien, l’acteur de 70 ans a confirmé sa présence dans «Terminator 6«, qui se tournera à partir du mois de mars prochain. Supervisé par James Cameron en personne, ce nouvel opus est censé remettre la franchise sur de bons rails, après l’échec critique et public rencontré par Terminator : Genisys.

Mais tout d’abord, l’ancien gouverneur de Californie devrait débuter la production de Triplets, la suite de la comédie culte Jumeaux, avec Danny DeVito et Eddie Murphy. Voilà de nombreuses années que le projet est évoqué et, après plusieurs reports, les prises de vue débuteront officiellement dès cet automne.

La légende musicale française Charles Aznavour, à 93 ans, va enfin recevoir son étoile sur la Promenade de la célébrité de Hollywood, le « Walk of Fame », a indiqué l’organisme qui les attribue dans un communiqué mercredi dans la soirée.

« La chambre de Commerce d’Hollywood est fière d’annoncer que le légendaire artiste Charles Aznavour recevra la 2.618 ème étoile sur la Promenade de la célébrité jeudi 24 août », selon ce communiqué. Elle sera située sur le célèbre Hollywood boulevard, devant un théâtre historique de Los Angeles dédié aux comédies musicales, le Pantages. « Charles Aznavour est un artiste populaire connu à travers le monde et aimé de millions de fans de toutes générations », a constaté Ana Martinez, productrice de ces cérémonies sur le « Walk of Fame ».

Celui qui a été déclaré par un sondage de Cnn et Time en 1998 le « chanteur de variété le plus important du 20ème siècle », devant des icônes comme Elvis Presley, Bob Dylan, et Frank Sinatra, a vendu plus de 180 millions de disques et écrit 1.300 chansons dans de multiples langues.

Shahnourh Varinag Aznavourian de son vrai nom, né à Paris de parents arméniens et devenu l’un des plus ardents porte-drapeaux de la diaspora arménienne, avait reçu à l’automne dernier une étoile honorifique à l’image de celle qui sera cette fois officiellement cimentée sur le « Walk of Fame » la semaine prochaine.
« Je viens à Hollywood depuis des années, j’ai beaucoup travaillé aux Etats-Unis car (...) le pays du +show-business+, c’est l’Amérique », avait-il alors déclaré à l’AFP. L’auteur et interprète de « La Bohème » ou « Mes Emmerdes » est particulièrement populaire à Los Angeles et ses environs où vit la plus grande communauté arménienne en diaspora.

AFP

La salle de cinéma et de spectacles CanalOlympia Téranga, inaugurée au mois de mai dernier, au travers de ses équipements ultra-modernes et des commodités qu’elle offre aux usagers, ouvre une nouvelle ère ; celle qui réconcilie les Dakarois avec le 7ème art.

« Cette ambiance me manquait. Elle ravive, pour les gens de ma génération, des souvenirs de la belle époque. Aller au cinéma était entré dans le quotidien des Dakarois et même des habitants de l’intérieur du pays. C’est la deuxième fois que je viens regarder un film à CanalOlympia Téranga qui offre certaines commodités. Il faut multiplier ces initiatives », s’enthousiasme un homme bien accompagné par une dame qui semble aussi apprécier les lieux pour leur confort.

Pour briser la routine, Waly, également aux côtés de son épouse, vient pour la première fois découvrir la salle de cinéma CanalOlympia même s’il n’a pas pu regarder le film au programme. Il est, en effet, venu en retard. Toutefois, il a tenu à y faire un tour pour assouvir sa curiosité. « On m’en a dit du bien et je tenais au moins à découvrir la salle », dit-il, heureux de se voir indiquer que les deux tickets déjà achetés pour regarder le film « Un président au maquis » pourront lui servir lors d’une autre programmation. Celle qui a été déroulée en plein air, pour cause d’incident technique, a permis à l’assistance de partager des émotions, de savourer une production burkinabè confirmant ainsi la diversité de l’offre.

Il a été souvent fait cas au Sénégal de l’absence de salles de cinéma malgré les productions de bonne facture des cinéastes sénégalais. La salle CanalOlympia, d’une capacité de 300 places et autonome en énergie solaire, ne comble pas seulement un manque. Elle donne de nouvelles opportunités aux cinéphiles et aux professionnels du septième art. Les gens retrouvent le chemin du cinéma. Et « ils en demandent même un peu plus », pour ainsi reprendre Khadidia Djigo, responsable de salle CanalOlympia Téranga. Elle poursuit : « Les week-ends, nous arrivons à faire salle comble surtout avec des blockbusters que nous avons en ce moment comme « Pirates des Caraïbes », « Spiderman » ou encore la « Planète des singes ». Le fait que les gens viennent témoigne de la pertinence de notre option ».

Cette initiative est, à ses yeux, profitable aux amoureux du cinéma. Elle vise à leur donner la possibilité de regarder un film à des prix abordables (1.500 FCfa le film, 1.000 FCfa pour les enfants de moins de 12 ans. Pour les avant-premières, l’entrée est fixée à 5.000 FCfa). En outre, le site où est logé la salle offre d’autres opportunités. Il est doté d’un podium et prend entre 5.000 et 7.500 personnes. Cette infrastructure vient réparer une anomalie vieille de plusieurs années indigne de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, terre de Sembène Ousmane, de Djibril Diop Mambety, d’Alain Gomis...

Alassane Aliou MBAYE

Le jeune producteur du film « Un président au maquis », le Burkinabé Hilaire Thiombiano, revient, ici, sur les étapes de la réalisation de cette œuvre et décline sa vision du cinéma africain.

Pouvez-vous nous toucher un mot de la genèse du film ?
C’est un film qui a été tourné en 2016 en 24 jours seulement, avec mon partenaire, le Franco-burkinabé Laurent Goussou-Deboise qui en est le scénariste et le réalisateur. Il était l’un de mes professeurs à l’Institut supérieur de l’image et du son du Burkina Faso. Nous nous sommes rendus compte que nous avions les mêmes objectifs, la même vision du cinéma ; faire des films grand public de qualité qui parlent de nos réalités. Laurent était avancé dans le scénario et nous avons commencé à travailler ensemble sur la préproduction. Face aux moyens limités, la détermination et l’adhésion des uns et des autres ont permis d’arriver à ce résultat. Un film, c’est avant tout une aventure collective. Les ressources financières ne sont pas un gage de qualité.

Quel est le message que vous voulez délivrer à travers ce film ?
Ce film part d’une série d’événements qui pousse un président à aller vers son peuple. Moi, je me demande pourquoi un chef d’Etat s’isole de son peuple. S’il ne peut plus aller vers celui-ci, écouter ses préoccupations et essayer d’y répondre, il se coupe d’un pan entier de la réalité de son pays qu’il ne voit qu’à travers le regard de ses conseillers et de ses ministres. Ce film pose plus de questions qu’il ne donne de leçons.

Comment se porte le cinéma burkinabè ?
Plutôt bien grâce surtout à la formation. La création de l’Institut supérieur de l’image et du son (Isis) d’où je suis sorti y a fortement contribué. Les icônes, comme Idrissa Ouédraogo et Gaston Kaboré, continuent de nous accompagner. Au Burkina Faso, l’industrie du cinéma prend de plus en plus forme. A l’époque, on avait des financements d’organismes internationaux. Mais, aujourd’hui, ces appuis ont considérablement diminué. Ce qui pousse les gens à réfléchir sur d’autres méthodes de financement. La production de films à moindre coût, sans toutefois compromettre la qualité, et la rentabilisation en salle sont des options sérieuses. Le cinéma ne saurait attendre des financements pour exister. Il y a des films qui sont faits avec peu de moyens et de bonne qualité. Il nous faut construire une industrie audiovisuelle ouest-africaine ancrée dans les réalités locales.

Recueillis par A. A. MBAYE

La salle de cinéma et de spectacles CanalOlympia Téranga, inaugurée au mois de mai dernier, au travers de ses équipements ultra-modernes et des commodités qu’elle offre aux usagers, ouvre une nouvelle ère ; celle qui réconcilie les Dakarois avec le 7ème art.

« Cette ambiance me manquait. Elle ravive, pour les gens de ma génération, des souvenirs de la belle époque. Aller au cinéma était entré dans le quotidien des Dakarois et même des habitants de l’intérieur du pays. C’est la deuxième fois que je viens regarder un film à CanalOlympia Téranga qui offre certaines commodités. Il faut multiplier ces initiatives », s’enthousiasme un homme bien accompagné par une dame qui semble aussi apprécier les lieux pour leur confort.

Pour briser la routine, Waly, également aux côtés de son épouse, vient pour la première fois découvrir la salle de cinéma CanalOlympia même s’il n’a pas pu regarder le film au programme. Il est, en effet, venu en retard. Toutefois, il a tenu à y faire un tour pour assouvir sa curiosité. « On m’en a dit du bien et je tenais au moins à découvrir la salle », dit-il, heureux de se voir indiquer que les deux tickets déjà achetés pour regarder le film « Un président au maquis » pourront lui servir lors d’une autre programmation. Celle qui a été déroulée en plein air, pour cause d’incident technique, a permis à l’assistance de partager des émotions, de savourer une production burkinabè confirmant ainsi la diversité de l’offre.

Il a été souvent fait cas au Sénégal de l’absence de salles de cinéma malgré les productions de bonne facture des cinéastes sénégalais. La salle CanalOlympia, d’une capacité de 300 places et autonome en énergie solaire, ne comble pas seulement un manque. Elle donne de nouvelles opportunités aux cinéphiles et aux professionnels du septième art. Les gens retrouvent le chemin du cinéma. Et « ils en demandent même un peu plus », pour ainsi reprendre Khadidia Djigo, responsable de salle CanalOlympia Téranga. Elle poursuit : « Les week-ends, nous arrivons à faire salle comble surtout avec des blockbusters que nous avons en ce moment comme « Pirates des Caraïbes », « Spiderman » ou encore la « Planète des singes ». Le fait que les gens viennent témoigne de la pertinence de notre option ».

Cette initiative est, à ses yeux, profitable aux amoureux du cinéma. Elle vise à leur donner la possibilité de regarder un film à des prix abordables (1.500 FCfa le film, 1.000 FCfa pour les enfants de moins de 12 ans. Pour les avant-premières, l’entrée est fixée à 5.000 FCfa). En outre, le site où est logé la salle offre d’autres opportunités. Il est doté d’un podium et prend entre 5.000 et 7.500 personnes. Cette infrastructure vient réparer une anomalie vieille de plusieurs années indigne de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, terre de Sembène Ousmane, de Djibril Diop Mambety, d’Alain Gomis...

Alassane Aliou MBAYE

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.