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Arts et Culture (965)

Vainqueur du 2e prix au Festival national des arts et cultures (Fesnac) tenu en décembre dernier à Kolda, la troupe « Nourou Samsou » de Pikine a fait la restitution de sa pièce théâtrale jeudi dernier, au Centre culturel régional Blaise Senghor de Dakar.

Le silence est profond. Seules quelques notes de musique douce sont audibles. La salle, devant abriter le spectacle, est remplie de chaises non encore occupées. Au fond, une carte du Sénégal, surmontée d’un baobab qui représente l’emblème du pays est visible. La troupe théâtrale « Nourou Samsou » de Pikine a choisi ce cadre du Centre culturel Blaise Senghor pour interpréter sa pièce intitulée  « Sunugal » jouée lors du Fesnac. Avant que le spectacle ne démarre, la salle a déjà fait le plein.

Habillés en grand boubou et autres tenues traditionnelles, les comédiens pikinois nous plonge dans la diversité culturelle du Sénégal. Tantôt ils chantent, tantôt ils dansent. D’ailleurs, dans une de leur chanson, ils ont fait l’apologie de la Teranga sénégalaise. Sur scène, le cousinage à plaisanterie entre les Sérères et les Peuls est au rendez-vous. Chacun se dit roi de l’autre. La culture mandingue n’a pas été en reste. Elle est représentée par le « Kankourang » habillé d’écorces,  tenant 2 coupe-coupe entre les mains. Il désigne à la fois un masque pour un rituel célébrant la circoncision chez la communauté mandingue de la Sénégambie. Des circoncis arborant des chapeaux blancs sont représentés sur scène en compagnie de leur guide. Ces derniers sont chargés de leur apprendre les bonnes manières et la conduite à tenir dans la société.

Neuf ans de présence sur la scène théâtrale, la troupe « Nourou Samsou » de Pikine est composée de jeunes talents qui sont passionnés de théâtre. Ils ont gagné plusieurs trophées dans leur domaine. Et le groupe a obtenu le 2e Prix Fesnac 2016 tenu récemment à Kolda. C’est dans ce contexte que les artistes de Pikine ont organisé cette restitution pour permettre aux personnes qui n’étaient pas au Fesnac de d’apprécier leur travail.

Ils se disent satisfaits de leur performance. « Nous sommes vraiment contents car nous avons montré notre culture aux étrangers et à ceux qui ne connaissent pas bien leur culture », a confié Youssou Sall, président de la troupe « Nourou Samsou ». Poursuivant, il déplore le manque d’assistance des autorités à leur égard. « On reste souvent sans moyens financiers pour assurer les répétitions.. », a-t-il soutenu.

Selon Massamba Mbaye, cette pièce est très importante car elle montre la diversité culturelle qui est au Sénégal. « Cette pièce a une vocation socio-politique ; elle montre la valeur culturelle du Sénégal et la manière dont les socio-ethniques peuvent vivre en bonne communauté », a-t-il dit.  Le Pr Mbaye fustige le fait que le théâtre n’ait plus cette mission d’éducation.

Seynabou BOP (stagiaire)

La troupe artistique de la région autonome ouïgoure du Xinjiang de Chine a présenté, avec la compagnie du Théâtre nationale Daniel Sorano, un spectacle riche en rythmes et en couleurs au Grand Théâtre national. C’était, lundi dernier, à l’occasion de la célébration de la Fête du printemps 2017. En plus de réaffirmer le dynamisme de la coopération culturelle entre le Sénégal et la Chine, elle a mis en lumière le génie artistique des deux peuples.


Un instant court. Un délice infini. Et des acclamations enthousiastes et confondues d’une assistance « colorée ». La communauté chinoise et les Sénégalais, venus communier avec elle et célébrer la Fête du printemps, ont vécu une nuit au cours de laquelle la coopération culturelle sino-sénégalaise a élargi son champ d’expression pour éblouir ensemble la scène du Grand Théâtre national ; temple de beauté et de rythme que des bras chinois ont édifié et où s’exprime le génie sénégalais. Ce soir, l’Ensemble lyrique traditionnel de la compagnie du Théâtre national Daniel Sorano s’est joint aux musiciens du Xinjiang et ses instruments spécifiques comme le « gijak », le « rawap » et la tambourine pour créer une harmonie de choses d’apparence infécondes. Chaque instrument explore l’univers de tyrannie de l’autre alors que les voix s’interposent pour donner à entendre une singulière mélodie. Et à la fin, le public exulte. La lumière est parfois venue d’elle avec ses objets fluorescents en signe d’adhésion. Avec la danse de groupe féminine « La vendange », on caresse le sol de sa souplesse malgré la frénésie du geste et des percussions enivrantes pour savourer la bonne moisson. On toise l’espace. On le recrée pour laisser libre cours au génie corporel, au mouvement enchanteur. Car, à Xinjiang, la plus importante région productrice de raisins, la moisson donne des ailes. Et les filles ouïgoures célèbrent leur fortune. C’est comme lors des danses de groupe de « réjouissance » où le mouvement giratoire est aussi fascinant qu’invraisemblable. Peu importe son obédience, on se réjouit. Le public s’est aussi laissé, de temps en temps, emporter par la beauté de ce dont il s’est délecté. Comme quand un homme sorti de nulle part a conquis la scène pour accompagner une âme jouant en solo. Ce n’est point-là une improvisation. C’est un dialogue comme les échanges culturels entre l’Est et l’Ouest au Xinjiang qui remplissent le peuple ouïgour d’optimisme. L’expression artistique, ici, n’est pas une banale œuvre à seulement savourer. Elle évoque une mémoire, tisse des liens pour créer une communion des âmes. Ne parle-t-on pas ici de « journées joyeuses ».

La danse folklorique de l’ethnie Han, « A la recherche de l’amoureux », propose une chorégraphie qui expose l’intensité de l’intérieur. Elle exprime, sous un rythme singulier, l’universalité du thème de l’amour. Chez les Soninké aussi, une ethnie que l’on trouve au Sénégal, le mariage, magistralement chorégraphié par le ballet national « La Linguère », est un moment de chant, de danse d’une exquise coordination. On tournoie autour de la mariée pour célébrer sa future vie. L’heureux élu, lui, montre toute sa fierté de mâle pour se laisser féliciter par la cohorte d’avoir conquis la prochaine soumise avant de s’en départir pour montrer le potentiel de son corps. Celui-là exprimé à travers la « danse des assiettes » et la « danse des bols à la tête » a été tout aussi majestueux. Les dociles bols et assiettes sont restés indifférents aux cadences les plus « tumultueuses ».  Et que dire de ce « tumulte émotionnel » quand la reprise du morceau « Pata pata » devant la chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo par une musicienne chinoise a touché les cœurs et égayé l’assistance.

Alassane Aliou MBAYE

Le ministre de la Culture et de la Communication a délivré, à l’occasion de la célébration du Nouvel An chinois, le message du président de la République du Sénégal, Macky Sall, pour qui, « c’est tout un symbole que la fête du printemps se tienne dans l’enceinte du Grand Théâtre national, juste à côté du Musée des civilisations noires ».  Ces deux œuvres grandioses, selon lui, constituent, avec l’Arène nationale de lutte, le Centre culturel chinois et l’Institut Confucius, des exemples éloquents de la vitalité de la coopération socio-culturelle entre les deux pays. Le chef de l’Etat est convaincu du rôle essentiel des échanges culturels comme facteur de rapprochement et de compréhension mutuelle des peuples. Il a souligné, pour s’en féliciter, la densité et la dimension jamais égalées, dans tous les domaines, des relations bilatérales entre la Chine et le Sénégal.

Le président Macky Sall compte, avec son homologue de la République populaire de Chine, Xi Jinping, travailler au renforcement de ces liens privilégiés pour atteindre les objectifs communs dans l’intérêt des deux peuples.

 

A. A. MBAYE

« La célébration de ce Nouvel An chinois a bénéficié d’un intérêt particulier du président Macky Sall et d’un soutien agissant des ministères chinois et sénégalais… Le spectacle offert donne une idée de la richesse et du caractère inclusif de la culture chinoise, de l’amour de la vie des Chinois, et de l’amitié cordiale entre la Chine et le Sénégal. Les relations bilatérales ont été élevées au partenariat stratégique global. Grâce aux efforts conjugués de part et d’autre, les relations sino-sénégalaises ont connu un développement vigoureux et fructueux. Pour les 11 premiers mois de l’année 2016, le volume commercial bilatéral s’est élevé à près de 2,2 milliards de dollars américains ».

A. A. MBAYE

Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye,  préside, ce samedi 21 janvier, à 9h30 mn, une grande rencontre des chefs traditionnels du Saloum, au Complexe de Gandiaye.
Au total, une vingtaine de chefs coutumiers venant des régions de Kaolack et de Kaffrine sont attendus à cette rencontre qui a pour thème : « Chefs traditionnels : dépositaires du patrimoine et médiateurs sociaux ». Selon un communiqué de presse, les discussions vont aussi porter sur les rapports entre la chefferie traditionnelle et les valeurs culturelles avec l’intervention de spécialistes et d’intellectuels. Dans la soirée, il est prévu une veillée culturelle avec la participation de plusieurs troupes dont le Grand tambour major Babou Ngom.

La nouvelle édition de NextTech Africa aura lieu les 2 et 3 février prochains à Nairobi, au Kenya. Il s’agit d’un rendez-vous incontournable pour les leaders de la technologie et du monde des affaires, des ingénieurs, des développeurs et des entrepreneurs du continent.
Le thème de cette année est « Construire pour l’Afrique ». Parmi les questions qui seront abordées : Comment concevoir une technologie qui pourrait mieux aider les inventeurs africains ? Comment les compagnies peuvent-elles mettre en place une culture des données qui garantirait le succès ?
L’objectif de l’événement est de mettre en contact les différents acteurs du secteur afin de pouvoir offrir aux innovateurs les outils et les infrastructures adaptées aux réalités africaines et qu’ils puissent s’adonner pleinement au développement de solutions technologiques.

Don en matériels de bureau au ministère de la Culture

Pour davantage matérialiser l’amitié sino-sénégalaise, le vice-ministre de la Culture de la Chine,  Ding Wei, a annoncé, hier,  un don de 40 millions de FCfa de matériels de bureau au ministère sénégalais de la Culture et de la Communication.  
Pour Mbagnick Ndiaye, cette donation  va améliorer considérablement le fonctionnement  de « nos »  Centres  culturels régionaux. Le ministère de la Culture et de la Communication va procéder à l’identification des besoins de ses démembrements pour acquérir ce don qui, selon M. Ndiaye, traduit la volonté de la République populaire de Chine d’accompagner le Sénégal.

I. BA

Après s’être essayée à la peinture en 1997, Jeannette Niarassi taquine cette fois-ci la musique. Elle a sorti son premier album, « Action de Grâce », dans lequel elle loue le Seigneur. Cette production a comme marraine la Vierge Marie, Mère de Jésus et comme parrain Monseigneur Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar.

Assistante administrative à la Délégation Wallonie-Bruxelles à Dakar, Jeannette Niarassi n’en est pas moins une créatrice. Après une première exposition individuelle de 44 œuvres, au sein de la Délégation Wallonie-Bruxelles en 1997, elle remet le couvert. Cette fois-ci, la native de la Casamance s’essaie à une nouvelle expression artistique qu’est la musique avec un premier album de six titres intitulé « Action de Grâce ». « Je rends grâce à Dieu. Il connaît l’avenir mieux que personne. Il m’a choisi pour faire sa volonté. En 7 mois, je réalise l’album « Action de Grâce » en n’étant ni choriste, ni chanteuse professionnelle », a confié Niarassi Jeannette, au cours d’un entretien. Elle est membre de la paroisse Enfant Jésus de Prague de Tivaouane Peulh-Keur Massar dont le Curé fondateur est Abbé Edouard Sarr.

L’histoire a commencé le 26 mai 2016 lorsqu’elle s’est levée très tôt le matin pour faire sa prière chez elle. « Je me suis dit : Maman Marie, tu vas chanter avec moi. Elle m’a accordé cette demande », s’est réjoui la chanteuse. C’est ce même jour qu’elle a composé le titre « Espérance » qui parle de la résurrection. Evoquant la signification du titre de l’album « Action de Grâce », Niarassi Jeannette a expliqué : « Je rends grâce à Dieu pour les merveilles qu’il m’a accordées. Ce n’est pas facile de se lever un beau jour et devenir chanteuse. Le souffle divin m’a beaucoup inspiré ». Cela fait suite à l’invitation que la chanteuse avait lancée à la Vierge Marie. Niarassi Jeannette ne s’explique pas toujours ce qui lui arrive. « Je ne me suis jamais dit que j’allais devenir une chanteuse religieuse », a-t-elle déclaré. Dans la chanson « Vie promise », Niarassi annonce qu’« un monde nouveau nous est promis » dans une période d’instabilité globale. « La promesse de la vie éternelle nous est assurée par Dieu en Jésus qui a porté nos péchés sur la Croix.

Quiconque qui croit en lui sera pardonné et sauvé », lance Niarassi. C’est une promesse que la chanteuse qualifie comme un concours général de la foi et de l’amour organisé par Dieu et présidé par son Fils Jésus et guidé par l’esprit saint. Cela signifie, au regard de la chanteuse, « servir Dieu au-dessus de toute personne ou de toute chose pour avoir accès à ce monde nouveau qui nous est promis ». Sur la même ligne, le titre « Aime ton prochain » célèbre le vivre ensemble. « J’invite les gens à semer l’amour car ils sont à l’image de Dieu qui nous a créées avec tant d’amour », chante Niarassi. Elle rend hommage à Wallonie-Bruxelles international à travers le délégué à Dakar, Philippe Cantraine, qui l’a encouragée et soutenue pour la réalisation de ce disque.      

E. Massiga FAYE

Dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a signé, hier, une convention de partenariat avec son homologue chinois, Ding Wei, vice-ministre de la Culture. Cette signature porte sur un programme exécutif de coopération culturelle entre les deux pays pour la période 2017-2019.

En visite de travail au Sénégal, Ding Wei, vice-ministre de la Culture de la Chine, a rencontré, hier, son homologue sénégalais, Mbagnick Ndiaye. A la suite de ce tête-à-tête, les deux hommes ont paraphé une convention de partenariat portant sur un programme exécutif de coopération entre les deux pays couvrant la période 2017-2019. Avec un contenu diversifié, ce programme, a expliqué Ding Wei, porte, entre autres, sur les échanges et la formation du personnel, le Musée et le patrimoine. Le vice-ministre de la Culture chinois a salué la relation culturelle existant entre les deux peuples.  Il s’est également félicité du soutien mutuel entre le Sénégal et son pays dans plusieurs domaines.

« Nous attachons une grande importance aux relations culturelles entre la Sénégal et la Chine. La culture constitue une solide base dans le développement durable », a-t-il indiqué, proposant d’intensifier le rythme de visite de haut niveau des  responsables culturels des deux pays. Selon Ding Wei, la partie chinoise est prête à accompagner le Sénégal dans la gestion des infrastructures culturelles et la formation du personnel. Le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, s’est félicité de la présence de son homologue chinois en terre sénégalaise, laquelle est signe du renforcement continu de « nos excellentes relations, sous l’impulsion de nos chefs d’Etat, qui ont décidé de faire évoluer la coopération bilatérale avec des avancées remarquables dans des secteurs stratégiques, particulièrement dans le domaine des Arts et de la Culture. »

A l’en croire, la construction d’infrastructures culturelles telles que le Grand Théâtre national et le Musée des civilisations noires constitue un exemple « hautement significatif ».  Il en est de même également pour les consultations bilatérales sectorielles qui ont conduit au parachèvement des concertations dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord culturel signé en janvier 2008. Ces consultations, a ajouté le ministre de la Culture, ont abouti à la signature du protocole portant création d’un centre culturel chinois à Dakar en décembre 2015 et à la conclusion, aujourd’hui, du troisième programme exécutif triennal de coopération culturelle.

Nouvel élan
« La multiplication de ce type de programmes à long terme crée des liens et des affinités entre les citoyens des deux pays, contribuant implicitement à la consolidation des bonnes relations entre Beijing et Dakar. C’est le lieu de remercier de nouveau nos frères et amis chinois pour les efforts sans cesse consentis à tous les niveaux pour le succès de notre coopération dynamique dédiée à la connaissance mutuelle, à la formation des ressources humaines et à la recherche du bien-être de nos populations », a dit le ministre de la Culture.

Rappelant la détermination du  Gouvernement du Sénégal d’honorer les engagements souscrits dans le cadre du nouveau programme qui va ouvrir de nouveaux chantiers notamment dans le développement des économies créatives, Mbagnick Ndiaye a affirmé que ledit programme s’inscrit dans un contexte bien particulier de diversification et de relance de l’économie sénégalaise à travers le Plan Sénégal émergent.  « Grâce à un contenu plus adapté, plus en phase avec les orientations déclinées dans le cadre du partenariat stratégique global sino-sénégalais, le programme exécutif triennal 2017-2019 permettra aux acteurs et opérateurs culturels de mieux collaborer et de nouer des relations mutuellement bénéfiques avec leurs homologues chinois. Egalement, la collaboration entre les institutions sera un accompagnement décisif des acteurs de part et d’autre », a-t-il souligné. Pour le ministre sénégalais de la Culture, l'adoption de ce document consacre un nouvel élan dans le raffermissement des excellentes relations d'amitié entre nos deux pays.

Ibrahima BA

Le Grand Théâtre national accueille aujourd’hui, à partir de 20h, un spectacle à l'occasion de la célébration de la Fête du printemps chinois. Il sera présenté par la troupe artistique de la région Ouïgoure du Xinjiang de Chine, avec la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano. Ce sera en présence de Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et Zhang Xun, ambassadeur de la Chine au Sénégal.

Festival et concours arabo-africain, la 4ème édition des Journées musicales de Carthage (Jmc) se dérouleront du 8 au 15 avril prochain, en Tunisie.

Cinquante dossiers de candidature pour la compétition ont été reçus par le comité directeur des Journées musicales de Carthage, festival arabo-africain de musique proposant un concours, avec à sa tête, pour la troisième année consécutive, Hamdi Makhlouf. La majorité des dossiers était tunisienne, soit 32 candidatures ; les 18 dossiers restant se sont répartis entre 8 marocains, 3 égyptiens, 1 libanais, 2 sénégalais, 1 burkinabè, 1 ivoirien, 1 centrafricain et 1 ghanéen.
Pour la sélection, le jury s’est basé sur des critères tels que la créativité et l’originalité. Finalement, son choix s’est porté sur six artistes tunisiens et six étrangers (arabes et/africains. Sur les six dossiers d’Africains subsahariens, les membres du jury ont opté pour la Centrafricaine Emma Lamadji et son spectacle « Free river ».

Artiste autodidacte, Emma Lamadji, qui se destinait, au départ, au basket professionnel, a commencé à chanter dans une chorale afro-gospel, « Kumbaya » de Montpellier (France), avant d’intégrer d’autres formations de gospel. « Free river » est le fruit de sa rencontre avec le guitariste Matia Levréro, et de son désir « d’ouvrir son horizon vers un univers musical nouveau, nourri à la fois de Soul, de World, de Jazz, de Gospel, de Pop ». Le Tanit d’or de l’édition des Jmc (2015) a été remporté par le groupe Djarabikan Balafon de Côte d’Ivoire, et que celui de 2016 est revenu à Sahad and the Naatal Patchword du Sénégal. Pour l’édition de 2016, le Gangbé brass band du Bénin avait obtenu deux distinctions : le prix spécial de la composition musicale et celui du public.

 

A. M. NDAW

La 13ème édition de la Grande nuit des oscars du chant choral, organisée par la structure Mat production, s’est tenue, samedi dernier, au Théâtre national Daniel Sorano. Elle a été l’occasion de rendre hommage au frère Dominique Catta pour ses 90 ans. L’invité d’honneur en était le chantre français Jean Claude Gianadda. Les nominés de cette année, Michel Sitor Ndour, Fulgence Faye, Lena Camara Boissy et Fulgence Gackou ont été célébrés devant un public nombreux qui a assisté à un spectacle de grâce de haute facture.

Dans une mise aux couleurs apaisantes, des voix de contralto s’associant à celles de ténor louent le Seigneur par le charme des dons musicaux dont il les a gratifiées dans son infinie miséricorde. Elles sont en fusion avec l’univers sonore. Elles créent, dans leur singularité, une harmonie. Les corps suivent la cadence d’effusion des âmes reconnaissantes aux bras ballants en complicité avec une lumière indécise. Ils ne déchirent pas la scène. Ils l’occupent de toute leur assurance ; celle-là que confère la foi. Les percussions non plus ne choquent les oreilles. Le Théâtre national Daniel Sorano s’assouvit des notes de grâce.
La scène est envahie de vie, de joie, de couleurs pour soutenir la prière. Car, ici, les sonorités, qu’elles soient mélodieuses ou électrisées, renvoient à une solennité dévote. Les rythmes convergent vers des berges où seule la foi fait sens. Quelquefois, on a reconstitué des univers d’ailleurs qui rappellent l’Afrique centrale pour « chauffer » la salle.

C’est cette prouesse divine qu’ont réalisée les chorales Sainte Marthe de Mbour et Saint Martin de Porrès quand elles ont été appelées à rendre grâce au Seigneur. Et le public a bien aimé le spectacle. Il l’a démontré en remplissant la corbeille de sa générosité. Plus de 580.000 FCfa ont été récoltés pour soutenir une paroisse enclavée. L’Association Saint Bruno, représentée par Jean Claude Gianadda, chantre français et invité d’honneur de cette édition, a aussi fait preuve d’altruisme en remettant une enveloppe de 2.600.000 FCfa à la pouponnière des Sœurs franciscaines de Marie de la Médina. Jean Claude Gianadda a également interprété quelques morceaux. La profondeur de son verbe, qui célèbre la foi, est aussi enchanteresse que le voyage rythmique qu’il a offert à une assistance qui en redemandait. Un trophée de reconnaissance lui a été décerné pour son œuvre d’humanité.

L’amour infini du Seigneur
Fulgence Faye, auteur compositeur et pianiste thiessois, a donné une autre forme à l’action de grâce par la puissance de sa voix et de ses notes de guitare. Le folk acoustique dans lequel vogue le lead vocal de Niljaa suit des allées de joie et de foi. Il concilie le temporel et le spirituel comme il aime à nommer sa musique. La voix féminine qui l’accompagne est particulièrement douce pour produire un agréable contraste. Et le public l’accentue davantage quand il s’est mis à chanter avec lui. Il ne s’est pas arrêté même quand le chantre a interprété une chanson dans la langue none. Le langage de l’exaltation du Seigneur est universel, accessible à qui veut entendre sa voix.

L’autre Fulgence, Gackou cette fois-ci, a aussi captivé tout le peuple de Dieu quand, au milieu d’une scène qu’il a envahie de sa classe et de son piano, il a interprété les morceaux « Au commencement était le verbe » et « Nul ne peut se comparer à Toi » pour célébrer l’amour infini de son Seigneur. « Diambar » lui a permis de montrer sa riche et brillante palette comme cette « perle » ivoirienne qui a rempli le Théâtre Sorano de sa joie, de son charme, de sa mise toute blanche et de sa musique. Les deux Fulgence ont, par la suite, interprété le morceau « Gëm na ci yow » avant de s’en aller recueillir la bénédiction de son éminence le cardinal Théodore Adrien Sarr.

Alassane Aliou MBAYE

Hommage rendu au frère Dominique Catta

Après que le ministère de la Culture et de la Communication l’a récemment élevé au titre de Trésor Humain vivant à l’occasion de ses 90 ans, le frère Dominique Catta du monastère de Keur Moussa a été célébré à l’occasion de la Nuit des oscars du chant choral. Il est le seul survivant des neuf moines français de l’Abbaye de Solesmes, en France, qui sont arrivés au Sénégal en 1963 pour ensuite fonder le monastère de Keur Moussa. Il est l’auteur de la plus grande partie des chants de l’Abbaye au son de la kora après s’être initié auprès des mandingues pour adapter cet instrument de l’Afrique de l’Ouest à la prière monastique. Le cardinal Sarr a tenu à souligner son rôle décisif dans la place importante qu’occupe aujourd’hui la musique liturgique africaine. Le frère Catta et d’autres moines de Keur Moussa ont gratifié le public de quatre morceaux où ils font entendre des éclats de voix mais surtout déclenchent une tendre émotion. A 90 ans, le frère Catta brille de sa joie et de sa foi.

 

A. A. MBAYE

« Nit Doof ». Son nom d’artiste est intriguant autant que le personnage. Surfant sur la vague, le rappeur originaire de Louga, Mor Talla Guèye, a su tracer son chemin en dépit des aléas du show-biz. Depuis dix ans, la musique rap, plus qu’un gagne-pain, lui permet d’être le porte-voix de ceux qui sont silencieux, comme il aime le dire. Rencontre avec un artiste qui ne laisse point indifférent dans le mouvement hip-hop sénégalais.

Un vendredi 14 octobre dans les coulisses du Grand Théâtre de Dakar. Nit Doff doit se produire sur les lieux pour son « show de l’année ». Dès les premiers échanges, le rappeur admet que son surnom d’artiste intrigue plus d’un. « Ça suscite le débat qui m’intéresse. C’est tout une philosophie qui est derrière ce sobriquet. Nous prenons les « Doof » (fous) comme ceux qui n’ont pas toutes leurs facultés mentales et dans leurs agissements, on peut toujours voir des comportements qui ressortent de l’ordinaire. Alors que « Nit » (personne sensée) est celle consciente, qui pense à son Créateur, à la mort, au jour du jugement dernier, au bien. Chacun d’entre nous a ces deux côtés-là et peut faire des erreurs. Une partie de folie sommeille en tout être », explique Mor Talla Guèye de son vrai nom. Mais, il reconnaît que pour être humainement bon, l’homme a besoin de noyer son côté loufoque afin d’être vraiment utile, positif.

« C’est juste que je ne suis pas parfait ; chacun d’entre nous a un côté sombre qui le pousse à commettre des péchés parfois. C’est trop prétentieux de penser qu’on est seulement « Nit ». J’essaie de sortir le meilleur de moi-même », avance Mister Guèye. D’ailleurs, son côté « Doof » l’avait amené à bousculer un de ses compères et challenger, le rappeur dakarois Canabasse, hors d’un podium. C’était en plein concert tenu en février 2014, à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. « C’est Canabasse, en premier, qui m’avait traité de tous les noms d’oiseaux dans un de ses tubes. Sur ces incidents, je ne devais pas céder à la provocation », rappelait par la suite l’artiste lougatois, lors d’une émission diffusée par une télévision de la place.

A peine 30 ans, l’homme ne passe pas sans attirer certains regards. Physique bodybuilder (1,85m, 90 kg et pointure 45 cm), mise style hip hop, cet artiste, originaire de Louga, a tous les atouts d’un rappeur engagé. Mor Talla a commencé l’aventure musicale en 2007. « Je fais du rap hardcore. Le micro est mon arme et les paroles en sont les balles… », se justifie-t-il, décidé à défendre ses intérêts dans le milieu hip-hop.  Eu égard à son cursus, Nit Doff est bien instruit et polyglotte. « Après son baccalauréat, il est parti s’installer en France pendant quelques années. Il parle, avec le français, l’anglais, l’italien et un peu l’espagnol », nous souffle son ami Khaly Niang, en charge des relations extérieures du staff du rappeur.

Surnommé « The king of the stade », Mor Talla, à force de faire de grands spectacles remplissant les salles à ras-bord, ramasse aussi l’étiquette de promoteur du « Show of the year ». Le stadium Iba Mar Diop, à force de le remplir de mélomanes chaque année, finit par ne plus être un souci pour l’artiste. Car depuis six ans, il y honore ses engagements, en faisant plaisir à ses fans. « Nous organisons nos shows sans l’appui d’un sponsor. L’année dernière, nous avons été approchés par des politiques pour des messages publicitaires sur l’agriculture. Le jackpot était de 12 millions de FCfa. J’avais déjà donné mon accord. Au téléphone, Nit Doof m’a opposé un niet catégorique ! Alors qu’au même moment, j’avais une dette de 2 millions à payer à une télévision de la place. Vous voyez un peu le genre d’homme qu’il est. Il m’a rétorqué que le public allait éponger cette créance. Ce qui fut fait », nous raconte son acolyte et collaborateur Khaly Niang, précisant que pour l’organisation des 48h (14 et 15 octobre dernier) du « Show of the year », 16 millions de FCfa ont été nécessaires ! Emargeant dans le registre des rappeurs dénonciateurs, le pensionnaire du label « Gunzout » étrille certains hommes politiques.

« Mauvaise politique »
« Ils ont du mal à savoir qu’ils tirent leur légitimité du peuple ; ils doivent être à notre service. A les entendre parler, on a l’impression que tout va bien, alors que tel n’est pas le cas. Il faut qu’ils fassent la politique comme Nelson Mandela, Kwamé Nkrumah, Patrice Lumumba », a constaté le rappeur. « Nous voulons des panafricanistes comme Amilcar Cabral qui vont faire avancer l’Afrique », avait-il dit sur un plateau de télévision, il y a deux ans.  Rappeur fier, il clame : « Nous sommes fiers de notre travail ; nous ne voulons que bien faire. En chantant, nous ne chantons les louanges de personne ».

Son engagement, allié à un talent sans conteste, lui a valu des distinctions, comme en 2013, le sacre du meilleur album hip hop sénégalais avec « Ragal dou diegui rail ». Au sein du mouvement hip hop, Nit Doff avoue avoir connu des hauts et des bas. « Mais, les succès ont été plus importants que les échecs. Depuis 10 ans, nous n’avons jamais été loin des projecteurs. Les gens ont parlé de nous », avoue-t-il.

Lors de son concert d’octobre dernier, au Grand Théâtre de Dakar qui était plein à craquer, Mor Talla et son staff en ont tiré un bilan très satisfaisant. « Il y a eu un moment de doute, des craintes sur la réussite de l’évènement organisé en deux jours d’affilée. Mais, retenez qu’il n’existe pas de rappeur qui a fait plus de tournées que nous. En dix années, nous avons sorti cinq albums (« Mbedmi en 2007 ;  « Hip hop du meussa dé » en 2009, « Rddr » en 2013 ; « Roi d’Afrique » 4 et 5ème album avec 28 titres en 2016). Mais de tout ça, nous apprenons et nous grandissons. Nous commençons à récolter les fruits de ces dix ans de présence dans le mouvement hip-hop grâce à nos sacrifices. Nous le sentons avec le grand spectacle que nous venons de présenter », souligne-t-il.  Le staff constitué de ses amis d’enfance lui sert de béquilles pour se maintenir au top niveau.

« Ils ne m’ont jamais lâché ; ils m’exhortent à aller de l’avant. Mon secret, c’est d’être entouré par des gens qui m’aiment et veulent voir ma réussite ; c’est cela qui m’a aidé », affirme Nit Doff, très cohérent dans son discours. Son inspiration, Mor dit la tirer de son environnement, de la vie de tous les jours. « J’observe et je suis quelqu’un de curieux. Je me documente beaucoup », explique le rappeur. « Mon premier album m’a beaucoup marqué. C’est une sensation que je n’aurais plus jamais ! La première est généralement la plus forte ; c’était intense », confie-t-il. Marié à une hôtesse de l’air, Nit Doff est père de deux enfants. Ses rêves, parvenir à  produire d’autres artistes, les aider, mais aussi organiser des festivals au Sénégal, en y invitant de grosses pointures du hip-hop mondial. « Le bon artiste », décrit-il, est celui qui se remet en question, objectivement ambitieux, fait des recherches, reste toujours dans l’humilité créative. « Je veux amener mon métier très loin », se fixe-t-il comme objectif. « Nous sommes arrivés à un stade où le rap doit se développer davantage au Sénégal », trouve Mor Talla. Décidément dans ses tranches de folie, « The king of the stade » balance des paroles véridiques…

Par Serigne Mansour Sy CISSE

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Pr Mary Teuw Niane,  a procédé, hier, à la cérémonie de présentation et de dédicace de son nouveau recueil de poèmes.  Paru aux Editions L’Harmattan Sénégal, « Le ciel et les mots » est une compilation d’une trentaine de poèmes. Plusieurs ministres du gouvernement et personnalités du monde littéraire ont pris part à cette cérémonie de dédicace.

Que peut bien faire un mathématicien aguerri dans l’univers de la poésie ? C’est, sans doute, la première question qui taraude l'esprit des amoureux des belles lettres, découvrant pour la première fois, « Le ciel et les mots » du Pr Mary Teuw Niane, mathématicien et enseignant-chercheur. Mais la réponse semble toute seule simple : le bon scientifique maîtrise bien les mots qu’il manipule à sa guise comme il sait bien le faire avec les chiffres de l’arithmétique. Il se sert de la poésie pour diffuser, de manière plaisante, son savoir scientifique.

Dans son nouveau recueil de poèmes, qui vient de paraître aux Editions L’Harmattan Sénégal, Mary Teuw Niane se sert de la poésie non pas pour expliquer sa science mais plutôt pour parler de sa paisible enfance sur les bords de la Vallée du fleuve Sénégal, ses promenades solitaires de jeune berger, son parcours en tant qu’élève d’abord, puis étudiant et homme mûr nourri aux expériences de la vie. « Le ciel et les mots » nous parle, comme nous parlerait du reste une œuvre d’art. On contemple à travers des mots chargés d’images et savamment orchestrés la beauté de la nuit, le silence des hameaux déserts, les constellations hivernales au charme irréductible ou la douceur des aubes aux lumières blêmes.

Un hommage à la femme
Tel un passeur d’amour, le poète évoque également la femme aux apparences multiples. Elle est parfois synonyme de mère à l’image de ce poème où l’auteur rend un vibrant hommage à sa maman.  « Ma mère », titre de ce poème, chante la bravoure d’une mère qui, comme une « lionne », a pu prendre soin de sa progéniture. Les vers déclament l’amour et la complicité  liant une mère à son fils. A la fois berceuse et pédagogue, la maman du poète est assimilable à la  « Grande Royale », mère universelle et génitrice « des déshérités perdus dans la rue ». Ici, la mère est aussi « un symbole de protection, d’amour, de sécurité et de tendresse ».  Dans cette œuvre, la femme apparaît quelque fois comme un objet ressemblant  à une « monnaie de change » ou la « belle carpe sautillante dans un bol déplumé ». Le poète se demande même par moment si « cette jeune fille à la poitrine gorgée de vie n’est pas faite pour orner les maisons ».

Faisant allusion à ce poème, le philosophe et écrivain, préfacier du livre, Alpha Amadou Sy, parle de cette source intarissable d’où surgit et se propage cet immense amour qui élit domicile dans le  cœur de l’adolescent. A son avis, par cette incursion dans l’univers des poètes, Mary Teuw Niane contribue à mettre un terme à « ce confinement trop rigide des formes d’expression de la pensée humaine ».

Saluant la composition et l’originalité de ce recueil, Pr Andrée Marie Diagne, qui a procédé à la présentation de ce livre, parle de liens qui rattachent l’auteur au philosophe Kant. Ses « Souvenirs intellectuels » présageaient déjà sa profession de futur poète ayant dévoré un tas de livres de grands auteurs. Pour la critique, le poète est d’une sensibilité extrême. Il dit les choses avec délicatesse.

Au fil des textes, note Pr Andrée Marie Diagne, l’auteur est devenu peureux  face aux secousses sismiques du monde. Il aborde des questions actuelles : environnement, genre, pollution. Des questions, a-t-elle ajouté, qui méritent d’être regardées avec les yeux du poète.

L’auteur, Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a parlé du lien entre la science et la poésie. A l’en croire, la science va à la rencontre de la poésie et la poésie devient scientifique. « Toutes les sciences se rejoignent quand elles atteignent l’excellence », a dit le ministre.  Il a tenu à rendre un vibrant hommage à ses maîtres qui ont largement contribué à sa réussite.  

Viviane Bampassy, ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public,  marraine de la cérémonie, a salué l’humilité qui caractérise le ministre Mary Teuw Niane. De son point de vue, l’auteur, à travers sa poésie, accepte de se découvrir. Elle a invité les jeunes à s’inspirer de « Mutations » et « Secousses ». Quant au parrain et ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, il a magnifié une œuvre « magistrale » et « magnifique » qui sonne l’entrée du Pr Mary Teuw Niane dans l’univers littéraire. A ses yeux, le livre, du début à la fin, est composé de poèmes où chacun constitue une véritable bibliothèque.

Professeur des universités de classe exceptionnelle, Pr Mary Teuw Niane est titulaire d’un doctorat d’Etat ès-Sciences, mathématiques. Son œuvre « Le ciel et les mots » contribue, à coup sûr, à redorer le blason de la poésie, genre qui a perdu un peu de son lustre dans la littérature sénégalaise.

Ibrahima BA

Le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birame Niang, a procédé hier, à la remise de divers matériels et équipements d’une valeur de 140.700.000 FCfa aux centres culturels régionaux.

Pour mieux équiper les centres culturels régionaux et renforcer leurs capacités logistiques, le ministère de la Culture et de la Communication a mis, hier, à la disposition des centres culturels régionaux, ceux de lecture et d’action culturelle (Clac) ainsi que l’Ecole nationale des arts (Ena), un important lot de matériels divers d’une somme globale de 140.700.000 FCfa. Composé pour l’essentiel du mobilier de bureau (photocopieuses, scanners), de  mobilier  scolaire, de livres, de caméras et de chaises, ce lot de matériel servira à réhabiliter et à mieux équiper ces centres pour leur bon fonctionnement.

Selon le  secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birame Niang, la remise de ce matériel et équipements s’inscrit dans le cadre de la politique de territorialisation des actions de son département qui va dans le sens  de mettre les directeurs des centres culturels régionaux dans de bonnes conditions et de renforcer leurs moyens. A l’en croire, cette politique va se poursuivre encore car il s’agit, pour le ministère, de mettre à la disposition des services déconcentrés et donc des acteurs culturels de base, des outils et moyens nécessaires à l’éclosion de la création et de la créativité sur l’ensemble du territoire national.

En ce sens, souligne M. Niang, du mobilier de bureau (photocopieuses, scanners, chaises) a été remis à toutes les régions, deux caméras  sont aussi attribués à la région de Fatick et Thiès. Sans compter le mobilier scolaire pour l’Ecole nationale des arts et des livres pour les Clac et les bibliothèques.  S’adressant aux  bénéficiaires, le secrétaire général du ministère de la Culture les a invités à faire bon usage de ce matériel « d’une valeur  de totale de 140.700.000 FCfa qui viennent s’ajouter au précédent d’une valeur de 268.685.180 FCfa remis en juin 2016 ».

Maguette Guèye DIEDHIOU

La présidente de l’association « Entre’vues », Mme Caroline Camara, et le chargé de communication, Papis Diallo, se sont réjouis du succès éclatant enregistré dans le cadre de la 7ème édition des portes ouvertes d’ « Entre’vues », organisées du 26 au 31 décembre 2016 à Saint-Louis et dans les localités environnantes.

Selon Caroline Camara, présidente de l’Association « Entrevues », les invités ont visité lors de ces porte ouvertes, la gare de la vieille cité, l’école des fils de chefs et interprètes, le cimetière catholique de Marmyal, prié devant les tombes des hommes qui ont marqué l’histoire de La Poste de Saint-Louis, le musée Mermoz, l’Hôtel de la Poste, l’histoire de l’aéropostale.
Ils se sont rendus également à la maison d’André Guillabert, longtemps considérée comme une mémoire très importante du Sénégal indépendant, à  la maison Jamm qui symbolise et rappelle la présence à Saint-Louis des communautés marocaines et de l’empire almoravide, la maison Niang, la galerie Mame Thiouth, les quais et le bateau « Bou El Mogdad », la maison Rihan, Tësss, les maisons basses portugaises.

L’ancienne gouvernance de la Mauritanie a reçu ces visiteurs, qui ont mis à profit cette occasion pour avoir une idée des liens historiques et de l’artisanat maure. Ces derniers ont passé en revue le Monument Demba et Dupont où est exposée la fameuse histoire du boxeur Battling Siki, le Lycée Omar Foutiyou Tall ex  Faidherbe, qui demeure un lycée d’excellence,  l’école Gracianet, l’actuel siège du Conseil départemental (ex siège du Conseil régional, ex Assemblée territoriale), les jardins de la préfecture, les arbres et jardins de Saint-Louis, l’histoire de l’adduction d’eau, la cathédrale Saint-Louis, le Centre de documentation cinématographique Daniel Brottier du sud de l’île, le Cem Dugay Clédor Ndiaye abrité par un vieux bâtiment qui menace de tomber en ruines.

D’autres « portes ouvertes » ont été aussi organisées par Mme Camara, Papis Diallo, Charles Ndiaye, dans l’ilot de l’artillerie qui symbolise l’histoire de l’urbanisation de la ville, et de Samory Touré, grand résistant africain, à la maison des sœurs de Cluny, future maison du patrimoine.

Au fil du fleuve, les visiteurs ont arpenté le macadam pour découvrir les anciens entrepôts Devès, qui rappellent l’histoire du commerce de la gomme arabique, la maison d’Alioune Diop (grand éditeur qui a créé la maison d’édition « Présence Africaine »), le lycée Ameth Fall, l’ancien hôpital civil, etc. Cette forte délégation d’« Entre’vue » s’est rendue aux comptoirs du fleuve (musée privé) pour prendre des photos et avoir une idée de la littérature saint-louisienne, à la Galerie Arte (savoir-faire, art et artisanat contemporain) à Agneau Carnivore où ils se sont imprégnés des cartes postales et des livres anciens, au conservatoire des arts et métiers de l’élégance, à la Galerie Ethiopiques, au siège de « Diapalanté » où on s’évertue à construire dans le respect du Psmv (Plan de sauvegarde et mise en valeur du patrimoine culturel de Saint-Louis).

Le patrimoine à l’honneur…
L’association « Entre'vues » a été créée par des habitants et des amis de Saint-Louis avec pour objectif de sensibiliser les habitants au patrimoine de la cité et de  contribuer à sa promotion.

Cette année encore, 20 lieux ont été ouverts exceptionnellement au public….Habitations privées comme bâtiments publics …Une occasion unique de découvrir leur histoire. Des efforts ont été déployés pour rendre ces visites attractives, en étroite collaboration avec des étudiants en métiers du patrimoine, de l’Ufr/Crac de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Ces étudiants, encadrés par leurs professeurs, ont tenu à exercer leurs talents de scénographes et ont éprouvé le plaisir de recevoir les visiteurs en tant qu’assistants d’exposition. Dans certains lieux visités, des coins de lecture ont permis aux passionnés d’histoire d’approfondir leurs connaissances, grâce aux suggestions de la librairie Soumbala ; dans d’autres lieux comme le lycée Faidherbe, les visiteurs ont eu l’occasion de découvrir des archives sur l’enseignement de nos aînés,  au « château » de l’ancienne gouvernance de Mauritanie. Ces derniers ont découvert  l’artisanat maure en dégustant du thé. D'autres surprises ont accueilli ces invités à la gare, à l’école Gracianet. Le centre Daniel Brottier, dont l’histoire est intimement liée au cinéma, a pu offrir des projections de documentaires africains.

Pour Papis Diallo, le patrimoine matériel et le patrimoine immatériel sont intimement liés. Ces journées, a-t-il précisé, ont été aussi l’occasion de converser avec les habitants autour de thèmes chers à la ville. En effet, pour découvrir le patrimoine en s’amusant, jeunes et moins jeunes ont pu participer à une chasse au trésor festive. Toutes ces activités ont été gratuites, alors que le patrimoine de la ville semble en danger.  Cependant, a-t-il laissé entendre, l’association « Entrevues » espère une large mobilisation autour de ce défi qu’il faut impérativement relever dans les plus brefs délais.

De l’avis de Papis Diallo, cet évènement est important, mais le sont aussi les actions de sensibilisation qui s’inscrivent dans la durée.

Ainsi, a-t-il enfin rappelé,  en collaboration avec les proviseurs et des professeurs d’histoire référents, « Entre’vues »  a lancé, cette année, des clubs patrimoine, les clubs « Sunu moomeel », dans trois établissements scolaires de l’île, pour que les jeunes s’approprient leur patrimoine et  deviennent de véritables acteurs de sa sauvegarde. Les établissements concernés sont le lycée Cheikh Omar Foutiyou Tall, (ex Faidherbe), le lycée Ameth Fall, le collège Amadou Clédor et bientôt le lycée Aimé Césaire.

Amadou Maguette NDAW

La Chambre de commerce de Dakar a abrité, hier, la cérémonie de lancement du livre « Le Sénégal : chroniques d’une alternance de braises » publié aux éditions Feu de Brousse. L’auteur, le journaliste et directeur général du groupe Futurs Médias, Mamoudou Ibra Kane, s’y attache, à travers une compilation de chroniques, à rouvrir une page d’histoire politique du Sénégal (2007-2012).

L’auteur, Mamoudou Ibra Kane, tient d’emblée, devant un vaste auditoire concerné, à préciser ceci : « Ce livre n’a pas pour objet de remuer le couteau dans la plaie ». Il s’attache, dans ce que l’on peut considérer comme une compilation de ses chroniques à la Radio Futurs Médias (Rfm), à regarder dans le rétroviseur pour ouvrir une séquence du cheminement politique du Sénégal. Le choix de la période 2007-2012 est lié au fait qu’il est important, à ses yeux, d’avoir une traçabilité des actes posés par les uns et les autres et les paroles prononcées qu’il convient, toutefois, de considérer dans leur contexte.

« Nous avons connu des moments de violence pendant lesquels il y a eu des morts, de la souffrance mais, grâce à la qualité de nos hommes politiques, de notre peuple, la démocratie et la République ont pris le dessus », soutient-il devant justement une assistance constituée d’hommes politiques, de religieux et de diverses autres personnalités sénégalaises.

Mamadou Ndiaye, l’homme qui lui a trouvé « son premier stage en tant que journaliste », voit, à travers ce livre, la narration d’un temps incandescent d’où jaillit pourtant la lumière. Cet ouvrage, estime-t-il, permet de faire une lecture sereine de notre passé immédiat sans nous détourner de l’impératif de construire notre avenir ensemble. Ce « travail documenté » du natif de Bokidiawé (région de Matam) est, selon lui, un regard lucide à équidistance de l’actualité politique et sociale effervescente, quelquefois fiévreuse. « Il a réussi à établir des liens entre la sphère des politiques et des journalistes sans éprouver la qualité de son travail, sans perdre sa crédibilité », indique-t-il non sans insister sur l’éclectisme de ce livre qui met en lumière une plume qui rassure.

Devoir de mémoire
Dans ses envolées singulières et émouvantes dont il a l’habitude de gratifier les assistances férues de mots justes, Amadou Lamine Sall a souligné la qualité de cette « production qui, en plus d’être un trésor de la mémoire, rend hommage au travail de la presse parce que sortie de l’inspiration d’un de ses membres ». L’auteur, « qui fait la météo avant les tempêtes par sa vision étonnante », nous y livre, à l’en croire, une leçon politique et une leçon de vie.

Ce livre témoigne de l’engagement de cet homme de media agréable à découvrir sous sa plume. Il montre aussi qu’il « a eu de l’avance sur les hommes politiques. C’est ce que l’on demande à la création. Il voyait venir. Il dessinait le chemin sous le brouillard. Sa vision est étonnante. Elle reflète un solide homme de métier, un journaliste d’éthique, libre, presque rebelle, inspiré et puissamment exigeant. Ce livre atteste d’une maîtrise du raccourci. Un ton qui en dit long sur la distanciation avec le jeu de cache-cache de nos hommes politiques. C’est un livre qui n’est pas aphone », peut-on lire sur la quatrième de couverture. Ces « chroniques d’une alternance de braises » ne sont pas, pour ainsi dire, des gémissements d’une âme témoin des drames. Elles rendent compte des épisodes pour accomplir un devoir de mémoire et en tirer des enseignements pour construire sereinement l’avenir.

Alassane Aliou MBAYE

Le Conseil départemental de Bakel est en train de dérouler un vaste projet de valorisation des potentialités humaines et matérielles de son espace géographique, du Gadiaga au Boundou. Deux événements phares, les cérémonies d’intronisation du Tounka de Tuabou et l'intronisation de l'Almamy du Boundou à Sénédébou y ont été organisées récemment par les autorités locales.

Le président du Conseil départemental de Bakel, Ibrahima Diallo, veut que les moments forts de l’histoire des localités du département ne disparaissent pas et qu’elles soient enseignées aux jeunes générations. Pour M. Diallo, les terroirs du département de Bakel, ont été par le passé le théâtre de confrontations, mais aussi de rencontres et de métissage culturel. Au fil du temps et malgré les vicissitudes de l’histoire, les populations ont développé des rapports de fraternité, tissé des valeurs de vie commune et constitué un patrimoine historique et culturel unique et inestimable, fruit d’un brassage ethnique (Soninké, Pulaar, Bambara, Mandingue, Ouolof, Maure, etc.) multiséculaire retient Ibrahima Diallo.

Mais le Département de Bakel est riche aussi d’abondantes ressources naturelles (un réseau hydrographique important une faune et une flore à peuplements diversifiés), minières, agricoles, foncières, touristiques considérables. Ces richesses culturelles de même que les immenses et nombreuses potentialités économiques sont peu connues et très insuffisamment exploitées.

C’est fort de ce constat, en complément aux efforts de l’Etat, que le Conseil Départemental de Bakel initie un vaste projet de mise en valeur de toutes les potentialités humaines et matérielles de son espace géographique.

L'intronisation du Tounka de Tuabou et l'intronisation de l'Almamy du Boundou à Sénédébou s’inscrit dans ce sillage. Le sous-préfet de Moudery, Mansour Diallo, a rappelé que grâce à l’initiative du président Ibrahima Diallo, une belle page de l’histoire de la contrée voire du pays a été revisitée ; avec l’intronisation du Tounka et de l’Almamy du Boundou.

Nouveau Tounka à Tuabou
Considéré comme l’homme fort de la contrée, le Tounka est celui qui auparavant commandait tout le royaume qui s’étendait des limites du Fouta Toro au Guidimakha dans le Mali, jusqu’à une certaine partie dans le Boundou, avant qu’une scission ne fasse éclater le royaume, suite à une mésentente entre les dignitaires peuls et soninkés. Plusieurs Tounka ont eu à se succéder au trône, enseigne Tahirou Diakité, adjoint au maire de Bakel. Aujourd’hui, annonce-il aux populations et aux hôtes, venus de tous bords, il est question d’introniser le nouveau Tounka de la contrée, en la personne de Samba Coumba Diama Bathily. Dorénavant, c’est lui qui va assurer les fonctions de « roi » dans le Gadiaga.

Tahirou Diakité de rappeler la genèse des Tounka. Selon lui, seuls les descendants des familles Bathily qui ont créé le royaume, peuvent prétendre à ce titre royal. L’intronisation est un moment fondamental dans la vie du royaume. Par le passé, il se déroulait sur une dizaine de jours. Deux moments la caractérisaient. Il s’agit des rituels et des festivités et autres solennités

Almamy du Boundou
Thierno Ousmane Sy a, lui, été intronisé, nouveau Almamy du Boundou par les populations et les sages de la localité. Le présidant du conseil départemental de Bakel, initiateur de ces moments culturels dans sa collectivité locale, était aux côtés du sous-préfet de Kidira, Alpha Seny Dème pour l’installation du nouveau Almamy du Boundou.

L’occasion a permis de rappeler que ne peut pas être Almamy, celui qui n’a pas une parfaite maitrise du Coran et des hadiths du Prophète. Il est soumis devant tout le monde à une série de questions auxquelles il n’a pas droit à l’erreur. Thierno Ousmane Sy, ce jour, a réussi avec brio au test. Paré de ses plus habits dignes d’un prince, il est arrivé devant la foule sur son cheval de couleur blanche. Tous les attributs dignes d’un Almamy lui étaient décernés. Dorénavant, c’est lui qui fera office de chef spirituel et traditionnel de la contrée.

Depuis sa création, le célèbre royaume du Boundou a connu plusieurs Almamy dont le plus célèbre reste l’Almamy Malick Sy. Venu du Fouta Toro, il est celui qui créa le royaume du Boundou. Il était un érudit et faisait office de roi de la contrée avec ses innombrables talibés. L’Almamy était l’homme fort de la contrée, rappellent les sages de la localité. Il disposait de beaucoup de bras que constituaient ses talibés et ses soldats. Parmi les plus célèbres Almamy, les dignitaires du village rencontrés citent Hamady Gaye Sy, Moussa Sy, Séga Maka Sy, entre autres.

Le Pr Abdoulaye Bathily, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies et Mamadou Racine Sy (Pca de l’Ipres) étaient les grands parrains de ces deux évènements.

Pape Demba SIDIBE

A Kanel, dimanche, le premier questeur de l’Assemblée nationale, Daouda Dia, a inauguré la radio communautaire « Damga Fm » et le Centre multimédia communautaire, en présence d’une importante délégation de députés. Cette nouvelle radio émet sur 92.2 Fm.

La mobilisation était à la dimension de l’évènement, dimanche à Kanel, à l’occasion de l’inauguration de la radio communautaire « Damga Fm », 92.2 Fm, et du Centre multimédia communautaire (Cmc) par le premier questeur à l’Assemblée nationale. Celui-ci était accompagné d’une forte délégation constituée de parlementaires dont le parrain Mamadou Sadio Diallo, natif du village, ainsi que d’autres personnalités de la République. L’occasion a été saisie par les organisateurs pour montrer les belles facettes de la culture de la région. « Fédde Tuudé et taadé », association des forgerons de Kanel, sous la houlette de Bineta Sy, a donné à la cérémonie un éclat particulier. Le groupe Soninké de Soringo s’est joint à la mêlée pour offrir une prestation de danse de haute facture. Une manifestation riche en symboles et en couleurs.

La mise sur pied de ces deux outils de communication relève, de l’avis du directeur de « Damga Fm », Ngary Bâ Lam, d’une « aventure collective » entamée depuis quelques mois. « Après un an de fonctionnement, dit-il, la radio a pu gagner sa place dans la zone grâce au dévouement du personnel et son ingéniosité ». Selon lui, « Damga Fm » se distingue par la diversification de son offre d’autant que toutes les couches socioprofessionnelles y sont représentées. « Damga Fm, une radio de tous et pour tous », a poursuivi M. Bâ, précisant que la radio communautaire, émettant sur deux tranches horaires de 10 à 13 h et 18 à 00 h, emploie une trentaine d’agents dont six bénévoles.

Informer en temps réel
Au nom des villages environnants, Yéro Aldiouma Sarr et Alpha Thiélo, au nom des chefs religieux, et Modou Dia de la Cojer de Kanel ont apprécié à sa juste valeur l’avènement de la radio communautaire qui permettra aux populations d’être informées à temps réel. Ils ont plaidé plus d’appui des pouvoirs publics pour la poursuite de l’aventure. Pour le responsable politique Alassane Traoré, « Damga Fm » est une véritable radio communautaire au service de la communauté, du département. Pour son bon fonctionnement, il a convié toutes les expertises à venir apporter leurs contributions. Pour sa part, le député Mamadou Sadio Diallo, parrain de la manifestation, a magnifié les différentes réalisations du président de la République dans la région de Matam, notamment l’éclairage du « Dandé mayoo », la construction du pont de Ganguel Soulé, des écoles, des efforts consentis dans le domaine de la santé notamment la remise des ambulances aux postes et centre de santé, etc. Le premier questeur à l’Assemblée nationale, Daouda Dia, a, à son tour, souligné que « Damga Fm » constitue une « fierté » pour la commune d’Orkadiéré et un « joyau » pour tout le département de Kanel. « Le Cmc et la radio communautaire nous permettront de vulgariser les différentes facettes du riche patrimoine du département et de la région », a-t-il déclaré.

L’adjoint au préfet de Kanel, El Hadji Moustapha Ly, a réaffirmé la satisfaction de l’autorité de l’implantation de la radio. « Aujourd’hui, de par sa proximité avec la population, elle joue le rôle de relais et de porte-voix au service du peuple. En effet, elle s’associe à tous les secteurs de développement pour faire passer l’information, à savoir l’éducation, la santé, l’agriculture, la pêche, l’élevage, la culture, etc. », a-t-il fait observer.

Pour M. Ly, toutes les couches de la société trouvent leur compte dans la grille de programme de la radio car les informations sont relayées dans plusieurs langues. « Damga Fm » joue donc sa partition dans le développement du département. Le Cmc et la radio sont des diffuseurs parfaitement adaptés au contexte », a-t-il estimé.

Souleymane Diam SY

Le Sénégal fait partie des pays choisis par Simon Fuller, célèbre producteur et fondateur des Spice girls et de Pop Idol, pour son initiative « Now united ». Ce programme vise à recruter 11 jeunes, à travers le monde, qui vont travailler sur un projet d’album et ainsi former un groupe musical mondial.

Après l’Inde, le Japon, la Corée, le Mexique, le Brésil, le Sénégal a été choisi dans la zone Afrique pour représenter le continent dans le projet « Now united ». A l’initiative du célèbre producteur Simon Fuller, ce projet consiste au recrutement de 11 jeunes artistes de différentes nationalités qui vont travailler autour d’un projet d’album. Il vise des jeunes âgés entre 16 et 19 ans qui formeront un groupe musical mondial.

Dans notre pays, le fondateur des Spice girls et de Pop Idol s’est particulièrement intéressé aux disciplines de la danse et de la musique pour le recrutement. Une première étape de présélection a déjà mobilisé une cinquantaine de candidats. Le casting final est prévu dans une semaine en présence de l’initiateur du projet. Ce dernier, une fois à Dakar, va procéder au choix de celui ou celle qu’il pensera être le meilleur parmi de jeunes candidats ayant des talents de chorégraphe et/ou de chanteur. « Le Sénégal est le seul pays africain bénéficiant de ce projet. Dans chaque pays, on va choisir un ou deux jeunes. Au Sénégal, on peut même choisir jusqu’à trois candidats qui vont essayer, une fois à Los Angeles, d’être dans le groupe final, qui va travailler sur le projet d’album », a déclaré Balla Sy, coordonnateur du projet au Sénégal. Selon lui, le programme « Now united » s’intéresse à la diversité et au brassage culturel. Ce faisant, il compte servir au monde une richesse culturelle tout à fait singulière.

Dans ce projet, les candidats vont bénéficier d’un encadrement de qualité pour davantage bonifier leur talent. Lieu de rencontre entre des artistes et leurs fans, « Now united » se veut une plateforme pour jeunes créateurs de contenus. Il s’agit d’un groupe pop mondial qui cherchera à concilier, dans la diversité, les mélomanes du monde.

Ibrahima BA

L’Association Kaay Fecc, en partenariat avec les associations Africulturban et I AM Afro, a organisé, le 10 décembre 2016, la 6ème édition d’Urbanation Bboy, à l’Institut français de Cotonou, au Bénin. Selon un communiqué, la 6ème édition d’Urbanation Bboy a été remportée par le Togo, tandis que le Sénégal a été classé premier pour le volet chorégraphie de cette compétition.

La  6ème édition d’Urbanation Bboy a eu lieu, le 10 décembre dernier, à Cotonou (Bénin). Organisée par l’Association Kaay Fecc, en partenariat avec les associations Africulturban et I AM Afro, l’événement avait pour objectif  la promotion, la diffusion et le développement de la danse hip hop (bboying) en Afrique à travers la création d’un festival annuel, dédié à l’art urbain.

Selon un communiqué, le groupe Crazy Elements Crew du Sénégal a été classé meilleure chorégraphie. Suivront « No Limit » du Togo placé en 2ème position et Saint 9 du Niger classé 3ème. Le Bénin, pays organisateur, s’est retrouvé à la 4ème place avec son groupe C229. Pour le volet Battle, c’est au Togo que revient la première place après l’avoir disputée en  demi-finale au Niger et battu en finale le Sénégal. Ainsi, il remporte la 6ème édition, informe le document écrit.

Outil d’intégration, de transmission, de création et de diffusion, Urbanation Bboy a également pour objectif d’impulser la danse hip hop au Sénégal et en Afrique, de favoriser les échanges artistiques interafricains et internationaux, et de professionnaliser les métiers spécifiques à ce style de danse en mettant en place des programmes de formation divers.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Le défilé du Festival international de la mode de Dakar a eu lieu samedi dernier où stylistes émergents et ceux dits confirmés ont rivalisé d’originalité devant l’œil branché du public.

Au musée Théodore Monod de l’Institut fondamentale d’Afrique noire, samedi 7 janvier, le Festival international de la mode de Dakar (Fimodak) a mobilisé 18 stylistes : Parfait Ikouba, Marième Seck, Sidy Counda, Coura Kane, Tima Création, Owens, l’Ivoirien Barros Coulibaly, Thiané Diagne Jour-J, Mame Faguèye Bâ et l’initiateur Abdou Lahad Guèye, entre autres. Du côté des mannequins, il y en avait 28 filles et 20 garçons qui, pendant deux jours, ont rivalisé d’ardeur et d’élégance. Lahad Guèye, le promoteur de l’évènement, a présenté la collection « Oumou Ator », faite en tissu brocart. « Je suis impressionné par les tenues. C’est magnifique ! Cela ressemble à de l’or », trouve-t-il. Ce jour-là, aucun morceau d’étoffe n’était anodin, car il rajoutait de la grâce, de l’élégance et de la prestance à la soirée. Les coupes étaient bien travaillées. La griffe portait le talent de chaque touche artistique. C’était de la pure expression esthétique.

Si Thiané Guèye s’imposait par la soie, avec de la dentelle, Mame Faguèye Bâ, elle, jouait avec les mailles en fer, le cuivre, le coton, la soie lourde, le bogolan du Mali, la mousseline perlée et le denim lourd au motif tigré. Sans oublier les fentes à la coupe occidentale.

Pourquoi cette gamme textile ? La costumière explique : « La mode, c’est du visuel. Nous sommes partie sur de nouvelles coupes, qui relèvent de la haute couture. Nous ne voulons pas que les spectateurs s’habillent mieux que nos mannequins ». Autant elle fabrique des tenues qui sortent de l’ordinaire, autant Mame Faguèye coupe des modèles qui intéressent des branchés sénégalais. Barros Coulibaly, lui, s’est illustré avec sa collection « Portugais », cousue de tissus scintillant.

« Notre objectif, c’était d’harmoniser toutes les compétences afférentes à la mode, qui est une plateforme d’échanges entre les créateurs émergents et ceux dits confirmés », souligne Abdou Lahad Guèye, qui révèle qu’au début, le comité d’organisation avait tablé sur un budget de 24 millions de FCfa. Mais, il a revu ses ambitions à la baisse (nombre de jours diminués), sans entrer dans les détails. 2017 est, pour lui, l’édition zéro du Fimodak grâce au soutien satisfaisant de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif). Mais l’année prochaine, il tiendra la première édition. Ce qu’il garde à travers la gorge, c’est, dit l’initiateur du Fimodak, le manque de considération des autorités qui n’ont même pas daigné répondre aux correspondances.

Serigne Mansour Sy CISSE

La 13ème édition de la Grande nuit des oscars du Chant choral se tiendra, ce samedi 14 janvier, au Théâtre national Daniel Sorano, à Dakar. A l’occasion, un hommage mérité sera rendu au père Dominique Catta du monastère de Keur Moussa (Thiès).

Le Théâtre national Daniel Sorano abritera, ce samedi 14 janvier, les Oscars du chant choral. Sont attendus à cette 13ème édition,  l’artiste français invité d’honneur, Jean Claude Gianadda, frère des écoles chrétiennes, le chantre  Prunelle de la Côte d’Ivoire, ainsi que l’organiste des grandes orgues de la paroisse St Félix à Nantes, Maurice Ngom, Fulgence Faye et Fulgence Gackou,  entre autres.

Outre ces invités de marque, participeront également à cette Nuit des oscars, la chorale Sainte Marthe de Mbour, celle de Saint Martin de Porres, la paroisse universitaire Saint Dominique et le  monastère de Keur Moussa.

Comme à l’accoutumée, la Grande nuit des oscars du chant choral prévoit aussi de récompenser et primer certaines personnes  qui se dévouent  pour la promotion du chant choral et leur engagement au sein de l’église. Hommage sera aussi rendu  au père Dominique Catta du monastère de Keur Mousseu, « immense promoteur » de  la musique liturgique africaine. En réalité, grâce au père Catta, le monastère de Keur Mousseu est devenu, aujourd'hui, un centre important de la musique liturgique africaine, fabrique et vend à travers le monde ses propres koras.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Les députés ont adopté, hier, à l’unanimité, le projet de loi 39/2016 modifiant la loi 2011-01 du 24 février 2011 portant Code des télécommunications. Dans cette loi, qui permettra un accès plus démocratique aux Technologies de l’information et de la communication (Tic), l’activité des fournisseurs d’accès à l’Internet (Fai) sera désormais soumise au régime d’autorisation.

Le Sénégal vient de franchir un grand pas dans ses ambitions de faire du secteur du numérique un levier dans la création de richesses et de croissance. L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi 39/2016 modifiant la loi 2011-01 du 24 février 2011 portant Code des télécommunications. Le présent code va apporter des innovations dans le secteur, à travers notamment l’assouplissement des conditions de fourniture d’accès à Internet (Fai). Ainsi, l’activité des Fai va passer du régime de la licence avec la lourdeur qui s’attache à la procédure d’attribution à un régime d’autorisation générale. Cette facilitation, a expliqué le ministre de Postes et des Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, permettra l’accroissement du niveau de concurrence et d’investissement du privé sur le marché du haut débit ainsi que la démocratisation de l’usage de l’Internet. C’est aussi une manière de promouvoir l’essor d’une économie numérique compétitive et inclusive en conformité avec les ambitions fixées dans le Plan Sénégal émergent (Pse).

Après la lecture du rapport de la Commission de la Culture et de la Communication, les députés ont interpellé le ministre sur des questions portant, entre autres, sur l’accès au téléphone et à l’Internet, la problématique du maillage du territoire national, la sécurité et la confidentialité des données personnelles.

Le député Aïda Mbodj a invité le ministre à accompagner les collectivités locales pour leur permettre de recouvrer le manque à gagner par rapport aux impôts et aux autres taxes qui doivent leur revenir dans le cadre de l’occupation de leurs espaces par les opérateurs. Son homologue Cheikh Tidiane Ndiaye a abordé la problématique des antennes que certains opérateurs installent sur les toitures des maisons et qui sont capables de poser des problèmes de santé à la population.

Toujours dans le même ordre d’idées, le député Cheikh Omar Sy a dénoncé l’absence de qualité dans le service, du problème du service d’assistance ainsi que l’impossibilité d’utiliser le service « promotion », « surtout au niveau de l’opérateur Orange, pour accéder à l’Internet ». Son collègue Ibrahima Sène a demandé même une règlementation de la « promotion ».

6.000 kilomètres de fibre optique
Dans ses réponses, Yaya Abdoul Kane a indiqué que la mise en œuvre de la stratégie sur la cybercriminalité permettra d’améliorer de façon efficiente « notre » système de sécurité. En effet, a-t-il rappelé, le Sénégal a procédé au lancement, en partenariat avec les Pays-Bas, de cette stratégie, avec la mise en place d’une cellule de veille pour la protection des infrastructures critiques et des citoyens.

Par rapport aux collectivités locales, Yaya Abdoul Kane a informé qu’une commission présidée par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territorial, a été mise en place et ses travaux permettront de trouver une solution durable et définitive aux taxes et impôts que doivent ces opérateurs aux collectivités.

Sur la couverture du territoire national, il a informé que d’importants efforts ont été faits, mais il reste encore beaucoup à faire pour l’accès au réseau de téléphonie. « Avec la nouvelle convention de concession de Sonatel et la révision des conventions avec les autres opérateurs, il a été introduit une obligation de couverture de tous les villages dont le nombre d’habitats est supérieur ou égal à 200 dans cinq ans », a-t-il fait comprendre.

Le ministre a relevé pertinence de valoriser les infrastructures de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) pour les mettre à la disposition des opérateurs et des entreprises. En effet, a-t-il annoncé, le réseau de l’Adie passera, dans sa deuxième phase, à 6.000 kilomètres de fibre optique. « Des études sont en cours pour voir comment mettre sur le marché cette surcapacité de l’Adie et avec des options allant peut-être jusqu’à la confier à un autre opérateur dans le cadre du partenariat public-privé », a-t-il laissé entendre. Selon lui, cela permettra d’ouvrir davantage le secteur pour casser le monopole, réduire les coûts et renforcer l’accessibilité.

Ibrahima BA

 

ACCES A LA COMMUNICATION MOBILE : L’APPEL D’OFFRES DES OPÉRATEURS MOBILES VIRTUELS LANCÉ DANS LES SEMAINES À VENIR
Pour faciliter aux populations l’accès à la communication mobile, le ministre des Postes et des Télécommunications a annoncé, hier, le lancement, dans les semaines à venir, d’un appel d’offres pour mettre sur le marché les opérateurs mobiles virtuels (Mvno). Lesquels permettront d’offrir aux Sénégalais des services de téléphonie. « Il s’agit d’améliorer l’accès et de renforcer la concurrence entre les différents opérateurs », a déclaré Yaya Abdoul Kane. Les Mvno sont des opérateurs qui ne possèdent pas de spectre de fréquence ni d’infrastructures.

Ils utilisent le réseau des opérateurs et achètent des minutes d’appels à ces opérateurs qu’ils revendent à leurs clients. La présence de ces opérateurs, permettra, à coup sûr, de revoir à la baisse les prix liés à la téléphonie mobile.

I. BA

La Maison de la Presse accueille dans ses locaux, depuis hier, la formation d’une quarantaine de cadres de l’Administration et des services régionaux du ministère de la Culture et de la Communication. Cet  atelier de cinq jours porte sur la gestion  axée sur les résultats, le suivi et évaluation des projets.

Le  ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye a indiqué, c’est suite à la loi organique de juillet 2011, relative à la loi des finances qui a introduit de nouvelles réformes pour la gestion efficace et efficiente des ressources publiques, son département a jugé nécessaire d’organiser avec le Bureau organisation et méthode (Bom), ce séminaire sur la gestion axée sur les résultats (Gar). A l’en croire, l’objectif de l’atelier de formation à l’endroit des cadres du ministère de la Culture est de consolider leurs connaissances sur cette nouvelle approche de gestion.

« La gestion axée sur les résultats s’impose aujourd’hui à nous comme un impératif visant une utilisation plus rationnelle et judicieuse des ressources dans la mise en œuvre d’une politique de développement pour l’atteinte des objectifs fixés », informe  le ministre. Qualifiant la méthode Gar d’outil de transparence et d’efficacité, Mbagnick Ndiaye souligne qu’elle est un processus  interactif et progressif qui met l’accent sur l’apprentissage et la responsabilité. En ce sens, il invite d’ailleurs les participants à investir dans la maîtrise de cet outil de travail qui fera progresser l’objectif principal poursuivi, celui  d’établir un lien  plus direct entre l’utilisation des ressources et les résultats en termes de services publics.

« Les outils que vous allez acquérir au cours de ce séminaire vous aideront à vous approprier, de manière efficace,  la lettre de politique sectorielle dont s’est dotée le ministère, les documents de programmation pluriannuelle des dépenses et les plans de travail annuel », argue-t-il.

Le conseiller en organisation au Bureau organisation et méthode (Bom), Sidy Diop, indique que la gestion axée sur les résultats est devenue un principe qui gouverne les relations à travers les notions d’aide publique. Selon M. Diop, il  s’agit pour le Bom de faire en sorte que toutes les structures des ministères, les agences, se mettent sous cette forme de Gar, en termes de disponibilité de tout stratégique et en termes de disponibilité d’outils opérationnels tels que les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd).

« La formation permettra de creuser les concepts de la Gar, d’essayer de maîtriser les outils et faire en sorte que dans le ministère, les questions de résultats, de performance, soient des questions importantes qui nous permettent d’atteindre avec le maximum d’efficacité les missions assignées », souligne M. Diop. Pour le directeur général du Centre culturel Blaise Senghor, Balla Ndiaye, cette formation vient à son heure. A l’en croire, le séminaire permettra de les outiller pour pouvoir utiliser judicieusement les ressources mises à leur disposition pour la gestion de leur structure. « Au niveau de notre  structure, un  budget nous a été alloué et par rapport à nos résultats, il nous faudra gérer ces ressources et présenter, à la fin de chaque exercice budgétaire, un rapport annuel de performance pour pouvoir nous justifier par rapport aux moyens mis à notre disposition », a dit M. Ndiaye.

Maguette Guèye DIEDHIOU

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