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Arts et Culture (1434)

Après « Diaspora » et « Get free » qui avaient révélé le talent de la fratrie Keita (quatre frères et une sœur), le groupe Takeifa sort, le 28 juin, un nouvel album, « Gass giss » (qui cherche trouve). Cette nouvelle production dessine un univers de rythmes enchanteurs et éclectiques et délivre un message d’humanité. Jac Keita, qui en est le leader, jette, dans cet entretien, un regard sur le rétroviseur, revient sur les contours de ce produit, décrit leurs styles musicaux et donne les raisons de leur absence relativement longue…

Un album éclectique
« La sortie de l’album était prévue pour le 15 mai dernier. Mais, nous l’avons repoussée jusqu’au 28 juin. Nous étions en pourparlers avec deux maisons de distribution basées en Allemagne et en France. Nous avons jugé nécessaire de repousser la sortie pour des questions de cohérence et de protection du produit. La date du 28 juin coïncide avec un show que nous organisons dans une grande salle à Paris, le « New morning ». Nous en profiterons pour lancer l’album international « Gass Giss » qui est composé de 10 titres. Cette production est le fruit de cinq années de dur labeur, de recherche de rythmes, de sonorités, de diversité. Nous y consignons la petite expérience musicale acquise à travers nos rencontres, nos voyages… Ce disque est un condensé de styles afro et rock. L’afro, parce qu’il est accessible car indifférent aux temps et aux espaces. Le choix du rock est lié non seulement à l’harmonie musicale qu’il offre à ressentir, mais aussi parce qu’il ne nécessite pas la contribution de beaucoup d’instruments. Ce sont des styles musicaux, comme le reggae, qui sont adaptés, par ailleurs, aux messages que nous véhiculons. Pour la promotion de l’album, nous comptons faire quelques tournées nationales après celles que nous effectuerons en Europe plus précisément en Allemagne, en France, en Belgique et en Suisse ».

Un message d’espoir
« Nous sommes de jeunes Sénégalais, des Africains sensibles à la réalité que vivent nos concitoyens et conscients de notre responsabilité, de la portée de notre voix. Nous avons, dans cet album, voulu adresser un message de paix, d’amour, décliner une vision optimiste de l’Afrique et partager nos appréhensions légitimes. Il y a le morceau « Hé Jo » où nous exhortons les hommes puissants d’ici et d’ailleurs à mesurer les attentes du peuple et à y répondre avec toute la volonté qui sied. Nous vivons dans un monde tourmenté. Les équilibres sont instables. Les gens sont turlupinés. La percée des opinions extrémistes, du Front national en France, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis sont autant de signaux d’alarme attestant de notre propre déliquescence. Face à cette réalité angoissante, les hommes politiques doivent entretenir l’espoir des jeunes et des femmes qui ont parfois besoin d’être aiguillés, soutenus pour poursuivre leurs rêves, donner le point de vue de l’Afrique. Nous nous y employons à travers notre musique. Le titre « Macoumba » est, quant à lui, une exhortation au travail sans lequel tout effort des politiques serait vain. « Wét » et « Yéké Yéké » sont des chants d’amour parce que c’est ce qui ce qui doit fonder nos actions de tous les jours, nous galvaniser et nous pousser à élargir les horizons avec optimisme ; comme cet horizon immense et enchanteur qui se dévoile à l’Afrique ».

Cinq ans de recherche
« Ce silence, si on peut l’appeler ainsi, est voulu. Il découle de plusieurs observations frustrantes et de la réalité du marché musical. Quand l’album « Get free » est sorti, il a cartonné et nous a permis de faire plusieurs scènes. Malheureusement, les retombées financières n’étaient pas à la mesure de nos attentes et du succès qu’il a engrangé. Pis, nous ne touchions pas à nos droits d’auteur. C’est une réalité qui affecte toute la corporation. Il fallait réfléchir et y remédier. Il faut aussi dire que nous avons fait beaucoup de tournées dans le monde. Par ailleurs, pour le respect que nous devons à nos fans, l’amour que nous vouons à la musique et l’exigence professionnelle que nous nous imposons, il était utile de prendre le temps de peaufiner l’album ».

L’apport de Baaba Maal
« Nous avons fait un featuring avec Baaba Maal dans le morceau « Ndanane ». Si on note une certaine maturité dans cet album, il y est pour quelque chose. En plus de nous avoir prêté son studio pendant des mois, il nous a fait profiter de son immense expérience. C’est un artiste qui accompagne beaucoup ses pairs par sa grandeur d’âme, sa simplicité. Malgré son aura, il reste accessible et humble ; ce qui est très rare dans notre milieu où on a tendance à trop vite faire la grosse tête. Il nous a ouvert grandement ses portes, son monde, fait découvrir d’autres univers de rythmes, d’autres personnalités utiles à notre carrière. La musique, ce n’est pas seulement des prédispositions naturelles et une question de volonté. C’est aussi l’expérience. Nous avons été heureux qu’il ait partagé la sienne avec nous. Pendant six mois, nous avons régulièrement travaillé dans son studio. Il faut se rappeler aussi que nous l’avions invité, il y a trois ans, au Grand Théâtre. Nous avons aussi travaillé avec Jean Pierre Senghor et d’autres artistes pour tirer parti de leurs expériences diverses ».

Climat familial favorable
« Dans ce groupe, l’entente est parfaite et les tâches sont bien réparties. Nous sommes une famille en plus de partager la passion de la musique. Je suis le leader mais chacun a un rôle essentiel dans la marche du groupe. Il ne peut y manquer quelques malentendus mais les liens sont plus forts que cela. Mes compositions, par exemple, sont plus des propositions que des « consignes ». Il en est de même de celles de mes frères ou de ma sœur. Honnêtement, le climat de travail est favorable à l’éclosion de nos « sensations musicales ».

Au début, l’idole Jackson
« J’ai personnellement commencé en 1992. A l’époque, nous étions à Guédiawaye. Je dansais en imitant Michael Jackson. Mon père, qui est un mélomane, se plaisait à acheter des instruments de musique. C’est lui qui m’a incité à jouer de la guitare alors que je titillais le hip hop. J’ai commencé avec mon frère, Cheikh Tidiane Keita, guitariste et, en même temps, artiste peintre. Ibrahima nous a ensuite rejoints. Il nous arrivait de travailler avec des musiciens mais ils étaient souvent plus pressés que nous d’être sous les feux des projecteurs ! C’est par la suite que Maah Khoudia Keita est venue enrichir le groupe. Ce fut ensuite le tour de Fallou. Toutefois, ce que beaucoup ignorent, nous travaillons avec d’autres artistes qui ne sont pas de notre famille biologique. Takeifa n’est pas uniquement constitué de la fratrie Keita. Il y a un claviste qui s’appelle Jean Mendy, un saxophoniste basé en Allemagne qui nous accompagne quand nous nous y produisons et un percussionniste, Papis, qui est établi au Sénégal. Cela dépend des exigences de la scène et du public devant lequel nous jouons ».

Etre prophète chez soi…
« Certains ont fini par nous coller l’étiquette d’un groupe qui ne se préoccupe que de sa carrière internationale. Et pourtant, nous avons notre public ici. Notre musique est très consommée au Sénégal. Nos productions se vendent bien. Vous pouvez interroger les chiffres. Les gens nous suivent. Mais nous, nous devons d’explorer d’autres univers, d’autres pistes car nous nous enrichissons de nos rencontres qui nourrissent notre musique et diversifient notre palette. Le rêve de tout musicien, c’est une lapalissade, c’est de conquérir des espaces, d’intéresser d’autres publics. En sus, pour faire des tournées nationales, il faut des sponsors, des promoteurs pour accompagner l’artiste ; ce qui n’est pas toujours évident. C’est un vrai problème pour la musique sénégalaise en général. Nous nous attachons à trouver la bonne formule pour satisfaire le public sénégalais. Ce sera une belle manière de mieux faire connaître notre musique, de partager avec notre public nos orientations rythmiques même s’il faut aller dans les régions les plus éloignées du pays ».

Cheikh Tidiane Keïta : Entre le pinceau et la guitare
Aucune émotion ne s’empare de lui. Même devant la fureur des instruments et les agitations du public qu’il enchante par les accords de sa guitare. Cheikh Tidiane Keita, un des frères du groupe Takeifa, semble être ailleurs sur scène, occupé à peindre les yeux qui le dévorent. Les siens, plongés dans le néant, donnent l’air de vouloir vaincre vainement sa timidité.

« Je ne suis pas timide. J’aime être en retrait. La lumière aveuglante m’indispose », jure-t-il. Ce monde, qu’il dompte sur son chemin de succès, est plus un objet de réflexion qu’une source de jubilation. Sa sérénité est presque déconcertante.

Gamin, il adorait dessiner, faire des coquilles au tableau. Un ouvrier stimula son goût du beau. Le sablage devient l’exutoire de son imagination débordante. Le père, attentif aux petites jouissances du fils, le met en rapport avec un ami artiste qui élargit sa palette très tôt. Le frère aîné de Jac Keita fréquente le Village des arts, la Galerie de Casa, découvre d’autres expressions artistiques et tombe sous le charme de l’artiste Amadou Dédé Ly, une des figures de « l’Ecole de Dakar ». L’odyssée fut ensuite grande.

En même temps que sa carrière musicale, il se donne une « bouffée d’air » dans son monde où s’exprime davantage son être, la peinture, quoique la guitare ne l’ennuie point ; cet instrument qui a très tôt fait partie de son environnement immédiat. Papa était un mélomane qui se plaisait à en acheter. Maman aussi était dans le rythme. Les belles mélodies distillées par le groupe Takeifa puisent leur source dans cette ambiance familiale où s’épanouissaient les instruments.

La prouesse de Cheikh est d’être resté à la charnière de deux expressions artistiques et d’accomplir des performances. Il a été lauréat du prix « Union latine » pour la création et premier au concours de la Fondation Cuomo de Monaco. Celle-ci s’était donnée comme objectif de primer de jeunes artistes plasticiens. Il a récemment exposé ses œuvres à l’Alliance française d’Atlanta aux Etats-Unis où se « réfugient » certains de ses personnages sans visage et aux corps expressifs. « Car, je trouve que le visage capte toutes les émotions », confie celui qui aime également percer l’univers des « talibés » et explorer le quotidien. Le live painting qu’il envisage de développer avec ses frères serait une belle manière d’honorer son propre cheminement créatif. A. A. MBAYE

Par Alassane Aliou MBAYE

La région de Louga choisie pour abriter la 10e édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac), en décembre, promet un spectacle grandiose digne de son histoire et de son patrimoine culturel.

Kolda avait fait bonne impression lors de la 9e édition du Fesnac. Sur tous les plans : organisation, engouement populaire et qualité du contenu culturel. Ce que veut Louga, retenue pour abriter la 10e édition, c’est de « faire plus et mieux » que le Fouladou en misant sur son patrimoine culturel et le génie créateur de ses fils. Le Crd spécial consacré à l’événement et qui a été tenu, hier, à Louga, a eu le mérite de réaffirmer ce souhait. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Ndiambour est bien parti pour réussir son pari. Tous les artistes et acteurs culturels de la région étaient présents. Les élus aussi.

Sans oublier les opérateurs économiques, les membres de la société civile et les autorités administratives.Une mobilisation « encourageante », selon le gouverneur Alioune Badara Mbengue qui a présidé la rencontre en présence de Birane Niang, secrétaire général du ministère de la Culture. « Cette forte présence des acteurs culturels me rassure. Je suis certain que Louga va organiser un festival qui restera dans les annales », a souligné M. Mbengue à l’ouverture de ce Crd de lancement des activités préparatoires de la 10e édition du Fesnac prévue à Louga dans la deuxième quinzaine du mois de décembre. Le gouverneur a vivement salué l’engagement des élus locaux et des acteurs culturels qui ont tous promis de se donner « corps et âme » pour faire de ce 10e Fesnac « un grand succès ».
« Nous allons montrer au monde entier que Louga n’est pas appelée Capitale culturelle du Sénégal pour rien », s’est exclamé Youssou Mbargane, acteur culturel et membre fondateur du fameux Cercle de la jeunesse de Louga. « C’est un festival, nous ferons tout pour qu’il soit festif. Nous en avons les hommes pour cela et la ferme volonté de le réaliser », a soutenu M. Mbargane qui est aussi communicateur traditionnel.

Dans son propos, le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, a dit sa fierté de venir à Louga, un grand creuset culturel. Les défis en termes d’hébergement, de transport, de santé et de nourriture sont énormes. Au moins 1.000 personnes sont attendues. Mais Birane Niang est lui aussi « sûr » que Louga « riche de son passé et de son patrimoine mettra tout en œuvre pour que l’événement soit animé, remarqué et remarquable ».

Potentiel artistique et culturel
Ce Cdr était aussi l’occasion pour la région de Louga d’exprimer sa gratitude à l’endroit du président de la République, Macky Sall qui a choisi la capitale du Ndiambour pour abriter cette 10e édition du Fesnac. Tous ceux qui ont pris la parole ont magnifié cette décision du chef de l’Etat. « Nous sommes d’autant plus fiers que 2017 a été décrétée année de la Culture par le président Sall », a dit Babacar Sarr, président du Fesfop (Festival international de folklore et de percussions de Louga). Les acteurs culturels sont unanimes. Ce choix, ont-ils dit, est un signal fort qui reconnaît le potentiel artistique et culturel d’une région rayonnante disposant d’un savoir-faire immense à partager et à mettre en valeur.

Abdoulaye DIALLO

Un vibrant hommage a été rendu, hier, à Khalifa El Hadji Mouhamed Niass lors de la cérémonie de dédicace de ses ouvrages composés d’un recueil de poèmes de plus de 10.000 vers en arabe et de deux livres en français intitulés « Répliques » et « Délivrance ». Le Premier ministre, Mahammad Abdallah Dionne, a magnifié l’œuvre du saint homme qu’il a offert en exemple à la jeunesse.  

Le Premier ministre a présidé, hier, la cérémonie de présentation et de dédicace d’ouvrages de Khalifa El Hadji Mouhamed Niass, père de Sidy Lamine Niass, édités par la Groupe Walfadjiri. Le lot est composé d’un recueil de poèmes de plus de 10.000 vers en arabe et de deux livres en français intitulés « Répliques » et « Délivrance ». La cérémonie avait comme parrain le Serviteur des deux saintes mosquées, le roi d’Arabie Saoudite, Sa Majesté Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud  et la Khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy  Mbacké.  « C’est une excellente journée pour notre pays qui s’honore d’exposer à la face du monde des œuvres d’un de ses plus dignes fils. C’est un moment d’autant plus important pour nous Sénégalais en ce qu’il nous rappelle que les Nations se distinguent par les savoirs et les compétences », a d’emblée souligné Mahammad Abdallah Dionne.

Pour le Premier ministre, les œuvres de ce saint homme remettent la place du savoir et des compétences au centre des préoccupations. Et cela entre en phase avec la vision du chef de l’Etat qui a inscrit le capital humain comme pilier centre du Plan Sénégal émergent (Pse). « En visitant la vie et l’œuvre de Khalifa El hadji Mouhamed Niass, on perçoit une belle leçon de vie pour nous, pour nos contemporains et pour les générations futures. Mame Khalifa nous invite à redevenir nous-mêmes et à nous affranchir des complexes générés par l’Occident ou par l’Orient », a soutenu le chef du Gouvernement. A l’en croire, ceux qui marchent sur le chemin d’une renaissance de leurs Nations sont les guides qui éclairent la voie en prenant en main leur destin et en refusant la résignation devant les obstacles, s’affranchissant des complexes d’infériorité et autres.

Reconnaissance au chef de l’Etat
 « Au delà des contenus des œuvres de votre illustre père qui nous sont restitués comme pour nous exhorter de prendre conscience de notre patrimoine soufi, il y a dans cette cérémonie un symbolisme plein de justification, je veux parler du parrainage. Vous mettez en phase le local et le global. C’est comme pour nous inviter à une conjugaison des efforts et un partage des contributions afin que les musulmans se retrouvent autour de la seule chose qui vaille, la maîtrise des savoirs au bénéfice de tous, l’action au service de l’humain dans le respect des différences », a adressé le Premier ministre à Sidy Lamine Niass.Selon M. Dionne, depuis son accession au pouvoir, le président Macky Sall a donné une place de choix aux lettrés en langue arabe. Il en veut pour preuve la promotion de l’enseignement arabo-islamique dans les universités, la modernisation des foyers religieux et l’implication des citoyens arabophones dans les sphères de l’Etat, l’encouragement à publier les œuvres des illustres guides, etc.

« Le patrimoine religieux est un facteur de distinction  de notre peuple. C’est pourquoi la présentation de cette œuvre est une belle leçon que vous offrez à titre de legs des ancêtres à la jeune génération », a estimé Mahammad Abdallah Dionne.

A l’occasion, le Pdg du Groupe Walfadjiri a marqué sa reconnaissance au chef de l’Etat qui, a-t-il dit, s’était engagé à prendre en charge cette cérémonie. « Vous avez ainsi compris que l’arabe comme l’Islam ne doit pas être en reste et qu’à l’appel de la démocratie, toutes les compétences doivent être les bienvenues », a dit Sidy Lamine Niass. Il s’est aussi réjoui de toutes les mesures prises par Macky Sall en faveur des lettrés en arabe depuis son arrivée au pouvoir comme la validation du baccalauréat arabe.

« Par cette mesure, vous avez offert à ces bacheliers les mêmes opportunités que leurs concitoyens formés en français, corrigeant ainsi une grave injustice. Sur cette même lancée, consistant à réparer les injustices, vous  avez ouvert une section arabe à l’Ecole nationale d’administration (Ena) pour la formation des diplomates  », a ajouté le patron de Walfadjiri qui a reconnu partager beaucoup de choses avec le président de la République, malgré leurs divergences du point de vue idéologique.

Ndiol Maka SECK

Le ministère de la Culture et de la Communication a procédé, hier, à la signature  des conventions avec les bénéficiaires du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu). Au total, 38 projets (allant de 2 à 10 millions de FCfa) couvrant toutes les régions du pays ont été retenus pour bénéficier de ce fonds, soit une enveloppe d’un montant global 200 millions de FCfa.

Pour accompagner le secteur des Cultures urbaines au Sénégal, le président de la République avait pris la décision de mettre à la disposition des acteurs de ce secteur, un Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) d’un montant global de 300 millions de FCfa.  Cette décision qui avait été bien accueillie par les acteurs des Cultures urbaines, s’est concrétisée hier, à la Maison de la Culture Douta Seck, par la signature de conventions entre le ministère de la Culture et les bénéficiaires de ce Fonds.

Selon le secrétaire général du ministère, Birane Niang, pour l’octroi du Fdcu dans l’équité et la transparence, le département de la Culture et de la Communication a mis en place un Comité de lecture et de gestion du fonds. A l’en croire, ces organes chargés de la collecte, de la réception et de l’attribution des subventions ont reçu et  évalué 103 dossiers venant des 13 régions du Sénégal mais avec une forte participation de la région de Dakar.

D’après le représentant du président du Comité de lecture, Cheikh Diaw, par ailleurs responsable du Service des études de planification au ministère de la Culture, ils ont procédé à la lecture des 103 dossiers reçus. « Pour la lecture des dossiers, nous nous sommes organisés en binôme avant de se retrouver pour des croisements. Et nous avons fait tout cela à partir d’une grille de notation et sur la base de critères, à savoir la pertinence du projet, la qualité du contenu artistique, les résultats attendus et l’impact du projet au plan culturel, économique et social, la cible et la mise en perspective du projet », indique-t-il.

103 dossiers déposés
Il a également précisé que c’est en procédant en fonction de ces critères et grille de notation qu’ils ont retenu 38 projets sur les 103 dossiers déposés et jugés recevables après lecture. Parmi les bénéficiaires du Fdcu figurent l’Association «Kaay Fecc», Africulturban, Studio Sankara, «Da Brains», Guediawaye Hip hop, «Bideew Bu Bess», l’Association des jeunes rappeurs de Bignona, Rams Fest de Sédhiou, l’Association des rappeurs de Thiès, l’Association des artistes pour la culture urbaine de Kolda, Free Label de Tambacounda, Festival «Na nga def»  de Kaffrine, Sine production entre autres. Aussi, souligne Cheikh Diaw qu’ils ont fait quelques recommandations relatives à la formation en écriture de projets pour aider les bénéficiaires à améliorer leurs compétences dans ce domaine, au ciblage des régions non bénéficiaires pour éviter que tout soit concentré dans 2 ou trois régions car l’objectif est d’essaimer tout le territoire du Sénégal et surtout veiller à ne pas donner l’intégralité des sommes en début de projet.

Présidant la cérémonie de signature de cette convention pour les bénéficiaires, le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, a félicité et remercié tous ceux qui ont œuvré à la réussite éclatante des différentes phases du projet. A l’en croire, les 38 projets retenus répondent aux critères techniques contenus dans le manuel de fonds,  soit une enveloppe de 200 millions de FCfa. « Le montant restant sera destiné de façon prioritaire à l’appui des événements du secteur, à la formation avec un volet formation des formateurs adressée aux directeurs de centres culturels et autres opérateurs culturels travaillant  dans les cultures urbaines, ainsi qu’une formation ciblée pour les acteurs eux-mêmes », indique-t-il.

Obtention de résultats concrets
Pour la mise à disposition des montants alloués, il a été opté pour la formule de libération en deux tranches. « En début de projet 80% de l’enveloppe sont remis. Les 20% restants sont disponibles dès la livraison du rapport d’exécution. Il s’agit ainsi de favoriser la réalisation effective du projet », fait savoir M. Niang. A ceux qui n’ont pas vu leurs projets retenus, Birane  Niang leur recommande de s’armer de patience et d’abnégation en profitant encore des prochaines sessions  de formation pour présenter au prochain appel des propositions de qualité.

Bénéficiaire de ce fonds, la présidente de l’Association «Kaay Fecc», Gacirah Diagne, a remercié le ministère de la Culture pour ce montant alloué et « cette marque de reconnaissance ». Sinon, elle souhaite que les bénéficiaires reçoivent les subventions quinze jours avant le début de leurs activités, que l’accès à la scène nationale soit démocratisée et qu’un fonds soit mis en place pour son fonctionnement afin que les acteurs puissent mener leurs activités culturelles à bien avec cette scène nationale et que le fonds soit augmenté au moins à 700 millions de FCfa. Aussi, appelle-t-elle les  acteurs du secteur à relever le défi des fonds alloués par l’obtention de résultats concrets.

Même son de cloche chez Didier Awadi du Studio Sankara qui apprécie aussi cet acte posé par les autorités pour les cultures urbaines. « Cela prouve que nous sommes reconnues comme faisant partie de la culture et que nous avons une importance dans la société. Cette reconnaissance nous l’apprécions à sa juste valeur. Maintenant, c’est à nous de savoir gérer ce fonds pour qu’on le double sinon on sera la risée de toute l’histoire », indique-t-il.

Maguette Guèye DIEDHIOU

L’artisanat d’art était inscrit, hier, à l’agenda du séminaire de recherche organisé au Musée Théodore Monod d’art africain, par l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) et la Direction des arts. Les conférenciers, Brahim Sakho et Laurence Maréchal, pour sortir ce sous-secteur de l’ornière, ont préconisé, entre autres mesures, son rattachement au ministère de la Culture.

L’étroitesse de la ligne démarcative, si tant qu’elle existe, entre l’artisanat, l’artisanat d’art et l’art tout simplement fait que les univers de sens s’entremêlent. Mais, les réalités de ces domaines de créativité, du point de vue des espaces d’expression, de leur prise en charge dans les politiques publiques, de la typologie des acteurs et de l’organisation, dessinent d’autres trajectoires. L’exposé de Brahim Sakho, conseiller spécial chargé de la stratégie du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), en donne une idée claire.

Il s’est d’abord attaché à situer l’artisanat d’art qui est la troisième composante du secteur de l’artisanat aux côtés de la production et le service. Il ne représente pas, selon lui, un sous-secteur au vrai sens du terme, ni une corporation de métiers à l’image du textile artisanal mais renvoie plutôt à l’image et l’usage du produit. Celui qui est, par ailleurs, coordonnateur de la grappe tourisme, industries culturelles, artisanat d’art à la Stratégie de croissance accélérée (Sca), s’est appuyé sur des statistiques pour offrir une vue globale sur la « filière ».

L’artisanat d’art compte 13.901 unités artisanales soit 11,30% de l’artisanat du Sénégal. Il est plus présent en zone urbaine avec 62,30% des entreprises installées au niveau des villages artisanaux soit 2,8% de celles de tout le secteur. La teinture, le tricotage, la bijouterie et la sculpture sur bois en sont les activités dominantes.

Villages artisanaux : « très mal entretenus ».
Toutefois, regrette-t-il, l’artisanat d’art est le parent pauvre des politiques culturelles à cause d’un déficit de lisibilité, de visibilité et d’organisation du sous-secteur ; des efforts dans ce sens le rendrait plus attrayant.  M. Sakho, expert consultant en Economie et en Finance, préconise une politique clairement définie, la création d’une direction en charge de l’Artisanat d’art au sein du ministère de la Culture. Ce qui suppose son rattachement à ce département au détriment de celui de l’Artisanat. Il lui semble important également de travailler à la mise en place d’un marché sous-régional des arts, d’un répertoire des producteurs et à la réalisation d’études sur les retombées sociales et économiques.

Il partage ses réflexions avec Laurence Maréchal, fondatrice des « Ateliers Nylanou », qui, au cours des échanges, est revenue sur des trajectoires individuelles témoignant du charme de l’artisanat d’art qui laisse la main entreprendre la traduction des effusions du cœur. Elle a néanmoins insisté sur le besoin impérieux d’encadrer les acteurs « pour stimuler la créativité et l’audace », de les identifier et de protéger les créations. La labellisation, la création de cellules de renforcement de capacité, de centrales d’achat et la sensibilisation sur les normes internationales lui semblent plus que nécessaires. C’est de cette manière que le Sénégal tirera parti de ce potentiel. Celle qui a entamé sa carrière artistique en 1977, en Ethiopie, a déploré, par ailleurs, l’état des villages artisanaux « très mal entretenus ». A l’image de Brahim Sakho, elle a prôné le rattachement de l’artisanat d’art au ministère de la Culture pour une meilleure articulation avec les autres formes d’expression culturelles.

Alassane Aliou MBAYE

Le Chapitre sénégalais de l’Internet society (Isoc-Sénégal) organise la 5ème édition du Forum national sur la gouvernance de l’Internet, ce matin, au Centre de conférences de l’Ucad 2. C’est en marge de la Journée mondiale des télécommunications et de la Société de l’information.

Le Forum national sur la gouvernance de l’Internet 2017 s’ouvre ce matin, à 9 heures à l’Ucad II. Il est placé sous la présidence des ministres des Postes et Télécommunications et celui de la Promotion des Investissements.

Le Forum offre l’opportunité de partager avec le public et l’ensemble des acteurs sénégalais sur la mise en œuvre de la « Stratégie Sénégal Numérique 2025 ». Selon un document parvenu à notre rédaction, il s’agira principalement de se pencher sur la « Contribution des acteurs de l’écosystème numérique dans la mise en œuvre de la stratégie nationale SN2025 » à travers deux panels.

Le premier portera sur « Infrastructures numériques publiques et privées : Quelle contribution à l’aménagement numérique du territoire ? » et le second sur « Quelle stratégie pour faire du Sénégal un hub technologique régional pour les startups ? ». Les organisateurs attendent de ce forum des propositions pertinentes sur la mise en œuvre du document énoncé plus haut, la contribution du Sénégal au Forum ouest-africain, africain et mondial sur la gouvernance Internet et une meilleure sensibilisation du public sur l’utilisation optimale des technologies de l’information.

L’occasion sera donnée aux acteurs et au public de partager sur les enjeux actuels de la gouvernance mondiale de l’Internet, de parler des questions émergentes (protection de la vie privée, blocage réseaux sociaux) et de leur impact sur la société toute entière.

O. DIOUF

Récompensée deux fois par le prix d’interprétation pour « Violette Nozière » (1978) et « La Pianiste » (2001), l’actrice française Isabelle Huppert présidera le 23 mai la soirée anniversaire du 70e Festival de Cannes en présence de lauréats de la Palme d’or, ont annoncé mardi les organisateurs.

En milieu de journée, plusieurs dizaines de « palmés », présidents du jury et prix d’interprétation féminines et masculines participeront à une photo de famille, avant une cérémonie en début de soirée dans le Grand Théâtre Lumière. Extraits de films, images d’archives, interventions d’artistes et intermèdes musicaux marqueront cet anniversaire, prélude à un dîner de gala qui s’annonce comme le plus couru avec la participation annoncée de nombreuses personnalités ayant marqué l’histoire du Festival. La liste est gardée secrète par les organisateurs. Président du Jury en 1994, Clint Eastwood donnera une « leçon de cinéma » le 21 mai, au lendemain de la présentation, en sa présence, de la copie restaurée de son film « Impitoyable » (« Unforgiven ») dont le Festival fêtera le 25e anniversaire, en association avec la major Warner.

A l’occasion du 70e anniversaire, le Festival inaugurera par ailleurs une web radio, « Radio Festival », disponible à partir du 17 mai depuis le site officiel (www.festival-cannes.com). Au programme: les grands événements en direct, des archives sonores et des forums de discussion sur le cinéma du futur.

Depuis 2002, TV Festival rend compte de la manifestation cannoise 24/24 sur les bouquets d’Orange et de Canal, YouTube et Dailymotion, ainsi que sur le site officiel, du 17 au 28 mai.

AFP

Une délégation de l’Association nationale des journalistes de Chine (Anjc), conduite par Zhang Mingxin, rédacteur en chef de l’Agence de presse China news service, était hier dans les locaux du quotidien national « Le Soleil ». Selon Zhang Mingxin, cette visite à la Sspp s’inscrit dans le cadre du renforcement des échanges culturels et humains entre les deux pays. Elle vise également à nouer des partenariats entre l’Association nationale des journalistes de Chine (Anjc) et les milieux de médias au Sénégal.  

Une  délégation de l’Association nationale des journalistes de Chine (Anjc), conduite par le rédacteur en chef de l’Agence de Presse China news service, Zhang Mingxin, était hier dans les locaux du «Soleil» pour échanger leurs expériences sur plusieurs sujets, dont les défis de la presse traditionnelle face à l’Internet et à l’irruption de nouveaux médias.

« Nous avons eu des échanges très approfondis avec le directeur général du «Soleil» qui ont porté sur plusieurs sujets, en particulier sur les défis de la presse traditionnels face à l’Internet et aux nouveaux médias », a déclaré M. Mingxin, notant que ces échanges ont également porté sur le développement des médias, la diversification des services des médias et sur les nouvelles stratégies à adopter face aux mutations en cours dans le secteur des médias.   « Nous avons aussi visité les archives du Soleil dans lesquels nous avons trouvé les dossiers relatifs à la coopération entre la Chine et le Sénégal depuis les années 1970. Ce qui nous a beaucoup impressionnés », a-t-il ajouté. « Nous avons proposé des possibilités de partenariat avec les organes des deux grandes villes en Chine et le Soleil, mais aussi parlé des possibilités d’échanges d’informations ou de reportages dans le domaine du tourisme », a noté le chef de la délégation chinoise.

Pour le directeur général du «Soleil», Cheikh Thiam, les discussions avec les confrères chinois ont surtout porté sur des stratégies que des médias chinois ont mises en place pour faire face à la crise de la presse qui n’épargne, selon lui, aucun journal dans le monde. En effet, les journalistes chinois ont dit que la crise des médias est apparue il y a presque 20 ans en Chine et que pour faire face à ce phénomène, beaucoup de groupes chinois ont anticipé en développant des modèles économiques et en se diversifiant dans des secteurs aussi divers que l’immobilier, le tourisme, les finances et l’industrie. Selon M. Thiam, le Soleil s’inscrit dans la même vision que celle des collègues chinois.  « Le Soleil a déjà un partenariat que nous saluons avec « Beijing revue » au Sénégal, à travers l’impression et la distribution de « Chine-Afrique », a rappelé le directeur général de la Sspp, ajoutant que le journal sénégalais a déjà signé un contrat qui est en train d’être exécuté et que les deux parties sont satisfaites du travail déjà réalisé.                                      

M. SY

Le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication et l’Association nationale des journalistes de Chine ont procédé hier à la signature d’un accord de coopération portant sur des voyages internationaux, la formation de journalistes, les échanges d’informations et de reportages médiatiques.

Un accord de coopération signé, hier, à Dakar, entre le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication et l’Association nationale des journalistes de Chine vise à « renforcer la compréhension mutuelle entre les secteurs des médias de Chine et du Sénégal, de promouvoir les échanges et la coopération amicale entre les deux parties et consolider l’amitié traditionnelle entre les deux peuples ». Selon le document de l’accord de coopération, sur la base du principe de réciprocité, le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication et l’Association nationale des journalistes de Chine inviteront tous les deux ans, une délégation de 6 personnes de l’autre partie à faire une visite de sept jours. La partie visiteuse prendra en charge les frais de voyages internationaux, alors que la partie hôte s’occupera des charges de frais d’hébergement, entre autres.

Sur une durée de quatre ans renouvelable, l’Association nationale des journalistes de Chine et le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication s’assisteront et échangeront des informations, des reportages et tous autres contenus médiatiques pouvant contribuer à la promotion et au renforcement des relations entre les peuples des deux pays.
Les deux parties coopéreront également dans la formation des journalistes et dans l’organisation de colloques sur des thèmes spécifiques et d’intérêt général.      

O. DIOUF

La première édition de « Miss United Nations Sénégal » aura lieu le 1er juillet 2017 au Théâtre Daniel Sorano de Dakar. Ce concours de beauté, initié par la créatrice de mode, Soukeyna Awa Kébé, veut permettre à de jeunes femmes de différentes nationalités de s’exprimer et de montrer leur capacité d’adaptation dans un pays ouvert au monde, en défendant individuellement un projet.

Pour sa première édition prévue le 1er juillet à Dakar, « Miss United Nations » Sénégal, concours de beauté initié par Soukeyna Awa Kébé, créatrice de mode, va mettre en exergue, au-delà des défilés de mode, « le droit de penser, d’argumenter et de vivre d’une autre manière dans un univers où les diversités individuelle et collective  seraient une source d’enrichissement pour tous ». Ainsi, la beauté sera célébrée sous tous ces aspects, intellectuel, moral et physique avec au programme des défilés de mode ainsi que des épreuves intellectuelles qui consisteront à évaluer le niveau de connaissances d’étudiantes ou des professionnelles.

« Ce projet ne se limite pas seulement au concours de beauté, mais nous voulons donner à de jeunes femmes de différentes nationalités l’opportunité de s’exprimer et de montrer leur capacité d’imagination et d’adaptation dans un pays en défendant individuellement un projet », a-indiqué cette styliste de profession.

Créatrice de bijoux et de vêtements, Soukeyna Awa Kébé, connue sous le pseudonyme de Princesse K, a commencé avec sa marque il y a trois ans, et de fil en aiguille, elle a su se créer une réputation dans le milieu de la mode. Elle crée ainsi sa propre marque au Sénégal. S’articulant par ailleurs autour de l’aide à la petite enfance et de la lutte contre le racisme, à travers ce concours, cette humaniste comme elle se définit, se dévoile et aspire au partage des goûts et couleurs à l’échange et à l’enrichissement visuel des matières. Partenaire avec des associations de handicapés, notamment celle des albinos, elle veut promouvoir, à travers ce projet, l’aide à la petite enfance.

Marame Coumba SECK

La  9ème édition du Festival international de toutes les danses, « Kaay Fecc », se tient du 19 au 21 mai au Centre culturel Blaise Senghor et à l’Institut français de Dakar. L’association rend hommage, cette année, à la chorégraphe Germaine Acogny à travers le thème de la « Résilience ».

L’Association «Kaay Fecc» organise la 9ème édition du Festival Kaay Fecc, du 19 au 21 mai, au Centre culturel Blaise Senghor et à l’Institut français de Dakar. Placée sous le parrainage de Felwine Sarr, cette édition rendra également hommage à la chorégraphe Germaine Acogny, par ailleurs fondatrice de l’Ecole des sables de Toubab Dialaw. Au programme de cette édition du Festival «Kaay Fecc», sa directrice, Gacirah Diagne, annonce des spectacles de danses, des formations de danse, des master class avec de jeunes femmes chorégraphes qui veulent s’ouvrir à la danse contemporaine, des ateliers à destination des enfants, une conférence-débat animée par Felwine Sarr, des  projections de films sur la danse, entre autres.

« Pour les spectacles de danse, sont attendus des artistes du Sénégal, du Burkina Faso, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de France, d’Allemagne et de Lituanie, qui présenteront des créations de danses traditionnelle, contemporaine et hip hop », informe-t-elle. Outre ces activités, l’Association «Kaay Fecc» a voulu innover cette année en organisant également la première édition du Battle national Sabar, dimanche 21  mai. A propos du thème de cette édition, Gacirah Diagne explique qu’ils ne sont pas dans la revendication, mais dans « la résilience » et ils pensent que Germaine Acogny en est le symbole dans le domaine de la danse qui n’est pas facile au Sénégal. « Elle a su impulser, créer, encadrer,  encourager et perdurer dans ce domaine. Elle s’est également battue pour que la danse soit respectée, en créant tout une infrastructure à Toubab Dialaw où elle accueille tout un monde », informe Mme Diagne. Précisant que la chorégraphe leur offre ce grand honneur de danser à l’Institut français de Dakar lors de ce festival.

Très heureuse de l’hommage qui lui sera rendu en cette 9ème édition du «Kaay Fecc», Germaine Acogny dédie cet hommage à feus Doudou  Ndiaye Rose, Julien Jouga, Joe Ouakam, pour leur long compagnonnage. Aussi, a-t-elle tenu à remercier Gacirah Diagne pour son courage, son abnégation à faire perdurer ce festival. « C’est une vraie bagarreuse. Donc je demande à ce que le public vienne en masse participer à ce festival », lance Germaine Acogny.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (Msad) de Thiès ont participé à la 13ème édition du Moussem de Tan-Tan en exposant quelques tapisseries : « La fleur de colombe » de Mamadou Gaye, « Accueil royal » de Khalifa Gueye, « Visages envoutants » d’Ibou Diouf, « Princesse solaire » de Saliou Diouf, « Djenne niche des lumières » de Mouhamed Ndir et « Tagou naa mbaar » d’Ousmane Sy.

« La participation des Msad de Thiès au Moussem de Tan-Tan nous ramène à ce que l’on appelait à l’époque les expositions du Sénégal à l’étranger avec un commissariat, s’est réjoui le directeur général Aloyse Ndam Diouf. Cela contribue d’abord à la visibilité des Manufactures mais aussi à mettre en exergue l’art sénégalais notamment la peinture, les tapisseries qui constituent des œuvres majeures. Elles contribuent au rayonnement artistique du Sénégal ».  Aux yeux d’A.N. Diouf, « cette belle initiative participe à mieux faire connaître la culture sénégalaise au travers des thématiques traitées dans les œuvres. Mais aussi pour que l’on puisse s’inscrire dans une perspective de relever le plateau artistique du Sénégal. Le directeur des Msad a évoqué la démarche du président Léopold S. Senghor qui, à chaque fois qu’il voyageait à l’étranger, offrait une tapisserie en guise de cadeau à son hôte. Cela a fait que les œuvres des manufactures rayonnent à travers le monde : institutions, palais royaux, etc. Pour Aloyse N. Diouf, c’est une manière de laisser l’image du Sénégal pour que le pays soit mieux connu. En offrant une tapisserie d’Ibou Diouf (« Visages envoûtants ») au président de la Fondation Almougaar, les Msad ont noué un partenariat avec le Moussem de Tan-Tan.  Des contacts ont été établis pour la commercialisation au Maroc de produits des Msad.              

E. M. F.

En procédant à l’ouverture officielle de la 13ème édition du Moussem de Tan-Tan, le président de la Fondation Almouggar, Mohammed Fadel Benyaich, a insisté sur le caractère pluriel du Maroc. Selon lui, le Moussem se veut d’être un espace d’échanges entre citoyens du monde.

Un espace d’échanges. « La 13ème édition du Moussem de Tan-Tan est un moment de nous retrouver en famille afin de célébrer la culture hassanie et travailler à la valorisation de son patrimoine autour de projets structurants. Nous nous inscrivons dans la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de  son auguste père Feu Hassan II qui œuvrait avec son peuple à la libération du Sahara marocain il y a maintenant 40 ans », a rappelé Mohammed Fadel Benyaich, président de la Fondation Almouggar, par ailleurs ambassadeur du Maroc en Espagne.  Dans son propos, il a insisté sur le caractère pluriel du royaume chérifien à la fois un pays de mélange et de brassage phénicien, carthaginois, arabo-musulman, berbère, africain, hébreux, français, espagnol, contribuant à enrichir sa civilisation depuis cinq millénaires.

A l’endroit des Sénégalais, Français, Espagnols, Néo-calédoniens participants au festival, M. F. Benyaich a émis de voir à travers cet événement commémorer ensemble la fierté de leur culture et de leur patrimoine ancestral dans un esprit de paix et de tolérance. « Notre vœux le plus cher est que le Moussem puisse avoir un impact social sur les peuples du sud », a lancé le président de la Fondation Almougaar expliquant que c’est dans cet esprit qu’est organisée la Green Invest Conference. Au travers de la culture, le but est de montrer les opportunités d’affaire de la zone dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, du tourisme durable, de l’habitat social. Sur la même ligne, M. F. Benyaich a estimé que le Moussem de Tan-Tan se veut d’être « un espace d’échanges entre citoyens du monde et être un modèle de coopération sud-sud ».  Le Moussem de Tan-Tan, sacré chef d’œuvre du patrimoine culturel oral de l’humanité en 2005 et inscrit sur la liste représentative de l’Unesco en 2008, est présenté comme l’un des plus prestigieux festivals de l’agenda culturel du royaume du Maroc.             

E. M. F.

Le Festival international (Moussem) de Tan-Tan (Maroc) a distingué le Sénégal comme pays invité d’honneur. La 13ème édition, qui s’est déroulée du 5 au 10 mai, a concrétisé les similitudes culturelle et patrimoniale qui lient les deux pays. La délégation officielle sénégalaise était conduite par le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang.

Un site sorti de nulle part. Au confluent de la mer et du désert, Tan-Tan (Royaume du Maroc), à 331 km au sud de la ville d’Agadir, offre un décor de rêve. Au coucher du soleil, des perles de vagues viennent lécher la terre ferme d’Oued Chbika. Le panorama en fait un lieu de réflexion, d’inspiration, d’amitié. Un territoire de patrimoine. Ce qui donne à la 13ème édition (du 5 au 10 mai) de ce Festival international, un cachet particulier sous le thème : « Le Moussem de Tan-Tan : Un patrimoine culturel en partage entre le Maroc et l’Afrique ». Sous l’impulsion de la Fondation Almouggar et sur instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Sénégal était le pays invité d’honneur.

La délégation officielle sénégalaise était conduite par le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang. Il avait à ses côtés le conseiller spécial du président de la République pour la Culture, Pr Hamidou Dia, le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, l’administrateur du Monument de la Renaissance africaine, Abdoulaye Racine Senghor, le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès (Msad), Aloyse Ndam Diouf, et quelques chefs de service du ministère. Outre les officiels, la délégation comprenait également des artistes et exposants. Il s’agit de la célèbre troupe Yeela d’Ouleye Lama qui a fait sensation et les Msad de Thiès qui ont présenté quelques tapisseries.

Economie culturelle
L’évocation des artisans et artistes composant cette délégation a donné l’occasion à Birane Niang de louer les efforts faits par les autorités marocaines pour réussir « un mariage fécond entre une créativité artistique et artisanale millénaire et un génie industriel ». Une belle manière, selon le secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, de promouvoir les industries créatives et culturelles, un sujet qui ne saurait laisser indifférent le parterre d’investisseurs ici présents.  Il s’exprimait à la cérémonie d’ouverture de la Green Invest Conference sur les opportunités d’investissement dans la région. « L’économie culturelle, en effet, est le fruit d’une synergie entre le monde de la culture et celui de l’entreprise. Au Sénégal, le modèle porté par les Manufactures des arts décoratifs, que nous avons lancé à la conquête du monde, servira à un ensemencement systématique du vaste champ de la création et de la créativité visuelle », a estimé Birane Niang relevant que « l’expérience et le génie marocains et de pays amis seront sollicités pour un partenariat exemplaire ».

Au regard du secrétaire général, « cette démarche féconde du Maroc, qui confère à ses biens et services un label esthétique et utilitaire, doit constituer une source d’inspiration pour tous ». Il a rappelé que le Sénégal a pris le parti d’établir une passerelle entre, d’une part, les artistes et, d’autre part, les artisans, agriculteurs et autres producteurs pour que tout ce qui est Sénégalais soit présenté partout dans le monde dans un contenant lui-même sénégalais. Ce mouvement général est porté par le Plan Sénégal émergent (Pse) qui constitue le cadre de référence, tous secteurs confondus, pour assurer à l’horizon 2035, un développement harmonieux. Birane Niang a saisi l’occasion pour inviter tous les investisseurs présents à Tan-Tan à venir au Sénégal qui présente de nombreux atouts : sa position géographique, sa stabilité politique, un environnement juridique favorable, d’importantes ressources naturelles et le nouveau pôle urbain de Diamniadio qui est une zone franche industrielle dotée d’une plateforme incitative.

Un carrefour qui célèbre la diversité culturelle
Le Moussem de Tan-Tan avait du charme à revendre. A la Place de la paix et de la tolérance, la cérémonie officielle d’ouverture de la 13ème édition a été rythmée par un spectacle riche en couleurs.

Dans un élan très poétique, des vers ont été déclamés. Le but, réveiller une mémoire collective et transporter la beauté du site. De quoi « célébrer le Sénégal comme un partenaire dynamique et vital », s’est réjoui le président de la Fondation Almougaar, Mohammed Fadel Benyaich.

A l’occasion, il a remis au goût du jour les racines africaines du Maroc, en témoigne le discours du Roi Mohammed VI à Dakar le 6 novembre 2016, lors de la célébration du 41ème anniversaire de la Marche verte en considération de la profondeur des liens fraternels, spirituels et humains qui unissent le Maroc et le Sénégal et le retour du royaume chérifien à l’Union africaine.

Cela confère au festival toute sa légitimité. Sur place, cela donne un spectacle savamment orchestré, mettant en lumière un Islam de paix et de tolérance. Sur d’autres tableaux, le mode de vie traditionnelle, marqué par le nomadisme, est mis en avant. Le bédouin avec son chameau est à la quête du pâturage dans un environnement désertique. Pendant ce temps, les enfants sont à l’école coranique. Du côté de la gente féminine, même étant au foyer, la femme joue un rôle essentiel dans cette société sahraouie.

L’hospitalité, la générosité font sens dans ce milieu. Elle s’est déclinée dans un brassage culturel illustré à merveille par la présence de la Nouvelle Calédonie représentée au travers d’une performance en chant, danse kanak, autour du rituel de l’igname, un sacré. La musique andalouse était également de la partie avec des artistes espagnols.

Autre temps fort du festival, c’est également la parade de Tan-Tan qui a vu défiler différentes instances participantes aux côtés des troupes traditionnelles régionales et des pays hôtes. Les soirs, sur le bivouac d’Oued Chbika, les festivités se sont prolongées autour d’un dîner avec en prime une animation artistique aux sonorités éclectiques. Marocains, Sénégalais et Espagnols se sont relayés sur scène avant d’offrir un bouquet final au doux parfum de la fraternité.

E. M. F.

La 7e édition du Festival du théâtre du rail a vécu le week-end dernier, à Thiès. La place Mamadou Dia (ex-Agora) qui a abrité l’événement, a encore refusé du monde. La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence d’éminentes personnalités qui ont accepté de soutenir les organisateurs.

Les artistes et comédiens du théâtre de Thiès réunis au sein de la section de l’association Arcots ont relevé le pari de l’organisation. Plusieurs spectateurs sont venus suivre les différentes prestations des acteurs, comédiens, metteurs en scène, scénaristes, entre autres mobilisés autour du Festival de théâtre du Rail (Fest’Rail) qui, selon le président de l’Arcots, Souleymane Dramé, vise à contribuer au développement du théâtre.

Le thème pour cette édition 2017 était « Quel type de théâtre pour promouvoir la paix sociale, vecteur de l’émergence ? ». Le but était de favoriser la rencontre des différentes sensibilités artistiques évoluant dans le domaine théâtral et de soutenir également la création et la diffusion. « C’est pour nous un évènement d’une dimension internationale à inscrire dans l’agenda culturel sénégalais et voire même africain pour mieux favoriser les échanges entre artistes et le public.

Aussi, il convient de travailler à contribuer à la décentralisation de l’action culturelle par des activités d’envergure internationale pour favoriser une saine émulation et permettre de doter la ville de nouvelles infrastructures », a souligné Souleymane Dramé.

La soirée du samedi a mobilisé un public très nombreux qui a manifesté un intérêt particulier au festival qui draine, à chaque édition, autant d’artistes et comédiens venant d’autres localités comme Dakar, Saint-Louis, Kaolack, Diourbel, Louga.   Une belle manière de proposer un cadre d’expression professionnel aux artistes du terroir et de favoriser l’intégration à travers la culture, de participer aux renforcements des capacités des professionnels du secteur culturel, mais aussi de contribuer à la promotion des structures touristiques, artisanales et des Pme de la localité.

Mouhamadou  SAGNE

L’Association des Malagasy du Sénégal (Amsn) a fêté, samedi dernier, dans les locaux des Cours Sainte Marie de Hann, l’anniversaire de ses 20 ans d’existence. A l’occasion, un festival éducatif et culturel était au menu avec des artistes venus de la Grande Ile.

Les 20 ans d’existence de l’Association des Malagasy du Sénégal (Amsn) ont été fêtés en grande pompe. Rien n’est de trop et tous les ingrédients ont été réunis pour donner un cachet carnavalesque aux festivités. Pour les parents d’élèves comme pour leurs progénitures, cet après-midi de samedi est une opportunité de décompresser après une semaine de travail, mais c’est aussi une occasion de découvrir cette culture malgache à la beauté et à la richesse insoupçonnées. Sur la scène aménagée dans la cour récréative de l’école des Cours Sainte Marie de Hann de Dakar, il y a Gothlieb et son orchestre musical.

L’engouement qu’il suscite à chacune de ses envolées lyriques renseigne à suffisance de son aura. Ses inconditionnels profitent pleinement de ce beau spectacle sans même se soucier de ces vagues de poussières qu’ils soulevaient. Ils se laissaient aller parfois en essuyant quelques pas de danse influencés puis s’asseyaient. Les mélodies harmonieuses distillées par l’artiste ne laissent aucun répit. Pendant ce temps, les enfants, eux, trouvaient le temps de s’amuser dans l’aire de jeux. Ça courait dans tous les sens. C’est sur ces entrefaites qu’intervient une projection sur la Grande Ile. Elle nous plonge dans la découverte de ses multiples facettes, la beauté de sa nature, son environnement, de ses îles ou la variété des espèces d’animaux qu’elles renferment. Un endroit qui pourrait attirer n’importe quel visiteur en quête d’aventures.

Toutefois, cette petite accalmie n’était que de courte durée puisque l’ambiance allait crescendo. En effet, l’apparition du groupe «Bideew Bu Bess» en a remis une couche. En commençant par la chanson « Belle », ce trio de frères musiciens, sans doute, ont voulu magnifier la beauté de la femme et, par la même, celle de la fête tout court. Le ton est ainsi donné et l’affluence devient de plus en plus importante. Ils ont poussé le bouchon plus loin à travers le morceau « My feeling », où ils chantent le retour aux sources et où ils essaient de mettre en valeur cette belle synergie des cultures sénégalaises et malgaches dans un esprit de communion et de fête.

Mouhamadou Lamine DIOP (stagiaire)

Du haut de ses 23 ans, Phizbarz espère bien devenir la prochaine star de l’afro-pop nigériane écoutée partout en Afrique. Et pour se faire connaître et gagner sa vie, il s’appuie sur la téléphonie mobile, le plus grand distributeur de musique au Nigeria.

Twitter, Facebook, Instagram... Le jeune Lagosien inonde les réseaux sociaux de ses clips, apparaissant tantôt en rappeur à casquette entouré de danseuses sexy, tantôt habillé en cheikh couvert de bijoux en or. Au Nigeria, les artistes sont depuis longtemps livrés à eux-mêmes faute de marché structuré, impuissants face à l’ampleur du piratage qui représente l’essentiel de la vente de disques. Dans les rues bondées de la capitale économique, les copies se vendent aux fenêtres des voitures entre les paquets de bonbons, les cigarettes et les Dvd des dernières sorties cinéma... eux aussi piratés.

Phizbarz gagne à peine « 50.000 nairas (163 dollars) par mois », un salaire « décent » pour un nouvel artiste selon lui, tiré de ce qu’il perçoit grâce à la téléphonie mobile: il n’a jamais produit d’album mais a composé une centaine de chansons qui ont été converties en sonneries par les opérateurs téléphoniques. Ces derniers les vendent à l’unité et lui reversent une partie des bénéfices, soit environ 60% à partager avec son label.Dans la capitale africaine de la débrouille et de la créativité, «il faut en mettre plein la vue ici si tu veux exister», explique le jeune artiste, qui parcourt les rues de la bouillonnante Lagos en Mercedes rouge rutilante, empruntée à son manager. Depuis trois ans, une révolution s’opère dans l’industrie musicale nigériane, grâce aux ventes digitales et surtout à la téléphonie mobile, générant des revenus qui ne cessent de grossir.

Alors que « l’industrie musicale valait (...) 47 millions de dollars en 2015, ce chiffre devrait doubler d’ici à 2020 », selon un rapport du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) publié fin 2016.
Le succès de Wizkid, enfant des quartiers populaires de Lagos qui a signé récemment chez Sony Music, « inspire des millions de Nigérians », note Sam Onyemelukwe, directeur général d’Entertainment Management Co., partenaire de la chaîne Trace TV. Dans un pays où « les jeunes ne trouvent pas de travail et ne savent pas quoi faire de leur vie, ils veulent tous devenir chanteurs, avoir plein de copines et s’acheter un jet privé: c’est glamour», sourit M. Onyemelukwe.

(AFP)

La bibliothèque du Centre culturel régional de Sédhiou vient de bénéficier d’une donation de quelque 830 livres de la part du mécène Moustapha Tamba, Professeur de sociologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

La cérémonie de réception du don de quelque 830 livres qui touchent tous les domaines d’activités s’est tenue au Centre culturel régional de Sédhiou en présence du donateur et de nombreuses personnalités académiques, administratives et des parents d’élèves. Pour justifier son geste, le donateur, Moustapha Tamba, Professeur de sociologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a souligné que « c’est au cours d’un voyage d’études effectué à Sédhiou qu’on m’a orienté vers la bibliothèque du Centre culturel régional et le constat que j’ai fait, c’est qu’elle est peu fournie en livres, il fallait donc faire quelque chose ».

Le premier geste du Pr Tamba, c’était d’offrir quelques exemplaires des livres dont il est l’auteur. De retour à Dakar, la communauté universitaire, des éditeurs, des mécènes sollicités, ont retiré des rayons de leurs bibliothèques quelques livres pour les offrir au Pr Moustapha Tamba. Le mécène mettra au total quelque 1.000 livres à la disposition de la bibliothèque du Centre culturel régional de Sédhiou. Son directeur, Aliou Kéba Badiane, n’a pas manqué d’exprimer toute sa satisfaction avant de souhaiter que cet exemple soit imité par d’autres, pour le grand bonheur des nombreux lecteurs du Clac de Sédhiou.  Le nombreux public venu assister à la cérémonie a pu consulter sur place plusieurs livres et selon des amis de la bibliothèque, on vient d’étancher la soif de nombreux « rats » de de la bibliothèque qui, à travers ce premier contact avec les nouveaux livres, les ont trouvés de qualité. Une doléance de ceux qui fréquentent cette bibliothèque, son agrandissement puisqu’elle tient dans une petite salle. Cette demande sera examinée par la Direction du Centre culturel régional qui la trouve légitime.

Malamine KAMARA

Guédel Mbodj a été choisi par les dignitaires de la chefferie traditionnelle, comme nouveau Bour Saloum, pour succéder à feu Mbaye Badiane. Il sera intronisé lors d’une cérémonie, ce samedi, à Kahone (Kaolack).
Dans un communiqué signé des dignitaires de la Chefferie traditionnelle du Saloum, dont le Grand Diaraff, Fodé Hyacinthe Ndour et le Grand Farba, El Hadj Abdou Sarr, les populations du Saloum sont invitées, ce samedi, à la cérémonie d’intronisation du nouveau Bour Saloum, Guédel Mbodj, à Kahone (Kaolack).

Guédel Mbodj succède ainsi à Mbaye Badiane, Bour Saloum décédé il y a un peu plus de trois mois. Le nouveau Bour Saloum a été choisi par tous les dignitaires de la Chefferie traditionnelle regroupant cette province au centre du Sénégal pour donner à cette vieille famille royale son lustre d’antan. Les origines du Saloum sont datées de 1493 avec la légende de Mbengane Ndour, avec le début d’un long règne poursuivi jusque dans les premières années de l’indépendance avec le roi Fodé Diouf. Une réforme territoriale de 1972 a ensuite mis fin à cette forme de pouvoir traditionnel.
Le nouveau Bour Saloum Guédel Mbodj, ambassadeur itinérant auprès du président de la République, est aussi l’initiateur du Festival du théâtre et du rire à Kaolack.

Mohammadou Lamine DIOP
(stagiaire)

Revisiter l’œuvre du « doyen » Amady Aly Dieng, c’est célébrer des valeurs, ouvrir des pages de la trajectoire collective et porter un regard critique sur des « évidences » et sur la société. Les échanges autour du livre « Doyen Amady Aly Dieng, le transmetteur intégral » de l’enseignant au Département d’histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Abdarahmane Ngaïdé, à la librairie L’Harmattan, samedi dernier, témoignent de la dimension de cet esprit encyclopédique.

« Amady, qui écrivait beaucoup, s’était mis à l’ordinateur, mais comme tous ceux de notre génération, il était loin de le maîtriser. Je le revois encore appeler sans arrêt Ngaïdé à la rescousse, qui arrivait et lui disait « Papa toi aussi il faut faire ceci ou cela », avant de le dépanner. Cela était dit sur un certain ton respectueux et ironique à la fois, car il existait entre les deux une sorte de complicité que je suis tenté de qualifier de parenté à plaisanterie ». Ce témoignage du Professeur Boubacar Ly dans la préface de l’ouvrage confère encore, au-delà de la dimension intellectuelle, à Abdarahmane Ngaïdé, la légitimité de produire un travail sur Amady Aly Dieng.

Ce livre est l’expression d’une entière humanité et le résultat d’un cheminement avec l’illustre disparu. L’historien s’acquitte ainsi d’un devoir de mémoire qui incombe à toute la communauté intellectuelle et aux autorités politiques. L’auteur, dans ce livre qui « donne le tournis au lecteur » pour ainsi reprendre le Professeur Bouba Diop, compile des écrits ou interventions pour en faire une anthologie de 14 textes reflétant globalement la pensée du « transmetteur intégral », ses préoccupations et son style. La prouesse de Ngaïdé est d’avoir, à travers Amady Aly Dieng, de l’avis de Bouba Diop, ouvert une brèche sur l’impérieuse nécessité de porter la réflexion sur le destin d’universitaires catalogués « rebelles » et, de manière générale, sur celui des travailleurs culturels, sur la vie du livre, préoccupation majeure de celui qui avait offert sa vivante bibliothèque à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le défunt professeur déroutait par son esprit critique et l’acception qu’il donnait à l’intellectuel qui « ne pouvait ni être courtier de la pensée ni être amoureux du lucre et des festivités fluorescentes », rapporte Abdarahmane Ngaïdé dans son ouvrage. Et le dépeint en ces termes en empruntant le jargon fleuri de la musique : « Amady Aly Dieng était un virtuose chef d’orchestre hors des champs de la simple orchestration. Il jouait une note qui lui était particulière, mais ô combien stimulante ».

Ses observations sur les thèses de Cheikh Anta Diop ont souvent créé la polémique dans les milieux intellectuels. De l’avis des principaux intervenants, cela découle d’une méprise sur la nature des relations entre les deux hommes et du message qu’a voulu délivrer l’ancien assistant d’Abdoulaye Wade à l’Université de Dakar. Il voulait montrer par-là, à en croire le professeur Ibrahima Wane, que Cheikh Anta Diop n’est pas à aduler. Son œuvre est à étudier.

Contre les unanimismes bêlants
L’éloge que lui décerne, dans la postface, le recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub, confère aux propos de Wane toute leur pertinence. « Amady n’a jamais caressé ses compatriotes dans le sens du poil. Au contraire, il avait la critique acerbe, sans concessions, délivrée avec un courage frisant l’impertinence, voire l’outrecuidance, parfois avec une agressivité verbale désarmante. Il exécrait particulièrement le genre hagiographique. Pour lui, la glorification du passé de l’Afrique non soumise à une critique radicale pour en révéler les côtés obscurs est le péché originel que peu d’intellectuels du continent n’avaient pu transcender, si ce n’est par une suprême trahison née de la couardise d’affronter la pensée unique occidentale, qui a souvent plombé les expressions de l’intelligentsia africaine. La glorification du passé est une trahison de la mission qui est la nôtre. Il est assurément l’homme du contre-courant, c’est-à-dire contre tous les unanimismes bêlants ».

Alassane Aliou MBAYE

Faisant suite aux rumeurs qui circulent et qui font état de l’interdiction de vente, par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), du livre de Monsieur Ousmane Sonko, la Police nationale tient à apporter des précisions. D’abord, elle informe que la Dst n’a reçu aucun livre dont l’auteur serait Monsieur Ousmane Sonko et qui serait édité au Sénégal. Ensuite, elle voudrait rappeler que pour qu’un livre édité à l’étranger, puisse être admis au Sénégal, les services des douanes situés aux frontières demandent à l’auteur de se procurer un quitus auprès de la Dst qui, au préalable, examine le contenu afin de voir s’il ne contient aucun élément subversif ou susceptible de créer des troubles à l’ordre public. Or, la Dst n’a pas été saisie pour une telle procédure. Par ailleurs, la Police nationale invite la presse à procéder à des vérifications avant la diffusion de toute information l’impliquant, ceci dans l’intérêt de tous les Sénégalais. Le Bureau des Relations publiques de la Police nationale

Guedel Mbodj est devenu, samedi dernier, le 52ème Bour Saloum, succédant sur le trône de ce royaume situé au centre du Sénégal à son illustre prédécesseur Mbaye Badiane, disparu trois mois plutôt. La cérémonie d’intronisation s’est déroulée sous la houlette du Grand Diaraf, l’équivalent du Premier ministre, Fodé Hyacinthe Ndour. C’est vers les coups de 11 heures que la cour royale, avec à sa tête le nouvel héritier du trône entouré des autres chefs de provinces de Gandiaye, Ndoucoumane, Kaymor, Djilor, entre autres, est arrivée sur la place centrale de Kahone, l’ancienne capitale, sous les rythmes des Djoung-Djoung, les tambours royaux.

Emmitouflés de longs manteaux rouges avec une coiffe assortie, les membres de la Cour avec à la mène le Grand Diaraf ont démarré le rituel de l’intronisation du nouveau monarque. Ce dernier, dans ses habits d’apparat a tournoyé 6 fois autour du trône symbolique avant de se mettre à genou pour recevoir la couronne royale des mains du régent en la personne du Premier ministre. Sur interpellation de ce dernier, le dignitaire du Saloum a fait sa profession de foi, promettant paix sociale et prospérité à son peuple durant son magistère.
Direction ensuite le sanctuaire royal de Gouye Ndiouly pour un parcours initiatique où le prince nouvellement intronisé grimpe sur le baobab sacré pour des bains de purification, loin des yeux indiscrets. Retour à la place centrale de Kahone pour une série d’allocutions entrecoupées d’animation folklorique, dernier acte d’une cérémonie menée à pas de charge.

Prenant la parole au nom des autres chefs de provinces, le Mbeuleup Ndoucoumane, Souleymane Ndao, benjamin de la cour royale, a invité à préserver les valeurs traditionnelles qui étaient, selon lui, le fondement des sociétés africaines. S’adressant au chef du Saloum, il lui a rappelé les qualités de compétences de visionnaire et de générosité faisant la marque des grands hommes. Pour sa part, le Grand Diaraf a fait la genèse de la désignation du 52ème Bour Saloum.

« Il est de coutume, au Saloum, qu’à la disparition du roi que le Grand Diaraf assure la régence pendant trois mois avant de convoquer le collège chargé de choisir son successeur en sa résidence. Ce qui a été fait. A la suite d’un appel à candidatures auprès des princes remplissant les critères de rang, 4 dont Guedel Mbodj ont postulé. Le choix du collège s’est porté ce dernier au détriment des trois autres. Aujourd’hui, la Linguère Marièma Ndiaye Wack, la doyenne chez les femmes royales, a confirmé la légitimité du Bour Saloum. « Par ailleurs, mon titre dans le royaume me confère uniquement la prérogative d’introniser le chef du Saloum », s’est défendu Fodé Hyacinthe Ndour, faisant allusion à la volonté d’une partie des dignitaires d’installer un autre prince héritier sur le trône de la province historique.

Elimane FALL

A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle salle CanalOlympia à Dakar, le groupe Canal+ et la chaîne A+ ont organisé une soirée spéciale Sénégal pour une diffusion exclusive de séries sénégalaises coproduites par A+. Elle a été précédée d’un point de presse au cours duquel un programme alléchant a été annoncé aux abonnés par la direction.

La promotion de la production audiovisuelle africaine est une des importantes missions du groupe Canal+ ; ce, pour mettre en lumière des talents tout en veillant à la qualité du produit. Il s’agit aussi, selon le directeur général de Canal+ Sénégal, Sébastien Punturello, d’accompagner les acteurs de la chaîne de production. L’écriture et la réalisation en sont des éléments essentiels sur lesquels il faut s’appuyer pour les choix qui seront opérés. La chaîne A+, présente dans 25 pays, qui s’illustre depuis trois ans dans ce sens, s’attache à donner plus de visibilité aux créations africaines.

Ainsi, la soirée organisée à cet effet en a donné un large aperçu. Les abonnés ont pu découvrir des séries comme la saga royale « Garmi » d’un jeune réalisateur sénégalais Moustapha Diongue, « Restaurant de Kheur Penda Mbaye » de Birame Diallo. Les saisons 2 et 3 de « C’est la vie », en tournée, seront à l’antenne au mois d’octobre prochain.

La série sénégalaise « Pod et Marichou » sera également diffusée sur cette chaîne de Canal+ au mois d’août. La nouveauté avec cette dernière production est que le doublage est fait par des Sénégalais. Par ailleurs, l’occasion a été saisie par la direction pour célébrer ceux qui se sont illustrés au dernier Fespaco et Minina, la gagnante de la saison 2 de « Koiffure kitoko ».

En outre, Sébastien Punturello, a annoncé, au cours du point de presse, que le groupe Canal+ a acquis les droits de retransmission de la ligue africaine des champions et de la coupe des confédérations de la Caf Total. En ce qui a trait à la salle de cinéma, il confie qu’elle permettra d’accueillir, avec toutes les commodités, 18 séances par semaine afin de créer une synergie autour de la production audiovisuelle.

Alassane Aliou MBAYE

Le Centre culturel Blaise Senghor a organisé, mercredi dernier, en présence du directeur du Livre et de la Lecture, un débat littéraire autour du thème « Quelle thématique pour la littérature contemporaine d’expression française au Sénégal ».

S’inscrivant dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur célébrée le 23 avril dernier, cette rencontre a été une occasion pour passer à la loupe le manque de lecture et de voir les possibilités de réponses.

La cherté des livres dans un pays à forte majorité de pauvres et l’inadaptation des contenus face au lectorat creusent l’écart entre les écrivains contemporains et les citoyens. Selon Marouba Fall, écrivain, le contenu des livres doit être adapté à l’attente du lectorat. Au-delà de son affirmation et de son appartenance, a défendu le romancier, l’écrivain apporte un témoignage sur son temps.

De son avis, chaque génération d’écrivains a un message particulier à transmettre à ses contemporains. « A un certain moment, on a eu l’impression que le temps de la littérature africaine s’est arrêté aux précurseurs, notamment aux Senghor, Césaire, Damas, entre autres écrivains de la période de reniement. Il faut s’ouvrir à la nouvelle génération d’écrivains, témoins de leur époque, et susceptibles de porter un témoignage qui intéresserait ses contemporains », a défendu l’homme de lettres. En effet, cet écrivain à la fois romancier, poète et essayiste et dramaturge, considère que continuer de parler de Négritude aux jeunes revient à les fourvoyer car ils n’ont pas un problème identitaire et ne souffrent d’aucun racisme.

Dans cet ordre d’idées, Marouba Fall a convoqué quelques de ses œuvres à l’exemple de « La Collégienne », son premier roman et de son dernier livre intitulé « la Méprise ». Des œuvres qui, selon lui, s’inscrivent dans leurs temps et parlent des questions de l’heure.

Dans son ouvrage « La Collégienne », l’auteur dit s’adresser à son lectorat par le biais d’un prétexte qui attire, l’amour, en particulier, la liaison entre un professeur et une élève pour aborder le problème de l’éducation lié aux contenus, à la manière de les dispenser, à leur adéquation à notre société ainsi que la manière d’évaluation. Faisant partie des écrivains contemporains qui se sont substitués à ceux de la période des indépendances avec des littératures nationales faisant sortir les spécificités des milieux à l’instar de Cheikh Aliou Ndao, d’Aminata Sow Fall…, Marouba Fall conçoit que la crise de la lecture concerne plus les belles lettres et la littérature classique.

Pour inciter les apprenants à lire, a suggéré l’ancien conseiller au ministère de l’Education nationale, il faut intégrer les livres d’auteurs locaux au programme d’enseignement du fait que les plus consommateurs de livres dans les pays sous-développés, c’est l’école et les Universités. « La foison des journaux au quotidien et de magazines montre que les gens lisent. En effet, les auteurs contemporains devraient s’intéresser à ces supports pour leur production », a-t-il indiqué.

A l’instar de Marouba Fall, un autre auteur contemporain a présenté ses ouvrages au cours de cette rencontre qui est également une activité de renforcement pour mieux préparer les lycéens et collégiens invités aux éventuelles épreuves françaises. Il s’agit de Jules Ndotty, un professeur d’anglais qui a vécu à l’étranger. Il est l’auteur du deuil « Festins du deuil », d’ « Un temps pour parler »; sous sa plume les questions de la vie en communion au village mais aussi les discriminations, le racisme et la mixité entre les cultures africaines et occidentales.

Marame Coumba SECK

Après Dakar, l’Institut français de Saint-Louis aura l’insigne honneur de recevoir, ce samedi, l’Ensemble Constantinople, qui sera accompagné du koriste Ablaye Cissoko pour un voyage exceptionnel, une rencontre poétique entre cordes et voix.

Présent sur de nombreuses scènes internationales, l’Ensemble Constantinople (Iran-Canada) a choisi, pour sa première au Sénégal, de jouer à Dakar et Saint-Louis. Ce groupe fondé en 1998, à Montréal, par Kiya et Ziya Tabassian et qui fait se rencontrer les musiques de l’Orient et de l’Occident partagera la scène avec un compère : Ablaye Cissoko. Leur collaboration a accouché de l’album « Jardins migrateurs » sorti en 2015. Et aujourd’hui encore, le quatuor de musiciens poursuit sa belle aventure couronnée par plusieurs prestations sur les scènes les plus prestigieuses. Avec Kiya Tabassian au setar et chant, Ziya Tabassian aux percussions, Pierre-Yves Martel à la viole de gambe et Ablaye Cissoko à la Kora, le public saint-louisien découvrira une musique d’un autre souffle. Ces talentueux musiciens cueilleront et puiseront dans leur œuvre commune et, avec la magie de leurs mélodies, feront migrer le public dans leurs jardins respectifs. Et avec la puissance de la kora, du setar et de la viole de Gambe, un dialogue à la source des traditions mandingues et persanes bercera à n’en point douter la vieille cité.

Pour cette rencontre poétique entre cordes et voix, Ablaye Cissoko et le trio de l’Ensemble Constantinople proposeront des ballades légères, des mélodies raffinées, des compositions originales comme « Poisson au fond de l’océan », « Soutouro », « Ahouye Vahshi », « Before the rain », « Traversées », entre autres.

S. O. FALL

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